,,s*op5hau] ,,p5s,,es1 ,,maximes ,,et ,,fragm5ts ,i4--,,les ,,d\leurs ,,du ,,monde ,,et ,,le ,,mal ,,de ,,la ,,vie ,,ii4--,l',,am\r4--,,les ,,femmes4--,,le ,,m>iage ,,iii4--,,aphorismes ,,sur ,l',,homme1 ,,la ,,vie1 ,,la ,,soci,t1 ,,la ,,politique1 ,l',,art1 ,,la ,,religion1 ,,etc4 ,,traduit1 ,,annot ,,et ,,pr,c,d ,d',,une ,,vie ,,de ,,s*op5hau] ,p> ,j4 ,,b\rdeau ,,p>is ,,librairie ,,g]m]-,,bailli,,re et ,cie #ajh1 ,,b\lev>d ,,sa9t-,,g]ma91 #ajh #ahhj ,t\s droits rs]vs4 ,a la mme ,librairie4 ,,ouvrages ,,de ,,s*op5hau] ,,traduits ,,en ,,fran,,ais ,le ,fondem5t de la morale1 #ahgi1 #a vol4 9-#ah de la ,biblio?que de philosophie contempora9e #b fr4 #ej ,essai sur le libre arbitre1 #ahgg1 #a vol4 9-#ah de la ,biblio?que de philosophie contempora9e #b fr4 #ej ,le ,monde comme volont et comme objet de reprs5tation4 #b vol4 9-#h4 7,s\s presse47 99 99 99 99 99 ,la philosophie de ,s*op5hau]1 p> ,?4 ,ribot4 #a vol4 9-#ah de la ,biblio?que de philosophie contempora9e #b fr4 #ej ,,pr,,face ,,vie ,,et ,,op9ions ,d',,ar?ur ,,s*op5hau]#a #a ,s*op5hau]'s ,leb5 von ,w4 ,gw9n]4 ,leipzig4 ,brockhaus1 #ahgh4 ,s'il n'y avait *ez ,s*op5hau] que le crateur d'un n\veau sy/me de philosophie1 d'une n\velle explication de l'inexplicable1 on p\rrait c]tes l'admir] ou le critiqu]1 mais on ne le lirait gure4 ,heureusem5t p\r sa gloire1 il s'e/ t\rn p>fois v]s le gr& public1 il lui adresse quelques-uns de ses ouvrages#b et sollicite les suffrages des honntes g5s qui ne se piqu5t pas de mtaphysique4 ,et en effet1 ct du mtaphysici51 on r5contre dans ses crits un morali/e curieux1 un humori/e orig9al et un criva9 clair1 accessible t\s1 et presque populaire4 ,les ,allem&s l'admett5t dans leurs biblio?ques *oisies1 et l'un d'eux le comp>e notre ,montaigne4 ,un ,montaigne1 j'y cons5s1 p\rvu qu'il soit bi5 ent5du que c'e/ un ,montaigne allem&4 ,e/-il possible de concevoir un ,montaigne con/ructeur de sy/me et ab/racteur de qu9tess5ce1 un ,montaigne s>donique1 irritable et sombre1 trang] aux grces riantes et aux joies lgres8 ,montaigne et ,s*op5hau] n'ont de commun que leur curiosit univ]selle des hommes et des *oses4 ,l'un et l'autre ils voi5t le monde trav]s leur esprit1 leurs gts1 leur humeur4 ,aussi1 comme p\r la plup>t des morali/es1 la vie de ,s*op5hau] e/-elle un comm5taire de ses uvres1 s\v5t un comm5taire reb\rs3 ses actes dm5t5t ce que sa doctr9e a d'excessif et d'outr1 et l'auteur relve en lui ce qu'il y a de faible et de *ancelant dans l'homme4 #b ,p>]ga und ,p>alipom5a4 ,c'e/ un v5dr$i1 j\r nfa/e1 que1 selon la rem>que de ,m4 ,gw9n]1 ,ar?ur ,s*op5hau]1 le gr& pessimi/e1 naquit ,dantzig le #bb fvri] #aghh4 ,d'aprs la tradition de famille1 ses anctres tai5t ,holl&ais4 ,son pre1 ri*e ngociant de la ville1 avait l'esprit cultiv2 il aimait les voyages et suivait en t\tes *oses les c\tumes anglaises4 ,sa mre1 fille du conseill] ,trosi5]1 se fit plus t>d1 grce ses romans1 un nom dans la littrature de l'poque4 ,ds son premi] ge le jeune ,ar?ur escorte ses p>5ts trav]s l',allemagne1 la ,belgique1 la ,suisse1 la ,france et l',anglet]re2 neuf ans1 on l'tablit au ,havre1 o il oublie au b\t de deux annes sa langue mat]nelle1 puis on le laisse quelque temps ,londres4 ,les sj\rs l'trang]1 la frqu5tation des socits les plus div]ses lui procur5t a9si l'expri5ce prcoce et pratique ncessaire aux m>*&s1 utile aux philosophes4 ,la mort de son pre1 surv5ue en #ahjd1 *ange le c\rs de ses tudes jusque-l diriges v]s le comm]ce4 ,il ne se s5t pas n p\r vivre d]rire un comptoir2 d'ailleurs l'hritage pat]nel assure son indp5dance et ses loisirs4 ,a pe9e livr lui-mme1 il se v\e aux lettres1 la sci5ce1 la philosophie surt\t1 avec l'entra9 juvnile et passionn que donn5t les aptitudes natives4 ,il mdite ,kant et ,platon1 frqu5te les ,univ]sits de ,gtt+ue et de ,b]l91 tudie la m9ralogie1 la botanique1 l'hi/oire des ,croisades1 la mtorologie1 la physiologie1 l'e?nologie1 la jurisprud5ce1 la *imie1 le magntisme1 l'lectricit1 l'orni?ologie1 l'amphibiologie1 l'i*?yologie#c1 la flte1 les armes et la guit>e4 ,que de *osologies une tte allem&e peut cont5ir6 ,s*op5hau] s'assimila t\tes ces sci5ces1 hormis la guit>e1 et dut1 aprs bi5 des annes de /riles ef=ts1 susp5dre un cl\ de sa *ambre l'in/rum5t rebelle4 #c ,n\s abrgeons la li/e (ficielle de t\s les c\rs qu'il a suivis ,gtt+ue et ,b]l94 ,n'allez pas cep5dant v\s le figur] s\s les traits de ces jeunes pdants longue m9e1 tr\s au c\de1 et qui n'ont vu le monde que du fond des biblio?ques2 ne l'imag9ez pas non plus1 selon la mode des univ]sits allem&es1 gr& avaleur de bire et *]*eur de duels4 ,il dte/ait la bire et les duels3 n\s avons mme de lui1 dans ses aphorismes1 un petit trait contre les duelli/es1 o il dit jolim5t leur fait t\s les matamores passs1 prs5ts et futurs4 ,pas plus que les combats s+uli]s il n'aimait les batailles ranges1 et1 comme ,panurge1 il craignait naturellem5t les c\ps4 ,en #ahac1 dans un lan de patriotisme1 il a*te l'un de ses belliqueux cam>ades un sabre d'honneur2 il paie au lieut5ant ,helmholtz un uni=me et un ,sophocle2 mais1 quant lui1 il se ti5t coi et tranquille1 et rum9e loisir sa ?se sur la ,quadruple rac9e de la raison suffisante4 ,a le jug] p> l'extrieur1 c'tait un jeune g5tleman =t soigneux de sa mise1 d'agrable t\rnure et de belles manires1 quoique d'une contradiction fatigante et d'une imp]t95te fran*ise4 ,on le r5contre la comdie et l'opra1 dans les c]cles ari/ocratiques1 les socits lettres de ,weim> et de ,dresde4 ,il a des entreti5s avec ,g!1 il obs]ve les saltimbanques1 assi/e p> faveur une excution capitale1 et lit les hommes autant que les livres4 ,il n'e/ ri5 mo9s qu'un ennemi des plaisirs4 ,t&is qu'il mdite et compose v+t-neuf ans son gr& ouvrage1 le ,monde comme volont et comme reprs5tation#d1 ce livre fameux qui conclut l'asctisme en vue d'am5] la f9 du monde p> la cont95ce absolue des sexes1 il lui arrive mme msav5ture qu' ,desc>tes2 un beau j\r il lui nat un enfant naturel4 ,et sur ces entrefaites1 son livre tant a*ev1 ,s*op5hau]1 d'un pas allgre1 va se dlass] en ,italie et se div]tir4 ,a ,v5ise1 o il se tr\vait en mme temps que ,byron#e1 il mne comme lui joyeuse vie1 et cont9ue ses tudes sur la physique de l'am\r1 dont il devait un j\r crire la mtaphysique4 #d ,cet ouvrage p>ut en #ahai4 #e ,il se plaisait rpt] cette b\tade de ,byron3 ,! m ,i see ( m51 ! less ,i l !m2 if ,i c\ld say s ( wom5 too1 all w\ld be well4 ,ri*e d'expri5ce et de connaissances1 d'obs]vations et d'tudes1 mais auteur inconnu1 c> son livre gisait encore *ez le libraire sans succs et sans *o1 il a la mal5contreuse ide de v5ir enseign] la philosophie l',univ]sit de ,b]l94 ,hgel faisait f\le3 ,s*op5hau] p>la devant des banquettes peu prs vides4 ,il enrage1 il s'ob/9e et ne tr\ve la f9 d'inscrits son c\rs que trois pels et un tondu3 un matre de mange1 un *angeur1 un d5ti/e et un capita9e en retraite4 ,de l peut-tre ses diatribes ac]bes contre l'enseignem5t (ficiel des pr(esseurs de philosophie4 ,hgel ne fut pas seul tr\bl] son repos3 une vieille fille sa vois9e1 c\turire de pr(ession1 gagna contre lui un procs en indemnit p\r c\ps et blessures4 ,la lutte homrique du philosophe et de la commre n'occupe pas mo9s de v+t-c9q pages 9-octavo dans la solide biographie de ,m4 ,gw9n]4 ,en #ahca1 le *olra le *asse de ,b]l91 de mme qu'il *assait de ,naples ,leop>di1 le pote de l',infelicit4 ,s+uli] rappro*em5t que cette t]reur presque simultane du *olra *ez ces deux pessimi/es6 ,c'e/ que1 t\t en proclamant bi5 haut en /rophes sonores ou en prose admirable que le monde e/ une comdie dont le jeu ne vaut pas la *&elle1 et l'homme un pitre acteur en gu5illes qui balbutie un mauvais rle1 ils ti5n5t ces *&elles1 cette f>ce1 ces gu5illes2 ils ont horreur1 comme v\s et moi1 plus encore peut-tre que v\s et moi1 du dnom5t tragique4 ,a la mo9dre al]te1 eux de fuir t\tes jambes4 ,notre *olrophobe de pr(ession1 comme il s'intitulait lui-mme1 s'arrte enf9 ,franc=t#f3 il y a pass en prospre sant ses v+t-neuf d]nires annes4 ,un mat91 le #bc septembre #ahfj1 comme il s'habillait1 la mort le saisit brusquem5t la gorge et le c\*a sur le p>quet4 ,il avait soixante-d\ze ans4 #f ,c'e/ l qu'il a crit et publi1 en #ahea1 l'ge de soixante-trois ans1 ses ,p>]ga und ,p>alipom5a1 sries d'essais de/9s au gr& public4 ,sa vie de clibataire et de r5ti] e/ d'une monotonie si automatique1 qu'on la connat qu& on connat une de ses j\rnes4 ,se lev] v]s huit heures1 s'pong] l'anglaise1 prp>] son caf1 s'attabl] au travail et crire dans t\te la fra*eur des ides mat9ales1 j\] ensuite un petit air de flte avant d'endoss] son habit1 d'aju/] son jabot et sa cravate blan*e2 dn] table d'hte1 sie/e1 prom5ade2 lire le ,times1 puis quelques bons vieux auteurs2 s\p]1 ?tre1 excell5t sommeil4 ,il e/ aussi mnag] de sa =tune que de l'emploi de son temps1 et d\ble la longue son capital4 ,a ct de ce bon s5s pratique1 de ces habitudes rgles1 on peut not] en lui plus d'un symptme morbide1 et ce co9 de folie qui n'e/ pas r>e *ez les esprits suprieurs4 ,nullum magnum +5ium s9e quadam mixtura dem5ti1 a dit ,snque4 ,peut-tre1 l'g>d de ,s*op5hau]1 la nature avait-elle un peu =c la dose4 ,il semble t5ir de l'hrdit son humeur viol5te1 ses t]reurs sans cause1 ses manies sans nombre1 ses dfiances et ses ombrages4 ,on en retr\ve la trace *ez ses asc5dants pat]nels et mat]nels4 ,il e/ c]ta9 que son pre s'e/ tu dans une attaque de mlancolie noire4 ,lui-mme1 ds sa premire jeunesse1 e/ sujet d'tranges lubies4 ,reoit-il une lettre1 il s'effraie1 prvoit un malheur2 la nuit1 au mo9dre bruit1 il s'veille1 se jette sur ses pi/olets4 ,il pr5d mille prcautions contre les maladies1 les accid5ts de t\te sorte1 habite un premi] tage p\r mieux *app] en cas d'inc5die2 il tremble au contact d'un rasoir qui n'e/ pas le si52 il s]re soigneusem5t ses tuyaux de pipe1 et dans les htels1 il a so9 d'apport] son v]re1 de peur que c]ta9s lpreux ne s'en s]v5t4 ,son or e/ dissimul dans des ca*ettes2 ses billets1 f\rrs p> prcaution au milieu des vieilles lettres ou s\s des =mules d'apo?icaire2 p\r dr\t] la curiosit1 ses comptes1 ses notes d'affaires sont rdigs en grec et en lat94 ,que n'a-t-il emprunt cette devise l'un de nos vieux satiriques3 ,je ne cra9s ri51 =s le dangi]8--,il se croyait victime d'une p]scution1 et voyait une va/e conspiration du sil5ce aut\r de son uvre1 ourdie p> les pr(esseurs de philosophie1 aimant mieux les suppos] malveillants qu'indiffr5ts4 ,p> une contradiction s+ulire il r$\tait la critique des pr(esseurs de philosophie sur ses ouvrages3 ,que dans peu de temps les v]s rong5t mon corps1 c'e/ une p5se que je puis support]2 mais que les pr(esseurs de philosophie rong5t ma philosophie1 j'en frissonne d'avance4 ,autre symptme non mo9s grave1 c'e/ la manie raisonnante3 il raisonne sur t\t1 sur son gr& apptit1 sur le spiritisme1 le clair de lune1 l'am\r grec1 sur les songes et les prsages4 ,une nuit1 la s]vante rve qu'elle essuie des ta*es d'encre1 et ce mme mat91 p> mg>de1 ,s*op5hau] rp& son encri]4 trange concordance6 notre philosophe en e/ frapp3 ,alles 0 ges*ieht1 ges*ieht no?w5dig6 7,t\t ce qui arrive1 arrive ncessairem5t71 s'crie-t-il d'un ton sol5nel2 aussitt de cette b\teille l'encre sort t\t un sy/me#g3 ,et le raisonnem5t en bannit la raison4 #g ,p>]ga1 #c;e dit41 vol4 ,i1 p4 #bgj4 ,des traits p>eils ne donn]ai5t-ils pas l'envie de confi] aux mdec9s alini/es le so9 d'crire l'hi/oire de la philosophie4 ,on s'ap]cevrait alors avec tonnem5t que ceux qui pass5t p>mi les hommes p\r des dev9s et des sages se sont montrs p> mom5ts et p> accs des f\s plus f\s que les autres4 ,comm5t expliqu] le succs t>dif mais rel1 le ret5tissem5t subit de la philosophie de ,s*op5hau]8 ,c'e/ qu'il e/ possd de la folie de son temps1 cette folie que l'on a si ju/em5t appele la maladie du pessimisme#h1 ou encore la maladie du sicle1 d] ,welts*m]z1 la d\leur du monde1 cette folie qui compte tant de victimes1 de ,w]!r ,r51 de ,*ilde-,h>old ,rolla1 et d'illu/res malades3 ,byron1 ,musset1 ,h5ri ,he9e1 rieurs attri/s1 viveurs blass1 sceptiques nuageux1 rvolts lyriques qui ador5t la vie et la maudiss5t4 ,s*op5hau] e/ le ?orici5 de cette cole de potes4 ,ce qu'il y a *ez lui d'orig9al et de piquant1 c'e/ que1 plac entre deux poques1 l'une de scepticisme aride1 l'autre de my/icisme et d'emphase1 il les rappro*e et en app>5ce les concilie4 ,on avait trop ri au dix-huitime sicle1 le sicle de ,voltaire au rire sec et /rid5t4 ,le dix-neuvime comm5ce avec la lassitude d'un l5dema9 d'orgie4 ,c'e/ l ce qui c>actrise la r5aissance romantique et no-*rti5ne de la ,re/auration3 le diable d'hi] se fait ermite4 ,faites-v\s ermite1 telle e/ ju/em5t la conclusion d]nire du sy/me de ,s*op5hau]4 ,au lieu de laiss] ,c&ide1 dsabus p> une cruelle expri5ce et guri de ses illusions1 cultiv] en paix son j>d91 il lui met entre les ma9s la ,vie de ,ranc p> ,*ateaubri& et lui conseille de se faire trappi/e3 il arra*e ,mlle ,cungonde sa ptiss]ie et lui propose en exemple la ,vie de sa9te lisabe? de ,hongrie p> ,montalemb]t#i4 ,p\r tre surpr5ante1 cette conclusion n'en e/ pas mo9s =t logique4 ,c> si le monde e/1 comme il l'affirme1 une si pr(onde valle de l>mes1 une si paisse =t de crimes1 il n'y a qu'une issue1 qu'un dfil p\r en sortir dignem5t1 a9si qu'il convi5t un sage2 non po9t p> la porte sanglante du suicide1 mais p> les voies au/res de l'asctisme *rti51 ou plutt de l'asctisme b\ddhique#aj1 r5oncem5t plus gr&iose encore1 puisqu'il mne l'espoir du nant4 ,s*op5hau]1 il e/ vrai1 s'av\ait1 quant lui1 incapable d'atte9dre p> la volont jusqu' ces sublimes pratiques du trappi/e ou du fakir3 affaire de grce1 comme il disait4 ,il ne fut1 en ralit1 qu'un b\ddhi/e de table d'hte4 #h ,voir le ,pessimisme au ,x,i,xe sicle1 p> ,e4 ,c>o4 ,ha*ette1 #ahgh4 #i ,dans les d]nires pages de son ouvrage philosophique1 ,s*op5hau] recomm&e en effet ces deux ouvrages sur ,ranc et sa9te lisabe? la mditation de ses lecteurs4 #aj ,s*op5hau]1 int]prte loqu5t des ides b\ddhi/es1 n\s (fre un rem>quable exemple de l'aff9it trange qu'il y a entre la spculation h9d\e et la spculation allem&e3 ,a proprem5t p>l]1 dit ,m4 ,ta9e1 dans son essai sur le b\ddhisme1 les ,h9d\s sont les seuls qui1 avec les ,allem&s1 ai5t le gnie mtaphysique2 les ,grecs1 si subtils1 sont timides et mesurs ct d'eux2 et l'on peut dire1 sans exagration1 que c'e/ seulem5t sur les bords du ,gange et de la ,spre que l'esprit huma9 s'e/ attaqu au fond et la sub/ance des *oses4 ,peu importe l'absurdit des consqu5ces1 ils ont pos les que/ions suprmes1 et p]sonne1 hors d'eux1 n'a mme conu qu'on pt les pos]4 ,s*op5hau] e/ bi5 mieux dans son rle1 dans la s9crit de sa nature lorsqu'il j\e le ,mphi/ophls4 ,a cette table de l'htel d',anglet]re ,franc=t1 o sa r5omme attirait =ce pl]9s1 au milieu de la fume des pipes et du bruit des v]res1 ceux qui visitai5t ce vieill>d l'il clair et ple9 de malice en rapportai5t l'impression d'une entrevue avec ,belzbu? en p]sonne#aa4 ,nul n'e/ plus propre que ce vieux cynique dniais] un bon jeune homme et fan] d'un s\ffle glac la fleur de son me et de ses rves4 #aa ,voir1 dans la ,revue des ,deux-,mondes du #ae m>s #ahgj1 un intressant article de ,m4 ,*allemel-,lac\r1 o il raconte son entrevue avec ,s*op5hau]4 ,ses p>oles l5tes et monotones1 qui m'arrivai5t trav]s le bruit des v]res et les clats de gat de mes vois9s1 me causai5t une sorte de malaise1 comme si j'eusse s5ti pass] sur moi un s\ffle glac trav]s la porte entr'ouv]te du nant444 ,des v]tiges inconnus me gagnai5t444 et il me sembla1 longtemps aprs l'avoir quitt1 tre ballott sur une m] h\leuse1 sillonne d'horribles c\rants4--,et p\rtant ,m4 ,*allemel-,lac\r ne saurait pass] p\r un esprit cra9tif et timor4 ,je suppose qu'un petit philosophe imb]be soit all le consult]4 ,avez-v\s #bj1jjj livres de r5te8 lui et dem& ,s*op5hau]4 ,non8 ,ab&onnez alors la philosophie3 on doit vivre p\r elle et non p> elle4--,s]iez-v\s la fois r5ti] et appr5ti philosophe8 ,il v\s faut une troisime condition1 mon jeune ami1 un troisime vu1 non pas prcism5t le vu de *a/et 7un philosophe doit t\t connatre1 t\t et le re/e71 mais le vu de clibat2 une p\se lgitime1 une famille influ5t plus qu'on ne croit sur nos jugem5ts1 sur notre lib]t d'esprit4 ,mais fuyez avant t\t les univ]sits4 ,croyez-moi6 ,on y enseigne les doctr9es que l'tat patronne1 et les *aires de philosophie sont dev5ues des succursales de l'glise4 ,or1 ret5ez bi5 ceci1 il n'y a pas plus de philosophie *rti5ne qu'il n'y a une ari?mtique *rti5ne4 ,p5sez donc p> v\s-mme1 aprs avoir lu ,kant et ,s*op5hau]1 votre s]viteur2 v\s *ass]ez a9si de votre esprit t\s les prjugs que v+t sicles de juiv]ie et de ,moy5-,age y ont entasss1 et v\s reconnatrez que l'ide de ,dieu n'e/ pas une ide inne1 qu'elle v\s vi5t sans d\te du temps o madame votre maman v\s mettait g5\x sur votre lit et1 v\s croisant les ma9s1 v\s faisait rcit] votre prire4 ,cop]nic a *ass ,dieu du ciel2 mais1 en ralit1 ,dieu e/ p>t\t1 dans la table sur laquelle v\s crivez1 dans la *aise o repose votre trs noble dos4 ,n'allez pas1 au mo9s1 dev5ir matriali/e comme les g>ons coiffeurs ou les lves en ph>macie2 vitez galem5t d'tre un pur esprit1 v\s ressembl]iez trop ces ttes d'anges ailes mais sans corps que l'on admire dans les tableaux de pit4 ,ne cessez d'tudi] les sci5ces1 difiez votre philosophie sur les faits1-- ce prix v\s s]ez philosophe#ab4 ,allez1 et que ,b\ddha v\s ait en sa sa9te g>de6 #ab ,cf4 surt\t ,p>]ga1 t4 ,i4 ,zur ,kantis*5 ,philosophie4 ,ueb] die ,univ]sitts-,philosophie1 passim4 ,a un ?ologi5 frais et rose au sortir du sm9aire1 ,s*op5hau] et dit3 ,jeune homme1 n\s ne p\vons n\s ent5dre4 ,sans d\te j'aime1 je vnre le pessimisme des trappi/es1 mais je n'ai ri5 de commun avec la ?ologie4 ,je ne conte/e pas vos bi5faits1 lo9 de l4 ,assurm5t1 v\s et moi n\s *]*ons satisfaire cet t]nel beso9 de l'homme que v\s appelez le beso9 religieux et que j'appelle le beso9 mtaphysique1 mais v\s v\s adressez la f\le s\s le voile de l'allgorie et du brillant symbole2 v\s pr5ez des m9es t]ribles et sol5nelles p\r en impos] aux enfants dont la raison sommeille encore1 t&is que le vritable philosophe p>le au petit nombre des intellig5ces viriles le simple et mle langage de la vrit ab/raite et nue4 ,mais dites-moi1 je v\s prie1 quelle diantre de ncessit v\s p\sse rclam] les suffrages de la philosophie8 ,n'avez-v\s pas t\t p\r v\s8 rvlations1 textes sacrs1 miracles1 prophties1 un haut rang dans l'tat1 le cons5tem5t1 le respect gnral1 mille glises1 mille *apelles2 n'tes-v\s pas les int]mdiaires obligs1 ds qu'on veut a*et] ou m5di] le ciel8 ,outre le monopole des consolations1 ne possdez-v\s pas le privilge ine/imable d'in/ruire l'enfance1 de faonn] les jeunes c]veaux p\r la vie entire8 ,et il v\s faut encore l'approbation des philosophes6 ,et il v\s la faut t\t prix1 tellem5t que jadis1 qu& v\s tiez les matres1 et que cette approbation v\s manquait1 v\s aviez rec\rs des argum5ts sans rplique1 la torture1 le b*]1 l'ultima ratio !ologorum4 ,que de victimes sur l'autel de votre ,dieu1 que de sang rp&u en son nom6 ,ah6 je ne dem&e qu' laiss] les dieux en paix1 p\rvu t\tefois qu'ils me r5d5t la p>eille4 ,ergo1 pax vobiscum#ac6 #ac ,cf4 ,die ,welt1 vol4 ,,ii1 liv4 ,i1 *ap4 #ag4 ,ueb] das metaphysis*e ,b$rfniss4 ,si un jeune avocat1 orateur politique1 t\t feu et flammes1 t\t gonfl de phrases rondes1 d'exemples hi/oriques1 ft v5u devant lui tal] son sy/me1 ,s*op5hau] et dit en fronant le s\rcil3 ,et aprs8 n'esprez pas me conva9cre4 ,l'hi/oire1 n'e/-ce pas au fond t\j\rs la mme *ose1 qu'il s'agisse de m9i/res et de diplomates p5*s sur une c>te et occups se disput] des t]ritoires1 ou de paysans dans une aub]ge en qu]elle p\r un lambeau de t]re ou une p>tie de ds2 t\j\rs les mmes passions1 les mmes *imres1 qu'il s'agisse de noisettes ou de royales c\ronnes8 ,encore si votre hi/oire tait vraie4 ,mais le m5songe la pro/itue1 elle s]t t\s les p>tis4 ,il suffit1 p\r s'en conva9cre1 de lire les j\rnaux1 dbits publics de poison autoris4 ,ce poison1 v\s le proposez la canaille comme une panace1 lui promettant1 en ha9e du *ri/ianisme1 le bonheur sur cette t]re1 odieux optimi/es que v\s tes6 ,vils flatteurs1 v\s dites au peuple qu'il e/ s\v]a91 mais v\s savez bi5 que c'e/ un s\v]a9 t]nellem5t m9eur1 dupe d'habiles fil\s que l'on appelle dmagogues4 ,v\s m'p\vantez qu& je v\s vois j\] avec les passions populaires2 autant vaudrait mani] la dynamite4 ,je tremble d'ent5dre les *anes de l'ordre lgal se bris] avec fracas1 et le mon/re d*an rugir4 ,ultra-ractionnaire1 oui1 je le suis p> horreur de vos criaill]ies1 de votre vac>me1 de vos meutes qui m'ass\rdiss5t1 m'inquit5t et me di/rai5t de mes p5ses1 de mes travaux imprissables4 ,qu& donc n\s donn]a-t-on n\s autres philosophes un philosophe c\ronn1 un roi libre-p5seur1 un ,frdric ,,ii8 ,en att5dant1 que le diable v\s emporte1 t\s tant que v\s tes#ad6 #ad ,cf4 surt\t ,p>]ga1 ,,ii1 *ap4 #i4 ,a un pauvre am\reux qui n'e/ que s\pirs et que l>mes444 ,mais n\s ne v\lons po9t dtromp] ici les jeunes curs pris d'idal et d'horizons bleus4 ,quant aux lecteurs dsabuss1 n\s les r5voyons la ,mtaphysique de l'am\r et l',essai sur les femmes4 ,lo9 de tomb] aux pi$s du sexe auquel il doit sa mre1 ,s*op5hau] tombe bras racc\rcis sur ce malheureux sexe1 ju/em5t p>ce qu'il lui doit sa mre1 p]sonne frivole1 satisfaite de vivre et =t dp5sire#ae4 ,aprs une p>eille satire1 il convi5drait de lire l'apologie de ,m4 ,/u>t ,mill4 ,cet anglais utilitaire1 qui s\s sa rigide armure de froide logique ca*ait un cur *aleureux1 a crit un petit livre tran*ant et *eval]esque sur la sujtion des femmes3 p>ce qu'il a eu la =tune de r5contr] en ,mme ,mill une me d'lite1 aussitt1 s'il ne t5ait qu' lui1 les femmes devi5drai5t lecteurs1 juges1 m9i/res d'tat4 ,s*op5hau]1 qui n'a connu1 ce semble1 que les dames qui ne se font gure pri]1 les relgue t\tes au fond d'un srail4 ,il mprise la monogamie2 ?oriquem5t il e/ polygame1 ttragame mme1 et ne voit qu'une objection p\s] quatre femmes1 l'objection des quatre belle-mres4 #ae ,n\vel ,hamlet1 il lui repro*ait encore1 tort ou raison1 son infidlit la mmoire d'un p\x4 ,enf91 c'e/ notre pessimi/e qu'il faut adress] le b\rgeois gras et jovial1 cont5t de lui et des autres4 ,mais hlas6 l'loqu5ce d'un ,dmo/hne ne saurait n\s p]suad] que le monde e/ mauvais qu& n\s le tr\vons bon4 ,comme l'a si bi5 dit ,prevo/-,p>adol1 nos joies et nos tri/esses sont bi5 plus rgles p> les vnem5ts de notre vie et p> le t\r de nos c>actres1 que p> la logique de nos croyances#af4 ,s*op5hau] en e/ un rem>quable exemple4 ,misan?rope rev*e et ddaigneux ds sa jeunesse1 criva9 obscur et mcont5t1 qu& la f9 la gloire arrive1 son front s'claircit1 son humeur s'apaise1 et il appr5d s\rire4 ,le bruit et le succs de sa philosophie ds5*ante l'en*ant5t1 il ne s'en ca*e pas4 ,a soixante ans il s'humanise1 lui le f>\*e solitaire1 au se9 d'une petite famille de disciples zls et dociles3 le j\r de sa fte arriv5t les b\quets1 les sonnets1 une c\pe en arg5t massif et d'autres surprises4 ,au conc]t de l\anges po9t d'oreilles rebelles4 ,des jeunes g5s inconnus envoi5t des lettres en?\sia/es4 ,une femme1 ,mme lisabe? ,ney1 acc\rt t\t exprs de ,b]l9 p\r model] son bu/e4 ,trois ou quatre arti/es se disput5t l'honneur de faire son portrait4 ,mieux que t\t cela1 ses livres ont des ditions n\velles4 ,le ,we/m9/] ,review1 la ,revue des ,deux ,mondes1 le ,j\rnal des ,dbats#ag1 la ,rivi/a contemporanea1 etc41 t\t en critiquant ses doctr9es1 les rp&5t trav]s l',europe4 ,les hommes sont a9si faits1 je veux dire les auteurs3 qu'on publie seulem5t leurs noms dans les gazettes1 il ne leur en faut pas davantage2 les voil rconcilis avec le monde4 #af ,les ,morali/es franais1 p4 #bhh4 #ag ,s*op5hau] crivait en #ahef1 aprs avoir lu dans le ,j\rnal des ,dbats du #h octobre l'article de ,m4 ,franck sur sa philosophie3 ,je lui inspire une pieuse p\vante4 ,je vois qu'ils ont eu v5t de moi4 7,memorabili51 p4 #aah47 ,il disait1 non sans imp]t95ce1 que la critique des j\rnaux et des revues e/ faite non pas p\r dirig] le jugem5t du public1 mais p\r attir] son att5tion4 ,aussi1 que ce jugem5t soit bon ou mauvais1 il importe peu3 ,c5sura p]it scriptum manet4 ,au re/e1 il n\s semble difficile d'admettre qu'un criva9 de tal5t puisse tre un pessimi/e pratique et conva9cu4 ,il e/ bi5 trop occup n\s dire les *oses sombres avec clat1 les *oses mornes avec attrait4 ,la vraie misre pr(ondm5t s5tie n'e/ po9t si arti/e4 ,a pe9dre d'une ma9 si habile les d\leurs huma9es1 ,s*op5hau] a d plus d'une fois f9ir p> les oubli]1 tant il se plat revtir sa philosophie de gr&e prose et l'orn] de belles images comme ces madones laides et noires que la dvotion des fidles rec\vre de ri*es t(fes et de r>es bij\x4 ,que de figures pittoresques et de s5t5ces orig9ales1 mais aussi que de citations1 que d'emprunts6 ,la curiosit amuse du lettr a glan trav]s t\tes les littratures1 depuis l'espagnole jusqu' l'h9d\e2 il s'e/ assis au banquet des anci5s1 aux s\p]s franais du dix-huitime sicle4 ,habile ramass] t\s les reliefs de ces dlicats fe/9s1 il les s]t aux ,allem&s comme un plat de sa faon1 accommod une sauce mtaphysique d'aprs le gt national4 ,les ides que nos auteurs franais1 en se j\ant1 laiss5t *app] de leurs lvres1 vite il s'en emp>e et les rpte doctoralem5t4 ,d'un de leurs mots il fait un trait4 ,mais ce mot1 il ne le cite pas t\j\rs4 ,m4 ,ribot#ah a relev un passage de ,*am=t qui conti5t en dix lignes t\te la mtaphysique de l'am\r4 ,qu& il traite de l'honneur des femmes1 c'e/ encore un mot de ,*am=t qu'il dveloppe sans le cit]3 les femmes font cause commune2 elles sont lies p> un esprit de corps1 p> une espce de confdration tacite4--,l'honneur des sexes1 dit ,s*op5hau]1 e/ un esprit de corps bi5 ent5du4 ,de mme1 telle autre de ses p5ses e/ due l'inspiration de ,pascal#ai4 ,voici un rappro*em5t plus frappant encore4 ,on lit dans les ,p>]ga 7,,ii1 #bga73 ,la =me de g\v]nem5t mon>*ique e/ la seule naturelle3 n\s en tr\vons l'exemple *ez les animaux mmes1 *ez les abeilles444 les grues voyageuses4 ,sa9t ,jrme1 dans une lettre au mo9e ,ru/ique1 avait dit dans les mmes t]mes3 ,l'on a beso9 d'un matre dans quelque art que ce soit4 ,les animaux mmes et les tr\peaux ont des *efs qui les conduis5t3 les abeilles ont leurs rois1 les grues en ont une leur tte4 ,on le voit1 les grues voyageuses de ,s*op5hau] vi5n5t de lo94 #ah ,voir le petit livre si intressant et si complet de ,m4 ,ribot3 la ,philosophie de ,s*op5hau] 7,g]m]-,baillire74 ,v4 p4 #gj4 #ai ,cf4 ,die ,welt1 vol4 ,,ii1 p4 #bfa-bfb1 #d;e dit41--et ,pascal1 d4 ,havet1 vol4 ,,ii1 p4 #af-ag4 ,ds lors1 il e/ ais de se r5dre compte d'un procd de composition famili] notre criva92 lecteur trs soigneux1 il dc\pe en petites notes les ides saillantes qu'il r5contre sur sa r\te1 puis il c\d ces b\ts de papi] et les relie p> un long fil philosophique4 ,il suffit de lire1 p\r s'en conva9cre1 son ,dialogue sur la religion1 en p>tie tir des auteurs anglais et franais du dix-huitime sicle4 ,qu& il pr5d la plume1 ,s*op5hau] se drape dans la toge roma9e2 ,snque e/ son matre de /yle2 il se coiffe en mme temps de la p]ruque de ,voltaire1 ou de ,hume1 ou d',helvtius1 ou de ,*am=t1 qui s'aju/e assez mal sa tte c>re4 ,mais comme s\s ce co/ume biz>re et disp>ate le ,g]ma9 rep>at vite avec ses b\tades1 son imag9ation dmesure1 son ironie pre1 ses ge/es viol5ts et ses invectives dignes des loges de ,m4 ,frau5/dt#bj6 ,comme l'on voit p]c] trav]s son /yle le solitaire mditatif qui n'a jamais p5s que p> monologues1 qui ne s'e/ jamais retremp aux s\rces vives et jaillissantes des discussions et des caus]ies#ba1 et qui ne s'att>de que trop volonti]s se comm5t] lui-mme1 c>1 s'il a des ailes l'esprit1 il n'en a po9t aux talons4 #bj ,voir le passage des ,memorabili51 o ce disciple flicite son matre de n'avoir dans la polmique ri5 de commun avec la bi5sance franaise4 #ba ,la contradiction1 l'objection mme l'agaai5t au possible4 ,lire ce sujet1 dans les ,memorabili51 p4 #eec1 une lettre bi5 curieuse adresse ,m4 ,frau5/dt4 ,l'ensemble de ses crits le reflte a9si avec une nettet m]veilleuse2 et si l'on admire1 trav]s ses contradictions et ses folies1 l'essor de son intellig5ce1 je ne dirai pas son gnie1 mais ses clairs de gnie1 ses lueurs s\da9es et pr(ondes1 on ne saurait non plus assez l\] sa p>faite indp5dance1 son tonnante s9crit4 ,je tr\ve en lui d'autres qualits morales1 des s5tim5ts de piti et des actes de bi5faisance4 ,il hassait les pr(esseurs de ,b]l91 mais il aimait les btes4 ,ayant fait la r5contre d'un orang-outang la foire de ,franc=t1 il allait *aque j\r visit] cet anctre prsum des hommes4 ,t\* de son air tri/e1 il comp>at le reg>d de cet tre arrt sur les conf9s de l'humanit au reg>d de ,mose devant la ,t]re promise4 ,p> te/am5t1 il assura une retraite son *i51 comme s'il se ft agi d'un vieil ami1 d'un p>5t pauvre4 ,s*op5hau] n'a t ni un sa9t ni un ascte2 les sa9ts et les asctes auront le droit de s'en montr] sc&aliss4 ,mais comme il a pr* l'asctisme1 sa vie pratique ne fait pas en t\s po9ts honneur sa doctr9e4 ,s'il s'tait born au rle de morali/e1 d'obs]vateur des hommes et de pe9tre des murs1 on ne saurait raisonnablem5t exig] de lui l'au/rit d'un sage4 ,de mme un pote ne doit compte au public que de ses s5sations et de ses rves1 qui ti5n5t s\v5t la c\leur du ciel1 au v5t qui s\ffle1 au nuage qui passe4 ,mais qu& c'e/ un philosophe qui e/ en scne1 un aptre du r5oncem5t1 un prophte de la sombre mort1 peut-tre e/-il ju/e que l'on sa*e quel homme a t le p5seur svre1 peut-tre e/-il p]mis de mesur] ses actes l'ardeur et l'n]gie de sa conviction4 ,n\s n'os]ions donc accus] ,m4 ,gw9n]1 son biographe1 d'indiscrtion ou de svrit1 lorsqu'il se livre sur les habitudes prives de ,s*op5hau] une m9utieuse enqute1 laquelle1 il e/ vrai1 bi5 peu de p]sonnes rsi/]ai5t2 il a v\lu p> l non pas affaiblir le gt du public p\r des uvres de haute valeur1 mais mettre un t]me au culte malsa9 dont ,s*op5hau] e/ l'objet en ,allemagne4 ,il ne semble pas que ce culte p5*e v]s son dcl91 si l'on en juge p> le nombre t\j\rs croissant de livres1 de bro*ures et de diss]tations sur les crits de notre philosophe4 ,de la ,russie jusqu' l',amrique sa voix veille *aque j\r de n\veaux *os3 il n'a pas *app la gloire prilleuse et p>fois compromettante de possd] des disciples1 cette plaie des gr&s hommes4 ,les uns s'ef=c5t de r5dre ses doctr9es populaires1 d'autres tir5t de ses prceptes un cat*isme religieux1 l'usage de ceux qui ni5t les religions tablies1 d'autres voi5t en lui un second ,less+1 un ducateur de cette nation allem&e laquelle il repro*e avec tant de v]ve son pdantisme1 sa grossiret1 sa l\rdeur2 d'autres le prs5t5t comme le prcurseur de ,d>w91 comme le mtaphysici5 de l'volution1 d'autres discut5t avec une gravit imp]turbable ses b\tades sur les femmes1 d'autres enf9 exagr5t son pessimisme jusqu' l'extravagance1 ils ne se cont5t5t pas d'tre pessimi/es1 ils sont misrabili/es4 ,mais t\s ces comm5tateurs1 ces int]prtes plus ou mo9s bi5 inspirs1 ce qui manque p> dessus t\t c'e/ le *>me trange et l'hum\r du matre4 ,et comme si ce n'tait pas assez d'avoir des disciples1 ,s*op5hau]1 p\r comble d'in=tune1 e/ ma9t5ant expos aux traducteurs4 ,j4 ,,b\rdeau4 ,n\s donnons ici la li/e des ouvrages o n\s avons *oisi les p5ses et fragm5ts qui suiv5t4 ,en face de *aque indication bibliographique se tr\v5t les lettres abrviatives qui s]v5t de r5vois aux passages correspondants du texte orig9al4 ,die ,welt als ,wille und ,vor/ellung 7#d;e dition4 ,leipzig1 #ahgc74 #b vol4 ,w4 ,p>]ga und ,p>alipom5a 7#c;e dition4 ,leipzig1 #ahgd74 #b vol4 ,p4 ,aus ,a4 ,s*op5hau]'s h&s*riftli*em ,na*lass 7,leipzig1 #ahfd74 #a vol4 ,n4 ,a4 ,s*op5hau]4 ,li*t/rahl5 aus se95 ,w]k51 von ,j4 ,frau5/dt 7#c;e dition4 ,leipzig1 #ahgd74 #a vol4 7p5ses dta*es1 extraites de t\s les ouvrages de ,s*op5hau]7 ,l4 ,a4 ,s*op5hau]4 ,von ihm4 ,ueb] ihn1 von ,l9dn]2 ,memorabili51 von ,frau5/dt 7,b]l91 #ahfc74 #a vol4 ,m4 ,s*op5hau]'s ,leb51 von ,gw9n] 7,leipzig1 #ahgh74 #a vol4 ,g4 ,,p5s,,es1 ,,maximes ,,et ,,fragm5ts ,i ,,d\leurs ,,du ,,monde ,,le ,,mal ,,de ,,la ,,vie4--,r,,signation4--,,r5oncem5t4--,, asc,,tisme ,,et ,d,,livrance4 ,i ,,d\leurs ,,du ,,monde#bb4 #bb ,p4 ,,ii1 *4 ,,xii1 p4 #cab et suiv4 ,si elle n'a pas p\r b immdiat la d\leur1 on peut dire que notre exi/5ce n'a aucune raison d'tre dans le monde4 ,c> il e/ absurde d'admettre que la d\leur sans f9 qui nat de la misre inhr5te la vie et qui remplit le monde1 ne soit qu'un pur accid5t et non le b mme4 ,*aque malheur p>ticuli] p>at1 il e/ vrai1 une exception2 mais le malheur gnral e/ la rgle4 ,de mme qu'un ruisseau c\le sans t\rbillons1 aussi longtemps qu'il ne r5contre po9t d'ob/acles1 de mme dans la nature huma9e1 comme dans la nature animale1 la vie c\le inconsci5te et inatt5tive1 qu& ri5 ne s'oppose la volont4 ,si l'att5tion e/ veille1 c'e/ que la volont a t entrave et qu'il s'e/ produit quelque *oc4--,t\t ce qui se dresse en face de notre volont1 t\t ce qui la trav]se ou lui rsi/e1 c'e/--dire t\t ce qu'il y a de dsagrable et de d\l\reux1 n\s le ress5tons sur-le-*amp1 et trs nettem5t4 ,n\s ne rem>quons pas la sant gnrale de notre corps1 mais seulem5t le po9t lg] o le s\li] n\s blesse3 n\s n'apprcions pas l'ensemble prospre de nos affaires1 et n\s n'avons de p5ses que p\r une m9utie insignifiante qui n\s *agr9e4--,le bi5-tre et le bonheur sont donc t\t ngatifs1 la d\leur seule e/ positive4 ,je ne connais ri5 de plus absurde que la plup>t des sy/mes mtaphysiques qui expliqu5t le mal comme quelque *ose de ngatif2 lui seul au contraire e/ positif1 puisqu'il se fait s5tir4 ,t\t bi51 t\t bonheur1 t\te satisfaction sont ngatifs1 c> ils ne font que supprim] un dsir et t]m9] une pe9e4 ,aj\tez cela qu'en gnral n\s tr\vons les joies au-dess\s de notre att5te1 t&is que les d\leurs la dpass5t de beauc\p4 ,v\lez-v\s en un cl9 d'il v\s clair] sur ce po9t1 et savoir si le plaisir l'emporte sur la pe9e1 ou si seulem5t ils se comp5s5t1 comp>ez l'impression de l'animal qui en dvore un autre1 avec l'impression de celui qui e/ dvor4 99 99 99 99 99 ,la consolation la plus efficace1 dans t\t malheur1 dans t\te s\ffrance1 c'e/ de t\rn] les yeux v]s ceux qui sont encore plus malheureux que n\s3 ce remde e/ la porte de *acun4 ,mais qu'en rsulte-t-il p\r l'ensemble8 ,semblables aux agneaux qui j\5t dans la prairie1 p5dant que1 du reg>d1 le b\*] fait son *oix au milieu du tr\peau1 n\s ne savons pas1 dans nos j\rs heureux1 quel dsa/re le de/9 n\s prp>e prcism5t cette heure1--maladie1 p]scution1 ru9e1 mutilation1 ccit1 folie1 etc4 ,t\t ce que n\s *]*ons saisir n\s rsi/e2 t\t a sa volont ho/ile qu'il faut va9cre4 ,dans la vie des peuples1 l'hi/oire ne n\s montre que gu]res et sditions3 les annes de paix ne sembl5t que de c\rtes pauses1 des entr'actes1 une fois p> has>d4 ,et de mme la vie de l'homme e/ un combat p]ptuel1 non pas seulem5t contre des maux ab/raits1 la misre ou l'ennui2 mais contre les autres hommes4 ,p>t\t on tr\ve un adv]saire3 la vie e/ une gu]re sans trve1 et l'on meurt les armes la ma94 99 99 99 99 99 ,au t\rm5t de l'exi/5ce vi5t s'aj\t] encore la rapidit du temps qui n\s presse1 ne n\s laisse pas pr5dre hale9e1 et se ti5t d]rire *acun de n\s comme un g>de-*i\rme avec le f\et4--,il p>gne ceux-l seulem5t qu'il a livrs l'ennui4 99 99 99 99 99 ,p\rtant1 de mme qu'il faudrait que notre corps clatt1 s'il tait s\/rait la pression de l'atmosphre1 de mme si le poids de la misre1 de la pe9e1 des rev]s et des va9s ef=ts tait enlev la vie de l'homme1 l'excs de son arrogance s]ait si dmesur1 qu'elle le bris]ait en clats ou t\t au mo9s le p\ss]ait l'insanit la plus dsordonne et jusqu' la folie furieuse4--,en t\t temps1 il faut *acun une c]ta9e quantit de s\cis1 ou de d\leurs1 ou de misre1 comme il faut du le/ au navire p\r t5ir d'aplomb et m>*] droit4 ,travail1 t\rm5t1 pe9e et misre1 tel e/ sans d\te durant la vie entire le lot de presque t\s les hommes4 ,mais si t\s les vux1 pe9e =ms1 tai5t aussitt exaucs1 avec quoi remplirait-on la vie huma9e1 quoi emploi]ait-on le temps8 ,placez cette race dans un pays de cocagne1 o t\t crotrait de soi-mme1 et o les al\ettes vol]ai5t t\tes rties porte des becs1 o *acun tr\v]ait aussitt sa bi5-aime et l'obti5drait sans difficult1--alors on v]rait les hommes m\rir d'ennui1 ou se p5dre1 d'autres se qu]ell]1 s'gorg] et s'assass9] et se caus] plus de s\ffrances que la nature ne leur en impose ma9t5ant4--,a9si p\r une telle race nul autre ?tre1 nulle autre exi/5ce ne saurai5t conv5ir4 99 99 99 99 99 ,de ce c>actre ngatif du bi5-tre et de la j\issance oppos au c>actre positif de la d\leur1 il rsulte que le bonheur d'une exi/5ce donne ne doit pas tre e/im d'aprs ses joies et ses j\issances1 mais d'aprs l'abs5ce de pe9es1 seule *ose positive4 ,ds lors le sort des autres animaux p>at plus supportable que celui de l'homme4 ,exam9ons de plus prs l'un et l'autre4 ,s\s quelques =mes v>ies que l'homme p\rsuive le bonheur ou *]*e vit] le malheur1 t\t se rduit1 en somme1 la j\issance ou la s\ffrance physique4 ,combi5 cette base matrielle e/ troite3 se bi5 port]1 se n\rrir1 se protg] contre le froid et les intempries1 et enf9 satisfaire l'in/9ct des sexes2 ou bi51 au contraire1 tre priv de t\t4 ,p> consqu5t1 la "p relle de l'homme dans le plaisir physique n'e/ pas plus gr&e que celle de l'animal1 si ce n'e/ que son sy/me n]veux1 plus susceptible et plus dlicat1 agr&it l'impression de t\te j\issance comme aussi de t\te d\leur4 ,mais combi5 ses motions surpass5t celles de l'animal6 ,a quelle pr(ondeur et avec quelle viol5ce incomp>able son cur e/ agit6 p\r n'obt5ir la f9 que le mme rsultat3 sant1 n\rriture1 abri1 etc4 ,cela vi5t en premi] lieu de ce que *ez lui t\t s'accrot puissamm5t p> la seule p5se du pass et de l'av5ir1 d'o naiss5t des s5tim5ts n\veaux1 s\cis1 cra9te1 esprance2 ces s5tim5ts agiss5t beauc\p plus violemm5t sur lui que ne le peuv5t faire la j\issance et la s\ffrance de l'animal1 immdiates et prs5tes4 ,l'animal1 en effet1 n'a pas la rflexion1 ce cond5sateur des joies et des pe9es2 celles-ci ne peuv5t donc s'amoncel]1 comme il arrive p\r l'homme1 au moy5 du s\v5ir et de la prvision3 *ez l'animal la s\ffrance prs5te a beau recomm5c] indf9im5t1 elle re/e t\j\rs comme la premire fois une s\ffrance du mom5t prs5t1 et ne peut pas s'accumul]4 ,de l l'ins\ciance enviable et l'me placide des btes4 ,*ez l'homme1 au contraire1 la rflexion et les facults qui s'y ratta*5t1 aj\t5t ces mmes lm5ts de j\issance et de d\leur que l'homme a de communs avec la bte1 un s5tim5t exalt de son bonheur ou de son malheur qui peut conduire des transports s\da9s1 s\v5t mme la mort ou bi5 encore un suicide dsespr4 ,considres de plus prs1 les *oses se pass5t comme il suit3 ses beso9s qui1 l'orig9e1 ne sont gure plus difficiles satisfaire que ceux de l'animal1 il les accrot de p>ti pris dans le b d'augm5t] la j\issance3 d'o le luxe1 les fri&ises1 le tabac1 l'opium1 les boissons spiritueuses1 le fa/e et le re/e4 ,seul aussi il a une autre s\rce de j\issance1 qui nat galem5t de la rflexion1 une s\rce de j\issance et p> consqu5t de d\leur d'o dc\l]ont p\r lui des s\cis et des emb>ras sans mesure et sans f91 c'e/ l'ambition et le s5tim5t de l'honneur et de la honte3--autrem5t dit1 en prose vulgaire1 ce qu'il p5se de ce que les autres p5s5t de lui4 ,tel s]a1 s\s mille =mes s\v5t biz>res1 le b de presque t\s ses ef=ts qui t5d5t bi5 au del de la j\issance ou de la d\leur physiques4 ,il a sur l'animal1 il e/ vrai1 l'avantage inconte/ des plaisirs purem5t intellectuels1 qui comport5t bi5 des degrs div]s1 depuis les plus niais bad9ages ou la conv]sation c\rante jusqu'aux travaux intellectuels des plus levs3 mais alors comme contre-poids d\l\reux app>at sur la scne l'ennui1 l'ennui que l'animal ignore1 du mo9s l'tat de nature1 c> les plus intellig5ts p>mi les animaux dome/iques1 en s\ponn5t dj les lgres atte9tes3 *ez l'homme1 c'e/ un vritable flau2 en v\lez-v\s un exemple8 ,voyez cette lgion de misrables g5s qui n'ont jamais eu d'autre p5se que de remplir leur b\rse et jamais leur tte1 et p\r qui le bi5-tre devi5t alors un *tim5t1 p>ce qu'il les livre aux tortures de l'ennui4 ,on les voit1 p\r s'y s\/raire1 galop] de droite et de gau*e1 se gliss] ici et l1 voyag] de cts et d'autres1 s'in=m] avec angoisse des lieux de plaisir et de runion d'une ville ds qu'ils y arriv5t comme le ncessiteux des endroits o il tr\v]a des sec\rs1--et1 en effet1 la pauvret et l'ennui sont les deux ples de la vie huma9e4 ,enf9 il re/e rappel] que dans les plaisirs de l'am\r1 l'homme a des *oix trs p>ticuli]s et trs op9itres1 qui p>fois s'lv5t plus ou mo9s jusqu' l'am\r passionn4 ,c'e/ l encore p\r lui une s\rce de longues pe9es et de c\rtes joies444 ,p\r comble de misre1 l'homme sait ce que c'e/ que la mort2 l'animal ne la fuit que p> in/9ct sans la connatre1 et sans la reg>d] jamais en face4 ,l'homme a sans cesse devant lui cette p]spective4 ,peu de btes meur5t d'une mort naturelle1 et la plup>t ont ju/e le temps de se reproduire1 et ensuite elles devi5n5t la proie d'une autre4 ,l'homme seul en e/ arriv ce po9t que1 dans son espce1 ce qu'on appelle la mort naturelle e/ dev5u la rgle1 malgr quelques exceptions notables2 et p\r cette raison1 l'avantage re/e encore aux btes4 ,joignez cela que l'homme atte9t aussi r>em5t que les animaux les limites naturelles de sa vie1 cause de sa manire de vivre si contraire la nature1 de ses ef=ts et de ses passions1 et de la dgnresc5ce qui en rsulte p\r la race4 ,les animaux ne dem&5t qu' vivre et respir]2 la plante e/ absolum5t satisfaite de sa de/9e2 l'homme a d'autant mo9s d'exig5ces qu'il e/ plus /upide4 ,aussi la vie de l'animal conti5t-elle mo9s de s\ffrances1 mais aussi mo9s de joies que la vie huma9e4 ,la premire raison1 c'e/ que l'animal re/e libre de s\cis1 de proccupations et de t\s les t\rm5ts qui les accompagn5t1 mais il e/ vrai que l'esprance lui manque2 il ignore cette anticipation p> la p5se d'un av5ir joyeux1 cette fantasmagorie ple9e d'heureuses promesses que cre l'imag9ation1 cette s\rce la plus abondante de nos plus gr&es joies et de nos plus gr&s plaisirs2 il e/ de/itu d'esprance3 et cela p>ce que sa consci5ce e/ borne ce qui tombe s\s ses s5s1 c'e/--dire l'in/ant prs5t4 ,l'animal1 c'e/ le prs5t inc>n3 aussi ne connat-il qu'un degr de cra9te et d'esprance limit aux objets prs5ts et s5sibles2 l'horizon de l'homme embrasse t\te la vie1 et mme la dpasse4--,mais1 ju/em5t p\r ce motif1 les btes1 comp>es n\s1 n\s app>aiss5t jusqu' un c]ta9 po9t vraim5t sages1 c'e/--dire dans une j\issance paisible du prs5t que ri5 ne vi5t tr\bl]2 leur me si manife/em5t paisible1 fait s\v5t honte notre tat d'esprit inquiet et obsd de p5ses et de s\cis4 ,et puis ces joies futures et espres ne n\s sont pas donnes gratuitem5t4 ,en effet1 j\ir d'avance p> l'att5te ou l'espoir d'une satisfaction que l'on se propose1 c'e/ dim9u] d'autant la j\issance1 comme si l'on en avait retran* une p>tie4 ,l'animal lui1 e/ affran*i de cette j\issance anticipe et de la dim9ution qui en rsulte1 et j\it a9si du prs5t et du rel t\t enti]s et sans rduction4 ,de mme aussi les maux ne ps5t sur lui que de leur poids rel et vrai1 t&is que p\r n\s1 cra9te et prvision1 1 en dcupl5t s\v5t la *>ge4 ,c'e/ cette facult p>ticulire qu'ont les animaux de se donn] t\t enti]s l'impression du mom5t qui contribue beauc\p la joie que n\s caus5t nos btes dome/iques2 elles sont le prs5t p]sonnifi1 et n\s r5d5t s5sibles en quelque sorte les heures lgres et propices1 t&is que nos p5ses vol5t s\v5t au del et n'y pr5n5t g>de4 ,mais cette facult des btes d'tre plus rj\ies que n\s ne le sommes p> le seul fait de vivre dans le prs5t1 l'homme g/e et sans cur en abuse et l'exploite s\v5t de telle sorte qu'il ne leur accorde ri5 autre *ose que cette exi/5ce aride et dnude3 n'emprisonne-t-il pas dans un troit espace l'oiseau fait p\r p>c\rir un hmisphre1 o la pauvre bte crie et f9it p> s\hait] la mort3 l'uccello nella gabbia canta non di piac]e1 ma di rabbia2 et son plus fidle ami1 le *i5 si intellig5t1 il le met la *ane6 ,je n'en vois jamais un l'atta*e sans une intime piti p\r lui et une indignation pr(onde contre son matre4 ,je p5se avec satisfaction au fait racont p> le ,times il y a quelques annes3 un "l qui t5ait un gr& *i5 l'atta*e1 trav]sant un j\r sa c\r1 fut t5t de c>ess] la bte4 ,sur quoi celui-ci1 d'un c\p de d5t1 lui d*ira le bras du haut en bas1 et c'tait bi5 fait6 ,il v\lait dire p> l3 ,tu n'es pas mon matre1 mais mon dmon p]scuteur1 toi qui fais de ma c\rte exi/5ce un enf]4 ,puisse-t-il en arriv] autant quiconque met les *i5s l'atta*e4 ,t5ir les oiseaux dans une cage1 c'e/ aussi tortur] les btes4 ,ces tres si favoriss de la nature1 qui trav]s5t comme une fl*e rapide les *amps cle/es1 les emprisonn] dans une cage troite p\r j\ir de leurs cris6 99 99 99 99 99 ,a9si c'e/ un degr suprieur de connaissance qui r5d la vie de l'homme plus ri*e en d\leurs que celle de l'animal2 n\s p\vons rapport] ce fait une loi plus gnrale1 et arriv] une vue d'ensemble beauc\p plus l>ge4 ,la connaissance e/ en soi t\j\rs exempte de d\leurs4 ,la d\leur n'atte9t que la volont1 et consi/e dans l'ob/acle1 l'emp*em5t1 la contr>it de la volont2 mais c'e/ une condition indisp5sable que cet ob/acle soit accompagn de la connaissance4 ,de mme1 en effet1 que la lumire n'claire l'espace que s'il y a des objets p\r la rfl*ir2 de mme que le son a beso9 d'tre rp]cut1 et que si le bruit1 en gnral1 e/ ent5du di/ance1 c'e/ p>ce que les ondes vibratoires de l'air vi5n5t se bris] sur des corps durs1 si bi5 qu'il p>at tonnamm5t faible sur les sommets isols des montagnes1 et que le *ant produit peu d'effet l'air libre3 a9si l'ob/acle oppos la volont1 p\r tre ress5ti comme une d\leur1 doit tre accompagn de la connaissance1 qui e/ p\rtant1 en soi1 trangre t\te d\leur4 ,la d\leur physique a p\r condition les n]fs et leur relation avec le c]veau2 la lsion d'un membre n'e/ pas s5tie1 qu& les n]fs qui le reli5t au c]veau sont c\ps1 ou que le c]veau lui-mme e/ p>alys p> le *lor(orme4 ,p\r le mme motif1 ds que la consci5ce e/ te9te p> la mort1 n\s considrons comme sans d\leur t\s les tressaillem5ts qui suiv5t encore4 ,quant la d\leur morale1 il va de soi qu'elle a p\r condition la connaissance2 elle s'accrot avec le degr de la connaissance1 cela se conoit aism5t4--,n\s p\vons exprim] ce rapport p> une image3 la volont e/ comme la corde d'un in/rum5t2 l'ob/acle qui la froisse produit la vibration1 la connaissance e/ le fond sonore1 la d\leur e/ le son4 ,en consqu5ce1 non seulem5t le monde inorganique1 mais la plante mme e/ trangre t\te d\leur3 quels que soi5t les ob/acles auxquels la volont puisse tre s\mise dans l'un et dans l'autre4 ,au contraire1 t\t animal1 mme l'infusoire1 s\ffre une d\leur2 p>ce que la connaissance1 si incomplte qu'elle soit1 e/ le vrai c>actre de l'animal4 ,a mesure qu'elle s'lve sur l'*elle animale1 la d\leur crot en proportion4 ,elle e/ encore inf9im5t faible dans les espces infrieures3 de l vi5t p> exemple que les insectes c\ps en deux et qui ne sont plus relis que p> un inte/9 mang5t encore4 ,*ez les animaux suprieurs1 la d\leur n'appro*e pas de celle de l'homme1 p> suite de l'abs5ce des ides et de la p5se4 ,mais aussi la facult de s\ffrir ne devait atte9dre son degr suprme que dans l'tre o1 en v]tu de la raison et de ses dlibrations rfl*ies1 exi/e aussi la possibilit de ni] cette volont4 ,sans cela1 c'et t une cruaut sans motif4 99 99 99 99 99 ,dans la premire jeunesse1 n\s sommes placs devant la de/9e qui va s'ouvrir devant n\s1 comme les enfants devant un rideau de ?tre1 dans l'att5te joyeuse et impati5te des *oses qui vont se pass] sur la scne3 c'e/ un bonheur que n\s n'en puissions ri5 savoir d'avance4 ,c>1 aux yeux de celui qui sait ce qui se pass]a rellem5t1 les enfants sont d'innoc5ts c\pables condamns non pas la mort1 mais la vie1 et qui p\rtant ne connaiss5t pas encore le cont5u de leur s5t5ce4--,*acun n'en dsire pas mo9s p\r soi un ge avanc1 c'e/--dire un tat que l'on p\rrait exprim] a9si3 ,auj\rd'hui e/ mauvais1 et *aque j\r s]a plus mauvais--jusqu' ce que le pire arrive4 99 99 99 99 99 ,lorsqu'on se reprs5te1 autant qu'il e/ possible de le faire d'une faon approximative1 la somme de misre1 de d\leur et de s\ffrances de t\te sorte que le soleil claire dans sa c\rse1 on accord]a qu'il vaudrait beauc\p mieux que cet a/re n'ait pas plus de p\voir sur la t]re p\r faire surgir le phnomne de la vie qu'il n'en a dans la lune1 et qu'il s]ait prfrable que la surface de la t]re comme celle de la lune se tr\vt encore l'tat de cri/al glac4-- ,on peut encore considr] notre vie comme un pisode qui tr\ble inutilem5t la batitude et le repos du nant4 ,quoi qu'il en soit1 celui-l mme p\r qui l'exi/5ce e/ peu prs supportable1 mesure qu'il avance en ge1 a une consci5ce de plus en plus claire qu'elle e/ en t\tes *oses un disappo9tm5t1 nay1 a *eat1 en d'autres t]mes qu'elle a le c>actre d'une gr&e my/ification1 p\r ne pas dire d'une dup]ie444-- ,quiconque a survcu deux ou trois gnrations se tr\ve dans la mme disposition d'esprit que tel spectateur assis dans une b>aque de saltimbanques la foire1 qu& il voit les mmes f>ces rptes deux ou trois fois sans int]ruption3 c'e/ que les *oses n'tai5t calcules que p\r une reprs5tation et qu'elles ne font plus aucun effet1 l'illusion et la n\veaut une fois van\ies4-- ,il y aurait de quoi p]dre la tte1 si l'on obs]ve la prodigalit des dispositions prises1 ces toiles fixes qui brill5t innombrables dans l'espace inf9i1 et n'ont pas autre *ose faire qu' clair] des mondes1 ?tres de la misre et des gmissem5ts1 des mondes qui1 dans le cas le plus heureux1 ne produis5t que l'ennui2--du mo9s en jug] d'aprs l'*antillon qui n\s e/ connu4-- ,p]sonne n'e/ vraim5t digne d'envie1 et combi5 sont pla9dre4-- ,la vie e/ un p5sum dont il faut s'acquitt] laborieusem5t3 et dans ce s5s1 le mot defunctus e/ une belle expression4-- ,imag9ez un in/ant que l'acte de la gnration ne soit ni un beso9 ni une volupt1 mais une affaire de rflexion pure et de raison3 l'espce huma9e p\rrait-elle bi5 encore subsi/]8 ,*acun n'aurait-il pas eu plutt assez piti de la gnration v5ir1 p\r lui p>gn] le poids de l'exi/5ce1 ou du mo9s n'aurait-il pas hsit le lui impos] de sang-froid8-- ,le monde1 mais c'e/ l'enf]1 et les hommes se p>tag5t en mes t\rm5tes et en diables t\rm5teurs4-- ,il me faudra sans d\te ent5dre dire encore que ma philosophie e/ sans consolation2--et cela simplem5t p>ce que je dis la vrit1 t&is que les g5s veul5t ent5dre dire3 le ,seigneur ,dieu a bi5 fait t\t ce qu'il a fait4 ,allez l'glise1 et laissez les philosophes en repos4 ,du mo9s1 n'exigez pas qu'ils aju/5t leurs doctr9es votre cat*isme3 c'e/ ce que font les gueux1 les philosophtres3 *ez ceux-l v\s p\vez comm&] des doctr9es selon votre bon plaisir4 ,tr\bl] l'optimisme oblig des pr(esseurs de philosophie e/ aussi facile qu'agrable4-- ,brahma produit le monde p> une sorte de p* ou d'g>em5t1 et re/e lui-mme dans le monde p\r expi] ce p*1 jusqu' ce qu'il se soit ra*et4--,trs bi56--,dans le b\ddhisme1 le monde nat p> suite d'un tr\ble inexplicable1 se produisant aprs un long repos dans cette cl>t du ciel1 dans cette batitude s]e9e1 appele ,nirvana qui s]a reconquise p> la pnit5ce1 c'e/ comme une sorte de fatalit qu'il faut ent5dre au fond en un s5s moral1 bi5 que cette explication ait une analogie et une image exactem5t correspondante dans la nature p> la =mation inexplicable du monde primitif1 va/e nbuleuse d'o sortira un soleil4 ,mais les erreurs morales r5d5t mme le monde physique graduellem5t plus mauvais et t\j\rs plus mauvais1 jusqu' ce qu'il ait pris sa tri/e =me actuelle4--,c'e/ p>fait6--,p\r les ,grecs le monde et les dieux tai5t l'ouvrage d'une ncessit insondable4--,cette explication e/ supportable1 en ce s5s qu'elle n\s satisfait provisoirem5t4--,ormuzd vit en gu]re avec ,ahriman3--on peut encore admettre cela4--,mais un ,dieu comme ce ,jhovah1 qui animi caus1 p\r son bon plaisir et de gat de cur produit ce monde de misre et de lam5tations1 et qui encore s'en flicite et s'applaudit1 avec son #bc4 ,voil qui e/ trop =t6 ,considrons donc ce po9t de vue la religion des ,juifs comme la d]nire p>mi les doctr9es religieuses des peuples civiliss2 ce qui concorde p>faitem5t avec ce fait qu'elle e/ aussi la seule qui n'ait absolum5t aucune trace d'immortalit4 #bc ,voir la note #bh la page #fc4 ,qu& mme la dmon/ration de ,leibnitz s]ait vraie2 qu& mme on admettrait que1 p>mi les mondes possibles1 celui-ci e/ t\j\rs le meilleur1 cette dmon/ration ne donn]ait encore aucune ?odice4 ,c> le crateur n'a pas seulem5t cr le monde1 mais aussi la possibilit elle-mme3 p> consqu5t1 il aurait d r5dre possible un meilleur monde4 ,la misre qui remplit ce monde prote/e trop hautem5t contre l'hypo?se d'une uvre p>faite due un tre absolum5t sage1 absolum5t bon1 et avec cela t\t puissant2 et d'autre "p1 l'imp]fection vid5te et mme la burlesque c>icature du plus a*ev des phnomnes de la cration1 l'homme1 sont d'une vid5ce trop s5sible4 ,il y a l une dissonance que l'on ne peut rs\dre4 ,au contraire1 d\leurs et misres sont autant de preuves l'appui1 qu& n\s considrons le monde comme l'ouvrage de notre propre faute1 p> consqu5t comme une *ose qui ne saurait tre meilleure4 ,t&is que1 dans la premire hypo?se1 la misre du monde devi5t une accusation amre contre le crateur et donne matire des s>casmes1 elle app>at dans le second cas1 comme une accusation contre notre tre et notre volont mme1 bi5 propre n\s humili]4 ,c> elle n\s conduit cette p5se pr(onde que n\s sommes v5us dans le monde dj vicis comme les enfants de pres us de dbau*e1 et que si notre exi/5ce e/ tellem5t misrable1 et a p\r dnom5t la mort1 c'e/ que n\s avons cont9uellem5t cette faute expi]4 ,d'une manire gnrale ri5 n'e/ plus c]ta93 c'e/ la l\rde faute du monde qui amne les gr&es et innombrables s\ffrances du monde2 et n\s ent5dons cette relation au s5s mtaphysique et non physique et empirique4 ,aussi l'hi/oire du p* orig9el me rconcilie-t-elle avec l'anci5 te/am5t1 elle e/ mme mes yeux la seule vrit mtaphysique du livre1 bi5 qu'elle s'y prs5te s\s le voile de l'allgorie4 ,c> notre exi/5ce ne ressemble ri5 tant qu' la consqu5ce d'une faute et d'un dsir c\pable444 ,v\lez-v\s t\j\rs avoir s\s la ma9 une b\ssole sre1 af9 de v\s ori5t] dans la vie et de l'envisag] sans cesse dans son vrai j\r1 habituez-v\s considr] ce monde comme un lieu de pnit5ce1 comme une colonie pnit5tiaire1 a p5al colony1--un 1 a9si dj l'avai5t nomm les plus anci5s philosophes 7,clem4 ,alex4 ,/rom4 ,l4 ,,iii1 c4 #c1 p4 #cii7 et p>mi les pres de l'glise comme ,origne l'exprimait avec une h>diesse l\able4 7,augu/94 ,de civit4 ,dei1 ,l4 ,,xi1 c4 #bc74--,la sagesse de t\s les temps1 le brahmanisme1 le b\ddhisme1 ,empdocle et ,py?agore confirm5t cette manire de voir2 ,cicron 7,fragm5ta de philosophia1 vol4 #ab1 p4 #caf1 d4 ,bip47 rapporte que les anci5s sages dans l'initiation aux my/res enseignai5t1 nos ob aliqua scel]a suscepta 9 vita sup]iore1 pn>um lu5d>um causa natos esse4 ,van9i exprime cette ide de la faon la plus n]gique1 ,van9i qu'on a tr\v plus commode de brl] que de rfut]1 qu& il dit3 ,tot1 tantisque homo repletus mis]iis1 ut si *ri/ian religioni non repugn>et1 dic]e aud]em3 si daemones dantur1 ipsi1 9 hom9um corpora transmigrantes1 scel]is pnas luunt 7,de admir&is natur arcanis1 dial4 ,l1 p4 #cec74 ,mais mme dans le pur *ri/ianisme bi5 compris1 notre exi/5ce e/ considre comme la suite d'une faute1 d'une *ute4 ,si l'on se famili>ise avec cette p5se1 on n'att5dra de la vie que ce qu'elle peut donn]1 et lo9 de considr] comme quelque *ose d'inatt5du1 de contraire la rgle ses contradictions1 s\ffrances1 t\rm5ts1 misres gr&es ou petites1 on les tr\v]a t\t fait dans l'ordre1 sa*ant bi5 qu'ici bas *acun porte la pe9e de son exi/5ce1 et *acun sa manire4--,p>mi les maux d'un tablissem5t pnit5tiaire1 le mo9dre n'e/ pas la socit qu'on y r5contre4 ,ce que vaut la socit des hommes1 ceux-l qui en mrit]ai5t une meilleure le sauront sans que j'aie beso9 de le dire4 ,une belle me1 un gnie1 peuv5t p>fois y pr\v] les s5tim5ts d'un noble prisonni] d'tat qui e/ aux galres ent\r de vulgaires sclrats2 et comme lui ils *]*5t s'isol]4 ,mais en gnral cette ide sur le monde n\s r5d capables de voir sans surprise1 plus =te raison sans indignation1 ce qu'on appelle les imp]fections1 c'e/--dire la misrable con/itution intellectuelle et morale de la plup>t des hommes que leur physionomie mme n\s rvle444 ,la conviction que le monde1 et p> suite l'homme sont tels qu'ils ne devrai5t pas exi/]1 e/ de nature n\s remplir d'indulg5ce les uns p\r les autres2 qu'att5dre1 en effet1 d'une telle espce d'tres8--,il me semble p>fois que la manire conv5able de s'abord] d'homme homme1 au lieu d'tre ,monsieur1 ,sir1 etc41 p\rrait tre3 compagnon de s\ffrance1 soc malorum1 compagnon de misres1 my fell[-suff]]4 ,si biz>re que cela p>aisse1 l'expression e/ p\rtant fonde1 elle jette sur le pro*a9 la lumire la plus vraie1 et rappelle la ncessit de la tolrance1 de la pati5ce1 l'indulg5ce1 l'am\r du pro*a91 dont nul ne p\rrait se pass]1 et dont p> consqu5t *acun e/ r$evable4 ,,ii ,,mis,,res ,,de ,,la ,,vie4 ,l',arcadie n\s a vus natre1 t\s tant que n\s sommes1 comme le dit ,s*ill]2 c'e/--dire que n\s entrons dans le monde1 ple9s de prt5tions au bonheur et la j\issance1 et que n\s n\s atta*ons l'esprance ins5se de voir ces prt5tions russir4 ,mais bi5tt le de/9 p>at1 il n\s empoigne rudem5t et il n\s appr5d que ri5 ne n\s app>ti5t1 mais que t\t e/ lui1 qu'il a un droit inconte/able non seulem5t sur t\t ce que n\s possdons et acqurons1 sur notre femme et notre enfant1 mais sur nos bras et jambes1 sur nos yeux et nos oreilles1 mme sur notre nez en ple9 visage4--7,p4 ,i4 #dcd47 99 99 99 99 99 ,t&is que la premire moiti de la vie n'e/ qu'une infatigable aspiration v]s le bonheur1 la seconde moiti1 au contraire1 e/ dom9e p> un d\l\reux s5tim5t de cra9te1 c> alors on f9it p> se r5dre compte plus ou mo9s clairem5t que t\t bonheur n'e/ que *imre1 que la s\ffrance seule e/ relle4 ,aussi les esprits s5ss vis5t-ils mo9s de vives j\issances qu' une abs5ce de pe9es1 un tat en quelque sorte invulnrable4--,dans mes jeunes annes1 un c\p de sonnette ma porte me remplissait aussitt de joie1 c> je p5sais3 ,bon6 voil quelque *ose qui arrive4 ,plus t>d1 mri p> la vie1 ce mme bruit veillait un s5tim5t vois9 de l'effroi2 je me disais3 ,hlas6 qu'arrive-t-il8--7,l4 #bbh47 99 99 99 99 99 ,ri5 de fixe dans la vie fugitive3 ni d\leur inf9ie1 ni joie t]nelle1 ni impression p]man5te1 ni en?\siasme durable1 ni rsolution leve qui puisse compt] p\r la vie6 ,t\t se diss\t dans le torr5t des annes4 ,les m9utes1 les innombrables atomes de petites *oses1 fragm5ts de *acune de nos actions1 sont les v]s rongeurs qui dva/5t t\t ce qu'il y a de gr& et de h>di444 ,on ne pr5d ri5 au srieux dans la vie huma9e2 la p\ssire n'en vaut pas la pe9e4--7,g4 #ea47 99 99 99 99 99 ,a considr] la vie s\s l'aspect de sa valeur objective1 il e/ au mo9s d\teux qu'elle soit prfrable au nant2 et je dirais mme que si l'expri5ce et la rflexion p\vai5t se faire ent5dre1 c'e/ en faveur du nant qu'elles lv]ai5t la voix4 ,si l'on frappait la pi]re des tombeaux1 p\r dem&] aux morts s'ils veul5t ressuscit]1 ils sec\]ai5t la tte4 ,telle e/ aussi l'op9ion de ,socrate dans l'apologie de ,platon1 et mme l'aimable et gai ,voltaire ne peut s'emp*] de dire3 ,on aime la vie2 mais le nant ne laisse pas d'avoir du bon2 et encore3 ,je ne sais pas ce que c'e/ que la vie t]nelle1 mais celle-ci e/ une mauvaise plaisant]ie4--7,w4 ,,ii4 #eca47 99 99 99 99 99 ,la vie de *aque homme vue de lo9 et de haut1 dans son ensemble et dans ses traits les plus saillants1 n\s prs5te t\j\rs un spectacle tragique2 mais si on la p>c\rt dans le dtail1 elle a le c>actre d'une comdie4 ,c> le tra9 et le t\rm5t du j\r1 l'incessante agac]ie du mom5t1 les dsirs et les cra9tes de la sema9e1 les disgrces de *aque heure1 s\s l'action du has>d qui songe t\j\rs n\s my/ifi]1 ce sont l autant de scnes de comdie4 ,mais les s\haits t\j\rs du1 les va9s ef=ts1 les esprances que le sort f\le impitoyablem5t aux pi$s1 les fune/es erreurs de la vie entire1 avec les s\ffrances qui s'accumul5t et la mort au d]ni] acte1 voil l't]nelle tragdie4 ,il semble que le de/9 ait v\lu aj\t] la drision au dsespoir de notre exi/5ce1 qu& il a rempli notre vie de t\tes les in=tunes de la tragdie1 sans que n\s puissions seulem5t s\t5ir la dignit des p]sonnages tragiques4 ,lo9 de l1 dans le l>ge dtail de la vie1 n\s j\ons 9vitablem5t le pitre rle de comiques4--7,l4 #ge47 99 99 99 99 99 ,si un ,dieu a fait ce monde1 je n'aim]ais pas tre ce ,dieu3 la misre du monde me d*ir]ait le cur4--7,n4 #dda47 99 99 99 99 99 ,imag9e-t-on un dmon crateur1 on s]ait p\rtant en droit de lui cri] en lui montrant sa cration3 ,comm5t z-tu os int]rompre le repos sacr du nant1 p\r faire surgir une telle masse de malheur et de t\rm5t8--7,n4 #dda47 99 99 99 99 99 ,si l'on mettait devant les yeux de *acun les d\leurs et les t\rm5ts p\vantables auxquels sa vie e/ cont9uellem5t expose1 cet aspect1 il s]ait saisi d'effroi3 et si l'on v\lait conduire l'optimi/e le plus endurci trav]s les hpitaux1 les laz>ets et les *ambres de torture *irurgicales1 trav]s les prisons1 les lieux de supplices1 les curies d'esclaves1 sur les *amps de bataille et dans les c\rs d'assises1 si on lui ouvrait t\s les sombres repaires o la misre se glisse p\r fuir les reg>ds d'une curiosit froide1 et si enf9 on le laissait reg>d] dans la t\r affame d',ugol91--alors1 assurm5t1 lui aussi f9irait p> reconnatre de quelle sorte e/ ce meilleur des mondes possibles#bd4 #bd ,il n'y a que viol5ce dans l'univ]s2 mais n\s sommes gts p> la philosophie mod]ne1 qui a dit t\t e/ bi51 t&is que le mal a t\t s\ill1 et que dans un s5s trs vrai t\t e/ mal1 puisque ri5 n'e/ sa place4 ,j4 ,,de ,,mai/re4 ,o ,dante s]ait-il all *]*] le modle et le sujet de son enf] ailleurs que dans notre monde rel8 ,et p\rtant1 c'e/ bel et bi5 un enf] qu'il n\s a pe9t4 ,au contraire1 qu& il s'e/ agi de dcrire le ciel et ses joies1 il se tr\vait en face d'une difficult insurmontable1 ju/em5t p>ce que notre monde n'(fre ri5 d'analogue4 ,au lieu des joies du ,p>adis1 il fut rduit n\s faire "p des in/ructions que lui donnr5t l ses anctres1 sa ,batrix et div]s sa9ts4 ,p> o l'on voit assez clairem5t quelle sorte de monde e/ le ntre4--7,l4 #ahi47 99 99 99 99 99 ,ce monde1 *amp de c>nage o des tres anxieux et t\rm5ts ne subsi/5t qu'en se dvorant les uns les autres1 o t\te bte de proie devi5t le tombeau vivant de mille autres1 et n'entreti5t sa vie qu'au prix d'une longue suite de m>tyres1 o la capacit de s\ffrir crot en proportion de l'intellig5ce1 et atte9t p> consqu5t dans l'homme son degr le plus lev2 ce monde1 les optimi/es ont v\lu l'aju/] leur sy/me1 et n\s le dmontr] a priori comme le meilleur des mondes possibles4 ,l'absurdit e/ criante4--,on me dit d'ouvrir les yeux et de prom5] mes reg>ds sur la beaut du monde que le soleil claire1 d'admir] ses montagnes1 ses valles1 ses torr5ts1 ses plantes1 ses animaux1 que sais-je encore4 ,le monde n'e/-il donc qu'une lant]ne magique8 ,c]tes le spectacle e/ spl5dide voir1 mais y j\] son rle1 c'e/ autre *ose4--,aprs l'optimi/e vi5t l'homme des causes f9ales2 celui-l me vante la sage ordonnance qui df5d aux plantes de se heurt] du front dans leur c\rse1 qui emp*e la t]re et la m] de se confondre en une imm5se b\illie1 et les ti5t proprem5t sp>es1 qui fait que t\t ne re/e pas fig dans une glace t]nelle1 ou consum p> la *aleur1 qui1 grce l'incl9aison de l'cliptique ne p]met pas au pr9temps d'tre t]nel et laisse mrir les fruits1 etc4 ,mais ce ne sont l que de simples conditiones s9e quibus non4 ,c> si un monde doit exi/]1 si ses plantes doiv5t dur]1 ne ft-ce qu'un temps gal celui que le rayon d'une toile fixe loigne met p\r arriv] jusqu' elles1 et si elles ne disp>aiss5t pas comme le fils de ,less+ immdiatem5t aprs leur naissance1 il fallait que les *oses ne fuss5t pas *>p5tes assez maladroitem5t1 p\r que l'*afaudage fondam5tal m5at dj de cr\l]4 ,arrivons ma9t5ant aux rsultats de cette uvre si vante1 considrons les acteurs qui se meuv5t sur cette scne si solidem5t ma*9e3 n\s voyons la d\leur app>atre en mme temps que la s5sibilit1 et gr&ir mesure que celle-ci devi5t intellig5te1 n\s voyons le dsir et la s\ffrance m>*] du mme pas1 se dvelopp] sans limites1 jusqu' ce qu'enf9 la vie huma9e n'(fre plus qu'un sujet de tragdies ou de comdies4 ,ma9t5ant1 si l'on e/ s9cre1 on s]a peu dispos entonn] l',alleluia des optimi/es4--7,l4 #ahi47 99 99 99 99 99 ,la vie ne se prs5te nullem5t comme un cadeau dont n\s n'avons qu' j\ir1 mais bi5 comme un devoir1 une t*e dont il faut s'acquitt] =ce de travail2 de l1 dans les gr&es et petites *oses1 une misre gnrale1 un labeur sans repos1 une concurr5ce sans trve1 un combat sans f91 une activit impose avec une t5sion extrme de t\tes les =ces du corps et de l'esprit4 ,des millions d'hommes1 runis en nations1 conc\r5t au bi5 public1 *aque individu agissant a9si dans l'intrt de son propre bi52 mais des milli]s de victimes tomb5t p\r le salut commun4 ,tantt des prjugs ins5ss1 tantt une politique subtile excit5t les peuples la gu]re2 il faut que la sueur et le sang de la gr&e f\le c\l5t en abondance p\r m5] bonne f9 les fantaisies de quelques-uns1 ou expi] leurs fautes4 ,en temps de paix1 l'indu/rie et le comm]ce prospr5t1 les inv5tions font m]veille1 les vaisseaux sillonn5t les m]s et rapport5t des fri&ises de t\s les co9s du monde1 les vagues engl\tiss5t des milli]s d'hommes4 ,t\t e/ en m\vem5t1 les uns mdit5t1 les autres agiss5t1 le tumulte e/ indescriptible4 ,mais le d]ni] b de tant d'ef=ts1 quel e/-il8 ,ma9t5ir p5dant un c\rt espace de temps des tres phmres et t\rm5ts1 les ma9t5ir au cas le plus favorable dans une misre supportable et une abs5ce de d\leur relative que guette aussitt l'ennui2 puis la reproduction de cette race et le r5\vellem5t de son tra9 habituel4--7,l4 #fh47 99 99 99 99 99 ,il e/ vritablem5t incroyable combi5 insignifiante et dnue d'intrt1 vue du dehors1 et combi5 s\rde et obscure1 ress5tie intrieurem5t1 s'c\le la vie de la plup>t des hommes4 ,elle n'e/ que t\rm5ts1 aspirations impuissantes1 m>*e *ancelante d'un homme qui rve trav]s les quatre ges de la vie jusqu' la mort1 avec un cortge de p5ses triviales4 ,les hommes ressembl5t des horloges qui ont t montes et qui m>*5t sans savoir p\rquoi2 et *aque fois qu'un homme e/ eng5dr et mis au monde1 l'horloge de la vie huma9e e/ de n\veau monte p\r rpt] encore une fois son vieux refra9 u d't]nelle bote musique1 phrase p> phrase1 mesure p\r mesure1 avec des v>iations pe9e s5sibles4 ,*aque individu1 *aque visage huma9 et *aque vie huma9e n'e/ qu'un rve de plus1 un rve phmre de l'esprit inf9i de la nature1 de la volont de vivre p]si/ante et ob/9e1 ce n'e/ qu'une image fugitive de plus qu'elle dess9e en se j\ant sur sa page inf9ie de l'espace et du temps1 qu'elle laisse subsi/] quelques in/ants d'une brivet v]tig9euse1 et qu'aussitt elle efface p\r faire place d'autres4 ,cep5dant et c'e/ l le ct de la vie qui donne p5s] et rfl*ir1 il faut que la volont de vivre1 viol5te et imptueuse1 paie *acune de ces images fugitives1 *acune de ces va9es fantaisies au prix de d\leurs pr(ondes et sans nombre1 et d'une mort amre longtemps r$\te et qui vi5t enf94 ,voil p\rquoi l'aspect d'un cadavre n\s r5d s\da9em5t srieux4--7,w4 ,i4 #cgi47 99 99 99 99 99 ,la vie de l'homme oscille1 comme un p5dule1 entre la d\leur et l'ennui#be1 tels sont en ralit ses deux d]ni]s lm5ts4 ,les hommes ont d exprim] cela d'une trange manire2 aprs avoir fait de l'enf] le sj\r de t\s les t\rm5ts et de t\tes les s\ffrances1 qu'e/-il re/ p\r le ciel8 ju/em5t l'ennui4--7,l4 #gb47 #be 4 4 4 4 4 ,am>o e noia ,la vita1 altro mai nulla4 4 4 4 4 4 7,a se /esso7 ,nell' imo petto1 grave1 salda1 immota ,come colonna adamant9a1 si$e ,noia immortale4 ,leop>di 7,al conte ,pepoli47 7,note du traducteur47 ,,iii ,r,,signation4--,,r5oncem5t4--,,asc,,tis me ,,et ,d,,livrance4 ,qu& le co9 du voile de ,maa#bf 7l'illusion de la vie individuelle7 s'e/ s\lev devant les yeux d'un homme1 de telle sorte qu'il ne fait plus de diffr5ce g/e entre sa p]sonne et les autres hommes1 et qu'il pr5d autant d'intrt aux s\ffrances trangres qu'aux si5nes propres1 et qu'il devi5t p> l sec\rable jusqu'au dv\em5t1 prt se sacrifi] lui-mme p\r le salut des autres1--cet homme arriv au po9t de se reconnatre lui-mme dans t\s les tres1 considre comme si5nes les s\ffrances inf9ies de t\t ce qui vit1 et doit a9si s'appropri] la d\leur du monde4 ,aucune dtresse ne lui e/ trangre4 ,t\s les t\rm5ts qu'il voit et peut si r>em5t ad\cir1 t\s les t\rm5ts dont il ent5d p>l]1 ceux mmes qu'il lui e/ possible de concevoir frapp5t son esprit comme s'il en tait lui-mme la victime4 #bf ,maa--l'illusion4--,s*op5hau] ent5d p> l cette connaissance1 borne l'espace et au temps qui emp*e l'individu de reconnatre sa propre ess5ce dans les individus trang]s4 7,note de ,m4 ,frau5/dt47 ,,ma,a1 desse h9d\e1 p\se de ,brahma1 mre des illusions ou l'illusion p]sonnifie4 ,ins5sible aux alt]natives de bi5s et de maux qui se succd5t dans sa de/9e1 affran*i de t\t gsme1 il pntre les voiles de l'illusion individuelle2 t\t ce qui vit1 t\t ce qui s\ffre e/ galem5t prs de son cur4 ,il conoit l'ensemble des *oses1 leur ess5ce1 leur t]nel c\lem5t1 les va9s ef=ts1 les luttes intrieures et les s\ffrances sans f92 il voit1 de quelque ct qu'il t\rne ses reg>ds1 l'homme qui s\ffre1 l'animal qui s\ffre1 et un monde qui s'van\it t]nellem5t4 ,il s'unit dsormais aux d\leurs du monde aussi troitem5t que l'g/e sa propre p]sonne4 ,comm5t p\rrait-il1 avec une telle connaissance du monde1 affirm] p> les dsirs incessants sa volont de vivre1 se ratta*] t\j\rs de plus en plus la vie1 et l'tre9dre t\j\rs plus troitem5t8 ,l'homme sduit p> l'illusion de la vie individuelle1 esclave de l'gsme1 ne voit des *oses que ce qui le t\*e p]sonnellem5t1 et y puise des motifs sans cesse r5\vels de dsir] et de v\loir2 au contraire1 celui qui pntre l'ess5ce des *oses en soi1 qui dom9e l'ensemble1 arrive au repos de t\t dsir et de t\t v\loir4 ,dsormais la volont se dt\rne de la vie2 elle rep\sse avec effroi les j\issances qui la p]ptu5t4 ,l'homme arrive alors l'tat du r5oncem5t volontaire1 de la rsignation1 de la tranquillit vraie1 et de l'abs5ce absolue de volont4--7,l4 #agg47 99 99 99 99 99 ,l'esprit intime et le s5s de la vritable et pure vie du clotre1 et de l'asctisme en gnral1 c'e/ que l'on se s5t digne et capable d'une exi/5ce meilleure que la ntre1 et que l'on veut =tifi] et ma9t5ir cette conviction p> le mpris de t\tes les va9es j\issances de ce monde4 ,on att5d avec calme et assurance la f9 de cette vie1 prive de ses appts trompeurs1 p\r salu] un j\r l'heure de la mort comme celle de la dlivrance4--7,l4 #agh47 99 99 99 99 99 ,t&is que le m*ant livr p> la viol5ce de sa volont et de ses dsirs des t\rm5ts intrieurs cont9us et dvorants1 e/ rduit1 qu& la s\rce de t\tes les j\issances vi5t t>ir1 tan*] la soif brlante de ses dsirs p> le spectacle des malheurs d'autrui2 l'homme1 au contraire1 qui e/ pntr de cette ide du r5oncem5t absolu1 quel que soit son dnuem5t1 quelque priv qu'il soit extrieurem5t de t\te joie1 et de t\t bi51 gte cep5dant une ple9e allgresse et j\it d'un repos vraim5t cle/e4 ,p\r lui1 plus d'empressem5t inquiet1 plus de joie clatante1 cette joie prcde et suivie de tant de pe9es1 condition 9vitable de l'exi/5ce p\r l'homme qui a le gt de la vie3 ce qu'il ress5t1 c'e/ une paix 9branlable1 un pr(ond repos1 une intime srnit1 un tat que n\s ne p\vons voir ou imag9] sans y aspir] avec ardeur p>ce qu'il n\s semble le seul ju/e1 inf9im5t suprieur t\t autre1 un tat v]s lequel n\s invit5t et n\s appell5t ce qu'il y a de meilleur en n\s1 et cette voix intrieure qui n\s crie3 sap]e aude4 ,n\s s5tons bi5 alors que t\t dsir accompli1 t\t bonheur arra* la misre du monde1 sont comme l'aumne qui s\ti5t le m5diant auj\rd'hui1 p\r que dema9 il meure encore de faim2 la rsignation1 au contraire e/ comme une t]re reue en hritage1 qui met p\r t\j\rs l'heureux possesseur l'abri du s\ci4--7,l4 #agi47 99 99 99 99 99 ,peu d'hommes1 p> la seule connaissance rfl*ie des *oses1 p>vi5n5t pntr] l'illusion du pr9cipium individuationis1 peu d'hommes remplis d'une p>faite bont d'me1 de l'univ]selle *>it1 en vi5n5t enf9 reconnatre t\tes les d\leurs du monde comme les leurs propres1 p\r ab\tir la ngation de la volont4 ,*ez celui-l mme qui s'appro*e le plus de ce degr suprieur1 les aises p]sonnelles1 le *>me flatteur de l'in/ant1 l'attrait de l'esprance1 les dsirs sans cesse r5aissants sont un t]nel ob/acle au r5oncem5t1 une t]nelle amorce p\r la volont2 de l vi5t qu'on a p]sonnifi dans les dmons la multitude des sductions qui n\s t5t5t et n\s sollicit5t4 ,aussi faut-il que notre volont soit brise p> une imm5se s\ffrance1 avant qu'elle n'arrive au r5oncem5t d'elle-mme4 ,lorsqu'il a p>c\ru t\s les degrs de l'angoisse croissante1 aprs une suprme rsi/ance1 et qu'il t\*e l'abme du dsespoir1 l'homme r5tre subitem5t en lui-mme1 il se connat1 il connat le monde1 son me alors se trans=me1 s'lve au-dessus d'elle-mme et de t\te s\ffrance1 et purifi1 sanctifi en quelque sorte dans un repos1 une flicit 9branlables1 une lvation inaccessible1 il r5once t\s les objets de ses dsirs passionns1 et reoit la mort avec joie4 ,comme un ple clair1 la ngation de la volont de vivre1 c'e/--dire la dlivrance1 jaillit subitem5t de la flamme purifiante de la d\leur4 ,les crim9els eux-mmes peuv5t tre a9si purs p> une gr&e d\leur2 ils sont t\t autres4 ,leurs crimes passs n'oppress5t plus leur consci5ce2 p\rtant ils sont prts les expi] p> la mort et voi5t volonti]s s'te9dre avec eux ce phnomne passag] de la volont1 qui leur e/ ma9t5ant trang] et comme un objet d'horreur4 ,dans le t\*ant pisode de ,gret*51 ,g! n\s a donn une incomp>able et clatante pe9ture de cette ngation de la volont cause p> une gr&e in=tune et p> le dsespoir4 ,c'e/ un modle accompli de cette seconde manire d'arriv] au r5oncem5t1 la ngation de la volont1 non p> la pure connaissance des d\leurs de t\t un monde auxquelles on s'id5tifie volontairem5t1 mais p> une d\leur crasante dont on a soi-mme t accabl4--7,l4 #ahc47 99 99 99 99 99 ,si l'on se reprs5te combi5 la misre et les s\ffrances sont la plup>t du temps ncessaires p\r notre dlivrance1 on reconnatra que n\s devrions mo9s envi] le bonheur des autres que leur malheur4 ,c'e/ p\r cette raison que le /ocisme qui brave le de/9 e/ p\r l'me1 il e/ vrai1 une paisse cuirasse contre les d\leurs de la vie et aide mieux support] le prs5t2 mais il e/ oppos au vritable salut1 c> il endurcit le cur4 ,et comm5t le /oci5 p\rrait-il tre r5du meilleur p> la s\ffrance1 lorsque1 s\s son corce de pi]re1 il y e/ ins5sible8--,jusqu' un c]ta9 degr1 ce /ocisme n'e/ pas trs r>e4 ,c'e/ s\v5t une pure affectation1 une faon de faire mauvais jeu bonne m9e3 et lorsqu'il e/ rel1 il provi5t la plup>t du temps de l'ins5sibilit pure1 du manque d'n]gie1 de vivacit1 de s5tim5t et d'imag9ation1 ncessaires p\r ress5tir une gr&e d\leur4 ,le flegme et la l\rdeur des ,allem&s sont surt\t favorables cette sorte de /ocisme4--7,l4 #ahe47 99 99 99 99 99 ,quiconque se tue veut la vie1 il ne se pla9t que des conditions s\s lesquelles elle s'(fre lui4 ,ce n'e/ donc pas la volont de vivre qu'il r5once1 mais uniquem5t la vie1 dont il dtruit en sa p]sonne un des phnomnes passag]s444 ,c'e/ ju/em5t p>ce qu'il ne peut cess] de v\loir qu'il cesse de vivre1 et c'e/ en supprimant en lui le phnomne de la vie qu'il affirme son dsir de vivre4 ,c> c'tait ju/em5t la d\leur laquelle il se s\/rait qui aurait pu1 comme mortification de la volont1 le conduire au r5oncem5t et la dlivrance4 ,il en e/ de celui qui se tue comme d'un malade qui1 n'ayant pas le c\rage de laiss] a*ev] une opration d\l\reuse mais salutaire1 prfr]ait g>d] sa maladie4 ,la s\ffrance supporte avec c\rage lui p]mettrait de supprim] la volont2 mais il se s\/rait la s\ffrance1 en dtruisant dans son corps cette manife/ation de la volont1 de telle sorte que celle-ci subsi/e sans ob/acles4--7,l4 #ahf47 99 99 99 99 99 ,l'optimisme n'e/ au fond qu'une =me de l\anges que la volont de vivre1 unique et premire cause du monde1 se dc]ne sans raison elle-mme1 lorsqu'elle se mire avec complaisance dans son uvre3 ce n'e/ pas seulem5t une doctr9e fausse1 c'e/ une doctr9e corruptrice4 ,c> elle n\s reprs5te la vie comme un tat dsirable1 et comme b de la vie le bonheur de l'homme4 ,ds lors *acun s'imag9e qu'il possde les droits les plus ju/ifis au bonheur et la j\issance2 si ces bi5s1 comme cela n'e/ que trop frqu5t1 ne lui *oi5t pas en p>tage1 il se croit victime d'une inju/ice1 n'a-t-il pas manqu le b de sa vie8--t&is qu'il e/ bi5 plus ju/e de considr] le travail1 la privation1 la misre et la s\ffrance c\ronne p> la mort comme le b de notre vie 7a9si font le brahmanisme1 le b\ddhisme et aussi le vritable *ri/ianisme7 p>ce que t\s ces maux conduis5t la ngation de la volont de vivre4 ,dans le ,n\veau ,te/am5t1 le monde e/ reprs5t comme une valle de l>mes1 la vie comme un moy5 de purifi] l'me1 et un in/rum5t de m>tyre e/ le symbole du *ri/ianisme#bg4--7,l4 #aij47 #bg ,de nos j\rs1 dit ailleurs ,s*op5hau]1 le *ri/ianisme a oubli sa vraie signification1 p\r dgnr] en un plat optimisme4 ,w4 ,i4 #dhj4 99 99 99 99 99 ,quitisme1 c'e/--dire r5oncem5t t\t dsir1 asctisme1 c'e/--dire immolation rfl*ie de la volont g/e1 et my/icisme1 c'e/--dire consci5ce de l'id5tit de son tre avec l'ensemble des *oses et le pr9cipe de l'univ]s--trois dispositions de l'me qui se ti5n5t troitem5t2 quiconque fait pr(ession de l'une1 e/ attir v]s l'autre en quelque sorte malgr lui4--,ri5 de plus surpr5ant que de voir l'accord de t\s ceux qui n\s ont pr* ces doctr9es1 trav]s l'extrme v>it des temps1 des pays et des religions1 et ri5 de plus curieux que la scurit 9branlable comme le roc1 la c]titude intrieure1 avec lesquelles ils n\s prs5t5t le rsultat de leur expri5ce intime4--7,l4 #ahg47 99 99 99 99 99 ,en vrit ce n'e/ pas le judasme avec son #bh mais le brahmanisme et le b\ddhisme qui p> l'esprit et la t5dance morale se rappro*5t du *ri/ianisme4 ,mais l'esprit et la t5dance morale sont ce qu'il y a d'ess5tiel dans une religion1 et non pas les my!s dans lesquels elle les enveloppe4 #bh ,i4 ,mose1 #a1 #ca4 ,dieu vit t\tes les *oses qu'il avait faites1 et elles tai5t trs bonnes4 ,s*op5hau] e/ l'ennemi p]sonnel de ,jehovah1 qui1 selon la ,bible1 ayant cr le monde1 le tri/e monde1 se vante de son uvre comme d'une belle et bonne *ose4 ,cet optimisme du ,dieu des ,juifs irrite et exaspre notre philosophe pessimi/e4 ,ce de l',anci5 ,te/am5t e/ vraim5t trang] au pur *ri/ianisme3 c> t\t le long du ,n\veau ,te/am5t il e/ "q du monde comme d'une *ose laquelle on n'app>ti5t pas1 que l'on n'aime pas1 d'une *ose qui e/ s\s l'empire du diable4 ,cela s'accorde avec l'esprit d'asctisme1 de r5oncem5t et de victoire sur le monde1 cet esprit1 qui1 jo9t l'am\r du pro*a9 et au p>don des injures1 m>que le trait fondam5tal et l'troite aff9it qui uniss5t le *ri/ianisme1 le brahmanisme et le b\ddhisme4 ,c'e/ dans le *ri/ianisme surt\t qu'il e/ ncessaire d'all] au fond des *oses et de pntr] au-del de l'corce4--7,l4 #aic47 ,le prote/antisme en lim9ant l'asctisme et le clibat qui en e/ le po9t capital1 a atte9t p> l mme l'ess5ce du *ri/ianisme1 et peut ce po9t de vue tre considr comme une apo/asie4 ,on l'a bi5 vu de nos j\rs qu& le prote/antisme a peu peu dgnr en un plat rationalisme1 espce de plagianisme mod]ne1 qui vi5t se rsum] dans la doctr9e d'un bon pre1 crant le monde af9 qu'on s'y amuse bi5 7en quoi il aurait jolim5t *\72 et ce bon pre1 s\s c]ta9es conditions1 s'engage procur] aussi plus t>d ses fidles s]viteurs un monde beauc\p plus beau dont le seul inconvni5t e/ d'avoir une aussi fune/e entre4 ,cela peut tre assurm5t une bonne religion p\r des pa/eurs prote/ants con=tables1 m>is et clairs3 mais ce n'e/ pas l du *ri/ianisme4 ,le *ri/ianisme e/ la doctr9e qui affirme que l'homme e/ pr(ondm5t c\pable p> le seul fait de sa naissance1 et il enseigne en mme temps que le cur doit aspir] la dlivrance qui ne peut tre obt5ue qu'au prix des sacrifices les plus pnibles p> le r5oncem5t1 l'anantissem5t de soi-mme1 p> consqu5t p> une trans=mation totale de la nature huma9e4--7,l4 #aic47 99 99 99 99 99 ,il semble que la f9 de t\te activit vitale soit un m]veilleux allgem5t p\r la =ce qui l'entreti5t3 c'e/ l ce qui explique peut-tre cette expression de d\ce srnit rp&ue sur le visage de la plup>t des morts4 ,il se peut que l'in/ant de la mort soit semblable au rveil1 aprs un sommeil l\rd et tr\bl de cau*em>s4--7,w4 ,,ii1 #ecf47 99 99 99 99 99 ,*acun s5t qu'il e/ autre *ose qu'un nant1 qu'un autre nant a un j\r eng5dr4 ,de l nat p\r lui l'assurance que la mort peut bi5 mettre f9 sa vie1 mais non son exi/5ce#bi4--7,l4 #hd47 #bi ,s*op5hau] n'ent5d pas l'immortalit au s5s d'une p]man5ce de la consci5ce p]sonnelle aprs la mort4--,ce qui e/ immortel1 c'e/ la =ce1 la volont de vivre1 qui e/ au fond de t\tes *oses1 l'unique et premi] pr9cipe4 ,l'individu n'en e/ que la manife/ation phmre dans l'espace et dans le temps4 99 99 99 99 99 ,mon imag9ation 7surt\t si j'ent5ds de la musique7 j\e s\v5t avec cette p5se que la vie de t\s les hommes et ma propre vie ne sont que des songes d'un esprit t]nel1 bons et mauvais songes1 dont *aque mort e/ un rveil4--7,m4 #gcb47 99 99 99 99 99 ,n\s avons t veills et n\s le s]ons de n\veau2 la vie e/ une nuit que remplit un long rve1 s\v5t un cau*em>4--7,m4 #gcb47 99 99 99 99 99 ,dans la vieillesse les passions et les dsirs s'teign5t les uns aprs les autres1 mesure que les objets de ces passions devi5n5t indiffr5ts2 la s5sibilit s'm\sse1 la =ce de l'imag9ation devi5t t\j\rs plus faible1 les images pliss5t1 les impressions n'adhr5t plus1 elles pass5t sans laiss] de traces1 les j\rs r\l5t t\j\rs plus rapides1 les vnem5ts p]d5t leur importance1 t\t se dcolore4 ,l'homme accabl de j\rs se promne en *ancelant ou se repose dans un co91 n'tant plus qu'une ombre1 un fantme de son tre pass4 ,la mort vi5t1 que lui re/e-t-il encore dtruire8 ,un j\r l'ass\pissem5t se *ange en d]ni] sommeil et ses rves444 ils inquitai5t dj ,hamlet dans le clbre monologue4 ,je crois que ds ma9t5ant n\s rvons4--7,w4 ,,ii1 #ecf47 99 99 99 99 99 ,n\s savons que les in/ants o la contemplation des uvres d'art n\s dlivre des dsirs avides1 comme si n\s surnagions au-dessus de la l\rde atmosphre de la t]re1 sont en mme temps les plus heureux que n\s connaissions4 ,p> l n\s p\vons n\s figur] quelle flicit doit ress5tir l'homme dont la volont e/ apaise1 non pas p\r quelques in/ants comme dans la j\issance du beau1 mais p\r t\j\rs et s'te9t mme t\t fait1 si bi5 qu'il ne re/e que la d]nire t9celle aux lueurs vacillantes1 qui s\ti5t le corps et s'te9dra avec lui4 ,lorsque cet homme1 aprs ma9ts rudes combats contre sa propre nature1 a f9i p> triomph] t\t fait1 il n'exi/e qu' l'tat d'tre purem5t intellectuel1 comme un miroir du monde que ri5 ne tr\ble4 ,dsormais ri5 ne saurait lui caus] de l'angoisse1 ri5 ne saurait l'agit]3 c> les mille li5s du v\loir qui n\s ti5n5t en*ans au monde et n\s tiraill5t en t\s s5s avec des d\leurs cont9ues s\s =me de dsir1 cra9te1 envie1 colre1 ces mille li5s il les a briss4 ,il jette un reg>d en arrire1 tranquille et s\riant sur les images illusoires de ce monde qui ont pu un j\r agit] et tortur] son cur2 devant elles il e/ ma9t5ant aussi indiffr5t que devant les *ecs1 aprs une p>tie t]m9e ou devant des masques de c>naval qu'on a dp\ills au mat9 et dont les figures ont pu n\s agac] et n\s m\voir dans la nuit du m>di gras4 ,la vie et ses =mes flott5t dsormais devant ses yeux comme une app>ition passagre1 comme un lg] songe mat9al p\r l'homme moiti veill1 un songe que la vrit transp]ce dj de ses rayons et qui ne peut plus n\s abus]2 et a9si qu'un rve la vie s'van\it aussi la f91 sans transition brusque4--7,l4 #ahb47 99 99 99 99 99 ,si l'on a considr la p]v]sit huma9e et que l'on soit prt s'en indign]1 il faut aussitt jet] ses reg>ds sur la dtresse de l'exi/5ce huma9e1 et rciproquem5t si la misre v\s effraie1 considrez la p]v]sit3 alors on tr\v]a que l'une et l'autre se font quilibre2 et l'on reconnatra la ju/ice t]nelle1 on v]ra que le monde lui-mme e/ le jugem5t du monde#cj4--7,l4 #aie47 #cj ,traduction du v]s clbre de ,s*ill]4 99 99 99 99 99 ,une piti sans bornes p\r t\s les tres vivants1 c'e/ le gage le plus f]me et le plus sr de la conduite morale1 et cela n'exige aucune casui/ique4 ,on peut tre assur que celui qui en e/ rempli ne bless]a p]sonne1 n'empit]a sur les droits de p]sonne1 ne f]a de mal p]sonne2 t\t au contraire1 il s]a indulg5t p\r *acun1 p>donn]a *acun1 s]a sec\rable t\s dans la mesure de ses =ces1 et t\tes ses actions port]ont l'empre9te de la ju/ice et de l'am\r des hommes4 ,au contraire1 qu'on essaye une fois de dire3 ,cet homme e/ v]tueux1 mais il ne connat aucune piti1 ou bi53 ,c'e/ un homme inju/e et m*ant p\rtant il e/ trs compatissant1 alors la contradiction devi5t s5sible4--,t\t le monde n'a pas les mmes gts2 mais je ne connais pas de plus belle prire1 que celle p> laquelle se t]m95t les vieilles pices du ?tre h9d\ 7comme autrefois les pices anglaises se t]m9ai5t p> ces mots3 p\r le roi74 ,voici quel en e/ le s5s3 ,puiss5t t\s les tres vivants re/] libres de d\leurs4--7,l4 #aff47 ,,ii ,l',,am\r1 ,,les ,,femmes ,,et ,,le ,,m>iage ,la nature ne songe qu'au ma9ti5 de l'espce2 et1 p\r la p]ptu]1 elle n'a que faire de notre sottise4 ,qu'tant ivre1 je m'adresse une s]vante de cab>et ou une fille1 le b de la nature peut tre aussi bi5 rempli que si j'eusse obt5u ,cl>isse aprs deux ans de so9s2 au lieu que ma raison me sauv]ait de la s]vante1 de la fille et de ,cl>isse mme peut-tre4 ,a ne consult] que la raison1 quel e/ l'homme qui v\drait tre pre et se prp>] tant de s\cis p\r un long av5ir8 ,quelle femme1 p\r une pilepsie de quelques m9utes1 se donn]ait une maladie d'une anne entire8 ,la nature1 en n\s drobant notre raison1 assure mieux son empire3 et voil p\rquoi elle a mis de niveau sur ce po9t ,znobie et sa fille de basse-c\r1 ,m>c-,aurle et son palefr5i]4 ,,*am=t4 ,i ,m,,taphysique ,,de ,l',,am\r#ca4 #ca ,w4 ,,ii1 p4 #fjg4 ,o v\s sages1 la sci5ce haute et pr(onde1 qui avez mdit et qui savez o1 qu& et comm5t t\t s'unit dans la nature1 p\rquoi t\s ces am\rs1 ces bais]s2 v\s1 sages sublimes1 dites-le moi6 ,mettez la torture votre esprit subtil et dites-moi o1 qu& et comm5t1 il m'arriva d'aim]1 p\rquoi il m'arriva d'aim]8 ,b,,rg]4 ,on e/ gnralem5t habitu voir les potes occups pe9dre l'am\r4 ,la pe9ture de l'am\r e/ le sujet pr9cipal de t\tes les uvres dramatiques1 tragiques ou comiques1 romantiques ou classiques1 dans les ,indes aussi bi5 qu'en ,europe3 il e/ aussi de t\s les sujets le plus fcond p\r la posie lyrique comme p\r la posie pique2 sans p>l] des innombrables quantits de romans1 qui1 depuis des sicles1 se produis5t *aque anne dans t\s les pays civiliss d',europe aussi rguli]s que les fruits des saisons4 ,t\s ces ouvrages ne sont au fond que des descriptions v>ies et plus ou mo9s dveloppes de cette passion4 ,les pe9tures les plus p>faites1 ,romo et ,juliette1 la n\velle ,hlose1 ,w]!r1 ont acquis une gloire immortelle4 ,dire avec ,la ,ro*ef\cauld qu'il en e/ de l'am\r passionn comme des spectres dont t\t le monde p>le1 mais que p]sonne n'a vus2 ou bi5 conte/] avec ,li*t5b]g1 dans son ,essai1 sur la puissance de l'am\r la ralit de cette passion et ni] qu'elle soit con=me la nature2 c'e/ l une gr&e erreur4 ,c> il e/ impossible de concevoir comme un s5tim5t trang] ou contraire la nature huma9e1 comme une pure fantaisie en l'air ce que le gnie des potes ne se lasse pas de pe9dre1 ni l'humanit d'accueillir avec une sympa?ie 9branlable2 puisque sans vrit1 il n'y a po9t d'art a*ev4 ,ri5 n'e/ beau que le vrai2 le vrai seul e/ aimable4 ,,boileau4 ,d'ailleurs l'expri5ce gnrale1 bi5 qu'elle ne se r5\velle pas t\s les j\rs1 pr\ve qu'une incl9ation vive et encore g\v]nable peut1 s\s l'empire de c]ta9es circon/ances1 gr&ir et surpass] p> sa viol5ce t\tes les autres passions1 c>t] t\tes les considrations1 surmont] t\s les ob/acles avec une =ce et une p]svrance incroyables1 au po9t que l'on risque sans hsit] sa vie p\r satisfaire son dsir1 et mme que l'on en fait bon m>* si ce dsir e/ sans espoir4 ,ce n'e/ pas seulem5t dans les romans qu'il y a des ,w]!r et des ,jacopo ,ortis3 *aque anne1 l',europe en p\rrait signal] au mo9s une demi-d\za9e3 ,s$ ignotis p]i]unt mortibus illi2 ils meur5t inconnus1 et leurs s\ffrances n'ont d'autre *roniqueur que l'employ qui enregi/re les dcs1 d'autres annales que les faits div]s des j\rnaux4 ,les p]sonnes qui lis5t les feuilles franaises et anglaises atte/]ont l'exactitude de ce que j'avance4 ,mais plus gr& encore e/ le nombre de ceux que cette passion conduit l'hpital des f\s4 ,enf9 l'on con/ate *aque anne div]s cas de d\ble suicide1 lorsque deux amants dsesprs tomb5t victimes des circon/ances extrieures qui les sp>5t2 p\r moi1 je n'ai jamais compris comm5t deux tres qui s'aim5t1 et croi5t tr\v] dans cet am\r la flicit suprme1 ne prfr5t pas rompre violemm5t avec t\tes les conv5tions sociales et subir t\te espce de honte1 plutt que d'ab&onn] la vie en r5onant un bonheur au del duquel ils n'imag95t ri54--,quant aux degrs infrieurs1 aux lgres atte9tes de cette passion1 *acun les a *aque j\r s\s les yeux et1 p\r peu qu'il soit jeune1 la plup>t du temps aussi dans le cur4 ,il n'e/ donc pas p]mis de d\t] de la ralit de l'am\r ni de son importance4 ,au lieu de s'tonn] qu'un philosophe *]*e s'emp>] lui aussi de cette "q1 ?me t]nel p\r t\s les potes1 l'on devrait plutt tre surpris qu'une affaire qui j\e dans la vie huma9e un rle si important ait t1 jusqu' prs5t1 nglige p> les philosophes1 et soit l devant n\s comme une matire neuve4 ,de t\s les philosophes1 c'e/ encore ,platon qui s'e/ le plus occup de l'am\r1 surt\t dans le ,banquet et dans le ,phdre4 ,ce qu'il a dit sur ce sujet r5tre dans le doma9e des my!s1 fables et jeux d'esprit1 et conc]ne surt\t l'am\r grec4 ,le peu qu'en dit ,r\sseau dans le ,disc\rs sur l'9galit1 e/ faux et insuffisant2 ,kant dans la #c;e p>tie du ,trait sur le s5tim5t du beau et du sublime1 aborde un tel sujet d'une faon trop sup]ficielle et p>fois inexacte comme quelqu'un qui ne s'y ent5d gure4 ,platn]1 dans son an?rophologie ne n\s (fre que des ides mdiocres et plates4 ,la df9ition de ,sp9oza mrite d'tre cite cause de son extrme navet3 ,amor e/ titillatio1 concomitante idea causae ext]nae 7,e?4 ,,iv1 prop4 #dd1 dem47 ,je n'ai donc ni me s]vir de mes prdcesseurs1 ni les rfut]4 ,ce n'e/ pas p> les livres1 c'e/ p> l'obs]vation de la vie extrieure que ce sujet s'e/ impos moi1 et a pris place de lui-mme dans l'ensemble de mes considrations sur le monde4--,je n'att5ds ni approbation ni loge des am\reux qui *]*5t naturellem5t exprim] p> les images les plus sublimes et les plus ?res l'int5sit de leurs s5tim5ts3 ceux-l1 mon po9t de vue p>atra trop physique1 trop matriel1 t\t mtaphysique et transc5dant qu'il soit au fond4 ,puiss5t-ils se r5dre compte avant de me jug] que l'objet de leur am\r qu'ils exalt5t auj\rd'hui dans des madrigaux et des sonnets1 aurait pe9e obt5u d'eux un reg>d1 s'il tait n dix-huit ans plus tt4 ,c> t\te incl9ation t5dre1 quelques airs ?rs qu'elle affecte1 a t\tes ses rac9es dans l'in/9ct naturel des sexes2 et mme elle n'e/ pas autre *ose que cet in/9ct spcialis1 dt]m91 et mme t\t fait individualis4 ,ceci pos1 si l'on obs]ve le rle important que j\e l'am\r t\s ses degrs et dans t\tes ses nuances non seulem5t dans les comdies et dans les romans1 mais aussi dans le monde rel1 o il e/1 avec l'am\r de la vie1 le plus puissant et le plus actif de t\s les ressorts1 si l'on songe qu'il occupe cont9uellem5t les =ces de la plus jeune p>tie de l'humanit1 qu'il e/ le d]ni] b de presque t\t ef=t huma91 qu'il a une influ5ce p]turbatrice sur les affaires les plus importantes1 qu'il int]rompt t\te heure les occupations les plus srieuses1 que p>fois il met p\r un temps les plus gr&s esprits l'env]s1 qu'il ne se fait pas scrupule d'int]v5ir1 p\r les tr\bl]1 avec ses vtilles1 dans les ngociations diplomatiques et les travaux des savants1 qu'il s'ent5d mme gliss] ses billets d\x et ses petites m*es de *eveux jusque dans les portefeuilles des m9i/res et les manuscrits des philosophes1 ce qui ne l'emp*e pas d'tre *aque j\r le promoteur des plus mauvaises affaires et des plus embr\illes1 qu'il rompt les relations les plus prcieuses1 brise les li5s les plus solides1 qu'il pr5d p\r victimes tantt la vie ou la sant1 tantt la ri*esse1 le rang et le bonheur1 qu'il fait de l'honnte homme un homme sans honneur1 du fidle un tratre1 qu'il semble tre a9si comme un dmon malfaisant qui s'ef=ce de t\t b\lev]s]1 t\t embr\ill]1 t\t dtruire2--on e/ alors prt s'cri]3 ,p\rquoi tant de bruit8 p\rquoi ces ef=ts1 ces emportem5ts1 ces anxits et cette misre8 ,il ne s'agit p\rtant que d'une *ose bi5 simple1 il s'agit seulem5t que *aque ,jeannot tr\ve sa ,jeannette#cb4 ,p\rquoi une telle bagatelle devrait-elle j\] un rle si important et mettre sans cesse le tr\ble et le ds>roi dans la vie bi5 rgle des hommes8--,mais1 p\r le p5seur srieux1 l'esprit de la vrit dvoile peu peu cette rponse3 il ne s'agit po9t d'une vtille2 lo9 de l1 l'importance de l'affaire e/ gale au srieux et l'emportem5t de la p\rsuite4 ,le b df9itif de t\te am\reuse entreprise1 qu'elle t\rne au tragique ou au comique1 e/ rellem5t ce qu'il y a de plus important dans les div]s buts de la vie huma9e1 et mrite le srieux pr(ond avec lequel *acun la p\rsuit4 ,en effet1 ce qui e/ en "q1 ce n'e/ ri5 mo9s que la comb9aison de la gnration pro*a9e4 ,les dramatis p]son1 les acteurs qui entr]ont en scne1 qu& n\s en sortirons1 se tr\v]ont a9si dt]m9s dans leur exi/5ce et dans leur nature p> cette passion si frivole4 ,de mme que l'tre1 l',exi/5tia de ces p]sonnes futures a p\r condition absolue l'in/9ct de l'am\r en gnral2 la nature propre de leur c>actre1 leur ,ess5tia1 dp5d absolum5t du *oix individuel de l'am\r des sexes et se tr\ve a9si t\s g>ds irrvocablem5t fixe4 ,voil la clef du problme3 elle n\s s]a mieux connue qu& n\s aurons p>c\ru t\s les degrs de l'am\r depuis l'incl9ation la plus fugitive1 jusqu' la passion la plus viol5te3 n\s reconnatrons alors que sa div]sit nat du degr de l'individualisation dans le *oix4 #cb ,je ne p\vais employ] ici le t]me propre1 libre au lecteur de traduire cette phrase dans la langue d',ari/ophane4 7,note de ,s*op5hau]47 ,t\tes les passions am\reuses de la gnration prs5te ne sont donc p\r l'humanit entire que la srieuse m$itatio compositionis g5]ationis futur1 e qu it]um p5d5t innum] g5]ationes4 ,il ne s'agit plus1 en effet1 comme dans les autres passions huma9es1 d'un malheur ou d'un avantage individuel1 mais de l'exi/5ce et de la con/itution spciale de l'humanit future3 la volont individuelle atte9t1 dans ce cas1 sa plus haute puissance1 se trans=me en volont de l'espce4--,c'e/ sur ce gr& intrt que repose le pa?tique et le sublime de l'am\r1 ses transports1 ses d\leurs inf9ies que les potes depuis des milli]s de sicles ne se lass5t po9t de reprs5t] dans des exemples sans nombre4 ,quel autre sujet l'emport]ait en intrt sur celui qui t\*e au bi5 ou au mal de l'espce8 c> l'individu e/ l'espce ce que la surface des corps e/ aux corps eux-mmes4 ,c'e/ ce qui fait qu'il e/ si difficile de donn] de l'intrt un drame sans y ml] une intrigue d'am\r2 et p\rtant1 malgr l'usage j\rnali] qu'on en fait1 le sujet n'e/ jamais puis4 ,qu& l'in/9ct des sexes se manife/e dans la consci5ce individuelle d'une manire vague et gnrale1 et sans dt]m9ation prcise1 c'e/ la volont de vivre absolue1 en dehors de t\t phnomne1 qui se fait j\r4 ,lorsque dans un tre consci5t l'in/9ct de l'am\r se spcialise sur un individu dt]m91 ce n'e/ au fond que cette mme volont qui aspire vivre dans un tre n\veau et di/9ct1 exactem5t dt]m94 ,et dans ce cas l'in/9ct de l'am\r t\t subjectif fait illusion la consci5ce1 et sait trs bi5 se c\vrir du masque d'une admiration objective4 ,c> la nature a beso9 de ce /ratagme p\r atte9dre ses buts4 ,si ds9tresse et idale que puisse p>atre l'admiration p\r une p]sonne aime1 le b f9al e/ en ralit la cration d'un tre n\veau dt]m9 dans sa nature3 ce qui le pr\ve1 c'e/ que l'am\r ne se cont5te pas d'un s5tim5t rciproque1 mais qu'il exige la possession mme1 l'ess5tiel1 c'e/--dire la j\issance physique4 ,la c]titude d'tre aim ne saurait consol] de la privation de celle qu'on aime2 et dans un cas p>eil plus d'un amant s'e/ brl la c]velle4 ,il arrive au contraire que1 ne p\vant tre pays de ret\r1 des g5s trs pris se cont5t5t de la possession c'e/--dire de la j\issance physique4 ,c'e/ le cas de t\s les m>iages =cs1 des am\rs vnales ou de celles obt5ues p> viol5ce4 ,qu'un c]ta9 enfant soit eng5dr1 c'e/ l le b unique1 vritable1 de t\t roman d'am\r1 bi5 que les am\reux ne s'en d\t5t gure3 l'intrigue qui conduit au dnom5t e/ *ose accessoire4--,les mes nobles1 s5tim5tales1 t5drem5t prises1 auront beau prote/] ici contre l'pre ralisme de ma doctr9e2 leurs prote/ations n'ont pas de raison d'tre4 ,la con/itution et le c>actre prcis et dt]m9 de la gnration future1 n'e/-ce pas l un b inf9im5t plus lev1 inf9im5t plus noble que leurs s5tim5ts impossibles et leurs *imres idales8 ,eh quoi6 p>mi t\tes les f9s que se propose la vie huma9e1 peut-il y en avoir une plus considrable8 ,celle-l seule explique les pr(ondes ardeurs de l'am\r#cc1 la gravit du rle qu'il j\e1 l'importance qu'il communique aux plus lg]s incid5ts4 ,il ne faut pas p]dre de vue ce b rel1 si l'on veut s'expliqu] tant de manuvres1 de dt\rs1 d'ef=ts1 et ces t\rm5ts inf9is p\r obt5ir l'tre aim1 lorsque1 au premi] abord1 ils sembl5t si disproportionns4 ,c> c'e/ la gnration v5ir dans sa dt]m9ation absolum5t individuelle1 qui se p\sse v]s l'exi/5ce trav]s ces pe9es et ces ef=ts4 #cc ,ces dlires sacrs1 ces dsirs sans mesure ,d*ans dans vos flancs comme d'ard5ts essaims1 ,ces transports1 c'e/ dj l'humanit future ,qui s'agite en vos se9s4 ,mme ,,ack]mann4 7,l'am\r et la mort47 ,oui c'e/ elle-mme qui dj s'agite dans le *oix circonspect1 dt]m91 op9itre1 *]*ant satisfaire cet in/9ct qui s'appelle l'am\r2 c'e/ dj la volont de vivre de l'individu n\veau1 que les amants peuv5t et dsir5t eng5dr]2 que dis-je8 dj dans l'entrecroisem5t de leurs reg>ds *>gs de dsirs s'allume une vie n\velle1 un tre futur s'annonce1 cration complte1 h>monieuse4 ,ils aspir5t une union vritable1 la fusion en un seul tre2 cet tre qu'ils vont eng5dr] s]a comme le prolongem5t de leur exi/5ce1 il en s]a la plnitude2 en lui les qualits hrditaires des p>5ts1 fusionnes et runies1 cont9u5t vivre4 ,au contraire1 une antipa?ie rciproque et ob/9e entre un homme et une jeune fille e/ le signe qu'ils ne p\vai5t eng5dr] qu'un tre mal con/itu1 sans h>monie et malheureux4 ,aussi1 e/-ce avec un s5s pr(ond que ,cald]on reprs5te la cruelle ,smiramis1 qu'il nomme une fille de l'air1 comme le fruit d'un viol1 qui fut suivi du meurtre de l'p\x4 ,cette s\v]a9e =ce qui attire exclusivem5t l'un v]s l'autre deux individus de sexe diffr5t1 c'e/ la volont de vivre manife/e dans t\te l'espce2 elle *]*e se ralis] selon ses f9s dans l'enfant qui doit natre d'eux2 il ti5dra du pre la volont ou le c>actre2 de la mre1 l'intellig5ce1 de t\s les deux sa con/itution physique2 p\rtant les traits reproduiront plutt ceux du pre1 la taille rappell]a plutt celle de la mre444 ,s'il e/ difficile d'expliqu] le c>actre t\t fait spcial et exclusivem5t individuel de *aque homme1 il n'e/ pas mo9s difficile de compr5dre le s5tim5t galem5t p>ticuli] et exclusif qui entrane deux p]sonnes l'une v]s l'autre2 au fond1 ces deux *oses n'en font qu'une4 ,la passion e/ implicitem5t1 ce que l'individualit e/ explicitem5t4 ,le premi] pas v]s l'exi/5ce1 le vritable punctum sali5s de la vie1 c'e/ en ralit l'in/ant o nos p>5ts comm5c5t s'aim]--to fancy ea* o!r1 selon une admirable expression anglaise1 et comme n\s l'avons dit c'e/ de la r5contre et de l'atta*em5t de leurs ard5ts reg>ds que nat le premi] g]me de l'tre n\veau1 g]me fragile1 prompt disp>atre comme t\s les g]mes4 ,cet individu n\veau e/ en quelque sorte une n\velle ide platonici5ne3 et comme t\tes les ides font un ef=t viol5t p\r arriv] se manife/] dans le monde des phnomnes1 avides de saisir la matire favorable que la loi de causalit leur livre en p>tage1 de mme cette ide p>ticulire d'une individualit huma9e t5d avec une viol5ce1 une ardeur extrmes se ralis] dans un phnomne4 ,cette n]gie1 cette imptuosit1 c'e/ ju/em5t la passion que les deux p>5ts futurs pr\v5t l'un p\r l'autre4 ,elle a des degrs inf9is dont les deux extrmes p\rrai5t tre dsigns s\s le nom de l'am\r vulgaire1 1 et de l'am\r div91 3--mais quant l'ess5ce de l'am\r1 elle e/ p>t\t et t\j\rs la mme4 ,dans ses div]s degrs elle e/ d'autant plus puissante qu'elle e/ plus individualise1 en d'autres t]mes elle e/ d'autant plus =te que la p]sonne aime1 p> t\tes ses qualits et ses manires d'tre1 e/ plus capable1 l'exclusion de t\te autre p]sonne1 de rpondre au vu p>ticuli] et au beso9 dt]m9 qu'elle a fait natre *ez celui qui l'aime4 ,l'am\r p> ess5ce et du premi] m\vem5t e/ entran v]s la sant1 la =ce et la beaut1 v]s la jeunesse qui en e/ l'expression1 p>ce que la volont dsire1 avant t\t1 crer des tres capables de vivre avec le c>actre intgral de l'espce huma9e2 l'am\r vulgaire 7 7 ne va gure plus lo94 ,puis vi5n5t d'autres exig5ces plus spciales1 et qui gr&iss5t et =tifi5t la passion4 ,il n'y a d'am\r puissant que dans la con=mit p>faite de deux tres444 ,et comme il n'y a pas deux individus absolum5t semblables1 *aque homme doit tr\v] *ez une c]ta9e femme les qualits qui correspond5t le mieux ses qualits propres1 t\j\rs au po9t de vue des enfants natre4 ,plus cette r5contre e/ r>e1 plus r>e aussi l'am\r vraim5t passionn4 ,c'e/ prcism5t p>ce que *acun de n\s porte en puissance ce gr& am\r que n\s compr5ons la pe9ture que n\s en fait le gnie des potes4--,ju/em5t p>ce que cette passion de l'am\r vise exclusivem5t l'tre futur et les qualits qu'il doit avoir1 il peut arriv] qu'entre un jeune homme et une jeune fille1 d'ailleurs agrables et bi5 faits1 une sympa?ie de s5tim5t1 de c>actre et d'esprit fasse natre une amiti trangre l'am\r2 il se peut mme que1 sur ce d]ni] po9t1 il y ait entre eux une c]ta9e antipa?ie4 ,la raison en e/ que l'enfant qui natrait d'eux manqu]ait de l'h>monie intellectuelle ou physique1 qu'en un mot son exi/5ce et sa con/itution ne correspondrai5t pas aux plans que se propose la volont de vivre dans l'intrt de l'espce4 ,il peut arriv]1 au contraire1 qu'en dpit de la dissemblance des s5tim5ts1 du c>actre et de l'esprit1 en dpit de la rpugnance et de l'av]sion mme qui en rsult5t1 l'am\r naisse p\rtant et subsi/e1 p>ce qu'il r5d aveugle sur ces incompatibilits4 ,s'il en rsulte un m>iage1 ce m>iage s]a ncessairem5t trs malheureux4 ,allons ma9t5ant au fond des *oses4--,l'gsme en *aque homme a des rac9es si pr(ondes1 que les motifs g/es sont les seuls sur lesquels on puisse compt] avec assurance p\r excit] l'activit d'un tre individuel4 ,l'espce1 il e/ vrai1 a sur l'individu un droit antrieur1 plus immdiat et plus considrable que l'individualit phmre4 ,p\rtant1 qu& il faut que l'individu agisse et se sacrifie p\r le ma9ti5 et le dveloppem5t de l'espce1 son intellig5ce1 t\te dirige v]s les aspirations individuelles1 a pe9e compr5dre la ncessit de ce sacrifice et s'y s\mettre aussitt4 ,p\r atte9dre son b1 il faut donc que la nature abuse l'individu p> quelque illusion1 en v]tu de laquelle il voie son propre bonheur dans ce qui n'e/1 en ralit1 que le bi5 de l'espce2 l'individu devi5t a9si l'esclave inconsci5t de la nature1 au mom5t o il croit n'obir qu' ses seuls dsirs4 ,une pure *imre aussitt van\ie flotte devant ses yeux et le fait agir4 ,cette illusion n'e/ autre que l'in/9ct4 ,c'e/ lui qui1 dans la plup>t des cas1 reprs5te le s5s de l'espce1 les intrts de l'espce devant la volont4 ,mais ici comme la volont e/ dev5ue individuelle1 elle doit tre trompe de telle sorte qu'elle p]oive p> le s5s de l'individu les desse9s que le s5s de l'espce a sur elle3 a9si1 elle croit travaill] au pr(it de l'individu1 t&is qu'en ralit elle ne travaille que p\r l'espce1 dans son s5s le plus spcial4 ,c'e/ *ez l'animal que l'in/9ct j\e le plus gr& rle et que sa manife/ation extrieure peut tre le mieux obs]ve2 mais quant aux voies secrtes de l'in/9ct1 comme p\r t\t ce qui e/ intrieur1 n\s ne p\vons appr5dre les connatre qu'en n\s-mmes4 ,on s'imag9e1 il e/ vrai1 que l'in/9ct a peu d'empire sur l'homme1 ou du mo9s qu'il ne se manife/e gure que *ez le n\veau-n *]*ant saisir le se9 de sa mre4 ,mais en ralit1 il y a un in/9ct trs dt]m91 trs manife/e et surt\t trs compliqu1 qui n\s guide dans le *oix si f91 si srieux1 si p>ticuli] de la p]sonne que l'on aime et dont on dsire la possession4 ,s'il n'y avait de ca* s\s le plaisir des s5s que la satisfaction d'un imprieux beso91 la beaut ou la laideur de l'autre individu s]ait indiffr5te4 ,la re*]*e passionne de la beaut1 le prix qu'on y atta*e1 le *oix qu'on y apporte1 ne conc]n5t donc pas l'intrt p]sonnel de celui qui *oisit1 bi5 qu'il se l'imag9e1 mais videmm5t l'intrt de l'tre futur dans lequel il importe de ma9t5ir le plus possible intgral et pur le type de l'espce4 ,en effet1 mille accid5ts physiques et mille disgrces morales peuv5t am5] une dviation de la figure huma9e3 p\rtant le vrai type huma91 dans t\tes ses p>ties1 e/ t\j\rs rtabli n\veau1 grce ce s5s de la beaut qui dom9e t\j\rs et dirige l'in/9ct des sexes1 sans quoi l'am\r ne s]ait plus qu'un beso9 rvoltant4 ,a9si donc il n'e/ po9t d'homme qui t\t d'abord ne dsire ardemm5t et ne prfre les plus belles cratures1 p>ce qu'elles ralis5t le type le plus pur de l'espce2 puis il re*]*]a surt\t les qualits qui lui manqu5t1 ou p>fois les imp]fections opposes celles qu'il a lui-mme et les tr\v]a belles3 de l vi5t1 p> exemple1 que les gr&es femmes plais5t aux petits hommes1 et que les blonds aim5t les brunes1 etc4--,l'en?\siasme v]tig9eux qui s'emp>e de l'homme la vue d'une femme dont la beaut rpond son idal1 et fait luire ses yeux le mirage du bonheur suprme s'il s'unit avec elle1 n'e/ autre *ose que le s5s de l'espce qui reconnat son empre9te claire et brillante et qui p> elle aim]ait se p]ptu]444 ,ces considrations jett5t une vive lumire sur la nature intime de t\t in/9ct2 comme on le voit ici1 son rle consi/e presque t\j\rs faire m\voir l'individu p\r le bi5 de l'espce4 ,c>1 videmm5t1 la sollicitude d'un insecte p\r tr\v] une c]ta9e fleur1 un c]ta9 fruit1 un excrm5t ou un morceau de *air1 ou bi5 comme l'i*neumon la l>ve d'un autre insecte p\r dpos] ses ufs l et pas ailleurs1 et son indiffr5ce de la pe9e ou du dang] qu& il s'agit d'y p>v5ir1 sont =t analogues la prfr5ce exclusive de l'homme p\r une c]ta9e femme1 celle dont la nature individuelle rpond la si5ne3 il la re*]*e avec un zle si passionn que1 plutt que de manqu] son b1 au mpris de t\te raison1 il sacrifie s\v5t le bonheur de sa vie2 il ne recule ni devant un m>iage ins5s1 ni devant des liaisons ru9euses1 ni devant le d%onneur1 ni devant des actes crim9els1 adultre ou viol1 et cela uniquem5t p\r s]vir les buts de l'espce s\s la loi s\v]a9e de la nature aux dp5s mme de l'individu4 ,p>t\t en effet l'in/9ct semble dirig p> une int5tion individuelle1 t&is qu'il y e/ t\t fait trang]4 ,t\tes les fois que l'individu livr lui-mme s]ait incapable de compr5dre les vues de la nature1 ou port lui rsi/]1 elle fait surgir l'in/9ct3 voil p\rquoi l'in/9ct a t donn aux animaux et surt\t aux animaux infrieurs les plus dnus d'intellig5ce2 mais l'homme n'y e/ gure s\mis que dans le cas spcial qui n\s occupe4 ,ce n'e/ pas que l'homme ft incapable de compr5dre le b de la nature1 mais il ne l'aurait peut-tre pas p\rsuivi avec t\t le zle ncessaire aux dp5s mme de son bonheur p>ticuli]4 ,a9si dans cet in/9ct1 comme dans t\s les autres1 la vrit se revt d'illusion p\r agir sur la volont4 ,c'e/ une illusion de volupt qui fait miroit] devant les yeux de l'homme l'image dcevante d'une flicit s\v]a9e dans les bras de la beaut que n'gale ses yeux nulle autre crature huma9e2 illusion encore1 qu& il s'imag9e que la possession d'un seul tre au monde lui assure un bonheur sans mesure et sans limites4 ,il se figure sacrifi] sa seule j\issance sa pe9e et ses ef=ts1 t&is qu'en ralit il ne travaille qu'au ma9ti5 du type intgral de l'espce1 la cration d'un c]ta9 individu t\t fait dt]m9 qui a beso9 de cette union p\r se ralis] et arriv] l'exi/5ce4 ,c'e/ tellem5t l le c>actre de l'in/9ct d'agir en vue d'une f9 dont p\rtant il n'a pas l'ide1 que l'homme1 p\ss p> l'illusion qui le possde1 a quelquefois horreur du b auquel il e/ conduit1 qui e/ la procration des tres2 il v\drait mme s'y oppos]2 c'e/ le cas de presque t\tes les am\rs en dehors du m>iage4 ,une fois sa passion satisfaite1 t\t amant pr\ve une trange dception2 il s'tonne de ce que l'objet de tant de dsirs passionns ne lui procure qu'un plaisir phmre1 suivi d'un rapide ds5*antem5t4 ,ce dsir e/ en effet aux autres dsirs qui agit5t le cur de l'homme1 ce que l'espce e/ l'individu1 ce que l'inf9i e/ au f9i4 ,l'espce seule au contraire pr(ite de la satisfaction de ce dsir1 mais l'individu n'en a pas consci5ce2 t\s les sacrifices qu'il s'e/ imposs1 p\ss p> le gnie de l'espce1 ont s]vi un b qui n'e/ pas le si54 ,aussi t\t amant1 le gr& uvre de la nature une fois accompli1 se tr\ve my/ifi2 c> l'illusion qui le r5dait dupe de l'espce s'e/ van\ie4 ,platon dit trs bi53 4 ,voluptas omnium maxime vaniloqua4 ,ces considrations jett5t des cl>ts n\velles sur les in/9cts et le s5s e/htique des animaux4 ,eux aussi ils sont esclaves de cette sorte d'illusion qui fait brill] leurs yeux le mirage trompeur de leur propre j\issance1 t&is qu'ils travaill5t si assidm5t et avec un ds9tressem5t si absolu p\r l'espce2 a9si l'oiseau btit son nid1 a9si l'insecte *]*e l'endroit propice p\r y dpos] ses ufs1 ou bi5 se livre la *asse d'une proie dont il ne j\ira pas lui-mme1 qui doit s]vir de n\rriture p\r les l>ves futures et qu'il plac]a ct des ufs2 a9si l'abeille1 la gupe1 la f\rmi travaill5t leurs con/ructions futures et pr5n5t leurs dispositions si compliques4 ,ce qui dirige t\tes ces btes1 c'e/ videmm5t une illusion qui met au s]vice de l'espce le masque d'un intrt g/e4 ,telle e/ la seule explication vraisemblable du phnomne int]ne et subjectif qui dirige les manife/ations de l'in/9ct4 ,mais voir les *oses p> le dehors1 n\s rem>quons *ez les animaux les plus esclaves de l'in/9ct1 surt\t *ez les insectes1 une prdom9ance du sy/me ganglionnaire1 c'e/--dire du sy/me n]veux subjectif sur le sy/me crbral ou objectif2 d'o il faut conclure que les btes sont p\sses non pas tant p> une intellig5ce objective et exacte que p> des reprs5tations subjectives excitant des dsirs qui naiss5t de l'action du sy/me ganglionnaire sur le c]veau1 ce qui pr\ve bi5 qu'elles sont s\s l'empire d'une sorte d'illusion3 et telle s]a la m>*e physiologique de t\t in/9ct4--,comme claircissem5t1 je m5tionne encore un autre exemple mo9s c>actri/ique il e/ vrai de l'in/9ct dans l'homme1 c'e/ l'apptit capricieux des femmes ence9tes3 il semble natre de ce que la n\rriture de l'embryon exige p>fois une modification p>ticulire ou dt]m9e du sang qui afflue v]s lui3 alors la n\rriture la plus favorable se prs5te aussitt l'esprit de la femme ence9te comme l'objet d'un vif dsir2 l encore il y a illusion4 ,la femme aurait donc un in/9ct de plus que l'homme3 le sy/me ganglionnaire e/ aussi beauc\p plus dvelopp *ez la femme4--,la prdom9ance excessive du c]veau explique comm5t l'homme a mo9s d'in/9ct que les btes1 et comm5t ses in/9cts peuv5t quelquefois s'g>]4 ,a9si1 p> exemple1 le s5s de la beaut qui dirige le *oix dans la re*]*e de l'am\r1 s'g>e lorsqu'il dgnre en vice contre nature2 de mme une c]ta9e m\*e 7musca vomitoria7 au lieu de mettre ses ufs1 con=mm5t son in/9ct1 dans une *air en dcomposition1 les dpose dans la fleur de l'arum dracunculus g>e p> l'odeur cadavrique de cette plante4 ,l'am\r a donc t\j\rs p\r fondem5t un in/9ct dirig v]s la reproduction de l'espce3 cette vrit n\s p>atra claire jusqu' l'vid5ce1 si n\s exam9ons la "q en dtail1 comme n\s allons le faire4 ,t\t d'abord il faut considr] que l'homme e/ p> nature port l'incon/ance dans l'am\r1 la femme la fidlit#cd4 ,l'am\r de l'homme baisse d'une faon s5sible1 p>tir de l'in/ant o il a obt5u satisfaction3 il semble que t\te autre femme ait plus d'attrait que celle qu'il possde2 il aspire au *angem5t4 ,l'am\r de la femme au contraire gr&it p>tir de cet in/ant4 ,c'e/ l une consqu5ce du b de la nature qui e/ dirig v]s le ma9ti5 et p> suite v]s l'accroissem5t le plus considrable possible de l'espce4 ,l'homme en effet peut aism5t eng5dr] plus de c5t enfants en une anne1 s'il a autant de femmes sa disposition2 la femme au contraire et-elle autant de m>is1 ne p\rrait mettre au monde qu'un enfant p> anne1 en exceptant les jumeaux4 ,aussi l'homme e/-il t\j\rs en qute d'autres femmes2 t&is que la femme re/e fidlem5t atta*e un seul homme3 c> la nature la p\sse in/9ctivem5t et sans rflexion cons]v] prs d'elle celui qui doit n\rrir et protg] la petite famille future4 ,de l rsulte que la fidlit dans le m>iage e/ artificielle p\r l'homme et naturelle la femme1 et p> consqu5t l'adultre de la femme cause de ses consqu5ces1 et p>ce qu'il e/ contraire la nature1 e/ beauc\p plus imp>donnable que celui de l'homme4 #cd ,s*op5hau]1 dans son ,trait sur les femmes1 les accuse1 au contraire1 de fausset1 d'infidlit1 de trahison1 d'+ratitude4 ,je veux all] au fond des *oses et a*ev] de v\s conva9cre en v\s pr\vant que le gt p\r les femmes1 si objectif qu'il puisse p>atre1 n'e/ p\rtant qu'un in/9ct masqu1 c'e/--dire le s5s de l'espce qui s'ef=ce d'en ma9t5ir le type4 ,n\s devons re*]*] de plus prs et exam9] plus spcialem5t les considrations qui n\s dirig5t dans la p\rsuite de ce plaisir1 quelque figure s+ulire que fass5t dans un ouvrage philosophique les dtails que n\s allons indiqu] ici4 ,ces considrations se divis5t comme il suit3 il y a d'abord celles qui conc]n5t directem5t le type de l'espce1 c'e/--dire la beaut1 il y a celles qui vis5t les qualits psy*iques1 et enf9 les considrations purem5t relatives1 la ncessit de corrig] et de neutralis] les unes p> les autres les dispositions p>ticulires et anormales des deux individus4 ,exam9ons sp>m5t *acune de ces divisions4 ,la premire considration qui dirige notre incl9ation et notre *oix1 c'e/ celle de l'ge4 ,en gnral la femme que n\s *oisissons se tr\ve dans les annes comprises entre la f9 et le comm5cem5t des m5/rues2 n\s donnons p\rtant une prfr5ce dcisive la priode qui va de la #ah;e la #bh;e anne4 ,nulle femme en dehors des conditions prcd5tes ne n\s attire4 ,une femme ge1 c'e/--dire une femme incapable d'avoir des enfants ne n\s inspire qu'un s5tim5t d'av]sion4 ,la jeunesse sans beaut a t\j\rs de l'attrait3 la beaut sans jeunesse n'en a plus4--videmm5t l'int5tion inconsci5te qui n\s dirige n'e/ autre que la possibilit gnrale d'avoir des enfants3 en consqu5ce t\t individu p]d en attrait p\r l'autre sexe1 selon qu'il se tr\ve plus ou mo9s loign de la priode propre la gnration ou la conception4--,la seconde considration e/ la sant3 les maladies aigus ne tr\bl5t nos incl9ations que d'une manire passagre1 les maladies *roniques1 les ca*exies1 au contraire1 effrai5t ou loign5t1 p>ce qu'elles se transmett5t l'enfant4--,la troisime considration1 c'e/ le squelette p>ce qu'il e/ le fondem5t du type de l'espce4 ,aprs l'ge et la maladie1 ri5 ne n\s loigne tant qu'une con=mation dfectueuse3 mme le plus beau visage ne saurait ddommag] d'une taille dvie2 il y a plus1 un laid visage sur un corps droit s]a t\j\rs prfr4 ,c'e/ t\j\rs un dfaut du squelette qui v\s frappe le plus1 p> exemple une taille trapue et aplatie1 des jambes trop c\rtes1 ou bi5 encore une dm>*e boiteuse qu& elle n'e/ pas la consqu5ce d'un accid5t extrieur4 ,au contraire un corps rem>quablem5t beau comp5se bi5 des dfauts1 il n\s en*ante4 ,l'importance extrme que n\s attribuons t\s aux petits pi$s se ratta*e aussi ces considrations2 ils sont en effet un c>actre ess5tiel de l'espce1 aucun animal n'ayant le t>se et le mtat>se runis aussi petits que l'homme1 ce qui ti5t sa dm>*e v]ticale2 il e/ un plantigrade4 ,jsus ,sira* dit ce propos 7#bf1 #bc1 d'aprs la traduction corrige de ,kraus17 une femme bi5 faite et qui a de beaux pi$s e/ comme des colonnes d'or sur des bases d'arg5t4 ,l'importance des d5ts n'e/ pas mo9dre p>ce qu'elles s]v5t la nutrition et qu'elles sont t\t spcialem5t hrditaires4--,la quatrime considration e/ une c]ta9e plnitude des *airs1 c'e/--dire la prdom9ance de la facult vgtative1 de la pla/icit2 p>ce que celle-ci promet au ftus une n\rriture ri*e3 c'e/ p\r cela qu'une gr&e femme maigre rep\sse d'une manire surpr5ante4 ,des se9s bi5 arrondis et bi5 con=ms ex]c5t une rem>quable fasc9ation sur les hommes2 p>ce que se tr\vant en rapport direct avec les fonctions de gnration de la femme1 ils promett5t au n\veau-n une ri*e n\rriture4 ,au contraire des femmes grasses au del de t\te mesure excit5t notre rpugnance2 c> cet tat morbide e/ un signe d'atrophie de l'utrus1 et p> consqu5t une m>que de /rilit2 ce n'e/ pas l'intellig5ce qui sait cela1 c'e/ l'in/9ct4--,la beaut du visage n'e/ prise en considration qu'en d]ni] lieu4 ,ici aussi c'e/ la p>tie osseuse qui frappe avant t\t3 l'on re*]*e surt\t un nez bi5 fait1 t&is qu'un nez c\rt1 retr\ss1 gte t\t4 ,une lgre incl9aison du nez1 en haut ou en bas1 a dcid du sort d'une inf9it de jeunes filles1 et avec raison3 c> il s'agit de ma9t5ir le type de l'espce4 ,une petite b\*e1 =me de petits os maxillaires1 e/ trs ess5tielle1 comme c>actre spcifique de la figure huma9e1 en opposition la gueule des btes4 ,un m5ton fuyant et p\r a9si dire amput1 e/ p>ticulirem5t rep\ssant2 p>ce qu'un m5ton prom95t m5tum prom9ulum e/ un trait de c>actre de notre espce4 ,l'on considre en d]ni] lieu les beaux yeux et le front1 qui se ratta*5t aux qualits psy*iques2 surt\t aux qualits intellectuelles1 lesquelles font p>tie de l'hritage de la mre4 ,n\s ne p\vons naturellem5t numr] aussi exactem5t les considrations inconsci5tes auxquelles s'atta*e l'incl9ation des femmes4 ,voici ce que l'on peut affirm] d'une manire gnrale4 ,c'e/ l'ge de #cj et #ce ans qu'elles prfr5t t\t autre ge1 mme celui des jeunes g5s1 qui p\rtant reprs5t5t la fleur de la beaut mascul9e4 ,la cause en e/ qu'elles sont diriges non p> le gt1 mais p> l'in/9ct qui reconnat dans ces annes l'apoge de la =ce gnratrice4 ,en gnral1 elles considr5t =t peu la beaut1 surt\t celle du visage3 comme si elles seules se *>geai5t de la transmettre l'enfant4 ,c'e/ surt\t la =ce et le c\rage de l'homme qui gagn5t leur cur3 c> ces qualits promett5t une gnration de robu/es enfants1 et sembl5t leur assur] dans l'av5ir un protecteur c\rageux4 ,t\t dfaut corporel de l'homme1 t\te dviation du type1 la femme peut les supprim] p\r l'enfant dans la gnration1 si les p>ties correspondantes de sa con/itution1 dfectueuses *ez l'homme1 sont *ez elle irrpro*ables1 ou encore exagres en s5s inv]se4 ,il faut except] seulem5t les qualits de l'homme p>ticulires son sexe1 et que la mre p> consqu5t ne peut donn] l'enfant2 p> exemple1 la /ructure mascul9e du squelette1 de l>ges paules1 des han*es troites1 des jambes droites1 la =ce des muscles1 du c\rage1 de la b>be1 etc4 ,de l vi5t que les femmes aim5t s\v5t de vila9s hommes1 mais jamais des hommes effm9s p>ce qu'elles ne peuv5t neutralis] un p>eil dfaut4 ,le second ordre de considrations qui import5t dans l'am\r1 conc]ne les qualits psy*iques4 ,n\s tr\v]ons ici que ce sont les qualits du cur ou du c>actre dans l'homme qui attir5t la femme1 c> ces qualits-l l'enfant les reoit de son pre4 ,c'e/ avant t\t une volont f]me1 la dcision et le c\rage1 peut-tre aussi la droiture et la bont du cur1 qui gagn5t la femme4 ,au contraire1 les qualits intellectuelles n'ex]c5t sur elle aucune action directe et in/9ctive1 ju/em5t p>ce que le pre ne les transmet pas ses enfants4 ,la btise ne nuit pas prs des femmes3 une =ce d'esprit suprieure1 ou mme le gnie p> sa disproportion ont s\v5t un effet dfavorable4 ,aussi voit-on s\v5t un homme laid1 bte et grossi] supplant] prs des femmes un homme bi5 fait1 spirituel1 aimable4 ,on voit aussi des m>iages d'incl9ation entre des tres aussi dissemblables qu'il e/ possible au po9t de vue de l'esprit3 lui p> exemple brutal1 robu/e et born1 elle1 d\ce1 impressionnable1 p5sant f9em5t1 in/ruite1 ple9e de gt1 etc42 ou encore lui1 trs savant1 ple9 de gnie1 elle1 une oie3 ,sic visum ,v5]i2 cui placet imp>es ,=mas atque animos sub juga anea ,saevo mitt]e cum joco4 ,la raison en e/ que les considrations qui prdom95t ici n'ont ri5 d'intellectuel et se rapport5t l'in/9ct4 ,dans le m>iage ce qu'on a en vue ce n'e/ pas un entreti5 ple9 d'esprit1 c'e/ la cration des enfants3 le m>iage e/ un li5 des curs et non des ttes4 ,lorsqu'une femme affirme qu'elle e/ prise de l'esprit d'un homme1 c'e/ une prt5tion va9e et ridicule ou bi5 c'e/ l'exaltation d'un tre dgnr4--,les hommes au contraire1 dans l'am\r in/9ctif1 ne sont pas dt]m9s p> les qualits du c>actre de la femme2 c'e/ p\r cela que tant de ,socrates ont tr\v leurs ,xantippes1 p> exemple ,%akespe>e1 ,alb]t ,dr]1 ,byron1 etc4 ,mais les qualits intellectuelles ont ici une gr&e influ5ce1 p>ce qu'elles sont transmises p> la mre3 nanmo9s leur influ5ce e/ aism5t surpasse p> celle de la beaut corporelle qui agit plus directem5t sur des po9ts plus ess5tiels4 ,il arrive cep5dant que des mres1 in/ruites p> leur expri5ce de cette influ5ce intellectuelle1 font appr5dre leur fille les beaux-arts1 les langues1 etc4 p\r les r5dre attrayantes leurs futurs m>is2 elles *]*5t a9si aid] l'intellig5ce p> des moy5s artificiels1 de mme que le cas *ant1 elles *]*5t dvelopp] les han*es et la poitr9e4--,rem>quons bi5 qu'il n'e/ ici "q que de l'attrait in/9ctif et t\t immdiat1 qui seul donne naissance la vraie passion de l'am\r4 ,qu'une femme intellig5te et in/ruite apprcie l'intellig5ce et l'esprit *ez un homme1 qu'un homme raisonnable et rfl*i pr\ve le c>actre de sa fiance et en ti5ne compte1 cela ne fait ri5 l'affaire dont il e/ ici "q3 a9si procde la raison dans le m>iage qu& c'e/ elle qui *oisit1 mais non l'am\r passionn qui seul n\s occupe4 ,jusqu' prs5t1 je n'ai t5u compte que des considrations absolues1 c'e/--dire de celles qui sont d'un effet gnral2 je passe ma9t5ant aux considrations relatives1 qui sont individuelles1 p>ce que l le b e/ de rectifi] le type de l'espce1 dj altr1 de corrig] les c>ts du type que la p]sonne mme qui *oisit porte dj en elle1 et de rev5ir a9si une pure reprs5tation de ce type4 ,*acun aime prcism5t ce qui lui manque4 ,le *oix individuel qui repose sur ces considrations t\tes relatives e/ bi5 plus dt]m91 plus dcid et plus exclusif que le *oix qui n'a g>d qu'aux considrations absolues2 c'e/ de ces considrations relatives que nat d'ord9aire l'am\r passionn1 t&is que les am\rs communes et passagres ne sont guides que p> des considrations absolues4 ,ce n'e/ pas t\j\rs la beaut rgulire et accomplie qui enflamme les gr&es passions4 ,p\r une incl9ation vraim5t passionne il faut une condition que n\s ne p\vons exprim] que p> une mtaphore emprunte la *imie4 ,les deux p]sonnes doiv5t se neutralis] l'une l'autre1 comme un acide et un alcali =m5t un sel neutre4 ,t\te con/itution sexuelle e/ une con/itution incomplte1 l'imp]fection v>ie avec les individus4 ,dans l'un et l'autre sexe *aque tre n'e/ qu'une p>tie du t\t incomplte et imp>faite4 ,mais cette p>tie peut tre plus ou mo9s considrable1 selon les natures4 ,aussi *aque individu tr\ve-t-il son complm5t naturel dans un c]ta9 individu de l'autre sexe qui reprs5te en quelque sorte la fraction indisp5sable au type complet1 qui l'a*ve et neutralise ses dfauts1 et produit un type accompli de l'humanit dans le n\vel individu qui doit natre2 c> c'e/ t\j\rs la con/itution de cet tre futur que t\t ab\tit sans cesse4 ,les physiologi/es sav5t que la sexualit *ez l'homme et *ez la femme a des degrs innombrables3 la virilit peut desc5dre jusqu' l'affreux gyn&re et l'hypospadias2 de mme qu'il y a p>mi les femmes de gracieux &rogynes2 les deux sexes peuv5t atte9dre l'h]maphrodisme complet1 et ces individus qui ti5n5t le ju/e milieu entre les deux sexes et ne font p>tie d'aucun sont incapables de se reproduire4--,p\r la neutralisation de deux individualits l'une p> l'autre1 il e/ ncessaire que le degr dt]m9 de sexualit *ez un c]ta9 homme corresponde exactem5t au degr de sexualit *ez une c]ta9e femme2 af9 que ces deux dispositions p>tielles se comp5s5t ju/em5t l'une l'autre4 ,c'e/ a9si que l'homme le plus viril *]*]a la femme la plus femme1 et vice v]sa4 ,les amants mesur5t d'in/9ct cette "p proportionnelle ncessaire *acun d'eux1 et ce calcul inconsci5t se tr\ve avec les autres considrations au fond de t\te gr&e passion4 ,aussi qu& les am\reux p>l5t sur un ton pa?tique de l'h>monie de leurs mes1 il faut ent5dre le plus s\v5t l'h>monie des qualits physiques propres *aque sexe1 et de nature donn] naissance un tre accompli1 h>monie qui importe bi5 plus que le conc]t de leurs mes1 lequel s\v5t aprs la crmonie se rs\t en un criant dsaccord4 ,a cela se joign5t les considrations relatives plus loignes qui repos5t sur ce fait que *acun s'ef=ce de neutralis] p> l'autre p]sonne ses faiblesses1 ses imp]fections1 et t\s les c>ts du type normal1 de cra9te qu'ils ne se p]ptu5t dans l'enfant futur1 ou ne s'exagr5t et ne devi5n5t des dif=mits4 ,plus un homme e/ faible au po9t de vue de la =ce musculaire1 plus il *]*]a des femmes =tes3 et la femme agira de mme4 ,mais comme c'e/ une loi de la nature que la femme ait une =ce musculaire plus faible1 il e/ galem5t dans la nature que les femmes prfr5t les hommes robu/es4--,la /ature e/ aussi une considration importante4 ,les petits hommes ont un p5*ant dcid p\r les gr&es femmes et rciproquem5t444 ,l'av]sion d'une femme gr&e p\r des hommes gr&s e/ au fond des vues de la nature1 af9 d'vit] une race gigantesque1 qu& la =ce transmise p> la mre s]ait trop faible p\r assur] une longue dure cette race exceptionnelle4 ,si une gr&e femme *oisit un gr& m>i1 entre autres motifs p\r faire meilleure figure dans le monde1 ce sont leurs desc5dants qui expi]ont cette folie444 ,jusque dans les div]ses p>ties du corps *acun *]*e un correctif ses dfauts1 ses dviations1 avec d'autant plus de so9 que la p>tie e/ plus importante4 ,a9si les g5s au nez pat contempl5t avec un plaisir inexprimable un nez aquil91 un pr(il de p]roquet2 et a9si du re/e4 ,les hommes aux =mes grles et tires1 au long squelette1 admir5t une petite p]sonne tasse et c\rte l'excs4--,il en e/ de mme du tempram5t2 *acun prfre celui qui e/ l'oppos du si51 et sa prfr5ce e/ t\j\rs proportionne l'n]gie de son propre tempram5t4--,ce n'e/ pas qu'une p]sonne p>faite en quelque po9t aime les imp]fections contraires2 mais elle les supporte plus aism5t que d'autres ne les support]ai5t1 p>ce que les enfants tr\v5t dans ces qualits une g>antie contre une imp]fection plus gr&e4 ,p> exemple1 une p]sonne trs blan*e n'pr\v]a po9t de rpugnance p\r un te9t olivtre2 mais aux yeux d'une p]sonne au te9t bi/r un te9t d'une blan*eur clatante semble div9em5t beau4--,il e/ des cas exceptionnels o un homme peut s'pr5dre d'une femme dcidm5t laide3 con=mm5t notre loi de concordance des sexes1 lorsque l'ensemble des dfauts et irrgul>its physiques de la femme sont ju/em5t l'oppos et p> consqu5t le correctif de ceux de l'homme4 ,alors la passion atte9t gnralem5t un degr extraord9aire444 ,l'individu obx en t\t ceci1 sans qu'il s'en d\te1 un ordre suprieur1 celui de l'espce3 de l l'importance qu'il atta*e c]ta9es *oses1 qui1 en tant qu'individu1 p\rrai5t et devrai5t lui tre indiffr5tes4--,ri5 n'e/ s+uli] comme le srieux pr(ond1 inconsci5t1 avec lequel deux jeunes g5s de sexe diffr5t qui se voi5t p\r la premire fois s'obs]v5t l'un l'autre2 le reg>d inquisiteur et pntrant qu'ils jett5t l'un sur l'autre2 l'inspection m9utieuse que t\s les traits et t\tes les p>ties de leurs p]sonnes respectives ont subir4 ,cette re*]*e1 cet exam51 c'e/ la mditation du gnie de l'espce sur l'enfant qu'ils p\rrai5t crer1 et la comb9aison de ses lm5ts con/itutifs4 ,le rsultat de cette mditation dt]m9]a le degr de leur incl9ation et de leurs dsirs rciproques4 ,aprs avoir atte9t un c]ta9 degr1 ce premi] m\vem5t peut s'arrt] subitem5t1 p> la dc\v]te de quelque dtail jusqu'alors inap]u4--,a9si le gnie de l'espce mdite la gnration future2 et le gr& uvre de ,cupidon1 qui spcule1 s'+nie et agit sans cesse1 e/ d'en prp>] la con/itution4 ,en face des gr&s intrts de l'espce t\te entire1 prs5te et future1 l'avantage des individus phmres compte peu3 le dieu e/ t\j\rs prt les sacrifi] sans piti4 ,c> le gnie de l'espce e/ relativem5t aux individus comme un immortel e/ aux mortels1 et ses intrts sont ceux des hommes comme l'inf9i e/ au f9i4 ,sa*ant donc qu'il adm9i/re des affaires suprieures t\tes celles qui ne conc]n5t qu'un bi5 ou un mal individuel1 il les mne avec une impassibilit suprme1 au milieu du tumulte de la gu]re1 dans l'agitation des affaires1 trav]s les horreurs d'une pe/e1 il les p\rsuit mme jusque dans la retraite du clotre4 ,n\s avons vu plus haut que l'int5sit de l'am\r s'accrot mesure qu'il s'individualise4 ,n\s l'avons pr\v3 la con/itution physique de deux individus peut tre telle que1 p\r amlior] le type de l'espce1 et lui r5dre t\te sa puret1 l'un de ces individus doit tre le complm5t de l'autre4 ,un dsir mutuel et exclusif les attire alors2 et p> cela seul qu'il e/ fix sur un objet unique1 et qu'il reprs5te en mme temps une mission spciale de l'espce1 ce dsir pr5d aussitt un c>actre noble et lev4 ,p\r la raison oppose1 le pur in/9ct sexuel e/ un in/9ct vulgaire1 p>ce qu'il n'e/ pas dirig v]s un individu unique1 mais v]s t\s1 et qu'il ne *]*e qu' cons]v] l'espce p> le nombre seulem5t et sans s'inquit] de la qualit4 ,qu& l'am\r s'atta*e un tre unique1 il atte9t alors une telle int5sit1 un tel degr de passion1 que s'il ne peut tre satisfait1 t\s les bi5s du monde et la vie mme p]d5t leur prix4 ,c'e/ une passion d'une viol5ce que ri5 n'gale1 qui ne recule devant aucun sacrifice1 et qui peut conduire la folie ou au suicide4 ,les causes inconsci5tes d'une passion si excessive doiv5t diffr] de celles que n\s avons dmles plus haut1 et sont mo9s app>5tes4 ,il n\s faut admettre qu'il ne s'agit pas seulem5t ici d'adaptation physique1 mais que1 de plus1 la volont de l'homme et l'intellig5ce de la femme ont entre elles une concordance spciale qui fait que seuls ils peuv5t eng5dr] un c]ta9 tre t\t fait dt]m93 c'e/ l'exi/5ce de cet tre que le gnie de l'espce a ici en vue1 p\r des raisons ca*es dans l'ess5ce de la *ose en soi1 et qui ne n\s sont po9t accessibles4 ,en d'autres t]mes3 la volont de vivre dsire ici s'objectiv] dans un individu exactem5t dt]m91 lequel ne peut tre eng5dr que p> ce pre uni cette mre4 ,ce dsir mtaphysique de la volont en soi n'a d'abord d'autre sphre d'action dans la srie des tres1 que les curs des p>5ts futurs3 saisis de cette impulsion1 ils s'imag95t ne dsir] que p\r eux-mmes ce qui n'a qu'un b encore purem5t mtaphysique1 c'e/--dire en dehors du c]cle des *oses vritablem5t exi/antes4 ,a9si donc1 de la s\rce orig9elle de t\s les tres jaillit cette aspiration d'un tre futur1 qui tr\ve son occasion unique d'arriv] la vie1 et cette aspiration se manife/e dans la ralit des *oses p> la passion leve et exclusive des p>5ts futurs l'un p\r l'autre2 au fond1 illusion non p>eille qui p\sse un am\reux donn] t\s les bi5s de la t]re p\r s'unir cette femme1--et p\rtant en vrit elle ne peut ri5 lui donn] de plus qu'une autre4 ,telle e/ l'unique f9 p\rsuivie1 ce qui le pr\ve c'e/ que cette sublime passion1 aussi bi5 que les autres1 s'te9t dans la j\issance1 au gr& tonnem5t des intresss4--,elle s'te9t aussi qu& la femme se tr\vant /rile 7ce qui d'aprs ,husel& peut rsult] de #ai vices de con/itution accid5tels71 le b mtaphysique s'van\it3 des millions de g]mes disp>aiss5t a9si *aque j\r1 dans lesquels p\rtant aussi le mme pr9cipe mtaphysique de la vie aspire v]s l'tre4 ,a cela po9t d'autre consolation1 si ce n'e/ que la volont de vivre dispose de l'inf9i dans l'espace1 le temps et la matire1 et qu'une occasion 9puisable de ret\r lui e/ ouv]te444 ,le dsir d'am\r1 1 que les potes de t\s les temps s'tudi5t exprim] s\s mille =mes sans jamais puis] le sujet1 ni mme l'gal]1 ce dsir qui atta*e la possession d'une c]ta9e femme l'ide d'une flicit inf9ie1 et une d\leur inexprimable la p5se qu'on ne p\rrait l'obt5ir1--ce dsir et cette d\leur de l'am\r ne peuv5t pas avoir p\r pr9cipe les beso9s d'un individu phmre2 ce dsir e/ le s\pir du gnie de l'espce qui1 p\r ralis] ses int5tions1 voit ici une occasion unique saisir ou p]dre1 et qui p\sse de pr(onds gmissem5ts4 ,l'espce seule a une vie sans f9 et seule elle e/ capable de satisfactions et de d\leurs inf9ies4 ,mais celles-ci se tr\v5t emprisonnes dans la poitr9e troite d'un mortel3 quoi d'tonnant qu& cette poitr9e semble v\loir clat] et ne peut tr\v] aucune expression p\r pe9dre le press5tim5t de volupt ou de pe9e inf9ie qui l'envahit4 ,c'e/ bi5 l le sujet de t\te posie rotique d'un g5re lev1 de ces mtaphores transc5dantes qui plan5t bi5 au-dessus des *oses t]re/res4 ,c'e/ l ce qui inspirait ,ptr>que1 ce qui agitait les ,sa9t-,preux1 les ,w]!r et les ,jacopo ,ortis2 sans cela1 ils s]ai5t incomprh5sibles et inexplicables4 ,ce prix inf9i que les amants atta*5t l'un l'autre ne peut repos] sur de r>es qualits intellectuelles1 sur des qualits objectives ou relles2 t\t simplem5t p>ce que les amants ne se connaiss5t pas assez exactem5t l'un l'autre2 c'tait le cas de ,ptr>que4 ,seul l'esprit de l'espce peut voir d'un seul reg>d quelle valeur les amants ont p\r lui1 et comm5t ils peuv5t s]vir ses buts4 ,aussi les gr&es passions naiss5t-elles en gnral au premi] reg>d4 ,:o ev] lov'd1 t lov'd n at fir/ sight8 ,%akespe>e1 ,z y l x1 ,,iii1 #ece4 #ce ,aima-t-il jamais1 celui qui n'aima pas au premi] reg>d4 444 ,si la p]te de la bi5-aime1 soit p> le fait d'un rival1 soit p> la mort1 cause l'am\reux passionn une d\leur qui surpasse t\tes les autres1 c'e/ ju/em5t1 p>ce que cette d\leur e/ d'une nature transc5dante1 et qu'elle ne l'atte9t pas seulem5t comme individu1 mais qu'elle le frappe dans son ess5tia t]na1 dans la vie de l'espce dont il tait *>g de ralis] la volont spciale4 ,de l vi5t que la jal\sie e/ si ple9e de t\rm5ts et si f>\*e1 et que le r5oncem5t la bi5-aime e/ le plus gr& de t\s les sacrifices4--,un hros r\girait de laiss] *app] des pla9tes vulgaires1 mais non des pla9tes d'am\r2 p>ce qu'alors ce n'e/ pas lui1 c'e/ l'espce qui se lam5te4 ,dans la gr&e ,znobie de ,cald]on1 il y a au second acte une scne entre ,znobie et ,decius o celui-ci dit3 ,cielos1 luego tu me qui]es8 ,p]di]a ci5 mil victorias1 ,volvirame1 etc4-- ,ciel6 tu m'aimes donc8 ,p\r cela1 je sacrifi]ais c5t mille victoires1 ,je fuirais devant l'ennemi444 ,ici donc l'honneur1 qui jusqu' prs5t l'emportait sur t\t autre intrt1 a t battu et mis en fuite1 aussitt que l'am\r1 c'e/--dire l'intrt de l'espce1 entre en scne et *]*e emport] l'avantage dcisif444 ,devant cet intrt seul cd5t l'honneur1 le devoir et la fidlit1 aprs qu'ils ont rsi/ t\te autre t5tation1 mme la m5ace de la mort4--,n\s tr\vons de mme dans la vie prive que sur aucun po9t la probit scrupuleuse n'e/ plus r>e3 les g5s les plus honntes d'ailleurs et les plus droits la mett5t ici de ct1 et commett5t l'adultre au mpris de t\t1 qu& l'am\r passionn1 c'e/--dire l'intrt de l'espce1 s'e/ emp> d'eux4 ,il semble mme qu'ils croi5t avoir consci5ce d'un privilge suprieur tel que les intrts individuels n'en saurai5t jamais accord] de semblable2 ju/em5t p>ce qu'ils agiss5t dans l'intrt de l'espce4 ,a ce po9t de vue la p5se de ,*am=t e/ digne de rem>que3 ,qu& un homme et une femme ont l'un p\r l'autre une passion viol5te1 il me semble t\j\rs que1 quels que soi5t les ob/acles qui les sp>5t1 un m>i1 des p>5ts1 etc41 les deux amants sont l'un l'autre de p> la nature1 qu'ils s'app>ti5n5t de droit div91 malgr les lois et les conv5tions huma9es4 ,si des prote/ations s'levai5t contre cette ?orie1 il suffirait de rappel] l'tonnante indulg5ce avec laquelle le ,sauveur dans l'vangile traite la femme adultre1 qu& il prsume la mme faute *ez t\s les assi/ants4--,la plus gr&e p>tie du ,dcamron semble tre ce mme po9t de l'espce sur les droits et les intrts des individus qu'il f\le aux pi$s4--,t\tes les diffr5ces de rang1 t\s les ob/acles1 t\tes les b>rires sociales1 le gnie de l'espce les c>te et les anantit sans ef=ts4 ,il dissipe comme une paille lgre t\tes les in/itutions huma9es1 n'ayant s\ci que des gnrations futures4 ,c'e/ s\s l'empire d'un intrt d'am\r que t\t dang] disp>at et mme que l'tre le plus pusillanime tr\ve du c\rage4 ,et dans la comdie et le roman avec quel plaisir1 avec quelle sympa?ie1 ne suivons-n\s pas les jeunes g5s qui df5d5t leur am\r1 c'e/--dire l'intrt de l'espce1 et qui triomph5t de l'ho/ilit des p>5ts uniquem5t proccups d'intrts individuels4 ,c> autant l'espce l'emporte sur l'individu1 autant la passion surpasse en importance1 en lvation et en ju/ice t\t ce qui la contr>ie4 ,aussi le sujet fondam5tal de presque t\tes les comdies1 c'e/ l'entre en scne du gnie de l'espce avec ses aspirations et ses projets1 m5aant les intrts des autres p]sonnages de la pice et *]*ant ensevelir leur bonheur4 ,gnralem5t il russit et le dnom5t1 con=me la ju/ice potique1 satisfait le spectateur1 p>ce que ce d]ni] s5t que les desse9s de l'espce pass5t bi5 avant ceux des individus2 aprs le dnom5t il s'en va t\t consol1 laissant les am\reux leur victoire1 s'associant l'illusion qu'ils ont fond leur propre bonheur1 t&is qu'en ralit1 ils n'ont fait que le donn] en sacrifice au bi5 de l'espce1 malgr la prvoyance et l'opposition de leurs p>5ts4 ,dans c]ta9es comdies s+ulires1 on a essay de ret\rn] la *ose1 et de m5] bonne f9 le bonheur des individus1 aux dp5s des buts de l'espce3 mais dans ce cas1 le spectateur pr\ve la mme d\leur que le gnie de l'espce1 et l'avantage assur des individus ne saurait le consol]4 ,comme exemple1 il me revi5t l'esprit quelques petites pices trs connues3 la ,re9e de seize ans1 le ,m>iage de raison4 ,dans les tragdies o il s'agit d'am\r1 les amants succomb5t presque t\j\rs2 ils n'ont pu faire triomph] les buts de l'espce dont ils n'tai5t que l'in/rum5t3 a9si dans ,romo et ,juliette1 ,tancrde1 don ,c>los1 ,wall5/e91 la fiance de ,mess9e et tant d'autres4 ,un am\reux t\rne au comique aussi bi5 qu'au tragique3 p>ce que dans l'un et l'autre cas1 il e/ aux ma9s du gnie de l'espce1 qui le dom9e au po9t de le ravir lui-mme2 ses actions sont disproportionnes son c>actre4 ,de l vi5t1 dans les degrs suprieurs de la passion1 cette c\leur si potique et si sublime dont ses p5ses se revt5t1 cette lvation transc5dante et surnaturelle1 qui semble lui faire absolum5t p]dre de vue le b t\t physique de son am\r4 ,c'e/ que le gnie de l'espce et ses intrts suprieurs l'anim5t ma9t5ant4 ,il a reu la mission de fond] une suite indf9ie de gnrations d\es d'une c]ta9e con/itution et =mes de c]ta9s lm5ts qui ne peuv5t se r5contr] que dans un seul pre et une seule mre2 cette union et celle-l seulem5t peut donn] l'exi/5ce la gnration dt]m9e que la volont de vivre exige expressm5t4 ,le s5tim5t qu'il agit dans des circon/ances d'une importance si transc5dante1 transporte l'amant une telle hauteur au-dessus des *oses t]re/res et mme au-dessus de lui-mme1 et revt ses dsirs matriels d'une app>5ce tellem5t immatrielle1 que l'am\r e/ un pisode potique1 mme dans la vie de l'homme le plus prosaque1 ce qui le r5d p>fois ridicule4--,cette mission que la volont s\cieuse des intrts de l'espce impose l'amant se prs5te s\s le masque d'une flicit inf9ie et anticipe qu'il espre tr\v] dans la possession de la femme qu'il aime4 ,aux degrs suprmes de la passion cette *imre e/ si t9celante que1 si on ne peut l'atte9dre1 la vie mme p]d t\t *>me1 et p>at dsormais si vide de joies1 si fade et si insipide1 que le dgt qu'on en pr\ve surmonte mme l'effroi de la mort2 l'in=tun abrge p>fois volontairem5t ses j\rs4 ,dans ce cas1 la volont de l'homme e/ entre dans le t\rbillon de la volont de l'espce1 ou bi5 cette d]nire l'emporte tellem5t sur la volont individuelle1 que si l'amant ne peut agir en qualit de reprs5tant de cette volont de l'espce1 il ddaigne d'agir au nom de la si5ne propre4 ,l'individu e/ un vase trop fragile p\r cont5ir l'aspiration inf9ie de la volont de l'espce conc5tre sur un objet dt]m94 ,ds lors il n'y a d'autre issue que le suicide1 p>fois le d\ble suicide des deux amants2 mo9s que la nature1 p\r sauv] l'exi/5ce1 ne laisse arriv] la folie qui c\vre de son voile la consci5ce d'un tat dsespr4--,*aque anne plusieurs cas analogues vi5n5t confirm] cette vrit4 ,mais ce n'e/ pas seulem5t la passion qui a p>fois une issue tragique et contr>ie3 l'am\r satisfait conduit plus s\v5t aussi au malheur qu'au bonheur4 ,c> les exig5ces de l'am\r1 en conflit avec le bi5-tre p]sonnel de l'amant1 sont tellem5t incompatibles avec les autres circon/ances de sa vie et ses plans d'av5ir qu'elles m95t t\t l'difice de ses projets1 de ses esprances et de ses rves4 ,l'am\r n'e/ pas seulem5t en contradiction avec les relations sociales1 s\v5t il l'e/ aussi avec la nature intime de l'individu1 lorsqu'il se fixe sur des p]sonnes qui1 en dehors des rapports sexuels1 s]ai5t haes de leur amant1 mprises1 et mme abhorres4 ,mais la volont de l'espce a tant de puissance sur l'individu1 que l'amant fait taire ses rpugnances et f]me les yeux sur les dfauts de celle qui aime3 il passe lgrem5t sur t\t1 il mconnat t\t1 et s'unit p\r t\j\rs l'objet de sa passion1 tant il e/ bl\i p> cette illusion1 qui s'van\it ds que la volont de l'espce e/ satisfaite et qui laisse d]rire elle p\r t\te la vie une compagne dte/e4 ,a9si seulem5t l'on s'explique que des hommes raisonnables et mme di/+us1 s'uniss5t des h>pies et p\s5t des mgres1 et ne compr5n5t pas comm5t ils ont pu faire un tel *oix4 ,voil p\rquoi les anci5s reprs5tai5t l'am\r avec un b&eau4 ,il peut mme arriv] qu'un am\reux reconnaisse clairem5t les vices intolrables de tempram5t et de c>actre *ez sa fiance1 qui lui prsag5t une vie t\rm5te1 il se peut qu'il en s\ffre amrem5t1 sans qu'il ait le c\rage de r5onc] elle3 ,i ask n1 ,i c>e n1 ,if guilt's 9 ?y he>t2 ,i "k t ,i love !e1 ,:atev] ?\ art4 ,si tu es c\pable1 peu m'importe1 je ne le dem&e po9t1 je sais que je t'aime telle que tu es et cela me suffit4 ,c> au fond1 ce n'e/ pas son propre intrt qu'il p\rsuit1 bi5 qu'il se l'imag9e1 mais celui d'un troisime individu1 qui doit natre de cet am\r4 ,ce ds9tressem5t qui e/ p>t\t le sceau de la gr&eur1 donne ici l'am\r passionn cette app>5ce sublime1 et en fait un digne objet de posie4--,enf91 il arrive que l'am\r se concilie avec la ha9e la plus viol5te p\r l'tre aim1 aussi ,platon l'a-t-il comp> l'am\r des l\ps p\r les brebis4 ,ce cas se prs5te1 qu& un am\reux passionn1 malgr t\s les ef=ts et t\tes les prires1 ne peut aucun prix se faire c\t]4 ,i love & hate h]4 ,%akespe>e1 ,cymb41 ,,iii1 #e4 ,je l'aime et je la hais4 --,sa ha9e contre la p]sonne aime l'enflamme alors et va si lo9 qu'il tue sa matresse puis se donne la mort4 ,il se produit *aque anne des exemples de cette sorte1 on les tr\ve dans les j\rnaux4 ,que de vrit dans ces v]s de ,g!3 ,p> t\t am\r mpris6 p> les lm5ts inf]naux6 ,je v\drais connatre une imprcation encore plus atroce6 ,ce n'e/ vraim5t pas une hyp]bole qu& un am\reux traite de cruaut la froideur de sa bi5-aime1 ou le plaisir qu'elle tr\ve le faire s\ffrir4 ,il e/1 en effet1 s\s l'influ5ce d'un p5*ant qui1 analogue l'in/9ct des insectes1 l'oblige malgr la raison suivre absolum5t son b1 et nglig] t\t le re/e4 ,plus d'un ,ptr>que a d tran] son am\r t\t le long de sa vie1 sans espoir1 comme une *ane1 comme un b\let de f] au pi$1 et exhal] ses s\pirs dans la solitude des =ts2 mais il n'y a eu qu'un ,ptr>que d\ en mme temps du don de posie2 lui s'applique le beau v]s de ,g!3 ,et qu& l'homme dans sa d\leur se tait1 ,un dieu m'a donn d'exprim] combi5 je s\ffre4 ,le gnie de l'espce e/ t\j\rs en gu]re avec les gnies protecteurs des individus1 il e/ leur p]scuteur et leur ennemi1 t\j\rs prt dtruire sans piti le bonheur p]sonnel1 p\r arriv] ses f9s2 et on a vu le salut de nations entires dp5dre p>fois de ses caprices2 ,%akespe>e n\s en donne un exemple dans ,h5ri ,,vi1 p4 #c1 act4 #c1 sc4 #b et #c4 ,l'espce1 en effet1 en laquelle notre tre pr5d rac9e1 a sur n\s un droit antrieur et plus immdiat que l'individu1 ses affaires pass5t avant les ntres4 ,les anci5s ont s5ti cela1 qu& ils ont p]sonnifi le gnie de l'espce dans ,cupidon1 dieu ho/ile1 dieu cruel1 malgr son air enfant91 dieu ju/em5t dcri1 dmon capricieux1 despotique1 et p\rtant matre des dieux et des hommes3 ' 1 6 ,tu1 deorum hom9umque tyranne1 ,amor6 ,des fl*es meurtrires1 un b&eau et des ailes sont ses attributs4 ,les ailes m>qu5t l'incon/ance1 suite ord9aire de la dception qui accompagne le dsir satisfait4 ,comme en effet la passion reposait sur l'illusion d'une flicit p]sonnelle1 au pr(it de l'espce1 le tribut une fois pay l'espce1 l'illusion dcevante doit s'van\ir4 ,le gnie de l'espce qui avait pris possession de l'individu1 l'ab&onne de n\veau sa lib]t4 ,dlaiss p> lui1 il retombe dans les bornes troites de sa pauvret1 et s'tonne de voir qu'aprs tant d'ef=ts sublimes1 hroques et inf9is1 il ne lui re/e ri5 de plus qu'une vulgaire satisfaction des s5s3 contre t\te att5te1 il ne se tr\ve pas plus heureux qu'avant4 ,il s'ap]oit qu'il a t la dupe de la volont de l'espce4 ,aussi1 rgle gnrale1 ,?se une fois heureux ab&onne son ,ariane4 ,la passion de ,ptr>que et-elle t satisfaite1 son *ant aurait cess1 comme celui de l'oiseau1 ds que les ufs sont poss dans le nid4 ,rem>quons en passant que ma mtaphysique de l'am\r dplaira srem5t aux am\reux qui se sont laiss pr5dre au pige4 ,s'ils tai5t accessibles la raison1 la vrit fondam5tale que j'ai dc\v]te les r5drait plus que t\te autre capables de surmont] leur am\r4 ,mais il faut bi5 s'en t5ir la s5t5ce du vieux pote comique3 ,qu res 9 se neque consilium1 neque modum habet ullum1 eam consilio reg]e non potes4 ,les mnages d'am\r sont conclus dans l'intrt de l'espce et non au pr(it de l'individu4 ,il e/ vrai1 les individus s'imag95t travaill] leur propre bonheur3 mais le b vritable leur e/ trang] eux-mmes1 puisqu'il n'e/ autre que la procration d'un tre qui n'e/ possible que p> eux4 ,obissant l'un et l'autre la mme impulsion1 ils doiv5t naturellem5t *]*] s'accord] ensemble le mieux possible4 ,mais trs s\v5t1 grce cette illusion in/9ctive qui e/ l'ess5ce de l'am\r1 le c\ple a9si =m se tr\ve sur t\t le re/e dans le plus criant dsaccord4 ,on le voit bi5 ds que l'illusion s'e/ fatalem5t van\ie4 ,alors il arrive que les m>iages d'am\r sont assez rgulirem5t malheureux1 p>ce qu'ils assur5t le bonheur de la gnration future1 mais aux dp5s de la gnration prs5te4 ,qui5 se casa por amores1 ha de vivir con dolores4--,quiconque se m>ie p> am\r1 vivra dans les d\leurs1 dit le prov]be espagnol4--,c'e/ le contraire qui a lieu dans les m>iages de conv5ance1 conclus la plup>t du temps d'aprs le *oix des p>5ts4 ,les considrations qui agiss5t ici1 de quelque nature qu'elles puiss5t tre1 ont du mo9s une ralit et ne peuv5t disp>atre d'elles-mmes4 ,ces considrations sont capables d'assur] le bonheur des p\x1 mais aux dp5s des enfants qui doiv5t natre d'eux1 et encore ce bonheur re/e problmatique4 ,l'homme qui1 en se m>iant1 se proccupe plus encore de l'arg5t que de son incl9ation1 vit plus dans l'individu que dans l'espce2 ce qui e/ absolum5t oppos la vrit1 la nature1 et mrite un c]ta9 mpris4 ,une jeune fille qui1 malgr les conseils de ses p>5ts1 refuse la ma9 d'un homme ri*e et encore jeune1 et rejette t\tes les considrations de conv5ances1 p\r *oisir selon son gt in/9ctif1 fait l'espce le sacrifice de son bonheur individuel4 ,mais ju/em5t cause de cela1 on ne saurait lui refus] une c]ta9e approbation1 c> elle a prfr ce qui importe plus que le re/e1 elle agit dans le s5s de la nature 7ou plus exactem5t de l'espce71 t&is que les p>5ts conseillai5t dans le s5s de l'gsme individuel4--,il semble donc que dans la conclusion d'un m>iage il faille sacrifi] les intrts de l'espce ou ceux de l'individu4 ,la plup>t du temps1 il en e/ a9si1 tant il e/ r>e de voir les conv5ances et la passion m>*] la ma9 dans la ma94 ,la misrable con/itution physique1 morale ou intellectuelle de la plup>t des hommes provi5t sans d\te en p>tie de ce que les m>iages sont conclus habituellem5t non p> *oix ou incl9ation pure1 mais p\r des considrations extrieures de t\te sorte et d'aprs des circon/ances accid5telles4 ,lorsque1 en mme temps que les conv5ances1 l'incl9ation e/ jusqu' un c]ta9 po9t respecte1 c'e/ comme une transaction que l'on fait avec le gnie de l'espce4 ,les m>iages heureux sont1 comme on le sait1 =t r>es2 ju/em5t p>ce qu'il e/ de l'ess5ce du m>iage de n'avoir pas pr9cipalem5t p\r b la gnration actuelle1 mais la gnration future4 ,cep5dant aj\tons encore p\r la consolation des natures t5dres et aimantes que l'am\r passionn s'associe p>fois un s5tim5t d'une orig9e t\te diffr5te1 je veux dire l'amiti1 fonde sur l'accord des c>actres2 mais elle ne se dcl>e qu'une fois que l'am\r s'te9t dans la j\issance4 ,l'accord des qualits complm5taires1 morales1 intellectuelles et physiques1 ncessaire au po9t de vue de la gnration future p\r faire natre l'am\r1 peut aussi1 au po9t de vue des individus eux-mmes1 p> une sorte d'opposition concordante de tempram5t et de c>actre1 produire l'amiti4 ,t\te cette mtaphysique de l'am\r que je vi5s de trait] ici1 se ratta*e troitem5t ma mtaphysique en gnral1 elle l'claire d'un j\r n\veau1 et voici comm5t3 ,on a vu que1 dans l'am\r des sexes1 la slection att5tive1 s'levant peu peu jusqu' l'am\r passionn1 repose sur l'intrt si haut et si srieux que l'homme pr5d la con/itution spciale et p]sonnelle de la race v5ir4 ,cette sympa?ie extrmem5t rem>quable confirme ju/em5t deux vrits prs5tes dans les prcd5ts *apitres3 d'abord l'inde/ructibilit de l'tre en soi qui survit p\r l'homme1 dans ces gnrations v5ir4 ,cette sympa?ie1 si vive et si agissante1 qui nat non de la rflexion et de l'int5tion1 mais des aspirations et des t5dances les plus intimes de notre tre1 ne p\rrait exi/] d'une manire si inde/ructible et ex]c] sur l'homme un si gr& empire1 si l'homme tait absolum5t phmre1 et si les gnrations se succdai5t rellem5t et absolum5t di/9ctes les unes des autres1 n'ayant d'autre li5 que la cont9uit du temps4 ,la seconde vrit1 c'e/ que l'tre en soi rside dans l'espce plus que dans l'individu4 ,c> cet intrt p\r la con/itution spciale de l'espce1 qui e/ l'orig9e de t\t comm]ce d'am\r1 depuis le caprice le plus passag]1 jusqu' la passion la plus srieuse1 e/ vritablem5t p\r *acun la plus gr&e affaire1 c'e/--dire celle dont le succs ou l'insuccs le t\*e de la faon la plus s5sible2 d'o lui vi5t p> excell5ce le nom d'affaire de cur4 ,aussi1 qu& cet intrt a p>l d'une manire dcisive1 t\t autre intrt ne conc]nant que la p]sonne prive lui e/ subordonn et au beso9 sacrifi4 ,l'homme pr\ve a9si que l'espce lui importe plus que l'individu1 et qu'il vit plus directem5t dans l'espce que dans l'individu4--,p\rquoi donc l'am\reux e/-il susp5du avec un complet ab&on aux yeux de celle qu'il a *oisie1 et e/-il prt lui faire t\t sacrifice8--,p>ce que c'e/ la p>tie immortelle de son tre qui s\pire v]s elle2 t&is que t\t autre de ses dsirs ne se rapporte qu' son tre fugitif et mortel4--,cette aspiration vive1 f]v5te1 dirige v]s une c]ta9e femme1 e/ donc un gage de l'inde/ructibilit de l'ess5ce de notre tre et de sa cont9uit dans l'espce4 ,considr] cette cont9uit comme quelque *ose d'insuffisant et d'insignifiant1 c'e/ une erreur qui nat de ce que1 p> la cont9uit de vie de l'espce1 on n'ent5d pas autre *ose que l'exi/5ce future d'tres semblables n\s1 mais nullem5t id5tiques3 et cela p>ce que1 p>tant d'une connaissance dirige v]s les *oses extrieures1 l'on ne considre que la figure extrieure de l'espce1 telle que n\s la concevons p> intuition1 et non son intime ess5ce4 ,cette ess5ce intrieure e/ ju/em5t ce qui e/ au fond de notre consci5ce et en =me le po9t c5tral1 ce qui e/ mme plus immdiat que cette consci5ce3 et1 en tant que *ose en soi1 affran*ie du pr9cipium individuationis cette ess5ce se tr\ve absolum5t id5tique dans t\s les individus1 qu'ils exi/5t au mme mom5t ou qu'ils se succd5t4 ,c'e/ l ce que j'appelle1 en d'autres t]mes1 la volont de vivre1 c'e/--dire cette aspiration pressante la vie et la dure4 ,c'e/ ju/em5t cette =ce que la mort p>gne et laisse intacte1 =ce immuable qui ne peut conduire un tat meilleur4 ,p\r t\t tre vivant1 la s\ffrance et la mort sont non mo9s c]ta9es que l'exi/5ce4 ,on peut cep5dant s'affran*ir des s\ffrances et de la mort p> la ngation de la volont de vivre1 qui a p\r effet de dta*] la volont de l'individu du rameau de l'espce1 et de supprim] l'exi/5ce dans l'espce4 ,ce que devi5t alors cette volont1 n\s n'en avons po9t d'ide et n\s manquons de t\tes donnes sur ce po9t4 ,n\s ne p\vons dsign] un tel tat que comme ayant la lib]t d'tre volont de vivre ou de ne l'tre pas4 ,dans ce d]ni] cas1 c'e/ ce que le b\ddhisme appelle ,nirvana2 c'e/ prcism5t le po9t qui p> sa nature mme re/e jamais inaccessible t\te connaissance huma9e4-- ,si ma9t5ant1 n\s mettant au po9t de vue de ces d]nires considrations1 n\s plongeons nos reg>ds dans le tumulte de la vie1 n\s voyons sa misre et ses t\rm5ts occup] t\s les hommes2 n\s voyons les hommes runir t\s leurs ef=ts p\r satisfaire des beso9s sans f9 et se prs]v] de la misre aux mille faces1 sans p\rtant os] espr] autre *ose que la cons]vation1 p5dant un c\rt espace de temps1 de cette mme exi/5ce individuelle si t\rm5te4 ,et voil qu'en ple9e mle1 n\s ap]cevons deux amants dont les reg>ds se crois5t ple9s de dsirs4--,mais p\rquoi tant de my/re1 p\rquoi ces allures cra9tives et dissimules8--,p>ce que ces amants sont des tratres1 qui travaill5t en secret p]ptu] t\te la misre et les t\rm5ts qui1 sans eux1 aurai5t une f9 pro*a9e1 cette f9 qu'ils veul5t r5dre va9e1 comme d'autres avant eux l'ont r5due va9e4 99 99 99 99 99 ,si l'esprit de l'espce qui dirige deux amants1 leur insu1 p\vait p>l] p> leur b\*e et exprim] des ides claires1 au lieu de se manife/] p> des s5tim5ts in/9ctifs1 la haute posie de ce dialogue am\reux1 qui dans le langage actuel ne p>le que p> images romanesques et p>aboles idales d'aspirations inf9ies1 de press5tim5ts d'une volupt sans bornes1 d'ineffable flicit1 de fidlit t]nelle1 etc4 se traduirait a9si3 ,,daphnis4--,j'aim]ais faire cadeau d'un individu la gnration future1 et je crois que tu p\rrais lui donn] ce qui me manque4 ,,*lo4--,j'ai la mme int5tion1 et je crois que tu p\rrais lui donn] ce que je n'ai pas4 ,voyons un peu6 ,,daphnis4--,je lui donne une haute /ature et la =ce musculaire3 tu n'z ni l'une ni l'autre4 ,,*lo4--,je lui donne de belles =mes et de trs petits pi$s3 tu n'z ni ceci ni cela4 ,,daphnis4--,je lui donne une f9e peau blan*e que tu n'z pas4 ,,*lo4--,je lui donne des *eveux noirs et des yeux noirs3 tu es blond4 ,,daphnis4--,je lui donne un nez aquil94 ,,*lo4--,je lui donne une petite b\*e4 ,,daphnis4--,je lui donne du c\rage et de la bont qui ne saurai5t v5ir de toi4 ,,*lo4--,je lui donne un beau front1 l'esprit et l'intellig5ce1 qui ne p\rrai5t lui v5ir de toi4 ,,daphnis4--,taille droite1 belles d5ts1 sant solide1 voil ce qu'il reoit de n\s deux3 vraim5t1 t\s les deux ensemble n\s p\vons d\] en p]fection l'individu futur2 aussi je te dsire plus que t\te autre femme4 ,,*lo4--,et moi aussi je te dsire4--7,m4 #cia47 99 99 99 99 99 ,/]ne dit dans ,tri/ram ,%&y 7,t4 #f4 p4 #dc73 !re is no passion s s]i\s z lu/4--,en effet1 la volupt e/ trs srieuse4 ,reprs5tez-v\s le c\ple le plus beau1 le plus *>mant1 comme il s'attire et se rep\sse1 se dsire et se fuit avec grce dans un beau jeu d'am\r4 ,vi5ne l'in/ant de la volupt1 t\t bad9age1 t\te gat gracieuse et d\ce ont subitem5t disp>u4 ,le c\ple e/ dev5u srieux4 ,p\rquoi8 ,c'e/ que la volupt e/ be/iale1 et la be/ialit ne rit pas4 ,les =ces de la nature agiss5t p>t\t srieusem5t4--,la volupt des s5s e/ l'oppos de l'en?\siasme qui n\s ouvre le monde idal4 ,l'en?\siasme et la volupt sont graves et ne comport5t pas le bad9age4--7,n4 #djf47 99 99 99 99 99 ,les caprices qui naiss5t de l'am\r ressembl5t aux feux follets3 ils donn5t les illusions les plus vives1 ils n\s conduis5t dans le m>cage et s'van\iss5t4--7,n4 #djh47 ,,ii ,,essai ,,sur ,,les ,,femmes#cf4 #cf ,p4 ,,ii4 #fdi4 444 ,le seul aspect de la femme rvle qu'elle n'e/ de/9e ni aux gr&s travaux de l'intellig5ce1 ni aux gr&s travaux matriels4 ,elle paie sa dette la vie non p> l'action mais p> la s\ffrance1 les d\leurs de l'enfantem5t1 les so9s inquiets de l'enfance2 elle doit obir l'homme1 tre une compagne pati5te qui le rassrne4 ,elle n'e/ faite ni p\r les gr&s ef=ts1 ni p\r les pe9es ou les plaisirs excessifs2 sa vie peut s'c\l] plus sil5cieuse1 plus insignifiante et plus d\ce que celle de l'homme1 sans qu'elle soit1 p> nature1 ni meilleure ni pire4 99 99 99 99 99 ,ce qui r5d les femmes p>ticulirem5t aptes soign]1 lev] notre premire enfance1 c'e/ qu'elles re/5t elles-mmes puriles1 futiles et bornes2 elles demeur5t t\te leur vie de gr&s enfants1 une sorte d'int]mdiaire entre l'enfant et l'homme4 ,qu'on obs]ve une jeune fille foltrant t\t le long du j\r avec un enfant1 dansant et *antant avec lui1 et qu'on imag9e ce qu'un homme1 avec la meilleure volont du monde1 p\rrait faire sa place4 99 99 99 99 99 ,*ez les jeunes filles1 la nature semble avoir v\lu faire ce qu'en /yle dramatique on appelle un c\p de ?tre2 elle les p>e p\r quelques annes d'une beaut1 d'une grce1 d'une p]fection extraord9aires1 aux dp5s de t\t le re/e de leur vie1 af9 que p5dant ces rapides annes d'clat elles puiss5t s'emp>] =tem5t de l'imag9ation d'un homme et l'entran] se *>g] loyalem5t d'elles d'une manire quelconque4 ,p\r russir dans cette entreprise la pure rflexion et la raison ne donnai5t pas de g>antie suffisante4 ,aussi la nature a-t-elle arm la femme1 comme t\te autre crature1 des armes et des in/rum5ts ncessaires p\r assur] son exi/5ce et seulem5t p5dant le temps indisp5sable1 c> la nature en cela agit avec son conomie habituelle3 de mme que la f\rmi femelle1 aprs son union avec le mle1 p]d les ailes qui lui devi5drai5t inutiles et mme dang]euses p\r la priode d'incubation1 de mme aussi la plup>t du temps1 aprs deux ou trois c\*es1 la femme p]d sa beaut1 sans d\te p\r la mme raison4 ,de l vi5t que les jeunes filles reg>d5t gnralem5t les occupations du mnage ou les devoirs de leur tat comme des *oses accessoires et de pures bagatelles1 t&is qu'elles reconnaiss5t leur vritable vocation dans l'am\r1 les conqutes et t\t ce qui en dp5d1 la toilette1 la danse1 etc4 99 99 99 99 99 ,plus une *ose e/ noble et accomplie1 plus elle se dveloppe l5tem5t et t>divem5t4 ,la raison et l'intellig5ce de l'homme n'atteign5t gure t\t leur dveloppem5t que v]s la v+t-huitime anne2 *ez la femme1 au contraire1 la maturit de l'esprit arrive la dix-huitime anne4 ,aussi n'a-t-elle qu'une raison de dix-huit ans bi5 /rictem5t mesure4 ,c'e/ p\r cela que les femmes re/5t t\te leur vie de vrais enfants4 ,elles ne voi5t que ce qui e/ s\s leurs yeux1 s'atta*5t au prs5t1 pr5ant l'app>5ce p\r la ralit et prfrant les niais]ies aux *oses les plus importantes4 ,ce qui di/+ue l'homme de l'animal c'e/ la raison2 conf9 dans le prs5t1 il se reporte v]s le pass et songe l'av5ir3 de l sa prud5ce1 ses s\cis1 ses apprh5sions frqu5tes4 ,la raison dbile de la femme ne p>ticipe ni ces avantages1 ni ces inconvni5ts2 elle e/ afflige d'une myopie intellectuelle qui lui p]met1 p> une sorte d'intuition1 de voir d'une faon pntrante les *oses pro*a9es2 mais son horizon e/ born1 ce qui e/ lo9ta9 lui *appe4 ,de l vi5t que t\t ce qui n'e/ pas immdiat1 le pass et l'av5ir1 agiss5t plus faiblem5t sur la femme que sur n\s3 de l aussi ce p5*ant bi5 plus frqu5t la prodigalit1 qui p>fois t\*e la dm5ce4 ,au fond du cur les femmes s'imag95t que les hommes sont faits p\r gagn] de l'arg5t et les femmes p\r le dp5s]2 si elles en sont emp*es p5dant la vie de leur m>i1 elles se ddommag5t aprs sa mort4 ,et ce qui contribue les confirm] dans cette conviction1 c'e/ que leur m>i leur donne l'arg5t et les *>ge d'entret5ir la maison4--,tant de cts dfectueux sont p\rtant comp5ss p> un avantage3 la femme plus absorbe dans le mom5t prs5t1 p\r peu qu'il soit supportable en j\it plus que n\s2 de l cet enj\em5t qui lui e/ propre et la r5d capable de di/raire et p>fois de consol] l'homme accabl de s\cis et de pe9es4 ,dans les circon/ances difficiles il ne faut pas ddaign] de faire appel1 comme autrefois les ,g]ma9s1 aux conseils des femmes2 c> elles ont une manire de concevoir les *oses t\te diffr5te de la ntre4 ,elles vont au b p> le *em9 le plus c\rt1 p>ce que leurs reg>ds s'atta*5t1 en gnral1 ce qu'elles ont s\s la ma94 ,p\r n\s1 au contraire1 notre reg>d dpasse sans s'y arrt] les *oses qui n\s crv5t les yeux1 et *]*e bi5 au del2 n\s avons beso9 d'tre ram5s une manire de voir plus simple et plus rapide4 ,aj\tez cela que les femmes ont dcidm5t un esprit plus pos1 et ne voi5t dans les *oses que ce qu'il y a rellem5t2 t&is que1 s\s le c\p de nos passions excites1 n\s grossissons les objets1 et n\s n\s peignons des *imres4 ,les mmes aptitudes natives expliqu5t la piti1 l'humanit1 la sympa?ie que les femmes tmoign5t aux malheureux1 t&is qu'elles sont infrieures aux hommes en t\t ce qui t\*e l'quit1 la droiture et la scrupuleuse probit4 ,p> suite de la faiblesse de leur raison1 t\t ce qui e/ prs5t1 visible et immdiat1 ex]ce sur elles un empire contre lequel ne saurai5t prvaloir ni les ab/ractions1 ni les maximes tablies1 ni les rsolutions n]giques1 ni aucune considration du pass ou de l'av5ir1 de ce qui e/ loign ou abs5t4 ,elles ont de la v]tu les qualits premires et pr9cipales1 mais les secondaires et les accessoires leur font dfaut444 ,aussi l'inju/ice e/-elle le dfaut capital des natures fm99es4 ,cela vi5t du peu de bon s5s et de rflexion que n\s avons signal1 et ce qui aggrave encore ce dfaut1 c'e/ que la nature1 en leur refusant la =ce1 leur a donn1 p\r protg] leur faiblesse1 la ruse en p>tage2 de l leur f\rb]ie in/9ctive et leur inv9cible p5*ant au m5songe4 ,le lion a ses d5ts et ses griffes2 l'lphant1 le sangli] ont leurs df5ses1 le taureau a des cornes1 la s*e a son encre1 qui lui s]t br\ill] l'eau aut\r d'elle2 la nature n'a donn la femme p\r se df5dre et se protg] que la dissimulation2 cette facult supple la =ce que l'homme puise dans la vigueur de ses membres et dans sa raison4 ,la dissimulation e/ inne *ez la femme1 *ez la plus f9e1 comme *ez la plus sotte4 ,il lui e/ aussi naturel d'en us] en t\te occasion qu' un animal attaqu de se df5dre aussitt avec ses armes naturelles3 et en agissant a9si1 elle a jusqu' un c]ta9 po9t consci5ce de ses droits3 ce qui fait qu'il e/ presque impossible de r5contr] une femme absolum5t vridique et s9cre4 ,et c'e/ ju/em5t p\r cela qu'elle pntre si aism5t la dissimulation d'autrui et qu'il n'e/ pas prud5t d'en faire usage avec elle4--,de ce dfaut fondam5tal et de ses consqu5ces naiss5t la fausset1 l'infidlit1 la trahison1 l'+ratitude1 etc4 ,les femmes aussi se p>jur5t en ju/ice bi5 plus frquemm5t que les hommes1 et ce s]ait une "q de savoir si on doit les admettre prt] s]m5t4--,il arrive de temps en temps que des dames1 qui ri5 ne manque1 sont surprises dans les magas9s en flagrant dlit de vol4 99 99 99 99 99 ,les hommes jeunes1 beaux1 robu/es1 sont de/9s p> la nature propag] l'espce huma9e1 af9 que celle-ci ne dgnre pas4 ,telle e/ la f]me volont que la nature exprime p> les passions des femmes4 ,c'e/ assurm5t de t\tes les lois la plus anci5ne et la plus puissante4 ,malheur donc aux intrts et aux droits qui lui font ob/acle4 ,ils s]ont1 le mom5t v5u1 quoiqu'il arrive1 impitoyablem5t crass4 ,c> la morale secrte1 inav\e et mme inconsci5te1 mais inne des femmes1 e/ celle-ci3 ,n\s sommes fondes en droit tromp] ceux qui s'imag95t qu'ils peuv5t1 en p\rvoyant conomiquem5t notre subsi/ance1 confisqu] leur pr(it les droits de l'espce4 ,c'e/ n\s qu'ont t confis1 c'e/ sur n\s que repos5t la con/itution et le salut de l'espce1 la cration de la gnration future2 c'e/ n\s d'y travaill] en t\te consci5ce4 ,mais les femmes ne s'intress5t nullem5t ce pr9cipe suprieur 9 ab/racto1 elles le compr5n5t seulem5t 9 concreto1 et n'ont1 qu& l'occasion s'en prs5te1 d'autre manire de l'exprim] que leur manire d'agir2 et sur ce sujet leur consci5ce les laisse bi5 plus en repos qu'on ne p\rrait le croire1 c> dans le fond le plus obscur de leur cur1 elles s5t5t vaguem5t qu'en trahissant leurs devoirs env]s l'individu1 elles le rempliss5t d'autant mieux env]s l'espce qui a des droits inf9im5t suprieurs4 ,comme les femmes sont uniquem5t cres p\r la propagation de l'espce et que t\te leur vocation se conc5tre en ce po9t1 elles viv5t plus p\r l'espce que p\r les individus1 et pr5n5t plus cur les intrts de l'espce que les intrts des individus4 ,c'e/ ce qui donne t\t leur tre et leur conduite une c]ta9e lgret et des vues opposes celles de l'homme2 telle e/ l'orig9e de cette dsunion si frqu5te dans le m>iage1 qu'elle en e/ dev5ue presque normale4 99 99 99 99 99 ,les hommes entre eux sont naturellem5t indiffr5ts2 les femmes sont1 p> nature1 ennemies4 ,cela doit t5ir ce que l'odium figul9um1 la rivalit qui e/ re/re9te *ez les hommes *aque corps de mti]1 embrasse *ez les femmes t\te l'espce1 c> elles n'ont t\tes qu'un mme mti]1 qu'une mme affaire4 ,dans la rue1 il suffit qu'elles se r5contr5t p\r qu'elles *ang5t dj des reg>ds de ,guelfes et de ,gibel9s4 ,il saute aux yeux qu' une premire entrevue deux femmes ont plus de contra9te1 de dissimulation et de rs]ve que n'en aurai5t deux hommes en p>eil cas4 ,p\r la mme raison les complim5ts entre femmes sembl5t plus ridicules qu'entre hommes4 ,rem>quez en outre que l'homme p>le en gnral avec quelques g>ds et une c]ta9e humanit ses subordonns mme les plus infimes1 mais il e/ insupportable de voir avec quelle hauteur une femme du monde s'adresse une femme de classe infrieure1 qu& elle n'e/ pas son s]vice4 ,cela peut t5ir ce qu'entre femmes1 les diffr5ces de rang sont inf9im5t plus prcaires que *ez les hommes et que ces diffr5ces peuv5t tre modifies ou supprimes aism5t2 le rang qu'un homme occupe dp5d de mille considrations2 p\r les femmes une seule dcide de t\t3 l'homme qui elles ont su plaire4 ,leur unique fonction les met sur un pi$ d'galit bi5 plus m>qu1 aussi *]*5t-elles crer entre elles des diffr5ces de rang4 99 99 99 99 99 ,il a fallu que l'intellig5ce de l'homme ft obscurcie p> l'am\r p\r qu'il ait appel beau ce sexe de petite taille1 aux paules troites1 aux l>ges han*es et aux jambes c\rtes2 t\te sa beaut en effet rside dans l'in/9ct de l'am\r4 ,au lieu de le nomm] beau1 il et t plus ju/e de l'appel] l'ine/htique4 ,les femmes n'ont ni le s5tim5t1 ni l'intellig5ce de la musique1 pas plus que de la posie ou des arts pla/iques2 ce n'e/ *ez elles que pure s+]ie1 pur prtexte1 pure affectation exploite p> leur dsir de plaire4 ,elles sont incapables de pr5dre une "p ds9tresse quoi que ce soit et voici p\rquoi4 ,l'homme s'ef=ce en t\te *ose de dom9] directem5t soit p> l'intellig5ce1 soit p> la =ce2 la femme1 au contraire1 e/ t\j\rs et p>t\t rduite une dom9ation absolum5t indirecte1 c'e/--dire qu'elle n'a de p\voir que p> l'homme1 et c'e/ sur lui seul qu'elle ex]ce une influ5ce immdiate4 ,en consqu5ce1 la nature porte les femmes *]*] en t\tes *oses un moy5 de conqurir l'homme1 et l'intrt qu'elles sembl5t pr5dre aux *oses extrieures e/ t\j\rs une fe9te1 un dt\r1 c'e/--dire pure coquett]ie et pure s+]ie4 ,r\sseau l'a dit3 les femmes en gnral n'aim5t aucun art1 ne se connaiss5t aucun et n'ont aucun gnie#cg4 ,ceux qui ne s'arrt5t pas aux app>5ces ont pu le rem>qu] dj4 ,il suffit d'obs]v] p> exemple ce qui occupe et attire leur att5tion dans un conc]t1 l'opra ou la comdie1 de voir le sans faon avec lequel1 aux plus beaux endroits des plus gr&s *efs-d'uvre1 elles cont9u5t leur caquetage4 ,s'il e/ vrai que les ,grecs n'ai5t pas admis les femmes au spectacle1 ils ont eu bi5 raison2 dans leurs ?tres du mo9s p\vait-on saisir quelque *ose4 ,de notre temps1 il s]ait bon d'aj\t] au muli] taceat 9 ecclesia1 un taceat muli] 9 !atro1 ou bi5 de sub/itu] un prcepte l'autre1 et de susp5dre ce d]ni] en gros c>actres sur le rideau de la scne4--,mais que peut-on att5dre de mieux de la "p des femmes1 si l'on rfl*it que dans le monde enti]1 ce sexe n'a pu produire un seul esprit vritablem5t gr&1 ni une uvre complte et orig9ale dans les beaux-arts1 ni en quoi que ce soit un seul ouvrage d'une valeur durable4 ,cela e/ saisissant dans la pe9ture2 elles sont p\rtant aussi capables que n\s d'en saisir le ct te*nique et elles cultiv5t assidm5t cet art1 sans p\voir se faire gloire d'un seul *ef-d'uvre1 p>ce qu'il leur manque ju/em5t cette objectivit de l'esprit qui e/ surt\t ncessaire dans la pe9ture2 elles ne peuv5t sortir d'elles-mmes4 ,aussi les femmes ord9aires ne sont mme pas capables d'en s5tir les beauts1 c> natura non facit saltus4 ,hu>te1 dans son ouvrage clbre ,exam5 de +5ios p>a las sci5cias1 qui date de #cjj ans1 refuse aux femmes t\te capacit suprieure4 ,des exceptions isoles et p>tielles ne *ang5t ri5 aux *oses2 les femmes sont1 et re/]ont1 prises dans leur ensemble1 les ,phili/9s les plus accomplis et les plus incurables4 ,grce notre organisation sociale1 absurde au suprme degr1 qui leur fait p>tag] le titre et la situation de l'homme quelqu'levs qu'ils soi5t1 elles excit5t avec a*>nem5t ses ambitions les mo9s nobles1 et p> une consqu5ce naturelle de cette absurdit1 leur dom9ation1 le ton qu'elles impos5t1 corromp5t la socit mod]ne4 ,on devrait pr5dre p\r rgle cette s5t5ce de ,napolon ,i]3 ,les femmes n'ont pas de rang4 ,*am=t dit aussi trs ju/em5t3 ,elles sont faites p\r comm]c] avec nos faiblesses1 avec notre folie1 mais non avec notre raison4 ,il exi/e entre elles et les hommes des sympa?ies d'pid]me1 et trs peu de sympa?ies d'esprit1 d'me et de c>actre4 ,les femmes sont le sexus sequior1 le sexe second t\s g>ds1 fait p\r se t5ir l'c>t et au second plan4 ,c]tes1 il faut p>gn] leur faiblesse1 mais il e/ ridicule de leur r5dre hommage1 et cela mme n\s dgrade leurs yeux4 ,la nature1 en sp>ant l'espce huma9e en deux catgories1 n'a pas fait les p>ts gales444--,c'e/ bi5 ce qu'ont p5s de t\t temps les anci5s et les peuples de l',ori5t2 ils se r5dai5t mieux compte du rle qui convi5t aux femmes1 que n\s ne le faisons avec notre galant]ie l'anci5ne mode franaise et notre /upide vnration1 qui e/ bi5 l'pan\issem5t le plus complet de la sottise g]mano-*rti5ne4 ,cela n'a s]vi qu' les r5dre si arrogantes1 si imp]t95tes3 p>fois elles me font p5s] aux s+es sacrs de ,bn>s1 qui ont si bi5 consci5ce de leur dignit sacro-sa9te et de leur inviolabilit1 qu'ils se croi5t t\t p]mis4 #cg ,lettre d',alemb]t1 note ,,xx4 ,la femme en ,occid5t1 ce qu'on appelle la dame1 se tr\ve dans une position t\t fait fausse1 c> la femme1 le sexus sequior des anci5s1 n'e/ nullem5t faite p\r inspir] de la vnration et recevoir des hommages1 ni p\r port] la tte plus haute que l'homme1 ni p\r avoir des droits gaux aux si5s4 ,les consqu5ces de cette fausse position ne sont que trop vid5tes4 ,il s]ait s\hait] qu'en ,europe on remt sa place naturelle ce numro deux de l'espce huma9e et que l'on supprimt la dame1 objet des raill]ies de l',asie entire1 dont ,rome et la ,grce se s]ai5t galem5t moques4 ,cette r=me s]ait au po9t de vue politique et social un vritable bi5fait4 ,le pr9cipe de la loi salique e/ si vid5t1 si indiscutable1 qu'il semble inutile =mul]4 ,ce qu'on appelle proprem5t p>l] la dame europenne e/ une sorte d'tre qui ne devrait pas exi/]4 ,il ne devrait y avoir au monde que des femmes d'intrieur1 appliques au mnage1 et des jeunes filles aspirant le dev5ir1 et que l'on =m]ait non l'arrogance1 mais au travail et la s\mission4 ,c'e/ prcism5t p>ce qu'il y a des dames en ,europe que les femmes de la classe infrieure1 c'e/--dire la gr&e majorit1 sont inf9im5t plus pla9dre qu'en ,ori5t#ch4 #ch ,s*op5hau] cite en cet endroit le passage suivant de "l ,byron 7,lett]s & j\rnals by ,?4 ,moore1 vol4 ,,ii1 p4 #cii71 dont voici la traduction3 ,rfl*i la situation des femmes s\s les anci5s ,grecs4--,assez conv5able4 tat prs5t1 un re/e de la b>b>ie fodale du moy5 ge--artificiel et contre nature4 ,elles devrai5t s'occup] de leur intrieur2 on devrait les bi5 n\rrir et les bi5 vtir1 mais ne les po9t ml] la socit4 ,elles devrai5t aussi tre in/ruites de la religion mais ignor] la posie et la politique1 ne lire que des livres de pit et de cuis9e4 ,de la musique1 du dess91 de la danse1 et aussi un peu de j>d9age et de lab\rage de temps en temps4 ,je les ai vues1 en pire1 travaill] l'entreti5 des r\tes avec succs4 ,p\rquoi non8 ne fan5t-elles pas1 ne sont-elles pas laitires8 ,les lois qui rgiss5t le m>iage en ,europe suppos5t la femme gale de l'homme1 et ont a9si un po9t de d"p faux4 ,dans notre hmisphre monogame1 se m>i]1 c'e/ p]dre la moiti de ses droits et d\bl] ses devoirs4 ,en t\t cas1 puisque les lois ont accord aux femmes les mmes droits qu'aux hommes1 elles aurai5t bi5 d aussi leur confr] une raison virile4 ,plus les lois confr5t aux femmes des droits et des honneurs suprieurs leur mrite1 plus elles rtrciss5t le nombre de celles qui ont rellem5t "p ces faveurs1 et elles enlv5t aux autres leurs droits naturels1 dans la mme proportion o elles en ont donn d'exceptionnels quelques privilgies4 ,l'avantage que la monogamie et les lois qui en rsult5t accord5t la femme1 en la proclamant l'gale de l'homme1 ce qu'elle n'e/ aucun po9t de vue1 produit cette consqu5ce que les hommes s5ss et prud5ts hsit5t s\v5t se laiss] entran] un si gr& sacrifice1 un pacte si 9gal4 ,*ez les peuples polygames *aque femme tr\ve quelqu'un qui se *>ge d'elle1 *ez n\s au contraire le nombre des femmes m>ies e/ bi5 re/re9t et il y a un nombre inf9i de femmes qui re/5t sans protection1 vieilles filles vgtant tri/em5t1 dans les classes leves de la socit1 pauvres cratures s\mises de rudes et pnibles travaux1 dans les rangs infrieurs4 ,ou bi5 encore elles devi5n5t de misrables pro/itues1 tranant une vie honteuse et am5es p> la =ce des *oses =m] une sorte de classe publique et reconnue1 dont le b spcial e/ de prs]v] des dang]s de la sduction les heureuses femmes qui ont tr\v des m>is ou qui en peuv5t espr]4 ,dans la seule ville de ,londres1 il y a #hj1jjj filles publiques3 vraies victimes de la monogamie1 cruellem5t immoles sur l'autel du m>iage4 ,t\tes ces malheureuses sont la comp5sation 9vitable de la dame europenne1 avec son arrogance et ses prt5tions4 ,aussi la polygamie e/-elle un vritable bi5fait p\r les femmes considres dans leur ensemble4 ,de plus1 au po9t de vue rationnel1 on ne voit pas p\rquoi1 lorsqu'une femme s\ffre de quelque mal *ronique1 ou qu'elle n'a pas d'enfants1 ou qu'elle e/ la longue dev5ue trop vieille1 son m>i n'en pr5drait pas une seconde4 ,ce qui a fait le succs des ,mormons1 c'e/ ju/em5t la suppression de cette mon/rueuse monogamie4 ,en accordant la femme des droits au-dessus de sa nature1 on lui a impos galem5t des devoirs au-dessus de sa nature2 il en dc\le p\r elle une s\rce de malheurs4 ,ces exig5ces de classe et de =tune sont en effet d'un si gr& poids que l'homme qui se m>ie commet une imprud5ce s'il ne fait pas un m>iage brillant2 s'il s\haite r5contr] une femme qui lui plaise p>faitem5t1 il la *]*]a en dehors du m>iage1 et se cont5t]a d'assur] son sort et celui de ses enfants4 ,s'il peut le faire d'une faon ju/e1 raisonnable1 suffisante et que la femme cde1 sans exig] rig\reusem5t les droits exagrs que le m>iage seul lui accorde1 elle p]d alors l'honneur1 p>ce que le m>iage e/ la base de la socit civile1 et elle se prp>e une tri/e vie1 c> il e/ dans la nature de l'homme de se proccup] outre mesure de l'op9ion des autres4 ,si1 au contraire1 la femme rsi/e1 elle c\rt risque d'p\s] un m>i qui lui dplaise ou de s*] sur place en re/ant vieille fille2 c> elle a peu d'annes p\r se dcid]4 ,c'e/ ce po9t de vue de la monogamie qu'il e/ bon de lire le pr(ond et savant trait de ,?omasius ,de concub9atu4 ,on y voit que *ez t\s les peuples civiliss de t\s les temps1 jusqu' la ,r=me1 le concub9at a t une in/itution admise1 jusqu' un c]ta9 po9t lgalem5t reconnue et nullem5t d%onorante4 ,c'e/ la r=me lu?ri5ne qui l'a fait desc5dre de son rang1 p>ce qu'elle y tr\vait une ju/ification du m>iage des prtres1 et l'glise ca?olique n'a pu re/] en arrire4 ,il e/ inutile de disput] sur la polygamie1 puisqu'en fait elle exi/e p>t\t et qu'il ne s'agit que de l'organis]4 ,o tr\ve-t-on de vritables monogames8 ,t\s1 du mo9s p5dant un temps1 et la plup>t presque t\j\rs1 n\s vivons dans la polygamie4 ,si t\t homme a beso9 de plusieurs femmes1 il e/ t\t fait ju/e qu'il soit libre1 et mme qu'il soit oblig de se *>g] de plusieurs femmes2 celles-ci s]ont p> l mme ram5es leur vrai rle1 qui e/ celui d'un tre subordonn1 et l'on v]ra disp>atre de ce monde la dame1 ce mon/rum de la civilisation europenne et de la btise g]mano-*rti5ne1 avec ses ridicules prt5tions au respect et l'honneur2 plus de dames1 mais aussi plus de ces malheureuses femmes1 qui rempliss5t ma9t5ant l',europe6-- 99 99 99 99 99 444 ,il e/ vid5t que la femme p> nature e/ de/9e obir4 ,et la preuve en e/ que celle qui e/ place dans cet tat d'indp5dance absolue contraire sa nature s'atta*e aussitt n'importe quel homme p> qui elle se laisse dirig] et dom9]1 p>ce qu'elle a beso9 d'un matre4 ,e/-elle jeune1 elle pr5d un amant2 e/-elle vieille1 un confesseur4 99 99 99 99 99 ,le m>iage e/ un pige que la nature n\s t5d4--7,m4 #cee47 99 99 99 99 99 ,p>mi les philosophes et les potes1 ceux qui sont m>is devi5n5t p> cela seul suspects de *]*] leur propre avantage1 et non l'avantage de la sci5ce et de l'art4--7,m4 #ceg47 99 99 99 99 99 ,l'honneur des femmes1 de mme que l'honneur des hommes1 e/ un esprit de corps#ci bi5 ent5du4 ,le premi] e/ de beauc\p le plus important des deux2 p>ce que dans la vie des femmes les rapports sexuels sont la gr&e affaire4--,l'honneur p\r une jeune fille consi/e dans la confiance qu'inspire son innoc5ce1 et p\r une femme dans sa fidlit son m>i4 ,les femmes att5d5t des hommes et exig5t d'eux t\t ce qui leur e/ ncessaire et t\t ce qu'elles dsir5t4 ,l'homme au fond n'exige de la femme qu'une seule *ose4 ,les femmes doiv5t donc s'arrang] de telle manire que les hommes ne puiss5t obt5ir d'elles cette *ose unique qu'en *ange du so9 qu'ils s'engag5t pr5dre d'elles et des enfants futurs3 de cet arrangem5t dp5d le bonheur de t\tes les femmes4 ,p\r l'obt5ir1 il e/ indisp5sable qu'elles se s\ti5n5t et fass5t preuve d'esprit de corps4 ,aussi m>*5t-elles comme une seule femme et en rangs s]rs vis--vis de l'arme des hommes1 qui1 grce la prdom9ance physique et intellectuelle1 possd5t t\s les bi5s t]re/res2 voil l'ennemi commun qu'il s'agit de va9cre et de conqurir1 af9 d'arriv] p> cette victoire possd] les bi5s de la t]re4 ,la premire maxime de l'honneur fm99 a donc t qu'il faut refus] impitoyablem5t l'homme t\t comm]ce illgitime1 af9 de le contra9dre au m>iage comme une sorte de capitulation2 seul moy5 de p\rvoir t\te la g5t fm99e4 ,p\r atte9dre ce rsultat1 la maxime prcd5te doit tre rig\reusem5t respecte2 aussi t\tes les femmes avec un vritable esprit de corps veill5t-elles son excution4 ,une jeune fille qui a failli s'e/ r5due c\pable de trahison env]s t\t son sexe1 c> si cette action se gnralisait1 l'intrt commun s]ait compromis2 on la *asse de la communaut1 on la c\vre de honte2 elle se tr\ve a9si avoir p]du son honneur4 ,t\te femme doit la fuir comme une pe/ifre4 ,un mme sort att5d la femme adultre p>ce qu'elle a manqu l'un des t]mes de la capitulation cons5tie p> le m>i4 ,son exemple s]ait de nature dt\rn] les hommes de sign] un p>eil trait1 et le salut de t\tes les femmes en dp5d4 ,outre cet honneur p>ticuli] son sexe1 la femme adultre p]d en outre l'honneur civil1 p>ce que son action e/ une tromp]ie1 un manque grossi] la foi jure4 ,l'on peut dire avec quelque indulg5ce une jeune fille abuse on ne dit pas une femme abuse4 ,le sducteur peut bi5 p> le m>iage r5dre l'honneur la premire1 il ne peut pas le r5dre la seconde1 mme aprs le divorce4--,a voir clairem5t les *oses1 on reconnat donc qu'un esprit de corps utile1 indisp5sable1 mais bi5 calcul et fond sur l'intrt1 e/ le pr9cipe de l'honneur des femmes3 on ne peut ni] son importance extrme dans la de/9e de la femme1 mais on ne saurait lui attribu] une valeur absolue1 au del de la vie et des f9s de la vie1 et mritant qu'on lui sacrifie l'exi/5ce mme444 #ci ,les femmes font cause commune2 elles sont lies p> un esprit de corps1 p> une espce de confdration tacite1 qui comme les ligues secrtes d'un tat1 pr\ve peut-tre la faiblesse du p>ti qui se croit oblig d'y avoir rec\rs4 ,,*am=t4 ,s*op5hau] n'a pas cit cette p5se de ,*am=t4 ,ce qui pr\v]ait d'une manire gnrale que l'honneur des femmes n'a pas une orig9e vraim5t con=me la nature1 c'e/ le nombre des victimes sanglantes qui lui sont (f]tes1 infanticides1 suicides des mres4 ,si une jeune fille qui pr5d un amant1 commet une vritable trahison env]s son sexe1 n'oublions pas que le pacte fm99 avait t accept tacitem5t sans engagem5t =mel de sa "p4 ,et comme dans la plup>t des cas elle e/ la premire victime1 sa folie e/ inf9im5t plus gr&e que sa dpravation4--7,p4 ,i4 #chh47 99 99 99 99 99 ,,iii ,,p5s,,es ,,div]ses ,,sur ,l',,art1 ,,la ,,religion1 ,,la ,,politique1 ,l',,homme1 ,,la ,,soci,t1 ,,etc4 ,i ,l',,art1 ,,le ,,/yle1 ,,la ,,litt,,rature4 ,dans la morale1 la bonne volont e/ t\t2 mais dans l'art elle n'e/ ri54--7,l4 #ajd47 99 99 99 99 99 ,il faut trait] une uvre d'art comme un gr& p]sonnage2 re/] deb\t devant elle et att5dre patiemm5t qu'elle daigne v\s adress] la p>ole4--7,m4 #bdc47 99 99 99 99 99 ,sur le visage de l',apollon du ,belvdre1 je lis la ju/e indignation pr(ondm5t s5tie du dieu des ,muses contre la p]v]sit pitoyable1 absolue et incurable des ,phili/9s4 ,c'e/ contre eux qu'il a lanc ses fl*es1 p\r anantir l'engeance des ineptes t]nels4--7,m4 #bgf47 99 99 99 99 99 ,si l'antiquit n\s a laiss des classiques1 c'e/--dire des esprits dont les crits brill5t d'une immortelle jeunesse trav]s les sicles1 cela vi5t de ce que *ez eux crire des livres n'tait pas une affaire de comm]ce4--7,p4 ,,ii4 #dfb47 99 99 99 99 99 ,les humanits--expression trs ju/e p\r exprim] l'tude des criva9s de l'antiquit1 c> c'e/ p> eux que l'coli] comm5ce r$ev5ir un homme1 en pntrant dans un monde encore pur de t\tes les grimaces du moy5 ge et du romantisme444 ,ne v\s figurez pas que votre sagesse mod]ne puisse jamais remplac] cette virile initiation4 ,v\s n'tes pas1 comme les ,grecs et les ,roma9s1 des tres libres p> naissance1 les fils indp5dants de la nature2 v\s tes d'abord les fils1 les hriti]s de la grossire folie du moy5 ge1 de la f\rb]ie honteuse du cl]g et de la *eval]ie1 moiti =ce brutale1 moiti niaise vanit4 ,que l'un et l'autre vi5n5t disp>atre1 v\s n'en s]ez pas p\r cela plus assurs sur vos pi$s1 c>1 sans l'tude des anci5s1 votre littrature e/ de/9e dgnr] en bav>dage vulgaire et en plate phili/9]ie4--7,l4 #cd47 99 99 99 99 99 ,un roman e/ d'un ordre d'autant plus noble et lev qu'il pntre dans la vie intrieure et qu'il y a mo9s d'av5tures4 ,cette vrit se retr\ve comme signe c>actri/ique t\s les degrs du roman1 depuis ,tri/ram ,%&y1 jusqu'au roman de *eval]ie ou aux hi/oires de brig&s les plus grossires1 les plus fcondes en exploits hroques et les plus basses4 ,tri/ram ,%&y n'a p\r a9si dire pas d'action1 et comme il y en a peu dans la n\velle ,hlose et dans ,wilhelm ,mei/]6 ,don ,qui*otte a une action relativem5t faible1 surt\t plaisante et trs insignifiante3 et ces quatre romans sont l'idal du g5re444 ,la t*e du romanci] n'e/ pas de n\s racont] de gr&s vnem5ts1 mais de r5dre les petites *oses intressantes4--7,p4 ,,ii4 #dgc47 99 99 99 99 99 ,la fausse r\te dans laquelle notre musique e/ engage e/ analogue celle o se p]dait l'ar*itecture roma9e s\s les d]ni]s ,cs>s1 lorsque la sur*>ge des ornem5ts ca*ait la belle simplicit des proportions ess5tielles et mme les dnaturait3 de mme la musique n\s (fre des effets bruyants1 beauc\p d'in/rum5ts1 beauc\p d'art1 mais combi5 peu de p5ses pr(ondes1 claires1 pntrantes et saisissantes4--7,p4 ,,ii4 #dfd47 99 99 99 99 99 ,le /yle e/ la physionomie de l'esprit4 ,et celle-l trompe mo9s que celle du corps4 ,imit] un /yle trang]1 c'e/ port] un masque4 ,si beau que soit le masque1 son expression morte devi5t bi5tt insipide et insupportable1 tel po9t que le plus laid visage s]ait prfrable p\rvu qu'il soit anim4--7,l4 #cc47 99 99 99 99 99 ,aucune prose ne se lit aussi aism5t et aussi agrablem5t que la prose franaise444 ,l'criva9 franais en*ane ses p5ses dans l'ordre le plus logique et en gnral le plus naturel1 et les s\met a9si successivem5t son lecteur1 qui peut les apprci] l'aise1 et consacr] *acune son att5tion sans p>tage4 ,l',allem&1 au contraire1 les entrelace dans une priode embr\ille et ar*i-embr\ille1 p>ce qu'il veut dire six *oses la fois1 au lieu de les prs5t] l'une aprs l'autre4--7,p4 ,,ii4 #egg47 99 99 99 99 99 ,le vritable c>actre national allem&1 c'e/ la l\rdeur3 elle clate dans leur dm>*e1 dans leur manire d'tre et d'agir1 leur langue1 leurs rcits1 leurs disc\rs1 leurs crits1 dans leur faon de compr5dre et de p5s]1 mais t\t spcialem5t dans leur /yle4 ,elle se reconnat au plaisir qu'ils tr\v5t con/ruire de longues priodes1 l\rdes1 embr\illes4 ,la mmoire e/ oblige de travaill] seule1 patiemm5t1 p5dant c9q m9utes1 p\r ret5ir ma*9alem5t les mots comme une leon qu'on lui impose1 jusqu'au mom5t o1 la f9 de la priode1 le s5s se dgage1 l'intellig5ce pr5d son lan et l'nigme e/ rsolue4 ,c'e/ ce jeu qu'ils aim5t excell]1 et qu& ils peuv5t aj\t] du prcieux1 de l'emphatique et un air grave ple9 d'affectation1 1 l'auteur alors nage dans la joie3 mais que le ciel donne pati5ce au lecteur4--,en outre ils s'tudi5t t\t spcialem5t tr\v] t\j\rs les expressions les plus indcises et les plus impropres1 de sorte que t\t app>at comme dans le br\ill>d3 leur b semble tre de se mnag] *aque phrase une porte de d]rire1 puis de se donn] le g5re de p>atre en dire plus qu'ils n'en ont p5s2 enf9 ils sont /upides et ennuyeux comme des bonnets de nuit2 et c'e/ ju/em5t ce qui r5d hassable la manire d'crire des ,allem&s t\s les trang]s1 qui n'aim5t pas ttonn] dans l'obscurit2 c'e/ au contraire *ez n\s un gt national4--7,p4 ,,ii4 #egh47 99 99 99 99 99 ,les ,allem&s se di/+u5t des autres nations p> leur nglig5ce dans le /yle aussi bi5 que dans le vtem5t1 et c'e/ le c>actre national qui e/ responsable de ce d\ble dsordre4 ,de mme qu'une mise ab&onne trahit le peu d'e/ime que l'on fait de la socit o l'on se montre1 a9si un mauvais /yle1 nglig1 l*1 tmoigne un mpris (f5sant p\r le lecteur1 qui se v5ge bon droit en ne v\s lisant pas4 ,ce qu'il y a surt\t de rj\issant1 c'e/ de voir les critiques jug] les uvres d'autrui dans leur /yle dbraill d'criva9s gages4 ,cela fait l'effet d'un juge qui sig]ait au tribunal en robe de *ambre et en pant\fles4--7,p4 ,,ii4 #egf47 99 99 99 99 99 ,c'e/ dans notre sicle seulem5t qu'il y a des criva9s de pr(ession4 ,jusqu'alors1 il n'y avait que des criva9s de vocation4--7,p4 ,,ii4 #ehb47 99 99 99 99 99 ,il en e/ de la littrature comme de la vie3 de quelque ct qu'on se t\rne1 aussitt on r5contre p>t\t l'incorrigible populace1 p> lgion3 elle remplit t\t1 elle salit t\t1 comme les m\*es en t4 ,de l ce nombre inf9i de mauvais livres1 cette ivraie qui pullule1 se n\rrit aux dp5s du bon gra9 et l't\ffe4--7,p4 ,,ii4 #ehi47 99 99 99 99 99 ,x]xs1 au dire d',hrodote1 pleurait la vue de son arme innombrable1 en songeant qu'au b\t d'un sicle1 de tant de milli]s d'hommes nul ne survivrait2 et qui ne v]s]ait des l>mes1 la vue des gros catalogues de librairie1 si l'on rfl*issait que1 p>mi tant de livres1 au b\t de dix ans pas un seul ne surnag]a4--7,p4 ,,ii4 #ehi47 ,,ii ,,p5s,,es ,,sur ,,la ,,religion4 ,s'imag9] que les sci5ces peuv5t faire sans cesse de n\veaux progrs et se rp&re de plus en plus1 sans que cela emp*e la religion de cont9u] vivre et fleurir1 c'e/ se tromp] trangem5t4 ,les religions sont filles de l'ignorance et ne surviv5t pas longtemps leur mre4--7,l4 #bc47 99 99 99 99 99 ,foi et sci5ce ne peuv5t gure vivre en h>monie dans un mme esprit1 non plus que l\p et brebis en une mme cage3 et c'e/ la sci5ce qui e/ le l\p et m5ace de croqu] la brebis4--7,l4 #bc47 99 99 99 99 99 ,les religions sont comme les v]s luisants3 elles ont beso9 de l'obscurit p\r clair]4 ,un c]ta9 degr d'ignorance gnrale e/ la condition de t\tes les religions1 c'e/ le seul lm5t dans lequel elles puiss5t vivre4--7,p4 ,,ii4 #cfi47 99 99 99 99 99 ,peut-tre le mom5t si s\v5t prophtis e/-il pro*e o la religion se sp>]a des tats europens1 comme une n\rrice de l'enfant trop g p\r ses so9s et prt pass] aux ma9s du prcepteur4--7,p4 ,,ii4 #cga47 99 99 99 99 99 ,temples et glises1 pagodes et mosques1 dans t\s les temps1 p> leur magnific5ce et leur gr&eur1 tmoign5t du beso9 mtaphysique de l'homme1 qui1 =t et inde/ructible1 suit pas pas le beso9 physique4 ,on p\rrait1 il e/ vrai1 si l'on tait d'humeur satirique1 aj\t] que le premi] beso9 e/ un mode/e gaill>d qui se cont5te mo9s de frais4 ,des fables grossires1 des contes dormir deb\t1 il ne lui en faut s\v5t pas davantage3 qu'on les imprime assez tt dans l'esprit de l'homme1 et ces fables et ces lg5des devi5n5t des explications suffisantes de son exi/5ce et des s\ti5s de sa moralit4 ,considrez p> exemple le ,coran3 ce livre mdiocre a t suffisant p\r fond] une religion qui1 rp&ue p> le monde1 satisfait le beso9 mtaphysique de millions d'hommes depuis #abjj ans1 s]t de fondem5t leur morale1 leur inspire un gr& mpris de la mort et l'en?\siasme des gu]res sanglantes et des va/es conqutes4 ,n\s tr\vons dans ce livre la plus tri/e et la plus misrable figure du ?isme4 ,peut-tre a-t-il beauc\p p]du p> les traductions2 mais je n'ai pu y dc\vrir une seule p5se ayant quelque valeur4 ,ce qui pr\ve que la capacit mtaphysique ne va pas de pair avec le beso9 mtaphysique4--7,l4 #ah47 99 99 99 99 99 ,en ralit1 t\te religion positive e/ l'usurpatrice du trne qui app>ti5t la philosophie4 ,aussi les philosophes s]ont-ils t\j\rs en ho/ilit avec elle2 qu& bi5 mme ils devrai5t la considr] comme un mal ncessaire1 une bquille p\r la faiblesse morbide de l'esprit de la plup>t des hommes4--7,m4 #cdi47 99 99 99 99 99 ,la religion ca?olique e/ une in/ruction p\r m5di] le ciel1 qu'il s]ait trop incommode de mrit]4 ,les prtres sont les int]mdiaires de cette m5dicit4--7,m4 #cdi47dj #dj ,que f]ai-je t\te ma vie8 se disait ,juli5 au sm9aire4 ,je v5drai aux fidles une place dans le ciel4 ,comm5t cette place leur s]a-t-elle r5due visible8 ,p> la diffr5ce de mon extrieur et de celui d'un laque4 ,/5dhal 7,r\ge et noir74 99 99 99 99 99 ,non cont5t des s\cis1 des afflictions et des emb>ras que lui impose le monde rel1 l'esprit huma9 se cre encore un monde imag9aire s\s =me de mille sup]/itions div]ses4 ,celles-ci l'occup5t de t\tes faons2 il y consacre le meilleur de son temps et de ses =ces1 ds que le monde rel lui accorde un repos qu'il n'e/ pas capable de gt]4 ,on peut con/at] ce fait l'orig9e1 *ez les peuples qui1 placs s\s un ciel d\x et sur un sol clm5t1 ont une exi/5ce facile1 tels que les ,h9d\s1 puis les ,grecs1 les ,roma9s1 plus t>d les ,itali5s1 les ,espagnols1 etc4--,l'homme se fabrique des dmons1 des dieux et des sa9ts son image2 ils exig5t t\t mom5t des sacrifices1 des prires1 des ornem5ts1 des vux =ms et excuts1 des pl]9ages1 des pro/]nations1 des tableaux et des p>ures1 etc4 ,fiction et ralit s'entreml5t leur s]vice1 et la fiction obscurcit la ralit2 t\t vnem5t dans la vie e/ accept comme une manife/ation de leur puissance4 ,les entreti5s my/iques avec ces div9its rempliss5t la moiti des j\rs1 ils s\ti5n5t sans cesse l'esprance2 le *>me de l'illusion les r5d s\v5t plus intressants que la frqu5tation des tres rels4 ,quelle expression et quel symptme de la misre inne de l'homme1 de l'urg5t beso9 qu'il a de sec\rs et d'assi/ance1 d'occupation et de passe-temps2 et1 bi5 qu'il p]de des =ces utiles et des in/ants prcieux en va9es prires et en va9s sacrifices au lieu de s'aid] lui-mme1 qu& les dang]s imprvus surgiss5t t\t c\p1 il ne cesse p\rtant de s'occup] et de se di/raire dans cet entreti5 fanta/ique avec un monde d'esprits qu'il rve2 c'e/ l l'avantage des sup]/itions1 avantage qu'il ne faut pas ddaign]4--7,w4 ,i4 #chj47 99 99 99 99 99 ,p\r dompt] les mes b>b>es et les dt\rn] de l'inju/ice et de la cruaut1 ce n'e/ pas la vrit qui e/ utile3 c> ils ne peuv5t la concevoir2 c'e/ donc l'erreur1 un conte1 une p>abole4 ,de l la ncessit d'enseign] une foi positive4--7,m4 #cdi47 99 99 99 99 99 ,les religions sont ncessaires au peuple1 et sont p\r lui un ine/imable bi5fait4 ,mme lorsqu'elles veul5t s'oppos] au progrs de l'humanit dans la connaissance de la vrit1 il faut les c>t] avec t\s les g>ds possibles4 ,mais dem&] qu'un gr& esprit1 un ,g!1 un ,%akespe>e1 accepte avec conviction implicit]1 bona fide et s5su proprio1 les dogmes d'une religion quelconque1 c'e/ dem&] qu'un gant *ausse le s\li] d'un na94--7,w4 ,,ii4 #ahe47 99 99 99 99 99 ,qu& on comp>e la pratique des fidles l'excell5te morale que pr*e la religion *rti5ne et plus ou mo9s t\te religion et que l'on se reprs5te ce qu'il advi5drait de cette morale1 si le bras sculi] n'emp*ait pas les crimes1 et ce que n\s aurions cra9dre1 si p\r un seul j\r on supprimait t\tes les lois1 l'on av\]a que l'action de t\tes les religions sur la moralit e/ en ralit trs faible4 ,assurm5t la faute en e/ la faiblesse de la foi4 ,?oriquem5t et tant qu'on s'en ti5t aux mditations pieuses1 *acun se croit f]me dans sa foi4 ,mais l'acte e/ la dure pi]re de t\*e de t\tes nos convictions3 qu& on en vi5t aux actes et qu'il faut pr\v] sa foi p> de gr&s r5oncem5ts et de durs sacrifices1 c'e/ alors qu'on en voit app>atre t\te la faiblesse4 ,lorsqu'un homme mdite srieusem5t un dlit1 il fait dj une br*e la moralit pure4 ,la premire considration qui l'arrte ensuite1 c'e/ celle de la ju/ice et de la police4 ,s'il passe outre1 esprant s'y s\/raire1 le second ob/acle qui alors se prs5te c'e/ la "q d'honneur4 ,si l'on fran*it ces deux remp>ts1 il y a beauc\p p>i] qu'aprs avoir triomph de ces deux rsi/ances puissantes1 un dogme religieux quelconque n'aura pas assez de =ce p\r emp*] d'agir4 ,c> si un dang] pro*a91 assur1 n'effraie pas1 comm5t se laiss]ait-on t5ir en bride p> un dang] loign et qui ne repose que sur la foi4--7,l4 #bc47 99 99 99 99 99 ,la confession fut une heureuse p5se2 c> vraim5t *acun de n\s e/ un juge moral p>fait et compt5t1 connaissant exactem5t le bi5 et le mal1 et mme un sa9t1 qu& il aime le bi5 et a horreur du mal4 ,cela e/ vrai de *acun de n\s1 p\rvu que l'enqute porte sur les actions d'autrui et non sur les ntres propres1 et qu'il s'agisse seulem5t d'appr\v] et de dsappr\v]1 et que les autres soi5t *>gs de l'excution4 ,aussi le premi] v5u peut-il comme confesseur pr5dre absolum5t la place de ,dieu4--7,n4 #dcc47 ,,iii ,,p5s,,es ,,sur ,,la ,,politique4 ,l'tat n'e/ que la muselire dont le b e/ de r5dre in(f5sif cette bte c>nassire1 l'homme1 et de faire en sorte qu'il ait l'aspect d'un h]bivore4--7,m4 #cjb47 99 99 99 99 99 ,p>t\t et en t\t temps il y a eu beauc\p de mcont5tem5t contre les g\v]nem5ts1 les lois et les in/itutions publiques2 cela vi5t de ce qu'on e/ t\j\rs prt les r5dre responsables de la misre insp>able de l'exi/5ce huma9e1 c> elle a p\r orig9e1 selon le my!1 la maldiction que reut ,adam et avec lui t\te sa race4 ,jamais p\rtant cette t5dance inju/e n'a t exploite d'une manire plus m5songre et plus impud5te que p> nos dmagogues contempora9s4 ,ceux-ci1 en effet1 p> ha9e du *ri/ianisme1 se proclam5t optimi/es3 leurs yeux1 le monde n'a po9t de b en dehors de lui-mme1 et1 p> sa nature mme1 il leur semble organis dans la p]fection2 un vrai sj\r de la flicit4 ,c'e/ aux seuls g\v]nem5ts qu'ils attribu5t les misres colossales du monde qui cri5t contre cette ?orie2 il leur semble que si les g\v]nem5ts faisai5t leur devoir1 le ciel exi/]ait sur la t]re1 c'e/--dire que t\s les hommes p\rrai5t sans pe9e et sans s\cis se gorg]1 se sl]1 se propag] et crev]3 c> c'e/ l ce qu'ils ent5d5t qu& ils p>l5t du progrs inf9i de l'humanit1 dont ils font le b de la vie et du monde1 et qu'ils ne se lass5t pas d'annonc] en phrases pompeuses et emphatiques4--7,p4 ,,ii4 #bge47 99 99 99 99 99 ,le roi1 au lieu du ,n\s p> la grce de ,dieu p\rrait dire plus ju/em5t3 ,n\s de deux maux le mo9dre4 ,c> sans roi les *oses ne saurai5t all]1 il e/ la clef de vote de l'difice qui sans lui s'cr\l]ait4--7,m4 #aih47 99 99 99 99 99 ,l'organisation de la socit huma9e oscille comme un p5dule entre deux extrmes1 deux ples1 deux maux opposs3 le despotisme et l'an>*ie4 ,plus elle s'loigne de l'un1 plus elle se rappro*e de l'autre4 ,la p5se v\s vi5t alors que le ju/e milieu s]ait le po9t conv5able3 quelle erreur6 ,ces deux maux ne sont pas galem5t mauvais et dang]eux2 le premi] e/ inf9im5t mo9s cra9dre3 d'abord les c\ps du despotisme n'exi/5t qu' l'tat de possibilit1 et qu& ils se produis5t en actes1 ils n'atteign5t qu'un homme entre des millions d'hommes4 ,quant l'an>*ie1 possibilit et ralit sont insp>ables3 ses c\ps atteign5t *aque citoy5 et cela *aque j\r4 ,aussi t\te con/itution doit se rappro*] beauc\p plus du despotisme que de l'an>*ie3 elle doit mme cont5ir une lgre possibilit de despotisme4--7,n4 #cha47 99 99 99 99 99 ,rois et dome/iques ne sont dsigns que p> leurs petits noms1 voil les deux extrmes de la socit4--7,n4 #chc47 99 99 99 99 99 ,les rpubliques sont en gnral faciles tablir1 mais difficiles ma9t5ir3 p\r les mon>*ies1 c'e/ ju/e le contraire4 7,p4 ,,ii4 #bgc47 99 99 99 99 99 ,v\lez-v\s des plans utopiques3 la seule solution du problme politique et social s]ait le despotisme des sages et des nobles d'une ari/ocratie pure et vraie1 obt5ue au moy5 de la gnration p> l'union des hommes aux s5tim5ts les plus gnreux avec les femmes les plus intellig5tes et les plus f9es4 ,cette proposition e/ mon utopie et ma rpublique de ,platon#da4--7,p4 ,,ii4 #bgc74 #da ,m4 ,r5an expose une ide analogue dans ses ,dialogues philosophiques4 99 99 99 99 99 ,la race huma9e e/ une fois p\r t\tes et p> nature v\e la misre et la ru9e2 qu& bi5 mme p> le sec\rs de l'tat et de l'hi/oire on p\rrait remdi] l'inju/ice et la misre au po9t que la t]re devi5ne une sorte de pays de cocagne1 les hommes en vi5drai5t s'entre-qu]ell] p> ennui et tomb]ai5t les uns sur les autres1 ou bi5 l'excs de la population amn]ait la fam9e et celle-ci les dtruirait4--7,m4 #cjb47 99 99 99 99 99 ,il e/ extrmem5t r>e qu'un homme voie t\te son effroyable malice dans le miroir de ses actions4 ,ou bi5 croyez-v\s vraim5t que ,robespi]re1 ,bonap>te1 l'emp]eur du ,m>oc1 les assass9s que v\s voyez sur la r\e1 soi5t seuls si mauvais entre t\s8 ,ne voyez-v\s pas que beauc\p en f]ai5t autant1 si seulem5t ils le p\vai5t8--7,m4 #cjc47 99 99 99 99 99 ,bonap>te n'e/ pas proprem5t p>l] plus m*ant que beauc\p d'hommes1 p\r ne pas dire que la plup>t des hommes4 ,il n'a que l'gsme t\t fait commun qui consi/e *]*] son bi5 aux dp5s des autres4 ,ce qui le di/+ue1 c'e/ uniquem5t une plus gr&e =ce p\r satisfaire cette volont1 une plus gr&e intellig5ce1 une plus gr&e raison1 un plus gr& c\rage2 et le has>d lui donnait en outre un *amp favorable4 ,grce t\tes ces conditions runies il fit p\r son gsme ce que mille autres aim]ai5t bi5 faire1 mais ne peuv5t faire4 ,t\t m*ant gam9 qui1 p> sa malice1 se procure un m9ce avantage au dtrim5t de ses cam>ades1 si faible que soit le dommage qu'il cause1 e/ aussi mauvais que ,bonap>te4 7,m4 #cja47 99 99 99 99 99 ,l'homme e/ au fond une bte sauvage1 une bte froce4 ,n\s ne le connaissons que dompt1 apprivois en cet tat qui s'appelle civilisation3 aussi reculons-n\s d'effroi devant les explosions accid5telles de sa nature4 ,que les v]r\s et les *anes de l'ordre lgal tomb5t n'importe comm5t1 que l'an>*ie clate1 c'e/ alors qu'on voit ce qu'e/ l'homme4--7,l4 #aci47 99 99 99 99 99 ,l'exagration en t\t g5re e/ aussi ess5tielle au j\rnalisme qu' l'art dramatique3 c> il s'agit de tir] de *aque vnem5t le plus gr& p>ti possible4 ,aussi t\s les j\rnali/es sont al>mi/es de pr(ession3 c'e/ leur manire de se r5dre intressants4 ,p> l ils ressembl5t aux roquets1 qui1 ds que le mo9dre m\vem5t se produit1 aboi5t aussitt t\t rompre4 ,il faut rgl] l dessus l'att5tion que l'on prte leur trompette d'al>me af9 qu'ils ne v\s tr\bl5t pas la dige/ion4--7,l4 #acg47 ,,iv ,,p5s,,es ,,sur ,l',,homme ,,et ,,la ,,soci,t4 ,les *oses se pass5t dans le monde comme dans les drames de ,gozzi o les mmes p]sonnes p>aiss5t t\j\rs1 avec les mmes int5tions et le mme sort2 les motifs et les vnem5ts diffr5t assurm5t dans *aque pice1 mais l'esprit des vnem5ts e/ le mme1 les p]sonnages d'une pice ne sav5t ri5 non plus de ce qui s'e/ pass dans l'autre1 o ils tai5t p\rtant acteurs3 aussi aprs t\tes les expri5ces des pices prcd5tes1 ,pantalone n'e/ dev5u ni plus adroit ni plus gnreux1 ni ,t>taglia plus honnte1 ni ,brighella plus c\rageux1 ni ,colomb9e plus v]tueuse4--7,w4 ,i4 #bae47 99 99 99 99 99 ,notre monde civilis n'e/ qu'une gr&e masc>ade4 ,on y r5contre des *evali]s1 des mo9es1 des soldats1 des docteurs1 des avocats1 des prtres1 des philosophes1 et que ne r5contre-t-on pas encore8 ,mais ils ne sont pas ce qu'ils reprs5t5t3 ce sont de simples masques s\s lesquels se ca*5t la plup>t du temps des spculateurs d'arg5t 7moneymak]s47 ,tel pr5d aussi le masque de la ju/ice et du droit avec le sec\rs d'un avocat1 p\r mieux frapp] son semblable2 tel autre1 dans le mme b1 a *oisi le masque du bi5 public et du patriotisme2 un troisime celui de la religion1 de la foi immacule4 ,p\r t\tes sortes de buts secrets1 plus d'un s'e/ ca* s\s le masque de la philosophie1 comme aussi de la philan?rophie1 etc4 ,les femmes ont mo9s de *oix3 elles se s]v5t la plup>t du temps du masque de la v]tu1 de la pudeur1 de la simplicit1 de la mode/ie4 ,il y aussi des masques gnraux1 sans c>actre spcial1 comme les dom9os au bal masqu1 et que l'on r5contre p>t\t3 ceux-l n\s figur5t l'honntet rigide1 la politesse1 la sympa?ie s9cre et l'amiti grimaante4 ,la plup>t du temps1 il n'y a1 comme je l'ai dit1 que de purs indu/riels1 comm]ants1 spculateurs1 s\s t\s ces masques4 ,a ce po9t de vue la seule classe honnte e/ celle des m>*&s1 c> seuls ils se donn5t p\r ce qu'ils sont1 et se promn5t visage dc\v]t3 aussi les a-t-on mis au bas de l'*elle4--7,p4 ,,ii4 #bbf47 99 99 99 99 99 ,le mdec9 voit l'homme dans t\te sa faiblesse2 le juri/e le voit dans t\te sa m*ancet2 le ?ologi51 dans t\te sa btise4--7,p4 ,,ii4 #fci47 99 99 99 99 99 ,de mme qu'il suffit d'une feuille un botani/e p\r reconnatre t\te la plante1 de mme qu'un seul os suffisait ,cuvi] p\r recon/ruire t\t l'animal1 a9si une seule action c>actri/ique de la "p d'un homme peut p]mettre d'arriv] une connaissance exacte de son c>actre1 et p> consqu5t de le recon/itu] en une c]ta9e mesure1 qu& bi5 mme il s'agirait d'une *ose insignifiante2 l'occasion n'en e/ que plus favorable3 c> dans les affaires plus importantes1 les hommes sont sur leur g>de1 dans les petites *oses1 au contraire1 ils suiv5t leur nature sans y song] beauc\p4 ,si quelqu'un1 propos d'une vtille1 montre p> sa conduite absolum5t g/e1 sans les mo9dres g>ds p\r autrui1 que le s5tim5t de ju/ice e/ trang] son cur1 il ne faut pas lui confi] un c5time1 sans pr5dre les srets suffisantes444 ,d'aprs le mme pr9cipe1 il faut bris] immdiatem5t avec ces g5s qui s'appell5t les bons amis1 mme p\r les mo9dres *oses1 qu& ils trahiss5t un c>actre m*ant1 faux ou vulgaire1 af9 de prv5ir p> l les mauvais t\rs qu'ils p\rrai5t v\s j\] dans des affaires graves4 ,j'en dirais autant des dome/iques3 plutt seul qu'au milieu de tratres4--7,l4 #aea47 99 99 99 99 99 ,laiss] p>atre de la colre ou de la ha9e dans ses p>oles ou sur son visage1 cela e/ inutile1 dang]eux1 imprud5t1 ridicule1 commun4 ,on ne doit trahir sa colre ou sa ha9e que p> des actes4 ,les animaux sang froid sont les seuls qui ai5t du v594--7,p4 ,i4 #dig47 99 99 99 99 99 ,politesse e/ prud5ce2 impolitesse une /upidit3 se faire des ennemis aussi inutilem5t et de gat de cur1 c'e/ du dlire1 comme lorsque l'on met le feu sa maison4 ,c> la politesse e/ comme les jetons1 une monnaie notoirem5t fausse2 tre conome de cette monnaie1 c'e/ un manque d'esprit2 en tre prodigue au contraire1 c'e/ faire preuve de bon s5s4--7,l4 #bag47 99 99 99 99 99 ,notre confiance env]s les autres n'a trs s\v5t d'autres causes que la p>esse1 l'gsme et la vanit3 la p>esse qu& l'ennui de rfl*ir1 de veill]1 d'agir1 n\s porte n\s confi] un autre2 l'gsme1 qu& le beso9 de p>l] de nos affaires n\s excite lui faire des confid5ces2 la vanit qu& n\s avons quelque *ose d'avantageux dire sur notre compte4 ,n\s n'exigeons pas mo9s qu'on n\s fasse honneur de notre confiance4--7,p4 ,i4 #dia47 99 99 99 99 99 ,il e/ prud5t de faire s5tir de temps en temps aux g5s1 hommes et femmes1 que l'on peut =t bi5 se pass] d'eux3 cela =tifie l'amiti2 et mme prs de la plup>t des hommes1 il n'e/ pas mauvais de gliss] de temps en temps dans la conv]sation une nuance de dda9 leur g>d2 ils font d'autant plus de cas de notre amiti3 *i non i/ima vi5 /imato1 qui n'e/ime pas e/ e/im1 dit un prov]be itali54 ,si quelqu'un a beauc\p de valeur relle nos yeux1 il faut le lui ca*] comme si c'tait un crime4 ,voil qui n'e/ pas prcism5t rj\issant2 mais il en e/ a9si4 ,c'e/ pe9e si les *i5s support5t la gr&e amiti3 bi5 mo9s encore les hommes4--7,p4 ,i4 #dhj47 99 99 99 99 99 ,les amis se dis5t s9cres2 ce sont les ennemis qui le sont3 aussi devrait-on pr5dre leur critique comme une mdec9e amre1 et appr5dre p> eux se mieux connatre4--7,p4 ,i4 #dhi74 99 99 99 99 99 ,il peut arriv] que n\s regrettions la mort de nos ennemis et de nos adv]saires1 mme aprs nombre d'annes1 presque autant que celle de nos amis1--c'e/ qu& n\s tr\vons qu'ils n\s manqu5t p\r tre tmo9s de nos clatants succs4--7,p4 ,,ii4 #fba47 99 99 99 99 99 ,ri5 ne trahit plus l'ignorance des hommes que si l'on allgue comme une preuve des mrites et de la valeur d'un homme qu'il a beauc\p d'amis3 comme si les hommes accordai5t leur amiti d'aprs la valeur et le mrite6 comme s'ils n'tai5t pas au contraire semblables aux *i5s qui aim5t celui qui les c>esse ou leur donne des os1 sans plus s'occup] d'eux au del6--,celui qui s'ent5d le mieux les c>ess]1 fuss5t-ils les btes les plus vila9es1 celui-l a beauc\p d'amis4--7,m4 #beg47 99 99 99 99 99 ,ni aim]1 ni har1 c'e/ la moiti de la sagesse huma9e3 ne ri5 dire et ne ri5 croire l'autre moiti4 ,mais avec quel plaisir on t\rne le dos un monde qui exige une p>eille sagesse4--7,p4 ,i4 #dif47 99 99 99 99 99 ,la diffr5ce entre la vanit et l'orgueil1 c'e/ que l'orgueil e/ une conviction bi5 arrte de notre supriorit en t\tes *oses2 la vanit au contraire e/ le dsir d'veill] *ez les autres cette p]suasion1 avec une secrte esprance de se laiss] la longue conva9cre soi-mme4 ,l'orgueil a donc son orig9e dans une conviction intrieure et directe que l'on a de sa haute valeur2 au contraire1 la vanit *]*e un appui dans l'op9ion du dehors p\r arriv] l'e/ime de soi-mme4 ,la vanit r5d bav>d1 l'orgueil r5d sil5cieux4 ,mais l'homme va9 devrait savoir que la haute op9ion des autres1 objet de ses ef=ts1 s'obti5t beauc\p plus aism5t p> un sil5ce cont9u que p> la p>ole1 qu& mme on aurait les plus belles *oses dire4--,n'e/ pas orgueilleux qui veut1 t\t au plus peut-on simul] l'orgueil1 mais comme t\t rle de conv5tion1 ce rle-l ne p\rra tre s\t5u jusqu'au b\t4 ,c> il n'y a que la conviction f]me1 pr(onde1 9branlable que l'on a de possd] des qualits suprieures et exceptionnelles1 qui r5de rellem5t orgueilleux4 ,cette conviction a beau tre errone1 ou bi5 encore ne repos] que sur des avantages extrieurs et de conv5tion1 cela ne nuit en ri5 l'orgueil1 si elle e/ srieuse et s9cre4 ,c> l'orgueil a ses rac9es dans notre conviction1 et il ne dp5d pas1 non plus que t\te autre connaissance1 de notre bon plaisir4 ,son pire ennemi1 j'ent5ds son plus gr& ob/acle1 e/ la vanit qui ne brigue les applaudissem5ts d'autrui que p\r difi] une haute op9ion de soi-mme1 t&is que l'orgueil fait suppos] que ce s5tim5t e/ dj entirem5t aff]mi en n\s4 ,bi5 des g5s blm5t et critiqu5t l'orgueil2 ceux-l sans d\te n'ont ri5 en eux-mmes qui puisse les r5dre fi]s4--7,p4 ,i4 #cgi47 99 99 99 99 99 ,la nature e/ ce qu'il y a de plus ari/ocratique au monde3 t\te diffr5ce que le rang ou la ri*esse en ,europe1 les ca/es dans l',inde tabliss5t entre les hommes1 e/ petite en comp>aison de la di/ance qu'au po9t de vue moral et intellectuel la nature a irrvocablem5t fixe2 et1 dans l'ari/ocratie de la nature comme dans les autres ari/ocraties1 il y a dix mille plbi5s p\r un noble et des millions p\r un pr9ce2 la gr&e f\le c'e/ le tas1 plebs1 mob1 rabble1 la canaille4 ,c'e/ p\rquoi1 soit dit en passant1 les patrici5s et les nobles de la nature devrai5t aussi peu que ceux des tats se ml] la populace1 mais vivre d'autant plus sp>s et inabordables qu'ils sont plus levs4--7,n4 #chb47 99 99 99 99 99 ,la tolrance que l'on rem>que et que l'on l\e s\v5t *ez les gr&s hommes1 n'e/ t\j\rs que le rsultat du plus gr& mpris p\r les autres hommes3 lorsqu'un gr& esprit e/ t\t fait pntr de ce mpris1 il cesse de considr] les hommes comme ses semblables1 et d'exig] d'eux ce qu'on exige de ses semblables4 ,il e/ alors aussi tolrant env]s eux qu'env]s t\s les autres animaux1 auxquels n\s n'avons pas repro*] leur draison et leur be/ialit4--7,n4 #cei47 99 99 99 99 99 ,c'e/ la maldiction de l'homme de gnie que1 dans la mesure mme o il semble aux autres gr& et admirable1 ceux-ci lui p>aiss5t leur t\r petits et pitoyables4 ,il lui faut p5dant t\te sa vie rprim] cette op9ion1 comme les autres rprim5t la leur4 ,cep5dant il e/ condamn vivre dans une le ds]te1 o il ne r5contre p]sonne de semblable lui1 et qui n'a d'autres habitants que des s+es et des p]roquets4 ,et t\j\rs il e/ victime de cette illusion1 qui lui fait pr5dre de lo9 un s+e p\r un homme4--7,n4 #cei47 ,v ,l',,homme ,,et ,l',,animal4 ,la volont dans l'homme a exactem5t le mme b que la volont dans la bte3 se n\rrir et se reproduire4 ,mais que de prp>atifs compliqus et artificiels de la "p de l'homme1 quels /ratagmes p\r arriv] aux mmes f9s1 que d'intellig5ce1 de rflexion1 de f9esse1 d'ab/raction l'on applique mme dans les affaires j\rnalires de la vie commune4 ,et p\rtant le b p\rsuivi et atte9t n'e/ autre que celui de l'animal4 ,c'e/ comme si l'on (frait le mme v9 tantt dans un vase de t]re1 tantt dans une c\pe travaille avec art3 le v9 re/e le mme1 de mme que la lame de l'pe re/e la mme1 que la poigne soit en or ou en cuivre4--7,m4 #ceb47 99 99 99 99 99 ,autant la bte e/ plus nave que l'homme1 autant la plante e/ plus nave que la bte4 ,dans la bte n\s voyons la volont de vivre p\r a9si dire plus nue que dans l'homme qui ca*e ses in/9cts s\s son intellig5ce1 et qui a tant de moy5s de dissimulation que sa vritable nature n'app>at gure qu'accid5tellem5t et p> endroits4 ,cette volont se montre t\t fait nue1 mais beauc\p plus faible dans la plante1 comme une pure impulsion aveugle v]s l'exi/5ce1 sans b ni f94 ,la plante manife/e t\t son tre au premi] reg>d1 et1 avec une innoc5ce p>faite1 expose indiffremm5t t\s les yeux au po9t le plus lev de sa tige les organes de la gnration1 qui *ez t\tes les btes sont placs l'endroit le plus secret4 ,cette innoc5ce des plantes ti5t leur dfaut de connaissance3 ce n'e/ pas dans le v\loir1 mais dans le v\loir avec connaissance que rside la faute4--7,l4 #dc47 99 99 99 99 99 ,t\tes les fois qu'un homme meurt1 c'e/ un monde qui disp>at1 le monde qu'il portait dans sa tte2 plus la tte e/ intellig5te1 plus ce monde e/ di/9ct1 clair1 important1 et va/e3 d'autant plus affreuse e/ sa disp>ition4 ,avec l'animal c'e/ une misrable rhapsodie ou une esquisse d'un monde qui disp>at4--7,n4 #dab47 99 99 99 99 99 ,l'homme e/ une mdaille qui porte d'un ct cette inscription mo9s que ri51 et de l'autre1 t\t dans t\t4--7,n4 #daa47 99 99 99 99 99 ,la pr(onde d\leur que n\s pr\vons la mort de t\t tre ami nat de ce s5tim5t que dans t\t individu il y a quelque *ose d'inexprimable1 qui n'e/ qu' lui1 quelque *ose d'irrp>able4 ,omne individuum ineffabile4 ,c'e/ mme le cas de la p]sonnalit des btes4 ,on le s5tira1 si l'on a bless mort sans le v\loir une bte que l'on aime1 et reu le reg>d d'adieu qu'elle v\s adresse2 c'e/ une d\leur d*irante4--7,p4 ,,ii4 #fba47 99 99 99 99 99 ,le *i51 l'unique ami de l'homme1 a un privilge sur t\s les autres animaux1 un trait qui le c>actrise1 c'e/ ce m\vem5t de queue si bi5veillant1 si expressif et si pr(ondm5t honnte4 ,quel contra/e en faveur de cette manire de salu] que lui a donne la nature1 qu& on la comp>e aux c\rbettes et aux affreuses grimaces que les hommes *ang5t en signe de politesse3 cette assurance de t5dre amiti et de dv\em5t de la "p du *i5 e/ mille fois plus sre1 au mo9s p\r le prs5t4--7,l4 #ec47 ,ce qui me r5d si agrable la socit de mon *i51 c'e/ la transp>5ce de son tre4 ,mon *i5 e/ transp>5t comme un v]re4--7,m4 #adj47 ,s'il n'y avait pas de *i5s1 je n'aim]ais pas vivre4--7,m4 #agj47 99 99 99 99 99 ,la piti1 pr9cipe de t\te moralit1 pr5d aussi les btes s\s sa protection1 t&is que dans les autres sy/mes de morale europenne1 on a env]s elles si peu de responsabilit et d'g>ds4 ,la prt5due abs5ce de droits des animaux1 le prjug que notre conduite env]s eux n'a pas d'importance morale1 qu'il n'y a pas comme on dit de devoirs env]s les btes1 c'e/ l ju/em5t une grossiret rvoltante1 une b>b>ie de l'occid5t1 dont la s\rce e/ dans le judasme444 ,il faut leur rappel]1 ces contempteurs des btes1 ces occid5taux judass que1 de mme qu'ils ont t allaits p> leur mre1 de mme aussi le *i5 l'a t p> la si5ne4 ,la piti env]s les btes e/ si troitem5t unie la bont du c>actre1 que l'on peut affirm] de confiance que celui qui e/ cruel env]s les btes ne peut tre un homme bon4--7,l4 #afi47 99 99 99 99 99 ,la bont du cur consi/e dans une piti pr(onde univ]selle p\r t\t ce qui a vie2 mais t\t d'abord p\r l'homme1 p>ce qu' mesure que l'intellig5ce s'accrot1 la capacit de s\ffrir augm5te dans la mme proportion4--7,l4 #aga47 99 99 99 99 99 ,je dois l'av\] s9crem5t3 la vue de t\t animal me rj\it aussitt et m'pan\it le cur2 surt\t la vue des *i5s et puis de t\s les animaux en lib]t1 des oiseaux1 des insectes1 etc4 ,au contraire1 la vue des hommes excite presque t\j\rs en moi une av]sion prononce2 c> ils m'(fr5t peu d'exceptions prs le spectacle des dif=mits les plus affreuses et les plus v>ies3 laideur physique1 expression morale de passions basses et d'ambition mprisable1 symptmes de folie et de p]v]sits de t\tes sortes et de t\tes gr&eurs2 enf9 une corruption sordide1 fruit et rsultat d'habitudes dgradantes2 aussi je me dt\rne d'eux et je fuis v]s la nature1 heureux d'y r5contr] les btes4--7,n4 #dea47 ,,vi ,,c>act,,res ,,des ,,diff,,r5ts ,,peuples4 ,le trait dom9ant dans le c>actre national des ,itali5s1 c'e/ une impud5ce absolue4 ,elle consi/e en ce que d'une "p1 l'on ne se considre comme trop mauvais p\r ri51 c'e/--dire qu'on e/ arrogant et effront2 d'autre "p qu'on ne se considre comme trop bon p\r ri51 c'e/--dire qu'on e/ vil et bas4 ,quiconque1 au contraire1 a de la pudeur e/ p\r c]ta9es *oses trop timide1 p\r d'autres trop fi]4 ,l',itali5 n'e/ ni l'un ni l'autre1 mais d'aprs les circon/ances t\r t\r poltron ou insol5t4--7,m4 #cdi47 99 99 99 99 99 ,le c>actre propre de l',amrica9 du ,nord1 c'e/ la vulg>it s\s t\tes les =mes3 morale1 intellectuelle1 e/htique et sociale2 et non pas seulem5t dans la vie prive1 mais aussi dans la vie publique3 elle n'ab&onne pas le ,yankee1 qu'il s'y pr5ne comme il v\dra4 ,il peut dire d'elle ce que ,cicron dit de la sci5ce3 nobiscum p]egr9atur1 etc4 ,c'e/ cette vulg>it qui l'oppose si absolum5t l',anglais#db3 celui-ci1 au contraire1 s'ef=ce t\j\rs d'tre noble en t\tes *oses2 et c'e/ p\r cela que les ,yankees lui sembl5t si ridicules et si antipa?iques4 ,ils sont proprem5t p>l] les plbi5s du monde enti]4 ,cela peut t5ir en p>tie la con/itution rpublica9e de leur tat1 en p>tie ce qu'ils tir5t leur orig9e d'une colonie pnit5tiaire1 ou qu'ils desc5d5t de c]ta9es g5s qui avai5t des raisons de fuir l',europe2 le climat peut y tre p\r quelque *ose4--7,n4 #che47 #db ,s*op5hau] repro*ait aux ,anglais leur infme bigot]ie qui1 disait-il a dgrad la plus intellig5te et peut-tre la premire nation de l',europe1 au po9t qu'il s]ait temps d'envoy] en ,anglet]re1 contre les ,rvr5ds1 des missionnaires de la ,raison1 avec les crits de ,/rauss dans une ma91 et la ,critique de ,kant dans l'autre4 7,ribot1 ,s*op5hau]1 p4 #c47--;,il traite les ,rvr5ds d'impo/eurs1 d'hypocrites et d'hommes d'arg5t1 qui dvor5t *aque anne #c1ejj1jjj livres /]l+ 7#hg1ejj1jjj francs74 7,gw9n]1 p4 #bd47 99 99 99 99 99 ,les autres p>ties du monde ont des s+es2 l',europe a des ,franais4 ,cela se comp5se4--7,n4 #chf47 99 99 99 99 99 ,on a repro* aux ,allem&s d'imit] tantt les ,franais1 tantt les ,anglais2 mais c'e/ ju/em5t ce qu'ils peuv5t faire de plus f91 c>1 rduits leurs propres ress\rces1 ils n'ont ri5 de s5s v\s (frir4--7,n4 #chg47 99 99 99 99 99 ,li*t5b]g compte plus de c5t expressions allem&es p\r exprim] l'ivresse2 quoi d'tonnant1 les ,allem&s n'ont-ils pas t1 depuis les temps les plus reculs1 fameux p\r leur ivrogn]ie4 ,mais ce qui e/ extraord9aire1 c'e/ que dans la langue de la nation allem&e1 r5omme entre t\tes p\r son honntet1 on tr\ve plus que dans t\te autre langue des expressions p\r exprim] la tromp]ie et la plup>t du temps elles ont un air de triomphe1 peut-tre p>ce que l'on considre la *ose comme trs difficile4--7,n4 #chf47 99 99 99 99 99 ,en prvoyance de ma mort1 je fais cette confession que je mprise la nation allem&e cause de sa btise inf9ie1 et que je r\gis de lui app>t5ir4--7,m4 #cii47 ,,f9 ,,table ,,des ,,mati,,res ,pages ,prface4--,vie et op9ions d',ar?ur ,s*op5hau] #e ,,p5s,,es1 ,,maximes ,,et ,,fragm5ts4 ,i4--,d\leurs du ,monde4 ,d\leurs du monde #cj ,misres de la vie #dg ,rsignation1 r5oncem5t1 asctisme et dlivrance #ef ,,ii4--,l',am\r1 les ,femmes et le ,m>iage4 ,mtaphysique de l'am\r #ga ,essai sur les femmes #aah ,,iii4--,p5ses div]ses4 ,l'art1 le /yle1 la littrature #acg ,p5ses sur la religion #adc ,p5ses sur la politique #adi ,l'homme et la socit #aec ,l'homme et l'animal #afj ,c>actres des diffr5ts peuples #afd ,cli*y4--,impr4 ,paul ,dupont1 rue du ,bac-d',asnires1 #ab4 7#hgi4 #ab-gi47