,biblio?que de ,philosophie sci5tifique ,dr ,,gu/ave ,,le ,,bon ,l'volution actuelle du monde ,illusions et ralits ,les =ces immatrielles dans l'hi/oire4 ,les conflits entre les vivants et les morts4 ,les illusions sur la scurit4 ,p\rquoi c]ta9es gu]res sont 9vitables4 ,le nombre contre les lites4 ,les futurs matres du monde4 ,l'volution de l',europe v]s la dictature4 ,la religion sociali/e4--,visions d'av5ir4 ,,erne/ ,,flamm>ion1 ,,diteur #bf1 ,,rue ,,rac9e1 ,,p>is #aibg ,,pr9cipales ,,publications ,,de ,,gu/ave ,,le ,,bon #a ,,voyages1 ,,hi/oire ,,et ,,psy*ologie ,,voyage ,,aux ,,monts ,,tatras1 avec une c>te et un panorama dresss p> l'auteur 7publi p> la ,socit gographique de ,p>is74 ,,voyage ,,au ,n,,pal1 avec nombreuses illu/rations1 d'aprs les photographies et dess9s excuts p> l'auteur p5dant son exploration 7publi p> le ,t\r du ,monde74 ,l',,homme ,,et ,,les ,,soci,t,s4--,,leurs ,,orig9es ,,et ,,leur ,,hi/oire4 ,tome ,i]3 ,dveloppem5t physique et intellectuel de l'homme4--,tome ,il3 ,dveloppem5t des socits4 7puis47 ,,les ,,premi,,res ,,civilisations ,,de ,l',,ori5t 7gypte1 ,assyrie1 ,jude1 etc474 ,9-#d1 illu/r de #dcj gravures1 #b c>tes et #i photographies4 7puis47 ,,la ,,civilisation ,,des ,,arabes4 ,gr& 9-#d1 illu/r de #cff gravures1 #d c>tes et #aa plan*es en c\leurs1 d'aprs les docum5ts de l'auteur4 7puis47 ,,les ,,civilisations ,,de ,l',,inde4 ,gr& 9-#d1 illu/r de #ceb photogravures et #b c>tes1 d'aprs les photographies excutes p> l'auteur4 7puis47 ,,les ,,monum5ts ,,de ,l',,inde4 ,9-folio1 illu/r de #djj plan*es d'aprs les docum5ts1 photographies1 plans et dess9s de l'auteur4 7,firm9-,didot47 7puis47 ,,lois ,,psy*ologiques ,,de ,l',,volution ,,des ,,peuples4 #aa;e dition4 ,,psy*ologie ,,des ,,f\les4 #ca;e dition4 ,,psy*ologie ,,du ,,socialisme4 #dj;e dition4 ,,psy*ologie ,,de ,l',,ducation4 #cj;e mille4 ,,psy*ologie ,,politique4 #ai;e mille4 ,,les ,,op9ions ,,et ,,les ,,croyances4 #ag;e mille4 ,,la ,r,,volution ,,fran,,aise ,,et ,,la ,,psy*ologie ,,des ,r,,volutions4 #af;e mille4 ,,aphorismes ,,du ,,temps ,,pr,,s5t4 #i;e mille4 ,,la ,,vie ,,des ,v,,rit,s4 #aa;e mille4 ,,enseignem5ts ,,psy*ologiques ,,de ,,la ,,gu]re ,,europ,,enne4 #cj;e mille4 ,,premi,,res ,,cons,,qu5ces ,,de ,,la ,,gu]re4 #bi;e mille4 ,,hi] ,,et ,,dema91 ,,p5s,,es ,,br,,ves4 #ab;e mille4 ,,psy*ologie ,,des ,,temps ,,n\veaux4 #db;e mille4 ,,les ,,inc]titudes ,,de ,l',,heure ,,pr,,s5te4 #d;e mille ,,le ,d,s,,quilibre ,,du ,,monde4 #aa;e mille4 ,l',,volution ,,actuelle ,,du ,,monde4 #b ,,re*]*es ,,sci5tifiques ,,la ,,fum,e ,,du ,,tabac4--,,analyses ,,*imiques4 7puis47 ,,re*]*es ,,anatomiques ,,et ,,ma?,,matiques ,,sur ,,les ,,v>iations ,,du ,,volume ,,du ,,crane4 ,9-#h4 7puis47 ,,la ,m,,?ode ,,graphique ,,et ,,les ,,app>eils ,,enregi/reurs1 cont5ant la description des n\veaux in/rum5ts de l'auteur1 avec #fc figures4 7puis47 ,,les ,,lev]s ,,photographiques4 ,expos des n\velles m?odes de lev]s de c>te et de plans employs p> l'auteur p5dant ses voyages4 #b vol 9-#ah4 7,gau?i]-,vill>s47 ,l',,quitation ,,actuelle ,,et ,,ses ,,pr9cipes4--,,re*]*es ,,exp,,rim5tales4 #d;e dition4 #a vol4 9-#h1 avec #eg figures et un atlas de #aih photographies in/antanes4 7,flamm>ion47 ,m,,moires ,,de ,,physique3 ,lumire noire4 ,phosphoresc5ce invisible4 ,dissociation de la matire4 n]gie intra-atomique1 etc4 7#ah mmoires47 ,l',,volution ,,de ,,la ,,mati,,re1 avec #fc figures4 #dc;e mille ,l',,volution ,,des ,,=ces1 avec #db figures4 #be;e mille4 ,il exi/e des traductions en ,anglais1 ,allem&1 ,espagnol1 ,itali51 ,portugais1 ,danois1 ,sudois1 ,russe1 ,arabe1 ,polonais1 ,t*que1 ,turc1 ,h9do/ani1 ,japonais1 etc41 de quelques-uns des prcd5ts ouvrages4 ,a ,,la ,,librairie ,,flamm>ion ,l',,uvre ,,de ,,gu/ave ,,le ,,bon1 p> le ,b>on ,,motono1 ambassadeur du ,japon1 9-#h avec portrait4 ,t\s droits de traduction1 de reproduction et d'adaptation rs]vs p\r t\s les pays4 ,copyright #aibg1 by ,,erne/ ,,flamm>ion4 ,au ,,colonel ,,sadi ,,c>not en s\v5ir de longues annes d'amiti4 ,,gu/ave ,,le ,,bon4 ,,introduction ,,physionomie ,,actuelle ,,du ,,monde ,l'ge actuel reprs5te une priode de progrs et de b\lev]sem5ts qui diffr5ci5t pr(ondm5t la civilisation mod]ne de t\tes celles que l'humanit a vu natre1 gr&ir et disp>atre au c\rs de sa longue hi/oire4 ,les peuples se tr\v5t entre un monde qui f9it et un monde qui comm5ce4 ,la /ructure du monde n\veau dp5dra de l'issue du conflit entre les =ces cratrices1 les =ces cons]vatrices et les =ces de/ructrices qui agit5t la vie des peuples4 ,les =ces cratrices nes *aque j\r dans les laboratoires et les us9es ont trans=m la vie matrielle et donn aux civilisations une physionomie n\velle4 ,les =ces cons]vatrices reprs5t5t l'hritage ance/ral des peuples4 ,c'e/ le doma9e de la vie inconsci5te o s'labor5t les pr9cipaux mobiles de la conduite4 ,les =ces de/ructrices agiss5t en s5s contraire des prcd5tes4 ,les ambitions des s\v]a9s1 les rivalits entre peuples1 le mcont5tem5t des multitudes1 les rvolutions1 app>ti5n5t au gr& cycle des =ces de/ructrices4 ,les cata/rophes obs]ves depuis les dbuts de la d]nire gu]re montr5t quel po9t elles peuv5t ravag] le monde4 ,la plup>t des problmes que n\s tudi]ons dans cet ouvrage rsult5t des m5aces que les =ces de/ructrices cont9u5t faire pes] sur les div]s pays4 ,la gr&e proccupation des g\v]nants e/ de tr\v] les moy5s de limit] leur action4 ,il suffit de jet] un c\p d'il sur la physionomie actuelle du monde p\r con/at] ce rle des =ces de/ructrices4 99 99 99 99 99 ,presque t\s les pays de l',europe3 ,allemagne1 ,italie1 ,pologne1 etc41 sont diviss p> des rivalits de frontires et ne song5t qu' s'agr&ir aux dp5s de leurs vois9s4 ,a ces m5aces de conflits extrieurs se joign5t encore des m5aces de conflits intrieurs dt]m9s p> les rivalits des p>tis4 ,p\r se s\/raire l'an>*ie rsultant de ces luttes inte/9es1 de gr&es nations telles que l',espagne et l',italie en ont t rduites subir des dictatures4 ,les peuples les plus /abiliss p> un long pass n'ont pu *app] l'an>*ie dont l',europe e/ auj\rd'hui victime4 ,c'e/ a9si qu'une grve gnrale faillit ru9] l',anglet]re et que celle des m9eurs occasionna des p]tes dont le montant a t valu au cot d'une gr&e gu]re4 ,la politique extrieure de l',empire britannique n'e/ pas mo9s tr\ble que sa politique intrieure4 ,aprs avoir p]du l',irl&e il voit les dom9ions rclam] leur indp5dance et les m>*s trang]s1 qui le faisai5t vivre1 se f]m] devant lui4 #a4ejj4jjj *meurs montr5t la gravit de cette situation4 ,les autres tats europens ne sont pas dans une situation meilleure4 ,la ,russie ret\rne la b>b>ie1 l',allemagne essaie pniblem5t de refaire sa situation conomique1 la ,france e/ en proie des divisions qui ont failli ru9] son exi/5ce f9ancire4 ,l'an>*ie qui pse sur l',europe pse aussi sur d'autres p>ties du monde4 ,l',ori5t enti]1 de la ,turquie la ,*9e1 se tr\ve livr des luttes civiles r$\tables4 99 99 99 99 99 ,alors qu'une gr&e p>tie du monde semble plonge dans le *aos1 l',amrique1 seul pays ayant pr(it de la gu]re1 a pu se s\/raire aux causes de ru9e dont t\s les peuples fur5t victimes4 ,plus de la moiti de l'or du monde e/ passe entre ses ma9s4 ,les plus gr&s tats de l',europe sont ses dbiteurs4 ,elle ex]ce de plus en plus sur eux une hgmonie f9ancire p>fois trs l\rde4 ,affran*is de t\te influ5ce sociali/e1 ses ouvri]s reoiv5t des salaires =t suprieurs ceux des autres pays et mn5t une exi/5ce aise qu'envi]ai5t la plup>t des b\rgeois europens4 99 99 99 99 99 ,un des gr&s dang]s de l'heure actuelle1 le plus gr& peut-tre1 puisqu'il m5ace l'exi/5ce mme des civilisations1 rsulte des progrs raliss dans les moy5s de de/ruction4 ,les dc\v]tes de la sci5ce ont mis au s]vice de s5tim5ts1 dont l'volution n'a pas suivi celle de l'intellig5ce1 des procds de de/ruction tellem5t puissants que de gr&es capitales p\rrai5t tre ananties en quelques heures4 ,c'e/ un pril que le monde n'avait pas encore connu4 ,dans l'espoir de prv5ir cette p]spective r$\te1 des hommes d'tat m95ts ont fond une ,socit des ,nations1 o les reprs5tants des peuples *]*5t1 au moy5 d'arbitrages1 ma9t5ir la paix4 ,ils n'y ont pas russi encore4 ,leurs discussions montr5t que les hommes sont s\v5t plus sp>s p> des diffr5ces de s5tim5ts que p> des div]g5ces d'intrts4 ,cette t5tative d'tablir une paix prolonge n'e/ d'ailleurs pas n\velle4 ,aprs les gr&es priodes de luttes1 les pays puiss *]*r5t t\j\rs des comb9aisons capables de ma9t5ir la paix4 ,a la suite des v+t ans de gu]res napoloni5nes le congrs de ,vi5ne1 vritable socit des nations1 esprait1 lui aussi1 t]m9] l're des conflits4 ,t\tes les comb9aisons de cet ordre sont efficaces tant que n'app>aiss5t pas des difficults que les dcisions pacifiques sont impuissantes rs\dre4 ,on a ju/em5t rem>qu que si la ,socit des ,nations avait exi/ l'poque o se fondait l'unit de l',italie1 la ralisation de cette unit et t impossible4 ,*acun des m9uscules tats dont se composait alors l',italie se ft adress la ,socit des ,nations qui aurait d employ] son influ5ce les protg]4 ,t\s ces difices juridiques prt5dant t]nis] la situation du monde un mom5t donn ont une utilit provisoire inconte/able2 mais leur influ5ce ne saurait longtemps dur]4 ,on ne /abilise pas plus les nations qu'on ne /abilise l'volution de la vie4 99 99 99 99 99 ,a ct des ef=ts t5ts p> la ,socit des ,nations p\r tablir la paix1 les diplomates *]*5t la fix] p> la vieille m?ode des alliances4 ,l'hi/oire anci5ne ou mod]ne montre malheureusem5t que les traits re/5t sans effet ds qu'ils cess5t d'tre en h>monie avec les intrts des p>ties contractantes4 ,on le vit une fois de plus dans la d]nire gu]re1 lorsque l',italie n'hsita pas se t\rn] contre son allie g]manique ds qu'elle y eut intrt1 malgr de =mels engagem5ts4 ,de nos j\rs1 les seules bases efficaces des alliances rsid5t dans la communaut des intrts conomiques4 ,c'e/ une telle communaut qu'e/ d le rappro*em5t de la ,france et de l',allemagne4 ,les associations conomiques int]nationales1 comme celle =me rcemm5t entre la ,france1 l',allemagne et div]s pays p\r rgl] c]ta9es productions1 celle de l'aci] notamm5t1 f]ont plus p\r le ma9ti5 de la paix que t\s les projets d'alliance1 de ds>mem5t et d'arbitrage pniblem5t labors dans les congrs4 99 99 99 99 99 ,il e/ facile de montr] qu'au po9t de vue rationnel les peuples ont plus d'intrt s'aid] qu' se dtruire4 ,malheureusem5t la raison j\e un rle bi5 faible dans la vie politique4 ,ce rle a dim9u encore1 depuis la prdom9ance des =ces collectives1 c>actri/ique de l'volution dmocratique mod]ne4 ,les =ces collectives sont aveugles1 s\da9es et la raison n'agit pas plus efficacem5t sur elles que sur le c\rs d'un torr5t4 ,les futures gu]res natront peut-tre du d*anem5t de fureurs populaires qui balai]ont en un in/ant t\tes les conv5tions pniblem5t difies p> les diplomates4 ,la gu]re de #ahgj e/ ju/em5t ne d'une explosion de fureur des multitudes d*ane p> une dp*e habilem5t falsifie4 ,il e/ probable1 d'ailleurs1 que les plus dang]euses des luttes futures s]ont des gu]res intrieures issues de rvolutions populaires provoques p> les aptres de la religion sociali/e4 99 99 99 99 99 ,on dit ju/em5t que g\v]n]1 c'e/ prvoir2 mais comm5t lire dans l'en*evtrem5t compliqu des causes dont les gr&s vnem5ts rsult5t8 ,la difficult e/ considrable p>ce qu'en politique des causes trs petites produis5t p>fois des effets trs gr&s4 ,c'e/ a9si que jadis les visions d'un obscur *ameli] de l',arabie eur5t p\r premires consqu5ces1 avec la cration d'une religion n\velle1 la fondation d'un imm5se empire et1 comme consqu5ces lo9ta9es1 les croisades qui prcipitr5t l',europe sur l',ori5t4 ,avec l'int]dp5dance actuelle des peuples1 les mo9dres rivalits entre tats vois9s1 mme =t petits1 peuv5t d*an] un conflit univ]sel4 ,la d]nire gu]re en e/ un exemple4 99 99 99 99 99 ,sans prt5dre lire dans le livre du de/91 on peut au mo9s mettre en vid5ce quelques-uns des facteurs pr9cipaux qui sembl5t devoir influ5c] l'volution pro*a9e du monde4 ,aux =ces de/ructrices d'orig9e plus ou mo9s anci5ne1 numres au db de ce *apitre1 se joign5t des =ces de/ructrices n\velles1 le syndicalisme et le socialisme notamm5t1 rsultant de la prdom9ance mod]ne des influ5ces collectives4 ,s\s l'action du syndicalisme les socits t5d5t se divis] en petits gr\pes ne considrant *acun que ses intrts et totalem5t indiffr5ts l'intrt gnral4 ,la puissance des syndicats e/ dev5ue trs gr&e4 ,t\t rcemm5t ils ont failli dsorganis] entirem5t l',anglet]re en provoquant une grve gnrale4 ,limits jadis au monde ouvri]1 ils compr5n5t ma9t5ant la classe des fonctionnaires et celle des in/ituteurs4 ,la ,confdration gnrale du travail1 qui les a fusionns1 se tr\ve a9si avoir absorb les df5seurs pr(essionnels de l'tat4 ,il en e/ rsult que le g\v]nem5t se tr\ve aussi impuissant contre les exig5ces de ses employs que l'tait le g\v]nem5t itali5 avant l'arrive du fascisme4 99 99 99 99 99 ,l'association des intrts corporatifs con/ituant le syndicalisme ne doit pas tre confondue avec le socialisme qui remet l'tat1 et non aux corporations1 la ge/ion gnrale des entreprises4 ,le socialisme e/ la fois un m\vem5t politique et religieux1 il tire sa =ce non de sa doctr9e mais des lm5ts my/iques qui lui s]v5t de s\ti54 ,son succs contribue pr\v] que1 des ges les plus reculs de l'hi/oire aux temps mod]nes1 les hommes ne se passr5t jamais d'une foi religieuse p\r dirig] leur vie4 ,ce my/ique beso9 semble aussi irrductible que la faim et l'am\r4 99 99 99 99 99 ,aux =ces de/ructrices dont n\s v5ons d'indiqu] la puissance s'oppos5t1 non seulem5t les =ces cratrices issues des laboratoires1 mais aussi les =ces cons]vatrices cres p> le pass4 ,une des plus dang]euses illusions politiques de notre ge e/ de croire qu'un peuple puisse se dgag] des influ5ces ance/rales d'o sa nature drive4 ,de cette illusion fur5t victimes les hommes de la ,rvolution qu& ils croyai5t p\voir fond] une re n\velle de/9e m>qu] leur rupture complte avec le pass4 ,de la mme illusion sont encore victimes auj\rd'hui les p>tis politiques extrmes1 prt5dant trans=m] les socits c\ps de dcrets4 ,ils oubli5t que l'homme ne sort jamais de lui-mme4 ,fils de son pass1 il aj\te bi5 peu l'hritage apport en naissant4 ,des comb9aisons politiques div]ses p\rront lui tre imposes un in/ant1 mais elles ne dur]ont qu' la condition d'tre en rapport avec le sub/ratum ance/ral des m5talits que ces in/itutions doiv5t rgir4 ,les organisations en app>5ce n\velles driv5t le plus s\v5t des organisations passes comme la plante drive de la gra9e4 ,c'e/ ju/em5t p\rquoi l'hi/oire des peuples /abiliss p> leur vie antrieure prs5te une gr&e cont9uit1 malgr les b\lev]sem5ts app>5ts dont elle e/ p>fois remplie4 99 99 99 99 99 ,un clbre homme d'tat assurait rcemm5t que3 ,les que/ions conomiques1 politiques et morales sont subordonnes des lois gnrales1 dont la m?ode exprim5tale1 sa9em5t applique1 p]met de re*]*] les fondem5ts et d'tablir la p]man5ce4 ,en ralit ces lois gnrales sont =t mal connues et c'e/ p\rquoi l'empirisme j\e en politique un rle prpondrant4 ,cet empirisme n'a p\r guide que la connaissance des mobiles qui font m\voir les hommes4 ,c'e/ donc la psy*ologie qu'il faut s'adress] p\r essay] de compr5dre les vnem5ts dont la succession con/itue l'hi/oire4 ,elle explique un gr& nombre de phnomnes politiques1 militaires et sociaux4 ,les causes de la propagation du socialisme1 les oscillations des volonts populaires1 le rle my/ique des croyances1 les f9ances elles-mmes sont du ressort de la psy*ologie4 ,p\r les g\v]nants mod]nes1 cette sci5ce e/ dev5ue indisp5sable4 ,c'e/ en utilisant ses lois que les ,amrica9s sont p>v5us rs\dre sur leur t]ritoire le problme de la lutte des classes qui m5ace le vieux monde de =midables conflits4 ,c'e/ p\r avoir mconnu c]ta9es lois de la psy*ologie collective1 que les *efs de gr&s empires ont plong l',europe dans l'abme de ru9es et de dsolations dont elle n'e/ pas sortie encore4 tant donne la prpondrance mod]ne des influ5ces collectives c'e/ surt\t la psy*ologie des f\les qu'il importe de bi5 connatre4 ,n\s savons auj\rd'hui que la m5talit individuelle et la m5talit collective sont bi5 diffr5tes4 ,contrairem5t une croyance trs gnrale encore1 l'tre collectif e/ =t infrieur l'tre individuel4 ,une des gr&es erreurs de la politique mod]ne e/ de croire que les jugem5ts des hommes en gr\pe sont suprieurs ceux de l'individu isol4 ,p\r les politici5s les dcisions des f\les reprs5t5t de suprmes vrits4 ,sans d\te les v]tus collectives ma9ti5n5t la prosprit des peuples mais c'e/ seulem5t de la p5se individuelle que jailliss5t les ides qui lv5t le niveau d'une civilisation et assur5t sa gr&eur4 99 99 99 99 99 ,c'e/ encore au doma9e de la psy*ologie collective qu'app>ti5t l'tude des influ5ces ance/rales qui dom95t la vie des peuples4 ,*ez ceux ayant un long pass l'me de la race limite les oscillations des volonts populaires que les vnem5ts font natre4 ,l'me d'une race c'e/ la m] immuable et pr(onde1 l'me d'une f\le reprs5te les vagues mobiles que la tempte fait surgir4 ,c'e/ en va9 que l'homme *]*e p>fois rompre avec son pass4 ,n\s v]rons dans cet ouvrage que malgr t\tes les rvolutions les actes des vivants re/5t s\mis l'imprieuse volont des morts4 ,l'volution actuelle du monde ,,livre ,,premi] ,,les ,,=ces ,,qui ,m,,n5t ,,le ,,monde ,,*apitre ,,premi] ,,les ,,=ces ,,mat,,rielles ,,et ,,immat,,rielles ,,dans ,l',,hi/oire ,les s5tim5ts et les passions qui mn5t les hommes ont peu v>i1 mais les peuples fur5t successivem5t s\mis des influ5ces qui les ori5tr5t de faons diffr5tes4 ,aux impulsions affectives et my/iques ayant t\j\rs guid l'homme au c\rs de son hi/oire1 sont v5ues s'aj\t] les =ces n\velles1 issues des laboratoires4 ,elles ont trans=m les civilisations4 ,en mo9s d'un sicle1 quelques-unes de ces =ces3 la vapeur1 et l'lectricit notamm5t1 ont ex]c sur la vie des peuples des influ5ces beauc\p plus pr(ondes que t\tes celles subies p5dant la succession des ges antrieurs4 ,le rle des =ces cratrices n\velles tant trop connu p\r qu'il soit utile de l'tudi] longuem5t1 il suffira de rappel] quel po9t une seule des dc\v]tes mod]nes1 celle des =ces motrices extraites de la h\ille1 a *ang la vie sociale des nations et conditionne les volonts des g\v]nem5ts4 ,la vie politique du monde e/ en p>tie s\mise1 auj\rd'hui1 au prodigieux p\voir que la sci5ce a fait surgir de l'in]te h\ille1 considre1 il y a un sicle pe9e1 comme une insignifiante matire4 ,c'e/1 d'elle1 p\rtant1 que sont sortis non seulem5t t\s les lm5ts de la civilisation mod]ne1 mais aussi des moy5s de de/ruction d'une puissance telle que dans les pro*a9s conflits1 ils p\rrai5t anantir in/antanm5t les plus brillantes capitales4 ,les peuples possdant des m9es importantes de h\ille--ou de son succdan1 le ptrole--dti5n5t1 p> ce seul fait1 une supriorit conomique et politique imm5se4 ,c'e/ grce la h\ille que l',anglet]re put dom9] les m]s et1 p> consqu5t1 le comm]ce du monde4 ,ce ne fur5t pas du t\t1 comme on l'a rpt p>fois1 les succs militaires de l',allemagne en #ahgj1 mais bi5 la dc\v]te de m9es n\velles de h\ille sur son t]ritoire1 qui la conduisit son haut degr de prosprit4 ,la h\ille fut l'orig9e de la puissance indu/rielle de l',allemagne4 ,elle lui p]mit d'aspir] supplant] l',anglet]re dans son hgmonie comm]ciale sur t\s les po9ts du globe4 ,de cette prt5tion une gu]re mondiale devait fatalem5t sortir4 ,les autres causes invoques p\r expliqu] les orig9es du conflit sont accessoires4 ,le ptrole a sur la h\ille une supriorit norme au po9t de vue commodit1 mais sa production re/e limite4 ,c'e/ p\rquoi n\s voyons t\s les peuples rivalis] d'ef=ts auj\rd'hui p\r se procur] les s\rces d'un si prcieux liquide4 ,le ptrole et la h\ille ont dt]m9 la politique mondiale de l',anglet]re4 ,pays indu/riel sans agriculture1 elle e/ oblige d'import] ses vivres4 ,ils sont pays avec des m>*&ises fabriques dans ses us9es4 ,l'arrt des exportations eng5dr]ait bi5tt le *mage4 ,nombreux sont les exemples pr\vant que le rle des =ces motrices gr&it *aque j\r dans la vie politique des peuples4 ,leur influ5ce ne se fait pas s5tir seulem5t en ,europe1 mais jusqu'aux extrmits de l'univ]s4 ,si1 auj\rd'hui1 le ,japon manquant de *>bon et n'tant pas trs sr que l',amrique lui en f\rnira t\j\rs1 ngocie d'importants traits avec la ,russie sovitique1 c'e/ dans l'espoir de p\voir exploit] son pr(it les m9es de ,sibrie4 99 99 99 99 99 ,le rle considrable j\ dans l'hi/oire politique des peuples p> les dc\v]tes sci5tifiques p]met de press5tir les trans=mations que d'autres dc\v]tes f]ont surgir4 ,sans p>l] de la libration de l'n]gie intra-atomique qui *ang]ait entirem5t les conditions d'exi/5ce des hommes1 on peut dire que la nature conti5t des =ces inutilises encore1 telles que la *aleur solaire1 qui s]ont srem5t captes4 ,dans un travail dj anci5 je faisais obs]v] que la ma*9e vapeur qui utilise pe9e la dixime p>tie du *>bon qu'elle consomme tait un in/rum5t b>b>e de/9 figur] comme curiosit dans les muses de l'av5ir4 ,ds prs5t on entrevoit que la =ce motrice extraite du *>bon1 s\s =me d'lectricit1 au fond des m9es1 p\rra tre expdie au lo9 p> de simples fils4 99 99 99 99 99 ,a ct des =ces matrielles dont le rle crateur e/ si gr& se tr\v5t des =ces immatrielles dont l'action fut t\j\rs considrable et mme prpondrante c]ta9es priodes de la vie des peuples4 ,malgr la dc\v]te de vrits clatantes issues des laboratoires et qui ne se conte/5t pas1 le monde cont9ue tre rgi p> une srie de =ces my/iques extriorises s\s =me de croyances religieuses ou politiques et t5ues p\r d'indiscutables vrits4 ,elles g\v]n5t les peuples depuis les orig9es de l',hi/oire et leur =me seule a *ang4 ,les div9its qui de ,jupit] ,b\ddha et au ,dieu de ,mahomet s]vir5t de base de gr&es civilisations ont vu leur pre/ige plir ou disp>atre4 ,mais elles ont t remplaces p> des illusions politiques ou sociales auxquelles e/ attribu un p\voir magique analogue celui des anci5s dieux4 99 99 99 99 99 ,le my/icisme1 qui cont9ue rgir l'me des peuples1 et aussi celle de leurs matres1 e/1 comme je l'ai s\v5t rappel ailleurs1 d'une df9ition facile4 ,il se tr\ve con/itu p> l'attribution d'un p\voir surnaturel des dieux1 des dogmes ou des =mules4 ,l'homme s\mis une croyance religieuse e/ un my/ique4 ,robespi]re1 faisant c\p] htivem5t des ttes p\r tablir le rgne de la v]tu1 tait un my/ique4 ,my/ique au mme degr1 le communi/e p]suad que la ralisation de l'vangile judo-g]manique de ,k>l ,m>x f]ait surgir le p>adis ici-bas4 ,la =ce de l'homme dom9 p> une croyance my/ique devi5t considrable4 ,ri5 ne lui semblant au-dessus du triomphe de sa foi1 il sacrifi]a sa =tune et sa vie p\r l'impos]4 ,lorsque la foi my/ique envahit le *amp de l'ent5dem5t1 aucun argum5t ne p\rrait l'influ5c]4 ,l'am\r mat]nel lui-mme cde devant elle4 ,a l'poque1 rc5te encore1 o la secte babi/e se propageait en ,p]se1 les femmes1 plutt que de r5onc] leur foi1 am5ai5t elles-mmes leurs enfants aux b\rreaux et les voyai5t d*iquet] s\s leurs yeux avec une dlirante joie4 ,en ,russie1 il exi/e encore des sectes o1 s\s l'empire de leur my/icisme1 les hommes et les femmes s'impos5t les plus atroces mutilations1 et n\s ne sommes pas trs lo9 du temps o1 dans le mme pays1 des prophtes p]suadai5t des c5ta9es d'hommes de prir avec eux sur des b*]s4 ,la =ce du bol*evisme e/ ju/em5t de possd] un c]ta9 nombre de conva9cus disposs ravag] le monde p\r faire triomph] leur croyance4 99 99 99 99 99 ,comm5t nat1 gr&it et meurt une foi my/ique8 ,j'ai trop s\v5t trait ce sujet dans mes livres p\r y rev5ir encore4 ,d'une trs sommaire faon1 on peut dire que la p]si/ance du my/icisme dans l',hi/oire ti5t au beso9 irrductible de l'homme de s\mettre l'ori5tation de sa vie des p\voirs suprieurs t5us p\r infaillibles4 ,ce beso9 e/ si =t que ds qu'un peuple p]d ses dieux1 il *]*e aussitt les remplac]4 ,la doctr9e sociali/e possde1 auj\rd'hui1 le p\voir my/ique attribu aux anci5nes div9its4 99 99 99 99 99 ,ce rle du my/icisme dans l',hi/oire fut p5dant longtemps mconnu1 et le mot my/icisme lui-mme1 de plus en plus usit en politique auj\rd'hui1 tait1 il y a une qu9za9e d'annes pe9e1 employ presque exclusivem5t dans un s5s religieux4 ,me tr\vant un j\r avec ,b]gson *ez mile ,ollivi]1 n\s emes une longue discussion sur le vrai s5s du mot my/ique4 ,b]gson m'opposait les dictionnaires accumuls sur une table p\r me pr\v] que ce t]me ne p\vait avoir qu'une signification religieuse4 ,cet avis n'tait pas le mi51 puisque je v5ais d'crire un livre sur ,la ,rvolution ,franaise1 o je montrais le rle t\t fait prpondrant du my/icisme dans cette gr&e tragdie4 ,je ne conv]tis naturellem5t p]sonne1 mais je suis c]ta9 qu'auj\rd'hui1 avec les mmes int]locuteurs1 j'aurais plus de succs4 ,une preuve m'en fut rcemm5t f\rnie p> un petit livre publi s\s ce titre3 ,une ,n\velle ,philosophie de l',hi/oire1 crit p> un anci5 ,normali51 ,m4 ,gill\94 ,p\r ce di/+u univ]sitaire1 la connaissance du rle du my/icisme dans l',hi/oire fut une gr&e lumire1 comp>able celle qui claira sa9t ,paul sur le *em9 de ,damas4 ,les ides ne triomphant en ,france qu'aprs avoir pass p> l',univ]sit1 l'action du my/icisme dans la politique anci5ne et mod]ne devi5dra bi5tt une vrit classique et se sub/itu]a des int]prtations dites rationnelles qui n'expliquai5t ri5#a4 #a ,auj\rd'hui le mot my/ique pntr dans t\tes les h>angues-(ficielles4 ,je l'ai n deux fois dans un disc\rs du ,prsid5t du ,conseil4 ,devant la fdration de la ,se9e du p>ti rpublica9 sociali/e1 ,m4 ,pa9lev a prononc un disc\rs1 o l'influ5ce du my/icisme1 e/ plusieurs fois invoque3 ,qu& un p>ti fait un programme1 il doit y v]s] de la my/ique444 ,si l'on ab&onne la my/ique des programmes1 etc4 ,en fait1 le my/icisme dom9e l',hi/oire4 ,des rives du ,nil celles du ,gange1 il a peupl le monde d'tres div9s1 imag9aires sans d\te1 mais assez puissants cep5dant p\r avoir ori5t de gr&es civilisations4 ,de nos j\rs1 les dieux p]sonnels ont fait place des =mules my/iques d\es de magiques p\voirs et capables1 elles aussi1 d'ass]vir les mes4 99 99 99 99 99 ,jusqu' nos j\rs1 une foi my/ique n'avait de rivale possible qu'une autre foi my/ique4 ,il n'en e/ plus de mme ma9t5ant4 ,des ncessits conomiques imprieuses1 ignores de nos pres1 se dress5t contre les =mes div]ses du my/icisme4 ,mais quelle que soit la puissance des =ces conomiques n\velles1 auj\rd'hui1 comme hi] et probablem5t comme dema91 les peuples auront beso9 d'un idal my/ique p\r ori5t] leur vie4 ,s'ils se t\rn5t v]s le socialisme1 le communisme et les pires =mes de l'illusion1 c'e/ surt\t p>ce que1 ayant p]du les idals qui s\t5ai5t leurs mes1 ils *]*5t en dc\vrir d'autres1 capables d'ori5t] leurs p5ses et leurs volonts4 99 99 99 99 99 ,a ct des influ5ces my/iques qui mn5t les peuples1 il faut plac] les influ5ces affectives1 c'e/--dire cette gamme imm5se des s5tim5ts et des passions qui dirig5t la conduite4 ,comme les =ces my/iques elles dom95t s\v5t des =ces rationnelles qu'on p\rrait croire irrsi/ibles4 ,bi5 des fois dans le c\rs de cet ouvrage1 n\s aurons montr] combi5 e/ faible le rle de la raison devant les influ5ces my/iques et affectives qui jusqu'ici ont g\v]n le monde et cont9u]ont longtemps sans d\te le g\v]n] encore4 ,,*apitre ,,ii ,,comm5t ,,naiss5t ,,les ,,op9ions ,,et ,,les ,,croyances4 ,,role ,,de ,,la ,,cr,,dulit ,,dans ,l',,hi/oire ,des ges les plus reculs aux temps mod]nes1 la crdulit a j\ un rle fondam5tal dans l'hi/oire4 ,elle a cr des div9its puissantes qui ont ori5t les mes et s]vi de guide aux gr&es civilisations4 ,elle a fait surgir du nant les pyramides1 les pagodes1 les ca?drales et t\tes les m]veilles de l'art qui ont embelli la vie4 ,sans la crdulit1 l'homme vivrait peut-tre encore au fond des cav]nes1 disputant aux mon/res qui l'ent\rai5t sa maigre pture4 99 99 99 99 99 ,la crdulit antique peupla le monde d'une lgion de div9its de l'exi/5ce desquelles on ne d\tait jamais4 ,p5dant des milli]s d'annes1 ces div9its bi5faisantes ou nuisibles1 r$\tables t\j\rs1 se mlr5t con/amm5t aux actions des hommes4 ,quelques r>es philosophes comme ,lucrce avai5t bi5 f9i p> d\t] de leur exi/5ce1 mais son scepticisme n'avait pas d'*o4 ,l'hi/oire des dieux de t\s les ges con/itue un des plus m]veilleux et des plus in/ructifs phnomnes de la psy*ologie4 ,que des peuples arrivs aux phases les plus div]ses de civilisation ai5t pu considr] comme indubitablem5t pr\ve l'exi/5ce de div9its purem5t *imriques1 montre clairem5t que l'imag9ation e/ capable de crer des phnomnes illusoires t5us ensuite p\r d'inconte/ables vrits4 ,en dehors des phnomnes sci5tifiques exprim5talem5t dmontrs1 on peut t\j\rs se dem&] o f9it la vrit et o comm5ce l'erreur4 99 99 99 99 99 ,grce aux lumires de la raison1 l'ge mod]ne se croyait libr de t\tes les illusions du pass1 la raison pure dev5ait son seul guide4 ,l'obs]vation plus att5tive des faits a pr\v cep5dant la p]si/ance de l'antique crdulit4 ,en dehors des laboratoires1 cette crdulit--crdulit religieuse1 crdulit politique1 crdulit p\r t\tes les =mes du m]veilleux1--cont9ue dom9] les esprits4 ,et1 contrairem5t ce qui s'enseigne1 la crdulit n'e/ pas du t\t un simple rsultat de l'ignorance puisqu'elle s'obs]ve1 a9si que le dmontr5t les faits relats dans ce *apitre1 *ez les plus illu/res savants4 ,les vieilles croyances religieuses1 la magie et le spiritisme1 tr\v5t *ez eux de f]v5ts adeptes4 ,ce phnomne m'avait beauc\p frapp l'poque o je *]*ais dt]m9] les s\rces psy*ologiques des op9ions et des croyances qui ont le plus influ5c l'me des peuples4 ,comm5t compr5dre la foi d'illu/res p5seurs dans une religion o l'on voit le ,crateur des mondes innombrables qui peupl5t l'espace laiss] prir son fils dans un affreux supplice1 p\r ra*et] la faute de lo9ta9s anctres4 ,de telles normits ont t p\rtant acceptes p> des matres de la raison comme ,galile1 ,desc>tes et ,pascal4 ,il ne leur a pas sembl prodigieux de voir un ,dieu assez froce p\r condamn] au feu t]nel de faibles cratures ayant oubli un in/ant d'obir ses rigides dcrets4 ,des croyances du mme ordre obs]ves dans t\tes les religions1 *ez t\s les peuples1 dmontr5t d'une premptoire faon que l'absurdit d'un dogme ne saurait nuire sa propagation et que l'intellig5ce la plus haute n'emp*e pas la croyance dans des dogmes qu'aucun argum5t rationnel ne saurait df5dre4 ,n\s v]rons bi5tt l'explication de ce phnomne en con/atant que la g5se des connaissances sci5tifiques et celle des croyances obiss5t des =mes de logique diffr5tes sup]poses quelquefois1 mais ne s'influ5ant jamais4 ,cette dualit va tre tudie ma9t5ant4 99 99 99 99 99 ,en dehors des beso9s organiques la satisfaction desquels e/ consacre la plus gr&e p>tie de son exi/5ce1 l'homme e/ ori5t dans la vie p> des op9ions plus ou mo9s provisoires et des croyances gnralem5t durables4 ,croyances et connaissances sont des oprations m5tales =t diffr5tes4 ,les croyances ne sont ni rationnelles ni volontaires contrairem5t l'op9ion de plusieurs philosophes4 ,une croyance e/ un acte de foi d'orig9e inconsci5te qui fait admettre en bloc une doctr9e et accept] ses prescriptions4 ,le pre/ige1 l'affirmation1 la rptition1 la contagion m5tale et r>em5t la raison sont les facteurs habituels des op9ions et des croyances4 ,la connaissance diffre beauc\p de la croyance1 c'e/ une opration consci5te l5tem5t difie p> l'obs]vation et l'expri5ce4 ,l'humanit eut p5dant longtemps des croyances avant de possd] des connaissances4 99 99 99 99 99 ,croyances et connaissances app>t5ant des cycles diffr5ts de la vie m5tale1 ne s'influ5ant pas1 on compr5d que des hommes m95ts puiss5t pr(ess] d'enfant9es croyances4 ,admettre p> exemple1 comme d'indiscutables c]titudes les plus *imriques rm9isc5ces de la sorcell]ie du moy5 ge4 ,ce s]ait donc une illusion de croire que la compt5ce sur c]ta9s sujets sci5tifiques doive s'accompagn] d'une compt5ce gale sur des sujets religieux ou politiques4 ,les croyances politiques et religieuses ont des raisons que la logique rationnelle ignore et n'influ5ce gure4 ,on v]ra p> les exemples qui vont suivre que la crdulit cont9ue j\] un rle ess5tiel dans l'hi/oire des peuples1 c'e/ p\rquoi n\s avons consacr un *apitre spcial son tude4 99 99 99 99 99 ,au moy5 ge1 les envotem5ts1 les vocations des morts1 le sabbat1 le diable1 les malfices1 etc41 ex]cr5t une gr&e influ5ce4 ,de leur p\voir1 nul ne d\tait alors4 ,des milli]s d'hommes av\ai5t leurs relations avec le diable et confessai5t1 malgr la cra9te des supplices1 s'tre r5dus au sabbat4 ,les procs de sorcell]ie tai5t cette poque si nombreux que les b*]s de/9s brl] vifs les sorci]s ne s'teignai5t gure4 ,de savants ouvrages rdigs p> des magi/rats m95ts indiquai5t la m>*e suivre p\r dj\] les malfices des dmons4 ,le d]ni] de ces procs1 en ,france1 eut lieu s\s ,l\is ,,xiii4 ,conva9cu d'avoir envoy une lgion de diables dans le corps des ,ursul9es de ,l\dun1 ,urba9 ,gr&i] fut brl vif aprs avoir subi les tortures qu'on ne mnageait pas aux suppts de ,satan4 ,devant les progrs sci5tifiques1 t\t ce peuple de diables1 de l>ves1 de fantmes1 fils des tnbres1 avait f9i p> s'van\ir4 ,on croyait les sorci]s relgus dans des villages loigns de t\te civilisation4 ,la crdulit tant inde/ructible1 les illusions ont *ang de =me1 mais sans disp>atre4 ,c'e/ a9si que de nos j\rs on a vu r5atre et gr&ir1 s\s des aspects pe9e diffr5ts de ceux du pass1 t\te l'antique magie3 vocation des morts au moy5 de tables t\rnantes1 lvitation1 matrialisation des esprits1 etc4 ,des savants clbres fur5t victimes de ces illusions4 ,le gr& *imi/e ,william ,crookes assure avoir vcu p5dant plusieurs mois avec un fantme qui se matrialisait j\rnellem5t devant lui4 ,le di/+u physici5 anglais ,lodge a publi un livre o il relate1 avec =ce dtails1 l'exi/5ce que mne dans un autre monde son fils ,raymond1 tu la gu]re4 ,le clbre physiologi/e ,ri*et assure avoir vu et exam9 longuem5t un gu]ri] casqu sorti du corps d'un mdium4 ,de telles croyances1 app>t5ant au doma9e de l'irrationnel1 ne peuv5t tre discutes4 ,les millions d'hommes p]suads que l'ar*ange ,gabriel fut envoy p> ,dieu ,mahomet af9 de lui enseign] les fondem5ts d'une religion n\velle ne saurai5t tre influ5cs p> aucun raisonnem5t4 ,la foi du croyant1 ignorant ou savant1 re/e 9branlable4 ,dans le cycle de la foi my/ique la raison e/ sans prise4 ,j'ai pu con/at] moi-mme1 p> div]ses expri5ces1 avec quelle facilit les savants se laiss5t illusionn] ds qu'ils pntr5t dans le cycle du my/ique4 99 99 99 99 99 ,la crdulit e/ inf9ie mme sur des sujets de sci5ce pure4 ,il suffit que les op9ions soi5t suggres p> des hommes auxquels leur situation confre un gr& pre/ige4 ,les lettres de p]sonnages illu/res1 fabriques de t\tes pices p> un faussaire peu lettr1 et insres dans les ,comptes r5dus de l',acadmie des sci5ces1 la pol>isation des rayons uraniques affirme p> ,becqu]el et l'exi/5ce imag9aire des fameux rayons ,n en sont de mmorables exemples4 ,l'hi/oire des faux autographes e/ trop connue p\r qu'il soit utile de la rappel]4 ,on sait que cette prodigieuse av5ture f\rnit ,daudet les lm5ts de son roman3 ,l',immortel4 ,l'hi/oire de la pol>isation suppose des rayons uraniques e/ aussi c>actri/ique4 ,lorsque ,becqu]el dc\vrit1 en #ahie1 aprs ,paul de ,sa9t-,victor1 les manations spontanes de l'uranium1 il crut se tr\v] en prs5ce d'une sorte de phosphoresc5ce et il in/itua des expri5ces pr\vant catgoriquem5t suivant lui que les rayons mis se rfract5t1 se rfl*iss5t et se pol>is5t comme ceux de la lumire4 ,cette op9ion1 que j'tais seul alors combattre au moy5 d'expri5ces relates dans mon livre ,l'volution de la matire1 fut accepte p5dant trois ans p> t\s les savants de l',europe et ret>da considrablem5t la dc\v]te des phnomnes radio-actifs4 ,on reconnut f9alem5t1 comme je n'avais cess de le rpt]1 tre en prs5ce d'une =ce jusqu'alors inconnue1 sans p>5t avec la lumire laquelle je donnais plus t>d le nom d'n]gie intra-atomique4 ,le cas des rayons ,n1 que t\s les physici5s franais crur5t voir p5dant deux ans et n'ap]ur5t plus une seule fois qu& fut dissipe la sugge/ion dont ils tai5t victimes1 e/ plus in/ructif encore4 ,sans entr] dans t\s les dtails de leur hi/oire1 je me born]ai rappel] que la dc\v]te illusoire des rayons ,n fut faite p> un pr(esseur auquel ses titres acadmiques confrai5t un gr& pre/ige4 ,ce pr(esseur1 de tempram5t trs n]veux1 possdait un haut degr le p\voir de sugge/ion p>ticuli] plusieurs fois obs]v en ,europe et dans l',inde surt\t1 qui fait admettre comme ralits t\tes les affirmations du sugge/ionneur4 ,c'e/ a9si que le physici5 ,masc>t1 que dlgua l',acadmie des ,sci5ces p\r all] con/at] au laboratoire de l'inv5teur l'exactitude de ses ass]tions1 fut victime de cette prodigieuse halluc9ation3 mesur] la dviation et la longueur d'onde de rayons qui n'exi/ai5t que dans la c]velle du sugge/ionneur4 ,un prix de #ej4jjj francs fut alors vot p> l',acadmie p\r rcomp5s] l'auteur de cette gr&e dc\v]te et p5dant deux ans les ,comptes r5dus de l',acadmie des sci5ces f\rmillr5t de notes o tai5t dcrites les proprits *aque j\r plus m]veilleuses de ces rayons4 ,m4 ,jean ,becqu]el annonait les avoir *lor(orms2 ,m4 d',arsonval faisait leur sujet des confr5ces en?\sia/es4 ,mon excell5t ami1 mile ,pic>d1 en p]dait le sommeil4 ,l'exi/5ce de ces rayons ne se con/atait d'ailleurs que p> de lgres v>iations d'clat d'une plaque phosphoresc5te sur laquelle ils tai5t projets4 ,ce qui explique un peu la sugge/ibilit des savants croyant les obs]v]4 ,l'illusion collective fut brusquem5t dissipe p> la clbre expri5ce d'un physici5 trang] auquel l'inv5teur des rayons ,n montrait la dviation suppose de ces rayons p> un prisme4 ,le prisme ayant t subrepticem5t retir dans l'obscurit1 l'inv5teur des rayons ,n cont9ua nanmo9s mesur] la prt5due dviation des imag9aires rayons4 ,l'expri5ce tait catgorique4 ,elle fut df9itive puisqu'aucun des physici5s qui avai5t vu tant de fois les rayons ,n ne p>v9r5t jamais les revoir4 ,l'envoi de notes sur ces rayons l',acadmie des sci5ces cessa brusquem5t4 ,il s]ait facile de multipli] des exemples analogues du rle de la crdulit1 surt\t dans les sci5ces demi-exactes comme la mdec9e4 99 99 99 99 99 ,je crois p\voir rsum] dans les propositions suivantes les lois gnrales de la naissance et de la propagation des croyances3 #a ,les cycles du my/ique1 de l'affectif et du rationnel sont compltem5t indp5dants et ne s'influ5c5t pas4 #b ,des savants m95ts peuv5t p]dre t\t esprit critique ds qu'ils pntr5t dans le cycle de la croyance4 #c ,l'absurdit des dogmes--dogmes religieux et politiques1--ne saurait nuire leur propagation4 #d ,les croyances my/iques s'tabliss5t et se propag5t p> l'influ5ce du pre/ige1 de la sugge/ion et de la contagion4 ,le raisonnem5t ne j\e aucun rle dans leur propagation4 #e ,la conv]sion une croyance my/ique se fait s\v5t in/antanm5t comme celle de ,paul9e dans ,polyeucte adoptant brusquem5t une religion dont elle ne savait d'ailleurs ri5 et s'criant3 ,je vois1 je sais1 je crois1 je suis dsabuse6 #f ,c]ta9s sujets possd5t un p\voir de fasc9ation qui fait admettre comme des ralits t\tes leurs sugge/ions4 #g ,la c>actri/ique d'une croyance my/ique quelconque e/ de n'tre influ5able ni p> l'obs]vation1 ni p> l'expri5ce1 ni p> le raisonnem5t4 #h ,la foi cre p> la sugge/ion n'e/ branle que p> une sugge/ion plus =te4 ,le croyant ne r5once alors sa croyance que p\r en adopt] une autre du mme ordre4 #i ,c]ta9es croyances politiques1 telles que le socialisme et le communisme1 se rp&5t surt\t p>ce que1 possdant t\s les c>actres des croyances religieuses1 elles crent rapidem5t la foi4 #aj ,le croyant pr\ve t\j\rs un beso9 int5se de propag] sa foi et sacrifie volonti]s sa vie et celle des autres p\r la faire triomph]4 #aa ,la vision d'un phnomne d'ordre my/ique p> de nombreux tmo9s ne pr\ve ri5 en faveur de sa ralit4 ,les tmoignages des milli]s d'hommes ayant vu le diable et assi/ au sabbat n'ont jamais con/itu une preuve de l'exi/5ce du diable et du sabbat4 #ab ,l'orig9e my/ique des croyances les diffr5cie des simples op9ions4 ,ces d]nires sont con/itues p> l'adhsion mom5tane une proposition4 ,c'e/ p\rquoi l'expri5ce1 sans action sur la croyance1 russit modifi] les op9ions4 #ac ,les dieux priss5t quelquefois1 mais l'esprit my/ique re/e inde/ructible4 ,,*apitre ,,iii ,,les ,,conflits ,,entre ,,les ,,vivants ,,et ,,les ,,morts ,p>mi les lm5ts div]s qui ori5t5t la vie des peuples il faut encore cit]1 ct des beso9s matriels et des influ5ces my/iques1 l'imprieuse volont des morts4 ,la psy*ologie1 qui n'exam9ait jadis que l'me des vivants1 comm5ce tudi] celle des morts dont l'invisible arme dom9e le monde et g\v]ne l',hi/oire4 ,ce n'e/ pas1 en ralit1 dans les cimetires que repos5t les morts4 ,cont9uant vivre en n\s-mmes1 ils sont les vrais matres de la plup>t de nos actions4 ,qu& n\s croyons agir librem5t1 n\s obissons1 le plus s\v5t1 leurs volonts4 ,cette arme des morts reprs5te ce qu'on appelle trs ju/em5t l'me d'une race1 me d'autant plus =te que la collectivit con/itue p> les morts e/ plus homogne4 ,sa =mation n'e/ pas l'uvre d'un j\r4 ,/abilis] une race au moy5 de morts possdant des volonts communes et agissant1 p> consqu5t1 d'id5tique faon dans les circon/ances importantes1 dem&e gnralem5t des sicles4 99 99 99 99 99 ,comm5t se =me l'me d'une race8 ,une masse d'hommes assembls au has>d des invasions ou des conqutes reprs5te une simple p\ssire d'individus1 mom5tanm5t agrge p> la volont d'un *ef4 ,la p\ssire se dsagrge ds que le *ef disp>at ou que sa puissance faiblit4 ,p\r qu'une multitude devi5ne un peuple1 il faut qu'elle ait subi1 comme en ,prusse1 une discipl9e militaire rig\reuse1 ou qu'elle ait accept p5dant des sicles1 comme en ,anglet]re1 un rseau de traditions1 de c\tumes et de croyances id5tiques4 ,lorsque les c>actres psy*ologiques d'une race sont suffisamm5t fixs1 ils se transmett5t p> l'hrdit avec autant de rgul>it que les c>actres anatomiques4 ,l'agrgat d'individus1 d'abord sans cohsion1 possde alors une me ance/rale qui lui donne une mme ori5tation de conduite4 ,a cette me ance/rale1 inconsci5te1 con/ituant l'armature m5tale de la race1 se sup]pose l'me individuelle consci5te sans cesse modifie p> le milieu1 les vnem5ts1 l'ducation1 etc4 ,cette me individuelle prs5te s\v5t la mobilit des vagues de la m]1 mais1 *ez les races /abilises1 ses oscillations sont limites p> l'influ5ce de l'me ance/rale4 99 99 99 99 99 ,les morts ont leur psy*ologie4 ,elle diffre de celle des vivants p> c]ta9s c>actres1--notamm5t la fixit4 ,t\j\rs cons]vateurs1 les morts possd5t des volonts imprieuses qui ne fl*iss5t pas4 ,leur action se manife/e surt\t lorsque les intrts de la race1 c'e/--dire la vie des morts1 e/ aussi m5ace que celle des vivants4 ,ce fur5t les morts qui1 en #aiad1 obligr5t t\t un peuple surpris p> une mobilisation imprvue r5onc] in/antanm5t ses intrts j\rnali]s p\r m>*] la frontire4 ,aucun des sociali/es ayant jur de faire grve en cas de gu]re ne recula4 ,p\rquoi8 ,leur obissance spontane fut-elle le fruit de rflexions rationnelles8 ,en aucune faon4 ,elle eut p\r unique s\rce l'irrsi/ible volont des morts4 ,les ha9es des morts sont r$\tables4 ,ils ne support5t pas les vivants qui ne s5t5t pas comme eux4 ,c'e/ l'arme des morts qui =a l',anglet]re donn] la lib]t l',irl&e1 et les peuples de l',autri*e se divis] en tats di/9cts4 ,le rle des morts dans les orig9es de la d]nire gu]re fut considrable4 ,la puissance des morts e/ si =te qu'elle ne peut tre dtruite que p> celle d'autres morts4 ,c'e/ ju/em5t ce qui arrive lorsqu'on croise des individus de races div]ses4 ,les morts d'orig9es diffr5tes ne s'accordant pas imprim5t l'me consci5te des impulsions contradictoires4 ,c'e/ p\rquoi les croisem5ts sur une gr&e *elle dissoci5t rapidem5t l'me ance/rale4 ,flottant entre des influ5ces contraires1 un peuple de mtis e/ comp>able au vaisseau voguant sans g\v]nail au gr des v5ts4 ,c'e/ p\r avoir mconnu ces pr9cipes que les ,espagnols p]dir5t t\tes leurs colonies alors que les ,anglais1 qui ne se mlang5t pas aux indignes1 ont cons]v les leurs4 ,les obs]vations prcd5tes1 vrifies p> des expri5ces sculaires1 conduis5t une loi fondam5tale de la politique mod]ne que beauc\p d'hommes d'tat sembl5t ignor] et qu'on peut =mul] de la faon suivante3 ,les in/itutions politiques d'un peuple j\5t un rle trs faible dans la vie de ce peuple4 ,son me ance/rale1 et non les in/itutions qu'on v\drait lui impos]1 ori5te sa de/9e4 ,inutile d'invoqu] des faits hi/oriques p\r ju/ifi] cette ass]tion4 ,il suffit de considr] des pays vois9s s\mis des in/itutions id5tiques1 mais =ms de races diffr5tes4 ,tel e/1 prcism5t1 le cas de l',amrique4 ,elle =me deux gr&s cont95ts presque entirem5t sp>s3 les tats-,unis d',amrique du ,nord1 habits p> des ,anglo-,saxons1 et les tats de l',amrique du ,sud1 peupls d',espagnols plus ou mo9s mlangs d'lm5ts indignes4 ,bi5 que t\tes les ,rpubliques lat9es de l',amrique ai5t adopt les in/itutions politiques des tats-,unis3 sp>ation des p\voirs1 m9i/res1 p>lem5t1 lib]t de la presse1 c'e/--dire t\te la faade des in/itutions dmocratiques1 elles n'ont pu arriv] aucune /abilit4 ,des dictatures absolues sont re/es1 jusqu' prs5t1 leur seul rgime rel4 ,de ce qui prcde1 on dduit facilem5t qu'une gr&e diffr5ce exi/e entre les peuples dont l'me a t fixe p> un long pass et ceux dont l'me ne l'e/ pas encore4 ,les premi]s peuv5t1 comme les seconds1 subir des rvolutions viol5tes2 mais le pass1 c'e/--dire l'action des morts1 repr5d bi5tt son empire4 ,ce fut ju/em5t le cas de l',anglet]re lorsque le has>d des lections am5a les sociali/es au p\voir4 ,leur g\v]nem5t diffra bi5 peu de celui des cons]vateurs4 ,la /abilisation de l'me d'une race p> l'escorte de ses morts lui confre une gr&e =ce1 mais cette /abilisation peut dev5ir1 si les morts sont p> trop influ5ts1 une cause d'arrt et mme de dcad5ce4 ,si les pays sans pass1 et p> consqu5t sans me /able1 sont la m]ci de t\s les has>ds et sans l5dema9 assur1 les nations trop /abilises1 c'e/--dire dont l'lm5t cons]vateur e/ trop actif1 ont s\v5t beauc\p de difficult ralis] des progrs4 ,frquemm5t en ret>d1 elles n'arriv5t p>fois s'adapt] aux ncessits n\velles qu'au prix de rvolutions viol5tes4 ,les morts tant trs cons]vateurs entr5t p>fois en lutte avec les vivants1 condamns au *angem5t p> les v>iations de milieu4 ,les peuples oscill5t alors entre des comb9aisons politiques extrmes1 suivant que les vivants ou les morts ont mom5tanm5t triomph4 99 99 99 99 99 ,ces conflits entre les vivants et les morts fur5t obs]vs en ,france comme en ,anglet]re1 mais beauc\p plus frquemm5t dans le premi] de ces pays1 dont l'unification e/ incomplte encore4 ,depuis c5t c9quante ans1 nos rvolutions n'ont t sp>es les unes des autres que p> un petit nombre d'annes4 ,a la gr&e rvolution qui prt5dait tablir l'galit et la lib]t1 succde un dictateur militaire qui supprime t\tes les lib]ts et rtablit1 p> la noblesse qu'il in/itue1 les anci5nes 9galits4 ,il e/ remplac p> des s\v]a9s prt5dant ram5] plus ou mo9s l'anci5 rgime1 puis p> un roi con/itutionnel que r5v]s5t les rvolutionnaires sociali/es4 ,ces d]ni]s f9iss5t p> effray] tellem5t la nation que l'imm5se majorit du peuple acclame un dictateur dont les erreurs psy*ologiques conduisir5t la ,france la ru9e aprs une prosprit passagre4 ,la ,rpublique qui le remplaa dure depuis plus de c9quante ans2 mais si elle vita les rvolutions dyna/iques1 elle n'emp*a nullem5t les *angem5ts de rgime4 ,sur une diza9e de prsid5ts de la ,rpublique1 la moiti fur5t =cs de quitt] le p\voir et les =mes du g\v]nem5t oscillr5t entre le cons]vatisme excessif1 s\s la prsid5ce d'un clbre m>*al1 et le radicalisme non mo9s excessif durant la longue priode des p]scutions religieuses4 ,la gr&e gu]re mit mom5tanm5t f9 ces diss5sions4 ,elles reprir5t bi5tt et la ,france e/ retombe encore dans ses p]ptuelles oscillations entre l'an>*ie et la raction4 ,elle se tr\ve actuellem5t dans une priode o dom95t les influ5ces extrmi/es3 m5aces contre le capital et l'indu/rie1 luttes de classes1 p]scutions religieuses en ,alsace1 etc4 ,t\tes ces diss5sions rsult5t des conflits entre les vivants et les morts4 ,,*apitre ,,iv ,,les ,,cons,,qu5ces ,,politiques ,,des ,,erreurs ,,de ,,psy*ologie ,le rationalisme kanti51 qui fait le fond de la philosophie univ]sitaire1 *]*e t\j\rs expliqu] p> la logique rationnelle des vnem5ts auxquels1 en ralit1 cette logique fut t\j\rs trangre4 ,le savant1 dans son laboratoire1 a comme base de ses raisonnem5ts l'expri5ce et l'obs]vation4 ,les multitudes raisonnant =t peu n'ont que des op9ions suggres4 ,en dehors des sujets purem5t sci5tifiques1 les hommes les plus in/ruits n'ont pas s\v5t des op9ions mieux fondes que celle des f\les4 ,c'e/ p\rquoi leur conduite politique e/ p>fois si *>ge d'erreurs4 99 99 99 99 99 ,a ne considr] mme que quelques-uns des vnem5ts accomplis depuis c5t c9quante ans1 on p\rrait dire que notre hi/oire e/1 en gr&e p>tie1 cre p> des erreurs de psy*ologie4 ,ce fur5t des erreurs de cette nature qui conduisir5t ,napolon entrepr5dre les campagnes d',espagne et de ,russie1 qui prp>r5t sa *ute4 ,une autre erreur de psy*ologie dt]m9a ,*>les ,x faire affi*] les ordonnances qui le r5v]sr5t4 ,une erreur de psy*ologie plus importante encore conduisit ,napolon ,,iii favoris] l'entreprise de la ,prusse contre l',autri*e1 qu'un mot de lui p\vait facilem5t emp*]4 ,l'erreur d'o rsulta ,sad[a devait bi5tt eng5dr] ,s$an1 qui provoqua la f9 de l',empire4 ,cette erreur si *>ge de consqu5ces ne fut pas seulem5t une erreur impriale1 mais une erreur collective1 c> la majorit des ,franais1 y compris les j\rnali/es influ5ts et les univ]sitaires1 accueillir5t avec en?\siasme la victoire de la ,prusse4 ,la dfaite de l',allemagne en #aiah e/ galem5t la consqu5ce d'une l\rde erreur de psy*ologie commise p> l'emp]eur ,guillaume4 ,il croyait raisonn] trs ju/e en supposant qu'un peuple de m>*&s sans arme1 enri*i p> son comm]ce avec les belligrants1 n'aurait jamais l'ide d'entr] dans une gu]re qui1 d'ailleurs1 ne l'intressait nullem5t4 ,on p\vait donc impunm5t torpill] les vaisseaux dpassant les limites fixes4 ,rationnellem5t assez ju/e1 cette argum5tation tait trs fausse au po9t de vue de la logique collective4 ,plus famili] avec les lois de cette logique spciale1 le ,kais] et compris que l'am\r-propre bless d'un peuple lui fait oubli] t\s ses intrts4 ,il fut va9cu1 en ralit1 p\r avoir ignor que les lois de la logique rationnelle et celles de la logique collective n'ont pas de commune mesure4 ,prt5dre appliqu] la logique rationnelle l'int]prtation de la conduite des peuples conduit1 le plus s\v5t1 de graves erreurs4 ,on le vit une fois encore avant la gu]re de #aiad1 lorsque les sociali/es1 appuys p> plusieurs pr(esseurs m95ts de la ,sorbonne1 affirmai5t qu'une gu]re avec l',allemagne tant rationnellem5t impossible1 il fallait rduire les armem5ts4 99 99 99 99 99 ,la psy*ologie enseigne l'art difficile de mani] les f\les et de trans=m] au beso9 leurs s5tim5ts4 ,%akespe>e en donne un exemple frappant dans le disc\rs attribu p> lui ,anto9e h>anguant la f\le devant le cadavre de ,cs>4 ,bism>ck en f\rnit un exemple probablem5t plus rel lorsque1 utilisant l'irritabilit du peuple franais1 il falsifia quelques mots d'une dp*e in(f5sive dans le b de provoqu] une explosion de fureur nationale assez =te p\r dcl5*] la gu]re dont ne v\lai5t ni le roi de ,prusse1 ni l'emp]eur des ,franais4 ,l'art de g\v]n] e/1 en gr&e p>tie1 =m de la connaissance des ractions collectives s\s l'influ5ce d'excitations div]ses4 ,ces ractions sont s\mises des lois gnrales qu'il s]ait facile de dt]m9]1 si elles tai5t id5tiques d'un peuple un autre4 ,mais elles v>i5t suivant les races4 ,anglais1 ,franais1 ,espagnols1 etc41 ragiss5t diffremm5t s\s des excitations id5tiques4 ,bism>ck n'et probablem5t pas obt5u en ,anglet]re1 avec sa dp*e falsifie1 les mmes rsultats qu'en ,france4 99 99 99 99 99 ,ce n'e/ pas seulem5t p>ce que les lois de la psy*ologie individuelle n'ont que de lo9ta9s rapports avec celles de la psy*ologie collective que le g\v]nem5t des hommes e/ si difficile4 ,cette difficult e/ accrue p> le phnomne des trans=mations de p]sonnalits1 qui se manife/e c]ta9s mom5ts de la vie des peuples1 notamm5t p5dant les gr&es priodes rvolutionnaires4 ,contrairem5t aux ides gnralem5t admises1 la p]sonnalit de *aque tre n'e/ qu'une syn?se1 ou mme qu'une simple addition de p]sonnalits multiples sup]poses4 ,ces div]ses p]sonnalits se manife/5t qu& les circon/ances de la vie vi5n5t *ang]4 ,la con/ance app>5te de notre individualit rsulte simplem5t de la con/ance du milieu o n\s vivons4 ,encadr p> le gr\pe social dont il fait p>tie et ses occupations j\rnalires1 l'homme ne *ange gure4 ,si1 au contraire1 les circon/ances vi5n5t se modifi]1 il s]a trans=m2 l'homme d\x p\rra dev5ir viol5t2 le pacifi/e1 belliqueux2 le v]tueux v]ra se dsagrg] ses v]tus4 ,j'ai1 jadis1 appliqu cette conception l'int]prtation de la conduite des gr&es assembles de la rvolution franaise4 ,elle seule p]mettait d'expliqu] comm5t des b\rgeois pacifiques3 notaires1 magi/rats1 mdec9s etc41 dev9r5t des tres sangu9aires faisant c\p] des ttes p> milli]s1 arra*] les re/es des rois de leurs tombeaux1 bris] des monum5ts prcieux1 etc4 ,la t\rm5te passe1 les mmes hommes1 dev5us les s]viteurs dociles de ,napolon1 n'arrivai5t pas s'expliqu] leur conduite antrieure4 ,avec la rudim5taire psy*ologie de l'poque1 ils ne p\vai5t la compr5dre4 99 99 99 99 99 ,si les p]sonnalits n\vellem5t =mes s'van\iss5t avec la disp>ition des vnem5ts qui les avai5t fait surgir1 la p]si/ance des mmes vnem5ts peut ma9t5ir ces p]sonnalits n\vellem5t =mes p5dant un temps trs long4 ,les illusions religieuses et politiques sembl5t avoir le privilge de crer et de ma9t5ir les p]sonnalits artificielles durables4 ,la grve prolonge des m9eurs1 qui branla les fondem5ts de l',empire ,britannique1 montre les *angem5ts possibles que les m5talits mme trs /ables peuv5t subir1 malgr la puissance des influ5ces ance/rales4 ,des *angem5ts plus pr(onds encore fur5t jadis crs dans l'me britannique s\s l'influ5ce religieuse de la ,r=me4 ,l'hi/oire de la rvolution russe f\rnit d'autres exemples de telles trans=mations1 exemples mo9s probants1 d'ailleurs1 p>ce que l'me slave e/ re/e trop amorphe p\r avoir jamais pu subir une /abilisation durable4 99 99 99 99 99 ,si les gr&es v>iations de p]sonnalits obs]ves p5dant les rvolutions sont gnralem5t sans dure1 c'e/ que l'me de la race agit bi5tt p\r ram5] l'tat normal les p]sonnalits mom5tanm5t =mes4 ,mais dans les cas de cataclysme prolong comme celui de la d]nire gu]re1 l'me de la race tant atte9te1 sa recon/itution dem&e p>fois la dure d'une gnration4 ,n\s sommes ju/em5t une de ces priodes d'altration prolonge des p]sonnalits4 ,la jeunesse conue l'poque des combats1 aussi bi5 que celle influ5ce p> ces combats diffr5t notablem5t des gnrations prcd5tes4 ,l'idal de la jeunesse actuelle n'e/ pas bi5 n\veau1 puisqu'il e/ id5tique celui que pratiquai5t les jeunes ,roma9s au temps d',horace et que rsumait la maxime3 ,c>pe diem4 ,elle e/ misrable et ambitieuse4 ,peu s\cieuse de la valeur des ?ories politiques1 elle se t\rne v]s les *efs capables de s]vir ses aspirations4 99 99 99 99 99 ,malgr t\s les progrs raliss1 la psy*ologie en e/ encore une priode aussi rudim5taire que l'tait l'al*imie avant de dev5ir la *imie4 ,le j\r o elle con/itu]a une sci5ce1 les hommes d'tat sauront vit] les =midables erreurs politiques dont e/ tisse l',hi/oire4 ,,livre ,,ii ,,les ,,illusions ,,sur ,,le ,,probl,,me ,,de ,,la ,s,,curit ,,*apitre ,,premi] ,,les ,,rivalit,s ,,des ,,peuples ,,et ,,les ,,illusions ,,pacifi/es ,t\s les peuples sont avides de paix et cep5dant ils ne russiss5t pas s'unir p\r la ma9t5ir1 mme au se9 de leur propre pays4 ,de gr&es nations re/5t divises en p>tis politiques ne *]*ant qu' s'arra*] des lambeaux de p\voir et disposs sacrifi] le sort de leur patrie1 aussi bi5 que celui du monde1 au triomphe de va9s pr9cipes4 ,de n\veaux petits tats1 =ms aux dp5s de l'antique mon>*ie autri*i5ne et dont l'exi/5ce conomique e/ *aque j\r plus difficile1 ne song5t qu' conqurir des lambeaux de t]ritoires sur leurs vois9s4 ,aux limites ori5tales de l',europe1 un imm5se empire1 retomb dans la b>b>ie s\s l'influ5ce d'illusoires doctr9es1 m5ace la paix du monde4 ,plus lo9 encore la f\rmilire asiatique e/ prte se dress] contre une ,europe que des rivalits inte/9es emp*5t d'ap]cevoir le dang]4 99 99 99 99 99 ,n\s avons s\v5t rappel que les ncessits indu/rielles de l'ge actuel ont cr une int]dp5dance des peuples qui devrait les r5dre solidaires les uns des autres et1 p> consqu5t1 les conduire s'entr'aid] au lieu de s'puis] en d'inutiles luttes4 ,mais ces ncessits1 tant d'ordre purem5t rationnel1 re/5t encore sans action sur les s5tim5ts et les passions rgissant la conduite des f\les4 ,cette int]dp5dance e/ cep5dant telle qu'un g\v]nem5t ne peut plus pr5dre la mo9dre mesure sans qu'elle entrane des rp]cussions dans le monde enti]4 ,si les gr&es civilisations surviv5t aux b\lev]sem5ts que n\s trav]sons la solid>it des peuples devi5dra une loi univ]selle4 ,mais1 avant qu'elle puisse rgn]1 il faut vivre avec les ralits de l'heure prs5te et t*] de se protg] contre les m5aces que n\s voyons gr&ir4 ,sur l'exi/5ce de ces m5aces1 les erreurs sont r$\tables4 ,le s\v5ir de ce que cotr5t la ,france les illusions pacifi/es qui prcdr5t la cata/rophe de #aiad devrait s]vir de leon4 99 99 99 99 99 ,p\r rs\dre le =midable problme du ma9ti5 de la paix1 il sembl]ait suffisant d'am5] plusieurs nations dcl>] qu'elles s'associ]ai5t contre un futur agresseur4 ,cette conception primitive de g>antie e/ due1 on le sait1 au prsid5t ,wilson4 ,d'aprs son projet1 les tats-,unis et l',anglet]re devai5t s'engag] se rang] aux cts de la ,france si l',allemagne l'attaquait de n\veau4 ,dans ces conditions1 l'empire g]manique n'aurait pu song] une gu]re de revan*e et la paix se ft tr\ve a9si g>antie au mo9s p\r quelque temps4 ,ri5 de plus simple1 en app>5ce1 mais en app>5ce seulem5t4 ,malgr les conseils humanitaires du prsid5t ,wilson1 le ,p>lem5t des tats-,unis refusa n]giquem5t d'accept] son projet4 ,les diffr5ces de m5talit des div]s peuples con/itu5t les pr9cipaux motifs qui emp*r5t les gr&es nations de s'unir p\r fond] la paix alors mme que la raison leur en pr\vait la ncessit4 ,une tr5ta9e de confr5ces ont dj montr l'impossibilit p\r des peuples de m5talit et d'intrts dissemblables de s'associ] dans un b commun4 ,que les conceptions des anci5s allis de la ,france soi5t ju/es ou inju/es1 =ce e/ bi5 d'en t5ir compte4 ,les ides de droit et de ju/ice v>i5t entirem5t1 d'ailleurs1 suivant les peuples qui les invoqu5t4 ,il e/ donc politiquem5t inutile de prt5dre impos] les ides d'un peuple un autre lorsque la m5talit de ces deux peuples e/ diffr5te4 ,n'oublions pas d'ailleurs qu' l'heure o la ralit surgit1 les =mules tablies en temps de paix devi5n5t gnralem5t dp\rvues d'efficacit4 ,on sait combi5 fur5t va9es1 quoique univ]sellem5t acceptes1 les dcisions humanitaires du tribunal de ,la ,haye1 prt5dant r>fi] les gu]res et r5dre plus huma9es celles qui p\rrai5t natre4 ,elles n'emp*r5t aucun conflit1 et1 lo9 de se c>actris] p> son humanit1 la d]nire gu]re fut la plus sauvagem5t froce de t\tes celles enregi/res p> l'hi/oire4 ,elle s'avra froce surt\t p\r ceux qui v\lur5t d'abord respect] les conv5tions de ,la ,haye devant un ennemi ne les respectant pas4 ,vnrons l'idal pacifi/e1 t\t en le considrant comme lo9ta91 irralisable actuellem5t et sans efficacit possible contre les passions et les ha9es qui anim5t encore les peuples4 99 99 99 99 99 ,la gr&e difficult p\r les nations e/ de re/] unies au d$ans p\r n'tre pas va9cues au dehors4 ,les philan?ropes1 rvant d'une paix univ]selle fonde sur la frat]nit suppose des nations1 croi5t volonti]s les m5talits de t\s les peuples id5tiques et ces peuples sp>s seulem5t p> des diffr5ces d'intrts4 ,les div]g5ces d'intrts sont pr(ondes videmm5t1 mais celles des m5talits plus pr(ondes encore4 ,les nombreuses confr5ces runies depuis la paix suffirai5t montr]1 je le disais plus haut1 combi5 les incompatibilits de s5tim5ts et de p5ses entre peuples sont irrductibles4 ,des mots semblables n'veillant pas les mmes ides dans les div]s esprits1 une incomprh5sion totale dom9e leurs relations4 ,les confr5ces1 congrs1 etc41 ont galem5t pr\v quel po9t les =ces rationnelles re/5t impuissantes dirig] la conduite des peuples4 ,l'humanit a vu natre des c]veaux capables de calcul] le poids des a/res et de capt] la f\dre1 mais dans le doma9e de la vie sociale1 elle a compt bi5 peu d'esprits sa*ant ori5t] utilem5t la de/9e des nations4 ,ce n'e/ pas dans les tr5te confr5ces runies depuis la paix qu'il faudrait *]*] de tels c]veaux4 ,sans d\te les collectivits sont intellectuellem5t trs mdiocres1 mais lorsqu'elles se compos5t d'hommes app>t5ant des races diffr5tes1 leur infriorit m5tale e/ plus manife/e encore4 ,c'e/ seulem5t la lumire de ces notions1 et en n'oubliant pas que la ,france et l',anglet]re ont t en lutte p5dant des sicles1--sans mme p>l] des v+t ans de gu]re contre ,napolon--qu'on peut expliqu] l'insuccs des confr5ces de/9es concili] les peuples4 ,on rem>qu]a1 du re/e1 que ces confr5ces ont rvl une gr&e cont9uit dans la politique de c]ta9s peuples4 ,quels qu'ai5t t1 en ,anglet]re1 les p>tis au p\voir3 cons]vateurs1 libraux1 sociali/es mme1 ils ont t\s p5s et agi d'une faon id5tique4 ,grce cette cont9uit l',anglet]re obt9t dans ces confr5ces t\t ce qu'elle p\vait s\hait]4 ,aprs une des confr5ces int]nationales t5ues ,londres s\s la prsid5ce d'un g\v]nem5t sociali/e1 les dlgus fur5t invits voir volu] c5t cuirasss =midablem5t arms4 ,ils comprir5t alors sans d'inutiles disc\rs que l',anglet]re ent5dait cons]v] sur l',europe l'hgmonie conquise p> la gu]re et qu'ex]ait jadis l',allemagne4 99 99 99 99 99 ,on ne saurait trop insi/] sur l'incompatibilit m5tale entre peuples1 dont les politici5s ti5n5t p>fois si peu compte et qui1 cep5dant1 dom9e leurs relations4 ,elle se manife/e ds que des hommes de races diffr5tes sont runis dans un congrs p\r discut] leurs intrts ou leurs doctr9es4 ,quelle que soit l'incomprh5sion rciproque des peuples1 les gu]res sont dev5ues si meurtrires et si coteuses1 qu'ils hsit]ont srem5t p5dant quelque temps encore avant de se jet] les uns contre les autres4 ,les gu]res mod]nes diffr5t beauc\p d'ailleurs1 p> leurs consqu5ces1 de t\tes les gu]res antrieures1 notamm5t celles du premi] ,empire1 qui les dpassr5t cep5dant en dure1 et les galr5t p>fois en viol5ce4 ,les longues luttes de la priode napoloni5ne n'appauvrir5t pas l',europe p>ce que leur f9 concida avec des dc\v]tes capitales1 telles que la =ce mcanique du *>bon1 qui p]mit d'accrotre imm5sm5t la puissance et la ri*esse des peuples4 ,j'ai montr ailleurs qu'au db de la gr&e gu]re1 la puissance motrice de la h\ille annuellem5t extraite en ,allemagne reprs5tait le travail qu'aurai5t pu produire neuf c5t c9quante millions d'ouvri]s#b4 #b ,voir1 p\r les dtails de ces calculs1 les ,enseignem5ts psy*ologiques de la gu]re1 #cf;e dition1 *ez ,flamm>ion4 99 99 99 99 99 ,les volonts des rois dom9ai5t1 jadis1 la vie des nations1 et les gu]res rsultai5t surt\t du dsir de conqurir des prov9ces ou de propag] des croyances4 ,auj\rd'hui1 les volonts des peuples ont remplac celles des rois1 mais les conflits ne devi5n5t pas plus r>es3 ils sont simplem5t plus meurtri]s1 non pas seulem5t en raison de la dc\v]te d'armes n\velles1 mais surt\t p>ce que les progrs des ides dmocratiques ont conduit remplac] les petites armes de jadis p> des effectifs de plusieurs millions d'hommes1 compr5ant t\te la p>tie valide d'une population4 ,l'int]dp5dance conomique des peuples les aid]a-t-elle s9on s'aim]1 au mo9s se support]8 ,qu'un g\v]nem5t soit mon>*ique1 dmocratique1 communi/e ou ?ocratique1 il n'importe4 ,sa conduite se tr\ve auj\rd'hui1 directem5t ou indirectem5t1 rgle p> des volonts trangres sur lesquelles il e/ sans action4 ,ri5 ne s]t un peuple de s\hait] la paix si ses vois9s veul5t la gu]re4 ,et c'e/ p\rquoi l'inc]titude dom9]a longtemps encore les relations int]nationales4 ,malgr de prodigieuses dc\v]tes l'ge mod]ne re/e t\j\rs s\mis aux influ5ces de l'antique b>b>ie4 ,,*apitre ,,ii ,,les ,,illusions ,,sur ,,le ,d,,s>mem5t ,,et ,,les ,,alliances ,lorsque1 aprs la plus effroyable des gu]res dont l',hi/oire ait g>d la mmoire1 fut sign le trait de ,v]sailles1 les peuples re/r5t conva9cus que1 grce aux comb9aisons savantes imag9es p> le prsid5t ,wilson et son escorte de pr(esseurs1 une re de paix pr(onde allait s'ouvrir p\r le monde4 ,j\r aprs j\r t\tes ces esprances se sont van\ies4 ,les conflits c\ps de confr5ces entre les anci5s allis ont remplac les luttes c\ps de canons contre l'ennemi commun4 ,les m5aces de gu]re surgiss5t p>t\t4 ,l'enf]1 que l'on croyait app>t5ir au pass1 rep>at l'horizon4 ,de ces dsillusions e/ n un mcont5tem5t univ]sel qui ragit sur t\s les lm5ts de la vie politique et sociale4 ,les peuples se t\rn5t v]s les rhteurs faisant luire leurs yeux de n\velles esprances4 ,les causes d'inquitude sont tellem5t connues qu'il suffira de les rappel] brivem5t4 ,cette numration montr]a surt\t le rle des illusions dans la vie des peuples4 99 99 99 99 99 ,la "q du ds>mem5t1 qui a provoqu tant de congrs1 e/ une de celles qui met le mieux en vid5ce le p\voir des illusions dont je vi5s de p>l]4 ,t\s les projets de ds>mem5t vis5t1 naturellem5t1 l',allemagne1 mais les solutions proposes re/5t bi5 enfant9es4 ,prt5drait-on priv] l'arme allem&e de ses canons et de ses fusils8 ,elle n'aurait alors qu' en fabriqu] dans le vois9age des frontires qui sp>5t la ,prusse ,ori5tale de la ,russie4 ,v\drait-on l'emp*] de fabriqu] des explosifs8 ,c'e/ compltem5t impossible1 puisque les plus dang]eux de ces explosifs--la nitro-glycr9e1 p> exemple--s'obti5n5t avec un simple mlange de produits absolum5t in(f5sifs qu& ils sont sp>s et d'un usage c\rant dans l'indu/rie4 ,song]ait-on int]dire la fabrication d'avions de gu]re8 ,mais un avion de gu]re n'e/ autre *ose qu'un avion de comm]ce dont les m>*&ises ont t remplaces p> des explosifs ou des canons4 ,il e/ donc de t\te vid5ce qu'on ne saurait espr] ds>m] l',allemagne et1 en fait1 t\tes les commissions de surveillance n'ont absolum5t ri5 obt5u4 ,les projets de ds>m] l',allemagne1 ou d'ailleurs un peuple quelconque1 sont donc entirem5t illusoires4 99 99 99 99 99 ,l'espoir d'une paix obt5ue p> des alliances semble aussi *imrique4 ,j'ai plusieurs fois montr combi5 tait faible leur utilit et rappel notamm5t une rflexion de ,m4 ,iswolski1 alors ambassadeur de ,russie1 me conseillant de supprim] comme trop vid5t1 dans mon petit livre d'aphorismes qu'il traduisait en russe1 un passage o je montrais que les alliances ne surviv5t pas la disp>ition des intrts qui les fir5t natre4 ,nombreux dans l'hi/oire fur5t les cas analogues celui de l',italie qui1 dans la d]nire gu]re1 se t\rna1 je le rappelais plus haut1 contre l',allemagne1 malgr son trait d'alliance avec cette puissance1 ds que ses intrts lui pr\vr5t l'utilit de *ang] de camp4 ,en matire d'alliance1 les intrts des peuples con/itu5t1 on ne saurait trop le r$ire1 leur seul guide4 ,connaissant les intrts de la politique anglaise1 on voit de la plus indubitable faon qu'avec ou sans trait de g>antie1 la ,gr&e-,bretagne s]ait oblige1 s\s pe9e d'tre bi5tt attaque elle mme1 de s'alli] la ,france en cas d'agression g]manique4 ,les concessions faites p\r obt5ir une alliance britannique tai5t donc p>faitem5t inutiles4 99 99 99 99 99 ,nos g\v]nants ont eu c]ta9em5t raison de donn] satisfaction aux aspirations populaires en rclamant avec n]gie1 dans d'innombrables congrs1 le ds>mem5t et la scurit p> les alliances4 ,mais ces congrs ne p\vai5t conduire aucun rsultat pratique1 tant donnes les div]g5ces d'intrts et de m5talit en prs5ce4 ,leur seul effet utile fut de crer les esprances illusoires dont les f\les sembl5t ne p\voir se pass]4 ,il s]ait =t dang]eux de pr5dre ces esprances p\r des c]titudes4 ,si1 grce au pacte de g>antie tant de fois rclam1 les peuples se croyai5t assurs de la paix1 leurs reprs5tants au ,p>lem5t dem&]ai5t aussitt de telles rductions du s]vice militaire que nos effectifs devi5drai5t vite des milices impuissantes1 comme t\tes les milices1 devant une arme discipl9e4 ,la croyance aveugle dans une paix assure aurait d'autres consqu5ces encore4 ,la ,france e/1 actuellem5t1 divise en p>tis politiques que sp>5t d'irrductibles ha9es et d'inconciliables aspirations4 ,le seul facteur ma9t5ant encore un peu d'union entre ces p>tis e/ la cra9te d'un ennemi qui pr(it]ait de leur dsunion4 ,les philosophes n'os]ai5t pas d'ailleurs affirm] qu'une paix assure s]ait un bi5fait4 ,les lignes suivantes d'une gr&e revue trangre n'ont ri5 de trop p>adoxal3 ,des philosophes s\ti5dront sans pe9e que p>t\t o il y a vie1 il y a gu]re1 et qu'on ne peut concevoir la paix univ]selle que s\s la =me d'un despotisme univ]sel c\rbant t\s les hommes s\s le mme j\g4 ,ce fut1 d'ailleurs1 p> un despotisme semblable que l',empire roma9 russit1 p5dant plusieurs sicles1 faire rgn] la paix4 ,elle ne dev9t gnrale que le j\r o le monde n'eut plus qu'un seul matre4 99 99 99 99 99 ,il tait intressant de connatre l'avis d'hommes d'tat m95ts et de savants pr(esseurs sur les que/ions qui prcd5t4 ,m4 ,ludovic ,naudeau a ju/em5t publi les op9ions de quelques-uns d'entre eux dans un livre =t intressant3 ,la gu]re et la paix4 ,n\s reproduisons ici plusieurs extraits de son enqute4 ,on y v]ra qu'une gr&e inc]titude rgne dans les esprits et que1 mme *ez les pr(esseurs di/+us1 les ides *imriques re/5t prdom9antes4 ,c'e/ p> ,m4 ,aul>d1 anci5 pr(esseur la ,sorbonne1 que dbute la srie des rponses4 ,suivant lui1 la ,france ne peut avoir de scurit que dans une fdration europenne faisant p>tie de la ,socit des ,nations4 ,l'auteur oublie d'indiqu] les moy5s d'assur] cette problmatique fdration1 et c'e/ p\rquoi1 comme il le reconnat lui-mme1 sa rponse e/ vague et insuffisante4 ,m4 ,seignobos1 galem5t pr(esseur la ,sorbonne1 e/ mo9s prcis encore4 ,il fait rem>qu] que les que/ions qui lui sont poses port5t sur l'av5ir4 ,or1 dit-il1 la prvision de l'av5ir suppose des lois4 ,il n'y a pas de lois de l',hi/oire1 puisque l'volution huma9e1 objet de son tude1 ne s'e/ produite qu'une seule fois4 ,il espre que la gu]re p\rra disp>atre comme a disp>u l'esclavage et considre comme possible la =mation d'une morale int]nationale qui r5de t\s les peuples incapables de dsir] la gu]re4 ,le problme de la scurit se ramne1 suivant lui1 emp*] les g\v]nem5ts de faire la gu]re aux peuples2 p\r y arriv]1 il suffirait3 #a ,de ds>m] t\s les gr&s tats1 les seuls capables de v\loir la gu]re2 #b ,de supprim] t\te fabrication d'armes4 ,ri51 on le voit1 de plus simple6 ,m4 de ,launay1 de l',acadmie des ,sci5ces1 e/ mo9s *imrique et considre comme illusoires les moy5s proposs p\r assur] la scurit4 ,la gu]re1 dit-il1 s]ait1 malgr son horreur1 l'tat normal de t\s les tres vivants4 ,jusqu' la cration d'une humanit suprieure1 n\s devrons n\s cont5t] de trves et *]*] p> t\s les moy5s matriels et moraux assur] une scurit sans cesse m5ace4 ,comm5t s'att5dre aux progrs de la frat]nit gnrale qu& on assi/e *aque j\r1 dans son propre pays1 au dveloppem5t rapide de la ha9e entre concitoy5s8444 ,je re/e p>tisan des ent5tes conomiques et coloniales avec l',allemagne444 ,l'auteur conclut en disant3 ,si n\s avons la mo9dre prud5ce1 il faut n\s t5ir sur la df5sive arme4 ,m4 ,maurice ,bomp>d1 ambassadeur de ,france1 a galem5t une faible confiance dans le ,tribunal de ,la ,haye et la ,socit des ,nations4 ,le sy/me de la ,socit des ,nations1 dit-il1 n'assure pas la scurit1 pas plus que celui de l'quilibre europen ne l'a jamais fait444 ,malheur au peuple qui ds>m]ait en comptant uniquem5t sur un acte diplomatique p\r sauveg>d] son indp5dance4 ,la scurit e/ un problme des plus t]re t]re qui ne relve pas de la mtaphysique4 ,il n'a jamais pu1 jusqu'ici1 tre rsolu ab/ractivem5t1 et les peuples qui ne lui ont pas donn la solution simple et pratique qui s'impose encore auj\rd'hui ont disp>u de la surface du globe s\s les c\ps de nations1 plus b>b>es peut-tre1 mais1 en t\t cas1 plus n]giques4 ,m4 ,pa9lev#c1 membre de l',acadmie des ,sci5ces1 et m9i/re de la gu]re1 arrive des conclusions presque id5tiques4 ,t\t en se refusant croire que3 #c ,il e/ p]mis de ne pas p>tag] les ides politiques de ,m4 ,pa9lev1 mais on ne peut conte/] que cet illu/re savant possde une gr&e indp5dance d'esprit4 ,j'en eus moi-mme la preuve lorsque la suite de mes re*]*es exprim5tales sur la dmatrialisation de la matire considre alors comme impossible1 il publia1 en tte de ,la ,revue ,sci5tifique de janvi] #aijf1 un gr& article intitul3 ,rflexions propos de la ,?orie de la ,matire de ,gu/ave ,le ,bon4 ,il y df5dait mes ides1 sans t5ir compte de l'opposition gnrale1 cette poque1 de ses confrres de l',acadmie des ,sci5ces4 ,les peuples ne s'ap]oiv5t pas que les gu]res ne rsolv5t ri51 n'arrang5t ri5 et n'eng5dr5t qu'un appauvrissem5t gnral de l'humanit4 ,il aj\te3 ,t\t en n\rrissant l'ard5te esprance de n'avoir jamais s'en s]vir1 la ,france1 dans l'intrt mme de la paix1 e/ oblige de ma9t5ir sur ses flancs une cuirasse *aque j\r retrempe4 99 99 99 99 99 ,si1 des citations qui prcd5t1 sont lim9es les idologies pacifi/es qui ne f]ai5t que facilit] les projets de revan*e g]manique1 on con/ate que des hommes m95ts1 de p>tis =ts div]s1 s'accord5t p\r affirm] que la seule possibilit de scurit actuelle rside dans un armem5t suffisant p\r t] d'autres peuples l'ide d'attaqu] leurs vois9s4 ,la df5se n'e/ d'ailleurs ralisable que si les p>tis politiques qui divis5t la ,france arriv5t s'unir contre l'ennemi commun4 ,un des plus srs enseignem5ts de l',hi/oire e/ que les peuples dsunis disp>aiss5t bi5tt de la scne du monde4 ,la ,grce dans les temps antiques1 les ,rpubliques itali5nes au ,moy5 ,age1 la ,pologne dans les temps mod]nes1 fur5t rduites en s]vitude p> suite de leurs diss5sions inte/9es4 ,la gr&e =ce politique d'un peuple rside dans son unit de s5tim5ts et de p5ses4 ,qu& cette unit e/ p]due1 il a t\t p]du4 ,,*apitre ,,iii ,,les ,,illusions ,,sur ,,la ,,valeur ,,des ,,arbitrages ,les op9ions collectives =mules dans les div]ses runions de la ,socit des ,nations sont encore trop vagues p\r ju/ifi] les espoirs qui accompagnr5t la naissance de cette socit4 ,ses comptes r5dus sont cep5dant trs intressants c> ils rvl5t la p5se relle des reprs5tants de *aque pays4 ,des disc\rs prononcs ,g5ve1 un des plus c>actri/iques fut celui du *ef du g\v]nem5t anglais de cette poque1 le sociali/e ,mac ,donald4 ,il suffirait montr] combi5 sont gr&es p>fois les illusions des g\v]nants4 ,la ?se fondam5tale du premi] m9i/re britannique tait que l'arbitrage suffirait tablir une paix c]ta9e dans le monde4 ,les esprits assez simples p\r suppos] qu'un arbitrage peut assur] la paix appr5drai5t dans un livre d'hi/oire quelconque avec quelle facilit un g\v]nem5t qui s\haite une gu]re tr\ve des prtextes p\r la provoqu] ou se la faire dcl>]4 ,inutile de remont]1 p\r tr\v] des exemples1 jusqu'au roi de ,prusse ,frdric ,,ii qui1 lorsqu'il envahissait brusquem5t une prov9ce1--la ,silsie1 notamm5t1--laissait aux juri/es sa solde le so9 de tr\v] ensuite des argum5ts ju/ificatifs4 ,rappelons qu'en #ahgj1 ,bism>ck n'eut qu' *ang] quelques mots dans une dp*e anod9e p\r provoqu] en ,france une explosion d'indignation tellem5t viol5te qu'elle obligea un g\v]nem5t pacifique dcl>] la gu]re4 ,cet unique mobile3 une ,france assez arme p\r se faire cra9dre1 et alors emp* ,bism>ck de risqu] son av5ture4 ,croit-on davantage qu'un arbitrage et emp* les ,japonais de fond] leur puissance p> une lutte avec la ,russie ou les ,turcs d'essay] de sauv] leur empire p> l'expulsion des ,grecs de leur t]ritoire8 ,il e/ donc bi5 probable1 comme n\s l'avons montr dans le prcd5t *apitre1 que p5dant longtemps la =ce arme re/]a le seul s\ti5 efficace du droit et des ambitions trans=mes en droit4 ,les m9i/res anglais eux-mmes n'en ont probablem5t jamais d\t puisqu'ils consacr5t des sommes normes augm5t] les flottes ari5ne et m>itime de l',anglet]re4 ,ce sont seulem5t les autres peuples--la ,france notamm5t--qui suivant eux devrai5t se cont5t]1 comme arme df5sive1 d'arbitrages4 ,protgs de cette faon ils devrai5t ds>m]6 99 99 99 99 99 ,le disc\rs du m9i/re anglais auquel je faisais allusion plus haut cont5ait d'ailleurs1 ct de conseils dang]eux1 des rflexions assez ju/es4 ,en voici quelques-unes3 ,les p>tisans d'une politique sup]ficielle s'imag95t qu'en mettant c]ta9es phrases sur le papi]1 ils assur]ont des obligations et p\rront dormir tranquilles4 ,il e/ ins5s de s'en remettre des app>5ces de scurit et de se repos] sur le droit des nations l'exi/5ce1 de croire qu'il s]a assur p> des papi]s et p> des pactes4 ,croyez-moi1 jamais un papi] ni un seul trait ne v\s donn]ont la scurit4 ,v\s tes les victimes d'une t]nelle et dang]euse illusion4 ,p]suad que la paix peut tre ma9t5ue uniquem5t p> un sy/me d'arbitrages1 ,m4 ,mac ,donald =mulait les prdictions suivantes3 ,je dis aux petites nations3 ,v\s s]ez t\tes crases dans une pro*a9e conflagration1 si v\s v\s en remettez de votre scurit des app>5ces trompeuses qui n'exi/]ont que sur le papi]4 ,le seul moy5 d'*app] la cata/rophe1 c'e/ l'arbitrage4 ,le mme m9i/re n\s dit1 ensuite1 comm5t fonctionn]ait suivant lui le tribunal d'arbitrage3 ,la premire preuve faire subir aux intresss s]a de leur dem&]3 --tes-v\s prts accept] l'arbitrage8 ,et la deuxime s]a de leur dire3 --,expliquez-v\s4 ,avez-v\s peur de la lumire ou bi5 tes-v\s t\j\rs les enfants des tnbres8 ,bi5 que l'anci5 *ef du g\v]nem5t anglais ait t1 comme son prdcesseur ,lloyd ,george1 un homme de gr&e pit1 il doit lui tre difficile de croire que les reprs5tants des puissances prtes entr] en lutte puiss5t recul] devant la p]spective d'tre qualifis d'enfants des tnbres4 ,l'int]v5tion d'une flotte de cuirasss s]ait probablem5t beauc\p plus efficace4 99 99 99 99 99 ,p5dant que les orateurs de ,g5ve prononai5t de philan?ropiques h>angues dans l'espoir d'lev] des b>rires devant les ha9es qui anim5t les peuples et les prcipit5t si s\v5t les uns contre les autres1 l'volution indu/rielle du monde cont9uait et t5dait crer cette solid>it d'intrts dont j'ai1 bi5 des fois1 montr la supriorit sur les alliances4 ,et c'e/ p\rquoi1 en dpit des ob/acles issus des consqu5ces de la d]nire gu]re1 on entrevoit le mom5t o1 malgr les incomprh5sions qui les divis5t1 ,franais et ,allem&s s]ont condamns1 p> la =ce mme des *oses1 l'association de leurs intrts4 ,on en voit dj de nombreux exemples4 ,c'e/ a9si que les mtallurgi/es lorra9s ayant beso9 du coke allem&1 et les ,allem&s du m9]ai de f] franais1 ont t conduits s'unir4 ,il sembl]ait donc que1 s\s l'influ5ce de ce de/9 my/rieux qui1 suivant la sagesse antique1 dom9ait les volonts des dieux et des hommes1 la ,france soit1 f9alem5t1 oblige d'associ] ses intrts ceux de son hrditaire ennemie4 ,c'e/ mme cette association1 comme l'a si bi5 compris ,m4 ,bri& ,loc>no1 qui p\rrait dev5ir une s\rce de paix prolonge4 99 99 99 99 99 ,la confr5ce de ,loc>no ne fut pas c>actrise seulem5t p> une association d'intrts entre des peuples1 mais surt\t p>ce que le gr& homme d'tat franais qui la dirigeait sut tay] les argum5ts de la logique rationnelle d'influ5ces my/iques si puissantes sur l'me des hommes4 ,ce qui tait notoirem5t irralisable ne fut pas =mul ,loc>no1 et c'e/ p\rquoi on y p>la =t peu des gr&s projets de ds>mem5t4 ,plus d'une fois au c\rs des ges1 les peuples ont vu se dress] devant les ralits le mur de leur incomprh5sion4 ,jamais1 peut-tre1 ce mur ne fut si pais qu'auj\rd'hui4 ,la cause de l'incomprh5sion actuelle et de l'an>*ie qui en rsulte ti5t surt\t ce que les matres des peuples prt5d5t rs\dre p> la logique rationnelle des problmes drivs d'influ5ces affectives et my/iques1 obissant aux en*anem5ts de logiques spciales que ne connat pas la raison4 ,et c'e/ ju/em5t p\rquoi t\s les argum5ts rationnels invoqus ,g5ve en faveur de la paix univ]selle eur5t si peu d'action alors que ceux d'ordre my/ique employs ,loc>no provoqur5t de si importants rsultats4 ,en ralit1 l'action utile de la socit de ,g5ve ne p\rrait tre que d'ordre my/ique4 ,elle devi5drait alors un de ces gr&s conciles religieux o se fond5t des croyances n\velles capables1 comme le b\ddhisme1 le *ri/ianisme et l'islamisme jadis1 le socialisme et le communisme auj\rd'hui1 de se trans=m] en mobiles d'action ds qu'elles ont conquis les mes#d4 #d ,c'e/ ce qu'avait =t bi5 compris ,m4 ,ari/ide ,bri& lorsqu'il rsolut de pr(it] de sa haute situation morale p\r tablir entre la ,france et l',allemagne l'tat m5tal qu'on a qualifi d'esprit de ,loc>no4 ,les difficults colossales de cette t*e n'avai5t pas *app l'm95t homme d'tat4 ,j'en eu la preuve dans la petite c>te illu/re qu'il m'envoya de ,loc>no au db de son entreprise3 ,loc>no1 #ag octobre #aibe4 ,mon *] bon ,docteur1 ,dans ce magnifique paysage1 aux prises avec mes s\cis1 j'ai s\v5t p5s v\s et aux s>casmes dont v\s ne manqu]ez pas1 dans un pro*a9 djeun]1 de cribl] ce que v\s appell]ez ma *imrique entreprise3 ,enf9 le de/9 favorise quelquefois les f\s4 ,t\tes mes amitis4 ,a bi5tt4 ,,ari/ide ,,bri&4 ,c'e/ qu'en effet1 malgr t\s les progrs de la sci5ce1 les illusions my/iques ont1 je le rpte encore1 cons]v le p\voir dom9ateur qu'elles ex]cr5t t\j\rs4 ,s\s leur magique influ5ce1 le monde a plusieurs fois *ang4 ,elles fir5t surgir le possible de l'impossible1 difir5t ou dtruisir5t des empires et trans=mr5t de gr&es civilisations4 ,,livre ,,iii ,,les ,,gu]res ,,mod]nes1 ,,leurs ,,causes ,,et ,,leurs ,,cons,,qu5ces ,,*apitre ,,premi] ,,c>act,,res ,,de/ructeurs ,,des ,,pro*a9es ,,gu]res ,les philosophes g]maniques s\ti5n5t sur la gu]re des ?ses p>fois assez diffr5tes de celles des autres savants europens4 ,suivant eux la =ce con/itu]ait l'unique s\rce du droit et l'issue des batailles p\rrait seule montr] o e/ ce droit4 ,ils assur5t aussi que les gu]res dt]m9]ai5t la slection des plus capables4 ,elles aurai5t donc une gr&e utilit p\r les pays victorieux4 ,les slections produites p> les gu]res p\vai5t tre avantageuses aux poques o les armes de mti] ne compr5ai5t qu'une infime p>tie de la population et o les victimes se comptai5t p> milli]s et non comme ma9t5ant p> millions4 ,les consqu5ces des slections gu]rires sont bi5 diffr5tes auj\rd'hui4 ,les luttes mod]nes ru95t non seulem5t le va9queur mais aussi le va9cu2 elles abaiss5t en outre la vigueur de la population4 ,les hcatombes militaires faisant prir les plus vig\reux1 il ne re/e p\r la reproduction que les lm5ts les mo9s =ts4 ,cette slection ngative e/ donc s\rce de rgression et non de progrs4 ,les conceptions dmocratiques n\velles1 que les anci5s philosophes allem&s ne connaissai5t pas1 sont l'orig9e pr9cipale du c>actre meurtri] des gu]res mod]nes4 ,les dix millions d'hommes que cota la d]nire conflagration europenne fur5t des victimes des n\velles ides dmocratiques sur le s]vice univ]sel4 ,p\r leur obir les petites armes de mti] ont t remplaces p> des millions de combattants4 ,les ?ories dmocratiques se tr\vr5t a9si satisfaites1 mais leur succs fut t]riblem5t onreux p\r l'humanit4 99 99 99 99 99 ,il n'tait pas difficile1 ds les dbuts de la gr&e gu]re1 de prdire les consqu5ces meurtrires de l'introduction dmocratique du nombre dans les luttes mod]nes4 ,on se faisait p\rtant1 au comm5cem5t de la campagne1 d'tranges illusions sur sa dure1 sa nature et son c>actre4 ,il semblait vid5t qu'elle s]ait trs c\rte et que1 grce aux prescriptions du tribunal de ,la ,haye1 les batailles se livr]ai5t avec beauc\p d'humanit4 ,contrairem5t t\tes ces prvisions1 la gu]re fut trs longue1 trs meurtrire et la plus b>b>e peut-tre de t\tes celles enregi/res p> l'hi/oire4 ,il fallait vraim5t l'aveuglem5t des philan?ropes et de c]ta9s diplomates p\r ne pas le prvoir4 ,plusieurs j\rnaux reproduisir5t1 dans les premi]s temps du conflit1 les lignes suivantes que j'crivais1 voici plus de v+t ans1 dans ma ,psy*ologie politique1 sur les consqu5ces qu'entran]ait une gu]re en ,europe3 ,n'oublions pas qu'elle s]a une de ces luttes f9ales qui amn5t la disp>ition df9itive et totale de l'une des nations aux prises4 ,mles =midables ignorant la piti et dans lesquelles des contres entires s]ont m?odiquem5t ravages jusqu' ce qu'elles ne r5f]m5t ni une maison1 ni un arbre1 ni un homme4 ,on m'a s\v5t dem& sur quoi je m'tais bas p\r =mul] ces prdictions4 ,mes raisons tai5t =t simples et n'exigeai5t aucune pntration p>ticulire4 ,les mmes prvisions aurai5t pu tre faites p> le plus mode/e des diplomates considrant que1 dans la n\velle gu]re1 des millions d'hommes s]ai5t en prs5ce1 alors que1 dans les anci5nes1 *aque pays ne possdait qu'une petite arme impossible r5\vel]4 ,il suffisait donc jadis d'une ou deux batailles p]dues p\r contra9dre le va9cu dem&] la paix4 ,avec les armes de plusieurs millions d'hommes1 =cm5t t5dues sur un front imm5se1 que p\vait signifi] la p]te de une1 deux1 trois ou dix batailles1 alors mme qu'elles euss5t cot *acune c9quante mille hommes8 ,impossible donc de song] une de ces c\rtes campagnes ralisables seulem5t du temps de ,napolon4 ,il dev5ait alors vid5t que le va9queur1 reconnaissant1 comme le fir5t les ,allem&s1 l'inutilit des victoires1 *]*]ait triomph] de l'adv]saire p> des moy5s de t]reur plus efficaces que le ga9 des batailles4 ,c'e/ ju/em5t ce qui arriva qu& les armes g]maniques ravagr5t une diza9e de dp>tem5ts et emm5r5t en esclavage1 p\r la s\mettre un travail =c1 une p>tie valide de la population4 ,ces procds de t]rorisation tai5t d'ailleurs prconiss p> les criva9s militaires allem&s les plus influ5ts1 ,b]nh>di1 notamm5t4 ,quant la disp>ition de gr&s empires annonce dans la prdiction prcd5te et que devait vrifi] la dsagrgation de l',autri*e1 c'tait une hypo?se dont la ralisation tait r5due inf9im5t probable p> la dure de la lutte4 ,si les allis avai5t t va9cus ce n'e/ pas l',autri*e qui et politiquem5t disp>u1 mais la ,belgique et plusieurs dp>tem5ts franais4 99 99 99 99 99 ,des lm5ts qui m'ont s]vi jadis prdire le c>actre froce de la d]nire gu]re1 on peut dduire que les pro*a9es luttes devi5dront beauc\p plus froces encore1 de/ruction des villes et de leurs habitants p> des explosifs lancs au moy5 d'avions1 gaz axphyxiants1 procds bactriologiques1 etc4 ,la population civile s\ffrira c]ta9em5t plus de la gu]re que les armes4 ,ces p]spectives ne doiv5t pas tre dissimules1 mais au contraire proclames bi5 haut af9 de faire compr5dre aux peuples l'imm5se intrt qu'ils ont s'unir p\r t] un agresseur v5tuel t\te ide d'entrepr5dre une n\velle gu]re4 ,on ne s'attaque pas une collectivit que ses moy5s de df5se font jug] inv9cible4 ,,*apitre ,,ii ,,p\rquoi ,,c]ta9es ,,gu]res ,,sont ,,9,,vitables ,en att5dant que la ,socit des ,nations possde l'autorit et le pre/ige dont elle semble encore dp\rvue1 il e/ utile de dissip] les illusions que les peuples se font sur la protection que cette gr&e association p\rrait leur f\rnir en cas d'agression4 ,la =mule arbitrage1 ds>mem5t1 scurit e/ =t dang]euse4 ,la nature huma9e n'ayant pas *ang encore1 les enseignem5ts de l'hi/oire re/5t t\j\rs applicables4 ,ils montr5t ce que devi5n5t les peuples ds>ms ou insuffisamm5t arms4 99 99 99 99 99 ,deux raisons catgoriques s'oppos]ont longtemps une paix durable4 ,la premire e/ que c]ta9es gu]res sont 9vitables2 la seconde que si la plup>t des gu]res sont aussi ru9euses p\r le va9queur que p\r le va9cu1 il en e/ cep5dant dont le va9queur retire des avantages trs suprieurs ceux qu'aurai5t procur la paix4 ,considrons d'abord les gu]res 9vitables4 ,une gu]re e/ =cm5t 9vitable lorsqu'un peuple e/ attaqu p> un autre1 telle la gu]re franco-allem&e1 telles encore les luttes s\t5ues p> la ,france en ,syrie et au ,m>oc1 telles galem5t autrefois la gu]re entre le ,japon et la ,russie et de nos j\rs celle de la ,turquie contre la ,grce4 ,l'exemple du conflit grco-turc montre qu'une gu]re peut tre la fois 9vitable et trs avantageuse p\r le va9queur4 ,on connat les orig9es de cette gu]re4 ,la lutte mondiale avait colossalem5t accru l',empire britannique4 ,la ,msopotamie1 la ,pale/9e1 l',afrique allem&e1 etc41 tai5t tombes s\s ses lois4 ,sa dom9ation en ,ori5t1 comme aussi en ,europe1 s't5dait *aque j\r4 ,p\r complt] ces conqutes1 il importait d'y adjo9dre ,con/ant9ople1 clef de l',asie4 ,c'e/ alors qu'et sembl vrifie l'ass]tion de ,m4 ,lloyd ,george1 que la ,provid5ce a donn la race anglaise la mission de civilis] une p>tie de l'univ]s4 ,p\r ralis] ce desse9 de la ,provid5ce1 il ne re/ait plus qu' ref\l] les ,turcs hors d',europe et faire occup] ,con/ant9ople p> un peuple que sa faiblesse et ma9t5u facilem5t s\s la ma9 de l',anglet]re4 ,la ,grce fut *>ge de cette mission4 ,af9 d'*app] leur sort1 les ,turcs envoyr5t une srie de dlgus ,londres4 ,le m9i/re qui devait plus t>d subir p5dant trois mois ,lausanne leurs ironiques propos1 ne cons5tit mme pas les recevoir4 ,jamais peuple ne se vit aussi prs de sa f94 ,les ,grecs1 s\t5us p> les canons et l'or britanniques1 occupai5t ,smyrne et une p>tie de la ,turquie1 en att5dant l'heure de m>*] sur ,con/ant9ople4 ,rfugis dans les rgions montagneuses vois9es d',angora1 les musulmans semblai5t dans une situation dsespre4 ,elle ne l'tait pas1 p\rtant4 ,le tal5t d'un gnral la trans=ma compltem5t4 ,avec une arme bi5 infrieure en munitions et en hommes celle de l'adv]saire1 il m>*a sur ,smyrne1 mit les ,grecs en complte dr\te et les expulsa jusqu'au d]ni] du t]ritoire ottoman4 ,peu de victoires eur5t d'aussi prodigieuses consqu5ces4 ,ce n'tait pas1 en ralit1 les ,grecs1 mais bi5 l',anglet]re et aussi un peu l',europe qui1 aux yeux des musulmans1 dev5ai5t les va9cus4 ,sa*ant trs bi5 qu'aucun pays n'env]rait de tr\pes contre la ,turquie1 les dlgus d',angora v5us ,lausanne sign] la paix p>lr5t en va9queurs et il fallut cd] leurs plus invraisemblables exig5ces3 vacuation complte de ,con/ant9ople p> les ,anglais1 ab&on des capitulations1 etc41 t\t fut accept4 ,les discussions de ,lausanne eur5t un ret5tissem5t considrable dans le monde de l',islam4 ,l'anci5 *ef du g\v]nem5t anglais1 ,m4 ,lloyd ,george1 crivait avec raison3 ,cette paix e/ la plus humiliante que l',anglet]re ait jamais signe4 ,les ,turcs ont regagn presque t\t ce que les ,britanniques leur avai5t enlev en quatre longues annes de gu]re4 ,c'e/ une ta*e indlbile sur la politique trangre du g\v]nem5t4 ,les j\rnaux itali5s exprimr5t la mme op9ion sur la paix de ,lausanne4 ,l',idea ,nazionale disait3 ,t\tes les puissances occid5tales ont plus ou mo9s capitul devant la ,turquie4 ,l',europe--ou plus exactem5t l',anglet]re1 reprs5tant l',europe et l',occid5t--avait commis l'erreur grossire d'accept] la cata/rophe grecque comme sa propre dfaite4 ,elle a effac sa gr&e victoire mondiale devant la petite victoire locale des ,turcs2 elle s'e/ laiss dict] p> les kmali/es le pacte national d',angora2 elle e/ passe directem5t de l'exagration manife/e du trait de ,svres1 qui relguait la ,turquie dans les montagnes d',anatolie1 l'humiliation manife/e du trait de ,lausanne4 ,la victoire qui dt]m9a cette brusque dviation de la m>*e du de/9 s]a s\v5t invoque contre l'op9ion des conomi/es1 s\t5ant que les gu]res sont notre poque inutiles1 puisqu'elles ru95t le va9queur autant que le va9cu4 ,il en e/ s\v5t a9si1 mais pas t\j\rs4 ,o en s]ai5t auj\rd'hui les ,turcs sans la victoire de ,smyrne8 ,et si le ,japon1 petit peuple =t ddaign de l',europe il y a bi5 peu d'annes encore1 traite auj\rd'hui d'gal gal avec les plus gr&es puissances1 n'e/-ce pas simplem5t p>ce qu'il anantit en quelques heures la flotte russe ,t\t%ima et =a le plus va/e empire du monde sign] une humiliante paix8 ,dans les temps mod]nes comme dans les temps antiques1 la victoire re/e le !rmomtre dcisif de la =ce d'un peuple4 99 99 99 99 99 ,p>mi les gu]res 9vitables ou peu prs 9vitables1 on p\rrait faire figur] aussi la d]nire gu]re4 ,elle reprs5te l'ef=t accompli p> l',allemagne p\r la conqute de l'hgmonie que lui disputait l',anglet]re4 ,c]ta9s hommes d'tat anglais ont compltem5t oubli l'orig9e vritable de cette lutte lorsqu'ils assur5t que l',anglet]re entra dans le conflit uniquem5t p\r v5ir au sec\rs de la ,france et lui repro*5t son +ratitude4 ,m4 ,lloyd ,george traduisait nettem5t l'op9ion anglaise sur ce po9t qu& il disait3 ,o en s]ait la ,france si la ,gr&e-,bretagne n'avait pas fait tant de sacrifices en hommes et en arg5t8 ,elle s]ait dans l'tat o se tr\ve actuellem5t l',allemagne4 ,l'auteur de cette ass]tion peut-il vraim5t croire que si la ,france avait t crase1 l',allemagne ne se ft pas t\rne immdiatem5t contre l',anglet]re1 concurr5te beauc\p plus dang]euse p\r elle que la ,france8 ,les s5tim5ts rels de l',allemagne l'g>d de l',anglet]re sont =t bi5 m>qus dans les rflexions suivantes de l'emp]eur ,guillaume ,,ii3 ,j'avais rv une rconciliation avec la ,france4 ,j'aurais v\lu =m] avec elle1 dans l'intrt gnral1 un bloc cont95tal assez =t p\r mettre un fre9 aux ambitions de l',anglet]re1 qui *]*e confisqu] le monde son pr(it4 ,m4 ,lloyd ,george sait p>faitem5t qu'au mom5t de la gu]re1 des hommes d'tat influ5ts1 dont il fut le plus actif1 v\lai5t que l',anglet]re re/t neutre4 ,elle n'et srem5t pas pris "p au conflit si l'arme allem&e n'avait envahi la ,belgique et m5ac directem5t les intrts anglais en se dirigeant sur ,anv]s4 ,ce mme m9i/re1 et beauc\p de ses compatriotes1 sembl5t p]suads que c'e/ l',anglet]re qui v9t au sec\rs de la ,france4 ,lorsque1 dans un nombre d'annes indt]m9 encore1 il s]a possible d'tudi] avec imp>tialit les orig9es de la gr&e gu]re1 les hi/ori5s reconnatront1 sans aucun d\te1 qu'en dpit des app>5ces1 ce fut1 t\t au contraire1 la ,france qui v9t au sec\rs de l',anglet]re4 ,on considr]a alors la conflagration europenne comme une ,hutte p\r l'hgmonie entre l',allemagne et l',anglet]re4 ,si la ,france1 la ,belgique et d'autres pays y fur5t mls1 ce fut simplem5t p>ce qu'ils se tr\vr5t sur le *em9 des deux gr&s rivaux qui aspirai5t la dom9ation comm]ciale du monde4 ,a exam9] seulem5t les rsultats de la gu]re1 il n'e/ pas d\teux que c'e/ grce la ,france que l',anglet]re triompha d'un rival dont elle s5tait gr&ir la m5ace puissante4 ,grce encore la ,france1 elle hrita de l'hgmonie allem&e et russit se con/itu] un empire tellem5t imm5se que1 suivant la dcl>ation mme de "l ,curzon au ,p>lem5t1 il dpasse t\t ce que l',anglet]re p\vait rv]4 ,a la li/e des gu]res presque 9vitables1 il faut aj\t] la future lutte entre le ,japon et les tats-,unis1 consqu5ce du refus de l',amrique d'accept] sur son sol l'excd5t de population que le ,japon ne p\rra bi5tt plus n\rrir4 ,n\s aurons l'occasion d'y rev5ir en tudiant les consqu5ces d'un dveloppem5t trop rapide de la population4 ,,*apitre ,,iii ,,les ,,gu]res ,r,,sultant ,d',,un ,,exc,,d5t ,,de ,,population ,il n'exi/e pas de peuple plus conva9cu de la puissance des lois que les ,lat9s4 ,il en exi/e peu qui les respect5t mo9s4 ,c'e/ ju/em5t p>ce qu'ils sont p]suads du p\voir des lois que les ,lat9s en accumul5t sans cesse et c'e/ p>ce que l'expri5ce leur montre l'impuissance des lois1 qu'ils ne les respect5t pas longtemps4 ,les lois reconnues inefficaces se tr\v5t bi5tt remplaces p> d'autres1 *>ges des mmes esprances1 et nos p>lem5ts re/]ont des ma*9es lgifr] jusqu'au j\r o on dc\vrira que les lois utiles naiss5t des ncessits et des c\tumes1 mais ne les prcd5t pas4 ,si les lois n'ont qu'un p\voir con/ructeur bi5 faible et demeur5t incapables de refaire les socits--contrairem5t aux convictions de c]ta9s p>tis politiques1--elles peuv5t ex]c] une action de/ructrice trs gr&e4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que la loi de huit heures dans la m>9e r5dait notre comm]ce extrieur de plus en plus impuissant lutt] contre la concurr5ce trangre1 et l'et f9alem5t ananti si cette loi n'avait t abroge4 ,c'e/ a9si galem5t que les dcrets sur les loy]s ont p>alys la con/ruction d'habitations n\velles et r5du plus aigu une crise laquelle ces dcrets prt5dai5t remdi]4 ,c'e/ a9si encore que les lois proposes p> les sociali/es contre le capital1 la proprit et l'indu/rie1 ont dt]m9 rapidem5t la fuite des capitaux l'trang]1 provoqu une baisse considrable de la valeur du franc et1 p> voie de consqu5ce1 un n\vel accroissem5t du prix de la vie4 99 99 99 99 99 ,le problme de la natalit1 qui passionne auj\rd'hui tant d'esprits en ,france1 va n\s f\rnir un n\vel exemple des illusions sur la puissance attribue aux lois4 ,*acun sait que le *iffre de la population franaise re/e peu prs /ationnaire4 ,on =m]ait une biblio?que avec la collection des disc\rs1 confr5ces et rglem5ts de/9s augm5t] ce *iffre4 ,les propositions des r=mateurs se ramn5t le plus s\v5t tablir des impts sur les clibataires au pr(it des familles nombreuses4 ,une des plus typiques de ces sugge/ions e/ celle de l'acadmici5 mile ,pic>d que ses mditations prolonges conduisir5t propos] un impt spcial aux dp5s des individus n'ayant pas trois enfants et au pr(it des familles qui les possd5t4 ,le simplisme dconc]tant de telles conceptions pr\ve quel po9t le problme de la natalit re/e incompris4 99 99 99 99 99 tant donnes les causes pr(ondes des v>iations de la natalit1 on peut considr] comme c]ta9 que les lois et disc\rs =muls depuis v+t-c9q ans n'ont accru nulle "p le *iffre de la population4 ,il faut se flicit] de cet insuccs4 ,en tudiant la "q de plus prs1 les conomi/es ont f9i p> dc\vrir que la plup>t des pays de l',europe prs5tai5t des excd5ts de population4 ,un des plus savants d'entre eux1 ,m4 ,keynes1 a trs ju/em5t fait obs]v]3 ,qu'avant la gu]re1 l',europe tait dj beauc\p trop peuple et se procurait de plus en plus difficilem5t les moy5s de subsi/ance1 et encore grce aux ress\rces de mo9s en mo9s abondantes du n\veau monde4 ,auj\rd'hui1 la capacit de production des peuples e/ si rduite qu'on peut affirm] que l',europe possde un excd5t d'habitants qu'elle ne p\rra bi5tt plus n\rrir4 ,plusieurs peuples europens sont dj =t gns p> leur surcrot de population4 ,l',anglet]re a qu9ze c5t mille *meurs2 l',allemagne1 un million sept c5t mille2 l',italie1 dont la population augm5te de plus d'un demi-million p> an1 ne saura bi5tt1 comme l'a fait obs]v] ,m4 ,mussol9i1 o dv]s] l'excd5t de ses habitants4 ,la difficult s]a d'autant plus gr&e que les pays trang]s se f]m5t *aque j\r davantage4 ,les tats-,unis ont dj rduit quatre mille c9q c5ts p> an le *iffre des migrs dont ils tolr]ont l'entre4 ,les rpubliques de l',amrique du ,sud se coalis5t aussi1 ma9t5ant1 p\r emp*] l'immigration4 ,plusieurs nations considr]ai5t volonti]s qu'un excd5t de population leur con/itu]ait un droit s'emp>] des colonies p\r y v]s] cet excd5t4 ,le j\rnal anglais ,obs]v] du #ab dcembre #aibf a fait ce propos les trs ju/es rflexions suivantes3 ,aucun pays n'e/ fond1 du simple fait d'une natalit trs =te1 s'emp>] de t]ritoires app>t5ant autrui4 ,du po9t de vue philosophique1 la ?se qu'il convi5t de limit] une natalit trop =te e/ t\t aussi valable que celle qui s\ti5t que les annexions =ces sont ju/ifiables dans le cas d'une race qui se plat produire un excd5t biologique4 ,n\s vivons une poque o le nombre seul compte de mo9s en mo9s4 ,la ju/esse de cette d]nire rflexion sur le rle mod]ne du nombre re/e assez conte/able4 ,il e/ possible que le nombre devrait compt] de mo9s en mo9s mais1 en ralit1 il compte s\v5t de plus en plus4 99 99 99 99 99 ,les ,asiatiques sont galem5t victimes d'une trop int5se natalit4 ,le ,japon1 qui cont5ait tr5te-trois millions d'habitants il y a un demi-sicle1 en possde auj\rd'hui soixante millions et ne sa*ant littralem5t o plac] cet excd5t1 v\drait =c] les tats-,unis1 qui s'y refus5t1 l'accept]4 ,t\s les peuples ori5taux1 dont aucune considration n'a modr la fcondit1 se multipli5t avec la mme effrayante rapidit4 ,l',inde e/ surpeuple et le s]ait beauc\p plus encore si des fam9es qui font prir plusieurs millions d'hommes1 comme la clbre fam9e d',orissa1 ne ram5ai5t frquemm5t la population un *iffre en rapport avec ses moy5s de subsi/ance4 ,la ,russie a subi un accroissem5t analogue3 de soixante-c9q millions d'habitants en #ahej1 elle e/ passe auj\rd'hui c5t soixante-dix millions4 ,or1 d'aprs les leons de l',hi/oire1 ds qu'une population dpasse ses possibilits d'exi/5ce il lui faut migr] ou envahir militairem5t ses vois9s4 ,ce sont de telles migrations qui dtruisir5t en ,gaule la civilisation roma9e4 99 99 99 99 99 ,l'obs]vation et le raisonnem5t dmontr5t facilem5t que les lgislateurs sont impuissants modifi] p> des dcrets les ncessits conomiques et psy*ologiques qui dt]m95t le m\vem5t d'une population4 ,t\t ce qu'on peut obt5ir1 c'e/ d'arriv]1 p> des mesures hyginiques conv5ables1 rduire la mortalit1 comme y a russi l',allemagne4 ,la mortalit infantile e/ en effet moiti plus =te en ,france que dans les pays g]maniques4 ,l',hi/oire f\rnit plusieurs exemples de l'impuissance des lois sur le m\vem5t de la population4 ,le plus frappant e/ celui de l'emp]eur ,augu/e1 qui1 dev5u matre du monde1 s'imag9a tre assez =t p\r remdi] p> des mesures draconi5nes la dim9ution de la population roma9e4 ,elle avait t =tem5t rduite la suite des hcatombes eng5dres p> les gu]res sociales qui am5r5t la de/ruction de la rpublique et son remplacem5t p> des dictateurs c\ronns4 ,c'e/ en ralit sur des amoncellem5ts de cadavres que s'tait difi l'empire4 ,les sociali/es de l'poque1 dont les doctr9es ne diffrai5t gure de celles des sociali/es mod]nes1 n'tai5t pas plus t5dres que ces d]ni]s4 ,c9quante ans de luttes inte/9es avai5t considrablem5t rduit la population roma9e4 ,a lui seul1 ,sylla avait fait massacr] plus de v+t-c9q mille citoy5s4 ,m>ius1 *ef du p>ti populaire1 avait fait gorg] p> milli]s les plus m95ts citoy5s de ,rome1 deux c5ts snateurs et trois mille *evali]s4 ,compr5ant trs bi5 les dang]s de la dpopulation1 ,augu/e essaya d'accrotre le nombre des citoy5s p> d'impratifs dcrets4 ,la loi ,julia1 p> exemple1 frappait de pe9es svres les clibataires et rcomp5sait d'avantages div]s le m>iage et la pat]nit4 ,les rsultats obt5us fur5t nuls4 ,rome cont9ua re/] dpeuple de ,roma9s et peuple d'trang]s4 ,ce fut une des causes pr9cipales de sa dcad5ce4 99 99 99 99 99 ,la t5dance fondam5tale de la nature e/ de faire natre inf9im5t plus d'tres qu'elle n'en peut n\rrir4 ,cette fcondit1 qui j\a un rle prpondrant dans l'volution des tres aux poques gologiques1 a ex]c une action aussi importante dans d'hi/oire des peuples4 ,dev5us trop nombreux p\r tr\v] sur leur sol des moy5s de subsi/ance1 ils vont les *]*] au dehors4 ,l'hi/oire de div]s pays e/ surt\t celle des invasions qu'ils ont entreprises ou subies4 ,qu& ces invasions se multipli5t1 les peuples envahis ne rsi/5t pas longtemps4 ,malgr t\te sa =ce1 la civilisation roma9e prit s\s un flot d'envahisseurs ne possdant que des rudim5ts de culture4 ,les ,babyloni5s et les ,assyri5s avait dj connu un p>eil sort4 ,la fcondit d'un peuple e/ donc r$\table p\r ses vois9s4 ,l',allemagne n'tait pas trop peuple encore1 au mom5t de la gu]re1 mais elle allait bi5tt l'tre4 ,cette surpopulation pro*a9e tait invoque p> ses criva9s p\r conseill] l'envahissem5t des nations vois9es4 ,mais t\s les peuples m5acs p> l',allemagne s'unir5t p\r oppos] le nombre au nombre4 ,il en s]a sans d\te de mme dans l'av5ir1 et c'e/ p\rquoi l',allemagne hsit]a probablem5t longtemps avant d'entrepr5dre une n\velle invasion4 99 99 99 99 99 ,l'insuccs des lois d',augu/e et de ses imitateurs mod]nes ti5t ce pr9cipe fondam5tal1 ignor videmm5t des r=mateurs1 que le m\vem5t de la population rsulte de ncessits suprieures aux volonts des lgislateurs4 ,d'une faon gnrale1 on peut dire que les naissances dim9u5t qu& l'enfant devi5t1 comme dans la b\rgeoisie actuelle1 trop coteux lev]4 ,les naissances se multipli5t *ez les paysans1 o l'enfant con/itue au contraire une utilit4 ,*ez les ouvri]s1 la natalit dim9ue en mme temps que la nuptialit augm5te1 p>ce que la femme e/ productive1 et que l'enfant app>at s\v5t comme un accid5t gnant et disp5dieux4 99 99 99 99 99 ,en dehors des causes p>ticulires qui font v>i] la natalit dans les div]ses classes sociales1 on peut dire que la situation conomique prs5te du monde aura bi5tt p\r rsultat une limitation c]ta9e de la population4 ,la surproduction e/ gnrale1 et gnrale aussi son 9vitable consqu5ce1 le *mage4 ,on sait que l',anglet]re se procure au dehors1 grce ses m>*&ises1 la presque totalit de son alim5tation4 ,ne tr\vant plus depuis la gu]re un sombre suffisant d'a*eteurs elle limite ses fabrications et subit un l\rd *mage4 ,avant que la ,gr&e-,bretagne revi5ne son anci5ne ri*esse sa population devra dim9u] notablem5t4 ,dans l'volution actuelle du monde1 les pays dont le sol ne p\rra pas n\rrir ses habitants devi5dront fatalem5t les mo9s prospres4 ,cette de/9e ne m5ace pas la ,france1 puisque son sol produit la presque totalit de ses moy5s de subsi/ance et les produirait entirem5t si l'on faisait subir l'agriculture des p]fectionnem5ts analogues ceux qu'a raliss l',allemagne4 99 99 99 99 99 ,la de/9e des peuples dont la multiplication e/ trop rapide se tr\ve *>ge de prils4 ,dans un travail rc5t1 l'amiral ,rodg]1 anci5 comm&ant de l'escadre asiatique des tats-,unis1 dcl>ait que1 lorsque la population amrica9e atte9drait deux c5ts millions1 le pays s]ait =c de se livr] des gu]res agressives p\r donn] des t]ritoires n\veaux ses habitants4 ,c'e/ l une application de la vieille loi de ,mal?us1 dont la ju/esse1 bi5 que s\v5t conte/e1 fut t\j\rs vrifie p> l',hi/oire4 99 99 99 99 99 ,comme conclusion de ce qui prcde1 n\s p\vons dire que malgr les lam5tations des philan?ropes1 la ,france n'a pas regrett] de voir sa population re/] /ationnaire4 ,elle possde un nombre presque suffisant d'habitants2 il ne lui en faudrait qu'un peu plus p\r vit] l'invasion d'ouvri]s trang]s4 ,voici plus de v+t-c9q ans que j'ai s\t5u ces ?ses4 ,elles p>aissai5t p>adoxales alors1 mais les vnem5ts en ont montr l'exactitude4 ,plusieurs conomi/es ont f9i p> arriv] aux mmes conclusions4 ,je me crois donc fond rpt] avec l'un d'eux3 ,de t\s les prils qui m5ac5t l'humanit civilise1 celui de la surpopulation e/ le plus net1 le plus sr et non le plus lo9ta92 si bi5 que t\te la "q int]nationale1 les gu]res possibles de l'av5ir et le ds>mem5t tant rv en dp5d5t directem5t4 ,,*apitre ,,iv ,,les ,,conflits ,,avec ,l',,islam ,les conflits de l',europe avec l',islam ont dj j\ un rle considrable dans l'hi/oire4 ,les ,musulmans dom9r5t longtemps l',espagne1 le nord de l',afrique1 l'gypte1 la ,p]se et une p>tie de l',inde4 ,p\r lutt] contre leur puissance1 le monde europen entreprit plusieurs croisades4 ,auj\rd'hui le p\voir politique de l',islam se rduit quelques lots tels que la ,turquie et le ,m>oc1 mais son influ5ce sur les mes s't5d jusqu'aux conf9s de la ,*9e4 ,on sait le rle nfa/e j\ p> la ,turquie dans la d]nire gu]re et on sait aussi que l'insurrection du ,m>oc a cot bi5 des millions la ,france et l',espagne4 ,p\r rduire un des *efs de la rvolte1 ,abd-el-,krim1 il fallut une importante arme comm&e p> un illu/re m>*al4 ,le *ef musulman a t captur1 mais la pacification complte du ,m>oc exig]a beauc\p de temps encore4 ,les ides d',abd-el-,krim sont connues puisqu'il les a exposes dans plusieurs int]views1 notamm5t dans celle reproduite p> le j\rnal itali5 ,el ,popolo4 ,il attribue cette gu]re une orig9e religieuse et assure que les ,espagnols l'avai5t entreprise p\r excut] une p>tie du te/am5t1 vieux de c9q c5ts ans1 d',isabelle la ,ca?olique1 relative la ncessit de dtruire l',islamisme4 ,avec les indications publies dans div]ses int]views et la connaissance de la m5talit musulmane1 on peut dt]m9] les p5ses d',abd-el-,krim4 ,en voici une approximative esquisse3 ,ma situation e/ glorieuse2 j'ai dtruit1 il y a peu d'annes1 une arme espagnole de c5t mille hommes1 pris son matriel et oblig le roi d',espagne me pay] une ranon de quatre millions de pesetas p\r ra*et] ses prisonni]s4 ,f9alem5t1 l',espagne avait r5onc l'occupation du ,m>oc4 ,je me suis alors t\rn contre les ,franais1 esprant que j'en triomph]ais aussi facilem5t que des ,espagnols4 ,la ,france m'a va9cu mais n'y a russi qu'en envoyant contre moi une gr&e arme comm&e p> le plus habile de ses m>*aux4 ,l'ennemi a montr quel po9t il me r$\tait1 puisque son g\v]nem5t faillit tre r5v]s la suite d'un refus devant le p>lem5t de m'envoy] des missaires sollicit] la paix4 ,si je suis dev5u un p]sonnage dont les actes tai5t enregi/rs p> t\s les j\rnaux de l'univ]s1 c'e/ p>ce que je reprs5tais la puissance musulmane1 trs r$\te depuis qu' ,smyrne un autre gnral musulman va9quit une arme grecque appuye p> le g\v]nem5t britannique4 ,donc1 je reprs5te l',islam1 qui e/ auj\rd'hui presque sans *ef1 puisque le comm&eur des croyants a t si maladroitem5t expuls de ,con/ant9ople4 ,ne suis-je pas aussi1 en ralit1 un des hriti]s du gr& empire musulman qui s't5dait jadis de l',espagne l',inde8 ,mes anctres ont occup la plus gr&e p>tie du t]ritoire espagnol p5dant plusieurs sicles et l'ont civilise1 a9si d'ailleurs que le re/e de l',europe4 ,n'e/-ce pas dans les gr&es univ]sits musulmanes de l',espagne que t\s les tudiants d'une ,europe1 alors demi-b>b>e1 v5ai5t s'in/ruire et *]*] dans nos livres la connaissance de la civilisation grco-roma9e dont n\s tions alors1 avec ,byzance1 les seuls reprs5tants8 ,sans d\te1 ces temps sont passs2 mais le drapeau de la foi islamique1 ab&onn p> les va9queurs de ,smyrne1 qui oubli5t qu'un peuple ne r5once pas impunm5t ses dieux1 doit tre arbor p> quelqu'un4 ,les deux c5t c9quante millions de ,musulmans disp]ss dans le monde ont beso9 d'un *ef spirituel4 ,p\rquoi ne s]ais-je pas ce *ef8 ,je suis prisonni] mais ma de/9e n'e/ peut-tre pas t]m9e encore4 99 99 99 99 99 ,le conflit m>oca9 acqui]t une gr&e importance qu& on le rappro*e des vnem5ts rc5ts dont la ,turquie musulmane a t et e/ encore le sige4 ,le canon ne con/itue pas uniquem5t1 comme on le dit quelquefois1 l'ultima ratio regum1 mais aussi la d]nire raison des idals qui *]*5t triomph]4 ,l',ori5t musulman trav]se auj\rd'hui une de ces r>es poques o les peuples r5onc5t aux dieux qu'ils adorai5t p\r en *oisir d'autres4 ,on connat l'influ5ce colossale j\e p> l',islamisme dans les annales du monde4 ,il sut donn] des nomades ignors de l'hi/oire une communaut d'ides1 de s5tim5ts et de p5ses qui leur p]mit1 en quelques annes1 de conqurir une p>tie de l',empire roma9 et de fond] un royaume t5du de l',espagne aux rives du ,gange4 ,a la suite d'vnem5ts div]s qui am5r5t1 beauc\p plus t>d1 la conqute de ,con/ant9ople p> les ,turcs1 cette gr&e ville tait dev5ue le c5tre de l',islam4 ,la p>ole sa9te du comm&eur des croyants re/ait rvre du ,m>oc jusqu' l',inde4 ,l',islamisme cont9uait a9si unir la p5se de races les plus div]ses4 ,c'e/ au nom de cette puissante foi que les c9quante millions de ,musulmans de l',inde =mai5t un bloc si dang]eux p\r l',anglet]re1 et au nom de la foi musulmane encore qu'un *ef m>oca9 put lanc] ses tribus contre les *rti5s considrs comme ennemis de leur croyance4 ,or voici que les hriti]s du vieil empire ottoman r5onc5t1 en ,turquie1 aux =ces religieuses qui unissai5t leurs mes et prt5d5t lui sub/itu] un nationalisme trang] t\te religion1 ne t5ant compte que des intrts de *aque peuple4 ,aprs avoir *ass le *ef suprme des croyants de ,con/ant9ople1 les fondateurs de la n\velle rpublique turque1 tablie ,angora1 croi5t p\voir remplac] l'anci5 idal musulman p> des pr9cipes dmocratiques europens4 ,une politique exclusivem5t localise la ,turquie entrana l'ab&on de t\te solid>it religieuse et c'e/ p\rquoi1 p5dant les diffr5ds de l'gypte avec l',anglet]re1 le ,p>lem5t turc r5ona la frat]nit musulmane4 ,les rpublica9s d',angora ont-ils raison de croire la politique fonde sur le nationalisme plus =te que celle tablie sur le panislamisme religieux8 ,l'expri5ce seule p\rra rpondre4 ,en *angeant d'idal1 c'e/--dire en sub/ituant l'ide d'une patrie locale1 base sur la communaut de race1 l'ide d'une patrie gnrale base sur la communaut de croyance1 les ,turcs sont videmm5t entrs dans une voie n\velle4 ,l',europe civilise y gagn]a srem5t1 mais il e/ d\teux que les pays ori5taux y gagn5t quelque *ose1 puisque si les pr9cipes d',angora s't5dai5t t\t le monde islamique *aque contre musulmane se tr\v]ait rduite elle-mme4 99 99 99 99 99 ,la rvolte du ,m>oc ne s'e/ prolonge qu'en raison de la protection que lui accordr5t les sociali/es4 ,si on les avait c\ts1 la ,tunisie et l',algrie euss5t t bi5tt m5aces d'une gu]re d'invasion de/9e l'expulsion des *rti5s4 ,le fait que les sociali/es n'ai5t pas p]u de telles vid5ces montre une fois encore quel po9t les ides les plus claires peuv5t dev5ir inaccessibles aux esprits hypnotiss p> une croyance4 ,quoi qu'il en soit de son volution sur un po9t encore trs localis du monde musulman1 l',islam con/itue t\j\rs une gr&e =ce et il en cot]ait *] aux ,europens de la mconnatre4 ,c'e/ p\r l'avoir ignore qu'un m9i/re anglais fit p]dre l',anglet]re l'espoir de possd] df9itivem5t ,con/ant9ople en lanant les ,grecs contre la ,turquie4 99 99 99 99 99 ,bi5 que =t suprieurs aux ,russes et la plup>t des populations balkaniques1 les ,musulmans en gnral1 ceux de ,turquie en p>ticuli]1 sont considrs p> beauc\p d'criva9s1 un peu trop ignorants de la politique et de l'hi/oire1 comme des peuples demi-b>b>es dp\rvus de culture4 ,leur op9ion e/ assez bi5 rsume dans une publication3 tude ,franco-,grecque1 dont voici un passage3 ,quoi qu'on en puisse dire1 l',islam a t et s]a t\j\rs un gr& de/ructeur2 il n'admet d'autre sci5ce que la connaissance du ,coran4 ,brutal1 intolrant1 il e/ l'un des plus gr&s flaux qui jamais se soi5t abattus sur le monde4 videmm5t1 l'auteur de p>eilles diatribes n'a jamais vu un des m]veilleux monum5ts musulmans de l',espagne1 de l'gypte et de l',inde4 ,il ignore le rle prpondrant j\ p> les univ]sits musulmanes dans la civilisation europenne4 ,c'e/ p\rtant avec de telles ignorances que s'criv5t les livres s]vant de guides aux politici5s mod]nes4 ,le *ef du g\v]nem5t anglais n'en connaissait probablem5t pas d'autres qu& il songeait expuls] les ,musulmans de l',europe4 ,sans d\te1 les ,turcs ont successivem5t p]du--le plus s\v5t au pr(it de l',anglet]re--les plus importants fragm5ts de leur empire3 ,bulg>ie1 ,syrie1 ,msopotamie1 ,pale/9e1 gypte1 ,*ypre1 ,malte etc41 mais ils p>aiss5t dcids1 auj\rd'hui1 en sauv] le re/e4 ,le g\v]nem5t bol*evi/e1 qui avait t5t d't5dre sa propag&e en ,turquie1 n'y a obt5u aucun succs4 ,ses vises sur les dtroits et ,con/ant9ople1 con=mes aux anci5nes prt5tions des tz>s1 inspir5t naturellem5t aux ,turcs une pr(onde mfiance4 ,la ,france p\rrait en pr(it] p\r r5\] ses anci5nes relations avec la ,turquie1 mais l'influ5ce des sociali/es entrave t\te sa politique extrieure4 ,,*apitre ,v ,,les ,,m5aces ,,de ,,conflits ,,asiatiques ,pondant que se multipli5t en ,europe congrs et confr5ces de/9s r5dre la paix mo9s prcaire1 des dang]s plus graves1 peut-tre1 que les m5aces de gu]res europennes1 gr&iss5t en ,ori5t4 ,notre petite plante e/ habite1 on le sait1 p> #agjj millions d'hommes1 sur lesquels #ejj millions de blancs exploit5t plus ou mo9s leur pr(it1 depuis des sicles1 #abjj millions d'hommes de c\leur3 ngres1 jaunes1 etc41 considrs comme des races infrieures4 ,auj\rd'hui1 ces populations1 si longtemps demi-ass]vies1 prt5d5t rep\ss] leurs anci5s matres4 ,l',inde et d'autres colonies rclam5t l'indp5dance4 ,l'gypte1 qui ti5t la r\te de l',inde p> le canal de ,suez1 la rclame galem5t4 ,la ,*9e ne veut plus subir l'influ5ce trangre4 99 99 99 99 99 ,l'hgmonie de l',europe sur l',ori5t se tr\ve d'autant plus branle que la solid>it europenne qui ma9t5ait cette hgmonie s'e/ dsagrge4 ,l',asie sait les tats europens pr(ondm5t diviss et incapables d'union4 ,elle n'ignore pas que les blancs ne p\rrai5t plus1 comme l'poque de la rvolte des ,box]s1 envoy] une expdition int]nationale en ,*9e4 ,la dfaite crasante inflige p> les ,japonais aux ,russes a d'ailleurs montr aux ,asiatiques que l',europe n'tait plus inv9cible4 ,en ,ori5t comme en ,occid5t1 c]ta9s mots possd5t un magique empire4 ,des =mules telles que3 ,l',inde aux ,h9d\s1 l',afrique aux ,africa9s1 s\lv5t les mes1 bi5 que ne correspondant aucune possibilit4 ,que devi5drait1 p> exemple1 l',inde1 sans la dom9ation anglaise8 ,ce qu'elle tait l'poque de la puissance mogole3 une collection de royaumes pr(ondm5t sp>s p> la race1 la religion1 la langue1 sans indu/rie1 sans comm]ce et con/amm5t en gu]re4 ,on connat galem5t le sort misrable des rpubliques ngres3 ,hati1 ,libria1 etc41 que les has>ds des gu]res coloniales avai5t fait natre4 ,les illusions sur le p\voir trans=mateur des in/itutions europennes que les ,ori5taux rv5t d'adopt]1 m5ac5t galem5t1 n\s l'avons vu1 de dsorganis] la ,turquie1 et les pays s\mis la loi du prophte4 ,les soixante millions de musulmans qui prt5d5t ravir aux ,anglais la dom9ation de l',inde devi5dront peu dang]eux le j\r o ils auront p]du leur foi4 ,le bloc encore unifi p> la communaut de croyances ne s]ait bi5tt plus qu'une p\ssire d'hommes4 ,les ,ori5taux sont1 d'ailleurs1 bi5 excusables de commettre des erreurs dont tant d',europens sont victimes qu& ils oubli5t que les phases politiques1 comme les phases biologiques1 ne peuv5t tre fran*ies que p> tapes successives4 99 99 99 99 99 ,cette volution1 ou plutt cette rvolution de l',ori5t1 a surt\t inquit l',anglet]re1 qui esprait cons]v] l'hgmonie comm]ciale du monde df9itivem5t conquise p> la d]nire gu]re4 ,on sait que la ,gr&e-,bretagne1 pays surt\t indu/riel1 e/ oblige de se procur] au dehors les produits ncessaires son alim5tation1 alors que la ,france1 pays agricole1 p\rrait1 la rigueur1 vivre des produits de son sol4 ,il e/ donc naturel que les que/ions coloniales1 un peu ngliges en ,france1 j\5t un rle capital en ,anglet]re4 ,sans d\te1 les colonies anglaises con/itu5t p\r elle1 comme le disait ,disrali1 un moy5 de s'enri*ir1 mais elles sont d'abord un moy5 de vivre4 ,isols du re/e de l'univ]s1 les ,anglais prirai5t bi5tt de fam9e dans leur le4 99 99 99 99 99 ,dans une intressante confr5ce1 ,m4 ,alb]t ,s>raut1 anci5 m9i/re des ,colonies1 envisage comme =t m5aante une gu]re que p\rrai5t faire1 sans trop de difficults1 les peuples de l',ori5t ceux l',occid5t4 ,les luttes gu]rires dont l',asie semble m5ac] l',europe1 et qui ont vivem5t frapp cet homme d'tat1 ne sont pas les plus r$\tables4 ,les luttes conomiques s]ai5t peut-tre plus meurtrires4 ,ce ct ess5tiel de la "q ne p>aissant pas avoir attir l'att5tion de ,m4 ,s>raut1 je vais rsum] quelques-unes des pages que j'crivis1 jadis1 ce sujet1 dans mon livre sur l',inde1 publi la suite d'une mission en ,asie dont m'avait *>g le g\v]nem5t franais4 ,les luttes militaires font prir en bloc un gr& nombre d'hommes1 mais les luttes conomiques comme celles qui se prp>5t entre l',ori5t et l',occid5t1 p\r tre plus pacifiques en app>5ce1 n'accumul]ai5t pas mo9s de ru9es4 ,p> suite de l'volution indu/rielle qui trans=me auj\rd'hui le monde1 l',ori5t t5d dev5ir l'envahisseur comm]cial de l',occid5t1 au lieu d'tre1 comme jadis1 envahi p> lui4 ,invasions d'autant plus r$\tables qu'elles n'amn]ai5t avec elles ni hommes1 ni canons1 c'e/--dire ri5 de ce qu'on puisse va9cre1 mais seulem5t des =ces que l'on ne peut pas va9cre4 ,dans la phase actuelle du monde1 les armes avec lesquelles combattai5t autrefois les peuples t5d5t de plus en plus se trans=m]4 ,ils lutt]ont probablem5t beauc\p plus1 dsormais1 avec leurs produits indu/riels et agricoles qu'avec leurs canons4 ,dans une telle lutte1 l'avantage cesse de plus en plus d'app>t5ir l',occid5t4 ,le rappro*em5t des deux mondes s\s l'influ5ce de la vapeur et de l'lectricit aura bi5tt p\r consqu5ce une galisation gnrale de la valeur des produits indu/riels et agricoles1 et1 p> consqu5t1 des salaires la surface du globe4 ,naturellem5t1 le taux moy5 de ces salaires s]a dt]m9 p> celui de la j\rne de travail dont se cont5t5t les peuples ayant le mo9s de beso9s et p\vant1 p> suite1 produire meilleur m>*4 ,dans une telle concurr5ce1 les ,ori5taux1 qui =m5t la majorit du monde et qui sont en mme temps les plus sobres de t\s les peuples1 devi5dront fatalem5t les rgulateurs des salaires4 ,ces salaires s'lv]ont probablem5t un peu1 mais ceux des ,europens devront s'abaiss] considrablem5t4 ,nos desc5dants se tr\v]ont en face d'une l\rde t*e s'ils veul5t demeur] quelque temps encore l'avant-g>de de l'humanit1 et ne pas sombr] trop vite dans l'abme t]nel o les lois de l'volution conduis5t fatalem5t les hommes1 les empires et les dieux4 99 99 99 99 99 ,le bref expos qui prcde explique comm5t les problmes de l',ori5t s]ont bi5tt plus graves que les maigres que/ions politiques qui proccup5t tant les ,europens auj\rd'hui4 ,un des plus importants1 peut-tre1 rsult]a du dveloppem5t rapide de la puissance du ,japon4 ,cette n\velle puissance p>at devoir ex]c] en ,ori5t une hgmonie analogue celle rve p> l',allemagne et l',anglet]re en ,occid5t4 ,libr1 ma9t5ant1 de t\tes influ5ces trangres1 le ,japon traite d'gal gal avec les gr&es puissances europennes4 ,sa flotte e/ une des premires du monde4 ,les tats-,unis jett5t des reg>ds inquiets v]s ce m9uscule pays1 dont il y a mo9s d'un sicle l',europe connaissait pe9e l'exi/5ce1 et dont le rle e/ dev5u auj\rd'hui considrable4 ,le petit peuple japonais re/a ddaign jusqu'au j\r o1 la /upfaction univ]selle1 il obligea le plus va/e empire du monde sign] une humiliante paix4 ,grce ses incessants progrs1 l',empire du ,soleil ,levant e/ capable1 auj\rd'hui1 de t5ir tte aux gr&es puissances et vise dev5ir matre de l',asie4 ,une de ses =ces pr9cipales rside dans l'accroissem5t rapide de sa population4 ,alors que plusieurs peuples de l',occid5t voi5t dim9u] leur natalit1 celle du ,japon augm5te annuellem5t de prs d'un million4 ,n\s avons rappel dj que les tr5te millions d'habitants de #ahgj dpass5t soixante millions auj\rd'hui4 ,ce surpeuplem5t rapide oblige imprieusem5t le ,japon *]*] des t]ritoires p\r y v]s] l'excd5t de sa population4 ,impossible de cas] cet excd5t en ,*9e1 dj trop peuple4 ,la place ne manqu]ait pas aux tats-,unis et dans les ,dom9ions anglais3 ,au/ralie1 ,canada1 etc4 ,mais ,anglais et ,amrica9s ne veul5t aucun prix accept] l'invasion des jaunes et leurs raisons ont une gr&e =ce4 ,ils s\ti5n5t1 en effet1 que le jaune p\vant1 grce sa sobrit1 travaill] des prix beauc\p mo9s levs que ceux des blancs1 f]ait aux ouvri]s de race blan*e une concurr5ce dsa/reuse4 ,ils rem>qu5t ensuite que la race japonaise se multipliant beauc\p plus vite que la race blan*e1 les tats-,unis et l',au/ralie devi5drai5t1 en peu d'annes1 p> ce seul fait1 de vritables colonies japonaises4 ,on conoit donc que les tats-,unis ne soi5t nullem5t disposs suivre le conseil humanitaire donn p> ,m4 ,alb]t ,s>raut1 de se s]r] un peu p\r faire place aux ,japonais4 ,les ,japonais1 tant bi5 =cs de dv]s] quelque "p l'excd5t d'une population que1 pro*a9em5t1 ils ne p\rront plus n\rrir1 entr]ont fatalem5t en lutte avec les peuples refusant de les accept] sur leurs t]ritoires4 ,dans l'tat actuel du monde1 et mo9s de dc\v]tes sci5tifiques imprvues1 cette lutte semble aussi 9vitable que le fur5t1 jadis1 celles de l'empire roma9 contre les invasions g]maniques dt]m9es1 elles aussi1 p> un excd5t de population4 99 99 99 99 99 ,j'ai beauc\p de sympa?ie p\r le peuple japonais1 depuis que j'ai appris le connatre4 ,j'tais trs li avec un de ses plus m95ts reprs5tants1 le b>on ,motono1 alors ambassadeur ,p>is4 ,cet m95t homme d'tat v\lut bi5 traduire en japonais plusieurs de mes ouvrages et publi] une longue tude d'ensemble sur mes livres de psy*ologie politique4 ,n\s avons s\v5t caus du problme qui vi5t d'tre expos1 sans y dc\vrir de solution claire4 ,ce sont ju/em5t les rem>quables qualits des ,japonais1 leur sobrit1 leur +niosit et aussi leur fcondit1 qui les r5d5t si dang]eux p\r des peuples ne possdant pas des aptitudes p>eillem5t dveloppes4 ,il faut donc laiss] l'av5ir le so9 de rs\dre un problme dont aucune solution pacifique n'app>at encore4 99 99 99 99 99 ,dans la confr5ce laquelle n\s faisions allusion plus haut1 ,m4 ,alb]t ,s>raut envisage non seulem5t la lutte entre le ,japon et les tats-,unis1 mais aussi celle de l',europe contre t\s les peuples de l',ori5t1 et il crit3 ,si la conciliation n'int]vi5t pas entre les =ces antagoni/es1 clat]a le plus =midable conflit de l',hi/oire1 auprs duquel la gu]re que n\s avons subie c9q ans n'aura que la valeur d'une esc>m\*e4 ,il e/ videmm5t possible que les peuples de l',ori5t1 ayant les armes russes leur tte1 envahiss5t un j\r l',occid5t4 ,un j\rnali/e assurait que le trait russo-japonais s]ait le prlude d'une alliance entre le ,japon1 la ,russie et l',allemagne4 ,on peut *afaud] sur de tels sujets une f\le d'hypo?ses effrayantes4 ,mais leur ralisation doit tre envisage comme app>t5ant la srie des vnem5ts sur lesquels n\s ne p\vons ri51 tels qu'un tremblem5t de t]re ou le refroidissem5t 9vitable de notre plante4 ,,*apitre ,,vi ,,les ,,gu]res ,,int,,rieures ,,et ,,les ,,volont,s ,,populaires ,les tr5te congrs runis ,londres et ,p>is p5dant dix ans1 et les rglem5ts de la ,socit des ,nations1 avai5t p\r b d'emp*] les gu]res entre peuples rivaux2 mais p]sonne ne p>at s'tre proccup des conflits entre les p>tis politiques d'un mme peuple4 ,ces conflits intrieurs sont p\rtant aussi dang]eux que les gu]res extrieures4 ,si le triomphe mom5tan du communisme en ,hongrie1 en ,allemagne et en ,italie1 s'tait prolong1 il s]ait dev5u plus de/ructeur encore que des gu]res d'invasion4 ,un c\p d'il rapide jet sur la situation actuelle de quelques gr&s pays de l',europe montr]a quel po9t les gu]res sociales devi5n5t m5aantes4 ,ne p\vant faire l'hi/orique de t\tes les rvolutions sociales1 dont la plup>t des pays de l',europe1--,allemagne1 ,russie1 ,autri*e1 ,hongrie1 ,grce1 ,bulg>ie1 ,turquie1 etc4--ont t rcemm5t victimes1 n\s ne considr]ons que les trois gr&es nations lat9es3 l',italie1 l',espagne et la ,france4 99 99 99 99 99 ,on sait dans quel dsordre les succs du communisme et du syndicalisme avai5t plong l',italie4 ,le pillage des proprits et des us9es a9si que les assass9ats tai5t j\rnali]s4 ,l'arme dev5ait hsitante1 l'action du p\voir royal compltem5t nulle4 ,devant l'imm95ce d'une cata/rophe1 d'anci5s combattants se runir5t s\s le comm&em5t d'un *ef vaillant1 ,m4 ,mussol9i1 p\r t5t] de sauv] leur pays de l'an>*ie4 ,a la tte d'une nombreuse milice1 le futur dictateur m>*a sur ,rome et =a le roi l'accept] comme *ef du g\v]nem5t4 ,l'n]gie du n\veau matre lui conquit bi5tt t\s les suffrages4 ,les sociali/es eux-mmes se dcl>r5t ses p>tisans4 ,grce cette int]v5tion1 l',italie fut sauve des gu]res intrieures4 ,l',espagne a t--comme l',italie--m5ace d'une gu]re civile et n'en fut galem5t prs]ve que p> un dictateur4 ,le c\p d'tat ralis1 en septembre #aicc1 p> le gnral ,primo de ,riv]a1 et le ,directoire militaire qui en e/ sorti ont totalem5t supprim les p>tis politiques espagnols1 t\j\rs en luttes a*>nes4 ,con/itution1 m9i/res1 ,snat1 t\t a t balay et1 il faut bi5 le con/at]1 la gr&e satisfaction du pays4 ,la ,france n'a pas encore1 depuis la paix1 subi de rvolutions analogues celles de l',italie et de l',espagne1 mais elle en e/ m5ace p> l'int]v5tion croissante de sociali/es extrmi/es *aque j\r plus nombreux4 ,son av5ir1 comme celui de div]s pays de l',europe1 dp5dra des rsultats de la lutte entre les p>tis qui prp>5t les gu]res intrieures et ceux qui t*5t de les prv5ir4 ,le conflit entre les =ces de de/ruction et celles de cohsion gr&it *aque j\r4 ,ces deux =ces s'quilibr5t peu prs en ,france2 c'e/ p\rquoi il s]a relativem5t facile d'y faire p5*] la balance d'un ct ou de l'autre4 ,on en eut la preuve lorsque1 p\r obir aux ?ories de jacob9s qui prfr]ai5t voir prir le pays plutt que leurs pr9cipes1 un g\v]nem5t dom9 p> les sociali/es s'alina t\s les ca?oliques en supprimant l'ambassade du ,vatican1 et aussi1 la majorit des ,alsaci5s en prt5dant supprim] leurs anci5nes lib]ts4 ,un n\veau g\v]nem5t1 compr5ant que l'art de g\v]n] ne consi/e pas appliqu] des ?ories1 mais t5ir compte des ralits1 russit1 en quelques j\rs1 pacifi] l',alsace en lui laissant ses lib]ts et calm] les ca?oliques en rtablissant l'ambassade auprs du pape4 ,c'tait =t simple2 mais1 un c]ta9 mom5t1 le fanatisme des extrmi/es inspirait une telle cra9te que les m9i/res timors n'osai5t pas rsi/] des sugge/ions dev5ues bi5tt des ordres4 99 99 99 99 99 ,l'action des f\les e/ auj\rd'hui prpondrante dans t\s les tats mod]nes1 et c'e/ en p>tie p\r cette raison que les g\v]nem5ts europens devi5n5t si in/ables4 ,leur exi/5ce dp5d de votes populaires t\j\rs inc]ta9s4 ,un des gr&s dang]s de l'ge actuel rsulte de l'influ5ce des masses dans la conduite des nations4 ,leurs s5tim5ts sont viol5ts1 leur raison faible et leur aptitude prvoir compltem5t nulle4 ,l'incapacit des f\les prvoir les consqu5ces de leurs actes et surt\t de leurs votes1 fut t\j\rs un pril p\r les g\v]nem5ts populaires4 ,elles obiss5t aux impulsions du mom5t comme jadis sa v5dant son droit d'anesse futur p\r un plat de l5tilles prs5t4 ,cette m5talit e/ celle du b>b>e1 et l'homme le plus intellig5t ml une f\le agissante r$evi5t un b>b>e4 99 99 99 99 99 ,on s'illusionn]ait =t sur l'importance des votes populaires en oubliant que le vote d'un lecteur traduit beauc\p plus son mcont5tem5t que ses op9ions4 ,c'e/ surt\t en s'appuyant sur ce mcont5tem5t que les m5eurs conduis5t les hommes4 ,les lecteurs qui donnr5t jadis leurs votes un capita9e condamn mort p\r trahison1 puis un autre (fici] ayant v\lu livr] un btim5t l'ennemi pr(essai5t-ils vraim5t les op9ions subv]sives que de p>eils votes sembl]ai5t suppos]8 ,en aucune faon4 ,ces lecteurs rvolutionnaires tai5t simplem5t des mcont5ts4 ,les votes qui en #aibd am5r5t un gr& nombre de sociali/es au p>lem5t eur5t p\r orig9e de tels mcont5tem5ts exploits p> les m5eurs4 ,du gr\pe des mcont5ts faisai5t p>tie des fonctionnaires irrits de ne pas obt5ir les salaires rclams1 des univ]sitaires s\rdem5t indigns de ne pas voir reconnatre les qualits qu'ils se supposai5t1 de petits b\rgeois exasprs de l'lvation con/ante du prix de la vie1 qu'ils attribuai5t au g\v]nem5t1 etc4 ,les c&idats dputs utilisr5t ces mcont5tem5ts1 et fir5t de si brillantes promesses de r=mes que les lecteurs se laissr5t facilem5t sduire4 ,les s5tim5ts populaires sont gnralem5t p]turbs p> les flatt]ies des politici5s4 ,le peuple ne se trompe jamais1 disait dj ,robespi]re4 ,les politici5s mod]nes rpt5t cette ass]tion1 et enseign5t aux f\les qu'tant les vrais s\v]a9s1 elles doiv5t t\t obt5ir4 ,le rsultat de cette propag&e e/ d'avoir fait natre des esprances et des ha9es aveugles dans l'me des multitudes4 ,le mcont5tem5t1 la dfiance1 la jal\sie et la ha9e sont a9si dev5us les vritables mobiles d'action des g\v]nants obligs de suivre les impulsions populaires4 99 99 99 99 99 ,l'ext5sion dans t\s les pays de l',europe1 y compris les plus rationaliss1 tels que l',anglet]re et le ,danem>k1 des s5tim5ts que je vi5s d'numr]1 explique l'ori5tation univ]selle v]s des p>tis extrmi/es ri*es en promesses4 ,il e/ donc naturel que la religion sociali/e1 avec ses my/iques esprances de bonheur1 se gnralise4 ,le communisme1 qui promet aux mes simples le ret\r ces temps primitifs o le sol et les femmes tai5t en commun fait galem5t des progrs dans les c\*es infrieures des populations4 ,comme il e/ impossible de faire entr] beauc\p d'ides la fois dans les c]velles primitives1 et qu'il s'agit surt\t p\r les m5eurs d'excit] des s5tim5ts d'ho/ilit1 quelques =mules suffis5t3 lutte des classes1 dictature du prolt>iat1 suppression du capitalisme1 socialisation des ri*esses1 etc4 ,sur dix mille lecteurs1 on n'en tr\v]ait peut-tre pas un capable d'expliqu] nettem5t le s5s de ces =mules1 et surt\t de press5tir les consqu5ces de leur application1 mais elles impressionn5t les auditeurs et cela suffit au b p\rsuivi p> les m5eurs4 ,le p\voir magique de ces =mules e/ l'abri de t\t argum5t rationnel4 ,la plup>t des ouvri]s re/5t p]suads qu'ils travaill5t uniquem5t p\r enri*ir quelques patrons1 que des conseils d'ouvri]s remplac]ai5t facilem5t4 99 99 99 99 99 ,comm5t expliqu] que t\s les pays ne voi5t pas leur civilisation prir s\s l'influ5ce des =ces rvolutionnaires de/ructives1 qui cont9u5t gr&ir1 et les m5aces de gu]re civiles r$\tables8 ,p\rquoi1 dans c]ta9es nations1 les votes populaires ne sont-ils que transitoirem5t extrmi/es et gnralem5t suivis de votes trs cons]vateurs8 ,simplem5t p>ce que le mcont5tem5t et l'irritation dont n\s p>lions plus haut1 sont des s5tim5ts mom5tans1 rec\vrant un sub/ratum rigide con/itu p> l'me des aeux4 ,c'e/ en s'appuyant sur cette me ance/rale que les dictateurs itali5 et espagnol pur5t sauv] leur pays de l'an>*ie4 ,on ne compr5d bi5 l'hi/oire qu'en re*]*ant d]rire des agitations viol5tes1 mais fugitives comme les vagues de l',ocan1 l'me pr(onde de la race4 ,elle int]vi5t t\j\rs dans les gr&es circon/ances o les intrts de cette race sont m5acs4 ,l'me collective des f\les e/ trs mobile1 l'me de la race trs fixe qu& elle a t /abilise p> un long pass4 ,l'accroissem5t de la puissance des f\les a t considrablem5t favoris p> l'volution pr(onde de l'indu/rie4 ,la multiplication imm5se d'ouvri]s sur un mme po9t a dt]m9 la cration de =ces collectives telles que le syndicalisme dont le rle gr&it con/amm5t4 99 99 99 99 99 ,guid jadis p> ses lites1 le monde mod]ne t5d de plus en plus obir aux volonts oscillantes des multitudes4 ,et comme les civilisations sont arrives un degr de complication auquel les c]veaux suffisamm5t dvelopps peuv5t seuls s'adapt]1 il en rsulte une t5dance gnrale des f\les ram5] violemm5t les socits des phases d'volution infrieures mieux en rapport avec leur m5talit4 ,les progrs du communisme traduis5t cette aspiration4 ,a9si que n\s le v]rons dans un pro*a9 *apitre1 les f\les sont auj\rd'hui en conflit avec les lites1 bi5 qu'elles ne puiss5t se pass] d'elles4 ,,livre ,,iv ,,les ,,=ces ,,politiques ,,n\velles ,,*apitre ,,premi] ,,le ,,conflit ,,entre ,,les ,n,,cessit,s ,,conomiques ,,et ,,les ,,anci5s ,,pr9cipes ,ce n'e/ pas la =tune1 dit ,montesquieu1 qui dom9e le monde4 ,les ,roma9s eur5t une suite cont9uelle de prosprits qu& ils se g\v]nr5t sur un c]ta9 plan1 et une suite non int]rompue de rev]s lorsqu'ils se conduisir5t sur un autre4 ,il e/ videmm5t utile de possd] des pr9cipes directeurs et dang]eux de les p]dre4 ,malheureusem5t1 ces pr9cipes ne se *oisiss5t pas t\j\rs1 et la ncessit peut =c] r5onc] aux meilleurs4 ,ce n'e/ pas volontairem5t que les ,roma9s subir5t les gu]res civiles qui trans=mr5t leur rpublique en empire1 et ce n'e/ pas volontairem5t non plus que le ,snat roma9 f9it p> laiss] les lgionnaires r5v]s] et lire les emp]eurs1 ce qui fut une des causes de la dcad5ce de ,rome4 99 99 99 99 99 ,les conflits entre d'anci5s pr9cipes politiques et des ncessits n\velles con/itu5t une phase critique de la vie des peuples4 ,il en rsulte gnralem5t une ori5tation diffr5te de leurs de/9es4 ,l',anglet]re peut tre cite comme exemple de conflits entre d'anci5s pr9cipes et des ncessits imprvues obligeant les modifi]4 ,un de ses pr9cipes ess5tiels tait le libre-*ange4 ,il avait assur la prosprit comm]ciale de la ,gr&e-,bretagne et semblait inviolable4 ,mais l',anglet]re ne con/itue plus un empire rgissant autocratiquem5t des colonies lo9ta9es4 ,plusieurs de ces colonies sont dev5ues des ,dom9ions1 possdant des p>lem5ts1 presque indp5dants4 ,ils cons5tir5t envoy] des tr\pes au sec\rs de la mtropole p5dant la gr&e gu]re1 mais les y oblig] et t impossible4 ,on en eut la preuve lorsque aprs la dfaite des ,grecs ,smyrne1 le premi] m9i/re de l',empire britannique ayant dem& des soldats aux ,dom9ions vit sa requte rejete p> t\s4 ,ces dom9ions se montr5t de plus en plus exigeants4 ,on le con/ata notamm5t lorsque leurs reprs5tants runis ,londres dem&r5t que l',anglet]re1 au moy5 de taxes d\anires sur les m>*&ises des autres pays1 rs]vt pr9cipalem5t sa cli5tle ses anci5nes colonies4 ,l',au/ralie ayant beso9 de capitaux p\r t5dre ses *em9s de f]1 ses canaux1 etc41 affirma ne p\voir les obt5ir qu'en exportant les produits de son agriculture et de son levage4 ,il fallait donc que l',anglet]re entravt1 p> des droits protecteurs1 l'entre sur son t]ritoire des m>*&ises d'autres pays et1 p> consqu5t1 adoptt des pr9cipes contraires la lib]t d'*ange qui avait cr la prosprit de l',empire4 ,le premi] m9i/re d',au/ralie alla jusqu' dcl>] que son pays n'accept]ait la v5ue d'ouvri]s anglais sur le t]ritoire au/rali5 qu'autant que l',anglet]re lui assur]ait ses m>*s4 ,il fit rem>qu] que la ,gr&e-,bretagne1 en rs]vant spcialem5t sa cli5tle aux ,dom9ions1 y tr\v]ait les db\*s que le re/e du globe ne lui f\rnit plus4 ,l',empire britannique1 quoique disp]s dans les c9q p>ties du monde1 p\rrait a9si vivre sur lui-mme4 ,une des difficults du problme e/ que t\s les dom9ions1 le ,canada notamm5t1 n'ayant pas les mmes intrts ne pr(ess5t pas les mmes pr9cipes4 ,ceux qui possd5t1 p> exemple1 une indu/rie dveloppe1 n'ont nullem5t l'int5tion de la sacrifi] aux beso9s des manufacturi]s anglais4 ,p>mi les causes de la campagne protectionni/e figure encore le dsir de f]m] en gr&e p>tie le m>* britannique la concurr5ce allem&e et amrica9e4 ,les ,anglais v\drai5t bi51 naturellem5t1 v5dre leurs produits aux ,allem&s1 mais a*et] le mo9s possible les m>*&ises de ces d]ni]s4 ,les p]turbations conomiques dont l',anglet]re e/ auj\rd'hui victime sont considrables4 ,en #aibf elle tait oblige de n\rrir #a4ejj mille *meurs1 *>ge =t l\rde p\r son budget4 ,leur accroissem5t1 cau*em> de la ,gr&e-,bretagne1 rsulte de ce que1 ayant p]du ses plus importants cli5ts3 ,russie1 ,allemagne1 ,autri*e1 et aussi un peu l',extrme-,ori5t1 elle voit se rduire le *iffre de ses exportations et1 p> consqu5t1 celui de sa production4 99 99 99 99 99 ,la lutte entre les anci5s pr9cipes et les ncessits n\velles s'accompagne s\v5t d'illusions politiques capables d'aveugl] les peuples sur leurs vritables intrts4 ,c]ta9s pays1 comme la ,france et la ,belgique1 sont difficilem5t g\v]nables p> suite des pr9cipes contradictoires des p>tis politiques qui se succd5t au p\voir4 ,les difficults cres p> les rivalits politiques dans div]s pays1 ,italie1 ,grce1 ,espagne1 etc1 sont dev5ues telles que p\r les surmont] il a fallu rec\rir des dictatures4 ,l',ori5t lui-mme1 malgr sa /abilit sculaire1 n'a pas *app au dsordre eng5dr p> les conflits entre les pr9cipes anci5s et les ncessits n\velles4 ,j'ai rappel comm5t la ,turquie1 dont la =ce tait surt\t d'orig9e religieuse1 avait supprim le *ef suprme des croyants p\r le remplac] p> un prsid5t de rpublique et un p>lem5t4 ,les auteurs de cette trans=mation s'imag9ai5t sans d\te que des sicles d'hrdit peuv5t s'effac] en un j\r4 99 99 99 99 99 ,si les luttes entre les ncessits et les pr9cipes rsultai5t seulem5t de l'app>ition d'exig5ces conomiques dues aux progrs de l'volution sci5tifique et indu/rielle1 il s]ait relativem5t facile d'en triomph]4 ,elles sont malheureusem5t aussi les consqu5ces d'exig5ces populaires n'ayant que des illusions s5tim5tales ou my/iques p\r s\ti54 ,n\s v5ons de voir que des peuples =t traditionali/es comme l',anglet]re1 tai5t obligs de r5onc] c]ta9s pr9cipes fondam5taux de leur politique4 ,elle en e/ mme arrive plac] mom5tanm5t la tte de son g\v]nem5t le *ef du p>ti sociali/e4 ,il e/ vrai qu'en ,anglet]re le poids de la tradition e/ si =t que ce m9i/re sociali/e g\v]na exactem5t comme l'et fait un m9i/re cons]vateur4 ,lo9 de rduire les armem5ts il en accrut l'importance4 ,ces conflits entre les pr9cipes anci5s et les ncessits conomiques n\velles ont plong l',europe dans une srie de b\lev]sem5ts dont la f9 ne s'entrevoit pas encore4 99 99 99 99 99 ,les obs]vations qui prcd5t suffirai5t montr] que le g\v]nem5t des peuples mod]nes e/ ent\r de difficults =midables que les ges antrieurs n'avai5t pas connues4 ,presque isols de leurs vois9s1 les anci5s s\v]a9s n'avai5t pas se proccup] des rp]cussions inf9ies que l'int]dp5dance des nations eng5dre auj\rd'hui4 ,ils g\v]nai5t avec quelques pr9cipes univ]sellem5t admis et r>em5t conte/s4 ,la situation des conducteurs d'hommes e/ actuellem5t bi5 diffr5te4 ,une simple erreur de jugem5t eng5dre p>fois de t]ribles cata/rophes4 ,p\r s'tre tromps dans leurs prvisions les s\v]a9s de l',allemagne1 de l',autri*e et de la ,russie ont plong leurs peuples dans un abme de dsolation4 99 99 99 99 99 ,ayant p]du leurs vieux pr9cipes directeurs1 ent\rs de =ces dont la puissance dpasse s\v5t celle des volonts1 beauc\p d'hommes d'tat mod]nes g\v]n5t au j\r le j\r1 dom9s p> la cra9te des consqu5ces de leurs actes4 ,a l'exception de quelques illum9s p\rsuivant des *imres1 les g\v]nants actuels viv5t dans l'inc]titude et doiv5t s\v5t ent5dre1 l'heure du repos1 la m5ace qui p\rsuivait ,macbe?1 dev5u roi3 ,tu z tu le sommeil1 ,macbe?1 le d\x sommeil qui1 de l'*eveau emml de la vie1 fait une pelote de soie unie444 ,macbe? a tu le sommeil4 ,macbe? ne dormira plus4 ,ces complications de la politique gr&iss5t sans cesse4 ,la vie matrielle et morale des peuples e/ b\lev]se4 ,les idals qui ori5tai5t la conduite ont p]du leur pre/ige4 ,la dsagrgation des anci5s concepts e/ gnrale4 ,les vieux rves de frat]nit se voi5t remplacs p> des ha9es viol5tes entre les div]s peuples1 et aussi entre les classes de *aque peuple4 ,l'univ]sel mcont5tem5t a eu1 je l'ai montr1 p\r consqu5ce1 dans t\s les pays1 l'avnem5t de p>tis extrmes proposant des =mules p\r assur] le bonheur4 ,cette priode d'an>*ie ne saurait dur]2 l'quilibre dtruit f9it t\j\rs p> r5atre4 ,n\s savons ce qu'tait la socit d'hi]1 n\s voyons celle d'auj\rd'hui4 ,que s]a celle de dema98 ,,*apitre ,,ii ,,role ,,mod]ne ,,des ,,=ces ,,collectives4 ,,division ,,des ,,soci,t,s ,,en ,,gr\pem5ts ,,corporatifs ,en dehors du socialisme qui n'e/ encore qu'une m5ace et dont l'expri5ce russe a montr l'impuissance et les dang]s1 deux lm5ts politiques n\veaux j\5t un rle ess5tiel dans les socits mod]nes4 ,le premi] e/ la sub/itution des =ces collectives aux =ces individuelles1 le second la division des gr&es socits homognes en petits gr\pes htrognes ou syndicats4 ,les g\v]nem5ts mod]nes sont de plus en plus dom9s p> les =ces collectives4 ,jadis1 un *ef d'tat se proccupait =t peu des exig5ces populaires4 ,l'op9ion ne p\vait gure l'influ5c] puisqu'elle arrivait r>em5t jusqu' lui4 ,il en e/ t\t autrem5t auj\rd'hui4 ,les volonts populaires agiss5t pr(ondm5t sur les volont consci5tes et surt\t inconsci5tes des g\v]nants4 ,les plus gr&s vnem5ts de l'hi/oire contempora9e1 les gu]res de #ahgj et #aiad1 peuv5t tre donns comme exemples d'actes attribus aux volonts de s\v]a9s supposs t\t puissants1 alors que ces actes sont issus en ralit de volonts collectives4 ,en ce qui conc]ne la gu]re de #ahgj1 j'ai dj rappel qu'elle naquit d'une explosion s\da9e d'indignation populaire provoque p> une dp*e in(f5sive falsifie p> ,bism>ck1 p]suad qu'une gu]re avec la ,france tait ncessaire p\r fond] l'unit allem&e4 ,utilisant l'irritabilit collective du peuple franais1 il obligea ,napolon ,,iii1 qui dj malade s\haitait vivem5t la paix1 dcl>] la gu]re4 ,le conflit de #aiad fut galem5t impos l'emp]eur ,guillaume p> la volont de son ent\rage1 con=me d'ailleurs aux conclusions de t\s les criva9s g]maniques4 ,en ralit1 le b de sa politique tait de possd] une arme et une flotte assez =tes p\r impos] ses volonts sans jamais avoir beso9 de dcl>] la gu]re4 ,une des c>actri/iques des volonts collectives e/ qu'avant d'agir sur les volonts consci5tes individuelles1 elles agiss5t d'abord sur les volonts inconsci5tes4 ,la mode opre ju/em5t de cette faon3 arts1 toilettes1 etc41 p5ses mme1 obiss5t ses lois4 ,son despotisme e/ tel que t\tes les classes sociales1 des plus humbles aux plus leves1 le subiss5t sans discussion4 ,l'homme mod]ne devi5t de plus en plus un tre collectif et l'orig9alit e/ de mo9s en mo9s tolre4 ,les op9ions collectives1 issues d'vnem5ts du mom5t1 sont gnralem5t trs in/ables4 ,celles fondes sur les croyances religieuses et politiques sont au contraire assez fixes1 comme l'hi/oire des religions et des p>tis politiques le pr\ve4 ,la =ce de ces croyances collectives e/ de donn] t\s les hommes des volonts id5tiques1 c'e/--dire une unit de p5se et de s5tim5t qui les font agir d'une mme faon dans des conditions semblables4 ,c'e/ p\rquoi le rle des croyances e/ si considrable4 99 99 99 99 99 ,p>mi les consqu5ces des influ5ces collectives qui dom95t le monde mod]ne il faut cit] la trans=mation progressive des socits en petits gr\pes corporatifs1 dits syndicats4 ,uniquem5t proccups des intrts de leurs gr\pes1 ces syndicats re/5t indiffr5ts l'intrt gnral4 ,le syndicalisme et le socialisme s'associ5t quelquefois contre un ennemi politique commun1 mais ces deux doctr9es sont =t diffr5tes4 ,le socialisme veut confi] un tat omnipot5t la ge/ion de t\tes les entreprises2 le syndicalisme prt5d tablir dans l'tat une srie de petits tats indp5dants4 ,les =mules syndicali/es3 la m9e aux m9eurs1 les *em9s de f] aux *em9ots1 etc41 reprs5t5t bi5 les t5dances de la doctr9e4 ,le socialisme1 surt\t s\s sa =me communi/e1 con/itue1 au mo9s en ?orie1 une =me p>faite d'altruisme social4 ,le syndicalisme reprs5te au contraire un gsme de gr\pes compltem5t indiffr5ts l'intrt gnral4 ,ces syndicats se s\ci5t =t peu1 d'ailleurs1 des ?ories politiques1 le seul b les intressant e/ l'augm5tation de leurs salaires4 ,p\r l'obt5ir ils ne recul5t pas1 comme l'ont montr en ,france et en ,anglet]re les *em9ots1 les m9eurs et les po/i]s1 devant l'arrt total de la vie d'un pays4 ,dans sa d]nire m5ace de grve1 le syndicat anglais des *em9ots annonait qu'il arrt]ait brusquem5t t\s les tra9s de *em9 de f] qu& cela lui plairait1 sans prv5ir le public4 ,peu importe1 d'ailleurs1 ces syndicats que les *efs d'entreprise ai5t l'arg5t ncessaire p\r satisfaire leurs dem&es4 ,ils exig5t qu'on impose leur pr(it le re/e de la nation4 ,c'e/ ju/em5t ce que fit d'abord le g\v]nem5t anglais en accordant aux m9eurs des supplm5ts de salaire aux frais du trsor p\r emp*] la f]meture des m9es4 ,cette maladroite concession ne p\vant dur]1 les subsides fur5t supprims et il en rsulta une grve de six mois qui m5aa l'exi/5ce indu/rielle de l',anglet]re4 ,le syndicalisme1 qui divise *aque pays en gr\pes1 anims d'intrts corporatifs s\v5t contraires l'intrt commun1 n'a conquis sa puissance actuelle qu' la suite de l'volution indu/rielle mod]ne *iffrant p> millions les ouvri]s de c]ta9es pr(essions1 m9es1 *em9s de f]1 etc42 mais son app>ition n'e/ pas n\velle dans l',hi/oire4 ,il fit prir dans les diss5sions plusieurs rpubliques itali5nes du moy5 ge1 ,flor5ce notamm5t4 ,p\r *app] l'an>*ie syndicali/e1 l'illu/re rpublique en fut rduite subir le j\g des ,mdicis4 ,syndicalisme et socialisme con/itu5t auj\rd'hui deux gr&es =ces contre lesquelles les socits auront s\v5t lutt]4 ,,*apitre ,,iii ,,la ,,lutte ,,du ,,nombre ,,contre ,,les ,,lites ,t\tes les civilisations fur5t t\j\rs guides p> les lites1 c'e/--dire p> un petit nombre d'individus possdant une intellig5ce suprieure celle des multitudes4 ,ces lites ont v>i suivant les beso9s de *aque poque1 mais elles eur5t t\j\rs p\r c>actri/ique extrieure le pre/ige4 ,ds que ce pre/ige s'affaiblit1 l'influ5ce de l'lite sur la f\le t5d disp>atre4 ,c'e/ ce d]ni] phnomne que n\s assi/ons auj\rd'hui4 ,p\r des raisons div]ses1 les lites p]d5t de plus en plus leur influ5ce4 ,l'aveugle multitude se dresse contre elles et prt5d les remplac]4 99 99 99 99 99 ,comm5t se cre et se p]d le pre/ige8 ,ayant dj tudi cette "q ailleurs il s]ait inutile d'y rev5ir4 ,rem>quons seulem5t que le mcont5tem5t gnral cr p> l'incapacit de div]s ,p>lem5ts suffirait expliqu] p\rquoi le pre/ige politique ex]c jadis p> c]ta9es classes dirigeantes e/ si affaibli auj\rd'hui4 ,tant que les lites cons]v5t leur pre/ige1 les g\v]nem5ts re/5t assez =ts p\r se faire obir2 lorsque ces lites sont divises en gr\pes politiques rivaux t\j\rs en lutte1 leur autorit s'van\it et le pays tombe dans l'an>*ie4 ,en ,russie1 l'lite ayant f9i p> dev5ir impuissante1 la victoire du nombre a t complte4 ,en ,france1 les anci5nes lites sembl5t cons]v] encore quelque autorit2 mais cette autorit s'affaiblit *aque j\r et le torr5t populaire avance4 ,des dputs cra9tifs ne *]*5t plus qu' plaire aux volonts mobiles des lecteurs et oubli5t de plus en plus les intrts gnraux de leur patrie4 99 99 99 99 99 ,un seul pays en ,europe1 l',anglet]re1 semblait s\/rait la rvolte du nombre4 ,le peuple anglais tait le plus traditionali/e de l'univ]s4 ,une politique immuable le guidait depuis des sicles4 ,les volonts des morts ori5tai5t imprieusem5t les actions des vivants4 ,comm5t un tel peuple et-il pu se rvolt] contre des lites dont l'influ5ce sculaire avait dt]m9 sa gr&eur8 ,et voici qu'une importante fraction d'une nation qui semblait un bloc immuable1 solidifi p\r t\j\rs1 a rcemm5t t5t une des plus pr(ondes rvolutions dont les *roniques du monde ai5t g>d la mmoire4 ,brusquem5t1 sur l'ordre bref d'un comit de m5eurs1 et sans aucun signe prcurseur de l'orage1 po/es1 us9es1 *em9s de f]1 bateaux1 en un mot1 t\t ce qui con/itue la vie j\rnalire d'un pays1 cessa de fonctionn]4 ,si le g\v]nem5t n'avait pas immdiatem5t tr\v assez de volontaires p\r remplac] sommairem5t les millions d'ouvri]s ayant cess le travail1 l',anglet]re se ft tr\ve condamne p> cette grve gnrale ou prir de fam9e1 ou pr5dre comme matres de l'empire les *efs du m\vem5t rvolutionnaire3 roi1 m9i/res1 p>lem5t euss5t disp>u comme1 jadis1 les dirigeants de la ,russie1 p\r faire place la petite olig>*ie de m5eurs reprs5tant la puissance du nombre4 ,si cette rvolution fut vite1 c'e/ que le g\v]nem5t anglais cons]va un pre/ige assez =t p\r oppos] une b>rire au nombre2 mais combi5 de temps encore p\rra-t-il dom9] une imm5se arme =t dang]euse p>ce qu'elle met une puissance considrable au s]vice d'exig5ces d'une ralisation impossible8 99 99 99 99 99 ,il e/ intressant de rem>qu] que1 malgr l'insi/ance des *efs de l',int]nationale1 la f\le anglaise des grvi/es ne tr\va1 en dehors de quelques platoniques adhsions de fonctionnaires franais et de rvolutionnaires russes1 aucune aide dans les autres pays4 ,une fois encore1 le nationalisme fut plus =t que l'int]nationalisme4 ,l'envoi de la dp*e d'adhsion de fonctionnaires franais aux grvi/es anglais mrite d'tre n1 p>ce qu'il rvle quel po9t le pr9cipe d'autorit se dsagrge en ,france4 ,une telle adhsion et con/itu un phnomne invraisemblable1 il y a quelques annes4 ,si les ag5ts de l'adm9i/ration anglaise1 au lieu d'aid] leur g\v]nem5t se df5dre1 se fuss5t jo9ts aux fonctionnaires franais p\r se mettre du ct des rvolts1 t\te la puissance de l',anglet]re se ft cr\le rapidem5t4 ,p>mi les enseignem5ts de la grve anglaise1 un des plus typiques e/ l'obissance aveugle des syndiqus aux ordres impratifs de leurs *efs4 ,jamais despote asiatique ne fut plus s]vilem5t obi4 ,la mme obissance s'obs]va en ,italie et en ,espagne1 lorsque l'n]gique action des dictateurs supprima les viol5ces ex]ces p> le syndicalisme4 ,elle con/itue une c>actri/ique de l'me populaire4 ,les f\les sont trop incapables de p5s] et de raisonn] p\r se pass] d'un *ef4 ,dans les rvolutions analogues celle dont la nation anglaise faillit tre victime1 l'influ5ce des m5eurs e/ r5due facile p>ce qu'elle a p\r s\ti5 des intrts aussi visibles qu'une promesse d'augm5tation de salaires2 mais l',hi/oire pr\ve que les multitudes ne sont pas t\j\rs conduites p> des motifs aussi intresss4 ,des mobiles trs immatriels1 comme une croyance politique ou religieuse1 suffis5t p>fois les entran]4 ,j'en ai donn de frappants exemples dans un livre jadis publi s\s ce titre3 ,les ,op9ions et les ,croyances4 99 99 99 99 99 ,la lutte du nombre contre l'lite s'e/ rpte plus d'une fois au c\rs de l',hi/oire4 ,de l'antiquit grecque nos j\rs1 elle a cot div]s peuples leur indp5dance4 ,les moy5s p]mettant de dom9] l'an>*ie cre p> la rvolte du nombre ne sont pas nombreux4 ,la dictature d'un *ef e/ un des plus efficaces4 ,n\s avons dj dit et y revi5drons encore1 que c'e/ cette m?ode qu'eur5t rec\rs1 rcemm5t1 l',italie et l',espagne p\r *app] aux dsordres causs p> les sociali/es4 ,les =mes n\velles des aspirations populaires ont t nettem5t m>ques p> "l ,grey1 dans les lignes suivantes relatives la grve anglaise3 ,la grve gnrale a pos un problme dans lequel la "q des salaires des m9eurs disp>at entirem5t4 ,il ne s'agit pas1 ma9t5ant1 de savoir ce que s]ont ces salaires1 mais si le g\v]nem5t dmocratique p>lem5taire doit tre r5v]s4 ,c'e/ p> ce g\v]nem5t dmocratique que la lib]t a t conquise et c'e/ p> lui seul qu'elle peut tre ma9t5ue4 ,les autres solutions sont le fascisme ou le communisme4 ,l'un et l'autre sont contraires la lib]t et lui sont fune/es4 ,ni l'un ni l'autre ne p]mett5t la lib]t de la presse1 de la p>ole1 la lib]t d'agir et la lib]t mme de se mettre en grve4 ,c'e/ ju/em5t p>ce que l'idal dmocratique dont vivai5t les nations mod]nes a p]du son empire sur les mes que plusieurs peuples sont entrs dans une priode de b\lev]sem5ts qui ne pr5dra f9 que le j\r o natra un idal assez =t p\r unifi] les p5ses et pacifi] les curs4 ,,*apitre ,,iv ,,les ,,poles ,,politiques ,,n\veaux ,,et ,,les ,,futurs ,,maitres ,,du ,,monde ,les ples politiques du monde se sont s\v5t dplacs1 au c\rs de l',hi/oire4 ,n9ive1 ,babylone1 ,?bes et ,memphis ont disp>u dans la nuit t]nelle aprs avoir s\mis de nombreux peuples leurs lois4 ,sans remont] ces poques lo9ta9es1 vois9es de la prhi/oire1 que de *angem5ts depuis mo9s de c5t c9quante ans6 ,p>is1 mom5tanm5t dev5u la vraie capitale de l',europe s\s l'gide d'un gr& capita9e2 la ,prusse1 presque raye de la c>te du monde p> le mme conqurant1 arrivant fond] un empire assez puissant p\r disput] l',anglet]re son hgmonie comm]ciale et rv] l'ass]vissem5t de l',europe4 ,a l'autre extrmit de l'univ]s1 une petite colonie anglaise1 jadis p]due au se9 de tribus sauvages qui semblai5t devoir bi5tt l'anantir1 dev5ue si gr&e et si =te1 s\s le nom d'tats-,unis1 qu'elle rivalise auj\rd'hui avec la =midable puissance britannique4 ,p>mi ces n\veaux v5us sur la scne du monde1 il faut encore cit] une petite le1 jadis ignore1 peuple d'hommes jaunes alors sans pre/ige1 dev5ue assez puissante p\r impos] un trait de paix au gigantesque empire des tz>s et rv] la dom9ation de l',asie4 99 99 99 99 99 ,l',hi/oire enseigne que t\t p\voir politique qui gr&it aspire l'hgmonie et t5te de conqurir ses vois9s jusqu' ce qu'il soit conquis son t\r4 ,l',allemagne n'a pas *app cette antique loi4 ,peu de temps avant la gu]re1 l'emp]eur ,guillaume assurait que la div9e ,provid5ce1 dont il connaissait les dcrets p> de my/rieuses voix1 avait confi l',allemagne le g\v]nem5t des peuples4 ,cette con/atation ne faisait que prcis]1 d'ailleurs1 les enseignem5ts des philosophes et des savants g]maniques sur la supriorit suppose du peuple allem&4 ,la gu]re t]m9e1 ce fut l',anglet]re qui prt5dit ex]c] son hgmonie sur le monde4 ,dans un de ses disc\rs1 le premi] m9i/re de l'empire britannique1 ,m4 ,lloyd ,george1 homme pieux connaissant les volonts du ciel1 dcl>ait son t\r1 je l'ai rappel dj1 que la ,provid5ce avait visiblem5t dsign l',anglet]re p\r g\v]n] les peuples4 ,ses compatriotes acceptr5t sans pe9e cette rvlation1 mais les ,amrica9s ne l'admir5t pas du t\t4 ,aprs tre v5us au sec\rs de l',europe1 ils rvai5t de la dom9] f9ancirem5t d'abord1 indu/riellem5t ensuite1 en raison des supriorits div]ses dont leur race les r5dait1 suivant eux1 dt5teurs4 99 99 99 99 99 ,il n'e/ pas de reg>d assez pntrant p\r lire les pages de la future ,hi/oire4 ,bornant les obs]vations l'heure prs5te1 on doit bi5 con/at] que les tats-,unis t5d5t rduire une p>tie de l',europe un de ces vasselages f9anci]s d'o le vasselage politique dc\le bi5tt4 ,un cranci] suffisamm5t =t impose t\j\rs ses lois son dbiteur4 ,l',anglet]re a trs bi5 compris cette situation et1 p\r vit] de tomb] s\s la tutelle f9ancire de l',amrique1 s'e/ empresse de rgl] sa dette avec elle esprant1 d'ailleurs1 se faire remb\rs] p> la ,france4 ,si cette d\ble opration avait pu compltem5t russir1 l'empire britannique et vit d'tre le vassal f9anci] des tats-,unis1 alors que la ,france tombait la fois s\s le vasselage de l',anglet]re et s\s celui de l',amrique4 99 99 99 99 99 ,on sait que1 d'aprs c]ta9s arrangem5ts1 la ,france devrait pay] sa dette env]s les tats-,unis en soixante-deux annuits1 dont les premires s]ai5t de tr5te millions de doll>s 7soit neuf c5ts millions de francs p> an au c\rs du *ange7 et les d]nires de c5t v+t-c9q millions 7soit1 en monnaie franaise1 environ trois milli>ds74 ,cette dette extrieure de la ,france s]a d\ble qu& vi5dra s'y aj\t] celle de l',anglet]re4 ,les j\rnaux franais ont accueilli avec une rsignation un peu irrite ces conv5tions4 ,les lignes suivantes du ,gaulois rsum5t assez bi5 l'op9ion gnrale3 444 ,n\s ne p5sons pas qu'aucun homme en possession de son bon s5s1 des deux cts de l',atlantique1 puisse croire qu'un rglem5t aussi draconi5 soit supportable p> six gnrations de ,franais4 ,le *iffre des dettes franaises e/ en voie de dev5ir tellem5t invraisemblable que leur paiem5t sembl]a bi5tt impossible4 ,un gr& j\rnal anglais1 le ,morn+ ,po/1 faisait1 propos de la situation f9ancire actuelle de la ,france1 les rflexions suivantes3 444 ,les pays allis sont appels support] les *>ges qui rsult5t de la dfaite1 alors que les ,allem&s j\iss5t d'une prosprit qui revi5drait de droit aux va9queurs4 ,la ralit de la gu]re e/ qu'elle s'e/ dr\le exclusivem5t sur les t]ritoires allis2 la ralit de la paix1 que ce sont les ,allis qui ont support] t\s les frais4 99 99 99 99 99 ,ce n'e/ pas ici le lieu d'exam9] la prodigieuse srie de maladresses conomiques et diplomatiques qui am5r5t nos g\v]nants cons5tir d'aussi crasants paiem5ts l',anglet]re et l',amrique1 alors que l',allemagne tait de plus en plus dgreve dans des confr5ces successives4 ,le ,franais moy51 trang] t\tes ces erreurs1 voit seulem5t que l',anglet]re et l',amrique1 qui ont imm5sm5t pr(it de la gu]re1 prt5d5t faire pay] la ,france les frais d'une opration juge si lucrative que "l ,curzon reconnaissait1 en ple9 ,p>lem5t1 que les bnfices de la gu]re avai5t dpass p\r l',anglet]re t\t ce qu'elle aurait pu rv]4 99 99 99 99 99 ,si les diplomates franais acceptr5t1 au db de la paix1 les comb9aisons dont les rsultats heurt5t violemm5t le bon s5s populaire auj\rd'hui1 c'e/ qu' cette poque1 si rappro*e p> le nombre des annes mais si lo9ta9e p> le *angem5t des ides1 ils pr(essai5t l'g>d des int]v5tions de l',anglet]re et de l',amrique des op9ions bi5 errones4 ,la ,france1 suivant eux1 devait l',anglet]re et l',amrique une reconnaissance t]nelle4 ,n'tait-ce pas simplem5t p\r df5dre le bon droit outrag que ces deux puissances tai5t gnreusem5t v5ues son sec\rs8 ,t\s les docum5ts publis depuis cette poque1--p>mi lesquels les aveux des intresss eux-mmes--ont montr que les int]v5tions en faveur de la ,france n'eur5t aucune trace de gnrosit p\r mobile4 ,ce fut uniquem5t dans leur propre intrt que l',anglet]re et l',amrique p>ticipr5t au conflit4 ,elles n'y entrr5t1 d'ailleurs1 qu' la d]nire extrmit1 et alors qu'il leur tait vraim5t impossible d'agir autrem5t4 ,en ce qui conc]ne l',anglet]re1 si sa premire int5tion avait t de se jo9dre la ,france1 elle l'et dcl> avant les ho/ilits1 et l'emp]eur d',allemagne n'et vraisemblablem5t pas entrepris la gu]re4 ,elle ne se dcida y p>ticip] que lorsque la m>*e des ,allem&s sur ,anv]s et ,calais lui montra de quel dang] sa puissance m>itime tait m5ace4 ,la ,france e/1 en ralit1 une allie indisp5sable p\r l',anglet]re4 ,comme l'crivait ju/em5t le ,morn+ ,po/3 ,c'e/ sur la ,france que n\s devons compt] p\r n\s v5ir en aide dans les dang]s v5ir4 ,la scurit de la ,france e/ une condition de la scurit de l',anglet]re4 ,supposons que l',anglet]re et laiss va9cre la ,france en ne se mettant pas ses cts2 combi5 de temps se s]ait-il c\l avant que l'empire britannique subt le mme sort8 ,si la ,gr&e-,bretagne put re/] neutre en #ahgj1 c'e/ qu'alors l',allemagne ne possdait pas une flotte suffisante p\r rsi/] celle de l',anglet]re4 99 99 99 99 99 ,la d]nire gu]re fut1 en ralit1 une lutte entre les aspirations hgmoniques comm]ciales de l',allemagne et celles de l',anglet]re4 ,on p\rrait donc dire1 sans p>adoxe1 que l',anglet]re v9t au sec\rs de l',anglet]re avec le conc\rs de la ,france4 ,les incid5ts de la ,s]bie et de la ,russie con/itur5t simplem5t des causes occasionnelles d'un conflit que div]ses circon/ances r5dir5t mondial1 mais qui n'tait1 au fond qu'une gu]re anglo-g]manique4 ,des obs]vations analogues p\rrai5t tre =mules p\r l',amrique1 qui n'entra dans le conflit qu'aprs y avoir t =ce p> le torpillage de ses vaisseaux de comm]ce4 ,malgr ses hsitations1 elle f9it p> compr5dre de quel poids aurait pes sur elle le triomphe de l',allemagne4 99 99 99 99 99 ,alors que la ,france a t ru9e p> la gu]re1 l',anglet]re et les tats-,unis ont l>gem5t bnfici du conflit4 ,la gu]re1 crivait un gr& j\rnal anglais1 a valu aux tats-,unis une prosprit illimite et en a fait l'arbitre f9anci] du monde4 ,la prosprit actuelle de l',amrique e/ indubitable4 ,elle a pu1 sans se gn]1 prt] plus de c5t milli>ds l',europe1 quip] une importante arme et crer de t\tes pices une imm5se flotte4 ,grce une te*nique suprieure1 rsultat de son sy/me d'ducation1 elle t5d dpass]1 au po9t de vue indu/riel1 t\s les peuples du monde4 ,ses ouvri]s sont les mieux pays de l'univ]s1 et leur aisance e/ suprieure celle d'un gr& nombre de b\rgeois europens4 ,c'e/ aussi au dveloppem5t du rgime capitali/e1 si honni des doctr9aires sociali/es europens1 que les tats-,unis doiv5t en gr&e p>tie leur prosprit indu/rielle et la ri*esse de leurs citoy5s4 ,on conoit aism5t1 ds lors1 le mpris avec lequel ils rejett5t les utopies sociali/es4 ,c'e/ ju/em5t p>ce que l',europe t5d de plus en plus se c\rb] s\s l'tatisme1 phase ultime du socialisme1 qu'elle devi5t impuissante lutt] indu/riellem5t et comm]cialem5t contre les pays rep\ssant1 comme les tats-,unis1 cet oppressif rgime4 ,laissant de ct les causes et t5ant compte seulem5t des effets1 on peut dire que les tats-,unis d',amrique s'apprt5t priv] l',europe de son antique prpondrance et dev5ir les gr&s ples politiques du monde4 99 99 99 99 99 ,comme le faisait rem>qu] un j\rnal espagnol1 ,sol du #h septembre #aibf1 l',europe doit t*] de s'unir p\r contrebalanc] la puissance comm]ciale et f9ancire de l',amrique et se relev] conomiquem5t4 ,elle possdait avant la gu]re des crdits imm5ses sur l',amrique4 ,bi5 que politiquem5t indp5dant1 le n\veau monde devait de gr&es sommes l',europe4 ,avec les intrts l',europe payait les matires premires et les alim5ts qu'elle recevait d',amrique4 ,t\t cela a *ang4 ,auj\rd'hui c'e/ l',amrique qui e/ crancire4 ,les lignes suivantes1 extraites d'un rapport des exp]ts de la commission des rp>ations1 publies p> le ,temps du #d fvri] #aibg1 montr5t propos de l',allemagne quel po9t devi5t troite la dom9ation f9ancire ex]ce p> les tats-,unis sur l',europe3 ,l',allemagne1 dis5t-ils1 e/ entirem5t entre les ma9s des tats-,unis1 qui1 p> les sommes normes qu'ils lui ont prte1 la ti5n5t compltem5t s\s leur dom9ation4 ,elle f]a ce qu'ils v\dront4 ,si les tats-,unis ti5n5t la ma9 ce que l',allemagne paie1 et ils f]ont t\s leurs ef=ts p\r cela1 elle s'excut]a4 ,si l'on considre que l',anglet]re et la ,france doiv5t probablem5t aux tats-,unis des sommes aussi importantes que l',allemagne1 on entrevoit combi5 p\rrait tre l\rde dans l'av5ir la tyrannie f9ancire de l',amrique4 ,c'e/ une =me d'hgmonie que le pass n'avait pas connue4 ,si l',europe cont9uait s'endett] l'g>d de l',amrique1 on p\rrait considr] comme une =me n\velle d'esclavage l'obligation o elle se tr\v]ait d'tre assujettie de durs labeurs p\r pay] un l\rd tribut annuel une nation dev5ant inf9im5t ri*e p5dant que l',europe devi5drait inf9im5t pauvre4 ,cet av5ir e/1 d'ailleurs1 peu probable p\r div]ses raisons1 notamm5t celle-ci1 qu'avec l'volution m5tale actuelle du monde1 les peuples prfr]ont t\j\rs la gu]re une =me quelconque de s]vitude4 ,,livre ,v ,n,,cessit,s ,d,,t]m9ant ,,les ,,in/itutions ,,politiques4 ,,p\rquoi ,l',,europe ,,m>*e ,,v]s ,,la ,,dictature ,,*apitre ,,premi] ,,la ,d,,cad5ce ,,du ,,p>lem5t>isme ,,et ,l',,volution ,,des ,,peuples ,,v]s ,,la ,,dictature ,beauc\p d'criva9s1 de ,platon et ,ari/ote ,montesquieu1 ont diss]t sur les avantages et les inconvni5ts des div]ses =mes de g\v]nem5t3 mon>*ie1 rpublique1 etc4 ,c'e/ dans les temps mod]nes seulem5t qu'on a bi5 compris que les in/itutions traduis5t les beso9s d'un peuple une poque dt]m9e et ne dp5d5t pas du caprice des lgislateurs4 ,le cs>isme ne fut pas cr p> ,cs>1 mais impos ,cs>4 ,si ,bonap>te n'et pas mis f9 l'an>*ie rvolutionnaire1 un autre gnral et agi comme lui4 ,sans la cra9te inspire p> les sociali/es1 ,napolon ,,iii n'et pas recueilli sept millions de suffrages4 ,il semble dmontr auj\rd'hui1 malgr des illusions trs rp&ues encore1 surt\t *ez les extrmi/es1 que les in/itutions politiques ne se dcrt5t pas4 ,elles naiss5t des beso9s d'un pays1 de sa situation gographique1 etc4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que dans les temps antiques1 la vie politique et sociale de l'gypte fut dt]m9e p> les crues du ,nil4 ,de nos j\rs1 l'importance des influ5ces extrieures n'a fait que gr&ir1 la possession du *>bon a dt]m9 l'volution conomique de l',anglet]re1 puis de l',allemagne et leurs aspirations l'hgmonie4 ,les peuples *ang5t p>fois leurs in/itutions mais ils se born5t le plus s\v5t en modifi] les =mes extrieures4 ,la c5tralisation de la ,france mod]ne n'a fait qu'acc5tu] celle de l'anci5 rgime4 ,l',allemagne dmocratique d'auj\rd'hui e/ bi5 vois9e de l',allemagne mon>*ique d'hi]4 ,on a dit avec raison3 ,la p5se1 la philosophie1 la littrature allem&es1 depuis ,hegel1 subordonn5t l'individu l'tat1 l'absorb5t dans l'tat1 alors que c'e/ prcism5t sur l'opposition de l'individu et de l'tat1 sur la s\v]a9et de l'individu contrlant l'tat1 qu'e/ fonde la dmocratie4 99 99 99 99 99 ,malgr ces vid5ces1 les illusions sur la puissance r=matrice des lois re/5t gnrales4 ,des cohortes de lgislateurs prt5d5t1 au mo9s *ez les peuples lat9s1 trans=m] la vie sociale c\ps de dcrets4 ,sans d\te des conditions exceptionnelles ont p]mis aux rvolutionnaires russes de trans=m] la vie sociale de la ,russie4 ,mais cette trans=mation app>5te1 lo9 d'tre contraire aux conceptions qui prcd5t1 n'a fait que les ju/ifi]4 ,on voit en effet1 que malgr un p\voir absolu et le massacre total des opposants1 le rgime communi/e tati/e russe1 impos p> la =ce1 ret\rne graduellem5t au rgime abhorr de l'initiative prive1 du capitalisme et de la proprit individuelle4 ,suivant les obs]vations d'un diplomate publies dans la ,revue hebdomadaire3 ,les ,soviets en sont rduits admettre le ret\r l'ordre normal de t\tes les socits huma9es3 la proprit prive1 la lib]t des transactions1 la monnaie1 bi5tt l'hritage444 ,il n'y a gure que les comm]ces d'exportation et d'importation qui soi5t re/s encore un monopole de l'tat4 ,si le rgime communi/e a pu se prolong] en ,russie1 bi5 que heurtant plusieurs des conditions fondam5tales d'exi/5ce des peuples1 ce fut simplem5t p>ce qu'il eut p\r df5seurs des paysans entre lesquels les t]res avai5t t p>tages4 ,j'ai dj fait rem>qu] ailleurs que ce fut prcism5t p\r une raison analogue 7v5te vil prix des proprits seigneuriales la b\rgeoisie71 que la ,rvolution franaise put se ma9t5ir quelque temps malgr ses viol5ces4 ,tant que les paysans russes re/]ont possesseurs des t]res1 ils s'oppos]ont naturellem5t t\t ret\r de l'anci5 rgime4 ,la gr&e difficult p\r un peuple n'e/ pas de *oisir les in/itutions les meilleures1 mais d'accept] celles adaptes sa /ructure m5tale4 ,il va p>fois de rvolution en rvolution avant de les dc\vrir4 ,n\s sommes ju/em5t un ge o les peuples ayant p]du leur foi dans des in/itutions qui ne leur ont pas vit les ru9es d'une gu]re dsa/reuse1 *]*5t les remplac]4 ,ils s'adress5t naturellem5t aux =mes politiques les plus intelligibles1 c'e/--dire les plus simples1 et c'e/ p\rquoi l'antique rgime autocratique qualifi de dictature rep>at p>t\t4 99 99 99 99 99 ,p>mi les causes prpondrantes de cette n\velle volution se tr\ve l'impuissance des collectivits con/itues p> les p>lem5ts1 devant les complications de l'ge mod]ne4 ,les assembles p>lem5taires se sont t\j\rs montres impuissantes rs\dre des problmes difficiles4 ,leur capacit e/ mdiocre1 comme celle de t\tes les collectivits4 ,elles obiss5t t\j\rs quelques m5eurs1 esclaves eux-mmes d'autres m5eurs3 les clubs p5dant la ,rvolution1 les comits lectoraux et les congrs de nos j\rs4 ,on sait avec quel cra9tif respect les sociali/es les plus autoritaires de la ,*ambre actuelle att5d5t les dcisions des congrs de leur p>ti3 autorisation ou df5se d'entr] dans une comb9aison m9i/rielle1 etc4 ,dans t\te assemble politique1 aussi bi5 l'poque rvolutionnaire que de nos j\rs1 les gr\pes extrmes volonts =tes arriv5t vite dom9] les gr\pes modrs volonts faibles4 ,si avanc que soit un p>ti1 il se voit lui-mme bi5 m5ac p> un autre qui1 p\r le supplant]1 r5*rit sur *acune de ses propositions4 ,ce phnomne de la sur5*re1 qui contribua r5dre les p>lem5ts si impuissants1 s'obs]va t\j\rs dans les gr&es assembles4 ,camille ,desm\l9s s'en plaignait dj4 ,elle conduisit les ,girond9s la guillot9e1 o les suivir5t rapidem5t d'autres r5*risseurs3 ,danton1 puis ,robespi]re4 ,auj\rd'hui comme autrefois1 la sur5*re1 mom5tanm5t utile ses auteurs1 f9it p> leur dev5ir fune/e4 ,les sociali/es de notre ,p>lem5t en fir5t l'expri5ce lorsque aprs avoir promis aux lecteurs1 p\r obt5ir leurs suffrages1 la rduction des impts1 ils se vir5t obligs au contraire de les augm5t]4 99 99 99 99 99 ,dans l'volution actuelle du monde1 les ,p>lem5ts de plusieurs tats de l',europe se sont montrs tellem5t infrieurs leur t*e qu'il fallut bi51 ou les supprim]1 comme en ,espagne1 ou les plac]1 comme en ,italie1 s\s l'autorit d'un dictateur capable de g\v]n] le pays4 ,l'impuissance des ,p>lem5ts s'adapt] aux conditions n\velles de l'volution mod]ne e/ dev5ue si vid5te que1 mme en ,anglet]re1 b]ceau du p>lem5t>isme1 les j\rnaux prsag5t sa f94 ,voici comm5t s'exprimait rcemm5t1 ce sujet1 un des pr9cipaux organes anglais1 la ,we/m9/] ,gazette3 ,le sy/me p>lem5taire p]d du t]ra9 dans t\te l',europe occid5tale4 ,les p>tis cons]vateurs n'aim5t pas un sy/me qui implique un g\v]nem5t faible1 dont l'exi/5ce prcaire n'e/ faite que de compromis4 ,les sociali/es se r5d5t compte qu'avec le sy/me actuel1 ils ne p\rront jamais effectu] quelques-unes de leurs r=mes sociales4 ,c'e/ p\rquoi ils n'en sont pas plus p>tisans que les cons]vateurs4 ,on dirait c]ta9em5t que n\s allons trav]s] une priode de g\v]nem5ts autocratiques4 ,nos dputs sont ent\rs d'une atmosphre d'illusions que les ralits ne fran*iss5t plus4 ,c\rbs s\s la dom9ation de sociali/es m5aants1 imprieux et bruyants1 hants p> la cra9te d'lecteurs auxquels fur5t faites d'irralisables promesses1 ils vot5t les mesures les plus dang]euses1 et se p]d5t dans de byzant9es discussions1 r5v]sant les m9i/res s\s les plus futiles prtextes4 ,un anci5 rapporteur de la commission des f9ances1 ,m4 ,lam\reux1 a trac dans les t]mes suivants cet aspect de la vie p>lem5taire3 ,p5dant six mois j'ai eu affaire sept m9i/res des f9ances1 quatre prsid5ts du conseil et j'ai d s\t5ir quatre projets de budget4 ,si le p>lem5t>isme cont9ue se ma9t5ir dans quelques pays il subira =cm5t la trans=mation suivante3 ,p\voir dictatorial confi un premi] m9i/re p> le ,p>lem5t p\r une priode limite de quatre ou c9q ans4 ,m4 ,lloyd ,george1 en ,anglet]re1 a ex]c p5dant quatre ans une dictature analogue1 mais il fut r5v]s p> un simple vote du ,p>lem5t1 alors que les futurs premi]s m9i/res dictateurs devront tre indp5dants de tels votes4 99 99 99 99 99 ,l'volution des g\v]nem5ts europens v]s des =mes div]ses de dictature semble 9vitable mais il e/ impossible d'indiqu] avec c]titude de quels p>tis politiques provi5dront les futurs dictateurs4 ,dans une intressante tude1 le savant hi/ori5 ,madel91 aprs avoir insi/ sur la m>*e de l',europe v]s le cs>isme1 aj\tait3 que les dictateurs ne sort5t gnralem5t pas des p>tis dits ractionnaires1 mais1 au contraire1 des p>tis de gau*e4 ,bonap>te fut appuy1 en effet1 p> les ,montagn>ds ayant *app la guillot9e1 et ,mussol9i app>t5ait1 jadis1 au p>ti sociali/e avanc4 ,sans d\te1 les dictateurs peuv5t sortir du p>ti populaire4 ,c'e/ p\rquoi la future dictature p\rrait bi5 tre une dictature sociali/e rappelant la ,commune de #ahga1 avec ses massacres et l'inc5die des plus beaux monum5ts de la capitale1 mais l'hi/oire montre aussi que les dictateurs peuv5t v5ir de p>tis =t div]s4 ,le dictateur ,sylla tait *ef du p>ti ari/ocratique1 et ,m>ius1 *ef du p>ti populaire4 ,de nos j\rs1 ,napolon ,,iii qui1 ses dbuts1 doit tre considr comme un simple dictateur1 fut p\ss au p\voir aussi bi5 p> la droite que p> la gau*e1 et il e/ difficile de dire que le dictateur espagnol ,primo de ,riv]a ait t1 en ,espagne1 le reprs5tant des p>tis avancs4 ,quoi qu'il en soit de ces int]prtations1 on peut dire que si l'volution politique actuelle de l',europe cont9ue1 les peuples en s]ont rduits *oisir entre une dictature fasci/e1 une dictature militaire ou une dictature communi/e4 ,ce n'e/ pas la =ce de l'idal dmocratique qui prs]v]a les tats europens des dictatures4 ,cet idal s'e/ pr(ondm5t modifi depuis la ,rvolution franaise4 ,de la vieille devise3 ,lib]t1 galit1 frat]nit1 t\j\rs grave sur nos murs1 l'galit seule a cons]v son pre/ige4 ,la frat]nit a t remplace p> la lutte des classes1 et de la lib]t1 les p>tis politiques n'ont nul s\ci4 ,n\s montr]ons bi5tt comm5t s'e/ faite1 dans plusieurs gr&s pays europens1 la trans=mation de mon>*ies con/itutionnelles en dictatures4 99 99 99 99 99 ,en dehors des considrations psy*ologiques prcd5tes1 le m\vem5t qui se dess9e de plus en plus en ,europe contre le p>lem5t>isme peut tre considr comme une phase n\velle de l'antique lutte entre les =ces individuelles qui dirigr5t t\j\rs le monde et les =ces collectives qui prt5d5t les remplac]4 ,les =ces collectives re/5t imm5ses mais1 prives de direction1 elles sont surt\t de/ructrices4 ,ds qu'un peuple s'lve c]ta9es =mes compliques de civilisation1 les p\voirs collectifs1 comme les p>lem5ts1 devi5n5t incapables de le g\v]n]4 ,les =ces individuelles p\vant tre con/ructives sont ncessaires la direction des =ces collectives4 ,la p5se individuelle e/ aux puissances collectives ce qu'e/ le g\v]nail d'un cuirass la masse =midable du vaisseau4 ,ce g\v]nail p>at bi5 faible2 sans lui p\rtant1 le navire se bris]ait vite sur les cueils4 ,jamais la lutte entre les =ces individuelles et les =ces collectives ne fut aussi viol5te qu'auj\rd'hui4 ,syndicalisme1 communisme et t\tes les v>its du socialisme se coalis5t contre l'individualisme4 ,la colossale et catgorique expri5ce de la ,russie n'a encore conv]ti p]sonne4 99 99 99 99 99 ,le p>lem5t>isme1 issu des votes populaires1 avait tabli une sorte de transaction entre la p5se individuelle et les =ces collectives2 mais1 avec les ncessits de l'volution mod]ne1 les ,p>lem5ts sont dev5us1 en raison mme des infriorits psy*ologiques de t\tes les collectivits1 totalem5t impuissants1 qu& ils n'ont pas leur tte une p]sonnalit suffisamm5t =te4 ,c'e/ ju/em5t p\rquoi1 depuis plusieurs annes1 les premi]s m9i/res des div]s p>lem5ts t5d5t comme je le disais plus haut se trans=m] en vritables dictateurs4 ,a9si1 p> des voies n\velles1 l'individualisme arrive repr5dre son rle de conducteur du monde4 ,s'il devait succomb] devant la =ce brutale et aveugle des f\les1 les gr&es civilisations subirai5t une dcad5ce qui prcd]ait de bi5 peu la f9 de leur hi/oire4 ,,*apitre ,,ii ,,les ,,=mes ,r,,c5tes ,,de ,,dictature ,r,,alis,,es ,,en ,,europe ,les dictatures n\vellem5t nes en ,europe ont revtu des =mes div]ses suivant les pays3 prolt>i5ne en ,russie1 militaire en ,espagne1 en ,turquie en ,pologne et en ,grce1 politique en ,italie4 ,laissant de ct la dictature prolt>i5ne russe1 qui ne diffre qu'en ?orie de l'anci5 tz>isme1 la dictature grecque1 qui ne reprs5te qu'un conflit d'ambition militaire1 les dictatures polonaise et turque qui re/5t encore un rgime demi-con/itutionnel1 n\s n'envisag]ons ici que les dictatures itali5ne et espagnole4 ,n\s dirons ensuite quelques mots de la demi-dictature spontanm5t ralise en ,france l'poque de la *ute du franc4 99 99 99 99 99 ,la dictature itali5ne sortit de l'excs du dsordre dans lequel sociali/es et syndicali/es avai5t plong l',italie4 ,meurtres et pillages ne se comptai5t plus4 ,l'arme re/ait indiffr5te1 le roi impuissant4 ,on sait comm5t un citoy5 n]gique1 ,m4 ,mussol9i1 mit f9 au dsordre en m>*ant sur ,rome la tte d'une lgion d'anci5s combattants et dt]m9a le roi l'accept] p\r *ef de son g\v]nem5t4 ,le peuple itali5 l'acclama comme un sauveur et en fait1 le dictateur1 dgag de l'influ5ce d'un p>lem5t qu'il ne cons]va que p\r la =me1 sut rorganis] rapidem5t son pays4 ,rsumant les doctr9es du n\veau matre1 le ,mat9 crivait3 ,mussol9i p>le des pr9cipes de #aghi comme de l'anti?se des si5s4 ,a l'galit il a sub/itu la hir>*ie1 la lib]t la discipl9e1 la frat]nit la dvotion aux de/9s de la patrie4 ,l'n]gie et le jugem5t du dictateur le fir5t accept] p> t\s les p>tis1 y compris le communisme et le syndicalisme4 ,les dirigeants de la ,confdration du ,travail dem&r5t s'associ] au n\veau g\v]nem5t4 ,beauc\p de sociali/es r5oncr5t leurs ?ories4 ,cette conv]sion des sociali/es ne con/ituait pas1 d'ailleurs1 un phnomne bi5 n\veau4 ,seule1 la rapidit de cette conv]sion p\vait tonn]4 ,un des plus influ5ts sociali/es dcl>a mort le socialisme idologique4 ,aj\tant1 trs ju/em5t1 que la gu]re avait f\rni une preuve catgorique que le s5tim5t de race a t\j\rs prvalu sur l'idologie de l'unit int]nationale de classe4 ,le dictateur itali5 a f\rni des preuves indubitables de capacit politique3 ,suivant lui3 les divisions entre b\rgeois et proltaires sont de vieilles m?odes de classem5t qui ont fait leur temps4 ,il s'e/ trs bi5 r5du compte que dans les temps mod]nes la puissance des *efs d'tat1 rois1 m9i/res ou dictateurs mme dp5d en gr&e p>tie de conditions conomiques extrieures dont les g\v]nem5ts ne sont pas matres4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que la vie indu/rielle de l',italie dp5d en gr&e p>tie de l',anglet]re et des div]s pays qui lui f\rniss5t le *>bon qu'elle ne possde pas4 ,ces ncessits que le monde n'avait pas encore connues influ5c5t considrablem5t la politique trangre des nations qui s'y tr\v5t s\mises4 ,p\r faire pntr] dans l'me simpli/e des f\les l'importance des conditions conomiques qui rgiss5t auj\rd'hui la vie des peuples1 le dictateur itali5 se propose de donn] un m9i/re aux organisations ouvrires1 af9 de les conva9cre que l'adm9i/ration d'un tat e/ *ose extrmem5t difficile et complexe1 qu'il n'y faut gure improvis]1 ni faire table rase1 comme il e/ arriv au c\rs de c]ta9es rvolutions4 ,le j\r o ces vrits lm5taires pntr]ont dans l'me des multitudes de srieux progrs se tr\v]ont raliss4 ,en att5dant1 le dictateur a pris des mesures =t sages1 qu'un p>lem5t n'aurait jamais pu impos]4 ,il a galem5t compris que1 contrairem5t aux ?ories sociali/es1 un g\v]nem5t mod]ne doit laiss] l'initiative prive le maximum de lib]t d'action et r5onc] t\tes lgislations1 int]v5tions et entraves qui peuv5t sans d\te satisfaire les dmagogies p>lem5taires1 mais qui1 comme l'expri5ce l'a dmontr1 n'ab\tiss5t qu' tre absolum5t p]nicieuses4 ,t\s les sy/mes conomiques ngligeant la libre initiative et les ressorts individuels s]ont1 dans un bref dlai1 v\s une complte faillite4 ,dsireux d'appliqu] ces conceptions1 le dictateur s'e/ propos de confi] l'indu/rie prive plusieurs monopoles1 notamm5t celui des tlphones4 ,ces mesures judicieuses reprs5t5t exactem5t le contraire de ce que les sociali/es veul5t ralis] en ,france4 ,l'uvre de ,mussol9i ne peut tre bi5 apprcie qu'en pr5ant l'utilit comme lm5t de jugem5t4 ,l'op9ion gnrale en ,europe a trs bi5 t =mule p> ,m4 ,*ur*ill l'ambassade d',anglet]re de ,rome devant une runion de j\rnali/es1 et dont le ,mat9 du #ba janvi] #aibg a donn l'extrait suivant3 ,il e/ p>faitem5t absurde de dire que le g\v]nem5t itali5 ne s'appuie pas sur une base dmocratique4 ,si j'avais t ,itali51 je suis sr que j'aurais t entirem5t avec v\s1 depuis le comm5cem5t jusqu' la f91 dans votre lutte victorieuse4 ,votre m\vem5t a r5du s]vice au monde enti]4 ,l',italie a dmontr qu'il y a une manire p\r combattre les =ces subv]sives4 ,cette manire e/ d'appel] la masse du peuple une coopration loyale avec l'tat4 ,l',italie a dmontr qu'en df5dant l'honneur et la /abilit de la socit civile1 elle donne l'antidote ncessaire au poison russe4 99 99 99 99 99 ,laissant de ct l',italie1--qui con/itue un des r>es exemples o une dictature prolonge ait t utile un peuple--arrivons l',espagne4 ,la dictature espagnole eut p\r auteurs des (fici]s dirigs p> le gnral de ,riv]a4 ,elle fut comme en ,italie la consqu5ce d'un tat d'an>*ie contre lequel la royaut re/ait impuissante4 ,le dictateur a rappel dans ses proclamations que les assass9ats sociali/es se multipliai5t d'inquitante faon4 ,depuis trois ans1 des c5ta9es de citoy5s tai5t tombs s\s les c\ps extrmi/es4 ,p>mi eux figurai5t un prsid5t du ,conseil1 un ar*evque1 quatre g\v]neurs civils et de nombreux *efs d'indu/rie4 ,syndicali/es et communi/es ne se mnageai5t d'ailleurs pas entre eux4 ,c'e/ a9si que le *ef du syndicat des *>reti]s fut assass9 p> des extrmi/es encore plus extrmi/es que lui4 ,t\s ces meurtres re/ai5t impunis4 ,la magi/rature tremblait et l'an>*ie comm5ait gagn] l'arme4 ,des juntes militaires1--associations de type sovitique1--prt5dai5t impos] leurs volonts aux m9i/res1 rgl] les conditions d'avancem5t1 etc4 ,l'indiscipl9e dev5ait gnrale3 plusieurs prov9ces entamai5t des m\vem5ts sp>ati/es4 ,la dictature espagnole fut donc aussi ncessaire que la dictature itali5ne4 ,aprs avoir lim9 les m9i/res et le p>lem5t1 le dictateur espagnol g\v]na son pays avec un directoire compos de dix gnraux4 ,ce ,directoire1 annonait le gnral de ,riv]a1 dur]a jusqu' ce que des hommes capables et d'une moralit absolue soi5t tr\vs p\r g\v]n] l',espagne4 ,on les *]*e encore4 ,conva9cu de l'impuissance gr&issante des g\v]nem5ts con/itutionnels le roi subit t\tes les volonts du dictateur1 y compris la confiscation des bi5s p]sonnels d'anci5s m9i/res *oisis p> lui4 ,sans d\te a-t-il p5s1 en signant de p>eilles mesures1 que les rois mod]nes f9iront p> possd] mo9s de lib]t que les plus humbles de leurs sujets4 ,au mom5t o j'cris ces lignes1 le dictateur de l',espagne e/ m5ac1 selon une loi commune t\tes les dictatures militaires1 des rivalits de gnraux ambitieux1 dsireux d'accd] leur t\r au p\voir4 ,l'hi/oire des rpubliques espagnoles de l',amrique donne une ide assez claire du sort des pays dans lesquels la puissance des comptitions individuelles e/ suprieure celle des lois4 99 99 99 99 99 ,la ,france n'a pas t oblige de subir un rgime dictatorial aussi absolu que ceux de l',italie et de l',espagne2 mais1 p\r la sauv] de l'an>*ie f9ancire dont elle tait m5ace1 il fallut confi] au ,prsid5t du ,conseil un p\voir demi-dictatorial con/itu p> le droit de =mul] des dcrets sans pr5dre l'avis du ,p>lem5t4 ,les vnem5ts qui am5r5t cette situation ont t exposs p> l'importante revue anglaise ,new /atesman du #ae janvi] #aibg dans les t]mes suivants3 ,le franc cont9uait tomb]4 ,m4 ,bri& =ma un n\veau cab9et avec ,m4 ,caillaux aux f9ances4 ,m4 ,caillaux ne put gagn] la confiance publique4 ,le franc desc5dait sans arrt4 ,la ,*ambre tait en bullition4 ,la populace donnait des signes de colre4 ,le capital s'vadait du pays4 ,le ,trsor tait vide4 ,m4 ,h]riot j\a un peu le rle de p>atonn]re lorsque le #ag juillet il r5v]sa le cab9et ,bri&-,caillaux4 ,son propre m9i/re fut r5v]s aprs une seule j\rne d'exi/5ce4 ,dans les rues1 comme le franc t\*ait presque #bej la livre /]l+1 les f\les rclamai5t une trve des p>tis4 ,le bloc des gau*es1 ou c>tel1 avait jet sa nef sur les ro*]s et la ,france se tr\vait deux doigts de la ru9e4 ,et c'e/ alors que ,m4 ,po9c> accepta un devoir =midable4 ,il travailla avec clrit4 ,les clameurs s'apaisr5t4 ,le franc fut arrt au bord de l'abme et ram5 une position qu'il pt df5dre4 ,une caisse d'amortissem5t fut cre p\r v5ir en aide au ,trsor4 ,la ,*ambre1 pr(ondm5t al>me1 fit t\t ce qui lui fut dem&1 et rapidem5t ,m4 ,po9c> fit vot] des lois et obt9t l'autorisation de g\v]n] p> dcrets qui1 dans la priode prcd5te1 avait t f>\*em5t combattue p> les dputs4 ,le budget fut vot en tr5te-six j\rs4 ,depuis des gnrations1 la ,france n'avait pas eu le spectacle que lui donnait l'action de ,m4 ,po9c>4 99 99 99 99 99 ,quoi qu'il en soit de l'av5ir des div]s rgimes1 il faut bi5 reconnatre que si les peuples sont les uns aprs les autres p\sss v]s des =mes v>ies de dictature1 c'e/ qu'elles correspond5t des ncessits n\velles que l'volution mod]ne du monde a fait surgir4 ,,*apitre ,,iii ,,raisons ,,psy*ologiques ,,du ,,dang] ,,des ,,dictatures ,aprs avoir montr l'utilit des dictatures c]ta9s mom5ts de la vie des peuples1 il importe aussi d'en m5tionn] les dang]s4 ,l'autorit d'un dictateur tant1 p> df9ition1 s\/raite t\t contrle1 ses erreurs peuv5t1 comme le pr\ve l'hi/oire1 entran] un peuple v]s d'irrp>ables dsa/res4 ,lorsque ,napolon ,,iii1 aveugl sur les plus vid5ts intrts de la ,france1 favorisa l'crasem5t de l',autri*e p> la ,prusse1 il prp>ait sa future dfaite en #ahgj et la gu]re de #aiad qui en reprs5te une lo9ta9e consqu5ce4 ,durant la lutte mondiale1 ce fut p> une srie de maladresses1 dont *acune con/ituait un acte dictatorial1 que ,guillaume ,,ii am5a les pacifiques comm]ants des tats-,unis entr] dans le conflit4 ,cette l\rde faute lui fit p]dre une gu]re dont l'issue re/ait =t d\teuse avant l'int]v5tion amrica9e4 ,j'ai dj rappel que l',anglet]re commit des erreurs du mme ordre1 notamm5t qu& le m9i/re ,lloyd ,george usa de son p\voir presque dictatorial p\r lanc] la ,grce contre la ,turquie dans l'espoir de conqurir indirectem5t ,con/ant9ople4 ,la politique dictatoriale du mme m9i/re env]s la ,france ne fut pas plus heureuse4 ,elle faillit faire p]dre l',anglet]re une alliance qui lui tait aussi ncessaire qu' son anci5ne allie4 ,bi5 d'autres exemples montr5t la fune/e influ5ce que peuv5t p>fois ex]c] les dictateurs4 ,les plus puissants que le monde ait connus depuis longtemps fur5t ,ln9e en ,russie1 et1 p\r un in/ant en ,europe1 le ,prsid5t ,wilson4 ,ln9e ram5a la ,russie la b>b>ie et le ,prsid5t ,wilson fut un des pr9cipaux auteurs de la dsorganisation europenne actuelle4 ,ds son arrive en ,europe l'illu/re homme d'tat amrica9 vit ses dcisions dictatoriales acceptes comme des oracles4 ,oubliant que les empires naiss5t de ncessits hi/oriques accumules et ne sont pas crs p> la raison pure1 il prt5dit refaire la c>te de l',europe en ne pr5ant que l'idologique pr9cipe des nationalits p\r guide4 ,ce pr9cipe lui inspira la rdaction d'un trait de paix o1 ddaignant mille ans d'hi/oire1 l',europe fut dc\pe en petits tats1 sans vie conomique possible et t\j\rs prts s'entr$*ir]4 99 99 99 99 99 ,les dictatures prolonges prs5t5t cet autre dang] d'am5] rapidem5t l'affaissem5t du c>actre de ceux qui les subiss5t4 ,sans d\te la dictature d',augu/e mit f9 aux gu]res civiles et assura p\r longtemps la prosprit de l',empire4 ,mais1 s\s l'influ5ce despotique de ses successeurs1 l'me roma9e se dsagrgea et p]dit les qualits de c>actre qui avai5t ma9t5u trav]s les ges la gr&eur de ,rome4 ,la s\mission des ,roma9s la puissance impriale tait dev5ue complte4 ,lorsqu'un ,cs> de la dcad5ce pntrait au ,snat1 les snateurs tremblai5t devant lui et applaudissai5t avec frnsie qu&1 sur un simple s\pon1 le matre envoyait quelques-uns d'entre eux au supplice4 ,les ,conv5tionnels ne montrai5t pas mo9s de s]vilit lorsqu'ils applaudissai5t ,robespi]re m>quant p\r l'*afaud les collgues ayant cess de lui plaire4 99 99 99 99 99 ,si les dictatures ont une t5dance se p]ptu]1 c'e/ que la plup>t des hommes1 p\r s'vit] l'ef=t de se guid] eux-mmes1 *]*5t un matre capable d'ori5t] leurs p5ses et leur conduite4 ,jamais les peuples ne p>lr5t plus qu'auj\rd'hui de lib]t et jamais p\rtant ils ne se s\mir5t aussi facilem5t t\tes les s]vitudes4 ,si le beso9 d'galit ne cesse de gr&ir1 l'ide de lib]t a p]du t\t pre/ige4 ,c]ta9s p>tis1 le communisme p> exemple1 la rejett5t compltem5t et att5d5t avec respect les ordres v5us de lo9ta9s despotes4 ,des millions de syndicali/es se con=m5t aux injonctions imprieuses de leurs *efs4 ,sur un ge/e de ces matres1 les *em9s de f] d'un pays cess5t de fonctionn]1 les m9eurs d'extraire du *>bon1 les flottes m>*&es susp5d5t leur comm]ce4 ,t\s les lm5ts de la vie sociale se tr\v5t a9si p>alyss4 ,les purs sociali/es ne se s\ci5t pas davantage de lib]t4 ,leur rve e/ un tatisme troit g\v]nant avec rigidit la vie des citoy5s4 ,les lois votes s\s leur influ5ce n'ont fait qu'effac] de plus en plus les traces de lib]t dont les hommes j\issai5t encore4 ,dans les pays lat9s ils sembl5t s'y rsign] facilem5t4 ,ici n\s t\*ons un lm5t psy*ologique fondam5tal dont la connaissance claire ce qui prcde4 ,si les univ]sits des tats-,unis considr5t comme ess5tielle l'ducation du c>actre1 si nglige des univ]sits lat9es1 c'e/ qu'elles sav5t bi5 que l'homme qui p>vi5t se dom9] lui-mme n'a pas beso9 d'tre g\v]n p> d'autres4 ,possdant une discipl9e int]ne qui le disp5se de t\te discipl9e ext]ne1 il e/ son propre dictateur4 ,ri5 ne remplace p>eille dictature4 ,,livre ,,vi ,,les ,,illusions ,,sur ,l',,orig9e ,,et ,,la ,r,,p>tition ,,des ,,ri*esses ,,*apitre ,,premi] ,,les ,,illusions ,,sur ,,la ,,nature ,,du ,,capital ,la ha9e du rgime dit capitali/e e/ dev5ue un des lm5ts fondam5taux du socialisme et du communisme4 ,leur b pr9cipal e/ de dtruire ce rgime soit violemm5t1 soit au moy5 d'amputations rptes imposes au capital4 ,bi5 que les illusions ne se rfut5t gure avec des mots1 il ne s]a pas inutile de rsum] brivem5t les ides qu'on peut se faire auj\rd'hui sur la nature du capital4 ,ce rsum montr]a1 une fois encore1 que l'incomprh5sion des mots1 beauc\p plus peut-tre que celle des ides1 se tr\ve l'orig9e de bi5 des m\vem5ts rvolutionnaires4 ,exam9ons donc le s5s rel du t]me capital1 l'un des plus *>gs d'illusions de l'ge mod]ne4 ,p\r les sociali/es1 le capital rsult]ait uniquem5t d'un prlvem5t sur le salaire des ouvri]s4 ,son pr9cipal rle s]ait de con/itu] des r5tes une catgorie d'exploiteurs qualifis de capitali/es4 99 99 99 99 99 ,c]ta9es ides trs rp&ues encore sur le capital correspond5t une phase anci5ne d'volution que les progrs de l'indu/rie ont fait disp>atre depuis longtemps4 ,s\s sa =me primitive1 le capital tait reprs5t p> des trsors1 l'or notamm5t1 accumuls dans des c(fres d'o ils sortai5t r>em5t2 sa valeur re/ait p> consqu5t inv>iable4 ,auj\rd'hui1 le capital e/ sorti des c(fres1 et sa gr&eur1 lo9 d'tre inv>iable1 v>ie sans cesse4 ,elle dp5d en effet de div]s facteurs3 l'intellig5ce entre autres4 ,j'ai dj montr dans un prcd5t ouvrage que la ri*esse d'un individu ou d'un peuple dp5d de la rapidit de circulation du capital dont il dispose4 ,peu importe que le capital soit m9ime si1 grce l'influ5ce des facteurs capacit et travail1 sa vitesse de circulation devi5t considrable4 ,cette loi e/ analogue celle qui rgit en mcanique la gr&eur de la =ce vive4 ,elle e/ gale1 on le sait1 au demi-produit de la masse p> le c>r de la vitesse4 ,une balle de masse petite1 mais anime d'une gr&e vitesse1 e/ beauc\p plus pntrante qu'une balle c5t fois plus l\rde1 mais de faible vitesse4 ,cette analogie mcanique doit tre introduite dans les df9itions de la ri*esse4 ,l'or enf]m dans un c(fre reprs5te une balle de fusil immobilise4 ,la vitesse seule r5d actifs l'or et la balle4 ,il faut donc t\j\rs1 dans les df9itions de la ri*esse1 considr] ces deux facteurs3 gr&eur du capital et rapidit de sa circulation4 ,dans la ri*esse le facteur vitesse dp5d surt\t de la capacit3 capacit te*nique de l'ouvri] et surt\t capacit de la direction4 ,ces notions fondam5tales se rp&5t de plus en plus4 ,rsumant mes explications ce sujet1 ,m4 l'+nieur en *ef ,m>cel ,blo* rappelait1 dans un rem>quable rapport sur l'organisation des *em9s de f]1 ma dmon/ration que l'importance du capital dp5d de la vitesse de sa circulation4 ,un capital relativem5t mode/e1 mais circulation rapide1 aura bi5tt une gr&eur trs suprieure celle d'un capital important mais faible vitesse de circulation4 ,la vitesse c'e/ de la ri*esse4 ,travaill] vite c'e/ s'enri*ir1 travaill] l5tem5t c'e/ s'appauvrir4 99 99 99 99 99 ,dans les trois facteurs dont se compose le capital mod]ne3 l'or1 l'intellig5ce et le travail1 l'intellig5ce e/ gnralem5t le plus important4 ,on a con/at depuis longtemps1 en ,amrique surt\t1 que dans beauc\p d'us9es le r5dem5t tait au mo9s d\bl en y introduisant le facteur capacit4 ,contrairem5t aux croyances communi/es1 la capacit intellectuelle1 qui dpassait pe9e jadis en valeur la capacit manuelle1 lui e/1 auj\rd'hui1 si suprieure que la seconde ne peut plus ri5 sans la premire4 ,c'e/ la capacit intellectuelle qui p]met de ralis] les dc\v]tes dont pr(ite l'humanit1 alors que la capacit manuelle ne pr(ite gure qu' *aque travailleur4 ,on a valu un ti]s du rev5u actuel de l',anglet]re la "p imputable la capacit d'une petite lite4 ,le capital e/ dev5u auj\rd'hui l'lm5t ess5tiel de la vie indu/rielle2 v\loir le rduire p> t\te une srie de mesures vexatoires comme le rv5t les sociali/es1 c'e/ mconnatre son rle prpondrant dans la vie des peuples4 ,un impt sur le capital n'a d'autre rsultat que d'augm5t] le prix des objets et de r5dre l'exi/5ce plus *re4 99 99 99 99 99 ,ces notions1 un peu ab/raites p\r des ouvri]s lat9s1 sont bi5 comprises de leurs confrres amrica9s4 ,plusieurs j\rnaux ont m5tionn la ptition signe p> des ouvri]s p\r obt5ir qu'un gr& con/ructeur d'automobiles ft exempt des impts capables de rduire son capital4 ,les signataires compr5ai5t p>faitem5t que ces impts aurai5t p\r rsultat f9al d'augm5t] le prix de v5te des automobiles dont un gr& nombre d'entre eux tai5t acqureurs4 ,l'impt sur le capital n'e/ qu'une illusion4 ,cration de l'envie et de la ha9e1 il ne f]ait qu'appauvrir davantage les classes dont il prt5d amlior] le sort4 ,les ?ories sociali/es ont t rfutes tant de fois et ont reu un si clair dm5ti des expri5ces t5tes dans div]s pays1 qu'il s]ait inutile d'y rev5ir4 ,le rgime dit capitali/e se modifie1 d'ailleurs1 *aque j\r4 ,le capital1 qui s\ti5t les indu/ries1 se diffuse actuellem5t de plus en plus en un tel nombre de ma9s qu'il n'y aura bi5tt plus d'individus p\vant tre qualifis de gr&s capitali/es4 99 99 99 99 99 ,a quelques-unes des considrations qui prcd5t sur le rgime capitali/e1 les sociali/es rpond5t que1 s'ils veul5t supprim] les capitali/es1 leur int5tion n'e/ nullem5t de dtruire le capital1 mais bi5 de le remettre aux ma9s de l'tat1 qui s]ait alors *>g de la ge/ion de t\tes les indu/ries4 ,malheureusem5t p\r cette conception1 des expri5ces c5t fois rptes ont pr\v que les produits des indu/ries gres p> l'tat1 c'e/--dire p> un p]sonnel non intress au succs des entreprises1 revi5n5t beauc\p plus *] que ceux dus l'indu/rie prive4 ,le prix de revi5t des m>*&ises fabriques dans les pays tatiss s]ait tel qu'elles ne p\rrai5t concurr5c] l'trang] les produits dus l'indu/rie des pays ayant *app au rgime sociali/e4 ,la ,russie sovitique en f\rnit un frappant exemple4 99 99 99 99 99 ,ne p\vant entr] ici dans l'tude dtaille des que/ions conc]nant le capital et la monnaie qui le reprs5te1 je me born]ai rsum] en propositions brves quelques po9ts fondam5taux3 --,la valeur d'un capital dp5d surt\t de la rapidit de sa circulation4 --,la ri*esse d'un peuple ne rside pas dans l'or qu'il possde1 mo9s encore dans des monnaies artificielles sans g>antie1 fabriques volont4 ,un peuple e/ pauvre ou ri*e1 suivant que les produits de son sol1 de ses us9es1 de son comm]ce1 sont infrieurs ou suprieurs ses beso9s4 --,un peuple s'appauvrit lorsqu'il consomme plus qu'il ne produit2 c'e/ ce qui arrive lorsque les m>*&ises qu'il fabrique devi5n5t1 p> suite de la rduction des heures de travail ou d'autres motifs1 trop *res p\r tre exportes4 --,qu& un peuple exporte une quantit de m>*&ises d'une valeur exactem5t gale celle qu'il importe1 sa monnaie1 ft-elle entirem5t fiduciaire1 g>de le mme p\voir d'a*at4 --,lorsqu'un peuple importe plus de m>*&ises qu'il n'en exporte1 et si faute de ress\rces il e/ oblig d'effectu] ses paiem5ts en monnaie fiduciaire1 cette monnaie subit une p]te dp5dant du degr de confiance que l'a*eteur lui accorde4 ,les m>*&ises a*etes au dehors augm5tant =cm5t de prix1 l'lvation du cot de la vie en s]a la consqu5ce4 --,dans les *anges de m>*&ises de valeur quival5te1 l'or n'int]vi5t que comme unit de compte1 sans qu'il soit beso9 de le dplac] des caisses o il e/ cons]v4 --,lorsque le dbiteur d'un capital de gr&eur quelconque dispose d'un temps suffisant1 il peut1 p> le mcanisme de l'amortissem5t1 rduire cette dette1 si gr&e qu'on la suppose1 un *iffre aussi faible qu'on le dsire4 ,,*apitre ,,ii ,,les ,,conflits ,,entre ,l',,intellig5ce1 ,,le ,,capital ,,et ,,le ,,travail ,le mcont5tem5t gnral1 dont les effets ont t tudis plusieurs fois au c\rs de cet ouvrage1 s'obs]ve surt\t dans la masse ouvrire bi5 que sa situation matrielle n'ait jamais t aussi satisfaisante qu'auj\rd'hui4 ,les salaires1 mme en les ram5ant l'anci5 talon-or1 ont considrablem5t augm5t4 ,mais1 mesure que ces salaires s'levai5t1 naissai5t de n\velles aspirations et de n\veaux beso9s qui dpassr5t bi5tt les moy5s de les satisfaire4 ,p> un phnomne dj obs]v la veille de la ,rvolution1 la ha9e des classes infrieures l'g>d des classes suprieures s'e/ accrue en mme temps que p> leurs ress\rces1 les premires se rappro*ai5t des secondes4 ,on p\rrait nonc]1 comme une loi de philosophie politique que1 dans la vie des peuples les gr&es 9galits de situation sociale se tolr5t facilem5t alors que les 9galits lgres ne se support5t pas4 ,le beso9 d'galit et la ha9e de l'autorit sont dev5us des c>actri/iques de la m5talit populaire mod]ne4 ,le rve de nombreux travailleurs e/ de s'emp>] violemm5t des m9es1 des us9es1 des *em9s de f]1 etc41 p\r les adm9i/r] leur pr(it4 ,les =mules3 la m9e aux m9eurs1 les *em9s de f] aux *em9ots1 etc41 syn?tis5t p>faitem5t ces aspirations4 ,l'illusion des classes ouvrires e/ de croire qu'elles gagn]ai5t quelque *ose cette trans=mation alors qu'elles y p]drai5t beauc\p4 ,les productions indu/rielles mod]nes exig5t1 en effet1 non seulem5t des capitaux mais surt\t des capacits4 ,sans elles les indu/ries les plus brillantes priclit]ai5t rapidem5t4 ,le public enti] pr(ite des conc5trations indu/rielles actuelles1 dues la comb9aison des gr&s capitaux et des gr&es capacits4 ,il e/ vid5t1 p> exemple1 qu'un petit patron n'occupant qu'une diza9e d'ouvri]s aura fatalem5t des prix de revi5t plus levs que celui dont l'us9e compr5d un milli] de travailleurs4 ,le petit patron e/ en effet oblig1 p\r vivre et pay] ses frais gnraux1 de prlev] une "p importante sur le travail de *aque ouvri]1 alors qu'un *ef d'us9e employant1 je suppose1 mille ouvri]s1 gagn]ait soixante-qu9ze mille francs p> an en se bornant prlev] j\rnellem5t v+t-c9q c5times de bnfice sur le travail de l'ouvri] pay c9quante francs p> j\r4 ,rduire les prix de revi5t1 comme le fait la gr&e indu/rie1 dite capitali/e1 c'e/1 en ralit1 accrotre l'aisance des ouvri]s puisque1 avec la mme somme1 ils peuv5t a*et] plus d'objets4 99 99 99 99 99 ,l'obs]vation dmontre que si le rle du capital e/ important dans l'indu/rie mod]ne1 celui de l'intellig5ce l'e/ plus encore4 ,seul1 en effet1 le capital intellectuel peut faire fructifi] le capital matriel4 ,aucune comp>aison n'e/ possible entre la psy*ologie d'un *ef d'entreprise et celle des ouvri]s qu'il dirige4 ,travaillant ses risques et prils1 engageant de gros capitaux et oscillant sans cesse entre la ri*esse et la ru9e1 c'e/--dire entre des sanctions p]sonnelles trs rig\reuses1 le gr& indu/riel ex]ce ncessairem5t1 dans la civilisation mod]ne une action considrable4 ,si la petite le anglaise arrive n\rrir qu>ante-sept millions d'habitants dans un pays o ne p\vai5t vivre1 au temps de la re9e ,elisabe?1 que c9q millions de p]sonnes1 elle ne le doit pas1 comme1 le fait obs]v] l'conomi/e ,lysis1 ses travailleurs manuels1 mais ses *efs d'entreprise1 ses te*nici5s4 99 99 99 99 99 ,les sociali/es essai5t de p]suad] aux classes ouvrires qu'elles gagn]ai5t beauc\p plus qu'auj\rd'hui en s'emp>ant des m9es1 des us9es et de t\s les moy5s de production p\r en confi] la ge/ion l'tat4 ,l'expri5ce a cep5dant pr\v1 a9si qu'on l'a s\v5t rappel1 que les us9es adm9i/res p> des *efs non intresss au succs des entreprises donnai5t de pauvres rsultats4 ,celles gres p> l'tat--tabacs1 allumettes1 p> exemple--f\rniss5t des produits extrmem5t coteux4 ,celles adm9i/res p> des ouvri]s--la v]r]ie de ,c>maux1 entre autres--donn5t des rsultats plus mdiocres encore1 mme avec des +nieurs intellig5ts mis leur tte4 ,la faible valeur des ge/ions ouvrires e/ encore dmontre p> l'hi/oire des coopratives de production1 qui ont *\ presque p>t\t1 alors que les coopratives de consommation1 qui v5d5t1 mais ne produis5t pas1 russiss5t gnralem5t4 ,des raisons psy*ologiques trs simples expliqu5t ces *ecs4 ,un directeur traitem5t fixe1 lu p> les travailleurs1 n'a ni l'indp5dance d'action1 ni le p\voir1 ni l'initiative1 ni mme l'intrt ncessaire la bonne m>*e d'une entreprise4 99 99 99 99 99 ,un des gr&s problmes mod]nes e/ la rp>tition quitable des bnfices de la production entre les trois s\rces de cette production3 intellig5ce1 capital et travail4 ,nombreux fur5t les essais effectus p\r modifi] cette rp>tition4 ,la solution du problme s]ait trs simple1 si les producteurs1 p>ticipant aux bnfices1 p>ticipai5t galem5t aux p]tes1 comme les actionnaires de t\tes les entreprises indu/rielles4 ,mais ce que les ouvri]s rclam5t1 c'e/ de p>ticip] aux bnfices et non aux p]tes4 ,les sociali/es s\ti5n5t que les bnfices devrai5t rev5ir en totalit aux ouvri]s2 or1 comme n\s le disions plus haut1 il e/ vid5t que sans le capital1 qui supporte seul l'in/allation des entreprises et les risques c\rir1 et sans l'intellig5ce1 qui dirige1 aucune production conomique n'e/ possible4 ,il e/ vid5t aussi que les gr&s indu/riels ont t\t intrt faire p>ticip] l'ouvri] aux bnfices1 af9 de l'intress] la bonne m>*e de l'entreprise et /imul] son activit4 ,c'e/ ce qui se fait peu prs p>t\t ma9t5ant4 ,de nombreuses /ati/iques dmontr5t qu'auj\rd'hui la "p de l'ouvri] gr&it con/amm5t alors que celle du capital et de l'intellig5ce se re/re9t de plus en plus4 ,d'aprs les r5seignem5ts f\rnis p> ,l',illu/ration conomique1 les bnfices des entreprises m9ires se rp>tirai5t de la faon suivante3 #di p4 #ajj la ma9 d'uvre1 #dh1aj p4 #ajj l'entreti5 et la rfection de l'outillage1 #b1ij p4 #ajj seulem5t au capital4 ,supposons que ces #b1ij p4 #ajj1 v]ss comme rmunration du capital1 soi5t rp>tis entre les ouvri]s1 le salaire de *acun s'en tr\v]ait accru de bi5 peu4 ,exam9ant les bnfices d'une des plus prospres us9es du monde1 celle d',ess51 qui occupait avant la gu]re #dci4jjj ouvri]s1 recevant p> an #hgj millions de m>ks de salaires1 le mme auteur fait rem>qu] que la rp>tition entre les ouvri]s de la totalit des sommes di/ribues en divid5de aux actionnaires n'et procur *acun d'eux que #bdj m>ks p> an4 ,l'ab&on total des bnfices aux ouvri]s n'aj\t]ait donc qu'une somme infime leur salaire4 ,non seulem5t la rp>tition totale des bnfices entre les ouvri]s n'augm5t]ait que d'une faon insignifiante leurs salaires1 mais en outre cette augm5tation provisoire s]ait rapidem5t suivie d'une rduction considrable4 ,bi5tt1 en effet1 la disp>ition de l'intellig5ce directrice entran]ait une dim9ution importante de la production des us9es4 ,les ouvri]s et leurs m5eurs se font donc de gr&es illusions en supposant qu'une entreprise dirige p> eux1 ou simplem5t sur la ge/ion de laquelle ils ex]c]ai5t un contrle prpondrant1 leur rapport]ait plus de bnfices qu'ils n'en t\*5t actuellem5t4 99 99 99 99 99 ,l'expri5ce et le raisonnem5t tant sans influ5ce sur les conva9cus1 les illusions ouvrires re/5t inde/ructibles4 ,malgr t\tes les dmon/rations1 les sociali/es cont9u5t pr(ess] l'g>d du capital une ha9e int5se qui1 dans les pays o leur influ5ce peut s'ex]c]1 se manife/e p> des lois vexatoires1 dsa/reuses p\r l'indu/rie4 ,au c\rs d'une conv]sation relate p> ,le ,temps1 un obs]vateur autri*i5 faisait rem>qu] qu' ,vi5ne1 la municipalit sociali/e s'e/ applique p> t\s les moy5s supprim] peu peu le capital1 t>ir l'une aprs l'autre t\tes les s\rces de l'n]gie et de l'activit huma9es3 impts extravagants sur les automobiles1 dont le seul rsultat a t d'anantir cette indu/rie et de priv] de travail de nombreux ouvri]s2 impts non mo9s extravagants sur la fabrication des objets de luxe qui faisait vivre ,vi5ne et dont le prix1 dmesurm5t major p> les taxes1 les a r5dus inv5dables l'trang]1 etc4 ,il faut1 disait le mme obs]vateur1 v5ir ,vi5ne p\r se r5dre compte des consqu5ces lam5tables qu'entrane l'application des doctr9es sociali/es4 ,un ,amrica91 qui v5ait de visit] l',europe1 aj\te ce propos3 ,j'ai l'impression que1 presque p>t\t1 les g\v]nem5ts font leur possible p\r que ceux qui sont ri*es cess5t bi5tt de l'tre et que ceux qui ne le sont pas n'ai5t aucune envie de le dev5ir4 ,c'e/ ce d]ni] po9t surt\t qui e/ grave4 ,on s'ef=ce d'impos] t\s la mme mdiocrit p>esseuse4 ,en ,amrique1 n\s ne voyons aucun inconvni5t ce qu'il y ait beauc\p de ri*es1 et le nombre de ceux qui le devi5n5t s'accrot de j\r en j\r4 ,et1 cep5dant1 il n'y a pas de pays au monde o les ouvri]s t\*5t d'aussi gros salaires et soi5t aussi cont5ts4 ,les sociali/es se s\ci5t peu de telles considrations4 ,leurs mesures vexatoires driv5t d'un idal de basse envie qui ne peut se satisfaire qu'en appauvrissant les ri*es p\r tablir l'galit dans la misre4 99 99 99 99 99 ,la lutte que n\s voyons gr&ir1 entre les classes1 n'e/ pas n\velle4 ,elle se manife/a bi5 des fois au c\rs des sicles et occasionna la *ute de puissants empires4 ,la ,grce antique1 notamm5t1 en fut victime4 ,de la gu]re du ,ploponse la conqute roma9e1 l'hi/oire grecque n'e/ que le rcit des luttes entre les classes =tunes et celles qui ne l'tai5t pas4 ,aveugls p> les mmes illusions que les sociali/es mod]nes1 les ,grecs crur5t1 aprs avoir acquis l'galit des droits politiques1 p\voir impos] au moy5 de lois l'galit des conditions4 ,le seul rsultat obt5u fut une srie de gu]res civiles et de dva/ations4 ,avant ces diss5sions inte/9es1 les ,grecs possdai5t une civilisation que les peuples mir5t bi5 des sicles gal]4 ,des philosophes comme ,socrate1 ,platon et ,ari/ote1 des arti/es comme ,praxitle1 des organisateurs comme ,alex&re1 illum9ai5t le monde de leur gnie4 ,un sicle et demi aprs cette priode1 unique dans l',hi/oire1 les luttes sociales avai5t conduit la ,grce une si complte dcad5ce que les ,roma9s n'eur5t aucune pe9e la rduire en s]vitude4 ,les desc5dants des gr&s hommes1 dont la gloire demeure si vivante encore1 fur5t v5dus comme esclaves sur les m>*s de ,rome4 ,l'volution des peuples *ange s\v5t1 mais les lois psy*ologiques qui en ori5t5t le c\rs re/5t inv>iables4 ,,*apitre ,,iii ,,comm5t ,l',,am,,rique ,a ,r,,solu ,,le ,,probl,,me ,,de ,,la ,,lutte ,,des ,,classes ,l',hi/oire se compose surt\t du rcit des conflits entre peuples et des luttes entre les div]ses classes d'un mme peuple4 ,les conflits entre peuples eur5t1 p>fois1 des rsultats utiles4 ,c'e/ p> les armes que ,rome tablit sa civilisation dans le monde et f9it p> impos] une paix univ]selle4 ,mais si les gu]res entre peuples eur5t p>fois des rsultats heureux1 celles entre les classes d'un mme peuple n'eng5drr5t que des dsa/res et la f9 de plusieurs civilisations4 ,ce sont les diss5sions entre classes1 n\s v5ons de le voir l'in/ant1 qui conduisir5t la ,grce la s]vitude et condamnr5t la rpublique roma9e subir le j\g des emp]eurs4 ,de nos j\rs1 les gu]res entre classes fur5t galem5t l'orig9e de l\rds dsa/res4 ,les luttes sociales de #ahdh am5r5t la dictature impriale qui se t]m9a p> ,s$an4 ,des vnem5ts plus rc5ts encore ont montr les consqu5ces des luttes de classes4 ,elles provoqur5t la dcad5ce de la ,russie et le massacre des intellectuels auxquels ce va/e empire devait quelque app>5ce de civilisation4 ,l',italie faillit subir un sort analogue4 ,elle n'*appa aux massacres et aux ru9es qu'enfant5t t\j\rs les luttes de classes que p> l'n]gique int]v5tion d'un dictateur4 ,on sait aussi que ce fut seulem5t l'influ5ce d'un *ef de g\v]nem5t provisoirem5t d\ de p\voirs dictatoriaux qui sauva la ,france d'une faillite f9ancire rsultant des m5aces de luttes de classes dues au p\voir croissant des sociali/es4 ,donc1 t\s les ges1 *ez t\s les peuples1 s\s t\tes les latitudes1 hi] comme auj\rd'hui1 des luttes de classes dt]m95t fatalem5t la ru9e des peuples qui en sont victimes4 ,il faut donc considr] comme gr&s bi5faiteurs de l'humanit les hommes dc\vrant les moy5s srs d'vit] de telles luttes4 99 99 99 99 99 ,une des premires t5tatives ralises p\r tablir l'union entre les classes sociales e/ due au ,*ri/ianisme4 ,ne p\vant supprim] les diffr5ces rsultant d'9galits hrditaires1 il promit aux fidles son p>adis futur o t\s les hommes s]ai5t gaux4 ,cette bi5faisante *imre donna1 p5dant des sicles1 des esprances emp*ant les hommes de trop s\ffrir des 9galits dont ils tai5t victimes4 ,alors mme que le ,dieu des *rti5s irait rejo9dre des div9its du monde antique dans le va/e pan?on o repos5t les dieux morts1 il faudrait t\j\rs salu] avec respect la gr&e ombre qui voila aux hommes1 p5dant de longs sicles1 les durets du sort4 ,mais l'heure a sonn o les croyances religieuses ont p]du leur p\voir pacificateur sur les mes4 ,il fallait donc dc\vrir d'autres moy5s p\r effac] les 9galits que les peuples mod]nes ne supportai5t plus4 ,l'union des classes de situations div]ses semblant impossible aux sociali/es1 ils proclamai5t la ncessit d'une lutte entre ces classes4 ,leur b f9al n'tait pas1 d'ailleurs1 d'tablir une galit gnrale mais de s\mettre1 comme ils y russir5t en ,russie1 les classes suprieures aux classes infrieures4 ,la =mule dictature du prolt>iat rsume bi5 cette conception4 ,contre de telles m5aces l',europe civilise *]*e se df5dre auj\rd'hui4 99 99 99 99 99 ,ce gr& problme de l'union des classes1 considr comme insoluble p> des moy5s pacifiques1 a cep5dant t rsolu de la plus brillante faon aux tats-,unis1 grce l'application de c]ta9s pr9cipes conomiques et psy*ologiques4 ,s\s leur influ5ce1 l'ouvri] e/ dev5u l'associ et l'ami du patron1 et se tr\ve1 on ne saurait trop le rappel]1 dans une situation suprieure celle de la plup>t des b\rgeois europens4 ,le succs obt5u p> les ,amrica9s e/ d'autant plus rem>quable qu'eux aussi ont d1 comme en ,europe1 subir des conflits de classes4 ,sans d\te1 le socialisme tati/e n'a jamais pu influ5c] les ouvri]s amrica9s1 qui le considr5t comme une =me d'esclavage acceptable seulem5t p> des m5talits infrieures2 mais le syndicalisme1 trs puissant p5dant longtemps aux tats-,unis1 y fut l'orig9e de srieux conflits entre ouvri]s et patrons avant l'union tablie auj\rd'hui4 99 99 99 99 99 ,l'association de classes que la m5talit et les intrts semblai5t devoir t\j\rs sp>]1 a eu p\r auteurs des indu/riels m95ts1 d\s d'une sagacit conomique et psy*ologique =t rem>quable4 ,la fusion des classes obt5ue p> eux a t con/ate dans beauc\p de publications1 et t\t rcemm5t encore1 p> une dlgation d'ouvri]s anglais envoye en ,amrique p> le ,daily ,mail4 ,les rapports de ces dlgus ont t traduits p> la ,socit d',enc\ragem5t p\r l',indu/rie2 ils sont prcds d'un rsum de ,m4 de ,frm9ville o e/ montr quel po9t sont dev5ues cordiales les relations entre ouvri]s et patrons4 ,la prosprit actuelle de l'indu/rie des tats-,unis1 crit cet auteur1 rsulte1 dans une gr&e mesure1 de relations entre patrons et ouvri]s absolum5t diffr5tes de celles qui exi/5t dans les us9es de la ,gr&e-,bretagne4 ,ces relations repos5t1 du re/e1 sur une conception entirem5t n\velle des intrts du patron et de l'ouvri]4 ,en ,amrique1 patrons et employs sont des associs2 en ,anglet]re et en ,france1 des ennemis4 ,cette brve =mule cond5se leur hi/oire4 99 99 99 99 99 ,la pr9cipale cause de la situation actuelle de l'indu/rie amrica9e ti5t1 en gr&e p>tie1 l'application de div]s pr9cipes fondam5taux dus au gr& indu/riel ,taylor4 ,avant lui1 on se tr\vait en prs5ce de conceptions conomiques contradictoires4 ,les uns croyai5t que le *mage1 et p> consqu5t la misre que l'ouvri] avait d subir priodiquem5t1 ne p\vait tre vit qu'en limitant la production4 ,a ces ass]tions1 ,taylor et son cole opposai5t que le plus bas prix de revi5t e/ p>faitem5t compatible avec le salaire le plus lev2 le haut salaire de l'ouvri]1 augm5tant sa puissance d'a*at1 cre p\r l'indu/rie un m>* norme1 en face duquel la surproduction n'e/ pas cra9dre4 ,un tat de *oses n\veau succda bi5tt celui que ,taylor r5contrait en pr5ant contact avec l'indu/rie4 ,les patrons comprir5t trs vite qu'une production inf9im5t suprieure celle d'autrefois tait possible1 mais qu'il fallait1 p\r l'obt5ir1 organis] le travail dans ses mo9dres dtails1 vit] l'ouvri] t\te fatigue inutile1 le pay] l>gem5t af9 de l'intress] l'application de t\tes les mesures de nature augm5t] sa production4 ,l'ouvri] devait tre trait en collaborateur1 en associ2 il fallait t\t faire p\r amlior] ses conditions d'exi/5ce4 ,l'ouvri] s'e/ facilem5t prt l'emploi des n\velles m?odes4 ,les syndicats eux-mmes1 r5onant aux luttes antrieures1 se sont laiss entran] dans le m\vem5t gnral4 ,suivant la n\velle cole1 l'ensemble des ouvri]s con/itu]ait l'norme majorit des consommateurs1 le m>* mme de l'indu/rie4 ,ce m>* e/ d'autant meilleur que la puissance d'a*at de l'ouvri] e/ plus gr&e1 c'e/--dire que les salaires sont plus levs1 et que les produits de l'indu/rie peuv5t tre (f]ts des prix plus bas4 ,t\s les dlgus anglais qui ont con/at les rsultats des m?odes amrica9es v5ai5t d'un pays en proie une crise indu/rielle d'une gravit exceptionnelle1 dont les anci5nes =mules de la lutte des classes1 du contrat collectif1 des dm>cations jal\ses entre ouvri]s et patrons1 de la re/riction de la production1 n'avai5t pu donn] la solution4 99 99 99 99 99 ,ce qui prcde montre nettem5t que la m5talit des ouvri]s amrica9s e/ dev5ue =t diffr5te de celle des travailleurs anglais et franais1 en lutte con/ante avec le patronat4 ,m4 ,a4 de ,t>l a trs bi5 montr dans les lignes suivantes les =mes de ce conflit en ,anglet]re3 ,mme lorsque les m5eurs des ,trade's unions p]mett5t aux ouvri]s de travaill]1 ils re/reign5t leur travail de telle sorte qu'il en rsulte les plus graves inconvni5ts4 ,p> exemple1 un navire e/ ret5u au port #bd heures de plus qu'il ne faudrait1 p>ce que la f9 de la j\rne il re/e quelques rivets pos]1 et que les ouvri]s refus5t de travaill] les quelques m9utes ncessaires p\r a*ev] la rp>ation4 ,les mcanici5s travaillant aux pices ne doiv5t fix] que #cjj #cfj rivets dans la mme j\rne4 ,aux tats-,unis1 ils en fix5t #gjj4 ,un ouvri] anglais ne peut pas travaill] aux pices sans y tre autoris p> son syndicat4 ,la plup>t des us9es sont f]mes aux ouvri]s non syndiqus4 ,les ,amrica9s e/im5t que ce sy/me e/ un crime conomique dont ptit le consommateur1 c> il emp*e l'indu/rie britannique de s\t5ir la concurr5ce trangre4 99 99 99 99 99 ,le rapporteur qui rsume les dpositions des ouvri]s anglais pose les que/ions suivantes3 ,les salaires levs1 auj\rd'hui de rgle aux tats-,unis1 sont-ils la cause de la prosprit actuelle ou son effet8 ,la production leve a-t-elle succd aux salaires levs1 ou vice v]sa8 ,ces que/ions ont t poses t\tes les p]sonnes compt5tes4 ,l'op9ion gnrale tait nettem5t que la politique des hauts salaires a prcd la production plus importante et plus conomique et1 p> consqu5t1 la consommation et la prosprit plus gr&es4 ,d'aprs les d]nires /ati/iques le m>* national consomm]ait #ib p4 #ajj des m>*&ises produites aux tats-,unis4 ,l',amrique peut donc se pass] aism5t de l',europe et n'a pas cra9dre de surproduction1 puisqu'elle consomme presque t\t ce qu'elle produit4 99 99 99 99 99 ,ne p\vant rapport] ici t\tes les intressantes obs]vations consignes dans les rapports des ouvri]s anglais1 j'en cit]ai seulem5t quelques-unes4 ,suivant les enquteurs1 plus de #hg p4 #ajj de l'indu/rie des tats-,unis sont entre les ma9s des gr&es ,compagnies4 ,le capitalisme1 si r$\t des sociali/es europens1 e/ un des pr9cipaux lm5ts de succs de l'indu/rie amrica9e4 ,les enquteurs ont con/at que les grosses us9es1 exigeant naturellem5t d'importants capitaux1 sont bi5 plus avantageuses p\r les ouvri]s que les petites4 ,le problme de la p>ticipation aux bnfices a t rsolu de la plus simple faon1 en ,amrique4 ,les *efs d'entreprise facilit5t aux ouvri]s l'a*at d'actions de leurs us9es4 ,c'e/ une m?ode dont j'avais signal l'importance il y a =t longtemps4 ,le sy/me du travail aux pices e/ peu pratiqu aux tats-,unis4 ,les salaires sont r>em5t au-dess\s de dix livres p> sema9e 7environ d\ze c5ts francs de notre monnaie actuelle ou soixante mille francs p> an74 ,l'ouvri] amrica9 t\*e1 gnralem5t1 une p5sion qu& il e/ trop g p\r travaill]4 ,des assurances mett5t sa famille l'abri1 en cas d'accid5t4 99 99 99 99 99 ,l'amlioration du con=t de l'ouvri] amrica9 e/ l'objet de mticuleuses re*]*es4 ,l'expri5ce a pr\v que de telles amliorations sont aussi pr(itables au patron qu' l'ouvri]4 ,c'e/ a9si qu'il a t con/at qu'en munissant les tab\rets de dossi]s1 l'ouvri] tait mo9s fatigu et son r5dem5t s5siblem5t accru4 ,association entre patrons et employs1 hauts salaires1 so9s con/ants donns aux ouvri]s1 p]fectionnem5ts de l'outillage3 telles sont les causes pr9cipales de la prosprit indu/rielle des tats-,unis4 ,elle devi5t *aque j\r suprieure l'indu/rie europenne1 ronge p> la lutte des classes et les illusions sociali/es4 ,l'association amicale entre patrons et ouvri]s e/ l'application d'un pr9cipe psy*ologique que connaissai5t srem5t les hommes de la prhi/oire1 mais si frquemm5t oubli qu'il faut le r$c\vrir con/amm5t4 ,cet antique pr9cipe peut tre =mul dans les t]mes suivants3 l'intrt individuel tant trs suprieur l'intrt collectif1 c'e/ t\j\rs au premi] qu'il faut s'adress] p\r agir sur les hommes4 ,la *>it1 la frat]nit1 l'altruisme1 sont des /imulants bi5 faibles auprs de l'intrt p]sonnel4 ,qu& un *ef d'us9e amrica9 donne ses ouvri]s des salaires leur p]mettant de se procur] les commodits les plus luxueuses de la vie1 lorsque1 suivant l'exemple rapport plus haut1 il se proccupe de leur bi5-tre au po9t de faire mettre des dossi]s aux anci5s tab\rets traditionnellem5t utiliss dans les ateli]s1 il n'e/ nullem5t p\ss p> un de ces beso9s de philan?ropie humanitaire que nos *efs d'us9e aim5t manife/] quelquefois4 ,en amliorant le sort de l'ouvri]1 le patron amrica9 *]*e simplem5t amlior] son propre sort4 ,il sait que ces deux ordres d'amlioration sont solidaires4 ,cette lm5taire con/atation a p]mis de mettre f91 en ,amrique1 la lutte des classes dont les effets devi5n5t *aque j\r plus m5aants en ,europe4 ,grce la p]fection des m?odes d'organisation1 l'ouvri] amrica91 avec un nombre d'heures de travail infrieur celui de ses confrres franais1 f\rnit un r5dem5t trois ou quatre fois suprieur1 comme plusieurs +nieurs europens l'ont dj con/at4 ,il e/ donc naturel qu' un r5dem5t plus gr& corresponde un salaire plus lev4 ,en rsolvant le problme de la lutte des classes1 pos depuis des sicles1 les indu/riels amrica9s se sont rvls conomi/es habiles et psy*ologues plus habiles encore4 99 99 99 99 99 ,les croyances =me religieuse n'tant influ5ables ni p> l'obs]vation ni p> l'expri5ce1 un adepte de la religion sociali/e ne saurait tre impressionn p> la comp>aison entre l'tat misrable des ouvri]s russes1 s\mis au socialisme1 et la situation heureuse des ouvri]s amrica9s1 collaborateurs du capitalisme4 galit dans la misre d'un ct1 galit dans l'aisance de l'autre4 ,mais si les faits que rsume la prcd5te tude ne peuv5t influ5c] les sociali/es1 ils montr]ont aux *efs de nos gr&es entreprises que la prosprit prs5te1 et surt\t future1 de ces entreprises dp5d beauc\p du bi5-tre des ouvri]s4 ,priv de con=table l'us9e1 et s\v5t aussi son propre foy]1 l'ouvri] europen va *]*] au cab>et les mom5ts heureux dont *aque tre a beso94 ,il s'y laisse facilem5t influ5c] p> les promesses de p>adis que lui font entrevoir les adeptes de la foi sociali/e4 ,a dfaut de ralits fuyantes1 elles donn5t au mo9s l'illusion d'un futur bonheur4 ,,livre ,,vii ,,la ,,situation ,,f9anci,,re ,,du ,,monde ,,*apitre ,,premi] ,l',,appauvrissem5t ,,de ,l',,europe ,,et ,l',h,g,,monie ,,f9anci,,re ,,de ,l',,am,,rique ,p>mi les div]ses consqu5ces de la gu]re1 une des plus manife/es e/ l'appauvrissem5t de l',europe4 ,les rs]ves accumules p> les pati5ts ef=ts de plusieurs gnrations sont puises et la difficult de les r5\vel] gr&it *aque j\r4 ,cet appauvrissem5t s'obs]ve dans t\s les pays de l',europe1 y compris ceux considrs comme les plus prospres1--l',anglet]re1 notamm5t4 ,la ,france semble dans une situation meilleure1 mais sa prosprit app>5te ti5t ce que1 depuis la gu]re1 elle a vcu d'emprunts successifs remb\rss leur *ance avec d'autres emprunts4 ,le paiem5t des intrts de ces emprunts absorbe annuellem5t une v+ta9e de milli>ds1 soit la moiti du budget4 ,si le *mage qui pse sur une gr&e p>tie de l',europe ne s'e/ pas manife/ encore en ,france1 c'e/ surt\t p>ce que la re/auration des rgions libres a p]mis de donn] du travail une f\le d'ouvri]s pays avec les emprunts et l'inflation4 ,mais ces oprations devai5t fatalem5t avoir un t]me4 ,la ,france f9it p> ne plus tr\v] emprunt] et fut oblige de r5onc] l'inflation1 qui accroissait considrablem5t le prix de la vie en rduisant *aque j\r le p\voir d'a*at de la monnaie4 ,en rsum1 comme le disait un m9i/re des ,f9ances la tribune1 les ,franais ont p]du les quatre c9quimes de leur =tune4 ,re/ inap]u p5dant la priode de ri*esse app>5te cre p> les emprunts et l'inflation1 l'appauvrissem5t f9it p> dev5ir visible t\s les yeux4 ,il faut rem>qu]1 cep5dant1 que les p]tes f9ancires n'ont pas svi sur t\tes les classes4 ,si quelques-unes fur5t ru9es1 d'autres s'enri*ir5t4 ,c'e/ a9si que les anci5s r5ti]s ont t trs appauvris t&is que les paysans et les comm]ants voyai5t1 au contraire1 leurs ress\rces s'lev] considrablem5t4 99 99 99 99 99 ,en dehors des causes d'appauvrissem5t rsultant des ravages de la gu]re et qui sont spciales un petit nombre de pays1 tels que la ,france1 il en e/ d'autres1 t\t fait gnrales1 qui m5ac5t l',europe entire et augm5t5t *aque j\r4 ,elles sont con/itues p> l'indp5dance indu/rielle croissante des pays asiatiques3 colonies1 pays de protectorat1 etc4 ,jadis1 ces pays se bornai5t f\rnir les matires premires que manufacturait l',europe4 ,si l',amrique1 disait ,pitt1 s'avisait de fabriqu] un bas ou un cl\ de f] *eval1 je v\drais lui faire s5tir t\t le poids de la puissance de l',anglet]re4 ,la petite colonie1 que m5aait ,pitt1 e/ dev5ue la rivale r$\te de l',empire ,britannique1 et les autres colonies1 telles que le ,canada et l',au/ralie1 sont1 auj\rd'hui1 des pays peu prs indp5dants de l',anglet]re4 ,elle l'a d\l\reusem5t reconnu1 n\s l'avons vu1 dans une confr5ce avec les reprs5tants des ,dom9ions rcemm5t t5ue ,londres4 ,la plup>t des pays d'outre-m] rejett5t de plus en plus le j\g conomique de l',europe4 ,au lieu de se born] comme jadis export] des matires premires1 ils fabriqu5t des produits expdis leur gr dans le monde4 ,l'univ]s asiatique e/ dev5u le rival de l',europe et1 comme le travail y e/ excut bi5 meilleur m>*1 sa concurr5ce devi5t r$\table4 ,ce phnomne1 dont j'avais autrefois1 dans un livre sur l',inde1 prdit l'app>ition c]ta9e1 se manife/e avec =ce auj\rd'hui4 ,les pays encore s\mis l',anglet]re1 tels que l',inde1 aspir5t de plus en plus l'indp5dance4 ,l',inde1 qui1 en #aiaj1 importait environ v+t mille tonnes de fonte1 en a export1 en #aibc1 deux c5t mille1 crit ,l',illu/ration conomique4 ,le dcl9 du vieux cont95t s'accompagne de l'asc5sion des pays neufs4 ,la gu]re a habitu les n\veaux mondes se pass] de l',europe4 ,ils ont vu t\s les avantages de la n\velle situation et se refus5t ret\rn] s\s le j\g4 ,le ,x,i,xe sicle a vu l',europe proclam] l'abolition de l'esclavage4 ,le ,x,xe voit se libr] conomiquem5t les peuples d'outre-m]1 qui veul5t1 leur t\r1 n\s assujettir4 ,cette concurr5ce de pays jadis tributaires de l',europe1 et qui travaill5t bi5 meilleur compte1 aura de multiples consqu5ces4 ,une des plus importantes s]a l'app>ition d'une loi conomique n\velle rgissant la valeur des salaires et qu'on peut =mul] a9si3 le taux des salaires ne s]a bi5tt plus fix ni p> la volont des ouvri]s ni p> celle des patrons1 mais uniquem5t p> les prix de v5te mondiaux des m>*&ises4 ,il a fallu une grve de six mois et une p]te value quatre c5ts millions de livres /]l+1 soit dix milli>ds de francs-or1 p\r incru/] cette vrit conomique n\velle dans le c]veau des m9eurs britanniques4 ,un conomi/e anglais disait rcemm5t1 ce propos3 ,sans son comm]ce et sans son indu/rie1 l',anglet]re e/ condamne m\rir de faim bref dlai4 ,or1 il tombe s\s le s5s que les salaires1 en ,anglet]re1 sont beauc\p trop levs p\r n\s p]mettre de support] la concurr5ce mondiale4 ,n\s subissons une hausse absurde1 inju/ifie des salaires1 qui risque de n\s rduire la fam9e444 ,qu& des ouvri]s gagn5t jusqu' #aej p4 #ajj de plus qu'en #aiae1 on e/ fatalem5t battu sur t\s les m>*s p> la m>*&ise du vois94 99 99 99 99 99 ,p>mi les causes de l'appauvrissem5t de l',europe et des tr\bles politiques dont elle e/ le sige1 il faut encore cit] les exig5ces des tats-,unis l'g>d des dettes contractes p> les allis p5dant la gu]re4 ,l'hi/oire des v>iations des s5tim5ts de l',europe p\r l',amrique e/ d'un gr& intrt psy*ologique4 ,au l5dema9 de la paix1 l',anglet]re et la ,france pr\vai5t des s5tim5ts d'affectueuse sympa?ie l'g>d de l',amrique et une antipa?ie int5se p\r l',allemagne4 ,on a dit avec raison qu'auj\rd'hui la ,france a des relations plus amicales avec l',allemagne qu'avec l',amrique4 ,cette v>iation des s5tim5ts s]ait1 comme l'crivait le ,neues ,wi5] ,tageblatt1 une consqu5ce naturelle du fait que l',europe entire a s\ff]t de la gu]re et que les tats-,unis ont t les seuls en tir] un ga9 norme4 ,auj\rd'hui1 l',europe semble tombe de plus en plus s\s l'hgmonie f9ancire des tats-,unis1 qui rclam5t prem5t l'arg5t prt p\r une gu]re dont ils fur5t seuls pr(it]4 ,p]sonne n'ignore ma9t5ant que les ,amrica9s songeai5t uniquem5t leur propre intrt en v5ant au sec\rs des allis4 ,voyant leurs navires torpills p> l',allemagne1 qui v\lait emp*] la v5te de m>*&ises aux allis1 ils sont entrs dans la gu]re p\r se df5dre4 ,les ,amrica9s ne con/at5t pas sans regret les s5tim5ts qu'ils inspir5t auj\rd'hui4 ,voici comm5t s'exprimait1 ce sujet1 ,la ,nation1 de ,new-,york3 ,n\s n\s enfonons de plus en plus dans les difficults1 t\j\rs froissant les s5tim5ts4 ,n\s n\s tr\vons de plus en plus en position d'autocrate du monde de la f9ance4 ,le prsid5t des tats-,unis e/ malheureusem5t en prs5ce d'une attitude presque unanime qui appuie les rclamations jusqu'au d]ni] s\ contre nos anci5s allis4 ,l'ide que des nations vont cont9u] n\s v]s] de l'arg5t p5dant soixante-deux ans p\r une gu]re qui s'e/ t]m9e en #aiah e/ absolum5t draisonnable4 ,t\s les banqui]s amrica9s le sav5t p>faitem5t1 mais ils pr(it5t d'une situation qui leur p]met de prt] aux tats europens de l'arg5t #g et #h p4 #ajj qui1 autrem5t1 dormirait improductif dans leur caisse4 ,cette op9ion n'e/ pas isole4 ,la revue ,am]ican ,review ( ,review de dcembre #aibf1 s'exprime comme il suit3 ,si cet tat de *oses se prolonge il arriv]a un j\r o n\s devrons possd] t\t ce qui1 en ,europe1 a quelque valeur4 ,n\s dti5drons des hypo?ques normes sur les budgets nationaux de la ,france1 de l',allemagne1 de l',italie1 de la ,belgique et de la ,pologne4 ,de t\te ncessit1 la vie conomique de ces pays devra conv]g] sur les v]sem5ts faire aux ,amrica9s1 et grce ces v]sem5ts n\s aurons de n\veaux moy5s d'acc5tu] notre emprise sur les div]ses nations europennes4 ,il e/ clair que l'on ne laiss]ait pas les *oses arriv] ce po9t4 ,l',europe rpudi]ait ses dettes ou entr]ait en gu]re4 ,l',europe e/ auj\rd'hui trop pauvre et trop faible1 et elle a trop consci5ce de cette pauvret et de cette faiblesse1 p\r song] mme en rve entr] en gu]re contre les tats-,unis4 ,mais la ha9e d'o nat la gu]re e/ l1 t\t entire4 ,l'aigreur1 la colre1 le s5tim5t de l'inju/ice1 l'impression d'une m5ace d'exploitation p\r le prs5t et p\r l'av5ir sont t\s lm5ts nettem5t exi/ants4 ,la conviction que n\s avons pr(it des malheurs rc5ts de l',europe p\r n\s faire donn] des hypo?ques et que n\s pr(itons de sa dtresse actuelle p\r t5dre ces hypo?ques l'inf9i1 e/ une conviction dj tablie l>gem5t1 et en voie de se dvelopp] sans arrt4 ,l'av5ir montr]a srem5t qu'en pressurant l',europe p\r lui arra*] le peu d'or qu'elle possde encore1 l',amrique n'a pas ralis du t\t une fructueuse opration4 99 99 99 99 99 ,p5dant que le n\veau monde1 p> suite des fatalits de l'volution mod]ne1 devi5t de plus en plus ho/ile au vieux cont95t1 ce d]ni] lutte pniblem5t p\r t*] d'unir les div]s peuples de l',europe et aplanir les diss5sions qui les sp>5t4 ,on sait que les /ipulations du trait de ,v]sailles inspires p> le prsid5t ,wilson ont compltem5t b\lev]s la /ructure de l',europe4 ,la ,pologne1 sp>e de la ,russie1 a t con/itue en rpublique2 l'antique mon>*ie autri*i5ne dc\pe en fragm5ts3 ,t*coslovaquie1 ,y\goslavie1 ,hongrie1 etc4 ,l'application du pr9cipe des nationalits a port au p>oxysme les nationalismes endormis4 ,les ,balkaniques sont t\t prts recomm5c] les luttes sculires qui ont cot si *] l',europe4 ,l',autri*e1 ru9e p> son isolem5t1 dem&e son annexion l',allemagne2 l',italie veut s'agr&ir dans la ,mdit]rane aux dp5s de ses vois9s4 ,des causes de conflit gr&iss5t p>t\t4 ,aveugls p> des ha9es sculaires1 les peuples europens n'arriv5t pas s'ent5dre et dp5s5t en armem5ts coteux les d]ni]s ve/iges de leur anci5ne ri*esse4 ,les p>tis politiques se disput5t avec fureur p\r ralis] leurs *imres2 la jal\sie1 l'envie et la ha9e dom95t l',europe d'auj\rd'hui4 ,comm5t ralis] des progrs avec la p]si/ance de tels s5tim5ts8 ,les tats europens n'*app]ont p\rtant la ru9e qui les m5ace qu'en arrivant s'unir indu/riellem5t et comm]cialem5t p\r fond] le bloc europen dont un homme d'tat illu/re bau*a ,loc>no les cont\rs4 ,prospr] en s'unissant ou prir dans les diss5sions3 tel e/ le dilemme qui se pose auj\rd'hui4 ,,*apitre ,,ii ,,la ,,situation ,,f9anci,,re ,,de ,,la ,,france ,les philosophes de l'av5ir diront srem5t qu'aucune poque de l'hi/oire ne fut plus f]tile en illusions que la ntre3 illusions politiques1 illusions sociales1 illusions f9ancires1 ps5t sur l'me des peuples depuis les dbuts de la gr&e gu]re4 ,elles ont aveugl des esprits trs clairvoyants4 ,et c'e/ p\rquoi tant d'vnem5ts ont dj\ leurs prvisions4 ,l'ge des n\velles illusions a comm5c avec la gu]re4 ,les ,allem&s en fur5t les premires victimes4 ,p]suads qu'une nation1 suprieure p> le nombre de ses soldats et la =ce de ses armem5ts1 tait inv9cible1 ils provoqur5t le conflit mondial et succombr5t devant des coalitions qu'ils ne prvoyai5t pas4 ,la lutte t]m9e1 les va9queurs entrr5t leur t\r dans un cycle d'illusions qui devait provoqu] bi5 des ru9es4 ,la paix illusoire de ,v]sailles fut1 en effet1 une des causes pr9cipales de la t]rible situation f9ancire o la ,france e/ auj\rd'hui plonge4 ,des esprits dgags d'illusions aurai5t vu facilem5t que l',allemagne ne p\vant pas pay] en or les sommes imm5ses qui lui tai5t rclames1 il fallait bi5 se rsign] se cont5t] des rp>ations proposes4 ,remplac] l'or p> des m>*&ises livres p5dant de nombreuses annes aurait eu p\r rsultat de r5dre l',allemagne la plus gr&e nation exportatrice de l'univ]s4 ,devant l'afflux de ses m>*&ises1 les us9es franaises fabriquant des produits similaires euss5t t rduites au *mage4 ,oblig] les ,allem&s effectu] eux-mmes les rp>ations des rgions dva/es con/ituait donc la meilleure solution1 mais1 dans la p]suasion que les va9cus f9irai5t p> pay] ces rp>ations1 le ,g\v]nem5t franais prfra s'en *>g]4 ,soixante-qu9ze milli>ds fur5t a9si engl\tis et f9alem5t il fallut bi5 reconnatre que cette =midable dp5se1 qui devait si l\rdem5t pes] sur les f9ances de la ,france1 ne s]ait jamais remb\rse p> l',allemagne1 puisque les sommes annuellem5t obt5ues d'elle suffirai5t pe9e pay] les dettes de la ,france env]s ses allis4 ,et c'e/ a9si que la priode de recon/ruction qui suivit la gu]re fut une re de gr&es dp5ses et aussi de gr&es erreurs4 ,la =mule magique3 l',allemagne pai]a1 fit accept] t\tes les prodigalits4 ,les m9i/res dp5sai5t sans compt]4 ,nulle b>rire ne s'opposant leur imprvoyance ils empruntr5t et qu& la rptition des emprunts les r5dit impossibles ils eur5t rec\rs l'inflation4 ,cette situation artificielle ne p\vait dur]4 ,impuissante quilibr] ses budgets1 la ,france f9it p> p]dre bi5tt la confiance de l'trang] et sa monnaie fiduciaire1 sans cesse multiplie1 se dprcia de plus en plus4 ,elle en e/ arrive pay] l'trang] les m>*&ises ncessaires c9q six fois plus *] que leur c\rs mondial4 ,j'ai dj rappel que plus de la moiti de son budget e/ consacre pay] les intrts de ses emprunts4 99 99 99 99 99 ,les causes relles de la *ute rapide du franc sur les m>*s trang]s sembl5t avoir t assez mal comprises des m9i/res qui se sont succd4 ,ils l'attribuai5t aux influ5ces les plus v>ies3 spculation1 exportation des capitaux1 etc41 auxquelles ils t5tai5t de remdi] p> des mesures draconi5nes4 ,les amliorations espres fur5t d'ailleurs compltem5t nulles4 ,dsespr de son impuissance1 un des d]ni]s m9i/res des ,f9ances disait3 ,je me heurte des phnomnes inconnus4 ,les phnomnes inconnus auxquels se heurtr5t tant de m9i/res tai5t1 en ralit1 trs simples p\r des esprits que les illusions n'aveuglai5t pas4 ,on les dduit facilem5t du c\rt expos qui prcde et on peut les rsum] dans un petit nombre de propositions d'une lm5taire vid5ce4 #a ,une nation s'appauvrit rapidem5t qu&1 d'une faon p]man5te1 ses dp5ses sont suprieures ses recettes4 #b ,t\t ce qui entrave la capacit de production d'un pays3 p]scution des capitaux gnrateurs des gr&es indu/ries1 int]diction aux ouvri]s d'augm5t] leurs heures de travail1 etc41 acclre la ru9e4 #c ,p\r re/aur] les f9ances d'un pays1 il faut accrotre sa production et son comm]ce puis rduire ses dp5ses4 99 99 99 99 99 ,les *iffres de notre dette sont considrables1 quoique diffr5ts suivant les auteurs4 ,dans un disc\rs prononc en dcembre #aibf1 ,m4 ,po9c> les value #bha milli>ds1 rp>tis comme il suit3 #aej milli>ds de dettes p]ptuelles1 #cg milli>ds de dettes c\rt t]me et #id milli>ds de dette flottante4 ,au total de cette dette on devra bi5tt jo9dre #ba milli>ds ncessaires l'a*vem5t des rp>ations des rgions libres4 ,il faudra probablem5t aj\t] encore aux *iffres prcd5ts #af milli>ds #cbe millions de francs-or dus l',anglet]re et #bc milli>ds de francs-or aux tats-,unis4 ,conv]ties en billets de banque franais1 ces sommes reprs5t]ai5t prs de #bjj milli>ds au c\rs actuel de #abe francs la livre4 ,le total de t\tes ces dettes atte9drait environ #ejj milli>ds2 c'e/ peu prs le *iffre donn p> le ,j\rnal de la ,socit de /ati/ique de ,p>is du #ai mai #aibf4 ,les recettes annuelles produites p> l'impt se mont5t #da milli>ds1 dont plus de la moiti 7#bb milli>ds #ggh millions7 sont consacrs des dp5ses obligatoires3 s]vice des r5tes1 p5sions1 etc4 ,voici1 d'ailleurs1 comm5t se rp>tit cette d]nire somme3 dette intrieure #ab milli>ds #ijf millions1 dette extrieure #d milli>ds #ggh millions1 p5sions civiles et militaires1 #e milli>ds #id millions4 ,l'emprunt1 et surt\t l'inflation1 ont t jusqu'ici les pr9cipales ress\rces utilises p\r faire face nos =midables dp5ses4 ,le montant des billets de banque1 qui atteignait dj #ci milli>ds et demi en mai #aibd1 s'e/ lev #ed milli>ds en juillet #aibf4 ,a ce *iffre il faut aj\t] #dd milli>ds de bons de la ,df5se nationale qui sont en ralit des billets de banque portant intrts4 ,ces #ajj milli>ds environ de billets sont g>antis seulem5t p> une rs]ve d'or et d'arg5t ne dpassant pas #d milli>ds4 ,a mesure que s'accroissait le *iffre des billets sans g>antie1 la *ute du franc s'acclrait1 et son p\voir d'a*at dim9uait1 phnomne obs]v inv>iablem5t dans t\s les pays ayant pratiqu l'inflation4 ,auj\rd'hui le p\voir d'a*at du franc e/ c9q fois mo9dre qu'avant la gu]re2 ce qui veut dire1 naturellem5t1 que la vie e/ c9q fois plus *re4 99 99 99 99 99 ,la situation f9ancire que n\s v5ons de rsum] a eu p\r consqu5ce la ru9e de plusieurs classes de la population franaise4 ,l'impt sur le capital1 qui obsde l'imag9ation des sociali/es1 s'e/ tr\v1 en dehors de leur int]v5tion1 beauc\p plus lev qu'ils n'aurai5t pu l'espr]4 ,un p>ticuli] possdant un capital de #ajj4jjj francs de r5tes franaises au mom5t de la gu]re1 a vu sa valeur rduite de moiti4 ,sans d\te le rev5u n'a pas dim9u en app>5ce mais1 comme le p\voir d'a*at du billet de banque ne reprs5te que le c9quime au plus de sa valeur primitive1 un rev5u actuel de #e4jjj francs quivaut #a4jjj francs seulem5t d'avant gu]re4 ,de l'abaissem5t du p\voir d'a*at du franc1 comm]ants1 agriculteurs et ouvri]s n'ont1 je l'ai montr plus haut1 nullem5t s\ff]t4 ,les premi]s ont simplem5t lev le prix de leurs m>*&ises2 les d]ni]s1 le taux de leurs salaires4 ,ces salaires ont mme t accrus beauc\p plus que ne l'aurait ju/ifi la baisse du franc4 ,en ralit l'ouvri] e/ notablem5t plus son aise qu'avant la gu]re4 ,paysans et comm]ants se sont enri*is4 ,t]res et fonds de comm]ce ont vu s'accrotre de beauc\p1 en effet1 leur valeur4 ,ce qui prcde p]met dj de press5tir qu' mesure que montai5t v]s l'aisance ou la ri*esse ouvri]s1 paysans et comm]ants1 l'anci5ne b\rgeoisie desc5dait l5tem5t la p5te conduisant une gne frisant la pauvret4 99 99 99 99 99 ,n\s ne p\vons exam9] en dtail les moy5s p\rsuivis p\r remdi] l'appauvrissem5t de la ,france4 ,ceux indiqus sont gnralem5t assez illusoires4 ,on n'amlior]a la situation actuelle1 ni p> les emprunts1 ni p> l'inflation1 ni p> la /abilisation artificielle des monnaies4 ,a9si que n\s l'avons dj fait rem>qu]1 un pays n'accrot sa ri*esse qu'en amliorant son agriculture et son indu/rie4 ,sur ces deux lm5ts de la ri*esse n\s tions dpasss depuis longtemps4 ,m4 ,cayeux a montr1 dans ,l',+nieur ,franais1 quel po9t1 faute d'ent5te entre les indu/riels et de matriel conv5able1 nos indu/ries dprissai5t t\r t\r1 mesure que progressai5t celles de l',allemagne4 ,les progrs g]maniques tai5t tellem5t rapides qu'en #aiac1 p\r ne cit] qu'un exemple1 elle n\s v5dait #ej4bjj tonnes de matriel lectrique1 contre #b4ajj tonnes en #aijg4 ,les uns aprs les autres1 les indu/riels baissai5t pavillon devant l'importation d'outre-,rh94 ,si les ,allem&s1 au lieu d'une gu]re militaire1 se fuss5t borns une gu]re conomique1 c'e/ n\s1 auj\rd'hui1 qui s]ions les va9cus4 ,sans d\te la gu]re a fait ralis] quelques progrs1 mais ils sont bi5 insuffisants encore4 ,le b p\rsuivre e/ d'arriv] r5dre l'exportation suprieure aux importations4 ,seul cet excd5t p]mettra un r$ressem5t f9anci]4 ,c'e/ donc trs ju/em5t que notre m9i/re des ,f9ances1 ,m4 ,raymond ,po9c>1 recomm&ait1 dans un important disc\rs1 d'int5sifi] s\s t\tes les =mes la production mtropolita9e et coloniale4 ,il n'e/ pas1 aj\tait-il1 de r=me f9ancire ni surt\t de r=me montaire durable1 et il n'e/ po9t de /abilisation vraie1 si la balance comm]ciale1 ou t\t au mo9s la balance des comptes1 ne prs5te pas un excd5t p]man5t4 99 99 99 99 99 ,la ncessit d'accrotre notre production nationale1 celle de l'agriculture notamm5t1 e/ malheureusem5t p>alyse p> une de ces ab]rations dmocratiques1 d'o drive s\v5t la dcad5ce d'un pays4 ,la t]rible loi des #h heures1 qui a supprim la lib]t du travail en int]disant aux ouvri]s d'augm5t] leur production1 a considrablem5t lev les frais d'exploitation de beauc\p d'indu/ries1 les *em9s de f] notamm5t4 ,c'e/ avec une inlassable vigueur1 que d'imprvoyants m9i/res ont appliqu cette loi4 ,dans une sance de la ,*ambre des ,dputs1 le ,m9i/re du travail s'exprimait comme il suit3 ,l'indu/rie e/ totalem5t rglem5te1 n\s allons ma9t5ant entrepr5dre la rglem5tation des autres pr(essions3 htels1 re/aurants1 cafs1 banques1 assurances1 salons de coiffure1 ph>macies1 etc444 au total1 sur #g4jjj4jjj de travailleurs franais p\vant tre assujettis la loi1 il n'y a pas l'heure actuelle #ejj4jjj p]sonnes qui y *app5t et elles n'y *app]ont pas longtemps4 ,m4 de ,dion1 snateur de la ,loire-,infrieure1 a eu la curiosit de re*]*] ce que cotait la ,france1 l'application de cette dsa/reuse loi1 cons]ve en ?orie1 mais rejete en pratique depuis longtemps1 p> les ,allem&s4 ,voici quelques-uns de ses calculs3 ,si les #f4ejj4jjj travailleurs franais s\mis la loi de #h heures avai5t le droit de travaill] #aj heures1 cela f]ait annuellem5t #d4jef4jjj4jjj d'heures de travail4 ,fixant la valeur de l'heure #b francs1 ,m4 de ,dion fait rem>qu] que3 les p]tes de ri*esse conomique sont de #h milli>ds #aab millions de francs p> anne444 ,l'auteur aj\te que les heures de travail a9si p]dues ont t faites3 p> #a4fbe4jjj ouvri]s trang]s1 qui sont v5us combl] la dfaillance lgale de la ma9-d'uvre franaise4 ,si l'ouvri] franais avait travaill #aj heures1 une telle immigration ne se s]ait pas produite4 ,d'aprs les calculs du mme auteur1 ces ouvri]s trang]s env]rai5t1 annuellem5t1 dans leur pays1 #a milli>d #fbe millions de francs1 conomiss p> eux4 ,c'e/1 depuis six ans1 prs de dix milli>ds qui ont fran*i la frontire4 ,cette importante exportation des capitaux a srem5t contribu l'lvation du *ange1 et l'augm5tation du cot de la vie qui en a t la suite4 ,les exemples qui prcd5t1 jo9ts malheureusem5t beauc\p d'autres1 montr5t que la ,france a t victime non pas seulem5t de ses dp5ses1 mais d'une accumulation d'erreurs politiques et f9ancires4 ,,*apitre ,,iii ,,le ,,!rmom,,tre ,,psy*ologique ,,des ,,situations ,,f9anci,,res ,le passage du qualitatif au quantitatif con/itue1 je l'ai rappel ailleurs1 un des plus importants progrs raliss dans les sci5ces4 ,elles ont t trans=mes lorsque fur5t dc\v]ts les in/rum5ts de mesure tels que le !rmomtre4 ,les progrs se sont multiplis avec la prcision des mesures4 ,c'e/ a9si que la dc\v]te du bolomtre1 qui p]met d'valu] les v>iations de temprature d'un millionime de degr1 a montr que le spectre solaire invisible tait imm5sm5t plus long que le spectre visible4 ,il en rsultait que l'il huma9 ne p]oit qu'une infime portion de la lumire qui enveloppe les *oses4 ,malheureusem5t1 la dc\v]te d'in/rum5ts de mesure des =ces qui a trans=m la physique1 n'a pu tre ralise jusqu'ici dans le doma9e de la psy*ologie4 ,le plaisir et la d\leur1 l'am\r et la ha9e1 la tri/esse et la joie1 ne peuv5t se mesur] avec prcision encore4 ,trs vagues sont les indications qui prt5d5t en dt]m9] approximativem5t la gr&eur4 99 99 99 99 99 ,des vnem5ts imprvus ont p]mis de dc\vrir une m?ode p]mettant de mesur] avec la rig\reuse prcision qui n'app>ti5t qu'aux *iffres1 l'op9ion collective de l'univ]s sur la situation f9ancire de div]s pays4 ,cette m?ode de mesure e/ con/itue p> la cote des *anges4 ,vritable !rmomtre psy*ologique1 elle =mule nettem5t l'op9ion gnrale sur la situation f9ancire d'un pays4 ,devant ses *iffres1 les g\v]nem5ts gr&iss5t ou s'effondr5t4 ,sur ses indications fut in/antanm5t r5v]se t\te une quipe m9i/rielle1 et le p>lem5t oblig d'accept] un *ef de g\v]nem5t dont1 quelques j\rs aup>avant1 il n'aurait v\lu aucun prix4 99 99 99 99 99 ,le !rmomtre physique traduit les =ces matrielles4 ,le n\veau !rmomtre psy*ologique rvle la syn?se d'un imm5se rseau de =ces collectives4 ,et il s'agit bi5 ici d'une puissance n\velle qui vi5t de surgir de l'inf9i t\rbillon des causes4 ,on p\rrait feuillet] longtemps des pages d'hi/oire avant de dc\vrir1 p>mi les anci5s matres du monde1 papes1 rois et emp]eurs1 un p\voir politique ayant gal celui de la =ce n\velle que les temps mod]nes ont vu natre4 ,les c5tres de son rayonnem5t ne sont situs ni dans les p>lem5ts1 ni dans les palais des rois1 mais dans les difices imposants o sig5t les ,b\rses des gr&es capitales4 ,c'e/ de ces tribunaux anonymes que p>t5t les *iffres qui dom9]ont les volonts des p>lem5ts1 des s\v]a9s et des peuples4 ,ils f]ont natre la pauvret ou la ri*esse1 les rvolutions1 l'an>*ie et les dictatures4 ,de quelles influ5ces la puissance n\velle dont n\s v5ons de montr] la gr&eur e/-elle =me8 ,jadis inconnue1 elle ne p\vait natre qu' la suite de dc\v]tes p]mettant c]ta9s p]sonnages dissm9s dans t\t l'univ]s1 d'associ] un in/ant leurs volonts individuelles p\r la trans=m] en une seule volont collective4 ,sur quels lm5ts se bas5t les jugem5ts de cette volont collective dont les arrts in/antans ex]c5t une influ5ce si colossale8 ,dans les cas les plus simples1 cette volont collective e/ d'une int]prtation facile1 mais il n'en e/ pas t\j\rs a9si4 ,on compr5d la brusque hausse d'une c9quanta9e de francs de la livre1 qu& arriva au p\voir un prsid5t du ,conseil s\mis aux volonts sociali/es4 ,le tribunal mondial entrevit immdiatem5t l'vasion des capitaux et les mesures spoliatrices des sociali/es capables de provoqu] la ru9e de la ,france4 ,dans des cas aussi simples1 la relation des effets aux causes app>at nettem5t4 ,elle s'ap]oit mo9s dans les circon/ances ord9aires4 ,sans prt5dre rs\dre entirem5t le problme de l'unanimit des volonts collectives1 on peut dire qu'avec la suppression des di/ances p> le tlgraphe1 il se =me dans le monde1 sur c]ta9es que/ions ess5tielles1 une op9ion univ]selle moy5ne que la contagion m5tale propage rapidem5t4 ,un gr& nombre des mesures prises p> les g\v]nem5ts de c]ta9s pays p\r provoqu] la confiance collective et assa9ir leur monnaie sont les quival5ts d'une plaidoirie prononce p> un avocat habile devant un tribunal r$\t dont les dcisions sans appel peuv5t avoir les plus l\rdes consqu5ces sur la vie d'un peuple4 99 99 99 99 99 ,les =ces qui rgir5t le monde aux div]ses priodes de son hi/oire tant inaccessibles la m5talit populaire fur5t trans=mes en p]sonnalits div9es ou huma9es d\es d'imag9aires p\voirs4 ,et c'e/ p\rquoi la my/rieuse volution des =ces qui dirig5t la naissance des *iffres enregi/rs p> les ,b\rses dp5d1 dans la croyance populaire1 des volonts d'une petite olig>*ie de t\t puissants banqui]s que les sociali/es p\rsuiv5t de leur ha9e et dont les *efs d'tat sollicit5t le conc\rs4 ,et ici1 l'erreur des g\v]nants ressemble =t l'erreur populaire3 ils croi5t1 eux aussi1 qu'avec le conc\rs de quelques puissants banqui]s1 la situation f9ancire d'un pays p\rrait tre trans=me4 ,il dp5drait de leur conc\rs1 p> exemple1 que le c\rs d'une monnaie ft *ang4 ,en ralit1 ce p\voir suppos e/ imag9aire4 ,l'expri5ce suffirait montr] que les millions1 p>fois prts p> les pr9ces de la f9ance1 p\r modifi] le c\rs d'une monnaie1 ont t\j\rs t engl\tis sans rsultat durable4 ,plusieurs expri5ces du mme ordre ont pr\v quel po9t les =ces individuelles tai5t impuissantes lutt] contre l'imm5se agrgat de =ces conomiques collectives qui1 de nos j\rs1 dt]m95t la m>*e f9ancire du monde4 99 99 99 99 99 ,dans la plup>t des pays europens3 ,france1 ,italie1 ,belgique1 ,pologne1 ,autri*e1 etc41 les problmes f9anci]s sont auj\rd'hui au premi] plan4 ,ils conditionn5t la vie politique et sociale t\t entire4 ,les deux po9ts ess5tiels de ces problmes sont l'quilibre du budget et la cration d'une monnaie valeur fixe1 c'e/--dire n'tant s\mise aucune oscillation4 ,ces deux problmes1 le second surt\t1 ne sembl5t pas d'une solution facile1 puisque les exp]ts nomms dans div]s pays p\r les rs\dre ont gnralem5t ab\ti d'insuffisants rsultats4 ,il ne faut pas s'en tonn]1 d'ailleurs3 les exp]ts ne font1 en effet1 entr] dans leurs calculs que des lm5ts conomiques mesurables1 alors que les problmes rs\dre sont s\v5t dom9s p> des facteurs psy*ologiques *appant t\te mesure4 ,,*apitre ,,iv ,,difficult,s ,,psy*ologiques ,,des ,r,,=mes ,,adm9i/ratives ,p>mi les moy5s employs p> les tats europens1 la ,france notamm5t1 p\r re/aur] leur situation f9ancire1 figur5t les conomies que p\rrai5t produire les trans=mations opres dans des adm9i/rations compliques et coteuses4 ,le g\v]nem5t franais a db dans cette t*e p> la phase aise des suppressions qui prcde la priode plus difficile des rorganisations4 99 99 99 99 99 ,la coteuse multiplication des fonctionnaires a des causes psy*ologiques lo9ta9es que n\s rsum]ons bi5tt2 elle rsulte galem5t du rgime dmocratique4 ,*aque dput rclame la cration d'emplois n\veaux af9 d'y cas] les plus influ5ts de ses lecteurs1 et les m9i/res ont trop beso9 du vote des p>lem5taires p\r leur refus] ces crations4 ,c'e/ a9si que les fonctionnaires ont pullul d'une =midable faon4 ,le mme phnomne s'obs]ve depuis longtemps dans la plup>t des pays dots d'un rgime p>lem5taire1--l',italie1 notamm5t4 ,il fallut la rvolution fasci/e p\r db>rass] ce pays d'un excd5t de p]sonnel qui le ru9ait et l'opprimait4 99 99 99 99 99 ,cette multiplication des fonctionnaires e/ une des causes de la coteuse complication de l'adm9i/ration franaise2 mais il en exi/e d'autres1 plus pr(ondes encore4 ,malgr ses allures rvolutionnaires1 le ,franais e/ peut-tre le plus cons]vateur de t\s les peuples1 et c'e/ p\rquoi une adm9i/ration adapte aux beso9s d'poques antrieures et qui vieillissait *aque j\r1 a pu se cons]v] sans *angem5t1 depuis la priode lo9ta9e o elle fut rorganise p> ,napolon4 ,les rgimes politiques ont pri t\r t\r1 des p>tis n\veaux sont ns1 des rvolutions ont balay les trnes2 seule1 la vieille adm9i/ration franaise e/ re/e immuable4 ,elle e/ l'unique p\voir qu'aucun b\lev]sem5t n'ait effleur4 ,plus puissante que les s\v]a9s1 les p>lem5ts et les m9i/res1 elle cont9ue g\v]n] despotiquem5t la ,france4 ,t\t en cons]vant des cadres inv>iables1 les adm9i/rations publiques se sont compliques en vieillissant et ont =m1 f9alem5t1 une srie de petits p\voirs indp5dants sp>s p> des cloisons tan*es4 ,ce d]ni] phnomne con/itue une des c>actri/iques de nos adm9i/rations2 il e/ traduit clairem5t dans l'hi/oire s\v5t rappele--p>ce qu'elle e/ typique--de ces trottoirs p>isi5s1 dpavs et repavs trois fois en un mois1 en raison de l'impossibilit d'une ent5te entre les adm9i/rations *>ges de la pose du gaz1 de l'eau et du tlphone p\r excut] leur travail en mme temps4 ,dans t\tes les adm9i/rations1 les bureaux viv5t sp>s et p]si/5t ne pas se connatre4 ,il en rsulte que la mo9dre affaire dem&e au public des drangem5ts normes4 ,l'impuissance des adm9i/rations se conc]t] dans un intrt commun e/ spciale la ,france4 ,elle ne s'obs]ve pas en ,allemagne4 ,cette diffr5ce avait beauc\p frapp un gr& indu/riel du ,nord1 ,m4 ,gur91 qui1 accept p> les g\v]nem5ts allem& et franais comme int]mdiaire p5dant la gu]re p\r la di/ribution des vivres reu d',amrique1 avait l'autorisation de se r5dre alt]nativem5t ,p>is et ,b]l9 af9 de rgl] les difficults relatives cette di/ribution4 --,a ,b]l91 disait-il devant moi1 alors mme que l'affaire en c\rs conc]nait plusieurs adm9i/rations1 la dcision m'tait remise en v+t-quatre heures4 ,a ,p>is1 p\r la mme affaire1 je passais s\v5t huit j\rs c\rir de m9i/re en m9i/re1 r5voy de bureau en bureau sans p\voir obt5ir une solution4 99 99 99 99 99 ,t\te t5tative de r=me adm9i/rative se heurte dans c]ta9s pays1 la ,france notamm5t1 des concepts psy*ologiques fondam5taux auxquels l'hrdit et l'habitude ont donn une gr&e =ce4 ,c'e/ en raison de telles influ5ces que notre hi/oire prs5te1 malgr des app>5ces contraires1 une rem>quable cont9uit dans les rgimes div]s qui se sont succd4 ,t\s t5dai5t s\mettre le pays l'autorit d'un p\voir c5tral *aque j\r plus absorbant4 ,l'unit faite1 les habitudes fixes dans les mes ne p\vai5t *ang]4 ,s\s des noms n\veaux1 n\s cont9uons1 en ralit1 l'anci5 rgime4 ,s\s la pression d'une m5talit cre p> des sicles d'ef=ts1 l'tat a f9i p> absorb] la ge/ion d'une f\le d'entreprises et a sub/itu de plus en plus son autorit l'initiative des citoy5s4 ,le dveloppem5t du socialisme1 c'e/--dire de l'tatisme1 ne reprs5te1 en fait1 que la suprme floraison d'un long pass1 la consqu5ce d]nire d'un idal p\rsuivi p5dant des sicles4 ,les sociali/es ne font que cont9u] une tradition hi/orique en rclamant *aque j\r davantage l'int]v5tion de l'tat4 ,on peut t\t au plus leur repro*] d'all] un peu lo9 dans cette voie4 ,c'e/ a9si que le maire et dput du ,creusot prconisait rcemm5t la reprise p> l'tat non seulem5t des us9es1 mais aussi de la t]re4 ,t\t ce que rcolt]ai5t les paysans app>ti5drait la collectivit4 ,on ne peut dire que le socialisme n\s m5ace puisque1 en ralit1 il e/ tabli depuis longtemps4 ,j'ai s\v5t rpt que1 malgr tant d'app>5ces contraires1 il n'exi/ait en ,france qu'un seul p>ti politique3 l'tatisme4 ,cette ass]tion ne s]ait conte/able que s'il tait possible de cit] un seul gr\pe politique franais qui ne rclamt pas con/amm5t1 dans les mo9dres actes de la vie publique ou prive1 l'int]v5tion de l'tat4 ,les sociali/es ne font qu'exagr] cette t5dance4 99 99 99 99 99 ,l'influ5ce absorbante de l'tat e/ une consqu5ce des difficults qu'pr\va en ,france le p\voir c5tral unifi] les div]ses prov9ces dont se composait1 jadis1 le pays1 et faire disp>atre les d]nires phases de la vie locale4 ,cette vie tant dtruite1 l'initiative des citoy5s1 anantie1 ne p\vait r5atre4 ,l',allemagne a pu *app] cette c5tralisation p>ce que son unit e/ t\te rc5te1 puisqu'elle remonte seulem5t #ahgd4 ,si la vie prov9ciale1 disp>ue en ,france1 e/ re/e1 au contraire1 trs vivante en ,allemagne1 c'e/ que *acun des anci5s royaumes1 pr9cipauts1 etc41 dont se compose auj\rd'hui l',empire1 avait j\i d'une exi/5ce indp5dante p5dant des sicles4 ,alors qu'en ,france il ne re/e plus gure qu'un gr& c5tre intellectuel3 ,p>is1 l',allemagne en compte plusieurs4 99 99 99 99 99 ,la =midable et coteuse complication des mo9dres oprations adm9i/ratives en ,france e/ trop connue p\r qu'il soit utile d'y rev5ir longuem5t4 ,elle fut bi5 des fois signale au ,p>lem5t et1 notamm5t dans un rapport dj anci5 de ,camille ,pelletan sur le budget de la ,m>9e4 ,on y lisait que3 ,dans les ars5aux1 p\r la rception des mo9dres objets il faut des pices de comptabilit dem&ant qu9ze j\rs de travail2 des c5ta9es d'employs sont exclusivem5t occups calcul]1 transcrire1 copi] dans d'innombrables regi/res1 reproduire sur d'innombrables feuilles volantes1 divis]1 totalis]4 ,le mme rapporteur1 v\lant savoir de quelle faon1 dans des cas id5tiques1 oprait l'indu/rie prive1 visita un tablissem5t indu/riel consacr1 comme les ars5aux de l'tat1 la con/ruction des navires4 ,cet tablissem5t avait sur *anti] deux cuirasss brsili5s1 un gr& croiseur et plusieurs btim5ts voile4 ,malgr les nombreux dtails exigs p> cette fabrication1 un seul livre indiquant les entres1 les sorties et les exi/ants1 suffisait la comptabilit de *aque magas94 ,grce ces simplifications1 les prix de l'indu/rie prive tai5t de #be #ej p4 #ajj mo9s levs que ceux des ars5aux de l'tat4 ,ces diffr5ces de prix de revi5t s'obs]v5t dans t\s les doma9es4 ,l'+nieur ,r4 ,c>not crivait1 rcemm5t1 que les bateaux *>bonni]s rquisitionns p> l'tat avai5t un r5dem5t infrieur de #dj #ej p4 #ajj celui des navires dirigs p> les importateurs travaillant p\r leur compte4 ,mmes con/atations dans t\tes les ge/ions tati/es4 ,le ,mat9 en a f\rni un n\vel exemple avec l'hi/oire de la liquidation des /ocks amrica9s d',aub]villi]s4 ,l'tat1 n'arrivant pas t]m9] cette liquidation1 la confia un indu/riel4 ,ce d]ni] comm5a p> remplac] les c5ta9es d'employs (ficiels p> huit ag5ts de son *oix4 ,en quelques j\rs1 la liquidation tait a*eve4 99 99 99 99 99 ,les causes de la coteuse complication de la ge/ion de l'tat sont t\t fait indp5dantes de l'intellig5ce des employs4 ,elle rsulte surt\t de leur t]reur des responsabilits1 consqu5ce du rseau de vrifications sup]poses et m9utieuses dont les mo9dres actes de *aque ag5t sont envelopps4 ,l'omission de la plus lgre =malit e/ svrem5t releve4 ,la cra9te des responsabilits et l'accumulation des rglem5ts dans les adm9i/rations r5d5t extrmem5t compliques et longues des oprations qui1 dans l'indu/rie prive1 n'exig]ai5t que quelques m9utes4 ,on en peut jug] p> l'hi/oire que citait jadis au ,p>lem5t ,m4 ,delcass1 sur les longs rapports *angs entre une demi-d\za9e de *efs de bureaux p\r savoir si une dp5se de #gg kilos de f] figur]ait p\r #c fr4 #df ou #c fr4 #dg dans la comptabilit4 ,l'int]v5tion directe du m9i/re fut f9alem5t ncessaire p\r tran*] cette grave "q4 99 99 99 99 99 ,l'organisation conduisant aux complications qui vi5n5t d'tre signales n'a pas seulem5t p\r rsultat un gaspillage norme d'arg5t1 mais aussi un vritable crasem5t du public s\s le poids de =malits accablantes dont e/ envelopp1 auj\rd'hui1 le mo9dre acte adm9i/ratif4 ,le ,temps faisait1 ce propos1 les rflexions suivantes3 ,la suppression de fonctionnaires s]ait bi5 accepte1 si elle signifiait rellem5t la suppression des =malits1 de tant de =malits adm9i/ratives dont depuis longtemps il s\ffre et dont il e/ las4 ,tant de dm>*es dans tant de bureaux1 tant de pap]asses faire sign] et contresign]1 tant d'autorisations sollicit]1 et tant de ret>ds int]m9ables dus l'+nieuse sup]position de contrles1 qui1 d'ailleurs1 ne s]v5t jamais de ri52 tant de dcl>ations *elonnes t\t le long de l'anne propos de t\t2 l'impossibilit de se m\voir sans la p]mission en rgle de qui de droit3 voil bi5 ce que v\drai5t voir disp>atre ou1 du mo9s1 s'attnu] l'imm5se majorit des ,franais4 99 99 99 99 99 ,on entrevoit dj combi5 s]ont difficiles les r=mes projetes4 ,les peuples trs cons]vateurs1 et p> consqu5t n'ayant pas su volu]1 n'arriv5t s\v5t se s\/raire au j\g de c\tumes dev5ues trop pesantes que p> des rvolutions viol5tes4 ,ce qui prcde suffit montr] que la rduction du p]sonnel adm9i/ratif aura bi5 peu d'effet1 si elle n'e/ accompagne d'une trans=mation complte des m?odes4 ,cette trans=mation s]a difficile1 c> l'aptitude l'organisation e/ une des plus r>es facults de l'esprit huma94 ,ce n'e/ pas un comit d'exp]ts qu'il faudra dem&] des r=mes4 ,qu'il s'agisse de f9ances1 d'indu/rie ou de gu]re1 les collectivits se sont t\j\rs montres insuffisantes1 je le rpte1 aussi bi5 organis] qu' dcid]4 ,ce n'e/ pas1 assurm5t1 qu'une collectivit soit inutile1 mais la condition =melle qu'elle soit consultative et non dirigeante4 ,qu& ,bonap>te rdigea le code qui devait fusionn] en lois uni=mes le droit c\tumi] rgissant alors les div]ses prov9ces de ,france1 il laissait discut] librem5t devant lui les membres du ,conseil d'tat1 mais dcidait seul du texte qui s]ait adopt4 99 99 99 99 99 ,les considrations qui prcd5t tai5t ncessaires p\r montr] de quelles difficults s]ont ent\res les r=mes projetes4 ,plus on avance dans l'tude de l',hi/oire1 plus on con/ate que les in/itutions des peuples dp5d5t surt\t d'influ5ces psy*ologiques cres p> un long pass4 ,l'me lat9e e/ trs /abilise1 auj\rd'hui1 et *>ge d'influ5ces ataviques =t l\rdes4 ,les progrs de l'indu/rie et de l'int]dp5dance des peuples ncessit]ont1 cep5dant1 une viol5te raction contre l'tatisme qui dom9e la ,france4 ,il n'e/ plus possible d'enf]m] la vie des citoy5s et leurs entreprises dans un inextricable et p>alysant rseau de =malits tracassires1 de/ructrices de t\tes les initiatives4 99 99 99 99 99 ,des r=mes adm9i/ratives aurai5t mme t totalem5t impossibles sans les vnem5ts qui =cr5t les dputs donn] au ,prsid5t du ,conseil le droit dictatorial d'opr] des trans=mations sans l'autorisation du ,p>lem5t4 ,en raison des orig9es de notre ,p>lem5t1 t\te conomie se heurtait1 en effet1 un mur d'impossibilits qu'aucune volont n'avait russi bris] encore4 ,ds qu'un m9i/re essayait de ralis] des conomies il con/atait rapidem5t qu'en ,france1 comme le disait un j\r devant moi un anci5 m9i/re de ,f9ances1 aucun p]sonnage n'e/ assez puissant p\r supprim] un cantonni] inutile2 le m9i/re qui aurait t5t un tel acte d'autorit se s]ait vu m5ac d'int]pellations et d'ennuis div]s p> t\s les dputs du dp>tem5t auquel aurait app>t5u le cantonni] supprim4 ,plus impossible encore de f]m] un collge sans lves1 un tribunal sans cli5ts1 un ars5al sans travail1 etc4 ,non seulem5t les m9i/res re/ai5t impuissants ralis] la mo9dre conomie1 mais ils tai5t am5s1 *aque j\r1 p> des dputs que leurs lecteurs h>celai5t1 crer des emplois n\veaux inutiles et multipli] les gaspillages4 ,p>mi ces d]ni]s on peut cit] la di/ribution1 p\r de simple ftes locales c]ta9es communes privilgies1 de c5ta9es de millions prlevs sur le fonds commun et t\tes les dp5ses inutiles critiques dans les rapports de la ,c\r des comptes4 ,p\r opr] des r=mes semblables celles de ,mussol9i en ,italie1 il fallut bi5 accord] au ,prsid5t du ,conseil la facult de ralis] ces conomies p> dcret sans consult] le ,p>lem5t4 ,malgr le p\voir confr au *ef du g\v]nem5t d'impos] imprativem5t les r=mes juges ncessaires1 on ne doit pas croire qu'il soit facile de les impos] p> simple dcret4 ,le dcret e/ une =ce1 mais la m5talit de ceux auxquels on va l'impos] e/ une autre =ce capable de p>alys] la premire4 ,,livre ,,viii ,,role ,,de ,,la ,,monnaie ,,dans ,l',,volution ,,conomique ,,du ,,monde ,,*apitre ,,premi] ,,les ,,=mes ,,div]ses ,,de ,,la ,,monnaie3 ,,app>5ces ,,et ,r,,alit,s ,la vie de plusieurs peuples europens e/ susp5due auj\rd'hui leur monnaie4 ,les que/ions de *ange1 de /abilisation1 etc41 pr(ondm5t ignores du public il y a quelques annes pe9e1 ex]c5t ma9t5ant une action prpondrante4 ,s\v5t mal comprises elles fur5t l'orig9e d'erreurs qui fir5t p]dre des c5ta9es de millions div]s tats4 ,p\r jet] un peu de lumire sur un sujet aussi compliqu il faut remont] aux pr9cipes trs simples d'o les notions accessoires driv5t2 n\s allons l'essay] ma9t5ant4 99 99 99 99 99 ,orig9es et nature de la monnaie8--,on peut considr] comme monnaie t\t objet p\vant s]vir de moy5 d'*ange4 ,*ez les peuples primitifs1 des matires =t div]ses s]v5t de monnaie4 ,c'e/ la phase dite du troc1 laquelle revi5n5t les nations civilises qu& leur anci5ne monnaie n'e/ plus accepte4 ,lorsque les m>ks tombr5t en ,allemagne au vois9age de zro1 une f\le d'objets3 le /re de bois1 l'hectolitre de bl1 le qu9tal de *>bon1 etc41 dev9r5t des units montaires s]vant aux transactions4 ,les gu]ri]s du temps d',homre n'oprai5t pas autrem5t lorsqu'ils *angeai5t un buf contre un b\cli]4 ,le buf re/a longtemps une =me de monnaie usuelle1 comme l'indiquait l'expression mettre quelqu'un un buf sur la langue1 c'e/--dire a*et] son sil5ce4 ,le buf1 ou des units analogues1 n'tant pas d'un maniem5t facile1 on *]*a naturellem5t une autre m>*&ise aise mani] et possdant1 en mme temps1 une c]ta9e valeur s\s un faible poids4 ,des mtaux div]s1 l'or et l'arg5t notamm5t1 diviss en petits fragm5ts1 f9ir5t p> dev5ir la monnaie univ]selle4 ,a une poque relativem5t rc5te on *]*a les moy5s d'vit] les transports incommodes de monnaies en les dposant dans les c(fres-=ts d'tablissem5ts spciaux *>gs de les cons]v] et qui donnai5t1 en *ange1 des reu indiquant que l'or et l'arg5t dposs s]ai5t r5dus immdiatem5t t\te p]sonne prs5tant ce reu de dpt4 ,avant la gu]re le billet de banque n'tait pas autre *ose puisqu'il reprs5tait simplem5t le reu d'un dpt remb\rsable volont4 ,malgr ses app>5ces1 le n\veau billet de banque cot =c1 non *angeable contre une valeur mtallique1 n'a aucune analogie avec l'anci5 billet de banque remb\rsable vue4 ,il con/itue simplem5t un titre d'emprunt sans date de remb\rsem5t et se tr\ve comme t\s les titres analogues s\mis aux fluctuations du *ange4 ,cette crance peut tre comp>e un titre de r5te dont la seule g>antie e/ la confiance inspire p> l'tat metteur4 ,son c\rs v>ie avec les oscillations de cette confiance4 ,la cote de la ,b\rse1 comme il a t prcdemm5t expliqu reprs5te les arrts sans appel d'une sorte de tribunal mondial dcidant du degr de confiance inspir p> les div]s tats4 99 99 99 99 99 ,la facilit d'mettre des billets sans g>antie mtallique p]met aux tats de crer une s\rce artificielle de ri*esse mom5tane4 ,mais1 mesure que les missions augm5t5t1 phnomne qualifi d'inflation1 la confiance dim9ue et la valeur des billets mis desc5d rapidem5t v]s zro1 comme l',allemagne en fit l'expri5ce4 ,l'inflation cont9ue ab\tit donc la ru9e1 comme le f]ait1 d'ailleurs1 la rptition d'emprunts quelconques4 ,mais si l'expri5ce pr\ve que l'inflation prolonge se t]m9e t\j\rs p> la ru9e1 elle montre aussi que cette inflation peut r5dre mom5tanm5t de gr&s s]vices un pays4 ,c'e/ grce1 en effet1 l'emploi prolong de billets de banque c\rs =c que l',anglet]re put se procur] les ress\rces ncessaires p\r combattre ,napolon4 ,plus heureux que nos billets mod]nes1 les billets anglais ne p]dir5t jamais plus de #ej p4 #ajj de leur c\rs et1 aprs la gu]re1 ils pur5t tre bi5tt remb\rss au pair4 ,ce fut galem5t avec le m>k c\rs =c que les ,allem&s recon/ruisir5t leur flotte1 btir5t de gr&es us9es et prp>r5t leur r5aissance conomique4 ,elle leur s]vit galem5t se con/itu] l'trang] une rs]ve de devises apprcies qui con/itur5t plus t>d la g>antie d'une n\velle monnaie ds que l'anci5 m>k1 tomb au vois9age de zro1 fut retir de la circulation4 ,cette rs]ve s'tant montre insuffisante p\r s]vir de g>antie une mission importante de la n\velle monnaie1 il fallut y aj\t] une g>antie hypo?caire portant sur un c]ta9 nombre d'immeubles4 ,les billets alors mis tai5t comp>ables aux obligations hypo?caires de notre ,crdit fonci]1 c'e/ dire p>faitem5t g>antis4 ,p> le fait seul de cette g>antie1 la n\velle monnaie se tr\va s\/raite aux v>iations du *ange et re/a aussi /able que la livre anglaise ou les doll>s amrica9s4 ,la trs in/ructive volution du m>k allem& prs5te1 entre autres p>ticul>its1 ce phnomne curieux qu'avec sa mauvaise monnaie con/itue p> ce m>k dprci1 l',allemagne atteignit mom5tanm5t un c]ta9 degr de prosprit1 alors qu'avec sa bonne monnaie elle se tr\ve gne1 comme le montre l'exi/5ce de #a4gjj4jjj *meurs sur son t]ritoire4 ,ce phnomne rsulte de la r>et d'une monnaie qu'on ne p\rrait multipli] qu'en retombant dans l'inflation4 ,en ,france1 l'inflation fut pratique sur une l>ge *elle et donna p5dant quelques annes l'illusion de la ri*esse1 mais emprunts et inflation se multiplir5t tellem5t qu'auj\rd'hui1 sur un budget de #dj milli>ds1 plus de la moiti e/ consacre au v]sem5t de l'intrt des sommes empruntes4 99 99 99 99 99 ,l'expri5ce d'un peuple s]vant r>em5t un autre1 la ,france a rpt les mmes erreurs que l',allemagne sur l'inflation et les emprunts4 ,en ,france1 comme en ,allemagne1 on mit un c]ta9 temps compr5dre que le billet de banque ne peut con/itu] une valeur inv>iable qu' p>tir du j\r o il e/ *angeable volont contre une quantit d'or ou d'arg5t gale celle imprime sur le billet4 ,c'e/ un pr9cipe fondam5tal dont l'importance app>atra dans les problmes de la /abilisation et de la revalorisation que n\s allons tudi] ma9t5ant4 ,,*apitre ,,ii ,,/abilisation ,,et ,,revalorisation ,la gu]re ayant oblig les gr&s tats europens des dp5ses =t suprieures leurs ress\rces1 ils ont t =cs d'utilis] la monnaie artificielle con/itue p> des billets de banque sans g>antie4 ,cette s\rce app>5te de ri*esse tant d'un emploi facile1 t\s les tats en ont abus jusqu'au mom5t o la monnaie artificielle a9si cre p]dit t\te sa valeur comme en ,allemagne1 ou seulem5t une gr&e p>tie de sa valeur comme en ,france1 en ,belgique1 etc4 ,les g\v]nem5ts ayant f9i p> con/at] que la baisse cont9ue de la monnaie r5dait les relations comm]ciales =t difficiles1 il tait ncessaire de tr\v] un remde cette situation4 ,plusieurs m?odes fur5t successivem5t t5tes1 rsumons-les brivem5t4 99 99 99 99 99 ,la plus simple p>aissait tre de rduire la valeur attribue aux billets dprcis1 dcl>] comme les ,belges1 p> exemple1 que l'anci5 billet de #e francs ne s]ait plus admis que p\r un franc4 ,quel que soit le nom donn l'opration1 elle con/itue une simple faillite4 ,dans le cas de la ,belgique1 la faillite a t de #hj p4 #ajj4 ,a ct de cette /abilisation lgale1 et p> consqu5t =ce1 d'autres tats1 comme la ,france1 se sont cont5ts1 jusqu' l'heure o j'cris ces lignes1 d'une /abilisation de fait1 c'e/--dire de la /abilisation tablie p> la loi gnrale de l'(fre et de la dem&e4 ,cette manire d'opr] e/ con=me la conception des conomi/es qui p5s5t que3 ,la vritable /abilisation1 e/ celle qui se fait d'elle-mme lorsque1 p5dant une longue priode1 la valeur de la monnaie a t /able sur le m>* des *anges4 ,d'autres conomi/es assur5t que la revalorisation du franc obt5ue p> la prosprit indu/rielle croissante d'un pays1 s]ait suprieure la faillite con/itue p> une /abilisation lgale4 ,ils font rem>qu] que la revalorisation succdant la dvalorisation n'e/ pas un fait unique dans l'hi/oire1 puisque l',anglet]re fit la gu]re ,napolon avec des billets de banque c\rs =c1 qui f9ir5t p> p]dre plus de #ej p4 #ajj de leur valeur1 mais reprir5t progressivem5t leur anci5 c\rs1 aprs une prosprit indu/rielle d'une qu9za9e d'annes4 ,cet exemple ne semble pas malheureusem5t applicable la situation de div]s pays1 la ,france notamm5t4 ,les dettes1 les traitem5ts1 les salaires ont t1 en effet1 tablis des poques o les valeurs successives du franc tai5t =t diffr5tes4 ,il e/ vid5t1 p> exemple1 que les emprunts contracts la p>it or1 c'e/--dire l'poque o le franc n'avait pas encore baiss1 et ceux contracts un mom5t o le franc avait p]du les quatre c9quimes de sa valeur1 reprs5t5t1 malgr la similitude des *iffres inscrits sur les billets1 des valeurs bi5 diffr5tes4 ,on le voit immdiatem5t lorsqu'au moy5 d'une cote des *anges on conv]tit en doll>s ou en livres les valeurs nonces en francs4 99 99 99 99 99 ,la consolidation des dettes1 c'e/--dire la trans=mation d'une dette immdiatem5t exigible en dette *ance lo9ta9e1 e/ un des moy5s proposs non p\r /abilis] la monnaie1 mais p\r recul] les dates de paiem5ts et allg]1 p> consqu5t1 les *>ges f9ancires d'un pays4 ,le g\v]nem5t belge employa cette m?ode1 lorsque utilisant les p\voirs absolus obt5us du p>lem5t1 le roi dcrta1 le #ca juillet #aibf1 la consolidation de la quasi totalit de la dette flottante intrieure1 reprs5te p> des bons qui atteignai5t quatre milli>ds1 et dont l'*ance de prs de la moiti v5ait le premi] dcembre suivant4 ,les cranci]s recevai5t1 en *ange de leurs anci5s titres1 des actions privilgies de la ,socit ,nationale des *em9s de f]4 ,les porteurs refusant cet *ange devai5t tre remb\rss p> tirage au sort dans la mesure des disponibilits du ,trsor1 c'e/--dire d'une trs inc]ta9e faon4 ,la moralit f9ancire de cette opration e/ videmm5t conte/able2 la "q tait de savoir si elle tait prfrable l'inflation laquelle il et fallu rec\rir p\r remb\rs] les bons leur *ance4 99 99 99 99 99 ,la t5tative au ret\r l'talon or p> une faillite p>tielle1 comme en ,belgique1 e/ une opration avantageuse en app>5ce au po9t de vue ma?matique1 mais qui1 en ralit1 ne l'e/ pas plus ce d]ni] po9t de vue qu'au po9t de vue psy*ologique4 ,elle ne l'e/ pas au po9t de vue psy*ologique p\r les raisons que voici3 ,lorsqu'un billet de banque de c5t francs n'e/ accept l'trang] que p\r v+t francs1 le franc e/ mom5tanm5t /abilis au c9quime de sa valeur4 ,c'e/ donc1 en app>5ce1 la mme *ose que si l'on donnait1 comme le font les ,belges1 un billet de v+t francs conv]tissable en or1 en *ange d'un billet de c5t francs ord9aire4 ,en ralit1 ces div]ses oprations1 d'aspect id5tique1 sont psy*ologiquem5t bi5 diffr5tes4 ,le franc a1 en effet1 cons]v1 dans div]s pays1 en ,france surt\t1 un pre/ige my/ique indp5dant de sa valeur relle d'*ange4 ,l'ouvri] auquel on propos]ait un salaire de dix francs-or au lieu de c9quante francs-papi]1 ce qui s]ait p\rtant la mme *ose1 n'accept]ait pas cette sub/itution1 et d'autant mo9s que ses f\rnisseurs habituels ne se dcid]ai5t que l5tem5t lui donn] p\r ses dix francs-or une quantit de m>*&ises id5tique celle livre p\r c9quante francs-papi]4 ,il faut rem>qu] aussi qu'en conseillant de /abilis] df9itivem5t le franc au c9quime de son anci5ne valeur1 opration consi/ant rellem5t en une faillite de #hj p4 #ajj1 on semble oubli]1 comme le fait rem>qu] la ,we/m9/] ,gazette1 que ce s]ait supprim] df9itivem5t une "p trs importante des ri*esses et des bi5s que possde la population4 videmm5t la /abilisation de fait1 indp5dante de t\te action g\v]nem5tale1 a rduit le franc au c9quime de sa valeur1 mais les intresss cons]v5t l'esprance qu'il p\rrait repr5dre son anci5 taux4 ,/abilisation de fait et /abilisation obligatoire sont au fond la mme *ose1 mais la /abilisation =ce consacrant1 comme celle de la ,belgique1 une ru9e df9itive des quatre c9quimes de la =tune1 ne laisse place aucune esprance4 ,la /abilisation naturelle p]met au contraire d'espr] le ret\r de la monnaie son anci5ne valeur4 ,or1 en politique comme en religion1 les hommes viv5t surt\t d'esprances4 ,ces influ5ces psy*ologiques1 que ne voi5t pas t\j\rs les exp]ts1 r5d5t =t dang]euses les solutions radicales qu'ils propos5t en leur donnant des argum5ts ma?matiques p\r s\ti54 ,ces argum5ts ne suffis5t nullem5t1 d'ailleurs1 ju/ifi] une /abilisation =ce comme celle dont n\s v5ons de montr] les inconvni5ts psy*ologiques4 ,les raisons ma?matiques de l'opration ralise en ,belgique ne s]ai5t valables que si les billets n\vellem5t mis avai5t une reprs5tation quival5te en or dans les caisses de la banque qui les a mis1 mais il n'en a ri5 t4 ,pratiquem5t1 en effet1 il fallut bi5 se cont5t] d'une g>antie en or trs infrieure au *iffre d'mission des billets4 ,les n\veaux billets n'ayant qu'une g>antie p>tielle en or se tr\v]ont1 p> ce seul fait1 s\mis aux spculations de la ,b\rse1 c'e/--dire t\tes les fluctuations du *ange4 ,les ,belges en f]ont probablem5t bi5tt l'expri5ce4 99 99 99 99 99 tant donn la situation de la ,france au mom5t o j'cris ce livre1 on peut dire que la meilleure solution actuelle des problmes de la /abilisation e/ celle =mule p> le m9i/re des ,f9ances la tribune3 ,une /abilisation de fait doit prcd] la /abilisation lgale4 ,cette /abilisation de fait ne se dcrte pas1 elle s'obti5t p> la sagesse2 elle n'exi/]a que lorsque t\tes les pr9cipales causes de tr\ble montaire auront disp>u1 et malheureusem5t n\s n'en sommes pas encore l4 ,on sait les viol5tes critiques que provoqua1 *ez les dputs sociali/es1 le refus du m9i/re de /abilis] lgalem5t la monnaie4 ,conva9cus que les socits se refont c\ps de dcrets1 ces nafs lgislateurs tai5t p]suads qu'il suffisait d'un dcret p\r oblig] t\s les peuples de l'univ]s accept] les billets de banque franais au c\rs dt]m9 p> une loi4 ,dans les circon/ances actuelles il faut donc vivre avec une monnaie dprcie1 mais ne pas oubli] qu'une monnaie quelconque devi5t excell5te ds que l'indu/rie et le comm]ce prospr5t4 ,essayons de les amlior] et r5onons1 malgr les conseils des exp]ts1 aux dang]eux emprunts trang]s4 ,ils al\rdirai5t encore notre budget p> le paiem5t des intrts et1 en outre1 f9irai5t p> mettre la ,france s\s la tutelle de l'trang]4 ,elle s'y tr\ve dj beauc\p trop4 99 99 99 99 99 ,on a s\v5t reprs5t les ,amrica9s comme spculant contre les monnaies europennes dprcies p\r en faire baiss] le c\rs2 ils sont1 au contraire1 trs intresss la /abilisation de ces monnaies1 celle de la ,france notamm5t4 ,dans une confr5ce faite l',association conomique int]nationale1 ,m4 ,ow5 ,d4 ,"y1 un des auteurs du plan ,dawes1 faisait rem>qu]3 ,qu'il tait plus important p\r les tats-,unis de re/aur] la /abilit des monnaies du monde et de les sauv] des fluctuations des *anges que d'obt5ir le paiem5t de nos crances sur les nations trangres4 --,c'e/ ma9t5ant notre devoir de veill] ce que les moy5s d'*ange entre t\s les pays repos5t sur une base qui r5de le crdit possible et les prts srs4 ,c'e/ p\rquoi aussi l'or qui re/e en la possession des tats-,unis con/itue un fonds de g>antie p\r les valeurs du monde4 99 99 99 99 99 ,le problme de la /abilisation des monnaies1 l'tude duquel vi5t d'tre consacr ce *apitre1 e/ un n\vel exemple des conflits entre les =ces conomiques et les influ5ces psy*ologiques qui c>actris5t l'ge actuel4 ,la solution des problmes rsultant de ces conflits re/e difficile4 ,ils reprs5t5t1 en effet1 des quations dont les div]s t]mes n'ont pas de commune mesure4 ,elles conti5n5t des lm5ts conomiques qui se ps5t facilem5t et des influ5ces psy*ologiques dont aucune m?ode ne p]met d'valu] exactem5t la gr&eur4 ,les =ces conomiques pondrables t5d5t dom9] le monde1 mais les impondrables =ces psy*ologiques sont p>fois plus puissantes encore4 ,,*apitre ,,iii ,,facteurs ,,conomiques ,,et ,,psy*ologiques ,,du ,,probl,,me ,,de ,,la ,,/abilisation ,n\s v5ons d'tudi] sommairem5t le problme de la /abilisation4 ,il ne s]a pas sans intrt de rappel] quelques-unes des discussions dont il fut l'objet4 ,cet expos f]a voir quel po9t1 dans les que/ions conomiques n\velles entremles d'influ5ces politiques et psy*ologiques1 il e/ difficile d'arriv] des c]titudes4 ,on sait que1 p\r t*] de dc\vrir les moy5s de re/aur] nos f9ances1 et notamm5t d'amlior] la valeur du franc1 une commission d'exp]ts fut *>ge de dc\vrir les m?odes employ]4 ,aprs de laborieuses runions1 ils =mulr5t les conseils suivants3 #a reconnatre immdiatem5t les dettes env]s les tats-,unis2 #b faire de gr&s emprunts l'trang] af9 d'obt5ir une masse de manuvre p]mettant d'emp*] les oscillations du franc2 #c /abilis] la valeur du franc p> dcret4 ,malgr t\te l'autorit des exp]ts aucun de leurs conseils ne fut suivi1 l'amlioration du franc fut obt5ue1 comme le faisait rem>qu] ironiquem5t un gr& j\rnal anglais1 en oprant d'une faon exactem5t contraire celle indique p> les exp]ts4 ,ils dcl>ai5t indisp5sable la reconnaissance des dettes extrieures1 et ces dettes n'ont pas t reconnues4 ,ils dcl>ai5t non mo9s indisp5sable un gr& emprunt l'trang] et le franc a t amlior sans qu'il ait t fait aucun emprunt4 ,ils dcl>ai5t une /abilisation lgale du franc ncessaire et aucune /abilisation n'a t effectue4 ,a9si qu'il arrive s\v5t1 la sagacit d'un seul homme a t =t suprieure celle d'une collectivit4 ,le m9i/re des f9ances a m>qu combi5 la tribune1 il et t onreux de suivre les conseils des exp]ts1 lorsqu'il disait3 que la situation actuelle et t beauc\p plus r$\table si n\s avions /abilis un taux lev avec le conc\rs de l'trang]4 99 99 99 99 99 ,dans les problmes relatifs la valorisation du franc1 les illusions ont j\1 comme dans beauc\p d'op9ions collectives1 un rle prpondrant4 ,les exp]ts se sont inspirs des illusions les plus rp&ues et c'e/ p\rquoi leurs conclusions fur5t si mdiocres4 ,en ce qui conc]ne1 notamm5t1 la /abilisation p> dcret4 ,m4 ,*>les ,dupuy1 s\s-directeur de l'cole des ,sci5ces politiques1 leur a fait ju/em5t obs]v] que3 444 ,la /abilisation e/ impuissante donn] la /abilit1 p>ce que la /abilit ne saurait dp5dre d'une disposition lgislative1 qu'elle ne peut rsult] que d'un quilibre rel1 et non artificiel1 entre les ress\rces et les engagem5ts4 ,/abilisation n'e/ pas /abilit2 /abilisation ne g>antit pas /abilit4 99 99 99 99 99 ,les problmes poss aux exp]ts tai5t la fois d'ordre conomique et psy*ologique4 ,c'e/ en s'appuyant pr9cipalem5t sur les facteurs psy*ologiques que le g\v]nem5t russit relev] la valeur du franc4 ,le rapport de ,m4 ,*ron au ,snat montre combi51 un c]ta9 mom5t1 la situation avait t critique3 ,le g\v]neur de la ,banque de ,france1 le #ba juillet #aibf1 avait av]ti le g\v]nem5t de l'imm95ce d'une susp5sion des paiem5ts de l'tablissem5t4 ,les dem&es de remb\rsem5t des bons de la ,df5se ,nationale affluai5t4 ,les m5aces du c>tel avai5t tu la confiance4 ,le #bj juillet #aibf1 la livre /]l+ tait cote en b\rse #bdj fr4 #be1 le doll> #di fr4 #bb1 le c\rs de la r5te #c tait tomb #dd fr4 #ej444 ,l'tat se tr\vait accul soit une inflation n\velle qui et prcipit la *ute du franc1 soit la r$\table v5tualit de susp5dre ses paiem5ts4 ,la situation fut trans=me p> un n\veau ,prsid5t du ,conseil qui sut inspir] confiance4 ,les consqu5ces de son int]v5tion fur5t rapides3 la date du #aa dcembre #aibf la livre e/ #abb fr4 #ej1 avec une dim9ution de prs de #abj po9ts sur le mois de juillet4 ,la crise qui avait failli emport] le crdit de la ,france1 et qui branla le pays t\t enti]1 fut une crise de confiance4 ,la confiance qui p]mit le relvem5t du franc fut le rsultat de plusieurs facteurs1 notamm5t le rtablissem5t de l'quilibre budgtaire et la b>rire oppose aux m5aces sociali/es4 ,un gr& j\rnal a trs bi5 rsum1 dans les t]mes suivants1 ce rle des influ5ces psy*ologiques3 ,tant que les sociali/es ont g\v]n dans la c\lisse1 la livre #bdj francs1 la cata/rophe t\te pro*e4 ,ds que les sociali/es n'ont plus eu de prise sur le g\v]nem5t1 la livre #abc francs1 la /abilit de fait4 ,la confiance e/ un des s\ti5s psy*ologiques de la monnaie mais ce s\ti5 e/ provisoire4 ,a9si que je l'ai prcdemm5t rappel le c\rs de la monnaie ne peut tre ma9t5u que p> l'accroissem5t de la ri*esse nationale due aux progrs de l'agriculture et de l'indu/rie4 ,les que/ions de monnaie s'van\iss5t fatalem5t ds qu'un pays peut pay] ses importations avec ses exportations4 ,t\te monnaie devi5t alors presque inutile4 99 99 99 99 99 ,le rle de la confiance dans le relvem5t du franc n'avait pas *app aux exp]ts1 mais les moy5s proposs p> eux p\r la rtablir aurai5t t probablem5t plus dang]eux qu'utiles4 ,p>mi ces moy5s figurai5t comme n\s l'avons dit plus haut3 #a l'urg5ce de rgl] les dettes int]allies2 #b la ncessit de faire un emprunt important de/9 procur] la ,banque de ,france les devises ncessaires p\r augm5t] la g>antie des billets de banque1 et accrotre a9si leur valeur2 #c la /abilisation du franc p> dcret4 ,les faits ont pr\v1 qu'une amlioration du franc dpassant t\tes les esprances des exp]ts avait t obt5ue sans aucun des moy5s indiqus p> eux4 ,on saisira les causes des illusions dont cette collectivit d'hommes sages fut victime en discutant les causes de leurs propositions4 99 99 99 99 99 ,le paiem5t des dettes int]allies p\vait-il influ5c] la situation f9ancire8 ,a en croire les exp]ts et plusieurs conomi/es1--anglais et amrica9s1 surt\t1--l'amlioration de la situation f9ancire de la ,france aurait t lie la reconnaissance des dettes env]s ses anci5s allis4 ,il e/ p\rtant visible1 sans y rfl*ir longuem5t1 que le paiem5t annuel de nombreux milli>ds l'trang]1 lo9 d'amlior] le franc1 n'aurait fait qu'en prcipit] la *ute4 ,p\r se procur] les livres et les doll>s ncessaires aux paiem5ts1 il aurait fallu v5dre1 en effet1 sur les m>*s trang]s des quantits colossales de francs4 ,en raison de la s\v]a9e loi de l'(fre et de la dem&e1 cette opration et fait baiss] normm5t la valeur du franc1 rsultat exactem5t contraire celui espr4 ,en admettant mme que les banqui]s trang]s ai5t pu tre influ5cs p> la reconnaissance des dettes1 il e/ inf9im5t probable que le nombre de milli>ds prts p> eux et t trs au-dess\s de la rs]ve d'or ncessaire p\r amlior] le c\rs des c9quante milli>ds environ des billets de banque franais en circulation4 ,j'ai dj rappel que les ,amrica9s eux-mmes comm5c5t voir l'inconvni5t de ces dettes si aism5t reconnues p> les exp]ts4 ,aux citations dj reproduites dans un prcd5t *apitre j'aj\t]ai encore celle de ,m4 ,bak]1 anci5 secrtaire de la gu]re aux tats-,unis3 ,il e/ inconcevable1 que le re/e du monde cont9ue faire des affaires avec n\s p5dant les soixante-deux ans o *aque pays v]ra pes] sur ses propres indu/ries des impts crasants payables aux tats-,unis s\s une =me ne diffrant pas beauc\p du tribut que ,rome imposait ses ennemis4 ,les exp]ts ne p>aiss5t pas d'ailleurs avoir possd des notions psy*ologiques bi5 judicieuses sur sa m5talit des banqui]s amrica9s4 ,ces banqui]s sont1 en ralit1 des comm]ants ne dsirant pas laiss] improductif l'or con/ituant leur m>*&ise4 ,non seulem5t ils dem&5t l'utilis] en prts fructueux1 mais ils *]*5t aussi pr5dre des intrts dans les indu/ries susceptibles de rapport4 ,c'e/ a9si qu'auj\rd'hui ils possd5t beauc\p d'actions d'entreprises div]ses en ,allemagne4 ,on voit p> ce qui prcde que la proposition des exp]ts d'amlior] notre situation f9ancire p> la reconnaissance de l\rdes dettes l'trang] con/ituait une illusion dang]euse4 99 99 99 99 99 ,peut-on /abilis] une monnaie p> des ra*ats en ,b\rse8 ,cette illusion1 p>tage p> d'm95ts f9anci]s1 a cot un milli>d l',allemagne1 qu& elle v\lut emp*] la *ute du m>k1 et #ejj millions la ,belgique1 dans sa premire t5tative de /abilisation4 ,semblable illusion a t galem5t p>tage p> t\s les m9i/res des f9ances franais qui se sont succd depuis quelque temps4 ,elle a engl\ti bi5 des millions et1 sans un *angem5t de m9i/re1 la rs]ve d'or de la ,banque de ,france et subi un anantissem5t total4 ,lorsque nos exp]ts conseillai5t la reconnaissance des dettes de la ,france env]s ses allis1 ils supposai5t sans d\te1 eux aussi1 qu'avec les milli>ds prts p> les banqui]s trang]s mus de cette reconnaissance des dettes1 on p\rrait con/itu] une masse de manuvre p]mettant1 p> des ra*ats m?odiques1 de ma9t5ir le c\rs du franc4 ,assurm5t1 on peut1 p> des dem&es d'une devise en ,b\rse1 faire mont] artificiellem5t son c\rs2 mais1 p\r russir ma9t5ir indf9im5t ce c\rs1 il faudrait une rs]ve d'or que l'tat1 a*eteur de sa propre monnaie1 ne possde pas1 puisque c'e/ ju/em5t sa pauvret en or qui occasionne la dprciation de la monnaie4 ,sans d\te1 l'tat l'a*eteur s'imag9e volonti]s que le ra*at en or de la monnaie dprcie inspir]a une telle confiance qu'aprs quelques remb\rsem5ts le public cons]v]a son papi] sans en dem&] l'*ange4 ,de cette illusion dont fur5t successivem5t victimes les g\v]nants allem& et belge1 n\s aurions t victimes notre t\r1 en suivant les mmes errem5ts4 ,tant que la ,belgique1 l'poque de sa premire t5tative de /abilisation1 possda assez d'or ou de devises quival5tes p\r ra*et] ses francs sur le m>*1 elle put ma9t5ir la livre #ajg francs2 mais aussitt que sa rs]ve se tr\va puise1 les remb\rsem5ts fur5t =cm5t susp5dus4 ,la livre remonta rapidem5t #aej francs1 taux qu'elle devait dpass] bi5tt4 ,l'amlioration d'une monnaie p> des ra*ats en ,b\rse n'a encore russi aucun tat4 ,l'impossibilit de ma9t5ir artificiellem5t le taux d'une monnaie fiduciaire p> des ra*ats en ,b\rse ne semble pas due uniquem5t des motifs conomiques ou psy*ologiques1 mais aussi c]ta9es raisons ma?matiques4 ,le calcul des probabilits dmontre1 en effet1 qu'un j\eur =tune f9ie1 j\ant avec le possesseur d'une =tune inf9ie1 e/ fatalem5t condamn la ru9e4 ,une ,b\rse quelconque1 en raison de ses relations tlgraphiques in/antanes avec t\tes les autres ,b\rses de l'univ]s1 reprs5te une imm5se salle de jeu cont5ant t\s les spculateurs du monde4 ,le pays qui ra*te sa monnaie reprs5te le j\eur =tune limite dont je p>lais plus haut4 ,le j\eur =tune illimite e/ con/itu p> la totalit des j\eurs du monde4 ,en raison de la loi ma?matique =mule plus haut1 le j\eur =tune f9ie1 c'e/--dire un simple tat1 e/ fatalem5t condamn engl\tir t\t l'or qu'il possde dans la t5tative de faire mont] le c\rs de sa monnaie4 ,quelle que soit la valeur de l'argum5t ma?matique qui prcde1 l'expri5ce pr\ve qu'aucun ra*at en ,b\rse ne peut faire remont] longtemps la valeur d'une monnaie1 si le public n'a pas confiance dans cette monnaie4 ,a dfaut des expri5ces prcdemm5t rappeles et des argum5ts qui vi5n5t d'tre noncs1 un raisonnem5t bi5 simple montr]a aism5t combi5 sont errones les esprances relatives l'efficacit d'une masse de manuvre4 ,supposons1 en effet1 qu'un tat possde une masse de manuvre dcl>e suffisante p\r t] aux spculateurs l'ide de provoqu] p> des v5tes la baisse d'une monnaie4 ,si l'impossibilit suppose tait relle1 il s'ensuivrait que le pays possdant une c]ta9e masse de manuvre p\rrait imprim] un nombre indf9i de billets de banque sans s'expos] voir baiss] leur valeur4 ,il devi5drait donc bi5tt le plus ri*e pays de l'univ]s4 ,,livre ,,ix ,,role ,,de ,l',,id,,al ,,dans ,,la ,,vie ,,des ,,peuples4 ,,la ,,religion ,,sociali/e ,,*apitre ,,premi] ,l',,volution ,,des ,,id,,als ,,mod]nes ,si les gr&s gnies de la ,grce et de ,rome dont la p5se claira tant de gnrations rev5ai5t la lumire1 ils s]ai5t bl\is p> la simple numration des m]veilles ralises depuis un sicle3 des =ces1 jadis ins\ponnes1 mises au s]vice de l'homme1 l'espace conquis1 la f\dre capte1 la p>ole in/antanm5t transmise trav]s le monde et bi5 d'autres dc\v]tes encore4 ,ces illu/res p5seurs s]ai5t tonns sans d\te1 mais leur pntrant gnie dc\vrirait vite que1 si la raison a trans=m l'aspect matriel des civilisations1 elle ex]ce sur la conduite des hommes bi5 peu d'action encore4 ,les croyances politiques et sociales mod]nes ont les mmes bases s5tim5tales et my/iques que les croyances religieuses antrieures4 ,les passions qui armr5t jadis tant de peuples les uns contre les autres sont id5tiques celles qui les arm5t auj\rd'hui4 ,les diss5sions qui ru9r5t la ,grce antique1 les luttes civiles qui mir5t f9 la ,rpublique roma9e sont nes de s5tim5ts semblables ceux qui b\lev]s5t encore la vie des nations4 99 99 99 99 99 ,devant les dc\v]tes de la sci5ce1 les philosophes esprai5t que notre sicle devi5drait celui de la raison pure1 que les temples et les cas]nes s]ai5t remplacs p> ces laboratoires d'o surgiss5t des =ces suprieures celles dont disposai5t les dieux et qu'une concorde univ]selle unirait les peuples4 ,il n'en a ri5 t et on ne saurait s'en tonn]4 ,comm5t des dc\v]tes d'orig9e rationnelle aurai5t-elles pu modifi] les s5tim5ts qui =m5t la trame de notre nature8 ,la sci5ce a f\rni aux s5tim5ts de n\veaux moy5s d'action1 mais ne les a pas trans=ms4 ,et c'e/ p\rquoi les dc\v]tes sci5tifiques1 lo9 d'introduire la paix dans le monde1 n'ont fait que r5dre les gu]res mod]nes plus meurtrires et plus cruelles que celles du pass4 ,les savants dont je p>lais plus haut con/at]ai5t galem5t que les illusions my/iques sont aussi puissantes auj\rd'hui qu'elles l'tai5t de leur temps4 ,faisant p>tie de la nature de l'homme1 elles ne meur5t pas plus que l'am\r1 l'ambition et la ha9e4 ,ils v]rai5t trs vite que les fidles1 pro/]ns il y a #h4jjj ans devant les autels d',isis1 les sociali/es trans=mant l'tat en arbitre s\v]a9 de la de/9e des hommes app>ti5n5t1 au po9t de vue psy*ologique1 la mme famille4 ,les influ5ces my/iques qui dom9ai5t les premi]s sont id5tiques celles qui dom95t les seconds4 ,les peuples n'ont jamais support sans b\lev]sem5t la mort de leurs dieux1 et c'e/ p\rquoi1 ds qu'un idal div9 se trans=me1 la civilisation qu'il inspirait se trans=me galem5t4 ,s\s l'influ5ce des idals issus des mditations de ,b\ddha1 de ,jsus et de ,mahomet1 de gr&s empires ont t dtruits et d'autres ont t fonds4 99 99 99 99 99 ,en dehors des idals religieux1 *aque poque fut influ5ce p> un idal politique qui *ange gnralem5t aprs un petit nombre de gnrations4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 qu'en ,france au ,x,v,i,ie sicle1 l'idal politique fut la mon>*ie absolue reprs5te p> ,l\is ,,xiv4 ,au ,x,v,i,i,ie sicle1 la rvolution russit dtruire en p>tie l'anci5 rgime1 elle ab\tit f9alem5t la cration de mon>*ies con/itutionnelles laissant aux peuples des p\voirs politiques dont des rvolutions successives am5r5t l'ext5sion4 ,le ,x,xe sicle vit le dveloppem5t des p\voirs populaires et1 en mme temps1 la =mation de gr&s tats n\veaux tels que l',italie et l',allemagne1 con/itus p> la runion de petits tats jadis sp>s4 ,le dveloppem5t des ides dmocratiques1 celles d'galit surt\t1 eut p\r ab\tissem5t f9al l'ext5sion des influ5ces sociali/es4 ,leur application dans div]s pays enfanta des dsordres qui ont dj ram5 plusieurs gr&s tats de l',europe des =mes div]ses de dictature4 ,elles sembl5t de/9es s't5dre si les g\v]nem5ts sociali/es cont9u5t pr\v] leur incapacit s'adapt] aux ncessits qui dirig5t auj\rd'hui le monde4 ,l'insuccs des t5tatives faites en ,russie et ailleurs montre combi5 il e/ difficile p\r les peuples fatigus d'un idal anci5 d'en crer un n\veau capable d'unifi] les mes4 ,la difficult e/ d'autant plus gr&e auj\rd'hui qu'un idal n'a d'influ5ce durable que s'il ne se heurte pas1 comme l'idal sociali/e1 aux exig5ces conomiques n\velles que les progrs des sci5ces et de l'indu/rie ont fait surgir4 99 99 99 99 99 ,trois gr&es =mes d'idals sont en lutte1 auj\rd'hui1 dans le monde3 l'idal religieux1 l'idal national1 l'idal int]national4 ,l'idal religieux1 trs vivace encore *ez beauc\p de nations1 n'a cep5dant d'influ5ce politique pr(onde que *ez les peuples de l',asie1 ceux de l',asie musulmane notamm5t4 ,en ,europe la religion sociali/e t5d se sub/itu] aux anci5nes croyances religieuses4 ,l'idal national1 d'o l'ide de patrie drive1 s'e/ dvelopp *ez beauc\p de peuples depuis la gu]re1 en p>ticuli] *ez ceux artificiellem5t crs p> le trait de paix4 ,l'idal int]national1 qui rep\sse l'ide de patrie1 e/ df5du p> les sociali/es et les communi/es1 qui s'imag95t que la suppression de la patrie eng5dr]ait une paix univ]selle4 ,l',hi/oire pr\vant qu'une nation ne *ange pas d'idal sans que sa civilisation se trans=me bi5tt1 il en rsulte que l'av5ir des peuples dp5dra de l'idal qui rgira leurs s5tim5ts et leurs p5ses4 tudis aux seules lumires de la raison1 la plup>t des idals devi5n5t d'illusoires fantmes1 mais1 les obs]vations rptes p5dant de longs sicles pr\v5t que ces fantmes eng5drr5t de vivantes ralits4 ,b\ddha1 ,jsus et ,mahomet ont trans=m le monde1 et du fond de leur tombeau1 ils ori5t5t encore la p5se de plusieurs millions d'hommes4 99 99 99 99 99 ,les idals religieux le plus s\v5t1 les idals politiques quelquefois1 ont eu seuls1 jusqu'ici1 le p\voir de crer l'unit de s5tim5ts et de p5se sans laquelle aucune civilisation n'a encore pu dur]4 ,la puissante action d'idals my/iques *appe aux p>tisans de la ?orie dite matriali/e de l'hi/oire4 ,ses adeptes s\ti5n5t que les peuples sont uniquem5t conduits p> des beso9s matriels1 alors qu'en ralit la plup>t des gr&s vnem5ts =mant la trame de l'hi/oire ont eu p\r orig9e des idals my/iques bi5 trang]s ces beso9s4 ,la fondation de l',empire musulman1 les croisades1 les gu]res de religion et bi5 d'autres vnem5ts du mme ordre1 eur5t des influ5ces my/iques p\r cause et non des beso9s matriels4 ,t\t autant que les beso9s1 les idals dirig5t l'me des peuples4 99 99 99 99 99 ,de nos j\rs1 l'importance des idals religieux e/ dev5ue1 *ez beauc\p de peuples1 bi5 mo9dre que celles des idals politiques ou sociaux1 tels que le dsir d'hgmonie1 les doctr9es sociali/es1 etc4 ,l'idal d'hgmonie1 =me exagre de l'idal national1 s\v5t qualifi d'imprialisme1 faillit triomph] avec les armes allem&es1 mais il ne fut pas le plus =t1 et c'e/ l'idal sociali/e qui remplace auj\rd'hui les idals my/iques div]s dont l'homme n'a jamais pu se pass]4 ,comme t\s les idals1 il inspire des convictions qu'aucun raisonnem5t ne saurait effleur]1 mais ces convictions1 qui sont une des conditions de sa =ce1 con/itu5t galem5t une cause de sa faiblesse4 ,le monde e/ arriv en effet une poque o des ncessits conomiques qui ne fl*iss5t pas limit5t troitem5t le p\voir des illusions4 ,lorsque ,mahomet1 au nom d'une foi n\velle1 fille de ses rves1 russissait b\lev]s] le vieux monde1 il ne tr\vait pas devant lui l'infran*issable mur des ncessits conomiques que les disciples de ,k>l ,m>x r5contr5t ma9t5ant4 ,mais1 si le p\voir con/ructeur de l'idal sociali/e e/ bi5 faible1 son action de/ructrice peut dev5ir considrable4 ,la ,russie en fit l'expri5ce4 ,il fallut l'influ5ce d'un t\t-puissant dictateur p\r mettre f9 en ,italie aux dsordres eng5drs p> l'application de la doctr9e4 99 99 99 99 99 ,de t\s les idals lgus p> le pass1 un des plus puissants encore e/ l'idal national con/itu p> le culte de la patrie4 ,a dfaut d'argum5ts rationnels ou affectifs1 il suffit de voyag] un peu p\r compr5dre en quoi consi/e une patrie4 ,la patrie1 ce n'e/ pas seulem5t la t]re des aeux dont les gnrations n\velles cont9u5t la vie1 mais cet ensemble de traditions1 de p5ses1 de s5tim5ts communs1 de prjugs mme1 qui font que t\s les hommes d'un pays se s5t5t frres4 ,il suffirait de transport] les plus f>\*es aptres de l'int]nationalisme *ez des peuples trang]s p\r leur faire rapidem5t saisir la pr(ondeur de l'abme psy*ologique qui sp>e des peuples de m5talits diffr5tes4 ,on con/ate ces div]g5ces qu& sont runis dans un ,congrs des hommes de patries diffr5tes4 ,bi5tt clat5t les dissemblances1 non pas seulem5t d'intrts1 mais de s5tim5ts et de p5ses qui les emp*5t de se compr5dre4 ,leurs croyances politiques les rappro*5t un in/ant mais leur pass les dsunit et ils s'en ap]oiv5t bi5tt4 ,l'hi/oire du monde antique montre clairem5t1 elle aussi1 la puissance de l'ide de patrie4 ,les ,roma9s dom9r5t et civilisr5t le monde tant que le culte de ,rome g\v]na leurs mes4 ,lorsque1 s\s l'influ5ce des gu]res civiles cres p> les luttes sociales1 le culte de la patrie s'affaiblit dans les curs1 la dcad5ce comm5a4 99 99 99 99 99 ,on peut rsum] ce qui prcde dans les conclusions suivantes3 ,en dehors des beso9s matriels ncessaires l'entreti5 de sa vie1 l'homme e/ guid p> des lm5ts affectifs3 ambition1 ha9e1 am\r1 etc41 p> des influ5ces my/iques3 croyances religieuses1 politiques ou sociales et p> des influ5ces rationnelles dont le p\voir e/ encore bi5 faible4 ,les croyances my/iques eng5dr5t les idals qui dom95t *aque peuple et lui p]mett5t de ne pas re/] une p\ssire d'hommes sans rsi/ance et sans =ce4 ,ces idals1 jadis concrtiss dans des dieux p]sonnels1 t5d5t tre remplacs p> des dogmes et des =mules auxquels e/ attribue la mme puissance1 mais qui se heurt5t des ncessits conomiques irrductibles4 ,les b\lev]sem5ts et l'an>*ie actuelle du monde cont9u]ont jusqu'au j\r o les beso9s my/iques1 qui ne saurai5t prir1 puisqu'ils font p>tie de la pture huma9e1 auront cr un idal n\veau ne se heurtant pas aux ralits conomiques qui trans=m5t l'ge mod]ne4 ,,*apitre ,,ii ,,les ,,progr,s ,,de ,,la ,,religion ,,sociali/e ,on ne compr5d bi5 la =ce du socialisme et du communisme qu'en les considrant comme une religion n\velle inspirant la mme foi my/ique que les religions antrieures4 ,cette assimilation1 juge p>adoxale l'poque o je la =mulais dans un de mes plus anci5s livres1 e/ gnralem5t admise auj\rd'hui1 mme p> les sociali/es4 ,leur *ef en ,france l'a dcl> du haut de la tribune p>lem5taire dans les t]mes suivants3 ,qu& on vi5t n\s dire3 ,v\s tes une glise1 on ne n\s (f5se pas444 ,n\s sommes une ca?olicit6 ,n\s aussi prt5dons la dom9ation spirituelle4 ,n\s aussi crons quelque *ose qui ressemble une foi4 ,n\s aussi1 comme l'glise ca?olique1 avons l'orgueil d'envisag] les vnem5ts et les *oses sub specie t]nitatis4 444 ,le rle de l'arbitrage entre les nations n'e/ plus ralisable p> l'glise2 c'e/ n\s1 le socialisme1 qui le rev5diquons1 c'e/ cette succession spirituelle que n\s prt5dons4 ,la naissance d'une religion1 phnomne assez r>e dans l'hi/oire1 e/ t\j\rs accompagne de b\lev]sem5ts4 ,des mditations de ,b\ddha s\s l'arbre de la sagesse1 c9q sicles avant notre re1 surgit une religion qui *angea l'exi/5ce de l',extrme-,ori5t et dirige encore la p5se de quatre c5ts millions d'hommes4 ,le ,*ri/ianisme dt]m9a des trans=mations aussi pr(ondes4 ,le dieu sorti des rves de ,mahomet p]mit d'obscurs nomades de fond] un imm5se empire disp>u auj\rd'hui1 mais dont la foi qui le fit natre e/ t\j\rs vivante4 ,si les religions possd5t une p>eille =ce1 c'e/ qu'elles donn5t aux hommes ces p5ses et ces s5tim5ts communs qui crent l'unit et1 p> consqu5t1 la puissance des nations4 99 99 99 99 99 ,l'9gale expansion du socialisme *ez les div]s peuples ti5t aux diffr5ces de m5talit qui les sp>5t4 ,on rsum]ait sommairem5t quelques-unes de ces diffr5ces p> une classification des peuples en tati/es et individuali/es4 ,*ez les individuali/es1 t\tes les gr&es entreprises sont diriges p> l'initiative prive4 ,*ez les tati/es1 le g\v]nem5t se tr\vant *>g du plus gr& nombre de fonctions possibles1 les citoy5s ne cons]v5t qu'une dose d'initiative et d'indp5dance =t re/re9te4 ,c'e/ prcism5t en raison de ces div]g5ces de m5talit que les peuples individuali/es1 les ,amrica9s surt\t1 rep\ss5t avec horreur le socialisme4 ,les ,lat9s1 au contraire1 l'admettrai5t facilem5t1 s'il n'tait ent\r d'autant de m5aces de ru9e et de dva/ation4 ,les ,amrica9s se montr5t ju/em5t fi]s de leur individualisme et si1 p> ncessit militaire1 ils ont d subir l'tatisme p5dant la gu]re1 ils l'ont rejet ds la signature de la paix4 99 99 99 99 99 ,les diffr5ces de con/itution m5tale qui vi5n5t d'tre signales ont des consqu5ces aussi importantes au po9t de vue conomique qu'au po9t de vue social4 ,des expri5ces frquemm5t rptes ayant pr\v que t\tes les fabrications de l'tat sont beauc\p plus onreuses que celles de l'indu/rie prive1 les peuples df9itivem5t socialiss se tr\v]ai5t dans un tat d'infriorit manife/e l'g>d de ceux qui ne le s]ai5t pas4 ,or1 la plup>t des pays ne p\vant vivre qu'en se procurant l'trang] les matires premires que leur sol ne f\rnit pas1 doiv5t les pay] avec des m>*&ises dont les prix ne dpass5t pas ceux de leurs concurr5ts sur le m>* mondial4 ,une nation entirem5t tatise p> le socialisme s]ait oblige de v5dre ses produits un prix plus lev que ceux de ses rivaux4 ,elle devi5drait fatalem5t alors une nation de vie *re1 de *mage et1 p> consqu5t1 comme en ,russie1 de misre p\r les ouvri]s dont le socialisme prt5d amlior] le sort4 99 99 99 99 99 ,p>mi les po9ts ess5tiels du socialisme se tr\ve la suppression du capitalisme et du sal>iat4 ,un savant conomi/e a trs bi5 montr1 dans les lignes suivantes1 publies p> le ,temps1 les cts illusoires des ?ories sociali/es sur ces que/ions fondam5tales4 ,le sal>iat tant considr comme un mode b>b>e de rmunration qui laisse t\j\rs le travailleur aux prises avec les inquitudes de l'av5ir1 les sociali/es v\drai5t transmettre l'tat la responsabilit de la cration cont9ue du travail dont le pr(it global s]ait rp>ti entre les travailleurs1 sans p]ception int]mdiaire4 ,il s'agit mo9s p\r eux de supprim] effectivem5t le capital que de l'arra*] ses possesseurs actuels p\r leur enlev] du mme c\p la direction des affaires4 ,a9si une rvolution s]ait ncessaire1 mais ensuite le capital subsi/]ait1 pesant du poids de ses intrts sur le budget de l'tat comme la r5te d'auj\rd'hui4 ,du mo9s1 les travailleurs s]ai5t-ils les matres app>5ts de leur de/9e4 ,n\s avons pu voir ce que donnait la mise en uvre de cette =mule en ,russie3 un fonctionn>isme beauc\p plus onreux que le patronat1 et surt\t l'incapacit d'adapt] la production la consommation4 ,l'ouvri] se retr\va f9alem5t plus sal>i que jamais1 mais des taux mo9dres et s\mis t\t de mme au *mage4 ,en vrit1 on ne peut concevoir t\te l'conomique d'un pays c5tralise entre les ma9s des fonctionnaires sans que s'ensuive la ru9e de l'tat4 ,sans d\te le sal>iat subira la loi commune qui oblige les in/itutions *ang]4 ,la fusion des intrts de l'ouvri] avec ceux du patron comme en ,amrique1 la possession p> les travailleurs d'une p>tie des actions des entreprises auxquelles ils collabor5t1 montre que le sal>iat volu]a1 mais dans un s5s =t diffr5t de celui rv p> les sociali/es4 99 99 99 99 99 ,les illusions des ?orici5s ne saurai5t prvaloir contre cette loi psy*ologique irrductible que l'initiative et l'ef=t individuel con/itu5t1 d'aprs l'expri5ce1 des /imulants qu'aucun s5tim5t collectif n'arrive remplac]4 ,supposons que1 p> miracle1 le rve sociali/e ait t ralis il y a un sicle s\s l'influ5ce d'un g\v]nem5t int]national autocratique4 ,t\s les salaires ayant t galiss1 la concurr5ce et t\s les autres lm5ts de l'ef=t et de l'initiative p]sonnelle1 tant tr\vs supprims1 aucun progrs n\veau n'aurait pu natre4 ,les *em9s de f]1 l'lectricit et les div]ses dc\v]tes qui ont trans=m la civilisation s]ai5t inconnus4 ,l'ouvri] cont9u]ait m5] la vie de privations laquelle il tait alors condamn4 ,si le miracle que n\s supposons ralis il y a c5t ans se ralisait dema91 le rsultat s]ait id5tique1 la naissance de t\t progrs se v]rait emp*e et tant que dur]ait ce rgime1 l'humanit re/]ait ma9t5ue exactem5t au po9t o elle se tr\ve auj\rd'hui4 99 99 99 99 99 ,ces vid5ces ne t\*5t pas les sociali/es4 ,ils s5t5t bi51 cep5dant1 que leur rgime mettrait en gr& tat d'infriorit les peuples qui l'accept]ai5t4 ,et c'e/ p\rquoi leur rve t5d l'tablissem5t d'une dictature int]nationale1 qui rgl]ait p\r l'univ]s la production1 les salaires1 les prix1 les *anges1 etc41 de faon supprim] t\te concurr5ce indu/rielle et comm]ciale4 ,il faudra1 disait au p>lem5t ,m4 ,lon ,blum1 introduire dans la vie respective des nations1 une sorte de lgalit int]nationale2 il faudra admettre une sorte de limitation4 ,traduites en t]mes clairs1 ces dcl>ations signifi5t simplem5t que le monde devrait tre rgi p> un g\v]nem5t sociali/e1 lequel con/itu]ait ncessairem5t une dictature int]nationale absolue4 99 99 99 99 99 ,la =ce de la religion sociali/e ne rside nullem5t dans sa doctr9e1 mais1 je le rpte1 dans les s5tim5ts qui lui s]v5t de s\ti54 ,le plus c>actri/ique de ces s5tim5ts e/ un beso9 d'galit d'o rsulte la ha9e int5se de t\tes les supriorits de la =tune et de l'intellig5ce4 ,les div]ses =mes de supriorits tant individuelles et jamais collectives1 on conoit aism5t que l'tre collectif les ait t\j\rs mal supportes4 ,peu importe la multitude que les m]veilles de la sci5ce et de l'art1 qui1 en trans=mant les civilisations1 trans=mr5t galem5t le sort des travailleurs1 soi5t exclusivem5t dues des capacits individuelles4 ,elle veut rgn] son t\r4 ,la =mule3 ,dictature du prolt>iat traduit nettem5t cette aspiration4 ,il e/ donc naturel que le premi] acte du socialisme triomphant en ,russie ait t le massacre sy/matique de t\tes les lites4 ,l'envie1 disait ,la ,ro*ef\cauld1 e/ une fureur qui ne peut s\ffrir le bi5 des autres4 ,a cet lm5t de =ce1 le socialisme jo9t encore le beso9 d'une foi my/ique dont les peuples ne pur5t jamais se pass]4 ,dev5u une religion1 le socialisme *appe p> ce seul fait l'influ5ce de la raison et de l'expri5ce4 ,les religions qui m5r5t t\j\rs le monde ne sont pas nes de la raison et ne craign5t pas nos raisons4 ,ce n'e/ donc ni la faiblesse des dogmes qu'elle propose1 ni l'esclavage qu'elle impose qui p\rrai5t entrav] la diffusion de la religion sociali/e4 99 99 99 99 99 ,le socialisme compr5d deux bran*es encore di/9ctes1 mais qui t5d5t se confondre4 ,d'abord1 le socialisme que l'on p\rrait qualifi] de b\rgeois1 p>ce qu'il a surt\t des b\rgeois p\r adeptes2 puis1 le socialisme populaire1 qualifi de communisme1 df5du pr9cipalem5t p> les m5eurs de la classe ouvrire4 ,ces deux frres se combatt5t quelquefois1 mais p\rsuiv5t exactem5t les mmes buts3 suppression de la proprit prive1 expropriation des entreprises indu/rielles et leur ge/ion p> l'tat4 ,ils ne diffr5t que dans les m?odes de propag&e4 ,le socialisme b\rgeois a l'illusion de p\voir trans=m] la socit avec des lois1 le communisme v\drait la dtruire d'abord p\r la rebtir ensuite4 ,en att5dant que la religion sociali/e unisse les hommes1 elle n'a fait que les divis] davantage4 ,ses rsultats les plus clairs ont t de ram5] la b>b>ie la ,russie1 seul pays qui l'ait entirem5t adopte1 et de =c] l',italie s'en db>rass] p> un dictateur4 99 99 99 99 99 ,il e/ attri/ant de song] que tant d'accumulations de ru9es et tant de sang v]s p\r trans=m] la vie sociale des peuples1 c'e/--dire en ralit refaire leur me1 n'ait gnralem5t russi qu' *ang] le nom des in/itutions dtruites4 ,rappelant1 propos de la ,russie1 les dmon/rations que j'ai s\v5t rptes1 un m95t acadmici51 ,m4 ,b\rdeau1 crivait dans le j\rnal des ,dbats3 ,a quel po9t l'exemple de la ,russie ne ju/ifie-t-il pas les ?ses du docteur ,gu/ave ,le ,bon8 ,celle-ci1 t\t d'abord1 que les rvolutions ne *ang5t po9t le c>actre des peuples et que1 si elles bris5t la *ane des traditions1 elles en =g5t de n\velles sur le modle des anci5nes4 ,le culte de ,ln9e n'a fait que remplac] celui du tz>4 ,de mme1 la dictature militaire et policire sur le prolt>iat n'a fait que r5=c] celle de l'anci5 rgime4 ,la classe jadis dom9ante a t dpossde et massacre1 de n\velles classes lui ont succd4 ,l'galit politique n'a pas plus t ralise que l'galit conomique et l'galit sociale4 99 99 99 99 99 ,un des dang]s du socialisme en ,france1 c'e/ qu'il attire les p>tis politiques inc]ta9s qui espr5t1 en s'alliant lui1 conqurir les suffrages des lecteurs4 ,ils oubli5t alors que la loi d'acclration des m\vem5ts rvolutionnaires e/ analogue celle qui rgit la *ute des corps4 ,en deux annes1 la mme *>rette conduisit au fatal c\teau les d\x ,girond9s qui croyai5t1 eux aussi1 refaire le monde avec des lois et des disc\rs1 le f>\*e ,danton1 fondateur d'un tribunal de/9 faire prir sans ret>ds inutiles les contempteurs de sa foi1 enf9 le sombre ,robespi]re1 esprant rgnr] la ,france en abattant le plus gr& nombre possible de ttes4 ,cette c\rbe des m\vem5ts rvolutionnaires a t galem5t obs]ve en ,russie4 ,aprs la ple ,d\ma1 puis le v]beux ,k]5ski1 ce fut ,ln9e avec ses fusillades en masse et son cortge de b\rreaux *9ois1 de/9s raff9] les supplices4 ,les consqu5ces de l'extrmisme sont p>t\t les mmes4 ,au c\p]et de ,robespi]re1 aux fusillades de ,ln9e1 succde bi5tt le sabre du dictateur1 qui met gnralem5t f9 l'an>*ie4 ,il n'a pas encore surgi en ,russie1 mais sa v5ue e/ 9vitable4 99 99 99 99 99 ,nos agitateurs devrai5t se rappel] que si la ,france e/ p>fois rvolutionnaire1 comme t\s les pays volution trop l5te1 elle possde une me ance/rale /abilise depuis longtemps1 qui la r5d f9alem5t trs cons]vatrice4 ,ce d\ble c>actre3 rvolutionnaire dans la =me1 cons]vateur dans le fond1 doit tre ret5u p\r compr5dre notre hi/oire et l'inv>iable t5dance des f\les se t\rn] v]s un ,cs> librateur qu& l'an>*ie gr&it4 ,elle explique ,bonap>te au mom5t o la ,france1 fatigue du dsordre rvolutionnaire1 *]*ait un matre4 ,elle explique le second ,empire1 surgissant lorsque le peuple1 inquiet des progrs sociali/es1 accorda sept millions de suffrages au dictateur qui promettait de rtablir l'ordre4 ,les vnem5ts de l',hi/oire sembl5t issus d'imprvisibles has>ds2 ils sont1 en ralit1 rgis p> des lois t]nelles4 99 99 99 99 99 ,quels que soi5t les argum5ts qu'on puisse invoqu] contre les doctr9es sociali/es1 elles cont9u5t se propag] p>ce qu'elles ont p\r adeptes l'imm5se lgion des hommes mcont5ts de leur sort et auxquels les anci5s idals ne suffis5t plus4 ,p>mi eux figure la f\le de fonctionnaires et de petits b\rgeois qui ont envoy beauc\p d'extrmi/es au ,p>lem5t p>ce qu'ils mettai5t en eux l'espoir de voir amlior] leur situation1 et r5atre l'aisance que les p]turbations f9ancires avai5t fait disp>atre4 ,ils ab&onn]ont d'ailleurs bi5 vite le socialisme1 qu& ils v]ront que ses df5seurs sont incapables de leur r5dre l'aisance p]due4 ,le passage suivant1 publi en avril #aibf dans le plus influ5t des j\rnaux sociali/es franais1 donne un expos trs net des aspirations du p>ti1 et des consqu5ces que leur ralisation p\rrait entran]4 ,a propos du #a;er mai #aibf1 ce j\rnal invitait les membres du p>ti3 ,a rev5diqu] le prlvem5t sur le gr& capital et la nationalisation des banques et des gr&s monopoles capitali/es1 seules mesures susceptibles de faire pay] effectivem5t les ri*es4 444 ,la paix immdiate au ,m>oc et en ,syrie1 en ex]ant sur les g\v]nants au s]vice des banqui]s colonisateurs une pression prolt>i5ne d'une telle =ce qu'ils soi5t contra9ts de faire la paix4 ,la diffusion des ?ories sociali/es s'obs]ve auj\rd'hui dans t\s les lm5ts de la vie j\rnalire jusque dans les adm9i/rations municipales1 qui t5d5t de plus en plus int]v5ir dans les indu/ries et le comm]ce local4 ,on a fait obs]v] avec raison que le socialisme municipal e/ bi5 autrem5t dang]eux que le socialisme d'tat1 tant donn l'infiltration communi/e dans ma9tes localits urba9es ou rurales4 99 99 99 99 99 ,l'ge actuel reprs5te une priode d'inc]titudes rsultant des conflits qui divis5t les peuples et les p>tis politiques de *aque peuple4 ,il en s]a a9si1 je le rpte1 tant que l'homme mod]ne n'aura pas tr\v un idal n\veau possdant1 comme les anci5s1 le p\voir de dirig] la vie1 de crer les volonts =tes et les p]svrants labeurs4 ,l'idal sociali/e1 n'tant que de/ructeur1 ne saurait ex]c] un tel rle4 ,le socialisme e/ en ralit beauc\p plus dang]eux1 peut-tre1 p> la m5talit rvolutionnaire et envieuse qu'il propage1 que p> les doctr9es qu'il propose4 ,ds que ces doctr9es arriv5t1 en effet1 se ralis]1 elles se heurt5t un mur de ncessits conomiques et d'impossibilits psy*ologiques qui en rvl5t bi5tt l'impuissance2 mais la m5talit n\vellem5t cre subsi/e4 ,les ?orici5s1 incapables de compr5dre l'infriorit de leurs doctr9es1 s'en pr5n5t aux hommes et1 comme en ,russie1 massacr5t p> milli]s t\s ceux auxquels ils attribu5t leurs insuccs4 99 99 99 99 99 ,en politique1 les raisonnem5ts ont peu d'action1 seules des expri5ces rptes f9iss5t p> agir sur l'me des peuples4 ,elles n'agiss5t malheureusem5t qu'aprs avoir t suffisamm5t rptes et cot5t =t *]4 ,les expri5ces sociali/es1 qui ru9r5t la ,russie et faillir5t ru9] l',italie1 avai5t t prcdes d'autres expri5ces galem5t =t coteuses1 ,en ,france1 notamm5t1 en #ahdh et en #ahga4 ,en #ahdh1 elles cotr5t une rvolution1 la division de la ,france en p>tis rivaux1 et f9alem5t la nom9ation p> #g4jjj4jjj de suffrages d'un dictateur c\ronn qui devait conduire plus t>d la ,france une dang]euse invasion4 ,en #ahga1 la naissance de la commune sociali/e eut p\r consqu5ces de nombreux massacres et l'inc5die des plus beaux monum5ts de la capitale4 99 99 99 99 99 ,le socialisme et sa =me extrme1 le communisme1 sont dev5us =t dang]eux4 ,on a valu huit c5t mille le nombre des lecteurs communi/es en ,france1 *iffre trs suprieur aux deux c5t mille ,jacob9s de la ,t]reur4 ,c'e/ donc avec raison que les *efs moscovites du bol*evisme class5t le p>ti communi/e franais au second rang p> sa puissance4 ,le p>ti radical1 qui j\ait en ,france un rle considrable alors qu'il tait unifi1 se trane de plus en plus la remorque du socialisme1 gr& ple d'attraction p\r les esprits faibles1 ne p\vant se pass] d'une croyance capable d'ori5t] leurs p5ses4 ,sans d\te1 n\s l'avons vu dj1 les =ces ance/rales f9iss5t t\j\rs p> limit] les dang]euses oscillations des f\les4 ,mais ces =ces agiss5t l5tem5t et ne saurai5t prv5ir les ravages ex]cs p> les influ5ces extrmi/es4 ,on r$\te =t1 auj\rd'hui1 les ennemis du dehors1 mais il faut cra9dre davantage peut-tre les ennemis du d$ans4 ,sociali/es1 communi/es1 syndicali/es1 bi5 que reprs5tants de ?ories div]ses1 s'uniss5t p>t\t contre l'ordre social tabli4 ,ils l'ont bris en ,russie et faillir5t le dtruire en ,italie1 en ,espagne et en ,grce4 99 99 99 99 99 ,les consqu5ces de l'volution sociali/e tai5t depuis longtemps faciles prvoir1 c> ce n'e/ pas d'auj\rd'hui1 n\s l'avons vu1 que s\s des =mes div]ses cette doctr9e a fait son app>ition dans le monde4 ,rappelant1 dans un anci5 ouvrage1 que les gu]res sociales1 aprs avoir conduit la ,grce la s]vitude1 contribur5t am5] la f9 de la rpublique roma9e et la v5ue des ,cs>s1 j'crivais3 ,plusieurs peuples de l',europe vont tre obligs de subir la r$\table phase du socialisme4 ,trop oppressif p\r p\voir dur]1 il f]a regrett] l'ge de ,tibre et de ,caligula et ramn]a cet ge4 ,on se dem&e1 p>fois1 comm5t les ,roma9s du temps des emp]eurs1 supportai5t si facilem5t les frocits furieuses de tels despotes4 ,c'e/ qu'eux aussi avai5t pass p> les luttes sociales1 les gu]res civiles1 les proscriptions1 et y avai5t p]du leur c>actre4 ,ils en tai5t arrivs considr] ces tyrans comme les d]ni]s in/rum5ts de salut4 ,on les tolra p>ce qu'on ne savait comm5t les remplac]4 ,ils ne fur5t pas remplacs en effet4 ,aprs eux1 ce fut l'crasem5t f9al s\s le pi$ des b>b>es1 la f9 d'un monde4 ,l',hi/oire t\rne dans le mme c]cle4 ,,*apitre ,,iii ,,la ,,m5talit ,,bol*evi/e ,en dehors des ?ories qui lui s]v5t quelquefois de support1 mais dont la plup>t des sectateurs de la doctr9e n'ont jamais ent5du p>l]1 le bol*evisme con/itue une m5talit spciale =t rp&ue auj\rd'hui4 ,en quoi consi/e donc cette m5talit si rp&ue1 alors que la doctr9e politique ne s'e/ dveloppe qu'en ,russie et n'a envahi c]ta9s tats civiliss1 comme la ,hongrie1 que p\r tre bi5tt rep\sse p> ceux-l mmes qui l'avai5t accepte8 ,la m5talit bol*evi/e a1 comme c>actri/iques pr9cipales1 un esprit de rvolte p]man5t contre t\tes les =mes d'autorit1 l'exception de celle des *efs de la doctr9e1 la ha9e jal\se de t\tes les supriorits1 le ret\r aux in/9cts primitifs1 l'ard5t dsir de supprim] violemm5t les contra9tes sociales que la civilisation oppose ces in/9cts4 ,cette m5talit1 plus rp&ue *aque j\r1 se manife/ait dj ds les dbuts de la paix4 ,j'en eus la premire notion lorsque des milli]s d'lecteurs p>isi5s *oisir5t comme dput un capita9e bol*evi/e1 sans avoir d'ailleurs la mo9dre ide de sa doctr9e4 ,ignorant cette poque en quoi consi/ait le bol*evisme1 je *]*ais me r5seign] le soir mme de cette lection auprs d'un vieux philosophe de mes amis4 ,il tait malheureusem5t aussi ignorant que moi1 mais m'assura que1 si je v\lais bi5 dn] avec lui1 les propos de sa bonne1 trs rvolte depuis quelque temps1 p\rrai5t me docum5t]4 ,ils me docum5tr5t en effet2 bi5 que faiblem5t rudite1 la s]vante bol*evi/e me donna en rponse mes int]rogations d'assez judicieux conseils4 --,laissez vos b\qu9s1 dit-elle1 reg>dez le gr\illem5t de la vie4 ,les livres1 a p>le de *oses mortes et c'e/ p\rquoi les savants qui pass5t leur temps les lire ne sav5t pas gr& *ose du monde4 ,reg>dez aut\r de v\s et peut-tre arriv]ez-v\s compr5dre le bol*evisme4 ,malgr leur =me mdiocrem5t littraire1 ces conseils cont5ai5t un fonds de vrit dont je m'empressai de t5ir compte4 ,le has>d me s]vit assez bi54 ,ds le l5dema91 en effet1 je r5contrai *ez un ami qui faisait rp>] son app>tem5t une quipe d'ouvri]s div]s *angeant1 propos de l'lection rc5te1 des rflexions rvolutionnaires1 d'ailleurs dp\rvues d'amnit p\r les patrons qui les employai5t4 ,me mlant leur conv]sation1 je dcl>ai d'un air ent5du au plus bruyant des orateurs de la b&e que le bol*evisme tait sans d\te1 suivant les prt5tions des propagateurs de la doctr9e1 une application des pr9cipes de ,k>l ,m>x4 --,k>l ,m>x8 ,connais pas4 a doit tre un des rois bo*es dtrns rcemm5t4 ,les rois et les b\rgeois1 n'en faut plus4 ,c'e/ l'ouvri] qui doit tre b\rgeois son t\r4 ,voil le bol*evisme4 ,ce jugem5t1 bref sans d\te1 mais suffisamm5t clair1 me fit cont9u] mes re*]*es4 ,elles fur5t in/ructives1 puisque de leur ensemble se dgageait nettem5t l'armature de la m5talit bol*evi/e3 ha9e de l'ouvri] contre le patron1 ho/ilit des employs contre leurs *efs1 jal\sie gnrale des infrieurs l'g>d des suprieurs1 libration des in/9cts que les contra9tes sociales rprimai5t jadis1 mpris de l'autorit p>t\t4 ,de ces obs]vations et d'autres du mme ordre il ressortait assez clairem5t que le bol*evisme dsignait s\s un nom n\veau un tat m5tal extrmem5t anci51 puisqu'il se manife/ait dj avant le dluge4 ,le ,can de la lg5de biblique tuant son frre de la prosprit duquel il tait jal\x e/ le vritable anctre des bol*evi/es4 ,can traita ,abel exactem5t comme ,ln9e devait trait] plus t>d les b\rgeois favoriss p> la =tune ou l'intellig5ce4 99 99 99 99 99 ,n\s v5ons d'esquiss] sommairem5t la m5talit bol*evi/e4 ,disons1 ma9t5ant1 quelques mots de la doctr9e4 ,rajeunie en app>5ce p> des ?ories livresques1 elle n'e/ qu'un simple ret\r au communisme des premi]s ges4 ,ces ?ories reprs5t5t1 en ralit1 le beso9 des rvolutions triomphantes de tr\v] une ju/ification rationnelle leurs viol5ces4 ,le ,contrat ,social de ,j4-,j4 ,r\sseau1 qui enseignait la bont primitive de l'homme uniquem5t p]v]ti p> les socits1 fut la bible de ,robespi]re et s]vit rationalis] la guillot9e4 ,l'uvre du juif ,k>l ,m>x1 dont les doctr9es sont s\v5t aussi enfant9es que celles de ,r\sseau1 dev9t la bible de ,ln9e et de ses associs4 ,elle p]mit de ju/ifi] les sy/matiques massacres des intellectuels et le pillage gnral des =tunes4 ,en fait1 les f\les rvoltes ne se proccup5t gure des sy/mes4 ,il n'exi/e que de bi5 lo9ta9s rapports entre l'idologie m>xi/e et l'organisation des rpubliques sovitiques4 ,les communi/es russes connaiss5t =t peu leur gr& prtre ,k>l ,m>x1 et les communi/es franais ne le connaiss5t pas davantage4 ,l'un d'eux av\ait1 au p>lem5t franais1 n'avoir jamais lu une ligne de ce ?orici5 clbre4 ,il faut l'en l\]1 c> les livres de ,k>l ,m>x conti5n5t un si gr& nombre d'ass]tions dm5ties plus t>d p> les vnem5ts1 que leur lecture suffirait gurir du communisme t\t esprit imp>tial4 ,jugeant inutile d'insi/] sur les ?ories communi/es1 il s]a suffisant d'indiqu] sommairem5t les =mes que le bol*evisme revt dans la pratique4 99 99 99 99 99 ,au po9t de vue ?orique1 le bol*evisme ori5tal sembl]ait reprs5t] la dom9ation totale de l'tre individuel p> l'tre collectif4 ,en ,russie1 une pyramide de conseils ouvri]s1 dits soviets1 s't5d du village au comit c5tral directeur4 ,en sont exclus les b\rgeois1 les pr(esseurs et t\s les intellectuels4 ,cette dictature app>5te du prolt>iat n'e/ en ralit qu'une fiction4 ,la ma*9e g\v]nem5tale re/e entirem5t dirige p> un petit nombre de *efs assez absolus p\r avoir pu supprim] t\tes les lib]ts1 celles de la p>ole et de la presse notamm5t4 ,des fusillades sommaires t]m95t immdiatem5t la mo9dre t5tative d'opposition4 ,le bol*evisme russe n'e/1 d'ailleurs1 qu'une simple cont9uation de l'anci5 rgime ts>i/e4 ,il se ma9ti5t p\r des raisons id5tiques celles qui s\t5ai5t ce rgime4 ,la ,russie demi-b>b>e1 compose de races diffr5tes1 ne peut1 comme t\s les pays asiatiques1 cons]v] une c]ta9e unit que s\s la ma9 de *efs absolus4 99 99 99 99 99 ,l'essai actuel du communisme en ,russie n'e/ pas unique en ,ori5t4 ,la ,*9e1 notamm5t1 exprim5ta le communisme plusieurs fois4 ,au ,x,ie sicle1 s\s l'emp]eur ,t*5g-,tsong1 la proprit prive fut abolie1 les capitaux1 les t]res et les indu/ries mis en commun4 ,aprs une qu9za9e d'annes d'expri5ce1 les ouvri]s et paysans r5v]sr5t le rgime dont les graves inconvni5ts avai5t f9i p> les frapp]4 ,la t]re et l'indu/rie ne rapportai5t plus ri51 p> suite de l'indiffr5ce des exploitants que l'intrt p]sonnel n'animait plus4 ,une n\velle expri5ce du communisme faillit ru9] la ,*9e v]s le milieu du d]ni] sicle4 ,elle dura galem5t une qu9za9e d'annes1 au b\t desquelles les masses elles-mmes vir5t que1 lo9 d'tre dim9ue p> le n\veau rgime1 leur misre augm5tait4 99 99 99 99 99 ,si le communisme t5d se rp&re *ez c]ta9es gr&es nations1 c'e/1 comme je l'ai fait rem>qu] dj1 que les civilisations1 mesure qu'elles se compliqu5t1 tran5t d]rire elles un nombre imm5se d'tres incapables de s'y adapt] et dsireux p> consqu5t de les r5v]s]4 ,p>eil phnomne fut s\v5t obs]v dans l'hi/oire4 ,lorsqu'une race infrieure arrive dom9] accid5tellem5t p> la =ce une civilisation trop leve p\r elle1 cette d]nire e/ dtruite avec viol5ce4 ,on le vit1 notamm5t1 lorsque les b>b>es anantir5t en ,gaule la civilisation roma9e1 trop raff9e p\r eux4 ,on le vit galem5t1 de nos j\rs1 lorsque les ngres de ,sa9t-,dom+ue et d',hati anantir5t1 sans p\voir la remplac]1 la civilisation que les ,europens leur avai5t apporte4 ,des phnomnes du mme ordre se manife/5t actuellem5t en ,russie4 ,un obs]vateur judicieux1 ,m4 ,*ess91 explique comm5t le rgime communi/e fit une gu]re froce aux intellectuels4 ,il rapporte cette pr(ession de foi publie p> la ,pravda3 ,l',ori5t m\jik a jet bas les ?ories de la sci5ce occid5tale1 il a oblig le savant ploy] l'*9e devant l'ouvri] noir de crasse4 ,un des gr&s matres de la doctr9e1 ,z9ovief1 proclame que1 dans *aque intellectuel1 il voit un ennemi du p\voir sovitique4 ,c'e/ en raison de cette m5talit que l'enseignem5t de l'hi/oire1 de la philosophie1 de la morale a t exclu des coles4 ,suivant l'auteur prcdemm5t cit1 les matres du p\voir ont int]dit1 s\s la m5ace de pnalits exemplaires1 dans les biblio?ques publiques1 des ouvrages de ,platon1 ,ari/ote1 ,desc>tes1 ,kant1 ,sp5c]1 etc4 ,les gr&s auteurs russes mod]nes eux-mmes sont exclus4 ,d'aprs le mme auteur les pr(esseurs des univ]sits s]ai5t *oisis p>mi les lves des coles ouvrires1 n'ayant d'autres connaissances que les quatre rgles de l'ari?mtique et quelques rudim5ts de grammaire4 ,la ,russie ret\rne a9si aux =mes infrieures de civilisation que rv5t t\s les inadapts4 99 99 99 99 99 ,n\s v5ons de rsum] brivem5t la m5talit bol*evi/e1 la doctr9e bol*evi/e et ses applications4 ,la doctr9e bol*evi/e e/ dang]euse1 mais la m5talit qui l'inspire plus dang]euse encore4 ,si elle cont9uait envahir le monde1 elle sap]ait df9itivem5t t\s les pr9cipes s]vant de base aux gr&es civilisations4 ,la doctr9e bol*evi/e e/ en tra9 de dtruire le capital matriel des peuples1 mais la m5talit bol*evi/e m5ace un capital moral plus prcieux que de fugitives ri*esses et dont la cration a dem& de longs sicles d'ef=ts4 ,,*apitre ,,iv ,,luttes ,,du ,,socialisme ,,et ,,du ,,syndicalisme ,,contre ,,la ,,civilisation ,le socialisme et sa =me d]nire le communisme peuv5t tre envisags s\s trois aspects diffr5ts3 #a comme religion2 #b comme doctr9e politique2 #c comme tat m5tal4 ,l'tat m5tal a t tudi dans le prcd5t *apitre4 ,la doctr9e sociali/e e/ peu prs celle jadis =mule p> ,k>l ,m>x4 ,la religion e/ con/itue p> les esprances d'un p>adis t]re/re promis aux proltaires3 l'us9e aux ouvri]s1 la m9e aux m9eurs1 la paix impose p> des runions int]nationales d'ouvri]s4 ,plus de gu]res1 plus de misre4 99 99 99 99 99 ,une croyance politique ou religieuse reprs5te un bloc dont *acun extrait ce qui e/ con=me la nature de son esprit1 c'e/ p\rquoi1 en passant d'un peuple un autre1 croyances politiques et croyances religieuses se trans=m5t au po9t de dev5ir p>fois mconnaissables4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que le b\ddhisme1 religion d'abord dp\rvue de div9its1 dev9t1 en passant de l',inde en ,*9e1 poly?i/e4 ,les livres sacrs1 g>di5s de la croyance primitive1 demeur5t t\j\rs sacrs bi5 qu'tant dev5us diffr5ts de la croyance dont ils traduisai5t d'abord la doctr9e4 ,le texte primitif n'a pas *ang1 mais ce texte e/ sans rapport avec les conceptions qu'il reprs5tait jadis4 ,en appliquant ces obs]vations au bol*evisme1 on con/ate qu'il reprs5te1 suivant les pays1 des ides assez diffr5tes s\v5t sans rapport avec le m>xisme ?oriquem5t re/ son vangile4 ,*ez la plup>t des peuples1 le communisme con/itue simplem5t une t5dance la libration des in/9cts primitifs1 le beso9 int5se de dtruire l'ordre social tabli et le dsir1 p\r les pauvres1 de s'emp>] de la =tune des ri*es4 ,en ,france1 aussi bi5 qu'en ,russie1 les communi/es ne dissimul5t pas leur programme4 ,une gu]re civile gnrale en e/ p\r eux le prlude ncessaire4 ,le j\rnal l',humanit l'a trs bi5 m>qu dans les lignes suivantes1 crites en m>s #aibg1 propos du projet de loi sur la rorganisation de l'arme3 ,p\r n\s le problme de l'organisation gnrale de la nation p\r le temps de gu]re e/ clair4 ,il s'agit1 et il s'agit exclusivem5t p\r n\s1 d'organis] la trans=mation de la gu]re impriali/e en gu]re civile et de prp>] la mobilisation de l'arme au s]vice du prolt>iat4 ,le bol*evisme1 dont les fondem5ts tai5t dj connus des anci5s ,grecs1 fut la cause pr9cipale des conflits sociaux qui se t]m9r5t p> leur s]vitude4 ,qu'il soit anci5 ou mod]ne1 le bol*evisme ne s'tablit et ne se ma9ti5t quelque temps que p> un despotisme trs dur4 ,la ,russie en f\rnit auj\rd'hui un n\vel exemple4 ,l'autocratie des *efs y e/ si tyrannique qu'on a pu dire avec raison que la dictature du prolt>iat tait1 en ralit1 une dictature sur le prolt>iat4 99 99 99 99 99 ,m4 ,jules ,sau]we9 a rsum dans les t]mes suivants l'effroyable rgime sovitique4 ,ce rgime1 dit-il1 ab\tit la de/ruction des n]gies /imulatrices de l'ef=t1 les individus y sont enrgim5ts dans des conditions qui leur impos5t une vie o t\t e/ rabaiss un niveau des plus mdiocres4 ,les joies1 "p quelques manife/ations arti/iques dans les gr&es villes1 sont rduites ri54 ,les espoirs sont va9s1 les ambitions int]dites4 ,il n'y a plus d'lite1 c'e/--dire plus p]sonne qui1 p> son ef=t1 ait le droit de conqurir du p\voir en mme temps que des capacits et du bonheur individuel4 ,s'enri*ir e/ un crime1 s'lev] au-dessus des autres une trahison4 444 ,si les *oses cont9u5t de la sorte1 la ,russie r$esc5dra peu peu v]s le moy5 ge4 ,dj1 au lieu de s'adress] aux gr&es organisations de l'tat1 bi5 des g5s con/ruis5t de leurs ma9s des masures1 en remplaant les vitres p> n'importe quoi et en fabriquant sur un tabli de =tune les quelques objets indisp5sables4 ,les agriculteurs ne travaill5t plus que p\r leur propre subsi/ance4 ,aucun peuple civilis ne support]ait longtemps un p>eil rgime4 ,s'il a pu dur] en ,russie1 c'e/ que1 comme le disait dj ,mi*elet3 ,ce gr& pays asiatique1 demi b>b>e1 pratiqua t\j\rs le communisme4 ,dans beauc\p de rgions1 les t]res app>t5ai5t en commun depuis longtemps t\s les habitants des villages4 99 99 99 99 99 ,le communisme ne se recrute pas seulem5t dans le monde ouvri] illettr1 mais aussi comme je l'ai plusieurs fois rappel1 dans l'imm5se arme des inadapts1 c'e/--dire des tres vivant dans une civilisation trop complique p\r eux1 ou dont ils croi5t avoir se pla9dre4 ,font p>tie de cette gr&e arme les individus mcont5ts de leur sort1 et ceux victimes de t>es hrditaires3 hrd-syphilitiques1 fils d'alcooliques1 etc42 tres incomplets auxquels les so9s d'une puriculture complique p]mett5t pniblem5t de vgt]4 ,ils sont des ennemis irrductibles de t\t ce qui dpasse leur m5talit infrieure4 ,p5dant le triomphe du bol*evisme en ,hongrie1 on con/ata que les communi/es atte9ts de t>es hrditaires dployr5t une frocit impitoyable l'g>d de leurs victimes1 faisant prir les plus m95ts citoy5s dans d'affreux supplices4 ,subissant la loi rappele plus haut1 commune t\tes les croyances1 le communisme s'e/ trans=m en *angeant de milieu4 ,en ,*9e et dans l',inde1 il e/ dev5u une sorte de nationalisme ayant p\r devise3 ,la ,*9e aux ,*9ois1 l',inde aux ,h9d\s1 et le rejet des influ5ces trangres4 99 99 99 99 99 ,les idals religieux et politiques d'un peuple peuv5t vivre p>alllem5t1 se fusionn] ou entr] en conflit4 ,l',hi/oire anci5ne ou mod]ne f\rnit de nombreux exemples de ces situations div]ses4 ,dans la ,rome antique1 comme dans l',anglet]re mod]ne1 l'idal religieux et l'idal politique vivai5t sans se heurt]4 ,au ,moy5 ,age1 un idal religieux trs puissant dom9ait en ,europe l'idal politique alors assez faible4 ,de nos j\rs1 l'idal religieux et l'idal politique sont entrs en conflit *ez plusieurs peuples et c'e/ p\r eux une gr&e cause de faiblesse4 ,des idals contraires f9iss5t gnralem5t p> provoqu] des luttes prolonges4 ,l',europe fut dj ensanglante p> de tels conflits l'poque des gu]res de religion4 ,actuellem5t1 le radicalisme e/ entr en lutte contre l'idal religieux qualifi de clricalisme1 et t\te une srie de p]scutions en fut la suite4 99 99 99 99 99 ,le monde a f9i p> dev5ir assez indiffr5t aux que/ions religieuses1 mais il a vu r5atre1 depuis un sicle1 la lutte de la f\le contre les lites qui a si s\v5t agit les peuples au c\rs de leur hi/oire4 ,les attaques du socialisme et du communisme contre l'ordre tabli sont des manife/ations indirectes de ce gr& conflit4 ,c'e/ de la lutte entre l'lite dirigeante et les multitudes s\mises au socialisme qu'e/1 depuis un sicle1 tisse en p>tie notre hi/oire4 ,les phases de cette lutte sont t\j\rs les mmes et peuv5t se rsum] de la faon suivante3 ,a la suite d'une rvolution1 le nombre triomphe1 mais comme ce triomphe s'accompagne bi5tt de dsordres et de ru9es1 une raction se manife/e1 un p\voir dictatorial surgit1 qui met f9 aux dsordres4 ,ce p\voir sans contrle f9it p> commettre des erreurs politiques qui provoqu5t sa *ute4 ,ces phases div]ses se sont succd en ,france depuis un sicle1 comme n\s l'avons dj rappel4 99 99 99 99 99 ,les hommes d'tat r$\t5t =t le socialisme1 mais le syndicalisme les proccupe beauc\p mo9s4 ,il e/ cep5dant1 je le rpte1 aussi dang]eux que le socialisme4 ,ses progrs j\rnali]s sont en effet plus rapides et plus de/ructeurs4 ,les grves anci5nes des po/i]s et des *em9ots en ,france1 celle des m9eurs en ,anglet]re ont montr de quels dang]s le syndicalisme p\vait m5ac] la vie des nations4 ,le socialisme e/ une m5ace lo9ta9e1 le syndicalisme un dang] immdiat4 ,et c'e/ a9si qu'une fois encore n\s retombons sur les conclusions dj =mules1 que les luttes intrieures sont dev5ues plus m5aantes que les luttes extrieures contre lesquelles ont t runis tant d'inutiles congrs4 ,,*apitre ,v ,,la ,d,,f5se ,,contre ,,le ,,communisme ,,le ,,fran,,ais ,,moy51 peu initi aux my/res des intrts gnraux et privs qui font m\voir les hommes d'tat1 ne doit ri5 compr5dre c]ta9es oscillations de la politique contempora9e4 ,un m9i/re anglais reconnat ,gnes le g\v]nem5t communi/e de la ,russie1 et1 quelques annes plus t>d1 un autre m9i/re1 galem5t anglais1 rompt t\tes relations diplomatiques avec ce g\v]nem5t4 ,mmes v>iations en ,france4 ,les bol*evi/es y possd5t une ambassade1 les simples communi/es s'associ5t p>fois aux radicaux dans les lections4 ,puis1 t\t *ange4 ,le communisme1 voil l'ennemi6 affirme un radical sociali/e1 dev5u m9i/re1 et la gu]re e/ dcl>e aux anci5s allis4 99 99 99 99 99 ,que le communisme soit l'ennemi1 il e/ difficile d'en d\t]4 ,qu'on ait mis aussi longtemps s'en ap]cevoir montre quelle limite invraisemblable c]ta9s hommes d'tat peuv5t p\ss] l'aveuglem5t4 ,les communi/es n'ont jamais dissimul1 en effet1 leurs int5tions de/ructrices4 ,un de leurs *efs affirmait1 devant le ,p>lem5t1 que l'antagonisme s'acc5tuait p>t\t entre la b\rgeoisie et la classe ouvrire4 ,cette d]nire1 lasse d'tre exploite1 rv]ait la de/ruction des classes dirigeantes p> une gu]re civile sans piti4 ,les communi/es se prp>5t pass] de la ?orie l'action4 ,plusieurs j\rnaux1 notamm5t ,la ,revue de ,p>is du #ae mai #aibg1 ont signal l'organisation aut\r de ,p>is d'une vritable arme communi/e de plus de d\ze mille hommes1 ayant en rs]ve un important matriel de gu]re4 ,les soldats de cette milice ont un uni=me spcial et sont comm&s p> des (fici]s que dirige un tat-major4 ,avec une tr\pe rvolutionnaire aussi bi5 organise1 le g\v]nem5t p\rrait tre1 d'aprs l'op9ion de p]sonnages compt5ts1 brusquem5t r5v]s p> un c\p de ma9 analogue celui qui1 en #ahga1 sub/itua le p\voir de quelques insurgs celui de ,m4 ,?i]s4 ,on sait de quels inc5dies et de quels massacres fut suivie la dom9ation de ,p>is p> la ,commune4 ,il s]ait inutile d'insi/] sur ces leons du pass2 la mmoire affective e/ trop c\rte p\r que les hommes d'tat ord9aires puiss5t tre impressionns p> le s\v5ir d'vnem5ts datant d'un demi-sicle4 ,leurs futurs intrts lectoraux les aveugl5t au po9t de les r5dre impuissants p]cevoir les m5aces de l'heure prs5te4 99 99 99 99 99 ,la dc\v]te du pril communi/e1 brusquem5t effectue p> le m9i/re de l',intrieur1 e/ bi5 t>dive4 ,les p\rsuites proposes p\r combattre le dang] ont une valeur s+ulirem5t faible4 ,mais p\rquoi cette faiblesse prolonge des radicaux env]s les communi/es8 ,ce n'e/ pas seulem5t p>ce que les deux p>tis fur5t s\v5t associs dans les campagnes lectorales4 ,l'indulg5ce du p>ti radical a des causes psy*ologiques plus pr(ondes4 ,le communisme e/ le t]me ultime et 9vitable du radicalisme4 ,il se borne1 en effet1 dvelopp] les consqu5ces du pr9cipe d'galit4 ,le communisme1 crit ,le ,temps1 e/ t\t fait dans la tradition de #agic1 et qu'a-t-il fait d'autre que de copi] notre ,rvolution en ce qu'elle eut de plus de/ructeur et de plus sanglant8444 ,la pure doctr9e des rvolutionnaires de #agic1 c'e/1 ?oriquem5t1 l'affran*issem5t de l'individu1 pratiquem5t son crasem5t total s\s le poids de la collectivit444 ,les actes des radicaux p>l5t plus clair encore que leurs p>oles mmes4 ,les voici1 allant t\j\rs plus gau*e1 comme le fir5t aussi leurs anctres rejoignant dj1 s\s prtexte de df5dre l'individualisme1 le collectivisme le plus ddaigneux des ,droits de l',homme1 le communisme lui-mme4 ,c'e/ que1 d]rire leurs doctr9es p>ticulires il y a1 p\r les ,jacob9s du j\r aussi bi5 que p\r ceux d'hi]1 la doctr9e fondam5tale1 la p5se directrice et inspiratrice1 celle du ,contrat ,social1 qui exige l'alination totale de *aque associ avec t\s ses droits la communaut4 ,les fruits sont t\s1 dit ,j4-,j4 ,r\sseau1 et la t]re n'e/ p]sonne4 ,c> *acun de n\s met en commun ses bi5s1 sa p]sonne1 sa vie et t\te sa puissance s\s la suprme direction de la volont gnrale444 ,c'e/ ,le ,contrat ,social qui e/ la loi et les prophtes des gau*es radicales4 ,et si n\s leur p]mettons d'abattre t\s les organismes sociaux qui sont les meilleurs b\lev>ds de la lib]t individuelle1 de la lib]t de possd]1 de la lib]t d'agir1 mme de la lib]t de p5s]1 contre les agressions viol5tes d'un p>ti disposant son gr de la puissance de l'tat1 c'e/ l'individu qui tombe en esclavage444 ,la p5se de ,robespi]re qui n'exi/a d'ailleurs que p\r avoir t p5se p> un autre que lui1 p> ,j4-,j4 ,r\sseau1 e/ bi5 celle de nos radicaux sociali/es4 ,bi5 que le jugem5t qui prcde sur la ,rvolution soit un peu sommaire on ne peut ni] que le communisme drive de l'ide d'galit4 ,en essayant de libr] l'homme des illusions religieuses qui avai5t ori5t sa vie p5dant de longs sicles1 la ,rvolution conduisit re*]*] sur la t]re l'galit qui jadis devait tre ralise dans le ciel4 ,il e/ visible1 d'ailleurs1 que la conception d'galit n'e/ pas compatible avec celle de la lib]t4 ,la ,russie communi/e n'a pu subsi/] qu'en supprimant t\tes les lib]ts4 ,dev5u dieu son t\r1 l'tat s'e/ montr aussi intolrant que les div9its du pass4 99 99 99 99 99 ,il ne faut donc pas trop compt] sur le p>ti radical p\r combattre un frre1 provisoirem5t ennemi1 le communisme4 ,si les lections ne ramn5t pas1 comme en ,anglet]re1 un nombre suffisant de modrs au p\voir1 la ,france a bi5 des *ances de subir un rgime sociali/e plus ou mo9s vois9 du communisme4 ,il eng5dr]a naturellem5t1 comme en ,italie1 une priode de dsordre laquelle1 suivant une loi sculaire vrifie ma9tes fois au c\rs des ges1 mettra f9 la ma9 pesante d'un dictateur4 ,c'e/1 qu'en effet1 contrairem5t une illusion encore gnrale1 les f\les les plus rvolutionnaires en app>5ce r$\t5t le dsordre et f9iss5t t\tes p> rclam] un matre4 ,ce ne fut pas la peur1 comme le disait ,lucrce1 mais l'esprance et le beso9 d'une direction m5tale qui peuplr5t de div9its le monde antique4 ,les progrs des sci5ces n'ont pas rduit dans les multitudes ce beso9 d'tre diriges4 ,et c'e/ p\rquoi n\s voyons les tr\pes syndicali/es1 sociali/es et communi/es obir si aveuglm5t et si fidlem5t aux ordres de leurs *efs4 ,ces *efs possd5t1 du re/e1 des volonts =tes qui s'impos5t alors que nos g\v]nants n'ont que des volonts faibles dp\rvues de pre/ige4 99 99 99 99 99 ,une rvolution sociali/e peut trs bi5 triomph] en ,france comme elle a triomph d'une faon durable en ,russie et d'une faon mom5tane en ,italie4 ,mais le rgime sociali/e ne saurait dur]1 p>ce que la doctr9e se heurte des b>rires conomiques contre lesquelles t\tes les ?ories re/5t impuissantes4 ,la ,russie en fait auj\rd'hui l'expri5ce4 ,bi5 que le rgime sociali/e y soit ?oriquem5t cons]v1 les g\v]nants se voi5t =cs de r5onc] progressivem5t son application4 ,l'expri5ce leur a pr\v1 en effet1 que s\s le rgime communi/e1 le salaire de l'ouvri] tait beauc\p mo9s lev que s\s l'anci5 rgime capitali/e4 ,la cause de cette diffr5ce e/ trs simple4 ,la ,russie1 comme d'ailleurs la plup>t des peuples de l'univ]s1 ne peut vivre qu'en a*etant au dehors les produits que son sol ne f\rnit pas4 ,elle les paie1 naturellem5t1 avec ses m>*&ises2 mais1 p\r que ces d]nires puiss5t s]vir de monnaie d'*ange1 il faut que leur prix de v5te sur les m>*s trang]s ne soit pas suprieur au prix des concurr5ts4 ,or1 l'expri5ce a t\j\rs pr\v1 et elle vi5t de le dmontr] une fois encore1 en ,russie1 que les produits fabriqus p> l'indu/rie tatise revi5n5t beauc\p plus *] que ceux de l'indu/rie prive4 ,suivant la pure doctr9e communi/e1 l'tat s'e/ emp>1 en ,russie1 de la fabrication de t\s les produits2 mais leur prix de revi5t e/ trop lev p\r donn] aucun bnfice4 ,la ,russie1 crit ,m4 ,max ,hos*ill]1 ne produit plus bon m>*3 le niveau moy5 de ses prix intrieurs dpasse de v+t-c9q p\r c5t celui du m>* int]national4 ,lorsque c]ta9s produits se prs5t5t dans des conditions de prix avantageuses1 comme les crales p> exemple1 les frais qu'occasionne l'app>eil bureaucratique de l'tat sont tellem5t levs qu'elle exporte p]te4 ,n\s voyons p> ce n\vel exemple quel po9t les ncessits conomiques qui mn5t le monde l'emport5t sur les rv]ies des illum9s qui v\drai5t le r=m] leur gr4 99 99 99 99 99 ,le communisme a ralis en ,russie le rve jacob93 ,t\tes les lib]ts1 y compris celle d'op9ion1 sont immdiatem5t supprimes4 ,le g\v]nem5t seul a le droit de p5s] et d'agir4 ,en *ange d'un p>eil esclavage1 l'ouvri] e/-il plus heureux qu'en rgime capitali/e8 ,aucune des p]sonnes ayant visit la ,russie n'a encore rpondu p> l'affirmative4 ,ce s]ait donc p\r ab\tir l'esclavage complet du travailleur1 et nullem5t son mancipation1 que s]ait entreprise l'effroyable gu]re civile rve p> les communi/es dans l'espoir de dfaire la b\rgeoisie laquelle sont dues1 avec t\s les progrs de la civilisation1 les amliorations sociales dont la classe ouvrire pr(ite4 ,le milit>isme ou le fascisme sembl5t les 9vitables consqu5ces du communisme4 ,ces rgimes ne comport5t aucune lib]t2 mais1 alors que le communisme app>ti5t la srie des =ces de/ructives1 le fascisme et le milit>isme font p>tie des =ces con/ructives4 99 99 99 99 99 ,on connat la lg5de de l'appr5ti sorci] qui1 possdant la =mule magique capable de faire jaillir l'eau du sol1 mais ignorant celle p\vant l'arrt]1 fut subm]g p> le torr5t qu'il avait fait surgir4 ,nos imprud5ts radicaux p\rrai5t bi5 tre victimes1 eux aussi1 de la =ce de/ructrice des communi/es1 qu'ils s\t9r5t s\v5t dans les priodes lectorales4 ,un des gr&s *efs du radicalisme assurait ne pas connatre d'ennemis gau*e4 ,c'tait p\rtant gau*e que gr&issai5t les futurs de/ructeurs de son p>ti4 ,suivant une loi con/ante de l',hi/oire1 les m\vem5ts rvolutionnaires non rprims leurs dbuts s'acclr5t rapidem5t et f9iss5t p> acqurir une irrsi/ible puissance4 99 99 99 99 99 ,n\s avons s\v5t eu occasion de rev5ir sur cette notion fondam5tale que les in/itutions1 les religions1 les langues et les arts ne pass5t jamais d'un peuple un autre sans se trans=m]4 ,les radicaux ont mis longtemps compr5dre cette vrit1 contraire d'ailleurs aux fondem5ts mmes de leur doctr9e4 ,quelques-uns1 cep5dant1 devi5n5t plus clairvoyants4 ,c'e/ a9si que le m9i/re cit plus haut a trs bi5 vu que le m>xisme allem& transport en ,russie y a subi de pr(onds *angem5ts4 ,le communisme actuel1 dit-il1 a puissamm5t incorpor la sub/ance primitive du matrialisme m>xi/e le d\ble alliage de ces deux lm5ts n\veaux3 le messianisme russe et les ambitions propres de la politique russe444 ,le communisme actuel porte la d\ble empre9te de la pa?ologie et de l'imprialisme russe4 ,a la premire1 il emprunte une ide my/ique de rnovation du monde p> la de/ruction de l'esprit de l',occid5t4 ,a la seconde1 il emprunte les ambitions immuables et les vieilles m?odes d'expansion de la politique russe contre les intrts ou les influ5ces politiques du mme ,occid5t4 99 99 99 99 99 ,div]ses lections ont montr la puissance du communisme sur l'me populaire4 ,la propag&e entreprise contre la socit mod]ne p> les adeptes du bol*evisme russe e/1 comme je l'ai rappel dans un prcd5t ouvrage#e1 une croisade comp>able la propag&e islamique au temps de ,mahomet et aux gr&es croisades religieuses qui prcipitr5t l',occid5t sur l',ori5t au moy5 ge4 #e ,psy*ologie des ,temps ,n\veaux 7#ab;e dition74 ,il ne faudrait pas suppos]1 cep5dant1 que les votes rc5ts accords aux c&idats du p>ti communi/e provi5n5t t\j\rs de vritables conva9cus4 ,ils sont mis surt\t p> l'imm5se arme des mcont5ts dont les p]turbations sociales issues de la gu]re accroiss5t *aque j\r le nombre4 ,ces mcont5ts vot5t p\r les disciples de ,ln9e comme ils votai5t1 jadis1 p\r ,napolon ,,iii ou le gnral ,b\lang]4 ,aucun argum5t rationnel ne guide leurs votes4 99 99 99 99 99 ,les causes de mcont5tem5t des lecteurs ne sont pas uniquem5t d'ordre matriel4 ,sans d\te1 comme le disait la ,*ambre le *ef du p>ti communi/e1 il exi/e auj\rd'hui1 dans beauc\p de pays1 une antipa?ie pr(onde entre la b\rgeoisie et la classe ouvrire2 mais l'orateur aurait pu aj\t] aussi que la mme antipa?ie s'obs]ve entre les div]ses classes de la b\rgeoisie4 ,cette antipa?ie ti5t-elle1 comme l'affirme le *ef communi/e1 ce que la classe ouvrire s]ait crase et exploite p> la b\rgeoisie8 ,en ralit1 le motif e/ plus app>5t que rel4 ,beauc\p d'ouvri]s sont assez in/ruits p\r savoir que les gros bnfices indu/riels provi5n5t de la longue addition de sommes infimes p]ues sur *acun d'eux et dont la di/ribution totale aux travailleurs augm5t]ait d'une insignifiante faon leurs salaires4 ,le communisme s'e/ d'ailleurs rp&u dans des classes1 trs conv5ablem5t rtribues1 comme celle des in/ituteurs4 99 99 99 99 99 ,si les diffr5ces de salaires ne suffis5t pas expliqu] les motifs de l'antipa?ie con/ate entre les div]ses classes de la population1 quelles en sont les vraies causes8 ,ici1 n\s entrons dans l'imm5se doma9e dit des impondrables1 t]me =t impropre d'ailleurs1 c> ces impondrables possd5t un poids imm5se4 ,ils ont contribu b\lev]s] le monde et cont9u5t le b\lev]s] encore4 ,c'e/ dans l'action de ces impondrables et non dans les mobiles gnralem5t invoqus qu'il faut *]*] les causes pr(ondes des divisions qui s'acc5tu5t entre les div]ses c\*es de la socit franaise4 ,sans prt5dre dt]m9] t\tes les causes de ce phnomne1 n\s n\s born]ons con/at] que la ,france e/ divise en classes nombreuses extrmem5t di/9ctes1 ne se connaissant pas1 se tolrant pe9e et o les individus privilgis p> leurs titres1 leur =tune1 leurs emplois1 etc41 pr(ess5t p\r les autres un ddaigneux mpris4 ,les victimes de ce s5tim5t en pr\v5t de vives blessures d'am\r-propre4 ,or1 les blessures de cette nature j\r5t un rle considrable dans la g5se de beauc\p de rvolutions1--la ,rvolution franaise1 notamm5t4 ,de nos j\rs1 les privilges de la naissance ont t remplacs p> des privilges rsultant de conc\rs1 mais la n\velle fodalit issue de ces conc\rs e/ p>fois plus orgueilleuse et plus exigeante encore que l'anci5ne fodalit1 issue de la naissance et mo9s facilem5t tolre4 ,le rgime des ca/es n'a t dtruit qu'en app>5ce p> la ,rvolution franaise4 ,il suffit de vivre dans une petite ville de prov9ce p\r y con/at] la p]si/ance de ce rgime avec les rivalits et les inimitis qu'il entrane4 ,son influ5ce en politique1 aux priodes lectorales surt\t1 e/ considrable4 ,la =ce imm5se des tats-,unis e/ de n'tre pas diviss en classes4 ,ouvri]s et patrons ont peu prs le mme co/ume1 le mme g5re de vie et1 malgr la diffr5ce de situation1 se frqu5t5t comme le font en ,france les (fici]s1 quel que soit leur grade4 99 99 99 99 99 ,p\r obt5ir1 au moy5 de la dictature du prolt>iat1 l'galit des conditions1 le communisme veut d'abord dtruire t\s les lm5ts de la civilisation3 indu/rie1 arme1 colonies1 etc4 ,c'e/ aux dt5teurs du p\voir qu'il app>ti5t de se df5dre4 ,les moy5s ne sont pas1 d'ailleurs1 nombreux4 ,le plus fondam5tal e/ d'exig] le respect des lois et d'emp*] n]giquem5t la propag&e antimilit>i/e rp&ue dans l'arme p> plus de v+t j\rnaux communi/es4 ,aucun g\v]nem5t ne saurait subsi/] sans l'appui d'une arme4 ,quant la lutte entre les classes1 elle ne peut tre supprime que p> des r=mes analogues celles rsumes dans un autre *apitre et qui ont fait de l'ouvri] amrica9 l'associ du patron4 ,l',amrique se tr\ve a9si le pays de l'galit relle1 alors que la ,france e/ le pays des 9galits pr(ondes dissimules s\s des =mules d'galit app>5te4 ,les rvolutions dplac]ont peut-tre ces 9galits1 mais ne les dtruiront pas1 c> le beso9 d'9galits fait p>tie1 *ez c]ta9s peuples1 d'un hritage ance/ral que les rvolutions n'atteign5t pas4 ,,*apitre ,,vi ,,les ,,ant9omies ,,de ,l',,age ,,mod]ne4 ,,visions ,d',,av5ir ,les priodes de dsordre et d'an>*ie dont e/ entrec\pe l'hi/oire des peuples ab\tiss5t gnralem5t des phases mom5tanes de /abilisation4 ,les rgnes d',augu/e dans l'antiquit1 de ,l\is ,,xiv dans les temps mod]nes sont des exemples de telles phases4 ,des influ5ces div]ses1 gu]res sociales et proscriptions avant ,augu/e1 gu]res de religion et insurbord9ation de la noblesse avant ,l\is ,,xiv1 prp>r5t ces priodes de provisoire fixit4 ,les tats-,unis reprs5t5t auj\rd'hui une des r>es p>ties du globe ayant atte9t une c]ta9e /abilit4 ,l',europe re/e dans une phase de crises rsultant d'ant9omies si nombreuses et si =tes1 que la priode actuelle p\rrait tre qualifie d'ge des ant9omies4 ,on se born]a en numr] quelques-unes4 99 99 99 99 99 ,la plus dang]euse1 peut-tre1 e/ celle con/ate dans les relations des peuples4 ,l'volution indu/rielle du monde a cr entre les nations une si troite int]dp5dance conomique qu'elles ne saurai5t subsi/] les unes sans les autres4 ,mais en mme temps que la communaut d'intrts rappro*ait les hommes1 la div]g5ce de leurs hrditaires s5tim5ts les sp>ait4 ,jamais les ha9es entre nations ne fur5t aussi int5ses qu'auj\rd'hui4 ,l'ant9omie entre les conceptions politiques n'e/ pas mo9s pr(onde4 ,d'antiques mon>*ies ont t remplaces p> des g\v]nem5ts dmocratiques4 ,les d]ni]s s\v]a9s rgnant encore ne g\v]n5t plus4 ,mais mesure que gr&issait le p\voir des p>lem5ts1 gr&issait aussi leur impuissance bi5 g\v]n]4 ,cette impuissance dev9t telle dans div]s pays qu'il fallut les remplac]1 soit p> des dictateurs comme en ,italie et en ,espagne1 soit p> des premi]s m9i/res munis1 comme en ,france et en ,anglet]re1 de p\voirs presque dictatoriaux4 ,les peuples mod]nes sembl5t donc condamns *oisir entre les deux t]mes de cette ant9omie3 subir des g\v]nem5ts collectifs impuissants ou accept] des dictatures p]sonnelles avec t\s leurs dang]s4 ,les aspirations pacifiques et les m5aces de conflits entre peuples diffr5ts ou entre classes d'un mme peuple con/itu5t des ant9omies aussi dang]euses que les prcd5tes4 ,trs dang]euse encore l'ant9omie cre p> les beso9s croissants d'galit et les 9galits issues des complications sci5tifiques et indu/rielles du monde mod]ne4 ,confusm5t s5tie p> l'imm5se arme des inadapts1 cette ant9omie les conduit v\loir ram5] violemm5t des =mes infrieures les civilisations trop compliques p\r des c]veaux insuffisamm5t volus4 99 99 99 99 99 ,les ant9omies qui vi5n5t d'tre numres ont p\r cause pr9cipale l'opposition entre des ralits qui ne fl*iss5t pas et des illusions que la p\rsuite d'idals n\veaux fait natre4 ,les consqu5ces de ces conflits ne saurai5t tre dt]m9es encore4 ,il n'e/ pas de c]veau assez va/e p\r prvoir l'av5ir de l',europe et de sa civilisation4 ,la simple numration des b\lev]sem5ts qui se sont succd depuis la ,rvolution franaise suffirait montr] la difficult de telles prvisions4 ,un esprit pntrant aurait pu1 la rigueur1 entrevoir l'ombre d'un ,bonap>te d]rire les viol5ces de ,robespi]re et les dsordres du ,directoire1 mais comm5t et-il dev9 la srie de rvolutions et d'vnem5ts div]s qui se dr\lr5t jusqu' nos j\rs8 ,l'imprvisible dom9e l',hi/oire4 99 99 99 99 99 ,les de/9es de l',europe dp5dront de la solution donne c]ta9s problmes fondam5taux dont les plus importants sont les suivants3 #a ,la ,france et l',anglet]re p\rront-elles vit] une n\velle gu]re avec l',allemagne isole ou associe la ,russie8 #b ,l',europe e/-elle m5ace d'un gr& conflit avec l',asie8 #c ,le monde occid5tal p\rra-t-il se s\/raire aux de/ructions sociali/es8 #d ,l'hgmonie conomique du monde1 que la gu]re avait transfre de l',allemagne l',anglet]re1 pass]a-t-elle de l',europe un autre cont95t8 #e ,les tats europens en s]ont-ils rduits dev5ir les vassaux conomiques et f9anci]s de l',amrique8 ,la solution de ces div]s problmes dp5dra surt\t de la prdom9ance1 impossible prvoir1 de c]ta9s lm5ts de la vie m5tale des peuples4 ,les influ5ces affective1 my/ique et rationnelle qui mn5t les peuples agiss5t dans le mme s5s aux poques brillantes des civilisations4 ,une rvolution e/ 9vitable lorsqu'elles entr5t en conflit4 ,de nos j\rs1 ce sont les lm5ts rationnels qui sembl5t dom9]2 mais cette dom9ation ne s'obs]ve1 eu ralit1 que dans les laboratoires et les us9es4 ,en dehors de leur ence9te1 les impulsions my/iques et affectives re/5t prpondrantes4 ,elles s'oppos5t s\v5t aux influ5ces rationnelles1 et c'e/ l une des gr&es causes du *aos o l',europe e/ plonge4 99 99 99 99 99 ,les conflits entre les influ5ces my/iques affectives et rationnelles qui se disput5t l'ori5tation du monde1 se manife/5t j\rnellem5t dans t\tes les sphres de la vie sociale1 y compris celles des intrts conomiques4 ,et c'e/ p\rquoi on peut se dem&] si les ha9es pr(ondes divisant les peuples ps]ont plus dans la balance de leurs de/9es que les intrts conomiques capables de les rappro*]4 ,si la logique rationnelle dirigeait le c\rs de l',hi/oire1 les hommes admettrai5t sans discussion qu'ils ont plus d'intrt s'associ] qu' se combattre2 mais les impulsions affectives et my/iques d'o la plup>t de nos actions driv5t ont une =ce si gr&e que les intrts rationnels les plus clairs s'van\iss5t s\v5t devant elles4 ,on eut une n\velle preuve de cette impuissance qu& la ,*9e entreprit d'expuls] violemm5t les trang]s4 ,malgr la communaut vid5te de leurs intrts1 les div]ses nations ne russir5t que trs difficilem5t s'unir un peu p\r se df5dre4 99 99 99 99 99 ,la paix de l',europe dp5dra surt\t des int5tions pacifiques ou gu]rires de l'empire g]manique1 c'e/--dire de la prdom9ance que p\rrai5t pr5dre sur les intrts rationnels les beso9s de revan*e et de gr&eur4 ,si les influ5ces rationnelles ne prdom95t pas1 une n\velle gu]re europenne e/ c]ta9e dans un dlai qui ne saurait tre immdiat1 p>ce que t\s les peuples1 y compris l',allemagne1 ont auj\rd'hui un ard5t beso9 de paix1 mais dans un dlai mo9s long que celui qui a sp> la gu]re de #ahgj du d]ni] conflit4 ,contrairem5t aux dang]euses illusions des rveurs du ds>mem5t1 plus les gr&es nations s]ont armes plus elles auront de *ances d'vit] une n\velle agression4 ,on n'attaque pas les peuples suffisamm5t =ts4 ,rduire les armes une sorte de milice1 comme le v\lai5t les sociali/es avant #aiad et comme ils le veul5t auj\rd'hui encore1 s]ait assur] la gu]re4 99 99 99 99 99 ,quelles ides se =m5t de l'av5ir de l',europe les hommes d'tat qui dirig5t ses de/9es8 ,leurs op9ions sembl5t gnralem5t dom9es p> la "q de savoir si la paix p\rra tre ma9t5ue et si l',europe rep\ss]a df9itivem5t1 comme y a russi l',italie1 les influ5ces sociali/es4 ,si une gu]re n\velle se d*anait en ,europe1 affirmait le premi] m9i/re de l'empire britannique1 ,m4 ,*amb]la91 elle aurait p\r consqu5ce la f9 d]nire des civilisations de l',occid5t4 ,les gr&es capitales mod]nes3 ,londres1 ,p>is1 ,rome1 etc41 qui illum9r5t le monde d'un si vif clat1 aurai5t le sort de ,n9ive1 ,babylone et des nombreuses cits antiques dont il ne subsi/e que des ru9es et des s\v5irs4 ,le mme m9i/re considre qu'en dehors des gu]res1 la propagation du socialisme e/ le gr& dang] m5aant l',europe4 ,les hommes d'tat franais un peu clairvoyants sembl5t aussi pessimi/es3 444 ,l'ide d'galit1 crit un anci5 m9i/re1 ,m4 ,br>d1 e/ pr(ondm5t incorpore nos ides et nos murs444 galit dans le demi-savoir1 voil p\r l'ordre intellectuel2 galit dans la misre1 voil p\r l'ordre conomique1 en att5dant l'excs suprme1 qui s]ait de dtruire ce que l'on ne peut pas avoir4 ,une des gr&es =ces des tats-,unis e/ d'tre entirem5t librs des influ5ces sociali/es qui rong5t l',europe et la m5ac5t d'un ret\r la b>b>ie4 ,,conclusions ,les conclusions div]ses que comporte cet ouvrage ayant dj t rsumes dans plusieurs *apitres1 il suffira de rappel] les plus importantes4 ,elles ne sont pas nombreuses4 ,l'ge mod]ne reprs5te1 en effet1 une priode de conflits dont l'issue re/e ignore1 entre des illusions politiques et des ncessits conomiques n\velles4 ,p>mi ces illusions le socialisme j\e un rle prpondrant4 ,comme le *ri/ianisme ses dbuts1 il e/ dev5u la religion des mcont5ts et des inadapts que les gr&es civilisations suscit5t fatalem5t4 ,t\s ces infrioriss de la vie rv5t de ram5] un monde trop lev p\r eux des =mes d'organisation mieux en rapport avec leur m5talit4 ,si le socialisme triomphait en ,occid5t1 les tats-,unis hrit]ai5t du flambeau de la civilisation1 p5dant que les gr&es capitales europennes subirai5t une dcad5ce analogue celle dont la ,russie socialise e/ dev5ue victime4 99 99 99 99 99 ,en mme temps que gr&issait le rle p]turbateur des illusions politiques gr&issait aussi l'influ5ce de la sci5ce dans t\tes les =mes de l'volution mod]ne4 ,elle a trans=m l'exi/5ce matrielle des peuples et aussi leur p5se4 ,son action dans le monde moral e/ lo9 cep5dant d'avoir gal son rle dans le monde matriel4 ,elle s'e/ montre incapable d'tablir la paix entre les hommes et de crer un idal assez =t p\r les ori5t]4 ,malgr ses pati5tes inve/igations1 la philosophie n'a pas mieux russi que la sci5ce rs\dre les gr&s problmes qui se pos5t la curiosit des p5seurs3 l'univ]s e/-il f9i ou inf9i1 cr vu incr1 phmre ou t]nel1 de quelles s\rces my/rieuses driv5t la vie et la p5se1 l'homme n'e/-il qu'un infime atome p]du dans une imm5sit laquelle il e/ impossible d'attribu] un comm5cem5t ni d'entrevoir une f98 ,insolubles problmes4 ,et c'e/ p\rquoi les peuples t\j\rs avides d'illusoires esprances se ret\rn5t v]s les div9its du pass ou se s\mett5t aveuglm5t des doctr9es auxquelles sont attribus de magiques p\voirs4 99 99 99 99 99 ,ce n'e/ pas seulem5t p>ce que la philosophie et la sci5ce sembl5t impuissantes encore rgir le monde moral que la religiosit ance/rale e/ si l5te disp>atre4 ,c'e/ aussi p>ce que les ab/ractions savantes sont trop froides p\r sduire les curs4 ,les temples de la connaissance1 con/itus p> les laboratoires1 ont d'ailleurs une ar*itecture bi5 svre auprs de celle des difices gr&ioses o1 l'ombre des autels1 s'laborr5t p5dant tant de sicles les mobiles de l'activit des hommes4 ,aptres de la sci5ce et aptres des religions ne p>l5t pas la mme langue4 ,alors que les seconds promett5t les futures flicits d'un t]nel p>adis1 les premi]s ne s'occup5t que de prs5tes ralits4 99 99 99 99 99 ,l'volution des po9ts fondam5taux de la p5se huma9e1 depuis les orig9es de l'hi/oire1 peut tre rsume de la faon suivante3 ,ds que l'homme put rfl*ir un peu il se s5tit dom9 p> des =ces suprieures que la cra9te et l'esprance div9isr5t bi5tt4 ,jupit] lanait la f\dre1 ,neptune s\levait les flots1 ,crs faisait mrir les moissons4 ,des sicles de re*]*es fur5t ncessaires p\r dc\vrir que les dieux p]sonnels tai5t l'illusoire image de =ces imp]sonnelles inaccessibles la prire4 ,ce ne fut plus alors ,jupit]1 mais l'lectricit1 qui produisit la f\dre1 ce ne fut plus ,neptune1 mais l'attraction de c]ta9s a/res1 qui s\leva les m]s4 ,sans d\te1 la nature intime de ces =ces re/ait compltem5t ignore1 mais l'on savait au mo9s qu'elles ne rsultai5t pas de div9s caprices4 ,ce passage des anci5s dieux p]sonnels des =ces imp]sonnelles con/itue un des gr&s progrs de l'esprit huma92 ses consqu5ces ont t capitales4 ,l'homme1 d'abord esclave d'une nature s\mise des lois tellem5t rigides que les dieux seuls p\vai5t en *ang] le c\rs1 dev5ait capable de lutt] victorieusem5t contre elle4 ,de cette gr&e dc\v]te rsultr5t des trans=mations pr(ondes dans la m>*e des civilisations4 ,conqurir les =ces de la nature sembla plus efficace alors que de sollicit] la protection des dieux4 ,avec les progrs ns de cette conqute des horizons imprvus surgiss5t et dj s'entrevoit l'aurore d'une humanit n\velle assez volue p\r compr5dre1 avec les raisons premires des *oses1 les my/res =midables dont le monde re/e encore envelopp4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,introduction ,physionomie actuelle du monde4 ,,livre ,,premi] ,les =ces qui mn5t le monde4 ,*apitre ,i4--,les =ces matrielles et immatrielles dans l'hi/oire #ai -- ,,ii4--,comm5t naiss5t les op9ions et les croyances4 ,rle de la crdulit dans l'hi/oire #ba -- ,,iii4--,les conflits entre les vivants et les morts #ch -- ,,iv4--,les consqu5ces politiques des erreurs de psy*ologie #de ,,livre ,,deuxi,,me ,les illusions sur le problme de la scurit4 ,*apitre ,i4--,les rivalits des peuples et les illusions pacifi/es #ea -- ,,ii4--,les illusions sur le ds>mem5t et les alliances #ei -- ,,iii4--,les illusions sur la valeur des arbitrages #fg ,,livre ,,troisi,,me ,les gu]res mod]nes1 leurs causes et leurs consqu5ces4 ,*apitre ,i4--,c>actres de/ructeurs des pro*a9es gu]res #gc -- ,,ii4--,p\rquoi c]ta9es gu]res sont 9vitables #gh -- ,,iii4--,les gu]res rsultant d'un excd5t de population #hd -- ,,iv4--,les conflits avec l',islam #ic -- ,v4--,les m5aces de conflits asiatiques #ii -- ,,vi4--,les gu]res intrieures et les volonts populaires #ajg ,,livre ,,quatri,,me ,les =ces politiques n\velles4 ,*apitre ,i4--,le conflit entre les ncessits conomiques n\velles et les anci5s pr9cipes #aae -- ,,ii4--,rle mod]ne des =ces collectives4 ,division des socits en gr\pem5ts corporatifs #abb -- ,,iii4--,la lutte du nombre contre les lites #abg -- ,,iv4--,les ples politiques n\veaux et les futurs matres du monde #acb ,,livre ,,c9qui,,me ,ncessits dt]m9ant les in/itutions politiques4 ,p\rquoi l',europe m>*e v]s la dictature4 ,*apitre ,i4--,la dcad5ce du p>lem5t>isme et l'volution des peuples v]s la dictature #ada -- ,,ii4--,les =mes rc5tes de dictature ralises en ,europe #aej -- ,,iii4--,raisons psy*ologiques du dang] des dictatures #aeg ,,livre ,,sixi,,me ,les illusions sur l'orig9e et la rp>tition des ri*esses4 ,*apitre ,i4--,les illusions sur la nature du capital #afa -- ,,ii4--,les conflits entre l'intellig5ce1 le capital et le travail #afh -- ,,iii4--,comm5t l',amrique a rsolu le problme de la lutte des classes #agf ,,livre ,,septi,,me ,la situation f9ancire du monde4 ,*apitre ,i4--,l'appauvrissem5t de l',europe et l'hgmonie f9ancire de l',amrique #ahg -- ,,ii4--,la situation f9ancire de la ,france #aie -- ,,iii4--,le !rmomtre psy*ologique des situations f9ancires #bjd -- ,,iv4--,difficults psy*ologiques des r=mes adm9i/ratives #bji ,,livre ,,huiti,,me ,rle de la monnaie dans l'volution conomique du monde4 ,*apitre ,i4--,les =mes div]ses de la monnaie4 ,app>5ces et ralits #bba -- ,,ii4--,/abilisation et revalorisation #bbf -- ,,iii4--,facteurs conomiques et psy*ologiques du problme de la /abilisation #bcd ,,livre ,,neuvi,,me ,rle de l'idal dans la vie des peuples4 ,la religion sociali/e4 ,*apitre ,i4--,l'volution des idals mod]nes #bdc -- ,,ii4--,les progrs de la religion sociali/e #bea -- ,,iii4--,la m5talit bol*evi/e #bfe -- ,,iv4--,luttes du socialisme et du syndicalisme contre la civilisation #bgc -- ,v4--,la df5se contre le communisme #bgi -- ,,vi4--,les ant9omies de l'ge mod]ne4 ,visions d'av5ir #bia ,conclusions #bih ,e4 ,,grev9--,,imprim]ie ,,de ,,lagny--#g-aibg4