,m>gu]ite ,,duportal ,de la ,volont ,c\ronn p> l',acadmie franaise ,,p>is ,,librairie ,p4 ,,le?ielleux #aj1 ,,rue ,,cassette1 #aj ,,du ,m,,me ,,auteur ,,librairie ,,des ,,sa9ts-,p,,res1 #hc1 rue des ,sa9ts-,pres3 ,les ,*rysalides 7,posies74 #a vol4 c\ronn p> l',acadmie de ,m>seille4 ,le ,prisme des heures 7,posies74 #a vol1 c\ronn p> le ,comit de littrature spirituali/e4 ,le ,?tre au ,salon 7,sayntes en v]s74 #a vol4 compr5ant3 ,les ,vois9s--,le ,s\rire--,une qu]elle dans le mnage d',arlequ9--,la confession de ,pi]rette--,le ,juif errant *ez ,c5drillon1 c\ronn p> ,revue des potes--,le ,quatorzime4 ,le ,?tre au ,p5sionnat 7,pices en v]s et en prose74 #a vol4 compr5ant3 ,les apprts d'une fte--,les v]tus en cong--,la grve des j\rs de la sema9e--,gatane4 ,l'nigme du bonheur 7,n\velles en prose74 #a vol4 ,a leur mmoire sacre 7,posies74 #a bro*ure4 ,les ,recueillem5ts 7,posies74 #a vol4 c\ronn p> le ,comit de littrature spirituali/e4 ,,haton1 #ei1 b\lev>d ,raspail3 ,l'(fr&e ,sa9te ,anne4 #a acte en prose p\r jeunes filles4 ,,georges ,,ondet1 #hc1 faub\rg ,sa9t-,d5is3 ,le ,s]m5t de ,loc4 #a acte en prose p\r jeunes filles1 c\ronn p> les ,belles ,*ansons de ,france4 ,,lesot1 #aj1 rue de l'p]on3 ,le b>bi] du n\veau ,seigneur4 #a acte en prose p\r jeunes g5s4 ,a p>atre pro*a9em5t3 ,le ,sa*et 7,saynte en v]s71 c\ronn p> la ,revue des ,potes4 ,de la ,s\ffrance4 #a vol4 en prose4 ,,avant-,,propos ,a t\s ceux qui se croi5t dnus de volont1 ou maigrem5t p\rvus d'une volont faible1 prcaire1 insuffisante444 ceux qui s\ffr5t de cette prt5due pnurie1 et ceux qui leur en font grief2 ceux qui s'+ni5t crer de t\tes pices une volont dans les natures qu'ils en dcl>5t dmunies1 ou dvelopp] le peu qu'ils en dc\vr5t dans les natures qu'ils en e/im5t faiblem5t dotes1--je ddie ce livre1 de/9 affirm]1 et1 je l'espre1 pr\v]1 que p]sonne n'e/ sans volont2 que n\s en avons t\s exactem5t la mme dose et la mme puissance2 que *acun porte en soi la volont d'un ,napolon1 et que l'op9ion contraire rp&ue cet g>d n'e/ qu'une l\rde1 trange et lam5table erreur1 dont il e/ gr& temps de db>rass] les consci5ces4 ,il ne s'agit ici ni de sugge/ion ex]c]1 ni de ?orie p]sonnelle df5dre4 ,il s'agit d'une vrit de fait1 dgag] et proclam]4 ,,de ,,la ,,volont ,i ,l'ex]cice ou le temps peuv5t-ils crer ou dvelopp] la volont8 ,une vrit que l'on veut tablir ou rtablir1 comme un difice que l'on veut con/ruire ou re/aur]1 dem&e t\t d'abord le dblayage du t]ra9 sur lequel l'opration doit tre faite4 ,dblayons donc4 ,il exi/e--dit-on1-- ct de g5s volont =te1 des g5s volont faible4 ,il exi/e des g5s qui manqu5t de volont comme d'autres manqu5t du s5s de l'oue ou de la vue4 ,bi5 d\s p>fois s\s le rapport de l'intellig5ce et du s5tim5t1 ces g5s sont condamns1 tant que p]si/]a leur nullit sur le *apitre du v\loir1 re/] t\j\rs1 en f9 de compte1 des non-valeurs1 qu& ils ne devi5dront pas des flaux de l'humanit4 ,leur responsabilit e/ gr&e4 ,p> leur c\pable dfaut de volont1 ils laiss5t s'accomplir de multiples inju/ices1 r5onc5t l'excution de devoirs imprieux1 ab&onn5t des t*es fcondes et ncessaires444 ,on ne saurait trop les blm]1 dnonc] leur fune/e exemple1 et les exhort] sortir de leur l?>gie1 en essayant p> t\s les moy5s imag9ables de leur infus] cette qualit primordiale1 cl de vote de t\s les gr&s c>actres3 la volont4 ,et voil6 ,et l'illogisme de ce raisonnem5t c\ramm5t adopt ne surpr5d et n'arrte p]sonne6 ,cep5dant1 de deux *oses l'une3 ou les tres volont faible1 les tres sans volont1 ns a9si1 n'y peuv5t ri51 et sont des infirmes qui l'on ne doit aucunem5t repro*] leur infirmit2 ou cette faiblesse1 ce manque de volont leur sont imputables1 et alors cela revi5t dire qu'ils n'ont po9t de volont p>ce qu'ils n'en veul5t po9t avoir2 ils ont donc la volont de ne pas v\loir2 ils ne sont donc pas sans volont4 ,si les tres que n\s *]*ons ici analys] tai5t vritablem5t des infirmes moraux1 fatalem5t esclaves de leur t>e et incapables de s'en affran*ir1 l'humanit ne s'enf]r]ait pas leur endroit au po9t de les dcl>] la fois irresponsables et fautifs1 et de prt5dre t\te =ce les corrig] d'un vice irrmdiable4 ,l'in/9ct de ju/ice qui prs]ve l'humanit des gr&s g>em5ts cont9us et p\rsuivis d'ge en ge emp*]ait les morali/es1 les ducateurs et les philosophes de s'v]tu] faire et refaire le procs de ces infirmes1 et le simple bon s5s comm&]ait qu'on cesst de t5t]1--p> des procds t\j\rs d'ailleurs c\ronns d'insuccs1--t\t r5=cem5t des volonts dites faibles1 t\te cration de volonts dites inexi/antes4 ,or1 n\s voyons au contraire morali/es1 ducateurs et philosophes se jet] corps p]du dans cette t]nelle t5tative1 avec un zle1 une conviction et un dv\em5t dont il faut leur savoir gr4 ,il e/ vraim5t dommage1 t\tefois1 qu'ils consacr5t a9si leur temps et les facults de leur esprit une entreprise aussi /rile que l'occupation d'un ,sisyphe1 hissant indf9im5t son ro*] v]s le haut de la montagne d'o il doit t\j\rs le voir retomb]1 ou que le b\rdonnem5t ob/9 d'une m\*e contre la vitre trav]s laquelle elle s'imag9e t\j\rs qu'elle p\rra pr5dre son vol4 ,la t5tative de ces morali/es p*e p> la base4 ,et l'tonnant1 c'e/ qu'aucun d'eux ne s'en soit encore ap]u4 ,ils dis5t3 ,cet homme a peu ou n'a po9t de volont3 n\s allons lui en donn]4 ,l-dessus1 vont-ils la s\rce 787 de la volont1 en qurir une provision p\r la v]s] dans les natures qu'ils en jug5t dp\rvues1 comme on va pr5dre un broc d'eau la fonta9e p\r en alim5t] un rs]voir sec8 ,naturellem5t1 non4 ,p\r la bonne raison qu'il n'exi/e pas de fonta9e publique de la volont1 dont le jet limpide c\l]ait o/5siblem5t la disposition de t\s4 ,vont-ils1 alors1 ces dv\s morali/es1 opr] sur eux-mmes et sur leurs lves une sorte de transfusion du sang de la volont1 en leur communiquant la leur p> un procd direct8 ,je crois volonti]s qu'ils le f]ai5t s'ils en avai5t le moy5 pratique4 ,mais la transfusion directe d'une facult d'ordre moral e/ *ose radicalem5t impossible4 ,on ne transfuse p]sonne sa propre raison1 ni sa propre v]tu1 encore mo9s sa propre volont4 ,l'enseignem5t n'e/ pas une transfusion3 c'e/ une initiation1 un clairage de l'esprit facilitant la comprh5sion des *oses2 encore faut-il que cette cl>t soit reue1 que ces explications soi5t admises p> l'intellig5ce qui elles s'adress5t4 ,l'exemple n'e/ pas une transfusion3 c'e/ une amorce1 une contagion1 un entranem5t2 =ce de voir quelqu'un agir avec bont1 avec c\rage1 avec ds9tressem5t1 on p\rra pr5dre le gt de cette faon d'agir1 pr\v] le dsir de limit] et y port] sa volont4 ,mais nul ne suit1 en df9itive1 un exemple quelconque1 bon ou mauvais1 que s'il veut le suivre1 mo9s qu'il ne se tr\ve emport p> une impulsion en quelque sorte animale et irrsi/ible1 o la volont rfl*ie n'e/ plus en jeu1 comme dans le cas de c]ta9es frnsies populaires4 ,de t\tes faons1 ds qu'il e/ "q de communiqu] prcism5t la volont qui fait agir ou qui s'oppose l'acte1 t\te espce de transmission directe e/ illusoire et impossible1 ,notre volont e/ p]sonnelle ou n'e/ pas4 ,dieu lui-mme ne peut pas v\loir p\r n\s1 ni n\s faire v\loir ce que n\s ne v\lons pas4 ,comm5t donc vont s'y pr5dre les gnreux morali/es qui se consacr5t cette t*e de cultiv] la volont des faibles1 et de subv5ir au dnm5t des prt5dus d%rits de la volont8 ,quelle m?ode vont-ils employ]8 ,de quels facteurs vont-ils se s]vir8 ,d'o vont-ils p>tir p\r comm5c] leur traitem5t8 ,ils dis5t3 ,n\s p>tons de peu1 et mme de ri54 ,notre m?ode1 c'e/ l'ex]cice4 ,notre gr& facteur1 c'e/ le temps4 ,p> la rptition des actes d'une volont faible1 ou mme d'une volont nulle1 n\s arrivons produire une volont =te4 ,il y faut de la pati5ce1 de la p]svrance2 mais le triomphe e/ au b\t4 ,l'expri5ce l'a pr\v4 ,or1 t\t ce que l'expri5ce a pr\v1 c'e/ que des actes rpts de bont ont r5du peu peu un tre meilleur2 des actes rpts de c\rage ont r5du peu peu un poltron mo9s poltron et mme brave2 des actes rpts de sobrit ou de d\ceur ont r5du peu peu un viol5t1 un intemprant1 d\x et sobre1 etc4441 etc444 ,mais comm5t ces acquisitions de v]tus ou d'accroissem5t de v]tus se sont-elles produites8 ,grce ju/em5t la volont de celui qui s'e/ a/re9t la rptition de ces actes3 c'e/ p>ce qu'il a v\lu ex]c] sa bont1 sa brav\re1 sa sobrit ou sa d\ceur1 qu'il les a ex]ces et a9si =tifies4 ,mais1 sans volont1 il n'aurait ri5 ex]c du t\t4 ,la volont elle-mme s'ex]ce-t-elle et s'accrot-elle p> de tels ex]cices8 ,po9t4 ,on n'a1 aprs la rptition de ces ex]cices1 ni plus ni mo9s de volont qu'on n'en avait aup>avant3 c> si on n'en avait pas eu d'avance ce qu'il en fallait p\r les faire1 on ne les aurait pas faits4 ,si je n'ai en moi aucune volont1 l'aide de quoi dclan*]ai-je le premi] ef=t de/9 m'en procur] un peu8 ,en supposant que je possde dj ce peu1 et que ce qu'on appelle le manque de volont ne soit jamais que sa rduction un g]me m9uscule1 un s\pon initial de volont1 p> quel miracle ce peu se trans=m]a-t-il en beauc\p8 ,avec mon s\pon de volont1 je v\drai faiblem5t quelque *ose2 je f]ai donc1 si je le veux1 de faibles progrs en pati5ce1 en sobrit1 etc444 ,mais comm5t f]ai-je des progrs en volont8 ,p\r voir s'augm5t] un peu ma facult de v\loir1 il faut que je veuille un peu plus que je ne v\lais t\t l'heure2 mais p\r v\loir un peu plus1 il faut que j'aie un peu plus de volont3 o pr5drai-je cet un peu plus8 en ce que j'ai dj8 ,mais p> quel phnomne ce que j'ai me f\rnira-t-il ce surcrot8 ,et comm5t avec mon peu de volont produirai-je un acte qui en exige davantage8 ,p> quelle invraisemblable et impossible multiplication d'elle-mme ma volont s'amplifi]a-t-elle8 ,a l'aide de quoi m'emp>]ai-je d'elle p\r lui faire faire plus qu'elle n'e/ capable de faire8 p\r lui faire donn] plus qu'elle n'e/ en mesure de donn]8 ,ceux qui s'intitul5t pr(esseurs d'n]gie dis5t3 ,veuillez v\loir4 ,mais p\r v\loir v\loir1 il faut avoir de quoi v\loir4 ,et si on n'a pas de quoi v\loir1 comm5t v\dra-t-on v\loir8 ,morali/es et pr(esseurs d'n]gie auront beau v>i] =mules et recettes1 appel] le temps leur aide444 ils en revi5dront t\j\rs ce c]cle vicieux3 p\r dvelopp] sa volont1 il faut en possd] dj t\t ju/e autant qu'on s\haite en acqurir4 ,dire quelqu'un qu'il peut1 s'il le veut1 en s'y ex]ant1 augm5t] sa dose de volont1 c'e/ lui propos] de se gr&ir en se pr5ant lui-mme dans ses bras et en se ju*ant sur ses propres paules4 ,quant compt] sur l'uvre du temps p\r faire clore une volont qui n'exi/e pas1 c'e/ imit] en philosophie le raisonnem5t de ces faux savants qui affirm5t que le monde s'e/ fait t\t seul1 et que l'univ]s e/ sorti de ri5 avec l'aide du temps4 ,a ce db magi/ral de la page sublime qui ouvre l'vangile de sa9t ,jean3 ,au comm5cem5t tait le ,v]be1 et le ,v]be tait en ,dieu1 et le ,v]be tait ,dieu4441 ces lignes inspires1 que nul ne peut lire ou ent5dre sans un tressaillem5t sacr1 et que l'homme ne p\vait crire que s\s la dicte div9e1 les faux savants en "q ont sub/itu leur vangile eux3 ,au comm5cem5t tait le nant1 et le nant n'tait dans ri51 et le nant n'tait ri5444 ,et ils cont9u5t a9si3 ,a =ce de n'tre ri51 le nant e/ dev5u quelque *ose4 ,en y mettant des milli>ds et des milli>ds d'annes1 le nant e/ dev5u une monade4 ,et de cette monade1 avec le conc\rs d'autres milli>ds et milli>ds d'arms1 t\t e/ sorti4 ,le monde enti] a donc t produit p> le nant4 ,le ri5 e/ dev5u le t\t4 ,au moy5 de quoi8 au moy5 du temps4 ,or1 qu'e/-ce que le temps8 lui t\t seul e/-ce un facteur8 ,le temps1 comme facteur1 e/ un zro4 ,et pas mme un zro1 puisqu'il ne s'aj\te pas aux autres facteurs et ne leur aj\te ri51 mais se borne les cont5ir4 ,t\t facteur qui opre1 opre dans le temps4 ,la succession des div]ses oprations3 dveloppem5t1 usure1 mtamorphose1 que de nombreux facteurs accompliss5t dans le temps1 peut tre =t longue avant d'ab\tir un rsultat qui s'ap]oive3 on dit alors que le temps a fait son uvre4 ,mais ce n'e/ l qu'une faon de p>l]1 qui peut donn] le *ange1 et qui1 malheureusem5t1 le donne4 ,dveloppem5t1 usure1 mtamorphose1 se sont accomplis dans le temps1 grce d'innombrables facteurs travaillant sur la sub/ance livre leurs oprations4 ,mais le temps1 lui1 n'a ri5 dvelopp1 ri5 u1 ri5 modifi4 ,c> le temps n'e/ pas une =ce4 ,il n'e/ ni =ce matrielle1 ni =ce morale4 ,il n'e/ que l'valuation de la dure1 laquelle n'e/ elle-mme que la mesure de t\te succession d'oprations4 ,la volont1 donc1 ni ne se cre1 ni ne se dveloppe l'aide du temps4 ,t\te volont exi/ante exi/e avec sa totale plnitude1 et doit son exi/5ce l'int]v5tion directe de ,dieu1 qui en dote l'me au mom5t o il la cre4 ,ce cadeau que ,dieu fait la p]sonne huma9e en l'appelant la vie1 il le lui fait d'un seul c\p1 enti] et inalinable4 ,il ne le lui repr5dra jamais4 ,et il ne lui p]mettra jamais qu'une volont trangre1 non mme la si5ne1 s'y sub/itue4 ,,ii ,un traitem5t physique de la p]sonne huma9e peut-il crer ou dvelopp] la volont8 ,s'il e/ *imrique et va9 de s'essay] crer ou dvelopp] directem5t dans l'tre huma9 la facult de v\loir1 ne p\rrait-on p>v5ir ce b d'une manire indirecte1 au moy5 d'un dveloppem5t ou d'un p]fectionnem5t des facults physiques de l'individu8 ,*acun sait combi5 notre tre moral se tr\ve en troite dp5dance de notre mcanisme corporel4 ,l'homme a t df9i3 ,une intellig5ce s]vie p> des organes4 ,et la df9ition e/ ju/e1 quoique incomplte4 ,elle e/ ju/e1 p>ce qu'en effet l'tre p5sant que n\s sommes a beso91 p\r p5s]1 de l'outillage matriel1 qui1 jo9t notre psy*isme pur1 notre me1 con/itue notre p]sonne huma9e4 ,elle e/ incomplte p>ce que l'homme n'e/ pas seulem5t une intellig5ce1 il e/ aussi une volont4 ,et si des organes corporels n\s ont t donns p\r s]vir--et p>fois dess]vir--notre facult de connatre1 aucun organe corporel ne n\s a t donn p\r s]vir ou dess]vir notre facult de v\loir4 ,la volont ne possde aucun outil matriel dont le fonctionnem5t bon ou mauvais puisse favoris] ou altr] son action4 ,on ne peut donc la dvelopp] ni la p]fectionn]1 encore mo9s la crer1 en dveloppant ou en p]fectionnant son in/rum5t1 puisqu'elle s'en passe1 puisqu'elle n'en possde pas4 ,il n'y a pas dans l'homme d'organe de la volont4 ,la volont e/ mme ju/em5t la seule facult de l'me reprs5tant le psy*isme indp5dant1 pur1 *appant t\te contra9te matrielle1 t\te entreprise d'ass]vissem5t1 t\t *oc en ret\r du physique sur le moral4 ,ce n'e/ donc pas en pr5ant des d\*es1 ou des /imulants du sy/me n]veux2 ce n'e/ pas en faisant de la suralim5tation ou un sj\r la campagne1 ni en cultivant les sports1 ni en adoptant tel ou tel autre moy5 d'entran]1 d'endurcir1 d'excit] ou de calm] notre tempram5t physique1 que n\s p\rrons acqurir de la volont4 ,on a vu1 t\tefois1 la suite d'un traitem5t physique appropri1 les manife/ations d'une volont se modifi] notablem5t et mme du t\t au t\t4 ,que s'tait-il donc produit8 ,une modification dans les possibilits d'excution du sujet4 ,pas autre *ose#a4 #a ,il importe de ne jamais confondre la puissance d'excution d'une volont avec la puissance de la volont elle-mme4 ,avant ce traitem5t physique1 le sujet ne faisait pas ceci ou cela1 et l'on croyait qu'il ne le faisait pas p>ce qu'il ne v\lait pas le faire4 ,or1 il ne le faisait pas1 soit p>ce qu'il ne p\vait matriellem5t pas le faire1 soit p>ce qu'il ne l'aurait pu qu'au prix d'un ef=t excessif qu'il ne v\lait pas s'impos]1 soit enf9 p>ce qu'il ne savait pas qu'il p\vait le faire4 ,a prs5t1 il le fait3 c'e/ ou que l'impossibilit matrielle a disp>u1 ou que l'ef=t exig e/ dev5u mo9s considrable1 ou que la connaissance de ses possibilits e/ app>ue au sujet4 ,mais si c'e/ son v\loir qui s'e/ modifi1 et c'e/--dire qui a *ang de b1 le traitem5t physique n'y a t p\r ri54 ,il n'y a pas1 quoi qu'ai5t pu crire l-dessus les auteurs les plus doctes1 de maladies de la volont1 j'ent5ds maladies qui ressortiss5t la ?rapeutique mdicale4 ,il y a des maladies des n]fs et des muscles1 qui priv5t l'homme de la possibilit de faire ce qu'il v\drait faire2 il y a des maladies du c]veau1 qui l'emp*5t de compr5dre et de savoir ce dont il e/ capable2 mais il n'y a pas de maladie qui s'attaque sa volont elle-mme1 p>ce que celle-ci e/ ess5tiellem5t immatrielle4 ,si on peut appel] malade une volont dprave1 cette maladie n'a ri5 voir avec un tat physiologique quelconque4 ,la dpravation de la volont e/ quelque *ose d'exclusivem5t moral1 qui peut =t bi5 s'alli] un complet quilibre et un p>fait fonctionnem5t de t\t l'outillage corporel2 p> contre1 l'excell5ce de la volont peut all] de pair avec le plus pitoyable tat de la p]sonne physique4 ,dans les cas de sugge/ion et d'hypnose1 ce n'e/ jamais sur la volont de l'hypnotis que l'hypnotiseur agit1 mais sur sa connaissance4 ,l'hypnotis1 comme le f\1 cons]ve intact son v\loir au milieu des plus biz>res dtraquem5ts de sa m5talit2 ce sont ces dtraquem5ts qui1 seuls1 le jett5t l'excution d'actes si tranges1 et si contraires son c>actre1 qu'on croit devoir les attribu] une sub/itution de volont4 ,de tels actes ne sont en ralit que le rsultat d'une altration de connaissance1 due aux tr\bles crbraux provoqus p> un phnomne d'ordre physique4 ,non seulem5t il faut dcl>] immatrielle la volont de l'homme1 faite l'image de celle de ,dieu1 mais on peut dc\vrir dans l'animal1 dans la plante1 et jusque dans la crature la plus in]te et la plus ins5sible1 une sorte de pr9cipe spirituel qui reprs5te le v\loir de ces tres infrieurs4 ,v\loir t\t in/9ctif et t\t fatal1 impos la nature de l'tre p> son ,crateur3 v\loir cep5dant1 et qui se diffr5cie de la sub/ance matrielle de l'tre1 ne saurait se confondre avec elle4 ,qu& je place un objet dans des conditions d'quilibre in/able1 je m'ap]ois que cet objet ne veut pas t5ir a9si pos1 qu'il veut repr5dre son quilibre4 ,qu& l'hliotrope t\rne v]s le soleil ses b\tons prs d'clore1 je con/ate que la fleur de ce vgtal veut s'ouvrir et s'pan\ir la lumire4 ,qu& un *i5 acc\rt mon appel et qu'un oiseau s'envole ds que je fais m9e de l'appro*]1 je dis que le *i5 a v\lu v5ir moi et que l'oiseau a v\lu me fuir4 ,ce sont bi5 l les manife/ations de quelque *ose qui dpasse le doma9e des s5s et qui ne peut tre modifi p> aucune action matrielle3 c>1 si je puis fix] cet objet p> des cl\s ou des cordes dans l'tat d'quilibre in/able o je l'ai plac2 si je puis contra9dre p> un tuteur les fleurs de l'hliotrope re/] t\rnes du ct de l'ombre2 si je puis loign] le *i5 en le m5aant d'un bton1 ou captur] l'oiseau en l'attirant p> du gra9 rp&u1 je ne puis faire que la loi1 la t5dance et l'in/9ct qui rgiss5t la position et les m\vem5ts naturels de ces tres soi5t autres qu'ils ne sont4 ,loi1 t5dance et in/9ct sont donc bi5 des =ces d'un autre ordre que la matire elle-mme1 des =ces sur lesquelles1 p> consqu5t1 nulle mesure matrielle ne saurait avoir de prise4 ,si cette volont in/9ctive1 involontaire et fatale de l'animal1 de la plante et du m9ral1--volont qui n'e/ qu'une loi de leur nature et t\t au plus une sorte d'me sans consci5ce responsable1--*appe t\te action matrielle1 directe ou indirecte1 plus =te raison doit y *app] notre volont huma9e1 p]sonnelle1 libre1 consci5te et immortelle4 ,,iii ,p\voir4 ,savoir4 ,v\loir ,voil donc *acun de n\s avec sa dose de volont inaugm5table et irrductible4 ,l'illusion de ceux qui se faisai5t =t d'en procur] des supplm5ts1 t\t comme l'illusion de ceux qui esprai5t en acqurir quelque surcrot1 doit tomb] devant la con/atation des faits et leur scrupuleuse analyse4 ,*acun de n\s n'a de volont que ce qu'il en a reu de ,dieu au mom5t de la cration de son me4 ,il n'en aura jamais ni plus ni mo9s4 ,mais cette dose e/-elle la mme p\r t\s8 ,il semble bi5 que non1 et que ce soit l'vid5ce mme qui le pr\ve4 ,cep5dant reg>dons-y de prs avant de rpondre4 ,sur quoi se base-t-on p\r dcl>] que tel individu e/ prodigieusem5t ri*e en volont1 t&is que tel autre n'en possde que =t peu1 et tel autre encore po9t du t\t8 ,sur ce fait que le premi] p\rsuit avec tnacit t\t ce qu'il entrepr5d1 vi5t b\t d'uvres difficiles1 exigeant des ef=ts et de la p]svrance2 t&is que le second se dc\rage et re/e mi-*em9 du b1 et que le troisime ne pr5d mme pas la pe9e de se mettre en r\te4 ,conclure de l des rp>titions 9gales de la volont dans les natures1 c'e/ nglig] d'obs]v] beauc\p de *oses2 et1 t\t d'abord1 d'exam9] si les capacits physiques de ces trois individus sont les mmes2 c> enf91 proposez un homme p>faitem5t agile et bi5 dc\pl de grimp] dans un arbre1 il y grimp]a ds qu'il le v\dra2 s\mettez la mme proposition un man*ot ou un cul-de-jatte3 ceux-ci ne dem&]ai5t c]tes pas mieux que d'en faire autant1 mais avec la meilleure volont du monde ils en s]ont =t emp*s4 ,il s'agit donc1 avant t\t1 d'exam9] si ce qu'on attribue un manque ou une insuffisance de volont ne provi5t pas d'un manque ou d'une insuffisance de moy5s d'excution4 ,ce n'e/ pas t\j\rs aussi facile con/at] que dans le cas du cul-de-jatte ou du man*ot4 ,il y a de s\rdes rsi/ances de l'tre physique1 il y a aussi des complications matrielles extrieures dans lesquelles un homme peut se tr\v] pris1 et qui1 sans app>atre clairem5t aux yeux de l'obs]vateur1 r5d5t impossible la ralisation d'une entreprise v]s laquelle se t5d cep5dant t\te la volont du sujet4 ,le vieil adage1 entraneur et magnifique3 ,v\loir1 c'e/ p\voir1 n'exprime nullem5t une vrit de fait1 mais une excitation la re*]*e et l'utilisation de t\tes les possibilits dont on dispose4 ,il e/ c]ta9 qu'on ne fait pas t\j\rs t\t ce qu'on peut4 ,mais il e/ c]ta9 aussi qu'on ne peut pas t\t ce qu'on veut4 ,un captif1 dvor du dsir de rec\vr] sa lib]t1 bris]a ses li5s1 lim]a ses b>reaux1 si sa =ce musculaire le lui p]met1 si quelque outil provid5tiel se tr\ve tomb] entre ses ma9s444 ,mais1 *tif et dmuni de t\t in/rum5t de dlivrance1 il aura beau tre anim du plus viol5t dsir de s'vad]1 il n'en p\rra v5ir b\t4 ,*acun peut1 s'il le veut1 et s'il les dc\vre1 utilis] t\t ce qu'il a de possibilits4 ,il ne peut ri5 au-del4 ,la ?ologie avance h>dim5t que ,dieu1 qui peut t\t1 ne peut que ce qui e/ possible4 ,assurm5t1 c'e/ dj un *amp inf9i3 ,dieu ne peut que ce qui e/ possible1 mais il peut t\t ce qui e/ possible4 ,les hommes sont lo91 aussi lo9 que le f9i l'e/ de l'inf9i1 de p\voir t\t ce qui e/ possible3 ils peuv5t seulem5t t\t ce qui leur e/ possible4 ,et ce qui e/ possible l'un n'e/ pas t\j\rs possible l'autre4 ,on peut donc avoir autant de volont que le vois9 et ne pas russir l o le vois9 russit1 faute des mmes moy5s p]sonnels ou extrieurs d'excution4 ,ce n'e/ pas un manque de v\loir qui emp*e1 dans ce cas1 d'agir3 c'e/ un manque de p\voir4 ,il arrive aussi que le p\voir exi/e1 mais que le sujet l'ignore4 ,n\s ne savons pas t\j\rs ce dont n\s sommes capables4 ,qu& n\s le savons1 quelquefois1 il e/ vrai1 n\s n'en faisons ni plus ni mo9s4 ,mais1 quelquefois aussi1 il suffit qu'on n\s rvle n\s-mmes nos possibilits p\r que n\s n\s empressions de n\s en s]vir4 ,il suffit aussi que n\s croyions ne pas p\voir faire une *ose p\r que n\s soyons dans l'impossibilit de la faire1 t\t en ayant s9crem5t la volont de la faire4 ,dans une comdie de ,v]cons91 deux locataires1 se tr\vant m9uit devant la porte de la maison qu'ils habit5t1 c>illonn5t en va9 sans p>v5ir se faire ent5dre de leur conci]ge4 ,aprs une demi-heure d'att5te1 ils s'ap]oiv5t t\t d'un c\p que cette porte1 qu'ils croyai5t f]me1 tait ouv]te1 et qu'ils n'avai5t qu' la p\ss] p\r r5tr] *ez eux4 ,depuis une demi-heure1 ils ne v\lai5t que cela3 en ralit1 ils le p\vai5t1 mais ils ne savai5t pas qu'ils le p\vai5t3 et c'tait t\t comme s'ils ne l'avai5t pas pu1 ou pas v\lu4 ,il y a donc des cas o l'on e/ emp* d'agir1 non p> manque de p\voir1 ni p> manque de v\loir1 mais p> manque de savoir4 ,la connaissance ne cre pas la possibilit1 mais elle e/ la condition indisp5sable de l'utilisation de t\te possibilit4 ,un homme atte9t de p>alysie imag9aire e/ p]suad qu'il ne peut pas m>*]4 ,le mdec9 qui arriv]a lui faire admettre1 soit p> raisonnem5t1 soit p> sugge/ion1 qu'il peut m>*]1 le f]a m>*] sans avoir agi le mo9s du monde sur l'tat de ses jambes4 ,la sugge/ion n'opre ni sur le p\voir1 ni sur le v\loir1 mais sur le savoir4 ,sur un c]veau malade1 elle opre plus facilem5t que sur un c]veau sa91 p>ce que la faiblesse de l'organe le r5d incapable de raction df5sive4 ,et c'e/ ce qui fait que la sugge/ion e/ *ose si dang]euse1 c> le faux se sugge/ionne comme le vrai2 et la sugge/ion du faux acc5tue l'tat de dlabrem5t du c]veau anormal4 ,sugge/ionn] le faux1 c'e/ suscit] dans un esprit1 p> l'implantation de c]ta9es images1 la croyance des possibilits ou des impossibilits irrelles4 ,et alors n\s voyons1 s\s l'influ5ce d'un ,donato ou d'un ,pickmann1 des individus s\lev] avec la plus gr&e pe9e un pani] vide qu'on leur a dit tre rempli de f]raille2 ou s'av5tur] h>dim5t sur une corde raide t5due dans les airs1 qu'on leur aura fait pr5dre p\r un s5ti] entre deux prairies2 ou se prcipit] *ez un bij\ti] p\r y vol] une montre en criant3 ,je suis un honnte homme6 ,n\s avons connu l'auteur de cette d]nire exc5tricit3 cet honnte voleur obissait1 malgr son v\loir1 un ordre donn p> un sugge/ionneur1 et dont il croyait rellem5t ne pas p\voir s'affran*ir4 ,p\voir1 ou ne pas p\voir2 savoir ou ne pas savoir qu'on peut ou qu'on ne peut pas1 voil donc ce qui p]met ou int]dit au v\loir1 non pas d'exi/]1 avec plus ou mo9s d'int5sit ou de =ce1 mais de s'effectu]1 avec plus ou mo9s de plnitude4 ,apprci] le p\voir et le savoir d'autrui e/ donc la premire condition d'une valuation quitable de son v\loir4 ,cette apprciation pralable n'e/ pas *ose aise1 reconnaissons-le4 ,d'autant mo9s aise que s\v5t autrui n'a ri5 de plus press que de fauss]1 exprs ou inconsciemm5t1 ses dcl>ations l'enquteur4 ,la t5tation e/ gr&e1 p\r celui qui ne veut pas1 de se tir] d'affaire en disant qu'il ne peut pas4 ,comm5t dml]1 dans cette dcl>ation d'impuissance1 la "p qui peut rev5ir la vrit de fait1 celle qui peut rev5ir l'erreur1 et celle qui peut rev5ir au m5songe8 ,l'outil de l'activit et de la connaissance huma9es tant t\j\rs1 en premi] lieu1 notre propre corps1 et cet outil-l n'tant pas int]*angeable1 n\s ne p\vons jamais n\s emp>] de celui du pro*a9 p\r contrl] la faon dont il j\e et dcl>] ensuite *acun de faon premptoire3 ,voici ce que tu peux1 voici ce que tu sais1 voici donc ce que tu f]as si tu le veux4 ,s'en rapport] la p>ole d'autrui1 c'e/ risqu] d'tre dupe4 ,ni] de p>ti pris sa bonne foi e/ un autre risque d'g>em5t444 ,n\s n\s heurt]ons t\j\rs ici une porte absolum5t close1 celle de la consci5ce1 que p]sonne ne peut =c]4 ,p]sonne1 en effet1 ne peut ouvrir cette porte p\r savoir c\p sr ce qu'il y a d]rire4 ,et ,dieu1 qui le sait p>ce qu'il voit les deux cts de la porte1 ne peut pas plus que n\s la faire s'ouvrir si elle veut re/] f]me4 ,mais un sage a dit3 ,si v\s v\lez savoir ce que p5se un homme1 n'c\tez pas ce qu'il dit1 exam9ez ce qu'il fait4 ,et un prov]be *9ois affirme que l'me n'a pas de secret que la conduite ne rvle4 ,la p5se1 le secret de l'me1 connus et rvls1 c'e/ proprem5t l'int5tion du v\loir mise au j\r4 ,a9si donc1 la conduite d'un tre m'appr5dra ce que sa p>ole *]*e peut-tre me dissimul]4 ,je n'entr]ai pas dans sa consci5ce en =ant la porte qu'il ti5t f]me3 j'y surgirai p> le s\t]ra9 de l'obs]vation psy*ologique4 ,il faut que cette obs]vation de la conduite d'un homme soit en effet bi5 rvlatrice de sa p5se et p> l mme de son v\loir1 p\r que ,talleyr& ait pu dire que la p>ole n\s avait t donne prcism5t p\r n\s df5dre contre cette rvlation4 ,je vais donc reg>d] vivre l'homme qui me dit3 je ne peux pas1 en prs5ce de la proposition que je lui fais ou de l'ordre que je lui donne d'excut] tel ou tel acte4 ,je v]rai bi5 s'il se refuse l'excut] qu& aucun avantage ne doit lui en rev5ir1 et s'il s'y dcide qu& il entrevoit au b\t une rcomp5se ou un salaire2 je v]rai si son acceptation ou son refus concid5t avec son tat de sant ou de maladie1 de bonne ou de mauvaise humeur1 etc41 etc444 ,et je f9irai a9si p> me r5dre compte1 au mo9s approximativem5t1 de ce que vraim5t il peut1 et de ce que vraim5t il ne peut pas4 ,et je saurai alors s'il faut croire ou non sa p>ole4 ,qu& j'aurai tabli1 avec des prsomptions suffisantes1 que tel individu1 sollicit d'accomplir un acte donn1 peut accomplir cet acte1 sait qu'il peut l'accomplir1 et ne l'accomplit pas1 alors1 mais alors seulem5t1 je s]ai en droit d'affirm] qu'il ne veut pas l'accomplir4 ,ayant mesur son p\voir et son savoir1 je p\rrai enf9 m'occup] avec efficacit de pr5dre la mesure de son v\loir4 ,,iv ,les directions div]ses du v\loir ,ce v\loir1 auquel n\s ab\tissons enf9 p\r le saisir et l'valu]1 va-t-il n\s *app]1 s'van\ir1 et n\s laiss] les ma9s vides8 ,allons-n\s tre am5s conclure que l'homme qui peut accomplir l'acte qu'on lui dem&e1 qui sait qu'il peut l'accomplir1 et qui ne l'accomplit pas1 e/ un homme sans volont8 ,la conclusion s]ait commode4 ,mais il faut savoir si elle e/ ju/e4 ,prcisons notre exemple4 ,il s'agit1 je suppose1 d'un coli] qui ne travaille pas4 ,ce n'e/ pas qu'il soit malade ou sot1 ni qu'on lui dem&e un travail au-dessus de ses moy5s4 ,non4 ,il s'agit d'un coli] qui peut travaill]1 qui sait qu'il le peut1 et qui ne travaille pas p>ce qu'il ne le veut pas4 ,cet coli] manque-t-il de volont8 ,il ne veut pas travaill]4 ,mais ne veut-il pas fln]8 ,ne veut-il pas se repos]8 ,ne veut-il pas se di/raire8 ,si v\s lui en tez les moy5s1 ne met-il pas t\te son inv5tion et t\te son activit s'en procur] d'autres1 cote que cote8 ,l'lve p>esseux qui protge et df5d sa p>esse contre le rglem5t et les punitions dploie p\r s'amus] ou p\r fa9ant] des ress\rces d'+niosit que t\s les p>5ts et t\s les pr(esseurs connaiss5t4 ,en ralit1 s'il ne travaille pas1 ce n'e/ pas qu'il ne veut pas travaill]1 c'e/ qu'il veut ne pas travaill]4 ,il refuse le travail4 ,il veut le contraire du travail1 c'e/--dire le repos ou l'amusem5t4 ,o voyez-v\s dans t\t cela manque ou insuffisance de volont8 ,mais1 me direz-v\s1 si en prs5ce du plaisir pr5dre1 t\t comme du travail f\rnir1 cet enfant p]si/e ne ri5 v\loir8 s'il se drobe et se refuse t\t8 si aucune manife/ation positive ne vi5t dcel] en lui l'exi/5ce d'une volont quelconque1 s'appliquant quoi que ce soit8 ,n\s avons t\s connu de ces natures molles1 indiffr5tes1 qui s'ab&onn5t la passivit la plus complte1 subissant les vnem5ts sans jamais essay] de les dirig]1 se s\mettant t\tes les rprim&es plutt que de s'en libr] p> la plus petite initiative p]sonnelle444 ,n'a-t-on po9t dans ce cas le droit de conclure un rel et absolu manque de v\loir8 ,po9t du t\t4 ,c> celui qui subit passivem5t la volont d'autrui1 qui se subordonne aux vnem5ts plutt que de *]*] les accommod] ses dsirs1 adopte ce g5re de conduite p>ce qu'il le veut adopt]4 ,p\rquoi le veut-il1 c'e/ une autre affaire4 ,mais1 c]ta9em5t1 si1 p\vant agir1 il n'agit pas2 si1 p\vant se remu] et se conduire sa guise1 il demeure passif et amorphe1 c'e/ qu'il veut ne pas agir1 c'e/ qu'il veut demeur] passif et amorphe4 ,il met sa volont ne pas agir1 comme celui qui agit met la si5ne agir4 ,c'e/ mme l une des plus gr&es =ces de ce monde1 bi5 connue s\s le nom de =ce d'in]tie4 ,en ralit1 on veut t\j\rs quelque *ose4 ,ne pas v\loir quivaut t\j\rs v\loir4 ,ne pas v\loir une *ose1 c'e/ en v\loir une autre4 ,lorsqu'une p]sonne me dit3 ,je ne veux pas sortir1 que dois-je compr5dre8 que cette p]sonne veut re/] la maison4 ,la phrase3 ,je ne veux pas sortir1 n'e/ pas l'expression d'une volont ngative1 mais l'expression ngative d'une volont1 ce qui e/ bi5 diffr5t4 ,ne pas v\loir devrait t\j\rs se traduire p> v\loir ne pas1 ce qui son t\r dem&e tre traduit p> une affirmation exprimant ce que veut celui qui ne veut pas4 ,je ne veux pas sortir signifie3 ,je veux ne pas sortir1 et ,je veux ne pas sortir signifie3 ,je veux re/] la maison4 ,le hros qui1 sur le *amp de bataille1 ent\r d'ennemis en nombre suprieur1 ne veut pas se r5dre1 e/ c]tes anim d'une volont bi5 vid5te3 s'il ne veut pas se r5dre1 c'e/ qu'il veut ne pas se r5dre2 et s'il veut ne pas se r5dre1 c'e/ qu'il veut va9cre ou m\rir libre4 ,celui qui se r5d1 dans des conditions analogues1 a-t-il une volont plus faible8 ,non pas4 ,il a la volont de se r5dre1 comme le premi] a la volont de ne pas se r5dre2 et il a la volont de se r5dre p>ce qu'il a la volont de vivre1 mme va9cu1 comme le hros a la volont de m\rir s'il ne peut va9cre4 ,on veut donc t\j\rs quelque *ose4 ,v\loir t\t c\rt1 du re/e1 n'a po9t de s5s4 ,le v]be v\loir ne saurait se conjugu] absolum5t1 sans complm5t direct1 ni s\s sa =me ngative1 ni s\s sa =me affirmative4 ,on ne dit pas3 je veux1 sans dsign] ce qu'on veut1 ni3 je ne veux pas1 sans dsign] ce qu'on ne veut pas4 ,ne pas v\loir une *ose1 c'e/ la refus] ou la rep\ss]4 ,c'e/ donc bi5 faire acte de volont4 ,mais que faut-il p5s] de l'homme au c>actre hsitant1 capricieux1 inc]ta91 qui flotte1 *ange1 ttonne1 t]giv]se1 revi5t sur ses dcisions ds qu'il les a prises1 rpond enf9 au signalem5t p>fait de la gir\ette8 ,n'e/-ce po9t l cette fois le type de l'homme sans volont1 qui ne sait ri5 v\loir fond1 pas mme demeur] 9branlable dans son apa?ie8 ,n\s avons affaire ici une volont1 non pas c]tes rduite nant1 ni mme le mo9s du monde dim9ue1 mais morcele1 miette1 p>pille4 ,le possesseur de cette volont emploie son bi5 en p>celles1 met les unes ici1 les autres l1 les disp]se en mille endroits div]s2 ou bi51 s'il les ramasse un in/ant p\r les employ] t\tes au mme usage1 cette unit d'application ne dure que le temps d'un clair3 la volont ramasse ne s'e/ pas plus tt porte droite qu'elle se ret\rne et se porte gau*e4 ,et alors1 devant ces fuites1 ces ret\rs et ces p>pillem5ts p]ptuels1 l'obs]vateur e/ t5t de conclure une volont-fantme1 dont l'exi/5ce relle ne se p\rrait plus admettre4 ,l'tat d'indcision n'e/ autre *ose que la rsultante de cet miettem5t ou de ce dplacem5t incessant4 ,la volont se porte *aque in/ant v]s des buts opposs1 tantt p> des sauts successifs1 ce qui e/ la c>actri/ique de l'indcis agit1--tantt p> fragm5ts simultanm5t et galem5t disp]ss1 ce qui e/ la c>actri/ique de l'indcis tranquille1 dont le type p>fait e/ l'ne de ,buridan4 ,l'indcis agit arrive p>fois pr5dre une brusque rsolution1 lorsque1 fatigu de t\s ces dmnagem5ts de sa volont1 il s'accorde de la laiss] un peu plus longtemps au mme endroit4 ,s'il e/ saisi alors p> une alt]native s\da9e et obligatoire1 il pr5d son p>ti tte baisse1 dit oui ou non1 quitte le regrett] immdiatem5t aprs4 ,l'indcis tranquille1 au contraire1 se cri/allise indf9im5t dans son indcision4 ,le monsieur qui ne se dcide jamais e/ un monsieur qui veut la fois des *oses inconciliables1 et qui les veut d'une volont divise p> p>ties gales4 ,le monsieur qui ne se dcide jamais a1 je suppose1 une c\rse faire4 ,il veut la faire4 ,mais voil qu'il pleut4 ,or1 la pluie l'enrhume1 et il ne veut pas s'enrhum]4 ,disons qu'il veut ne pas s'enrhum]4 ,il pr5drait bi5 une voiture1 mais il ne veut pas faire cette dp5se1 ou plutt il veut ne pas faire cette dp5se4 ,il env]rait bi5 son dome/ique1 mais il ne veut pas le drang] dans son ouvrage1 et c'e/--dire qu'il veut ne pas le drang] dans son ouvrage4 ,il crirait bi5 une lettre p\r suppler la c\rse faite en p]sonne1 mais les *oses ne s'expliqu]ai5t pas bi5 p> crit1 et il veut qu'elles soi5t bi5 expliques4 ,n\s p\vons accumul] plaisir les conjonctures au milieu desquelles notre hsitant se noie1 et demeure irrsolu et p]plexe3 t\j\rs n\s s]ons am5s conclure que s'il ne se dcide ri5 c'e/1 non po9t qu'il ne veut ri51 mais au contraire qu'il veut trop de *oses1 et qu'il veut trop galem5t des *oses ne p\vant tre concilies4 ,ni le p>esseux1 ni l'apa?ique1 ni l'indcis agit ou tranquille ne sont donc des c>actres dp\rvus de volont2 et ri5 n'autorise croire que celui-ci ou celui-l en possde plus ou mo9s que tel ou tel4 ,mais enf9 ne voyons-n\s pas dans la vie1 p\voir gal1 des p]sonnes russir mieux que d'autres dans des entreprises analogues8 et ne faut-il pas attribu] ces diffr5ces de russite la diffr5ce de leur v\loir8 ,a la diffr5ce de quantit ou de puissance de leur v\loir8 non po9t4 ,a la diffr5ce de direction prise p> leur v\loir1 oui bi54 ,et t\t e/ l4 ,on admet communm5t que la =ce des f\s e/ en gnral dcuple4 ,ce n'e/ pas exact4 ,la p]te de la raison n'entrane pas ma?matiquem5t un accroissem5t proportionnel de la vigueur physique4 ,mais le f\ qui veut1 p\r se b>ricad] dans sa *ambre1 manuvr] un meuble extrmem5t l\rd1 apporte cet acte1 au dtrim5t de t\te autre considration1 sa volont t\t entire4 ,ds lors1 il va obt5ir de sa =ce musculaire un r5dem5t que l'homme raisonnable n'obti5drait pas de la si5ne1 ft-elle gale4 ,l'homme raisonnable1 et-il le desse9 de tran] ou de p\ss] ce meuble1 v\dra ne pas s'y cor*] les doigts1 ne pas s'y arra*] les ongles2 il v\dra vit] de dtrior] le meuble ou de ray] le p>quet444 t\tes *oses dont le f\ n'a cure4 ,l'homme raisonnable cra9dra en outre de faire du tapage et du sc&ale1 ce qui n'arrte po9t le f\444 ,c'e/ p\rquoi la volont de l'homme raisonnable1 ne se portant qu' demi ou au qu>t v]s le manuvrem5t du meuble1 ne mettra pas en jeu t\tes les facults de p\voir dont l'homme raisonnable peut tre d\ l'gal du f\3 et cet homme r5onc]a m\voir ce meuble1 en s'en dcl>ant incapable4 ,il ne s]a pas all jusqu'au b\t de ses capacits1 de ses possibilits1 de son p\voir1 p>ce qu'il aura mis une p>tie de son v\loir des *oses s'y opposant4 ,les plus petites possibilits1 utilises p> t\t le v\loir1 donn]ont quelquefois des rsultats beauc\p plus considrables que des possibilits suprieures1 mues p> une p>tie seulem5t de la volont divise4 ,on va r>em5t jusqu'au b\t de son p\voir1 on fait r>em5t t\t ce qu'on peut4 ,soit qu'on ne veuille pas le faire1 qu'on g>de son v\loir p\r un b oppos1--soit qu'on ne sa*e pas qu'on peut le faire1 qu'on n'ait pas le savoir de son p\voir4 ,lorsque ,l\is ,,xvi refusa de laiss] tir] les tr\pes sur les premi]s meuti]s1 ce fut la fois p\r ces deux motifs runis3 il ne v\lait pas rp&re le sang franais1 et il ne croyait pas que cet acte d'autorit dt enray] le m\vem5t de la rvolution comm5ante4 ,napolon1 dont la volont n'avait pas de ces scrupules1 et dont la confiance en soi tait p\sse jusqu' l'excs qui f9it p> le p]dre1 sembla1 p5dant un temps1 p\voir t\t ce qu'il v\lait3 en ralit1 il ne faisait que v\loir t\t ce qu'il p\vait4 ,napolon croyait en lui4 ,l\is ,,xvi d\tait de lui4 ,napolon savait ce qu'il p\vait1 et mme se l'exagrait4 ,l\is ,,xvi ignorait1 ne compr5ait pas1 ne savait pas qu'il pt4 ,napolon mettait t\t son v\loir des buts de =ce1 d'autorit1 de dom9ation et de gloire4 ,l\is ,,xvi ab&onnait le si5 des buts de condesc5dance1 de mansutude et de conciliation4 ,napolon imposait au peuple1 p> sa volont1 l'obissance ses ordres4 ,l\is ,,xvi s'imposait lui-mme1 p> sa volont1 l'obissance aux ordres du peuple4 ,le b\rgeois qui s'organise dans l'exi/5ce selon des ambitions moy5nes1 mnageant la fois sa sant1 sa b\rse1 sa rputation et ses loisirs1 passe p\r avoir une volont mdiocre en reg>d du travailleur qui s'a/re9t un labeur op9itre p\r conqurir une haute situation1 ou de l'arrivi/e qui m>*e sur n'importe quoi p\r p>v5ir ses f9s4 ,en ralit1 ceux qui n'ab\tiss5t dans la vie ri5 de saillant ni d'extraord9aire1 n'ont pas p\r cela une volont plus faible ni plus rduite que ceux qui se font rem>qu] p> des exploits transc5dants2 ce n'e/ pas leur volont qui e/ mdiocre3 c'e/ l'usage qu'ils en font4 ,celui qui possde un million et qui le dp5se en une multitude de m5ues emplettes ne se donne pas le gr& air du ri*>d qui fait l'acquisition d'un *teau1 et ne ressemble pas non plus l'av>e sordide qui enf\it son million dans sa paillasse4 ,*acun fait p\rtant1 sa manire1 usage d'une somme de mme valeur3 mais l'effet produit se tr\ve t\t diffr5t4 ,dc\vrir la ou les directions que pr5d une volont1 t\t e/ l4 ,volont1 o es-tu8 ,russir la dpi/] lorsqu'elle se drobe1 la =c] dans son repaire et la tir] de sa ca*ette1 c'e/ l t\t le secret de la preuve f\rnir de cette vrit indniable3 n\s avons t\s de la volont1 et n\s en possdons t\s la mme dose et la mme puissance4 ,l'illusion que n\s avons dnonce et combattue dans nos deux premi]s *apitres3 cration et accroissem5t possibles du v\loir huma9 p> des ef=ts huma9s1--e/ ne de cette illusion premire qui consi/e confondre le dplacem5t ou la disp]sion de la volont avec son inexi/5ce ou sa dim9ution prsumes1 et p]dre de vue les buts v]s lesquels elle se porte p\r ne considr] que ceux d'o elle s'c>te4 ,lorsqu'un pre/idigitateur fait disp>atre vos yeux la montre ou le m\*oir que v\s lui avez confis1 et que v\s savez bi5 qu'il va v\s r5dre t\t l'heure intacts1 v\s ne supposez pas une m9ute que ces objets ont cess d'exi/]3 v\s v\s dem&ez simplem5t o il a pu les mettre4 ,de mme1 qu& v\s n'ap]cevez plus trace de volont *ez quelqu'un1 ne croyez pas que la volont de ce quelqu'un soit rduite nant3 *]*ez o elle se ca*e4 ,une volont disp>ue n'e/ jamais une volont anantie3 c'e/ une volont escamote4 ,v ,l'attrait comm&ant au v\loir ,t\t le problme de la volont rside donc dans la re*]*e des buts v]s lesquels elle se porte1 soit t\t entire1 soit p> fragm5ts gaux ou 9gaux1 de faon con/ante ou int]mitt5te4 ,mais qu'e/-ce donc qui la fait se port] l ou ailleurs8 ,o e/ le motif de son ori5tation8 ,p\rquoi la volont se ramasse-t-elle8 p\rquoi se dissocie-t-elle8 ,qu'e/-ce qui fait all] la volont de l'un p> ici1 la volont de l'autre p> l8 ,quelle e/ la cause de ce dclan*em5t p>tiel ou total du v\loir1 concordant ou non1 du re/e1 avec le p\voir et avec le savoir de l'tre8 ,la connaissance ne cre pas la possibilit1 elle en p]met seulem5t l'utilisation2 et ni le savoir1 ni le p\voir1 non seulem5t ne crent1 mais ne dirig5t le v\loir4 ,ils lui p]mett5t de s'effectu]1 mais ils ne sont p\r ri5 dans son ori5tation1 ils ne la comm&5t nullem5t4 ,ce n'e/ pas t\j\rs ce qu'on peut faire1 et ce qu'on sait qu'on peut faire1 qu'on a envie de faire4 ,c'e/ bi5 s\v5t l'oppos4 ,la volont virtuelle de m>*] subsi/e *ez l'homme qui s'e/ cass la jambe4 ,l'ori5tation de notre v\loir e/ donc t\t fait indp5dante des possibilits connues ou inconnues qui s'(fr5t n\s4 ,il semble bi5 que ce qui amorce l'ori5tation du v\loir1 ce qui l'aimante1 ce qui comm&e en fait la volont1 ne soit autre *ose que l'attrait4 ,on va v]s ce qui attire4 ,or1 on e/ attir p> ce qui plat4 ,ce qui plat et qui attire1 on le dsire4 ,ce qu'on dsire1 on le prfre au re/e1 on le *oisit4 ,ce qu'on prfre et qu'on *oisit1 c'e/ proprem5t ce qu'on veut4 ,on veut donc selon l'attrait qu'on pr\ve4 ,ma9ts attraits sont en n\s1 aussi v>is que les atavismes qui compos5t nos tempram5ts respectifs4 ,ils tiss5t dans l'tre un rseau de p>ticul>its div]ses1 con/ituant la complexit de *aque *antillon de la nature huma9e pris "p4 ,nos attraits p]sonnels sont tantt compatibles les uns avec les autres1 tantt opposs entre eux1 div]g5ts1 inconciliables4 ,et ce sont leurs div]g5ces qui font se disloqu] v]s des buts contraires notre volont1 lorsque n\s oscillons ou que n\s re/ons figs entre deux dcisions1 lorsque n\s *angeons *aque in/ant de ligne de conduite1 ou encore lorsque n\s ne v\lons ri5 que d'une volont moy5ne1 p>ce que dissocie et p>pille4 ,lorsque1 p> contre1 un attrait l'emporte en n\s sur t\s les autres1 il dclan*e la volont totale1 et dra9e v]s un seul b t\tes les facults de notre individu4 ,l'attrait peut tre in/9ctif ou rfl*i4 ,in/9ctif1 c'e/ l'attrait de l'animal1 ou du petit enfant qui les lumires de la raison n'ont pas encore p]mis de dlibr] sur la valeur du bi5 v]s lequel son attrait le porte4 ,rfl*i1 c'e/ l'attrait de l'homme qui a pes ses prfr5ces4 ,mais1 in/9ctif ou raisonn1 l'attrait g>de t\j\rs un c>actre que ri5 ne peut lui faire p]dre3 il ne dp5d pas de n\s1 il n\s e/ impos4 ,nul n'e/ matre de ses attraits4 ,*oisir entre deux attraits1 ce n'e/ pas rellem5t *oisir1 c'e/ subir la =ce de l'attrait le plus gr&4 ,si j'aime l'oseille et dte/e les p9>ds1 je ne peux pas faire que j'aime les p9>ds et dte/e l'oseille4 ,qu& je mange les p9>ds que je dte/e et r5once l'oseille que j'aime1 p>ce que mon mdec9 m'a dit qu'il fallait en us] a9si p\r ma sant1 vais-je contre mon attrait8 ,oui1 en app>5ce1 p>ce que je ne mange pas ce qui me plat et mange ce qui me dplat2 non1 en ralit1 p>ce que je cde un attrait suprieur qui e/ celui de re/] bi5 portant4 ,l'attrait suprieur se tr\ve con=me1 ici1 la sa9e raison4 ,mais il p\rrait t\t aussi bi5 lui tre contraire1 et1 s'il l'tait1 je ne le subirais pas mo9s4 ,si je suis morph9omane1 c'e/--dire si je prfre le plaisir de me morph9] au plaisir de vivre1 on aura beau me dire que je me tue1 je cont9u]ai me morph9]1 l'attrait de la morph9e tant en moi plus =t que l'attrait de la vie4 ,l'homme e/ un animal raisonnable1 mais c'e/--dire1 trs s\v5t1 un animal draisonnable4 ,l'animal1 lui1 n'e/ ni raisonnable ni draisonnable3 il e/ simplem5t sans raison4 ,le morph9omane qui prfre le plaisir de se morph9] au plaisir de vivre agit contre la sa9e raison1 mais il n'agit pas sans raison4 ,la raison app>at mme ici comme contradictoire l'in/9ct1 qui inspire t\j\rs la cons]vation de l'espce4 ,on n'a jamais vu un animal accomplir un acte draisonnable3 ce privilge e/ rs]v l'homme4 ,c'e/ qu' l'inv]se de l'in/9ct la raison huma9e peut se tromp] sur l'apprciation des bi5s v]s lesquels l'attrait porte la volont4 ,et cette apprciation1 ju/e ou fausse1 ne dp5d pas plus de n\s que nos attraits eux-mmes4 ,celui qui e/ rellem5t p]suad que les j\issances de la morph9e reprs5t5t un bi5 suprieur la j\issance de la vie1 ne peut pas1 entre la morph9e et la vie1 ne pas *oisir la morph9e4 ,la devise du noceur3 c\rte et bonne1 triomph]a t\j\rs de t\s les raisonnem5ts des sages4 ,l'attrait e/ tantt inhr5t1 tantt consqu5t l'acte que se propose la volont4 ,c'e/ tantt l'attrait-imman5ce1 tantt l'attrait-rcomp5se qui s'ex]ce sur elle4 ,une c\rse en montagne1 mme prilleuse1 et ju/em5t p>ce que prilleuse1 t5t]a celui qui possde un j>ret vig\reux1 des p\mons solides1 un tempram5t tremp p\r la lutte et p\r l'ef=t physique1 un c>actre gtant le plaisir du risque1 le triomphe de la difficult3 attrait-imman5ce4 ,cette mme c\rse rpugn]a naturellem5t un tre dbile et lymphatique1 mais ce d]ni] p\rra se tr\v] sduit p> la p]spective d'un paysage en*anteur1 et se dcid] t\t affront] p\r s'en procur] la contemplation3 attrait-rcomp5se4 ,l'enfant qui s'emp>e d'un gteau cde la =ce de l'attrait-imman5ce4 ,celui qui avale la cuill]e d'huile de ric9 qui s]a suivie d'un bonbon cde la =ce de l'attrait-rcomp5se4 ,qu'il agisse in/9ctivem5t ou dlibrm5t1 raisonnablem5t ou draisonnablem5t1 d'aprs l'attrait-imman5ce ou l'attrait-rcomp5se1 l'homme semble donc t\j\rs1 en df9itive1 dirig dans son v\loir p> son attrait4 ,et nos attraits1 encore une fois1 ne dp5d5t pas de n\s4 ,on veut selon l'attrait qu'on pr\ve2 et l'on n'e/ pas libre d'pr\v] tel ou tel attrait3 on le subit1 avec sa p>ticul>it et son int5sit4 ,un pote a pu s'cri]--et la philosophie ratifie son affirmation--3 ,la d\leur et la mort sont mo9s involontaires ,que le *oix du dsir4 ,ma volont ne s]ait donc pas libre8 ,si c'e/ l'attrait qui la comm&e1 si mon attrait ne dp5d pas de moi1 si j'en subis irrsi/iblem5t la =ce1 in/9ctive ou raisonne1 si mon v\loir se dclan*e fatalem5t dans le s5s de l'attrait qui s'ex]ce sur moi avec le plus de viol5ce1 comm5t puis-je dire que j'agis librem5t qu& je fais ce que je veux8 ,une *ose me plat plus qu'une autre4 ,je me porte v]s elle4 ,ri5 d'inv9cible ne se met la trav]se de la ralisation de mon dsir4 ,je peux atte9dre mon b4 ,je le sais4 ,je le veux4 ,je l'atte9s3 ,ai-je librem5t agi8 ,j'ai fait ce qui m'a plu4 ,j'ai agi comme j'ai v\lu4 ,mais tais-je libre d'agir autrem5t8 ,p\vais-je v\loir autre *ose que la *ose que j'ai v\lue8 ,on tonn]ait beauc\p un homme qui l'on vi5drait dire3 prcism5t p>ce que v\s ne faites et ne v\lez faire que ce qui v\s plat1 v\s n'tes pas libre4 ,c'e/ p\rtant la vrit4 ,on rem>qu]a combi5 je fais ici la "p belle ceux qui v\drai5t cont9u] s\t5ir que n\s n'avons t\s ni la mme dose1 ni la mme puissance de volont4 ,c> enf91 si notre volont dp5d de notre attrait1 lequel1 in/9ctif ou rfl*i1 n'e/ pas libre1 notre volont n'e/ pas libre non plus4 ,or1 nos attraits1 multiples et div]s1 plus ou mo9s puissants les uns que les autres1 crent1 d'individu individu1 des diffr5ces innombrables3 il y aurait donc aussi1 entre les volonts huma9es1 d'innombrables diffr5ces sur lesquelles n\s ne p\rrions ri51 et qu'il n\s faudrait absolum5t subir et reconnatre4 ,je mets au gr& j\r le visage de l'objection4 ,mais l'on va voir que c'e/ un faux visage1 et que cette objection n'e/ qu'un argum5t masqu4 ,sans d\te1 nos attraits comm&5t notre volont1 sans d\te encore n\s pr\vons t\s des attraits diffr5ts1 9gaux en valeur comme en int5sit2 de l prt5dre que nos volonts elles-mmes1 nos volonts respectives1 diffr5t entre elles de gr&eur et de puissance1 il n'y a qu'un pas444 ,mais c'e/ un faux pas4 ,,vi ,le devoir librant le v\loir de la s]vitude de l'attrait ,l'attrait comm&e la volont4 ,c'e/ exact4 ,mais la volont n'e/ pas oblige de lui obir4 ,c'e/ non mo9s exact4 ,c> quelque *ose1 qui n'a ri5 voir avec l'attrait1 se dresse dans la consci5ce4 ,ce quelque *ose1 qui int]vi5t1 app>emm5t p\r en*an] la volont1 en ralit p\r la r5dre libre1 c'e/ le s5tim5t du devoir4 ,je ne *]*e pas entam] ici une diss]tation morale4 ,je cont9ue1 et je me borne relev] des faits4 ,le s5tim5t du devoir e/ un s5tim5t huma9 qu'il n'e/ ni p]mis ni possible de nglig]1 de ni] ou de rcus]4 ,ce s5tim5t exi/e en t\te crature raisonnable4 ,la raison1 n\s l'avons dit1 peut se tromp] sur l'apprciation des bi5s v]s lesquels l'attrait porte la volont1 c'e/--dire sur l'objet du bi54 ,elle peut galem5t se tromp] sur l'objet du devoir1 et il y a de ce fait des consci5ces errones4 ,mais elle ne se trompe ni sur la notion mme du bi51 ni sur la notion mme du devoir4 ,il n'y a pas de raison en qui n'exi/e la re*]*e d'un bi5 quelconque1 pas de consci5ce en qui n'exi/e le s5tim5t du devoir1 ni qui se mpr5ne sur le c>actre du devoir1 qui n'en reconnaisse l'autorit4 ,et cette autorit consi/e1 ju/em5t1 confr] au v\loir une lib]t ple9e et entire4 ,la volont re/e1 il e/ vrai1 contra9te d'obir l'attrait in/9ctif1 qu& celui-ci occupe t\te la consci5ce1 ou en ti5t lieu3 la volont de l'animal n'e/ pas libre1 celle du petit enfant non plus1 celle de l'idiot ou du f\ pas davantage4 ,mais en t\te crature huma9e possdant l'usage de la raison1 la volont e/ libre de suivre o de ne pas suivre l'attrait4 ,et elle doit cette lib]t au seul s5tim5t du devoir4 ,le devoir ne viol5te p]sonne4 ,il se prs5te4 ,il met la ma9 au collet de la volont et lui dit3 ,au nom de ,dieu1 tu es libre4 ,aussitt la volont1 qui allait fatalem5t et en esclave suivre son attrait1 se s5t matresse de son *oix4 ,qu'elle suive ma9t5ant cet attrait ou qu'elle s'en dt\rne1 ce s]a librem5t1 et p>ce qu'elle en dcid]a a9si de son ple9 gr4 ,si elle va v]s le devoir en t\rnant le dos l'attrait1 la dmon/ration de sa lib]t e/ clatante4 ,si elle suit son attrait au dtrim5t de son devoir1 elle aura son remords1--autre s5tim5t huma9 indniable1 corollaire de celui du devoir1--p\r tmo9 et p\r accusateur1 atte/ant qu'elle aurait pu faire autrem5t4 ,si le devoir concide avec l'attrait1 et que la volont n'ait pas *ang] sa direction p\r se dcid] en faveur de l'attrait1 il y aura cep5dant quelque *ose de *ang1 quelque *ose quoi l'on ne pr5d po9t g>de et qui e/ d'importance3 la volont aura agi dans le s5s mme o elle s'apprtait agir1 mais elle aura agi dans ce s5s avec attrait1 et non p> attrait4 ,ce ne s]a pas l'attrait qui l'aura dt]m9e4 ,l'attrait p\rra se tr\v]1 du mme c\p1 satisfait2 mais il n'aura pas impos sa loi1 la volont se s]a dcide t\te seule4 ,agir avec attrait1 avec passion1 o agir p> attrait1 p> passion1 ce n'e/ pas du t\t la mme *ose4 ,si on ne remplit son devoir que p>ce que ce devoir concide avec un attrait ou une passion1 o agit p> attrait1 p> passion2 si on le remplit p>ce qu'il e/ le devoir1 t\t en y tr\vant la satisfaction d'un attrait1 d'une passion1 on agit p> devoir4 ,qu'on ne dise pas que lorsqu'il y a concid5ce entre le devoir et l'attrait la facilit du *oix te t\te sa valeur l'acte de la volont3 c> celle-ci peut cons]v]1 dans l'accomplissem5t du devoir concidant avec l'attrait1 l'int5tion de l'accomplir qu& bi5 mme il se tr\v]ait ou devi5drait contraire l'attrait4 ,le v\loir int5tionnel1 le v\loir virtuel1 peut p]si/] l'g>d du devoir quel qu'il soit1 agrable ou dsagrable1 plaisant ou dplaisant1 *ez celui qui accomplit avec attrait une besogne *oisie p> devoir4 ,et c'e/ cette rac9e ca*e de l'int5tion qui fait t\te la qualit1 t\te la valeur du v\loir#b4 #b ,il exi/e dans la langue franaise une quivoque au sujet du mot int5tion3 on l'emploie s\v5t dans le s5s de projet4 ,et c'e/ a9si que l'on dit que l'enf] e/ pav de bonnes int5tions3 il faut compr5dre que cela ne signifie qu'une *ose1 c'e/ que les rpr\vs ont pris des rsolutions qu'ils n'ont pas t5ues1 =m des projets qu'ils n'ont pas raliss4 ,lorsqu'on dcl>e1 t\t en s'asseyant dans un fauteuil3 ,j'ai l'int5tion de pr5dre le tra9 p\r ,p>is1 cela veut dire3 ,j'ai le projet d'all] ,p>is1 et non1 bi5 ent5du1 ,je crois pr5dre le tra9 p\r ,p>is en m'asseyant dans ce fauteuil4 ,mais si1 ayant l'int5tion de p>tir p\r ,p>is1 on monte p> mg>de dans le tra9 qui va ,bordeaux1 l'acte ici1 malgr l'erreur du fait1 correspond bi5 l'int5tion prs5te dont e/ anime la volont3 et c'e/ a9si que l'on dit que l'int5tion fait l'action4 ,ce v\loir int5tionnel ne s]ait jamais libre si n\s n'avions en n\s que des attraits4 ,il le devi5t p> ce fait qu'il exi/e en n\s un s5s du devoir4 ,n\s ne crons pas nos devoirs plus que n\s ne crons nos attraits1 n\s les subissons4 ,mais le s5s du devoir e/ une donne morale pure de t\te cont+5ce contraignante4 ,lorsque n\s agissons aprs avoir reu le mot d'ordre du devoir1 n\s savons trs bi51 quel que soit le p>ti que n\s pr5ons1 que n\s aurions pu en pr5dre un autre4 ,dire que le devoir oblige1 c'e/ proclam] son droit s\v]a94 ,mais le droit n'e/ pas la contra9te4 ,n\s p\vons tre contra9ts p> les circon/ances o p> la volont d'autrui de remplir tel ou tel devoir3 si n\s ne le remplissons que p>ce que n\s y sommes =cs1 notre volont n'y e/ p\r ri54 ,le soldat que l'on fait m>*] au feu malgr lui s\s la m5ace des baonnettes n'a pas la volont de se battre4 ,inv]sem5t1 le *rti5 qu'on ma9ti5drait de =ce c\rb deux g5\x devant une idole n'ador]ait pas cette idole3 sa volont demeur]ait aussi libre et aussi rsolue que celle de ,polyeucte c\rant bris] les /atues des faux dieux4 ,n\s faisons ce que n\s v\lons1 qu& n\s le p\vons en fait1 qu& n\s savons que n\s le p\vons1 et qu& n\s le v\lons3 mais p\voir1 savoir et v\loir n'ab\tiss5t prcism5t l'acte libre que s\s l'inspiration du devoir4 ,si le devoir n'int]v5ait pas p\r n\s faire opt] librem5t dans un s5s ou dans l'autre1 n\s obirions t\j\rs1 avec la plus p>faite s]vilit1 l'attrait le plus imprieux4 ,moralem5t1 le devoir s'impose4 ,en fait1 il ne s'impose pas3 il se pose4 ,et la lib]t exi/e p\r le v\loir ds que le devoir e/ pos4 ,or1 cette lib]t exi/e t\j\rs3 c> t\j\rs1 m9uscule ou capital1 le devoir se pose4 ,il n'e/ ri5 dans notre conduite qui n'en relve4 ,t\t e/ cas de consci5ce1 subtil1 moy5 ou =midable4 ,de t\t ce que n\s faisons1 de t\t ce que n\s omettons1 de t\t ce que n\s disons et de t\t ce que n\s p5sons1 ri5 n'e/ indiffr5t1 ri5 n'e/ sans importance4 ,sans d\te1 les degrs de cette importance v>i5t de l'norme l'insignifiant444 et1 dans le c\rs ord9aire de la vie1 n\s laissons beauc\p de *oses se rgl] p> notre obissance ma*9ale ces attraits famili]s que sont la r\t9e et l'usage1 sans pr\v] dans notre consci5ce le rappel l'ordre du devoir4 ,il se peut1 du re/e1 que p> un *oix initial1 dont les consqu5ces s't5d5t quelquefois assez lo91 n\s ayons mis1 un mom5t donn1 notre volont dans la direction v\lue p> le devoir1 et que cette dcision premire n\s p]mette de f]m] les yeux un c]ta9 temps sur les entranem5ts de c]ta9es habitudes prises4 ,c'e/ a9si que l'on n'a pas t\j\rs prs5te l'esprit1--qu& on remplit les *>ges de son tat1 qu& on se livre ses occupations j\rnalires1 qu& on visite ses amis1 qu'on se met table1 au piano o dans son lit1--la notion de la lib]t de t\s ces actes4 ,mais lorsqu'une consci5ce f]me trop longtemps les yeux1 il lui arrive de tomb] dans un lg] ass\pissem5t ou dans un pr(ond sommeil4 ,et alors1 la notion de la lib]t de nos actes1 qui ne fait qu'un avec le s5tim5t du devoir1 disp>at du *amp de notre conduite4 ,ce n'e/ que dans les cas de r5contre imprvue1 d'arrt s\da9 de cette exi/5ce ma*9ale1 de n\veaut donnant rfl*ir1 que la consci5ce sursaute et se rveille4 ,comme un somnambule que l'on sec\e brusquem5t et qui se dem&e o il e/ et ce qu'il fait1 comme un automobili/e qui filait gr& tra9 sur une r\te droite et unie1 et qui se tr\ve subitem5t devant un t\rnant ou un ob/acle auquel il ne s'att5dait pas1 n\s pr5ons t\t c\p consci5ce de notre lib]t d'action1 mais p>fois1 emports p> la vitesse acquise1 n\s ne n\s rveillons pas assez vite p\r p>] l'accid5t4 ,plus le s5s du devoir imprgne et pntre notre vie t\t entire1 plus n\s sommes libres et matres de n\s-mmes4 ,plus ce s5s s'oblitre dans une consci5ce qui comm5ce s'endormir1 plus n\s r$ev5ons esclaves4 ,le sommeil de la consci5ce n'e/ pas du t\t un beso9 naturel1 lgitime1 semblable au sommeil rp>ateur de notre tre physique4 ,c'e/ une faiblesse laquelle on se laisse all] qu& on le veut bi54 ,c'e/ un attrait comme un autre1 en face duquel le s5s du devoir ne manque pas de se dress]4 ,mais ici le v\loir1 au lieu de se born] t\rn] le dos au devoir1 s'ef=ce de le rduire au sil5ce4 ,lorsqu'on veut endormir sa consci5ce1 on obx t\t d'abord l'attrait qui1 non seulem5t contr$it le devoir1 mais le billonne et le ligote4 ,billonn et ligot1 le devoir1 du re/e1 e/ t\j\rs l1 prote/ant p> sa seule prs5ce444 ,on ne peut jamais se db>rass] t\t fait de lui en le jetant p> la f5tre4 ,mais enf9 il ne p>le ni ne b\ge plus4 ,c'e/ dj quelque *ose4 ,et la consci5ce p\rra dormir4 ,le veilleur de nuit1 dcid ne pas ab&onn] son po/e1 pr5d t\s les moy5s possibles p\r se t5ir veill1 p>ce qu'il sait que le sommeil p\rrait avoir raison de la nature va9cue2 il boit du caf1 entreti5t feu et lumire1 et1 qu& il veut se repos]1 s'assi$ comme les b]g]s de ,suisse sur un tab\ret un seul pi$1 dont la *ute le rappell]a fatalem5t lui-mme s'il lui arrive de cd] au sommeil4 ,celui qui veut endormir sa consci5ce fait exactem5t le contraire3 c> il sait que la consci5ce ne s'endort pas t\te seule4 ,p\r que la consci5ce s'endorme1 il faut le faire exprs3 il faut v]s] la consci5ce des n>cotiques4 ,et l'on s5t bi5 que c'e/ trs grave4 ,aussi la plup>t d'entre n\s ne *]*5t-ils pas endormir fond leur consci5ce2 ils se cont5t5t de la mettre en tat plus ou mo9s acc5tu de somnol5ce1 en laissant p> ailleurs au devoir le moy5 de pr(r] quelques syllabes ou d'esquiss] quelques ge/es4 ,endormir sa consci5ce1 aprs avoir fait taire le devoir1 e/ donc un acte libre1 lequel ne requi]t et p> consqu5t ne dcle1 de la "p de celui qui l'accomplit1 ni plus ni mo9s de volont que l'acte contraire1 lequel consi/e t5ir sa consci5ce veille1 et recueillir avec att5tion les mo9dres oracles du devoir4 ,c'e/ donc bi5 librem5t qu'on se dlivre ou qu'on s'en*ane2 c'e/ donc librem5t qu'on se r5d matre ou esclave de son attrait quel qu'il soit4 ,il n'y a donc entre nos volonts huma9es d'autre diffr5ce que celle qui provi5t d'une disposition prise en faveur ou l'encontre du devoir4 ,la volont qui se dispose en faveur du devoir s'appelle la bonne volont4 ,la volont qui se dispose l'encontre du devoir s'appelle la mauvaise volont4 ,il n'y a au monde1 p>mi les tres p5sants1 que ces deux volonts-l4 ,et *acun de n\s fait librem5t de la si5ne1 en totalit ou en p>tie1 p\r un in/ant1 p\r un j\r1 p\r une vie ou p\r une t]nit1--une de ces deux volonts-l4 ,,vii ,la notion div9e du devoir ,qu'e/-ce donc que ce s5s du devoir1 devant lequel s'arrte le mcanisme fatal de nos facults1 et qui cre en n\s1 p> sa seule prs5ce1 le libre jeu de nos dt]m9ations p]sonnelles8 ,ce ne peut tre qu'un bi51 et le plus gr& de t\s les bi5s1 puisqu'il place en nos ma9s la cl de nos de/9es1 puisqu'il dv]r\ille notre v\loir1 n\s hausse la dignit de cratures consci5tes et responsables2 puisqu'il n\s met enf9 en possession de ce que les hommes ont t\j\rs rev5diqu ici-bas avec le plus d'pre insi/ance1 avec les plus fivreux en?\siasmes et les plus ard5tes clameurs3 la lib]t6 ,le s5s du devoir e/ donc un bi54 ,mais il l'e/ surt\t et avant t\t p>ce qu'il e/ la propre t\*e du div9 dans notre me1 la rvlation intime de l'exi/5ce d'une volont suprieure la volont huma9e4 ,cette volont suprieure ne peut tre que bonne4 ,le mal1 en effet1 n'e/ pas suprieur au bi52 c> le bi51 c'e/ l'tre1 et le mal c'e/ le manque1 le dfaut d'tre4 ,si donc une volont exi/e1 suprieure la ntre1 il faut que cette volont et le s5s du devoir qui n\s la rvle soi5t des bi5s suprieurs t\t autre1 soi5t le bi54 ,volont suprme1 bi5 suprme1 la fois inconte/able p> la raison de l'homme1 et inconnaissable en plnitude cette mme raison4 ,la raison huma9e1 en effet1 ne peut ni d\t] que ,dieu soit1 ni atte9dre t\te seule la connaissance appr(ondie de ,dieu4 ,dieu se pr\ve n\s d'une faon irrcusable d'abord p> la con/atation de l'exi/5ce d'un monde qui n'a pu se faire lui-mme1 puis p> ce s5s du devoir dpos en n\s avec un c>actre d'autorit dpassant t\te autorit huma9e4 ,aucun homme n'a de lui-mme et p> lui-mme autorit sur un autre4 ,l'autorit confre p> la =ce n'e/ qu'un fait brutal contre lequel se rvolt]a t\j\rs la consci5ce4 ,l'autorit confre p> la nature1 comme celle des p>5ts sur leurs enfants1 si on la dp\ille de sa dlgation div9e1 n'e/ plus qu'un p\voir temporaire1 vite sec\1 analogue aux rapports qui exi/5t dans la famille animale entre les btes et leurs petits4 ,l'autorit confre p> le droit social n'e/ que l'acceptation d'un contrat que l'une des deux p>ties1 qu& elle se s5t la plus =te1 peut t\j\rs rcus]4 ,on aura beau t\rn] et ret\rn] la "q3 sans ,dieu1 pas de devoir4 ,sans devoir1 pas de lib]t1 puisque t\t cde l'attrait1 et que l'on ne peut ri5 contre son attrait4 ,sans lib]t1 ri5 faire et ri5 dire4 ,le monde ira comme il p\rra4 ,il faut r5onc] t\t progrs4 ,il n'y a ni bi51 ni mal1 ni volont p]sonnelle4 ,et t\t ef=t1 en quelque s5s que ce soit1 e/ p>faitem5t inutile4 ,on m'object]a que l'a?e peut tre honnte homme et se conduire p> s5tim5t du devoir4 ,je rpondrai que ce prt5du s5tim5t du devoir n'e/ en ralit1 *ez lui1 qu'un attrait4 ,il se tr\ve que cet attrait concide avec le bi5 gnral3 tant mieux6 ,mais s'il concidait un j\r avec autre *ose1 l'a?e ne saurait s'en dt\rn]4 ,sans ,dieu1 l'homme e/ son propre matre4 ,et l'homme qui n'obx qu' lui-mme e/ fatalem5t le s]viteur de son attrait4 ,l'a?e1 s'il e/ d\ d'une nature qui le porte v]s le bi51 fait le bi5 sans *oix et sans mrite1 comme le soleil donne sa *aleur4 ,que dis-je6 le soleil qui donne sa *aleur e/ innoc5t3 l'a?e ne l'e/ pas4 ,c> au fond de t\te raison huma9e1 un comm5cem5t de foi en ,dieu e/ t\j\rs dpos4 ,de ce comm5cem5t de foi1 qu'un devoir premi]1 initial et =mel1 ordonne de cultiv]1 l'a?e se dt\rne4 ,il f]a le bi5 dont il a l'attrait1 p> attrait1 sans se s\mettre plus haut que lui4 ,il se pass]a de ,dieu4 ,il s]a volontairem5t son propre matre1 c'e/--dire son propre esclave4 ,obir au devoir1 c'e/ obir ,dieu4 ,celui qui obx ce qu'il appelle son devoir1 sans faire remont] son obissance jusqu' ,dieu1 n'obx en ralit qu' son attrait p]sonnel4 ,obir ,dieu1 c'e/ faire la volont de ,dieu4 ,il y a donc une rig\reuse id5tit entre le devoir et la volont de ,dieu4 ,t\t ce qui n'e/ pas la volont de ,dieu n'e/ pas le devoir4 ,et le devoir tant un bi51 le plus gr& et le premi] de t\s1 t\t ce qui n'e/ pas la volont de ,dieu n'e/ pas le bi54 ,faire son devoir1 c'e/ donc faire le bi52 faire le bi51 c'e/ donc faire son devoir4 ,mais on ne fait son devoir et on ne fait le bi5 que qu& on fait la volont de ,dieu4 ,or1 cette volont1 comm5t la connatre8 ,les cl>ts naturelles de notre raison n\s en donn5t une ide gnrale2 mais les cl>ts naturelles de la raison1 faillibles1 insuffisantes p\r n\s communiqu] la connaissance appr(ondie de la nature de ,dieu1 ne peuv5t suffire non plus n\s faire connatre dans le dtail la volont div9e4 ,celle-ci ne peut n\s tre communique que p> une ,rvlation (ficielle4 ,et donc1 sans foi en une ,rvlation (ficielle1 pas de devoirs explicites4 ,c> on ne peut appel] devoirs d'arbitraires obligations que l'homme se crera lui-mme et impos]a aux autres selon les fantaisies de son attrait p>ticuli]4 ,*acun de n\s sait p> une rvlation intime que le devoir exi/e4 ,mais aucun de n\s ne peut tre exclusivem5t juge de son devoir1 ne peut prt5dre agir1 sans contrle1 d'aprs sa seule consci5ce4 ,sans d\te1 on ne doit pas agir contre sa consci5ce3 mais ce s]ait prcism5t agir contre elle que d'avoir la prt5tion de ne relev] que d'elle4 ,l'homme e/ ici1 plus que p>t\t1 un tre enseign4 ,le rgne du libre exam5 en fait de bi5 et de mal1 ce s]ait l'tablissem5t sur la t]re d'autant de lois morales qu'il exi/e d'individus4 ,la socit ne s]ait plus qu'un *aos1 et p]sonne ne p\rrait plus s'y reconnatre4 ,aucune consci5ce ne recevra jamais la connaissance exacte de son devoir que d'une s\rce div9e4 ,l'autorit div9e1 seule1--directe ou dlgue en ses reprs5tants1--imprime au devoir un c>actre d'obligation4 ,t\te autorit qui ne remonte pas cette s\rce e/ sans =ce4 ,t\t devoir qui ne s'y ratta*e pas e/ sans c>actre obligatoire1 et donc n'e/ pas le devoir4 ,sans le support religieux1 le s5tim5t du devoir ne peut pas plus se pos] et se s\t5ir dans la consci5ce que l'homme lui-mme ne p\rrait se t5ir deb\t et m>*] sans le globe solide que ,dieu a mis s\s ses pi$s4 ,n\s voici donc am5s1 p> la pure logique des faits1 sortir du doma9e naturel p\r entr] dans le doma9e surnaturel4 ,et seule1 la volont qui va suivre cette direction1 fran*ir ce pont1 cons5tir cette lvation1 p\rra s'appel] la volont du bi54 ,ici se prs5te l'illusoire app>5ce d'un c]cle vicieux3 p\r adhr] au surnaturel1 il faut le v\loir2 et p\r le v\loir1 il faut y croire3 comm5t y croire1 si on ne le veut pas8 et comm5t le v\loir si on n'y croit pas8 ,la difficult s]ait inextricable si ,dieu n'avait comm5c la rs\dre p\r n\s4 ,de mme que n\s avons reu la vie sans n\s l'tre donne1 sans mme l'avoir dem&e1 n\s possdons t\s1 sans y tre p\r ri51 un comm5cem5t de bon v\loir1 un comm5cem5t de foi1 d'adhsion au surnaturel1 un don gratuit et premi] appel grce1 qui e/ en n\s comme premi] moteur1 prt n\s donn]1 si n\s n'y rsi/ons pas1 l'impulsion initiale v]s le bi51 v]s le devoir1 v]s la volont de ,dieu4 ,cette impulsion1 si elle e/ accepte1 s]a suivie de grces n\velles1 produisant de n\velles impulsions1 et cela indf9im5t1 tant que n\s ne mettrons pas notre volont au cran d'arrt1 ou que n\s ne f]ons pas ma*9e en arrire4 ,sans cette aide premire1 sans cette mise en branle qui vi5t de ,dieu1 notre volont ne p\rrait jamais pr5dre son lan4 ,cette mise en branle e/ notre volont ce que la cration mme de notre tre e/ notre tre lui-mme4 ,n\s exi/ons4 ,n\s ne n\s sommes pas faits n\s-mmes4 ,a9si notre volont se meut3 mais elle ne s'e/ pas mise en m\vem5t t\te seule2 elle ne se meut que p> le fait d'une impulsion donne4 ,cette impulsion1 ,dieu n\s la donne1 cela va sans dire1 dans le s5s du bi51 dans le s5s du devoir4 ,mais il n\s laisse--et c'e/ notre privilge de cratures raisonnables--la facult de l'enray]4 ,t\t comme1 en n\s donnant la vie1 il n\s laisse la facult de n\s l't]4 ,l'animal subit la vie jusqu' ce que ,dieu la lui retire4 ,l'animal ignore le suicide4 ,l'homme seul a la possibilit de se tu] volontairem5t4 ,de mme1 l'homme a la facult d'enray] en lui la vie de la grce4 ,n\s avons la lib]t de n\s df5dre contre ,dieu1 de rejet] ses dons2 le don de la vie physique1 le don de la vie surnaturelle4 ,n\s sommes libres de laiss] vivre et d'alim5t] notre corps1 ou de le faire m\rir1 soit d'inanition1 soit violemm5t1 soit en l'empoisonnant petit petit4 ,n\s sommes libres1 de mme1 de faire vivre ou de tu] notre me4 ,dieu n\s aide faire le bi54 ,il ne n\s aide pas faire le mal4 ,n\s sommes libres1 aids dans le bi51 de rep\ss] cette aide p\r faire le mal t\t seuls1 ou d'accept] cette aide p\r faire le bi5 avec ,dieu4 ,quant faire le bi5 t\t seuls1 cela n\s e/ radicalem5t impossible4 ,dieu e/1-- l'insu mme de celui qui se croit le seul auteur de ses actes1--prs5t et agissant dans t\te p>celle de bi5 qui s'excute sur la t]re1 comme son p\voir crateur se retr\ve et subsi/e en t\t tre1 jusqu'au plus infime1 appel p> lui l'exi/5ce4 ,avoir la prt5tion de faire le bi5 t\t seul quivaut prt5dre tre n p>ce qu'on l'a v\lu1 et vivre de son seul gr et p> son seul p\voir4 ,,viii ,la volont applique la connaissance ,mais connatre la vrit1 connatre son devoir1 connatre les possibilits dont on dispose p\r le remplir1 n'e/-ce pas plutt le rle de la raison que celui de la volont8 ,et celle-ci ne doit-elle pas att5dre1 p\r entr] en scne1 que la raison lui ait clair le t]ra9 et prp> les voies8 ,sans d\te1 la volont1 p\r agir d'une faon libre et consci5te1 a beso9 d'tre claire et r5seigne p> la raison4 ,mais la raison1 p\r donn] ses lumires1 a beso9 d'tre consulte p> la volont4 ,la volont qui cohabite dans une me huma9e avec la raison1 connat1 d'une connaissance infuse1 cette cohabitation2 elle sait d'avance que p\r ne pas agir en aveugle elle doit dem&] cette compagne de lui prt] ses cl>ts naturelles4 ,qu& elle ne le fait pas1 la raison1 au lieu de prom5] son flambeau dans les replis de la consci5ce1 en re/re9t le rayonnem5t cette vrit premire1 cette connaissance infuse dont la volont dcide de ne pas t5ir compte3 et ds lors t\s les agissem5ts du v\loir sont vicis dans leur cause2 t\s les violem5ts du devoir p> ignorance ou p> erreur sont des violem5ts c\pables1 dont la volont demeure p>faitem5t responsable4 ,il y a des erreurs innoc5tes1 des ignorances qui excus5t et mme absolv5t3 il y en a d'autres qui condamn5t4 ,un v\loir sans malice1 ab\tissant une erreur innoc5te1 peut se tr\v] enta* p> une faute inhr5te au v\loir initial qui a dt]m9 l'erreur4 ,celui qui se s\met imprudemm5t une expri5ce de sugge/ion1 que ri5 ne ncessite1 s]a peut-tre entran p> l commettre un crime qui lui et fait horreur si on le lui avait propos avant d'avoir dtraqu sa m5talit p> cette expri5ce3 mais il savait bi5 qu'il c\rait ce risque en se livrant ce dtraquem5t4 ,l'ivrogne qui embrasse un bec de gaz en croyant jet] les bras aut\r du c\ de son meilleur ami n'a nullem5t la volont d'embrass] un bec de gaz3 mais il a bi5 eu la volont de boire3 et ds lors il e/ responsable de t\t l'inconnu de fautes et de sottises que la p]te de sa raison1 laisse au fond de son v]re1 lui p\rra faire excut]4 ,le capita9e qui *\e sa frgate sur un rcif alors qu'il croyait navigu] en eaux libres a pu tre tromp p> des c>tes mal faites3 mais peut-tre y avait-il eu de sa "p nglig5ce volontaire dans le *oix de ces c>tes4 ,les erreurs innoc5tes1 les ignorances qui excus5t et celles qui absolv5t1 sont des erreurs ou des ignorances qui se sont ignores elles-mmes1 et qui n'ont pas eu p\r cause initiale une premire ignorance qui se s]ait connue1 et qui aurait v\lu demeur] ignorance4 ,les erreurs c\pables1 les ignorances qui condamn5t1 sont celles qui ont eu p\r po9t de d"p1 ou qui ont t elles-mmes1 de l'ignorance se connaissant1 et v\lant demeur] ignorance4 ,je ne sais pas o e/ mon devoir444 ,mais je p\rrais me r5seign]1 m'in=m]1 arriv] savoir444 ,je tr\ve plus commode de ne ri5 claircir1 d'en re/] l1 de cont9u] ignor]3 ignorance qui condamne4 ,je vois clairem5t que tel acte s]ait p\r moi le devoir1 si j'avais les possibilits de l'accomplir444 ,mais je ne sais pas si j'ai ces possibilits4 ,je n'en ai pas fait l'expri5ce4 ,je tr\ve plus simple de ne pas essay]1 de me p]suad] moi-mme que je n'ai pas ces possibilits4 ,peut-tre qu'effectivem5t je ne les ai pas444 mais peut-tre aussi que je les ai4443 ignorance qui condamne4 ,celui dont on peut dire selon la =mule mod]ne1 un peu vulgaire1 mais =t expressive1 qu'il ne veut ri5 savoir1 celui-l n'e/ ni excus ni innoc5t dans l'int5tion de son v\loir qu& il se trompe1 qu& il omet le bi5 ou fait le mal sans avoir expressm5t *]* ce mal ou rejet ce bi54 ,l'excuse dont il se c\vre alors e/ une mauvaise excuse1 l'innoc5ce dont il *]*e se t>gu] e/ une fausse innoc5ce4 ve allgua p\r se df5dre que le s]p5t l'avait trompe4 ,sans d\te1 elle ne savait pas que le s]p5t m5tait3 mais elle aurait pu et d l'en s\ponn] en con/atant qu'il lui affirmait le contraire de ce que ,dieu lui avait dit4 ,mais ve v\lait croire ce que le s]p5t lui disait1 p>ce qu'elle v\lait faire ce qu'il lui suggrait de faire4 ,si les ,juifs avai5t su que ,jsus-,*ri/ tait le ,fils de ,dieu1 ils ne l'aurai5t pas crucifi4 ,mais ils savai5t que celui qu'ils crucifiai5t leur pr*ait une doctr9e contr>iant leurs p5*ants vicieux3 et comme ils ne v\lai5t pas de cette doctr9e1 ils niai5t avec joie la div9it de ,celui qui la leur pr*ait1 p\r p\voir le crucifi] t\t leur aise4 ,t\s ceux qui ni5t ou qui d\t5t a9si1 seule f9 de lgitim] leurs yeux le droit de faire ce qu'il leur plat de faire2 t\s ceux qui sont plongs dans les tnbres d'une erreur ou d'une ignorance qu'ils prfr5t la lumire1 p>ce que la lumire clair]ait p\r eux un devoir dont ils ne veul5t pas1--ceux-l ne s]ont ni abs\s ni excuss p> leur manque de savoir4 ,c'e/ p\r eux que le ,messie a dit3 ,j'ouvrirai ma b\*e en p>aboles1 et je ne leur p>l]ai po9t sans p>aboles1 af9 qu'en voyant ils ne voi5t po9t1 et qu'en ent5dant ils n'ent5d5t po9t4 ,c'e/--dire3 af9 qu'ils ne soi5t pas assez confondus p\r tre =cs de se r5dre1 si dans leur = intrieur ils ne veul5t po9t se r5dre4 ,la mauvaise volont e/ donc la base des erreurs c\pables1 des erreurs de ceux qui se tromp5t de mauvaise foi1 comme la bonne volont e/ la base des erreurs innoc5tes1 des erreurs de ceux qui se tromp5t de bonne foi4 ,se tromp] de bonne foi1 c'e/1 aprs avoir t\t fait1 en consci5ce1 p\r connatre son devoir et les possibilits qu'on a de l'accomplir1 err] et se mpr5dre dans l'application1 p> suite d'une dfaillance quelconque de la raison huma9e4 ,la raison huma9e1 en effet1 e/ faillible4 ,ri5 de plus facile que de s'en conva9cre4 ,comm5t donc alors se fi] elle8 ,et p\rquoi la volont s]ait-elle t5ue de la consult] avant d'agir8 ,la volont e/ t5ue de consult] la raison p>ce que1 t\te faillible qu'elle soit1 celle-ci con/itue qu& mme un guide dont la volont ne saurait se pass] sans dev5ir une volont de brute4 ,notre raison1 du re/e1 si elle n\s trompe quelquefois1 ne n\s trompe pas t\j\rs1 ni en t\t4 ,si elle n\s trompait en t\t et t\j\rs1 n\s ne p\rrions plus ri5 faire de s5s2 la t]re s]ait une maison de f\s2 il n'y aurait plus p\r p]sonne ni assurance1 ni scurit d'aucune sorte1 non plus dans l'ordre matriel que dans l'ordre moral4 ,si notre raison ne n\s trompait jamais1 en ri51 si n\s disc]nions t\j\rs p> n\s-mmes1 et dans le dtail1 la fulgurante lumire de l'vid5ce1 le bi5 vritable1 le devoir rel1 la volont prcise de ,dieu1 n\s n'aurions plus n\s dirig]1 n\s dcid]1 n\s fix]3 n\s s]ions irrvocablem5t dirigs1 dcids et fixs4 ,celui que l'vid5ce claire ne *oisit plus3 on peut dire en quelque sorte qu'il e/ *oisi4 ,notre lib]t exi/]ait encore virtuellem5t1 mais en fait elle n'aurait plus donn] ses preuves1 elle n'aurait plus se rvl] p> son balancem5t facultatif entre le bi5 et le mal3 elle devi5drait une lib]t honoraire1 une lib]t hors conc\rs1 une lib]t monte en gloire4 ,c'e/ a9si qu'exi/e et qu'e/ glorifie au ,ciel la lib]t des sa9ts4 ,mais cette lib]t-l1 ,dieu n'a v\lu la donn] aux anges et aux hommes qu'aprs la leur avoir fait gagn] p> l'preuve4 ,entre la s]vitude obscure1 qui dirige fatalem5t la conduite de l'tre priv de raison1 et la rayonnante lib]t de la gloire qui fixe p\r jamais les lus dans le bi51 il exi/e ici-bas1 p\r la crature raisonnable1 une lib]t claire p> une intellig5ce fumeuse1 sujette clipses1 vacillem5ts1 int]mitt5ces1 faiblesses1 et ess5tiellem5t borne dans son *amp d'inve/igation4 ,telle quelle1 cette intellig5ce reprs5te nanmo9s p\r la volont un guide dont elle a d'autant mo9s le droit de faire fi1 que ce guide comm5ce p> l'av]tir du beso9 o se tr\ve l'me huma9e de *]*] en dehors de lui1 plus haut que lui1 une augm5tation de lumire et une direction suprieure4 ,cette augm5tation de lumire1 cette direction suprieure1 l'me huma9e les tr\ve dans le doma9e surnaturel1 dans le doma9e de la foi4 ,la volont qui rep\sse a priori les cl>ts de la raison se f]me d'avance l'accs de ce doma9e4 ,la volont qui n'accepte de la raison que ce que la raison tire naturellem5t de son fonds p]sonnel se le f]me p>eillem5t4 ,la premire de ces deux volonts se bute au fait de notre insuffisance intellectuelle4 ,la seconde sacrifie au vice de la suffisance intellectuelle4 ,notre insuffisance intellectuelle e/ un fait1 auquel il faut se s\mettre1 sans se l'exagr]4 ,or1 c'e/ se l'exagr] que de voir dans la raison huma9e un guide auquel nulle confiance ne doit tre accorde1 un guide totalem5t incapable de n\s conduire jusqu'au seuil des initiations suprieures1 d'en lgitim] les orig9es et d'en creus] la t5eur4 ,la suffisance intellectuelle e/ un vice1 qui consi/e ni] le fait de l'insuffisance intellectuelle et s'exagr]1 au contraire1 le rle et la valeur de la raison huma9e4 ,la suffisance intellectuelle comm5ce--illogisme qui dnonce immdiatem5t la fausset de la manuvre--p> rejet] l'av]tissem5t premi] que la raison n\s donne lorsqu'elle n\s fait s5tir le beso9 imprieux de rec\rir1 p\r tr\v] l'absolu et le df9itif1 plus compt5t1 plus lev1 plus lum9eux et plus assur qu'elle-mme4 ,ce premi] av]tissem5t de la raison e/ un effet de la grce4 ,on ne peut pas plus ni] l'influ5ce de la grce que celle de l'attrait4 ,n\s s5tons t\s1 ds que la re*]*e d'une vrit1 l'excution d'un acte ju/e se propose n\s1 que quelque *ose n\s invite cette re*]*e1 cette excution1 qu'une aide n\s e/ donne p\r y p>v5ir4 ,l'attrait p5*e la volont1 mais la grce la p\sse4 ,l'attrait e/ une incl9ation inhr5te la nature de l'tre4 ,la grce e/ une impulsion donne d'ailleurs1 et intimem5t lie la cl>t qui n\s rvle notre devoir4 ,pas plus que l'incl9ation de l'attrait1 l'influ5ce de la grce n'e/ irrsi/ible4 ,comme un homme p\ss p> le v5t peut m>*] s'il le veut dans la direction contraire2 comme un rameur peut manuvr] sa b>que l'oppos du c\rant qui *]*e l'entran]1 la volont huma9e peut agir au reb\rs du m\vem5t de la grce4 ,il y a l une sorte d'ef=t en s5s inv]se de celui que ncessite la rsi/ance l'attrait4 ,ce d]ni]1 t\tefois1 cote davantage la nature1 cause de la d*ance orig9elle de celle-ci4 ,il faut lutt] contre soi p\r faire la volont de ,dieu plus qu'il ne faut lutt] contre ,dieu p\r suivre son propre p5*ant4 ,c> ,dieu abdique ici volontairem5t sa ,t\te-,puissance af9 de n\s laiss] notre *ance de succs p]sonnel1 notre lot de responsabilit et de mrite4 ,ce combat contre la grce peut nanmo9s tre trs viol5t1 comme en tmoigne ce mot de sa9t ,paul3 ,il e/ dur de regimb] contre l'aiguillon4 ,n\s l'avons vu dj propos de la notion div9e du devoir3 sans une premire impulsion donne de ,dieu1 notre volont ne p\rrait jamais pr5dre son lan4 ,de mme sans une premire illum9ation intrieure1 une premire rvlation intime1 notre raison ne p\rrait jamais s'ori5t] v]s la lumire d',en-,haut1 v]s la ,rvlation (ficielle4 ,mais la grce1 la fois irradiation et impulsion1 la grce e/ l1 qui donne le po9t de d"p4 ,la volont n'a plus qu' suivre4 ,la mauvaise volont s'arrte1 f]me les yeux1 se dt\rne444 ,la bonne volont va v]s la lumire1 *]*e la lumire1 t\te la lumire1 la naturelle et la surnaturelle1 l'huma9e et la div9e1 af9 de ne laiss] dans l'ombre aucune p>celle de bi51 aucune p>celle de devoir1 aucune p>celle de la volont de ,dieu4 ,p\r tr\v] t\te la lumire1 la bonne volont consult]a donc la raison1 et recevra d'elle1 en mme temps que l'aveu de sa propre insuffisance1 l'atte/ation de l'exi/5ce d'un foy] suprieur1 surnaturel1 de vrit4 ,p\r atte9dre ce foy]1 la bonne volont utilis]a1 aide de la grce1 t\tes les lumires naturelles de la raison1 en remontant1 p> la filiation la plus vraisemblablem5t au!ntique1 du tmoignage huma9 au message div91 de l'autorit de la crature l'autorit du ,crateur1 de l'enseignem5t et des comm&em5ts de l'homme l'enseignem5t et aux comm&em5ts de ,dieu4 ,et c'e/ donc bi5 la volont qui1 en suivant cette filiation1 mettra l'tre huma9 en possession de t\te la connaissance dont il a beso9--et qui lui suffit--p\r remplir t\t son devoir4 ,,ix ,la volont devant l'ef=t ,selon le prjug c\rant1 le vieux et t5ace prjug que cet essai *]*e combattre et dtruire1--les prjugs n'tant pas t\s des raisons qui s'ignor5t--l'ef=t s]ait le crit]ium1 la pi]re de t\*e de l'exi/5ce mme de la volont3 l'individu qui excute un acte difficile a de la volont2 celui qui s'y drobe n'en a po9t4 ,c'e/ trs simple1 et trs commode d'ailleurs comme excuse4 ,en ralit1 le refus t\t aussi bi5 que l'acceptation de l'ef=t e/ le propre de la volont4 ,on n'excute pas un acte difficile sans le v\loir4 ,mais on ne s'y drobe pas non plus sans le v\loir4 ,pr5ons l'acte le mo9s compliqu1 le plus banal qui se puisse propos] comme exemple3 sortir de son lit1 le mat91 qu& on aurait encore envie d'y re/]4 ,faut-il dire que le fait de se lev] c\rageusem5t comporte et dnote plus de volont que le fait de demeur] p>ess] entre ses draps8 ,po9t du t\t6 ,c> si celui qui se lve se lve p>ce qu'il veut se lev]1 celui qui p>esse p>esse t\t de mme p>ce qu'il veut p>ess]4 ,il le veut peut-tre d'une volont tiraille1 indcise1 taqu9e p> le s5tim5t et la honte d'une c]ta9e l*et3 mais1 t\t compte fait1 c'e/ cela qu'il veut plutt que le contraire3 c>1 s'il ne le v\lait pas1 il ne re/]ait pas au lit1 il se lv]ait4 ,il ne re/e pas au lit sans le v\loir1 mo9s qu'il ne se soit r5dormi1 t]rass p> le sommeil4 ,si l'ef=t cons5ti tait une preuve de l'exi/5ce de la volont1 l'ef=t refus une preuve de son inexi/5ce1 comm5t expliqu] que la mme p]sonne1 dans des occasions diffr5tes1 ou mme dans des occasions semblables r5\veles1 tantt accepte1 et tantt refuse l'ef=t1 a9si que cela se voit8 ,cette p]sonne1 donc1 tantt a de la volont et tantt n'en a po9t8 ,cette volont qu'elle a t\t d'un c\p1 o donc la pr5d-elle8 ,et cette volont qu'elle n'a plus1 qu'e/-ce donc qu'elle en a fait8 ,n\s avons t\s pr\v un j\r ou l'autre cette surprise de voir un tre lymphatique et m\1 un c>actre indcis1 faible et sans c\rage1 pr5dre brusquem5t1 dans telle circon/ance donne1 une vig\reuse dt]m9ation dont n\s ne l'aurions pas cru capable4 ,inv]sem5t1 il n\s e/ arriv de con/at] avec tonnem5t de subites dfaillances d'n]gie *ez des individus que n\s e/imions tremps p\r l'ef=t c\rageux et viril4 ,si c'e/ la dose de volont qui fait la diffr5ce entre ces deux espces de c>actres1 comm5t donc1 t\t d'un c\p1 en face de l'ef=t1 *acun des deux peut-il se conduire au reb\rs de ce qu'on tait en droit de prjug] de lui8 ,la vrit e/ que l'acceptation de l'ef=t n'atte/e pas plus l'exi/5ce de la volont que le refus n'en atte/e l'inexi/5ce4 ,la volont se dt]m9e l'acceptation ou au refus de l'ef=t1 son *oix1 comme elle se dt]m9e ad libitum en faveur ou l'encontre de n'importe quel devoir ou de n'importe quel attrait4 ,l'ef=t n'e/ le crit]ium1 la pi]re de t\*e1 que de la qualit de la volont3 la bonne volont cons5t l'ef=t d1 la mauvaise volont s'y refuse4 ,ef=t et devoir ne sont d'ailleurs pas t\j\rs acc\pls1 tant s'en faut3 il y a quelquefois de trs gros ef=ts ralis] p\r ab\tir la russite d'une entreprise dte/able1 d'une ma*9ation crim9elle4 ,la rsi/ance la grce e/1 dans son g5re1 un ef=t1 dont n\s avons dj eu l'occasion de p>l]1 au prcd5t *apitre4 ,ef=t et attrait ne sont pas t\j\rs1 non plus1 antagoni/es4 ,t\t ef=t ne comporte pas ncessairem5t une rpugnance surmonte4 ,l'ef=t physique--et dans l'ef=t physique il faut compr5dre l'ef=t intellectuel--e/ trs s\v5t une =me de plaisir4 ,la lutte corporelle contre un adv]saire2 la lutte contre les lm5ts1 voire le pril2 la lutte contre la difficult dans la dc\v]te de la sci5ce1 dans la re*]*e de l'art1 lo9 de rpugn] c]ta9s tempram5ts1 les t5te et les attire2 il y a p\r eux1 dans le fait de lutt] a9si avec leurs muscles1 leurs n]fs1 leur c]veau1 une dp5se de vie qui e/ comme la sant de leur organisme4 ,p\r d'autres1 c'e/ exactem5t le contraire4 ,il e/ des ef=ts ngatifs qui cot5t autant c]ta9es p]sonnes qu' d'autres les plus gr&s ef=ts positifs du mme ordre3 se taire e/ un supplice p\r les bav>ds1 p>l] en e/ un p\r les timides2 re/] tranquille crucifie les remuants p> nature1 b\g] dsespre les empaills et les contemplatifs4 7,faisons t\tefois ici une diffr5ce3 les empaills dte/5t b\g]1 mme p\r l'action intressante ou l'ef=t opportun2 les contemplatifs ne dte/5t que l'activit infrieure et l'agitation /rile47 ,l'ef=t physique se rs\t en ef=t moral1 ou plus exactem5t en ef=t psy*ique1 lorsqu'il comporte une viol5ce faite la nature1 ou une rsi/ance la grce4 ,la rsi/ance la grce1 et la viol5ce faite la nature en vue du mal1 con/itu5t un ef=t psy*ique immoral1 et p> consqu5t c\pable4 ,la rsi/ance la nature en vue du bi5 con/itue un ef=t psy*ique moral1 et p> consqu5t mritoire4 ,cet ef=t e/ le fruit de la bonne volont1 c'e/--dire de la volont se dirigeant dans le s5s du bi54 ,l'ef=t immoral e/ le fruit de la mauvaise volont1 c'e/--dire de la volont se dirigeant dans le s5s du mal4 ,la volont se r5dant bonne devant l'ef=t1 et se dirigeant v]s le devoir difficile au lieu de s'en dt\rn]1 c'e/ proprem5t ce qu'on nomme la =ce morale4 ,il ne s'agit pas ici de quantit1 mais bi5 de qualit4 ,la quantit de volont dont n\s disposons t\s e/ illimite1 l'image de celle de ,dieu4 ,non pas inf9ie sans d\te1 mais immesurable et 9puisable4 ,lorsque n\s p>lions1 *apitre ,,vi1 des directions div]ses du v\loir1 n\s avons vu qu'une p>tie de notre volont applique un b donn ne n\s fait dfaut p\r atte9dre un autre b que si les deux buts sont opposs entre eux1 div]g5ts1 inconciliables4 ,t\tes les *oses susceptibles d'tre v\lues la fois1 sans se faire tort mutuellem5t1 peuv5t tre v\lues p> la mme volont1 ce qui pr\ve manife/em5t son p\voir indf9i d'expansion et d'amplitude4 ,la =ce morale n'e/ donc pas autre *ose que la volont s'ori5tant v]s le bi5 ardu1 cons5tant l'ef=t pnible et coteux qu& cet ef=t reprs5te le devoir4 ,et cette ori5tation1 la volont libre peut t\j\rs l'adopt]2 cet ef=t coteux et pnible1 la volont peut t\j\rs y cons5tir3 c> le don de =ce1 c'e/--dire l'accroissem5t de grce1 l'augm5tation d'impulsion dont elle a beso9 p\r avanc] dans le s5s v\lu p> ,dieu1 ne lui e/ jamais refus4 ,que de fois1 cep5dant1 n'ent5d-on pas ret5tir cette phrase1 t\j\rs la mme1 refra9 commun t\s les dc\rags1 t\s les impuissants1 t\s les faibles1 et aussi t\s les l*es3 ,je v\drais bi51 mais je ne peux pas6 ,qu'e/-ce dire1 je ne peux pas8 ,si cela signifie3 ,ce qu'on me dem&e m'e/ trop dsagrable1 il ressort de votre ,je ne peux pas que v\s prfrez votre agrm5t votre devoir1 et voil t\t4 ,si la dcl>ation e/ loyale et doit tre prise au pi$ de la lettre1 c'e/ qu'il y a impossibilit matrielle1 impuissance physique1 dans l'excution de l'ef=t requis3 il e/ clair alors que cet ef=t ne reprs5te pas le devoir1 c> le devoir n'ordonne jamais l'impossible4 ,mais le devoir peut ordonn] la mise en jeu des plus extrmes possibilits4 ,le devoir facile e/ celui qui dem&e quelques-unes des possibilits dont on dispose2 le devoir difficile e/ celui qui en dem&e un gr& nombre2 le devoir hroque e/ celui qui les exige t\tes4 ,la limite suprme des possibilits1 c'e/ la mort4 ,on dit c\ramm5t3 ,un tel peut bi5 faire cela1 il n'en m\rra pas4 ,on a vu des tres faire t\t ce qu'ils p\vai5t jusqu' en m\rir4 ,d'autres se refus] un ef=t entranant p\r eux la p]te de leur vie ou de leur sant4 ,ceux qui dis5t3 ,je v\drais bi51 mais je ne peux pas1 s\s-ent5d5t p>fois3 444 ,je ne peux pas1 sans me tu] ou me r5dre malade2 et cela1 je ne le veux pas4 ,et dans c]ta9s cas1 ils ont p>faitem5t raison de ne pas le v\loir4 ,s'il y a des occasions o prs]v] a9si sa peau accuse une ignoble c\>dise1 il y en a d'autres o raisonn] de cette faon e/ t\t simplem5t faire preuve de bon s5s4 ,p\r qu'un devoir comporte l'ef=t le plus gr& que puisse f\rnir un tre1 il faut que le rsultat de cet ef=t en vaille la pe9e4 ,ceux qui se refus5t c\rir un dang] t\t fait inutile1 t5ir un p>i /upide1 us] leurs rs]ves vitales1 leurs n]fs et leur c]veau dans l'ex]cice d'une c>rire p\r laquelle ils ne sont pas taills1 ceux-l font trs bi5 de se drob] des ef=ts hors de proportion avec leurs rsultats4 a ne vaut pas la pe9e e/ une excell5te raison donn] dans des cas p>eils4 ,un enfant quelque peu maladif1 ou mal d\ p\r les tudes qu'on s'a*>ne lui faire p\rsuivre1 obx un in/9ct qui l'inspire au mieux de son bi5 rel1 et p> consqu5t de son devoir1 lorsqu'il oppose une rsi/ance passive mais irrductible aux exig5ces de ses matres4 ,s'il rpond inv>iablem5t aux exhortations qu'on lui adresse p\r qu'il essaie d'obt5ir de meilleures notes en classe3 ,je v\drais bi51 mais je ne peux pas1 ce n'e/ pas du t\t mauvaise foi ni mauvaise volont de sa "p1 mme s'il peut1 en s'y ef=ant1 f\rnir le travail qu'on lui dem&e2 mais il s5t trs bi5 que cet ef=t l'puis]a1 le mettra b\t444 et il se r5d confusm5t compte que a ne vaut pas la pe9e2 que sa croissance1 son dveloppem5t1 l'acquisition d'une sant normale1 sont mille fois prfrables la gloriole d'une place de premi]4 tre mdec9 contre-cur1 en faisant viol5ce une vocation d'un t\t autre ordre1 en surmontant des rpugnances dont on s5t qu'on ne se db>rass]a jamais1 a ne vaut pas la pe9e3 c> c'e/ dot] la socit d'un pitre mdec91 et la priv] des s]vices peut-tre prcieux qu'on lui aurait r5dus dans une pr(ession diffr5te4 tre mdec9 avec la vocation1 et sacrifi] ses membres ou sa vie dans de t]ribles expri5ces de laboratoire1 p\r le bi5 de l'humanit1 a vaut la pe9e6 ,p\r qu'un ef=t pnible et coteux reprs5te le devoir1 il faut que le rsultat de cet ef=t soit non seulem5t un bi51 mais un bi5 surpassant en valeur celui qu'il cot]a1 celui dont on f]a le sacrifice4 ,a galit de bi5 procur et sacrifi1 l'ef=t1 si pnible soit-il1 e/ t\j\rs d qu& il s'agit d'un bi5 gnral mis en reg>d d'un bi5 p>ticuli]4 ,donn] sa propre =tune e/ un devoir qu& il s'agit de sauv] la =tune de sa famille ou de son pays4 ,donn] sa vie en e/ un qu& il s'agit de prs]v] ses compatriotes de la mort ou de l'esclavage4 ,il y a des cas o la volont n'a le *oix qu'entre le crime et l'hrosme4 ,mais en revan*e1 lorsque les circon/ances d'une de/9e la font s'c\l] t\te p>mi des s5ti]s fleuris de roses2 lorsque les p5*ants in/9ctifs d'un tre l'incl95t t\t naturellem5t v]s ce qui se tr\ve concid] avec son devoir2 lorsque ses gts1 son attrait1 l'entran5t prcism5t dans le s5s mme o la grce le sollicite1 il semble qu'il n'y ait plus ici place p\r aucun ef=t1 ni petit ni gr&4 ,pr5ons g>de que ceci n'e/ qu'une app>5ce4 ,c> s'il en tait rellem5t a9si1 non seulem5t le bonheur s]ait incompatible avec la haute v]tu2 mais il faudrait encore conclure que les plus belles et les plus ri*es natures sont les mo9s mritantes1 que ceux qui se dp5s5t et se dv\5t avec le plus de joie et d'en?\siasme ont droit beauc\p mo9s de reconnaissance que ceux qui se sacrifi5t en re*ignant444 et a9si de suite4 ,conclusion qui rvolte la fois le bon s5s et la ju/ice4 ,t\t le monde sait1 t\t le monde reconnat que donn] et se donn] de bon cur d\ble la valeur du don4 ,disc]nons1 s\s la brutale c>apace des faits1 le dlicat mcanisme du v\loir intime et ca*4 ,assurm5t1 accomplir un devoir qui ne cote ri5 la nature1 qui au contraire lui agre1 ce n'e/ pas f\rnir un ef=t tangible2 ce n'e/ mme pas1 semble-t-il1 produire un acte libre1 puisque c'e/ laiss] t\t bonnem5t sa volont au s]vice de son attrait4 ,mais l'tre p5sant qui accomplit ce devoir sans ef=t actuel peut excut]1 ce faisant1 un ef=t virtuel4 ,il peut se libr] de la s]vitude de l'attrait s'il e/ anim de l'int5tion 7que n\s signalions dj *apitre ,,vi7 de remplir son devoir mme si celui-ci se tr\vait ou dev5ait difficile1 contr>iant1 crucifiant444 ,dp\rvue de cette int5tion1 lat5te ou explicite1 la volont1 t\t en se portant v]s ce qui se tr\ve concid] avec son devoir1 ne peut mrit] le nom de bonne volont4 ,anime de cette int5tion1 elle peut atte9dre au mrite du m>tyre1 au milieu d'une de/9e capitonne de soie et de vel\rs#c4 #c ,il n'e/ pas bon1 t\tefois1 il e/ mme dang]eux1 de se reprs5t] en temps ord9aire1 dans le dtail1 les circon/ances rb>batives d'une preuve qui ne se propose pas en fait3 l'imag9ation1 qui p>fois exalte et entrane la volont1 peut aussi l'effray] et la mettre en fuite4 ,la grce actuelle1 d'ailleurs1 n'e/ donne qu'au mom5t v\lu4 ,il suffit que la volont1 sa*ant qu'elle peut compt] sur cette grce1 soit dispose n'y pas rsi/]4 ,l'ef=t virtuel peut galem5t suppler l'ef=t actuel qu& ce d]ni] e/ r5du impossible p> les circon/ances2 comme le baptme de dsir peut suppler au baptme adm9i/r sacram5tellem5t4 ,le pauvre qui e/ emp* p> sa pauvret de faire l'aumne tablit dans son cur la volont et le mrite de la *>it en p5sant3 ,si j'avais de quoi donn]1 je donn]ais4 ,l'infirme1 disp5s de p>tir en temps de gu]re1 ne laisse pas p\r cela d'tre un brave lorsqu'il se dit3 ,si j'avais la =ce et la sant1 je les mettrais de t\te mon me au s]vice de mon pays4 ,les impossibilits matrielles ou les impuissances physiques ne sont que des accid5ts1 auxquels peut t\j\rs p>]1 p\r sauveg>d] notre responsabilit et assur] notre mrite1 le dsaveu de notre v\loir4 ,p> contre1 les conditions favorables dans lesquelles n\s n\s tr\vons1 nos bons in/9cts naturels1 nos atavismes heureux1 les bonnes habitudes qui n\s ont t inculques p> une ducation bi5faisante1 ne sont qu'un cadeau du ciel3 ri5 de t\t cela n'influe sur la valeur secrte de notre v\loir1 tant que n\s n'y aurons pas acquiesc p> un acte libre4 ,les bonnes habitudes acquises a9si que les bons attraits inns ont beso91 p\r n\s s]vir moralem5t quelque *ose1 d'tre re*oisis et rev\lus librem5t p> notre volont raisonnable et consci5te#d4 ,ils con/itu5t alors le plus bel tat de p]fection auquel puisse atte9dre un tre huma93 p]fection de la nature et p]fection de la grce1 adoptes avec le mme am\r p> la volont4 #d ,voir dans l',hrd1 de ,lon ,daudet1 la donne et les intressants dveloppem5ts de ce pr9cipe4 ,d'un homme qui1 t\te sa vie1 excute ma*9alem5t des actes dont son jugem5t n'a jamais ratifi le *oix1 on dit1 bi5 tort1 qu'il a des habitudes4 ,ce n'e/ pas vrai3 ce sont ses habitudes qui l'ont4 ,cet homme ne possde pas ses habitudes3 il e/ possd p> elles4 ,que de g5s sont aussi possds p> leur =tune1 p> leur situation1 au lieu de les possd] vraim5t1 c'e/--dire d'en faire un libre usage1 rfl*i et p]sonnel6 ,on e/ possd p> ses bonnes qualits naturelles beauc\p plus qu'on ne les possde lorsqu'on se borne1 dans sa conduite1 suivre leur p5te1 sans se donn] la pe9e d'apport] aux actes qu'elles incl95t produire une int5tion raisonne1 dlibre1 et volontairem5t directrice4 ,les petits enfants1 les hommes simples et primitifs1 emploi5t p\r s'exprim] et p\r p>l] d'eux-mmes ce qu'on e/ conv5u d'appel] le langage ngre4 ,ils dis5t3 ,moi aime ceci1 moi veux cela4 ,l'homme consci5t et clair dit3 ,j'aime1 et je veux4 ,le ,moi1 c'e/ l'tre in/9ctif1 ignorant et esclave4 ,le ,je1 c'e/ l'tre rfl*i1 in/ruit et dta*4 ,le ,moi1 c'e/ la rsultante involontaire des atavismes et des habitudes4 ,le ,je1 c'e/ la p]sonnalit raisonnable et libre4 ,le ,je ne *asse pas le ,moi4 ,il le surveille1 le contrle et l'utilise4 ,le ,je devi5t le *ef du ,moi4 ,c'e/ p\rquoi l'homme dit3 ,je me dcide4 ,mais malgr la =mule v]bale employe1 il arrive frquemm5t que le ,moi dcide et mne le ,je1 celui-ci ayant ab&onn le p\voir1 et fait abdiqu] l'intellig5ce au pr(it de l'in/9ct1 la lib]t au pr(it de la passion4 ,la volont mauvaise e/ celle qui s\scrit cette abdication1 ou qui tablit et ma9ti5t la hir>*ie du ,je sur le ,moi en faveur du mal4 ,la volont bonne e/ celle qui tablit et ma9ti5t la hir>*ie du ,je sur le ,moi en faveur du bi54 ,le ,moi doit t\j\rs tre et peut t\j\rs tre g\v]n p> le ,je1 au mo9s virtuellem5t4 ,en fait1 le ,je ne peut pas t\j\rs rduire1 mat]1 va9cre le ,moi4 ,le moral ne peut pas t\j\rs1 pratiquem5t1 dompt] le physique4 ,mais il le peut plus s\v5t qu'on ne croit4 ,le p\voir moral arrive re/re9dre considrablem5t le *amp mme des rflexes1 des spasmes1 des impulsions viol5tes1 des di/ractions1--ces rflexes de l'esprit--de t\tes les mprises et inadv]tances du m\vem5t1 des s5s et de la p5se1 bref1 de t\s les actes dits involontaires1 qui se pass5t en quelque sorte dans le dos de la volont4 ,une volont av]tie1 p]spicace1 sait se ret\rn] temps2 une volont p\sse trs lo9 pntre de "p en "p l'outil corporel dont elle dispose444 et dans bi5 des cas il lui e/ loisible d'en obt5ir un r5dem5t trs suprieur celui dont elle se cont5te en gnral4 ,x ,action de la volont sur la sant1 l'intellig5ce1 et leur transmission hrditaire ,les mauvais ouvri]s1 dit le prov]be1 ont t\j\rs de mauvais outils4 ,cela signifie-t-il qu'une p]ptuelle mal*ance s'a*>ne aprs les incapables1 les p>esseux1 les maladroits8 ,si l'on veut appel] mal*ance leur con/ant insuccs1 t\t le monde convi5dra que cette male*ance e/ gnralem5t leur uvre3 et qu'il faut attribu] la gau*]ie1 la mollesse ou la brutalit avec lesquelles ils mani5t les in/rum5ts de leur travail le pitre rsultat qu'ils en tir5t4 ,c> le plus excell5t outil1 mis entre les ma9s d'un de ces mauvais ouvri]s1 non seulem5t ne lui s]vira pas faire une meilleure besogne1 mais s]a bi5tt dtrior p> lui au po9t de ne plus p\voir tre employ ri5 de valable4 ,la c>actri/ique du bon ouvri]1 au contraire1 c'e/ qu'il e/ capable de produire un ouvrage excell5t mme avec un outil mdiocre2 et c'e/ surt\t que1 l'outil dont il se s]t1 au lieu de le gt] en l'employant1 il le cons]ve intact1 et mme l'amliore4 ,un bon ouvri] aime et respecte sa ma*9e1 l'entreti5t en bon tat1 la nettoie1 la mnage1 la prs]ve la fois de la r\ille et de l'usure2 =ce d'+niosit et d'application1 s\v5t1 la p]fectionne1 et au beso9 l'inv5te4 ,on prt5d que1 dans la nature1 la fonction cre l'organe4 ,ceci n'e/ pas plus pr5dre au pi$ de la lettre que l'n]gique axiome3 ,v\loir c'e/ p\voir4 ,la fonction ne cre pas vritablem5t l'organe3 c>1 d'une "p1 une fonction qui n'exi/e pas ne peut ri5 produire1 et la fonction n'exi/e que qu& l'organe e/ produit1 au mo9s dans son embryon2 d'autre "p1 crer au s5s littral du mot n'app>ti5t qu' ,dieu1 et nul organe son orig9e ne peut tre cr que p> lui4 ,mais le dsir de remplir la fonction fait dc\vrir et utilis] t\t ce qui peut lui s]vir d'organe4 ,c'e/ dans ce s5s que le savant inv5te4 ,aucun +nieur ne cre1 c'e/--dire ne tire du nant les mo9dres matriaux1 les mo9dres lm5ts de son uvre3 mais il les tr\ve1 les rassemble1 les expurge1 les comb9e1 les adapte1 et les emploie la ralisation de son dsir1 de son ide3 c'e/ cela qu'on appelle son inv5tion1 sa cration4 ,l'ouvri]1 l'+nieur1 ici1 c'e/ notre volont4 ,les outils1 les matriaux mis sa disposition1 ce sont t\s nos organes physiques3 organes de l'action1 de la s5sation1 de la p5se4 ,sans d\te1 ces organes sont p> eux-mmes plus ou mo9s bons1 plus ou mo9s dfectueux1 plus ou mo9s p]fectionns *ez tels hommes que *ez tels autres3 l'un nat boiteux1 l'autre bossu1 le troisime magnifiquem5t con/itu444 ces relles et fondam5tales diffr5ces la volont ne peut ri54 ,mais que de diffr5ces secondaires1 ultrieures1 amplifies ou rduites la volont ne peut-elle pas tablir6 ,de combi5 ne peut-elle pas accrotre ou amo9drir la valeur des facults innes1 selon la faon dont elle traite les organes qui s]v5t leur fonctionnem5t6 ,t\s les hommes sont d'accord p\r reconnatre que se bi5 port] e/ ici-bas un avantage de premi] ordre4 ,et si *acun1 en naissant1 p\vait rclam] et obt5ir un brevet de p>faite sant p\r t\t le c\rs de son exi/5ce1 quel e/ celui de n\s qui ddaign]ait de s'en munir8 ,l'homme qui vi5t au monde ne peut t\t d'abord que subir les conditions physiques1 heureuses ou malheureuses1 dans lesquelles il se tr\ve appel la vie3 mais ds que sa raison1 en s'veillant1 r5d lucide sa volont1 celle-ci devi5t son *oix complice ou r=matrice de ces conditions4 ,notre sant1 cette sant que n\s considrons ju/e titre comme le premi] des bi5s t]re/res2 cette sant que n\s faisons si frquemm5t exam9]1 surveill]2 p\r laquelle n\s sommes t\j\rs prts ab&onn] notre =tune1 cette sant1 p\r une l>ge "p1 e/ entre les ma9s de notre volont4 ,e/-ce que les plus rp&ues de nos maladies ne vi5n5t pas de nos excs8 ,e/-ce que l'atrophie de nos muscles ne vi5t pas de notre p>esse8 ,e/-ce que l'puisem5t de notre sy/me n]veux ne vi5t pas de notre surm5age8 ,e/-ce que la mauvaise hygine1 le dfaut ou l'abus de n\rriture1 d'ex]cice1 de repos1 n'eng5dr5t pas mille t>es physiques1 mille infriorits1 mille infirmits8 ,et ces excs1 ces abus1 ce dfaut1 cette p>esse ou ce surm5age1 n'e/-ce pas n\s qui les avons v\lus1 puisque n\s n\s y sommes ab&onns8 ,mme1 les maladies occasionnelles qui fond5t sur n\s3 fivres1 conge/ions1 attaques1 p>alysies1 etc4441 sans p>l] des accid5ts3 crasem5ts1 noyades1 empoisonnem5ts1 etc444 ne sont-ce pas en gnral *oses dues nos imprud5ces8 ,et nos imprud5ces ne sont-elles pas le rsultat d'un v\loir mal ori5t8 ,que les hommes ne dis5t donc pas qu'ils e/im5t la sant le meilleur des bi5s3 c> ils ne sont pas s9cres4 ,ils lui prfr5t trop de *oses6 ,ils lui prfr5t une cig>ette1 une prom5ade1 une gageure1 une mode1 un petit v]re444 ils lui prfr5t le f>ni5te2 ils lui prfr5t la dbau*e et le plaisir2 ils lui prfr5t les honneurs et l'arg5t2 ils lui prfr5t t\t6 ,et si1 au contraire1 ils la prfrai5t t\t1 ils le lui pr\v]ai5t ds qu'ils aurai5t *oisir entre ce qui la =tifie et ce qui la compromet4 ,mais ils ne se cont5t5t pas de la trahir presque *aque fois que ce *oix se prs5te3 cette sant trahie1 ils l'accus5t1 et c'e/ elle qu'ils s'en pr5n5t lorsqu'ils ne peuv5t plus obt5ir de leurs organes les s]vices qu'ils en rclam5t1 et lorsque c]ta9es de leurs t*es leur devi5n5t1 de ce fait1 impossibles remplir4 ,oui ou non1 la volont e/-elle responsable de ces d*ances8 ,il e/ des cas1 bi5 ent5du1 o la volont ne fait pas ce qu'elle veut1 c'e/--dire o des ob/acles extrieurs l'emp*5t de ralis] en acte ce qu'elle adopte virtuellem5t3 on ne dem&]ait pas mieux que de se soign]1 se mnag]1 ou s'entran] c]ta9s ex]cices salutaires3 et la ncessit du gagne-pa91 des *>ges de famille1 des obligations sociales1 s'oppose aux ex]cices comme aux so9s et aux mnagem5ts opportuns4 ,il e/ aussi des devoirs suprieurs qui exig5t prcism5t le sacrifice de cette sant dont le bon entreti51 la cons]vation lgitime1 e/ un devoir naturel et c\rant4 ,ces cas p>ticuli]s ne pr\v5t ri5 contre le pr9cipe ici tabli3 savoir qu'une c]ta9e bonne volont e/ la base de la plup>t des sants en bon tat1 comme une c]ta9e mauvaise volont e/ la base de la plup>t des sants dtruites4 ,un autre gr& bi5 de la p]sonne huma9e1 devant lequel s'accumul5t les hommages admiratifs1 et que *acun s\hait]ait c]ta9em5t possd] au plus haut degr1 c'e/ l'intellig5ce4 ,l'intellig5ce1 comme la sant1 fait p>tie du bagage impos l'tre huma9 p> les conditions de sa naissance4 ,la f9esse1 la pr(ondeur1 l't5due de l'intellig5ce dp5d5t en premi] lieu de l'tat plus ou mo9s sa91 normal et p]fectionn du sy/me crbral4 ,mais l encore la volont1 lorsqu'elle entre en jeu1 s'ex]ce en matresse sur un *amp beauc\p plus va/e qu'on n'e/ dispos le croire4 ,on sait1 mo9s d'tre dnu de t\te cl>t raisonnable1 mo9s d'tre inconsci5t la faon d'un idiot ou d'un f\1 que l'intellig5ce peut se cultiv]1 t\t comme elle peut tre laisse en fri*e2 on admet les fruits de l'tude1 du travail intellectuel3 mais on ne s\ponne pas assez l'influ5ce de la volont sur l'amlioration ou l'altration de l'outil lui-mme1 de l'organe physique de l'intellig5ce4 ,on reconnatra cep5dant1 si l'on veut simplem5t y rfl*ir et pr5dre la pe9e de le con/at]1 que c]ta9s g5res de vie1 *oisis et v\lu dlibrm5t p> ceux qui les adopt5t1 abtiss5t et abrutiss5t4 ,t\t ce qui al\rdit le corps1 t\t ce qui paissit le sang1 appesantit1 enfume et embrume le c]veau4 ,t\t ce qui anmie le corps1 t\t ce qui dilue le sang1 tiole et vide le c]veau4 ,n\s avons vivre d'une vie la fois animale et spirituelle3 t\tes les fois que n\s donnons trop celle-l1 n\s affaiblissons celle-ci2 t\tes les fois que n\s engraissons exagrm5t la matire1 n\s dim9uons la nettet de notre jugem5t1 la puissance de notre intellect2 et t\tes les fois que n\s refusons au corps ce qui lui e/ ncessaire p\r s]vir de sub/ratum la facult de p5s]1 n\s n\s appauvrissons m5talem5t4 ,il e/ des vocations exceptionnelles1 des vocations d'ascte1 qui comport5t une rduction extrme1 s9on contre-nature1 du mo9s hors-nature1 des exig5ces de la vie animale3 *ez les tres a9si appels un g5re de vie extraord9aire et en quelque sorte supra-t]re/re1 on voit le s5s intellectuel1 le s5s moral1 le s5s spirituel se dvelopp] avec une int5sit et une acuit d'autant plus gr&es que le corps e/ plus nglig1 plus priv1 plus mal n\rri1 plus rudem5t trait4 ,ces tats sont le fait d'une int]v5tion quasi miraculeuse de la grce4 ,la ,provid5ce les cre et les di/ribue son gr1 et ce s]ait une gr&e prsomption que de v\loir en faire ord9airem5t sa rgle de conduite4 ,la rgle de la sagesse ord9aire e/ celle-ci3 p\r entret5ir la vie normale de la p5se1 il faut entret5ir normalem5t la vie physique p> une alim5tation la fois l>ge et sobre1 p> un ex]cice mesur la =ce des organes1 p> un repos en rapport avec la fatigue contracte1 p> t\s les so9s d'hygine propres rafra*ir1 r5\vel]1 rajeunir le corps t\t enti]4 ,l'oubli de ces proccupations amne tt ou t>d un draillem5t des facults crbrales4 ,leur exagration conduit d'autre "p des phobies1 des rtrcissem5ts de vue1 des enlisem5ts dans la matire1 qui entran5t un amo9drissem5t considrable de notre valeur intellectuelle4 ,l encore1 notre volont n'e/-elle pas responsable de la plup>t des d*ances qui se produis5t8 ,v\s qui v\s plaignez de manqu] de mmoire1 de ne p\voir suivre un raisonnem5t1 d'tre traqu p> des ides fixes1 p\rsuivi p> des *imres1 hant d'inquitudes1 n]v de s\cis purils1 accabl p> les plus petites responsabilits2 v\s qui v\s s5tez enf9 les victimes d'une m5talit misrable1 influant dsa/reusem5t sur votre conduite1 n'avez-v\s pas fait t\t le contraire de ce qu'il aurait fallu p\r prv5ir cet tat de *oses ou y remdi]8 ,vos cellules n]veuses dem&ai5t peut-tre le lessivage d'un sommeil rp>ateur3 v\s les avez encrasses p> des veilles1 nuits de jeu1 ou soires de labeur outrance444 ,v\s avez peut-tre accueilli1 p5dant des annes1 p> des lectures1 des conv]sations1 des spectacles1 t\t un peuple d'images frivoles1 nocives ou dsolantes1 qui se sont in/alles dans votre sub/ance crbrale2 p\r les en dlog]1 il n'e/ qu'un moy53 en mettre d'autres leur place4 ,le faites-v\s8 ,lisez-v\s d'autres livres1 entret5ez-v\s d'autres conv]sations1 assi/ez-v\s d'autres spectacles8444 ,peut-tre encore avez-v\s laiss se r\ill]1 se ptrifi] votre sy/me crbral dans un dsuvrem5t plus ou mo9s dguis2 sciemm5t ou inconsciemm5t1 v\s v\s tes--p>donnez-moi le mot--embt2 or1 analysez un peu1 s'il v\s plat1 le s5s de cette expression3 s'embt]1 c'e/ s'enfonc] dans la btise444 de s'embt] s'abtir1 il n'y a qu'un *eveu de diffr5ce2 et le *eveu1 c'e/ t\t simplem5t le degr de /upidit auquel on desc5d4 ,p\r sortir de cet tat1 v\s n'avez qu'un p>ti pr5dre2 unique1 mais infaillible3 v\s occup]1 cote que cote1 un travail utile1 n'importe lequel1 p\rvu qu'il r5de s]vice quelqu'un4 ,la vie occupe1 accompagne du s5tim5t que ce que l'on fait s]t quelque *ose1 c'e/ le salut de t\s les dsemp>s4 ,y rec\rez-v\s8 ,ne me dites pas1 p\r v\s disp5s] d'appliqu] votre v\loir au rtablissem5t de votre sant ou au relvem5t de votre m5talit3 ,il y a trop longtemps que je vis de telle ou telle manire1 ce n'e/ pas mon ge qu'on *ange ses habitudes4 ,p\rquoi8 ,une habitude de dix ans1 de v+t ans1 de c9quante ans1 que l'on a contracte soi-mme1 e/-elle donc plus difficile va9cre qu'une habitude plusieurs fois sculaire dpose p> l'atavisme dans la nature d'un enfant8 ,cep5dant1 cet enfant1 t\t *>g d'hrdits malsa9es1 v\s att5dez de lui qu'il s'am5de1 qu'il se r=me2 et cet ef=t que v\s exigez p>fois rig\reusem5t1 impitoyablem5t1 d'un tre en qui la raison comm5ce pe9e se faire j\r1 v\s1 homme mr1 av]ti1 in/ruit p> l'expri5ce1 v\s invoqu]iez prcism5t votre maturit p\r v\s y s\/raire6 ,c'e/ la fois inique et absurde4 ,ne me dites pas non plus3 ,j'ai beau faire1 je n'arrive ri54 ,on arrive t\j\rs quelque *ose4 ,pas t\t4 ,mais quelque *ose4 ,je ne prt5ds pas que la volont ait t\t p\voir sur l'organisme4 ,mais je prt5ds et j'affirme1 en m'appuyant sur des exemples faciles relev]1--et la ma9 sur la consci5ce1 v\s tes oblig d'av\] et d'affirm] avec moi1--que la volont ne va presque jamais jusqu'au b\t du p\voir qu'elle a3 elle re/e en *em91 ou revi5t sur ses pas444 ds lors1 elle e/ la cause1 la vraie cause1 d'un gr& nombre des dsordres de cet organisme elle confi4 ,la volont ne remplit pas son mti] de *ef1 ou elle le remplit mal4 ,et lorsque les effectifs qu'elle comm&e sont fausss1 dim9us1 hors d'usage1 les trois qu>ts du temps1 c'e/ elle qu'ils doiv5t cette dtrioration et cette ru9e4 ,ce n'e/ donc pas1 t\t au reb\rs de ce que l'on s'imag9e trop complaisamm5t1 la bonne sant qui e/ s\rce et productrice de bonne volont3 c'e/ la bonne volont qui1 dans une l>ge mesure1 e/ s\rce et productrice de bonne sant4 ,et c'e/ aussi la volont qui1 dans une l>ge mesure galem5t1 e/ cause que l'esprit demeure ou devi5t plus ou mo9s ouv]t1 plus ou mo9s f]m1 p> l'pan\issem5t ou l'atrophie de son organe1 la vie intellectuelle4 ,et cette gr&e responsabilit1 qui incombe a9si au v\loir de *aque tre p5sant1 il ne la dti5t pas seulem5t p\r lui1 mais encore p\r les autres tres qui reoiv5t ou recevront de lui l'exi/5ce4 ,la p]fection relative dans laquelle n\s entret5ons ou laquelle n\s faisons p>v5ir nos organes1 n\s la transmettons nos desc5dants1 jusqu'aux plus lo9ta9es gnrations2 comme n\s leur transmettons les t>es1 les maladies1 les dbilits contractes p> nos agissem5ts ou nos in]ties4 ,la sant et l'intellig5ce de la race provi5n5t en gr&e p>tie de la volont des hommes4 ,dieu seul e/ l'auteur p]ptuel de la vie1 ,dieu seul e/ le crateur incessant des mes4 ,mais les organes de vie1 mais les corps auxquels s'adapt5t les mes sortant des ma9s de ,dieu1 c'e/ n\s1 depuis le premi] c\ple1 qui les faisons1 et qui les faisons de n\s1 selon ce que n\s sommes n\s-mmes4 ,encore une fois1 n\s ne crons pas les lm5ts de ces corps3 mais n\s disposons1 n\s modifions1 en bi5 ou en mal1 les lm5ts du ntre3 et c'e/ en quoi n\s faisons ce qu'ils s]ont les corps qui desc5dront de n\s4 ,quelle rp]cussion imm5se a donc notre bon ou notre mauvais v\loir6 ,quel canon longue porte e/ donc en n\s cette facult de *oisir1 que n\s manuvrons le plus s\v5t avec une folle ins\ciance6 ,ds notre propre jeunesse1 notre propre enfance1 n\s comm5ons faonn]1 en n\s faonnant n\s-mmes1 le tempram5t futur de nos enfants1 de nos arrire-petits-enfants4 ,qui e/-ce qui y pr5d g>de8 ,qui e/-ce qui se dit3 ,p> mes sottises1 p> mes drglem5ts1 p> mes l*ets1 p> les mauvaises habitudes que je contracte1 je prp>e aux tres qui natront de moi une vie sotte1 l*e1 drgle1 des tics et des manies1 des t5tations effroyables1 des oppositions t]ribles la pratique du bi51 la conqute du bonheur6 ,et qui donc se proccupe1 en fondant une famille1 des consqu5ces du *oix de son incl9ation sur sa desc5dance8 ,une jeune fille pure et s5se1 rsolue =m] selon le plus bel idal de loyaut et de droiture les fils qui lui s]ont donns1 p\s]a un lib]t9 ou un homme jugem5t faux3 et s'tonn]a1 une fois mre1 de r5contr] d'tranges rsi/ances dans la t*e ducatrice qu'elle s'ef=c]a de remplir4 ,un homme intellig5t pr5dra p\r compagne une jolie p\pe ou une brave petite bcasse3 et s]a t\t surpris et t\t vex un j\r de con/at] la niais]ie et la nullit de ses hriti]s4 ,*aque n\veau v5u ici-bas possde1 je le sais bi51 p\r se tir] d'affaire1 sa volont p]sonnelle qui *appe1 grce ,dieu1 t\t atavisme4 ,mais quelles facilits ne lui prp>]ai5t pas des p>5ts qui1 s'tant s\mis eux-mmes de bonne heure et cont9uant se con=m] sans cesse aux rgles d'une vie sa9e et droite1 transmettrai5t cet enfant n de leur *air un sang pur1 des membres vig\reux1 des n]fs la fois dlicats et solides1 un tempram5t h>monieusem5t quilibr1 prt obir sans gr9cem5ts aux ordres de l'me qui s]a appele le g\v]n]6 ,,xi ,l'am\r1 et la volont du mom5t ,a9si donc1 la volont e/1 en n\s1 ce qui accepte ou nglige de consult] la raison2 ce qui *]*e ou fuit la lumire2 ce qui cons5t l'ef=t ou ce qui s'en dt\rne2 ce qui consolide et p]fectionne ou au contraire ce qui affaiblit et dtriore les dons physiques et les dons intellectuels2 ce qui enf9 assure ou compromet la valeur de la race4 ,consult] la raison1 *]*] la lumire1 cons5tir l'ef=t en vue du bi51 respect] et cultiv] les dons naturels de l'tre qu'on a reu et qu'on e/ de/9 transmettre1 c'e/ faire son devoir1 c'e/ faire la volont de ,dieu1 c'e/1 p\r t\t dire d'un mot1 faire le bi54 ,faire le contraire1 c'e/ faire le mal4 ,or1 faire le bi51 c'e/ aim] le bi54 ,faire le mal1 c'e/ aim] le mal4 ,la bonne volont e/ donc l'am\r du bi51 et la mauvaise volont l'am\r du mal4 ,et comme le bi51 c'e/ l'tre1 et le mal1 le manque de bi51 le dfaut d'tre2 comme le bi5 c'e/ ce qui e/1 et le mal1 ce qui fait dfaut1 ce qui manque l'tre1--on peut dire que l'am\r du bi5 seul exi/e en tant qu'am\r1 et que l'am\r du mal1 ce n'e/ pas l'am\r1 c'e/ la ha9e3 ha9e du bi51 ha9e du devoir1 ha9e de ,dieu4 ,la volont1 t\t compte fait1 vi5t donc du cur4 ,v\loir1 c'e/1 f9alem5t1 aim] ou har4 ,si le cur e/ bon1 la volont e/ bonne et la conduite aussi4 ,si le cur e/ mauvais1 la volont e/ mauvaise et la conduite aussi4 ,et t\t *angem5t dans la conduite implique un *angem5t dans la volont et dans le cur1 et rciproquem5t4 ,qu& on nomme le cur comme sige de l'am\r et de la volont1 on ne s'exprime pas du t\t1 htons-n\s de le dire1 du po9t de vue physiologique1 mais du po9t de vue mtaphorique4 ,l'expression3 avoir du cur1 a un s5s1 *acun le sait1 exclusivem5t moral4 ,physiologiquem5t1 le cur n'e/ l'organe ni de la volont ni de l'am\r4 ,on peut tre afflig d'une maladie de cur et possd] les s5tim5ts les plus nobles1 les plus dlicats1 la t5dresse la plus exquise1 la volont la plus droite et la plus excell5te4 ,en revan*e1 une dte/able s*]esse d'me1 une volont g/e1 rtive et rebelle au bi51 peut s'alli] avec le plus p>fait fonctionnem5t du cur physique4 ,le cur e/ le symbole de l'am\r1 p>ce que c'e/ l'am\r que t\te notre vie morale se rapporte1 comme c'e/ au cur que vi5n5t se ramifi] t\tes les puissances de notre vie physique4 ,il faut obs]v] ici qu'am\r n'e/ pas synonyme d'attrait4 ,et c'e/ p\rquoi la volont libre s'id5tifie l'am\r1 et la volont captive l'attrait4 ,l'attrait n'e/ pas l'am\r1 quoique bi5 des g5s pr5n5t l'un p\r l'autre4 ,l'attrait vi5t des s5s1 l'am\r vi5t de l'me4 ,les s5s et l'me peuv5t se tr\v] d'accord p\r t5dre v]s le mme objet3 et dans t\tes les oprations huma9es o le corps a sa "p1 il e/ s\hait] que cette ent5te se produise4 ,mais l'am\r immatriel1 l'am\r au s5s suprieur du mot1 e/ un s5tim5t qui dpasse et surpasse l'attrait4 ,l'attrait e/ aveugle4 ,l'am\r ne l'e/ pas4 ,l'am\r comporte une apprciation de l'objet de l'am\r aux lumires runies de la raison et de la grce4 ,lorsque ,alce/e n\s dit1 avec une mlancolie qui pr\ve quel po9t sa volont du bi5 dfaille dans son ob/9ation re/] pris de ,climne3 ,mais la raison n'e/ pas ce qui rgle l'am\r1 il n\s montre clairem5t que ce qui l'en*ane la coquette1 en ralit ce n'e/ pas l'am\r1 mais l'attrait4 ,cet attrait e/ le tyran d',alce/e1 son po9t faible1 son talon d',a*ille4 ,s'il aimait ,climne d'am\r1 eh6 bi5444 il ne l'aim]ait pas6 c> elle n'e/ pas digne de son am\r4 ,et c'e/ bi5 ce dont il s'ap]oit au d]ni] acte qu&1 matre enf9 de son attrait1 il lui dcl>e3 ,allez1 je v\s refuse6444 ,l'attrait n'e/ donc pas l'am\r4 ,la volont qui agit p> attrait e/ une volont esclave4 ,la volont qui agit p> am\r e/ une volont libre4 ,quiconque aime le bi5 le fait1 librem5t et volontairem5t4 ,quiconque fait le mal avec lucidit1 en ple9e connaissance1 ou dans une ombre v\lue1 veut le mal et hait le bi54 ,il e/ impossible d'aim] le bi5 sans le faire1 comme de faire le mal en aimant le bi54 ,le di/ique clbre3 ,je ne fais pas le bi5 que j'aime1 ,et je fais le mal que je hais1 signifie et rvle seulem5t un c>actre de la volont huma9e sur lequel l'att5tion se porte trop r>em5t3 ce c>actre1 c'e/ l'in/antanx4 ,ma volont n'e/ vraim5t ma volont qu'au mom5t prcis o j'en fais usage4 ,et elle n'e/ pas rigide1 mais mobile4 ,en elle1 ri5 d'arrt1 de fixe1 d'immuable p> nature1 mais seulem5t p> *oix1 et *oix qui se r5\velle ou se confirme incessamm5t1 mesure du temps qui s'c\le4 ,ma volont la plus p]si/ante s'accompagne d'une p]ptuelle possibilit de *angem5t4 ,je ne suis sr de ce que je veux qu'au mom5t o je le veux4 ,ri5 de ce que j'ai v\lu jusqu'ici ne me rpond =mellem5t de ce que je v\drai t\t l'heure4 ,ma volont vit *aque seconde d'une vie neuve1 in5gage1 imprvue et s\da9e4 ,v\loir e/ l'acte le plus indp5dant1 le mo9s li qui soit au pass rc5t ou anci51 l'av5ir lo9ta9 ou pro*e4 ,le pass de la volont n'en*ane pas son prs5t2 son acte ou son int5tion du mom5t ne compromet pas son av5ir3 ce n'e/ qu' la sortie des temps1 la d]nire p>celle de seconde qui n\s s]vira de glissoire p\r entr] dans l't]nit1 que1 p> son acte ou son int5tion d'alors1 notre volont n\s ouvrira p\r jamais le ciel ou l'enf]4 ,jusque-l1 t\te volont huma9e a devant elle1 dans la succession des in/ants futurs qui con/itue son av5ir1 un *amp t\j\rs vi]ge1 lequel1 mme jon* des rsultats et des consqu5ces d'un acte antrieur1--fleurs ou ru9es--p\rra t\j\rs s]vir de t]ra9 un dm5ti de cet acte4 ,or1 c'e/ d'un de ces revirem5ts1 d'une de ces volte-face t\j\rs possibles de ma volont que je p>le1 qu& je dis avec le pote que j'aime le bi5 sans le faire1 et que je fais le mal t\t en le hassant4 ,le bi5 que je ne fais pas1 ce n'e/ pas le bi5 que j'aime3 c'e/ le bi5 que j'aimais il n'y a qu'un in/ant1 et que t\t c\p je cesse d'aim]4 ,le mal que je fais1 ce n'e/ pas le mal que je hais3 c'e/ le mal que je hassais la m9ute1 et que t\t c\p je cesse de har p\r me mettre l'aim]4 ,je fais ce que mon am\r du mom5t1 ma volont du mom5t me fait faire4 ,ma volont du mom5t1 mon am\r du mom5t1 c'e/ donc cela seul qui compte4 ,c'e/ cela seul qui1 manife/ p> mon acte du mom5t1 dnote l'tat de mon cur1 et l'tat de mon cur1 c'e/ cela seul qui me r5d bon ou mauvais4 ,et n\s sommes tellem5t faits p\r le bi51 et le bi5 c'e/ tellem5t ce qui e/1 c'e/ tellem5t l'tre1 et le mal le manque d'tre1 que1 seul1 celui dont la volont se porte v]s le bi5 e/ appel un homme de cur4 ,celui dont la volont se porte v]s le mal on l'appelle un sans-cur4 ,tant le bi5 reprs5te l'tre et la vie1--le mal1 le dfaut d'tre et la mort6 ,mais la vie e/ une p]ptuelle conqute4 ,la volont de l'homme de cur e/ une volont p]ptuellem5t en veil1 p]ptuellem5t sur ses g>des4 ,l'am\r a beau r5dre lg] ce qui e/ pesant1 et d\x ce qu'il y a de plus am] 7,imitation71 la volont du bi5 ncessite p\r se ma9t5ir bonne1 en acte ou en puissance1 un incessant ef=t1--puisqu' t\tes les m9utes de notre exi/5ce la "q de cont9uit se pose2 puisque1 sans rel*e1 notre p>ti doit tre pris et repris1 notre int5tion affirme et confirme1 p> une n\velle naissance et une n\velle jeunesse de notre volont et de notre am\r4 ,et cette p]svrance e/ un ef=t qui cote1 mme l'am\r1 p>ce que l'am\r du bi51 la volont du bi5 n'ab\tiss5t pas t\j\rs1 sur la t]re1 au bi5 s\s la =me du bonheur2 p>ce qu'il y a des *ecs1 des dceptions1 des insuccs provisoires2 et aussi des aridits et des tnbres involontaires1 des ab&ons app>5ts de la grce1 des preuves1 en un mot4 ,et p>ce qu'on ne vit po9t sans d\leur dans l'am\r 7,imitation74 ,mais cet ef=t et ces preuves1 la bonne volont les surmonte4 ,la mauvaise volont seule se rebute et capitule4 ,et si la volont d'un j\r1 d'une heure ou d'une seconde1 s'e/ tr\ble et vicie en prs5ce de l'preuve1 la volont du l5dema91 la volont de l'heure suivante1 de la seconde suivante1 peut t\j\rs se ressaisir1 se purifi] et se rnov]4 ,notre volont e/ n\s t\t entire1 bi5 n\s1 ri5 qu' n\s4 ,elle n\s app>ti5t *aque in/ant1 mme si l'in/ant d'avant n\s l'avons laisse se con/itu] esclave4 ,son libre lan repose sur l'impulsion div9e donne dans le s5s du bi52 il peut se dclan*] soit l'encontre de cette impulsion1 soit d'accord avec elle3 mais ce dclan*em5t peut incessamm5t rev5ir sur lui-mme1 dsav\ant1 corrigeant1 rp>ant l'lan prcd5t4 ,a9si1 tant que n\s vivons ici-bas1 tant que notre sj\r sur la t]re n'e/ pas a*ev1 tant que notre me n'a pas quitt le corps qu'elle ens]re1 in=me et conti5t1 pas de dc\ragem5t1 pas de dsespoir1 pas de laiss]-all] la drive1 nul ab&on de soi ni des autres ailleurs qu'entre les ma9s de ,dieu et de sa ,provid5ce4 ,si ,judas1 crivait rcemm5t un morali/e pr(ond et famili]#e1 au lieu d'all] se p5dre aprs son crime1 tait v5u se jet] aux pi$s de ,jsus1 il y aurait peut-tre sur nos autels un sa9t ,judas4 ,dans la vie1 il ne faut jamais se p5dre4 #e ,pi]re l',ermite3 ,comm5t j'ai tu mon enfant4 ,,xii ,l'ducation de la volont3 le dressage ,on ne peut ni crer1 ni dvelopp] la volont d'un tre4 ,mais on peut l'duqu]1 et l'lev]4 ,on duque la volont in/9ctive en la captant4 ,puis1 on lve la volont consci5te en l'clairant4 ,l'enfant n'a d'abord qu'une volont in/9ctive4 ,il vi5t au monde avec des habitudes innes1 les unes bonnes1 les autres mauvaises1 les unes et les autres dues une hrdit complexe1 des atavismes div]s1 lo9ta9s ou pro*es1 le t\t absolum5t physique4 ,cet ensemble d'habitudes innes con/itue la nature p>ticulire de l'tre1 et cette nature lui cre des attraits que le v\loir in/9ctif ne dem&e qu' suivre4 ,contr>i] cet in/9ct lorsqu'il se rvle p]nicieux2 impos] l'enfant le contraire de ce qu'il rclame1 lorsque ce qu'il rclame doit lui nuire physiquem5t ou moralem5t2 lui faire1 en dpit de son attrait1 subir t\t traitem5t appropri son bi51 et excut] cote que cote les actes qui lui s]ont pr(itables1 c'e/ la t*e premire et immdiate de l'ducateur1 t*e lm5taire1 aussi aise que capitale4 ,c]tes1 on ne peut v\loir p\r p]sonne1 et pas mme p\r un enfant qui vi5t de natre4 ,mais comme on peut1 au moy5 d'un tuteur li ses jeunes bran*es1 oblig] un arbu/e p\ss] dans la direction o l'on veut le faire crotre1 on peut s'emp>] de la p]sonne molle et fragile d'un enfant au b]ceau1 et dirig] v]s le b qu'on dsire lui faire atte9dre les ge/es1 les attitudes et les actes qu'on lui impose4 ,et alors il se produira ceci3 le traitem5t appliqu l'enfant lui devi5dra d'autant mo9s antipa?ique1 d'autant plus naturel1 que plus s\t5u2 les attitudes1 les ge/es et les actes imposs se trans=m]ont en habitudes1 et c'e/--dire en attraits3 c> t\t acte rpt1 dev5ant plus facile mesure qu'il se rpte1 incl9e la rcidive2 t\t acte contr>i1 dev5ant plus difficile1 incl9e l'ab&on de cet acte4 ,l'acte qui se tr\ve facilit devi5t attrayant1 celui qui e/ r5du difficile t\rne la rpugnance4 ,attraits acquis1 habitudes acquises1 se sub/ituant aux attraits et aux habitudes inns1 s'impos]ont au v\loir in/9ctif de l'tre comme une =ce de nature1 et en comm&]ont la direction4 ,la volont in/9ctive se tr\v]a capte4 ,cette premire phase de l'ducation ne prs5te p\r les p>5ts1 p\r les leveurs1 d'autres ob/acles que ceux qu'ils se crent eux-mmes4 ,l'extrme faiblesse physique de l'enfant le plaant totalem5t dans la dp5dance et la m]ci des gr&es p]sonnes1 celles-ci ont en ma9s t\t ce qu'il faut p\r contra9dre et dirig] leur gr cette volont in/9ctive4 ,l'norme supriorit de leur =ce matrielle sur la =ce matrielle d'une petite crature qu'elles peuv5t mani] comme bon leur semble ne laisse aucun d\te sur la russite d'une telle entreprise4 ,mais il e/ des p]sonnes qui ju/em5t se laiss5t arrt]1 dirait-on1 p> la trop gr&e facilit de cette t*e4 ,se s]vir a9si de leur supriorit leur app>at comme un abus et une l*et4 ,contr>i] un innoc5t leur fait l'effet d'un crime et de quelque *ose d'inhuma94 ,et les voil prtes ds>m] devant les s\rires1 les pleurs ou les c>esses du petit tre confi leurs so9s1 et dont elles ne s'ef=c]ont que de cont5t] les caprices6 ,il y aurait abus1 c]tes1 de la "p des gr&es p]sonnes1 si elles allai5t dans l'emploi de leur =ce jusqu' la viol5ce ou la brutalit1 ou si elles se s]vai5t de leurs prodigieux avantages p\r dress] un enfant au mal1 ou p\r lui impos] des *oses contre-nature4 ,mais dirig] un enfant dans le s5s du bi51 ce n'e/ pas viol5t] sa nature1 c> le bi5 e/ son b naturel4 ,l'usage de la =ce en vue du bi51 qu& on a *>ge d'mes1 n'e/ pas plus un abus que l'acte du *irurgi5 qui ligote un malade p\r p\voir l'opr]1 ou que celui du sauveteur qui t\rdit d'un c\p de po+ son naufrag p\r l'emp*] de les faire1 en se dbattant1 c\l] t\s les deux4 ,le bi5 obt5u de l'enfant p> le dressage ne s]a pas encore p\r lui le bi5 mritoire1 qui ne peut exi/] que dans l'tre consci5t et rfl*i4 ,ce s]a du mo9s le bi5 en fait1 le rsultat pratique satisfaisant1 auquel il convi5t d'ab\tir le plus tt possible4 ,l'enfant bi5 dress s]a vite un enfant mieux portant1 plus g5til et plus heureux que l'enfant livr aux caprices de son in/9ct4 ,ce s]a en outre un enfant t\t dispos et t\t prt se conduire de lui-mme comme on l'aura fait se conduire dans sa petite enfance4 ,on g>de t\te sa vie c]ta9s plis pris p5dant le premi] ge4 ,on aime ce quoi l'on a t acc\tum4 ,on cons]ve le gt du g5re de n\rriture que l'on a d'abord connu1 l'atta*em5t aux horizons famili]s dans lesquels on a gr&i4 ,on re/e s5sible au *>me des anci5s airs p> lesquels on a t b]c1 la premire musique ayant *ant dans l'me4 ,t\te une aimantation de l'tre1 aimantation d'une puissance et d'une porte extraord9aires1 rsulte de ces t\tes premires acc\tumances1 qui sembl5t c]ta9es p]sonnes si insignifiantes et si puriles6 ,au c\rs de cette uvre du dressage1 se tr\ve t\t indiqu l'emploi de l'attrait-rcomp5se et celui de la rpugnance-punition4 ,dans l'esprit de l'enfant1 si inconsci5tes encore que soi5t les oprations de sa m5talit1 un li5 se =me vite entre l'acte et sa consqu5ce4 ,lorsqu'il aura con/at deux ou trois reprises que se r\l] p> t]re lui vaut le f\et et qu'obir lui vaut un bais]1 il ne t>d]a pas *oisir de se rang] la faon d'agir dont le rsultat lui e/ le plus agrable4 ,l'in/9ct1 du re/e1 suffit ici p\r opr] ces rappro*em5ts3 le *i5 savant1 le *i5 de *asse1 le *eval de c\rse1 t\s les animaux que l'on dresse1 n'arriv]ai5t jamais possd] les tal5ts qu'on leur inculque1 si leurs matres ne faisai5t usage t\r t\r du morceau de sucre et de la crava*e4 ,le dressage1 priode de l'ducation p> la =ce1--comm5c ds la naissance p\r ne pas laiss] aux t5dances mauvaises le temps de se dvelopp] et de s'aff]mir p> l'ex]cice1--dure jusqu'au mom5t o la vigueur physique de l'enfant comm5ce contrebalanc] la vigueur physique de l'ducateur ou de l'ducatrice4 ,il y a de pauvres mamans1 il y a mme d'in=tuns papas1 qui1 rellem5t1 ne sont plus de =ce lutt] contre leur petit g>on lorsque celui-ci1 p>v5u l'ge de c9q ou six ans1--cela dp5d des sants6--donne des c\ps de pi$ et des c\ps de po+1 galope1 s'*appe1 s'enf]me1 se livre enf9 t\te la df5se matrielle qu'il peut organis] contre l'emploi de la contra9te p\r un purgatif absorb] ou une correction recevoir4 ,il e/ l'loge des p>5ts que cette lutte1--d%onorante p\r l'autorit1--devi5ne sup]flue et impossible moralem5t1 l'poque prcise o elle devi5drait r$\table physiquem5t1 p>ce qu' cette poque le dressage doit avoir opr son uvre1 et l'enfant se tr\v] pli l'obissance4 ,s'il n'en e/ pas a9si1 c'e/ que les ducateurs n'ont pas su1 ou pas v\lu1 s'y pr5dre comme ils aurai5t d s'y pr5dre4 ,quoique cette t\te premire phase de l'ducation ne s'adresse encore qu' la volont in/9ctive1 il ne faut pas remettre plus t>d de prononc] devant l'enfant le mot bi51 le mot devoir et le mot ,dieu4 ,le s5s1 d'abord nul ou confus1 de ces mots lui devi5dra rapidem5t1 malgr leur ab/raction1 aussi intelligible que celui de t\s les autres mots dont le son frappe con/amm5t son oreille1 et qu'il situe p>faitem5t dans leur doma9e4 ,du re/e1 on ne sait jamais au ju/e quel ge la notion du bi5 et du mal comm5ce s'agit] obscurm5t dans la consci5ce4 ,en gnral1 cette notion e/ plus prcoce qu'on ne croit4 ,en t\s cas1 jo9dre les ma9s de l'enfant p\r la prire1 lui faire bais] l'image pieuse susp5due la tte de son lit1 l'habitu] au sil5ce et l'immobilit dans l'glise1 une attitude respectueuse en prs5ce des p]sonnes et des *oses respectables1 c'e/ le dress] p> une pratique ma*9ale la pratique volontaire1 dlibre et mritoire que sa raison et la grce div9e lui f]ont adopt] plus t>d en t\te connaissance de dcision4 ,,xiii ,l'ducation de la volont3 deuxime priode ,a mesure que l'enfant gr&it1 son intellig5ce se dveloppe1 sa volont comm5ce en recevoir les av]tissem5ts3 elle comm5ce se trans=m] de volont in/9ctive en volont consci5te et responsable1 capable de se con/itu] bonne ou mauvaise volont4 ,cette trans=mation ne se fait pas en un j\r4 ,l'ducateur a donc encore duqu]1 et c'e/--dire capt]1 ce qui re/e dans l'enfant de volont in/9ctive1 en mme temps qu'il va avoir lev]1 et c'e/--dire clair]1 ce qu'il y app>at de volont consci5te4 ,et ces deux oprations1 ces deux procds1 ces deux t*es1 il va falloir les m5] de front1 p>alllem5t4 ,en mme temps qu'on f]a obir l'enfant d'autorit1 ou comm5c]a de lui expliqu] les motifs raisonnables de son obissance4 ,la sanction de l'acte s'accompagn]a de l'in/ruction de la p>ole4 ,ce n'e/ plus le mom5t d'impos] des habitudes p> la =ce3 mais p> la rptition f]me1 p]svrante1 et s]e9e1 des mmes ordres et des mmes obs]vations4 ,l'esprit de l'enfant e/ ess5tiellem5t oublieux et lg]4 ,d'une m9ute l'autre1 il p]d de vue ce qu'on vi5t de lui faire obs]v]4 ,l'ducateur doit dire et r$ire sans se lass]1 sans s'tonn]1 sans s'indign]1 sans r5dre l'enfant responsable d'une t\rd]ie inhr5te son ge1 ce qu'il a dj dit mille fois1 et qu'il lui faudra r$ire dix mille fois encore4 ,ri5 ne s]t de s'n]v]1 de s'exaspr]1 d'accabl] un enfant de ,en voil assez6444 ,tu le fais exprs6444 ,veux-tu tre sage8444 ,tu es insupportable1 la f96444 etc41 etc444 ,t\tes ces impati5ces et t\tes ces exclamations ne s]v5t qu' noy] l'obs]vation ess5tielle1 et l'emp*] de s'incru/] dans le jeune ent5dem5t1 friable encore l'excs1 et b\lev]s en pure p]te p> t\t ce dluge de repro*es et de comm5taires4 ,mais on ne peut se born] enf]m] un enfant dans un c]cle d'habitudes4 ,la vie n'e/ pas que la rptition monotone des mmes actes4 ,elle (fre un va/e *amp l'imprvu1 et l'me1 p> un c]ta9 ct1 aspire cet imprvu4 ,il faut t5ir compte de ce beso9 de n\veaut qui exi/e en t\t tre huma91 surt\t l'ge o t\t e/ dc\v]te1 initiation et m]veillem5t1 et o il e/ si facile de procur] des surprises joyeuses1 des ravissem5ts et des admirations f]tiles4 ,imag9atif et s5sible1 tel e/ surt\t l'tre sur lequel s'ex]ce cette seconde priode de l'ducation4 ,emprisonn] un enfant dans une ence9te de r\t9es et de rab*ages1 ce s]ait lui suggr] un dsir f\ de s'vad]1 de connatre t\t prix autre *ose4 ,la t*e ici consi/e donc surt\t *>m]1 sduire1 en?\siasm] cette jeune me1 ce cur qui s'ouvre et qui frmit de t\te la p\sse d'un sang *aud et ard5t444 *>me1 sduction et en?\siasme suscits1 cela va sans dire1 en faveur du bi5 et du devoir1 qu'il s'agit de r5dre le plus attrayants possible4 ,ne pas confondre ce procd avec celui qui s'appelle vulgairem5t dor] la pilule4 ,il n'e/ pas "q1 p\r r5dre le devoir attrayant1 de l'incorpor] d'une manire artificielle une app>5ce de plaisir4 ,l'enfant disc]ne trs bi5 ce truquage et ne s'y laisse pas pr5dre4 ,l'huile de ric9 avale dans une tasse fleurs n'en re/e pas mo9s de l'huile de ric92 et c'e/ la tasse fleurs qui risque d'tre prise en grippe4 ,ne pas non plus1 s\s prtexte d'opportune condesc5dance1 t\rn] t\te *ose srieuse en amusem5t4 ,n'occup] l'enfant que de jeu1 c'e/ cultiv] en lui une purilit qu'on a p\r mission de faire peu peu se mu] en maturit4 ,l'enfant doit tre habitu pr5dre au srieux les *oses srieuses4 ,v\loir qu'il s'amuse de t\t1 ce n'e/ pas lui r5dre le devoir attrayant1 c'e/ lui en t] le respect4 ,mais v\lez-v\s que votre enfant tudie et s'in/ruise8 ,faites-lui aim] son travail1 c> aim] c'e/ v\loir4 ,et p\r qu'il aime le travail1 r5dez-lui le travail aimable en lui donnant des pr(esseurs sympa?iques1 des livres bi5 faits1 une salle d'tude o il ne gle pas l'hiv] et ne cuise pas l't1 et dont les murs ne su9t5t pas l'ennui4 ,v\lez-v\s que votre enfant1 en gr&issant1 re/e volonti]s dans sa famille et s'atta*e son intrieur8 ,r5dez-lui cet intrieur agrable p> la paix et l'h>monie que v\s y f]ez rgn]1 p> la gat que v\s y entreti5drez1 p> les g5tils cam>ades que v\s runirez aut\r de lui4 ,v\lez-v\s que votre enfant devi5ne pieux8 ,r5dez-lui la pit d\ce et s\riante p> la pratique de petites dvotions faciles1 p> la posie des rcits bibliques et vangliques1 ouvrant des ailes son imag9ation et t\*ant son cur4 ,v\lez-v\s faire de votre enfant un homme v]tueux8 ,r5dez-lui la v]tu attirante en la lui reprs5tant v\s-mme s\s des traits plaisants2 montrez-lui en votre p]sonne la v]tu enj\e1 la v]tu cordiale1 la v]tu *>mante2 ex]cez sur lui1 p> votre seul exemple1 la sduction de la v]tu4 ,t\t ceci n'emp*]a pas qu'en ma9te circon/ance1 le devoir1 en se prs5tant l'enfant1 rclam]a de lui un ef=t4 ,si l'ef=t le rebute1 s'il comm5ce p> s'y drob]1 ne l'accusez pas t\t de suite de mauvais v\loir4 ,mesurez d'abord1 et faites-lui ensuite mesur] lui-mme ses possibilits4 ,faites-lui pr5dre consci5ce de sa valeur musculaire et intellectuelle4 ,montrez-lui ce qu'il peut faire1 ce qu'il e/ rellem5t capable de faire s'il le veut4 ,ne lui dem&ez jamais un ef=t exagr1 impossible1 o disproportionn avec son rsultat4 ,surt\t1 ne dites jamais un enfant qu'il n'a pas de volont4 ,d'abord p>ce que ce n'e/ pas vrai4 ,ensuite p>ce que v\s f]iez immdiatem5t se t\rn] t\te la volont qu'il a v]s l'inaction1 la p>esse et le /atu quo4 ,dites-lui au contraire qu'il possde t\te la volont ncessaire p\r faire ce qu'il doit1 et que ce qu'il doit n'e/ jamais que ce qu'il peut4 ,faites-lui *]*] dans quel obscur ou tortueux repli de sa consci5ce e/ alle se t]r] cette volont qui n'app>at pas p\r l'ef=t antipa?ique2 faites-lui compr5dre que s'il ne p>vi5t pas mettre sa volont tel acte qui s]ait de son devoir1 c'e/ qu'il l'a mise ailleurs3 au jeu1 au repos1 ou au mal444 ,dites-lui que c'e/ l qu'il la faut all] dni*] et repr5dre1 p\r la mettre o elle doit tre mise2 et montrez-lui qu'en somme1 p\r v\loir ce qu'on ne veut pas1 il s'agit d'abord de dv\loir ce qu'on v\lait3 ce qui s]a lui faire t\*] du doigt l'exi/5ce relle de cette volont1 t\j\rs employe quelque *ose1 et jamais abolie *ez p]sonne1 en aucun cas4 ,en mme temps que v\s clair]ez a9si peu peu la consci5ce de votre lve1 v\s cont9u]ez v\s s]vir1 p\r aiguill] et lanc] sa volont l'assaut du bi51 de l'amorce de l'attrait3 attrait-imman5ce1 et aussi attrait-rcomp5se4 ,faire *oisir la volont le devoir p\r le devoir1 c'e/ l sans d\te le b le plus lev1 le b f9al de l'uvre4 ,mais on n'y arrive pas d'un c\p et sans tapes4 ,on n'y arrive mme jamais que si celui que l'on dirige veut bi5 s'y port] librem5t4 ,n\s l'avons dit3 on ne peut v\loir p\r p]sonne4 ,on montre le *em9 au voyageur3 on n'y m>*e pas p\r lui4 ,on n'duque1 on ne dresse1 en la captant1 que la volont in/9ctive4 ,on n'duque1 on n'lve1 en l'clairant1 que la bonne volont4 ,on n'duque pas1 on n'lve pas le mal4 ,il e/ oiseux et sup]flu d'clair] la mauvaise volont qui1 p> df9ition1 fuit la lumire1 ou s'en s]t p\r dirig] sa m>*e l'oppos du bi54 ,on peut1 t\tefois1 rprim] dans ses effets une volont mauvaise2 on peut aussi l'engag]1 p> l'amorce de la rcomp5se ou la peur du *tim5t1 se port] v]s le bi5 dont elle se dt\rnait3 mieux vaut le devoir rempli p> intrt ou p> cra9te que le devoir qui n'e/ pas rempli du t\t6 ,l'ducation ne s]virait-elle qu' brid] p> la contra9te1 en*an] p> l'habitude1 captiv] p> l'attrait ou t]roris] p> le *tim5t un v\loir en rvolte contre le devoir1 qu'elle s]ait encore =t utile la socit4 ,le sy/me des rcomp5ses et des punitions1 levi] d'enc\ragem5t p\r la bonne volont et de df5se contre la mauvaise1 n'e/ d'ailleurs pas le procd avilissant et grossi] que des p5seurs hauta9s mpris5t4 ,dieu lui-mme ne nglige pas de s'en s]vir notre g>d4 ,le s5tim5t du devoir peut faire corps avec le dsir de la rcomp5se1 qu& celle-ci reprs5te un bi5 de qualit noble1 un bi5 suprieur aux apptits bassem5t matriels4 ,c'e/ un devoir p\r le *rti5 de dsir] le bonheur du ciel4 ,c'e/ un devoir p\r l'enfant de dsir] le reg>d et le s\rire approbateurs dont sa mre le paie p\r une bonne action accomplie4 ,c'e/ un devoir p\r le soldat d'ambitionn] la croix des braves4 ,nul n'a le droit de ddaign] les tmoignages d'e/ime atta*s l'accomplissem5t du devoir3 et ce s]ait (f5s] gravem5t le *ef qui les dc]ne que de les refus] p> un prt5du ds9tressem5t s\s lequel se ca*]ait l'orgueil d'une prsomption insol5te4 ,l'art de l'ducateur consi/]a donc n'employ] comme rcomp5ses que des *oses p\vant lev] l'enfant1 et non l'avilir2 n'utilis] que des attraits nobles1 ou t\t au mo9s innoc5ts2 proscrire ce qui dvelopp]ait les t5dances mdiocres ou f*euses4 ,b\rr] un enfant de fri&ises p>ce qu'il a t sage1 c'e/ le r5dre g\rm&1 beauc\p plus que lui faire aim] la sagesse4 ,promettre une petite fille une jolie robe si elle appr5d bi5 sa leon1 c'e/ l'incit] la coquett]ie bi5 plus qu' l'am\r du travail4 ,que de dfauts on donne a9si aux enfants1 gratuitem5t1 bnvolem5t1 p\r s'tonn] ensuite1 et se sc&alis]1 en con/atant qu'ils les dti5n5t6 ,et ce n'e/ pas seulem5t p> le *oix de rcomp5ses maladroites qu'on donne aux enfants des dfauts et mme des vices4 ,lorsqu'on les humilie p> c]ta9e punitions1 notamm5t en rvlant sans ncessit leurs mfaits devant des trang]s1 on dveloppe ou l'on cre en eux l'esprit de rancune et de v5geance4 ,il e/ bon de faire1 p>fois1 qu'un enfant s'humilie3 il e/ t\j\rs mauvais de l'humili]4 ,on les dt\rne de la fran*ise en accueillant sans indulg5ce l'aveu de leurs fautes4 ,on les r5d colres1 h>gneux et grossi]s1 en se livrant devant eux la viol5ce1 la mauvaise humeur1 la grossiret de langage4 ,on compromet la puret de leur cur1 la sa9e closion de leurs s5tim5ts1 lorsqu'on ti5t en leur prs5ce des propos dplacs1 des conv]sations scabreuses1 c\pes de rtic5ces1 qui les incit5t la fois la curiosit malsa9e et la s\rnois]ie1 c> ils font s\v5t semblant de ne pas compr5dre t\t en compr5ant =t bi56 ,enf91 on fausse leur jugem5t1 on fait draill] leur volont1 en leur donnant sur la vie et sur la morale des notions inexactes ou mal tayes1 comme en laissant sans rponse leurs int]rogations et leurs inquitudes1 exprimes ou lat5tes4 ,l'enfant se dem&e plus tt et plus s\v5t qu'on ne croit le p\rquoi des *oses4 ,il faut le r5seign] sur les lois de la vie avec prud5ce1 en mesurant les initiations son ge et son c>actre1 mais sans jamais lui m5tir4 ,et dans le doma9e de la morale1 non seulem5t il ne faut jamais refus] de lui donn] les explications qu'il rclame1 mais il faut all] au-devant de ses que/ions et de ses re*]*es1 en basant t\t ce qu'on lui enseigne1 et l'autorit s\s laquelle on le ti5t1 et le respect qu'on exige de lui1--sur l'enseignem5t div91 l'autorit div9e1 et le respect d ,dieu4 ,l'ducation s]a religieuse ou ne s]a pas4 ,il e/ impossible d'ancr] dans une me le c>actre obligatoire du devoir sans le faire remont] son pr9cipe1 qui e/ la volont matresse du ,dieu ,pre et ,crateur des hommes4 ,si l'on s'en ti5t au devoir dict p> les hommes eux-mmes1 l'enfant n'aura de respect p\r ce devoir huma9 qu'autant qu'il s]a trop faible p\r s'y s\/raire1 et1 dev5u homme son t\r1 il le modifi]a selon sa conception p]sonnelle1 c'e/--dire selon sa fantaisie et son bon plaisir4 ,l'enseignem5t huma9 tay1 fond sur l'enseignem5t div91 et se reliant1 se ratta*ant en t\t et t\j\rs cette base1 ce po9t de d"p1 e/ le seul qu'une volont bi5 int5tionne puisse1 en t\te loyaut1 se reconnatre le droit de rp&re2 comme il e/ le seul auquel une volont bi5 int5tionne puisse1 en t\te scurit de consci5ce1 all] dem&] conseil4 ,,xiv ,l'ducation de la volont3 troisime priode ,la troisime phase de l'ducation de la volont--et l'on peut dire de l'ducation t\t c\rt1 c> lev] la volont c'e/ lev] t\t l'individu--e/ celle qui correspond l'bullition dans le jeune c]veau de t\tes les ides en tumulte1 de t\tes les conceptions frmissantes1 de t\tes les *imres et de t\s les rves1 de t\tes les inductions et dductions nes de la p5se en travail1 p5se alim5te au has>d de t\t ce que l'adolesc5t dc\vre1 voit1 ent5d1 s\ponne et croit inv5t]4 ,en mme temps que se produit en lui cette eff]vesc5ce gnrale1 un dsir d'indp5dance1 un beso9 viol5t d'mancipation comm5ce l'agit]1 et quelquefois furieusem5t3 il se s5t press de vivre p> lui-mme1 de se conduire d'aprs ses propres directives1 d'utilis] et surt\t de manife/] les facults qu'il ap]oit en lui et dont il a hte de rev5diqu] la fois l'usage et la proprit4 ,c'e/ ce mom5t =midable que l'ducateur peut int]v5ir comme un bon gnie ou comme un sorci] nfa/e1 selon qu'il v]s]a dans ce *aos la g\tte de bon s5s1 l'lixir div9 qui va t\t cl>ifi]1 ou le poison qui va t\t corrompre4 ,s'il n'int]vi5t en aucune faon1 s'il se borne reg>d] en spectateur amus ou indiffr5t le r$\table prcipit qui s'opre *ez son lve1 il se conduit en sceptique4 ,s'il int]vi5t p\r faire1 dans cet esprit en ge/ation1 triomph] ses ides lui1 ou les ides de son p>ti1 il agit en sectaire4 ,s'il int]vi5t p\r faire triomph] les ides reconnues p> l'lite de l'humanit1 depuis que le monde e/ monde1 p\r des ides bonnes1 ju/es et sages1 et dc\les des vrits rvles de ,dieu1 il agit en aptre4 ,scepticisme1 sect>isme ou apo/olat3 l'homme qui enseigne1 pr(esse1 g\v]ne ou lgifre1 ne peut s'c>t] d'un de ces trois sy/mes4 ,le scepticisme a fait ses preuves4 ,n'(frant ni ligne de conduite la volont1 ni b\ssole aux esprits en qute d'absolu1 ni consolation aux curs tr\bls1 il e/ le pre du ds>roi1 de l'an>*ie1 de la dbcle univ]selle4 ,le sect>isme s]a t\j\rs avec ju/e raison la bte noire de t\s les g5s de bi53 ennemi-n de la lib]t et de la ju/ice1 fils de l'orgueil et de l'intrt p]sonnel1 il ne peut eng5dr] que ha9e et discorde4 ,l'apo/olat seul1 c'e/--dire le dv\em5t sans arrire-p5se au vrai et au bi5 puiss leur s\rce div9e1 e/ capable d'lev] en l'clairant la volont consci5te et libre2 d'apport] aux tres qui se dbatt5t dans le conflit de leurs passions naissantes1 de leurs dsirs f\gueux1 de leurs aspirations confuses1 de leurs angoisses intellectuelles et morales1--le savoir utile1 judicieux1 qui les fix]a dans la vrit1 la p>ole de paix1 de vie et de lumire qui conti5dra les emportem5ts sans valeur1 et donn]a l'essor t\tes les envoles fcondes4 ,a cette poque de f]m5tation de la m5talit1 c>actrisant le passage de l'enfance la jeunesse1 les deux gr&s cueils que n\s avons signals *apitre ,,ix3 suffisance et insuffisance intellectuelles1 guett5t1 p\r la faire trbu*]1 la volont consci5te et rfl*ie4 ,l'ducateur doit mettre son lve en g>de contre *acun de ces deux cueils4 ,t\t en le r5dant respectueux des premires c]titudes naturelles dposes dans l'intellig5ce p> une sorte de rvlation prive1 il lui f]a reconnatre et av\] les erreurs1 les contradictions1 les draillem5ts 9vitables de la raison huma9e livre ses seules ress\rces4 ,il lui montr]a que n\s n'avons t\s qu'un moy5 d'*app] aux p]ptuels flottem5ts d'un savoir tronqu1 la m5ace p]man5te d'une faillite totale ou p>tielle de nos sy/mes philosophiques les plus +nieux1 voire gniaux3 c'e/ de *]*] le vrai une s\rce qui n\s dpasse1 et de n\s s\mettre humblem5t aux au!ntiques transmissions qui en dc\l5t4 ,mais la volont frmissante du jeune homme ou de la jeune fille piaffe d'impati5ce devant vos raisonnem5ts et vos conseils4 ,elle n'aura de cesse que v\s lui ayez t le mors1 et donn le droit de bondir enf9 sans v\s dans le *amp de l'av5ir1 qui s'ouvre devant son reg>d avide et enivr4 ,le b suprme de l'ducation1 ne l'oublions pas1 e/ de r5dre l'lve capable de se pass] du matre4 ,v\s apais]ez1 v\s cont5t]ez ce qu'il entre de logique1 de dignit et de noblesse dans ce dsir de self-gov]nm5t en engageant spontanm5t votre disciple s'lev] du moi au je1 c'e/--dire de la rgle subie la rgle adopte2 dev5ir matre de ses habitudes1 matre de ses attraits1 mme des bons1 mme de ceux que v\s aurez v\s-mme enrac9s en lui avec le plus de so94 ,v\s le sauv]ez du dlire g>ant de l'orgueil en lui faisant con/at] de combi5 de traits hrits1 de combi5 d'empre9tes et d'emprises reues se compose1 qu'il le veuille ou non1 sa p]sonnalit actuelle4 ,et v\s l'amn]ez dcl>] de lui-mme que p\r vivre et p5s] librem5t il ne s'agit po9t de jet] p> t]re ce qu'on tr\ve en soi de t\t bti1 qu& l'difice e/ habitable1 h>monieux et solide3 mais seulem5t d'y appos] son cusson et son *iffre4 ,lorsqu'un pr(esseur de natation met p\r la premire fois un enfant plat v5tre sur l'eau1 il comm5ce p> l'ent\r] d'une ce9ture de lige et le s\t5ir de la ma91 t\t en lui faisant excut] les m\vem5ts p> lesquels le petit nageur se s\ti5dra et volu]a t\t seul un j\r4 ,peu peu1 l'habitude prise et le savoir v5u1 le pr(esseur l*e son lve1 le dlivre de sa ce9ture1 et l'ab&onne son initiative4 ,l'lve qui a v\lu vraim5t appr5dre nag] ne va ni oubli] ni r5i] les in/ructions reues3 il ne va pas essay] de s'en dpr5dre p\r b>bot] sa faon2 il va au contraire s'en s]vir p\r volu] la fois en lib]t et en scurit1 en se dirigeant lui-mme de la faon dont il a t dirig jusqu'alors4 ,c'e/ a9si que la volont libre1 l'ge du ple9 dveloppem5t de la raison1 s'emp>e du g\v]nem5t de l'tre2 et1 sans balay] les habitudes innes ou les donnes acquises qu'un heureux atavisme et une ducation salutaire y auront dposes1 cette volont libre1 si elle e/ bonne1 dirig]a l'tre d'une manire consci5te et dsormais mritoire v]s le bi5 pratiqu jusque-l plus ou mo9s inconsciemm5t4 ,mais la volont libre peut se con/itu] volont mauvaise4 *appant t\te captation ds qu'elle cesse d'tre le mo9s du monde in/9ctive1 elle peut faire litire de t\s les pr9cipes et de t\s les enseignem5ts reu1 f\l] aux pi$s le trsor des dons acquis et des bi5faisantes acc\tumances1 t\rn] le dos la lumire1 s'ori5t] exprs l'encontre du bi5 et du devoir1 et s'enfonc] dlibrm5t dans l'erreur et le mal4 ,et de cela ri5 ni p]sonne ne p\rront l'emp*]4 ,n\s avons dit qu'on n'duque pas1 qu'on n'lve pas le mal444 ,n'y a-t-il donc ri51 absolum5t ri5 faire l'g>d de la mauvaise volont8 ,c'e/ ce que n\s allons exam9] p\r f9ir4 ,,xv ,l'ducateur en face de la mauvaise volont ,ce n'e/ pas seulem5t p5dant la d]nire phase de son uvre que l'ducateur p\rra se tr\v] ds>m p> le mauvais v\loir de son lve3 bi5 des fois1 au c\rs de cette uvre de pati5ce1 d'intellig5ce et de dv\em5t1 p5dant laquelle le bon v\loir du disciple doit collabor] avec le bon v\loir du matre p\r que des fruits s'ap]oiv5t1 l'enfant1 de son ple9 gr1 rsi/]a1 se drob]a1 se refus]a1 en sa*ant ce qu'il fait et en v\lant le faire4 clair1 raisonn1 *apitr1 bi5 conva9cu intrieurem5t qu'il a tort1 il ne cd]a pas3 il cont9u]a suivre la mauvaise r\te1 et manqu] aux devoirs1 petits ou gr&s1 qui sont les si5s4 ,que doit faire ici l'ducateur8 ,t\t d'abord1 dlimit] soigneusem5t les proportions relles de ce mauvais v\loir4 ,peut-tre n'occupe-t-il pas t\te la consci5ce4 ,peut-tre une p>tie seulem5t de cette volont1 ess5tiellem5t divisable1 n\s l'avons vu1 s'e/-elle mise au s]vice du mal1 le re/e demeurant au s]vice de quelque bi51 visible ou secret4 ,il faut quelquefois aussi f\ill] dans une me p\r y dc\vrir la bonne volont ca*e6 ,sur cette "p re/ante de bonne volont1 l'ducateur cons]v]a son action3 il l'clair]a mieux1 la f]a a9si se port] plus avant1 agir plus vite1 mont] plus haut1 et peut-tre ralli] f9alem5t elle t\s les fragm5ts qui s'en tai5t dta*s4 ,secondem5t1 l'ducateur1 lorsqu'il se tr\ve en face d'un mauvais v\loir1 total ou p>tiel1 bi5 c>actris et nettem5t df9i1 a quelque *ose faire d'extrmem5t important1 que n\s avons dj indiqu1 mais sur quoi il faut rev5ir et insi/]3 c'e/ de rprim] vig\reusem5t les effets de ce mauvais v\loir4 ,c'e/--dire en arrt] les consqu5ces1 en protg] les victimes1 et *ti] le c\pable4 ,il e/ inique et sc&aleux de laiss] un acte mauvais produire des consqu5ces heureuses ou agrables p\r celui qui l'a commis3 lorsque p> sa dsobissance1 son l>c9 ou son m5songe1 un enfant s'e/ procur la matire ou l'occasion de quelque plaisir1 on doit annihil]1 ru9] immdiatem5t son f*eux triomphe1 et lui arra*] sans piti le bnfice de sa faute4 ,lorsque la mauvaise conduite d'un enfant e/ cause que d'autres enfants1 ou d'autres membres de sa famille1 de son ent\rage1 s\ffr5t et ptiss5t1 subissant le contre-c\p de ses rvoltes1 de ses manquem5ts ou de ses m*ancets1 l'autorit doit int]v5ir p\r emp*] dans t\te la mesure du possible l'accomplissem5t de cette inju/ice4 ,il e/ odieux de voir1--comme cela se pratique trop s\v5t dans les familles1 grce l'aveuglem5t volontaire de c]ta9s p>5ts idoltres1 flatts p> quelque cajol]ie ou quelque ressemblance en laquelle ils se complais5t1--les bons1 les d\x1 les s]viables1 les mode/es1 sacrifis aux g/es1 aux exigeants1 aux vaniteux1 aux dp5si]s1 aux impo/eurs4 ,il y a des surs qui pai5t t]nellem5t p\r leurs frres1 des ans qui sont t\te leur vie les victimes de leurs cadets1 de quelque b5jam9 gt1 corrompu p> une adulation et une l*et crim9elles4 ,ce sont l de criants abus contre lesquels il faut s'lev] avec la plus gr&e n]gie4 ,les consqu5ces illgitimes de la faute arrtes1 les victimes protges1 il re/e *ti] le c\pable d'une faon mesure1 proportionnelle sa culpabilit4 ,laiss] tranquillem5t s'ex]c] la mauvaise volont sans la cont5ir et sans la punir1 c'e/ contribu] au rgne de l'inju/ice sur la t]re1 c'e/ faire s]vir les bons au plaisir et l'avantage des m*ants1 et c'e/ enf9 ab&onn] ceux-ci leur p]dition4 ,non seulem5t la rpression du mal e/ ncessaire la protection du bi51 mais cette rpression ne laiss]a pas d'ex]c]1 sur le m*ant lui-mme1 une sorte d'asc5dant my/rieux4 ,sans d\te1 tant que la volont ne se ret\rn]a pas1 tant qu'elle ne *oisira pas1 dans l'intime d'elle-mme1 de faire face au devoir1 p>ce qu'il e/ le devoir1 t\t ce qu'on p\rra obt5ir d'elle p> m5ace1 promesse1 =ce vive ou *tim5t1 ne *ang]a pas sa malice en bont3 il y a cep5dant dans le bi51 pratiqu mme de mauvais gr1 mme avec une arrire-p5se p]v]se1 il y a dans le bi5 une telle =ce div9e1 une telle puissance de pntration1 d'illum9ation et de conqute intrieure1 qu'on a vu des misrables1 des tres dpravs et corrompus1 des r5gats1 brusquem5t conv]tis p> un acte de *>it ou d'hrosme qu'ils avai5t t conduits accomplir malgr eux4 ,on ne p]d donc pas son temps l'g>d du m*ant lui-mme qu& on l'emp*e de faire ce qu'il v\drait1 qu'on le prive du bnfice de ses fautes1 et qu'on le =ce faire ce qu'il ne v\drait pas4 ,enf91 devant les manife/ations p]si/antes de la mauvaise volont1 l'ducateur a une troisime *ose faire1 qui e/ de pri]4 ,il devrait mme t\j\rs comm5c] p> l1 sans att5dre que s'incru/e et s't5de un mauvais v\loir passag] o p>tiel4 ,la prire e/ la premire comme la d]nire arme4 ,je dirai mme que sans elle t\s les ef=ts p]sonnels1 aussi bi5 que t\tes les mesures adoptes l'g>d d'autrui1 re/]ont va9s4 ,qu'on me p]mette ici un s\v5ir444 ,j'ai fait p5dant v+t ans de ma vie le cat*isme t\s les jeudis mat9s4 ,je l'ai fait des enfants du ,nord et des enfants du ,midi1 des petits et des gr&s1 des g>ons et des filles4 ,j'ai la pratique de ce jeune monde4 ,je connais la faon de les manuvr]4 ,en gnral1 je les t5ais t\s en ma94 ,ils tai5t sages4 ,ils m'aimai5t4 ,ils s'intressai5t ce que je leur racontais4 ,j'en ai eu qui m'ont difie1 att5drie1 mue p> leurs s5tim5ts et leur conduite4 ,j'en ai eu d't\rdis et de lg]s1 dont l'esprit s'envolait comme papillon ou mo9eau4 ,j'en ai eu enf9 qui tai5t de bons diables1 et d'autres de francs polissons4 ,un de ces d]ni]s1 le pire dont le s\v5ir me soit re/1 s'appelait ,l>*]4 ,non seulem5t il n'appr5ait jamais une ligne de sa leon1 non seulem5t il n'c\tait pas un mot de l'enseignem5t donn1 mais ce n'tait1 p5dant t\te l'heure de classe1 que plaisant]ies1 ni*es aux vois9s1 rponses gogu5>des1 et dissipation in9t]rompue4 ,il avait inv5t1 *aque fois que je m'adressais lui en prononant son nom1 de me rpondre inv>iablem5t p> ces trois mots1 rpts sur le mme ton tran>d et blagueur3 ,pas ,l>*]1 ,jacob4 ,et les autres de rire6 ,cette scie avait le plus gr& succs4 ,ce galop91 vrai type du voy\ de ,p>is en h]be1 m9e la fois *tive et h>die1 g\ailleuse et s\rnoise1 non seulem5t ne gagnait ri5 v5ir au cat*isme1 mais en faisait p]dre le bnfice t\s ses cam>ades4 ,les dames cat*i/es dispos5t de peu de moy5s p\r rcomp5s] ou svir3 quelques images1 di/ribues dans les limites du rglem5t1 p\r ne po9t crer de concurr5ce ni s\lev] de jal\sies1 le r5voi mom5tan ou df9itif 7et s\v5t le premi] t\rne au second sans qu'on l'ait v\lu1 p> la mauvaise volont des p>5ts71 c'e/ peu prs t\t4 ,je ne v\lais pas r5voy] ,l>*]4 ,obs]vations1 repro*es1 svrits1 exhortations affectueuses1 ri5 n'ab\tissait4 ,que faire8 ,je me mis pri] p\r lui de t\tes mes =ces1 dans l'int]valle d'un jeudi l'autre4 ,la sema9e c\le1 j'arrive1 l'heure de la leon1 devant la porte de la salle o se t5ai5t les sances4 ,mon ,l>*] rdait al5t\r1 la figure mtamorphose444 ,il m'aborde1 contrit et docile444 il entre1 se place1 ne bron*e plus444 ,a p>tir de ce j\r1 ce fut un agneau4 ,et comme il tait =t intellig5t1 il apprit t\t ce que je v\lus4 ,il faut donc pri]3 pri] p\r le petit enfant1 pri] p\r l'coli]1 pri] p\r la jeunesse en proie t\tes les eff]vesc5ces et t\s les tr\bles de la sve en travail2 et il faut pri] p\r l'homme fait444 et il faut pri]1 pri] ardemm5t p\r celui qui veut le mal6 ,dieu1 qui ne peut pas plus que n\s1 malgr sa ,t\te-,puissance1 v\loir p\r le p*eur1 dispose cep5dant d'influ5ces et de moy5s que n\s ne possdons pas p\r trans=m] les affections d'un cur et bris] les atta*es d'une volont4 ,l'homme lve3 ,dieu s\lve4 ,l'homme claire3 ,dieu aveugle1 au d\ble s5s de projet] l'vid5ce ou de crer la nuit4 ,une ccit s\da9e s]t p>fois de prface au r5=t de la grce444 ,les voies de ,dieu n\s sont inconnues1 mais n\s savons qu'elles s'ouvr5t devant la prire4 ,ne dsesprons donc jamais d'une volont mauvaise1 tant qu'un s\ffle de vie anime encore son possesseur4 ,on ne peut jamais1 du re/e1 prjug] des directions futures que pr5dra ou cons]v]a un v\loir huma94 ,t\t demeure t\j\rs possible1 en fait de revirem5t et de volte-face1 dans le bi5 comme dans le mal1 une consci5ce huma9e4 ,la vie e/ une p>tie qui ne se gagne ou ne se p]d qu'avec la d]nire c>te j\e4 ,c'e/ une lutte1 dans laquelle *acun peut t\r t\r succomb] et se relev]1 sans jamais p\voir avant la mort se dcl>] va9queur ou va9cu4 ,a plus =te raison les tmo9s de cette lutte ne peuv5t-ils connatre l'avance son rsultat f9al4 ,a9si donc1 prire et confiance6 donnons-n\s t\t enti]s notre apo/olat1 en dem&ant ,dieu d'en faire mrir les fruits4 ,ne croyons jamais la /rilit fatale de nos ef=ts1 ne d\tons pas de la possibilit1 mieux1 de la probabilit de la moisson4 ,et p\r assur]1 de notre ct1 dans t\te la mesure o n\s en sommes responsables1 cette moisson1 cette rcolte que nos vux appell5t1 comm5ons p> n\s appliqu] n\s-mmes1 n\s-mmes1 le programme et la tactique dont n\s v5ons de p>c\rir les gr&es lignes2 dressons-n\s au bi52 en*antons-n\s son s]vice2 in/ruisons-n\s de lui de mieux en mieux1 illum9ons t\j\rs davantage nos intellig5ces son rayonnem5t div94 ,et1 en y entranant t\s ceux qui dp5d5t de n\s1 ceux que n\s avons p\r mission de guid]1 de dirig]1 de sauv]1 n'oublions pas que ce que n\s faisons ne s]ait ri5 si ,dieu ne le faisait avec n\s2 et1 puisque la prire e/ une des conditions qu',il a mises l'effusion de son sec\rs1 prions6 ,prions p\r les autres et prions p\r n\s-mmes1 prions p\r l'tablissem5t du bi5 dans le monde1 p\r le r$ressem5t des consci5ces et le c\ronnem5t des loyaux ef=ts4 ,gloire ,dieu au plus haut des cieux1 et paix sur la t]re aux hommes de bonne volont6 ,,f9 ,,table ,,des ,,mati,,res ,avant-,propos #e ,i4 ,l'ex]cice ou le temps peuv5t-ils crer ou dvelopp] la volont8 #g ,,ii4 ,un traitem5t physique de la p]sonne huma9e peut-il crer ou dvelopp] la volont8 #ah ,,iii4 ,p\voir4 ,savoir4 ,v\loir #be ,,iv4 ,des directions div]ses du v\loir #ce ,v4 ,l'attrait comm&ant au v\loir #di ,,vi4 ,le devoir librant le v\loir de la s]vitude de l'attrait #eh ,,vii4 ,la notion div9e du devoir #gj ,,viii4 ,la volont applique la connaissance #hj ,,ix4 ,la volont devant l'ef=t #ic ,x4 ,action de la volont sur la sant1 l'intellig5ce1 et leur transmission hrditaire #aaj ,,xi4 ,l'am\r1 et la volont du mom5t #abg ,,xii4 ,l'ducation de la volont3 le dressage #acg ,,xiii4 ,l'ducation de la volont3 deuxime priode #ade ,,xiv4 ,l'ducation de la volont3 troisime priode #aeg ,,xv4 ,l'ducateur en face de la mauvaise volont #afd ,imprim]ie ,e4 ,,aub9 ,,ligug 7,vi5ne7 ,p4 ,,le?ielleux1 diteur1 #aj1 ,rue ,cassette1 ,,p>is 7#f;e7 ,ouvrages de ,j4 ,,r5ault ,inspecteur de l'enseignem5t primaire en ,belgique ,,la ,,puret ,,pr,,s]vation--,,direction--,,initiatio n ,9-#h c\ronne de ,,xii-#abh pages ,i4 ,les faits1 les devoirs4--,,ii4 ,prs]vation4--,,iii4 ,direction4--,,iv4 ,initiation individuelle et collective4--,v4 ,m?ode d'initiation4 ,,vi4 ,influ5ce religieuse4--,,vii4 ,aux jeunes g5s4 ,,ducation ,,directe ,,de ,,la ,,puret ,po9ts ess5tiels4--,erreurs4--cueils4 ,9-#h c\ronne de #ef pages ,l',,ducation ,,religieuse ,,des ,,enfants ,,dans ,,la ,,famille ,9-#h c\ronne de ,,xxiv-#bcf pages ,i4 ,b de l'ducation religieuse4--,,ii4 ,po9t de d"p de l'ducation religieuse4--,,iii4 ,l'enfant de deux ans et au-dess\s4--,,iv4 ,l'enfant de deux sept ans4--,v4 ,l'enfant de sept dix ans4--,,vi4 ,l'enfant de dix onze ans4 ,,la ,,pr,,p>ation ,a ,l',,cole ducation s5sorielle4--ducation de l'att5tion ,9-#h c\ronne de #fh pages ,,innoc5ce ,,et ,,ignorance ,,ducation ,,de ,,la ,,puret p> ,m4-,s4 ,,gillet1 ,,dom9ica9 ,9-#h c\ronne de #baf pages ,m?ode sci5tifique4--,m?ode du sil5ce4--,m?ode du bon s5s4--,ignorance d'auj\rd'hui et innoc5ce de dema94--,programme d'ducation de la puret4 ,,p\r ,,tre ,,un ,,c>act,,re ,p> l',abb ,l4 ,,r\zic ,9-#h c\ronne de #bgb pages 7#h;e dition7 ,nature de la volont4--,de l'action de la volont sur les autres facults4--,la filiation de la volont1--,les ennemis du c>actre4--,le *amp d'opration de la volont4--,ncessit de la volont4--,la volont s'acqui]t4--,les moy5s d'acqurir la volont4--,la volont aux div]ses poques4--,a v\s4