,,observations ,g,,ologiques ,,sur ,,les ,,iles ,,volcaniques ,,explor,,es ,,par ,l',,exp,,dition ,,du ,,beagle ,,et ,,notes ,,sur ,,la ,g,,ologie ,,de ,l',,australie ,,et ,,du ,,cap ,,de ,,bonne-,,esp,,rance ,,par ,charles ,,darwin ,,traduit ,,de ,l',,anglais ,,sur ,,la ,,troisi,,me ,,dition ,,par ,a4-,f4 ,,renard ,,avant-,,propos ,,du ,,traducteur ,l'oeuvre de ,darwin comprend1 outre ses travaux biologiques1 trois ouvrages consacrs spcialement la gologie4 ,ils ont paru sous le titre gnral de ,gologie du ,voyage du ,beagle#a et forment comme une trilogie embrassant l'tude des constructions coralliennes1 des les volcaniques et de la gologie de l',amrique mridionale4 ,de ces publications1 la seule qui ait t traduite en franais est celle sur les les coralliennes1 tude magistrale o se sont rvles pour la premire fois la grandeur de conception1 la puissance et la pntration de cet incomparable observateur#b4 ,je me suis propos de complter la traduction des oeuvres gologiques de ,darwin et je publie aujourd'hui ses ,observations sur les les volcaniques1 qui seront suivies par ses tudes sur la gologie de l',amrique du ,sud4 ,ces ouvrages1 qui ont paru en #ahdd et #ahdf1 constituent un ensemble avec le ,journal d'un ,naturaliste1 dont ils dveloppent les passages essentiels sous une forme plus technique4 ,ces pages1 moins descriptives et pittoresques de facture1 rclames telles en quelque sorte par les sujets plus spciaux dont elles traitent1 n'ont pas1 quoique d'une porte assez haute cependant pour consacrer1 elles seules1 la rputation de l',auteur1 attir l'attention gnrale comme l'ont fait son attachant ,journal d'un ,naturaliste et son livre sur la ,structure et la ,distribution des les coralliennes4 ,d'autre part1 ces recherches gologiques sont de ,darwin avant le ,darwinisme3 elles ont prcd de prs de quinze ans l',origine des espces et ses travaux biologiques qui marquent une date dans l'histoire des sciences4 ,ces oeuvres rvlatrices dvoilaient la nature organique sous un jour o elle avait t peine entrevue2 il en dcoulait des conclusions d'une si considrable porte dans tous les ordres d'ides1 elles branlaient si profondment les prjugs et l'erreur1 elles projetaient de si vives clarts sur tant de problmes rests insolubles1 que durant la dernire moiti du ,x,i,xe sicle aucune conception ne s'imposa davantage la pense1 n'y laissa une impression plus profonde et ne suscita des controverses plus passionnes4 ,on comprend qu'au milieu du dchanement d'injures et de sarcasmes qui accueillirent l'ide de l'volution telle que la formulait le ,matre1 dans l'ardeur de la courageuse dfense dont elle fut l'objet et dans le triomphe final de la thorie volutionniste1 on perdit peut-tre trop de vue le rle prpondrant que ,darwin a jou comme l'un des fondateurs des sciences gologiques4 ,les recherches du dbut de sa carrire furent comme noyes dans la gloire de ses plus rcentes dcouvertes4 ,cependant ces tudes et ces travaux gologiques ont eu une influence directrice sur la pense du naturaliste anglais1 et peut-tre n'est-il pas hors de propos1 en prsentant cette traduction1 d'insister sur ce fait4 ,on peut dire1 en effet1 que les recherches gologiques auxquelles ce savant s'est livr avant d'aborder la publication de l',origine des espces l'avaient admirablement prpar la conception de l'oeuvre capitale qu'il devait difier4 ,il est incontestable que c'est dans la connaissance du monde inorganique et de son dveloppement1 dans l'observation immdiate des phnomnes gologiques1 dans l'application constante des principes de l'cole de ,hutton et de ,lyell dont il fut un des premiers adeptes1 qu'on peut voir1 sinon le point de dpart et l'orientation de ses thories biologiques1 du moins une des bases sur lesquelles il les tablit4 ,c'est du reste ce qu'il dclare lui-mme1 avec cette noble modestie qui a caractris toute son existence1 quand il crit en tte de son ,journal1 dans sa ddicace ,lyell1 que le mrite principal de ses oeuvres a sa source dans l'tude qu'il a faite des ,principes de ,gologie4 ,c'est l qu'il a pu puiser1 en effet1 cette notion des causes actuelles1 fondamentale pour sa doctrine1 suivre leur action dans les priodes anciennes et rattacher l'un l'autre les phnomnes dont la terre fut le thtre4 ,c'est la lumire nouvelle que ce livre avait faite dans son esprit qu'il a pu embrasser1 comme nul autre avant lui1 l'immense dure des temps gologiques et de la succession des faunes et des flores4 ,or1 ces considrations constituent quelques-unes des pierres angulaires du grandiose difice qu'est le ,darwinisme4 ,tous les naturalistes connaissent les deux chapitres ,x et ,,xi de l',origine des ,espces1 sur l'insuffisance des donnes palontologiques et sur la succession gologique des tres organiss1 o ,darwin traite des questions qui mettent en relation ses doctrines avec les donnes gologiques4 ,l'une des plus hautes autorits contemporaines1 ,sir ,archibald ,geikie1 les apprcie en ces termes3 ,ces chapitres ont provoqu1 dans les thories gologiques admises1 la rvolution la plus profonde qui se soit produite notre poque#c4 ,peu d'hommes de science1 toutefois1 savent quelles tudes avaient prpar l',auteur ces conceptions gniales sur l'histoire de la terre4 ,pour retrouver la marche de ces tudes1 de cette longue et difficile prparation1 il faut remonter aux travaux de ,darwin sur la ,gologie du ,beagle4 ,c'est l qu'on peut apprcier1 dans leur expression technique1 ces connaissances spciales sur la nature des roches et sur la structure du globe qui servirent de base ces gnralisations4 ,quand on a lu et mdit ces mmoires1 fruit de tant de recherches faites dans un contact direct avec la nature1 on comprend comment l',auteur a pu rsoudre ces problmes fondamentaux avec le savoir et l'autorit inconteste qui le placent au premier rang parmi les initiateurs de la gologie4 ,et ce qui tmoigne hautement de la valeur de ces travaux de gologie pure1 c'est qu' ct de tant d'oeuvres de cette poque tombes dans l'oubli ils ont rsist aux attaques du temps4 ,certes il y a mis son invitable patine2 mais ils demeurent des modles dont la matire d'un pur mtal et la ligne harmonieuse et svre commandent l'admiration4 ,ces mmoires tmoignent tous comment une intelligence matresse d'elle- mme1 en possession des connaissances spciales rclames par les sujets qu'elle aborde1 doue d'une incomparable pntration1 s'entend scruter la nature1 difier la synthse des faits et la traduire d'une manire claire1 concise qui frappe par sa simplicit mme4 ,et pour ceux que leurs tudes ont prpars pntrer le dtail de ces oeuvres1 qui peuvent se rendre compte des efforts qui accompagnent l'exploration de rgions encore vierges1 juger des procds et des mthodes suivis pour atteindre les rsultats1 se replacer par la pense au point o en tait la science lorsque ces recherches furent faites1 saisir le caractre original et neuf des considrations qui devancrent leur temps et ont servi de point de dpart aux gnralisations futures1 pour ceux-l l'oeuvre gologique de ,darwin sera place parmi celles qui appartiennent l'histoire de la gologie2 ils reliront ces pages avec admiration et fruit4 ,charg de dcrire les matriaux recueillis par l'expdition du ,challenger1 j'ai t amen me livrer une tude attentive de l'oeuvre gologique du naturaliste anglais3 ce fut le cas1 en particulier1 pour ses ,observations sur les les volcaniques4 ,les savants qui avaient organis cette clbre croisire s'taient assign la mission d'aller explorer1 un demi-sicle d'intervalle1 les les de l',atlantique tudies lors du voyage du ,beagle4 ,le ,challenger aborda donc aux principaux points illustrs par les premires recherches de ,darwin3 les naturalistes de l'expdition1 ,,mm4 ,murray1 ,moseley1 ,buchanan et le ,dr ,maclean1 purent se livrer ainsi sur le terrain la constatation des faits signals par ,darwin et1 se guidant par ses mmoires1 recueillir aux gisements qu'il avait explors des sries de roches analogues celles sur lesquelles avaient port ses investigations4 ,on me fit l'honneur de me confier ces matriaux1 et je les tudiai avec les ressources qu'offraient1 au moment o j'abordai ce travail1 les procds modernes de la lithologie#d4 ,je dus1 en me livrant ces recherches1 suivre ligne par ligne les divers chapitres des ,observations gologiques consacres aux les de l',atlantique1 oblig que j'tais de comparer d'une manire suivie les rsultats auxquels j'tais conduit avec ceux de ,darwin1 qui servaient de contrle mes constatations4 ,je ne tardai pas prouver une vive admiration pour ce chercheur qui1 sans autre appareil que la loupe1 sans autre raction que quelques essais pyrognostiques1 plus rarement quelques mesures au goniomtre1 parvenait discerner la nature des agrgats minralogiques les plus complexes et les plus varis4 ,ce coup d'oeil qui savait embrasser de si vastes horizons1 pntre ici profondment tous les dtails lithologiques4 ,avec quelle sret et quelle exactitude la structure et la composition des roches ne sont-elles pas dtermines1 l'origine de ces masses minrales dduite et confirme par l'tude compare des manifestations volcaniques d'autres rgions2 avec quelle science les relations entre les faits qu'il dcouvre et ceux signals ailleurs par ses devanciers ne sont-elles pas tablies1 et comme voici branles les hypothses rgnantes1 admises sans preuves1 celles1 par exemple1 des cratres de soulvement et de la diffrenciation radicale des phnomnes plutoniques et volcaniques6 ,ce qui achve de donner ce livre un incomparable mrite1 ce sont les ides nouvelles qui s'y trouvent en germe et jetes l comme au hasard ainsi qu'un superflu d'abondance intellectuelle inpuisable4 ,et l'impression que j'exprime ici est celle qu'prouvent tous ceux qui se sont familiariss avec les tudes de ,darwin sur les phnomnes volcaniques4 ,on s'en convaincra dans les pages qui suivent et par lesquelles ,m4 ,j4 ,w4 ,judd a fait prcder l'oeuvre gologique du grand naturaliste dite dans ,the ,minerva ,library of famous ,books#e4 ,parmi les gologues actuels1 personne peut-tre n'a mieux connu ,darwin et n'est plus mme de se prononcer sur ses travaux que ,m4 ,judd3 ses recherches sur le volcanisme dans ses manifestations l'poque prsente et aux priodes anciennes de l'histoire du globe sont si hautement apprcies qu'elles le dsignaient pour la mission que lui ont confie les diteurs de cette publication4 ,je tiens les remercier ici1 ainsi que mon savant ami ,m4 ,judd de l'autorisation qu'ils m'ont si obligeamment accorde de placer cette ,introduction en tte du volume que je publie aujourd'hui4 ,elle m'a paru prsenter un intrt trs vif en rappelant1 comme elle le fait1 les circonstances dans lesquelles fut crit ce livre4 ,je me suis efforc de conserver religieusement cette traduction la simplicit de l'original et j'ai mis tous mes soins rendre la pense de l',auteur avec une scrupuleuse exactitude4 ,j'ai maintenu les dnominations lithologiques qu'il avait adoptes1 considrant qu'il s'agissait en cela d'un aspect historique conserver4 ,en publiant cette traduction1 mon but n'a pas t seulement de rappeler la haute valeur et la porte de l'oeuvre gologique de ,darwin1 de complter ainsi pour les lecteurs franais la collection des oeuvres de l'immortel naturaliste3 j'ai voulu aussi1 par mon modeste travail1 rendre hommage ce librateur de la pense qu'est ,darwin1 ce paisible chercheur qui marcha simplement vers la vrit malgr les cris et les clameurs dont on essaya d'touffer sa voix1 ce caractre vraiment lev qui n'eut jamais en rponse aux insultes ineptes et haineuses que des paroles sereines4 ,mais la vrit marcha cette fois d'un pas rapide1 et1 durant les dernires annes de sa noble et laborieuse existence1 il put voir le triomphe de l'volution1 et assister ce mouvement mancipateur des sciences naturelles qu'avaient provoqu ses doctrines4 ,darwin a trac la route qui menait vers des horizons nouveaux3 le monde intellectuel tout entier s'y est engag et ceux-l mme qui le dclaraient jadis un esprit faux et superficiel1 qui criaient bien haut que ses thories taient radicalement inconciliables avec les dogmes et la morale1 se sentant vaincus par l'universalit de la pousse volutionniste1 en sont rduits une honteuse capitulation4 ,pour ceux- l1 la marche triomphale du ,darwinisme est une nouvelle et terrible dfaite4 ,j'estime qu'il est bon de rappeler aux consciences ces hros de la vrit qui n'eurent d'autres armes que leur intelligence libre des prjugs1 leur raison claire1 leur travail opinitre et calme et qui surent remplir au prix d'amertumes sans nombre la si difficile tche d'avoir fait accomplir la pense humaine un pas en avant4 ,entre eux1 ,darwin est des premiers4 ,a4-,f4 ,,renard4 ,notes3 #a ,la mise en oeuvre des observations et des matriaux gologiques amasss par ,darwin pendant l',expdition du ,beagle 7dcembre #ahca octobre #ahcf7 s'tend sur une priode de quatre ans1 de #ahdb #ahdf4 ,son livre sur les les volcaniques1 commenc en t #ahdb1 fut termin en janvier #ahdd2 six mois aprs1 il mettait sur le mtier ses observations sur la gologie de l',amrique du ,sud1 qu'il achevait d'crire en avril #ahde4 ,durant la priode qui s'tend de #ahdf #ahed1 il fit paratre une srie de travaux secondaires se rattachant la gologie et qui portent sur les poussires tombes sur les navires dans l',ocan ,atlantique 7,geol4 ,soc4 ,journ4 ,,ii1 #ahdf1 pp4 #bf-cj71 sur la gologie des les ,falkland 7,geol4 ,soc4 ,journ4 ,,ii1 #ahdf1 pp4 #bfg-bgd71 sur le transport des blocs erratiques1 etc4 7,geol4 ,soc4 ,journ4 ,,iv1 #ahdh1 pp4 #cae-cbc71 sur l'analogie de structure de certaines roches volcaniques avec celles des glaciers 7,edinb4 ,roy4 ,soc4 ,proc4 ,,ii1 #ahea1 pp4 #ag-ah74 ,les deux volumes de son mmoire sur les ,cirripdes parurent en #ahea et #ahed ainsi que ses monographies des ,balanids et des ,vrrucids fossiles de la ,grande-,bretagne4 #b ,darvin1 les ,rcifs de corail1 leur structure et leur distribution4 ,trad4 de l'anglais d'aprs la #b;e dition1 par ,l4 ,cosserat1 ,paris1 #ahgh4 #c ,sir ,archibald ,geikie1 ,the ,founders of ,geology1 p4 #bhb4 #ahig4 #d ,les mmoires que j'ai publis sur la lithologie des les explores par ,darwin lors du voyage du ,beagle et par les naturalistes du ,challenger1 ont paru dans la collection des ,reports of the scientific ,results of the voyage of ,h4,m4,s4 ,challenger sous les titres ,petrology of ,saint-,paul's ,rocks 7,narr4 vol4 ,,ii1 appendice ,b71 #ahhb1 ,petrology of volcanic ,islands 7,phys4 ,chem4 ,part4 ,,vii7 7vol4 ,,ii1 #ahhi74 ,les chapitres suivants de ce dernier mmoire portent spcialement sur les roches dcrites dans ,geological ,observations on volcanic ,islands de ,darwin3 ,,ii1 ,rocks of the ,cape de ,verde ,islands1 p4 #ac4 ,,iv1 ,rocks of ,fernando ,noronha1 p4 #bi4 ,v1 ,rocks of ,ascension1 p4 #ci4 ,,vii1 ,rocks of the ,falkland ,islands1 p4 #ig4 #e ,distribution and ,structure of coral rocks1 ,geological ,observations on volcanic ,island and parts of ,south ,america1 by ,ch4 ,darwin1 with ,introduction by ,j4,w4 ,judd1 ,professor of ,geology in the ,normal ,school of ,science1 ,south ,kensington4 ,,introduction ,pendant les dix annes qui suivirent son retour en ,angleterre1 aprs son voyage autour du ,monde1 ,darwin se consacra surtout la prparation de la srie d'ouvrages qui furent publis sous le titre gnral de ,gologie du ,voyage du ,beagle4 ,le second volume de la srie comprend les ,observations gologiques sur les les volcaniques1 et les notes sur la gologie de l',australie et du ,cap de ,bonne-,esprance1 il parut en #ahdd4 ,les matriaux de ce volume ont t runis en partie au commencement du voyage1 lorsque le ,beagle fit escale ,san ,thiago dans l'archipel du ,cap-,vert1 aux ,rochers de ,saint-,paul et ,fernando ,noronha2 mais surtout durant la croisire de retour2 c'est alors que ,darwin tudia les les ,galapagos1 qu'il traversa l'archipel des les ,pomotou et visita ,tahiti4 ,aprs avoir touch la ,baie des ,iles dans la ,nouvelle-,zlande1 ainsi qu' ,sydney1 ,hobart-,town et ,king ,george's ,sound en ,australie1 le ,beagle1 traversant l',ocan ,indien1 fit voile vers le petit groupe des les ,keeling ou ,cocos1 clbre par les observations qu'y a faites ,darwin1 et se dirigea ensuite vers l'le ,maurice4 ,aprs une escale au ,cap de ,bonne-,esprance1 le navire arriva successivement ,sainte-,hlne et l',ascension1 et visita une seconde fois les les du ,cap-,vert avant de rentrer en ,angleterre4 ,le voyage pendant lequel ,darwin eut l'occasion d'tudier tant de centres volcaniques intressants1 lui rservait au dbut une amre dception4 ,durant la dernire anne de son sjour ,cambridge il avait lu le ,personal ,narrative de ,humboldt et en avait extrait de longs passages relatifs ,tnriffe4 ,il avait recueilli un ensemble de renseignements en vue d'une exploration de cette le1 lorsqu'on lui proposa d'accompagner le capitaine ,fitzroy bord du ,beagle4 ,son ami ,henslow lui avait conseill1 en le quittant1 de se procurer le premier volume des ,principes de ,gologie qui venait de paratre1 tout en le prmunissant contre les ides de l'auteur de cet ouvrage4 ,au commencement du voyage1 ,darwin1 accabl par un violent mal de mer qui le confinait dans sa cabine1 consacrait tous les instants de rpit que lui laissait la maladie tudier ,humboldt et ,lyell4 ,on se figure sa dception1 quand1 au moment o le navire atteignait ,santa-,cruz et o le ,pic de ,tnriffe apparaissait au milieu des nuages1 on reut la nouvelle que le cholra rgnait dans l'le et empchait tout dbarquement4 ,une ample compensation lui tait rserve1 cependant1 quand le ,beagle arriva ,porto-,praya dans l'le de ,san ,thiago1 la plus grande de l'archipel du ,cap-,vert4 ,darwin y passa trois semaines dans des conditions favorables et c'est l qu'il commena1 proprement parler1 son oeuvre de gologue et de naturaliste4 ,faire de la gologie dans une contre volcanique1 crit-il son pre1 est chose charmante2 outre l'intrt qui s'attache cette tude en elle-mme1 elle vous conduit dans les sites les plus beaux et les plus solitaires4 ,un amateur passionn d'histoire naturelle peut seul se reprsenter le plaisir qu'on prouve errer parmi les cocotiers1 les bananiers1 les cafiers et d'innombrables fleurs sauvages4 ,et cette le1 qui a t pour moi si instructive et m'a prodigu tant de jouissances1 est cependant l'endroit le moins intressant1 peut-tre1 de tous ceux que nous explorerons pendant notre voyage4 ,certes1 elle est1 en gnral1 assez strile1 mais le contraste mme fait apparatre les valles admirablement belles4 ,il serait inutile de tenter la description de ce tableau2 aussi facile serait-il d'expliquer un aveugle ce que sont les couleurs1 que de faire comprendre quiconque n'a jamais quitt l',europe la diffrence frappante qui existe entre les paysages tropicaux et ceux de nos contres4 ,chaque fois qu'une chose attire mon attention admirative1 je la note soit dans mon journal 7dont le volume augmente71 soit dans mes lettres2 excusez mon enthousiasme mal traduit par des mots4 ,je constate que mes chantillons s'accroissent en nombre d'une manire tonnante1 et je crois que je serai oblig d'en expdier1 de ,rio1 une collection en ,angleterre4 ,un passage remarquable de l',autobiographie1 crite par ,darwin en #ahgf1 tmoigne de l'impression ineffaable que lui laissa cette premire visite une le volcanique4 ,la structure gologique de ,san ,thiago est trs frappante1 quoique d'une grande simplicit4 ,une coule de lave s'est tale autrefois sur le fond de la mer1 constitu par des dbris de coraux et de coquilles rcentes2 ces couches calcaires ont t soumises comme une cuisson et transformes en une roche blanche et dure4 ,l'le entire a t souleve depuis cette poque1 mais l'allure de la zone de roche blanche m'a rvl un fait nouveau et important3 c'est qu'il s'est produit1 plus tard1 un affaissement autour des cratres qui avaient t en activit depuis le soulvement4 ,l'ide me vint alors1 pour la premire fois1 que je pourrais peut-tre crire un livre sur la gologie des contres que nous allions explorer1 et cette pense me fit tressaillir de joie4 ,ce fut pour moi une heure mmorable2 avec quelle nettet je me rappelle la petite falaise de lave sous laquelle je me tenais1 le soleil blouissant et torride1 quelques plantes tranges du dsert croissant aux alentours1 et mes pieds des coraux vivants1 dans les lagunes inondes par la mare4 ,au moment de cette exploration1 cinq annes seulement s'taient coules depuis l'poque o il suivait dimbourg les leons du professeur ,jameson1 qui enseignait encore la doctrine ,wernerienne4 ,darwin avait trouv ces leons incroyablement ennuyeuses4 ,le seul effet qu'elles produisent sur moi1 dclarait-il1 c'est de me faire prendre la rsolution de ne lire de ma vie un livre de gologie1 ni d'tudier cette science de quelque manire que ce soit4 ,quel contraste avec les expressions dont il se sert en parlant de ses recherches gologiques1 dans les lettres crites ses parents bord du ,beagle6 ,aprs avoir fait allusion au plaisir qu'il prouve rassembler et tudier les animaux marins1 il s'crie3 ,mais la gologie l'emporte sur le reste6 ,dans une lettre ,henslow1 il dit3 ,la gologie m'entrane2 mais1 comme l'intelligent animal plac entre deux bottes de foin1 je ne sais laquelle donner la prfrence3 tudierai-je les roches cristallines anciennes ou les couches moins cohrentes et plus fossilifres8 ,et1 lorsque son long voyage va se terminer1 il crit encore3 ,je trouve la gologie un intrt qui ne faiblit jamais2 et1 comme on l'a dit dj1 elle nous inspire des ides aussi vastes sur notre monde que celles que l'astronomie nous suggre sur l'ensemble des mondes4 ,darwin fait videmment allusion ici un passage de ,sir ,john ,herschel dans son admirable ,introduction l'tude de la philosophie naturelle1 oeuvre qui exera une influence trs profonde et trs heureuse sur l'esprit du jeune naturaliste4 ,la prdilection marque que professait ,darwin1 durant et aprs le clbre voyage du ,beagle1 pour les tudes gologiques1 ne peut laisser aucun doute2 comme il est facile aussi de reconnatre quelle est l'cole gologique dont il suivait les doctrines et dont l'enseignement1 malgr les avertissements de ,sedgwick et de ,henslow1 le dominait tout entier4 ,il crivit en #ahgf3 ,la premire contre que j'ai tudie1 l'le de ,san ,thiago dans l'archipel du ,cap ,vert1 m'a dmontr clairement la remarquable supriorit de ,lyell1 au point de vue gologique1 sur tous les auteurs dont j'avais emport les oeuvres ou que j'ai tudis depuis4 ,et il ajoute3 ,la science gologique a contract une grande dette envers ,lyell1 elle lui doit plus1 je crois1 qu' personne au monde444 ,je suis fier de me rappeler que la premire contre dont j'tudiai la constitution gologique1 ,san ,thiago dans l'archipel du ,cap ,vert1 m'a convaincu de la supriorit infinie des ides de ,lyell sur celles que j'avais pu puiser dans tout autre livre que les siens4 ,les passages que j'ai cits montrent dans quel esprit ,darwin commena ses tudes gologiques1 et les pages qui suivent fourniront des preuves nombreuses de l'enthousiasme1 de la pntration et du soin avec lesquels ses recherches furent poursuivies4 ,les collections de roches et de minraux recueillies par ,darwin furent1 au cours mme de son voyage1 envoyes ,cambridge et confies son fidle ami ,henslow4 ,a son retour en ,angleterre1 aprs avoir revu sa famille et ses amis1 le premier soin de ,darwin fut de commencer l'tude de ces matriaux4 ,vers la fin de #ahcf1 il alla se fixer1 pendant trois mois1 dans un appartement de ,fitzwilliam street ,cambridge3 il se rapprochait ainsi d',henslow et pouvait se livrer l'examen des roches et des minraux qu'il avait runis4 ,il fut puissamment second dans cette tude par le professeur ,william ,hallows ,miller1 l'minent cristallographe et minralogiste4 ,darwin ne commena rellement crire son livre sur les les volcaniques qu'en #ahdc1 aprs s'tre tabli dans la maison qu'il habita le reste de sa vie1 sa clbre rsidence de ,down dans le ,kent4 ,dans une lettre du #bh mars #ahdc son ami ,m4 ,fox1 il dit3 ,j'avance trs lentement dans la rdaction d'un livre1 ou plutt d'une brochure sur les les volcaniques que nous avons explores2 je n'y consacre qu'une couple d'heures chaque jour1 et encore d'une manire assez peu rgulire4 ,c'est une besogne ingrate que d'crire des livres dont la publication cote de l'argent et que personne ne lit1 pas mme les gologues4 ,cette tude occupa ,darwin pendant toute l'anne #ahdc1 et le livre fut publi au printemps de l'anne suivante4 ,d'aprs une note de son journal1 le temps rellement consacr la prparation de cet ouvrage s'tendit de l't de #ahdb jusqu'en janvier #ahdd4 ,lorsqu'il fut achev1 ,darwin ne parut nullement satisfait du rsultat obtenu4 ,il crivait ,lyell3 ,vous m'avez fait un grand plaisir en disant que vous aviez l'intention de parcourir mes ,iles volcaniques2 ce livre m'a cot dix-huit mois de travail6 ,et ma connaissance1 rares sont les gens qui l'ont lu4 ,je sens cependant que le peu que renferme cet ouvrage1 et c'est peu de chose en effet1 aura son utilit en confirmant des hypothses anciennes ou nouvelles1 et que mon travail ne sera pas perdu4 ,il crivait ,sir ,joseph ,hooker3 ,je viens de terminer un petit volume sur les les volcaniques que nous avons explores4 ,j'ignore jusqu' quel point la gologie pure et simple vous intresse1 mais j'espre que vous m'autoriserez vous envoyer un exemplaire de mon ouvrage4 ,tout gologue sait combien ce livre de ,darwin sur les les volcaniques est intressant et suggestif4 ,la satisfaction mdiocre qu'il semble inspirer son auteur doit tre probablement attribue au contraste que ,darwin sentait exister entre le souvenir des vives jouissances qu'il prouvait lorsque1 le marteau la main1 il errait dans des contres nouvelles et intressantes1 et la tche lente1 laborieuse et moins conforme ses gots que lui imposaient la transcription et l'arrangement de ses notes sous forme de livre4 ,lorsqu'en #ahgd je dcrivais les anciens volcans des les ,hbrides1 j'eus frquemment l'occasion de rappeler les observations de ,m4 ,darwin sur les volcans de l',atlantique1 pour expliquer les faits que nous montrent1 dans nos propres les1 les restes de volcans anciens4 ,darwin1 crivant son fidle ami ,sir ,charles ,lyell au sujet de mon travail1 lui dit3 ,j'ai prouv une satisfaction bien vive en voyant citer mon livre sur les volcans1 je le croyais mort et oubli4 ,deux ans plus tard1 en #ahgf1 on proposa ,darwin de publier une nouvelle dition des ,observations sur les les volcaniques et sur l',amrique du ,sud4 ,il hsita d'abord1 car il lui semblait que ces ouvrages n'offraient plus actuellement qu'un intrt mdiocre2 il me consulta sur ce point au cours d'une des conversations que nous avions souvent ensemble cette poque1 et j'insistai fortement auprs de lui pour la rdition de ces livres4 ,j'prouvai une vive satisfaction lorsque1 se rendant mes instances1 il consentit ce qu'ils fussent publis sans aucune modification du texte4 ,il crit dans la prface de cette nouvelle dition3 ,par suite des progrs rcents de la gologie1 mes ides sur quelques points pourront paratre un peu vieillies1 mais j'ai cru prfrable de les laisser telles qu'elles ont t publies originairement4 ,peut-tre ne sera-t-il pas sans intrt d'indiquer brivement les principaux problmes gologiques sur lesquels le livre de ,darwin les ,iles volcaniques a jet une nouvelle et vive lumire4 ,le principal mrite de ces recherches est d'avoir fourni des observations qui1 non seulement1 prsentent un haut intrt scientifique1 mais dont quelques-unes ont permis de faire rejeter des erreurs couramment admises2 d'appeler l'attention sur des phnomnes et des considrations qui avaient t compltement ngligs par les gologues1 mais qui ont exerc depuis lors une grande influence sur la gense des thories gologiques2 et1 enfin1 de faire ressortir l'importance qui s'attache des causes faibles et insignifiantes en apparence1 mais dont quelques-unes donnent la clef de problmes gologiques du plus haut intrt4 ,en visitant des contres o von ,buch et d'autres gologues avaient cru trouver la preuve de la thorie des cratres de soulvement1 ,darwin fut amen dmontrer que les faits pouvaient recevoir une interprtation tout fait diffrente4 ,les ides mises d'abord par le clbre gologue et explorateur allemand1 et presque universellement admises par ses compatriotes1 avaient t soutenues par lie de ,beaumont et par ,dufrnoy1 les chefs du mouvement gologique en ,france4 ,elles taient pourtant vigoureusement combattues par ,scrope et par ,lyell en ,angleterre1 et par ,constant ,prvost et ,virlet de l'autre ct de la ,manche4 ,dans cet ouvrage1 ,darwin nous montre sur quelles faibles bases repose cette thorie d'aprs laquelle les grands cratres circulaires des les de l',atlantique devraient leur origine des ampoules gigantesques de la crote terrestre1 qui1 en crevant leur sommet1 auraient donn naissance aux cratres4 ,reconnaissant l'influence que l'injection de la lave exerce sur la structure des cnes volcaniques1 en accroissant leur masse et leur hauteur1 il montre qu'en gnral les volcans sont difis par des jaculations rptes qui amnent une accumulation de matires ruptives autour de l'orifice4 ,cependant1 quoiqu'il arrivt aux mmes vues gnrales que ,scrope et que ,lyell sur l'origine des cratres volcaniques ordinaires1 ,darwin vit clairement que1 dans certains cas1 de grands cratres peuvent s'tre forms ou s'tre agrandis par l'affaissement du plancher1 la suite d'ruptions4 ,l'importance de ce facteur auquel les gologues avaient accord trop peu d'attention1 a t montre rcemment par le professeur ,dana dans son admirable ouvrage sur le ,kilauea et d'autres grands volcans de l'archipel hawaen4 ,l'affaissement qui se produit autour d'un centre volcanique1 et qui dtermine le plongement des couches environnantes1 a t mis en lumire pour la premire fois par ,darwin1 comme rsultat de son premier travail sur les les du ,cap-,vert4 ,des exemples frappants du mme fait ont t signals depuis en ,islande par ,m4 ,robert et par d'autres1 dans la ,nouvelle-,zlande par ,m4 ,heaphy1 et dans les les occidentales de l',ecosse par moi-mme4 ,a diverses reprises1 ,darwin appela l'attention des gologues sur le fait que les orifices volcaniques prsentent entre eux des relations qu'on ne saurait expliquer sans admettre l'existence1 dans la crote terrestre1 de lignes de fracture le long desquelles les laves se sont fray un chemin vers la surface4 ,mais en mme temps il vit clairement qu'il n'existait pas de preuves du passage de grands torrents de laves le long de ces fractures2 il montra comment les plateaux les plus remarquables1 forms de nappes de laves successives1 peuvent avoir t construits par des missions rptes et modres1 manant d'orifices volcaniques nombreux1 distincts les uns des autres4 ,il insiste expressment sur la rapidit avec laquelle la dnudation peut faire disparatre les cnes de cendres forms autour des orifices d'jaculation1 et les traces d'missions successives de laves4 ,l'un des chapitres les plus remarquables du livre est celui o l'auteur traite des effets de la dnudation dterminant l'rosion de l'appareil volcanique1 au point de ne plus laisser subsister que des paves ou tronons ruins de volcans4 ,il a eu l'occasion d'tudier une srie de cas permettant de suivre toutes les gradations des formes volcaniques1 depuis les cnes complets jusqu'aux masses bouchant les cratres1 o elles s'taient solidifies4 ,les observations de ,darwin sur ce sujet ont t de la plus haute valeur et du plus grand secours pour tous ceux qui se sont efforcs d'tudier les effets de l'action volcanique pendant les priodes anciennes de l'histoire de la terre4 ,comme ,lyell1 ,darwin tait fermement convaincu de la continuit des actions gologiques1 et c'tait toujours avec une vive satisfaction qu'il constatait que les phnomnes du pass pouvaient s'interprter par des causes actuelles4 ,au moment o ,lyell se livrait1 quelques mois avant sa mort1 ses derniers travaux gologiques sur les environs de sa rsidence dans le ,forfarshire1 il crivit ,darwin3 ,toutes mes recherches ont confirm ma conviction que la seule diffrence entre les roches volcaniques palozoques et rcentes se rduit aux modifications qui ont d se produire en raison de l'immense priode de temps pendant laquelle les produits des volcans les plus anciens ont t soumis des transformations chimiques4 ,lorsqu'aprs avoir achev ses tudes sur les phnomnes volcaniques1 ,darwin entreprit l'examen des grandes masses granitiques des ,andes1 il fut vivement frapp des relations qui unissent les roches dites plutoniques et les roches d'origine incontestablement volcanique4 ,on doit dire ce sujet que les circonstances mmes dans lesquelles se fit la croisire du ,beagle furent trs favorables ,darwin dans ses tudes sur les roches ruptives4 ,aprs avoir observ des types nettement caractriss de la srie rcente1 il alla tudier dans l',amrique du ,sud de remarquables gisements de masses ignes anciennes trs cristallines et1 dans le voyage de retour1 il put revoir les roches volcaniques rcentes1 raviver ainsi ses premires impressions et tablir des relations entre ces deux types lithologiques4 ,il exposa quelques-unes des considrations gnrales que ces observations lui avaient suggres1 dans un travail qu'il lut la ,socit ,gologique le #ag mars #ahch1 et qui portait comme titre3 ,du rapport de certains phnomnes volcaniques1 de la formation des chanes de montagnes1 et des effets des soulvements continentaux4 ,la relation entre ces deux ordres de faits est discute d'une manire plus approfondie dans son livre sur la gologie de l',amrique du ,sud4 ,les preuves d'un soulvement rcent constates sur les ctes d'un grand nombre d'les volcaniques amenrent ,darwin conclure qu'en gnral les aires volcaniques sont des rgions de soulvement2 et il fut conduit1 naturellement1 les opposer aux aires dans lesquelles1 comme il le montra1 la prsence d'atolls1 de rcifs frangeants et de rcifs-barrires1 offre les preuves d'un affaissement4 ,il parvint de cette manire dresser une carte des aires ocaniques1 les rpartissant en zones soumises des mouvements de soulvement ou d'affaissement4 ,ses conclusions cet gard taient aussi neuves que suggestives4 ,darwin reconnut trs clairement le fait que la plupart des les ocaniques semblent tre d'origine volcanique1 quoiqu'il prt soin de signaler les exceptions importantes qui infirment1 dans une certaine mesure1 la gnralisation de cette rgle4 ,dans son ,origine des espces il a dvelopp l'ide et mis la thorie de la permanence des bassins ocaniques1 que d'autres auteurs ont adopte aprs lui et ont tendue plus loin1 pensons-nous1 que ,darwin n'avait cru devoir le faire4 ,sa prudence sur ce point et sur les questions spculatives du mme genre tait bien connue de tous ceux qui avaient l'habitude de les discuter avec lui4 ,quelques annes avant le voyage du ,beagle1 ,m4 ,poulett ,scrope avait signal les analogies remarquables qui existent entre certaines roches ignes structure rubane1 telles qu'on en rencontre aux les ,ponces1 et les schistes cristallins feuillets4 ,il ne semble pas que ,darwin ait eu connaissance du remarquable mmoire de ,scrope1 mais il appela l'attention1 d'une manire toute spontane1 sur les mmes phnomnes lorsqu'il entreprit l'tude de roches fort analogues qu'on observe l'le de l',ascension4 ,comme il venait d'tudier les grandes masses de schistes cristallins du continent ,sud-,amricain1 il fut frapp du fait que les roches incontestablement ignes de l',ascension offrent une rpartition identique des minraux constitutifs1 le long de feuillets parallles4 ,ces observations conduisirent ,darwin la mme conclusion que celle laquelle ,scrope tait arriv quelque temps auparavant1 c'est--dire que1 lorsque la cristallisation s'opre dans des masses rocheuses soumises des forces dformatrices trs puissantes1 il se produit une sparation et une distribution des minraux constitutifs1 suivant des plans parallles4 ,on a reconnu pleinement aujourd'hui que ce processus doit avoir t un facteur important dans la formation des roches mtamorphiques1 que les auteurs rcents dsignent sous le nom de dynamo-mtamorphisme4 ,dans l'tude de ce problme et d'un grand nombre d'autres analogues1 exigeant des connaissances minralogiques trs exactes1 il est remarquable de voir quel point ,darwin russissait dcouvrir la vrit au sujet des roches qu'il tudiait1 l'aide seulement d'un canif1 d'une simple loupe1 de quelques essais chimiques et du chalumeau4 ,depuis ,darwin l'tude des roches en sections minces sous le microscope a t invente1 et est aujourd'hui du plus grand secours dans toutes les recherches ptrographiques4 ,plusieurs des les tudies par ,darwin ont t explores nouveau1 et des chantillons de leurs roches ont t recueillis pendant le voyage du navire de la ,marine ,royale le ,challenger4 ,les rsultats de l'tude qu'en a faite un des matres de la microscopie des roches1 le ,professeur ,renard1 de ,bruxelles1 ont t publis rcemment dans un des volumes des ,rapports sur l',expdition du ,challenger4 ,il est intressant de constater que1 tandis que ces recherches rcentes ont enrichi la science gologique d'un grand nombre de faits nouveaux et prcieux1 et que des changements nombreux ont t apports la nomenclature et d'autres points de dtail1 tous les faits principaux dcrits par ,darwin et par son ami le professeur ,miller ont rsist l'preuve du temps et d'une tude plus approfondie1 et demeurent comme un monument de la sagacit et de la justesse d'observation de ces pionniers des recherches gologiques4 ,,john ,w4 ,,judd4 ,,observations ,g,,ologiques ,,sur ,,les ,,iles ,,volcaniques ,,chapitre ,,premier ,,san ,,thiago1 ,,archipel ,,du ,,cap ,,vert ,roches des assises infrieures4--,dpt sdimentaire calcareux avec coquilles rcentes mtamorphis au contact de laves surincombantes2 allure horizontale et tendue en surface de ces couches4--,roches volcaniques postrieures associes une matire calcaire terreuse et fibreuse1 et frquemment renferme dans les vacuoles des scories4--,anciens orifices d'ruption oblitrs1 de petite dimension4--,difficult que prsente la dtermination de coules de laves rcentes sur une plaine unie4--,collines de l'intrieur de l'le1 constitues par des roches volcaniques plus anciennes4--,grandes masses d'olivine dcompose4--,roches feldspathiques situes sous les couches de basalte cristallin4--,uniformit de structure et d'aspect des collines volcaniques les plus anciennes4--,forme des valles voisines de la cte4--,conglomrat en voie de formation sur la plage4 ,l'le de ,san ,thiago s'tend du ,n4-,n4-,w4 au ,s4-,s4-,e4 sur une longueur de trente milles et une largeur de douze milles environ4 ,les observations auxquelles je me suis livr pendant mes deux visites cette le ont toutes t faites dans sa partie mridionale et dans un rayon de quelques lieues seulement autour de ,porto-,praya4--,vue de la mer1 la contre offre une configuration varie3 des collines coniques pentes douces1 de couleur rougetre 7telle que la colline dsigne sous le nom de ,red ,hill et reprsente dans la figure intercale dans le texte7#a et d'autres collines moins rgulires1 d'une couleur noirtre et sommet plat 7marques ,a1 ,b1 ,c1 dans la mme figure71 s'lvent au-dessus de plaines de lave qui s'tagent en gradins successifs4 ,on aperoit dans le lointain une chane de montagnes1 hautes de plusieurs milliers de pieds1 qui traverse l'intrieur de l'le4 ,il n'y a pas de volcan actif ,san ,thiago1 et il n'en existe qu'un seul dans tout l'archipel1 celui de ,fogo4 ,l'le n'a t prouve par aucun tremblement de terre violent depuis qu'elle est habite4 ,illustration3 ,,fig4 ,i4--,vue d'une partie de ,san ,thiago1 l'une des les du ,cap ,vert4 ,les roches infrieures que l'on voit sur la cte prs de ,porto-,praya sont trs cristallines et fort compactes2 elles semblent appartenir des masses volcaniques anciennes et d'origine sous-marine4 ,frquemment elles sont recouvertes1 en stratification discordante1 par un dpt calcaire irrgulier1 d'une faible paisseur1 o abondent des coquilles appartenant une des dernires priodes de l're tertiaire2 ce dpt est recouvert1 son tour1 par une grande nappe de lave basaltique1 qui1 partie du centre de l'le1 s'est rpandue en coules successives entre les collines sommet plat marques ,a1 ,b1 ,c1 etc4 ,des coules plus rcentes ont t jacules par les cnes dissmins dans l'le1 tels que ,red ,hill et ,signal-,post ,hill4 ,les couches suprieures des collines sommet plat prsentent1 au point de vue de la constitution minralogique et d'autres gards encore1 un rapport intime avec les assises infrieures des couches de la cte1 qui semblent former avec elles une masse continue4 ,description minralogique des roches formant les assises infrieures4--,le caractre de ces roches est extrmement variable4 ,elles sont formes d'une masse fondamentale basaltique compacte1 noire1 brune ou grise1 renfermant de nombreux cristaux d'augite1 de hornblende1 d'olivine1 de mica1 et parfois du feldspath vitreux4 ,on rencontre frquemment une varit presque entirement compose de cristaux d'augite et d'olivine4 ,on sait que le mica se prsente rarement l o l'augite abonde1 et vraisemblablement la roche qui nous occupe n'offre pas une exception manifeste cette rgle1 car le mica y est arrondi aussi parfaitement qu'un caillou dans un conglomrat 7tout au moins dans le plus caractristique de mes spcimens1 o l'on voit un nodule de mica long d'un demi-pouce72 il n'a videmment pas cristallis dans la pte qui le renferme aujourd'hui1 mais il doit avoir t form par la fusion d'une roche plus ancienne4 ,ces laves compactes alternent avec des tufs1 des roches amygdalodes et des wackes1 et1 certains endroits1 avec des conglomrats grossiers4 ,parmi les wackes argileuses1 les unes sont vert fonc1 d'autre vert jauntre ple1 d autres enfin presque blanches4 ,je constatai avec tonnement qu'un certain nombre de ces dernires roches1 mme les plus blanches1 fondaient en un mail noir de jais1 tandis que plusieurs chantillons des varits vertes ne donnaient qu'un globule gris ple4 ,de nombreux dikes forms essentiellement de roches augitiques trs compactes et de varits amygdalodes grises coupent les couches2 en divers endroits celles-ci ont t violemment disloques et fortement redresses4 ,une ligne de dislocation coupe l'extrmit septentrionale de ,quailland1 lot de la baie de ,porto-,praya1 et on peut le suivre jusqu' l'le principale4 ,ces dislocations se sont produites avant le dpt de la couche sdimentaire rcente1 et la surface de l'le a subi1 antrieurement ce dpt1 une dnudation importante1 comme l'attestent de nombreux dikes tronqus4 ,description du dpt calcaire qui recouvre les roches volcaniques dont il vient d'tre question4--,cette couche peut tre facilement reconnue cause de sa couleur blanche et de l'extrme rgularit avec laquelle elle s'tend le long de la cte1 sur une ligne horizontale pendant plusieurs milles4 ,sa hauteur moyenne au-dessus de la mer1 mesure depuis sa ligne de contact avec les laves basaltiques qui la recouvrent1 est de #fj pieds environ2 et son paisseur1 fort variable cause des ingalits de la formation sur laquelle elle repose1 peut tre value environ #bj pieds4 ,cette couche est forme d'une substance calcaire parfaitement blanche1 constitue en partie par des dbris organiques et en partie par une substance que l'on pourrait comparer1 pour l'aspect1 du mortier4 ,des fragments de roches et des cailloux sont dissmins dans toute cette couche1 et se runissent souvent en conglomrat1 surtout vers la base4 ,un grand nombre de ces fragments sont comme badigeonns d'une couche peu paisse de matire calcareuse blanchtre4 ,a ,quail-island1 la partie infrieure du dpt calcaire est remplace par un tuf terreux tendre1 de couleur brune1 plein de turritelles1 et qui est surmont d'un lit de cailloux passant au grs et contenant des fragments d'chinides1 des pinces de crabes et des coquilles2 les coquilles d'hutres adhrent encore aux roches sur lesquelles elles vivaient4 ,le dpt renferme un grand nombre de sphrules blanches ressemblant des concrtions pisolitiques1 et dont la grosseur varie de celle d'une noix celle d'une pomme2 elles renferment ordinairement un petit caillou en leur centre4 ,je me suis assur par un examen minutieux que ces soi-disant concrtions taient des nullipores conservant leur forme propre1 mais dont la surface tait lgrement use par le frottement2 ces corps 7considrs gnralement aujourd'hui comme des vgtaux7 n'offrent aucune trace d'organisation intrieure1 quand on les tudie sous un microscope de puissance moyenne4 ,m4 ,georges ,r4 ,sowerby a bien voulu examiner les coquilles que j'ai rassembles2 elles appartiennent quatorze espces1 dont les caractres sont assez bien conservs pour qu'il soit possible de les dterminer avec un degr de certitude suffisant1 et quatre espces dont on ne peut tablir que le genre4 ,parmi les quatorze mollusques dont la liste se trouve l'appendice1 onze appartiennent des espces rcentes2 un1 non encore dcrit1 pourrait tre identique une espce vivante que j'ai trouve dans le port de ,porto-,praya2 les deux autres espces sont nouvelles et ont t dcrites par ,m4 ,sowerby4 ,les connaissances que nous possdons sur les mollusques de cet archipel et des ctes voisines ne sont pas encore assez compltes pour nous permettre d'affirmer que ces coquilles1 mme les deux dernires1 appartiennent des espces teintes4 ,parmi ces coquilles1 celles qui se rapportent incontestablement des espces vivantes ne sont pas nombreuses1 mais elles suffisent cependant pour dmontrer que le dpt appartient une priode tertiaire rcente4 ,les caractres minralogiques de la formation1 le nombre et les dimensions des fragments qu'elle renferme1 et l'abondance des patelles et des autres coquilles littorales1 dmontrent que tout l'ensemble s'est accumul dans une mer peu profonde1 prs d'un ancien rivage4 ,effets produits par la coule de lave basaltique qui s'est rpandue sur le dpt calcaire4--,ces effets sont trs remarquables4 ,cette matire calcareuse est modifie jusqu' une profondeur d'environ un pied sous la ligne de contact1 et on peut suivre le passage1 tout fait insensible1 de petits fragments de coquilles1 de corallines et de nullipores peine agrgs1 jusqu' une roche1 o l'on ne peut trouver aucune trace d'une origine mcanique1 mme au microscope4 ,aux points o les modifications mtamorphiques ont t les plus intenses1 on observe deux varits de roches4 ,la premire varit est dure et compacte1 finement grenue et blanche1 sillonne par quelques lignes parallles formes de particules volcaniques noirtres2 cette roche ressemble un grs1 mais un examen plus minutieux montre qu'elle est compltement cristalline1 avec des faces de clivage si parfaites qu'on peut les mesurer facilement au goniomtre rflexion4 ,si1 aprs les avoir mouills1 on examine1 l'aide d'une forte loupe1 les chantillons qui ont subi un mtamorphisme moins complet1 on peut constater une transformation graduelle trs intressante2 quelques-unes des particules arrondies qui les constituent conservent leur forme propre1 tandis que d'autres se fusionnent insensiblement dans la masse granulo-cristalline4 ,les surfaces dcomposes de cette roche revtent une couleur rouge-brique1 comme c'est souvent le cas pour les calcaires ordinaires4 ,la seconde varit mtamorphique est1 de mme1 une roche dure mais sans trace de structure cristalline4 ,c'est une pierre calcaire blanche1 opaque et compacte1 fortement mouchete de taches1 irrgulirement arrondies1 d'une matire terreuse1 ocreuse et tendre4 ,cette matire terreuse prsente une couleur brun-jauntre ple1 et parat tre un mlange de fer et de carbonate de chaux2 elle fait effervescence avec les acides1 elle est infusible mais noircit au chalumeau et devient magntique4 ,la forme arrondie des petites taches de substance terreuse1 ainsi que les diverses tapes qu'on peut constater jusqu' leur isolement parfait1 et qu'on peut suivre en examinant une srie d'chantillons1 montrent clairement qu'elles ont t formes1 soit par l'attraction des particules terreuses entre elles1 soit plus vraisemblablement par une attraction rciproque des atomes de carbonate de chaux amenant alors la sgrgation de ces impurets terreuses trangres4 ,ce fait m'a vivement intress1 car j'avais observ souvent des roches quartzeuses 7par exemple aux les ,falkland1 et dans les couches siluriennes infrieures des ,stiper-,stones dans le ,shropshire7 mouchetes1 d'une manire prcisment analogue1 par de petites taches d'une substance terreuse blanchtre 7feldspath terreux872 on avait dj toutes raisons de croire alors que ces roches avaient t modifies ainsi sous l'action de la chaleur1 et cette hypothse reoit maintenant sa confirmation4 ,cette texture tachete pourrait fournir peut-tre quelques indications pour distinguer les roches quartzeuses1 qui doivent leur structure actuelle une action igne1 de celles formes par voie purement aqueuse2 distinction qui doit avoir fait hsiter bien des gologues dans l'tude des rgions arnaco-quartzeuses1 si j'en juge par ma propre exprience4 ,en s'panchant sur les sdiments tals au fond de la mer1 les parties infrieures et les plus scoriaces de la lave ont empt une grande quantit de matire calcaire1 qui forme maintenant la pte trs cristalline et blanche comme neige1 d'une brche renfermant de petits fragments de scories noires et brillantes4 ,un peu au-dessus de cette couche1 l o le calcaire est moins abondant et la lave plus compacte1 les interstices de la masse de lave sont remplis d'un grand nombre de petites sphres1 formes de spicules de calcaire spathique1 qui rayonnent autour d'un centre commun4 ,dans une certaine partie de ,quail-island1 o les laves surincombantes n'ont pas plus de #ad pieds d'paisseur1 le calcaire a pu cristalliser sous l'influence de la chaleur dgage par ces matires ruptives2 on ne peut pas admettre que cette faible couche de lave ait t plus paisse l'origine1 et que son paisseur ait t rduite par une rosion postrieure1 l'tat celluleux de sa surface nous le montre4 ,j'ai dj fait observer que la mer o le dpt calcaire s'est opr devait tre peu profonde2 le dgagement de l'anhydride carbonique a donc t entrav par une pression de loin infrieure celle1 quivalant une colonne d'eau haute de #a4gjh pieds1 que ,sir ,james ,hall considrait comme ncessaire pour empcher ce dgagement4 ,depuis l'poque de ses expriences on a dcouvert que c'est moins la pression que la nature de l'atmosphre ambiante qui intervient pour retenir l'acide carbonique gazeux4 ,ainsi1 il rsulte d'expriences de ,m4 ,faraday#b que des masses importantes de calcaire se fondent quelquefois et cristallisent1 mme dans des fours chaux ordinaires4 ,suivant ,m4 ,faraday1 le carbonate de chaux peut tre chauff1 pour ainsi dire1 toute temprature dans une atmosphre d'acide carbonique1 sans se dcomposer2 et ,gay-,lussac a montr que des fragments de calcaire1 chauffs dans un tube une temprature insuffisante par elle-mme pour provoquer leur dcomposition1 dgageaient cependant l'acide carbonique ds qu'on faisait passer au travers du tube un courant d'air ou de vapeur d'eau3 ,gay-,lussac attribue ce phnomne au dplacement de l'acide carbonique naissant4 ,la matire calcaire1 qui se trouve sous la lave1 surtout celle qui forme les aiguilles cristallines renfermes dans les vacuoles des scories1 ne peut pas avoir subi l'action du passage d'un courant gazeux1 quoiqu'elle ait t chauffe dans une atmosphre contenant vraisemblablement une trs forte proportion de vapeur d'eau4 ,peut-tre est-ce pour cette raison qu'elle a conserv son acide carbonique sous cette pression relativement faible4 ,les fragments de scories renferms dans la pte calcaire cristalline sont d'un noir de jais1 cassure brillante comme celle de la rtinite4 ,cependant leur surface est recouverte d'une couche d'une substance translucide orange-rougetre1 que l'on peut gratter facilement au canif2 ces fragments apparaissent alors comme s'ils taient recouverts d'une couche mince de matire rsineuse4 ,les plus petits d'entre eux prsentent des parties compltement transformes en cette substance2 transformation qui semble tout fait diffrente d'une dcomposition ordinaire4 ,nous verrons dans un autre chapitre qu' l'archipel des ,galapagos de grandes couches de cendres volcaniques1 avec particules scoriaces1 ont subi une transformation peu prs identique4 ,extension et horizontalit du dpt calcaire4--,la limite suprieure du dpt calcaire1 si nettement marque cause de la couleur blanche de cette roche1 et si voisine de l'horizontale1 court le long de la cte sur une distance de plusieurs milles1 l'altitude de #fj pieds environ au-dessus du niveau de la mer4 ,la nappe de basalte qui la recouvre prsente une paisseur moyenne de #hj pieds4 ,a l'ouest de ,porto-,praya1 au-del de ,red ,hill1 la couche blanche avec le basalte qui la surmonte1 sont recouverts par des coules plus rcentes4 ,j'ai pu la suivre de l'oeil1 au nord de ,signal-,post ,hill1 s'tendant au loin sur une distance de plusieurs milles1 le long des falaises de la cte4 ,mes observations ont port sur une tendue d'environ #g milles le long de la cte1 mais la rgularit de cette couche me porterait croire qu'elle s'tend beaucoup plus loin4 ,dans des ravins perpendiculaires la cte1 on la voit plonger doucement vers la mer1 probablement suivant l'inclinaison qu'elle prsentait lors de son dpt sur les anciens rivages de l'le4 ,je n'ai trouv dans l'intrieur de l'le qu'une seule coupe o cette couche ft visible1 la hauteur de quelques centaines de pieds1 c'est la base de la colline marque ,a2 elle y repose1 comme d'habitude1 sur la roche augitique compacte associe avec de la wacke1 et elle y est recouverte par la grande nappe de lave basaltique rcente4 ,en certains points cependant cette couche blanche ne conserve pas son horizontalit2 ,quail-island sa surface suprieure ne s'lve qu' #dj pieds au-dessus du niveau de la mer2 ici galement la nappe de lave qui la recouvre n'a que #ab #ae pieds d'paisseur2 d'autre part1 au nord-est du port de ,porto-,praya1 la couche calcaire ainsi que la roche sur laquelle elle repose atteignent une hauteur suprieure au niveau moyen4 ,je crois que dans ces deux cas la diffrence de niveau ne provient pas d'un exhaussement ingal1 mais de l'irrgularit primitive du fond de la mer4 ,ce fait peut tre dmontr ,quail-island1 car le dpt calcaire y offre en un certain point une paisseur de beaucoup suprieure la moyenne1 alors qu'en d'autres points cette roche ne se montre pas2 dans ce dernier cas les laves basaltiques rcentes reposent directement sur les laves plus anciennes4 ,illustration3 ,,fig4 #b4--,signal-,post ,hill2--,a4 ,roches volcaniques anciennes2--,b4 ,dpt calcareux2--,c4 ,lave basaltique suprieure4 ,sous ,signal-,post ,hill la couche blanche plonge dans la mer d'une manire bien intressante4 ,cette colline est conique1 haute de #dej pieds1 et offre encore quelques traces de structure cratriforme2 elle est constitue en majeure partie de matires ruptives mises postrieurement au soulvement de la grande plaine basaltique1 mais en partie aussi de laves trs anciennes1 probablement de formation sous-marine4 ,la plaine environnante et le flanc oriental de la colline ont t dcoups par l'rosion en falaises escarpes surplombant la mer4 ,la couche calcaire blanche est visible dans ces ravinements la hauteur de #gj pieds environ au-dessus du rivage1 et s'tend au nord et au sud de la colline1 sur une longueur de plusieurs milles1 en dessinant une ligne qui parat parfaitement horizontale2 mais1 au-dessous de la colline1 elle plonge dans la mer et disparat sur une longueur d'environ un quart de mille4 ,le plongement est graduel du ct du sud1 et plus brusque du ct du nord1 comme le montre la figure4 ,ni la couche calcaire ni la lave basaltique surincombante 7pour autant qu'on puisse distinguer cette dernire des coules plus rcentes7 n'augmentent d'paisseur mesure qu'elles plongent2 j'en conclus que ces couches n'ont pas t originairement accumules dans une dpression dont le centre serait devenu plus tard un point d'ruption1 mais qu'elles ont t dranges et ployes postrieurement leur dpt4 ,nous pouvons supposer1 ou bien que ,signal-,post ,hill1 aprs son soulvement1 s'est abaiss avec la rgion environnante1 ou bien qu'il n'a jamais t soulev la mme hauteur qu'elle4 ,cette dernire hypothse me parat la plus vraisemblable1 car1 durant le soulvement lent et uniforme de cette partie de l'le1 l'nergie souterraine1 affaiblie par des ruptions rptes de matires volcaniques mises au-dessous de ce point1 devait ncessairement conserver moins de puissance pour le soulever4 ,un fait analogue semble s'tre produit prs de ,red ,hill1 car1 en remontant les coules de lave qui affleurent1 des environs de ,porto-,praya vers l'intrieur de l'le1 j'ai t amen supposer que la pente de la rgion a t lgrement modifie depuis que la lave y a coul1 soit qu'il y ait eu un lger affaissement prs de ,red ,hill1 soit que cette partie de la plaine ait t porte une hauteur moins considrable que le reste de la contre1 lors du soulvement gnral4 ,lave basaltique qui surmonte le dpt calcaire4--,cette lave1 d'un gris ple1 est fusible en un mail noir2 sa cassure est terreuse et concrtionne1 elle contient de petits grains d'olivine4 ,les parties centrales de la masse sont compactes1 ou parsemes tout au plus de quelques petites cavits1 et elles sont souvent colonnaires4 ,cette structure se prsente d'une manire saillante ,quail-island o la lave a t divise1 d'une part1 en lamelles horizontales et1 d'autre part1 dcoupe par des fissures verticales en plaques pentagonales2 celles-ci tant leur tour empiles les unes sur les autres1 se sont insensiblement soudes1 de manire former de belles colonnes symtriques4 ,la surface infrieure de la lave est vsiculaire1 mais parfois sur une paisseur de quelques pouces seulement2 la surface suprieure1 qui est galement vsiculaire1 est divise en sphres formes de couches concentriques1 et dont le diamtre atteint souvent #c pieds4 ,la masse est forme de plus d'une coule2 son paisseur totale tant1 en moyenne1 de #hj pieds4 ,la partie infrieure s'est certainement tale en coules sous-marines1 et il en est probablement de mme pour la partie suprieure4 ,cette lave provient en majeure partie des rgions centrales de l'le1 comprises entre les collines marques ,a1 ,b1 ,c1 etc41 dans la figure4 ,la surface de la contre est unie et strile prs de la cte2 le pays s'lve vers l'intrieur par des terrasses successives2 lorsqu'on les observe de loin1 on en distingue nettement quatre superposes4 ruptions volcaniques postrieures au soulvement de la cte2 matires ruptives associes avec du calcaire terreux4--,ces laves rcentes proviennent des collines coniques teinte brun-rouge1 dissmines dans l'le et qui s'lvent brusquement dans la plaine prs de la cte4 ,j'en ai gravi plusieurs1 mais je n'en dcrirai qu'une seule1 ,red ,hill1 qui peut servir de type pour ce groupe et dont certaines particularits sont remarquables4 ,sa hauteur est de #fjj pieds environ2 elle est constitue par des roches de nature basaltique1 trs scoriaces et d'un rouge vif2 elle prsente sur l'un des cts de son sommet une cavit qui est probablement le dernier vestige d'un cratre4 ,plusieurs autres collines de la mme catgorie sont1 en juger par leur forme extrieure1 surmontes de cratres beaucoup mieux conservs4 ,lorsqu'on longe la cte par mer1 on voit clairement qu'une masse considrable de lave1 partie de ,red ,hill1 s'est coule dans la mer en passant au-dessus d'une ligne de rochers haute d'environ #abj pieds4 ,cette ligne de rochers constitue le prolongement de celle qui forme la cte et qui borne la plaine de deux cts de la colline2 ces coules ont donc t mises par ,red ,hill postrieurement la formation des rochers de la cte1 et une poque o la colline se trouvait1 comme aujourd'hui1 au-dessus du niveau de la mer4 ,cette conclusion concorde avec la nature trs scoriace de toutes les roches de ,red ,hill1 qui semblent tre de formation subarienne2 et ce fait est important1 car il existe prs du sommet quelques bancs d'une matire calcaire1 qu' premire vue on pourrait prendre tort pour un dpt sous-marin4 ,ces bancs sont forms de carbonate de chaux1 blanc1 terreux1 et tellement friable qu'il s'crase sous le moindre effort1 les spcimens les plus compacts mme ne rsistant pas la pression des doigts4 ,quelques-unes de ces masses sont blanches comme la chaux vive1 et paraissent absolument pures1 mais on peut toujours y dcouvrir la loupe de petites particules de scories1 et je n'ai pu en trouver une seule qui ne laisst pas de rsidu de cette nature quand on la dissolvait dans les acides4 ,il est difficile1 pour cette raison1 de dcouvrir une particule de calcaire qui ne change pas de couleur au chalumeau2 la plupart d'entre elles s'y vitrifient mme4 ,les fragments scoriacs et la matire calcaire sont associs de la manire la plus irrgulire1 parfois en lits peu distincts1 mais plus frquemment en une brche confuse1 o le calcaire prdomine d'un ct et les scories de l'autre4 ,sir ,h4 ,de ,la ,beche a bien voulu faire analyser quelques-uns des spcimens les plus purs1 dans le but de dcouvrir si1 en raison de leur origine volcanique1 ils contenaient beaucoup de magnsie2 mais on n'en a dcel qu'une faible quantit1 analogue celle qui existe dans la plupart des calcaires4 ,quand on brise les fragments de scories engags dans la masse calcaire1 on voit qu'un grand nombre de leurs vacuoles sont tapisses et mme partiellement remplies d'un rseau de carbonate de chaux1 blanc1 dlicat1 excessivement fragile et semblable de la mousse1 ou plutt des conferves4 ,ces fibres1 observes l'aide d'une loupe dont la distance focale est d'un dixime de pouce1 se montrent cylindriques2 leur diamtre est lgrement suprieur un millime de pouce2 elles sont ou simplement ramifies1 ou plus communment unies en un rseau formant une masse irrgulire1 mailles de dimension et de forme trs variables4 ,quelques fibres sont recouvertes d'une couche paisse de spicules extrmement fins1 parfois agrgs en houppes minuscules1 ce qui leur donne un aspect velu4 ,ces spicules ont un diamtre uniforme sur toute leur longueur2 ils se dtachent facilement1 de sorte que le porte-objet du microscope en est bientt recouvert4 ,le calcaire offre cette structure fibreuse dans les vacuoles d'un grand nombre de fragments des scories1 mais gnralement un degr moins parfait4 ,ces vacuoles ne semblent pas tre relies l'une l'autre4 ,il n'est pas douteux1 comme nous allons le montrer1 que le calcaire ait t jacul l'tat fluide1 intimement mlang la lave1 et c'est pour cette raison que j'ai cru devoir m'arrter dcrire cette curieuse structure fibreuse1 dont je ne connais aucun analogue4 ,a cause de la nature terreuse des fibres1 cette structure ne semble pas pouvoir tre attribue la cristallisation4 ,d'autres fragments de la roche scoriace de cette colline1 quand on les brise1 se montrent rays de traits blancs1 courts et irrguliers1 qui proviennent d'une range de vacuoles spares1 entirement ou partiellement remplies d'une poudre calcareuse blanche4 ,cette structure m'a rappel immdiatement les petites boules et les filaments tirs de farine1 dans une pte mal ptrie1 avec laquelle ils ne se sont pas mlangs1 et je suis port penser que1 de la mme manire1 de petites masses de calcaire n'ayant pas t incorpores dans la lave liquide1 ont t tires1 lorsque toute la masse tait en mouvement4 ,j'ai examin soigneusement1 en les broyant et en les dissolvant dans les acides1 des fragments de scories prises moins d'un demi-pouce de cellules qui taient pleines de la poussire en question1 et je n'y ai pas trouv de traces de calcaire4 ,il est clair que la lave et le calcaire n'ont t que trs imparfaitement mlangs4 ,lorsque de petites masses de calcaire ont t emptes dans la lave encore visqueuse1 o on les observe comme une matire pulvrulente1 ou en fibres rticules tapissant les vacuoles1 je suis port penser que les gaz absorbs ont pu se dilater plus facilement aux points o ce calcaire pulvrulent rendait la lave moins rsistante4 ,a un mille l'est de la ville de ,praya on observe une gorge aux parois escarpes1 large de #aej yards environ1 coupant la plaine basaltique et les bancs sous-jacents1 mais qui a t comble par une coule de lave plus moderne4 ,cette lave est d'un gris sombre1 et prsente presque partout une structure compacte et une disposition imparfaitement colonnaire2 mais1 une petite distance de la cte1 elle renferme1 irrgulirement dispose1 une masse brchiforme de scories rouges1 mlanges d'une quantit considrable de calcaire blanc1 terreux1 friable1 et en certains points1 presque pur1 comme celui du sommet de ,red ,hill4 ,cette lave avec le calcaire qu'elle empte doit certainement avoir coul comme une nappe rgulire2 en juger par la forme de la gorge1 vers laquelle convergent encore les prcipitations atmosphriques actuellement peu abondantes dans cette rgion1 et par l'aspect de la couche de blocs incohrents ressemblant aux quartiers de rochers du lit d'un torrent1 et sur laquelle repose la lave1 nous pouvons conclure que la coule tait d'origine subarienne4 ,je n'ai pu suivre cette coule jusqu' son origine1 mais1 d'aprs sa direction1 elle parat tre descendue de ,signal-,post ,hill1 loign d'un mille un quart1 et qui1 comme ,red ,hill1 a t un centre d'ruption postrieure au soulvement de la grande plaine basaltique4 ,un fait qui concorde avec cette manire de voir1 c'est que j'ai trouv sur ,signal-,post ,hill une masse de matire calcaire terreuse1 de la mme nature1 mlange avec des scories4 ,il importe de faire observer ici qu'une partie de la matire calcaire qui constitue le banc sdimentaire horizontal1 et spcialement la matire fine recouvrant d'une couche blanche les fragments de roches engags dans le banc1 doit son origine1 suivant toute probabilit1 la fois des ruptions volcaniques et la trituration de restes d'organismes4 ,les roches cristallines anciennes sous-jacentes sont associes avec beaucoup de carbonate de chaux sous la forme d'amygdalodes et de masses irrgulires1 dont je n'ai pu comprendre la nature4 ,en tenant compte de l'abondance du calcaire terreux prs du sommet de ,red ,hill1 cne volcanique haut de #fjj pieds et de formation subarienne1 du mlange intime de petits fragments et de volumineux amas de scories empts dans des masses d'un calcaire presque pur1 et de la manire dont de petits noyaux et des tranes de poussire calcaire sont renferms dans des fragments massifs de scories1 en tenant compte enfin d'une association identique de calcaire et de scories1 constate dans une coule de lave qu'on a toutes raisons de croire moderne et subarienne1 et qui est descendue d'une colline o l'on rencontre galement du calcaire terreux1 je pense que1 sans aucun doute1 le calcaire a t jacul l'tat de mlange avec la lave fondue4 ,je ne sache pas qu'aucun fait semblable ait t dcrit1 et il me parat intressant de le signaler1 d'autant plus qu'un grand nombre de gologues ont certainement cherch dterminer les actions qui doivent se produire dans un foyer volcanique prenant naissance dans des couches profondes1 de composition minralogique varie4 ,la grande abondance de silice libre dans les trachytes de certaines rgions 7tels que ceux de ,hongrie dcrits par ,beudant1 et des les ,ponza par ,p4 ,scrope7 rsout peut-tre la question pour le cas o les roches sous-jacentes seraient quartzeuses1 et nous trouvons probablement ici la solution du problme dans le cas o les produits volcaniques ont travers des masses sous-jacentes de calcaire4 ,on est port1 naturellement1 se demander quel tat se trouvait le carbonate de chaux1 actuellement terreux1 au moment o il a t jacul avec la lave dont la temprature tait trs leve2 l'tat extrmement celluleux des scories de ,red ,hill prouve que la pression ne peut avoir t bien considrable1 et comme la plupart des ruptions volcaniques sont accompagnes du dgagement de grandes quantits de vapeur d'eau et d'autres gaz1 nous trouvons ici runies les conditions qui1 suivant les ides actuelles des chimistes1 sont les plus favorables pour l'limination de l'acide carbonique#c4 ,on peut se demander si la lente rabsorption de ce gaz n'a pas donn au calcaire renferm dans les vacuoles de la lave cette structure fibreuse si particulire1 semblable celle d'un sel efflorescent4 ,enfin je ferai remarquer la grande diffrence d'aspect constate entre ce calcaire terreux1 qui doit avoir t port une haute temprature dans une atmosphre de vapeur d'eau et de gaz divers1 et le calcaire spathique1 blanc1 cristallin1 qui a t form sous une nappe de lave peu paisse 7comme ,quail-island7 s'talant sur un calcaire terreux et sur les dbris d'organismes tapissant le fond d'une mer peu profonde4 ,signal-,post ,hill4--,nous avons dj parl de cette colline diverses reprises1 notamment lorsque nous avons signal la manire remarquable dont la couche calcaire blanche1 en d'autres points parfaitement horizontale1 plonge dans la mer sous la colline 7figure #b74 ,son sommet est large et offre des traces peu nettes de structure cratriforme2 il est form de roches basaltiques#d1 compactes ou celluleuses1 avec des bancs inclins de scories incohrentes dont quelques-uns sont associs du calcaire terreux4 ,comme ,red ,hill1 cette colline a t le foyer d'ruptions postrieures au soulvement de la plaine basaltique environnante2 mais1 contrairement la premire colline1 elle a subi des dnudations importantes et a t le sige d'actions volcaniques une priode trs recule1 quand elle tait encore sous-marine4 ,pour tablir ce point1 je me base sur l'existence des derniers vestiges de trois petits centres d'ruption que j'ai dcouverts sur le flanc qui regarde l'intrieur des terres4 ,ils sont forms de scories luisantes cimentes par du spath calcaire cristallin1 exactement comme le grand dpt calcaire sous-marin1 aux endroits o la lave1 encore haute temprature1 s'est tale2 leur aspect ruiniforme ne peut tre expliqu1 je pense1 que par l'action dnudatrice des vagues de la mer4 ,ce qui m'a men au premier orifice1 c'est que j'ai observ une couche de lave de #bjj yards carrs environ1 bords abrupts1 tale sur la plaine basaltique sans qu'il y et proximit quelque monticule d'o elle aurait pu tre jacule2 et le seul vestige d'un cratre que je sois parvenu dcouvrir consistait en quelques bancs obliques de scories1 l'une de ses extrmits4 ,a #ej yards d'un second amas de lave sommet plat comme le premier1 mais beaucoup plus petit1 je dcouvris un groupe circulaire irrgulier de plusieurs masses d'une brche forme de scories cimentes1 hautes d'environ #f pieds1 et qui sans doute ont constitu autrefois le centre d'ruption4 ,le troisime orifice n'est plus indiqu aujourd'hui que par un cercle irrgulier de scories cimentes1 de #d yards de diamtre environ1 et ne s'levant1 en son point culminant1 qu' #c pieds peine au-dessus du niveau de la plaine1 dont la surface prsente son aspect habituel et n'offre aucune solution de continuit aux environs2 nous avons ici une section horizontale de la base d'un orifice volcanique qui a t presque entirement ras avec toutes les matires jacules4 ,a en juger par sa direction1 la coule de lave qui comble la gorge troite#e situe l'est de la ville de ,praya1 parat tre descendue de ,signal-,post ,hill1 comme nous l'avons fait remarquer plus haut1 et s'tre rpandue sur la plaine aprs que celle-ci eut t souleve2 la mme observation s'applique une coule 7qui n'est peut-tre qu'une portion de la premire7 recouvrant les rochers du rivage1 peu de distance l'est de la gorge4 ,lorsque je m'efforai de suivre ces coules sur la surface rocheuse de la plaine presque entirement prive de terre arable et de vgtation1 je fus fort surpris de constater que toute trace distincte de ces coules disparaissait bientt compltement1 quoiqu'elles soient constitues par une matire basaltique dure et qu'elles n'aient pas t exposes l'action dnudatrice de la mer4 ,mais j'ai observ depuis1 l'archipel des ,galapagos1 qu'il est souvent impossible de suivre des coules de laves mme trs rcentes et de trs grande dimension1 au travers de coules plus anciennes1 si ce n'est en se guidant sur la dimension des buissons qui les recouvrent1 ou en comparant l'tat plus ou moins luisant de leur surface1--caractres qu'un laps de temps fort court suffit effacer entirement4 ,je dois faire remarquer que dans une rgion surface unie1 climat sec1 et o le vent souffle toujours dans la mme direction 7comme l'archipel du ,cap ,vert71 les effets de dgradation dus l'action atmosphrique sont probablement beaucoup plus considrables qu'on ne le supposerait1 car dans ce cas le sol meuble s'accumule uniquement dans quelques dpressions protges contre le vent1 et tant toujours pouss dans une mme direction1 il chemine constamment vers la mer sous forme d'une poussire fine1 laissant la surface des rochers dcouverte et expose sans dfense l'action continue des agents atmosphriques4 ,collines de l'intrieur de l'le constitues par des roches volcaniques plus anciennes4--,ces collines sont reportes approximativement sur la carte et marques des lettres ,a1 ,b1 ,c1 etc4 ,leur constitution minralogique les rapproche des roches infrieures visibles sur la cte1 et elles sont probablement en continuit directe avec ces dernires4 ,vues de loin1 ces collines semblent avoir fait partie autrefois d'un plateau irrgulier1 ce qui parat probable en raison de l'uniformit de leur structure et de leur composition4 ,leur sommet est plat1 lgrement inclin et elles ont1 en moyenne1 environ #fjj pieds de hauteur4 ,leur versant le plus abrupt est dirig vers l'intrieur de l'le1 point d'o elles rayonnent vers l'extrieur1 et elles sont spares l'une de l'autre par des valles larges et profondes1 au travers desquelles sont descendues de grandes coules de lave qui ont form les plaines du rivage4 ,leurs flancs tourns vers l'intrieur de l'le et qui sont les plus abrupts1 comme nous venons de le dire1 dessinent une courbe irrgulire peu prs parallle la ligne du rivage1 dont elle est loigne de #b ou #c milles vers l'intrieur4 ,j'ai gravi quelques-unes de ces collines et1 grce l'amabilit de ,m4 ,kent1 chirurgien-adjoint du ,beagle1 j'ai obtenu des spcimens provenant de celles des autres collines que j'ai pu apercevoir l'aide d'une longue-vue4 ,quoiqu'il ne m'ait t possible d'tudier1 l'aide de ces divers lments1 qu'une partie de la chane1 #e #f milles seulement1 je n'hsite pas affirmer1 d'aprs l'uniformit de structure de ces collines1 qu'elles appartiennent une grande formation s'tendant sur la majeure partie de la circonfrence de l'le4 ,les couches suprieures de ces collines diffrent considrablement des couches infrieures par leur composition4 ,les couches suprieures sont basaltiques1 gnralement compactes1 mais parfois scoriaces et amygdalodes1 et sont associes des masses de wacke4 ,l o le basalte est compact1 il est tantt finement grenu et tantt trs grossirement cristallin2 dans ce dernier cas il passe une roche augitique renfermant beaucoup d'olivine2 celle-ci est incolore ou prsente les teintes ordinaires3 jaune et rougetre terne4 ,sur certaines collines1 les couches basaltiques sont associes des bancs d'une matire calcaire1 terreuse ou cristalline1 englobant des fragments de scories vitreuses4 ,les couches dont nous parlons en ce moment ne diffrent des coules de lave basaltique qui constituent la plaine ctire que par une plus grande compacit1 par la prsence de cristaux d'augite et par les dimensions plus fortes des grains d'olivine2--caractres qui1 joints l'aspect des bancs calcaires associs avec ces couches1 me portent croire qu'elles sont de formation sous-marine4 ,quelques masses importantes de wacke sont fort curieuses4 ,les unes sont associes ces couches basaltiques1 les autres se montrent sur la cte1 et spcialement ,quail-island o elles constituent les assises infrieures4 ,ces roches consistent en une substance argileuse d'un vert-jauntre ple1 structure arnace lorsqu'elle est sche1 mais onctueuse quand elle est humide2 dans son tat de plus grande puret1 elle est d'une belle teinte verte1 translucide sur les bords1 et prsente accidentellement des traces vagues d'un clivage originel4 ,elle se fond trs facilement au chalumeau en un globule gris-sombre1 parfois mme noir1 lgrement magntique4 ,ces caractres m'ont conduit naturellement croire que cette matire tait un produit de dcomposition d'un pyroxne faiblement color2 cette manire de voir est appuye par le fait que la roche non altre se montre pleine de grands cristaux isols d'augite noire1 ainsi que de sphres et de tranes d'une roche augitique gris fonc4 ,le basalte tant ordinairement form d'augite et d'olivine souvent altre et de couleur rouge sombre1 je fus amen examiner les phases de dcomposition de ce dernier minral1 et je m'aperus avec tonnement que je pouvais suivre une gradation presque parfaite entre l'olivine inaltre et la wacke verte4 ,dans certains cas1 des fragments provenant d'un mme grain se comportaient au chalumeau comme de l'olivine1 part un lger changement de couleur1 ou donnaient un globule magntique noir4 ,je ne puis donc douter que la wacke verdtre n'tait l'origine autre chose que de l'olivine1 et que des modifications chimiques trs profondes aient d se produire au cours de la dcomposition pour avoir pu transformer un minral trs dur1 transparent1 infusible1 en une substance argileuse1 tendre1 onctueuse et facilement fusible#f4 ,les couches de la base de ces collines1 ainsi que quelques monticules isols1 dnuds et de forme arrondie1 sont constitus par des roches feldspathiques ferrugineuses compactes1 finement grenues1 non cristallines 7ou dont la nature cristalline est peine perceptible72 ces roches sont gnralement demi dcomposes4 ,leur cassure est extrmement irrgulire et esquilleuse1 et mme les petits fragments sont souvent trs rsistants4 ,elles renferment une forte proportion de matire ferrugineuse1 soit en petits grains clat mtallique1 soit en fibres capillaires brunes2 en ce dernier cas1 la roche prend une structure pseudo-brchiforme4 ,ces roches renferment parfois du mica et des veines d'agate4 ,leur couleur brun de rouille ou jauntre est due partiellement aux oxydes de fer1 mais surtout d'innombrables taches microscopiques noires1 qui fondent facilement lorsqu'on chauffe un fragment de roche1 et sont videmment formes de hornblende ou d'augite4 ,ces roches contiennent donc tous les lments essentiels du trachyte1 quoiqu'elles offrent1 premire vue1 l'aspect d'argile cuite ou de quelque dpt sdimentaire modifi4 ,elles ne diffrent du trachyte que parce qu'elles ne sont pas rudes au toucher et qu'elles ne renferment pas de cristaux de feldspath vitreux4 ,ainsi que le cas s'en prsente si souvent pour les formations trachytiques1 on ne voit ici aucune trace de stratification4 ,on croirait difficilement que ces roches ont pu couler l'tat de laves2 il existe pourtant ,sainte-,hlne des coules bien caractrises1 dont la composition est presque identique celle de ces roches1 ainsi que je le montrerai dans un autre chapitre4 ,j'ai rencontr en trois endroits1 parmi les monticules constitus par ces roches1 des collines coniques1 pentes douces1 formes de phonolite contenant de nombreux cristaux de feldspath vitreux bien forms1 et des aiguilles de hornblende4 ,je crois que ces cnes de phonolite ont le mme rapport avec les couches feldspathiques environnantes1 que certaines masses d'une roche augitique grossirement cristallise ont avec le basalte qui les entoure1 dans une autre partie de l'le1 c'est--dire que dans les deux cas ces roches ont t injectes4 ,les roches de nature feldspathique tant plus anciennes que les nappes basaltiques qui les recouvrent et que les coules basaltiques de la plaine ctire1 obissent l'ordre de succession habituel de ces deux grandes divisions de la srie volcanique4 ,ce n'est qu' la partie suprieure des couches de la plupart de ces collines qu'on peut distinguer les plans de sparation2 les couches s'inclinent faiblement du centre de l'le vers la cte4 ,l'inclinaison n'est pas identique dans toutes les collines2 elle est plus faible dans la colline marque ,a que dans les collines ,b1 ,d ou ,e2 les couches de la colline ,c s'cartent peine d'un plan horizontal2 et celles de la colline ,f 7pour autant que j'ai pu en juger sans la gravir7 sont faiblement inclines en sens inverse1 c'est--dire vers l'intrieur et vers le centre de l'le4 ,malgr ces diffrences d'inclinaison1 leur similitude de forme extrieure et de constitution tant au sommet qu' la base1 leur disposition en une ligne courbe en prsentant le flanc le plus escarp vers l'intrieur de l'le1 tout semble prouver qu'elles faisaient originairement partie d'un plateau qui s'tendait probablement autour d'une grande partie de la circonfrence de l'le1 comme je l'ai fait remarquer plus haut4 ,les couches suprieures ont coul bien certainement l'tat de lave1 et se sont probablement tales sous la mer1 comme c'est aussi le cas pour les masses feldspathiques infrieures4 ,comment donc ces couches ont-elles t amenes prendre leur position actuelle1 et d'o ont-elles fait ruption8 ,au centre de l'le il existe des montagnes leves#g1 mais elles sont spares du flanc escarp intrieur de ces collines par une large tendue de pays de moindre altitude2 d'ailleurs les montagnes de l'intrieur paraissent avoir t le centre d'jaculation de grandes coules de lave basaltique qui1 se rtrcissant pour passer entre les pieds de ces collines1 s'talent ensuite sur la plaine ctire4 ,des roches basaltiques forment un cercle grossirement dessin autour des ctes de ,sainte-,hlne1 et l'le ,maurice on voit les restes d'un cercle semblable entourant tout au moins une partie de l'le1 sinon l'le entire2 la mme question revient immdiatement se poser ici3 comment ces masses ont-elles t amenes prendre leur position actuelle et de quel centre ruptif proviennent-elles8 ,quelle que puisse tre la rponse1 elle s'applique probablement ces trois cas4 ,nous reviendrons sur ce sujet dans un autre chapitre4 ,valles voisines de la cte4--,elles sont larges1 trs-plates et bordes ordinairement de falaises peu leves4 ,certaines parties de la plaine basaltique sont parfois isoles par ces valles1 soit en partie1 soit mme compltement2 l'espace o la ville de ,praya est btie offre un exemple de ce fait4 ,le fond de la grande valle qui s'tend l'ouest de la ville est rempli1 jusqu' la profondeur de plus de #bj pieds1 de galets bien arrondis1 qui sont solidement ciments1 en certains endroits1 par une matire calcaire blanche4 ,la forme de ces valles dmontre toute vidence qu'elles ont t creuses par les vagues de la mer1 pendant la dure de ce soulvement uniforme du pays attest par le dpt calcaire horizontal avec restes d'organismes marins actuels4 ,en tenant compte de la conservation parfaite des coquilles contenues dans cette couche1 il est trange que je n'aie pu trouver un seul fragment de coquille dans le conglomrat qui occupe le fond des valles4 ,dans la valle qui se trouve l'ouest de la ville1 le lit de galets est coup par une seconde valle se greffant la premire sous forme d'affluent2 mais cette dernire valle mme parat beaucoup trop large et prsente un fond beaucoup trop plat pour avoir t creuse par la petite quantit d'eau qui peut tomber pendant la saison humide1 fort courte en cette contre1 car pendant le reste de l'anne ces valles sont absolument sec4 ,conglomrats rcents4--,j'ai trouv sur les rivages de ,quail-island des fragments de briques1 des morceaux de fer1 des galets et de grands fragments de basalte1 unis en un conglomrat solide par un ciment peu abondant1 form d'une matire calcaire impure4 ,je puis dire1 comme preuve de l'extrme solidit de ce conglomrat rcent1 que je me suis efforc de dgager1 l'aide d'un lourd marteau de gologue1 un gros morceau de fer enchss dans le banc un peu au-dessus de la laisse de basse mer1 mais que j'ai t absolument incapable d'y parvenir4 ,notes3 #a ,la configuration de la cte1 la position des villages1 des ruisseaux et de la plupart des collines reprsents dans cette figure1 ont t copies de la carte dresse bord du ,h4,m4,s4 ,leven4 ,les collines sommet plat 7,a ,b ,c1 etc47 y ont t reportes d'une manire purement approximative1 pour rendre ma description plus claire4 #b ,je suis fort reconnaissant ,m4 ,e4-,w4 ,brayley de m'avoir indiqu ce sujet les travaux suivants3 ,faraday3 ,edinburgh1 ,new philosophical ,journal1 vol4 ,,xv1 p4 #cih2--;,gay-,lussac3 ,annales de chimie et de physique1 tome ,i1 chap4 ,,xiii1 p4 #baj1 dont la traduction a paru dans le ,london and ,edinburgh philosophical ,magazine1 vol4 ,x1 p4 #dif4 #c ,je pense qu' une grande profondeur au-dessous de la surface du sol1 le carbonate de chaux tait l'tat liquide4 ,on sait que ,hutton attribuait la formation de toutes les roches amygdalodes des gouttes de calcaire fondu flottant dans le trapp comme de l'huile dans l'eau2 cette thorie est certainement fausse1 mais si les roches qui constituent le sommet de ,red ,hill s'taient refroidies sous la pression des eaux d'une mer peu profonde1 ou entre les parois d'un dike1 nous aurions1 selon toute probabilit1 une roche trappenne associe avec de grandes masses de calcaire spathique compacte et cristallin4 ,or1 d'aprs la manire de voir de beaucoup de gologues aujourd'hui1 la prsence de ce calcaire aurait t attribue1 tort1 des infiltrations postrieures4 #d ,ces roches offrent frquemment une varit remarquable1 remplie de petits fragments d'un minral terreux1 rouge jaspe fonc1 qui montre1 quand on l'examine attentivement1 un clivage peu net2 les petits fragments sont allongs1 tendres1 magntiques avant comme aprs calfaction1 et difficilement fusibles en un mail terne4 ,ce minral est videmment trs voisin des oxydes de fer1 mais je ne saurais le dterminer avec certitude4 ,la roche qui renferme ce minral est crible de petites cavits anguleuses tapisses et remplies de cristaux jauntres de carbonate de chaux4 #e ,aux endroits o la nappe basaltique suprieure est interrompue1 les parois de cette gorge sont presque verticales4 ,la lave qui l'a remplie ultrieurement adhre ces parois presque aussi fortement qu'un dike ses murs4 ,lorsqu'une nappe de lave s'est coule le long d'une valle1 elle est souvent borde1 de chaque ct1 par des masses de scories incohrentes4 #f ,d',aubuisson1 dans son ,trait de ,gognosie 7tome ,,ii1 p4 #efi71 indique1 d'aprs ,m4 ,marcel de ,serres1 que des masses de terre verte existent prs de ,montpellier1 et sont considres comme dues la dcomposition de l'olivine4 ,je ne sache pas cependant que l'action du chalumeau sur ce minral se trouve modifie lorsqu'il prsente un commencement de dcomposition4 ,ce fait est important1 car1 premire vue1 il semble invraisemblable qu'un minral dur1 transparent1 rfractaire1 se soit transform en une argile tendre et facilement fusible comme celle de ,san ,thiago4 ,je dcrirai plus loin une substance verte formant des filaments dans l'intrieur des vacuoles de certaines roches basaltiques vsiculaires au ,van ,diemen's ,land1 qui se comporte au chalumeau comme la wacke verte de ,san ,thiago1 mais cette forme cylindrique des filaments prouve qu'elle ne peut pas avoir t forme par la dcomposition de l'olivine1 minral se prsentant toujours en grains ou en cristaux4 #g ,je n'ai presque rien vu de l'intrieur de l'le4 ,prs du village de ,saint-,domingo il y a de magnifiques rochers de lave basaltique gros grains cristallins4 ,a #a mille environ en amont du village1 le long du petit ruisseau qui parcourt la valle1 la base du grand rocher est forme d'un basalte compact grain fin1 surmont1 en stratification concordante1 d'un lit de galets4 ,j'ai rencontr1 prs de ,fuentes1 des collines mamelonnes constitues par des roches feldspathiques compactes4 ,,chapitre ,,ii ,,fernando ,,noronha1 ,,terceira1 ,,tahiti1 ,,maurice ,,rochers ,,de ,,saint-,,paul ,fernando ,noronha1 colline escarpe de phonolite4--,terceira1 roches trachytiques2 leur dcomposition remarquable par l'action de la vapeur haute temprature4--,tahiti1 passage de la wacke au trapp3 roche volcanique intressante vacuoles tapisses de msotype4--,maurice1 preuves de son mersion rcente2 structure de ses plus anciennes montagnes2 analogie avec ,san ,thiago4--,rochers de ,saint-,paul4 ,ils ne sont pas d'origine volcanique1 leur composition minralogique singulire4 ,fernando ,noronha4--,j'ai observ fort peu de choses dignes d'une description pendant notre courte visite cette le et aux quatre les suivantes4 ,fernando ,noronha est situe dans l'ocan ,atlantique1 par #cej' lat4 ,s41 et #bcj milles de la cte de l',amrique mridionale4 ,ce groupe est form de divers lots1 ayant ensemble #i milles de longueur sur #c de largeur4 ,tout l'ensemble parat tre d'origine volcanique2 bien qu'il n'y ait de trace d'aucun cratre ni d'aucune minence centrale4 ,le trait le plus remarquable de l'le est une colline haute de #a4jjj pieds1 dont la partie suprieure1 comprenant #djj pieds1 constitue un cne escarp d'une forme trange1 compos de phonolite colonnaire contenant de nombreux cristaux de feldspath vitreux et quelques aiguilles de hornblende4 ,du point le plus lev qu'il m'ait t possible d'atteindre sur cette colline1 j'ai pu apercevoir1 dans diffrentes parties du groupe1 plusieurs autres collines coniques1 qui sont probablement de la mme nature4 ,il y a ,sainte-,hlne de grandes masses protubrantes et coniques de phonolite1 hautes d'environ #a4jjj pieds1 formes par l'injection de lave feldspathique fluide dans des couches qui ont cd sous la pression4 ,si1 comme tout le fait supposer1 cette colline a une origine semblable1 la dnudation doit s'tre produite ici sur une trs grande chelle4 ,prs de la base de la colline1 j'ai observ des lits de tuf blanc coups par de nombreux dikes de basalte amygdalode ou de trachyte1 et des lits de phonolite schisteux avec plans de feuilletage orients ,n4-,w4 et ,s4-,e4 ,certaines parties de cette roche1 o les cristaux taient rares1 ressemblaient beaucoup une ardoise ordinaire modifie au contact d'un dike de trapp4 ,ce feuilletage de roches qui ont t incontestablement fluides me semble un sujet bien digne d'attention4 ,sur la plage il y avait de nombreux fragments de basalte compact1 et distance on voyait comme une faade colonnes formes par cette roche4 ,terceira dans les ,aores4--,la partie centrale de cette le est constitue par des montagnes irrgulirement arrondies1 assez peu leves1 formes de trachyte dont le caractre gnral se rapproche beaucoup de celui du trachyte de l',ascension que nous dcrirons plus loin4 ,cette formation est recouverte en bien des points1 et suivant l'ordre de superposition ordinaire1 par des coules de lave basaltique1 qui1 prs de la cte1 constituent la surface du sol presque tout entire4 ,on peut souvent suivre de l'oeil la route que ces coules ont parcourue partir de leurs cratres4 ,la ville d',angra est domine par une colline cratriforme 7,mount ,brazil71 entirement constitue par des couches minces d'un tuf grain fin1 rude au toucher et color en brun4 ,les couches suprieures paraissent recouvrir les coules basaltiques sur lesquelles la ville est btie4 ,cette colline est presque identique1 au point de vue de la structure et de la composition1 un grand nombre de collines cratriformes de l'archipel des ,galapagos4 ,action de la vapeur d'eau sur les roches trachytiques4--,dans la partie centrale de l'le1 on observe en un point des vapeurs qui s'chappent constamment1 en jets1 du fond d'une petite dpression en forme de ravin sans issue1 et qui est accole une chane de montagnes trachytiques4 ,la vapeur est projete de plusieurs fentes irrgulires2 elle est inodore1 noircit rapidement le fer1 et possde une temprature beaucoup trop leve pour que la main puisse la supporter4 ,le trachyte compact est altr d'une manire fort curieuse sur les bords de ces orifices3 la base devient d'abord terreuse1 avec des taches rouges dues videmment l'oxydation de particules de fer2 ensuite elle devient tendre1 et enfin les cristaux de feldspath vitreux cdent eux-mmes l'agent de dcomposition4 ,lorsque toute la masse est transforme en argile1 l'oxyde de fer semble entirement limin de certaines parties de la roche qui sont parfaitement blanches1 tandis qu'il parat s'tre dpos en grande quantit sur des parties voisines colores d'un rouge clatant2 d'autres masses sont marbres de ces deux couleurs4 ,certains chantillons de cette argile blanche1 maintenant desschs1 ne sauraient tre distingus l'oeil nu de la craie lave la plus fine2 et broys sous la dent1 ils prsentent l'impression d'une finesse de grain uniforme2 les habitants se servent de cette substance pour badigeonner leurs maisons4 ,la cause pour laquelle le fer a t dissous dans certaines parties de la roche et dpos peu de distance de l1 est obscure1 mais le fait a t observ en plusieurs autres points#a4 ,j'ai trouv1 dans des chantillons moiti dcomposs1 de petits agrgats globulaires d'hyalite jaune1 ressemblant de la gomme arabique1 et qui a t1 sans aucun doute1 dpose par la vapeur4 ,comme il n'y a pas d'issue pour l'eau de pluie1 qui ruisselle le long des parois de la cavit en forme de ravin d'o s'chappe la vapeur1 toute la masse doit passer au travers des fissures qui sont au fond de cette cavit et s'infiltrer dans le sol4 ,quelques habitants m'ont rapport que1 d'aprs la tradition1 des flammes 7un phnomne lumineux87 s'taient chappes autrefois de ces fissures1 et qu'aux flammes avaient succd des manations de vapeur2 mais il m'a t impossible d'obtenir des renseignements certains1 quant la date laquelle ces faits se seraient produits1 ni sur les faits eux-mmes4 ,l'tude des lieux m'a conduit supposer que l'injection d'une grande masse rocheuse semi-fluide1 comme serait le cne de phonolite ,fernando ,noronha1 en soulevant en vote la surface du sol1 peut avoir dtermin la formation d'une cavit en forme de coin fond crevass1 et que l'eau des pluies1 pntrant jusqu'au voisinage des masses haute temprature1 a t transforme en vapeur et expulse sous cette forme pendant une longue suite d'annes4 ,tahiti 7,otaheite74--,je n'ai visit qu'une partie de la rgion nord-ouest de cette le1 elle est entirement forme de roches volcaniques4 ,prs de la cte on observe plusieurs varits de basalte1 dont les unes abondent en grands cristaux d'augite et en olivine altre1 et dont d'autres sont compactes et terreuses2--quelques-unes sont lgrement vsiculaires1 et d'autres parfois amygdalodes4 ,ces roches sont d'habitude fortement dcomposes1 et1 ma grande surprise1 je remarquai que dans plusieurs coupes il tait impossible de distinguer1 mme approximativement1 la ligne de sparation entre la lave dcompose et les lits de tuf alternant avec elle4 ,depuis que les chantillons se sont desschs1 il est cependant plus facile de distinguer les roches ignes dcomposes des tufs sdimentaires4 ,je pense que l'on peut expliquer cette transition de caractres entre des roches dont l'origine est aussi diffrente1 par le fait que les parois des cavits vsiculaires1 qui occupent une grande partie de la masse dans plusieurs roches volcaniques1 ont cd sous la pression1 lorsqu'elles taient ramollies par l'action de la chaleur4 ,comme le nombre et la dimension des vacuoles s'accroissent gnralement dans les parties suprieures d'une coule de lave1 les effets de leur compression s'accrotront en mme temps4 ,en outre1 chaque vacuole situe plus bas doit contribuer1 en cdant sous la pression1 dranger toute la masse pteuse qui la surmonte4 ,nous pouvons donc nous attendre trouver une gradation complte depuis une roche cristalline non modifie jusqu' une roche dont toutes les particules 7quoique faisant partie1 l'origine1 d'une mme masse solide7 ont subi un dplacement mcanique2 et ces particules pourront tre difficilement distingues d'autres dont la composition est la mme1 mais qui ont t dposes comme matires sdimentaires4 ,puisque des laves sont quelquefois lamines leur partie suprieure1 on comprend que des lignes horizontales1 rappelant celles des dpts aqueux1 ne peuvent pas dans tous les cas tre envisages comme une preuve d'origine sdimentaire4 ,si l'on tient compte de ces considrations1 on ne sera pas surpris qu'autrefois beaucoup de gologues aient cru qu'il existait des transitions relles runissant les dpts aqueux1 en passant par la wacke1 aux trapps igns4 ,dans la valle de ,tia-auru1 les roches les plus frquentes sont des basaltes riches en olivine1 et parfois presque entirement composs de grands cristaux d'augite4 ,j'ai recueilli quelques spcimens contenant beaucoup de feldspath vitreux et dont le caractre se rapproche de celui du trachyte4 ,on rencontre aussi un grand nombre de gros blocs de basalte scoriac dont les cavits sont tapisses de chabasie 787 et de msotype fibro-rayonn4 ,quelques-uns de ces spcimens offraient une apparence singulire1 due ce qu'une partie des vacuoles taient moiti remplies d'un minral msotypique blanc1 tendre et terreux1 qui gonflait sous le chalumeau d'une manire remarquable4 ,comme les surfaces suprieures1 dans toutes les vacuoles moiti remplies1 sont exactement parallles1 il est vident que cette substance est descendue au fond de chaque vacuole sous l'action de son propre poids4 ,parfois cependant les vacuoles sont compltement remplies4 ,d'autres vacuoles sont ou bien remplies1 ou bien tapisses de petits cristaux qui paraissent tre de la chabasie2 frquemment aussi ces cristaux tapissent la moiti suprieure des vacuoles qui sont partiellement remplies par le minral terreux1 ainsi que la surface suprieure de cette dernire substance2 dans ce cas les deux minraux semblent se fondre l'un dans l'autre4 ,je n'ai jamais vu une roche amygdalodale#b dont les vacuoles fussent moiti remplies comme celles que nous venons de dcrire2 il est difficile de dcouvrir la cause pour laquelle ce minral terreux s'est dpos au fond des vacuoles sous l'influence de son propre poids1 et pour quelle raison le minral cristallin s'est dpos en enduit d'paisseur uniforme sur les parois des vacuoles4 ,sur les flancs de la valle1 les bancs basaltiques sont doucement inclins vers la mer1 et je n'ai observ nulle part qu'ils fussent drangs de leur position normale2 ils sont spars l'un de l'autre par des lits pais et compacts de conglomrats fragments volumineux1 quelquefois arrondis1 mais gnralement anguleux4 ,le caractre de ces bancs1 l'tat compact et la nature cristalline de la plupart des laves1 ainsi que la nature des minraux qui s'y sont forms par infiltration1 me portent croire que la coule s'est tale primitivement sous la mer4 ,cette conclusion s'accorde avec le fait que le ,rv4 ,w4 ,ellis a rencontr1 une altitude considrable1 des restes d'organismes marins dans des couches qu'il croit interstratifies avec des matires volcaniques4 ,de plus1 ,,mm4 ,tyermann et ,bennet ont signal des faits semblables ,huaheine1 autre le de cet archipel2 en outre1 ,m4 ,stutchbury a dcouvert une couche de corail semi-fossile au sommet d'une des montagnes les plus leves de ,tahiti1 l'altitude de plusieurs milliers de pieds4 ,aucun de ces restes fossiles n'a t dtermin spcifiquement4 ,j'ai vainement cherch la trace d'un soulvement rcent sur la cte1 o les grandes masses coraliennes qui s'y trouvent en auraient fourni des preuves irrfutables4 ,je renvoie le lecteur mon ouvrage sur la ,structure et la ,distribution des rcifs coraliens1 pour les citations des auteurs dont j'ai parl et pour l'exposition dtaille des raisons qui m'empchent de croire que ,tahiti a subi un soulvement rcent4 ,maurice4--,lorsqu'on approche de cette le du ct du ,n4 ou du ,n4-,w41 on voit une chane recourbe de montagnes escarpes1 surmontes de pics trs abrupts1 dont le pied surgit d'une zone unie de terrain cultiv1 qui s'incline doucement jusqu' la cte4 ,la premire impression qu'on prouve est que la mer atteignait1 une poque peu recule1 le pied de ces montagnes1 et aprs un examen attentif cette impression se confirme1 au moins pour la partie infrieure de cette zone4 ,divers auteurs#c ont dcrit des masses de roche corallienne souleves sur la plus grande partie de la circonfrence de l'le4 ,entre ,tamarin ,bay et ,great ,black ,river j'ai observ avec le capitaine ,lloyd deux monticules de roche corallienne1 dont la partie infrieure est forme de grs calcareux dur1 et la partie suprieure1 de grands blocs peine agrgs1 constitus par des ,astres1 des ,madrpores et des fragments de basalte2 ils taient disposs en bancs plongeant vers la mer sous un angle qui dans un cas tait de #h et dans un autre de #ah2 ils semblaient avoir t exposs l'action des vagues1 et ils s'levaient brusquement la hauteur d'environ #bj pieds1 d'une surface unie jonche de dbris organiques rouls4 ,l',officier du ,roi a dcrit dans son intressant voyage autour de l'le1 en #agfh1 des masses de roches coralliennes souleves1 conservant encore cette structure en forme de foss 7,v4 mon ouvrage sur les rcifs coralliens1 p4 #ed7 caractristique pour les rcifs vivants4 ,j'ai observ sur la cte1 au nord de ,port-,louis1 que la lave tait cache1 sur une distance considrable dans la direction du centre de l'le1 par un conglomrat de coraux et de coquilles1 semblables ceux de la plage1 mais ciments par une matire ferrugineuse rouge4 ,m4 ,bory de ,saint-,vincent a dcrit des lits calcareux semblables s'tendant sur la plaine de ,pamplemousses presque tout entire4 ,en retournant de grandes pierres qui gisaient dans le lit d'une rivire1 l'extrmit d'une crique abrite1 prs de ,port-,louis et quelques yards au-dessus du niveau des fortes mares1 j'ai trouv plusieurs coquilles de serpules encore adhrentes la face infrieure de ces pierres4 ,les montagnes denteles voisines de ,port-,louis s'lvent la hauteur de #b #c4jjj pieds2 elles sont constitues par des couches de basalte1 spares les unes des autres1 d'une manire peu nette1 par des bancs de matires fragmentaires fortement agrgs1 et elles sont coupes par quelques dikes verticaux4 ,ce basalte1 gnralement compact1 abonde dans certaines parties en grands cristaux d'augite et d'olivine4 ,l'intrieur de l'le est une plaine1 leve probablement d'environ #a4jjj pieds au-dessus du niveau de la mer1 et forme par des nappes de lave qui se sont rpandues autour des montagnes basaltiques ravines et ont combl les valles qui les sparent4 ,ces laves plus rcentes sont galement basaltiques1 mais moins compactes1 et un certain nombre d'entre elles abondent en feldspath au point qu'elles fondent en un verre de couleur ple4 ,sur les bords de ,great ,river on peut voir une coupe d'environ #ejj pieds de hauteur1 qui met dcouvert de nombreuses nappes minces de lave basaltique spares les unes des autres par des lits de scories4 ,ces laves paraissent d'origine subarienne et semblent s'tre coules de divers points d'ruption situs sur le plateau central1 dont le plus important est1 dit-on1 le ,piton du ,milieu4 ,il y a aussi plusieurs cnes volcaniques qui sont probablement de cette mme priode moderne1 rpartis sur le pourtour de l'le1 spcialement l'extrmit septentrionale1 o ils forment des lots spars4 ,l'ossature principale de l'le est forme par les montagnes de basalte plus compact et plus riche en cristaux4 ,m4 ,bailly#d affirme que toutes ces montagnes se dveloppent autour d'elle comme une ceinture d'immenses remparts1 toutes affectant une pente plus ou moins incline vers le rivage de la mer1 tandis que1 au contraire1 vers le centre de l'le elles prsentent une coupe abrupte et souvent taille pic4 ,toutes ces montagnes sont formes de couches parallles inclines du centre de l'le vers la mer4 ,ces observations ont t discutes d'une manire gnrale par ,m4 ,quoy1 dans le ,voyage de ,freycinet4 ,j'ai constat leur parfaite exactitude pour autant que les moyens d'observation insuffisants dont je disposais m'aient permis de le faire#e4 ,les montagnes que j'ai visites dans le nord-ouest de l'le1 notamment ,la ,pouce1 ,peter ,botts1 ,corps de ,garde1 ,les ,mamelles1 et probablement une autre encore situe plus au sud1 offrent prcisment la forme externe et la disposition des couches dcrites par ,m4 ,bailly4 ,elles constituent le quart environ de sa ceinture de remparts4 ,quoique ces montagnes soient aujourd'hui isoles1 et spares les unes des autres par des brches1 dont la largeur atteint mme plusieurs milles1 au travers desquelles se sont rpandus des dluges de lave partis de l'intrieur de l'le1 pourtant en voyant les grandes analogies qu'elles prsentent1 on reste convaincu qu'elles ont fait partie1 l'origine1 d'une seule masse continue4 ,a en juger d'aprs la belle carte de l'le ,maurice publie par l',amiraut d'aprs un manuscrit franais1 il existe l'autre extrmit de l'le une chane de montagnes 7,m4 ,bambou7 correspondant comme hauteur1 position relative et forme extrieure1 celle que je viens de dcrire4 ,il est douteux que la ceinture ait jamais t complte1 mais on peut conclure avec certitude de ce qu'avance ,m4 ,bailly et de mes propres observations1 qu' une certaine poque des montagnes1 formes de couches inclines vers l'extrieur et prsentant vers l'intrieur des flancs pic1 s'tendaient sur une grande partie de la circonfrence de l'le4 ,la ceinture semble avoir t ovale et de trs grandes dimensions1 car son petit axe1 mesur entre la partie interne des montagnes voisines de ,port-,louis et celles des environs de ,grand-,port1 n'a pas moins de #ac milles gographiques de longueur4 ,m4 ,bailly ne craint pas d'admettre que ce vaste golfe1 combl ultrieurement en grande partie par des coules de lave modernes1 a t form par l'affaissement de toute la partie suprieure d'un grand volcan4 ,il est singulier de voir sous combien de rapports concorde l'histoire gologique de ces parties des les ,san ,thiago et ,maurice que j'ai visites4 ,dans les deux les la ligne des ctes est suivie par une chane courbe de montagnes prsentant la mme forme extrieure1 la mme stratification et la mme composition 7tout au moins en ce qui concerne les couches suprieures74 ,dans les deux cas ces montagnes semblent avoir fait partie1 l'origine1 d'une masse continue4 ,si on compare la structure compacte et cristalline des couches de basalte qui les constituent avec celle des coules basaltiques voisines1 de formation subarienne1 on est conduit admettre que les premires se sont tales en nappes sur le fond de la mer et qu'elles ont t merges ensuite4 ,nous pouvons supposer que les larges brches entre les montagnes ont t1 dans les deux cas1 ouvertes par l'action des vagues1 pendant leur soulvement graduel1 phnomne qui a continu se produire encore une priode relativement rcente1 dans chacune de ces les1 ainsi que le montrent des preuves videntes qu'on peut constater sur leurs rivages4 ,dans ces deux les1 de grandes coules de laves basaltiques plus rcentes1 mises du centre de l'le1 se sont tales autour des anciennes collines basaltiques et ont combl les valles qui les sparaient2 en outre1 des cnes d'ruptions rcentes ont surgi sporadiquement sur le pourtour des deux les2 enfin1 pas plus ,san ,thiago qu' ,maurice on ne constate d'ruption durant la priode historique4 ,comme on l'a fait remarquer dans le dernier chapitre1 il est probable que ces anciennes montagnes basaltiques1 qui ressemblent1 bien des gards1 la partie infrieure ruine de deux normes volcans1 doivent leur forme actuelle1 leur structure et leur position l'action de causes semblables4 ,rochers de ,saint-,paul4--,cette petite le est situe dans l'ocan ,atlantique1 #a environ1 au nord de l'quateur1 et #edj milles de l',amrique du ,sud1 par #biae' de longitude ouest4 ,son point culminant ne s'lve qu' #ej pieds peine au-dessus du niveau de la mer2 ses contours sont irrguliers1 et sa circonfrence entire ne mesure que trois quarts de mille4 ,cette petite pointe rocheuse s'lve pic dans l',ocan2 et1 sauf sur sa cte ouest1 les sondages qu'on a oprs n'ont pas atteint le fond1 mme la faible distance d'un quart de mille du rivage4 ,elle n'est pas d'origine volcanique1 et cause de ce fait1 qui est le plus saillant de son histoire comme nous le verrons plus loin1 il n'y aurait pas lieu d'en traiter dans cet ouvrage4 ,cette le est forme de roches qui diffrent de toutes celles que j'ai rencontres1 et je ne saurais les caractriser par aucun nom2 je dois donc les dcrire4 ,la varit la plus simple1 et qui est aussi l'une des plus abondantes1 est une roche trs compacte1 lourde1 d'un noir verdtre1 cassure anguleuse et irrgulire2 certaines artes sont assez dures pour rayer le verre1 et la roche est infusible4 ,cette varit passe d'autres d'un vert plus ple1 moins dures1 mais dont la cassure est plus cristalline1 translucides sur les bords et qui sont fusibles en un mail vert4 ,plusieurs varits sont caractrises principalement par le fait qu'elles contiennent d'innombrables filaments de serpentine vert sombre1 et que leurs interstices sont remplis par une matire calcaire4 ,ces roches ont une structure concrtionne peu visible1 et sont remplies de pseudo-fragments anguleux de coloration varie4 ,ces pseudo-fragments anguleux sont forms par la roche vert sombre dcrite en premier lieu1 par une varit brune1 plus tendre1 de serpentine et par une roche jauntre1 rude au toucher1 et qui doit probablement tre rapporte une roche serpentineuse4 ,il y a encore dans l'le d'autres roches1 tendres1 vsiculaires et de nature calcaro-ferrugineuse4 ,on n'observe pas de stratification bien distincte1 mais une partie des roches est imparfaitement laminaire1 et tout l'ensemble est vein par des filons de diverses dimensions et des masses ressemblant des veines1 dont quelques-unes1 qui sont calcaires et renferment de petits fragments de coquilles1 sont incontestablement d'origine postrieure aux autres4 ,incrustation luisante4--,une grande partie de ces roches sont revtues d'une substance polie et luisante1 clat perl1 blanc-gristre2 cet enduit suit toutes les irrgularits de la surface laquelle il adhre fortement4 ,en examinant cette substance la loupe1 on reconnat qu'elle est forme d'un grand nombre de couches excessivement minces1 dont l'paisseur totale atteint environ un dixime de pouce4 ,cette matire est beaucoup plus dure que le spath calcaire1 mais elle peut tre raye au couteau4 ,au chalumeau elle s'exfolie1 dcrpite1 noircit lgrement1 met une odeur ftide et devient fortement alcaline2 elle ne fait pas effervescence aux acides#f4 ,je suppose que cette substance a t dpose par l'eau qui filtre au travers des excrments d'oiseaux dont les rochers sont couverts4 ,j'ai observ l'le de l',ascension des masses stalactitiques irrgulires paraissant tre de la mme nature1 prs d'une cavit de la roche qui tait remplie d'une masse lamelleuse forme de fiente d'oiseaux amene l par l'infiltration4 ,lorsqu'on les casse1 ces masses offrent une texture terreuse1 mais1 la partie externe et surtout leur extrmit1 elles sont formes d'une substance perle1 ordinairement dispose en petits globules1 ressemblant l'mail des dents1 mais plus fortement translucide1 et assez dure pour rayer le verre4 ,cette substance noircit lgrement au chalumeau1 dgage une odeur dsagrable1 devient ensuite absolument blanche en se boursouflant un peu1 et fond en un mail blanc terne2 elle ne devient pas alcaline et ne fait pas effervescence aux acides4 ,toute la masse offre un aspect rid1 comme si elle s'tait fortement contracte lors de la formation de la crote dure et luisante4 ,aux les ,abrolhos sur la cte du ,brsil1 o le guano abonde1 j'ai trouv1 en grande quantit1 une substance brune1 arborescente1 adhrant une roche trappenne4 ,cette substance ressemble beaucoup1 sous sa forme arborescente1 quelques-unes des varits ramifies de ,nullipores4 ,elle prsente1 au chalumeau1 les mmes caractres que les spcimens provenant de l',ascension2 mais elle est moins dure et moins brillante1 et sa surface n'a pas l'aspect rid4 ,notes3 #a ,spallanzani1 ,dolomieu et ,hoffmann ont dcrit des faits analogues dans les les volcaniques d',italie4 ,dolomieu dit 7,mmoire sur les ,isles ,ponces1 p4 #hf7 qu'aux les ,ponta le fer a t redpos sous forme de veines4 ,ces auteurs croient aussi que la vapeur dpose de la silice2 il est dmontr exprimentalement aujourd'hui qu' haute temprature la vapeur peut dissoudre la silice4 #b ,cependant ,mac-,culloch a dcrit et a figur 7,geolog4 ,trans4 #ast series1 vol4 ,,iv1 p4 #bbe7 un trapp dont les cavits taient remplies de quartz et de calcdoine disposs en zones horizontales4 ,la moiti suprieure de ces cavits est souvent remplie par des couches qui suivent toutes les irrgularits de la surface1 et par de petites stalactites suspendues1 formes des mmes substances siliceuses4 #c ,dans ,hooker1 ,bot4 ,misc41 vol4 ,,ii1 p4 #cja1 le capitaine ,carmichael4 ,le capitaine ,lloyd a dcrit rcemment quelques-unes de ces masses avec beaucoup de soin dans les ,proceedings of the geological ,society 7vol4 ,,iii1 p4 #cag74 ,plusieurs faits intressants sont rapports sur ce sujet dans le ,voyage l',isle de ,france1 par un ,officier du ,roi4 ,consulter aussi ,voyage aux quatre ,isles d',afrique par ,m4 ,bory de ,saint-,vincent4 #d ,voyages aux ,terres australes1 t4 ,i1 p4 #ed4 #e ,m4 ,lesson semble admettre les ides de ,m4 ,bailly dans la dscription qu'il a faite de l'le dans le ,voyage de la ,coquille4 #f ,j'ai dcrit cette substance dans mon ,journal4 ,je la croyais alors constitue par un phosphate de chaux impur4 ,,chapitre ,,iii ,,ascension ,laves basaltiques4--,nombreux cratres tronqus du mme ct4--,structure singulire de bombes volcaniques4--,explosions de masses gazeuses4--,fragments granitiques jaculs4--,roches trachytiques4--,veines remarquables4--,jaspe1 son mode de formation4--,concrtions dans le tuf ponceux4--,dpts calcaires et incrustations dendritiques sur la cte4--,couches lamines alternant avec de l'obsidienne et passant cette roche4--,origine de l'obsidienne4--,lamination des roches volcaniques4 ,cette le est situe dans l'ocan ,atlantique1 par #h lat4 ,s4 et #ad long4 ,w4 ,elle a la forme d'un triangle irrgulier 7,voir la carte ci-jointe71 dont chaque ct mesure environ #f milles de longueur4 ,son point culminant se trouve #b4hgj pieds#a au-dessus du niveau de la mer4 ,elle est entirement volcanique1 et1 vu l'absence de preuves contraires1 je la crois d'origine subarienne4 ,la roche fondamentale est de nature feldspathique1 elle offre partout une couleur ple1 et elle est gnralement compacte4 ,dans la rgion sud-est de l'le1 qui est aussi la plus leve1 on trouve du trachyte bien caractris et d'autres roches analogues appartenant cette famille lithologique si varie4 ,la circonfrence presque tout entire est couverte de coules de lave basaltique noire et rugueuse3 on y voit poindre de-ci de-l une colline ou une simple pointe de rocher constitues par du trachyte qui n'a pas t recouvert4 ,l'un de ces pointements1 prs du bord de la mer1 au nord du fort1 n'a que #b ou #c yards de diamtre4 ,roches basaltique4--,la lave basaltique sous-jacente est extrmement celluleuse en certains points1 beaucoup moins en d'autres2 sa couleur est noire1 mais elle contient quelquefois des cristaux de feldspath vitreux1 parfois aussi1 mais rarement1 une grande quantit d'olivine4 ,ces coules semblent avoir t singulirement peu fluides2 leurs parois et leur extrmit sont trs escarpes1 et n'ont pas moins de #bj #cj pieds de haut4 ,leur surface est extraordinairement raboteuse1 et distance elle parat parseme d'un grand nombre de petits cratres4 ,ces intumescences sont des monticules larges1 irrgulirement coniques1 traverss de fissures1 et forms par un basalte plus ou moins scoriac1 comme les coules environnantes1 mais possdant une structure colonnaire mal dfinie3 leur hauteur au-dessus de la surface gnrale varie de #h #cj pieds1 et ils ont t forms1 je pense1 par l'accumulation de la lave visqueuse aux points o elle rencontrait une plus grande rsistance4 ,a la base de plusieurs de ces monticules1 et parfois aussi en des parties plus horizontales de la coule1 des ctes paisses s'lvent #b ou #c pieds au-dessus de la surface2 elles sont formes de masses de basalte angulo-globulaires1 ressemblant par leur forme et par leur dimension des tuyaux de terre cuite recourbs1 ou des gouttires de la mme matire1 mais elles ne sont pas creuses3 j'ignore quelle peut avoir t leur origine4 ,un grand nombre de fragments superficiels de ces coules basaltiques offrent des formes singulirement contournes1 et plusieurs spcimens ressemblent1 s'y mprendre1 des blocs de bois de couleur sombre sans corce4 ,plusieurs des coules basaltiques peuvent tre suivies1 soit jusqu'aux points d'ruption la base de la grande masse centrale de trachyte1 soit jusqu' des collines isoles1 coniques1 de teinte rougetre1 qui sont parpilles sur le littoral du nord et de l'ouest de l'le4 ,du haut de l'minence centrale1 j'ai compt vingt trente de ces cnes d'ruption4 ,le sommet tronqu de la plupart d'entre eux est coup obliquement1 et tous prsentent une pente vers le sud-est1 point d'o souffle le vent aliz#b4 ,cette structure est due1 sans aucun doute1 l'action du vent1 qui a pouss en plus grande quantit dans un sens que dans l'autre les fragments et les cendres rejets pendant les ruptions4 ,m4 ,moreau de ,jonns a fait une observation semblable pour les volcans des ,antilles4 ,bombes volcaniques4--,on les rencontre en grand nombre1 rpandues sur le sol1 et quelques-unes d'entre elles se trouvent une distance considrable de tout point d'ruption4 ,leur dimension varie de celle d'une pomme celle du corps d'un homme2 elles sont sphriques ou pyriformes1 et l'extrmit postrieure 7qui rpondrait la queue d'une comte7 est irrgulire et hrisse de pointes saillantes2 elle peut mme tre concave4 ,leur surface est rugueuse et traverse de fentes ramifies2 leur structure interne est irrgulirement scoriace et compacte1 ou offre un aspect symtrique fort remarquable4 ,la gravure reprsente trs exactement un segment irrgulier d'une bombe appartenant cette dernire espce1 et dont j'ai trouv plusieurs spcimens4 ,elle avait peu prs la grandeur d'une tte d'homme4 ,la partie interne tout entire est grossirement celluleuse2 le diamtre moyen des vacuoles est d'un dixime de pouce environ1 mais leur dimension dcrot graduellement vers la partie externe de la bombe4 ,cette partie interne est entoure d'une crote de lave compacte1 nettement limite1 offrant une paisseur presque uniforme d'environ un tiers de pouce4 ,la crote est recouverte d'une enveloppe un peu plus paisse de lave finement celluleuse 7dont les vacuoles varient en diamtre d'un cinquantime un centime de pouce71 et qui forme la surface extrieure4 ,la limite qui spare la crote de lave compacte de l'enduit scoriac externe est nettement dfinie4 ,on peut facilement se rendre compte de cette structure en supposant qu'une masse de matire visqueuse et scoriace soit projete dans l'air1 et anime d'un mouvement rotatoire rapide4 ,en effet1 pendant que la crote extrieure se solidifiait par refroidissement 7et prenait l'tat o nous la voyons aujourd'hui71 la force centrifuge1 en rduisant la pression l'intrieur de la bombe1 devait permettre aux vapeurs chaudes de dilater les vacuoles1 mais celles-ci1 comprimes par la mme force contre la crote dj solidifie1 devaient diminuer graduellement de volume1 et mesure qu'elles taient plus rapproches de cette crote externe1 leur volume devait toujours aller se rduisant jusqu'au moment o la partie interne tait emprisonne dans une crote massive concentrique4 ,nous savons que des clats peuvent tre projets d'une meule#c lorsqu'elle est anime d'un mouvement de rotation assez rapide1 nous ne devons donc pas douter que la force centrifuge soit assez puissante pour modifier1 comme nous le supposons ici1 la structure d'une bombe encore l'tat plastique4 ,des gologues ont fait observer que la forme extrieure d'une bombe nous rvle immdiatement l'histoire de sa course arienne1 et nous constatons maintenant que sa structure interne peut nous redire presque aussi clairement le mouvement rotatoire dont elle tait anime4 ,illustration3 ,fig4 #c4--;,fragment d'une bombe volcanique sphrique1 dont la partie interne grossirement celluleuse est entoure d'une couche de lave compacte recouverte d'une crote forme par une roche finement celluleuse4 ,m4 ,bory de ,saint-,vincent#d a dcrit des masses arrondies de lave trouves l'le ,bourbon1 qui ont une structure tout fait semblable2 pourtant son interprtation 7si je la comprends bien7 est fort diffrente de celle que j'ai donne1 car il suppose que ces corps ont roul1 comme des boules de neige1 le long des flancs du cratre4 ,m4 ,beudant#e a dcrit de singulires petites sphres d'obsidienne1 dont le diamtre ne dpasse jamais #f #h pouces1 et qu'il a trouves rpandues la surface du sol4 ,elles sont toujours de forme ovale1 parfois elles sont fortement renfles par le milieu1 et mme fusiformes2 leur surface est recouverte de crtes et de sillons concentriques1 disposs avec une certaine rgularit1 et qui sont tous perpendiculaires un axe du globule2 la partie interne est compacte et vitreuse4 ,m4 ,beudant suppose que des masses de lave encore plastique ont t projetes dans l'air et animes d'un mouvement rotatoire autour d'un mme axe1 ce qui a dtermin la forme de la bombe et des ctes superficielles4 ,sir ,thomas ,mitchell m'a donn un chantillon qui semble tre1 premire vue1 la moiti d'un globe d'obsidienne fortement aplati2 il a singulirement l'aspect d'un objet artificiel1 et cet aspect est exactement reprsent 7en grandeur naturelle7 dans la gravure ci-jointe4 ,cet chantillon a t trouv1 tel que nous le voyons1 dans une grande plaine sablonneuse1 entre les rivires ,darling et ,murray en ,australie1 et plusieurs centaines de milles de toute rgion volcanique connue4 ,il parat avoir t enfoui dans une matire tuface rougetre1 et peut-tre a-t-il t transport par les aborignes ou par des agents naturels4 ,la coupe ou enveloppe externe est forme d'obsidienne compacte1 de couleur vert bouteille1 et elle est remplie de lave noire finement celluleuse beaucoup moins transparente et moins vitreuse que l'obsidienne4 ,la surface extrieure porte quatre ou cinq ctes assez peu nettes1 que dans la figure on a peut-tre reprsentes en les exagrant4 ,nous avons donc ici la structure externe dcrite par ,m4 ,beudant et la nature celluleuse interne des bombes de l',ascension4 ,la lvre de la coupe extrieure est lgrement concave1 exactement comme le bord d'une assiette creuse1 et son bord interne surplombe un peu de lave cellulaire centrale4 ,cette structure est tellement symtrique sur toute la circonfrence1 qu'on est oblig d'admettre que la bombe a fait explosion pendant sa course arienne1 alors qu'elle tait encore anime d'un mouvement de rotation1 avant d'tre entirement solidifie1 et que la lvre et les bords ont t ainsi lgrement modifis et inflchis vers l'intrieur4 ,on peut observer que les ctes extrieures sont situes dans des plans perpendiculaires un axe oblique au grand axe de l'ovode aplati3 nous devons supposer1 pour expliquer ce fait1 que1 lors de l'explosion de la bombe1 l'axe de rotation a subi un dplacement4 ,illustration3 ,,fig4 #d4--;,bombe volcanique d'obsidienne d',australie1 vue de face dans la figure suprieure et de profil dans la figure infrieure4 ,explosions de masses gazeuses4--,les flancs de ,green ,mountain et la contre environnante sont couverts d'une grande quantit de fragments incohrents1 formant une masse paisse de quelques centaines de pieds4 ,les couches infrieures consistent gnralement en tufs grain fin peine consolids#f1 et les lits suprieurs en grands fragments dtachs1 alternant avec des lits de matires moins grossires#g4 ,une couche blanche rubane de brche ponceuse dcompose tait reploye d'une faon remarquable en fortes courbes ininterrompues1 au-dessous de chacun des grands fragments du banc surincombant4 ,je suppose1 d'aprs la position relative de ces bancs1 qu'un cratre orifice troit1 occupant peu prs l'emplacement de ,green ,mountain1 a lanc comme un norme fusil air1 avant son extinction finale1 cette vaste accumulation de matriaux meubles4 ,des dislocations trs importantes se sont produites postrieurement cet vnement1 et un cirque ovale a t form par affaissement4 ,cet espace affaiss se trouve au pied nord-est de ,green ,mountain1 et il est nettement indiqu sur la carte qui accompagne cet ouvrage4 ,son grand axe1 rpondant une ligne de fissure dirige ,n4-,e4-,s4-,w41 a une longueur de trois cinquimes de mille marin2 les bords de ce cirque sont presque verticaux1 sauf en un seul point1 et ont peu prs #djj pieds de hauteur2 la partie infrieure ils sont constitus par un basalte feldspathique de couleur ple1 et la partie suprieure par du tuf et par des fragments projets l'tat incohrent2 le fond est uni1 et sous tout autre climat il se serait form en cet endroit un lac profond4 ,a juger par l'paisseur du banc de fragments incohrents qui recouvre la contre environnante1 la masse de matire gazeuse qui les a projets doit avoir t norme4 ,nous pouvons conclure vraisemblablement de ces faits1 qu'aprs l'explosion1 de vastes cavernes auront t formes sous le sol1 et que l'croulement de la vote de l'une d'entre elles a form la cavit que nous venons de dcrire4 ,dans l'archipel des ,galapagos on rencontre souvent des fosses d'un caractre semblable1 mais de dimension beaucoup moindre1 la base de petits cnes d'ruption4 ,fragments granitiques projets4--,il n'est pas rare de trouver dans le voisinage de ,green ,mountain des fragments de roches htrognes empts dans des masses de scories4 ,le lieutenant ,evans1 l'amabilit duquel je dois un grand nombre de renseignements1 m'en a donn plusieurs spcimens1 et j'en ai trouv d'autres moi-mme4 ,ils ont presque tous une structure granitique1 ils sont cassants1 rudes au toucher1 et leur couleur est videmment altre3 #a4 ,une synite blanche1 raye et tachete de rouge1 elle est forme de feldspath bien cristallis1 de nombreux grains de quartz et de cristaux de hornblende brillants quoique petits4 ,le feldspath et la hornblende de cet chantillon et de ceux dont on parlera dans la suite ont t dtermins l'aide du goniomtre rflexion1 et le quartz par sa manire d'tre au chalumeau4 ,d'aprs son clivage1 le feldspath de ces fragments projets ainsi que la varit vitreuse que l'on trouve dans le trachyte1 est un feldspath potassique4--#b4 ,une masse rouge brique de feldspath1 de quartz et de petites plages d'un minral dcompos dont un petit fragment m'a montr le clivage de la hornblende4--#c4 ,une masse de feldspath blanc cristallisation confuse1 avec de petits nids d'un minral de couleur sombre1 souvent caris1 arrondis sur les bords1 cassure luisante1 mais sans clivage distinct2 sa comparaison avec le second spcimen m'a dmontr que c'tait de la hornblende fondue4--#d4 ,une roche qui1 premire vue1 semble tre une simple agrgation de grands cristaux distincts de ,labrador gris#h2 mais dans les interstices de ces cristaux il y a un peu de feldspath grenu blanc1 de nombreuses paillettes de mica1 et un peu de hornblende altre2 je ne crois pas qu'il y ait du quartz4 ,j'ai dcrit ces fragments en dtail parce qu'on rencontre rarement#i des roches granitiques projetes par des volcans et dont les minraux n'aient pas subi de modifications1 comme c'est le cas pour le premier spcimen1 et dans une certaine mesure pour le second4 ,un autre grand bloc trouv ailleurs mrite d'tre signal2 c'est un conglomrat contenant de petits fragments de roches granitiques1 celluleuses et jaspeuses1 et de porphyre ptro-siliceux empts dans une masse fondamentale de wacke et traverss d'un grand nombre de couches minces de rtinite concrtionne passant l'obsidienne4 ,ces couches sont parallles1 peu tendues1 et lgrement incurves1 elles s'amincissent leurs extrmits et rappellent par leur forme les couches de quartz dans le gneiss4 ,il est probable que ces petits fragments empts n'ont pas t projets l'tat isol1 mais qu'ils taient empts dans une roche volcanique fluide1 voisine de l'obsidienne2 nous allons voir que plusieurs varits appartenant la srie de cette dernire roche possdent une structure laminaire4 ,roches trachytiques4--,elles occupent la partie la plus leve et la plus centrale de l'le1 ainsi que la rgion du sud-est4 ,le trachyte est ordinairement d'une couleur brun ple1 tachete de points plus foncs2 il contient des cristaux de feldspath vitreux briss et ploys1 des grains de fer spculaire et des points microscopiques noirs que je considre comme tant de la hornblende parce qu'ils sont aisment fusibles et qu'alors ils deviennent magntiques4 ,cependant la plupart des collines sont formes d'une pierre trs blanche1 friable1 et qui semble tre un tuf trachytique4 ,l'obsidienne1 le hornstone et diverses espces de roches feldspathiques laminaires sont associs au trachyte4 ,on n'observe pas de stratification distincte1 et je n'ai pu dcouvrir de structure cratriforme dans aucune des collines de cette srie4 ,il s'est produit des dislocations considrables1 et plusieurs des crevasses de ces roches sont encore bantes1 ou ne sont que partiellement combles par des fragments dtachs4 ,quelques coules basaltiques se sont avances sur l'aire#aj o s'tale le trachyte2 et non loin du sommet de ,green ,mountain on voit une coule de basalte vsiculaire absolument noir1 contenant de petits cristaux de feldspath vitreux d'aspect arrondi4 ,la pierre blanche tendre1 mentionne plus haut1 est remarquable par la ressemblance frappante qu'elle offre avec un tuf sdimentaire lorsqu'on la voit en masse2 j'ai t longtemps sans pouvoir me convaincre que telle n'tait pas son origine1 et d'autres gologues ont prouv les mmes hsitations pour des formations presque identiques1 dans des rgions trachytiques4 ,en deux points1 cette pierre blanche terreuse forme des collines isoles1 en un troisime elle est associe du trachyte colonnaire et laminaire1 mais je n'ai pu reconnatre la trace d'un contact4 ,cette roche contient de nombreux cristaux de feldspath vitreux et des points noirs microscopiques1 et elle est mouchete de petites taches plus fonces1 exactement comme le trachyte environnant4 ,pourtant sa pte vue au microscope1 parat gnralement terreuse1 mais parfois elle offre une structure nettement cristalline4 ,sur la colline dsigne sous le nom de ,crater of an old volcano1 elle passe une varit d'un gris verdtre ple1 qui n'en diffre que par la couleur1 et parce qu'elle n'est pas aussi terreuse2 en un endroit1 le passage s'opre insensiblement2 en un autre1 il se fait par l'intermdiaire de nombreuses masses anguleuses et arrondies de la varit verdtre englobes dans la varit blanche2--dans ce dernier cas1 l'aspect ressemble beaucoup celui d'un dpt sdimentaire disloqu et rod pendant la formation d'une couche plus rcente4 ,ces deux varits de roches sont traverses d'innombrables veines tortueuses 7que je dcrirai plus loin72 elles ne ressemblent en rien aux dikes injects ni aux veines que j'ai pu observer ailleurs4 ,les deux varits renferment quelques fragments isols1 et de dimension variable1 de roches scoriaces teinte fonce2 les vacuoles d'un certain nombre de ces fragments sont partiellement remplies par la pierre blanche terreuse4 ,les deux varits renferment aussi d'normes blocs d'un porphyre cellulaire#aa4 ,ces fragments font saillie au-dessus de la surface de la roche altre1 et ressemblent tout fait des fragments empts dans un tuf sdimentaire4 ,mais ce fait n'est pas un argument srieux en faveur de l'origine sdimentaire de la pierre blanche terreuse#ab car on sait que le trachyte colonnaire1 la phonolite#ac et d'autres laves compactes renferment quelquefois des fragments trangers de roches celluleuses4 ,le passage insensible de la varit verdtre la varit blanche1 et de mme1 le passage plus brusque d'une roche l'autre dtermin par la prsence de fragments de la premire1 empts dans la seconde1 peut provenir de lgres diffrences dans la composition d'une mme masse de pierre fondue1 et de l'action d'arasion exerce par une masse encore fluide sur une autre masse dj solidifie4 ,je crois que les singulires veines dont il a t question plus haut ont t formes par une substance siliceuse qui s'est postrieurement isole de la masse4 ,mais la principale raison qui me porte croire que ces roches terreuses tendres1 avec leurs fragments trangers1 ne sont pas d'origine sdimentaire1 c'est qu'il est trs peu probable que des cristaux de feldspath1 des points noirs microscopiques et de petites taches de couleur fonce puissent se prsenter en mme proportion dans un sdiment aqueux et dans des masses de trachyte compact4 ,en outre1 comme je l'ai fait observer plus haut1 le microscope dcle parfois une structure cristalline dans la masse fondamentale d'apparence terreuse4 ,d'un autre ct1 il est certainement fort difficile d'expliquer la dcomposition partielle de masses de trachyte aussi considrables et formant des montagnes entires4 ,veines dans les masses trachytiques terreuses4--,ces veines sont extrmement nombreuses1 elles traversent avec une allure trs complexe les varits blanche et verte de trachyte terreux2 c'est sur les flancs du ,crater of the old volcano qu'on les observe le mieux4 ,elles renferment des cristaux de feldspath vitreux1 des points noirs microscopiques et de petites tches fonces1 absolument comme la roche qui les environne1 mais la base est fort diffrente1 car elle est excessivement dure1 compacte1 assez cassante1 et un peu moins fusible4 ,l'paisseur des veines varie beaucoup et trs brusquement1 d'un dixime de pouce un pouce2 frquemment elles s'amincissent au point de disparatre tout fait1 non seulement leur extrmit1 mais leur partie centrale s'vide parfois en laissant ainsi des ouvertures rondes1 irrgulires2 leur surface est rugueuse4 ,elles sont orientes dans tous les sens ou sont horizontales1 gnralement curvilignes1 et souvent elles se ramifient entre elles4 ,par suite de leur duret1 elles rsistent l'altration2 elles s'lvent de deux ou trois pieds au-dessus du sol1 et s'tendent parfois sur une longueur de quelques yards2 quand on frappe ces plaques de pierre1 elles produisent un son analogue celui du tambour1 et on les voit distinctement vibrer1 leurs fragments rpandus sur le sol rsonnent comme des morceaux de fer quand on les entre-choque4 ,elles affectent souvent les formes les plus singulires2 j'ai vu un pidestal de trachyte terreux recouvert par une portion hmisphrique d'une veine1 semblable un grand parapluie1 et assez large pour abriter deux personnes4 ,je n'ai jamais rencontr de veines semblables celles-ci et n'en ai vu la description nulle part1 mais elles ressemblent par leur forme aux veines ferrugineuses produites par sgrgation1 et qui ne sont pas rares dans les grs1 par exemple dans le nouveau grs rouge d',angleterre4 ,des veines nombreuses de jaspe et d'une matire siliceuse1 qu'on rencontre au sommet de la mme colline1 prouvent qu'une source abondante de silice a exist en cet endroit1 et comme ces veines en forme de plaques ne diffrent du trachyte que parce qu'elles sont plus dures1 plus cassantes et moins fusibles1 il semble probable que leur origine est due la sgrgation ou l'infiltration de matire siliceuse1 de la mme manire que s'opre le dpt des oxydes de fer dans plusieurs roches sdimentaires4 ,dpt siliceux et jaspe4--,ce dpt siliceux est tantt tout fait blanc1 lger1 sa cassure prsente un clat lgrement perl et il passe au quartz rose perl1 ou bien il est d'un blanc jauntre1 cassure rude1 et renferme alors1 dans de petites cavits1 une poudre terreuse4 ,les deux varits se prsentent1 soit en grandes masses irrgulires dans le trachyte dcompos1 soit en couches renfermes dans de grandes veines verticales1 tortueuses et irrgulires d'une pierre compacte1 rude1 rouge sombre1 et ressemblant un grs4 ,cependant cette roche n'est autre chose qu'un trachyte dcompos2 une varit peu prs semblable1 mais qui affecte souvent la forme d'un gteau de miel adhre frquemment aux veines plates en saillie qui ont t dcrites dans le paragraphe prcdent4 ,ce jaspe a une couleur jaune d'ocre ou rouge2 il se prsente en grandes masses irrgulires1 et quelquefois en veines1 dans le trachyte dcompos et dans la masse de basalte scoriac qui lui est associe4 ,les vacuoles de cette dernire roche sont tapisses ou remplies de fines couches concentriques de calcdoine1 recouvertes et parsemes d'oxyde de fer rouge vif4 ,cette roche renferme1 spcialement en ses parties les plus compactes1 de petits fragments irrguliers et anguleux de jaspe rouge dont les bords se confondent insensiblement avec la masse entourante2 on trouve aussi d'autres fragments1 d'une nature intermdiaire entre le jaspe proprement dit et la base basaltique ferrugineuse dcompose4 ,dans ces fragments ainsi que dans les grandes masses de jaspe en forme de veines1 on remarque de petites cavits arrondies2 ces cavits sont exactement de la mme dimension et de la mme forme que celles du basalte scoriac remplies ou tapisses de couches de calcdoine4 ,de petits fragments de jaspe1 vus au microscope1 paraissent ressembler une calcdoine dont le pigment n'aurait pas t dpos en couches1 mais serait rest mlang avec quelques impurets la pte siliceuse4 ,le passage insensible du jaspe au basalte moiti dcompos1 sa prsence en plages anguleuses qui n'occupent videmment pas des cavits prexistantes de la roche1 et l'existence dans ce jaspe de petites vsicules remplies de calcdoine comme celles de la lave scoriace ne peuvent s'expliquer que dans l'hypothse qu'un liquide1 probablement le mme qui a dpos la calcdoine dans les vacuoles1 a enlev aux parties de la roche basaltique ne renfermant pas de cavits les lments constitutifs de cette roche1 a dpos leur place de la silice et du fer1 et a form ainsi le jaspe4 ,j'ai observ1 dans certains chantillons de bois silicifi1 que1 tout comme dans le basalte1 les parties solides taient transformes en une matire pierreuse homogne de couleur sombre1 tandis que les cavits formes par les plus gros vaisseaux conducteurs de la sve 7qu'on peut comparer aux vacuoles de la lave basaltique7 et d'autres cavits irrgulires1 produites apparemment par la dcomposition du bois1 taient remplies de couches concentriques de calcdoine2 il n'est pas douteux que1 dans ce cas1 la substance fondamentale homogne et les couches concentriques de calcdoine aient t dposes par un mme liquide4 ,d'aprs ces considrations1 je ne puis douter que le jaspe de l'le de l',ascension doive tre considr comme une roche volcanique silicifie1 en donnant ce mot absolument le mme sens qu'on y attache quand on l'applique au bois silicifi3 nous ignorons aussi bien la manire dont chaque atome de bois1 alors qu'il est encore dans son tat normal1 puisse tre enlev et remplac par des atomes de silice1 que nous ignorons comment les parties constituantes d'une roche volcanique ont pu subir la mme modification#ad4 ,j'ai t amen faire un examen minutieux de ces roches et en tirer les conclusions que je viens d'exposer1 en entendant exprimer par le ,rev4 ,professeur ,henslow une opinion analogue au sujet de l'origine d'un grand nombre de calcdoines et d'agates dans des roches trappennes4 ,les dpts siliceux paraissent tre trs frquents1 sinon tout fait constants1 dans les tufs trachytiques partiellement dcomposs#ae2 et comme ces collines1 ainsi que nous l'avons expos plus haut1 sont formes de trachyte ayant perdu sa duret et dcompos in situ1 la prsence1 en ce cas1 de silice libre constitue un exemple de plus de ce phnomne4 ,concrtions dans le tuf ponceux4--,la colline que la carte indique sous le nom de ,crater of an old volcano est dsigne improprement2 rien dans tout ce que j'ai pu observer ne justifie cette appellation1 sauf que la colline se termine en un sommet circulaire ayant la forme d'une soucoupe trs vase1 et d'environ un demi-mille de diamtre4 ,cette dpression a t presque entirement comble par un grand nombre de couches successives de cendres et de scories1 diversement colores et faiblement consolides4 ,chaque couche cupuliforme successive se montre sur toute la priphrie1 de sorte qu'il se produit plusieurs anneaux de couleur diffrente1 donnant la colline un aspect fantastique4 ,l'anneau extrieur est large et de couleur blanche1 ce qui le fait ressembler une piste o l'on aurait exerc des chevaux1 et lui a valu le nom de ,mange du ,diable1 sous lequel il est le plus gnralement connu4 ,ces couches superposes de cendres doivent tre tombes sur toute la contre environnante1 mais elles ont t compltement enleves par le vent1 sauf dans cette seule dpression1 o l'humidit s'accumulait sans doute1 soit au cours d'une anne exceptionnelle1 lorsqu'il tombait de la pluie1 soit pendant les orages qui accompagnent souvent les ruptions volcaniques4 ,une des couches1 colore en rose et forme principalement de petits fragments de ponce dcompose1 est remarquable par le grand nombre de concrtions qu'elle renferme4 ,celles-ci sont gnralement sphriques et mesurent d'un demi-pouce trois pouces de diamtre1 mais elles sont parfois cylindriques comme les concrtions de pyrite de fer que l'on trouve dans la craie d',europe4 ,elles sont formes d'une pierre brun ple1 trs tenace1 compacte1 cassure unie et douce au toucher4 ,elles sont divises en couches concentriques par de minces cloisons blanches ressemblant la surface extrieure de la concrtion2 vers la priphrie1 six ou huit de ces couches sont nettement limites1 mais les couches qui se trouvent vers l'intrieur deviennent ordinairement indistinctes et se fusionnent en une masse homogne4 ,je pense que ces couches concentriques se sont formes par la contraction que la concrtion a subie lorsqu'elle est devenue compacte4 ,la partie interne est gnralement divise par de petites fentes ou septaria1 qui sont tapisses de taches les unes noires et mtalliques1 les autres blanches et cristallines1 dont je n'ai pu dterminer la nature4 ,quelques-unes des concrtions les plus volumineuses ne sont autre chose qu'une crote sphrique remplie de cendres faiblement consolides4 ,les concrtions contiennent une petite quantit de carbonate de chaux2 un fragment expos au chalumeau dcrpite1 blanchit ensuite et fond en un mail globuleux1 mais il ne devient pas caustique4 ,les cendres qui renferment les concrtions ne contiennent pas de carbonate de chaux2 les concrtions ont donc t formes probablement par l'agrgation de cette substance1 comme c'est souvent le cas4 ,je n'ai jamais rencontr de concrtions semblables celles-ci1 et1 en considrant leur degr de tnacit et de compacit1 leur disposition en un lit qui n'a probablement t expos aucune autre humidit que celle de l'atmosphre est fort remarquable4 ,formation de roches calcaires sur la cte4--,il y a sur plusieurs points de la cte d'immenses accumulations de petits fragments bien arrondis de coquilles et de coraux blancs1 jauntres et roses1 entremls de quelques particules volcaniques4 ,a la profondeur de quelques pieds on constate qu'ils sont ciments et forment une pierre dont on utilise les varits les plus tendres pour les constructions2 d'autres varits1 les unes grossires et les autres grain fin1 sont trop dures pour cet usage1 et j'ai vu une masse1 divise en couches uniformes d'un demi-pouce d'paisseur et si compactes qu'elles rendaient un son semblable celui du flint quand on les frappait avec un marteau4 ,les habitants croient que ces fragments sont ciments au bout d'un an4 ,cette cimentation s'opre par une matire calcareuse1 et dans les varits les plus compactes on peut voir distinctement chaque fragment arrondi de coquille ou de roche volcanique entour d'une enveloppe translucide de carbonate de chaux4 ,trs peu de coquilles entires sont engages dans ces masses agglutines1 et j'ai mme examin au microscope un grand fragment sans parvenir dcouvrir le moindre vestige de stries1 ou d'autres traces de forme extrieure2 cela dmontre que chaque particule doit avoir t roule a et l pendant bien longtemps avant que son tour vnt d'tre engage dans la masse et cimente#af4 ,une des varits les plus compactes soumise l'action d'un acide s'y est compltement dissoute1 l'exception d'un peu de matire organique floconneuse2 son poids spcifique tait #b1fc4 ,le poids spcifique du calcaire ordinaire varie de #b1f #b1ge2 sir ,h4 de la ,bche#ag a trouv pour le carrare pur #b1g4 ,c'est un fait remarquable que ces roches de l'le de l',ascension1 formes prs de la surface de la mer1 soient presque aussi compactes qu'un marbre qui a subi l'action de la chaleur et de la pression dans les rgions plutoniques4 ,la grande accumulation de particules calcaires incohrentes sur le rivage1 prs du ,settlement1 commence au mois d'octobre en progressant vers le sud-ouest2 ce fait est d1 d'aprs le lieutenant ,evans1 un changement dans la direction des courants prdominants4 ,a cette poque1 les rochers exposs l'action de la mare l'extrmit sud-ouest de la cte1 o s'accumule le sable calcareux1 et qui sont baigns par les courants1 se recouvrent peu peu d'une incrustation calcaire paisse d'un demi-pouce4 ,elle est absolument blanche1 compacte1 lgrement spathique en quelques parties1 et elle adhre fortement aux rochers4 ,elle disparat graduellement aprs un temps assez court1 soit qu'elle se redissolve quand l'eau est moins charge de calcaire1 soit qu'elle soit enleve mcaniquement1 ce qui est plus vraisemblable4 ,le lieutenant ,evans a observ ces faits pendant les six annes de son sjour l',ascension4 ,l'paisseur de l'incrustation varie suivant les annes2 elle tait exceptionnellement forte en #ahca4 ,lors de ma visite1 au mois de juillet1 il n'y avait plus de trace d'incrustation1 mais elle s'tait parfaitement conserve sur un pointement de basalte d'o les ouvriers carriers avaient enlev1 peu auparavant1 une masse de pierre de taille4 ,en tenant compte de la position des rochers exposs l'action de la mare1 et de l'poque de l'anne pendant laquelle ils se recouvrent d'incrustations1 il n'est pas douteux que1 par le dplacement et le bouleversement de cette vaste accumulation de particules calcaires dont un grand nombre avaient dj t partiellement agglutines1 les eaux de la mer se chargent tellement de carbonate de chaux qu'elles le dposent sur les premiers objets avec lesquels elles viennent en contact4 ,le lieutenant ,holland1 ,r4,n41 m'a dit que ces incrustations se font en un grand nombre de points de la cte1 sur la plupart desquels il y a aussi1 je crois1 de grandes masses de coquilles brises en menus fragments4 ,incrustation calcaire frondescente4--,c'est un dpt trs remarquable divers points de vue2 il recouvre durant toute l'anne les roches volcaniques exposes la mare et qui surplombent des plages de coquilles brises4 ,son aspect gnral est fidlement reproduit dans la gravure1 mais les frondes ou les disques dont il est form sont ordinairement rapprochs au point de se toucher4 ,les bords sinueux de ces frondes sont finement dcoups1 et elles surplombent leurs pidestaux ou supports2 leur surface suprieure est lgrement concave ou lgrement convexe2 elles offrent un beau poli et une couleur gris-fonc ou noir de jais2 leur forme est irrgulire1 gnralement circulaire1 et leur diamtre varie d'un dixime de pouce un pouce et demi2 leur paisseur ou la hauteur dont elles s'lvent au-dessus du rocher qui les porte1 varie beaucoup2 elle est1 le plus ordinairement peut-tre1 d'un quart de pouce4 ,parfois les frondes deviennent de plus en plus convexes1 jusqu' passer l'tat de masses botryodes1 dont les sommets sont fissurs2 lorsqu'elles affectent cette forme1 elles sont luisantes et d'un noir intense1 au point de ressembler une matire mtallique fondue4 ,j'ai montr cette incrustation plusieurs gologues1 tant sous cette dernire forme que sous sa forme ordinaire1 et aucun d'entre eux n'a pu lui assigner une origine1 si ce n'est qu'elle tait peut-tre de nature volcanique6 ,illustration3 ,,fig4 #e4--;,incrustation de calcaire et de matire organique tapissant les rochers exposs l'action de la mare l'le de l',ascension4 ,la cassure de la substance dont les frondes sont formes est trs compacte et souvent presque cristalline1 avec des bords translucides et assez durs pour rayer facilement le spath calcaire4 ,au chalumeau elle devient immdiatement blanche et met une odeur animale trs prononce1 semblable celle de coquilles fraches2 elle est surtout compose de carbonate de chaux2 traite par l'acide chlorhydrique elle fait une vive effervescence et laisse un rsidu de sulfate de chaux et d'oxyde de fer1 mls une poudre noire insoluble dans les acides chaud4 ,cette dernire substance1 qui est videmment la matire colorante1 parat de nature charbonneuse4 ,le sulfate de chaux se trouve ici l'tat de matire trangre1 et il se prsente en lamelles distinctes1 excessivement petites1 rpandues la surface des frondes et engages entre les couches minces dont elles sont formes2 quand on chauffe un fragment au chalumeau1 ces lamelles deviennent immdiatement visibles4 ,on peut souvent suivre le contour extrieur primitif des frondes1 soit jusqu' un petit fragment de coquille fix dans une fente du rocher1 soit jusqu' une agglomration de ces fragments ciments ensemble4 ,on constate que tout d'abord l'action des vagues corrode profondment ces esquilles et les rduit l'tat de crtes aigus1 et qu'elle les recouvre ensuite de couches successives du calcaire incrustant gris et luisant4 ,les ingalits du support primitif se trahissent la surface de chaque couche successive1 comme on le voit souvent dans les pierres de bzoard1 lorsqu'un objet1 tel qu'un clou1 forme le centre de l'agrgation4 ,pourtant les dcoupures des bords paraissent dues l'action corrosive que le ressac exerce sur son propre dpt1 alternant avec la formation de dpts nouveaux4 ,j'ai trouv sur des roches basaltiques tendres de la cte de ,san ,thiago une couche extrmement mince de matire calcaire brune qui1 vue la loupe1 ressemblait en miniature aux frondes dcoupes et polies de l'le de l',ascension2 dans ce dernier cas1 il n'y avait pas de base constitue par des particules trangres faisant saillie4 ,quoique l'incrustation persiste l',ascension durant toute l'anne1 l'aspect dlabr de certaines parties et l'aspect frais de certaines autres parties font croire que tout l'ensemble subit un cycle de destruction et de renouvellement1 d sans doute aux modifications de forme de la plage qui se dplace et1 par suite1 aux modifications que subit l'action des brisants2 c'est probablement pour cette raison que l'incrustation n'acquiert jamais une grande paisseur4 ,en considrant la fois la composition de la matire incrustante et la situation des rochers qui la portent1 au milieu d'une plage calcaire1 je crois qu'il n'est pas douteux qu'elle est due la dissolution et au dpt subsquent de la matire qui forme les fragments arrondis de coquilles et de coraux#ah4 ,c'est cette source qu'elle puise la matire organique qui constitue videmment le principe colorant4 ,on peut souvent discerner nettement la nature du dpt1 au dbut de sa formation1 quand un fragment de coquille blanche se trouve serr entre deux frondes2 le dpt offre alors l'aspect d'une couche trs mince de vernis gris ple4 ,sa teinte plus ou moins fonce varie un peu1 mais la couleur noir de jais qu'offrent les frondes et les masses botryodales parat due la translucidit des couches grises superposes4 ,on constate pourtant ce fait singulier que1 lorsque le dpt s'opre sur la face infrieure des rochers en saillie1 ou dans des fissures1 il parat tre toujours d'une couleur gris-perle ple1 mme quand il atteint une paisseur considrable2 on est amen ainsi croire que l'action d'une lumire abondante est ncessaire au dveloppement de la couleur fonce1 ainsi que cela semble se produire pour les coquilles des mollusques vivants1 dont la partie suprieure1 tourne vers la lumire1 est toujours d'une teinte plus fonce que la surface infrieure et que les parties ordinairement recouvertes par le manteau de l'animal4 ,cette circonstance1 la dcoloration immdiate et la production d'une odeur par l'action du chalumeau1 le degr de duret et de translucidit des bords1 le beau poli de la surface#ai1 qui rivalise1 lorsqu'elle est l'tat frais1 avec celui des plus fines olives1 tous ces faits tablissent une analogie frappante entre cette incrustation inorganique et les coquilles de mollusques vivants#bj4 ,cela me parat tre un fait physiologique intressant#ba4 ,bancs lamellaires remarquables alternant avec l'obsidienne et passant cette roche4--,on rencontre ces bancs dans la rgion trachytique1 la base occidentale de ,green ,mountain1 sous laquelle ils plongent suivant des inclinaisons trs fortes4 ,ils n'affleurent qu'en partie seulement1 car ils sont recouverts par des produits d'ruption modernes2 c'est pourquoi je n'ai pu constater leur contact avec le trachyte1 ni dterminer s'ils se sont tals comme des nappes de lave ou s'ils ont t injects dans les strates surincombantes4 ,on observe trois bancs principaux d'obsidienne1 dont le plus puissant constitue la base de la coupe4 ,ces bancs pierreux alternants me paraissent fort intressants2 je les dcrirai d'abord et m'occuperai ensuite de leur transition l'obsidienne4 ,ils offrent un aspect trs vari2 on peut reconnatre cinq varits principales1 mais elles passent insensiblement l'une l'autre par toutes les transitions4 #a4 ,une roche gris-ple1 irrgulirement et grossirement lamellaire#bb1 rude au toucher1 ressemblant un phyllade qui aurait subi le contact d'un dike de trapp2 sa cassure est peu prs la mme que celle que donnerait une structure cristalline4 ,cette roche et les varits suivantes fondent facilement en un verre de couleur ple4 ,la plus grande partie de la roche est dispose en forme de gteau de miel cavits irrgulires et anguleuses1 de sorte que l'ensemble offre un aspect cari1 et que certains fragments ressemblent d'une manire remarquable des morceaux silicifis de bois dcompos4 ,cette varit1 surtout lorsqu'elle est compacte1 est souvent traverse de fines raies blanchtres2 celles-ci sont droites ou elles ondulent les unes derrire les autres autour des vides allongs et caris4 #b4 ,une roche gris bleutre ou brun ple1 compacte1 lourde1 homogne1 cassure angulaire1 ingale et terreuse2 cependant1 lorsqu'on l'examine avec une forte loupe1 la cassure se montre nettement cristalline1 et l'on peut mme y reconnatre des minraux individualiss4 #c4 ,une roche de la mme nature que la prcdente1 mais strie d'un grand nombre de lignes blanches1 parallles1 lgrement ondules1 de l'paisseur d'un cheveu4 ,ces lignes blanches sont d'une nature plus cristalline que les parties intercales entre elles1 et la roche se fend suivant leur direction2 elles se dilatent frquemment en formant alors de petites cavits qui sont souvent peine visibles la loupe4 ,la matire dont les lignes blanches sont formes est mieux cristallise dans ces cavits1 et le professeur ,miller est parvenu1 aprs plusieurs essais1 dterminer que les cristaux blancs1 les plus grands de tous1 se rapportent au quartz#bc1 et que les petites aiguilles vertes transparentes sont de l'augite1 ou suivant la dnomination qu'on leur donne le plus gnralement1 de la diopside4 ,a ct de ces cristaux on observe de petits points de couleur fonce1 sans trace de cristallisation1 et une matire cristalline blanche1 fine et grenue qui est probablement du feldspath4 ,les petits fragments de cette roche sont facilement fusibles4 #d4 ,une roche cristalline compacte zone de lignes trs nombreuses1 droites1 blanches et grises1 dont la largeur varie de #a_/cj;e #a_/bjj;e de pouce2 ces couches semblent composes principalement de feldspath1 et elles renferment un grand nombre de cristaux bien dvelopps de feldspath vitreux orients dans le sens de leur longueur2 elles sont aussi abondamment parsemes de points noirs microscopiques et amorphes disposs en ranges1 et isols les uns des autres1 ou plus frquemment1 runis deux deux1 trois trois1 ou en plus grand nombre1 et formant des lignes noires plus fines qu'un cheveu4 ,quand on chauffe au chalumeau un petit fragment de cette roche1 les points noirs se fondent facilement en globules noirs brillants1 qui deviennent magntiques1 caractres applicables bien peu de minraux1 l'exception de la hornblende et de l'augite4 ,d'autres points1 colors en rouge1 sont associs aux points noirs2 ils sont magntiques et sont certainement forms d'oxyde de fer4 ,dans un chantillon de cette varit1 j'ai observ que les points noirs taient agrgs sous forme de cristaux minuscules autour de deux petites cavits2 ils ressemblaient des cristaux d'augite ou de hornblende1 mais ils taient trop ternes et trop petits pour pouvoir tre mesurs au goniomtre4 ,j'ai pu distinguer aussi1 dans le feldspath cristallin du mme chantillon1 des grains qui avaient l'aspect du quartz4 ,j'ai constat l'aide d'une rgle parallles que les couches grises minces et les lignes capillaires noires taient absolument droites et parallles entre elles4 ,il est impossible de suivre le passage de la roche grise homogne ces varits stries1 ou mme de comparer le caractre des diffrentes couches d'un chantillon sans se convaincre que la blancheur plus ou moins parfaite de la matire feldspathique cristalline dpend du degr d'agrgation plus ou moins complet de la matire diffuse1 sous forme de taches noires et rouges de hornblende et d'oxyde de fer4 #e4 ,une roche lourde et compacte1 non lamellaire1 cassure irrgulire1 anguleuse et trs cristalline2 elle contient un grand nombre de cristaux isols de feldspath vitreux2 la base feldspathique cristalline est tachete par un minral noir qui1 sur la surface altre1 se montre agrg en petits cristaux1 dont quelques-uns sont bien dvelopps1 tandis que le plus grand nombre ne l'est pas4 ,j'ai montr cet chantillon un gologue expriment1 et je lui ai demand quelle en tait la nature4 ,il m'a rpondu1 comme tout autre je pense l'et fait sa place1 que c'tait un greenstone primitif4 ,de mme1 la surface altre de la varit zonaire que nous avons tudie tantt 7no4 #d7 ressemble d'une manire frappante un fragment us de gneiss finement lamellaire4 ,ces cinq varits1 ainsi que plusieurs termes intermdiaires1 passent et repassent l'une l'autre4 ,comme les varits compactes sont absolument subordonnes aux autres1 tout l'ensemble peut tre considr comme lamellaire ou comme zonaire4 ,en rsum1 les lamelles sont tantt tout fait droites1 tantt lgrement ondules et tantt contournes2 elles sont toutes parallles entre elles et aux couches d'obsidienne intercales1 et sont d'ordinaire extrmement minces4 ,ces lamelles consistent soit en une roche compacte d'apparence homogne1 raye de diverses nuances de gris et de brun1 soit en couches cristallines de feldspath plus ou moins pur1 dont l'paisseur varie1 et qui renferment des cristaux isols de feldspath vitreux aligns suivant leur longueur2 soit enfin en couches trs minces composes en grande partie de petits cristaux de quartz et d'augite1 ou de points noirs et rouges d'un minral augitique et d'un oxyde de fer1 amorphes ou imparfaitement cristalliss4 ,aprs cette description dtaille de l'obsidienne1 je reviens la lamellation des roches de la srie trachytique4 ,le passage des lits que nous venons de dcrire aux couches d'obsidienne vitreuse s'opre de diverses manires3 #a4 des masses angulo-noduleuses d'obsidienne de dimensions trs variables apparaissent brusquement1 dissmines dans une roche feldspathique de couleur ple1 feuillete ou amorphe1 et cassure plus ou moins perle2 #b4 de petits nodules d'obsidienne1 isols ou runis en couches dont l'paisseur dpasse rarement un dixime de pouce1 alternent plusieurs reprises avec des couches trs minces d'une roche feldspathique offrant1 comme une agate1 des zones parallles de couleurs diffrentes1 extrmement fines1 et passant parfois la rsinite2 les interstices entre les nodules d'obsidienne sont gnralement remplis par une matire blanche1 tendre1 ressemblant des cendres ponceuses2 #c4 la roche encaissante tout entire passe brusquement une masse concrtionne et fragmentaire d'obsidienne4 ,ces masses d'obsidienne sont souvent vert ple1 comme les petits nodules1 et gnralement bigarres de diverses nuances1 paralllement aux feuillets de la roche environnante2 ainsi que les nodules1 elles renferment gnralement de petits sphrulites blancs dont une moiti est souvent empte dans une zone d'une nuance1 et l'autre moiti dans une zone de nuance diffrente4 ,l'obsidienne n'acquiert sa couleur noir de jais et sa cassure parfaitement conchodale que lorsqu'elle est en grandes masses2 pourtant1 par un examen minutieux1 et en exposant les chantillons la lumire sous diffrentes incidences1 j'ai pu gnralement discerner des zones parallles de teinte plus au moins fonce1 mme quand la roche tait en grandes masses4 ,l'une des roches de transition les plus communes mrite1 divers gards1 une description dtaille4 ,sa nature est fort complexe2 elle est forme d'un grand nombre de couches minces1 lgrement ondules1 d'une matire feldspathique teinte ple1 passant souvent une rtinite imparfaite1 alternant avec des couches constitues par d'innombrables petits globules de deux varits d'obsidienne1 et par deux varits de sphrulites empts dans une pte perle dure ou tendre4 ,les sphrulites sont blancs et transparents ou brun fonc et opaques2 les premiers sont parfaitement sphriques1 de petite dimension1 structure nettement rayonne4 ,les sphrulites brun fonc ne sont pas aussi exactement sphriques et leur diamtre varie de #a_/bj;e #a_/cj;e de pouce2 lorsqu'on les brise1 ils montrent une structure vaguement rayonne vers leur centre qui est blanchtre4 ,quelquefois deux sphrulites unis n'ont qu'un seul centre d'o part la structure rayonne2 il existe parfois au centre comme un indice de cavit ou de crevasse4 ,ces sphrulites sont tantt spars et tantt runis par deux1 par trois ou en plus grand nombre1 et forment des groupes irrguliers1 ou plus communment des couches parallles la stratification de la masse4 ,l'agrgation est souvent si intime que les faces suprieure et infrieure de la couche forme par les sphrulites sont exactement planes4 ,lorsque ces couches deviennent moins brunes et moins opaques1 on ne peut plus les distinguer des zones de la roche feldspathique teinte ple qui alternent avec elles4 ,quand les sphrulites ne sont pas agrgs1 ils sont gnralement comprims dans le sens de la structure lamellaire de la masse1 et dans ce mme plan ils offrent souvent l'intrieur des zones de diffrentes nuances de couleur1 et l'extrieur ils sont orns de petites crtes et de petits sillons4 ,les sphrulites avec leurs sillons et leurs crtes parallles sont reprsents grossis dans la partie suprieure de la gravure ci-jointe1 mais ils ne sont pas bien dessins2 leur mode ordinaire de groupement est indiqu dans la partie infrieure de cette figure4 ,dans un autre chantillon1 une couche mince de sphrulites bruns1 intimement unis1 traverse une couche de mme composition1 comme le montre la figure #g1 et cette trane de sphrulites1 aprs avoir suivi sur une faible longueur une direction lgrement courbe1 la recoupe ainsi qu'une autre couche situe un peu au-dessous de la premire4 ,illustration3 ,,fig4 #f4--,sphrulites bruns opaques1 grossis4 ,les sphrulites reprsents dans la partie suprieure de la figure portent la surface des sillons parallles4 ,la structure radie interne des sphrulites du bas de la figure est accuse beaucoup trop fortement4 ,les petits nodules d'obsidienne portent aussi quelquefois des crtes et des sillons externes1 disposs paralllement la lamellation de la masse1 mais toujours moins marqus que ceux des sphrulites4 ,les nodules d'obsidienne sont gnralement anguleux1 bords mousss2 souvent ils portent l'empreinte des sphrulites adjacents qui sont toujours plus petits qu'eux4 ,les nodules isols semblent rarement s'tre rapprochs les uns des autres par attraction mutuelle4 ,si je n'avais pas trouv quelquefois un centre d'attraction distinct dans ces nodules d'obsidienne1 j'aurais t port les considrer comme un rsidu de cristallisation qui s'est isol durant la formation de la perlite qui les empte et des globules sphrulitiques4 ,illustration3 ,,fig4 #g4--;,couche forme par l'agrgation de petits sphrulites bruns1 coupant deux autres couches semblables4 ,l'ensemble est reprsent peu prs en grandeur naturelle4 ,les sphrulites et les petits nodules d'obsidienne de ces roches ressemblent si bien par leur structure et leur forme gnrale aux concrtions des dpts sdimentaires1 qu'on est tent1 premire vue1 de leur attribuer une origine analogue4 ,ils ressemblent aux concrtions ordinaires sous les rapports suivants3 par leur forme extrieure2 par l'agrgation de deux1 de trois ou d'un plus grand nombre d'individus en une masse irrgulire ou en une couche faces planes2 parce qu'il arrive parfois qu'une de ces couches en coupe une autre comme on l'observe pour les silex de la craie2 par la prsence dans une mme masse fondamentale de deux ou trois espces de nodules souvent serrs les uns contre les autres2 par leur structure fibreuse et radie et l'existence accidentelle de cavits en leur centre2 par la coexistence des structures lamelleuse1 concrtionne et radie1 si bien dveloppes dans les concrtions de calcaire magnsien dcrites par le professeur ,sedgwick#bd4 ,on sait que les concrtions des dpts sdimentaires sont dues la sparation partielle ou totale d'une substance minrale de la masse environnante1 et son agrgation autour de certains centres d'attraction4 ,guid par ce fait1 j'ai cherch dcouvrir si l'obsidienne et les sphrulites 7auxquels on peut ajouter la markanite et la perlite qui se prsentent toutes deux en concrtions noduleuses dans les roches trachytiques7 diffrent par leur composition des minraux qui forment gnralement les roches trachytiques4 ,les rsultats de trois analyses ont dmontr que l'obsidienne contient en moyenne #gf p4 #ajj de silice2 d'aprs une analyse1 les sphrulites en contiennent #gi1ab p4 #ajj2 la markanite #gi1be p4 #ajj 7deux analyses7 et la perlite #ge1fb p4 #ajj 7deux analyses7#be4 ,or1 pour autant qu'on puisse les dterminer1 les lments du trachyte sont le feldspath contenant #fe1ba p4 #ajj de silice1 ou l'albite1 qui en contient #fi1ji p4 #ajj1 la hornblende1 qui en renferme #ee1bg p4 #ajjbf1 et l'oxyde de fer2 de sorte que les substances vitreuses concrtionnes que nous avons mentionnes plus haut contiennent toutes une proportion de silice suprieure celle qui existe ordinairement dans les roches feldspathiques ou trachytiques4 ,d',aubuisson#bg a fait remarquer aussi combien la teneur en silice est forte relativement celle de l'alumine dans six analyses d'obsidienne et de perlite donnes dans la ,minralogie de ,brongniart4 ,de tous ces faits je conclus que les concrtions susdites ont t formes par un procd d'agrgation identique celui dont on constate l'action dans les dpts sdimentaires4 ,ce procd agit principalement sur la silice1 mais il exerce aussi son action sur une partie des autres lments de la masse environnante1 et produit ainsi les diverses varits concrtionnes4 ,en considrant l'influence bien connue du refroidissement rapide#bh sur la production de la texture vitreuse1 il parat ncessaire d'admettre que1 dans des cas semblables celui de l',ascension1 la masse entire a d se refroidir uniformment1 mais en tenant compte des alternances multiples et compliques de nodules et de couches minces texture vitreuse avec d'autres couches entirement pierreuses ou cristallines1 sur un espace de quelques pieds ou mme de quelques pouces1 il est possible1 la rigueur1 que les diverses parties se soient refroidies avec des rapidits diffrentes1 et qu'elles aient acquis ainsi leurs textures varies4 ,les sphrulites naturelles de ces roches#bi ressemblent beaucoup celles qui se produisent dans le verre lorsqu'il se refroidit lentement4 ,dans de beaux chantillons de verre partiellement dvitrifi appartenant ,m4 ,stokes1 on voit les sphrulites runies en couches rectilignes faces planes1 parallles les unes aux autres et l'une des surfaces extrieures1 absolument comme dans l'obsidienne4 ,ces couches se ramifient parfois et s'anastomosent2 mais je n'ai constat aucun cas de vritable intersection4 ,elles forment le passage des parties parfaitement vitreuses celles qui sont presque entirement homognes et pierreuses1 et qui ne prsentent qu'une structure concrtionne peu nette4 ,dans les mmes chantillons1 on observe aussi des sphrulites engages dans la masse et trs rapproches les unes des autres1 elles sont faiblement diffrencies par leur structure et leur couleur4 ,en prsence de ces faits1 les ides que nous avons exposes plus haut sur l'origine concrtionnaire de l'obsidienne et des sphrulites naturelles trouvent une confirmation dans l'intressante notice que ,m4 ,dartigues#cj a publie sur ce sujet et o il attribue la production des sphrulites dans le verre ce que les divers lments s'agrgent en obissant chacun son propre mode d'attraction4 ,il est amen cette conclusion en observant la difficult qu'on prouve refondre du verre sphrulitique sans avoir au pralable pil soigneusement et mlang toute la masse1 et en considrant aussi le fait que la transformation s'opre le plus facilement dans du verre compos d'un grand nombre de substances4 ,en confirmation des ides de ,m4 ,dartigues1 je ferai remarquer que ,m4 ,fleuriau de ,bellevue#ca a constat que les parties sphrulitiques du verre dvitrifi se comportent autrement sous l'action de l'acide nitrique et au chalumeau que la pte compacte dans laquelle elles taient engages4 ,comparaison des bancs d'obsidienne et des couches alternantes de l',ascension avec ceux d'autres contres4--,j'ai t frapp de voir quel point les observations que j'ai faites l',ascension concordaient avec l'excellente description des roches d'obsidienne de ,hongrie1 qui a t donne par ,beudant#cb1 avec celle de la mme formation au ,mexique et au ,prou par de ,humboldt#cc1 et avec les descriptions des rgions trachytiques des les italiennes donnes par divers auteurs#cd4 ,plusieurs passages auraient pu tre copis sans modifications dans les ouvrages des auteurs que je viens de citer1 et auraient pu s'appliquer notre le4 ,tous les auteurs s'accordent sur le caractre lamellaire et stratifi de la srie entire1 et de ,humboldt parle de quelques bancs d'obsidienne qui sont rubans comme du jaspe#ce4 ,tous constatent le caractre noduleux ou concrtionn de l'obsidienne1 et le passage des nodules des couches4 ,tous insistent sur les alternances rptes de couches vitreuses1 perles1 lithodes et cristallines qui se produisent souvent suivant des surfaces ondules4 ,pourtant les couches cristallines semblent beaucoup mieux dveloppes l',ascension que dans les autres contres dsignes plus haut4 ,d'aprs de ,humboldt1 un certain nombre des bancs lithodes ressemblent de loin des couches de grs schisteux4 ,suivant ces auteurs1 les sphrulites sont toujours abondantes1 et elles paraissent marquer partout le passage des bancs parfaitement vitreux aux bancs lithodes et cristallins4 ,la description que ,beudant#cf donne de sa perlite lithode globulaire pourrait avoir t crite1 jusque dans ses moindres dtails1 pour les petits globules sphrulitiques bruns des roches de l',ascension4 ,la grande ressemblance qui existe1 sous tant de rapports1 entre les formations d'obsidienne de ,hongrie1 du ,mexique1 du ,prou1 de certaines les italiennes et celles de l',ascension1 me fait croire qu'en toutes ces contres l'obsidienne et les sphrulites doivent leur origine un concrtionnement de la silice1 et de quelques-uns des autres lments constituants1 s'oprant pendant que la masse liqufie se refroidissait avec la rapidit voulue4 ,on sait cependant qu'en diverses localits l'obsidienne s'est rpandue en coules comme la lave1 par exemple ,tnrife1 aux les ,lipari et en ,islande#cg4 ,les parties superficielles sont alors les plus parfaitement vitreuses1 l'obsidienne se transformant la profondeur de quelques pieds en une pierre opaque4 ,dans une analyse faite par ,vauquelin d'un chantillon d'obsidienne de l',hcla1 qui avait probablement coul comme une lave1 la proportion de silice est peu prs la mme que dans l'obsidienne noduleuse et concrtionne du ,mexique4 ,il serait intressant de dterminer si les parties intrieures opaques et la surface vitreuse externe contiennent la mme proportion d'lments constitutifs4 ,nous savons1 d'aprs ,m4 ,dufrnoy#ch1 que la composition des parties internes et externes d'une mme coule de lave est parfois fort diffrente4 ,quand mme la masse totale de la coule serait uniformment compose d'obsidienne noduleuse1 il suffirait1 d'aprs les faits que nous venons de rapporter1 de supposer qu'au moment de l'mission de la lave ses lments constituants taient mlangs en mme proportion que dans l'obsidienne concrtionne4 ,structure lamellaire de roches volcaniques de la srie trachytique4--,nous avons vu que1 dans des contres diverses et fort loignes les unes des autres1 les strates qui alternent avec les lits d'obsidienne sont fortement lamellaires4 ,en outre1 les nodules de l'obsidienne1 quelles que soient leurs dimensions1 sont zons de diffrentes nuances1 et j'ai vu dans la collection de ,m4 ,stokes un chantillon provenant du ,mexique dont la surface externe tait dcompose#ci et portait des crtes et des sillons correspondant des zones plus ou moins vitreuses4 ,en outre1 de ,humboldt#dj a trouv au pic de ,tnrife une coule d'obsidienne subdivise par des couches de ponce alternantes et trs minces4 ,un grand nombre d'autres laves de la srie feldspathique sont lamellaires2 ainsi1 l',ascension1 des masses de trachyte ordinaire sont divises par des lignes terreuses fines1 suivant lesquelles la roche se divise et qui sparent de minces couches couleurs peu tranches4 ,en outre1 la plupart des cristaux empts de feldspath vitreux sont aligns suivant cette mme direction4 ,m4,p4 ,scrope#da a dcrit un trachyte colonnaire remarquable des les ,ponza1 qui parat avoir t inject dans une masse surincombante de conglomrat trachytique2 il est ray de zones souvent extrmement fines se distinguant par la texture et la couleur2 les zones les plus dures et les plus fonces paraissent contenir une plus grande proportion de silice4 ,dans une autre partie de l'le1 il existe des couches de perlite et de rtinite ressemblant1 sous beaucoup de rapports1 celles de l',ascension4 ,dans le trachyte colonnaire1 les zones sont ordinairement contournes2 elles s'tendent sans interruption sur une grande longueur1 suivant une direction verticale paraissant tre parallle aux faces latrales de la masse qui affecte la forme d'un dike4 ,von ,buch#db a dcrit ,tnrife une coule de lave contenant d'innombrables cristaux de feldspath minces et tabulaires1 disposs comme des fils blancs1 l'un derrire l'autre1 et orients pour la plupart suivant une mme direction4 ,dolomieu#dc constate aussi que les laves grises du cne moderne de ,vulcano1 dont la texture est vitreuse1 sont rayes de lignes blanches parallles2 il dcrit ensuite une roche ponceuse rsistante structure fissile comme celle de certains schistes micacs4 ,le phonolite1 qui1 comme on le sait1 est souvent1 sinon toujours1 une roche d'injection1 a frquemment aussi une structure fissile2 cette structure est due gnralement l'orientation parallle des cristaux de feldspath empts1 mais semble parfois peu prs indpendante de leur prsence1 comme on l'observe ,fernando ,noronha#dd4 ,ces faits nous montrent que des roches feldspathiques de diverses espces prsentent soit une structure lamellaire1 soit une structure fissile1 et que ces structures s'observent sur des masses injectes dans des strates surincombantes1 et sur d'autres masses qui ont coul comme des laves4 ,les feuillets des bancs qui alternent avec l'obsidienne l',ascension plongent1 suivant un angle trs prononc1 sous la montagne au pied de laquelle les bancs se trouvent1 et ils ne semblent pas devoir cette inclinaison un mouvement violent4 ,au ,mexique1 au ,prou et dans certaines des les italiennes#de1 ces bancs offrent habituellement une forte inclinaison2 en ,hongrie1 au contraire1 les couches sont horizontales4 ,en outre1 si je comprends bien la description qui en a t donne1 les lamelles d'un certain nombre des coules de lave cites plus haut semblent tre fortement inclines ou verticales4 ,je doute qu'en aucun de ces cas les feuillets aient t amens leur position actuelle postrieurement leur formation1 et dans certains exemples1 comme dans celui du trachyte dcrit par ,m4 ,scrope1 il est presque certain qu'ils ont t forms originairement dans une position fortement incline4 ,dans plusieurs de ces cas1 il est vident que la masse de roche liqufie s'est dplace suivant la direction des lamelles4 ,a l',ascension1 plusieurs des vacuoles paraissent tires et sont traverses par des fibres grossires semi-vitreuses diriges dans le sens des lamelles1 et certaines couches qui sparent les globules sphruliliques ont un aspect scoriac qui parat d au frottement que les globules leur ont fait subir4 ,j'ai vu dans la collection de ,m4 ,stokes un spcimen d'obsidienne zone du ,mexique1 dans lequel les surfaces des couches les plus nettement dfinies taient stries ou sillonnes de lignes parallles1 et ces lignes ou stries ressemblaient exactement celles qui se produisent la surface d'une masse de verre artificiel en fusion quand on le rpand du vase qui le renferme4 ,humboldt aussi a dcrit de petites cavits1 qu'il compare la queue des comtes et qui s'talent derrire des sphrulites dans des obsidiennes lamellaires du ,mexique2 et ,m4 ,scrope a dcrit d'autres cavits la partie postrieure de fragments empts dans un trachyte lamellaire2 il croit qu'elles se sont formes pendant que la masse tait en mouvement#df4 ,d'aprs ces faits1 plusieurs auteurs ont attribu la lamellation de ces roches volcaniques au mouvement qu'elles ont subi quand elles taient l'tat liquide4 ,quoiqu'il soit facile de comprendre pourquoi chaque vacuole1 ou chaque fibre de pierre ponce#dg1 doit tre tire dans le sens du mouvement de la masse1 on ne voit nullement pour quelle raison le mouvement aurait dispos ces vacuoles et ces fibres dans les mmes plans1 et en lames absolument droites et parallles entre elles qui sont souvent d'une finesse extrme2 et l'on voit encore beaucoup moins pour quelle cause ces couches arrivent prsenter une composition presque semblable avec une structure diffrente4 ,pour chercher tablir la cause qui a dtermin la lamellation de ces roches feldspathiques ignes1 rappelons les faits dcrits d'une manire si dtaille l',ascension4 ,nous voyons qu'un certain nombre des couches les plus minces sont constitues1 en trs grande partie1 par de nombreux cristaux excessivement petits1 quoique parfaits1 de divers minraux2 que d'autres couches sont formes par la runion de globules concrtionns de diffrentes espces1 et que souvent on ne saurait distinguer les couches ainsi constitues des couches feldspathiques ordinaires et des couches de rtinite1 dont la masse totale est constitue en grande partie4 ,a en juger par plusieurs cas semblables1 la structure fibro-radie des sphrulites parat allier la tendance la concrtion avec la tendance la cristallisation2 en outre1 les cristaux isols de feldspath sont tous disposs dans les mmes plans parallles#dh4 ,ces forces en se combinant ont jou1 par consquent1 un rle important dans la lamellation de la masse1 mais elles ne sauraient tre considres comme la force primordiale2 car les nodules des diffrentes espces1 les petits aussi bien que les plus grands1 sont stris intrieurement par des zones nuances excessivement fines1 parallles la lamellation de la masse totale2 et un grand nombre d'entre eux portent aussi la surface des sillons et des crtes parallles dirigs dans cette mme direction1 et qui n'ont pas t produits par dcomposition4 ,on peut voir distinctement que quelques-unes des stries colores les plus fines des couches lithodes alternant avec l'obsidienne sont dues un commencement de cristallisation des minraux constitutifs4 ,on peut aussi constater avec certitude que le degr de cristallisation atteint par les minraux est en rapport avec la dimension plus ou moins grande1 et avec le nombre des fissures ou des petites vacuoles aplaties et chancres4 ,des faits nombreux prouvent que la cristallisation est considrablement facilite quand elle peut s'oprer dans un espace libre1 comme le montrent les godes1 et les cavits du bois silicifi1 des roches primaires et des filons4 ,j'en conclus que si1 pendant le refroidissement d'une masse rocheuse volcanique1 une cause quelconque vient provoquer la formation d'un certain nombre de petites fissures1 ou de zones de moindre tension 7qui pourront souvent se transformer par dilatation en vacuoles contours irrguliers sous l'action des vapeurs comprimes71 la cristallisation des parties constitutives et probablement la formation de concrtions s'oprera dans ces zones ou y sera notablement facilite4 ,il se produira ainsi une structure lamellaire du genre de celle que nous tudions en ce moment4 ,pour expliquer la formation des zones parallles de moindre tension dans les roches volcaniques durant leur consolidation1 nous devons admettre l'intervention d'une cause encore indtermine2 tel est le cas pour les couches minces alternantes d'obsidienne et de ponces dcrites par de ,humboldt1 et pour les petites vacuoles aplaties et irrgulires qu'on observe dans les roches lamellaires de l',ascension2 car nous ne pouvons concevoir autrement pour quelle raison les vapeurs contenues dans la masse formeraient par leur expansion des vacuoles ou des fibres disposes en plans spars parallles1 au lieu de se rpandre irrgulirement dans la roche tout entire4 ,j'ai vu dans la collection de ,m4 ,stokes un bel exemple de cette structure dans un spcimen d'obsidienne du ,mexique1 nuanc et zon comme la plus belle agate1 de nombreuses couches droites et parallles1 plus ou moins blanches et opaques ou presque parfaitement vitreuses2 le degr d'opacit et de vitrification dpendant de l'abondance plus ou moins grande de vacuoles aplaties microscopiques4 ,dans cet exemple il semble certain que la masse laquelle appartenait le fragment a t soumise quelque action1 vraisemblablement prolonge1 qui a dtermin une lgre diffrence de tension entre les plans successifs4 ,plusieurs causes paraissent pouvoir provoquer la formation de zones d'ingale tension dans des masses demi liqufies par la chaleur4 ,j'ai observ dans un fragment de verre dvitrifi des couches de sphrulites qui1 d'aprs la manire dont elles taient brusquement recourbes1 semblaient formes par une simple contraction de la masse dans le vase o elle s'tait refroidie4 ,pour certains dikes de l',etna dcrits par ,m4 lie de ,beaumont#di1 et qui sont bords par des bandes alternantes de roches scoriace et compacte1 on est conduit supposer que l'tirement des couches environnantes qui a provoqu la formation des fissures s'est continu pendant que la roche injecte demeurait fluide4 ,cependant1 si on se laisse guider par la description si lucide donne par le professeur ,forbes#ej de la structure zonaire de la glace des glaciers1 on arrive admettre que l'interprtation la plus vraisemblable de la structure lamellaire de ces roches feldspathiques doit tre cherche dans l'tirement qu'elles ont subi lorsqu'elles s'coulaient lentement suivant la pente alors qu'elles taient encore l'tat pteux#ea1 exactement comme la glace des glaciers en mouvement s'tend et se fissure4 ,dans les deux cas on peut comparer les zones celles des plus fines agates2 elles s'tendent toujours dans la direction suivant laquelle la masse a coul1 et celles qui sont visibles la surface sont gnralement verticales4 ,dans la glace les lames poreuses sont rendues distinctes par la conglation subsquente d'eau infiltre1 et dans les laves feldspathiques lithodes par l'intervention postrieure des actions cristalline et concrtionnaire4 ,le fragment d'obsidienne vitreuse de la collection de ,m4 ,stokes et qui est zon de petites vacuoles1 doit ressembler d'une manire frappante un fragment de glace zonaire si on en juge d'aprs la description du professeur ,forbes4 ,si le mode de refroidissement et la nature de la masse avaient favoris sa cristallisation1 ou le concrtionnement1 nous aurions pu constater dans l'chantillon dont il s'agit1 de belles zones parallles diffrencies par leur texture et leur composition4 ,dans les glaciers les zones de glace poreuse et de petites fissures paraissent dues un commencement d'tirement provoqu par le fait que les parties centrales du glacier progressent plus rapidement que les parties latrales et que le fond1 dont la marche est retarde par le frottement4 ,c'est pour cette raison que les zones deviennent horizontales dans certains glaciers d'une forme dtermine1 et l'extrmit infrieure de presque tous les glaciers4 ,on pourrait se demander si les laves feldspathiques lamelles horizontales ne nous offrent pas un cas analogue4 ,tous les gologues qui ont tudi des rgions trachytiques sont arrivs conclure que les laves de cette srie n'ont t qu'imparfaitement fluides4 ,il est vident1 en outre1 que les matires qui ont eu une faible fluidit sont les seules qui puissent se fissurer et o les diffrences de tension puissent provoquer la disposition zonaire1 comme nous l'admettons ici4 ,c'est peut-tre pour cette raison que les laves augitiques1 qui semblent gnralement avoir joui d'un haut degr de fluidit1 ne sont pas#eb divises en lames de composition et de texture diffrentes1 comme les laves feldspathiques4 ,en outre1 dans la srie augitique1 il ne parat jamais exister de tendance l'action concrtionnaire qui joue1 comme nous l'avons vu1 un rle important dans la structure lamellaire des roches de la srie trachytique1 ou qui1 tout au moins1 contribue rendre cette structure apparente4 ,quelle que soit l'opinion qu'on puisse avoir sur l'interprtation que je viens de donner ici de la structure lamellaire des roches trachytiques1 je me permets d'attirer l'attention des gologues sur ce seul fait1 qu' l'le de l',ascension1 dans une masse rocheuse d'origine incontestablement volcanique1 il s'est produit des couches souvent trs minces1 absolument droites et parallles entre elles4 ,une partie de ces couches sont composes de cristaux isols de quartz et de diopside1 auxquels s'ajoutent des taches amorphes de nature augitique et des grains de feldspath4 ,d'autres couches sont entirement constitues par ces taches augitiques noires avec des granules d'oxyde de fer4 ,enfin1 un certain nombre de couches sont formes de feldspath cristallin plus ou moins pur1 associ de nombreux cristaux de feldspath orients dans le sens de leur longueur4 ,il y a des raisons de croire que1 dans cette le1 les lamelles ont t formes originairement dans la position fortement incline qu'elles occupent aujourd'hui1 et ce fait est parfaitement tabli pour d'autres roches analogues4 ,les faits de ce genre sont incontestablement importants quant l'origine de la structure de cette grande srie de roches plutoniques qui1 de mme que les roches volcaniques1 ont t soumises l'action de la chaleur1 et qui sont formes de couches alternantes de quartz1 de feldspath1 de mica et d'autres minraux4 ,notes3 #a ,geographical ,journal1 vol4 ,v1 p4 #bdc4 #b ,m4 ,lesson a observ ce fait 7,voir la ,zoologie du voyage de la ,coquille1 p4 #dij74 ,m4 ,hennah 7,geolog4 ,proceedings1 #ahce1 p4 #ahi7 fait observer en outre qu' l',ascension les lits de cendre les plus tendus se trouvent invariablement du ct sous le vent4 #c ,nichol1 ,architecture of ,heavens4 #d ,voyage aux ,quatre ,isles d',afrique1 t4 ,i1 p4 #bbb4 #e ,voyage en ,hongrie1 t4 ,,ii1 p4 #bad4 #f ,une varit de cette pprine ou tuf est assez dure pour ne pouvoir tre brise mme sous la pression la plus forte des doigts4 #g ,a la partie nord de ,green ,mountain1 on observe une couche mince d'oxyde de fer compacte1 paisse d'un pouce environ1 qui s'tend sur une surface considrable2 elle est en stratification concordante avec la partie infrieure de la masse stratifie de cendres et de fragments4 ,cette substance est d'un brun rougetre1 clat presque mtallique2 elle n'est pas magntique1 mais le devient lorsqu'elle a t chauffe au chalumeau1 elle noircit alors et fond en partie4 ,cette roche compacte retient la petite quantit d'eau de pluie qui tombe dans l'le1 et donne naissance ainsi une petite source coulant goutte goutte1 que ,dampier a dcouverte le premier4 ,c'est la seule eau douce que l'on trouve dans l'le1 de sorte qu'elle n'est habitable que grce l'existence de cette couche ferrugineuse4 #h ,le professeur ,miller a bien voulu examiner ce minral4 ,il a observ deux bons clivages de #hfcj' et #hfej'4 ,la moyenne de plusieurs clivages que j'ai mesurs tait #hfcj'4 ,le professeur ,miller constate que ces cristaux1 rduits en poudre fine1 sont solubles dans l'acide chlorhydrique avec rsidu de silice2 l'addition d'oxalate d'ammonium donne un abondant prcipit de chaux4 ,il fait remarquer1 en outre1 que1 d'aprs von ,kobell1 l'anorthite 7minral qu'on rencontre dans les fragments projets au ,monte ,somma7 est toujours blanche et transparente1 de sorte que1 s'il en est ainsi1 ces cristaux de l',ascension doivent tre considrs comme du feldspath ,labrador4 ,le professeur ,miller ajoute qu'il a vu dans ,erdmann's ,journal fr technische ,chemie la description d'un minral rejet par un volcan1 qui offrait les caractres extrieurs du ,labrador1 mais dont la composition diffrait de celle donne pour cette espce par les minralogistes4 ,l'auteur attribuait cette diffrence une erreur dans l'analyse du ,labrador qui est fort ancienne4 #i ,daubeny remarque1 dans son ouvrage sur les ,volcans 7p4 #chf71 qu'il en est ainsi2 et de ,humboldt dit 7,personal ,narrative1 vol4 ,i1 p4 #bcf7 qu' en gnral les masses de roches primitives connues1 je veux parler de celles qui ressemblent parfaitement nos granites1 gneiss et micaschistes1 sont fort rares dans les laves2 les substances que nous dsignons gnralement sous le nom de granite et qui ont t projetes par le ,vsuve1 sont des mlanges de nphline1 de mica et de pyroxne4 #aj ,cette aire est limite approximativement par une ligne embrassant ,green ,mountain et se prolongeant jusqu'aux collines dsignes sous les noms de ,weather ,port ,signal1 ,holyhead et the ,crater of an old volcano 7cette dernire appellation est inexacte dans le sens gologique du mot74 #aa ,le porphyre est de couleur fonce2 il contient de nombreux cristaux de feldspath blanc opaque1 souvent briss1 et des cristaux d'oxyde de fer en dcomposition2 ses vacuoles renferment de petites masses cristallines capillaires qu'on pourrait rapporter l'analcime4 #ab ,le ,dr ,daubeny 7,on ,volcanoes1 p4 #ahj7 parait avoir t amen croire que certaines formations trachytiques d',ischia et du ,puy-de-,dme1 qui ressemblent de trs prs celles de l',ascension1 taient d'origine sdimentaire2 il basait principalement cette opinion sur la prsence frquente dans ces roches de fragments scoriacs dont la teinte diffre de celle de la masse englobante4 ,le ,dr ,daubeny ajoute que1 d'un autre ct1 ,brocchi et d'autres gologues minents ont considr ces lits comme des varits terreuses de trachyte2 d'aprs lui le sujet mrite de faire l'objet de nouvelles tudes4 #ac ,d',aubuisson1 ,trait de ,gognosie1 t4 ,,ii1 p4 #edh4 #ad ,beudant 7,voyage en ,hongrie1 t4 ,,iii1 p4 #ejb1 #ejd7 dcrit des masses rniformes de jaspe opale1 qui passent insensiblement au conglomrat trachytique environnant ou y sont emptes comme des silex dans la craie1 et il les compare aux fragments de bois opalis qui abondent dans la mme formation4 ,pourtant ,beudant semble avoir considr le processus de leur formation plutt comme une simple infiltration que comme un change molculaire1 mais la prsence d'une concrtion diffrant absolument de la matire englobante me semble exiger un dplacement1 soit chimique1 soit mcanique1 des atomes qui occupaient l'espace ultrieurement rempli par cette concrtion1 si elle ne s'est pas forme dans une cavit prexistante4 ,le jaspe opale de ,hongrie passe la calcdoine1 c'est pourquoi1 dans ce cas comme dans celui de l',ascension1 l'origine du jaspe parat tre en rapport intime avec celle de la calcdoine4 #ae ,beudant 7,voyage minralogique1 t4 ,,iii1 p4 #ejg7 en cite des exemples en ,hongrie1 en ,allemagne1 au ,plateau ,central de ,france1 en ,italie1 en ,grce et au ,mexique4 #af ,les oeufs de tortues enfouis par ces animaux peuvent quelquefois tre emprisonns dans cette roche massive4 ,m4 ,lyell a donn une figure 7,principles of ,geology1 livre ,,iii1 ch4 xvii7 reprsentant des oeufs ainsi empts dans la roche et renfermant le squelette de jeunes tortues4 #ag ,researches in ,theoretical ,geology1 p4 #ab4 #ah ,ainsi que je l'ai fait remarquer1 le sulfate de chaux constitue une matire trangre et doit avoir t extrait de l'eau de mer4 ,c'est donc un fait intressant de voir les vagues de l',ocan assez charges de sulfate de chaux pour le dposer sur les rochers contre lesquels elles se brisent chaque mare4 ,le ,dr ,webster a dcrit 7,voyage of the ,chanticleer1 vol4 ,,ii1 p4 #cai7 des lits de gypse et de sel marin atteignant deux pieds d'paisseur1 forms par l'vaporation des embruns sur les rochers de la cte exposs l'action du vent dominant4 ,de belles stalactites de gypse1 ressemblant des stalactites calcaires1 se sont formes prs de ces lits4 ,on trouve aussi des masses amorphes de gypse dans des cavernes de l'intrieur de l'le1 et j'ai vu ,cross ,hill 7un ancien cratre7 une quantit considrable de sel suintant d'une pile de scories4 ,dans ces derniers cas le sel et le gypse semblent tre des produits volcaniques4 #ai ,d'aprs le fait dcrit dans mon ,journal of ,researches 7p4 #ab71 d'une couche d'oxyde de fer dpose par un ruisseau sur les roches de son lit 7comme un revtement peu prs semblable qui existe aux grandes cataractes de l',ornoque et du ,nil7 et qui prend un beau poli aux endroits o le remous se fait sentir1 je suppose que le polissage est produit ici galement par la mme cause4 #bj ,j'ai dcrit1 dans le chapitre consacr aux rochers de ,saint-,paul1 une substance luisante et perle qui recouvre ces rochers1 et une incrustation stalactitique1 de l'le de l',ascension1 d'une nature analogue1 dont la crote ressemble l'mail des dents1 mais est assez dure pour rayer le verre4 ,ces deux substances renferment une matire organique qui parat provenir de l'eau filtrant au travers d'amas de fiente d'oiseaux4 #ba ,m4 ,horner et sir ,david ,brewster ont dcrit 7,philosophical ,transactions1 #ahcf1 p4 #fe7 une singulire substance artificielle ressemblant celle qui constitue les coquilles4 ,cette substance se dpose en lames fines de couleur brune1 transparentes1 prsentant une surface trs lisse et des proprits optiques spciales1 l'intrieur d'un vase contenant de l'eau1 o l'on fait tourner rapidement un linge enduit d'une couche de colle et ensuite d'une couche de chaux4 ,cette substance est beaucoup plus tendre1 plus transparente1 et contient plus de matire organique que l'incrustation naturelle de l',ascension2 pourtant nous constatons encore une fois ici la forte tendance que manifestent le carbonate de chaux et la matire organique former une substance solide voisine de celle de la coquille des mollusques4 #bb ,ce terme peut prter un malentendu parce qu'on peut l'appliquer soit des roches divises en feuillets de composition identique1 soit des couches fortement adhrentes les unes aux autres sans tendance la fissilit1 mais constitues par des minraux diffrents1 ou prsentant des zones de couleurs diffrentes4 ,au cours du prsent chapitre le terme lamellaire est pris dans ce dernier sens1 et j'ai employ le mot fissile lorsqu'une roche homogne se divise suivant une direction dtermine comme c'est le cas pour les ardoises4 #bc ,le professeur ,miller m'informe que les cristaux qu'il a mesurs prsentaient les faces ,p1 z1 m de la figure #adg donne par ,haidinger dans sa traduction de ,mohs2 et il ajoute qu'il est remarquable qu'aucun de ces cristaux ne prsente la moindre trace des faces r du prisme hexagonal rgulier4 #bd ,geological ,transactions1 vol4 ,,iii1 part4 #a1 p4 #cg4 #be ,ces analyses ont t prises dans le ,trait de ,minralogie de ,beudant1 t4 ,,ii1 p4 #aac2 et une analyse d'obsidienne dans ,phillips's ,mineralogy4 #bf ,ces analyses sont prises dans von ,kobell1 ,grundzge der ,mineralogie1 #ahch4 #bg ,trait de gognosie1 t4 ,,ii1 p4 #ece4 #bh ,on constate ces faits dans la fabrication du verre ordinaire1 et dans les expriences de ,gregory ,watt sur le trapp fondu2 on les observe aussi sur la surface naturelle des coules de lave et sur les flancs latraux des dikes4 #bi ,j'ignore s'il est gnralement connu qu'on rencontre parfois dans les agates des corps prsentant exactement le mme aspect que les sphrulites4 ,m4 ,robert ,brown m'a montr une agate forme dans une cavit d'un morceau de bois silicifi1 portant de petites taches peine visibles l'oeil nu2 vues l'aide d'une forte loupe1 ces taches offraient un trs bel aspect2 elles taient exactement circulaires et consistaient en fibres extrmement fines1 de couleur brune1 rayonnant fort rgulirement autour d'un centre commun4 ,ces petites toiles rayonnantes sont quelquefois coupes et partiellement entames par les fines zones rubanes de l'agate4 ,dans l'obsidienne de l',ascension1 les deux moitis d'une sphrulite sont souvent engages dans des zones de couleur diffrente1 mais elles ne sont pas entames par ces dernires comme dans l'agate4 #cj ,journal de physique1 t4 ,,lix 7#ahjd71 pp4 #aj1 #ab4 #ca ,id41 t4 ,,lx 7#ahje71 p4 #dah4 #cb ,voyage en ,hongrie1 t4 ,i1 p4 #ccj2 t4 ,,ii1 pp4 #bba et #cae2 t4 ,,iii1 pp4 #cfi1 #cga1 #cgg1 #cha4 #cc ,essais gognostiques1 pp4 #agf1 #cbf1 #cbh4 #cd ,p4 ,scrope1 ,geological ,transactions1 vol4 ,,ii 7second series71 p4 #aie4 ,consulter aussi3 ,dolomieu1 ,voyage aux ,isles ,lipari1 et ,d',aubuisson1 ,trait de gognosie1 t4 ,,ii1 p4 #ecd4 #ce ,j'ai observ que dans les obsidiennes du ,mexique formant la belle collection de ,m4 ,stokes1 les sphrulites sont ordinairement beaucoup plus grandes que celles de l',ascension2 elles sont gnralement blanches1 opaques1 et sont accoles en couches distinctes4 ,plusieurs varits remarquables diffrent de toutes celles de l',ascension4 ,les obsidiennes prsentent des zones minces1 absolument droites ou ondules1 qui ne se distinguent de la masse que par des diffrences extrmement faibles de nuance1 de porosit ou d'tat vitreux plus ou moins parfait4 ,en suivant un certain nombre des zones les moins nettement vitreuses1 on constate qu'elles se montrent bientt parsemes de sphrulites blanches trs petites qui deviennent de plus en plus nombreuses et finissent par se runir en une couche distincte4 ,a l',ascension1 au contraire1 les sphrulites brunes seules se runissent et forment des couches2 les blanches sont toujours dissmines irrgulirement4 ,certains chantillons appartenant aux collections de la ,socit gologique1 et rapports une formation d'obsidienne du ,mexique1 ont une cassure terreuse et sont diviss en lamelles extrmement fines par des taches d'un minral noir semblables aux taches d'augite et de hornblende des roches de l',ascension4 #cf ,voyage de ,beudant1 t4 ,,iii1 p4 #cgc4 #cg ,pour ,tnrife1 voir von ,buch1 ,descript4 des isles ,canaries1 p4 #ahd et #aij2 pour les les ,lipari1 voir le ,voyage de ,dolomieu1 p4 #cd2 pour l',islande1 voir ,mackenzie's ,travels1 p4 #cfi4 #ch ,mmoire pour servir une description gologique de la ,france1 t4 ,,iv1 p4 #cga4 #ci ,mac ,culloch constate 7,classification of ,rocks1 p4 #eca7 que1 sur les dikes de rtinite l'le d',arran1 les surfaces exposes l'air sont sillonnes de lignes ondules1 ressemblant certains genres de papier marbr et qui rsultent videmment d'une diffrence correspondante dans la structure lamellaire4 #dj ,personal ,narrative1 vol4 ,i1 p4 #bbb4 #da ,geological ,transactions1 vol4 ,,ii 7seconde srie71 p4 #aie4 #db ,description des les ,canaries1 p4 #ahd4 #dc ,voyage aux les de ,lipari1 pp4 #ce et #he4 #dd ,dans ce cas1 comme dans celui de la pierre ponce fissile1 la structure s'carte beaucoup de celle des roches prcdentes1 dont les lamelles consistent en couches alternantes qui diffrent de composition ou de texture4 ,cependant il y a des raisons de croire avec d',aubuisson que dans certaines formations sdimentaires qui semblent homognes et fissiles1 par exemple1 dans une ardoise clat micac1 les lamelles sont dues rellement des couches alternantes de mica excessivement minces4 #de ,voir ,phillips' ,mineralogy1 p4 #acf1 pour les les italiennes4 ,pour le ,mexique et le ,prou1 voir l',essai gognostique1 de de ,humboldt4 ,m4 ,edwards dcrit aussi la forte inclinaison des obsidiennes de ,cerro del ,navaja1 au ,mexique1 dans les ,proc4 of the geolog4 ,soc4 de juin #ahch4 #df ,geological ,transactions1 vol4 ,,ii 7seconde srie71 p4 #bjj1 etc4 ,dans certains cas1 ces fragments empts consistent en trachyte lamellaire dtach de la masse et envelopp dans les parties qui restaient encore liquides4 ,beudant aussi1 dans son grand ouvrage sur la ,hongrie1 cite plusieurs fois des roches trachytiques irrgulirement tachetes de fragments appartenant aux varits qui forment ailleurs les rubans parallles4 ,dans ces divers cas1 nous devons supposer qu'aprs qu'une partie de la masse fondue et pris la structure lamellaire1 une nouvelle ruption de lave vint la bouleverser et en envelopper les fragments1 et que plus tard tout l'ensemble prit une nouvelle disposition lamellaire4 #dg ,dolomieu1 ,voyage1 p4 #fd4 #dh ,en effet1 la formation d'un grand cristal d'un minral quelconque dans une roche de composition complexe suppose la runion des atomes ncessaires1 en mme temps qu'une action de concrtion4 ,la cause pour laquelle tous les cristaux de feldspath sont orients suivant le sens de leur longueur dans ces roches de l',ascension est probablement la mme que celle de l'allongement et de l'aplatissement dans cette mme direction de tous les globules sphrulitiques bruns 7qui offrent au chalumeau les caractres du feldspath74 #di ,mm4 pour servir1 etc41 t4 ,,iv1 p4 #aca4 #ej ,edinburgh ,new ,phil4 ,journal1 #ahdb1 p4 #cej4 #ea ,je suppose que c'est peu prs la mme explication que ,m4 ,scrope entendait donner en parlant 7,geolog4 ,transact41 vol4 ,,ii1 seconde srie1 p4 #bbh7 de la structure rubane de ces roches trachytiques1 qui provient d'une extension linaire de la masse imparfaitement liquide1 accompagne d'une action de concrtion4 #eb ,il n'est pas rare que des laves basaltiques1 ainsi que plusieurs autres roches1 soient divises en lames ou plaques paisses1 de mme composition1 et qui sont tantt droites et tantt courbes2 ces lames1 coupes par des lignes de fissure verticales1 s'unissent quelquefois pour constituer des colonnes4 ,cette structure parait se rapprocher1 quant son origine1 de celle que prsentent un grand nombre de roches ignes et sdimentaires traverses par des systmes de fissures parallles4 ,,chapitre ,,iv ,,sainte-,h,l,,ne ,laves des sries feldspathique1 basaltique et sous-marine4--,coupe de ,flagstaff ,hill et du ,barn4--,dikes4--,baies ,turk's ,cap et ,prosperous4--,enceinte basaltique4--,crte centrale cratriforme avec rebord intrieur et parapet4--,cnes de phonolite4--,bancs superficiels de grs calcareux4--,coquilles terrestres teintes4--,lits de dtritus4--,soulvement de la rgion4--,dnudation4--,cratres de soulvement4 ,l'le tout entire est d'origine volcanique2 suivant ,beatson#a1 sa circonfrence est d'environ #bh milles4 ,le centre et la plus grande partie de l'le sont constitus par des roches de nature feldspathique1 gnralement trs dcomposes1 et offrant alors une remarquable succession de lits argileux tendres1 alternants1 rouges1 pourpres1 bruns1 jaunes et blancs4 ,par suite du peu de dure de notre sjour1 je n'ai pu examiner ces lits avec soin2 quelques-uns d'entre eux1 spcialement ceux nuances blanches1 jaunes et brunes1 constituaient originairement des coules de lave1 mais la plupart de ces lits ont probablement t jaculs sous forme de scories et de cendres2 d'autres lits1 colors en pourpre1 avec des plages contours cristallins constitues par une substance blanche tendre1 semblent avoir t autrefois des porphyres argileux compacts et rsistants2 ils sont aujourd'hui onctueux au toucher1 et donnent1 comme la cire1 une rayure luisante sous l'ongle4 ,les lits argileux rouges offrent gnralement une structure brchiforme1 et ont t forms1 sans aucun doute1 par la dcomposition de scories4 ,cependant1 plusieurs coules fort tendues1 appartenant cette srie1 conservent leur caractre lithode1 elles sont soit d'une couleur vert-noirtre avec de petits cristaux aciculaires de feldspath1 soit d'une teinte trs ple2 dans ce dernier cas1 elles sont formes principalement de petits cristaux de feldspath souvent cailleux1 portant un grand nombre de taches noires microscopiques4 ,ces coules sont gnralement compactes et lamellaires2 pourtant d'autres coules1 d'une composition semblable1 sont celluleuses et lgrement altres4 ,aucune de ces roches ne renferme de grands cristaux de feldspath ni ne prsente la cassure rugueuse caractristique du trachyte4 ,ces laves et ces tufs feldspathiques recouvrent les autres roches et appartiennent donc la dernire phase ruptive2 cependant d'innombrables dikes et de grandes masses de roches fondues y ont t postrieurement injects4 ,ils convergent1 en s'levant1 vers la crte curviligne centrale1 dont un point atteint l'altitude de #b4gjj pieds4 ,cette crte est la partie la plus leve de l'le1 et elle a constitu autrefois le bord septentrional d'un grand cratre1 d'o se sont coules les laves de cette srie2 la structure de ce cratre est rendue fort obscure par l'tat de dgradation dans lequel il se trouve1 par la disparition de sa partie mridionale et par les dislocations violentes que l'le a subies4 ,srie basaltique4--,la cte de l'le consiste en un cercle1 grossirement dessin1 de grands remparts de basalte1 noirs et stratifis1 s'inclinant vers la mer et que les flots ont transforms en falaises souvent presque perpendiculaires1 dont la hauteur varie de quelques centaines de pieds #b4jjj pieds4 ,ce cercle1 ou plutt cette enceinte en forme de fer cheval est ouverte du ct du sud et entame par plusieurs autres grandes brches4 ,son rebord suprieur ou sommet ne s'lve ordinairement qu' une faible altitude au-dessus du niveau de la contre intrieure voisine1 et les laves feldspathiques plus rcentes1 descendant des hauteurs centrales1 viennent gnralement buter contre son plan interne qu'elles recouvrent2 mais1 dans la partie nord-ouest de l'le 7pour autant qu'on en puisse juger de loin7 les laves semblent avoir dbord cette barrire et l'avoir masque en partie4 ,en certains endroits o l'anneau basaltique est rompu et o cette enceinte noire est divise en tronons1 les laves feldspathiques ont coul entre ces derniers et surplombent aujourd'hui la cte sous forme de falaises leves4 ,ces roches basaltiques ont une couleur noire et sont stratifies en couches minces2 elles sont habituellement trs celluleuses1 mais parfois compactes2 quelques-unes d'entre elles renferment de nombreux cristaux de feldspath vitreux et des octadres de fer titanifre2 d'autres abondent en cristaux d'augite et en grains d'olivine4 ,les vacuoles sont frquemment tapisses de petits cristaux 7de chabasie871 ce qui donne mme parfois la roche une structure amygdalodale4 ,les coules de lave sont spares les unes des autres par des cendres ou par un tuf salifre friable1 d'un rouge vif1 offrant des lignes superposes comme celles que provoque la sdimentation et qui prsente parfois une structure concrtionne mal dfinie4 ,les roches de la srie basaltique ne se montrent que prs de la cte4 ,dans la plupart des contres volcaniques les laves trachytiques sont plus anciennes que les laves basaltiques2 mais ici nous constatons qu'un grand amas de roches1 dont la composition est trs voisine de celle de la famille trachytique1 a t jacul aprs les nappes basaltiques3 cependant les nombreux dikes injects dans les laves feldspathiques1 et o abondent de grands cristaux d'augite1 dvoilent peut-tre une tendance au retour vers le mode ordinaire de superposition4 ,laves sous-marines de la base4--,les laves de la srie infrieure se trouvent immdiatement au-dessous des roches basaltiques et feldspathiques4 ,suivant ,m4 ,seale#b1 on peut les observer1 en divers points de la plage1 sur le pourtour entier de l'le4 ,dans les coupes que j'ai tudies1 leur nature est fort variable2 quelques-unes des couches abondent en cristaux d'augite2 d'autres1 colores en brun1 sont laminaires ou formes de galets1 et plusieurs sections sont rendues fortement amygdalodes par la prsence de matires calcaires4 ,les nappes successives sont intimement unies entre elles1 ou spares les unes des autres par des bancs de roches scoriaces ou de tuf laminaire renfermant souvent des fragments nettement arrondis4 ,les interstices de ces couches sont remplis de gypse et de sel2 le gypse se prsente parfois aussi en lits minces4 ,l'abondance de ces deux substances1 la prsence de cailloux rouls dans les tufs et l'abondance des roches amygdalodes me portent croire que ces couches volcaniques infrieures sont d'ruption sous-marine4 ,peut-tre cette remarque doit-elle tre applique aussi une partie des roches basaltiques surincombantes2 mais je n'ai pu trouver de preuve bien nette de ce dernier fait4 ,partout o j'ai examin les couches de la srie infrieure1 j'ai constat qu'elles taient traverses par un trs grand nombre de dikes4 ,flagslaff ,hill et le ,barn4--,je dcrirai maintenant quelques-unes des coupes les plus remarquables en commenant par ces deux collines qui constituent les traits les plus caractristiques de la partie nord-est de l'le4 ,le profil carr et anguleux du ,barn ainsi que sa couleur noire montrent au premier coup d'oeil qu'il appartient la srie basaltique1 tandis que la surface adoucie et la forme conique de ,flagstaff ,hill1 et ses teintes vives et varies prouvent avec la mme vidence que cette dernire colline est forme des roches feldspathiques altres1 dont il a t question au commencement du chapitre4 ,ces deux hautes collines sont runies 7comme on le voit dans la figure no4 #h7 par une crte aigu constitue par les laves galets de la srie infrieure4 ,les couches de cette crte plongent vers l'ouest sous un angle qui diminue graduellement mesure qu'on s'avance vers le ,flagstaff1 et l'on peut constater1 quoique assez difficilement1 que les couches feldspathiques suprieures de cette colline plongent uniformment vers l',w4-,s4-,w4 ,prs du ,barn1 les couches de la crte sont presque verticales1 mais leur allure est masque par d'innombrables dikes2 leur inclinaison change probablement sous cette colline et1 de verticales qu'elles taient1 les couches se montrent inclines dans un sens oppos3 en effet1 les couches suprieures basaltiques1 qui ont environ #hjj #a4jjj pieds d'paisseur1 plongent vers le nord-est sous un angle de #cj #dj4 ,illustration3 ,,fig4 #h4 ,les lignes paisses reprsentent les couches basaltiques2 les lignes fines1 les couches sous-marines infrieures2 les lignes pointilles1 les couches feldspathiques suprieures4 ,les dikes sont indiqus par des hachures transversales4 ,la crte ainsi que les collines de ,flagstaff et de ,barn sont sillonnes de dikes1 dont plusieurs conservent un paralllisme remarquable suivant une direction ,n4-,n4-,w--,s4-,s4-,e4 ,les dikes sont forms principalement d'une roche laquelle de grands cristaux d'augite donnent la structure porphyrique1 d'autres dikes sont forms d'un trapp brun grains fins4 ,la plupart de ces dikes sont recouverts d'une couche brillante#c1 paisse de un deux diximes de pouce1 fusible en un mail noir1 contrairement ce qui se produit pour la rtinite vritable4 ,cette couche est videmment analogue au revtement superficiel brillant qu'on observe sur un grand nombre de coules de lave4 ,on peut suivre souvent les dikes sur de grandes surfaces1 tant dans le sens horizontal que dans le sens vertical1 et ils paraissent conserver une paisseur peu prs toujours uniforme#d4 ,m4 ,seale rapporte qu'un dike situ prs du ,barn ne dcrot en largeur que de #d pouces seulement sur toute sa hauteur1 qui est de #a4bfj pieds1--de #i pieds la base elle se rduit #h pieds #h pouces au sommet4 ,dans cette crte la direction suivie par les dikes parat avoir t surtout dtermine par l'alternance de couches tendres et dures2 souvent ils sont intimement associs aux couches les plus dures1 et restent parallles sur des longueurs si considrables que frquemment il devient impossible de distinguer les bancs qui sont de vrais dikes1 des nappes de lave4 ,quoique les dikes soient si nombreux sur cette crte1 ils sont plus nombreux encore dans les valles voisines situes au sud1 tel point que je n'en ai vu nulle part un aussi grand nombre4 ,dans ces valles ils ont une orientation moins rgulire et couvrent le sol d'un rseau semblable une toile d'araigne2 en certains points la surface du sol parat mme exclusivement constitue par des dikes entrelacs4 ,cette disposition complexe des dikes1 la forte inclinaison et l'anticlinal des couches de la srie infrieure recouvertes aux extrmits opposes de cette crte par deux grandes masses rocheuses1 d'ge et de composition diffrents1 devaient1 mon avis1 conduire presque infailliblement une fausse interprtation de cette coupe4 ,on a mme suppos que la rgion qui nous occupe avait fait partie d'un cratre1 mais cette opinion s'carte tellement de la vrit que le sommet de ,flagstaff ,hill a constitu autrefois l'extrmit infrieure d'une nappe de lave et de cendres jacules par la crte cratriforme centrale4 ,a en juger par la pente des coules contemporaines dans une partie voisine et non bouleverse de l'le1 les couches de ,flagstaff ,hill doivent avoir t souleves de #a4bjj pieds au moins1 et probablement d'une quantit beaucoup plus considrable encore1 car les grands dikes tronqus qu'on observe au sommet de la colline dmontrent qu'elle a t fortement dnude4 ,le sommet de ,flagstaff ,hill atteint peu prs la mme hauteur que la crte cratriforme1 et1 avant d'avoir subi une dnudation1 il tait probablement plus lev que cette crte1 dont il est spar par une rgion fort tendue et beaucoup plus basse2 par consquent1 nous constatons ici que l'extrmit infrieure d'un systme de coules de lave a t redresse de manire atteindre une altitude gale ou mme peut-tre suprieure celle du cratre sur les flancs duquel elles ont coul originairement4 ,je crois que les dislocations de cette amplitude sont extrmement rares#e dans les rgions volcaniques4 ,la formation de dikes aussi nombreux dans cette partie de l'le prouve que la surface de la rgion doit avoir subi une dislocation tout fait extraordinaire4 ,sur la crte entre les collines de ,flagstaff et de ,barn cette dislocation ou extension s'est probablement produite aprs le redressement des couches1 ou a peut-tre suivi immdiatement ce phnomne1 car1 si les couches avaient t alors horizontales1 elles auraient fort probablement t fissures et injectes dans le sens transversal et non suivant le plan de stratification4 ,quoique la contre qui s'tend entre le ,barn et ,flagstaff ,hill prsente une ligne anticlinale bien nette dirige du nord au sud1 et quoique la plupart des dikes suivent cette mme ligne avec beaucoup de rgularit1 les couches occupent cependant leur position primitive un mille seulement au sud de la crte4 ,cela dmontre que la force perturbatrice a exerc son action plutt sur un point isol que suivant une ligne4 ,son mode d'activit se trouve probablement expliqu par la structure du ,little ,stony-top1 montagne de #b4jjj pieds de hauteur1 situe quelques milles au sud du ,barn2 nous distinguons l1 mme de loin1 une sorte de coin aigu1 form d'une roche colonnaire compacte1 de couleur sombre1 et les couches feldspathiques aux teintes brillantes descendant sur ses deux flancs1 partir de son sommet dnud4 ,ce coin1 qui a fait donner la montagne le nom de ,stony-top1 consiste en une masse rocheuse injecte l'tat liquide dans les couches surincombantes2 et si nous supposons qu'une masse rocheuse semblable a t injecte sous la crte reliant le ,barn et ,flagstaff ,hill1 on pourrait expliquer ainsi la structure de cette rgion4 ,baies ,turks' ,cap et ,prosprous4--,prosprous ,hill est une grande montagne noire et escarpe1 situe #b milles et demi au sud du ,barn1 et constitue de couches basaltiques comme cette dernire colline4 ,ces couches reposent d'un ct sur les bancs porphyriques bruns de la srie infrieure1 et d'un autre ct sur une masse fissure d'une roche fortement scoriace et amygdalode1 qui parat avoir constitu un centre d'ruption sous-marine peu tendu et contemporain de la srie infrieure4 ,prosperous ,hill est travers1 comme le ,barn1 par un grand nombre de dikes1 dont la plupart courent du nord au sud1 et ses couches plongent obliquement1 peut-on dire1 de l'le vers la mer1 sous un angle d'environ #bj4 ,comme on le voit dans la figure no4 #i1 l'espace compris entre ,prosperous ,hill et le ,barn est occup par des falaises leves1 formes de laves de la srie suprieure ou feldspathique1 reposant en stratification discordante sur les strates sous-marines infrieures1 comme nous avons vu qu'elles le font ,flagstaff ,hill4 ,nanmoins1 l'oppos de ce qui se prsente sur cette dernire colline1 les couches suprieures sont presque horizontales et s'lvent doucement vers l'intrieur de l'le4 ,en outre1 ces couches sont composes de laves compactes1 noir-verdtre1 ou plus communment brun ple1 au lieu d'tre constitues par des matriaux devenus tendres1 et colors de teintes vives4 ,ces laves compactes brunes sont formes presque entirement de feldspath en petits clats luisants ou en petits cristaux aciculaires trs rapprochs les uns des autres et associs de nombreuses petites taches noires qui sont probablement de la hornblende4 ,les strates basaltiques de ,prosperous ,hill ne s'lvent qu' une faible hauteur au-dessus du niveau des coules feldspathiques doucement inclines qui viennent buter contre leurs bords redresss et les entourent4 ,l'inclinaison des couches basaltiques parat trop prononce pour tre due au fait qu'elles auraient coul sur une pente1 et elles doivent avoir t amenes leur position actuelle par un redressement survenu avant l'ruption des coules feldspathiques4 ,illustration3 ,,fig4 #i4--,les lignes doubles reprsentent les couches basaltiques2 les lignes simples1 les couches sous-marines infrieures2 les lignes pointilles1 les couches feldspathiques suprieures4 ,enceinte basaltique4--,en faisant le tour de l'le1 on observe qu'au sud de ,prosperous ,hill les laves de la srie suprieure forment des falaises trs leves surplombant la mer4 ,le cap dsign sous le nom de ,great ,stony-top1 et qu'on rencontre ensuite1 est compos1 je crois1 de basalte ainsi que le promontoire appel ,long ,range ,point1 auquel aboutissent1 du ct de la terre1 les couches colores4 ,sur la cte sud de l'le nous voyons les strates basaltiques de ,south ,barn plonger obliquement vers la mer sous un angle trs prononc2 ce cap dpasse lgrement aussi le niveau des laves feldspathiques plus modernes4 ,plus loin encore1 la cte a t fortement dnude sur une grande longueur1 de chaque ct de ,sandy ,bay1 et il ne semble plus tre rest en cet endroit que les dbris de la base du grand cratre central4 ,les couches basaltiques reparaissent avec leur inclinaison vers la mer1 au pied de la colline appele ,man-and-,horse2 et elles se poursuivent sur toute la longueur de la cte nord-ouest1 depuis ce point jusqu'a ,sugar-,loaf ,hill1 qui est situ prs du ,flagstaff4 ,ces coules offrent partout la mme inclinaison vers la mer1 et elles reposent1 en certains points au moins1 sur les laves de la srie infrieure4 ,nous voyons ainsi que la circonfrence de l'le est forme par une enceinte de basalte fortement brche1 ou plutt par des masses de basalte disposes en forme de fer cheval ouvert vers le sud et coup par plusieurs larges brches du ct de l'est4 ,la largeur de cette frange marginale parat varier de #a mille #a mille et demi du ct nord-ouest1 qui est le seul o elle soit parfaitement complte4 ,les couches basaltiques et celles de la srie infrieure1 qu'elles recouvrent1 sont faiblement inclines vers la mer aux endroits o leur allure primitive n'a pas t modifie4 ,la dgradation plus prononce de l'anneau basaltique autour de la moiti orientale de l'le qu'autour de sa moiti occidentale1 est due videmment ce que la puissance rosive des vagues est beaucoup plus considrable sur la cte orientale1 expose au vent1 que sur la cte place sous le vent1 c'est ce que prouve du reste la hauteur plus forte des falaises sur la premire de ces ctes4 ,on ne saurait affirmer si les brches ont t ouvertes dans la bordure de basalte avant ou aprs l'ruption des laves de la srie suprieure2 mais1 comme certaines parties dtaches de l'enceinte basaltique paraissent avoir t redresses avant que ce phnomne se ft produit1 et pour d'autres raison encore1 il est fort probable que tout au moins un certain nombre des brches sont antrieures l'ruption4 ,si on reconstitue hypothtiquement cette enceinte circulaire de basalte1 l'espace interne1 ou la cavit1 qui a t comble ultrieurement par les matires jacules par le grand cratre central1 parat avoir prsent une forme ovale1 longue de #h #i milles sur #d milles environ de largeur1 et dont l'axe tait dirig suivant une ligne ,n4-,e4-,s4-,w4 concidant avec le grand axe actuel de l'le4 ,crte centrale courbe4--,cette crte est forme1 comme nous l'avons dit plus haut1 de laves feldspathiques grises et de tufs argileux rouges1 brchiformes1 semblables aux couches de la srie suprieure colores de teintes vives4 ,les laves grises renferment un grand nombre de petits points noirs1 facilement fusibles1 et quelques rares cristaux de feldspath de grande dimension4 ,elles sont gnralement devenues fort tendres4 ,sauf ce caractre et la proprit d'tre trs vsiculaires en beaucoup d'endroits1 elles sont entirement semblables aux grandes nappes de lave qui surplombent la cte ,prosperous ,bay4 ,a en juger d'aprs les traces de dnudation1 il s'est coul de longs intervalles de temps entre la formation des bancs successifs dont la crte est constitue4 ,sur le versant escarp du nord j'ai observ dans plusieurs coupes une surface ondule de tuf rouge fortement rode1 et recouverte de laves feldspathiques grises dcomposes1 sans autre interposition qu'une mince couche terreuse4 ,en un point voisin j'ai remarqu un dike de trapp1 large de #d pieds1 aras et recouvert par la lave feldspathique comme le reprsente la figure4 ,la crte se termine vers l'est en un crochet1 qui n'est reprsent avec une nettet suffisante sur aucune des cartes que j'ai vues4 ,vers son extrmit occidentale elle s'abaisse graduellement et se divise en plusieurs crtes secondaires4 ,la partie la mieux dfinie de la crte1 entre ,diana's ,peak et ,nest ,lodge1 sert de base des pics dont la hauteur varie de #b4jjj #b4gjj pieds1 et qui sont les plus levs de toute l'le2 elle mesure un peu moins de #c milles de longueur en ligne droite4 ,sur tout cet espace la crte offre un aspect et une structure uniformes2 sa courbure rappelle la ligne de cte d'une grande baie1 et elle est forme de plusieurs lignes courbes plus petites1 dont la concavit est toujours ouverte vers le sud4 ,son versant septentrional et externe est renforc par des crtes troites en arc-boutant qui s'abaissent vers la plaine environnante4 ,le ct interne est beaucoup plus escarp et s'lve presque pic2 il est constitu par la tranche des couches qui s'inclinent doucement vers l'intrieur4 ,le long de certaines parties du versant interne1 et prs du sommet1 s'tend une corniche unie ou rebord1 dont le contour suit les courbes secondaires de la crte4 ,des rebords de ce genre ne sont pas rares dans les cratres volcaniques1 et leur formation semble due l'affaissement d'une nappe horizontale de lave durcie1 dont les bords restent adhrer aux parois du cratre#f 7comme la glace aux bords d'un tang dont l'eau s'est retire74 ,illustration3 ,,fig4 #aj4--;,dike4 #a4 ,lave feldspathique grise4--#b4 ,couche d'une matire terreuse rougetre paisse d'un pouce4--#c4 ,tuf argileux rouge brchiforme4 ,en certains endroits1 la crte est surmonte d'un parapet dont les deux faces sont verticales4 ,prs de ,diana's ,peak1 ce mur est extrmement troit4 ,j'ai observ l'archipel des ,galapagos des parapets dont la structure et l'aspect sont identiques ceux des murs que nous venons de citer1 et qui surmontent plusieurs des cratres2 l'un d'eux1 que j'ai plus particulirement tudi1 tait compos de scories rouges1 luisantes1 fortement cimentes2 comme il tait vertical du ct externe et qu'il s'tendait sur la circonfrence du cratre presque tout entire1 il le rendait peu prs inaccessible4 ,suivant de ,humboldt1 le ,pic de ,tnrife et le ,cotopaxi ont une structure analogue#g2 il dit qu' leur sommet un mur circulaire entoure le cratre2 vu de loin ce mur offre l'aspect d'un petit cylindre pos sur un cne tronqu4 ,pour le ,cotopaxi#h cette structure spciale est visible l'oeil nu d'une distance de plus de #b4jjj toises1 et personne n'a jamais atteint son cratre4 ,sur le ,pic de ,tnrife le parapet est si lev qu'il serait impossible d'atteindre la ,caldera1 si une crevasse ne s'ouvrait pas sur le ct oriental4 ,l'origine de ces parapets circulaires est probablement due la chaleur des vapeurs dgages du cratre qui en pntrent et en durcissent les parois sur une profondeur peu prs uniforme2 et plus tard les actions atmosphriques attaquent lentement la montagne sans entamer la partie durcie2 celle-ci se montre alors sous forme de cylindre ou de parapet circulaire4 ,en tenant compte des particularits de structure que nous venons de signaler dans la crte centrale3 la convergence des couches de la srie suprieure vers cette crte1 l'tat fortement vsiculaire que les laves y prennent1 la corniche unie qui s'tend le long de son flanc concave et vertical1 comme celle qu'on observe dans l'intrieur de certains volcans encore actifs1 le mur en forme de parapet qui couronne son sommet1 et enfin sa courbure spciale qui se distingue de tous les profils habituels aux soulvements1 tous ces faits me prouvent que cette crte recourbe n'est autre chose que le dernier vestige d'un grand cratre4 ,cependant1 quand on cherche retrouver le contour primitif de ce cratre1 on est bien vite dsorient2 son extrmit occidentale s'abaisse graduellement1 et s'tend vers la cte en se divisant en d'autres crtes2 l'extrmit orientale est plus fortement courbe1 mais elle est peine mieux dfinie4 ,quelques particularits me font supposer que le mur mridional du cratre rencontrait la crte actuelle prs de ,nest ,lodge2 s'il en est ainsi1 le cratre doit avoir peu prs #c milles de longueur sur #a mille et demi de largeur environ4 ,nous aurions cherch vainement reconnatre la vritable nature de la crte1 si la dnudation qu'elle a subie et la dcomposition des roches dont elle est forme avaient t un peu plus avances qu'elles ne le sont1 et si la crte avait t coupe par de grands dikes et par des masses considrables de matires injectes1 comme l'ont t plusieurs autres parties de l'le4 ,mme dans l'tat actuel des choses1 nous avons vu qu' ,flagstaff ,hill l'extrmit infrieure d'une nappe de matire ruptive a t souleve une hauteur gale et probablement mme suprieure celle du cratre dont elle s'est coule4 ,il est intressant de suivre ainsi les degrs par lesquels passe la structure d'une rgion volcanique en s'obscurcissant peu peu pour finir par s'effacer4 ,l'le de ,sainte-,hlne se rapproche tellement de cette dernire phase que jusqu'ici personne1 je crois1 n'a suppos que la crte centrale ou l'axe de l'le ft la dernire pave du cratre dont les coules volcaniques les plus rcentes ont t jacules4 ,le grand espace vide1 ou la valle1 qui existe au sud de la crte centrale curviligne1 et sur laquelle s'tendait autrefois la moiti du cratre1 est forme de monticules et de crtes dnuds et rods1 constitus par des roches rouges1 jaunes et brunes1 mles en une confusion cahotique1 entrelaces de dikes1 et sans aucune stratification rgulire4 ,la partie principale consiste en scories rouges en voie de dcomposition1 associes des tufs de diverses varits et des lits argileux jauntres pleins de cristaux briss1 parmi lesquels ceux d'augite sont d'une grandeur remarquable4 a et l surgissent des masses de lave trs vsiculaires et trs amygdalodes4 ,sur l'une des crtes1 au milieu de la valle1 se dresse brusquement une colline conique trs escarpe1 dsigne sous le nom de ,lot4 ,c'est un trait saillant et singulier du paysage4 ,cette colline est forme de phonolite1 dont une partie est en grands feuillets courbes1 une autre partie est constitue de boules concrtionnes plus ou moins anguleuses1 et la troisime consiste en colonnes disposes en rayons divergents4 ,de sa base divergent1 en s'inclinant dans toutes les directions1 des couches de lave1 de tuf et de scories#i2 la partie du cne qui merge au-dessus de ces couches est haute de #aig pieds#aj et sa section horizontale est ovale4 ,le phonolite est gris verdtre et plein de petits cristaux aciculaires de feldspath2 il offre1 dans la plupart des cas1 une cassure conchodale1 il est sonore et il est cribl de petites cavits4 ,au ,s4-,w4 de ,lot1 on observe plusieurs autres pics colonnaires fort remarquables1 mais de forme moins rgulire1 notamment ,lot's ,wife1 et les ,asses' ,ears1 constitus d'une roche analogue4 ,leur forme aplatie et leur position relative dmontrent clairement qu'ils se trouvent sur la mme ligne de fissure4 ,il est intressant de remarquer1 en outre1 que1 si on prolongeait la ligne ,n4-,e4-,s4-,w41 joignant ,lot et ,lot's ,wife1 elle couperait ,flagstaff ,hill1 qui est sillonn de nombreux dikes courant dans cette mme direction1 comme nous l'avons dit plus haut1 et dont la structure bouleverse rend vraisemblable qu'une grande masse de roche autrefois liquide se trouve injecte sous cette colline4 ,dans la mme grande valle on rencontre plusieurs autres masses coniques de roches injectes 7j'ai observ que l'une d'entre elles tait forme de greenstone compact71 dont quelques-unes ne semblent avoir aucune relation avec la direction suivie par un dike1 tandis que d'autres sont videmment relies par une de ces lignes4 ,trois ou quatre grandes lignes de dikes s'tendent au travers de la valle suivant une direction ,n4-,e4-,s4-,w41 parallle celle qui joint les ,asses' ,ears et ,lot's ,wife1 et probablement ,lot4 ,le grand nombre de ces masses de roches injectes est un trait remarquable de la gologie de ,sainte-,hlne4 ,outre celles que nous venons de citer1 et la masse hypothtique qui s'tendrait sous ,flagstaff ,hill1 mentionnons encore la masse qui forme ,little-,stony-,top1 et comme j'ai lieu de le croire1 d'autres masses encore au ,man-and-,horse et ,high-,hill4 ,la plupart de ces masses1 sinon toutes1 ont t injectes postrieurement aux dernires ruptions volcaniques du cratre central4 ,la formation1 sur des lignes de fissure1 de saillies rocheuses coniques1 dont les parois sont le plus souvent parallles1 peut tre vraisemblablement attribue des ingalits de tension1 provoquant la formation de petites fissures transversales2 les bords des couches cdent naturellement en ces points d'intersection1 et sont facilement redresss4 ,je dois faire observer1 enfin1 que partout les minences de phonolite ont une tendance#aa prendre des formes singulires et mme grotesques1 comme celle de ,lot2 le pic de ,fernando ,noronha en offre un exemple2 pourtant ,san ,thiago1 les cnes de phonolite1 quoique aigus1 ont une forme rgulire4 ,en supposant1 comme cela parat probable1 que tous les monticules ou oblisques de ce genre ont t originairement injects l'tat liquide dans un moule form par des couches qui ont cd sous la pression des masses injectes1 comme le fait s'est produit certainement pour ,lot1 on peut se demander d'o proviennent leurs formes si souvent escarpes et tranges en comparaison de celles des masses de greenstone et de basalte qui partagent avec les premires le mme mode de formation4 ,ces formes seraient-elles dues une fluidit moins parfaite que l'on considre gnralement comme caractristique des laves trachytiques voisines des phonolites8 ,dpts superficiels4--,on rencontre1 tant sur la cte septentrionale de l'le que sur sa cte mridionale1 un grs calcarifre tendre1 en bancs superficiels fort tendus quoique peu pais4 ,il consiste en trs petits fragments rouls de coquilles et d'autres organismes d'une dimension uniforme1 qui conservent en partie leurs couleurs jaune1 brune et rose1 et offrent parfois1 mais trs rarement1 des traces vagues de leur forme externe primitive4 ,je me suis vainement efforc de trouver un fragment de coquille qui ne ft pas roul4 ,la couleur des fragments est le caractre le plus net qui fasse reconnatre leur origine2 l'action d'une chaleur modre altre ces nuances et provoque le dgagement d'une odeur2 ce sont donc des caractres identiques ceux que prsentent des coquilles fraches4 ,ces fragments sont ciments entre eux et sont mlangs d'une matire terreuse3 d'aprs ,beatson1 les masses les plus pures contiennent #gj p4 #ajj de carbonate de chaux4 ,les bancs1 dont l'paisseur varie de #b ou #c pieds #ae pieds1 recouvrent la surface du sol2 on les rencontre gnralement sur celui des flancs de la valle qui est protg contre l'action du vent1 et ils se trouvent la hauteur de plusieurs centaines de pieds au-dessus du niveau de la mer4 ,leur position correspond celle que le sable prendrait aujourd'hui sous l'action du vent aliz2 et sans aucun doute ils ont t forms de cette manire1 ce qui explique l'uniformit et la finesse des particules1 ainsi que l'absence complte de coquilles entires ou mme de fragments de dimension moyenne4 ,c'est un fait remarquable que sur aucun point de la cte il n'existe aujourd'hui de bancs coquillers d'o la poussire calcaire aurait pu tre enleve et trie4 ,nous devons donc remonter une priode plus ancienne1 antrieure aux bouleversements qui ont produit les grandes falaises actuelles1 et durant laquelle une cte en pente douce1 comme celle de l',ascension1 se prtait l'accumulation des dbris de coquilles4 ,quelques-uns des bancs de ce calcaire se trouvent l'altitude de #f #gjj pieds au-dessus de la mer2 mais cette altitude peut tre due1 en partie1 un soulvement du sol postrieur l'accumulation du sable calcaire4 ,l'infiltration de l'eau des pluies a consolid certaines parties de ces bancs1 les a transforms en une roche compacte1 et a provoqu la formation de calcaires stalagmitiques brun fonc4 ,a la carrire de ,sugar-,loaf1 des fragments de roches ont t recouverts1 sur les pentes adjacentes#ab1 par des couches minces superposes de matire calcaire formant un revtement pais4 ,un fait curieux1 c'est qu'un grand nombre de ces cailloux sont recouverts sur toute leur surface1 sans qu'aucun point indiquant leur contact avec une autre roche ait t laiss nu2 ces cailloux doivent donc avoir t soulevs par l'action du dpt trs lent qui s'oprait et les recouvrait de couches successives de carbonate de chaux4 ,des masses d'une roche blanche1 finement oolitique1 sont fixes la surface externe d'un certain nombre de ces cailloux4 ,von ,buch a dcrit un calcaire compact de ,lanzarote qui ressemble parfaitement au dpt stalagmitique dont il s'agit2 cet enduit recouvre des cailloux1 et en certains endroits il est finement oolitique4 ,ce calcaire forme une couche trs tendue dont l'paisseur varie d'un pouce #b ou #c pieds1 et on le rencontre la hauteur de #hjj pieds au-dessus de la mer1 mais uniquement sur celle des ctes de l'le qui est expose aux vents violents du nord-ouest4 ,von ,buch fait observer#ac qu'on ne le rencontre pas dans les cavits du sol1 mais uniquement sur les flancs continus et inclins de la montagne4 ,il croit que ce calcaire a t dpos par les embruns que ces vents violents portent au-dessus de l'le tout entire4 ,il me parat cependant beaucoup plus vraisemblable que cette roche a t forme1 comme ,sainte-,hlne1 par l'infiltration de l'eau dans des amas de coquilles finement concasses2 car lorsque le sable est transport par le vent sur une cte trs expose1 il tend toujours s'accumuler sur des surfaces larges et unies offrant aux vents une rsistance uniforme4 ,en outre1 l'le voisine de ,fuerteventura#ad1 il existe un calcaire terreux qui1 d'aprs von ,buch1 est entirement semblable aux spcimens provenant de ,sainte-,hlne qu'il a vus1 et qu'il croit forms par le transport de dbris de coquilles sous l'action du vent4 ,dans la carrire de ,sugar-,loaf ,hill1 dont j'ai parl plus haut1 les bancs suprieurs de calcaire sont plus tendres1 moins purs1 et ont le grain plus fin que les bancs infrieurs4 ,les coquilles terrestres y abondent et quelques-unes sont intactes2 ces bancs renferment aussi des ossements d'oiseaux et de grands oeufs#ae qui proviennent1 selon toute probabilit1 d'oiseaux aquatiques4 ,il est vraisemblable que ces couches suprieures sont restes longtemps l'tat meuble1 et que c'est durant cette priode que les produits terrestres y ont t renferms4 ,m4 ,g4-,r4 ,sowerby a bien voulu examiner trois espces de coquilles terrestres1 provenant de ces bancs1 que je lui ai remises4 ,la description qu'il en a faite se trouve l',appendice4 ,l'une de ces coquilles est une ,succine1 identique une espce actuellement vivante et qui abonde dans l'le2 les deux autres1 notamment ,cochlogena fossilis et ,hlix biplicata1 ne sont pas connues comme organismes actuels2 la dernire de ces espces a t trouve aussi dans une autre localit fort diffrente1 o elle est associe une espce incontestablement teinte du genre ,cochlogena4 ,lits de coquilles terrestres teintes4--,en diverses parties de l'le1 on trouve1 enfouies dans la terre1 des coquilles terrestres qui paraissent appartenir toutes des espces teintes4 ,la plupart d'entre elles ont t trouves sur ,flagstaff-,hill1 une altitude considrable4 ,sur le versant nord-ouest de cette colline1 un ravin creus par la pluie a mis dcouvert une coupe d'environ #bj pieds de puissance1 dont la partie suprieure consiste en terre vgtale noire1 videmment amene des parties plus leves de la colline par l'eau des pluies1 et la partie infrieure en terre moins noire1 o abondent des coquilles jeunes et vieilles entires ou brises4 ,cette terre est faiblement consolide en certains points par une matire calcareuse provenant probablement de la dcomposition partielle d'une certaine quantit des coquilles4 ,m4 ,seale1 l'intelligent rsident de ,sainte-,hlne1 qui a1 le premier1 appel l'attention sur ces coquilles1 m'en a donn une collection nombreuse provenant d'une autre localit1 o elles semblent avoir t enfouies dans une terre fort noire4 ,m4 ,g4-,r4 ,sowerby a tudi ces coquilles et les a dcrites dans l',appendice4 ,il y en a sept espces1 notamment une ,cochlogena1 deux espces du genre ,cochlicopa1 et quatre du genre ,hlix2 aucune de ces espces n'est connue comme vivante et n'a t trouve ailleurs que l4 ,de petites espces ont t retires de l'intrieur des grandes coquilles de ,cochlogena auris-vulpina4 ,cette dernire espce est fort singulire divers gards4 ,lamarck lui-mme l'a classe dans un genre marin1 elle a t prise ainsi erronment pour une coquille marine1 et les espces plus petites qui l'accompagnent ayant pass inaperues1 on a mesur l'altitude des endroits exactement dtermins o elle a t trouve1 et on a conclu ainsi au soulvement de l'le6 ,il est bien remarquable que toutes les coquilles de cette espce que j'ai trouves en un mme endroit forment1 d'aprs ,m4 ,sowerby1 une varit distincte de celle laquelle appartiennent les coquilles provenant d'une autre localit et recueillies par ,m4 ,seale4 ,comme cette ,cochlogena est une coquille grande et bien visible1 j'ai soigneusement interrog plusieurs habitants fort intelligents1 sur le point de savoir s'ils avaient jamais vu cet animal l'tat vivant2 ils m'ont tous affirm que non1 et mme ils ne voulaient pas croire que ce ft un organisme terrestre2 en outre1 ,m4 ,seale1 qui a collectionn des coquilles ,sainte-,hlne pendant toute sa vie1 ne l'a jamais rencontre l'tat vivant4 ,peut-tre dcouvrira-t-on que quelques-unes des espces les plus petites sont encore vivantes2 mais1 d'un autre ct1 les deux mollusques terrestres vivant actuellement en abondance dans l'le n'ont jamais t trouvs1 que je sache1 associs dans les roches avec les espces teintes4 ,j'ai montr dans mon journal#af que l'extinction de ces mollusques terrestres pourrait n'tre pas fort ancienne1 car un grand changement s'est produit dans l'le il y a environ cent vingt ans2 cette poque1 les vieux arbres moururent1 et ils ne furent pas remplacs parce que les jeunes arbres taient dtruits au fur et mesure de leur naissance par les chvres et les porcs1 qui vivaient dans l'le en grand nombre et l'tat de libert depuis #aejb4 ,m4 ,seale affirme que sur ,flagstaff-,hill1 o les coquilles enfouies sont surtout abondantes1 comme nous l'avons vu1 on peut observer partout des traces qui dmontrent clairement que cette colline a t couverte autrefois d'une paisse fort2 aujourd'hui1 il n'y crot pas mme un buisson4 ,la couche paisse de terre vgtale noire1 qui recouvre le banc coquillier sur les flancs de cette colline1 a t probablement amene du sommet par les eaux ds que les arbres prirent et que l'abri qu'ils offraient disparut4 ,soulvement de l'le4--,aprs avoir constat que les laves de la srie infrieure1 dont l'origine est sous-marine1 ont t leves au-dessus du niveau de la mer et atteignent en certains endroits une altitude de plusieurs centaines de pieds1 je me suis efforc de retrouver des signes superficiels du soulvement de l'le4 ,le fond d'un certain nombre des gorges qui descendent vers la cte est combl1 sur une hauteur de #ajj pieds environ1 par des couches mal dfinies de sable1 d'argile limoneuse et de masses fragmentaires4 ,m4 ,seale a trouv dans ces couches les os de l',oiseau du ,tropique et de l',albatros2 aujourd'hui le premier de ces oiseaux visite rarement l'le1 et le second n'y vient jamais4 ,la diffrence qui existe entre ces couches et les amas inclins de dbris qui les recouvrent me fait supposer qu'elles ont t dposes dans les gorges lorsque celles-ci se trouvaient au-dessous du niveau de la mer4 ,en outre1 ,m4 ,seale a montr que quelques-unes des gorges en forme de fissure#ag s'largissent lgrement du sommet vers la base en offrant une section concave1 et cette forme spciale est due probablement l'action rosive que la mer exerait lorsqu'elle pntrait dans la partie infrieure des gorges4 ,a des altitudes plus considrables on n'a pas de preuves aussi videntes du soulvement de cette le2 nanmoins1 dans une dpression en forme de baie que prsente le plateau s'tendant derrire ,prosperous ,bay1 l'altitude d'environ #a4jjj pieds1 on voit des masses rocheuses sommet plat1 dont on ne saurait concevoir la sparation d'avec les couches voisines semblables qu'en admettant qu'elles ont t exposes l'rosion marine sur une plage4 ,il serait certainement bien difficile d'expliquer d'une autre manire un grand nombre de dnudations qui ont t produites de grandes altitudes2 ainsi1 par exemple1 le sommet aplati de la colline de ,barn1 dont l'altitude est de #b4jjj pieds1 prsente1 suivant ,m4 ,seale1 un vritable rseau de dikes tronqus2 sur des collines formes1 comme le ,flagstaff1 d'une roche tendre nous pouvons supposer que les dikes ont t rods et abattus par les agents atmosphriques1 mais nous pouvons difficilement supposer que cela soit possible pour les couches basaltiques rsistantes du ,barn4 ,dnudation de la cte4--,les normes falaises1 hautes1 en certains endroits1 de #a4jjj #b4jjj pieds1 dont cette le1 semblable une prison1 est entoure de toutes parts1 sauf en quelques points o d'troites valles descendent vers la cte1 forment le trait le plus saillant du paysage4 ,nous avons vu que des segments de l'enceinte basaltique1 longs de #b #c milles sur #a ou #b milles de largeur et #a4jjj #b4jjj pieds de hauteur1 ont t compltement rass4 ,en outre1 des rcifs et des bancs de rochers s'lvent dans la mer en des endroits o elle prsente de grandes profondeurs1 #c ou #d milles de la cte actuelle4 ,d'aprs ,m4 ,seale1 on peut les suivre jusqu'au rivage et constater ainsi qu'ils forment le prolongement de certains grands dikes bien dtermins4 ,la formation de ces rochers est due videmment l'action des vagues de l',ocan ,atlantique1 et il est intressant de constater que les rochers situs sous le vent de l'le1 du ct qui est partiellement protg et qui s'tend de ,sugar-,loaf ,hill ,south-,west ,point1 prsentent une hauteur moindre1 quoique encore considrable1 correspondant une situation mieux abrite4 ,quand on songe l'altitude relativement faible que prsentent les ctes d'un grand nombre d'les volcaniques1 exposes comme ,sainte-,hlne l'action de la pleine mer1 et dont l'origine semble remonter une haute antiquit1 l'esprit recule l'ide d'valuer le nombre de sicles ncessaires pour rduire en limon et disperser l'norme volume de roches dures qui a t arrach au littoral de cette le4 ,l'tat de la surface de ,sainte-,hlne offre un contraste frappant avec celle de l'le la plus voisine1 l',ascension4 ,a l',ascension les coules de lave prsentent une surface brillante1 comme si elles venaient d'tre jacules2 leurs limites sont bien dfinies1 et souvent on peut les suivre jusqu'aux cratres encore intacts qui les ont mises4 ,pendant mes nombreuses et longues promenades je n'ai pas observ un seul dike2 et sur la circonfrence presque entire de l'le la cte est basse et a t ronge au point de ne plus former qu'un petit mur dont la hauteur varie de #aj #dj pieds 7il ne faut pourtant pas attacher ce fait une importance trop considrable1 car l'le a pu s'affaisser74 ,cependant depuis trois cent quarante ans que l'le de l',ascension est connue1 on n'y a pas signal le moindre symptme d'action volcanique#ah4 ,d'autre part1 ,sainte-,hlne on ne saurait suivre le cours d'aucune coule de lave1 en se guidant soit par l'tat de ses limites1 soit par celui de la surface2 il n'y reste que l'pave d'un grand cratre4 ,des dikes ruins sillonnent non seulement les valles1 mais mme la surface de quelques-unes des collines les plus leves2 et1 en plusieurs endroits1 les sommets dnuds de grands cnes de roche injecte sont exposs et dcouverts4 ,enfin1 nous avons vu que le pourtour entier de l'le a t profondment rod1 de manire former de gigantesques falaises4 ,cratres de soulvement4--,les les de ,sainte-,hlne1 de ,san ,thiago et ,maurice offrent une grande ressemblance au point de vue de leur structure et de leur histoire gologique4 ,ces trois les sont enfermes 7tout au moins celles de leurs parties qu'il m'a t possible de visiter7 dans un cercle de montagnes basaltiques fortement entam aujourd'hui1 mais qui a t videmment continu autrefois4 ,le versant de ces montagnes1 dirig vers l'intrieur de l'le1 est escarp1 ou parat pour le moins l'avoir t autrefois1 et les couches dont elles sont constitues plongent vers la mer4 ,je n'ai pu dterminer l'inclinaison des bancs que dans un petit nombre de cas seulement1 et cette opration n'tait pas facile1 car la stratification paraissait gnralement mal dfinie1 si ce n'est quand on l'observait de loin4 ,cependant1 je suis peu prs certain que1 conformment aux recherches de ,m4 ,elie de ,beaumont1 leur inclinaison moyenne est suprieure celle qu'ils auraient pu prendre en coulant sur une pente1 tant donnes leur paisseur et leur compacit4 ,a ,sainte-,hlne et ,san ,thiago les couches basaltiques reposent sur des bancs plus anciens1 d'une composition diffrente1 et qui sont probablement sous-marins4 ,dans les trois les1 des dluges de laves plus rcentes se sont couls du centre de l'le vers les montagnes basaltiques et entre ces dernires2 et ,sainte-,hlne la plate-forme centrale a t comble par ces laves4 ,chacune des trois les a t souleve en masse4 ,a l'le ,maurice la mer doit avoir baign le pied des montagnes basaltiques1 une priode gologique loigne1 ainsi qu'elle le fait actuellement ,sainte-,hlne2 ,san ,thiago la mer attaque aujourd'hui la plaine qui s'tend entre ces montagnes4 ,dans les trois les1 mais spcialement ,san ,thiago et ,maurice1 l'observateur1 plac au sommet d'une des anciennes montagnes basaltiques1 cherche en vain dcouvrir au centre de l'le 7point vers lequel convergent approximativement les strates places sous ses pieds et sous les montagnes situes sa droite et sa gauche71 une source d'o ces coules auraient pu tre mises2 mais il n'aperoit qu'un vaste plateau concave s'tendant au-dessous de lui1 ou des monceaux de matires d'origine plus rcente4 ,je pense que ces montagnes basaltiques doivent tre classes avec les cratres de soulvement2 il importe peu que les enceintes aient t ou non compltes autrefois1 car les segments qui en subsistent aujourd'hui ont une structure si uniforme que1 s'ils ne constituent pas des fragments de vritables cratres1 on ne peut pas les classer parmi les lignes de soulvement ordinaires4 ,en considrant leur origine1 et aprs avoir lu les ouvrages de ,m4 ,lyell#ai et de ,,mm4 ,c4 ,prevost et ,virlet1 je ne puis croire que les grandes dpressions centrales aient t formes par un soulvement en forme de dme1 provoquant le cintrage des couches4 ,d'un autre ct il m'est bien difficile d'admettre que ces montagnes basaltiques ne soient que de simples fragments du pied de grands volcans dont le sommet aurait t enlev par explosion1 ou plus vraisemblablement englouti par affaissement4 ,ces enceintes ont parfois des dimensions tellement colossales1 comme ,san ,thiago et ,maurice1 et on les rencontre si souvent1 que je puis difficilement me rsoudre adopter cette explication4 ,en outre1 la simultanit frquente des faits que je vais numrer me porte croire qu'ils ont1 en quelque sorte1 un rapport commun que n'implique ni l'une ni l'autre des thories rappeles plus haut3 en premier lieu1 l'tat ruin de l'enceinte qui dmontre que les parties actuellement isoles ont t soumises une dnudation puissante1 et tend peut-tre1 en certains cas1 dmontrer que l'enceinte n'a probablement jamais t ferme2 en second lieu1 la grande quantit de matire jacule par la partie centrale de l'le aprs la formation de l'enceinte ou pendant la dure de cette formation2 et en troisime lieu1 le soulvement de l'le en masse4 ,quant au fait que l'inclinaison des couches est suprieure celle que devraient offrir naturellement les fragments de la base de volcans ordinaires1 j'admets volontiers que cette inclinaison a pu augmenter lentement par le soulvement dont les nombreuses fissures combles ou dikes donnent la fois la preuve et la mesure1 d'aprs ,m4 lie de ,beaumont2 thorie aussi neuve qu'importante que nous devons aux recherches de ce gologue l',etna4 ,convaincu1 comme je l'tais alors1 par les phnomnes observs en #ahce dans l',amrique du ,sud#bj1 que les forces qui produisent l'jaculation des matires par les orifices volcaniques sont identiques celles qui soulvent l'ensemble des continents1 une hypothse1 embrassant les faits que je viens de citer1 se prsenta mon esprit quand j'tudiai la partie de la cte de ,san ,thiago o la couche calcaire souleve horizontalement plonge dans la mer1 immdiatement sous un cne de lave d'ruption postrieure4 ,cette hypothse consiste admettre que1 pendant le soulvement lent d'une contre ou d'une le volcanique1 au centre de laquelle un ou plusieurs orifices restent ouverts1 neutralisant ainsi les forces souterraines1 la priphrie est souleve plus fortement que la partie centrale2 et que les parties ainsi surleves ne s'abaissent pas en pente douce vers la rgion centrale moins leve comme le fait la couche calcaire sous le cne ,san ,thiago1 et comme une grande partie de la circonfrence de l',islande#ba2 mais qu'elles en sont spares par des failles courbes4 ,d'aprs ce que nous constatons le long des failles ordinaires1 nous pouvons nous attendre ce que1 sur la partie souleve1 les couches1 dj inclines vers l'extrieur par le fait de leur formation primordiale en coules de lave1 seront releves partir du plan de la faille et prendront ainsi une inclinaison plus forte4 ,suivant cette hypothse1 que je suis tent de n'appliquer qu' quelques cas peu nombreux1 il n'est pas probable que l'enceinte ait jamais t complte1 et par suite de la lenteur du soulvement1 les parties souleves auraient t gnralement exposes une dnudation puissante qui aurait provoqu la rupture de l'enceinte4 ,nous pouvons nous attendre aussi constater des diffrences accidentelles d'inclinaison entre les masses souleves1 comme cela se produit ,san ,thiago4 ,cette hypothse rattache galement le soulvement de l'ensemble de la rgion l'coulement de grands flots de lave provenant des plates-formes du centre4 ,dans cette thorie les montagnes basaltiques marginales des trois les que nous avons cites plus haut peuvent encore tre considres comme formant des cratres de soulvement2 le genre de soulvement que l'on suppose a t lent1 et la dpression ou plate-forme centrale a t forme1 non par le cintrage de la surface1 mais simplement par suite d'un soulvement moins considrable de cette partie de l'le4 ,notes3 #a ,account of ,st-,helena by governor ,beatson4 #b ,geognosy of the ,island of ,saint-,helena4 ,m4 ,seale a construit un modle grande chelle de l'le de ,sainte-,hlne1 qui mrite une visite1 et qui se trouve actuellement au ,collge d',addiscombe dans le ,surrey4 #c ,ce fait a t observ 7,lyell1 ,principles of ,geology1 vol4 ,,iv1 chap4 x1 p4 #i7 dans les dikes de l',atrio del ,cavallo1 mais il n'est probablement pas fort commun4 ,sir ,g4 ,mackensie affirme cependant 7,travels in ,iceland1 p4 #cgb7 qu'en ,islande toutes les veines prsentent sur leurs bords un revtement noir vitreux4 ,le capitaine ,carmichal dit1 en parlant des dikes de ,tristan d',acunha1 le volcanique de l',atlantique mridional1 que leurs bords sont invariablement semi-vitreux au contact de la roche encaissante4 7,linnaean ,transactions1 vol4 ,,xii1 p4 #dhe47 #d ,geognosy of the ,island of ,saint-,helena1 pl4 #e4 #e ,m4 ,constant ,prvost 7,mmoires de la ,socit ,gologique1 t4 ,,ii7 fait observer que les produits volcaniques n'ont que localement et rarement mme drang le sol1 travers lequel ils se sont fait jour4 #f ,un exemple remarquable de cette structure est dcrit dans les ,polynesian ,researches1 de ,ellis 7seconde dition71 o l'on trouve un dessin admirable des corniches et des terrasses successives qui s'tendent sur les bords de l'immense cratre d',hawa aux les ,sandwich4 #g ,personal ,narrative1 t4 ,i1 p4 #aga4 #h ,de ,humboldt1 ,pituresque ,atlas1 folio1 pl4 #aj4 #i ,dans ses ,views of ,vesuvius 7pl4 ,,vi71 ,abich a reprsent la manire dont les couches sont releves1 dans des circonstances peu prs identiques4 ,les couches suprieures sont redresses plus fortement que les infrieures1 et il explique ce fait en montrant que la lave s'introduit horizontalement entre les couches infrieures4 #aj ,cette altitude est donne par ,m4 ,seale dans sa ,gognosie de l'le4 ,la hauteur du sommet au-dessus du niveau de la mer est value #a4ddd pieds4 #aa ,dans son ,trait de ,gognosie 7t4 ,,iii1 p4 #edj71 d',aubuisson insiste particulirement sur ce fait4 #ab ,en plusieurs points de cette colline1 on rencontre dans les dtritus terreux des masses irrgulires de sulfate de chaux cristallis et trs impur4 ,comme cette substance se dpose actuellement en abondance l',ascension par l'effet du ressac1 il est possible que ces masses aient la mme origine2 mais s'il en est ainsi1 elles doivent s'tre formes une poque o l'le prsentait une altitude de beaucoup infrieure celle qu'elle possde aujourd'hui4 ,ce gypse terreux se trouve actuellement une hauteur de #f #gjj pieds4 #ac ,description des les ,canaries1 p4 #bic #ad ,id41 pp4 #cad et #cgd4 #ae ,dans un catalogue prsent avec quelques spcimens la ,socit gologique1 le colonel ,wilkes rapporte qu'une seule personne a trouv jusqu' dix oeufs4 ,le ,dr ,buckland a fait une communication sur ces oeufs 7,geological ,transactions1 vol4 ,v1 p4 #dgd74 #af ,journal of ,researches1 p4 #ehb4 #ag ,d'aprs ,m4 ,seale1 une gorge en forme de fissure1 situe prs de ,stony-top1 mesure #hdj pieds de profondeur sur #aae pieds de largeur seulement4 #ah ,le ,nautical ,magazine de #ahce1 p4 #fdb1 celui de #ahch1 p4 #cfa1 et les ,comptes rendus d'avril #ahch1 font connatre une srie des phnomnes volcaniques3 tremblements de terre1 eaux troubles1 scories flottantes et colonnes de fume1 qui ont t observs divers intervalles depuis le milieu du sicle dernier1 dans la rgion ocanique comprise entre #bj et #bb de longitude ouest1 un demi-degr environ au sud de l',equateur4 ,ces faits semblent prouver qu'une le ou qu'un archipel est en voie de formation au milieu de l',atlantique2 le prolongement de la ligne joignant ,sainte-,hlne l',ascension coupe ce foyer volcanique lentement en voie de formation4 #ai ,principles of ,geology 7#e;e dit471 vol4 ,,ii1 p4 #aga4 #bj ,j'ai donn en mars #ahch une relation dtaille de ces phnomnes1 dans une communication la ,socit gologique4 ,pendant qu'une surface immense tait agite et qu'une grande contre se soulevait1 les districts immdiatement contigus plusieurs des grands orifices des ,cordillres demeuraient tranquilles1 les forces souterraines tant probablement neutralises par les ruptions1 qui recommencrent alors avec une grande violence4 ,un vnement d'une nature peu prs identique1 mais se produisant sur une chelle infiniment moins grande1 parat avoir eu lieu1 suivant ,abich 7,views of ,vesuvius1 pl4 ,i et ,,ix71 l'intrieur du grand cratre du ,vsuve1 o une plate-forme situe sur un ct d'une fissure a t souleve tout entire la hauteur de #bj pieds1 tandis qu'une trane de petits volcans venaient faire ruption sur l'autre bord de cette fissure4 #ba ,suivant des informations qui m'ont t communiques de la manire la plus obligeante par ,m4,e4 ,robert1 les segments de la circonfrence de l',islande1 qui sont forms d'anciennes couches basaltiques alternant avec du tuf1 plongent vers l'intrieur de l'le1 en imitant ainsi une coupe gigantesque4 ,m4 ,robert a observ que cette disposition se prsente le long de la cte sur une distance de plusieurs centaines de milles1 sauf quelques rares interruptions tout fait locales4 ,cette observation est confirme1 au moins en ce qui concerne une partie de la circonfrence1 par ,mackenzie1 dans ses ,travels 7p4 #cgg71 et pour une autre localit par des notes manuscrites qui m'ont t complaisamment prtes par le ,dr ,holland4 ,la cte est fortement dcoupe par des anses1 au fond desquelles le pays est gnralement bas4 ,m4 ,robert m'a communiqu que les couches qui plongent vers l'intrieur de l'le semblent s'tendre jusqu' cette ligne1 et que leur inclinaison correspond ordinairement celle de la surface du sol1 depuis les hautes montagnes ctires jusqu' la contre basse qui s'tend l'extrmit des anses4 ,dans la coupe dcrite par sir ,g4 ,mackenzie l'inclinaison est de #ab4 ,l'intrieur de l'le1 pour autant qu'on le connaisse1 consiste principalement en produits d'ruption rcents4 ,peut-tre l'tendue considrable de l',islande1 qui est presque gale celle de l',angleterre1 devrait-elle la faire exclure de la classe d'les que nous avons tudies1 mais je ne puis m'empcher de croire que1 si les montagnes ctires1 au lieu de s'incliner doucement vers la rgion centrale plus basse1 en avaient t spares par des failles irrgulirement recourbes1 les couches auraient t renverses de manire plonger vers la mer1 et qu'il se serait form un cratre de soulvement comme celui de ,san ,thiago ou de l'le ,maurice1 mais de dimensions beaucoup plus vastes4 ,je me bornerai faire observer en outre que l'existence frquente de lacs trs tendus au pied des grands volcans1 et que l'association souvent constate de nappes volcaniques et de dpts d'eau douce paraissent dmontrer que les rgions voisines des volcans sont prdisposes s'abaisser au-dessous du niveau gnral de la contre environnante1 soit qu'elles aient subi un soulvement moins considrable1 soit qu'elles se soient affaisses4 ,,chapitre ,v ,,archipel ,,des ,,galapagos ,ile ,chatham4--,cratres forms d'une espce particulire de tuf4--,petits cratres basaltiques avec cavits leur base4--,ile ,albemarle1 laves liquides1 leur composition4--,cratres de tuf1 inclinaison de leurs couches divergentes externes1 et structure de leurs couches convergentes internes4--,ile ,james1 segment d'un petit cratre basaltique2 fluidit et composition de ses coules de lave et des fragments qu'il rejette4--,remarques finales sur les cratres de tuf et sur l'tat dlabr de leurs flancs mridionaux4--,composition minralogique des roches de l'archipel4--,soulvement de la contre4--,direction des fissures d'ruption4 ,cet archipel est situ sous l',equateur1 la distance de #ejj #fjj milles de la cte occidentale de l',amrique du ,sud4 ,il consiste en cinq les principales et en plusieurs petites les2 leur ensemble est gal en surface#a mais non en tendue de pays1 la ,sicile jointe aux les ,ioniennes4 ,elles sont toutes volcaniques2 on a vu des cratres en ruption sur deux d'entre elles1 et dans plusieurs des autres les il y a des coules de lave qui paraissent rcentes4 ,les les les plus grandes sont formes principalement de roches compactes et elles s'lvent une altitude variant de #a4jjj #d4jjj pieds1 en prsentant un profil peu accident4 ,parfois1 elles sont surmontes d'un orifice principal1 mais ce fait n'est pas gnral4 ,la dimension des cratres varie1 de simples orifices d'immenses chaudires dont la circonfrence mesure plusieurs milles2 ces cratres sont extraordinairement nombreux1 tel point que1 si on les comptait1 on en trouverait1 je crois1 plus de deux mille2 ils sont forms soit de scories et de laves1 soit d'un tuf color en brun1 et ces derniers cratres sont remarquables divers gards4 ,le groupe entier a t lev par les officiers du ,beagle4 ,j'ai visit moi-mme quatre des principales les et j'ai reu des chantillons provenant de toutes les autres4 ,je ne dcrirai sous la mention des diffrentes les que celle qui me parat digne d'attention4 ,illustration3 ,fig #aa4--;,carte de l'archipel des ,galapagos4 ,,ile ,,chatham4--,cratres forms de tuf d'une espce particulire4 --,vers l'extrmit orientale de l'le on rencontre deux cratres forms de deux espces diffrentes de tuf2 l'une d'elles est friable comme des cendres faiblement consolides2 l'autre est compacte1 et d'une nature diffrente de tout ce dont j'ai jamais lu la description4 ,aux endroits o cette dernire substance est le mieux caractrise1 elle est de couleur brun-jauntre1 translucide1 et elle offre un clat plus ou moins rsineux2 elle est cassante1 cassure anguleuse1 rude et trs irrgulire2 parfois pourtant lgrement grenue1 et mme vaguement cristalline2 elle est facilement raye par un couteau2 certains points cependant sont assez durs pour rayer le verre2 elle se fond avec facilit en un verre de couleur vert-noirtre4 ,la masse renferme de nombreux cristaux briss d'olivine et d'augite1 et de petites particules de scories noires et brunes2 elle est souvent traverse par des veines minces d'une matire calcareuse4 ,elle affecte gnralement une structure noduleuse ou concrtionne4 ,un chantillon isol de cette substance serait pris certainement pour une varit spciale de rsinite teinte ple2 mais1 quand on l'observe en masses1 sa stratification et les nombreuses couches de fragments de basalte anguleux et arrondis dmontrent l'vidence1 au premier coup d'oeil1 qu'elle a t forme sous les eaux4 ,l'examen d'une srie de spcimens montre que cette substance rsiniforme est le produit d'une transformation chimique subie par de petites particules de roches scoriaces teintes ples et fonces2 et cette transformation peut tre suivie distinctement1 dans ses diffrentes phases1 autour des bords d'une seule et mme particule4 ,d'aprs la situation voisine de la cte1 de presque tous les cratres composs de cette espce de tuf ou de pprine1 et d'aprs leur tat dlabr1 il est probable qu'ils ont tous t forms sous la mer4 ,en envisageant cette circonstance et le fait remarquable de l'absence de grands lits de cendres dans tout l'archipel1 je considre comme fort probable que le tuf a t form presque en totalit par la trituration des laves basaltiques grises dans les cratres immergs4 ,on peut se demander si l'eau fortement chauffe contenue dans l'intrieur de ces cratres a produit cette singulire altration des particules scoriaces et leur a donn leur cassure translucide et rsineuse2 ou si la chaux qui s'y trouve associe a jou un rle dans cette transformation4 ,je pose ces questions parce que j'ai observ ,san ,thiago1 dans l'archipel du ,cap ,vert1 que1 lorsqu'un grand torrent de lave s'est coul vers la mer en passant sur des roches calcaires1 sa surface externe1 qui ressemble ailleurs de la rsinite1 est transforme en une substance rsiniforme exactement semblable aux spcimens les plus caractristiques du tuf de l'archipel des ,galapagos1 probablement par suite de son contact avec le carbonate de chaux#b4 ,pour en revenir aux deux cratres1 l'un d'entre eux se trouve une lieue de la cte1 et la plaine qui l'en spare est constitue par un tuf calcaire d'origine probablement sous-marine4 ,ce cratre consiste en un cercle de collines1 dont quelques-unes sont entirement spares des autres1 mais dont toutes les couches plongent trs rgulirement vers l'extrieur1 sous un angle de #cj #dj4 ,les bancs infrieurs sont forms1 sur une paisseur de plusieurs centaines de pieds1 par la roche aspect rsineux dcrite plus haut1 avec fragments de lave empts4 ,les bancs suprieurs1 qui ont #cj #dj pieds d'paisseur1 sont composs d'un tuf ou peperino#c grain fin1 rude au toucher1 friable1 color en brun et dispos en couches minces4 ,une masse centrale sans stratification1 qui doit avoir occup autrefois la cavit du cratre1 mais qui n'est relie aujourd'hui qu' un petit nombre des collines de la circonfrence1 consiste en tuf de caractre intermdiaire entre les tufs cassure rsiniforme et cassure terreuse4 ,cette masse renferme une matire calcaire blanche rpandue en petites plages4 ,le second cratre 7haut de #ebj pieds7 doit avoir form un lot spar jusqu'au moment de l'jaculation d'une grande coule de lave rcente2 dans une belle coupe1 due l'action de la mer1 on voit une grande masse de basalte en forme d'entonnoir1 entoure de tous cts de parois abruptes formes par des tufs qui prsentent quelquefois une cassure terreuse ou semi-rsineuse4 ,le tuf est travers par plusieurs larges dikes verticaux parois unies et parallles que j'ai considrs comme tant du basalte1 jusqu' ce que j'en eusse dtach des fragments4 ,ces dikes sont forms de tuf semblable celui des couches environnantes1 mais plus compacte et cassure plus unie2 nous devons en conclure qu'il s'est form des fissures1 et qu'elles se sont remplies de vase ou de tuf plus fins provenant du cratre1 avant que sa cavit interne ft occupe1 comme aujourd'hui1 par un lac solidifi de basalte4 ,d'autres fissures se sont formes plus tard paralllement ces singuliers dikes1 et elles sont simplement combles par des dbris incohrents4 ,la transformation des particules scoriaces normales en cette substance cassure semi-rsineuse pouvait se suivre avec une grande nettet dans certaines parties du tuf compact qui constitue ces dikes4 ,illustration3 ,fig4 #ab4--,kicker ,rock4--,hauteur3 #djj pieds4 ,a quelques milles de ces deux cratres s'lve le rocher ou lot de ,kicker1 remarquable par sa forme singulire4 ,il n'est pas stratifi et il est compos de tuf compact possdant en certains points la cassure rsineuse4 ,cette masse amorphe1 ainsi que la masse semblable dont nous avons parl propos du cratre dcrit plus haut1 remplissait probablement autrefois la cavit centrale d'un cratre et ses flancs ou ses parois inclines ont sans doute t compltement enlevs plus tard par la mer qui l'entoure et l'action de laquelle il se trouve expos aujourd'hui4 ,petits cratres basaltiques4--,a l'extrmit orientale de l'le ,chatham s'tend une zone ondule dpourvue de vgtation et remarquable par le nombre1 par l'accumulation sur une surface restreinte et par la forme de petits cratres basaltiques dont elle est en quelque sorte crible4 ,ces cratres consistent en une simple accumulation conique de scories luisantes1 noires et rouges1 partiellement cimentes1 ou plus rarement1 en un cercle form de ces mmes scories4 ,leur diamtre varie de #cj #aej yards1 et ils s'lvent d'environ #ej #ajj pieds au-dessus du niveau de la plaine environnante4 ,du haut d'une petite minence je comptai soixante de ces cratres2 ils taient tous loigns les uns des autres d'un tiers de mille au plus1 et plusieurs d'entre eux taient beaucoup plus rapprochs4 ,je mesurai la distance entre deux trs petits cratres1 et je trouvai qu'elle n'tait que de #cj yards1 du bord du sommet de l'un au bord du sommet de l'autre4 ,on constate qu'un certain nombre de ces cratres ont mis de petites coules de lave basaltique noire contenant de l'olivine et beaucoup de feldspath vitreux4 ,les surfaces des coules les plus rcentes sont excessivement tourmentes et coupes de grandes fissures2 les coules plus anciennes sont simplement un peu moins rugueuses2 ces coules se confondent et s'enchevtrent d'une manire inextricable4 ,pourtant l'tat de croissance des arbres qui se sont tablis sur les coules indique souvent1 d'une manire trs nette1 l'ge relatif de celles-ci4 ,sans ce dernier caractre on n'aurait su distinguer les coules les unes des autres que dans un petit nombre de cas1 et1 par consquent1 cette grande plaine ondule aurait pu tre considre erronment 7ainsi que plusieurs plaines l'ont t sans doute7 comme forme par un seul grand dluge de lave et non par une multitude de petites coules mises par un grand nombre de petits orifices4 ,en plusieurs endroits de cette rgion1 et principalement la base des petits cratres1 s'ouvrent des puits circulaires parois verticales1 profonds de #bj #dj pieds4 ,j'ai rencontr trois de ces puits la base d'un petit cratre4 ,ils ont t probablement forms par l'croulement de la vote de petites cavernes#d4 ,on voit en d'autres points des monticules mamelonns1 ressemblant de grandes bulles de lave1 et dont les sommets sont fissurs par des crevasses irrgulires trs profondes1 comme on le constate quand on cherche y pntrer2 ces monticules n'ont pas mis de lave4 ,on rencontre aussi d'autres monticules mamelonns1 d'une forme trs rgulire1 constitus par des laves stratifies et portant leur sommet une cavit circulaire parois escarpes1 forme1 je pense1 par une masse gazeuse qui a d'abord cintr les couches en leur donnant la forme d'un monticule en ampoule et a dtermin ensuite l'explosion du sommet4 ,les monticules de ces divers genres1 les puits et les nombreux petits cratres scoriacs nous montrent tous que cette plaine a t pour ainsi dire pntre comme un crible par le passage des vapeurs chauffes4 ,les monticules les plus rguliers ne peuvent s'tre soulevs que lorsque la lave tait l'tat pteux#e4 ,,ile ,,albemarle4--,cette le porte cinq grands cratres sommet plat1 qui offrent entre eux et avec le cratre de l'le voisine de ,narborough une ressemblance remarquable de forme et de hauteur4 ,le cratre mridional a #d4gjj pieds de hauteur1 deux autres ont #c4gbj pieds1 un troisime #ej pieds de plus que ce dernier1 les autres semblent avoir peu prs la mme hauteur4 ,trois d'entre eux sont situs sur une mme ligne et sont allongs dans une direction presque identique4 ,on a trouv par des mesures trigonomtriques que le cratre du nord1 qui n'est pas le plus grand de tous1 n'a pas moins de #c milles #a_/h de diamtre extrieur4 ,des dluges de lave noire1 dbordant la crte de ces grandes et larges chaudires et s'chappant de petits orifices voisins de leur sommet1 ont coul le long de leurs flancs dnuds4 ,fluidit de diffrentes laves4--,prs de ,tagus ou ,banks-,cove j'ai tudi une de ces grandes coules de lave1 fort intressante par les preuves qu'elle nous offre du haut degr de fluidit qu'elle a possde1 et qui est particulirement remarquable quand on envisage la composition de la coule4 ,sur la cte cette coule a plusieurs milles de largeur4 ,elle est constitue par une base noire1 compacte1 facilement fusible en un globule noir1 prsentant des vacuoles anguleuses assez clairsemes1 et crible de grands cristaux briss d'albite#f vitreuse dont le diamtre varie de un cinq diximes de pouce4 ,quoique cette lave semble1 premire vue2 minemment porphyrique1 elle ne peut tre considre comme telle1 car il est vident que les cristaux ont t envelopps1 arrondis et pntrs par la lave1 comme des fragments de roche trangre dans un dike de trapp4 ,c'est ce qu'on voyait trs clairement dans certains spcimens d'une lave analogue provenant de l'le ,abingdon1 avec la seule diffrence que ses vacuoles taient sphriques et plus nombreuses4 ,l'albite de ces laves se trouve dans les mmes conditions que la leucite du ,vsuve1 et que l'olivine dcrite par ,von ,buch#g1 et qui fait saillie sous forme de grands globules dans le basalte de ,lanzarote4 ,outre l'albite1 cette lave contient des grains pars d'un minral vert1 sans clivage distinct1 et qui ressemble beaucoup l'olivine#h2 mais1 comme il se fond facilement en un verre vert1 il appartient probablement la famille de l'augite3 cependant1 l'le ,james une lave analogue contenait de l'olivine type4 ,je me suis procur des chantillons provenant de la surface1 et d'autres prlevs #d pieds de profondeur1 mais ils n'offraient entre eux aucune diffrence4 ,on pouvait constater avec vidence le haut degr de fluidit de cette lave par sa surface unie et doucement incline1 par la subdivision du courant principal en petits ruisseaux1 que de faibles ingalits du sol avaient suffi produire1 et surtout par la manire dont ses extrmits s'attnuaient et se rduisaient presque rien en des points fort loigns de sa source et o elle devait avoir subi un certain degr de refroidissement4 ,le bord actuel de la coule consiste en fragments incohrents1 dont la dimension dpasse rarement celle d'une tte d'homme4 ,le contraste est fort remarquable entre ce bord et les murs escarps1 hauts de plus de #bj pieds1 qui limitent un grand nombre des coules basaltiques de l',ascension4 ,on a cru gnralement que les laves o abondent de grands cristaux et qui renferment des vacuoles anguleuses#i ont prsent peu de fluidit1 mais nous voyons qu'il en a t tout autrement l'le ,albemarle4 ,le degr de fluidit des laves ne semble pas correspondre une diffrence apparente dans leur composition2 l'le ,chatham certaines coules qui contiennent beaucoup d'albite vitreuse et de l'olivine sont si rugueuses qu'on pourrai les comparer de hautes vagues congeles1 tandis que la grande coule de l'le ,albemarle est presque aussi unie qu'un lac rid par la brise4 ,a l'le ,james une lave basaltique noire o abondent de petits grains d'olivine offre un degr intermdiaire de rugosit2 sa surface est brillante1 et les fragments dtachs ressemblent d'une manire fort singulire des plis de draperies1 des cbles et des morceaux d'corces d'arbres#aj4 ,cratres de tuf4--,a un mille environ au sud de ,banks ,cove on rencontre un beau cratre elliptique1 profond de #ejj pieds peu prs1 et de #c_/d de mille de diamtre4 ,son fond est occup par un lac d'eau sale1 d'o s'lvent quelques petites minences cratriformes de tuf4 ,les couches infrieures sont un tuf compact prsentant les caractres d'un dpt form sous l'eau1 tandis que sur la circonfrence entire les couches suprieures consistent en un tuf rude au toucher1 friable1 et dont le poids spcifique est peu lev1 mais qui contient souvent des fragments de roches disposs en couches4 ,ce tuf suprieur renferme de nombreuses sphres pisolitiques ayant peu prs la grandeur de petites balles1 et qui ne diffrent de la matire environnante que par une duret un peu plus grande et un grain un peu plus fin4 ,les couches plongent trs rgulirement dans toutes les directions1 sous des angles variant de #be #cj d'aprs mes mesures4 ,la surface externe du cratre offre une pente presque identique2 elle est forme de ctes lgrement convexes1 comme celle de la coquille d'un pecten ou d'un ptoncle1 qui vont en s'largissant de l'orifice du cratre jusqu' sa base4 ,ces ctes ont1 en gnral1 de #h #bj pieds de large1 mais parfois leur largeur atteint #dj pieds2 elles ressemblent d'anciennes votes fortement surbaisses1 et dont le revtement de pltre s'caille et tombe par plaques2 elles sont spares les unes des autres par des ravins que l'action rosive de l'eau a creuss4 ,a leur extrmit suprieure1 qui est fort troite1 prs de la bouche du cratre ces ctes consistent souvent en vritables couloirs creux1 un peu plus petits mais semblables ceux qui se forment souvent par le refroidissement de la crote d'un torrent de lave dont les parties internes se sont coules au dehors2 structure dont j'ai rencontr plusieurs exemples l'le ,chatham4 ,il n'est pas douteux que ces ctes creuses ou ces votes se soient formes d'une manire analogue1 c'est--dire par la consolidation1 le durcissement d'une crote superficielle sur des torrents de boue qui se sont couls de la partie suprieure du cratre4 ,j'ai vu dans une autre partie du mme cratre des rigoles concaves ouvertes1 larges de #a #b pieds1 qui paraissent formes par le durcissement de la face infrieure d'un torrent de boue1 au lieu de la surface suprieure comme dans le premier cas4 ,d'aprs ces faits1 je pense que le tuf a certainement coul l'tat de boue#aa4 ,cette boue peut avoir t forme soit dans l'intrieur du cratre1 soit par des cendres dposes sur la partie suprieure de ses flancs et entranes ensuite par des torrents de pluie4 ,ce dernier mode de formation parat le plus vraisemblable pour la plupart des cas2 cependant l'le ,james certaines couches du tuf de la varit friable s'tendent si uniformment sur une surface ingale1 qu'il semble probable qu'elles ont t formes par la chute d'abondantes pluies de cendres4 ,dans l'intrieur du mme cratre1 des strates de tuf grossier1 formes principalement de fragments de lave1 viennent butter contre les parois internes1 comme un talus qui s'est consolid4 ,elles s'lvent la hauteur de #ajj #aej pieds au-dessus de la surface du lac sal intrieur2 elles plongent vers le centre du cratre et sont inclines sous des angles variant de #cj #cf4 ,elles paraissent avoir t formes sous les eaux1 probablement l'poque o la mer occupait la cavit du cratre4 ,j'ai constat avec surprise que l'paisseur de couches qui offrent une inclinaison aussi forte n'augmentait pas vers leur extrmit infrieure1 au moins sur toute la partie de leur longueur que j'ai pu suivre4 ,bank's ,cove4--,ce port occupe en partie l'intrieur d'un cratre de tuf ruin1 plus grand que celui que je viens de dcrire4 ,tout le tuf de ce cratre est compact et renferme de nombreux fragments de lave2 il offre l'aspect d'un dpt qui s'est fait sous les eaux4 ,le trait le plus remarquable de ce cratre1 c'est la grande extension des strates qui convergent vers l'intrieur sous une inclinaison trs prononce1 comme dans le cas prcdent1 et qui sont souvent disposes en couches irrgulires courbes4 ,ces couches intrieures convergentes1 de mme que les bancs divergents qui constituent1 proprement parler1 le cratre1 sont reprsents dans le croquis 7fig4 #ac7 donnant une coupe approximative des promontoires qui forment cette anse4 ,les couches internes et externes diffrent fort peu au point de vue de la composition2 les premires ont t videmment formes par l'rosion1 le transport et le dpt final des matriaux qui constituent les couches cratriformes externes4 ,le grand dveloppement de ces couches intrieures pourrait faire croire un observateur parcourant la priphrie du cratre qu'il s'agit d'une crte anticlinale circulaire forme de grs et de conglomrats stratifis4 ,la mer attaque actuellement les couches intrieures et extrieures1 ces dernires surtout1 de sorte que d'ici quelque temps tout ce qui restera ce seront les couches intrieures1 et l'interprtation de ces faits serait bien de nature embarrasser un gologue#ab4 ,illustration3 ,,fig4 #ac4--;,coupe des promontoires qui forment ,bank's ,cove1 montrant les strates divergentes qui constituent le cratre1 et le talus couches convergentes4 ,le point culminant de ces collines est #hag pieds au-dessus du niveau de la mer4 ,,ile ,,james4--,parmi les cratres de tuf existant encore dans cette le1 il n'y en a que deux qui mritent une description4 ,l'un d'eux est situ un mille et demi de ,puerto ,grande1 vers l'intrieur de l'le2 il est circulaire et mesure environ un tiers de mille de diamtre1 et #djj pieds de profondeur4 ,il diffre de tous les autres cratres de tuf que j'ai tudis en ce que la partie la plus profonde de sa cavit est forme1 jusqu' la hauteur de #ajj #aej pieds1 par un mur vertical de basalte1 comme si le cratre s'tait fait jour au travers d'une nappe rocheuse compacte4 ,la partie suprieure de ce cratre consiste en couches du tuf altr cassure semi-rsineuse que nous avons tudi plus haut4 ,son fond est occup par un lac d'eau sale peu profond recouvrant des couches de sel qui reposent sur un lit trs pais de boue noire4 ,l'autre cratre1 loign de quelques milles1 n'est remarquable que par ses dimensions et parce qu'il est fort bien conserv4 ,son sommet est #abjj pieds au-dessus du niveau de la mer1 et la cavit intrieure est profonde de #fjj pieds4 ,ses flancs externes inclins offrent un aspect curieux d l'uniformit de la surface de ces grandes couches de tuf qui ressemblent un vaste pavement ciment4 ,l'le ,brattle est1 je crois1 le plus grand cratre de tuf qui existe dans l'archipel2 son diamtre intrieur est de prs de #a mille marin4 ,ce cratre1 aujourd'hui en ruines1 est dispos sur un arc de cercle qui mesure un peu plus d'une demi-circonfrence2 il est ouvert du ct du sud1 ses grandes dimensions sont probablement dues1 pour une part notable1 l'rosion de l'intrieur du cratre par l'action de la mer4 ,segment d'un petit cratre basaltique4--,l'anse dsigne sous le nom de ,fresh-water ,bay1 dans l'le ,james1 est limite d'un ct par un promontoire qui constitue la dernire pave d'un grand cratre4 ,un segment1 en forme de quart de cercle1 ayant fait partie d'un petit centre d'ruption subordonn1 se trouve dcouvert sur le rivage de ce promontoire4 ,il consiste en neuf petites coules de lave distinctes1 accumules les unes au-dessus des autres1 et en une sorte de pic colonnaire irrgulier1 haut de #ae pieds environ1 form de basalte celluleux brun-rougetre1 et contenant en abondance de grands cristaux d'albite vitreuse et de l'augite fondue4 ,ce pic1 avec quelques mamelons rocheux adjacents rpandus sur le rivage1 reprsente l'axe du cratre4 ,les coules de lave peuvent tre suivies dans un petit ravin1 perpendiculairement la cte1 sur une longueur de #aj #ae yards2 elles sont caches ensuite sous des dbris4 ,le long du rivage on les voit sur un espace de prs de #hj yards1 et je ne crois pas qu'elles s'tendent beaucoup plus loin4 ,les trois coules infrieures sont soudes ce pic1 et sont lgrement recourbes au point de jonction1 comme si elles se rpandaient encore par-dessus la lvre du cratre 7ainsi qu'on le voit dans le croquis grossirement dessin 7fig4 no4 #ad7 qui a t pris sur place74 ,les six coules suprieures taient1 sans aucun doute1 primitivement unies la mme colonne avant que celle-ci et t dmolie par la mer4 ,la lave de ces coules a la mme composition que celle de la colonne1 sauf que les cristaux d'albite ne paraissent pas tre rduits en fragments aussi petits1 et que les grains d'augite fondue manquent4 ,chaque coule est spare de celle qui la surmonte par une couche1 paisse de quelques pouces ou tout au plus de #a #b pieds1 de scories en fragments incohrents1 produites sans doute par la friction des coules passant les unes au-dessus des autres4 ,toutes ces coules sont fort remarquables par leur faible paisseur4 ,j'ai mesur soigneusement plusieurs d'entre elles et j'en ai trouv une de #h pouces d'paisseur1 mais elle tait recouverte sur les deux faces par une couche fortement adhrente d'une roche scoriace rouge1 paisse de #c pouces 7comme cela se prsente pour toutes les coules72 tout l'ensemble avait une paisseur de #ad pouces qui demeurait trs uniforme sur toute la longueur de la coupe4 ,une seconde coule n'avait que #h pouces d'paisseur1 en y comprenant les surfaces scoriaces infrieure et suprieure4 ,avant d'avoir vu cette coupe1 je n'aurais pas cru possible que la lave pt se rpandre en nappes aussi uniformment minces sur une surface qui est loin d'tre unie4 ,ces petites coules ressemblent beaucoup par leur composition aux grands flots de lave de l'le ,albemarle qui doivent avoir prsent1 eux aussi1 un haut degr de fluidit4 ,illustration3 ,,fig4 #ad--,segment d'un trs petit centre d'ruption sur le rivage de ,fresh-water ,bay4 ,fragments d'apparence platonique rejets par ce cratre4--,dans la lave et dans les scories de ce petit cratre j'ai trouv plusieurs fragments qui1 par leur forme anguleuse1 leur structure grenue1 leur fragilit1 l'action calorifique qu'ils ont subie1 et par l'absence de vacuoles1 ressemblent beaucoup aux fragments de roches primitives que les volcans de l'le de l',ascension rejettent quelquefois4 ,ces fragments consistent en albite vitreuse fortement use et clivages trs imparfaits1 mlange d'un minral bleu d'acier en grains semi-arrondis1 surface trouble et luisante4 ,les cristaux d'albite sont recouverts d'un oxyde de fer rouge qui semble tre un rsidu1 et leurs plans de clivage sont parfois spars aussi par des couches excessivement fines de cet oxyde1 dessinant sur le cristal des lignes semblables celles d'un micromtre de verre4 ,il n'y avait pas de quartz4 ,le minral bleu d'acier qui abonde dans la partie colonnaire1 mais qui est absent dans les coules drivant de ce pic1 offre l'aspect d'un corps qui a subi une fusion1 et prsente rarement quelque trace de clivage4 ,pourtant j'ai pu dmontrer par une mesure prise sur un chantillon que c'tait de l'augite4 ,dans un autre fragment1 qui se distinguait de ses congnres parce qu'il tait lgrement celluleux et passait graduellement la pte de la roche1 les petits grains d'augite taient assez bien cristalliss4 ,quoiqu'il y ait1 en apparence1 une diffrence si considrable entre la lave des petites coules1 spcialement entre leur crote scoriace rouge1 et un de ces fragments anguleux rejets1 que l'on pourrait prendre premire vue pour de la synite1 je crois cependant que la lave a t forme par la fusion et le mouvement d'coulement d'une masse rocheuse dont la composition est absolument semblable celle de ces fragments4 ,outre le spcimen dont il vient d'tre question et o nous voyons un fragment devenir lgrement celluleux et se fondre dans la masse environnante1 la surface de quelques-uns des grains d'augite bleu d'acier devient finement vacuolaire et passe la pte englobante2 d'autres grains sont dans un tat intermdiaire4 ,la pte semble consister en augite plus parfaitement fondue1 ou1 ce qui est plus probable1 simplement modifie par le mouvement de la masse1 lorsque ce minral tait l'tat visqueux1 et mlange d'oxyde de fer et d'albite vitreuse rduite en trs petits fragments4 ,c'est probablement pour cette raison que l'augite fondue1 abondante dans le pic1 disparat dans les coules4 ,l'albite se trouve exactement au mme tat dans la lave et dans les fragments empts1 sauf que la plupart des cristaux sont plus petits1 mais ils paraissent moins abondants dans les fragments4 ,ceci pourrait cependant se produire naturellement par l'intumescence de la base augitique donnant lieu un accroissement apparent de son volume4 ,il est intressant de suivre ainsi les phases par lesquelles passe une roche grenue et compacte pour se transformer d'abord en une lave celluleuse pseudo-porphyrique et finalement en scories rouges4 ,la structure et la composition des fragments empts montrent qu'ils ont t dtachs d'une roche primitive et ont subi des altrations considrables par l'action volcanique ou1 plus probablement1 qu'ils ont t arrachs la crote d'une masse de lave refroidie et cristallise1 ultrieurement brise et refondue1 et dont la crote a t attaque moins fortement que le reste de la masse par la nouvelle fusion et le nouveau mouvement qu'elle a subis4 ,remarques finales sur les cratres de tuf4--,ces cratres constituent le trait le plus frappant de la gologie de l'archipel1 par la prsence d'une substance rsiniforme qui intervient pour une grande part dans leur composition1 par leur structure1 leur dimension et leur nombre4 ,la plupart d'entre eux forment des lots spars ou des promontoires relis aux les principales1 et ceux qui se trouvent actuellement une petite distance de la cte1 dans l'intrieur des les1 sont ruins et percs de brches comme s'ils avaient t exposs l'action de la mer4 ,je suis port conclure de cette condition gnrale de leur situation et de la faible quantit de cendres rejetes dans l'archipel1 que le tuf a t form principalement par le broyage mutuel de fragments de lave dans l'intrieur de cratres en activit qui communiquaient avec la mer4 ,par l'origine et la composition du tuf1 et par la prsence frquente d'un lac central d'eau sale et de couches de sel1 ces cratres reprsentent1 sur une grande chelle1 les salses ou monticules de boue qui existent en grand nombre dans certaines rgions de l',italie et dans d'autres contres#ac4 ,cependant les rapports plus intimes des cratres de cet archipel avec les phnomnes ordinaires de l'action volcanique sont mis en vidence par ces masses de basalte solidifi qui les remplissent quelquefois jusqu'au bord4 ,il semble fort singulier1 premire vue1 que dans tous les cratres forms de tuf le versant mridional soit1 ou bien entirement dmoli et compltement emport1 ou bien beaucoup moins lev que les autres versants4 ,j'ai visit ou pris des renseignements sur vingt-huit de ces cratres2 douze d'entre eux forment des lots spars#ad et se prsentent aujourd'hui l'tat de simples croissants entirement ouverts du ct du sud1 avec1 parfois1 quelques pointes de rochers marquant leur circonfrence primitive2 parmi les seize cratres restants1 quelques-uns forment des promontoires1 et d'autres sont situs dans l'intrieur des les1 une faible distance du rivage2 mais pour tous le flanc mridional est plus bas que les autres ou compltement dmoli4 ,pourtant le flanc septentrional de deux des seize cratres tait galement bas1 tandis que les cts de l'est et de l'ouest taient intacts4 ,je n'ai rencontr ni entendu mentionner aucune exception la rgle d'aprs laquelle ces cratres sont ruins ou prsentent une paroi basse sur le ct qui fait face un point de l'horizon situ entre le sud-est et le sud-ouest4 ,cette rgle ne s'applique pas aux cratres forms de lave et de scories4 ,l'explication en est simple3 dans cet archipel la direction des vagues souleves par les vents alizs concide avec celle de la houle venant des rgions loignes de l'ocan largement ouvert 7contrairement ce qui se passe dans plusieurs parties du ,pacifique7 et attaquent la cte mridionale de toutes les les1 avec leurs forces runies2 il en rsulte que le versant mridional est invariablement plus escarp que le versant septentrional1 mme quand il est form compltement de roches basaltiques dures4 ,comme les cratres de tuf sont constitus par une matire tendre1 et que probablement ils ont tous ou presque tous travers une priode d'immersion1 il n'est pas tonnant qu'ils montrent invariablement les effets de cette grande puissance rosive sur ceux de leurs flancs qui s'y sont trouvs exposs4 ,il est probable1 d'aprs l'tat ruin d'un grand nombre d'entre eux1 que plusieurs autres cratres ont t entirement dmolis par la mer4 ,nous n'avons aucune raison de supposer que les cratres constitus par des scories et des laves ont t forms dans la mer1 et cela nous montre pourquoi la rgle ne leur est pas applicable4 ,nous avons montr qu' l',ascension les orifices des cratres1 qui sont tous d'origine terrestre1 ont t attaqus par les vents alizs2 ce mme agent peut contribuer galement ici abaisser1 ds le moment de leur formation1 les flancs exposs au vent dans certains de ces cratres4 ,composition minralogique des roches4--,dans les les septentrionales1 les laves basaltiques paraissent gnralement contenir plus d'albite que dans la moiti mridionale de l'archipel2 mais presque toutes les coules en renferment une quantit plus ou moins grande4 ,l'albite est associe assez souvent l'olivine4 ,je n'ai observ de cristaux dterminables d'augite ou de hornblende dans aucun chantillon1 l'exception des grains fondus contenus dans les fragments rejets et dans le pic du petit cratre dcrit plus haut4 ,je n'ai rencontr aucun spcimen de vrai trachyte1 quoique quelques-unes des laves les plus ples prsentent une certaine ressemblance avec cette roche lorsqu'elles contiennent en abondance de grands cristaux d'albite vitreuse et rude au toucher2 mais la pte est toujours fusible en mail noir4 ,ainsi que nous l'avons constat plus haut1 les lits de cendres et les scories rejetes au loin manquent presque toujours2 et je n'ai vu ni un fragment d'obsidienne ni de pierre ponce4 ,von ,buch#ae croit que l'absence de ponce sur l',etna provient de ce que le feldspath y appartient la varit ,labrador2 si la prsence de la ponce dpend de la nature du feldspath1 il est singulier qu'elle manque dans cet archipel et abonde dans les ,cordillres de l',amrique mridionale1 puisque dans ces deux rgions le feldspath appartient la varit albitique4 ,par suite de l'absence des cendres1 et de la nature gnralement inaltrable des laves de cet archipel1 les les se couvrent lentement d'une maigre vgtation et le paysage prsente un aspect dsol et sinistre4 ,soulvement de la rgion4--,les preuves du soulvement de la contre sont rares et peu nettes4 ,j'ai remarqu l'le ,chatham de grands blocs de lave ciments par une matire calcaire qui contenait des coquilles rcentes2 mais ils se trouvaient la hauteur de quelques pieds seulement au-dessus de la laisse de haute mer4 ,un des officiers m'a donn des fragments de coquilles qu'il avait trouves plusieurs centaines de pieds au-dessus de la mer1 emptes dans le tuf de deux cratres fort loigns l'un de l'autre4 ,il est possible que ces fragments aient t ports l'altitude qu'ils occupent aujourd'hui1 par une ruption de boue2 mais comme sur l'un des cratres ils taient associs des coquilles d'hutres brises constituant en quelque sorte un banc1 il est plus vraisemblable que le tuf a t soulev en masse avec les coquilles4 ,les spcimens sont en si mauvais tat que tout ce qu'on peut y reconnatre1 c'est qu'ils appartiennent des genres marins rcents4 ,dans l'le ,charles1 j'ai observ une ligne de grands blocs arrondis1 entasss au sommet d'une falaise verticale1 #ae pieds au-dessus de la ligne o la mer s'lve aujourd'hui pendant les temptes les plus violentes4 ,ce fait semblait d'abord constituer une preuve vidente du soulvement de la rgion1 mais il tait absolument dcevant1 car je constatai plus tard sur une partie voisine de la mme cte1 et j'appris de tmoins oculaires1 que partout o une coule rcente de lave forme un plan inclin uni en entrant dans la mer1 les vagues1 durant les temptes1 font rouler des blocs arrondis jusqu' une grande hauteur au-dessus de la limite de leur action ordinaire4 ,comme la petite falaise est forme ici par une coule de lave qui avant d'avoir t dmolie devait plonger dans la mer en lui prsentant une surface doucement incline1 il est possible1 ou plutt il est probable que les blocs arrondis qui gisent maintenant son sommet soient simplement les restes de ceux qui ont t levs leur altitude actuelle en roulant sur le plan inclin pendant les temptes4 ,direction des fentes d'ruption4--,dans cet archipel1 les orifices volcaniques ne peuvent pas tre considrs comme distribus au hasard4 ,trois grands cratres de l'le ,albemarle forment une ligne nette qui s'tend du ,n4-,n4-,w4 au ,s4-,s4-,e4 ,l'le ,narborough et le grand cratre situ dans la partie rectangulaire de l'le ,albemarle dessinent une seconde ligne parallle la premire4 ,vers l'est1 l'le ,hood dtermine1 avec les les et les rochers qui sont situs entre elle et l'le ,james1 une autre ligne presque parallle1 dont le prolongement passe par les les ,culpepper et ,wenman situes #gj milles au nord4 ,les autres les1 qui se trouvent plus l'est1 forment une quatrime ligne moins rgulire4 ,plusieurs d'entre elles et les orifices volcaniques de l'le ,albemarle sont disposs de telle sorte qu'ils se trouvent sur une srie de lignes approximativement parallles1 coupant les premires lignes angles droits2 il en rsulte que les principaux cratres paraissent tre situs aux points o deux sries de fissures se croisent4 ,les les elles-mmes1 l'exception de l'le ,albemarle1 ne sont pas allonges dans le mme sens que les lignes sur lesquelles elles se trouvent4 ,l'orientation de ces les est peu prs la mme que celle qui domine d'une manire si remarquable dans les nombreux archipels de l'ocan ,pacifique4 ,je dois faire observer1 enfin1 que dans les les ,galapagos il n'y a pas de cratre qui domine les autres1 c'est--dire d'orifice volcanique principal beaucoup plus lev que tous les autres cratres1 comme on le remarque dans plusieurs archipels volcaniques2 le cratre le plus lev est le grand remblai situ l'extrmit sud-ouest de l'le ,albemarle1 et qui ne dpasse que de #a4jjj pieds seulement plusieurs autres cratres voisins4 ,notes3 #a ,je ne comprends pas dans cette valuation les petites les volcaniques de ,culpepper et de ,wenman1 situes #gj milles au nord du groupe4 ,on voit des cratres dans toutes les les de l'archipel1 sauf dans l'le ,towers1 qui est l'une des plus basses2 cette le est forme1 cependant1 de roches volcaniques4 #b ,les concrtions contenant de la chaux1 que j'ai dcrites l',ascension comme formes dans un lit de cendres1 offrent un certain degr de ressemblance avec cette substance1 mais leur cassure n'est pas rsineuse4 ,j'ai trouv galement ,sainte-,hlne des veines d'une substance plus ou moins semblable2 elle tait compacte mais non rsineuse1 et se prsentait dans un lit de cendres ponceuses qui ne contenait probablement pas de matire calcaire3 l'action de la chaleur n'avait pu intervenir dans aucun de ces deux cas4 #c ,les gologues qui restreignent le terme de tuf aux cendres blanches provenant de la trituration de laves feldspathiques1 donneraient le nom de peperino ces couches colores en brun4 #d ,m4 ,elie de ,beaumont a dcrit 7,mmoires pour servir1 etc41 t4 ,,vi1 p4 #aac7 plusieurs petits cirques d'boulement qu'on observe sur l',etna et dont l'origine est connue historiquement1 au moins pour quelques-uns d'entre eux4 #e ,sir ,g4 ,mackensie 7,travels in ,iceland1 p4 #chi #cib7 a dcrit une plaine de lave s'tendant au pied de l',hcla1 et qui est souleve de tous cts en grandes bulles ou grandes ampoules4 ,sir ,george rapporte que cette lave caverneuse constitue la couche superficielle4 ,le mme fait est affirm par ,von ,buch 7,description des les ,canaries1 p4 #aci7 au sujet de la coule basaltique qui se trouve prs de ,rialejo ,tnrife4 ,il semble singulier que les coules suprieures soient plus caverneuses que les autres1 car on ne voit aucune raison pour que les coules1 tant les plus leves que les plus infrieures1 n'aient pas toutes subi une action identique1 des poques diffrentes4--,les coules infrieures se sont-elles rpandues sous la mer1 et ont-elles t comprimes par sa pression au point de s'aplatir1 postrieurement au passage des masses gazeuses qui les ont traverses8 #f ,dans les ,cordillres du ,chili j'ai vu des laves ressemblant beaucoup cette varit de l'archipel des ,galapagos4 ,elle renfermait pourtant1 outre l'albite1 des cristaux d'augite nettement forms1 et la pte offrait une couleur un peu plus ple1 due peut-tre l'agrgation des particules augitiques4 ,je dois faire remarquer ici que1 dans tous les cas dont il s'agit1 je dsigne sous le nom d'albite les cristaux de feldspath dont les clivages1 mesurs au goniomtre rflexion1 rpondent ceux de ce minral4 ,cependant1 comme on a dcouvert dans ces derniers temps que d'autres espces de la mme famille prsentent des clivages trs voisins de ceux de l'albite1 cette dtermination doit tre considre comme purement provisoire4 ,j'ai tudi les cristaux contenus dans les laves de diverses parties de l'archipel des ,galapagos1 et j'ai reconnu que1 sauf quelques cristaux provenant d'un seul point de l'le ,james1 ils ne prsentaient jamais les clivages de l'orthose ou feldspath potassique4 #g ,description des ,isles ,canaries1 p4 #bie4 #h ,de ,humboldt rapporte qu'il prit pour de l'olivine un minral augitique vert1 que l'on trouve dans les roches volcaniques de la ,cordillre de ,quito4 #i ,la forme irrgulire et anguleuse des vacuoles est probablement due la manire irrgulire dont cde la pression des gaz une masse forme de cristaux solides et de pte visqueuse en proportions peu prs gales4 ,comme on pouvait s'y attendre1 il semble certain que1 dans la lave qui a possd une grande fluidit ou un grain uniforme1 les vacuoles sont sphriques et leurs parois intrieures lisses4 #aj ,un spcimen de lave basaltique renfermant quelques petits cristaux d'albite briss1 et qui m'a t donn par un des officiers1 mrite peut-tre une description4 ,il consiste en ramifications cylindriques1 dont quelques-unes n'ont que #a_/bj;e de pouce de diamtre et sont tires en pointes trs aigus4 ,la masse n'a pas t forme1 comme une stalactite1 car les pointes sont diriges tantt vers le haut1 tantt vers le bas4 ,des globules dont le diamtre n'est que de #a_/dj;e de pouce sont tombs de quelques-unes des pointes et adhrent aux ramifications voisines4 ,la lave est vsiculaire1 mais les vacuoles n'atteignent jamais la surface des branches1 qui sont unies et luisantes4 ,comme on croit gnralement que les vacuoles sont toujours allonges suivant la direction du mouvement de la masse fluide1 je dois faire observer que toutes les vacuoles sont sphriques dans ces branches cylindriques dont le diamtre varie de #a_/d #a_/bj;e de pouce4 #aa ,cette conclusion offre un certain intrt parce que ,m4 ,dufrnoy 7,mmoires pour servir1 etc41 t4 ,,iv1 p4 #bgd7 a soutenu que le ,monte ,nuovo et d'autres cratres de l',italie mridionale ont t forms par soulvement1 en s'appuyant sur le fait que des couches de tuf1 d'une composition probablement semblable celle du tuf dcrit plus haut1 y sont inclines sous des angles de #ah #bj4 ,en prsence des faits que nous avons cits relativement la disposition en vote des ctes spares1 et ce que les tufs ne s'tendent pas en nappes horizontales autour de ces collines cratriformes1 personne ne supposera que les couches ont t formes ici par soulvement2 nous voyons cependant que leur inclinaison dpasse #bj1 et atteint mme souvent #cj4 ,les strates consolides du talus interne plongent galement d'un angle suprieur #cj1 comme nous allons le montrer l'instant4 #ab ,je crois que ce fait se prsente actuellement aux les ,aores o le ,dr ,webster 7,description1 p4 #ahe7 a dcrit une petite le en forme de bassin1 constitue par des couches de tuf plongeant vers l'intrieur et limites extrieurement par des falaises escarpes dcoupes par la mer4 ,le ,dr ,daubeny suppose 7,on ,volcanoes1 p4 #bff7 que cette cavit a t forme par un affaissement circulaire4 ,il me parat beaucoup plus vraisemblable que nous sommes ici en prsence de couches dposes primitivement dans la cavit d'un cratre dont les parois externes ont t enleves plus tard par rosion marine4 #ac ,trait de ,gognosie de ,d',aubuisson1 t4 ,i1 p4 #ahi4 ,je dois faire observer que j'ai vu ,terceira1 aux les ,aores1 un cratre de tuf ou peperino ressemblant beaucoup ceux de l'archipel des ,galapagos4 ,on en rencontre de semblables aux les ,sandwich1 d'aprs la description qu'en donne le ,voyage de ,freycinet1 et il est probable qu'il existe des cratres de ce genre dans plusieurs autres contres4 #ad ,ce sont3 les trois lots de ,crossman dont le plus grand a #fjj pieds de haut2 l'le ,enchante2 l'le ,gardner 7#gfj pieds de hauteur72 l'le ,champion 7#cca pieds de hauteur72 l'le ,enderby2 l'le ,brattle2 deux lots voisins de l'le ,infatigable1 et un lot situ prs de l'le ,james4 ,un second cratre voisin de l'le ,james 7avec un lac sal au centre7 prsente du ct du sud une paroi haute de #bj pieds seulement1 tandis que les autres parties de la circonfrence atteignent #cjj pieds de hauteur4 #ae ,description des les ,canaries1 p4 #cbh4 ,,chapitre ,,vi ,,trachyte ,,et ,,basalte4--,,distribution ,,des ,,iles ,,volcaniques ,descente des cristaux au sein de la lave liquide4--,poids spcifique des lments constituants du trachyte et du basalte2 leur sparation subsquente4--,obsidienne4--,mlange apparent des lments des roches plutoniques4--,origine des dikes de trapp plutoniques4--,distribution des les volcaniques2 leur prdominance dans les grands ocans4--,elles sont gnralement disposes en lignes4--,les volcans centraux de ,von ,buch sont problmatiques4--,iles volcaniques bordant des continents4--,anciennet des les volcaniques et leur soulvement en masse4--,eruptions sur des lignes de fissure parallles durant une mme priode gologique4 ,sparation des minraux constituants de la lave suivant leur poids spcifique4--,un des cts de ,fresh-water ,bay1 l'le ,james1 est form des dbris d'un grand cratre1 dont nous avons parl dans le chapitre prcdent1 et dont l'intrieur a t combl par une coule de basalte prsentant une puissance de #bjj pieds environ4 ,ce basalte1 de couleur grise1 contient une grande quantit de cristaux d'albite vitreuse1 qui deviennent beaucoup plus nombreux encore dans sa partie infrieure et scoriace4 ,c'est le contraire qu'on se serait attendu voir1 car1 si l'origine les cristaux avaient t rpandus uniformment dans toute la masse1 l'expansion plus considrable subie par cette partie scoriace infrieure aurait d faire paratre plus petit le nombre des cristaux qui s'y trouvent4 ,von ,buch#a a dcrit une coule d'obsidienne du ,pic de ,tnrife1 dans laquelle les cristaux de feldspath deviennent de plus en plus nombreux au fur et mesure que la profondeur ou l'paisseur augmente1 de sorte que1 prs de la surface infrieure de la coule1 la lave ressemble mme une roche primitive4 ,von ,buch constate1 en outre1 que ,m4 ,dre a trouv par ses expriences sur la fusion de la lave que les cristaux de feldspath tendaient toujours descendre au fond du creuset4 ,je crois qu'il n'est pas douteux que dans ces exemples les cristaux descendent sollicits par leur poids#b4 ,le poids spcifique du feldspath varie#c de #b1d #b1eh1 tandis que celui de l'obsidienne parait tre ordinairement #b1c #b1d2 et il serait probablement moindre si la roche tait l'tat liquide1 ce qui faciliterait la descente des cristaux de feldspath4 ,a l'le ,james1 les cristaux d'albite1 quoique incontestablement moins lourds que le basalte gris aux endroits o il est compact1 peuvent facilement avoir un poids spcifique suprieur celui de la masse scoriace1 qui est forme de lave fondue et de bulles de gaz surchauffs4 ,la chute des cristaux au sein d'une substance visqueuse comme celle des roches fondues1 et qui est incontestablement dmontre par les expriences de ,m4 ,dre1 mrite un examen plus attentif1 car ce phnomne claire le problme de la sparation des laves trachytiques et basaltiques4 ,m4,p4 ,scrope a tudi cette question1 mais il parat n'avoir eu connaissance d'aucun fait positif1 comme ceux que je viens de signaler1 et il a perdu de vue un facteur qui me semble indispensable dans l'tude du phnomne1 c'est--dire l'existence l'tat de globules ou de cristaux tantt du minral le moins dense et tantt du minral le plus dense4 ,il est difficilement admissible que la faible diffrence de densit des particules spares infiniment petites de feldspath1 d'augite ou de quelque autre minral1 suffise vaincre le frottement produit par leur mouvement au sein d'une substance dont la fluidit est imparfaite1 telle qu'une roche en fusion2 mais1 si les molcules d'un quelconque de ces minraux se sont runies en cristaux ou en granules pendant que les autres conservaient l'tat liquide1 on comprend facilement que la descente ou le flottage des minraux auront t notablement facilits par suite de l'attnuation du frottement4 ,d'un autre ct1 si tous les minraux ont pris l'tat grenu au mme instant1 il est peu prs impossible qu'une sparation quelconque ait pu s'oprer1 cause de la rsistance qu'ils devaient s'offrir mutuellement4 ,on a fait dernirement une dcouverte pratique importante qui montre le rle que joue l'tat grenu d'un lment contenu dans une masse fluide en favorisant la sparation de cette substance4 ,quand on agite d'une manire ininterrompue1 pendant son refroidissement1 du plomb fondu contenant une faible proportion d'argent1 il devient grenu1 et ces grains ou cristaux imparfaits de plomb presque pur descendent au fond du creuset en abandonnant un rsidu de mtal fondu beaucoup plus riche en argent2 tandis que si on laisse reposer le mlange en le maintenant l'tat liquide pendant un certain temps1 les deux mtaux ne montrent aucune tendance se sparer#d4 ,l'agitation parat n'avoir d'autre effet que de provoquer la formation des grains spars4 ,le poids spcifique de l'argent est #aj1d et celui du plomb #aa1ce2 le plomb grenu qui tombe au fond du creuset n'est jamais absolument pur1 et le rsidu mtallique liquide ne contient1 au maximum1 que #a_/aai d'argent4 ,puisque la diffrence de densit due la proportion trs ingale suivant laquelle les deux mtaux sont mlangs1 est si excessivement faible1 il est probable que celle qui existe entre le plomb liquide et le plomb grenu quoique encore chaud1 intervient pour une grande part dans l'acte de la sparation4 ,d'aprs ces faits1 si un des minraux constitutifs d'une masse rocheuse volcanique liqufie qui repose pendant un certain temps sans subir aucune agitation violente1 s'agrge en cristaux ou en grains1 ou s'il a t arrach en cet tat quelque roche plus ancienne1 nous pouvons nous attendre ce que ces cristaux ou ces grains flotteront des niveaux plus ou moins levs suivant leur poids spcifique relatif4 ,or1 nous avons la preuve vidente que des cristaux ont t empts dans un grand nombre de laves pendant que la pte ou la base demeurait fluide4 ,il me suffira de rappeler comme exemples les diverses grandes coules pseudo-porphyritiques des les ,galapagos1 et les coules trachytiques de diverses rgions1 dans lesquelles nous trouvons des cristaux de feldspath ploys et briss par le mouvement de la masse semi-liquide environnante4 ,les laves sont composes1 en majeure partie1 de trois varits de feldspath1 dont la densit oscille entre #b1d et #b1gd2 de hornblende et d'augite1 allant de #c #c1d1 d'olivine variant de #c1c #c1d et enfin d'oxydes de fer avec un poids spcifique de #d1h #e1b4 ,il en rsulte que les cristaux de feldspath nageant dans une lave liquide mais peu vsiculaire1 tendront s'lever vers la surface1 et que les cristaux ou les grains des autres minraux tendront descendre4 ,nous ne devons pas nous attendre cependant constater une sparation parfaite au sein de substances aussi visqueuses4 ,le trachyte1 qui consiste principalement en feldspath avec un peu de hornblende et d'oxyde de fer1 a un poids spcifique d'environ #b1dee1 tandis que le basalte1 compos en majeure partie d'augite et de feldspath1 auquel s'ajoute souvent une forte proportion de fer et d'olivine1 atteint une densit de #c1j4 ,consquemment nous remarquons que dans les endroits o des coules basaltiques et trachytiques ont t mises d'un mme cratre1 les coules de trachyte ont gnralement fait ruption les premires1 parce que1 comme nous devons le supposer1 la lave fondue appartenant cette srie s'tait accumule la partie suprieure du foyer volcanique4 ,cette succession a t observe par ,beudant1 ,scrope et d'autres auteurs1 et j'en ai donn trois exemples dans cet ouvrage4 ,pourtant1 comme les dernires ruptions d'un grand nombre de volcans se sont fait jour au travers des parties infrieures de ces montagnes1 par suite de l'accroissement de la hauteur et du poids de la colonne interne de roche fondue1 nous voyons pourquoi dans la plupart des cas les flancs infrieurs des masses trachytiques centrales sont seuls envelopps de coules basaltiques4 ,peut-tre la sparation des lments d'une masse lavique s'opre-t-elle quelquefois dans l'intrieur d'une montagne volcanique1 dont la hauteur et les autres dimensions sont suffisamment grandes1 au lieu de se faire dans le foyer souterrain4 ,dans ce cas1 des coules de trachyte provenant du sommet de ce volcan1 et des coules de basalte manes de sa base peuvent tre jacules presque simultanment ou des intervalles trs rapprochs2 c'est ce qui parat s'tre produit ,tnrife#f4 ,il me suffira de faire remarquer en outre que1 naturellement1 la sparation des deux sries doit souvent tre entrave par suite de bouleversements violents1 mme quand les conditions lui sont favorables1 et que1 de mme1 leur ordre d'ruption ordinaire doit tre interverti4 ,en bien des cas1 peut-tre1 les laves basaltiques ont seules atteint la surface1 cause du haut degr de fluidit de la plupart d'entre elles4 ,nous avons vu dans l'exemple dcrit par ,von ,buch que des cristaux de feldspath descendent au sein de l'obsidienne vers la partie infrieure de la masse1 parce que leur poids spcifique est plus lev1 comme on le sait1 que celui de cette roche2 nous pouvons donc nous attendre constater dans toute rgion trachytique o l'obsidienne a coul l'tat de lave1 qu'elle a t mise par les orifices suprieurs1 ou occupant la plus grande altitude4 ,d'aprs ,von ,buch1 ce fait se confirme d'une manire remarquable1 tant aux les ,lipari qu'au pic de ,tnriffe4 ,en ce dernier point l'obsidienne ne s'est jamais coule par des orifices situs moins de #i4bjj pieds de hauteur4 ,l'obsidienne parat avoir t jacule aussi par les pics les plus levs de la ,cordillre pruvienne4 ,je me borne faire observer1 en outre1 que le poids spcifique du quartz varie de #b1f #b1h1 et que par consquent1 lorsque ce minral existe dans un foyer volcanique1 il ne doit pas tendre descendre avec la masse fondamentale basaltique2 ceci explique peut-tre la prsence frquente et l'abondance du quartz au sein des laves trachytiques1 dj signales plusieurs reprises dans cet ouvrage4 ,peut-tre objectera-t-on la thorie que je viens d'exposer le fait que les roches plutoniques ne sont pas divises en deux sries nettement distinctes et de pesanteur spcifique diffrente1 quoiqu'elles aient pass par l'tat liquide comme les roches volcaniques4 ,pour rpondre cette objection1 il convient de faire remarquer d'abord qu'aucune preuve ne dmontre que les atomes d'un quelconque des minraux constitutifs des roches plutoniques se soient agrgs1 tandis que les autres minraux restaient fluides1 ce qui est une condition presque indispensable de leur sparation1 comme nous nous sommes efforcs de le prouver2 au contraire1 les cristaux se sont mouls gnralement les uns sur les autres#g4 ,en second lieu1 le calme absolu qui a prsid1 selon toute probabilit1 au refroidissement des masses plutoniques ensevelies de grandes profondeurs1 devait tre trs probablement fort dfavorable la sparation de leurs minraux constitutifs1 car1 si la force attractive qui rapproche les molcules des divers minraux pendant le refroidissement progressif de la masse est suffisante pour les maintenir runies1 le frottement entre ces cristaux demi forms ou ces globules pleux doit empcher les plus lourds d'entre eux de descendre au fond du bain et les plus lgers de monter4 ,d'autre part1 les petites perturbations qui doivent probablement se produire dans la plupart des foyers volcaniques1 et qui ne suffiraient pas1 comme nous l'avons vu1 empcher la sparation de grains de plomb dans un mlange de plomb et d'argent en fusion ou de cristaux de feldspath dans une coule de lave1 pourraient pourtant amener la rupture et une nouvelle fusion des globules les moins bien forms1 permettant aux cristaux les mieux forms1 et qui pour cette raison ne se brisent pas1 de descendre ou de monter suivant leur pesanteur spcifique4 ,quoiqu'on ne constate pas dans les roches plutoniques l'existence des deux types distincts correspondant aux sries trachytique et basaltique1 j'ai lieu de croire qu'il s'est produit souvent une sparation plus ou moins prononce de leurs parties constitutives4 ,je souponne qu'il doit en tre ainsi1 parce que j'ai observ la grande frquence avec laquelle des dikes de greenstone et de basalte coupent les formations tendues de granit et de roches mtamorphiques qui s'y rattachent4 ,je n'ai jamais tudi un district d'une rgion granitique tendue sans y dcouvrir des dikes2 je puis citer comme exemples les nombreux dikes de trapp que l'on rencontre dans plusieurs provinces du ,brsil1 du ,chili1 de l',australie1 et au cap de ,bonne-,esprance2 de mme1 il existe un grand nombre de dikes dans les vastes contres granitiques de l',inde1 du nord de l',europe et d'autres pays4 ,d'o le greenstone et le basalte qui forment ces dikes sont-ils venus8 ,devons-nous supposer1 avec quelques anciens gologues1 qu'une zone de trapp s'tend uniformment sous les roches granitiques qui1 suivant l'tat actuel de nos connaissances1 constituent la base de l'corce du globe8 ,n'est-il pas plus vraisemblable de croire que ces dikes sont dus des fissures sillonnant des roches granitiques et mtamorphiques imparfaitement refroidies1 dont les lments les plus fusibles consistant surtout en hornblende ont t en quelque sorte sollicits monter dans ces fissures8 ,a ,bahia1 au ,brsil1 j'ai vu dans une contre de gneiss et de greenstone primitif1 de nombreux dikes constitus par une roche augite de couleur fonce 7car un cristal que j'ai dtach appartenait incontestablement ce minral71 ou par une roche amphibolique forme1 comme plusieurs preuves le dmontraient clairement1 avant la solidification de la masse environnante1 ou ayant subi plus tard un ramollissement complet simultanment avec cette masse#h4 ,des deux cts de l'un de ces dikes le gneiss tait pntr1 la profondeur de plusieurs yards1 par de nombreux fils ou stries curvilignes d'une matire teinte fonce et dont la forme ressemblait celle des nuages dsigns sous le nom de cirrhi-comae2 on pouvait suivre quelques-uns de ces filaments jusqu' leur point de jonction avec le dike4 ,lorsque je les examinai1 il me parut douteux que des veines aussi fines et aussi curvilignes aient pu tre injectes1 et je crois maintenant1 qu'au lieu d'avoir t injectes par le dike1 elles ont t1 au contraire1 comme ses vaisseaux nourriciers4 ,si on admet comme vraisemblable cette thorie sur l'origine des dikes de trapp dans des rgions granitiques trs tendues1 et loin de roches appartenant quelque autre srie1 nous pouvons admettre aussi que1 quand une grande masse de roche plutonique est pousse par des efforts rpts dans l'axe d'une chane de montagnes1 ses lments les plus liquides peuvent s'couler dans des abmes profonds et inconnus1 pour tre ultrieurement ramens1 peut-tre1 la surface sous forme de masses injectes de greenstone1 de porphyre augitique#i ou d'ruptions basaltiques4 ,la plupart des difficults que les gologues ont rencontres en comparant les roches volcaniques et plutoniques au point de vue de leur composition se trouvent rsolues1 je pense1 si nous pouvons admettre que ces lments relativement lourds et fusibles qui composent les roches basaltiques et trappennes1 ont t partiellement limins du plus grand nombre des masses plutoniques4 ,distribution des les volcaniques4--,au cours de mes recherches sur les rcifs coralliens1 j'ai eu l'occasion de consulter les crits d'un grand nombre de voyageurs1 et j'ai t constamment frapp du fait1 qu' peu d'exceptions prs1 les les innombrables qui parsment le ,pacifique1 l'ocan ,indien et l',atlantique sont formes soit de roches volcaniques1 soit de roches coralliennes rcentes4 ,citer une longue liste de toutes les les volcaniques serait fastidieux1 mais il est facile d'numrer les exceptions que j'ai rencontres4 ,dans l',atlantique nous avons les rochers de ,saint-,paul dcrits dans cet ouvrage1 et les les ,falkland formes de schiste quartzeux et argileux2 mais ces dernires les sont fort grandes et ne sont pas trs loignes de la cte de l',amrique mridionale#aj4 ,dans l'ocan ,indien1 les ,seychelles 7situes sur une ligne qui prolonge ,madagascar7 consistent en granite et en quartz4 ,dans l'ocan ,pacifique1 la ,nouvelle-,caldonie1 qui est une grande le1 appartient 7pour autant que sa constitution soit connue7 la classe des roches primitives2 la ,nouvelle-,zlande1 qui possde beaucoup de roches volcaniques et quelques volcans en activit1 est trop tendue pour que nous puissions la ranger parmi les petites les dont nous nous occupons en ce moment4 ,la prsence de quelques roches non volcaniques1 telles que des schistes argileux dans trois des ,aores#aa1 de calcaire tertiaire ,madre1 de schiste argileux l'le ,chatham dans le ,pacifique1 ou de lignite l'le de ,kerguelen1 ne doit pas faire exclure ces les ou ces archipels de la classe des les volcaniques1 si elles sont formes principalement de matires ruptives4 ,la constitution de ces nombreuses les qui parsment les grands ocans1 tant presque toujours volcanique ces rares exceptions prs1 se rattache videmment la loi suivant laquelle presque tous les volcans actifs forment des les ou sont situs prs du rivage de la mer2 elle est un effet des phnomnes chimiques ou mcaniques qui ont dtermin cette rpartition des volcans4 ,le fait que les les ocaniques sont si gnralement volcaniques est intressant aussi au point de vue de la nature des chanes de montagnes de nos continents1 qui1 peu d'exceptions prs1 ne sont pas volcaniques1 quoique cependant nous ayons des raisons de supposer qu'un ocan s'tendait autrefois sur l'espace occup aujourd'hui par les continents4 ,nous sommes amens nous demander si les ruptions volcaniques se produisent plus facilement au travers des fissures qui se sont formes pendant les premires phases de la transformation du lit de la mer en une surface terrestre4 ,quand on examine les cartes des nombreux archipels volcaniques1 on voit que les les sont ordinairement disposes en ranges1 simples1 doubles ou triples1 suivant des lignes souvent lgrement courbes#ab4 ,chacune des les du groupe est arrondie1 ou plus ordinairement allonge dans le mme sens que le groupe dont elle fait partie1 mais parfois transversalement cette direction4 ,certains groupes dont l'allongement n'est pas fortement accentu offrent peu de symtrie dans leurs formes2 ,m4 ,virlet#ac constate que ce cas se prsente pour l'archipel grec2 je suis port penser 7car je sais combien il est facile de se tromper en ces matires7 que les orifices volcaniques sont ordinairement aligns suivant une mme droite ou sur une srie de lignes parallles peu longues1 coupant presque angle droit une autre ligne ou une autre srie de lignes4 ,l'archipel des ,galapagos offre un exemple de cette structure1 car la plupart des les et les principaux cratres situs dans les plus grandes d'entre elles sont groups de manire se disposer sur un systme de lignes orient ,n4-,n4-,w4 et sur un autre systme dirig ,w4-,s4-,w42 nous trouvons une structure du mme genre1 mais plus simple1 dans l'archipel des ,canaries4 ,dans le groupe du ,cap ,vert qui parat tre le moins symtrique de tous les archipels ocaniques de nature volcanique1 une ligne dessine par plusieurs les et courant ,n4-,w4-,s4-,e4 couperait presque angle droit1 si on la prolongeait1 une courbe jalonne par les autres les4 ,von ,buch#ad a class tous les volcans en deux catgories3 les volcans centraux autour desquels des ruptions se sont produites en grand nombre1 de tous cts1 d'une manire presque rgulire1 et les chanes volcaniques4 ,dans les exemples que l'auteur donne pour les volcans de la premire catgorie je ne puis dcouvrir1 au point de vue de leur situation1 aucune raison qui justifie la qualification de centraux1 et il n'existe1 mon avis1 aucune diffrence essentielle de constitution minralogique entre les volcans centraux et les chanes volcaniques4 ,sans doute1 dans la plupart des petits archipels volcaniques l'une des les peut tre beaucoup plus leve que les autres2 de mme que dans une le donne un des orifices est gnralement plus haut que tous les autres1 quelle que puisse tre la cause de ce fait4 ,von ,buch ne range pas dans sa classe des chanes volcaniques1 de petits archipels dont il admet que les les sont alignes1 comme il le fait pour les ,aores1 mais il est difficile de croire qu'il existe quelque diffrence essentielle entre les chanes volcaniques plus ou moins allonges4 ,si l'on jette un coup d'oeil sur une mappemonde1 on constate combien sont parfaites les transitions qui unissent de petits groupes d'les volcaniques alignes aux sries presque ininterrompues d'archipels se suivant en ligne droite1 et finalement une grande muraille comme la ,cordillre amricaine4 ,von ,buch soutient#ae que des chanes volcaniques couronnent des chanes de montagnes de formation primitive1 ou sont en rapport intime avec elles2 mais si1 dans le cours des temps1 des archipels allongs sont transforms en chanes de montagnes sous l'action prolonge des forces de soulvement et ruptives1 il en rsultera naturellement que les roches primitives infrieures seront souvent souleves et deviendront visibles4 ,quelques auteurs ont fait remarquer que les les volcaniques sont rpandues1 quoiqu' des distances trs ingales1 le long des rivages des grands continents1 comme si elles taient1 jusqu' un certain point1 en rapport avec eux4 ,pour l'le de ,juan ,fernandez1 situe #ccj milles de la cte du ,chili1 il existait indubitablement un rapport entre les forces volcaniques agissant sous cette le et celles qui agissaient sous le continent1 comme cela a t montr par le tremblement de terre de #ahce4 ,en outre1 les les de quelques-uns des petits groupes volcaniques bordant des continents1 comme nous venons de le dire1 sont situes sur des lignes qui prsentent une relation avec la direction que suivent les rivages voisins4 ,je citerai comme exemples les lignes d'intersection aux archipels des ,galapagos et du ,cap ,vert1 et la ligne la mieux dfinie des les ,canaries4 ,si ces faits ne sont pas purement fortuits1 nous voyons qu'un grand nombre d'les volcaniques parpilles et de petits groupes sont mis en rapport avec les continents voisins1 non seulement par leur proximit1 mais encore par la direction des fentes d'ruption1 relation que ,von ,buch considre comme caractristique pour ses grandes chanes volcaniques4 ,dans les archipels volcaniques il est rare que les cratres soient en activit la fois dans plus d'une le1 et les grandes ruptions ne se produisent d'habitude qu' de longs intervalles4 ,en considrant le grand nombre de cratres que chaque le d'un groupe porte habituellement et la quantit norme de matires qu'ils ont mises1 on est port attribuer une trs grande anciennet ces groupes1 mme ceux dont l'origine parat relativement rcente1 comme l'archipel des ,galapagos4 ,cette conclusion concorde avec l'rosion prodigieuse que l'action lente de la mer doit avoir fait subir leurs ctes1 primitivement inclines en pente douce et qui ont d1 si souvent1 reculer en se transformant en hautes falaises4 ,nous ne devons pas croire1 cependant1 que la masse entire des matires qui forment une le volcanique ait t toujours mise au niveau qu'elle occupe actuellement2 le grand nombre de dikes qui semblent invariablement sillonner l'intrieur de tout volcan prouve1 d'aprs les principes exposs par ,m4 lie de ,beaumont1 que la masse entire a t souleve et fissure4 ,en outre1 je crois avoir dmontr dans mon travail sur les rcifs coralliens1 qu'il existe un rapport entre les ruptions volcaniques et les soulvements contemporains s'oprant en masse#af et qui est attest tant par la prsence frquente de dbris organiques soulevs que par la structure des rcifs coralliens tablis sur les roches volcaniques4 ,je dois faire observer enfin que des ruptions se sont produites dans un mme archipel1 depuis le commencement des temps historiques1 sur plus d'une des lignes de fissure parallles2 ainsi dans l'archipel des ,galapagos on a signal les ruptions d'un cratre de l'le ,narborough et d'un cratre de l'le ,albemarle1 qui ne se trouvent pas sur la mme ligne2 aux les ,canaries des ruptions se sont produites ,tnriffe et ,lanzarote2 et aux ,aores sur les trois lignes parallles de ,pico1 de ,saint-,georges et de ,terceira4 ,ce fait me parat intressant si nous admettons qu'il n'existe d'autre diffrence essentielle entre une chane de montagnes et un volcan que celle qui distingue une injection de roches plutoniques d'une jaculation de matires volcaniques1 car il nous permet d'admettre comme probable que lors du soulvement des chanes de montagnes deux ou plusieurs des lignes parallles d'une chane puissent avoir t souleves et injectes pendant une mme priode gologique4 ,notes3 #a ,description des les ,canaries1 pp4 #aij et #aia4 #b ,on a trouv que dans une masse de fer en fusion 7,edinburgh ,new ,philosophical ,journal1 vol4 ,,xxiv1 p4 #ff7 les substances dont l'affinit pour l'oxygne est plus grande que celle du fer pour ce mme gaz s'lvent de l'intrieur de la masse vers la surface4 ,mais il est difficile d'attribuer une cause analogue la sparation des cristaux de ces coules de lave4 ,le refroidissement parait avoir modifi dans certains cas la composition de la surface des laves1 car ,dufrenoy 7,mm4 pour servir1 etc41 t4 ,,iv1 p4 #bga7 a constat que les parties internes d'une coule situe aux environs de ,naples taient formes pour les deux tiers par un minral attaquable aux acides1 tandis que la surface tait compose principalement d'un minral inattaquable par ces ractifs4 #c ,j'ai donn les poids spcifiques des minraux d'aprs ,von ,kobell1 une des autorits les plus rcentes et les meilleures1 et celui des roches d'aprs divers auteurs4 ,suivant ,phillips1 le poids spcifique de l'obsidienne est #b4ce1 et ,jameson affirme qu'il ne dpasse jamais #b4d2 mais j'ai reconnu qu'il tait de #b4db pour un spcimen de l',ascension4 #d ,une notice dtaille et intressante sur cette dcouverte1 par ,m4 ,pattinson1 a t lue devant l',association britannique en septembre #ahch4 ,suivant ,turner 7,chemistry1 p4 #baj71 le mtal le plus lourd de certains alliages descend au fond du creuset1 et il parat que ce phnomne se produit lorsque les mtaux sont tous deux l'tat liquide4 ,lorsque la diffrence de densit est considrable1 comme celle qui existe entre le fer et le laitier qui se forme pendant la fusion du minerai1 il n'est pas tonnant que les atomes se sparent sans qu'aucune des deux substances soit l'tat grenu4 #e ,von ,buch a trouv #b1dg pour le trachyte de ,java2 ,de la ,bche #b1db pour celui d',auvergne1 et moi-mme #b1db pour celui de l',ascension4 ,jameson et d'autres auteurs attribuent au basalte un poids spcifique de #c1j1 mais ,de la ,bche a trouv qu'elle n'tait que de #b1gh pour certains spcimens d',auvergne1 et de #b4ia pour des spcimens de la ,chausse des ,gants4 #f ,consulter l'admirable ,description physique si connue de cette le par ,von ,buch1 qui peut tre considre comme un modle de gologie descriptive4 #g ,la pte cristalline de la phonolite est souvent traverse de longues aiguilles de hornblende1 ce qui prouve que ce minral1 quoique l'lment le plus fusible de la phonolite1 a cristallis avant ou en mme temps qu'une substance plus rfractaire4 ,si mes observations sont exactes1 la phonolite se prsente toujours l'tat de roche injecte comme celles de la srie plutonique2 elle s'est donc probablement solidifie comme ces dernires sans subir de drangements violents ni rpts4 ,les gologues qui ont dout que le granite ait pu se former par liqufaction igne parce que des minraux de fusibilit diffrente s'y moulent les uns sur les autres1 doivent avoir ignor le fait que la hornblende cristallise pntre la phonolite1 roche dont l'origine igne est incontestable4 ,l'tat visqueux que le quartz et le feldspath conservent tous deux une temprature bien infrieure leur point de fusion1 comme on le sait aujourd'hui1 explique facilement leur moulage mutuel4 ,voir ce sujet le travail de ,m4 ,horner sur ,bonn4 ,geolog4 ,transact41 vol4 ,,iv1 p4 #dci2 et pour le quartz1 l',institut1 #ahci1 p4 #afa4 #h ,des fragments de ces dikes ont t briss et sont entours maintenant par les roches primitives dont les feuillets les environnent en restant parallles eux-mmes4 ,le ,dr ,hubbard a dcrit aussi 7,silliman's ,journal1 vol4 ,,xxxiv1 p4 #aai7 un entrecroisement de veines de trapp dans le granite des ,white ,mountains1 qui doit avoir t form1 selon lui1 lorsque les deux roches taient l'tat pteux4 #i ,m4 ,phillips 7,lardner's ,encyclop41 vol4 ,,ii1 p4 #aae7 cite l'opinion de ,von ,buch suivant laquelle le porphyre augitique s'tend paralllement aux grandes chanes de montagnes et se rencontre toujours leur base4 ,de ,humboldt a constat galement l'existence frquente de roches trappennes dans une position gologique analogue2 et moi-mme j'ai observ plusieurs exemples de ce fait au pied de la ,cordillre chilienne4 ,l'existence du granite dans l'axe des grandes chanes de montagnes est toujours probable1 et je suis tent de croire que les masses de porphyre augitique et de trapp injectes latralement ont peu prs la mme relation avec l'axe granitique que les laves basaltiques avec les masses trachytiques centrales1 autour des flancs desquelles elles ont si souvent fait ruption4 #aj ,a en juger d'aprs les recherches incompltes de ,forster1 il est possible que l'le ,saint-,georges ne soit pas volcanique4 ,en ce qui concerne les ,seychelles je me base sur les affirmations du ,dr ,allan4 ,j'ignore de quel genre de roches est forme l'le ,rodriguez dans l'ocan ,indien4 #aa ,ceci s'appuie sur l'autorit du comte ,v4 de ,bedemar pour ,flores et ,graciosa 7,charlsworth ,magazine of ,nat4 ,hist41 vol4 ,i1 p4 #eeg74 ,suivant le capitaine ,boyd1 l'le ,sainte-,marie n'a pas de roches volcaniques 7,description de ,von ,buch1 p4 #cfe74 ,l'le ,chatham a t dcrite par le ,dr ,dieffenbach dans le ,geographical ,journal1 anne #ahda1 p4 #bja4 ,jusqu' prsent l'expdition antarctique ne nous a fourni que des renseignements incomplets sur l'le ,kerguelen4 #ab ,dans un mmoire prsent rcemment l',american ,association1 les professeurs ,william et ,henry ,darwin ,rogers ont insist d'une manire spciale sur les directions de soulvement qui affectent une courbe rgulire dans certaines parties de la chane des ,appalaches4 #ac ,bulletin de la ,socit ,gologique1 t4 ,,iii1 p4 #aaj4 #ad ,description des ,isles ,canaries1 p4 #cbd4 #ae ,description des ,iles ,canaries1 p4 #cic4 #af ,cette conclusion s'impose la suite des phnomnes qui ont accompagn le tremblement de terre de #ahce ,conception1 et qui sont dcrits en dtail dans la notice que j'ai publie dans les ,geological ,transactions 7vol4 ,v1 p4 #fja74 ,,chapitre ,,vii ,,nouvelle-,,galles ,,du ,,sud1 ,,terre ,,van ,,diemen1 ,,king ,,george',s ,,sound1 ,,cap ,,de ,,bonne-,,esp,,rance ,nouvelle-,galles du ,sud4--,formation de grs4--,pseudo-fragments de schiste empts4--,stratification4--,stratificatio n entrecroise4--,grandes valles4--,terre ,van ,diemen4--,formation palozoque4--,formations plus rcentes avec roches volcaniques4--,travertin avec feuilles de vgtaux teints4--,soulvement de la contre4--,nouvelle-,zlande4--,king ,george's ,sound4--,bancs ferrugineux superficiels4--,dpts calcaires superficiels avec moules de branches4--,leur origine due des particules de coquilles et de coraux amonceles par le vent4--,leur extension4--,cap de ,bonne- ,esprance4--,contact du granite et du phyllade argileux4--,formation de grs4 ,durant la seconde partie de son voyage1 le ,beagle toucha la ,nouvelle-,zlande1 en ,australie1 la ,terre ,van ,diemen1 et au cap de ,bonne-,esprance4 ,dsireux de consacrer la troisime partie de ces ,observations ,gologiques l',amrique mridionale seule1 je dcrirai brivement ici tous les faits dignes de fixer l'attention des gologues1 que j'ai observs dans les contres que je viens de citer4 ,nouvelle-,galles du ,sud4--,mon champ d'observations se bornait au trajet de #ij milles gographiques que j'ai fait pour me rendre ,bathurst1 l',w4-,n4-,w4 de ,sidney4 ,a partir de la cte1 les trente premiers milles traversent une rgion de grs1 coupe en plusieurs endroits par des rochers de trapp1 et spare du grand plateau de grs des ,blue ,mountains par un escarpement trs lev qui surplombe la rivire ,nepean4 ,ce plateau suprieur mesure #a4jjj pieds d'altitude au bord de l'escarpement1 et une distance de #bf milles de ce bord il s'lve jusqu' #c4jjj #d4jjj pieds au-dessus du niveau de la mer4 ,de ce point la route descend vers une contre moins leve1 et principalement forme de roches primitives4 ,on y rencontre beaucoup de granite qui passe en un endroit du porphyre rouge avec cristaux octogonaux de quartz1 et qui est coup ailleurs par des dikes de trapp4 ,prs des ,downs de ,bathurst je traversai une grande tendue de pays constitue par des phyllades argileux luisants et d'un brun ple1 dont les feuillets altrs couraient du nord au sud4 ,je mentionne ce fait parce que le capitaine ,king m'a rapport qu'aux environs du lac ,georges1 une centaine de milles au sud1 les micaschistes s'tendent du nord au sud d'une manire si constante que les habitants utilisent cette particularit pour se guider dans les forts4 ,le grs des ,blue ,mountains offre une puissance d'au moins #a4bjj pieds1 qui semble plus forte encore en certains endroits2 il est form de petits grains de quartz ciments par une matire terreuse blanche1 et travers d'un grand nombre de veines ferrugineuses4 ,les couches infrieures alternent quelquefois avec des schistes et de la houille2 ,wolgan j'ai trouv dans le schiste des feuilles de ,glossopteris ,brownii1 fougre qui est trs abondante dans la houille d',australie4 ,le grs contient des cailloux de quartz dont le nombre et la dimension s'accroissent gnralement dans les couches suprieures 7ils ont rarement1 cependant1 plus d'un ou deux pouces de diamtre72 j'ai observ un fait semblable dans la grande formation de grs du ,cap de ,bonne-,esprance4 ,sur la cte de l',amrique du ,sud o des couches tertiaires ont t souleves sur une grande tendue1 j'ai remarqu plusieurs reprises que les couches suprieures taient formes d'lments plus grossiers que les couches infrieures2 cela semble indiquer que la puissance des vagues ou des courants augmentait mesure que la mer devenait moins profonde4 ,pourtant1 sur la plate-forme infrieure1 entre les ,blue ,mountains et la cte1 j'ai observ que les couches suprieures de grs passaient souvent au schiste1 ce qui provient probablement de ce que cette rgion moins leve a t protge contre les forts courants pendant son soulvement4 ,le grs de ,blue ,mountains tant videmment d'origine lastique et n'ayant subi aucune action mtamorphique1 j'ai observ avec surprise que dans certains spcimens presque tous les grains de quartz offraient des facettes brillantes et qu'ils taient cristalliss d'une manire si parfaite qu'ils n'avaient certainement pu tre empts sous leur forme prsente dans une roche prexistante#a4 ,il est difficile d'imaginer comment ces cristaux ont pu se former2 on peut peine croire qu'ils aient cristallis isolment au fond de la mer dans leur tat actuel de cristallisation4 ,est-il possible que des grains de quartz arrondis aient pu tre attaqus par un liquide qui a corrod leur surface et y a dpos de la silice frache8 ,je dois faire observer que pour le grs du cap de ,bonne-,esprance il est vident que de la silice a t dpose en abondance d'une solution aqueuse4 ,en plusieurs points du grs j'ai observ des enclaves de schiste qu'on aurait pu prendre1 premire vue1 pour des fragments trangers2 cependant leurs feuillets horizontaux parallles ceux du grs montraient que ces enclaves taient les restes de lits minces continus4 ,l'un de ces fragments 7constitu probablement par la coupe transversale d'une bande longue et troite7 et qui se montrait sur la paroi d'un rocher1 prsentait une paisseur verticale plus grande que sa largeur1 ce qui prouve que ce lit de schiste doit s'tre lgrement consolid aprs son dpt et avant d'avoir t entam par les courants4 ,chaque enclave de schiste montre ainsi avec quelle lenteur un grand nombre des couches de grs se sont dposes4 ,ces pseudo-fragments de schiste expliqueront peut-tre1 dans certains cas1 l'origine de fragments trangers en apparence1 empts dans des roches cristallines mtamorphiques4 ,je mentionne ce fait parce que j'ai trouv prs de ,rio-de-,janeiro un fragment anguleux nettement termin1 long de #g yards et large de #b1 constitu par du gneiss contenant des grenats et du mica disposs en couches1 et empt dans le gneiss porphyrique stratifi commun dans cette contre4 ,les feuillets de ce fragment et ceux de la masse englobante suivaient exactement la mme direction1 mais ils plongeaient sous des angles diffrents4 ,je ne veux pas affirmer que ce fragment 7constituant un cas isol1 ma connaissance au moins7 ait t originairement dpos l'tat de couche1 comme le schiste des ,blue ,mountains1 entre les strates du gneiss porphyrique1 avant qu'elles aient subi le mtamorphisme2 mais il existe entre les deux cas une analogie suffisante pour rendre cette explication plausible4 ,stratification de l'escarpement4--,les couches des ,blue ,mountains paraissent horizontales premire vue1 mais elles ont probablement un plongement semblable celui de la surface du plateau qui s'incline de l'ouest vers l'escarpement bordant la rivire ,nepean1 sous un angle de #a ou de #ajj pieds par mille#b4 ,les strates de l'escarpement plongent presque exactement comme sa surface incline en pente rapide1 et avec tant de rgularit qu'elles semblent n'avoir jamais eu d'autre position2 mais on voit1 un examen plus attentif1 qu'elles s'paississent d'un ct1 et s'amincissent de l'autre au point de disparatre1 et qu' leur partie suprieure elles sont surmontes et pour ainsi dire coiffes par des bancs horizontaux4 ,il est probable1 d'aprs cela1 que nous sommes ici en prsence d'un escarpement original qui n'est pas form par l'rosion marine1 mais par le fait qu' l'origine les strates ne se sont pas tendues au-del de ce point4 ,ceux qui ont l'habitude de consulter des cartes dtailles de ctes sur lesquelles s'accumulent des sdiments sauront que la surface des bancs ainsi forms s'incline1 en gnral1 fort lentement de la cte vers une certaine ligne du large au-del de laquelle la profondeur devient brusquement trs grande dans la plupart des cas4 ,je puis citer comme exemple les grands bancs de sdiments de l'archipel des ,antilles#c qui se terminent en pentes sous-marines inclines de #cj #dj et parfois mme de plus de #dj2 chacun sait combien une pente semblable paratrait escarpe sur terre4 ,si des bancs de ce genre taient soulevs1 ils auraient probablement la mme forme extrieure1 peu prs1 que le plateau des ,blue ,mountains l'endroit o il se termine brusquement au bord de la rivire ,nepean4 ,stratification entrecroise4--,dans la rgion ctire basse et dans les ,blue ,mountains1 les couches de grs sont souvent coupes par de petits lits obliques leur direction1 qui s'inclinent en divers sens souvent sous un angle de #de4 ,la plupart des auteurs ont attribu ces couches entrecroises de petites accumulations successives sur une surface incline2 mais la suite d'un examen minutieux que j'ai fait de quelques points du nouveau grs rouge d',angleterre1 je crois que les couches de ce genre font gnralement partie d'une srie de courbes1 semblables des vagues gigantesques1 dont les sommets ont t arass ultrieurement et remplacs1 soit par des couches peu prs horizontales1 soit par une autre srie de grandes rides dont les plis ne concident pas exactement avec ceux des premires4 ,il est bien connu de ceux qui s'occupent du service hydrographique que1 pendant les temptes1 la vase et le sable sont bouleverss1 au fond de la mer1 des profondeurs considrables1 atteignant au moins #cjj #dej pieds#d1 de sorte que la nature du sol y est mme modifie temporairement2 on a observ aussi qu' une profondeur de #fj #gj pieds le fond de la mer est couvert de larges rides#e4 ,d'aprs les observations que j'ai faites relativement la structure du nouveau grs rouge1 et que je viens de mentionner1 il est donc permis de croire qu' des profondeurs plus considrables le fond de l'ocan se recouvre pendant les temptes de crtes et de dpressions semblables de grandes rides1 qui sont niveles ensuite par les courants pendant les priodes plus tranquilles1 et qui se reforment pendant les temptes4 ,valles dans les plateaux de grs4--,les grandes valles qui coupent les ,blue ,mountains et les autres plateaux de grs de cette partie de l',australie1 et qui ont offert longtemps un obstacle insurmontable aux tentatives des colons les plus hardis pour atteindre l'intrieur de la contre1 constituent le trait principal de la gologie de la ,nouvelle-,galles du ,sud4 ,ces valles sont trs vastes et bordes par des lignes ininterrompues de hautes falaises4 ,il est difficile d'imaginer un spectacle plus majestueux que celui qui s'offre aux regards lorsqu'en s'avanant sur le plateau on arrive tout coup au bord d'une de ces falaises dont la verticalit est telle qu'on peut atteindre d'un coup de pierre les arbres croissant #a4jjj et #a4ejj pieds au-dessous de soi1 comme j'en ai fait l'exprience4 ,a droite et gauche on aperoit des promontoires se succdant perte de vue sur la ligne fuyante de la falaise2 et sur le versant oppos de la valle1 souvent loign de plusieurs milles1 on voit une autre ligne s'levant la mme hauteur que celle sur laquelle on se trouve1 et forme des mmes couches horizontales de grs ple4 ,le fond de ces valles est peu inclin1 et1 d'aprs sir ,t4 ,mitchell1 la pente des rivires qui les parcourent est faible4 ,souvent les valles principales envoient vers l'intrieur du plateau de grandes ramifications en forme de golfes1 qui s'largissent leur extrmit suprieure2 et1 d'autre part1 le plateau projette souvent des promontoires dans la valle et y abandonne mme de grandes masses presque entirement dtaches4 ,les lignes de falaises qui bordent les valles sont si parfaitement continues que1 pour descendre dans certaines d'entre elles1 il est ncessaire de faire des dtours de #bj milles1 et ce n'est mme que dernirement que les officiers du service topographique ont pntr dans quelques-unes de ces valles1 o les colons ne sont pas encore parvenus faire entrer leur btail4 ,mais le trait le plus remarquable de la structure de ces valles1 c'est que1 malgr la largeur de plusieurs milles qu'elles prsentent dans leur rgion suprieure1 elles se rtrcissent ordinairement vers leur extrmit infrieure1 tel point qu'elles deviennent impraticables4 ,le ,surveyor-general1 ,sir ,t4 ,mitchell#f1 a tent vainement de remonter la gorge par laquelle la rivire ,grose rejoint le ,nepean1 en marchant d'abord1 et en rampant ensuite entre les grands blocs de grs crouls2 la valle de la ,grose forme cependant vers sa partie suprieure1 ainsi que je l'ai constat de visu1 un bassin magnifique large de plusieurs milles1 et elle est entoure de tous cts par des falaises dont les sommets atteignent1 ce que l'on croit1 une altitude qui n'est pas infrieure #c4jjj pieds au-dessus du niveau de la mer4 ,lorsqu'on conduit des bestiaux dans la valle de la ,wolgan1 par un sentier que j'ai descendu et qui a t1 en partie1 entaill dans le roc par les colons1 ils ne peuvent pas s'chapper1 car cette valle est entoure compltement par des falaises verticales1 et #h milles plus bas elle se resserre au point que sa largeur1 qui est d'un demi-mille en moyenne1 se rduit celle d'une simple fente dans laquelle ni homme ni bte ne saurait passer4 ,sir ,t4 ,mitchell#g rapporte que la grande valle o coule la rivire ,cox avec toutes ses ramifications se resserre son confluent avec le ,nepean en une gorge large de #b4bjj yards et profonde de #a4jjj pieds environ4 ,on pourrait citer encore d'autres exemples semblables4 ,la premire impression qu'on prouve en constatant la correspondance des couches horizontales sur les deux cts de ces valles et de ces grandes dpressions en amphithtre1 c'est qu'elles ont t creuses principalement1 comme les autres valles1 par l'action rosive des eaux2 mais1 quand on songe la quantit norme de roches qui1 dans cette thorie1 devraient avoir t transportes au travers de simples gorges1 ou mme de fentes1 lors du creusement de la plupart des valles dont nous venons de parler1 on est port se demander si ces dpressions n'ont pas t formes par affaissement2 pourtant1 si nous considrons la forme des valles avec leurs ramifications irrgulires et celle des promontoires troits qui1 partant des plateaux1 s'avancent dans les valles1 nous sommes obligs d'abandonner cette manire de voir4 ,il serait absurde d'attribuer la formation de ces dpressions l'action alluviale1 et les eaux qui ruissellent du plateau ne descendent pas toujours dans la valle au niveau le plus lev1 mais sur un des cts de ses flancs en forme de golfe1 comme je l'ai observ prs de ,weatherboard4 ,des habitants m'ont dit qu'ils ne voient jamais une de ces falaises dont l'allure rappelle celle d'une baie1 avec leurs promontoires fuyant droite et gauche1 sans tre frapps de leur ressemblance avec une cte marine leve4 ,il en est incontestablement ainsi2 en outre1 les beaux et nombreux ports de la cte actuelle de la ,nouvelle-,galles du ,sud avec leurs bras largement ramifis1 et qui sont ordinairement relis la mer par un troit goulet large de #a mille un quart de mille traversant des falaises de grs1 ressemblent aux grandes valles de l'intrieur1 en miniature il est vrai4 ,mais alors se prsente immdiatement une grave difficult3 pourquoi la mer a-t-elle creus ces dpressions si tendues quoique circonscrites1 dans un vaste plateau et a-t-elle laiss intactes de simples gorges au travers desquelles l'norme masse des matriaux broys doit avoir t transporte tout entire8 ,la seule lumire que je puisse apporter la solution de cette nigme1 c'est de faire observer que dans certaines mers il s'difie des bancs affectant les formes les plus irrgulires1 et que leurs bords sont si escarps 7comme nous l'avons vu plus haut7 qu'il suffirait d'une rosion relativement faible pour les transformer en falaises4 ,j'ai observ en plusieurs points de l',amrique mridionale que les vagues peuvent former des falaises pic1 mme dans les ports entours de tous cts par les terres4 ,dans la mer ,rouge des bancs d'un contour extrmement irrgulier1 et forms de sdiments sont coups par des criques aux formes les plus singulires et embouchure troite2 le mme cas se prsente1 mais sur une plus grande chelle1 pour les bancs de ,bahama4 ,j'ai t amen croire#h que ces bancs ont t forms par des courants qui accumulaient des sdiments sur un fond de mer ingal4 ,quand on a tudi les cartes marines des ,antilles1 on est forc de reconnatre que la mer accumule parfois des sdiments autour de rochers sous-marins et de certaines les1 au lieu de les tendre en une nappe uniforme4 ,appliquant ces thories aux plateaux de grs de la ,nouvelle-,galles du ,sud1 je suppose que les strates peuvent avoir t accumules sur un fond marin ingal par l'action de courants puissants et des vagues d'une mer largement ouverte1 et que les flancs escarps des espaces en forme de valles demeurs vides peuvent avoir t transformes en falaises par l'rosion produite durant le soulvement lent de la contre2 le grs enlev par les flots a t emport1 soit au moment o la mer a creus les gorges troites en se retirant1 soit plus tard par action alluviale4 ,notes3 #a ,j'ai lu dernirement dans un travail de ,smith 7le pre des gologues anglais71 publi dans le ,magazine of ,natural ,history1 que les grains de quartz du mill-stone grit d',angleterre sont souvent cristalliss4 ,dans une notice prsente en #ahdj la ,british ,association1 ,sir ,david ,brewster affirme que1 dans le verre ancien en voie de dcomposition1 la silice et les mtaux se sparent et se disposent en anneaux concentriques1 et que la silice reprend la structure cristalline1 comme le prouvent ses proprits optiques4 #b ,cette assertion est base sur l'autorit de ,sir ,t4 ,mitchell1 dans ses ,voyages1 vol4 ,,ii1 p4 #ceg4 #c ,j'ai dcrit ces bancs trs curieux dans l'appendice 7p4 #aif7 mon ouvrage sur la structure des rcifs coralliens4 ,j'ai dtermin l'inclinaison des parois des bancs d'aprs les renseignements que m'a donns le capitaine ,b4 ,allen1 l'un des hydrographes1 et en mesurant soigneusement les distances horizontales comprises entre le dernier sondage situ sur le banc et le premier qui se trouve en eau profonde4 ,des bancs trs tendus offrent la mme forme gnrale de surface dans tout l'archipel des ,antilles4 #d ,voir ,martin ,white1 ,soundings in the ,british ,channel1 pp4 #d et #aff4 #e ,m4 ,siau1 ,on the ,action of ,waves4 ,edin4 ,new ,phil4 ,journ41 vol4 ,,xxxi1 p4 #bde4 #f ,travels in ,australia1 vol4 ,i1 p4 #aed4--;,je dois exprimer ma reconnaissance envers sir ,t4 ,mitchell pour plusieurs communications fort interessantes qu'il m'a faites personnellement au sujet de ces valles de la ,nouvelle-,galles du ,sud4 #g ,travels in ,australia1 vol4 ,,ii1 p4 #ceh4 #h ,voir l'appendice au travail sur les rcifs coralliens 7pp4 #aib et #aif74 ,l'accumulation de vase1 par l'action des flots1 autour d'un noyau submerg est un fait digne d'attirer l'attention des gologues1 car il se forme ainsi des couches extrieures au noyau offrant la mme composition que les bancs qui constituent la cte1 et si ces couches viennent plus tard tre souleves et que les flots les transforment en falaises1 on les considrera naturellement comme primitivement runies aux couches de la cte elle-mme4 ,,terre ,,van ,,diemen ,la partie mridionale de cette le est constitue principalement par des montagnes de greenstone1 qui prend un caractre synitique et contient beaucoup d'hypersthne4 ,ces montagnes sont gnralement enchsses jusqu' la moiti de leur hauteur dans des couches qui renferment une grande quantit de petits coraux et quelques coquilles4 ,ces coquilles ont t tudies par ,m4 ,g4-,b4 ,sowerby et sont dcrites dans l'appendice2 elles consistent en deux espces de productus et six de spirifres4 ,pour autant que l'tat imparfait de leur conservation permette de les comparer1 deux de ces coquilles1 notamment ,p4 ,rugata et ,s4 ,rotundata1 ressemblent des coquilles du calcaire carbonifre d',angleterre4 ,m4 ,lonsdale a bien voulu tudier les coraux1 ils consistent en six espces non dcrites appartenant trois genres4 ,des espces se rapportant ces genres se trouvent dans les couches siluriennes1 dvoniennes et carbonifres d',europe4 ,m4 ,lonsdale fait observer que tous ces fossiles ont incontestablement un caractre palozoque1 et qu'ils correspondent1 sous le rapport de l'ge1 une division du systme1 suprieure aux formations siluriennes4 ,les couches qui renferment ces fossiles sont intressantes par l'extrme variabilit de leur composition minralogique4 ,on y rencontre toutes les varits intermdiaires entre le schiste siliceux1 le schiste ardoisier passant la grauwacke1 le calcaire pur1 le grs et une roche porcellanique2 et l'on ne saurait dcrire certains bancs qu'en disant qu'ils sont forms d'un schiste argileux calcaro-siliceux4 ,pour autant que j'aie pu en juger1 la puissance de cette formation est de #a4jjj pieds au moins2 la partie suprieure consiste ordinairement1 sur une paisseur de quelques centaines de pieds1 en grs siliceux contenant des cailloux et sans fossiles4 ,les couches infrieures sont les plus variables2 elles sont formes gnralement d'un schiste siliceux de couleur ple1 et ce sont elles qui renferment le plus grand nombre de fossiles4 ,prs de ,newtown on exploite une couche d'une masse calcareuse blanche et tendre1 qui se trouve comprise entre deux bancs de calcaire cristallin dur1 et qu'on utilise pour badigeonner les maisons4 ,suivant les renseignements qui m'ont t donns par le ,surveyor ,general1 ,m4 ,frankland1 on rencontre cette formation palozoque en divers endroits dans l'le entire2 je puis ajouter suivant la mme autorit qu'il existe des dpts primaires fort tendus sur la cte nord-est et dans le dtroit de ,bass4 ,les rivages de ,storm ,bay sont bords1 jusqu' la hauteur de quelques centaines de pieds1 par des couches de grs contenant des galets appartenant la formation que je viens de dcrire1 avec ses fossiles caractristiques1 et qui sont pour cette raison plus rcentes que cette formation4 ,ces couches de grs passent souvent au schiste et alternent avec des couches de houille impure2 elles ont t nergiquement bouleverses en certains endroits4 ,j'ai observ prs de ,hobart-,town un dike large d'environ #ajj yards1 sur l'un des cts duquel les couches taient redresses sous un angle de #fj1 tandis que de l'autre ct elles taient verticales en certains endroits et modifies par l'action de la chaleur4 ,sur la cte ouest de ,storm ,bay j'ai constat que ces strates taient surmontes par des coules de lave basaltique contenant de l'olivine2 et tout prs de l on voyait une masse de scories brchiformes renfermant des galets de lave1 et indiquant probablement la place d'un ancien cratre sous-marin4 ,deux de ces coules de basalte taient spares l'une de l'autre par une couche de wacke argileuse1 dont on pouvait suivre le passage des scories partiellement altres4 ,la wacke contenait un grand nombre de grains arrondis d'un minral tendre1 vert d'herbe1 clat cireux et translucide sur les bords4 ,au chalumeau ce minral devenait immdiatement noir1 et ses artes aigus se fondaient en un mail noir fortement magntique2 il ressemble par ces caractres aux masses d'olivine dcompose que j'ai dcrites ,san ,thiago dans l'archipel du ,cap ,vert1 et j'aurais cru qu'il avait la mme origine1 si je n'avais pas trouv dans les vacuoles du basalte une substance#a semblable en filaments cylindriques1 tat sous lequel l'olivine ne se prsente jamais2 je crois que cette substance serait range avec le bol par les minralogistes4 ,travertin avec plantes fossiles4--,il existe en arrire de ,hobart-,town une petite carrire o l'on exploite un travertin dur1 dont les bancs infrieurs offrent de nombreuses empreintes de feuilles bien nettes4 ,m4 ,robert ,brown a bien voulu tudier les chantillons que j'y ai recueillis2 et il m'informe qu'il y a parmi eux quatre ou cinq varits dont il n'en reconnat aucune comme appartenant des espces actuelles4 ,la feuille la plus remarquable est palme comme celle d'un palmier-ventail1 et jusqu' prsent on n'a dcouvert sur la ,terre ,van ,diemen aucune plante dont les feuilles prsentent cette structure4 ,les autres feuilles ne ressemblent ni la forme la plus ordinaire de l',eucalyptus 7dont le genre compose1 pour la plus grande partie1 les forts qui existent dans l'le71 ni aux espces faisant exception la forme commune des feuilles de l',eucalyptus et qui se rencontrent dans cette le4 ,le travertin contenant ces restes d'une flore teinte est d'une couleur jaune ple1 dur1 et mme cristallin en certaines parties2 mais il n'est pas compact1 et il est pntr dans toutes ses parties par des vacuoles troites1 cylindriques et tortueuses4 ,il contient quelques rares cailloux de quartz1 et accidentellement des couches de nodules de calcdoine1 comme les nodules de chert dans notre greensand4 ,on a recherch cette roche calcaire en d'autres endroits1 cause de sa puret1 mais on ne l'a jamais trouve4 ,d'aprs ce fait et d'aprs la nature du dpt1 il est probable qu'il a t form par une source calcareuse se rpandant dans un petit tang ou dans une crique troite4 ,plus tard les couches ont t redresses et fissures1 et la surface a t recouverte d'une masse de nature singulire qui a combl aussi une grande crevasse voisine1 et qui est forme de boules de trapp emptes dans un mlange de wacke et d'une substance alumino-calcaire blanche et terreuse4 ,ceci ferait supposer que sur les bords de l'tang o se dposait la matire calcaire1 il s'est produit une ruption volcanique qui l'a boulevers et drain4 ,soulvement de la contre4--,aux environs de ,hobart-,town les rives orientale et occidentale de la baie sont recouvertes toutes deux1 en grande partie1 de coquilles brises mlanges de cailloux qui s'lvent jusqu' la hauteur de #cj pieds au-dessus de la laisse de haute mer4 ,les colons croient que ces coquilles ont t apportes l par les aborignes pour s'en nourrir2 il est incontestable que plusieurs grands monticules ont t forms de cette manire1 comme ,m4 ,frankland me l'a fait remarquer2 mais1 d'aprs le nombre des coquilles1 d'aprs l'abondance des espces de petite taille1 d'aprs la manire dont elles sont clairsemes1 et d'aprs certains traits de la forme du pays1 je crois que nous devons attribuer la prsence du plus grand nombre de ces monticules un lger soulvement de la contre4 ,sur le rivage de ,ralph ,bay 7qui dbouche dans ,storm ,bay7 j'ai observ un banc continu1 s'tendant #ae pieds environ au-dessus de la laisse de haute mer1 et qui tait recouvert de vgtation2 en y fouillant1 je trouvai des cailloux incrusts de serpules2 j'ai trouv aussi le long des bords de la rivire ,derwent un lit de coquilles brises au-dessus du niveau de la rivire1 et un endroit o l'eau est aujourd'hui beaucoup trop peu sale pour que des mollusques marins puissent y vivre2 mais dans ces deux cas il est possible qu'avant la formation de certaines pointes de sable et de certains bancs de vase qui existent actuellement dans ,storm ,bay1 les mares se soient leves la hauteur o nous trouvons les coquilles aujourd'hui#b4 ,on a dcouvert des preuves plus ou moins nettes d'un changement respectif de niveau entre les continents et la mer dans presque tous les pays situs dans cet hmisphre4 ,le capitaine ,gray et d'autres voyageurs ont trouv dans l',australie mridionale des amas de coquilles soulevs appartenant une poque gologique rcente1 ou une des dernires priodes de l're tertiaire4 ,les naturalistes franais de l'expdition de ,baudin ont observ le mme fait sur la cte sud-ouest de l',australie4 ,le ,rv4 ,w4,b4 ,clarke#c trouve au cap de ,bonne-,esprance des preuves du soulvement de la rgion une hauteur de #djj pieds4 ,dans les environs de ,bay of ,islands la ,nouvelle-,zlande#d j'ai observ que1 comme la ,terre ,van ,diemen1 les rivages taient parsems1 jusqu' une certaine hauteur1 de coquilles marines dont les colons attribuent la prsence aux indignes4 ,quelle que puisse tre l'origine de ces coquilles1 je ne puis douter1 aprs avoir vu une coupe de la valle de la ,thames 7#cg ,s7 dessine par le ,rv4 ,w4 ,williams1 que la contre ait t souleve en cet endroit4 ,trois terrasses disposes en gradins et formes d'une accumulation norme de cailloux arrondis1 se correspondent exactement sur les versants opposs de cette grande valle2 chaque terrasse a environ #ej pieds de hauteur4 ,quand on a tudi les terrasses que prsentent les valles des ctes occidentales de l',amrique du ,sud1 parsemes de coquilles marines et formes pendant les intervalles de repos qu'a prsents le soulvement lent de la contre1 on ne saurait douter que les terrasses de la ,nouvelle-,zlande aient t formes de la mme manire4 ,j'ajoute que le ,dr ,diffenbach rapporte dans sa description des les ,chatham#e 7au sud-ouest de la ,nouvelle-,zlande7 qu'il est manifeste que la mer a laiss dcouvert bien des contres1 autrefois submerges4 ,notes3 #a ,la chlorophaete dcrite par le ,dr ,mac ,culloch 7,western ,islands1 vol4 #a1 p4 #ejd7 comme se prsentant dans une roche basaltique amygdalode1 se distingue de cette substance parce qu'elle est inaltrable au chalumeau1 et parce qu'elle noircit par l'exposition l'air4 ,pouvons-nous supposer que l'olivine passe par diffrentes phases en subissant la transformation remarquable que nous avons dcrite ,san ,thiago8 #b ,il semble que certains changements s'oprent actuellement ,ralph ,bay1 car un fermier des environs1 homme fort intelligent1 m'a affirm que les hutres y abondaient autrefois1 mais qu'elles ont disparu vers l'anne #ahhd sans cause apparente4 ,dans les ,transactions of the ,maryland ,academic 7vol4 ,i1 #are part41 p4 #bh7 se trouve une note de ,m4 ,ducatel sur la destruction de vastes bancs d'hutres et de cames par le comblement graduel des lagunes faible profondeur et des canaux sur les ctes des tats-,unis mridionaux4 ,a ,chiloe1 dans l',amrique du ,sud1 j'ai entendu parler d'une perte semblable subie par les habitants par la disparition d'une espce comestible d'ascidie sur une partie de la cte4 #c ,proceedings of the ,geological ,society1 vol4 ,,iii1 p4 #dbj4 #d ,voici la liste des roches que j'ai rencontres dans la ,bay of ,islands la ,nouvelle-,zlande3 #a4 ,une grande quantit de lave basaltique et de roches scoriaces1 formant des cratres distincts2--#b4 une colline crnele forme de couches horizontales de calcaire couleur de chair1 offrant dans la cassure des facettes cristallines nettes2 la pluie a exerc une action remarquable sur cette roche1 et a ravin sa surface de manire la transformer en un modle rduit d'une rgion alpestre4 ,j'ai observ en cet endroit des bancs de chert et de limonite argileuse1 et dans le lit d'un ruisseau des galets de phyllade argileux2--#c4 les rivages de ,bay of ,islands sont forms d'une roche feldspathique gris bleutre1 souvent fort altre1 cassure anguleuse1 et sillonne de nombreuses veines ferrugineuses1 mais sans stratification ou clivage distincts4 ,certaines varits sont trs cristallines et pourraient tre rapportes sans hsitation au trapp2 d'autres varits ressemblent d'une manire frappante un schiste ardoisier faiblement modifi par la chaleur1 je n'ai pu m'arrter une opinion dfinitive sur cette formation4 #e ,geographical ,journal1 vol4 ,,xi1 pp4 #bjb1 #bje4 ,,king ,,george',s ,,sound ,cet tablissement colonial est situ l'angle sud-ouest du continent australien3 la contre entire est granitique et les minraux constitutifs de la roche sont parfois irrgulirement disposs en zones droites ou courbes4 ,de ,humboldt aurait donn le nom de granite gneissique la roche prsentant cette particularit4 ,il est intressant de constater que les collines dnudes et coniques1 qui paraissent tre formes par des couches grands plis1 ressemblent en petit d'une manire frappante aux collines de granite gneissique de ,rio-de-,janeiro1 et celles du ,venezuela qui ont t dcrites par de ,humboldt4 ,ces roches plutoniques sont coupes1 en un grand nombre d'endroits1 par des dikes de trapp1 j'ai trouv en un mme point dix dikes parallles s'tendant de l'est l'ouest1 et non loin de l un systme de huit dikes1 forms d'une autre varit de trapp et disposs dans une direction perpendiculaire celle des premiers4 ,j'ai observ en plusieurs rgions formes de roches primaires des systmes de dikes parallles et rapprochs les uns des autres4 ,bancs ferrugineux superficiels4--,les parties basses de la contre sont uniformment recouvertes d'un banc de grs qui suit les ingalits de la surface1 structure cloisonne comme un rayon de miel1 et o abondent les oxydes de fer4 ,je crois que des bancs d'une composition peu prs semblable se rencontrent communment le long de toute la cte ouest de l',australie et dans plusieurs des les des ,indes ,orientales4 ,au cap de ,bonne-,esprance1 la base des montagnes de granite surmontes de grs1 le sol est recouvert partout soit d'une masse ocreuse forme de petits fragments grain fin comme celle de ,king ,george's ,sound1 soit d'un grs plus grossier avec fragments de quartz1 qu'une forte proportion d'hydrate de fer rend dur et lourd1 et dont la cassure frache prsente un clat mtallique4 ,dans ces deux varits la roche possde une texture fort irrgulire et renferme des cavits arrondies ou anguleuses remplies de sable1 de sorte que la surface est toujours cloisonne4 ,l'oxyde de fer est surtout abondant sur les parois des cavits1 et c'est l seulement qu'il offre une cassure mtallique4 ,il est vident que dans cette formation1 comme dans un grand nombre de dpts sdimentaires vritables le fer tend se concrtionner1 soit en affectant une structure godique1 soit en prenant une disposition rtiforme4 ,bien qu'elle soit fort obscure1 l'origine de ces bancs superficiels parat due une action alluviale s'exerant sur des dtritus riches en fer4 ,dpt calcareux superficiel4--,un dpt calcaire qui se trouve au sommet de ,bald-,head et qui contient des corps ramifis considrs par certains auteurs comme des coraux1 est devenu clbre par les descriptions de plusieurs explorateurs distingus#a4 ,ce dpt entoure et recouvre de petites minences irrgulires de granite1 l'altitude de #fjj pieds au-dessus du niveau de la mer4 ,son paisseur est fort variable2 l o il est stratifi1 les bancs sont souvent fortement inclins1 et leur angle atteint parfois #cj2 ils plongent dans toutes les directions4 ,ces bancs sont coups quelquefois par des feuillets obliques faces planes4 ,le dpt consiste soit en une poudre calcareuse blanche et fine o l'on ne discerne aucune trace de structure1 soit en grains arrondis excessivement petits1 de couleur brune1 jauntre ou pourpre2 les deux varits sont gnralement1 sinon toujours1 mles de petites particules de quartz1 et cimentes de manire constituer une pierre plus ou moins compacte4 ,les grains calcareux arrondis perdent instantanment leurs couleurs quand on les chauffe lgrement2 sous ce rapport comme sous tous les autres ils ressemblent beaucoup aux petits fragments rguliers de coquilles et de coraux qui ont t transports sur les flancs des montagnes ,sainte-,hlne1 et ont t ainsi dbarrasss par vannage de tout fragment plus grossier4 ,je ne doute pas que les particules calcaires colores aient eu ici une origine semblable4 ,la poussire impalpable provient probablement de la destruction des particules arrondies1 et cette interprtation est plausible1 car sur la cte du ,prou j'ai suivi le passage graduel de grandes coquilles non brises une substance aussi fine que de la craie rduite en poudre4 ,les deux varits de grs calcareux mentionnes plus haut alternent frquemment avec des couches minces d'une roche substalagmitique#b et se fondent avec elle2 cette substance est entirement dpourvue de quartz1 mme lorsque la roche qui se trouve en contact avec chacune de ses faces contient des particules de ce minral2 nous devons en conclure que ces couches1 comme certaines masses en forme de veines1 sont dues l'action de la pluie qui a dissous la matire calcaire et l'a dpose ensuite1 ainsi que cela s'est produit ,sainte-,hlne4 ,chaque couche marque probablement une surface frachement mise nu l'poque o les particules aujourd'hui solidement cimentes taient l'tat de sable incohrent4 ,la roche de ces couches est parfois brchiforme avec fragments reciments1 comme si elle avait t brise par suite de la disparition du sable un moment o elle tait encore tendre4 ,je n'ai pas trouv un seul fragment de coquille marine1 mais les coquilles blanchies d',hlix mlo1 espce terrestre vivante1 abondent dans toutes les couches1 et j'ai trouv aussi un autre ,hlix et un ,oniscus4 ,la forme des branches est absolument semblable celle des tiges brises et droites d'un buisson2 leurs racines sont souvent dcouvert et l'on voit qu'elles divergent dans tous les sens2 a et l une branche gt abattue4 ,les branches sont gnralement formes de grs plus dur que la matire environnante1 et leur partie centrale est remplie de matire calcaire friable ou d'une varit substalagmitique de cette roche2 cette partie centrale est souvent aussi pntre de crevasses linaires contenant parfois1 mais rarement1 une trace de matire ligneuse4 ,ces corps calcareux ramifis paraissent avoir t forms par une matire calcaire fine entrane par l'eau dans les moules ou cavits produits par la destruction de branches et de racines de buissons qui ont t ensevelis sous le sable accumul par le vent4 ,la surface entire de la colline se dsagrge aujourd'hui1 et il en rsulte que les moules1 qui sont durs et compacts1 rsistent mieux et font saillie au dehors4 ,au cap de ,bonne-,esprance j'ai trouv dans le sable calcareux les moules dcrits par ,abel entirement semblables ceux de ,bald-,head2 mais leur partie centrale est souvent remplie d'une matire charbonneuse noire non encore limine4 ,il n'est pas tonnant que la matire ligneuse ait t presque entirement limine des moules de ,bald-,head1 car plusieurs sicles doivent certainement s'tre couls depuis l'poque o les buissons ont t ensevelis4 ,par suite de la forme et de la hauteur de cet troit promontoire il ne s'y accumule pas de sable actuellement1 et la surface entire subit une rosion active comme je l'ai fait observer4 ,nous devons donc rapporter une poque o l'altitude de la contre tait plus faible1 l'amoncellement des sables calcareux et quartzeux au sommet de ,bald-,head et l'ensevelissement des dbris vgtaux qui en a t la suite4 ,les naturalistes franais#c ont tabli la ralit de ce fait par des coquilles souleves appartenant des espces rcentes4 ,une seule circonstance m'avait d'abord inspir des doutes sur l'origine des moules1 c'est que les racines les plus fines appartenant des souches diffrentes s'unissaient parfois pour former des feuillets ou des veines verticales2 mais cette circonstance ne constitue pas une objection srieuse1 si l'on se rappelle la manire dont ces radicelles remplissent souvent les crevasses formes dans une terre dure1 et si l'on considre que ces racines se dtruiront et laisseront des cavits aux endroits qu'elles occupaient1 tout comme les souches4 ,outre les branches calcareuses du cap de ,bonne-,esprance1 j'ai vu des moules prsentant des formes identiques et provenant de ,madre#d et des ,bermudes2 dans ces dernires les1 en juger d'aprs les spcimens rassembls par le lieutenant ,nelson1 les roches calcaires environnantes sont analogues celles du ,cap et d'origine subarienne4 ,si l'on tient compte de la stratification des dpts de ,bald-,head1--des couches de roche substalagmitique qui alternent irrgulirement1--des particules arrondies et de dimension uniforme provenant probablement de coquilles marines et de coraux1--de l'abondance des coquilles terrestres dans toute la masse1--et enfin de la ressemblance absolue des moules calcaires avec les souches1 les racines et les branches des vgtaux qui peuvent crotre sur des collines de sable1 je crois1 malgr l'opinion diffrente de certains auteurs1 que l'on ne peut mettre raisonnablement en doute la vrit de la thorie que je viens d'exposer sur leur origine4 ,des dpts calcaires semblables ceux de ,king ,george's ,sound occupent une vaste surface sur les ctes de l',australie4 ,le ,dr ,fitton fait remarquer que pendant le voyage de ,baudin on a trouv une brche calcaire rcente 7terme par lequel il dsigne tous ces dpts7 sur un espace qui ne mesure pas moins de #be en latitude et une largeur gale en longitude1 sur les ctes sud1 ouest et nord-ouest#e4 ,suivant ,m4 ,pron1 dont les observations et les opinions sur l'origine de la matire calcaire et des moules ramifis concordent parfaitement avec les miennes1 il parat que le dpt est gnralement beaucoup plus continu qu'aux environs de ,king ,george's ,sound4 ,l'archidiacre ,scott#f rapporte qu' ,swan ,river le dpt s'tend1 en un point1 #aj milles dans l'intrieur des terres4 ,en outre1 le capitaine ,winckham m'a racont que1 pendant sa dernire inspection de la cte occidentale1 il a observ qu'en tous les points o le navire jetait l'ancre le fond de la mer tait form d'une matire calcaire blanche1 ainsi qu'il s'en est assur en faisant descendre au fond des pinces en fer4 ,il semble donc que le long de cette cte1 comme aux ,bermudes et l',atoll ,keeling1 il se forme simultanment des dpts sous-marins et subariens qui se produisent par la dsintgration d'organismes marins4 ,l'tendue de ces dpts est trs remarquable en gard leur origine1 et on ne peut les comparer sous ce rapport qu'aux grands rcifs coralliens de l'ocan ,indien et du ,pacifique4 ,dans d'autres parties du monde1 dans l',amrique du ,sud par exemple1 il existe des dpts calcareux superficiels d'une grande tendue1 dans lesquels on ne peut dcouvrir aucune trace de structure organique4 ,ces observations stimuleront peut-tre les recherches quant savoir si les dpts de cette nature ne pourraient pas tre forms aussi par des dbris de coquilles et de coraux4 ,notes3 #a ,j'ai visit cette colline avec le capitaine ,fitz-,roy1 et nous sommes arrivs tous les deux la mme conclusion au sujet de ces corps ramifis4 #b ,j'adopte ce terme d'aprs l'excellent travail du lieutenant ,nelson sur les les ,bermudes 7,geolog4 ,transactions1 vol4 ,v1 p4 #ajf7 pour la pierre dure1 compacte1 de couleur crme ou brune1 sans aucune structure cristalline1 qui accompagne si souvent les accumulations calcaires superficielles4 ,j'ai observ des bancs superficiels semblables recouverts de roche substalagmitique au cap de ,bonne-,esprance1 dans plusieurs parties du ,chili et sur de grandes tendues la ,plata et en ,patagonie4 ,quelques-uns de ces bancs ont t forms par la destruction de coquilles1 mais l'origine du plus grand nombre d'entre eux est fort obscure4 ,je pense que l'on ne connat pas les causes pour lesquelles l'eau dissout du calcaire et le redpose peu aprs4 ,la surface des couches substalagmitiques parait tre toujours rode par l'eau des pluies4 ,comme toutes les contres mentionnes plus haut jouissent d'une saison sche fort longue en comparaison de la saison pluvieuse1 j'aurais cru que la prsence des calcaires substalagmitiques tait en rapport avec le climat si le lieutenant ,nelson n'avait pas dcouvert cette substance en voie de formation sous la mer4 ,les coquilles dcomposes paraissent extrmement solubles2 j'en ai trouv une excellente preuve en observant une roche curieuse de ,coquimbo au ,chili qui tait forme de petites carapaces vides et translucides cimentes4 ,l'examen d'une srie d'chantillons montrait clairement que ces carapaces avaient contenu primitivement de petits fragments arrondis de coquilles1 ciments et envelopps par une matire calcaire 7comme cela se produit frquemment sur le rivage de la mer7 et ensuite dcomposs et dissous dans l'eau qui doit avoir travers les enveloppes calcaires sans les attaquer4--,on pouvait observer toutes les phases de ce phnomne4 #c ,voir ,pron1 ,voyage1 t4 ,i1 p4 #bjd4 #d ,le ,dr ,j4 ,macaulay a donn une description complte des moules de ,madre 7,edinb4 ,new ,phil4 ,jour41 vol4 ,,xxix1 p4 #cej74 ,il considre ces corps comme des coraux 7s'cartant ainsi de l'opinion de ,m4 ,smith de ,jordan ,hill7 et le dpt calcaire comme d'origine sous-marine4 ,les remarques qu'il fait relativement la structure de ces corps sont peu prcises4 ,ses arguments s'appuient principalement sur l'abondance de la matire calcareuse et sur le fait que les moules renferment une matire d'origine animale dont la prsence est dmontre par l'ammoniaque qu'ils dgagent4 ,si le ,dr ,macaulay avait vu les masses normes de fragments de coquilles rouls qui se trouvent sur le rivage de l'le de l',ascension et surtout sur les rcifs coralliens1 et s'il avait song aux effets que l'action longtemps prolonge de vents modrs peut produire par l'amoncellement de particules fines1 il aurait hsit produire l'argument relatif la quantit de matire1 qui est rarement admissible en gologie4 ,si la matire calcaire provient de la dcomposition de coquilles et de coraux1 il fallait s'attendre la prsence de matire organique4 ,m4 ,anderson a analys un fragment de moule pour le ,dr ,macaulay et il a trouv qu'il tait compos comme suit3 ,carbonate de chaux #gc1ae ,silice #aa1ij ,phosphate de chaux #h1ha ,matire organique #d1be ,sulfate de chaux trace4 ------- #ih1aa #e ,pour des dtails plus complets sur cette formation1 voir ,appendix to the ,voyage of capitain ,king par le ,dr ,fitton4 ,le ,dr ,fitton est port attribuer une origine concrtionnaire aux corps ramifis2 je ferai observer que j'ai vu la ,plata1 dans des lits de sable1 des tiges cylindriques qui avaient incontestablement cette origine1 mais elles diffraient beaucoup par leur aspect des tiges de ,bald-,head et des autres localits cites plus haut4 #f ,proceedings of the ,geological ,society1 vol4 ,i1 p4 #cbj4 ,,cap ,,de ,,bonne-,,esp,,rance ,aprs les descriptions gologiques de cette rgion donnes par ,barrow1 ,carmichael1 ,basile ,hall et ,w4-,b4 ,clarke1 je puis me borner quelques observations sur le contact des trois formations principales4 ,la roche fondamentale est le granite#a2 il est surmont de phyllade argileux1 gnralement dur et luisant par suite de la prsence de petites paillettes de mica2 le phyllade alterne avec des couches d'une roche feldspathique structure phylladeuse1 faiblement cristalline1 et passe cette roche4 ,ce phyllade argileux est remarquable parce qu' certains endroits 7comme ,lion's ,rump7 il est dcompos jusqu' une profondeur de vingt pieds1 et transform en une roche grsiforme de couleur ple1 que certains observateurs ont prise erronment1 je crois1 pour une formation distincte4 ,le ,dr ,andrew ,smith m'a conduit ,green-,point o l'on voit un beau contact entre le granite et le phyllade argileux2 ce dernier devient un peu plus dur et plus cristallin un quart de mille du point o le granite apparat sur la plage 7mais le granite est probablement beaucoup plus rapproch en sous-sol74 ,a une distance plus faible quelques-uns des bancs de phyllade argileux prsentent une texture homogne et sont stris de zones peu distinctes de couleurs diffrentes1 tandis que d'autres bancs offrent des taches mal dfinies4 ,a #ajj yards environ de la premire veine de granite1 le phyllade argileux commence prsenter diffrentes varits1 les unes sont compactes et d'une teinte pourpre1 d'autres brillantes avec de nombreuses petites paillettes de mica et du feldspath imparfaitement cristallis2 quelques-unes sont vaguement grenues1 d'autres porphyriques avec de petites taches allonges d'un minral blanc1 tendre et facilement attaquable1 ce qui donne cette varit un aspect vsiculaire4 ,tout prs du granite le phyllade argileux est transform en une roche feuillete de couleur sombre dont la cassure est rendue grenue par la prsence de cristaux imparfaits de feldspath recouverts de petites paillettes brillantes de mica4 ,la ligne de contact actuelle entre la rgion granitique et la rgion du phyllade argileux s'tend sur une longueur d'environ #bjj yards1 et consiste en masses irrgulires et en nombreux dikes de granite enchevtrs dans le phyllade argileux et entours par cette dernire roche2 la plupart des dikes sont dirigs du ,n4-,w4 au ,s4-,e4 suivant une ligne parallle la schistosit des phyllades4 ,lorsqu'on s'loigne du point de contact1 on ne voit plus que de minces lits et plus loin que de simples pellicules de phyllade argileux altr1 entirement isoles1 comme si elles flottaient dans le granite grossirement cristallis2 mais1 quoique compltement isoles1 elles conservent toutes des traces de la schistosit dirige ,n4-,w4-,s4-,e4 ,ce fait a t observ dans d'autres cas du mme genre et a t cit par des gologues minents#b1 comme constituant une grave objection la thorie1 gnralement admise1 suivant laquelle le granite a t inject l'tat liquide2 mais1 si nous songeons l'tat que doit vraisemblablement prsenter la surface infrieure d'une masse feuillete comme le phyllade argileux1 aprs qu'elle a t violemment ploye en arche par un amas de granite fondu1 nous pouvons admettre qu'elle doit tre pleine de fissures parallles aux plans de la schistosit1 et que ces fissures doivent s'tre remplies de granite1 de sorte que1 partout o les fissures taient rapproches les unes des autres1 de simples couches en forme de cloison ou des coins de phyllade resteront comme suspendus dans le granite4 ,par consquent1 si1 plus tard1 la masse rocheuse entire se dsagrge et est enleve par dnudation1 les extrmits infrieures de ces masses subordonnes ou de ces coins de phyllade demeureront entirement isoles dans le granite1 elles conserveront cependant leurs plans de schistosit propres parce qu'elles ont fait partie d'un revtement continu de phyllade argileux l'poque o le granite tait liquide4 ,en suivant avec le ,dr ,a4 ,smith la ligne de contact entre le granite et le phyllade qui s'tend vers l'intrieur du pays dans la direction du ,s4-,e41 nous arrivmes un endroit o le phyllade tait transform en un gneiss grain fin parfaitement caractris1 compos de feldspath grenu brun jauntre1 d'une grande quantit de mica noir brillant1 et de quelques couches minces de quartz4 ,nous devons conclure de l'abondance du mica dans ce gneiss compare la faible proportion qui s'en trouve dans le phyllade luisant1 et de l'extrme petitesse de ses paillettes1 qu'il a t form ici par action mtamorphique1--fait qui a t mis en doute par certains auteurs1 dans des circonstances peu prs identiques4 ,les feuillets du phyllade argileux sont droits1 et il tait intressant d'observer que1 quand ils prenaient le caractre gneissique1 ils devenaient onduleux et quelques-uns des plus petits plis taient anguleux1 comme c'est le cas pour les feuillets d'un grand nombre de schistes mtamorphiques4 ,formation de grs4--,cette formation constitue le trait le plus saillant de la gologie de l',afrique australe4 ,les couches sont horizontales en un grand nombre de localits1 et atteignent une puissance de #b4jjj pieds environ4 ,le caractre du grs varie2 la roche contient peu de matire terreuse1 mais elle est souvent tachete par du fer2 certains bancs ont le grain trs fin et sont tout fait blancs2 d'autres sont aussi compacts et aussi homognes que du quartzite4 ,en certains endroits j'ai observ une brche de quartz dont les fragments taient presque entirement fondus dans une pte siliceuse4 ,il existe des veines de quartz larges et trs nombreuses qui renferment souvent de grands cristaux parfaitement dvelopps1 et il est vident que dans presque toutes les couches une quantit importante de silice s'est dpose par solution4 ,parmi ces varits de quartzite1 la plupart offrent exactement l'aspect de roches mtamorphiques2 mais1 comme les couches suprieures sont aussi siliceuses que celles de la base et que les contacts avec le granite sont tout fait normaux dans tous les points que j'ai pu observer1 il me semble difficile de croire que ces couches de grs aient t exposes l'action de la chaleur#c4 ,j'ai constat en plusieurs points1 sur les lignes de contact entre ces deux grandes formations1 que le granite tait dcompos la profondeur de quelques pouces et qu'il tait remplac soit par une mince couche d'un schiste ferrugineux1 soit par une couche1 paisse de #d ou #e pouces1 constitue par les cristaux du granite reciments et sur laquelle reposait immdiatement la grande masse de grs4 ,m4 ,schomburgh a dcrit#d une grande formation de grs du ,brsil septentrional qui repose sur le granite et ressemble d'une manire remarquable1 sous le rapport de la composition et sous celui de la forme extrieure de la contre1 cette formation du cap de ,bonne-,esprance4 ,les grs des grands plateaux de l',australie orientale1 qui reposent aussi sur le granite1 diffrent de ceux dont nous venons de parler parce qu'ils sont moins siliceux4 ,on n'a pas dcouvert de fossiles dans ces trois vastes dpts4 ,j'ajoute enfin que je n'ai vu aucun caillou roul provenant de roches amenes d'une grande distance au cap de ,bonne-,esprance1 sur les ctes orientales et occidentales de l',australie1 ni la ,terre ,van ,diemen4 ,dans l'ile septentrionale de la ,nouvelle-,zlande j'ai observ de grands blocs de greenstone1 mais je n'ai pas eu l'occasion de dterminer si la roche dont ils avaient t dtachs se trouvait une grande distance de ce point4 ,notes3 #a ,en plusieurs endroits j'ai observ dans le granite de petites sphres couleur sombre composes de minuscules paillettes de mica noir1 dans une pte trs rsistante4 ,en un autre point j'ai rencontr des cristaux de tourmaline noire rayonnant autour d'un centre commun4 ,le ,dr ,andrew ,smith a dcouvert dans l'intrieur du pays de beaux spcimens de granite1 avec du mica blanc d'argent rayonnant ou plutt ramifi comme de la mousse autour de points centraux4 ,il existe dans les collections de la ,socit ,gologique des chantillons de granite avec du feldspath cristallis et radi de la mme manire4 #b ,voir le travail de ,m4 ,keilhau ,theory on ,granite1 dans l',edinburgh ,new ,philosophical ,journal1 vol4 ,,xxiv1 p4 #djb4 #c ,le ,rv4 ,w4-,b4 ,clarke affirme cependant1 ma grande surprise 7,geological ,proceedings1 vol4 ,,iii1 p4 #dbb71 qu'en certains endroits le grs est travers par des dikes granitiques2 ces dikes doivent appartenir une priode bien postrieure celle o le granite fondu ragissait sur le phyllade argileux4 #d ,geographical ,journal1 vol4 ,x1 p4 #bdf4 ,,appendice ,,description ,,de ,,coquilles ,,fossiles ,par ,g4-,b4 ,,sowerby1 ,esq4 ,f4,l4,s4 ,coquilles provenant d'un dpt tertiaire situ au-dessous d'une grande coule basaltique ,san ,thiago dans l'archipel du ,cap ,vert1 et mentionn la page #e de ce volume4 #a4--,littorina ,planaxis1 ,g4 ,sowerby4 ,test subovat1 crass1 loevigat1 anfractibus quatuor1 spiraliter strialis2 apertur subovat2 labio columellari infimque parte anfracts ultimi planatis3 long4 #j1f4 lat4 #j1de1 poll4 ,cette coquille a la taille et peu prs la forme d'un petit bigorneau2 elle en diffre essentiellement cependant1 parce que la partie infrieure de la dernire spire et la lvre columellaire sont coupes et aplaties1 comme dans les ,purpures4 ,parmi les coquilles rcentes de la mme localit il y en a une qui ressemble beaucoup celle-ci1 et qui lui est peut-tre identique1 mais c'est une coquille trs jeune1 de sorte qu'elle ne se prte pas une comparaison minutieuse4 #b4--;,cerithium ,aemulum1 ,g4 ,sowerby4 ,test oblongo-turrit1 subventricos1 apice subulato1 anfractibus decem leviter spiraliter striatis1 primis serie unic tuberculorum instructis1 intermediis irregulariter obsolete tuberculiferis1 ultimo longe majori absque tuberculis1 sulcis duobus fere basalibus instructo3 labii externi margine interno ints crenulato3 long4 #a1h2 lat4 #j1g1 poll4 ,cette espce ressemble tellement l'une des coquilles runies par ,lamarck sous le nom de ,cerithium ,vertagus1 qu' premire vue je croyais pouvoir l'identifier avec cette dernire coquille1 mais elle s'en distingue facilement parce qu'elle n'offre pas1 au centre de la columelle1 le pli qui est si remarquable dans l'espce de ,lamarck4 ,il n'y en avait qu'un seul exemplaire1 et la partie infrieure de la lvre externe lui manquait1 de sorte qu'il est impossible de dcrire la forme de la bouche4 #c4--,venus ,simulans1 ,g4 ,sowerby4 ,test rotundat1 ventricos1 lviuscul1 crass2 costis obtusis1 latiusculis1 concentricis1 antice posticeque tuberculatim solulis2 are cardinali postic altrae valvae latiuscul2 impressione subumbonali postic circulari3 long4 #a1h1 lat4 #a1e1 poll4 ,coquille caractres intermdiaires1 se plaant entre la ,venus verrucosa de la ,manche et la ,v4 rosalina ,rang4 de la cte occidentale d',afrique1 mais qui se distingue suffisamment de ces deux espces par ses ctes concentriques larges et obtuses1 divises en tubercules tant en avant qu'en arrire4 ,sa forme est aussi plus arrondie que celle de ces deux espces4 ,les coquilles suivantes1 provenant de la mme couche1 sont connues comme espces rcentes1 pour autant qu'on puisse les dterminer4 #d4--,purpura ,fucus4 #e4--;,amphidesma australe1 ,sowerby4 #f4--;,conus venulatus1 ,lam4 #g4--;,fissurella coarctata1 ,king4 #h4--,perna4 ,deux valves dpareilles1 en si mauvais tat qu'on ne saurait les dterminer4 #i4--,ostrea cornucopiae1 ,lam4 #aj4--;,arca ovata1 ,lam4 #aa4--,patella nigrita1 ,budgin4 #ab4--,turritella bicingulata8 ,lam4 #ac4--,strombus4 ,trop us et trop mutil pour tre dterminable4 #ad4--;,hipponyx radiata1 ,gray4 #ae4--,natica uber1 ,valenciennes4 #af4--,pecten4 ,ressemble par sa forme ,p4 opercularis1 mais s'en distingue par divers caractres4 ,il n'y en a qu'une seule valve1 de sorte que je n'ai pas les garanties ncessaires pour pouvoir le dcrire4 #ag4--,pupa subdiaphana1 ,king4 #ah4--,trochus4 ,indterminable4 ,,coquilles ,,terrestres ,,fossiles ,,de ,,sainte-,h,l,,ne ,les six espces suivantes ont t trouves ensemble la partie infrieure d'un lit pais de terre vgtale2 les deux dernires espces1 c'est--dire le ,cochlogena fossilis et l',hlix biplicata1 ont t trouves dans un grs calcareux trs rcent1 avec une espce du genre ,succinea vivant actuellement dans l'le4 ,ces coquilles sont mentionnes la page #ajh de ce volume4 #a4--;,cochlogena ,auris-,vulpina1 ,de ,fer4 ,cette espce est bien dcrite et figure fort exactement dans le onzime volume de l'ouvrage de ,martini et ,chemnitz4 ,chemnitz exprime des doutes quant au genre auquel il convient de la rapporter1 et l'avis fortement motiv que cette coquille ne doit pas tre considre comme terrestre4 ,les spcimens dont il disposait avaient t achets dans une vente publique ,hambourg1 o ils avaient t envoys par feu ,g4 ,humphrey1 qui parat avoir fort bien connu leur vritable provenance1 et qui les a vendues pour des coquilles terrestres4 ,chemnitz cite cependant un spcimen de la collection de ,spengler qui tait en meilleur tat que les siens1 et passait pour provenir de ,chine4 ,la figure qu'il a donne est prise d'aprs cet individu1 qui me semble tre simplement un spcimen nettoy de la coquille de ,sainte-,hlne4 ,on comprend facilement qu'aprs avoir pass par deux ou trois mains une coquille originaire de ,sainte-,hlne puisse avoir t vendue comme provenant de ,chine1 soit fortuitement1 soit dans un but intress4 ,je crois qu'il est impossible qu'une coquille appartenant cette espce puisse avoir t rellement trouve en ,chine2 et je n'en ai jamais vu une seule parmi la quantit immense de coquilles qui nous arrivent du ,cleste-,empire4 ,chemnitz n'a pu se dcider tablir un nouveau genre pour cette remarquable coquille1 quoiqu'il ne pt videmment l'assimiler aucun des genres connus cette poque2 et bien qu'il ne la considrt pas comme terrestre1 il lui donna le nom d',auris ,vulpina4 ,lamarck en a fait la seconde espce de son genre ,struthiolaria1 sous le nom de ,crenulata4 ,elle ne prsente cependant aucune affinit avec ce genre2 et on ne saurait concevoir de doutes sur l'exactitude des ides de ,de ,ferussac1 qui place cette coquille dans la quatrime division de son genre ,cochlogena2 ,lamarck se serait montr consquent avec ses propres principes s'il l'avait place parmi ses ,auriculae4 ,cette espce prsente une varit qui peut tre caractrise comme suit3 ,cochlogena auris-vulpina1 ,var4 ,test subpyramidali1 apertur breviori1 labio tenuiori3 long4 #a1fh1 aperturae #j1gg1 lat4 #j1hf1 poll4 ,,observations4--,les proportions diffrent ici de celles de la varit ordinaire1 qui sont3 longueur #a1fe1 longueur de la bouche #a1 largeur #j1if pouces4 ,faisons observer que toutes les coquilles de cette varit provenaient d'une autre partie de l'le que les spcimens cits en premier lieu4 #b4--;,cochlogena fossilis1 ,g4 ,sowerby4 ,test oblong1 crassiuscul1 spir subacuminat1 obtus1 anfractibus senis1 subventricosis1 leviter striatis1 sutur profunde impress2 apertur subovat2 peritremate continuo1 subincrassato2 umbilico parvo3 long4 #j1h1 lat4 #j1cg1 poll4 ,cette espce a la taille de ,c4 ,guadaloupensis1 mais s'en distingue facilement par la forme des spires et parce que la suture est profondment marque4 ,les proportions varient un peu pour les divers spcimens4 ,cette espce n'a pas t trouve par ,m4 ,darwin1 mais provient de la collection de la ,socit gologique4 #a4--;,cochlicopa subplicata1 ,g4 ,sowerby4 ,test oblong1 subacuminato-pyramidali1 apice obtuso1 anfractibus novem loevibus1 postice subplicatis1 sutur crenulat2 apertur ovat1 postice acut1 labio externo tenui2 columell obsolete subtruncat2 umbilico minimo3 long4 #j1ic1 lat4 #j1bh1 poll4 ,cette espce et la suivante sont ranges dans le sous-genre ,cochlicopa de ,de ,ferussac1 parce qu'elles se rapprochent beaucoup de sa ,cochlicopa ,folliculus4 ,elles en sont cependant toutes les deux parfaitement distinctes au point de vue spcifique1 car elles sont beaucoup plus grandes que ,c4 ,folliculus et ne sont pas brillantes et lisses comme cette dernire coquille que l'on trouve dans le ,midi de l',europe et ,madre4 ,on a trouv quelques coquilles trs jeunes et un oeuf qui appartiennent1 je pense1 cette espce4 #b4--;,cochlicopa terebellum1 ,g4 ,sowerby4 ,test oblong1 cylindrceo-pyramidali1 apice obtusiusculo1 anfractibus septenis1 loevibus2 sutur postice crenulat2 apertur ovali1 postice acut1 labio externo tenui2 antice declivi2 columell obsolete truncat1 umbilico minimo3 long4 #j1gg1 lat4 #j1bi1 poll4 ,cette espce diffre de la prcdente parce que sa forme est plus cylindrique1 et qu' l'tat de dveloppement complet elle est presque entirement dbarrasse des plis obtus des spires postrieures2 elle s'en distingue aussi par la forme de la bouche4 ,dans cette espce les jeunes coquilles sont stries longitudinalement et elles prsentent quelques plis longitudinaux fortement uss4 #a4--;,hlix ,bilamellata1 ,g4 ,sowerby4 ,test orbiculato-depress1 spir plan1 anfractibus senis1 ultimo subtus ventricoso1 superne angulari2 umbilico parvo2 apertur semilunari1 superne extus angulat1 labio externo tenui2 interno plicis duabus spiralibus1 postic majori3 long1 #j1ae1 lat4 #j1cc1 poll4 ,les jeunes coquilles de cette espce ont des proportions trs diffrentes de celles dont nous avons parl plus haut1 car leur axe est presque gal leur longueur4 ,le plus grand spcimen est blanc avec des raies irrgulires couleur de rouille4 ,cette espce s'carte beaucoup de toutes les espces rcentes que nous connaissions1 quoiqu'elle semble avoir quelque analogie avec plusieurs d'entre elles1 telles que ,hlix epistylium ou ,cookiana1 et ,h4 gularis2 pourtant1 dans ces deux espces1 les plis spiraux internes sont placs sur la face interne de la paroi externe de la coquille1 et non sur la lame interne comme chez l',helix bilamellata4 ,il existe une autre espce rcente assez analogue celle-ci2 elle n'a pas encore t dcrite et diffre de ,bilamellata et de ,cookiana parce qu'elle possde quatre plis spiraux internes dont deux sont placs sur la face interne de la paroi extrieure1 et deux sur la paroi interne de la coquille2 elle a t rapporte de ,tahiti par le ,beagle4 #b4--;,hlix polyodon1 ,g4 ,sowerby4 ,testa orbiculato-subdepress1 anfractibus sex1 rotundatis1 striatis2 apertur semilunari1 labio interno1 plicis tribus spiralibus1 posticis gradatim majoribus1 externo inlus dentibus quinque instructo2 umbilico mediocri1 long4 #j1jg1 lat4 #j1aj1 poll4 ,cette espce se rapproche plus ou moins de ,hlix contorta de ,de ,ferussac1 ,moll4 terr4 et fluv4 ,pl4 #ea4 ,a1 fig4 #b2 mais en diffre par plusieurs dtails4 #c4--;,hlix spurca1 ,g4 ,sowerby4 ,test suborbiculari1 spir subconode1 obtus2 anfractibus quatuor turnidis1 substriatis2 apertur magn1 peritremate tenui2 umbilico parvo1 profundo2 long4 #j1a1 lat4 #j1ac1 poll4 ,se distingue facilement de l',helix polyodon par sa bouche large et dpourvue de dents4 #d4--;,hlix biplicata1 ,g4 ,sowerby4 ,test orbiculato-depress1 anfractibus quinque rotundatis1 striatis2 apertur semilunari1 labio interno1 plicis duobus spiralibus1 postic majori2 umbilico magno2 long4 #j1jd1 lat4 #j1a1 poll4 ,cette espce doit tre considre cause de sa forme1 comme parfaitement distincte de ,hlix bilamellata2 l'ombilic est beaucoup plus grand1 le sommet n'est pas aplati1 et le bord postrieur de chaque spire n'est pas2 anguleux4 ,il convient de rapporter cette espce des spcimens qu'on a trouvs associs aux espces prcdentes1 et ,coclogena fossilis qui est1 son tour1 associe une ,succine actuellement vivante1 dans le grs calcarifre moderne4 ,,coquilles ,,pal,,ozoiques ,,de ,,la ,,terre ,,van ,,diemen 7,voire chapitre ,,vii3 ,,terre ,,van ,,diemen74 #a4--,producta rugata4 ,c'est probablement la mme espce que celle laquelle ,phillips a donn le nom de ,producta rugata 7,geology of ,yorkshire1 part4 #b1 pl4 ,,vii1 fig4 #af72 mais la coquille est en trop mauvais tat pour que je puisse me prononcer dfinitivement ce sujet4 #b4--,producta brachythaerus1 ,g4 ,sowerby4 ,producta1 test subtrapeziformi1 compress1 parte antic latior1 sub-bilob1 postic angustiori1 line cardinali brevi4 ,les caractres les plus remarquables de cette espce sont le peu de longueur de la ligne cardinale et la largeur relativement grande de la partie antrieure de la coquille2 sa face externe est orne de petits tubercules mousss1 disposs irrgulirement2 l'exemplaire est empt dans un calcaire offrant la couleur grise habituelle au calcaire carbonifre4 ,un autre spcimen1 que je suppose tre une empreinte de la face interne de la valve aplatie1 est empt dans une pierre de couleur brun de rouille clair4 ,un troisime spcimen1 probablement une empreinte de la face interne de la valve la plus profonde1 se trouve dans une roche presque semblable1 associe d'autres coquilles4 #a4--,spirifera subradiata1 ,g4 ,sowerby4 ,spirifera1 test loecissim1 parte median lat1 radiis lateralibus utriusque lateris paucis1 inconspicuis4 ,la largeur de cette coquille est1 peut-on dire1 plus grande que sa longueur4 ,les raies des surfaces latrales sont en trs petit nombre et peu distinctes1 et le lobe mdian est d'une grandeur et d'une largeur peu communes4 #b4--,spirifera rotundata8 ,phillips3 ,geology of ,yorkshire1 pl4 ,,ix1 fig4 #ag4 ,quoique cette coquille ne soit pas exactement semblable la figure cite1 il serait peut-tre impossible de dcouvrir des caractres qui l'en distinguent nettement4 ,notre spcimen est fortement tordu2 c'est d'ailleurs un exemple de ce genre de variations accidentelles qui montre quelle faible importance il convient d'attribuer1 en certains cas1 aux caractres particuliers1 car les ctes radies sont beaucoup plus nombreuses et plus serres sur l'un des cts d'une des valves que sur l'autre ct de cette mme valve4 #c4--,spirifera trapezodalis1 ,g4 ,sowerby4 ,spirifera1 test subtetragon1 median parte profund1 radiis nonnullis1 subinconspicuis2 radiis lateralibus utriusque lateris seplem ad octo distinctis3 long4 #a1e1 lat4 #b1 poll4 ,il y a deux spcimens de cette espce empts dans un calcaire couleur de rouille fonce gristre1 probablement bitumineux4 ,spirifera trapezodalis1 var48 ,g4 ,sowerby4 ,spirifera1 test radiis lateralibus tripartitum divisis1 lineis incrmenti antiquatis1 cleroquin omnino ad spiriferam trapezodalem simillima4 ,j'ai t port d'abord assimiler cette coquille ,spirifera trapezodalis1 mais1 en considrant que les ctes radies sont simples leur origine1 et sachant qu'elles sont sujettes des variations1 j'ai cru qu'il valait mieux faire de ce spcimen une varit distincte4 ,il y a plusieurs autres spcimens de ,spirifres appartenant probablement des espces distinctes1 mais ils consistent en de simples moules1 de sorte qu'il est videmment impossible de donner les caractres externes de ces espces4 ,cependant1 comme elles sont trs remarquables1 j'ai cru convenable de leur donner chacune un nom et d'en faire une courte description4 #d4--,spirifera pauccostata1 ,g4 ,sowerby4 ,longueur gale aux deux tiers environ de la largeur2 ctes peu nombreuses et variables4 #e4--,spirifera ,vespertilio1 ,g4 ,sowerby4 ,largeur dpassant le double de la longueur1 ctes radies assez larges1 distinctes et peu nombreuses3 surface interne postrieure couverte1 dans les deux valves1 de ponctuations bien distinctes4 #f4--,spirifera avicula1 ,g4 ,sowerby4 ,les proportions de cette espce sont fort remarquables1 car la coquille parat tre trois fois plus large que longue2 les ctes rayonnes ne sont pas trs nombreuses1 et la surface interne postrieure de l'une des valves seulement 7la grande valve7 a t ponctue4 ,l'espce ressemble par ses proportions la ,spirifera convoluta#a de ,phillips1 mais comme notre ,spirifera avicula n'est reprsente que par un moule interne1 ses proportions ne sont pas aussi anormales que celles de la ,spirifera convoluta4 ,un spcimen dont la forme naturelle a t fortement altre par la compression1 mais qui semble cependant un peu diffrent par ses proportions1 prsente non seulement le moule interne de la coquille1 mais aussi l'empreinte de sa surface externe2 ses ctes rayonnes sont fort irrgulires et trs nombreuses1 mais il est possible que certaines d'entre elles seulement soient des ctes principales1 les autres n'tant qu'interstitielles2 leur irrgularit rend cette question insoluble4 ,note3 #a ,geology of ,yorkshire1 part4 #b1 p4 ,,ix1 fig4 #g4 ,,description ,,de ,,six ,,esp,,ces ,,de ,,coraux ,,provenant ,d',,un ,d,p,t ,,pal,,ozoique ,,de ,,la ,,terre ,,van ,,diemen ,par ,w4 ,,lonsdale1 ,esq4 ,f4 ,g4 ,s4 #a4--,stenopora ,tasmaniensis1 ,sp4 n4#a ,note3 #a ,quoique les caractres de ce genre soient indits1 il a paru convenable de ne pas les donner avec tous leurs dtails dans cette notice1 parce qu'un fort petit nombre d'espces seulement ont t tudies4 ,le corail est essentiellement compos de simples tubes agrgs de diverses manires et rayonnant vers l'extrieur4 ,la bouche est ronde ou oblongue1 et entoure de bourrelets en relief1 portant le long de la crte une range de tubercules4 ,la bouche d'abord ovale est rlrcie 7,greek3 stenos7 graduellement par une bande qui s'lve sur la paroi interne du tube et finit par la fermer4 ,ramifi1 branches cylindriques1 inclines ou contournes de diverses manires2 tubes plus ou moins divergents1 bouches ovales1 crtes de subdivision portant de forts tubercules2 #a #b marques du rtrcissement progressif dans chaque tube4 ,ce corail ressemble par son mode gnral de croissance ,calamopora 7,stenopora87 tumida 7,phillips1 ,geology of ,yorkshire1 part4 #b1 pl4 #a1 fig4 #fb71 mais la forme de la bouche et d'autres dtails de structure prsentent de trs grandes diffrences avec cette dernire espce4 ,stenopora ,tasmaniensis atteint des dimensions considrbles1 car un des spcimens mesure #d pouces et demi de long et un demi-pouce de diamtre4 ,les branches considres individuellement offrent une circonfrence trs uniforme1 mais elles diffrent l'une de l'autre dans un mme spcimen1 et il n'y a pas de mode dfini de subdivision1 ni de direction d'accroissement dtermine4 ,les extrmits sont quelquefois creuses1 et un spcimen1 long de #a pouce et demi peu prs et large d'un demi-pouce1 est cras de manire devenir compltement plat4 ,dans les spcimens o ils sont le mieux visibles1 les tubes offrent une longueur considrable1 ils naissent presque toujours isolment sur l'axe de la branche et divergent sous un angle trs faible1 jusqu' ce qu'ils parviennent tout prs de la circonfrence1 ils se recourbent alors vers l'extrieur4 ,dans l'intrieur de la branche les tubes ont une section polygonale due des pressions latrales1 mais en approchant de la surface externe elle devient ovale parce que les tubes1 en divergeant de plus en plus1 laissent entre eux des espaces libres4 ,leur diamtre est toujours trs uniforme1 l'exception des rtrcissements qui existent prs de l'extrmit des tubes parvenus leur dveloppement complet4 ,dans l'intrieur des branches les parois taient vraisemblablement fort minces1 mais la priphrie la matire prsente une paisseur relativement considrable4 ,on n'a pas trouv de traces de diaphragmes transversaux dans l'intrieur des tubes4 ,on rencontre rarement des exemples bien dmonstratifs des modifications successives que subit l'extrmit ovale des tubes jusqu'au complet dveloppement et l'oblitration finale1 mais on a observ les cas suivants3 ,quand la bouche devient libre et prend la forme ovale1 les parois sont minces et tranchantes1 et sont disposes perpendiculairement dans l'intrieur du tube4 ,elles se touchent parfois1 mais d'autres fois elles sont spares par des sillons de dimensions variables1 o l'on peut dcouvrir de trs petites ouvertures ou pores4 ,lorsque la bouche approche de son complet dveloppement1 les sillons sont plus ou moins compltement combls1 et les parois s'paississent1 car on peut voir le long de la crte une range de trs petits tubercules4 ,a cette poque la face interne du tube cesse d'tre verticale1 elle est tapisse intrieurement d'une bande oblique trs troite4 ,les bouches arrives leur dveloppement complet sont spares par une crte trs prononce1 gnralement simple1 mais assez souvent subdivise par un sillon2 la crte1 double ou simple1 est surmonte d'une range de tubercules saillants qui sont presque en contact les uns avec les autres4 ,on n'a observ qu'un seul exemple d'occlusion des bouches1 mais il offre une preuve suffisante de l'expansion graduelle de la bande interne1 avec soudure finale au centre1 dont j'ai parl plus haut4 ,a cette phase extrme on constate une oblitration gnrale des dtails1 mais la plupart des tubercules restent distincts4 ,chez cette espce on n'observe pas1 l'intrieur des longues branches cylindriques rectilignes1 de marques bien nettes d'un rtrcissement de la bouche1 antrieur la formation du tube parfait et la contraction finale1 mais prs du point o les tubes se recourbent vers l'extrieur il existe une indentation annulaire qu'on peut suivre successivement d'un moule l'autre suivant une ligne parallle la surface2 et entre l'tranglement saillant et la surface parfaite les parois des tubes taient lgrement rugueuses4 ,dans une autre branche courte que l'on croyait appartenir cette espce1 mais dont les tubes divergeaient trs rapidement vers l'extrieur1 le rtrcissement est fortement marqu1 quoiqu' des degrs variables1 dans les divers tubes de ce spcimen4 ,la roche dans laquelle le fossile est engag est un schiste argilo-calcarifre grossier ou un calcaire gris2 on y rencontre aussi ,fenestella internata1 etc4 #b4--,stenopora ovata1 ,sp4 n4 ,ramifie1 branches ovales2 tubes relativement courts1 trs divergents1 bouches rondes2 nombreux rtrcissements ou irrgularits de dveloppement4 ,les caractres de cette espce ont t dtermins fort imparfaitement4 ,les branches ne sont pas uniformment ovales1 mme dans un fragment unique4 ,les tubes divergeaient trs rapidement le long de la ligne du grand axe1 leur croissance dans le sens vertical tait fort limite4 ,leurs moules montrent une succession rapide d'irrgularits de dveloppement4 ,les bouches1 pour autant qu'on puisse dterminer leur forme1 taient rondes ou lgrement ovales1 et les crtes de division1 garnies de tubercules1 taient aigus2 mais1 comme la surface externe n'est pas visible1 on n'a pu dterminer leurs caractres exacts et les modifications subies pendant la croissance4 ,le corail est empt dans un calcaire gris-sombre4 #a4--;,fenestella ampla1 ,sp4 n4 ,cupuliforme2 surface cellulifre interne2 branches dichotomes1 larges1 aplaties1 minces2 mailles ovales2 ranges de cellules nombreuses1 rarement limites deux1 alternantes2 connexions transversales quelquefois celluleuses2 couche interne de la surface non celluleuse trs fibreuse2 couche externe trs grenue1 non fibreuse2 vsicule gemmulifre8 petite4 ,quelques-uns des moules de ce corail offrent une ressemblance gnrale avec ,fenestella polypora telle qu'elle est reprsente dans ,captain ,portlock's ,report on the ,geology of ,londonderry1 pl4 ,,xxii1 ,a1 fig4 #a a1 #a d2 mais il n'y a pas de similitude de structure entre le fossile de la ,terre ,van ,diemen et l'espce en question telle que la donnent la planche ,,xxii1 fig4 #c1 du mme ouvrage ou les figures originales de ,m4 ,phillips1 ,geology of ,yorkshire1 part4 #b1 pl4 #a1 fig4 #ai1 #bj4 ,il existe aussi une ressemblance gnrale entre ,fenestella ampla et un corail trouv par ,m4 ,murchison dans le calcaire carbonifre de ,kossalchi-,datchi sur le versant oriental de la chane de l',oural1 mais il y a1 ici encore1 une diffrence marque dans les dtails de structure4 ,fenestella ampla atteignait des dimensions considrables2 des fragments paraissant appartenir un spcimen unique couvraient une surface de #d pouces et demi sur #c pouces2 cette espce offrait des contours trs massifs1 les branches avaient souvent plus d'un dixime de pouce de largeur aux points o elles se divisaient4 ,une grande uniformit domine dans l'aspect gnral du corail1 mais la largeur des branches varie parce qu'elles s'largissent fortement au voisinage des points de bifurcation2 cependant il n'y a pas de diffrence marque entre les caractres de la base et ceux de la partie suprieure de la coupe1 mme quant au nombre des ranges de cellules4 ,dans les spcimens o la surface cellulaire est le mieux conserve1 les ouvertures des cellules sont relativement grandes1 rondes ou ovales1 et elles sont limites par un bord lgrement surlev2 une crte filiforme et onduleuse serpente entre elles et divise les espaces intermdiaires en losanges4 ,le nombre des ranges de cellules situes immdiatement en avant des bifurcations s'lve parfois jusqu' dix1 et dpasse ordinairement deux aprs la sparation4 ,les ouvertures des cellules des ranges latrales font saillie dans l'intrieur des mailles1 et les connexions transversales sont quelquefois celluleuses4 ,les intervalles compris entre les ouvertures1 ainsi que les crtes ondules1 sont granuleuses ou portent de trs petits tubercules4 ,dans l'intrieur les cellules prsentent la disposition oblique habituelle1 elles se recouvrent les unes les autres et s'arrtent brusquement la partie dorsale de la branche4 ,les empreintes parfaites de la surface cellulaire offrent l'inverse des caractres qui viennent d'tre dcrits2 mais le plus habituellement les empreintes ne prsentent gure d'autre trace de structure que des ranges longitudinales d'ouvertures circulaires4 ,sur la couche interne de la surface non celluleuse on peut dcouvrir quelquefois vingt fibres parallles bien nettes1 spares par des sillons troits ou par les moules qui leur correspondent2 et leur nombre est toujours considrable4 ,l'tat de conservation de ces fossiles ne permettait pas de dcouvrir la vritable nature des fibres1 mais on dduit d'observations faites sur d'autres espces qu'elles sont tubulaires4 ,leur taille est considrable1 mais dans le spcimen qui montre leur structure de la manire la plus complte elles sont frquemment coupes par des ouvertures circulaires4 ,leur surface arrive l'tat parfait est finement granuleuse4 ,la couche externe ou partie postrieure des branches est forme d'une crote uniforme sans aucune trace de fibres1 mais couverte de nombreuses papilles microscopiques avec des pores correspondants qui pntrent la substance de cette couche4 ,les seules traces de vsicules gemmulifres sont de petites cavits accidentellement situes au-dessus de la bouche et dont la position correspond celle que les vsicules considres comme gemmulifres occupent dans d'autres genres celluleux4 ,des moules de cavits semblables sont rpandus fort uniformment entre les empreintes des bouches1 sur le spcimen russe dont on a parl plus haut4 ,on n'a pas observ le corail son tat le plus jeune1 et on n'a constat aucun changement notable provenant de l'ge de l'organisme1 l'exception de l'paississement graduel de la surface non celluleuse1 la suite de son recouvrement par la couche fibreuse4 ,les spcimens sont empts dans un calcaire gris-sombre cailleux ou terreux4 #b4--;,fenestella internata1 ,sp4 n4 ,cupuliforme2 surface cellulifre interne2 branches dichotomes1 comprimes1 de largeur variable2 mailles oblongues1 troites2 #b #e ranges de cellules spares par des crtes longitudinales2 connexions transversales courtes1 sans cellules2 surface non celluleuse2 couche interne fortement fibreuse1 couche externe finement granuleuse4 ,cette espce se distingue facilement de ,fen4 ampla par la dlicatesse de sa structure2 il y a en outre des diffrences trs nettes dans le nombre des ranges de cellules qui varie de deux cinq1 et dans leur mode de dveloppement4 ,elle parat avoir atteint des dimensions considrables1 car on a observ des fragments longs de #a pouce et demi et large de #a pouce4 ,les branches ont une largeur variable1 elles s'largissent graduellement dans la direction des bifurcations1 mais sans aucune altration de la forme ou de la dimension des mailles1 et1 pour autant que l'tat des spcimens permette d'en juger1 il ne survenait aucun changement notable pendant le dveloppement de la coupe1 sauf celui que nous allons exposer4 ,a la surface cellulifre des branches il se produit des modifications importantes mais uniformes entre les bifurcations successives4 ,sur une faible longueur au-dessus du point de sparation la branche est troite et anguleuse1 elle porte une crte longitudinale parallle son axe1 et il n'y a qu'une seule range d'ouvertures sur chaque face4 ,a mesure que la branche se dveloppait1 la crte s'largissait et devenait finalement cellulifre2 une ligne d'ouvertures naissait la place qu'elle occupait 7internata74 ,les trois ranges d'ouvertures cellulaires taient alors spares sur la branche par deux crtes1 et le dveloppement continuant1 celles-ci s'largissaient leur tour et devenaient celluleuses1 les cinq ranges tant spares par quatre crtes4 ,cette phase semble reprsenter la dernire priode de l'accroissement1 car elle tait suivie immdiatement d'une nouvelle bifurcation4 ,la partie la plus ancienne de la coupe ne porte d'ordinaire que deux ou trois ranges de bouches2 et1 lorsqu'il en existe un plus grand nombre1 on peut observer une certaine irrgularit dans leur disposition linaire rsultant de l'expansion latrale de la branche4 ,dans les spcimens les mieux conservs les bouches sont relativement grandes1 rondes ou ovales1 et leurs bords sont faiblement relevs4 ,celles des ranges mdianes sont parallles ou presque parallles1 et disposes dans la direction de l'axe de la branche2 mais dans les ranges latrales elles sont souvent places obliquement et s'inclinent vers les mailles4 ,sur ces spcimens presque intacts les crtes de subdivision sont filiformes et lgrement ondules1 mais il n'existe pas de traces des compartiments en losanges1 qui se montrent si distinctement chez ,fenestella ampla4 ,les espaces intermdiaires entre les bouches sont planes ou lgrement convexes4 ,dans des spcimens moins bien conservs ou privs de leur surface primitive1 les bouches n'offrent pas une figure uniforme et n'ont pas de bord en saillie4 ,les crtes de subdivision sont aussi relativement plus larges2 et la surface entire1 y compris les connexions latrales1 est granuleuse ou finement tubercule4 ,la couche interne de la surface non celluleuse est trs fibreuse1 et l'on peut dcouvrir la mme structure1 plus ou moins nettement accuse dans les connexions latrales4 ,le nombre des fibres ne parat pas dpasser douze par branche1 et elles sont en gnral moins nombreuses4 ,leur longueur est considrable1 car des fibres additionnelles s'intercalent lorsque la branche s'largit2 et leur surface est garnie de trs petits tubercules4 ,on n'a pas observ d'ouvertures circulaires isoles4 ,la couche extrieure est uniformment granuleuse quand elle est compltement dveloppe1 mais on peut suivre sur un mme spcimen toutes les phases intermdiaires depuis l'tat fibreux fortement accus jusqu' l'tat granuleux4 ,on n'a pas observ de traces distinctes de vsicules gemmulifres1 mais sur un spcimen qui porte1 ce que l'on croit1 des empreintes de cette espce1 on peut observer accidentellement1 prs des bouches1 des moules hmisphriques surface parfaitement arrondie1 qui ne sont videmment pas relis directement avec l'intrieur des cellules1 et que l'on considre comme reprsentant peut-tre ces vsicules4 ,fenestella internata semble tre un fossile abondant2 une pierre plate mesurant environ #h pouces de longueur et #f de largeur est couverte1 sur les deux faces1 de fragments de ce corail1 et il existe dans la collection un grand nombre de fragments plus petits4 ,la roche encaissante est constitue ordinairement par un schiste argilo-calcareux gris1 mais elle consiste parfois en un calcaire cailleux ou en une pierre argileuse dure et ferrugineuse ou faiblement colore4 #c4--;,fenestella fossula1 ,sp4 n4 ,capuliforme1 surface cellulifre interne2 branches dichotomes1 dlies2 mailles ovales2 deux ranges de cellules2 connexions transversales non celluleuses2 couche interne de la surface non cellulifre finement fibreuse2 couche externe polie ou granuleuse4 ,par son aspect gnral et les dtails de sa structure cette espce offre une grande ressemblance avec ,fenestella flustracea de la dolomie d',angleterre 7,retepora flustracea1 ,geological ,transactions1 #b;e srie1 vol4 ,,vii1 pl4 ,,xii1 fig4 #h71 mais elle en diffre par le caractre particulier que prsente le moule de la surface cellulifre dont nous indiquerons la nature en dcrivant cette surface4 ,le spcimen principal est une coupe presque intacte haute de #a pouce et demi et mesurant environ #b pouces de diamtre dans la partie comprime la plus large4 ,on n'observe pas de variations notables des caractres1 mais quelquefois des irrgularits de croissance1 dues probablement des accidents survenus pendant le dveloppement progressif de l'organisme4 ,les caractres que nous indiquons ici ont t observs sur des moules1 car on n'a pas rencontr de surface parfaite4 ,les dimensions des branches sont fort uniformes1 elles ne s'largissent que trs lgrement aux points de bifurcation qui sont loigns les uns des autres1 et leur paisseur tait vraisemblablement presque gal leur largeur4 ,le moule de la surface cellulaire est travers dans le sens de son axe par une rigole troite bords aigus 7fossula71 parois presque verticales1 caractre distinctif entre cette espce et ,fen4 flustracea4 ,les moules cylindriques des ouvertures ou de l'intrieur des cellules sont disposs sur un seul rang de chaque ct de la rigole1 et on ne peut pas observer nettement une augmentation de leur nombre aux bifurcations4 ,le long de l'axe de la rigole il y a une range d'indentations ou de petites cavits coniques1 caractre que l'on constate dans d'autres espces1 particulirement dans ,fen4 flustracea4 ,ce ne sont videmment pas les moules d'ouvertures de cellules1 mais de papilles relativement grandes4 ,on a observ des traces de saillies de ce genre dans plusieurs autres cas4 ,sur le petit fragment garni d'ouvertures que l'on a trouv1 ces ouvertures sontgrandes1 rondes1 et font une faible saillie1 elles ne sont pas fort loignes les unes des autres1 et le mme petit fragment porte une crte imparfaitement dveloppe4 ,les restes de la surface non celluleuse ne prsentent pas de caractres qui mritent d'tre signals1 mais on a observ des traces d'une couche strie unie4 ,les deux spcimens qui ont fourni ces dtails de structure sont engags dans un calcaire dur de couleur sombre4 ,hemitrypa sexangula1 ,sp4 n4 ,rseau fin1 hexagonal2 mailles rondes en ranges doubles4 ,le corail auquel s'appliquent ces caractres incomplets est empt dans la surface schistode d'un calcaire dur de couleur sombre4 ,il a environ #a pouce de largeur et un demi-pouce de hauteur1 et consiste en deux rseaux superposs1 l'un mailles quadrangulaires et l'autre mailles hexagonales1 avec une aire intrieure arrondie2 le rseau quadrangulaire a t enlev sur une partie considrable du spcimen1 de sorte que le contact des deux structures est bien visible4 ,on admet que les caractres gnriques essentiels de ce fossile s'accordent entirement avec ceux d',hemitrypa 7,pal4 ,foss4 ,cornwall1 p4 #bg71 mais son bon tat de conservation et certaines facilits qui en rsultaient pour la dtermination des dtails de structure ont fait prvaloir1 au sujet de sa nature1 une opinion un peu diffrente de celle qui est expose dans l'ouvrage que je viens de citer4 ,la surface interne d',hemitrypa oculata 7loc4 cit47 est dcrite comme portant des crtes radies1 et possdant des dpressions intermdiaires ovales qui ne pntrent qu' la moiti de l'paisseur de la substance du corail1 et n'atteignent nulle part la surface externe4 ,la partie quivalente du spcimen de la ,terre ,van ,diemen correspond parfaitement cette description1 sauf quant la forme des mailles ou dpressions2 pourtant il n'est pas simplement semblable quelques ,fenestellae1 mais il prsente tous les caractres essentiels de ce genre1 et l'on croit que c'est un fragment de ,fen4 fossula4 ,on est arriv cette conclusion par l'tude d'un petit fragment dtach mcaniquement1 et qui portait une range de grandes ouvertures rondes faisant saillie4 ,la surface externe d',hem4 oculata est dcrite comme compltement couverte de nombreux pores ou cellules ronds--disposs en ranges doubles1 et l'on a constat que la partie correspondante d',hem4 sexangula consiste aussi en une surface semblable forme de doubles ranges de mailles rondes ou pores mais contours hexagonaux1 et l'on voit sur le spcimen engag dans sa gangue qu'ils pntrent jusqu' la surface de la ,fenestella ou rseau quadrangulaire4 ,ces dtails de structure ont paru suffisants pour tablir un rapport gnrique entre le corail de la ,terre ,van ,diemen et ,hemitrypa oculata2 et l'examen d'un spcimen de ce genre provenant d',irlande a confirm pleinement les dtails de structure que montre la surface interne du spcimen auquel on donne provisoirement le nom d',hemitrypa sexangula4 ,aucune opinion n'a t formule sur la vritable nature du rseau externe4 ,il est form presque en totalit d'une matire calcaire gris sombre qui parat remplir les vides d'un organisme structure originairement celluleuse2 mais on a observ aussi quelques petites plages de la couverture externe qui consistent en une crote blanche opaque1 sur la surface primitivement en contact avec le rseau externe4 ,il ne parat pas douteux que ce soit un parasite1 et la similitude intressante qui existe entre l'espace occup par la double range de mailles et par les branches parallles de la ,fenestella1 provient probablement de ce que ce dernier corail a prsent des lignes de base favorables pour la fixation de l',hemitrypa4 ,dans le spcimen de la ,terre ,van ,diemen le rapport est dcel par un accroissement de la largeur du rseau et par une range de points saillants4 ,il existe aussi une concordance remarquable entre la disposition des ouvertures de la ,fenestella et les mailles du rseau interne4 ,des concordances de ce genre sont admirablement reprsentes dans les excellentes figures de ,m4 ,phillips 7,pal4 ,fos1 pl4 ,,xiii1 fig4 #ch74 ,les parties solides de l'organisme tant excessivement fines1 au point de ressembler au fil de la dentelle la plus dlicate1 les essais que l'on a tents pour dcouvrir des caractres intrieurs satisfaisants ont chou1 except en un endroit o l'on a cru reconnatre une vritable disposition cellulaire#a4 ,rien non plus n'a t dtermin au sujet de la crote de revtement4 ,quoique l'on puisse faire des objections l'application du nom d',hemitrypa ces coraux1 on a cru devoir conserver le mot1 jusqu' ce que les caractres du genre aient t dtermins d'une manire complte4 ,note3 #a ,on a constamment fait usage d'une loupe ,codrington d'un demi-pouce de diamtre1 pour l'tude des coraux dcrits dans cette notice4 ,,fin ,,table ,abel 7,m474--,sur des moules calcaires au cap de ,bonne-,esprance ,abingdon 7,ile7 ,abrolhos 7,incrustations aux les7 ,aores ,affaisse 7,rgion7 l',ascension ,albatros2 leur disparition de ,sainte-,hlne ,albemarle 7,ile7 ,albite aux les ,galapagos ,amygdalodales 7,origine calcaire des roches7 ,amygdalodes 7,vacuoles7 moiti remplies ,ascension --,absence de dikes1 absence actuelle d'action volcanique et tat des coules de lave l',ascension --,incrustations arborescentes sur des roches de l',ascension ,ascidies 7,extinction des7 ,atlantique4 ,nouveau foyer volcanique dans l'ocan ,atlantique ,augite fondue ,australie ,bahia au ,brsil 7,dikes 7 ,bailly 7,m474--,sur les montagnes de l'le ,maurice ,baldhead ,bank's ,cove ,barn 7,le71 ,sainte-,hlne ,basalte colonnaire --7,poids spcifique du7 ,basaltiques 7,montagnes7 ctires l'le ,maurice -- ,sainte-,hlne -- ,san ,thiago ,beaumont 7,m4 lie de74--,sur des cirques d'boulement dans la lave --,sur des dikes dmontrant le soulvement --,sur des dikes lamellaires --,sur l'inclinaison des coules laviques ,beudant 7,m474--,sur les bombes volcaniques --,sur le jaspe --,sur l'obsidienne de ,hongrie --,sur la prsence de la silice dans le trachyte --,sur le trachyte lamellaire ,bermudes 7,roches calcareuses des7 ,bol ,bombes volcaniques ,bonne-,esprance 7,cap de7 ,bory de ,saint-,vincent4--,sur les bombes volcaniques ,boue 7,torrents de7 l'archipel des ,galapagos ,brattle 7,ile7 ,brewster 7,sir ,d474--,sur une substance calcareuse d'origine animale --,sur le verre dcompos ,brown 7,m4,r474--,sur des corps sphruliliques dans le bois silicifi --,sur des vglaux fossiles de la ,terre ,van ,diemen ,buch 7,von74--,sur des couches calcareuses superficielles aux les ,canaries --,sur des coules d'obsidienne --,sur la lave caverneuse --,sur la lave lamellaire --,sur la descente des cristaux dans l'obsidienne --,sur la prsence de l'olivine dans le basalte --,sur les volcans centraux ,cailloux 7,absence des7 en ,australie et au cap de ,bonne-,esprance --de greenstone la ,nouvelle-,zlande ,calcaires 7,dpts7 ,san ,thiago modifis par la chaleur --7grs7 ,sainte-,hlne --7,incrustations7 l',ascension --7,lits7 superficiels ,king ,george's ,sound --7,matire71 fibreuse entrane et empte dans des scories --7,roche71 l',ascension ,calcdoine dans le basalte et dans le bois silicifi ,calcdoine 7,nodules de7 ,cap de ,bonne-,esprance ,carbonique 7,acide71 son expulsion par la chaleur ,carmichael 7,le capitaine74--,sur les revtements vitreux de certains dikes ,cerithium 7fossile7 ,chaleur 7,action de la7 sur une matire calcaire ,chatham 7,ile7 ,chaux 7,sulfate de71 l',ascension ,chlorophaete ,clarke 7,le ,rev4 ,w474--,sur le cap de ,bonne-,esprance ,cochlicopa 7fossile7 ,cochlogena auris ,vulpina ,comptes rendus4 ,rapport sur les phnomnes volcaniques de l',atlantique ,conception 7,tremblement de terre de7 ,concrtions1 leur comparaison dans les roches aqueuses et ignes --dans le tuf --d'obsidienne ,conglomrat rcent ,san ,thiago ,coquilles 7,colloration des71 modifie par la lumire --fossiles de ,sainte-,hlne1 de ,san ,thiago1 de la ,terre ,van ,diemen --7,fragments de71 transports par le vent ,sainte-,hlne --7,matire calcaire provenant des71 dpose par les vagues --terrestres fossiles ,sainte-,hlne ,coquimbo 7,roche curieuse de7 ,coraux fossiles de la ,terre ,van ,diemen ,ctes 7,dnudation des71 ,sainte-,hlne ,coules d'obsidienne ,cratre 7,corniche intreure et parapet entourant un7 --7,grand7 central ,sainte-,hlne --7,segment de7 aux ,galapagos ,cratres basaltiques l',ascension --7tat ruin des7 --7,forme des71 modifie par le vent aliz --7,petits7 basaltiques l'archipel des ,galapagos -- ,san ,thiago --de soulvement --de tuf l'archipel des ,galapagos -- ,terceira ,cristallisation1 favorise par l'espace ,dartigue 7,m474--,sur les sphrulites ,daubeny 7,le ,dr74--,sur des fragments empts dans le trachyte --,sur une le en forme de bassin ,d',aubuisson4--,sur des collines de phonolite --,sur la composition de l'obsidienne --,sur la structure fissile du phyllade argileux ,de la ,bche 7,sir ,h474--,sur le poids spcifique du calcaire --,sur la prsence de la magnsie dans le calcaire ruptif ,dnudation de la cte ,ste-,hlne ,diana's ,peak ,sainte-,hlne ,dieffenbach 7,le ,dr74--,sur les les ,chatham ,dikes ,sainte-,hlne2 leur nombre2 tapisss d'un couche luisante1 uniformit de leur paisseur --de trapp dans les roches plutoniques ,dikes de tuf ,dikes 7,grands7 parallles1 ,sainte-,hlne --,n'ont pas t rencontrs l',ascension ,dikes 7,reste de7 s'tendant une grande distance au large1 autour de ,sainte-,hlne --tronqus1 sur la crte centrale cratriforme de ,sainte-,hlne ,dislocation l',ascension -- ,ste-,hlne ,distribution des les volcaniques ,dolomieu4--,sur la lave lamellaire --,sur l'obsidienne --,sur le trachyte dcompos ,dre 7,m474--,sur la descente des cristaux dans la lave ,dufrnoy 7,m474--,sur la composition de la surface de certaines coules de lave --,sur l'inclinaison des couches de tuf ,ejaculs 7,fragments7 l',ascension --7,fragments7 l'archipel des ,galapagos ,ellis 7,le ,rv4 ,w474--,sur des corniches l'intrieur du grand cratre d',hawa --,sur des fossiles marins ,tahiti ,eruption 7,fissures d'7 ,explosion de masses gazeuses ,extinction de coquilles terrestres ,sainte-,hlne ,faraday 7,m474--,sur le dgagement de l'acide carbonique ,feldspath 7,fusibilit du7 --en cristaux rayonns --labradorite jacul ,feldspathiques 7,lamellation des roches7 et causes de ce phnomne ,feldspathiques 7,laves7 -- ,ste-,hlne --7,roches7 alternant avec l'obsidienne ,fenestella 7fossile7 ,fernando ,noronha 7,ile7 ,ferrugineux 7,bancs7 superficiels ,feuilletage du phyllade argileux en ,australie ,fibreuse 7,matire calcaire7 ,san ,thiago ,fissures d'ruption ,fitton 7,le ,dr74--,sur une brche calcaire ,flagstaff ,hill ,sainte-,hlne ,fleuriau de ,bellevue 7,m474--,sur les sphrulites ,fluidit des laves ,forbes 7,le ,professeur74--,sur la structure des glaciers ,fragments jaculs l'archipel des ,galapagos -- l',ascension ,fresh-water ,bay ,fuerteventura 7,bancs calcaires de7 ,galapagos 7,archipel des7 --7,parapets autour des cratres aux7 ,gay-,lussac4--,sur le dgagement de l'acide carbonique ,glaciers1 leur structure ,glossopteris ,brownii ,gneiss1 avec grand fragment empt --provenant du phyllade argileux ,gorges troites ,sainte-,hlne ,granite 7,contact du7 avec le phyllade argileux au cap de ,bonne-,esprance ,granite gneissique 7forme des collines de7 ,granitiques 7,fragments7 jaculs ,grs du ,brsil --du cap de ,bonne-,esprance --7,plateaux de7 la ,nouvelle ,galles du ,sud ,gypse l',ascension ,gypse la surface du sol ,sainte-,hlne --dans des couches volcaniques ,sainte-,hlne ,hall 7,sir ,j474--,sur le dgagement de l'acide carbonique ,hlne 7,ile de ,sainte-7 ,hlix 7fossile7 ,hlix mlo ,hemitrypa 7fossile7 ,hennah 7,m474--,sur des cendres l',ascension ,henslow 7,le ,professeur74--,sur la calcdoine ,hoffmann4--,sur le trachyte dcompos ,holland 7,le ,d'74--,sur l',islande ,horner 7,m474--,sur une substance calcareuse d'origine animale --,sur la fusibilit du feldspath ,hubbard 7,le ,dr74--,sur les dikes ,hutres 7,extinction des7 ,humboldt 7,alex4 de74--,sur les formations d'obsidienne --,sur les fragments jaculs --,sur les parapets des cratres --,sur les sphrulites ,hutton4--,sur les roches amygdalodales ,hyalite dans le trachyte dcompos ,iles volcaniques 7,distribution des7 --7,soulvement des7 ,incrustation sur les rochers de ,saint-,paul ,incrustations calcareuses l',ascension ,islande 7,stratification des collines ctires de l'7 ,james 7,ile7 ,jaspe 7,origine du7 ,jonns 7,m4 ,moreau de74--,sur les cratres transforms par le vent ,juan ,fernandez 7,ile de7 ,keilhau 7,m474--,sur le granite ,kicker ,rock ,king ,george's ,sound ,labrador4 ,feldspath jacul ,lacs la base de volcans ,lamellation des roches volcaniques ,lanzarote 7,lits calcaires de7 ,lave1 son adhrence aux parois d'une gorge --feldspathique --semi-amygdalodale avec vacuoles ,laves avec monticules irrguliers l',ascension --7,composition de la surface des7 --7,coules de7 se confondant ,san ,thiago --des ,galapagos --7diffrences d'tat de la surface des7 --7,fluidit des7 --7,minceur extrme des coules de7 --7,poids spcifique des7 ,lesson 7,m474--,sur les cratres de l',ascension ,leucite ,littorina 7fossile7 ,lonsdale 7,m474--,sur des coraux fossiles de la ,terre ,van ,diemen ,lot1 ,sainte-,hlne ,lyell 7,m474--,sur les cratres de soulvement --,sur des oeufs de tortues empts dans une roche --,sur un revtement luisant des dikes ,macaulay 7,le ,dr74--,sur des moules calcaires ,madre ,mac ,tullock 7,le ,dr74--,sur une roche amygdalodale --,sur la chlorophaete --,sur une rtinite lamellaire ,mackensie 7,sir ,g474--,sur des coules de lave caverneuses --,sur des coules d'obsidienne --,sur un revtement luisant des dikes --,sur la stratification de l',islande ,madre 7,moules calcaires 7 ,magazine 7,nautical73 rapport sur des phnomnes volcaniques ayant leur sige dans l',atlantique ,marekanite ,maurice 7,ile7 --7,cratre de soulvement de7 ,mica en nodules arrondis --7,disposition rayonne du7 --7,origine du7 dans des phyllades mtamorphiques ,miller 7,le ,professeur74--,sur des cristaux de quartz dans des lits d'obsidienne --,sur du feldspath labradorique jacul ,mitchell 7,sir ,t474--,sur des bombes volcaniques --,sur les valles australiennes ,moules calcareux de branches ,narborough 7,ile7 ,nelson 7,le ,lieutenant74--,sur les les ,bermudes ,nouveau grs rouge 7,stratification entrecroise du7 ,nouvelle-,caldonie ,nouvelle-,galles du ,sud ,nouvelle-,zlande ,nullipores 7fossiles7 ressemblant des concrtions ,obsidienne 7,absence de l'7 l'archipel des ,galapagos --7,bombes d'7 --7,composition et origine de l'7 --7,coules d'7 --7,descente des cristaux de feldspath au sein de l'7 --7,emission de l'7 par des cratrestrs levs --7,passage de bancs l'7 --7,poids spcifique de l'7 ,oeufs d'oiseaux empts dans une roche ,sainte-,hlne --de tortues empts dans une roche l',ascension ,olivine la ,terre ,van ,diemen --dans les laves l'archipel des ,galapagos --dcompose ,san ,thiago ,oolitique7,structure7 de bancs calcaires rcents ,sainte-,hlne ,otaheite ,pattinson 7,m474--,sur la sparation du plomb et de l'argent ,paul 7,rochers de ,saint-7 ,pprino ,perlite ,pron 7,m474--,sur des roches calcaires d',australie ,phonolite avec hornblende plus fusible que la pte --7,collines de7 --fissile ,phyllade argileux1 sa dcomposition et son contact avec le granit au cap de ,bonne-,esprance ,plantes fossiles ,plomb 7,sparation du7 et de l'argent ,plutoniennes 7,roches71 rpartition de leurs lments par ordre de densit ,poids spcifique des laves --de roches calcareuses rcentes et du calcaire ,ponce lamellaire4 --manque l'archipel des ,galapagos ,ponza 7,iles74 7,trachyte lamellaire des7 ,porto-,praya ,prvost 7,m4,c474--,sur la raret des grandes dislocations dans les les volcaniques ,producta ,prosperous ,hill1 ,sainte-,hlne ,puy-de-,dme 7,trachyte du7 ,quail-island1 ,san ,thiago ,quartz cristallis dans le grs --7,cristaux de7 dans des couches alternant avec de l'obsidienne --7,fusibilit du7 ,quartzite tachet d'une matire terreuse la suite d'une action mtamorphique4 ,red ,hill ,rsineux 7,aspect7 de scories altres ,rtinite --7,dikes de7 ,rio de ,janeiro 7,gneiss de7 ,robert 7,m74--,sur des couches observes en ,islande ,rogers 7,les ,professeurs7 --,sur des lignes de soulvement courbes4 ,sainte-,hlne 7,ile de7 --7,cratres soulvement de7 ,saint-,paul 7,rochers de7 ,salses 7,comparaison des71 et des cratres de tuf ,san ,thiago 7,ile de7 --7,cratre de soulvement de7 --7,effets produits par une matire calcaire sur la lave 7 ,scrope 7,m4,p474--,sur l'obsidienne4 --,sur la prsence de la silice dans le trachyte --,sur la sparation du trachyte et du basalte --,sur les sphrulites --,sur le trachyte lamellaire ,seale 7,m474--,gognosie de ,sainte-,hlne4 --,sur des coquilles fossiles de ,sainte-,hlne4 --,sur les dikes --,sur des ossements d'oiseaux empts dans une roche ,sedgwick 7,le ,professeur74--,sur les concrtions ,sel dans des couches volcaniques --dpos par la mer --7,lacs riches en7 dans des cratres ,septaria en concrtions dans le tuf ,serpules dans des roches souleves ,seychelles ,siau 7,m474--,sur le ridement au fond de la mer par l'action des vagues ,signal--,post ,hill ,silice dpose par la vapeur --7,forte proportion de la7 dans l'obsidienne --7,poids spcifique de la7 ,siliceux 7,dpt7 ,smith 7,le ,dr ,a474--,sur le contact du granite et du phyllade argileux ,soulvement de l'archipel des ,galapagos --d'les volcaniques --de ,sainte-,hlne --de la ,terre ,van ,diemen1 du cap de ,bonne-,esprance1 de la ,nouvelle-,zlande1 de l',australie et de l'le ,chatham ,spallanzani4--,sur le trachyte dcompos ,sphrulites dans le verre et dans le bois silicifi --dans l'obsidienne ,spirifera ,sowerby 7,m4,g4,b474--,description de coquilles fossiles 7 l',appendice7 --,sur des coquilles fossiles de ,san ,thiago --,sur des coquilles fossiles de la ,terre ,van ,diemen --,sur des coquilles fossiles terrestres de ,sainte-,hlne ,stenopora 7fossile7 ,stokes 7,m47--,collection de sphrulites et d'obsidienne de ,stony-top 7,great7 --7,little7 ,stratification du grs la ,nouvelle-,galles du ,sud ,stutchbury 7,m74--,sur des fossiles marins ,otaheite ,tahiti ,talus stratifies dans l'intrieur de cratres de tuf ,terceira ,tertiaire 7,dpt7 ,san ,thiago ,thiago 7,ile de ,san7 ,tourmaline rayonne ,trachyte 7,absence du7 l'archipel des ,galapagos --7,dcomposition du7 par la vapeur --de l',ascension --de ,terceira --devenu tendre l',ascension --7,lamellation du7 --7,poids spcifique du7 --7,sparation du7 et du basalte --7,veines singulires dans le7 ,trapp 7,dikes de7 ,king ,george's ,sound4 --dans des roches plutoniques ,travertin la ,terre ,van ,diemen ,tropiques 7,oiseau des7 devenu rare ,sainte-,hlne ,tuf 7,cratres de7 --7,espce particulire de7 --7,etat ruin des cratres de7 ,turner 7,m474--,sur la sparation de mtaux fondus ,tyerman et ,bennet4--,sur des fossiles marins ,huaheine ,valles en forme de gorges la ,nouvelle-,galles du ,sud -- ,san ,thiago -- ,sainte-,hlne ,van ,diemen 7,terre7 ,veines dans le trachyte --de jaspe ,vent 7,effets du7 sur la forme des cratres ,venus 7fossile7 ,vincent 7,bory de ,saint-74--,sur les bombes volcaniques ,vitreuse 7,origine de la structure7 ,volcaniques 7,iles7 en voie de formation dans l',atlantique --7,iles71 leur distribution ,wacke 7,passage de la7 la lave ,wackes argileuses ,webster 7,le ,dr74--,sur le gypse de l',ascension --,sur une le en forme de bassin ,white 7,martin74--,sur des sondages