,m4 ,,r5an ,l',,allemagne ,,et ,l',,a?,,isme ,,au ,x,i,xe ,,si,,cle ,,p> ,,erne/ ,,hello ,,p>is ,,*>les ,,d\niol1 ,,libraire1 diteur du ,correspondant1 ,rue de ,t\rnon1 #bi4 #ahei ,droits de traduction et de reproduction rs]vs4 ,,propri,t ,*>les ,d\niol ,,p>is4--,,imprim]ie ,,de ,w4 ,,remquet ,,et ,cie1 #e1 ,,rue ,,g>anci,,re4 ,omnia 9 ipso con/ant4 7,sa9t ,paul47 ,la doctr9e que je vais combattre n\s adresse la p>ole au nom de quatre puissances3 la religion1 la socit1 la sci5ce et l'art4 ,je vais la montr] telle qu'elle e/4 ,elle conti5t quatre *oses3 ngation de la religion1 ngation de la socit1 ngation de la sci5ce et ngation de l'art1 en d'autres t]mes1 a?isme et b>b>ie4 ,cette affirmation1 qui doit tre prise la lettre1 va dev5ir vid5te4 ,cet ouvrage s]a divis en deux p>ties4 ,la premire s]a consacre l'a?isme franais1 la seconde l'a?isme allem&1 d'o dc\le le premi]4 ,n\s allons tudi] l'a?isme franais dans le plus illu/re de ses reprs5tants actuels1 ,m4 ,r5an4 ,n\s reconnatrons son magnifique tal5t2 mais n\s l'admir]ons sans n\s laiss] bl\ir p> lui4 ,n\s n\s ti5drons en g>de contre le *>me de cette p>ole huma9e qui s'e/ t\rne contre la p>ole t]nelle1 au lieu de la s]vir4 ,n\s t5drons ce noble g> une ma9 frat]nelle2 n\s lui (frirons dans nos rangs une place digne de lui4 ,c'e/ donc p\r lui1 non contre lui que n\s allons crire2 mais n\s pr\v]ons lui-mme et t\s qu'il a lanc sur le monde ces quatre ngations4 ,,premi,,re ,,p>tie4 ,,*apitre ,,premi]4 ,n,,gation ,,de ,,la ,,religion4 ,il y a deux manires d'tre a?e4 ,on peut dire3 ,je suis a?e2 ,dieu n'e/ pas4 ,on peut dire comme ,m4 ,r5an3 ,je crois en ,dieu1 je l'adore2 mais il n'exi/e pas4 ,celui-l e/ a?e qui nie ,dieu3 ceci e/ lm5taire4 ,or1 voici les p>oles de ,m4 ,r5an3 ,a ceux qui1 se plaant au po9t de vue de la sub/ance1 me dem&]ont3 ,ce ,dieu e/-il ou n'e/-il pas8 ,ce ,dieu1 rpondrai-je1 c'e/ lui qui e/1 et t\t le re/e qui p>at tre4 ,suppos mme que1 p\r n\s1 philosophes1 un autre mot ft prfrable1 outre que les mots ab/raits n'exprim5t pas assez clairem5t la relle exi/5ce1 il y aurait un imm5se inconvni5t n\s c\p] a9si t\tes les s\rces potiques du pass1 et n\s sp>] p> notre langage des simples qui ador5t si bi5 leur manire4 ,le mot ,dieu tant en possession des respects de l'humanit1 ce mot ayant p\r lui une longue prescription et ayant t employ dans t\tes les belles posies1 ce s]ait r5v]s] t\tes les habitudes du langage que de l'ab&onn]4 ,dites aux simples de vivre d'aspirations la vrit1 la beaut1 la bont morale1 ces mots n'auront p\r eux aucun s5s4 ,dites-leur d'aim] ,dieu1 de ne pas (f5s] ,dieu1 ils v\s compr5dront m]veille4 ,dieu1 ,provid5ce1 ,immortalit1 autant de bons vieux mots1 un peu l\rds peut-tre1 que la philosophie int]prt]a dans des s5s de plus en plus raff9s1 mais qu'elle ne remplac]a jamais avec avantage4 ,s\s une =me ou s\s une autre1 ,dieu s]a t\j\rs le rsum de nos beso9s supra s5sibles2 la catgorie de l'idal 7c'e/--dire la =me s\s laquelle n\s concevons l'idal71 comme l'espace et le temps1 sont les catgories des corps 7c'e/--dire les =mes s\s lesquelles n\s concevons les corps74 ,en d'autres t]mes1 l'homme plac devant les *oses belles1 bonnes ou vraies1 sort de lui-mme1 et1 susp5du p> un *>me cle/e1 anantit sa *tive p]sonnalit1 s'exalte1 s'absorbe4 ,qu'e/-ce que cela1 si ce n'e/ ador]8 ,j'ai cit cette page p\r all]1 ds le premi] mot1 au fond de la "q4 ,m4 ,r5an veut habill] l'a?isme1 p>ce que1 nu1 ce mon/re fait horreur4 ,je veux d%abill] l'a?isme1 p>ce que1 nu1 ce mon/re app>at comme il e/4 ,je veux montr] que la raison e/ en cause comme la foi1 attaque comme elle1 m5ace comme elle4 ,c'e/ l'arme du nant qui s'avance la conqute du monde1 p\r dtrn] l'homme et p\r dtrn] ,dieu4 ,l'ennemi veut dtrn] ,dieu p> la ngation1 la seule arme qu'il ait s\s la ma92 arme impuissante et p\rtant *rie1 la ngation4 ,il veut dtrn] l'homme p> le r5v]sem5t des lois con/itutionnelles de sa raison et de sa p5se4 ,dieu1 c'e/ l'tre4 ,or1 la p]sonnalit tant une condition ess5tielle de l'tre absolu1 admettre l'tre et lui refus] la p]sonnalit1 c'e/ dire3 l'tre n'e/ pas4 ,si l'tre n'e/ pas1 t\s les tres sont impossibles1 et le nant e/ ncessaire4 ,le ,dieu de ,m4 ,r5an1 le ,dieu ab/rait1 n'e/ pas l'tre1 puisque l'ide de l'tre absolu implique ncessairem5t vie1 p]sonne1 consci5ce4 ,donc1 si le vrai ,dieu tait ce ,dieu1 l'tre ne s]ait pas4 ,il e/ vrai que ce blasphme1 cont5ant une ngation absolue de l',ide1 conti5t une ngation absolue de la p>ole1 et le langage huma9 recule devant lui4 ,p\r que l'tre soit p>l1 il faut d'abord que l'tre soit4 ,l'homme ne peut ni] l'tre sans l'affirm] au mme mom5t1 puisque son nom1 qu'il faut prononc] avant de le ni]1 implique et conti5t dj son affirmation4 ,dieu n'e/ pas2 traduisez3 l'tre n'e/ pas1 ou3 l'tre e/ n'tant pas2 ou bi5 encore3 ,celui qui ,e/ n'e/ pas4 ,t*ez donc1 p\r ni] ,dieu rellem5t1 de fuir dans un monde o v\s puissiez p>l] et *app] au v]be3 tre4 ,a ceux qui se plaant au po9t de vue de la sub/ance1 dites-v\s4 ,mais comm5t v\lez-v\s qu'on ne se place pas au po9t de vue de la sub/ance8 ,le nom de ,dieu1 ce bon vieux mot un peu l\rd1 ne mrite-t-il pas qu'on dem&e s'il reprs5te p\r v\s l'tre1 ou s'il reprs5te le nant8 ,je suppose que ,m4 ,r5an ne song]a mme pas voir dans mes p>oles une attaque p]sonnelle1 ni ri5 qui ressemble cette misre4 ,a cette hauteur-l1 les p]sonnes disp>aiss5t devant les pr9cipes4 ,il m'c\t]a l'esprit libre1 et le cur calme4 ,s'anantir1 sortir de soi1 qu'e/-ce que cela1 si ce n'e/ ador]8 ,mais1 p\r ador]1 il faut ador] quelqu'un4 ,or qu'adore ,m4 ,r5an8 ,un idal ab/rait4 ,quel tre vivant a jamais pu ador] ce qui ne vit pas8 ,en faisant votre ,dieu1 v\s n'avez oubli qu'une *ose1 c'e/ que ,dieu e/ ncessairem5t la vie ess5tielle4 ,et p\rtant va9cu p> la ncessit de votre nature1 p> la =ce des *oses1 v\s tombez g5\x1 p>ce que l'homme ne peut pas faire autrem5t4 ,votre p>ole n'a pu vit] l'9vitable3 tre2 votre me n'vite pas l'9vitable3 aim]4 ,v\s tes celui qui n'e/ pas1 celui qui a beso9 7ego1 egeo74 ,donc v\s adorez4 ,mais qui adorez-v\s8 ,je vais v\s le dire3 v\s adorez le nant4 ,un ,dieu sans vie1 c'e/ le nant pur4 ,votre poids1 c'e/ votre am\r1 et votre am\r v\s entrane t\tes les ngations4 ,la critique1 entre vos ma9s1 au lieu d'tre une arme1 devi5t une div9it3 elle ne *]*e pas p\r tr\v]4 ,elle *]*e p\r *]*]4 ,c>1 si une fois elle avait tr\v1 il lui faudrait ador] autre *ose qu'elle-mme2 elle *]*e p\r *]*]3 de cette faon-l elle s'adore p\r t\j\rs1 et son inve/igation n'aura pas de f94 ,si la vrit dem&ait la critique3 ,quelle rcomp5se veux-tu8 dit ,m4 ,r5an4 ,nulle autre que de t'avoir *]*e1 rpondrait la critique4 ,voil la rponse (ficielle4 ,mais voici la rponse vraie3 ,nulle autre que moi-mme4 ,je n'ai que faire de toi4 ,c'e/ moi qu'il s'agit de glorifi]4 ,je te df5ds d'app>atre1 tu m'effac]ais4 ,et a9si triomphante1 la critique attire en faisant le vide4 ,elle veut rgn] sur les ru9es du monde1 non p\r con/ruire un n\vel univ]s1 mais p\r se dire3 ,j'ai dtruit l'anci54 ,cette re9e du vide a des mom5ts d'en?\siasme qui font peur4 ,ses en?\siasmes sont des lans v]s la mort4 ,le plaisir de ni] va *ez elle jusqu'au v]tige1 et je crois donn] sa =mule1 qu& je dis3 le nant e/ son idal4 trange passion1 n'e/-ce pas8 ,une passion qui a p\r objet ,ri56 ,cette passion exi/e-t-elle dans l'humanit8 ,a-t-elle un s5s8 ,a-t-elle un nom8 ,le nant peut-il inspir] quelque *ose8 ,non4 ,mais voici le secret3 l'am\r du nant1 c'e/ la ha9e de l'tre4 ,mais l'tre1 c'e/ le vrai1 le beau3 c'e/ le c5tre ador v]s qui les tres se t\rn5t1 et dans leur lan v]s lui1 ,platon leur voyait p\ss] des ailes4 ,comm5t donc har l'tre8 ,pr5ez g>de3 les tres aim5t l'tre1 s'ils cons5t5t suivre sa loi2 c> l'tre e/ ncessairem5t la s\v]a9et absolue4 ,mais s'ils veul5t plac] en eux la s\v]a9et1 s'ils *ang5t leur m\vem5t d'aspiration v]s lui1 en un m\vem5t de rotation sur eux-mmes1 ils se pr5n5t p\r dieux1 et hass5t le vrai ,dieu qui les gne4 ,le rayon1 qui veut se faire c5tre1 dte/e le c5tre1 qui re/e c5tre en dpit de t\t4 ,le dte/ant1 il le nie4 ,ni] ,dieu1 ce n'e/ pas une doctr9e3 c'e/ un cri de colre4 ,la ngation1 c'e/ la ha9e qui se dguise1 et l'criture place l'a?isme non dans l'esprit mais dans le cur3 ,dixit insipi5s 9 corde suo3 ,non e/ ,deus4 ,qu& la ha9e s'e/ dguise s\s la ngation1 l'ouvrage n'e/ pas t]m94 ,il s'agit de dguis] la ngation s\s les app>5ces du respect2 la rhtorique se *>ge de cette affaire dlicate1 et l'a?e furieux v\s p>le en t]mes polis de son respect p\r t\tes les religions4 ,ce pluriel e/ une p]fidie6 ,la religion1 c'e/ la religion unique et absolue4 ,c'e/ celle-l qui s'appelle la ,religion4 ,les religions qui ne sont pas le ca?olicisme1 ce sont les altrations de la religion4 ,mais si1 passant s\s sil5ce la religion1 je v\s p>le seulem5t des religions1 je les assimile t\tes1 et je v\s les prs5te comme des =mes div]ses de la mme erreur4 ,je conois trs-bi5 que l'homme qui hait la religion aime les religions4 ,la religion e/ pose p> ,dieu4 ,donc n\s n'y p\vons t\*]4 ,s'agit-il des religions8 ,l'orgueil les aime1 p>ce qu'il s5t que l c'e/ l'homme qui s'adore1 s\s prtexte d'ador] ,dieu3 c> ces religions sont l'ouvrage de l'homme1 et l'auteur d'une religion en e/ ncessairem5t le ,dieu4 ,t\te adoration vraie reconnat que ,dieu c'e/ l'tre1 et que l'homme e/ p> lui-mme un nant4 ,t\te adoration fausse t5d affirm] que l'homme e/ l'tre et que ,dieu e/ le nant4 ,s\s quel disc\rs voile-t-elle sa p5se8 ,ceci v>ie1 comme l'habilet des criva9s4 ,dieu tant le nant1 l'homme lui e/ trs-suprieur2 aussi l'a?isme adore-t-il l'humanit qui e/1 p\r lui1 la plus haute expression de l'tre4 ,le ciel supprim1 il faut que la t]re pr5ne sa place4 ,seulem5t l'orgueil ne peut pas aju/] le monde la supposition qu'il fait4 ,il e/ mo9s =t p\r agir que p\r p>l]4 ,il e/ mo9s puissant que subtil4 ,il n'a pas encore pu1 en proclamant que l'homme e/ ,dieu1 r5dre ce ,dieu immortel et invulnrable4 ,les religions1 en ce qu'elles ont de faux1 sont poses p> l'homme qui les fait et les dfait suivant le caprice du mom5t4 ,or1 l'homme ne hait la religion que p>ce qu'il n'a pas de prise sur elle3 elle le dom9e2 elle le g\v]ne4 ,la religion e/ intraitable4 ,mais les religions sont commodes1 flexibles1 maniables4 ,on les travaille comme on veut4 ,de l la sympa?ie de t\s les a?es p\r t\tes les hrsies4 ,le rationalisme fait comme l'empire roma94 ,il reoit volonti]s un ,dieu n\veau qui dem&e droit de cit1 ct des autres1 dans le ,pan?on4 ,il rep\sse le vrai ,dieu qui e/ ncessairem5t unique1 exclusif et immuable4 ,l o une hi/oire des v>iations n'e/ pas possible1 l'orgueil se cabre1 p>ce qu'il a horreur de t\t ce qui ne vi5t pas de lui4 ,or1 le c>actre propre de la religion1 c'e/ de ne pas v5ir de l'homme4 ,dieu e/ la fois ca* et vid5t au fond d'elle4 ,aveugle qui ne le voit pas4 ,la religion e/ le po9t de r5contre1 le po9t d'int]section entre le my/re et la lumire4 ,comme la colonne qui guidait les ,hbreux dans le ds]t1 elle e/ lum9euse d'un ct1 obscure de l'autre1 et l'homme en la contemplant1 e/ dans l'impossibilit de dire3 ,voil mon uvre4 ,dieu1 s'il e/ le nant1 n'a pas de v]be4 ,jsus-,*ri/ n'a pas de raison d'tre4 ,jsus-,*ri/6 voici le fond3 voici la rac9e1 voici l'intime de la "q4 ,jsus-,*ri/6 voil o vise l'am\r1 voil o vise la ha9e6 ,notre sicle1 qui va au cur de t\t1 va droit ,jsus-,*ri/ p\r l'ador] ou le crucifi]3 il sait que c'e/ en lui que ,dieu e/ t\* au cur4 ,l'tre suprme de #ic1 l'orgueil ne le hait pas4 ,robespi]re tolrait le ,dieu de ,lu!r et de ,calv94 ,il s5tait dans ce ,dieu la "p de l'homme4 ,le ,dieu ha1 le ,dieu p]scut1 le ,dieu maudit1 le ,dieu ador1 c'e/ le ,dieu vivant1 qui e/ celui qui e/ comme il l'a dcl> jadis ,mose2 le gr& ennemi1 le gr& ami1 c'e/ le v]be1 auquel1 qu& on l'a vu en *air et en os1 les hommes ont prfr ,b>rabas3 voil l'objet de la fureur1 s\rde ou clatante1 p>ce que voil l'tre qui tait avant que v\s ne fussiez1 avant qu',abraham ne ft1 celui qui tait 9 pr9cipio1 au comm5cem5t1 avant t\t comm5cem5t1 celui qui tait dans le ,pre et qui disait au ,pre en ret\rnant lui3 ,cl>ifica me tu1 ,pat]1 apud temetipsum cl>itate quam habui1 priusquam mundus esset1 apud te6444 ,ah6 voil votre imm5se ennemi4 ,il tait la lumire avant que le monde ft4 ,dieu1 comme l'homme1 a sa p>ole publique et sa p>ole intime4 ,sa p>ole intime1 c'e/ le my/icisme4 ,t\t tre intellig5t et libre t5d se communiqu]2 mais il e/ diffr5tes natures1 diffr5ts degrs de communication4 ,plus l'homme e/ lev1 plus il e/ pr(ond4 ,plus il e/ pr(ond1 plus pr(onds sont en lui ses secrets4 ,l'homme vulgaire jette ses p>oles au has>d1 comme s'il s5tait qu'elles ne sont d'aucun prix1 l'homme pr(ond les rs]ve1 p>ce qu'il les respecte4 ,il ne les livre qu' une me dispose les recevoir4 ,p\r p>l] il a beso9 que celui qui c\te soit un ami1 et que cet ami fasse sil5ce1 qu'il att5de1 qu'il dem&e4 ,un cur pr(ond ne se v]se pas dans un cur lg]4 ,si n\s sommes fi]s de l'amiti d'un gr& homme1 c'e/ que n\s s5tons1 au mo9s in/9ctivem5t1 sa gloire rayonn] sur n\s1 qu& n\s avons eu l'honneur d'arra*] une p>ole intime celui dont la p>ole publique claire le monde4 ,ces vrits ne n\s surpr5n5t pas1 si n\s n\s les appliquons n\s-mmes4 ,mais s'il s'agit de ,dieu1 de sa p>ole publique et de sa p>ole intime1 n\s n\s tonnons1 n\s sommes prts d\t]4 ,p\rquoi donc8 ,c'e/ que n\s croyons vraim5t notre vie1 notre lib]t1 t&is que n\s d\tons de la vie et de la lib]t de ,dieu2 c'e/ que n\s n\s s5tons matres de nos p>oles1 de nos actes2 c'e/ que n\s n\s s5tons libres dans les *oix que n\s faisons4 ,mais la sophi/ique1 dont la t5dance e/ d'annihil] ,dieu1 n\s engage le considr] comme n'tant pas1 alors mme qu'en app>5ce elle convi5t qu'il e/4 ,elle veut bi5 qu'il soit1 mais elle ne veut pas qu'il agisse2 elle cons5t le laiss] dans son ciel1 p\rvu qu'il y re/e et qu'il lui ab&onne la t]re4 ,elle lui donne1 quelquefois du mo9s1 la p]mission d'exi/]1 p\rvu qu'il n'en use pas vis--vis de n\s4 ,elle se rsign]ait un ,dieu purem5t ab/rait1 un ,dieu neutre dans t\s les combats1 un ,dieu qui n'engaget ri5 les cratures1 un ,dieu condamn p> je ne sais qui je ne sais quelle impuissance2 elle admettrait l'tre enf91 p\rvu que l'tre ft le nant4 ,a la honte de notre poque1 ,r\sseau1 ce reprs5tant de la mdiocrit1 vit encore p>mi n\s4 ,il n'e/ pas r>e d'ent5dre ses d]ni]s et malheureux enfants rpt] ses enseignem5ts glacs4 ,les sa9ts gn5t ,m4 ,r5an comme ils gnai5t ,r\sseau1 p>ce que les sa9ts sont les preuves vivantes d'un ,dieu vivant1 p>ce que leur hi/oire e/ en mme temps l'hi/oire de la vie extrieure du ,dieu qui les habite4 ,jsus-,*ri/ docteur1 quelques-uns le support5t1 en s'ef=ant de f]m] les yeux sur la div9it de la doctr9e4 ,ils cons5tirai5t l'admir] comme homme 7c> ce s]ait encore admir] l'humanit dont ils font p>tie71 p\rvu qu'ils ne fuss5t pas =cs de l'ador] comme ,dieu4 ,mais ,jsus-,*ri/ ?aumaturge leur fait horreur1 p>ce que1 dans le miracle1 ,dieu se rvle en acte2 la t\te-puissance se dcl>e1 et l'humanit ne peut plus rapport] elle la victoire4 ,otez les miracles de l'vangile1 et t\te la t]re e/ aux pi$s de ,jsus-,*ri/1 disait ,r\sseau4 ,jamais un miracle ne s'e/ pass l o il a pu tre con/at1 exam91 dit ,m4 ,r5an4 ,ces deux esprits se t\*5t p> une horreur commune du surnaturel et une commune adoration de la critique qui *]*e le dtruire4 ,m4 ,r5an e/ au ,x,i,xe sicle ce qu'tai5t ,voltaire et ,r\sseau au ,x,v,i,i,ie4 ,la proportion e/ la mme4 ,il e/ aussi suprieur eux que notre poque e/ suprieure leur poque2 mais au fond1 ces trois hommes n'en font qu'un4 ,jsus-,*ri/ considr comme p]sonne vivante relle1 ,jsus-,*ri/ dans son action sur n\s1 ,jsus-,*ri/ et les sa9ts1 voil ce qui les s\lve t\s1 p>ce que1 dans ces manife/ations clatantes de sa vie1 ,dieu se montre t\t prs et ne p]met pas de l'oubli]4 ,l'article que ,m4 ,r5an a consacr la vie des sa9ts e/ un *ef-d'uvre d'habilet4 ,on ne peut se moqu] plus polim5t4 ,le monde actuel1 qui ne supporte pas le gr& am\r1 ne support]ait pas non plus la gr&e ha9e2 il lui faut une ha9e accommode sa froideur4 ,les faits qui s]v5t de fondem5t la my/ique *rti5ne peuv5t tre attaqus de deux faons4 ,ils peuv5t tre conte/s en dtail1 un un1 au nom de la critique hi/orique2 ils peuv5t tre nis en masse1 rsolum5t et absolum5t1 au nom de cette ass]tion qui se croit philosophique3 ,les lois naturelles sont immuables2 tablies p> ,dieu1 ou plutt tablies p> leur propre v]tu1 elles ne peuv5t tre *anges p> p]sonne4 ,si la sophi/ique entrait dans la premire discussion1 dans la discussion des dtails1 et si n\s l'y suivions1 notre devoir s]ait de lui prs5t] les faits my/iques1 ent\rs1 au po9t de vue hi/orique1 des mmes g>anties que les faits les plus inconte/s4 ,n\s lui dem&]ions alors p\rquoi elle admet les uns et rep\sse les autres1 qu& les uns et les autres prs5t5t1 au nom de l'hi/oire1 les mmes titres la croyance4 ,mais la sophi/ique ab&onn]ait alors la premire "q et abord]ait la seconde1 celle qu'elle pose t\j\rs1 je me trompe1 celle qu'elle tran*e t\j\rs1 sans l'avoir jamais pose4 ,elle me rpondrait3 ,je rep\sse les faits surnaturels1 les miracles1 les extases1 p>ce que ces faits sont impossibles2 la croyance que v\s me proposez e/ contraire ma raison4 ,peut-tre aj\t]ait-elle3 ,c'e/ ,dieu qui les a poses ces lois 7le ,dieu imp]sonnel1 le ,dieu qui n'e/ pas74 ,p\rquoi les dtruirait-il8 p\rquoi aurait-il *ang d'avis8 ,ici l'a?isme se ca*e d]rire un c]ta9 air de respect4 ,puisque ,dieu exi/e1 rpondrais-je1 il a cr le monde et il en a pos les lois4 ,puisque ,dieu exi/e1 il a agi de cette sorte avec intellig5ce et lib]t1 et puisque cela e/ a9si1 p\rquoi ,dieu1 qui n'e/ susceptible d'aucune dim9ution1 p]drait-il ses droits8 ,p\rquoi1 puisqu'il a pu crer1 ne p\rrait-il plus agir sur la cration8 ,p\rquoi son uvre lui devi5drait-elle ou indiffr5te ou trangre8 ,il a t ,dieu3 donc il l'e/ t\j\rs2 s'il ne l'tait plus1 il ne l'aurait jamais t2 puisqu'il a cr1 il ma9ti5t1 en d'autres t]mes1 il cont9ue la cration4 ,il a p5s1 il a p>l1 il a v\lu les *oses2 il cont9ue les p5s]1 les p>l]1 les v\loir4 ,p\rquoi ne p\rrait-il pas1 son heure1 les v\loir autrem5t8 ,ces lois1 sur lesquelles v\s v\s appuyez p\r le brav] aussi firem5t que si elles tai5t votre ouvrage1 il les a poses librem5t1 dans le jeu de sa puissance4 ,p\rquoi ne p\rrait-il pas les susp5dre librem5t8 ,quelle valeur sci5tifique a donc cette ngation3 l'ordre naturel ne peut jamais tre int]v]ti8 ,ngation purem5t gratuite1 qui1 sans tre fonde sur ri51 se dresse contre ,dieu1 contre la raison1 contre l'hi/oire1 p\r t\t attaqu] et t\t dtruire8 ,oui1 t\t cela e/ vrai du ,dieu qui exi/e2 celui-l agit4 ,mais qu& la sophi/ique p>le de ,dieu1 elle p>le du ,dieu imp]sonnel1 du ,dieu qui n'exi/e pas4 ,de l vi5t entre n\s le mal5t5du4 ,n\s p>lons de notre ,dieu1 elle p>le du si51 et comme celui-l n'exi/e pas1 il ne peut ri5 faire1 j'en convi5s4 ,quiconque limite ,dieu1 le nie2 donc v\s le niez4 ,p\rtant v\s prononcez *aque in/ant son nom2 donc v\s prononcez un nom qui dans votre esprit ne reprs5te ri54 ,v\s p>lez de la vrit2 v\s la *]*ez1 dites-v\s4 ,or1 la vrit c'e/ ,dieu1 c'e/ l'tre4 ,mais si l'tre n'e/ pas1 la vrit n'e/ pas3 donc v\s *]*ez ce qui n'e/ pas4 ,avant de discut] les qualits ou les puissances qui peuv5t tre dvolues aux sa9ts1 il faudrait savoir ce que c'e/ qu'un sa9t4 ,m4 ,r5an leur repro*e d'tre t]ribles1 absolus 7comme si ,dieu ne l'tait pas671 v9dicatifs4 ,a l'appui de cette d]nire ass]tion1 quelques exemples n'euss5t pas t inutiles4 ,m4 ,r5an les omet4 ,il p>at que ces sa9ts1 =ce d'tre v9dicatifs1 ont fait le malheur du monde2 c>1 propos de sa9t ,v9c5t de ,paul1 qui ne connut d'autre ?ologie que la *>it1 ,m4 ,r5an s'crie3 ,plt ,dieu1 p\r le bonheur de l'humanit1 que t\s les sa9ts euss5t ressembl celui-ci6 ,le sa9t ,v9c5t de ,paul bonasse et ignorant que ,m4 ,r5an se figure1 le console des sa9ts fanatiques1 dont il aurait peur1 s'il en voyait4 ,telle e/ l'ide qu'il se fait du sa9t en gnral4 ,d'autres voi5t dans le sa9t un mo9e sup]/itieux et idiot4 ,que faut-il voir en lui8 ,il faut voir en lui l'homme difi4 ,la cration e/ pose sur un plan incl94 ,t\te crature aspire mont]4 ,place un degr quelconque de l'*elle des tres1 elle aspire au degr suprieur4 ,mais voici la loi2 c'e/ celle du monde naturel1 et celle du monde surnaturel3 nul ne p\rra conqurir la vie suprieure qu'en ab&onnant la vie infrieure4 ,tel e/ le sacrifice4 ,les tres inanims le font et ne le s5t5t pas4 ,les tres anims le font1 le s5t5t et ne le compr5n5t pas4 ,l'homme le fait1 le s5t et le compr5d4 ,en gnral ceux qui p>l5t du sacrifice voi5t en lui la mort4 ,qu'e/-il rellem5t8 ,sa =me symbolique e/ la =me de la croix4 ,la croix e/ =me de deux lignes qui se c\p5t angles droits3 la ligne v]ticale et la ligne horizontale4 ,la ligne v]ticale e/ la ligne de vie1 la ligne horizontale e/ la ligne de mort4 ,dans la croix et dans le sacrifice la vie et la mort se c\p5t angles droits4 ,la mort y a sa place puisque le sacrifice implique l'ab&on de la vie infrieure4 ,mais la mort e/ le moy51 non pas la f92 elle prp>e3 la vie c\ronne et t]m9e4 ,celui qui a pass p> la mort comme initiation1 e/ transsub/anti1 p> le sacrifice1 une =me de vie plus haute4 ,ceux qui1 n'ayant pas trav]s le sacrifice1 le voi5t d'en bas1 ne di/+u5t en lui que la mort4 ,ceux qui1 l'ayant trav]s1 le voi5t d'en haut1 reconnaiss5t en lui la vie glorifie4 ,ceux qui le trav]s5t actuellem5t s5t5t le *oc des deux puissances4 ,le sa9t e/ celui qui a trav]s le d]ni] sacrifice4 ,en lui la vie div9e a absorb1 brl la vie huma9e4 ,la vie morale1 comme la vie physique1 n'e/-elle pas une combu/ion8 ,le sa9t e/ celui qui n'exi/e plus4 ,dieu vit en lui4 ,qu'e/-ce donc qui v\s tonne dans le miracle ou dans l'extase8 ,dieu a pris la place de l'homme3 voil t\te l'explication4 ,la loi univ]selle1 la loi de l'asc5sion1 s'e/ accomplie dans sa =me la plus haute4 ,l'ob/acle l'action div9e e/ dans la volont de l'tre sur qui l'action s'ex]ce et qui rsi/e librem5t4 ,aussi l'action de ,dieu sur la nature inanime e/ s\v]a9e et absolue4 ,ri5 n'emp*e le soleil de se lev] et de se c\*]1 p>ce que1 dans cette opration1 ,dieu agit seul et ne n\s dem&e pas notre conc\rs4 ,mais p\r agir dans l'homme1 ,dieu dem&e l'homme son aide4 ,si l'homme dit3 ,non1 ,dieu respecte son refus4 ,si l'homme dit3 ,oui1 p\rquoi df5dez-v\s ,dieu d'inve/ir1 d'embrass]1 de c\ronn] et de ce9dre celui qui s'e/ plac dans son se91 dans son c5tre8 ,si ,dieu a v]s dans l'homme difi son esprit1 l'esprit de puissance1 l'esprit qui fait les miracles1 p\rquoi lui refus]ait-il les miracles eux-mmes8 ,p\rquoi l'effet s]ait-il plus trange que la cause8 ,si v\s avez *ang votre vie contre la vie de ,dieu1 ce qui e/ une sorte d'extase p]man5te et ins5sible1 p\rquoi lui df5driez-v\s de v\s visit] son t\r p> une sorte d'extase accid5telle et s5sible8 ,si l'esprit de ,dieu ex]ce en v\s une action intrieure1 p\rquoi n'ex]c]ait-il pas de temps en temps p> v\s une action extrieure8 ,la vie infrieure e/ t\s les j\rs1 s\s nos yeux1 absorbe p> la vie suprieure1 sans que n\s songions n\s en tonn]4 ,l'h]be mange la t]re1 le m\ton mange l'h]be2 l'homme mange le m\ton2 la *air du m\ton devi5t la *air de l'homme3 n\s tr\vons cela t\t simple4 ,n\s v\lons bi5 qu'il en soit a9si1 p\rvu que ,dieu re/e l'c>t4 ,oui1 mais il ne re/e pas l'c>t6 il aime trop sa cration p\r la t5ir di/ance4 ,il s'e/ introduit p> la ,rdemption dans la solid>it univ]selle4 ,il a cr1 p\r avoir1 a dit un sa9t1 une occasion de mrit]4 ,au lieu d'admir] cette effusion1 les hommes s'en irrit5t4 ,ils se cabr5t1 ils se p]suad5t que la raison leur ordonne la rvolte4 ,p\rquoi donc se s\mett5t-ils t\s les autres my/res1 tant que ,dieu n'y figure pas nom9ativem5t8 ,je crois avoir indiqu la solution du problme qu& j'ai p>l de la ha9e que le nant rvolt conoit p\r l'tre1 surt\t p\r les manife/ations surnaturelles de l'tre4 ,rsumons-n\s4 ,puisque ,dieu e/1 il e/ p]sonnel4 ,puisqu'il a cr le monde1 il le cre encore4 ,puisqu'il l'a v\lu1 il le veut1 et l',univ]s ne subsi/e qu'en v]tu de sa p>ole cont9ue4 ,puisque ,dieu a cr1 il a pu crer3 puisqu'il a pu1 il peut encore4 ,il a tabli librem5t les lois du monde3 donc il peut les susp5dre librem5t4 ,il les susp5d d'une faon digne de sa gr&eur1 qu& il se donne qui s'e/ donn lui1 qu& il visite s5siblem5t ceux qui ins5siblem5t pass5t leur vie dans son se91 et se sub/itue eux dans l'acte extrieur et accid5tel comme ils l'ont sub/itu lui dans leur vie intrieure et p]man5te4 ,mtaphysiquem5t1 cela e/ possible4 ,hi/oriquem5t1 cela e/4 ,la ngation hi/orique e/ impossible4 ,on ne l'entrepr5d pas1 et on se borne rpt]3 ,assurm5t ce fait n'e/ pas3 c> il n'e/ pas possible4 ,n\s voil donc r5voys la ngation mtaphysique1 et n\s l'avons montre comme elle e/1 gratuite et irrationnelle4 ,si ,m4 ,r5an a p\r les sa9ts cette ha9e curieuse tudi]1 cette ha9e polie1 mais pr(onde et intellig5te1 c'e/ qu'il reconnat en ceux celui qui les habite rellem5t1 son ennemi capital et p]sonnel1 ,jsus-,*ri/4 ,jsus-,*ri/1 celui qui relie et aussi celui qui di/+ue1 ,jsus-,*ri/ 9 quo omnia con/ant4 ,jsus-,*ri/ montre leur place respective ,dieu et l'homme1 le f9i et l'inf9i4 ,il e/ la lumire1 et la lumire exclut la confusion4 ,aussi la sophi/ique t5d effac] la notion du v]be1 et p> l effac] la di/9ction4 ,la di/9ction des p]sonnes div9es1 la di/9ction du f9i et de l'inf9i1 t\tes les vrits prcises1 sauveg>des p> la vrit du v]be1 dplais5t la sophi/ique4 ,elle aime confondre t\tes *oses dans un vague respect qui1 portant sur t\t1 ne porte sur ri51 et exclut la foi laquelle e/ dt]m9e4 ,la sophi/ique p>le de l'union1 mais elle rep\sse le ,sa9t-,esprit qui e/ l'union sub/antielle4 ,elle p>le de l'inf9i1 mais elle veut l'inf9i mo9s ,dieu1 un inf9i qui rside dans la cration1 ou plutt en elle-mme3 c> elle e/ le pr9cipe et la f9 de sa propre adoration4 ,donc1 en vrit1 l'clectisme1 que je combats1 conti5t la ngation fondam5tale1 radicale1 absolue de la religion4 ,passons la seconde ngation4 ,,*apitre ,,ii ,n,,gation ,,de ,,la ,,soci,t4 ,un trait c>actri/ique du *ri/ianisme1 c'e/ sa connaissance pr(onde du cur huma94 ,lui qui e/ si =t1 il connat t\tes nos faiblesses3 il les a prvues4 ,dc\vrez un sa9t le fond de vos misres1 v\s ne l'tonn]ez jamais4 ,calme comme un tre en qui ,dieu vit1 il compr5dra vos agitations1 v\s qui n'tes qu'un homme1 et le remde qu'il v\s propos]a s]a t\j\rs la porte de vos bras faibles3 il ne v\s dem&]a pas l'impossible4 ,v\s lui avez dc\v]t l'abme de votre nant4 ,il l'a sond4 ,il a t5u compte de sa pr(ondeur4 ,dc\vrez-le ma9t5ant un sophi/e 7je ne dis pas un philosophe73 au lieu de reg>d] au fond1 il argum5t]a au dehors4 ,il s'en ti5dra des gnralits4 ,sa morale s]a sans application4 ,s'il v\s propose un remde1 le remde s]a inacceptable4 ,dans aucun cas v\s ne tir]ez de lui une p>ole relle1 vivante1 pratique4 ,son intellig5ce aura peut-tre t en rapport avec votre intellig5ce3 vos deux mes s]ont re/es pr(ondm5t trangres4 ,en effet le c>actre propre de la sophi/ique1 c'e/ l'ignorance pr(onde du cur huma94 ,elle peut analys] avec une f9esse inconte/able les oprations de l'ent5dem5t4 ,la vie lui glisse entre les ma9s3 l'homme lui *appe4 ,peut-tre cette nature si complexe1 si *>ge d'lm5ts multiples ne se r5d-elle qu' la simplicit absolue4 ,peut-tre cette me sur*>ge1 complique1 obscure1 veut-elle1 p\r dev5ir lisible1 tre reg>de et d*iffre p> un il simple4 ,quoi qu'il en soit1 la sophi/ique ne s'ap]oit pas1 =ce d'ignor] l'homme1 qu'elle nie la socit4 ,si quelque *ose e/ vid5t dans la nature morale et dans la nature physique1 dans l'hi/oire et dans la consci5ce de l'homme1 c'e/ l'impossibilit radicale o se tr\ve *aque espce et *aque individu de subsi/] p> ses propres =ces et de se n\rrir de sa sub/ance4 ,t\t ce qui vit1 s'alim5te4 ,t\te nature cre s'assimile1 s\s pe9e de mort1 une nature trangre la si5ne et qui devi5t la si5ne4 ,la loi des corps e/ aussi la loi des mes4 ,la nutrition visible e/ l'image de l'autre nutrition4 ,l'homme1 puisqu'il e/ esprit et corps1 a beso9 de pa93 il a beso9 de l',ide4 ,l',ide e/ l'alim5t de son me1 comme le pa9 e/ l'alim5t de son corps4 ,anantissez les moissons4 ,que la t]re v\s refuse subitem5t son fruit prcieux2 le rgne de la mort arrive4 ,v\s le compr5ez1 je p5se8 ,comm5t donc ai-je beso9 de v\s pr\v] que v\s f]mez l'humanit1 et bi5 plus absolum5t1 les s\rces de la vie1 si v\s lui arra*ez l'autre pa98 ,c> v\s lui arra*ez du mme c\p la vrit naturelle et la vrit surnaturelle2 v\s lui arra*ez ,dieu4 ,v\s lui arra*ez la vie et v\s lui dites3 ,vivez4 ,je cra9s de compr5dre4 ,v\s reconnaissez la ncessit de l'alim5tation p\r t\t ce qui exi/e rellem5t4 ,v\s ne supprimez pas la n\rriture des corps p>ce que v\s croyez aux corps4 ,v\s laissez quelque *ose aux intellig5ces1 l'ex]cice dans le vide1 p>ce que v\s ne les niez pas t\t fait4 ,v\s supprimez la n\rriture des mes1 p>ce que v\s ne croyez pas aux mes4 ,v\s en p>lez1 je le sais4 ,mais v\s en p>lez comme v\s p>lez de ,dieu4 ,la sophi/ique a une rponse t\te prte1 mais aussi mauvaise et aussi vulgaire que facile4 ,n\s laissons au peuple la religion1 et n\s g>dons p\r n\s la critique4 ,un signe di/9ctif de ,m4 ,r5an1 c'e/ mme l'abs5ce totale de l'esprit de proslytisme4 ,ce monde1 dit-il1 e/ un si curieux spectacle tel qu'il e/1 que la critique1 qu& elle en aurait le p\voir1 n'aurait peut-tre pas le c\rage de le *ang]4 ,a9si la critique ne v\drait pas faire la vrit une place plus gr&e1 tant il e/ amusant de la voir en occup] une si petite6 ,la critique ne v\drait pas gurir les malades ou clair] les aveugles1 c> les malades et les aveugles sont vraim5t curieux tels qu'ils sont4 ,mais alors p\rquoi donc travaillez-v\s8 ,si v\s disiez la vrit1 v\s risqu]iez d'agr&ir sa place4 ,v\s devez cep5dant aux autres et v\s-mme de croire que v\s la dites2 ds lors v\s risquez de modifi] cet tat de *oses1 si joli qu'il ne faut pas l'amlior]4 ,ailleurs1 ,m4 ,r5an p\sse encore plus lo9 la s9crit des aveux3 ,on s'e/ habitu prs5t] comme une des qualits de l'esprit franais cette rigueur de logique en v]tu de laquelle les ?ories ne re/5t jamais *ez n\s l'tat de spculation1 et aspir5t trs-vite se traduire dans les faits4 ,c'e/ l sans d\te un des traits de l'esprit franais2 mais j'hsite beauc\p1 p\r ma "p1 y voir une qualit4 ,il n'e/ pas de plus gr& ob/acle la lib]t de la p5se4 ,en ,allemagne1 au contraire1 la p5se nat in(f5sive1 trangre aux *oses de ce monde444 ,elle ne dem&e que le royaume de l'air3 on le lui ab&onne4 ,si vos ?ories sont vraies1 me dira-t-on1 elles doiv5t tre bonnes appliqu]4 ,oui1 si l'humanit en tait digne et capable4 ,la ?orie e/ t\j\rs un idal4 ,il s]a temps de la ralis] le j\r o il n'y aura plus dans le monde de sots ni de m*ants4 ,a9si1 tant qu'il y aura dans le monde des sots et des m*ants1 ceux qui ne s]ont ni m*ants ni sots auront nanmo9s la p]mission d'agir comme s'ils l'tai5t4 ,v\s tes honnte1 v\s tes intellig5t1 v\s connaissez la vrit1 v\s l'aimez2 v\s p\rriez la s]vir1 mais v\s dites3 ,a quoi bon8 ,il y a encore des m*ants et des sots dans le monde2 donc1 imitons-les4 ,mais il y a aussi des m5teurs2 donc v\s n'tes pas t5u la bonne foi4 ,il y a mme des voleurs et des assass9s2 donc1 etc41 etc4 ,il e/ vrai qu'ailleurs ,m4 ,r5an n\s dcl>e que la critique ne doit pas recul] devant la cra9te d'branl] le *ri/ianisme1 et flicite les premi]s *rti5s de n'avoir pas recul devant la cra9te d'branl] le paganisme4 ,ces deux manires de voir se concili]ont entre elles comme elles p\rront4 ,s'il faut n\s atta*] la premire doctr9e1 celle qui int]dit le proslytisme1 je v\s rpondrai3 ,vos lecteurs v\s dem&]ont-ils la p]mission de v\s croire8 ,v\s crivez p\r n'tre pas cru2 v\s exposez des ?ories que v\s tr\vez dang]euses1 et v\s v\s rassurez en p5sant qu'on ne les adopt]a pas4 ,mais si p> has>d on les adoptait6 ,ah6 si on les adoptait v\s s]iez avec n\s victime de votre imprud5ce6 ,il ne s]ait plus temps de v\s rep5tir4 ,p>is1 la ,france et le monde crirai5t dans leurs ru9es une vrit que j'annonce1 avant que la clo*e n'ait sonn l'univ]selle agonie3 ,le peuple e/ srieux1 si les sophi/es ne le sont pas4 ,un homme d'esprit se met sa table4 ,il rdige quelques phrases dont il e/ cont5t4 ,elles sont bi5 faites1 elles ont du succs4 ,dans ces phrases1 il nie agrablem5t la diffr5ce du bi5 et du mal4 ,il (f5se la raison et la consci5ce4 ,le monde e/ lg]3 l'homme d'esprit le savait4 ,le livre fait son *em94 ,il a d'abord amus les g5s de lettres3 il n'tait crit que dans ce b4 ,mais un j\r vi5t o le peuple l'ouvre1 le peuple qui se mle de t\t et qui pr5d t\t au srieux4 ,votre voix a plus de porte que v\s ne l'aviez cru2 elle arrive au peuple malgr v\s4 ,il v\s c\te1 et peut-tre il v\s croit1 c> ses passions le lui conseill5t4 ,v\s tes p]du alors1 et v\s reconnaissez trop t>d ce que je v\s annonce d'avance1 appuy sur l'hi/oire des ides et sur celle des faits4 ,le peuple e/ srieux1 si les sophi/es ne le sont pas4 ,v\s faites devant lui l'apologie du mal dans une page que je veux transcrire3 ,beau comme t\tes les cratures nobles1 plus malheureux que m*ant1 le ,satan de ,m4 ,s*eff] signale le d]ni] ef=t de l'art p\r rompre avec le dualisme et attribu] le mal la mme s\rce que le bi51 au cur de l'homme444 ,de t\s les tres autrefois maudits1 que la tolrance de notre sicle a relevs de leur ana?me1 ,satan e/ sans contr$it celui qui a le plus gagn au progrs des lumires#a et de l'univ]selle civilisation4 ,il s'e/ ad\ci peu peu dans son long voyage1 depuis la ,p]se jusqu' n\s2 il a dp\ill t\te sa m*ancet d',ahrimane4 ,le moy5 ge1 qui n'ent5dait ri5 la tolrance1 le fit plaisir laid1 m*ant1 tortur1 et1 p\r comble de disgrce1 ridicule4 ,milton comprit enf9 ce pauvre calomni1 et comm5a la mtamorphose que la haute imp>tialit de notre temps devait a*ev]4 ,un sicle aussi fcond que le ntre en rhabilitations de t\tes sortes ne p\vait manqu] de raisons p\r excus] un rvolutionnaire malheureux1 que le beso9 d'action jeta dans des entreprises has>des4 ,on p\rrait faire valoir1 p\r attnu] sa faute1 une f\le de motifs contre lesquels n\s n'aurions pas le droit d'tre svres4 #a ,donc1 p\r n\s1 ,satan e/ la lumire6 444 ,il 7le ,satan de ,s*eff]7 a p]du ses cornes et ses griffes2 il n'a g>d que ses ailes1 app5dice qui seul le ratta*e encore au monde surnaturel1 et ne semble cons]v que p\r faire ressortir le triomphe de la =me huma9e pure1 reprs5te p> le ,*ri/1 sur la =me hybride de l'tre my?ologique4 ,il manque de vigueur peut-tre1 et je m'en rj\is4 ,p]mis au moy5 ge1 qui vivait cont9uellem5t en prs5ce du mal1 =t1 arm1 crnel1 de lui port] cette ha9e implacable qui se traduisait dans l'art p> une sombre n]gie4 ,n\s sommes obligs auj\rd'hui mo9s de rigueur4 ,on n\s repro*e p>fois notre optimisme en e/htique2 on n\s blme de n'tre pas plus svres p\r le mal1 plus exclusifs dans notre gt de la beaut4 ,mais en ralit c'e/ l une dlicatesse de consci5ce4 ,c'e/ p> am\r du bi5 et du beau que n\s sommes si timides1 p>fois si faibles dans nos jugem5ts moraux4 ,les sicles absolus tran*ai5t1 fau*ai5t un *amp p\r en arra*] l'ivraie4 ,n\s1 qui respectons l't9celle div9e p>t\t o elle reluit1 et qui1 habitus une manire plus t5due d'envisag] les *oses huma9es1 savons que le bi5 et le mal se ml5t ici-bas dans des proportions indisc]nables1 n\s hsitons prononc] des arrts exclusifs1 de peur d'envelopp] dans notre condamnation quelque atome de beaut4 ,elle tait ncessaire1 cette longue citation4 ,n\s n'aurions jamais compris sans elle l't5due de notre tolrance et de notre imp>tialit4 ,voici la p5se de ,m4 ,r5an traduite dans un /yle plus clair3 il y a du bon et du mauvais p>t\t1 dans *aque p]sonne1 dans *aque *ose1 et bi5 audacieux s]a celui qui trac]a entre ces deux pr9cipes1 puisqu'on p>le de deux pr9cipes1 une ligne de dm>cation4 ,satan se rvolte contre ,dieu4 7,m4 ,r5an croit p>l] un langage mtaphorique47 ,satan a-t-il tort8 ,ne s]ait-ce pas un acte de noble indp5dance8 ,ne reprs5te-t-il pas l'affran*issem5t des opprims8 ,dieu n'e/-il pas un tyran8 ,le moy5 ge p\vait donn] raison ,dieu4 ,mais n\s1 qui avons fait la dcl>ation des droits de l'homme1 n'avons-n\s pas le droit de maudire ce matre1 au nom de la frat]nit mod]ne1 et de rhabilit] celui qui n\s a donn l'exemple1 le premi]-n entre les rvolts1 notre *ef1 notre vrai ,dieu1 ,satan qui a lev avant n\s l't5d>d que n\s portons8 ,le j\r e/ v5u o ce pauvre calomni repr5d ses droits aux respects des hommes4 ,appro*ez donc aussi1 v\s t\s1 ses enfants1 ses disciples4 ,n\s v\s f]ons une place dans notre admiration6 ,mais p\rquoi le crime ne s]ait-il beau que dans le pass8 ,p\rquoi p]drait-il1 dans les temps mod]nes1 sa spl5deur8 ,p\rquoi le ,x,i,xe sicle1 qui1 dans sa haute imp>tialit1 le rhabilite1 le rep\ss]ait-il de son se9 avec une intolrance digne de ce sicle aveugle et b>b>e o le manteau de sa9t ,franois montait avec lisabe? sur le trne de ,hongrie8 ,non1 non6 n\s avons l'esprit l>ge6 ,place aux rvolts6 ,place aux assass9s6 ,honneur la mort6 son j\r e/ arriv4 ,v\s t\s qui1 anims de la ha9e univ]selle1 v\lez la ru9e univ]selle1 la ru9e de ,dieu1 la ru9e de l'homme1 la ru9e de la socit1 v5ez1 fils de ,satan1 les sophi/es v\s convoqu5t1 et s'ils sont plus logiques dans leurs actes que dans leurs p>oles1 ils f]ont place vos fureurs1 comme ils ont fait place vos ?ories3 c> en v\s condamnant1 ils envelopp]ai5t peut-tre dans cette condamnation quelque atome de beaut4 ,v5ez donc1 et puisque n\s avons l'esprit l>ge1 dvorez-n\s4 ,les sicles de *eval]ie1 les sicles d'en?\siasme suivai5t sa9t ,b]n>d sur la montagne1 ,godefroy de ,b\illon ,jrusalem1 et allai5t1 la croix en tte1 faire la veille des armes prs du sa9t spulcre reconquis4 ,mais les sicles de critique1 les sicles de tolrance1 n'accord5t plus la socit le droit de se df5dre2 c> qui sait si1 t\t compte fait1 les agresseurs n'ont pas aussi leurs bonnes raisons dont il faut t5ir compte8 ,sa9t ,l\is p\vait pr5dre les armes au nom du ,dieu vivant qui s'appelle le ,dieu des armes4 ,mais que peut-on faire au nom du nant8 ,ri5 n'e/ absolum5t vrai1 ri5 n'e/ absolum5t faux4 ,on veut n\s massacr]4 ,mais1 aprs t\t1 ces fils de ,satan ont autant de droits que leur pre4 ,comme lui1 ils ont leur beaut1 si n\s avons la ntre4 ,il y a du p\r et du contre3 t\s sont gaux devant le nant4 trange socit que celle qui s]ait rgie p> la sophi/ique6 ,v\driez-v\s en faire p>tie8 ,le passant attaqu dans la rue dem&e sec\rs la =ce arme qui rpond3 ,non pas6 mon int]v5tion tait bonne au moy5 ge4 ,dsormais1 entre l'assass9 et la victime1 je suis imp>tiale4 ,d'ailleurs ce monde e/ un si curieux spectacle et votre supplice e/ si amusant reg>d] que je ne me priv]ais pas volonti]s de ce plaisir dlicat4 ,ri5 n'e/ tri/e comme le dlire4 ,p\rtant il amne quelquefois des comb9aisons de mots si tranges que les spectateurs s\ri5t quelquefois1 malgr eux1 en c\tant le malade4 ,c'e/ ce qui vi5t de n\s arriv]4 ,voil donc o v\s allez au nom de la raison6 ,entre l'tre et le nant1 entre la socit et la b>b>ie1 =ce d'imp>tialit1 v\s t5ez la balance gale6 ,triomphez1 si v\s l'osez6 v\s ne survivrez pas votre triomphe4 ,du re/e1 je l'espre comme v\s1 v\s re/]ez dans votre solitude4 ,l'humanit ne vivra pas de v\s4 ,c> p\r vivre il lui faut quelque *ose1 et v\s lui (frez le ri5 dont elle a horreur4 ,il lui faut le pa9 et l',ide3 v\s ne lui apportez ni le pa9 ni l',ide4 ,l'humanit veut vivre1 et votre critique c'e/ la mort4 ,il e/ vrai que v\s pr5ez en piti le beso9 de vivre4 ,c'e/ une grossiret digne du bas peuple auquel v\s p]mettez la c]titude1 p>ce qu'il n'e/ pas assez f91 assez di/+u p\r se pass] d'elle4 ,ce bonheur e/ rs]v aux esprits dlicats4 ,ceux-ci *]*5t t\j\rs la vrit1 avec l'int5tion de ne la tr\v] jamais4 ,et o e/-elle cette vrit que les plus f9s *]*eurs ne tr\v]ont jamais8 ,o e/-elle cette vrit qui n'e/ pas4 ,m4 ,r5an va v\s le dire4 ,la vrit e/ t\t entire dans les nuances4 ,dans quelles nuances1 s'il v\s plat8 ,dieu dtruit1 l'homme dtruit1 la socit dtruite1 qu& ri5 ne s'appuie plus sur ri51 qu& la vie n'a plus de fondem5ts1 qu& ce qui e/ n'a plus sa raison d'tre1 qu& l'univ]s e/ le cau*em> d'une div9it malade 7v\s auriez d dire d'une div9it *imrique71 la vrit naturelle et la vrit surnaturelle disp>ues1 t\te ide te9te1 t\te *ose anantie1 dans quelles nuances tr\v]ons-n\s cette vrit intr\vable p\r deux raisons1 d'abord p>ce qu'elle n'e/ pas1 ensuite1 p>ce que1 ft-elle1 n\s v\drions la *]*] t\j\rs1 et ne la tr\v] jamais8 ,les nuances de la p5se suppos5t une affirmation gnrale qui leur s]ve de fond1 de support4 ,mais1 puisque v\s n'affirmez ri51 que veul5t dire ces nuances1 qui sont les nuances du nant8 ,o ,dieu6 o en sommes-n\s8 ,la tte t\rne au fond de cet abme1 et qu& on l'a explor un in/ant p\r en mesur] la pr(ondeur1 il e/ temps de se dgag] et de se t\rn] v]s la lumire6 ,le peuple a beso9 de ,dieu1 dites-v\s8 ,p\rquoi donc1 si ,dieu n'e/ pas8 ,l'erreur c'e/ le nant4 ,si ,dieu e/ le nant1 comm5t le peuple a-t-il beso9 de lui8 ,et s'il e/ l'tre1 comm5t1 v\s1 n'en avez-v\s pas beso98 ,e/-ce qu'il y a dans le monde des tres si dlicats que leur dlicatesse leur ti5ne lieu de pa96 ,donnez-n\s donc le secret de cette dlicatesse qui dgu/e t]nellem5t les nuances d'une vrit t]nellem5t inconnue et absolum5t *imrique6 ,l'homme e/ vivant4 ,il a faim1 il a soif4 ,que v\lez-v\s qu'il fasse de vos nuances8 ,*ose rem>quable6 la sophi/ique1 p>ce qu'elle a p]du le s5s du vrai1 ddaigne ceux qui l'ont g>d1 et comme elle n'a plus la =ce de port] ,dieu1 elle mprise ceux qui le port5t encore4 ,il semble voir un m\rant1 qui1 incapable de recevoir aucune n\rriture1 ddaign]ait1 dans son dlire1 l'infirmi] qui le soigne1 et lui dirait3 ,v\s tes donc bi5 faible1 v\s qui avez beso9 de mang]8 ,les nuances dlicates ont deux avantages2 d'abord elles font illusion aux esprits faibles qui p5s5t que cette doctr9e e/ quelque *ose puisqu'elle e/ dlicate1 et qu'elle conti5t quelque *ose puisqu'elle conti5t tant de nuances4 ,ensuite elle donne l'auteur les app>5ces du calme et de la modration4 ,un homme qui ti5t la balance gale entre t\tes *oses peut sembl] quelques-uns dom9] t\tes *oses3 on ne s'ap]oit pas t\j\rs que l'imp>tialit entre la vrit et l'erreur e/ le plus radical de t\s les non-s5s4 ,la doctr9e de ,m4 ,r5an p\rrait se c>actris] a9si3 une apologie dlicate et f9em5t nuance du nant4 ,la modration de ,m4 ,r5an e/ une prcaution oratoire4 ,elle ca*e un pr(ond mpris p\r la faiblesse de ceux qui l'oblig5t tre modr4 ,il a p\r les prjugs une piti d\ce2 mais ne v\s fiez pas sa d\ceur4 ,la traduction pratique et sociale de sa doctr9e s]ait la de/ruction de t\t ce qui exi/e4 ,c> ri5 n'exi/e qu'en v]tu d'une prfr5ce accorde l'tre sur le ,nant4 ,comme la religion1 la socit e/ une affirmation vivante de l'tre1 et si ,satan a les mmes droits que ,dieu1 t\tes deux sont galem5t impossibles4 ,aprs les ngations de la religion et de la socit1 c\tons la ngation de la sci5ce4 ,,*apitre ,,iii ,n,,gation ,,de ,,la ,,sci5ce4 ,le *ri/ianisme a relev la raison huma9e4 ,le ,x,v,i,i,ie sicle l'a drac9e4 ,voltaire a pass sur la ,france4 ,il l'a s\ille de son v594 ,son rgne f9it1 il e/ vrai4 ,l'humanit le maudit1 la sci5ce se moque de lui2 l'art le rep\sse1 et p\rtant la queue du s]p5t s'agite encore au milieu de n\s4 ,le ,x,i,xe sicle e/ une arme en m>*e4 ,mais t\te arme a son arrire-g>de4 ,la raison e/ la lumire huma9e4 ,la sci5ce e/ le dveloppem5t de la raison4 ,or1 je dcl>e que la sci5ce e/ radicalem5t nie p> ,m4 ,r5an et je vais le pr\v]4 ,la sci5ce e/ le dveloppem5t de la raison1 la syn?se de nos connaissances4 ,t\t dveloppem5t suppose un g]me4 ,t\te r\te suppose un d"p4 ,t\t progrs suppose un premi] pas4 ,or1 ,m4 ,r5an supprime le po9t de d"p1 il nie le premi] pas3 il p>le ensuite de voyag]4 ,t\te sci5ce e/ comprise dans l'ide tre1 et il d\te de l'tre4 ,t\te la philosophie e/ dans le mot sub/ance1 et il d\te de la sub/ance premire1 de la sub/ance ncessaire1 de la sub/ance t]nelle1 sans laquelle t\tes les sub/ances s]ai5t t]nellem5t impossibles4 ,il sape le fondem5t1 il te la premire pi]re et p>le de con/ruire un monum5t4 ,aussi1 rduit l'impuissance d'affirm]1 puisqu'il e/ priv de la gr&e affirmation1 pr9cipe et f9 de t\tes les autres1 l'affirmation de l'tre1 il ne peut plus que rpt] sa premire ngation qui conti5t t\tes les autres1 la multipli]1 la reproduire s\s mille =mes1 la divis] en mille ngations p>tielles1 appel] les ngations de faits1 les ngations de dtail1 les ngations d'analyse au sec\rs de la ngation syn?tique qui e/ la base de son sy/me1 de sa doctr9e4 ,p\r la c>actris]1 cette doctr9e laquelle aucun mot connu ne convi5t1 p>ce que t\s les mots t5d5t exprim] l'tre1 et que cette doctr9e t5d le ni]1 il faut crer un mot aussi affreux que la *ose1 un mot qui ne dise ri51 un mot qui signifie le ri53 ce mot s]ait3 nihilisme4 ,dieu et la socit supprims1 le bi5 et le mal confondus1 le vrai et le faux1 qui ne sont que le bi5 et le mal dans leur pr9cipe1 sont naturellem5t confondus4 ,si le vrai et le faux sont id5tiques1 ou seulem5t indiffr5ts l'homme1 que devi5t la sci5ce qui n'exi/e qu' la condition de di/+u] l'un de l'autre1 et de prfr] l'un l'autre8 ,dieu e/ le support de la sci5ce1 comme il e/ le support de la cration4 ,omnia 9 ipso con/ant1 le monde idal1 et le monde rel4 ,t\s les tres visibles et invisibles peuv5t rpt] la p>ole de l',aptre3 ,9 ipso vivimus1 movemur et sumus4 ,t\s les v]bes sont l'*o du v]be tre3 t\tes les p5ses sont l'*o de la p5se p> laquelle l'homme p5se l'tre4 ,si v\s v\lez l'difice solide1 donnez-lui un fondem5t 9branlable4 ,un inexplicable prjug1 qui e/ n de l'ignorance1 qui s'appuie sur l'ignorance1 qui gr&it p> l'ignorance atta*e l'ide de progrs l'ide de ngation4 ,on dirait1 ent5dre c]ta9s hommes1 que l'affirmation e/ un m\vem5t rtrograde et que l'av5ir e/ ceux qui ne croi5t plus ri54 ,s'il y a p\rtant au monde une vrit vid5te et d'une vid5ce niaise1 c'e/ que le progrs e/ le dveloppem5t des pr9cipes connus1 et non leur oubli1 que le progrs e/ l'expansion de la vie1 et non la mort4 ,cep5dant voyez le nihilisme6 ,il m>*e le front haut comme s'il tait matre du monde4 ,on dirait1 le voir1 que l'tre tait le ,dieu du pass1 mais que le nant s]a le ,dieu de l'av5ir4 ,le ,x,v,i,i,ie sicle a drac9 la raison3 les pr9cipes les plus lm5taires du s5s commun ressembl5t auj\rd'hui des p>adoxes4 ,la p5se *ancelante beso9 d'ef=t p\r se t5ir deb\t sur sa base4 ,la doctr9e oppose au nihilisme1 c'e/ la doctr9e de l'tre1 l'ontologie4 ,entre ces deux doctr9es se place le psy*ologisme4 ,l'ontologie e/ la sci5ce des lois de l'tre4 ,elle place le po9t de d"p de la p5se l o e/ le po9t de d"p de t\te *ose4 ,elle donne la premire place la premire ide2 elle con/ruit sur la pi]re angulaire de t\te con/ruction2 elle pose la sci5ce sur l'9branlable1 et1 a9si pose1 la sci5ce p\rra m>*] sans inquitude4 ,elle ne se ret\rn]a plus *aque pas p\r reg>d]1 tremblante1 d]rire elle4 ,les pr9cipes sont assurs1 et voil la loi de t\t progrs4 ,les esprits trop faibles p\r l'ontologie dbut5t p> la psy*ologie4 ,ceux-ci1 au lieu d'tudi] avant t\t l'tre1 tudi5t avant t\t l'homme2 au lieu d'asseoir la sci5ce sur ,dieu1 ils l'associ5t sur eux-mmes4 ,je ne nie pas l'intrt de leurs travaux et la somme de vrits qu'il leur e/ p]mis de voir ou d'entrevoir3 je dis seulem5t que1 si ma vue ne me trompe pas1 le psy*ologisme e/ un pas fait p> l'homme p\r s'loign] de l'tre et s'appro*] du nant4 ,t\tes les p>oles sont l'*o de la premire p>ole1 et la somme d'tre que possde la sci5ce se mesure la somme d'tre que possde son po9t de d"p4 ,desc>tes1 comme t\s les *efs d'cole1 e/ un esprit vig\reux1 mais troit1 qui appuie sur une =mule4 ,l'cole c>tsi5ne1 que n\s avons s\s les yeux1 reprs5te p> des hommes lesquels se croi5t des hommes de progrs1 a recul de plusieurs sicles la p5se huma9e4 ,ils s]ont tonns1 le j\r o ils compr5dront que la devise qui flotte sur leur bannire1 la devise de la p5se mod]ne1 de la p5se affran*ie1 de la p5se h>die1 e/ le mot d'ordre de la timidit1 de la r\t9e1 le po9t d'arrt qui a t5u l'ide en susp5s p5dant trois sicles4 ,le cogito ergo sum e/ en ret>d sur la philosophie qui l'a prcd1 puisque celle-ci p>tait de ,dieu et que celui-l "p de l'homme4 ,or1 je le dem&e1 o e/ la lib]t1 o e/ la gr&eur1 o e/ la s\rce de l'tre1 et p> consqu5t du progrs1 s9on dans l'tre8 ,s]ait-il le pre du progrs1 celui qui1 possdant un levi] p\r s\lev] le monde1 bris]ait l'in/rum5t que lui ont lgu ses pres et re/re9drait sa puissance la =ce de son bras8 ,non 9 arcu meo sp]abo et gladius meus non salvabit me1 dis5t la fois l'homme et la sci5ce4 ,qu'on le sa*e bi56 nul n'a le droit de re/] indiffr5t aux ides2 elles n'ont pas beso91 p\r tre importantes1 d'tre traduites en faits extrieurs et crites dans l'hi/oire de ce monde4 ,nanmo9s cette conscration d]nire ne leur manque jamais4 ,l'espoir de ,m4 ,r5an1 qui v\drait plac] la ?orie dans un lieu inaccessible et la s\/raire t\te t5tative de ralisation1 trahit l'erreur pr(onde d'un esprit ex]c1 mais g>4 ,isol] la sci5ce de la vie1 c'e/ mconnatre ple9em5t la nature de la sci5ce et de la vie4 ,elles se rejo9dront malgr v\s4 ,les annes ne sont pas logiques peut-tre1 les sicles le sont t\j\rs1 et si n\s *appons aux consqu5ces de vos p5ses1 c'e/ que n\s aurons *app vos p5ses elles-mmes4 ,dmembrez l'espce huma9e2 crez c]ta9s hommes qui n'ai5t que des ttes1 et c]ta9s autres qui n'ai5t que des bras1 peut-tre les ttes ne f]ont-elles que p5s]2 mais1 tant que v\s n'aurez pas modifi a9si la cration1 il faut v\s rs\dre voir les hommes se prcipit] l ou v\s leur aurez montr un attrait quelconque4 ,la ralisation de vos s\haits dtruirait la socit1 n\s l'avons dit2 mais1 sa*ez-le1 elle dtruirait aussi la sci5ce4 ,la sci5ce e/ une =ce qui ne tr\ve pas en elle-mme sa satisfaction4 ,l'homme qui sait qu'une *ose doit tre1 dsire inv9ciblem5t qu'elle soit4 ,v\s avez tu la sci5ce en lui arra*ant son pr9cipe et sa f9 d]nire1 qui e/ la vrit2 v\s la tuez une seconde fois en ne v\lant pas qu'elle se t\rne1 comme dit ,bossuet1 aim] et agir4 ,je sais bi5 que ,m4 ,r5an et quelques esprits du mme g5re aim5t la re*]*e p\r elle-mme1 et cra9drai5t de tr\v]1 p>ce que1 p5s5t-ils1 qu& on a tr\v on ne *]*e plus4 ,ils ignor5t que la vrit1 inf9im5t pr(onde1 rs]ve aux vrais *]*eurs de telles lumires que plus l'homme la *]*e plus il la tr\ve1 et plus il la tr\ve plus il la *]*e4 ,que re/]a-t-il donc cette sci5ce va9e et /rile qui n'aura ni pr9cipe ni f91 et qui s]a frappe1 au po9t de d"p1 d'une impuissance absolue d'arriv]8 ,il e/ en un s5s plus important1 dit ,m4 ,r5an1 de savoir ce que l'esprit huma9 a p5s sur un problme1 que d'avoir un avis sur ce problme2 c>1 lors mme que la "q e/ insoluble1 le travail de l'esprit huma9 p\r la rs\dre con/itue un fait exprim5tal qui a t\j\rs son intrt1 et1 en supposant que la philosophie soit condamne n'tre jamais qu'un t]nel et va9 ef=t p\r df9ir l',inf9i1 on ne peut ni] du mo9s qu'il n'y ait l p\r les esprits curieux un spectacle digne d'att5tion4 ,je pr5ds note de cet aveu4 ,s\v5ons-n\s1 ce propos1 que le rationalisme affecte de pr5dre1 contre le *ri/ianisme1 la df5se de la sci5ce et de la philosophie4 ,il accuse quelquefois l'vangile d'tre contraire la raison4 ,pris en lui-mme1 et considr ?oriquem5t1 ce repro*e e/ vide de s5s2 il ne reprs5te ri5 l'esprit4 ,cra9dre que la foi ne soit incompatible avec la raison1 c'e/ cra9dre que la lumire ne fasse s*isme avec elle-mme1 et que la vrit ne se contr$ise4 ,cette incompatibilit e/ un non-s5s2 elle e/ in9telligible2 elle ne peut pas tre p5se4 ,a la lumire de la p5se1 cette cra9te e/ absurde4 ,considrons-la la lumire de l'hi/oire4 ,qui donc1 du *ri/ianisme ou de la sophi/ique1 a e/im l'homme et sa lgitime raison8 ,le *ri/ianisme a lev t\s les gr&s monum5ts philosophiques qui ont vu le j\r depuis dix-huit sicles4 ,les sci5ces physiques l'ont att5du p\r natre1 comme si elles avai5t eu peur de livr] l'homme la clef de la nature1 avant l'app>ition huma9e du ,crateur1 qui a livr sa9t ,pi]re la clef du ciel4 ,le *ri/ianisme compte p>mi ses enfants sa9t ,d5is1 sa9t ,anselme1 sa9t ,?omas1 et tant de gr&s inconnus qui ont agi sans se montr]1 qui ont vivifi le monde1 sans lui p]mettre de les ap]cevoir1 comme la sve invisible qui fait la beaut des fleurs et la d\ceur des fruits4 ,le *ri/ianisme1 c'e/ l'union hypo/atique elle-mme1 c'e/ le ,v]be uni la nature de l'homme4 ,donc1 la raison div9e ne rside pas seule dans nos tab]nacles2 la raison huma9e e/ sur l'autel ca?olique1 en tant qu'elle e/ la raison de l',homme-,dieu4 ,voil la conduite du *ri/ianisme vis--vis de notre intellig5ce4 ,il l'emploie1 il la dirige1 il la consacre2 il la t\*e de ses ma9s div9es2 il l'illum9e de ses reg>ds div9s4 ,v\lez-v\s savoir ma9t5ant comm5t la sophi/ique traite cette mme raison1 comm5t elle traite la philosophie4 ,ce n'e/ pas moi qui v\s le dis1 c'e/ elle-mme2 je ne comm5te pas1 je cite3 ,en supposant que la philosophie soit condamne n'tre jamais qu'un t]nel et va9 ef=t p\r df9ir l',inf9i444 ,voil les deux places qui sont (f]tes la raison3 *oisissez au nom de ,dieu et *oisissez au nom de l'homme4 ,que v\s re/]a-t-il1 si v\s *oisissez la sophi/ique8 ,la re*]*e /rile1 dsespre1 absurde1 de l'intr\vable1 la critique isole4 ,mais la critique1 cette d]nire vivante1 e/-elle assure de sa vie8 ,non2 elle prira s\s ses propres c\ps4 c\tez-la elle-mme3 ,qui sait1 dit-elle p> la b\*e de ,m4 ,r5an1 qui sait si la f9esse d'esprit ne consi/e pas s'ab/5ir de conclure8 ,v\s l'ent5dez3 elle a p]du mme le droit de conclure1 cette s\v]a9e isole et dsole d'un monde o il n'y a plus ri51 cette re9e du vide6 ,elle ne peut que racont]6 ,voil le p\voir unique que lui laiss5t ses glorificateurs6 ,la critique n'a sa raison d'tre que l o il y a quelque *ose critiqu]4 ,mais qu& la f9esse d'esprit a *ass t\te conclusion1 qu& le vrai et le faux sont dev5us indiffr5ts1 aussi curieux1 mais aussi inutiles l'un que l'autre1 la critique n'a plus que faire de son disc]nem5t1 de sa sagacit1 de sa pr(ondeur4 ,il faut que la socit ait encore une croyance1 il faut au mo9s qu'elle en *]*e une1 avec l'espoir de la tr\v]1 p\r que le critique ait encore un travail1 un b1 une mission4 ,mais s'il r5once mme disc]n] 771 s'il se borne dtruire1 s'il n'ose pas conclure1 le j\r o il aura russi1 il devi5dra lui-mme aussi inutile1 aussi impossible que ses victimes4 ,le j\r o il aura t\t dtruit1 il ne lui re/]a plus qu' t]m9] p> un suicide l'univ]selle de/ruction4 ,il a ouv]t les cat>actes1 t\t a t subm]g4 ,le critique vogu]a quelque temps dans l'ar*e qu'il se s]a con/ruite1 puis les eaux gr&iront et enseveliront bi5tt1 avec le re/e du monde1 l'unique et solitaire nautonni] de l'abme6 ,arrive l1 la p>ole1 qui se refuse elle-mme le droit de ri5 savoir1 de ri5 croire1 de ri5 affirm]1 doit1 comme l'ide1 s'abm] dans le nant4 ,mais alors aussi la contradiction vi5t son sec\rs4 ,si le nihilisme ne se contr$isait pas1 si cette ress\rce lui tait enleve1 il ne p\rrait ni p5s] ni p>l]4 ,mais la nature le s\ti5t1 comme dit ,pascal1 et l'oblige affirm] quelquefois malgr lui4 ,a9si1 ,m4 ,r5an p>le de la ncessit o n\s sommes de connatre la vrit presque aussi s\v5t que la ncessit o n\s sommes de ne la connatre pas4 ,il blme ceux qui dtruis5t les religions tablies2 il blme ceux qui les respect5t et sacrifi5t un va9 scrupule les intrts de la vrit4 ,quelle vrit1 s'il v\s plat8 ,tantt il p>le d'elle comme s'il la connaissait1 tantt comme s'il ne la connaissait pas1 tantt comme s'il tait impossible de la connatre1 tantt comme si elle n'tait pas4 ,tantt3 ,la critique ne dtruit pas l'admiration1 elle la dplace4 ,ici ,m4 ,r5an se reg>de comme possesseur de la vrit4 ,tantt il rpond avec ,mahomet3 ,l'me e/ une *ose dont la connaissance e/ rs]ve ,dieu4 ,il n'e/ donn l'homme de possd] qu'une bi5 faible lueur de sci5ce4 ,ici ,m4 ,r5an se reg>de comme ne possdant pas la vrit1 mais semble croire qu'elle exi/e4 ,ailleurs enf93 ,si le monde e/ le cau*em> d'une div9it malade4 ,en ce cas la vrit n'exi/e plus4 ,dans un autre endroit3 ,le critique1 exclusivem5t occupe de la vrit1 e/ rassur d'ailleurs sur les consqu5ces1 p>ce que les rsultats de ses re*]*es ne pntr5t pas dans les rgions o les illusions sont ncessaires4 ,ici la vrit exi/e2 mais heureusem5t elle e/ ignore1 c>1 si elle tait connue1 elle s]ait fatale la socit4 ,tantt les religions sont p\r ,m4 ,r5an la =me la plus respectable de la p5se4 ,la civilisation a des int]mitt5ces1 dit-il2 la religion n'en a pas4 ,tantt il affirme que l',europe doit propag] son dogme1 qui e/ la civilisation4 ,il n'y a donc plus de dogme en dehors de la civilisation8 ,que devi5n5t ces religions qui t\t l'heure n'avai5t pas d'int]mitt5ces1 t&is que la civilisation en avait8 ,enf91 quelquefois ,m4 ,r5an lve le masque et montre le visage de ,pr\dhon4 ,p> exemple1 aprs avoir discut les orig9es de l'islamisme1 il aj\te3 ,j'ai longtemps insi/ sur l'infirmit native de l'islamisme4 ,il y aurait inju/ice ne pas aj\t] qu'aucune religion et aucune in/itution ne rsi/]ait l'preuve que n\s p\vons faire subir celle-ci4 ,et cep5dant ,m4 ,r5an semble pr(ess] p\r les religions1 si fausses qu'elles soi5t1 un respect inexplicable dans son esprit4 ,la logique accompagne et rcomp5se naturellem5t la vrit4 ,elle dr\le sans ef=t les anneaux de la gr&e *ane4 ,l'erreur e/ naturellem5t contradictoire4 ,ayant le faux p\r pr9cipe et p\r f91 tantt elle entre c\rageusem5t dans les consqu5ces de ses pr9cipes1 tantt recule devant elle et se ca*e d]rire les mots4 ,quelquefois ,m4 ,r5an p>le des religions avec une indulg5ce pr(ondm5t mprisante qui mrite d'tre rem>que3 ,les religions1 dit-il1 tant les uvres les plus compltes de la nature huma9e1 celles qui l'exprim5t avec le plus d'unit1 p>ticip5t aux contradictions de cette nature et exclu5t les jugem5ts simples et absolus4 ,peut-on dire aux religions avec plus de politesse qu'elles sont absolum5t huma9es1 et1 p> consqu5t1 absolum5t fausses8 ,p\r rfut] le sophi/e1 il suffirait de rappro*] les textes qu'il n\s prs5te loigns1 dissm9s1 g>s1 mlangs4 ,dans le premi] *apitre de ce travail1 j'ai montr la ngation pure et simple de la religion4 ,j'ai rs]v les contradictions relatives cette ngation au troisime *apitre1 au *apitre de la sci5ce1 p>ce qu'elles con/itu5t un att5tat contre les lois ess5tielles de la raison4 ,mais c'e/ surt\t s\s la pression du *ri/ianisme que ,m4 ,r5an semble en proie je ne sais quelle fivre4 ,quelquefois ,jsus-,*ri/ lui semble presque avoir mrit la mort3 ,l'intrt de la puret religieuse de l'hi/oire exige de rpt] s\s t\tes les =mes que l'cole *rti5ne n'e/ nullem5t acceptable1 qu& elle a ram5 ce qui reg>de le conseil suprme des ,juifs1 dans ce conflit sol5nel1 une "q de basse jal\sie1 une affaire de tribunal1 qu& elle a accabl la nation juive1 qui elle devait la naissance et dont elle s'appropriait les plus beaux ornem5ts1 s\s prtexte du crime volontaire que ses anci5s aurai5t commis en prononant contre ,jsus un arrt qui avait t annonc d'avance et provoqu p> t\te la ?orie du matre sur l'accomplissem5t des critures4 ,ces p>oles sont de ,m4 ,salvador3 ,m4 ,r5an les cite avec une complaisance qui quivaut1 dans sa b\*e1 l'approbation4 ,a l'en croire1 aj\te-t-il1 le sanhdr9 n'aurait fait qu'appliqu] les lois exi/antes4 ,jsus lui-mme avait *]* la mort1 et ds qu'on ne l'envisageait que comme citoy5 7tel devait tre ncessairem5t le po9t de vue des ,juifs71 il la mritait444 ,p\r n\s1 ,dieu n\s g>de d'mettre sur une telle "q un autre avis que celui de ,jsus lui-mme3 il fallait que le fils de l'homme m\rt4 ,sans cela1 il n'et pas reprs5t l'idal du sage1 odieux aux sup]/itieux comme aux politiques1 et payant de sa vie sa beaut morale4 ,une mort vulgaire p\r c\ronn] la vie de ,jsus6 ,quel blasphme6 ,quant re*]*] ce qui se passa dans l'me de ceux qui le condamnr5t1 c'e/ l une "q va9e et /rile1 lors mme qu'elle ne s]ait pas insoluble4 ,qui sait s'il e/ digne d'am\r ou de ha9e8 ,qui peut bi5 analys] ce qui se passe au fond de son cur8 ,celui qui dit comme ,caphe3 ,exp$it unum hom9em mori pro populo1 e/ c]tes un dte/able politique et p\rtant1 *ose tri/e dire1 ce peut tre un honnte homme4 ,ces p>oles lgantes et obliques1 qui se tran5t en spirales1 dc\vr5t la p5se de ,m4 ,r5an1 t\t en la ca*ant dans leurs replis4 ,mais t\t c\p ,jsus-,*ri/ lui app>at imm5se4 ,il appr\ve le sa9t qui peignait g5\x la face du ,v]be fait *air1 et dans un transport vraim5t trange1 il crit ces belles p>oles3 ,sorti d'un petit canton trs-exclusif quant la nationalit et trs-prov9cial quant l'esprit1 il e/ dev5u l'idal univ]sel3 ,a?nes et ,rome l'adoptr5t2 les b>b>es tombr5t ses pi$s1 et auj\rd'hui encore le rationalisme n'ose le reg>d] un peu fixem5t qu' g5\x devant lui4 ,glorieusem5t va9cu p> la vrit1 ,m4 ,r5an vi5t d'av\] que ,jsus-,*ri/ n'a pay aucun tribut ni une nation ni une poque3 mais t\t c\p rev5u lui-mme1 il aj\te3 ,dans le ,*ri/ vanglique une p>tie m\rra2 c'e/ la =me locale et nationale1 c'e/ le ,juif1 c'e/ le ,galilen3 mais une "p re/]a1 c'e/ le gr& matre de la morale4 ,le ?aumaturge et le prophte m\rront2 l'homme et le sage re/]ont4 ,et ce sont deux passages d'un mme article4 ,ce ,jsus my/rieux contre qui les c\ps n'ont pas de prise1 excite *ez ,m4 ,r5an une colre qui *ange *aque in/ant de =me et de c\leur1 une colre m\vante1 et quel hommage que cette colre6 ce ,jsus inexplicable l'irrite3 quel plaisir1 s'il tait possible de le ni] t\t fait6 ,du mo9s faut-il n'en pas t5ir compte2 c>1 p\r ,m4 ,r5an1 l'inexplicable e/ simplem5t l'inexpliqu4 ,c]tes1 dit-il1 il faut dsespr] d'arriv] jamais la complte intellig5ce d'app>itions surpr5antes1 que le manque de docum5ts bi5 plus encore que leur nature my/rieuse c\vrira p\r n\s d'une t]nelle obscurit4 ,dans la solution des problmes d'un ordre aussi lev1 et l'hypo?se surnaturelle et les hypo?ses naturelles trop simples1 celles du ,x,v,i,i,ie sicle p> exemple o t\t e/ rduit aux proportions ord9aires d'un fait d'impo/ure ou de crdulit1 doiv5t tre galem5t rejetes4 ,on me propos]ait une analyse df9itive de ,jsus1 au del de laquelle il n'y aurait plus ri5 *]*]1 que je la rcus]ais4 ,sa cl>t s]ait la meilleure preuve de son insuffisance4 ,l'ess5tiel n'e/ pas ici de t\t expliqu]1 mais de se conva9cre qu'avec plus de r5seignem5ts t\t s]ait explicable4 ,*]*ons la p5se2 dp\illons-la des mots4 ,que tr\vons-n\s8 ,n\s tr\vons l'int5tion bi5 arrte de *]*] t\j\rs1 et de ne savoir jamais4 ,en effet1 en face d'un phnomne my/rieux1 il faut de deux *oses l'une1 lui attribu] une cause surnaturelle1 ou lui *]*] une explication naturelle4 ,m4 ,r5an rep\sse ces deux procds2 il rep\sse la cause surnaturelle gratuitem5t1 sans motif1 sans discussion1 il l'c>te p>ce qu'il l'c>te1 et quant la cause naturelle1 il l'c>te encore1 p>ce que l'admettre ce s]ait conclure1 ce s]ait manqu] au devoir qu'impose la f9esse d'esprit1 enf9 et surt\t1 p>ce qu'admettre une explication ce s]ait se s\mettre soi-mme la critique4 ,on me propos]ait une analyse df9itive de ,jsus que je la rcus]ais4 ,p\rquoi donc8 ,comm5t6 v\s dcl>ez qu'il y a une explication naturelle1 et v\s en rejetez une qui sembl]ait bonne1 p> cela seul qu'elle s]ait claire6 ,cette explication e/ donc condamne tre obscure8 ,mais si l'on v\s en prs5te une qui soit obscure1 v\s la rejett]ez p>ce qu'elle e/ obscure4 ,p> ce procd trs-habile1 v\s r5v]rez les esprits une explication naturelle qui n'e/ pas encore v5ue1 qui ne vi5dra jamais1 et qui aura a9si sur t\tes les autres l'avantage de ne p\voir tre juge1 puisqu'elle s]a t\j\rs dans l'av5ir et t\j\rs dans l'inconnu4 ,si v\s proposiez v\s-mme votre explication1 n\s s5tirions l'insuffisance de cette explication1 comme des autres4 ,c> t\te explication naturelle de ,jsus e/ une explication qui n'explique ri54 ,mais cette explication inconnue1 dont v\s affirmez l'exi/5ce sans la pr\v]1 *appe la discussion4 ,elle v\s p]met de v\s pass] de ,dieu1 et v\s disp5se de dire comm5t v\s faites p\r v\s en pass]4 ,au po9t de vue de la sci5ce hi/orique1 exam9ons la situation que ,m4 ,r5an n\s fait1 vis--vis du miracle4 ,l'hi/oire n\s (fre une srie de faits surnaturels4 ,n\s1 qui les admettons1 n\s leur faisons leur place4 ,ils ne drang5t en ri5 les sci5ces naturelles4 ,ils les dom95t1 ils ne les dtruis5t pas4 ,une gurison miraculeuse ne conti5t aucune ngation de la mdec9e4 ,ce sont deux applications diffr5tes de la =ce qui gurit4 ,l'une e/ con=me l'ordre naturel1 l'autre ne l'e/ pas4 ,voil t\te la diffr5ce4 ,immatrielle en elle-mme dans les deux cas1 cette =ce agit p\rtant sur la matire4 ,que la prire ou le pa9 emp*e un homme de m\rir1 le my/re qui le ramne la vie1 e/ dans les deux cas immatriel1 comme la vie v]s laquelle il revi5t1 comme la loi qui ordonne ce ret\r4 ,le pa9 matriel excute une loi qui n'e/ pas matrielle4 ,la vie e/ l'action de la =me sur la matire4 ,ce n'e/ donc jamais dans la matire mme qu'il faut *]*] la cause de la vie ou celle de la mort4 ,il ne faut lui dem&] aucun secret4 ,elle n'e/ que l'occasion manife/atrice de la vie4 ,la matire e/ un in/rum5t qui prte son sec\rs l'h>monie3 c'e/ le bois du violon qui porte les cordes4 ,mais c'e/ t\j\rs une =ce immatrielle qui fait la vie ou qui fait la mort1 la maladie ou la gurison4 ,naturelle ou miraculeuse1 la vie a sa raison d'tre dans l'immatriel4 ,donc l'admission des faits surnaturels ne gne ni la raison ni l'hi/oire4 ,la raison conoit que la cause s\v]a9e agisse s\v]a9em5t4 ,l'hi/oire admet t\s les faits pr\vs1 et les faits d'un c]ta9 ordre ne gn5t en ri5 les faits d'un autre ordre4 ,mais si v\s refusez ,dieu le droit d'agir surnaturellem5t1 alors de deux *oses l'une1 ou v\s niez absolum5t t\s les faits my/rieux1 ou v\s les faites r5tr] de =ce dans le doma9e des faits naturels4 ,si v\s les niez1 v\s dtruisez la c]titude hi/orique4 ,elle m\rra de ce c\p3 c> ces faits sont aussi bi5 atte/s que les autres1 mme au po9t de vue de l'hi/oire pure4 ,donc1 les rejetant1 v\s n'avez plus de raison p\r admettre quoi que ce soit4 ,la c]titude hi/orique n'exi/e plus4 ,les affirmations motives ne gn5t en ri5 les affirmations d'un autre g5re2 mais une ngation gratuite dtruit t\t1 c> si v\s niez une *ose1 p\rquoi n'en ni]ais-je pas une autre8 ,si1 admettant peu prs les faits1 v\s les faites entr] dans les sci5ces naturelles1 malgr eux1 et malgr elles1 v\s dtruisez ces sci5ces4 ,c> les lois connues ne sont plus dom9es1 mais dtruites p> cette f\le de lois du mme ordre1 qui se crois5t avec elles capricieusem5t4 ,mais si ces lois sont d'un autre ordre1 les sci5ces naturelles sont sauves4 ,la mdec9e ne s\ffre pas1 si1 miraculeusem5t1 ,jsus-,*ri/ ,homme-,dieu ouvre avec un peu de b\e l'il d'un aveugle4 ,la mdec9e et t dtruite si naturellem5t1 un j\r1 en v]tu de je ne sais quelle faveur1 la b\e avait guri un il malade4 ,admettez l'extase1 v\s ne dtruisez pas la vie normale4 ,sa9te ,?rse ne nuit p]sonne1 et sa9te ,?rse extatique ne nuit pas sa9te ,?rse femme et *rti5ne4 ,mais niez l'int]v5tion surnaturelle1 v\s ne p\vez plus dire o la vie naturelle comm5ce1 o elle f9it2 elle e/ b\lev]se de fond en comble4 ,si v\s attribuez au magntisme t\t ce qui e/ extraord9aire1 le magntisme pr5d une telle place qu'il dtruit les autres sci5ces =ce d'empit] sur elles4 ,il n'y a plus de limites2 il tr\ble l'univ]s sans que v\s puissiez savoir jusqu' quel po9t1 et lui m>qu] sa place4 ,si v\s ne v\lez pas du magntisme1 v\s tes dans un autre g5re d'ignorance4 ,les lois naturelles n'ont dans les deux cas ri5 de fixe4 ,v\s leur attribuez des phnomnes qui ne dp5d5t pas d'elles1 qui relv5t de plus haut4 ,les exceptions dtruis5t les lois1 et l o il n'y a plus de lois1 il n'y a plus de sci5ce4 ,niez l'int]v5tion div9e1 v\s r5contrez un my/re absurde2 admettez-la1 v\s r5contrez un my/re lum9eux4 ,l'entre triomphante de ,jsus ,jrusalem e/ peut-tre une indication1 un s\v5ir1 un rappel de l',inc>nation1 telle qu'elle se ft accomplie1 sans le p*1 dans la gloire et dans la joie4 ,le miracle et l'extase ne sont-ils pas des s\v5irs du p>adis t]re/re1 o l'esprit ne subissait jamais les colres de la matire rvolte8 ,p\rquoi l'homme ne repr5drait-il pas1 dans une c]ta9e mesure1 p> la sa9tet1 cet empire qu'il a p]du p> le dfaut de sa9tet8 ,l'extase des sa9ts me semble un s\v5ir des sommeils d',adam4 ,le sommeil e/ le temps des rvlations4 ,peut-tre l'me1 de/itue alors1 au mo9s en app>5ce1 de son activit propre1 e/-elle plus capable de recevoir et de subir l'activit trangre1 l'activit div9e8 ,n\s aimons t\s p>l]1 sans trop savoir p\rquoi1 du sommeil de l'enfance4 ,l'innoc5ce n\s semble plus augu/e et plus puissante que jamais1 qu& elle n\s app>at ds>me p> le sommeil4 ,mais qui de n\s connat le sommeil8 n\s a-t-il dit ses my/res8 ,dans le monde d*u1 il n'veille qu'une ide d'obscurit et de nuit4 ,mais1 grce au my/re de la sa9tet 7la sa9tet ressemble t\j\rs plus ou mo9s au ret\r du p>adis t]re/re71 grce au my/re de la sa9tet1 un sommeil app>5t ne p\rrait-il pas dev5ir l'in/ant de la vrit1 l'in/ant de la lumire1 le rveil enf98 ,l'me1 qui1 dans le sommeil ord9aire1 semble s'affaiss] s\s le poids du corps1 ne p\rrait-elle1 dans un tat extrieurem5t semblable au sommeil1 mais rellem5t contraire lui1 se dgag] des li5s du corps8 ,le ravissem5t matriel e/ une drogation aux lois de la pesanteur1 o plutt la loi de la pesanteur produit un effet p>ticuli]1 qu& l'me l'emporte sur le corps4 ,mon poids1 c'e/ mon am\r1 a dit sa9t ,augu/94 ,qu& notre am\r e/ au ciel1 p\rquoi le corps ne n\s pr\v]ait-il pas1 p> un ravissem5t matriel1 qu'il e/ emport p> l'me1 et que l'homme pse en haut1 p>ce qu'en haut e/ plac son c5tre d'attraction8 ,la preuve ne n\s e/ pas t\j\rs donne p> un fait s5sible4 ,mais en rsulte-t-il qu'elle ne n\s soit donne jamais8 ,p\rquoi l'extase ne n\s p>l]ait-elle pas1 p> la b\*e des sa9ts1 des communications que l'homme sans p* et g>des avec ,dieu1 dans la spl5deur immacule du p>adis t]re/re8 ,le sommeil n'e/ pas t\t fait dp\rvu de consci5ce2 il n'e/ pas aveugle1 s\rd et muet4 ,notre sommeil e/ s\ill p> le rve4 ,le rve1 cette maladie normale de l'homme d*u et endormi1 le rve avec ses divagations1 ses t]reurs1 ses folies1 ses horizons lo9ta9s ord9airem5t affreux1 quelquefois magnifiques1 ne ressemble-t-il pas l'extase1 comme le s+e ressemble l'homme8 ,ne ressemble-t-il pas un peu une contre-preuve mal t\rne de l'extase1 une p>odie satanique qui en aurait g>d jusqu' un c]ta9 po9t l'app>5ce1 mais qui en a p]du l'esprit1 l'ide1 la vie8 ,a9si1 ces lumires p>ticulires se fond5t dans la lumire gnrale1 au lieu d'en *ang] la nature4 ,elles atte/5t de leur gr&e voix la lib]t de ,dieu et la maje/ premire de l'homme4 ,elles embelliss5t le monde sans le tr\bl]1 et illum95t la nature au lieu de la dtruire4 ,niez le surnaturel1 si v\s v\lez1 mais v\s allez recevoir une admirable punition6 ,v\s allez arriv] cette ignorance que ,m4 ,r5an attribue aux poques naves3 ,alors1 dit-il1 le miracle ne se prs5tait pas comme surnaturel2 le miracle tait l'ordre habituel1 ou plutt il n'y avait plus ni lois ni nature p\r ces hommes4 ,pr(ond enseignem5t6 la sophi/ique n\s ramne cette ignorance d'o elle prt5d n\s tir]4 ,v\s niez le miracle-exception1 le miracle surnaturel4 ,comme les faits rsi/5t vos ngations1 v\s avez le miracle-rgle1 le miracle naturel1 et v\s n'avez plus de lois4 ,a9si de deux *oses l'une3 si v\s admettez le surnaturel1 il int]vi5t sans ri5 dtruire3 l'ordre naturel e/ sauv2 si v\s niez le surnaturel1 l'ordre naturel e/ confondu et b\lev]s4 ,cette de/ruction e/ si pr(onde qu'il e/ difficile de l'analys] avec ordre4 ,les po9ts de vue se press5t au po9t de se confondre4 ,n\s avons dj vu la sci5ce et la raison nies plusieurs fois1 c> elles suppos5t l'exi/5ce de la vrit et la possibilit de la c]titude huma9e2 n\s avons vu la ngation contradictoire avec elle-mme1 contradictoire avec une affirmation prcd5te1 contradictoire avec l'int5tion de l'auteur4 ,rsumons-n\s4 ,voici1 quant la religion1 la socit1 la sci5ce1 le ,cr$o que n\s avons dc\v]t au fond de cette doctr9e3 ,je crois en ,dieu1 je l'adore1 mais il n'exi/e pas4 ,je crois en l'humanit1 je l'adore2 mais l'humanit e/ une folle qui ronge un os de mort p\r essay] de s'en n\rrir4 ,son pa9 quotidi51 son pa9 ncessaire1 c'e/ le nant1 c'e/ l'erreur4 ,je crois en l'me huma9e1 je l'adore2 mais on a bi5 fait de dcl>] que n\s n'en savons pas assez p\r affirm] son exi/5ce4 ,je crois en la sci5ce huma9e1 je l'adore2 mais la notion de l'me lui *appe comme celle de ,dieu4 ,j'adore le bi52 mais peut-tre le mal1 reprs5t p> ,satan1 a-t-il autant de droit que lui mon adoration4 ,je veux sortir de moi-mme1 m'anantir1 vivre dans un autre que moi1 ador]2 mais l'humanit e/ le seul ,dieu vritable#b1 et je suis mille fois au-dessus de l'humanit1 qui vit d'erreur1 puisque moi je dc\vre son erreur4 ,mais comme je n'ap]ois pas de vrit qui puisse remplac] les erreurs huma9es1 il me re/e ador] en moi1 sans ri5 conclure1 la critique t\te seule1 c'e/--dire la ngation univ]selle div9ise4 #b ,il n'a pas exi/1 dit ,m4 ,r5an1 un individu =m p> un privilge unique de l'ess5ce div9e et de l'ess5ce huma9e1 dom9ant la nature1 faisant des miracles1 ressuscit corporellem5t2 il n'a pas exi/ un individu plus exclusivem5t ,dieu qu'on ne l'avait t avant lui et qu'on ne le s]a aprs lui444 ,l'humanit e/ la runion des deux natures1 le ,dieu fait homme444 ,elle e/ l'enfant de la mre visible et du pre invisible1 de l'esprit et de la nature4 ,elle e/ celui qui fait des miracles4 ,c>1 dans le c\rs de l'hi/oire huma9e1 l'esprit s'assujettit de plus en plus la matire4 ,elle e/ l'impeccable1 etc41 etc4 ,et c'e/ cette mme humanit1 cau*em> d'une div9it malade1 qui ne sait pas si elle a une me1 tant elle possde une faible lueur de sci5ce6 ,,*apitre ,,iv ,n,,gation ,,de ,l',,art4 ,j'arrive la quatrime ngation1 la ngation de l'art4 ,l'art e/ l'expression de l'ide p> un signe s5sible4 ,mais l'ide s'exprime une condition1 et cette condition1 c'e/ l'am\r4 ,l'am\r e/ la vie de l'art4 ,l'am\r procde de la connaissance4 ,p\r aim] la vrit1 il faut la voir4 ,v\s la contemplez1 elle e/ belle4 ,le beau v\s appelle1 v\s allez lui1 et si vos pi$s sont l5ts1 les ailes qu'entrevoyait ,platon v\s p\ss5t d'elles-mmes4 ,l'am\r1 c'e/ le fruit mr qui tombe4 ,mais qu'aim]ez-v\s1 ,si v\s ne croyez ri58 ,supprimez la religion et la raison1 v\s aurez drac9 l'en?\siasme4 ,la ngation exclut l'art1 qui e/ affirmatif p> ess5ce4 ,t\te uvre d'art e/ un acte de foi4 ,l'empire de la ngation e/ un empire vide1 c'e/ l'empire de la mort4 ,au mo9s la ngation y devrait rgn] en sil5ce1 c> la p>ole suppose une affirmation4 ,mais le sil5ce s]ait logique1 et ri5 ne le s]a dans cette de/ruction p\vantable4 ,cr$idi1 propt] quod locutus sum3 celui-l seul qui croit a le droit de p>l]4 ,le nihilisme ne croit ni n'aime4 ,il ne v\drait pas corrig] le monde1 p>ce que les dfauts du monde sont amusants444 ,je suis malade1 et v\s ne v\lez pas me gurir1 p>ce que ma maladie e/ curieuse4 ,mais p\rquoi donc alors me p>lez-v\s8 ,v\s qui n'avez ri5 m'appr5dre1 et qui ne v\lez ri5 me donn]1 de quel droit1 au milieu de l'humanit qui a beso9 et qui espre1 levez-v\s votre voix ennemie8 ,le nihilisme devrait tre muet comme la tombe1 puisqu'il e/ froid comme elle1 et cep5dant il p>le6 ,de quel droit8 ,je v\s le dem&e au nom de l'art4 ,il p>le1 et il p>le de l'art6 ,cette contradiction suprme1 dont l'abs5ce s]ait une ombre de gr&eur1 et ca*]ait s\s un manteau de deuil les autres contradictions1 cette contradiction suprme ne lui e/ pas p>gne4 ,il p>le1 et p\rtant voici sa devise3 ,v\s qui entrez1 laissez ici la joie6 ,la joie1 don de l'am\r1 la joie1 jeunesse et spl5deur de l'me6 la joie1 triomphe de l'art1 s\lvem5t radieux qui r5d lg] le poids de la vie6 la joie1 qui fait la beaut du mat91 le calme de la j\rne1 la cl>t des nuits et la sol5nit des soirs6 ,piti p\r ceux qui ont dess* *ez eux-mmes et *ez les autres la s\rce sacre de la joie6 ,la ngation e/ froide et tri/e6 ,ils ont r5onc au ravissem5t6 ,ils ont r5onc l'art6 ,l'art e/ la spl5deur royale de l'ide4 ,l'am\r e/ si ncessairem5t la base de l'art1 que l'arti/e qui e/ p\ss p> un autre mobile n'a pas mme le tri/e honneur d'tre un c\pable srieux4 ,l'arti/e qui n'aime pas e/ ridicule4 ,l'art affirme la fois la raison et l'am\r2 sa gr&eur n\s e/ p>faitem5t inconnue2 n\s en avons fait je ne sais quel misrable et mauvais passe-temps4 ,p>mi les hommes vulgaires1 les uns croi5t que l'art e/ un ex]cice s\mis c]ta9es rgles1 et dont on vi5t b\t au moy5 de c]ta9es =mules2 les autres le pr5n5t p\r un f\ qui a le dsordre mme p\r condition1 p\r ess5ce4 ,or voici la vrit3 la posie et la musique1 qui viv5t d'am\r1 ont leurs rac9es dans les ma?matiques1 inflexibles et absolum5t exactes1 comme si l'am\r et l'ordre1 qui quelquefois n\s sembl5t ennemis1 mettai5t je ne sais quelle int5tion1 je ne sais quelle affectation se proclam] unis dans ces hautes manife/ations d'eux-mmes4 ,p\r les hommes vulgaires1 l'art1 ou plutt1 p\r p>l] leur langage1 les arts sont compltem5t sp>s de la sci5ce1 laquelle e/ elle-mme sp>e de la vie4 ,cette sp>ation des *oses le plus pr(ondm5t unies ressemble une sorte de folie et de mort univ]selle4 ,la folie et la mort1 n'e/-ce pas la p]te complte1 l'oubli radical de l'unit8 ,v\lez-v\s mesur] la porte intellectuelle d'un homme1 ne v\s dem&ez pas s'il e/ d\ de tel ou tel tal5t3 les aptitudes spciales sont s\v5t dvolues aux hommes mdiocres4 ,dem&ez-v\s quelle e/ sa conception de l'unit2 la rponse donn]a sa mesure4 ,je ne veux pas faire ici une ?orie de l'art1 mais je dois dire en un seul mot le s5s de ce gr& mot4 ,l'art e/ le balbutiem5t de l'homme qui1 *ass du ,p>adis t]re/re et non arriv au ,p>adis cle/e1 clbre encore et clbre dj la beaut p]due4 ,il e/ tomb2 le lieu de la beaut e/ f]m p\r lui2 mais l'exil trace sur la t]re trangre une esquisse de la patrie4 ,peut-tre l'art occupe-t-il dans l'ordre intellectuel la mme place que l'esprance dans l'ordre moral4 ,l'art e/ une initiation1 un essai1 un ttonnem5t2 c'e/ un c\p de ma9 que l'homme t5te p\r saisir l'idal1 un press5tim5t1 un s\v5ir4 ,la beaut e/ la =me que l'am\r donne aux *oses4 ,dieu e/ le pote suprme2 il e/ aussi l'am\r absolu4 ,il y a un tre qui e/ la contradiction vivante de l'art1 c'e/ le premi] ngateur du dieu pote et am\r1 celui qui ne fait ri51 puisqu'il fait le mal1 celui que l'il huma9 fait p\r la beaut ne p\rrait contempl] dans sa =me vritable1 celui qui a arra* la gr&e extatique cette exclamation extraord9aire3 ,le malheureux6 il n'aime pas6 ,son nom imp]sonnel e/ laideur1 son nom p]sonnel e/ ,satan4 c\tons ma9t5ant ,m4 ,r5an p>l] de l'art4 ,ici1 comme presque t\j\rs1 ,m4 ,r5an p>le au nom d'un autre4 ,il ne dit pas3 ,voil ma p5se1 il se met c\v]t d]rire quelqu'un et propose quelques re/rictions4 ,dans un article =t travaill sur ,feu]ba* et la n\velle cole hgli5ne1 ,m4 ,r5an dcl>e et expose1 au nom de l',allemagne1 la supriorit de l'e/htique paenne sur l'e/htique *rti5ne4 ,paen p> nature et surt\t p> sy/me littraire1 ,g!1 dit ,m4 ,r5an1 devait peu gt] l'e/htique qui a sub/itu la gausape de l'esclave la toge de l'homme libre1 la vi]ge maladive la ,vnus antique1 et la p]fection idale du corps huma91 reprs5te p> les dieux de la ,grce1 la maigre image d'un supplici tiraill p> quatre cl\s4 ,inaccessible la cra9te et aux l>mes1 ,jupit] tait vraim5t le dieu de ce gr& homme1 et on n'e/ pas surpris de le voir plac] devant son lit1 expose au soleil levant1 af9 qu'il puisse le mat9 lui adress] sa prire1 la tte colossale de ce dieu4 ,il a fallu t\te la ha9e qu'inspire ,m4 ,r5an le supplici tiraill p> quatre cl\s1 p\r lui dict] ces lignes indignes de lui4 ,il semble desc5dre ici jusqu' pr5dre l'art p\r l'imitation de la beaut matrielle1 et lui assign] p\r f9 la copie d'un bu/e bi5 proportionn4 ,cette p5se e/ lo9 de lui3 elle convi5drait ,voltaire1 elle ne convi5t pas ,m4 ,r5an1 et jamais un esprit si di/+u n'aurait pu s'y complaire1 s'il n'et t g> p> l'aspect du crucifix4 ,la "q de l'art e/ la mme que la "q de la vie4 ,o e/ l'ombre1 o e/ la lumire8 ,la vrit premire e/-elle le visible ou l'invisible8 ,la ,grce reg>dait la cration1 telle qu'elle n\s app>at1 comme l'expression suprme de la beaut1 aussi ne dsirait-elle ri5 au del3 ds lors l'aspiration tait un non-s5s4 ,dans leurs ,*amps-lyses1 les hros regrett5t cette t]re1 cette vie1 cette lumire4 ,les hros sont des ombres2 la lumire p\r eux e/ en ce monde-ci2 l'ombre e/ l-haut ou plutt l-bas3 voil le fondem5t de leur socit1 de leur art1 de leur posie4 ,avez-v\s jamais ent5du ,a*ille dsir] et dem&] un clat de j\r suprieur8 ,au contraire3 v\s l'ent5dez1 au sj\r des ombres1 regrett] sa =ce et sa valeur d'autrefois6 ,si tel tait l'clat de leur atmosphre que le ciel bleu1 ap]u trav]s les colonnes du ,p>?non1 ne leur laisst plus1 en fait de spl5deur1 ri5 dsir]1 si la plus haute expression de la beaut div9e tait p\r eux la beaut huma9e 7,hrodote raconte qu'un jeune homme1 le premi] v5u1 fut mis p\r sa beaut au rang des dieux71 si ,jupit] n'tait ri5 de plus qu'un beau ,grec1 si le temps et l'espace cont5ai5t la lumire vritable1 comm5t le monde invisible et-il t p\r eux autre *ose qu'une ombre8 ,or l'esprit huma9 a t directem5t ret\rn4 ,l'humanit mod]ne sait que le monde visible 7ombre et figure1 figura mundi7 e/ taill sur le modle du monde invisible1 suprme et idale ralit4 ,a9si l'art mod]ne1 logique comme l'anci51 ne voyant plus dans la nature qu'un miroir et qu'une nigme 7p] speculum et 9 enigmate71 la p]ce j\r p\r dc\vrir trav]s elle ce qu'elle ca*e4 ,de l le type idal manife/ p> la =me matrielle2 de l la p\rsuite et le dsir4 ,possession de la beaut satisfaite et j\issant d'elle-mme1 tel e/ le fondem5t du ,p>?non4 ,aspiration imm5se de l'am\r non satisfait1 tel e/ le fondem5t de la ca?drale de ,cologne4 ,voil la p5se grecque et la p5se mod]ne4 ,je ne veux pas dire3 voil la p5se *rti5ne et la p5se paenne4 ,s\s l'action du *ri/ianisme1 le monde a *ang de s\v]a92 mais ne l'oublions pas1 jamais l'homme n'a vcu totalem5t priv de raison et de lumire4 ,le paganisme n'a t qu'un accid5t2 au fond du paen vivait l'homme1 et la lumire naturelle n'a jamais t abs5te de la cration4 ,l'*o des traditions premires a t altr1 mais non pas t\ff4 ,d'ailleurs la ,grce n'e/ pas la vritable antiquit4 ,les pyramides d'gypte avai5t t con/ruites avant elle2 la my?ologie grecque e/ une my?ologie infrieure4 ,platon a rsolu la "q dans le s5s mod]ne2 mais ,platon e/ plutt ,*alden que ,grec2 il a dcl> le monde visible figure et image du monde invisible le j\r o les yeux fixs sur l'idal qu'il aimait1 il ap]ut dans l'extase de son gnie les prisonni]s de la cav]ne4 ,si le *ri/ianisme a assis sur d'autres fondem5ts1 sur des fondem5ts surnaturels1 le trne de l'invisible1 n'oublions pas que l'homme a t\j\rs t p\rvu naturellem5t du don de croire l'me1 d'aim] l'idal et d'ador] un seul ,dieu6 ,n\s bless]ions ,dieu mme si n\s portions atte9te notre gr&eur1 et t\te l'conomie de la vrit si n\s en arrivions1 g>s p> l'am\r du surnaturel1 mconnatre l'ordre naturel4 ,le c>actre de l'art grec1 qui e/ l'art classique1 mais qui n'e/ pas le vritable art antique1 e/ un rapport d'quation entre l'ide et la =me4 ,la beaut e/ le b1 la beaut e/ l'in/rum5t2 l'idal de l'arti/e e/ ralis4 ,il n'tait pas trop haut p\r tre atte9t4 ,l'art exprime compltem5t une beaut que l'arti/e tr\ve dans son me1 mais qu'il peut mettre la porte de son bras4 ,le m>bre n'e/ pas bris2 il e/ faonn lgamm5t4 ,l'horizon ne s't5d pas d]rire l'uvre2 le temple ne s'lve pas4 ,la colonne lgante et rgulire dt]m9e le c>actre de l'esprit qui a lev cet difice sans gr&eur4 ,la prire entrane avec elle v]s le ciel t\t ce qu'elle t\*e1 p>ce que l'asc5sion e/ de son ess5ce4 ,mais le temple grec1 sans voix1 sans dsir1 trahit1 p> l'aplatissem5t de son sommet1 la limite de sa p5se4 ,le temple grec ressemble une habitation huma9e1 comme le dieu qu'on y adore ressemble lui-mme l'homme4 ,l',olympe e/ une montagne sur laquelle on se promne4 ,les ,grecs risquai5t d'y c\doy] ,jupit]1 ,m>s et ,vnus4 ,du re/e1 c'tai5t de vieux amis et de vieux ennemis avec lesquels on s'tait mesur au sige de ,troie4 ,les dieux vivai5t au milieu des ,grecs comme des concitoy5s ou des gaux4 ,il faut insi/] sur ce fait1 p>ticuli] la ,grce1 et qui n'e/ pas le fait de l'antiquit t\t entire1 p\r compr5dre le c>actre de cet art1 n au pi$ du mont ,p>nasse1 et qui n'imag9e ri5 de plus beau que la valle de ,temp4 ,aussi le sublime lui e/-il int]dit1 c> si le beau e/ un rapport adquat de p]fection entre l'ide et la =me1 le sublime e/ une disproportion4 ,dans le sublime l'ide crase la =me et l'engl\tit en elle4 ,la =me humilie s'anantit1 af9 de ne pas n\s tr\bl] dans la contemplation de l'imm5se4 ,la ca?drale de ,cologne1 qui respire l'inf9i1 n'e/ pas f9ie4 ,le temple grec e/ p>faitem5t f9i1 dans t\s les s5s du mot1 et le c>actre gnral de t\t l'art classique1 grec1 lat91 franais1 peut se dt]m9] p> un mot3 l'abs5ce de l'inf9i4 ,l'art mod]ne1 s'il e/ vraim5t mod]ne1 travaille la matire1 presque sans la reg>d]2 il s'en s]t comme d'un moy53 il a p\r pr9cipe et p\r f9 l'ide4 ,l'art grec au contraire1 "p de la matire et vise elle2 s'il frappe l'esprit1 s'il veille en n\s l'h>monie1 c'e/ que la =me1 p> sa p]fection propre1 s'lve au-dessus d'elle-mme1 et t\*e les conf9s du monde invisible4 ,s'pan\issant dans les spl5deurs de la =me1 l'art grec atte9t la posie de la ligne4 ,la ligne e/ le po9t de contact entre l'ide et la matire4 ,aussi l'homme seul la compr5d et l'admire4 ,si le lion p\rsuivant la lionne dans le ds]t1 admirait la beaut de ses lignes1 il lui faudrait une me immortelle2 c> il aurait ap]u l'ombre de l'inf9i projete sur une crature4 ,mais l'art grec1 au mom5t o1 emport p> la beaut1 il va t\*] l'esprit1 s'arrte1 va9cu p> la =me1 dans une espce de cri/allisation de la p5se4 ,c> voici une loi naturelle3 t\te *ose t5d son po9t de d"p1 l'art mod]ne l'ide1 l'art grec la =me4 ,d'o vi5t que l'aurole accorde aux sa9ts p> la socit mod]ne1 l'art antique ne l'avait pas inv5te p\r ses dieux8 ,c'e/ p>ce que l'aurole e/ le rayonnem5t visible d'une v]tu invisible1 la traduction de l'me en lumire4 ,l'aurole suppose une spl5deur ca*e dont elle devi5t la p>ole4 ,c'e/ la joie qui se fait visible4 ,c'e/ le caill\ qui dcl>e l't9celle lat5te en lui4 ,mais si la =me dit t\t1 si elle ne ca*e ri5 au fond d'elle1 si ,jupit] app>at t\t enti]1 si la beaut s'(fre aux yeux t\t entire1 si le s\ffle invisible ne la pntre pas1 si le my/re n'a pas sa place en elle1 l'aurole n'a pas de s5s1 puisqu'elle n'e/ le reflet de ri51 puisque le feu intrieur e/ abs5t4 ,l'art grec a encore p\r c>actre l'inflexibilit4 ,il y a quelque *ose de fatal dans la beaut mme de la ligne grecque4 ,elle ne s'incl9e pas v]s la faiblesse4 ,elle ne s\rit pas4 ,sa puret e/ rig\reuse1 svre4 ,sa sculpture e/ sans d\ceur1 sans piti4 ,on dirait que le m>bre a peur de ri5 rel*] de ses droits4 ,la fatalit semble pes] sur la ,grce1 et il y a quelque *ose d'impitoyable au fond de cette maje/ sophoclenne4 ,*ez les ,grecs1 ,apollon tue le s]p5t ,py?on4 ,il ne respire que la =ce calme et sol5nelle4 ,*ez les gypti5s1 ,m]cure arra*e les n]fs de ,py?on1 qui s'appelle ici ,typhon1 p\r en faire les cordes de la lyre div9e4 ,quelle imm5se supriorit6 ,l'art grec e/ reprs5t p> la sculpture qui n'a ri5 de transp>5t4 ,la sculpture c'e/ la matire son maximum de d5sit4 ,l'art mod]ne t5d rappro*] la matire de la transp>5ce1 p\r la faire entr] dans la lib]t de l'esprit4 ,or la prs5ce intrieure du feu e/ la condition ncessaire la matire p\r que le don de transp>5ce lui soit confr4 ,de l l'aurole des sa9ts4 ,comme t\te cration de l'art elle e/ symbolique4 ,l'art a sa raison d'tre dans le symbolisme des =mes1 et sans entr] dans cette "q imm5se1 je dois l'indiqu]4 ,les =mes ont avec les ides des relations symboliques4 ,l'art e/ symbolique p> ess5ce4 ,t\te *ose qui n'e/ pas symbolique peut app>t5ir la sci5ce2 elle n'app>ti5dra jamais l'art4 ,dans l'art mod]ne1 l'ide drange la =me4 ,ne p\vant tre cont5ue p> elle1 elle la brise en clatant1 et la =me brise laisse ap]cevoir d]rire ses ru9es un horizon imm5se4 ,qu& le sublime app>at1 t\te *ose aspire aut\r de lui une sorte d'anantissem5t4 ,les mots v\drai5t m\rir devant l'ide4 ,l'idal1 p>ce qu'il a consci5ce d'tre ineffable1 se rfugie dans sa hauteur4 ,plac trop haut p\r rec\rir la beaut extrieure1 il r5once elle1 il s'ab/i5t presque de la =me2 il ne lui dem&e que le signe rig\reusem5t ncessaire sa manife/ation intelligible4 ,il app>at seulem5t3 il nglige de respl5dir4 ,l'indiffr5ce e/ le c>actre propre de cette beaut suprme qui1 abdiquant l'habitude huma9e1 abdiquant la limite jusqu' un c]ta9 po9t1 s'abdique elle-mme p\r se retr\v] dans les rgions suprieures o se retr\v5t les puissances qui ont abdiqu en bas4 ,m4 ,r5an semble prfr] l'art grec1 l'art classique l'art mod]ne4 ,il prfre de beauc\p la beaut placide de ,jupit] la maigre image d'un supplici tiraill p> quatre cl\s4 ,c'e/ qu'en effet le crucifix e/ sur la t]re une t]rible app>ition4 ,c'e/ le brisem5t de la =me qui clate s\s les c\ps de l'ide4 ,la puissance t]rible qui1 plus impondrable que la lumire1 plus subtile que le glaive1 pntrant usque ad divisionem anim et spiritus1 a t\t dtruit1 t\t b\lev]s1 t\t cr1 t\t r5\vel1 l'art1 la sci5ce1 la vie1 celle qui a t\t remu de fond en comble1 sans p>atre t\*] ri51 cette puissance n'a pas apport la paix1 mais la gu]re6 ,cette puissance1 v\lez-v\s savoir avec quelle pr(ondeur ,m4 ,r5an la dte/e8 ,v\lez-v\s savoir comm5t ,m4 ,r5an hait l'vangile8 c\tez-le3 ,hgel1 dit-il1 ne s'e/ pas prononc mo9s dcidm5t que ,g! en faveur de l'idal religieux des ,hellnes et contre l'intrusion des lm5ts syri5s ou galilens4 ,la lg5de du ,*ri/ lui semble conue dans le mme sy/me que la biographie alex&r9e de ,py?agore2 elle se passe1 selon lui1 dans le doma9e de la ralit la plus vulgaire1 et nullem5t dans un monde potique4 ,c'e/ un mlange de my/icit mesqu9e et de *imres ples comme on en r5contre *ez les g5s fantasques qui n'ont pas une belle imag9ation4 ,l',anci5 et le ,n\veau ,te/am5t n'ont ses yeux aucune valeur e/htique4 ,s\s le voile de ces mots3 l'intrusion des lm5ts galilens1 le *ri/ianisme e/ pe9e reconnaissable4 ,quelques lignes plus t>d3 ,un temple anci51 dit-il1 e/ inconte/ablem5t d'une beaut plus pure qu'une glise go?ique1 et p\rtant n\s passons des heures dans celle-ci sans fatigue1 et n\s ne p\vons sans ennui re/] c9q m9utes dans celui-l4 ,l'homme qui se contr$it *aque in/ant possde dans la discussion un avantage assez biz>re4 ,si v\s l'attaquez p> une de ses pages1 il v\s rpondra p> une autre page o il dit exactem5t le contraire4 ,dans son article sur ,s*eff]1 ,m4 ,r5an ne s'atta*e qu' la beaut morale4 ,il r5v]se directem5t la ?orie qu'il a sembl pos] propos de ,g! et de ,hgel4 ,mais il r5v]se malheureusem5t les notions les plus lm5taires de l'e/htique et de la logique4 ,l'art1 dit-il1 e/ le plus haut degr de la critique4 ,concevez-v\s l'art rduit aux proportions de la critique8 clairons ceci p> un exemple4 ,v\s reprs5tez sur la toile sa9te ,?rse4 ,il faudra1 p\r tre fidle la critique de ,m4 ,r5an1 la discut]1 la ni] en tant que sa9te4 ,la c>icature et la satire1 voil les proportions que pr5dra l'art4 ,si cette proposition que je vi5s de cit] e/ in9telligible en elle-mme1 elle va le dev5ir bi5 plus encore si n\s la rappro*ons de celles qui l'accompagn5t4 ,t\te philosophie1 dit ,m4 ,r5an1 e/ ncessairem5t imp>faite1 puisqu'elle aspire r5f]m] l'inf9i dans un cadre limit4 ,comm5t l'esprit huma9 saisirait-il1 comm5t la p>ole r5drait-elle ce dont l'ess5ce e/ d'tre ineffable8 ,l'art seul e/ inf9i4 ,l'art1 allant *]*] dans l'me ce qu'il y a de bon et de pur1 n\s fait atte9dre l'indubitable4 ,comm5t l'art e/-il une des expressions de la critique1 puisqu'il e/ a9si oppos la critique et t\te la philosophie8 ,comm5t e/-il inf9i1 t&is que la critique e/ f9ie1 puisqu'il n'e/ qu'une =me de la critique8 ,il sembl]ait1 d'aprs ,m4 ,r5an1 que la philosophie essaie de n\s rvl] l'inf9i p> une manife/ation inf9ie elle-mme4 ,cette prt5tion1 la philosophie ne l'a pas4 ,elle sait que la p>ole ne peut r5dre ce dont l'ess5ce e/ d'tre ineffable4 ,la philosophie e/ une sci5ce qui p>le de l'inf9i2 mais cette sci5ce1 n\s ne la possdons pas inf9im5t4 ,l'art seul e/ inf9i1 dit ,m4 ,r5an4 ,ou cette phrase n'a pas de s5s1 ou elle signifie que l'art e/ inf9i dans les manife/ations qu'il n\s (fre de lui-mme4 ,la philosophie e/ f9ie1 p>ce que la p>ole ne peut r5dre l'ineffable4 ,mais si l'art e/ inf9i1 j'en conclus que la pe9ture1 la sculpture1 la posie1 r5d5t l'ineffable1 qu'elles sont inf9ies en elles-mmes et dans leurs manife/ations4 ,a9si la philosophie e/ rduite ne pas atte9dre l'indubitable1 p>ce qu'elle e/ f9ie4 ,il p>at que la p>ole n'atte9t l'indubitable qu' la condition d'tre inf9ie4 ,si j'affirme cette proposition3 ,dieu e/1 je n'atte9s donc pas l'indubitable2 il faudrait1 p\r l'atte9dre1 v\s montr] l'ess5ce mme de l'inf9i4 ,telle e/1 ce qu'il p>at1 la doctr9e de ,m4 ,r5an4 ,mais l'art1 puisqu'il atte9t l'indubitable1 doit1 d'aprs la mme doctr9e1 n\s montr] l'inf9i lui-mme dans sa spl5deur absolue4 ,je ne s]ais pas f* de contempl] les uvres d'art dont p>le ici ,m4 ,r5an4 ,rappro*ons cette page de celle o ,m4 ,r5an semble reg>d] ,jupit] comme l'expression suprme de l'art4 ,s]ait-ce dans la beaut pla/ique d'un jeune homme grec que ,m4 ,r5an contemple l'inf9i8 ,peut-tre4 ,la conclusion de ces *oses e/ jusqu' un c]ta9 po9t consolante3 le d\te absolu1 qui exclut la religion1 la socit1 la sci5ce1 exclut aussi l'art qui ne peut qu'affirm]4 ,l'art1 qui n'e/ qu'une des =mes de la critique1 cesse d'tre4 ,de l rsulte1 a9si que je l'avais annonc1 la ngation radicale de l'art4 ,voici1 du re/e1 comm5t peut se traduire la ?orie que j'essaie d'expos]4 ,la =me pla/ique e/ la f9 d]nire de l'art4 ,or1 la =me pla/ique e/ le f9i p> excell5ce4 ,donc l'art e/ inf9i4 ,l'art e/ une des =mes de la critique4 ,or1 la critique e/ elle-mme une des =mes de la philosophie1 qui e/ f9ie et imp>faite4 ,donc l'art e/ inf9i4 ,l'art e/ une des =mes de la critique4 ,or1 la critique nie t\j\rs4 ,elle ne peut atte9dre l'indubitable3 elle ne peut exprim] l'ineffable4 ,donc l'art1 qui e/ une des =mes de la critique1 e/ l'affirmation p> excell5ce2 il atte9t l'indubitable1 il exprime l'ineffable4 ,telle e/ l'uvre de ,m4 ,r5an4 ,rsumons sa p5se3 ,la religion e/ une belle *ose3 mais il n'y a pas de ,dieu4 ,le ,*ri/ ne vivra qu'en tant qu'homme4 ,jusqu' ce qu'il soit remplac p> un idal suprieur1 l'humanit cont9u]a1 en le contemplant1 de s'enivr] de sa propre image4 ,voil le ,dieu vivant1 voil celui qu'il faut ador]4 ,il n\s re/e donc ador] l'humanit4 ,seulem5t la socit huma9e e/ fonde sur l'ignorance gnrale4 ,si l'abrutissem5t univ]sel dim9uait1 on compr5drait l'galit de l'tre et du nant1 et la socit s]ait impossible4 ,il ne faut pas que les re*]*es du savant pntr5t dans les rgions o les illusions sont ncessaires4 ,l'humanit n'a donc de valeur qu'en tant qu'elle e/ reprs5te p> les savants4 ,il n\s re/e donc la sci5ce ador]4 ,la sci5ce e/ div9e4 ,elle e/ le seul b digne de l'homme4 ,seulem5t la philosophie e/ peut-tre condamne n'tre jamais qu'un va9 et t]nel ef=t p\r df9ir l'inf9i4 ,il n'e/ accord l'homme de possd] qu'une bi5 faible lueur de sci5ce4 7,il ne peut savoir s'il a une me47 ,la philosophie ne peut atte9dre l'indubitable4 ,mais l'art e/ inf9i4 ,il n\s re/e donc l'art ador]4 ,seulem5t il n'e/ qu'une des =mes de la critique4 ,il e/ rduit la satire1 la c>icature1 ou1 si je lis une autre page1 la =me pla/ique1 ou1 si je lis une autre page1 il e/ l'auxiliaire d'une religion qui n'exi/e pas4 ,que n\s re/e-t-il donc ador]8 ,le nant4 ,c'e/ du nant que ,m4 ,r5an affirme ce que n\s affirmons du ,v]be3 ,omnia 9 ipso con/ant4 99 99 99 99 99 ,si les contradictions abond5t dans ,m4 ,r5an1 n\s n'avons pas le droit de n\s en tonn]4 ,dans son travail sur ,av]ros3 ,il ne faut pas1 dit-il1 dem&] une extrme rigueur la doctr9e d',ibn-,ros*d4 ,n\s n\s g>d]ons de lui en faire un repro*e4 ,la logique mne aux abmes4 ,l'inconsqu5ce e/ un lm5t ess5tiel de t\tes les *oses huma9es4 ,m4 ,r5an vite la logique3 c'e/ qu'il cra9t les abmes4 ,cette seule p>ole conti5t et explique t\t la fois la contradiction univ]selle de son uvre1 savoir l'am\r d'une vrit qui n'e/ pas1 la re*]*e de ce qui ne peut tre tr\v1 et les contradictions de dtail1 qui rsult5t tantt de son respect1 tantt de son mpris1 tantt de son indiffr5ce vis--vis de t\tes les doctr9es4 ,m4 ,pr\dhon e/ l'enfant t]rible de la famille dont ,m4 ,r5an e/ l'avocat et l'acadmici54 ,celui-l dit avec de gros mots ce que celui-ci voile s\s des =mes lgantes4 99 99 99 99 99 ,pris en lui-mme1 ,m4 ,r5an s]ait une nigme sans mot4 ,que p5s] d'un savant qui fait autorit dans le monde savant1 et qui n'affirme ni ne nie ri51 qui n'e/ ni dogmatique ni sceptique1 qui e/ seulem5t contradictoire8 ,a quelle classe app>ti5t ,m4 ,r5an8 ,qui e/-il8 ,il e/1 dit-on1 le vulg>isateur de la philosophie allem&e4 ,n\s ne le connatrons1 n\s ne saurons son secret1 n\s ne n\s expliqu]ons le my/re de sa naissance et de sa =tune1 que qu& n\s saurons au ju/e dans quelle relation il e/ avec elle1 comm5t il procde d'elle4 ,,deuxi,,me ,,p>tie4 ,,*apitre ,v4 ,l',,allemagne ,,et ,,le ,,*ri/ianisme4 ,omnia 9 ipso con/ant4 7,sa9t ,paul47 ,ici l'horizon s'agr&it devant moi2 je vais adress] la p>ole une gr&e nation que j'aime4 ,depuis que je vis1 depuis que je p5se1 elle a occup ma p5se et ma vie4 ,j'ai reg>d v]s elle depuis que mes yeux sont ouv]ts2 son nom a t\j\rs remu en moi quelque *ose d'intime et de my/rieux4 ,j'aime sa gr&eur s]e9e et sa svrit4 ,ple9e de ru9es et de s\v5irs1 simple et sol5nelle1 la t]re d',allemagne ressemble aux p5ses et aux uvres que p\rrai5t produire ses enfants4 ,a la lecture des pages que je vais discut] et combattre1 je me suis s5ti arrt quelquefois1 arrt p> les battem5ts de mon cur1 et les l>mes me v5ai5t aux yeux qu& je me dem&ais ce qu'aurai5t fait dans l'intrieur de l'glise les hommes qui ont t5t de si gr&es *oses1 mais qui n'ont pu les ralis] p>ce qu'ils tai5t en dehors d'elle4 ,dieu sait avec quel imm5se dsir je me transportais l'heure sol5nelle o ces g>s r5tr]ai5t dans l'assemble une et univ]selle v]s laquelle ils aspir5t sans s'en ap]cevoir4 ,cette proccupation me remplissait l'me1 et je contemplais intrieurem5t l'idal de l',allemagne *rti5ne4 ,*re et illu/re sur1 ma p>ole ira-t-elle jusqu' v\s8 ,l',ori5t1 b]ceau du monde1 fut le ?tre de la premire scission1 de la premire cata/rophe4 ,l>ge1 mditative et pr(onde a9si que lui1 v\s tes dans l',europe comme un autre ,ori5t4 ,c'e/ v\s aussi qui avez fait le gr& malheur1 le p* orig9el de la socit mod]ne1 le prote/antisme4 ,v\s avez ouv]t la s\rce de l'erreur2 v\s avez t le ?tre de la rvolte2 v\s s]ez1 si v\s v\lez1 celui de la rconciliation4 ,p> v\s la sci5ce et la vie1 l'ide et la foi vont1 si v\s le p]mettez1 s'unir dans une h>monie qui s'augm5t]a des discordances passes4 ,je v\s adjure de m'ent5dre4 ,r5dre ju/ice ceux qu'on va combattre1 respect] en eux t\t ce qui e/ respectable1 telle e/1 dit-on quelquefois1 la meilleure tactique1 le mode de discussion le plus habile1 et cela e/ vrai2 mais1 a9si ent5due1 la ju/ice ne s]ait qu'une f9esse1 un calcul4 ,elle e/ trop au-dessus de ces considrations p\r se pli] elles4 ,il faut r5dre ju/ice1 p>ce que la ju/ice e/ un droit et un devoir4 ,il y a dans l'quit une =ce que *acun s5t1 une =ce salutaire et conciliatrice4 ,celui qui se prive volontairem5t de cette sa9te puissance1 ne manque pas seulem5t d'habilet1 il manque de gr&eur et d'lvation4 ,si1 ayant aspir de gr&es vrits1 l',allemagne s'e/ radicalem5t trompe dans l'application qu'elle en a faite1 il e/ digne d'elle de le savoir1 de le compr5dre et de le reconnatre4 ,je vais expos] sommairem5t la p5se d',hgel et l'oppos] au *ri/ianisme4 ,le *ri/ianisme s'affirm]a lui-mme en s'nonant2 ,hgel se rfut]a1 se ni]a lui-mme en s'exprimant1 et peut-tre ses disciples compr5dront-ils la p>ole que je leur adresse3 cette vrit une1 imm5se1 syn?tique1 que leur matre a *]*e sans la tr\v]1 p>ce qu'il la *]*ait hors du ,v]be fait *air1 le *ri/ianisme l'(fre au g5re huma94 ,quelle e/ la p5se d',hgel8 ,a-t-il dit1 comme quelques ,franais le croi5t3 ,le oui et le non sont prcism5t la mme *ose2 je suis ici et je n'y suis pas2 ,p>is et ,nantes sont la mme ville8 ,si ,hgel et lanc dans le monde cette absurdit pure et simple1 au lieu de remu] l',allemagne1 il et t enf]m dans une maison de f\s4 ,voici1 en un mot1 la p5se-mre de sa doctr9e3 ,l'affirmation porte en soi une limite qui e/ le g]me d'une ngation4 ,la philosophie tire cette ngation de l'affirmation1 mais elle p\rsuit son m\vem5t4 ,elle nie la ngation elle-mme1 et p> cette ngation de la ngation ret\rne au concept primitif4 ,mais ce concept n'e/ plus ce qu'il tait t\t l'heure3 il a dvelopp ce qu'il cont5ait virtuellem5t2 il e/ dev5u l'unit suprme et l'quation entre la premire affirmation et la ngation oppose4 ,exemple3 dans la cl>t absolue1 sans ombre ni c\leur1 ou ne di/+u]ait absolum5t ri54 ,la cl>t absolue e/ donc id5tique sa ngation1 l'obscurit absolue2 mais ni l'une ni l'autre n'e/ complte2 il faut l'une et l'autre4 ,en les runissant1 v\s avez la cl>t mle l'obscurit1 qui e/ la lumire4 ,l'lectricit signale dans la nature cette attraction des contraires4 ,l'lectricit tant la vie1 cette t5dance devi5t celle des corps eux-mmes4 ,l'tre en soi1 l'tre autre1 le ret\r l'tre1 voil la ?orie4 7,?se1 anti?se1 syn?se47 ,p> cette ?orie de l'id5tit des contraires1 o ,hgel a-t-il t conduit8 ,nul ne le sait4 ,ses disciples les plus assidus1 les plus intellig5ts1 aprs l'avoir ent5du dix annes conscutives1 se sont dem& si le matre croyait l'exi/5ce de ,dieu1 et n'ont pas pu se rpondre4 ,c'e/ qu'en effet ,hgel n'atta*ait aucune importance aux conclusions4 ,t\te la sci5ce p\r lui consi/ait dans la m?ode4 ,indiffr5t au combat1 il f\rnissait des armes t\s les combattants1 sans s\hait] p]sonne ni la victoire ni la dfaite4 ,peut-tre cette indiffr5ce1 qui e/ la ngation mme de la philosophie1 rsulte-t-elle de sa m?ode4 ,si1 en effet1 l'affirmation et la ngation sont id5tiques1 t\tes les doctr9es devi5n5t gales et indiffr5tes4 ,la dc\v]te de cette id5tit e/ alors la seule dc\v]te qu'on puisse faire en philosophie4 ,p\r qui possde la m?ode1 t\tes les doctr9es sont vraies1 c> celui-l sait de quelle manire elles le sont2 p\r qui ne la possde pas1 t\tes les doctr9es sont fausses1 c> celui-l ne sait pas de quelle manire elles le sont4 ,t\tes les doctr9es en effet sont vraies1 d'aprs ,hgel1 mais incompltes4 ,de l il tir sa philosophie de l'hi/oire et son hi/oire de la philosophie4 ,l'hi/oire de la philosophie c'e/ l'hi/oire de l'homme *]*ant l'absolu et ne le tr\vant pas1 jusqu'au j\r o ,hgel lui rvle la m?ode4 ,a9si il y a du vrai dans t\s les sy/mes1 mais le sy/me d',hgel e/ seul absolum5t vrai1 d'aprs ,hgel1 puisqu'il embrasse t\s les autres4 ,p> exemple3 l'ide correspond l'cole late qui nie t\t1 s9on l'tre4 ,a la ngation de l'ide correspond l'cole des b\ddhi/es1 p\r qui l'tre c'e/ le nant4 ,*aque sy/me ne conti5t qu'un ct de la vrit2 le droit du contraire n'y e/ pas reconnu4 ,la philosophie absolue dmontre l'id5tit de t\s les contraires4 ,hgel proclame l'galit1 l'id5tit de l'tre et du nant4 ,il conti5t a9si1 d'aprs son sy/me1 la vrit complte4 ,si cette m?ode avait une conclusion1 cette conclusion s]ait le pan?isme1 qui affirme l'unit absolue de t\te sub/ance1 et le fatalisme1 qui e/ la ngation absolue du devoir1 le bi5 et le mal n'tant plus p\r lui qu'une seule et mme *ose4 ,voil l'erreur radicale1 fondam5tale1 imm5se de ce sicle-ci2 voil la ngation-mre2 voil le pan?isme2 voil la porte ouv]te au nant2 voil le d\te absolu1 qui e/ l'abs5ce mme de philosophie1 rig en philosophie absolue4 ,p\rquoi cette erreur e/-elle capitale8 ,c'e/ que la vrit dont elle abuse e/ une vrit capitale4 ,cette vrit1 c'e/ la syn?se4 ,s*ell+ et ,hgel ont eu faim et soif de syn?se4 ,ils ont v\lu se plac] en face d'un tre1 le reg>d] et dire3 ,omnia 9 ipso con/ant4 ,mais ils l'ont dit de la cration et ils ont affirm l'id5tit des contraires4 ,de qui fallait-il dire3 ,omnia 9 ipso con/ant1 et dans quel s5s fallait-il le dire8 ,il fallait le dire de celui de qui le ,sa9t-,esprit l'a dit p> la b\*e de sa9t ,paul1 de celui sur qui ,dieu a prononc cette p>ole3 ,la misricorde et la vrit se sont r5contres1 la ju/ice et la paix se sont embrasses4 ,et ailleurs3 ,t\t a t cr p> ,jsus-,*ri/ dans le ciel et sur la t]re3 les *oses visibles et les invisibles1 soit les trnes1 soit les dom9ations1 soit les pr9cipauts1 soit t\tes les puissances4 ,t\t a t cr p> lui et p\r lui2 il e/ avant t\t1 et t\tes *oses subsi/5t p> lui2 il e/ le *ef et la tte du corps de l'glise2 il e/ le pr5i]-n d'entre les morts1 af9 qu'il soit le premi] en t\t1 p>ce qu'il a plu au ,pre que t\te plnitude rsidt en lui1 et de rconcili] t\tes *oses avec soi p> lui1 ayant pacifi p> le sang qu'il a rp&u sur la croix tant ce qui e/ sur la t]re que ce qui e/ au ciel4 ,il y a un tre 9 quo omnia con/ant1 c'e/ ,notre-,seigneur ,jsus-,*ri/4 ,e/-ce dire qu'en lui se tr\ve l'id5tit des contraires1 de l'tre et du nant1 de la vrit et de l'erreur1 du bi5 et du mal8 ,non pas6 ,mais il e/ la voie1 la vrit1 la vie4 ,il e/ aussi la rsurrection4 ,le monde1 cr p> lui1 a t ra*et p> lui4 ,va9queur de la ngation1 si relle qu'elle soit1 il ramne la vie et la mort1 l'erreur et la vrit1 le bi5 et le mal1 non pas l'id5tit1 mais cet ordre n\veau1 cet ordre imm5se qui embrassant jusqu'au dsordre1 le rduit p> la ju/ice ou la misricorde un ordre suprieur4 ,a9si t\te *ose app>atra qu& app>atra ,celui en qui t\t a sa raison d'tre3 ,quum ,*ri/us app>u]it1 vita ve/ra1 et vos app>ebitis4 ,le bi5 et le mal app>atront1 pr(ondm5t div]s et div]sem5t traits1 mais semblablem5t traits en ce s5s que *acun obti5dra la place qui convi5t4 ,le ciel et l'enf] app>atront1 pr(ondm5t diffr5ts en ce s5s qu'ils manife/]ont ,dieu div]sem5t1 pr(ondm5t semblables en ce s5s qu'ils manife/]ont le mme ,dieu4 ,hgel1 et voici une obs]vation que je recomm&e ses disciples1 ,hgel confond deux ides qui ne se ressembl5t pas4 ,cette confusion e/ capitale1 et la di/9ction que n\s allons lui oppos] claire la "q4 ,hgel confond les oppositions qui sont dans l'ordre1 les deux ples de l'lectricit1 p> exemple1 et les contradictions qui con/itu5t le dsordre1 p> exemple le mal1 ngation du bi54 ,il confond ces div]sits lgitimes qui r5tr5t t\tes dans l'unit de la vie avec cette contradiction qui e/ la mort4 ,les jeux de la vie peuv5t re/] dans l'ordre1 mais la mort e/ un dsordre qui ne peut r5tr] que p> un circuit dans l'ordre imm5se4 ,or1 p\r contempl] l'h>monie suprme1 il fallait s'lev] au-dessus de ce monde relatif1 il fallait remont] l'ess5ce inf9ie4 ,la ju/ice et la misricorde1 oppositions relatives1 tr\v5t directem5t dans l'ess5ce de ,dieu leur solution4 ,le bi5 et le mal1 contradictions absolues1 tr\v5t indirectem5t p> le ciel et l'enf] leur solution1 sans jamais s'id5tifi]4 ,les contradictions absolues r5contr5t une solution relative4 ,les oppositions relatives r5contr5t une solution absolue4 ,l'homme e/ un dans son ess5ce1 mais il e/ sujet se rp&re facilem5t sur la matire1 qui e/ le multiple2 il se laisse diss\dre p> elle1 et alors1 multiple lui-mme1 il a beso9 d'un ef=t de la volont p\r rev5ir l'unit d'o il e/ p>ti4 ,cet ef=t1 c'e/ la lib]t4 ,la lib]t e/ le passage de l'unit spontane l'unit rfl*ie4 ,hgel se trompe sur la nature de l'h>monie4 ,il croit qu'elle exi/e dj dans le monde que n\s voyons4 ,il croit que l'ordre e/ cette cration que n\s avons s\s les yeux4 ,il reg>de le mal comme une ncessit aussi absolue que le bi54 ,p> l mme le mal n'e/ plus le mal2 il e/ la =me naturelle de c]ta9es *oses1 =me oppose la =me du bi51 mais qui1 unie celle-ci1 complte l'h>monie et l'ordre au lieu de les tr\bl]4 ,hgel oublie1 dans cette con/ruction arbitraire de l'ordre1 plusieurs lm5ts graves qui se ml5t t\t1 entre autres le p* orig9el1 la lib]t de l'homme1 la diffr5ce du temps et de l't]nit4 ,l'h>monie en effet1 non pas telle qu'il la conoit1 mais telle qu'elle e/1 l'h>monie1 c'e/--dire l'ordre va9queur du dsordre1 c'e/--dire le bi5 qui ne nie pas le mal1 mais qui en triomphe en le mettant sa place3 cette h>monie-l e/ le secret et la rs]ve de l't]nit4 ,en affirmant que l'ordre e/ dj a*ev et visible1 en posant l'tre et le nant comme deux ennemis qui re/]ont en face l'un de l'autre1 et qui ne font qu'un tre id5tique lui-mme1 ,hgel nie ,dieu1 la raison1 et r5d inutile l't]nit1 c> l'ordre absolu e/ dj p\r lui dans le temps4 ,en affirmant que le bi5 et le mal sont les effloresc5ces ncessaires d'une tige unique qui fleurit fatalem5t1 ,hgel nie la vrit1 la lib]t de ,dieu1 celle de l'homme1 la morale1 la religion et la philosophie4 ,s'il et dit qu' trav]s la vie et la mort rconcilies1 les hommes devai5t arriv] une seconde naissance1 une rsurrection1 suprme et t]nelle h>monie1 il et proclam la vrit2 mais il l'a nie1 p>ce qu'il a confondu l'opposition actuelle mais accid5telle o n\s sommes plongs1 et l'ordre absolu dans lequel n\s vivrons qu& n\s vivrons t\t fait4 ,qu& ,s*ell+ a affirm l'id5tit de l'esprit et de la matire1 ,s*ell+ s'e/ tromp radicalem5t1 et son erreur a t imm5se1 c> il aspirait une vrit imm5se4 ,p\r lui1 la nature n'e/ que l'organisme visible de notre ent5dem5t2 aussi elle produit des =mations rgulires1 et elle les produit avec ncessit1 de sorte que l'idalisme transc5d5tal et la philosophie de la nature sont deux sci5ces id5tiques qui ne se di/+u5t que p> la direction oppose de leurs re*]*es4 ,ensemble elles con/itu5t le sy/me complet de la sci5ce4 ,le monde e/ p\r lui un aimant dont les diffr5ces n'exclu5t pas l'unit4 ,l'esprit et la matire sont dans ce sy/me les deux ples de l'absolu4 ,t\te erreur e/ une ngation qui se prs5te s\s la =me d'une affirmation4 ,supprimons la ngation1 et n\s dirons3 ,l'esprit huma9 conoit la symtrie1 l'h>monie1 la gomtrie1 p>ce qu'il e/ en rapport avec la vrit4 ,la matire subit la rgul>it1 la gomtrie qui rgne dans la nature4 ,les oprations de l'esprit sont rgulires et s\mises ses lois4 ,les oprations de la matire sont rgulires et s\mises ses lois4 ,en effet1 l'esprit huma9 et l'univ]s matriel ont t\s deux leur raison d'tre et leur loi dans la loi s\v]a9e1 qui e/ en mme temps le type2 dans le ,v]be en qui ,dieu contemple les tres et les lois2 et p\rtant l'esprit huma9 et l'univ]s matriel sont p>faitem5t di/9cts4 ,c'e/ t\j\rs dans l'inf9i que rside cette h>monie1 que l',allemagne *]*e dans la cration4 ,l'univ]s1 bi5 que son type rside dans le ,v]be1 e/ une sub/ance di/9cte de la sub/ance div9e4 ,son ar*type e/ en ,dieu2 mais l'univ]s cr n'e/ pas ,dieu4 ,l'me huma9e e/ aussi la ralisation d'une ide contemple p> ,dieu dans le ,v]be4 ,son ar*type e/ en ,dieu1 mais l'me n'e/ pas ,dieu4 ,les cratures visibles et les cratures invisibles ayant t\tes leur ar*type dans le mme ,v]be1 cette relation commune explique les relations my/rieuses qui uniss5t les deux mondes4 ,les comb9aisons in\es de l'un et de l'autre1 puis de l'un avec l'autre1 sont quelques volutions de la sagesse qui se complat dans la beaut de son uvre4 ,la rgul>it1 l'h>monie1 la gomtrie1 la beaut1 la musique1 sont crites dans un monde1 sont crites dans l'autre1 et sont crites dans la comb9aison des deux mondes4 ,le mme ,v]be qui e/ leur ar*type t\s deux e/ aussi leur loi t\s deux4 ,il prside leur volution comme il a prsid leur naissance4 ,mais voici1 entre l'homme et la nature1 une gr&e diffr5ce qu'a mconnue l',allemagne4 ,cette loi adhre la nature2 elle n'adhre pas l'homme3 elle s'impose la cration inanime qui obx t\j\rs2 elle se propose l'homme qui peut dsobir et qui dsobx4 ,la lib]t met entre la nature et n\s l'abme qu'a oubli ,s*ell+4 ,l'volution de la nature e/ ncessite1 la ntre e/ libre4 ,le p* e/ l'infidlit de l'tre cr vis--vis du type idal de lui-mme1 que ,dieu contemple dans son ,v]be4 ,l'ordre e/ dans nos ma9s3 n\s le tr\blons qu& n\s v\lons1 et alors ,dieu1 qui n\s respecte trop p\r assujettir nos volonts l'ordre1 mais qui se respecte trop p\r assujettir l'ordre nos volonts1 fait jaillir un ordre n\veau du dsordre introduit p> n\s4 ,notre lib]t ti5t en veil l'activit div9e2 aussitt l'univ]s visible et l'univ]s invisible devi5n5t fconds en comb9aisons n\velles d'o sort1 avec un ordre n\veau1 la conciliation facile et m]veilleuse de notre lib]t et de la volont div9e4 ,sduits p> la p5se de l'absolu1 ,s*ell+ et ,hgel ont oubli les div]sits1 les oppositions qui1 lo9 de nuire l'h>monie1 la font respl5dir d'un clat n\veau4 ,ils ont mconnu la gr&eur vraie1 celle qui rsulte des *oses telles qu'elles sont1 p\r adopt] une hypo?se gigantesque en app>5ce1 mais inconsi/ante en ralit1 qui ru9e l'ordre et l'homme avec la prt5tion de les glorifi] t\s deux4 ,un enfant de d\ze ans qui sait son cat*isme les av]tirait de leur erreur4 ,*ose rem>quable1 cette doctr9e dtruit absolum5t l'am\r dans sa rac9e2 l'am\r s'adresse la vie4 ,quel tre a jamais pu aim] un mcanisme8 ,donnez-n\s un dieu ma*9e1 un homme ma*9e1 un univ]s ma*9e1 p]sonne n'aim]a plus p]sonne4 ,aussi le pan?isme1 froid comme la tombe1 crit-il la rac9e de l'homme1 sur la premire page de l'me1 sa condamnation en lettres noires2 il apporte la tri/esse4 ,entrons dans le dtail de quelques oppositions1 et1 avant d'insi/] sur la solution absolue du problme1 essayons de tr\v] quelque bau*e de syn?se4 ,que deux voyageurs mont5t la mme montagne1 l'un p> le v]sant de gau*e1 l'autre p> le v]sant de droite1 ils ap]cevront deux paysages t\t fait diffr5ts1 et celui-l seul aura le secret de leur dsaccord qui aura atte9t la d]nire crte et dom9 l'horizon droite1 gau*e1 en avant1 en arrire4 ,les lant]nes s\rdes n'clair5t qu'un po9t du paysage2 mais t\t diss5tim5t ne s'apais]ait-il pas si la lumire p\vait se plac] assez haut p\r illum9] p]te de vue8 ,jetons donc sur nos uvres un c\p d'il prp>atoire4 ,qu& l'ordre t5d app>atre1 les oppositions t5d5t se concili]4 ,il e/ rs]v l'art de n\s prs5t] ds ce monde des crations accomplies1 bau*es d'h>monie qui promett5t la gr&e h>monie4 ,le s5tim5t de l'h>monie n'e/-il pas un press5tim5t de l't]nit8 ,c'e/ lui qui manife/e dj le beau1 t&is que1 p>t\t ailleurs1 n\s ne faisons que le prp>]4 ,c'e/ lui qui anticipe dj sur l't]nit1 ralisation suprme de l'art absolu4 ,c'e/ lui que n\s n\s adress]ons d'abord p\r surpr5dre les secrets de la cration et saisir1 s'il e/ possible1 la lumire en travail4 ,il ne n\s prs5t]a aucune h>monie p>faite4 ,l'art e/ un essai qui n\s rj\it4 ,quelle e/ donc cette joie qu'il n\s apporte8 ,cette joie e/ un comm5cem5t de dlivrance4 ,l'art e/ l'opposition que prs5t5t l'ide et la =me se rsolvant dans l'h>monie o elles se pntr5t l'une p> l'autre4 ,l'h>monie n'e/ jamais l'id5tit des deux t]mes1 mais leur conciliation4 ,le drame1 c'e/ l'opposition entre l'idal et le rel1 manife/e p> la lutte du devoir et de la faiblesse1 manife/e p> l'preuve4 ,dans le dn\em5t doit app>atre l'h>monie1 la conciliation2 le dn\em5t c'e/ la "p de ,dieu4 ,la =ce huma9e qui p\sse l'opposition v]s l'h>monie1 c'e/ le sacrifice4 ,la misricorde et la ju/ice t]nelles opr5t la conciliation4 ,l'hi/oire et la vie (fr5t des in/ants de lumire et de bonheur2 ce sont les invasions de l'art dans la ralit2 ce sont les app>itions de l'idal qui1 p> in/ant1 fond sur le rel et l'embrasse4 ,il semble alors que la ,provid5ce1 qui a l'habitude de se ca*]1 int]vi5ne s5siblem5t4 ,notre joie dans ces mom5ts suprmes de la ralit1 notre joie dans les gr&es app>itions de l'art1 vi5t de cette consci5ce intime qui n\s rvle une opposition va9cue4 ,au lieu de n\s app>atre dans leur isolem5t et leur obscurit1 les *oses n\s app>aiss5t relies les unes aux autres et transfigures dans la lumire qui donne t\t la beaut4 ,au c\*] du soleil1 un objet p> lui-mme dp\rvu de beaut1 une maison1 une curie1 devi5t beau dans le c\p d'il gnral1 grce aux flots de lumire dont il e/ inond4 ,a9si1 la *ose qui n\s semblait laide qu& n\s la reg>dions en elle-mme et dans la nuit1 illum9e ds que n\s la voyons d'en haut1 p>ticipe aux spl5deurs de l'univ]sel rayonnem5t4 ,dans l'art1 miroir magique o la vrit se reflte l'tat symbolique1 s5sible1 et1 si je puis le dire1 prophtique1 on nomme inspiration l'intuition de l'accord et travail1 la rflexion p> laquelle l'opposition *]*e se rs\dre4 ,l'inspiration e/ l'action de l'ide dans l'arti/e2 le travail e/ l'action de l'arti/e dans l'ide4 ,p> l'inspiration1 l'ide saisit l'arti/e et lui app>at dans son ess5ce1 dans son type1 dans son unit4 ,p> le travail1 l'arti/e saisit l'ide et l'labore2 il lui prp>e un m\le o elle doit pr5dre =me4 ,la =me concrte1 c'e/ ce qui la dt]m9e1 ce qui la df9it2 c'e/ la puissance en v]tu de laquelle l'uvre e/ ce qu'elle e/1 et non pas autre *ose4 ,p> l'inspiration1 une ide app>at dans son rapport avec l',ide absolue4 ,p> le travail1 elle se fait p>ticulire1 s'oppose l'absolu et revt une =me qui lui e/ propre4 ,or1 cette opposition1 qui pse sur l'arti/e en travail de l'ide1 se rs\t dans une h>monie d'autant plus haute qu'elle a cot plus *]4 ,cette h>monie1 c'e/ la cration arti/ique2 la cration1 c'e/ la rsultante des deux =ces2 la cration arti/ique1 c'e/ l'ide p>ticulire revtue de sa spl5deur1 et dcl>ant p> sa vie montre au dehors l'union en elle de l'absolu et du relatif1 du gnral et du p>ticuli]1 proclamant la fois1 dans le temps et dans l'espace1 p> la p>ole et p> la lumire1 son ess5ce1 qui e/ son rapport avec l',ide absolue1 et sa =me1 qui e/ sa vie p>ticulire4 ,l'inspiration e/ positive1 l'excution e/ ngative2 elle e/ ngative1 puisqu'elle e/ une limite1 une re/riction 7le sacrifice a sa place dans l'art74 ,la cration e/ h>monique4 ,c'e/ donc p]dre son temps que de se dem&] si le gnie e/ la p]svrance1 comme ,buffon n'a pas eu honte de le dire1 ou s'il s]ait p> has>d une inspiration aveugle et dsordonne4 ,le gnie n'e/ pas telle ou telle face de l'opposition4 ,il e/ la =ce qui la rs\t4 ,vu d'en bas1 il app>at au vulgaire comme une folie inquitante qui n'inspire pas mme de piti4 ,c> t\te s\ffrance suprieure tr\ve les hommes impitoyables4 ,le gnie e/ la facult de crer4 ,il conoit1 et comme tel1 il e/ passif4 ,puis l'ide conue fait en lui son travail secret4 ,il la porte4 ,il subit son opration lat5te et my/rieuse4 ,il ragit1 il e/ actif3 c'e/ la t]re qui a ouv]t son se9 la sem5ce fconde et qui att5d en sil5ce que le soleil1 l'heure m>que1 fasse natre la rose qui rj\it et embaume la cration4 ,l'action de l'ide sur l'homme c'e/ l'action de la lumire sur la matire t]re/re4 ,elle opre dans la plus vile p\ssire4 ,mais il faut que la t]re ait t ouv]te1 fconde1 meurtrie1 et que le cur de l'homme ait t d*ir4 ,t\t e/ conu dans la joie et enfant dans la d\leur4 ,telle e/ la loi4 ,cette activit et cette passivit du gnie1 ces clats de lumire qui l'invit5t et ces tnbres qui le rep\ss5t1 cette =ce et cette faiblesse qui lui font une vie si trange1 ces gr&s espoirs et ces gr&s accablem5ts1 ces ant9omies imm5ses qui voqu5t en lui la vie et la mort1 que devi5dront ces *oses8 ,quel s]a le sort de ces puissances my/rieusem5t sp>es1 my/rieusem5t comb9es qui ont l'une p\r l'autre une inv9cible horreur et une inv9cible aff9it8 ,une cration s]a faite1 et le gnie ne se s\vi5dra plus de l'enfantem5t d\l\reux p>ce qu'une uvre d'art aura p>u dans le monde4 ,il se s5tira ravi dans une h>monie inconnue4 ,comme il n'aura pas obs]v c]ta9es rgles conv5ues dans les potiques1 on dira qu'il e/ indiscipl94 ,p5dant que v\s obs]vez vos rgles et que vos adv]saires1 aussi esclaves que v\s1 les viol5t sy/matiquem5t1 lui1 sans p5s] ni eux ni v\s1 il a obs]v la loi4 ,les yeux fixs sur le type invisible1 il l'a exprim suivant qu'il conv5ait4 ,il n'e/ le gnie que p>ce qu'il e/ l'expression de la loi plus haute p> laquelle il cre1 et devant laquelle disp>aiss5t abmes les petites difficults qui v\s agit5t4 ,v\s ne voyez de lui que le ct ngatif4 ,v\s voyez ce qu'il n'e/ pas4 ,v\s ne voyez pas ce qu'il e/4 ,le tal5t n'a pas cette puissance1 p>ce qu'il n'a pas cette faiblesse4 ,il n'e/ ni si actif ni si passif4 ,il n'habite ni les sommets ni les abmes4 ,le gnie e/ entran4 ,le tal5t m>*e son pas4 ,il fait comme il veut4 ,le gnie fait comme il peut4 ,le gnie cre suivant les lois de la cration4 ,le tal5t fabrique quelquefois suivant les lois de l'indu/rie4 ,c'e/ p>ce qu'il e/ de l'ess5ce du gnie d'tre oppos lui-mme qu'il e/ dans ses habitudes d'tre blasphm4 ,quiconque ne p>le pas la langue commune e/ mis hors la loi4 ,c'e/ p\r ne pas s'tre trempe dans la s\rce vive que la littrature franaise1 dans beauc\p de productions qu'elle tale comme modles classiques1 e/ re/e une lettre morte1 une =me vide1 sans vie1 c'e/--dire sans idal et sans ralit4 ,la vie de l'homme e/ un incessant combat2 les m\vem5ts de l'automate *app5t t\te opposition4 ,la rose qui s'pan\it (fre au soleil le spectacle d'un combat1 celui de la lumire et du fumi]4 ,mais la mort rgne sans inquitude dans la fleur faite avec des coquillages4 ,il y a entre le gr& pote et le v]sificateur la mme di/ance qu'entre le savant qui fait appel aux lois de la nature p\r produire une action organique1 vivante1 et le faiseur de t\rs qui *]*e tonn] p> c]ta9s artifices manuels1 mcaniques4 ,l'escamoteur1 si adroit qu'il puisse tre1 inspir]a t\j\rs une sorte de dgt4 ,le mcanisme p> lequel il opre n'a pas la vie en lui et ne s'adresse pas au s5s de la vie *ez le spectateur4 ,l'art classique1 dans beauc\p de ses reprs5tants1 avait raval la posie au rang de l'escamotage qui a p\r premi] mrite une difficult matrielle va9cue1 ou lude d'aprs c]ta9es rgles4 ,p\rquoi le cur n\s bat-il au rcit d'une gr&e bataille1 s9on p>ce que notre esprit s'assimile avec bonheur cette =me de l'univ]selle opposition8 ,et p\rquoi la lutte1 qui n'e/ pas un bi5 en soi1 tr\v]ait-elle un *o dans notre me1 avide de paix1 s9on p>ce qu'elle conduit l'h>monie1 t]me de nos dsirs8 ,p\rquoi aimons-n\s la gu]re8 ,c'e/ que n\s aimons la paix4 ,l'art organique e/ une h>monie conquise4 ,l'art mcanique e/ une symtrie qui n'a pas fait v]s] de sang4 ,il y a deux sortes de simplicit1 l'une vraie1 l'autre fausse4 ,la simplicit fausse1 celle qui plat au plus gr& nombre1 n'(fre qu'un t]me l'esprit1 ne prs5te qu'un ct des *oses4 ,le ,x,v,i,i,ie sicle avait cette app>5ce de simplicit4 ,voil p\rquoi ,voltaire passe gnralem5t p\r un auteur clair1 bi5 qu'en ralit il soit absolum5t in9telligible4 ,mais p\r s'ap]cevoir qu'il e/ in9telligible1 il faut avoir soi-mme de l'intellig5ce4 ,qu& on n'en a pas1 et qu'on r5tre a9si dans la gr&e majorit des hommes1 on le croit clair1 p>ce qu'il ne fait ni n'exige aucune rflexion4 ,la simplicit vraie prs5te l'esprit trois t]mes1 deux t]mes qui s'oppos5t1 et le troisime en qui ils s'h>monis5t4 ,mais comme cette simplicit-l e/ vraie et pr(onde1 elle dem&e des mes vivantes qui puiss5t se l'assimil]4 ,elle p>at obscure ceux qui hass5t la lumire4 ,qu'e/-ce que le c\p de f\dre1 s9on le *oc des deux lectricits8 ,jetons un c\p d'il sur l'hi/oire4 ,elle n\s prs5t]a un comm5cem5t d'h>monie4 ,la vie huma9e e/-elle seulem5t l'uvre de la lib]t huma9e8 ,non4 ,n\s sommes matres de nos dt]m9ations1 mais n\s n'en t5ons pas dans nos ma9s les consqu5ces4 ,la vie huma9e e/-elle entirem5t l'uvre d'une =ce trangre1 et notre lib]t e/-elle sans puissance sur notre de/9e8 ,non4 ,l'homme dp5d de sa lib]t4 ,il dp5d aussi de ce qui n'e/ pas lui4 ,une m\*e qui vole emp*e un homme de p5s]4 ,un gra9 de sable a fait m\rir ,cromwell4 ,l'homme dsire4 ,la nature rsi/e4 ,elle ne se prte pas4 ,la lib]t veut4 ,la nature ne veut pas4 ,elle manque ess5tiellem5t de complaisance4 ,nos comb9aisons les plus savantes1 les plus pr(ondes sont dj\es p> l'accid5t le plus simple1 le plus facile prvoir et p\rtant le plus inatt5du4 ,cep5dant1 t\te seule1 que peut la lib]t8 ,t\t comme int5tion1 ri5 comme rsultat4 ,d'o vi5t donc que l'homme comm5ce1 entrepr5d8 ,il n'entrepr5drait pas1 s'il n'esprait pas t]m9]4 ,or il s5t que t\t seul1 il ne peut ri5 m5] t]me1 qu'il ne peut se pass] du conc\rs des *oses extrieures1 qu'il ne peut les s\mettre p> son propre p\voir1 que la nature e/ un ennemi ncessaire1 la fois ob/acle et moy54 ,si la lib]t et la nature tai5t irrconciliables1 si ces deux quantits re/ai5t t]nellem5t incomm5surables entre elles1 un inv9cible dc\ragem5t s'emp>]ait de l'homme4 ,il n'agirait plus1 n'osant plus espr] la f9 de son action4 ,et cep5dant il agit4 ,comm5t se fait-il que l'homme agisse8 ,il agit en v]tu d'une croyance s\s-ent5due dont il n'a pas t\j\rs consci5ce4 ,il agit1 p>ce que la voix intrieure lui dit t\t bas3 la nature n'e/ pas autonome1 n'e/ pas aveugle4 ,la nature a ses lois comme l'homme a les si5nes4 ,t\s deux ont le mme matre1 quoique l'homme ait le p\voir de dsobir1 refus la nature4 ,plus l'homme e/ plac haut1 plus il a confiance dans le d]ni] secret4 ,cette confiance s'appelle des deux plus beaux noms qu'il y ait dans notre langue3 sa9tet1 gnie4 ,je puis t\t en celui qui me =tifie1 dit la sa9tet4 ,le gnie a confiance1 sans tre t\t-puissant1 p>ce qu'il a le s5tim5t pr(ond des oppositions de ce monde et le press5tim5t de l'h>monie qui les rs\dra4 ,le tal5t calcule1 le gnie reg>de et voit4 ,son organe e/ l'intuition2 cette intuition e/ la conviction qu'il n'agira pas seul1 qu'il e/ in/rum5t1 qu'il e/ surveill1 que le matre qui l'emploie ne l'ab&onn]a pas en r\te2 aussi "p-il sans cra9te4 ,il sait qu'il arriv]a1 c> il se s5t p\ss4 ,*ri/ophe ,colomb n'avait pas t\t prvu qu& il posa le pi$ sur le navire bni4 ,et s'il et t\t calcul1 il et manqu son b4 ,il n'et eu que du tal5t4 ,comme il avait du gnie1 il eut confiance dans la complicit div9e4 ,il se connaissait1 il se s5tait2 il ent5dait j\r et nuit la voix qui appelle2 il e/ p>ti sur p>ole4 ,s5tir l',amrique1 c'tait p\r lui se connatre4 ,il savait qu'il tait1 lui1 incapable de la dc\vrir2 qu'un s\ffle de v5t p\vait l'c>t] de la t]re promise2 mais il savait aussi que les v5ts et la m] ent5drai5t la mme voix que lui et obirai5t la mme p>ole4 ,qu& un homme de tal5t se prp>e livr] bataille1 il exam9e1 il discute1 il pse le p\r et le contre4 ,l'homme de gnie voit le *amp de bataille et se s5t va9queur3 il a la p>ole du ,dieu des armes4 ,le gnie actif affirme ,dieu d'une affirmation positive1 en ce s5s qu'il affirme quelque *ose de ce que ,dieu e/4 ,le gnie passif affirme ,dieu d'une affirmation ngative3 ,sil5tium laus4 ,il se tait devant lui1 et ce sil5ce mme e/ une affirmation surm95te1 puisqu'il affirme l'tre comme dpassant inf9im5t t\tes les affirmations de l'tre4 ,portons plus haut nos reg>ds4 ,il faut ma9t5ant les appliqu] sur celui qui e/ crucifi entre le ciel et la t]re1 celui en qui rside t\te plnitude1 9 quo omnia con/ant4 ,la vrit e/ une1 l'erreur e/ multiple4 ,le paganisme e/ l'adoration des =ces extrieures1 des =ces animales ou vgtatives1 de la nature1 du non-moi de l'homme4 ,le rationalisme1 trs-bi5 reprs5t p> ,fi*te1 e/ l'adoration du moi1 de la =ce intellectuelle et morale de l'homme2 c'e/ une =me plus leve de l'idoltrie4 ,le pan?isme1 reprs5t p> ,s*ell+1 e/ l'adoration simultane des =ces animales et des =ces morales de l'homme1 de l'animal et de la plante1 l'adoration simultane de l'homme et de la nature1 comme puissances id5tiques quant leur ess5ce et quant leur dveloppem5t4 ,le pan?isme d',hgel n'e/ que le pan?isme de ,s*ell+ sy/matis4 ,hgel n'a inv5t que la m?ode4 ,l'erreur d',hgel occupe dans le dsordre intellectuel cette premire place qui e/ celle de l'orgueil dans le dsordre moral4 ,l'orgueil dit3 ,le ,nant c'e/ l'tre1 ,hgel ne p>le pas autrem5t2 ,satan non plus4 ,et la =mule de l'orgueil e/ la =mule de l'absurde4 ,le pan?isme reprs5te l'erreur dans sa =me suprme1 dans sa =me absolue4 ,de t\tes les erreurs il e/ la plus complte2 p> l mme il e/ prs peut-tre de rev5ir la vrit1 puisqu'il a p>c\ru le c]cle de l'erreur2 il en a fait le t\r1 il ne peut plus dsormais se conv]tir qu' ,dieu4 ,le *ri/ianisme ne place l'absolu qu'en ,dieu1 n'adore que ,dieu1 sp>e ,dieu de la cration2 mais reliant avec autant de =ce qu'il di/+ue1 il affirme que l'inc>nation du ,v]be unit ,dieu l'homme1 et p> lui la nature1 sans jamais les confondre4 ,omnia ve/ra sunt2 vos autem ,*ri/i1 ,*ri/us autem ,dei4 ,le pan?isme e/ la syn?se de l'erreur4 ,le *ri/ianisme e/ la syn?se de la vrit4 ,le *ri/ianisme1 di/+uant le f9i de l'inf9i1 et les reliant la fois p> ,celui qui rconcilie t\tes *oses en sa p]sonne imm5se1 humanisant ,dieu1 div9isant l'homme1 sans confondre un seul in/ant l'homme et ,dieu1 faisant la di/9ction d'autant plus imm5se qu'il fait l'union plus intime1 tablissant la div]sit des sub/ances1 et la fois posant le dogme de la transsub/antiation1 le *ri/ianisme seul a le droit de prononc] sur ,dieu l'affirmation suprme qui rsume ma p5se t\t entire3 ,omnia 9 ipso con/ant4 ,s*ell+ a v\lu p>l] de la mme manire2 cette affirmation suprme1 ,s*ell+ a v\lu la pos]4 ,mais le pan?isme1 qui aspire cette p>ole1 e/ trop petit p\r la prononc]4 ,il veut s'lev]1 les ailes lui manqu5t2 il retombe de t\t son poids sur la t]re2 il s'atta*e la cration1 il l'embrasse1 il l'adore4 ,il veut dire propos d'elle la p>ole qui n'e/ vraie que de ,dieu2 mais la cration n'ent5d pas son cri1 elle ne rpond pas4 ,celui que sa9t ,jean et sa9t ,paul appell5t ,ipse1 le pr9cipe et la f9 de t\t1 ipse ipsissima vita1 comme p>le sa9t ,a?anase1 le gr& ,ipse1 celui-l e/ le seul de qui la p>ole huma9e1 avide de proclam] l'univ]selle union et l'univ]selle di/9ction1 puisse dire sans m5songe en face de ,dieu1 de l'homme et de la nature3 ,omnia 9 ipso con/ant4 ,cette vrit1 tellem5t anci5ne qu'elle e/ t]nelle1 e/ en mme temps plus jeune que ce qu'il y a de plus jeune4 ,l'humanit a t\t u1 except le *ri/ianisme4 ,elle ne l'a pas u p>ce qu'elle ne l'a pas fait4 ,le *ri/ianisme e/ la vrit2 je veux dire qu'il e/ la ,religion4 ,ceci n'e/ pas un plonasme4 vitons cette confusion r$\table qui c\vre le monde d'erreurs4 ,le ,x,i,xe sicle e/ trs-poli env]s le *ri/ianisme4 ,mais ce n'e/ pas la politesse que le *ri/ianisme rclame4 ,presque t\s les inv5teurs de sy/mes se donn5t comme les successeurs de ,jsus-,*ri/4 ,ils croi5t1 bi5 ent5du1 l'avoir dpass2 mais enf9 ils cons5t5t relev] de lui4 ,leur *ri/ianisme e/ une sorte de philosophie humanitaire1 fille de ,r\sseau1 ou de ,soc9ius1 ou de ,f\ri]1 une religion sans dogme qui adore l'homme et oublie ,dieu4 ,d'autres sont plus gais3 ils font du *ri/ianisme une mlodie sans ide2 ils lui p]mett5t de b]c] d\cem5t le cur de l'homme p5dant que la philosophie n\s =m]a l'esprit4 ,leur *ri/ianisme e/ un rve s5tim5tal qui v\s endort comme le bruit d'une cascade4 ,les uns se dis5t *rti5s p>ce qu'ils sont mcont5ts1 p>ce qu'ils abrit5t d]rire le nom du *ri/ianisme leurs utopies humanitaires1 les autres p>ce que le ciel e/ bleu et qu'ils abrit5t d]rire le nom du *ri/ianisme leurs rves mdiocres4 ,le *ri/ianisme vrai e/ la ,religion4 ,la premire prp>ation p\r qui veut le recevoir1 c'e/ le s5tim5t pr(ond de l'impuissance de l'homme le fond]4 ,il conti5t dans ses pr(ondeurs1 non pas une srie de phrases creuses et vagues1 mais des vrits rvles1 les plus srieuses des *oses connues1 et la sci5ce des sci5ces1 la ?ologie4 ,il conti5t non pas des rves1 mais des dogmes4 ,il e/ la vrit absolue rvle dans le temps et dans l'espace p> la p>ole absolue4 ,il n'e/ pas un dveloppem5t naturel du progrs huma94 ,cette erreur e/ une des plus fune/es qui soi5t au monde4 ,il e/ un don de ,dieu1 ce don libre et gratuit qui et pu n'tre pas1 et que ,jsus-,*ri/ annonait la ,sam>ita9e4 ,quiconque l'accepte comme un progrs naturel1 comme le produit de l'ordre naturel1 comme une effloresc5ce de la tige huma9e1 le mconnat ple9em5t4 ,jamais l'homme d*u ne ft remont v]s ,dieu4 ,c'e/ ,dieu qui e/ desc5du v]s l'homme4 ,quelques-uns ont v\lu d'un *ri/ianisme huma94 ,ils ont supprim la grce3 ils ont supprim ,dieu4 ,leur *ri/ianisme a eu le sort de t\tes leurs uvres4 ,il e/ mort avec eux et mme avant eux4 ,le *ri/ianisme qui ne meurt pas1 c'e/ le ca?olicisme4 ,c'e/ la religion div9e4 ,altre p> v\s dans l'hrsie1 elle v\s plat1 p>ce que v\s v\s reconnaissez dans son altration qui e/ votre ouvrage et qui v\s ressemble4 ,le ca?olicisme1 lui1 ressemble ,dieu4 ,il en porte la m>que4 ,complet1 absolu1 absolum5t div91 muni de ses dogmes et de ses sacrem5ts1 il v\s e/ en horreur1 p>ce que v\s n'avez pas prise sur cette *ose "p qui n'e/ absolum5t pas votre ouvrage4 ,voil le *ri/ianisme1 non pas complaisant et maniable1 mais puissant1 immuable et div91 non tel que le v\drai5t les hommes1 non tel qu'ils l'aurai5t fait1 s'ils l'avai5t fait1 mais tel qu'il e/1 tel que l'glise l'a reu1 le cons]ve et l'enseigne aux nations4 ,l'hrsie porte la signature de l'homme4 ,elle e/ une transaction3 elle p]met les transactions4 ,l'homme lui a communiqu quelque *ose de son infirmit1 de sa dfaillance4 ,le ca?olicisme e/ t\t d'une pice4 ,il e/ div9 t\t enti]1 on s'ag5\ille ou on se dt\rne4 ,sa*ons-le donc1 c> il faut claircir les po9ts de vue3 en abordant le *ri/ianisme1 n\s abordons la grce1 l'ordre surnaturel3 n\s ab&onnons les doma9es que l'ef=t huma9 p\vait conqurir4 ,oubli] cette di/9ction1 c'e/ tr\bl] dans leurs fondem5ts la sci5ce et la vie2 c> elle dom9e la sci5ce et la vie4 ,je v\s dem&e qu'elle soit prs5te votre p5se comme la mi5ne1 p5dant l'tude que n\s faisons ensemble4 ,,*apitre ,,vi4 ,l',,inc>nation4 ,dieu a sa vie int]ne3 il e/4 ,il a sa vie ext]ne3 il se manife/e4 ,depuis sa *ute1 l'homme s5t en lui les m\vem5ts d'une nature contradictoire qui p5*e v]s la crature1 sans p\voir se pass] du crateur4 ,il e/ incl9 v]s la multiplicit2 mais il ne se rassasie que dans l'unit4 ,il e/ si petit qu'il se complat en lui2 il e/ si gr& qu'il ne se satisfait qu'en ,dieu4 ,avant la v5ue du ,*ri/1 l'humanit se divisait en deux p>ties di/9ctes1 le peuple juif et les autres nations4 ,la philosophie grecque1 p\r ne p>l] que d'elle1 *]*a la sagesse4 ,elle con/itue une philosophie4 ,elle n'e/ pas une religion4 ,le culte manque4 ,la philosophie grecque ne s'adresse qu' la vie int]ne de ,dieu1 cette vie qui s'appelle dans l'criture ,sapi5tia4 ,elle oublie sa vie ext]ne1 sa =ce1 sa v]tu3 ,virtus4 ,le culte juif1 quoique div9em5t in/itu1 ne dut ralis] que des figures4 ,ces figures cep5dant1 v\lues de ,dieu1 r5f]mai5t l'ide en g]me4 ,l'animal immol tait la figure de la gr&e victime4 ,jsus-,*ri/ n'avait pas encore dit aux hommes3 ,mes enfants1 mes amis4 ,sa9t ,paul n'avait pas encore clbr la lib]t joyeuse des fils de lumire4 ,le judasme tait une religion3 mais cette religion tait provisoire2 elle s'adressait surt\t cette vie ext]ne de ,dieu que l'criture appelle ,virtus4 ,en p>lant de la philosophie grecque et de la religion juive1 n'oublions pas la di/ance qui les sp>e4 ,la premire tait une *ose huma9e1 la seconde une *ose div9e4 ,n'oublions1 en les considrant1 ni la diffr5ce de leur orig9e1 ni celle de leur de/9e4 ,a9si s]ai5t re/es en face et en gu]re les oppositions1 les ?ses et les anti?ses1 si l'unit mme n'tait v5ue t\t simplifi]1 p> un my/re =midable4 ,le ,v]be se fit *air4 ,a9si les deux *oses que n\s avons appeles de ces deux noms ,sapi5tia1 ,virtus1 se runir5t dans un tre visible4 ,a9si le ,v]be s'(frit l'intellig5ce de l'homme1 et ses yeux donnant un corps au qu'avait rv ,platon1 sub/ituant l'ide aux figures ,judaques1 et l'homme enti] put ador] ,dieu1 tel qu'il e/4 ,judi signa petunt 7?se74 ,grci sapi5tiam qurunt 7anti?se74 ,nos ,*ri/um prdicamus crucifixum1 ,judis quidem sc&alum1 g5tibus autem /ultitiam1 ipsis autem ,judis vocatis atque ,grcis ,*ri/um ,dei virtutem et ,dei sapi5tiam4 7,syn?se47 7,sa9t ,paul47 ,le *ri/ianisme e/ l'occupation de la *air p> le ,v]be4 ,or1 quel e/ l'objet de cette inc>nation8 ,c'e/ de mettre ,dieu en rapport avec n\s p> t\tes les p>ties de n\s-mmes1 p> t\tes nos facults1 p> t\t ce qui n\s fait hommes4 ,le ,dieu fait *air entre dans l'homme p> t\s les pores4 ,le ,dieu vritable e/ donc la fois une ide et un fait1 un pr9cipe immatriel et un signe s5sible3 prote/ants et ca?oliques n\s en conv5ons4 ,mais l'uvre e/-elle t]m9e la mort du ,*ri/8 ,oui1 dans un s5s4 ,non1 dans l'autre4 ,jsus-,*ri/ n'e/ re/ sur t]re1 s\s =me huma9e1 qu'un in/ant et dans un endroit4 ,il n'a occup qu'un po9t imp]ceptible du temps et de l'espace4 ,et cep5dant il a vcu1 il e/ mort p\r t\s les hommes4 ,il e/ v5u p\r n\s qui ne l'avons pas vu m>*]1 p>l]1 boire1 mang]1 dormir8 ,et alors1 que n\s re/e-t-il1 puisqu'il e/ mort8 ,la doctr9e1 direz-v\s8 mais une doctr9e1 c'e/ une ide1 ce n'e/ pas un fait4 ,et puisque n\s avons beso9 du fait avec l'ide1 du signe avec le pr9cipe1 puisqu'il convi5t la bont de ,dieu de satisfaire les beso9s qu'il a mis en n\s1 son uvre re/]ait incomplte si1 aprs le d"p de ,jsus1 ri5 de s5sible et de div9 la fois ne p]si/ait sur la t]re d%rite4 ,si au contraire ,jsus-,*ri/1 ide et signe1 a laiss une ide et un signe1 cette m]veille de spiritualit et de pla/icit e/ en t\s po9ts digne de lui4 ,or1 la *ose e/ faite4 ,il a laiss l'ide1 il a laiss le fait suprme1 l'assemble univ]selle que n\s appelons en grec glise ca?olique4 ,le ,dieu un a fond l'glise une1 univ]selle1 immuable4 ,t\te p>ole qui a une fois v>i n'e/ pas la si5ne1 et il n'y a qu'une p>ole qui n'ait jamais v>i4 ,consomm] l'unit de t\s1 et g>d] l'individualit de *acun1 tel tait le problme4 ,l'individu tire lui1 c'e/ la =ce c5trifuge1 l'assemble univ]selle tire elle1 c'e/ la =ce c5tripte1 bonne et utile l'humanit comme l'agrgation molculaire la matire inorganique4 ,le fait sur t]re e/ le g>di5 de l'ide4 ,n\s ne brlons pas le portrait de nos pres morts4 ,le peuple dit que les petits cadeaux entreti5n5t l'amiti4 ,ri5 n'e/ plus vrai4 ,l'glise e/ le gr& cadeau fait p> ,dieu aux hommes p\r entret5ir l'amiti entre le ciel et la t]re4 ,jsus-,*ri/ a dit3 ,je s]ai avec v\s jusqu' la consommation des sicles4 ,je btirai mon glise sur une pi]re4 ,dieu a donn sa p>ole au monde1 et l'glise e/ lgitime dpositaire de la p>ole donne4 ,l'homme e/ un tre p5sant3 il a la doctr9e4 ,l'homme e/ un tre pratique3 il a le culte et les uvres4 ,les sacrem5ts adm9i/rs p> l'glise sont les canaux dont elle se s]t p\r que l'ide soit v]se en n\s4 ,mais n\s sommes t\j\rs libres de n\s g>]1 et deux gr&es s\rces d'erreurs s'ouvr5t devant l'homme3 #a ,embrass] le fait seul1 s'atta*] au signe1 et oubli] l'ide4 ,a9si font les sup]/itieux1 qui1 ard5ts aux pratiques1 oubli5t la vrit elle-mme4 ,le signe1 *ose m]veilleuse6 au lieu de leur rappel] la *ose signifie1 les aide l'oubli]4 ,a9si font les s*ismatiques qui ont ret5u c]ta9es pratiques aussi1 c]ta9es =mes *rti5nes1 sans ret5ir la vie circulante4 ,ils sont tombs /riles1 comme la feuille morte1 qui ne communie plus la sve du tronc4 #b ,embrass] l'ide seule et nglig] le fait4 ,ceux-ci oubli5t que l'homme a un corps4 ,et les hrtiques1 se prom5ant de ru9es en ru9es1 les hrtiques1 niant l'glise1 ont fait la gu]re t\te la matire4 ,ils ont ni les sacrem5ts1 la prs5ce relle du ,*ri/ dans l'ho/ie1 enf9 ils ont *ass du temple les tableaux et les /atues1 =mes s5sibles de l'art donnes sur t]re l'homme p\r s'lev] au beau invisible4 ,l'hrsie1 en gnral1 cont9ue l'uvre de la philosophie grecque1 et en ce s5s ,t]tulli5 avait vu bi5 avant dans les *oses1 qu& il a appel ,platon le patri>*e des hrtiques4 ,l'hrsie a la ha9e du signe extrieur3 et les hrtiques devi5n5t aism5t grossi]s et *>nels3 ,lu!r et beauc\p d'autres n\s (fr5t ce pr(ond enseignem5t3 quiconque se vante de mpris] trop la matire1 et veut se pass] d'elle1 l'adore p\r sa punition4 ,incrdulit4 ,sup]/ition4 ,voil les erreurs huma9es4 ,inc>nation du ,v]be3 assemble univ]selle4 ,voil la vrit4 ,l'glise ca?olique possde le ,v]be fait *air dans sa plnitude et dans son t5due4 ,comme1 en attaquant le culte extrieur1 les sacrem5ts1 l'art1 le prote/antisme attaquait1 sans s'en r5dre compte1 l'inc>nation mme du ,v]be1 la pratique1 qui ne p>donne jamais1 a conduit quelques esprits cette seconde ngation qui dpasse les projets des fondateurs4 ,la *air du ,v]be mange p> l'homme suit dans les desse9s de ,dieu la *air du ,v]be1 prise p> lui p\r l'homme4 ,calv9 avait attaqu la *air mange2 ,soc9ius plus h>di a attaqu la *air prise4 ,calv9 avait attaqu la socit des mes1 l'unit dans l'am\r1 la communion des sa9ts2 ,soc9ius a attaqu la div9it mme du ,*ri/1 en qui s'associ5t les mes1 en qui s'aim5t les hommes1 en qui communi5t les sa9ts4 ,a la victime abs5te le prote/antisme n'en a sub/itu aucune4 ,il a (f]t au monde le spectacle inconnu d'une religion sans sacrifice1 et d'un temple sans autel4 ,seulem5t suivez et admirez4 ,calv9 et ,lu!r1 sp>s de l'unit1 n'ont pu crer une unit4 ,excommunis de la socit ca?olique1 leur socit brise n'a pu se t5ir deb\t1 att5du qu'elle avait p\r base la ngation mme de l'unit4 ,calv9 a brl un de ses amis2 il l'a brl inutilem5t2 ses desc5dants ne se s\vi5n5t plus de lui2 son uvre e/ morte3 les assass9ats se t]m95t s\v5t p> des suicides4 ,le prote/antisme1 ce corps dcompos d'avance1 tombe ma9t5ant en p\rriture1 af9 qu'un gr& spectacle soit donn au monde4 ,ceci se passe s\s les yeux de l',europe inatt5tive1 qui devrait reg>d] et qui ne reg>de pas4 ,si elle reg>dait la c>te du monde intellectuel1 elle compr5drait p\rquoi la socit huma9e s'e/ dsorganise1 en rfl*issant la dsorganisation de la socit religieuse1 et peut-tre1 av]tie p> le sang et p> le feu1 elle s'habitu]ait trait] srieusem5t les crimes de la p5se4 ,n\s assi/ons auj\rd'hui au dsossem5t du prote/antisme4 ,ayant ni le fait de l'glise1 il a ni le fait de l'inc>nation4 ,ceux qui tai5t di/es il y a dix ans sont a?es auj\rd'hui4 ,il ne re/]a bi5tt plus que deux camps dans la pla9e3 la vrit et l'erreur1 le oui et le non1 le ca?olicisme et l'a?isme4 ,la lutte du bi5 et du mal1 mesure que les sicles m>*5t1 se fait plus gigantesque4 ,les vrits se s]r5t1 les erreurs se s]r5t1 t\te *ose aspire la syn?se4 ,les int]mdiaires s'effac5t peu peu1 af9 qu'il re/e un j\r deux a?ltes seulem5t en face l'un de l'autre1 visibles et nus3 l'glise ca?olique1 la cit de ,dieu1 l'affirmation1 l'am\r1 et1 en face1 la cit de ,satan1 la ngation1 la ru9e1 la mort et la ha9e4 ,et qu& les temps s]ont f9is1 selon que *acun aura adhr la vie ou adhr la mort1 il ira vivre dans l'am\r ou m\rir dans la ha9e1 et subira p5dant l't]nit le sort qu'il se s]a prp> dans le temps4 ,de cette gr&e scission faut-il conclure que l'homme1 qui ne voit pas la vrit rvle1 ne peut ri5 voir2 qu'il e/ ncessairem5t v\ la nuit absolue s'il refuse la lumire *rti5ne2 qu'en dehors de la foi la raison n'a pas d'exi/5ce2 qu' celui qui ignore la rdemption1 la notion de ,dieu1 la notion de l'me1 la notion du bi5 et du mal *app5t ncessairem5t8 ,ri5 ne s]ait plus faux4 ,cette erreur effac]ait la di/9ction fondam5tale de l'ordre naturel et de l'ordre surnaturel4 ,cette affirmation1 la fois fausse et maladroite1 t\rn]ait contre elle-mme3 elle attaqu]ait le *ri/ianisme en v\lant le glorifi] contre-s5s4 ,voici comm5t s'explique la gr&e sp>ation qui s'opre s\s nos yeux4 ,le p* que l'homme porte en lui e/ un poids qui l'entrane incessamm5t v]s l'abme4 ,le p* e/ la ngation pratique2 il e/ la =ce c5trifuge qui t5d sans rel*e c>t] l'homme de son c5tre4 ,a la =ce c5trifuge du p*1 l'glise oppose la =ce c5tripte de la prire et des sacrem5ts1 =ce imm5se dont l'action frquemm5t rpte lutte contre la puissance dissolvante du mal1 et t5d ret5ir l'homme dans la sphre active de l'aimant4 ,mais qu'arrive-t-il si l'homme rep\sse volontairem5t la plan*e de salut8 ,sp> de la gr&e unit extrieure1 il p]d bi5tt l'unit intrieure de son tre2 il entre dans l'empire des tnbres1 et entran non pas p> la ncessit intr9sque et logique des pr9cipes qui lui comm&]ai5t encore de re/] homme1 mme s'il r5once dev5ir ,dieu1 mais bi5 p> la pesanteur spcifique de sa propre p]sonne1 il r\le d'abme en abme et f9it p> ab&onn] la loi naturelle comme il a ab&onn la foi ca?olique4 ,cet homme p\rrait re/] deb\t sur le bord du prcipice2 il le p\rrait rig\reusem5t1 il ne le f]a pas3 le v]tige qui le saisit n'e/ pas une ncessit logique de sa situation1 c'e/ une infirmit de sa nature4 ,l'homme n'e/ pas un po9t ma?matique2 c'e/ un tre vivant1 compliqu1 multiple1 qui e/ en relation avec ,dieu1 non p> sa p5se isole1 mais p> t\tes ses facults3 la vrit e/ en mme temps la vie4 ,l',europe1 qui a r5i l'glise ca?olique1 aurait pu1 dans le s5s absolu et ab/rait1 g>d] la loi naturelle2 mais elle ne l'a pas fait p>ce que l'homme ne fait pas t\t ce qu'il peut1 p>ce qu'elle a obi la =ce c5trifuge du p* orig9el2 aussi la foi et la raison1 blesses p> les mmes ennemis1 ont contract dans ce sicle une alliance plus troite qu'autrefois4 ,le pan?isme allem& e/ une des =mes les plus compltes que puisse pr5dre l'erreur4 ,il e/ fils cep5dant du prote/antisme1 qui1 en t\te *ose1 e/ timide et incomplet4 ,il desc5d de ,lu!r1 et quoiqu'il ait r5i son pre1 *ose rem>quable1 il ne le dte/e pas4 ,il g>de sa colre p\r les *oses div9es4 ,l'clectisme franais e/ une ple imitation du pan?isme allem&4 ,son dieu la fois dieu1 nature et humanit1 e/ le dieu de ,s*ell+ amo9dri4 ,p\r compr5dre l'tat de la ,france1 il faut connatre l'tat de l',allemagne4 ,p\r compr5dre le langage de ,v]t-,v]t *ez les ,visit&9es1 il faut savoir quels g5s avait frqu5ts l'oiseau avant de pntr] si mal propos dans le c\v5t#c4 #c ,je crois que le ,r4 ,p4 ,v5tura a dit ce propos un mot *>mant1 mais je ne saurais indiqu] au ju/e le passage4 ,quoi qu'il en soit1 notre pan?isme e/ un pauvre pan?isme d'emprunt4 ,la doctr9e de ,m4 ,r5an consi/e n'en avoir pas1 comme la doctr9e de plusieurs autres consi/ait faire des phrases4 ,m4 ,r5an1 lui1 e/ un soldat1 un tirailleur adroit4 ,s'il n'a pas de doctr9e1 il a au mo9s une int5tion3 il veut attaqu] ,dieu au cur4 ,la ,france1 qui ignore la philosophie1 et croit sur ce sujet t\t ce qu'on veut bi5 lui dire1 amalgam les ins9uations de ,m4 ,r5an avec la btise s5tim5tale reprs5te p> ,r\sseau1 pre de l'opra comique1 et la btise m*ante reprs5te p> ,voltaire1 pre de la *anson4 ,au po9t de vue de l'exgse1 la ,france en e/ encore ,/rauss1 cet enfant malveillant1 qui e/ oubli depuis longtemps de l'autre ct du ,rh94 ,l',allemagne a u et rong ses propres erreurs3 il e/ temps qu'elle vi5ne la vrit qui ne s'use pas4 ,il faut qu'elle recomm5ce4 ,elle ne peut recomm5c] que p> le g]me des g]mes4 ,elle *]*e la syn?se4 ,l'glise univ]selle1 unit vivante1 lui t5d les bras4 ,si ,platon tait la prface huma9e de l'vangile1 ,mose en tait la prface div9e3 mais l'glise possde seule le ,v]bum c>o factum dans sa plnitude1 ,dei virtutem et ,dei sapi5tiam3 et cette syn?se e/ fidle elle-mme4 ,v\s savez que nul homme n'a jamais eu un disciple fidle1 et pas mme lui-mme2 v\s connaissez l'homme1 ce mon/re d'incon/ance1 ce prodige de faiblesse2 v\s avez contempl1 ne ft-ce qu'un in/ant dans votre vie1 la dfaillance de t\te crature2 v\s savez quoi ti5n5t les hommes1 les in/itutions et ce qu'il faut de v5t p\r r5v]s] t\t ce qui e/ deb\t ici-bas2 p\rtant v\s voyez trois *oses3 #a ,l'exi/5ce relle des sa9ts4 #b ,l'exi/5ce relle de l'unit4 ,un homme dans l'glise e/ d'accord avec lui-mme et avec t\s4 #c ,l'exi/5ce d'un fait social1 l'glise1 qui survit t\s les faits1 sans aucun moy5 connu d'exi/5ce et de dure1 ne cdant ri5 de son esprit et de sa doctr9e1 faisant t\t cd] sa doctr9e et son esprit4 ,p\vez-v\s voir ces trois *oses1 demeur] calme en face d'elles1 et dire avec assurance3 ,cela ne signifie ri58 ,les hros sont l p\r n\s av]tir que les sa9ts ne sont pas possibles huma9em5t4 ,lu!r e/ l1 comme type du r=mateur4 ,il e/ l1 racontant aux gnrations ce que devi5t une doctr9e1 livre ses aptres1 livre son aptre1 son inv5teur4 ,t\tes les in/itutions doctr9ales sont l1 ou plutt ne sont plus l2 mais l'hi/oire n\s dit combi5 de temps elles dur5t dans les pays civiliss4 ,p\rtant les sa9ts sont l4 ,p\rtant l'unit du dogme e/ l4 ,p\rtant l'unit de l'glise e/ l4 ,le *ri/ianisme e/ naturellem5t impossible4 ,or il e/4 ,donc il e/ surnaturellem5t4 ,aucun progrs ne le dpasse1 et il dpasse t\s les progrs4 ,il e/ assimilable t\t1 et il n'e/ semblable ri54 ,sa prs5ce et son abs5ce produis5t dans l'me d'autres effets que la prs5ce ou l'abs5ce d'une p5se sci5tifique4 ,aussi n'e/-il pas une op9ion4 ,il e/ une foi1 et la foi e/ une v]tu2 ce seul fait tablit entre le *ri/ianisme et t\te autre doctr9e une diffr5ce que j'indique en passant4 ,reg>dez le monde des ides4 ,le *ri/ianisme triomphe en lui-mme4 ,reg>dez le monde des faits4 ,il triomphe p> ses amis1 qui atteign5t l o l'homme ne peut atte9dre1 et qui1 sans jamais se ressembl]1 sont fondus dans le mme esprit4 ,il triomphe p> ses ennemis qui le glorifi5t leur manire1 et sembl5t mettre je ne sais quelle affectation n\s montr] ce qu'on devi5t sans lui4 ,aucun hommage ne lui manque2 mais l'hommage de la ha9e e/ un des plus significatifs4 ,il agit avec la p]fection infaillible de l'in/9ct4 ,il e/ aveugle et p> l mme clair4 ,cette ha9e a un c>actre p>ticuli]3 c'e/ une fureur d'un g5re "p1 laquelle ses plus d\x ennemis *app5t r>em5t2 c'e/ la ha9e d'un ob/acle que l'on s5t inv9cible4 ,c'e/ la colre du buf qui se casse les cornes contre un mur4 ,or1 l'hommage de cette ha9e prcieuse ne s'adresse qu'au ca?olicisme4 ,le ca?olicisme e/ le po9t c5tral3 t\s les c\ps frapp5t sur lui4 ,t\t ce qui a horreur du surnaturel a horreur de lui4 ,t\s les esprits puissants ont beso9 de syn?se4 ,il leur faut une doctr9e complte qui r5de compte de t\t ,plutt que de s'en pass]1 ils abord5t h>dim5t l'absurde1 si l'absurde sy/matis leur (fre l'app>5ce du repos4 ,magnifique dmon/ration6 ,n\s avons tant beso9 de croyance que n\s n\s jett]ions dans les bras de ,f\ri]1 plutt que de tomb] dans le vide4 ,ames agites en ce sicle t]rible1 mes altres1 qui ne v\lez pas puis] la s\rce ouv]te1 jetez les yeux sur v\s et sur l'univ]s4 ,deux r\tes v\s sont ouv]tes1 la r\te des sy/mes1 celle de la vrit4 ,les sy/mes s+5t la vrit2 ils veul5t t\t embrass]1 p>ce qu'elle embrasse t\t4 ,ils veul5t tre imm5ses1 p>ce qu'elle e/ imm5se4 ,mais ils sont absurdes1 et elle e/ raisonnable4 ,creusez dans le sy/me1 v\s allez tr\v] le fond1 v\s ap]cevrez l'orgueil d'un homme qui a g> quelques esprits faibles4 ,mais le fond de la vrit1 v\s ne le tr\v]ez pas4 ,elle v\s plong]a dans un abme fcond dont les ri*esses se multipli]ont devant v\s1 mesure que v\s v\s en appropri]ez davantage4 ,plus v\s *]*]ez1 plus v\s tr\v]ez1 et plus v\s tr\v]ez1 plus v\s *]*]ez2 c> l'avidit de l'inf9i gr&it dans l'homme avec sa j\issance4 ,la loi de l'inf9i1 contraire la loi du f9i1 c'e/ de n\s app>atre d'autant plus dsirable que dj n\s avons plus gt de lui4 ,les sy/mes tromp5t p\r un j\r votre inquitude de l'absolu4 ,le *ri/ianisme la repos]ait vraim5t4 ,mais v\s prfrez le m5songe la vrit p\r deux raisons4 ,d'abord1 la vrit oblige1 et le m5songe n'oblige pas4 ,aussi l't]nel cri de la f\le ret5tit de sicle en sicle3 ,qu'on dlivre ,b>rabas6 ,ensuite1 le *ri/ianisme v\s app>at comme un fait accompli1 t&is que les sy/mes1 p> cela mme qu'ils sont inapplicables1 g>d5t le *>me de la n\veaut et sembl5t le secret des sicles futurs4 ,ret\rnez votre raisonnem5t3 le *ri/ianisme a eu le pass2 donc il aura l'av5ir4 ,e/-ce que l'univ]s va *ang] de ,dieu8 ,p5sez-v\s que le ,crateur fatigu remette ses p\voirs un successeur quelconque8 ,or1 si ,dieu ne *ange pas1 la religion ne *ang]a pas4 ,celle qui a t vraie une m9ute s]a vraie tant que ,dieu s]a ,dieu4 ,craignez-v\s que l'homme ne dpasse ,dieu1 que nos progrs ne l't\ff5t et que l'inf9i ne soit plus assez gr& p\r n\s8 ,mais non3 le *ri/ianisme irrite l'homme autant qu'il l'attire1 t&is que l'erreur1 qui n'e/ ri51 n'agit pas sur lui4 ,il n'e/ pas r>e d'ent5dre un homme1 raisonnable d'ailleurs1 mais ennemi de ,jsus-,*ri/1 draisonn] en appro*ant de lui et abjur] le bon s5s1 s'il entrevoit l'glise dans le lo9ta94 ,c'e/ l1 c'e/ au c5tre des my/res que les aveugles voi5t et que les voyants ne voi5t plus4 ,le ,v]be se fait *air3 il pr5d place dans notre monde2 v\s abordez un homme et v\s lui dites3 ,quel accueil lui s]a-t-il fait8--,dieu1 n\s rpondra-t-on1 e/ l't]nel va9queur4 ,il se s]vira1 p\r sa gloire1 de la nature et de l'humanit4 ,les hommes s]ont des sa9ts2 ils f]ont des miracles que la cration subira1 et la t]re s]a trans=me4 ,v\s quittez cet int]locuteur1 v\s en abordez un autre1 et v\s lui posez la mme "q3 ,dieu1 v\s rpondra-t-on1 e/ l't]nel va9cu2 on va le raill]1 le battre1 le crucifi]4 ,un troisime passe2 v\s l'abordez encore et v\s lui citez les deux rponses3 ,voil ce que deux hommes m'ont assur1 dites-v\s2 lequel des deux dois-je croire8--,t\s les deux1 rpondra le troisime1 et le troisime aura raison4 ,c'e/ qu'en effet ,dieu1 qui p> son attraction runit dans l'am\r les tres le plus naturellem5t faits p\r ne pas s'ent5dre1 qui triomphe de t\te race1 de t\te ha9e1 de t\t prjug1 ,dieu1 p> sa =ce de rpulsion1 unit aussi dans la ha9e de lui-mme1 s'il e/ p]mis d'appel] union la communaut de la mort1 les tres les plus faits p\r ne pas s'ent5dre4 ,et c]tes ils ne s'ent5d5t pas4 ,mais ils se p>donn5t t\tes leurs dissid5ces1 en faveur d'un seul accord1 la ha9e de ,dieu4 ,leur nom e/ t\j\rs lgion2 mais ce po9t donne la lgion je ne sais quelle unit horrible1 p>odie de l'autre4 ,g! aime ,voltaire1 que c]tes il e/ digne de har2 mais il l'aime1 p>ce que t\s deux hass5t le *ri/ianisme4 ,p\rtant ils ne le hass5t pas de la mme faon4 ,la position de ,voltaire1 vis--vis du *ri/ianisme1 e/ fran*e2 c'e/ l'aveuglem5t complet4 ,c'e/ la tranquillit qui vi5t de la /upidit absolue4 ,n'entrevoyant ri51 il vite jusqu'au tr\ble4 ,d'ailleurs1 son cur aide son esprit3 ,voltaire1 p\r le df9ir en passant1 e/ un imbcile malpropre4 ,g!1 au contraire1 e/ un homme intellig5t4 ,aussi e/-il conduit1 *aque in/ant1 dans la direction du *ri/ianisme2 mais comme la ma9 de ,dieu e/ la seule qui introduise dans le temple1 ,g!1 qui veut se rduire ses propres =ces1 n'entre pas4 ,p> l il proclame deux *oses1 la t5dance des gr&s esprits1 et la punition des volonts mauvaises4 ,a *aque in/ant1 il con/ate une vrit qui s]ait comme le press5tim5t du *ri/ianisme4 ,mais il e/ condamn p> la ha9e ne pas avanc] dans la connaissance4 ,il comm5ce la r\te et ne p\sse pas jusqu' ,dieu4 ,cette situation d'esprit ne lui e/ pas p>ticulire4 ,elle e/ commune t\s les hommes intellig5ts qui volontairem5t ne sont pas *rti5s4 ,frapps t\t mom5t p> quelque ide qui les rappro*e du *ri/ianisme1 ils s'abjur5t eux-mmes et s'arrt5t dans leur lan plutt que d'all] v]s lui4 ,ils rep\ss5t t\te lumire qui m5ac]ait de dev5ir la lumire *rti5ne4 ,ils s'int]dis5t les horizons qui attir]ai5t la vue de ce ct4 ,le *ri/ianisme rayonne de t\s cts4 ,ils s5t5t son appro*e inquitante4 ,c> les vrits naturelles lui s]v5t de prlude1 d'introduction1 et l'me e/ naturellem5t *rti5ne4 ,il semble voir des exils volontaires qui t\ff5t sur la t]re trangre4 ,l'air respirable p\r eux1 c'e/ l'air de la patrie4 ,mais1 dans cette patrie1 il faut tre citoy5s4 ,or1 ils veul5t tre rois et dte/5t le seul roi lgitime4 ,ils s'loign5t p\r ne pas le voir1 mais ils t\ff5t en s'loignant4 ,rappels p> l'intellig5ce1 ils sont c>ts p> la ha9e4 ,ils rd5t alors1 comme des malfaiteurs1 aut\r des murs qu'ils se sont f]ms1 ont peur et beso9 de la lumire1 font un pas en avant1 un pas en arrire1 aspir5t une b\ffe d'air1 la rejett5t et s'enfui5t4 ,ce qui ressemble la cit habitable leur plat4 ,la cit elle-mme leur dplat2 c> elle impose t\s ses lois4 ,dans leur c\rse folle1 ils se heurt5t de temps en temps le front contre les murs sacrs des palais qui p\rrai5t tre eux1 puis s'c>t5t p\vants1 revi5n5t encore et reg>d5t avec une ha9e mle de dsir les d\ze gr&es portes de la ville qui p\rrait dev5ir leur patrie6 ,si le *ri/ianisme e/ d'une ncessit vid5te p\r l'imm5se majorit des hommes qui n'ont pas le temps de *]*] leur croyance1 et qui p\rtant ont beso9 de croire1 il n'e/ pas mo9s ncessaire au p5seur qui a beso9 de croire aussi1 qui e/ un homme aussi1 un enfant quelquefois1 et qui1 livr lui-mme1 peut s'att5dre t\t1 de la "p de lui-mme4 ,hgel en e/ un sol5nel exemple4 ,n\s ne l'avons pas quitt1 mme qu& n\s avons prononc d'autres noms que le si54 ,il reprs5te la syn?se de l'erreur mod]ne2 il e/ l'ab\tissant des erreurs prcd5tes2 n\s allons le rsum] en le quittant1 et rsum] nos vues sur l',inc>nation1 considre comme syn?se de la vrit4 ,la contradiction1 en tant qu'elle e/ le mal et le nant1 ,hgel la reg>de comme t]nelle1 ncessaire et df9itivem5t victorieuse4 ,il affirme l'id5tit du bi5 et du mal1 la ncessit1 la fatalit de t\s les deux4 ,il appelle h>monie cette *ose qui ne devrait pas avoir de nom1 et ,dieu la sub/ance qui supporte cet accid5t p\vantable2 aussi promet-il au mal un rgne t]nel comme au bi54 ,hgel croit que la collision dont n\s sommes les acteurs et les victimes e/ l'tat df9itif et ncessaire des tres4 ,ayant oubli la lib]t de l'homme1 il croit le p* ncessaire4 ,il lui te son nom1 et p> consqu5t son c>actre2 il en fait une des =mes du dveloppem5t univ]sel4 ,ayant oubli ,dieu1 il oublie1 en mme temps que la diffr5ce du bi5 et du mal1 la victoire de l'un sur l'autre1 et le triomphe t]nel de l'tre4 ,p> exemple3 ,n\s avons s\s les yeux le vice et la v]tu4 ,hgel croit que t\s deux con/itu5t l'ordre1 le con/itu5t ncessairem5t1 t]nellem5t1 titres gaux4 ,hgel1 *rti51 et vu la vrit et l'et vue de bi5 haut4 ,non1 le p* n'e/ pas semblable son contraire4 ,il e/ le mal4 ,l'homme qui le commet librem5t s]a puni4 ,non1 le p* n'e/ pas dans l'ordre1 mais il s]a rduit l'ordre dans l't]nit p> le moy5 de la ju/ice et de la misricorde4 ,si la contradiction devait t\j\rs dur] telle qu'elle e/ auj\rd'hui1 lo9 de con/itu] l'h>monie telle que ,dieu la veut1 elle en s]ait la ngation df9itive4 ,mais rsolue un j\r dans l'unit p> la sagesse absolue qui encadre le dsordre dans un ordre plus l>ge que lui1 elle devi5dra un acc5t de l'h>monie imm5se4 ,il e/ faux que le bi5 et le mal soi5t id5tiques2 il e/ vrai que t\s deux peuv5t tr\v] place dans l'ordre absolu4 ,l'enf] s]a dans l'ordre o le p* n'tait pas1 et *aque *ose f]a sa p>tie dans le gr& conc]t4 ,le j\r o les oppositions relatives s]ont leves nos yeux1 le j\r o l't]nelle ju/ice et l't]nelle misricorde trahiront leur unit en dvoilant leur ess5ce1 les contradictions relles absolues tr\v]ont en ,dieu leur de/9e crite1 et1 sans s'id5tifi] entre elles1 s'accord]ont avec l'ordre absolu1 pr5ant *acune leur place dans l'h>monie univ]selle p> la v]tu une et active de l'inf9i4 ,les oppositions relatives r5contr5t une solution absolue4 ,les contradictions absolues r5contr5t une solution relative4 ,rfl*issant ces *oses desquelles dp5dra mon av5ir huma9 et mon av5ir t]nel1 s\s le reg>d de ,dieu que je ne tromp]ai pas1 engag dans la *ane des tres1 appel faire un *oix1 considrant que je suis cr p\r la vie et non pas p\r la mort1 p\r la vrit et non pas p\r l'erreur1 p\r l'am\r et non pas p\r la ha9e1 considrant qu'incapable d'arriv] p> moi-mme au b o je t5ds1 j'ai beso9 d'une ma9 qui m'y conduise1 je m'adresse l'glise t]nelle4 ,cette glise a p>l une p>ole t\j\rs la mme1 p>ce que div9e4 ,de sa9t ,pi]re ,pie ,,ix elle n'a pas v>i3 elle ne v>i]a pas4 ,que les trnes cr\l5t ou s'lv5t1 elle p>le et p>le d'une voix immuable4 ,p> o que je reg>de1 en avant1 en arrire1 je suis envelopp p> la cont9uit de la p>ole4 ,je suis d'accord avec mes ,pres de ,nice1 avec mes ,pres de ,tolde1 avec mes ,pres de ,laodice1 avec mes ,pres de ,tr5te4 ,je suis d'accord avec l'humanit1 d'accord avec moi1 d'accord avec ,dieu qui e/ plus prs de moi que moi-mme4 ,je communie sa9t ,?omas et sa9t ,a?anase1 et sa9t ,d5is l',aropagite et ,hiro?e son matre1 et sa9t ,anselme1 qui ont cru1 comme ,isaac1 ,jacob1 ,abraham1 qui att5dai5t1 comme aux enfants *9ois que nos missionnaires baptis5t4 ,je salue la sci5ce et la foi qui s'alli5t dans l'unit4 ,je pr5ds p>ti p\r la vie contre la mort4 ,je salue ,rome et le ,sa9t-,sige apo/olique4 ,je me pro/]ne devant l'hriti] des promesses faites sa9t ,pi]re1 devant le vieill>d t]nel dpositaire des clefs trois fois sa9tes1 reprs5tant de la lumire incre et son organe infaillible4 ,j'adhre sans re/riction l'unit de l'glise t]nelle4 ,je lui s\mets mon uvre4 ,je lui s\mets les p>oles que je prononce en son honneur4 ,,*apitre ,,vii4 ,,la ,r,,demption4 ,n\s avons tudi la syn?se dans l',inc>nation4 ,il e/ temps de l'tudi] dans la ,rdemption4 ,ri5 n'e/ isol dans ce monde ni dans l'autre4 ,le c\rant lectrique de la solid>it fait frmir t\te la *ane des tres *aque vibration du mo9dre anneau4 ,t\t donne et t\t reoit4 ,t\t agit et t\t ragit4 ,t\te langue huma9e a un v]be actif et un v]be passif4 ,dans l'ordre primitif sans d\te t\te crature t\*e et r5du1 comme un in/rum5t d'accord1 un son h>monieux1 et la raction et t d\ce comme l'action4 ,depuis la *ute la nature rvolte a plus de durets que de d\ceurs4 ,ri5 ne se donne3 t\t se v5d4 ,dans l'ordre primitif peut-tre et-il fallu appel] passions les d\ces s5sations de l'homme heureux1 le p>fum que faisait respir] la rose au roi innoc5t qui s'appro*ait de sa corolle4 ,auj\rd'hui elle a des p9es p\r c\ronn] le roi c\pable4 ,alt]nativem5t matre et esclave1 roi et sujet1 gr& et petit1 =t et faible1 va9queur et va9cu1 selon que ,dieu lui communique ou lui retire un peu de sa =ce1 l'homme t\rne dans une spirale d'actions et de ractions qui lui rappell5t t\r t\r sa gr&eur et sa misre4 ,qui tr\v]a le jo9t entre ces *oses8 ,qui dira l'action3 ,sois humble1 passive8 ,qui dira la passion3 ,sois glorieuse1 active1 conqurante8 ,le suprme accablem5t e/ peut-tre l'lvation suprme8 ,la d\leur e/ la *ose huma9e la plus vois9e de ,dieu4 ,je ne connais qu'une p>ole qui puisse a9si p>l]3 c'e/ la croix4 ,en connaissez-v\s d'autres8 ,les bras et les jambes t5dus1 en se laissant faire1 ,jsus-,*ri/ a sauv le monde4 ,la passion suprme a t l'action p> excell5ce1 et la messe1 qui reproduit la passion1 se nomme l'action4 ,la f>ce e/ j\e1 disait en m\rant ,octave ,augu/e1 emp]eur du monde4 ,il avait raison4 ,qu'avait t la vie d',augu/e1 s9on une srie d'actes isols1 sans rsultat1 une dp5se inutile1 et qu'e/-ce qu'une f>ce1 s9on un fait sans b8 ,t\t e/ consomm1 disait la vrit en m\rant1 et la vrit disait vrai4 ,la vie de ,jsus-,*ri/ avait t l'acte p> excell5ce2 elle avait rconcili t\tes *oses avec ,dieu4 ,elle e/ la note suprme de la gr&e h>monie4 ,la croix a consomm l'uvre4 ,jsus-,*ri/ sacrem5t devait se dilat] multiple sur la t]re4 ,jsus-,*ri/ sacrifice devait se contract] dans l'unit de ,dieu4 ,la croix conciliatrice a rsolu le d\ble problme et l'a fondu4 ,en livrant le corps de ,jsus-,*ri/ aux hommes1 elle l'a p> l mme r5du ,dieu4 ,elle a p]mis au ciel et la t]re la mme communion la mme victime1 sacrem5t ici-bas1 sacrifice l-haut4 ,elle e/ la clef de la ,jrusalem t]nelle o respl5dit dans son unit le corps de l',homme-,dieu1 lumire sans f9 d'o p>t5t les rayons qui clair]ont les lus1 l't]nit durant4 ,elle e/ la clef qui a ouv]t le spulcre o devait f]m5t] trois j\rs le gra9 de from5t p\r multipli] ensuite sur la t]re4 ,la ,rdemption e/ accomplie4 ,t\t e/ consomm4 ,la dette e/ paye au ciel1 et paye l'enf]4 ,satan n'a pas le droit de se pla9dre4 ,il a eu son heure de puissance4 ,nunc e/ hora ve/ra1 et pote/as t5ebr>um4 ,les tnbres ont triomph leur manire4 ,la lumire l'a bi5 v\lu4 ,dieu et l'homme sont deux aimants qui s'attir5t d'un ct et se rep\ss5t de l'autre4 ,dieu appelle l'homme et l'c>te4 ,il l'c>te1 p>ce qu'il l'aime4 ,il l'c>te1 p>ce qu'il veut tre conquis4 ,la vie et la mort1 dans leur tte--tte t]nel1 expliqu5t le sy/me du monde4 ,vis fug]e a ,deo1 fuge ad ,deum4 ,le ,dieu qui v\s appelle v\s f\rnira l'arme de/9e va9cre le ,dieu qui v\s rsi/e4 ,lui rsi/] passivem5t1 tel e/ le secret de la gr&eur4 ,de t\t temps1 l'homme a rv une bataille dans laquelle il va9crait ,dieu4 ,et c]tes il ne s'e/ pas tromp compltem5t4 ,la vie e/ cette bataille4 ,seulem5t l'homme a mal vu le tableau4 ,il n'a pas tr\v le po9t4 ,la lumire ne v5ait pas d'en haut4 ,il a *oisi p\r *amp de bataille la ha9e1 au lieu de *oisir l'am\r4 ,les ,titans1 v\lant escalad] le ciel1 n'avai5t pas compltem5t tort4 ,jsus-,*ri/ invite la viol5ce et ne promet ,dieu qu' son va9queur4 ,celui qui voit t\t du mme c\p d'il dit de la mme voix3 ,dev5ez semblables ces petits enfants2 et3 ,escaladez le ciel4 ,prom?e n'avait pas russi4 ,c'e/ qu'il avait oubli de s'alli] ,dieu1 cet adv]saire ador qu'il faut suppli] en le combattant4 ,les ef=ts des hommes1 gr&s et petits1 qui ont v\lu la conqute sans v\loir le sacrifice1 ,manfr$1 ,fau/1 don ,juan1 ont ab\ti l'inutile1 au crime1 au ridicule4 ,mais un enfant de d\ze ans1 qui fait sa premire communion1 peut tre utile aux hommes et =c] ,dieu se r5dre4 ,le po9t qui sp>e les deux espces de conqurants1 le po9t qui dt]m9e la victoire1 c'e/ l'acceptation du sacrifice4 ,hoc signo v9ces4 ,il y a une telle gloire cd]1 que ,dieu mme ne se manife/e jamais plus glorieusem5t qu'en se laissant va9cre3 de l le miracle4 ,les fautes sont-elles p]sonnelles8--,oui4 ,*acun se s5t p]sonnellem5t responsable4 ,p]sonne n'a de remords des fautes d'autrui2 cep5dant *acun se s5t fi] ou honteux des gloires ou des ignom9ies de ce qui le t\*e4 ,d'o vi5n5t *ez l'homme ces convictions intimes1 naturelles1 et en app>5ce contradictoires8 ,l'humanit1 qui hait l'inju/ice1 aime p\rtant l'ide du ju/e s\ffrant et m\rant p\r t\s4 ,v\s p\vez ne pas compr5dre2 mais v\s ne p\vez pas ne pas voir4 ,dieu frappe son ,fils innoc5t1 qui reprs5te les hommes c\pables1 et voil la solid>it4 ,dieu p>donne aux hommes c\pables p\r l'am\r de son ,fils innoc5t1 et voil1 avec la solid>it1 le triomphe p]sonnel de l'individu4 ,je n'explique pas1 je con/ate4 ,et que faisait au mom5t dcisif cette victime8 ,frappait-elle un gr& c\p8 ,non2 elle le recevait4 ,et que font les religieux1 que font les c>mlites8 ,ri51 n'e/-ce pas8 ,les p>atonn]res aussi p]d5t leur temps sur les monum5ts4 ,supprimons ces po9tes de f]4 ,que faisait ,jsus-,*ri/ sur la croix8 ,il avait les jambes cl\es et immobiles4 ,je le rpte1 l'action p> laquelle l',homme-,dieu a f]m le combat et va9cu son ,pre a t la ,passion4 ,cette attitude de crucifi1 signe s5sible de l'extrme impuissance1 symbole de la ,passion1 a t l'attitude de la victoire *oisie p> le triomphateur d\x et t]rible dont les c\ps visai5t ,dieu4 ,je ne sais pas si je f9irais4 ,la croix e/ entre le ciel et la t]re2 la croix e/ au c5tre du temps1 au c5tre de l'espace1 au c5tre mme du m\vem5t4 ,on allait elle p5dant #d1jjj ans1 on revi5t elle depuis #a1hjj ans4 ,les reg>ds de la t]re et ceux du ciel se t\rn5t v]s la montagne qu'elle a c\ronne4 ,elle e/ la base de t\t1 le c5tre de t\t1 le sommet de t\t2 elle a fondu la sci5ce et la vie dans l'unit imm5se d'une ?orie div9e ralise entre le ciel et la t]re p> un ,homme-,dieu4 ,comme1 dans l'humanit1 l'homme reprs5te la lib]t et la femme la nature1 a9si1 sur le globe habit1 l',ori5t e/ la t]re de la nature1 et l',occid5t celle de la lib]t4 ,jsus-,*ri/1 qui fait appel la lib]t p\r r$ress] et reconqurir la nature1 meurt en ,ori5t et meurt t\rn v]s l',occid5t4 ,c'e/ l',occid5t qu'il t5d les bras2 c'e/ l',occid5t que va son reg>d2 c'e/ l',occid5t qu'il a con/ruit ,rome4 ,dans le monde anci51 ,rome et la ,grce avai5t dj1 au nom de la lib]t1 va9cu l',asie1 ,troie1 la ,p]se1 qui reprs5tai5t la nature4 ,la nature avait pli s\s la =ce conqurante4 ,c'e/ en ,occid5t qu',alex&re avait dompt ,bucphale p\r va9cre ensuite le monde4 ,le *eval1 c'e/ la nature ard5te et indompte que l'homme dresse1 ass\plit1 excite ou calme comme il veut4 ,plus t>d1 la *eval]ie e/ ne en ,occid5t4 ,c'e/ l',occid5t que la victime expirante laisse la croix2 c'e/ l',occid5t qui le premi] arbor]a cet t5d>d4 ,la civilisation et la sci5ce ont t lgues d'abord cette ,europe qui devait1 la premire1 recevoir la croix1 et les nations qui possd5t la croix sont les seules qui possd5t le p>atonn]re6 ,o altitudo6 ,l',occid5t e/ le *amp de bataille2 mais qu& la lib]t huma9e aura va9cu la nature1 alors vi5dra l'ge de l'intuition4 ,l',ori5t vi5dra sans d\te alors et arbor]a la croix son t\r4 ,enf91 l',ori5t et l',occid5t s]ont runis dans la valle de ,josaphat1 et la croix app>atra triomphante1 ouvrant le rgne t]nel de ,dieu4 ,plus un homme e/ plac haut1 plus il demeure seul4 ,l'ange de l'isolem5t frappe t\t ce qui s'lve4 ,aux lvations de la p5se correspond5t s\v5t les d*irem5ts du cur4 ,et p\rtant les gr&s hommes1 les gr&s isols devi5n5t les li5s qui uniss5t entre eux les hommes ord9aires4 ,du fond de leur solitude1 ils lanc5t dans la socit huma9e les gr&es dc\v]tes1 les gr&es uvres qui en devi5n5t le cim5t4 ,transportez cette vrit naturelle dans l'ordre surnaturel et dans le doma9e de l'inf9i4 ,la croix e/ l'isolem5t absolu4 ,p\rtant le crucifi rconcilie t\tes *oses entre elles et attire t\t lui4 ,si exaltatus fu]o1 omnia ad me traham4 ,il e/ la syn?se univ]selle4 ,p> une lgret et une ignorance dont les causes mrit]ai5t d'tre re*]*es1 quelques-uns en sont v5us adopt] la morale *rti5ne1 du mo9s en ?orie1 et rejet] le dogme *rti54 ,ils ont oubli que la morale *rti5ne tant l'expression pratique des vrits dont le dogme e/ l'expression ?orique1 admettre l'une et rejet] l'autre1 c'e/ admettre la consqu5ce et rejet] le pr9cipe4 ,ici encore ,jsus-,*ri/ app>at comme conciliateur4 ,la contemplation de cet tre imm5se f]ait fondre les tnbres4 ,le dogme de l',inc>nation e/ la dm>*e de ,dieu v]s l'homme4 ,la morale *rti5ne e/ la rponse complte de l'homme qui ret\rne ,dieu4 ,jsus-,*ri/ comme lumire de ,dieu e/ la raison et la sub/ance mme du dogme4 ,jsus-,*ri/1 comme lumire de l'homme1 e/ la raison et la sub/ance mme de la loi4 ,en tant qu'il e/ l'art div91 il prside la conduite de ,dieu4 ,en tant qu'il e/ la f9 d]nire1 il prside la conduite de l'homme4 ,or1 sur la croix ,jsus-,*ri/ ralise et consomme absolum5t les desse9s de ,dieu1 et1 la fois il ralise le salut du monde4 ,il app>at comme sacrifice4 ,il app>at comme sacrem5t4 ,il app>at comme ,dieu3 ,il e/ le dogme de la ,rdemption4 ,il app>at comme homme4 ,il e/ la sa9tet absolue4 ,prtre et victime en mme temps1 il e/ la vrit absolue1 vrit la fois dogmatique et morale4 ,omnia 9 ipso con/ant4 ,il e/ rem>qu] que ,dieu se rs]ve1 en gnral1 la sci5ce de l'quilibre4 ,livr lui-mme1 l'homme e/ le paysan ivre de ,lu!r1 qui p5*e tantt gau*e1 tantt droite4 ,jsus-,*ri/ a le secret de l'quilibre1 et son nom de pontife en e/ le signe4 ,en dehors de lui1 l'homme p5*e4 ,je dem&e la p]mission de signal]1 propos de la croix1 comme type de l'quilibre1 une analogie que je tr\ve frappante4 ,l'attraction e/ la loi du monde4 ,l'attraction e/ une loi1 elle n'e/ pas une =ce4 ,le mot =ce impliqu]ait une puissance atta*e aux corps1 inhr5te eux2 le mot loi indique l'tre absolu comme s\rce de t\te-puissance4 ,l'attraction e/ la loi du monde4 ,les corps s'attir5t en raison directe de leur masse1 et en raison inv]se du c>r des di/ances4 ,la t]re e/ attire p> le soleil4 ,mais comme la =ce c5trifuge1 laquelle n'e/ encore qu'une loi1 contre-poids naturel de la =ce c5tripte1 ma9ti5t dans l'ordre de l'univ]s le sy/me de la pondration1 la t]re pr5d un t]me moy51 et t\rne aut\r de l'a/re qui l'attire au lieu de se jet] sur lui4 ,l'homme e/ attir p> ,dieu4 ,il crie1 il h5nit v]s lui3 c'e/ la =ce c5tripte4 ,de l'autre ct1 la matire1 le f9i1 le limit l'attire aussi4 ,il e/ tomb3 sa *ute rclame ses droits4 ,a9si emb>rass et tir en s5s contraire1 que f]a l'homme8 ,il ira v]s ,dieu1 et la matire s]a sa voie2 non pas la matire victorieuse et indompte1 celle-l l'c>t]ait du b1 mais la matire s\mise1 la *air du ,v]be1 le mdiateur4 ,sans figure de /yle1 au bord de l'abme1 il r5contr]a le pontife4 ,dans l'ordre primitif1 l'homme innoc5t et trav]s sans d\leur4 ,mais l'homme d*u paye le passage1 et le pont e/ une croix4 ,l'ob/acle devi5t un moy51 suivant l'usage de ,dieu4 ,p\rsuivons4 ,l'homme1 ayant dc\v]t la loi de notre rotation1 s'e/ dit3 ,si deux =ces peuv5t s'unir p\r en compos] une qui soit la rsultante des deux autres1 une =ce peut sans d\te aussi se dcompos] en deux =ces qui1 runies1 quival5t la =ce unique dont elles procd5t4 ,puisqu'il y a syn?se1 il peut y avoir analyse4 ,voici un pont susp5du4 ,posons sur lui une =ce que n\s nomm]ons x1 et ne divisons pas la *>ge4 ,le pont s]a trop faible4 ,il ne support]a pas son preuve4 ,mais si1 pr(itant de la loi que n\s avons con/ate1 n\s p\vons dcompos] la =ce qui tire en bas et faire pes] non plus sur un po9t1 mais sur plusieurs1 si n\s p\vons p>tag] l'preuve entre les div]ses =ces de rsi/ance dev5ues solidaires de l'ef=t commun1 peut-tre l'quilibre que n\s *]*ons s]a-t-il ralis4 ,de l la m]veille des ponts susp5dus1 sublime image de la solid>it4 ,c'e/ ici que je fais appel l'att5tion de ceux qui croi5t que le monde visible manife/e et reflte le monde invisible qui en e/ le type et l'explication4 ,j'aime mieux indiqu] le my/re que de port] la ma9 sur le voile qui le c\vre4 ,s\v5ons-n\s que le pontife1 *>g de son preuve1 *>g de sa croix1 n'a pas ddaign un sec\rs huma94 ,simon le ,cyrnen n'a pas t inutile4 ,et n\s1 qui m>*ons ensemble1 cte cte1 sur la r\te1 reg>dons ,celui en qui rside sub/antiellem5t la loi de l'quilibre1 ,celui qui n\s a dit de port] les f>deaux les uns des autres1 et qui a promis de se tr\v] l o deux ou trois mes le pri]ai5t runies ensemble4 ,ratta*ons cette p5se aux p5ses que la croix fait natre4 ,qu'e/-ce que l'preuve des ju/es8 ,c'e/ la lutte du bi5 et du mal qui se manife/e en eux4 ,avec leur f>deau1 ils port5t celui des autres4 ,si n\s fixions nos reg>ds sur la rv]sibilit1 l'aspect du monde *ang]ait p\r n\s4 ,on dit s\v5t que les m*ants prospr5t1 que t\t leur succde1 et que les bons sont trav]ss dans leurs entreprises4 ,mais qui russit8 ,qui ne russit pas8 ,savons-n\s ce que c'e/ que russir8 ,qu'e/-ce qu'agir8 ,qu'e/-ce que p]dre son temps8 ,au mom5t o v\s dites3 ,je travaille1 et cet homme ne fait ri51 peut-tre c'e/ v\s qui ne faites ri51 malgr le m\vem5t que v\s v\s donnez3 peut-tre cet homme immobile v\s sauve de la mort et de la damnation3 peut-tre1 p5dant que v\s dormez1 c'e/ lui qui veille1 peut-tre il agit comme mdiateur4 ,qui sait si le succs des m*ants ne s'explique pas quelquefois p> l'abs5ce de la croix6 ,absorbs t\t enti] p> le rel1 ils ne sont pas trav]ss p> l'idal4 ,mais il n'e/ pas inutile de dire aux hommes bons et mauvais la vrit que voici3 ,la d\leur n'e/ pas la s\ffrance1 et le plaisir n'e/ pas la joie4 ,la d\leur et le plaisir sont deux accid5ts qui se pass5t dans notre me1 mais qui ne l'atteign5t pas t\j\rs dans sa rac9e1 dans ses d]ni]s retran*em5ts4 ,la joie et la s\ffrance la pntr5t et l'branl5t dans ce fond intime que la ma9 de ,dieu se rs]ve peut-tre le p\voir de remu]3 ce sont des att\*em5ts pr(onds1 intrieurs et r$\tables1 suprieurs aux *oses s5sibles qui leur s]v5t quelquefois d'occasion4 ,ce sont les my/res de l'me1 ils se pass5t dans un sanctuaire o l'il huma9 ne pntre pas1 et la p>ole huma9e ne peut pas les racont]4 ,la joie e/ le transport idal dont a p>l le prophte qu& il a dit3 ,exaltationes ,dom9i 9 gutture eorum1 et la s\ffrance a arra* la gr&e ,victime ce cri suprme3 ,mon ,dieu1 mon ,dieu1 p\rquoi m'avez-v\s ab&onn8 ,or1 voici un fait que je crois inconte/able3 ,ceux-la seuls connaiss5t la joie1 qui ont trav]s la s\ffrance2 la s\ffrance c'e/ l'opposition s5tie1 la joie c'e/ l'h>monie press5tie4 ,enf9 les sa9ts dcl>5t 7et si leur tmoignage n\s tonne1 qu'importe871 les sa9ts dcl>5t qu'ils tr\v5t la joie dans la s\ffrance4 ,cette opposition1 si insoluble en app>5ce1 e/ leve au fond des mes3 elle e/ leve p> la croix1 en faveur de ceux qui sont entrs dj dans le doma9e de l'h>monie4 ,et ce mot t]rible1 ,croix1 y avez-v\s rfl*i8 ,la contr>it n'e/-elle pas l'preuve8 ,si les glises de pi]re ont1 depuis dix-huit sicles1 la =me visible de la croix1 les mes huma9es1 que sa9t ,augu/9 appelle des temples1 n'ont-elles pas la =me idale de la croix8 ,sa9t ,paul dcl>e qu'il accomplit ce qui manque aux s\ffrances de ,jsus-,*ri/4 ,il leur manque donc quelque *ose8 ,n\s ent5dons dire t\s les j\rs que ,jsus-,*ri/ e/ la tte1 et que l'glise e/ le corps2 mais n\s y p5sons peu4 ,n\s sommes p\rtant en vrit les membres d'un mme corps4 ,cela e/ a9si3 ce n'e/ pas1 comme v\s le croyez peut-tre1 une phrase1 c'e/ une ralit4 ,nul homme ne fait mal un autre homme1 sans se faire mal lui-mme4 ,si la solid>it n\s disait quelques-uns de ses secrets1 n\s tomb]ions la face contre t]re4 ,n\s n\s voyons quelquefois agir sur un homme4 ,mais n\s agissons cont9uellem5t sur t\s les hommes1 sans y p5s]4 ,n\s ap]cevons quelquefois une des consqu5ces de l'une de nos actions4 ,mais cette consqu5ce1 p\r tre la seule visible1 e/-elle la seule relle8 ,p5sons-n\s ce rayonnem5t univ]sel de n\s-mmes1 de notre me1 de notre corps1 de notre action1 de nos p>oles8 ,l'univ]s e/ une imm5se plaque photographique1 et t\t ex]ce sur t\t un reflet my/rieux4 ,dans l'ordre physique1 n\s ne saisissons notre rayonnem5t que dans le po9t prcis o une plaque prp>e le fixe s5siblem5t4 ,il e/ p>t\t cep5dant1 mo9s visible mais aussi vrai4 ,*acun de n\s remplit l'univ]s de son image1 et si n\s ne n\s voyons pas p>t\t1 c'e/ que la *imie ne dresse pas p>t\t d'app>eil photographique3 l'image e/ t\j\rs l1 c'e/ la plaque seule qui manque4 ,l'acide pyrogallique rvle le rayonnem5t2 mais il exi/e sur la plaque avant lui3 il le con/ate1 il ne le cre pas4 ,dans l'ordre moral1 n\s ne croyons aux rayons qui p>t5t de n\s que l o n\s les voyons s'arrt] et agir s5siblem5t4 ,n\s ne p5sons pas que nos mes1 victorieuses des lieux et des sicles1 apport5t un peu de vie ou un peu de mort l'autre extrmit du temps et de l'espace1 et que des mes innombrables1 qui n'ont avec n\s aucun comm]ce s5sible1 pr(it]ont de nos victoires ou s\ffriront de nos dfaites4 ,les effets de l'lectricit1 les rs]voirs1 les d*>ges1 les *ocs1 les *ocs en ret\r1 t\tes ces *oses qui1 s\ponnes plutt que connues1 n\s rempliss5t dj d'une admiration my/rieuse et t]rifie1 ne reproduis5t-elles pas ces c\rants d'une espce "p1 ces c\rants absolum5t immatriels qui rempliss5t le monde8 ,ne symbolis5t-elles pas ces combats de la lumire qui1 incessamm5t reue1 rep\sse1 envoye1 r5voye1 *]*e1 vite1 reflte1 opre dans le monde des esprits et m>*e o il lui plat1 suivant les angles qu'elle *oisit8 ,le tlgraphe lectrique1 p\r ne cit] que lui1 et p>u il y a quelques annes l'impossible3 ne semble-t-il pas symbolis] et indiqu] s5siblem5t c]ta9es *oses qui p>aiss5t encore auj\rd'hui aux esprits arrirs l'impossible8 ,le progrs1 dans t\tes les directions1 consi/e recul] les limites de l'impossible1 et p\r recul] les limites de l'impossible1 la disposition la plus favorable1 c'e/ la croyance au my/re4 ,l'unit radicale du corps du ,*ri/ e/ une *ose pr(ondm5t ignore4 ,elle remplit l'criture et n\s ne l'y rem>quons pas4 ,celui qui accomplit t\t en t\tes *oses doit1 selon t\te app>5ce huma9e1 tre complet lui-mme1 puisqu'il e/ la plnitude2 mais t\te vrit e/ my/rieuse1 et t\te doctr9e qui ne s'appuie pas sur le my/re e/ p> l mme condamne4 ,aussi l'homme porte-t-il en lui deux dispositions qui sembl5t contradictoires et qui ne le sont pas3 l'am\r de l'vid5ce et l'am\r du my/re4 ,or1 ,jsus-,*ri/ en qui rside sub/antiellem5t la plnitude de ,dieu1 selon sa9t ,paul1 att5d lui-mme1 selon le mme sa9t ,paul1 sa plnitude de l'humanit4 ,ne dira-t-il pas1 au j\r du jugem5t3 ,j'ai eu faim et v\s m'avez n\rri4 ,il a donc faim encore6 ,le p*1 dit l'criture1 diss\t le ,*ri/4 ,en effet1 il arrte la =mation de son corps1 et voici comm5t4 ,le corps de l',homme-,dieu1 mis en t]re1 comme le gra9 de from5t1 doit ressuscit] multiple1 p>ce qu'il e/ mort2 mais les frres du ,rdempteur1 premi]-n entre tant de frres1 sont hriti]s de la rdemption4 ,que l'homme donc r5once son rle de ,rdempteur1 qu'il refuse de pr5dre "p l'uvre1 qui e/ la fois ,passion et ,action1 qu'il refuse de subir ,dieu p\r s'assimil] lui1 cet homme refuse d'entr] dans le corps du ,*ri/2 il s'oppose sa =mation2 il le diss\t dans la mesure de son p\voir4 ,l'anci5 monde1 ombre et figure1 avait p\r b1 s\s le rgne de la loi1 de =m] le corps matriel du ,*ri/2 le n\veau monde1 ple9 de vie et de grce1 a p\r f9 d]nire la mission de =m] le corps idal du ,*ri/1 qui att5d de la lib]t huma9e son a*vem5t et l'intgrit de ses membres4 ,t\tes les cratures app>ti5n5t l'homme1 t5d5t l'homme1 et l'homme t5d ,dieu p> ,jsus-,*ri/4 ,a9si1 ,jsus-,*ri/1 ,dieu et homme1 e/ la f9 d]nire de t\t ce qui exi/e1 et l'opration de l'univ]s app>at simplifie2 il s'agit de le faire1 de l'accomplir1 dans un s5s trs-rel4 ,v]itatem faci5tes 9 *>itate1 faisant la vrit dans l'am\r4 ,ralis] l'ide p> des signes s5sibles1 cont9u] l'uvre de la ,vi]ge ,m>ie1 donn] naissance au mme ,v]be p> des p>oles qui sont des actes1 p> des actes qui sont des p>oles1 lev] l'opposition1 prp>] l'h>monie3 telle e/ la loi *rti5ne4 ,qu'ils soi5t consomms en un1 comme mon ,pre et moi n\s sommes un6 ,qu& ce cri sortit de la poitr9e de ,jsus1 un in/ant aprs1 il allait tre livr aux b\rreaux2 un in/ant avant1 il v5ait d'in/itu] l',eu*>i/ie4 ,il prononce alors le cri suprme de l'h>monie absolue1 proclame au se9 de l'opposition absolue4 ,celui qui allait tre trahi p> ses amis1 crucifi p> ses ennemis1 ab&onn de t\s1 r5i p> le *ef de son glise1 et1 dans un c]ta9 s5s1 dlaiss p> ,dieu son ,pre1 celui qui allait p]dre la figure d'un homme et pr5dre celle d'un v] de t]re1 celui dont les soldats allai5t se moqu]1 proclame1 en face de ,dieu et de l'humanit1 la paix faite4 ,il proclame son unit avec ,dieu le ,pre1 l'unit des hommes entre eux1 seconde unit1 image de la premire4 ,il e/ un seul ,dieu avec son ,pre1 et1 af9 de se faire un avec les hommes unis1 il vi5t de fond] l',eu*>i/ie4 ,il veut tre un avec les hommes de la mme unit qu'il possde vis--vis de ,dieu4 ,mais comm5t faire8 ,t\t ,dieu qu'il e/1 comm5t f]a-t-il8 ,je v\s le dis3 il vi5t de fond] l',eu*>i/ie1 comme p\r rpondre la d]nire objection2 ce s]a le sang de l',homme-,dieu qui circul]a dans les ve9es des hommes4 ,comm5cez-v\s entrevoir1 v\s qui p>lez d'unit1 ce que l'union hypo/atique a fait du monde8 ,cette h>monie imm5se1 proclame au se9 de l'opposition imm5se1 e/ la fondation de la religion *rti5ne4 ,aussi le mdiateur dom9e de si haut la situation qu'il proclame dj son uvre faite1 comme s'il oubliait qu'il lui re/e m\rir1 ,opus consummavi4 ,et nunc cl>ifica me tu1 ,pat]1 apud temetipsum cl>itate quam habui1 priusquam mundus esset apud te4 ,le condamn mort1 qui voit dress devant lui le gibet des esclaves1 rclame de ,dieu le ,pre la spl5deur t]nelle qu'il possdait dans son se9 avant que le monde ft4 ,en face de l'opposition imm5se et de l'imm5se h>monie1 je ne connais de rponse possible que le ,cr$o et l',am5 de l'glise4 ,je crois la p>ole de ,dieu fait homme1 p>ole condamne p> les hommes1 qui fond]a l'unit et le royaume v5ir4 ,je crois la v]tu de son sang2 je crois la prire exauce de la vie t]nelle qui va la mort2 je crois la prire exauce de la lumire glorieuse qui1 prs de subir la nuit du j>d9 des ,olives1 promet ses cohriti]s les spl5deurs de l't]nelle union et de la vision batifique4 ,omnia 9 ipso con/ant4 ,,*apitre ,,viii4 ,,la ,,croix4 ,ai-je t\t dit8 ,non4 ,sa9t ,paul n'a pas cru avoir t\t dit au mom5t o il v5ait de faire sa pr(ession de foi et sa pr(ession de sci5ce1 dcl>ant qu'il ne v\lait savoir que ,jsus-,*ri/4 ,jsus-,*ri/1 pr9cipe et f9 d]nire des *oses1 ne lui suffit pas4 ,le ,?abor ne lui suffit pas4 ,il dem&e une autre montagne4 ,il aj\te au nom de ,jsus-,*ri/ un autre mot2 il veut savoir ,jsus-,*ri/ crucifi4 ,jetons un c\p d'il sur le monde idal4 ,il e/1 depuis #ahjj ans1 in=m1 dom9 p> un signe trange qui s'appelle le signe de la croix4 ,jetons un c\p d'il sur la t]re habite1 sur la plante4 ,le temps et l'espace sont diviss en deux p>ties4 ,dans l'une la croix e/ prs5te2 dans l'autre1 elle e/ abs5te4 ,le signe de la croix e/ la di/9ction entre le ciel et l'enf]4 ,il e/ le premi] ef=t de la ma9 de l'enfant1 le d]ni] ef=t de la ma9 du vieill>d1 et p>t\t o cela n'e/ pas a9si1 le ciel n'e/ pas4 ,bi5tt aprs1 en v]tu de cette habitude huma9e que j'ai dj con/ate1 la t]re cde la place l'enf]1 et la civilisation meurt devant la b>b>ie4 ,les contres o la croix ne dom9e pas les paysages1 o nul clo*] n'app>at au voyageur sur la montagne1 sont habits p> des hommes qui gnralem5t se mang5t entre eux4 ,la croix greffe un ,dieu sur un homme1 et nulle p>ole1 mme la plus exagre en app>5ce1 ne p\rra dire ce qu'elle e/4 ,nanmo9s1 puisque la p>ole n\s e/ donne1 disons d'elle quelque *ose4 ,le monde a t cr suivant les lois ma?matiques ap]ues p> ,dieu dans le ,v]be4 ,le monde a t cr 9 num]o1 9 m5sur1 9 pond]e4 ,9 num]o4 ,ari?mtique1 temps4 ,9 m5sur4 ,gomtrie1 espace4 ,9 pond]e4 ,poids1 m\vem5t1 attraction4 ,il a t ra*et p> le mme ,v]be et suivant les mmes modes4 ,il y aurait probablem5t entre les j\rs de la sema9e cratrice et ceux de la sema9e rdemptrice des analogies que ,dieu sait4 ,9 num]o4 ,sci5s quia tempus v5it1 nunc es hora ve/ra4 ,voici le temps1 l'heure4 ,la ,rdemption s'accomplit dans le nombre1 9 num]o4 ,mais cette heure e/ l'heure p> excell5ce4 ,elle e/ l'heure c5trale4 ,mon heure n'e/ pas encore v5ue1 avait dit le ,v]be au mom5t o il ne faisait encore qu'un miracle4 ,cette heure e/ place au milieu des heures1 au c5tre du temps4 ,elle rsume le temps4 ,l',,agneau a t gorg ds l'orig9e du monde1 et le sacrifice doit se r5\vel] sur l'autel jusqu' la f9 des temps4 ,9 pond]e4 ,qu& je s]ai l-haut1 j'attir]ai t\t moi 7omnia et non pas seulem5t omnes4 ,hom9es et jum5ta salvabis74 ,je s]ai dev5u le c5tre et p> l l'attraction elle-mme1 la loi de l'attraction et le fait de la suprme attraction1 l'aimant univ]sel4 ,9 m5sur4 c\tons la gomtrie n\s p>l] de la croix4 ,la gomtrie1 qui e/ la rigueur mme1 et qui p> l semble ne ri5 devoir indiqu] sans en faire l'in/ant l'objet d'un ?orme1 a encore une f5tre ouv]te sur l'inf9i4 ,exam9ons rapidem5t la syn?se univ]selle4 ,quelle e/ la =me absolue de l'opposition morale8 ,c'e/ l'tre inf9im5t p>fait maudit de ,dieu4 ,c'e/ le ju/e portant le f>deau du p* huma9 dans sa totalit4 ,mais voici une p>ole de la vrit t]nelle3 ,il e/ entr une seule fois dans le sanctuaire1 non avec le sang des b\cs et des veaux1 mais avec son propre sang1 n\s ayant acquis une rdemption t]nelle4 ,c'e/ p\rquoi il 7,jsus-,*ri/ victime sans ta*e7 e/ le mdiateur du ,n\veau ,te/am5t af9 que1 p> la mort qu'il a s\ff]te p\r expi] les iniquits qui se commettai5t s\s le premi] ,te/am5t1 ceux qui sont appels de ,dieu reoiv5t l'hritage qu'il leur a promis4 ,quelle e/ la =me absolue de l'opposition mtaphysique8 ,c'e/ la vie t]nelle subissant la mort4 ,exanimavit semetipsum4 ,la vie huma9e tait dj p\r lui un anantissem5t4 ,or1 il s'anantit jusqu' la mort huma9e4 ,c> voici une autre p>ole3 ,il a plu au ,pre que t\te plnitude rsidt en lui1 et de rconcili] t\tes *oses avec soi p> lui1 ayant pacifi p> le sang qu'il a rp&u tant ce qui e/ sur la t]re que ce qui e/ au ciel4 ,jsus-,*ri/1 p\ssant un gr& cri1 baissa la tte et expira4 ,t\t tait consomm4 ,quelle e/ la =me absolue de l'opposition gomtrique8 ,c'e/ la r5contre de deux p>allles4 ,un j\r1 p> ordre du proconsul roma91 un arbre fut abattu dans une =t4 ,c'tait un sycomore4 ,les ouvri]s galilens reur5t l'ordre de le taill]4 ,ils ne le taillr5t pas sans pe9e4 ,il leur fallait ralis] le plan gomtrique ap]u p> ,dieu dans le ,v]be qui allait tre cl\ sur ce morceau de bois4 ,sur ce bois en effet fut cl\ le ,v]be fait *air4 ,le corps fut dress v]ticalem5t3 ligne de vie2 les bras fur5t t5dus horizontalem5t3 ligne de mort4 ,a9si se rsuma le sacrifice qui conti5t la vie et la mort rconcilies4 ,t\tes *oses s'embrassr5t dans un bais] imm5se4 ,c> le bois du sycomore fut crois4 ,ses lignes1 p>allles tant que l'arbre avait vcu1 tant que les rac9es avai5t t en t]re1 se c\pr5t angles droits1 angles gaux4 ,l'arbre prit la =me d'une croix et fut transport sur la montagne4 ,la vie et la mort se trav]sr5t1 et1 se c\pant angles droits1 *antr5t une musique inf9ie qui entrana dans le mme accord l'ess5ce t]nelle et les *oses cres1 ,dieu1 l'homme et la nature4 ,dieu le ,pre1 rev5u de sa fuite inf9ie1 ne se rep5tant plus d'avoir fait l'homme1 atteignit et embrassa la cration sur cet p\vantable sommet4 ,il tr\va encore une fois son uvre bonne4 ,or1 voici un po/ulatum de ma?matique transc5dante3 ,,les ,,p>all,,les ,,se ,,r5contr5t ,a ,l',,inf9i4 ,omnia 9 ipso con/ant4 ,je le dis avec une sorte de t]reur3 la vie et la mort se ti5n5t deb\t ensemble1 cum /ant1 con/ant1 sur la t]re et s\s les cieux4 ,le pan?isme n'a pas de croix4 ,sa ligne1 c'e/ la ligne horizontale4 ,la t]re s't5d aux reg>ds1 isole et dsole4 ,l'inf9i e/ abs5t4 ,les cratures sont ensemble1 mais elles ne se ti5n5t pas deb\t1 et aucun ,dieu ne les r$resse4 ,du mot *rti51 du gr& mot si simple et si complet1 con/ant1 peut-tre le pan?isme peut-il prononc] la premire syllabe cum1 avec1 /ant lui e/ refus4 ,la croix jansni/e1 qui reprs5te ,jsus-,*ri/ les ma9s leves1 viole l'angle droit1 f]me les bras du crucifi et l'isole de la nature4 ,la croix jansni/e e/ deb\t1 /at4 ,mais elle e/ seule1 le cum lui e/ int]dit4 ,le pan?isme n'a pas de tte1 le jansnisme n'a pas de bras4 ,l'un embrasse sans s'lev]1 l'autre s'lve sans embrass]4 ,dans la croix ca?olique1 ,omnia con/ant4 ,la vie s\lve la mort et l'entrane avec elle aux cieux dans sa c\rse triomphante4 ,t\t s'embrasse1 t\t s'lve1 t\t se di/+ue1 t\t s'unit4 ,unit1 recon/ruction1 plnitude1 syn?se1 consommation en un1 cris de l'homme et cris de ,dieu6 ,au mom5t o le ,v]be1 hypo/atiquem5t uni la nature huma9e1 fut atta* la croix1 ,dieu cont9uait voir dans ce ,v]be la ,vrit6 ,au mom5t o le ,v]be attirait lui t\te crature1 consommant dans l'unit t\te division1 cette croix sur laquelle les hommes cl\ai5t son corps huma9 figurait gomtriquem5t cette r5contre suprme1 cette plnitude1 cette fusion qui ap]cevait ,dieu le ,pre1 satisfait dans sa ju/ice1 dans sa misricorde1 dans t\te sa p]sonne inf9ie1 et se rconciliant avec l'univ]s en la p]sonne de ce ,fils qu'il faisait semblant d'ab&onn]4 ,l'opposition absolue tait ralise3 p> elle se prp>ait l'h>monie absolue4 ,trois j\rs aprs1 celui qui avait consomm sur la montagne l'h>monie du temps et de l'espace p> un sacrifice idal et rel1 ressuscita4 ,il alla s'asseoir la droite du ,pre4 ,c'e/ l que les lus le contempl]ont4 ,la foi aura fait place la vision4 ,le ,cr$o s]a remplac p> l't]nel ,alleluia1 et du symbole que n\s *antons en exil il ne re/]a que la d]nire p>ole3 ,am54 ,n\s v]rons face face ,dieu tel qu'il e/4 ,n\s v]rons face face l'tre1 le ,pr9cipe1 ,celui qui ,e/1 ,celui dont le nom e/ ineffable et ne s'crit qu'en tremblant1 ,dieu le ,pre4 ,n\s v]rons face face ,dieu le ,fils1 le ,v]be1 la di/9ction dans l'unit1 ,celui en qui ,dieu le ,pre contemple t]nellem5t les exemplaires de t\s les mondes crs et possibles1 le ,v]be p> qui celui qui ,e/ communique avec ceux qui ne sont pas1 le ,dieu fait homme1 le ,dieu fait enfant1 le ,dieu qui a dormi#d1 le ,dieu qui a eu une mre1 le ,dieu qui a pri ,dieu1 le ,dieu qui a pleur1 le ,dieu qui s'e/ incl9 v]s le nant1 le ,dieu qui s'e/ p5* sur l'abme1 le ,dieu qui a tr\v moy5 de faire connaissance avec l'infirmit1 avec la peur1 avec l'ennui1 le moy5 de s'anantir2 enf9 n\s v]rons face face le ,sa9t-,esprit1 l'union du ,pre et du ,fils1 leur repos dans l'am\r1 ,celui qui se laisse symbolis] p> l'huile et qui a dit de frott] d'huile les malades en priant p\r que l'h>monie qui s'appelle la sant leur soit r5due1 la paix et la joie incomprh5sible du ,seigneur1 l'h>monie imm5se1 inf9ie1 t]nelle1 absolue1 absolum5t inexprimable1 absolum5t suradorable1 l'h>monie enf91 l'h>monie1 l'h>monie1 l'h>monie4 #d ,le sommeil e/ le signe c>actri/ique de la nature s5sible4 ,,*apitre ,,ix4 ,,adresse ,,aux ,,univ]sit,s ,,allem&es4 ,il me re/e exprim] une esprance4 ,ce livre dit c]ta9es *oses4 ,il en s\s-ent5d c]ta9es autres4 ,les plus gr&es1 ce sont les s\s-ent5dues4 ,son b s]a atte9t1 s'il runit quelques hommes dans une affirmation prcise de la vrit1 et il s]a atte9t surabondamm5t s'il inspire ces mmes hommes1 ces amis dont j'ignore le nom1 le s5tim5t des *oses suprieures4 ,o lumire my/rieuse6 lumire vid5te6 *ose sublime6 ,dieu de ,dieu1 lumire de lumire1 ,deum de ,deo1 lum5 de lum9e4 ,o v\s qui savez t\t1 faites-n\s savoir quelque *ose6 ,o ,v]be en qui t\t e/ vie1 ess5ce inf9im5t inf9ie en qui t\te vrit e/ comprise1 lumire1 je v\s adore6 lumire1 brillez sur n\s6 ,n\s vivons dans une poque o la h>diesse du mal autorise la h>diesse du bi54 ,les esprits tr\bls se promn5t sans repos1 d'une extrmit l'autre1 dans le *amp de leurs p5ses4 ,les gr&s tr\bles sont favorables aux gr&s m\vem5ts4 ,les lm5ts en fusion se pntr5t mieux4 ,le j\r o l',allemagne et la ,france1 o la sci5ce et la vie se r5contr]ont dans le *ri/ianisme s]a un gr& j\r dans l'hi/oire du monde4 ,messieurs les pr(esseurs des univ]sits allem&es1 ,dieu v\s dem&e votre coopration4 ,dites vos matres1 dites vos lves1 dites vos concitoy5s1 que l't]nel ,exil1 celui qui n'a pas o repos] sa tte1 le ,*ri/1 dem&e l'hospitalit au peuple g]manique4 ,vrit absolue prte s'assimil] t\tes les vrits1 il les transfigur]a dans sa lumire1 au lieu de les anantir4 ,il s]a votre vie et la vie de votre sci5ce4 ,v\s avez bris l',europe en sc9dant l'unit4 ,une ide g]me dans l'intellig5ce de l',allemagne4 ,le bras de la ,france la traduit en faits4 ,le monde civilis imite la ,france et l',allemagne4 ,jusqu'ici v\s avez lanc la ngation sur le monde2 mais v\s l'avez puise1 et1 s\s pe9e de mort1 v\s r5tr]ez dans le doma9e de l'tre4 ,v\s rp>]ez les maux que v\s avez faits4 ,v\s montr]ez au monde un peuple ca?olique1 une sci5ce ca?olique4 ,la ,france v\s suivra dans la vie comme elle v\s a suivis dans la mort4 ,la sci5ce et la foi s'embrass]ont4 ,en face des gr&es *oses qui v\s att5d5t p\r clat]1 v\s ne s]ez pas ret5us1 messieurs1 p> une contra9te indigne de v\s1 la contra9te de l'habitude1 du prjug1 du p>ti pris4 ,m&ataires de l',europe1 rfl*issez devant ,dieu dans la lib]t de vos mes4 ,l'glise v\s att5d4 ,elle porte1 depuis la cata/rophe qui v\s a sp>s d'elle1 le deuil t]nel des mres4 ,elle rpte sur v\s les p>oles du prophte-roi sur son fils p]du3 ,absalon1 fili mi1 fili mi1 ,absalon6 z*iel tait en prs5ce d'ossem5ts briss et glacs1 qu& il ent5dit cette p>ole3 ,s\ffle sur eux1 fils de l'homme2 s\ffle et prophtise4 ,il s\ffla1 la vie rev9t et les morts se levr5t4 ,votre sci5ce e/ un monceau de ru9es gigantesques qui dem&5t la vie1 le s\ffle de l',esprit-,sa9t4 ,v\s *ang]ez en ca?drale le caveau spulcral o dorm5t les froides dp\illes de vos aeux4 c\tez-les4 ,ils v\s dis5t de leur gr&e voix que la sci5ce et la foi veul5t se runir1 que l'av5ir du monde e/ cette condition1 que p> v\s le ,x,i,xe sicle doit ra*et] les crimes du ,x,v,ie1 que les petits-fils de ceux qui s'g>r5t ont une uvre accomplir1 digne de leur gnie et digne de leur c\rage4 ,s*ell+ e/ mort1 ,hgel e/ mort1 l',allemagne meurt si elle ne se laisse tre9dre dans les bras de l'univ]sel am\r1 si elle ne r*auffe sa sci5ce contre le cur de la mre univ]selle1 si v\s ne levez le drapeau de l'unit dans les mtropoles de votre philosophie4 ,t\t s'abat aut\r de v\s4 ,l'arbre que le rvolt planta en entrant ,worms a exauc la prire de cet homme3 il a gr&i comme sa doctr9e1 il e/ tomb comme elle2 l'ormeau de ,lu!r e/ f\droy4 ,worms a ent5du le bruit du tonn]re4 ,s*ell+ a salu de ses d]ni]s reg>ds l'espoir qui se ralis]a4 ,v\lez-v\s qu'un cri de paix ret5tisse de ,notre-,dame de ,p>is ,notre-,dame de ,cologne6 ,cologne1 la ville ca?olique6 ,les murs tant de fois sculaires de sa mtropole ina*eve ignor]ai5t peut-tre l'app>ition du prote/antisme1 s'ils n'avai5t ent5du ,frdric ,s*legel1 clbrant son ret\r l'unit ca?olique1 rcit]1 avec la pr(ession de foi de ,pie ,,iv1 le ,te ,deum de la rconciliation6 ,p> ces ides et p> ces s\v5irs1 p> les aspirations de vos plus illu/res anctres1 p> la mmoire des gr&s hommes et p> la mmoire des sa9ts1 p> ce ,v]be t]nel qui e/ le lieu des esprits1 et qui r5d raisonnables les intellig5ces1 j'ose v\s pri]1 messieurs1 de rs\dre enf9 dans l'h>monie cette gr&e dissonance qui ret>de la sci5ce et qui dsole les mes4 ,,extrait ,,des ,l,,m5ts ,,de ,,?,,ologie ,,du ,,bi5heureux ,,hi,,ro?,e4 ,la div9it du ,seigneur ,jsus e/ la cause et le complm5t de t\t2 elle ma9ti5t les *oses dans un h>monieux ensemble1 sans tre ni t\t ni p>tie2 et p\rtant elle e/ t\t et p>tie1 p>ce qu'elle compr5d en elle et qu'elle possde p> excell5ce et de t\te t]nit le t\t et les p>ties4 ,comme pr9cipe de p]fection1 elle e/ p>faite dans les *oses qui ne le sont pas2 et en ce s5s qu'elle brille d'une p]fection suprieure et antcd5te1 elle n'e/ pas p>faite dans les *oses qui le sont4 ,=me suprme et orig9ale1 elle donne une =me ce qui n'en a pas2 et dans ce qui a une =me1 elle en semble dp\rvue1 prcism5t cause de l'excell5ce de la si5ne propre4 ,sub/ance augu/e1 elle pntre t\tes les sub/ances1 sans s\ill] sa puret1 sans desc5dre de sa sublime lvation4 ,elle dt]m9e et classe entre eux les pr9cipes des *oses1 et re/e m9emm5t au-dessus de t\t pr9cipe et de t\te classification4 ,elle fixe l'ess5ce des tres4 ,elle e/ la dure1 elle e/ plus =te que les sicles et avant t\s les sicles4 ,sa plnitude app>at en ce qui manque aux cratures2 sa surabondance clate en ce que les cratures possd5t4 ,indicible1 ineffable1 suprieure t\t ent5dem5t1 t\te vie1 t\te sub/ance1 elle a surnaturellem5t ce qui e/ surnaturel1 et surm9emm5t ce qui e/ surm95t4 ,de l vi5t 7et puiss5t n\s concili] misricorde les l\anges que n\s donnons ces prodiges qui surpass5t t\te intellig5ce et t\te p>ole671 de l vi5t qu'en s'abaissant jusqu' notre nature1 et pr5ant en ralit notre sub/ance1 et se laissant appel] homme1 le ,v]be div9 fut au-dessus de notre nature et de notre sub/ance1 non-seulem5t p>ce qu'il s'e/ uni l'humanit sans altration ni confusion de sa div9it1 et que sa plnitude inf9ie n'a pas s\ff]t de cet ineffable anantissem5t2 mais encore1 ce qui e/ bi5 plus admirable1 p>ce qu'il se montra suprieur notre nature et notre sub/ance dans les *oses mmes qui sont propres notre nature et notre sub/ance1 et qu'il possda d'une manire transc5dante ce qui e/ n\s1 ce qui e/ de n\s4 7uvres de sa9t ,d5is l',aropagite1 traduites du grec2 prcdes d'une introduction p> l'abb ,d>boy1 p4 #cfa47 ,,table4 ,introduction #e ,,premi,,re ,,p>tie4 ,*apitre premi]4 ,ngation de la religion #g ,*ap4 ,,ii4 ,ngation de la socit #bg ,*ap4 ,,iii4 ,ngation de la sci5ce #da ,*ap4 ,,iv4 ,ngation de l'art #ff ,,deuxi,,me ,,p>tie4 ,*ap4 ,v4 ,l',allemagne et le *ri/ianisme #hg ,*ap4 ,,vi4 ,l'inc>nation #aaf ,*ap4 ,,vii4 ,la rdemption #aci ,*ap4 ,,viii4 ,la croix #aeh ,*ap4 ,,ix4 ,adresse aux ,univ]sits allem&es #aff ,extrait des lm5ts de ?ologie du bi5heureux ,hiro?e #aga ,,p>is4--,,imprim]ie ,,de ,w4 ,,remquet ,,et ,cie1 #e1 ,,rue ,,g>anci,,re4