,,*ri/ianisme ,,cahi]s ,,publi,s ,,s\s ,,la ,,direction ,,de ,p4-,l4 ,,c\*\d ,,propos ,,sur ,,le ,,*ri/ianisme ,,p> ,,ala9 ,quatrime mille ,,les ,,ditions ,,ri$] #g1 ,,place ,,sa9t-,,sulpice1 #g ,,p>is ,m4,,cm4,,xxviii ,,du ,m,,me ,,auteur ,,propos ,d',,ala9 ,,propos ,,p>us ,,en ,,volumes3 ,,c5t ,,un ,,propos ,d',,ala91 #are srie1 #aijh4 puis4 ,,c5t ,,un ,,propos ,d',,ala91 #b;e srie1 #aiji4 puis4 ,,c5t ,,un ,,propos ,d',,ala91 #c;e srie1 #aiaa4 puis4 ,,c5t ,,un ,,propos ,d',,ala91 #d;e srie1 #aiad4 puis4 ,,v+t ,,et ,,un ,,propos ,d',,ala91 #aiae 7,camille ,blo*1 ,p>is74 ,,les ,,propos ,d',,ala9 7#b volumes71 #aibj 7ditions de la ,n\velle ,revue ,franaise74 ,,propos ,,sur ,l',,e/h,,tique1 #aibc 7,librairie ,/ock1 ,p>is74 ,,libres ,,propos4 ,j\rnal d',ala94 7ditions de la ,n\velle ,revue ,franaise74 ,,autres ,,uvres ,,les ,,m>*&s ,,de ,,sommeil 7,camille ,blo*1 ,p>is74 ,,quatre-,,v+t-,,un ,,*apitres ,,sur ,l',,esprit ,,et ,,les ,,passions 7,camille ,blo*1 ,p>is74 ,,sy/,,me ,,des ,,beaux-,,arts 7ditions de la ,n\velle ,revue ,franaise74 ,,m>s ,,ou ,,la ,,gu]re ,,jug,e 7ditions de la ,n\velle ,revue ,franaise74 ,,la ,,visite ,,au ,,musici5 7,revue ,musicale1 #aibb74 ,,il ,a ,t ,,tir ,,de ,,cet ,,ouvrage3 #fj ,,exemplaires ,,sur ,,vel9 ,,pur ,,fil ,,des ,,papet]ies ,,lafuma1 ,,de ,,voiron1 ,,dont #aj ,,hors ,,comm]ce1 ,,num,,rot,s ,,de #a ,a #fj2 #ajj ,,exemplaires ,,sur ,,vel9 ,d',,alfa1 ,,num,,rot,s ,,de #fa ,a #afj4 ,,droits ,,de ,,traduction ,,et ,,de ,,reproduction ,r,,s]v,s ,,p\r ,,t\s ,,pays4 ,,copyright ,,by ,f4 ,,ri$] ,,et ,cie1 #aibd4 ,,au ,,lecteur ,je dem&e indulg5ce p\r ces pices mal c\sues4 ,il n'y a pas app>5ce que je m'attaque jamais directem5t et sy/matiquem5t au sujet r$\table que mon titre annonce4 ,t\tefois je veux dire ici comm5t je procd]ais le cas *ant4 ,peut-tre les ides auxquelles je t\*e dans ces pages s]ont-elles alors plus aism5t mises en place et en valeur4 ,premirem5t je v\drais retrac] une hi/oire de cette religion1 non pas tant p\r y faire rem>qu] des *angem5ts qui n'altr5t po9t son fond1 que p\r montr] d'o elle e/ p>tie1 en quoi elle ressemble l'hbrasme et l'hellnisme1 en quoi elle s'y oppose4 ,mais surt\t1 af9 qu'on n'e/ime pas ces ?ologies elles-mmes au-dess\s de leur prix1 je v\drais pe9dre encore d]rire elles1 comme un horizon1 l'impntrable =t des cultes anci5s1 bi5 mieux1 en m'ef=ant de retr\v]1 dans les sup]/itions les plus folles1 cette folle elle-mme1 notre imag9ation telle qu'elle se montre encore1 et1 autrefois comme auj\rd'hui1 t\j\rs s\t5ue p> l'ent5dem5t4 ,on s\ponn]ait1 d'aprs cette suite d'erreurs1 que l',esprit ,huma9 n'e/ pas une fiction4 ,en second lieu1 je v\drais donn] quelque ide d'une ,physiologie des religions1 d'aprs l'esprit ,d>w9i51 c'e/--dire sans jamais sp>] l'organisme huma9 de ce milieu t]re/re qui le porte et qui le n\rrit4 ,t\t m\vem5t huma9 dp5d de la /ructure du corps huma9 et en mme temps de l'objet antagoni/e2 c'e/ d'aprs cette d\ble condition que les pi$s tracr5t le s5ti]4 ,d'o il faudrait tir] une ?orie des signes1 tant de ceux qui s'inscriv5t dans le corps huma91 comme e/ la danse1 que de ceux qui sont m>qus dans les *oses1 comme le s5ti] et le tombeau4 ,suivant cette d\ble ide on r5drait compte ce que je crois1 et sans suppos] d'abord la mo9dre p5se ?ologique1 de cette antique et assez uni=me politesse que l'on nomme le ,culte1 comme aussi de ces monum5ts et traces qui fur5t les premires idoles4 ,en considrant a9si les *oses huma9es la manire du naturali/e1 on ap]cevrait que l'an?ropomorphisme fut dans les *oses avant d'tre dans les p5ses4 ,et je crois qu'une telle analyse applique au ,*ri/ianisme1 et dans ce cas p>ticulirem5t difficile conduire1 expliqu]ait cette corce ou =me extrieure qui ca*e les p5ses4 ,dans une troisime p>tie1 que s]ait comme l'?ique de la religion1 j'aurais dcrire les motions1 les passions1 les s5tim5ts1 et le passage montant des unes aux autres1 d'aprs l'ide ,c>tsi5ne1 c'e/--dire en joignant les deux t]mes qui font le problme huma92 d'un ct l'animal ma*9e1 dj amplem5t dcrit1 et de l'autre ce gnie infatigable qui se veut libre en cette prison4 ,je ti5s1 p> exemple1 que le passage de la passion au s5tim5t1 qui e/ sub/antiel au s5tim5t1 a t\j\rs la =me de la prire1 comme l'lan lyrique de ,rodrigue en ses /ances1 non mo9s que celui de ,polyeucte1 le fait assez ent5dre4 ,d'o l'on v]rait que l'ide du ,salut e/ univ]selle1 et naturellem5t lie une discipl9e des m\vem5ts1 de faon qu'lev] les ma9s et les jo9dre e/ un signe qui signifie quelque *ose4 ,p> quoi l'on p\rrait compr5dre que t\s les arts sont religieux et vont droit sauv] l'me2 qu'a9si l'adoration1 quoiqu'elle vise l'esprit1 se pr5d p\rtant t\j\rs un objet4 ,en quel s5s donc il y a ,idolatrie et ,vrai ,culte1 c'e/ ce qui s]ait expliqu ici4 ,s\s le titre de ,philosophie du ,*ri/ianisme il faudrait enf9 dvelopp] cette doctr9e *rti5ne comme vraie4 ,c'e/ ce que n\s faisons t\s1 et il n'y a pas en n\s de p5se1 je dis mme conc]nant les sci5ces physiques1 qui ne soit *rti5ne sa rac9e4 ,comte a p\ss =t avant cette ide4 ,mais le pr9cipal s]ait d'expliqu] encore mieux1 s'il tait possible1 ce que c'e/ que croire4 ,savoir croire e/ un gr& art1 et encore pr(ondm5t ca*4 ,homre e/ t\j\rs bon lire1 et *acun en convi5t4 ,ces beaux rcits donn5t un corps nos p5ses2 et l'expri5ce fait voir que l'tat anci5 d'une ide e/ le meilleur d"p1 si l'on veut la =m] correctem5t4 ,lire ,homre dans cette disposition1 c'e/ y croire il me semble4 ,il n\s manque t\s1 en ce qui conc]ne l'vangile et les p5seurs *rti5s1 de les abord] a9si gnreusem5t1 c'e/--dire avec l'assurance de =m] mieux nos ides1 et plus prs de notre nature1 leur cole1 qu'en suivant de plus rc5ts p5seurs1 plus avancs peut-tre1 mais qui aussi n\s laiss5t mo9s =m]4 ,p> le prjug laque n\s avons1 p\rrait-on dire1 l'esprit bi5 meubl2 mais le corps re/e enfant4 ,l'imag9ation n'e/ po9t discipl9e1 p>ce qu'elle n'entre pas dans le jeu4 ,aussi ce ne s]ait pas un petit avantage si nos enfants tirai5t leurs ides ju/em5t d'o elles vi5n5t4 ,p\r t\t dire il faudrait1 en cette d]nire p>tie1 un comm5taire des livres sacrs considrs comme des auteurs classiques4 ,la lecture vritable se fait t\j\rs s\s deux conditions1 d'un ct le respect du texte1 qui donne appui l'esprit1 mais1 de l'autre1 une volont de compr5dre1 et de ne po9t s'arrt] aux signes4 ,c> s'arrt] aux signes1 e/-ce lire8 ,telle e/ l'imp>faite esquisse qui aid]a peut-tre compr5dre les *apitres qui suiv5t4 ,j'insi/e encore en t]m9ant sur cette ide que croire e/ nant1 si ce n'e/ pas un m\vem5t p\r p5s] ce que l'on croit4 ,fvri] #aibd4 ,i ,,*ateaubri& ,comme je lisais ,les ,m>tyrs de ,*ateaubri&1 je v9s p5s] que ce livre convi5drait p\r nos coli]s4 ,un esprit libre accept]a aism5t ,tlmaque1 qui e/ un livre paen2 p\r ,les ,m>tyrs1 il y aura quelque rsi/ance2 mal fonde4 ,si n\s v\lons que nos g>ons et nos filles ai5t quelques vues de l'hi/oire huma9e1 n\s ne p\vons pas v\loir qu'ils ignor5t le ca?olicisme2 et la vrit du ca?olicisme ne peut pas tre sp>e de ce paganisme qu'il a remplac4 ,ce passage e/ d'importance2 il dom9e encore nos murs et se tr\ve m>qu dans t\tes nos ides sans exception4 ,un enfant ne doit pas ignor] ce mom5t de l'hi/oire huma9e4 ,imag9ez quelque fils de ri*e qui ne connatrait au monde d'autre s\rce de lumire et de *aleur que l'amp\le lectrique4 ,la connaissance qu'il en aurait s]ait ab/raite p>ce qu'elle s]ait immdiate2 l'amp\le lectrique suppose avant elle1 aussi bi5 en ide qu'en fait1 une suite d'essais plus faciles1 le v]re1 le *>bon1 le feu1 le silex2 j'en oublie4 ,de mme t\tes nos p5ses1 de ?orie et de pratique1 dvelopp5t le ca?olicisme1 qui dveloppe lui-mme le paganisme1 comme on compr5d d'abord p> les anticipations des ,/oci5s et mme de ,platon1 comme on voit encore auj\rd'hui d'aprs les sup]/itions bretonnes1 si naturellem5t incorpores au culte des sa9ts1 de la ,vi]ge et de la ,tr9it2 mais la mtaphore me trompe2 c'e/ bi5 plutt la mtaphysique ca?olique qui pr5d corps dans le poly?isme subordonn4 ,qui n'a po9t mdit l-dessus ignore l',humanit4 ,*ateaubri& e/ un bon guide ici1 et le meilleur peut-tre1 p> cette contemplation potique qui laisse t\te *ose sa ju/e place4 ,d'un ct la n\velle organisation de la famille1 la condamnation de l'esclavage1 la gu]re trans=me devant l'esprit1 et d*ue de son rang1 t\t ce bel av5ir1 t\t cela e/ clbr comme il faut4 ,mais d'un autre ct le paganisme n'e/ po9t dfigur2 ,dmodocus1 le prtre ,homrique1 n'e/ pas mo9s vnrable que l'vque ,cyrille1 et l'ermite *rti5 du ,vsuve a les dehors et les maximes d'un /oci54 ,le ciel des anges et l'enf] des diables dirig5t les combats huma9s et di/ribu5t les preuves1 comme font les dieux de l',iliade4 ,il app>at1 p> le rcit mme1 que le c\rage1 la pudeur1 la ju/ice1 n'avai5t pas mo9s de prix p\r les anci5s que p\r n\s4 ,mme le fanatisme ca?olique n'e/ po9t dguis2 on voit ici au naturel l'enfant +rat qui frappe sa n\rrice2 et cela e/ propre clair] le progrs huma91 t\j\rs s]vi1 mais s\v5t mal s]vi1 p> l'n]gie des passions4 ,j'admire cette =ce de l'esprit qui pr5d ses di/ances1 et veut tre spectateur de cette religion mme laquelle il a jur d'tre fidle4 ,il y a de la hauteur1 en cet homme1 qu'il veut nomm] indiffr5ce1 mais qui vi5t plutt de clairvoyance4 ,huma9 et solitaire1 ce voyageur4 ,napolon ne l'tonna po9t2 il annona la ,rpublique4 ,cep5dant il fut fidle inv9ciblem5t aux rois lgitimes1 ce mme homme qui a crit3 ,je ne crois pas aux rois4 ,je tr\ve une belle p>ole dans ,les ,m>tyrs4 ,eudore1 *rti51 c\vre un pauvre de son manteau4 ,tu z cru sans d\te1 dit la paenne1 que cet esclave tait quelque dieu ca*8 ,non1 rpondit ,eudore1 j'ai cru que c'tait un homme4 ,,ii ,,oracles ,,et ,,miracles ,il n'y a po9t d',humanits mod]nes1 p>ce que l',humanit n'e/ pas une somme d'tres qui viv5t selon l'*ange1 mais une suite et un progrs4 ,la socit huma9e n'e/ pas entre ceux qui sont ici ou l dans le mme temps1 mais entre ceux qui sont et ceux qui fur5t4 ,comte a prononc que les socits d'abeilles1 de f\rmis ou de ca/ors ne sont po9t des socits vritables1 p>ce qu'on ne voit po9t que le meilleur de *aque gnration se cons]ve p> monum5ts1 posie ou maximes2 a9si il n'y a d'autres li5s d'un ge l'autre que l'hrdit biologique1 qui e/ une ressemblance de =me1 et qui conduit seulem5t refaire t\j\rs les mmes actions4 ,mais cette =te ide e/ s\v5t oublie4 ,le spectacle des peuples sur la plante1 les rivalits1 les alliances1 la circulation des bi5s1 les in/rum5ts du travail et du transport1 l'organisation de la puissance1 t\t cela attire l'esprit2 il y va comme au plus press4 ,vi5n5t les passions1 et n\s voyons que ces gr&s voyageurs1 visiteurs1 enquteurs1 sont nafs comme les hros d',homre4 ,dans le miroir des temps passs1 c'e/ l que l'homme se reconnat et se juge4 ,non po9t d'aprs ces rsums qui ne tr\v5t crance en p]sonne1 mais d'aprs les gr&es uvres1 o la p5se e/ tellem5t entrelace aux sup]/itions que l'homme e/ la fois emp* de s'y reconnatre et =c de s'y reconnatre4 ,il e/ trs important de savoir1 p> vue directe1 que les anci5s t5ai5t dj une bonne p>tie de notre sagesse dans les temps o les *efs allai5t gravem5t consult] l'oracle4 ,d'o nat la rflexion sur cette puissance de l'imag9ation1 qui c\vrit la plante de temples et de sacrifices4 ,les sci5ces port5t en elles-mmes leurs preuves2 mais il y manque s\v5t jusqu' l'ide des imm5ses difficults que les savants r5contrr5t aut\r d'eux et en eux-mmes4 ,celui qui reoit la d]nire ide1 ab/raite1 vid5te1 aism5t vrifie1 sait beauc\p sur la *ose1 mais il ne sait ri5 de l'homme4 ,le ca?olicisme e/ t\t prs de n\s2 il se mle nos p5ses et nos actions2 il se propose comme un problme un artisan aussi bi5 qu' un philosophe4 ,mais comm5t jug] ces in/itutions et cette doctr9e si l'on n'a pas quelque connaissance relle des oracles et des sibylles8 ,que l'on se jette au ca?olicisme1 ou bi5 qu'on s'en dt\rne comme d'un ensemble de contes faire rire les enfants1 ce n'e/ t\j\rs pas jug]4 ,sicles d'ignorance et de fanatisme4 ,=t bi54 ,mais que direz-v\s alors de cette religion qui sacrifia ,iphignie8 ,que direz-v\s de cette politique s\mise l'oracle ,delphi58 ,il faut avoir vcu prs des anci5s1 p> leurs potes1 p> leurs orateurs1 p\r compr5dre le prix d'une religion sans sacrifices huma9s et sans oracles4 ,les miracles ca?oliques font rire l'ignorant2 mais la mo9dre culture fait voir que le ca?olicisme doit tre considr1 au contraire1 et p> relation1 comme la premire religion sans miracles2 non pas absolum5t sans miracles1 mais l-dessus raisonnable et dfiante t\j\rs2 en t\t cas sans oracles2 la fonction du prtre n'e/ nullem5t d'annonc] l'av5ir4 ,bref1 si l'on veut tre ju/e l'g>d du pass immdiat1 il faut avoir =m quelque ide du pass lo9ta91 et le faire revivre dans ce mlange de beaut1 de vrit1 et d'erreurs en elles-mmes incroyables1 que les anci5s auteurs n\s apport5t4 ,et cela seul peut n\s gurir d'utopie et de misan?ropie1 deux erreurs jo9tes1 d'o la gu]re r5at t\j\rs4 ,,iii ,,prom,,?,e ,une tombe1 une grossire image1 des m>ques reconnues sur l'arc ou sur la ha*e *ang5t s\da9 les p5ses4 ,l'air natal1 le j>d9 de la premire enfance et des premi]s jeux1 la maison pat]nelle1 les rues de la ville et les bonnes femmes au m>*1 t\tes ces *oses reconnues font bi5 mieux encore que v]s] des s\v5irs1 des regrets1 des affections2 elles dispos5t le corps selon la confiance purile1 depuis longtemps oublie2 c'e/ une d\ceur et une grce que l'on s5t et que l'on t\*e2 les passions amres sont aussitt dlies2 c'e/ l'heure des espoirs et des s]m5ts2 c'e/ un ret\r de =ce et de jeunesse4 ,a9si nos nafs anctres1 t\*s p> la beaut des *oses1 adorr5t une invisible prs5ce2 d'abord des morts famili]s1 puis des morts illu/res1 mesure que les vivants se runissai5t p\r pr\v] de n\veau1 et bi5 plus =tes1 ces motions dlicieuses4 ,les temples1 p> la masse1 l'*o1 les s\v5irs accumuls1 gr&ir5t le ,dieu4 ,le ret\r des crmonies1 les rcits qu'on en faisait1 les *ants et les danses portr5t les s5tim5ts e/htiques jusqu' une sorte de dlire4 ,les malheureux fur5t consols2 bi5tt ils fur5t consols en espoir1 et1 p> la prire1 ils voqur5t l'assemble dans la solitude4 ,c'e/ p\rquoi il ne faut po9t dire que l'on leva d'abord des temples en l'honneur des dieux2 mais il y eut des monum5ts1 des maisons plus gr&es et plus solides1 des reliques de l'homme1 des pi]res et des nuds de bois sa ressemblance1 bi5tt sculpts p> le tmoignage des ma9s4 ,le dieu v9t habit] l'idole et le temple4 ,la premire rflexion porta sur ce gr& et my/rieux sujet4 ,on croyait aism5t et mme avec f]veur t\t ce qui visait expliqu] tant bi5 que mal le bonheur le plus tonnant4 ,le miracle fut a9si la premire preuve4 ,il faut admir] comm5t les plus sages1 t\j\rs ram5s au positif p> la pratique des mti]s1 p>v9r5t mettre un peu d'ordre et de raison dans les inv5tions ?ologiques4 ,il e/ vrai que les gu]res =mai5t des gr&es units politiques1 et qu'il fallait tablir la paix aussi *ez les ,dieux4 ,la p>5t des dieux1 et le p\voir patri>cal transport dans l',olympe1 fur5t des inv5tions comp>ables celles de ,cop]nic et de ,newton4 ,les ?ogonies1 dont n\s v\lons rire1 m>qur5t un imm5se progrs de la raison commune4 ,la ,sagesse1 fille de la ,beaut1 tr\va asile *ez les ,dieux2 et les philosophes comm5cr5t rfl*ir leur t\r sur les my!s populaires1 s\ponnant dj que l'homme ju/e dictait ses lois ,jupit]4 ,d'aprs cela il faut considr] le ca?olicisme comme un progrs dcisif1 mme dans l'ordre intellectuel1 puisqu'en dcrtant un seul ,dieu et une seule loi p\r t\s les hommes1 il rduisit les autres dieux l'tat de puissances subalt]nes1 et t5dit t\j\rs n]giquem5t purifi] les miracles1 en les ram5ant au cur huma91 qui e/ le vrai lieu des miracles4 ,il e/ clair que ce n\vel objet devait tre s\mis de n\veau la rflexion et la critique1 et que le ,dieu mtaphysique1 qui n'int]vi5t plus que selon les lois immuables de la sagesse1 devait rassembl] en son ide t\te l'huma9e esprance4 ,p\r peu de temps2 c> le progrs des sci5ces1 n lui-mme de ce long m\vem5t de rflexion1 t\*ait dj1 avec ,desc>tes1 ce mom5t de l'esprit o l'imag9ation1 avec son cortge de dieux1 e/ enf9 loge dans le corps huma94 ,prom?e connat ma9t5ant le secret des ,dieux4 ,,iv ,,libre ,,p5s,e ,la conv]sation n'in/ruit po9t1 mme rgle4 ,j'y vois cet inconvni5t1 p\r les deux1 que la p5se drive sans cesse1 et oublie ce qui l'avait d'abord arrte2 ou1 p\r p>l] autrem5t1 celui qui explique sa p5se en p]d t\j\rs quelque *ose1 et c'e/ s\v5t le meilleur4 ,l'tat de rflexion1 qui seul importe1 suppose l'arrt devant un objet huma9 que l'on ne peut s'emp*] d'int]rog]1 et qui ne rpond ri54 ,il n'y a que les monum5ts qui fass5t p5s]4 ,j'ent5ds aussi1 s\s le nom de monum5ts1 les potes1 mieux protgs que t\s les autres auteurs contre le *angem5t2 mais t\s les auteurs acquir5t quelque c>actre monum5tal p> la vnration1 qui dt\rne de les *ang]1 et n\s ramne t\j\rs la =me inflexible4 ,la danse des p5ses1 qui e/ la plus in/able des danses1 tr\ve alors un c5tre et comme un autel4 ,aucun homme n'a jamais p5s autrem5t que s\s cette autorit de la *ose crite1 et d'aprs ce prjug v]tbral que ce qui e/ crit e/ vrai4 ,sans cette ide1 le lecteur e/ jet une autre p5se et encore une autre2 le colli] e/ rompu et les p]les r\l5t4 ,bon p\r les *i5s de c\rir aprs ce qui r\le4 ,la ,bible a =m un gr& nombre d'esprits vig\reux1 aussi bi5 p> ses nigmes4 ,c'e/ une condition excell5te d'tre t5u p> un texte monum5tal2 le mom5t contemplatif e/ alors prolong et r5\vel2 l'esprit se pose4 ,balzac et ,/5dhal n'agirai5t pas mo9s s'ils avai5t la maje/2 mais ils ne l'ont pas encore2 il faut que j'y mette du mi5 et que j'admire t\t p> dcret1 et peut-tre mme des fautes d'impression1 comme l'ins9ue le grammairi52 ce risque e/ de peu en comp>aison du pr(it4 ,mais je ne g>d]ais po9t cette foi1 qui e/ fidlit1 si je n'tais av]ti p> le cortge des admirateurs4 ,encore auj\rd'hui si j'en r5contre un1 il m'aff]mit et je l'aff]mis2 aprs cela je lis mieux2 je suis plus =t contre le dmon polmique4 ,s]vilit1 direz-v\s1 mais cela me fait rire2 des op9ions de ,balzac sur la politique et sur la religion1 je n'en ai pas pris une4 ,il n'y a que les abrgs qui fass5t des esprits s]fs4 ,il e/ *imrique de v\loir =m] les jeunes esprits autrem5t que p> les anci5s livres4 ,plus les livres sont jeunes et plus on y *oisit1 plus on y *]*e ce qui plat1 et des ?ses p\r les passions2 ce n'e/ po9t discipl9e4 ,l',imitation1 livre vnrable1 n'e/ po9t de mes livres2 mais c'tait un des livres de ,comte1 =te tte p\rtant2 et c'e/ t\j\rs un des plus beaux titres de livre2 c> c'e/ p> l'imitation de l'huma9 que l'on appr5d p5s]4 ,celui qui ne lit que ce qui lui plat1 je le vois bi5 seul4 ,t\j\rs en compagnie de ses *tives ides p]sonnelles1 comme on dit2 mais il ne sortira pas d'enfance4 ,il faut du sec\rs l'esprit enfant1 et une inscription sur le granit p\r sa lecture4 ,tlmaque vaut mieux p\r appr5dre lire que ,franc9et1 et l',iliade vaut mieux que ,tlmaque4 ,comte avait pris p\r lui cette maxime de l',imitation3 ,l'intellig5ce doit suivre la foi et non la prcd] ni la rompre4 ,j'ai pris moi-mme cette maxime p> contagion1 quoiqu'elle ne me plt gure2 elle m'a conduit plus lo9 qu'aucune autre1 et1 p> exemple1 l'ide mme que j'explique ma9t5ant4 ,v ,,de ,,la ,,culture ,jamais les ,humanits classiques n'ont fait compr5dre1 ni au matre1 ni l'lve1 que l',humanit e/ une suite et un progrs4 ,p\r les jsuites1 qui ont con/itu l'enseignem5t classique1 il y a deux vrits t]nelles1 l'une religieuse1 qui se tr\ve dans l'criture comm5te p> l'glise1 l'autre littraire1 qui e/ dans ,homre et ,virgile4 ,p\r compr5dre que l'antiquit classique e/ un ge de l'humanit1 il a fallu dc\vrir1 p> del le monde grec et roma91 le monde *9ois et le monde gypti51 et1 p> del t\s ces mondes1 l'ge de pi]re1 et1 p\r faire ces dc\v]tes1 rompre le c]cle magique o l'enseignem5t classique n\s enf]mait4 ,les ,humanits classiques pr5dront t\te leur valeur qu& elles s]ont t\t fait mortes4 ,j'ai transcrit cette page du ,critique1 et je n'y tr\ve ri5 repr5dre4 ,mais plutt1 saisissant mon t\r la massue1 je v\drais dire que le ,*ri/ianisme lui-mme1 et aussi l'organisation ca?olique1 ne pr5dront t\te leur valeur que qu& ils s]ont t\t fait morts4 ,comte e/ rem>quable p>mi les p5seurs mod]nes pr9cipalem5t en ceci1 qu'il a jug sans passion et huma9em5t du progrs ca?olique4 ,et p\rquoi8 ,p>ce qu'il n'e/ nullem5t ca?olique4 ,mom5t dpass2 objet di/ance de vue4 ,mais non po9t oubli2 cons]v au contraire1 et r5voyant son t\r selon la ju/e p]spective t\te l'antiquit classique si bi5 dpasse et en mme temps cons]ve p> l'esprit ca?olique4 ,j'ai lu que ,sa9t ,jrme s'accusait de lire avec trop de plaisir les auteurs paens4 ,a9si le plus beau du pass rev5ait dans la p5se *rti5ne1 et l'humanisait4 ,c'e/ un beau et ju/e m\vem5t qui ramne a9si nos ides l'enfance1 et les mrit de n\veau dans la mo9dre de nos mditations4 ,je dirais d'aprs cela que d'un ct ce sont les vues plus t5dues de l'hi/oire qui mett5t en place l'antiquit classique et la rvolution *rti5ne2 c> ce gr& drame huma9 e/ lui-mme petit dans l'imm5se suite du progrs4 ,mais1 d'un autre ct1 ces antcd5ts pro*es font vivre les autres p> une reconnaissance qui s\ti5t les diffr5ces1 et n\s fait hi/ori5s4 ,un ,*9ois e/ trop diffr5t de n\s peut-tre2 de mme un fti*i/e d',amrique ou de ,polynsie4 ,tacite e/ un autre g5re de sauvage1 bi5 plus prs de n\s2 n\s ne p\vons mconnatre notre frre2 et c'e/ le beau d'abord qui n\s en prs]ve1 le beau1 bi5 plus puissant que le vrai4 ,sans ce passage1 qui d',homre port dj p> ,platon1 n\s conduit t\t prs de nos nafs anctres et congnres1 n\s p\rrions bi5 connatre les gypti5s1 ,*9ois et ,peaux-,r\ges comme on connat les murs des f\rmis1 t\t en re/ant inhuma9s peut-tre4 ,je ne sais ri5 des ,jsuites que p> ou-dire2 peut-tre euss5t-ils t plus fanatiques encore sans ce =t prjug1 fond sur le jugem5t e/htique1 et qui les tirait hors du temps prs5t4 ,p> quoi ils =mai5t des esprits libres1 bi5 contre leur int5tion4 ,g>dons-n\s1 au reb\rs1 de =m] des esprits esclaves1 bi5 contre notre int5tion4 ,,vi ,,humanit,s ,il n'y a po9t d',humanits mod]nes1 p> la mme raison qui fait que coopration n'e/ pas socit4 ,il faut que le pass claire le prs5t1 sans quoi nos contempora9s sont nos yeux des animaux nigmatiques4 ,ils le sont p\r n\s1 si n\s manquons d'tudes2 ils le sont en eux-mmes1 s'ils manqu5t d'tudes4 ,l'homme qui inv5te le tlphone sans fil n'e/ qu'un animal +nieux2 ce qu'il peut montr] d'esprit vi5t d'autre s\rce4 ,j'ai obs]v un c]ta9 g5re d'incrdulit qui ne suffit ri54 ,les dogmes de l'glise sont premire vue indmontrables et mme absurdes4 ,soit donc1 et laissons-les4 ,mais celui qui reg>de dans les p]spectives du temps ap]oit beauc\p d'autres dieux1 d'autres crmonies1 et des temples qui p>l5t huma9em5t4 ,*ane d'nigmes qui dt\rne de s'bahir p>ce qu'un polyte*nici5 va la messe4 ,les hommes ont suivi bi5 d'autres messes4 ,mais il faut s'appro*]2 il faut connatre un peu plus intimem5t le peuple du ,droit1 qui e/ le ,roma91 et le peuple ,sophi/e1 qui e/ le ,grec2 sans nglig] le peuple adorant1 qui e/ le ,juif4 ,ici un sublime sauvage et impossible2 ici1 p> une cra9te sans mesure1 les sup]/itions de la ma9 et du pi$1 du c\teau de table et du pot beurre4 ,dans les deux autres peuples1 si pro*es de n\s aussi1 mais p> d'autres cts1 des dieux en t\t bois et sur t\te coll9e1 des oracles1 des augures et des h>uspices4 ,l'gypte et l',assyrie1 incomprh5sibles1 =m5t le fond lo9ta94 ,l',ori5t rve encore d]rire1 et le ,polynsi5 danse4 ,on ignor]ait t\t de l'homme si l'on n'avait1 p> bonheur1 famili>it avec les ,juifs1 avec les ,grecs1 avec les ,roma9s1 qui ont tant avanc en div]ses p>ties de la sagesse1 g>dant avec cela d'tonnantes erreurs4 ,celui qui ignore cela e/ sauvage encore1 p> une incrdulit mal assise2 dont ,montaigne n\s peut gurir2 mais il n\s r5voie aux anci5s2 il y faut all]4 ,ou bi5 considr] ,pascal comme une sorte de f\1 et mme ,desc>tes1 qui pl]9a ,lorette4 ,a9si le ,mod]ne1 j'ent5ds sans culture rtrospective1 ne voit que f\s2 mais je l'att5ds au spiritisme1 la ?osophie1 t\s ces fruits de l'tonnem5t2 c> ce sont des mom5ts dpasss2 mais il faut les avoir dpasss et surmonts p> une sorte de jeu4 ,les tudes classiques assur5t le pi$ sur cette plante2 l'homme s'y tudie croire sans se jet]4 ,nos folles gu]res vi5n5t c]ta9em5t de trop croire1 comme il arrive ceux qui n'ont ri5 vu4 ,polynsi5s tlphonant2 cela ne fait pas un homme4 ,d'o ces autels sanglants1 et sans dieu4 ,mais t\s les autels fur5t sanglants et sans dieu4 ,on ne rem>que pas assez que l'humani/e1 dj avec rosa la rose1 se lave les ma9s de ce sang ml l'eau de la s\rce ,b&usi5ne4 ,les ,bac*antes ret\rn5t la frise de m>bre4 ,posie gurit de frnsie4 ,les surprises du cur sont discipl9es2 un dieu balance l'autre4 ,le galop des ,c5taures ne jette plus dans la *>ge panique4 ,dj ,socrate et ,phdre1 leurs pi$s nus dans l'eau1 s'amusai5t l'ent5dre4 ,ce sont nos travaux d',h]cule1 et nos voyages d'esprit1 p> quoi n\s effaons sur la mdaille huma9e ce pli de fanatisme bas4 ,d'o mrira l'en?\siasme qui ne tue po9t4 ,jaurs modle4 ,modle de t\s1 et du =g]on encore mieux2 c> t\te =ce e/ r$\table1 et elle-mme aussi4 ,les ,belles-,lettres donc p\r t\s8 ,et p\rquoi non8 ,reg>dons cette ide en face4 ,,vii ,,de ,,la ,,?,,ologie ,il y a quelque *ose de mort dans t\te ,?ologie1 quelque *ose de mort aussi dans t\te ,gomtrie4 ,ce sont des ides s\s clef2 nul n'y va plus voir1 et l'on en fait le compte p> des regi/res et abrgs1 comme font les t5eurs de livres4 ,or ces provisions d'esprit se corromp5t encore plus vite que les provisions de b\*e4 ,et qu'e/-ce qu'une ide laquelle on ne p5se po9t8 ,bossuet pr\ve ,dieu p> les vrits t]nelles4 ,une vrit ne peut cess] d'tre vrit4 ,desc>tes meurt1 ,bossuet meurt1 la vrit ne meurt po9t4 ,mais comme une vrit n'e/ ri5 aussi sans quelque p5sant1 il exi/e donc un ,p5sant t]nel4 ,voil une p5se de disciple et une armoire aux ides4 ,desc>tes e/ bi5 plus difficile suivre1 p>ce qu'il brise l'armoire aux ides et les ides mmes1 allant jusqu' dire qu'il n'y a po9t du t\t de vrits t]nelles et que la volont de ,dieu en dcide *aque in/ant1 mme du triangle et du c]cle4 ,compr5ne qui p\rra4 ,t\j\rs e/-il qu'il y a ici du sc&ale et une occasion de d\t] de l'indubitable1 p> quoi la ?ologie de ,desc>tes se tr\ve anime d'incrdulit4 ,au feu les idoles4 ,a9si va le vrai ,gomtre1 t\j\rs d\tant et dfaisant1 d'o les ides naiss5t et r5aiss5t4 ,c> je ti5s que si l'on veut savoir ce que c'e/ qu'une ligne droite il faut y p5s] t\j\rs1 j'ent5ds la v\loir et ma9t5ir t\j\rs1 ce qui e/ d\t] et croire ensemble4 ,quant la ligne droite qui ti5t d'elle-mme1 et qui e/ enf]me en quelque ,palais des ,mesures1 je sais qu'elle n'e/ po9t droite4 ,ri5 au monde n'e/ droit4 ,ri5 au monde n'e/ ju/e4 ,aucun objet n'e/ ,dieu4 ,mais l'homme ju/e e/ celui qui p5se t\j\rs au ju/e1 et cont9uellem5t le ma9ti5t et le veut1 imitant le ,dieu de ,desc>tes en cette cration cont9ue4 ,c'e/ a9si que le ju/e fait ju/ice de t\t1 comme le gomtre fait gomtrie de t\t4 ,un tel homme ne se fie po9t l'ordre des *oses1 et la po9te de son jugem5t t\j\rs attaque la ju/ice tablie et vnre1 la r$ressant d'aprs le modle qui n'exi/e pas4 ,ce feu du jugem5t moral1 cette ardeur bris]1 ce culte du ,dieu seulem5t aim1 nu1 et sans aucune puissance1 voil p> o la religion vit et revit4 ,plus religion dans ce ,sociali/e que dans ce ,?omi/e4 ,mais il se peut bi5 que le socialisme soit ?ologique ma9t5ant1 et que la ,ju/ice soit ma9t5ant s\s clef dans quelque ,pavillon des ,ju/es ,mesures4 ,l'ide aura donc pri p> la ,suffisance4 ,on doit appel] ma*9e1 dans le s5s le plus t5du1 t\te ide sans p5seur4 ,je rem>que que la tlphonie sans fil gurit de compr5dre et mme d'essay] de compr5dre4 ,et l'avion a tu l'ide de l'avion1 comme les ailes1 en l'oiseau1 ont tu le d\te1 me des =mules de ,newton et d',eul]4 ,c> qui p5s]a1 si t\t e/ p5s8 ,qui rgl]a1 si t\t e/ rgl8 ,la viol5ce e/ l'effet 9vitable1 et s\v5t pro*a91 d'une p5se sans aucun d\te2 et c'e/ ce que l'on voit en gros *ez les f\s4 ,peut-tre e/-il dans la de/9e de t\te ?ologie1 aussitt a*eve1 de r\l] sur la t]re comme un *> d'assaut1 ,c'e/ a9si que la puissance d%onore la ju/ice4 ,,viii ,,de ,l',,art ,,de ,,p]suad] ,p5sant ,joseph de ,mai/re1 je faisais une revue en moi-mme des hommes qui ont fait s]m5t de croire2 et au premi] rang j'ap]cevais ,socrate1 tel que ,platon le reprs5te en son ,gorgias1 ou bi5 dans sa ,rpublique1 faisant de la tte signe que non1 *aque fois que les disputeurs l'accabl5t de leurs preuves d'expri5ce2 et1 comme dit ju/em5t ,socrate1 il n'e/ pas difficile de faire voir que la =ce g\v]ne p>t\t et que la ju/ice e/ ce qui plat aux plus =ts2 c'e/ le spectacle huma92 on n'ent5d que cela2 on ne voit que cela4 ,suivez ces longues discussions en leurs dt\rs1 v\s v]rez app>atre la ju/ice1 et s\da9 disp>atre4 ,on la saisit la f92 il vi5t un mom5t heureux o t\tes les p>ties de la nature huma9e sont rassembles et comme pacifies selon la loi int]ne de ju/ice1 laquelle les manife/ations ext]nes de la =ce sont de lo9 subordonnes4 ,t\t s'ordonne alors1 et la vraie punition rpond la vraie rcomp5se4 ,mais1 p\r p>v5ir cette vue1 il faut autant de pati5ce au mo9s qu'en montre ,socrate4 ,un lecteur press v]ra p>t\t l'inju/ice rev5ant t\j\rs la suite de la puissance1 et la ju/ice autant dmunie de preuves que de ri*esses4 ,en quoi il n'y a po9t de jeu ni d'artifice1 mais au contraire la plus p>faite pe9ture de ces ttonnem5ts et dt\rs de p5se qui rebut5t promptem5t celui qui n'a pas jur4 ,il faut jur] d'abord1 et dire non aux argum5ts diaboliques avant de savoir comm5t on y rpondra4 ,autre *ose encore1 et qui irrite t\j\rs un peu4 ,v\s lisez2 v\s pesez au passage les preuves ,socratiques2 v\s les rassemblez2 v\s saisissez l'ide2 v\s la confiez comme un trsor au c(fret de la mmoire4 ,mais le diable guette encore p> l4 ,qu& v\s ouvrez le c(fret de n\veau1 v\s ne tr\vez plus qu'une p9ce de c5dres2 lm5ts diss\s et disp]ss2 *aos4 ,il faut t\t refaire2 il faut s'aid] de n\veau de l'art socratique2 de n\veau l'inju/ice e/ brillante et =te2 de n\veau la clameur diabolique ass\rdit le pauvre homme2 il faut pass] p> ce *em9-l4 ,si le c\rage manque1 t\t e/ dit4 ,c'e/ p\rquoi on voit trbu*] tant de p5seurs vieillissants1 et s'asseoir au fe/9 de la ,=ce1 o l'on boit l'hydromel dans le crne de l'ennemi4 ,j'ai vu un noble p5seur se lev] et m>*] gr&s pas1 allant et rev5ant1 et disant moi3 ,on devrait savoir une bonne fois4 ,qu& on a pass le lieu difficile1 on devrait le laiss] d]rire soi p\r t\j\rs4 ,et qu& on a =m l'ide1 on devrait la possd]4 ,t\t s]a donc t\j\rs recomm5c]8 ,c'e/ ce que ,socrate dem&ait en ces t]mes mmes4 ,en t\t1 on veut une *>te ou un diplme1 et dormir dessus4 ,mais ce n'e/ po9t p]mis4 ,d'aprs ces rudes expri5ces1 il faut compr5dre ces prjugs inv9cibles et volontaires que l'on r5contre en t\t homme un peu compos1 et qui r5d5t si pnible le travail de pr\v] et de conva9cre4 ,combat difficile1 o les meilleurs c\ps1 les plus savants1 les mieux dirigs1 sont ju/em5t ceux qui branl5t le mo9s l'adv]saire4 ,j'ai obs]v comm5t un esprit vig\reux esquive la preuve =te1 et qu'il voit v5ir de lo91 refusant att5tion ce que v\s dites1 non p>ce qu'il le juge faible1 mais p>ce qu'il le juge =t1 et rcitant en lui-mme son s]m5t de fidlit comme une prire4 ,l'homme e/ beau alors4 ,c>1 si difficile que soit notre condition de p5sant1 songez qu'elle s]ait t\t fait misrable1 si n\s devions ab&onn] une ide prcieuse1 et bi5 des fois pr\ve1 ds que n\s n'avons ri5 rpondre quelque disputeur4 ,dans le fait1 p]sonne ne p5se a9si4 ,t\t homme p5sant s'appuie sur une foi inv9cible2 c'e/ son rduit et donjon4 ,d'o je tire la rgle des rgles1 qui e/ de ne po9t p5s] contre l'autre1 mais avec l'autre1 et de pr5dre sa pr(onde et *re p5se1 autant que je la dev9e1 comme huma9e et mi5ne4 ,et qu& cette p5se e/ la ,ju/ice t]nelle1 qu'on l'appelle ,dieu ou comme on v\dra1 on peut s'y tablir1 et travaill] en p>tant de l2 prises de ce ct-l1 les murailles tomb]ont4 ,,ix ,,proph,,ties ,en aucun temps je ne me fiai aux coteaux de l',aisne comme en l't de l'an quatorze4 ,je me tr\vais rconcili cette t]re1 sauvage un peu p> ses ro*es1 et p> les noms s9i/res qui rappelai5t les gu]res de l'autre sicle4 ,de prcieux amis vieillissai5t l4 ,v+t m>*es de pi]re me conduisai5t leur j>d9 fleuri2 v+t m>*es encore1 et l'on tait au paisible j>d9 des morts1 fleuri de m>jola9e et d'hysope1 aut\r de l'glise paysanne4 ,de ce promontoire la vue s't5dait presque jusqu' ,soissons1 p> une tr\e fameuse4 ,sur le plateau bl1 presque la hauteur du coq indicateur des v5ts1 passait la ,r\te des ,dames au nom *>mant4 ,la falaise tait ri*e de sureaux et de vignes et portait1 sur ses p5tes arides1 des g5vri]s et un rosi] sauvage odeur musque que je n'ai vu que l4 ,on p\vait s'y plaire2 et1 en ce mois de ,juillet1 j'a*evais une clture durable aut\r d'une maison de tiss]&4 ,c'e/ l que j'ent5dis deux prophties4 ,une premire fois moi-mme je vatic9ai1 je ne sais p\rquoi1 en compagnie d'un philosophe paysan1 que l'on jugeait un peu f\4 ,cette scurit des travaux1 dont l'image s'(frait p>t\t1 me p>ut d'un mom5t1 comme elle tait4 ,il ne faut qu'une pe/e1 disais-je1 ou une qu]elle entre les hommes1 p\r que cette sauvage corce de la t]re1 que l'on voit p> places1 rec\vre le coteau1 le plateau1 la valle1 et les coll9es p>ses semblables des les4 ,le soir1 qui effaait les diffr5ces1 et la vue aussi de mon mlancolique compagnon1 me faisai5t p5s] ces *oses2 mais il me semble ma9t5ant que je dclamai un peu plus que l'tat prs5t ne le conseillait4 ,l'av5ir d'alors1 ma9t5ant pass1 donne trop de s5s ces p>oles de has>d4 ,un autre j\r ce fut une sorte de sorcire qui prophtisa1 c\rbe en deux p> les travaux1 levant v]s moi son reg>d bleu et son visage c\leur de brique4 ,elle me montrait1 dans le j>d9 et dans les v]g]s en t]rasse1 une quantit tonnante de taup9ires1 et elle p>la en ces t]mes3 ,v\s savez ce qu'on dit p> ici et ce que je sais2 autant de taup9ires1 autant de tombes4 ,elle r$it plusieurs fois la mme *ose1 en reg>dant droite et gau*e1 comme elle avait c\tume4 ,sur quoi je f]mai mon imag9ation comme une porte1 admirant comm5t la ressemblance fait preuve en ces esprits trop faibles p\r s\lev] la mtaphore4 ,or il y eut1 p>t\t p> l1 comme on sait1 encore plus de tombes que de taup9ires4 ,de ces r5contres m\vantes1 je ne p5se ri54 ,il y a1 t\te m9ute1 des r5contres aussi admirables que celles-l1 si l'on v\lait admir]2 et t\t e/ signe ds que l'on *]*e des signes4 ,du mo9s je compr5ds un peu mieux les temps homriques1 et ces prsages cont9uellem5t tirs des oiseaux1 des nuages1 de la f\dre2 dont quelques-uns se tr\vai5t vrifis p> has>d1 et beauc\p raliss p> l'action de ceux-l mme qui y croyai5t2 c> s\v5t l'oracle conseille en mme temps qu'il annonce2 et ce n'e/ pas m]veille si la mle devi5t t]rible1 selon la prdiction1 du mom5t qu'on y croit4 ,le monde n'a po9t *ang1 et notre sagesse repose t\te sur elle-mme4 ,qui veut croire tr\v]a des preuves1 d'autant que le s\v5ir ne retr\ve jamais le pass tel qu'il fut1 mais le rec\vre de ce qui a suivi1 susp5dant au prsage l'accomplissem5t comme une c\ronne4 ,les dieux sont les premi]s ns du s\v5ir4 ,x ,,des ,m,,taphores ,je n'appr\ve po9t ceux qui veul5t *ang] la pant\fle de v]re1 dans ,c5drillon1 disant que ce n'e/ po9t du v]re1 et qu'il n'y eut jamais de pant\fles de v]re1 *ose dure et cassante1 mais qu'il s'agit de vair qui e/ f\rrure s\ple et *aude4 ,rem>quez qu'il y a bi5 d'autres *oses impossibles1 dans les autres contes et dans celui-l4 ,mais l'rudit e/ assez cont5t d'avoir remis une pant\fle en place2 il att5d l'occasion d'expliqu] p> la mme m?ode la citr\ille qui devi5t c>rosse1 ou cette ronde de petites filles1 qui1 =ce de t\rn]1 devi5t motte de beurre4 ,on peut rire du pdant2 mais il faut quelquefois le pr5dre au srieux4 ,c'e/ la sottise arme4 ,je range le ,pdant dans la puissante classe des ,dt\rneurs1 dans laquelle on tr\ve aussi des espces non dp\rvues d'lgance4 ,et la *asse du ,dt\rneur e/ une *asse aux ,ides4 ,ds qu'une ide s'envole ils la tu5t1 comme on tue les ,ides1 en dt\rnant de les *]*]4 ,l',esprit se jette sur quelque pauvre relation bi5 aise saisir et r$ress]4 ,il rit de cette victoire facile1 et le ,dt\rneur m>que un po9t4 ,j'ai dit s\v5t que t\s les contes sont vrais2 mais ce n'e/ pas assez dire4 ,la pr(onde sagesse populaire e/ plus ruse que nos philosophes4 ,et1 au reb\rs du ,dt\rneur1 elle n\s met en g>de contre cette fausse ,raison1 qui n'e/ qu'imag9ation con=me la c\tume4 ,et p> un piquant moy51 aussi anci5 que l'espce huma9e1 qui e/ de n\s jet] l'absurde aux yeux1 de grossir et de r$\bl] l'impossible1 p> quoi l'imag9ation e/ df9ie1 en mme temps qu'elle e/ veille1 et rappele son rle de ,folle4 ,a quoi s]v5t aussi ces comp>aisons tranges que le gnie potique jette comme un dfi4 ,j'admire la gr&eur des enfants1 qui ne discut5t jamais sur la ,lettre4 ,non qu'ils saisiss5t d'abord l',esprit2 mais ils sav5t bi5 que l',esprit ne vise pas ce maigre gibi]4 ,a9si en s'amusant de l'absurde ils ne d%onor5t pas l',esprit1 mais au contraire ils l'honor5t4 ,p> la croissance qu'il s5t l'uvre en lui1 et qui lui donne espoir et pati5ce1 ce bel ge voit gr&4 ,il att5d quelque *ose de mieux que des fictions cohr5tes4 ,c]tes il y a de la ,maje/ laiss] j\] l',imag9ation en mme temps que le corps1 et p> les mmes lois4 ,mais il y a quelque *ose d'imprieux aussi v\loir que l'absurde soit cons]v comme il e/2 c'e/ refus] les petites raisons4 ,%akespe>e se moque de ceux qui v\drai5t compr5dre comm5t ,o!llo ou ,hamlet sont passs d'un lieu l'autre1 invitant a9si n]giquem5t le spectateur compr5dre d'autres vrits1 plus ca*es et plus difficiles4 ,sur l'absurde mme l',esprit rebondit1 c> il n'y peut re/]4 ,cette app>5ce ne peut tromp]1 il faut donc voir au del4 ,ces signes n\s dlivr5t des signes4 ,au contraire1 p> des signes de raisonnable app>5ce1 n\s v5ons p5s] les signes1 et la c\tume n\s ti5t4 ,telle e/ la vieillesse de l',esprit4 ,,xi ,,des ,,app>5ces ,qu& un ,h9d\ se m>que au visage de signes r\ges ou bleus selon sa ca/e1 v\s ne dem&ez po9t si cela e/ vrai ou faux4 ,il vaudrait mieux se dem&] en quel s5s et s\s quel rapport cela e/ vrai2 p\r le faux1 il n'e/ po9t dans les faits ni dans les actions1 ni dans les p5ses2 il y a vrit de t\t2 il faut seulem5t dire que n\s sommes bi5 lo9 de connatre la vrit de t\t2 mais la privation n'e/ ri54 ,att5dez les exemples4 ,il y a une app>5ce du m\vem5t du ciel aut\r de son axe2 cette app>5ce n'e/ qu'app>5ce1 c'e/ dire qu'elle n'e/ po9t vraie2 mais je ne dirai pas non plus qu'elle e/ fausse2 c>1 placs comme n\s sommes sur cette t]re qui t\rne1 n\s ne p\vons la voir t\rn]4 ,p\r mieux dire1 je ne vois aucune *ose comme elle e/4 ,je vois l'angle de mon plafond trois angles jo9ts dont je sais qu'ils sont d'qu]re t\s les trois1 mais je les vois obtus t\s les trois1 et la p]spective m'appr5d que je dois les voir a9si4 ,si je *ange de place1 je les v]rai obtus autrem5t2 mais ce sont t\j\rs trois angles droits4 ,ceux qui ret\rn5t dans leur tte les p>adoxes d',e9/e9 croi5t s\v5t qu'ils ont *oisir entre plusieurs app>5ces du temps et un temps unique2 je les invite rfl*ir sur l'objet unique1 qui donne p\rtant d'innombrables p]spectives4 ,je dirai volonti]s que cet ,h9d\ qui se pe9t le visage se rgle sur quelque p]spective de l'exi/5ce physiologique et politique2 et1 autant que je connais le vrai de la *ose1 il faut que je compr5ne cette p]spective qui e/ si5ne2 et aussi bi5 cette p]spective d'un autre qui se fait mo9e1 et de moi-mme aussi qui mets une cravate4 ,si v\s me proposez une religion1 je l'exam9e1 non po9t avec l'ide qu'elle e/ fausse1 mais au contraire avec l'ide qu'elle e/ vraie4 ,d'o vi5t donc que je pass]ai p\r irrligieux8 ,c'e/ que je p5se la mme *ose de t\tes les religions4 ,*acune d'elles n'e/ qu'une p]spective plus ou mo9s d=me dans laquelle il faut que je retr\ve l'objet unique4 ,travail cop]nici54 ,difficile assurm5t1 mais considrez ce qui arrive qu& on me montre des t\rs de passe-passe ou des jeux de miroirs4 ,ce sont alors des app>5ces tranges2 mais je sais sans le mo9dre d\te que si je connaissais bi5 les objets dont ces app>5ces sont les app>5ces1 je ne v]rais plus ri5 d'trange dans ce spectacle4 ,lorsque ,galile disait que la t]re t\rne1 c'tait p>ce qu'il avait dev9 le secret d'une app>5ce1 et vu1 en quelque sorte1 le d\ble fond de la bote4 ,a9si1 bi5 lo9 qu'il p5st que les autres se trompai5t1 au contraire1 il compr5ait leur erreur mme comme vrit1 et se tr\vait a9si plus assur de ce qu'ils disai5t qu'eux-mmes4 ,mais eux v\lai5t le ram5] aux app>5ces1 et lui faire jur] qu'il voyait les app>5ces4 ,aussi lui1 qui voyait le soleil t\rn]1 comme voit n'importe quel a/ronome1 ne tr\va sans d\te po9t autant de difficult qu'on v\drait croire dire comme ils disai5t2 et peut-tre comprit-il aussi le vrai de leur colre1 et l't]nel objet politique s\s ces m5aantes app>5ces4 ,m>c-,aurle a dit l-dessus le d]ni] mot peut-tre3 ,in/ruis-les1 si tu peux2 si tu ne peux les in/ruire1 supporte-les4 ,qu& le roi ,david *ante3 ,l't]nel e/ mon ro*]1 je lui donne raison1 mais non pas comme il v\drait3 on peut p>i] qu'avant la f9 de mon disc\rs il m'aurait fait p5dre4 ,il faut tre bi5 intolrant p\r se laiss] p5dre4 ,,xii ,,sci5ce ,,et ,,religion ,a ceux qui v\drai5t dire que l'homme e/ arriv la sagesse p> la prud5ce1 je conte s\v5t ce que j'ai lu dans les j\rnaux au l5dema9 d'un att5tat politique4 ,deux bombes avai5t t lances2 une seule clata2 l'autre fut porte au commissaire peut-tre deux j\rs aprs p> un homme qui l'avait tr\ve et mise dans sa po*e4 ,j'ai suppos d'abord que cet homme tmraire n'arrivait pas croire que ce morceau de fonte en =me de pomme de p9 p\vait clat] au mo9dre *oc et mettre un corps vivant en *>pie2 et il faut bi5 suppos] cela1 mais il ne faut pas expliqu] cette action seulem5t p> l'ignorance2 un *imi/e peut bi5 tre tmraire aussi4 ,j'aim]ais mieux dire que l'homme en solitude1 et att5tif surt\t ses actions1 n'arrive jamais imag9] un vnem5t r$\table4 ,et1 bi5 reg>d]1 un corps sa91 vig\reux et intact ne peut po9t tmoign] du t\t1 p> ses affections1 que la griffe du lion peut le d*ir]1 mais au contraire il exclut naturellem5t une telle image4 ,a9si le dang] s]ait trop t>d connu t\j\rs1 et l'expri5ce n'in/ruirait gure4 ,*ose digne de rem>que1 la crmonie modifie bi5 plus n]giquem5t les s5tim5ts de *acun4 ,cela vi5t de ce que1 dans la crmonie1 les actions sont prvues et faciles1 et que notre corps e/ pr9cipalem5t occup imit] les m\vem5ts d'autrui2 n\s sommes t\s alors des tragdi5s de bonne foi4 ,p> exemple la peur n\s e/ alors directem5t communique1 la manire d'une maladie2 l'objet quel qu'il soit1 mme abs5t ou invisible1 reoit de cette peur une puissance sans mesure4 ,on peut compr5dre a9si que des hommes trs rsolus en leurs actions soi5t comme des enfants lorsqu'ils p5s5t aux rev5ants1 aux lut9s1 aux diables1 quoiqu'ils ne les connaiss5t que p> des rcits4 ,un rcit e/ bi5 plus puissant que la *ose mme1 p> l'eff]vesc5ce commune au rcitant et la f\le des auditeurs4 ,j'irais jusqu' dire que les *oses ne sav5t po9t t\*] l'esprit de l'homme2 elles ne pass5t po9t jusque-l2 cet animal a l'esprit cuirass contre t\t expri5ce4 ,mais le cri d'un enfant1 le s\pir d'une femme1 le lg] v5t d'un ge/e huma91 t\s les signes entr5t librem5t dans la citadelle4 ,encore mieux les armes de signes qui s'envol5t d'une assemble4 ,d'o il arrive que l'homme croit mo9s ce qu'il a vu que ce qu'on lui raconte1 ce qui claire t\tes nos passions4 ,mais je veux ret5ir seulem5t ceci1 que l'hi/oire des ,sci5ces expose sans l'expliqu]1 que l'homme e/ v5u la prud5ce p> le respect1 et la ,sci5ce p> la ,religion2 autrem5t dit que nos premires connaissances1 et les seules que n\s pr5ions naturellem5t au srieux1 sont de ou-dire1 et non d'expri5ce4 ,la cra9te de ,dieu s]ait donc la premire des cra9tes1 et le modle de t\tes4 ,,xiii ,,le ,,temple ,une des ides de l',eupal9os e/ que le temple meut l'homme2 p> quoi l'ar*itecture ressemble la musique4 ,mais il faut voir comm5t le temple meut l'homme4 ,p> ceci que les gr&s reliefs s'aplatiss5t ds que l'on s'arrte1 comme si l'air des pr(ondeurs en tait *ass4 ,au contraire1 ds que le spectateur se met en m\vem5t1 si peu que ce soit1 le temple aussitt dplace ses p]spectives1 et d'autant plus que les p>ties en app>5ce juxtaposes sont rellem5t plus loignes les unes des autres2 mais c'e/ ce qu'il faut essay]1 c> on ne le croit jamais assez1 en se dplaant seulem5t d'un pas devant l'entrec\pem5t des arceaux et des fl*es1 ou devant les clipses des colonnades4 ,c'e/ explor] la pr(ondeur1 et se r5dre s5sible la solidit de la *ose4 ,c'e/ donc la mort de la *ose dans son app>5ce qu'il faut va9cre p> le m\vem5t4 ,a9si le monum5t n\s appelle2 mais d'une c]ta9e manire1 selon sa /ructure4 ,et ,hegel a bi5 su dire que la ca?drale go?ique =me le plus n]gique appel1 p> l'opposition du dehors et du d$ans1 p> l'nigme des contre=ts et p> la promesse des portes et cette f\le presse des /atues qui n\s font un *em94 ,une colonnade grecque n\s meut d'autre faon4 ,a9si la ,madele9e s]ait plus politique que ,notre-,dame4 ,mais de t\te faon il faut se m\voir2 et c'e/ p> le m\vem5t que le monum5t n\s fait p5s]4 ,la pe9ture au contraire n\s ti5t immobile4 ,supposons un monum5t pe9t dans le fond d'un tableau2 cette image ne rpond po9t nos m\vem5ts1 et l'on n'obs]ve po9t ce glissem5t des colonnes qui se montr5t et se ca*5t selon nos pas2 ce qui rabaisse aussitt le monum5t pe9t au niveau des accessoires2 ce qui1 surt\t1 n\s av]tit que cette app>5ce doit re/] l'tat d'app>5ce1 et qu'ici le vrai e/ de n\s et non de l'objet4 ,il e/ donc pr(ondm5t vrai que l'ar*itecture et la pe9ture ne sont po9t du mme ge4 ,c> le puissant objet de pi]re n\s tire une p5se commune de manire effac] t\te mditation de soi sur soi2 il n\s s\met la doctr9e4 ,mais la pe9ture au contraire1 p> cette app>5ce dsormais fixe1 nie l'tre et div9ise l'exi/5ce4 ,le miracle de la pe9ture c'e/ de donn] tre ce qui passe2 c'e/ p\rquoi t\t peut plaire en pe9ture1 un arbre1 un nuage1 un reflet4 ,p> quoi n\s voil immobiles1 en quelque sorte1 la seconde puissance2 c> n\s savons bi5 que le m\vem5t e/ un adieu l'app>5ce et soi1 mais plutt une sorte d'hymne ce monde solide1 et un massacre des app>5ces4 ,un arc de triomphe e/ peut-tre l'objet le plus loqu5t qui soit4 ,ce n'e/ p\rtant qu'une porte de ville1 et sp>e des murs4 ,le petit arc du ,c>r\sel e/ pos sur cette place comme un signe2 on voit d'autres *oses p> l'ouv]ture2 ce n'e/ qu'un passage2 mais il faut pass]4 ,entr] et sortir1 ce n'e/ qu'un4 ,a9si s'veille le pas militaire2 a9si1 p> cette porte qui n'e/ que porte1 l'entreprise qui ne promet ri51 ce qui donne vie au gr5adi] de pi]re4 ,il att5d de p>tir4 ,et au-dess\s1 les ombres sur le sable /rile font oubli et ds]t4 ,c>1 p> la v]tu de ce monum5t1 qui signifie absolum5t l'en-dehors de soi1 il y faut pass]1 mais on n'y peut re/]4 ,,xiv ,,idoles ,l'esprit dans la *ose1 voil le dieu4 ,une horloge en ses r\ages et accro*ages me raconte l'ide de l'horlog]2 mais il n'y a po9t de m]veilleux l-d$ans2 *aque r\e ne dit qu'une *ose4 ,au lieu que la ,joconde en dit bi5 plus que le pe9tre ne savait4 ,une belle /atue signifie sans f92 les arceaux d'un clotre ont des milli]s d'aspects1 t\s p>5ts de n\s-mme4 ,un quatuor de ,bee?ov5 pr5d plus de s5s d'anne en anne4 ,t\tes ces uvres1 outre l'imm5se p5se qui leur e/ propre1 et qui n\s dpasse t\j\rs1 r5voi5t aussi t\t ce culte et t\s ces hommages qu'elles ont reu1 comme ces autels plus vnrables p> les c\ronnes4 ,le temps n'puis]a po9t cet av5ir de gloire4 ,j'ai lu l',iliade une fois de plus2 c'e/ comme si j'avais apport encore une pi]re ce gr& tombeau4 ,qu& le sauvage eut bau* des tronons basaltiques selon la =me huma9e1 il ne put jug] son uvre2 mais au contraire c'e/ lui qui fut jug4 ,ces yeux de pi]re fur5t plus =ts que lui4 ,cette immobile arme le t9t en respect mieux qu'un despote2 c> un despote *ange d'attitude et de lieu et dsire enf9 quelque *ose2 mais les /atues n'ont pas beso9 de n\s1 ni de ri54 ,a9si la /atue fut un dieu4 ,je dois appel] prire cette mditation devant le signe1 cette (fr&e qui e/ due1 et dont le dieu n'a pas beso91 ce muet dialogue o1 d'un ct1 t\tes les rponses sont faites d'avance1 et t\tes les dem&es d'avance dev9es4 ,a9si la p5se sait o elle va1 et le vrai se montre dans l'immobile4 ,on v\drait dire que l'homme a fait des idoles p>ce qu'il tait religieux2 c'e/ comme si l'on disait qu'il a fait des outils p>ce qu'il tait savant2 mais au contraire la sci5ce n'e/ que l'obs]vation des outils et du travail p> les outils4 ,de mme je dirais plutt que la premire contemplation eut p\r objet l'idole1 et que l'homme fut religieux p>ce qu'il fit des idoles4 ,il fallait r5dre compte de cette puissance du signe1 et inv5t] la my?ologie p\r expliqu] le beau4 ,l',imitation de ,jsus-,*ri/ n'e/ que la traduction ab/raite de cette imitation du signe1 qui e/ crmonie4 ,la rflexion sur l'idole arrive ni] l'idole1 p> les p]fections mmes que l'on y dev9e2 mais c'e/ dj impit4 ,l',iconocla/e doit se tr\v] sans dieu f9alem5t4 ,de ce ct e/ la p]fection sans objet2 ce nant n\s r5voie l'idole1 objet alors d'une adoration purifie2 tel e/ l'art en notre temps1 mom5t dpass et cons]v1 comme dit ,hegel4 ,les moy5s de ce p5seur1 qui avance t\j\rs p> position1 ngation et solution1 s]ai5t donc les in/rum5ts de l'hi/oire4 ,ceux qui ont mpris trop vite cette dialectique devrai5t bi5 considr] que ,comte1 qui la mconnut aussi1 e/ p\rtant arriv faire ent5dre1 p> d'autres mots1 les mmes relations4 ,c> selon ses vues1 *aque j\r mieux vrifies1 l'anci5 fti*isme e/ bi5 la religion ess5tielle1 t&is que la religion p5se et purifie n'e/ que la ngation de la religion1 qui1 s\s le nom de ?ologie et de mtaphysique1 tire le dieu hors du signe1 et mme hors du temple1 lui-mme signe1 et n\s jette dans l'inf9i sans matire1 d'o n\s devons aussitt rev5ir1 ,c'e/ alors que1 selon l'esprit positif1 l'anci5 fti*isme1 s\s le nom de contemplation e/htique1 doit orn] l'exi/5ce cooprative1 qui e/ elle-mme ngation de ngation4 ,,xv ,,la ,,ca?,,drale ,l'glise1 dit l'un1 e/ le ?tre du peuple4 ,la messe e/ un drame musical dont la fable n'intresse plus1 mais qui plat encore p> les =mes ar*itecturales1 la musique et les cortges4 ,je ne vois1 p>mi nos arts rels1 que la ,revue ,militaire qui ait autant de puissance que la messe2 et je crois que cette n\velle religion1 qui n\s emporte1 agit encore plus que l'autre1 qui n\s reti5t4 ,ceux qui veul5t tre trang]s l'une et l'autre n'ont po9t d'art solide qui les dispose selon leurs ides p> gymna/ique et musique4 ,nos ?tres pr(anes sont lg]s comme leurs toiles pe9tes2 ce jeu d'app>5ces dlasse et disp]se2 il ne peut mieux4 ,l',humanit n'a po9t de temples4 ,il faudrait donc1 dit l'autre1 un ?tre plus solidem5t plant2 des dcors de pi]re conv5ables p\r t\t drame huma91 et qui fass5t rellem5t comme un fond de tableau p\r le spectacle de notre vie4 ,une ar*itecture qui assemble les =mes des abris naturels et celles de nos toits4 ,de puissants *os qui dt\rn5t de cri]1 et qui ramn5t la p>ole au *ant1 et le *ant lui-mme la dc5ce4 ,un lieu p\r la mditation commune1 d'o soit bannie la dang]euse ,eff]vesc5ce1 qui trane ,viol5ce sa suite4 ,rem>quez que le ?tre pr(ane arrive apais] cette agitation qu'il excite1 et cela p> les signes p>t\t visibles de la ,frivolit4 ,il y a un ridicule1 dans t\tes les scnes d',opra1 dont le spectateur ne s5t pas t\t le prix2 c'e/ ce ridicule qui dt\rne de croire vraim5t1 d'aim] et de har vraim5t4 ,ce que la ,comdie met en ple9e lumire1 af9 de rompre le fanatisme p> le rire1 se tr\ve dj enf]m dans la ,tragdie4 ,ces arts sont bi5 dits pr(anes1 c> ils us5t la foi4 ,le ?tre de l',humanit1 au contraire1 se doit g>d] du m5songe1 et donc se reli]1 sans aucun int]mdiaire1 l'art de l'ar*itecte1 qui ne sait pas m5tir4 ,de n\veau le ?tre s]a temple1 et le temple1 ?tre4 ,ma9t5ant1 dit le premi]1 quelle tragdie en ce solide dcor8 ,il n'y a qu'un drame1 il me semble2 c'e/ l'esprit huma9 l'preuve1 et h>cel p> la nature infrieure4 ,en *acun c'e/ le seul drame et c'e/ la passion ess5tielle4 ,mais ce qui n'e/ que passion n'e/ plus ri5 du t\t2 c> il n'importe po9t la pi]re de r\l] ou de s'arrt]4 ,il faut donc1 p\r que le drame s'lve1 quelque c5tre de rsi/ance1 quelque gnie intrieur qui dise non aux =ces1 enf9 quelque dieu insult4 ,dfaite1 d'une c]ta9e manire1 p>ce qu'aucun homme n'a*ve ri5 de ce qu'il veut2 mais victoire en ce s5s que t\j\rs l',esprit e/ ressuscit4 ,t\j\rs le ju/e e/ va9cu p> les =ces1 mais t\j\rs la ju/ice g>de valeur4 ,la gu]re peut t\t contre la paix1 except de la r5dre mo9s belle4 ,que le ju/e soit mpris1 r5i1 mis en croix1 et ador1 d'un mme m\vem5t en t\s1 et d'un mme m\vem5t en lui-mme1 tel e/ le drame huma91 sans aucun dieu extrieur4 ,comdie et ,tragdie ont le mme ge que les dieux homriques2 ici la ,fatalit rgne seule1 s\s l'aspect du mcanisme extrieur4 ,le drame des temps n\veaux ne f]a qu'un avec le n\veau culte4 ,mais qui l'crira8 ,l'uvre e/ t\j\rs faite avant qu'on y p5se4 ,et le symbole signifie bi5 avant qu'on ait song le compr5dre4 ,le dieu de pi]re att5d4 ,,xvi ,,dogmatisme ,j'ai vu peu de discussions relles dans les assembles4 ,qu& les hommes reconnaiss5t les signes et s'accord5t sur les signes1 comme il arrive la messe1 ils gt5t quelque *ose du bonheur de p5s]4 ,ne leur dem&ez pas quoi ils p5s5t1 ni sur quoi ils s'accord5t2 il leur suffit de s'accord]4 ,qu& ils se donn5t le plaisir d'c\t] des disputeurs1 ils aim5t encore s'accord] sur les signes1 et reconnatre les deux ?ses rivales d'aprs leur habillem5t acc\tum1 s\v5t aussi d'aprs leur p>ure4 ,p> cette raison1 s\v5t les disputeurs s'en vont cont5ts et l'auditoire aussi4 ,mais celui qui inv5te une n\velle manire de s\t5ir une des ?ses dplat aux deux et t\s4 ,il faut compr5dre que l'accord e/ le plus anci5 signe du vrai1 et le premi] p\r t\s4 ,c>1 puisqu'il faut d'abord appr5dre les signes1 *acun comm5ce p> s'accord] aux autres1 de t\t son corps1 et rpt] ce que les autres signifi5t jusqu' ce qu'il les imite bi54 ,selon la nature1 imit] un signe ce n'e/ autre *ose que le compr5dre4 ,un homme s'abrite sur le ct droit d'une r\te2 je fais comme lui2 j'ai compris le signe2 non pas t\t fait puisque je ne sais peut-tre pas p\rquoi il s'abrite2 mais j'ai compris ce qui importe le plus4 ,c'e/ p\rquoi un homme simple tr\ve une scurit et un bonheur ple9 dans les crmonies o les signes sont encore revus et confirms4 ,il faut comm5c] p> l4 ,qui ne s'accorde avec p]sonne ne peut disput] contre p]sonne1 ni in/ruire p]sonne4 ,l'glise1 p> une dogmatique sans faiblesse ni concession1 posait la condition pralable de la p5se univ]selle4 ,et1 quoique je ne me range po9t s\s l'autorit de l'glise1 nanmo9s je tr\ve t\j\rs plus d'avantages m'accord] d'abord1 et p> prjug1 avec l'auteur que je lis1 qu' disput] au troisime mot4 ,bref1 je me suis t\j\rs mieux tr\v de v\loir compr5dre que de v\loir contr$ire4 ,on se fait communm5t une trange ide de ce que c'e/ qu'une op9ion neuve et h>die4 ,c'e/ t\j\rs une op9ion vieille comme les rues1 mais explique4 ,ce qui sort de l'ord9aire1 c'e/ d'avoir rellem5t des op9ions ord9aires1 j'ent5ds de compr5dre les signes communs4 ,de l'accord1 faire p5se2 c> la m>*e inv]se e/ prilleuse1 faute de signes4 ,a9si qui compr5drait t\s les mots de sa langue1 et selon le commun usage1 saurait assez4 ,et qui compr5drait seulem5t t\s les signes de la messe1 il saurait dj beauc\p4 ,c> t\t signe e/ vrai2 mais le difficile e/ de compr5dre de quoi le signe e/ signe4 ,,xvii ,,jans,,ni/e ,,et ,j,,suite ,le ,jansni/e e/ un ami rude1 qui n'a po9t piti1 p>ce qu'il ne reg>de pas votre faiblesse1 mais qui frappe t\j\rs votre puissance1 ce qui e/ honor]4 ,r$\table1 p>ce qu'il exige ju/em5t ce que v\s ne p\vez pas refus]1 qui e/ que v\s soyez un homme libre4 ,sa manire d'aid] e/ de ne po9t v\loir aid]2 c> sa maxime pr9cipale e/ que1 si l'on ne s'aide po9t soi-mme1 ri5 ne va4 ,je le comp>e une c\pe qui va dbord] de mpris2 telle e/ sa manire de rcon=t]4 ,comme il e/ assur que les moy5s extrieurs1 qui sont de police et de contra9te1 ne *ang5t po9t rellem5t un homme1 mais que l'homme seul peut se *ang] lui-mme p> =te rsolution1 il obs]ve aprs le c\p de baguette qui av]tit1 att5dant le miracle4 ,et il ne veut mme po9t dire1 ni laiss] ent5dre1 que le miracle lui f]a plaisir1 c> l'homme se sauv]ait peut-tre p\r lui faire plaisir1 et cela ne vaudrait ri54 ,il faut1 p5se-t-il1 que votre salut dp5de seulem5t de v\s2 et ce que votre volont peut1 ri5 d'autre au monde ne le peut faire1 ni la contra9te1 ni la piti1 ni mme l'am\r4 ,si v\s v\lez appr5dre le lat91 la musique1 la pe9ture1 ou la sagesse1 tr\vez quelque jansni/e qui sa*e ces *oses4 ,v\s l'aim]ez d'abord sans savoir p\rquoi1 et peut-tre aprs v+t ans v\s dc\vrirez que lui seul v\s aimait4 ,=g]on4 ,le ,jsuite e/ un ami indulg5t1 qui ne compte pas trop sur v\s1 mais aussi qui travaille d'appro*e1 et v\s pr5d dans les li5s tnus de l'habitude1 ne v\s dem&ant que de s\rire d'abord1 et de v\s plaire avec lui2 c'e/ qu'il a pr\v la faiblesse huma9e et que c'e/ l qu'il reg>de t\j\rs1 se disant que les actions f9iss5t t\j\rs p> entran] l'homme4 ,aussi que v\s fassiez ce qu'il faut faire avec ennui1 ou p\r lui plaire1 ou seulem5t p> esprit d'imitation1 il n'y reg>de gure1 prtant surt\t att5tion au co/ume et aux manires1 enf9 la grce extrieure1 faute de laquelle l'homme le mieux d\ trbu*e sur le premi] ob/acle4 ,celui-l1 v\s comm5c]ez p> croire qu'il v\s aime1 et p> v\s faire repro*e de ne pas l'aim]4 ,seulem5t1 aprs v+t ans1 qu& il v\s aura appris tir] p>ti mme de votre p>esse1 v\s dc\vrirez qu'il v\s mprise un peu1 comme il mprise t\t et lui-mme4 ,or le ,jsuite a raison aussi2 c> il n'y a po9t de vie huma9e bi5 compose si l'on nglige le ct extrieur et les moy5s de politesse4 ,ayez donc les deux comme prcepteurs si v\s p\vez1 et ensuite comme amis4 ,je dis ,jsuite et ,jansni/e p>ce que ces mots font portrait4 ,mais sa*ez bi5 que ces deux espces d'hommes sont un peu plus anci5nes que les ordres *rti5s1 les hrsies et le drame du ,calvaire4 ,,viii ,l',,homme ,,de ,,dieu ,l'homme de dieu vi5t sans av]tir1 et s'en va de mme2 soit qu'il p>le1 soit qu'il revive un mom5t en ses crits au/res1 soit qu'un rude aptre n\s ramne la doctr9e4 ,et que dit l'homme de dieu8 ,il dit que nulle puissance de ce monde tal ne mrite respect2 il dit qu'un ,cs> vaut l'autre1 et qu'aucune ju/ice ne natra ni p> les triques ni p> les piques4 ,que la p]fection e/ t\te dans ce p\voir invisible de p5s] et de v\loir1 et enf9 de se g\v]n] soi-mme4 ,que n\s sommes comptables premirem5t de cette paix avec n\s-mmes qui dp5d de n\s4 ,que n\s sommes rois *acun de notre petit royaume1 et qu'en voil bi5 assez p\r n\s occup]4 ,que les *oses huma9es aut\r de n\s1 si mauvaises qu'elles soi5t1 font assez voir une ju/ice r$\table1 p> t\tes ces passions que l'on voit prises leur propre pige et p> ces fl*es qui revi5n5t sur l'ar*]4 ,qu'on ne recrute que l'envie contre l'ambition1 que la l*et contre l'orgueil et la fureur2 que1 s'il fallait *oisir1 la condition de l'esclave e/ encore la meilleure1 p>ce que la ncessit d'obir n\s conduit naturellem5t rgn] sur n\s-mmes2 au lieu que le l\rd devoir de g\v]n] n\s jette hors de n\s et dans les app>5ces de la ju/ice4 ,qu'a9si *acun doit re/] sa place2 que *acun doit cra9dre d'avoir et cra9dre de p\voir4 ,que de t\te faon l'preuve de la s\ffrance et de la mort e/ commune t\s et impose1 non po9t p> quelque ,cs>1 ce qui montre assez que notre travail d'homme n'e/ pas d'c>t] l'preuve1 mais plutt de la surmont] p> la ress\rce de l'esprit4 ,que c'e/ la mme preuve p\r le soldat et p\r t\s1 et qu'il faut un aveuglem5t volontaire1 c'e/--dire la plus gr&e l*et de l'esprit1 p\r que n\s n\s trompions l-dessus4 ,qu'au re/e ce surcrot de maux1 si c'en e/ un1 qui vi5t des hommes e/ trs videmm5t la suite de leurs erreurs1 m5songes et convoitises1 et que nul ne peut se p]mettre de s'en pla9dre s'il ne s'e/ purifi lui-mme4 ,l'homme de dieu e/ importun4 ,il faut p\rtant suivre aussi ces p5ses hiv]nales1 faire retraite et c>me4 ,le paysage dnud n\s y invite4 ,qu& t\tes les feuilles sont tombes1 le soleil t\*e la t]re ju/em5t en ses po9ts de f]tilit4 ,mais ce n'e/ qu'un mom5t4 ,l'esprit revi5t l1 mais n'y peut re/]4 ,p>ce qu'il s'e/ mis au mona/re1 s'appliquant ne respect] que ce qu'il doit respect]1 p> cela mme il en doit sortir4 ,comme ce corps vivant sait bi5 rappel] l'esprit qui veut s'exil]1 a9si les p\voirs excommunis p> le sil5ce de l'esprit appell5t au sec\rs2 c> ,cs> aussi e/ l'homme de dieu1 et conspire avec t\s contre lui-mme4 ,t\t homme veut respect2 et t\t homme s'y connat4 ,non pas cette obissance sp>e2 p]sonne n'en veut4 ,il n'e/ po9t de ri*e qui *]*e seulem5t la ri*esse2 t\t ambitieux veut approbation4 ,et de mme j'ai rem>qu que celui qui refuse le mieux n'e/ pas celui qui se pla9t le plus4 ,t\s ces morts n'irrit5t en effet que la p>tie mortelle1 et cela ne va pas lo94 ,mais un m5songe qui *]*e approbation irrite autrem5t2 e/-ce irrit] qu'il faut dire8 ,il rveille la p>tie haute4 ,on a obs]v p\rtant que rvolte ne vi5t pas tant de misre2 mais on n'en tire po9t la consqu5ce qui e/ que la sottise e/ mo9s supporte qu'aucun autre mal1 peut-tre p> cet *o en n\s-mmes4 ,c> ces sottises naiss5t et r5aiss5t en *acun1 p> cette me de vrit qui en doit sortir2 et l'homme de dieu ne peut pas n\s p]mettre de laiss] l'esprit dans ses langes4 ,ce ne sont po9t les actes1 ce sont les disc\rs qui n\s appell5t4 ,cs> veut p5s]2 ,cs>1 n\s sommes de ta suite4 ,cette collaboration ne se refuse po9t4 ,,xix ,,desc>tes ,le *oix de ,desc>tes doit tre considr att5tivem5t4 ,c> il n'e/ pas hors de nos =ces de dev9] une p5se animale et une me dom9e p> les beso9s et les apptits dans la msange1 le rat1 le *i5 ou le buf4 ,cette p>5t une fois reconnue1 la nature t\te entire e/ my?ologique4 ,t\tes les btes sont des esprits d*us2 dont il faut croire qu'ils peuv5t rev5ir et qu'ils revi5n5t1 quoique p> longs dt\rs1 et durem5t ram5s en arrire p> la ncessit immdiate4 ,a9si ,ulysse1 p5sant seulem5t qu'il p\rrait voir la fume mont] de sa t]re natale1 v\lait m\rir2 mais la faim1 le sommeil et l'am\r le ret5ai5t dans sa condition d'esclave2 et il fallut donc quelque p>don des dieux p\r que ,calypso le laisst p>tir4 ,s*ell+ c]tes a p>l beau qu& il a dit que la nature e/ comme l',odysse de l'esprit4 ,mais le difficile n'e/ pas d'ador] l'esprit en t\tes ses =mes2 c'e/ idoltrie proprem5t p>l]4 ,il n'e/ p]mis d'ador] que l'homme2 tel e/ le s5s de ce dcret c>tsi5 qui refuse t\te p5se aux btes4 ,augu/e ,comte e/ de la mme ligne1 purem5t ,occid5tal aussi1 mais p> dt\r1 et p> s\mission la ncessit4 ,c> cette nature t5dre et trs peu militaire a beauc\p p5s la p5se des btes1 et pr9cipalem5t des bons s]viteurs1 comme buf et *i51 avec lesquels il veut que n\s fassions une sorte de socit4 ,mais1 d'un autre ct1 la ncessit de *asse et de dfri*em5t1 et la dom9ation de l'homme lui p>at la condition premire de cette socit cont9ue sans laquelle il n'y aurait po9t du t\t de p5se4 ,ri5 ne dit que tels animaux1 s'ils avai5t dom9 sur la t]re1 n'aurai5t po9t =m socit aussi1 traditions aussi1 biblio?ques aussi2 ri5 ne dit que l'homme1 rduit une vie isole et difficile comme celle du rat et du lap91 aurait plus de p5se qu'eux4 ,il faut donc qu'une espce triomphe1 et l'homme tr\ve le *oix t\t fait4 ,ador] l'humanit seulem5t c'e/ une ncessit dure2 mais il faut virilem5t l'accept]4 ,mon semblable1 c'e/ l'homme2 il n'y a de salut que de l'homme4 ,la t*e e/ dj assez difficile4 ,qu& on exam9e les =mes de l'hi/oire1 les gu]res1 les supplices et les dieux1 on reconnat que l'esprit e/ rev5u d'assez lo91 p> tant de dt\rs et tant de fois pris au pige4 ,c'e/ donc l'hi/oire qui e/ l',odysse de l'esprit2 et le mme ,s*ell+1 dev5u vieux1 a f9i p> le dire1 bornant ses ambitions1 et t]m9ant cette va9e my?ologie1 fille d',ori5t4 ,l'occid5tal e/ a?e au fond4 ,en passant de l',ori5t l',occid5t1 l'anci5 dieu a pris de plus en plus la =me huma9e2 et la m>*e mme du ,*ri/ianisme1 d'abord my/ique1 puis politique1 ne fait que ralis] son my! fondam5tal4 ,il fallait ress]r] cet univ]sel am\r1 af9 de lui donn] puissance2 il fallait mettre hors de discussion les droits de l'homme p> une sorte de dcret roma94 ,t\te p5se se borne de ncessit1 ou bi5 elle p]d =me2 a9si l'homme crase sans faon la f\rmi et le rat4 ,le difficile p\r un homme e/ de re/] bon t\t en m5ant cette gu]re2 et notre civilisation (fre ce d\ble aspect *acun de ses pas4 ,ce que les ,roma9s traduisai5t en disant que le prteur n'a pas s\ci des petites *oses4 ,et si un homme fut jamais prteur en sa p5se1 c'e/ bi5 ,desc>tes4 ,,xx ,,c>d9aux ,on dem&e si ces c>d9aux1 si l'anci5 pape1 si le n\veau pape croi5t selon leurs actions et selon leur p\voir4 ,mais t\t homme1 il me semble1 croit selon ses actions et selon son p\voir4 ,dans le mme temps s\s les yeux du m>*al ,j(fre1 se dr\lr5t d'autres crmonies et d'autres cortges2 et le roi ,sis[a?1 port sur une litire d'or p> c9quante hommes1 ne d\ta po9t du t\t qu'il ft roi4 ,t\tes les crmonies font preuve d'elles-mmes1 et cette preuve suffit4 ,n\s dem&ons d'autres preuves1 n\s autres1 p>ce que n\s sommes hors de la crmonie2 semblables au spectateur qui se dem&e p\rquoi les danseurs tr\v5t tant de plaisir dans]4 ,un *asseur pi$1 millime d'un bataillon1 croit ncessairem5t p5dant qu'il dfile4 ,on v\drait di/+u] dans la masse des croyances1 et les exam9] une p> une1 en vue de ret5ir celle-ci et d'c>t] celle-l3 mais la crmonie ne se laisse pas c\p] en morceaux2 et la seule erreur ici e/ de rompre le cortge4 ,que faites-v\s1 malheureux8 ,c'e/ droite qu'il fallait t\rn]4 ,ici e/ votre sige1 et non ailleurs4 ,la faute s]ait rp>e aussitt1 avec rep5tir et confusion2 mais ces c>d9aux ne se tromp5t po9t d'un pas ni d'une gnuflexion4 ,cette unit de la procession s\ti5t la doctr9e4 ,ds que v\s portez la *ape1 v\s acceptez t\tes les brod]ies4 ,d\t] e/ comme dc\dre4 ,a9si les co/umes bi5 c\sus font preuve1 et la crmonie bi5 c\sue fait preuve4 ,comme dans l'excution d'un morceau de musique1 l'inc]titude fait voir l'ignorance2 et c'e/ t\t ce qu'un c>d9al peut p5s] d'un incrdule4 ,n\s autres n\s v\lons t\j\rs en v5ir la preuve ontologique et aux attributs de ,dieu2 ce qui a ju/e autant de place dans la tte d'un c>d9al que les =mules bali/iques dans la tte d'un colonel d'artill]ie4 ,un colonel se croit d'abord1 et se croit colonel1 et se sait colonel2 c'e/ une *ose qu'il ne se pr\ve po9t lui-mme p> ma?matique4 ,il faut pr\v] en effet que ,dieu e/1 si l'on n'e/ po9t c>d9al1 ou conclavi/e1 ou enfant de *ur1 ou b$eau2 mais qu& on e/ c>d9al il faut pr\v] d'abord que l'on e/ c>d9al1 ce qui se fait p> ge/e1 rite et maje/2 les autres ides du c>d9al ti5n5t comme le fil r\ge dans le co/ume4 ,la plus anci5ne =me de religion1 autant qu'on peut savoir1 n'enf]mait aucune ide1 proprem5t p>l]1 en dehors du culte lui-mme2 t\t le respect allait la crmonie1 aux co/umes1 aux images1 au temple4 ,ce g5re de foi ne manquait jamais de preuve1 c> il n'y a po9t de diffr5ce entre aim] la danse et savoir dans]4 ,selon l'ordre vritable ce n'e/ po9t la lg5de qui fonde la crmonie1 mais au contraire c'e/ la crmonie qui porte la lg5de4 ,quant aux subtilits ?ologiques1 elles sont situes encore bi5 plus lo9 de t]re4 ,ce sont des jeux de p>oles qui n'intress5t et ne t\*5t que p> leur relation la crmonie4 ,cet ordre se tr\ve r5v]s ds que l'on vi5t mpris] les co/umes et les crmonies2 a9si l'esprit prote/ant e/ ab/rait1 discuteur et dogmatique en mme temps2 c'e/ con/ruire une t\r dans les airs4 ,au contraire affirm] le culte et affirm] p> le culte1 c'e/ t]m9] d'abord de va9es discussions1 en rtablissant les plus anci5s des dieux1 qui sont le ,srieux et l',importance4 ,,xxi ,,de ,l',,galit ,p>mi ceux qui travaill]ont r=m] l'enseignem5t public1 je ne vois p]sonne1 il me semble1 qui p5se selon l'galit dmocratique4 ,desc>tes1 ,pr9ce de l',ent5dem5t1 a crit que le bon s5s e/ la *ose du monde la mieux p>tage2 ce puissant esprit ne v\lait po9t voir de diffr5ce entre les hommes1 si ce n'e/ p\r la facilit de mmoire et les g5tillesses extrieures2 mais j'ai rem>qu plus d'une fois que cette p5se n'e/ po9t comprise4 ,ds qu'un homme l'emporte p> ce qu'il a lu ou ret5u1 ou p> l'art d'crire ou de p>l]1 il pr5d ses di/ances1 s'in/alle dans l'lite dirigeante1 et *]*e des seconds et successeurs p>mi les brillants lves qui lui ressembl5t4 ,au sujet de la masse1 nulle autre p5se que de lui bi5 appr5dre un mti]2 la masse e/ utilisable et g\v]nable1 plus ou mo9s1 selon la prvoyance du lgislateur4 ,mais que t\s puiss5t avoir "p1 et doiv5t avoir "p1 la vraie sci5ce et la vraie culture1 c'e/ une ide qui ne se montre po9t4 ,un haut p]sonnage disait rcemm5t qu'il importe de ne laiss] sans doctr9e aucun de ceux1 ft-il b]g]1 qui sont capables de t5ir leur place dans les rangs de l'lite dirigeante4 ,voil leur ,dmocratie4 ,un esprit l5t et eng\rdi1 sans facilit et sans grce1 e/ m>qu d'esclavage2 le savoir te*nique1 qui e/ de l'il et de la ma91 e/ assez bon p\r lui4 ,utile in/rum5t dans la ma9 du *ef4 ,le monde antique in/ruisait ses esclaves1 si on l'ent5d a9si2 il e/ hors de d\te que le petit animal =me huma9e qui montrait quelque aptitude la cuis9e ou au jeu de la flte tait mis l'cole prs des habiles2 s'il aimait la lecture1 l'criture et la grammaire1 il n'en avait que plus de prix4 ,s'il s'levait jusqu' l'intrigue politique1 il p\vait tre affran*i1 et avoir "p aux gr&es affaires4 ,cette loi de slection j\e encore p>mi n\s2 et j'ai connu plus d'un esclave bi5 d\ qui s'appro*e ma9t5ant de l',acadmie4 ,il y a un beau livre crire sur nos ,affran*is1 j\eurs de flte ou grammairi5s1 att5tifs plaire4 ,il e/ vrai p\rtant que l'cole mod]ne a comm5c seulem5t avec le cat*isme1 qu& le prtre eut le devoir d'enseign] au plus endormi et au plus arrir ju/em5t ce qu'il savait de plus beau4 ,n\s dveloppons cette gr&e ide2 mais il s'en faut qu'elle soit assez en faveur et en lumire4 ,t\j\rs in/ruire les plus aptes2 t\j\rs faire une exacte revue des petits sauvages1 af9 d'y tr\v] des polyte*nici5s2 les autres s]ont in/ruits p> procuration1 retr\vant en leurs matres leurs gaux d'hi]1 et assez cont5ts2 c> de quoi se pla9drai5t-ils8 ,il suffit qu'on n'ait po9t laiss un seul gnie g>d] les m\tons4 ,or ce facile problme e/ rsolu1 comme il fut t\j\rs4 ,mais l'autre e/ pe9e t\*1 qui e/ d'veill] t\t esprit le plus qu'on peut1 p> les plus hautes et les plus prcieuses connaissances1 et de donn] plus de so9s l'esprit le plus l5t2 enf9 de rgl] l'enseignem5t non sur les mieux d\s1 mais sur les mo9s d\s4 ,c> le vrai progrs n'e/ pas en l'esprit d'un ,?als1 mais en l'esprit de sa s]vante4 ,,xxii ,,le ,,cat,,*isme ,l'glise en son admirable t5tative d'univ]selle rconciliation1 se fondait sur cette ide que les hommes1 si diffr5ts qu'ils soi5t p> l'aspect1 la =ce1 les aptitudes1 et encore diviss p> les passions et les intrts1 ont en commun l',esprit1 qui e/ ju/em5t ce qu'il y a de plus m95t en *acun d'eux1 et qui s\ti5t et porte t\t le re/e4 ,cette ide de l',humanit ,relle n'tait pas inconnue aux gr&s ,anci5s2 elle e/ implique dans ,platon1 explicite dans ,m>c-,aurle4 ,mais enf9 c'e/ l'glise qui a t5t p\r la premire fois sur cette ,plante d'enseign] la ,frat]nit selon la ,frat]nit mme1 c'e/--dire t\s1 sans considr] la puissance1 la ri*esse ou les aptitudes4 ,le ,cat*isme e/ le premi] essai de l'cole univ]selle4 ,et quoiqu'elle p>lt p> figures1 la doctr9e tait m\vante et p]suasive p> l'ide qui y tait ca*e1 qui n'e/ autre que l'ide de l',esprit ,huma94 ,nos murs sont encore1 et heureusem5t pntres et vivifies de ce puissant sy/me auquel n\s devons la dignit de la femme1 l'esprit *eval]esque1 et l'ide d'un ,p\voir ,spirituel au-dessus des rois et des nations4 ,mais1 comme dit ,augu/e ,comte1 ce sy/me1 d'inspiration droite1 et qui p\ssa assez lo9 l'organisation de l'imm5se famille huma9e1 a manqu p> le haut4 ,il e/ bon de s5tir en soi la communaut huma9e2 mais il faut encore p\voir l'pr\v] p> le d\te et l'inve/igation4 ,faute d'une doctr9e dmontrable1 l'glise tait m5ace de deux cts2 d'un ct p> t\s les g5res d'inspirs et d'n]gumnes1 qui devai5t propos] et ont propos en effet des croyances t\t aussi arbitraires et t\t aussi peu vraisemblables que les dtails du dogme1 surt\t pris la lettre4 ,et d'un autre ct l'lite mme des p5seurs1 des organisateurs1 des in/ituteurs1 dont l'glise ne p\vait se pass]1 devait frapp]1 sond]1 pr\v] la doctr9e1 d'aprs ce s5tim5t de l',univ]sel qui les portait n]giquem5t la re*]*e des preuves4 ,a9si la gr&e ide de l'glise devait prir faute de cont5u4 ,c'e/ la ,sci5ce ,positive qui a in/itu le cont5u et la preuve de l',ide ,ca?olique4 ,c> il e/ vrai que les hommes s'accord5t p> le d$ans1 et en quelque sorte en puissance2 mais c'e/ la dmon/ration qui les accorde rellem5t1 p> le d\ble moy5 de la ?orie et de l'expri5ce4 ,et il n'e/ po9t ncessaire qu'un homme sa*e t\t et compr5ne t\t2 il suffit qu'il sa*e et compr5ne bi5 une seule *ose p\r qu'il se s5te en cela le frre et le semblable de t\s ceux qui sav5t et compr5n5t4 ,p> exemple1 p\r une clipse1 ils peuv5t t\s suivre1 l'heure fixe1 le passage de la lune sur le soleil2 cette prdiction qui s'accomplit1 c'e/ le miracle de l'esprit4 ,mais1 sans pntr] jusqu'aux dtails la ?orie de l'clipse1 ils peuv5t encore se faire une ide suffisante des raisonnem5ts et calculs qui p]mett5t de prvoir la dure de l'clipse1 l'heure et le lieu o elle s]a visible4 ,qu'ils rem>qu5t seulem5t le t\r de la lune d',oue/ en ,e/ p>mi les toiles2 qu'ils le comp>5t au t\r que fait le ,soleil dans le mme s5s1 mais en un an2 ils compr5dront dj que la lune rattrape et dpasse le soleil1 et qu'a9si l'clipse comm5ce p> l'oue/4 ,comp>ant aussi les deux vitesses1 qui diffr5t l'une de l'autre en gros comme le mois et l'anne1 ils calcul]ont la dure d'une clipse sans erreur grossire1 assez p\r pr\v] en eux-mmes et veill] en eux-mmes cette puissance de p5s] qui a dj effac de ce monde la t]reur1 la fureur et les qu]elles que l'clipse tranait dans son ombre1 et qui effac]a bi5 d'autres t]reurs1 fureurs et qu]elles1 mesure que les hommes pr5dront le gt de p5s]4 ,a9si je suivais l',ide1 en m>*ant sur des ombres en =me de faucilles1 p5dant que les hommes1 les uns trav]s un v]re noirci1 les autres dans le reflet des eaux1 reg>dai5t l',image4 ,l',esprit de ,platon tait avec n\s4 ,,xxiii ,,le ,,ph>isi5 ,le ,m5teur1 l',hypocrite1 le ,vaniteux1 le ,glorieux1 le ,matamore1 t\s p]sonnages de comdie1 sont dpasss de lo9 p> le ,ph>isi54 ,le ,ph>isi5 e/ esquiss dans l'vangile1 plus d'une fois4 ,si p> rflexion on runit ces traits dans un cont\r plus appuy1 on fait natre un effrayant p]sonnage1 ess5tiellem5t tragique4 ,t>tuffe e/ bi5 petit ct4 ,le ,ph>isi5 e/ un homme qui croit en ,dieu1 et qui croit que ,dieu e/ cont5t de lui4 ,les fameux b&its qui ne sont pas prs d'tre oublis1 ne croyai5t ri5 du t\t2 encore p\rrait-on dire qu'ils croyai5t au c\rage2 aucun d'eux ne se s]ait p>donn s'il avait hsit devant l'action difficile4 ,et p\rtant1 selon les pr9cipes qu'ils v\lai5t affirm]1 il n'y a po9t de c\rage3 il n'y a que des =ces2 la fuite et la peur sont naturelles ds qu'elles se produis5t1 comme l'audace et la volont4 ,je rappelle ici leurs exploits et leurs crits p\r faire voir qu'il e/ r>e qu'on ne croie ri54 ,et t\t homme qui se comp>e un homme idal1 p> exemple savant1 temprant1 c\rageux1 ju/e1 se tr\ve aussitt bi5 petit4 ,mais le ,ph>isi5 fait voir cette union incroyable de la religion +nue et de l'admiration de soi4 ,il se veut savant et il se croit assez savant2 il honore rellem5t le c\rage1 et il se croit c\rageux4 ,il dc\vre rellem5t1 pr(ondm5t1 sa consci5ce devant un juge qui1 d'aprs lui1 sait t\t et dev9e t\t1 et il prie a9si3 ,seigneur1 n'es-tu pas cont5t de moi8 ,ne suis-je pas ton m9i/re et ton int]prte8 ,ne suis-je pas l',importance8 ,fais donc m>*] ton tonn]re1 et pulvrise ces g5s de ri51 c> ,mon ,importance e/ la ti5ne4 ,je ne sais si un tel mon/re exi/e4 ,quelquefois on e/ am5 p5s] qu'il exi/e au mo9s p> mom5ts2 les flatt]ies1 les acclamations ont tant de =ce4 ,on a s\v5t mal compris l'humilit vanglique2 ce n'e/ sans d\te au fond que la volont de n'tre jamais ce mon/re-l4 ,les =ces de p]scution ne s'expliqu5t gure p> la m*ancet seule4 ,jsus en prison n'tait pas bi5 r$\table1 ni ,jeanne d',arc la ,t\r4 ,des politiques aurai5t oubli4 ,mais supposez le ,ph>isi5 et son ,importance1 on compr5d la ,croix et le ,b*]4 ,qui (f5se le ,ph>isi5 (f5se ,dieu4 ,seigneur1 tu es ju/e2 tu connais mon esprit et mon cur4 ,tu n'aurais pas clair ce pauvre *>p5ti] et cette pauvre b]gre4 ,la lumire morale1 c'e/ moi qui l'ai2 la lumire politique1 c'e/ moi qui l'ai4 ,t\te p]fection agit p> moi1 p> moi et p> t\te la hir>*ie1 et p> t\s ceux qui la reconnaiss5t4 ,c'e/ p\rquoi je n'ai pas le droit de p>donn]4 ,a9si s]a brl1 jet au v5t1 sol5nellem5t maudit1 effac de la t]re1 t\t miracle qui n'aura pas suivi la ,voie ,hir>*ique4 ,a9si l'me ,bureaucratique s'e/ leve deux fois jusqu'au sublime qui lui e/ propre2 deux fois les ,ph>isi5s ont cru t\t fait en eux-mmes4 ,dans le tra9 ord9aire de l'hi/oire1 ils n'ont que des m\vem5ts d'humeur1 quelquefois loqu5ts2 mais leur voix tremble2 je reconnais mieux l'homme4 ,,xxiv ,,le ,,figui] ,il arriva que ,jsus eut soif2 il s'appro*a d'un figui] et n'y tr\va po9t de figues4 ,aussitt il maudit l'arbre inutile1 et l'arbre s*a sur pi$4 ,or1 dit le livre1 ce n'tait po9t la saison des figues4 ,cette tonnante rem>que ne peut v5ir ni d'un copi/e1 ni d'un comm5tateur2 ces g5s-l ne font que des *angem5ts raisonnables4 ,aussi je ne suppose po9t ici d'erreur4 ,t\t au contraire1 en ce t]ra9 pi]reux1 de telles failles et vitrifications1 d'abord inexplicables1 me font dire que l'esprit a frapp l4 ,sc&ale1 dit le lecteur pieux2 je ne puis compr5dre4 ,pati5ce4 ,plus gr& sc&ale qu& v\s compr5drez4 ,il me plat d'imag9] la df5se du figui]4 ,p\rquoi maudit8 ,je ne me rgle po9t sur votre soif2 je me rgle sur les saisons1 et j'obis la ncessit extrieure4 ,image donc je suis1 et utile image1 de cette loi qui irrita les impati5ts4 ,aussi je me moque des impati5ts4 ,le mme ,dieu qui a limit les m>es e/ celui qui a v\lu que j'eusse des figues en un c]ta9 temps1 comme des fleurs en un c]ta9 temps4 ,je suis l',anci5ne ,loi1 la ,loi de ,t\j\rs4 ,on reconnat le disc\rs du ,ph>isi54 ,or les figui]s n'ont po9t cess d'obir aux saisons1 et les ,ph>isi5s p>l5t plus haut que jamais4 ,mettez-v\s c5t mille en cortge et dem&ez aux ,docteurs de la ,loi d'tablir enf9 la vraie paix entre les nations4 ,v\s ent5drez un disc\rs assez =t4 ,suis-je matre des ncessits8 ,e/-ce moi qui ai fait ce monde comme il va8 ,ne p>lons pas1 ,messieurs1 de nos dsirs4 ,j'aime la paix autant que v\s l'aimez2 je la s\haite2 je la veux4 ,mais o avez-v\s lu que nos dsirs1 que nos s\haits1 que nos volonts sont la loi des *oses8 ,je ne fais pas de miracles4 ,qu& les conditions d'une vraie ,paix s]ont ralises1 la vraie ,paix s]a4 ,je v\s l'annonc]ai4 ,mon affaire e/ de savoir ce qui e/1 et d'en conclure le possible et l'impossible4 ,et qui sait mieux que moi8 ,j'ai des rsums de t\t1 et je les ti5s j\r4 ,j'ai tr5te commissions qui enqut5t p\r moi et qui rsum5t p\r moi4 ,j'ai des artilleurs1 j'ai des juri/es1 j'ai des conomi/es j'ai des dmographes1 j'ai des gographes1 j'ai des /ati/ici5s4 ,je suis docum5t1 et v\s ne l'tes po9t4 ,v\s me faites savoir ce que v\s v\lez2 et moi je v\s fais savoir ce qui e/ et ce qui s]a p> ncessit4 ,les c5t mille manife/ants s'en iront plus pauvres qu'ils ne sont v5us4 ,une fois encore dp\ills d'esprance4 ,et cont5ts4 ,non pas cont5ts t\t fait4 ,le n\veau ,dieu e/ ressuscit2 il n'a pas aboli l',anci5ne ,loi1 mais l'anci5ne loi non plus n'a pas effac l'image du sc&aleux supplici1 c'e/ a9si que ,claudel le nomme4 ,que les figui]s suiv5t les saisons1 cela juge les figui]s4 ,mais1 aux yeux de l'homme1 la ncessit n'e/ nullem5t respectable4 ,la loi des btes s]a surmonte2 la loi de l'homme s]a4 ,il n'e/ pas d'assass9 qui n'invoque la ncessit2 qu'il soit donc trait selon la loi des btes4 ,mais quel e/ l'homme raisonnable1 ou seulem5t rsolu n'tre po9t f\1 qui reconnat valable cette loi de ncessit1 s\rce indubitablem5t de ses plus folles p5ses1 de ses plus inhuma9s dsirs1 de ses plus brutales colres8 ,eh oui1 ce s]a a9si et t\j\rs a9si si n\s laissons all] la ncessit extrieure4 ,spectateur des *oses huma9es1 donc2 t\j\rs s\haitant1 et n'osant ri54 ,att5dant ses fruits du v5t1 du soleil et de l'eau4 ,mais il n'y a que le f\ qui s'ab&onne a9si4 ,l'homme vritable n'att5d po9t la saison de la paix4 ,,xxv ,,le ,,signe ,,de ,,la ,,croix ,voici ce qui me fut cont1 p> une amie *eveux blancs qui s'e/ retire la campagne et fait appr5dre le cat*isme des enfants b>b\ills4 ,il e/ bon de dire que cette femme n'e/ pas plus croyante que moi2 le cat*isme n'e/ donc que l'occasion d'enseign] la morale commune1 enf9 de db>b\ill] les esprits4 ,fl*e de t\t bois1 t\s les travaux avec un seul outil1 c'e/ la loi de campagne4 ,je transcris ma9t5ant l'hi/oire4 ,un enfant de vagabonds1 fixs p\r un temps dans les ,creutes1 qui sont des grottes de ce pays-l1 fait ret5tir un j\r la sonnette4 ,que veux-tu1 petit homme8--,je veux qu'on m'appr5ne ma prire et mon cat*isme4 ,c'tait le j\r2 il pr5d place4 ,on lui appr5d le signe de la croix4 ,a quoi que a s]t8 ,disc\rs4 ,c'e/ le signe de ,jsus mis en croix p\r avoir enseign l'galit1 la ju/ice1 l'am\r1 le p>don des injures4 ,le signe e/ p\r rappel] ces *oses1 dans le mom5t o l'on va se laiss] emport] p> la colre1 ou la v5geance1 ou la ha9e1 ou le mpris4 ,c'e/ comme si l'esprit du ,ju/e mis en croix v5ait alors au sec\rs4 ,enf9 t\t ce que peut dire du signe de la croix quelqu'un qui n'en use po9t4 ,une sema9e passe4 ,on s'entreti5t de la colre1 t\j\rs propos du cat*isme4 ,et l'un des enfants1 assez prompt rem>qu] les faiblesses d'autrui1 de dire3 ,c'e/ ,mi*el 7ce petit vagabond7 qui e/ colreux4 ,hi]1 il p\rsuivait ,&r1 t5ant dans sa ma9 une grosse pi]re1 et disant3 je te ti5s1 tu n'iras pas jusqu' ta maison4 ,mais voil 7se moquant71 voil qu'il s'arrte t\t c\p1 et1 avec sa pi]re1 fait le signe de la croix1 et jette sa pi]re1 disant ,&r qu'il n'aie pas peur1 et qu'il peut r5tr] *ez lui4 ,j'avais trav]s des t5dues neigeuses1 o l'on ne voyait pas la trace d'une voiture1 je *auffais mes pi$s au feu1 et j'ent5dais cela4 ,tol/o a saisi t\tes ces h>monies4 ,le petit vagabond n'tait plus rev5u2 a9si l'hi/oire n'avait pas de suite4 ,il se fit donc un sil5ce1 et t\s les dieux passr5t4 ,il faut dj une sci5ce pr(onde p\r compr5dre que les passions1 et leurs preuves si vives1 dp5d5t des m\vem5ts du corps1 et que1 p\r dn\] la colre1 il suffit de dn\] les po+s4 ,mais qui croira1 au premi] mom5t1 qu'il e/ plus matre de sa ma9 que de sa p5se8 ,c'e/ p\rtant a9si4 ,n'essayez po9t d'abord d'tre ju/e en p5se l'g>d de votre ennemi1 mais dess]rez vos d5ts d'abord1 ouvrez vos ma9s1 pliez les g5\x1 incl9ez la tte4 ,c> la vie s'trangle elle-mme1 avant d'trangl] l'autre4 ,et c'e/ a9si1 p> gymna/ique d'abord1 que la p5se rduit les passions2 alors seulem5t les ides repr5n5t leur s5s huma94 ,mais1 si l'effet e/ visible1 les causes sont naturellem5t ca*es4 ,de l cette croyance1 vieille comme le ,temps1 que des ge/es rituels voqu5t l'esprit de vrit1 et qu'il vi5t du dehors comme l'ange4 ,et voil le miracle1 ess5tiellem5t2 c> il e/ vrai qu'un ge/e *ange t\t4 ,si tu veux concevoir la paix1 pose d'abord tes armes4 ,,xxvi ,,des ,,signes ,nol n'e/ pas un soir ni une f94 ,nol e/ une aurore et un comm5cem5t4 ,cette messe e/ m9uit et clbre un enfant4 ,cep5dant l'hiv] a comm5c2 la neige ensevelit l'automne2 les arbres montr5t leurs squelettes dp\ills2 le v5t du nord desc5d sur la t]re4 ,mais l'il voit d'autres signes2 le ciel se creuse p> ces lgres ar*itectures de la =t2 la lumire e/ comme dlivre2 la neige d\ble le ciel4 ,sur les b\rgeons du m>ronni] j'ai t\* une sve visqueuse4 ,les a/ronomes de leur ct mesur5t ce sol/ice tranant2 le soleil a f9i de desc5dre4 ,a9si t\s les signes s'accord5t1 et la jeune ,esprance e/ fte ju/em5t qu& il faut4 ,les anci5s peuples avai5t t\s des danses rgles qui figurai5t les *oses du ciel et les saisons2 c'e/ a9si qu'ils se s\v5ai5t2 c'e/ a9si qu'ils se p]suadai5t eux-mmes4 ,on dit s\v5t l-dessus que ces danses figurai5t la my?ologie2 mais je suis assur au contraire que la my?ologie fut un comm5taire de ces danses1 qui premirem5t exprimr5t le rapport de l'homme la nature des *oses1 t\t fait de la mme manire que le *ant des oiseaux raconte le pr9temps4 ,a9si l'anci5 culte fut d'abord en action1 et absolum5t vrai4 ,c'e/ de l que les hommes prir5t leurs ides4 ,je veux bi5 que p5s] ce soit1 selon un mot connu1 se ret5ir d'agir2 mais je dirais plutt que p5s] c'e/ s'arrt] de dans]1 ou bi5 reg>d] dans]4 ,c> il faut un objet nos p5ses comme telles2 il faut un autre monde1 solide comme le monde1 image du monde1 et autre que le monde4 ,la premire contemplation fut danse1 et la premire rflexion fut contemplation de la danse4 ,p5sez-y avec suite4 ,on ne peut compt] sans les noms de nombre2 mais comm5t nomm] les nombres avant d'avoir compt8 ,*]*ez d'un autre ct2 le nombre fut sans d\te une ab/raction de la danse1 et autrefois sacr1 comme la danse4 ,le dtail *appe4 ,mais posons seulem5t que l'accord des signes fut t\j\rs ador4 ,on peut compr5dre alors cette my?ologie univ]selle1 o la =me huma9e reprs5te une p>tie ou un aspect de la nature inanime4 ,si la danse e/ la plus anci5ne vrit1 t\t s'explique2 et aussi comm5t l'ordre de la nature fut naturellem5t expos s\s la =me d'un rcit lg5daire4 ,la lg5de fit la premire explication de la danse4 ,comm5t expliqu] autrem5t ce s5s des my!s1 qui se retr\ve et se r$\ble jusque dans leurs d]ni]s replis8 ,la fte fut d'abord ju/e1 non mo9s ju/e que le *ant des oiseaux4 ,elle exprima l'ordre univ]sel4 ,les rcits que l'on en tira fur5t g\v]ns p> ces ge/es infaillibles2 aussi n'y a-t-il pas une faute dans ces mtaphores qui fur5t les anci5s dieux4 ,p]sonne1 ou presque1 ne rem>que que les pomes sont rgulateurs la fois et rvlateurs de nos s5tim5ts2 mais t\s l'pr\v5t4 ,encore bi5 mo9s rem>que-t-on que les my!s sont les rgulateurs la fois et les rvlateurs de nos p5ses2 mais aussi ceux qui pr\v5t cet accord dans le mom5t de la prire sont transports si violemm5t p> cette beaut inexplicable1 qu'ils sont disposs alors accord] beauc\p et mme t\t la ?ologie raisonneuse4 ,t\tefois cette ?ologie elle-mme convi5t que celui qui pr5d le my! p\r vrai en ses app>5ces1 et qui adore directem5t et simplem5t les images1 e/ plus prs du vrai que les docteurs4 ,mais celui qui compr5drait que la prire e/ une p>faite p]ception de la nature et de l'homme ensemble s]ait encore plus prs des dieux4 ,,xxvii ,,no,l ,nol e/ la fte de l',esprance1 et dans la plus longue nuit de l'anne1 ou presque4 ,la fte de ,pques e/ b>b>e ct4 ,au temps de ,pques le pr9temps se montre p> des signes que l'esprit le plus grossi] peut compr5dre2 et il n'e/ pas ncessaire d'avoir un gnomon et une ligne mridi5ne p\r tre assur que le soleil remonte v]s l't4 ,mais ,nol1 qui peut savoir que l'hiv] e/ f9i8 ,a pe9e il comm5ce2 s\v5t la neige tombe et la gele en*ane les ruisseaux4 ,ce qui e/ en p]spective1 d'aprs la c\tume1 c'e/ une suite de j\rs froids et l'aigre bise du nord ou de l'e/4 ,mais la petite ,esprance1 l',esprance enfant1 comme *ante ,pguy1 se loge ju/em5t en ce creux de l'hiv] comme dans un nid et =me son *ant pr9tani] au milieu mme de la nuit annuelle4 ,pques e/ la fte ,paenne1 la fte des s5s4 ,nol e/ la fte ,*rti5ne1 la fte de l'esprit4 ,fte de l'enfant4 ,la ju/e image de ,pguy revi5t1 et n\s contra9t de jo9dre l'esprit au corps enfant2 ide dont je ne vois po9t de trace *ez les anci5s2 c> leurs yeux la p]fection de l'enfant e/ dans l'homme1 comme le plus beau de l'anne e/ le triomphe du pr9temps4 ,mais n\s autres1 fatigus de l'inv>iable ,cs>1 infatuation1 puissance1 ri*esse1 n\s adorons le ,jsus en son b]ceau2 et =t bi5 n\s nommons t\s les enfants des ,jsus1 reprs5tant p> l notre inv9cible esprance4 ,mat]nels1 non pat]nels1 p> cet imm5se *angem5t qui a v\lu et qui veut rang] l'humanit s\s la prsid5ce fm99e1 ou1 en d'autres mots1 subordonn] la politique la morale4 ,telles sont les p5ses qui convi5n5t en ce temps-ci1 puisque l'image de la ,vi]ge ,mre e/ plus =te que nos p5ses1 et =me naturellem5t le c5tre de nos mditations politiques4 ,la mre n\s r5voie l'enfant2 tant d'uvres ici s'accord5t qu'il n'y a po9t de d\te sur l'ide univ]selle en notre ,occid5t4 ,que les vieill>ds ai5t mis en croix tant de jeunes hommes1 et s'en lav5t les ma9s1 cela ne t]m9e po9t notre esprance1 c> l'espce sans cesse se rajeunit et se lave2 et les ,ponce-,pilate1 qu& ils crirai5t v+t volumes de ju/ifications1 sont t\t de mme en tra9 de m\rir4 ,comme t\t pr9temps e/ neuf1 t\t enfant e/ neuf4 ,les dieux anci5s tai5t vieux2 l'am\r1 le seul enfant p>mi les dieux1 tait pire2 vieill>d visage d'enfant1 la plus laide *ose en ce monde4 ,et1 puisque t\te religion signifie une p5se commune1 il importe beauc\p que n\s ne laissions po9t mettre en croix de n\veau cette jeune p5se2 et que n\s ne p]mettions po9t que les docteurs1 de n\veau1 la jug5t1 la mpris5t et la condamn5t4 ,c> *acun1 s'il ne rsi/e l'ge1 r5ie d'anne en anne ses p5ses d'enfant2 mais ceux qui compr5n5t p> les causes la tri/e sagesse des vieill>ds f]ont hommage et crdit l',enfant ,dieu1 comme fir5t les rois mages4 ,mieux1 en eux-mmes1 *acun1 retr\vant leurs p5ses d'enfance et leur jeune esprance1 r5\vell]ont leur foi p> s]m5t1 rglant leur p5se non sur la neige et sur les arbres dp\ills1 mais sur la plus longue des ombres mridi5nes1 dj passe4 ,,xxviii ,l',,enfant ,j,,sus ,la nuit de ,nol n\s invite surmont] quelque *ose2 c> sans aucun d\te cette fte n'e/ pas une fte de rsignation2 t\tes ces lumires dans l'arbre v]t sont un dfi la nuit qui rgne sur la t]re2 et l'enfant en son b]ceau reprs5te notre espoir t\t neuf4 ,le de/9 e/ va9cu2 et le de/9 e/ comme une nuit sur nos p5ses2 c> il ne se peut po9t que l'on p5se s\s l'ide que t\t e/ rgl1 et mme nos p5ses2 il vaut mieux alors ne p5s] ri5 et j\] aux c>tes4 ,l'ordre politique anci5 effaait le temps2 l'enfant imitait les ge/es du pre2 prtre ou poti]1 il tait d'avance ce qu'il s]ait2 il le savait1 et il ne savait ri5 d'autre2 l'hrdit fut dans la loi politique avant d'entr] dans nos p5ses4 ,mais savoir p\r recomm5c] ce n'e/ po9t du t\t savoir4 ,la p5se e/ r=matrice1 ou bi5 elle s'te9t2 comme on voit p> l'action ma*9ale qui se fait sans lumire1 et que la lumire tr\ble4 ,t\t ce qui arrivait1 dans ce sommeil de l'espce1 tait dj connu et su et rebattu1 gu]re1 fam9e ou pe/e2 t\t cela tait att5du2 l'enfant naissait vieux4 ,qu& l',ori5t n\s enseigne que le salut te9t la p5se1 il n'enseigne que ce qui fut4 ,les app>5ces sont =tes1 c> l'enfant imite4 ,le vtem5t de la ca/e et les outils rgl5t encore ses m\vem5ts de plus prs1 et ses p5ses en mme temps que ses m\vem5ts4 ,l'op9ion et l'in/itution ensemble le p]suad5t4 ,selon la ,politesse t\te p5se e/ sc&aleuse2 c'e/ le vieill>d qui sait2 espres-tu faire mieux8 ,cette loi n'e/ plus crite1 mais elle e/ puissante encore4 ,ce qu'il y a de puril en t\te ide e/ si activem5t mpris p> les ,anci5s que l'on voit la jeunesse1 aprs un tonnant d"p1 bi5tt dem&] p>don t\s les dieux b>bus et *auves1 et a9si se faire vieille avant le temps1 ce qui e/ la coquett]ie des jeunes m9i/res4 ,la gr&e nuit de ,nol n\s invite au contraire ador] l'enfance2 l'enfance en elle et l'enfance en n\s4 ,niant t\te s\illure1 et t\te empre9te1 et t\t de/9 en ce corps neuf2 ce qui e/ le faire dieu p>-dessus les dieux4 ,que cela ne soit pas facile croire1 je le veux2 si l'enfant croit seulem5t le contraire1 il donn]a les preuves du contraire2 il se m>qu]a de l'hrdit comme d'un tat\age4 ,c'e/ p\rquoi il faut rsolum5t essay] l'autre ide1 ce qui e/ l'ador]4 ,ayez la foi1 et les preuves vi5dront4 ,il tait pr\v qu'on ne p\vait se pass] d'esclaves2 mais c'tait l'esclavage lui-mme qui faisait preuve2 et la gu]re aussi e/ la seule preuve contre la paix4 ,l'9galit et l'inju/ice font preuve d'elles-mmes p> le fait1 et se ju/ifi5t p> le fait2 de ce que la =ce rgne1 il rsulte qu'il faut se df5dre1 et la =ce rgne2 mais c'e/ un c]cle d'in/itution et de co/ume2 de quoi il n'y a po9t p5se proprem5t p>l]2 p5s] c'e/ refus]4 ,je ne lis jamais un disc\rs public sans admir] ces p5ses sans p5seur1 p5ses d'abeille1 b\rdonnem5t4 ,n\s recomm5c]ons donc t\j\rs8 disait ,socrate1 ce vieill>d enfant4 ,cep5dant les vieill>ds p5sai5t selon leur bonnet1 et les jeunes se donnai5t l'air vieux af9 de mrit] le bonnet2 c> l'anci5ne foi dt\rne de v\loir4 ,mais la n\velle foi comm&e d'abord de v\loir1 et donc d'espr]1 c> l'un ne va pas sans l'autre4 ,et puisque le beau signifie quelque *ose1 tel e/ le s5s de cette belle image1 les rois ,mages1 *>gs d'insignes1 adorant l'enfant nu4 ,,xxix ,,la ,,vi]ge ,m,,re ,en ces j\rs clm5ts du mois d'aot1 on voit p>t\t des mres portant des t\t petits pe9e ns4 ,*acun admire ces m\vem5ts de pit p>faite1 cette paix1 cette esprance1 cet enveloppem5t1 cette prcaution1 surt\t ce ret\r de l'enfant v]s sa propre vie1 p>faite amiti et adhr5ce1 qui n'a po9t lass les pe9tres4 ,a bon droit les prtres clbr5t la ,vi]ge ,mre en ces temps du ple9 t4 ,mais y p5s]ont-ils seulem5t8 ,et qui donc y p5s]a8 ,le vrai culte se voit dans la f\le1 sans une seule faute2 l'impati5t se range de lui-mme2 la mre passe la premire p>t\t1 comme une re9e4 ,ce bonheur sans p>oles1 et p> la seule vue1 range les passions et les fait s\rire4 ,que l'a?lte ait t ador au-dessus des aveugles =ces1 c'e/ un beau mom5t4 ,mais l',humanit montre de la suite et une p>faite philosophie1 comme les my!s le font voir4 ,le ,ju/e en croix e/ dieu dj dans le ,gorgias de ,platon2 cette ide tonne2 ,socrate n'en peut tr\v] de preuve que dans sa propre volont4 ,voyez p\rtant comm5t une ide peut faire son *em94 ,mais la commune mditation ne p\vait s'arrt] l1 et la froide doctr9e de l'homme dut pli] devant l'int]cession de la ,vi]ge ,mre4 ,cette simple image de la mre et de l'enfant va9quit les docteurs4 ,l'enfant ,jsus rgna p> le bonheur1 comme rgne l't4 ,tel e/ l'ordre des ides2 nos aigres doctr9aires n'y *ang]ont ri54 ,la beaut e/ heureusem5t la rgle premire et d]nire de nos p5ses4 ,la femme1 dit le svre ,ari/ote1 doit surmont] la difficult d'obir4 ,cette p5se semble heurt] l'autre1 et la femme elle-mme s'y trompe2 mais qui donc p5se selon son propre tre8 ,il s]ait mieux de contempl] le vrai visage du comm&em5t1 qui n'e/ que celui de la ncessit extrieure4 ,il n'y a ici qu'une fausse maje/4 ,il faut1 c'e/ le mot du roi1 et c'e/ le mot de l'homme2 mais c'e/ comme s'il disait3 ,je ne puis4 ,ent5dez cet aveu t\j\rs dans les orgueilleuses dclamations du *ef4 ,or1 p\r savoir ce qui e/ de ncessit1 il n'y a qu' obs]v]1 compt] et mesur] sans aucun respect4 ,la ncessit d'obir e/ commune l'homme et la femme2 mais c'e/ plutt l'homme1 obs]vateur et mesureur des *oses1 qui la fait connatre2 et cela ne mrite po9t respect1 mais seulem5t prcaution4 ,les passions de l'orgueil doiv5t tre apaises p> cette vue1 aussi bi5 *ez l'esclave que *ez le matre4 ,o donc e/ l'abus8 ,en ceci que les passions comm&5t plus qu'il ne faudrait4 ,et o donc le remde1 s9on en cette ,humanit p]suasive p> sa seule prs5ce8 ,et cette op9ion de prs5ce f]ait assez si la folle ambition de la femme n'empruntait les p5ses de l'homme1 af9 de p>ticip] aussi ce p\voir du *ef1 qui n'e/ qu'esclavage4 ,la femme e/ mgre en ce rle2 c> la mesure1 du mo9s1 sauve le *ef2 mais les ,furies1 comme l'art anci5 l'avait s5ti1 sont bi5 nos punitions4 ,que de ,furies au temps des massacres6 ,ce laid visage n\s av]tit assez2 mais le laid av]tit mal1 p>ce qu'il irrite4 ,adorons ma9t5ant le vrai et beau visage des mres4 ,gurissons-n\s de grimace4 ,imitons cette paix4 ,la ju/ice suivra4 ,,xxx ,,la ,,lune ,,pascale ,les ftes du ,pr9temps sont de nature1 et l'in/itution n'y a gure aj\t que des mtaphores4 ,l'ide de mort et de rsurrection se retr\ve *ez t\s les peuples1 exprimant en mme temps cet a*vem5t de l'hiv]1 les feuilles p\rries et r$ev5ues t]re1 les arbres dnuds1 et aussitt le rveil des =ces vgtales4 ,c'e/ p\rquoi t\tes les crmonies du monde1 en ce temps-ci1 imit5t la mort et la r5aissance2 et que le langage soit t\j\rs huma91 cela ne doit pas tonn]2 c'e/ la mtaphore ess5tielle4 ,je ne vois po9t de sup]/ition dans la religion1 ni la mo9dre erreur1 bi5 reg>d]4 ,ou bi5 alors il faudrait dire qu',homre se trompe ou n\s trompe1 disant que les gnrations des hommes sont comme les feuilles des arbres4 ,les palmes et le buis des ,rameaux sont des signes1 et la messe de ,pques aussi4 ,la lune e/ p> elle-mme un signe de mort et de recomm5cem5t4 ,surt\t dans les pays o le ciel e/ s\v5t clair1 le ret\r de la lune fut clbr gr&s cris comme le signe que ri5 n'e/ irrvocable et que t\t recomm5ce2 ce signe n'a jamais t trompeur2 et les a/ronomes sav5t mieux cela que les ignorants1 puisque la priode c\rte de la lune e/ lie des priodes plus longues dont dp5d t\te notre vie t]re/re2 le fidle ret\r de la lune tait donc le signe du fidle ret\r des saisons1 et l'expression la plus frappante de l'ordre a/ronomique2 aussi le culte de la lune exprima une ide ju/e1 non po9t dm5tie p> la suite1 mais au contraire confirme4 ,la lune en son croissant et dcroissant reprs5te t\te croissance et dcroissance4 ,a *aque lune n\velle l'esprit d'entrepr5dre et d'espr] se tr\vait ranim2 et au contraire la lune f9issante inspirait la temporisation et la pati5ce1 enf9 une sorte de c>me m5suel2 dont il re/e des traces jusque dans les so9s donn] aux v9s1 c> beauc\p dis5t qu'il ne faut po9t emb\teill] ni s\tir] en dc\rs4 ,or ces pratiques1 qui sont de sup]/ition1 et non de religion1 enf]m5t encore cette utile sagesse qui prescrit de rgl] t\tes les actions huma9es d'aprs les signes du ciel4 ,l'a/ronomie dbr\ille seulem5t cette gr&e ide1 sans l'altr] ess5tiellem5t1 joignant les signes lunaires aux signes solaires4 ,d'aprs ces anticipations prcieuses1 la lune pascale devait tre sacre entre t\tes1 puisqu'avec ce croissant d'qu9oxe on voyait rellem5t t\tes *oses crotre1 en mme temps que le r\ge-gorge1 le m]le et le p9son annonai5t t\s les autres *ants4 ,c'e/ p\rquoi cette lune1 arrive son ple91 fut le signe p> excell5ce2 et les deux div9its du ciel1 alors rconcilies1 fixr5t la fte du pr9temps bi5 avant que l'glise et dress le ,comput1 qui e/ le calcul de ces r5contres entre la lune des b\rgeons et le soleil qu9oxial4 ,que l'homme ressuscite alors1 et se reconnaisse ,dieu1 ce n'e/ que mimique et danse rgle1 qui exprime1 r$\ble et confirme l'allgresse univ]selle1 en mme temps qu'elle la tempre4 ,c> il n'y a que les faunes et *vre-pi$s qui dans5t sans mesure et au premi] rayon2 ce sont des tres sans mmoire et sans ar*ives1 qui n'ont pas rem>qu la loi priodique1 et les vrais signes du recomm5cem5t4 ,et ces =mes imag9aires reprs5t5t bi5 des hommes encore pris dans l'animalit1 et qui ont en quelque sorte les pi$s plus prompts que la tte4 ,c'e/ p\rquoi ces mtaphores sont belles aussi1 et vraies aussi4 ,seulem5t les *vre-pi$s n'en sav5t ri52 ils dans5t4 ,,xxxi ,r,,surrection ,il faut tre dj avanc dans l'a/ronomie p\r clbr] dans la nuit de l'anne la naissance du ,sauveur2 la ,nol n'app>ti5t pas l'enfance huma9e4 ,au contraire la fte de ,pques fut t\j\rs et p>t\t clbre4 ,s\s tant de noms1 d',adonis1 d',osiris1 de ,dionysos1 de ,pros]p9e1 qui sont la mme *ose que le ,mai1 la ,dame de ,mai1 ,jacques le ,v]t1 et tant d'autres dieux agre/es1 il faut au temps des primevres clbr] la rsurrection2 cette mtaphore n\s e/ jete au visage4 ,et1 p> contra/e1 ces ret\rs du froid sont des fl*es de passion4 ,au mat91 aprs une nuit de glace1 la mort e/ n]giquem5t affirme2 les t5dres p\sses sont rduites la c\leur de la t]re et des arbres nus2 quelque *ose e/ consomm4 ,espoirs tromps1 pnit5ce1 et quelquefois rvolte1 comme en cette fte des ,rameaux o la f\le porte des bran*es de buis et de sap92 cette =te mimique entrelace l'espoir1 la dception et l'impati5ce en c\ronne pr9tanire4 ,naf pome1 sans aucune faute4 ,n\s croyons faire des mtaphores1 mais bi5 plutt n\s les dfaisons4 ,de ce premi] tat de la p5se1 o les *oses elles-mmes font nos danses1 nos *ants et nos pomes1 t\s les arts vi5n5t port] tmoignage1 *acun selon son rang2 mais le langage commun e/ sans d\te l'uvre la plus tonnante4 ,j'ai mis un long temps reconnatre la p>5t que le langage signifie entre l'homme cultiv et le culte2 mais que t\t culte soit frre de culture au s5s ord9aire1 cela passe t\te pr(ondeur4 ,on dev9e des temps anci5s o la mimique pascale tait la mme *ose que le travail4 ,qu'une *ose en signifie une autre1 cela doit tre expliqu p> la /ructure du corps huma91 agissant selon les *oses1 mais surt\t selon sa propre =me1 objet aussi p\r *acun dans la commune danse4 ,a9si les dieux dansr5t d'abord4 ,et p> ce dt\r1 les animaux qui mim5t aussi selon leur corps les ftes de nature1 devai5t tre objets aussi de ce culte des signes1 comme on le vit aux temps passs4 ,il n'y eut po9t d'abord de diffr5ce entre le culte et l'levage4 ,la religion fut donc agre/e1 et le mo9dre ornem5t de nos temples en tmoigne encore4 ,cet accord ,sybill91 comme p>le ,hegel1 entre l'homme et la nature1 e/ ivresse p> soi2 ivresse1 encore un mot s5s d\ble que les potes reconnaiss5t2 et dans l'orgiaque il y a ce d\ble s5s aussi1 et la colre au fond4 ,d'aprs ces vues on compr5d les ,bac*antes1 et les my/res de ,crs ,eleus9e4 ,le fanatisme e/ aussi anci5 que la danse4 ,et il se peut bi5 que l',homme ,signe ait t anci5nem5t sacrifi1 aux j\rs o l'on ftait ensemble la mort et la rsurrection de t\tes *oses4 ,fraz] sait bi5 dire que dans les rites primitifs la victime tait le dieu lui-mme1 ce qui n\s appro*e de notre ?ologie4 ,au temps de ,*ateaubri&1 les apologi/es essayai5t encore de pr\v] les dogmes ca?oliques p> cet accord et ce press5tim5t des religions sur t\te la t]re2 mais en ce s5s t\tes les religions se tr\v5t ensemble pr\ves1 p> cet accord1 et t\tes vraies1 comme il e/ vid5t1 puisqu'elles s'expliqu5t enf9 p> la /ructure du corps huma9 et p> les rapports de la vie huma9e la vie plantaire4 ,la premire p5se fut l'art1 la premire rflexion sur l'art fut religion1 la rflexion sur la religion fut philosophie1 et la sci5ce enf9 fut rflexion sur la philosophie mme1 ce qui explique assez nos ides1 t\tes mtaphoriques1 t\tes ab/ractions de crmonie4 ,,xxxii ,,la ,f,,te-,,dieu ,on s'in/ruit en voyageant1 et assurm5t cette div]sit des peuples1 des c\tumes1 et des ,dieux e/ utile considr]4 ,mais1 d'un autre ct1 l'on n'appr5d jamais que ce que l'on sait dj4 ,je vi5s de voir une longue procession de ,franais qui clbrai5t la fte du bl4 ,c'e/ dans le temps que l'on voit jaunir les moissons1 qu& le soleil e/ au plus haut de sa c\rse4 ,alors se dr\le cette fte1 qui e/ rem>quable p> les *ants et p> une srieuse allgresse2 je me suis cru dans mon pays4 ,les jeunes filles vtues de blanc1 et les jeunes g>ons portant l'habit militaire1 mais sans aucune arme1 font un long cortge2 t\t le peuple a revtu ses vtem5ts de fte1 et les femmes ont des *apeaux fleuris1 en hommage au soleil4 ,sur le *em9 du dieu1 les maisons sont p>es d't(fes blan*es1 de v]dure et de fleurs4 ,le sol e/ jon* de fleurs et de longues flammes d'iris1 disposes de faon reprs5t] le soleil1 pre du bl4 ,au devant du dieu s'avanc5t des enfants vtus de blanc et c\ronns de roses1 qui jett5t des roses effeuilles4 ,l'image du dieu e/ porte p> un vieill>d t\t vtu d'or et protg p> un gr& voile t\t dor que port5t les plus ri*es des habitants1 qui font a9si hommage au soleil et au bl1 s\rces de t\te ri*esse4 ,il n'e/ pas p]mis de contempl] l'image du dieu1 et t\s se pro/]n5t sur son passage4 ,t\tefois1 usant du privilge des voyageurs1 et a9si que font les trang]s *ez n\s1 je me suis p]mis de reg>d] de ct1 t\t en donnant les m>ques du plus pr(ond respect4 ,l'image a la =me d'un soleil d'or1 mais le c5tre en e/ d'un blanc immacul4 ,un prtre m'a dit que ce que l'on voit a9si dans une sorte de bote de cri/al qui e/ au c5tre du soleil1 c'e/ un morceau du pa9 le plus pur1 et sans leva92 et c'e/ ce pa9 qui reprs5te le dieu4 ,j'ai compris d'aprs cela que cette fte e/ la fte du bl1 et aussi la fte du soleil1 pre du bl4 ,t\tefois le prtre qui a bi5 v\lu m'in/ruire p>le volonti]s p> figures1 comme font t\s les prtres1 et p5se que ce pa9 sans leva9 reprs5te une n\rriture d'esprit1 qui donn]ait =ce d'me et sagesse4 ,de mme ce soleil d'or reprs5t]ait l',intellig5ce inf9ie1 s\rce de t\tes nos ides4 ,il m'a p>u possd] l-dessus une doctr9e secrte1 et pla9dre ceux qui l'ignor5t4 ,j'ai donc fe9t de le compr5dre2 mais il me semble que je le compr5ds beauc\p mieux qu'il ne se compr5d lui-mme4 ,nul n'ignore que le ,soleil et le ,pa9 sont les s\ti5s de t\te sagesse et de t\t esprit en ce monde4 ,et si quelque orgueilleux se disait matre de p5s] et de v\loir sans ces sec\rs extrieurs1 je v\drais le voir deux j\rs seulem5t sans soleil ni pa94 ,je veux bi5 qu'on appelle grce ces sec\rs qui n\s p]mett5t de savoir un peu et de v\loir p\r le mieux2 que cette grce n\s arrive p> le soleil et le pa91 c'e/ ce qui frappe t\s les yeux2 et c'e/ donc s\s les =mes du soleil et du pa9 qu'il e/ conv5able de clbr] le ,bi5faiteur4 ,mais il me semble qu'aprs cela c'e/ notre propre affaire de v\loir et de p5s] comme il faut2 et il me p>atrait impie de rem]ci] le ,bi5faiteur de ce que n\s avons n\s-mmes fait de bi5 en ce monde2 c> cela1 c'e/ notre affaire1 une fois que n\s sommes p\rvus de bl4 ,il e/ rem>quable que la religion univ]selle soit t\j\rs jo9te quelque croyance sup]/itieuse1 conseillre de p>esse et de faiblesse4 ,a9si philosophait le ,huron1 p>ce qu'il avait vu pass] la procession de la ,fte-,dieu4 ,,xxxiii ,,le ,,culte ,,des ,,morts ,le culte des morts se tr\ve p>t\t o il y a des hommes1 et p>t\t le mme2 c'e/ le seul culte peut-tre1 et les ?ologies n'en sont que l'ornem5t ou le moy54 ,c'e/ ici surt\t que l'imag9ation t5d ses piges1 voquant les app>5ces1 et crant une sorte de t]reur d'in/9ct o il entre trop peu de relle pit4 ,ce g5re de sup]/ition dt\rne de p5s] aux morts2 il s'oppose a9si aux affections les plus naturelles2 aussi t\t l'ef=t du culte va calm] cette peur presque animale1 et les plus naves religions ont t\j\rs s5ti que le ret\r des morts dans leur app>5ce extrieure tait le signe qu'on ne leur avait po9t r5du les honneurs qu'on leur devait4 ,le pre d',hamlet revi5t1 p>ce qu'il n'e/ pas v5g2 d'autres dem&5t spulture4 ,ces c\tumes font ent5dre qu'il y a une manire1 en quelque sorte passive1 de p5s] aux morts1 qui n'e/ po9t bonne4 ,se s\v5ir n'e/ donc pas le t\t2 il y a un devoir qui conc]ne ce s\v5ir mme1 et qui vise purifi] les morts de leur enveloppe grossire1 enf9 obt5ir une prs5ce vraie et digne de respect4 ,le plus beau travail des affections e/ d'orn] et d'embellir ce qu'on aime1 en g>dant t\tefois la ressemblance2 et *acun sait bi5 que l'objet vivant et prs5t en son corps ne favorise pas t\j\rs ce g5re de mditation4 ,c'e/ p\rquoi il s]ait impie d'voqu] en esprit les dfauts1 les petitesses ou les ridicules de ceux que l'on a aims2 mais aussi la volont s'applique c>t] ce g5re de s\v5irs et y p>vi5t t\j\rs4 ,d'o cette ide univ]selle que les morts ont un g5re d'exi/5ce plus libre p> rapport aux ncessits infrieures qui font les passions et l'humeur4 ,l'ide de purs esprits ou d'mes sp>es e/ donc naturelle2 naturelle aussi l'ide que cette purification dp5d beauc\p de n\s-mmes1 et de notre att5tion p5s] aux morts comme il convi5t4 ,le my! du purgatoire e/ vrai sans aucune faute2 et l'on compr5d ici l'orig9e de la prire1 qui e/ une mditation selon l'am\r1 applique retr\v] seulem5t ce qui fut sage1 ju/e et bon1 en oubliant le re/e4 ,en ret\r les morts g\v]n5t les vivants1 selon la belle expression de ,comte2 non po9t p> leurs caprices et leurs imp]fections1 mais au contraire p> leurs v]tus1 et comme des modles purifis4 ,on sait comm5t les hros dev9r5t des dieux2 mais cette trans=mation n'e/ pas le privilge des hros2 t\s les morts sont dieux p> leurs mrites1 et l'affection sait t\j\rs tr\v] les mrites4 ,a9si1 p> le culte des morts1 nos p5ses prfres sont t\j\rs meilleures que n\s4 ,l'entreti5 avec les morts ressemble la lecture des potes1 dont n\s tirons +nieusem5t les plus belles p5ses et les meilleurs conseils1 p> le bonheur d'admir] qui e/ le s5tim5t le plus commun4 ,d'o1 en ret\r1 n\s sommes t\j\rs purifis un peu2 c'e/ a9si qu'il faut ent5dre que les morts pri5t p\r les vivants4 ,,xxxiv ,,les ,,gr&es ,,images ,d',h]cule ,jsus1 la suite1 l'opposition1 le progrs sont assez clairs4 ,ces rcits sont rels p> les p5ses4 ,on ne dem&e po9t si les contes ori5taux sont vrais2 on connat qu'ils sont vrais1 p>ce que les hommes ont c]ta9em5t p5s d'abord leur propre exi/5ce d'aprs le pur vnem5t1 qui tantt trompe l'esprance et tantt la comble2 et ce tableau des contes reprs5te t]nellem5t les jeux de l'imag9ation et des passions ensemble1 un g5re de prire qui n'e/ que curiosit et dsir1 enf9 le premi] tissu de t\tes nos p5ses4 ,h]cule f\le aux pi$s ce tapis magique2 il n'y fait pas seulem5t att5tion4 ,il e/ vrai que l'action t]m9e le rve2 mais il e/ plus pr(ondm5t vrai que l'ex]cice a?ltique rduit l'imag9ation la p]ception claire4 ,h]cule e/ donc clairvoyant p> sa =ce1 bon et ju/e p> sa =ce4 ,cet ordre de la =ce et cette v]tu de l'excution fur5t adors longtemps et le s]ont t\j\rs assez4 ,l'homme en m>*e et assur de lui-mme mesure la ncessit extrieure et frappe c\p sr4 ,les maux d'vnem5t sont alors f9is et dt]m9s2 la vigilance et l'indu/rie en font le t\r4 ,l'homme amnage et assa9it la plante1 se portant d'un m\vem5t vif et mesur contre l'eau1 le feu1 la pe/il5ce1 le brig&age4 ,h]cule reconnatrait ses fils4 ,mais suivons le rcit4 ,h]cule prit p> ses propres passions4 ,les dmons intrieurs se montr5t4 ,d'autres maux1 sans mesure1 colls n\s comme la brlante tunique2 les cris d',h]cule empliss5t le monde4 ,qu'e/ cela1 s9on le crime aim et dte/1 la frat]nit et la ha9e ensemble1 la puissance de police et d'indu/rie se dtruisant elle-mme8 ,c'e/ quoi nos travaux d',h]cule n\s ont conduits1 et c'e/ la gu]re l'tat de puret1 v]tu contre v]tu1 et le meilleur1 ouvri] du pire4 ,conflit de soi avec soi4 ,ici e/ l'hydre dont les ttes reviv5t1 pe9e c\pes4 ,ici prit la =ce discipl9e1 p> la =ce discipl9e1 et sans f94 ,p> quoi8 ,p> l'op9ion seulem5t4 ,la seule op9ion a tu dix millions d'hommes en ces temps-ci4 ,une autre vie se montre1 puissante sans aucune puissance4 ,un autre a?lte1 p> le jugem5t seul4 ,la puissance de ,cs> att5d le cons5tem5t et le culte2 mais le cons5tem5t et le culte lui sont refuss4 ,un autre salut proccupe l'homme div92 il ne reg>de qu'en lui-mme1 au dsir1 l'am\r1 l'ambition1 l'av>ice1 p\r les subordonn]4 ,nullem5t satisfait de l'ordre politique1 qui donne app>5ce de raison t\tes ces *oses1 mais annonant au contraire que si on leur donne quelque peu du cons5tem5t intrieurs on leur donne t\t4 ,plus pr(ondm5t1 disc]nant que les =ces au s]vice de l'esprit d%onor5t l'esprit2 que l'esprit va9cra1 mais seul1 et ds>m2 que t\t le bi5 extrieur possible vi5dra de ce refus et de cette retraite de l'esprit en lui-mme1 et de cette purification au s5s propre du mot4 ,enf9 la puissance e/ d*ue de son droit div94 ,si l'in/rum5t du supplice1 ador dans le temple n\veau1 signifie quelque *ose1 il signifie1 n'en pas d\t]1 que la puissance n'e/ plus un attribut de ,dieu4 ,l'on saisit ici la v]tu de ces gr&es images1 sur lesquelles le disc\rs n'a pas de prise4 ,que de sophismes ?ologiques en vue de rassembl] l'esprit et la =ce1 et de compos] une mme prire p\r l'un et p\r l'autre6 ,mais le ,signe re/e2 il att5d nos p5ses4 ,,xxxv ,,idolatrie ,quelquefois l'on s'arrte p\r obs]v] un convoi de f\rmis qui trav]se une alle1 *]*ant le soleil1 et portant aux m*oires des momies blan*es qui sont leurs l>ves4 ,ou bi51 s\levant une pi]re1 on dc\vre les gal]ies et les *ambres1 et la panique du peuple dor4 ,/5dhal lui-mme1 sur ce spectacle1 raisonne ?ologiquem5t4 ,il y a app>5ce1 dira quelqu'un1 que les f\rmis n\s p]oiv5t comme n\s p]cevons le cyclone ou le tremblem5t de t]re4 ,si les f\rmis p5sai5t1 il y aurait sans d\te deux p>tis1 dont l'un v\drait concevoir l'extraord9aire d'aprs l'ord9aire1 au lieu que l'autre s\ponn]ait la prs5ce et l'action d'une =ce intellig5te1 imm5sm5t suprieure aux f\rmis4 ,il y aurait quelque ,voltaire p\r se moqu] des ?ologi5s1 qui s]ai5t p\rtant plus prs du vrai que les autres4 ,mais non1 dirait un autre1 t\t fait lo9 du vrai1 au contraire4 ,c>1 raisonnant t\j\rs d'aprs leur commune expri5ce1 les f\rmis ?ologi5nes suppos]ai5t quelque projet dans les talons de *aussure1 ce qui appro*]ait du vrai pe9e une fois sur mille4 ,elles n'arriv]ai5t jamais concevoir l'organisation1 les projets1 l'indu/rie1 les travaux des hommes1 au reg>d desquels elles ne compt5t pas plus que la p\ssire des *em9s4 ,qu'e/-ce qu'une f\rmilire p\r le facteur1 p\r le lab\reur1 p\r le maon1 p\r le soldat8 ,il se peut1 dirait un autre1 que notre huma9e exi/5ce dp5de des actions d'un tre bi5 plus puissant que n\s et d\ comme n\s d'intellig5ce2 mais il se peut aussi que l'intellig5ce d'un tel tre n'ait po9t d'g>ds p\r n\s et mme n\s ignore t\t fait4 ,si la voie lacte n'e/1 au reg>d des travaux d'un imm5se biologi/e1 qu'une p>tie de liquide1 invisible mme son microscope1 et si un milli>d de nos annes ne compte pas plus p\r lui qu'une m9ute p\r n\s1 peut-tre ce dieu puissant presse-t-il ma9t5ant notre voie lacte entre les deux v]res de son in/rum5t2 peut-tre le comm5cem5t de la pression a fait t\rn] ces mondes2 notre civilisation a tr\v sa place s\s son p\ce2 mais une pression un peu plus =te f9ira t\t4 ,cet tre a une puissance dmesure contre n\s1 mais il ne peut ri5 p\r n\s2 et1 quoique l'on puisse le suppos] trs savant1 trs +nieux1 et trs bon1 cela ne n\s avance po9t1 et t\t se pass]a p\r n\s comme s'il tait une aveugle et dlirante brute4 ,c> le plus d\x des fakirs crase encore des c5ta9es de puc]ons1 et des milli]s de puc]ons de puc]ons qu& il se met en prire4 ,et cet homme pacifique mne ici une gu]re sans piti p>ce qu'il e/ trop =t au reg>d de ces be/ioles4 ,puissance1 dirait un autre1 n'e/ po9t bont2 mais au contraire il semble que t\te puissance soit gu]re1 et sans mauvaise volont1 comme ces enfants que l'on dit brutaux et qui ont seulem5t du poids et de bons muscles4 ,nos ?ologi5s ont trac f9alem5t un assez beau portrait de dieu1 d'aprs les sa9ts et les ju/es2 mais peut-tre ont-ils t\t gt en y mlant la puissance1 ne p\vant se dlivr] de cette ide que la p]fection e/ gr&e et l\rde4 ,il n'y a p\rtant po9t plus de p]fection dans une gr&e ma*9e que dans une petite2 et je ne vois ri5 de div9 dans ce d\ble du d\ble2 il n'y a ri5 ador] p> l4 ,peut-tre dira-t-on nos enfants que la div9e p]fection e/ ce qu'il y a de plus faible au monde1 et qu'il n'y a ri5 de plus dmuni que ,dieu4 ,nos my!s y sont v5us2 c>1 selon le naf s5tim5t1 on n'adore ri5 plus qu'une mre et un t\t petit enfant4 ,et p\rquoi m'tonn]ais-je de ce p\ce gigantesque8 ,il n'en faut pas tant p\r tu] un homme1 et ,pascal l'a dit4 ,mais le ridicule d'ador] la =ce n'e/ pas encore assez s5ti4 ,v\lant honor] le c\rage1 aussitt n\s honorons la victoire1 et nos prtres rem]ci5t le dieu =t qui a p]mis que n\s fussions dix contre un4 ,p\rquoi ne pas ador] aussi une pi]re qui tombe1 ou un poids qui fait p5*] la balance8 ,qu& ces f\rmis ador]ai5t l'homme1 elles s]ai5t t\j\rs f\rmis en cela1 et idoltres1 ex]ant la =ce et subissant la =ce1 et t]m9ant t\j\rs leur p5se leur cuirasse2 autant dire sans p5se1 comme je les vois4 ,,xxxvi ,,de ,,la ,,foi ,il faut croire d'abord4 ,il faut croire avant t\te preuve1 c> il n'y a po9t de preuve p\r qui ne croit ri54 ,augu/e ,comte mditait s\v5t sur ce passage de l',imitation3 ,l'intellig5ce doit suivre la foi1 et non pas la prcd]2 encore mo9s la rompre4 ,si je ne crois po9t qu'il dp5d de moi de p5s] bi5 ou mal1 je me laisse p5s] la drive2 mes op9ions fln5t en moi comme sur un pont les passants4 ,ce n'e/ pas a9si que se =m5t les ,ides2 il faut v\loir1 il faut *oisir1 il faut ma9t5ir4 ,quel intrt puis-je tr\v] dans une preuve1 si je ne crois pas f]me qu'elle s]a bonne encore dema98 ,quel intrt1 si je ne crois pas f]me que la preuve qui e/ bonne p\r moi e/ bonne p\r t\s8 ,or cela je ne puis pas le pr\v]1 p>ce que t\te preuve le prsuppose4 ,de quel ton ,socrate expliqu]ait-il la gomtrie au petit esclave1 s'il n'tait assur de tr\v] en cette =me huma9e la mme ,raison qu'il a sauve en lui-mme8 ,il ne manque pas d'esprits sans foi4 ,ce sont des esprits faibles1 qui *]*5t appui au dehors2 mais il n'y a po9t d'appui au dehors4 ,la ,nature e/ trop ri*e p\r n\s2 elle dpass]a t\j\rs nos ides4 ,p5s] sans hypo?ses pralables1 raisonnablem5t =mes1 et f]mem5t t5ues1 c'e/ combattre sans armes4 ,cette misan?ropie pr(onde1 qui vise l'homme en son c5tre1 dess*e celui qui la reoit1 et les autres aut\r de lui4 ,on ne peut croire en soi si l'on ne croit en l',homme2 p5s] p\r soi-mme1 c'e/ dj in/ruire4 ,si v\s manquez l'esprit1 l'esprit v\s fuira4 ,qu'e/-ce qu'un auteur8 ,du noir sur du blanc1 si v\s n'osez pas croire4 ,platon lui-mme se vide de p5se devant ces esprits *agr9s qui font des objections au troisime mot4 ,jurez d'abord et p> provision que ,platon dit vrai2 s\s cette condition v\s p\rrez le compr5dre4 ,mais sans cette condition v\s p]dez votre temps le lire4 ,ce s]ait trop commode si ,platon v]sait ses ides en v\s comme l'eau en cru*e4 ,noir sur blanc1 je v\s dis4 ,vit-on jamais un homme d*iffr] une inscription en pr5ant comme ide directrice que cette inscription n'a po9t de s5s8 ,les anci5s n'avai5t pas tir au clair cette condition premire1 qui e/ la ,foi4 ,les plus c\rageux p5sai5t e/htiquem5t2 il leur semblait plus beau de p5s]4 ,beau risque1 disait ,socrate4 ,aussi c'e/ le sceptique qui t]m9e cette scne de l'hi/oire1 le sceptique qui veut qu'on lui pr\ve qu'il y a une preuve de la preuve4 ,et le ,dieu de ,pascal1 qui e/ ca*1 et qui veut qu'on croie sans la mo9dre preuve1 e/ l'hroque ngation de cette ngation4 ,mtaphore viol5te1 qui remet l'homme sur pi$1 et la ,volont en sa place4 ,ce gr& mom5t dom9e la p5se mod]ne1 et1 en ce p>ti dsespr1 la vraie ,esprance se montre1 et nos p5ses s'ordonn5t p>tir du s]m5t initial4 ,a9si1 devant le reg>d ,positif1 t\te religion f9it p> tre vraie4 ,,xxxvii ,,les ,,v]tus ,,?,,ologales ,qu& on voit qu'un homme qui entrepr5d quelque *ose d\te dj de russir avant d'avoir essay1 on dit qu'il n'a pas la ,foi4 ,cette manire de dire e/ consacre p> l'usage4 ,une imm5se ide1 que les anci5s s\ponnai5t pe9e1 s'e/ dgage des langes ?ologiques1 et m>*e ma9t5ant sur la t]re1 sans aucun s\ti5 extrieur4 ,mais il faut dvelopp] ce ri*e hritage4 ,qu& un homme d\te au sujet de ses propres entreprises1 soit qu'il organise la paix1 soit qu'il veuille r=m] la ju/ice1 soit qu'il prp>e sa propre =tune1 il cra9t t\j\rs trois *oses ensemble1 les autres hommes1 la ncessit extrieure et lui-mme4 ,or il e/ videmm5t f\ d'entrepr5dre si l'on ne se fie d'abord soi4 ,v\loir sans croire que l'on saura v\loir1 sans se faire soi-mme un gr& s]m5t1 ce n'e/ po9t v\loir4 ,qui se prvoit lui-mme faible et incon/ant1 il l'e/ dj4 ,on ne peut ici s'en rapport] l'expri5ce1 p>ce qu'une volont f]me ou *ancelante *ange l'expri5ce4 ,il n'e/ pas sr que les *em9s s'ouvriront si v\s avez la foi1 mais il e/ sr que t\s les *em9s s]ont f]ms si v\s n'avez pas d'abord la foi4 ,c'e/ se battre en va9cu2 c'e/ saut] le foss avec l'ide qu'on tomb]a d$ans4 ,si *acun d\te d'abord de son propre v\loir1 il n'en faut pas plus1 gu]re suivra gu]re4 ,a9si la premire v]tu e/ ,foi4 ,la ,foi ne peut all] sans l',esprance4 ,qu& les grimpeurs obs]vr5t de lo9 les premires p5tes de l',ev]e/1 t\t tait ob/acle4 ,c'e/ en avanant qu'ils tr\vr5t des passages4 ,c'e/ p\rquoi dcid] d'avance et de lo9 que les *oses f]ont ob/acle au v\loir1 ce n'e/ pas v\loir4 ,essay] avec l'ide que la r\te e/ b>re1 ce n'e/ pas essay]4 ,aussi voit-on que les ,inv5teurs et ,r=mateurs t\rn5t aut\r de la montagne1 et s'avanc5t p> *aque valle aussi lo9 qu'ils le peuv5t1 et tr\v5t f9alem5t passage2 c> dans la v>it des *oses1 qui e/ indiffr5te1 qui n'e/ ni p\r n\s ni contre n\s1 il se tr\ve t\j\rs occasion et place p\r le pi$4 ,et1 selon le s5s commun des mots1 cette v]tu devant les *oses e/ bi5 l',esprance4 ,les hommes sont t\j\rs dans le jeu4 ,que peut-on au monde sans la foi et l'esprance des autres8 ,mais s\v5t les hommes sont presque t\t et mme t\t2 la paix et la ju/ice dp5d5t des hommes seulem5t4 ,c'e/ p\rquoi la ,misan?ropie tue l'esprance et mme la foi4 ,si les hommes sont ignorants et p>esseux sans remde1 que puis-je t5t]8 ,t5t]ai-je seulem5t d'in/ruire un homme si je le crois /upide et frivole8 ,il y a donc un g5re d',esprance qui conc]ne les hommes et dont le vrai nom e/ ,*>it4 ,et cette puissante ide1 labore a9si que les deux autres p> la ,rvolution ,*rti5ne1 n'e/ pas encore entre avec t\t son s5s dans le langage populaire1 qui s'en ti5t ici aux effets extrieurs4 ,le faible et ab/rait devoir d'aim] ses semblables n'e/ pas encore r5tr dans la sphre des devoirs env]s soi-mme4 ,ce s5tim5t e/ laiss l'e/omac4 ,mais1 p> la =ce de la commune p5se1 cons]ve p> le commun langage1 le mot ,*>it se ma9ti5t dans le doma9e des *oses qu'il faut v\loir1 et y dvelopp]a t\t son s5s4 ,alors la p5se commune appr5dra aux philosophes tonns que la ,foi1 l',esprance et la ,*>it sont des v]tus4 ,,xxxviii ,,jeanne ,d',,arc ,les ,dieux d',homre me gt5t l',iliade4 ,c> ces hommes nafs et si bi5 dess9s s]ai5t entirem5t beaux voir1 s'ils n'tai5t conduits p> les dieux invisibles4 ,leurs passions mmes sont rgles au conseil des dieux2 leurs actions sont p]ptuellem5t dvies4 ,s'il faut veill] ou endormir le c\rage1 la colre1 la dfiance1 un songe e/ bi5tt envoy4 ,un bon ar*] lance sa fl*e comme il faut2 mais une desse protectrice dt\rne la po9te2 ou bi5 l'ennemi e/ emport dans un nuage4 ,deux ides dom95t ces hommes et ce pome4 ,une de/9e inv9cible1 qui conduit aussi les dieux et qui rgle aussi les c\rages2 et1 avec cela1 une int]v5tion cont9uelle des dieux1 qui contr>i5t et ret>d5t le de/91 sans p\rtant arrt] l'vnem5t pr9cipal1 qui vi5t comme un nuage orageux4 ,a9si e/ dj dess9e cette ?ologie accablante p\r l'esprit1 d'aprs laquelle l'homme s'agite et ,dieu le mne4 ,ide que je retr\ve encore dans les +nus disciples de ,k>t ,m>x1 d'aprs lesquels le dev5ir des *oses huma9es se dr\le selon un p>fait mcanisme qui n\s fait agir1 v\loir1 cra9dre et espr]1 le t\t bi5 va9em5t1 selon l'poque et le mom5t4 ,?ologie sans dieu4 ,nos lg5des sont meilleures que notre philosophie4 ,jeanne d',arc *ange les *oses p> bonne volont1 p> lib]t1 s\s l'ide d'un devoir imprieux4 ,ses dieux l'inspir5t1 mais ne l'aid5t po9t2 ce sont des ides seulem5t4 ,aucun dieu invisible ne m>*e ct de la cavalire2 aucune fl*e n'e/ dt\rne4 ,t\t va p> ressorts huma9s1 p]suasion1 contagion1 confiance4 ,pguy1 dans son pope1 fait natre d'abord l',esprance1 ouvrire de t\t2 mais ce bon pote veut encore un dieu dans les nuages2 c'e/ p\rquoi il ne p\vait faire qu'une espce d',iliade l'anci5ne mode1 bonne p\r les biblio?ques4 ,dans le fait ,jeanne e/ seule2 l'ide e/ seule4 ,p>t\t seule4 ,ses hommes la suiv5t sans la compr5dre4 ,on ne devrait po9t lire autrem5t cette pope2 on ne peut s'y tromp]4 ,il y a le b*] de la f91 qui claire assez le comm5cem5t4 ,on f9it p> considr] comme magie noire et diabolique ce miracle de volont1 ce dang]eux miracle4 ,il n'y aurait donc qu' v\loir p\r *ang] tant de *oses8 ,prodigieux exemple p\r t\t l'av5ir huma92 et t\s les hommes de t\te espce de puissance devai5t en tre sc&aliss4 ,c> un vrai miracle1 selon l'ordre traditionnel1 desc5d du ciel sur les hommes2 au lieu que ce n\veau miracle tait seulem5t dans le cur4 ,on peut bi5 dire que ni les rois1 ni les vques ni les vrais hros ne s'y trompr5t4 ,hlas1 aucun ,dieu ne lui donna seulem5t du c\rage contre les flammes1 cette pauvre fille4 ,j'aim]ais mieux tre dcapite c5t fois444 ,o sont les dieux d',homre8 ,cette belle hi/oire1 qu& on l'aura t\t fait purifie1 s]a la n\velle ,iliade4 ,et voici l'vangile n\veau4 ,la paix s]a si les hommes la font2 la ju/ice s]a si les hommes la font4 ,nul de/91 ni favorable1 ni contraire4 ,les *oses ne veul5t ri5 du t\t4 ,nul ,dieu dans les nuages4 ,le hros seul sur sa petite plante1 seul avec les dieux de son cur1 ,foi1 ,esprance et ,*>it4 ,,xxxix ,,ca?olicisme ,c'e/ bi5 le ,ca?olicisme qu'il faut ralis]4 ,a quoi les prtres n'ont pas russi1 p>ce qu'ils en sont t\j\rs v\loir ralli] les esprits sur des croyances fanta/iques1 et t\j\rs p> l'autorit1 faute de dmon/rations4 ,cette m?ode arrire n'a po9t prcism5t produit une masse de d\x rveurs1 mais plutt une masse de ca?oliques rellem5t incrdules1 sans doctr9e aucune1 et rev5us en vrit une sorte de sauvag]ie4 ,l'humeur montre alors ses aigres fruits2 t\te fureur fait preuve et vrit en ces esprits sans refuge4 ,dans la doctr9e ,univ]selle ou ,ca?olique1 comme on v\dra dire1 je vois deux ordres1 ordre de sci5ce et ordre de foi4 ,ordre de sci5ce qui t5d son rgne sur t\s4 ,les uns y vi5n5t p> la re*]*e exprim5tale1 dont la ma?matique ne doit jamais tre sp>e2 les autres p> la pratique indu/rielle qui fait t\*] de la ma9 l'ordre naturel2 t\s plus ou mo9s p> le spectacle de cet accord qui s'tablit spontanm5t dans la doctr9e1 p> le spectacle aussi d'expri5ces1 comme clipse annonce1 tlgraphie sans fil1 et autres m]veilles4 ,mme p>mi ceux qui ne sav5t pas bi51 il n'y en a po9t qui puiss5t se refus] cette commune croyance4 ,au re/e1 comme nul ne sait t\t1 l'autorit revi5t ici1 mais avec cette diffr5ce que ceux qui ont autorit font pr(ession de ne ri5 dcid] jamais que d'aprs la commune raison4 ,donc plus on exam9e ce corps de doctr9e1 mieux on le compr5d4 ,cet accord univ]sel1 fond d'abord sur la confiance1 et t\j\rs confirm p> l'esprit d'exam51 e/ le gr& fait des temps mod]nes4 ,la ,foi n'e/ pas p\r cela sans objet4 ,il me semble qu'elle e/ dt\rne ma9t5ant de ce qui e/4 ,ce qui e/1 e/ d'abord objet de croyance1 *acun pr5ant ses premires connaissances p> ou dire4 ,mais la sci5ce seule dc\vre ce qui e/4 ,ds que l'on veut savoir p> soi-mme comm5t e/ fait ce monde1 comm5t sont faits les animaux et l'homme1 il faut y all] voir1 et emport] sa b\ssole1 ses lunettes et sa rgle calcul]4 ,con/at]1 mesur]1 prvoir1 calcul]1 essay]1 tel e/ le sommaire de t\te re*]*e4 ,mais la ,foi sans preuve1 o e/-elle8 ,elle n'a po9t *ang2 elle s'e/ purifie et comme dgage des croyances1 qui sont t\t fait autre *ose4 ,la ,foi d'un sociali/e ne va nullem5t affirm] ce qui e/ d'aprs une inspiration my/ique1 mais elle se rassemble t\te affirm] ce qui s]a p> volont4 ,la foi d'un pacifi/e1 de mme4 ,et ce qui e/ n'e/ pas preuve4 ,ce qui e/ c'e/ la gu]re et ses suites2 et ce qui s]a p> le jeu des =ces mcaniques1 et p> le jeu des passions qui n'en sont que les images1 n'e/ pas bi5 difficile prvoir2 t\j\rs inju/ice et gu]re4 ,ma9t5ant1 que cet ordre soit modifiable p> la ,sagesse et la ,bonne ,volont1 voil ce qui n'e/ po9t pr\v1 et c'e/ p\rtant ce que t\t homme veut croire4 ,reg>dez bi5 ici2 ne v\s laissez pas t\rdir p> les disc\rs ab/raits4 ,il n'e/ po9t d'homme qui ne croie qu'il dp5d de lui de bi5 p5s]1 d'tre ju/e1 de dom9] l'humeur1 la colre1 la peur2 ou bi5 c'e/ un f\4 ,f\ proprem5t p>l] celui qui considre sa propre nature d'homme comme une mcanique monte1 se disant lui-mme3 ,je p5se ce que je p5se1 je fais ce que je fais1 et je n'y peux ri54 ,f\ celui qui n'ose pas v\loir4 ,mais qui ose se *ang] lui-mme un peu1 et surmont] le premi] m\vem5t comme la premire app>5ce1 il *ange un peu t\t l'ordre huma94 ,le d\te1 faites-y att5tion1 pr\v]ait l'autre ?se2 c> si l'on att5d p\r v\loir1 aussitt l'ordre mcanique se ralise et jette aux yeux la preuve d'expri5ce1 la mauvaise preuve3 ,qu'y p\vait-on8 ,et qu'y peut-on8 ,ni] ce g5re de preuve1 qui pr\ve seulem5t que l'on n'a pas v\lu essay]1 c'e/ ju/em5t l'objet de la ,foi2 et le d\te e/ dj une faute2 c'e/ peut-tre t\te la faute4 ,cette lumire p]ce dj de place en place trav]s le nuage ?ologique4 ,,xl ,l',,univ]sel ,un peu de ca?olicisme ne nuit pas4 ,un lecteur inconnu repr5d cette trange p5se dans mes propos1 v\lant compr5dre que je *]*e aprs tant d'autres un peu de posie dans la religion1 af9 de r*auff] l'esprit positif1 un peu ab/rait et froid4 ,ce n'e/ po9t faux radicalem5t1 mais ce s]ait une manire extrieure encore de ratta*] le pass au prs5t4 ,mon lecteur1 et t\s ceux qui veul5t mdit] utilem5t l-dessus1 f]ont bi5 de repass]1 selon les ides de ,comte1 l'ensemble de l'hi/oire huma9e1 mais en surmontant cette conception1 elle-mme mtaphysique1 qu'il y a des ides d'imag9ation sans aucune vrit1 et dont le cur ne peut se pass]4 ,peut-tre ,comte a-t-il encore cd un prjug puissant1 quoique purem5t ngatif1 qu& il a v\lu log] le s5tim5t dans le d]rire de la tte4 ,s5tim5t e/ press5tim5t de raison2 raison e/ s5tim5t dvelopp4 ,le cur n'a ri5 p]du4 ,les dieux sont nos mtaphores1 et nos mtaphores sont nos p5ses4 ,un ami prcieux et assez b\rru a bi5 v\lu me dire1 il y a peut-tre dix ans1 que j'tais1 plutt que t\te autre *ose1 une espce de pote4 ,il se peut4 ,lisant ,*ateaubri& ces temps-ci1 j'tais =c de me reconnatre comme un fils indigne de cet homme-l4 ,mais si je ne fais pas sonn] mes phrases comme le b*]on sa ha*e1 a9si qu'il fait1 je vise dbr\ill] mieux que lui cet am\r tri/e qui le portait t\j\rs en arrire4 ,le temps a pass depuis lui1 et ce n'e/ po9t le ,ca?olicisme qui a dvelopp la vrit du ,ca?olicisme4 ,compr5dre c'e/ t\j\rs dpass]2 le temps n\s y aide1 mais il faut aid] aussi le temps4 ,il faut p5s] sur des exemples1 sans quoi cet imm5se sujet engl\tira nos faibles voiles4 ,l'glise a ralis le cat*isme p\r t\s et la socit int]nationale des esprits4 ,cette audacieuse entreprise dpassait de lo9 ce que ,socrate et ,m>c-,aurle p\vai5t espr]4 ,le mo9dre esclave1 le fils d'un s]f ou d'un bohmi5 errant avait les mmes droits que d'autres lire et ent5dre dans le ,livre ,univ]sel4 ,l',esprit t]nel tait f9alem5t juge de t\s les rois et de t\tes les puissances4 ,la maison commune s'levait au-dessus des *oppes artisanes1 et la puissance n'y tait reue frat]nellem5t que s\s la condition d'tre ju/e4 ,les valeurs s'ordonnai5t comme il tait conv5able2 l'ordre huma9 se montrait4 ,mais les =ces reprir5t cette prov9ce n\velle4 ,je me s\vi5s qu'au petit collge de curs o j'ai comm5c mes tudes1 il y avait une 9galit *oquante entre les ri*es et les pauvres4 ,c'e/ au lyce seulem5t1 et *ez les incrdules1 que j'ai retr\v l'galit ca?olique4 ,le trsor ne s'e/ pas p]du2 il a *ang de ma9s4 ,et le cat*isme non plus ne s'e/ pas p]du2 il s'e/ cons]v et enri*i de t\te sci5ce et de t\te doctr9e4 ,l'ide de l'esprit univ]sel a tr\v son corps1 sa =ce et ses preuves2 t\te dmon/ration e/ une preuve de l'esprit univ]sel2 t\t fait e/ une preuve de l'esprit univ]sel1 c> aucune p]ception ne vaut que p> l'univ]sel ass5tim5t2 les rves et les visions1 les dieux eux-mmes sont des p]ceptions individuelles1 mles de nos humeurs1 non accordes encore aux p]ceptions de nos frres les hommes4 ,c'e/ selon un admirable press5tim5t que les temples1 lieux des prodiges1 effacr5t les prodiges et fir5t l'union des esprits p> leur masse solide et ordonne1 o les p]spectives1 les symtries et les ressemblances ram5ai5t les diffr5tes vues un seul objet4 ,d'o l'on v9t pel] la gr&e =t de l'expri5ce relle1 *acun de sa place tmoignant p\r t\s4 ,mais o cette ,sci5ce ma9t5ant8 ,o cette ,frat]nit8 ,o cette ,paix promise8 ,hors du temple4 ,l'vangile1 en cette d]nire gu]re1 fut brav p> les prtres2 et le gr& pa/eur ne sut ri5 faire de cette puissance qu'il veut avoir sur les esprits rebelles4 ,le ,te ,deum fut *ant dans la maison commune4 ,insulte l'glise ,univ]selle1 insulte la communion des hommes1 dans le temple mme4 ,mais1 hors du temple1 maldiction sur t\s les viol5ts1 absolution sur t\s ceux qui ont pay de leur vie4 ,p> qui8 ,p> l'glise muette1 =me aux arts et aux sci5ces4 ,d'o il ne faut po9t dire que l'autre glise e/ morte4 ,frappez sur son tombeau1 il e/ vide4 ,,xli ,,*ri/ianisme ,,et ,,socialisme ,*rti5 sans savoir qu'il l'e/1 voil le ,sociali/e4 ,je ne sais4 ,je p5se tant de conciliateurs qui appliquai5t une pauvre m?ode trop connue3 ,ret5ons ce qui n\s unit2 oublions ce qui n\s divise4 ,p\r mon compte1 je n'ai jamais vu aucun bi5 ni aucun progrs sortir de la conciliation2 c'e/ plutt la commune sottise que la commune sagesse qui se tr\ve rassemble p> ce moy54 ,j'att5ds quelque *ose de mieux des oppositions1 surt\t =tem5t poses4 ,c'e/ p\rquoi je rep\sse ce mlange sans saveur1 o ,socialisme et ,*ri/ianisme p]d5t *acun leur v]tu propre4 ,ce qui e/ commun aux deux1 et t\tes les doctr9es pratiques1 c'e/ le ,bi51 faible ab/rait qui ne rs\t ri54 ,le ,socialisme me p>at ess5tiellem5t politique1 en ce qu'il espre beauc\p de l'organisation4 ,la ,cooprative e/ une expri5ce o le sociali/e repr5d des =ces1 ayant pu con/at] et con/atant *aque j\r que la seule p>ticipation ce raisonnable sy/me donne *acun un peu plus de temprance1 d'ordre et de sagesse politique4 ,en p>tant de l je dirais mme que l'esprit ,sociali/e *]*e t\j\rs modifi] l'ordre huma9 en le pr5ant p> le bas1 ou p> le dess\s4 ,p> exemple n'att5dons po9t que l'ouvri] ait le gt de l'tude p\r lui donn] des loisirs2 n'att5dons po9t que l'in/ruction et la culture de t\s ralis5t un ordre politique meilleur2 mais faisons agir les intrts2 *angeons d'aprs cela l'ordre politique2 l'in/ruction et la culture de t\s en rsult]ont4 ,il faut d'abord modifi] les conditions du travail1 qui port5t t\t le re/e4 ,ide puissante1 qu'il faut se g>d] d'affaiblir4 ,l',ide ,*rti5ne y e/ t\t fait contraire4 ,l'organisation politique e/ selon le *rti5 t\j\rs mdiocre1 s\v5t mauvaise1 p>ce que l'esprit en *acun m>*e tte en bas4 ,il faut premirem5t r$ress] l'individu1 af9 qu'il juge bas ce qui e/ bas et vnrable ce qui e/ vnrable4 ,qu& la notion des ,valeurs s]a rtablie1 qu& le jugem5t individuel reg>d]a ce qui e/ prcieux dans l'homme1 alors la loi de police1 t\j\rs extrieure et mprisable1 s]a passable1 et c'e/ t\t ce qu'elle peut tre4 ,*acun doit donc pr5dre p\r f9 son propre salut1 se g>d] de vanit1 de colre et de convoitise2 a9si1 mettant l'ordre en lui-mme1 il travaill]a *ang] l'ordre politique autant qu'il peut2 et la lettre ici n'importe gure2 t\te con/itution e/ bonne p> l'esprit1 mauvaise p> la lettre4 ,tel e/ le m\vem5t vanglique1 au reg>d de quoi t\t ,socialisme e/ un ,ph>isasme sauv4 ,deux vues sur la gu]re4 ,le ,sociali/e dit3 ,organisez la production selon la ju/ice1 et il n'y aura plus de gu]res4 ,l'vangli/e dit3 ,que *acun soit pacifique en esprit et vrit1 et il n'y aura plus de gu]res4 ,et il e/ assez clair que le ,socialisme porte la gu]re en lui-mme p> les passions1 comme on le reconnat dans le mo9dre disc\rs4 ,il e/ assez clair aussi que l'vanglisme ne peut ri5 contre la gu]re1 faute d'organisation4 ,l'opposition tant a9si rtablie1 on peut espr] quelque ide relle qui la surmont]a4 ,l',ide ,ca?olique1 considre p> rapport l',ide ,*rti5ne1 tait un essai d'organisation selon l'esprit4 ,en quoi belle et efficace1 en quoi insuffisante1 c'e/ ce qu'il faudrait savoir et dire4 ,,xlii ,,le ,,p\voir ,,spirituel ,la r5contre de ,napolon et du pape ,pie ,,vii e/ un gr& mom5t1 non po9t tant p> les vnem5ts qui en rsultr5t que p> la signification lg5daire de ces =tes images1 o l'on voit les deux ,puissances affrontes4 ,*ateaubri& dit en ses ,mmoires que le pape ne j\a po9t t\t le jeu4 ,il suit en ide les consqu5ces d'une excommunication o l'emp]eur aurait t expressm5t nomm4 ,d'autres1 en petit nombre1 dans ce n\veau d*anem5t des =ces que n\s avons vu1 ont att5du aussi les f\dres pontificales1 seules capables peut-tre d'impos] une ,trve de ,dieu4 ,on sait que le fanatisme ca?olique e/ s\v5t jo9t au fanatisme gu]ri] dans les mmes hommes1 t\t au mo9s *ez n\s4 ,p>mi ces hommes-l1 combi5 s'en s]ait-il tr\v qui euss5t humili leur devoir de citoy5 devant leur devoir de ca?olique8 ,ils y sont t5us p\rtant1 et cela signifie p\r n\s que l',humanit e/ au-dessus des patries4 ,mais cette gr&e ide a *ang de camp2 elle n'e/ plus =me p> les ca?oliques2 elle n'e/ plus reue dans leurs temples2 elle e/ errante1 pauvre1 p]scute1 comme les ,aptres autrefois4 ,crise r$\table2 int]rgne spirituel4 ,quelque ,*ateaubri& de nos j\rs v\drait-il dire que le ,pape1 cette fois encore1 n'a pas j\ le jeu8 ,et conclurons-n\s1 n\s autres1 qu'un p\voir qui ne se montre po9t t\t abdique8 ,j'ai agit plus d'une fois cette "q en moi-mme4 ,je n'y p\vais *app] qu& je voyais les m9i/res ca?oliques plus ard5ts au massacre1 plus enivrs de =ce que les militaires eux-mmes4 ,et qu& je lisais les in/ructions pontificales1 t\tes inflexibles sur les pr9cipes1 je me disais que ces prtres se tr\vai5t t\s int]dits et excommunis p> leurs s5tim5ts mmes2 mais nul n'en savait ri54 ,sans considr] ce qui s]ait arriv si on l'avait su1 et qui aurait t sans d\te de peu de consqu5ce1 j'ai v\lu rfl*ir sur les conditions du ,p\voir ,spirituel1 qu'on le pr5ne en un pape1 o peut-tre il n'e/ plus qu'en image1 ou bi5 dans quelque positivi/e1 dans quelque sociali/e1 dans quelque pacifi/e1 o ce p\voir s'e/ peut-tre rfugi4 ,ce p\voir1 p> sa nature1 juge seulem5t et ne condamne po9t2 le jugem5t d]ni] e/ laiss ,dieu ou la consci5ce4 ,la faute contre l'esprit e/ presque t\j\rs ca*e4 ,nul homme n'affirme la =ce nue1 si ce n'e/ quelque crim9el audacieux1 en ses c\ps de ma9 dlibrs et prp>s4 ,mais e/-ce affirmation8 ,n\s voyons bi5 ses actions2 que savons-n\s de sa p5se8 ,le p\voir ca?olique1 d'aprs une =te tradition1 le suivra jusqu' l'*afaud1 guettant quelque rveil de l'me1 ouvrant encore l'glise1 c'e/--dire la communion huma9e1 cet homme retran*4 ,p> sa loi intrieure1 donc1 le ,p\voir ,spirituel devait de ses f\dres majeures frapp] seulem5t les p*s d'esprit explicites1 comme sacrilge et hrsie4 ,jeu fune/e dans le fond1 et qui devait ru9] l'in/itution t\t entire1 puisque l'esprit e/ p> lui-mme sacrilge et hrsie4 ,que peut alors l'esprit juge1 qu& le crime de gu]re e/ revtu en *acun des plus beaux motifs8 ,qu& le combattant invoque le droit de l'innoc5t inju/em5t attaqu1 le progrs huma91 la civilisation1 et pr5d sol5nellem5t la ,paix mme comme f9 de la gu]re8 ,le ,p\voir ,spirituel1 quel qu'il soit1 ne peut suppos] ici quelque pr(onde hypocrisie2 cette supposition e/ p> elle-mme inju/e4 ,mais il doit se born] rappel]1 p> t\tes les raisons tires de la nature huma9e1 l'inc]titude des jugem5ts1 la puissance des illusions1 surt\t collectives1 l'aveuglem5t propre aux passions1 le viol5t contra/e entre l'idal qui e/ crit sur les drapeaux et l'horrible action4 ,ce qui e/ convi] *acun un svre exam5 de consci5ce1 le laissant juge1 ou laissant ,dieu juge1 ce qui e/ une autre manire de dire4 ,c> o e/ notre p\voir de *oisir les c\pables1 qu& la faute e/ de presque t\s8 ,qui n'a pas cd l'ivresse de plaire1 de flatt]1 de m5ac]8 ,faute de t\s1 et punition de t\s p> le jeu des effets1 svre1 mais sans repro*e4 ,et c'e/ ce que le ,pape veut appel] la ju/ice de ,dieu4 ,doctr9e non dveloppe1 mais en elle-mme =te4 ,,xliii ,,la ,,tr9it ,considr1 autant que faire se peut1 selon la rigueur de l'ent5dem5t1 le *ri/ianisme (fre un ensemble de vrits sans repro*e4 ,ce dieu n\veau1 qui enf9 e/ homme1 t]m9e un long ttonnem5t d'idoltrie errante1 assur enf9 dans son vrai *em9 p> le dieu grec1 la fois a?ltique et politique4 ,mais on n'en p\vait re/] cette =me extrieure ni cette socit extrieure4 ,le plus div91 en ce dieu homme1 c'e/ la consci5ce2 et la consci5ce1 leve aussitt jusqu' l'esprit1 propose une autre socit et une autre vie4 ,voil donc l',esprit4 ,mais p\rquoi le ,fils et le ,pre8 ,d'abord1 p\rquoi le ,fils1 dit aussi ,fils de l',homme8 ,cela signifie que la =me huma9e faible1 s\ffrante et sp>e1 e/ div9e encore4 ,ent5dez que la condition de l'esprit en cette =me ne doit po9t tre exige d'abord4 ,un ignorant1 un m*ant1 un f\ exig5t encore respect p> la seule =me extrieure4 ,a9si le culte *]*e l'esprit et l'espre1 comme l'enfant dieu le signifie assez4 ,il me semble aussi que le buf et l'ne ne sont po9t hors de place dans cette puissante image2 ils figur5t les dieux de l',inde et de l'gypte1 d*us1 mais encore p>ticipants4 ,mais que signifie le rapport du ,pre et du ,fils8 ,le ,dieu des anci5s dieux fut t\j\rs le ,de/9 ou la ,ncessit1 ce qui revi5t dire le ,monde en son inexplicable exi/5ce1 puissant p> l absolum5t1 mais aussi en ses raisonnables1 explicables1 irrpro*ables connexions qui font suivre l'effet de la cause selon une sorte de ju/ice implacable4 ,en cet tre n\s baignons de t\tes p>ts2 n\s vivons de lui et sommes ns de lui2 dp5dants en ce s5s1 et sans remde4 ,c>1 si haut que l'esprit n\s lve jamais1 il faudra d'abord vivre1 c'e/--dire d'abord obir1 et encore mieux bnir cette obissance qui n\s donne p\voir4 ,a9si le plus anci5 des dieux e/ encore imm5sit1 puissance et sagesse4 ,cette ide ne doit pas tre oublie1 ni l'autre1 ni non plus l'autre4 ,et que les trois ne fass5t qu'une1 c'e/ ce que l'esprit t]m9e1 retr\vant ses propres lois en cet univ]s4 ,tel e/ le sommaire de nos p5ses1 et ceux qui ne le dvelopp]ont pas ne dvelopp]ont ri54 ,t\t homme qui connat1 si peu que ce soit1 connat selon ces relations s\v]a9es4 ,peut-on ador] les images8 ,mais que peut-on ador]1 s9on des images8 ,le gomtre lui-mme ne se passe po9t de ces tracs grossi]s qui dispos5t son corps comme p\r accompagn] l'att5tion intellectuelle4 ,mais bi5 plus ju/es encore1 bi5 plus puissantes p\r n\s dlivr] de ce m\vem5t trangl des passions1 plus ju/es et plus puissantes sont ces images si exactem5t propres s\t5ir nos p5ses1 et a9si rconcili] le corps et l'esprit4 ,ces mtaphores p>les ou *antes1 maonnes1 sculptes ou pe9tes1 sont la premire preuve1 et encore la d]nire4 ,elles prp>5t1 p> cette atte9te du beau1 corporelle c]ta9em5t1 mais spirituelle aussi4 ,c> le beau n'a jamais ri5 cot l'intellig5ce1 ni jamais exig d'elle aucun r5iem5t1 et c'e/ ce qu'annonce la belle image4 ,mais le beau e/ encore ce qui t]m9e nos p5ses et les rassemble4 veil la fois et sommeil de nos p5ses1 comme la musique1 ouvrant et f]mant sans cesse la porte d'inquitude1 le reprs5te si bi54 ,t\tefois ce n'e/ pas assez de *ant] au lutr92 et c'e/ le m\vem5t mme de la religion huma9e qui n\s rappelle que l'esprit e/ aussi quelque *ose4 ,,xliv ,,pascal ,pascal plat presque t\s1 aussi bi5 ceux qui refus5t l'glise4 ,non pas seulem5t p> cette prose surprises1 rompue1 clatante1 mais p> l'esprit mme1 qui s'y voit indomptable4 ,c> des belles app>5ces1 et encore bi5 composes1 qu'en laisse-t-il8 ,et des maje/s1 qu'en laisse-t-il8 ,db>b\illant l'acteur1 au lieu d'en rire4 ,la gu]re juge1 la ju/ice juge1 les rois jugs2 sans aucune prcaution2 jugs aussi ceux qui jug5t1 c> le trait rebondit4 ,il n'e/ pas ncessaire1 p>ce que v\s tes duc1 que je v\s e/ime1 mais il e/ ncessaire que je v\s salue4 ,m*ant salut2 mais il faut le r5dre2 et le sot guri en re/e sot4 ,t\t e/ dfait1 refait et ressemblant4 ,le duc enf9 sait de quoi il e/ fi]4 ,voil le modle du jansni/e1 si bi5 assur de mpris qu'il n'e/ime que ce qu'il veut et n'p>gne que ce qu'il veut4 ,dang]euse amiti1 turbul5t citoy54 ,mais la plus libre p5se e/ de mordre2 c> de cd] l'objet il n'en e/ po9t "q2 si l'objet s'galait au p5seur1 l'objet s]ait trop =t2 si l'ide s'galait au p5seur1 l'ide s]ait trop =te4 ,d'o1 p\r l'honneur de p5s]1 ce travail de po9te1 qui fait vol] un clat puis un autre4 ,peu ou beauc\p2 il faut entam] cette dure matire2 ce jeu n'e/ pas un jeu2 la p5se se compte t\j\rs aux dbris4 ,pascal fait opposition cont9uellem5t1 ess5tiellem5t2 hrtique or?odoxe4 ,si les raisons de croire s'avisai5t d'tre plus =tes que l'homme1 le c\p alors s]ait plus rude1 c> il faut que t\te preuve s'miette4 ,la p5se ne respecte ri5 qu'elle-mme2 mme la contra9te1 mme la c\tume1 il faut les *oisir et refaire1 non pas les subir4 ,s\mission p>faite1 mais r$\table lib]t4 ,telle e/ la messe de ,pascal4 ,le d\te e/ p>t\t2 un d\te actif et =t1 p> quoi t\t se ti5t deb\t4 ,d'o vi5t la puissance d'attaque1 et mme d'(f5se1 de ces t]ribles p5ses2 mme qu& elles pos5t1 elles dpos5t dj4 ,*acune va t\j\rs au-del d'elle-mme2 elle en ca*e d'autres1 et aussitt les dc\vre1 t\tes rompues dans l'me2 a9si elles ont t\tes un av5ir viol5t4 ,n'importe quel p5seur1 et mme l'appr5ti1 s'y fait une puissance et aussitt l'essaye2 c> qui a fait la preuve la peut dfaire4 ,quoi donc8 ,le *apelet8 ,la religion des bonnes femmes8 ,mais cela e/ p\r le corps2 ce sont des politesses1 sans importance que celle qu'on leur donne4 ,mais1 p\r l'esprit1 quel alim5t8 ,lui-mme4 ,t\t de libre cons5tem5t4 ,t\t gratuit4 ,t\t gnreux4 ,on ne peut cro*et] le ciel4 ,d'o ce rabaissem5t des uvres et des mrites devant la grce2 d'o l'humilit1 l'inquitude et le p>adoxe de la prde/9ation1 qui e/ p\r enlev] l'assurance4 ,ces my!s font un objet insupportable2 mais pr5ez-les comme signes2 ils reprs5t5t assez bi5 la situation du p5seur1 ds qu'il se risque2 c> il n'a jamais assurance sans en tre aussitt puni2 l'infatuation e/ l'enf] de l'esprit4 ,et les uvres ne sauv5t jamais l'esprit1 comme mille lignes crites n'assur5t pas la ligne qui suivra2 c> telle e/ la svre condition de ce qui e/ libre1 c'e/ qu'il n'y a po9t de condition4 ,celui qui rfl*it ne gagne pas le pa9 du l5dema91 ni mme celui de la j\rne4 ,qui peut se promettre une p5se8 ,l'att5tion e/ donc une belle prire4 ,a9si tant que l'inv5tion s]a la plus gr&e affaire huma9e1 ,pascal sonn]a comme il faut l'oreille de l'homme4 ,,xlv ,,encore ,,pascal ,on ne lit plus les ,prov9ciales1 mais on lit c]ta9em5t les ,p5ses4 ,je ne songe pas ici au pr(esseur ni l'tudiant1 qui lis5t p> tat1 mais bi5 au ,liseur1 animal non apprivois et dont les murs sont mal connues4 ,le libraire tmoigne l-dessus indirectem5t2 v\s tr\vez p>t\t une dition des ,p5ses de ,pascal1 con=me aux plus rc5ts travaux1 et dlivre de ces notes qui n\s remett5t l'cole4 ,mais qui se plat cette brutale philosophie8 ,quelque ca?olique qui a peur de l'enf]8 ,cela je ne le crois po9t du t\t4 ,bi5 plutt ce g5re de ca?olique qui e/ commun *ez n\s1 et que je veux appel] libre ,p5seur4 ,avec ou sans la messe4 ,cette f\le de solitaires c\vre une gr&e t5due de pays4 ,au ju/e1 quoi8 ,une p5se intrpide4 ,un mpris assur de t\tes les ,importances4 ,un jugem5t d]ni] sur t\t1 o les rois sont aussi nus qu' leur naissance4 ,le jsuite ne s\ffre po9t cette manire1 et il e/ plaisant d'ap]cevoir que la qu]elle des ,prov9ciales1 que l'on croit oublie1 revi5t ici p> le dess\s4 ,il ne manque pas de jsuites sans messe2 et le fond du jsuite e/ en ceci qu'il y a des *oses qu'il ne faut po9t dire1 et que le mieux e/ donc de n'y po9t p5s]4 ,le jsuite sans messe fait sa prire aux hommes compt5ts1 ornant le prfet1 l'acadmici51 le gnral et le m9i/re de cette suave p]fection que l'on revt en mme temps que le co/ume4 ,d'o un *ange d'acadmiques s\rires4 ,ah6 qu'il e/ d\x d'tre jsuite6 ,sur ce propos somnifre1 ,pascal entre au jeu et v\s rveille t\s ces g5s-l4 ,je tir]ai1 dit-il1 mon bonnet t\tes les puissances1 comme v\s faites4 ,mais compr5ons p\rquoi4 ,je veux bi5 tre esclave1 mais je ne veux pas tre sot4 ,il faut un mdec9 p\r m\rir2 et si je ne *oisis pas de mdec9 diplme1 me voil livr aux gurisseurs et sorci]s1 qui se battront aut\r de ma c>casse4 ,comme en politique1 o il y a mo9s cra9dre d'un sot1 qui rgne p> droit de naissance1 que d'un milli] de demi-habiles qui se battrai5t p\r la c\ronne4 ,en ce s5s ce qui e/ tabli e/ ju/e1 et je salue ce qui e/ tabli4 ,mais sans respect4 ,mon bonnet1 oui2 mon respect1 non4 ,jsuites con/]ns4 ,on ne peut po9t mettre en prison un homme qui obx4 ,p\rquoi dire ces vrits amres8 ,puisqu'il faut salu]1 n'e/-il pas plus simple de respect]8 ,la politesse fait t\s les j\rs ce miracle de faire entr] le respect p> l'ouv]ture du ge/e1 et de le p\ss] jusqu'au d]rire de la tte4 ,prire1 c'e/ politesse4 ,abtissez-v\s1 oui2 mais ne le dites pas1 et d'abord ne le p5sez pas1 t\te l'expri5ce vise l4 ,ce ,pascal e/ impie et sacrilge2 pr(ondm5t impie et sacrilge4 ,voyez comme sa p5se pr5d =ce en son d]rire de tte4 ,mais cela mme il ne faut po9t le dire1 c> on lirait ce n\veau ,lucif]1 bi5 nomm ,porte-,lumire1 teignons-n\s et adm9i/rons4 ,j'ai r5contr de ces demi-jsuites qui p5s5t encore trop1 et qui veul5t1 p\r le ,roi accus1 plaid] la sottise4 ,c'e/ un pauvre homme1 vanit seulem5t4 ,que v\lez-v\s qu'il ait fait8 ,mais1 mon *] demi-jsuite1 il ne faut pas le dire1 c> aucun homme ne s'arrange d'une moiti de p5se4 ,et lui1 aussitt1 travaille s'te9dre1 et *]*e le jeu de c>tes4 ,cette l*et e/ le seul mal huma9 peut-tre4 ,le seul qui soit de consqu5ce4 ,j'aime ces proltaires qui veul5t donn] aux *oses leur vrai nom4 ,rem>quez qu'il y a des jsuites p> l aussi1 et surt\t un bon nombre de demi-jsuites qui v\drai5t s'enf]m] en leur demi-p5se4 ,mais1 qui p5se seulem5t une *ose1 il p5se t\t4 ,et quant aux extrmes jugeurs1 on ne m't]a po9t de l'esprit qu'ils s]ai5t inv9cibles1 s'ils pr5ai5t le p>ti d'obir2 au lieu qu'en la rvolte je vois rev5ir l'ordre inv9cible1 et le *apeau sur un bton qu'il faut ador]4 ,n\s t\rnons sur place1 et ,pascal e/ lo9 en avant4 ,,xlvi ,,dante ,,et ,,virgile ,la commmoration a ram5 l'att5tion univ]selle sur le visage de ,dante1 qui exprime si bi5 la svrit et le malheur4 ,rfl*issant mon t\r sur cette pope qui n\s lve son ciel asctique en p>tant des pr(ondeurs1 je v\lais compr5dre p\rquoi1 ds les premi]s t]cets1 n\s p>tons d'un pas assur1 comme en une =t la puissance des arbres annonce le sol f]me et le dos vi]ge de la t]re4 ,il n'y a plus ici de conv5tion2 nature intacte4 ,lo9 de la ville raisonnable et p]fide4 ,ici c'e/ le c\rage qui fait la r\te2 et ce ry?me l'annonce assez1 qui fait trois pas et reg>de4 ,je veux suivre ce guide sr1 ce mulet aux jambes s*es4 ,ce que je vois8 ,l'huma9 et moi-mme2 le pire et le meilleur1 et le passable aussi1 de ce monde huma91 sans aucun de ces conv5ables arrangem5ts qui font horreur4 ,mais cet enf] donne esprance1 p> le ju/e spectacle2 dj purgatoire1 et reflet du ciel des p5ses1 p> le ju/e spectacle2 ce que ce ry?me =t n\s promet4 ,ne t'arrte qu'un mom5t1 dit-il2 ce n'e/ ici qu'un *em9 et passage4 ,qui se reg>de se juge2 qui se juge se sauve4 ,t\t exam5 de consci5ce e/ ici enf]m4 ,desc5dre p\r remont]4 ,t\t ce qui m'e/ si prs1 t\t ce qui e/ moi1 en spectacle et comme recul et sp>4 ,p> le sec\rs du pote4 ,dante suit ,virgile1 et je les suis l'un et l'autre1 comme la *vre suit la *anson du *evri]4 ,ce monde des enf]s et des ombres fut t\j\rs l'image fidle des p5ses huma9es1 et des passions sans consi/ance qui sembl5t d'abord les port]4 ,ulysse1 ce fe/9 qu'il (fre aux mes1 ne voyait acc\rir que des ombres maigres et affames4 ,c'tait le temps o l'homme passionn se d*>geait un peu de fureur et de cra9te p> la fiction du dieu extrieur1 tantt lo91 tantt prs1 et voyageant sur les nuages4 ,imm5se progrs dj4 ,c> le peuple enfant et fti*i/e e/ d\x1 pieux1 dv\1 inhuma91 be/ial selon l'humeur et l'occasion1 sans aucun jugem5t sur soi2 aussi ne se s\vi5t-il po9t proprem5t p>l]1 mais plutt il recomm5ce4 ,au lieu que les dieux d',homre1 aux =mes brillantes1 tal5t assez bi5 au reg>d ces app>5ces sans corps qui sont ,jal\sie1 ,v5geance et ,gloire4 ,l'ombre d',a*ille a9si considre sa vie comme un va9 mlange des lm5ts4 ,j'aim]ais mieux tre un valet de f]me sur la t]re1 qu'tre ,a*ille p>mi les ombres4 ,telle e/ la premire ?ique1 un peu au-dessus du dsespoir1 quoique sans esprance2 c> le vrai dsespoir e/ sans aucune rflexion4 ,ici la ,fatalit rgne encore2 elle e/ du mo9s juge4 ,qu& ,virgile desc5d aux enf]s son t\r1 t5ant en ma9 le rameau d'or1 et conduit p> la ,sybille ,italique1 les ,ombres1 passions mortes1 sont dj autrem5t ranges4 ,politiquem5t1 la ,roma9e4 ,d'aprs un av5ir de conqutes2 d'aprs le li5 des causes et des effets4 ,non plus caprice extrieur1 selon les intrigues des dieux2 mais inflexible dt]m9ation1 o l'esprance de *aque tre se tr\ve prise et d'avance crase4 ,quelle revue que celle de ces armes roma9es non encore exi/antes1 et dj mortes6 ,et ce ,m>cellus1 espoir de l'empire1 mort prmaturm5t2 dj mort en sa fleur1 avant mme d'tre n4 ,tu s]as ,m>cellus2 ma9s ple9es jetez des lis4 ,c'e/ le plus haut tragique1 ce mom5t de la rflexion o1 la ,fatalit capricieuse tant va9cue1 l'inflexible ,ncessit se montre4 ,a9si ,virgile peignait ses fresques immobiles4 ,la troisime pope e/ de ,jugem5t et de ,lib]t4 ,non publique1 mais prive4 ,non de ,de/91 mais de crime1 *tim5t1 purification et salut4 ,c'e/ le mom5t de la faute1 du remords et du rep5tir4 ,t\s les dieux aux enf]s1 l'huma9 sur les p5tes1 la lumire sur les cimes4 ,lumire1 seule ju/ice4 ,*acun jug p> soi1 comme ,platon avait os dire2 mais la foi ,platonici5ne se j\ait2 et ,socrate m\rant n'tait assur que de lui-mme4 ,le m\vem5t pique ne tirait pas encore les f\les v]s cette ,ju/ice qui n'e/ que lumire4 ,l'pope ,dantesque n\s tr\ve assis et rvant sur les m>*es de quelque temple de ,m9]ve4 ,trop heureux de ne plus croire ri54 ,mais ce m\vem5t huma9 ne peut pas s'arrt] l4 ,aussi le premi] appel du guide l'anguleux visage n\s met aussitt deb\t4 ,,xlvii ,,du ,,peuple ,,juif ,les ,grecs composai5t et conciliai5t1 p> cette prud5ce politique qui ressort de t\s leurs crits4 ,mme dans l'exi/5ce ,homrique ils se tr\v5t sp>s du de/9 p> un peuple de dieux int]mdiaires1 d'o un ret>d dans l'accomplissem5t1 qui laisse respiration4 ,et ces fictions reprs5t5t assez bi5 notre pratique2 c> que faisons-n\s jamais1 que gagn] du temps sur les ncessits extrieures1 qui f9iront p> va9cre8 ,cette sagesse s'exprime presque *rti5nem5t dans la rsignation /oci5ne qui compose le devoir quotidi5 et l'troit et suffisant passage p\r nos actions avec une fatalit inv9cible4 ,la lib]t1 de sa nature inf9ie et miraculeuse1 s'e/ tr\ve pose au milieu mme du peuple ,juif1 p>ce que le de/9 y tait immdiat et comme irrespirable4 ,je conseille de lire la ,bible d'un seul trait1 en vue de contempl] une exi/5ce impossible4 ,depuis la ,g5se ce n'e/ t\j\rs qu'une cration sublime1 viol5te1 absolum5t arbitraire au reg>d de l'exi/5ce huma9e1 qui e/ *tive et comme nant4 ,je n'y vois po9t d'esprance1 ni aucun essai d'indu/rie ou de vraie politique1 mais seulem5t une prompte obissance1 qui n'arrive p\rtant pas c\rir aussi vite que le *tim5t4 ,t\tes les fautes sont gales au reg>d de l',absolue ,volont4 ,les enfants de la faute sont maudits avant de natre4 ,la lettre rgne4 ,la gu]re y e/ mtaphysique4 ,*acun des combattants accomplit la volont de ,dieu p\r sa "p4 ,c'e/ ce qu'annonce le sacrifice d',abraham2 mais je tr\ve dans l',exode une plus =te image de la ncessit3 ,lorsque ,mose levait sa ma91 ,isral tait le plus =t2 et lorsqu'il baissait sa ma91 ,amalek tait le plus =t4 ,les ma9s de ,mose tant fatigues1 ils prir5t une pi]re qu'ils placr5t s\s lui1 et il s'assit dessus4 ,a>on et ,hur s\t5ai5t ses ma9s1 l'un d'un ct1 l'autre de l'autre2 et ses ma9s re/r5t f]mes jusqu'au c\*] du soleil4 ,ces hommes ont contempl l't]nel4 ,aussi la pla9te de ,job ne cesse pas d'ador]4 ,voltaire n'a pu surmont] cette ide crasante1 qui e/ p\rtant vraie1 c> tel e/ bi5 notre de/9 t\s1 ds que n\s l'acceptons4 ,et ds qu'un homme croit f]mem5t qu'il ne peut plus m>*]1 comm5t f]ait-il un seul pas8 ,d'o devait natre1 en ce peuple c\*1 l'ide antagoni/e3 ,pr5ds ton lit1 lve-toi1 et m>*e4 ,les miracles fur5t possibles cette fois-l1 p> l'excs du dsespoir4 ,et1 p>ce que la volont de l'homme tait frappe en son c5tre1 tant prive absolum5t1 sy/matiquem5t de cette foi en elle-mme sans laquelle elle n'essaie mme pas1 ici devait se faire la rsurrection1 p> la foi elle-mme4 ,ide inf9ie2 c> celui qui p5se la limite ne se p5se plus libre1 et p]d t\t4 ,donc un autre absolu1 d'autres possibles1 d'autres relations1 une autre vie4 ,p> rapport quoi l',imm5se ,exi/5ce devait p>atre enf9 ce qu'elle e/1 inexplicable en soi1 inexorable1 mais aussi sans aucune volont mauvaise ou bonne1 sans aucun dcret mauvais ou bon4 ,les miracles de la foi mettai5t le t]me aux miracles de la nature2 le de/9 tait d*u de son rang4 ,ces ides se dess95t2 on les tr\v]a en clair dans ,desc>tes3 mais il s'en faut de beauc\p qu'elles g\v]n5t en la plup>t des hommes4 ,bi5 plutt1 ds que la ncessit montre un visage huma91 comme dans la gu]re et dans t\t ce qui s'y rapporte1 les hommes revi5n5t aism5t l'anci5 ,dieu4 ,abraham lie tri/em5t son fils4 ,a>on et ,hur s\ti5n5t les ma9s de ,mose4 ,,xlviii ,l',,esprit ,,*r,,ti5 ,l'esprit *rti5 n'e/ pas encore dvelopp1 mme en ses premi]s replis2 n\s n'ap]cevons pas le mom5t o l'ide mme du jugem5t intrieur appell]a son oppos1 c'e/ savoir une =me politique purifie1 dont n\s n'avons presque aucune ide4 ,selon les vues pr(ondes de ,hegel1 qu'il faut elles-mmes dvelopp] h>dim5t1 la religion n'e/ jamais que la premire rflexion sur les monum5ts1 p>mi lesquels je compte les lg5des2 et la philosophie elle-mme n'e/ qu'une rflexion sur la religion4 ,c'e/ p\rquoi je dis que la ,libre ,p5se n'e/ et ne s]a autre *ose que le ,*ri/ianisme dvelopp4 ,je dis dvelopp2 non po9t rconcili avec l'anci5 ordre politique2 non po9t int]prt d'aprs l'anci5ne logique2 mais lui-mme dev5ant logique et f9alem5t politique4 ,je pr5drai en exemple le salut individuel1 o ,comte lui-mme1 si att5tif recueillir l'hritage huma91 n'a p\rtant reconnu que l'gsme r5aissant4 ,il e/ clair qu'il faut coopr] d'abord1 et cote que cote sauv] les autres en mme temps que soi1 et ne po9t quitt] femme1 amis et compagnons p\r soign] sa propre me4 ,ri5 n'e/ plus vid5t2 mais il y a beauc\p de *oses vid5tes et qui ne s'accord5t po9t4 ,il faut coopr] p\r la paix2 trs bi54 ,mais le mo9dre essai dans ce s5s-l fait p>atre une autre gu]re4 ,la gr&e gu]re a port cette contradiction et n\s la jette ma9t5ant en disc\rs irrfutables4 ,suivons l'autre ide1 si jeune encore2 il e/ assez clair que l'lm5t de la gu]re e/ cette colre intrieure en *acun1 si aism5t p>e en indignation4 ,le monde des hommes e/ agit en t\s s5s de ces gnreuses colres1 salues s\s le nom de c\rage4 ,mais n\s ne p\ssons po9t au-del4 ,aut\r de cette ide n\s voyons se re=m] les lgions de ,cs>4 ,o donc le salut1 s9on dans une retraite l'intrieur de soi-mme en vue de se bi5 g\v]n]8 ,*acun reconnat promptem5t1 d'aprs ses premi]s essais1 qu'il e/ difficile d'aid] les autres2 mais c'e/ encore trop peu savoir4 ,il faut compr5dre1 p> jugem5t irrvocable1 que les moy5s de =ce1 et mme d'app>5ce d\ce et p]suasive1 sont ncessairem5t s\mis aux lois de la =ce4 ,cette vue prise1 et ce monde une fois exil de n\s1 une autre ide se montre1 qui e/ que la paix de *acun avec soi s]a ncessairem5t la paix univ]selle4 ,a9si c'e/ p> g\v]nem5t de moi-mme que j'aide les autres1 et seulem5t a9si4 ,en t\tes *oses2 c> si je ne convoite po9t1 j'tablis la ju/ice autant qu'il e/ en moi2 si je ne viol5te po9t1 j'tablis la lib]t autant qu'il e/ en moi4 ,ce que traduit exactem5t et sans la mo9dre erreur cette potique doctr9e d'aprs laquelle celui qui a sauv son me int]cde et prie p\r t\s les autres4 ,mais ce n'e/ pas assez de croire2 il faut savoir4 ,cela e/ a9si4 ,t\s les maux huma9s vi5n5t de ce que je me jette sauv] les autres d'esclavage1 d'inju/ice et de viol5ce1 au lieu de me sauv] moi-mme4 ,dans le ,ju/e1 t\tes les fois qu'on le r5contre1 on reconnat non sans tonnem5t un c]ta9 refus d'aim] et mme d'aid]1 p> un reg>d l'ordre invisible et immdiatem5t univ]sel o le sage g\v]ne absolum5t4 ,mais cela e/ encore plus admir que compris4 ,on s't\rdit *]*] une loi civile qui prs]v]ait les hommes d'tre viol5ts1 inju/es1 esclaves4 ,au lieu que c'e/ p>ce qu'ils ne se sauv5t po9t *acun de viol5ce1 d'inju/ice et d'esclavage1 que la loi civile e/ corrompue p> ce mlange d'am\r et de v5geance4 ,,xlix ,,le ,,gr& ,,programme ,ca?olique veut dire ,univ]sel4 ,ce mot arrte t\t net la critique4 ,que v\lons-n\s t\s p5s]1 nos meilleurs mom5ts1 si ce n'e/ l',univ]sel8 ,ce fut donc un gr& mom5t de l'hi/oire huma9e1 lorsque le cat*isme eut la prt5tion d'enseign] la mme doctr9e t\s et p>t\t4 ,c'tait lev] n'importe quel esprit la hauteur de l'arbitre1 et dj excommuni] cette p>tie de l'homme qui juge du vrai d'aprs le lieu1 l'occasion et l'intrt4 ,p> cette vue un ri*e et mme un roi1 aussi bi5 qu'un esclave1 tait invit faire deux p>ts de sa vie2 l'une1 animale1 et occupe faire au corps huma9 son lit et sa place1 et lui assur] pitance2 l'autre1 vraim5t huma9e et s\cieuse de l',univ]sel1 soit dans son savoir1 soit dans ses maximes de pratique1 soit mme dans ses s5tim5ts4 ,rem>quez que c'e/ t\j\rs p> cette va/e contemplation que l'esprit se dlivre1 et qu'au contraire il s'en*ane et1 bi5 plus1 se d%onore lorsqu'il p5se selon ses passions4 ,deux p\voirs se montrai5t1 comme ,comte l'a vu1 et p\r la premire fois sp>s4 ,l',esprit1 t\j\rs *]*ant la communion univ]selle1 jugeait les individus1 les rois1 et les nations1 petits et gr&s animaux1 t\j\rs ex]ant et n\rrissant leur puissance4 ,il faut conv5ir qu'avant la rvolution *rti5ne et l'organisation ca?olique1 l'esprit en v5ait t\j\rs ador] la puissance2 et c'e/ t\j\rs l qu'il revi5t lors qu'il a p]du le s5s ca?olique4 ,l'a?lte lui-mme e/ comme un cyclone dans l'excution s'il ne sait p> mom5ts susp5dre et jug] sa propre =ce1 t\t fait comme un pape jugeait un roi4 ,la doctr9e tait donc =tem5t dess9e1 et selon la loi de nos p5ses1 c'e/--dire d'abord circonscrite ab/raitem5t comme le dess9 p> la ligne4 ,autrem5t dit c'tait et c'e/ encore le ,gr& ,programme4 ,on p\rrait bi5 dire que t\t savant e/ ca?olique et que t\t sage e/ ca?olique4 ,mais1 l-dessus1 le svre programme e/ encore bon consult]4 ,c> t\te sci5ce e/ tire de deux cts4 ,d'un ct1 et autant qu'elle *]*e l',univ]sel1 je la vois exigeante sur les preuves2 mais1 de l'autre1 autant qu'elle *]*e la puissance1 je la vois pr5ant le succs comme la meilleure preuve1 et disant mme que le succs e/ la seule preuve1 et que1 du mom5t que l'avion s'lve1 il ne faut po9t se s\ci] de savoir comm5t cela se fait4 ,ce mpris de la ?orie e/ assez commun1 et va s\v5t la colre2 au fond c'e/ colre de roi4 ,p> o l'on peut rem>qu] que beauc\p1 qui se dis5t ca?oliques1 ne le sont po9t du t\t4 ,ce beau mot ne se laisse po9t d=m]4 ,je rem>que la mme *ose dans les sages4 ,c> il y a une sagesse t\te de prud5ce1 p\r ne pas dire de peur1 et qui montre seulem5t ses fruits4 ,c'e/ p> ce dt\r qu'un av>e e/ p>mi les plus sages des hommes1 loign de t\t am\r ru9eux1 de t\te g\rm&ise et de t\t emportem5t1 p> une prud5te g>de de ses frontires de *air4 ,tel encore le bi5faiteur1 s'il donne p\r recevoir1 ou seulem5t p\r cons]v]4 ,tel encore le vaniteux1 qui l\e af9 d'tre l\4 ,c'e/ p> ce jeu des passions en*anes que t\te puissance a gr&i et s'e/ ma9t5ue4 ,mais1 selon le s5s ca?olique1 ces prt5dues v]tus sont de nulle valeur2 l'homme se doit d'agir et de s5tir huma9em5t1 et non po9t animalem5t1 c'e/--dire de suivre encore ici le modle univ]sel1 ce qui suppose d'abord que l'esprit sa*e se retir] et mpris] les basses uvres4 ,mais1 ce ,gr& ,programme blesse les rois1 j'ent5ds t\s les g\rm&s de puissance4 ,et1 reg>dant qui s'irrite1 et qui r\git de fureur1 et qui invoque comme de sa9tes et de vnrables lois les plus animales ncessits1 p> exemple de df5se commune1 v\s dcid]ez encore une fois que1 p>mi ceux qui ont l'ambition de se dire ca?oliques1 il y en a beauc\p qui ne sont nullem5t ca?oliques4 ,l ,,p\r ,,le ,,mat,,rialisme ,le ,congrs des ,religions a fltri le matrialisme4 ,une bonne df9ition aurait mieux valu2 c> il y a un ,spiritualisme sans discipl9e qui n'e/ pas sa9 non plus4 ,t\t e/ ple9 de dieux1 disait un anci54 ,qu& ,pascal crit3 le sil5ce t]nel de ces espaces inf9is m'effraie1 c'e/ t\t fait la mme p5se1 c> cela veut dire3 les dieux ne rpond5t po9t4 ,lucrce l\ait son matre picure1 p\r avoir apport aux hommes cette ide libratrice qu'il n'y a po9t de volonts ca*es dans la tempte et le tonn]re1 et qu'il n'y a pas plus de my/re dans une clipse que dans mon ombre p> t]re4 ,ide nette1 virile1 bi5faisante1 du mcanisme des phnomnes1 c> t\s les dieux sont s\ills de sang huma91 et ce n'tai5t que les plus r$\tables passions1 sauvagem5t adores4 ,la peur faisait les sorci]s1 et puis les brlait4 ,la colre inv5tait quelque dieu v5geur1 et puis faisait la gu]re en son nom4 ,le f\ e/ a9si2 ses passions font preuve2 il leur donne la =me d'objet1 et il agit d'aprs cela4 ,de mme t\j\rs1 dans cette sombre hi/oire des sup]/itions1 *acun fit des dieux selon ses passions et se fit gloire de leur obir4 ,s9crem5t1 et c'tait bi5 l le pis4 ,qu& nos passions pr5n5t figure de vrits1 de ralits dans le monde1 d'oracles et de volonts surhuma9es dans le monde1 t\t e/ dit4 ,le fanatisme e/ le plus r$\table des maux huma9s4 ,c'tait donc une gr&e ide1 la plus gr&e et la plus fconde peut-tre1 que celle des atomes dansants1 petits corps sans p5se aucune1 n'ayant que duret et =me1 les uns ronds1 les autres cro*us1 =mant p> leur mcanique t\s ces spectacles aut\r de n\s1 et nos corps mmes1 et jusqu' nos passions4 ,c> le gr& ,desc>tes1 et ,sp9oza aprs lui1 et encore mieux1 sont alls jusqu' cette rflexion dcisive que1 mme en n\s1 mme ram5es n\s1 nos passions sont comme les orages1 c'e/--dire des flux1 des t\rbillons1 des rem\s d'atomes gravitant et cr\lant1 ce qui ru9ait leurs brillantes preuves4 ,et telle e/ la seconde tape de la sagesse matriali/e4 ,aprs avoir ni le ,dieu le veut et le prsage ou signe dans les cieux1 l'homme en colre arrive ni] le je le veux1 et se dire3 ce n'e/ que fivre et *aleur de sang1 ou =ce sans emploi2 d\*ons-n\s1 ou manions des poids4 ,mais qui ne voit1 dans ces h>dies suppositions et dans ces p]ceptions nettes1 la plus belle victoire de l'esprit8 ,pratiquem5t nul n'en d\te4 ,p5s]1 rduire l'erreur1 calm] les passions1 c'e/ ju/em5t v\loir1 et va9cre l'aveugle ncessit en mme temps qu'on la df9it4 ,je sais qu'il y a plus d'un pige2 et il arrive que celui qui a reu l'ide matriali/e1 sans l'avoir assez faite et cre p> sa propre volont1 e/ s\v5t cras son t\r et mcanis p> cette autre ?ologie1 disant qu'on ne peut ri5 contre ri51 et que t\t e/ gal1 sans bi5 ni mal1 sans progrs possible2 c'e/ comme un maon qui mur]ait la porte avant de sortir4 ,mais ce dang] e/ plus ?orique que rel4 ,dans le fait1 je vois que le spirituali/e l'anci5ne mode tombe neuf fois sur dix dans l'adoration des passions et dans le fanatisme gu]ri]1 ce qui revi5t accept] les =ces matrielles2 au lieu que c'e/ le h>di matriali/e1 neuf fois sur dix1 qui ose v\loir la ,ju/ice et annonc] les =ces morales4 ,,li ,,de ,l',,incr,,dulit ,p5s]1 c'e/ dire non4 ,rem>quez que le signe du oui e/ d'un homme qui s'endort2 au contraire le rveil sec\e la tte et dit non4 ,non quoi8 ,au monde1 au tyran1 au pr*eur8 ,ce n'e/ que l'app>5ce4 ,en t\s ces cas-l1 c'e/ elle-mme que la p5se dit non4 ,elle rompt l'heureux acquiescem5t4 ,elle se sp>e d'elle-mme4 ,elle combat contre elle-mme4 ,il n'y a pas au monde d'autre combat4 ,ce qui fait que le monde me trompe p> ses p]spectives1 ses br\ill>ds1 ses *ocs dt\rns1 c'e/ que je cons5s1 c'e/ que je ne *]*e pas autre *ose4 ,et ce qui fait que le tyran e/ matre de moi1 c'e/ que je respecte au lieu d'exam9]4 ,mme une doctr9e vraie1 elle tombe au faux p> cette somnol5ce4 ,c'e/ p> croire que les hommes sont esclaves4 ,rfl*ir1 c'e/ ni] ce que l'on croit4 ,qui croit seulem5t ne sait mme plus ce qu'il croit4 ,qui se cont5te de sa p5se ne p5se plus ri54 ,je le dis aussi bi5 p\r les *oses qui n\s ent\r5t4 ,qu'e/-ce que je vois en ouvrant les yeux8 ,qu'e/-ce que je v]rais si je devais t\t croire8 ,en vrit une sorte de b>iolage1 et comme une tapiss]ie incomprh5sible4 ,mais c'e/ en m'int]rogeant sur *aque *ose que je la vois4 ,ce guetteur qui ti5t sa ma9 en abat-j\r1 c'e/ un homme qui dit non4 ,ceux qui tai5t aux obs]vatoires de gu]re p5dant de longs j\rs ont appris voir1 t\j\rs p> dire non4 ,et les a/ronomes ont de sicle en sicle t\j\rs recul de n\s la lune1 le soleil et les toiles1 p> dire non4 ,rem>quez que dans la premire prs5tation de t\te l'exi/5ce1 t\t tait vrai2 cette prs5ce du monde ne trompe jamais4 ,le soleil ne p>at pas plus gr& que la lune2 aussi ne doit-il pas p>atre autre1 d'aprs sa di/ance et d'aprs sa gr&eur4 ,et le soleil se lve l'e/ p\r l'a/ronome aussi2 c'e/ qu'il doit p>atre a9si p> le m\vem5t de la t]re dont n\s sommes les passag]s4 ,mais aussi c'e/ notre affaire de remettre *aque *ose sa place et sa di/ance4 ,c'e/ donc bi5 moi-mme que je dis non4 ,t\te religion e/ vraie1 de la mme manire que le premi] aspect du monde e/ vrai4 ,mais cela ne m'avance gure4 ,il faut que je dise non aux signes2 il n'y a pas d'autre moy5 de les compr5dre4 ,mais t\j\rs se frott] les yeux et scrut] le signe1 c'e/ cela mme qui e/ veill] et p5s]4 ,autrem5t c'e/ dormir4 ,si dcid que l'on soit t\t croire1 il e/ p\rtant vrai que ,jsus e/ autre *ose que cet enfant dans la cr*e4 ,il faut p]c] l'app>5ce4 ,le ,pape lui-mme la p]ce1 en *acune de ses prires4 ,autrem5t s]ait-ce prire8 ,non po9t1 mais sommeil de vieil homme4 ,d]rire le signe il y a la ?ologie4 ,mais la ?ologie1 si elle n'e/ que signe1 qu'e/-elle8 ,et qu'y a-t-il d]rire la ?ologie8 ,il faut compr5dre1 ce qui e/ t\j\rs dire non4 ,non tu n'es pas ce que tu sembles tre4 ,comme l'a/ronome dit au soleil2 comme dit n'importe quel homme aux images r5v]ses dans l'eau4 ,et qu'e/-ce que scrupule1 si ce n'e/ dire non ce qu'on croit8 ,l'exam5 de consci5ce e/ dire non soi c\*4 ,ce que je crois ne suffit jamais1 et l'incrdulit e/ de foi /ricte4 ,pr5ds ton lit et m>*e4 ,,f9 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,au ,,lecteur #g ,i4 ,,*ateaubri& #ac ,,ii4 ,,oracles ,,et ,,miracles #af ,,iii4 ,,prom,,?,e #ai ,,iv4 ,,libre ,,p5s,e #bb ,v4 ,,de ,,la ,,culture #be ,,vi4 ,,humanit,s #bh ,,vii4 ,,de ,,la ,,?,,ologie #ca ,,viii4 ,,de ,l',,art ,,de ,,p]suad] #cd ,,ix4 ,,proph,,ties #ch ,x4 ,,des ,m,,taphores #da ,,xi4 ,,des ,,app>5ces #dd ,,xii4 ,,sci5ce ,,et ,,religion #dh ,,xiii4 ,,le ,,temple #ej ,,xiv4 ,,idoles #ec ,,xv4 ,,la ,,ca?,,drale #ef ,,xvi4 ,,dogmatisme #ei ,,xvii4 ,,jans,,ni/e ,,et ,j,,suite #fa ,,xviii4 ,l',,homme ,,de ,,dieu #fd ,,xix4 ,,desc>tes #fg ,,xx4 ,,c>d9aux #gj ,,xxi4 ,,de ,l',,galit #gc ,,xxii4 ,,le ,,cat,,*isme #gf ,,xxiii4 ,,le ,,ph>isi5 #hj ,,xxiv4 ,,le ,,figui] #hc ,,xxv4 ,,le ,,signe ,,de ,,la ,,croix #hf ,,xxvi4 ,,des ,,signes #hi ,,xxvii4 ,,no,l #ib ,,xxviii4 ,l',,enfant ,j,,sus #ie ,,xxix4 ,,la ,,vi]ge ,m,,re #ih ,,xxx4 ,,la ,,lune ,,pascale #aja ,,xxxi4 ,r,,surrection #ajd ,,xxxii4 ,,la ,f,,te-,,dieu #ajh ,,xxxiii4 ,,le ,,culte ,,des ,,morts #aaa ,,xxxiv4 ,,les ,,gr&es ,,images #aad ,,xxxv4 ,,idolatrie #aag ,,xxxvi4 ,,de ,,la ,,foi #aba ,,xxxvii4 ,,les ,,v]tus ,,?,,ologales #abc ,,xxxviii4 ,,jeanne ,d',,arc #abf ,,xxxix4 ,,ca?olicisme #abi ,,xl4 ,l',,univ]sel #acc ,,xli4 ,,*ri/ianisme ,,et ,,socialisme #acg ,,xlii4 ,,le ,,p\voir ,,spirituel #adj ,,xliii4 ,,la ,,tr9it #add ,,xliv4 ,,pascal #adg ,,xlv4 ,,encore ,,pascal #aej ,,xlvi4 ,,dante ,,et ,,virgile #aed ,,xlvii4 ,,du ,,peuple ,,juif #aeh ,,xlviii4 ,l',,esprit ,,*r,,ti5 #afa ,,xlix4 ,,le ,,gr& ,,programme #afd ,l4 ,,p\r ,,le ,,mat,,rialisme #afh ,,li4 ,,de ,l',,incr,,dulit #aga ,,a*ev ,d',,imprim] ,,p\r ,f4 ,,ri$] ,,et ,cie ,,en ,,ju9 #aibd ,,p> ,,la ,,soci,t ,,de ,,gravure ,,et ,d',,impression ,d',,art1 ,a ,,ca*an ,r,,imprim ,,en ,f,,vri] #aibh ,,p> ,,la ,,soci,t ,,mod]ne ,d',,impressions1 ,a ,,p>is