,o4 ,v4 ,,de ,l4-,,milosz ,,ars ,,magna ,,ditions ,,alice ,,sau]we9 ,dpositaire gnral ,,les ,,presses ,,univ]sitaires ,,de ,,france #di1 b\lev>d ,sa9t-,mi*el1 #di ,,p>is #aibd ,a ,,r5aissance ,,av]tissem5t ,l'ptre ,/orge1 la premire p>tie d',ars ,magna1 a t compose en #aiaf et publie en janvi] #aiag dans la ,revue de ,holl&e4 ,l'auteur ne connaissait cette poque ni les ?ories de ,m4 ,a4 ,e9/e91 ni mme le nom du gr& ma?matici54 ,cep5dant1 p> une concid5ce assez tr\blante p\r mrit] l'att5tion des hommes de sci5ce1 l'ptre1 fruit de mditations ess5tiellem5t mtaphysiques sur le m\vem5t1 r5f]me t\tes les conclusions d'ordre gnral tires de la ?orie e9/e9i5ne p> ses comm5tateurs1 l'espace1 id5tifi avec la matire1 y tant reprs5t comme un solide1 le temps comme une quatrime dim5sion1 et l',univ]s comme un corps illimit mais f9i1 dont les lm5ts ne se laiss5t situ] que dans la relation qui les lie les uns aux autres4 ,dans les quatre pomes suivants1 ,memoria1 ,nombres1 ,turba ,magna et ,lum51 l'auteur dveloppe sa ?se du po9t de vue de la biologie et de la my/ique1 en la ratta*ant aux doctr9es h]mtiques a9si qu' la philosophie py?agorici5ne4 ,i ,,pitre ,a ,,/orge ,c]ta9 j\r d't de l'anne mil neuf c5t seize1 comme j'tais t5du1 quelque di/ance de v\s1 ,/orge ,&rogyne1 sur le rivage bl\issant d'une m] mo9s va/e1 mo9s p]fide et mo9s multi=me que ma d\leur1 s\da91 et t\t au fond de moi1 j'ent5dis votre voix qui m'int]rogeait3 mais qu'e/-ce donc1 enf91 que t\t cela8 mais que n\s veut donc t\t ceci8--,alors je tombai dans une mditation pr(onde1 et des vrits me fur5t rvles1 et le s5s intrieur de ma9te vision anci5ne s'(frit sans voile l'omnisci5ce de mon am\r4 ,du premi] au d]ni] m\vem5t de notre vie physique et m5tale1 ,/orge1 t\te *ose de ce monde naturel o n\s sommes p\r quelques j\rs se laisse ram5] une ncessit unique de situ]4 ,n\s n'apportons1 la vrit1 ni l'espace ni le temps dans la nature1 mais bi5 le m\vem5t de notre corps et la connaissance1 ou1 plus exactem5t1 la con/atation et l'am\r de ce m\vem5t1 con/atation et am\r que n\s appelons ,p5se et qui sont l'orig9e de la sci5ce premire et fondam5tale de situ] t\tes *oses1 en comm5ant p> n\s-mmes4 ,l'espace et le temps sembl5t avoir t prp>s de longue ma9 p\r n\s recevoir2 cep5dant1 t\tes nos inquitudes n\s vi5n5t du beso9 de situ] cet espace mme et ce temps2 et l'opration m5tale p> laquelle1 faute d'un autre lieu ou cont5ant imag9able1 n\s leur assignons une place en eux-mmes1 en les multipliant et divisant l'inf9i1 n'te ri5 de ces t]ribles angoisses1--de ces angoisses d'am\r1 ,/orge1--qui n\s p\rsuiv5t jusqu'aux conf9s de la ,valle de l',ombre de la ,mort4 ,le s5tim5t obscur qui accompagne notre premire app>ition peure dans la nature ne peut que ressembl] celui qui se saisit p>fois si brutalem5t de nos rveils en sursaut aprs les torpeurs d'aprs-midi pr(ondes et sans rves1 au =t de l't4 ,l'oubli du temps et du lieu n\s jette alors dans une p\vante et une tri/esse sans nom1 et c'e/ mo9s dans l'eng\rdissem5t des organes que dans ce beso91 le premi] et le plus tyrannique de t\s1 de t\t situ] dans un espace et dans un temps1 qu'il faut re*]*] les causes pr(ondes de cette indf9issable oppression4 ,on p\rrait dire de la contra9te o n\s sommes de situ] t\tes *oses 7et jusqu' l'espace et au temps dans lesquels n\s situons7 qu'elle e/ la premire dans l'ordre des manife/ations m5tales de notre vie4 ,il n'e/1 c\p sr1 ni p5se ni s5tim5t qui ne drive de cette activit ess5tielle de l'tre4 ,les premi]s m\vem5ts de notre esprit dans la reconnaissance du monde environnant lui sont aveuglm5t s\mis4 ,plus t>d1 n\s la retr\vons s\s les mmes traits de dom9atrice dans la gomtrie et les sci5ces naturelles2 son rgne embrasse jusqu'aux ab/ractions extrmes de la philosophie1 de la religion1 de la morale et de l'art2 le bi51 le mal1 l'am\r1 les conflits du vrai et du faux1 la rceptivit de la ,rvlation1 l'oubli1 l'tat d'innoc5ce1 l'inspiration1--t\te notre progniture spirituelle n\s rclame son hritage de t]res m]veilleuses1 et l'obti5t2 et c'e/ encore la vieille ncessit de situ] t\tes *oses qui t5d son sceptre sur ces contres dlicieuses ou t]ribles3 l',e/ des ,anci5s1 les ,enf]s1 le ,saana1 l',armagg$on1 la ,pa?mos du ,boan]ge1 le ,le?1 l',arcadie1 le ,p>nasse--et d'autres1 et une inf9it d'autres encore4 ,p> la premire p5se je con/ate mon m\vem5t et1 ce faisant1 situe dj les *oses dans le temps et l'espace2 et1 p> la seconde1 je fais ef=t d'embrass]1 donc de situ]1 l'espace et le temps mme o j'ai pos t\tes *oses4 ,et alors je m'ap]ois que mes deux notions extrmes du monde naturel1 celles de l'inf9im5t gr& et de l'inf9im5t petit1 dc\l5t directem5t de cette contra9te o je suis de situ] en lieu sr t\tes *oses4 ,c>1 comme on ne situe un objet que p> rapport un autre1 mon ignorance irrmdiable d'une correspondance de l'espace et du temps m'ordonne de leur assign] une sorte de place en eux-mmes1 en les t5dant l'un et l'autre l'inf9i4 ,et ma rpugnance m'arrt] sur un indivisible provi5t de la mme ncessit de situ] t\t prix3 c> un d]ni] divisible a encore beso9 de quelque place1 et il n'en peut tr\v] que dans la divisibilit des moitis que je supposais sans t5due4 ,mon ide de la matire1 fondem5t de t\tes les ides naturelles1 e/ donc indissolublem5t unie l'app>5ce de situation qu'un p\voir purem5t ?orique de multiplication et de division l'inf9i me p]met d'assign] au temps et l'espace4 ,otez cet am\r du m\vem5t et cette folie du ry?me de mon c]veau1 et v\s en t]ez du mme c\p l'ide de la matire4 ,c>1 si je cesse de multipli] et de divis] l'inf9i1 je p]ds t\te notion du lieu o je m'tais plac1 je ne situe et n'imag9e plus le monde naturel en lui-mme1 comme je faisais en multipliant et divisant4 ,si bi5 que1 le recul t]nel des limites dans l'imm5se et le m9ime une fois t1 t\t e/ t1 et jusqu' l'ide de la matire4 ,mais direz-v\s1 n\s n'avons que faire ici de la matire2 la multiplication et la division l'inf9i ne se rapport5t qu' l'espace et au temps4 ,a c\p sr2 mais le temps1 l'espace et la matire n\s sont donns non pas sp>m5t1 mais en un seul bloc dans la loi du m\vem5t4 ,nombre de p5seurs ont fait ef=t1 sans d\te dans un faux esprit de simplification1 de sp>] l'image du cont5u de celle du cont5ant1 ou l'ide de la matire borne de celle de l't5due sans f94 ,quelques-uns ont mme p\ss leur purile tmrit jusqu' sectionn] l'espace inf9i irrductible en deux p>ts1 dont l'une r5f]m]ait1 selon eux1 la matire cosmique et l'autre les seules tnbres extrieures4 ,ils n\s ont laiss l'espace illimit et n\s ont rationn la matire1 e/imant sans d\te l'inf9i de l'un plus aism5t concevable que l'inf9i de l'autre4 ,de gr&s esprits et de belles imag9ations ont donn de t\te vole dans le panneau4 ,je ne puis lucid] ici les causes pr(ondes de cette ab]ration4 ,elles sont spirituelles1 et =m]ai5t1 dans cette lettre entirem5t consacre la matire1 une digression trop longue4 ,je con/at]ai seulem5t que l'espace vide des p>tisans d'un univ]s f9i ne =me1 avec sa p>ticule d'espace combl1 qu'un seul illimit1 puisque t\te int]ruption1 d'ailleurs inimag9able1 dans l't5due1 s]ait elle-mme espace conjonctif4 ,or l'inf9i1 rsultat extrme et t]nellem5t fuyant de multiplications et de divisions ?oriques1 demeure /able dans t\tes les oprations2 c>1 quel que soit le multiplicateur1 le produit e/ inf9i1 t\t de mme que le quoti5t1 indp5damm5t du diviseur2 c> un quoti5t dt]m91 multipli p> le diviseur1 ne re/itu]ait pas un divid5de inf9i4 ,ce qui revi5t dire1 d'une manire gnrale1 que l'inf9i n'a pas de p>ties1 ou1 en accordant les t]mes avec ceux de la proposition ,eurka1 que t\te p>tie de l'inf9i e/ inf9ie en soi4 ,or1 l'espace reconnu cont5ant se tr\vant tre p>ticule de l'espace inf9i suppos vide1 il e/1 en soi-mme1 inf9i2 et1 a9si1 le monde de la matire e/ inf9i1 ou1 p\r p>l] avec mo9s de prsomption1 notre reprs5tation huma9e d'un univ]s de matire e/ bi5 conception d'un univ]s de matire illimit4 ,dans l',am\r conjugal et ses *a/es dlices1 ,dieu1 la cration et l',homme1 ,la ,vraie ,religion ,*rti5ne et l',apocalypse ,rvle1 le pre de la sci5ce mod]ne1 le conciliateur de la raison et de la foi se plat remmor] les t]reurs o le jetai5t1 dans sa jeunesse1 ses considrations sur la cration de l'espace et du temps2 et1 p> l1 il semble reconnatre que la cration de l'espace et du temps prcdait1 dans sa reprs5tation1 celle de la matire4 ,mais l'ide de la matire ne dc\le pas de celle de l'espace et du temps4 ,t\t e/ donn en bloc dans le ,m\vem5t2 il y a simultanx et id5tit absolues4 ,et1 p> t\tes les fois que l'on fait de la matire univ]selle le sujet de sa mditation1 il e/ prud5t d'c>t] autant que possible l'image tr\blante des espaces int]/ellaires4 ,ces t5dues ne sont ri5 autre *ose1 p> rapport l'inf9it des descriptibles matriels1 ou mme l'imm5sit du ciel sidral p>tiel (f]t notre obs]vation1 que des int]atomiques2 et1 ds que n\s les situons dans l'immesurable univ]sel1 elles devi5n5t pure app>5ce4 ,je sais1 dans notre pauvre ciel a/ronomique1 deux toiles s+ulirem5t brlantes1 deux confid5tes fidles1 belles et pures1 et que je croyais sp>es de leur ami p> des di/ances inimag9ables4 ,or1 l'autre soir1 un gr& papillon de nuit tant tomb de la lampe sur ma ma91 j'eus la t5dre curiosit d'int]rog] ses yeux flamboyants444 ,l'illimit e/ l'ennemi des *appatoires4 ,il lui faut la sagesse de l'affirmation totale ou la folie de la ngation absolue4 ,il m'e/ libre d'assign] des bornes la matire aussi longtemps que je situe un objet seulem5t p> rapport un autre1 dans un espace d'ag5cem5t ou d'ori5tation2 mais aussitt que je suppose un total absolu de matire1 ce n'e/ plus p> opposition un objet et dans un espace descriptible1 mais bi5 dans l'immesurable1 dans ce que j'appelle l'espace pur1 que je lui assigne sa place2 et l1 t\te dt]m9ation s'van\it4 ,pos m5talem5t dans cet espace pur1 l'inf9itsimal de matire comble l'inf9i de l't5due4 ,or la p5se1 ou l'acte p> lequel n\s situons t\tes *oses1 n'e/1 son orig9e1 qu'une connaissance1 ou1 comme n\s l'avons df9ie plus haut1 qu'une con/atation et un am\r du m\vem5t2 elle e/ donc indissolublem5t unie au m\vem5t de l'univ]s4 ,la fixit mme des corps que n\s appelons inanims n'e/ qu'app>5te1 associe qu'elle e/ troitem5t au m\vem5t propre des objets et des mondes environnants2 c> t\t ce qui e/ corps e/ corps de la matire univ]selle1 et cette matire e/ insp>able du m\vem5t de l'espace descriptible4 ,grce la simultanx du m\vem5t et de la con/atation1 un s5tim5t obscur de l'univ]salit de ce m\vem5t devait dj n\s remplir dans les poques o1 p> rapport au c\rs du soleil1 la t]re tait considre comme un c5tre fixe2 et les dc\v]tes de ,cop]nic ne sont peut-tre1 comme t\tes les autres dc\v]tes huma9es1 que des confirmations ma?matiques d'une immmoriale connaissance intuitive ret>de p> l'immuabilit de l'app>5ce ou t\ffe p> quelque scrupule religieux analogue celui qui1 dans la ,*rti5t1 tirait orig9e de l'int]prtation littrale d'un passage purem5t spirituel des critures4 ,cette presci5ce du m\vem5t univ]sel a1 sans d\te1 favoris p>eillem5t les progrs de l'lectro-dynamique contempora9e4 ,qu& donc je situe1 dans l't5due descriptible1 un objet ,a p> rapport un objet ,b1 je dt]m9e simplem5t la ligne d'un m\vem5t ,a p> opposition celle d'un m\vem5t ,b4 ,or1 n\s savons1 prs5t1 que cette t5due descriptible1 ou espace d'ag5cem5t et d'ori5tation1 e/ l'inf9i mme1 puisque n\s avons tabli l'id5tit de l'espace pur et de la matire4 ,il n\s re/e donc exam9] les relations de cet inf9i de matire avec nos lois du m\vem5t1 sans jamais p]dre de vue que ce que n\s v5ons d'arrt] p\r l'espace s'applique avec la mme exactitude l'ide du temps2 c> l'orig9e de la p5se e/ dans la con/atation du m\vem5t1 et celui-ci e/ non seulem5t uni au temps p> un li5 indissoluble1 mais encore app>at1 qui le considre avec am\r1 comme la matire mme de la dure4 ,le m\vem5t p\rrait aussi tre df9i po9t d'int]section des p>allles du temps et de l'espace dans l'illimit2 c> la reconnaissance de la similitude de la matire et de l't5due sans bornes conti5t dj une id5tification de l'inf9i et de l't]nel4 ,situ] un corps dans l't5due descriptible1 c'e/ en valu] et circonscrire le m\vem5t p> rapport au m\vem5t de quelque autre corps4 ,or1 n\s avons id5tifi l't5due (f]te notre expri5ce avec l'inf9i de la matire impos notre raison2 d'o il sembl]ait dc\l] de la faon la plus naturelle du monde qu'une mme loi du m\vem5t dt rgir et l'illimit et le descriptible4 ,et tel e/1 effectivem5t1 le cas1 aussi longtemps que n\s appliquons cette loi la matire univ]selle considre dans l'inf9it des t5dues analogues celle o n\s situons un corps p> rapport un autre et troitem5t associes1 du mo9s dans notre reprs5tation1 les unes avec les autres4 ,mais1 aussitt que n\s ab&onnons cette figure de l'inf9it des espaces d'ag5cem5t p\r l'ide d'un inf9i unique1 et1 p> consqu5t1 non-situ p> opposition un autre1 la loi p]d son univ]salit et l'illimit se rvle notre raison dans t\te la t]rifiante maje/ de l'absolu repos4 ,ceci1 au po9t o n\s en sommes1 e/ dj ent5dre dans les deux s5s1 celui de l'inf9it des descriptibles considrs dans leur ensemble1 aussi bi5 que celui de l'inf9i unique3 c>1 quelque ef=t que n\s fassions de situ] un corps dans une t5due descriptible p> rapport au m\vem5t d'une inf9it de corps1 ou un espace descriptible--un ciel sidral--t\t enti] p> opposition au m\vem5t d'une inf9it d'autres1 le premi] et le second p]d5t aussitt le m\vem5t sans jamais r5contr] le lieu4 ,et1 p\r ce qui e/ de l'inf9i de la matire considr comme un t\t absolu et unique1 il ne peut en aucune faon tre imag9 c\rant1 se tr\vant tre t\t ensemble cont5ant et cont5u illimits4 ,bref1 le m\vem5t et la situation de la matire sont purem5t relatifs3 rels1 au s5s huma91 tant que subsi/e une relation entre corps2 irrels--et irrels au s5s absolu--aussitt que n\s situons la matire dans l'inf9i4 ,la spirale ,,ens1 premi] simple1 premi] m\vem5t1 premi] po9t naturel et gnratrice de l'inf9it des m\vants n'e/ donc1 elle aussi1 qu'une modification m5tale1 qu'un c]ta9 tat d'am\r purem5t intrieur de la ,div9it1 puisqu'elle ne rompt l'immobilit de l',ess5ce que p\r retomb] dans l'immobilit de la ,manife/ation4 ,qu'il me soit p]mis1 p\r plus de cl>t1 de comp>] l'inf9i de la matire l'immobile image que contempl]ait avec am\r1 dans un miroir fidle1 la ,beaut1 ennemie du m\vem5t qui dplace les lignes4 ,a9si donc1 le ,m\vem5t1 cette orig9e et cette f9 de notre p5se2 le ,m\vem5t1 ce my/ique compagnon de s]vice qui n\s a suivis trav]s l'inf9it des descriptibles mobiles2 le m\vem5t s'van\it au seul nomm] de l',inf9i4 ,et quoi de plus naturel8 c> comm5t imag9] le m\vem5t d'ensemble d'un total de matire qui1 p> df9ition1 remplit dj l'espace illimit1 le ralise en quelque sorte1 ou1 mieux encore1 s'incorpore l'inf9i de l't5due8 ,et cep5dant1 l'immobilit absolue de l'ensemble de ce corps unique et p>fait1 compos d'une inf9it de p>ticules en m\vem5t1 e/ un m>tyre p\r la p5se4 ,c'e/ que la p5se e/ cet acte p> lequel n\s situons t\tes *oses en lieu sr p> la con/atation et l'am\r du m\vem5t1 et que l'immobilit e/ non seulem5t une abs5ce de m\vem5t1 mais encore une ngation de lieu4 ,n\s avons appel la p5se con/atation et am\r du m\vem5t4 ,a ce mot am\r1 l'ignorance et la grossiret des poques qui n\s sp>5t du moy5 ge ont prt plus d'une signifiance purile ou irrvr5cieuse1 et les esprits mme les mo9s faux de ce t]rible temps1 de ce temps d'expiation o n\s avons l'in=tune de vivre1 sembl5t ne v\loir gure exprim] autre *ose1 en l'employant1 que la passion1 le plaisir ou la curiosit4 ,mais tel n'e/ pas le s5s que j'atta*e1 moi qui me pique d'crire avec l'me des mots1 ce mot augu/e1 en*anteur et effrayant4 ,il dsigne t\j\rs *ez moi1 l't]nel fm99-div9 d',alighi]i et de ,g!1 la s5tim5talit et la sexualit angliques1 la mat]nit virg9ale o se fond5t1 comme en un brlant creuset1 l'adram&onique de ,sw$5borg1 l'hesprique de ,hld]l91 l'lysen de ,s*ill]3 l'accord huma9 p>fait1 =m p> la sagesse attractive de l'p\x et la gravitation am\reuse de l'p\se1 la vraie situation spirituelle de l'un au reg>d de l'autre1 arcane ess5tiel1 si t]rible et si beau qu'il me dev9t impossible du j\r o je le pntrai1 d'en p>l] sans v]s] un torr5t de l>mes2 effrayante et s\rde t5dresse dont la hantise exaspre1 de la premire note la d]nire1 et1 peut-tre1 l'insu de l'auteur1 t\te la musique1 si peu comprise jusqu' ce j\r1 de ,ri*>d ,wagn]4 ,au s5s univ]sel1 enf91 l'intuition orphique qui n\s enseigne dv]s] la surabondance de notre m\vem5t dans le cur frat]nel de la pi]re1 anim] le corps le plus humble1 le pos] en son lieu et son temps avec cette t5dresse dlicate et cette infaillibilit am\reuse qui n\s p]mett5t de situ] en lieu sr et temps propre le mot et le son dans le pome1 le muscle et le pas dans la danse1 le ton et l'acc5t dans la diction1 la ligne matresse de m\vem5t et de vie en sculpture1 la premire vibration de c\leur et la d]nire en pe9ture1 en ar*itecture1 enf91 la pi]re et la solive1 dans une h>monieuse et logique rp>tition de l'ef=t4 ,le ry?me e/ l'expression t]re/re la plus haute de ce que n\s appelons p5se1 c'e/--dire de la con/atation et de l'am\r du ,m\vem5t4 ,voil donc1 arrt en quelques traits rapides1 le s5s spirituel que j'atta*e dans mes crits au mot ess5tiel1 am\r1 v]be t]nel et premi] de t\s les cris4 ,mais comm5t concili] le sublime am\r d'un m\vem5t qui1 sans cesse1 fait c\rir en c]cle1 p> les espaces descriptibles1 la matire si h>monieuse et si belle1 oui1 comm5t accord] cet imm5se am\r1 cet art et cette sci5ce et cette foi univ]selle1 avec l'inimag9able immobilit de l'inf9i de la matire pure8 ,c> il faut notre am\r une matire en m\vem5t et une matire qui se laisse t5dre l'inf9i1 et la raison n\s donne bi5 une matire qui se laisse t5dre1 mais anime seulem5t du ry?me m5tal p> lequel n\s t5dons4 ,en dpit donc de sa ralit de descriptible id5tifi avec l'inf9i1 la matire pure n'a1 p\r t\t m\vem5t et consquemm5t t\te situation1 que ce que lui peuv5t prt] de l'un et de l'autre un p\voir purem5t ?orique de multiplication et de division sans f91 et une cration t]nellem5t insatisfaite de ry?mes4 ,l-bas1 je ne sais o1 l'immobile ,illimit2 ni m\vem5t1 ni lieu2 un je ne sais quoi qui e/ un total de t\t ce qui e/1 de t\t ce que je sais et de t\t ce qui me re/e appr5dre2 un cont5ant de t\t lieu rel ou imag9able1 et un cont5ant non-situ2 cela mme v]s quoi je vais1 v]s quoi se hte t\t le m\vem5t de l'inf9it des descriptibles2 et qu'e/-ce8 mais qu'e/-ce donc enf98 ,un absolu d'immobilit qui passe ma raison et qui1 t\tefois1 ne la passe pas tellem5t qu'elle n'en puisse reconnatre quelque attribut3 et ce connaissable unique e/ prcism5t l'inimag9able immobilit4 ,ici--mais que dsigne1 ,/orge1 ce mot ici8--une dbile raison insatisfaite et rvolte1 et un imm5se am\r3 un am\r que ri5 ne rassasie1 que ri5 n'apaise2 un pieux am\r de la matire illimite en t]nel m\vem5t1 une folie univ]selle du ,ry?me4 ,et g>dons-n\s1 ,/orge1 de p]dre jamais de vue que ce qui n\s occupe ici n'e/ ni le my/re spirituel des aff9its1 ni la vie my/ique et s5tim5tale1 ni l'inconnu au fond duquel t\s n\s devons1 dema91 tomb]2 c> n\s n\s entret5ons seulem5t de la matire que n\s sommes1 de la matire qui n\s environne et de la matire que n\s s]ons durant de longues1 longues annes1 dans le tombeau4 ,la table laquelle je m'acc\de1 l'encri] o je plonge cette plume1 propos5t mon c]veau t\t-m\vem5t l'insoluble problme4 ,fils de l'homme1 je n'ai pas o repos] ma tte4 ,pas de lieu2 et c]tes1 il m'import]ait peu de savoir d'o je vi5s et o je vais2 mais je ne sais pas o je suis1 et cep5dant je suis1 moi qui aime6 c> t\t le re/e e/ vanit1 fume1 ombre2 mais v\s1 ,/orge1 qui m'tes m\vem5t et lieu1 et moi1 votre p\x dans cet espace1 dans cette matire qui e/ dj l'inf9i et dans ce temps mesurable qui e/ dj l't]nit1 n\s1 n\s sommes4 ,v\s1 ,/orge1 et moi1 n\s sommes2 et c'e/ peut-tre en moi de la dm5ce ou de l'ivresse1 mais au se9 de cet univ]s indf9i1 non-situ1 je sais un lieu sr1 o la raison ne s'enlise pas1 et ce lieu1 c'e/ mon am\r2 un seul m\vem5t aussi1 et ce m\vem5t e/ l'inlassable et vide multiplication et division l'inf9i1 sup]position d'espaces et de temps incessante1 sur spirituelle de la multiplication sans f9 qu'e/ le pome t]nellem5t insatisfait4 ,c> jamais sci5ce ne dt]m9]a la situation relle de quelque corps que ce soit2 mais t\t corps e/ situ en lieu sr au reg>d de l'omnisci5ce1 et l'omnisci5ce e/ am\r4 ,t\tefois1 considre de notre po9t de vue huma91 cette dt]m9ation purem5t my/ique de lieu passe et la raison et le s5tim5t1 et ce s]ait dm5ce que de v\loir re*]*] des preuves la ralit t]re/re de notre vie hors de l'absolue id5tit de la matire qui n\s revt et n\s environne et de celle o s'humilia1 durant les annes de l',inc>nation1 le t\t-puissant ,am\r4 ,o ri5 n'e/ situ1 il n'y a pas de passage d'un lieu un autre1 mais seulem5t d'un tat--et d'un tat d'am\r-- un autre2 et voil p\rquoi l'am\r se rit et de la vie et de la mort4 ,je n'aime ni les ?ories de l'a/ral des adeptes1 ni celles des mondes spirituels de ,sw$5borg4 ,t\s ces pauvres d'am\r sav5t peut-tre1 obscurm5t1 que ri5 n'e/ situ2 mais il leur faut un m\vem5t et un lieu t\t prix2 et1 animant l'abs5t1 ils situ5t dans le ri54 ,et ils ont beau dire que leurs mondes sub/antiels sont trang]s au temps et l'espace1 et que le lieu n'y e/ qu'app>5ce1 ou1 encore1 que t\te ralit y e/ cration in/antane et correspondance d'un tat spirituel2 on s5t bi5 que1 demeurant malgr t\t s\mis la loi du m\vem5t1 ils situ5t leur immatriel en un lieu dt]m9 p> son opposition mme la matire4 ,tant il e/ malais de rompre1 jusque dans les modes de p5s] les plus purs1 avec l'habitude de situ] ,a p> rapport ,b4 ,la doctr9e spirituali/e la plus ho/ile au matrialisme se g>de bi51 cra9te de p]dre pi$1 de dvtir la matire de son m\vem5t et de la *ass] p> l de son lieu3 c> comm5t assign] une place un monde spirituel1 mme hors de l'espace et du temps1 si on ne le situe p> opposition l'ide d'une matire dj assise8 ,mais1 v\s1 ,/orge1 v\s savez ma9t5ant que cette matire que n\s avons reconnue inf9ie e/ un absolu de l'immobilit et qu'elle n'e/ situe qu'au reg>d de l'omnisci5t ,am\r4 ,et v\s savez aussi que notre p5se1 notre vie dans l'espace descriptible1 ,/orge1 n'e/ qu'une con/atation et un am\r du m\vem5t1 et que l'expression suprme de cet am\r1 en sci5ce1 e/ la multiplication et la division de l'inf9i p> l'inf9i1 et1 en art1 le ry?me sans cesse jaillissant et t]nellem5t insatisfait4 ,l'in/ant e/ donc v5u de lev] cette ant9omie en v\s dvoilant1 t]re/re t5dresse1 l'arcane suprme de l'univ]sel ,am\r1 tel qu'il me fut rvl1 moi votre p\x1 p5dant que je mditais1 la tte dans le sable1 sur le rivage ensoleill4 ,o ri5 n'e/ situ1 il n'e/ pas de passage d'un lieu un autre1 ,/orge1 mais seulem5t d'un tat--et d'un tat d'am\r-- un autre4 ,dans l'tat actuel de notre t5dresse1 n\s multiplions et divisons l'inf9i1 et n\s n\s ab&onnons au torr5t furieux du ry?me1 et ri5 ne n\s satisfait4 ,mais n\s m\rrons1 ,/orge1 et n\s entr]ons dans cet tat bni o multiplication1 division et ry?me sans cesse insatisfaits1 tr\v5t le nombre suprme absolu1 et la f9ale immuable1 p>faite1 de t\t pome4 ,c'e/ le second am\r1 ,/orge1 c'e/ l',elysium de ,matre ,g!1 c'e/ l',empyre du gr& ,alighi]i1 c'e/ l',adram&oni du bon ,sw$5borg1 c'e/ l',hesprie de l'in=tun ,hld]l94 ,il e/ dj ici--mais que dsigne1 ,/orge1 ce mot ici8--oui1 et rp&u dans l'univ]selle matire1 dans la matire inf9ie1 donc prive de m\vem5t et de lieu4 ,heureux1 l'esprit d'affirmation qui dc\vre1 ici-mme1 cette ralit sre et unique1 cette le de ,pa?mos1 t]re de la batitude1 o l'accomplissem5t du m\vem5t m5tal e/ la correspondance de l'immobilit de la matire inf9ie6 ,c> un autre tat d'am\r1 un troisime1 me fut rvl1 moi1 esprit in=tun d'orgueil1 de rvolte et de ngation4 ,l1 la multiplication et la division l'inf9i s'ef=c5t en va9 de remplir une noire et atroce t]nit de t]reur1 et un ry?me insatiable1 sacrilge1 inf]nal v\s emporte comme ftu de paille1 dans le t\rbillonnem5t et le fracas du *aos de l'expiation4 ,j'ai visit1 mon *] enfant1 l'une et l'autre contre1 et voici la relation fidle de mon voyage4 ,le quatorze ,dcembre mil neuf c5t quatorze1 v]s onze heures du soir1 au milieu d'un tat p>fait de veille1 ma prire dite et mon v]set quotidi5 de la ,bible mdit1 je s5tis t\t c\p1 sans ombre d'tonnem5t1 un *angem5t des plus inatt5dus s'effectu] p> t\t mon corps4 ,je con/atai t\t d'abord qu'un p\voir jusqu' ce j\r-l inconnu1 de m'lev] librem5t trav]s l'espace m'tait accord2 et l'in/ant d'aprs1 je me tr\vais prs du sommet d'une puissante montagne enveloppe de brumes bleutres1 d'une tnuit et d'une d\ceur indicibles4 ,la pe9e de m'lev] p> mon m\vem5t propre me fut1 de ce mom5t1 p>gne2 c> la montagne1 arra*ant la t]re ses rac9es1 me porta rapidem5t v]s des hauteurs inimag9ables1 v]s des rgions nbuleuses1 muettes et sillonnes d'imm5ses clairs4 ,t\tefois1 la s+ulire asc5sion ne fut que de c\rte dure4 ,bi5tt1 t\t m\vem5t cessa et une assez faible di/ance de mon front1 j'ap]u une nue l\rde et trs d5se1 qu'en dpit de sa c\leur lgrem5t cuivre1 je comp>ai la sem5ce fra*em5t v]se de l'homme4 ,au-dessus du sommet du crne1 un peu v]s l'arrire1 app>ut alors une lueur comme d'un flambeau reflt p> une eau dormante ou un miroir anci54 ,t\s mes s5s demeurr5t1 durant la succession rapide de ces tableaux1 aussi veills qu'ils le sont ce mom5t o j'cris2 mais je ne ress5tais ni cra9te1 ni curiosit1 ni tonnem5t4 ,des rgions que je savais situes bi5 lo9 d]rire moi jaillit1 l'in/ant d'aprs1 une sorte d'ove gigantesque et r\getre qui1 lanc avec une viol5ce in\e dans l'espace1 eut tt fait d'atte9dre la ligne du front2 et l1 *angeant t\t c\p de m\vem5t et de c\leur1 il s'arrondit1 se rtrcit1 dev9t lampe d'or1 s'abaissa jusqu' frl] mon visage1 remonta1 s't5dit n\veau1 reprit sa =me ovale de soleil anglique1 s'alla plac] une faible hauteur au-dessus de mon front et me reg>da longuem5t dans les yeux4 ,et s\s cet a/re sraphique1 une pla9e d'or vaporeux1 d'or de ,%eba1 s't5dit1 en*antem5t p\r ma vue1 jusqu'aux conf9s de ce pays d'am\r4 ,alors une immobilit p>faite1 une immobilit absolue frappa soleil et nuages1 me procurant la s5sation inexprimable d'un accomplissem5t suprme1 d'un apaisem5t df9itif1 d'un arrt complet de t\te opration m5tale1 d'une ralisation surhuma9e du d]ni] ,ry?me4 ,la lettre ,h tait aj\te mon nom2 je gtais la paix1 oui1 ,/orge1 ,/orge6 je gtais1 moi6 une sa9te paix1 il n'y avait plus dans ma tte trace d'inquitude ni de d\leur1 j'tais prtre1 selon l'ordre de ,mel*isdec4 ,hlas6 la vision t]nelle et trs c\rte s'van\it2 je me retr\vai dans mon insupportable logis2 mais des ailes puissantes1 ou1 plus exactem5t1 des lytres invisibles mais que je dev9ais imm5ses m'v5tai5t avec un adorable bruissem5t1 et des *u*otem5ts ple9s de frat]nelle compassion et entrec\ps de sons de lu? tranges1 m'int]rogeai5t dans un langage inconnu4 ,au s\v5ir trs vivant de ce *angem5t d'tat surv5u en ple9e vie physique et consci5ce m5tale absolue1 se mle l'obscur s5tim5t que ma prp>ation morale ne rpondait pas encore l'importance du phnomne et que le beau soleil de ,%eba n'tait lui-mme qu'un voile1 un d]ni] voile1 peut-tre1 que mon indignit n'osa po9t s\lev]4 ,quelque temps aprs1 la grce me fut accorde de visit] ma vraie patrie spirituelle4 ,ce deuxime voyage s'accomplit dans des conditions =t diffr5tes de celles du premi]2 c> lo9 de me s5tir p>faitem5t matre1 comme dans l'expdition prcd5te1 de t\tes mes facults physiques et m5tales1 je me tr\vais1 l'in/ant o l'influx dang]eux me saisit1 plong dans un sommeil extrmem5t pr(ond4 ,jrmie1 dans le *apitre ,,xxiii de son livre1 tablit une di/9ction des plus prcises entre le premi] tat de vision pure ou de ,pa?mos apocalyptique1 et le second1 qui e/ celui de la rceptivit dans les abmes du sommeil4 ,une va/e t5due de lacs obscurs1 v]dtres et p\rrissants1 envahis p> une folie de tri/es nymphz jaunes1 s'ouvrit t\t c\p ma vue4 ,sur ces eaux /agnantes et dsoles comme les yeux des p>alytiques1 un pont de f] tait jet1 d'une =me hideuse et d'une longueur p\vantable1 et1 l'extrmit de ce pont1 aprs une trav]se de millions d'annes1 un paysage s'(frit mes yeux dont je n'entrepr5drai pas d'exprim] la mortelle1 l'inf]nale mlancolie4 ,c'tait une pla9e imm5se et ds]te1 enf]me dans un c]cle ho/ile et muet de hautes et vigilantes montagnes4 ,solitude sans issue1 irrvocable condamnation1 ab&on extrme2 et1 dans t\te cette satanique imm5sit1 pas un p\ce de t]ra9 qui ne ft rec\v]t1 en t\ff]1 d'une h]be jaune1 c5dreuse1 rpugnante1 que je comp>ai1 en dpit de sa hauteur d'arbu/e1 la m\sse r\sstre et altre qui ronge les vieilles pi]res spulcrales4 ,le soir tomba4 ,alors un univ]s de t]reur1 des milli>ds et des milli>ds de fois plus va/e1 plus peupl et plus sc9tillant que notre ciel sidral1 s'alluma au-dessus de ma tte1 et le m\vem5t1 visible l'il nu1 de ces cosmos t\rm5ts1 tait accompagn d'un bruit odieux1 crim9el1 ennemi de t\te mditation1 de t\t recueillem5t4 ,et le s5s secret de t\t ce m\vem5t et de t\t ce fracas tait3 il faut multipli] et divis] l'inf9i p> l'inf9i durant une t]nit d't]nits2 ni repos1 p\r toi1 ni s\v5ir1 ni am\r1 ni espoir2 multiplie1 multiplie1 divise1 divise2 ces mondes tomb]ont dans le *aos1 et tu les remplac]as p> d'autres2 mais tu s]as t\j\rs ici1 t\j\rs cette mme place1 et tu multipli]as et divis]as4 ,et tu s5tiras t]nellem5t le d]ni] nombre1 le son suprme1 la f9ale de ce ry?me m>tyrisant sur le b\t de ta langue1 et1 misrable victime de ta propre iniquit1 ridicule j\et de ton propre orgueil sci5tifique1 tu f]as des ef=ts dsesprs p\r rejet] ce d]ni] nombre1 p\r le cra*]1 p\r le vomir3 en va91 il s'effac]a de ta dbile mmoire et tu retomb]as dans le calcul inf9i1 dans le t\rbillonnem5t du ry?me t]nel4 ,alors1 du fond de mon p\vante et du sommet de mon exaspration1 je m'criai3 o e/ le ,matre de ce pays8 o e/ le ,roi de cet affreux ,royaume ,av58 qu'il app>aisse6 lui1 il me compr5dra1 m'abrit]a s\s son aile noire et froide1 m'aim]a1 me sauv]a2 c>1 s'il e/ dans cet inf9i de d\leur1 de t]reur et d'ab&on une crature amie de l',am\r1 ce ne peut tre que le ,pr9ce d*u de ces ,royaumes6 ,des milli>ds d'affreux reg>ds /ellaires se conc5trr5t sur mon visage1 un rire de dmon illum9a la face de l't]nel ,m\vant4 ,l'toile du mat9 *]*e l',,toile ,,du ,,mat91 le fils de l'homme appelle le ,,fils ,,de ,l',,homme4 ,t\t e/ accompli4 ,t\t e/ accompli4 ,veuille le ,div91 s\rd mes noires prires2 ent5dre1 ,/orge1 les vtres4 ,,ii ,,memoria 444 ,il s'effac]a de ta dbile ,mmoire et tu retomb]as dans le calcul inf9i444 ptre ,/orge ,ceci e/ n de l'am\r de l',abme1 ceci e/ ,ars ,magna et r5f]me t\te la posie sacre de la ,sci5ce4 ,toi qui1 dans les sicles v5ir1 liras ces pages avec un s5tim5t de filial respect p\r leur auteur et d'indicible mpris p\r l'poque qui les vit natre1 s\vi5s-toi que ,memoria e/ la clef de l'ptre ,/orge1 et que cette ptre1 o te fut dvoil ds l'anne #aiaf le secret mtaphysique de la ,relativit1 e/ la n\velle porte du palais de l'union des fonta9es4 ,a9si donc1 appro*e de ma tempe ton oreille et c\te4 ,ma tte e/ comme la pi]re du c>ref\r et du torr5t cosmiques4 ,voici1 les gr&s *>iots noirs et s\rds de la ,mditation vont pass]4 ,puis1 ce s]a un effroi comme d'un dv]sem5t de l'eau primordiale4 ,et t\t cela1 ce s]a le ,sil5ce4 ,et d'un lieu que n'a jamais atte9t le message d'aucune t]re1 je sond]ai cette t]nit sans lieu qui s'ouvre en moi dans le muet cataclysme4 ,c> l'espace1 le temps et la matire sont enf]ms dans cette unit insondable mais s5sible que cre en n\s et projette trav]s l'il mur notre ,m\vem5t intrieur1 sang et esprit1 p\r ne le po9t nomm] de prime abord p5se du sang4 ,ce langage t'a dj rvl qui je suis4 ,oui1 mon enfant1 je suis celui que je suis1 je suis celui qui sait1 qui sait1 et je suis celui qui p>le a/re9t une mesure4 ,appr5ds donc de moi1 fils d'un temps o je s]ai compris et aim1 que de l'alpha l'omga t\t ce pome1 ,c\ronne des deux ,te/am5ts1 traite du pro*a9 lev] du ,soleil de la ,mmoire4 ,la connaissance de la sub/ance primordiale sommeille en n\s dans les tnbres de l'orgueil comme l'or s\s le poids des montagnes4 ,ce que notre sci5ce av>e et prive de son reg>d mdian et initial n\s jette de sicle en sicle du dehors1 comme un os1 n'e/ qu'une obscure correspondance du magi/re dont respl5dit l'intrieur de notre sa9te maison d'argile4 ,quelque *ose subsi/e en n\s indubitablem5t du premi] pre2 les gnrations procd5t d'un ,m\vem5t unique1 et ce ,m\vem5t e/ de l'espace et du temps l'inaltrable matire4 ,que t'enseignait ,/orge8 que l'immobilit n'e/ pas seulem5t une abs5ce de m\vem5t1 mais encore une ngation de lieu 7p> consqu5t d'espace1 de temps et de matire74 ,memoria aj\te3 ,t\t ce qui e/ ,m\vem5t e/ sang4 ,le ,m\vem5t e/ ,un1 puisqu'il e/ l'espace et le temps saisis dans une matire2 la matire e/ donc ,une1 comme cela p> quoi elle e/ matire1 et p> quoi e/-elle matire1 s9on p> le ,m\vem5t8 ,or1 si la matire e/ unit1 dans quel ,m\vem5t autre que celui du sang en re*]*]ons-n\s la ralit1 le lieu unique8 ,t\t le secret de la ,manife/ation rside dans la transmission p> le sang1 fiat cle/e1 d'un ,m\vem5t qui e/ id5tit de l'espace1 de la matire et du temps4 ,physiquem5t1 le cosmos c\rt t\t enti] en n\s3 mais si la m] primitive1 qui fut l'un de nos premi]s habitats et dont la respiration rgle encore celle de notre cur1 se s\vi5t1 n\s1 n\s avons oubli4 ,les rac9es de notre tre physique pntr5t si avant dans la masse illusoire du globe1 qu'il e/ plus ais de pr*] la vrit aux arbres et aux rocs que de faire saisir l'homme l'id5tit de la matire1 de l'espace et du temps dans le ,m\vem5t1 ou la ncessit de sub/itu] au concept enfant9 d'une t]nit de succession divise en pass1 prs5t et av5ir1 celui d'une simultanx ou plutt in/antanx1 dont la rotation une vitesse inf9ie s]ait l'imp>faite image4 ,a9si donc1 notre sang p]ptue l'in/ant de la premire mission1 et t\te la consci5ce du propulseur spirituel e/ encore en lui1 t\j\rs prte se dvoil] progressivem5t aux intellig5ces qui1 avec l'arme magique de la prire1 ont reconquis le lieu absolu de l',affirmation4 ,t\t le sang cosmique e/ encore dans l'lan de la premire jaculation2 mobile initial1 il n\s enseigne situ] t\tes *oses de l'espace dans le seul ,m\vem5t1 et t\tes *oses du temps dans la seule in/antanx4 ,c'e/ l le secret des vieux ,matres et l'orig9e cle/e de leur d\ble concept de l'unit de la matire et de l'id5tit des deux mondes4 ,la transmutation une fois admise comme pr9cipe fondam5tal1 le progrs de mon uvre sur le leur devait se born] une simple ext5sion1 c> il ne me re/ait gure1 aprs ,bhme1 ,s5divogius et ,p>acelse1 qu' id5tifi] la matire avec le temps et l'espace et1 les ayant a9si capts t\s trois dans le ,m\vem5t1 *ass] le ,m\vem5t lui-mme de son lieu 7lequel1 comme je l'ai appris depuis peu et le rvle ici1 e/ le sang7 p\r faire retomb] le t\t dans l'immobile in/antanx du ,soleil de la ,mmoire4 trang] aux ma?matiques1 en publiant ds janvi] #aiag mon ptre ,/orge1 je n'tais donc qu'un annonciateur mtaphysique de la ?orie de la ,relativit gnralise1 dont j'ignorais cette poque le premi] mot et en qui je saluai1 quelques annes plus t>d1 mo9s une confirmation du rsultat de ma mditation de v+t annes sur la matire1 l'espace et le temps1 que l'aube d'une re n\velle et m]veilleuse de l'esprit4 ,il importe assez peu que je n'aie pas t compris de la misrable et g/e p5se contempora9e2 c>1 p\r dire le vrai1 je me plais si =t dans la solitude de mon promontoire1 et le ,soleil de la ,mmoire m'a fait connatre tant de ri*esse intrieure1 que je r\girais d'ap]cevoir autre *ose dans ma dc\v]te qu'un secret h]mtique trs anci5 hrit1 avec le m\vem5t du sang1 de mes anctres les s\v]a9s de la ,lusace4 ,int]roge1 mon *] enfant1 ce sang qui1 ds la consi/ance et la c\leur1 t'app>at d'une si cle/e sub/ance2 pntre dans sa c\le spirituelle1 saisis-le dans sa tragique pulsation et vi5s m'appr5dre si c'e/ la dm5ce ou la sagesse qui me dicte ici de df5dre sa gloire4 ,en lui tu retr\v]as la *aleur et le jet de l'in/antanx insondable2 il te dira de quelles fidlits et de quelles rvoltes il e/ la lice somptueuse2 il te rvl]a ses mille poisons et son remde unique2 il t'expliqu]a la fm9it de la ,manife/ation1 et comm5t ve fut tire d',adam1 et p\rquoi1 en s'ab&onnant au ry?me de l'mission premire1 t\te prdisposition la cration intellectuelle non s\t5ue p> l'oraison1 f9it p> rpudi] l'acte procrateur4 ,il te dvoil]a1 enf91 le secret de l'univ]selle transmutation1 c> il e/ l',al*imi/e qui1 s\s la robe de rubis1 dissimule le pa9 et le v9 de la ,cne4 ,le soleil de notre mmoire n'e/ qu'obscurci et t\t n\s s]a r5du avec le secret du sang dans la v]tu d'une sci5ce ram5e p> la ,relativit et ses cle/es orig9es4 ,c> ce sang1 ess5ce du ,m\vem5t et ry?me univ]sel1 e/ le cont5ant1 la fondation1 le lieu1 p\r t\t dire1 de la simultanx et de l'in/antanx du temps1 de l'espace et de la matire4 ,que n'ai-je le p\voir de t'introduire dans les *ambres secrtes1 dans le gynce de la virg9ale ,cration6 ,hlas6 p>l] et crire1 que voil donc une misrable *>it6 c> ce n'e/ po9t communi]1 ce n'e/ que propos] quelque sujet la mditation4 ,et la mditation elle-mme n'e/ qu'un ef=t anxieux et dbile de notre mmoire2 c> le lieu secret entre t\s e/ en n\s1 et notre c\ronne e/ celle des trois royaumes4 ,voil p\rquoi1 qu& l'esprit de la t]re me dicte3 subconsci5t1 moi dans le ,lieu seul situ j'cris3 ,soleil de la ,mmoire4 ,memoria1 je le rpte1 e/ la clef d'or de ,/orge qui elle-mme e/ la porte que tu ouvriras t\te gr&e aux efflu5ces de p>adis des temps n\veaux4 ,relis l'ptre gnreuse et tu connatras ce que r5f]me la mmoire de l'homme4 ,c>1 my/iquem5t1 que dit ,/orge8 ,moi qui n'ai jamais pu voir tomb] de ma ma9 un caill\ ramass sur la r\te sans que quelque *ose en moi de secret se d*ire comme p\r une division de curs1 j'ai la premire1 moi ,/orge1 compris ceci3 que la sa9te pi]re du *em9 e/ de l'espace1 du temps et du ,m\vem5t l'indivisible et insondable unit4 ,c> matire1 espace1 temps et m\vem5t sont tombs du ,lieu situ en une seule pi]re de tmoignage4 ,c'e/ l1 compr5ds-le bi51 le fondam5tal arcane2 cause que t\te ralit initiale dem&e l'humilit d'un corps et l'preuve d'une vie1 et cela p\r l'adoration2 c> dans l'acte d'adoration rside la f9 de t\tes *oses4 ,tel e/ l'esprit cle/e du ,m\vem5t1 maison du temps1 de la matire et de l'espace4 ,et qu'aj\te ce disc\rs le confid5t de ,/orge qui te p>le8 ceci simplem5t3 ,ce ,m\vem5t1 ce v5t qui v]s le ,lieu *asse les sy/mes non situs1 ce ,m\vem5t e/ en n\s1 il e/ notre sang4 ,ma9t5ant1 mon enfant1 pr5ds bi5 g>de ce qui va suivre4 ,qu& tu possdes une *ose1 e/-ce bi5 la *ose que tu possdes ou seulem5t l'affirmation intrieure p> laquelle tu te donnes toi-mme comme possesseur8 ,or1 ton sang1 que tu possdes dans l'in/antanx comme jamais p\x ne possda p\se1 mon enfant1 ton sang qui e/ ,m\vem5t primordial1 espace1 temps1 matire1 ton sang et son secret1 tu z cess de les possd] en esprit4 ,l'initiale possession p> la simultanx e/ l2 mais quel sec\rs en att5dre1 sans l'hroque ,affirmation8 ,la folie de l'orgueil1 c'e/ d'lev] le mo9dre but9 p>-dessus t\te donation2 et1 lors mme que la libralit e/ av\e1 de l'attribu] l'inconnu plutt qu'au pre4 c\te1 mon enfant1 je ne me lass]ai po9t de le r$ire3 t\t l'univ]s c\rt en toi1 clairant de son aurole admirable la tte de l'omniprs5t4 ,ton sang1 ton sang e/ comme l'eau primordiale2 il se s\vi5t dans l'obissance1 il opre dans l'am\r4 ,n\rris donc du bl de l'affirmation ton sang1 mon fils2 ne le su/5te pas uniquem5t des fruits de ton v]g] t\t cres de la sueur de ton front4 ,qu'z-tu fait1 mais qu'z-tu donc fait1 mon enfant1 p\r oubli] cela dont se s\vi5t ton sang1 cle/e clepsydre8 ,appro*e1 ouvre-moi du mo9s ta consci5ce1 af9 que je transmue en or le plomb de ton humilit4 ,et puisque n\s avons nomm l',alim5t1 prononce voix haute avec moi ces mots que je te prescris3 ,soyez bnis1 ,v\s ,pa9 et ,v91 enfants de la t]re et du ciel1 qui aprs *aque repas que je fais1 moi voyageur1 en cette aub]ge1 me jetez dans une sa9te et fconde exaltation4 ,soyez bnis1 ,pa91 ,v91 en l'unit de ce sang1 de ce ,m\vem5t et de cet espace1 dans les sicles des sicles4 ,am54 ,mais je ne sais pas si tu m'z bi5 compris4 ,ton sang1 ton sang1 te dis-je1 e/ le fiat qui1 avant mme l'closion cosmique1 reut la premire impression de ,m\vem5t1 seule f9 de revtir d'un cont5ant physique1 p>tant1 d'une simple app>5ce de lieu1 le concept indivis matire-espace-temps1 lequel e/ l'homme lui-mme1 dans la p]fection de son humilit4 ,cette belle humilit solaire ayant t obscurcie p> l'hale9e volcanique de l'orgueil1 comm5t1 me diras-tu1 mon enfant1 compr5dre que ce sang de la ccit ait s\ci encore de dcrire trav]s l'imm5se inutilit des *oses1 ses deux admirables c]cles1 le gr& et le petit8 ,mais c'e/ l1 prcism5t1 mon fils1 ce que les hommes qui ont cr ,dieu et l',univ]s appell5t in/9ct et in/9ct de cons]vation1 et que n\s1 dans le ,lieu seul situ1 n\s connaissons comme ,soleil de la ,mmoire4 ,c> ce sang cosmique1 ce fiat m\vem5t-espace-temps-matire1 n'e/ ri5 autre *ose que l'empre9te d'un ,lieu qui1 n'exi/ant pas uniquem5t dans le rapport de ,a ,b1 mais p> sa ralit propre dans notre p\voir d'affirmation1 e/1 de t\s les lieux circonscrits p> une relation1 le gniteur et l'unique repre4 ,compr5ds-tu1 s5s-tu prs5t jusqu' quel po9t v\s v\s tes l'un l'autre1 le sang et toi1 dev5us trang]s8 eh bi51 je vais te le dire avec t\t le mnagem5t possible4 ,passe encore que ton sang propre1 matre de ton secret le plus pr(ond1 anxieusem5t voyage dans les tnbres froces2 mais1 lors mme que celui de l'p\se aime de fureur sa9te t'emporte en son lysen torr5t1 tu te s5s comme l'aveugle qui1 trav]sant le pont1 ne p]oit de la rivire que l'odeur et la respiration4 ,c> ton am\r ne recueille de la my/ique effusion que le tmoignage extrieur1 lequel embrasse c]ta9es manife/ations allant du t\*]1 qui e/ illusion1 la p>ole qui e/ m5songe2 t&is que l'union p>faite1 l'al*imique fusion dont l'enfant lui-mme n'e/ que la signature phmre et s5sible1 s'opre l'abri de ton il mdian revtu de la taie nocturne de l'orgueil1 meurtri] de t\te durabilit4 ,trs c]ta9em5t v\s sortirez de ce monde de pi]res altres1 l'p\se et toi1 comme v\s y tes entrs1 dans la ,sp>ation1 et sans avoir t jamais accord de h>pe2 tri/esse et impuret p\r le ,c\ple des ,j>d9s2 et vos propres yeux1 des talons au sommet du crne1 r\ges sexes saisis p> le frisson des portes secrtes1 rongs p> le dlice de cette fausse fidlit m5tale qui1 jusque dans le sacrem5t vid de sa lumire1 vi5t allum] et tordre la bte de la trahison4 ,t\tefois1 si tu es pre1 bnis la cration1 c> l'p\se encore vi]ge a peut-tre aim en toi son enfant4 ,je te rvle ici un secret p\vantable1 mais tu es habitant du solaire ,av5ir1 un sicle de ,relativit s'e/ c\l dj et le rgne de l'esprit n\veau comm5ce4 ,au demeurant1 e/-il beaut plus t\rm5tante que celle de l'ange qui tr\ble les eaux8 ,du m>iage inde/ructible nat le m\vem5t v]s le lieu situ1 ,magnum ,compositum1 dont la v]tu active s'agite encore au milieu des t]reurs de la spirituelle clipse2 et la preuve en e/ dans le sec\rs prt une impure sci5ce p> les contre-poisons tirs du sang1 rayons furtifs t\t ensemble s\v5irs et avant-c\reurs de la spirituelle ,magnific5ce4 ,le feu d'omnisci5ce c\ve p>eillem5t dans le sang animal1 dans la sve n\rricire de nos surs les plantes et1 en gnral1 dans les trois sub/ances de la somme t]re/re entrane dans notre d*ance4 ,imag9e donc lev l',a/re de ,mmoire1 rayonnant t]rible mais aussi t\t d\x d'un or comme fm99--ah6 comme n\s c\rons1 toi et moi1 salu] dans leur sa9t langage le lz>d1 la pi]re et l'ortie6 ,tel e/1 mon enfant1 l',arcane fondam5tal2 mais1 p\r apais] ton cur1 je vais te r$ire les mmes *oses en d\ces images4 ,le ,m\vem5t1 le ,sang1--l',am\r1 puisque enf9 il le faut nomm]--ne voyage po9t comme le reg>d en droite ligne de crature crature4 ,il dcrit une m]veilleuse c\rbe sur un *em9 d'arc-en-ciel1 et1 jaillissant d'un cur p\r retomb] dans un cur1 il trav]se t\t le gr& cur balsamique du ,matre1 ses pi$s de lumire sur les p]ce-neige de la p>adisiaque fra*eur4 ,l'am\r des p\x1 mon pauvre enfant1 e/ le fruit de la greffe de deux prires4 ,mais ne t'ai-je pas p>l de la fm9it de la ,manife/ation8 et toi-mme1 z-tu pu demeur] ins5sible au *>me de cette ,eau jon*e de milli>ds de nymphz /ellaires8 ,mon fils1 mon fils6 ,sur cette t]re g>e o la pi]re att5d avec une sa9te pati5ce que tu lui dises qu'elle vit1 mais o ,adam f9it p> se ds5*ant] de t\t1 mme du p\voir de n'tre qu'un avec ,dieu1 mon enfant1 mon enfant1 n'z-tu jamais ent5du rsonn] en toi l'heure p>faite de l'univ]s8 c\te1 j'voque des j\rs trs anci5s2 la matire1 l'espace et le temps tai5t encore comme les les p>ses d'une m] mesure1 t\tes les galres d'or du firmam5t tai5t encore l'ancre dans l'antique port de l'immobilit1 la p5se de l'homme nageait paisiblem5t dans la transp>5ce sans se dem&] o tait situe cette eau univ]selle1 et les sages se dta*ai5t dj de ,dieu1 mais avec un s\rire1 cause que1 ,dieu disp>u1 il re/ait encore un ,lieu et une ,scurit1 mon enfant1 mon enfant1 j'voque des j\rs trs anci5s1 et cep5dant l'effroi de la ralit me ressaisit6 ,c'tait une nuit brlante du second qu9oxe1 et j'tais seul dans le sil5ce de la lumire totale du monde2 c> ,r5aissance1 mon p\se1 dormait aux pi$s du trne sur les t]rasses susp5dues entre les deux roses imm5ses1 celle d'en haut et celle d'en bas1 la /ellaire et la t]re/re4 ,et comme je contemplais la ,dormeuse enveloppe dans le feu de la nuit1 elle m'app>ut1 trav]s la di/ance du sommeil1 lo9ta9e comme une con/ellation4 ,et cep5dant1 je la s5tais en moi1 plus d\cem5t et plus t]riblem5t en moi que jamais4 ,elle desc5dait1 avec le rayon d'un soleil depuis longtemps disp>u1 dans les pr(ondeurs les plus sil5cieuses de ma vie1 dans cet abme o s\v5ance et press5tim5t ne sont qu'un4 ,et s\da91 je la s5tis t\t fait intrieure et mi5ne1 et comme transmue en une beaut d'univ]s4 ,quelle compassion alors me saisit la vue de t\t ce cosmos en bas6 ,je p]dis jusqu' la notion de la *ose extrieure2 am\r r$ev5u *>it1 je s5tais mon propre sang c\rir trav]s t\te la cration1 et la manife/ation de l',etre m'app>aissait dans sa =me et sa lumire fm99es4 ,a9si me fut dvoil l',arcane ,conjugal4 ,et alors1 dans l'imm5se ,in/antanx1 le ,feu admirable me c\ronna1 le ,soleil de la ,mmoire1 porte du ,lieu seul situ1 tombeau des ,nombres1 palais des r5contres secrtes avec moi-mme4 ,mon enfant1 relis l'ptre ,/orge4 ,et s\vi5s-toi qu'il faut *rir les tres et les *oses3 c> t\t cela1 depuis la pi]re jusqu' ,*ri/1 et depuis ,*ri/ jusqu'au ,pre1 t\t cela1 c'e/ ton sang4 ,soleil ou atome1 t\t m\vem5t e/ vie et am\r1 cration d'espace-temps-matire4 ,ce ne sont po9t l gra9es lances p> une ma9 de semeur6 ,il n'y a que du sang1 du sang qui c\rt de son m\vem5t propre6 ,,iii ,,nombres 444 ,soleil de la ,mmoire1 porte du lieu seul situ tombeau des ,nombres444 ,memoria4 ,le sang e/ l'talon des valeurs mtaphysiques4 ,l'espace1 le temps et la matire te sont donns dans l'in/antanx non pas seulem5t de la connaissance1 mais mme de la simple con/atation1 p> l'univ]sel ,m\vem5t1 lequel e/ fiat1 c'e/--dire projection de ton sang hors du ,lieu4 ,ce sang1 ce cosmos1 ouvri] de ta *air1 mobile unique et p>fait1 e/ une somme des n]gies manife/es4 ,t\t lum9eux et fumant encore de la te9ture de son soleil1 atta*e p>eillem5t l'or curatif qu'il *>rie1 il n\s (fre c\p sr une image vivante de l',unit orig9elle figure dans le pectoral p> le rubis4 ,t\tefois1 dans l'ordre physique1 il e/ l'acte mme du dd\blem5t1 et il lui faut dj1 comme au ,*ri/1 deux yeux p\r se voir1 alors que la vue mnmonique en se dirigeant v]s le ,lieu1 n'met qu'un seul rayon4 ,le sang e/ donc la p]sonne seconde2 et si tu m'z suivi att5tivem5t trav]s les dductions de l'ptre ,/orge et de ,memoria1 tu dois avoir dj saisi la porte sci5tifique de la p>ole du ,matre3 voici ma *air1 voici mon sang1 et de la doctr9e h]mtique de l'id5tit des deux sphres1 c> ce que n\s nommons vie et esprit n'e/ que la transmutation1 dans l'in/antanx1 du macrocosme en microcosme1 du pa9 et du v9 en sang4 ,ton m\vem5t intrieur e/ ,v]be et se n\rrit du ,v]be dans l'in/antanx du fiat4 ,ce que tu manges e/ toi-mme1 comme te l'a montr le div9 ,hoh5heim4 ,et ce m\vem5t intrieur e/ galem5t ,lux1 consci5ce totale1 soleil de la ,mmoire4 ,fiat e/ donc sang1 et dans son giclem5t hors du ,lieu1 il entrane irrsi/iblem5t le deuxime t]me1 lequel e/ ,lux3 et c'e/ l la solaire connaissance que v9t obscurcir le mom5t o l'homme1 r5onant se reconnatre dans le ,lieu seul dt]m9 de l',in/antanx1 s'prit du phantasme d'une t]nit passe et future1 et inv5ta de multipli] et de divis] l'inf9i p> l'inf9i1 dans le fol espoir de situ] p> ses propres moy5s l'inf9itude des po9ts cosmiques abms dans la relativit4 ,mais j'ai dj puis cet arcane dans l'ptre ,/orge1 vangile de la connaissance n\velle2 et je n'ai nulle envie de m'appesantir sur ces objets1 cause que les seuls lecteurs que j'aie en vue1 mes fils spirituels dans les sicles v5ir1 m'ent5dront demi-mot1 guids qu'ils s]ont dans l'tude de mon uvre p> les confirmations ma?matiques d',e9/e94 ,la *ute d',adam et la confusion des langues ne sont que les symboles de la division en espace1 temps1 m\vem5t et matire1 de l'unit enclose primitivem5t avec sa consci5ce dans le sang4 ,la consqu5ce en fut que l'homme p]dit la notion du m\vem5t intrieur et unique1 et que sa p5se1 mme aprs ,h>vey et jusqu' ce j\r1 demeura une simple con/atation de l'inf9itude non situe des m\vem5ts extrieurs4 ,cela e/ si vrai1 que le ,rdempteur n'eut po9t d'autre objet que de recon/itu] l'glise1 p> quoi il faut ent5dre le concept de la ,cration1 dans son unit1 en la fondant sur une seule pi]re1 laquelle1 comme je l'ai montr dans ,memoria1 e/ le sang qui1 en jaillissant du ,lieu1 devi5t espace-temps2 c> sang et pi]re ou sang et cosmos sont une seule et mme *ose1 et telle e/ la raison qui n\s fait re*]*] la pi]re sacre en n\s-mmes4 ,le sang1 avons-n\s dit1 e/ ,v]be1 fiat2 son m\vem5t univ]sel et unique e/ un jaillissem5t dans l'in/antanx1 et ce n'e/ que p> la division l'inf9i de l'unit1 qu'il n\s fut donn de le concevoir comme une circulation dans le temps4 ,la s\rce du sang e/ dans l'indivisible unit1 seul alpha qui n'appelle po9t de bta en vue d'une dt]m9ation4 ,le sang e/ donc1 p> la v]tu de l'in/antanx1 l'unit insondable elle-mme2 t\tefois1 en tant que manife/ation1 il e/ dj unit divisible1 signe vivant du nombre deux1 et1 p> l1 gniteur de l'inf9itude des po9ts non-situs4 ,c> si matire possde une ralit relative1 ce ne peut tre que celle du nombre1 qui en e/ en quelque sorte le corps2 et ce nombre ici e/ deux4 ,issus de l',unit1 ,lieu de misricorde o n\s j\issions du spectacle de l'in/antanx1 n\s voici dj dans le monde trip>ti2 c> le sang1 m\vem5t premi] et unique1 uni au nombre deux comme l'ombre au corps1 n\s donne simultanm5t la matire1 l'espace et le temps4 ,et dans ta p5se huma9e1 qui n'e/ que con/atation et am\r de ce m\vem5t1 tu reconnais le nombre quatre4 ,oui1 mon enfant1 la p5se huma9e n'e/ ri5 autre *ose que l'impression du nombre quatre dans la con/atation et l'am\r de la tr9it espace-temps-matire enclose dans l'unit du ,m\vem5t4 ,mais ici encore1 je me vois contra9t de te r5voy] la div9e ptre4 ,p>v5us au nombre quatre1 n\s retombons dans l'unit2 c> ce quatrime t]me e/ t\t enti] dans ton sang1 qui e/ ,manife/ation2 et p> cette voie n\s e/ donn le p5tagramme1 mais dans sa =me ensemble la plus haute et la plus pr(onde3 n\s l'appell]ons p5tagramme univ]sel1 c> il e/ le signe de la transmutation en sang du ,pa9 et du ,v9 du gr& monde1 et comme le *em9 de la desc5te du ,pre dans l'huma94 ,le nombre six s]a donn p> la rconciliation dans l'homme du sang et de la consci5ce1 et figur p> le lev] du ,soleil de la ,mmoire4 ,le j\r septime1 le plus admirable de t\s1 s]a celui de l'accomplissem5t dans l'adoration4 ,sa*e1 mon enfant1 que ce qui vi5t de t'tre rvl ici e/ le secret rapport d'gypte p> ,py?agore1 mais revtu p\r la premire fois de sa sub/ance vive4 ,je ne m'occup]ai pas des trois nombres re/ants1 tr9it cle/e1 gr& arcane de l'espace-temps-matire donns non plus p> le m\vem5t1 mais p> l'immobilit2 ces objets1 de mme que l',unit qui les r5f]me1 tant inaccessibles notre raison4 ,il n'app>ti5t qu' la t\te-puissance de l',oraison ,dom9icale et de la ,salutation ,anglique d't5dre jusqu'aux p>t]res du joyeux ,j>d9 la dom9ation de notre vue mdiane4 ,au surplus1 s'il me plat ici d'associ] aux nombres dsuets mes jeunes vrits1 d'enf]m] mon v9 n\veau dans de vieilles outres1 de reli] l'av5ir1 ce mot vide de s5s1 au pass1 cet *o trompeur du cri de notre naissance1 ne va pas en infr]1 mon enfant1 que je divague s\s l'empire d'une antique sup]/ition4 ,je n'ai aucun respect p\r le ,nombre4 ,si je lui reconnais quelque app>5ce de v]tu1 ce n'e/ prcism5t que dans le doma9e religieux1 et l encore1 avec quelles re/rictions6 ,c> p\r ce qui e/ du nombre ma?matique1 fti*e de mes b>b>es contempora9s1 je l'ai depuis longtemps dlog de son lieu imag9aire4 ,c]tes1 en lui donnant p\r ombre la matire1 je l'ai lev1 en ce qui conc]ne la sub/antialit1 au-dessus de l'univ]s s5sible4 ,cep5dant1 o disp>at l'ombre1 l'objet lui-mme s'efface2 et l'objet a beau ici tre le nombre1 il n'en e/ pas plus apte survivre la matire4 ,c> enf91 qu'e/-ce que le nombre1 s9on l'aune m5tale avec quoi n\s mesurons la figure1 elle-mme =me pure du lieu8 ou bi5 encore expression du rapport de figure figure1 ou de p>tie p>tie1 mais t\j\rs selon l'ordre de situation4 ,/orge l'omnisci5te n'a-t-elle pas ram5 la ,p5se une ncessit fondam5tale et trs simple de situ] t\tes *oses8 ,les sages d',isral1 ces fils de l'gypte1 n'ont-ils pas enf]m leurs quatre mondes dans les lettres d'un alphabet numral1 et le monde idal dans un signe de ponctuation1 le ,yod8 ,voil p\rquoi il t'e/ libre peut-tre d'affirm] que #c #b #e1 et que p> consqu5t #e #c #b4 ,mais que si tu t'av5turais jusqu' df9ir c9q comme gal c9q1 mtaphysiquem5t ton affirmation s]ait pure dm5ce4 ,a cause qu'en agissant a9si tu trac]ais dans un lieu absolu une figure qui ne tire son tre que de sa relation la figure pro*a9e3 or1 celle-ci emprunte galem5t sa ralit celle du lieu1 que celui-ci soit t]re1 ciel ou c]veau2 et la ralit du lieu1 a9si que n\s l'a fait voir ,/orge1 e/ purem5t relative1 tant t\t entire situe dans le rapport de ,a ,b4 ,le nombre n'e/ que la mesure de la ligne de m\vem5t ou le signe du rapport entre deux lignes mobiles2 et c'e/ ce rapport qui r5f]me le total de notre ralit s5sible4 ,le nombre n'e/ donc pas le repre invulnrable de l'inf9itude des lignes de =ce4 ,il e/ cette inf9itude mme2 avec elle il *]*e son immobilit1 sa dlivrance4 ,il l'accompagne1 li son *> aux milli>ds de r\es1 dans sa p\rsuite v]tig9euse du ,lieu4 ,bref1 le nombre n'e/ mme pas une expression /able de la relativit1 il e/ cette relativit mme1 que dis-je1 il e/ la dmon/ration de cette relativit4 ,le vrai nom du nombre ma?matique p\rrait tre ,mea ,culpa4 ,c> il se frappe la poitr9e la manire des pnit5ts3 c'e/ moi qui suis le nombre1 la spl5dide expression du ,ri54 ,du ,ri5 innombrable1 univ]sel1 roi sans t]re dont t\te la puissance rside dans une p\vante insondable1 illimite4 ,il se frappe les ctes au se9 d'un va9 mirage d't]nit et d'inf9i1 et les b5ts des poques de matrialisme compt5t les c\ps et exult5t de multipli] les mondes et de se multipli] eux-mmes dans une scurit si belle et si commodm5t tablie en son lieu4 ,peu importe qu'au nombre trois1 *oisi au has>d dans le phantasme de l'inf9it1 je donne p\r vtem5t1 ou plutt p\r ombre1 la matire cosmique1 ou celle d'une fleur1 ou celle encore de la t]re2 ni les trois con/ellations1 ni les trois glox9ia1 ni les trois gra9s de sable ne r5contr]ont jamais1 dans leur m\vem5t1 d'autre lieu que le rapport de ce m\vem5t un autre4 ,il n'e/ que logique1 p> consqu5t1 d'affirm] que ce n'e/ po9t dans la reprs5tation d'un ,cop]nic ou d'un ,e9/e91 mais bi5 plutt dans la vision d'un z*iel que le nombre atte9t la misrable somme de sa ralit4 ,c> dans ce lieu de lumire1 qui lui-mme encore n'e/ situ que dans sa relation l'insondable unit1 la division premire e/ du mo9s provoque p> le ,m\vem5t initial1 lequel e/ jaillissem5t du sang hors du lieu seul rel de l'in/antanx4 ,et le rsultat de cette division n\s donne un nombre dont les trois lm5ts3 espace1 temps1 matire1 enf]ms dans l'unit ,m\vem5t1 sont la correspondance directe des nombres suprieurs1 complm5t du sept5aire cosmique1 savoir1 la ,tr9it cle/e ,espace1 ,temps1 ,sub/ance1 dont le cont5ant n'e/ plus l'unit du ,m\vem5t1 mais celle de l'immobilit dans l'in/antanx1 que n\s avons essay de r5dre s5sible dans l'image d'une rotation vitesse inf9ie4 ,il s]ait d'ailleurs sup]flu de s\lign] ce qui subsi/e encore d'huma9 et de s5soriel dans cette conception d'une tr9it ,espace-,temps-,sub/ance enclose dans l'unit immobile et indivisible4 ,ce n'e/ l1 videmm5t1 qu'une misrable figure1 quelque *ose de =t semblable au fameux hyp]espace trac aut\r de la sphre de notre espace solide rcemm5t enri*i p> les ma?matiques d'une quatrime dim5sion et df9i1 depuis #aiaf1 dans l'ptre ,/orge1 comme mtaphysiquem5t insp>able du temps et de la matire dans le ,m\vem5t4 ,en n\s1 l'intellig5ce de l'unit et de l'in/antanx dort son sommeil d'clipse4 ,le sang1 m\vem5t primordial1 jaillissem5t dans l'in/ant univ]sel1 voyage dans les tnbres1 mais non pas dans le froid4 ,la *aleur du ,soleil de la ,mmoire subsi/e2 la lumire seule e/ abs5te4 ,encore la d5sit de cette nuit intrieure n'e/-elle pas si impntrable qu'un rayon furtif ne s'y puisse fray] un *em9 jusqu' l'il mdian2 c> si tel tait le cas1 n\s ne connatrions ni la pseudo-intuition du gnie1 ni l'illum9ation des my/iques1 ni l'admirable sagesse des enfants1 confid5ts primitifs des animaux1 des plantes et des pi]res4 ,et l'mission mme de la sem5ce1 ce dbile reflet du jaillissem5t initial dans l'in/antanx1 s'accomplirait dans une ins5sibilit complte et au se9 d'un dcor crbral plus infme encore et plus b>b>e4 ,mais si le s\v5ir de l'unit e/ quasi te9t 7ce que la ,bible figure p> le p* d',adam1 l'exil du p>adis1 la confusion des langues et les esclavages d'gypte et de ,babylone71 celui du premi] nombre divisible1 reprs5t p> le sang lui-mme1 a cons]v presque intacte sa fra*eur1 et c'e/ p> quoi dev9t possible le prs5t miracle de la sub/itution d'une vision directe et une du ,m\vem5t au concept trip>ti espace-temps-matire4 ,il s]ait mme p]mis d'avanc] que l'oblitration1 dans la consci5ce cosmique1 du concept de l'unit orig9elle1 oblitration 9vitablem5t suivie d'un assujettissem5t de l'esprit la premire quantit divisible1 matrice des nombres deux et trois1 a suscit1 en mme temps que la reprs5tation trip>tie du ,m\vem5t1 la =mation duplicative du langage1 telle que n\s la con/atons *ez le sauvage et *ez l'enfant4 ,que ne suis-je en possession1 dans cet acte +rat d'crire1 de l'idiome que j'ent5dis rsonn] dans mon logis au ret\r d'un sa9t pl]9age1 et qui sommeille dans ce sang mlancolique et pais o la seule oraison libre les fonta9es de soleil6 ,quelque misrable que soit cep5dant mon langage1 accueille avec am\r1 mon fils1 ,affirmateur1 les quelques r>es vrits qu'il te transmet trav]s les ges4 ,c> je me suis ouv]t toi dans un gr& saisissem5t1 comme lorsque t\* p> l'am\r un ge dcl9ant1 on se s5t fondre t\t c\p1 tte et cur1 en irrsi/ible t5dresse3 et aut\r de v\s1 un v5t des plus beaux j\rs passs c\rt sur la jeune tri/esse des fleurs4 ,et p\vais-je1 dis-moi1 te p>l] autrem5t que comme un pre lui-mme t]nellem5t enfant dans la div9e in/antanx du monde8 ,reconnais le s]viteur du ,matre1 toi qui depuis les j\rs d',adam consumes ta vie tr\bl] les eaux de ta mmoire d'une sonde qui jamais n'en atte9t le fond4 ,ta vue s'arrtait la f5tre mure d'a/res2 je t'ai t\* le front entre les s\rcils4 ,tu sais ma9t5ant quel spectacle se dploie d]rire la cloison bl\ie de ta ccit4 ,ton corps tait immobile et ins5sible3 je t'ai r5du le ,m\vem5t et te voici espace1 temps1 matire4 ,tu tais comme sp> du monde extrieur1 ne le saisissant que dans le nombre3 j'ai eu piti de toi1 mon enfant1 j'ai agi env]s toi selon la c\tume des ,matres2 j'ai sub/itu aux nombres des objets4 ,et ma9t5ant1 ,hros p> la p5se et la sci5ce1 avec moi pr5ds ton essor v]s l',unit1 c> je t'ai r5du les deux ,oraisons--tes ailes4 ,,iv ,,turba ,,magna ,il l'accompagne1 li son *> aux milli>ds de r\es1 dans sa p\rsuite v]tig9euse du ,lieu4 ,nombres4 ,le m\vem5t e/ antrieur la *ose qui se meut4 ,le m\vem5t1 matire-espace-temps1 e/ dj la *ose4 ,et cep5dant1 il e/ antrieur la *ose4 ,c'e/ l l'assise n\velle de t\te la mtaphysique de dema94 ,l'espace-temps n'e/ pas le lieu du m\vem5t2 il en e/ la cration1 la matire4 ,n\s ne connaissons pas d'autre matire que l'espace et le temps4 ,l'univ]s e/ depuis alpha jusqu' omga matire4 ,il l'e/1 non pas en opposition l'esprit--misrable concept huma9--mais bi5 p> cela qu'il e/ lui-mme p5se1 c'e/--dire m\vem5t4 ,les lm5ts de la p5se1 quels sont-ils8 espace1 temps et matire4 ,cet espace1 ce temps et cette matire1 o les tr\vons-n\s8 dans le m\vem5t4 ,quelque *ose se meut1 donc quelque *ose p5se2 donc je suis4 ,n\s voil lo9 de ,desc>tes4 ,reconnaissons cep5dant que le clair ,desc>tes tait bi5 prs du vrai1 de mme que le gr& ,pascal avec son po9t anim d'une vitesse inf9ie4 ,honneur la ,france1 pays de cri/al1 patrie de la pure raison6 ,quelque *ose se meut1 donc quelque *ose p5se1 donc je suis4 ,eh bi5 non1 ce n'e/ pas cela encore4 ,ce quelque *ose n\s arrive trop tt4 ,le m\vem5t e/ avant la *ose4 ,c'e/ grce au seul m\vem5t que la *ose e/4 ,c> la *ose e/ espace et temps donns p> le m\vem5t4 ,avant la *ose1 il y a donc le m\vem5t4 ,mais avant la *ose il n'y a ri52 et cep5dant le m\vem5t1 qui e/ matire1 espace et temps1 e/ dj la *ose4 ,et il faut ent5dre qu'il l'e/ p> antriorit1 donc1 p\r a9si dire1 en soi4 ,quelque ef=t t\tefois que n\s fassions1 v]s de t]re que n\s sommes1 cette antriorit du m\vem5t demeure1 dans notre reprs5tation1 contempora9e du ,ri54 ,avant la *ose il exi/e donc une simultanx1 une in/antanx plutt de l'tre et du non-tre1 du ri5 et du m\vem5t qui e/ dj la *ose4 ,n\s arrivons de la sorte1 grce la dc\v]te d'une m?ode physique ignore avant notre ptre et sur jumelle de la ,relativit gnralise1 la connaissance d'un tat primordial de la *ose1 d'un tat antrieur la sp>ation du ,oui d'avec le ,non4 ,la recon/itution mcanique1 au moy5 de notre ,novum ,organum--seul digne de ce nom--de cet tat initial obscurm5t entrevu p> ,kant dans ses ant9omies1 vi5t confirm] l'exactitude de la t\*ante ?orie1 expose p> ,less+ dans son ducation du g5re huma9 et d'aprs laquelle t\te connaissance rvle f9it p> s'impos] sci5tifiquem5t une fois p>c\ru le c]cle prescrit de son volution1 ,dois-je aj\t] que la vrit que j'apporte ici e/ vieille comme le monde et que seule e/ n\velle la voie p> laquelle j'y suis p>v5u8 ,n'z-tu pas dj salu dans mon ,m\vem5t1 que j'id5tifie avec le ,sang et qui e/ ensemble prexi/5ce et coexi/5ce dans l'in/antanx1 ,hes$1 am\r con/ructeur du monde1 et le dsir lum9eux dans le ,ri5 de ,jacob ,bhme1 et aussi ce m]veilleux acte que ,g!1 dans la premire p>tie de ,fau/1 sub/itue magi/ralem5t au ,v]be8 ,le m\vem5t1 unit de l'espace-temps-matire1 e/ donc la *ose2 et cep5dant1 en raison de son antriorit1 il coexi/e avec le ,ri5 dans le cadre de l'in/antanx4 ,c>1 depuis l'obscurcissem5t du ,soleil de la ,mmoire1 l'homme n'e/ plus que l'enregi/reur d'un m\vem5t qu'il c\pe automatiquem5t en trois tronons1 pass1 prs5t et av5ir1 et ce pass1 ce prs5t et cet av5ir s]v5t en quelque sorte d'alphabet en relief sa p5se d'aveugle1 de dispositif et de rail son rigide langage1 et de canal la circulation de son sang dans le monde trip>ti et non-situ de l'espace1 du temps et de la matire4 ,dans la ,ralit1 l'acte s'accomplit d'une t\t autre manire3 l1 t\t ce qui fut1 t\t ce qui e/ et t\t ce qui s]a arrive au mme in/ant unique4 ,voil p\rquoi l'antriorit inconcevable1 absurde du m\vem5t1 tr\ve une confirmation dans les n\veaux rapports tablis p> la ,relativit gnralise entre l'espace-temps-matire et les *amps de gravitation4 ,le m\vem5t cesse et t\t cont5ant s'van\it4 ,le m\vem5t e/ son propre lieu 7relatif72 qu'il s'agisse d'hi]1 d'auj\rd'hui ou de dema91 ce que n\s appelons notre p5se retombe t\j\rs dans la mme prexi/5ce du m\vem5t en coexi/5ce avec la *ose dans le ,ri54 ,et ce ,ri5 lui-mme1 contempora9 du ,m\vem5t dans l'in/antanx1 n'(fre qu'une pauvre n\rriture notre faim d'immobilit1 comble qu'il n\s app>at p> avance du fait de sa coexi/5ce avec le m\vem5t1 c'e/--dire la *ose4 ,la d]nire cime accessible e/ dj s\s nos pi$s1 et qu'ap]cevons-n\s d'autre que notre propre m\vem5t8 ,contemple1 contemple1 mon enfant1 ce sang cosmique qui e/ le ti53 t]nellem5t il se donne la *asse soi-mme1 attir qu'il e/ p> l'appt du ,lieu2 mais son antriorit c\rt plus vite que lui4 ,il n'y a p>t\t que dsespoir et abme6 ,c> si un po9t ,a tr\ve dans l'inf9itude des descriptibles de l'ptre une app>5ce de situation dans son rapport au po9t ,b1 c'e/ cause seulem5t qu'il e/ m\vem5t1 t\t de mme que ,b4 ,et c'e/ uniquem5t p>ce que les *oses sont m\vem5t qu'il exi/e en n\s une ide de div]sit3 le soleil e/ un c]ta9 m\vem5t que n\s appelons soleil1 et le cur e/ un autre m\vem5t que n\s appelons cur2 il en e/ de mme de l'h]be1 du nuage1 de l'or1 de l'excrm5t et de la femme1 bref1 de t\te *ose tombant s\s le s5s1 que celui-ci soit physique ou m5tal3 c> c'e/ p>eillem5t la seule flu5ce du sang qui dt]m9e *ez l'animal d\ ou non de langage les div]s c>actres de race ou d'individualit4 ,*ass] le plomb v]s l'or ou l',adam v]s le ,*ri/1 qu'e/-ce donc1 s9on capt] et pos] en son lieu1 p> le moy5 d'une sci5ce propitiatoire1 un m\vem5t qui circonscrit la *ose t\t en demeurant lui-mme non-situ8 ,le ,gr& ,art e/ de t\tes les activits huma9es1 la seule raisonnable et naturelle4 ,son corps voyage avec la sci5ce1 sans que t\tefois son esprit s'loigne de la belle demeure aux solides fondations du ,pre et de la ,mre4 ,il se meut comme la ,balance dont le b t]nel e/ l',immobilit4 ,les deux plateaux1 ,am\r et ,vrit1 sont susp5dus la ma9 du ,seigneur notre ,ju/ice4 ,cette humble et obissante t\te-puissance1 n\s l'avons p]due en ab&onnant la t]re f]me de l'adoration p\r le mirage d'une inf9itude de po9ts mobiles qui1 lo9 d'tre la matire1 ne sont que le langage de l'anatomie descriptive de l'univ]s4 ,mon enfant6 il n'y a que dsespoir et abme4 ,mais dans ce dsespoir1 quel hrosme1 et dans cet abme1 quelle affirmation6 ,ai-je beso9 d'aj\t] que l'poque qui me voit s\ffrir comme jamais n'a s\ff]t cur mortel1 e/ la plus sotte et la plus vile de t\tes1 poque de m\vem5t qu'elle e/ dans t\s les doma9es1 am\r1 art1 sci5ce1 politique8 ,je ne veux pas m't5dre sur un sujet si peu fait p\r moi1 si indigne de mon c>actre et de mon gnie4 ,et p\rtant1 j'aime et j'admire mon poque1 et je rem]cie mon ,matre de m'y avoir jet3 c> surabondance de m\vem5t e/ putrfaction et s\rce de vie n\velle4 ,j'ai crit ces pages p\r toi seul1 mon fils dans un lo9ta9 av5ir4 ,ars ,magna e/ une ,pyramide l>ge sa base et qui va se rtrcissant4 ,j'ai donn mon ,gr&'uvre le mo9s d't5due et le plus de poids possible1 sans *]*] me faire ent5dre de l'lite agite de ces sicles de ,turba1 donc de putrfaction3 c> nos gr&es gu]res politiques et sociales sont les t]ribles *>rues1 notre conception de l'am\r e/ le fumi] et notre sci5ce la gra9e amollie que le soleil du r5\veau n'a pas encore fait g]m]4 ,o ,m\vem5t1 ,sang jailli dans le ,fiat div91 qu& je t'ai maudit1 j'tais moi-mme un battem5t du cur du ,matre6 ,ma9t5ant1 mes pi$s n\veau solidem5t s'appui5t sur la t]re ma mre4 ,je veux vivre1 vivre et agir p\r les hommes1 mes ennemis4 ,rveille-toi1 ,cosmos1 rp&s-toi trav]s les milli>ds de voies lactes tes ve9es1 ,sang magique jailli du cur du ,matre6 ,o vie1 sa9te vie1 app>ais1 imm5se et spl5dide1 dans la pr(ondeur de l'ombre4 ,heure bnie6 le j\r de la t]re1 brutal comme l'homme et m5teur comme la femme1 f]me sa vue d'ocans et de m]s1 et le reg>d de la sagesse tombe d'une myriade d'yeux sur mon me dore4 ,ma vrit nocturne se rveille2 je suis libre1 libre6 ,je ne suis plus un l*e crateur d'illusions2 je ne me donne plus la comdie de purifi] la *ose t]re/re que j'aime p> faiblesse4 ,je suis libre6 ,c'e/ comme si j'tais mort4 ,salut1 univ]s1 mon am\r6 ,v ,,lum5 #a4 ,quoi1 mon fils heureux6 tu z aim de folie et compassion une femme ne comme toi de l'argile anxieuse1 et tu me dis que tu n'ent5ds ri5 mon langage8 #b4 ,vi5s1 le sacrifice de la nuit s'allume au-dessus de nos ttes4 ,de moi toi l'antique s\ffrance se f]a compr5dre de l'antique s\ffrance4 #c4 ,p> del le ,ri51 objet du suprme dsir1 celui-l qui e/ mo9s que ri51 tant antrieur l'antriorit du ,m\vem5t2 celui-l qui e/ le plus trang]1 le plus inconnu p>mi les objets extrieurs1 mais qui e/ intrieur aussi1 t]riblem5t4 #d4 ,celui-l frappe la pi]re espace-temps tombe du ,lieu et en tire ces gr&es t9celles p\r clair] la face de vi]ge et de mre de son am\r4 #e4 ,un de ces br&ons s\ffls p> l'inc5die de l'univ]s1 le soleil j\et de nos j\rs1 vi5t de s'envol] si lo9 dans le nant du ciel1 que tu ne l'ap]ois plus4 ,la =t et ses oiseaux sont un mme nuage de sommeil4 #f4 ,que savons-n\s encore de celui-l qui e/ mo9s que le ,ri5 de ton plus haut dsir8 ,ceci1 mon fils3 qu'il a s\ffl p>eillem5t l'orig9e des *oses--ent5ds p> l ta vraie naissance4 #g4 ,un lum9aire amant de ta p5se1 laquelle e/ ,sang1 brlant m>iage du feu et de l'eau et leur flu5ce1 p>tant espace et dure4 #h4 ,et une affirmation qui e/ le fond de ton v]tige clame en toi depuis l't]nit de ta ,mmoire que le soleil diurnal qui e/ p\rtant ton pa9 n'e/ qu'une pauvre allgorie4 #i4 ,et que la d]nire vrit solaire e/ en n\s1 b>de comme ,raphal de lumire immobile1 donc seule situe4 #aj4 ,qu& de la plante des pi$s la frisure du poil follet t\t ton tre frmit du son3 ,oui6 alors le lieu fixe du cosmos m]ge des eaux c\rantes de la p5se4 #aa4 ,quel lieu de magnific5ce c'e/ l1 mon enfant6 ,le feu et l'eau s'y copul5t et fond5t en une immobilit d'or3 alors t\t e/ in/antanx1 totale ,mmoire6 #ab4 ,et quelqu'un crie en n\s--mais bris] l'espace3--,moi6 ,et ce ,moi n'e/ plus notre orgueil loqueteux1 mais l',etre premi] et un1 cur immobile de ,lum54 ,et ce ,moi1 on ne sait plus s'il s'abme en n\s ou s'il n\s aspire4 #ac4 ,alors les noires gl&es v59 de la vie se vid5t dans nos ma9s et le billem5t de la tombe s'a*ve en hil>it4 #ad4 ,jette la vue aut\r de toi1 mon enfant4 ,comme t\t e/ bon et simple4 ,t\t cela1 t\te cette matire1 mais c'e/ ton propre sang1 et ce sang e/ m\vem5t1 donc temps et espace4 #ae4 ,ton cur e/ un soleil anatomique propulseur de ton microcosme sangu91 comme les gr&s ,soleils sont les pres et les b]g]s des sy/mes4 #af4 ,telle e/ la raison p\r laquelle les ,matres mes amants ont m>i le feu et l'eau dans la *aleur organique1 les liant p> le d\x anneau c5tr de l'or4 #ag4 ,et si le c]veau1 dans leur t5dre babillage1 e/ dev5u ,lune h]mtique1 ce n'e/ pas seulem5t p> analogie de c\leur4 #ah4 ,la p5se n'e/ que la feuille dta*e de l'arbre de la s5sitivit1 le c]veau n'e/ que le satellite du cur4 ,il ne fait que recevoir1 philtr] et re/itu] la lumire d'affirmation que lui envoie le cur dans sa spirituelle radiation4 #ai4 ,lune et c]veau sont rcepteurs et ordonnateurs de lumire4 ,ils humanis5t le surhuma91 r5d5t accessibles nos yeux fragiles le dieu aveuglant4 #bj4 ,les sil5ces des vieux ,matres se font p>ole dans ma b\*e4 ,c> l'heure de la ,relativit a sonn6 ,et les in/rum5ts f\illeurs sont dans nos ma9s4 ,le j\r des symboles n'e/ plus4 ,t\t e/ accompli4 #ba4 ,les ve9es de la crucifixion sont t>ies1 le gr& uvre d'expiation e/ accompli4 ,n\s entrons dans la seconde innoc5ce1 dans la joie mrite1 reconquise1 consci5te4 ,la ,ma?matique e/ sanctifie4 #bb4 ,la tr9it ,matire-,espace-,temps1 matrice de la multiplicit non-situe1 n\s l'avons saisie la gorge dans l'unit vive du ,m\vem5t4 #bc4 ,t\t cela1 mme ceci s\s ma plume folle1 e/ encore reflet1 c]veau1 lune4 ,mais le mom5t t]nel du ,soleil de la ,mmoire lav dans le ,j\rda9 d'humilit n\s va saisir1 et cette in/antanx div9e n\s conduira en la cle/e ,*anaan1 la seule t]re situe4 #bd4 ,l'immobile ,empyre de ,dante mon pre1 la sphre pure retombe dans l'unit orig9elle p> la conscration du nombre ,dix4 #be4 ,o mon p\se ,r5aissance au gr& visage de ,france et d'gypte6 t\te cette sci5ce me vi5t de toi1 c> tu m'z appris la *>it en m'enseignant la confiance4 #bf4 ,en m'imposant la confiance1 moi contempteur dans un monde am]1 oh am]6 ,am] tel po9t que le seul don d'arg5t de mle femelle ou de femelle mle y atte/e la s9crit du demi-am\r et scelle de volupt et de rancur l'acte de la t]re/re union4 #bg4 ,lib] ,p>amirum 7que tu m'z fait connatre1 ,compagne71 ,lib] ,p>amirum n\s brle le cur en p>lant de la mort4 ,combi5 m'app>at pur et clm5t cet arrt du c]veau et du cur1 au reg>d de la ,turba ,magna notre vie1 sifflem5t de la faux contre le silex4 #bh4 ,horrible1 atroce vie6 ,sexe ouv]t t\t v5ant1 comme sbile de m5diante1 et cur f]m au pauvre comme ,royaut dans t\s les temps4 ,miel noir de la trahison coagul en cire paisse sur une poigne de d>ds arra*s4 #bi4 ,visages fuyants1 vus comme dans un battem5t d'ailes imm5se et bref de lumignons de f9 d'orgie1 et t\t dcomposs p> l'anxit1 b&e se rompre1 de la luxure adultre4 ,o maison non d'am\r1 mais de passades6 #cj4 ,ma fire passion si longtemps p\r*asse et transp]ce et d*iquete6 ,ah6 que l'unit div9e1 telle une corde de supplice1 ens]re enf9 ces membres et organes trang]s que je suis4 #ca4 ,pr9ce de la ,paix1 affirmateur ruisselant de sueur s\s les olivi]s6 j'ai *]*1 j'ai att5du1 j'ai r5onc4 ,la plus pure1 la plus fidle au son de l'or tressaille comme la vipre4 #cb4 ,o m] ds]te et d*ane6 ,les futailles1 dans la cale1 sont puises1 ma vie e/ re/e seule et sans eau d\ce2 j'ai t5du mon esprit comme une voile de naufrag2 mais le nuage passe1 je ne reois pas le baptme de nature4 ,et voici qu'une nuit de cosmos altrs s'allume dans le vide dsespoir4 #cc4 ,en haut1 en bas1 p>t\t un gr\illem5t4 ,la fureur du ,m\vem5t n\s possde2 un rgne de la vitesse et de la trpidation sur t]re et sur eau et dans les airs2 et cette *ose qu'ils nomm5t le fm9isme1 agitation d\l\reuse et /rile de gr&s nymphz jaunes et blancs1 rvolte contre l'p\x1 matre d'une sci5ce vide d'oraison1 et polygame p> dbilit n]veuse4 #cd4 ,pullulation des nationalits1 ouragan de gu]res consci5tes1 posie et art ry?ms p> les moteurs1 /nographie m5tale4 ,voil o tu m'z jet1 ,dieu jal\x1 dans un vomissem5t de furieux m]cure4 #ce4 ,telle tait1 hi] encore1 ma prire du mat91 de midi et du soir4 ,mais1 auj\rd'hui1 une compagne de s]vice *em9e dans mon ombre1 moi fils du ,cosmopolite errant4 ,et je sais que surabondance de m\vem5t e/ putrfaction d'o s'lve un jeune bl revivifi4 #cf4 ,et c\te encore cet enseignem5t de *>it que j'ai reu de ,r5aissance ma ,compagne4 ,que l'p\se1 ,mre virg9ale de la vie1 l'lve jusqu' ses g5\x t\t saignants du ,calvaire4 #cg4 ,mes frres de ce temps1 ces ,can que mon ,matre m'ordonne de *rir1 ne se sont jamais encore levs au-dessus de notre m9ce atmosphre4 #ch4 ,t\tefois1 ils affirm5t sup]bem5t qu' celui qui en sortirait1 le soleil app>atrait non pas jaune ou r\ge1 mais bleu1 lectriquem5t et glacialem5t bleu dans un espace funbre clab\ss d'univ]s blaf>ds4 #ci4 ,s'il en e/ vraim5t a9si1 quel enseignem5t de *>it ne n\s donne-t-il pas1 ce sci5tifique soleil qui1 en trav]sant notre atmosphre humanise p> notre respiration aimante et anxieuse1 r$evi5t le d\x ,sol des pieux laboratoires de jadis4 #dj4 ,c> il se revt de *aleur dore et *antante2 et1 non cont5t de n\s n\rrir de pa9 et de v91 il pntre en rayons p]=ants et secrets jusqu'au gr& cur d'enfant de la t]re4 #da4 ,et il y mrit l',or incorruptible et curatif de la div9e ,*>it1 le mielleux mtal1 scrtion des abeilles ar*angliques1 l'or que ne capt]a jamais1 sans le sec\rs de l',ave et du ,pat]1 aucune entreprise syn?tique4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,pages ,av]tissem5t #g ptre ,/orge #i ,memoria #cc ,nombres #dg ,turba ,magna #ei ,lum5 #fi ,imp4 des ,presses ,univ]sitaires de ,france4 ,p>is