,au lecteur ,cette v]sion numrise reproduit dans son intgralit la v]sion orig9ale4 ,les erreurs manife/es de typographie ont t corriges4 ,la ponctuation a pu faire l'objet de quelques corrections m9eures4 ,la v]sion orig9ale p\vant tre difficile d*iffr]1 n\s avons remplac les p> des s4 ,livre de madame du ,*telet dj sur le ,projet ,gut5beg3 ,elm5s de la philosophie de ,neuton3 ,mis la porte de t\t le monde4 7ebook n #ejcdj7 ,madame du ,*telet a traduit le livre de ,newton mais n'a pas t cite nommm5t dans le livre4 ,,diss]tation ,,sur ,,la ,,nature ,,et ,,la ,,propagation ,,du ,,feu4 ,,diss]tation ,,sur ,,la ,,nature ,,et ,,la ,,propagation ,,du ,,feu4 ,ignea convexi vis1 s9e pond]e cli ,emicuit1 summque locum sibi legit 9 arce4 ,ovid4 ,illu/ration ,a ,,p>is1 ,*ez ,,prault1 ,fils1 ,quai de ,conti1 vis--vis la desc5te du ,pont-,neuf1 la ,*>it4 ,m4 ,,dcc4 ,,xliv4 ,avec ,approbation ,privilege du ,roi4 ,,avis ,,du ,,libraire4 ,c,ette ,diss]tation sur le ,feu1 a t compose en #agch4 p\r le ,prix de l',academie des ,sci5ces2 elle n'eut po9t le ,prix1 mais l',academie la fit imprim] avec les pieces c\ronnes1 une autre piece1 qui de mme que celle-ci fut juge digne de tr\v] place dans les recuils de l',academie4 ,il e/ dit dans l',av]tissem5t1 qui se tr\ve la tte de ces deux pieces1 que l',academie se dt]m9a les faire imprim]1 sur le tmoignage que lui r5dir5t les ,commissaires du ,prix1 que quoiqu'ils n'euss5t p appr\v] l'ide qu'on donne de la nature du feu1 en *acune de ces pieces1 elles leur avoi5t p>u tre des meilleures de celles qui avoi5t t envoyes1 en ce qu'elles suppos5t une gr&e lecture1 une gr&e connoissance des bons ouvrages de ,physique1 qu'elles sont remplies de beauc\ps de faits1 trs-bi5 exposs1 de beauc\p de vus4 ,comme on tire peu d'exemplaires des pieces des ,prix1 que ces exemplaires sont presque t\s di/ribus entre les ,academici5s1 j'ai cr faire plaisir au ,public1 de lui donn] cette ,diss]tation1 dans la mme =me que les ,in/itutions ,physiques du mme ,auteur2 j'y ai jo9t la ,lettre que ,m4 de ,mairan lui crivit en #agda1 au sujet des =ces vives1 la rponse de l',auteur1 qui m'a donn le re/e de l'dition qu'elle fit faire de sa rponse ,bruxelles o elle toit alors3 ces sortes de disputes dans lesquelles on ne *]*e rciproquem5t qu' s'in/ruire1 sont plus capables qu'aucune autre sorte d',ouvrages1 de contribu] au progrs de la ,philosophie4 ,illu/ration ,,diss]tation ,,sur ,,la ,,nature ,,et ,,la ,,propagation ,,du ,,feu4 ,,premi]e ,,p>tie4 ,de la ,nature du ,feu4 ,note3 ,combi5 il e/ difficile de df9ir le ,feu4 ,le ,feu se manife/e n\s p> des ,phnom5es si diffr5ts1 qu'il e/ presqu'aussi difficile de le df9ir p> ses effets1 que de connotre entirem5t sa nature3 il *appe t\t mom5t aux prises de notre esprit1 quoiqu'il soit au-d$ans de n\s-mmes1 dans t\s les corps qui n\s environn5t4 ,i4 ,que le ,feu n'e/ pas t\j\rs *aud lum9eux4 ,la *aleur la lumire sont de t\s les effets du ,feu ceux qui frapp5t le plus nos s5s2 a9si c'e/ ces deux signes qu'on a cotume de le reconnotre1 mais en faisant une att5tion un peu rfl*ie aux phnom5es de la ,nature1 il semble qu'on peut d\t] si le ,feu n'opre po9t sur les corps quelque effet plus univ]sel1 p> lequel il puisse tre df9i4 ,on ne doit jamais conclure du p>ticuli] au gnral1 a9si quoique la *aleur la lumire soi5t s\v5t runies1 il ne s'ensuit pas qu'elles le soi5t t\j\rs2 ce sont deux effets de l'tre que n\s appellons ,feu1 mais ces deux proprits#a1 de luire d'*auff]1 con/itu5t-elles son ess5ce8 en peut-il tre dp\ill8 le ,feu enf9 e/-il toj\rs *aud lum9eux8 #a ,je me s]s ici indiffremm5t des mots de modes de propriet1 p\r vit] le ret\r trop frqu5t du mme mot1 c> en rigueur1 puisque le feu n'e/ pas t\j\rs *aud lum9eux1 la *aleur la lumi]e sont des modes non pas des propriets de l'tre que n\s appellons ,feu4 ,note3 ,si le ,feu e/ t\j\rs *aud lum9eux4 ,plusieurs expri5ces dcid5t p\r la ngative4 ,note3 ,lumi]e sans *aleur dans les rayons de la ,lune4 #a4 ,il y a des corps qui n\s donn5t une gr&e lumire sans *aleur3 tels sont les rayons de la ,lune1 runis au foy] d'un v]re ard5t 7ce qui fait voir en passant l'absurdit de l',a/rologie17 on ne peut dire que c'e/ cause du peu de rayons que la ,lune n\s r5voye2 c> ces rayons sont plus pais1 plus d5ses1 runis dans le foy] d'un v]re ard5t1 que ceux qui sort5t d'une b\gie2 cep5dant non seulem5t cette b\gie1 mais mme la plus petite t9celle n\s brle la mme di/ance laquelle les rayons de la ,lune runis dans ce foy] ne font aucun effet sur n\s4 ,ce n'e/ po9t non plus p>ce que ces rayons sont rfl*is1 c> les rayons du ,soleil rfl*is p> un miroir plan1 r5voys sur un miroir concave1 font1 peu de *ose prs1 les mmes effets que lorsque le miroir concave les reoit directem5t4 ,ce ne peut tre enf9 cause de l'espace qu'ils p>c\r5t de la ,lune ici1 #ijjjj lieus de plus ne p\vant faire p]dre aux rayons une v]tu qu'ils cons]v5t p5dant #cc millions de lieus2 peut-tre cet effet doit-il tre attribu la nature p>ticulire du corps de la ,lune1 peut-tre les ,satellites de ,jupit] de ,saturne donn5t-ils quelque *aleur ces ,planetes1 quoique notre ,lune ne n\s en donne po9t4 ,les rayons *auff5t d'autant mo9s que l'on monte plus au-dessus de l',atmosph]e1 quoiqu'ils y donn5t la mme lumi]e que prs de la surface de la ,t]re2 cep5dant ils sont plus purs en haut o l',atmosph]e e/ plus leg]3 donc la *aleur n'e/ pas ess5tielle au ,feu lm5taire4 ,note3 ,l'eau n'te9t po9t les ,v]s luisans4 ,les ,dails les ,v]s luisans sont lum9eux sans donn] aucune *aleur1 l'eau n'te9t po9t leur lumire4 ,m4 de ,raumur rapporte mme que l'eau fait revivre la lumire des ,dails1 lo9 de l'te9dre2 je l'ai vrifi sur des ,v]s luisans1 j'en ai plong dans de l'eau trs-froide1 leur lumire n'a po9t t alt]e4 ,il sembl]oit p> ces expri5ces que l'eau n'a d'action que sur la proprit du ,feu que n\s appellons *aleur1 puisqu'elle dtruit la *aleur1 n'alt]e po9t la lumire1 lorsque la proprit d'clair] e/ sp>e de celle d'*auff]4 ,note3 ,*aleur sans lumire dans le f] prt s'enflamm]4 #b4 ,il y a des corps qui brl]oi5t la ma9 qui s'en appro*]oit1 qui ne donn5t aucune lumire3 tel e/ le f] prt s'enflamm]3 donc le ,feu peut tre priv de la lumire comme de la *aleur4 ,a9si la *aleur la lumire p>oiss5t tre au ,feu ce que le mode e/ la sub/ance2 la lumire n'tant autre *ose que le ,feu transmis en ligne droite jusqu' nos yeux1 la *aleur1 l'agitation en t\t s5s que ce mme ,feu excite en n\s qu& il s'ins9u dans nos pores4 ,note3 ,diffr5te propagation de la lumi]e de la *aleur4 #c4 ,la *aleur la lumire se propag5t diffremm5t2 la lumire agit toj\rs en ligne droite1 la *aleur s'ins9u dans les corps selon t\tes sortes de directions3 de plus1 la vtesse de la lumire e/ inf9im5t plus gr&e que celle de la *aleur1 mais on ne peut assign] en quelle proportion1 c> il faudroit connotre les diffr5s degrs de vtesse avec laquelle le ,feu pntre dans les diffr5ts corps3 ce qui e/ trs-difficile4 ,note3 ,autre diffr5ce entre la lumire la *aleur4 #d4 ,une autre diffr5ce trs-rem>quable entre la *aleur la lumire1 c'e/ qu'un corps peut p]dre sa lumire en un in/ant1 mais il ne p]d jamais sa *aleur que successivem5t2 cette diffr5ce e/ une suite de la faon dont la *aleur la lumire agiss5t2 c> p\r faire prir la lumire1 il suffit d'int]rompre la direction du ,feu en ligne droite2 mais puisqu'il faut1 p\r excit] la *aleur1 qu'il pntre les corps en t\t s5s1 cette action doit tre plus difficile arrt]2 a9si si v\s c\vrez le miroir ard5t d'un voile1 la lumire disp>ot dans le mom5t son foy]1 cep5dant un corps solide qu'on y auroit expos1 cons]v]oit encore long-temps aprs1 la *aleur qu'il y auroit acquise1 c'e/ encore p\rquoi les corps se refroidiss5t l5tem5t dans le vuide de ,boyle1 quoiqu'ils s'y teign5t trs-promptem5t4 ,note3 ,s5tim5t de ,desc>tes sur la *aleur la lumi]e4 #e4 ,si on v\loit s'appuy] de l'autorit1 on diroit que ,desc>tes composoit la lumire de son second lm5t1 le ,feu de son premi]2 il ne donne la vrit aucune raison de cette ide1 je ne prt5ds pas l'exam9] ici1 mais elle ne p\voit tre fonde que sur ce que ce gr& homme p5soit que la lumire la *aleur toi5t deux modes de l'tre que n\s appellons ,feu4 #f4 ,la lumire la *aleur sont les objets de deux de nos s5s1 le tact la v1 p> cette raison mme elles ne p>oiss5t po9t propres con/itu] l'ess5ce d'un tre aussi univ]sel que le ,feu4 ,ce sont des s5sations1 des modifications de notre ame1 qui sembl5t dp5dre de notre exi/5ce1 de la faon dont n\s exi/ons2 c> un aveugle df9ira le ,feu ce qui *auffe1 un homme priv du tact univ]sel1 ce qui claire4 ,ils auront donc t\s deux des ides diffr5tes d'un mme tre1 celui qui s]oit priv de ces deux s5s1 n'en auroit aucune4 ,or je suppose qu'il ait pl ,dieu de crer dans ,sirius1 p> exemple1 un globe dont les tres n'ay5t aucun de nos s5s 7 il e/ trs-possible que dans l'imm5sit de l',univ]s il y ait de tels tres7 le ,feu ne s]oit c]ta9em5t ni *aud1 ni lum9eux dans ce globe1 cep5dant il n'y s]oit pas ananti2 il p>ot donc qu'il faut *]*] dans le ,feu quelque effet plus univ]sel1 dont l'exi/5ce ne dp5de po9t de nos s5s4 ,note3 ,combi5 nos s5s n\s tromp5t sur la *aleur4 #g4 ,la ncessit d'un tel signe p\r n\s faire jug] avec c]titude de la prs5ce du ,feu1 p>ot avec vid5ce p> la faon dont nos s5s n\s font jug] de la *aleur des corps1 c> un mme corps n\s p>ot d'une temprature diffr5te1 selon la disposition o n\s n\s tr\vons2 a9si lorsqu'on t\*e un corps avec les deux ma9s1 dont l'une sort de l'eau froide1 l'autre de l'eau *aude1 ce corps p>ot froid *aud en mme tems4 ,les altrations qui arriv5t notre sant1 *ang5t encore p\r n\s la *aleur des corps2 un homme dans l'ardeur de la fivre tr\v]a froid le mme corps qui1 dans le frisson1 lui avoit p>u *aud3 donc la *aleur que les corps n\s font pr\v]1 ne peut n\s faire jug] avec c]titude1 du ,feu qu'ils conti5n5t4 ,,ii4 ,quel e/ l'effet le plus univ]sel du ,feu4 ,quel e/ donc l'effet le plus univ]sel du ,feu8 quel signe p\rrons-n\s le reconnotre8 je dis le reconnotre en ,philosophes1 c> il e/ deux faons de connotre les corps1 ceux qui tudi5t la ,nature la voy5t d'un autre il que le vulgaire4 ,note3 ,l'effet le plus univ]sel du ,feu1 c'e/ d'augm5t] le volume de t\s les corps4 ,note3 ,r>faction sans *aleur4 ,ce signe c]ta9 de la prs5ce du ,feu1 cet effet qu'il produit dans t\s les corps1 qu'on voit1 qu'on t\*e1 qu'on mesure1 qui s'opre dans le vuide avec la mme facilit que dans l'air1 c'e/ d'augm5t] le volume des corps avant d'avoir enlev leurs p>ties1 de les t5dre dans t\tes leurs dim5sions1 de les sp>] jusques dans leurs pr9cipes lorsque son action e/ cont9ue2 cet effet ne dp5d po9t de la lumire de la *aleur du ,feu1 c> l'air e/ trs-r>fi sur le haut des ,montagnes o la *aleur e/ ins5sible1 cette r>faction de l'air qui e/ beauc\p plus gr&e au somet des ,montagnes que ne la donne la raison inv]se des poids1 doit tre attribue en p>tie au ,feu1 qui1 cette hauteur r>fie l'air sans l'*auff] s5siblem5t4 ,l'eau qui b\t #bab degrs environ du ,!rmometre de ,m]cure1 qui pass cela n'acqui]t plus aucune *aleur p> le ,feu le plus viol5t1 s'vapore cep5dant =ce de b\illir3 or elle ne peut s'vapor] que sa r>faction n'augm5te1 que ses p>ties ne s'c>t5t de plus en plus les unes des autres4 ,note3 ,et sans lumi]e4 ,enf9 une b\gie que v\s teignez1 qui cesse d'clair]1 s'vapore1 se r>fie encore p> la fume qu'elle r5d1 donc la r>faction ne dp5d ni de la lumi]e1 ni de la *aleur du ,feu1 puisqu'elle subsi/e dans les corps que le ,feu pntre indp5damm5t de leur *aleur1 de leur lumi]e4 ,il e/ vrai que la *aleur la lumire du ,feu ont d tre connues bi5 long-tems avant qu'on se d\tt de sa r>faction3 mais presque t\tes les ides des hommes n'ont-elles pas beso9 d'tre r=mes p> leur raison8 ,la =me le m\vem5t de la mati]e1 p> exemple1 ont t connues bi5 long-tems avant son impntrabilit1 p]sonne cep5dant n'en conclura que le m\vem5t une c]ta9e =me soi5t aussi insp>ables de la mati]e1 que l'impntrabilit4 ,on peut cep5dant faire plusieurs objections contre cette df9ition1 qui fait de la r>faction la proprit di/9ctive du ,feu4 ,note3 ,objections contre la r>faction univ]selle du ,feu1 rponses ces objections4 #a4 ,on peut dire que la r>faction que le ,feu opre1 ne se manife/e pas t\j\rs n\s4 ,mais il e/ de la nature du ,feu que cela soit a9si1 le ,feu e/ galem5t rp&u dans t\s les corps 7comme je le pr\v]ai dans la suite7 a9si n\s ne p\vons n\s app]cevoir de ses effets qu& ils sont les mmes p>-t\t2 il n\s faut des diffr5ces p\r tre notre crit]ium1 p\r n\s conduire dans nos jugem5s4 ,a9si n\s n'avons po9t de signe p\r connotre le ,feu lorsqu'il e/ r5f]m entre les pores des corps1 il y e/ comme l'air qu'ils conti5n5t t\s1 qui ne se dc\vre n\s que lorsque quelque cause le dgage4 #b4 ,le ,feu1 dira-t-on1 r>fie les corps en augm5tant leur *aleur4 ,cela e/ vrai en gnral1 mais je ne crois pas qu'on puisse en conclure que la *aleur soit la cause de la r>faction1 c> je vi5s de faire voir p> l'exemple de l'eau qui b\t1 qu'il y a des circon/ances dans lesquelles la r>faction augm5te encore1 quoique la *aleur n'augm5te plus2 or puisque la *aleur n'accompagne pas t\j\rs la r>faction1 il faut conv5ir que la r>faction ne dp5d po9t de la *aleur4 #c4 ,on dira peut-tre que l'air l'eau augm5t5t aussi le volume des corps1 qu'a9si on ne peut faire de la r>faction la proprit df9itive du ,feu4 ,on ne peut ni] que l'air l'eau ne fass5t cet effet sur les corps2 mais en augm5tant leur volume1 ils ne les sp>5t pas jusques dans leurs p>ties con/ituantes1 ils ne les font po9t s'vapor]1 se quitt] les unes les autres1 comme le ,feu1 a9si l'espece de r>faction qu'ils opr5t quelquefois dans les corps1 e/ ess5tiellem5t diffr5te de celle qui y e/ opre p> le feu2 peut-tre mme cette espce de r>faction que l'air l'eau opr5t1 e/-elle cause p> le ,feu lui-mme1 c> c'e/ p> le m\vem5t que l'air l'eau pntr5t dans les corps1 le m\vem5t int]ne des corps ne leur vi5t vraisemblablem5t que du ,feu qu'ils conti5n5t4 ,l'eau glace augm5te la vrit son volume1 surnage l'eau liquide1 quoiqu'elle conti5ne beauc\p mo9s de ,feu lorsqu'elle e/ glace que lorsqu'elle e/ dans son tat de fluidit1 mais ce phnom5e doit tre attribu une cause p>ticulire1 dont je p>l]ai dans la seconde ,p>tie de cet ouvrage4 #d4 ,on peut dire encore que le ,feu ne r>fie pas t\s les corps1 que la corne1 la crotte beauc\p d'autres corps s'endurciss5t au ,feu1 y dim9u5t le volume3 or ces effets sont prcism5t le contraire de la r>faction1 donc la r>faction ne peut tre la proprit univ]selle du ,feu1 puisqu'il y a des corps dans lesquels il produit des effets t\t opposs4 ,cette objection tomb]a d'elle-mme1 si on fait rflxion1 que le ,feu n'endurcit ces corps1 ne les rduit s\s un plus petit volume1 que p>ce qu'il les a rellem5t r>fis1 p>ce qu'il a fait vapor] l'eau qui toit entre leurs p>ties1 qu'alors les p>ties qui ont rsi/ son action1 sont d'autant plus compactes1 occup5t d'autant mo9s de volume1 que le ,feu a enlev plus de matire aqueuse d'entre leurs pores4 #e4 ,enf91 on peut object] que les rayons de la ,lune qui sont du ,feu1 ne r>fi5t po9t les corps qu'on leur expose4 ,mais les bornes de nos s5s sont si troites1 qu'il ne n\s e/ gures p]mis de ri5 affirm] sur leur rapport1 a9si quoique les rayons de la ,lune1 quelque rassembls qu'ils soi5t1 ne fass5t aucun effet sur le ,!rmometre1 n\s ne p\vons pas en conclurre qu'ils sont enti]em5t privs du p\voir de r>fi]2 n\s sommes c]ta9s seulem5t qu'ils sont incapables d'excit] en n\s la s5sation que n\s avons appell *aleur1 mais peut-tre inv5t]a-t-on quelqu'in/rum5t assez f9 p\r n\s dc\vrir aussi dans les rayons de la ,lune ce p\voir r>factif qui p>ot insp>able du ,feu4 ,note3 ,la r>faction des corps p> le ,feu1 p>ot une des loix de la ,nature4 ,la r>faction que le feu opre sur t\s les corps qu'il pntre1 p>ot tre une des loix primitives de la ,nature1 un des ressorts du ,crateur1 la f9 p\r laquelle le ,feu a t cr2 sans cette proprit du ,feu t\t s]oit compact dans la ,nature2 t\te fluidit1 peut-tre t\te la/icit vi5t du ,feu1 sans cet ag5t univ]sel1 sans ce s\ffle de vie que ,dieu a rp&u sur son ouvrage1 la ,nature languiroit dans le repos1 l',univ]s ne p\rroit subsi/] un mom5t tel qu'il e/4 ,a9si lo9 que le m\vem5t soit la cause du ,feu1 comme quelques ,philosophes l'ont p5s1 le ,feu e/ au contraire la cause du m\vem5t int]ne dans lequel sont les p>ties de t\s les corps4 ,c'e/ ici le lieu d'exam9] les raisons qui pr\v5t que le ,feu n'e/ pas le rsultat du m\vem5t4 ,,iii4 ,si le m\vem5t produit le ,feu4 ,note3 ,le m\vem5t ne produit po9t le ,feu4 #a4 ,si le ,feu toit le rsultat du m\vem5t1 t\t m\vem5t viol5t produiroit du feu1 mais des v5ts trs-=ts1 comme le v5t d',e/ ou du ,nord1 lo9 de produire l'inflammation de l'air de l'atmosph]e qu'ils agit5t1 produis5t au contraire un froid dont t\te la ,nature se ress5t1 qui e/ s\v5t fune/e aux animaux1 aux bi5s de la t]re4 #b4 ,n\s avons dans la ,*imie des f]m5tations qui font baiss] le ,!rmometre1 il e/ vrai que dans ces f]m5tations1 les p>ties ignes s'vapor5t1 puisque la vapeur que le mlange xhale e/ *aude1 a9si ces f]m5tations mmes sont causes p> le ,feu qui se retire des pores des liqueurs1 mais il n'en e/ pas mo9s vrai que la quantit de ,feu e/ dim9ue dans les corps qui f]m5t5t1 dont les p>ties sont cep5dant dans un m\vem5t trs-viol5t3 donc le m\vem5t de ces liqueurs les a priv du ,feu qu'elles cont5oi5t1 lo9 d'en avoir produit4 ,enf9 dans ces f]m5tations1 le mlange se coagule dans quelques endroits1 ce qui pr\ve ce que j'ai dit ci-dessus1 que sans le ,feu t\t s]oit compact dans la nature4 #c4 ,les rayons de la ,lune1 qui sont dans un trs-gr& m\vem5t1 ne donn5t aucune *aleur4 ,note3 ,t5tam9a ,flor5t9a4 #d4 ,un mlange de ,sel ammoniac d'huile de ,vitriol produit une f]m5tation qui fait baiss] le ,!rmometre1 mais si on y jette quelques g\tes d',esprit de ,v91 l'eff]vesc5ce cesse1 le mlange s'*auffe1 fait alors hauss] le ,!rmometre4 ,voil donc un cas dans lequel le m\vem5t tant dim9u1 la *aleur a augm5t3 donc le m\vem5t ne produit po9t le ,feu4 ,,iv4 ,si le ,feu a t\tes les propriets de la mati]e8 ,mais quel e/ cet tre que n\s appellons ,feu8 a-t-il t\tes les proprits de la matire8 ,voil ce que la sagacit des ,boyle1 ces ,muss*5broek1 des ,borhaave1 des ,homb]g1 des ,lm]y1 des s',graves&e1 c4 n'a p encore dcid]4 ,non no/rum int] vos tantas compon]e lites4 ,il semble qu'une vrit que tant d'habiles ,physici5s n'ont p dc\vrir1 ne soit pas faite p\r l'humanit4 ,qu& il s'agit des premi]s pr9cipes1 il n'y a gures que des conjectures des vrai-semblances qui n\s soi5t p]mises4 ,le ,feu p>ot tre un des ressorts du ,crateur1 mais ce ressort e/ si f9 qu'il n\s *appe4 ,note3 ,le ,feu e/ t5du1 divisible1 c4 ,n\s voyons clairem5t dans le ,feu quelques-unes des proprits de la mati]e1 l'ext5sion1 la divisibilit1 c4 ,il n'en e/ pas de mme de l'impntrabilit de la t5dance v]s un c5tre1 on peut trs-bi5 d\t] si le ,feu poss$e ces deux proprits de la matire4 ,note3 ,mais il n'e/ peut-tre ni grave1 ni impntrable4 ,t\tes ces proprits que n\s app]cevons dans la matire n'tant que des phnom5es#b1 il n'y a aucune contradiction suppos] qu'il y ait des composs dans lesquels ces phnom5es ne se dvelopp5t pas2 c> on ne peut ni] que les tres simples de l'assemblage desquels t\s les tres s5sibles rsult5t1 p\rroi5t tre comb9s de faon qu'il ne rsult]oit de leur union aucun des phnom5es que n\s reg>dons comme des proprits insp>ables de l'tre qu'on nomme matire1 c'e/ donc l'expri5ce n\s appr5dre si le ,feu e/ grave impntrable4 #b ,on s5t aism5t qu'on suppose ici les pr9cipes de la ,philosophie ,leibniti5e4 ,v4 ,le ,feu e/-il impntrable8 ,il p>ot galem5t difficile de ni] d'admettre cette proprit dans le ,feu3 voici quelques-unes des raisons qui peuv5t faire d\t] de son impntrabilit4 ,note3 ,raisons qui peuv5t faire d\t] de l'impntrabilit du feu4 #a4 ,n\s voyons trav]s un tr\ fait dans une c>te p> une p+le1 la quatrime p>tie du ciel1 t\s les objets qui sont entre l'horison n\s dans cet espace3 or n\s ne p\vons voir un objet que *aque po9t visible de cet objet n'envoye des rayons nos yeux1 a9si la quantit prodigieuse de rayons qui pass5t trav]s ce tr\ d'p+le1 qui s'y crois5t sans se confondre1 sans apport] aucune confusion dans notre v1 tonne l'imag9ation1 l'on e/ bi5 t5t de croire qu'un tre qui p>ot se pntr] si facilem5t1 n'e/ po9t impntrable4 #b4 ,le ,feu le plus puissant que les hommes ay5t rassembl jusqu' prs5t1 c'e/ celui du foy] du gr& miroir du ,palais ,royal1 ou du miroir de ,lyon1 cep5dant on voit le plus petit objet disc]nable trav]s le cne lum9eux qui va fondre l',or dans ce foy]1 sans que cette paisseur de rayons qui e/ entre l'objet l'il1 affoiblisse en ri5 l'image de cet objet4 #c4 ,une b\gie porte sa lumire dans une sph]e d'une demie-lieu de rayon2 or de quelle petitesse incroyable les p>ticules qui clair5t t\t cet espace doiv5t-elles tre1 puisqu'elles sont t\tes cont5us dans cette b\gie8 il e/ difficile de les y concevoir1 si elles ne se pntr5t pas4 #d4 ,m4 ,newton a dmontr aux yeux l'esprit1 que les c\leurs ne sont autre *ose que les diffr5s rayons colors#c2 il faut donc1 p\r que n\s voyions les objets1 que *aque rayon lm5taire se croise en passant dans la prunelle1 sans jamais se confondre1 sans que le rayon bleu pr5ne la place du v]d1 ni le r\ge celle de l'indigo1 c4 ce qui p>ot presque impossible1 si les rayons sont impntrables4 #c ,le ,lecteur compr5dra sans d\te que j'ent5s p> rayon color le rayon qui a le p\voir d'excit] en n\s la s5sation de telle c\leur4 #e4 ,le ,v]re qui transmet la lumire1 a bi5 mo9s de pores que la ,m\ssel9e qui la rfl*it presque entirem5t4 ,les pores du papi] huil qui transmett5t les rayons1 sont bi5 mo9s gr&s que ceux du papi] sec trav]s lesquels ils ne tr\v5t po9t de passage3 donc ce n'e/ po9t la gr&eur1 ni la quantit des pores d'un corps qui le r5d5t p]mable la lumire1 puisque le moy5 de r5dre les corps transp>5s1 c'e/ de remplir leurs pores3 donc il e/ bi5 vrai-semblable que le ,feu n'e/ po9t impntrable1 puisqu'il pntre les corps indp5damm5t de leurs pores4 ,mais ces raisons qui peuv5t faire d\t] de l'impntrabilit du ,feu1 se tr\v5t combatus p> d'autres raisons trs-=tes4 ,note3 ,raisons en faveur de l'impntrabilit du ,feu4 #a4 ,les rayons du ,soleil font *ang] de direction la fume1 runis p> un v]re ard5t1 ils fond5t l',or les ,pi]res1 font faire des vibrations un ressort de ,montre que l'on a plac moiti d't5du dans le foy] de ce v]re2 or on ne voit pas comm5t il s]oit possible que le ,feu agt sur les corps1 ni comm5t il p\rroit faire faire des vibrations ce ressort de ,montre1 s'il ne rsi/oit l'ef=t que font ces corps p\r s'oppos] son action4 ,on peut rpondre que l'ame n'e/ pas impntrable1 qu'elle fait cep5dant remu] notre corps qui e/ compos de p>ties qui rsi/5t4 ,et qu'enf9 t\t ce qui agit sur les corps1 n'e/ pas corps1 puisque ,dieu c]ta9em5t n'e/ pas mati]e1 qu'il agit cep5dant sur la matire4 #b4 ,les rayons se rfl*iss5t de dessus les corps p\r v5ir nos yeux1 or la rflxion emporte ncessairem5t l'la/icit du corps qui rfl*it3 donc1 puisque les rayons rfl*iss5t1 il faut qu'ils soi5t composs de p>ties rsi/antes4 ,mais on peut rpondre encore que ,m4 ,newton a fait voir que ce n'e/ po9t en rebondissant de dessus les p>ties solides des corps1 que la lumire se rfl*it1 que p> consqu5t la rflxion de la lumire ne pr\ve po9t l'impntrabilit du ,feu1 que mme ce phnom5e de la rflxion p\rroit faire croire que la lumire n'e/ po9t impntrable2 c> comm5t le rayon p]p5diculaire ret\rn]a-t-il aprs la rflxion1 p> la ligne selon laquelle il e/ tomb1 si dans cette ligne il r5contre une cont9uation de lui-mme1 qui lui rsi/]a p> ses p>ties solides1 l'emp*e p> consqu5t de ret\rn] p> la ligne dj dcrite8 ,si on dit que ce rayon ne dcrira pas t\t--fait la mme ligne1 mais qu'il se dt\rn]a un peu1 outre que ce s]oit dtruire un axiome d',optique1 qui passe p\r inconte/able1 je dem&e quelle s]oit la raison de cette dcl9aison du rayon1 ce qui le dt]m9]oit dcl9] pltt gau*e qu' droite8 ,si l'on me rpond enf91 que l'extrme porosit que le ,microscope dc\vre dans les corps s\mis nos re*]*es1 n\s porte croire que la tnuit des p>ties con/ituantes du ,feu peut suffire p\r opr] la rflxion du rayon p]p5diculaire1 t\s les phnomnes de la lumire qui tonn5t le plus notre esprit1 qui p\rroi5t n\s faire d\t] de l'impntrabilit du ,feu3 je dem&e comm5t on peut concevoir qu'un rayon compos d'un million de pores qui sp>5t ses p>ties solides1 puisse v5ir du ,soleil n\s en ligne droite1 sans tre int]rompu sans se confondre avec des milliasses d'autres rayons de diffr5tes c\leurs qui man5t en mme tems que lui du ,soleil8 ,on e/ donc oblig d'av\] qu'on peut avec quelque fondem5t reg>d] l'impntrabilit du ,feu comme d\teuse4 ,,vi4 ,le ,feu t5d-il v]s le c5tre de la ,t]re8 ,les ,philosophes convi5dront sans d\te qu'il peut y avoir plusieurs corps qui ne t5d5t po9t v]s le c5tre de la t]re1 telle doit tre p> exemple la mati]e qui fait la pesanteur1 qui *asse les corps v]s le c5tre de la t]re2 voyons donc si le ,feu e/ dans le mme cas1 ou bi5 s'il t5d v]s la t]re comme les autres corps4 ,c'e/ encore l'exp]i5ce1 ce gr& matre de ,philosophie1 n\s appr5dre si le ,feu a cette proprit4 ,je me cont5t]ai d'exam9] ici l'expri5ce de ,m4 ,homb]g sur le poids du rgule d',antimo9e calc9 au ,v]re ard5t1 celle de ,m4 ,borhaave sur le poids du ,f] enflamm4 ,m4 ,homb]g rapporte que #d onces de rgule d',antimo9e exposes un pi$ demi du vritable foy] du miroir du ,palais ,royal1 augm5tr5t de #c dragmes1 de quelques gra9s p5dant leur calc9ation1 c'e/--dire1 environ d'un dixime2 mais qu'ayant t mises ensuite en fusion au vritable foy]1 elles p]dir5t ce dixime acquis1 un huitime de leur propre poids4 ,m4 ,borhaave1 au contraire1 ayant pes #h livres de ,f]1 ne tr\va aucune diffr5ce de poids entre ce ,f] enflamm ce ,f] absolum5t froid4 ,il y a plusieurs rem>ques faire sur ces deux expri5ces4 ,note3 ,exam5 de l'expri5ce de ,m4 ,homb]g1 sur le poids de l'antimo9e calc9 au v]re ard5t4 #a4 ,p5dant t\t le tems de la calc9ation de l',antimo9e de ,m4 ,homb]g1 on fut oblig de le remu] avec une spatule de f]3 or il e/ trs-possible que la *aleur ait dta* quelques p>ticules de cet in/rum5t1 lesquelles s'tant jo9tes au rgule1 auront augm5t son poids4 ,les sels les s\ffres dont l'air e/ t\j\rs *>g1 auront p s'unir aussi l',antimo9e p> l'action du feu1 la faveur de ce m\vem5t cont9uel de la spatule avec laquelle on le remuoit2 a9si on e/ bi5 lo9 d'tre sr que ce soit le feu qui ait augm5t son poids1 c> si le feu e/ le plus subtil dissolvant de la ,nature1 il e/ aussi le plus puissant ag5t p\r unir les corps4 #b4 ,ce qui confirme cette conjecture1 c'e/ que les corps qui augm5t5t le plus leur poids p> le ,feu1 sont ceux qu'on remu p5dant leur calc9ation1 qu'ils p]d5t t\t le poids acquis1 mme de leur propre sub/ance1 lorsqu'on les remet en fusion4 ,boyle lui-mme1 convi5t que l'agitation cont9uelle p5dant la calc9ation1 e/ ce qui contribue le plus augm5t] l'action du ,feu sur les corps4 #c4 ,l',antimo9e de ,m4 ,homb]g ayant t mis en fusion au vritable foy]1 p]dit t\t le poids acquis1 encore un huitime de son propre poids3 or si des p>ticules de ,feu avoi5t augm5t son propre poids dans la calc9ation1 comm5t se p\rroit-il qu'il eut p]du ce poids au vritable foy]8 un n\veau ,feu n'auroit-il pas d produire au contraire une n\velle augm5tation1 puisque le poids de l',antimo9e dim9ua dans la fusion1 au lieu d'augm5t]1 n'e/-il pas vrai-semblable que le ,feu du foy] tant plus viol5t que celui auquel on l'avoit calc91 sp>a les p>ties htrog5es qui s'toi5t unies au rgule d',antimo9e1 qui avoi5t augm5t son poids p5dant la calc9ation4 #d4 ,t\s les ,mtaux en fusion1 p]d5t de leur poids1 cep5dant la fusion e/ l'tat dans lequel ils reoiv5t la plus gr&e quantit de feu2 a9si si le ,feu augm5toit le poids des corps1 il devroit augm5t] considrablem5t celui des mtaux en fusion1 mais au contraire leur poids dim9ue1 il e/ donc c]ta9 que la plus gr&e quantit de ,feu que ces mtaux puiss5t recevoir1 n'augm5te po9t leur poids4 ,on s5t aism5t que la dim9ution de poids des mtaux en fonte doit tre attribue aux p>ties que ce ,feu viol5t fait vapor] d'entre leurs pores1 l'augm5tation de leur volume4 ,note3 ,exam5 confirmation de l'expri5ce de ,m4 ,borhaave sur le poids du f] enflamm4 #e4 ,le ,f] de ,m4 ,borhaave p5dant qu'il toit t\t ptillant de feu1 devoit cont5ir bi5 plus de p>ticules ignes1 que l',antimo9e de ,m4 ,homb]g1 qui avoit t calc9 #ah p\ces du vritable foy] du miroir1 cep5dant ce ,f] t\t imprgn de ,feu ne pesoit pas un gra9 de plus que lorsqu'il toit entirem5t froid4 ,je ne vois cep5dant aucune raison p\r laquelle si le ,feu toit pesant1 il n'augm5t]oit pas t\j\rs le poids des corps qu'il pntre1 je puis c]tifi] que cette galit de poids s'e/ retr\ve dans des masses de ,f] depuis une livre jusqu' #bjjj livres1 que j'ai fait pes] devant moi t\tes enflammes1 ensuite entirem5t froides4 ,note3 ,autres expri5ces sur la pesanteur du ,feu4 #f4 ,l'augm5tation du poids des corps calc9s trav]s le v]re1 e/ beauc\p mo9s considrable que celle des corps que l'on calc9e en ple9 air1 cep5dant la mme quantit de feu pntre trav]s le v]re1 puisqu'il produit le mme effet sur ces corps1 qu'il les calc9e2 d'o peut donc v5ir cette diffr5te augm5tation de poids1 lorsque la calc9ation se fait en ple9 air1 ou lorsqu'elle se fait s\s le v]re1 s9on de ce qu'il se jo9t alors mo9s de corps trang]s au corps calc98 #g4 ,l',antimo9e devi5t r\ge dans la calc9ation1 lorsqu'on le met en dige/ion dans de l',esprit de ,v91 il r5d une te9ture r\getre1 se tr\ve aprs du mme poids qu'avant la calc9ation3 donc cette c\leur r\getre lui toit v5ue des p>ties sulfureuses que le ,feu lui avoit unies p5dant la calc9ation1 puisqu'aprs s'tre d*>g de cette te9ture1 il se tr\ve du mme poids qu'il avoit avant d'tre calc94 #h4 ,m4 ,boyle e/ un des ,philosophes qui a fait le plus d'expri5ces sur la pesanteur du ,feu1 t\tes conc\r5t l'tablir4 ,cep5dant son ,trait ,de ,flamm pond]abilitate1 ne pr\ve autre *ose s9on que la flamme pese1 que les p>ties pntr5t trav]s les pores du v]re1 mais aucune de ses expri5ces ne pr\ve la pesanteur des p>ties lm5taires du ,feu4 ,note3 99 ,page #h4 ,note3 9999 ,page #ci4 #i4 ,le mme ,boyle rapporte 99 qu'une once de corne de c]f p]dit au ,feu six ou sept gra9s de son poids1 qu'une once de ,z9c 9999 en p]dit c9q gra9s1 plus1 p> l'action du ,feu4 #aj4 ,du ,*>bon enf]m h]mtiquem5t dans une bote de ,f]1 expos p5dant quatre heures un ,feu trs-viol5t1 a dim9u de #d onces environ sur #d livres1 j'ai t tmo9 de cette expri5ce4 #aa4 ,m4 ,bolduc assre que l',antimo9e calc9 dans un vase de t]re1 dim9ue de poids1 bi5 lo9 d'augm5t]4 #ab4 ,m4 ,h>tsok]1 de son ct1 ayant t5u de l',eta9 p5dant des heures entires1 du ,plomb p5dant plusieurs j\rs de suite dans le foy] d'un ,v]re ard5t1 ne tr\va aucune augm5tation dans le poids de ces mtaux4 #ac4 ,le clbre ,borhaave rapporte qu'ayant t5u du ,plomb dans un ,f\rneau de dige/ion p5dant trois ans1 un ,feu de #hd degrs1 l'ayant expos p5dant quatre heures au feu de sable1 le ,plomb n'augm5ta nullem5t de poids2 cep5dant si les expri5ces v>i5t1 c'e/ une preuve c]ta9e que ce n'e/ po9t le ,feu qui augm5te le poids des corps1 c> s'il l'augm5toit une fois1 il l'augm5t]oit t\j\rs4 ,mais si l'on attribue cette augm5tation lorsqu'on en tr\ve1 l'intromission de quelques p>ties htrog5es dans les pores des corps que l'on expose au ,feu1 on conoit aism5t que les diffr5tes circon/ances de l'opration peuv5t *ang] ces effets2 voil p\rquoi de t\tes les expri5ces rptes sur le poids des corps exposs au ,feu1 aucune n'e/ entirem5t la mme4 ,l'augm5tation que le mme ,feu cause dans les corps e/ tantt plus gr&e1 tantt mo9dre1 comme on peut s'en conva9cre en lisant les expri5ces de ,boyle1 ou en oprant soi-mme2 ce qui pr\ve bi5 que ce n'e/ pas une cause aussi inv>iable que le ,feu1 qu'il faut attribu] l'augm5tation du poids des corps4 ,l'expri5ce de ,m4 ,homb]g que je vi5s d'exam9]1 f\rnit elle-mme une preuve qu'on ne doit po9t attribu] au ,feu l'augm5tation de poids qu'on rem>que dans les corps qu'on lui expose2 c> il tr\va dans cette expri5ce le poids de l',antimo9e augm5t d'un dixime4 ,or en supposant l'mission de la lumire1 t\t le ,feu que le ,soleil envoye sur notre hmisph]e p5dant une heure du j\r le plus *aud de l',et1 doit pes] pe9e ce que ,m4 ,homb]g suppose qu'il en toit entr dans son rgule d',antimo9e3 en voici1 si je ne me trompe1 la dmon/ration4 ,on connot la vtesse des rayons du ,soleil depuis les obs]vations que ,mrs4 ,hugu5s ,rom] ont faites sur les ,eclipses des ,satellites de ,jupit]2 cette vtesse e/ environ de #g #h m9utes p\r v5ir du ,soleil n\s3 or1 on tr\ve que si le ,soleil e/ #bdjjj demi-diametres de la ,t]re1 il s'ensuit que la lumire p>c\rt en v5ant de cet ,a/re n\s1 mille millions de pi$s p> seconde en nombres ronds2 un ,b\let de ,canon d'une livre de balle p\ss p> une demi livre de ,p\dre1 ne fait que #fjj pi$s en une seconde1 a9si la rapidit des rayons du ,soleil surpasse en nombres ronds #affffjj fois celle d'un b\let d'une livre4 ,mais l'effet de la =ce des corps tant le produit de leur masse p> le qu>r de leur vtesse1 un rayon qui ne s]oit que la #a_/bgggeeeefjjjj;e p>tie d'un b\let d'une livre f]oit le mme effet que le ,canon1 un seul in/ant de lumire dtruiroit t\t l',univ]s2 or je ne crois pas que n\s ayons de m9imum p\r assign] l'extrme tnuit d'un corps qui n'tant que la #a_/bgggeeeefjjjj;e p>tie d'un b\let d'une livre f]oit de si t]ribles effets1 dont des millions de milli>s pass5t trav]s un tr\ d'p+le1 pntr5t dans les pores d'un ,diamant1 frapp5t sans cesse l'organe le plus dlicat de notre corps sans le bless]1 mme sans se faire s5tir4 #ad4 ,l'expri5ce du tr\ d'p+le 7qu'on tr\v]ait bi5 admirable1 si elle toit mo9s commune7 f\rnit elle seule une dmon/ration de l'excessive tnuit des rayons2 c> reg>dez trav]s ce tr\ p5dant un j\r enti]1 v\s v]rez t\j\rs les mmes objets1 aussi di/9ctem5t3 donc il vi5t *aque mom5t indivisible1 des rayons de t\s les po9ts de ces objets1 frapp] votre rt9e3 or il faut de deux *oses l'une1 ou que ce ne soi5t pas les rayons du ,soleil qui ay5t augm5t le poids de l',antimo9e de ,m4 ,homb]g1 ou qu'il entrt p5dant ce j\r dans vos yeux plusieurs onces de ,feu1 puisqu'il y entr]oit plus de rayons qu'il n'en p\voit tre entr dans le rgule d',antimo9e p5dant sa calc9ation4 ,mais s'il entroit cette quantit de ,feu dans nos yeux en un j\r1 combi5 y en entr]oit-il en une sema9e1 en un mois1 c4 que devi5droit cette mati]e igne1 si elle toit pesante8 ,je crois donc qu'il e/ dmontr en rigueur1 p> la faon dont n\s voyons1 p> les phnom5es de la lumire1 p> les loix primitives du *oc des corps1 que 7suppos que le ,feu pese7 n\s ne p\vons n\s app]cevoir de son poids1 que si t\s les rayons que le ,soleil envoye sur notre hmisph]e p5dant le plus long j\r de l',et1 pesoi5t seulem5t #c livres1 nos yeux n\s s]oi5t inutiles1 l',univ]s ne p\rroit s\t5ir un mom5t la lumire4 ,note3 ,argum5t de ,m4 ,muss*5broek1 en faveur de la pesanteur du ,feu4 #ae4 ,le savant ,m4 de ,muss*5broek fait en faveur de la pesanteur du ,feu1 un argum5t qui p>ot trs-=t4 ,le ,f] ard5t que v\s pesez1 dit-il1 v\s le pesez dans l'air qui e/ un fluide1 or le ,feu ayant augm5t le volume de ce ,f] p> la r>faction1 il devroit pes] mo9s dans l'air lorsqu'il e/ *aud1 que son volume e/ plus gr&1 que lorsqu'il s'e/ contract p> le froid1 que son volume e/ dim9u1 v\s ne tr\vez le mme poids dans le ,f] refroidi1 que p>ce que le ,feu avoit rellem5t augm5t le poids du ,f] enflamm2 c> s'il ne l'avoit pas augm5t1 v\s auriez d tr\v] votre ,f] mo9s pesant lorsqu'il toit t\t r\ge1 que lorsqu'il toit refroidi4 ,note3 ,rponse cet argum5t4 ,cet argum5t s]oit inv9cible1 si l'on toit sr qu'aucun autre corps que le ,feu ne se fut introduit dans le ,f] enflamm2 mais on e/ bi5 lo9 d'en tre sr1 c> s'il peut se ml] des corps trang]s aux corps calc9s p> les rayons du ,soleil 7le ,feu le plus pur que n\s connoissions7 combi5 plus =te raison p\rra-t-il entr] de p>ticules de bois ou de *>bon dans les corps qu'on expose au ,feu ord9aire8 ,a9si on s5t aism5t qu'en rfutant l'expri5ce de ,m4 ,homb]g1 j'ai compt rfut] celles de ,m4 ,boyle1 ,lm]y1 t\tes celles enf9 qu'on a faites sur les corps augm5ts de poids p> le ,feu2 cette augm5tation que le ,feu d'ici-bas cause dans les corps1 devroit mme tre =t s5sible p> la quantit de p>ticules htrog5es qu'il doit introduire dans leurs pores1 elle n'e/ imp]ceptible dans quelques-uns1 que p>ce qu'ils p]d5t beauc\p de leur propre sub/ance p> l'action du ,feu1 que leur pesanteur spcifique dim9ue p> la r>faction4 ,il faut donc conclure de t\tes ces expri5ces que le ,feu ne pese po9t1 ou que s'il pese1 il e/ impossible que son poids soit jamais s5sible p\r n\s4 ,,vii4 ,quelles sont les proprits di/9ctives du ,feu4 ,note3 ,le ,feu t5d naturellem5t en-haut4 ,mais si aprs avoir exam9 les expri5ces de la pesanteur du ,feu1 on vi5t considr] sa nature re*]*] ses proprits1 on ne peut s'emp*] de reconnotre que lo9 d'avoir cette t5dance v]s le c5tre de la t]re1 que l'on rem>que dans les autres corps1 il fuit au contraire t\j\rs ce c5tre1 que son action se porte naturellem5t en haut4 ,l',acadmie de ,flor5ce a dc\v]t cette t5dance du ,feu en haut1 p> une expri5ce qui ne p]met plus aux ,philosophes de se mfi] de leurs s5s1 qu& ils voy5t la flamme mont]1 l'action du ,feu se port] t\j\rs en haut4 ,deux ,!rmometres1 l'un droit1 l'autre r5v]s1 ayant t mis dans un tube de ,v]re1 deux globes de ,f]1 r\ges gaux1 appro*s gale di/ance de ces tubes1 le ,!rmometre qui toit droit1 monta s5siblem5t plus que celui qui toit r5v]s ne desc5dit4 ,je ne rapporte po9t le proc$ de cette expri5ce1 ni les autres circon/ances qui l'accompagn]5t1 on peut les voir dans les ,t5tam9a ,flor5t9a1 mais t\tes ces circon/ances conc\r5t pr\v] que le ,feu t5d naturellem5t en haut1 lo9 d'avoir aucune t5dance v]s le c5tre de la t]re4 ,cette t5dance du ,feu en haut1 dp5d d'une autre proprit p>ticulire au ,feu1 p> laquelle il t5d l'quilibre1 se rp& galem5t dans t\t l'espace1 lorsque ri5 ne s'y oppose2 a9si le ,feu t5d sans cesse se dgag] des pores des corps1 se rp&re en haut o il n'y a po9t d'atmosph]e s5sible1 o il peut s't5dre galem5t de t\s cts sans ob/acle2 c> l'atmosph]e contribue inf9im5t la *aleur dans laquelle n\s vivons1 a9si que le froid qu'il fait sur les ,montagnes le pr\ve4 ,une expri5ce bi5 simple1 que j'ai rpte s\v5t1 pr\ve encore cette t5dance du ,feu en haut4 ,si v\s mettez une assiette ou une plan*e sur un de ces gr&s cyl9dres de ,v]re qui f]v5t l',et c\vrir les b\gies1 que v\s laissiez une b\gie allume s\s ce cyl9dre c\v]t1 il e/ c]ta9 que la *aleur de la flamme doit t\t mom5t r>fi] l'air r5f]m dans ce v]re3 donc si la flamme montoit p> sa seule lgret spcifique 7comme on le prt5d7 on la devroit voir t\t mom5t s'arrondir p]dre sa figure conique1 puisque cet air r5f]m dans le cyl9dre1 se r>fie *aque in/ant1 mais c'e/ ce qui n'arrive po9t3 la flamme cons]ve cette figure conique jusqu'au mom5t auquel elle s'te9t1 lorsqu'elle e/ trs-dim9ue de hauteur1 on voit t\j\rs sa po9te t5dre en haut4 ,note3 ,p\rquoi la flamme monte dans un air trs-r>efi4 ,la cause de ce phnom5e e/ que la flamme de la b\gie conti5t assez de feu p\r qu'il puisse s'oppos] la t5dance naturelle de cette flamme v]s le c5tre de la t]re1 que le ,feu la fait mont] p> cette supriorit de =ce1 indp5damm5t de la pesanteur spcifique de l'air2 le ,feu ne f]oit peut-tre pas le mme effet sur t\tes les flammes1 c> il y en a qui conti5n5t bi5 mo9s de p>ticules ignes les unes que les autres4 ,la lgret spcifique de la flamme e/ sans d\te une des causes qui fait qu'on ne la voit jamais t5dre en bas1 c'e/ aussi cette lgret spcifique qui fait mont] la fume2 mais les p>ticules de feu que la flamme la fume conti5n5t1 contribu5t aussi cette t5dance en haut4 ,note3 ,p\rquoi la fume desc5d dans le vuide4 ,note3 ,t5tam9a ,flor5t9a4 ,la fume qui e/ la mme *ose que la flamme1 lorsqu'elle conti5t mo9s de p>ticules ignes1 desc5d dans le vuide1 p>ce qu'tant compose des p>ticules que le ,feu a dta*es des corps1 ces p>ticules t5dant p> leur pesanteur v]s le c5tre de la t]re3 puisque dans le vuide la rsi/ance de l'air e/ te1 qu'alors la pesanteur de ces p>ticules surpasse la =ce du ,feu1 elles doiv5t t5dre en bas2 mais si v\s augm5tez la quantit du ,feu1 en appro*ant un *>bon du rcipi5t1 alors la fume monte p> la supriorit des p>ticules du ,feu4 ,m4 ,ge(froy a fait une expri5ce dans laquelle on voit l'il que le feu t5d se rp&re galem5t de t\s cts1 qu'il fait sans cesse des ef=ts sur les p>ties des corps p\r les c>t] les unes des autres2 c> cet habile ,acadmici5 rapporte qu'ayant fait fondre du ,f] au ,miroir ard5t1 ayant ramass les t9celles qu'il jettoit1 il tr\va que ces t9celles toi5t autant de petits globes de f] creux2 le ,feu avoit donc combattu la cohesion de ces p>ticules de f]1 leur pesanteur1 il les avoit surmontes4 ,note3 ,le ,feu e/ l'antagoni/e de la pesanteur1 lo9 d'y tre s\mis4 ,note3 ,po9t de repos dans la ,nature4 ,le ,feu e/ donc l'antagoni/e p]ptuel de la pesanteur1 lo9 de lui tre s\mis1 a9si t\t e/ dans la ,nature dans de p]ptuelles oscillations de dilatation de contraction p> l'action du ,feu sur les corps1 la raction des corps qui s'oppos5t l'action du feu p> leur pesanteur la cohsion de leurs p>ties1 n\s ne connoissons po9t de corps p>faitem5t durs1 p>ce que n\s n'en connoissons po9t qui ne conti5ne du ,feu1 dont les p>ties soi5t dans un p>fait repos2 a9si les anci5s ,philosophes qui nioi5t le repos absolu1 toi5t assurm5t plus s5ss1 peut-tre sans le savoir1 que ceux qui nioi5t le m\vem5t4 ,note3 ,le ,feu cons]ve vivifie t\t dans l',univ]s4 ,sans cette action cette raction p]ptuelle du ,feu sur les corps1 des corps sur le feu1 t\te fluidit1 t\te la/icit1 t\te mollesse s]oit bannie1 si la matire toit prive un mom5t de cet esprit de vie qui l'anime1 de ce puissant ag5t qui s'oppose sans cesse l'adunation des corps1 t\t s]oit compact dans l',univ]s1 il s]oit bi5tt dtruit4 ,a9si non seulem5t les expri5ces ne dmontr5t po9t la pesanteur du feu2 mais v\loir que le feu soit pesant1 c'e/ dtruire sa nature1 c'e/ enf9 lui t] sa proprit la plus ess5tielle1 celle p> laquelle il e/ un des ressorts du ,crateur4 ,note3 ,le ,feu e/ galem5t rp&u p>t\t4 ,note3 ,t\s les corps dans un mme air1 conti5n5t galem5t de ,feu4 ,un autre attribut du feu qui p>ot encore n'app>t5ir qu' lui1 c'e/ d'tre galem5t di/ribu dans t\s les corps4 ,les hommes ont d tre long-tems sans d\te se p]suad] cette vrit4 ,n\s sommes ports croire que le ,m>bre e/ plus froid que la ,la9e1 nos s5s n\s le dis5t1 il a fallu p\r n\s dtromp]1 que n\s crassions1 p\r a9si dire1 un tre p\r jug] du dgr de *aleur rp&u dans les corps2 cet tre1 c'e/ le ,!rmometre1 c'e/ lui qui n\s a appris que les matires les plus compactes les plus lg]es1 les plus spiritueuses les plus froides1 le ,m>bre1 les ,*eveux1 l',eau1 l',esprit de ,v91 le ,vuide de ,boyle1 l',or1 t\s les corps enf9 7except les cratures animes7 conti5n5t dans un mme air la mme quantit de feu4 ,note3 ,le ,feu e/ rp&u non selon les masses1 mais selon les espaces4 ,il suit de cette proprit du ,feu1 #a4 ,que t\s les corps sont galem5t *auds dans le mme air1 puisqu'ils font t\s le mme effet sur le ,!rmometre4 #b4 ,que le feu e/ di/ribu non selon les masses1 mais selon les espaces1 puisque l',or le ,vuide pneumatique en conti5n5t galem5t4 #c4 ,qu'il n'y a aucun corps qui s'empreigne de ,feu plus qu'un autre1 ni qui puisse en ret5ir une plus gr&e quantit1 puisque dans un mme air l',esprit de ,v9 n'e/ pas plus *aud que l',eau1 qu'ils se refroidiss5t au mme degr4 ,note3 ,l',esprit de v9 ne conti5t pas plus de ,feu que l'eau4 ,si nos s5s n\s dis5t que la ,la9e conti5t plus de ,feu que le ,m>bre1 notre raison semble n\s dire que l',esprit de ,v9 en conti5t plus que l',eau1 il refracte davantage la lumire1 le plus petit feu l'enflamme1 il se consume entirem5t p> la flamme1 il ne gele jamais2 enf9 cette liqueur p>ot t\te igne1 surt\t lorsqu'elle e/ dev5ue alcohol p> la di/illation2 cep5dant malgr t\s ces phnom5es1 le ,!rmometre dcide p\r l'galit1 on ne voit pas comm5t l',esprit de ,v9 p\rroit cont5ir plus de feu que les autres corps1 sans que le ,!rmometre n\s en ft app]cevoir2 c> on ne peut dire que cette plus gr&e quantit de ,feu que conti5t l',esprit de ,v91 e/ en quilibre avec ses p>ties1 de mme qu'une mo9dre quantit e/ en quilibre avec celles de l',eau1 que qu& l'action la raction sont gales1 c'e/ comme s'il n'y avoit po9t d'action4 ,c> on suppos]oit une *ose enti]em5t contraire t\t ce que n\s connoissons de l'action du ,feu sur les corps1 de la raction des corps sur le ,feu2 les corps ne rsi/5t l'action du ,feu que p> leur masse1 ou p> la cohr5ce de leurs p>ties3 or l',esprit de ,v9 e/ de t\s les fluides celui qui pese le mo9s 7si v\s en exceptez l'air7 celui dont les p>ties p>oiss5t les mo9s cohr5tes2 l'alcohol1 qui e/ plus leg] que l',esprit de ,v91 e/ encore plus inflammable que lui2 a9si plus on considre le ,feu comme un corps qui agit selon les loix du *oc sur les autres corps1 mo9s on tr\v]a vrai-semblable que le corps le plus lg] soit de t\s celui qui rsi/e le plus l'action du ,feu4 ,donc puisque le ,!rmometre fait voir que l',esprit de ,v9 ne conti5t pas plus de ,feu que l',eau1 il faut conv5ir que le ,feu e/ di/ribu galem5t dans t\t l'espace1 sans g>d aux corps qui le rempliss5t4 ,si l',esprit de ,v9 rompt plus la lumire que des liquides plus d5ses1 s'il ne se gele jamais1 cela dp5d vrai-semblablem5t de la contexture de la di/ribution de ses pores1 nullem5t d'une plus gr&e quantit de ,feu cont5ue dans sa sub/ance1 s'il s'enflamme plus aism5t1 c'e/ qu'il conti5t plus de pabulum ignis1 que ses p>ties sont plus aism5t sp>es4 ,le ,m>bre n\s p>ot plus froid que la ,la9e1 p>ce qu'tant plus compact1 il t\*e notre ma9 en plus de po9ts1 qu'il pr5d p> consqu5t d'autant plus de notre *aleur2 a9si malgr quelques app>5ces1 n\s sommes =cs de reconnotre cette gale di/ribution du ,feu dans t\s les corps4 ,le froid artificiel que ,fahe9rhe/ a tr\v le moy5 de produire1 qui fait baiss] le ,!rmometre #gb degrs au-dess\s du po9t de la conglation1 pr\ve que dans les plus gr&s froids que n\s connoissions1 aucun corps n'e/ priv du ,feu1 qu'il habite en t\s1 en t\t tems4 ,note3 ,le ,feu t5d p> sa nature l'quilibre4 ,cette di/ribution gale du ,feu dans t\s les corps1 cet quilibre auquel il t5d p> sa nature1 dont on a t si long-tems sans s'app]cevoir1 n\s toit cep5dant indiqu p> mille effets oprs p> le ,feu1 qui sont sans cesse s\s nos yeux1 ausquels on ne faisoit aucune att5tion4 ,note3 ,preuves4 #a4 ,t\tes les p>ties d'un corps quelconque s'*auff5t galem5t1 p\rv que le ,feu ait le tems de le pntr]2 or si le ,feu ne t5oit pas l'quilibre p> sa nature1 il e/ croire qu'il tr\v]oit dans les corps1 des p>ties dans lesquelles il pntr]oit plus facilem5t que les autres1 a9si leurs p>ties s]oi5t 9galem5t *auffes1 ce qui n'arrive pas4 #b4 ,un corps t\t ptillant de ,feu1 auquel on applique un corps froid1 p]d de sa *aleur jusqu' ce qu'il ait communiqu cet autre corps une quantit de ,feu qui rtablisse l'quilibre entr'eux4 #c4 ,l',huile de ,t>tre p> dfaillance1 qui n\s p>ot si igne1 l',huile de ,trb5?9e di/ille1 qui g>antit nos corps du froid1 qui n\s p>ot si *aude1 ne le sont pas plus p> elles-mmes que l',eau pure2 c> tant mles avec l',eau1 elles ne *ang5t ri5 sa temprature3 ce qui pr\ve que l'eff]vesc5ce que quelques liqueurs font avec l'eau1 ne vi5t pas de ce que ces liqueurs conti5n5t plus de ,feu que l'eau pure4 ,note3 ,cette t5dance du ,feu l'quilibre1 e/ la cause de l'*auffem5t du refroidissem5t des corps4 #d4 ,cette t5dance du ,feu l'quilibre p>ot tre la cause de l'*auffem5t des corps1 c> sans cette indiffr5ce du ,feu p\r un espace quelconque1 il s]oit difficile d'imag9] comm5t t\s les corps p\rroi5t s'*auff] si facilem5t2 mais cette t5dance du ,feu quaquav]sum fait qu'il e/ ais de le rassembl]1 que peu de *ose suffit p\r rompre son quilibre1 de mme que le mo9dre poids fait pan*] une balance bi5 ju/e4 #e4 ,cette gale di/ribution du ,feu semble tre encore l'unique cause du refroidissem5t des corps *auffs1 c> on ne voit nulle raison p\r laquelle le ,f] t\t imprgn de feu1 n'en reti5droit pas quelques p>ticules dans sa sub/ance1 ni p\rquoi aucun corps n'exhale t\t le ,feu qu'il conti5t2 l'quilibre du ,feu donne la clef de t\tes ces nigmes1 c> cet quilibre dem&e que t\s les corps en conti5n5t une c]ta9e quantit dt]m9e4 ,c'e/ encore cette t5dance du ,feu l'quilibre1 qui fait que l',huile l',esprit de ,v91 ces liqueurs si spiritueuses1 se refroidiss5t aprs l'bullition au mme degr que l',eau2 c> comm5t l'air p\rroit-il leur t] la *aleur qu'elles acquir5t en b\illant1 si le ,feu p> lui-mme ne t5doit rtablir l'quilibre entre t\s les corps1 ds que la cause qui l'avoit rompu1 vi5t cess]8 ,les corps se refroidiss5t galem5t dans le ,vuide de ,boyle1 dans l',air2 or si le ,feu ne t5doit pas l'quilibre1 les corps une fois *auffs devroi5t cons]v] plus de p>ticules de ,feu dans le ,vuide que dans l',air4 #f4 ,le mme ,feu qui fond l',or les ,pi]res au foy] du ,miroir ard5t1 rp& dans l'air une *aleur qui n\s e/ pe9e s5sible1 p>ce que l'air ne s'oppose pas l'quilibre du ,feu comme l',or les autres corps1 qui1 p> leur solidit1 le reti5n5t quelque tems dans leurs pores4 ,c'e/ encore p\rquoi le ,feu du ,soleil r>fie l'air suprieur sans l'*auff] s5siblem5t1 c> la pression de l'atmosph]e n'opposant plus sa rsi/ance au ,feu1 il s't5d sans ob/acle1 n'e/ plus rassembl en assez gr&e quantit1 p\r que n\s n\s app]cevions de sa *aleur2 la ncessit de cette pression de l'atmosph]e1 p\r la *aleur du ,feu1 se fait voir s5siblem5t dans l',eau1 qui acqui]t un plus gr& degr de *aleur en b\illant1 proportion de la plus gr&e pesanteur de l'atmosph]e4 #g4 ,une preuve de l'indiffr5ce du ,feu p\r t\s les corps quelconques1 c'e/ que l'air d'ici-bas1 qui e/ compos de t\tes les p>ties htrog5es qui se ml5t lui p> les exhalaisons1 s'*auffe galem5t p> un mme ,feu4 #h4 ,le ,!rmometre d',esprit de ,v91 qui e/ compos d'une liqueur trs-spiritueuse1 baisse dans les f]m5tations froides1 hausse dans les *audes2 d'o peut v5ir cet effet1 si ce n'e/ de ce que dans les unes il donne de sa *aleur aux corps qui f]m5t5t1 que dans les autres il pr5d de la leur1 ce qui n'arriv]oit pas si le ,feu ne t5doit se rp&re galem5t dans t\s les corps4 ,une des proprits di/9ctives insp>ables du ,feu1 e/ donc d'tre galem5t rp&u dans t\t l'espace1 sans aucun g>d aux corps qui le rempliss5t1 de t5dre rtablir l'quilibre de la *aleur entre les corps1 ds que la cause qui l'a rompu vi5t cess]4 ,note3 ,le ,feu p>ot incapable p> sa nature1 d'un repos absolu4 ,il p>ot trs-vraisemblable que le ,feu e/ capable de plus ou mo9s de m\vem5t1 selon que les corps lui rsi/5t plus ou mo9s1 ou que sa puissance e/ excite p> le frottem5t1 mais que le repos absolu e/ incompatible avec sa nature2 que c'e/ le ,feu qui imprime aux corps le m\vem5t int]ne de leurs p>ties1 c'e/ ce m\vem5t qui e/ la cause de l'accroissem5t de la dissolution de t\s les corps de l',univ]s2 a9si le ,feu e/1 p\r a9si dire1 l'ame du monde1 le s\ffle de vie rp&u p> le ,crateur sur son ouvrage4 ,,viii4 ,conclusion de la premi]e ,p>tie4 ,je conclus de t\t ce que j'ai dit dans cette premi]e p>tie4 #a4 ,que la lumire la *aleur sont deux effets trs-diffr5s trs-indp5dans l'un de l'autre1 que ce sont deux faons d'tre1 deux modes1 de l'tre que n\s appellons ,feu4 #b4 ,que l'effet le plus univ]sel de cet tre1 celui qu'il opre dans t\s les corps1 dans t\s les lieux1 c'e/ de r>fi] les corps1 d'augm5t] leur volume1 de les sp>] jusques dans leurs p>ties lm5taires1 qu& son action e/ cont9ue4 #c4 ,que le ,feu n'e/ po9t le rsultat du m\vem5t4 #d4 ,que le ,feu a quelques-unes des proprits de la mati]e1 son t5due1 sa divisibilit1 c4 #e4 ,que l'impntrabilit du ,feu n'e/ pas dmontre4 #f4 ,que le ,feu n'e/ po9t pesant1 qu'il ne t5d po9t v]s un c5tre1 comme t\s les autres corps4 #g4 ,qu'il s]oit impossible 7suppos mme qu'il pest7 que n\s pussions n\s app]cevoir de son poids4 #h4 ,que le ,feu a plusieurs proprits qui lui sont propres1 outre celles qui lui sont communes avec les autres corps4 #i4 ,qu'une de ses proprits1 c'e/ de n'tre dt]m9 v]s aucun po9t1 de se rp&re galem5t dans t\s les corps1 de t5dre l'quilibre p> sa nature4 #aj4 ,que c'e/ p> cette proprit qu'il s'oppose sans cesse l'adunation des corps1 que c'e/ p> elle enf9 qu'il e/ un des ressorts du ,crateur1 dont il vivifie cons]ve l'ouvrage4 #aa4 ,que le ,feu e/ la cause du m\vem5t int]ne des p>ties des corps4 #ab4 ,que le ,feu e/ susceptible de plus ou de mo9s dans son m\vem5t1 mais que le repos absolu e/ incompatible avec sa nature4 #ac4 ,que le ,feu e/ galem5t rp&u dans t\t l'espace1 que dans un mme air t\s les corps en conti5n5t une gale quantit1 si l'on en excepte les cratures qui ont la vie4 ,aprs avoir exam9 la nature du ,feu ses proprits1 il me re/e exam9] les loix qu'il suit1 lorsqu'il agit sur les corps1 que ses effets sont s5sibles4 ,illu/ration ,,seconde ,,p>tie4 ,de la ,propagation du ,feu4 ,i4 ,comm5t le ,feu e/ di/ribu dans les corps4 ,,le ,feu e/ di/ribu ici-bas de deux faons diffr5tes4 #a4 ,egalem5t dans t\t l'espace1 quels que soi5t les corps qui le rempliss5t1 lorsque la temprature de l'air qui les conti5t e/ gale4 #b4 ,dans les cratures qui ont re la vie1 lesquelles conti5n5t plus de ,feu que les ,vgtaux1 les autres corps de la ,nature4 ,note3 ,le ,feu agit sur t\te la ,nature4 ,le ,feu tant rp&u p>-t\t1 ex]ce son action sur t\te la ,nature1 c'e/ lui qui unit qui diss\t t\t dans l',univ]s4 ,mais cet tre dont les effets sont si puissans dans nos oprations1 se drobe nos s5s dans celles de la ,nature1 il a fallu des expri5ces bi5 f9es1 des rflxions bi5 pr(ondes p\r n\s dc\vrir l'action ins5sible que le ,feu ex]ce dans t\s les corps4 ,si l'quilibre que le ,feu affecte1 n'toit jamais int]rompu1 ni dans n\s-mmes1 ni dans les corps qui n\s ent\r5t1 n\s n'aurions aucune ide du froid1 ni du *aud1 n\s ne connotrions du ,feu que sa lumire4 ,mais comme il e/ impossible que l',univ]s subsi/e1 sans que cet quilibre soit t\t mom5t rompu1 n\s s5tons presque *aque mom5t les vicissitudes du froid du *aud que l'altration de notre propre temprature1 ou celle des corps qui n\s environn5t1 n\s font pr\v]4 ,l'action du ,feu1 lorsqu'elle se ca*e1 ou lorsqu'elle se manife/e n\s1 peut tre comp>e la =ce vive la =ce morte2 mais de mme que la =ce du corps e/ s5siblem5t arrte sans tre dtruite1 aussi le ,feu cons]ve-t-il dans cet tat d'inaction app>5te1 la =ce p> laquelle il s'oppose la cohsion des p>ties des corps1 le combat p]ptuel de cet ef=t du ,feu1 de la rsi/ance que les corps lui oppos5t1 produit presque t\s les ,phnom5es de la ,nature4 ,a9si on peut considr] le ,feu dans trois tats diffr5s1 qui rsult5t de la comb9aison de ces deux =ces4 #a4 ,lorsque l'action du ,feu sur les corps1 la raction des corps sur lui1 sont en quilibre2 alors c'e/ comme s'il n'y avoit po9t d'action1 les effets du ,feu n\s sont ins5sibles4 #b4 ,lorsque cet quilibre e/ rompu1 que la rsi/ance des corps l'emporte sur la =ce du ,feu2 alors les corps se cond5s5t1 une p>tie du feu qu'ils conti5n5t e/ oblige de les ab&onn]1 ils n\s donn5t la s5sation du froid4 #c4 ,enf91 lorsque l'action du ,feu l'emporte sur la raction des corps1 alors les corps s'*auff5t1 se r>fi5t1 devi5n5t lum9eux1 selon que la quantit du ,feu qu'ils reoiv5t dans leur sub/ance e/ augm5te1 ou que la =ce de celui qu'ils y r5f]m5t naturellem5t e/ plus ou mo9s excite4 ,si cette puissance du ,feu passe de c]ta9es bornes1 les corps sur lesquels il l'ex]ce se fond5t ou s'vapor5t2 dans ce cas le ,feu n'ayant plus d'antagoni/e1 =ce p> sa t5dance quaquav]sum1 les p>ties des corps se fuir1 s'c>t] l'une de l'autre de plus en plus1 jusqu' ce qu'enf9 il les ait entirem5t sp>es4 ,quelques ,philosophes considrant avec quelle =ce les p>ties des corps s'loign5t l'une de l'autre dans l'vaporation 7puisque la vapeur qui sort de l'eau b\illante augm5te son volume jusqu' #adjjj fois7 ont suppos dans les p>ticules des corps une =ce rpulsive1 p> laquelle elles s'c>t5t se fuy5t dans de c]ta9es circon/ances qui dploy5t cette =ce2 mais cette v]tu rpulsive p>ot n'tre autre *ose que l'action que le ,feu ex]ce sur les corps1 p> laquelle il combat la cohr5ce de leurs p>ties2 a9si de ces deux =ces comb9es1 la cohr5ce des corps1 l'ef=t que fait le feu p\r s'y oppos]1 rsult5t t\s les assemblages t\tes les dissolutions de l',univ]s1 la cohsion unissant1 comprimant1 connectant les p>ties des corps1 le ,feu1 au contraire les c>tant1 les sp>ant1 les r>fiant4 ,il faut donc exam9] les diffr5s effets qui rsult5t de la comb9aison de ces =ces4 ,,ii4 ,des causes de la *aleur des corps4 ,un corps s'*auffe1 ou p>ce qu'il reoit plus de ,feu dans ses pores1 ou p>ce que celui qui y e/ r5f]m1 reoit un n\veau m\vem5t4 ,il me semble qu'on peut rapport] les diffr5tes causes qui peuv5t produire ces effets sur les corps1 deux pr9cipales4 ,note3 ,deux causes de la *aleur des corps4 ,la premire e/ la prs5ce du ,soleil la direction des rayons qu'il n\s envoye2 les corps reoiv5t p> la prs5ce du ,soleil1 un n\veau ,feu dans leurs pores1 ils en reoiv5t d'autant plus que l'incid5ce de ses rayons e/ plus p]p5diculaire4 ,les rayons p]p5diculaires sont plus d5ses que les rayons obliques1 c> le plan p]p5diculaire ,,ap1 reoit t\s les rayons qui tomb5t dans l'espace ,,rr1 mais il n'en recevroit environ que la moiti1 s'il toit incl9 dans la direction ,,ob1 il en recevroit d'autant mo9s que sa position s]oit plus oblique3 donc puisque le mme espace reoit plus de rayons1 il doit tre plus *auff4 ,la seconde cause qui manife/e le ,feu1 qui int]rompt l'quilibre auquel il t5d1 c'e/ l'attrition des corps les uns contre les autres4 ,t\tes les faons dont le ,feu d'ici-bas peut tre excit1 ne sont que des modifications de cette cause1 de mme que t\s nos s5s ne sont qu'un tact div]sifi4 ,note3 ,comm5t les premi]s hommes ont connu le ,feu4 ,c'e/ vraisemblablem5t cette attrition des corps qui a fait connotre le ,feu aux premi]s hommes4 ,l'embrasem5t de quelques =ts que l'agitation de leurs bran*es aura produit1 ou le *oc de deux caill\x1 leur auront fait connotre cet tre qui les animoit1 dont ils ne s\ponnoi5t pas mme l'exi/5ce4 ,a9si les premi]s hommes auront p voir long-tems la lumire du ,soleil1 s5tir sa *aleur1 ils auront p pr\v] les vicissitudes du froid du *aud causes p> la sant1 la maladie1 sans avoir aucune ide du ,feu1 c'e/--dire1 de cet tre que n\s avons le p\voir d'excit]1 p\r a9si dire de crer1 c> le premi] ,feu que les hommes ont produit1 a d leur p>otre une cration vritable4 ,la ,nature ayant laiss dev9] aux hommes le secret du ,feu1 ils ont d tre encore long-tems sans se d\t] que les rayons du ,soleil1 le feu qu'ils allum5t1 fuss5t de la mme nature2 il a fallu que l'inv5tion admirable des ,v]res brlans leur ait appris que ce ,soleil1 dont le ret\r leur apporte la sant1 rajeunit t\te la ,nature1 avoit la v]tu de t\t dtruire comme de t\t vivifi]1 que l'effet de ses rayons1 lorsqu'ils sont rassembls1 surpasse de beauc\p ceux du ,feu d'ici-bas4 ,,iii4 ,du ,feu produit p> le frottem5t4 ,cette seconde cause1 qui manife/e le ,feu que les corps conti5n5t1 agit d'autant plus puissamm5t1 que les corps que l'on frotte s'appliqu5t plus exactem5t l'un contre l'autre2 a9si trois *oses peuv5t augm5t] les effets que le ,feu produit p> l'attrition4 #a4 ,la masse des corps4 #b4 ,leur la/icit4 #c4 ,la rapidit du m\vem5t4 ,la masse des corps fait que leurs p>ties se t\*5t en plus de po9ts1 c'e/ p\rquoi un fluide1 ou quelque mati]e onctueuse int]pose entre deux corps1 dim9u beauc\p la *aleur excite p> le frottem5t1 c> ce fluide s'oppose au contact immdiat de ces corps en se glissant entr'eux2 c'e/ en p>tie p\r cette raison que l'on graisse le moyeux des r\s4 ,l'la/icit des corps fait que les oscillations de contraction de dilatation que le frottem5t excite en eux1 se communiqu5t jusqu' leurs p>ties les plus ins5sibles1 que p> consqu5t le ,feu ret5u dans leurs pores1 acqui]t un plus gr& m\vem5t4 ,enf9 la rapidit du m\vem5t de ces corps augm5te cette action du ,feu1 c> t\te cause produit des effets d'autant plus gr&s1 qu'elle e/ plus s\v5t plus cont9um5t applique4 ,note3 ,la production du ,feu p> le frottem5t1 suit les loix du *oc4 ,a9si les effets que le ,feu produit p> le frottem5t1 suiv5t les loix g5]ales du *oc des corps1 puisqu'ils dp5d5t de la masse de la vtesse1 quoique peut-tre dans une proportion qui n'e/ pas assignable1 p> les *angem5s que la diffr5te contexture des p>ties int]nes des corps y doit apport]4 ,note3 ,l'attrition ne produit po9t le ,feu1 mais elle le dcele4 ,l'attrition ne fait que dcel] le ,feu que les corps conti5n5t dans leur sub/ance2 alors cette balance entre la puissance du ,feu la cohesion des p>ties des corps1 n'e/ plus en quilibre1 cette supriorit de =ce1 que le ,feu acqui]t p> l'augm5tation de son m\vem5t1 se manife/e p> la *aleur des corps que l'on frotte1 quelquefois p> leur embrasem5t4 ,cet effet n'e/ po9t produit p> l'air1 comme quelques-uns l'ont prt5du1 puisqu'il s'op]e dans le vuide4 ,note3 ,les fluides s'*auff5t trs-difficilem5t p> le frottem5t4 ,les corps les plus la/iques tant ceux qui s'*auff5t le plus p> le frottem5t1 cette cause doit produire peu d'effet sur les fluides2 7c> lorsque les fluides s'*auff5t soit p> l'agitation1 soit p> la mixtion1 ils ne s'*auff5t que p> le frottem5t de leurs p>ties17 cette cause doit produire mo9s d'effet sur les fluides mo9s la/iques1 c'e/ p\rquoi l'eau pure s'*auffe trs-difficilem5t p> le m\vem5t seul1 ses p>ties *appant p> leur liquidit aux frottem5s ncessaires p\r mettre en action le ,feu ret5u dans ses pores2 mais l'air au contraire1 qui e/ trs-la/ique1 s'*auffe trs-s5siblem5t p> l'attrition4 ,note3 ,l'attrition e/ le moy5 le plus puissant p\r excit] le ,feu4 ,l'attrition des corps e/ en mme tems la plus univ]selle la plus puissante cause p\r excit] la puissance du ,feu1 les effets qui sont p\r n\s le d]ni] priode de sa puissance1 que le plus gr& ,miroir ard5t n'op]e que trs-r>em5t1 la p]cussion les produit en t\t tems1 en t\t lieu1 dans le vuide1 comme dans l'air1 p> la gele la plus =te1 comme p> le tems le plus *aud2 c> si v\s frappez =tem5t une pi]re contre un morceau de f]1 il en sort en quelque tems que ce soit1 des t9celles1 qui1 tant res sur un papi]1 se tr\v5t autant de petits globes de v]re produits p> la vitrification de la pi]re ou du mtal1 peut-tre de t\s les deux ensemble3 c'e/-l sans d\te un des plus gr&s miracles de la ,nature1 que le ,feu le plus viol5t1 puisse tre produit en un mom5t p> la p]cussion des corps les plus froids en app>5ce4 ,,iv4 ,de l'action du ,feu sur les ,solides4 ,le ,feu r>fie t\s les corps1 c'e/ une v]it que l'on a t* d'tablir dans la premi]e ,p>tie de cet ouvrage4 ,les fluides1 les solides1 t\s les corps enf9 sur lesquels on a op] jusqu' prs5t1 pr\v5t cet effet du ,feu1 t\s les autres effets qu'il op]e sur eux1 ne sont que les diffr5s degrs de cette r>faction4 ,je vais comm5c] p> exam9] les progrs les bornes de cet effet du ,feu dans les solides4 ,note3 ,le ,feu t5d les corps selon t\tes leurs dim5sions4 ,cette dilatation n't5d pas les corps seulem5t en longueur1 mais selon t\tes leurs dim5sions1 cela doit tre a9si1 puisque l'action du ,feu se porte galem5t de t\s cts2 a9si un cyl9dre de ,cuivre ne passe plus1 lorsqu'il e/ *aud1 trav]s le mme anneau qui le transmettoit avant d'tre *auff4 ,un ,philosophe de nos j\rs1 qui jo9t l'adresse de la ma9 aux lumi]es de l'esprit1 a port cette dc\v]te sa p]fection1 p> l'inv5tion d'un in/rum5t qui n\s fait voir la #a_/abejj;e p>tie d'un p\ce dans l'augm5tation du volume des corps1 a9si la plus petite diffr5ce qui puisse tre s5sible p\r n\s1 tombe s\s nos yeux p> le moy5 du ,pyrometre4 ,cet in/rum5t n\s a appris3 ,note3 ,t\s les solides se dilat5t p> l'action du ,feu4 #a4 ,que la ,craye blan*e que l'on croyoit excepte de cette regle g5]ale de la dilatation1 y e/ s\mise1 d'o l'on doit conclure qu'il e/ vraisemblable qu'il ne n\s manque que des in/rum5s des yeux assez f9s p\r n\s app]cevoir de celle que les rayons de la ,lune op]5t1 de celle que le ,sable qui p>ot encore s'y refus]1 subit4 ,note3 ,la raison que suit cette dilatation1 e/ inconnue4 #b4 ,cette dilatation des corps e/ plus gr&e dans les plus leg]s1 mo9dre dans ceux qui ont plus de masse2 mais elle ne suit ni la raison directe de la masse1 ni celle de la cohr5ce des p>ties1 ni une raison compose des deux1 mais une raison inassignable2 c> cet effet du ,feu sur les corps dp5d de leur contexture int]ne que n\s ne dc\vrirons vraisemblablem5t jamais4 ,note3 ,un ,feu d\ble n'op]e pas une expansion d\ble1 p\rquoi4 #c4 ,cette expansion des corps ne suit po9t non plus la quantit du ,feu2 il e/ bi5 vrai que plus le ,feu augm5te1 plus la dilatation augm5te aussi1 mais non pas proportionnellem5t2 la dilatation op]e p> deux m*es d',esprit de ,v91 p> exemple1 n'e/ pas d\ble de celle qu'une seule m*e op]e1 mais un peu mo9dre2 celle que trois m*es produis5t e/ encore dans une mo9dre raison4 ,m4 ,b]n\lli a fait voir que l'ext5sion des fibres semblables homognes1 *>ges de poids diffr5s1 e/ mo9dre que la raison des poids1 que cette raison dim9ue mesure que l'ext5sion augm5te3 il en e/ de mme de la dilatation des corps p> le ,feu1 il les dilate d'autant mo9s1 qu'il les a dja plus dilats2 a9si une b>re de ,f] froide e/ comme une corde non t5du1 ces corps s'allong5t t\s deux1 le f] p> le ,feu qu'on lui applique1 la corde p> le poids dont on la *>ge1 il faudra d'autant plus de poids de ,feu p\r produire une mme ext5sion1 que le f] s]a dja plus dilat la corde plus t5du1 c> l'ext5sion de la corde la dilatation du f] sont fixes2 a9si le ,feu en dilatant les corps fait sur eux le mme effet que s'ils toi5t t5dus p> une =ce ext]ne quelconque1 puisque la pulsion int]ne du ,feu1 la traction applique extrieurem5t1 produis5t le mme effet1 qui e/ l'alongem5t du corps2 il y a cep5dant cette diffr5ce1 que le ,feu dilate les corps en t\t s5s1 que la traction extrieure ne les t5d qu'en longueur4 #d4 ,on suit la m>*e du ,feu dans la dilatation des corps l'aide du ,pyrometre1 cette dilatation e/ plus l5te au comm5cem5t1 c> le ,feu e/ quelque tems pntr] dans les pores des corps1 va9cre la cohesion de leurs p>ties1 mais lorsqu'il a surmont cette rsi/ance1 le corps se dilate davantage2 enf9 la dilatation e/ plus l5te la f9 lorsqu'elle e/ prte d'atte9dre son d]ni] degr1 c> alors le ,feu ayant ouv]t les pores des corps1 il e/ transmis en p>tie trav]s ces pores dilats3 or ce corps ne recevant que la mme quantit de ,feu1 en transmettant une p>tie1 les progrs de sa dilatation doiv5t tre mo9dres4 #e4 ,le tems dans lequel cette r>faction s'op]e p> un mme ,feu1 e/ diffr5t dans les diffr5s corps1 ne suit aucune raison assignable4 ,la seule regle gnrale1 c'e/ que plus un corps peut#d acqurir de *aleur1 plus sa dilatation e/ l5te4 #d ,les expri5ces ont fait voir que les diffr5s corps acqu]5t un c]ta9 degr de *aleur dt]m91 pass lequel le ,feu le plus viol5t ne peut plus les *auff]4 #f4 ,les ,mtaux ne se fond5t pas t\s au mme degr de *aleur1 le ,pyrometre n\s appr5d bi5 la v]it la quantit de leur expansion1 mais il ne n\s in=me pas du degr de *aleur qu'ils acqu]5t dans cette expansion dans la fusion4 ,m4 de ,muss*5brok ,inv5teur du ,pyrometre1 imag9a de dc\vrir la *aleur des ,mtaux en fonte1 p> la quantit de r>faction que les diffr5s ,mtaux f]oi5t pr\v] au ,f]1 de mme que l'on connot la *aleur des liquides p> le degr de r>faction qu'ils op]5t sur le ,m]cure1 c> le ,f] tant celui de t\s les ,mtaux qui se fond le plus t>d1 il e/ le plus propre m>qu] ces diffr5ces4 ,cette *aleur des ,mtaux en fonte ne se tr\ve encore ass]vie aucune regle1 elle ne suit pas mme la proportion de la dilatation1 c> le ,plomb1 qui se dilate presque autant que l',eta9 p> un mme ,feu1 se tr\ve cep5dant avoir beso9 p\r se fondre1 d'un ,feu presque d\ble de celui qui fond l',eta94 ,une *ose qui e/ encore assez s+uli]e1 c'e/ que deux ,mtaux quelconques mls ensemble1 se fond5t un mo9dre ,feu1 que s'ils toi5t sp>s4 ,note3 ,les mtaux ne s'*auff5t plus aprs la fusion4 #g4 ,lorsque la dilatation des corps e/ son d]ni] priode1 leurs p>ties sont obliges de cd] l'action du ,feu1 de se sp>]2 alors le ,feu les fait pass] de l'tat de solides celui de fluides1 c'e/-l le d]ni] degr de l'action du ,feu sur eux3 c> leurs pores tant suffisamm5t dilats1 ils r5d5t autant de p>ticules de ,feu qu'ils en reoiv5t1 a9si la *aleur des corps n'augm5te plus aprs la fusion4 ,si la puissance du ,feu sur les corps n'toit pas borne1 le ,feu dtruiroit bi5tt l'univ]s1 ces bornes que le ,crateur lui a imposes qu'il ne fran*it jamais1 sont une des gr&es preuves du desse9 qui regne dans cet univ]s4 ,note3 ,le ,feu sp>e les corps jusques dans leurs p>ties lm5taires4 ,lorsque le ,feu fait pass] les corps solides l'tat de fluides1 il les sp>e jusques dans leurs p>ties lm5taires2 un gra9 d',or fondu avec #ajjjjj4 gra9s d',arg5t1 se mle avec l',arg5t1 de faon que ces deux ,mtaux =m5t dans la fusion une liqueur dore2 si aprs la fusion on sp>e un gra9 de t\te cette masse1 on retr\ve entre l',or l',arg5t de ce gra9 la mme proportion de #ajjjjj4 #a1 l'on n'a po9t encore tr\v les bornes de cette incorporation de l',or dans l',arg5t4 ,on voit dans cette expri5ce un exemple des deux plus puissans effets du ,feu sur les corps1 l'un de les dsunir de les sp>] jusques dans leurs pr9cipes1 l'autre de les assembl] de les incorpor] ensemble4 ,ces deux effets si diffr5s1 qui p>oiss5t l' l' de la ,nature1 7si je puis m'exprim] a9si17 le ,feu les op]e p> cette mme propriet qui lui fait r>fi] t\s les corps1 c> p\r que deux corps soi5t aussi intimem5t unis que l',or l',arg5t dont je vi5s de p>l]1 il faut qu'ils ay5t t diviss jusques dans leurs pr9cipes1 af9 que leurs plus petites p>ticules ay5t pu s'unir intimem5t l'une l'autre en se rfroidissant2 a9si le ,feu e/ le plus puissant1 peut-tre le seul ag5t de la ,nature p\r unir p\r sp>]1 il fait le ,v]re1 l',or1 le ,savon1 c4 il diss\t t\s ces corps1 il p>ot tre enf9 la cause de la pl"p des =mations1 des dissolutions de la ,nature4 ,le ,feu agit diffremm5t sur les diffr5s corps suivant la cohr5ce1 la masse1 la glut9it de leurs p>ties1 c4 t\s ces diffr5s effets dp5d5t de l'action de la raction p]ptuelle du ,feu sur les corps1 des corps sur le ,feu1 c'e/ t\j\rs la mme cause qui se div]sifie en mille faons diffr5tes4 ,puisque le ,feu dilate t\s les corps1 puisque son abs5ce les contracte1 les corps doiv5t tre plus dilats le j\r que la nuit1 les maisons plus hautes1 les hommes plus gr&s1 c4 a9si t\t e/ dans la ,nature dans de p]ptuelles oscillations de contraction de dilatation1 qui entreti5n5t le m\vem5t la vie dans l',univ]s4 ,la *aleur doit dilat] les corps s\s l',equateur1 les contract] s\s le ,pole2 c'e/ p\rquoi les ,lapons sont petits robu/es1 il y a gr&e app>5ce que les ,animaux les ,vgtaux qui viv5t s\s le ,pole1 m\r]oi5t s\s l',equateur1 ceux de l',equateur s\s le ,pole1 mo9s qu'ils n'y fuss5t ports p> des gradations ins5sibles1 comme les ,cometes pass5t de leur aphlie leur prihlie4 ,cette *aleur doit lev] la t]re dans la rgion de l',equateur1 le froid doit abaiss] celle du ,pole2 mais cette levation cause p> la *aleur seulem5t1 doit tre ins5sible p\r n\s4 ,note3 ,les corps s'*auff5t plus ou mo9s selon leur c\leur4 ,les corps s'*auff5t plus ou mo9s1 plus ou mo9s vte1 selon leur c\leur1 a9si les corps blancs composs de p>ticules trs-compactes trs-s]res1 cd5t plus difficilem5t l'action du ,feu1 c'e/ p\rquoi ils rfl*iss5t presque t\te la lumi]e qu'ils reoiv5t2 les noirs1 au contraire1 composs de p>ticules trs-dlies1 cd5t aism5t l'action du ,feu1 l'absorb5t dans leur sub/ance2 a9si un corps noir1 t\tes *oses gales1 pese spcifiquem5t mo9s qu'un corps blanc3 la facilit avec laquelle le noir s'*auffe1 fait que les t]res noires sont les plus f]tiles4 ,ce n'e/ pas seulem5t le noir le blanc qui s'*auff5t diffremm5t p> un mme ,feu1 mais les sept c\leurs primitives s'*auff5t des degrs diffr5s4 ,j'ai fait te9dre un morceau de drap des sept c\leurs du prisme1 l'ayant m\ill galem5t1 l'eau1 p> un mme ,feu1 s'e/ retire des pores de ces c\leurs dans cet ordre1 comm5c] p> celles qui se s*]5t le plus vte3 violet1 indigo1 bleu1 v]d1 jaune1 orang r\ge4 ,la rflexion des rayons suit le mme ordre1 cela ne peut tre autrem5t1 c> le corps qui absorbe le mo9s de rayons1 e/ surem5t celui qui en refl*it davantage4 ,note3 ,les rayons de diffr5tes c\leurs ont peut-tre diffr5tes v]tus brlantes4 ,une expri5ce bi5 curieuse 7si elle e/ possible7 ce s]oit de rassembl] sp>m5t assez de rayons homognes p\r pr\v] si les rayons primitifs qui excit5t en n\s la s5sation des diffr5tes c\leurs1 n'auroi5t pas diffr5tes v]tus brlantes2 si les r\ges1 p> exemple1 donn]oi5t une plus gr&e *aleur que les violets4 c4 c'e/ ce que je suis bi5 t5te de s\ponn]3 ,natura e/ sibi semp] consona4 ,or les diffr5s rayons ne n\s donn5t la s5sation des diffr5tes c\leurs1 que p>ce que *acun d'eux branle le n]f optique diffremm5t2 p\rquoi ne f]ont-ils pas aussi des impressions diffr5tes sur les corps qu'ils consum5t1 sur notre peau8 ,il y a gr&e app>5ce1 si cela e/ a9si1 que les r\ges *auff5t davantage que les violets1 les jaunes que les bleus1 c4 c> ils font des impressions plus =tes sur les yeux2 la plus gr&e difficult e/ peut-tre de s'app]cevoir de ces diffr5ces1 le s5s du tact ne p>oissant pas susceptible de s5tir des v>its aussi f9es que celui de la v3 quoi qu'il en soit1 il me semble que cette expri5ce mrite d'tre t5te1 elle dem&e des yeux bi5 att5tifs1 des ma9s bi5 ex]ces1 je ne me suis pas tr\ve porte de la faire1 mais qui peut-on mieux s'adress] p\r l'excut]1 qu'aux ,philosophes qui doiv5t jug] cet ,essai8 ,v4 ,comm5t le ,feu agit sur les ,liquides4 ,note3 ,l'eau b\illante n'acqu]t plus de *aleur4 ,on sauroit peu de *ose sur la faon dont le ,feu agit sur les liquides1 sans la dc\v]te de ,m4 ,amontons2 on sait que ce savant homme1 en *]*ant le moy5 de faire un ,!rmometre plus p>fait que celui de ,flor5ce1 dc\vrit que l'eau qui b\t1 acqu]t un degr de *aleur dt]m91 pass lequel elle ne s'*auffe plus p> le plus gr& ,feu4 ,le clbre ,m4 de ,reaumur1 ,fahe9rheit1 cet ,artisan ,philosophe1 ont p]fectionn t\s deux cette dc\v]te d',amontons4 ,m4 de ,reaumur a rem>qu que l'eau ne fait pas mont] le ,!rmometre son d]ni] priode dans le mom5t mme de l'bullition1 mais quelque tems aprs1 que ce tems va mme quelquefois jusqu' un qu>t d'heure2 ce ,philosophe n\s en a appris la raison1 la liqueur du ,!rmometre se rfroidit en montant dans le tube1 il faut du tems p\r que la *aleur de l'eau contrebalance cet effet des p>ties du tube2 a9si la *aleur de l'eau n'augm5te pas rellem5t aprs l'bullition1 mais elle p>ot augm5t]1 cette augm5tation app>5te a tromp plusieurs ,physici5s1 leur a fait d\t] de la dc\v]te d',amontons avant la rem>que de ,m4 de ,reaumur4 ,note3 ,p\rquoi8 ,fahe9rheit de son ct a dc\v]t que la pression de l',atmosph]e augm5te la *aleur que l'eau acqu]t en b\illant1 en sorte que plus l',atmosph]e e/ pesant1 plus il faut de ,feu p\r faire b\illir l'eau4 ,cette dc\v]te e/ confirme p> ce qui arrive dans le vuide1 o l'eau qui n'toit que ti$e dans l'air1 b\t dans le mom5t qu'on la met s\s le rcipi5t4 ,on voit aism5t la raison de ce qui arrive alors1 c> lorsque la surface de l'eau e/ presse p> un plus gr& poids1 le ,feu sp>e plus difficilem5t ses p>ties1 p> consqu5t il faut une plus gr&e quantit de ,feu p\r la faire b\illir1 puisque c'e/ dans cette sp>ation des p>ties des liquides1 que consi/e l'bullition2 a9si il e/ vraisemblable que l'eau1 presse p> un poids p>eil celui que l',atmosph]e auroit #djifdj toises au dess\s de la surface de la t]re1 brill]oit comme les mtaux en fonte1 c> le poids de l',atmosph]e cette pr(ondeur1 s]oit gal celui de l',or1 suivant le calcul de ,m4 ,m>iotte4 ,cette proprit de l'eau de ne po9t augm5t] sa *aleur pass l'bullition1 app>ti5t t\s les fluides1 a9si3 ,note3 ,il en e/ de mme des autres fluides4 #a4 ,ils acqu]5t t\s des degrs de *aleur diffr5s dans l'bullition1 c> il faut que le ,feu soit en plus gr&e quantit p\r faire les mmes effets sur les corps qui lui oppos5t une plus gr&e rsi/ance2 mais cette quantit de ,feu plus ou mo9s gr&e1 que les diffr5s liquides reoiv5t dans leurs pores1 ne dp5d po9t de leur masse1 c> l',huile qui e/ plus lg]e que l'eau1 acqu]t cep5dant prs de trois fois autant de *aleur que l'eau avant de b\illir1 l',esprit de ,v9 qui e/ aussi plus lg] que l'eau1 acqu]t mo9s de *aleur qu'elle dans l'bullition4 ,le ,m]cure e/ de t\s les fluides celui auquel il faut un plus gr& ,feu p\r b\illir2 a9si on connot avec c]titude le plus gr& degr de *aleur des autres fluides1 l'aide des ,!rmometres de ,m]cure4 ,note3 ,la r>faction ne suit po9t la d5sit des liquides4 #b4 ,la quantit de la r>faction que le ,feu op]e sur les fluides1 depuis le froid artificiel produit p> l',esprit de ,nitre1 jusqu' l'bullition1 e/ diffr5te dans les diffr5s fluides2 mais elle ne suit ni la raison de la pesanteur spcifique1 ni celle de la glut9it des p>ties1 ni aucune raison con/ante1 c> l',esprit de ,v9 qui e/ plus lg] que l'eau1 augm5te son volume de #a_/i;e4 l'eau seulem5t de #a_/he;e4 mais le ,m]cure dont la pesanteur spcifique e/ celle de l'eau comme #ad #a1 augm5te le si5 de #d_/ea;es4 ,a9si il en faut t\j\rs rev5ir la contexture intime des corps qu& on veut expliqu] les effets que le ,feu fait sur eux2 comme n\s ne la connotrons jamais1 il y aura t\j\rs dans ces effets des exceptions aux regles les plus gnrales4 #c4 ,la r>faction de presque t\s les fluides s'op]e p> des especes de sauts 9gaux2 le ,m]cure e/ celui de t\s qui se r>fie le plus galem5t1 c'e/ un des avantages des ,!rmometres qui en sont composs4 #d4 ,l',air qui e/ de t\s les fluides celui qui se r>fie le plus1 ne p>vi5t jamais jusqu' l'bullition1 sa r>faction e/ telle1 que la *aleur de l'eau b\illante augm5te son volume d'un ti]s1 c'e/ encore ,m4 ,amontons qui n\s devons cette dc\v]te3 cette gr&e r>faction e/ peut-tre ce qui l'emp*e de b\illir1 de mme que l',esprit de ,v9 ne b\t po9t au foy] d'un v]re ard5t1 p>ce qu'il s'vapore dans le mom5t2 a9si aprs que le ,feu a fondu les solides fait b\illir les liquides1 si son action e/ cont9ue il fait vapor] leurs p>ties4 #e4 ,le mlange des diffr5tes liqueurs1 produit des effets trs-s+uli]s4 ,note3 ,effets surpr5ans des diffr5tes mixtions des liqueurs4 ,quelquefois les liqueurs mles s'enflamm5t1 c'e/ ce qu'on appelle des fulm9ations2 plusieurs ,huiles font cet effet avec l',esprit de ,nitre4 ,dans d'autres mlanges1 il se fait une gr&e eff]vesc5ce1 qui produit le rfroidissem5t des liqueurs1 c'e/ ce qu'on appelle des f]m5tations froides dont j'ai p>l dans ma premi]e ,p>tie1 c'e/ a9si que l',esprit de ,v9 f]m5te lorsqu'il e/ ml avec l',huile de ,?rb5t9e4 ,d'autres liqueurs au contraire1 s'*auff5t trs-s5siblem5t p> la mixtion1 a9si l',esprit de ,v9 ml avec de l'eau fait mont]#e le ,!rmometre de #ah degrs4 ,il fait peu prs le mme effet avec notre sang2 c'e/ ce qui fait que les liqueurs spiritueuses sont mortelles1 qu& on en abuse4 ,dans les f]m5tations *audes1 le mlange s'*auffe dans le mom5t mme de la mixtion1 la ,p\dre ,canon ne pr5d pas feu plutt1 lorsque le mlange e/ p>fait1 la liqueur ne s'*auffe plus1 quelque =t qu'on la remu4 ,il y a des mlanges qui s'*auff5t plus que d'autres1 p>ce que les p>ticules des liqueurs qui les compos5t1 agiss5t plus puissamm5t les unes sur les autres2 de mme que c]ta9s corps acqu]5t plus de *aleur que d'autres1 p> l'attrition de leurs p>ties4 #e ,les degrs de froid de *aud dont je p>le1 ont t pris au ,!rmometre de ,fahe9rheit4 ,la *aleur que les f]m5tations *audes produis5t dure jusqu' ce que le m\vem5t o sont les liquides cesse1 alors ils ret\rn5t leur premi]e temprature1 de mme que la *aleur que les solides acqu]5t p> le frottem5t1 se dissipe ds que le m\vem5t int]ne de leurs p>ties vi5t cess]4 ,l'analogie s]oit p>faite1 s'il y avoit des corps solides qui se rfroidiss5t p> le frottem5t1 comme il arrive quelques liqueurs de se refroidir p> la mixtion1 mais n\s n'en connoissons po9t4 ,il p>ot plus difficile de connotre ce qui cause les f]m5tations froides que les *audes4 ,il e/ cep5dant vraisemblable que c'e/ la mme cause qui agit dans les unes dans les autres2 t\te la diffr5ce consi/e en ce que dans les f]m5tations *audes1 les p>ticules ignes font vapor] les p>ticules les plus lg]es des liqueurs1 que dans les froides1 ce sont les p>ties de ,feu qui s'vapor5t3 a9si ces effets si diffr5s dp5d5t vraisemblablem5t de la faon dont les p>ticules des diffr5tes liqueurs agiss5t les unes sur les autres4 ,mais l'effet le plus s+uli] de ces mlanges1 qui p>ot enti]em5t inexplicable1 c'e/ que deux quantits gales1 mais 9galem5t *auffes1 d'un liquide quelconque1 pr5n5t p> la mixtion1 un degr de *aleur qui e/ la moiti de la diffr5ce de la *aleur que ces deux portions du mme liquide avoi5t avant d'tre mles2 a9si une livre d'eau qui ti5t le ,!rmometre #cb degrs1 tant mle une autre livre d'eau b\illante qui le ti5t #bab1 f]a mont] le ,!rmometre aprs la mixtion1 #ij3 or #ij e/ la moiti de la diffr5ce de #cb #bab4 ,de quelque faon qu'on explique ce ,phnom5e si s+uli]1 il e/ t\j\rs c]ta9 qu'il e/ une n\velle preuve de l'galit avec laquelle le ,feu se rp& dans les corps4 ,dans t\tes les f]m5tations1 soit *audes1 soit froides1 le m\vem5t dure jusqu' ce que les liqueurs ay5t repris leur temprature ord9aire2 ce m\vem5t e/ caus p> le combat de l'action du ,feu sur les corps1 de la rsi/ance que les corps lui oppos5t p> leur cohesion1 ce qui n\s pr\ve que les f]m5tations froides dp5d5t aussi de la comb9aison de ces deux =ces4 ,,vi4 ,comm5t le ,feu agit sur les ,vgtaux sur les ,animaux4 ,note3 ,le pr9cipe de la vie p>ot tre dans le ,feu4 ,le ,!rmometre n\s appr5d que les cratures qui ont reu la vie1 conti5n5t une plus gr&e quantit de ,feu que les autres corps de la ,nature1 la plus gr&e *aleur de l',et tant1 dans nos climats1 de #hj1 r>em5t de #hd degrs1 celle d'un ,homme sa9 de #ij ou #ib degrs1 mme dans les ,enfans elle va jusqu' #id4 ,a9si le pr9cipe de la vie p>ot tre dans le ,feu1 puisque les cratures animes en ont reu une plus gr&e quantit que les autres1 que les ,enfans1 en qui le pr9cipe de la vie e/ encore t\t enti]1 ont un plus gr& degr de *aleur que les ,hommes faits1 les ,hommes faits plus que les ,vieill>ds4 ,la *aleur du sang d'un ,buf e/ celle de l'eau b\illante peu-prs comme #ad #c_/aa e/ #cc1 c'e/--dire1 un peu mo9s de la moiti2 la *aleur de l'eau b\illante fait mont] le ,!rmometre #bab degrs dans l'air ord9aire1 a9si ces ,animaux ont un plus gr& degr de *aleur que n\s1 aussi sont-ils plus vig\reux4 ,note3 ,page #adh4 ,note3 ,quel degr de *aleur f]oit prir t\s les ,animaux4 ,le clbre ,borhaave1 dans son excell5t ,trait du ,feu1 rapporte qu'ayant mis plusieurs ,animaux dans un lieu o l'on s*e le ,sucre1 dont la *aleur toit de #adf degrs1 non-seulem5t ils y m\rur5t t\s en peu de tems1 mais leur sang t\tes leurs humeurs se corrompir5t1 de faon qu'ils r5doi5t une odeur insupportable4 ,les ,hommes ne peuv5t s\t5ir la *aleur de ce lieu1 il faut que les ouvri]s qui y travaill5t1 se relay5t presque *aque in/ant p\r all] respir] de n\vel air4 ,m4 ,borhaave conclut de cette expri5ce de quelques autres1 que n\s m\r]ions bi5tt1 si l'air qui n\s ent\re1 faisoit seulem5t mont] le ,!rmometre #ij degrs2 a9si n\s p\vons reg>d] peu prs ce degr de *aleur comme le po9t auquel t\te l'espece animale priroit4 ,en #agji1 le ,!rmometre fut #j degrs en ,isl&e1 l'espece animale ne prit po9t2 a9si il e/ vraisemblable que n\s sommes plus capables de support] un gr& froid qu'un gr& *aud1 p\rv cep5dant qu'il ne soit pas cont9u4 ,note3 ,quel e/ le t]me o le froid fait cess] la vgtation4 ,la vgtation cesse au po9t de la conglation1 c> quoique les ,arbres quelques ,h]bes1 comme l'h]be fo91 y rsi/5t1 elles ne vgt5t po9t tant que l'air a cette temprature2 a9si ce t]me peut tre reg>d comme celui de la vgtation du ct du froid1 s'il toit cont9u1 les ,arbres les ,plantes ne vgtant plus1 s]oi5t bi5tt enti]em5t dtruits4 ,le degr de *aleur de la ,cire fondu qui1 nageant sur de l'eau *aude1 comm5ce se coagul]1 peut tre reg>d comme le po9t extrme de la vgtation du ct du *aud2 c> puisqu'une plus gr&e *aleur fondroit la ,cire qui e/ une sub/ance vgtale1 cette *aleur disp]s]oit sp>]oit les mati]es nutritives1 au lieu de les amass] de les unir1 les ,plantes ne p\rroi5t alors que dp]ir4 ,,vii4 ,de l'alim5t du ,feu4 ,note3 ,quel e/ l'alim5t du feu4 ,on sait assez que ce qu'on appelle l'alim5t du ,feu1 pabulum ignis1 sont les p>ties les plus lg]es des corps1 que le ,feu enleve1 qui disp>oiss5t enti]em5t p\r n\s4 ,les oprations *imiques n\s font voir que l',huile e/ seule cet alim5t du ,feu2 on retr\ve t\s les autres pr9cipes1 lorsqu'on rassemble les exhalaisons que le ,feu tire des corps1 l',huile seule se consume1 *appe ensuite enti]em5t nos s5s4 ,note3 ,que l'alim5t du ,feu n'e/ pas du ,feu4 ,de gr&s ,philosophes ont cr que cet alim5t du ,feu1 qui disp>ot enti]em5t p\r n\s1 n'toit autre *ose que le ,feu lui-mme1 qui se dgageoit d'entre les pores des corps1 mais si cela toit1 les mati]es qui re/5t aprs des oprations rit]es1 comme le caput mortuum1 p> exemple1 devroi5t t\j\rs tre inflammables1 c> c]ta9em5t cette tte-morte n'e/ pas enti]em5t prive du ,feu1 cep5dant le ,feu ne peut plus ri5 sur elle3 ,donc elle ne conti5t plus cette mati]e sur laquelle le ,feu ex]oit sa puissance3 ,donc cette mati]e n'e/ pas du ,feu4 ,il y a des corps qui conti5n5t beauc\p plus de ce pabulum1 de cette huile qui n\rrit le ,feu1 que d'autres1 cep5dant t\s conti5n5t galem5t de ,feu dans un mme air2 c'e/ ce qui a t1 je crois1 inv9ciblem5t pr\v dans ce mmoire3 ,donc l'alim5t du ,feu n'e/ pas du ,feu4 ,mais que s]a-ce donc8 ,les p>ties les plus t5us les plus volatiles des corps1 lesquelles cdant plus facilem5t que les autres l'action du ,feu1 s'envol5t avec lui dans l'air o elles se dissip5t1 ne rep>oiss5t plus nos yeux1 du mo9s s\s la mme =me2 c> l'huile l'esprit ne sont autre *ose que ces p>ties les plus subtiles1 mles encore avec quelque flegme dont le ,feu les dgage4 ,note3 ,et qu'il ne se *ange po9t en ,feu4 ,mais ces exhalaisons que le ,feu tire des corps1 cette huile qu'il consume1 ne se *ang5t pas en sa sub/ance1 ne devi5n5t pas du ,feu4 ,c>1 #a4 ,si le ,feu *angeoit quelques p>ties des corps en ,feu1 la mati]e igne augm5t]oit tel po9t sur la t]re p> la puissance du ,feu1 que t\t devi5droit ,feu la f93 or la con/itution de notre globe dem&e qu'il y ait t\j\rs peu-prs la mme quantit de ,feu1 sans quoi t\s les g]mes s]oi5t dtruits3 #b4 ,il p>ot p> les plus exactes les plus anci5nes ,tables ,mtorologiques1 que la quantit du ,feu e/ t\j\rs la mme3 #c4 ,les inc5dies des =ts qui brl5t p5dant plusieurs mois1 ne *ang5t po9t1 lorsqu'ils sont passs1 la temprature des climats qui les ont s\ff]t3 #d4 ,la flamme de l'alcohol 7la plus pure de t\tes7 n\s e/ visible1 le cone lum9eux qui va fondre l',or dans le foy] du v]re ard5t1 *appe enti]em5t notre v2 m>que c]ta9e que l'esprit qui compose l'alcohol n'e/ pas du ,feu1 qu'il ne se *ange po9t en ,feu3 ,donc les p>ticules que le ,feu enleve des corps1 qui disp>oiss5t nos yeux1 ne se *ang5t po9t en ,feu4 ,note3 ,ce que c'e/ que la flamme la fume4 ,a l'g>d des p>ties plus grossi]es des corps1 le ,feu les att5u1 les trans=me en un fluide la/ique1 que n\s voyons tantt s\s la =me de fume1 lorsqu'il ne conti5t pas encore assez de p>ticules de ,feu p\r brill]1 tantt s\s celle de flamme1 lorsqu'il en conti5t une plus gr&e quantit2 a9si la fume ne diffre de la flamme1 que p> le plus ou le mo9s de p>ticules ignes qu'elles conti5n5t l'une l'autre1 elles mont5t t\tes deux dans l'air p> leur leg]et spcifique1 p> l'action du ,feu qui les enleve qui t5d en haut1 comme je l'ai dja dit4 ,note3 ,en quelle proportion les diffr5s corps se consum5t4 ,le ,feu consume les corps plus ou mo9s vte1 selon leur d5sit2 a9si dans un mlange d',esprit de ,v91 d',huile1 de ,camphre1 de ,sel ammoniac1 de ,t]re de ,limaille de bois1 l',esprit de ,v9 brle le premi]1 la flamme a la mme c\leur que s'il toit seul1 t\s les autres corps de ce mlange brl5t de mme successivem5t selon leurs d5sits respectives4 ,note3 ,p\rquoi l'air e/ ncessaire au ,feu p\r brl]4 ,l'air cause de son la/icit1 l'atmosph]e cause de son poids1 sont aussi ncessaires au ,feu p\r entret5ir son action1 que la mati]e mme qui lui s]t d'alim5t2 a9si les mati]es les plus combu/ibles ne brl]oi5t po9t sans air1 l'air ne s'enflamm]oit jamais1 si les exhalaisons ne mloi5t pas de cette huile alim5taire sa sub/ance4 ,l'atmosph]e pese sur un ,feu d'un pi$ en qu>r1 comme un poids de #bbdj livres environ2 ce poids tant sans cesse agit1 pressant sans cesse p> de n\velles sec\sses1 sur le corps que le ,feu consume1 augm5te la puissance du ,feu dans ce corps1 peu prs p> la mme raison qu'un corps s'enflamme d'autant plus promptem5t p> le frottem5t1 que celui qui lui e/ successivem5t appliqu e/ plus psant2 c> dans t\s les feux que n\s allumons1 l'atmosph]e fait sur le corps qui s'enflamme1 le mme effet qu'un corps qu'on appliqu]oit successivem5t sur un autre p> le frottem5t4 ,note3 ,p\rquoi l'eau te9t le ,feu1 p\rquoi un s\fflet l'allume4 ,c'e/ p> cette raison que l'eau te9t le feu1 qu'un s\fflet l'allume2 c> l'eau emp*e que les oscillations que l'air communiquoit au ,feu1 p>vi5n5t jusqu' lui1 le s\fflet au contraire r5d les vibrations de l'atmosph]e plus =tes plus frqu5tes4 ,la =ce avec laquelle un s\fflet d\ble de ,=ge p\sse l'air dans le ,feu1 tant gale la #cj;e4 p>tie du poids de l'atmosph]e1 cette =ce doit faire sortir l'air avec une gr&e vtesse1 le r5\vell] *aque mom5t4 ,on peut jug] p>-l combi5 un v5t viol5t doit augm5t] le ,feu4 ,note3 ,des causes de l'ext9ction du ,feu4 ,le ,feu dure tant que l'action la raction excite p> cette pression de l'atmosph]e subsi/e4 ,a9si trois *oses peuv5t faire cess] le ,feu4 #a4 ,la consommation du corps combu/ible4 #b4 ,la suppression du poids de l'atmosph]e4 #c4 ,la de/ruction de l'la/icit de l'air4 ,,viii4 ,si le ,feu e/ la cause de l',ela/icit4 ,note3 ,le ,feu n'e/ po9t la cause de l'la/icit4 ,cette ncessit de l'air la/ique p\r entret5ir l'action du ,feu1 pr\ve bi5 clairem5t1 ce me semble1 que le ,feu1 lo9 d'tre la cause de l'la/icit de l'air1 comme quelques ,phnom5es p\rroi5t d'abord le faire croire1 en e/ au contraire le de/ructeur1 c> on voit t\j\rs le ,feu dtruire cette propriet dans l'air1 dans t\s les corps4 ,note3 ,il la dtruit dans l'air dans t\s les corps4 #a4 ,le ,feu dt5d le ressort de t\s les corps1 puisque ce n'e/ que p> cet effet qu'il les r>efie3 or un corps e/ d'autant mo9s la/ique que son ressort e/ plus dt5du1 il n'y a pas mme d'autre moy5 de faire p]dre l'la/icit l'air t\t autre corps1 que de dt5dre son ressort3 ,donc puisque celui de l'air d'un corps quelconque1 e/ d'autant plus dt5du qu'il e/ plus *auff1 le ,feu ne peut tre la cause de l'la/icit de l'air1 ni de celle d'aucun corps4 #b4 ,il e/ vrai que lorsque l'air e/ comprim1 le ,feu augm5te son ressort2 mais cette augm5tation suit la raison des poids qui le comprim5t1 non celle du ,feu qu'on lui applique3 ,donc ce n'e/ pas le ,feu qui lui donne l'la/icit1 il n'augm5te celle de l'air comprim1 que p>ce que l'air rsi/e l'ef=t que fait le ,feu p\r dt5dre son ressort1 proportion des poids qui le comprim5t4 #c4 ,l'air de la moy5ne rgion reoit plus de rayons1 des rayons plus directs que l'air d'ici-bas1 c> ces rayons n'ont po9t d'atmosph]e trav]s]1 cep5dant cet air e/ bi5 mo9s la/ique que celui qui e/ prs de la surface de la ,t]re4 #d4 ,une b\gie que l'on met s\s un rcipi5t avant d'en avoir pomp l'air1 dtruit l'la/icit de cet air1 ne s'te9t mme qu' cause de ce manque d'air la/ique2 cep5dant si le ,feu causoit l'la/icit1 il ne p\rrait la dtruire1 cet air devroit tre trs-la/ique4 #e4 ,t\s les corps p]d5t leur la/icit p> l'action du ,feu1 l'eau liquide1 les mtaux en fonte1 qui sont peu prs aux mtaux froids1 ce que l'eau liquide e/ la glace1 t\s les corps enf9 cess5t d'tre la/iques1 ds que le ,feu les a pnetrs3 ,donc le ,feu dtruit l'la/icit1 lo9 de la produire4 ,ce n'e/ pas ici le lieu d'exam9] ce que c'e/ que l'la/icit des corps2 il me suffit d'avoir pr\v que le ,feu1 lo9 d'en tre le pr9cipe1 en e/ le de/ructeur1 que s'il y contribu1 c'e/ en s'y opposant4 ,,ix4 ,si l',electricit dp5d du ,feu4 ,note3 ,le ,feu p>ot tre la cause de l'lectricit4 ,on peut croire avec plus de fondem5t que le ,feu e/ la cause de l',electricit4 ,l'analogie1 ce fil qui n\s a t donn p\r n\s conduire dans le labyr9! de la ,nature1 r5d1 ce me semble1 cette op9ion trs-vraisemblable4 ,note3 ,preuves4 #a4 ,t\s les corps conti5n5t du ,feu1 presque t\s ont la propriet de ret5ir de r5dre la lumi]e1 t\s devi5n5t lectriques p> le frottem5t1 si on en excepte les mtaux les liquides2 mais ces corps qui ne devi5n5t po9t lectriques p> eux-mmes1 le devi5n5t p> communication4 #b4 ,il n'y a po9t d'lectricit sans frottem5t1 p> consqu5t sans *aleur4 #c4 ,presque t\s les corps lectriques manife/5t au-dehors la cause qui les anime1 p> les t9celles qu'ils jett5t1 dont on s'app]oit dans les tnbres4 #d4 ,leur lumi]e subsi/e aprs que leur lectricit e/ dtruite1 de mme qu'il y a des corps qui donn5t de la lumi]e sans *aleur4 #e4 ,la gele un tems s]e91 sont plus favorables qu'un gr& *aud l'lectricit1 comme au miroir ard5t4 #f4 ,le ,feu la mati]e lectrique ont beso9 de l'air p\r agir4 #g4 ,les corps les plus susceptibles de l'lectricit1 sont les mo9s propres la transmettre1 de mme que les corps rfl*iss5t d'autant mo9s de lumi]e1 qu'ils s'*auff5t davantage4 #h4 ,l'humidit dtruit l'lectricit des corps1 sans dtruire la lumi]e lectrique1 a9si que l'eau refroidit les corps1 mais n'te9t po9t les ,dails1 les ,v]s luisants1 c4 #i4 ,les corps homognes s'empreign5t de l'lectricit1 en raison de leur volume1 de mme que le ,feu se di/ribu selon les volumes1 non selon les masses4 #aj4 ,les corps devi5n5t plus lectriques lorsqu'on les *auffe avant de les frott]1 c4 ,il semble p> t\s ces effets1 que l'on peut1 avec quelque vraisemblance1 reg>d] le ,feu comme la cause de l'lectricit4 ,je ne disconvi5drai pas cep5dant que l'lectricit n\s montre d'autres ,phnom5es1 dont l'analogie avec ceux du ,feu1 n'e/ pas si aise dc\vrir1 aussi ce que je vi5s de dire sur cette "q ne doit-il tre reg>d que comme un d\te que je s\mets au ,corps respectable qui j'adresse cet ,essai4 ,si le ,feu produit l'lectricit1 il y a gr&e app>5ce qu'il se jo9t son action un atmosph]e p>ticuli] qui lui s]t de vhicule1 qui ent\re les corps lectriques2 que cet atmosph]e e/ la cause de ces subsaltations des corps lg]s qui sont dans la sph]e de son activit1 que c'e/ cet atmosph]e qui dcide l'espece d'lectricit#f des corps 7peut-tre e/-ce lui qui op]e la rflxion de la lumi]e7 mais le ,feu n'en p>ot pas mo9s la cause effici5te des ,phnom5es de l'lectricit4 #f ,on sait qu'il y a deux sortes d'lectricits1 la rs9euse1 la vitre4 ,voyez sur cela les ,mmoires de ,m4 du ,fey dans l',hi/oire de l',acadmie des ,sci5ces4 ,le ,philosophe +nieux1 qui s'e/ appliqu suivre ces n\veaux miracles de la ,nature1 peut espr] de n\s en faire bi5tt connotre la cause1 si le travail1 l'application la sagacit de l'esprit1 peuv5t la faire dc\vrir4 ,x4 ,comm5t le ,feu agit dans le ,vuide4 ,l'air p>ot aussi ncessaire au ,feu p\r brl]1 qu'aux ,animaux p\r vivre2 cep5dant la ,ma*9e ,pneumatique n\s a fait voir que cette regle si gnrale1 a aussi ses exceptions4 ,note3 ,quelques corps s'enflamm5t dans le vuide4 #a4 ,du ,s\ffre v]s dans le vuide sur un ,f] *aud1 donne une lumi]e trs-foible la v]it1 qui s'te9t trs-vte1 mais enf9 il s'enflamme4 #b4 ,quelques gra9s de ,p\dre ,canon jetts sur ce ,f]1 s'enflamm5t sans explosion4 ,m4 ,hauksbe assure que lorsqu'on y en jette une plus gr&e quantit1 elle fait explosion casse mme le rcipi5t3 ,boyle rapporte avoir fait peu prs la mme expri5ce avec le mme succs4 #c4 ,l',huile de ,gr(le s'enflamme dans le vuide1 c'e/ la seule de t\tes les ,huiles qui ait cette v]tu4 #d4 ,les ,pi]res les ,mtaux se vitrifi5t dans le vuide p> la p]cussion1 mais ils n'y jett5t po9t d't9celles4 #e4 ,du ,phosphore d'ur9e enf]m h]mtiquem5t dans une b\le de v]re1 laquelle on donne un feu de #abj degrs1 jette une flamme trs-lg]e4 ,je ne p>le po9t des effets du ,v]re ard5t dans le vuide1 n'ayant pas eu la commodit de m'en in/ruire1 de faire les expri5ces ncessaires4 ,note3 ,conjecture sur la cause de ce phnom5e4 ,il e/ assez difficile de concevoir comm5t l'air peut tre si ncessaire au ,feu p\r brl]1 comm5t en mme tems il peut y avoir des corps qui brl5t dans le vuide2 c> quels s]ont les corps qui brl]ont sans air8 ,quelle s]a enf9 la cause de cette diffr5ce8 ,s]oit-ce que les corps plus inflammables1 plus ple9s de la mati]e qui e/ l'alim5t du ,feu1 comme le ,s\ffre la ,p\dre ,canon1 s'enflamm]oi5t plus aism5t1 que le ,feu p\r les embras] n'auroit pas beso9 d'tre excit p> les sec\sses le poids de l'atmosph]e8 ,la foiblesse le peu de dure de la flamme1 que ces corps donn5t dans le vuide1 r5d5t cette conjecture assez vraisemblable4 ,note3 ,les corps se refroidiss5t galem5t vte dans le vuide dans l'air4 ,cep5dant malgr ces exceptions1 les corps en gnral ne s'allum5t po9t dans le vuide1 ils s'y teign5t trs-promptem5t1 mais ils s'y rfroidiss5t prcism5t dans le mme espace de tems que dans l'air2 c'e/ de quoi ,m4 de ,muss*5broek s'e/ conva9cu en mettant deux ,pyrometres s\s deux rcipi5s1 l'un ple9 d'air1 l'autre enti]em5t vuide4 ,ce rfroidissem5t des corps dans le vuide1 e/ une des plus =tes preuves de l'quilibre du ,feu2 c> ils ne se rfroidiss5t pas dans le vuide1 p>ce que l'air pr5d t\t mom5t de leur *aleur3 ,donc ils se rfroidiss5t alors p> la seule t5dance du ,feu l'quilibre2 a9si le contact des corps froids accel]e le rfroidissem5t des corps *auffs1 mais il ne le cause pas4 ,l'eau b\t d'autant plus promptem5t dans le rcipi5t1 que l'on en a tir plus d'air1 les ur9es de diffr5s ,animaux1 de mme que plusieurs mlanges1 y b\ill5t plus ou mo9s vte1 selon que le vuide e/ plus ou mo9s p>fait4 ,enf9 la pl"p des eff]vesc5ces1 tant *audes que froides1 s'op]5t dans le vuide comme dans l'air2 il y a mme des liqueurs dont le mlange ne fait po9t d'eff]vesc5ce dans l'air1 qui f]m5t5t s\s le rcipi5t2 mais les bornes de ce mmoire ne me p]mett5t pas d'entr] dans ces dtails4 ,,xi4 ,en quelle raison le ,feu agit4 ,la ,gomtrie dmontre qu'un corps qui e/ deux pi$s d'un ,feu quelconque1 en reoit quatre fois mo9s de rayons que celui qui n'en e/ qu' un pi$2 on conclut de cette dmon/ration1 que la lumi]e la *aleur croiss5t en raison inv]se du qu>r de la di/ance1 au corps lum9eux4 ,note3 ,la regle du qu>r des di/ances n'a pas lieu dans la *aleur comme dans la lumi]e4 ,cette conclusion s]oit trs-ju/e1 si la *aleur la lumi]e toi5t ass]vies aux mmes loix4 ,la lumi]e n'tant que le ,feu transmis en ligne droite jusqu' nos yeux1 ce ,feu ne peut n\s clair] que p> la quantit des rayons qu'il n\s envoye4 ,mais il p>ot qu'il n'en e/ pas de mme de la *aleur4 ,le ,feu1 p> sa *aleur1 fait plusieurs effets sur les corps1 qui ne p>oiss5t pas p\voir tre attribus la quantit seule de ses p>ties1 rassembles dans un plus petit espace4 ,note3 ,le ,feu n'agit pas seulem5t p> le nombre de ses p>ties4 #a4 ,l'effet le plus prompt le plus viol5t que le ,feu puisse faire1 se produit p> l'attrition de deux corps durs1 le f]1 la pi]re3 or on ne peut attribu]1 ce me semble1 la vitrification presque in/antane de ces corps1 la seule quantit des p>ties du ,feu4 ,cette expri5ce pr\ve encore que t\t le ,feu ne vi5t pas du ,soleil1 c> elle russit aussi-bi5 l'ombre qu'au ,soleil1 la nuit que le j\r4 ,note3 ,preuves4 #b4 ,le ,pyrometre n\s appr5d qu'un ,feu d\ble n'op]e pas un effet d\ble1 ni un ,feu triple un effet triple dans la dilatation des corps3 ,donc le ,feu n'agit pas t\j\rs en raison de sa quantit4 #c4 ,les ,phosphores brlans produis5t des effets qui ne peuv5t tre attribus la seule quantit du ,feu qu'ils conti5n5t4 #d4 ,la *aleur du cone lum9eux qui va fondre l',or les ,pi]res dans le foy] du miroir ard5t1 e/ #e p\ces de ce foy]1 trs-supportable la ma91 le ,!rmometre dans cet endroit1 ne monte qu' #aij degrs3 or comm5t se peut-il que p> la seule d5sit des rayons1 le ,feu fasse des effets si diffr5s #e p\ces de di/ance seulem5t8 #e4 ,ce ,phnom5e n\s appr5d encore que la rsi/ance que les corps solides apport5t l'action du ,feu1 e/ une des causes qui augm5t5t le plus son activit1 c'e/ ce qui fait qu'il regne un gr& froid au-dessus de l'atmosph]e4 #f4 ,si ces effets si prompts si viol5s du miroir ard5t1 devoi5t tre attribus la seule quantit des rayons qu'il rassemble son foy]1 il s]oit impossible que la *aleur du ,soleil ft si mod]e1 qu'en ,hiv] mme o il n\s donne une *aleur si mdiocre1 le miroir ard5t ft cep5dant ses plus gr&s effets2 c'e/ ce que ,m4 ,lm]y a trs-bi5 rem>qu3 cet habile homme attribu cette diffr5ce l'air qui e/ entre le ,soleil n\s1 qui mod]e la *aleur des rayons du ,soleil1 comme le ba9-m>ie temp]e la *aleur de notre ,feu2 mais ne p\rroit-on pas lui rpondre que l'air e/ galem5t entre le miroir ard5t son foy]1 comme entre le ,soleil n\s8 que p> consqu5t il devroit tempr] les effets des rayons rassembls p> ce miroir1 comme il temp]e ceux des rayons que le ,soleil n\s envoye1 le miroir nos yeux les recevant du ,soleil galem5t affoiblis4 ,le peu d'impression que les rayons qui entr5t dans nos yeux1 font sur cet organe1 e/ encore une preuve que le ,feu n'agit pas p> la seule quantit4 ,il p>ot donc qu'il faut *]*] une autre cause des effets des v]res brlans1 puisqu'ils ne peuv5t tre attribus la seule quantit des rayons qu'ils rassembl5t leur foy]4 ,note3 ,les p>ties du ,feu acqu]5t une n\velle =ce p> leur approximation4 ,puisque ce n'e/ pas seulem5t p> leur d5sit que les rayons op]5t t\s les effets des v]res brlans1 ce ne peut tre que p>ce qu'ils acqu]5t une n\velle =ce p> leur approximation4 ,le ,feu ne s]oit pas seul dans la ,nature dont l'approximation dploy]oit la =ce3 l',aimant n'e/-il pas dans ce cas1 la di/ance ne dt]m9e-t-elle pas sa v]tu agir8 ,note3 ,preuves4 ,j'ai pr\v dans ma premi]e p>tie1 article ,,vii4 que les p>ticules du ,feu1 ont une =ce qui les porte se rp&re galem5t de t\s cts1 que cette propriet du ,feu p>ot ncessaire la con/itution la cons]vation de l',univ]s3 or p\rquoi cette =ce n'augm5t]oit-t-elle pas en raison de l'appro*em5t rciproque des rayons4 ,il e/ difficile1 la v]it1 d'assign] en quelle proportion l'appro*em5t des raons augm5te cette =ce4 ,ce problme 7s'il e/ possible7 me p>ot digne de l'att5tion des ,philosophes2 mais quelle que soit la proportion de cette augm5tation de =ce que les rayons acqu]5t p> l'approximation1 il e/ de l'uni=mit avec laquelle la ,nature proc$e1 qu'elle soit d'autant plus gr&e qu'ils sont plus rappro*s1 c'e/ vraisemblablem5t cette =ce qu'on doit attribu] les prodigieux effets des v]res brlans4 ,l'ef=t que les p>ties du ,feu font sans cesse p\r s'vit]1 p\r se rp&re galem5t de t\s cts1 se voit l'il lorsqu'on appro*e deux b\gies l'une de l'autre1 qu'on veut unir leurs flammes2 c> on les voit visiblem5t s'c>t] se fuir avec d'autant plus de =ce qu'on les appro*e davantage4 ,il y a bi5 de l'app>5ce que le ,feu agit t\j\rs sur les corps dans une raison compose de ces deux raisons1 savoir1 la d5sit de ses p>ties1 la =ce qu'elles acqu]5t dans leur approximation4 ,la premi]e de ces raisons1 c'e/--dire1 la quantit des p>ties du ,feu1 tombe presque s\s nos s5s1 au lieu qu'il a fallu d'aussi gr&es diffr5ces que celles des effets des v]res brlans1 p\r n\s faire app]cevoir que quelqu'autre cause que la quantit des rayons qu'ils rassembl5t contribuoit les produire4 ,les eff]vesc5ces n\s dmontr5t que la pl"p des p>ticules de la mati]e1 sont l'une p\r l'autre comme de petits ,aimans1 qu'elles ont un ct attirant un ct rep\ssant4 ,la t5dance que les p>ticules des corps ont re/] ensemble p> leur cohsion1 l'ef=t que le ,feu ret5u dans leurs pores1 fait sans cesse p\r les sp>]1 sont sans d\te la cause de ces ,phnom5es1 c'e/ le combat de ces deux p\voirs antagoni/es qui cause les eff]vesc5ces1 peut-tre la pl"p des miracles de la ,*imie4 ,les f]m5tations qui se font dans l'air1 qui caus5t les ,tonn]res1 les ,v5ts1 c4 n\s pr\v5t encore que les corps se rep\ss5t s'attir5t1 que ce combat augm5te dans l'appro*em5t4 ,cette n\velle =ce que les p>ticules de ,feu acqu]5t dans l'appro*em5t1 ne peut tre qu'une augm5tation de m\vem5t1 c'e/ p> ce m\vem5t augm5t1 qu'ils dtruis5t avec tant de facilit les corps les plus solides dans le foy] du ,miroir ard5t4 ,note3 ,objections contre cette op9ion1 rponses4 ,je ne veux po9t dissimul] les ,phnom5es qui p>oiss5t contraires l'op9ion que je propose3 les difficults aff]miss5t la v]it1 ce sont autant de fanaux mis sur la r\te1 p\r n\s emp*] de n\s g>]4 ,je vais exam9] quelques-unes de celles que j'imag9e qu'on peut faire contre cette propriet des rayons4 #a4 ,t\te action e/ d'autant plus =te1 qu'elle e/ plus p]p5diculaire2 cette action mutuelle des rayons l'un sur l'autre1 ne p\rroit tre que latrale4 ,il me semble que cette objection1 qui p>ot d'abord spcieuse1 e/ aise dtruire2 c>1 quel e/ l'effet du ,feu sur les corps1 au foy] du v]re ard5t8 n'e/-ce pas de les fondre1 de les vitrifi]1 de les dissip]1 de les sp>] enf9 jusques dans leurs p>ties lm5taires8 ,or une =ce qui n'agiroit que dans une seule direction1 ne p\rroit jamais produire ces effets2 il faut donc que le ,feu agisse sur les p>ticules de ces corps1 selon t\tes sortes de directions1 p\r les sp>] ce po9t3 ,donc cette action latrale1 lo9 de dim9u] la =ce des rayons1 e/ prcism5t ce en quoi elle consi/e4 #b4 ,les rayons de la ,lune1 quoique trs-rappro*s dans le foy] d'un v]re ard5t1 ne p>oiss5t po9t augm5t] leur =ce1 c> ils ne font aucun effet sur les corps qu'on leur expose3 ,donc1 peut-on object]1 les rayons n'ont pas cette =ce que v\s leur supposez dans leur appro*em5t1 puisque des rayons trs-rappro*s en sont privs4 ,mais si on concluoit de ce raisonnem5t que les rayons n'acqu]5t pas dans leur appro*em5t la =ce que je leur suppose1 il faudrait en conclure aussi qu'ils n'ont pas la v]tu de brl]1 p>ce que les rayons de la ,lune sont privs de cette propriet4 #c4 ,on peut dire encore que deux m*es dilat5t mo9s une lam9e de mtal dans le ,pyrometre1 font mo9s d'effet sur elle qu'une m*e1 trois en font mo9s que deux1 a9si de suite2 or cep5dant les rayons sont plus rappro*s qu& il y a deux m*es1 que qu& il n'y en a qu'une2 l'effet du ,feu devroit donc tre plus gr& alors1 mais il e/ plus petit3 ,donc cette expri5ce que j'ai cite ci-dessus p\r pr\v] mon op9ion1 lui p>otroit contraire4 ,je rpons cette objection4 ,premi]em5t1 que cette =ce que les rayons acqu]5t dans l'appro*em5t1 n'e/ pas assez augm5te dans l'expri5ce dont il s'agit2 a9si dans ce cas l'effet n'e/ pas proportionn seulem5t l'approximation des p>ties du ,feu1 mais il dp5d de cette approximation1 de la rsi/ance qu'on lui oppose4 ,secondem5t1 lorsque ces deux m*es sont loignes1 la dilatation e/ mo9dre que lorsqu'elles sont rappro*es4 ,a9si la =ce que le ,feu acqu]t p> l'approximation de ses p>ties1 se manife/e mme alors dans un effet presqu'ins5sible4 ,note3 ,conjecture sur l'action du ,feu dans ,saturne dans les ,cometes4 ,cette augm5tation de la =ce du ,feu1 p> l'approximation de ses p>ties e/ peut-tre une des voyes dont le ,crateur s'e/ s]vi p\r suppler l'loignem5t o ,saturne les ,cometes sont du ,soleil4 ,peut-tre les rayons agiss5t-ils dans ces ,globes1 en raison du cube des appro*em5s1 alors une trs-petite quantit de rayons peut suffire p\r les *auff] p\r les clair]4 ,,xii4 ,du ,refroidissem5t des corps4 ,note3 ,les corps les plus solides sont ceux qui se refroidiss5t le plus l5tem5t4 #a4 ,plus un corps reoit difficilem5t le ,feu dans ses pores1 plus il l'y cons]ve long-tems1 c> ce corps rsi/e p> sa masse p> la cohr5ce de ses p>ties1 l'ef=t que fait le ,feu p\r l'ab&onn]2 a9si plus un corps e/ solide1 plus il se refroidit l5tem5t4 #b4 ,les corps lg]s au contraire cdant aism5t l'action du ,feu1 s'*auff5t plus promptem5t1 se refroidiss5t de mme2 a9si le ,feu *auffe davantage les plus gr&s1 plus long-tems les plus massifs1 c> il se di/ribu selon les espaces non selon les masses4 #c4 ,deux globes de ,f] galem5t *auffs1 cons]v5t leur *aleur en raison directe de leur diametre2 c> plus leur diametre e/ gr&1 mo9s ils ont de surface p> rapport leur masse1 mo9s le ,feu tr\ve d'issu p\r s'*app] de leurs pores2 de plus1 l'air extrieur qui les environne les t\*ant en mo9s de po9ts1 pr5d mo9s de leur *aleur4 ,note3 ,conjecture sur la =me du ,soleil4 ,p> la mme raison1 la figure sphrique e/ la plus propre cons]v] long-tems la *aleur1 c> c'e/ de t\tes les figures celle qui a le mo9s de surface1 p> rapport sa masse1 le ,feu ne tr\ve dans un globe aucun endroit qu'il puisse ab&onn] plus aism5t qu'un autre1 c> ils lui oppos5t t\s une rsi/ance gale4 ,cette raison p\rroit faire croire que le ,soleil les ,etoiles fixes1 sont des corps p>faitem5t sphriques 7en faisant ab/raction de l'effet de leur =ce c5trifuge47 #d4 ,les corps qui pr5n5t le plus de la *aleur des autres corps1 sont rputs les plus froids2 c'e/ p\rquoi le ,m>bre n\s p>ot plus froid que la ,soye1 c> les corps les plus d5ses1 sont ceux qui pr5n5t le plus de notre *aleur1 p>ce qu'ils n\s t\*5t en plus de po9ts1 le ,m>bre tant spcifiquem5t plus d5se que la ,soye1 doit n\s p>otre plus froid4 ,note3 ,en quelle raison les corps communiqu5t leur *aleur4 #e4 ,un cube de ,f] *aud tant mis entre deux cubes froids1 l'un de ,m>bre1 l'autre de ,bois1 ce ,f] se refroidira plus p> le contact du ,m>bre1 mais il *auff]a davantage le ,bois dans un mme tems1 c> le ,m>bre s'*auffe plus difficilem5t que le ,bois1 peu prs en raison de la psanteur spcifique de ces deux corps4 ,mais si on laisse ces trois cubes assez long-tems dans un mme lieu1 la *aleur du cube de f] se di/ribu]a aux deux autres1 l'air qui les ent\re2 de faon qu'au b\t de quelque tems1 ils s]ont t\s trois de la mme temprature que l'air dans lequel ils sont4 ,note3 ,du refroidissem5t des fluides4 #f4 ,les diffr5tes liqueurs se refroidiss5t dans un tems proportionnel peu prs1 leur masse1 la glut9it de leurs p>ties4 #g4 ,la *aleur des corps qui se refroidiss5t1 e/ plus =te au c5tre1 c> le ,feu ab&onne t\j\rs la sup]ficie la premi]e4 #h4 ,l'eau qui te9t le ,feu1 cons]ve le ,phosphore d'ur9e1 c> ce ,phosphore1 tant qu'il ne brle pas1 e/ comme un ,feu te9t1 a9si l'eau l'te9t en un s5s en le cons]vant2 c'e/ une espece de crature qu'on lui confie1 qu'elle r5d ds qu'on la lui r$em&e4 ,t\tes ces regles1 selon lesquelles le ,feu ab&onne les corps1 sont sujettes des exceptions1 de mme que celles selon lesquelles il les pnetre1 mais le dtail en s]oit inf9i4 ,le ,pyrometre qui n\s a appris la m>*e de la dilatation des corps1 n\s m>que aussi celle de leur contraction3 en gnral1 les corps se contract5t d'autant plus l5tem5t qu'ils se sont mo9s dilats p> un mme ,feu1 vice v]s1 le ,feu ab&onne les corps plus l5tem5t qu'il ne les pnetre1 c4 ,mais les bornes que je me suis prescrites1 ne me p]mett5t pas d'entr] dans le dtail de ces expri5ces4 ,,xiii4 ,des causes de la ,conglation de l',eau4 ,il y a trois sortes de froids4 ,le premi] e/ celui qui dp5d de la disposition de nos organes1 c> nos s5s n\s font s\v5t jug] qu'un corps e/ plus froid qu'un autre1 quoiqu'ils soi5t t\s deux de la mme temprature2 c'e/ p> cette illusion que le ,m>bre n\s p>ot plus froid que la ,la9e1 que le ,peuple croit les ,caves plus *audes en ,hiv] qu'en ,et1 c4 ,le second e/ celui des corps qui se refroidiss5t rellem5t1 que le ,feu ab&onne2 cette sorte de froid n'e/ autre *ose que la dim9ution du ,feu1 c'e/ d'elle dont j'ai p>l dans l'article prc$5t4 ,c'e/ a9si que t\te la ,nature se refroidit se contracte l',hiv]1 p> l'abs5ce du ,soleil1 p> l'obliquit de ses rayons4 ,le troisime e/ la conglation4 ,note3 ,l'abs5ce du ,feu n'e/ pas la seule cause de la conglation4 ,il semble p> t\tes les circon/ances qui accompagn5t cette troisime espece de froid1 qu'il ne peut tre attribu la seule abs5ce du ,feu2 qu'il faut en *]*] une autre cause dans la ,nature4 ,note3 ,preuves4 #a4 ,le ,feu r>fie t\s les corps qu'il pnetre1 augm5te p> consqu5t leur volume3 ,donc si la glace n'toit cause que p> l'abs5ce du ,feu1 elle s]oit de l'eau contracte1 elle devroit tre spcifiquem5t plus psante que l'eau2 mais il arrive t\t le contraire1 l'eau augm5te son volume p> la conglation1 environ dans la proportion de #h #i1 elle l'augm5te d'autant plus que le froid e/ plus gr&1 qu'elle devroit tre plus contracte3 ,donc la glace n'e/ pas cause p> l'abs5ce du ,feu seulem5t4 #b4 ,cette augm5tation de volume de l'eau glace1 ne peut tre attribue aux bulles que l'air qui s'*appe de ses pores1 leve dans sa sub/ance2 c> de l'eau purge d'air1 avec t\t le so9 possible1 se gele sans faire p>otre aucune de ces bulles1 cep5dant son volume augm5te4 #c4 ,le ,feu tant le pr9cipe du m\vem5t int]ne des corps1 mo9s un corps conti5t de ,feu1 plus ses p>ties doiv5t tre en repos2 a9si si la glace n'toit cause que p> l'abs5ce du ,feu1 elle devroit tre prive de t\t m\vem5t s5sible1 mais cep5dant il se fait une f]m5tation trs-viol5te dans sa sub/ance1 cette f]m5tation va mme jusqu' lui faire rompre les vases qui la conti5n5t1 quelque solides qu'ils soi5t2 on sait qu'elle fit pet] un canon de ,fusil que ,m4 ,hugu5s exposa sur sa f5tre p5dant l',hiv]1 aprs l'avoir rempli d'eau3 ,donc l'abs5ce du ,feu n'e/ pas la seule cause de la conglation4 #d4 ,ce m\vem5t dans lequel les p>ties de la glace se tr\v5t cont9uellem5t1 se pr\ve encore p> les exhalaisons qu'elle r5d1 elles sont si considrables1 que son poids en dim9u s5siblem5t4 ,m4 ,hals a obs]v que si une surface d'eau s'vapore de #a_/ba;e4 de p\ce en #i heures1 l'ombre1 p5dant l',hiv]1 la mme surface de glace1 mise dans le mme endroit1 s'vapore p5dant le mme tems1 de #a_/ca;e2 c'e/ cette transpiration qui fait que la neige qui e/ sur la t]re1 dim9u1 mme p> le plus gr& froid4 ,enf91 dans les ,etangs p5dant la gele on ent5d le bruit caus p> cette eff]vesc5ce1 a9si la cessation du m\vem5t n'e/ pas plus la cause de la conglation1 que le m\vem5t n'e/ la cause du ,feu4 #e4 ,si la glace n'toit que la privation du ,feu1 il devroit t\j\rs dgel] ds que le ,!rmometre monte #cc degrs au-dessus de la conglation2 mais le ,!rmometre monte s\v5t jusqu' #cf mme jusqu' #da1 sans qu'il dgele2 au contraire1 il dgele quelquefois lorsque le ,!rmometre e/ au-dess\s de #cb degrs3 ,donc l'abs5ce du ,feu n'e/ pas la seule cause de la conglation4 #f4 ,si le ,feu en se retirant des pores de l'eau1 toit la seule cause de la conglation1 on ne p\rroit attribu] cet effet qu' l'abs5ce du ,soleil1 qui fait seul la diffr5ce du plus ou du mo9s de ,feu rp&u dans l',atmosph]e1 p5dant l',hiv] l',et4 ,or ,m4 ,amontons1 qui n\s a si =t clairs sur t\tes ces mati]es1 a tr\v p> ses obs]vations sur le ,!rmometre1 que le froid de l',hiv] ne diffre du *aud de l',et1 que comme #g diff]e de #h3 or comm5t une si petite diffr5ce dans la *aleur p\rroit-elle suffire p\r *ang] les fluides en solides1 p\r faire prir quelquefois une p>tie des g]mes de la ,nature8 ,si la conglation ne peut tre attribue la seule abs5ce du ,feu1 il faut donc en *]*] quelque autre cause dans la ,nature2 les circon/ances qui l'accompagn5t1 sont ce qui peut n\s s]vir le plus dc\vrir cette cause1 a9si il faut les exam9] avec so94 ,note3 ,il se mle des p>ties htrog5es l'eau1 lesquelles sont la cause de sa conglation4 ,n\s voyons que les p>ties de la glace sont dans un gr& m\vem5t1 il faut donc qu'il se mle l'eau1 lorsqu'elle se gele1 des p>ties htrognes1 qui soi5t cause de cette eff]vesc5ce cont9uelle2 c> aucun fluide ne fait eff]vesc5ce1 s'il ne se jo9t lui quelque corps htrogne avec lequel il f]m5te4 ,l'exi/5ce de ces p>ties qui se ml5t l'eau1 qui produis5t sa conglation1 p>ot pr\ve p> une f\le d'expri5ces4 #a4 ,l'eau de la glace fondu s'*auffe bi5 plus difficilem5t que l'autre2 elle n'e/ plus propre faire ni ,caff ni ,?1 ceux qui ont le palais dlicat1 la di/+u5t facilem5t au gt3 il faut donc qu'il se soit ml des p>ties htrognes cette eau1 puisque sa saveur sa qualit sont *anges4 ,ces p>ties htrognes donn5t des goitres des maux de gorge cont9uels aux habitans des ,alpes qui boiv5t de l'eau de neige4 #b4 ,l'eau expose l'air se gele beauc\p plus vte que l'eau enf]me h]mtiquem5t dans une b\teille de v]re1 cep5dant ces deux eaux conti5n5t galem5t de p>ticules de ,feu2 les p>ticules de ,feu pass5t trav]s le v]re avec facilit3 ,donc si l'abs5ce du ,feu faisoit la conglation1 il ne devroit pas y avoir une si gr&e diffr5ce dans la vtesse de la conglation de ces deux eaux3 ,donc puisqu'elle s'op]e si 9galem5t1 c'e/ une m>que c]ta9e que des p>ticules htrognes se ml5t l'eau dans le tems de la conglation1 que ces p>ticules pass5t plus facilem5t dans cette eau1 lorsqu'elle e/ en ple9 air1 que lorsqu'elle e/ enf]me dans une b\teille4 #c4 ,l'paisseur de la glace n'augm5te pas proportion du froid qu'il fait1 plus la glace e/ paisse le premi] j\r de la gele1 mo9s son paisseur augm5te le second1 a9si de suite2 m>que c]ta9e qu'il s'e/ introduit dans sa sub/ance1 des p>ticules htrognes qui ont b\* ses pores ses int]/ices1 en ont r5du p>-l1 l'accs plus difficile celles qui veul5t y pntr]2 mais les p>ticules de ,feu qui pntr5t les pores d'un ,diamant1 devroi5t sortir de cette eau glace avec la mme facilit1 quelle que soit son paisseur3 il faut donc qu'il se fi*e dans les p>ticules de l'eau qui se gele1 des p>ticules roides qui rempliss5t ses pores1 qui sont cause de sa conglation4 ,note3 ,expri5ce s+uli]e faite p> l',acadmie de ,flor5ce1 qui pr\ve cette op9ion4 #d4 ,il e/ rapport dans les expri5ces de l',acadmie de ,flor5ce1 que #ejj livres de glace ayant t exposes un ,miroir concave1 les p>ties frigrifiques fir5t baiss] s5siblem5t un ,!rmometre qu'on avoit plac son foy]1 les ,philosophes qui fir5t cette expri5ce craignant que ce ne ft l'effet direct de cette masse de glace sur le ,!rmometre1 qui l'et fait baiss]1 c\vrir5t le ,miroir1 alors le ,!rmometre haussa1 quoique les #ejj livres de glace n'euss5t pas *ang de place3 ,donc ce ,miroir rfl*issoit rellem5t des rayons glacs3 ,donc il falloit qu'il y et dans cette glace des p>ticules frigrifiques2 c> si la seule privation du ,feu faisoit la conglation1 le ,miroir n'auroit p rassembl]1 rfl*ir le froid2 une privation ne p\vant tre ni rfl*ie1 ni rappro*e4 ,mais quelles sont ces p>ticules frigrifiques8 c'e/ ce qui n\s re/e exam9]4 ,note3 ,les eaux glaces que n\s faisons1 n\s font connotre quelles sont les p>ties frigrifiques qui caus5t la glace4 ,les ,hommes ont inv5t un art qui peut s]vir galem5t leur in/ruction leurs plaisirs2 la faon dont on fait ce qu'on appelle des eaux glaces1 peut n\s s]vir d'indice p\r dc\vrir la mani]e dont les conglations naturelles s'op]5t4 ,t\t le monde sait que de l'eau cont5u dans un vase que l'on ent\re de sel de neige1 se glace1 quelque *aud que soit l',atmosph]e1 ds que le ,sel comm5ce fondre la neige2 mais si au lieu de sel on met de l',esprit de ,nitre avec la ,neige1 le froid qui se produit alors1 fait baiss] le ,!rmometre #gb degrs au-dess\s de la conglation3 c'e/ ,fahe9rheit qui fit le premi] cette expri5ce1 elle n\s pr\ve inv9ciblem5t qu'il y a encore beauc\p de ,feu dans la glace naturelle1 puisqu'on peut produire une sorte de froid1 qui surpasse de #gb degrs celui qui fait gel] l'eau sur la t]re4 ,et qui os]a mettre des bornes cette puissance d'excit] le froid6 ,a9si cette expri5ce n\s fait voir que n\s ne connoissons pas plus les bornes de la conglation1 que celles de la *aleur4 ,note3 ,ces p>ticules sont les ,sels les ,nitres dont l'air e/ *>g4 ,il y a gr&e app>5ce que les conglations naturelles s'op]5t de la mme mani]e que nos conglations artificielles1 que les p>ticules de ,sel de ,nitre1 que le ,soleil leve dans l'air1 qui retomb5t ensuite sur la t]re1 s'ins9u5t dans l'eau1 b\*5t ses pores1 se fi*ant comme autant de cl\x entre ses int]/ices1 en *ass5t les p>ticules de ,feu1 font enf9 que cette eau passe de l'tat de fluide1 celui de solide3 a9si l'abs5ce du ,feu e/ une des causes de la conglation1 mais elle n'en e/ pas la seule cause1 c> quoiqu'il soit vrai que dans t\te conglation les p>ticules de ,feu s'envol5t d'entre les pores de l'eau1 cep5dant sans les p>ticules roides qui s'y ins9u5t1 l'abs5ce seule du ,feu ne suffiroit pas p\r la rduire en glace3 c'e/ ce qui p>ot encore dans les liqueurs spiritueuses1 comme l',eau =te1 l',esprit de ,v91 c4 qui ne gel5t po9t1 quoique1 dans le froid1 il se retire beauc\p de p>ticules de ,feu de leur pores4 ,note3 ,p\rquoi l',esprit de v9 d'autres liqueurs ne gel5t po9t4 ,ces liqueurs qui ne gel5t jamais dans nos climats reoiv5t la v]it des p>ties frigrifiques comme celles qui se gel5t1 mais vraisemblablem5t ces p>ticules frigrifiques ne f]m5t5t po9t avec ces liqueurs comme elles font avec l'eau2 ce qui fait qu'elles ne se gel5t po9t1 que l'eau gele4 ,plus on exam9e les conglations1 plus on se p]suade que les p>ticules de ,sel de ,nitre qui s'introduis5t dans l'eau1 en sont la cause4 #a4 ,les lieux qui abond5t en glace en neige1 sont t\s remplis de ,sel de ,nitre2 a9si il y a des pays o il gele la nuit du j\r le plus *aud3 telle e/ la p>tie sept5trionale de la ,p]se de l',arm5ie4 ,m4 de ,t\rne=t1 que l'am\r des ,sci5ces entrana jusques dans ces pays1 a rem>qu qu'ils abond5t en ,nitre en ,sel2 le ,soleil qui y e/ trs-*aud1 leve le j\r1 p> sa *aleur1 ces p>ticules nitreuses1 elles retomb5t la nuit sur la t]re o elles s'ins9u5t dans l'eau1 la gel5t malgr les p>ticules de ,feu qui ont pntr dans cette eau p5dant le j\r1 p> la prs5ce du ,soleil4 #b4 ,lorsqu'un pays abonde en ces sortes de p>ticules nitreuses sal9es1 la *aleur du ,soleil doit les lev] de la t]re p5dant l',et1 plus que p5dant l',hiv]1 c> elle e/ beauc\p plus =te2 a9si il doit gel] l',et dans ces pays1 c'e/ ce qui arrive en plusieurs endroits de l',italie1 de la ,suisse de l',allemagne o il y a des ,lacs1 mme un ,fleuve dans l',ev* de ,ble1 qui1 au rapport de ,s*eu*s]us1 ne gele que dans l',et4 ,on connot la savante ,description que ,m4 de ,boze a faite des ,grottes de ,besanon1 l'on sait que ces ,grottes dans le plus =t de l',et1 sont ple9es de glace1 que plus il fait *aud1 plus cette glace e/ paisse2 il sort de ces ,grottes p5dant l',hiv]1 une espece de fume1 laquelle annonce la liqufaction de cette glace1 un ruisseau qui e/ dans le milieu de la ,grotte1 gele l',et1 c\le l',hiv]4 ,m4 de ,bill]ez a exam9 la t]re qui c\vre ent\re ces ,grottes1 il l'a tr\ve ple9e de ,nitre1 de ,sel ammoniac2 le ,soleil fond ces ,sels bi5 plus facilem5t l',et que l',hiv]1 ces ,sels c\l5t dans ces ,grottes p> des f5tes1 l'eau qu'elles conti5n5t1 se glace d'autant plus1 que l',et tant plus *aud1 le ,soleil fait fondre une plus gr&e quantit de ces ,sels3 or que la glace de ces ,grottes en conti5ne beauc\p1 cela e/ c]ta91 c> lorsqu'on la fait fondre vapor]1 il re/e dans le fond1 une t]re qui a le mme gt peu-prs que les ,yeux d',ecrevisses4 ,note3 ,p\rquoi de l'eau ent\re de glace de ,sel1 gele sur le ,feu4 #c4 ,si l'on met de la ,neige du ,sel aut\r d'un vase ple9 d'eau1 que l'on mette le t\t sur le ,feu1 l'eau qui e/ dans le vase se gel]a d'autant plus vte que le ,feu s]a plus gr&1 que la ,neige s]a plutt fondu1 ce qui ne peut v5ir que de ce que le ,feu *asse d'entre les pores de la ,neige1 les p>ties roides qu'elle cont5oit1 que ces p>ticules s'ins9u5t dans l'eau la gel5t2 c> on ne dira pas1 je crois1 que le ,feu prive l'eau du vase1 des p>ticules de ,feu qu'elle cont5oit1 ni qu'il dim9u leur m\vem5t2 c'e/ de la mme mani]e que la ,neige le ,sel font gel] l'eau sans tre dessus le ,feu1 c> le ,feu ne fait qu'acclr] sa conglation4 ,il n'y a po9t de pays dont la t]re ne conti5ne de ces p>ticules sal9es nitreuses1 que j'appelle p>ties frigrifiques1 mais les rgions qui en conti5n5t le mo9s1 sont1 t\tes *oses d'ailleurs gales1 beauc\p mo9s froides que les autres4 ,je dis1 t\tes *oses d'ailleurs gales1 c> il y a des v5ts qui apport5t ces sortes de p>ticules avec eux1 c'e/ ce dont on ne peut d\t]1 si on fait att5tion aux effets qu'ils produis5t4 ,note3 ,de c]ta9s v5ts apport5t avec eux le ,sel le ,nitre1 qui caus5t la glace4 #a4 ,au mois de ,ju91 dans le milieu de l',et1 p> un tems trs-s]e91 l'irruption inop9e d'un v5t d',e/ vi5t gel] la po9te des h]bes1 les vignes1 les fosses qui conti5n5t une eau dormante1 *ang] enti]em5t la temprature de l'air3 or si ce v5t n'apportoit avec lui ces p>ticules nitreuses qui font la conglation1 il ne p\rroit rfroidir ce po9t les h]bes l'eau *auffes depuis long-tems p> le ,soleil4 ,or p\rquoi le v5t d',e/1 qui vi5t d'un pays trs-*aud1 fait-il plutt cet effet que le v5t du ,nord1 qui vi5t du ,pole1 si ce n'e/ p>ce qu'il apporte avec lui ces p>ticules de ,sel de ,nitre1 dont le ,soleil leve une plus gr&e quantit dans ces contres *audes1 que s\s le ,pole8 ,donc ce n'e/ pas seulem5t p>ce que le v5t s'applique successivem5t aux corps qu'il les rfroidit4 #b4 ,il gele quelquefois aux deux cts1 non au milieu1 dans un endroit1 non dans un autre qui lui e/ contigu2 ces effets ne peuv5t tre assurm5t attribus l'abs5ce du ,feu1 c> ces deux endroits en conti5n5t galem5t2 mais on voit avec vid5ce qu'un v5t d',e/ qui s\ffle dans un endroit1 non pas dans un autre dont quelque ,montagne lui df5d l'entre1 doit rp&re dans cet endroit ou il s\ffle1 les p>ticules nitreuses dont il e/ *>g1 ce qui cause la conglation4 #c4 ,une preuve que le v5t p> lui-mme ne rfroidit po9t l'air1 qu'il faut que ceux qui caus5t le froid1 apport5t avec eux des p>ticules frigrifiques ou de la glace1 c'e/ qu'en s\fflant avec un s\fflet sur un ,!rmometre1 on ne le fait jamais baiss]4 ,note3 ,p\rquoi il gele r>em5t l',et dans nos climats4 #d4 ,il gele r>em5t l',et1 dans les climats qui n'abond5t pas dans ces p>ties frigrifiques1 p>ce que les p>ticules de ,sel de ,nitre tant plus divises1 plus petites1 p> l'agitation que la *aleur du ,soleil cause dans t\te la ,nature1 elles se s\ti5n5t dans l',atmosph]e lorsque le ,soleil les leve de la t]re1 ne retomb5t po9t sur la t]re comme en ,hiv]2 de plus1 les p>ties de l'eau tant dans un gr& m\vem5t1 le peu qui retombe de ces p>ticules sur la t]re1 ne peut suffire p\r la gel]4 ,l'air ne gele po9t1 app>emm5t cause de la r>et de ses p>ties1 de leur prodigieux ressort4 ,il me semble qu'on peut considr] l'air extrmem5t comprim1 comme une espece d'air gel1 app>emm5t qu'il n'e/ pas susceptible p> sa nature1 d'une autre sorte de conglation4 ,ces p>ticules sal9es nitreuses1 qui s'introduis5t dans l'eau1 qui devroi5t la r5dre plus psante lorsqu'elle e/ gele1 n'emp*e pas cep5dant que sa psanteur spcifique ne dim9e1 l'augm5tation de son volume les exhalaisons qui en sort5t1 emp*ant qu'on ne s'app]oive du poids de ces corpuscules1 qui sont d'ailleurs trs-dlis1 il se peut trs-bi5 faire que leur poids soit ins5sible la grossi]et de nos balances1 de mme que celui des corpuscules du ,musc1 de l',ambre1 de t\tes les odeurs4 ,je ne crois pas1 aprs t\tes ces raisons1 qu'on puisse s'emp*] de reconnotre que ces p>ticules 7dont t\s les ,phnom5es de la ,nature1 t\tes nos oprations sur la glace1 n\s dmontr5t l'exi/5ce7 sont absolum5t ncessaires la conglation de l'eau1 que sans elles on n'en p\voit assign] aucune cause4 ,,xiv4 ,de la ,nature du ,soleil4 ,on n'a communm5t qu'une ide vague de la nature du ,soleil1 on voit que ses rayons n\s *auff5t1 qu'ils brill5t2 on en conclut que le ,soleil doit tre un globe de ,feu imm5se1 qui n\s envoye sans cesse la mati]e lum9euse dont il e/ compos4 ,note3 ,le ,soleil ne peut tre un globe de ,feu4 ,mais qu'ent5d-on p> un globe de ,feu8 ,si l'on ent5d un globe enti] de p>ticules ignes1 de feu lm5taire1 j'ose dire que cette ide e/ ins\t5able4 ,en voici les raisons4 ,note3 ,il faut qu'il soit solide1 puisqu'il ne se dissipe pas4 #a4 ,le ,feu qui fond l',or les ,pi]res au foy] d'un ,v]re ard5t1 disp>ot en un in/ant1 si on c\vre ce ,miroir d'un voile2 il ne re/e aucun ve/ige de ce ,feu1 qui un mom5t aup>avant faisoit des effets si puissans3 ,donc si le ,soleil toit un globe de feu1 s'il n'toit pas un corps solide1 un seul in/ant d'manation suffiroit p\r le dtruire1 il auroit t dissip ds le premi] mom5t qu'il a comm5c d'exi/]4 #b4 ,la *aleur la lumi]e ne disp>oiss5t a9si au foy] du ,v]re ard5t1 que p> la propriet que le ,feu a de se rp&re galem5t de t\s cts1 lorsqu'aucun ob/acle ne s'oppose sa propagation quaquav]sum4 ,donc si le ,soleil toit un globe de feu1 le ,feu ne p\rroit avoir cette t5dance quaquav]sum sans que le ,soleil ft dtruit en un in/ant3 ,donc puisqu'il e/ c]ta9 p> les expri5ces1 que cette propriet e/ sp>able du ,feu1 le ,soleil ne peut tre compos seulem5t de p>ticules ignes4 #c4 ,on ne peut dire que le ,soleil ne se dissipe pas p> l'manation1 p>ce que l',atmosph]e qui l'ent\re1 rep\sse sans cesse v]s lui les p>ticules lum9euses qui man5t de sa sub/ance2 c> si cet ,atmosph]e les rep\ssoit v]s lui1 elles ne vi5droi5t pas n\s3 ,donc en supposant l'mission de la lumi]e cet ,atmosph]e ne p\rroit emp*] que le ,soleil les ,etoiles fixes1 ne le dissipass5t p> l'manation s'ils n'toi5t des corps solides4 ,quelques ,philosophes p\r tran*] app>emm5t t\tes ces difficults1 avoi5t imag9 que les rayons que le ,soleil n\s envoye1 ret\rnoi5t ensuite cet ,a/re4 ,note3 ,si le ,soleil toit un globe de ,feu1 il ne p\rroit tre au c5tre du monde4 ,note3 ,si le ,feu toit pesant1 il ne p\rroit man] du ,soleil4 #e4 ,le ,soleil e/ au c5tre de notre sy/me plantaire1 t\s les ,philosophes en convi5n5t3 cep5dant s'il e/ un globe de ,feu1 il p>ot qu'il ne peut occup] cette place2 c>1 ou bi5 le ,feu e/ pesant dt]m9 v]s un c5tre1 ou bi5 il ne pese pas1 ne t5d v]s aucun po9t1 pltt que v]s un autre3 ,or dans le premi] cas1 t\s les corpuscules de ,feu qui compos5t le corps du ,soleil1 t5droi5t v]s le c5tre de cet ,a/re1 alors la propagation de la lumi]e s]oit impossible2 c> comm5t le ,soleil p> sa rotation sur son axe1 p\rroit-il faire acqu]ir aux p>ticules de ,feu qui le compos5t1 une =ce c5trifuge assez gr&e p\r les oblig] fuir avec tant de =ce1 le c5tre de gravit auquel elles t5d5t1 p\r leur faire p>c\rir p> cette seule =ce c5trifuge1 #cc millions de lieus en #g ou #h m9utes8 ,si au contraire1 le ,feu n'e/ pas pesant1 s'il n'e/ dt]m9 v]s aucun po9t1 quel p\voir le reti5dra au c5tre de l',univ]s1 s'oppos]a l'ef=t de la =ce c5trifuge que les p>ticules de ,feu qui le compos5t doiv5t acqu]ir p> la rotation du ,soleil1 qui l'emp*]a enf9 de se dissip]8 ,il faut donc que le ,soleil soit un corps solide1 puisqu'il ne se dissipe pas1 qu'il e/ au c5tre de notre monde3 il faut que le ,feu ne soit pas pesant1 puisqu'il mane du ,soleil4 ,note3 ,il faut absolum5t que le ,soleil soit un corps solide dans le sy/me de ,m4 ,newton4 ,qu'il me soit p]mis de suppos] un mom5t1 l'attraction ,newtoni5ne2 le ,soleil dans ce sy/me1 e/ au c5tre de notre monde plantaire1 cette place lui e/ assigne p> les loix de la gravitation1 p>ce qu'ayant plus de masse que les autres globes1 il les =ce t\rn] aut\r de lui3 or si le ,feu ne pese po9t 7comme je crois l'avoir pr\v7 comm5t le ,soleil peut-il tre un corps de ,feu1 c'e/--dire1 un corps non pesant1 attir] cep5dant t\s les corps cle/es v]s lui1 en raison de sa plus gr&e masse8 ,il e/ donc ncessaire dans le sy/me de l'attraction1 ou que le ,soleil soit un corps solide2 ou que le ,feu pese1 qu'il t5de v]s un c5tre2 mais si le ,feu du ,soleil t5d v]s son c5tre1 p> quelle puissance s'loign]a-t-il t\j\rs de ce c5tre4 ,aussi ,m4 ,newton croyoit-il le ,soleil un corps solide4 ,il p>ot presque dmontr p> t\tes ces raisons1 que le ,soleil n'e/ pas un globe de ,feu1 qu'il e/ un corps solide1 mais de quoi ce corps e/-il compos8 ,d'o lui vi5t cette quantit presque inf9ie de p>ticules ignes qu'il p>ot projett] t\t mom5t1 sans s'puis]8 ,ceux qui s\ti5n5t l'manation de la lumi]e p\rroi5t rpondre ces difficults1 qu'il e/ trs-possible que le ,soleil soit un corps extrmem5t solide1 que ce corps solide conti5ne dans sa sub/ance le ,feu qu'il n\s envoye sans cesse1 que ce ,feu en mane p> de gr&s volcans2 ce globe reti5dra p> sa solidit une p>tie de ce ,feu1 les p>ticules ignes p\rront en man] sans cesse4 ,mais cette manation de la lumi]e e/ sujette de bi5 plus gr&es difficults1 p>ot impossible admettre malgr les obs]vations mod]nes qui sembl5t la favoris]2 des obs]vations c]ta9es suffis5t p\r dtruire une sup]/ition lorsqu'elles lui p>oiss5t contraires1 mais elles ne suffis5t pas p\r l'tablir1 l'manation de la lumi]e a contr'elle des difficults ,physiques ,mtaphysiques qui p>oiss5t si insurmontables1 qu'il n'y a po9t d'obs]vations qui puiss5t la faire admettre jusqu' ce qu'on les ait dtruites2 mais ce n'e/ pas ici le lieu de les discut]4 ,la lumi]e du ,soleil p>ot tir] sur le jaune4 ,a9si il faut que le ,soleil projecte p> sa nature plus de rayons jaunes que d'autres1 c> ,m4 ,newton a pr\v dans son optique page #baf1 que la lumi]e du ,soleil abonde en cette sorte de rayons4 ,il e/ trs-possible que dans d'autres sy/mes1 il y ait des ,soleils qui projectant plus de rayons r\ges1 v]ds1 c4 que les c\leurs primitives des ,soleils que n\s ne voyons po9t soi5t diffr5tes des ntres1 qu'il y ait enf9 dans la ,nature d'autres c\leurs que celles que n\s connoissons dans notre monde4 ,,xv4 ,du ,feu ,c5tral4 ,note3 ,t\t le ,feu ne vi5t pas du ,soleil4 ,note3 ,le ,createur a donn une portion de ,feu *aque p>tie de la mati]e4 ,t\t le ,feu ne vi5t pas du ,soleil1 deux caill\x frapps l'un contre l'autre1 suffis5t p\r n\s conva9cre de cette vrit2 *aque corps *aque po9t de l'espace a re du ,crateur une portion de ,feu en raison de son volume2 ce ,feu r5f]m dans le se9 de t\s les corps1 les vivifie1 les anime1 les fconde1 entreti5t le m\vem5t entre leurs p>ties1 les emp*e de se cond5s] enti]em5t4 ,le ,soleil p>ot de/9 n\s clair]1 mettre en action ce ,feu int]ne que t\s les corps conti5n5t1 c'e/ p>-l p> le ,feu qu'il rp&1 qu'il e/ la cause de la vgtation1 qu'il donne la vie la ,nature4 ,note3 ,la *aleur du ,soleil ne pnetre pas =t avant dans la t]re4 ,mais son action ne pntre pas beauc\p au de-l de la premi]e surface de la t]re2 on sait que les ,caves de l',obs]vatoire1 qui n'ont environ que #hd pi$s de pr(ondeur1 sont d'une temprature gale dans le plus gr& froid dans le plus gr& *aud4 ,donc le ,soleil n'a aucune influ5ce cette pr(ondeur4 ,le ,feu tant galem5t rp&u p>-t\t1 la *aleur du ,soleil ne pntrant po9t #hd pi$s de pr(ondeur1 le froid devroit augm5t] mesure que la pr(ondeur augm5te1 puisque le ,soleil *auffe cont9uellem5t la sup]ficie1 n'envoye aucune *aleur #hd pi$s4 ,note3 ,la *aleur augm5te en appro*ant du c5tre de la t]re4 ,mais le froid1 lo9 d'augm5t] avec la pr(ondeur1 dim9u au contraire avec elle lorsqu'elle passe de c]ta9es bornes2 c'e/ ce que ,m4 ,m>iotte a pr\v en mettant le mme ,!rmometre conscutivem5t dans deux ,caves1 l'une de #cj pi$s de pr(ondeur1 l'autre de #hd2 le ,!rmometre ne passa pas #ea degrs #a_/b dans la premi]e1 mais il monta #ec degrs #a_/b dans la seconde3 ,donc puisque la *aleur toit plus gr&e #hd pi$s qu' #cj1 il faut qu'un ,feu r5f]m dans les entrailles de la t]re1 soit la cause de cette *aleur1 qui augm5te lorsqu'elle devroit dim9u]4 ,note3 ,les ,volcans les s\rces d'eau *aude dmontr5t le feu ,c5tral4 ,les ,volcans les ,s\rces d'eau *aude1 qui sort5t du se9 de la t]re1 les ,mtaux les ,m9raux qui vgt5t dans ses entrailles1 c4 n\s dmontr5t ce ,feu c5tral que ,dieu a vraisemblablem5t plac au milieu de *aque globe1 comme l'ame qui doit l'anim]4 ,note3 ,la *aleur de l',et en e/ encore une preuve4 ,m4 de ,mairan a fait voir que la *aleur du ,soleil au ,sol/ice d',et e/ celle de cet ,a/re au ,sol/ice d',hiv]1 comme #ff #a1 t\te dduction faite3 or si t\te la *aleur v5oit du ,soleil1 l',et s]oit #ff fois plus *aud que l',hiv]1 cep5dant il e/ pr\v p> les expri5ces que ,m4 ,amontons a faites au ,!rmometre1 que la *aleur de l',et de nos climats ne diff]e du froid qui fait gel] l'eau1 que comme #h diff]e de #g4 ,il faut donc qu'il y ait dans notre t]re un fonds de *aleur indp5dante de celle du ,soleil4 ,puisque le ,feu e/ galem5t rp&u p>-t\t1 il faut que ce fonds de *aleur ait t mis p> le ,crateur dans le c5tre de la t]re1 d'o il se di/ribu galem5t la mme di/ance dans t\s les corps qui la compos5t1 en sorte que s'il n'y avoit po9t de ,soleil1 t\s les climats de la t]re s]oi5t galem5t *auds1 ou pltt galem5t froids sa sup]ficie2 mais la *aleur augm5t]oit1 comme elle augm5te rellem5t1 mesure que l'on appro*]oit du c5tre de la t]re4 ,a9si le ,feu c5tral p>ot pr\v p> les ,phnom5es de la ,nature1 il n'e/ nullem5t ncessaire1 p\r l'expliqu]1 de rec\rir1 comme un ,philosophe de nos j\rs1 une t5dance du ,feu en bas1 t5dance dm5tie p> les expri5ces les plus communes1 comme p> les plus f9es4 ,il suffit p\r l'exi/5ce de ce ,feu1 de la volont du ,crateur1 p\r sa cons]vation1 de la loi qui fait que le ,feu se retire plus l5tem5t des corps1 mesure qu'ils sont plus d5ses2 c> le ,feu1 au c5tre de la t]re1 doit tre ret5u p> un poids dont il ne peut va9cre la rsi/ance4 ,lorsque ce ,feu tr\ve quelqu'issu1 il sort avec furie de cette f\rnaise s\t]ra9e1 c'e/ ce qui fait les ,volcants1 les ,v5ts sulphureux1 c4 mais il ne peut jamais s'*app] qu'une trs-petite p>tie de ce ,feu r5f]m dans les entrailles de la t]re4 ,la *aleur de ce ,feu s\t]ra9 augm5te mesure que l'on appro*e du c5tre de la t]re1 c> puisque la pesanteur de l',atmosph]e ret>de l'bullition de l'eau1 c'e/--dire1 le po9t auquel ses pores laiss5t pass] les p>ticules de ,feu1 le ,feu doit tre d'autant plus puissamm5t ret5u dans les entrailles de la t]re1 que le poids dont il e/ sur*>g augm5te2 or ce poids augm5te avec la pr(ondeur3 ,donc le ,feu c5tral doit se cons]v]1 tre d'autant plus ard5t que l'on appro*e plus du c5tre de la t]re4 ,note3 ,la *aleur du ,feu c5tral dim9u v]s la surface de la ,t]re1 celle du ,feu du ,soleil augm5te prs de cette surface4 ,la *aleur du ,soleil augm5te d'autant plus qu'on appro*e plus de la surface de la t]re1 cause de l',atmosph]e dont les vibrations cont9uelles excit5t sa puissance2 mais la *aleur du ,feu c5tral1 au contraire1 dim9ue mesure qu'on appro*e de cette surface1 c> le poids dont il e/ *>g e/ d'autant plus =t1 l'emp*e plus puissamm5t de s'*app]4 ,note3 ,c'e/ un effet de la ,provid5ce du ,crateur1 que le ,feu brle plus difficilem5t1 qu'il n'claire4 ,le ,feu n\s claire ds qu'il peut tre transmis en ligne droite jusqu' nos yeux1 mais il ne n\s *auffe qu' proportion de la rsi/ance que les corps lui oppos5t1 c'e/-l une des plus gr&es m>ques de la ,provid5ce du ,crateur2 c> si le ,feu brloit aussi aism5t qu'il claire1 n\s s]ions exposs t\t mom5t en tre consums1 s'il avoit beso9 de la rsi/ance des corps p\r clair]1 n\s s]ions s\v5t dans les tnbres2 mais ds qu'il frappe nos yeux1 il n\s donne une lumi]e trs-vive1 il ne n\s *auffe jamais assez p\r n\s incommod] mo9s que n\s n'excitions sa puissance1 la plus gr&e *aleur de l',et tant environ trois fois mo9dre que celle de l'eau b\illante4 ,note3 ,il y a gr&e app>5ce que la quantit du ,feu dans les corps cle/es1 e/ proportionnelle leur loignem5t du ,soleil4 ,le ,feu qui e/ dans t\s les corps1 indp5damm5t du ,soleil1 ce ,feu c5tral qu'on peut1 avec bi5 de la vraisemblance1 suppos] dans t\s les globes1 peut faire croire que la quantit du ,feu dans les ,planetes1 e/ proportionne leur loignem5t du ,soleil3 a9si ,v5us qui en e/ plus prs1 en aura mo9s1 ,saturne les ,cometes qui en sont trs-loignes1 en auront davantage1 *acune selon leur di/ance4 ,cette comp5sation e/ d'autant plus ncessaire1 que la r>et de la mati]e de ,saturne1 p> exemple1 ne peut seule suppler son loignem5t1 c> tant dix fois plus lo9 du ,soleil que n\s1 il en reoit c5t fois mo9s de rayons1 la mati]e dont il e/ compos n'e/ qu'environ six fois deux ti]s plus r>e que celle de notre t]re3 ,donc t\t y s]oit dans une inaction une cond5sation qui s'oppos]oit t\te vgtation1 s'il n'avoit un fonds de *aleur capable de suppler son loignem5t du ,soleil4 ,la mati]e des ,cometes doit tre trs-d5se1 puisqu'elles vont si prs du ,soleil1 sans se diss\dre p> sa *aleur3 ,donc il faut que ,dieu ait p\rv p> la quantit du ,feu c5tral1 ou bi5 p> le ,feu qu'il a rp&u dans les corps qui compos5t ces globes leur loignem5t du ,soleil1 peut-tre aussi a-t-il comp5s cette di/ance1 en augm5tant la raison dans laquelle le ,feu y agit1 de mme qu'il a p\rv l'illum9ation de ,saturne de ,jupit]1 p> la quantit de leurs ,lunes3 a9si il e/ inutile de suppos] une htrognx de mati]e dans les globes placs diffr5tes di/ances du ,soleil1 mais seulem5t une quantit de ,feu plus ou mo9s gr&e1 ou une augm5tation dans la raison selon laquelle les raions agiss5t sur les corps4 ,note3 ,le ,feu c5tral cons]ve t\tes les proprits que n\s connoissons au ,feu1 mais il ne peut les dploy]4 ,le ,feu cons]ve t\tes ses propriets dans le c5tre de la t]re1 il y t5d l'quilibre1 ses p>ties *]*5t se rp&re de t\s cts1 c4 mais il ne les ex]ce qu'en p>tie1 c> il ne peut surmont] enti]em5t la =ce qui s'oppose son action4 ,c'e/ ce ,feu c5tral qui fait que les ,puits trs-pr(onds ne se gel5t po9t1 que la ,neige qui t\*e immdiatem5t la t]re1 fond plutt que celle qui e/ sur du *aume1 ou sur d'autres supports2 enf9 c'e/ lui qui e/ cause en p>tie du dgel1 qui fait que p5dant la gele la plus =te1 l'eau fume s\s la glace1 c4 ,je n'aurois pas sitt f9i1 si je v\lois entr] dans le dtail de t\s ses effets4 ,mais je n'ai dja que trop abus de la pati5ce du ,corps respectable qui j'ose prs5t] ce foible ,essai1 j'esp]e que mon am\r p\r la vrit me ti5dra lieu de tal5s1 que le dsir s9c]e que j'ai de contribu] sa connoissance1 me f]a p>donn] mes fautes4 ,conclusion de la seconde ,p>tie4 ,je conclus de t\t ce qui a t dit dans cette seconde ,p>tie4 #a4 ,que le ,feu e/ galem5t di/ribu dans t\s les corps inanims4 #b4 ,que les cratures animes conti5n5t plus de ,feu dans leur sub/ance que les autres4 #c4 ,que l'attrition e/ le moy5 le plus puissant p\r excit] le ,feu r5f]m entre les ,p>ties des corps4 #d4 ,que la masse des ,corps1 leur la/icit la rapidit du m\vem5t qu'on leur imprime1 augm5t5t inf9im5t l'activit du ,feu qu'ils conti5n5t1 que l'attrition excite4 #e4 ,que le ,feu r>fie t\s les ,corps1 les t5d dans t\tes leurs dim5sions4 #f4 ,que les corps s'enflamm5t plus ou mo9s vte selon leur c\leur1 t\tes *oses d'ailleurs gales1 que les plus rflexibles sont ceux qui s'enflamm5t les d]ni]s4 #g4 ,que les liquides n'acqu]5t aucune *aleur p> le plus gr& ,feu1 pass l'bullition4 #h4 ,que l'alim5t du ,feu1 n'e/ pas du ,feu1 que ce sont les p>ties les plus t5us des corps que le ,feu enleve1 qu'elles ne se *ang5t po9t en ,feu4 #i4 ,que le ,feu dtruit l'la/icit des corps lo9 d'en tre la cause4 #aj4 ,que le ,feu p>ot tre la cause de l'lectricit4 #aa4 ,que le ,feu n'agit pas sur les corps seulem5t en raison de sa quantit4 #ab4 ,que les rayons acqu]5t une activit dans leur approximation qui augm5te inf9im5t les effets du ,feu4 #ac4 ,que le tems dans lequel les diffr5s corps se refroidiss5t e/ peu prs le mme que celui dans lequel ils s'*auff5t4 #ad4 ,que l'abs5ce du ,feu n'e/ pas la seule cause de la congellation1 mais qu'il s'y mle des p>ties frigrifiques4 #ae4 ,que ces p>ties frigrifiques sont des p>ticules de ,sel de ,nitre4 #af4 ,que le ,soleil e/ un corps solide4 #ag4 ,que t\t le ,feu d'ici-bas ne n\s vi5t pas du ,soleil1 mais que *aque corps en conti5t une c]ta9e quantit4 #ah4 ,qu'il y a dans la ,t]re un ,feu c5tral qui e/ la cause des vgtations qui se font dans son se94 ,,f94 ,illu/ration ,l',approbation le ,privilege se tr\v5t aux ,mmoires de l',acadmie des ,sci5ces4