,,gu/ave ,,le ,,bon ,,aphorismes du ,temps prs5t ,,p>is ,,erne/ ,,flamm>ion1 ,,diteur #bf1 ,,rue ,,rac9e #aiac ,,troisi,,me ,,mille ,prix3 #d fr4 ,,pr9cipales ,,publications ,,du ,dr ,,gu/ave ,,le ,,bon #a ,,re*]*es ,,exp,,rim5tales ,la ,fume du ,tabac4 #b;e dition augm5te de n\velles re*]*es sur les div]s alcalodes que la fume du tabac conti5t4 ,9-#h4 7puis47 ,la ,vie4--,trait de physiologie huma9e4 #a volume 9-#h1 illu/r de #cjj gravures4 7puis47 ,re*]*es exprim5tales sur l',asphyxie4 7,comptes r5dus de l',acadmie des ,sci5ces47 ,re*]*es anatomiques et ma?matiques sur les lois des v>iations du volume du crne4 7puis47 ,la ,m?ode graphique et les app>eils enregi/reurs1 cont5ant la description des n\veaux in/rum5ts de l'auteur4 #a vol4 9-#h1 avec #fc figures4 7puis47 ,les ,lev]s photographiques4 ,expos des m?odes des lev]s de c>tes et de plans employes p> l'auteur p5dant ses voyages4 #b vol4 9-#ah4 7,gau?i]-,vill>s47 ,l'quitation actuelle et ses pr9cipes4--,re*]*es exprim5tales4 #d;e dition4 #a vol4 9-#h1 avec un atlas de #bjj photographies in/antanes4 7,flamm>ion47 ,mmoires de physique4 ,lumire noire4 ,phosphoresc5ce4 ,ondes h]tzi5nes4 ,dissociation de la matire4 n]gie intra-atomique1 etc4 ,l'volution de la matire4 #a vol4 9-#ah1 illu/r de #fb figures photographies au laboratoire de l'auteur4 #bd;e dition4 7,flamm>ion7 ,l'volution des =ces4 #a vol4 9-#ah1 illu/r de #dj figures4 #ac;e dition4 7,flamm>ion47 #b ,,voyages1 ,,hi/oire1 ,,philosophie ,voyage aux monts ,tatras1 avec une c>te et un panorama dresss p> l'auteur4 7,publi p> la ,socit gographique de ,p>is47 ,voyage au ,npal4 7,publi p> le ,t\r du monde47 ,l',homme et les ,socits4--,leurs orig9es et leur hi/oire4 #b vol4 9-#h4 7puis47 ,les premires ,civilisations de l',ori5t4 ,gr& 9-#d1 illu/r de #dcj gravures1 #b c>tes et #i photographies4 7,flamm>ion47 ,la ,civilisation des ,arabes4 ,gr& 9-#d1 illu/r de #cff gravures1 #d c>tes et #aa plan*es en c\leur1 d'aprs les docum5ts de l'auteur4 7puis47 ,les ,civilisations de l',inde4 ,gr& 9-#d1 illu/r de #ceb photogravures et #b c>tes1 d'aprs les photographies excutes p> l'auteur4 #b;e dition4 7puis47 ,les ,monum5ts de l',inde4 ,9-folio1 illu/r de #djj plan*es1 p> l'auteur4 7puis47 ,les ,lois psy*ologiques de l'volution des peuples4 #a vol4 9-#ah1 #aj;e dition4 7,f4 ,alcan47 ,psy*ologie des f\les4 #a vol4 9-#ah1 #ah;e dition4 7,f4 ,alcan47 ,psy*ologie du ,socialisme4 #a vol4 9-#h de la ,biblio?que de philosophie contempora9e4 #g;e dition4 7,f4 ,alcan47 ,psy*ologie de l'ducation4 #a vol4 9-#ah1 #ad;e mille4 7,flamm>ion47 ,la ,psy*ologie politique4 #a vol4 9-#ah1 #i;e mille4 7,flamm>ion47 ,les ,op9ions et les ,croyances4 #a vol4 9-#ah1 #g;e mille4 7,flamm>ion47 ,la ,rvolution franaise et la psy*ologie des rvolutions4 #a vol41 9-#ah1 #i;e mille4 7,flamm>ion47 99 99 99 99 99 ,il exi/e des traductions en allem&1 anglais1 itali51 russe1 polonais1 espagnol1 portugais1 sudois1 t*que1 arabe1 turc1 h9d\/ani1 japonais1 etc41 de plusieurs des prcd5ts ouvrages4 ,a ,s4 ,a4 ,r4 ,,le ,,pr9ce ,,georges ,,de ,,gr,,ce ,affectueux ,s\v5ir ,,gu/ave ,,le ,,bon ,,pr,,face ,ce livre a p\r b de cond5s] en aphorismes quelques-unes des ides dissm9es dans mes div]s ouvrages4 ,grce sa =me brve1 l'aphorisme impressionne l'esprit et se reti5t facilem5t4 ,il con/itue1 p\r ces raisons1 un des g5res littraires les plus rp&us4 ,la plup>t de nos vrits1 c'e/--dire des ides que n\s n\s faisons des *oses1 se prs5t5t l'esprit s\s une =me concise4 ,l'expri5ce huma9e fut t\j\rs syn?tise en prov]bes et s5t5ces1 qui sont les aphorismes des peuples4 ,l'homme p5se p> aphorismes et se guide avec des aphorismes4 ,l'aphorisme le disp5se de longuem5t rfl*ir avant d'agir4 ,ces avantages ne sont pas sans inconvni5ts4 ,l'aphorisme reprs5te en effet la conclusion d'une dmon/ration que le lecteur doit *]*]4 ,qu& cette dmon/ration se dev9e facilem5t1 l'aphorisme e/ vois9 du truisme2 si on ne la saisit pas1 l'aphorisme re/e incomprh5sible4 ,il semble donc condamn n'exprim] que des vrits trs gnrales et s\v5t vid5tes4 ,tel e/ ju/em5t le cas de la plup>t des prov]bes4 ,si je n'ai pas hsit faire figur] dans ce livre c]ta9es propositions dont l'vid5ce ne s'impose pas t\t d'abord1 c'e/ que leur dmon/ration se tr\ve dans mes ouvrages4 ,ce petit volume en e/ la syn?se4 ,,gu/ave ,,le ,,bon ,p>is1 ,m>s #aiac4 ,,livre ,,premi] ,la ,vie ,affective ,i ,,le ,,c>act,,re ,,et ,,la ,,p]sonnalit ,on ne se conduit pas avec son intellig5ce mais avec son c>actre4 99 99 99 99 99 ,le moi se compose d'un agrgat d'lm5ts ance/raux s\v5t htrognes4 ,son unit e/ aussi fictive que celle d'une arme4 99 99 99 99 99 ,la psy*ologie de *aque individu e/ =me de psy*ologies sup]poses3 psy*ologie de sa race1 de sa famille1 de son gr\pe4 ,un homme peut r>em5t se s\/raire cette addition de =ces accablantes4 99 99 99 99 99 ,les trans=mations brusques du c>actre ti5n5t ce que c]ta9s vnem5ts1 font surgir une des nombreuses p]sonnalits qui sommeill5t en n\s4 99 99 99 99 99 ,il e/ impossible de jug] les s5tim5ts d'un tre p> sa conduite dans un cas dt]m94 ,l'homme d'une circon/ance n'e/ pas celui de t\tes les circon/ances4 99 99 99 99 99 ,p\r connatre un homme il faut l'tudi] en temps de gr&es crises1 notamm5t de rvolutions4 ,alors seulem5t se rvl5t ses div]ses possibilits de c>actre4 99 99 99 99 99 ,la con/ance du c>actre reprs5te surt\t la con/ance du milieu4 99 99 99 99 99 ,les raisons attribues p> n\s nos actes con/itu5t r>em5t leurs vrais mobiles4 ,elles s]v5t surt\t ju/ifi] les impulsions s5tim5tales et my/iques qui n\s ont fait agir4 99 99 99 99 99 ,les contradictions de la conduite ti5n5t s\v5t aux dissemblances de la volont consci5te et de la volont inconsci5te4 99 99 99 99 99 ,l'intellig5ce et la volont inconsci5tes1 tant quelquefois suprieures l'intellig5ce et la volont consci5tes1 des hommes raisonnant =t mal peuv5t agir trs bi54 99 99 99 99 99 ,suppos] *ez les autres des s5tim5ts id5tiques ceux qui n\s mn5t1 e/ se condamn] ne jamais les compr5dre4 99 99 99 99 99 ,grce aux sugge/ions de l'habitude1 les hommes sav5t *aque j\r ce qu'il faut dire1 faire et p5s]4 99 99 99 99 99 ,l'tre irrsolu n'e/ pas guid p> ses vritables dsirs1 mais p> ceux qu'il se suppose au mom5t o il e/ =c d'agir4 99 99 99 99 99 ,qu& on ne gne pas p> sa volont1 on nuit s\v5t p> son in]tie4 99 99 99 99 99 ,les hros populaires n'ont pas t\j\rs le c>actre qu'on leur attribue1 mais ils f9iss5t s\v5t p> le pr5dre4 99 99 99 99 99 ,les uvres importantes rsult5t plus r>em5t d'un gr& ef=t1 que d'une accumulation de petits ef=ts4 99 99 99 99 99 ,le prov]be3 ,qui peut le plus peut le mo9s1 n'e/ pas t\j\rs exact4 ,les esprits suprieurs russiss5t p>fois mieux les *oses difficiles que les *oses faciles4 99 99 99 99 99 ,la vanit e/ p\r les imbciles une puissante s\rce de satisfaction4 ,elle leur p]met de sub/itu] aux qualits qu'ils n'acqu]ront jamais1 la conviction de les avoir t\j\rs possdes4 99 99 99 99 99 ,nul beso9 d'tre l\ qu& on e/ sr de soi4 ,qui re*]*e la l\ange d\te de sa propre valeur4 99 99 99 99 99 ,app>t5ir une cole1 c'e/ p]dre sa p]sonnalit2 ne pas app>t5ir une cole1 c'e/ abdiqu] t\te possibilit de pre/ige4 99 99 99 99 99 ,les gr&es p5ses vi5n5t de l'esprit et non du cur comme on l'a s\t5u1 mais c'e/ du cur qu'elles tir5t leur =ce4 99 99 99 99 99 ,le c>actre et l'intellig5ce tant r>em5t runis1 il faut se rsign] *oisir ses amis p\r leur c>actre et ses relations p\r leur intellig5ce4 99 99 99 99 99 ,*ez les natures s5sibles1 l'me e/ une m] *angeante1 sur laquelle la lumire des *oses se reflte *aque j\r avec des nuances diffr5tes4 99 99 99 99 99 ,les gr&es supriorits m5tales sont un peu comp>ables aux mon/ruosits botaniques artificiellem5t cres4 ,leur desc5dance ret\rne t\j\rs au type moy5 de l'espce4 99 99 99 99 99 ,on n'e/ pas matre de ses dsirs1 on l'e/ s\v5t de sa volont4 99 99 99 99 99 ,ri5 ne rsi/e une volont =te et cont9ue3 ni la nature1 ni les hommes1 ni la fatalit mme4 99 99 99 99 99 ,une volont =te a le plus s\v5t un dsir =t p\r s\ti54 ,le dsir e/ l'me de la volont4 ,,ii ,l',,affectif ,,et ,,le ,,rationnel ,les s5tim5ts sont la base de l'exi/5ce4 ,le j\r o le dv\em5t1 la piti1 l'am\r1 et les illusions qui n\s mn5t1 s]ai5t remplacs p> la froide raison1 t\s les ressorts de l'activit se tr\v]ai5t briss4 99 99 99 99 99 ,le rle de la raison app>ut trs t>d dans l'hi/oire de notre plante4 ,p5dant des entassem5ts d'ges1 les tres ont vcu et se sont trans=ms sans elle4 99 99 99 99 99 ,l'volution des s5tim5ts e/ indp5dante de la volont4 ,nul ne peut aim] ou har son gr4 ,l'homme le plus =t re/e sans p\voir sur la vie de ses lm5ts affectifs et ne peut qu'en rfrn] l'expression4 99 99 99 99 99 ,les s5tim5ts1 quoique peu v>iables1 *ang5t s\v5t d'objet4 ,c'e/ ce qui fait croire leurs trans=mations4 99 99 99 99 99 ,en matire de s5tim5t1 l'illusion cre vite la c]titude4 99 99 99 99 99 ,les s5tim5ts simuls f9iss5t quelquefois p> dev5ir des s5tim5ts pr\vs4 99 99 99 99 99 ,la =ce des vid5ces s5tim5tales1 e/ de ne pas t5ir compte des vid5ces rationnelles4 99 99 99 99 99 ,les div]ses =mes de logiques3 my/ique1 s5tim5tale et rationnelle1 n'ayant pas de commune mesure1 peuv5t se sup]pos] mais non se concili]4 99 99 99 99 99 ,les s5tim5ts se combatt5t avec des s5tim5ts1 ou des reprs5tations m5tales de s5tim5ts1 jamais avec des raisons4 99 99 99 99 99 ,ce qu'on fait p> orgueil e/ suprieur ce qu'on accomplit p> devoir4 99 99 99 99 99 ,les impulsions s5tim5tales et my/iques agiss5t beauc\p plus sur la conduite des hommes1 que t\tes les dmon/rations rationnelles4 99 99 99 99 99 ,une ide1 dnue de s\ti5 affectif ou my/ique1 n'ex]ce aucune action4 ,elle e/ un fantme sans pre/ige1 sans dure et sans =ce4 99 99 99 99 99 ,les influ5ces affectives1 my/iques et collectives sont les gr&es rgulatrices de l'hi/oire4 99 99 99 99 99 ,dmontr] qu'une *ose e/ rationnelle ne pr\ve pas t\j\rs qu'elle soit raisonnable4 ,,iii ,,le ,,plaisir ,,et ,,la ,,d\leur ,l'homme ne possde que deux c]titudes absolues3 le plaisir et la d\leur4 ,elles ori5t5t t\te sa vie individuelle et sociale4 99 99 99 99 99 ,les codes religieux et sociaux n'ont jamais pu tr\v] d'autres s\ti5s leurs prescriptions1 que l'attrait du plaisir et la cra9te de la d\leur3 *tim5ts ou rcomp5ses1 p>adis ou enf]4 99 99 99 99 99 ,les v>iations possibles de la s5sibilit n'tant pas trs t5dues1 les bornes du plaisir et de la d\leur sont bi5tt atte9tes4 99 99 99 99 99 ,la rptition frqu5te des mmes s5sations1 eng5dre un effet physiologique qu'on p\rrait qualifi] loi de lassitude4 ,elle oblige les tres s5sibles v>i] s\v5t leurs dsirs4 99 99 99 99 99 ,les croyants reconnaiss5t que l'attrait du p>adis s]ait mo9s vif sans la cra9te de l'enf]4 99 99 99 99 99 ,le plaisir tant phmre1 et le dsir durable1 les hommes sont plus facilem5t m5s p> le dsir que p> le plaisir4 99 99 99 99 99 ,le bonheur e/ surt\t de l'esprance ralisable1 mais non ralise encore4 99 99 99 99 99 ,l'homme qui1 suivant le conseil du b\ddhisme1 tu]ait en lui le dsir p]drait t\te raison d'agir4 99 99 99 99 99 ,le dsir tablit l'*elle de nos valeurs4 ,l'idal de *aque peuple e/ la syn?se de ses dsirs4 99 99 99 99 99 ,les gr&s manieurs d'hommes fur5t t\j\rs des crateurs de dsirs4 ,les r=mateurs ne font que sub/itu] un dsir un autre dsir4 99 99 99 99 99 ,la vie p>atrait trop longue si elle n'tait consacre p\rsuivre des bonheurs *imriques1 et regrett] ceux qu'on ne peut atte9dre4 99 99 99 99 99 ,l'homme vraim5t sage saurait matris] t\tes les impulsions de son cur1 mais tre sage n'e/ pas t\j\rs tre heureux4 99 99 99 99 99 ,la vue du malheur e/ antipa?ique au bonheur4 ,l'amiti ne dure gure entre l'homme heureux et l'homme malheureux4 99 99 99 99 99 ,l'attraction et la rpulsion dirig5t l'volution des mondes4 ,l'am\r et la ha9e1 qui en sont des =mes1 dirig5t l'volution des tres4 99 99 99 99 99 ,la vritable dure de la vie ne dp5d pas du nombre des j\rs1 mais de la div]sit des s5sations accumules p5dant ces j\rs4 ,,iv ,,la ,,psy*ologie ,f,,m99e ,la femme e/ trop conf9e dans le doma9e de l'affectif et du my/ique1 p\r tre beauc\p influ5ce p> un raisonnem5t4 99 99 99 99 99 ,l'intuition e/ s\v5t suprieure la raison4 ,elle fait dev9] des femmes1 raisonnant mal1 des *oses incomprises d'hommes raisonnant trs bi54 99 99 99 99 99 ,la femme demeurant plus apte s5tir qu' raisonn]1 on n'amliore pas sa de/9e en l'obligeant trop p5s]4 99 99 99 99 99 ,selon les div]s ordres d'activit1 la femme e/ infrieure ou suprieure l'homme4 ,elle e/ r>em5t son gale4 99 99 99 99 99 ,en matire d'art et de toilette1 les femmes n'ont que des gts suggrs4 99 99 99 99 99 ,la femme ne p>donne pas l'homme de dev9] ce qu'elle p5se1 trav]s ce qu'elle dit4 99 99 99 99 99 ,dom9] ou tre dom9e1 il n'y a pas p\r l'me fm99e1 d'autre alt]native4 99 99 99 99 99 ,l'affectif tant mal exprimable en t]mes intellectuels1 v\loir raisonn] sur l'am\r c'e/ =cm5t draisonn]4 99 99 99 99 99 ,les femmes p]drai5t vite leur empire sur l'homme1 si elles p\vai5t acqurir la facult d'tre s9cres4 99 99 99 99 99 ,l'homme ne croit gure la femme que qu& elle m5t4 ,il la condamne a9si s\v5t m5tir4 99 99 99 99 99 ,l'ob/9ation habituelle des femmes et des diplomates ni] l'vid5ce1 e/ la pr9cipale cause du scepticisme que leurs propos inspir5t4 99 99 99 99 99 ,les femmes repro*5t aux hommes de ne pas les compr5dre1 mais quels tres de m5talits diffr5tes se sont jamais compris8 99 99 99 99 99 ,en am\r1 qu& on dem&e des p>oles1 c'e/ qu'on a peur d'ent5dre les p5ses4 99 99 99 99 99 ,l'am\r lve ou abaisse1 il ne n\s p]met donc pas de re/] n\s-mme4 99 99 99 99 99 ,la femme e/ trop peu sortie encore du doma9e de l',in/9ctif p\r ne pas prfr]1 la gloire la plus haute1 l'am\r le plus mdiocre4 99 99 99 99 99 ,l'am\r cra9t le d\te1 cep5dant il gr&it p> le d\te et prit s\v5t p> la c]titude4 99 99 99 99 99 ,les passions modres sont les plus durables4 ,on arrive vite ne plus se support] qu& on comm5ce p> trop s'aim]4 99 99 99 99 99 ,l'am\r dev5u clairvoyant1 e/ bi5 prs de f9ir4 99 99 99 99 99 ,v\loir ret5ir un am\r qui meurt1 c'e/ prt5dre ral5tir l'c\lem5t des j\rs4 ,v ,,les ,,op9ions ,nos op9ions reprs5t5t s\v5t de petites croyances en voie de =mation1 et p> consqu5t non /abilises encore4 99 99 99 99 99 ,une op9ion peut avoir des orig9es affectives1 my/iques ou rationnelles4 ,l'orig9e rationnelle e/ la plus r>e4 99 99 99 99 99 ,les op9ions de la majorit des hommes ne se fond5t pas sur des argum5ts1 mais sur des ha9es1 des sympa?ies ou des esprances4 99 99 99 99 99 ,le milieu cre nos op9ions4 ,les passions et l'intrt les trans=m5t4 99 99 99 99 99 ,la plup>t des hommes sont incapables de se =m] une op9ion p]sonnelle1 mais le gr\pe social auquel ils app>ti5n5t leur en f\rnit de t\tes faites4 99 99 99 99 99 ,peu d'tres sav5t voir les *oses comme elles sont4 ,les uns ap]oiv5t seulem5t ce qu'ils veul5t voir1 les autres ce qu'on leur fait voir4 99 99 99 99 99 ,il faut un esprit trs indp5dant1 p\r se crer c9q ou six op9ions p]sonnelles dans le c\rs de l'exi/5ce4 99 99 99 99 99 ,si les op9ions les mo9s fondes sont gnralem5t trs t5aces1 c'e/ qu'elles ont p\r s\ti5 des lm5ts affectifs et my/iques sur lesquels la raison re/e sans prise4 99 99 99 99 99 ,un livre peut modifi] p5dant quelques in/ants les op9ions du lecteur1 mais ses ides inconsci5tes repr5n5t bi5tt leur =ce4 99 99 99 99 99 ,l'intolrance des op9ions l'emporte sur la tolrance1 p>ce que la premire e/ d'orig9e affective ou my/ique1 et la seconde d'orig9e rationnelle4 99 99 99 99 99 ,conte/] la valeur d'une op9ion d'orig9e affective ou my/ique1 c'e/ la =tifi]4 99 99 99 99 99 ,les f\les ne crent pas l'op9ion1 mais lui donn5t sa =ce4 ,une op9ion populaire devi5t vite contagieuse4 99 99 99 99 99 ,il n'y a gure auj\rd'hui de j\rnaux assez indp5dants1 p\r p]mettre leurs rdacteurs des op9ions p]sonnelles4 99 99 99 99 99 ,l'abs5ce d'esprit critique favorise beauc\p l'adoption des op9ions gnrales1 ncessaires l'exi/5ce d'une socit4 ,un peuple1 dont t\tes les units s]ai5t d\es d'esprit critique1 ne subsi/]ait pas longtemps4 99 99 99 99 99 ,la =ce d'une op9ion gnrale e/ irrsi/ible4 ,en la crant on la dom9e2 si on ne sait pas la crer il faut la subir4 ,,vi ,,les ,,mots ,,et ,,les ,,=mules ,l'affectif1 n'ayant pas d'quival5t rationnel1 n'e/ pas exprimable en t]mes intellectuels4 ,les mots ne peuv5t donc traduire les s5tim5ts avec exactitude4 99 99 99 99 99 ,d]rire c]ta9s mots1 se tr\ve un monde d'ides que ces mots ne saurai5t atte9dre4 99 99 99 99 99 ,plus un mot e/ d'usage gnral1 plus il revt de s5s diffr5ts suivant la m5talit des hommes qui l'emploi5t4 99 99 99 99 99 ,l'incomprh5sion qui dom9e les relations entre les tres de races1 de situations sociales et de sexes diffr5ts1 e/ irrductible1 p>ce que les mmes mots veill5t *ez eux des ides dissemblables4 ,on peut donc dire qu'en ralit1 ils ne p>l5t pas la mme langue4 99 99 99 99 99 ,les mots qui reprs5t5t des ides ab/raites1 ne sont pas traduisibles avec exactitude dans une langue trangre4 ,d'un peuple l'autre1 les mmes mots correspond5t des images m5tales diffr5tes4 99 99 99 99 99 ,l'int]prtation div]se de mmes mots1 p> des tres de m5talit dissemblable1 a t une cause frqu5te des luttes hi/oriques4 99 99 99 99 99 ,dans l'art de g\v]n] figure la ncessit d'utilis] les mots possdant du pre/ige4 ,leur action e/ gnralem5t plus efficace que celle des argum5ts rationnels4 99 99 99 99 99 ,le cont5u my/ique de c]ta9es =mules1 leur donne un p\voir magique r$\table4 ,des milli]s d'hommes se fir5t tu] p\r des p>oles qu'ils ne p\vai5t compr5dre1 et d'ailleurs dp\rvues de s5s rationnel4 99 99 99 99 99 ,en politique1 les *oses ont mo9s d'importance que leurs noms4 ,dguis] s\s des mots bi5 *oisis1 les ?ories les plus absurdes1 suffit s\v5t les faire accept]4 99 99 99 99 99 ,c]ta9s mots1 c]ta9es =mules1 sont de puissants vocateurs d'images1 mais leur vie e/ phmre4 ,ils s'us5t et p]d5t alors la facult d'm\voir4 99 99 99 99 99 ,les mots fixs p> l'criture ne peuv5t *ang] que l5tem5t4 ,leur s5s et les images qu'ils voqu5t volu5t au contraire rapidem5t4 ,un langage anci5 ne peut donc reprs5t] que les ides d'autrefois4 99 99 99 99 99 ,*ez beauc\p d'hommes1 la p>ole prcde la p5se4 ,ils sav5t seulem5t ce qu'ils p5s5t1 aprs avoir ent5du ce qu'ils dis5t4 ,,vii ,,la ,,p]suasion #a4 ,la sugge/ion1 la rptition et la contagion4 ,un trait complet de l'art de p]suad] p\rrait ne cont5ir que c9q *apitres3 ,affirmation1 ,rptition1 ,pre/ige1 ,sugge/ion1 ,contagion4 99 99 99 99 99 ,p]suad] n'e/ pas simplem5t conva9cre1 mais faire agir4 99 99 99 99 99 ,les raisonnem5ts peuv5t conva9cre1 mais ils ne font pas t\j\rs agir4 ,la sugge/ion1 la rptition et la contagion pntrant dans l'inconsci5t1 t5d5t au contraire se trans=m] en actes4 99 99 99 99 99 ,la contagion m5tale e/ le plus sr ag5t de propagation des op9ions et des croyances4 ,les convictions politiques ne se fond5t gure autrem5t1 on t*e ensuite de leur donn] un aspect rationnel p\r les ju/ifi]4 99 99 99 99 99 ,si les obs]vations collectives sont presque t\j\rs errones1 c'e/ qu'elles reprs5t5t s\v5t l'illusion d'un individu1 transmise p> voie de contagion4 99 99 99 99 99 ,ds que1 p> sugge/ion ou contagion1 une op9ion e/ fixe dans l'esprit1 son absurdit n'app>at plus1 la raison ne peut l'atte9dre1 elle dom9e la volont et la conduite4 99 99 99 99 99 ,suffisamm5t rptes1 les ?ories les plus fune/es f9iss5t p> s'incorpor] dans l'inconsci5t et dev5ir mobiles d'action4 99 99 99 99 99 ,obt5ir p> sugge/ion1 vaut t\j\rs mieux qu'obt5ir p> contra9te4 99 99 99 99 99 ,l'art des gr&s m5eurs1 e/ de crer *ez ceux qu'ils entran5t1 des p]sonnalits n\velles4 99 99 99 99 99 ,p\r acqurir une autorit mom5tane1 il suffit gnralem5t de p]suad] qu'on la possde4 99 99 99 99 99 ,on dom9e plus facilem5t les peuples en excitant leurs passions1 qu'en s'occupant de leurs intrts4 99 99 99 99 99 ,p\r agir pr(ondm5t sur les hommes1 ce n'e/ pas leur me consci5te qu'il importe d'influ5c]1 mais leur me inconsci5te4 99 99 99 99 99 ,qui sait dompt] ou sduire1 n'a pas beso9 de disc\rir p\r p]suad]4 #b4 ,le ,pre/ige4 ,a qui possde le pre/ige1 la =ce e/ inutile4 99 99 99 99 99 ,le pre/ige peut remplac] la =ce1 mais la =ce ne remplace pas le pre/ige4 99 99 99 99 99 ,la =ce contra9t obir1 le pre/ige enlve jusqu' l'ide de dsobir4 99 99 99 99 99 ,pas d'obissance volontaire sans respect1 pas de respect sans pre/ige4 99 99 99 99 99 ,en remplissant l'me d'tonnem5t et de respect1 le pre/ige p>alyse les facults critiques et r5d la sugge/ion facile4 99 99 99 99 99 ,une erreur1 aurole de pre/ige1 ex]c]a t\j\rs plus d'action qu'une vrit sans pre/ige4 99 99 99 99 99 ,les g\v]nem5ts et les peuples qui p]d5t leur pre/ige1 ont bi5tt t\t p]du4 ,,livre ,,ii ,la ,vie ,collective ,i ,l',,ame ,,des ,,races ,les races pures n'exi/5t plus que p>mi les primitifs4 ,*ez les peuples civiliss1 la rptition des croisem5ts et l'id5tit du milieu ont f9i p> =m] des races hi/oriques n\velles1 analogues aux races pures4 99 99 99 99 99 ,les c>actres psy*ologiques d'une race hi/orique1 sont aussi /ables que ses c>actres anatomiques4 ,ils se transmett5t p> l'hrdit avec rgul>it et con/ance4 99 99 99 99 99 ,le has>d des conqutes peut c\rb] s\s une seule dom9ation plusieurs peuples diffr5ts4 ,des sicles de croisem5ts et de conditions d'exi/5ce id5tiques1 leur sont ncessaires p\r acqurir une me nationale4 99 99 99 99 99 ,l'hi/oire d'un peuple e/ le rcit de ses ef=ts p\r /abilis] son me et sortir a9si de la b>b>ie4 99 99 99 99 99 ,la =ce d'un peuple rside mo9s dans la puissance de ses armes1 que dans la communaut de s5tim5ts eng5dre p> la solidit de son me nationale4 ,l'me nationale des ,roma9s leur fit dom9] le monde4 ,ils disp>ur5t en la p]dant4 99 99 99 99 99 ,l'volution rgressive tant t\j\rs plus rapide que l'volution asc5dante1 les peuples mett5t des sicles acqurir une c]ta9e /ructure m5tale et la p]d5t p>fois trs vite4 99 99 99 99 99 ,un peuple civilis reprs5te une f\le1 dont l'me a t /abilise p> de l5tes accumulations ance/rales4 99 99 99 99 99 ,l'me /able de la race t5d t\j\rs lutt] contre l'me in/able de la f\le et limit] ses oscillations4 ,les f\les font les rvolutions4 ,l'me de la race en re/re9t la dure4 99 99 99 99 99 ,*aque race hi/orique et *aque phase de la vie de cette race impliqu5t c]ta9es in/itutions1 c]ta9es morales1 c]ta9s arts1 c]ta9es philosophies et n'en impliqu5t pas d'autres4 ,jamais peuple n'adopta une civilisation trangre sans la trans=m] entirem5t4 99 99 99 99 99 ,prt5dre impos] nos in/itutions1 nos c\tumes et nos lois aux indignes d'une colonie1 c'e/ v\loir sub/itu] au pass d'une race le pass d'une autre race4 99 99 99 99 99 ,sans rigidit1 l'me ance/rale ne possde aucune p]man5ce4 ,sans une c]ta9e mallabilit1 elle ne saurait s'adapt] aux *angem5ts de milieux1 eng5drs p> l'volution de la civilisation1 et en consqu5ce progress]4 99 99 99 99 99 ,l'hrdit seule peut lutt] contre l'hrdit4 ,les croisem5ts entre individus 9gaux dsagrg5t l'me ance/rale de la race4 ,plusieurs nations prir5t p\r ne l'avoir pas compris4 99 99 99 99 99 ,le patriotisme reprs5te la syn?se des aspirations de l'me nationale4 99 99 99 99 99 ,le mtis e/ un homme qui flotte entre les impulsions contraires d'anctres1 d'intellig5ce1 de moralit et de c>actre diffr5ts4 99 99 99 99 99 ,un peuple de mtis e/ +\v]nable4 99 99 99 99 99 ,le pass ne meurt jamais4 ,il vit en n\s-mme et con/itue le guide le plus sr de la conduite des individus et des peuples4 ,l'me des vivants e/ faite surt\t de la p5se des morts4 99 99 99 99 99 ,les morts sont s\v5t t]riblem5t tyranniques4 99 99 99 99 99 ,crer des ides qui influ5c]ont les hommes1 c'e/ mettre un peu de soi-mme dans la vie de ses desc5dants4 ,,ii ,l',,ame ,,des ,,f\les ,*ez les hommes en f\le se =me une me collective1 trs diffr5te de l'me individuelle de *acun d'eux4 99 99 99 99 99 ,l'me des f\les e/ dom9e p> une logique p>ticulire inconsci5te3 la logique collective4 99 99 99 99 99 ,l'homme faisant p>tie d'une multitude cesse d'tre lui-mme4 ,sa p]sonnalit consci5te s'van\it dans l'me inconsci5te de la f\le4 ,il p]d t\t esprit critique1 t\te aptitude raisonn]1 et r$evi5t un primitif4 ,il en a les hrosmes1 les en?\siasmes et les viol5ces4 99 99 99 99 99 99 99 99 99 99 ,excitabilit1 fureurs subites1 inaptitude au raisonnem5t1 crdulit sans bornes1 intolrance excessive1 obissance s]vile aux m5eurs1 con/itu5t les c>actres pr9cipaux des f\les4 99 99 99 99 99 ,t\j\rs intellectuellem5t au-dess\s de l'homme isol1 une f\le peut lui tre suprieure ou infrieure dans le doma9e des s5tim5ts4 ,elle devi5t aussi aism5t hroque que crim9elle4 99 99 99 99 99 ,la f\le e/ un tre amorphe1 incapable de v\loir et d'agir sans m5eur4 ,son me semble lie celle de ce m5eur4 99 99 99 99 99 ,exagres dans leurs s5tim5ts1 les f\les rclam5t de leurs m5eurs la mme exagration4 99 99 99 99 99 ,il e/ beauc\p plus facile de sugge/ionn] une collectivit qu'un individu4 99 99 99 99 99 ,la notion de sa puissance et de son irresponsabilit1 donne la f\le une intolrance et un orgueil excessifs4 99 99 99 99 99 ,la f\le e/ plus susceptible d'hrosme que de moralit4 99 99 99 99 99 ,il faut la f\le un fti*e3 p]sonnage1 doctr9e ou =mule4 99 99 99 99 99 ,l'extrme s5sibilit des f\les r5d leurs s5tim5ts trs mobiles4 ,elles pass5t facilem5t de l'adoration la ha9e4 99 99 99 99 99 ,le my/icisme1 qui sature les f\les1 leur fait attribu] une puissance my/rieuse la =mule politique1 ou au hros qui les sduit4 99 99 99 99 99 ,conf9e dans l'affectif et le my/ique1 la f\le e/ incapable de voir ce qu'ap]cevrait clairem5t l'obs]vateur isol4 ,un tmoignage collectif e/ donc le plus s\v5t erron4 99 99 99 99 99 ,la f\le ne reti5t gure des vnem5ts que leur ct m]veilleux4 ,les lg5des sont plus durables que l'hi/oire4 99 99 99 99 99 ,les f\les exig5t avant t\t des esprances4 ,prives du s5s des possibilits et d\es d'une crdulit inf9ie1 elles accept5t les plus invraisemblables promesses4 99 99 99 99 99 ,dans les f\les1 les s5tim5ts les motions et les croyances1 ex]c5t un p\voir contagieux1 contre lequel aucun argum5t rationnel ne peut lutt]4 99 99 99 99 99 ,l'affirmation1 la rptition1 la contagion et le pre/ige con/itu5t les seuls moy5s efficaces de p]suad] les f\les4 99 99 99 99 99 ,une ide n'e/ accepte p> les f\les que concrtise en =mules brves et viol5tes4 99 99 99 99 99 ,l'altruisme e/ une v]tu collective4 ,l'intrt p]sonnel1 si influ5t sur les individus1 agit peu sur les multitudes4 99 99 99 99 99 ,t\j\rs impressionnes p> la =ce1 les f\les le sont r>em5t p> la bont4 99 99 99 99 99 ,les f\les ne respect5t que les =ts4 ,le mpris du faible a t\j\rs t leur loi4 99 99 99 99 99 ,a la lib]t1 les f\les ont gnralem5t prfr l'galit dans la s]vitude4 99 99 99 99 99 ,qu& les fre9s sociaux1 qui conti5n5t les in/9cts des multitudes1 sont briss1 elles retomb5t trs vite dans la b>b>ie ance/rale4 99 99 99 99 99 ,il e/ p>fois utile un politici5 d'invoqu] la sagesse1 le bon s5s et la modration des multitudes4 ,les croire d\es de telles qualits r5d incapable de g\v]n]4 99 99 99 99 99 ,cd] une fois la f\le1 c'e/ lui donn] consci5ce de sa =ce et se condamn] lui cd] t\j\rs4 99 99 99 99 99 ,le poids du nombre t5d *aque j\r se sub/itu] au poids de l'intellig5ce4 ,mais si le nombre peut dtruire l'intellig5ce1 il e/ incapable de la remplac]4 99 99 99 99 99 ,les f\les compr5n5t r>em5t quelque *ose aux vnem5ts qu'elles accompliss5t4 ,,iii ,l',,ame ,,des ,,assembl,,es ,les gr&es assembles possd5t les pr9cipales c>actri/iques des f\les3 ,niveau intellectuel mdiocre1 excitabilit excessive1 fureurs subites1 intolrance complte1 obissance s]vile aux m5eurs4 99 99 99 99 99 ,une f\le htrogne =me d'individus diffr5ts1 runis au has>d1 n'a qu'une me transitoire4 ,une f\le homogne3 comits politiques1 gr\pem5ts pr(essionnels1 congrgations1 etc41 possde une me collective que la communaut des intrts r5d assez fixe4 99 99 99 99 99 ,bi5 que s\mise aux rgles de la psy*ologie collective1 une assemble politique n'agit pas t\j\rs comme une f\le1 p>ce que les gr\pes rivaux dont elle se compose possd5t des intrts contraires et ont *acun leurs m5eurs4 99 99 99 99 99 ,l'homme mdiocre augm5te sa valeur en faisant p>tie d'un gr\pe2 l'homme suprieur la dim9ue4 99 99 99 99 99 ,c]ta9s m5eurs viol5ts et possdant du pre/ige1 p>vi5n5t quelquefois trans=m] t\s les gr\pes d'une runion1 en une seule f\le s\mise leur volont4 ,les gr&es assembles rvolutionnaires f\rnir5t plusieurs exemples de ce phnomne4 99 99 99 99 99 ,l'me collective des assembles les conduit s\v5t des votes contraires aux volonts individuelles de leurs membres4 ,l'hi/oire de la ,rvolution e/ incomprh5sible sans la connaissance de cette loi4 99 99 99 99 99 ,on ne peut agir sur les individus d'un gr\pe qu'en influ5ant d'abord les m5eurs de ce gr\pe4 99 99 99 99 99 ,une m9orit brutale et h>die conduira t\j\rs une majorit cra9tive et irrsolue4 99 99 99 99 99 ,la peur e/ un des plus gr&s mobiles d'action des assembles politiques4 ,c'e/ p> excs de peur qu'elles manife/5t quelquefois un peu de c\rage4 ,,iv ,,la ,,vie ,,des ,,peuples ,les pr9cipes directeurs capables de guid] un peuple n'ont pas beso9 d'tre nombreux1 il suffit qu'ils soi5t /ables et univ]sellem5t respects4 99 99 99 99 99 ,la de/9e d'un peuple dp5d beauc\p plus de son c>actre1 que de son intellig5ce4 99 99 99 99 99 ,l'me ance/rale d'un peuple dom9e t\te son volution4 ,les b\lev]sem5ts politiques ne modifi5t que l'expression de cette me4 99 99 99 99 99 ,g>d] les in/itutions du pass1 mais les trans=m] ins5siblem5t1 e/ p\r les peuples une gr&e =ce4 ,les ,roma9s jadis1 les ,anglais de nos j\rs1 sont peu prs les seuls ayant su ralis] cet idal4 99 99 99 99 99 ,un peuple n'essaya jamais de rompre brusquem5t avec ses aeux1 sans b\lev]s] pr(ondm5t le c\rs de son hi/oire4 99 99 99 99 99 ,le j\g =midable des anctres crase l'individu mais =tifie la socit4 99 99 99 99 99 ,p\r un peuple1 ne pas avoir de pass1 comme les tats-,unis1 p> exemple1 e/ la fois une =ce et une faiblesse4 99 99 99 99 99 ,un peuple ne p\rrait pas plus transmettre un autre ses in/itutions1 que lui lgu] son me4 99 99 99 99 99 ,la conqute durable d'un peuple ne se fait pas avec des canons1 mais p> l'tablissem5t1 entre conqurant et conquis1 d'une c]ta9e communaut de s5tim5ts1 d'intrts et de p5ses4 99 99 99 99 99 ,un peuple n'e/ vraim5t =t que si les classes qui le compos5t possd5t beauc\p d'intrts communs4 ,l'gsme individuel agit alors dans le mme s5s que l'gsme collectif4 99 99 99 99 99 ,les div]g5ces politiques *ez un peuple1 dont l'me nationale e/ solidem5t con/itue1 s'effac5t vite devant de gr&s intrts collectifs4 99 99 99 99 99 ,les nations lat9es se fatigu5t plus rapidem5t de la lib]t que de la s]vitude4 99 99 99 99 99 ,les peuples qui n'ont pas su acqurir une discipl9e int]ne1 sont condamns subir une discipl9e ext]ne4 99 99 99 99 99 ,l'lite d'un peuple cre ses progrs1 les individus moy5s font sa =ce4 99 99 99 99 99 ,dans la vie d'un peuple l'ef=t cont9u e/ seul efficace4 ,l'ef=t int]mitt5t peut crer des rvolutions2 il ne ralise pas de progrs durables4 99 99 99 99 99 ,un peuple dont la population augm5te rapidem5t ne saurait re/] pacifi/e4 ,il f9it p> envahir les vois9s dont la population demeure /ationnaire4 99 99 99 99 99 ,les peuples re/5t t\j\rs saturs de my/icisme4 ,les lois1 les in/itutions et les g\v]nem5ts1 reprs5t5t p\r eux des puissances magiques1 capables de *ang] le c\rs des *oses leur gr4 99 99 99 99 99 ,*ez les primitifs1 l'homme n'tant pas dgag des influ5ces collectives1 l'me de l'individu diffre peu de celle de son gr\pe4 99 99 99 99 99 ,une civilisation avance conti5t des rsidus de t\tes les tapes successivem5t fran*ies4 ,l'homme des cav]nes et les b>b>es du temps d',attila y ont des reprs5tants4 99 99 99 99 99 ,les b>b>es de l'av5ir ne surgiront pas du dehors1 mais de cette arme des inadapts1 que les civilisations en progressant laiss5t d]rire elles4 99 99 99 99 99 ,si mdiocre que soit un homme d'tat1 ses facults de jugem5t et de prvision sont suprieures celles d'une runion de diplomates4 ,p> leur gr\pem5t1 ces d]ni]s acquir5t la m5talit infrieure des f\les4 ,le sort des peuples rgl p> des congrs fut t\j\rs misrable4 99 99 99 99 99 ,la civilisation d'un peuple e/ le vtem5t extrieur de son me1 l'expression visible des =ces invisibles qui le mn5t4 99 99 99 99 99 ,une civilisation utilise la sci5ce1 mais ne s'difie pas sur elle4 99 99 99 99 99 ,une foi =te r5d un peuple inv9cible1 tant qu'il ne r5contre pas devant lui une foi plus =te4 99 99 99 99 99 ,en crant des fre9s sociaux puissants les peuples sort5t de la b>b>ie1 en les brisant ils y ret\rn5t4 99 99 99 99 99 ,les progrs d'un peuple ne sont dt]m9s ni p> les g\v]nem5ts ni p> les rvolutions1 mais p> la somme des ef=ts des individus qui le compos5t4 99 99 99 99 99 ,les peuples1 comme les espces vivantes1 disp>aiss5t lorsque1 trop /abiliss p> un long pass1 ils sont dev5us incapables de s'adapt] de n\velles conditions d'exi/5ce4 ,v ,,les ,,in/itutions ,,et ,,les ,,lois ,les hommes en socit ne p\vant vivre sans tyrannie1 la plus acceptable e/ encore celle des lois4 99 99 99 99 99 ,les peuples tant g\v]ns p> leur m5talit et non p> les in/itutions qu'on leur impose1 les lois doiv5t tre l'expression de cette m5talit4 ,une loi utile p\r un peuple devi5t s\v5t nuisible p\r un autre4 99 99 99 99 99 ,les lois n'ont pas s'occup] de la logique rationnelle4 ,elles sont filles de ncessits indp5dantes de cette logique4 99 99 99 99 99 ,les lois doiv5t fix] des ncessits et non des passions4 ,celles dictes s\s l'empire d'une passion ne sont jamais durables4 99 99 99 99 99 ,les lois /abilis5t des c\tumes1 elles peuv5t r>em5t en crer4 99 99 99 99 99 ,une loi qui ne sanctionne pas simplem5t la c\tume1 c'e/--dire l'expri5ce du pass1 ne fait que codifi] notre ignorance de l'av5ir4 99 99 99 99 99 ,les ncessits sociales voluant plus vite que les codes1 la jurisprud5ce doit complt] et modifi] les lois4 99 99 99 99 99 ,les in/itutions politiques ne crent pas les s5tim5ts d'un peuple4 ,elles sont eng5dres p> ces s5tim5ts4 99 99 99 99 99 ,les in/itutions imposes c\ps de dcrets tr\bl5t t\j\rs le jeu des facteurs politiques que les ncessits naturelles f9irai5t p> quilibr]4 99 99 99 99 99 ,croire1 comme les politici5s1 la puissance trans=matrice des lois1 c'e/ oubli] que d]rire les phnomnes visibles1 se tr\v5t t\j\rs des =ces invisibles qui les dt]m95t4 99 99 99 99 99 ,si tant de lois accroiss5t les maux qu'elles prt5dai5t gurir1 c'e/ qu'en les votant on ignorait leurs incid5ces4 99 99 99 99 99 ,une loi gnrale1 c'e/--dire non dicte contre un p>ti1 peut tre despotique1 elle n'e/ pas arbitraire4 99 99 99 99 99 ,la tyrannie individuelle e/ pro*a9e qu& les collectivits se s\/rai5t au j\g des lois4 99 99 99 99 99 ,un dlit gnralis devi5t bi5tt un droit4 99 99 99 99 99 ,les lois n'ayant que la =ce arme p\r s\ti51 ne saurai5t dur] longtemps4 99 99 99 99 99 ,on remanie facilem5t sur le papi] les lois d'une nation1 on ne refait pas son me4 ,,vi ,,le ,,droit ,la nature ignore la ju/ice4 ,l'quit e/ une cration de l'homme4 99 99 99 99 99 ,le droit ne comm5ce qu' dat] du mom5t o l'on dti5t la =ce ncessaire p\r le faire respect]4 99 99 99 99 99 ,ds qu'on possde la =ce1 on cesse d'invoqu] la ju/ice4 99 99 99 99 99 ,le droit et la ju/ice ne j\5t aucun rle dans les relations entre peuples de =ces 9gales4 99 99 99 99 99 ,on ne peut oppos] le droit la =ce1 c> la =ce et le droit sont des id5tits4 ,le droit e/ de la =ce qui dure4 ,,vii ,,la ,,morale ,les lois morales ne sont pas des entits fictives1 mais d'imprieuses ncessits4 99 99 99 99 99 ,la morale reprs5te la syn?se des beso9s sociaux d'une poque4 ,p> le fait seul qu'elle veut subsi/]1 une socit e/ oblige d'avoir un crit]ium irrductible du bi5 et du mal4 99 99 99 99 99 ,nulle civilisation ne p\vant dur] sans morale1 les codes n'accumul]ont jamais trop de svrits p\r ma9t5ir les prescriptions morales4 99 99 99 99 99 ,=mule des ncessits d'exi/5ce d'une socit un mom5t donn1 la morale volue avec ces ncessits4 99 99 99 99 99 ,en droit1 comme en morale1 c]ta9es ncessits ne sont pas t\j\rs des vrits1 mais il e/ inutile de conte/] des ncessits4 99 99 99 99 99 ,t\te morale qui1 s\s l'influ5ce de l'hrdit1 de l'ducation et des codes1 n'e/ pas dev5ue inconsci5te1 et p> consqu5t in/9ctive1 ne con/itue pas une sre morale4 99 99 99 99 99 ,les rgles morales n'ont de =ce que lorsqu'il n'y a plus de mrite les obs]v]4 99 99 99 99 99 ,une v]tu pratique sans ef=t e/ une qualit1 mais non une v]tu4 99 99 99 99 99 ,v\loir1 avec beauc\p de philosophes1 fond] la morale sur la raison pure e/ une dang]euse illusion4 ,une morale1 dp\rvue de supports affectifs ou my/iques1 re/e sans dure et sans =ce4 99 99 99 99 99 ,la morale ne s'appr5d qu'en la pratiquant4 ,elle fait p>tie1 comme les arts1 de ces connaissances que ne saurai5t enseign] les livres4 99 99 99 99 99 ,le milieu et l'exemple sont deux gr&s gnrateurs de la morale4 99 99 99 99 99 ,il faut quelquefois des sicles un peuple p\r acqurir une morale et peu d'annes p\r la p]dre4 99 99 99 99 99 ,la morale d'un peuple reprs5te l'*elle de ses valeurs4 99 99 99 99 99 ,le m9imum possible de morale e/ celui prescrit p> les codes et ma9t5u p> les g5d>mes4 ,ds que ce m9imum cesse d'tre respect1 l'an>*ie comm5ce4 99 99 99 99 99 ,au-dessus de la morale indisp5sable1 ma9t5ue p> les codes1 exi/e une morale plus haute qui appr5d sacrifi] l'intrt individuel l'intrt collectif4 ,une socit peut dur] avec la premire1 elle ne gr&it pas sans la seconde4 99 99 99 99 99 ,on peut considr] comme un grave symptme de dcad5ce1 que la moralit des classes dirigeantes tombe au-dess\s de celle des classes diriges4 99 99 99 99 99 ,faute d'un code accept1 la morale int]nationale n'a jamais ralis aucun progrs4 ,elle e/ re/e celle d'une b&e de l\ps3 respect] les =ts1 dvor] les faibles4 99 99 99 99 99 ,le mme s5tim5t peut tre appel vice ou v]tu suivant son utilit sociale4 t5du la famille1 la tribu1 la patrie1 l'gsme individuel devi5t une v]tu4 ,la vanit1 dfaut individuel1 e/ galem5t une v]tu collective4 99 99 99 99 99 ,les v]tus individuelles devi5n5t p>fois des vices collectifs4 ,la d\ceur et le p>don des injures1 pratiqus p> un peuple1 attir]ai5t sur lui un univ]sel mpris4 99 99 99 99 99 ,possible entre individus1 la tolrance ne l'e/ jamais entre collectivits4 99 99 99 99 99 ,l'intolrance reprs5te s\v5t dans la vie des peuples une v]tu ncessaire l'action4 99 99 99 99 99 ,a en jug] p> ses rsultats1 on p\rrait difficilem5t rang] l'humanit>isme p>mi les v]tus4 ,il e/ le plus r$\table ennemi de la morale4 ,qu& l'humanit>isme gr&it1 la morale fl*it4 99 99 99 99 99 ,la crim9alit d'un pays crot avec le dveloppem5t de l'humanit>isme4 ,limitant sans cesse la rpression1 il rduit l'action inhibitive des *tim5ts4 99 99 99 99 99 ,excus] le mal1 c'e/ le multipli]4 99 99 99 99 99 ,dans le doma9e moral1 l'homme mod]ne dtruit plus vite qu'il ne btit4 99 99 99 99 99 ,la v]tu ne p\sse pas t\j\rs l'action4 ,des vices infrieurs3 ha9e1 v5geance1 jal\sie1 am\r du pillage1 ont t les gr&s mobiles de l'activit des hommes4 ,ces s5tim5ts ma9ti5n5t l',europe en armes4 99 99 99 99 99 ,les g5s v]tueux se v5g5t s\v5t des contra9tes qu'ils s'impos5t1 p> l'ennui qu'ils inspir5t4 99 99 99 99 99 ,l'action ds9tresse n\s gr&it nos yeux et donne s\v5t plus de joie que des actes g/es4 99 99 99 99 99 ,les petits hrosmes cont9us sont plus difficiles1 que les gr&s hrosmes accid5tels4 99 99 99 99 99 ,la peur du jugem5t des autres1 e/ un des plus srs s\ti5s de la morale4 99 99 99 99 99 ,plus un peuple possde de discipl9e int]ne et p> consqu5t de moralit /able1 plus il e/ lev en civilisation4 99 99 99 99 99 ,les peuples disp>aiss5t vite de l'hi/oire qu& leur morale comm5ce se dsagrg]4 ,,viii ,l',,id,,al ,un idal a t\j\rs des s\ti5s affectifs et my/iques4 ,les lm5ts rationnels qu'on lui sup]pose n'ont jamais s]vi le crer4 99 99 99 99 99 ,les rvolutions et l'an>*ie reprs5t5t la ranon de ce phnomne1 capital dans l'hi/oire d'un peuple1 un *angem5t d'idal4 99 99 99 99 99 ,on ne peut ri5 sur l'homme dont l'idal1 comme celui des rvolutionnaires russes1 e/ de sacrifi] sa vie p\r une croyance4 99 99 99 99 99 ,pas de peuple puissant sans un idal respect4 ,cet idal le guide1 comme une b\ssole ori5te la direction d'un navire4 99 99 99 99 99 ,les peuples dont l'idal e/ =t et les beso9s faibles1 triomph]ont t\j\rs de ceux dont les beso9s sont gr&s et l'idal mdiocre4 99 99 99 99 99 ,dtruire l'idal d'un individu1 d'une classe1 d'un peuple1 c'e/ lui t] t\t ce qui faisait sa cohsion1 sa gr&eur et ses raisons d'agir4 99 99 99 99 99 ,syn?se de l'exi/5ce ance/rale1 la patrie e/ un idal dont le culte a t\j\rs con/itu un des plus =ts cim5ts sociaux4 99 99 99 99 99 ,consacr] de longs ef=ts difi] un idal1 puis autant d'ef=ts p\r le dtruire1 tel e/ le cycle de la vie d'un peuple4 ,,ix ,,les ,,dieux ,il ne faut pas croire la multiplicit des dieux4 ,s\s des noms div]s1 les hommes de t\s les ges n'ont gure ador qu'une div9it3 l',esprance4 99 99 99 99 99 ,l'attribution d'un p\voir my/rieux des =ces suprieures1 concrtises s\s =me d'idoles1 de fti*es1 de =mules1 con/itue l'esprit my/ique4 ,il dom9e l'hi/oire4 99 99 99 99 99 ,si l'homme *ange p>fois les noms de ses dieux1 il ne s'en e/ jamais pass4 ,le my/icisme semble un beso9 inde/ructible de l'esprit4 99 99 99 99 99 ,la logique my/ique peut dom9] la logique affective1 au po9t d'annul] l'in/9ct de la cons]vation4 99 99 99 99 99 ,les hros et les ,dieux1 cond5s5t en lum9euses syn?ses1 les obscures aspirations des peuples4 99 99 99 99 99 ,une religion traduit la m5talit collective d'un peuple un mom5t donn de son hi/oire4 99 99 99 99 99 ,les dieux eux-mmes volu5t4 ,les dogmes fixs p> les textes re/5t inv>iables1 mais suivant les peuples et le temps1 l'int]prtation de ces dogmes se trans=me4 99 99 99 99 99 ,l'esprit religieux e/ indp5dant des dogmes qui l'alim5t5t4 ,les ,jacob9s de la ,t]reur et les mo9es de l',inquisition possdai5t une m5talit id5tique4 99 99 99 99 99 ,incapable de vivre sans c]titude1 l'homme prfr]a t\j\rs les croyances les mo9s df5dables1 aux ngations les plus ju/ifies4 99 99 99 99 99 ,si l'a?isme se propageait1 il devi5drait une religion aussi intolrante que les anci5nes4 99 99 99 99 99 ,l'intolrance de c]ta9s libres p5seurs1 rsulte frquemm5t de la religiosit inconsci5te dont l'atavisme a rempli leurs mes4 99 99 99 99 99 ,la libre p5se ne con/itue s\v5t qu'une croyance1 qui disp5se de la fatigue de p5s]4 99 99 99 99 99 ,il e/ t\j\rs imprud5t de v\loir raisonn] sa foi4 99 99 99 99 99 ,en donnant aux hommes l'espoir d'une t]nit heureuse1 les religions ont t beauc\p plus utiles l'humanit que t\tes les philosophies runies4 99 99 99 99 99 ,les religions con/itu5t une =ce utilis]2 jamais combattre4 99 99 99 99 99 ,si les croyances religieuses ont ret>d la connaissance de quelques vrits sci5tifiques1 il e/ d\teux qu'aux phases infrieures de son volution1 l'homme et beauc\p gagn leur dc\v]te4 99 99 99 99 99 ,c'e/ surt\t aprs avoir dtruit ses dieux qu'on en dc\vre l'utilit4 99 99 99 99 99 ,la raison cre le progrs1 mais les btisseurs de croyances mn5t l'hi/oire4 ,du fond de leurs tombeaux1 de gr&s halluc9s comme ,b\ddha et ,mahomet1 c\rb5t encore des millions d'hommes s\s l'en*antem5t de leurs rves4 99 99 99 99 99 ,les peuples surviv5t r>em5t la mort de leurs dieux4 ,x ,l',,art ,la naissance des arts a t\j\rs prcd celle de la philosophie et des sci5ces4 ,fils de beso9s affectifs et my/iques1 antrieurs l'ge de la raison1 ils peuv5t fleurir aux poques de b>b>ie4 99 99 99 99 99 ,les arts1 la musique surt\t1 sont le langage de l'affectif et du my/ique2 les mots1 celui du rationnel4 99 99 99 99 99 ,l'arti/e e/ mdiocre qu& il raisonne au lieu de s5tir4 99 99 99 99 99 ,l'art drivant des s5tim5ts n'e/ accessible aux int]prtations intellectuelles1 que dans ses lm5ts te*niques4 99 99 99 99 99 ,comme la politique l'art e/ guid p> quelques m5eurs1 suivis d'une f\le de m5s4 99 99 99 99 99 ,le beau1 c'e/ ce qui n\s plat1 et ce qui n\s plat se dt]m9e mo9s p> le gt p]sonnel1 que p> la s5sibilit de p]sonnes influ5tes1 dont la contagion m5tale impose le jugem5t4 99 99 99 99 99 ,il n'y a pas de lois e/htiques inv>iables4 ,les monum5ts go?iques et les uvres de c]ta9s pe9tres1 trs admirs auj\rd'hui1 fur5t mpriss p5dant longtemps4 99 99 99 99 99 ,a c]ta9es poques semble se crer une vritable atmosphre de gts et de s5tim5ts1 qui s'impose aux esprits les plus indp5dants4 99 99 99 99 99 ,la contagion m5tale e/ si puissante en art1 qu'elle donne aux uvres d'une poque un air de famille1 p]mettant de reconnatre le mom5t de leur cration4 99 99 99 99 99 ,l'art subit tellem5t l'influ5ce du milieu et de la race qu'il n'y a pas dans l'hi/oire1 malgr c]ta9es app>5ces contraires1 de peuple ayant adopt les arts d'un autre sans les trans=m]4 99 99 99 99 99 ,une gr&e uvre arti/ique e/ inconsci5te4 ,consci5te1 elle devi5drait p]sonnelle et ne traduirait plus les s5tim5ts et les ides d'une poque4 99 99 99 99 99 voquant des ides indcises1 accompagnes de s5sations =tes1 la musique agit facilem5t sur les tres d'intellig5ce faible mais de s5sibilit vive4 ,on a dit avec raison1 qu'elle e/ l'art des femmes et des f\les4 99 99 99 99 99 ,l'homme1 conf9 p> la nature dans l'phmre1 rve d't]nit4 ,en levant des temples et des /atues1 il se donne l'illusion de crer des *oses qu'on ne v]ra pas prir4 99 99 99 99 99 ,le vritable arti/e cre1 mme en copiant4 ,,xi ,,les ,,rites ,,et ,,les ,,symboles ,les rites et les symboles3 crmonies1 drapeaux1 ftes nationales1 usages monda9s1 dom95t la volont individuelle4 ,ils con/itu5t les plus srs s\ti5s de la vie religieuse et sociale4 99 99 99 99 99 ,nulle place dans une socit1 p\r qui prt5d s'affran*ir des rites et mpris] les symboles4 99 99 99 99 99 ,c'e/ seulem5t s\s l'influ5ce des rites et des symboles que les croyances individuelles pr5n5t un c>actre collectif4 99 99 99 99 99 ,la ju/ice prive de rites et de symboles ne s]ait plus la ju/ice4 99 99 99 99 99 ,une croyance religieuse ou politique se fonde sur la foi1 mais sans les rites et les symboles elle ne saurait dur]4 99 99 99 99 99 ,la =ce des rites e/ telle1 qu'ils surviv5t longtemps la foi qui les avait fait natre4 99 99 99 99 99 ,l'homme le plus indp5dant1 le libre p5seur le plus sceptique1 s\mett5t volontairem5t leur exi/5ce des rites politiques1 monda9s ou sociaux qui leur t5t t\te lib]t relle4 99 99 99 99 99 ,les rites vit5t l'homme l'inc]titude4 ,grce eux1 il sait1 sans rfl*ir1 ce qui doit tre dit et fait en t\tes circon/ances4 99 99 99 99 99 ,les rites et les symboles fondam5taux d'un peuple sont la cration de ses morts4 ,,livre ,,iii ,la ,vie ,rationnelle ,i ,,la ,,croyance ,,et ,,la ,,connaissance ,la croyance et la connaissance con/itu5t deux modes d'activit m5tale1 d'orig9es diffr5tes4 99 99 99 99 99 ,la connaissance e/ t\j\rs consci5te et rationnelle1 la croyance irrationnelle et inconsci5te4 99 99 99 99 99 ,la croyance a p\r c>actri/ique fondam5tale de n'tre modifiable ni p> l'obs]vation1 ni p> la raison1 ni p> l'expri5ce4 99 99 99 99 99 ,la dc\v]te de la plus mode/e connaissance sci5tifique exige un norme labeur1 l'acquisition d'une croyance n'en dem&e aucun4 99 99 99 99 99 ,la connaissance se rp& p> les livres1 les croyances p> les aptres4 99 99 99 99 99 ,la connaissance con/itue le gr& facteur des progrs matriels de la civilisation4 ,les croyances ori5t5t les ides1 les s5tim5ts1 et p> consqu5t la conduite4 99 99 99 99 99 ,la connaissance tablit des vrits1 la croyance inc>ne nos dsirs2 c'e/ p\rquoi l'homme prfra t\j\rs la croyance la connaissance4 99 99 99 99 99 ,les religions donn5t aux illusions1 nes de nos dsirs1 une app>5ce de ralit4 ,la sci5ce seule cre des ralits indp5dantes de ces dsirs4 99 99 99 99 99 ,une croyance politique1 religieuse ou sociale1 e/ un acte de foi inconsci5t4 ,lorsque le raisonnem5t essaie de la ju/ifi]1 elle e/ dj =me4 99 99 99 99 99 ,la gr&e =ce des croyances1 e/ de donn] des esprances et des reprs5tations m5tales impliquant le bonheur4 99 99 99 99 99 ,on ne cit]ait pas dans l'hi/oire1 une croyance politique ou religieuse rduite p> rfutation rationnelle4 ,la raison se brise t\j\rs contre le mur de la croyance4 99 99 99 99 99 ,une croyance se subit et ne se discute pas4 ,qu& on la discute1 c'e/ que1 =t branle dj1 elle e/ prs de disp>atre4 99 99 99 99 99 ,on r5contre difficilem5t un homme acceptant d'expos] sa vie p\r une vrit rationnelle4 ,on en tr\ve aism5t dix mille prts se faire tu] p\r une croyance4 99 99 99 99 99 ,les hommes de *aque ge viv5t sur un petit nombre de croyances politiques1 religieuses et sociales1 que le temps seul1 ou l'acquisition d'une n\velle croyance1 peut trans=m]4 99 99 99 99 99 ,crer une croyance1 c'e/ crer une n\velle consci5ce1 gnratrice d'une n\velle conduite4 99 99 99 99 99 ,le mo9dre *angem5t dans les croyances d'un peuple modifie sa de/9e4 99 99 99 99 99 ,lorsqu'une "q s\lve des op9ions violemm5t contradictoires1 on peut assur] qu'elle app>ti5t au cycle de la croyance et non celui de la connaissance4 99 99 99 99 99 ,dans les p]scutions politiques antireligieuses1 ce n'e/ pas la raison qui se dresse contre une croyance1 mais deux croyances contraires qui se tr\v5t en lutte4 99 99 99 99 99 ,les div]g5ces d'orig9e rationnelle se support5t facilem5t1 les antagonismes de croyances ne se tolr5t pas4 ,les luttes religieuses ou politiques s]ont t\j\rs viol5tes4 99 99 99 99 99 ,l'intolrance e/ la compagne ncessaire des convictions =tes4 ,entre sectateurs de croyances vois9es1 elle e/ beauc\p plus acc5tue qu'entre df5seurs de dogmes sans p>5t4 99 99 99 99 99 ,c'e/ surt\t dans le doma9e des croyances1 que l'esprit huma9 *]*e des c]titudes4 99 99 99 99 99 ,l'hypo?se e/ une croyance s\v5t prise p\r une connaissance4 99 99 99 99 99 ,les phnomnes qui se pass5t dans le *amp de la croyance n'tant pas sci5tifiquem5t vrifiables1 la crdulit du savant y peut gal] celle de l'ignorant4 99 99 99 99 99 ,les *oses rationnellem5t contradictoires se concili5t p>faitem5t dans l'esprit hypnotis p> une croyance4 99 99 99 99 99 ,une croyance n'tant ni rationnelle ni volontaire1 aucune des absurdits qu'elle enseigne ne saurait nuire sa propagation4 99 99 99 99 99 ,ne pas croire les *oses possibles1 c'e/ les r5dre impossibles4 ,une des =ces de la foi e/ d'ignor] l'impossible4 99 99 99 99 99 ,une croyance =te cre des volonts =tes1 auxquelles ne rsi/5t jamais les volonts faibles4 99 99 99 99 99 ,l'homme eut t\j\rs beso9 de croyances p\r ori5t] sa p5se et guid] sa conduite4 ,ni la philosophie1 ni la sci5ce n'ont pu jusqu'ici les remplac]4 99 99 99 99 99 ,les croyances ont fait surgir du nant des uvres d'art1 qu'aucune p5se rationnelle n'aurait pu en faire sortir4 99 99 99 99 99 ,malgr leur faible valeur rationnelle1 les croyances mn5t les peuples4 ,elles les emp*5t d'tre une p\ssire de b>b>es1 sans cohsion et sans =ce4 ,,ii ,l',,in/ruction ,,et ,l',,ducation ,l'ducation e/ l'art de faire pass] le consci5t dans l'inconsci5t4 99 99 99 99 99 ,bi5 duqu1 l'inconsci5t e/ notre esclave et travaille p\r n\s4 ,mal duqu1 il devi5t notre matre et agit contre n\s4 99 99 99 99 99 ,la valeur de l'homme ne se mesure pas1 comme le croi5t les matres de notre univ]sit1 au niveau de son in/ruction mais celui de son c>actre4 99 99 99 99 99 ,la =ce du c>actre1 et non l'in/ruction1 donne l'homme une armature int]ne rsi/ante4 ,priv de cette armature1 il devi5t le j\et de t\tes les circon/ances4 99 99 99 99 99 ,une des plus graves erreurs lat9es e/ de croire au p>alllisme de l'in/ruction1 de la moralit et de l'intellig5ce4 99 99 99 99 99 ,in/ruire n'e/ pas duqu]4 ,l'in/ruction enri*it la mmoire4 ,l'ducation cre *ez l'homme des rflexes utiles et lui appr5d dom9] les rflexes nuisibles4 99 99 99 99 99 ,quelques annes suffis5t p\r in/ruire un b>b>e4 ,il faut p>fois des sicles p\r l'duqu]4 99 99 99 99 99 ,dvelopp] *ez l'homme la rflexion1 le jugem5t1 l'n]gie1 et le sang-froid1 s]ait autrem5t ncessaire que de lui impos] l'insipide phrasologie1 qui con/itue l'enseignem5t scolaire4 99 99 99 99 99 ,conf9] l'esprit dans l'artificiel et le r5dre incapable d'obs]vation1 e/ le plus sr rsultat des m?odes ne montrant le monde qu' trav]s les livres4 99 99 99 99 99 ,la sci5ce lve ou abaisse1 suivant le t]ra9 m5tal qui la reoit4 ,la culture suprieure n'e/ utilisable que p> des c]veaux suprieurs4 99 99 99 99 99 ,une trop haute in/ruction1 impose des tres de m5talit infrieure1 fausse t\s leurs jugem5ts4 ,a demi rationaliss1 ils p]d5t les qualits intuitives du primitif et devi5n5t des mtis intellectuels4 99 99 99 99 99 ,les expri5ces1 rptes sur des milli]s d'indignes des colonies1 montr5t combi5 une in/ruction mal adapte1 abaisse l'intellig5ce1 la moralit et le c>actre4 99 99 99 99 99 ,ri5 de plus dang]eux que les ides gnrales dgages de leurs rac9es4 ,elles conduis5t t\j\rs au simplisme et l'incomprh5sion4 99 99 99 99 99 ,il faut d'abord de gr&s ef=ts p\r tablir d'utiles habitudes dans l'inconsci5t1 mais une fois fixes elles p]mett5t de se guid] sans ef=ts4 99 99 99 99 99 ,canalise p> une bonne m?ode1 l'intellig5ce la plus faible arrive progress]4 99 99 99 99 99 ,acqurir une m?ode1 c'e/ possd] l'art d'conomis] le temps et1 p> suite1 d'en prolong] la dure4 99 99 99 99 99 ,v\loir enseign] trop de *oses emp*e l'lve d'en appr5dre aucune4 ,ce pr9cipe fondam5tal e/ entirem5t mconnu de notre ,univ]sit4 99 99 99 99 99 ,l'ducateur devrait savoir dt]m9] les aptitudes de *aque lve1 qui peuv5t tre utilem5t dveloppes4 ,qu& le has>d seul dt]m9e le *oix des tudes et des c>rires1 le r5dem5t de l'homme e/ mdiocre4 99 99 99 99 99 ,une des gr&es illusions de la dmocratie e/ de s'imag9] que l'in/ruction galise les hommes4 ,elle ne s]t s\v5t qu' les diffr5ci] davantage4 99 99 99 99 99 ,les conc\rs mnmoniques crent des 9galits sociales plus pr(ondes que celles de l'anci5 rgime1 et s\v5t mo9s ju/ifies4 99 99 99 99 99 ,notre sy/me d'ducation classique a f9i p> crer une ari/ocratie de la mmoire1 n'ayant aucun rapport avec celle du jugem5t et de l'intellig5ce4 99 99 99 99 99 ,l'in/ruction peut tre mnmonique ou exprim5tale4 ,la premire =me les beaux p>leurs1 la seconde les hommes d'action4 99 99 99 99 99 ,cons]ve presque exclusivem5t p> les peuples lat9s1 l'in/ruction mnmonique e/ une des gr&es causes de leur faiblesse4 ,elle a p\r rsultat de confi] les plus importantes fonctions sociales des individualits s\v5t =t mdiocres4 99 99 99 99 99 ,le *oix d'un sy/me d'ducation1 plus d'importance p\r un peuple1 que celui de son g\v]nem5t4 ,,iii ,,les ,,lites ,la =ce d'une nation ne se mesure pas au *iffre de sa population1 mais la valeur de ses lites4 99 99 99 99 99 ,cres p> les lites1 les civilisations ne progress5t que p> elles4 ,priv de ses lites1 un pays tomb]ait bi5tt dans la misre et l'an>*ie4 99 99 99 99 99 ,le peuple e/ le gr& rs]voir d'n]gie d'un pays1 mais cette n]gie n'e/ utilisable que canalise p> une lite4 99 99 99 99 99 ,les inv5tions de gnie sont t\j\rs p]sonnelles4 ,elles s'pan\iss5t en dev5ant collectives4 99 99 99 99 99 ,des hommes d'lite runis en gr\pe ne con/itu5t plus une lite4 ,p\r g>d] son niveau1 l'esprit suprieur doit re/] solitaire4 99 99 99 99 99 ,les ari/ocraties ont pris des =mes div]ses3 naissance1 tal5t ou =tune4 ,le monde ne s'en e/ jamais pass4 99 99 99 99 99 ,l'ari/ocratie intellectuelle devrait p>atre aussi peu quitable aux f\les galitaires que l'anci5ne noblesse4 ,la naissance seule en effet1 confre les qualits intellectuelles1 comme jadis elle confrait les privilges4 99 99 99 99 99 ,la lutte des aveugles multitudes contre les lites dont elles viv5t e/ une des cont9uits de l'hi/oire4 ,le triomphe du nombre a m>qu la f9 de plusieurs civilisations4 99 99 99 99 99 ,les gr&es civilisations n'ont pu prospr]1 qu'en sa*ant dom9] leurs lm5ts infrieurs4 99 99 99 99 99 ,l'lite cre1 la plbe dtruit4 ,,iv ,,les ,,conceptions ,,philosophiques ,la raison e/ beauc\p plus con/ructive qu'explicative4 ,elle a *ang la face du monde mais n'a ri5 dit encore1 des puissances secrtes qui font volu] un br9 d'h]be4 99 99 99 99 99 ,la logique de l'univ]s diffre trop de notre logique p\r que n\s puissions espr] en pntr] les secrets4 99 99 99 99 99 ,si on appelait miracle t\t ce qui e/ incomprh5sible1 la vie d'un tre quelconque devrait tre considre comme un p]ptuel miracle4 99 99 99 99 99 ,les =ces my/rieuses qui font natre1 gr&ir et m\rir les tres1 sont si loignes de notre raison1 que la sci5ce r5once auj\rd'hui les expliqu]4 99 99 99 99 99 ,la mo9dre cellule vivante porte en elle un imm5se pass et un my/rieux av5ir4 99 99 99 99 99 ,le monde e/-il cr ou incr1 rel ou irrel1 l'espce huma9e durable ou phmre8 ,la philosophie1 qui rpondait jadis ces que/ions1 r5once ma9t5ant les rs\dre4 99 99 99 99 99 ,c]ta9s problmes r$\tables3 d'o v5ons-n\s8 o allons-n\s8 ne doiv5t pas tre trop discuts1 af9 de leur laiss] un nuage de d\te qui n'efface pas t\te esprance4 99 99 99 99 99 ,des trois conceptions possibles de la vie3 optimi/e1 pessimi/e1 rsigne1 la d]nire e/ peut-tre la plus sage1 mais aussi la mo9s gnratrice d'action4 99 99 99 99 99 ,se rvolt] ou s'adapt]1 il n'y a gure d'autre *oix dans la vie4 99 99 99 99 99 ,en tant l't]nit la matire1 la sci5ce a dtruit une des d]nires idoles de la philosophie4 99 99 99 99 99 ,la philosophie relle du monde se fait ct des philosophes et en dehors d'eux4 99 99 99 99 99 ,les sy/mes philosophiques p\rront disp>atre1 mais il re/]a t\j\rs une faon philosophique d'envisag] les phnomnes4 99 99 99 99 99 ,le d]ni] mot de la philosophie e/ de compr5dre qu'on ne peut pas encore compr5dre4 99 99 99 99 99 ,*aque phnomne a son my/re4 ,le my/re e/ l'me ignore des *oses4 ,v ,,les ,,pr9cipes ,,sci5tifiques ,la sci5ce e/ en ralit une rvolte de l'homme contre la nature1 un ef=t p\r se s\/raire aux =ces aveugles qui l'opprim5t4 99 99 99 99 99 ,les ass]vissem5ts1 imposs l'homme p> la nature1 con/ituai5t autrefois d'inexorables fatalits4 ,en appr5ant dsagrg] ces fatalits1 la sci5ce leur te de plus en plus le c>actre de ncessits4 99 99 99 99 99 ,dt]m9isme et fatalisme s5t *oses =t diffr5tes4 ,dc\vrir le dt]m9isme d'un phnomne1 fait s\v5t disp>atre sa fatalit4 99 99 99 99 99 ,l'h>monie1 suppose prtablie de l'univ]s1 n'e/ due sans d\te qu' l'quilibre 9vitable des =ces qui le compos5t4 99 99 99 99 99 ,les lois sci5tifiques les plus prcises1 ne sont valables que p\r une portion limite du temps et de l'espace4 99 99 99 99 99 ,*aque sci5ce drive d'un petit nombre de pr9cipes4 ,celui de l'inv>iabilit de la masse s\ti5t t\t l'difice de la *imie4 ,sur celui de la cons]vation de l'n]gie repos5t la physique et la mcanique4 99 99 99 99 99 ,les deux gr&es con/antes de l'univ]s sont la rsi/ance et le m\vem5t4 ,la premire e/ con/itue p> l'in]tie1 la seconde p> l'n]gie4 99 99 99 99 99 ,les =mes div]ses de l'n]gie1 aussi bi5 que les phnomnes de la vie1 rsult5t de p]turbations d'quilibre1 con/itues le plus s\v5t p> des dnivellations4 99 99 99 99 99 ,dans la con/atation des phnomnes1 la sci5ce avance rapidem5t4 ,dans leur explication1 elle re/e depuis longtemps /ationnaire4 99 99 99 99 99 ,le t]ra9 de la sci5ce e/ sr1 mais il ne reprs5te qu'un lot p]du dans l'ocan illimit des *oses inconnues4 99 99 99 99 99 ,les progrs sci5tifiques ne font que dplac] dans l'inf9i les b>rires qui n\s sp>5t de l'inaccessible4 99 99 99 99 99 ,le matrialisme a prt5du se sub/itu] aux religions1 mais auj\rd'hui la matire e/ dev5ue aussi my/rieuse1 que les dieux qu'elle devait remplac]4 99 99 99 99 99 ,la prcision des =mules sci5tifiques ca*e s\v5t l'inc]titude des pr9cipes4 99 99 99 99 99 ,une des supriorits du savant sur l'ignorant e/ de s5tir o comm5ce le my/re4 99 99 99 99 99 ,ds qu'une ?orie sci5tifique arrive la fixit1 elle ret>de t\t progrs4 99 99 99 99 99 ,la sci5ce cre plus de my/res qu'elle n'en claircit4 ,,vi ,,la ,,mati,,re#a #a ,les propositions qui vont suivre tai5t trs neuves qu& je les =mulai p\r la premire fois4 ,elles reprs5t5t les rsultats de re*]*es exprim5tales1 p\rsuivies p5dant prs de dix ans1 et exposes dans dix-huit mmoires que rsum5t mes deux ouvrages3 ,l'volution de la ,matire et ,l'volution des ,=ces4 ,j'int]rompis ces re*]*es le j\r o elles dev9r5t trop onreuses et me rsignai ret\rn] aux tudes psy*ologiques4 ,la matire suppose jadis inde/ructible s'van\it l5tem5t p> la dissociation cont9ue des atomes qui la compos5t4 99 99 99 99 99 ,c]ta9s produits de la dmatrialisation de la matire con/itu5t p> leurs proprits1 des int]mdiaires entre les corps pondrables et l'!r impondrable1 mondes pr(ondm5t sp>s p> la sci5ce jusqu'ici4 99 99 99 99 99 ,la matire1 jadis envisage comme in]te et ne p\vant que re/itu] une n]gie pralablem5t f\rnie1 e/ au contraire un colossal rs]voir d'n]gie--l'n]gie intra-atomique--capable d'tre spontanm5t dp5se4 99 99 99 99 99 ,c'e/ de l'n]gie intra-atomique1 libre p5dant la dissociation de la matire1 que rsult5t la plup>t des =ces de l'univ]s1 l'lectricit et la *aleur solaire notamm5t4 99 99 99 99 99 ,la =ce et la matire sont deux aspects d'une mme *ose4 ,la matire reprs5te une =me relativem5t /able de l'n]gie intra-atomique4 ,la *aleur1 la lumire1 l'lectricit1 etc41 reprs5t5t des =mes in/ables de la mme n]gie4 99 99 99 99 99 ,dissoci] les atomes1 ou en d'autres t]mes dmatrialis] la matire1 c'e/ simplem5t transmu] la =me /able d'n]gie nomme matire1 en ces =mes in/ables1 connues s\s les noms d'lectricit1 lumire1 *aleur1 etc4 99 99 99 99 99 ,les quilibres des =ces colossales cond5ses dans les atomes leur donn5t une /abilit trs gr&e4 ,il suffit cep5dant de tr\bl] ces quilibres1 p> un ractif appropri1 p\r que la dsagrgation des atomes comm5ce4 ,c'e/ a9si que c]ta9s rayons lum9eux dissoci5t facilem5t les p>ties sup]ficielles d'un corps quelconque4 99 99 99 99 99 ,la lumire1 l'lectricit et la plup>t des =ces connues1 rsultant de la dmatrialisation de la matire1 un corps en rayonnant p]d1 p> le fait seul de ce rayonnem5t1 une p>tie de sa masse4 ,s'il p\vait rayonn] t\te son n]gie1 il s'van\irait entirem5t dans l'!r4 99 99 99 99 99 ,la matire se transmue en des =mes div]ses d'n]gie1 mais c'e/ uniquem5t sans d\te l'orig9e des *oses1 que l'n]gie put se cond5s] s\s =me de matire4 99 99 99 99 99 ,la loi d'volution1 applicable aux tres vivants1 l'e/ galem5t aux corps simples4 ,les espces *imiques1 pas plus que les espces vivantes1 ne sont inv>iables4 ,,vii ,,la ,v,,rit ,,et ,l',,erreur ,le beso9 de c]titude a t\j\rs t plus =t que le beso9 de vrit4 99 99 99 99 99 ,la valeur pratique d'une vrit se mesure au degr de croyance qu'elle inspire4 99 99 99 99 99 ,les app>5ces de c]titude ex]c5t sur les mes autant d'action que les vritables c]titudes4 99 99 99 99 99 ,p>fois peu difficile sur le *oix de ses vrits1 l'homme supporte t\j\rs mal qu'on les combatte4 99 99 99 99 99 ,la logique affective et la logique my/ique ne s]v5t pas dc\vrir des ralits mais ca*] celles qu'on r$\te4 99 99 99 99 99 ,revtir l'erreur d'une =me sduisante1 suffit s\v5t p\r la faire accept] comme vrit4 99 99 99 99 99 ,les vrits =mules mett5t p>fois longtemps se trans=m] en vrits acceptes4 99 99 99 99 99 ,c'e/ nuire la dc\v]te de la vrit que de l'apprci]1 comme les pragmati/es1 d'aprs son degr d'utilit4 99 99 99 99 99 ,la vrit n'e/ ni une entit1 ni une commodit1 ni une utilit1 mais une ncessit4 99 99 99 99 99 ,avant la sci5ce1 l'homme ne connaissait gure que des vrits subjectives2 le rle des savants fut de crer des vrits imp]sonnelles4 99 99 99 99 99 ,dans notre univ]s1 les *oses s'en*an5t mais ne se fix5t pas4 99 99 99 99 99 ,il n'y a pas plus de vrit df9itive p\r l'homme1 qu'il n'y a d'tre df9itif p\r la nature4 99 99 99 99 99 ,une vrit1 comme un organisme vivant1 n'e/ explicable que p> la connaissance de ses tats antrieurs4 99 99 99 99 99 ,les tres et les *oses se modifi5t sans cesse4 ,aux ralits qui s'c\l5t correspond5t des vrits suivant la mme m>*e4 99 99 99 99 99 ,une vrit e/ une tape provisoire sur une r\te qui n'a pas de f94 99 99 99 99 99 ,il y a des vrits absolues dans le temps mais non dans l't]nit4 99 99 99 99 99 ,les sicles f9iss5t p> trans=m] en erreurs la plup>t de nos vrits4 99 99 99 99 99 ,les vrits *ang5t d'aspect suivant les m5talits qui les reoiv5t4 99 99 99 99 99 ,prs5te s\s =me ma?matique1 l'erreur acqui]t un gr& pre/ige4 ,le sceptique le plus endurci1 attribue volonti]s aux quations de my/rieuses v]tus4 99 99 99 99 99 ,beauc\p d'hommes se pass5t facilem5t de vrits1 aucun n'e/ assez =t p\r se pass] d'illusions4 99 99 99 99 99 ,une illusion t5ue p\r vraie agit comme une ralit4 99 99 99 99 99 ,p]dre une illusion n'e/ pas t\j\rs acqurir une c]titude4 99 99 99 99 99 ,c'e/ en p\rsuivant des illusions1 que l'homme a s\v5t ralis des progrs qu'il ne *]*ait pas4 99 99 99 99 99 ,en dev5ant collective une illusion individuelle acqui]t la =ce d'une vrit4 99 99 99 99 99 ,l'erreur a peut-tre r5du plus de s]vices au monde que la vrit4 ,,viii ,,la ,l,,g5de ,,et ,l',,hi/oire ,l',hi/oire se dr\le en dehors de la raison et s\v5t mme contre t\te raison4 99 99 99 99 99 ,beauc\p d'vnem5ts re/5t incompris tant qu'on leur suppose des causes rationnelles4 99 99 99 99 99 ,un hi/ori5 n'a pas s'occup] de la qualit rationnelle des croyances1 mais seulem5t du degr de dom9ation qu'elles ont ex]c sur les mes4 99 99 99 99 99 ,la vie m5tale de *aque gnration drivant des gnrations prcd5tes1 la trame de l'hi/oire future e/ en p>tie tisse p> le prs5t4 99 99 99 99 99 ,la lg5de e/ gnralem5t plus vraie que l'hi/oire4 ,la premire traduit les s5tim5ts rels des peuples4 ,la seconde raconte des vnem5ts d=ms p> la m5talit de leurs n>rateurs4 99 99 99 99 99 ,il n'e/ possible d'crire l'hi/oire que si1 n'tant atta* aucun p>ti1 on se tr\ve dgag des passions qui sont l'me des p>tis4 99 99 99 99 99 ,les conflits psy*ologiques mn5t l'hi/oire4 ,les gr&s b\lev]sem5ts driv5t beauc\p plus des luttes de croyances que des oppositions d'intrts4 99 99 99 99 99 ,l'hi/oire fut presque t\j\rs dom9e p> le my/ique et l'affectif et r>em5t p> le rationnel4 ,l',irrel a t le vrai moteur du monde4 ,,livre ,,iv ,la ,p5se et l',action ,i ,l',,action ,l'intellig5ce fait p5s]4 ,la croyance fait agir4 99 99 99 99 99 ,si l'homme avait comm5c p> p5s] au lieu d'agir1 le cycle de son hi/oire s]ait clos depuis longtemps4 99 99 99 99 99 ,illusoires ou relles les c]titudes sont gnratrices d'action4 ,l'homme priv de c]titudes s]ait comme un vaisseau sans g\v]nail1 une ma*9e sans moteur4 99 99 99 99 99 ,l'absurde et l'impossible n'ont jamais emp* une croyance suffisamm5t =te1 de faire agir4 99 99 99 99 99 ,l'action seule rvle la nature de notre intellig5ce et la valeur de notre c>actre4 99 99 99 99 99 ,rfl*ir e/ utile1 mais agir sans trop rfl*ir e/ p>fois ncessaire4 ,les gr&s hrosmes sont gnralem5t dus des hommes ayant peu rfl*i4 99 99 99 99 99 ,les p5ses1 comme t\s les phnomnes de la vie1 rsult5t d'quilibres in/ables1 sans cesse en voie de trans=mation4 99 99 99 99 99 ,les livres font r>em5t volu] les ides gnrales4 ,ils se born5t le plus s\v5t enregi/r] leurs trans=mations4 99 99 99 99 99 ,nos actes port5t en eux un cortge de consqu5ces ncessaires4 ,n\s nommons fatalit l'en*anem5t logique de ces consqu5ces4 99 99 99 99 99 ,savoir ce qu'on doit faire1 n'e/ pas du t\t savoir ce qu'on f]a4 ,,ii ,,les ,,illusions ,d,,mocratiques ,la dmocratie1 qui se croit d'orig9e rationnelle1 tire en ralit sa =ce d'lm5ts affectifs et my/iques indp5dants de la raison4 99 99 99 99 99 ,le mot dmocratie correspond1 dans les classes populaires et *ez les lettrs1 des ides =t diffr5tes4 99 99 99 99 99 ,dom9e p> le beso9 d'galit1 la dmocratie populaire rep\sse la frat]nit entre classes et ne manife/e aucun s\ci de la lib]t4 ,la dmocratie des intellectuels e/ au contraire avide de lib]t et trs peu d'galit4 99 99 99 99 99 ,le vrai dmocrate e/ un tre collectif1 n'ayant d'autre individualit que celle de son gr\pe4 99 99 99 99 99 ,contrairem5t aux ides dmocratiques1 la psy*ologie enseigne que l'entit collective1 nomme ,peuple1 e/ trs infrieure l'homme isol4 99 99 99 99 99 ,les empitem5ts successifs de la classe ouvrire rappell5t ceux de la noblesse et du cl]g1 contre lesquels les anci5s rois eur5t tant de pe9e lutt]4 99 99 99 99 99 ,la ha9e du despotisme et l'am\r de la lib]t1 fur5t t\j\rs proclams *ez des peuples supportant =t bi5 le despotisme et trs mal la lib]t4 99 99 99 99 99 ,les pr9cipes dmocratiques font p>tie de ces ides1 volonti]s imposes aux autres1 mais r>em5t acceptes p\r soi4 99 99 99 99 99 ,plus les lois proclam5t l'galit1 plus se dveloppe le beso9 des signes extrieurs d'9galit4 99 99 99 99 99 ,le dmocratique beso9 de p>atre e/ le plus coteux et le mo9s pr(itable des beso9s4 99 99 99 99 99 ,la soif d'galit n'e/ s\v5t qu'une =me av\able du dsir d'avoir des infrieurs et pas de suprieurs4 99 99 99 99 99 ,la notion artificielle d'galit a fait natre la ha9e de t\tes les supriorits qui con/itu5t la gr&eur d'un pays4 99 99 99 99 99 ,les dmocraties arriv]ont remplac] les gu]res int]mitt5tes entre peuples1 p> des luttes cont9ues entre classes4 99 99 99 99 99 ,la nature ne connat pas l'galit4 ,elle n'a ralis ses progrs que p> des 9galits croissantes4 99 99 99 99 99 ,lo9 de t5dre l'galisation des hommes1 la civilisation les diffr5cie *aque j\r davantage4 99 99 99 99 99 ,en lui attribuant des p\voirs imag9aires1 la dmocratie a f9i p> faire de la sci5ce un faux dieu4 ,,iii ,,les ,,illusions ,,sociali/es ,le socialisme1 =me ultime du pr9cipe d'galit1 e/ un tat m5tal bi5 plus qu'une doctr9e4 99 99 99 99 99 ,dmocratie et socialisme sont1 malgr les app>5ces1 sp>s p> de pr(onds abmes4 99 99 99 99 99 ,le socialisme qui pr*e le nivellem5t des conditions1 e/ en opposition vid5te avec la dmocratie des intellectuels1 qui prt5d faire triomph] les plus capables4 99 99 99 99 99 ,l'imprcision des doctr9es sociali/es e/ un lm5t de leur succs4 ,il importe p\r un dogme de ne se prcis] qu'aprs avoir triomph4 99 99 99 99 99 ,les progrs du socialisme ti5n5t surt\t ce qu'il e/ une =me de l'tatisme1 idal de t\s les p>tis politiques en ,france4 99 99 99 99 99 ,la duret de c]ta9s capitali/es et la faiblesse de leur moralit1 crent beauc\p d'adeptes au socialisme4 99 99 99 99 99 ,qu& l'tat prt5d trop protg] les citoy5s1 ils p]d5t l'habitude de se protg] eux-mmes et p> consqu5t t\te initiative4 99 99 99 99 99 ,les croyances n'impliquant pas de dsillusions1 plac5t leur p>adis dans des rgions inaccessibles4 ,la faiblesse du socialisme e/ de situ] le si5 ici-bas4 99 99 99 99 99 ,le bonheur mesqu91 l'galit dans la s]vitude1 que promet le socialisme1 n'e/ pas un idal assez =t p\r passionn] longtemps les peuples4 99 99 99 99 99 ,p> le seul fait de leurs progrs1 les civilisations mod]nes crent une masse croissante d'inadapts t\j\rs prts lutt] contre elles4 ,ils =m5t la majorit des sociali/es4 99 99 99 99 99 ,la ri*esse1 difie jadis sur l'immobilisation du capital1 dp5d auj\rd'hui de la rapidit de sa circulation1 et p> consqu5t de l'intellig5ce qui le manie4 99 99 99 99 99 ,le socialisme s]ait un ass]vissem5t univ]sel4 ,le syndicalisme s]ait aussi un ass]vissem5t1 mais1 limit aux intrts de *aque gr\pem5t pr(essionnel1 il p]mettrait l'individu de se df5dre contre le despotisme de l'tat4 99 99 99 99 99 ,la plup>t des progrs de l'esprit huma9 sont dus c]ta9s facteurs3 initiatives individuelles1 risques1 concurr5ce1 etc41 que le socialisme v\drait dtruire4 99 99 99 99 99 ,sub/itu] l'initiative et la responsabilit collectives1 l'initiative et la responsabilit individuelles1 c'e/ faire desc5dre l'homme trs bas sur l'*elle des valeurs huma9es4 99 99 99 99 99 ,c]ta9s gr\pem5ts sociaux reprs5t5t une absorption de l'me individuelle dans l'me collective1 et p> consqu5t un ret\r des phases infrieures d'volution4 99 99 99 99 99 ,c'e/ en s'vadant de l'galit des premi]s ges1 laquelle le socialisme veut n\s ram5]1 que l'homme put s'lev] de la sauvag]ie la civilisation4 ,,iv ,,le ,,pacifisme ,,et ,,la ,,gu]re ,vivre c'e/ lutt]4 ,la lutte e/ une loi univ]selle4 ,des tres non combatifs n'aurai5t ralis aucun progrs4 99 99 99 99 99 ,si la nature n'avait pas t impitoyable p\r les faibles1 le monde s]ait peupl de mon/res1 et aucune civilisation n'aurait pu clore4 99 99 99 99 99 ,les peuples possdant beauc\p de canons ont seuls le droit et le p\voir d'tre pacifi/es4 99 99 99 99 99 ,une m9utieuse prp>ation1 une foi =te1 une ha9e de l'ennemi trs vive1 s]ont t\j\rs les gr&s lm5ts du succs des batailles4 99 99 99 99 99 ,recul] devant l'ef=t qu'on croit inutile1 e/ r5onc] d'avance t\t succs4 99 99 99 99 99 ,une arme1 compose d'individus qui discut5t1 s]ait facilem5t va9cue p> une arme de b>b>es1 incapables de raisonnem5t1 mais prts obir sans discussion4 99 99 99 99 99 ,cra9dre d'tre va9cu augm5te les *ances de l'tre4 ,p]suad] une arme de sa supriorit1 d\ble son c\rage et ses *ances de victoire4 99 99 99 99 99 ,le c\rage individuel e/ beauc\p plus r>e que le c\rage collectif4 99 99 99 99 99 ,les amitis entre individus peuv5t n'avoir que la sympa?ie p\r mobile4 ,les alliances entre collectivits ont uniquem5t des intrts matriels p\r bases1 et s'van\iss5t qu& ces intrts disp>aiss5t4 99 99 99 99 99 ,les intrts conomiques des peuples leur font s\hait] la paix1 mais les div]g5ces de s5tim5ts et de croyances1 les p\ss5t t\j\rs la gu]re4 99 99 99 99 99 ,un peuple1 vraim5t pacifi/e1 disp>atrait vite de l'hi/oire4 ,v ,,les ,r,,volutions ,les seules rvolutions durables sont celles de la p5se4 99 99 99 99 99 ,les rvolutions sci5tifiques driv5t uniquem5t d'lm5ts rationnels1 les rvolutions politiques et religieuses d'lm5ts affectifs1 my/iques et collectifs4 99 99 99 99 99 ,les rvolutions sci5tifiques trans=m5t beauc\p plus pr(ondm5t la vie sociale que les rvolutions politiques4 99 99 99 99 99 ,s\v5t rationnelle ses dbuts1 une rvolution politique ne se propage que p> des influ5ces affectives1 collectives et my/iques trangres t\te raison4 99 99 99 99 99 ,les rvolutions1 comme les gu]res1 reprs5t5t l'extriorisation de conflits entre =ces psy*ologiques4 99 99 99 99 99 ,une rvolution ne con/itue pas t\j\rs un phnomne qui f9it suivi d'un autre qui comm5ce1 mais un phnomne cont9u ayant acclr son volution4 99 99 99 99 99 ,un peuple trop cons]vateur e/ fatalem5t v\ aux rvolutions viol5tes4 ,incapable d'volu]1 il e/ oblig de se trans=m] brusquem5t4 99 99 99 99 99 ,l'tre vraim5t malheureux e/ celui qui on p]suade que son tat e/ misrable4 ,a9si procd5t les m5eurs p\r faire les rvolutions4 99 99 99 99 99 ,les m5eurs des rvolutions se croi5t t\j\rs guids p> la raison4 ,ils obiss5t en ralit des =ces affectives1 my/iques et collectives qu'ils ne s\ponn5t pas4 99 99 99 99 99 ,la contagion m5tale e/ le plus puissant facteur de propagation d'un m\vem5t rvolutionnaire4 99 99 99 99 99 ,la multitude e/ l'ab\tissant d'une rvolution1 mais n'en con/itue pas le po9t de d"p4 99 99 99 99 99 ,ides1 m5eurs1 arme et f\le sont les lm5ts fondam5taux des rvolutions4 99 99 99 99 99 ,t\te rvolution populaire qui russit e/ un ret\r mom5tan la b>b>ie4 ,elle con/itue le triomphe de l'in/9ctif sur le rationnel1 le rejet des contra9tes sociales qui diffr5ci5t le civilis du b>b>e4 99 99 99 99 99 ,les rvolutions ne saurai5t dtruire une /ructure m5tale difie p> un long pass4 ,elles ne *ang5t gure que des faades4 99 99 99 99 99 ,les rvolutions n'ont gnralem5t p\r rsultat immdiat1 qu'un dplacem5t de s]vitude4 99 99 99 99 99 ,les gr&es r=mes sociales ne sont pas l'uvre des rvolutions4 ,elles s'opr5t1 comme les b\lev]sem5ts gologiques1 p> une l5te accumulation de petites causes4 99 99 99 99 99 ,la majorit des hommes dem&e tre dirige et non se rvolt]4 99 99 99 99 99 ,r>em5t un peuple compr5d quelque *ose aux rvolutions accomplies avec son conc\rs4 99 99 99 99 99 ,qu& un peuple f9it p> compr5dre p\rquoi il a subi une rvolution1 elle e/ gnralem5t t]m9e depuis longtemps4 99 99 99 99 99 ,un mon>que se r5v]se facilem5t1 mais les pr9cipes qu'il reprs5tait surviv5t sa *ute4 ,la plup>t des rvolutions sont suivies de re/aurations4 99 99 99 99 99 ,ds que l'arme d'un pays comm5ce se dsagrg]1 une rvolution e/ pro*e4 ,la royaut prit en ,france1 le j\r o des tr\pes indiscipl9es refusr5t de df5dre leur roi4 99 99 99 99 99 ,*ez c]ta9s hommes1 l'esprit rvolutionnaire e/ un tat m5tal1 indp5dant de l'objet sur lequel il s'ex]ce4 ,aucune concession ne p\rrait donc l'apais]4 99 99 99 99 99 ,les rvolutions qui comm5c5t1 rsult5t le plus s\v5t de croyances qui f9iss5t4 ,,vi ,,les ,,g\v]nem5ts ,,populaires ,ce qu'on appelle g\v]nem5t populaire e/1 en ralit1 une petite olig>*ie de m5eurs4 99 99 99 99 99 ,la gr&e illusion des politici5s e/ de considr] le peuple comme une sorte de div9it infaillible1 n'ayant pas r5dre compte de ses actes4 99 99 99 99 99 ,se guid] d'aprs des op9ions fausses1 mais populaires1 e/ une condition d'exi/5ce de t\s les g\v]nem5ts dmocratiques4 99 99 99 99 99 ,la sur5*re1 l'humanit>isme et la peur1 fur5t t\j\rs les gr&s facteurs de conduite des g\v]nem5ts dmocratiques4 99 99 99 99 99 ,un g\v]nem5t populaire e/ dom9 p> trop de passions p\r re/] quitable et tolrant4 ,il ne se ma9ti5t qu'en dev5ant de plus en plus despotique4 99 99 99 99 99 ,limit p> la cra9te des responsabilits1 le despotisme individuel e/ mo9s oppressif qu'un despotisme collectif1 t\j\rs irresponsable4 99 99 99 99 99 ,une tyrannie individuelle se r5v]se aism5t4 ,contre une tyrannie collective les opprims sont sans =ce4 99 99 99 99 99 ,ce qu'on dte/e dans une tyrannie1 n'e/ pas t\j\rs la tyrannie elle-mme1 mais les individus qui l'ex]c5t4 99 99 99 99 99 ,les tyrannies les plus dures sont facilem5t acceptes ds qu'elles devi5n5t anonymes4 99 99 99 99 99 ,pas de g\v]nem5t populaire possible sans prpondrance de la m5talit jacob9e4 99 99 99 99 99 ,esprit born1 passions =tes1 my/icisme int5se1 incapacit raisonn] ju/e1 sont les pr9cipales composantes de l'me jacob9e4 99 99 99 99 99 ,le jacob9 n'e/ pas un rationali/e1 mais un croyant4 ,lo9 d'difi] sa croyance sur la raison1 il t*e de m\l] la raison sur sa croyance4 99 99 99 99 99 ,au po9t de vue politique1 c]ta9s peuples se divis5t en jacob9s1 qui ne compr5n5t ri5 aux influ5ces du pass1 et en cons]vateurs1 qui n'ap]oiv5t pas les ncessits du prs5t4 99 99 99 99 99 ,une politique de gr\pe e/ t\j\rs d'ordre infrieur4 ,les g\v]nem5ts populaires ne peuv5t en avoir d'autre4 99 99 99 99 99 ,si les ncessits conomiques ne rfrnai5t pas les volonts passionnelles des g\v]nem5ts populaires1 ils se dtruirai5t p> leurs propres ma9s4 99 99 99 99 99 ,la premire phase d'volution d'une dmocratie triomphante e/ de dtruire les anci5nes ari/ocraties1 la seconde d'en crer de n\velles4 99 99 99 99 99 ,les crimes des rois sont peu de *ose auprs des crimes des peuples4 99 99 99 99 99 ,l'tat mod]ne a hrit aux yeux des multitudes de la puissance my/ique attribue aux rois1 lorsqu'ils inc>nai5t la volont div9e4 99 99 99 99 99 ,dans les g\v]nem5ts populaires1 le fantme de la peur j\e un rle prpondrant4 ,la peur de l'arme1 de l'glise1 des ouvri]s1 des fonctionnaires1 a dict depuis v+t ans1 la plup>t de nos lois4 99 99 99 99 99 ,dans un g\v]nem5t dmocratique dont les m9i/res *ang5t rapidem5t1 le p\voir rel app>ti5t aux adm9i/rations4 ,*aque m9i/re croit les g\v]n]1 il e/ en ralit g\v]n p> elles4 99 99 99 99 99 ,plus un g\v]nem5t s'affaiblit1 plus le p\voir de la ca/e adm9i/rative gr&it4 99 99 99 99 99 ,un peuple tombe vite dans l'an>*ie1 lorsque la s\v]a9et passe de la loi la multitude4 99 99 99 99 99 ,l'in/abilit des g\v]nem5ts populaires limite seule leur tyrannie4 ,les p>tis en lutte se succdant rapidem5t au p\voir1 le despotisme de *acun e/ =cm5t phmre4 99 99 99 99 99 ,qu& les dmocraties ne se trans=m5t pas en dictatures militaires1 elles f9iss5t p> la pl\tocratie1 =me trs oppressive du despotisme4 99 99 99 99 99 ,le vrai rgime politique d'un peuple n'e/ rvl1 ni p> sa con/itution1 ni p> ses lois4 ,il se dc\vre seulem5t en re*]*ant l't5due respective du rle de l'tat et des citoy5s1 dans les affaires publiques et prives4 99 99 99 99 99 ,les g\v]nem5ts dmocratiques considr5t la f]meture des glises comme mo9s nuisible que celle des cab>ets4 ,ils dc\vriront srem5t un j\r1 que la f]meture des glises e/ plus dang]euse4 99 99 99 99 99 ,un peuple qui rclame sans cesse l'galit e/ bi5 prs d'accept] la s]vitude4 ,,vii ,,la ,,psy*ologie ,,politique ,les problmes politiques mod]nes peuv5t se comp>] ceux du sph9x de la lg5de antique4 ,il faut les rs\dre ou tre dvor4 99 99 99 99 99 ,sans la connaissance de la psy*ologie des races1 des peuples1 des individus et des f\les1 la politique ne saurait tre comprise4 99 99 99 99 99 ,une socit e/ un agrgat de =ces contraires1 qu'il faut ma9t5ir en quilibre4 ,avec la rupture de cet quilibre1 l'an>*ie comm5ce4 99 99 99 99 99 ,t\te la politique se ramne ces deux rgles1 savoir et prvoir4 99 99 99 99 99 ,un g\v]nem5t n'e/ pas le crateur d'une poque1 mais sa cration4 99 99 99 99 99 ,atomes physiques1 cellules vivantes1 units huma9es1 re/5t une va9e p\ssire1 tant que des =ces directrices ne canalis5t pas leurs actions4 99 99 99 99 99 ,la vraie puissance d'un g\v]nem5t rside mo9s dans sa =ce1 que dans la s\mission volontaire de ceux qui lui obiss5t4 99 99 99 99 99 ,la tyrannie individuelle et la tyrannie collective sont les seules =mes de g\v]nem5t dc\v]tes1 depuis l'orig9e de l'hi/oire4 ,la seconde fut t\j\rs la plus dure4 99 99 99 99 99 ,les incid5ces des mesures politiques ne p\vant se prvoir1 la manie des gr&es r=mes e/ =t dang]euse p\r un peuple4 99 99 99 99 99 ,un vnem5t politique ne g]me pas spontanm5t4 ,il e/ l'pan\issem5t de t\te une srie de causes antrieures4 99 99 99 99 99 ,jug] un vnem5t 9vitable1 c'e/ en faire une fatalit4 99 99 99 99 99 ,en politique comme dans la vie1 le succs app>ti5t gnralem5t aux conva9cus et r>em5t aux sceptiques4 99 99 99 99 99 ,ds qu'une classe n'e/ plus sre de ses droits1 noblesse autrefois1 b\rgeoisie de nos j\rs1 elle les p]d bi5tt4 99 99 99 99 99 ,dans la vie politique1 comme dans la vie individuelle1 les proccupations =mules sont beauc\p mo9s importantes que celles qui ne se =mul5t pas4 99 99 99 99 99 ,dplac] une tyrannie n'e/ pas crer une lib]t4 99 99 99 99 99 ,le dang] de l'autocratie ne rside pas dans l'autocrate1 mais dans les milli]s d'individus se p>tageant son p\voir et l'ex]ant *acun comme un petit despote4 99 99 99 99 99 ,la confusion des p\voirs suit t\j\rs la confusion des esprits4 99 99 99 99 99 ,de mme que les croyances religieuses1 les ides politiques ne doiv5t pas tre juges d'aprs leur valeur rationnelle1 mais d'aprs l'action qu'elles ex]c5t4 99 99 99 99 99 ,beauc\p d'erreurs politiques driv5t d'ides ?oriquem5t rationnelles4 99 99 99 99 99 ,en politique1 il e/ mo9s dang]eux de manqu] d'ides directrices que d'en avoir de fausses4 99 99 99 99 99 ,les g\v]nem5ts priss5t beauc\p plus p> leurs fautes1 que p> les attaques de leurs ennemis4 99 99 99 99 99 ,le despotisme des vivants s]ait p>fois sans limite1 s'il n'tait cont5u p> le despotisme des morts4 ,,viii ,l',,art ,,de ,,g\v]n] ,il n'y a pas de socit possible sans pr9cipe d'autorit1 de mme qu'il n'y a pas de fleuve sans rives p\r l'endigu]4 99 99 99 99 99 ,le plus sr moy5 de dtruire le pr9cipe d'autorit e/ de p>l] *acun de ses droits et jamais de ses devoirs4 ,t\s les hommes sont prts ex]c] les premi]s1 trs peu se proccup5t des seconds4 99 99 99 99 99 ,on ne g\v]ne pas un peuple en t5ant compte seulem5t de ses beso9s matriels1 mais aussi de ses rves4 99 99 99 99 99 ,les puissances morales ne se combatt5t ni avec des lois1 ni avec des armes4 99 99 99 99 99 ,p\r mani] les hommes1 il ne faut pas oubli]1 que leur moi affectif et leur moi intellectuel1 n'ont pas d'volution p>allle et ne s'influ5c5t gure4 99 99 99 99 99 ,utilis] les impulsions affectives et my/iques des peuples comme moy5 d'action en t*ant de leur donn] une ori5tation rationnelle1 e/ un des secrets de l'art de g\v]n]4 99 99 99 99 99 ,une ide n\velle a beso9 d'appuis p\r se faire accept]4 ,dev5ue =te1 elle s]t d'appui4 99 99 99 99 99 ,on ne doit jamais p>tag] les passions des hommes qu'on dirige1 mais il faut les connatre4 99 99 99 99 99 ,impossible de g\v]n] un peuple si l'on oublie que des croyances1 juges absurdes p> la raison1 sont p>fois plus puissantes que des vrits dmontres4 99 99 99 99 99 ,il e/ =t dang]eux d'avoir la foi p\r ennemie4 ,un g\v]nem5t qui p]scute une croyance religieuse s'expose prir p> cette croyance4 99 99 99 99 99 ,en ne se plaant mme qu'au po9t de vue de l'utilit pure1 un g\v]nem5t doit vit] les p]scutions4 ,elles sont t\j\rs plus utiles aux doctr9es p]scutes1 qu' leurs p]scuteurs4 99 99 99 99 99 ,le rle du savant e/ de dtruire les *imres1 celui de l'homme d'tat de s'en s]vir4 99 99 99 99 99 ,qu& un g\v]nem5t dem&e suivre l'op9ion au lieu de l'ori5t]1 il cesse d'tre le matre4 99 99 99 99 99 ,un p\voir discut n'e/ bi5tt plus un p\voir respect4 99 99 99 99 99 ,une responsabilit morcele devi5t vite de l'irresponsabilit4 99 99 99 99 99 ,g\v]n] exclusivem5t au pr(it d'une classe1 c'e/ accrotre indf9im5t les exig5ces de cette classe1 et se condamn] l'avoir bi5tt p\r ennemie4 99 99 99 99 99 ,un des lm5ts de l'art de g\v]n] consi/e conqurir les m5eurs des majorits1 ou leur en oppos] d'autres4 99 99 99 99 99 ,les m5eurs ne se combatt5t qu'avec des m5eurs4 99 99 99 99 99 ,on peut dsagrg] facilem5t l'me transitoire d'une f\le1 on demeure impuissant contre l'me p]man5te d'une race4 99 99 99 99 99 ,temporis] p\r avoir le temps de se prp>]1 comme le conseillait ,ma*iavel1 e/ trs sage4 ,temporis]1 p\r laiss] au has>d le so9 d'arrang] les vnem5ts1 e/ =t dang]eux4 99 99 99 99 99 ,le mcont5tem5t fut t\j\rs gnrateur d'ef=t1 l'homme trop cont5t de son sort ne p\rsuit aucun progrs4 99 99 99 99 99 ,un g\v]nem5t doit lev] des b>rires morales avant qu'elle soi5t indisp5sables4 ,au mom5t o elles le devi5n5t1 il e/ trop t>d p\r les con/ruire4 99 99 99 99 99 ,ds qu'on entrevoit la ncessit de cd]1 il ne faut pas att5dre le mom5t o il s]a impossible de ne pas cd]4 99 99 99 99 99 ,l'humanit>isme et la peur font p>tie des facteurs de dissociation des peuples4 ,ces s5tim5ts sont sans excuse p\r qui prt5d g\v]n]4 99 99 99 99 99 ,cd] t\j\rs aux m5aces et aux viol5ces1 c'e/ faire natre dans l'me populaire l'ide qu'il suffit de m5ac]1 et au beso9 de saccag]1 p\r tre obi4 99 99 99 99 99 ,les concessions n'emp*5t pas les batailles dev5ues ncessaires4 ,elles les r5d5t plus coteuses et plus dures4 99 99 99 99 99 ,une rpression n]gique mom5tane e/ beauc\p plus efficace qu'une rpression faible et cont9ue4 99 99 99 99 99 ,la t]reur n'e/ un procd psy*ologique utile1 qu' la condition de ne pas dur]4 99 99 99 99 99 ,un g\v]nem5t qui pactise sans cesse avec l'meute prit p> l'meute4 99 99 99 99 99 ,qu& on ne peut pas g\v]n] un peuple avec des ides vraies1 il faut se rsign] le g\v]n] avec des ides t5ues p\r vraies4 99 99 99 99 99 ,les gr&s c\rants sociaux ne se remont5t pas4 ,la sagesse consi/e les dvi] l5tem5t4 99 99 99 99 99 ,l'homme suprieur sait utilis] la fatalit1 comme le m>9 utilise le v5t1 quelle que soit sa direction4 99 99 99 99 99 ,*aque vnem5t visible a d]rire lui des =ces invisibles qui le dt]m95t4 ,qui ne sait les dc\vrir ignore l'art de g\v]n]4 99 99 99 99 99 ,une politique1 ne t5ant compte que de l'heure prs5te1 e/ t\j\rs d'ordre infrieur4 99 99 99 99 99 ,le bon s5s et le c>actre sont s\v5t plus utiles que le gnie un homme d',etat4 99 99 99 99 99 ,une socit ne dure pas sans p5ses fixes1 l'individu ne progresse pas sans p5ses mobiles4 99 99 99 99 99 ,l'av5ir tant t\j\rs *>g de pass1 p\r prvoir1 c'e/--dire voir en avant1 il faut d'abord reg>d] en arrire4 99 99 99 99 99 ,prvoir e/ utile1 prv5ir l'e/ davantage4 ,prvoir1 lim9e les surprises de l'av5ir4 ,prv5ir1 emp*e leur action4 99 99 99 99 99 ,un homme d'tat sans prvoyance e/ un crateur de fatalits dsa/reuses4 ,,tables ,,des ,,mati,,res ,pages ,prface #a ,,livre ,,premi] ,,la ,,vie ,,affective ,i4 ,le ,c>actre et la ,p]sonnalit #c ,,ii4 ,l',affectif et le ,rationnel #aa ,,iii4 ,le ,plaisir et la ,d\leur #ae ,,iv4 ,la ,psy*ologie fm99e #ai ,v4 ,les ,op9ions #be ,,vi4 ,les ,mots et les ,=mules #bi ,,vii4 ,la ,p]suasion #cc ,,livre ,,ii ,,la ,,vie ,,collective ,i4 ,l',ame des ,races #da ,,ii4 ,l',ame des ,f\les #dg ,,iii4 ,l',ame des ,assembles #ee ,,iv4 ,la ,vie des ,peuples #ei ,v4 ,les ,in/itutions et les ,lois #fg ,,vi4 ,le ,droit #ga ,,vii4 ,la ,morale #gc ,,viii4 ,l',idal #ha ,,ix4 ,les ,dieux #he ,x4 ,l',art #ia ,,xi4 ,les ,rites et les ,symboles #ie ,,livre ,,iii ,,la ,,vie ,,rationnelle ,i4 ,la ,croyance et la ,connaissance #aja ,,ii4 ,l',in/ruction et l'ducation #aji ,,iii4 ,les lites #aag ,,iv4 ,les ,conceptions philosophiques #aba ,v4 ,les ,pr9cipes sci5tifiques #abe ,,vi4 ,la ,matire #abi ,,vii4 ,la ,vrit et l',erreur #acc ,,viii4 ,la ,lg5de et l',hi/oire #aci ,,livre ,,iv ,,la ,,p5s,e ,,et ,l',,action ,i4 ,l',action #ade ,,ii4 ,les ,illusions dmocratiques #adi ,,iii4 ,les ,illusions sociali/es #aee ,,iv4 ,le ,pacifisme et la ,gu]re #afa ,v4 ,les ,rvolutions #afe ,,vi4 ,les ,g\v]nem5ts populaires #aga ,,vii4 ,la ,psy*ologie politique #agi ,,viii4 ,l',art de g\v]n] #ahe