,,ala9 ,,s\v5irs ,,conc]nant ,,jules ,,lagneau ,deuxime dition ,,p>is ,librairie ,gallim>d ,,ditions ,,de ,,la ,,n\velle ,,revue ,,fran,,aise #c1 rue de ,gr5elle 7,v,ime7 ,,du ,m,,me ,,auteur ,,ditions ,,de ,,la ,,n\velle ,,revue ,,fran,,aise ,sy/me des ,beaux-,arts #a vol4 ,m>s ou la ,gu]re ,juge #a vol4 ,les propos d',ala9 #b vol4 ,,camille ,,blo* ,quatre-,v+t-,un ,*apitres sur l',esprit et les ,passions #a vol4 ,les ,m>*&s de ,sommeil #a plaquette4 ,,librairie ,,/ock ,propos sur l',e/htique #a vol4 ,,ri$] ,,et ,c ,propos sur le ,*ri/ianisme #a vol4 ,,il ,a ,t ,,tir ,,de ,,cet ,,ouvrage1 ,,apr,s ,,impositions ,,sp,,ciales1 #aji ,,exemplaires ,,de ,,luxe ,,9-#d ,,telli,,re ,,sur ,,papi] ,,v]g ,,pur ,,fil ,,lafuma-,,nav>re1 ,,dont #i ,,hors ,,comm]ce ,,m>qu,s ,,de ,a ,a ,i1 ,,et #ajj ,,exemplaires ,r,,s]v,s ,,aux ,,bibliophiles ,,de ,,la ,,n\velle ,,revue ,,fran,,aise ,,num,,rot,s ,,de ,i ,a ,c1 ,,et #hdc ,,exemplaires ,,sur ,v,,l9 ,,pur ,,fil ,,lafuma-,,nav>re1 ,,dont #ac ,,hors ,,comm]ce ,,m>qu,s ,,de a ,a m1 #hjj ,,exemplaires ,,num,,rot,s ,,de #a ,a #hjj1 #cj ,,exemplaires ,d',,auteur ,,hors ,,comm]ce ,,num,,rot,s ,,de #hja ,a #hcj4 ,,t\s ,,droits ,,de ,,reproduction1 ,,de ,,traduction ,,et ,d',,adaptation ,r,,s]v,s ,,p\r ,,t\s ,,les ,,pays ,y ,,compris ,,la ,,russie4 ,,copyright ,,by ,,librairie ,,gallim>d #aibe4 ,i ,,s\v5irs ,d',,coli] ,je veux crire ce que j'ai connu de ,jules ,lagneau1 qui e/ le seul ,gr& ,homme que j'aie r5contr4 ,il tait mieux de livr] au public un expos sy/matique de la doctr9e2 mais cela je ne l'ai po9t pu4 ,les raisons s'en montr]ont *em9 faisant2 je puis dire que ce qui me r5dit la t*e impossible ce fut surt\t la peur d'(f5s] cette ombre vnre4 ,nos matres1 v]s l'anne #ahhh1 qui e/ celle de mes v+t ans1 tai5t svres comme on ne l'e/ plus2 mais ce matre de mes p5ses l'tait1 en ce qui me conc]nait1 p> des raisons plus prcises4 ,j'tais dj un habile rhteur1 et je ne respectais ri5 au monde que lui2 ce s5tim5t donnait des ailes ma prose d'coli]2 en crivant je combattais p\r lui1 et je mprisais t\t le re/e1 d'o une audace1 une =ce p]suasive1 un art de dblay] qui amassr5t plus d'une fois des nuages aut\r du front r$\table4 ,mes cam>ades1 non mo9s dv\s que moi1 mais autrem5t1 cons]vai5t1 dans leur manire d'crire1 t\t le scrupule1 t\te la pati5ce1 t\s les dt\rs et ret\rs de l',homme1 cet emb>ras de la p>ole1 et jusqu' ces ge/es qui traduisai5t loquemm5t l'insuffisance de t\t ce qu'on p\vait dire4 ,comm5t aurais-je traduit un s5tim5t que je n'pr\vais pas8 ,p5dant que t\t s'obscurcissait devant lui1 t\t s'clairait p\r moi2 j'ap]cevais comme de brillantes trajectoires2 je les p>c\rais h>dim5t4 ,je ne crois po9t du t\t que la ,foi me r5dt facile sur les raisons2 je l'expliqu]ai assez4 ,je ne crois pas non plus avoir en ce temps-l ni dans la suite jamais rabaiss la p5se au rang d'un jeu de rhtorique4 ,n'emp*e que1 p> une facilit qui naquit en mme temps que l'en?\siasme1 j'en donnai plus d'une fois l'app>5ce1 et cela me valut plus d'un rude av]tissem5t4 ,mais enf91 mis au f\et1 je n'en galopais que mieux4 ,le ,matre en pr5ait son p>ti2 et je surpris plus d'une fois sur le puissant visage une joie qui m'tait bi5 d\ce4 ,t\j\rs e/-il qu'alors qu'une page d'un de mes cam>ades tait quelquefois lue comme un modle1 je n'eus jamais cet honneur4 ,il faut donc1 si je veux cons]v] le fidle s\v5ir du p5seur1 que je ne cesse jamais de pe9dre l'homme1 de faon qu'il p>le lui-mme4 ,et1 p\r les comm5taires1 je dois les pr5dre p\r moi et en port] le poids2 c'e/ un dveloppem5t de sa p5se1 ce n'e/ pas autre *ose2 mais je n'os]ais pas dire que c'e/ sa p5se4 ,et p\r que t\tes ces diffr5ces soi5t bi5 en place1 comme l'exige une fidlit que j'ose dire sans alliage1 il faut ncessairem5t que je p>le beauc\p de lui et beauc\p de moi4 ,ce petit livre1 que je comm5ce1 et dont je f]ais des volumes1 si j'osais1 e/ une uvre de c\rage2 la pit s]ait muette4 99 99 99 99 99 #ahhh1 c'tait le temps du ,b\langisme4 ,j'ai vu le *eval noir et les m\vem5ts de la f\le4 ,je n'ai po9t rem>qu que mes cam>ades p>isi5s priss5t srieusem5t ces qu]elles2 p\r moi1 qui arrivais d'une prov9ce t\t fait paysanne1 je n'y p\vais pr5dre intrt4 ,peut-tre e/-il ju/e de dire que notre gnration n'eut po9t d'op9ions politiques4 ,le socialisme ne n\s tait gure connu2 d'aucune manire il ne n\s t\*ait4 ,n\s tions pauvres2 n\s n'avions d'autre ambition que de faire de bonnes tudes1 et d'arriv] quelque rputation de pr(esseur ou de critique littraire4 ,en ce qui me conc]ne1 l'ambition n'allait mme pas si lo92 je p\rsuivais ma c>rire de b\rsi]4 ,je me pliais aux cam>ades et j'tais cordialem5t de la mme humeur qu'eux4 ,un vif s5tim5t me t5ait2 je ne me lassais pas de voir ,p>is4 ,il faut dire que du lyce ,mi*elet1 qui n'tait encore que le lyce de ,vanves1 on dc\vre t\te la ville4 ,all] cet objet p\r le mieux p]cevoir1 ce fut ma gr&e affaire et ma gr&e joie4 ,t\t le re/e tait imit4 ,je ne press5tais nullem5t quelque gr&e vrit de l'ordre moral1 ni quelque gr& ,sy/me1 ni un de/9 extraord9aire4 ,ce fut alors que1 p> la r5contre d'une famille de musici5s1 j'ent5dis p\r la premire fois du ,moz>t et du ,bee?ov52 a9si je connus que j'aimais la musique2 et je crois bi5 que la musique tait mon pr9cipal gt et ma vraie vocation1 mais je n'avais aucun moy5 de l'appr5dre4 ,je p5se peu volonti]s ma nature2 j'y vois une simplicit qui me dt\rne et une abs5ce d'ambition qui me dconc]te4 ,j'tais v5u au lyce ,mi*elet avec l'int5tion de suivre les ,ma?matiques ,spciales2 la c>rire des ,belles-,lettres me p>ut plus facile1 et ce fut p\r cela que je la prfrai4 ,au re/e j'tais robu/e1 gai1 et heureux de t\t4 ,je n'tais po9t p5sif2 encore ma9t5ant je ne le suis gure4 ,quelles fur5t donc mes passions8 ,a peu prs celles d'un *eval au dressage4 ,je ne s\ffris po9t de cet esclavage des int]nats1 en cette f\le de gam9s moqueurs4 ,je m'en dlivrai p> des c\ps de viol5ce1 viol5ce de langage et viol5ce de po+s4 ,cela n'tait pas matire p5se2 et j'en dirais autant auj\rd'hui4 ,une *ose m'tonna que je dois dire2 je fus calomni2 c'tai5t des calomnies d'coli]2 je dus me ju/ifi] devant le ,matre2 je le fis avec cette viol5ce qui e/ un g5re d'loqu5ce et qui a t\j\rs mis les contradicteurs en fuite2 j'en eus honte1 mais ,lagneau me dit1 d'un ton de vivacit tonnant3 ,non1 non2 g>dez cette =ce4 ,j'anticipe4 ,il fallait faire connatre un peu l'coli] qui s'assit un j\r d'octobre en haut des bancs et reg>da le ,matre4 99 99 99 99 99 ,jules ,lagneau tait un homme r\x1 b>bu1 de haute taille et se t5ant droit4 ,les ma9s1 le visage1 le c\ avai5t des ta*es de r\sseur dores4 ,le vtem5t tait celui des ,univ]sitaires en ce temps-l1 sans aucune lgance1 mais non sans beaut2 le corps tait bi5 bti1 et dc\pl1 sans ri5 de gau*e4 ,ce qui tonnait d'abord1 c'tait un front de p5seur1 une sorte de c\pole qui semblait avanc] au-dessus des yeux2 un crne haut1 l>ge1 important aussi en arrire1 premire vue dmesur2 mais j'eus le temps de le bi5 voir1 et je m'ex]ai plus d'une fois le dess9]2 mes dess9s fur5t t\j\rs sans grce1 mais corrects2 a9si je ram5ai ses vraies proportions ce crne d'abord imag9aire2 je saisis cette =me sculpturale1 ce front model et bi5 di/9ct1 quoique les *eveux relevs se fiss5t un peu r>es sur le devant4 ,les s\rcils r\x tai5t mobiles1 olympi5s4 ,les yeux petits1 enfoncs1 vifs1 p]ants1 noirs autant que je me s\vi5s1 avec des po9ts d'or4 ,l'att5tion habitait t\t ce sommet4 ,au-dess\s tai5t la bont et le s\rire4 ,le nez petit et f91 nez d'enfant la n>9e bi5 c\pe4 ,la b\*e petite1 t5dre1 c\leur de m9ium vif2 les d5ts comme des p]les s]res2 petite m\/a*e1 mais une rude b>be sur un m5ton ro*eux qui rpondait l'ar*itecture du crne4 ,l'ensemble tait puissant et beau2 je n'ai jamais connu de *ose vivante qui en appro*t4 ,t\j\rs en action4 ,je n'ai jamais vu sur ce visage l'expression de l'ennui1 ni mme de la fatigue4 ,aucun s\ci1 et nul ef=t de mmoire jamais2 la p5se effaait t\t4 ,quel g5re de p5se8 ,si j'ai la pati5ce d'all] a9si1 sans autre so9 que de dire vrai1 v\s f9irez p> le savoir4 ,l'extrieur d'abord4 ,on voyait p>atre un c>net noir f]m p> un li5 la/ique4 ,de mauvais yeux y lisai5t de ct1 non sans pe9e4 ,la p>ole rvlait aussitt une simplicit et un mpris de l'lgance dont je r5once donn] l'ide2 les mots *evau*ai5t les uns sur les autres et sortai5t dans la plus gr&e confusion2 les ma9s1 qui t\j\rs dess9ai5t p> le ge/e1 tai5t libres1 =tes1 prud5tes1 p]suasives4 ,la p5se avanait p> corrections et reprises2 t\j\rs improvise1 t\j\rs neuve p\r lui4 ,ce qu'il disait tait son t\r objet de mditation1 d'o des sil5ces tonnants2 le front alors se *>geait de sang et de vie2 c'e/ alors que n\s att5dions quelque =mule t]nelle1 et l'att5te n'tait jamais trompe4 ,s\v5t1 au lieu du c>net noir1 on voyait p>atre un volume de ,platon ou de ,sp9oza4 ,il fallait alors des lunettes1 et l'emb>ras de lire le grec ou le lat91 d'expliqu]1 de comm5t]1 le t\t ensemble1 portait la difficult de suivre au plus haut po9t4 ,rem>quez qu' "p c9q ou six vtrans dont j'tais1 il y avait sur ces bancs une tr5ta9e d'appr5tis ba*eli]s2 leur att5tion ne se lassait pas plus que la ntre2 *acun compr5ait comme il p\vait1 mais l'admiration tait commune t\s1 sans qu'on et seulem5t le temps de se le dire4 ,je vis alors l',esprit rgn]1 comme il rgne en effet1 sur t\tes sortes de cratures4 ,et si v\s songez que quelquefois1 et un mois durant1 c'tait le ,time de ,platon qui desc5dait sur n\s1 v\s compr5drez que ,lagneau p5sant ex]ait sur n\s peu prs le mme p\voir que ,bee?ov5 *antant4 ,a v+t ans1 donc1 j'ai vu l'esprit dans la nue4 ,c'tait moi de m'en arrang] comme je p\rrais2 mais faire que cela n'ait pas t1 et que le re/e ne soit pas comme ri5 ct1 c'e/ ce que je ne puis4 99 99 99 99 99 ,n\s ne savions ri5 de lui1 s9on que depuis la mort de sa mre il vivait seul avec une s]vante1 presque t\j\rs c\*1 ou bi5 faisant de maigres repas d'ufs peu prs crus ou de lgumes en pure4 ,cette maladie n'tait pas imag9aire2 je sus de lui que1 p5dant les preuves d'agrgation1 il vivait de vi&e crue pile avec de la glace2 ces maux tai5t la suite d'une maladie d'enfance4 ,et malgr t\t je ne p5se jamais ,jules ,lagneau comme un malade4 ,la p>ole1 le m\vem5t1 la m>*e1 t\t tait vif et jeune2 hors de la classe1 il p>lait volonti]s et longtemps4 ,ri5 de fivreux1 de tri/e1 ni de convulsif4 ,il vivait difficilem5t1 mais il vivait h>monieusem5t4 ,je ne dirai jamais que l'excs de la mditation l'a tu2 la mditation tait joie p\r lui1 sans aucun d\te1 comme p\r ceux qui l'ent5dai5t4 ,et au contraire1 t\t jeune que j'tais1 mais clair p\r la premire fois p> un s5tim5t vrai1 je s5tais que l'on p\vait prolong] jusqu' la vieillesse cette vie prcieuse1 si seulem5t on le dlivrait des scrupules du mti]4 ,n\s fmes ici ce que n\s pmes1 p> un conc]t d'loges en?\sia/es qui fut ent5du2 n\s r$\blmes d'ef=ts qu& n\s vmes un peu plus t>d quels tranges p]sonnages tait confi le so9 d'expliqu] ,platon et ,sp9oza aux ,normali5s4 ,n\s ne russmes po9t4 ,des intrts al>ms1 d'actives ambitions s'veillr5t et se mir5t en campagne4 99 99 99 99 99 ,je veux vit] l'anecdote1 et surt\t1 je ne nomm]ai p]sonne4 ,l',ombre du ,matre m'ordonne de compr5dre p> les causes1 et1 s'il re/e un peu de passion1 comme il e/ 9vitable1 de mpris] seulem5t4 ,mais1 de cet homme suprieur1 il faut que je dise t\t ce que je sais1 et ce n'e/ gure4 ,que sait un lve8 ,je dem&e indulg5ce p\r quelques hi/oires d'lve4 ,lagneau n'tait ni timide ni hsitant1 bi5 plutt il se portait ce qu'il croyait ju/e t\t droit1 sans prcautions ni g>ds4 ,ce g5re de puissance e/ inexplicable4 ,j'en vis une fois les effets1 en vrit miraculeux4 ,le premi] des n\veaux cette anne-l avait nom ,*>met2 je mets ici son nom p\r qu'il puisse tmoign] avec moi4 ,il alla donc compos] p\r le baccalaurat1 tomba p> *ance sur le sujet mme qui lui avait valu sa place de premi]1 rev9t cont5t1 et1 huit j\rs aprs1 connut p> un avis (ficiel qu'il tait refus p\r cette composition mme1 et avec une note inav\able4 ,il haussa les paules1 et n'en dit pas plus4 ,le l5dema9 je tr\ve ,lagneau en sa classe1 o il n'avait que faire1 et qui me p>ut =t calme4 ,je vais1 dit-il1 pr5dre le proviseur2 n\s allons la ,sorbonne1 et dites ,*>met qu'il s]a reu dema9 l'oral p> mon ami ,sailles2 je ne veux plus de surprise4 ,j'avais une f9esse de paysan2 je lui dis3 ,le proviseur aura peur et n'ira pas2 mais c'e/ gal1 je suis bi5 cont5t p\r ,*>met4 ,je tr\ve mon ,*>met1 et je lui dis1 avec la foi de l'aptre3 ,dema91 tu s]as reu l'oral p> ,sailles1 et c'e/ ,lagneau qui me l'a dit4 ,lui dit simplem5t3 ,ah1 trs bi51 et le l5dema9 fut reu en effet4 ,je ne connus pas le dtail2 ,lagneau n'en p>la plus1 et ces *oses-l ne se racont5t po9t4 ,un sot important1 qui je fis imprudemm5t ce rcit1 me dit avec colre3 ,je v\s int]dis de me racont] des hi/oires p>eilles1 si videmm5t fausses4 99 99 99 99 99 ,qu'on me p]mette ici quelques rem>ques4 ,le sujet e/ m9ce1 je le veux bi52 mais enf9 il e/ rel4 ,j'ai vu quelques actions2 il n'en e/ pas une laquelle le nom d'action convi5ne mieux qu' celle-l4 ,et il e/ vrai que l'excution me fut ca*e2 mais que voit-on jamais d'une action8 ,celle-l m'in/ruisit plus que t\te autre p> le prompt succs1 p> la rsolution1 et je dis mme p> une sorte de viol5ce militaire4 ,et quels r>es attributs1 cette puissance solitaire rassemble1 qui ne pr5d po9t conseil1 et qui trav]se d'un seul lan le t]ra9 adm9i/ratif1 le mieux df5du qui soit6 ,on p5se bi5 que deux ou trois jeunes ttes se mir5t suppos]4 ,lagneau avait au mo9s deux amis dans la place1 ,bro*>d et ,sailles4 ,je ne sais comm5t n\s connmes le nom du correcteur1 qui tait un hi/ori52 circon/ance favorable4 ,et il e/ vrai que t\te correction peut tre contrle2 mais il faut une commission1 une enqute et du temps4 ,il e/ clair que l'action alla t\t droit1 emportant et mme b\sculant4 ,au vrai n\s n\s reprs5tions cette victoire comme on fait de t\te victoire4 ,mais je sais mieux ma9t5ant ce que c'e/ que vanit1 ce que c'e/ que peur1 et comm5t l'ardeur dem&] et surt\t exig] durcit l'ob/acle huma94 ,la ju/ice prt5d trop haut1 eff>\*e un jugem5t qui se veut libre1 et a9si passe mo9s aism5t quelquefois que la faveur4 ,disons aussi qu'un effet qui n'importe pas beauc\p n'e/ pas p\r cela plus ais produire1 et s\v5t t\t au contraire2 on remet aism5t une *ose de peu4 ,enf9 il n'arrive jamais que les hommes se tr\v5t rassembls et sans autre affaire au mom5t o on le v\drait4 ,ces ob/acles1 comme je les conois ma9t5ant1 sont d'imag9ation2 l'homme d'action doit va9cre d'abord ce g5re de mditation sur les possibles1 qui s]ai5t mieux nomms impossibles4 ,je me risque dire1 d'aprs t\t ce que j'ai expliqu ou expliqu]ai dans ces pages1 que ce g5re de mditation fut rabattu son rang1 et p> cela mme dfait1 p> cette m?ode de p5s] qui n'attaquait jamais qu'un objet rel et prs5t4 ,j'appelle ab/raites ces p5ses qui n'(fr5t jamais passage ni solution4 ,comme une montagne vue de lo91 elle n'(fre po9t de passage4 ,on connat ce beau rcit de ,desc>tes sur le bateau1 tirant l'pe4 ,cette action e/ t\t l'oppos de ce que l'on appelle communm5t dfiance et mme prud5ce2 elle e/ l'improvi/e et rpond une situation qui n'e/ pas prvue1 mais vue2 et c'e/ de quoi dt\rne un g5re de prvision ab/rait1 que j'appell]ai la prvision aux yeux f]ms4 ,qu& on dit que la p5se s\v5t p>alyse l'action1 on ent5d mal la p5se1 v\lant t\j\rs que la p5se soit une mditation sur les possibles4 ,et il e/ pr(ondm5t vrai que les mditations errantes sur l'espace sont des mditations sur l'espace seulem5t possible4 ,cette rem>que porte encore mieux sur le temps1 p>ce que le temps ne reoit d'aucune faon le possible2 et c'e/ p> l que les spculations sur le temps tombr5t plus d'une fois l'absurde4 ,ici1 d'aprs l'exemple1 de ,lagneau1 et p> anticipation1 je dis qu'il faut tre ,sp9ozi/e4 ,j'y revi5drai1 mais j'use de cette prise que je tr\ve ma9t5ant4 ,qu'y a-t-il dans ,sp9oza1 et qui ne soit nulle "p ailleurs8 ,a premire vue1 je dis p\r ceux qui le lis5t1 un effacem5t des ides gnrales1 qui met d'abord en dr\te4 ,mais ces nglig5tes rem>ques du clbre ,s*olie de la proposition ,,xl p>tie ,,ii ne sont elles-mmes qu'un signe1 et je ne crois pas qu'on puisse directem5t en tir] pr(it et n\rriture1 c> la ngation n'e/ ri52 t\tefois cette =mule mme1 que la ngation n'e/ ri51 n\s r5voie la ,doctr9e ,sub/antielle1 d'aprs laquelle l'imm5se exi/5ce1 la prs5te exi/5ce1 e/ pose premirem5t1 et secondem5t t\j\rs ma9t5ue comme le seul objet possible devant le sage en mditation4 ,il en faut donc =m] l'ide1 et de l l'?ique1 qui e/ un livre qui ne n\s laisse po9t le *oix4 ,non qu'il ne faille ici se df5dre1 et je dirais mme saut] en arrire1 aussi promptem5t que le m9eur qu& les m5ues pi]res comm5c5t r\l]4 ,il faut se df5dre et se sauv] dans le ple9 s5s de ce beau mot4 ,mais aussi c'e/ de cela prs5t et p> soi pos1 inv9cible l'ent5dem5t1 c'e/ de cela mme qu'il faut se sauv]1 ou bi5 l'on ne se sauve po9t4 ,il y a mo9s de lib]t qu'en aucun lieu du monde dans ces dang]eux possibles1 que j'ai dj mieux nomms impossibles2 mo9s qu' cette rugueuse muraille du monde exi/ant4 ,n\s ne la t\*ons po9t2 il y a une dialectique de t\s in/ants et de t\s tats qui n\s en dt\rne4 ,*acun agit dans la situation donne1 mais qui donc p5se dans la situation donne8 ,je les ai vus quasi t\s1 et les militaires aussi bi51 t\j\rs p5sant en avant ou en arrire1 dlibrant sur ce qui aurait pu tre1 7,que diable allait-il faire dans cette galre87 ou sur ce qui s]a1 croi5t-ils1 dans qu9ze j\rs4 ,*acun peut rem>qu] que prvoir e/ ce qui dt\rne m]veilleusem5t de voir4 ,ici se montr5t d'imposantes maximes1 qui t\tes dt\rn5t de v\loir4 ,d'o l'on vi5t admir] ceux qui p\ss5t en aveugles1 et mpris] les faibles et hsitantes p5ses2 mais ce ne sont po9t des p5ses4 ,bref l'opposition si s\v5t prt5due entre les hommes d'action et les hommes de p5se e/ et s]a t\j\rs surmont]4 ,ce dveloppem5t e/ sans f94 ,je veux seulem5t rem>qu] ici que l'heureuse av5ture qui me mit en prs5ce d'un ,p5seur me fit voir presque aussitt dans le mme homme l'esprit d'excution4 ,l'exemple e/ petit4 ,mais comme je disais3 ,que sait-on jamais d'une action8 je dirais aussi bi53 ,que sait-on jamais d'un homme8 ,lagneau s'e/ vad de ,metz trav]s les lignes ennemies2 il fut fantass9 avec ,faidh]be2 et je me s\vi5s qu'il y fit allusion une fois1 de faon que je crus le voir s\da9 en culotte r\ge et capote bleue1 et mal coiff d'un kpi trop petit p\r sa tte2 au total1 t]rible4 ,c'e/ t\t ce que j'en ai su1 et ceux que j'ai int]rogs n'en savai5t pas l-dessus plus que moi4 ,t\j\rs e/-il que sans ef=t1 et me s\v5ant de ces yeux p]ants1 de ce m5ton ro*eux et de cette dure b>be r\sse1 je me reprs5te aussi bi5 ce p5seur ple9 de prcaution comme un *ef de p>tisans4 99 99 99 99 99 ,mais l'homme va m'*app] encore4 ,o log] ma9t5ant ce s\ci de l'ordre huma91 cet av]tissem5t1 qui rev5ait t\j\rs1 de n'entrepr5dre jamais de le *ang]1 et surt\t de ne po9t donn] au peuple l'ide qu'on p\rrait le *ang]8 ,on rem>qu]a ce g5re de prud5ce dans les ,simples ,notes et dans quelques-unes des ,lettres4 ,le m5u peuple sec\ru dans les occasions1 et gnreusem5t aim1 et le mme peuple t5u en tutelle1 voil une doctr9e assez commune2 en cet ,homme je ne crois pas qu'elle tait apprise1 ni imite4 ,et1 quoique j'y aie t\j\rs rsi/1 t\j\rs *oisissant de p5s] la politique s\s l'ide des droits de l'autre1 plutt que s\s l'ide de mon propre devoir1 il e/ d'autant plus important que je compr5ne comm5t s'ordonnai5t les notions pratiques en ce puissant esprit4 ,en cette action que j'ai raconte1 il n'eut po9t tant d'g>ds aux puissances1 ni l'ordre tabli4 ,mais plutt1 devant son propre jugem5t1 il considra la *ose juge1 adm9i/rativem5t juge1 comme de peu1 et mme t\t fait mprisable2 je dis dans la =me1 qu& il me fit connatre son propre dcret1 et les effets qui allai5t suivre4 ,a9si p>le le ,pr9ce1 et t\t homme reconnat le ,pr9ce4 ,mais il faut compr5dre comm5t ce g5re de p\voir s'arrange avec les p\voirs4 ,t\t homme raisonnable reconnat la ncessit dans les *oses1 p> cette vue que t\t ti5t t\t1 comme les m>es la lune2 il vi5t donc s'en arrang]1 selon ce mot de ,desc>tes que ce qui manque n\s russir doit tre jug1 en ce qui n\s conc]ne1 absolum5t impossible1 comme de vol] la manire des oiseaux4 ,p> opposition on p\rrait bi5 croire que l'ordre huma9 e/ au contraire aism5t modifiable1 de faon que la discorde1 la gu]re1 l'inju/ice puiss5t en tre effaces aism5t si l'on v\lait bi54 ,d'o l'ardeur r=matrice1 qui va t\j\rs *ang] les lois4 ,t\tefois c'e/ une vue d'enfant2 c> t\t ti5t t\t1 dans l'ordre huma9 comme dans l'autre1 et t\t dp5d f9alem5t de la ma*9e huma9e1 qui e/ trs videmm5t prise dans la nature extrieure4 ,cette vue e/ bi5 ,c>tsi5ne1 de considr] le monde des hommes comme trang] aussi et mcanique1 et de le pr5dre tel quel1 sans plus disput] sur l'orig9e des p\voirs que sur le nombre des plantes ou sur l'incl9aison de leurs orbites4 ,on raconte que ,hegel voyageant tr\vait dire devant les montagnes3 ,c'e/ a9si4 ,les montagnes n\s s]v5t pel]2 mais enf9 il faut lire1 et de pro*e en pro*e1 devant la gu]re1 devant l'9galit1 dire enf93 ,c'e/ a9si4 ,en ,sp9oza on peut appr5dre cette sagesse4 ,mais il y a autre *ose pr5dre dans ,sp9oza2 autre *ose1 que l'on ne tr\ve1 je crois bi51 que l4 ,ne po9t ds]t] notre po/e d'ent5dem5t1 qui e/ /rictem5t dt]m9 p> ce corps vivant1 si bi5 t5u4 ,ne pas croire que l'ent5dem5t s'ex]ce dans cette connaissance ab/raite1 qui n'a po9t de lieu ni de condition1 et qui voit t\tes *oses de haut et d'ensemble2 ce g5re de contemplation e/ d'imag9ation4 ,*ose digne de rem>que1 mais difficile aussi saisir 7quod difficillime fit71 c'e/ en ces p5ses planantes1 et comme ab/raites de n\s-mmes1 que n\s sommes corps4 ,n\s sommes esprits1 au contraire1 en notre po/e1 o se rassemble l'imm5sit des *oses en une exi/5ce bi5 dt]m9e1 dp5dante la fois1 et1 en un autre s5s1 totale exactem5t1 p>ce qu'elle e/ dp5dante4 ,c'e/ o l'on exi/e et comme l'on exi/e1 de sa place enf91 comme ,g! l'avait compris1 que l'on contemple en t]nit et que l'on connat ,dieu4 ,sp9oza e/ ici si imprieux1 quoiqu'obscur1 qu'il faut le laiss]1 ou bi5 le compr5dre4 ,et n\s s]ons guris de lgifr]4 ,non po9t d'agir4 ,j'ai dit plus d'une fois1 la suite du ,matre1 qu'il faut va9cre ,sp9oza4 ,mais il faut le va9cre o il rsi/e1 o il n\s a mis1 et c'e/ peut-tre le compr5dre t\t fait4 ,a cette po9te de la doctr9e1 il faut dpass] t\te doctr9e4 ,a9si e/ l'action qui s'(fre1 et le passage devant n\s4 ,c'e/ ici le texte des mditations de t\t homme1 et il ne faut pas cra9dre d'y reg>d] longtemps4 ,l'ide de la ncessit extrieure ne peut dt\rn] un homme d'ex]c] sa puissance2 ou bi5 ce n'e/ que l'ide ab/raite de la ncessit1 d'aprs laquelle n\s croyons voir se dr\l] t\tes *oses en leur ordre1 et p\r a9si dire le plan de ,dieu4 ,mais cela e/ imag9aire4 ,l'homme qui p5se a9si oublie son po/e s+uli]1 et sa fonction s+ulire4 ,et il e/ naturel qu'en cette contemplation de trop haut1 dont les s\v5irs sont les s\ti5s misrables1 et qui en*ane selon le temps1 on croie impossible de *ang] quelque *ose sans *ang] les lois4 ,or *ang] les lois n\s ne tr\vons po9t de prise2 au lieu que la circon/ance s+ulire e/ appui p\r l'homme au contraire1 et in/rum5t d'action4 ,qui *]*e sa puissance1 qu'il la *]*e l4 ,l'exi/5ce politique en e/ encore p\r la plup>t cet tat o n\s contemplons plus volonti]s le sy/me ab/rait des lois que le po/e rel o n\s n\s tr\vons s]rs et arms4 ,avec cette diffr5ce que les lois n\s p>aiss5t aism5t modifiables1 p>ce qu'il n\s semble que l'arbitraire huma91 qui les a faites1 les peut aussi dfaire3 ,il a bi5 mal plac cette citr\ille-l4 ,n\s sommes t\s ,g>o en politique4 ,la vue tonnante de ,montesquieu1 qui ap]ut et v\lut va9cre cette ambigut du mot loi1 n'e/ pas aism5t suivie1 ni mme volonti]s suivie4 ,considrons p\rtant1 en ,sp9ozi/es1 l'ordre huma9 comme une p>tie de l'ordre extrieur1 et n\s ne s]ons plus t5ts de confondre les lois imag9aires1 ou arbitraires1 qui ne sont qu'ab/raites1 avec les vritables lois1 dont la gomtrie n\s donne bi5 l'ide1 mais p\rvu que n\s scrutions l'ide et non la *ose dans le triangle4 ,d'o n\s s]ons ram5s notre po/e d'homme4 ,de l il n\s p>atra aussi va9 de v\loir *ang] les lois relles de l'ordre politique que de s\hait] d'autres cieux et une autre t]re4 ,et mme une telle int5tion n\s s]a un signe de l'imag9ation matresse et du d*anem5t des passions4 ,p> ce long dt\r je compr5ds encore mieux un c]ta9 g5re de colre1 et la f]me volont de rompre sur le *amp t\te discussion et mme t\t comm5cem5t d'exam51 p5ses orageuses qui ne s'exprimai5t po9t1 mais que je crois lire encore sur le visage s\da9 svre et trang]4 ,bref1 l'g>d des p\voirs1 la loi ab/raite e/ l'obissance2 et un esprit bi5 fait ne tr\ve mme pas conte/]4 ,c'e/ a9si2 et ins5s celui qui veut que les montagnes soi5t autres4 ,c'e/ conte/] qu& la maison cr\le4 ,a9si e/ condamne ce qu'on p\rrait appel] l'action d'esprit1 qui e/ une mprise4 ,l'action e/ s+ulire1 et la p5se qu'elle *ange t\t n'e/ c]ta9em5t pas celle qui doit la conduire4 ,advi5ne que p\rra1 cette belle =mule doit s'ent5dre en ce s5s que ce qui n'e/ po9t p]u e/ laiss aux dieux1 comme on dit4 ,et c'e/ la svre loi des actions relles1 que le droit s'y df9isse p> la puissance4 ,je me risque jusque l1 quoique le li5 entre cette autre =mule sp9ozi/e et celles que j'ai expliques ne me soit pas rellem5t connu4 ,t\tefois je vois bi5 clairem5t qu'il n'y a po9t d'excuse1 en ce qu'il fallait faire1 si l'on n'y a jet t\te sa puissance4 ,je fus t\rdi d'admiration en lisant un mot de l',otage3 ,me s\mettre la volont de ,dieu1 dit peu prs ,c\fonta9e4 ,mais comm5t1 qu& je n'ai d'autre moy5 de la connatre que de la contr$ire8 ,je compr5ds ici p\rquoi ,lagneau ne traitait jamais de morale4 ,c'e/ assez d'appr5dre p5s]4 ,qui rassembl]a son att5tion sur les *oses antagoni/es1 et je dirai mme sur les hommes comme *oses1 s]a dlivr de s\hait]1 comme aussi d'hsit] et d'att5dre4 ,mais qui peut se vant] d'avoir seulem5t saisi cette vrit amre et =te1 quoiqu'encore prlim9aire1 que la morale e/ p\r soi et non p\r autrui8 99 99 99 99 99 ,la biblio?que d'tude cont5ait notamm5t les uvres de ,r5\vi]2 j'en fis ma pture2 j'y tr\vai de ces connaissances abrges1 et pr9cipalem5t conc]nant l'hi/oire des doctr9es1 sans lesquelles on ne peut faire figure1 mme l'g>d de soi1 et aussi des raisonnem5ts =ts contre les raisonneurs4 ,*ose digne de rem>que1 ,lagneau1 qui avait fait a*et] ces livres alors peu connus1 ne p>lait jamais de ,r5\vi]1 ni p\r l'appr\v]1 ni p\r le critiqu]1 ni p\r s'en faire un d"p4 ,peut-tre jugeait-il1 comme je fis plus t>d1 que ce phnomnisme sans repro*e se tr\vait p> cela mme hors de l'tre2 mais plutt je crois qu'il ne le r5contrait po9t1 p>ce qu'il se m\vait lui-mme dans l'tre ple94 ,j'espre que t\t cela devi5dra clair un mom5t ou l'autre p\r le lecteur de bonne volont4 ,je rappelle une des =mules du ,matre3 ,il n'y a po9t de connaissance subjective4 ,c'e/ un exemple de ces arrts1 je dirais de ces oracles de notre ,jupit] assembleur de nues4 ,ce n'tai5t po9t les conclusions d'un raisonnem5t que l'on pt suivre1 ni mme que l'on pt retr\v]4 ,mais d'abord les doctr9es infrieures tai5t sec\es avec sc&ale et p\ssire2 et puis la nature entire p>aissait en quelque exemple comme la table1 l'encri] ou le morceau de craie2 t\tefois sans progrs apprciable2 ou plutt la nature des *oses semblait pr5dre1 devant cette att5tion viol5te1 encore plus d'paisseur et de d5sit2 mais s\da9em5t le *ne de ,dodone pr5ait le langage huma91 et n\s savions ce qui importait4 ,c]tes j'tais bi5 d\ en ce s5s que j'aurais fui avec la simplicit et la rapidit de l'homme des cav]nes si quelqu'un avait sembl mettre en d\te l'exi/5ce de l',univ]s2 on ne m'aurait po9t revu4 ,mais enf9 ce bagage de mots1 sans aucune consi/ance1 comme s5sations1 tats de consci5ce1 app>5ces1 op9ions1 ides1 hypo?ses1 fait p\rtant ce que l'on peut appel] une philosophie d'in/itut2 c'e/ un jeu que l'on peut j\] bi5 ou mal4 ,comme ce nigaud s\t5ant sa ?se un autre nigaud objectait3 ,mais comm5t8 ,ce livre que v\s t5ez la ma91 c'e/ donc une ide8 ,et l'autre3 ,je s\ti5s que ce n'e/ qu'une ide2 c> qu'y a-t-il de plus4448 etc4 ,je les aurais laisss ,molire4 ,l',esprit n'aurait t que v5geur4 ,mais j'avais beso9 d'esprit1 c> je supportais difficilem5t les passions4 ,l'oracle heureusem5t m'claira4 ,il n'y a po9t de connaissance subjective4 ,j'avais ma9t5ant de quoi p5s]4 ,je p\vais entr] dans la critique de ,kant1 malgr les piges t5dus aut\r p> la philosophie d',in/itut1 et m>*] du fameux ?orme de l',analytique au quatrime ,p>alogisme1 qui sont les pi]res milliaires de l',esprit4 ,d'autant que l'oracle jetait d'autres lumires3 ,la s5sation e/ un ab/rait2 et d'autres p\r rire un peu3 ,monsieur ,ribot fait de la physiologie a priori1 non mo9s p]antes4 ,l-dessus j'crirais des volumes4 ,mais je veux prs5t] ces vrits l'tat naissant2 c> autrem5t je devrais ici retr\v] ces discussions prlim9aires qui n'avanai5t po9t1 et qui rev5ai5t t\j\rs dem&] d'un auteur mdiocre3 ,que veut-il dire8 ,mais quel intrt8 ,le ,matre tait faible dans la discussion et =t dans la conclusion2 et c'e/ p\rquoi la rdaction de nos c\rs1 que j'avais entreprise autrefois comme un monum5t de pit1 ne m'a pas p>u mrit] l'att5tion des philosophes4 ,je f]ai mieux connatre l',homme p> ces dt\rs et digressions auxquels je m'ab&onne1 et cette manire indirecte et errante donn]a une ide assez exacte de ces leons sur*>ges1 confuses1 int]m9ables1 propres sc&alis] le ,pdant4 ,ce dt\r tait p\r arriv] au ,pdant4 ,je nomm]ai a9si l'auteur de manuels rputs en ce temps-l1 et qui n'tai5t ni meilleurs ni pires que ceux d'auj\rd'hui4 ,cette philosophie d',in/itut1 dont je p>lais1 laisse encore quelques tr\s p\r respir]2 le manuel n'en laisse jamais4 ,ces divisions1 ces qu]elles1 ces solutions n'ont rellem5t po9t de s5s4 ,donnez-moi le meilleur manuel de ce temps-ci2 rellem5t je n'y compr5ds ri54 ,en ce temps-l donc1 les diteurs fir5t entr] dans notre classe un bon nombre de manuels du ,pdant4 ,lagneau le sut et1 sans autre comm5taire1 les fit mettre s\s clef4 ,trois mois aprs environ1 n\s vmes arriv]1 muni des p\voirs de l',inspection ,gnrale1 le ,pdant lui-mme1 et je considrai avec curiosit la scne qui allait suivre4 ,elle fut assez belle4 ,le ,pr(esseur r5dait aux lves une composition sur ce sujet3 ,montr] qu'on ne peut tre assur de ri5 tant qu'on n'e/ pas assur de l'exi/5ce de ,dieu4 ,le lecteur reconnatra ici l'ide que je rappelais t\t l'heure4 ,sur quoi le ,pdant fit ce prambule1 que c'tai5t l sans d\te de hautes que/ions1 mais qu'enf9 ces jeunes g5s n'tai5t peut-tre pas en ge de les bi5 saisir1 et qu'il dsirait que ,m4 le ,pr(esseur ft expliqu] celle-l p> un des lves4 ,n\s reg>dions cep5dant la tte puissante1 qui demeurait immobile et incl9e2 mais de sombres nues s'assemblai5t aut\r4 ,un des lves1 *oisi p>mi les n\veaux1 fut pri de rpondre2 et je vois encore cette jeune tte qui imitait l'autre et se *>geait de nuages2 mais il ne dit ri54 ,il fut dem& p> le ,pdant si ,m4 le ,pr(esseur n'en dsign]ait pas un autre4 ,mme jeu4 ,encore un autre4 ,mme jeu4 ,sur quoi le ,pdant1 faisant rem>qu] que ce sil5ce ju/ifiait les d\tes qu'il avait exprims t\t l'heure1 et la cra9te que l'enseignem5t du ,pr(esseur ne passt bi5 au-dessus des lves1 dem&a si ,m4 le ,pr(esseur v\drait bi5 son t\r expliqu] comm5t il ent5dait que la "q ft traite4 ,les ve9es se gonflr5t un peu plus sur le puissant crne1 mais j'affirme qu'il n'en sortit pas d'autre signe4 ,ce fut un sil5ce admirable4 ,aprs quoi d'un ton lg] s\da9em5t ,lagneau me pria de donn] les explications ncessaires4 ,c'tait l*] le *i5 sur le visiteur4 ,je fus un peu insol5t1 je le cra9s1 mais brillant comme il fallait4 ,ce s\v5ir me pntre encore d'une joie dlirante4 ,le ,pdant s'en alla sans rpliqu]4 ,j'ai su que le j\r mme ,lagneau lui crivit dem&ant un po/e dans un collge4 ,j'ai lu la rponse1 qui n'tait po9t d'un sot1 abondait en loges1 nommait ,lagneau membre de la commission des livres scolaires1 et laissait espr] encore d'autres faveurs4 ,il faut dire que le clbre ,jules ,la*eli] fut t\j\rs favorable ,jules ,lagneau1 qui fut au nombre de ses lves1 ce po9t mme que cette faveur s't5dit plus t>d jusque sur les fidles disciples du matre4 ,ncessairem5t j'aurai comp>]1 s\s le rapport des doctr9es1 ces deux hommes m95ts4 ,cela fait trembl]4 ,mais ce livre enf]me bi5 d'autres difficults4 ,p\r gagn] du temps avec moi-mme1 je veux dire une autre hi/oire assez comique1 et qui conc]ne encore le ,pdant4 ,cette mme anne1 l',acadmie des ,sci5ces ,morales et ,politiques ayant mis au conc\rs un expos de la philosophie de ,sp9oza1 il y eut deux mmoires sur les rangs dont on disait qu'ils se p>tag]ai5t le prix4 ,j'ai lu ces deux mmoires depuis trop longtemps p\r en p>l]2 ,lagneau ne m'en a jamais ri5 dit4 ,comme le prix tait a9si dc]n en rumeur1 un troisime l>ron se jugea assez recomm& p\r figur] aussi au p>tage1 et il rdigea son mmoire un peu vite1 ayant c\tume de donn] plus de temps sollicit] qu' rfl*ir4 ,le prix fut donc p>tag en trois4 ,p> un has>d1 ce troisime mmoire fut envoy p> le ,pdant lui-mme ,jules ,lagneau1 promu comme j'ai dit aux fonctions de critique (ficiel2 ce livre lui arrivant avec un mot de c\rtoisie1 il rpondit au ,pdant1 aprs avoir c\p les pages1 je cite de mmoire1 mais je rponds de ma mmoire p\r le pr9cipal3 ,je v\s adress]ai bi5tt un rapport dtaill2 mais un rapide exam5 m'a dj assez in/ruit4 ,c'e/ d'une sottise qui ds>me l'indignation4 ,la rponse arriva promptem5t3 ,c'e/ p> erreur1 rpondit le ,pdant1 que ce livre v\s a t envoy2 il e/ dj aux ma9s de ,m4 ,x4441 et je v\s prie de v\s p>gn] la fatigue d'un exam5 plus appr(ondi4 ,et de rire4 99 99 99 99 99 ,lagneau tait de ,metz2 il fut enf]m ,metz p5dant le sige2 et c'e/ l qu'il eut le spectacle d'une f\le qui v5ait t\s les j\rs la mme heure voir dans les vitres d'une vieille maison l'arme de la dlivrance4 ,il n\s l'a cont plus d'une fois4 ,le philosophe1 si jeune qu'il ft1 ne p\vait tre ici que spectateur2 c> il n'y avait po9t de vraisemblance1 ni d'autres donnes que des irisations r\ges et bleues sur de vieux c>reaux de vitre4 ,mais il ne se peut po9t1 comme dit l'autre1 que l'homme n'ait pas de passions4 ,bi5 des annes aprs1 ,lagneau se hrissait encore en prs5ce de l'ennemi1 et l'on m'a cont qu'un pr(esseur allem& ayant dsir ent5dre une de ses leons1 ,lagneau ne put pr5dre sur lui de p>l]4 ,ce rcit m'tonna4 ,je n'appr\vais pas davantage une autre passion v+t fois exprime devant moi et dans les t]mes les plus vifs4 ,lagneau avait un =t prjug contre les ,juifs4 ,j'objectai un j\r ,sp9oza et ,jsus-,*ri/1 ce qui le fit rire4 ,jules ,lematre tait son gr& ami4 ,d'aprs t\t cela pris ensemble1 je me suis dem& ce qui s]ait arriv au c\rs du procs ,dreyfus si ,lagneau avait vcu jusque-l4 ,quelquefois je l'imag9e r5f]m dans un sil5ce f>\*e2 d'autres fois se jetant sans prcaution1 et t\t enti]1 dans le *em9 de la ju/ice4 ,mais il y a une *ose dont je suis sr1 c'e/ qu'il n'aurait nullem5t appr\v en aucun cas les passions politiques qui m'y jetr5t moi-mme1 non plus que cette collaboration suivie aux petits j\rnaux qui date de ce temps-l4 ,non plus1 je le cra9s1 ce que j'ai crit de la gu]re et de la paix4 ,de mon ct je n'aim]ais gure ent5dre ce qui s]a dit sol5nellem5t ,metz qu& on honor]a sa mmoire dans la maison o il e/ n4 ,j'ai connu de sombres mditations sur la r\te de ,metz1 entre ,rambuc\rt et ,flirey2 c'tait p5dant l'hiv] de #aiad2 mais apaisons ces tri/es p5ses qui sont pe9e des p5ses4 99 99 99 99 99 ,apaisons4 ,mais si je recule aussi devant les seules p5ses qui ai5t fait en moi une espce de drame1 que dirai-je8 ,l'opposition que je s5tais en ce temps-l1 et que j'ai depuis dveloppe1 peut donn] encore une ide du puissant esprit qui ne put1 et de bi5 lo91 me model] son image4 ,d'autant qu'il se peut bi5 que cette contradiction1 qui semble de nature1 soit des ides dans le fond1 et qu'elle habitt en cet homme1 et qu'elle ait fait en lui cet tat viol5t dont les lettres que l'on a pu recueillir donn5t quelque ide4 ,mais il faut rev5ir l'homme1 et donc aux hi/oires d'coli]1 c> mon expri5ce ici fut d'un coli]4 ,j'avais tudi les lm5ts de la gomtrie et de l'algbre1 sans aucune pe9e1 et avec un ple9 succs4 ,a vrai dire je ne vis jamais dans les problmes1 et surt\t dans ceux de la gomtrie lm5taire1 comme con/ructions de triangles ou lieux gomtriques1 qu'une difficult de rhtorique1 que j'eus t\j\rs plaisir surmont]4 ,l'ordre1 l'conomie1 et l'art de t\t ram5] la f91 comme dans la fugue1 me donnr5t alors la premire ide du /yle4 ,autrem5t1 ces *oses ne m'intressai5t pas trop1 et il me semble que j'en appris assez p\r mon salut1 comme dirait quelque ,pascali54 ,les autres ex]cices scolaires tai5t de s+]ie4 ,mais ma9t5ant1 veill ple9em5t p> le spectacle de cette p5se1 dans le feu et la fume de cette =ge1 je montais d'un degr2 je m'attaquais des problmes t\t vifs1 donns p> la nature elle-mme2 et il me semblait1 cette ide ne m'a po9t tromp1 que j'tais en mesure d'y propos] des dmon/rations inv9cibles sans jamais me dt\rn] de l'app>5ce1 ni m'c>t] du commun langage4 ,c> il m'tait dem& seulem5t de dire ce que je p5sais1 comme je le p5sais1 sans all] jamais au del1 sans *]*] d]rire1 sans voyages ni av5tures d'aucune sorte4 ,telle e/ l'expression en creux si je puis dire1 de cette =te ide qui s'(frait moi en relief1 et laquelle le matre rev5ait t\j\rs1 disant qu'il s'agissait de retr\v] t\te la p5se dans la mo9dre de nos p5ses1 et enf9 d'expliqu] en quoi elle tait une ,p5se4 ,cette majuscule plaisait2 mais je n'en fis jamais un rel usage2 ce n'tait mes yeux qu'une politesse4 ,et si quelque trait me di/+ua aussitt de mes condisciples1 qui c]tes ne vnrai5t pas le ,matre mo9s que moi1 c'e/ bi5 ce trait-l4 ,jamais je n'eus l'ide de quelque objet d'accs difficile1 et ca* comme dans des nuages1 comme un ,s9a o il faudrait all]1 et d'o il faudrait rev5ir portant les ,tables de la ,loi4 ,nul my/re mes yeux1 soit dans la v>it de la nature1 soit dans les pr(ondeurs de l'me4 ,nul passage1 nul saut prilleux1 entre mes faibles p5ses et la p5se absolue4 ,au contraire je me tr\vai aussitt aff]mi et p\r t\te une vie sur mon t]ra9 propre1 n'ayant rs\dre jamais que cette seule "q3 ,qu'e/-ce que je p5se rellem5t dans mes p5ses les plus naturelles8 ,on voit ici la ,rhtorique rev5ir2 c> mes p5ses sont des p5ses1 mais d'abord trs mal exprimes2 et bref1 je n'eus jamais dbr\ill] au monde que ceci1 qui vrai dire n'e/ pas peu3 ,qu'e/-ce que je p5se dans *aque concept1 comme ,espace1 ,temps1 ,cause1 ,lib]t1 ,ncessit1 ,=ce1 ,droit8 ,l'ide mme de *]*] plus avant et en quelque sorte au dehors 7mais voici un exemple3 ,qu'e/-ce que je p5se qu& je dis au dehors871 cette ide-l ne m'e/ jamais v5ue4 ,je dirais bi5 auj\rd'hui que1 du mom5t que je p5se correctem5t1 je p5se absolum5t4 ,en quoi j'tais et je suis encore irrligieux1 mais dogmatiquem5t1 ce qui peut pass] p\r neuf4 ,le plus tonnant ici1 c'e/ que je n'ai jamais rfl*i au sy/me de mon ,matre sans retr\v] aussitt cette mme ide2 mais c'e/ la plus ca*e aussi2 c'e/ en ,sp9oza qu'on peut l'appr5dre2 j'aurai rev5ir encore plus d'une fois l-dessus4 ,on ne se sauve po9t aism5t de ,sp9oza1 mais je m'en suis sauv1 sans le ni] jamais1 en le pr5ant a9si1 et j'ose dire en surface seulem5t1 occup seulem5t de r$ress] la phrase clbre3 ,ma maison s'e/ envole dans la p\le de mon vois91 et autres fautes de rhtorique4 ,il me revi5t ce sujet un s\v5ir d'coli] encore1 et bi5 m9ce2 mais je fais arg5t de t\t1 n'ayant que peu de matire4 ,comme ,lagneau me p>lait au sujet d'un cam>ade plus jeune1 et que j'ai t\j\rs aim1 ple9 d'lan et de feu1 enf9 tel qu'on se reprs5te le jeune philosophe en ses premires effusions1 le ,matre tr\va dire1 aprs un loge de cur1 que ce g>on manquait de rhtorique4 ,le son de cette p>ole m'tonna4 ,j'en ai vu depuis les suites1 et comm5t1 aprs avoir trop espr1 on revi5t l',idoltrie1 c'e/--dire pr5dre les disc\rs mal faits comme ils sont et l',app>5ce comme elle n'e/ po9t4 ,n\s ne sommes pas si lo9 de la r\te de ,metz2 c> plus d'un y e/ entr avec gloire1 mais moi j'en suis encore reg>d] cette r\te s9i/re1 m'atta*ant bi5 p5s]1 compltem5t p5s] cette simple "q3 ,que faisais-tu l8 ,on nat homme de tr\pe4 ,l'homme de tr\pe creuse o on le met4 ,je n'oubli]ai jamais cette premire diss]tation o j'crivis uniquem5t ce que je v\lais crire1 et exactem5t ce que je p5sais1 sans ri5 de confus1 sans ri5 d'ambitieux1 sans aucune trace d'imitation ni de flatt]ie4 ,quelles s]ai5t1 dem&ait le ,matre1 les impressions d'un aveugle-n qui une d\ble opration r5drait successivem5t1 quelques j\rs d'int]valle1 l'usage des deux yeux8 ,quelque sot ne manqu]ait pas de dire qu'il faut ici faire l'enqute1 int]rog] l'aveugle-n ou le mdec94 ,or1 si quelque *ose me fut vid5t aprs trois mois d'att5tion aux disc\rs t\j\rs assurs1 quoique t\j\rs ttonnants1 que j'ent5dais sur ces que/ions-l1 c'e/ que l'op9ion de l'aveugle ou du mdec9 ne peut qu'aj\t] quelques =mules mal v5ues celles que l'on ent5d ou que l'on lit communm5t l-dessus1 p> exemple que les objets sont vus d'abord sur un mme plan1 ce que l'on arrive faire dire l'aveugle1 ou que les objets doiv5t d'abord p>atre r5v]ss1 ce que l'on n'arrive po9t p\rtant lui faire dire4 ,c'e/ mon affaire1 il me semble1 de dev9] ces fanta/iques tmoignages1 et mme de les tr\v] au naturel dans mes p5ses immdiates1 ou plutt dans l'expression qui m'en vi5t d'abord4 ,les mots p]mett5t t\t et les maisons s'envol5t4 ,qu& je vis se prs5t] ces impossibilits1 et donc ces ncessits1 dans nos connaissances les plus naturelles et les mo9s travailles1 qu'il faudrait nomm] l'app>5ce de l'app>5ce1 j'eus un monde devant moi1 un travail sans f91 et une allgresse admirable4 ,je suis le mme encore1 et dans ce travail encore2 et cette attitude m'a valu en t\te r5contre le mpris plus ou mo9s dguis1 et quelquefois la colre1 de t\s les ,importants sans exception4 ,c'e/ ce qu'ils appell5t jug] sans v\loir s'in=m]4 ,je leur p>donne1 et j'espre qu'ils s]ont quelque j\r battus et cont5ts4 ,t\tefois cela ne m'inquite gure4 ,mais que j'aie saisi le comm5cem5t et comme l'esquisse de ce m\vem5t dans le seul homme que j'aie vnr1 cela ne peut po9t all] sans quelque exam5 des causes4 ,aprs des annes de mditation l-dessus1 et celles-l non sans tri/esse1 j'ap]ois que t\s les problmes de la pratique1 et exactem5t de la politique1 sont ici rassembls4 ,il faut1 en d'autres t]mes1 que ces pages enf]m5t aussi les aveux d'un radical impnit5t4 ,devant mon papi] blanc1 je ne vis pas si lo94 ,je m'appliquai seulem5t dire l'aveugle1 en langage correct1 ce qu'il aurait v\lu dire mal4 ,mais quel beso9 d'ent5dre l'aveugle8 ,n'appr5ons-n\s pas voir *aque in/ant8 ,p\r mieux dire1 c'tait une expression du ,matre1 et il me plat ici de l'emprunt]1 voir n'e/-il pas *aque mom5t explor] comme fait l'aveugle8 ,il n'y a po9t l de difficult1 si ce n'e/ le manque de c\rage1 qui n\s porte all] *]*] d'abord quelque n\velle relation l-dessus4 ,je me s\vi5s que j'eus seulem5t pe9e dcrire1 au mo9s p> appro*e1 ce que voit un homme qui ne sait pas encore ce qu'il voit2 c> il faut qu'il y ait quelque affection d'abord1 sans lieu ni =me1 qui s]ait mieux nomme s5tim5t que s5sation2 encore eus-je bi5 so9 de dire que cette premire affection ne peut jamais tre s5tie que p> s\v5ir et ret\r1 enf9 p> comp>aison avec un premi] essai de reprs5tation4 ,ce travail e/ ,b]gsoni52 j'indique ici en mme temps1 comme l'ap]cevra le lecteur att5tif1 comm5t le mom5t ,b]gsoni5 e/ ncessairem5t dpass de t\tes les faons4 ,bref je fus cont5t de moi p\r la premire fois1 hors des ma?matiques4 ,le ,matre dit seulem5t que c'tait bi51 et je n'eus pas le premi] rang4 ,sans d\te craignit-il une r$\table facilit1 et trop peu de respect aussi l'g>d des sottises que l'on lit p>t\t4 ,la premire place tait occupe1 et =tem5t1 p> un g>on au l>ge front qui a f9i p> d\t] de t\t et de lui-mme4 ,il admirait p> dessus t\t ,b\v>d et ,pcu*et1 et je gagnai un mom5t cette maladie4 ,sans d\te ap]ut-il trop d'erreurs r$ress]1 et prit-il le p>ti de s'accommod] la sottise rgnante selon le mode de l'ironie2 cela mne =t lo94 ,et voil une ide qui ne me v9t jamais4 ,au contraire1 puisque je voyais que1 dans des que/ions si simples1 le savoir ne prs]vait pas de l'absurde1 t\t m'tait clair1 et je dev9ais des maux incroyables seulem5t dus l'infatuation1 l'imitation1 au faux respect4 ,ce vif m\vem5t et ce d"p sans prcaution dur5t effray] le ,matre1 p\r des raisons dont j'ai dj fait p>atre quelques-unes1 et qui sont de morale et de politique4 ,lagneau avait la svrit du sa9t1 mais il ignorait nos exi/5ces av5tureuses4 ,il tait seulem5t en dfiance de ce que n\s p\vions faire1 laisss notre seul caprice1 et il n'avait pas tort4 ,il n'e/ pas une de nos actions qui ne l'et indign2 et s\s ce rapport le g>on dont je p>lais1 si att5tif aux respects de =me1 ne valait pas mieux que moi4 ,mais ce n'tait pas une raison de ne pas vnr] et cra9dre le ,matre4 ,auj\rd'hui1 encore bi5 mieux qu'en ce temps-l1 j'ap]ois comm5t la doctr9e de la ,lib]t porte celle du ,devoir4 ,comme je ne me p>donne pas aism5t de manqu] de c\rage dans la spculation ?orique1 je v\drais bi5 aussi n'avoir jamais t l*e dans le s5tim5t ni dans l'action4 ,a9si1 les v]tus dont le ,matre donnait l'exemple1 je puis les enseign] sans aucune hypocrisie4 ,ma pit s]ait donc sans aucun mlange1 si je n'avais cru disc]n] en ce ,matre de ,lib]t une disposition tonnante confondre les c>ts de la vie prive et les h>dis jugem5ts de la vie politique comme rsultant d'un mme fond de diabolique rvolte4 ,desc>tes fait voir p>t\t la mme prud5ce4 ,qu& ,jules ba*eli] m'crivait3 ,je v\s conjure de ne po9t v\s ml] de politique1 je n'en tais pas surpris4 ,au reg>d de ce ?ologi51 l'ordre politique ne p\vait app>atre que comme une suite de l'ordre univ]sel4 ,qu'il y et des p\voirs1 c'tait comme une disposition impntrable de notre monde huma92 que ces p\voirs puss5t tre aveugls1 c'tait un compte entre les hommes provid5tiels et la provid5ce elle-mme4 ,t\te rsi/ance1 et mme t\te critique publique1 tait alors considre comme l'effet des dsirs et des passions1 dsordre dans l'tat et dsordre dans l'individu4 ,le devoir d'obir1 et1 d'une c]ta9e manire1 ju/e autant que les op9ions sont des actions1 le devoir de respect]1 r5trait a9si dans le devoir env]s soi1 ce qui n'emp*ait nullem5t ce gr& ,adm9i/rateur1 comme on sait1 de g\v]n] n]giquem5t selon sa consci5ce1 selon sa "p de p\voir1 et selon la place qu'il occupait dans l'ordre huma94 ,je ne tr\ve pas ici de difficult4 ,*acun fait son mti] d'homme1 et le re/e aux ,dieux1 comme ,m>c-,aurle aurait dit4 ,que ,lagneau rglt l'ord9aire de ses actions et t\tes ses p5ses politiques selon de tels pr9cipes1 c'e/ ce qui p>atra vid5t d'aprs ses lettres1 et j'en puis tmoign] d'aprs cette cra9te qu'il montrait t\j\rs1 qu'on ne prt le p\voir de p5s] p\r le droit d'os] t\t dire4 ,mais on v]ra dans la suite que l'ide d'une exi/5ce respectable ou1 p\r p>l] autrem5t1 d'un ,dieu objet1 n'avait pu t5ir dans ses p5ses4 ,on a vu dj dans ses actions1 ds que son propre jugem5t l'clairait assez1 une m?ode qui p\vait faire sc&ale1 et qui fit sc&ale en effet4 ,la *ose juge n'tait ri5 ses yeux4 ,petit exemple1 je le rpte1 mais qui n'tait pas petit p\r l'coli]4 ,il e/ impossible que devant cette consci5ce scrupuleuse le problme des p\voirs ne se soit pas pos4 ,cet homme v\lait tre religieux1 et1 dans un s5s pr(ond1 il l'tait4 ,mais ayant jug une fois les p\voirs rguli]s1 les ayant condamns et r$resss1 p\vait-il promettre une obissance sans condition1 bi5 plus une obissance d'esprit sans condition1 comme p\rtant il me p>at qu'il a t\j\rs v\lu faire1 l'g>d de l'ensemble des p\voirs div9iss en quelque sorte s\s le nom de la ,patrie8 ,n\s voici encore une fois sur la r\te de ,metz4 ,lui-mme1 un demi-sicle plus tt1 comme j'ai dit1 s'e/ vad de ,metz et a combattu en volontaire dans l'arme de ,faidh]be2 ces r5contres r*auff5t le cur4 ,ici donc1 et quant l'action1 n\s tions d'accord et la ,gr&e ,ombre tait cont5te4 ,mais c'e/ moi qui p> rflexion n'tais pas cont5t4 ,c> cette volont de croire et en vrit d'ador]1 quels que fuss5t les *efs1 et en pr5ant la haute politique comme un my/re impntrable au commun1 c'tait bi5 clairem5t mes yeux la cause responsable de ce massacre ma*9al auquel je p>ticipais4 ,or j'admets qu'il faut f9alem5t obir2 mais qu'il faille encore pli] ses p5ses1 et appr\v] ple9em5t ce que l'on fait1 c'e/ ce que je ne puis recevoir4 ,et j'eus dans ces nuits s9i/res plus d'un dbat avec la ,gr&e ,ombre4 ,j'allai jusqu'au repro*e1 il me semble4 ,j'voquais cette anecdote du pr(esseur prussi51 env]s qui il avait manqu au devoir homrique de l'hospitalit4 ,je me disais et je lui disais3 ,quel exemple p\r moi d'une folie adore6 ,t\tes les passions revi5n5t ici4 ,quoi8 ,mon devoir le plus clair n'e/-il pas ma9t5ant d'aim] t\t risque cet ennemi aveugl qui t\te m9ute *]*e me nuire8 ,ce n'e/ pas dix ans aprs que je dois p>donn]1 mais c'e/ t\t de suite4 ,qu& je ne le p\rrais pas1 je sais que je le devrais4 ,ce sont des hommes2 et1 s'ils l'oubli5t1 c'e/ moi de m'en s\v5ir4 ,t\t m'y invite et jusqu'aux anci5nes traditions de la *eval]ie1 mal s\t5ues p\rtant p> l'ide ?ologique du jugem5t de ,dieu4 ,dans le fait je reconnaissais bi5 le ,fanatisme1 quoique la religion ft autre4 ,sur ce c\pant1 il me semble qu'on ne peut re/]4 ,ds que l'on p5se1 il faut tomb] d'un ct ou de l'autre4 ,ou bi5 rev5ir au ,dieu objet1 ou bi5 exam9] t\t4 ,en ce second p>ti1 n\s sommes l'ouvrage sur le bord du temps1 et en gr&e inc]titude1 non pas de ce que n\s devons p5s]1 mais de ce qui s]a1 sans autre ress\rce que d'expliqu] t\t ce qu'on p\rra soi-mme et aux autres1 et devant la m5ace de l'ignorance et des passions1 qui donn5t si vite la lib]t un hideux visage4 ,mais en quoi la gu]re e/-elle mo9s hideuse8 ,en n'importe quel cortge rvolutionnaire on retr\v]a ce mlange de c\rage et de colre1 cette exaltation et cet avilissem5t1 ces ides sublimes et cette misan?ropie4 ,av\ez seulem5t que le plus r$\table cortge1 le plus enivr1 le plus convulsif1 e/ un petit mal ct de ce foss fulm9ant et saignant qui dvorait *aque j\r des milli]s de victimes4 ,que les p\voirs soi5t abs\s de ce crime1 et que les *efs de rvolte ne soi5t pas abs\s de l'autre1 voil qui suppose un *oix absolu conc]nant l'exi/5ce donne1 et une sorte de sauvage prfr5ce p\r l'ordre de fait1 quel qu'il puisse tre4 ,or qu& l'esprit a rep\ss de croire l'exi/5ce comme un absolu1 il faut se rs\dre1 t\t au mo9s1 p5s] p\r le mieux et t\t dire1 et enf9 tu] la =mule creuse ds qu'elle p>at4 ,sauv] cette puissance de p5s]1 ne la s\mettre ri51 ne la d%onor] p> aucun g5re d'ivresse1 n'e/-ce po9t la morale1 mon ,matre8 ,et si je n'ai pu la suivre t\j\rs1 e/-ce une raison p\r que1 d'en?\siasme1 j'y manque en ce cas-l8 ,ou bi5 e/-ce ma punition8 ,n'ai-je plus le droit de t5ir ici p\r la p5se1 qu& je l'ai trahie tant de fois8 ,je fais les dem&es et les rponses4 ,et il le faut bi54 ,tel s]ait peut-tre le d]ni] mot de cet homme bon et r$\table4 ,peut-tre vi5drait-il me rappel] que la morale n'a pas p\r premire f9 de jug] les autres1 mais plutt de se contrl] soi4 ,et qu'enf9 c'e/ le fond de l'inju/ice si l'on exige paix et ju/ice des autres en n'apportant au fond commun que mauvaise foi1 fantaisie et gu]re4 ,il me t]rass]ait a9si1 je le vois bi52 il me condamn]ait faire la gu]re4 ,aussi l'ai-je faite1 et je ne dis pas que je n'aie pas mrit de la faire4 ,mais dois-je ador] p\rtant le diable et sa f\r*e8 ,je veux p\ss] encore un peu plus lo9 ces amres p5ses4 ,j'y reconnais ce gris de la ju/ice1 sans agrm5t1 mais sans confusion aucune1 que j'ai imag9 dans cette gr&e prairie o ,platon n\s invite *oisir notre paquet4 ,on peut *oisir1 mais non dans le paquet4 ,j'ai mis quelque temps bi5 ent5dre cette fable4 ,cela ne veut po9t dire que t\t soit fatal1 et que l'on *oisisse des tran*es d'av5ir1 seulem5t assembles p> la ncessit extrieure4 ,cela c'e/ l'image et l'corce2 le *oix en image ne s]ait po9t un *oix2 t\t s]ait mcanique1 et on aurait quelque raison d'accus] ,dieu4 ,mais je ne l'ent5ds pas a9si2 c> ce n'e/ pas p> une ncessit extrieure que le tyran se ca*e de *ambre en *ambre1 sans p\rtant p\voir dormir4 ,ce n'e/ pas p> has>d qu'un m5songe m>que de m5songe beauc\p de nos p5ses1 et peut-tre t\tes4 ,ce n'e/ pas p> has>d que le s\v5ir de la colre e/ colre encore1 et que p>esse e/ une raison de p>esse1 ironie1 d'ironie1 et a9si du re/e4 ,si nos fautes rev5ai5t sur n\s avec leur mme visage1 ce s]ait encore un avantage1 comme ,platon dit1 c> c'e/ pnit5ce2 mais qui ne voit que le *tim5t s]ait une rcomp5se8 ,la ju/ice va plus lo91 et t\j\rs p> des p5ses1 non po9t p> des prisons4 ,qu& ,platon veut n\s dire que le paquet e/ fait et qu'il faut le pr5dre t\t1 il ent5d dans le fond qu'une p5se e/ t\te la p5se2 il nie l'extrieur1 et un g5re de suite qui a la =me de l'extrieur4 ,je revi5s la gu]re4 ,il e/ clair que celui qui nie la gu]re et la refuse veut divis] le paquet4 ,pr5dre p]mission p\r d'autres fautes1 et la refus] p\r celle-l4 ,m5] la vie comme une gu]re1 et faire ce qui plat1 on se jette sur ce paquet-l2 on y tr\ve gu]re enf9 dc\v]t1 et l'une des causes que l'on voit le mieux e/ que le *ef a g\v]n comme le fantass9 a vcu2 il e/ bi5 plaisant d'accus] le *ef4 ,j'ap]cevais des li5s de ce g5re dans les ,mmoires du ,c>d9al de ,retz1 uvre de f]4 ,*acun admir]a que les devoirs d'une *>ge d'glise1 t\j\rs prs5ts1 t\j\rs suivis1 qu'une pit claire et mme pr(onde dans les gr&es *oses1 et le s]m5t t5u de se dcid] t\j\rs selon le bi5 de l'tat1 que t\t cela se t]m9e naturellem5t viol5ce et rvolte1 et t\j\rs des situations telles que le mieux qu'on y puisse faire e/ encore un mal4 ,mais il faut reg>d] une vie drgle absolum5t4 ,de plus prs encore1 reg>dons ce mpris p\r les femmes1 qui rduit l'am\r un jeu sans consqu5ce2 la ripo/e e/ v\lue2 on la j\e soi-mme1 p> cette politique d'orgueil1 de v5geance1 ou seulem5t d'humeur1 que les femmes mn5t selon les passions1 et qui trav]se cont9uellem5t les meilleurs desse9s4 ,il s]ait commode d'att5dre que mademoiselle de ,*evreuse1 madame sa mre et les autres1 r5diss5t ju/ice contre inju/ice2 mais elles r5d5t inju/ice et folie1 et c'e/ la ju/ice de ,m9os1 ,eaque et ,rhadamante4 ,je compr5ds un peu mieux d'aprs cela ces femmes si promptem5t durcies au feu de la gu]re1 si lgres p>l]1 *ant]1 clbr]4 ,j'y vis t\j\rs comme une v5geance1 mais bi5 au-dessus de t\t projet2 ce n'e/ que la duret mascul9e r5voye ses uvres1 la gu]re p>aissant alors1 non po9t du t\t comme la punition de cette autre gu]re contre les faibles1 et de t\t ce mpris1 mais plutt comme une sorte d'excuse et de ju/ification1 p> une ncessit d'obir auprs de laquelle celle o se tr\v5t les femmes n'e/ presque que d\ceur4 ,la t5dresse tait comme dlivre et r5due2 l'am\r baisait ces ma9s sanglantes4 ,l',am\r tr\vait tre selon une c]ta9e ju/ice qu'il exige t\j\rs4 ,cet exemple en claire d'autres1 quoique le dtail n\s passe4 ,j'ai s\v5t rem>qu1 et non sans impati5ce1 un mlange tonnant1 dans mes rudes compagnons1 de rvolte et d'en?\siasme1 je dirais presque de piti1 comme si d'un ct ils rpr\vai5t1 et comme si1 de l'autre1 ils reconnaissai5t une de/9e enf9 gale1 enf9 commune1 des p5ses en clair1 un accord des volonts seulem5t t>dif1 aprs cette paix nigmatique4 ,d'o j'arrive compr5dre les svres pages o ,lagneau a df9i le devoir pratique l'g>d du pro*a94 ,sc&ale mes yeux1 sc&ale nos yeux1 que l'am\r ne doive jamais emprunt] le dt\r politique4 ,et p\rtant1 qu'e/-ce que le dt\r politique1 s9on un essai de recevoir plus qu'on ne donne1 et enf9 d'assur] la paix sans que *acun y sacrifie autre *ose que ce quoi il ne ti5t pas8 ,vivons en paix1 v\lez-v\s8 ,mais sans ri5 *ang]4 ,d'o1 p> cette rflexion1 une *>it hauta9e1 j'ent5ds qui jure de ne po9t *ang] l'ordre1 p>ce que l'ordre1 tel quel1 n'e/ que l'exacte expression de ce qui manque en nos actions relles4 ,et si cet ordre e/ mdiocre de t\tes faons et t]rible un mom5t1 p> son inhuma9e /ructure1 ce n'e/ que notre faute exactem5t r5voye4 ,et1 comme dit la ,voix1 ,dieu e/ innoc5t4 ,voil le t\r que je puis faire l'intrieur de la ,svrit4 ,p\r le dehors je m'y heurte comme une porte de f]2 mais la porte n'e/ pas f]me4 ,sa9t-,simon le duc connut la ,trappe de ,ranc un monsieur de ,sa9t-,l\is qui y faisait retraite aprs un long s]vice de gu]re4 ,cet homme s'tait crev un il d'un c\p de h\ss9e1 en corrigeant un *eval4 ,cette image e/ digne de ,platon4 ,il n'e/ pas un homme de gu]re sur qui la gu]re pse comme un crime2 mais je crois plutt qu'elle quilibre cette contemplation sans p>oles p> le ju/e rapport des fautes la punition4 ,c'e/ toi qui l'z v\lu4 ,j'ai dit que le ,matre ne traitait po9t de ,morale4 ,mais il n\s lisait ,platon comme une ,bible1 et s\v5t ,la ,rpublique1 o1 mesure que l'on appro*e de la f91 et p> cette implication des c>actres et des con/itutions1 p> le tableau f9al de la tyrannie1 se rgle peu peu le compte de l'homme p> la ,somme intgrale de ses p5ses d'av5ture4 ,le ,matre e/imait sans d\te que c'tait bi5 assez si n\s savions lire1 et aussi qu'il faut appr5dre lire en considrant d'abord l'encri]1 le morceau de craie et le *eval de bois4 ,il y a du secret dans t\tes les gr&es mes1 et ce qui e/ le plus secret e/1 p> le jeu des passions1 ce que n\s v\drions savoir d'abord4 ,d'o cet am\r qui refuse piti4 ,je ne puis expliqu] mieux les nuages t\j\rs circulant aut\r de ce front sublime4 ,et ce n'e/ pas trop dire que dire qu'il fuyait et hassait le clair4 ,cl>um p] obscurius1 ce fut sa devise4 ,c> la cl>t e/ comme un refus4 ,mais la ,p5se e/ ju/em5t le refus du refus4 ,ici je revois son visage et son ge/e4 ,assurm5t je ne me trompe pas d'un *eveu4 ,mais aussi ce visage e/ sans d\te le seul signe auquel j'aie fait rellem5t att5tion4 ,il n'e/ presque po9t de natures suprieures o l'on ne tr\ve ce ge/e de refus devant ceux qui espr5t *ang] le d$ans p> le dehors2 je cit]ai ,kant et je cit]ai ,pr\dhon1 si diffr5ts d'ailleurs1 mais d'accord contre ceux qui ne sav5t pas bi5 obir4 ,deux effets de l'action morale1 et de l'union p\r l'action morale4 ,d'un ct se rassembl5t des curs ple9s de piti et des esprits qui *]*5t preuve1 sans aucune disposition ador] cet ordre t]rible qui fait voir l'9galit1 la raison d'tat et la gu]re comme des faces de ,mduse4 ,mais de l'autre un petit nombre d'hommes au/res1 plus rig\reux encore sur la preuve1 plus pr(ondm5t inv5teurs2 s\v5t un seul1 qui avec une puret et un scrupule con/ant de ju/ice dans sa vie prive1 se place l'g>d des p\voirs dans une situation qui produit les mmes effets que la cra9te4 ,platon n'aimait po9t trop le peuple en cortge1 ni ces nes1 comme il dit1 qui port5t si librem5t la tte4 ,en ,g!1 le mme esprit condamnait ,fi*te4 ,qu& ce s]ait mon propre fils1 disait-il4 ,ce g5re d'homme e/ inexorable4 ,ils p]d5t s5tim5t et sont comme des pi]res ds qu'ils entrevoi5t1 et ils entrevoi5t de =t lo91 une cohue d'ignorants qui dem&5t ju/ice4 ,ces ,matres craign5t une gu]re d'esclaves4 ,je s\ponne que l'expri5ce des passions en eux-mmes1 et des cohues de l'me en ces r5v]sem5ts1 les font indulg5ts d'une c]ta9e manire1 mais svres aussi1 l'g>d de t\t m\vem5t an>*ique4 ,il se peut aussi que l',esprit leur fasse peur1 p> la lib]t inf9ie qu'ils y tr\v5t1 c> l',esprit peut ni] t\t1 et c'e/ la dm>*e propre de t\te p5se de se rfugi] d'abord en ce c5tre de ngation1 comme ,desc>tes le fait voir t\s les mom5ts de sa r=me4 ,on compr5dra assez que ,lagneau avait t\* ce po9t d'indiffr5ce d'o l'on revi5t1 et mme y ret\rnait t\j\rs2 dans ce m\vem5t de la rflexion1 il n'tait que bont et grce1 en ce monde d'coli]s1 f]m la politique1 ouv]t au monde2 c'tait le mom5t de l'incrdulit et de l'innoc5ce4 ,il e/ vrai aussi que cette enfance du monde n'e/ possible un mom5t que p> l'ordre svre aut\r4 ,l'autre m\vem5t1 qui f]mait la porte1 avait la duret militaire4 ,il y avait de la viol5ce dans ces s\da9s *angem5ts4 ,viol5ce contre viol5ce1 en lui-mme d'abord1 comme ,platon l'a tant de fois rappel4 ,la ju/ice n'e/ po9t aimable1 mais plutt r$\table1 qu& elle comm5ce p> le r$ressem5t de soi p> soi4 ,je ne puis compr5dre autrem5t le drame que je veux appel] physiologique1 et qui fatiguait jusqu' l'puisem5t ce corps vig\reux4 ,j'ai su qu'il avait prdit quelque *ose me conc]nant4 ,c'e/ une viol5ce1 dit-il1 qui se t\rn]a contre elle-mme4 ,c'tait trop d'honneur4 ,mais cela donne vue sur cette puissante nature et sur les flux et reflux de ce sang vif qui colorait ses lvres de v]millon pur2 ce signe ne trompe gure4 ,on v]ra1 d'aprs ses lettres1 qu'il n'tait nullem5t sociali/e2 on dev9]a mme qu'il ne recevait po9t qu'un homme raisonnable pt l'tre4 ,cela arrte net2 aussi j'ai v\lu1 en disant ici t\t ce que j'ai pu saisir de cet homme1 prp>] le lecteur ce passage1 faute de quoi l',acadmici5 y croirait reconnatre sa faiblesse et l'ador]1 et l'autre p>ti la maudire4 ,la privation n'e/ ri52 mais de la =ce p5sante aussi il faut s'arrang] au mieux4 ,le socialisme e/ pr(ondm5t une politique2 en quoi il s'oppose directem5t l'esprit *rti51 qui enf]me un mpris l'g>d de t\te politique4 ,et le fond de la politique e/ de modifi] les situations1 en vue de *ang] les p5ses4 ,s\s quelque =me qu'on la pr5ne1 dans le cab9et d'un m9i/re ou dans le gr5i] d'un rvolutionnaire1 t\j\rs elle s'en pr5d au rapport extrieur2 cette vue df9it entirem5t la faveur1 qui prt5d ram5] les mcont5ts et y russit s\v5t4 ,c'e/ misan?ropie2 c> l'esprit e/ digne d'tre cross1 c'e/ son droit propre4 ,on voit que la *>it s'ent5d en deux s5s2 et le commun langage le fait bi5 voir1 p> ceci que le plus beau mot peut-tre et le plus =t se tr\ve tre aussi bi5 le plus faible et le plus avili4 ,il y a une *>it rev*e et comme jansni/e2 l'autre e/ de faveur1 et v\drait rcolt] sagesse4 ,l'esprit *rti5 va t\t la premire1 qui honore esprit1 c\rage1 volont1 v]tu1 une mme v]tu s\s ces noms1 et qui n'honore ri5 d'autre4 ,je dis esprit *rti51 je dirais aussi bi5 esprit /oci54 ,m>c-,aurle laisse *acun sa place1 bonne ou mauvaise1 p>ce qu'il n'y fait po9t de diffr5ce4 ,cela e/ hauta94 ,on retr\v]a ce ton dans les ,simples ,notes2 mais cela e/ hauta91 p\r les deux1 p> une ide de l'galit qui mprise les diffr5ces au lieu de les effac]4 ,cette v]tu e/ ce qui sauve la gu]re o1 comme a dit quelqu'un1 l'9galit e/ la loi1 ent5dez que la ju/ice n'y e/ po9t du t\t dans la r5contre ni dans l'extrieur1 mais uniquem5t dans une fire simplicit que l'on r5contre quelquefois4 ,j'ai connu un hros jansni/e p>fait en ce g5re1 et qui il tait impossible de ne pas obir1 p> ceci qu'tre au-dessus ou au-dess\s n'tait po9t de plus d'importance ses yeux que p\r les pi]res d'un mur4 ,le p\voir a9si g\v]n g\v]ne sans faiblesse4 ,ici l'homme rpond l'homme2 et l'on ne va po9t *]*] quelque galit de gomtrie ou de lat92 cela mme in/ruit4 ,n\s ne sommes po9t quittes l'g>d d'une 9galit si belle2 et1 p\r ma "p1 je ne dmle pas sans pe9e en mes s5tim5ts les plus =ts une gale disposition la rvolte et l'obissance4 ,l'autre *>it n'e/ que flatteuse1 dans le s5s o ,platon le dit de la rhtorique en son ,gorgias4 ,donnons-leur trois francs c9quante1 disait un homme d'tat assez cynique devant les gmissem5ts des femmes1 au temps o les hommes tai5t au pril4 ,la ,raison peut repr5dre cette ide et en faire sy/me4 ,le sy/me e/ que t\t homme e/ capable de s'veill] en esprit jusqu' tre enf9 respectable1 mais qu'il faut comm5c] p> *ang] la condition extrieure1 en ad\cissant cet excs de travail1 d'esclavage et de malheur qui hbte l'esprit4 ,hugo a p5s cette ide avec =ce1 et l'autre ide aussi1 sans p\voir les jo9dre4 ,t\j\rs e/-il que l'ess5ce du socialisme e/ de subordonn] la v]tu aux situations1 comme il clate dans les conceptions de ,k>l ,m>x4 ,cette ide de reg>d] d'abord aux droits1 et au droit tonnant d'exi/]1 qui e/ le pr9cipe de t\s1 e/ bi5 une ide1 et a9si va =t lo94 ,c'e/ la mme *ose que de div9is] l'objet1 c'e/ un ,sp9ozisme mal ent5du1 et c'e/ peut-tre le ,sp9ozisme4 ,en ce travail o il faut que je dev9e presque t\t1 on me p>donn]a ces dt\rs s\t]ra9s1 d'o j'arrive quelques lumires4 ,on tr\v]a1 dans un article de critique de ,lagneau sur une traduction du ,c\rt ,trait1 une note tonnante sur la ,bible1 et qui m'claire c]ta9s traits du ,matre4 ,la note e/ inju/e premire vue1 c> la t]rible religion de ,job ne laisse l'homme que pati5ce au travail et rsignation hroque2 et l'on ne peut pas dire que le bonheur soit propos ici comme f94 ,mais le reg>d de ,lagneau lisait plus lo9 que le ntre2 et sans d\te ap]cevait-il que ce culte presque fanatique de l'imm5se exi/5ce telle quelle devait conduire une re*]*e du bonheur1 en vrit sans esprance1 et au fond mcanique1 comme les travaux des f\rmis4 ,l'esprit n'tant pas fait p\r cela1 et portant mieux t\t malheur que la ngation de lui-mme1 peut-tre t5ons-n\s ici p> les causes la colre communi/e1 et ce p>adoxe de fond] l'extrme paix sur l'extrme gu]re4 ,les sociali/es v\drai5t bi5 re/] entre deux2 mais leur pr9cipe les =ce1 qui e/ de *ang] d'abord la maison1 en vue de *ang] l'habitant4 ,cela revi5t att5dre la ju/ice aut\r p\r tre ju/e4 ,on v]ra plus lo9 que t\te la philosophie de ,lagneau vise subordonn] l',ent5dem5t au ,jugem5t4 ,or c'e/ une vue d'ent5dem5t proprem5t p>l] de *ang] l'objet selon la rgle1 af9 de tr\v] appliqu] la rgle2 au lieu que le ,jugem5t s'ex]ce sur la situation ma9t5ant p]ue et fait ordre de t\t4 ,qu& l'eau c\rbe un bton1 ma raison le r$resse1 tel e/ le d]ni] mot de l'ent5dem5t2 au lieu que le ,jugem5t ne r$resse po9t du t\t le bton1 mais le p5se c\rb selon le vrai1 c'e/--dire selon l'eau et selon l'il1 et a9si p5se encore mieux4 ,bref1 au reg>d d'une philosophie qui veut p5s] droitem5t dans la p]ception mme1 et non po9t au-dessus ni au del1 ce n'e/ po9t dema9 ou dans dix ans que l'esprit s'veill]a4 ,le rve n'e/ que de p>esse1 et la vrit du rve c'e/ la p]ception4 ,dieu de *aque mom5t1 tel e/ le ,jugem5t2 et il ne dem&e po9t que l'objet soit autre2 non1 mais que la p5se soit autre4 ,sur cette surface du prs5t1 seule n\s1 se ti5t donc cet ,esprit incorruptible1 qui n'att5d po9t et qui n'espre po9t1 assez occup de pass] du *aos l'ordre1 comme t\t rveil il faut faire4 ,d'o je compr5ds encore mieux ce ge/e des ma9s1 que j'essaie encore d'imit] en mes meilleures rflexions1 et qui refuse de pr5dre4 ,aid]1 c'e/ donn] la ma92 mais la confiance entran]a les deux4 ,voil peu prs t\t ce que je sais dire de ce refus de politique4 ,a9si me voil en cette bordure1 me df5dant d'y trop croire1 et de m'y jet]2 mais il n'e/ pas df5du d'y reg>d]4 99 99 99 99 99 ,lagneau ne traitait jamais de ,morale4 ,sans d\te se dfiait-il des passions2 mais je ne crois po9t du t\t qu'il et t en ces matires hsitant ou indulg5t4 ,bi5 plutt je le vois t]riblem5t clairvoyant et svre4 ,mais quoi8 ,n\s tions des enfants1 et il ne n\s connaissait gure4 ,dans les circon/ances r>es o je l'ai vu agir1 dans d'autres qu'on m'a rapportes1 il tait prompt1 h>di1 et sans mnagem5t p\r lui-mme4 ,peut-tre e/imait-il que la morale en disc\rs e/ trop facile4 ,peut-tre aussi tait-il naturellem5t ret5u p> d'autres leons qui se prs5t5t d'elles-mmes les premires1 et qui l'occupai5t t\te l'anne4 ,t\j\rs e/-il qu'il n'a jamais trait devant moi que de la ,p]ception et du ,jugem5t4 ,l'9vitable prambule sur la ,m?ode de la ,psy*ologie ne faisait que prp>] ces deux leons pr9cipales4 ,je sais que dans la suite il lui arriva de trait] de l'exi/5ce de ,dieu2 j'ai suppos longtemps qu'il n'y avait eu que le titre de *ang2 je ne me trompais gure4 ,je ne me fie1 la rigueur1 qu' mes propres s\v5irs4 ,t\tes les heures srieuses de ma vie ont t occupes rpondre cette "q3 ,que p5sait-il8 ,que v\lait-il dire8 ,il n'y a pas longtemps je rev5ais une =mule que j'ai ent5due plus d'une fois3 ,retr\v] dans une de nos p5ses t\te la p5se1 et je buttais l comme autrefois4 ,je ne me pla9s po9t de cette l5teur d'esprit2 c'e/ lui qui m'apprit mpris] mes fragiles con/ructions4 ,t\j\rs e/-il que j'avais assez de lui p\r mdit] c5t ans4 ,un ami plus jeune que moi m'avait entret5u plus d'une fois de cette leon fameuse1 o le ,matre allait conclure1 je rsume comme je l'ent5dis de cet ami1 conclure que ,dieu ne peut tre dit exi/]1 puisqu'exi/] c'e/ tre pris dans le texte de l'expri5ce4 ,n\veau ?me p\r des mditations difficiles2 j'y retr\vai un ,c>tsianisme p\ss b\t1 et qui c]tes n'avait ri5 de ,sp9oza2 c>1 ce que j'ai t\j\rs rem>qu en ,sp9oza1 c'e/ que l',imm5se ,exi/5ce s'y (fre la premire1 dans son ,ide1 il e/ vrai1 et donc t\t entire en *aque r5contre1 mais enf9 d'abord exi/5ce1 et de l ess5ce1 et f9alem5t p5se1 d'o une lib]t mure4 ,j'os]ais presque dire que les premires dmon/rations de ,sp9oza vont plutt de l'exi/5ce l'ess5ce1 au reb\rs de ,desc>tes4 ,mais je pr5ds ce comm5taire mon compte2 je n'en veux po9t *>g] le ,matre2 on voit seulem5t p> quel dt\r j'essayais de dev9] l'ess5ce qui passe l'exi/5ce4 ,au re/e je ne p\ssais pas bi5 lo9 p> l1 et mme j'aurais *oisi de ne ri5 dire l-dessus si1 quelque temps aprs que j'eus comm5c d'crire ces mmoires1 je n'avais reu une visite mmorable4 ,n\s avions annonc notre projet de rassembl] les crits de ,lagneau2 cette n\velle avait c\ru4 ,la rputation o e/ encore ,lagneau1 aprs une c\rte vie et si peu de bruit1 e/ quelque *ose de miraculeux1 et qui fait honneur l'espce4 ,bref je vis arriv] *ez moi un homme de =te /ructure1 tte *eval9e 7,diogne disait ,platon3 ,bonj\r1 *eval7 et de ru/ique simplicit4 ,il portait une valise b\rre de papi]s1 d'o je vis sortir les leons dj connues1 p> lui rdiges1 ma gr&e honte1 comme je n'avais su faire1 et enf9 les prcieux cahi]s portant au titre ,de l'exi/5ce de ,dieu4 ,cet homme1 que je surnommai aussitt l',homme de ,dieu1 avait t p*eur de morue dans sa jeunesse1 et puis m>9 long-c\rri]1 ensuite tudiant1 et1 sur la tr5ta9e1 lve de ,lagneau1 ju/em5t aprs moi2 f9alem5t lab\reur et leveur de bufs en cette ,norm&ie1 notre commun b]ceau4 ,ceux qui ont connu ,jules ,la*eli]1 ,norm& lui-mme1 p\rront se faire une ide de cette tte =te m*oire1 de cette /ructure tasse et osseuse1 de cette mditation sculpturale d'o remonte le reg>d bleu1 m\vem5t de ret\r et de rveil ce monde-ci4 ,lagneau tait autre1 et1 ce qu'il me semble1 int]rogeait l'objet t\j\rs4 ,imag9ez donc cet autre sage1 assis contre sa haie norm&e1 tirant ses cahi]s de sa po*e1 et tr\vant l le d]ni] mot sur sa de/9e1 enf9 ce qu'il avait va9em5t *]* aut\r du monde1 comme il m'a dit4 ,je me retr\vai au temps de ,solon4 ,l'amiti fut prompte1 p> ceci de commun que n\s n'avions ni l'un ni l'autre jamais cra9t ni respect aucun tre au monde l'exception de notre commun ,matre4 ,je lus donc les pages sublimes4 ,la m>que y tait1 mais aussi quelque *ose d'ab/rait et de ds]tique1 qui n'tait po9t dans mes s\v5irs d'coli]4 ,un autre g5re d'coli]1 un autre g5re aussi de srieux1 avait-il rabattu t\s les ornem5ts sur ce pi]reux *em98 ou bi5 le ,matre s5tait-il qu'il tait temps de f9ir8 ,ou bi5 l'att5tion dvorante de ce n\veau disciple1 qui att5dait t\j\rs le d]ni] mot1 avait-elle ins5siblem5t tir l'analyse hors de ce monde jusqu' l'extrme bord de la rflexion dialectique8 ,je me tr\vai d'abord ici comme je fus tant de fois devant les pages les plus abruptes de ,fi*te ou de ,s*ell+1 *]*ant l'objet1 qui1 dans ,hegel au contraire1 ne me manque jamais4 ,t\tefois je reconnaissais l'acc5t du ,matre1 et sa p5se1 n'en pas d\t]4 ,il fallait jur]1 je jurai4 ,je dcidai que ces pages s]ai5t imprimes telles quelles1 et je fis bi54 ,ma9t5ant je sais que le d]ni] mot y e/4 ,t\tefois je n'aurais pas *]* si lo94 ,que me manque-t-il8 ,un g5re de dsespoir1 et de n'avoir pas d\t assez lo94 ,de n'avoir pas t assez ,sp9ozi/e p\r p]dre ,desc>tes et le retr\v]4 ,j'espre qu'une p>tie s'clair]a p> l'autre4 ,p\r ce qui e/ de cette leon1 qui s]a clbre1 et de ce ,d]ni] ,mot1 voici ce que j'en compr5ds4 ,je n'ai jamais cd au ,fatalisme1 et l-dessus j'ai brav le ridicule4 ,on sait que t\t p5seur1 ou presque1 e/ s>ca/ique contre la lib]t1 et ,sp9oza lui-mme4 ,t\tefois c'e/ en ,sp9oza que j'ai le mieux compris que l'ordre des ides1 quoiqu'il soit le mme que celui des *oses1 p\rtant ne lui ressemble en ri51 allant jusqu' ap]cevoir que l'ide du c]cle ne ressemble nullem5t au c]cle1 ni l'ide de la ligne la ligne4 ,p> l1 il m'app>aissait impossible que les ides fuss5t dites exi/]1 en aucun s5s2 mais plutt elles tai5t faites et refaites1 non pas arbitrairem5t1 non pas ncessairem5t non plus4 ,je compris alors en quel s5s ,lagneau1 dans une lettre sur ,sp9oza1 dit qu'il y a deux ncessits4 ,mais depuis1 rev5ant ,desc>tes1 je ne v\lais po9t dire deux ncessits1 c> c'e/ bi5 assez d'une4 ,et1 quoique je ne sois que trop sujet pr5dre l'imag9ation p\r l'ent5dem5t1 je fus ram5 p> la v]tu des premires leons de ,lagneau sur la p]ception1 et aussi p> l'av]tissem5t ,sp9ozi/e1 compr5dre de n\veau que l't5due en son ide n'e/ pas ce vtem5t aux c\leurs clatantes ou ples1 et que la ligne droite1 en son ide1 n'a po9t de longueur ni de p>ties4 ,d'o l'on e/ g>d contre ces erreurs brillantes et grossires qui revi5n5t de temps en temps1 et qui sont l'preuve de l'appr5ti4 ,je reg>dais p> l1 cont5t de t5ir mon po/e d'homme1 qui e/ la surface de ce monde1 et occup mani] ce monde le plus longtemps possible sans m'en laiss] mordre4 ,ma9t5ant1 en remontant v]s mon propre tre1 j'ap]cevais plusieurs *oses qui tai5t considr]4 ,la pr9cipale1 la plus tonnante1 tait que l'ent5dem5t lui-mme tait en quelque faon mcanique1 ou1 si l'on veut1 physique1 comme ,desc>tes l'avait dit4 ,c> il n'e/ po9t de dmon/ration sans objet1 je dis sans exi/5ce2 les figures et aussi bi5 les critures d'algbre sont des objets exi/ants2 a9si mes conclusions sont t\j\rs d'exi/5ce1 comme le ,si de nos hypo?ses n\s en av]tit assez4 ,ce monde mcanique e/ bi5 l'image de l'autre2 et n\s y glissons et n\s y tombons encore1 sur un *em9 seulem5t mieux trac4 ,il y a de l'irrvocable p> une df9ition1 ds que n\s la faisons exi/] avec d'autres4 ,mais que l'esprit soit jamais pris en ces jeux de ncessit1 c'e/ ce que je n'ai pu concevoir4 ,cette position int]mdiaire consi/e seulem5t suppos] quelque *ose fait et *]*] ce qui en rsult]a1 d'aprs cette conv5tion que l'on se rduit tre spectateur4 ,a9si nos dmon/rations et nos calculs imit5t assez bi5 les *oses que l'on laisse c\rir1 mais n'imit5t po9t1 et ne peuv5t1 les actions vritables1 o l'on modifie au lieu d'obs]v]4 ,cela e/ mal compris1 p>ce que l'immdiat de l'action n'e/ pas objet de rflexion2 la consci5ce1 qui e/ t\j\rs division1 n'y peut tre1 ni la mmoire en ri5 g>d]4 ,mais je ne vais pas ma9t5ant p> l4 ,au contraire je dois remont] v]s ce que n\s appelons les axiomes ou pr9cipes1 dont n\s faisons aism5t un difice ab/rait et comme d*>n1 un objet enf9 qui n'e/ plus objet1 mais qui g>de1 et mme qui r5d plus s5sible1 le c\pant et le rsi/ant de l'objet4 ,c'e/ v\loir p5s] sans matire1 et croire qu'on le peut1 et ne p\voir4 ,c'e/ g>d] du triangle ce qui e/ *ose1 ou exi/5ce1 et pr5dre cela p\r l'ess5ce4 ,or notre condition e/ telle que l'on dev9e l'ess5ce1 mais que l'on ne peut la saisir comme un objet4 ,ce que ,desc>tes exprimait comme il p\vait1 disant qu'il n'y a po9t de ncessit en ,dieu4 ,en suivant ces difficiles ides1 qui ne sont mme plus des ides1 en les prolongeant jusqu'au foy] et l'int]section d]nire1 on tr\v]a quelque *ose comme ce que tr\va le ,/oci51 qui n'ap]cevait plus d'autre raison de ,v\loir que de sauv] le ,v\loir mme2 et cela p>le assez clair t\t homme4 ,mais dans l'ordre de la spculation ?orique1 encore ap]cevoir la ,lib]t susp5due elle-mme1 sans ri5 d'autre1 cela passe le p\voir des mots2 et p\rtant c'e/ a9si3 c> l'exi/5ce e/ hypo?tique p> ess5ce1 et la c\rse au premi] moteur ou la d]nire limite e/ peut-tre ce qui le fait voir le mieux4 ,le monde a9si pris e/ cette fois absolum5t comme il s'(fre1 et insondable1 mais non po9t en fait4 ,c'e/ le sil5ce t]nel de l'ent5dem5t qu'il faut f9alem5t reconnatre4 ,ce monde1 inf9i sa manire1 s]ait donc notre *>te4 ,je revi5s t\j\rs au monde1 ou plutt j'y suis t\j\rs1 et au contact4 ,c> ce que l'on tr\v]a de dialectique dans la clbre leon dont je p>le1 cela peut clair] d'autres hommes1 mais cela ne me t\*e po9t du t\t4 ,il se peut que je tire ,lagneau moi1 comme l'autre lui4 ,t\j\rs e/-il que je n'ai po9t connu ,lagneau hors de p]ception2 et c'e/ en cela que je le vis gr&1 et que je le vois gr&4 ,l'ide que le monde ne s]ait qu'une app>5ce1 dont il faudrait se dt\rn]1 et que l'ent5dem5t ait des moy5s d'all] *]*] l'autre monde au del1 ou aussi bi5 de le *]*] en de1 p> une rflexion sans yeux1 c'e/ ce qui ne peut obt5ir audi5ce de moi2 et il me semble mme que j'en fus guri jamais p> le sec\rs de ce gnie t]re/re4 ,kant1 tant de fois lu1 m'a ram5 l p> dure discipl9e2 ,sp9oza aussi1 p>mi tant de preuves qui gliss5t sur moi1 p> ces lumires des ,s*olies4 ,mais enf9 c'e/ ,lagneau qui m'a mis l'ouvrage4 ,l'ide n'e/ po9t sp>e1 ni sp>able2 ,l',esprit n'e/ ni lo91 ni ca*1 ni d]rire n\s1 ni d]rire la *ose1 mais d$ans4 ,una eademque res4 ,v9t l',esprit1 dit ,anaxagore1 qui mit t\t en ordre4 ,mais ce n'e/ que my?ologie4 ,l',esprit met t\t en ordre1 et voil ce que signifie l'app>5ce4 ,ceux qui ont suivi avec att5tion ,desc>tes et ,sp9oza en ce rveil de p5se1 le seul sans d\te depuis ,platon1 ont c]ta9em5t rem>qu que ces p5seurs ont *]* l'image sans la tr\v]1 v\lant t\j\rs dire1 mme devant un miroir ou un prisme1 devant un mirage mme1 que cela e/ d'ent5dem5t non mo9s que le soleil quatre c5ts fois plus loign que la lune4 ,a9si vi5n5t-ils log] les images dans le corps huma91 o elles ne sont plus images1 mais notions vraies de la liaison du corps l'esprit4 ,celui qui n'a pas mdit1 et j'ose dire vide1 sur les tableaux pe9ts de ,sp9oza et ses images rt9i5nes1 ne peut me suivre4 ,il faut ap]cevoir ici1 p\r va9cre cette d]nire app>5ce d'app>5ce1 que ces deux auteurs sont encore trop dialectici5s2 mais ent5dons bi5 aussi que1 sans cette prp>ation dialectique1 n\s n'aurions pu rev5ir du prtoire la nature4 ,ils *]*5t donc cette premire app>5ce1 p>tant de laquelle l'ent5dem5t p\rrait s'lanc]4 ,mais les images sont images faute de rflexion1 non po9t faute d'esprit4 ,lagneau ne quittait po9t l'app>5ce2 d'o cette leon sur la p]ception1 qui ne f9issait po9t4 ,je le vois traant au tableau les app>5ces du cube et dem&ant si ces app>5ces tai5t quelque *ose avant qu'on st de quoi elles tai5t app>5ces4 ,c>1 qu'elles fuss5t sur un plan1 et sans pr(ondeur1 cela se rapportait au tableau noir et la craie1 non au cube2 c'tait y *]*] le vrai du tableau noir et de la craie1 non l'app>5ce du cube2 mais comme app>5ces du cube elles tai5t vraies1 p> le vritable cube4 ,et la signification d'un de ces angles1 qui me semble aigu ou obtus p> la p]spective1 c'e/ ju/em5t que je le p5se droit2 non pas droit ailleurs1 mais droit l mme o je le vois aigu ou obtus4 ,et vrai dire je ne le vois pas aigu ni obtus1 ni non plus droit1 mais t\t cela ensemble1 droit et obtus1 voir et p5s] cela1 et l'un p> l'autre1 c'e/ voir qu'on voit1 ce qui e/ voir4 ,la vue premire ou immdiate n'e/ ri51 p>ce qu'il n'y a que la rflexion qui puisse faire t5ir ensemble l'app>5ce et le vrai4 ,le propre du rve pur e/ qu'il n'e/ ri5 p\r p]sonne2 mais l'app>5ce e/ le rve retr\v4 ,a9si tait analyse la rflexion comme rveil1 en mme temps que la p]ception comme rveil4 ,cette aurore de l'esprit m]veille4 ,on ne s'en lasse po9t4 ,elle m'e/ neuve encore *aque fois4 ,mais on v\drait croire que c'e/ *ose faite1 et c\rir aux consqu5ces2 j\rne de manuvre4 ,en cette classe1 comme sur ce visage ar*itectural1 c'tait t\j\rs mat94 ,,ii ,,platon ,de ses leons sur ,platon1 qui fur5t nombreuses1 amples1 et t\j\rs quelque dialogue en ma91 le ,?tte1 le ,philbe1 le ,time1 je n'ai ret5u que ,platon4 ,non po9t ,platon a?ni51 non po9t ,platon accid5t1 ni mom5t1 mais ,platon vrai4 ,je l'ai ret5u et je l'ai retr\v4 ,je n'ai pas eu1 une seule fois1 le s5tim5t qu'il y et jamais1 en ces uvres illu/res p>-dessus t\tes1 la mo9dre *ose repr5dre1 ni d'autres difficults que celles qui s'(fr5t n\s t\s dans notre commune situation d'hommes p]cevants4 ,or1 si je sais ici expliqu] ce que je s5s1 aucun auteur ne convi5t mieux p\r faire ent5dre que ,lagneau p5sait mtaphysiquem5t4 ,les ides de ,platon sont communm5t un objet d'hi/oire1 ou bi5 une erreur admirable2 mais on les veut t\j\rs sp>]4 ,dans ,platon je ne les vis jamais sp>es1 mais l'uvre1 et =mant la sub/ance de ce monde4 ,c> c'e/ en ce monde que l'un et l'tre se pos5t1 s'oppos5t et se ni5t2 et le jeu clbre du ,p>mnide e/ le jeu du monde4 ,deux e/ un en ces deux roses que je p]ois1 comme quatre e/ un dans les osselets du ,?tte2 et il e/ p\rtant vrai que cette unit qui les fait quatre n'e/ en aucun d'eux1 ni non plus l'unit de *acun1 qui fait de *acun d'eux une p>tie de quatre2 pas plus que ,?tte n'e/ en lui-mme gr& ou petit4 ,c'e/ p> de tels rapports p\rtant que ,?tte et les osselets sont dits exi/]2 ces rapports sont sub/antiels1 mais refus5t d'tre des *oses4 ,s\s mes yeux1 cette p>ticipation se fait et se dfait4 ,s\s mes yeux1 cette dialectique pose le c\rbe p> le droit et le plusieurs p> l'un4 ,s\s mes yeux le gr& et le petit pr5n5t leur c\rse alt]ne1 et leur fuite fait en mme temps deux abmes ple9s de crations4 ,mais l'unit les ramne au repos4 ,d'o n\s allons faire le compte de ces tres1 leur gnalogie1 leur filiation4 ,ici ,platon s\rit4 ,voici le ,time1 et t\s les dmiurges l'uvre1 cl\ant le ,mme et l',autre sur l'cliptique4 ,et que faisions-n\s t\t l'heure1 n\s-mmes1 dieux infrieurs et prposs1 et t\j\rs faisant tre les *oses p> les ides8 ,a9si plat-il *aque ,dieu1 p>ce qu'il e/ bon2 et1 de vrai1 ri5 ne l'y =ce4 ,a9si ,lagneau1 t5ant en ma9 le ,time1 semblait lui-mme une figure de ,mi*el-,ange1 sp>ant la lumire et les tnbres4 ,je ne p5se pas que l'ide soit jamais v5ue aucun de n\s de rfut] ,platon4 ,n\s appro*ions plus prs avec le ,?tte2 et ce fameux passage du *eval de bois1 je ne l'ai jamais relu sans y appr5dre encore quelque *ose4 ,si n\s tions comme le *eval de bois1 il y aurait un objet p\r notre ma9 et mme p\r *acune de nos ma9s1 p\r nos deux oreilles1 p\r nos deux yeux2 mais ce n'e/ pas a9si4 ,ce qui fait l'objet que n\s p]cevons1 cet encri]1 ce crayon ou cette fleur1 c'e/ qu'il e/ objet la fois p\r nos ma9s et nos yeux2 et ces milli]s d'app>5ces d'un mme objet ne le multipli5t po9t1 mais l'aff]miss5t en son unit1 ou1 p\r mieux dire 7a9si p>lait le matre71 ne sont elles-mmes plusieurs que p> cette unit de la *ose2 a9si dans cet objet1 encri]1 crayon ou fleur1 il e/ p5s que t\tes ces app>5ces sont vraies s\s condition1 diffr5tes les unes des autres1 id5tiques les unes aux autres1 et v>ies selon les lieux du monde d'o on v]rait l'objet2 a9si la loi univ]selle1 dans t\s les s5s de ce beau mot1 e/ la sub/ance mme de l'objet2 non pas ce que le philosophe y suppose1 mais ce que *acun y p5se ds qu'il le p]oit4 ,platon n'a ri5 aj\t au monde4 ,il e/ dit ju/em5t le ,mtaphysici51 non pas p>ce que ses ,ides sont t]nellem5t hors du monde1 mais plutt p>ce qu'elles sont le tissu du monde4 ,lagneau n'aj\tait ri5 au monde2 c'tait ,platon revivant4 ,un prcieux ami me disait ce mat9 mme1 comme n\s p>lions du ,matre1 qu'il a connu et admir autant que moi3 ,pote lyrique que v\s tes1 v\s lui f]ez dire t\t ce qui v\s vi5dra l'esprit4 ,lagneau a laiss trop peu d'crits p\r que je puisse me df5dre l-dessus2 mais ,platon exi/e en son uvre2 il e/ facile de savoir si j'aj\te ma9t5ant quelque *ose ,platon4 ,c'e/ t\j\rs d'aprs l'image du ,dmiurge que je me reprs5te le philosophe vritable1 ou si l'on veut le ,mtaphysici54 ,non pas isolant les ides et les produisant dans l'ab/raction1 comme s'il se dt\rnait du spectacle des *oses1 mais au contraire rev5ant de ces ab/ractions faciles1 allant t\j\rs du clair l'obscur1 paississant le nuage jusqu' lui donn] la consi/ance des *oses4 ,ce qui e/ dit aussi dans la clbre allgorie de la cav]ne2 seulem5t il faut la lire jusqu' la f94 ,ces pages relues1 on ne peut re/] dans les jeux logiques2 encore bi5 mo9s peut-on laiss] ce corps vivant se repatre d'ombres1 ombre lui-mme1 mais il faut donn] sub/ance ces ombres1 et les crer cont9uellem5t4 tre ou ne pas tre1 soi et t\tes *oses1 il faut *oisir4 ,je cit]ai sans d\te encore plus d'une fois cette p>ole tonnante2 je l'cris ici p\r que l'on compr5ne qu'en suivant ,platon je me ti5s troitem5t atta* la philosophie de ,jules ,lagneau4 ,j'ap]ois bi5 les difficults de mon sujet4 ,il ne manque pas de ,platonici5s1 et la clbre doctr9e des ,ides e/ comme un passage o t\s les philosophes f9iss5t p> se r5contr]4 ,lire1 admir]1 aim] ,platon1 cela ne df9it pas un homme4 ,mais de n\veau tre ,platon1 s'asseoir dans la cav]ne1 et expliqu] les ombres aux captifs1 cela je ne l'ai pas vu plus d'une fois4 ,seulem5t alors j'ai vu un ,homme4 ,si je ne sais pas faire t\*] du doigt cette r>e gr&eur1 quoi me s]t cette plume8 ,mais att5tion1 je suis s\mis la commune condition2 il faut que mon ,philosophe exi/e de n\veau p> l'ide2 et1 si je manque de c\rage1 je n'voqu]ai qu'une ,ombre pla9tive1 comme ,ulysse4 ,quoi8 dit l'homme faible4 ,eh bi51 il e/ mort et n\s le pleurons2 mais v\s ne le f]ez pas revivre2 et laissons cette ncromancie4 ,il e/ vrai que si j'hsite v\loir1 aussitt l'ombre s'loigne et se fond2 cela fait bi5 voir la fois qu'il faut aim] et qu'il ne suffit pas d'aim]4 ,mais quel e/ donc l'objet qui ti5t un seul mom5t devant le reg>d p>esseux8 ,qu'e/-ce qu'une maison8 disait ,lagneau4 ,c'tait l son c5tre2 il y rev5ait t\j\rs4 ,aucun objet n'e/ donn4 ,c'e/ ici que l'exemple1 encri] ou morceau de craie1 tait mis la "q4 ,et il e/ rig\reusem5t vrai qu'il n'y a de p]ception que p> une vrit de la p]ception2 et il e/ vrai aussi que la vrit de la p]ception ne peut tre p]ue2 il n'y a pas de lieu d'o l'on voie t\tes les p>ties d'une maison2 il n'y a po9t de lieu ni de rapports de lieu qui reprs5t5t comm5t les p>ties ensemble font une maison1 et comm5t les p]spectives ensemble font une maison1 et comm5t le t\*]1 la vue1 l'oue explor5t une maison1 et comm5t t\t l',univ]s aut\r jusqu'au plus lo9 fait cette maison-l4 ,a9si l'esprit dpasse la p]ception et ce passage lui donne exi/5ce et nat lui-mme l'tre de consci5ce2 p> quoi l'app>5ce app>at4 ,et je v\drais bi5 qu'un psy*ologue m'expliqut ce qu'e/ l'app>5ce1 et p\r qui app>5ce1 si l'app>5ce n'e/ pas un mom5t dpass4 ,j'emploie ici le langage de ,hegel2 je ne crois pas que ,lagneau le connt bi54 ,il n'en p>lait jamais1 autant que je sais4 ,il n'tait pas hi/ori5 dans le s5s o l'autre l'e/4 ,or j'ai t\t tr\v dans ,hegel1 except une suffisante ?orie de la p]ception4 ,c'e/ p\rquoi ce spectacle de la nature1 en ,hegel1 se ti5t p> soi et devi5t p> l'esprit qui lui e/ intrieur2 les mom5ts de l'esprit sont a9si reprs5ts p> des =mes2 bref le monde e/ cr1 la ncessit se dr\le1 et l'esprit ne s'en *appe pas sans pe9e1 je veux dire que les lecteurs et disciples de ,hegel sont t\*s t\j\rs un peu p> la ,fatalit qui montre comme une ruse de ,dieu2 c> il e/ vrai qu'il faut t\t faire1 mais il e/ vrai aussi que t\t e/ fait4 ,p5seur politique et au fond religieux4 ,je v\drais expliqu]1 et je n'y arriv]ai pas sans pe9e1 que ,lagneau n'tait ni politique1 ni religieux2 bi5 plutt cette dialectique div9e longues priodes 7mais qu'e/-ce qui e/ long ou c\rt87 se ramassait t\te en un m\vem5t d'att5tion de ,lagneau2 il surmontait en acte2 et de la puissance comme telle il n'avait que le s5tim5t4 ,c'e/ la raison p\rquoi hors de la p5se en acte il ne se promettait ri5 et n'esprait ri54 ,p]sonne ne p5sait p\r lui1 et t\t tait t\j\rs recomm5c]4 ,mo9s d'esprance donc1 mais1 il me semble1 plus de joie4 ,c'e/ une des v]tus de ,platon de rduire le progrs4 ,jeu d'imag9ation1 qui revi5t t\j\rs1 p> une my?ologie qui ncessairem5t jette l'esprit au del4 ,de faon que ce *oix des mes1 dans la ,prairie du ,jugem5t1 il e/ clair que n\s le faisons sans cesse2 et1 en disant my?ologiquem5t que ce *oix e/ t\j\rs fait d'avance1 c'e/ cela mme qu'il veut dire4 ,l't]nit n'e/ pas un temps sans f91 mais plutt c'e/ le miroir du temps2 a9si le salut e/ de t\j\rs4 ,aussi les =mes animales ne peuv5t tre dans la my?ologie ,platonici5ne l'tat anci5 de l'esprit en sommeil1 mais plutt elles sont l'image de l'esprit d*u4 ,c'e/ p\rquoi il n'y avait dans la p5se de ,lagneau ri5 de p>eil ce que l'on tr\ve dans ,hegel s\s le titre de ,philosophie de l',esprit4 ,une telle philosophie signifie ncessairem5t que la nature se sauve2 ou1 p\r autrem5t p>l]1 c'e/ ralis] la p5se confuse4 ,mais disons aussi que t\te la dialectique de ,hegel e/ susp5due une philosophie de la ,nature1 ce qui e/ vid5t p\r la philosophie sociale1 o la ,nature porte l',esprit et en mme temps le reti5t et l'assure en fixant le progrs2 mais il en e/ de mme p\r la ,logique1 porte au fond p> l'hi/oire des ,ides comme la ,philosophie de l',esprit e/ porte p> l'hi/oire politique4 ,sans quoi t\t recomm5ce sans cesse1 et la mo9dre rflexion physici5ne se porte de la ,sub/ance la ,cause et aussitt l',action d'*ange qui les fait tre l'une et l'autre2 et le mo9dre rveil de l'att5tion n\s jette l'tre nu1 qui reoit t\s les attributs aussi bi5 qu'il les rep\sse t\s2 c> tel e/ le premi] mom5t de l'app>ition p\r ,hamlet et p\r *acun4 tre ,hgli51 c'e/ croire un de/91 ce qui e/ ,dieu ,objet4 ,il ne faudrait donc po9t dire que ,lagneau a ignor ,hegel1 et que c'e/ bi5 dommage1 non plus que le temps lui a manqu p\r con/ruire quelque ,hi/oire ,univ]selle de l',esprit4 ,disons plutt que le p5seur rig\reux s'e/ dt\rn d'une ncessit extrieure qui s]ait esprit4 ,mon/re div92 dieux d'autrefois1 dieux de b\e et de sang1 comme p>le ,hegel1 un de ceux qui ont mesur le my! imm5se de l',homme-,dieu1 mais il ne l'a po9t tir t\t fait hors de l'idoltrie4 ,ador] l'tat sauveur1 c'e/ comme ador] la ,va*e ou le ,crocodile4 ,platon tait dj sa t*e d'homme4 ,a mes yeux t\t cet ef=t de p5se de ,lagneau1 et presque t\t p]du1 reprs5t]ait1 si l'on v\lait des ges1 le d]ni] ge1 auquel ,r5\vi] n'a pas t t\t fait trang]1 la lib]t ne p\vant se conqurir1 soit dans la rflexion1 soit dans l'action1 qu'en rep\ssant elle-mme la ncessit purem5t mcanique2 et c'e/ cette p5se en acte qui efface t\t fait le ,de/94 ,mais t\te religion enf]me un de/91 comme les ,jansni/es eux-mmes l'ont pr\v4 ,c'e/ p\rquoi1 en cette leon que je n'ai pas ent5due1 ,lagneau v\lait pr\v] que ,dieu ne peut tre dit exi/]4 ,le lecteur v\dra bi5 croire1 au mo9s p> provision1 que je suis ici au c5tre de la difficult4 ,si j'avais p\r f9 de coordonn] les docum5ts qui n\s re/5t1 j'arriv]ais trop aism5t rsum] une philosophie idali/e qui ressembl]ait beauc\p d'autres4 ,ce g5re d'erreur s]ait le pire2 et c'e/ p\r n'y po9t tomb] que j'ai pris cette m?ode libre et ttonnante1 sans autre prt5tion que d'av]tir4 ,si l'on me suit dans ce long dt\r1 je suis assur que les textes et les tmoignages s'clair]ont alors autrem5t4 ,qu& j'tais jeune1 un bon ami1 et fidle disciple lui aussi1 me disait quelquefois3 ,ne te crois pas oblig d'tre obscur4 ,dans une note que je fis pass] aux j\rnaux aprs la mort de ,lagneau1 j'avais employ le mot ,gnie sans aucune pi?te2 mais les philosophes d'in/itut crivir5t la place de ce mot ambitieux une priphrase assez plate3 ,un vritable gnie philosophique2 a9si dir5t-ils4 ,je veux gagn] ce procs-l4 ,puisque j'tais sur le sujet de la religion ou de l'irrligion1 il e/ ma9t5ant propos que je me risque comp>] deux hommes que je place trs haut1 mais qui1 mon s5s1 ne se ressembl5t po9t du t\t4 ,d'aprs le conseil de ,lagneau1 n\s lmes alors la plume la ma9 le ,fondem5t de l',induction et surt\t ,psy*ologie et ,mtaphysique4 ,ce g5re de p5se1 mieux li1 tait c]ta9em5t plus facile suivre que la p5se de ,lagneau4 ,je me s\vi5s que1 dans une conv]sation p>ticulire sur ce sujet-l1 je fus ram5 p> une rem>que du ,matre bi5 inatt5due1 et que je ne compris pas t\t de suite3 ,oh6 d]rire ,m4 ,la*eli] il y a l'vangile4 ,comm5t int]prt] l'oracle8 ,non pas c]tes en ce s5s que l'vangile s]ait de peu et dpass2 mais p\rtant c'tait bi5 le signe de l'irrligion en un s5s4 ,et d'un autre ct quel rapport entre l'vangile et une dialectique ab/raite1 rig\reuse1 subtile1 et1 surt\t dans le clbre article qui tait alors n\veau1 purem5t rationnelle8 ,dans la suite1 et assez longtemps aprs la mort de ,lagneau1 j'eus plus d'une fois l'occasion d'ent5dre le ,p5seur ,ca?olique1 en des rem>ques sur t\s sujets et t\j\rs de gr&e porte et d'une pntration m]veilleuse4 ,mais1 p\r moi qui avais connu le ,p5seur ,incrdule1 je voyais bi5 clairem5t que cet esprit ca?olique tait1 si j'ose dire1 abs5t de ses p5ses les plus h>dies4 ,si je puis me p]mettre une autre comp>aison1 sans manqu] du t\t au respect que je dois la mmoire de cet homme vnrable1 je le comp>]ais ces gymna/es qui voltig5t au-dessus d'un filet3 ils ne tomb5t jamais2 mais enf9 il y a un filet4 ,il e/ impossible de croire que la doctr9e ca?olique1 si explicitem5t mtaphysique et mme dialectique1 ne donne pas un p5seur cette scurit de la *ose juge1 ou si l'on veut en soi p5se1 en soi a*eve1 laquelle l'esprit doit f9alem5t et t\j\rs se con=m]4 ,en t\tes les av5tures de p5se on se tr\ve s\t5u alors p> un inv9cible prjug2 l'esprit e/ ador comme p> s]m5t2 mais c'e/ encore trop peu dire1 c> le s]m5t1 selon la doctr9e1 s]ait encore suspect2 ce s]ait un p>ti pris une fois contre le d\te t\j\rs m5aant2 cela mme e/ hrsie4 ,je s\ponne1 faute d'expri5ce1 c> je n'ai connu que la foi de l'enfant de *ur1 qui dit son *apelet et qui a peur de l'enf]1 je s\ponne1 dis-je1 une c]titude de fait1 et un accord de l'esprit avec la ,provid5ce1 aussi intime et aussi famili] que le rapport de notre corps avec l',univ]s n\rrici]4 ,t\t tant rgl p\r le fond1 la p5se s'ex]ce alors pr(essionnellem5t dans le dtail des *oses2 le pr(esseur1 l'+nieur1 le gnral1 l'homme d'tat p5s5t alors *acun selon son mti]1 ce qui fait voir tantt des p5ses mdiocres et la suite1 tantt des vues de gnie1 politiques1 ou mcanici5nes1 ou mtaphysiques2 mais la lib]t de ces esprits1 qui passe s\v5t t\te audace1 a ceci de rem>quable qu'elle e/ s\t5ue de t\tes p>ts et t\j\rs sans risques4 ,dont ,desc>tes a (f]t sans d\te le plus illu/re exemple4 ,et ce qu'il dit du libre arbitre1 qui va =t lo91 e/ premirem5t une op9ion de g5tilhomme bi5 p5sant4 ,si l'on veut considr] la *ose au po9t de vue de l'hi/oire1 peut-tre faut-il dire que l'obligation de croire fut1 ce mom5t dcisif1 un prcieux sec\rs et peut-tre indisp5sable contre le pre/ige de la ncessit mcanique4 ,enf9 le ca?olique n'a jamais la *>ge de p5s] t\t4 ,quelqu'un p5se p\r lui4 ,il e/ sauv p> l de ce dsespoir absolu que ,lagneau a nomm une fois1 au mo9s une fois4 ,cet autre ,atlas portait t\te la p5se4 ,p> la fatigue1 ou seulem5t p> l'inatt5tion1 t\t tait p> t]re4 ,de cela je suis bi5 sr4 ,aprs des pe9es inf9ies et une lutte 9gale1 on dirait +rate1 contre des doctr9es faibles1 dont la =ce e/ qu'elles traduis5t trs bi5 nos faibles p5ses1 il arrivait t\j\rs quelque clair2 mais on ne voyait po9t de progrs1 ni d'une sema9e l'autre1 ni d'une anne l'autre4 ,t\t tait t\j\rs recomm5c]2 et p\r avoir dit une fois ce que c'tait qu'espace et ce que c'tait que temps1 on n'tait po9t assur du t\t p> l contre des app>5ces trop connues1 t\j\rs galem5t r$\tables4 ,preuve que le mcanisme p5sant tait surmont2 mais un tel rgime peut us] l'homme4 ,il e/ difficile de croire1 mais agrable1 il e/ plus beau de savoir4 ,on peut p5s]1 comme ,comte p5sait de ,hegel3 ,que veut-il dire avec son ,esprit8 ,cette position e/ difficile1 et au fond impossible p> un cont9uel balancem5t de la consci5ce l'objet1 et de l'objet la consci5ce1 la connaissance tant relgue dans le corps vivant1 qui p\rtant1 ensemble avec les autres corps1 e/ l'objet de la connaissance1 et se tr\ve en elle plutt qu'elle en lui4 ,et comme il faut croire au monde1 et que t\te raison s'appuie l1 comme t\te folie ce qui n'e/ qu'en la consci5ce1 la rflexion se tr\ve aussitt suspecte et contre l'ordre1 comme il app>at en la =te maxime de ,comte3 ,rgl] le d$ans sur le dehors4 ,cette division et cet exil en quelque sorte e/ propre l'incrdulit2 elle en e/ comme la punition *aque in/ant4 ,t\s ceux qui p]d5t communication avec l'esprit1 p> une sorte de cra9te l'g>d de l'att5tion vritable1 se retr\v5t aussitt trang]s au monde et s\mis au monde p> une sorte de religion r5v]se1 comme on voit au tragique dans ,lucrce1 et plus secrtem5t en t\s ceux qui se font une idole de l'expri5ce brute4 ,le gnie1 en ses mo9dres clairs1 e/ alors une sorte de maladie1 comme ils f9iss5t p> dire t\s4 ,on n'ose conjectur] ce qu'ils p5s5t de ,platon1 et eux-mmes n'os5t pas le dire4 ,tel e/ l'tat du matrialisme consqu5t2 la fatalit y revi5t t\j\rs1 qu'on l'attnue ou non1 que l'on ruse ou non1 et une misan?ropie irrite1 p> une peur bi5 naturelle de t\s ces f\s en lib]t1 qui se croi5t eux-mmes4 ,de ceux qui sont religieux dans le s5s /rict du mot1 ce qui revi5t1 je p5se1 tr\v] des signes de l'esprit en des app>5ces trangres l'esprit1 je ne sais que dire4 ,je suppose seulem5t que leur p5se se ret\rne contre elle-mme1 p> une critique sans f91 mais qui e/ aussi sans inconsqu5ce et sans peur puisque l'on sait qu'il y a promesse de salut1 et extrme objectivit dans l'extrme subjectivit4 ,l',esprit ,absolu e/ une g>antie en quelque sorte contre la tmrit de p5s]2 c> quoi que l'on p5se1 ce n'e/ jamais vrai que p> la ngation4 ,t\tes nos reprs5tations re/5t l'tat d'nigme4 ,et c'e/ ce qui m'a t\j\rs arrt en ce clbre ouvrage de ,jules ,la*eli] sur le ,fondem5t de l',induction1 dont la conclusion e/ bi5 qu'il faut croire contre les preuves4 ,t\te la =ce de cette analyse e/ en ceci que la reprs5tation et cet ordre qu'elle montre ne se ju/ifie nullem5t et ne s'explique nullem5t p> elle-mme2 l'esprit de ,hume1 proprem5t diabolique1 s'y tale1 p> ceci qu'on ne voit pas p\rquoi ce monde e/ rel2 mais comme le p5seur sait bi5 que ,dieu ne trompe po9t1 il faut donc croire que le dsordre *aque in/ant m5aant p\rtant n'e/ pas possible2 et c'e/ faire l'inv5taire de ce que n\s devons croire si n\s v\lons vivre1 j'ent5ds n\s sauv] de cet insupportable ennui de p5s]1 que ,hume a p\r f9ir si bi5 dcrit4 ,cela m'app>ut un j\r que ,jules ,la*eli] lui-mme1 contre de tmraires affirmations empruntes son ouvrage1 du mo9s je le croyais1 v\lut bi5 se faire l'avocat du diable1 et le fit avec cette puissance de critique et de ngation que dev9]ont t\s ceux qui ont ent5du ce croyant1 le plus incrdule peut-tre des hommes1 hors sa foi4 ,mais je dis ma9t5ant incrdule p> sa foi mme4 ,plus prs de ,hume que de ,kant4 ,au re/e1 ce que j'ai lu dans les fameux disciples de ,kant et surt\t en ,fi*te1 savoir que ,kant ne suffit pas et qu'on n'y peut re/]1 je l'ai compris p> la p5se mme de ,lagneau1 qui connaissait =t bi5 ,kant1 mais tait bi5 lo9 de s'y jet] comme en ,platon4 ,t\tefois p> o ,kant ne suffit pas1 c'e/ ce que je vis dans le tissu mme de l'analyse4 ,et l'induction ne s]a pas un mauvais exemple p\r l'expliqu]1 quoique1 comme on va voir1 ,lagneau ne traitt jamais1 proprem5t p>l]1 de l'induction4 ,je considr]ai un objet p]u1 soit cet encri] ou cette bote craie qui fait un cube4 ,exemples sacrs p\r moi4 ,qu'on m'excuse si je p>le tant de moi2 je suis le tmo91 j'os]ais dire le seul tmo91 le seul bon tmo91 et voici p\rquoi4 ,qu& je fus assis mon banc d'coli] devant cet homme vnr et videmm5t vnrable1 je l'c\tai d'abord avec une extrme dfiance1 m'att5dant de belles phrases et quelque doctr9e v]tueuse4 ,les disc\rs publics de ,lagneau (fr5t bi5 cette app>5ce1 et je suis capable ma9t5ant de les prfr] beauc\p d'autres1 et seulem5t d'aprs le son4 ,mais il re/e vrai p\rtant que prfr] n'e/ pas la mme *ose que p5s]4 ,or1 en ce temps-l1 assez et trop n\rri de disc\rs vraisemblables1 et n'ayant encore tr\v de p5se me satisfaire que dans la gomtrie d',euclide1 je me tr\vais plac dans un tat d'indiffr5ce qui n'e/ po9t en gnral celui des jeunes1 avides d'admir] et d'imit]4 ,j'ai s\v5t p5s ce ,polmon c\ronn de fleurs1 et qui entre p> has>d aux leons d'un sage4 ,c\ronn moi aussi de jeunesse1 et nullem5t inquiet des gr&s problmes1 encore mo9s des solutions d'av5ture que l'on m'avait proposes1 je me tr\vais ici comme au spectacle1 s5sible au plaisir de comb9]1 mais bi5 rsolu n'tre pas dupe4 ,aussi ne le fus-je po9t4 ,nulle pip]ie2 nul talage de doctr9es l\ables4 ,mais cet encri] et cette bote craie2 mais une exacte analyse de ce que c'e/ que voir1 t\*]1 ent5dre2 une l5teur et une confusion hroques4 ,t\t le bagage des naturali/es1 d'abord1 tal l2 t\tefois bi5tt lacr1 exactem5t en morceaux4 ,c> qu'e/-ce que voir si ce n'e/ que voir8 ,qu'e/-ce que t\*] si ce n'e/ que t\*]8 ,d'abord cette folle ide des images r5v]ses sur la rt9e et qu'il faudrait donc r$ress]4 ,mais t\tes les images r5v]ses1 que signifie8 ,ici le rire du ,matre2 et je me pr5ds au jeu4 ,cette raison qui vi5t de p>atre en clair n'e/ pas timide2 elle ne conjecture pas4 ,c'e/ le faux qui m'e/ dc\v]t1 non pas le d\teux4 ,le naturali/e croit qu'il p]oit d'abord de l'objet l'image qui se pe9t sur sa rt9e2 mais cette image e/ au vrai la p]ception d'une rt9e1 p> exemple de buf et gratte1 et de l'image qui se pe9t dessus4 ,a9si m'app>aissait une imm5se mprise4 ,autre tonnem5t4 ,la d\ble image visuelle et le /roscope tai5t dcrits selon la rigueur4 ,comm5t arrivons-n\s voir l'objet simple8 ,mais n\s ne le voyons pas simple2 les deux images ne concid5t pas2 elles ne peuv5t4 ,mais les diffr5ts aspects1 innombrables1 de ce cube1 ne concid5t pas2 ils ne peuv5t4 ,je me s\vi5s de cette =mule3 ,les deux images sont ju/em5t une occasion de rem>qu] l'unit de l'objet4 ,or cet objet unique1 quel il le v]ra8 ,quelle ma9 le t\*]a8 ,j'abrge encore ma9t5ant1 comme autrefois je me jetai sur l'ide du cube1 raison de t\tes les app>5ces du cube1 mais qui ne ressemble aucune de ces app>5ces4 ,ds que l'on en e/ l1 on n'a plus cra9dre que les div]ses images tactiles1 visuelles et autres1 ne se rassembl5t pas bi5 en une image composite2 c> il e/ vrai que le t\*] que je reois d'un cube ne ressemble nullem5t la =me div]sem5t colore que j'en vois2 mais il e/ vrai aussi qu'une des images visuelles du cube ne ressemble nullem5t une autre et qu'elles ne concid5t jamais en un cube2 et c'e/ l'ide du cube qui les explique t\tes et les rassemble1 sans du t\t les ml] ni les confondre4 ,mais que dis-je8 ,en les di/+uant au contraire4 ,seulem5t n'allons pas si vite2 r5dons-n\s ces vrits prs5tes4 ,j'en tais dj y croire4 ,p> *ance la svre m?ode1 l'incroyable scrupule du ,matre me ram5ai5t les =m] de n\veau d'aprs d'autres exemples1 et t\j\rs l'ide dans la *ose1 l'ide relle1 nullem5t l'ide sp>e4 ,l'analyse infatigable dfaisait enf9 cette fantasmagorie1 ce *>latanisme des images flottantes qui s]ai5t d'abord subjectives1 et qui pr5drai5t ralit p> la supposition d'une ide4 ,l',homme ne j\ait po9t ce jeu4 ,non qu'il montrt quelque prjug contre les analyses du g5re anglais ni contre les arrogantes m?odes de la ,revue ,philosophique4 ,au contraire il pr5ait leurs descriptions de bonne foi2 mais il fallait enf9 s\rire devant cette navet sans mesure4 ,c> qu'e/-ce enf9 qu'une image visuelle qui ne s]ait que visuelle8 ,qu'e/-ce que cette surface sans la pr(ondeur et cet espace mutil8 ,au vrai n'importe quelle image n'a de s5s que p>ce qu'elle reprs5te un objet4 ,p> exemple que peut signifi] une =me visuelle s9on une rgle de m\vem5t8 ,et comm5t p>l] d'espace visuel qu& l'espace e/ cette loi mme qui d'un s5s l'autre n\s reprs5te l'effet de nos m\vem5ts8 ,p> exemple la pr(ondeur visuellem5t connue n'e/ telle que p\r le t\*]4 ,l'image qui n'e/ qu'image tombe donc au nant4 ,faisons bi5 att5tion ici4 ,qu& on dem&e d'o n\s savons que les objets rels se con=m5t des lois1 cette "q mme suppose des objets d'abord donns1 mais comme des images subjectives et dont on dem&]ait comm5t ils sont lis et s'ils sont lis4 ,et en bref on se propose de pass] des app>5ces subjectives un monde ordonn1 d'un monde int]ne un monde ext]ne4 ,or dj ,kant avait1 p> une sorte de =ce dialectique1 c>t t\t fait cette "q1 ce qui e/ sans loi n'tant po9t du t\t objet4 ,p> exemple le p]man5t s\t5ait le *angeant1 la causalit s\t5ait la succession1 et l'action d'*ange donnait seule un s5s la simultanx4 ,d'o un ?orme clbre1 et beau de =ce ab/raite3 ,la seule consci5ce de soi p\rvu qu'on n'oublie pas qu'elle e/ empiriquem5t dt]m9e1 etc4 ,mais l'objet sans loi avait encore une ombre d'exi/5ce2 et l'espace se montrait encore l'imag9ation comme un cadre1 ou comme un cont5ant dont on a dit sans prcaution tant de fois qu'il e/ quelque *ose d'ab/rait et de rigide2 sur quoi s'e/ greffe cette t\rdie manire de dire1 qu'un espace peut tre c\rbe4 ,c'e/ a9si que l'imag9ation se repat de gomtrie4 ,lagneau ne suivait pas ce *em92 tr\vant non po9t un *imrique espace visuel1 ni un inconcevable espace tactile1 mais tr\vant l'espace en mme temps que l'objet1 il n'y p\vait voir jamais que la reprs5tation d'une loi qui lie d'un s5s l'autre nos impressions nos m\vem5ts4 ,ce n'e/ aussi autre *ose qu'ap]cevoir la loi sub/antielle1 intime l'objet1 insp>able1 l'objet tant liaison4 ,on voit en quel s5s le problme de l'induction tait dpass4 ,aussi bi5 app>at-il *acun que c'e/ p> induction que n\s lions le v]t des feuilles leur consi/ance1 et l'odeur de la rose sa c\leur4 ,mais la p>esse d'esprit1 qui1 mes yeux1 fait sc&ale1 consi/e en ceci qu'on ne se dem&e jamais ce que s]ait la c\leur d'une rose sans ce li5 au tissu soyeux1 la tige1 aux p9es1 la t]re et t\tes *oses4 ,et c'e/ p> l que *]*ait le ,philosophe4 ,d'exemple en exemple et comme en ttonnant il p\rsuivait la s5sation pure1 att5tif1 et longtemps1 et rev5ant t\j\rs1 v\loir dire ce que s]ait le solide s5ti comme tel1 sans aucune reprs5tation ni anticipation2 aussi ce que s]ait la c\leur sans di/ance aucune1 sans anticipation d'aucune sorte2 enf9 le pur vnem5t1 sans aucun rapport2 p\rsuivant1 aprs ,platon1 la vrit ,hraclitenne4 ,et l'antrieure et premire expri5ce t\j\rs s'enfonait dans le sommeil4 ,nul autre rve que le monde4 ,nul g5re de consci5ce hors de la p]ception des objets rels4 ,nul temps sp>able2 c>1 encore plus pr(ondm5t que l'espace1 le temps exprime la liaison de t\tes *oses1 un *em9 rel p>mi t\s les possibles4 ,t\t au dehors2 et ce seul rel s\t5u et comme tiss de rapports4 ,comme le monde ne se retire po9t de l'esprit1 l'esprit ne se retire po9t du monde4 ,c'e/ p\rquoi j'ai mis en avant ces deux =mules que la s5sation e/ un ab/rait et qu'il n'y a po9t de connaissance subjective4 ,c'e/ t\j\rs le vrai qui claire le faux2 l'esprit e/ p>t\t prs5t1 et enti] p>t\t4 ,c> ce n'e/ p\rtant pas la *ose qui e/ lo9 ou prs1 gr&e ou petite2 et c'e/ t\t le c>r qui e/ c>r4 ,que *]*] de plus8 ,que *]*] au del8 ,l'ess5ce porte l'exi/5ce4 ,il ne s'agit plus de croire ou de ne pas croire4 ,savoir va plus lo9 que croire4 ,il n'y a1 disait-il1 qu'un fait de p5se1 qui e/ la ,p5se4 ,a9si tr\vait-il plus qu'aucune religion ne veut4 ,mais aussi t\t e/ vrai de ce que dis5t les religions1 et plus vrai qu'elles n'os5t dire4 ,mais aussi l'on ne peut plus croire2 on ne peut que savoir en acte1 et la preuve ne peut tre g>de4 ,t\t e/ signe1 et sans nul my/re2 mais le my/re e/ bi5 plutt en ceci que les petites raisons repr5n5t =ce aussitt4 ,en sorte qu'il e/ vrai que n\s avons t\t sec\rs de ce monde m]veilleux et ami1 mais qu'il e/ vrai aussi que n\s n'avons d'autre sec\rs *acun que n\s-mme1 tant ab&onns de t\t ds que n\s n\s ab&onnons4 ,on en v\drait jur]1 on n'en peut jur]4 ,il n'y a ri5 de plus simple1 de plus facile1 ni de plus agrable que d'oubli] que l'on e/ esprit4 ,les religions n\s le rappell5t1 mais en vrit n\s disp5s5t aussi de le savoir4 ,et1 s\s le nom de matrialisme pur1 c'e/ encore la mme facilit qui n\s guette4 ,comme me le disait un jeune homme =t in/ruit3 ,si v\s pr5iez le p>ti d'tre matriali/e1 t\tes ces difficults s]ai5t effaces4 ,je le crois bi52 une s5sation associe une autre1 quelle =mule plus maniable et plus ri*e8 ,et qui ne retombe pas l8 ,lui jamais4 ,sa voix se faisait rude p\r n\s r$ress]4 ,et telle e/1 ce que je sais1 la seule leon de morale qu'il n\s donna jamais4 ,mais c'e/ celle aussi qui effraie le plus2 c> c]ta9em5t la *>ge d'un esprit e/ l\rde4 ,p\rtant la =ce de l'att5tion doit surmont] ici mme l'impossible2 c> ou il n'y a ri5 ou c'e/ a9si4 ,c'e/ a9si4 ,et cette solution n\s ouvre des difficults sans f91 un travail qui e/ t\j\rs refaire1 des devoirs sans mesure1 des scrupules sans f9 et sans aucun sec\rs extrieur4 ,a9si p5sait-il1 avec joie1 sans aucune cra9te et sans aucune esprance4 ,l'esprit imag9aire promet t\t et e/ lui-mme promesse4 ,l'esprit rel ne promet ri52 il ne comm&e mme pas1 mais plutt il dem&e1 comme l'exprime le beau my! du dieu faible et trois fois r5i4 ,il e/ bon que l'on sa*e que ces dveloppem5ts n'tai5t nullem5t dialectiques1 comme on voit dans les philosophes qu'une ide conduit une autre4 ,la philosophie de ,lagneau tait premirem5t et je dirais peut-tre uniquem5t une ?orie de la p]ception4 ,il semble que la nature mme l'avait av]ti au sujet de cette connaissance qui semble immdiate4 ,un j\r1 comme je lui faisais visite1 en cette *ambre o la fatigue le ret5ait s\v5t1 il me fit voir p> la f5tre un treuil qui s]vait des maons4 ,ce n'e/ pas1 me dit-il1 un petit avantage d'avoir une mauvaise vue2 les mo9dres objets sont alors des nigmes2 a9si ce n'e/ qu'aprs des heures d'att5tion que j'ai bi5 saisi ce que c'e/ qu'un treuil4 ,j'avais la vue bonne et j'ai t\j\rs dev9 trs vite le secret des mcaniques4 ,le treuil e/ une des plus simples1 et c'e/ l'lm5t de t\tes2 je l'aurais t\j\rs suppos assez connu1 et je me s]ais amus aux composs sans cet oracle4 ,depuis je n'ai jamais vu un treuil sans y faire gr&e att5tion1 et *aque fois j'ai dc\v]t quelque *ose4 ,d'o je dis s\v5t que1 si j'avais crit quelque ?se doctorale1 c'et t sur les nuds de corde1 qui sont des treuils comb9s1 bi5 reg>d]1 en vue de pr\v] que t\s les exemples sont bons p\r p5s]1 et que les plus simples et les plus vulgaires sont les meilleurs4 ,mais sans cet oracle1 j'tais p]du1 je crois bi51 p> la diabolique facilit2 je vois qu'elle en a p]du d'autres4 ,c'e/ peu de *ose que compr5dre le treuil2 t\tefois cette mditation1 extrieure encore1 mais du mo9s dlivre des signes1 avait c]ta9em5t contribu veill] cette rflexion p]cevante1 dont j'ai v\lu retrac] ici quelque *ose4 ,cette mditation n'avait d'autre objet que les *oses mmes1 et c'e/ p\rquoi elle tait naturellem5t si loigne de la =me crite2 c'e/ p\rquoi aussi1 je ne puis que la racont]4 ,la clbre illusion d',ari/ote1 p> les doigts croiss1 tait int]roge sans f94 ,quiconque a a9si p]u deux billes au lieu d'une doit s5tir que le secret de la reprs5tation e/ ramass ici s\s ses doigts4 ,ces piges aussi t5dus notre vue1 ces reliefs ambigus1 ces lignes p>allles qui sembl5t div]g5tes1 cette raction des gr&eurs sur les gr&eurs1 c'tait l'espace vivant en quelque sorte1 l'espace p5s1 et le jugem5t sans p>oles4 ,et cela revi5t montr] que l'ide de l'objet *ange les app>5ces et dplace si l'on peut dire les s5sations4 ,mais ,lagneau ne p\vait pas dire1 et ne disait jamais1 que ce sont l des jeux d'imag9ation4 ,les reliefs1 les gr&eurs1 les di/ances1 les =mes reprs5t5t un objet rel ou ne sont ri54 ,encore une fois qu'e/-ce qu'une app>5ce qui n'e/ qu'app>5ce8 ,ces gr&es ides p>aissai5t en ces figures traces au tableau4 ,et c'e/ t\t fait autre *ose que de montr] que t\tes *oses sont en vue d'une f94 ,l'esprit v9t1 qui mit t\t en ordre2 mais1 comme ,socrate l'avait rem>qu1 il ne suffit pas de le dire2 et non plus1 dirai-je1 d'en jur]4 ,la religion s\ti5t la philosophie comme la n\rrice s\ti5t l'enfant2 ce n'e/ pas m>*]4 ,lagneau ne p5sait po9t ?ologiquem5t1 ni politiquem5t1 ni p\r le bonheur1 ni p\r la v]tu2 mais sans s\ti5 aucun que ce monde1 et t\j\rs t5ant la preuve entre ses doigts2 assur et confirm en sa place d'homme2 t\j\rs creusant1 t\j\rs tr\vant2 assez ri*e du monde aut\r et de soi4 ,s\v5t il m'app>ut comme le ,gnie de la ,t]re4 ,,iii ,,sp9oza ,l'?ique tait son autre livre1 et notre autre livre4 ,non qu'il se fit ,sp9oza comme ,platon4 ,au contraire il lisait cet autre ,livre de ,sagesse avec prcaution1 avec dfiance4 ,comme il croyait sans d\te1 quoiqu'il ne l'ait jamais dit que je sa*e1 que c'e/ ,platon qui a raison contre ,ari/ote1 de mme et explicitem5t et amplem5t il montrait que c'e/ ,desc>tes qui a raison au fond contre ,sp9oza4 ,tel tait l'objet de la deuxime leon du c\rs1 la premire traitant de la p]ception1 d'octobre m>s peu prs1 la seconde sur le ,jugem5t1 t]m9ant l'anne2 je n'en ai po9t ent5du d'autres4 ,il faut dire que les autres leons du c\rs t5ai5t en des exposs =t bi5 faits1 et1 autant que je sais1 sans faute4 ,idologie correcte et qui a son prix4 ,il y a un repos de l'esprit1 qui se confie la =me et p5se selon la vraie rhtorique4 ,le meilleur enseignem5t se borne quelquefois l en se rglant sur le s\v5ir de mditations plus appuyes qui ori5t]ai5t1 mais sans jamais p>atre1 les p5ses subalt]nes4 ,c'e/ a9si que la religion fait quelquefois d'honntes philosophes1 et quelques-uns brillants4 ,le culte d'un matre ou d'un gr& livre agit s\v5t la manire d'une religion2 et mme on peut faire religion de ses meilleures p5ses4 ,t\tefois j'ai rem>qu qu'on ne peut re/] ce niveau1 arrangeant les disc\rs d'aprs ce qu'on a su compr5dre ou d'aprs ce qu'on croit4 ,il en e/ comme de sa9t ,?omas l'g>d d',ari/ote1 et l'ordre infrieur ne peut t5ir sans la cration cont9ue4 ,au fond c'e/ compt] trop sur l'ordre moral1 ou sur l'difice des sci5ces2 ni l'un ni l'autre ne port5t l'imprud5t4 ,c'e/ p\rquoi je manqu]ais t\t fait mon b si je laissais croire que la philosophie seconde1 mme sans repro*e1 e/ encore quelque *ose4 ,enf9 je vise donn] une ide de la premire gr&eur de l'esprit4 ,c'e/ l'hommage que je dois un tel ,matre4 ,si je n'y russis pas du t\t1 pas mme comme dans les songes1 t\t ce que j'ai pu crire1 assez et trop1 sur mille sujets1 e/ comme ri5 ou presque4 ,il e/ trs important1 p\r t\s ceux qui ont gt de rfl*ir1 de savoir que les p5ses en*anes p> preuves et en mme temps s\t5ues p> l'objet1 sont encore des espces de faits1 ou1 p\r autrem5t dire1 p>ticip5t encore plutt de l'exi/5ce que de l'ess5ce1 comme les gomtres eux-mmes l'pr\v5t4 ,a9si les ides claires font nigme p> leur cl>t2 ce que ,platon ne se lasse pas de n\s faire ent5dre4 ,ce prambule e/ de prcaution1 l'g>d du r$\table p5seur qui n\s occupe ma9t5ant4 ,un jeune homme l'appelait ,mon/re1 ayant t aussitt dvor p> cet autre ,sph9x qui rpond t\j\rs p> la "q4 ,tel e/ le premi] abord4 ,mais n\s autres n\s tions g>ds p> un matre que j'os]ai dire1 devant cette ,prs5ce qui e/ l'attribut de l'?ique1 plus s\ponneux que jamais4 ,non plus s\riant comme ,platon1 mais ici peseur d'or4 ,c> mme l'or pur nul ne se fie1 qui n'e/ jamais que signe4 ,dfiance donc au second degr4 ,c'tait notre pole et notre hiv]nage4 ,ma9t5ant comm5t pr5ait-il ,sp9oza1 au lieu d'en tre pris8 ,je connais le ,livre et j'ai connu l',homme4 ,comm5t donn] une ide de leur r5contre8 ,il faut suivre ici le s5tim5t naturel4 ,ma vie s]a ce qu'elle peut tre2 a9si disait ,lagneau lorsqu'il p>lait de lui-mme4 ,la ncessit lui tait s5sible *aque in/ant p> cet tat maladif qui t5dait la mditation et arrtait l'expression1 en sorte que littralem5t sa p5se ne p\vait pass] l'exi/5ce4 ,en cette preuve cont9ue1 et en ce qu'il en a dit1 je ne vois ri5 qui ressemble une prire4 ,la ncessit sans misricorde1 c'e/ ce qui se montre dans l'?ique4 ,et peut-tre ce puissant ouvrage met-il au j\r ce qu'il y a de vrai dans le matrialisme4 ,non que l'esprit y soit dim9u et mconnu4 ,l-dessus1 il ne peut y avoir mprise4 ,n'allons po9t pr5dre l'ide p\r une pe9ture muette4 ,l'ide enveloppe affirmation2 et1 bi5 lo9 que le jugem5t1 comme le pr5d ,desc>tes1 soit refus p> le disciple1 au contraire on p\rrait dire que le jugem5t e/ re/itu p>t\t1 contre cette sp>ation de l',ent5dem5t qui conoit1 et de la ,volont qui juge4 ,mais ,desc>tes allait au plus press4 ,en ,sp9oza donc1 et explicitem5t1 l'ide n'e/ nullem5t *ose2 et la prcaution du philosophe va jusque-l que les rectangles quival5ts enf]ms dans l'ide d'un c]cle ne reprs5t5t encore que grossirem5t comm5t une ide e/ cont5ue dans une autre4 ,les ides des modes qui n'exi/5t pas444 ,cette proposition doit tre ret5ue2 elle me s]vira plus d'une f94 ,l'exemplaire dont se s]vait ,lagneau avait un signet cet endroit4 ,donc1 et sans jamais oubli] que l'ordre et la connexion des ides et l'ordre et la connexion des *oses sont une seule et mme *ose1 7una eademque res71 n'allons po9t p]dre ici l',esprit1 comme dans un n\veau ,lucrce4 ,la puissance de l'homme e/ borne1 et celle des *oses extrieures surpasse la si5ne inf9im5t1 d'o l'adage3 ,quod cito fit cito p]it4 ,mais n'oublions pas aussi que la =ce p> laquelle *aque *ose p]svre dans son tre ne se confond po9t avec ces conditions extrieures qui la limit5t et bi5tt l'exclu5t4 ,ces causes extrieures ne sont que privation l'g>d d'un tre dt]m91 et la privation n'e/ ri54 ,au total n\s sommes s\mis cette condition qui d'abord p>at trange et qui peut-tre ne s]a jamais comprise t\t fait1 c'e/ que n\s dp5dons1 quant notre exi/5ce1 de causes qui ne peuv5t nullem5t expliqu] notre nature4 ,en d'autres t]mes les vicissitudes de l'exi/5ce1 comme ce tesson sur la tte de ,pyrrhus1 sont absolum5t sans relation avec notre valeur d'tre4 ,platon e/ mort4 ,lagneau a conquis sa p5se sur son corps1 et non pas longtemps4 ,cela donn]ait honte de vivre1 mais c'e/ ml] t\t4 ,cette vrit n'e/ pas si amre4 ,faute de la saisir assez p> la connaissance du troisime g5re1 n\s en sommes assurs du mo9s p> celle du second4 ,dire qu'une nature mrite d'exi/]1 ce ne s]ait pas dire autre *ose que ceci1 savoir que l'ess5ce enveloppe l'exi/5ce2 mais cela n'e/ vrai que de ,dieu4 ,il n'y a donc po9t de d\te4 ,la nature extrieure ne me donne po9t l'exi/5ce1 mais elle peut me l'enlev]2 s\s ce rapport il n'y a po9t d'g>ds4 ,d'o cette rude doctr9e du droit et de la v]tu que l'on tr\ve en la quatrime p>tie de l'?ique1 et qui av]tirait assez si l'on n'avait pas lu d'abord un peu trop vite1 ce qui arrive4 ,et l'on saisit ce que j'ent5dais p> cette dfiance et ce s\pon au premi] degr qui armai5t le visage du ,matre ds qu'il lisait dans le livre reliure r\ge4 ,il faut cra9dre ici d'abord de ne pas faire galem5t att5tion t\t4 ,n\s avons heureusem5t une lettre de ,lagneau sur ,sp9oza1 qui s'e/ retr\ve aux ma9s du de/9ataire1 mais que j'avais copie aup>avant sur l'orig9al1 en y joignant une premire rdaction b>re4 ,t\t e/ t]nel8 ,non pas4 ,mais t\t e/ ncessaire1 et il y a deux ncessits1 etc4 ,p> exemple l'impossibilit que les scantes d'un c]cle donn5t en se c\pant des rectangles diffr5ts n'e/ pas du mme ordre que l'impossibilit qu'une r\e re/e ronde dans un crasem5t4 ,mais1 encore une fois1 que l'on ne p5se pas ici selon la figure dont s'aide le gomtre1 c'e/--dire en considrant t\j\rs tel ou tel rectangle exi/ant1 mais que l'on p5se la dmon/ration elle-mme4 ,l-dessus un esprit prompt et sans recul pr5d l'imag9ation rgle p\r l'ent5dem5t1 et le fait mange la preuve4 ,cette prcaution prise1 n\s voil p\rtant dans l't]nel4 ,la p5se de ,platon e/ seulem5t huma9e1 mais la preuve ontologique a fait son *em94 ,p> l'ide de p]fection1 pniblem5t sp>e de la gr&eur1 p5se comme ide et non plus comme *ose1 il faut enf9 s'arrt]2 ou plutt l'inf9i n'e/ plus *]* au del des limites1 c> un mode de p5se ne n\s r5voie po9t un autre1 mais enf]me t\te la p5se4 ,le monde p5s att5d t\j\rs aprs une *ose une autre2 mais le monde p5sant n'att5d po9t1 et le mo9dre log>i?me1 comme ont dit quelques-uns1 s'il e/ possible1 p> cela seul e/4 ,la mo9dre p5se suppose cela1 non po9t hors d'elle1 mais intimem5t en elle4 ,a9si ,dieu e/1 et t\t e/ f9i4 ,encore une fois reculons4 ,ici je p5se ce ge/e de ,lagneau qui retirait sa ma9 ouv]te1 au lieu de pr5dre4 ,en ,sp9oza1 a-t-il dit1 t\t e/ tal et ab/rait1 t\t e/ objet4 ,mais t\te la puissance de ,sp9oza e/ en ceci qu'il *appe longtemps ce jugem5t1 et peut-tre t\j\rs4 ,a9si ce jugem5t s]ait prmatur4 ,j'ai s\v5t obs]v ce scrupule en ,lagneau1 ce qui1 jo9t la f]met de l',homme1 faisait de beaux mom5ts comme une /atue immobile et sil5cieuse4 ,son art tait de rev5ir et de t\j\rs recomm5c]4 ,a quoi s]t l'?ique1 quoique si bi5 f9ie4 ,mais aussi il se peut bi5 que ce soit le livre le plus difficile lire1 et mme1 p\r p>l] en ecclsia/ique1 le plus dang]eux4 ,nos philosophes du ,x,v,i,i,ie sicle l'ont beauc\p lu1 mais ne l'ont pas surmont4 ,j'aime p5s] qu'un ,g! y a tr\v sa vie4 ,mais ,g! avait ses raisons de pote1 et quelques-unes petites1 je suppose1 p\r ne se po9t s\mettre au vrai sans conditions2 sans compt] ce qu'il y a de ,platon dans ce pote4 ,que ,lagneau se soit sauv de mme en cette solitude o il vivait1 aux prises avec des maux cont9uels comme il tait1 sans aucun hommage et tmoignage que ceux de quelques enfants1 c'e/ p> l que je mesure son gnie4 ,et c'e/ cette puissance propre de surmont] le de/9 qui le faisait t\s immdiatem5t sec\rable4 ,comme je vis d'un homme simple qui avait p]du son fils4 ,ce fils tait l'un de n\s1 et ju/e titre l'orgueil1 l'ambition et l'espoir de son pre4 ,ce pre vit ,lagneau une j\rne1 et je ne sais ce qu'ils se dir5t2 mais je sais que le s\v5ir de cette j\rne ad\cit cette pe9e dans le premi] mom5t et t\j\rs4 ,qu'on me p]mette d'aj\t] un autre exemple1 quoique bi5 sommaire et que j'ai su de ,lagneau lui-mme4 ,un jeune enfant ne v\lait po9t se sp>] de sa mre malade2 et p\rtant il le fallait4 ,lagneau lui dit3 ,allons6 ,vi5s avec moi4 ,l'enfant mit sa ma9 dans la ma9 de l',homme1 et le suivit4 ,je s\ponne plus d'un trait de ce g5re dans cette vie1 et de bi5 plus gr&e porte2 celui-l e/ re/ p\r moi symbolique1 p> le plus beau s\rire que j'aie jamais vu1 celui de l',homme qui racontait4 ,et moi aussi je le suivais1 et j'ai t\j\rs suivi son ,ombre4 ,heureux assez celui qui tr\ve occasion d'tre fidle4 ,p> cette sec\rable prs5ce1 l',union p\r l',action ,morale se tr\va faite2 ceux qui surviv5t y p5s5t encore1 et c'e/ le meilleur de leur p5se4 ,t\tefois il mesurait assez que l'exi/5ce ne se suffit pas elle-mme1 et que les conditions de l'action mme l\able ne font qu'imit] l'me de l'me1 et ne la remplac5t jamais4 ,je dois cit] ce mot que j'ent5dis de lui1 p>lant de ce gr\pe dont il se tr\vait1 p> un manife/e clbre1 le *ef spirituel4 ,ne v\lant po9t conseill] ce g5re d'action aux deux disciples qui l'c\tai5t1 ni non plus les en dt\rn]1 disc\rs assez ttonnant et que je n'ai po9t g>d exactem5t dans ma mmoire1 il se tut un mom5t et exprima la plus svre att5tion2 puis il dit seulem5t ceci3 ,il y manque la p5se4 ,ce jugem5t me p>ut amplem5t ju/ifi dans la suite et plus d'une fois4 ,mais att5tion ici4 ,n'allez pas croire que les p>tis que je pris1 je dis sur la politique1 et notamm5t sur la paix et la gu]re1 me donn5t quelque titre de p5seur au-dessus de ces honntes g5s4 ,d'abord je suis bi5 lo9 d'ap]cevoir en ses dt\rs le li5 qui jo9t la philosophie premire cette philosophie seconde ou plutt troisime4 ,et bi5 plus je v\drais espr] que mes comm5taires les plus assurs ne fass5t po9t grond] le ,juge s'il rev5ait2 je suis lo9 d'en tre sr4 ,mais rev5ons l'?ique2 c'e/ le m\vem5t vrai1 en de tels emb>ras4 ,l'analyse ,platonici5ne1 si on la suivait selon l'esprit paen et sans prjug ?ologique1 comme ,lagneau sut faire1 montrait les rapports t]nels tellem5t impliqus dans le texte de l'expri5ce1 le gr& et le petit donnant tre aux qualits1 qu'il tait alors impossible de dire ce que s]ait l'expri5ce1 ou seulem5t ce qu'elle aurait l'air d'tre1 sans cette armature incorruptible4 ,c> le gr& n'e/ pas gr& en soi1 et le lo9 n'e/ pas lo9 en soi2 non plus l'aigu n'e/ aigu en soi1 ni le r\ge n'e/ r\ge en soi4 ,d'o l'on ne p\vait plus sp>]1 d'un ct les immuables vrits dont la sci5ce gomtrique (fre l'image1 de l'autre un objet sans elles1 dont la connaissance1 si l'on peut dire1 s]ait sans p5se4 ,a9si contre t\t ,hraclite1 et mme p> lui1 l'esprit se tr\vait port la p]fection dans le fantme mme1 qui n'e/ trompeur que p>ce que les rapports qui le font app>atre ne sont pas t\s saisis2 p> exemple l'ombre d'un arbre exprime aussi l'azimu? et la hauteur du soleil1 et le bton bris m>que la surface de l'eau4 ,d'emble donc n\s p5sons t\t p> la ,p5se ,absolue ou p> le vrai1 et mme nos erreurs1 comme le soleil explique le j\r et la nuit4 ,ces my!s de ,platon1 o ,lagneau vivait et respirait selon son ess5ce t]re/re1 ont en t\s leurs replis cela de rem>quable qu'ils loign5t ,dieu1 de mme que l'a/ronome1 mesure qu'il calculait mieux1 loigna de n\s le soleil4 ,n\s oublions1 disait ,lagneau1 le s\rire de ,platon4 ,p>v5us donc ce po9t critique o l'app>5ce de la subjectivit e/ surmonte1 il faut tomb] dans l'?ique2 et peut-tre y e/-on jet p> le srieux du malheur4 ,alors t\t se montre la fois comme vrai et comme fait1 et n\s ne comptons gure4 ,telle e/ l'entre de l'?ique4 ,ce sont les limbes de l',esprit4 ,la b>que glisse sur l'eau noire4 ,et o mon guide8 ,la premire faute1 en ce prilleux voyage1 e/ de v\loir t\t p5s] p> la ncessit de l'exi/5ce2 c> elle e/ rationnelle et gomtrique1 sans le plus petit repro*e4 ,limitation1 conflit1 crasem5t ou victoire1 jeu des =ces1 c'e/ la loi mme de l'exi/5ce1 comme ,desc>tes l'a expliqu p> sa *ose t5due qui e/ la *ose considre absolum5t comme dt]m9e p> l'extrieur2 et1 l'tre de l'atome tant t\j\rs hors de lui1 il n'y a mme po9t d'atomes4 ,or1 p> l'absolue unit de l'tre suprme1 nul n'e/ hors de ce jeu2 et cette dp5dance de t\t tre e/ sa premire union ,dieu et la plus visible4 ,t\t tre considr s\s ce rapport ,dieu e/ un corps ou une *ose2 et son exi/5ce dp5d de t\te l'exi/5ce4 ,l't5due e/ un attribut de ,dieu4 ,a9si se tr\ve mise en place une ide anci5ne1 tant de fois ret\rne et exam9e p> les hommes inquiets4 ,sur quoi le ,platonici5 avait beauc\p dire2 notamm5t que la connaissance de cet ordre e/ ab/raite au reg>d de *aque tre1 puisqu'elle dit de lui ce qu'il n'e/ pas4 ,mais ,sp9oza le montre de plus prs si l'on entre dans le dtail de ses dmon/rations4 ,c> le rel ordre des faits dt]m9e bi5 nos p5ses1 mais selon le *oc et la r5contre1 et nullem5t selon l'ordre de nos dmon/rations2 autrem5t dit ce conflit de t\tes *oses ne n\s e/ connu dans le fait que p> des *angem5ts dans notre corps4 ,l'exi/5ce relle c'e/ notre exi/5ce4 ,t\te autre connaissance de l'exi/5ce e/ ab/raite1 comme des lois du *oc et du rebondissem5t1 et n\s traduit seulem5t le possible4 ,p> exemple n\s concevons bi5 qu'une p]ception n\s fasse p5s] une autre1 p> la nature du corps huma9 prise en gnral2 mais la connaissance de ceci qu'une p]ception e/ la suite d'une autre dans le fait1 se borne cette suite mme de p]ceptions4 ,les passionns *]*5t1 bi5 va9em5t1 un s5s ces *oses4 ,en bref1 t\t e/ =tuit dans l'vnem5t1 l'g>d de nos p5ses2 et la raison qui pr\ve que ri5 ne peut tre dit cont+5t e/ tire directem5t de la nature de ,dieu4 ,c'e/ p\rquoi l'exi/5ce e/ irrationnelle dans le fait4 ,l-dessus je r5voie aux propositions ,,xxx et ,,xxxi de la deuxime p>tie de l'?ique4 ,il suit de l que t\tes les *oses p>ticulires sont cont+5tes et corruptibles4 ,cela af9 d'claircir un peu ce que ,lagneau dit dans sa ,lettre1 r$ressant1 avec cette vivacit qui lui tait propre1 une erreur d'int]prtation que je crois assez commune4 ,le signet ne se tr\ve po9t l2 mais un peu plus haut1 la ,proposition ,,xiii de la mme p>tie4 ,l'objet de l'ide qui con/itue l'me huma9e e/ un corps exi/ant en acte1 et n'e/ ri5 d'autre4 ,la rac9e de la prs5te ide se tr\ve ju/em5t l4 ,p\r en f9ir avec les ,signets1 j'en ai tr\v trois dans l'exemplaire vnrable2 et le troisime se tr\ve la lettre ,,xix ,old5b\rg1 o ,sp9oza s'inquite des attaques des ?ologi5s et des passages du trait ,?ologico-,politique qui ont pu donn] scrupule aux docteurs4 ,le lecteur att5tif ap]cevra peut-tre comm5t l'att5tion porte au c\rs =tuit des *oses1 et l'impossibilit o n\s sommes radicalem5t d'en =m] une connaissance rationnelle1 df9it t\s les g5res de prophtes et l'idoltrie elle-mme qui n'e/ que le culte des signes4 ,t\tefois1 si on lit les lettres qui suiv5t la lettre ,,xix1 on s]a ram51 il me semble1 cette ide qui fait d'abord sc&ale1 c'e/ que le tableau de la ,nature1 tel qu'il s'(fre nos s5s1 ne peut nullem5t et en aucun s5s n\s tre directem5t intelligible4 ,sur la ncessit de l'ess5ce1 on tr\v]a encore des difficults1 au fond de mme s\rce2 c> il e/ vrai que les exemples de/9s n\s faire ent5dre comm5t une ide en enf]me une autre sont t\s pris de la gomtrie et revi5n5t s\v5t4 ,comm5t le c]cle p\rrait-il recevoir la nature du c>r8 ,mais le premi] signet doit n\s av]tir encore1 en n\s ram5ant au ,s*olie de la proposition ,,viii deuxime p>tie1 qu'il n'y a1 en t\s ces exemples1 que comp>aison4 ,puisque les dmon/rations1 comme ,platon l'expliquait dj1 vont bi5 au del des figures qui sont des modes exi/ants1 l'ent5dem5t pur e/ donc quelque *ose1 et n\s p\vons concevoir une autre ,ncessit que celle de l'exi/5ce2 d'o n\s concevons ,dieu s\s un autre attribut1 qui e/ la ,p5se4 ,ici j'espre1 mo9s que jamais1 expliqu] assez l'ide de l'ide1 et ce g5re de connaissance que ,lagneau appelait1 d'aprs ,sp9oza1 l',analyse ,rflexive4 ,littralem5t ,lagneau l'ent5dait a9si3 retr\v] dans le mo9dre objet p5s t\te la ,p5se4 ,ici tai5t nos limites1 n\s autres disciples1 autant que je sais4 ,le travail d'analyse que je suivais mon banc d'coli] me p>at ma9t5ant encore pr9cipalem5t critique1 j'ent5ds de valeur objective1 mais huma94 ,et peut-tre l'esprit mtaphysique se borne-t-il cette p>ticipation de l't]nel4 ,mme dans l'?ique1 connatre ,dieu ce n'e/ pas p5s] comme ,dieu4 ,et sans d\te ne connaissons-n\s aucune des ess5ces affirmatives qui sont l'tre de *aque tre2 c> l'me huma9e ne se connat po9t elle-mme4 ,mais de cela seul que ,dieu e/ *ose p5sante1 il rsulte ncessairem5t qu'en ,dieu e/ donne l'ide vraie de t\t tre1 d'o il suit que t\t tre s'ef=ce de p]svr] dans l'tre4 ,a9si l'exi/5ce1 quoiqu'elle dp5de des conditions extrieures1 n'e/ po9t rduite aux conditions extrieures2 mais le mo9dre des tres a sa p]fection propre1 qui se tr\ve tantt augm5te1 tantt dim9ue2 et telle e/ la clef de la ,nature1 et le pr9cipe de t\te ,philosophie de l',esprit1 ent5due comme ,philosophie de la ,nature4 ,et s'il faut has>d] une ,philosophie de la ,nature1 comme ,hegel l'a p5s1 cela signifie qu'une ide vraie e/ ncessairem5t l'me d'un tre p>ticuli]4 ,t\tefois j'e/ime que l'on se tromp]ait en considrant des re*]*es de ce g5re comme proprem5t mtaphysiques4 ,rs]vant plutt de telles conjectures le nom de ,my?ologie ,rationnelle1 je df9irais l'esprit mtaphysique p> cette consci5ce de p>ticip] l'esprit crateur p> la seule p]ception des *oses4 ,une dialectique1 a9si que ,kant l'a fait voir1 ne peut que dvelopp] ce qu'elle a4 ,lagneau re/ait trang] t\t g5re de dialectique4 ,il tait mtaphysici51 si je puis dire1 de sa place1 et aussi bi5 dans la ?orie de la vision4 ,d'o j'ai pris cette ide que le passage la vrit dp5d de l'ent5dem5t1 comme aussi le pyrrhonisme vi5t t\j\rs de ce que l'on imag9e au lieu de concevoir4 ,af9 de l'expliqu] autant que je p\rrai1 je veux considr] l'exemple1 tant dbattu de nos j\rs1 de l'espace ,euclidi54 ,il e/ facile d'affirm] que cet espace e/ seulem5t un des espaces possibles1 objet seulem5t de prfr5ce p\r l'homme1 ou bi5 lui impos p> la /ructure de ses s5s4 ,mais bi5 s\v5t1 et en suivant l-dessus les analyses de ,lagneau1 j'ai rem>qu qu'une suffisante rigueur v5ait t\j\rs rduire ces p5ses de complaisance4 ,je cit]ai cet espace de ,delbuf1 un temps clbre1 et qui revi5t s\v5t s\s d'autres =mes1 o les gr&eurs sont assujetties dim9u] p>tir d'un c5tre4 ,aussi les espaces c\rbure positive ou ngative2 et enf9 les espaces si lgrem5t supposs et mme dcrits1 d'aprs une imag]ie grossire1 qui n'aurai5t que deux dim5sions avec des tres plats1 ou une seule1 avec des tres l9aires ou ponctuels4 ,or ,lagneau m'a fait saisir plus d'une fois1 et sans aucune dialectique1 mais p> la seule rigueur de l'expression1 que la surface sans pr(ondeur n'e/ pas objet de p5se4 ,p> exemple cette p>esseuse manire de dire1 que la vue n\s fait connatre les objets sur une surface sans pr(ondeur1 et donc di/ance nulle1 n'a rellem5t aucun s5s4 ,d'o je suis v5u considr] comme des jeux d'imag9ation ces prt5dues conceptions d'un monde auquel manqu]ait la troisime dim5sion1 ce qui r5drait impossible la rotation aut\r d'une droite4 ,si l'on ne veille pas bi5 ses propres p5ses dans ce passage1 on e/ pris4 ,c> de ce que des tres plats1 et en mme temps gomtres1 jug]ai5t que la rotation aut\r d'une droite e/ impossible1 et se tromp]ai5t p\rtant en cela1 on ira conclure que n\s n\s trompons peut-tre de mme en jugeant impossible quelque rotation de degr suprieur1 comme aut\r d'un plan4 ,le fameux romanci] ,wells1 en ses p>adoxes sur le temps1 j\e le mme jeu4 ,quant aux suppositions de c\rbure ou de dim9ution des gr&eurs1 elles enf]m5t une confusion en vrit grossire entre l'espace et les *oses mmes2 c> c'e/ la *ose qui e/ droite ou c\rbe2 c'e/ la *ose qui augm5te ou dim9ue4 ,mais l'espace1 si l'on conduit rig\reusem5t l'analyse1 e/ seulem5t une loi d'aprs laquelle nos impressions sont lies d'un s5s l'autre4 ,il p]d alors t\t fait1 comme j'ai dj t5t de l'expliqu]1 cette app>5ce de bote rigide et transp>5te1 ou bi5 de cont5ant univ]sel o les *oses se rang5t et s'empil5t2 mais en mme temps aussi1 et p> la seule rigueur1 la droite n'e/ plus confondue avec la ligne trace1 et les dim5sions1 de longueur1 de l>geur et de pr(ondeur1 n'ont de s5s que les unes p> les autres1 ce qui t]m9e le jeu des sceptiques4 ,que re/e-t-il des espaces non ,euclidi5s qu& on arrive cette rem>que1 que plusieurs ont faite1 c'e/ qu'ils sont t\s ,euclidi5s8 ,le dbat sur les temps et le ,temps relve de la mme ,critique2 et il suffit1 ici encore1 de p5s] rig\reusem5t p\r p5s] absolum5t4 ,selon mon op9ion ce n'e/ pas le dogmatisme qui e/ dialectique1 mais c'e/ bi5 plutt le pyrrhonisme4 ,je dois p\rtant m5tionn] ici1 puisqu'elle e/ re/e dans mes s\v5irs1 une sorte de digression1 de =me dialectique1 conc]nant les trois dim5sions de l'espace4 ,elles correspond5t1 dit un j\r ,lagneau1 ceci que dans une p]ception sont t\j\rs compris ensemble le rel1 le possible et l'union des deux2 hors de quoi ou aprs quoi il n'y a ri54 ,j'ai t5t plus d'une fois de m'expliqu] moi-mme cette espce de preuve1 disant que1 dans la p]ception de cet encri]1 il y a l'impression relle1 ce noir1 l'impression seulem5t possible1 cette c\leur jaune de la table ct1 que j'explore aism5t d'un c\p d'il2 enf9 l'union des deux1 qui e/ la prs5ce p\r un s5s de ce qui n'e/ que possible p\r un autre1 comme ce relief vu et non t\*4 ,j'av\e qu'il m'e/ arriv de conduire le comm5taire t\t fait autrem5t1 et qu'enf9 je n'y compr5ds ri54 ,mais je s\ponne du mo9s1 et encore auj\rd'hui en y p5sant de n\veau1 qu'il ne faudrait qu'un plus haut degr d'att5tion et je dirais mme de c\rage p\r ent5dre ici une p5se pr(onde4 ,c> en beauc\p d'autres que/ions il m'e/ arriv1 tantt de manqu] de c\rage1 et tantt de m'y appliqu] assez p\r effac] t\te inc]titude4 ,d'o je me suis fait une ide des esprits faibles4 ,mais je devrais1 comme exemple1 cit] t\tes mes p5ses sans exception1 qui t\tes sont sans =ce aussitt que je suis sans c\rage4 ,me voil donc l'ide pr9cipale4 ,mais avant d'expliqu] comm5t ,lagneau n\s ram5ait de ,sp9oza ,desc>tes1 je veux mettre ici une ide laquelle j'ai s\v5t p5s depuis que j'ai quitt les bancs de l'cole4 ,la ,mtaphysique e/ communm5t e/ime p> ce qu'elle promet1 et discrdite p> le rsultat4 ,p\r moi qui ai suivi les leons d'un ,mtaphysici5 proprem5t p>l]1 j'ai v\lu dire ce que j'en sais2 mais je veux dire aussi ce que j'en crois4 ,j'ai vu l',homme4 ,il ne m'a po9t p>u que sa fonction ft spcialem5t d'enseign]4 ,je suis assur qu'en t\te fonction d'homme1 *ef ou juge1 il et t gr&1 comme il l'tait en expliquant ,platon ou ,sp9oza4 ,all] droit la *ose1 sans aucun sec\rs d'imag9ation et de c\tume1 ce qui e/ se savoir esprit1 et1 autrem5t dit1 *ez soi dans ce monde1 c'e/ peut-tre plus difficile dans le mti] de pr(esseur que dans t\t autre4 ,t\tefois bi5 des exemples1 en t\te espce d'hommes1 m'ont fait voir que la difficult e/ la mme p\r t\s1 et qu'il y a une dialectique de t\s mti]s1 et1 p> une suite naturelle1 un scepticisme de t\s mti]s4 ,la dialectique e/ de ce qu'on en dit et de ce qu'on en a dit1 qui mne le monde2 et le scepticisme e/ un refus de p5s]1 qui vi5t de ce que la dialectique n\s laisse inc]ta9s4 ,si l'on *]*e les raisons du mdiocre1 soit dans l'adm9i/rateur1 soit dans le juge1 on tr\ve t\j\rs des ides juges suffisantes1 un gr& app>eil de preuves1 et un tonnant refus de p]cevoir4 ,dont le comm]ce1 l'indu/rie1 la politique et la gu]re apport5t des exemples4 ,et c'e/ ce qu'exprime trs bi5 la =te expression3 ,se tromp]4 ,qui n'a *]* s'accord] aux autres1 ou soi-mme1 p> peur de se reconnatre esprit1 c'e/ dire directem5t saisi et inve/i dans le mom5t1 et mis en demeure de jug]8 ,*acun *]*e dlai et t]me1 et remet sa fonction d',homme p5sant4 ,l'hi/oire de la ,libre ,p5se s]ait aussi bi5 l'hi/oire d'un c]ta9 g5re de s]vitude1 p> un refus de la religion et de la lib]t ensemble1 enf9 p> un d\ble ef=t mal dirig contre le c\rage de p5s] et de v\loir4 ,cette contradiction annonce un dveloppem5t et d'abord un passage de l'esprit psy*ologique l'esprit sociologique4 ,ce qui e/ rem>quable1 c'e/ que ,lagneau tait trang] l'un et l'autre4 ,p\r la psy*ologie1 je n'en ai jamais t sduit1 et il me semble que j'ai assez expliqu p\rquoi2 il n'y a peut-tre pas une notion1 dans ce savoir dc\rag1 qui ti5ne devant l'att5tion4 ,mais1 dans le fond1 c'e/ un refus de p5s]1 et s\v5t irrit1 qui g\v]ne ce peuple d'ombres4 ,quant la ,gr&e ,hi/oire1 qui e/ p\r a9si dire l',hi/oire de l'hi/oire1 et dont ,hegel a laiss une puissante esquisse et des p>ties a*eves1 j'av\e que je m'y laiss]ais entran] aism5t4 ,dans le vrai ce n'e/ t\j\rs qu'une philosophie de la ,nature1 c'e/--dire le tableau de la p5se sans rflexion1 ou de l'en*anem5t de nos erreurs4 ,ce dveloppem5t1 il e/ vrai1 fait preuve ontologique sa manire2 mais aussi il app>ti5t l'ordre de l'ide1 non l'ordre du jugem5t4 ,tel e/1 p> exemple1 le rapport du ,socialisme la ju/ice2 et l'on peut bi5 att5dre que le ,socialisme apporte la ju/ice2 mais il faut att5dre4 ,l se tr\ve la "p de la ,civilisation dans nos p5ses1 qui n'e/ pas petite4 ,mais j'ai vu l'uvre l'esprit immdiat1 l'esprit qui n'att5d pas1 et qui e/ comme le sel de t\te lgislation4 ,enf9 le gnie1 en t\te r5contre1 se reconnat ce trait qu'il n'att5d pas et qu'il =ce la nature p> l'entreprise relle1 ce qui fait s\v5t une uvre et t\j\rs un homme4 ,ce qui se voit1 il me semble1 trois traits pr9cipaux4 ,d'abord une connaissance qui ne se dt\rne jamais de l'objet4 ,secondem5t et p> rflexion1 le s5tim5t que l'esprit e/ ici dans son propre doma9e1 et qu'il n'y a po9t du t\t cette pellicule projections entre l'objet et n\s1 mais que l'ide au contraire lui e/ con/itutive et sub/antielle4 ,qu'en t\te erreur1 donc1 c'e/ l'esprit qui se manque lui-mme1 et que tel e/ l'av]tissem5t des songes4 ,le gnie n'a po9t de songes1 mais saisit le rel dans ses songes1 et1 t\j\rs en ju/e contact avec le monde1 y voit t\j\rs place et passage1 comme le pilote le long de la vague4 ,d'o ce reg>d libre et rconcili4 ,le vrai pote e/ l'homme p\r qui le monde exi/e2 et tel e/ l'exemple le plus s5sible de la gr&eur4 ,mais il faut dire que t\t inv5teur et t\t pilote e/ mtaphysici5 d'un mom5t2 c'e/ p> l que je di/+u]ais la m?ode rflexive de la rflexion dialectique1 qui a les yeux f]ms4 ,l'esprit rvait2 le monde tait son rve4 ,il faut bi5 ent5dre cette p>ole de ,lagneau1 qui rassemble d'abord les deux t]mes contre l'anci5ne et r$\table app>5ce de la reprs5tation subjective4 ,c> ce songe n'e/ songe que p> le sommeil4 ,a9si nos songes n\s jug5t4 ,lagneau lisait avec ravissem5t ce passage o ,desc>tes n\s conte qu'il tait arriv n'avoir plus que des rves raisonnables4 ,tel e/ le ralisme de l'homme de gnie4 ,un autre trait que j'y vois encore conc]ne ses semblables4 ,d'un ct il les voit comme ses frres en esprit2 mais1 p> cette adhr5ce de l'esprit la *ose1 qui e/ le mom5t du jugem5t1 il les voit s+uli]s1 diffr5ts1 inimitables1 et gaux p> cela mme1 p\rvu qu'ils n'imit5t pas4 ,cette d]nire ide e/ dans ,sp9oza4 ,elle e/ la vie et comme l'me de ce puissant sy/me4 ,les autres aussi peut-tre4 ,l'homme qui s'y *]*e s'y reconnat p5sant1 et p>ticipant de l'tre4 ,mais1 d'un autre ct1 on d\te t\j\rs1 qu& on le lit1 si l'imag9ation e/ une connaissance sp>e1 ou bi5 si l'ent5dem5t la porte et enf9 la sauve4 ,je vois le soleil deux c5ts pas1 et je n'y puis ri52 la connaissance de la vraie di/ance e/ donc d'un autre ordre1 et sp>e4 ,je rve que ,paul m'e/ prs5t1 ou ,jacques1 alors qu'ils sont morts2 c'e/ un effet de la fabrique du corps huma92 et cette vision n'e/ fausse qu'autant que j'ignore cela mme2 mais il n'e/ jamais dit en quel s5s cette vision e/ vraie4 ,p\r mieux dire1 t\te p]ception et t\te imag9ation e/ p> elle-mme trangre au vrai4 ,l'app>5ce1 comme telle1 s]ait donc un fait de l'me4 ,mais1 d'un autre ct1 si l'on p\rsuit1 selon la rigueur des t]mes1 cette connaissance qui n'e/ pas connaissance1 cette pure image enf91 on ne peut1 en suivant ,sp9oza lui-mme1 que rduire cette prs5ce trompeuse la prs5ce mme du corps huma9 modifi2 a9si l'affection s]ait le rel de l'image4 ,contempl] un objet comme prs5t1 ce ne s]ait donc ri5 de plus qu'tre de soi-mme affect comme s'il tait prs5t4 ,lagneau fixait l notre att5tion1 et l'y ram5ait1 n\s invitant dcid] dans cette m\vante polmique1 o ,desc>tes fait d'abord figure d'coli]4 ,que l'ent5dem5t et la volont soi5t deux puissances di/9ctes1 cela v\drait dire qu'il peut y avoir ide sans jugem5t4 ,je v\s ai mieux compris1 dit le disciple1 et je sais qu'une ide ne se ti5t pas seule1 comme un tableau pe9t4 ,en t\te ide il y a jugem5t1 c'e/--dire affirmation4 ,a9si l'ide n'e/ pas *ose4 ,mais la volont n'en succombe pas mo9s s\s le poids de l'tre1 et l'ide fausse n'e/ ri54 ,ces ?ses sont bi5 connues3 mais ,lagneau1 d'aprs ce que j'ai ent5du de lui1 ne n\s invitait jamais considr] l'en*anem5t des dmon/rations2 plutt il t\rnait et ret\rnait l'exemple4 ,la reprs5tation du soleil deux c5ts pas ne peut tre dite fausse qu'en ce s5s que d'autres ides n\s manqu5t1 comme celle des triangulations1 p]ceptions encore1 qui r5voi5t le soleil beauc\p plus lo91 comme celle des lois de l'optique et de la vision1 p]ceptions encore1 qui expliqu5t que les moy5s n\s manqu5t1 p> la faible base entre nos deux yeux et l'impossibilit de t\*]1 d'apprci] cette imm5se di/ance4 ,mais d'un autre ct on ne peut pas dire que cette di/ance de deux c5ts pas soit donne comme en une image1 c> t\te di/ance e/ p5se4 ,et la pure image s]ait plutt l'image pe9te sur la rt9e2 mais non pas encore2 c> une image sur une rt9e e/ une p]ception et une p5se2 et l'il comme p>tie du corps1 de mme4 ,la pure image n'tant plus qu'une affection de notre corps1 on voit que dans la p]ception du soleil deux c5ts pas il se tr\ve un comm5cem5t de vrit4 ,le soleil e/ plus lo9 que ce que je puis t\*]1 plus lo9 que les arbres1 plus lo9 que l'horizon1 plus lo9 que la lune1 comme l'clipse le fait voir2 a9si de n\veaux rapports aj\t5t cette ide1 s'y incorpor5t1 la trans=m5t2 t\t cela en implication p> le d$ans1 non en juxtaposition4 ,l'ide vraie n'e/ donc pas autre *ose que cette p]ception du soleil2 elle e/ cette p]ception juge en son rapport au corps huma91 au soleil1 l'air1 t\tes les autres *oses2 c> la direction de deux ombres assez loignes confirm]ait encore cette ide que le soleil e/ bi5 au del de deux c5ts pas4 ,mais considrons la *ose de plus prs2 cette ide vraie1 qui enf]m]ait t\s les rapports possibles1 n\s ne l'avons jamais2 n\s r=mons un jugem5t p> un autre4 ,et la rfraction nglige1 t\te autre dviation1 et enf9 cette condition que n\s ne savons pas t\t1 font qu'on peut dire aussi bi5 que la vraie di/ance n\s manque t\j\rs4 ,mme1 p> rflexion1 si n\s v\lons *]*] en quel s5s la nave reprs5tation ne trompe plus le savant1 n\s voyons que c'e/ la mme ide qui fait que son calcul et ses mesures ne le tromp5t plus2 c'e/ l'ide qu'il n'y a po9t d'ide suffisante4 ,ici1 dans la p5se en m\vem5t1 ou plutt en acte1 app>at le d\te1 qui n'e/ po9t faiblesse1 mais =ce1 et plutt affirmation r$\ble2 c> l'esprit a donc assez de porte p\r dpass] ses objets quels qu'ils soi5t et les jug]4 ,a9si le d\te n'e/ pas ce flottem5t d'imag9ation que ,sp9oza dcrit1 mais c'e/ le plus haut du jugem5t1 p> quoi on p\rrait dire que la c]titude e/ a*eve et c\ronne4 ,qu'e/-ce qu'un homme qui croit =m] une ide vraie8 ,n'e/-ce pas celui-l mme qui se trompe8 ,rellem5t l'erreur en t\te matire e/ de rflexion1 et consi/e en ceci que l'on s\met le jugem5t l'ide4 ,a9si ,desc>tes rep>at t\j\rs4 ,l'erreur et la vrit p>aiss5t ensemble1 t\tes les fois qu'une ide e/ dpasse4 ,sp9oza e/ irrfutable en t\t1 et notamm5t qu& il s\ti5t qu'il n'y a ri5 de positif p> quoi une ide fausse puisse tre dite fausse4 ,mais il faut l'ent5dre mieux4 ,l'app>5ce f9alem5t s]ait ju/e et vraie1 puisqu'elle exprime le rapport de l'homme p5sant et exi/ant au t\t de la p5se et au t\t de l'exi/5ce2 p> exemple la gr&eur app>5te du soleil e/ f9alem5t vraie p> la di/ance du soleil et les conditions de la vision4 ,il ne n\s manque que de connatre rig\reusem5t notre condition p\r n\s en cont5t]4 ,il n'y a qu'une vrit absolue1 c'e/ qu'il n'y a pas de vrit absolue4 ,je crois avoir donn ici une ide exacte d'une de ces leons t\ffues1 m>*e s9ueuse1 et qui1 p>tant d'un exemple ou d'un autre1 n\s ram5ai5t t\j\rs1 l'?ique en ma91 la vrit de la bote craie et de l'encri]1 et en mme temps la vrit de l'?ique elle-mme4 ,l'me de ,desc>tes sortait du tombeau4 ,n\s tions hommes1 seulem5t hommes4 ,l'imm5se ,objet ne n\s t\rdissait plus4 ,j'ai dj dit que je n'tais pas dispos faire gr& cas d'une preuve dialectique2 mais comm5t refus] de p5s] un objet prs5t1 de dire ce que j'en sais1 et ce que c'e/ que savoir ce que j'en sais8 ,av5ture1 oui2 mais c'tait bi5 la mi5ne4 ,notre sort n\s tait remis *acun2 l'esprit et le fait ensemble1 la dp5dance et le p\voir ensemble1 un travail dj comm5c1 et un p\voir aussi de refus auquel il n\s ab&onnait t\s1 n\s laissant libres de sa ma91 comme des crations1 sans autre conseil1 ce qui e/ le plus =t conseil et le seul4 ,je me s\vi5s qu'un j\r1 aprs qu'il eut fait revivre l'esprit de ,desc>tes solitaire1 il se d*>gea s\da9 de nos mes1 improvisant cette sublime p5se que j'ai retr\ve dans ses notes3 tre ou ne pas tre1 soi et t\tes *oses1 il faut *oisir4 ,transmission de p\voirs4 ,confiance qui e/ p\r faire trembl]4 ,il s]ait plus simple d'oubli]2 mais la svre condition e/ celle-ci1 que *acun pr\ve dans les mo9dres *oses1 c'e/ que si l'on oublie le pr9cipal1 il faut de pro*e en pro*e oubli] beauc\p et mme t\t4 ,a9si cet homme bon avait s\v5t ce m\vem5t svre de se retir]4 ,je ne puis p5s] p\r v\s ni dcid] p\r v\s1 voil ce que disai5t ,m9os1 ,eaque et ,rhadamante ensemble dans ce reg>d rfl*issant4 ,,iv ,l',,homme ,qu& n\s r5onons au bonheur p>fait et la logique p>faite1 n\s y arrivons sans n\s en d\t]4 ,j'ai retr\v cette p5se de ,lagneau en pigraphe sur mes notes d'coli]4 ,je mesure mieux ma9t5ant cette =ce de rupture qui mprise t\t arrangem5t4 ,l'?ique e/ c]tes un arrangem5t2 mais on peut bi5 la nomm] aussi le tombeau de ,desc>tes4 ,l'esprit s'y fait *ose4 ,si j'ai compris mon ,dmiurge1 et cette cration cont9ue1 il fallait t\j\rs dlivr] ,desc>tes4 ,le ,trait des ,passions et les ,lettres la ,pr9cesse lisabe? ne n\rriss5t po9t l'esprit de la mme manire que l'?ique4 ,en ,desc>tes ce n'e/ pas le ,dieu des ,mditations qui rs\t1 mais c'e/ plutt l'esprit de ,desc>tes qui1 mdit] sur ,dieu1 a essay ses =ces1 et se tr\ve aprs cela plus ri*e de rsolution que de doctr9e4 ,c'e/ p\rquoi l'argum5t ontologique e/1 d'une c]ta9e manire1 impntrable4 ,peut-tre faut-il dire qu'aucune preuve ne pr\ve que la p5se4 ,et ,lagneau arrivait s\v5t faire ent5dre que l'insuffisance mme de la preuve tait le plus prcieux et le plus solide en la preuve2 tel e/ le passage4 ,et l se tr\ve sans d\te aussi l'extrme difficult de p5s] sans se ni] soi-mme4 ,l',objet e/ =t1 gr& et l\rd4 ,qu'on me p>donne de rassembl] le problme en t]mes ab/raits2 je v\drais ju/em5t faire compr5dre que1 s\s cette =me1 il n'a po9t de solution4 ,peut-tre ai-je assez montr que seule la rflexion sur un objet donn pr\ve ,dieu2 et c'e/ ce que ,sp9oza a dit aussi1 c> il a t\t dit4 ,mais444 en ce ,mais je revois le p5seur intrpide1 ou p\r mieux dire inv9cible1 que j'ai entrepris de ressuscit]2 bi5 tmrairem5t4 ,mais comm5t faire ent5dre assez ce ,mais8 ,t\j\rs e/-il que je vois bi5 une des conditions p\r qu'on l'ent5de4 ,il faut compr5dre ,sp9oza1 je dirai mme l'accept] t\t2 le voir vrai2 ne pas cra9dre de le voir vrai4 ,je dirais autrem5t qu'il faut ne pas cra9dre la gomtrie4 ,ce qui la r5d r$\table1 et ce qui r5d t\te ide r$\table1 ce n'e/ pas qu'elle soit trop vraie1 mais c'e/ plutt qu'elle ne le soit pas assez4 ,atte9dre p\r dpass]4 ,avanc]1 non recul]4 ,cl>um p] obscurius2 on retr\v]a cette =mule h>die dans un article que ,lagneau avait crit p\r la ,revue ,philosophique4 ,si on veut l'ent5dre1 il faut relire ,desc>tes1 et saisir le m\vem5t des ,mditations2 c> t\t tait si simple dans ,sa9t ,?omas1 si simple dans ,sa9t ,anselme4 ,il y a c]ta9em5t une cl>t qui laisse /upide1 et le jugem5t meurt devant la preuve4 ,*acun s5tira ici quelque *ose qui e/ vrai4 ,mais je v\drais p>l] autrem5t que p> nigme4 ,on dem&e deux *oses1 il me semble1 au p5seur4 ,on lui dem&e de se p5s] libre2 mais on lui dem&e aussi de ne pas mpris] les ncessits de raison4 ,c]ta9em5t il faut pass] p> la preuve1 et la confirm]4 ,on sait1 d'aprs d'n]giques affirmations1 que la philosophie de ,lagneau tait une philosophie de la lib]t4 ,n\s l'int]rogions s\v5t l-dessus1 p>ce qu'il n\s semblait qu'il savait l-dessus t\t ce qu'on peut savoir4 ,or jamais on ne le vit dispos faire bon m>* des preuves1 qui sont t\tes contre2 mais on et dit au contraire que ces preuves tai5t son appui4 ,il connaissait de prs ces l\ables entreprises1 o il e/ expliqu1 dans l'intrt des bonnes murs1 et en vue de rassur] les esprits faibles1 que le sy/me de la ,ncessit1 qui e/ le sy/me de l',objet1 n'e/ peut-tre pas si solide qu'on le croit4 ,ces entreprises1 il n'en p>lait gure2 je sais qu'il les mprisait4 ,au contraire il v5ait t\j\rs dire que c'e/ la suffisance de la ncessit qui fait voir son insuffisance1 et que l'univ]selle ncessit e/ en t\t cas le comm5cem5t de la preuve4 ,ce n'e/ pas p>ce que la ,nature manque en quelques po9ts et laisse des tr\s qu'il n\s re/e une *ance d'tre libres4 ,l',objet se ti5t4 ,mieux on le sait et mieux on e/ assur que l',objet n'e/ pas t\t1 et enf9 que l'exi/5ce n'e/ pas ,dieu4 ,je n'ai pas ent5du cette clbre leon sur ,dieu1 mais j'en connais le sommaire et mme plus que le sommaire4 ,f9alem5t on ne peut pas dire que ,dieu exi/e1 c> qu'e/-ce qu'exi/] s9on tre pris dans le texte de l'expri5ce8 ,l'exi/5ce n'e/ donc po9t sub/ance1 et ,sp9oza n'a pas dit le d]ni] mot4 ,mais enf91 p\r p>l] le langage des esclaves1 comm5t ,lagneau accordait-il le libre arbitre avec l'inflexible ncessit8 ,je ne saurais le dire4 ,non seulem5t il p>aissait peu se s\ci] d'accord] ensemble le non de ,sp9oza et le oui de ,desc>tes1 mais bi5 plutt il s'atta*ait m>qu] l'opposition et la corrlation en mme temps des deux notions1 au re/e sans *]*] d'autre sec\rs ni faire voir aucune inquitude1 comme si la difficult disp>aissait dans l'inve/igation mme4 ,d'aprs l'n]gique position de ,kant1 quoiqu'ab/raite1 et d'aprs les re*]*es de ,r5\vi] sur ce po9t-l1 je crois que n\s sommes arrivs cet ge huma9 o le de/9 doit tre surmont p> les seuls moy5s de l'homme1 et sans aucun t\r de gobelets4 ,j'ai cru dev9] que ,lagneau se t5ait f]me et att5tif ju/em5t sur ce po9t de difficult4 ,je veux dire enf9 ce qu'il m'en semble1 en me t5ant t\t prs de ses =mules4 ,leibniz ne se laissa pas plus sduire que ,sp9oza lui-mme p> ce rapport de composition1 qui e/ ab/rait1 et qui n'exprime aussi que l'absolue dp5dance1 sans aucun noyau de suffisante ralit2 la p5se c>tsi5ne e/ claire p> l4 ,t\tefois ,leibniz n'vita pas1 comme on sait1 de dire que le passage du ,rubicon tait t]nellem5t dans la p5se de ,dieu1 jo9t la notion de ,cs> et des autres tres1 comme attribut d'une proposition vraie4 ,il ne suffit donc pas d'avoir va9cu le mcanisme1 en le rduisant n'tre qu'un moy5 de la reprs5tation1 et p5s4 ,le mcanisme revi5t s\s la =me de la ,logique1 qui n'e/ sans d\te que l'ab/raction du mcanisme4 ,t\j\rs e/-il que ce mcanisme et cette logique ne se ti5n5t pas d'eux-mmes comme p5ses2 mais cette activit qui con/ruit et s\ti5t la reprs5tation de la ncessit extrieure n'e/ pas encore t\t ce que pose ,desc>tes s\s le nom de libre arbitre4 ,aussi je n'ai jamais t5u p\r suffisante la seule lib]t du jugem5t4 ,ce n'e/ pas assez de compr5dre la ncessit2 il faut la va9cre en quelque faon4 ,la lib]t du jugem5t n'e/ donc que le signe et le comm5cem5t d'une doctr9e4 ,p> la ,?odice de ,leibniz1 on voit bi5 ce qui crase le jugem5t2 et c'e/ t\j\rs l'objet2 c'e/ t\j\rs le total de l'exi/5ce1 ab/raitem5t considr4 ,peut-tre faudrait-il dire1 l-dessus1 que l'exi/5ce relle n'e/ jamais qu'objet d'expri5ce1 et qu'une suite de causes au del de notre p]ception doit tre rabaisse au rang de simple possible4 ,ou bi51 p\r p>l] autrem5t1 on p\rrait dire que l'exi/5ce e/ imp>faite p> nature et ina*eve4 ,aucun possible n'aurait donc de raisons suffisantes d'exi/]2 au contraire1 n\s p>tons t\j\rs de l'exi/5ce p\r conclure que ce qui exi/e tait possible2 mais c'e/ trop peu conclure2 n\s concluons que ce qui exi/e tait seul possible1 et c'e/ trs bi5 conclu4 ,c'e/ donc l'exi/5ce qui1 p>mi les possibles1 montre ce qui tait rellem5t possible2 cela1 l'exi/5ce le pr\ve en se montrant4 ,aussi bi5 la premire sagesse e/-elle de ne pas dlibr] sur ce qui e/ arriv4 ,mais il n'e/ pas vid5t que dlibr] aup>avant ft p> cette mme raison draisonnable4 ,si une prdiction tait aussi bi5 fonde qu'une p]ception1 il faudrait dire que ce qui e/ prdit e/ ds ma9t5ant arriv2 mais p\rtant ce qui manque t\te prdiction c'e/ cela mme1 c'e/ l'vnem5t4 ,sp9oza e/ =t qu& il pr\ve que n\s n'avons de l'exi/5ce v5ir1 soit des autres *oses1 soit de n\s-mmes1 qu'une connaissance inadquate2 et la vraie raison de cela c'e/ qu'un compte a*ev de l'exi/5ce1 ou bi5 l'exi/5ce absolue1 e/ contre la notion mme de l'exi/5ce4 ,mais qu& ,sp9oza conclut du t\t de l'exi/5ce1 considr ab/raitem5t1 la ncessit absolue de t\t ce qui arrive et arriv]a1 il e/ mo9s =t4 ,l'ab/rait ne conti5t pas le fait4 ,c'e/ p\rquoi il re/e vrai que ce qui arriv]a n'e/ pas encore arriv1 et que le temps e/ quelque *ose4 ,il faut port] l'att5tion sur les subtilits de ce g5re4 ,c> dans t\te espce de fatalisme il y a d'abord cette ide commune et =te que ce qui arrive t]m9e t\te dlibration p> sa prs5ce1 et qu'il n'y a plus y rev5ir1 ce qui c>te cette /rile p5se de v\loir se transport] de n\veau dans le pass et *]*] alors si quelque *ose d'autre n'aurait pas pu tre4 ,et c'e/ ce qu'il y a de vrai dans cette rem>que s\v5t faite1 mais ambigu1 que les hommes d'action sont fatali/es2 ils le sont p\r le pass et il faut l'tre2 et c'e/ ce g5re de tranquillit l'g>d de ce qui e/ fait1 qui p]met que les hommes d'action se ti5n5t t\j\rs1 en quelque sorte1 sur le bord de l'av5ir1 s'appuyant1 non pas sur ce qui aurait d tre1 mais sur ce qui e/1 af9 de *ang] un peu ce qui s]a4 ,sur quoi il e/ clair qu'un homme d'action n'a pas de d\te2 et j'en juge plutt d'aprs ses actions que d'aprs ce qu'il en dira2 c> il e/ naturel qu'un tel homme1 ennemi des travaux inutiles1 range aussitt ses propres actions1 ds qu'elles sont faites1 du ct de l'irrp>able4 ,mais il y a mieux peut-tre dire l-dessus4 ,n\s p5sons aism5t la suite des causes dans un sy/me f]m2 telle e/ la p5se du physici54 ,dans de tels cas1 o l'expri5ce peut tre recomm5ce1 l'esprit1 s\t5u p> la c\tume1 va de la cause l'effet du mme pas qu'il pr5d p\r all] de la df9ition la consqu5ce4 ,la ncessit e/ alors suffisante4 ,mais dans les vnem5ts o n\s sommes mls1 et qui font l'hi/oire prive et publique1 la ncessit n'e/ jamais p]ue comme suffisante1 p>ce que t\tes les *oses ici conc\r5t1 qu'on ne peut rassembl] t\tes p> la p5se *aque mom5t4 ,une clipse de soleil1 qui n'e/ qu'un *angem5t de lumire1 met une arme en fuite2 une migra9e du gnral *ange la bataille2 une m\*e irrite le *eval et jette le cavali] p> t]re4 ,aussi qu& n\s v\lons p5s] d'avance que l'vnem5t e/ 9vitable1 n\s p5sons ab/raitem5t1 jusqu' ce po9t que n\s disons que l'vnem5t quel qu'il soit e/ 9vitable4 ,mais il n'y a po9t de p5se plus creuse que celle-ci3 je sais que ce qui va arriv]1 que je ne sais pas1 e/ 9vitable2 c'e/ une p5se qu'on ne peut rfut]1 p>ce qu'on ne peut la saisir1 comme ,ari/ote l'a si bi5 vu en son exemple du combat naval4 ,et aj\tons que la connaissance des causes dt]m9antes e/ alors ab/raite aussi1 et t\t fait indt]m9e4 ,n\s att5dons2 c'e/ notre tat d'att5dre4 ,et qu& l'vnem5t se produit dans l'exi/5ce1 c'e/ alors que la *ane des causes antcd5tes se solidifie et pr5d elle-mme exi/5ce ce contact4 ,*ane insuffisante t\j\rs1 mais suffisante p> le tmoignage de l'effet4 ,il ne faudrait p\rtant pas pr5dre cette p5se aprs c\p p\r une vrification de l'autre4 ,j'aj\t]ais encore quelque *ose1 af9 de va9cre cette p5se ab/raite de quelque *ose qui arrive1 et enf9 d'un comm5cem5t dans le c\rs de l'hi/oire4 ,en gros il y a des comm5cem5ts1 comme un c\p de canon1 une blessure1 et *oses semblables2 mais1 reg>d] de plus prs1 ce qui arrive ne cesse pas d'arriv]1 et l'vnem5t e/ comme un fleuve2 ce qui semble arriv] e/ dj comm5c1 mais en cont9uel *angem5t4 ,de mme1 et cette rem>que a plus d'importance1 aucun homme ne cesse jamais d'agir p\r une "p1 comme un nageur dans le fleuve4 ,a le suppos] libre1 il faut dire que la relation de ses m\vem5ts ses jugem5ts ne cesse jamais de modifi] le c\rs des *oses1 important ou non4 ,cette rem>que n'a ri5 qui puisse tonn]1 mais on n'en raisonne pas mo9s comme si l'homme1 un temps spectateur1 dlibrait d'abord sans ri5 faire1 et se dcidait un c]ta9 mom5t int]v5ir1 et enf9 comm5c] absolum5t quelque *ose4 ,il ne faut pas s'tonn] si une notion a9si sp>e ne peut tre ensuite incorpore1 ni tr\v] sa place dans le c\rs de l'hi/oire4 ,t\tes ces rem>ques vont *ang] t\t fait le problme1 jusqu' ce po9t qu'on ne reconnat plus alors les objections ord9aires1 et qu'elles n'ont plus lieu ni mom5t dans cet emportem5t de la vie relle1 o t\t e/ pass aux yeux de la rflexion contemplative2 c'e/ ce que le beau mot de ,reprs5tation exprime si bi54 ,ma9t5ant peut-tre ap]oit-on que c'e/ mal p5s] que v\loir appliqu] les =mes et rgles de la reprs5tation l'action mme4 ,il e/ donc vid5t1 p> une analyse t\te pro*e de la p]ception1 que l'homme ne peut pas se p5s] libre4 ,p> cette rem>que1 t\tes les preuves tomb5t1 comme v5ant t\j\rs trop tt ou trop t>d4 ,o vont ces rem>ques8 ,c]ta9em5t rabattre la logique ab/raite1 dont les ncessits reprs5t5t trop imp>faitem5t notre liaison la nature entire4 ,aussi appliqu] t\j\rs l'objet1 sans jamais l'en retir]1 cette logique transc5dantale qui n'e/ que la =me de la p]ception en acte4 ,ce qui fait voir clairem5t1 il me semble1 que les notations usuelles1 sur ce po9t-l1 sont t\t fait insuffisantes4 ,dem&]1 p> exemple1 si l'homme peut comm5c] d'agir1 n'e/-ce pas se mettre hors de la situation huma9e8 ,c> l'homme ne cesse jamais d'agir2 il ne passe po9t de la p5se l'action1 mais plutt son action se dr\le sans int]ruption aucune1 c> il e/ t\j\rs quelque "p2 et1 se t5ir ici et non l1 cela *ange t\t4 ,sa p5se cep5dant suit ses actions1 tantt devant1 tantt d]rire1 plus ou mo9s appro*e1 adhr5te1 att5tive1 en sorte que l'action e/ tantt ma*9ale1 tantt imite1 tantt rgle d'aprs la p]ception claire1 comme on voit p\r le pilote1 qui ti5t t\j\rs la b>re1 mais qui considre tantt le pr(it1 tantt l'toile1 tantt la rise4 ,agir c'e/ cont9u]1 c'e/ rp>]1 c'e/ imprim] une flexion cette ligne d'action que n\s laissons dans le monde4 ,a9si nos moy5s dp5d5t d'actions1 et nos motifs aussi4 ,un pauvre ne dlibre po9t sur l'emprunt ,japonais4 ,le *irurgi5 dlibre en agissant4 ,ses explorations sont dj des actions1 et t\tes ses tudes de mme4 ,cs> passe le ,rubicon t\te sa vie4 ,et il e/ vrai qu'une action en entrane une autre2 mais cet en*anem5t1 qui ti5t le f\1 e/ ce qui donne =ce au sage4 ,h]cule retr\ve le clbre c>ref\r *aque mom5t2 mais ses actions passes sont de puissants motifs contre le d\te1 la peur ou la fatigue4 ,le libre v\loir1 et efficace1 ne doit donc pas tre pris comme une =ce qui int]vi5t1 ni tre reprs5t p> les moy5s de l'analyse mcanici5ne4 ,au re/e peut-on tre libre en ?orie8 ,libre hors de l'action8 ,libre qu& on se dem&e si on e/ libre8 ,t\s les exemples ici sont des exemples de pr(esseur4 ,une action simplem5t possible n'e/ jamais libre1 p>ce que ce n'e/ pas une action4 ,lagneau ne traitait pas de cette "q prcism5t a9si1 autant que j'ai su4 ,mais sa m?ode con/ante y conduisait1 p> ce cont9uel ret\r la p]ception en acte et aux exemples2 p> un art aussi1 dont je n'ai jamais tr\v l'quival5t1 de remettre en m\vem5t ces mesures1 ces di/ances1 ces plans1 ces p]spectives1 ces rapports qui s\ti5n5t la reprs5tation1 qui y trac5t dj des actions et des *em9s4 ,j'ai vrifi p> l'expri5ce1 et bi5 des fois1 que la p5se ab/raite retr\ve t\j\rs l'app>5ce d'une ncessit inv9cible1 mais que l'analyse directe des *oses et des relles actions1 insp>ables des relles p]ceptions1 n\s remet en tra9 et en notre vraie place1 sur cette bordure du temps o l'av5ir se fait cont9uellem5t4 ,c'e/ rappel] la p5se son objet1 et la sauv] t\t fait de ?ologie1 je ne dis pas de religion4 ,ce sujet e/ inf9i4 ,ce qu'il y a de p5se dans notre vie oscille sans cesse entre l',incrdulit et la ,foi1 la premire se rduisant au fatalisme s\s t\tes =mes1 l'autre consi/ant d'abord dans ce p\voir d'os]1 sans lequel il n'y a po9t d'action ni mme de p5se4 ,mais si je me laissais all] expliqu] ces ides1 je m'loign]ais de mon sujet1 et je cra9drais de voir le visage du ,juge se c\vrir de nuages2 sa v]tu propre1 dans l'ordre intellectuel1 tait une l5teur qu'on n'a po9t revue peut-tre depuis ,socrate4 ,enf91 je ne veux expos] ici que des ides qui lui app>ti5n5t1 et non po9t c\vrir de son autorit mes conjectures p]sonnelles1 qui sont t\j\rs promptes et av5tureuses1 qui l'ont t\j\rs t1 et qui le s]ont t\j\rs1 comme il convi5t au disciple1 qui n'a pas assur] la doctr9e en son c5tre4 ,ce n'e/ pas que je ne connaisse aussi une c]ta9e l5teur2 mais elle e/ apprise4 ,au temps des exam5s et conc\rs1 je savais trs bi5 adapt] l'in/rum5t un sujet qui m'tait n\veau4 ,la rhtorique1 qui e/ cet art de transpos]1 donnait alors des rsultats brillants1 et mme1 ce que je crois encore1 sans grave mprise4 ,mais au ret\r1 et t\t joyeux racont] mes exploits d'coli]1 je tr\vais ce front nuageux1 ce reg>d p]ant1 et l'expression du plus complet mpris4 ,c'tait un g5re d'e/ime1 et je ne m'y trompais pas4 ,il craignait d'pr\v] une seconde fois l'av5ture de ,maurice ,b>rs1 qui fut son lve1 et dont il dit un j\r3 ,il a vol l'outil4 ,j'ai ent5du ce mot de mes oreilles1 mais il ne s'e/ po9t autrem5t expliqu l-dessus1 et1 au temps du ,j>d9 de ,brnice1 ce n'tait pas ncessaire4 ,le temps a pass4 ,si le matre vivait encore1 *>g d'annes1 mais t\j\rs ,juge1 quelle s]ait ma9t5ant la s5t5ce8 ,je n'en sais ri54 ,si les morts g\v]n5t les vivants1 il faut av\] que c'e/ de bi5 haut1 et p> des voies indirectes4 ,dieu e/ un1 mais il y a plusieurs diables4 ,encore un s\v5ir d'coli]4 ,il arriva qu'au gr& ,conc\rs on n\s donna p\r ?me la ,ju/ice2 c'tait une "q que ,lagneau ne traitait jamais4 ,t\tefois1 confiant dans la rhtorique1 j'ap]u aussitt une m?ode de trans=mation1 comme dis5t les gomtres1 qui me faisait matre du sujet4 ,j'appro*ai ma plume de mon papi] blanc4 ,ju/em5t ,lagneau se tr\vait p>mi les pr(esseurs surveillants4 ,invoquant ce ,s9a1 plus orageux que jamais1 que n'allais-je pas transcrire sur mes tables de la loi8 ,mais lui me fit un signe ple9 de =ce1 qui v\lait dire3 ,v\s ne savez ri5 l-dessus4 ,je v\s df5ds d'improvis]4 ,je fis deux ou trois sonnets4 ,on p>donn]a ce qu'il y a de puril en ces s\v5irs1 qui vi5n5t s\da9 trav]s] le c\rs de mes p5ses1 et rompre1 semble-t-il1 l'att5tion4 ,considrez que je tr\ve peu de sec\rs contre les piges d'imag9ation2 j'tais pe9e hors de l'cole qu& mon ,matre e/ mort4 ,il faut bi5 p\rtant que je saisisse encore une action dans ce signe n]gique1 auquel j'obis si promptem5t et si docilem5t4 ,qu& je ne f]ais qu'imit]1 p> l'affection t\j\rs prs5te1 ce m\vem5t d'obir1 j'y retr\v]ais dj cette foi d'enfance1 t\t allge1 et jetant t\t f>deau p> t]re1 assure sans ri5 d'assur1 v]s l'av5ir seulem5t2 c'e/ l',esprance nue4 ,je suppose que d'autres croyants ont tr\v cette r5aissance en la prire1 comme cet homme de ,pguy qui confie son enfant la ,vi]ge1 et ne s'en s\cie plus4 ,t\tefois je n'ai jamais envi aucun de ces croyants2 j'avais mon culte et je l'ai4 ,de quelque faon qu'il me dlivre1 et jusqu' me dp\ill]1 comme on a pu voir en ces pages o il m'arrive que devant le ,juge je n'ai plus ri5 montr] qui soit digne1 nanmo9s il m'en vi5t et il m'en re/e une =ce t\te neuve1 et ce p>don soi qui e/ la *ose au monde la plus ncessaire4 ,on a saisi1 je p5se1 le m\vem5t d'paules de l'coli]1 s\da9 d*>g de ce srieux emprunt qui fait t\te la sottise4 ,mais ici encore reg>dons2 reg>dons puisque le s\v5ir revit4 ,qu'y a-t-il en cette svrit sans complaisance8 ,quel e/ ce refus d'une (fr&e qui tait t\t ce que je p\vais donn]8 ,quel e/ cet art de dc\rag]1 qui donne c\rage8 ,le sujet tait de ceux qui veul5t rponse4 ,la ,ju/ice1 quoi de plus pressant8 ,j'ai peut-tre appris l1 et p> l'enfant9e v]tu de jet] t\t au comm&em5t du ,matre1 qu'il faut t\j\rs se refus] aux p5ses pressantes4 ,c'e/ encore quelque *ose de plus que le s\rire de ,platon qu'il faut imit] ici1 et c'e/ la non*alance de ,socrate4 ,plus pr(ondm5t1 n'e/-ce pas se moqu] de la ,ju/ice que diss]t] sur la ju/ice1 bi5 ou mal1 qu& le langage mme n\s av]tit qu'un esprit ju/e enf]me t\te la ju/ice qu'il peut t5ir1 hors de l'action8 ,c'e/ livr] la ju/ice aux has>ds4 ,et il me semble que je ti5s ici devant moi l'esprit des ,simples ,notes1 et enf9 la vritable raison p\r quoi ,lagneau ne traitait jamais de morale4 ,p> opposition essayons ici de p5s] au ,politique1 dont la f9 e/ t\j\rs de dt]m9] l'autre selon une rgle4 ,platon1 malgr l'app>5ce1 l'ent5dait autrem5t1 disant dans sa ,rpublique1 aprs tant de prp>ations et de dt\rs1 que p>mi tant de manires de pr5dre le bi5 d'autrui1 il y en a sans d\te plus d'une qui n'e/ pas mauvaise1 comme d'enlev] l'enfant l'arme qui le bless]ait4 ,je bats les buissons1 moi aussi2 mais enf9 il faut arriv] dire que celui qui rveille en *acun l'esprit libre1 et sur le po9t d'y russir1 ne peut re/] sans scrupule devant l'incrdulit totale1 peut-tre prmaturm5t dlivre1 disons mme t\j\rs prmaturm5t dlivre4 ,c> d'un ct il n'y a plus de respect1 et de l'autre il n'y a plus au monde que le respect2 or ce monde huma9 ne fait pas voir des app>5ces respectables4 ,sur ce po9t de dlivr] l'homme1 il vi5t aism5t une peur4 ,la position de ,lagneau e/ r>e1 et peut-tre unique1 p> ceci que l'objet tant d*u de son rang div91 non pas d'aprs de petites rem>ques1 non plus d'aprs un d\te lg] et bad9ant1 mais au contraire d'aprs les plus srieuses p5ses1 il ne re/e plus que la =ce nue qui puisse t5ir deb\t l'ordre tel quel4 ,qu& le provisoire et donn n'e/ plus t5u p> la p5se1 il vi5t une viol5ce de police et sans aucun mnagem5t4 ,peut-tre a-t-on surpris ce vif m\vem5t de df5se qu'il faut appel] militaire4 ,bref il ne faudrait pas croire que le ,mpris ,assur p>donne jamais au ,mpris ,errant4 ,et p>ce que le n\vel ,esprit ne croit po9t1 il ne faut pas s'att5dre le voir p\r cela mo9s assur en ses prcautions de police4 ,t\t au contraire1 le visage en cette ,gu]re le plus r$\table n'e/ pas celui de la ju/ice en bataille1 mais plutt cette app>ition fugitive du gu]ri] qui ne respecte ri51 qui ne croit po9t du t\t faire uvre sa9te1 et qui n'espre po9t pr\v] quelque *ose p> la victoire1 s9on que la viol5ce n'e/ ni p5se ni preuve4 ,cette ide1 que la ju/ice e/ susp5due1 e/ ce qui r5d t]rible l'homme en armes4 ,ici e/ le pr(ond et total dsespoir du va9queur1 sans aucune trace de cette piti hypocrite1 qui ret5ait les gu]res d'autrefois s\v5t entre les bornes d'un jeu1 p> cette d\ble illusion de croire d'abord qu'une gu]re e/ ju/e1 et p> mom5ts d'avoir un d\te l-dessus1 illusoire encore4 ,dans l'ge de la lib]t1 s'il se lve1 il faut s'att5dre une rpression plus prompte1 mo9s s\cieuse d'ent5dre le c\pable1 une df5se plus mcanique1 p> une vue du ncessaire et une ngation du fatal4 ,rev5ons au srieux1 j'ent5ds au bi5 fond4 ,je suis assur de conclure t\t prs de l'enseignem5t magi/ral en appelant l'att5tion sur ceci que1 de mme que ,dieu ne peut tre dit exi/]1 de mme1 et encore mieux peut-tre1 la lib]t ne peut tre dite exi/ante1 puisqu'exi/] c'e/ tre pris dans le texte de l'expri5ce4 ,c'e/ p\rquoi nos reprs5tations1 si bi5 nommes1 l'exclu5t rig\reusem5t4 ,jamais je ne v]rai la lib]t l'uvre1 comme une *ose qui en p\sse une autre4 ,je n'en puis avoir aucune expri5ce1 p>ce que ce qui e/ objet d'expri5ce e/ *ose4 ,mais1 p> la mme raison1 je ne puis tr\v] d'expri5ce qui pr\ve qu'elle n'e/ pas4 ,t\t ce qui e/ p5se e/ s\mis cette condition1 qu'on oublie t\j\rs1 v\lant que la p5se soit une *ose de plus1 ou une suite de *oses4 ,il n'y a1 disait-il1 qu'un fait de p5se1 qui e/ la p5se4 ,mme une ide n'e/ pas un fait de p5se2 une ide e/ un objet2 et aussi l'ide de l'ide2 mais la rflexion mme n\s fait esprit4 ,ce qu'on exprime en disant que ,dieu e/ intrieur1 non extrieur2 et t\te la religion n'a-t-elle pas t t\j\rs dire d'un dieu ou d'un autre3 ,tu n'es pas le vrai dieu8 ,la vraie foi n'a donc d'autre objet qu'elle-mme4 ,a9si p5sait le ,briseur d',images4 ,l',esprit1 qu& il p>vi5t a9si son front de bataille1 a tr\v sans d\te sa de/9ation4 ,mais ce combat ne f9it po9t1 p> cette *ute cont9uelle de nos p5ses1 qui devi5n5t ides1 et d'ides1 images4 ,ngation de la ngation1 comme p>le ,hegel2 combat sans gloire1 puisque1 t\tes les idoles abattues1 il laisse p>atre en leur tat naissant les *oses1 les hommes et soi1 ce qui n'e/ pas p\r tonn]4 ,de tels hommes ne sont gr&s que de prs1 dans le mom5t mme o ils p5s5t p> dessus l'ide4 ,l't]nel p>at ici1 que t\s invoqu5t1 et qui va p> jugem5ts s+uli]s1 p> actions inv9cibles et promptes4 ,dont il e/ re/ peu de tmo9s1 t\s s'accordant sur la =ce et sur la gr&eur1 t\s arrts en respect et religion4 ,p\r moi1 au seuil d'une longue enfance1 qu'y p\vais-je ent5dre2 et qu'en ai-je pu sauv]8 ,une mesure de gr&eur2 aussi des p>ties de doctr9e1 9branlables1 et propres donn] assurance1 sans dvelopp] trop l'orgueil1 si naturel au fils de la ,t]re4 ,heureux si j'ai fait s5tir quelqu'un quelque *ose de ce feu d'admir]1 consolation p\r t\s1 et v]tu des =ts4 ,,f9 ,,table ,,des ,,mati,,res ,i4--,s\v5irs d'coli] #g-hf ,p\rquoi s\v5irs1 p4 #i4--,l'coli] en #ahhh1 p4 #aj4--,portrait1 p4 #ac4--,la classe1 p4 #ae4--,lagneau malade1 p4 #af4--,la c>rire de ,lagneau1 p4 #ag4--,une action1 p4 #ah4--;,comm5taires1 p4 #ai4--,l'homme d'action1 p4 #bb4--,l'ordre huma91 p4 #bf4--,la ,po/e d'ent5dem5t1 p4 #bh4--,va9cre ,sp9oza1 p4 #bi4--,l'obissance et l'action1 p4 #cb4--,r5\vi]1 p4 #cd4--,l'oracle1 p4 #ce4--,le ,pdant1 p4 #cg4--,les passions du ,matre1 p4 #da4--,la rhtorique1 p4 #dd4--,premi]s essais de l'coli]1 p4 #dh4--,l'aveugle-n1 p4 #ej4--,op9ions politiques1 p4 #ec4--,sur la r\te de ,metz1 p4 #ee4--;,gu]re et politique1 p4 #eg4--,le ,matre rpond1 p4 #eh4--,notre paquet e/ fait1 p4 #ei4--,retz1 p4 #fj4--,le dt\r politique1 p4 #fb4--,la ju/ice selon ,platon1 p4 #fd4--,lagneau svre1 p4 #fe4--,le socialisme1 p4 #fh4--,le droit1 p4 #gj4--,la ,bible1 p4 #ga4--;,ent5dem5t et ,jugem5t1 p4 #gb4--,les ,c\rs de ,lagneau1 p4 #gd4--,une leon clbre1 p4 #ge4--,l',homme de ,dieu1 p4 #gg4--;,essai de comm5taire1 p4 #gi4--,la ,dialectique1 p4 #hc4--,l',ent5dem5t dans la ,p]ception1 p4 #hd4--,le rveil1 p4 #hf4 ,,ii4--,platon #hg-aah ,les ides l'uvre1 p4 #hg4--,le *eval de bois1 p4 #hi4--,lagneau dmiurge1 p4 #ia4--,l'objet et l'app>5ce1 p4 #ic4--,le *oix1 p4 #ie4--,l',esprit et l'hi/oire1 p4 #if4--,le de/9 effac1 p4 #ig4--,un ,p5seur ,ca?olique1 p4 #ii4--,l'incrdule1 p4 #ajb4--,le fondem5t de l'induction1 p4 #ajd4--,la bote craie1 p4 #ajf4--,l'ide dans la *ose1 p4 #ajh4--,la loi dans l'objet1 p4 #aaj4--,l'espace1 p4 #aaa4--,p5se et ,religion1 p4 #aac4--,le treuil1 p4 #aaf4--,lagneau mditant1 p4 #aag4 ,,iii4--,sp9oza #aai-aec ,des ides claires1 p4 #aai4--,le ,sph9x1 p4 #aba4--,la ,ncessit1 p4 #abb4--;,causes extrieures1 p4 #abd4--;,deux ncessits1 p4 #abe4--,l',attribut ,p5se1 p4 #abf4--,sp9oza surmont1 p4 #abg4--,le consolateur1 p4 #abh4--,l',union p\r l',action ,morale1 p4 #abi4--,platon et ,sp9oza1 p4 #acj4--,l'attribut t5due1 p4 #acb4--,signets1 p4 #acd4--,l',analyse ,rflexive1 p4 #acf4--,l',espace ,euclidi51 p4 #ach4--,les trois dim5sions1 p4 #adj4--;,de ,sp9oza ,desc>tes1 p4 #adb4--,le ,mtaphysici51 p4 #adb4--,sceptiques1 p4 #adc4--,le gnie1 p4 #ade4--,le soleil deux c5ts pas1 p4 #adg4--,le d\te1 p4 #aej4--;,hommes1 seulem5t hommes1 p4 #aeb4 ,,iv4--,l'homme #aed-agg ,le tombeau de ,desc>tes1 p4 #aed4--,mais444 p4 #aee4--;,cl>um p] obscurius1 p4 #aef4--,preuves juges1 p4 #aeg4--,le de/91 p4 #aeh4--,leibniz1 p4 #aei4--,la prdiction1 p4 #afa4--,le fatalisme1 p4 #afb4--,les causes1 p4 #afc4--,y a-t-il des comm5cem5ts8 p4 #afd4--,lib]t1 p4 #afg4--;,b>rs1 p4 #agj4--,un s\v5ir d'coli]1 p4 #agj4--,svrit1 p4 #aga4--,la ,ju/ice1 p4 #agb4--;,encore la ,gu]re1 p4 #agd4--,la vraie foi1 p4 #agf4--,t\t e/ t\j\rs recomm5c]1 p4 #agg4 ,,a*ev ,d',,imprim] ,,le #f ,,juillet #aibe ,,p> ,,emmanuel ,,grev9 ,a ,,lagny-,,sur-,,m>ne