,,dora ,,meleg>i ,,*]*eurs ,,de ,,s\rces ,,sixi,,me ,,dition ,,p>is ,,librairie ,,fis*ba*] ,,soci,t ,,anonyme #cc1 ,,rue ,,de ,,se9e1 #cc ,t\s droits rs]vs ,,ouvrages ,,de ,,dora ,,meleg>i ,,ames ,,dormantes #f;e dition4 #a volume 9-#ab #c fr4 #ej ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise ,,faiseurs ,,de ,,pe9es ,,et ,,faiseurs ,,de ,,joies #g;e dition4 #a volume 9-#ab #c fr4 #ej ,,*]*eurs ,,de ,,s\rces #a volume 9-#ab #c fr4 #ej ,,romans ,expiation 7sans nom d'auteur74 ,m>! de ,?i5nes 7,s\s le pseudonyme de ,=san74 ,les ,inc]titudes de ,livia4 ,id4 ,dans la vieille rue4 ,id4 ,la ,du*esse ,ghisla9e4 ,id4 ,kyrie ,eleison4 ,id4 ,la petite ,mlle ,*ri/9e 7s\s le nom de l'auteur74 ,les ,mres3 ,cat]9a ,spad>o4 ,id4 ,,autres ,,ouvrages ,j\rnal intime de ,b5jam9 ,con/ant1 et lettres sa famille et ses amis1 avec une ,introduction p> ,dora ,meleg>i4 ,lettres intimes de ,joseph ,mazz9i1 avec une ,introduction p> ,dora ,meleg>i4 ,la ,jeune ,italie et la ,jeune ,europe4 ,lettres 9dites de ,joseph ,mazz9i ,l\is-,amde ,meleg>i1 publies p> ,dora ,meleg>i4 #a volume 9-#ab #c fr4 #ej ,,en ,,itali5 ,le tre capitali4--#a;er volume3 ,la citt =te4 ,il sonno delle anime4 #b;e dition4 ,la ,giov9e ,italia e la ,giov9e ,europa1 dal c>teggio in$ito di ,giuseppe ,mazz9i a ,luigi ,am$eo ,meleg>i4 ,artefici di p5e ed ,artefici di gioie1 #b;e dition4 ,,en ,,pr,,p>ation ,amis et ,ennemis4 ,publi%$1 novemb] #aj? #aijh4--,privilege ( copyright 9 ! ,unit$ ,/ates res]v$ "u ! act approv$ ,m>* #c;d #aije1 by ,dora ,meleg>i4 ,a ,,ceux ,,qui ,,sav5t ,,voir ,,et ,n,,anmo9s ,,esp,,r5t ,,pr,,face ,aprs une longue priode improductive1 n\s assi/ons1 depuis quelques annes1 une exubrante floraison d'tudes philosophiques1 religieuses et my/iques2 mais ces ouvrages1 dont le b devrait tre la re*]*e d'une vie meilleure1 plus l>ge et plus joyeuse1 s'occup5t assez r>em5t de l'application de leurs ?ories la vie vcue4 ,faut-il en conclure que leurs auteurs se sont complus uniquem5t des ex]cices intellectuels ou que la cra9te secrte de dt]m9] les consqu5ces de leurs pr9cipes et celles mme des pr9cipes opposs1 p\sse ces criva9s g>d] le sil5ce sur le ct pratique des que/ions qu'ils dvelopp5t8 ,faire du spiritualisme ?orique et ne pas abord] les problmes moraux qui en dc\l5t semble illogique3 cette rs]ve dnote-t-elle un manque de c\rage ou une inc]titude de p5se8 ,p\rquoi tant de rtic5ces et d'hsitations8 ,le fait d'tablir la ncessit d'une ligne de conduite con=me aux pr9cipes qu'on accepte ou qu'on pr(esse1 n'implique po9t que t\s auront la con/ance de la suivre sans int]ruption2 ne pas prvoir les reculs et les *utes possibles indiqu]ait un manque de disc]nem5t1 une conception errone de la nature huma9e et une s+ulire ignorance des =ces secrtes qui la dirig5t ou l'g>5t4 ,durant c]ta9es priodes de sa vie1 l'homme ne peut tre sans cesse arm victorieusem5t contre les puissances t5tatrices qui le sollicit5t1 en lui et hors de lui4 ,seuls les hros1 les /oques1 les rois d'eux-mmes et ceux qui ont le privilge de se s5tir en contact avec les puissances invisibles1 sont capables de p]svr] t\j\rs1 sans faiblir jamais1 dans la re*]*e de la vie meilleure4 ,cela n'e/ pas1 hlas1 possible t\s2 plusieurs trbu*5t et mme tomb5t en r\te4 ,mais ceux qui ont eu1 ne ft-ce qu'une seule fois1 la vision nette de ce que l'homme doit tre1 se relv5t t\j\rs et se remett5t1 plus ou mo9s briss ou meurtris1 la culture de leur j>d9 intrieur4 ,il e/1 p> consqu5t1 indisp5sable de connatre et de df9ir ce qu'un c]ta9 ordre de croyances implique1 comme ligne de conduite p]sonnelle4 ,mais1 je le rpte1 les obs]vateurs de la psy* huma9e et les *]*eurs de vrits pr(ondes vit5t volonti]s d'appuy] sur ce po9t4 ,ils prfr5t re/] la surface intellectuelle des que/ions et se refus5t d'aid] au dveloppem5t de la consci5ce gnrale2 c'e/ p\rtant la seule *ose ncessaire1 puisque d'elle procde le s5tim5t de la responsabilit1 sans lequel l'tre huma9 n'e/ qu'un atome s'agitant p]dum5t dans le vide4 ,lorsqu'arriv la maturit de l'ge1 l'homme qui n'a pas cultiv sa vie intrieure1 s'ap]oit t\t c\p qu'il n'e/ qu'un automate p]fectionn1 et essaie de desc5dre en lui-mme la re*]*e de sa consci5ce1 il doit p>c\rir un *em9 long1 fatigant1 obscur1 et s\v5t il n'arrive pas rveill] l'endormie ou ressuscit] la morte6 ,au contraire1 si1 jadis1 elle a vcu et p>l en lui1 il russit t\j\rs la tir] de son sommeil et de son sil5ce4 ,habitu] l'homme tablir un dialogue con/ant entre sa raison et sa consci5ce1 lui enseign]1 ds l'enfance1 se r5dre compte de ce qu'il voit1 de ce qu'il s5t1 de ce qu'il fait1 devrait tre la pr9cipale proccupation des morali/es et des ducateurs4 ,a9si l'humanit s]ait db>rasse de cette conception sup]ficielle et automatique de l'exi/5ce1 qui ret>de l'volution de la plup>t des tres4 ,r5dre l'homme consci5t en t\te *ose1 c'e/ lui donn] des lettres de noblesse1 c'e/ l>gir son horizon1 c'e/ le consol] du bonheur1 s'il ne l'a pas1 c'e/1 s'il le possde1 en c5tupl]1 p\r lui1 les j\issances4 ,mais l'us9e o s'labore la vie consci5te n'e/ pas la mme p\r t\s4 ,dans ces my/rieuses pr(ondeurs1 les jets et les flam9es jailliss5t de faon diffr5te et1 p\r les faire surgir1 *aque me a un ressort qu'il faut savoir t\*]4 ,p> consqu5t1 dc\vrir les s\rces e/ t\te la sci5ce de l'ducation et de la vie4 ,les potes racont5t qu',armide avait l'oreille si f9e qu'elle ent5dait l'h]be crotre4 ,ceux qui veul5t veill] *ez l'homme le dsir des satisfactions suprieures devrai5t faire comme la magici5ne antique3 appliqu] leur oreille la t]re et essay] d'y p]cevoir le murmure s\t]ra9 des s\rces ca*es4 ,,dora ,,meleg>i4 ,rome1 janvi] #aijg-;avril #aijh4 ,,*]*eurs ,,de ,,s\rces ,,*apitre ,,premi] ,,*]*eurs ,,de ,,s\rces ,tu frapp]as le ro*] et il en sortira de l'eau4 7,exode1 ,,xvii-#f47 ,l'art de la rabdomancie e/ trs anci51 en ,ori5t4 ,avec leur baguette div9atoire1 les rabdomanci5s dc\vrai5t les trsors et les s\rces ca*es4 ,la v]ge de ,mose fit jaillir l'eau du ro*]1 et ,circ tait sans d\te1 elle aussi1 arme d'une baguette magique1 qu& elle *angea en p\rceaux les compagnons d',ulysse4 ,le bton a t1 de t\t temps1 le symbole des =ces my/rieuses4 ,m]cure avait son caduce1 ,bac*us son ?yrse1 ,a>on sa v]ge4 ,*ez les ,francs1 et mme *ez les premi]s ,capti5s1 les hrauts d'armes portai5t devant les *efs une baguette sacre1 m>que de leur dignit4 ,cep5dant1 l'usage de la bran*e de c\dri] p\r la dc\v]te des trsors et des s\rces ne date gure1 en ,europe1 que du seizime sicle4 ,longue de deux pi$s et lgrem5t c\rbe au milieu1 elle devait app>t5ir la p\sse de l'anne et avoir t c\pe1 le premi] m]cr$i de la lune1 entre onze heures et m9uit1 t&is que c]ta9s mots spciaux tai5t prononcs4 ,ensuite1 on la bnissait selon la =mule magique1 et lorsque le rabdomanci5 arrivait l'endroit o se tr\vait la s\rce1 la baguette semblait t\rn] entre ses ma9s comme sollicite p> des =ces inconnues4 ,malebran*e attribuait le phnomne l'uvre du dmon2 le ,dictionnaire des ,m]veilles de la ,nature essaie de le ram5] aux pr9cipes de la physique2 les sceptiques suppos5t qu'au moy5 de viroles de mtal dissimules dans le bois1 et d'un adroit mange des ma9s1 on p>v5ait1 au mom5t v\lu1 imprim] un m\vem5t de rotation la baguette2 plusieurs croi5t aussi1 comme ,balzac1 que le soi-disant magici5 obissait1 dans le vois9age des eaux1 quelque sympa?ie lui-mme inconnue4 ,auj\rd'hui encore1 en ,france1 les rabdomanci5s ont une cli5tle2 il y en a de clbres1 que l'on fait v5ir gr&s frais p\r qu'ils dc\vr5t des s\rces jaillissantes dans les t]res dess*es4 ,on ignore1 du re/e1 p\rquoi cette v]tu magique a t attribue au c\dri]4 ,e/-ce p>ce qu' son ombre les b]g]s de ,virgile se livrai5t au combat du *ant et qu'on en brlait le bois1 le j\r des noces1 p\r port] bonheur aux jeunes p\x8 ,phylis aime les c\dri]s4 ,et tant qu'elle les aim]a1 ,les c\dri]s l'emport]ont ,et sur les myrtes de ,vnus ,et sur les lauri]s d',apollon6 ,phylis e/ morte depuis presque deux mille ans1 et la bran*e de c\dri] fait encore jaillir l'eau des s\rces4 ,lg5de1 sup]/ition ou =ce physique1 inconnue encore et que la sci5ce dt]m9]a quelque j\r1 peu importe6 ,c'e/ le symbole qui m'intresse2 c'e/ lui que je v\drais dgag] et appliqu]1 c> il r5f]me un enseignem5t pr(ond4 ,l'me des hommes e/ semblable la t]re2 elle conti5t des s\rces ca*es qu'on ne s'occupe pas assez de faire jaillir1 et qui p\rrai5t *ang] en j>d9s fleuris1 des sols infconds2 en vignes luxuriantes1 des ro*]s arides6 ,se donn] la t*e de *]*] les s\rces s]ait1 p\r les bonnes volonts huma9es1 un 9puisable et spl5dide *amp d'activit4 ,si les p]sonnes qui croi5t savoir1 p> leur propre expri5ce1 o se tr\v5t la vrit1 la lumire et la joie1 s'armai5t de la bran*e de c\dri] p\r dc\vrir les eaux c\rantes dans les mes qui les ca*5t1 n\s m>*]ions vraim5t v]s une humanit meilleure2 et ceux qui aurai5t aid cette trans=mation1 dans la mesure de leur intellig5ce et de leur =ce1 p\rrai5t m\rir avec la c]titude de n'avoir pas vcu en va94 99 99 99 99 99 ,ce qu'il faut essay] t\t d'abord1 et cela ds les premires annes de la vie1 c'e/ de dvelopp] l'imag9ation de l'enfant4 ,p\r sa s5sibilit1 on doit att5dre1 c> s\v5t1 dans de petits corps fragiles1 une s5sibilit prmature nuit la sant physique4 ,l'imag9ation n'(fre pas les mmes dang]s1 et c'e/ l'une des s\rces que l'on fait jaillir le plus facilem5t de l'me enfant9e4 ,*ez quelques-uns1 la s\rce e/ pauvre1 et il faut se ht] avant qu'elle ne se soit t>ie d'elle-mme1 ou p]due s\s t]re en petits ruisseaux qui se dess*5t vite4 ,l'homme dp\rvu d'imag9ation e/ une pauvre crature misrable1 mme si elle semble ri*e1 c> l'imag9ation e/ la =ce et la joie de l'esprit4 ,le devoir des ducateurs e/ donc1--comme celui des hygini/es en ce qui conc]ne le dveloppem5t du corps1--de donn] t\s leurs so9s l'accroissem5t de cette puissance de vie1 et de ne l't\ff] s\s aucun prtexte4 ,dans la seconde moiti ou le second ti]s du dix-neuvime sicle1 aprs le dcl9 du romantisme1 l'imag9ation a t1 p5dant un temps1 dprcie et considre comme une facult dmode1 nuisible au succs des intrts matriels1 et qu'il fallait1 p> consqu5t1 lim9] de gr ou de =ce des jeunes c]veaux4 ,t\s les pdagogues s'y sont employs4 ,dire d'un jeune homme ou d'une jeune fille3 ,il1 ou elle1 a beauc\p d'imag9ation1 quivalait presque une injure1 et ceux qui possdai5t ce trsor le ca*ai5t comme une t>e p\r ne pas dev5ir suspects4 ,la signification du mot n'tait mme plus comprise p> ses dtracteurs4 ,le vulgaire avait f9i p> appel] imag9ation1 non plus la *>meuse qui jette un voile d'or sur t\tes *oses1 mais le dfaut1 propre c]ta9s esprits1 de se crer de fausses et *imriques illusions1 c'e/--dire de donn] au mo9dre incid5t une porte qu'il ne possde po9t4 ,or cette t5dance purile ne doit pas tre classe s\s le nom d'imag9ation2 elle indique simplem5t une m5talit vaniteuse1 dsquilibre et dp\rvue de disc]nem5t4 ,l'imag9ation a une bi5 autre env]gure2 ses ailes1 qu'elles soi5t dlicates comme celles du colibri1 ou puissantes comme celles de l'aigle1 port5t t\j\rs sur les hauteurs4 ,l'homme qui les dieux ont confr ce prcieux don ne p\rra jamais tomb] t\t fait bas4 ,on me cit]a ,edg> ,po1 ,musset1 ,v]la9e et d'autres potes encore1 dont la muse dut plusieurs fois se voil] le visage2 mais ceux-l1 du mo9s1 s5tai5t leur honte1 et plusieurs d'entre eux tr\vr5t des acc5ts de t]rible angoisse p\r dcrire leurs *utes4 ,d'autres1 l'accs pass1 se repr5ai5t et planai5t p>fois des hauteurs v]tig9euses4 ,s'ils n'avai5t pas eu d'imag9ation1 ils aurai5t succomb sans s\ffrance et se s]ai5t vautrs voluptueusem5t dans la b\e o ils tai5t tombs4 ,puis1 ils s]ai5t morts obscurs1 dans l'abjection1 sans avoir eu la vision des cimes1 ni su faire vibr] les curs4 ,mme1 exception faite des potes1 on peut affirm] que l'imag9ation e/ la base de t\te gr&eur et de t\t progrs4 ,s'ils n'avai5t pas eu d'imag9ation1 les conqurants s]ai5t re/s sur leurs sols troits4 ,alex&re1 ,cs>1 ,napolon ont t de gr&s imag9atifs4 ,c'e/ l'imag9ation qui les a aids va9cre1 plus encore que leur audace1 leur brav\re1 leur sci5ce /ratgique4 ,p\r les hommes d'tat galem5t1 le gr& ressort des conceptions gniales e/1 avant t\t1 l'imag9ation4 ,cav\r et ,bism>ck en tai5t l>gem5t p\rvus4 ,sans elle1 les intrigues politiques avort]ai5t avant de natre1 c>1 p\r les concevoir et les faire ab\tir1 l'imag9ation e/ indisp5sable2 sans elle1 il n'y aurait plus de gr&s lanceurs d'affaires6 ,sans elle1 l',amrique n'aurait pas t dc\v]te6 ,c'e/ un prjug rp&u de croire que1 dans les pr(essions dont le b unique e/ le ga91 on n'a pas beso9 de l'aide de l'imag9ation3 on va jusqu' affirm] qu'elle peut tre nuisible4 ,oui1 peut-tre1 p\r les simples in/rum5ts qui se cont5t5t d'embot] le pas leurs prdcesseurs ou leurs patrons1 mais t\tes les gr&es indu/ries1 t\tes les gr&es entreprises sont nes dans le c]veau d'un imag9atif4 ,un avocat d'assises qui manqu]ait d'imag9ation ne sauv]ait jamais une tte6 ,dans les sci5ces positives aussi1 d'o procd5t les dc\v]tes fameuses dont on mne si gr& bruit8 ,des hypo?ses nes dans un c]veau imag9atif1 analyses ensuite et passes au crible de la m?ode exprim5tale4 ,sans l'imag9ation1 ri5 de t\t cela n'aurait eu lieu4 ,ar*imde devait possd] une imag9ation puissante4 videmm5t1 seule ou insuffisamm5t s\t5ue1 elle ne suffit pas1 mais ds qu'on la supprime1 les conceptions gniales devi5n5t impossibles2 c'e/ p\rquoi1 ne pas dvelopp] l'imag9ation des enfants ou t\ff] celle qu'ils manife/5t1 quivaut les appauvrir1 appauvrir l'humanit et commettre1 p> consqu5t1 un crime social4 99 99 99 99 99 ,je suis p]suade que la cra9te de l'imag9ation1 qui a dom9 l'op9ion publique et le sy/me ducatif de la seconde moiti du d]ni] sicle1 a priv la sci5ce1 la littrature et l'art de plusieurs =ces vives4 ,lorsque celle qu'on a dnomme tort la folle du logis et qu'il faudrait appel] la lumire de l'me e/ trs puissante1 elle rsi/e t\s les ef=ts t5ts p\r l'cras]1 et peut-tre mme rebondit-elle plus n]giquem5t lorsqu'on s'ef=ce de la dtruire4 ,mais ce sont l des cas exceptionnels2 en gnral1 lorsque l'imag9ation e/ moy5ne1 on russit trs bi5 enray] son dveloppem5t1 et mme p]suad] l'enfant que c'e/ une facult honteuse ou1 p\r le mo9s1 ridicule1 dont il doit dissimul] les manife/ations avec so9#a4 #a ,que d'enfants1 dans ce temps-l1 ont cruellem5t s\ff]t du mpris o l'on t5ait l'imag9ation1 et des ef=ts que l'on exigeait d'eux p\r qu'ils appriss5t la dissimul]4 ,sans ce travail d't\ffem5t auquel on s'e/ livr sur l'enfance et la jeunesse p5dant au mo9s un ti]s de sicle1 je suis p]suade que notre civilisation s]ait plus avance et nos littratures plus ri*es#b4 ,cette p]te e/ irrp>able1 et non seulem5t on n'a pas p]mis une gnration de donn] sa mesure1 mais on a sevr des vies huma9es de beauc\p de joies et de plaisirs4 #b ,j'ai connu des enfants auxquels on int]disait les compositions1 dans la cra9te que ce g5re de travail ne dveloppt leurs facults imag9atives4 ,dem&ons-n\s 7je p>le1 bi5 ent5du1 des g5s p\r lesquels les repas du j\r1 le sommeil de la nuit et les j\issances physiques ne reprs5t5t pas le summum des dlices huma9es7 quels sont les meilleurs mom5ts de nos j\rnes et les heures dont notre mmoire g>de l'imprissable s\v5ir8 ,n\s cit]ons celles que notre imag9ation a claires4 ,qu'e/ l'am\r lui-mme1 si l'imag9ation ne l'embellit pas1 ne le relve pas1 ne le dore pas8 ,une fonction impose p> le gnie de l'espce et que beauc\p d'tres assimil5t presque aux plaisirs de la table4 ,t&is qu'aid p> l'imag9ation1 l'am\r e/ la plus gr&e d\ceur des mes1 la cl>t lum9euse des vies1 l'en*anteur qui *ange les ralits grises en visions radieuses4 ,mais1 dira-t-on1 p\rquoi transfigur] a9si l'am\r1 puisque1 fatalem5t il doit s'van\ir1 se *ang] en c5dres au gt am]8 ,plus et mieux l'on aime1 plus on s\ffre1 et le b de la vie e/ de ne pas s\ffrir444 ,erreur1 lam5table erreur6 ,le gt des c5dres s]a plus curant et am] si les s5s et le cur n'ont jamais connu les voiles d'or4 ,non seulem5t l'am\r aura cess d'exi/]1 mais son s\v5ir aura p]du t\t pre/ige et t\t *>me4 ,au contraire1 ce qui a t1 ne ft-ce qu'un j\r seulem5t1 clair p> l'imag9ation1 cont9ue illum9] l'exi/5ce1 malgr les d\leurs1 les ab&ons1 les *utes444 ,de mme1 p\r que l'amiti ne re/e pas t]ne et grise1 l'imag9ation e/ indisp5sable autant que le soleil la croissance et la coloration des fleurs4 ,pas d'en?\siasme non plus sans imag9ation1 p\r les p]sonnes ou p\r les causes1 puisque l'un procde directem5t de l'autre6 ,l'en?\siasme procure l'me une dilatation dlicieuse3 l'esprit s'y l>git et s'y repose4 ,et cep5dant on lui fait une gu]re a*>ne4 ,que de g5s se plais5t jet] des seaux d'eau froide sur nos admirations6 ,un petit s\rire mprisant et suprieur erre sur leurs lvres1 et ce s\rire impressionne la jeunesse2 elle en a peur1 elle se s5t dim9ue p> ces reg>ds ironiques1 qui arriv5t mme p>fois lui faire r5i] ses dieux4 ,plus t>d1 dans la vie1 lorsqu'on s'e/ r5du compte de la valeur relle des *oses1 la situation se r5v]se2 l'on r5d avec usure le s\rire mprisant et l'on pla9t les malheureux dp\rvus d'imag9ation1 qui n'ont jamais connu l'en?\siasme et ses sa9tes erreurs4 ,ce sont de pauvres1 de trs pauvres g5s6 ,il faudrait se born] les pla9dre1 s'ils n'avai5t pas le tort de dconc]t] les jeunes esprits4 ,j'ai connu une femme qui a u plusieurs annes de sa vie dans le pnible ef=t qu'elle faisait p\r ressembl] aux autres1 p\r dev5ir comme t\t le monde1 p\r t\ff] le don div9 qu'elle avait reu4 ,heureusem5t p\r elle1 ses t5tatives fur5t va9es1 mais cep5dant c]ta9s manques d'lan qu'elle dplora plus t>d et qui la fir5t s\ffrir1 tai5t la consqu5ce du mpris p\r l'imag9ation qui1 dans sa jeunesse1 rgnait en matre sur l'op9ion publique4 ,dim9u]1 t\ff]1 tu] l'imag9ation dans une crature huma9e1 c'e/ t>ir en elle1 on ne saurait assez le rpt]1 les s\rces des joies les plus pures1 des joies objectives1 de celles que donn5t la nature#c et l'art4 ,le devoir des *]*eurs de s\rces e/ donc de dc\vrir cette prcieuse facult1 de l'veill]1 de la faire jaillir et d'appr5dre l'homme tir] d'elle t\tes les ri*esses et les =ces qu'elle ti5t en rs]ve4 #c ,voir ,faiseurs de pe9es et ,faiseurs de joies4 ,les tres privs d'imag9ation ne peuv5t faire de bons ducateurs3 il faudrait les c>t] de l'enseignem5t1 et1 en t\s cas1 ne jamais leur confi] la direction d'une ducation complte4 ,t\t au plus p\rrait-on leur p]mettre c]ta9es bran*es spciales qu'ils enseign]ai5t suffisamm5t et mdiocrem5t4 ,jamais ils ne p>vi5dront faire de bons pdagogues dans la haute acception du mot4 ,je dis qu'ils enseign]ont mdiocrem5t1 c> mme dans les sci5ces exactes1 telles que la *imie1 l'hi/oire naturelle et la botanique1 l'imag9ation e/ une aide puissante4 ,dans les sci5ces hi/oriques son rle e/ d'une importance capitale4 ,un matre1 dp\rvu d'imag9ation enseign]a l'hi/oire sans lui donn] de relief et ne saura pas faire saisir l'enfant les gr&s ensembles qui se fix5t dans la mmoire4 ,l'enfant1 de son ct1 tudiant sans intrt1 ne p\rra se passionn] p\r les p]sonnages hroques ou c\pables qui se meuv5t trav]s les vnem5ts qu'on lui raconte avec froideur4 ,p> consqu5t1 il ne les compr5dra pas1 c> c'e/ p> l'imag9ation que l'intellig5ce enfant9e arrive saisir les gr&s m\vem5ts de l'hi/oire4 ,il en e/ de mme p\r la posie1 la littrature1 l'art444 ,ri51 en somme1 dans le savoir huma91 ne peut se pass] de l'imag9ation4 ,elle facilite t\t2 c'e/ la gr&e s\rce des connaissances1 des dc\v]tes1 des hrosmes1 et qu& elle n'e/ pas un don naturel1 il faudrait p\voir la faire natre artificiellem5t4 ,ceux qui se proccup5t1 bon droit1 de l'av5ir des gnrations n\velles1 devrai5t s'ent5dre p\r remettre l'imag9ation en honneur et la s\/raire l'inju/e dda9 s\s lequel les gnrations utilitaires avai5t essay de l'cras]4 ,mais il ne s'agit pas simplem5t de lui jet] la bride sur le c\3 ce s]ait all] au-devant des pires dang]s4 ,si l'on dveloppe cette facult m]veilleuse1 ce n'e/ pas p\r la laiss] sans alim5ts4 ,le travail intellectuel et moral de ceux qui1 s\s une =me ou l'autre1 ont *>ge d'mes1 en s]a considrablem5t augm5t4 ,il faut emp*] avant t\t que l'imag9ation devi5ne subjective#d1 et beauc\p de disc]nem5t e/ ncessaire p\r p>] ce grave pril4 ,non seulem5t les ducateurs ont beso9 de sci5ce et de consci5ce1 ils doiv5t possd] encore des mes vivantes et communicatives1 des intellig5ces ouv]tes1 capables de trac] des r\tes et d'indiqu] les sommets4 #d videmm5t dans son ess5ce l'imag9ation e/ t\j\rs subjective2 en me s]vant de ce t]me un peu impropre1 je veux indiqu] les imag9ations qui ne possd5t ni puissance d'obs]vation1 ni la vision des *oses extrieures4 ,la mauvaise habitude de s'exalt] faux p\r soi-mme1--cause des dceptions amres et d'amo9drissem5t moral1--e/ un des rsultats de l'imag9ation subjective3 celle-ci int5sifie le p]sonnalisme1 excite la s5sibilit et r5=ce l'gsme1 t&is que l'imag9ation objective1--celle qui s'extriorise1--en portant l'intrt de l'homme hors de lui-mme1 le p\sse aux conqutes de l'esprit1 aux re*]*es nobles1 aux dc\v]tes1 aux comb9aisons1 aux entreprises qui apport5t la gloire et la ri*esse4 ,dans des proportions plus mode/es1 elle s]t embellir1 color]1 ad\cir la vie4 99 99 99 99 99 ,plus t>d1 et avec d'habiles prcautions1 les *]*eurs de s\rces devront s'occup] de la s5sibilit de l'enfant1 c> elle e/ aussi ncessaire que l'imag9ation1 son dveloppem5t intgral4 ,qui enri*it sa s5sibilit1 enri*it son intellig5ce1 dit avec raison ,maet]l9ck4 ,au sicle d]ni]1 p> raction contre les ?ories de ,r\sseau1 on a essay de l'extirp]1 elle aussi1 en cultivant avant t\t dans les mes les s5tim5ts utilitaires4 ,la mdiocrit morale d'une bonne p>tie de nos contempora9s suffit montr] combi5 cette noble entreprise a russi4 ,au po9t de vue social1 ce travail de de/ruction a t une erreur grave1 la s5sibilit tant plus importante que l'imag9ation p\r t\t ce qui se rapporte aux relations des hommes entre eux4 ,un individu dp\rvu de s5sibilit1 mo9s qu'il ne soit d\ d'une intellig5ce trs f9e1 e/ presque t\j\rs un vulgaire et un grossi]4 ,il y a une sci5ce du cur qui se reflte dans les attitudes et les p>oles et que ri5 ne remplace qu& elle manque4 ,la g5tilezza d'animo1 comme l'appell5t les ,itali5s1 e/ la s\rce du tact vritable2 sans elle t\s les *ocs sont durs1 bruyants1 cassants4 ,un homme1 au contraire1 dont on aura cultiv la s5sibilit ds l'enfance1 cons]v]a t\j\rs une sorte de d\ceur dans les procds1 quelles qu'ai5t t les luttes et les am]tumes de son exi/5ce4 ,combi5 d'individus l'on r5contre--auj\rd'hui surt\t1 ils pullul5t--qui ne s'occup5t jamais que de l'utilit pratique des *oses4 ,a leurs yeux1 le tableau et le livre n'ont de valeur qu'en raison de ce qu'ils ont rapport2 la dc\v]te sci5tifique1 en raison de ses rsultats d'arg5t2 l'amiti1 en raison des portes qu'elle ouvre1 et a9si de suite6 ,trs probablem5t1 ces p]sonnes tai5t nes avec une s5sibilit mdiocre qui n'a pas rsi/ au sy/me d't\ffem5t auquel on l'a s\mise4 ,il n'en re/e plus trace1 et mme la s5sibilit d'autrui excite leur dda94 ,les s5sibles le dev95t1 le compr5n5t1 et ont la faiblesse de r\gir de ce dont ils devrai5t se glorifi]1 donnant a9si raison1 p> leur attitude piteuse1 ces arrogants dtracteurs des vritables lettres de noblesse de l'homme4 ,qu& donc les g5s qui ont du cur et de l'altruisme arriv]ont-ils mpris] ouv]tem5t ceux dont les facults affectueuses sont conc5tres sur eux-mmes8 ,malheureusem5t1 ce j\r n'e/ pas pro*e1 c> le manque de c\rage e/ auj\rd'hui1 un des traits c>actri/iques1 des tres s5sibles et bons4 ,il faudrait appr5dre l'enfant que les g5s sans cur sont des pauvres qu'il faut d'abord pla9dre et ensuite ddaign]1 comme des non valeurs4 ,t\t cela1 bi5 ent5du1 dans la mesure o le dda9 e/ p]mis ceux qui voi5t1 dans t\s les hommes1 des frres1 dont ils ne peuv5t se ds9tress] compltem5t4 ,en p>lant de s5sibilit1 je n'ent5ds po9t cette s5sibl]ie ridicule ni ce faux s5tim5talisme#e qui font le malheur et l'ennui de tant de familles1 et sont les v]s rongeurs de l'am\r et de l'amiti1 mais bi5 cette puissance d'affection qui e/ la s\rce des joies huma9es et la meilleure consolation que la vie accorde aux hommes4 #e ,voir ,ames dormantes4 ,ne pas aim] les autres1 signifie d'ord9aire s'aim] soi-mme l'excs1 c'e/--dire tre un misrable idoltre#f4 ,je crois1 et je l'ai crit ailleurs1 que le mom5t vi5dra o l'on considr]a comme un ridicule et une t>e1 d'affi*] le moi hassable4 ,mais que l'aube de ce j\r e/ lo9ta9e encore6 #f ,voir ,faiseurs de ,pe9es et ,faiseurs de ,joies4 ,ce que j'ai dit p\r l'imag9ation e/ galem5t vrai p\r la s5sibilit4 ,si elle devi5t subjective#g1 il vaudrait mieux l't\ff]2 p\r tre la s\rce fra*e et pure o n\s n\s dsaltrons1 et o les autres se dsaltr5t leur t\r1 il faut qu'elle ne g>de pas t\tes ses eaux p\r elle-mme4 ,appr5dre l'enfant qu'il doit aim] objectivem5t les g5s et les *oses1 c'e/ avoir fait jaillir une s\rce de son cur1 c'e/ lui avoir ouv]t1 p\r l'av5ir1 des p]spectives de bonheur t\j\rs ralisable et des facults d'l>gissem5t spirituel4 #g ,voir la note #d1 page #ad4 ,le my/icisme mod]ne1 l'tat d'me le plus exquis et le plus lev que l'homme puisse connatre ne saurait natre et se dvelopp] *ez les cratures dp\rvues d'imag9ation et de s5sibilit4 ,je ne dis pas qu'il faille lev] les enfants dans l'ide d'en faire des my/iques1 ce s]ait les conduire et n\s conduire des dconv5ues c]ta9es4 ,p\r connatre cet tat spcial1 il ne suffit pas d'tre un imag9atif et un s5sible1 il faut un appel du d$ans et du dehors1 et que les htes my/rieux qui vi5n5t p>fois n\s visit]1 fass5t leur demeure en n\s4 ,le b de l'ducation doit tre simplem5t de =m] des hommes et des femmes d\s d'une l>ge comprh5sion huma9e1 capables de s5tir t\tes les joies1 de support] c\rageusem5t t\tes les d\leurs1 et *ez lesquels ri5 ne s'oppose aux contacts avec le div94 ,or1 je le dem&e la consci5ce de ceux qui ont des fils et des filles lev]1 cette proccupation les hante-t-elle beauc\p8 ,ils vont au plus press3 il faut1 d'abord1 appr5dre aux enfants ce qu'il e/ indisp5sable de savoir1 p\r ne pas faire une trop piteuse figure dans les rapports sociaux4 ,puis1 dans les familles o le travail e/ une ncessit1 il y a les exam5s pass]1 les c>rires *oisir p\r les fils1 les m>iages comb9] p\r les filles4 ,atte9dre l' peu prs e/ dj difficile2 comm5t vis] aux sommets8 ,en effet1 la t5sion d'esprit s]ait trop considrable1 mo9s que le beso9 et le dsir de *]*] les s\rces ne soit dev5u1 *ez les p>5ts et les ducateurs1 p>tie intgrale d'eux-mmes1 une de ces rgles de consci5ce auxquelles on obx sans ef=t et qui ne caus5t presque plus de fatigue4 ,c]tes1 l'homme ne peut se mettre la place de ,dieu1 et il e/ =c de faire1 *aque j\r1 un acte de foi p\r ranim] son c\rage et ne pas se laiss] abattre p> les s\cis que lui donne l'av5ir de ceux qu'il aime4 ,il doit aussi s'en remettre1 en gr&e p>tie1 la ,provid5ce ou au ,de/91 en ce qui conc]ne la =mation de leurs c>actres4 ,cep5dant un ef=t e/ t\j\rs dem& l'homme1 mme lorsque ,dieu p>at int]v5ir miraculeusem5t en sa faveur4 ,a9si1 lorsque ,jsus ressuscita ,laz>e1 il aurait pu1 d'un ge/e lo9ta9 et maje/ueux1 s\lev] la l\rde dalle qui f]mait la grotte o reposait le frre de ,m>! et de ,m>ie4 ,mais il exigea que l'ef=t huma9 et sa "p dans le miracle1 et il ordonna aux assi/ants de dplac] la pi]re du spulcre4 ,les exemples de ce g5re p\rrai5t se multipli] l'inf9i1 et nos expri5ces p]sonnelles confirm5t1 elles aussi1 l'exi/5ce de cette loi3 ,dieu veut que n\s soyons ses cooprateurs6 ,on n'obti5t ri5 sans pe9e1 et dans les plus m]veilleuses hi/oires de succs huma91 une "p d'ef=t p]sonnel e/ t\j\rs dem&e4 ,comm5t p\rrions-n\s n\s y s\/raire dans l'ducation des tres que la nature ou la confiance d'autrui a remis entre nos ma9s8 99 99 99 99 99 ,l'9galit#h exi/e p>t\t dans la nature3 les c>actres1 les t5dances1 les facults sont div]ses et1 sauf quelques pr9cipes fondam5taux1 il faudrait lev] *aque enfant de faon diffr5te4 ,cela n'e/ pas possible2 mais les ducateurs sont semblables des musici5s qui1 *>gs d'accord] et de faire vibr] des in/rum5ts1 devrai5t c\t] avec att5tion les sons qui en sort5t p\r tre capables d'insi/]1 suivant les cas1 sur telle ou telle note2 ils enri*irai5t a9si1 p\r *aque tre1 la s\rce des plaisirs p> le dveloppem5t des gts4 #h ,voir1 dans ,faiseurs de pe9es et ,faiseurs de joies1 le *apitre3 l'galit4 ,les gts6 ,quelle imm5se ress\rce ils sont dans la vie6 ,ds qu'un gt se manife/e *ez un enfant1 il faudrait emp*] qu'il ne se dess*e et prisse avant d'avoir donn ses fruits4 ,c'e/ une plante prcieuse que l'on devrait arros] avec sollicitude1 s\t5ir et greff]444 ,les g5s qui ont des gts ne s'ennui5t jamais4 ,or1 une bonne p>tie des tri/esses de la vie sont causes p> l'ennui qui ronge tant d'exi/5ces4 ,ceux qui ont appris reg>d] et sav5t voir#i1 ne connaiss5t jamais la monotonie des longues j\rnes mornes4 ,ils tr\v5t p>t\t des s\rces d'intrt1 d'obs]vation1 de comp>aison3 les g5s qui sont en contact avec les =ces my/rieuses de la nature1 p\r lesquels le v5t a une voix1 les eaux un secret1 les bois un my/re1 le ciel des promesses1 le soleil des en*antem5ts1 qui les tir5t de leur petit ,moi1 p\r leur faire presque t\*] l'inf9i1 ces g5s-l ne s'ennui5t jamais1 c> leur vie e/ t\te imprgne de posie4 #i ,il exi/e des coles en ,anglet]re1 dont le programme consi/e appr5dre aux enfants reg>d]4 ,ils doiv5t considr] une c>otte p5dant deux ans de suite4 ,aprs quoi1 ils sont capables de la dcrire et de la dess9] avec une p>faite exactitude4 ,les potes8 ,combi5 ce mot s'applique mal s\v5t6 ,j'en connais de pr(onds qui n'ont jamais crit un v]s ou *]* une rime1 mais qui ont dans les pr(ondeurs ca*es de leur me des s\rces secrtes de posie int>issable2 ils en mett5t dans leurs s5tim5ts1 leurs s5sations1 leurs p5ses2 ils n'ont pas l'av>ice des potes de pr(ession1 qui g>d5t jal\sem5t leurs inspirations1 de peur d'en p]dre quelque *ose au pr(it d'un autre2 ils sont l>ges1 gnreux et font librem5t "p de ce trsor ceux qui viv5t dans leur rayonnem5t4 ,cette s\rce de posie intrieure p\rrait tre dveloppe p> l'ducation4 ,elle e/1 du re/e1 le rsultat naturel de l'imag9ation et de la s5sibilit4 ,ces deux s\rces vives de *aleur et de lumire donn5t aussi naissance un autre phnomne moral3 l'hrosme6 videmm5t1 des exi/5ces entires peuv5t s'c\l]1 sans que la possibilit d'accomplir un acte hroque s'y prs5te jamais3 il s'agit donc mo9s de prp>] l'enfant des actions glorieuses que de lui en faire sav\r] la beaut4 ,du re/e1 si l'occasion d'acqurir publiquem5t le titre de hros se r5contre r>em5t1 celle d'tre un hros obscur se tr\ve *aque pas4 ,t\s les r5oncem5ts joyeusem5t accepts sont une =me d'hrosme2 t\s les actes ignors de c\rage moral1 dont l'exi/5ce de c]ta9s tres e/ remplie1 en sont une galem5t4 ,si l'on avait t\ff en ceux-ci le g]me de l'imag9ation et de la s5sibilit1 ils n'aurai5t t1 sans d\te1 que des utilit>i/es mdiocres et tri/es4 ,dvelopp] *ez l'enfant le gt du beau1 s\s t\tes les =mes1 e/ aussi l'un des devoirs des *]*eurs de s\rces4 ,lui appr5dre disc]n] et sav\r] la beaut1 c'e/ le prp>] des joies inconnues du vulgaire et que la m*ancet huma9e ne p\rra lui ravir jamais4 ,si l'on disait aux mres3 ,p> telle p>ole1 p> tel acte v\s p\rrez enri*ir vos enfants1 quels sacrifices n'accept]ai5t-elles pas1 p\r assur] ceux qu'elles aim5t cet accroissem5t de ri*esse8 ,ce qu'elles font et compr5n5t si bi5 dans l'ordre matriel1 p\rquoi se refus5t-elles si ob/9m5t l'ent5dre dans l'ordre moral8 ,en c]ta9s pays1 la littrature a essay d'ouvrir aux joies ds9tresses l'me de l'homme et de l'enfant4 ,a9si les ,anglais1 p> l'obligation qu'ils impos5t t\te p]sonne bi5 leve d'tre *e]ful1 ont travaill utilem5t en ce s5s1 malgr les brumes de leur climat et leur tempram5t sple5tique4 ,une vieille ,anglaise de la classe moy5ne1 solitaire1 pauvre mme1 vivant l'trang]1 aura t\j\rs un petit home con=table1 o il y aura des livres1 des gravures1 un b\quet de violettes et une tasse de ?1 les soirs d'hiv]4 ,des ,itali5nes1 des ,franaises vivant dans les mmes conditions mdiocres d'exi/5ce1 r5tr]ont dans un logis t]ne1 o ne se v]ra pas la mo9dre t5tative de con=t ou l'lgance4 ,qu& elles ont cess d'tre jeunes1 elles ne vont qu' l'indisp5sable et exclu5t1 p\r la simplifi]1 t\te e/htique de leur vie2 tre *e]ful et con=table1 dans les limites du possible1 ne leur app>at pas comme une obligation morale4 ,l'ducation1 sur ce po9t1 leur a manqu4 99 99 99 99 99 ,a la s5sibilit1 l'imag9ation1 au gt de l'hrosme1 il e/ indisp5sable d'aj\t] un lm5t qui e/ le correctif de ces dons prcieux et les emp*e de mettre le dsordre dans les esprits et dans les vies4 ,je veux p>l] de l'esprit de m?ode4 ,malheureusem5t il e/ r>e de voir les imag9atifs et les s5sitifs en reconnatre suffisamm5t l'utilit et la valeur2 d'un autre ct les intellig5ces m?odiques p*5t presque t\j\rs p> une aridit dsolante4 ,il faudrait unir ces extrmes p\r =m] l'homme complet4 ,la m?ode simplifie t\te *ose1 dans l'ordre matriel comme dans l'ordre intellectuel4 ,elle e/ indisp5sable l'organisation des vies l>ges ou mode/es1 et l o elle manque1 la srnit et le calme1 sont abs5ts4 ,or1 sans srnit et sans calme1 il e/ difficile d'arriv] au succs1 surt\t une poque t\rbillonnante comme la ntre2 p> consqu5t1 aprs la dc\v]te des s\rces1 le devoir des ducateurs e/ de faire compr5dre l'enfant que1 p\r coordonn] ces =ces1 la m?ode e/ indisp5sable4 ,de cette faon seulem5t on arriv]a donn] l'homme intrieur le dveloppem5t auquel il a droit1 c> ce n'e/ que dans l'expansion de t\t son tre que la crature huma9e peut appr5dre s5tir la valeur de la vie4 ,si son cur et son c]veau re/5t des *amps arides1 o tr\v]a-t-elle se dsaltr]8 ,n\s dp5dons normm5t de notre pro*a9#aj2 cep5dant1 si n\s ne possdons ri5 en propre1 p]sonne ne peut n\s aid] efficacem5t1 et ce que n\s possdons doit reprs5t] et valoir quelque *ose4 ,si notre cur et notre esprit ne recl5t aucun trsor1 n\s sommes semblables cette h]be fltrie1 bonne seulem5t tre jete dehors4 ,t\s connaiss5t la s5sation atroce des j\rs o aucune vibration intrieure ne se fait s5tir et o1 mme les mes les plus ri*es1 ne tr\v5t en elles que vide et s*]esse4 ,en ces j\rs-l1 elles donn]ai5t leur vie p\r ri56 ,cet tat pitoyable e/ con/ant *ez ceux en qui nul n'a song faire jaillir les s\rces ca*es4 ,quelques-uns n'ont pas beso9 d'aide3 leurs s\rces sont si abondantes et si ri*es qu'elles sort5t de t]re sans le sec\rs de p]sonne2 mais ce sont les exceptions4 ,en gnral1 il faut aid] les mes et les creus] patiemm5t1 p\r que l'eau en jaillisse4 #aj ,voir ,faiseurs de pe9es et ,faiseurs de joies4 ,le mom5t e/ grave4 ,ceux qui ont encore le bonheur de croire et dont la foi e/ f]me comme le ro*] dont p>le l'vangile1 ne peuv5t se faire illusion3 le s5tim5t religieux a ds]t la plup>t des curs4 ,p\r beauc\p1 le vide du ciel e/ un fait c]ta91 aucun d\te cet g>d n'exi/e plus1 et ils refus5t mme de discut] sur ce po9t4 ,il en e/ d'autres1--et ils sont assez nombreux auj\rd'hui1--que des beso9s religieux t\rm5t5t encore1 mais qui rep\ss5t les =mes ?ologiques exi/antes et la morale (ficielle4 ,on ne peut les ab&onn] leurs d\l\reuses inc]titudes1 et cep5dant il ne suffit pas de leur dire3 ,croyez1 et t\t devi5dra limpide vos yeux4 ,la foi ne se comm&e pas4 ,une seule *ose e/ possible3 veill] en eux1 p> l'imag9ation et la s5sibilit1 les =ces1 les cultes et les gts qui conduis5t v]s ces hauteurs o ,dieu1 de t\t temps1 s'e/ manife/ l'me de l'homme4 ,,*apitre ,,ii ,,les ,,p>5ts ,comm5t se fait-il1 les enfants tant si intellig5ts1 que les hommes soi5t si btes8 ,cela doit t5ir l'ducation4 ,,alex&re ,,dumas1 ,,fils4 ,*acun s5t plus ou mo9s vaguem5t1 auj\rd'hui1 qu'une gr&e p>tie de notre sy/me d'ducation e/ refaire et qu'il faut tr\v] d'autres procds p\r =m] l'me de l'enfant et l'initi] la vie4 ,la premire ducatrice et la premire initiatrice e/ la mre1 et je vais t\*] ici un po9t dlicat#aa et un problme difficile4 ,seul1 le s5tim5t de ma complte objectivit me donne le c\rage de =mul] la "q suivante3 ,a "p les so9s matriels1 o plusieurs excell5t1 dans quelles proportions les mres actuelles1 tant donns les c\rants de la p5se mod]ne1 sont-elles capables de faire jaillir des s\rces dans l'esprit et le cur de leurs enfants8 #aa ,si j'tais mre moi-mme ou simplem5t in/itutrice1 j'hsit]ais abord] l'argum5t1 c> on p\rrait croire que je veux me cit] en exemple et blm] les autres1 p\r prconis] mon sy/me p]sonnel d'ducation4 ,il y a des mres p>faites1 il y en a d'admirables1 auxquelles nul rabdomanci5 ne peut tre comp>1 et qui l'on v\drait donn] l'humanit entire lev]4 ,mais il e/ inutile de s'occup] de ce qui m>*e droit en ce monde2 ce sont les g5s dif=mes et les boiteux qu'il e/ urg5t de r$ress]4 ,a notre poque1 la fois si gr&e et si effrayante1 le rle de la mre e/ dev5u inf9im5t plus difficile qu'il y a v+t ou tr5te ans1 alors que l'esprit de rbellion et d'an>*ie n'avait pas encore envahi le c]veau des jeunes g5s et mme des enfants1 et qu'il exi/ait des croyances et des traditions auxquelles on p\vait faire appel1 avec la c]titude qu'elles veill]ai5t un *o dans les consci5ces4 ,des vrits a prioriques1 des pr9cipes moraux indiscutables tai5t alors gnralem5t admis1 t&is qu'auj\rd'hui1 de t\s cts1 le t]ra9 e/ m\vant1 et plus ri5 n'e/ accept sans discussion4 ,les mres ont1 p> consqu5t1 beso9 d'une expri5ce1 d'une in/ruction1 d'une =ce morale1 d'une f9esse d'intuition dont elles p\vai5t se pass] autrefois1 alors que leur titre suffisait les c\vrir d'autorit et de dignit4 ,dsormais1 p\r possd] et cons]v] le pre/ige mat]nel1 il faut le mrit]1 c> l'enfant se r5d compte1 raisonne1 critique1 et1 iconocla/e d'in/9ct1 e/ t\j\rs prt r5v]s] les anci5s autels4 ,cep5dant1 p\r le bonheur et le progrs de l'humanit1 on ne peut r5onc] l'influ5ce de la mre sur l'enfant1 ni l'initiation qu'elle lui donne1 c> de cette influ5ce et de cette initiation dp5d5t en gr&e p>tie le salut du monde4 ,prp>] des mres p\r l'av5ir et induire celles qui ont dj *>ge d'me se p]suad] de l'extraord9aire gr&eur de leur mission e/ le devoir des morali/es mod]nes1 et cela e/ ncessaire aussi bi5 dans l'ordre physique que dans l'ordre spirituel4 ,on ne p\rra jamais rec\rir1 p\r la naissance des hommes1 aux procds qu'on emploie1 dans les h>as1 p\r le p]fectionnem5t de la race *eval9e2 mais il faudrait1 du mo9s1 emp*] la reproduction des tres malsa9s1 rongs de maladies transmissibles et +urissables4 ,les femmes1 qu& elles l'auront compris1 p\rront y aid] efficacem5t4 ,il y a1 en outre1 une f\le de p]sonnes auxquelles la pat]nit et la mat]nit devrai5t tre int]dites1 en raison de leurs t>es morales et intellectuelles4 ,or1 celles-l ju/em5t mett5t des enfants au monde avec une inconsci5ce absolue du cruel dlit qu'elles commett5t4 ,n\rrir l'illusion que la socit p>vi5dra jamais ex]c] un contrle complet cet g>d1 s]ait c>ess] l'impossible *imre2 mais peut-tre arriv]a-t-on un j\r faire compr5dre la consci5ce huma9e que donn] la vie d'autres tres implique des responsabilits graves4 ,cette ide a dj gagn du t]ra93 les p>5ts des classes b\rgeoises se sacrifi5t auj\rd'hui p\r leurs enfants bi5 plus qu'ils ne le faisai5t autrefois4 ,peut-tre mme dpass5t-ils la mesure et ont-ils obt5u1 comme rsultat1 un dveloppem5t trs acc5tu d'gsme *ez la gnration n\velle4 ,dans les classes populaires1 celles o les p5ses s'exprim5t crm5t1 on ent5d auj\rd'hui des jeunes g5s et des enfants repro*] leurs p>5ts de les avoir fait natre1 af9 de se disp5s] env]s eux de t\t devoir filial4 ,dans les classes leves1 l'ducation emp*e ces mmes p5ses de se =mul] brutalem5t1 mais sommes-n\s bi5 c]ta9s qu' la premire dception1 elles ne surgiss5t pas sil5cieusem5t dans les curs arides et g/es des jeunes j\isseurs de notre poque1 qui ont rig en dogme leur droit p]sonnel au bonheur et au plaisir8 ,p\r lutt] contre ces t5dances et essay] d'en emp*] l'closion1 il faut des qualits de disc]nem5t et d'intuition dont les p>5ts d'autrefois1 je le rpte1 n'avai5t pas beso9 au mme degr4 ,ceux d'auj\rd'hui se r5d5t-ils compte de ce beso98 ,a de r>es exceptions prs1 ils se cont5t5t d'aim] leurs enfants et de p\rvoir leur subsi/ance4 ,la =mation des c>actres les occupe assez peu4 ,quelques-uns s'afflig5t des t5dances peu favorables au succs qu'ils con/at5t *ez leurs fils et leurs filles1 et essay5t de dvelopp] en eux l'ambition et l'am\r de la lutte3 ils dvoi5t a9si des mes d\ces et simples qui aurai5t peut-tre vcu heureuses1 laisses leurs dispositions naturelles4 ,d'autres s'a*>n5t t\ff]1 *ez leurs enfants1 les lans d'imag9ation et de cur qui p\rrai5t les p\ss] aux entreprises gnreuses#ab2 la plup>t les ab&onn5t aux has>ds de la vie1 des circon/ances1 des ducateurs et des cam>ades6 #ab ,voir le *apitre3 les ,c\peurs d'ailes4 ,si p>eille ins\ciance tait possible autrefois1 alors que1 malgr c]ta9s c>ts de conduite1 la morale traditionnelle n'tait pas discute1 elle n'e/ plus admissible auj\rd'hui4 ,a qui se fi] dsormais8 ,aucune scurit n'exi/e nulle "p1 la lecture des j\rnaux en f\rnit la preuve4 ,n\s y voyons j\rnellem5t que c]ta9es classes sociales1 jadis rputes respectables1 p>ticip5t dans de l>ges proportions la crim9alit4 ,ri5 n'e/ re/ deb\t dans les consci5ces4 ,il y a encore1 heureusem5t1 des mes f]mem5t atta*es leur foi ou leur idal1 mais l'on e/ frapp cep5dant du dsordre de p5se et de l'incohr5ce de jugem5t qui se manife/5t mme *ez les g5s p]sonnellem5t honntes4 ,ils ne sav5t plus disc]n] le bi5 du mal1 s\v5t ils mett5t l'un la place de l'autre4 ,le contact de ces mes inc]ta9es avec de jeunes esprits e/ dconc]tant et p]nicieux4 ,cet tat d'an>*ie intellectuelle contribue aggrav] les responsabilits des p>5ts et l>gir leurs devoirs4 ,ils ne peuv5t plus ri5 laiss] au has>d1 c> le has>d1 auj\rd'hui1 pr5d p>fois de vila9s noms4 ,veill]1 veill] sans cesse1 t\t en respectant l'individualit et la lib]t des tres sur lesquels ils se p5*5t1 c'e/ l'obligation qui s'impose inexorablem5t eux4 ,il y a l de quoi occup] la vie des femmes1 puisque la t*e de faonn] l'me et la consci5ce de l'enfant leur revi5t p\r une gr&e "p1 une "p que peut-tre la p>esse morale des hommes a tr\v de son intrt de trop l>gir4 99 99 99 99 99 ,si1 dans l'ducation donne aux jeunes filles1 on n'insi/e pas suffisamm5t sur les devoirs de la mat]nit1--ses hauts devoirs s'ent5d1--on ne p>le absolum5t pas aux jeunes g5s des devoirs de la pat]nit4 ,c]tes1 les hommes levs dans un milieu honnte sav5t qu'ils devront p\rvoir la subsi/ance de leur famille1 mais c'e/ t\t1 et encore essai5t-ils de dim9u] ce poids et de s'en d*>g] le plus possible en p\sant une femme ri*e4 ,quant ce qui conc]ne l'ducation des enfants1 ou l'tude de leurs c>actres et de leurs t5dances1 la direction qu'il faudrait leur donn]1 ils ab&onn5t ce travail la mre1--mme lorsqu'elle e/ frivole et sotte1--et n'int]vi5n5t que dans les que/ions importantes4 ,encore ne le font-ils qu'aprs avoir t mis au c\rant et sugge/ionns p> leurs femmes4 ,le jugem5t qu'ils port5t et le conseil qu'ils donn5t manqu5t p> consqu5t d'indp5dance et de valeur1 t\te op9ion qui ne se fonde pas sur l'obs]vation directe1 demeurant incomplte et unilatrale4 ,si encore les responsabilits ne s'tablissai5t de cette faon peu quitable que dans les mnages o la femme e/ srieuse et intellig5te1 la porte du mal ne s]ait pas gr&e1 bi5 que1 p\r l'uvre aussi dlicate et complexe de la =mation des c>actres et des mes1 le conc\rs de deux curs et de deux esprits ne soit pas de trop4 ,malheureusem5t1 n\s voyons des hommes p>faitem5t au c\rant de l'insuffisance et de l'incompt5ce de leurs compagnes1 les laiss] dirig] librem5t et entirem5t l'ducation de leurs enfants4 ,un m>i disait de sa femme3 ,je ne lui donn]ais pas une lettre mettre la po/e1 et confiait sans hsit] ce c]veau vide et frivole ce qu'il avait de plus prcieux au monde1 ou du mo9s ce dont il lui s]a dem& le plus svrem5t compte1 si le rgne de ju/ice auquel n\s aspirons se ralise un j\r en ce monde ou au del de ce monde4 ,des exemples de cette inconsqu5ce se r5contr5t j\rnellem5t4 ,il y a des exceptions1 et elles sont nombreuses2 mais1 en gnral1 le pre1 dans t\tes les classes1 se ds9tresse de l'enfant1 non au po9t de vue de l'affection1 du mo9s celui de la direction morale4 ,manque de temps6 dira-t-on4 ,oui1 peut-tre1 p\r l'ouvri] qui r5tre le soir1 accabl p> le travail du j\r 7t\t cela aussi a bi5 *ang67 et incapable d'un ef=t m5tal4 ,oui1 encore1 p\r le pr(essionnel3 avocat1 mdec91 +nieur1 trop occup au dehors p\r surveill] *ez lui les dtails de l'ducation des enfants4 ,mais les b\rgeois1 les r5ti]s1 les oisifs ne sont-ils pas c\pables des mmes nglig5ces8 ,ils aurai5t t\t le temps d'tre des ducateurs et des initiateurs1 et n'y song5t mme pas6 ,quelques-uns s'irrit5t1 lorsque les tudes ne m>*5t pas2 ils pai5t des rptiteurs leurs fils et essai5t1 s'ils ont de l'influ5ce1 de les p\ss] dans les c>rires o ils entr5t4 ,puis1 si les fils font des sottises ou des dettes1 ils se f*5t et ragiss5t avec viol5ce4 ,leur surprise1 d'ord9aire1 e/ extrme2 ils ne p5s5t pas que s'ils avai5t mieux tudi le c>actre de leurs enfants1 essay de dirig] leurs ides1 de combattre leurs t5dances1 de les initi] eux-mmes la vie1 ils aurai5t peut-tre vit ces crises1 s\v5t irrp>ables4 ,si l'on con/ate1 d'un ct1 l'indiffr5ce des pres p\r le dveloppem5t du c>actre de leurs enfants1 l'on voit1 de l'autre1 l'insuffisance de la plup>t des mres devant la d\ble t*e qu'elles ont remplir4 ,aucun des deux n'e/ assez pntr de la gr&eur de sa mission2 l'homme1--je ne p>le pas des *rti5s rels et des spirituali/es conva9cus1--n'atta*e pas gr&e importance aux dispositions morales de ses fils et ne s'occupe gure de crer en eux cette d\ceur d'me#ac qui e/ l'une des meilleures sauveg>des contre c]ta9es t5tations et c]ta9s actes4 ,les mres1--je ne rpt]ai jamais suffisamm5t qu'il y en a de p>faites1 de suprieures1 d'admirables1--n'ont pas une m5talit assez dveloppe p\r les exig5ces de l'exi/5ce actuelle et ignor5t de quelles armes fils et filles doiv5t tre p\rvus p\r savoir combattre et va9cre4 ,le b qu'il faut p\rsuivre e/ d\ble1 p> consqu5t3 sec\] l'in]tie des pres et lev] les femmes1 auxquelles la plus gr&e p>tie du travail ducatif s]a t\j\rs confie1 la hauteur de leur t*e4 #ac ,voir le *apitre3 ,*]*eurs de s\rces4 ,t\s les enfants1 t\s les jeunes g5s et l'on peut dire t\s les hommes1 ont l'adoration de la =ce4 ,or1 cette =ce1 l'enfant croit gnralem5t que son pre la possde2 l'influ5ce de celui-ci p\rrait donc tre trs gr&e sur ses fils4 ,il en e/ de mme p\r les filles1 qui attribu5t volonti]s c]ta9s conseils de leurs mres aux prjugs et aux ides dmodes2 de la b\*e d'un homme qui connat la vie1 ils acquir5t plus d'importance1 l'homme reprs5tant1 p\r la m5talit fm99e1 celui qui sait4 ,il e/1 en outre1 le porte-voix de l'op9ion mascul9e1 cette op9ion qui g>de encore tant de pre/ige aux yeux des desc5dantes d've#ad4 ,les rgles de bonne t5ue elles-mmes1 =mules p> un pre1 p>aiss5t plus dignes de considration aux filles1 et les piges signals plus effrayants4 #ad ,voir ,faiseurs de pe9es et ,faiseurs de joies4 ,p]suad] aux pres qu'ils doiv5t us] de leur asc5dant et int]v5ir directem5t dans la =mation du c>actre de leurs enfants1 voil un des buts qu'il faut p\rsuivre4 ,les hommes faits1 esclaves de leurs habitudes morales1 se modifi]ont difficilem5t1 mais les gnrations v5ir p\rront tre prp>es remplir ce devoir4 ,p\rquoi ne p>l] qu' un seul des sexes des obligations qui dc\l5t du fait grave d'avoir mis des enfants au monde8 ,si ce s5tim5t d'obligation pntrait la consci5ce des hommes1 peut-tre rfl*irai5t-ils davantage aux responsabilits dont ils se sont *>gs jusqu'ici avec tant d'ins\ciance1 peut-tre v]rions-n\s mo9s d'enfants du has>d4 ,sans t\*]1 du re/e1 ce po9t dlicat de la "q1 et en n\s bornant envisag] les enfants qui viv5t1 de droit1 s\s le toit pat]nel1 il e/ c]ta9 que si les pres appliquai5t leur intellig5ce et leur cur faire de leurs fils des hommes et de leurs filles des femmes dans le s5s pr(ond du mot1 la socit en retir]ait un imm5se avantage4 ,on a t\j\rs reconnu1 c]ta9s signes spciaux1 les fils de femmes di/+ues2 de mme1 les filles1 dont les pres ont t les initiateurs intellectuels1 port5t une empre9te spciale2 elles ont dans l'esprit quelque *ose de plus l>ge1 de plus viril1 de plus gnreux4 ,l'intellig5ce mascul9e a fait jaillir en elles des s\rces qu'une ducation exclusivem5t fm99e n'aurait peut-tre pas russi dc\vrir4 ,on me rpondra que cette t*e revi5t de droit au m>i2 c'e/ lui d'ouvrir des horizons n\veaux l'me vi]ge qui lui e/ confie1 c'e/ lui de la faire p>ticip] aux manife/ations intellectuelles et morales auxquelles les expri5ces de sa vie d'homme l'ont initi444 ,autant de mots vides de s5s6 ,dans la ralit1 et sauf exception1 les m>is s'occup5t assez peu de *]*] les =ces ca*es que dti5t l'me de leurs femmes4 ,et puis1 leur influ5ce s'ex]ce trop t>divem5t4 ,les jeunes filles1 auj\rd'hui1 se m>i5t presque t\tes aprs v+t ans1 et la t5dance mod]ne e/ de ret>d] t\j\rs davantage l'poque de leur m>iage2 p> consqu5t1 lorsqu'elles *ang5t d'tat1 leur psy* e/ dj =me4 ,c]tes1 elle p\rra subir encore de graves modifications1 s'g>] trs lo91 desc5dre trs bas ou mont] trs haut1 mais cep5dant1 le travail pr9cipal e/ accompli4 ,or1 c'e/ durant la priode de travail m5tal1 qui va de d\ze v+t ans1 que l'initiation pat]nelle p\rrait tre efficace sur le c]veau des jeunes filles4 ,je me r5ds p>faitem5t compte qu'un homme srieux1 absorb p> les intrts de sa c>rire ou de sa pr(ession1 ne peut pas dev5ir le m5tor cont9uel de ses enfants2 mais le loisir de s'occup] d'eux intelligemm5t ne lui manque jamais1 s'il le dsire4 ,et ju/em5t p>ce que ses conseils et ses enseignem5ts s]ont plus r>es1 ils auront plus de =ce et d'efficacit4 ,lorsqu'un pre1 d\ de quelque supriorit d'esprit ou d'me1 s'emp>e du c]veau de sa fille1 il devi5t le matre de son intellig5ce et de son cur4 ,plus t>d1 elle subira l'influ5ce de son m>i1 celle d'autres hommes1 mais la premire empre9te demeure1 indlbile1 et si les volonts1 qui ps]ont mom5tanm5t sur la si5ne1 russiss5t l'g>] sur des r\tes c\pables ou mo9s nobles1 leur empire ne dur]a pas2 elle les sec\]a tt ou t>d et retr\v]a sa vraie me1 celle que la m5talit pat]nelle avait =me4 ,quant aux fils1 sur lesquels le pre ex]ce mo9s d'influ5ce dans l'ordre intellectuel et psy*ique1 ils ont cep5dant un beso9 urg5t de son autorit4 ,lorsque celle-ci manque ou ne s'ex]ce pas1 les inconvni5ts qui driv5t de cette lacune dans l'organisation familiale sont innombrables4 ,il e/ inutile d'insi/] sur ce po9t4 ,l'on s'tonne s\v5t que les fils d'hommes clbres soi5t r>em5t la hauteur de leurs pres4 ,c'e/ que1 trs probablem5t1 ces hommes clbres ne se sont pas s\cis d'ex]c] leur autorit4 ,ils l'ont abdique dans les ma9s d'une mre mdiocre ou d'in/ituteurs incapables4 ,dsormais1 dans t\te ducation d'homme1 il faudrait introduire un n\veau code de devoirs3 celui des obligations que la pat]nit impose1 lorsqu'on la compr5d d'une faon mod]ne4 ,je dis1 mod]ne1 c> les privilges tyranniques de l'anci5 pat] familias ont t abolis heureusem5t1 et p\r t\j\rs4 99 99 99 99 99 ,les privilges de la mre1 au contraire1 se sont agr&is dans ces d]nires annes4 ,auj\rd'hui1 elle j\e dans l'organisation de la famille un rle qui autrefois n'app>t5ait qu'au *ef de la communaut4 ,dans beauc\p de maisons1 t\t ce qui conc]ne l'ducation et la direction des enfants dp5d d'elle2 elle seule les prp>e l'av5ir4 ,quelques mres sont dignes de cette t*e2 beauc\p d'autres p\rrai5t le dev5ir1 si l'on modifiait l'enseignem5t qu'elles reoiv5t comme jeunes filles4 ,je crois que l'in/ruction intgrale et l'cole mixte#ae n\s donn]ont des mres plus capables d'lev] des hommes1 que celles d'auj\rd'hui4 ,mais ce n'e/ pas suffisant2 d'autres *oses encore doiv5t tre modifies dans l'enseignem5t moral donn aux femmes4 ,on ne les prp>e pas la vie2 elles-mmes en s\ffr5t1 et leurs enfants en port5t la pe9e#af4 #ae ,voir ,faiseurs de pe9es et ,faiseurs de joies4 #af ,voir le *apitre3 les ,amies de l',homme4 ,un attri/ant phnomne f\rnit la preuve de ce manque de prp>ation4 ,beauc\p de jeunes filles de quatorze dix-huit ans se montr5t srieuses1 manife/5t des gts arti/iques1 s'intress5t aux sci5ces1 la littrature1 mme au m\vem5t social1 et leur cur e/ ouv]t la *>it4 ,quelques-unes sont casanires1 d'autres sportives1 presque aucunes monda9es2 t\tes p>aiss5t sa9es d'esprit et de cur4 ,leurs grces1 pe9e closes1 sont pim5tes d'orig9alit et irradies d'une lueur claire4 ,en les obs]vant1 l'me se remplit d'esprance3 ce sont les femmes de l'av5ir6 ,hlas6 du j\r o elles quitt5t la salle d'tude et comm5c5t p>tag] la vie de leur mre1 subir sa seule influ5ce et volu] dans son milieu1 l'difice s'cr\le4 ,adieu srieux et orig9alit6 ,elles devi5n5t frivoles1 vaniteuses1 mdiocres1 pr5n5t des attitudes et ressembl5t des p\pes mcaniques1 faisant les mmes ge/es et les mmes pas4 ,leur c]veau se vide de ce qu'il cont5ait jusqu'alors p\r se remplir de p5ses inutiles et ridicules4 ,jadis1 il y a quelque v+t ans1 c'tait l'am\r1 ou plutt le dsir de l'am\r1 qui t\rnait la tte aux filles4 ,occasion de dang] ou1 en t\t cas1 de *agr92 oui1 peut-tre1 mais1 au mo9s1 s\s des =mes s\v5t absurdes1 elles obissai5t l'in/9ct t\t-puissant1 un beso9 de t5dresse1 t&is qu'auj\rd'hui1 ce qui les occupe1 c'e/ la toilette1 l'envie de se faire voir1 de p>atre1 de dp5s] l>gem5t1 d'acqurir une situation monda9e que le m>iage solidifi]a ou augm5t]a444 ,telles sont1 en gnral1 les proccupations de nos jeunes contempora9es1 ds que leur mre comm5ce les introduire dans le monde et leur faire p>tag] sa vie4 ,t\t ceci1 dira-t-on1 n'e/ vrai que p\r les jeunes monda9es des classes ri*es4 ,comme si l'esprit de vanit ne rgnait pas en matre1 auj\rd'hui1 dans t\s les milieux6 ,s\v5t1 mme1 ce sont les familles les mo9s =tunes qui lui font les plus absurdes sacrifices6 ,la soif de p>atre e/ aussi vive *ez la petite b\rgeoise#ag que *ez la femme lgante et aise1 et ces gts1 cont5us *ez les jeunes filles durant les annes d'tudes1 clat5t ds qu'elles sont admises p>tag] les habitudes et les proccupations de leurs mres4 ,il y a des exceptions en cela comme en t\t1 mais en gnral1 on ne peut dire que qu& l'heure d'appr5dre la vie aux jeunes filles a sonn1 l'influ5ce mat]nelle s'ex]ce sur elles de faon heureuse4 #ag ,voir ,faiseurs de pe9es et ,faiseurs de joies4 ,qu'il s'agisse de les lanc] dans le petit ou dans le gr& monde1 les leons sont peu prs p>eilles1 et t\tes ont p\r base la vanit4 ,oh6 combi5 j'en ai vu m\rir1 de jeunes filles6 dit ,victor ,hugo dans les ,fantmes4 ,que j'en ai vu dcrotre6 p\rrait-on s'cri] avec autant de vrit4 ,plusieurs avai5t des ailes qu'on a c\pes#ah1 et s\v5t1 bi5 s\v5t1 c'e/ la mre1 l'exemple de la mre et de son ent\rage qui ont dcapit les jeunes pavots1 dont la tte t5dait s'lev] un peu au-dessus des autres4 #ah ,voir le *apitre3 ,c\peurs d'ailes4 ,en t>issant les s\rces1 au lieu de les faire jaillir1 les mres agiss5t s\v5t avec bonne foi1 p]suades que ce qui leur a suffi doit suffire leurs filles4 ,travaill] faire atte9dre ces dbutantes dans la vie ce qui a t leur propre idal d'exi/5ce1 n'e/-ce pas agir en bonnes et sages ducatrices8 ,si1 p5dant quelques annes1 elles ont cons5ti ce que d'autres influ5ces s'ex]c5t sur la m5talit de leurs enfants1 c'e/ que la socit actuelle dem&e aux femmes une somme de savoir qu'elles aurai5t t incapables de transmettre4 ,mais1 cette priode tant t]m9e1 elles vont p\voir faire de leurs filles des tres semblables elles-mmes4 ,dans les milieux o l'aisance e/ mdiocre et dans ceux o l'exi/5ce matrielle e/ difficile#ai1 les mres n'ont pas des vues plus srieuses4 ,elles se sacrifi5t1 p\r assur] leurs filles une app>5ce d'lgance1 et dvelopp5t *ez elles le dsir de p>atre4 ,les adv]saires de la culture fm99e m'amus5t t\j\rs qu& ils prt5d5t que l'in/ruction nuit aux v]tus dome/iques4 ,sont-ce ces v]tus-l que les mres ignorantes ou moiti cultives enseign5t leurs filles8 ,pas le mo9s du monde6 ,la cuis9e1 la c\ture1 la t5ue du mnage1 l'art de faire valoir ce que l'on possde1 qui p5se les leur enseign]8 #ai ,idem4 ,m4 mile ,faguet dit avec raison que la vie des jeunes filles de la b\rgeoisie e/ dvore p> une dmoralisante oisivet4 ,leurs tudes t]m9es1 et jusqu' leur m>iage1-- mo9s que la =tune de leurs p>5ts ne leur p]mette de m5] la gr&e vie monda9e1--elles ne sav5t comm5t employ] les heures de la j\rne4 ,on les a dgtes des intrts qui avai5t sduit un mom5t leur imag9ation1 et on ne donne aucune pture leur activit4 ,quelques familles ont le bon s5s de leur p]mettre l'accs des uvres sociales1 et mme de les y p\ss]2 mais1 dans les pays lat9s1 c'e/ r>e encore4 ,m4 mile ,faguet v\drait que les mres ab&onn5t leurs filles les so9s du mnage4 ,l'ignorance des jeunes femmes p\r t\t ce qui conc]ne la t5ue d'une maison e/1 en effet1 incroyable1 et leur procure1 aprs le m>iage1 de pnibles annes d'appr5tissage4 ,cela e/ d'autant plus grave1 que le nombre des sal>is et des sal>ies dim9ue *aque j\r de faon inquitante4 ,il suffit de considr] avec att5tion et objectivit le problme de l'ducation fm99e1 p\r se r5dre compte que celle-ci e/ presque t\j\rs base sur des pr9cipes faux ou du mo9s mal compris4 ,on dirait que son b e/ de =m] des cratures inutiles4 ,celles qui ont appris se suffire elles-mmes se compt5t4 ,les autres ne sav5t ni c\dre une *emise1 ni prp>] un repas1 ni donn] des so9s aux petits enfants4 ,sur ce d]ni] po9t1 elles sont d'une ignorance complte4 ,or1 puisqu'on les lve p\r le m>iage1 ne s]ait-ce pas la premire *ose leur enseign]8 ,j'ai ent5du un mdec9 dcl>] que1 mme dans les classes aises1 une bonne p>tie de la mortalit enfant9e tait due l'incapacit des mres4 ,p\rquoi ne p5se-t-on pas combl] cette dplorable lacune8 ,on fait suivre aux jeunes filles des c\rs de t\t g5re1 mais jamais d'hygine enfant9e6 ,cep5dant1 les cr*es et les asiles1 o elles p\rrai5t appr5dre pratiquem5t les so9s donn] l'enfance1 ne manqu5t pas4 ,les mres intellig5tes devrai5t compr5dre combi5 ces leons s]ai5t indisp5sables4 ,trans=m] la m5talit des mres1 voil l'ess5tiel6 ,si on n'y arrive pas1 il n'y a ri5 espr]4 ,plusieurs viv5t ct de la vie2 d'autres1 les s\cieuses1 n'en voi5t que le ct crasant4 ,bi5 peu arriv5t une vue d'ensemble4 ,presque t\tes sont presses de m>i] leurs filles1 de les voir la tte d'un mnage1 avec des enfants lev]2 mais celles qui p5s5t les prp>] ce rle sont en trs petit nombre4 ,un autre po9t trs grave mrit]ait galem5t d'attir] l'att5tion des mres4 ,l'tat actuel de la socit r5dant l'av5ir inc]ta91 t\te femme devrait tre p\rvue d'une pr(ession ou d'un mti]4 ,p\r celles qui sont intellig5tes et /udieuses1 l'in/ruction intgrale rs\dra en p>tie le problme4 ,p\r les autres1 il y a des gagne-pa9 honorables que la vanit seule emp*e d'accept]4 ,votre fille1 dites-v\s1 aura une dot conv5able1 mais ne voit-on pas j\rnellem5t des dots dim9ues ou p]dues p> les spculations ou les prodigalits8 ,a la =tune1 le devoir des p>5ts1 mme ri*es1 e/ d'aj\t] le moy5 de gagn] honorablem5t sa vie2 tant mieux si l'occasion de s'en s]vir ne se prs5te pas6 ,dans les familles simplem5t aises ou de situation mdiocre cette obligation s'impose plus encore4 ,russira-t-on faire pntr] ces deux ides1 la seconde surt\t1 dans le c]veau des mres b\rgeoises d'auj\rd'hui8 ,bi5 des prjugs s'y oppos5t4 ,peut-tre1 p\r qu'elles les accept5t faudra-t-il les prp>]1 ds l'enfance1 cette vue n\velle de l'exi/5ce4 ,ce ret\r aux ralits pratiques de la vie et1 en mme temps1 cet l>gissem5t des horizons intellectuels et moraux exige une trans=mation dans les pr9cipes de l'enseignem5t qu'il app>ti5t aux ducateurs et aux morali/es de ralis]4 ,ils doiv5t prp>] les mres dev5ir1 p\r leurs filles1 des guides pratiques et srieux et tre t\j\rs davantage1 p\r leurs fils1 des amies intellig5tes et sres4 ,a eux aussi de r5dre les hommes plus consci5ts des obligations de la pat]nit1 de leur appr5dre qu'ils doiv5t travaill] la =mation du c>actre de leurs enfants1 af9 de p\voir rpt]1 avec le gr& roi hbreu3 ,mon fils1 si ton cur e/ sage1 mon cur moi s]a dans la joie444 ,,*apitre ,,iii ,,les ,,ducateurs ,ce qui aux yeux de l'coli] con/itue le matre1 c'e/ la ple9e possession de soi-mme1 le p>fait accord de la conduite et du langage1 l'esprit d'exactitude et de ju/ice444 ,,octave ,,gr,,ard4 ,dans la crise morale que n\s trav]sons1 la "q de l'ducation prive ou publique e/ l'une des plus graves qui se pos5t4 ,de t\t temps1 des intellig5ces suprieures l'ont envisage1 et1 au dix-neuvime sicle surt\t1 elle a t la gr&e proccupation d'esprits nobles et s9cres qui ont essay de la rs\dre4 ,mais ce gr& ef=t n'a pas ab\ti3 le niveau intellectuel et moral des enfants et des adolesc5ts n'e/ pas suprieur celui de leurs pres4 ,p\rquoi p>eil rsultat ngatif8 ,les in/rum5ts s]ai5t-ils dfectueux8 ,n\s avons vu que la prp>ation donne p> la famille n'tait plus suffisante p\r les beso9s et les dang]s de l'heure prs5te4 ,celle des ducateurs l'e/-elle davantage8 ,le sujet e/ si complexe1 si srieux et si dlicat1 que des volumes ne suffirai5t pas l'puis]4 ,je me born]ai donc t\*] brivem5t deux po9ts3 la ncessit de relev] moralem5t la situation des in/ituteurs et l'obligation1 p\r eux1 de compr5dre la gr&eur de la mission qu'ils accompliss5t4 99 99 99 99 99 ,les ducateurs8 ,eux aussi devrai5t tre des *]*eurs de s\rces4 ,or1 cette t*e dem&e des qualits de premi] ordre4 ,c'e/ donc t\te une classe qu'il faudrait relev]1 p\r p\voir la *oisir dans l'lite1 non seulem5t intellectuelle1 mais morale de la nation4 ,et cela dj p\r les coles lm5taires et secondaires1 les annes que les enfants y pass5t tant d'une importance extrme p\r la =mation de leur c>actre4 ,t\t d'abord 7on me dira que je dem&e l'impossible71 l'enseignem5t ne devrait pas tre *oisi simplem5t comme une pr(ession1 mais accept comme une vocation irrsi/ible4 ,sans cet lan1 il ne peut y avoir de bons in/ituteurs4 ,p\r gagn] les esprits et les curs1 il faut se donn] soi-mme4 ,un in/ituteur indiffr5t p\rra faire des leons brillantes1 il ne pntr]a jamais l'me de ses lves et ne m>qu]a leur c]veau d'aucune empre9te4 ,quant aux ducateurs corrompus et corrupteurs1 ce sont des crim9els1 et la mme pi?te s'applique ceux qui1 les sa*ant indignes1 p]mett5t qu'ils ex]c5t leur m9i/re4 ,le mot e/ crit1 et je le ma9ti5s4 ,l'enseignem5t e/ un m9i/re1 aussi sacr que celui du prtre dans l'ordre religieux1 et il e/ surpr5ant que les df5seurs de l'cole laque ne le proclam5t pas4 ,il ne faudrait pas seulem5t en exclure les immoraux et amoraux1 mais les g5s borns1 t\s ceux qui ne s5t5t pas l'importance de la mission1 n'aim5t pas la nature et#bj dont l'me e/ mdiocre4 #bj ,voir ,faiseurs de pe9es et ,faiseurs de joies4 ,il va de soi que p\r =m] une classe d'lite1 p\r avoir le droit d'c>t] et de *oisir1 une trans=mation e/ ncessaire3 la classe des in/ituteurs1 je le rpte1 doit dev5ir une classe privilgie1 pcuniairem5t et socialem5t p>lant4 ,ce s]ait l'unique moy5 de l'lev] la hauteur de sa t*e4 videmm5t une r=me de ce g5re ne p\rra se faire que l5tem5t1 peu peu1 et les difficults va9cre s]ont normes4 ,sans l'aide de l'op9ion publique1 il s]a impossible d'y arriv]4 ,c'e/ donc1 t\t d'abord1 un m\vem5t d'op9ion qu'il faut provoqu]4 ,*acun peut y aid] p\r sa "p1 en montrant un respect p>ticuli] aux p]sonnes1 auxquelles e/ confie l'ducation des gnrations futures1 et en exigeant inexorablem5t d'elles c]ta9es qualits indisp5sables1 sans lesquelles il n'y aurait pas moy5 de les autoris] ex]c] leur pr(ession4 ,p> exemple1 si les pres#ba ne se ds9tressai5t pas1 comme ils le font1 de l'ducation de leurs enfants1 ils p\rrai5t1 en se liguant avec d'autres pres1 int]v5ir efficacem5t1 p\r que tel pr(esseur indigne de sa t*e1 ou qui l'accomplit avec nglig5ce1 ne cont9ue pas plus longtemps =m] des lves insuffisants ou dte/ables4 ,ce sont des excutions dont les mres1 dans l'tat de *oses actuel1 ne peuv5t gure se *>g]4 #ba ,voir le *apitre3 les ,p>5ts4 ,la plup>t des pr(esseurs et des in/ituteurs ne voyant1 dans leur c>rire1 qu'un gagne-pa9 assur1 y consacr5t le mo9s de temps possible1 p>ce que les bnfices qu'ils en retir5t ne sont pas la hauteur de leurs prt5tions4 ,ils n'pr\v5t1 p\r les lves dont ils ont la *>ge1 qu'une indiffr5ce nuance d'ho/ilit2 leur grossiret et leur manque d'intrt indispos5t les jeunes g5s qui1 leur t\r1 devi5n5t irrespectueux1 inatt5tifs et f9iss5t p> envelopp] t\t le p]sonnel enseignant dans la mme antipa?ie et le mme dda9 inju/es4 ,je dis inju/es1 c> si c]ta9s matres font preuve d'une incompt5ce absolue dans les matires qu'ils enseign5t1 d'autres sont admirables de dv\em5t1 de pati5ce1 et obti5n5t1 comme ducateurs1 de m]veilleux rsultats4 ,c'e/ presque un vol de ne pas donn] aux enfants la *ance de tomb] dans de p>eilles ma9s4 ,les p>5ts devrai5t se p]suad] de cela1 et les autorits scolaires galem5t4 ,en ?orie1 *acun p>tage cette op9ion1 mais1 en pratique1 *acun laisse c\rir1 p> non*alance et p> cette t5dance exam9] sup]ficiellem5t t\te *ose qu'on ne p\rra jamais assez fltrir1 c> elle empoisonne les mes6 ,laiss] c\rir6 ,voil le dlit dont n\s n\s r5dons t\s c\pables4 ,c]tes1 le sy/me e/ commode1 et1 si n\s en tions les seules victimes1 n\s p\rrions donn] satisfaction notre p>esse1 la vila9e bte accr\pie dans les curs1 dont p>le ,t4 ,combe#bb4 ,mais si1 au contraire1 n\s avons *>ge d'mes1 laiss] c\rir a une bi5 autre importance4 ,c'e/ un plaisir qu'on ne peut plus se p]mettre1 il implique de trop graves consqu5ces morales4 #bb ,auteur suisse trs connu p> ses ouvrages contre l'alcoolisme4 99 99 99 99 99 ,les empre9tes reues dans la jeunesse sont p>fois indlbiles4 ,qu& un pr(esseur1 homme ou femme1 sait frapp]1 en bi5 ou en mal1 l'imag9ation de ses lves1 les notions qu'il leur donne s'effac5t l5tem5t1 qu& elles s'effac5t4 ,dans la maturit de la vie on retr\ve en soi des ides1 des impressions1 des s5tim5ts la s\rce desquels on peut remont]2 cette s\rce e/ l'enseignem5t reu4 ,il exi/e1 p>at-il1 au ,japon1 p\r les (fici]s1 des coles d'hypnotisme o on les entrane au c\rage et au patriotisme hroque4 ,cela n\s semble trange1 mais au fond t\s les in/ituts d'ducation1 que sont-ils1 s9on des applications hypnotiques inconsci5tes8 ,une sugge/ion1 en effet1 s'ex]ce presque t\j\rs du pr(esseur l'lve4 ,du re/e1 dans t\s les rapports huma9s1 on agit plus p> la p5se que p> la p>ole2 dans l'enseignem5t1 ce phnomne se produit avec une =ce s+ulire4 ,c]ta9s ducateurs n'aurai5t mme plus beso9 de p>l] p\r se faire ent5dre4 ,on rpondra que seuls les tres exceptionnels peuv5t ex]c] une action de ce g5re1 et qu'ils sont r>es dans l'cole4 ,d'abord ce n'e/ pas ju/e1 il y en a plus que l'on ne croit1 et puis1 logiquem5t1 o les *]*] ailleurs8 ,ceux qui l'tat et la famille confi5t les citoy5s de l'av5ir ne devrai5t-ils pas tre la ru*e o les meilleurs sucs d'une nation s'labor5t8 ,p> consqu5t1 il faudrait que les in/ituteurs et les in/itutrices reprs5t5t ce que le pays possde de meilleur et de plus sa91 et ne se recrut5t pas p>mi les g5s de culture et d'ducation mdiocres4 ,probablem5t1 dans l'av5ir1 ces fonctions1 auj\rd'hui mode/es1 s]ont re*]*es comme un honneur p> les hommes et les femmes que la confiance publique appell]a les remplir4 ,en att5dant que cette trans=mation s'accomplisse1 notre devoir t\s e/ d'honor]--on ne saurait assez insi/] sur ce po9t--ceux et celles qui1 ds auj\rd'hui1 sont consci5ts de la gr&eur de leur t*e4 99 99 99 99 99 ,l'influ5ce d'un prcepteur et surt\t d'une in/itutrice comprh5sive sur le dveloppem5t de ses lves e/ norme4 ,si les jeunes filles1 c]ta9s mom5ts de leur vie1 donn5t des esprances qui1 aprs leur entre dans le monde1 s'abatt5t piteusem5t v]s le sol1 comme un vol d'hirondelles *ass du ciel p> la pluie1 qui en revi5t le mrite8 ,aux femmes dv\es et intellig5tes qui ont su dc\vrir et faire jaillir les s\rces des mes juvniles qui leur tai5t confies4 ,si ces mes tomb5t ensuite dans des ma9s frivoles1 qui les dvoi5t1 la responsabilit n'en remonte pas aux ducatrices1 mais aux mres#bc4 #bc ,voir le *apitre3 les ,p>5ts4 ,l'influ5ce de l'in/itutrice prive s'ex]ce plus prpondrante encore que celle de l'in/itutrice publique1 c> elle suit son lve t\te la j\rne et p>tage son exi/5ce4 ,il e/ vrai que son enseignem5t e/ p>fois contr>i p> celui de la famille2 il lui faut du tact et du pluck1 p\r lutt] contre les t5dances du milieu o elle se tr\ve1 et les va9cre4 ,quelques-unes fl*iss5t2 d'autres1 plus =tes1 plus f9es1 arriv5t t5dre leur influ5ce au del de leurs lves4 ,mais ce sont des cas r>es4 ,en gnral1 elles se born5t model] ou refondre1 en bi5 ou en mal1 le c>actre de celles qu'on leur confie4 ,je dois dire qu'en gnral c'e/ plutt en bi54 ,si elles ont l'me srieuse1 elles m>qu5t l'esprit des jeunes filles d'une empre9te contre laquelle1 plus t>d1 la mre entr]a en lutte4 ,si elles l'ont futile et tr\v5t un t]ra9 favorable1 elles ex]c5t une influ5ce dissolvante4 ,je connais une femme qui a trav]s bi5 des vicissitudes1 et qui1 p\rtant1 n'a jamais pu oubli] les enseignem5ts que lui avait donns une in/itutrice frivole et conv5tionnelle4 ,dans ses mo9dres ge/es1 dans sa t5ue physique et morale1 dans sa faon d'valu] les g5s et les *oses1 elle cont9ue lui obir aveuglm5t1 s\v5t mme au dtrim5t de sa sant1 de son repos1 de son plaisir1 et surt\t de son bonheur6 ,l'ducatrice e/ morte depuis longtemps1 mais son ombre s't5d t\j\rs sur la de/9e de son lve1 dcolorant et rtrcissant son horizon1 l'emp*ant de se dlivr] d'habitudes m5tales1 dont elle e/ assez intellig5te p\r disc]n] l'absurdit4 ,on peut dire que cette influ5ce rtrospective a ru9 une vie1 c> elle s'e/ ex]ce dans les mom5ts les plus inopportuns4 ,ce p\voir sugge/if qu'elle ex]ce1 r5d trs difficile et dlicat le *oix d'une in/itutrice1 et il faudrait faire de celles-ci un corps d'lite qui s]ait revtu d'une gr&e dignit4 ,or c'e/ le contraire qui arrive1 et il e/ effrayant de con/at] avec quelle imprud5te facilit les p>5ts introduis5t s\s leur toit des p]sonnes mdiocres et vulgaires1 p\rvu que leur rputation de bonnes murs soit intacte1 comme s'il suffisait de ne pas avoir connu les passions1 p\r bi5 lev] des enfants et leur appr5dre donn] leur mesure6 ,dans les int]nats1 l'influ5ce des in/ituteurs et des in/itutrices s'ex]ce plus =tem5t encore1 la famille abs5te ne p\vant la contrebalanc]4 ,les enfants sont livrs sans contrle une direction contre laquelle1 p5dant de longs mois1 il n'y a pas de rec\rs possible4 ,avec les ides mod]nes1 ce sy/me1 sauf p\r c]ta9es tudes spciales1 f9ira p> disp>atre4 ,p\rtant1 il (fre1 dans c]ta9s cas1 de rels avantages4 ,il exi/e des p>5ts1 incapables1 ignorants1 corrompus qui sont d'un mauvais exemple p]ptuel p\r leurs enfants2 il y a des familles o de dplorables luttes intimes sont le spectacle de *aque j\r4 levs dans de p>eils milieux1 que peut-on att5dre des hommes de l'av5ir8 ,les int]nats reprs5t5t1 p\r cette catgorie de malheureux1 prde/9s aux g>em5ts p> les milieux d'o ils sort5t1 une *ance de salut4 ,elle disp>atra si on les supprime4 ,et p\rtant1 que de prils r$\tables ils r5f]m5t4 ,mme si la direction e/ bonne et sage1 il y a les matres1 les cam>ades444 ,combi5 de crimes impunis s'y commett5t1 combi5 d'esprits s'y dvoi5t1 combi5 de curs s'y vici5t6 ,p\r *app] ces emb*es 9vitables1 il faudrait avoir t cuirass d'avance p> la famille qui1 d'ord9aire1 n'y p5se pas4 ,les p>5ts qui lanc5t leurs enfants dans ces agglomrations d'tres1 font preuve d'une extraord9aire confiance ou d'une trange lgret4 ,les maisons religieuses1 malgr t\t ce qu'on peut dire contre elles1 sont encore prfrables aux in/ituts laques2 le j\r seulem5t o l'enseignem5t s]a considr comme une mission1 et non *oisi comme un simple gagne-pa91 et s\v5t mme un pis-all]1 ceux-ci p\rront pr5dre le dessus4 ,jusqu'ici la consci5ce des in/ituteurs et in/itutrices laques n'a pas t rellem5t =me4 ,en c]ta9s pays surt\t1 ils av\5t cyniquem5t leur manque d'intrt p\r l'enseignem5t qu'ils donn5t4 ,les enfants levs dans les int]nats1 ou qui ont des in/ituteurs ou in/itutrices privs1 reprs5t5t une m9orit2 le plus gr& nombre frqu5te les coles publiques ou les ext]nats1 ce qui e/ c]ta9em5t le sy/me le plus normal1 p\r peu que le milieu familial soit intellig5t et paisible4 ,les contacts avec le monde extrieur sont suffisants p\r prp>] la vie1 et en mme temps l'influ5ce du dehors peut tre combattue1 dans ses mauvais cts1 p> celle du d$ans4 ,cep5dant1 mme dans ces conditions1 le p\voir sugge/if du matre e/ imm5se1 et les p>5ts ne devrai5t jamais cess] de suivre att5tivem5t les volutions que subiss5t l'me et l'esprit de l'enfant4 ,suivre1 se r5dre compte6 ,c'e/ le remde t\s les maux1 et c'e/ ce que n\s n\s refusons faire p> ins\ciance1 p> inconsci5ce1 absorbs p> la vie automatique de *aque j\r4 ,essay] d'arriv] une vue claire des *oses s]ait le premi] devoir des p>5ts et des ducateurs4 ,la plup>t d'entre eux1 au contraire1 agiss5t et se dirig5t en aveugles1 et si on leur dem&ait les mobiles de leurs p>oles1 de leurs enseignem5ts1 de leur ligne de conduite1 ils s]ai5t =t emb>rasss de rpondre4 ,fatalisme1 dira-t-on1 confiance en ,dieu1 essai]ont de murmur] quelques-uns4 ,quelquefois1 peut-tre1 mais en gnral1 c'e/ simple incohr5ce1 p>esse1 habitude de ne pas rfl*ir1 de ne pas faire d'exam5 de consci5ce1 de ne pas envisag] en face ses responsabilits4 ,la confiance en ,dieu revt d'autres =mes2 on ne peut s'y mpr5dre3 elle e/ faite de prires et non de lgret4 ,aucune comp>aison n'e/ possible entre cet tat d'me spcial1 qui consi/e remettre t\tes *oses aux puissances invisibles et suprieures et la vision trs incomplte de leur mission1 qu'ont s\v5t mme les p>5ts t5dres et les ducateurs honntes4 ,ces d]ni]s1 en gnral1 ne sembl5t pas se d\t] de l'imm5se rp]cussion qu'ont leurs p>oles1 leurs actes1 leurs attitudes444 ,la plup>t d'entre eux1 en t\t cas1 sont p>faitem5t inconsci5ts du privilge qu'ils possd5t3 ,quelle t*e bnie que celle de l'ducateur6 ,malgr ses s\cis1 ses fatigues1 ses dsillusions1 elle rs]ve des joies int5ses ceux qui s'y consacr5t de t\t leur cur et de t\te leur me1 crivait ,georges ,butl]4 ,combi5 d'ducateurs1 au contraire1 ne voi5t dans leur t*e qu'une corve dont ils ont hte de se libr]6 99 99 99 99 99 ,j'ai dit dans un autre livre que ceux qui ne s5t5t et n'aim5t pas la nature ne sauront jamais tre de bons ducateurs4 ,cela p>at un p>adoxe1 et t\t au plus admettra-t-on la ncessit de ce s5tim5t dans les leons de littrature et d'art4 ,mais p\r le re/e1 dira-t-on1 quoi peut s]vir l'am\r de la nature1 de la beaut1 de l'h>monie8 ,comme je l'ai crit dans un prcd5t *apitre#bd1 l'imag9ation claire t\t1 facilite t\t2 sans elle1 l'enseignem5t e/ plat1 incolore1 pdant444 ,il faut1 p\r tre efficace1 qu'il ouvre des horizons2 or1 comm5t accomplir cette t*e1 si on n'a pas soi-mme l'esprit ouv]t8 ,la masse e/ mdiocre1 rpondra-t-on1 et des mdiocres suffis5t l'in/ruire4 ,mais sait-on si1 dans cette masse1 il n'y a pas des c]veaux qu'une intellig5te culture tir]ait peut-tre de la mdiocrit1 dans laquelle on les ma9ti5t1 on les enfonce444 #bd ,voir le *apitre3 ,*]*eurs de s\rces4 ,si les hommes sont s\v5t indiffr5ts1 nglig5ts1 cyniques mme1 dans l'accomplissem5t de leur t*e1 les femmes y font preuve1 p>fois1 d'une lgret incroyable4 ,leurs dons naturels les port]ai5t cep5dant tre des ducatrices de premi] ordre4 ,dj n\s en avons d'admirables qui peuv5t s]vir d'enc\rageant exemple4 ,mais ce qui nuit aux femmes1 dans l'enseignem5t comme ailleurs1 du re/e1 c'e/ qu'elles aim5t r>em5t les *oses en soi1 elles les font p\r des raisons autres que la *ose elle-mme4 ,a9si le directeur d'un laboratoire sci5tifique1 o plusieurs jeunes filles travaill5t1 me disait rcemm5t3 ,elles sont assidues l'tude1 arriv5t l'heure exacte1 montr5t une pati5ce mritoire dans les re*]*es1 mais elles ne vont jamais au del1 cet au del qui e/ t\t dans la sci5ce4 ,a pe9e ont-elles obt5u la place qu'elles convoit5t ou gagn le prix d'un conc\rs1 leur zle se ral5tit1 et p\r peu qu'un m>iage1 mme mdiocre1 se prs5te1 elles l*5t avec joie t\s leurs in/rum5ts de travail1 n'ouvr5t plus un livre et oubli5t ce qu'elles ont appris6 ,je veux croire que les c\leurs de ce tableau sont un peu p\sses1 mais il e/ c]ta9 que le travail intellectuel reprs5te1 p\r les femmes1 un b atte9dre1 et1 en gnral1 une ncessit conomique1 plutt qu'un gt rel p\r la sci5ce et la culture4 ,si ce gt exi/ait1 on v]rait les femmes ri*es1 dont l'exi/5ce e/ assure1 se consacr] l'tude1 la lecture444 ,cela se r5contre r>em5t2 les plus srieuses prfr5t l'action1 le m\vem5t1 ce qui les loigne de *ez elles1 les met en contact avec autrui4 ,ceci pr\ve que le c]veau de la femme e/ encore rebelle la mditation1 la conc5tration1 l'ab/raction444 ,il ne fait gure d'ef=ts qu'en vue d'un rsultat positif atte9dre4 ,cette p>esse du c]veau fm99 se manife/e galem5t dans le corps enseignant1 et si l'influ5ce des ducatrices1 dj si gr&e1 ne s'ex]ce pas plus prpondrante encore1 il faut en *]*] la cause dans la rpugnance naturelle des femmes p\r le travail m5tal et solitaire4 ,or1 p\r bi5 enseign]1 il faut tre arriv1 comme culture1 un degr suprieur celui de ce qu'on enseigne2 les femmes devrai5t s'en p]suad]4 ,elles rpondront que les hommes mrit5t les mmes repro*es1 et elles auront raison en p>tie4 ,cep5dant1 il y a des savants dans le pr(essorat#be1 des savants mode/es qui travaill5t et tudi5t p\r le plaisir de savoir1 sans l'ambition de p>v5ir4 ,connat-on beauc\p de savantes ds9tresses8 #be ,je p>le1 bi5 ent5du1 des coles primaires et secondaires4 ,il s]ait d'autant plus dsirable de p\ss] les femmes qui enseign5t t5dre leur culture1 qu'elles p\rrai5t tr\v] dans cette voie un srieux av5ir1 leurs dons de p]suasion et d'intuition les mettant en mesure de frapp] l'imag9ation et le cur de l'enfant et de l'adolesc5t4 ,elles p\rrai5t faire jaillir les s\rces4 ,la plup>t n'y song5t gure auj\rd'hui4 ,il y a beauc\p d'insupportables pdantes qui1 magnifiant le peu d'in/ruction qu'elles possd5t1 s'imag95t tre des femmes suprieures2 il leur suffirait de s'in/ruire davantage1 p\r compr5dre la ralit de leur ignorance4 ,il y a d'autres femmes p\r lesquelles l'enseignem5t reprs5te un gagne-pa9 quelconque ou un moy5 de s'lev] sur l'*elle sociale1 et qui apport5t l'accomplissem5t de leur t*e une frivolit tonnante4 ,ori5tes autrem5t1 elles aurai5t t t\t aussi bi5 *ori/es1 comp>ses dans un ?tre ou mannequ9s4 ,si1 p> contre1 on con/ate les miracles obt5us p> une in/itutrice dont la vocation e/ vritable1 on demeure m]veill de ce que les femmes sav5t ralis] en ce g5re4 ,une culture suprieure intellectuelle et morale p\rrait faire d'elles1 je le rpte1 d'admirables *]*euses de s\rces1 mais il faudrait les recrut] dans ce qu'une nation possde de meilleur et de plus lev comme p5se1 esprit1 manires444 ,madame de ,ma9t5on rgna sur l'me de ,sa9t-,cyr p> ses gr&es faons4 99 99 99 99 99 ,les s\rces abond5t1 c'e/ la baguette de c\dri] qui manque6 ,m4 ,guizot a dit trs ju/em5t que n\s avons en n\s des facults qu'une seule exi/5ce ne suffit pas dvelopp]#bf4 ,en effet1 n\s s5tons s\v5t que des voies1 diffr5tes de celles que n\s suivons1 aurai5t pu s'ouvrir devant n\s et correspondre t\t aussi bi51 et mieux peut-tre1 nos t5dances et nos capacits4 ,les ?osophes se rsign5t1 en p5sant qu'ils ralis]ont ces =ces dans une autre inc>nation4 ,ceux qui ne croi5t pas de futures exi/5ces t]re/res s\pir5t et dis5t3 c'e/ dommage2 et s'ils ont du s5s commun1 ils ne se consum5t pas en regrets /riles4 ,quelques-uns1 c> la race des ,ic>es n'e/ pas p]due1 se jett5t avec f\gue dans de multiples entreprises1 t\*5t t\t1 se ml5t de t\t1 et1 v\lant ravir le feu du ciel1 n'arriv5t mme pas en ret5ir une t9celle6 #bf ,il y a1 p\r les cratures huma9es vraim5t di/+ues1 plus d'une de/9e possible1 et elles port5t en elles des puissances qu'une vie huma9e1 t\j\rs si troite1 n'veille et ne dveloppe po9t4 7,guizot47 ,mais le fait de s5tir en n\s tant de possibilits div]ses1 que n\s ne p>v5ons pas ralis]1 pr\ve l'exi/5ce de s\rces vives qui1 dc\v]tes temps et bi5 canalises1 p\rrai5t activ] l'volution huma9e et r5dre l'homme consci5t des =ces inconnues qu'il dti5t en lui et qu'il n'a pas encore appris disc]n] et manife/]4 ,je crois f]mem5t que la b\rrasque dva/atrice qui s\ffle1 en ce mom5t d'un b\t de la t]re l'autre1 ne dur]a pas et que1 lorsqu'elle se s]a dissipe1 un av5ir meilleur luira p\r l'humanit4 ,qu& t\tes les =ces bonnes1 auj\rd'hui p>ses et inconsci5tes d'elles-mmes1 se s]ont reconnues et coalises1 une gr&e p>tie des tri/esses qui assombriss5t l'heure prs5te disp>atra2 un s\ffle purificateur pass]a sur le cur des hommes1 et ils appr5dront se dsaltr] aux eaux fra*es4 ,mais1 p\r y arriv]1 ils doiv5t aim] et appr(ondir la nature1 c\t] ses voix et *]*] en eux-mmes l'empre9te du div91 que les basses passions de la vie factice effac5t1 et que l'ange de la piti vi5t *aque j\r dess9] n\veau dans leurs mes4 ,leur montr] cette empre9te1 et ouvrir leurs oreilles aux hymnes que la nature *ante au soleil et aux toiles1 e/ la t*e des *]*eurs de s\rces1 et ces *]*eurs de s\rces devrai5t tre surt\t les ducateurs4 ,si ceux-ci compr5ai5t leur mission1 il n'y aurait mme plus beso9 de lois n\velles ni de c\rants d'op9ion publique1 p\r lev] leur situation2 elle gr&irait immdiatem5t et s'impos]ait au respect gnral4 ,,*apitre ,,iv ,,les ,,r5contres ,celui qui g>de son me veille sur sa voie4 7,prov]bes47 ,l'homme subit la triple influ5ce de l'hrdit1 du milieu1 de l'ducation3 une quatrime1 celle des r5contres1 reprs5te dans sa de/9e morale la "p du has>d4 ,ce mot r$\table de has>d1 dont la signification n\s *appe1 qui peut1 t\t aussi bi51 signifi] la mise en action des =ces div9es que des =ces p]nicieuses1 et s\s lequel se ca*5t les causes inconnues dont notre vue borne ne p]oit que les effets1 e/ dans la b\*e des cratures huma9es synonyme d'ignorance4 ,mais il pse l\rdem5t sur leurs vies1 p> l'inatt5du qu'il y amne4 ,avec quelle lgret n\s prononons d'ord9aire ces trois syllabes3 r5contres1 et quelle m9ce importance n\s leur donnons dans notre esprit6 ,p\rtant1 *acun de n\s peut1 en remontant le c\rs de son exi/5ce passe1 disc]n] la l>ge "p qu'elles ont eue sur ses malheurs ou ses joies1 ses dboires ou ses succs4 ,elles produis5t1 en outre1 dans les vies1 des rp]cussions prolonges dont n\s ne n\s r5drons compte que le j\r o1 dev5us consci5ts1 n\s saurons ratta*] t\s les effets t\tes les causes4 ,en gnral1 les relations des hommes entre eux ne sont pas le rsultat de r5contres =tuites2 elles se recrut5t dans la famille et le milieu o l'on vit1 et il e/ facile1 plus ou mo9s1 de prsum] le rle qu'elles j\]ont dans le dveloppem5t du c>actre1 du cur et de l'exi/5ce de *acun4 ,bi5 que leur influ5ce puisse tre considrable1 elles se ratta*5t d'autres catgories de faits moraux2 ce qui m'occupe1 c'e/ le *oc imprvu d'esprits et d'mes que les has>ds de la vie mett5t s\da9em5t en prs5ce4 99 99 99 99 99 ,la plup>t des r5contres sont1 en app>5ce1 insignifiantes1 et ri5 n'av]tit l'homme qu'un lm5t n\veau e/ entr dans la =mation de son tre4 ,quelques-unes1 p> contre1 frapp5t immdiatem5t l'esprit1 en dehors de t\te impression de sympa?ie ou d'antipa?ie4 ,n\s s5tons qu'un *angem5t e/ surv5u dans notre vie et que le l5dema9 ne s]a plus semblable la veille4 ,*ez les tres intuitifs1 la s5sation e/ si vive qu'ils se dis5t ds le premi] contact3 ,une =ce dirigeante e/ entre en moi4 ,mme s'ils ne peuv5t prcis] son c>actre1 ils dev95t que ce n\vel lm5t ps]a sur leur de/9e ou sur leur volution4 ,l'effet des r5contres v>ie suivant les ges ou le degr de dveloppem5t intrieur de *acun4 ,dans l'enfance1 il e/ viol5t1 mais passag]1 et des p>5ts ou des ducateurs att5tifs et av]tis peuv5t l'annul] ou l'amo9drir p> une sage et intellig5te surveillance4 ,dans l'ge mr1 les impressions n'ayant plus la mme vivacit1 les hommes se tr\v5t mo9s exposs aux influ5ces2 ils peuv5t les ex]c] plus qu'y obir4 ,c'e/ dans la premire et la seconde jeunesse qu'ils sont surt\t s5sibles aux =ces qui man5t d'autrui2 le pre/ige qu'ils subiss5t pr5d s\v5t la =me de l'am\r1 et comme cette =me e/ tr\blante entre t\tes1 on lui attribue1 tort peut-tre1 la plus puissante des influ5ces morales4 ,il e/ c]ta9 que l'attraction qui p\sse les hommes et les femmes les uns v]s les autres1 mme si elle se rduit une simple motion s5suelle1 modifie p\r un temps leur faon de s5tir et de p5s]4 ,qu& l'motion e/ durable et que les =ces morales et intellectuelles riv5t les deux b\ts de la *ane1 l'influ5ce de la r5contre s'ex]ce d'une faon vraim5t prpondrante sur la vie et le c>actre2 mais j'ai connu des g5s trs am\reux qui n'avai5t aucun p\voir l'un sur l'autre3 si la passion1 la t5dresse les faisai5t cd] aux dsirs et aux volonts de la p]sonne aime1 leur moi re/ait1 au fond1 intangible4 ,les tres =ts ou les faibles orgueilleux qui ont honte de leur manque d'n]gie1 se laiss5t difficilem5t influ5c] p> l'am\r1 t\t en lui p]mettant de b\lev]s] leur vie p> les entranem5ts qu'il provoque4 ,des hommes et des femmes re/5t jal\sem5t atta*s leurs ides et combatt5t avec ob/9ation celles du compagnon ou de la compagne p\r qui ils ab&onn]ai5t cep5dant1 sans hsit]1 famille ou situation6 ,c'e/ qu'au fond1 dans l'am\r1 il y a t\j\rs un conflit lat5t et que les amants sont des adv]saires dguiss4 ,et c'e/ seulem5t qu& cet antagonisme cess]a1 que le type de l'union vritable p\rra se ralis]4 ,dans le m>iage1 fruit1 lui aussi1 des r5contres1 ou dans les longues liaisons qui en ont pris les allures1 l'influ5ce peut dev5ir imm5se1 p> l'effet de l'habitude et de la cohabitation1 et s\v5t ce n'e/ pas le meilleur ou le plus intellig5t qui modifie les ides de l'autre4 ,la banale figure de la g\tte d'eau qui f9it p> rong] la pi]re s'applique ici m]veilleusem5t4 ,on a vu des hommes di/+us d'intellig5ce ne plus p5s] p> eux-mmes1 mais p5s] trav]s le c]veau born et vulgaire de la femme avec qui ils vivai5t4 ,on en a vu d'autres1 naturellem5t probes et honntes1 cess] de l'tre1 l'in/igation1 p>fois inconsci5te1 de leur compagne4 ,ce sont l des cas extrmes1 mais il e/ c]ta9 qu'une longue habitude#bg e/ plus puissante que la passion4 ,celle-ci c5tuple les n]gies1 vivifie les ides 7je p>le1 bi5 ent5du1 des cas o les p]sonnes mises en prs5ce ont quelque valeur7 et r5d les individus mo9s mallables1 plus consci5ts de leur faon de p5s]4 ,lorsqu'au contraire l'indiffr5ce a remplac l'am\r1 l'tre1 dev5u mo9s vibrant1 subit plus facilem5t la pression des esprits qui l'ent\r5t4 #bg ,l'effet le plus gnral de l'habitude e/ d'enlev] t\te rsi/ance1 de dtruire t\t frottem5t2 c'e/ comme une p5te o l'on glisse1 sans s'en ap]cevoir1 sans y song]4 7,ma9e de ,biran47 ,a9si tel homme m>i1 follem5t am\reux d'une autre femme1 belle1 exquise1 d'une intellig5ce suprieure1 dont il s5tira vivem5t le pre/ige1 s]a s\v5t mo9s influ5c p> elle que p> sa propre femme1 qu'il ab&onne1 qu'il n'admire plus1 mais qui il e/ li p> l'habitude m5tale et le j\g des intrts communs4 ,p> consqu5t1 les r5contres qui peuv5t conduire au m>iage sont p>mi les plus r$\tables4 ,elles devrai5t tre envisages comme un vnem5t trs grave1 et la lgret avec laquelle n\s les considrons en gnral1 s]a sans d\te juge dans l'av5ir comme une inconsqu5ce t\*ant de prs la folie4 ,les amitis qui se =m5t dans la jeunesse1 p> l'effet d'une r5contre avec un cam>ade d'univ]sit1 un vois9 de bureau ou une p]sonne quelconque1 ex]c5t galem5t une influ5ce qui peut b\lev]s] une m5talit1 lui donn] une direction n\velle1 *ang] l'av5ir que l'ducation reue lui avait prp>4 ,p>mi ces influ5ces1 il en e/ d'heureuses et de p]fides2 les plus nombreuses t5d5t simplem5t n\s r5dre plus mdiocres4 ,n\s sommes t\s malades de p>esse2 notre esprit1 surt\t qu& il e/ en =mation1 pr\ve des fatigues d'un g5re spcial4 ,il e/ comme las de s'tre t5u trop longtemps dress et t5du2 c'e/ l'heure o les hommes mdiocres1 mais d\s de volont1 pr5n5t possession des mes4 ,celles-ci tr\v5t une sorte de repos dans ces contacts1 qui n'exig5t aucun travail intellectuel1 et donn5t une s5sation de supriorit qu'on peut ma9t5ir sans ef=t d'aucun g5re4 ,c'e/ l le secret de beauc\p d'amitis inexplicables4 ,elles ont encore une autre cause3 peu re*]*s d'ord9aire1 les mdiocres s'atta*5t plus facilem5t4 ,une femme qui l'on repro*ait de mal *oisir ses amis1 mme ses amis trs intimes1 rpondit3 ,que v\lez-v\s8 ,j'aime avant t\t les g5s qui m'aim5t1 ils font t\t le *em91 c'e/ plus commode6 ,en ce cas aussi la cause du phnomne doit tre *]*e dans ce beso9 de vie inconsci5te qui n\s ti5t t\s1 qui n\s donne1 lorsqu'il e/ satisfait1 une s5sation de repos1 et p\r lequel1 peut-tre1 nos organes tai5t faits avant que la curiosit d've ne n\s et ouv]t l'esprit la sci5ce du bi5 et du mal4 ,la vanit c>esse a aussi sa "p dans cette influ5ce des mdiocres1 mais c'e/ une "p m9ime1 au fond1 cette passion p\ssant volonti]s les hommes re*]*] ce qui leur e/ suprieur4 ,il e/ vrai qu'il s'agit surt\t de supriorit sociale et monda9e4 ,aprs les mdiocres vi5n5t les m*ants4 ,ceux-ci ont t\j\rs beso9 d'acolytes p\r satisfaire leurs mauvais p5*ants2 ils re*]*5t avidem5t les relations et ne p]d5t aucune occasion de pr5dre de l'asc5dant sur l'esprit des autres4 ,l'activit du mal e/ incessante2 il dveloppe les n]gies d'une faon prodigieuse1 il s'impose1 il triomphe444 ,triomphe passag]1 il e/ vrai1 mais qui p5dant qu'il dure1 g>e beauc\p d'mes4 ,il e/ inutile d'numr] les effets des amitis de ce g5re1 ils sont trop connus4 ,que de mdiocres ,fau/1 ont t les victimes de petits ,mphi/ophls6 ,une heureuse r5contre peut avoir1 au contraire1 une influ5ce fcondante sur le dveloppem5t des tres jeunes4 ,qu& deux intellig5ces et deux curs honntes s'atta*5t l'un l'autre1 c'e/ un enri*issem5t subit4 ,sans trop recul] dans le pass1 c]ta9es correspondances du dix-neuvime sicle1 publies rcemm5t1 et *anges entre g5s de/9s1 plus t>d1 faire leur place dans le monde1 pr\v5t quel po9t c]ta9es amitis ont t un p]ptuel enc\ragem5t intellectuel1 un gnrateur d'en?\siasme et aussi un fre9 moral4 ,quelquefois l'amiti s'tablit entre g5s d'ge diffr5t4 ,c'e/ plus r>e1 mais cela exi/e4 ,en ce cas1 videmm5t1 la p]sonne qui a le plus d'expri5ce influ5ce l'autre1 surt\t si elle possde1 au po9t de vue intellectuel1 une valeur relle1 reconnue ou non4 ,s\v5t ces r5contres n'ont1 en app>5ce1 qu'un effet passag]2 la jeunesse de l'un le jette dans des voies qui ne crois5t plus celles de l'autre1 mais cep5dant1 comme ri5 ne se p]d en ce monde1 t\te influ5ce subie laisse une empre9te4 ,bonne ou mauvaise1 la trace demeure4 ,n'y a-t-il pas quelque *ose d'effrayant dans cette rp]cussion cont9uelle du son r5du p> le contact de deux esprits8 ,c'e/ comme un *o qui ne m\rrait jamais4 99 99 99 99 99 ,que les r5contres ai5t p\r rsultat l'am\r1 le m>iage1 la complicit ou l'amiti1 il faut les considr] comme de srieux vnem5ts1 puisqu'elles modifi5t la p]sonnalit huma9e4 ,l'influ5ce qu'elles ex]c5t procde gnralem5t d'une attraction des curs1 des s5s et de l'intellig5ce2 si elle e/ mdiocre ou p]v]se1 n\s la subissons p> simple p>esse ou p> vanit4 ,mais t\tes les influ5ces qui se ratta*5t aux s\rces que n\s v5ons d'numr]1 ne sont ni les plus importantes ni les plus dang]euses4 ,il en exi/e d'autrem5t subtiles dont il e/ impossible de pntr] le secret1 et qui s'ex]c5t t\tes puissantes sur notre m5talit3 le cur1 les s5s1 l'admiration1 l'indol5ce ou la vanit n'y entr5t p\r ri56 ,elles sont p>ce qu'elles sont4 ,si1 d\ d'une facult de vision rtrospective1 l'homme devait dcl>]1 la f9 de sa vie1 quelles p]sonnes ont le plus contribu la =mation de son tre1 il ne nomm]ait peut-tre ni celles qu'il a le mieux aimes1 ni celles dont il a reu la plus gr&e somme d'affection4 ,ces influ5ces my/rieuses1 p\r passagres qu'elles p>aiss5t1 m>qu5t les mes d'une empre9te ineffaable1 c> elles s'adress5t aux =ces ca*es et ignores sur lesquelles la volont n'a pas de contrle direct4 ,aucune intimit n'e/ ncessaire1 ni de frqu5tes entrevues2 semblable un c\rant lectrique une fois tabli1 cette ma9-mise d'un esprit sur l'autre n'a pas d'autres coeffici5ts4 ,elle exi/e4 ,s\v5t l'tre qui dom9e ne connat pas son empire2 inconsci5t de son influ5ce1 il ne peut pas la circonscrire4 ,j'ai connu une p]sonne qui1 sans s'en d\t] jamais1 ex]a un asc5dant considrable sur plusieurs de ceux qui l'appro*ai5t4 ,lorsqu'elle s'en r5dit compte1 son affliction fut gr&e2 elle craignait les responsabilits1 et l'ide de provoqu] *ez les autres une excitation et une exaltation capables de les p\ss] de dang]euses expri5ces1 la poignait indiciblem5t4 ,une amie lui ayant dit un j\r dans une heure de dtresse morale3 ,t\tes les sottises que j'ai faites1 c'e/ toi que j'en suis r$evable1 elle s'cria1 /upfaite et indigne3--,a moi8 ,a moi qui ne t'ai jamais donn que de sages conseils8--,c'e/ vrai6--,eh bi5 alors8--,je ne puis t'expliqu]1 mais t\tes les fois que je te voyais1 j'avais la fivre1 une fivre int5se444 ,la rvlation fut d\l\reuse et se r5\vela d'autres cts4 --,v\s communiquez la fivre6 --,mais si je ne l'ai pas moi-mme8 --,c'e/ gal1 v\s la donnez6 ,ces mots l'affligeai5t2 cette =ce inconnue qu'elle ne p\vait dirig]1 ne la connaissant pas1 la tr\blait1 lui donnait une sorte de peur d'elle-mme4 ,arrive un degr d'volution suprieur1 elle aurait probablem5t ex]c avec intellig5ce cet asc5dant et s'en s]ait s]vie son *oix1 p\r le bi5 ou le mal4 ,mais elle tait jeune1 elle n'avait pas essay encore de dev5ir consci5te1 et elle agitait les mes sans le savoir1 ni le v\loir4 ,ne dans une priode rvolutionnaire ou de luttes religieuses1 elle aurait pu utilem5t enflamm] les mes2 les enflammant en temps de paix1 elle aidait simplem5t les dvoy]4 ,cep5dant elle fit quelque bi51 sans s'en d\t] non plus1 des mes bonnes1 in/9ctivem5t nobles1 mais un peu molles1 qu'elle tira de leur apa?ie4 ,cette =ce magntique qui s'ex]ce tort et trav]s1 p>ce que ceux qui en dispos5t ne la connaiss5t pas1 e/ un don effrayant4 ,augm5t] les n]gies des passionns1 des g/es1 des ambitieux1 c'e/ dcupl] leurs possibilits d'agir au dtrim5t d'autrui1 de se jet] dans de folles entreprises ou de c\rir de prilleuses av5tures4 ,ils aurai5t beso91 au contraire1 d'tre ram5s au calme1 l'quilibre444 ,mais p\r donn] *aque tre la boisson qui lui e/ salutaire1 il faudrait possd] ce disc]nem5t complet qui procde surt\t du dveloppem5t de la consci5ce4 ,p> consqu5t1 connatre autrui et se connatre soi-mme1 c'e/--dire connatre les =ces dont on dispose1 s]ait de nos j\rs1 quoi qu'en dise ,c>lyle#bh1 l'ess5tiel et l'indisp5sable4 #bh ,pa/ & ,pres5t4 ,dans l'ordre physique1 l'homme sait peu prs se guid]2 un mets trop poivr1 il n'aj\t]a pas d'pices1 pas plus qu'il n'enlv]a ses vtem5ts1 les j\rs de froid4 ,dans l'ordre moral1 au contraire1 il agit en aveugle1 il aj\te l o il faudrait retran*]1 et retran*e l o il faudrait aj\t]1 non seulem5t qu& il obx des =ces my/rieuses1 mais aussi qu& il agit volontairem5t et directem5t1 et il se *>ge a9si de l\rdes responsabilits4 ,mais ceci e/ d'un autre ordre1 rev5ons ces asc5dants s+uli]s et inexplicables dont les effets ne peuv5t tre prvus4 99 99 99 99 99 videmm5t1 la plup>t des r5contres que l'on fait dans la vie n'ont1 je le rpte1 aucune porte4 ,on se croise1 on s'arrte1 on se reg>de1 des rapports se n\5t1 puis t\t s'efface4 ,comme dans un c9matographe1 des figures n\velles app>aiss5t1 qui *ass5t les anci5nes1 et1 sauf dans les cas o il y a am\r1 m>iage ou amiti1 il ne re/e que peu de *ose de ces brefs contacts4 ,d'autres fois1 p> contre1 t\te notre vie morale en e/ modifie2 la sem5ce1 inconsciemm5t jete g]me et fleurit4 ,l'indiffr5t qui n'a excit en v\s ni sympa?ie1 ni ho/ilit1 prononce des mots que v\s ne p\vez oubli]4 ,ces mots1 v\s les avez dj ent5dus sortir d'autres b\*es1 et ils ont gliss sur votre consci5ce4 ,auj\rd'hui ils la m>qu5t d'une faon indlbile4 loign de cette p]sonne1 peut-tre mme br\ill avec elle1 sa p5se pse de lo9 sur la vtre1 v\s ne p\vez v\s emp*] d'tre proccup du jugem5t qu'elle port]ait sur vos actes1 si elle les connaissait1 et v\s v\s s5tez p\r a9si dire =c de ram5] votre manire de voir la si5ne ou de v\s dem&] p\rquoi elle e/ diffr5te4 ,et p\rtant cet tre ne v\s e/ nullem5t *] ou a cess de v\s tre *]2 s\v5t v\s ne l'e/imez pas1 et il n'excite sur aucun po9t votre admiration2 mais il v\s hante t\j\rs1 et cette hantise modifie l5tem5t votre me4 ,ces asc5dants tranges sembl5t p>fois passag]s4 ,de n\veaux c\rants les dtruis5t1 ou ils sont remplacs p> d'autres4 ,ce d]ni] cas e/ plus r>e1 c> il n'arrive pas t\te m9ute1 dans la vie1 que deux natures1 dont l'une peut magntis] l'autre1 se r5contr5t4 ,c'e/ bi5 plutt le t\rbillon de l'exi/5ce extrieure et automatique qui libre app>emm5t l'esprit sugge/ionn4 ,cep5dant1 ne l'oublions pas1 les impressions de ce g5re sont ineffaables1 mme si une raction s'e/ faite contre elles dans notre esprit4 ,au fond1 t\t s'en*ane dans le my/re o n\s vivons1 et il e/ difficile de s\lev] l'un des co9s du voile4 ,du re/e1 que faisons-n\s p\r cela#bi8 ,n\s laissons s'atrophi] l'une des facults qui p\rrai5t n\s y aid] le plus4 ,l'homme tue l'intuition s\s le raisonnem5t et la logique1 il a contre elle d'extraord9aires dfiances1 il r\git de s'en s]vir1 comme si c'tait un signe de faiblesse m5tale4 ,au lieu de la dvelopp]1 il s'ef=ce d't\ff] sa voix1 c> s\v5t cette voix le gne1 elle l'av]tit de se dfi] des *oses et des p]sonnes qui l'attir5t2 ses s5s et sa vanit b\*5t1 l'envi1 ses oreilles4 ,et p\rtant1 l'intuition seule p\rrait le mettre en g>de contre le my/rieux dang] des r5contres1 ce que t\tes ses autres facults sont impuissantes faire1 bi5 que ,la ,bruyre prt5de qu'il n'y a pas de r5contre o la f9esse ne puisse et peut-tre ne doive tre supple p> la prud5ce4 #bi ,je ne p>le pas1 bi5 ent5du1 des re*]*es sci5tifiques qui n'ont jamais t p\sses aussi lo9 que de nos j\rs4 99 99 99 99 99 ,les femmes1 en gnral1 possd5t beauc\p plus d'intuition que les hommes2 c'e/ mme leur qualit matresse1 et elles ont mo9s honte de s'en s]vir4 ,mais elles1 non plus1 ne tir5t pas de ce don spcial t\t le p>ti possible4 ,dcorant du nom d'intuition leurs petits prjugs et leurs antipa?ies secrtes1 elles enlv5t au mot et la *ose son pre/ige et son autorit4 ,lorsqu'une femme n'a pas envie de remplir un devoir ou de se drang] p\r r5dre un s]vice1 elle dit volonti]s qu'un in/9ct l'av]tit de s'en ab/5ir2 et elle emploie le mme argum5t en s5s contraire1 p\r lgitim] ses mo9dres dsirs4 ,cette dplorable habitude de la fe9te vis--vis de soi-mme et des autres enlve t\te valeur aux intuitions fm99es4 ,mme qu& elles sont relles1 ceux qui devrai5t en t5ir compte hauss5t les paules4 ,qu& une mre1 une sur1 une femme dis5t leur frre1 leur fils1 ou leur p\x3 ,ne fais pas d'affaires avec telle p]sonne1 ne te fie pas telle autre1 ab&onne telle entreprise1 l'homme1 en gnral1 s\rit1 sceptique1 c> il a tellem5t ent5du ce mot d'intuition employ ju/ifi] caprices ou indol5ce1 qu'il n'y croit plus et se prive a9si d'un sec\rs utile4 ,les tudes plus arides1 la vie plus extrieure1 le combat p\r l'exi/5ce et l'habitude de la m?ode exprim5tale emp*5t l'homme de laiss] se dvelopp] en lui cette facult1 qui1 du re/e1 e/ videmm5t un don p>ticulirem5t fm994 ,lorsqu'il promit de donn] l'homme un aide semblable lui1 le suprme crateur de t\tes *oses a v\lu sans d\te ent5dre3 je donn]ai ta compagne un il intrieur que tu n'auras pas1 et1 grce cet il1 elle p\rra t'av]tir des emb*es du *em91 de celles que ton expri5ce ne t'a pas appris disc]n]4 ,malheureusem5t la femme1 d'ord9aire1 ne se s\cie gure de ce don2 elle aspire plutt l't\ff]1 trop proccupe d'tre utilitaire p\r s'appliqu] tre intuitive4 ,la vision intuitive dem&e du recueillem5t2 or1 de nos j\rs1 la femme refuse de se recueillir1 elle veut avant t\t j\ir1 se donn] du m\vem5t1 tre dans le tra9444 ,ce beso9 e/ dev5u gnral dans t\tes les classes4 ,les hommes qui se dcl>5t ho/iles l'in/ruction intgrale p\r la femme1 s\s le prtexte que cela l'loign]a de son *ez elle1 m'amus5t4 ,son *ez elle8 ,qu& l'y tr\ve-t-on ma9t5ant8 ,et ce ne sont c]tes pas les tudes qui l'en loign5t1 mais bi5 plutt le vide de son esprit4 ,t\tes les femmes qui ds]t5t leur home1 qui envahiss5t les rues et t\s les endroits o l'on se r5contre1 le font-elles p>ce qu'elles veul5t s'in/ruire8 ,c'e/ le contraire qui e/ vrai6 ,plus une femme e/ ignorante1 mo9s elle supporte sa propre socit2 la solitude lui e/ intolrable1 elle a beso9 du bruit de la rue1 des magas9s1 des visites2 et cela e/ naturel1 c> elle n'a ri5 p\r peupl] sa p5se4 ,les heures o les m>is1 les pres1 les fils1 les frres sont abs5ts1 comm5t les femmes peu cultives les pass]ont-elles8 ,elles sort5t1 et elles oubli5t de r5tr]1 et qu& les hommes revi5n5t *ez eux aprs le labeur du j\r1 ils tr\v5t d'ord9aire la maison ds]te4 ,les plus droites1 les plus dv\es veul5t tre des ,m>!s4 ,la meilleure "p1 celle de ,m>ie1 e/ mprise6 ,f]mons la p>5?se et rev5ons l'intuition4 ,c'e/ c]ta9em5t l'une des facults les plus prcieuses que ,dieu ait donnes la femme1 mais1 comme je l'ai dit dj1 la femme qui fuit le recueillem5t la p]dra4 ,or1 ce s]ait gr& dommage1 l'intuition tant1 dans notre tat actuel de demi-consci5ce1 la seule =ce qui puisse prmunir efficacem5t l'homme contre le pril des influ5ces subtiles et des asc5dants magntiques4 ,une femme rellem5t intuitive1 assez intellig5te p\r compr5dre la valeur de cette facult1 et suffisamm5t volue p\r se r5dre compte de ses responsabilits1 p\rrait ex]c] sur son ent\rage un norme asc5dant et dev5ir rellem5t la g>di5ne du foy] et de la famille4 ,il y a quelque *ose de sacr dans ce don1 et c'e/ un sacrilge de l't\ff]4 ,combi5 la t]re *ang]ait d'aspect et que de sottises s]ai5t vites1 si les hommes c\tai5t les voix intrieures1 non seulem5t dans leur exi/5ce intime1 mais dans leur vie politique et sociale6 ,que de gu]res malheureuses1 de rvolutions1 de ru9es aurai5t t vites au monde1 si les *efs des nations avai5t su dvelopp] en eux-mmes les facults intuitives ou c\t] ceux qui les possdai5t4 ,les sibylles de l'antiquit et les ,mages de l',ori5t n'tai5t sans d\te que des intuitifs4 ,p\r frapp] l'imag9ation des f\les1 ils s'ent\rai5t d'un app>eil ?tral4 ,sur son trpi$ div91 la sibylle inspire ,p>le et se c\vre encor d'une cume sacre4 ,mais la s\rce de leur presci5ce tait simplem5t l'intuition p\sse un haut degr1 accrue p> l'habitude de prt] l'oreille aux my/rieuses rvlations de la nature et de l'me4 ,devant les tableaux et les fresques des matres1 qui reproduis5t les figures des gr&es sibylles1 ,delphique1 ,p]sique1 de ,cumes et d'ry?re1 il n\s e/ p]mis de p5s] que leur connaissance du pass et de l'av5ir--sa9t ,jrme croyait encore leur c>actre fatidique--#cj n'tait pas due des pratiques magiques1 mais simplem5t une facult naturelle que beauc\p de femmes possd5t un haut degr et qu'il dp5d de leur volont de dvelopp] ou d'atrophi]4 #cj ,l'glise mme1 dans une de ses proses1 invoquait l'autorit de la ,sibylle3 ,te/e ,david cum ,sibylla4 ,qu& elles s'en priv5t en ne l'c\tant pas1 elles peuv5t tre comp>es un soldat qui se dp\ill]ait de ses armes devant l'ennemi1 c> si ,dieu a donn l'intuition la femme1 af9 de la r5dre indisp5sable l'homme1 il la lui a concde aussi1 comme un in/rum5t de df5se p]sonnelle4 ,adam possde la =ce matrielle1 ve a reu1 p\r sa "p1 le prs5t de l'me rvlatrice4 ,essay] de confondre les rles s]ait une lam5table erreur4 ,je v\drais dire t\tes les femmes3 ,au lieu de t5dre votre esprit la re*]*e avide d'un luxe qui s]t dsquilibr] la socit et la famille1 dveloppez en v\s la facult div9e4 ,elle v\s donn]a plus de p\voir que les lgances extrieures dont votre me convoite la possession4 ,alors seulem5t v\s n'aurez plus cra9dre le my/rieux dang] des r5contres1 mais v\s p\rrez av]tir ceux qui crois5t votre r\te des contacts qu'ils doiv5t vit]4 ,la sibylle crivait ses oracles sur des feuilles de *ne qu'elle livrait ensuite aux v5ts4 ,rp&ez comme elle vos intuitions1 ce don transc5dant au moy5 duquel1 d'aprs ,s*ell+1 l'intellig5ce saisit l'absolu dans son id5tit4 ,mais hlas6 la plup>t des femmes d'auj\rd'hui sont rfractaires au recueillem5t1 et les hommes ri5t volonti]s de ce que les criva9s religieux appelai5t jadis les oprations intrieures de l'me4 99 99 99 99 99 ,dans la jeunesse1 t\te r5contre ex]ce un attrait sur l'imag9ation1 et mme plus t>d dans la vie1 les esprits curieux tr\v5t encore du plaisir entr] en rapport avec des manife/ations n\velles de l'humanit4 ,c'e/ un monde inconnu la veille qui s'ouvre leurs yeux et les amuse4 ,p\r beauc\p de g5s mme1 les visages vus p\r la premire fois ont seuls du *>me2 ceux qu'ils connaiss5t de la veille les ennui5t dj4 ,p\r eux le monde e/ un c9matographe4 ,ce gt du *angem5t e/ un prs]vatif contre le dang] des r5contres1 c> t\t glisse sur ces esprits lg]s qui ignor5t la puissance des communications intrieures4 ,au contraire1 plus la vie d'une me e/ int5se1 plus =tes sont les empre9tes qui s'y m>qu5t1 et plus les r5contres peuv5t tre dang]euses4 ,mais comm5t les rgl] dans l'exi/5ce mod]ne1 comm5t emp*] les contacts1 auj\rd'hui que les b>rires ne s]v5t qu' excit] les curiosits et les dsirs8 ,maet]l9ck prt5d que notre morale se =me dans notre raison consci5te1 et il y m>que trois rgions3 le s5s commun1 le bon s5s et la raison my/ique2 cette d]nire correspond peu prs ce que j'appelle consci5ce et intuition1 je ne m'y arrt]ai donc pas4 ,quant au s5s commun et au bon s5s1 ils sont indisp5sables t\te exi/5ce h>monieuse1 c>1 sans eux1 po9t de mesure1 et la mesure e/ ncessaire l'h>monie4 ,p\r avoir la vie heureuse1 dit le ,brahme voyageur1 il faut art1 ordre et mesure4 ,si l'humanit a beso91 p\r progress]1 de l'imag9ation et de la s5sibilit#ca1 il e/ c]ta9 que la raison et ses drivs1 le s5s commun et le bon s5s1 sont la pi]re angulaire de l'exi/5ce quotidi5ne4 ,l o ils manqu5t1 l'homme ne compte plus ses erreurs1 ses g>em5ts1 ses sottises1 c> t\s les rapports sociaux sont bass sur ce fond commun de sagesse4 #ca ,voir le *apitre3 ,*]*eurs de s\rces4 ,n\s connaissons t\s des g5s excell5ts et non dp\rvus d'intellig5ce1 auxquels le disc]nem5t fait dfaut4 ,ils emb>rass5t leur vie d'un tas de relations inutiles1 compromettantes1 dang]euses1 non p> gnrosit1 p> don ,qui*ottisme1 ou p\r ne pas ab&onn] un anci5 ami dvoy1 mais simplem5t p>ce qu'ils manqu5t de s5s commun4 ,si un bon ange ne veille pas sur leurs r5contres1 ils risqu5t de s'g>] trs lo91 s9on de tomb] trs bas4 ,une =ce secrte semble les p\ss] ne s'ent\r] que de p]sonnes compromises auxquelles t\tes portes sont f]mes4 ,ils j\5t le rle de l'aimant p\r les drac9s et les dvoys4 ,c]tes1 il n'y a ri5 de plus antipa?ique au monde que la re*]*e des relations utiles4 ,mettre en premire ligne1 qu& on value les g5s1 l'intrt qu'on peut retir] de leur frqu5tation1 indique une bassesse de vues rpugnante2 cep5dant1 un c]ta9 disc]nem5t e/ indisp5sable l'homme1 dans le *oix de ses relations4 ,sans ce disc]nem5t1 il risque de se mettre et de mettre les si5s en contact avec des tres nuisibles dont la rputation jette une ombre dfavorable sur ceux qui les frqu5t5t et dont le contact e/ p]nicieux4 ,il faudrait vit] ceux qu'on aime l'occasion de faire1 dans leur ent\rage direct1 de mauvaises r5contres4 ,puisqu'on ne peut les enf]m] dans un enclos ce9t de b>rires1 il faut1 du mo9s1 essay] de ne pas mettre s\s leurs yeux des exemples quivoques ou corrupteurs4 ,c]ta9es p]sonnes possd5t le don de l'h>monie1 qui e/1 en somme1 le bon s5s traduit en t]me musical2 sans raisonn]1 sans rfl*ir1 sans bassesse ni compromis1 elles vit5t les relations d\teuses et crent aut\r d'elles une atmosphre sa9e et claire4 ,mais ce don e/ r>e2 il faut la plup>t des g5s un ef=t de raisonnem5t1 un appel dsespr au s5s commun1 p\r ne pas commettre les sottises imprud5tes qu'ils sont p>fois t5ts de faire dans leurs rapports sociaux1 p\r peu qu'ils soi5t accessibles la flatt]ie1 et possds du dsir de la popul>it4 ,je ti5s le rpt]1 le snobisme s\s t\tes ses =mes e/ l'une des pires t5dances de notre poque1 et ce n'e/ c]tes pas lui que je prconise1 qu& j'insi/e sur le devoir de fuir les r5contres f*euses4 ,a t\s les degrs de l'*elle1 il y a des g5s vit] et d'autres re*]*]1 cause de l'atmosphre morale qui semble man] d'eux4 ,au fond1 p\r jug] et apprci] les p]sonnalits que la vie met sur notre r\te1 c'e/ de l'air ambiant qui les ent\re qu'il faut surt\t t5ir compte4 ,il e/ donc ncessaire d'enseign] la jeunesse re*]*] et bi5 *oisir les atmosphres o elle doit volu]2 celles-ci reprs5t5t1 lorsqu'elles sont pures et claires1 les vritables lettres de noblesse de l'homme6 ,les expri5ces des uns ne peuv5t malheureusem5t s]vir aux autres4 ,*aque me doit p>c\rir des *em9s difficiles et se heurt] c]ta9s cueils avant d'arriv] la lumire4 ,la vie e/ une sorte d'initiation qui s]t manife/] dans l'homme l'tre intellectuel et l'tre moral#cb2 cep5dant1 de combi5 de naufrages inutiles les mes p\rrai5t tre prs]ves1 si elles tai5t mieux armes contre ce qu'on appelle1 improprem5t1 faute de savoir disc]n] les my/rieux desse9s des =ces div9es1 le has>d des r5contres6 #cb ,ballan*e4 ,,*apitre ,v ,,c\peurs ,d',,ailes ,cet homme avait f]m mon cur1 c\p les ailes de mon rve1 t\ff les pr(ondes aspirations de ma vie4 ,,fr,d,,ric ,,s\li4 ,p>mi les r5contres nuisibles et 9vitables que l'homme fait dans sa vie1 l'une des plus ord9aires e/ celle des c\peurs d'ailes4 ,on les tr\ve de haut en bas1 dans t\tes les catgories d'tres1 comme si le cur de l'homme r5f]mait des =ces p]fides qui le p\ss5t dc\rag]1 entrav]1 ral5tir les lans d'autrui v]s le mieux et le beau4 ,ce ne sont pas seulem5t les imbciles1 les m*ants1 les envieux qui s'a*>n5t emp*] les hauts vols1 t>ir les zles1 te9dre les flammes4 ,ceux qui ti5n5t les ciseaux et l'teignoir sont s\v5t des p]sonnes intellig5tes et respectables dont la petite b>que a t honntem5t et habilem5t m5e trav]s les cueils du monde4 ,du re/e1 n\s avons t\s t1 l'occasion1 des c\peurs d'ailes4 ,les meilleurs d'entre n\s n'en pr\v5t pas de remords et s'en flicit5t mme comme d'un acte de raison qu'ils ont =c les autres accomplir4 ,ils ne se dis5t pas que des hommes-lumire se sont peut-tre tr\vs sur leur r\te et qu'ils ont contribu t\ff] s\s la prud5ce de leurs p>oles1 le zle d'un ,paul1 les dc\v]tes d'un ,newton1 les aspirations d'un ,mazz9i4 ,la presse a l'habitude de dsign] ironiquem5t1 s\s l'euphmisme de ,faiseuses d'anges1 c]ta9es mgres s9i/res4 ,n\s n\s indignons1 ri5 qu' les ent5dre nomm]1 sans p5s] que les c\peurs d'ailes sont c\pables des mmes crimes4 ,elles ont t\ff des vies1 mais que d'apo/olats1 d'en?\siasmes1 d'ides ils ont1 eux1 emp* de natre6 ,or1 tu] l'me e/1 au fond1 bi5 plus crim9el que tu] le corps4 ,c'e/ au nom du s5s commun1 qui e/ l'lm5t ess5tiel de la vie familiale1 sociale1 politique1 et la base des dcisions raisonnables1--mais auquel on ne doit pas lev] d'autel1 c> il e/ un ,dieu mdiocre1--que ces d\*eurs mrites accompliss5t leur uvre nfa/e4 ,il faut avoir1 je le sais1 une intellig5ce l>ge et quilibre1 p\r se valoir des s]vices du s5s commun t\t en vitant de dc\rag] les mes ard5tes1 prises de vie suprieure et qui dem&5t dploy] leurs ailes4 99 99 99 99 99 ,et d'abord qu'ent5d-on exactem5t p> les mots c\peurs des ailes8 ,p\ss] les autres voir le ct mesqu9 et g/e des *oses me p>at la meilleure des df9itions4 ,mais il ne faut pas enf]m] l'ide dans la =mule1 c> elle a des nuances inf9ies1 et l'action qu'elle ex]ce peut tre la fois active et ngative4 ,c'e/ cette seconde faon de c\p] les ailes que *oisiss5t les p]sonnes qui n'attaqu5t pas de front les m\vem5ts gnreux1 mais qui en dmontr5t l'inanit p> leur exemple et leur attitude4 ,t\t lan d'en?\siasme ou d'indignation provoque sur leurs lvres un petit s\rire ironique1 qui gle et dconc]te2 c'e/1 au moral1 un drap humide tombant sur les paules4 ,au fond1 ce s\rire e/ niais1 c> il e/ l'indice de la plus mprisable et de la plus sotte des vanits1 celle de l'gsme1 et p\rtant son influ5ce e/ imm5se4 ,n\s avons1 t\s1 de l'am\r-propre1 et ceux qui *app5t compltem5t sa =me absurde1 c'e/--dire la vanit1 sont des r>a avis1 mais entre ceux qui en subiss5t d'int]mitt5tes p\sses1 que le simple bon s5s suffit ref\l]1 et ceux qui l'rig5t en rgle de vie1 il y a d'normes di/ances4 ,les vaniteux sont =cm5t des c\peurs d'ailes4 ,comm5t ne le s]ai5t-ils pas8 ,t\t ce qui di/rait l'homme de sa propre p]sonne leur p>at du temps p]du4 ,bonnes uvres1 visites aux vieill>ds ou aux malades1 s]vices r5dus1 heures donnes des g5s dont le contact n'(fre ni intrt matriel ni intrt de vanit1 t\t cela r5tre dans l'absurde et l'inutile4 ,p]dre des j\rnes entires s'occup] de toilettes1 d'obligations monda9es1 des petites re*]*es du p]sonnalisme prt5tieux1 voil1 p\r ces pauvres mes1 le vrai travail de la vie1 le b de ,dieu en crant l'homme6 ,ces vaniteux sont tellem5t p]suads qu'ils sont dans le vrai1 que p>fois1 en les voyant vivre et en les c\tant raisonn]1 on se dem&e si l'on e/ bi5 veill1 tellem5t leurs p>oles ont l'incohr5ce et l'illogisme de celles qu'on ent5d en rve4 ,on a beau ne leur accord] aucune valeur1 elles ex]c5t une action dprimante sur les natures faibles1 qui se dem&5t1 tr\bles3 ,aurions-n\s pris la r\te que les imbciles p>c\r5t8 ,et il leur faut se r*auff] au foy] des mes ard5tes et =tes p\r repr5dre leur quilibre4 ,les c\peurs d'ailes qui app>ti5n5t la catgorie des vaniteux1 sont ceux dont le contact e/ le plus r$\table1 c> ils ne mett5t pas d'acrimonie dans leur rle d'teignoir2 il leur e/ naturel4 ,de bonne foi1 t\t ce qui peut di/raire de la contemplation de l'idole1 c'e/--dire de soi-mme1 leur semble puril1 et qu& ils voi5t des g5s s'enflamm] p\r une ide1 ils tr\v5t la *ose inepte et le montr5t4 ,or1 ri5 ne dconc]te et ne /rilise comme le dda9 tranquille et s\riant4 ,les attaques viol5tes1 les oppositions a*>nes ne font pas moiti autant de mal1 c> s\v5t elles provoqu5t une raction salutaire qui r$\ble les =ces des mes qui lutt5t4 ,si ceux qui laiss5t te9dre leur zle gnreux p> les raisonnem5ts des opportuni/es1 p\vai5t suivre ceux-ci jusqu' la f9 de leur jeunesse1 ils recul]ai5t p\vants devant le *amp aride qu'(fr5t leur cur et leur vie4 ,c'e/ tellem5t lam5table1 qu'on croit trav]s] un des cycles de l'enf]4 ,des bornes1 des bornes de t\s les cts6 ,pas un b\t d'horizon clair1 pas de beaux s\v5irs ds9tresss6 ,avant de c\p] les ailes des autres1 ils ont c\p les leurs et re/5t ras du sol4 ,leur jeunesse s'e/ enfuie2 p\r la jeunesse actuelle ils ne reprs5t5t que des non-valeurs1 et leur p]sonnalit nue et s*e1 qui ne s'e/ jamais l>gie dans l'altruisme ou le culte des ides1 s'amo9drit de j\r en j\r4 ,s'ils sont in9tellig5ts1 ils ne se r5d5t pas compte de leur situation et s'us5t dans la p\rsuite de plaisirs qui les fui5t2 s'ils sont intellig5ts et compr5n5t1 il vaut mieux ne pas savoir ce qu'ils p5s5t1 tant ce doit tre tri/e et insupportablem5t d\l\reux4 ,qu& on voit les c\peurs d'ailes ex]c] avec succs leur mti] de/ructeur1 on v\drait arra*] de leurs ma9s les malheureux qu'ils dp\ill5t de leurs meilleures s\rces de joies et en qui ils tu5t le dieu intrieur4 ,comme l'a si bi5 dit ,pa/eur3 ,la gr&eur des actions huma9es se mesure l'inspiration qui les a fait natre4 ,heureux celui qui porte en soi un ,dieu1 un idal de la beaut et qui lui obx4 ,tu] ces =ces div9es s\s le s>casme facile et le raisonnem5t utilitaire1 e/ l'un de ces crimes ignors qui *app5t la ju/ice huma9e1 mais que la ju/ice absolue doit *ti] p> la loi implacable des causes et des effets4 ,t\s les c\peurs d'ailes ne sont pas des oisifs inutiles et j\isseurs1 quelques-uns app>ti5n5t la catgorie des travailleurs et possd5t p>fois une c]ta9e bont de cur1 mais il mane d'eux1 t\t de mme1 un je ne sais quoi de glacial et de sec qui fltrit les fleurs et emp*e la sve de gonfl] les fruits4 ,le monde meurt d'anmie1 c> l'indiffr5ce e/ l'anmie du c]veau et du cur4 ,p\r l'enray]1 il faudrait enc\rag] les tres s'pan\ir l>gem5t4 ,aprs avoir *]* et dc\v]t les s\rces dans les mes d'enfants1 on doit leur p]mettre de se rp&re et de fcond] les t]ra9s l'ent\r4 ,se circonscrire1 s'ent\r] de limites1 voil le mal suprme1 la vieillesse prmature et irrp>able4 ,voil aussi p\rquoi les c\peurs d'ailes1 consci5ts ou inconsci5ts1 r5tr5t dans la catgorie des tres nuisibles qu'il faudrait lim9]1 si l'on veut prp>] l'humanit une vie plus l>ge1 plus joyeuse1 plus haute4 99 99 99 99 99 ,les g/es1 les esprits am]s1 *agr9s1 mcont5ts1 app>ti5n5t la catgorie des c\peurs d'ailes actifs4 ,les premi]s vont jusqu' s'imag9] qu'ils sont altrui/es1 en dconseillant leur pro*a9 t\te entreprise capable de tr\bl] la tranquillit de l'exi/5ce4 ,les ,roma9s font ce sujet un signe de croix spcial et dis5t en romanesco3 ,ne te mle de ri51 n'int]vi5s en aucune *ose1 laisse le pro*a9 se tir] seul d'affaire et tu auras la vie paisible4 ,avec une m5talit de ce g5re t\t ce qui peut tr\bl] de quelque faon le calme des j\rnes doit tre c>t1 mo9s que ce drangem5t n'apporte un avantage matriel considrable4 ,aucune =ce ne doit tre p]due1 dis5t ces faux sages4 ,calculez t\j\rs si ce que v\s donnez rapporte un bi5 quival5t4 ,les g5s aviss mme ne se cont5t5t pas de l'quival5t1 ils veul5t un avantage suprieur4 ,on compr5d o ce raisonnem5t mne1 ou plutt1 d'o il loigne2 en p5sant a9si1 il e/ naturel et logique de tr\v] absurdes et purils les lans d'en?\siasme p\r t\t ce qui ne reprs5te pas1 dans la vie1 un placem5t pr(itable4 ,bi5 ent5du1 les entreprises qui peuv5t contribu] l'enri*issem5t du pro*a9 n'intress5t nullem5t ces esprits pratiques1 absorbs qu'ils sont p> leurs propres p\rsuites2 mais si ce pro*a9 c\rt aprs la =tune1 les places1 la clbrit1 ils l'honor5t et le jug5t intellig5t1 t&is qu'ils trait5t t\t acte gnreux d'utopie et de sottise4 ,la famille e/ l'un des t]ra9s o les c\peurs d'ailes abus5t de leurs ciseaux4 ,on y t\ffe volonti]s t\t esprit d'initiative4 ,les jeunes g5s1 les jeunes filles doiv5t tre dvors de zle1 p\r rsi/] aux d\*es glaces p> lesquelles on accueille leurs projets1 leurs t5tatives1 leurs esprances444 ,un s\ffle froid p>alyse les membres et gle les curs4 ,que de malheureux dvoys et tombs trs bas p\rrai5t faire remont] la responsabilit de leur vie manque aux conseils /rilisants d'un pre1 d'une mre1 de p>5ts1 d'amis p\r lesquels l'horizon se limitait au pa9 quotidi5 7assaisonn aux truffes si c'e/ possible17 mais t\j\rs p]sonnel et matriel seulem5t4 ,un horizon born e/ peut-tre sans dang] p\r les natures mdiocres2 p\r celles qui ont de l'lan1 des beso9s d'expansion1 des puissances communicatives1 d'autres lm5ts sont ncessaires1 p\r les prs]v] des g>em5ts et des *utes4 ,mieux aurait valu laiss] dormir s\s le sol les s\rces ca*es en leurs mes1 que de les dvelopp] p\r les emp*] ensuite de rp&re librem5t leurs eaux4 ,c]ta9es natures ard5tes ont un beso9 imprieux d'agir gnreusem5t1 de pr5dre une initiative altrui/e1 d'extrioris] leurs ides et leurs en?\siasmes4 ,enlevez-leur ces possibilits1 et v\s les jetez fatalem5t dans des re*]*es mo9s nobles ou dans la /rilit que ri5 ne console4 ,qui n'a connu1 dans l'adolesc5ce et la jeunesse1 des heures de cruelle dtresse morale provoques p> c]ta9s s\rires railleurs1 c]ta9es p>oles froides1 c]ta9s reg>ds de piti mprisante8 ,qui ne se s\vi5t de leur longue rp]cussion8 ,il arrive des heures1 dans la vie1 o un hte my/rieux desc5d en n\s et dem&e des comptes notre consci5ce2 celle-ci les r5d en tremblant1 c> un voile s'e/ s\da9 d*ir ses yeux1 et elle ap]oit en elle-mme des t>es qu'elle ne s\ponnait pas ou avait oublies4 ,t\tes les actions blmables qu'ils peuv5t avoir commises se dress5t devant les hommes en ces mom5ts r$\tables4 ,plusieurs f]m5t les yeux p\r ne pas voir1 essay5t de se r5dormir1 de s'endurcir et y russiss5t s\v5t4 ,quelques-uns se rep5t5t s9crem5t du mal commis et s'emploi5t le rp>]4 ,mais s\v5t1 malgr leurs ef=ts1 la paix ne r5tre pas dans leur consci5ce4 ,c'e/ qu'ils ne l'ont exam9e qu' la surface4 ,ils n'ont ap]u que les morts dresss aux portes extrieures2 ils n'ont pas reg>d au fond1 l o gisai5t les cadavres des mes qu'ils avai5t tues1 des esprits qu'ils avai5t t]nis1 des yeux qu'ils avai5t aveugls6 ,s'ils s'tai5t p5*s sur ces misres1 ils aurai5t1 sans d\te1 recul p\vants1 et une seule excuse s]ait sortie de leurs lvres3 ,je ne savais pas4 ,quelques-uns aj\t]ai5t3 ,je croyais bi5 faire2 j'ai donn aux autres les conseils que je me s]ais donn moi-mme4 ,purile excuse qui ne les abs\t pas4 ,s'ils desc5dai5t encore plus lo9 dans les pr(ondeurs inexplores de leur consci5ce1 celle-ci rpondrait3 ,votre crime a t de ne pas aim] les autres et de n'avoir pas su v\s aim] v\s-mme#cc4 ,c> appr5dre bi5 s'aim] soi-mme e/ la base de t\t am\r1 de t\t altruisme1 de t\te expansion444 #cc ,voir1 dans ,ames dormantes1 le *apitre3 ,le faux am\r de soi4 99 99 99 99 99 ,les g5s aigris et mcont5ts *ez lesquels la vie a s\lev des leva9s d'am]tume et dont les rancunes secrtes envelopp5t l'humanit entire1 sont galem5t d'actifs c\peurs d'ailes4 ,ils mrit5t quelque indulg5ce4 ,d'aprs leurs expri5ces1 les hommes tant sans s9crit1 sans bont1 sans saveur1 ni relief d'aucun g5re1 ils e/im5t inutiles et sup]flus les sacrifices faits en leur faveur4 ,ils ne peuv5t support] de voir ceux qu'ils aim5t 7s'ils aim5t encore quelqu'un7 p]dre leurs =ces et leur temps p\r une humanit +rate et +urissable1 et ils s'imag95t donn] une preuve d'intrt aux imprud5ts qui s'engag5t sur la voie de l'altruisme en leur criant3 ,casse-c\4 ,cette catgorie de c\peurs d'ailes e/ mo9s dmoralisante que celle des vaniteux et des g/es satisfaits1 c> leur aigreur et leurs rancunes visibles mett5t en g>de contre leurs enseignem5ts4 ,on ne les croit qu' demi1 on dev9e1 s\s l'am]tume de leurs p>oles1 de mauvais s\v5irs p]sonnels4 ,ce ne sont plus des sages remplis d'expri5ce qui enseveliss5t en s\riant s\s le ridicule nos =ces s5sibles et imag9atives1 mais des tres qui ont s\ff]t1 qui ont t du et sont dev5us incapables de visions d\ces et belles4 ,leurs lunettes sont opaques1 et les clairs rayons ne les pntr5t plus4 ,leur pauvre me e/ gangr5e p> l'envie et la rancune2 des s]p5ts s'agit5t dans leurs curs1 et on les ent5d siffl] trav]s les p>oles qu'ils prononc5t4 ,ils pr\v5t un mal9 plaisir rduire les mes qui vibr5t encore1 l'tat d'aridit qu'ils s5t5t en eux-mmes2 ils teign5t les flammes1 dflor5t les croyances1 arra*5t l'espoir444 ,la gat les a fuis1 ils ne peuv5t plus la support] *ez les autres4 ,cep5dant1 s\s leur masque impassible et dur1 ils ri5t4 ,on dirait1 les ent5dre1 une pluie de caill\x qui s'entre*oqu]ai5t en tombant3 ,n\s t'avons dp\ill1 tu es aussi pauvre que n\s ma9t5ant1 le rteau a c\rb t\tes les h]bes folles et les fleurs sup]bes qui osai5t lev] la tte dans ton cur1 n\s l'avons enf9 r5du semblable au ntre3 une pla9e dsole1 sans saillie et sans vgtation2 les sables du ds]t et les /eppes de la ,russie ne sont ni plus plates1 ni plus infcondes4 ,n\s t'avons model notre image4 ,a9si dut rire le s]p5t lorsque1 selon le rcit biblique1 ve c\ta ses raisonnem5ts t5tateurs4 99 99 99 99 99 ,mme de ,svign prt5dait que si elle p\vait vivre seulem5t deux c5ts ans1 elle devi5drait la plus admirable p]sonne du monde4 ,ces p>oles dmontr5t que la spirituelle m>quise avait r5contr dans sa vie peu de c\peurs d'ailes4 ,peut-tre aussi la conception de l'admirable1 au dix-septime sicle1 n'tait-elle pas t\t fait la mme qu'au v+time4 ,on dem&e davantage auj\rd'hui1 bi5 davantage1 non pas comme idal religieux ou moral1 mais comme idal social4 ,jansnius1 ,pascal1 sa9te ,*antal1 sa9t ,v9c5t de ,paul ne peuv5t plus tre gals1 mais il e/ c]ta9 que la vie d'une gr&e dame ou d'un gr& seigneur s\s ,l\is ,,xiv n'tait pas ce qu' notre poque on appell]ait admirable4 ,les hommes et les femmes d'auj\rd'hui sont appels d'autres g5res de v]tus4 ,la valeur p]sonnelle1 la h>diesse1 la tmrit elle-mme durant une campagne suffisai5t au dix-septime sicle lav] un homme de t\tes les ta*es2 les v]tus civiques ne lui tai5t pas dem&es1 et quant la femme mod]ne elle ne correspond1 c]tes1 plus au type admir du temps du gr& ,roi4 ,cep5dant1 cette poque o l'on ne connaissait gure1 en fait d'initiative1 que les entreprises gu]rires et les fondations religieuses1 les c\peurs d'ailes exi/ai5t dj et essayai5t de tu] l'lan des mes v]s l'idal gnreux4 ,ils ont d natre avec le p* et ont t1 c]tes1 p5dant t\s les /ages de l'humanit les plus gr&s emp*eurs de beaut et de bont4 ,s'ils l'avai5t pu1 ils aurai5t voil les te9tes de l'aurore1 noirci la p\rpre des c\*ants1 sali les ptales des roses1 s\ill les eaux c\rantes1 altr la saveur des fruits et le p>fum des fleurs4 ,leur vie consi/e dtruire2 on dirait qu'ils subsi/5t du sang des mes qu'ils ont vides4 ,dans la tri/e numration des c\peurs d'ailes1 il ne faut pas oubli] les imbciles honntes qui taill5t et c\p5t p> simple sottise et abs5ce de comprh5sion1 p>ce qu'ils ne voi5t pas et ne se r5d5t pas compte qu'une consci5ce n\velle e/ en tra9 de se =m] dans l'humanit4 ,ils croi5t bi5 faire en loignant leurs enfants et leurs amis de t\t ce qui peut augm5t] l'ef=t et *>g] l'exi/5ce de proccupations imp]sonnelles4 ,ils ne s5t5t pas que le secret du bonheur e/ ju/em5t dans ce qui arra*e l'homme la contemplation de lui-mme et la re*]*e de son propre intrt4 ,dans la cra9te d'appauvrir ceux qu'ils se figur5t aim]1 ils s'emploi5t rtrcir le c]cle de leurs ides1 de leurs proccupations1 de leurs labeurs1 ne compr5ant pas que c'e/1 au contraire1 dans la libre expansion de ses =ces que l'homme peut s'enri*ir4 ,les femmes sont de plus frqu5tes c\peuses d'ailes que les hommes1 p>ce qu'elles entr5t plus volonti]s dans le dtail de la vie des autres et s'y arrt5t davantage4 ,dans un beau livre rc5t1 ,m4 d\>d ,s*ur p>le loquemm5t de la femme inspiratrice1 l'un des plus gr&s rles que la femme puisse remplir en ce monde4 ,p\rquoi le re*]*e-t-elle si r>em5t1 mme qu& elle e/ intellig5te et intuitive8 ,simplem5t p>ce que les femmes sont habitues1 p> atavisme et p> habitude1 au mti] de c\peuses d'ailes4 ,les bas in/9cts de leur tempram5t les p\ss5t empoign] le ciseau3 esprit d'av>ice et d'ordre2 proccupation de l'intrt p]sonnel et familial6 ,ayant mal compris la famille et la mat]nit1 les ayant trans=mes en coles d'gsme1 la femme peut difficilem5t remplir cette mission laquelle la p\ss]ai5t cep5dant t\s les cts levs de sa nature4 ,mais il y a conflit entre son ego suprieur et sa p]sonnalit t]re/re4 ,celles qui ont le c\rage et la =ce de vivre hors d'elles-mmes1 absorbes p> l'ide pure ou p> l'am\r1--qui leur fait dsir] que l'objet de cet am\r atteigne les hautes cimes dont elles ont la vision intuitive1--peuv5t seules dev5ir inspiratrices4 ,les femmes1 du re/e1 ddaign5t auj\rd'hui t\t ce qui les efface2 elles ne s'ap]oiv5t pas que ce rle e/ suprieur l'autre1 c> la ,muse a t\j\rs plan plus haut que le pote4 ,si les compagnes de l'homme employai5t leur *>me et leur fm9it p\ss] celui-ci1--dans les ordres d'ides les plus diffr5ts1--v]s ce qui e/ gr& et beau1 t\tes les =mes de l'am\r s'ennoblirai5t4 ,la mission d'inspiratrice met en jeu les deux qualits matresses de la femme3 l'intuition et le s5tim5t4 ,mais p>ce qu'elle la laisse dans l'ombre1 la femme n'en a compris que r>em5t la gr&eur4 ,dans l'hi/oire1 en effet1 n\s r5controns quelques inspiratrices p\r un nombre inf9i de c\peuses d'ailes4 ,dans la vie actuelle1 le type se p]d2 la femme intellig5te et cultive veut immdiatem5t produire elle-mme4 ,bi5 ent5du1 le titre d'inspiratrice ne peut s'appliqu] aux femmes qui p\ss5t l'homme des actions cruelles et basses1 ni celles qui1 dans un b d'intrt p]sonnel1 exaspr5t son ambition d'arg5t ou de clbrit4 ,c'e/1 en t\t cas1 de l'inspiration reb\rs1 c> elle s'adresse aux cts les plus vulgaires de la psy* mascul9e4 ,la femme rellem5t inspiratrice peut tre comp>e l'toile du mat94 ,n\s en avons vu1 dans l'hi/oire1 de pures et de froides comme ,hypa?ie1 et ce type de jeune ,m9]ve se r5\vell]a probablem5t2 notre poque de culture fm99e en produira sans d\te quelques exemplaires4 ,mais1 dit ,ri*>d ,wagn]1 l'inspiration ne n\s vi5t que de l'am\r2 p> consqu5t1 c'e/ t\j\rs trav]s l'am\r que la femme p>vi5dra le plus srem5t tre l'inspiratrice de l'homme4 ,malheureusem5t1 l'am\r1 o le tr\ve-t-on auj\rd'hui et de quelle qualit e/-il8 ,l'me de la femme s'e/ t\rne v]s la j\issance1 le bi5-tre1 la toilette1 le luxe s\s t\tes ses =mes4 ,a quoi peut-elle p\ss] l'homme1 s9on la re*]*e du ga98 ,mme s'il e/ littrateur ou arti/e1 et qu'elle le =ce au travail1 son inspiration ne saurait tre leve4 ,comme elle ti5t avant t\t au succs bruyant1--c> il e/ le plus rapidem5t rmunrateur1--elle l'incite produire selon le gt du public et se proccupe1 non de la beaut de l'uvre mais de son rapport4 ,la femme actuelle1 mme si elle n'e/ pas une c\peuse d'ailes et respecte l'art ou le travail de l'homme1 e/ r>em5t une vritable inspiratrice1 c>1 p> ses calculs1 elle rabaisse1 au lieu de l'lev] la m5talit mascul9e1 et voit avant t\t1 en t\tes *oses1 les rsultats d'arg5t4 ,ce nom si ju/e d'associe que lui donn5t les romanci]s mod]nes1 pr\ve quel po9t la femme d'auj\rd'hui e/ une collaboratrice d'intrts plus que d'ides4 ,c'e/ donc avant t\t la psy* fm99e que l'ducation doit trans=m] et spiritualis]4 ,il faut enseign] la femme le gr& et l>ge s5s du mot inspiratrice4 ,lorsque l'quilibre s]a rtabli1 aprs le conflit des sexes auquel n\s assi/ons auj\rd'hui1 elle compr5dra mieux1--son esprit s'tant l>gi et db>rass du prjug d'aprs lequel l'ignorance et la purilit sont des grces de son sexe1--quel e/ le rle auquel le plan div9 la de/9ait4 ,et a9si1 le nombre des c\peurs d'ailes dim9u]a4 ,la femme1 rejetant lo9 d'elle les ciseaux avec lesquels tant de fleurs en g]me ont t c\pes1 conva9cra l'homme que lorsqu'il emp*e des ailes de crotre1 s\s le s\ffle gel de son s>casme1 il commet un crime social dont il devra r5dre compte1 t\t comme s'il avait contribu t>ir la vie physique d'un tre huma94 ,,*apitre ,,vi ,,les ,,fils ,,de ,,n>cisse ,il e/ bi5 temps que l'humanit1 comme ,n>cisse qui s'admirait la fonta9e1 s'arra*e enf9 cette contemplation /rile4 ,,gr,n4 ,n>cisse n'a pas laiss de desc5dants directs4 ,il e/ mort de la contemplation de sa propre beaut1 avant d'avoir connu l'am\r2 mais ses desc5dants indirects sont lgion1 et t\s port5t en eux-mmes un pr9cipe id5tique de /rilit et de mort4 ,les my!s anci5s ont des significations pr(ondes1 et les vrits qu'ils r5f]m5t peuv5t s'appliqu] encore nos faons actuelles de vivre et de s5tir4 ,le sort lam5table du fils de ,cphise m5ace t\te une catgorie d'tres1 qui tran5t une exi/5ce infconde et aride au lieu de s'pan\ir au soleil de l'am\r1 de la piti1 de la ju/ice4 ,et p]sonne ne songe les sauv]4 ,les philosophes et les psy*ologues s'occup5t d'eux ?oriquem5t1 mais les morali/es et les ducateurs les ab&onn5t2 ils devrai5t1 au contraire1 donn]1 dans leurs proccupations1 une trs l>ge "p aux maladies de la p]sonnalit1 c'e/--dire *]*] les moy5s d'vit] qu'elles se dvelopp5t1 c> enray] leurs effets lorsqu'elles se sont dj manife/es1 dem&e des ef=ts dmesurs et d'ord9aire inutiles4 ,si dans la vie dome/ique1 sociale1 politique1 les rapports des hommes entre eux sont hrisss de difficults1 si tant de bonnes int5tions avort5t1 si le bi5 e/ malais mettre en pratique1 si les plans les mieux tablis s'cr\l5t sans raison app>5te1 il faut en *]*] la cause bi5 plutt dans l'excs du p]sonnalisme que dans la m*ancet des hommes ou dans leurs vues intresses1 puisque ces mmes difficults surgiss5t entre des g5s honntes qui1 pris "p1 aspir]ai5t au bi51 l'activit h>monieuse des =ces bonnes1 mais qui n'ont pas dsappris de s5tir leur moi4 ,or1 ce moi se dresse prpondrant dans t\tes les circon/ances1 il aveugle1 dim9ue1 emp*e444 ,il suffit d'un peu d'att5tion p\r con/at] le phnomne3 le p]fide conseill] e/ presque t\j\rs le p]sonnalisme4 ,dom9ateur secret de l'me1 il empoisonne ce qu'il t\*e1 et l'on arrive plus facilem5t t\ff] un mauvais s5tim5t qu' se s\/raire son subtil empire dont1 p>fois1 on n'a mme pas consci5ce4 99 99 99 99 99 ,cette vision du moi surgissant1 s'affirmant et dbordant1 provoque en quelques-uns un agacem5t ddaigneux1 et elle humilie ceux qui sav5t p]cevoir en eux-mmes le leva9 hassable4 ,elle veille1 au contraire1 dans les esprits plus objectifs1 de la tri/esse et de la piti4 ,quoi de plus pitoyable1 en effet1 que cet atta*em5t viol5t une *ose aussi mesqu9e1 aussi secondaire1 aussi transitoire que notre individualit sociale3 ,l'homme6 ,ses j\rs sont comme l'h]be4 ,il fleurit comme la fleur des *amps444 ,lorsqu'on veut pass] sur elle1 elle n'e/ plus1 ,et le lieu qu'elle occupait ne la reconnat plus#cd6 #cd ,ps4 #ajc--ae1 #af4 ,la proccupation de l'individualit sociale1 voil la plaie de notre poque1 plaie t5due t\tes les p>ties du corps1 c'e/--dire t\tes les catgories d'tres6 ,c'e/ vraim5t le moi hassable dont p>le ,pascal4 ,celui que ,montaigne g\/ait tant et qui l'occupait sans cesse devait tre d'une autre ess5ce4 ,ce qui e/ immortel *ez l'homme a une valeur incomm5surable1 ce qui le ratta*e l'me univ]selle et le r5d cooprateur de l'volution gnrale e/ galem5t sans prix4 videmm5t aussi1 il doit aim] d'une c]ta9e faon son moi t]re/re#ce1 p\r le p]fectionn]1 mais combi5 sont inutiles les petites vanits1 les petites vellxs dom9atrices1 et quel emp*em5t elles sont p\r la vie1 l'activit1 l'initiative bi5faisante6 #ce ,ames dormantes4 ,voir le *ap43 ,le faux am\r de soi4 ,les tres envahis p> le p]sonnalisme ne p>vi5n5t jamais donn] leur mesure2 un poison c\rt dans leur sang1 qui emp*e t\te croissance1 les anmie et les rduit au ra*itisme moral4 ,l'erreur e/ de croire--et cela arrive mme aux plus intellig5ts--qu'en magnifiant son moi1 on acqui]t une individualit plus m>que et plus intressante4 ,or c'e/ le vrai moy5 de la p]dre4 ,l'orig9alit vraie--oh6 pas la fausse1 qui e/ bi5 la plus odieuse des m>*&ises frelates6--provi5t presque t\j\rs d'un esprit objectif d\ de la p]ception nette des valeurs4 ,les g5s consci5ts de leur importance voi5t r>em5t le ct drle des tres et des *oses4 ,leur moi1 t\j\rs dress devant eux1 oblitre leur vision4 ,en gnral1 on reconnat les p]sonnali/es au vague de leur reg>d qui ne ressemble en ri5 au vague des g5s proccups d'une affaire ou d'une ide4 ,c'e/ eux-mmes qu'ils contempl5t4 ,il ne faut pas confondre les maladies de la p]sonnalit avec l'gsme ou l'orgueil4 ,on peut tre alti]1 insol5t1 cyniquem5t absorb p> ses intrts et son bi5-tre1 et ne pas avoir le culte du moi1 t&is que les f]v5ts de ce tri/e autel sont s\v5t des timides1 et possd5t p>fois des qualits altrui/es4 ,mais leur bont e/ /rile1 gte p> des exig5ces et des susceptibilits1 et presque t\j\rs elle manque de disc]nem5t4 ,le p]sonnalisme revt1 du re/e1 comme *aque phnomne huma91 des =mes div]ses1 et on ne le reconnat pas t\j\rs aux mmes symptmes4 ,quelques-uns cep5dant ne manqu5t jamais de se produire1 semblables au frisson spcial qui accompagne les fivres de mal>ia4 ,t\s les climats et t\tes les ambiances lui sont bons2 il nat et se dveloppe s\s t\tes les latitudes sociales4 ,c]ta9s sols1 videmm5t1 sont plus f]tiles que d'autres1 et il tr\ve des c5tres de culture int5se1 dans les loisirs et la vie aise1 vaniteuse et frivole des classes qui s'amus5t4 ,les femmes y sont plus sujettes que les hommes1 p>ce que ceux-ci s'a*>n5t aprs les ralits et que les *imres les occup5t mo9s2 mais qu& le p]sonnalisme s'emp>e d'eux1 il *oque davantage1 c> ils l'tal5t avec +nuit et ne sav5t pas le dissimul] avec grce4 ,on ne le r5contre pas seulem5t dans les milieux oisifs4 ,que d'hommes possdant de relles capacits ne russiss5t pas dans leur c>rire et suscit5t des ho/ilits que leurs actes ne ju/ifi5t pas4 ,le public e/ surpris1 eux-mmes s'afflig5t et s'tonn5t et ne dev95t po9t que le c\pable e/ leur moi trop visible qui agace1 irrite1 loigne4 ,d'autres devi5n5t1 p> excs de p]sonnalisme1 la proie de maladies n]veuses qui peu peu affaibliss5t leur intellig5ce4 ,mais1 object]a-t-on1 p\rquoi les hommes tempram5t de fauves et de c>nassi]s1 qui n'ont jamais une p5se gnreuse p\r autrui1 qui veul5t t\t absorb] et t\t dom9]1 sont-ils ceux qui ex]c5t le plus d'autorit et s\mett5t leurs dsirs les volonts rebelles8 ,n'e/-ce pas l de l'individualisme outrance8 videmm5t1 mais p\rsuivre une proie1 s'en emp>] et la ravir de =ce ne reprs5te pas une maladie de la p]sonnalit2 c'e/ de l'ambition sans scrupule1 de l'avidit brutale1 de la frocit1 t&is que le paon qui1 sans nuire p]sonne1 fait tranquillem5t la r\e dans un j>d9 prs5te t\s les symptmes ridicules du p]sonnalisme4 ,*ez quelques individus1 la maladie e/ *ronique2 *ez d'autres1 elle n'a que des manife/ations passagres4 ,ces malades crises mom5tanes sont en mesure de con/at] ce que cette infirmit leur fait p]dre et combi5 elle dim9ue leur pre/ige et leurs possibilits de succs4 ,n'tant pas dev5ue habituelle1 elle les gne aux ent\rnures1 les r5d gau*es1 maladroits444 ,j'ai reu ce sujet plus d'une pnible confid5ce3 ,qu& l'accs n\s pr5d1 t\t s'obscurcit1 n\s p]dons nos facults de sympa?ie1 notre puissance d'expansion2 n\s s5tons comme un mur pais entre n\s et les autres1 entre n\s et les beauts de l'univ]s4 ,la joie ds]te notre cur1 il se dess*e1 s'appauvrit1 n\s dev5ons inquiets1 *agr9s1 de faon dsobligeante4 ,oh6 l'il des di/raits p> p]sonnalisme1 il se reconnat entre mille6 ,beauc\p de g5s trs imp]sonnels ont des di/ractions1 p>ce qu'ils suiv5t une ide ou qu'ils sont accabls s\s des s\cis trop l\rds1 mais leur reg>d e/ d'autre sorte1 et sa fixit ne provi5t po9t de ce qu'ils contempl5t leur propre image physique et morale4 ,or1 c'e/ l ju/em5t le trait c>actri/ique des p]sonnali/es2 ils ont t\j\rs l'air de se m\voir1 comme s'ils se mirai5t dans une glace4 ,dtail sans importance1 dira-t-on4 videmm5t3 l'important e/ la m5talit dont il procde4 ,cette proccupation incessante et maladive du moi n'app>at pas t\j\rs dans les rapports sup]ficiels1 mais ds qu'on e/ li p> un intrt commun1 ou qu'on travaille1 s\s une =me quelconque1 avec un p]sonnali/e1 immdiatem5t elle se rvle4 ,les *rti5s y sont sujets comme les a?es1 les bons comme les mauvais1 les in9tellig5ts comme les g5s d'esprit4 ,quelques p]sonnes habiles russiss5t dissimul] longtemps cette plaie secrte4 ,on pr\ve auprs d'elles un malaise indf9issable1 on ne sait p\rquoi la sympa?ie ne gr&it pas1 puis t\t d'un c\p la vrit se fait j\r1 provoque p> un incid5t quelconque1 et l'on compr5d alors ce qui r5dait les progrs difficiles et p\r quelle raison la lumire manquait4 ,le bacille de la maladie exi/e l'tat lat5t dans t\s les tres2 mais il re/e en g]me *ez les natures trs hautes et trs simples2 *ez d'autres1 il e/ dom9 p> la volont altrui/e1 sans p>l] des =ces spirituelles qui peuv5t aid] l't\ff]4 ,malheureusem5t la plup>t des mes ne song5t nullem5t le combattre1 on dirait plutt qu'elles emploi5t leurs n]gies le dvelopp]4 ,maurice ,b>rs a dit que l'ess5tiel tait de cultiv] son j>d94 ,il a raison1 seulem5t il faut s'ent5dre sur le mot culture4 ,p\r qu'un j>d9 soit bi5 t5u1 les mauvaises h]bes doiv5t en tre arra*es4 ,le p]sonnalisme e/ un p>asite qui absorbe le suc des belles et bonnes plantes et les emp*e de prospr]4 ,ne pas le dtruire temps quivaut l'un des plus gr&s crimes que l'on puisse commettre contre soi-mme4 ,ce n'e/ pas un p>adoxe4 ,l'expri5ce de la vie morale le pr\ve t\t in/ant3 les bi5s afflu5t1 mesure que l'on r5once soi-mme2 j'ent5ds les bi5s intrieurs4 ,du re/e les bi5s extrieurs pr5n5t aussi p>fois la mme r\te1 mais ces d]ni]s compt5t peu p\r le bonheur1 si l'illum9ation du cur et de l'esprit manque4 ,la misan?ropie de beauc\p de g5s prospres1 qu'aucun *agr9 ne c\rbe1 en e/ la preuve indiscutable4 ,la tri/esse des ri*es1 quel *apitre sugge/if crire6 99 99 99 99 99 ,les p]sonnali/es sont r>em5t occups de leur ego suprieur3 c'e/ t\j\rs leur moi transitoire qui les attire1 les *>me1 les reti5t444 ,plusieurs manife/5t une +nuit s+ulire2 leur confiance dans l'aveuglem5t et la bi5veillance d'autrui e/ extrme1 c>1 sans cra9dre le ridicule1 ils ramn5t t\t eux-mmes6 ,que v\s p>liez de l'impt progressif1 de la "q m>oca9e ou de la sp>ation de l'glise et de l'tat1 ils tr\v5t le moy5 d'y faire entr] leur p]sonnalit4 ,s'agit-il d'art1 de littrature1 c'e/ pire encore6 ,eux1 t\j\rs eux6 ,ce s]ait grotesque1 si ce n'tait pas tri/e4 ,mme dans leurs lans gnreux1 ils se reg>d5t agir et ne peuv5t s'emp*] d'attir] l'att5tion sur leurs actes altrui/es ou aimables4 ,jamais le dsir de laiss] ignor] leur ma9 droite ce que leur ma9 gau*e a fait1 ne leur vi5t4 ,et a9si ils p]d5t la joie du don sil5cieux4 ,les =mes du p]sonnalisme v>i5t suivant les sexes1 et sont innombrables4 ,comme n\s l'avons rem>qu dj1 les hommes1 plus proccups du ct lucratif de l'exi/5ce1 des ga9s qu'ils re*]*5t1 des places qu'ils ambitionn5t1 des plaisirs qu'ils p\rsuiv5t1 p5s5t mo9s se donn] de l'importance monda9e2 cette t5dance se manife/e davantage dans les vies fm99es oisives et vides4 ,je connais une femme au cur excell5t1 et qui peut avoir de l'esprit qu& elle s'oublie1 avec qui t\te conv]sation gnrale e/ impossible1 c> t\j\rs elle entre en scne1 quelles que soi5t les que/ions qui se discut5t4 ,l'loge des autres lui e/ insupportable1 non p>ce qu'elle e/ m*ante ou envieuse1 mais p>ce qu'elle cra9t de voir1 dans cette l\ange qui ne lui e/ pas adresse1 une dim9ution de sa p]sonnalit4 ,sans cesse l'afft des mots flatteurs1 la pauvre femme les recueille soigneusem5t1 leur prte =me et vie et les incru/e dans son cur4 ,aprs v+t ans1 elle dira3 ,a tel j\r1 telle heure1 dans tel lieu1 il m'a dit cela64 ,et cet il reprs5te une p]sonne indiffr5te1 insignifiante2 elle a oubli jusqu' son visage1 mais se rappelle ses fades complim5ts6 ,cette soif insatiable de l\anges e/ d'autant plus s+ulire1 que la femme dont je p>le a t belle1 qu'elle e/ intellig5te1 lgante444 ,p\rquoi cet am\r-propre s\ffrant8 ,je connais le secret de son mal4 ,malgr sa beaut et sa bont1 elle n'a pas obt5u les affections pr(ondes1 ard5tes1 fidles auxquelles ses qualits lui donnai5t droit2 son p]sonnalisme excessif a dta* les curs4 ,m>i1 enfants1 amis ont inconsciemm5t s5ti la purilit de sa p5se4 ,et ma9t5ant1 en son me meurtrie1 des rancunes grond5t contre ceux qui ne lui ont pas suffisamm5t donn4 ,et a9si sa vie se consume dans de petits griefs et des susceptibilits d\l\reuses4 ,t\t ce qui1 dans le m\vem5t mod]ne de l'exi/5ce1 contr>ie ses gts et ses habitudes1 lui p>at une (f5se p]sonnelle4 ,elle s't5d indf9im5t sur les plus m9ces dtails de ses contr>its1 inconsci5te du gr& cri de s\ffrance qui trav]se le monde4 ,mme qu& elle se dv\e p\r les autres1 son dv\em5t ne lui donne pas de joie1 p>ce que son imag9ation magnifie ses bi5faits1 et que la reconnaissance qu'on lui en tmoigne n'arrive jamais la hauteur o elle les place4 ,sans tre filleule de fe ou filleule de pape1 elle avait reu sa naissance une m]veilleuse layette1 une seule pice manquait3 la facult de s'oubli]6 ,or1 t\tes les tri/esses de sa vie dc\l5t de cette lacune dans son tr\sseau d'enfant4 ,plus t>d1 p]sonne ne lui a enseign la gr&e loi de l'imp]sonnalit1 n'a ouv]t ses yeux cette vrit fondam5tale que1 p\r acqurir1 il faut d'abord r5onc]4 ,et le cur gnreux que ,dieu lui avait donn s'e/ /rilis peu peu--ou du mo9s ses battem5ts se sont circonscrits et1 ri*e de dons de t\te espce1 elle e/ dev5ue la plus pauvre des femmes6 ,j'en connais une autre1 d'esprit plus vif1 plus critique1 d'un altruisme *>mant1 une vraie faiseuse de joies1 dont le p]sonnalisme revt une t\te autre =me4 ,il faut la connatre intimem5t p\r le p]cevoir4 ,elle p>le t\j\rs des autres1 r>em5t d'elle-mme1 compr5d t\tes les ides gnrales et s'y intresse4 ,cep5dant1 s\s son app>5te gaiet1 elle e/ horriblem5t malheureuse2 il lui e/ impossible de se rsign] vieillir1 non prcism5t p> vanit ou coquett]ie1 mais p>ce que la p5se de devoir re/] en arrire1 de p>ticip] de mo9s en mo9s au m\vem5t de la vie lui e/ insupportable4 ,mme dans sa jeunesse1 elle tait p]scute p> cette cra9te et n'a jamais su se repos] dans une quitude heureuse ou j\ir paisiblem5t de ses bonheurs4 ,elle a1 p\r a9si dire1 la hantise du m\vem5t4 ,s5tant sa p]sonnalit dans t\t1 se voir dpasse p> les gnrations n\velles la po9t d\l\reusem5t4 ,c'tait une me d'avant-g>de2 elle refuse de se jo9dre au gros de l'arme4 ,de ce p]sonnalisme trs spcial1 son ent\rage ne s\ffre pas1 mais elle en e/ victime4 ,c'e/ un rongem5t intrieur qu'elle trompe p> une activit incessante1 mais dont elle ne peut se dlivr]4 ,si elle p>v5ait compr5dre que la vie e/ une cole et une mission1 que n\s faisons p>tie d'un gr& ensemble dans lequel t\s ont un rle remplir et que1 dans cet imm5se or*e/re de l'univ]s1 *aque in/rum5t a une valeur propre1 son inquitude se calm]ait4 99 99 99 99 99 ,l'agitation qui n]ve et torture c]ta9es mes bonnes e/ pnible con/at]4 ,on v\drait les pacifi]1 les ad\cir1 v]s] un baume sur les plaies saignantes de leur am\r-propre1 et on n'y russit pas4 ,elles ont d'excell5tes int5tions dont le p]sonnalisme gte les effets4 ,les uvres sociales et philan?ropiques (fr5t cet g>d au psy*ologue un curieux *amp d'obs]vation4 ,dans ce milieu spcial1 aprs quelques j\rs de contact1 on peut dress] le bilan de l'empire du moi sur les c>actres4 ,il e/ tellem5t prpondrant *ez c]ta9es natures1 que leur "p dans l'ensemble de l'uvre e/ p\r elles la seule importante4 ,sans scrupules1 elles absorb5t leur pr(it les heures dont l'assemble dispose1 elles dem&5t la p>ole t\t propos1 ne rfl*iss5t jamais que leur manire d'tre e/ semblable celle d'un invit qui1 un repas1 confisqu]ait t\s les plats p\r son propre et unique usage4 ,elles tr\v5t le moy5 d'occup] sans cesse d'elles-mmes1 font ob/acle t\tes les propositions d'autrui p\r se donn] de l'importance1 se plaign5t1 s'imag95t qu'on leur manque1 croi5t t\j\rs devoir expliqu] leurs actes ou leurs p>oles1 se dgt5t des uvres o elles ne peuv5t suffisamm5t dom9]3 ,je vais t\t l*]1 cri5t-elles sur un ton de m5ace purile1 semblables ces hommes publics qui p>l5t sans cesse de donn] leur dmission comme s'il s'agissait1 p\r le pays1 d'un effroyable malheur4 ,p>fois1 des tres d'app>5ce trs mode/e se rvl5t1 la /upeur gnrale1 d'outranci]s p]sonnali/es1 et il n'y a ri5 de plus tri/e que ce moi arrogant dans des conditions mesqu9es de vie ou d'intellig5ce2 les allures et les p>oles sont humbles1 mais l'objectivit manque t\j\rs4 ,cette idoltrie du moi p\rrait div]tir1 si la piti ne l'emportait sur l'amusem5t4 tre am\reux de soi-mme ne mne pas t\j\rs la mort1 comme p\r ,n>cisse1 mais c'e/ la neura/hnie brve *ance1 le malheur c]ta94 ,il y a cep5dant des exceptions4 ,une femme de ma connaissance se console de t\s ses *agr9s p> la vision de sa p]sonnalit4 ,trs imag9ative1 elle se pose en hrone ses propres yeux et se reg>de agir et vivre comme elle lirait un roman palpitant2 mme1 qu& elle accomplit des actes dv\s et aimables1 elle pleure volonti]s d'att5drissem5t4 ,la nature l'ayant d\e d'une dm>*e onduleuse et lgre1 elle e/ tellem5t p]suade que des yeux *>ms suiv5t ses mo9dres pas1 que son visage reflte +num5t cette conviction4 ,lorsqu'elle p]dit son m>i1 le monde s'apitoya sur elle et sur le *angem5t que cette mort apport]ait dans ses habitudes4 ,son mdec9 eut un s\rire3 ,ne la plaignez pas--dit-il--elle se tr\ve intressante et aurait t dsole de ne p\voir ralis] le tableau que son imag9ation lui avait dpe9t d'avance3 longs vtem5ts de deuil1 exclamations de piti sur son passage1 p>oles hautem5t rsignes sortant de ses lvres444 ,les littrateurs et les arti/es1 ceux qui re*]*5t la vanit et l'app>5ce des *oses1 sont frquemm5t victimes du p]sonnalisme4 ,j'ai r5contr un homme d'un tal5t multiple et brillant qui donnait de gr&es esprances4 ,malheureusem5t1 il tait p]sonnali/e4 ,comme il ne manquait pas d'intuition1 il feignait de se passionn] p\r les ides gnrales ou p\r celles d'un p>ti ou d'un gr\pe1 et s'alambiquait le c]veau af9 de tr\v] des mots intellig5ts et pr(onds1 aptes donn] aux autres l'illusion de l'intrt qu'il leur portait4 ,mais ses yeux le trahissai5t t\j\rs4 ,lorsqu'il s'exaltait sur ses croyances religieuses ou sociales1 une petite lueur moqueuse dansait1 son insu1 dans un co9 de sa prunelle1 et lorsqu'il posait p\r l'altruisme1 une expression d'ennui en altrait subitem5t la flamme4 ,dp\rvu de s9crit dans le c>actre1 il en avait trop dans le reg>d4 ,il f9it p> s'alin] la plup>t des esprits1 mme ceux des plus froces g/es1 g5s pratiques1 ho/iles la purilit des fictions et1 ds lors1 il fut relgu p>mi les quantits ngligeables4 ,oh6 ces am\rs-propres sur le qui-vive1 quelle erreur1 mme au po9t de vue utilitaire pr(essionnel1 de ne pas les t\ff]6 ,ils enlv5t la prs5ce d'esprit1 romp5t les c\rants de sympa?ie et dtruis5t t\te confiance dans le srieux des op9ions pr(esses4 ,je sais bi5 que la plup>t des r5ommes n'ont pas p\r base le srieux des op9ions1 mais on ne saurait assez le rpt]3 le p]sonnalisme n'e/ jamais un lm5t de succs4 ,l'gsme1 l'audace1 l'abs5ce de scrupules sont des =ces positives et agissantes2 le p]sonnalisme n'e/ qu'une faiblesse et t\*e au ridicule4 ,or1 le ridicule444 99 99 99 99 99 ,l'ess5tiel s]ait donc1 comme je l'ai dit en comm5ant1 d'emp*] *ez l'enfant le dveloppem5t excessif du moi1 et de bi5 dirig] ce qu'il e/ ncessaire d'en g>d]4 ,extirp] les in/9cts individuels s]ait *ose impossible et rduirait l'humanit l'tat de tr\peau inconsci5t1 mais arra*] d'un j>d9 les plantes p>asites1 n'e/-ce pas le r5dre plus t\ffu et plus v]t8 ,malheureusem5t1 l'h]be p]sonnalisme ne se laisse pas volonti]s c\p]4 ,du re/e1 l'a-t-on jamais t5t srieusem5t8 ,on rpondra que la doctr9e du r5oncem5t e/ cont5ue dans l'enseignem5t religieux4 ,en ?orie1 oui1 c]tes1 on l'indique au *rti5 comme l'ef=t suprme v]s la sa9tet1 mais1 en pratique1 s'e/-on beauc\p occup de faire pntr] dans le c]veau des enfants cette gr&e loi et ses 9luctables consqu5ces8 ,il ne faut pas oubli]1 non plus1 que l'enseignem5t religieux occupe peu de place dans l'ducation actuelle1 et que t\te une catgorie d'tres en e/ prive4 ,nombre d'esprits sagaces sont p]suads que l'expri5ce seule peut dmontr] aux hommes la ralit1 la fois consolante et r$\table1 de la loi du r5oncem5t4 ,mais ne s]ait-ce pas r5dre s]vice aux gnrations futures1 que d'ouvrir d'avance leurs yeux ce que la vie doit leur appr5dre8 ,n'y tant pas prp>es1 elles risqu5t de re/] aveugles et s\rdes ses enseignem5ts4 ,que de p]sonnali/es ne voyons-n\s pas re/] p]ptuellem5t inconsci5ts du mal qui ronge leur psy*1 assombrit leurs j\rs et enlve t\te saveur leurs plaisirs6 ,les anci5s (frai5t aux ,furies des c\ronnes et des guirl&es de n>cisses4 ,que de vrit dans ce symbole6 ,l'homme recle en lui des passions v>ies et div]ses2 le b de son exi/5ce e/ probablem5t d'appr5dre les dom9]4 ,mais il les combat sans vaillance1 p> peur de dcolor] sa vie4 ,qu& se p]suad]a-t-il qu'il y en a une au mo9s dont il doit se db>rass]1 p>ce qu'elle e/ mlancolique1 morne et n]vante1 p>ce qu'elle le r5d esclave de ses n]fs1 acc5tue ses pe9es1 l'emp*e de crotre et de s'pan\ir joyeusem5t8 ,si les ducateurs tr\v5t l'me de l'enfant trop frle p\r la n\rriture des =ts1 et s'ils croi5t son c]veau trop faible p\r compr5dre la loi suprme que r5onc] c'e/ gagn]1 ils devrai5t du mo9s lui appr5dre mpris] le petit p]sonnalisme1 comme une manife/ation ridicule de la vanit huma9e4 ,l'ducation a t base jusqu'ici sur un faux pr9cipe4 ,en dehors de la religion1 on n'a jamais fait s5tir suffisamm5t l'homme sa gr&eur et sa petitesse4 ,s'il en avait une notion mme vague1 il ne donn]ait pas d'importance ce qui n'en mrite po9t2 n\s v]rions une humanit plus digne et plus heureuse1 et les p]sonnali/es au front born et sombre1 au s\rire artificiel ou niais encombr]ai5t de mo9s en mo9s la r\te des g5s de bonne volont qui essay5t de dim9u] la s\ffrance huma9e et de crer aut\r d'eux un peu de joie4 ,il suffirait1 p\r cela1 de p]suad] aux hommes1 qu'ils ne sont qu'une infime p>tie du gr& univ]s1 mais que cette infime p>tie e/ immortelle4 ,,*apitre ,,vii ,,les ,,femmes ,,et ,,la ,,toilette ,la femme sage btit sa maison1 et la femme ins5se la r5v]se de ses propres ma9s4 ,,prov]bes4 ,blm] l'lgance *ez la femme m'a t\j\rs p>u une sottise au po9t de vue e/htique et mme ?ique4 ,de jeunes et jolies cratures bi5 p>es sont une fte p\r les yeux2 quant aux femmes mres ou vieilles1 elles devrai5t soign] leur p]sonne jusqu'au raff9em5t1 la re*]*e de la propret scrupuleuse et de l'h>monie extrieure tant un devoir auquel--n'importe s\s quel prtexte--on a t\j\rs tort de manqu]4 ,une t5ue nglige indique1 dans la plup>t des cas1 la prs5ce de la p>esse accr\pie dans nos curs ou une vision incomplte de ce que n\s devons aux autres et n\s-mmes4 videmm5t1 l'ouvrire ou la b\rgeoise pauvre ou presque pauvre1 oblige de se lev] aux petites heures du mat9 p\r les so9s du mnage1 des enfants1 et se r5dre elle-mme au travail1 ne peut consacr] beauc\p de temps la toilette de sa p]sonne4 ,cep5dant1 mme dans ces conditions difficiles d'exi/5ce1 que d'aspects diffr5ts les femmes revt5t6 ,il y en a de propres1 de bi5 coiffes1 avec des vtem5ts nets2 d'autres sont *eveles1 mal t5ues1 et1 au premi] reg>d1 on s'ap]oit que l'eau j\e1 dans leurs habitudes1 un rle secondaire4 ,les so9s p]sonnels me sembl5t donc reprs5t]1 p\r la femme1 un imprescriptible devoir qui1 mesure que ses conditions de =tune s'amlior5t et que ses loisirs augm5t5t1 doit tre rempli plus scrupuleusem5t4 ,il e/ ncessaire de le lui enseign] ds l'enfance1 puisqu'il reprs5te une p>tie de ce respect de soi-mme sans lequel il n'y a pas de dignit possible4 ,la femme ri*e1 a en outre1 l'obligation de dp5s] l>gem5t1 le luxe tant1 p>at-il1 une ncessit sociale4 ,les conomi/es n\s assur5t que s'il disp>aissait t\t c\p1 une effrayante crise en s]ait la consqu5ce2 il faut donc le ma9t5ir6 ,un luxe intellig5t contribue1 du re/e1 au progrs gnral et au dveloppem5t du s5s e/htique4 ,ceux qui prconis5t l'tablissem5t d'innombrables fabriques de bas et de s\li]s remplaant les indu/ries lgantes1 prp>5t une socit o la mdiocrit devi5drait la dom9atrice absolue4 ,le gt du beau1 inn *ez l'homme de c]ta9es races1-- des degrs diffr5ts bi5 ent5du1--emp*]a1 il faut l'espr]1 le triomphe de la doctr9e de l'uni=mit dans la laideur4 ,si elle s'imposait1 t\t ce que la ma9 de l'homme peut dtruire risqu]ait de disp>atre4 ,la beaut inutile tant considre comme un luxe c\pable au po9t de vue social1 on abattrait les arbres des =ts1 on arra*]ait les fleurs des j>d9s1 on gorg]ait les rossignols et les al\ettes4 ,que de v&alismes n'a pas dj fait commettre cette re*]*e de l'utile au dtrim5t du beau6 ,cela revi5t dire qu'on ne doit tre iconocla/e en ri51 et qu'il faut respect] t\t ce qui peut *>m] le reg>d1 mme les ornem5ts fm99s6 ,mais1 ne l'oublions pas1 la div9e mesure e/ indisp5sable en cela aussi3 lorsque l'quilibre se rompt entre les p>ties d'un difice1 celui-ci s'cr\le4 ,le soleil e/ la s\rce de la vie1 et p\rtant1 s'il ne pleut pas p5dant trois mois1 ses rayons bi5faisants se *ang5t en maldiction p\r les *amps qu'ils brl5t4 ,si le c\rs d'eau qui alim5te les us9es et fconde les t]res environnantes dborde violemm5t1 il dtruit les btim5ts des fabriques et ru9e l'agriculture4 ,or1 en ce mom5t1 l'excs du luxe dans la toilette des femmes peut tre comp> un fleuve qui aurait rompu ses digues en emportant t\t sur son passage3 dignit p]sonnelle1 bi5-tre1 honorabilit de la famille1 paix du cur6 ,il suffit de remont] de quelques annes en arrire1 p\r se r5dre compte du bond =midable accompli1 dans le budget d'une maison1 p> le *iffre de la toilette fm99e4 ,t\t a augm5t1 diront ceux qui ne support5t pas la critique des trav]s de la socit actuelle4 ,oui1 c]tes1 mais pas dans d'aussi effrayantes proportions4 ,une /ati/ique en ce g5re s]ait curieuse et devrait t5t] un conomi/e sociologue4 ,il faudrait exam9] une srie de budgets de c5t1 c9quante1 tr5te mille francs de r5te1 etc41 tels qu'ils tai5t tablis1 il y a v+t ans1 les explor] item p> item1 puis les comp>] ceux d'auj\rd'hui1 bass sur la mme somme1 et voir comm5t ils se divis5t actuellem5t4 ,l'on se r5drait compte alors1 que les dp5ses de madame ont augm5t de faon anormale4 ,si elles ne figur5t pas ouv]tem5t dans les comptes1 c'e/ pire encore1 c> cette lacune indique des dsordres de conduite ou des ress\rces inav\ables4 ,il y a donc excs4 ,c'e/ d'autant plus grave que les =tunes1--sauf dans l'indu/rie1 la banque et les spculations1--ont presque t\tes dim9u p> l'abaissem5t gnral du taux de l'intrt des fonds d'tat2 p\r subv5ir cet accroissem5t des frais de toilette1 on a d rogn] sur des catgories autrem5t importantes1 autrem5t ncessaires au bi5-tre gnral1 si on ne les a pas compltem5t supprimes4 ,comm5t faire compr5dre aux femmes quel po9t ce dsquilibre e/ inutile1 dsavantageux et prilleux p\r elles8 ,comm5t leur dc\vrir le pige qui se ca*e s\s l'enc\ragem5t que les hommes donn5t volonti]s1 auj\rd'hui1 au dbordem5t du luxe fm998 99 99 99 99 99 ,une p>tie des s5tim5ts altrui/es consi/e ne pas veill] des impressions pnibles *ez ceux qui n\s appro*5t et ne pas les expos] des t5tations inutiles4 ,a9si une femme trs ri*e ne devrait pas dpass] dans le luxe de ses toilettes ce que la femme dont la =tune e/ d'un degr infrieur la si5ne peut s'accord]4 ,celle-ci1 son t\r1 devrait avoir les mmes scrupules vis--vis de sa sur en ve1 qui dispose de ress\rces plus mdiocres4 ,cet esprit de modration tablirait une *elle dans les dp5ses qui ma9ti5drait une sorte d'quilibre et impos]ait une simplicit proportionnelle4 ,le petit sacrifice1 tant volontaire1 p>atrait peut-tre mo9s l\rd4 ,dans t\tes *oses1 celles en p>ticuli] qui t\*5t aux responsabilits morales1 il faut d'abord s'adress] la s5sibilit des g5s qu'on dsire conva9cre4 ,les autres argum5ts n'ont qu'une efficacit mdiocre4 ,af9 d'arrt] les femmes sur la p5te qui risque de leur faire p]dre les srieux avantages qu'on essaye d'obt5ir p\r elles1 il n'y a pas d'autre sy/me4 ,leur raison n'ayant pas suffi les mettre en g>de contre les piges de c]ta9s c\rants1 on doit faire appel leur cur4 ,il s]ait dommage que l'excs de leur frivolit et leur am\r dsordonn du *iffon arrtass5t le gr& m\vem5t qui1 p>tant d'un petit nombre de consci5ces1 a f9i p> pntr] l'me du monde4 ,beauc\p de femmes1 il e/ vrai1 ne se s\ci5t nullem5t de ces avantages n\veaux3 elles suiv5t d'autres voies et se croi5t suffisamm5t assures contre les v5tualits du sort4 ,c'e/ l une g/e erreur4 ,p]sonne n'e/ l'abri de ri51 sur cette plante que ,plutus et ,vnus se disput5t1 aprs en avoir *ass les autres dieux4 ,en outre1 si *acun de n\s reprs5te une individualit immortelle1 il n'en e/ pas mo9s c]ta9 que n\s faisons p>tie d'une longue *ane d'tres dont n\s ne p\vons n\s isol]1 *aque m\vem5t de l'un ayant sa rp]cussion sur les autres4 ,cette effrayante responsabilit devrait1 t\te ide de morale mise "p1 loign] l'homme des p5ses et des actions corruptrices4 ,qu& il p*e1 et s'g>e1 il fait p>ticip] les autres aux consqu5ces de ses p*s et de ses g>em5ts2 t\t ce qui e/ mal ou mdiocre en lui se reflte1 non seulem5t sur son ent\rage1 mais sur les tres avec lesquels il n'a jamais eu de contact4 ,de p> cette loi1 l'excs du luxe et de la frivolit1 *ez les femmes ri*es et oisives1 a sa rp]cussion *ez leurs plus humbles surs et les dvoie 9vitablem5t1 de notre temps surt\t1 o l'utopie galitaire#cf a dvelopp1 jusqu' l'hyp]trophie1 l'esprit d'imitation4 ,et une =ce secrte n\s p\sse v\loir t\j\rs copi] ceux qui ont des ress\rces suprieures aux ntres4 #cf ,voir dans ,faiseurs de pe9es et ,faiseurs de joies1 le *apitre galit4 ,s'habill] selon ses moy5s devrait tre la base de l'honorabilit fm99e dans les classes mode/es2 s'habill] au-dess\s de ses moy5s1 le devoir social des femmes ri*es4 ,le sacrifice s]ait-il si gr&1 au fond8 ,il leur re/]ait assez de luxe p\r satisfaire leurs in/9cts et leurs gts4 ,si t\tes acceptai5t ce petit programme de r5oncem5t1 la t]rible et dang]euse plaie du luxe fm99 se re/re9drait quelque peu4 ,mme en dim9uant la somme qu'elles consacr5t l'ornem5t de leur p]sonne1 les monda9es re/]ai5t encore =t lo9 de la simplicit qui met en valeur les beauts relles4 ,il y a v+t ans1 lorsqu'on disait d'une femme qu'elle dp5sait dix ou v+t mille francs p\r sa toilette1 le *iffre p>aissait norme4 ,on en s\rit auj\rd'hui o le budget d'une lgante monte des sommes fabuleuses4 ,dans l'un de ses livres1 ,m4 ,drumont citait un compte de modi/e qui atteignait dix-sept mille francs p> seme/re4 ,auj\rd'hui on ose p>l] de c5t ou deux c5t mille francs p\r *iffons fm99s4 ,une ,amrica9e1 clbre p> son luxe1 dp5se *aque anne six c5t mille francs en robes et en *apeaux6 ,il s'agit de milli>daires videmm5t1 mais laissons-les de ct1 et occupons-n\s des =tunes c\rantes1 l aussi1 n\s v]rons que la toilette absorbe une p>tie disproportionne du rev5u familial1 et cela e/ vrai jusqu'au d]ni] degr de l'*elle1 c> l'am\r du colifi*et a envahi t\tes les classes4 ,on voit des femmes1 dont les ress\rces av\ables suffirai5t au ncessaire1 et qui sont p\rtant trs lgamm5t vtues4 ,quelques-unes rec\r5t de tri/es expdi5ts1 mais il en e/ dont les murs sont au-dessus de t\t s\pon4 ,comm5t p>vi5n5t-elles sold] les comptes de leurs f\rnisseurs8 ,c> il faut pay]1 les g5s ri*es p>v5ant seuls1 auj\rd'hui1 faire des dettes longue *ance4 ,c'e/ bi5 simple1 p> le sacrifice du bi5-tre et de l'hygine des autres3 le m>i e/ mal n\rri1 les enfants galem5t1 leur g>de-robe e/ misrable1 et leur ducation nglige4 ,t\tes les ress\rces de temps et d'arg5t s]v5t habill] la mre4 ,des familles entires viv5t pauvrem5t1 ne s'accordant jamais le loisir d'une lecture ou d'une prom5ade la campagne1 occupes uniquem5t c\dre1 brod]1 prp>] des toilettes avec lesquelles mre et filles se pavan]ont c]ta9es heures1 dans les rues de la ville ou sur quelques plages la mode1 durant la saison d't4 ,les misres intimes et secrtes qui se ca*5t s\s ces dehors brillants1 on ne les dev9e jamais assez6 ,les n]gies et les activits de ces pauvres mes sont conc5tres sur ce po9t unique3 la p>ure6 ,la maison e/ mal t5ue1 le ncessaire manque1 mais1 un mom5t donn de la j\rne1 une baguette magique remplace les vtem5ts us et salis p> de belles robes fra*es1 et l'on voit sortir du logis d'lgantes p]sonnes1 vtues comme des femmes ri*es6 ,ravies du rsultat1 elles ne se r5d5t pas compte de la misre et de la purilit de leurs calculs et n'en p]oiv5t pas le ct honteux4 ,t\j\rs la re*]*e de p>atre et aucun s\ci d'tre6 ,il y a1 dans cette conception de la vie1 une telle abs5ce de s5s moral et de respect de la vrit1 que ri5 ne re/e deb\t dans ces consci5ces4 ,c'e/ la dissimulation rige en pr9cipe vital de l'exi/5ce4 ,de la b\rgeoise pauvre1 la contagion s'e/ communique l'ouvrire4 ,les socits de patronage1 fondes avec les meilleures int5tions du monde1 n'ont pas le c\rage de ragir contre cette t5dance au luxe4 ,les jeunes ouvrires qui habit5t une misrable *ambre o une demi-d\za9e d'tres s'entass5t1 arriv5t aux runions du patronage avec des man*es c\rtes et de longs gants de peau blan*e montant jusqu'au c\de6 ,or1 elles app>ti5n5t presque t\tes des familles trs pauvres et gagn5t pe9e quelques francs p> sema9e6 ,comm5t se procur5t-elles ces objets coteux8 ,admettons qu'elles soi5t re/es innoc5tes1 qu'elles n'ai5t pas eu rec\rs aux ress\rces que la gnrosit mascul9e e/ t\j\rs prte (frir aux jeunes et jolis visages1 leur manire de se vtir indique du mo9s clairem5t quelles g/es satisfactions leurs salaires sont employs4 ,qu& les mres les pri5t d'en donn] une petite "p p\r aid] la famille1 les demoiselles v+time sicle refus5t1 et cette dure rponse sort de leurs lvres3 ,v\s devez n\s n\rrir1 ce n'e/ pas n\s qui avons dem& natre#cg6 #cg ,voir le *apitre3 ,les p>5ts4 ,les jeunes travailleuses d'auj\rd'hui ne r5tr5t pas t\tes1 heureusem5t1 dans cette catgorie de filles cruelles et froides1 il y en a encore de dv\es3 mais on a tellem5t enseign au peuple qu'il avait des droits et plus de devoirs1 que la p\rsuite de la j\issance a t>i1 dans la classe ouvrire comme dans les autres1 du re/e1 les s\rces d'eau vive4 ,la mauvaise leon tant p>tie d'en haut1 c'e/ d'en haut aussi que la r=me doit v5ir4 ,le gt de la belle simplicit ne r5tr]a dans les esprits que s'il e/ impos p> ceux auxquels le manque de =tune n'en fait pas une obligation4 ,j'ai connu des femmes du monde qui allai5t visit] les pauvres avec des b\cles d'oreilles de tr5te mille francs1 et qui n'avai5t pas la plus vague notion de l'normit qu'elles commettai5t4 ,sans l'ignorance o n\s vivons gnralem5t de nos responsabilits et de la rp]cussion que nos mo9dres actes ont sur la vie et l'esprit des autres1 des lacunes m5tales de ce g5re n'aurai5t pas t possibles4 ,l'ducation de la consci5ce fm99e n'e/ pas faite 7on dira que la consci5ce mascul9e n'e/ gure plus avance1 mais cela ti5t d'autres causes72 le devoir des ducateurs e/ donc de r5dre les jeunes g5s et1 en p>ticuli]1 les jeunes filles1 consci5tes de la porte de leurs ge/es1 de leur enseign] que n\s m>*ons t\s dans la vie comme des ph>es allums1--et plus le ph>e e/ lev mieux on le voit1--et que1 si n\s ne t\rnons pas nos lampes du bon ct1 n\s risquons1 sans le v\loir1 sans mme le savoir1 de faire naufrag] plus d'une humble b>que4 99 99 99 99 99 ,les hommes du v+time sicle pr5n5t un gr& intrt aux dtails de la toilette des femmes4 ,autrefois1 ils ne s'occupai5t que de l'effet obt5u1 sa*ant dire peu prs si une femme tait bi5 mise ou fagote2 les dtails leur *appai5t4 ,auj\rd'hui1 ils ont appris disc]n]1 non seulem5t si la toilette e/ seyante1 mais quelle e/ sa qualit2 quelques-uns mme peuv5t dire quelle m>que elle porte4 ,jadis1 les m>is grommelai5t contre les notes des modi/es et des c\turires4 ,de nos j\rs ils cont9u5t grommel]1 c> l'arg5t manque1 mais ils mett5t leur vanit dans l'lgance de leurs femmes1 comme si le pre/ige de leur nom s'en augm5tait4 ,un homme qui portait le poids de deux mnages av\ait navem5t que son pr9cipal plaisir consi/ait ent5dre dire1 un soir de premire3 ,mme ,x444 de la ma9 droite e/ habille p> ,d4 et ,mme ,x444 de la ma9 gau*e p> ,p4 ,il s'en s5tait rehauss ses propres yeux1 et p\rtant il passait p\r un homme d'esprit6 ,cette proccupation n'a ri5 faire avec l'am\r4 ,on voit des femmes laides1 ges1 dsagrables mme1 p\sses p> leurs m>is de folles dp5ses4 ,devant les mdiocres rsultats obt5us1 l'on se dem&e avec surprise quelle e/ la raison de ces tranges prodigalits4 ,les g5s d'affaires1 seuls1 avai5t jadis ce g5re d'ambition2 c'tait1 p\r les indu/riels1 p\r les banqui]s1 les spculateurs en t\t g5re1 une faon de ma9t5ir leur crdit4 ,la mo9dre dim9ution de dp5ses p\vant frapp] dfavorablem5t l'op9ion publique1 il fallait que leur luxe se ma9tnt sans cesse au mme niveau1 ou augm5tt4 ,les robes de madame devai5t port] la m>que des maisons *res2 de cette faon1 ce qui sortait d'un ct r5trait de l'autre4 ,et le calcul p\vait tre habile6 ,auj\rd'hui1 cette proccupation s'e/ gnralise3 l'avocat1 le mdec91 le r5ti] e/im5t galem5t1 du mo9s dans c]ta9s gr&s c5tres1 que leur cli5tle ou leur situation s'accrot ou dim9ue suivant le degr d'lgance de leurs femmes4 ,n'e/-ce pas l un abaissem5t s+uli] de la m5talit mascul9e8 ,le phnomne n'a pas atte9t les mmes proportions dans t\s les pays et dans t\tes les villes1 mais il ne faut pas s'imag9] y avoir *app1 c> p\r les plaies sociales il n'y a plus de frontires6 ,a =ce d'ent5dre l\] p>-dessus t\t l'lgance1 et en voyant les hommes se gr\p] avec plus d'empressem5t aut\r des robes coteuses que des beaux visages1 et donn] plus d'importance au cont5ant qu'au cont5u1 le c]veau des filles d've a quelque peu *avir4 ,leur fm9it1 ce c5tre t\t-puissant d'attraction1 rside donc davantage dans leurs vtem5ts que dans leur p]sonne8 ,p\r sduire1 un c\turi] habile vaut donc mieux qu'un corps jeune et s\ple et que des yeux passionns8 ,le snobisme de la c\pe et des gr&es m>ques dtrnait la beaut4 ,on a vu1 en ce g5re1 des phnomnes s+uli]s o l'absurde ctoyait le puril1 et l'on ent5d les plus colossales sottises sortir de b\*es intellig5tes4 ,le factice1 l'artificiel s\s t\tes ses =mes ex]ce un pre/ige sur les imag9ations p]v]ties4 ,il faut remont] la dcad5ce des civilisations anci5nes1 p\r retr\v] les mmes m5talits4 ,a la f9 du dix-huitime sicle aussi1 la proccupation de la toilette fm99e e/ prpondrante4 ,on inv5te *aque j\r des nuances n\velles3 puce van\ie1 saumon pm1 mais au mo9s1 en ce temps-l1 on avait de l'esprit et une c]ta9e s5tim5talit dans l'imag9ation et le cur4 ,mme dans le peuple auj\rd'hui1 le gt des hommes p\r la p>ure des femmes a pntr4 ,les ouvrires1 auxquelles on repro*e leurs toilettes trop pimpantes1 l'*afaudage de leurs coiffures1 leurs p>fums viol5ts et leurs bij\x en toc1 rpond5t c>rm5t3 ,c'e/ le seul moy5 de tr\v] un m>i6 ,si n\s sommes simples1 les jeunes g5s ne n\s reg>d5t mme pas6 ,et elles ne sont pas compltem5t dans le faux4 ,c]ta9es frqu5tations ont donn aux hommes de t\tes les classes le beso9 des reliefs de haut gt4 ,le bon s5s semble avoir ds]t les c]veaux mascul9s et fm99s4 ,la lutte a*>ne p\r la vie1 au lieu de les ram5] la simplicit1 les en loigne t\j\rs davantage4 ,c'e/ que la simplicit e/ fille de la virilit morale1 et la virilit n'e/ pas le trait c>actri/ique de notre poque1 dom9e p> le beso9 int5se de j\issance qui e/ le gnrateur de t\tes les mollesses4 ,on n'a plus honte de ri54 ,a ,londres1 c]ta9es c\turires extra-lgantes (fr5t leurs cli5tes des toilettes aux titres sugge/ifs et p]v]s2 or1 elles font =tune et habill5t le meilleur monde444 ,mais1 p\r qui obs]ve et sait voir1 des =ces secrtes1 outre celles que n\s v5ons d'numr]1 se dissimul5t s\s l'importance que les hommes sembl5t donn] auj\rd'hui la toilette des femmes4 ,en p\ssant celles-ci l'am\r dsordonn du *iffon1 en crant aut\r d'elles une ambiance qui les jette =cm5t aux pi$s de ce dieu futile1 l'homme obx inconsciemm5t l'in/9ct de la cons]vation4 ,sa suprmatie e/ m5ace1 aut\r de lui1 il ent5d grond] l'orage3 la femme s'mancipe1 dem&e l'in/ruction intgrale1 l'galit conomique4 ,celles mmes qui ne rclam5t pas les droits politiques et se cont5t5t du m9ce bagage de culture1 recomm& p> ,molire aux femmes de son temps1 *app5t1 elles aussi1 d'une c]ta9e faon1 au j\g d',adam et t5d5t dev5ir des tres libres4 ,or1 soyons ju/es1 quel e/ le s\v]a9 absolu assez ds9tress p\r ab&onn] ses prrogatives autocratiques sans hsitations et sans regrets8 ,on ne tr\ve pas d'exemple d'un tel r5oncem5t dans l'hi/oire4 ,l'homme1 au fond1 regrette1 mme s'il ne l'av\e pas1 la "p de royaut qu'il p]d1 et il s'ef=ce de la ret5ir4 ,les armes qui ont s]vi1 jusqu'ici1 assur] son pre/ige comm5c5t s'm\ss]3 la femme e/ plus rebelle que jadis l'am\r1 surt\t la femme monda9e et brillante4 ,il fallait la ram5] de quelque faon s\s l'empire du matre4 ,l'homme a m]veilleusem5t compris que1 dans cette crise1 il avait beso9 d'un auxiliaire1 et il a appel la vanit la resc\sse4 ,en j\ant cette c>te1 il s'e/ montr habile2 c> la femme a immdiatem5t mordu l'hameon1 et1 d'un lan f\1 s'e/ jete aux pi$s de l'idole que dj elle vnrait dans son cur4 ,il y a une c5ta9e d'annes1 ,mme ,neck] de ,saussure crivait3 ,la toilette d'une femme ne doit se faire rem>qu] que p> sa simplicit4 ,qu'elle ait t peu c\te1 les v]s de ,scribe le pr\v5t3 ,oui1 la toilette a t\j\rs fait m]veille1 ,a t\s les maux c'e/ un remde sr4 ,mais quelle diffr5ce cep5dant entre alors et auj\rd'hui6 ,le respect de soi-mme1 le dsir d'tre agrable aux yeux1 le beso9 d'h>monie1 vieilles r5ga9es que t\t cela6 ,il s'agit actuellem5t d'une c\rse v]tig9euse dont de luxueux *iffons sont le prix1 d'une lutte sans trve o robes et *apeaux dans5t une ronde *evele4 ,la femme ne se r5d pas compte que ce /eeple-*ase absurde la met la m]ci de l'homme1 qui dti5t jusqu'ici et dti5dra probablem5t t\j\rs1 la puissance conomique4 ,les consqu5ces de cet tat de *oses sont faciles tir]3 si la femme se libre d'un ct1 elle devi5t de plus en plus esclave de l'autre6 ,auj\rd'hui dj1 elle peut peu prs gagn] sa vie1 et les ef=ts de ses df5seurs t5d5t lui ouvrir de n\veaux db\*s et rtribu] davantage son travail2 mais p\r son luxe1 elle re/e et re/]a tributaire de l'homme4 ,en augm5tant ses beso9s1 elle ress]re sa *ane4 ,on a dit3 ,qu& les femmes soign]ont davantage leur esprit1 elles p5s]ont mo9s leur toilette4 ,il tait logique de l'espr]1 mais le fait ne s'e/ pas vrifi encore1 peut-tre p>ce que leur culture re/e qu& mme incomplte1 ou bi5 p>ce qu'elles sont incapables d'aim] l'ide en soi1 et que1 p\r y arriv]1 une longue volution e/ ncessaire4 99 99 99 99 99 ,il e/ impossible de savoir1 avant que l'preuve n'ait t faite srieusem5t1 quelle e/ la meilleure "p1 c'e/--dire s'il valait mieux1 p\r la femme1 re/] s\mise l'autorit mascul9e ou essay] de dev5ir un tre libre4 ,j'espre et je crois que dans l'av5ir1--une fois que le mom5t de transition s]a pass1--n\s v]rons des femmes meilleures1 plus respectueuses d'elles-mmes1 plus consci5tes de leurs droits et de leurs devoirs1 plus capables d'tre1 p\r l'homme1 cette aide semblable lui1 dont p>l5t les premi]s *apitres de la ,g5se4 ,en t\t cas1 une *ose e/ c]ta9e3 ,si d'tre s\mise aux volonts de l'homme p> devoir1 p> religion ou p> am\r1 p\vait reprs5t] jadis la mission unique de la femme en ce monde1 le fait de lui tre s\mise p\r obt5ir de sa vanit1 ou de sa faiblesse1--ft-ce mme de sa gnrosit1--de l'arg5t1 des bij\x et des robes1 e/ la plus dgradante des situations huma9es6 ,il y a des femmes ri*es qui peuv5t1 sans humiliation d'aucun g5re1 s'accord] t\tes leurs fantaisies4 ,mais elles reprs5t5t une faible m9orit1 t&is que celles qui ces fantaisies crent des difficults graves sont lgion4 ,que de honteux secrets1 de misrables calculs et de cruauts1--dont les familles sont victimes1--se dissimul5t s\s les lgances qui bl\iss5t le public sup]ficiel et excit5t l'envie des femmes demeures plus mode/es1 p> manque d'audace ou p> un re/e de scrupules4 ,si1 p> am\r du luxe1 les femmes prolong5t les annes de leur s]vitude1 et si les modes absurdes que n\s acceptons t\tes1 plus ou mo9s1 font mettre en d\te leur intellig5ce et leur bon s5s1 l'homme1 en les p\ssant dans cette voie1 fait galem5t un pas de cl]c1 qui tmoigne de sa maladresse naturelle4 ,oui1 il re/e le matre app>5t de la situation et g>de le droit de mpris] la femme4 ,mais quel avantage rel en retire-t-il8 ,s'il e/ *ef de famille1 le bon ordre de sa maison en s\ffre4 ,il doit surveill]1 non seulem5t le cur de sa femme1 mais les notes de sa c\turire6 ,l'tablissem5t de ses filles devi5t plus difficile2 autant de *>ges matrielles et de proccupations morales dont il doit support] le poids6 ,s'il e/ un m>i infidle1 habitu aux liaisons irrgulires1 quelles difficults il aura1 p\r quilibr] son d\ble budget6 ,s'il e/ g>on et veut se crer un home1 les exig5ces du luxe fm99 se dress5t entre lui et le bonheur1 c> il ne s'agit plus de n\] les deux b\ts1 la f9 de l'anne1 et d'attribu] *aque *apitre du budget la "p qui lui revi5t logiquem5t2 il faut gonfl] dmesurm5t celui qui reprs5te les toilettes de madame4 ,la dim9ution des m>iages1 dont on mne si gr& deuil1 e/ due en p>tie aux exagrations de l'lgance des femmes4 ,les clibataires sont galem5t victimes de cette f>&ole p]due1 non v]s la gloire ou l'am\r1 mais v]s le fragile *iffon4 ,je v\drais me r5dre compte de ce que l'homme gagne1 au fond1 cet tat de *oses4 ,p\r son bonheur rel1 ri56 ,avec des so9s et du gt1 une femme peut tre ravissante1--si elle e/ suffisamm5t jolie et jeune1--sans dp5s] une =tune *ez sa c\turire4 ,quant aux plaisirs de l'esprit1 ri5 ne r5d les femmes ennuyeuses1 comme les proccupations de la toilette4 ,elles oubli5t de v\loir plaire et amus]1 occupes exam9] les robes des autres femmes1 les comp>] aux leurs6 ,il y a des c]cles monda9s trs lgants1 o l'on t\ffe ses billem5ts1 mo9s que les femmes n'ai5t trs mauvais ton1 ce qui contrebalance l'ennui qu'elles dgag5t4 ,ce n'e/ donc pas son amusem5t que l'homme *]*e1 en entret5ant *ez l'autre sexe ces gts exagrs de luxe4 ,alors que veut-il8 ,des satisfactions de sottise ou de vanit8 ,de sottise1 s'il se cont5te de se frott] ce luxe2 de vanit1 s'il p5se qu'il le paye ou qu'on croit qu'il le paye3 t\t cela e/ bi5 m9ce comme plaisir4 ,aussi faut-il *]*] ailleurs la raison de cette ab]ration du c]veau mascul94 ,elle procde1 comme je l'ai indiqu dj1 de l'aveugle in/9ct qui p\sse les hommes essay] de cons]v] leur suprmatie sur la femme4 ,ne p\vant plus la dom9] autant que jadis p> le cur et les s5s1 ils t5t5t de l'ass]vir p> la robe4 ,si j'tais homme1 je prfr]ais1 je crois1 l'anci5ne m?ode4 ,bi5 ent5du1 il n'e/ pas possible de ret\rn] en arrire4 ,les po9ts de vue ont *ang1 les po9ts de d"p galem5t4 ,les hommes doiv5t s'en p]suad]3 un lm5t n\veau e/ entr dans le monde social4 ,la femme d'auj\rd'hui n'e/ plus celle d'hi]1 il faut que l'homme fasse n\veau sa conqute1 en la respectant un peu plus qu'il ne faisait jusqu'ici4 ,ce ne s]a pas difficile1 c> la gu]re des sexes n'e/1 au fond1 qu'un mot vide de s5s4 ,les poques de transition sont t\j\rs pnibles trav]s]1 mais ensuite1 l'quilibre se rtablit4 ,p\r ht] ce mom5t le conc\rs des deux p>ties de l'humanit e/ indisp5sable4 ,l'homme1 p\r g>d] la femme1 ne doit pas la p\ss] la maladive re*]*e du luxe4 ,la femme1 de son ct1 doit ouvrir les yeux1 disc]n] et dj\] le pige qui lui e/ t5du4 ,le romanesque e/ pass de mode1 et ceux qui en g>d5t quelque trace dans le cur ou l'imag9ation sont obligs de le ca*] avec so94 ,je reconnais qu'il avait des cts +nus et absurdes qui p\vai5t prt] au ridicule1 mais il se rappro*ait plus du s5tim5t que les calculs actuels1 froids et arides4 ,or1 le s5tim5t1 c'e/ t\te la posie de la vie4 ,supprimez-le1 et l'exi/5ce ne mrite plus la pe9e d'tre vcue4 ,ri5 ne le vaut et ri5 ne le remplace4 ,sans lui1 la religion1 la passion1 t\s les li5s et t\s les rapports huma9s p]d5t leur lumire et leur *aleur1 devi5n5t des paysages gris et glacs que le soleil n'claire pas6 ,que re/e-t-il alors8 ,le dogmatisme froid1 l'ass\vissem5t brutal et les intrts communs4 ,vaut-il la pe9e de vivre p\r cela seulem5t8 ,au contraire1 ds que le s5tim5t entre en jeu1 les plus m5us incid5ts j\rnali]s se color5t1 les mots pr5n5t une valeur1 des p5ses heureuses1 d\ces et brillantes meubl5t le c]veau4 ,s5tir =tem5t e/ une s\rce de s\ffrances1 mais aussi d'9puisables joies1 p\rvu que n\s ne soyons pas n\s-mmes l'objet de notre am\r4 ,n'y a-t-il pas quelque *ose de mortellem5t tri/e dans la vie de ces tres qui rappell5t1 p> leur froideur1 les animaux infrieurs de la cration8 ils donn5t une impression de gel et d'humidit pnible et rpugnante4 ,on s5t que leur imag9ation e/ aussi t>ie que leur cur2 les seules images qui la rempliss5t sont les *oses mortes et inanimes3 vtem5ts1 meubles1 bij\x1 t\t ce qui reprs5te la p>tie extrieure de l'exi/5ce4 ,ce qui devait tre l'accessoire e/ dev5u le pr9cipal4 ,la t5dance trs mod]ne de c]ta9es femmes vivre de plus en plus p\r leur corps et p\r ce qui le rec\vre1 p\rrait avoir des effets dsa/reux sur le bonheur gnral2 il faudrait s'arm] et p>tir en gu]re contre elle4 ,une jeune ,amrica9e1 laquelle on disait1 un j\r o elle s'impati5tait de devoir r5onc]1 p\r une fois1 l'un de ses con=ts habituels3 ,mais il faut appr5dre comm&] son corps1 rpondit tranquillem5t3 ,j'ai l'int5tion1 au contraire1 de faire de lui a pet#ch4 ,c'e/ une int5tion de ce g5re qui obscurcit en ce mom5t beauc\p d'mes fm99es et dtruit en elles la possibilit de la joie et le dsir du div94 #ch ,un tre *oy4 ,que t\tes les femmes sages1 simples et t5dres--il y en a encore1 ,dieu m]ci6--s'arm5t de p]spicacit1 qu'elles appell5t l'intuition leur aide et comm5c5t une srieuse campagne contre cette proccupation maladive d'une jeunesse qui a fui et d'une beaut qui n'a peut-tre jamais exi/4 ,revues1 j\rnaux1 t\s sont remplis de recettes p\r les so9s du visage1 de dem&es et rponses sur la te9ture des *eveux et la pommade p\r les lvres4 ,cette rubrique a t\j\rs eu sa place dans des publications spciales1 mais auj\rd'hui1 elle a envahi la presse politique et littraire4 ,jamais les potes n'ont tr\v de mots plus ails1 d'adjectifs plus tr\blants que ceux dont *roniqueurs et *roniqueuses se s]v5t1 p\r dcrire les d]nires toilettes portes aux c\rses ou au ?tre4 ,comm5t une faible tte de femme vaniteuse p\rrait-elle rsi/] de semblables rcits8 ,s\s le ,directoire1 alors que le devoir des citoy5nes semblait tre de montr] gnreusem5t la plus gr&e p>tie possible d'elles-mmes1 la mortalit fut si t]rible *ez les jeunes femmes et les jeunes filles1 que la mode *angea4 ,sans att5dre les av]tissem5ts de ce g5re1 les femmes s5ses du v+time sicle ne sauront-elles pas ragir contre ce c\rant absurde et ru9eux8 ,a *acun son mti]6 ,qu& on voit des femmes de conduite correcte ru9] leurs familles1 sacrifi] leurs enfants1 emb>rass] leur exi/5ce1 se s\mettre des fatigues et se livr] des comb9aisons in\es p\r arriv] des lgances que leur =tune ne leur p]met pas1 on se dem&e quoi bon8 ,p\rquoi8 ,p\r qui8 ,elles devrai5t se le dem&] elles-mmes4 ,je suis c]ta9e qu'en les dt\rnant de ces re*]*es fallacieuses on leur r5drait la joie6 ,elles p\rrai5t alors s'a*em9] sur la r\te o la femme1 p> son ess5ce plus dlicate et son intuition plus f9e1 devi5dra le flambeau des voies de l'homme1 la compagne qui prvi5t le dang]1 disp5se le bonheur et rp& la consolation4 ,,*apitre ,,viii ,,les ,,privil,,ges ,,de ,,la ,,pauvret ,p\r sa9t ,franois1 l'arg5t reprs5tait vraim5t le sacrem5t du mal4 ,,paul ,,sabati]4 ,p> pauvret1 je ne veux pas dire misre1 je p>le seulem5t de cet tat mdiocre de vie o les j\issances ne sont pas t\j\rs faciles atte9dre et o l'homme e/ =c de *]*] ses plaisirs et ses joies dans le monde intellectuel ou s5tim5tal4 vidmm5t1 il faut qu'il ait en lui quelque esprit et quelque noblesse1 c> s'il en e/ dp\rvu1 il s'a*>n]a la satisfaction de ses apptits et1 p\r les cont5t]1 devra desc5dre trs bas1 ne p\vant jet] sur eux les voiles de posie et d'lgance dont la ri*esse p>vi5t les rec\vrir4 ,dans cette p\rsuite1 son cur s'aigrira1 son me s'abaiss]a1 et la pauvret devi5dra pont lui un pige1 et non un privilge4 ,aussi n'e/-ce po9t p\r cette catgorie d'tres que ce *apitre e/ crit4 ,c'e/ un bi5 autre langage qu'il faudrait leur t5ir1 de bi5 autres argum5ts qu'il faudrait employ] et faire valoir4 ,p\r le mom5t1 je n'ai en vue que ceux auxquels les s\rces d'eau vive1 ca*es en leurs mes1 sont encore inconnues1 p]sonne ne s'tant occup de les faire jaillir4 99 99 99 99 99 ,l'habitude de se refus] pla9dre les ri*es des d\leurs qui les frapp5t e/ trs rp&ue *ez les g5s pauvres ou de =tune mdiocre4 ,ils e/im5t1 sans d\te1 que le privilge de la ri*esse suffit t\t ad\cir1 et qu'on ne peut jamais le pay] assez *]4 ,on dirait mme qu'ils ress5t5t une sorte de satisfaction des preuves qu'ils con/at5t1 comme si1 a9si1 ju/ice tait faite et l'quilibre rtabli4 ,je n'ent5ds pas p>l] ici des curs m*ants1 envieux1 am]s1 p\r lesquels les joies des autres sont autant d'*>des plantes en leur *air1 mais d'esprits relativem5t ju/es et bons1 dom9s p\rtant p> le prjug que l'homme ri*e e/ ncessairem5t un homme heureux4 ,sur quoi se base-t-elle1 cette erreur8 ,les philosophes et les potes de l'antiquit ont clbr la mdiocrit comme l'tat heureux p> excell5ce4 ,le *ri/ianisme1 qui e/ la religion de l',occid5t et a =m notre morale1 ti5t le mme langage4 ,l'vangile conti5t-il une seule phrase sur les privilges de la ri*esse8 ,a-t-il un mot d'enc\ragem5t p\r les ri*es8 ,au contraire1 il lance contre eux des ana?mes qui1 si l'on n'en *]*ait pas le s5s ca*1 p>atrai5t inju/es1 tellem5t ils sont svres et vibrants4 ,aux yeux de ,jsus1 l'homme qui possde de gr&s bi5s e/ prde/9 au malheur puisqu'il e/ plus facile un *ameau de pass] p> le tr\ d'une aiguille qu' un ri*e d'entr] dans le royaume des cieux4 ,p\r se lav] de cette ta*e1 qui dj a priori e/ une ta*e1 il doit r5onc] volontairem5t ce qu'il possde3 ,va1 v5ds ce que tu z1 et le donne aux pauvres4 ,dans l',anci5 ,te/am5t1 on tr\ve1 de ci et de l1 entremles beauc\p de maldictions1 quelques bonnes p>oles p\r la ri*esse3 ,la ri*esse s'acqui]t p> le travail2 elle e/ accorde celui qui cra9t ,dieu2 ,dieu donne le p\voir de l'acqurir2 la bndiction de ,dieu l'amne4 ,dans les vangiles1 au contraire1 sil5ce absolu sur t\t cela2 sans d\te1 comme le disait un mauvais plaisant1 p>ce que les ,isralites avai5t dmontr que t\t enc\ragem5t cet g>d tait sup]flu4 ,les anci5s1 dit ,m>montel1 p\r proscrire les ri*esses1 honorai5t la pauvret4 ,ils avai5t1 il e/ vrai1 lev des temples la ,=tune1 mais il ne faut pas confondre l'adoration actuelle du veau d'or1 qu'aucun ,mose ne p>vi5drait extirp]1 brist-il1 sur les ttes mme des idoltres1 les tables de la loi1 avec le culte que les anci5s r5dai5t la desse aux pi$s ails1 c> celle-ci reprs5tait le succs s\s t\tes ses =mes1 mme ses =mes les plus nobles1 et non pas simplem5t l'or qui peut a*et] les consci5ces1 mais e/ impuissant donn] l'am\r ou la gloire4 ,ils s5tai5t t\tefois que ce culte de la ,=tune manquait de beaut1 puisque l'idole tait reprs5te *auve et aveugle1 c'e/--dire dp\rvue de t\t ce qui donne du *>me une figure de femme4 ,si les autels mod]nes tai5t reprs5tatifs1 on v]rait celui de la ri*esse p> des plus brillants attributs4 ,la desse triomphante f\l]ait aux pi$s les v]tus qui emp*5t d'acqurir l'or1 ou ne s]v5t pas le gagn]4 ,t\tes les ralits reprs5tant des =ces1 il e/ naturel que les possesseurs de la =tune lui soi5t atta*s2 l'on compr5d aussi que ceux qui ont l'espoir fond de la conqurir1 qui la voi5t se dress] prometteuse leur porte1 fass5t un bond dsespr p\r l'atte9dre1 mais l'attitude de la gnralit des hommes1 ceux que la =tune n'a jamais frls1 mme de lo91 demeure inexplicable4 ,l'adoration de ,plutus ne leur rapporte ri51 ils sav5t qu'ils re/]ont t\j\rs dans la mdiocrit1 c> leur c>rire et leur tempram5t les loign5t de la =tune1 et p\rtant ils s'aplatiss5t devant elle4 ,mazz9i disait que la ,jeune ,italie tait l'toile polaire de ses p5ses2 l'toile polaire de la plup>t des hommes e/1 non pas mme l'or qui reluit et peut hypnotis] physiquem5t1 mais des monceaux de billets de banque1 s\v5t crasseux et d'orig9e d\teuse4 tre ri*e6 ,dev5ir ri*e6 ,voil le rve1 l'idal6 ,les p5ses se conc5tr5t aut\r de cette r\e qui t\rne4 ,le tal5t1 le gnie mme ne val5t que p\r ce qu'ils rapport5t4 ,dites qu'un compositeur1 un auteur a gagn quelques c5ta9es de mille francs avec un opra1 un livre1 une pice de ?tre1 l'admiration p\r son tal5t crot d'autant4 ,dites le contraire1 et les applaudissem5ts dim9u5t proportionnellem5t4 ,je p>le p\r la gnralit des hommes2 ceux qui ont dans l'me une s\rce d'ides et de =ces spirituelles *app5t la contagion1 mais ils se compt5t6 ,la jeunesse elle-mme1 jadis ddaigneuse de l'arg5t1 en e/ dev5ue l'esclave4 ,il reprs5te la cime de ses dsirs et de ses aspirations et1 lam5table d*ance1 il a remplac l'am\r et la gloire6 ,je ne veux ri5 exagr]1 la vie e/ dev5ue de plus en plus coteuse1 les beso9s se sont l>gis1 et il e/ naturel que *acun essaye d'amlior] sa position pcuniaire et d'assur] le sort des si5s3 jusqu'ici1 ri5 que de trs lgitime4 ,sans p>l] de la misre affreuse et dprimante1 manqu] de l'arg5t ncessaire1 p\r assur] le bi5-tre de sa famille et l'ducation de ses enfants1 e/ une pnible preuve1 et l'ard5t dsir d'en tre dlivr e/ explicable4 ,mais ce dsir ne reprs5te pas l'adoration vive de l'or p\r l'or2 ce n'e/ pas l'or remplaant1 dans le cur huma91 t\t autre culte4 ,lorsqu'on con/ate cette idoltrie aveugle de la ri*esse *ez des tres aigris p> le malheur1 ou le beso91 *ez ceux qui ont s\ff]t t\te leur vie de dsirs ref\ls1 d'am]tumes jal\ses1 et n'ont jamais su compr5dre le sy/me de comp5sations tabli p> la sagesse div9e1 on tr\ve des excuses leur tat d'me4 ,malheureusem5t1 on voit cette passion avide *ez des jeunes g5s pe9e clos l'exi/5ce1 qui n'ont pas connu l'empoisonnem5t moral de l'insuccs habituel1 des dboires r5\vels1 des trahisons et des humiliations de la misre4 ,on peut affirm]1 je le cra9s1 que *ez la jeune gnration des deux sexes le dsir de la ri*esse prime t\s les autres2 du mo9s c'e/ le c\rant gnral4 ,*ez quelques-uns1 cette soif se *ange en activit dvorante2 l'intellig5ce se conc5tre sur le ga9 et le lucre1 t\tes les =ces de l'imag9ation t5d5t v]s le mme objet2 la volont s'ob/9e dans cette re*]*e et f9it p> va9cre4 ,aprs des ef=ts1 o l'homme t\ffe en lui t\tes les facults qui p\rrai5t l'loign] du b1 il f9it p> l'atte9dre1 il e/ ri*e6 ,ce que cette ri*esse lui donn]a de bonheur e/ une inconnue qui g>de son secret1 mais enf91 il a dcro* la timbale1 il e/ arriv un rsultat positif et pratique2 il vit dans la ralit des *oses4 ,mais ces h>dis et entrepr5ants *]*eurs d'or se compt5t2 la masse languit et se ronge en de /riles regrets et de puriles esprances1 puisque la =ce et l'intellig5ce ncessaires leur ralisation manqu5t4 ,l'une des plus tri/es conditions1 en ce monde1 e/ celle des g5s qui dsir5t cont9uellem5t ce que la de/9e n'a pas l'int5tion de leur donn]1 et ce que leurs capacits ne leur p]mett5t pas de conqurir4 ,les p]sonnes qui ne sav5t ni r5onc] ce qu'elles veul5t1 ni l'obt5ir1 m'ont t\j\rs inspir une piti laquelle un peu de dda9 se mlait4 ,laissez faire le de/91 soyez /oquem5t indiffr5t1 rsign si v\s ne p\vez tre indiffr5t1 luttez p\r va9cre si v\s ne p\vez tre rsign1 mais1 p\r l'am\r de ,dieu1 ne re/ez pas in]te1 v\s remplir l'me d'envie et d'am]tume1 en reg>dant les fruits que votre ma9 ne peut atte9dre6 ,ce lam5table tat psy*ique e/ celui de nombreux esprits4 ,ah6 si je p\vais tre ri*e6 ,p\r eux la ri*esse e/ le remde m]veilleux1 le baume magique qui gurit t\tes les plaies444 ,avec un peu de disc]nem5t et d'obs]vation1 ils se conva9crai5t bi5 vite de leur erreur4 ,la =tune1--je ne p>le pas de l'aisance1--e/ une cause d'esclavage1 t&is que la mdiocrit1 sagem5t accepte1 donne la lib]t et le bonheur1 puisqu'elle impose le travail et loigne l'envie4 99 99 99 99 99 ,qui n'a s5ti la tri/esse de voir mont] aut\r des pauvres ri*es la m>e effrayante des s5tim5ts jal\x4 ,ils ne peuv5t y *app] que p> la gnrosit sans limites1 et d'ord9aire ce n'e/ pas sur l'arbre aux fruits d'or que cette v]tu crot le plus frquemm5t4 ,*acune des manife/ations de la =tune produit1 dans un gr& nombre de curs1 un flot tumultueux et empoisonn de p5ses malveillantes4 ,c'e/ comme un s\ffle dltre qui passe sur les ri*es et attri/e leurs fronts3 ils pr\v5t un malaise dont ils ne sav5t se r5dre compte4 ,si l'on croit l'influ5ce des p5ses ambiantes1 l'atmosphre d'am]tume et d'envie qui se =me spontanm5t aut\r d'eux1 doit tre un l\rd droit de page4 ,mme lorsqu'ils donn5t une "p de leur sup]flu1 la reconnaissance leur e/ gnralem5t refuse1 cette reconnaissance qui p\rrait faire entr] un peu d'oxygne dans l'air satur de jal\sie qui emp*e leurs curs de se dilat]4 ,les exceptions confirm5t la rgle1 et c]ta9es p]sonnes font un si noble usage de leur =tune1 que le respect et la gratitude les ent\r5t4 ,mais1 t\t de mme1 l'envie monte aut\r d'elles1 celle des inconnus qui ignor5t leurs bi5faits4 ,et si v\s mettez en relief leurs actes de gnrosit1 on refuse d'en reconnatre le mrite1 s\s le prtexte qu'elles ne font aucun sacrifice en les accomplissant4 ,n'a-t-on pas raison de dire quelquefois3 ,pauvres ri*es6 ,la mdiocrit confre encore un autre privilge1 celui de l'indp5dance6 ,on se rcri]a3 ,mais comm5t1 c'e/ l ju/em5t ce qui donne du prix la ri*esse2 ne dp5dre de p]sonne1 p\voir dispos] de son temps1 p\voir satisfaire ses gts6 ,oui1 dans un s5s limit peut-tre1 mais dans l'ensemble1 quel esclavage sont s\mis les g5s trs ri*es6 ,mis en vue p> leur =tune1 ils sont obs]vs1 guetts1 on att5d d'eux l'accomplissem5t d'une f\le d'obligations monda9es et sociales4 ,s'ils y manqu5t1 t\t le monde c5sure cette audacieuse indp5dance4 ,un j\r que je me rvoltais1 en ent5dant critiqu] une p]sonne digne de t\s les respects et de t\tes les sympa?ies1 et que j'exprimais mon tonnem5t de ce blme immrit1 mon int]locuteur rpondit3 ,v\s avez raison1 elle e/ admirable1 mais ne l'oubliez pas1 elle possde une grosse =tune2 lorsqu'on atte9t ce *iffre1 il faut se s\mettre c]ta9es exig5ces monda9es1 sans quoi1 la masse des envieux se jo9t celle des dsappo9ts4 ,c'e/ l un r$\table esclavage dont les esprits suprieurs1 seuls1 sav5t se dlivr]2 l'aisance v\s en sauve1 la mdiocrit mieux encore1 la pauvret galem5t4 ,la clbrit1 la notorit expos5t aussi une surveillance active de la "p des dsuvrs1 mais elle e/ mo9s gnante1 les p]sonnes qui s'intress5t aux illu/rations tant relativem5t peu nombreuses4 ,l'arg5t1 au contraire1 ex]ce une attraction gnrale1 t\t le monde att5d quelque *ose de lui2 c'e/ donc vraim5t l'arg5t qui entrave la lib]t4 ,mille yeux curieux suiv5t1 scrut5t1 analys5t ceux qui le possd5t4 ,s'ils s'c>t5t de la r\te que l'op9ion publique leur trace1 ils sont immdiatem5t dnoncs la critique et p\rsuivis p> ses jugem5ts malveillants4 ,a la horde des p5ses envieuses1 se joign5t les p>oles m*antes qui flott5t dans l'air1 et dont on s5t la prs5ce qu& mme on ne les ent5d pas4 ,le phnomne e/ positif3 la ri*esse1 p> l'ambiance qu'elle produit1 emp*e1 au moral1 le bon fonctionnem5t des p\mons4 ,or1 de ce fonctionnem5t dp5d5t l'inspiration1 la joie1 l'indp5dance du cur4 ,n\s avons t\s connu des g5s dont l'exi/5ce s'c\lait heureuse dans la mdiocrit ou la simple aisance2 ils tai5t actifs1 gnreux1 libres et tr\vai5t dans la vie des s\rces sans cesse r5\veles d'intrt4 ,s\da91 une gr&e =tune leur *oit4 ,*angem5t vue3 la gnrosit s'amo9drit1 l'activit dim9ue1 les intrts se dplac5t et se vulg>is5t1 mille proccupations1 inconnues jusqu'alors1 vi5n5t rid] leur front4 ,ri5 de plus difficile que de savoir support] la ri*esse subite4 ,un dicton itali5 cite p>mi les prils qu'il faut vit] avec so93 ,dio ti salvi da furia di v5to ,e da frate *e fuor di conv5to ,e da ricco *e fu pov]9o1 ,e da donna *e p>la lat9o4 ,en effet1 sauf des cas r>es1 la ri*esse n'amliore pas1 n'lve pas1 c> elle dveloppe le p]sonnalisme#ci1 cet ennemi de la srnit et du progrs4 ,outre qu'il e/ le c5tre aut\r duquel gravit5t les p5ses jal\ses1 la curiosit et la critique1 l'homme trs ri*e p]d vite le s5tim5t de la saveur des *oses4 ,p\vant satisfaire t\s ses dsirs1 il cesse presque d'en avoir4 ,le /imulant lui manque1 il t\*e t\t1 et ri5 ne le cont5te6 ,ce qui cause un vif plaisir un jeune homme de condition mode/e1 e/ presque une corve p\r son compagnon trop =tun4 ,dsir]1 c'e/ ce que la vie donne de meilleur2 or1 le ri*e ne dsire plus que r>em5t1 puisque1 dans le plus gr& nombre des cas1 sa fantaisie peut se *ang] immdiatem5t en ralit4 #ci ,voir le *apitre3 ,les ,fils de ,n>cisse4 ,le mme phnomne se r5\velle sans cesse3 le fruit qui r\le vos pi$s1 sans que v\s ayez soif1 v\s ne le ramassez mme pas4 ,faut-il un gr& ef=t p\r le cueillir1 sa saveur devi5t dlicieuse6 ,la ,bruyre a raison de dire3 ,de gr&es ri*esses sont l'occasion pro*a9e d'une gr&e pauvret1 c> l'abs5ce de dsirs reprs5te une imm5se misre4 ,celui qui ne dsire plus a1 au fond1 cess d'exi/]4 ,c]tes1 il e/ bon que le gt des satisfactions matrielles ou vaniteuses s'attnue dans les mes1 mais p\r tre remplac p> la soif ard5te des dons spirituels et de la connaissance des =ces div9es4 ,dans cet ordre-l aussi1 la ri*esse e/ un emp*em5t1 c'e/--dire que1 semblable ,l\is ,,xiv1 sa gr&eur l'atta*e au rivage4 ,au lieu de gr&eur1 disons plutt les mille *anes invisibles que les plaisirs trop faciles lui =g5t4 ,l'cole matriali/e prt5d que le dveloppem5t intellectuel d'une nation e/ en raison directe de sa prosprit1 et que le c]veau d'un homme bi5 n\rri et bi5 vtu produit plus que celui des tres mo9s bi5 p>tags4 ,cette ?orie e/ s\v5t dm5tie p> les faits4 ,dans combi5 de cas ne voit-on pas la trop gr&e prosprit matrielle dt\rn] de l'intellectualisme8 ,quelle e/ la sphre sociale o se recrut5t les criva9s1 les arti/es1 les savants8 ,sauf exception1 ce n'e/ pas *ez les ri*es4 ,il y a1 dans t\t homme1 une brute plus ou mo9s ass\pie que les apptits s5suels travaill5t2 la possibilit de les satisfaire trop aism5t la ti5t veille4 ,celui qui n'a pas sa porte la s\rce des div]tissem5ts matriels e/1 p> consqu5t1 plus libre de se consacr] l'tude1 aux re*]*es1 la lecture4 ,on me rpondra que1 qu& on gagne sa vie1 le temps manque p\r la culture de soi-mme4 ,je rpliqu]ai p> une simple "q3 ,les passionns des *oses de l'esprit1 quelle classe app>ti5n5t-ils d'ord9aire8 ,a celle des ri*es oisifs ou celle des travailleurs8 99 99 99 99 99 ,arrivons ma9t5ant au suprme privilge de la pauvret3 le travail6 c'e/--dire la victoire sur la p>esse1 cette maladie mortelle de l'me1 cette dpravante compagne1 cette de/ructrice de l'honneur et de la joie4 ,la p>esse e/ vraim5t1 p\r la plup>t des hommes1 l'irrsi/ible t5tatrice et la s\rce du mcont5tem5t intrieur qui les ronge4 ,les ri*es ont naturellem5t beauc\p de difficult la va9cre4 ,qu& on lui cde1 un malaise horrible envahit le cur4 ,ceux qui doiv5t travaill] p\r vivre et faire vivre ne le connaiss5t pas et ignor5t combi5 l\rdem5t il pse sur les exi/5ces4 tre =c de travaill]1 quelle bndiction6 ,c'e/ tellem5t vrai qu'on e/ t5t de se dem&] si le3 ,tu gagn]as ton pa9 la sueur de ton front1 n'a pas t une rcomp5se plutt qu'une maldiction4 ,la plup>t des g5s ne s'en r5d5t pas compte et se plaign5t de manqu] de loisirs4 ,oui1 c]tes1 il en faut1 p\r se recueillir et obs]v]1 mais si le loisir signifie l'inaction ou la possibilit de s'agit] dans le vide de faon ptulante1 mieux vaut ne pas le connatre4 ,ceux qui ne sont pas appels *oisir me p>aiss5t donc les privilgis4 ,une bndiction se ca*e dans t\s les g5res de travail1 mais le labeur intellectuel e/ videmm5t celui qui procure le plus de satisfactions l'homme4 ,les j\issances de l'esprit ont une v]tu magique1 c> elles donn5t un s5tim5t de lib]t et en mme temps de possession4 ,en effet1 quel e/ le rel possesseur d'un *ef-d'uvre1 celui qui1 en tant propritaire1 n'a ni le gt1 ni l'intellig5ce ncessaires p\r en voir et en apprci] les beauts1 ou celui qui1 cultiv d'esprit et d\ de s5s arti/ique1 vi5t1 de lo9 en lo91 l'admir] et en j\ir8 ,il n'y a pas de d\te1 le vritable possesseur du *ef-d'uvre e/ l'homme qui le compr5d et qui l'aime4 ,p\r t\tes *oses1 il en e/ a9si4 ,ri5 ne n\s app>ti5t que ce que n\s compr5ons6 ,si n\s n'en sommes pas dignes1 n\s avons beau avoir a*et des m]veilles ou les avoir reues en hritage1 elles ne sont pas n\s1 et leur vritable possesseur e/ celui qui connat leur me secrte4 ,p> consqu5t1 dans l'ordre intellectuel1 le jeune homme qui1 n dans la mdiocrit1 se voit =c au travail a sur ses compagnons ri*es des avantages rels4 ,d'abord1 l'atmosphre o il volue e/ plus sa9e1 il e/ plus indp5dant1 puisqu'il excite mo9s la curiosit et la critique2 ayant encore des dsirs1 il a des plaisirs c]ta9s3 plaisirs d'esprance et p>fois de ralisation2 il ne connat pas le malaise horrible de l'inaction ou de l'agitation /rile2 mo9s t5t p> la vie extrieure1 il peut se recueillir davantage1 re*]*] les *oses de l'esprit1 j\ir des beauts de la nature et de l'art4 ,dans l'ordre matriel galem5t1 la mdiocrit de =tune (fre des avantages4 ,a9si1 des objets longuem5t dsirs1 et obt5us au prix d'un ef=t de travail1 reprs5t5t une satisfaction autrem5t gr&e que les comm&es faites indiffremm5t p> la jeunesse ri*e4 ,l'intrt qu'(fre la c>rire ou la pr(ession *oisie e/ inconnu aux oisifs ou ceux qui en essai5t une p> simple dilettantisme1 bi5 dcids l'ab&onn] au premi] ob/acle4 ,les gr&es =tunes ont aussi le dsavantage de faire vivre dans un monde factice1 c'e/--dire ct de la vie1 de ses ralits d\l\reuses et de son s5s pr(ond4 ,l'homme trs ri*e1 mo9s qu'il ne soit un self made man1 re/e s\v5t incomplet1 p>ce que ses contacts sont trop re/re9ts3 beauc\p d'envieux1 quelques flatteurs1 et un petit nombre d'gaux dont la p5se e/ borne1 voil son ent\rage et les s\rces o il s'abreuve4 ,au contraire1 l'homme qui doit tudi]1 travaill] et lutt] subit1 il e/ vrai1 des contacts dplorables et dang]eux1 mais ceux-ci aiguis5t son intellig5ce et lui font mieux pntr] les gr&es lois de l'exi/5ce huma9e et univ]selle4 ,dans l'ordre des s5tim5ts galem5t1 la d\ceur des affections e/ s5tie davantage p> ceux dont la vie s'extriorise mo9s1 qui se rp&5t mo9s et mn5t une exi/5ce sil5cieuse que le travail absorbe4 ,il devrait en tre a9si logiquem5t1 et cep5dant le s5tim5t e/ *ose tellem5t individuelle1 qu'il e/ impossible de le class] p> catgories2 il peut dom9] entirem5t l'me d'un milli>daire et tre inconnu celle d'un intellectuel ou d'un travailleur4 ,t\tefois1 indiscutablem5t1 l'exi/5ce des uns r5d l'intimit difficile2 les sollicitations du dehors tant trs =tes1 la vie de famille e/ =cm5t plus dc\sue2 le monde1 le sport1 l'automobile emp*5t le recueillem5t de l'intimit4 ,on a aussi mo9s beso9 de l'aide des autres1 beso9 qui e/ s5ti vivem5t dans les situations mode/es4 ,p\rquoi donc envi] la ri*esse et ses privilges8 ,la mdiocrit a les si5s1 et ils sont si considrables que je ne sais si la balance ne p5*e pas de leur ct4 99 99 99 99 99 ,je n'ai po9t l'int5tion de faire ici le procs de la ri*esse1 c> la ri*esse c'e/ la puissance1 c'e/ la possibilit de rp&re le bi5-tre1 de relev] les c\rages et d'essuy] les l>mes1 et je connais des ri*es qui font un si noble emploi de leur =tune1 suivant le plan div91 qu'il faut s'incl9] devant eux4 ,cep5dant1 la ri*esse1 tant faite de la sueur des autres1 ne peut tre considre comme une bndiction1 et sa9t ,franois l'appelait le sacrem5t du mal4 ,donc1 au lieu d'envi] les ri*es1 il faudrait les pla9dre1 puisque t\s ceux qui sont *>gs d'un pesant f>deau mrit5t la compassion4 ,or ri5 n'e/ aussi l\rd port] que les bi5s dont on e/ responsable et dpositaire4 ,les ri*es qui s5t5t leurs devoirs env]s l'humanit ne sont plus m5acs d'ana?me1 mais ils ont une t*e difficile accomplir1 et la sympa?ie des autres hommes doit les accompagn]4 ,quelques-uns compr5n5t si pr(ondm5t leurs responsabilits1 que la ri*esse e/1 p\r eux1 une preuve1 mais le nombre de ces dlicats e/ limit4 ,dev5us libres p> cet tat de leur consci5ce1 ils ne sont pas possds p> ce qu'ils possd5t1 suivant la belle expression de ,paul ,sabati]4 ,sans arriv] ces hauteurs1 les ri*es1 en acceptant simplem5t le rle de faiseurs de joies et de consolateurs1 vit]ai5t les consqu5ces de la maldiction prononce contre eux p> le fils de ,m>ie4 ,une cause lim9]ait l'autre2 les effets de la gnrosit remplac]ai5t ceux de l'g/e j\issance4 ,malheureusem5t1 une gr&e =tune durcit en gnral le cur4 ,je l'ai dit dj1 que de g5s gnreux qui tai5t dans l'aisance et mme dans la pauvret1 f]m5t d\ble t\r1 aussitt dev5us ri*es1 leur s5sibilit et leur b\rse6 ,c'e/ qu'ils ont comm5c aim] l'arg5t en soi1 et non plus seulem5t comme un moy54 ,le cur de l'homme a de tri/es reco9s o l'av>ice1 la p>esse et leurs compagnes de *anes sont accr\pies comme des btes immondes t\j\rs prtes bondir au mo9dre appel4 ,l'arg5t a le tri/e p\voir de les rveill] t\tes4 ,qu& la =tune a t gagne p> l'intellig5ce et p> le travail1 elle e/ sanctifie et assa9ie p> ses orig9es de labeur et de volont1 mais1 t\t de mme1 elle dmoralise promptem5t ceux qui l'ont acquise1 simplem5t p>ce que l'oisivet les guette et les dveloppe4 ,une vrit s'impose4 ,dsormais1 aucune dignit vritable ne peut exi/] hors du travail1 et je dirais presque de la lutte4 ,ceux qui viv5t sans connatre l'un et l'autre ne sont que des demi-hommes4 ,t\t ce qui peut n\s ma9t5ir dans cet tat d'tre ina*ev et incomplet reprs5te donc un pige qu'on doit se flicit] d'vit]4 ,on me cit]a des savants1 des hommes d'tat illu/res1 qui tai5t possesseurs de gr&es ri*esses4 ,oui1 c]tes1 mais la plup>t d'entre eux se sont =ms dans la mdiocrit1 et la =tune leur e/ v5ue plus t>d1 ou bi5 ils app>t5ai5t des familles dont les traditions1--p> les savants ou les hommes politiques qu'elles avai5t compts1--les s\t5ai5t contre les assauts de la p>esse et du plaisir4 ,en gnral1 l'homme dont l'ducation a t faite de loisirs et de luxe n'apporte qu'une faible contribution aux =ces vives d'une nation4 ,les aptres ne se recrut5t gure dans leurs rangs1 c> il faut avoir pntr au cur de la bataille1 avoir travaill1 s\ff]t et lutt1 p\r compr5dre rellem5t la vie1 et de quelles eaux vives les mes ont beso94 ,on a dit3 ,travaill] peu ennuie1 travaill] beauc\p amuse4 ,ces mots conti5n5t une philosophie pr(onde4 ,si t\s les jeunes g5s les pr5ai5t comme rgle1 la tri/e f\le des oisifs pauvres et mcont5ts de leur sort disp>atrait et s]ait remplace p> celle des joyeux travailleurs4 ,que la jeunesse en soit p]suade1 les bi5s matriels1 qu& ils dpass5t l'aisance1 sont une entrave au libre dveloppem5t de l'tre4 ,or1 p\r ceux qui croi5t une de/9e immortelle1 le bi5 suprme e/ le dveloppem5t de l'me1 son volution v]s le div94 ,t\t ce qui l'emp*e ou l'entrave devrait1 logiquem5t1 tre considr comme un malheur4 ,lo9 de moi la p5se d'exclure les ri*es de l'enri*issem5t spirituel4 ,ils peuv5t y prt5dre comme les autres1 c> leur "p ne se limite pas aux satisfactions que donn5t l'indp5dance matrielle1 les plaisirs raff9s1 la possibilit d'assur] le sort des enfants1 de soign] leur sant1 de prp>] leur av5ir1 ni mme celle de connatre la joie des l>ges aumnes4 ,ils aurai5t actuellem5t un gr& rle moral remplir et ne sembl5t pas s'en d\t]4 ,je ne t\*]ai ici qu'un seul des cts de ce rle4 ,ce qui manque notre poque1 c'e/ une op9ion publique4 ,les difficults1 sans cesse croissantes1 de la vie1 les mnagem5ts que la ncessit de gagn] le pa9 quotidi5 impose1 le rseau d'intrts qui enveloppe les hommes1 t\t cela emp*e ceux-ci d'exprim] nettem5t leur p5se et de =mul] des jugem5ts s9cres4 ,cette t*e devrait tre rs]ve aux g5s auxquels la =tune assure l'indp5dance et qui n'ont beso9 de mnag] p]sonne4 ,mais p\r j\] ce rle1 il faut le disc]nem5t que donne une haute culture4 ,les classes ri*es devrai5t =m] une ari/ocratie de l'esprit1 n\rrie d'ides l>ges1 et consci5te de ses responsabilits4 ,dans t\tes les que/ions sociales1 morales1 intellectuelles1 ce gr\pe d'hommes =m]ai5t l'op9ion1 et contre leurs s5t5ces il n'y aurait pas d'appel6 ,mais1 je le rpte1 une haute culture s]ait ncessaire1 et la haute culture n'e/ gure de mode *ez les heureux de ce monde4 ,cep5dant les modes peuv5t *ang]1 et il suffirait qu'une petite lite comm5t4 ,les ef=ts des p]sonnes qui compr5n5t la ncessit de crer une op9ion publique devrai5t s'employ] la =m]4 ,si les classes soi-disant privilgies ne sort5t pas de l'ignorance lgante o elles se complais5t1 se cont5tant t\t au plus d'une culture sup]ficielle1 non seulem5t elles ne p\rront pas guid] l'op9ion1 mais elles p]dront t\t pre/ige4 ,vivre hors du m\vem5t de son poque e/ une sorte de suicide4 ,p\r re/] vivant1 il faut combattre1 tre en rapport avec t\t ce qui b\ge et s'agite4 ,la gr&e influ5ce ex]ce p> les ri*es *ez les anci5s ,roma9s1 dp5dait en p>tie de leur cli5tle1 de cette f\le d'intrts div]s qui s'agitai5t aut\r d'eux et les ma9t5ai5t en contact avec t\tes les classes de la population4 ,ces habitudes disp>ur5t avec le monde roma94 ,la t5dance s'isol]1 vivre uniquem5t p\r soi-mme1 dans un c]cle re/re9t d'gaux1 a prvalu peu peu *ez les possesseurs des grosses =tunes4 ,quelques-uns1 auj\rd'hui1 comm5c5t sortir de leur exclusivisme et r5tr] dans le m\vem5t gnral1 p> la philan?ropie et les uvres sociales1 mais ils sont encore en petit nombre4 ,p\rquoi t\tes les ari/ocraties1 celles du tal5t1 de l'arg5t et du nom ne s'alli]ai5t-elles pas p\r =m] un corps qui1 t\t en ayant les yeux l>gem5t ouv]ts sur l'av5ir1 df5drait ce qui1 dans le pass1 mrite d'tre cons]v4 ,la politique s]ait c>te1 un seul b runirait les ef=ts3 le bonheur des gnrations futures auxquelles n\s avons le devoir de cons]v] leur "p d'hritage1 sans entrav] leur libre m\vem5t v]s des de/9es meilleures4 ,mais je me suis c>te de mon sujet1 rev5ons aux privilges des situations mode/es4 99 99 99 99 99 ,l'ide que le bonheur e/ atta* la ri*esse e/ tellem5t ancre dans le c]veau de la jeunesse actuelle qu'il faudra de nombreux ef=ts collectifs p\r l'en arra*]4 ,le dsir1 ou plutt la convoitise ard5te des bi5s matriels1 dom9e les curs4 ,on me rpondra3 ,sans ce dsir1 il n'y aurait pas de progrs4 ,et p\rquoi donc8 ,il e/ absolum5t naturel1 je l'ai dit dj1 que l'homme veuille amlior] sa position1 p\r acqurir et donn] aux si5s l'aisance qui assure la dignit et la lib]t4 ,mais la soif de la ri*esse e/ autre *ose4 ,p\r jug] d'un phnomne1 il faut en exam9] les consqu5ces4 ,or que voyons-n\s8 ,des mes avilies p> la re*]*e avide de l'or1 des hommes qui v5d5t leur nom1 des femmes qui v5d5t leur corps1 des g5s qui m>*&5t leur consci5ce1 leur lib]t1 leurs s5tim5ts4 ,mettre une digue ce comm]ce dgradant1 ne s]ait-ce pas dlivr] l'humanit d'un infme esclavage4 ,on me rpondra3 ,supprimez la misre1 et la plaie que v\s dplorez se cicatris]a d'elle-mme4 ,en e/-on bi5 sr8 ,les tres qui font de la ri*esse le b de leurs aspirations ard5tes ne sont pas les misrables auxquels manque le pa9 quotidi51 mais bi5 plutt ceux qui aspir5t au sup]flu et t\tes les j\issances du luxe4 ,le mot magique3 arg5t6 les affole4 ,les sociali/es1 p> leur ?orie du droit au bi5-tre1 ont fait pntr] cette aspiration dans les classes populaires4 ,o s'arrt]a-t-on sur cette voie8 ,je n'insi/]ai pas sur les ab]rations morales auxquelles ce beso9 conduit les femmes4 ,passions1 am\rs1 fantaisies1 que v\s tes donc lo96 ,de quelle b\e sont donc auj\rd'hui ptris les curs8 ,v5te et a*at6 ,le ga9 ju/ifie t\t2 t\t s'value au doll>4 ,c'e/ devant lui que les mes s'aplatiss5t4 ,n\s1 les ,lat9s qui avons de si belles et de si hautes traditions1 n\s dont la civilisation remonte si lo9 dans le pass1 p\rquoi acceptons-n\s le cr$o des races n\velles qui dat5t d'hi]8 ,on p>lait rcemm5t de canonis] ,*ri/ophe ,colomb4--,ah6 non1 p> exemple1 s'cria une ,itali5ne au franc p>l]4 ,l'ide e/ b>oque1 absurde1 immorale6--,comm5t immorale8 ,ce gnie tait un brave homme6--,un brave homme6 ,et il a dc\v]t l',amrique1 il a fait de n\s de plats valets de l'arg5t4 ,et v\s v\lez le canonis]8 ,ah6 non6 p> exemple6 ,une b\tade n'e/ pas un raisonnem5t1 mais t\te campagne t5dant loign] la jeunesse du culte des faux dieux et lui faire *]*] en elle-mme les s\rces pr(ondes et claires qui seules procur5t la joie1 p\rrait aid] remettre en quilibre notre pauvre monde4 ,,*apitre ,,ix ,,les ,,amies ,,de ,l',,homme ,une vi]ge e/ dans ta maison1 ,frle1 pudique1--obs]vatrice3 ,ds lors il faut que ta raison ,pr5ne le pas sur ton caprice4 ,,l\is ,,leg5dre4 ,s\s ce titre1 je range t\tes les femmes qui sont des amies p\r l'homme3 de la mre la fille1 en passant p> les relations frat]nelles1 am\reuses et amicales qui ont uni jusqu'ici les tres huma9s et les uniront t\j\rs4 ,je ne crois nullem5t une socit future o les deux sexes s]ai5t en p]ptuel conflit1 l'un disputant l'autre les positions acquises et l'autre les df5dant prem5t4 ,il n'y aurait d'armi/ice que durant les rapides contacts1 de/9s assur] la cont9uit de la race1 et qui laiss]ai5t les mes plus di/antes encore qu'elles ne l'tai5t aup>avant4 ,si p>eille trans=mation s'accomplissait1 t\te d\ceur disp>atrait de la vie1 p\r un sexe comme p\r l'autre4 ,les hommes en s\ffrirai5t plus que les femmes1 c> il re/]ait celles-ci le t5dre in/9ct de la mat]nit4 ,plus t>d le conflit p\rrait surgir entre les fils et la mre1 mais1 du mo9s1 p5dant quelques annes1 celle-ci connatrait la consolation de *rir et de protg]4 ,l'homme n'aurait mme pas ces joies fugitives1 l'in/9ct de l'am\r pat]nel tant peu dvelopp *ez lui4 ,il ne connatrait que le ct pre des relations huma9es4 ,dans sa mre1 dans ses surs1 dans ses filles1 dans sa compagne1 il v]rait les reprs5tantes d'un sexe rival contre lequel il devrait sans cesse se df5dre et lutt]4 ,plus d'ab&on1 plus de confiance6 ,*acun ti5drait un fusil s\s le bras1 prt en l*] les c\ps1 et l'am\r devi5drait =cm5t brutal et cruel4 ,il ne re/]ait que le li5 des intrts communs1 si le m>iage survivait cette b\rrasque4 ,mais ce li5 suffirait-il ma9t5ir l'organisation de la famille8 ,je suis p]suade que ri5 de t\t ceci n'arriv]a1 le malaise actuel n'e/ que passag]2 il faut donc l'envisag] s]e9em5t1 dans ses causes et dans ses effets1 comme une manife/ation transitoire1 et reg>d] au del4 99 99 99 99 99 ,p\r port] un jugem5t sur la situation actuelle des sexes l'un vis--vis de l'autre1 une gr&e imp>tialit e/ ncessaire1 et il faut se db>rass] des prjugs inutiles qui encombr5t notre m5talit4 ,reconnaissons-le1 t\t d'abord1 il y a eu des torts des deux cts1 et *acun a le droit de se pla9dre4 ,il suffit de reg>d] aut\r de soi1 p\r que cette vrit app>aisse vid5te4 ,l'homme a abus de ses privilges1 et t\tes les fois que les rvolutions politiques ou les c\rants d'op9ion lui ont p]mis de r=m] les lois1 il l'a fait1 presque t\j\rs1 son unique avantage1 excluant la femme des amliorations et des lib]ts qu'il s'octroyait lui-mme4 ,p\rquoi ne pas avoir appliqu sa compagne les doctr9es de ju/ice et d'galit devant la loi qui1 depuis plus d'un sicle1 rgiss5t le monde1 du mo9s en ?orie8 ,p\rquoi ne l'a-t-il pas libre1 conomiquem5t1 de faon spontane1 comme l'on accomplit un acte que la consci5ce impose8 ,p\rquoi absorbe-t-il son pr(it des mti]s qui sont videmm5t du ressort de l'autre sexe1 et lui enlve-t-il a9si le gagne-pa9 auquel celui-ci aurait droit8 ,p\rquoi laiss] la femme lgalem5t ds>me1 et se rs]v] le p\voir d'abus] d'elle p\r ses plaisirs et son avantage8 ,p\rquoi lui impos] la ruse et l'hypocrisie comme les seules armes de df5se1 et la mpris] ensuite p>ce qu'elle s'en s]t8 ,les p\rquoi p\rrai5t se multipli] l'inf9i4 ,c]tes1 l'homme ne s'e/ pas montr gnreux et la femme s'en e/ v5ge1 sa faon1 en cessant de lui donn]1 sans rs]ve1 son cur et son dv\em5t4 ,en c]ta9s pays1 les femmes ti5n5t encore inf9im5t l'op9ion des hommes#dj1 p> une habitude hrditaire et p> la loi de nature1 mais1 en d'autres1 la femme ne voit plus gure dans l'homme qu'un banqui] sur lequel il faut tir] le plus possible1 ou un appui social que sa vanit exploite4 ,si l'on p\vait surpr5dre les rves des jeunes fiances d'auj\rd'hui1 on v]rait quel maigre rle y j\5t l'imag9ation et le s5tim5t4 ,ce sont des s\rces qu'on a nglig de faire jaillir4 ,quelqu'un1 dans l'av5ir1 les dc\vrira peut-tre2 mais ce s]a trop t>d p\r le bonheur6 ,bref1 si l'homme n'a pas v\lu faire p>ticip] sa compagne aux privilges que lui apportai5t les doctr9es n\velles1 elle1 de son ct1 s'apprte l'isol] de son foy]4 ,il n'e/ plus le c5tre aut\r duquel conv]geai5t les mes fm99es de la maison4 ,on ne croit plus gure sa valeur morale2 il ne rgne plus qu'au po9t de vue conomique et social1 et dans beauc\p de familles on se ligue volonti]s auj\rd'hui contre l'op9ion du mle4 #dj ,voir dans ,faiseurs de pe9es et ,faiseurs de joies le *apitre3 ,ce que les hommes p5s5t des femmes4 ,l'homme1 de plus en plus absorb p> l'exi/5ce extrieure1 la re*]*e de l'arg5t et du plaisir1 ne s'ap]oit pas qu'il e/ dpossd4 ,une tri/esse l'oppresse1 sa vie devi5t de plus en plus l\rde1 et il n'en dev9e pas la raison4 ,s'il note c]ta9s symptmes1 il ne s'en al>me po9t1 il rs]ve sa colre p\r les rev5dications fm9i/es1 p\r l'envahissem5t de l'univ]sit p> les tudiantes1 leur entre dans les pr(essions librales1 la haute culture dem&e p> la femme1 et1 abom9ation des abom9ations1 le droit de vote6 ,il br&it son pe contre ces m\l9s v5t1 sans s'ap]cevoir que son foy] e/ m9 p> un fm9isme bi5 plus r$\table que celui des suffragettes ou des employes des po/es et des banques4 ,j'ai dit des m\l9s v5t1 non p> manque de respect p\r le m\vem5t actuel1 mais p>ce que le nombre des femmes qui s'a/re9dront des tudes srieuses et prolonges reprs5t]a1 longtemps encore1 une m9orit qui ne f]a pas gr& tort aux intrts mascul9s4 ,je crois1 du re/e1 malgr les imp]t95tes ?ories d'rasme1 que l'homme aurait t\t gagn] la culture de la femme 7mre1 sur1 fille ou p\se71 t\t ce qui augm5t]a sa comprh5sion1 t\t ce qui la r5dra plus apte la vie et l'am\r4 ,au lieu de le compr5dre1 il p]d son temps1 avec une purilit dsolante1 combattre un m\vem5t qui1 lorsqu'il s]a dgag de ses exagrations ridicules et de ses prt5tions absurdes1 donn]a des rsultats dont il s]a le premi] bnfici]1 et il ne disc]ne pas1 auprs de lui1 le pril t]rible qui le guette4 ,ce ne sont pas les r>es savantes1 les arti/es1 les criva9s1 les ducatrices qui dtruis5t peu peu la position de l'homme dans la famille1 mais c'e/ t\te la cohorte des femmes ignorantes et frivoles qui m9e s\rdem5t la prpondrance mascul9e1 en rduisant l'homme au rle de p\rvoyeur de son bi5-tre4 ,celles-l aussi se dcl>5t contraires aux ju/es r=mes que leur sexe dem&e1 mais l'esprit de rbellion les a pntres1 elles proclam5t leur droit au luxe1 au plaisir1 aux j\issances de la vanit4 ,aucune ne cons5t plus re/] dans l'ombre2 elles veul5t se montr] p>t\t1 brill] n'importe comm5t1 affirm] leur p]sonnalit4 ,l'ide amrica9e que le m>i doit gagn] beauc\p de doll>s p\r mettre sa femme en valeur a envahi peu peu l'me des ,europennes1 et le beso9 de *rir et de se dv\] e/ en tra9 de ds]t] leur cur4 ,*ez les travailleuses srieuses qui ont appris connatre l'*elle des valeurs1 et sav5t que1 hors du s5tim5t1 il n'y a pas de d\ceur relle1 on tr\ve encore un co9 d'idal4 ,mais *ez les autres1 les vraies femmes1 comme on se plat les nomm]1 la frnsie de l'lgance#da a remplac la t5dresse4 ,p\r arrt] en elles le dveloppem5t de gts plus srieux et les di/raire du dsir d'une exi/5ce plus digne1 les hommes p\ss5t les femmes dans cette direction4 ,comme je l'ai dit ailleurs1 elles ne s'ap]oiv5t pas du pige1 et y tomb5t4 ,les hommes1 avec une +nuit t\t aussi gr&e1 ne se r5d5t pas compte que le pige t5du aux femmes se ret\rne contre eux1 c>1 peu peu1 celles-ci appr5n5t vivre p\r elles-mmes1 n'ayant plus qu'une proccupation3 la mise en valeur de leur p]sonnalit vaniteuse4 #da ,voir le *apitre3 ,les ,femmes et la toilette4 ,t\t cela e/ gros de consqu5ces morales autrem5t graves que les prt5tions les plus h>dies du fm9isme outranci]1 les hommes devrai5t le compr5dre et1 dans leur propre intrt1 enc\rag] les t5dances de leurs surs1 de leurs filles1 de leurs compagnes1 v]s une vie meilleure1 plus intellig5te1 plus comprh5sive1 plus relle4 ,si elles ne pr5n5t pas cette voie1 elles s'engag]ont sur l'autre1 et l'autre s]a la dsorganisation de la famille1 am5e p> la frivolit1 la vanit et le gt dsordonn du luxe qui1 aprs avoir t jadis l'apanage de c]ta9es catgories1 s'e/ emp> peu peu de t\te l'me fm99e4 ,ret\rn] en arrire1 voil le s\hait de beauc\p d'esprits qui rappell5t avec complaisance que lorsque le gr& ,cond p\sa ,mlle de ,brz1 celle-ci ne savait ni lire1 ni crire6 ,mais s]ait-ce dsirable8 ,du re/e les c\rants ne se remont5t pas4 ,il faut donc les suivre1 mais la m>*e en avant peut pr5dre diffr5tes directions4 ,une seule me p>at bonne et con=me au plan div9 qui e/ aussi le plan de la nature4 ,au lieu de la dli]1 il s]ait utile de ress]r] la *ane qui unit l'homme la femme1 non pas d'une faon s5suelle-- cela1 la nature p\rvoit1--mais intellectuelle et morale4 ,ils ont beso9 l'un de l'autre1 p\r donn] ce qu'ils ont de meilleur2 ils doiv5t tre rciproquem5t l'un p\r l'autre des *]*eurs de s\rces4 99 99 99 99 99 ,j'ai dj p>l ailleurs des relations des pres et des filles1 des mres et des fils1 et j'ai indiqu leur importance p\r la =mation du c>actre4 ,l'influ5ce qu'elles ex]c5t e/ imm5se1 et ri5 ne la remplace plus t>d dans la vie4 ,l'intimit entre les mres et les fils a dim9u p> le fait de la t5dance t\j\rs croissante1 *ez les femmes1 d'ab&onn] leur maison et de s'occup] de toilette et de plaisir4 ,cep5dant1 on en voit des exemples4 ,la bont e/ ce qui t\*e le plus1 ds leur bas ge1 le cur des hommes1 p\rvu que cette bont ne soit pas de la faiblesse1 c> celle-ci n'atte9t pas son b vis--vis de l'enfant et a des consqu5ces nfa/es sur son c>actre4 ,mais ri5 ne rsi/e la bont intellig5te1 la d\ceur f]me1 sauf les curs m>qus d'avance p\r le vice ou le crime4 ,qu& une mre possde ces qualits1 ses fils en g>d5t le s\v5ir et l'empre9te durant t\tes les annes de leur vie4 ,aussi la responsabilit des mres e/-elle effrayante2 elles prp>5t l'humanit future2 et au lieu d'y p5s] elles s'occup5t surt\t de la =me de leurs *apeaux6 ,p>eille ins\ciance1 p>eil aveuglem5t pr\v5t quel po9t n\s sommes inconsci5ts encore de nos responsabilits1 et quel po9t n\s vivons la surface des *oses les plus graves4 ,on peut dire que1 dans *aque homme1 l'image de la mre 7ou de celle qui l'a moralem5t remplace7 se reflte4 ,il n'y a presque pas d'exception cet g>d4 ,a mo9s d'hrdits p>ticulirem5t f*euses1 ceux qui ont manqu leur av5ir le doiv5t en gnral la draison1 la futilit1 l'ignorance de leur mre4 ,n'ayant pas compris le s5s pr(ond de notre passage en ce monde1 elle n'a pu le leur enseign]2 or1 c'e/ p> la femme surt\t que l'homme reoit les impressions qui conc]n5t la vie intrieure4 ,avec son intuition plus f9e1 elle sait les faire pntr] en lui4 ,qu'elle soit mre1 tante1 sur1 ducatrice1 elle seule a de l'influ5ce sur l'me de l'enfant et de l'adolesc5t4 ,les hommes durs1 brutaux1 cyniques n'ont probablem5t vu aut\r d'eux1 dans les premires annes de leur exi/5ce1 que des femmes ignorantes1 futiles ou pires encore2 elles ne leur ont inspir aucun respect4 ,comm5t de p>eilles femmes p\rrai5t-elles enseign] la d\ceur d'me1 le b de la vie1 le secret du bonheur8 ,l'image de la femme se t]nit a9si d'avance dans le cur de quelques hommes1 et plus t>d ils se v5g]ont du crime1 commis env]s eux p> une mre incapable ou inconsci5te1 sur t\tes les femmes qu'ils r5contr]ont sur leur r\te4 ,l'intimit morale entre la mre et le fils donne de si m]veilleux rsultats1 et n\s en voyons de si admirables exemples qu'elle devrait t5t] t\tes les femmes4 ,combi5 d'entre elles se plaign5t du vide de leur exi/5ce6 ,r5dez-v\s capables d'tre les amies de vos fils1 cela remplira vos heures1 p\rrait-on leur rpondre4 ,recueillir et conc5tr] en elles-mmes t\tes les =ces bonnes p\r les rp&re ensuite sil5cieusem5t sur leurs enfants1 n'e/-ce pas dj une raison de vivre8 ,ds l'enfance1 il faudrait prp>] les jeunes filles ce ct de leur t*e future4 ,mais qui s'en occupe8 ,qu& c]ta9es habitudes m5tales sont prises1 il e/ dur d'y r5onc]1 et l'on prfre suivre automatiquem5t la p5te4 ,jadis le s5tim5t t5ait lieu1 aux femmes1 du dveloppem5t intellectuel qui leur manquait1 et p> l'am\r1 seul1 elles faisai5t br*e dans le cur de leurs fils4 ,mais1 je le rpte1 l'affirmation de leur droit la j\issance di/rait auj\rd'hui beauc\p de femmes des proccupations affectueuses4 ,ayant p]du l'influ5ce du cur1 leur pre/ige t5d s'effac] de ce ct-l1 et les autres qualits leur manqu5t encore4 ,ce n'e/ pas seulem5t l'activit fivreuse des j\rnes actuelles1 mais plutt le t\rbillon des p5ses futiles qui fait p]dre aux femmes leurs facults intuitives et1 p> consqu5t1 leur asc5dant4 ,l'influ5ce d'un tre sur un autre s'ex]ant surt\t p> l'esprit1 il faudrait avoir le temps de p5s] p\r que la p5se ft communicative4 ,il y a1 il e/ vrai1 le travail my/rieux du subconsci5t1 dont1 aprs ,leibnitz1 p>l5t tant les mod]nes psy*ologues1 mais peut-il rayonn] sur les autres sans le conc\rs du moi consci5t8 ,si sa9te ,monique avait pass sa j\rne faire des visites et comb9] la veille les essayages du l5dema91 il e/ probable que sa9t ,augu/9 ne se s]ait pas conv]ti1 et que l'glise compt]ait un ,pre de mo9s4 ,t\tes les mres ne sont pas de/9es tre des ,sa9te ,monique2 elles doiv5t vivre selon leur temps et dans l'organisation sociale actuelle4 ,on ne leur dem&e pas de =m] des ,doctores ,s]afici1 mais simplem5t de faire des hommes dans la noble acception du mot4 ,une influ5ce puissante s'ex]ce t\j\rs d'un sexe l'autre4 ,george ,s& disait que1 p>fois les hommes les plus incapables d'avoir un asc5dant quelconque sur les autres hommes en ont un sans bornes sur l'esprit des femmes4 ,la proposition peut tre r5v]se4 ,p\r ce qui e/ des *oses de l'me1 les femmes seules sav5t m5] les hommes4 ,c'e/ un gr& rle2 elles devrai5t s'y prp>]1 en dev5ant p\r leurs fils d'intellig5tes amies1 assez intellig5tes et intuitives p\r les compr5dre1 les dev9] et les aid] sil5cieusem5t4 99 99 99 99 99 ,le nombre des mres capables de s'lev] au-dessus des so9s matriels tant encore relativem5t re/re9t1 le jeune g>on peut tr\v]1 prs de lui1 une autre amie1 sans sortir de la famille4 ,cette amie e/ la sur4 ,ri5 de plus salutaire et de plus *>mant qu'une intimit de ce g5re6 ,c'e/ le premi] c\ple p>fait dans la puret absolue4 ,le dveloppem5t de la culture *ez la jeune fille augm5t]a le nombre de ces amitis4 ,s\v5t les jeunes g5s mprisai5t leurs surs cause de leur ignorance et de leur frivolit2 ils refusai5t de les considr] comme des cam>ades4 ,ce prtexte disp>atra lorsque t\s f]ont les mmes tudes1 qu'ils auront les mmes intrts et p\rront discut] ensemble les mmes que/ions intellectuelles4 ,le ga91 en ce cas1 s]a rciproque4 ,les jeunes filles qui sont les amies de leurs frres1 n'ont plus1 ds auj\rd'hui1 la purilit1 l'hypocrisie et l'excessive vanit de celles qui viv5t dans des milieux trop exclusivem5t fm99s4 ,et cela p\r deux raisons3 d'abord1 les frres ne les flatt5t po9t1 les trait5t en cam>ades1 et1 l'occasion1 se moqu5t d'elles salutairem5t4 ,ensuite1 elles aurai5t honte de manife/] devant eux c]ta9s prjugs1 c]ta9es aspirations sottes1 de se p]mettre c]ta9es grimaces4 ,elles sont1 p> consqu5t1 plus simples1 plus dcides1 leur esprit e/ plus ouv]t2 elles auront mo9s de surprises et de dceptions dans la vie4 ,si je devais *oisir une femme1 je m'adress]ais volonti]s une jeune fille qui a t l'amie de son frre ou de ses frres1 elle n'aura pas les allures d'une fausse +nue1 ni d'une vi]ge qui l'esprit s]a v5u trop tt1 elle ne pratiqu]a pas la coquett]ie quivoque et ne v]ra pas1 dans t\t homme1 un adorateur enc\rag] ou conduire2 elle s]a un peu plus dans la vrit de la vie4 ,le frre1 de son ct1 bnfici]ait de ces contacts1 qu'aucun attrait s5suel ne vi5drait tr\bl]1 avec un esprit jeune et frais de l'autre sexe4 ,c'e/ p> des surs intellig5tes et pures qu'il appr5drait connatre les femmes4 ,s\v5t1 entre lui et sa mre1 la diffr5ce d'ge e/ trop gr&e2 d'une gnration l'autre1 il exi/e des sauts brusques qui emp*5t l'intimit p>faite1 mo9s que la mre ne soit d\e d'une s\plesse ou d'une intuitivit spciale4 ,avec une sur1 on vibre plus facilem5t l'unisson4 ,dans l'me de t\t homme qui a t l'ami de ses surs1 on tr\ve1 p\r les femmes1 un fond de respect et d'amiti qui manque au cur de ceux qui n'ont pas connu ce g5re d'intimit4 ,ils compr5n5t qu'il y a dans la femme autre *ose que le simple art de plaire ou d'veill] des dsirs1 et il leur arrive de p5s]1 en r5contrant des jeunes filles dans le monde1 qu'elles sont1 peut-tre1 p\r leurs frres1 des cam>ades affectueuses1 dignes1 p> consqu5t1 d'tre respectes4 ,l'hi/oire et la littrature n\s ont f\rni quelques exemples d'amitis frat]nelles clbres3 la sur de ,*>les-,qu9t1--qui l'appelait ,mon t\t1 aprs ,dieu1--celle de ,franois ,i]1 d'autres encore4 ,mais1 en gnral1 ce s5tim5t a t trop nglig2 l'humanit p\rrait en tir] un plus gr& p>ti2 c'e/ encore un *amp en fri*e que l'ducation mixte#db r5dra f]tile1 en augm5tant les contacts intellectuels entre les frres et les surs4 ,le pote itali51 ,giovanni ,pascoli1 a pr\v ce s5tim5t dans sa plnitude1 et il p\rrait crire1 sur la d\ceur de l'amiti frat]nelle1 un volume de prose ou de v]s qui ouvrirait bi5 des horizons4 ,on dirait que c'e/ la "p des potes4 ,sans p>l] de ,*ateaubri&1 ,franois ,coppe a connu1 lui aussi1 l'affection t5dre et exclusive d'une sur et l'on p\rrait cit] d'autres exemples encore4 #db ,p> cole mixte1 je n'ent5ds pas p\r les jeunes g5s des repas1 des rcrations1 des p>ties en commun1 mais les c\rs1 auxquels les lves des deux sexes assi/]ai5t dans la mme salle4 ,les frres et les surs aurai5t a9si un fonds d'tudes semblables qui les rappro*]ai5t4 ,la jeune fille1 en qute d'une amiti s5tim5tale avec une compagne d'cole ou de c\rs dont elle ne sait ri51 et que1 la plup>t du temps1 elle n'aime pas1 tr\v]ait la maison1 dans son frre1 un cam>ade plus intressant et plus sa94 ,cette intimit lui s]ait autrem5t pr(itable que celle de la jeune pimb*e1 leve au rle de confid5te1 avec qui elle *ange ces m5us propos insignifiants qui m>qu5t le c]veau des femmes d'une empre9te si purile4 ,p> cra9te des moqu]ies1 la sur n'ose mettre le frre au c\rant de c]ta9es p5ses prt5tieuses1 t&is qu'avec ses compagnes elle se complat dans d'inutiles rptitions1 de conv]sations ent5dues la drobe1 de romans vcus ou lus1 dans des confid5ces dont son ignorance l'emp*e s\v5t de compr5dre l'absurdit4 ,l'on prt5d1 depuis des sicles1 que l'esprit vi5t vite aux filles4 ,la nature1 sans d\te1 p\rvoit au dveloppem5t de cette sci5ce prcoce1 mais les amies y aid5t puissamm5t4 ,dans l'oprette jadis clbre3 ,la fille de ,madame ,angot1 ,clairette et ,mademoiselle ,lange voqu5t leurs s\v5irs et t\t ce qu'une fois les portes closes1 il se disait de *oses1 dans cette p5sion-l4 ,que n'a-t-on pas racont sur les c\v5ts et les p5sionnats8 ,en effet1 les agglomrations de jeunes filles sont1 malgr la surveillance la plus rig\reuse1 des coles de corruption4 ,et po9t n'e/ beso9 de vivre s\s le mme toit1 le contact de l'ext]nat suffit4 ,fatalem5t1 celle qui sait initie celle qui ignore1 et c'e/ une trane de p\dre4 ,il y a c]ta9em5t entre jeunes filles des amitis *>mantes1 et je ne v\drais en priv] p]sonne2 mais il en e/ de si fades et p]nicieuses1 qu'on ne peut les abs\dre et les protg] en bloc4 ,avec le dveloppem5t de la culture fm99e1 les amitis de p5sionnaires pr5dront et ont dj pris une autre allure1 mais elles sont encore prilleuses1 le premi] in/9ct des jeunes filles tant de communiqu] aux autres t\t ce que leur curiosit en veil a pu dc\vrir4 ,je ne crois nullem5t que1 dans l'tat social actuel1 l'ignorance soit utile ou reprs5te un bon prs]vatif4 ,p\r d\l\reux que cela puisse tre1 il faut1 je crois1 initi] les jeunes filles aux ralits de l'exi/5ce4 ,mais il y a un abme entre la simple connaissance des my/res de la vie et l'in/ruction la fois incomplte et dprave que les compagnes de p5sion se donn5t p>fois sur c]ta9s cts de l'am\r et sur le dess\s des sc&ales monda9s4 ,cette d]nire =me d'initiation me p>at la plus dang]euse1 bi5 qu'elle ait t jusqu'ici prfre1 les p>5ts tr\vant plus commode d'ab&onn] au has>d la grave rvlation4 ,l'intimit frat]nelle emp*]a les initiations trop prcoces1 les frres tant1 d'ord9aire1 assez jal\x de l'innoc5ce de leurs surs6 ,p\r leur "p1 les jeunes g5s ont normm5t gagn]1 eux aussi1 ces contacts avec de jeunes et pures intellig5ces fm99es4 ,aprs les rapports quotidi5s avec des cam>ades p>fois grossi]s et s\v5t vulgaires1 l'amiti d'une sur s'ex]c]a rafra*issante4 ,la ncessit d'vit]1 avec elle1 les t]mes brutaux1 et d'appr5dre prs5t] sa p5se d'une faon digne et conv5able s]a un excell5t ex]cice intellectuel et moral4 ,a9si le jeune homme p]dra mo9s de vue le ct rprh5sible de c]ta9es *oses1--ce qui lui arrive facilem5t1 s'il n'e/ =c aucune ret5ue de langage1--et il s5tira con/amm5t la responsabilit de ses p>oles et de ses p5ses4 ,or1 c'e/ le fait de l'oubli] qui dvoie les consci5ces4 ,l'attraction d'un sexe sur l'autre n'e/ pas seulem5t physique1 elle e/ s5sible aussi sur le c]veau et sur l'me4 ,lorsque ses s5tim5ts affectifs s]ont satisfaits p> une d\ce intimit frat]nelle1 le jeune homme c\rra peut-tre avec mo9s de hte v]s l'am\r4 ,en t\t cas1 il livr]a mo9s facilem5t la premire v5ue les secrets de sa vie intrieure et se g>d]a mieux p\r sa compagne future4 ,les jeunes g5s qui connaiss5t et gt5t les intimits fm99es de la famille sont1 en effet1 ceux dont la jeunesse se cons]ve plus digne et plus intacte4 ,jusqu'ici1 l'occasion de ces rapports troits se prs5tait r>em5t3 les tudes communes les r5dront plus faciles4 ,ceux qui sauront en pr(it] appr5dront connatre des relations trs d\ces et se prp>]ont1 en outre1 p\r t\t le c\rs de leur vie un abri sr o se rfugi] les j\rs d'orage4 99 99 99 99 99 ,une autre amiti galem5t d\ce1 galem5t prs]vatrice et galem5t utile att5d l'homme v]s le dcl9 de la vie1 mais il faut qu'il la dsire et la prp>e4 ,le pre qui ne se s]a pas s\ci du dveloppem5t de la psy* de ses enfants p\rra difficilem5t dev5ir l'ami de ses filles4 ,ce g5re d'amiti dem&e de "p et d'autre1 s9on une vritable supriorit1 du mo9s un c]ta9 dveloppem5t d'esprit4 ,si le pre e/ mdiocre1 l'me de la fille ne se t\rn]a pas v]s lui2 de mme p\r celle du pre1 si la fille e/ sotte6 ,attir p> sa beaut1 sa fra*eur1 la g5tillesse de ses faons1 il p\rra la re*]*] un in/ant1 s'en p>] durant quelques prom5ades1 mais l'intimit ne dur]a pas1 ne se dvelopp]a pas444 ,son ess5ce e/ spciale2 gnralem5t elle pr5d naissance dans l'imag9ation de la fille1 sduite p> la =ce1 le calme1 la logique de l'homme4 ,surt\t si la mre e/ agite1 n]veuse1 purile1 la psy* de l'enfant la p\ss]a v]s le pre4 ,elle s5t d'in/9ct que de sa b\*e vont sortir les p>oles raisonnables dont l'me enfant9e1 affame de logique1 a un si ard5t beso94 ,les p5ses draisonnables et les faux po9ts de vue qui obscurciss5t la m5talit de la jeunesse et la jett5t dans le d\te et dans l'effroi sont s\v5t la raction de ce beso9 non satisfait4 ,le dsir des =ces calmes qu'elle ne tr\ve pas en elle-mme1 ni *ez les femmes de son ent\rage1 e/ l'un des plus =ts s5tim5ts qui entrane v]s son pre l'enfant intellig5te4 ,mais la plup>t des hommes1 absorbs p> le t\rbillon des affaires1 ne s'ap]oiv5t pas de cette attirance qu'ils ex]c5t1 ou ne lui prt5t qu'une att5tion di/raite4 ,quelques c>esses1 et c'e/ t\t6 ,peu peu1 la petite ou la gr&e fille1 ne se voyant ni comprise ni dev9e1 se replie sur elle-mme1 non p>ce que le pre p]d son pre/ige1 mais simplem5t p>ce que la di/ance entre eux e/ trop gr&e2 avec sa f9e intuition fm99e1 l'enfant compr5d que1 p\r la fran*ir1 il faudrait des ef=ts pati5ts dont elle ne se s5t pas capable4 ,et a9si meurt1 avant de natre1 une des plus d\ces intimits que le sort puisse (frir4 ,p>fois1 plus t>d1 le has>d devi5t favorable la fille3 une circon/ance =tuite la met en contact avec la m5talit pat]nelle1 mais s\v5t il e/ trop t>d2 les habitudes prises les entran5t *acun d'un ct oppos2 leurs p5ses ne peuv5t se confondre4 ,le pre ne p>vi5t plus model] et lev] l'esprit de la fille1 dont il a nglig la =mation intellectuelle et morale4 ,il se tr\ve en face d'une inconnue6 ,c'e/ ds l'enfance que ce travail devrait comm5c]4 ,les exemples d'affections de ce g5re sont nombreux dans la littrature et dans l'hi/oire3 ,antigone1 ,cordlia1 les filles de ,milton1 et dans les vies plus humbles1 que de cas semblables ceux-ci6 ,mais il s'agit l1 surt\t1 du dv\em5t filial1 consolateur des suprmes in=tunes1 et o la piti j\e le rle pr9cipal4 ,c'e/ le pre1 priv de sa =ce1 s'appuyant sur sa fille1 s\t5u p> sa fille4 ,l'intimit que je v\drais voir plus frqu5te s]ait celle du pre guidant1 intellectuellem5t1 la fille *ez qui il tr\v]ait1 en *ange1 des s\rces d'eaux fra*es et purificatrices4 ,a une poque o les murs1 c]tes1 n'tai5t pas rigides ni les s5tim5ts raff9s et d\x1 un homme s5tit si vivem5t la t5dresse pat]nelle que ri5 n'gala jamais1 en ce g5re1 les acc5ts avec lesquels il l'exprima4 ,je veux p>l] de ,cicron4 ,je retr\ve en elle1 disait-il propos de ,tullia1 mes traits1 ma p>ole1 mon me4 ,il l'avait leve sa faon1 crit ,m4 ,ga/on ,boissi]1 l'initiant ses tudes et lui communiquant le gt des *oses de l'esprit4 ,qu& elle m\rut1 la d\leur de ,cicron fut imm5se3 ,ma fille au mo9s me re/ait3 j'avais o me retir] et me repos]4 ,le *>me de son entreti5 me faisait oubli] t\s mes s\cis et t\s mes *agr9s2 mais l'affreuse blessure que j'ai reue en la p]dant1 a r\v]t t\tes celles que je croyais f]mes4 ,j'avais o me retir] et me repos]1 ces mots dis5t t\t4 ,c'e/ ce que les hommes devrai5t re*]*]1 ce que l'affection d'une fille1--si on l'a =me son image1--peut donn]4 ,elle donne peut-tre davantage encore1 c> qui peut mesur] l'influ5ce d'un semblable am\r sur la m5talit d'un homme et sur sa faon de compr5dre la vie8 ,p>mi les ,roma9s de son temps1 ,cicron a t1 c]tes1 malgr sa dplorable faiblesse morale1 l'un des plus purs1 des plus huma9s1 des plus honntes4 ,savons-n\s de combi5 d'erreurs et de faiblesses sa t5dresse p\r ,tullia l'a sauv8 ,n\s connaissons la vie du gr& orateur1 mais dans combi5 d'exi/5ces plus obscures le mme phnomne s'e/-il reproduit8 ,combi5 de pres ont t dlivrs des mauvaises fivres1 ma9t5us une c]ta9e hauteur morale p> la fille intellig5te qu'ils avai5t leve jusqu' eux6 ,c'e/ p\r toi seul qu'il e/ beso9 ,dornavant d'tre svre444 ,tu dois respect] ce tmo9 ,p\r que ce tmo9 te rvre4 ,veille donc att5tivem5t ,a ce qu'au fond de ta p5se ,ri5 ne passe1 ft-ce un mom5t1 ,dont sa c&eur soit (f5se#dc4 #dc ,,l\is ,,leg5dre4 ,malheureusem5t ces cas sont trop r>es et le devi5n5t *aque j\r davantage4 ,dans les familles1 *acun fait sa vie soi et1 c]tes1 l'indp5dance e/ une excell5te *ose1 mais il ne faut pas qu'elle empite sur les affections et les /rilise1 elle doit seulem5t y aj\t] le s5tim5t de lib]t qui les ennoblit4 ,l'amiti entre pre et fille e/ l'une des manife/ations les plus leves de la t5dresse huma9e et je v\drais y convi] t\s les curs capables de la s5tir et de la pratiqu]4 99 99 99 99 99 ,lorsque l'homme n'aura pas tr\v1 aut\r de lui1 dans sa famille1 un cur de femme o repos] le si5 et v]s] les p5ses que les cam>ades1 jeunes ou vieux1 ne mrit5t pas d'ent5dre1 il *]*]a ailleurs cet abri1 et naturellem5t1 n'importe quel ge de la vie1 il s'imag9]a le tr\v] dans l'am\r4 ,en effet1 s'il *oisit bi51 c'e/ dans ce s5tim5t qu'il atte9dra la plnitude de la joie et de la confiance4 ,l'amie qu'on aime d'am\r reprs5te l'idal des intimits huma9es1 mais il e/ assez r>e de p\voir ml] l'amiti la passion1 p>ce que ce d]ni] s5tim5t1 p> sa viol5ce mme1 obscurcit le disc]nem5t1 et que l'on aime s\v5t une p]sonne t\t fait diffr5te de celle que notre gt et notre raison aurai5t *oisie4 ,en outre1 l'am\r e/ sujet de brusques sautes1 et naissant de ri51 il meurt de t\t6 ,n\s le v\lons t]nel dans les heures d'exaltation1 et1 de p> son ess5ce mme1--sauf p\r quelques tres au cur lev1--il e/ passag]1 mo9s qu'on ne l'emprisonne dans le m>iage4 ,dans ce cas1 les intrts et les devoirs communs ma9ti5n5t l'intimit1 qu& l'am\r a dj pris son vol ou s'e/ piteusem5t abattu sur le sol4 ,mais ces devoirs et ces intrts communs ne reprs5t5t pas l'amiti1 dans le s5s lev du mot4 ,elle s'y jo9t quelquefois1 mais pas t\j\rs4 ,la "q de l'amiti dans le m>iage e/ d'ailleurs si complexe qu'elle dem&]ait une tude "p2 rev5ons aux amitis de *oix que l'homme peut conclure en dehors de la famille et des li5s conjugaux4 ,il y a les amitis am\reuses1 et ce sont les plus *>mantes et les plus solides1 qu& c'e/ l'amiti qui pr5d f9alem5t le dessus4 ,on a pass p> l'preuve du feu1 et l'on ne cra9t plus ri52 on a cep5dant ap]u les portes d'or1 et un att5drissem5t se mle la confiance1 l'e/ime et la sympa?ie intellectuelles1 bases de t\t atta*em5t srieux4 ,l'impression qu'on aurait pu s'aim] autrem5t met une posie aux *oses1 et la cam>ad]ie devi5t plus d\ce1 plus respectueuse mme444 ,l'homme qui e/ l'ami d'une femme1 p\r laquelle il a ress5ti des vellxs de t5dresse1 a gagn un des gros lots de la vie s5tim5tale4 ,mais alors1 dira-t-on1 il n'y aurait pas de meilleures amies que les femmes qu'on a cess d'aim]4 ,avec elles1 les s\v5irs s]ai5t plus puissants encore4 ,ils sont trop puissants1 ju/em5t2 ils crent une situation dlicate qui circonscrit la confiance et emp*e les confid5ces444 ,la passion1 g>dons-n\s de l'oubli]1 ne s'te9t pas la mme m9ute *ez les tres qui se sont aims4 ,un des curs re/e d\l\reusem5t meurtri p> la sp>ation2 s\v5t des regrets le rong5t1 s\s la rsignation app>5te2 la dignit fait taire les pla9tes1 et p> lgance morale1 le visage re/e s\riant1 l'accueil amical1 mais quelque *ose crie en d$ans4 ,cela arrive aux femmes1 et aux hommes aussi4 ,j'en ai connu un qui1 des annes aprs la rupture1 disait encore en montrant son cur3 ,cela me fait t\j\rs mal l6 ,et c'tait un homme de peu de p>oles1 dur et froid d'app>5ce1 qui dte/ait la s5tim5talit fade1 s\s t\tes ses =mes4 ,d'autre "p1 le premi] qui s'e/ dta* a plus ou mo9s l'intuition de l'tat d'me de l'autre1 et cela le gne dans ses pan*em5ts4 ,l'amiti des anci5s amants et des anci5s fiancs e/ donc plutt une sorte d'atta*em5t fait de s\v5irs rciproques1 qu'une affection active et consolante4 ,celles-ci doiv5t tre *]*es ailleurs1 dans les aff9its morales et intellectuelles que nos curs et nos intellig5ces s5t5t p>fois avec =ce4 videmm5t l'amiti entre p]sonnes d'un sexe diffr5t dem&e une c]ta9e lvation d'esprit1 et ce qu'on p\rrait appel] des facults rceptives4 ,les femmes1 auxquelles ces facults manqu5t1 auront r>em5t des amis mascul9s1 c> elles ne leur (fr5t pas ce qu'ils *]*5t1 une me o dpos] leurs p5ses et dvelopp] leurs aspirations4 ,les hommes ambitieux1 mais assez intellig5ts p\r d\t] d'eux-mmes p>fois1 pr\v5t presque t\s le beso9 d'une amiti fm99e qui les enc\rage et les s\ti5ne4 ,s5tir qu'une femme croit en eux1 les tr\ve dignes des premires places1 de la clbrit1 de la gloire1 e/1 p\r leur orgueil1 un baume prcieux4 ,d'autres1 les s5tim5taux1 re*]*5t aussi ce g5re d'amiti2 ils veul5t des confid5tes1 c> en racontant leurs am\rs une autre femme1 ils les gt5t mieux6 ,quelques-uns1 plus raff9s1 plus dlicats1 plus altrui/es1 s'intress5t la femme1 p\r elle-mme1 et tr\v5t du plaisir tudi] sa psy*ologie3 ce sont des amis dv\s et *>mants4 ,cette faon de compr5dre l'amiti indique qu'elle aurait pu facilem5t se *ang] en am\r4 ,*ez la femme1 le dsir de l'amiti mascul9e#dd e/ presque t\j\rs intellectuel2 jadis1 un beso9 in/9ctif de protection la lui faisait re*]*]1 mais ce beso9 e/ bi5 mo9s puissant auj\rd'hui4 ,la vanit entre aussi1 p\r une "p1 dans ce s5tim5t1 qu& il s'agit d'hommes clbres1 mais sa vritable rac9e e/ cet in/9ct de s\t5ir et de consol]1 qui e/ propre t\tes les femmes4 ,elles pr\v5t une sorte d'orgueil relev] le c\rage abattu de l'homme1 cet tre orgueilleux qui se croit leur suprieur et qui p\rtant1 c]ta9es heures1 se t\rne humblem5t v]s elles p\r qu'elles essui5t ses l>mes et le consol5t dans ses dboires4 #dd ,ce dsir n'e/ pas s5ti p> les ,ori5tales3 ,pauvres surs d',europe1 combi5 je v\s pla9s de voir des hommes1 t\te la j\rne6 disait la pr9cesse ,murat une femme de h>em4 ,les ,ds5*antes1 de ,,loti1 sont une exception4 ,j'ai connu des femmes1 amies p>faites1 ds9tresses et t5dres2 elles donn5t bi5 davantage que l'homme1 en ces sortes de contrats moraux1 mais elles sont peut-tre mo9s s9cres que lui1 elles ne se livr5t pas autant2 elles ont des rs]ves o l'ami ne pntre pas4 ,c'e/ que jamais la femme n'a t\t fait confiance dans l'homme2 une longue suite de trahisons l'en emp*e6 ,sans en avoir consci5ce1 elle s5t en elle-mme les torts dont les femmes ont t victimes1 depuis que le monde exi/e1 et dans l'homme elle voit l'oppresseur de l'espce4 ,elle l'ador]a1 elle donn]a p\r lui sa vie1 son honneur1 mais elle n'aura jamais en lui une confiance complte6 ,l'homme1 en gnral1 ne s'ap]oit pas de cette mfiance1--il a si peu d'intuition1--et le plaisir que lui donne l'amiti de la femme n'en e/ nullem5t gt4 ,elle1 de son ct1 tr\ve dans ces contacts1 avec la m5talit mascul9e1 un l>gissem5t de la si5ne1 et arrive a9si une plus ju/e conception de la vie4 ,le ga9 e/ donc rciproque3 la femme ad\cit et raff9e l'me de l'homme2 lui1 de son ct1 donne la =ce1 la raison1 la logique4 ,les nuances de ce s5tim5t1 l'un des meilleurs et des plus levs que l'humanit connaisse1 sont inf9ies2 elles *app5t l'analyse1 et l'on ne peut les rang] p> catgories4 ,l'amiti nat des circon/ances trav]s lesquelles n\s voluons et des r5contres =tuites4 ,le has>d1 qu& il a quelque *ose en vue1 met sur notre r\te l'ami ou l'amie qui doiv5t n\s aid] l'accomplir4 ,que c]ta9es amitis soi5t rellem5t les in/rum5ts de la ,provid5ce1 n\s n\s en r5dons compte2 s\v5t1 il e/ vrai1 la signification de c]ta9s contacts re/e my/rieuse1 mais elle n'en exi/e pas mo9s2 seulem5t nos yeux de demi-aveugles ne la p]oiv5t pas4 ,j'ai dit ailleurs#de combi5 ces amitis mixtes tai5t prcieuses1 et combi5 elles p\rrai5t s]vir un rappro*em5t de l'homme et de la femme1 sur un plan plus lev que celui o ils ont volu jusqu'ici4 ,ils ne doiv5t pas se considr] uniquem5t s\s l'aspect du possesseur et de la possde1 mais plutt comme deux tres auxquels ,dieu a confi1 il e/ vrai1 la cont9uation de l'espce1 mais qui il a donn deux mes immortelles1 de/9es s'aid] rciproquem5t1 p\r mieux compr5dre le s5s pr(ond de leur passage sur cette t]re4 ,a9si dur5t s'aim] ,mi*el ,ange et ,vittoria ,colonna4 ,il faut videmm5t un peu de c\rage p\r brav] les calomnies du monde4 ,sa9t ,jrme qui s'tait retir ,o/ie p\r fuir les m*ants propos de ,rome1 au sujet de ses amitis fm99es1 crivait un ami3 ,salue ,paule et ,eu/o*ie2 que le monde le veuille ou non1 elles sont mi5nes en ,*ri/4 #de ,voir ,faiseurs de pe9es et ,faiseurs de joies4 ,un monde n\veau se prp>e1 une rvolution morale e/ en tra9 de s'accomplir2 l'homme et la femme trav]s5t une crise qui ira s'acc5tuant1 si celui qui a t jusqu'ici le matre de la situation ne compr5d pas que p\r g>d] son pre/ige1 il doit se montr] gnreux4 ,si les hommes dev5ai5t les amis de leurs mres1 de leurs surs1 de leurs filles1 ils se rsign]ai5t de meilleure grce au *angem5t 9vitable1 et ils p>vi5drai5t en mme temps ma9t5ir leur autorit s\s une autre =me1 =me plus ju/e1 plus mod]ne et plus respectueuse de l'me huma9e4 ,,*apitre ,x ,l',,appel ,z ! ess5ce ( c\rage is to /ake "o's life on a possibility1 s ! ess5ce ( fai? is to believe t ! possibility exi/4 ,,william ,,salt]4 ,dans c]ta9es campagnes de ,france1 lorsque la s*]esse dure de faon exceptionnelle1 on a c\tume de dire3 ,il ne pleut pas1 p>ce que l'appel manque6 ,ces mots signifi5t que la t]re1 trop aride1 ne r5f]me plus l'humidit indisp5sable p\r attir] celle de l'atmosphre et la faire se cond5s] en eau4 ,en effet1 j\r aprs j\r1 l'on voit le ciel se c\vrir de nuages qui se dissip5t avant de s'tre rp&us en onde bi5faisante4 ,cette att5te1 t\j\rs due1 dure des sema9es et mme des mois1 jusqu' ce qu'une tempte imptueuse1 v5ue s\v5t de trs lo91 =ce les cat>actes du ciel s'ouvrir4 ,le phnomne ne peut s'expliqu]1 sci5tifiquem5t1 d'une faon aussi simpli/e1 mais n'y a-t-il pas un fond de vrit dans la tradition populaire8 ,ne voyons-n\s pas le mme phnomne se produire dans le monde moral et intellectuel8 ,qu& un tat de s*]esse se prolonge dans l'me1 c'e/ sans d\te l'appel qui manque2 ri51 au d$ans de n\s1 n'attire les =ces bi5faisantes et fcondes4 ,une bonne p>tie des faits moraux1 qui n\s tonn5t1 n\s dconc]t5t et n\s tr\bl5t1 p\rrai5t s'claircir de cette faon2 et l'explication une fois admise1 je crois que nos po9ts de vue1 nos jugem5ts et nos p]spectives se modifi]ai5t s+ulirem5t4 ,t\t s'l>girait devant n\s1 nos horizons devi5drai5t sans limites1 et l'ennui1 le t]rible ennui1 s]ait banni de la vie1 puisque t\s1 dans la mesure de nos =ces1 n\s p\rrions dev5ir une us9e en m\vem5t1 capable de r5\vel] et de v>i] indf9im5t sa production et ses rsultats4 ,lorsqu',adam et ve1 dans le j>d9 d'd51 t\*r5t l'arbre df5du1 ils ne dur5t pas mordre trs avant au fruit de la connaissance du bi5 et du mal1 c> auj\rd'hui encore1 aprs tant de civilisations disp>ues et de sicles c\ls1 l'homme e/ pe9e arriv au seuil des vrits pr(ondes qu'il comm5ce vaguem5t entrevoir4 ,l'une d'elles e/ probablem5t cette =ce my/rieuse dont n\s disposons1 sans l'employ]1 du mo9s de faon consci5te1 et que les paysans1 dsesprs des longues s*]esses1 nomm5t l'appel4 99 99 99 99 99 ,le rcit de la ,g5se n\s ayant montr l't]nel c\rr\c et presque inquiet de la dsobissance d',adam1 les esprits timors e/im5t dang]eux t\t ce qui p\rrait rvl] l'homme les p\voirs qu'il dti5t en lui-mme4 ,des cra9tes analogues p\vantai5t les paens3 le sort de ,prom?e et d',ic>e leur avait donn une tragique leon4 ,v\loir ravir le feu du ciel1 c'e/--dire volu] trop rapidem5t1 tait une (f5se aux dieux4 ,n\s devions re/] sur le plan o ils n\s avai5t placs1 sans essay] de dvelopp] les =ces secrtes que p>fois n\s s5tions en n\s4 ,cette cra9te1 qui avait sa rac9e dans la peur des contacts dmoniaques1--hantise des imag9ations du ,moy5 ,age1--et des pratiques de la magie1 qui avait mauvaise rputation et s5tait le s\fre1 semble purile auj\rd'hui1 et contraire au s5tim5t religieux mod]ne qui p\sse l'homme atte9dre1 p> le dsir1 le ,dieu qu'il adore4 ,ce beso9 d'union et d'h>monie avec les =ces div9es e/ le secret de t\t progrs et de t\t p]fectionnem5t1 il n'y en a pas d'autre1 et il e/ con=me aux enseignem5ts des vangiles4 ,les promesses faites l'homme dpass5t t\t ce que l'imag9ation huma9e peut concevoir4 ,p> la foi1 t\s les p\voirs lui sont accords1 p>ce que1 p> la foi1 les =ces div9es agiss5t en lui4 ,l'homme a tellem5t d\t de lui-mme1 et hlas6 s\v5t avec raison1 qu'il s'e/ habitu considr] ces promesses comme rs]ves exclusivem5t aux tres exceptionnels1 aux gr&s initis2 aux aptres4 ,en cela1 il se trompe1 les promesses sont claires et s'adress5t t\tes les mes *ez lesquelles le miracle de la foi s'e/ accompli4 ,si n\s acceptons1 au contraire1 l'explication d'aprs laquelle n\s possdons ces =ces p> l'effet d'une gr&e loi univ]selle que ,jsus e/ v5u rvl] aux hommes1 notre devoir e/ de n\s con=m] cette loi1 et d'essay] avec notre ego suprieur de progress] v]s ,dieu4 videmm5t1 t\s les tres n'occup5t pas le mme degr dans l'*elle des valeurs2 quelles que soi5t nos croyances1 il e/ impossible de le ni]1 et les simples volutionni/es l'admett5t1 eux aussi4 ,sans re*]*] les causes de ces div]sits de niveau1 il e/ c]ta9 que les mes et les esprits des hommes se tr\v5t des di/ances considrables4 ,en le con/atant on s]ait t5t d'admettre la ?orie de plusieurs exi/5ces successives dans le corps physique1 c'e/--dire sur notre plante4 ,mais qu'ils ai5t ou non le s\v5ir de vies antrieures1 il e/ hors de d\te que l'on tr\ve1 *ez quelques individus1 des indices de beso9s spirituels ou psy*iques trs suprieurs ceux qui t\rm5t5t le re/e des hommes4 ,ces beso9s ne sont pas t\j\rs le rsultat hrditaire d'une longue suite d'anctres cultivs1 c> s\v5t l'me de leurs desc5dants e/ muette1 eng\rdie dans le bi5-tre matriel trop raff9 ou /rilise p> une crbralit trop acc5tue4 ,au contraire1 ces beso9s se r5contr5t p>fois l o l'on s'y att5dait le mo9s6 ,un mot1 un reg>d1 une simple expression de visage rvl5t t\t c\p des aspirations v]s le div91 indiqu5t des s\rces pr(ondes de vie intrieure4 ,dans ces tres-l1 des puissances sont en activit ou comm5c5t sortir du sommeil o n\s les avions laisses4 ,on dirait des oiseaux qui batt5t des ailes1 joyeusem5t ou p]dum5t1 contre les b>reaux de leur cage2 on peut les aid]1 mais on n'a pas beso9 de les conva9cre1 les voix secrtes de l'me les ont dj av]tis1 leurs yeux p]oiv5t les horizons lum9eux trav]s les l\rds nuages qui les ca*5t encore4 ,ce sont les ri*es1 les lus1 ceux que l'hte my/rieux visite s\v5t1 ou qui1 du mo9s1 sont au seuil de ces ri*esses1 de cette lection1 de ces visites444 ,dans d'autres cas1 on a beau frapp] aux portes des mes1 ri5 ne rpond2 les c\ps r$\bls du m>teau d'aira9 ne produis5t aucune vibration4 ,t\te la vie e/ l'extrieur3 au-d$ans1 il n'y a que le vide4 ,je ne p>le po9t ici des hommes et des femmes qui viv5t uniquem5t p\r la j\issance ou l'ambition vulgaire1 mais d'une lite intellectuelle qui connat dj la piti1 pr5d une l>ge "p la vie sociale et dont la moralit1 dans le s5s c\rant du mot1 e/ reconnue4 ,leur esprit e/ comme prisonni] du visible et du tangible1 ils ne peuv5t les dpass]4 ,ils croi5t au p\voir de la volont se manife/ant p> des ef=ts d'activit et d'intellig5ce1 et admett5t peut-tre mme les effets de la prire1 comme une grce accorde ceux qui pratiqu5t les bonnes uvres4 ,il e/ inutile de leur dire qu'ils possd5t une facult1 qui a le don d'appel] les =ces bi5faisantes1 et que1 n'en usant pas1 ils r5onc5t la joie1 au p\voir1 t\s les dons qu'ils p\rrai5t rp&re aut\r d'eux4 ,un s\rire de sagesse sceptique s]ait leur seule rponse4 ,ils sont plus f]ms la connaissance des *oses intrieures que ne le sont s\v5t les plus sc&aleux p*eurs4 ,ce n'e/ po9t p\r eux que ce *apitre e/ crit4 ,leur heure n'e/ pas v5ue encore4 ,vi5dra-t-elle sur cette t]re8 ,devront-ils r5atre une fois encore1 ou s]a-ce dans d'autres mondes que la rvlation se f]a p\r eux8 ,ils le sauront1 mais n\s l'ignor]ons probablem5t t\j\rs4 99 99 99 99 99 ,la possibilit de l'appel efficace n'e/ pas1 comme n\s l'avons vu1 accessible t\s4 ,p> une loi gnrale1 ses effets bi5faisants ne peuv5t se ralis] que dans c]ta9es conditions d'me4 ,qu& elles manqu5t1 ri5 ne rpond1 et c'e/ absolum5t logique4 ,l'illogisme app>5t comm5ce lorsque les conditions m5tales et morales exi/5t et qu'aucun rsultat ne s'obti5t4 ,les causes de ce phnomne ngatif peuv5t se ram5] deux pr9cipales3 l'ignorance et l'gsme4 ,que de fois1 en effet1 malgr nos vellxs de vie intrieure et nos essais en ce s5s1 n\s ne n\s r5dons pas compte de ce qui s'agite au d$ans de n\s6 ,les eaux b\illonn5t sur place1 mais elles ne se canalis5t pas et ne peuv5t fcond] le sol4 ,on e/ agit de d\l\reux dsirs1 et la dprimante s5sation des =ces inemployes al\rdit le cur4 ,si n\s savions1 t\tes les heures du j\r ne suffirai5t pas l'incessante activit morale que n\s p\rrions dploy]6 ,que d'angoisses intrieures s]ai5t apaises p> le s5tim5t de ne pas re/] in]tes1 d'tre capables d'agir p\r n\s et p\r les autres1 sans n\s agit]1 sans p]dre le calme et l'quilibre444 ,seulem5t il faut savoir p\r cela1 et v\loir ou1 p\r mieux dire1 appr5dre v\loir6 ,combi5 de livres ont t crits sur l'ducation de la volont6 ,on ne saurait assez les lire et les relire4 ,sans elle1 il n'y a pas de beaut dans la vie1 c> n\s ne p\vons n\s intress] qu'aux tres capables de v\loir quelque *ose et de le v\loir avec suite4 ,non que la volont suffise p\r l'appel2 on peut avoir une volont de f] et ignor] la =ce de l'appel1 mais sans elle1 n\s ne p\vons ex]c] ce p\voir4 ,l'une des premires *oses indisp5sables t\t homme qui veut ex]c] les =ces qu'il sait possd] e/ donc la volont4 ,sans elle1 pas de conc5tration intrieure possible1 et sans conc5tration1 pas de rsultats intrieurs ou extrieurs4 ,or ri5 n'e/ plus difficile l'me huma9e que de se fix] longuem5t sur une ide ou sur un s5tim5t4 ,sauf c]ta9s esprits m9emm5t spculatifs1 notre lgret n\s di/rait1 emp*e la p]svrance m5tale4 ,les femmes surt\t sont rebelles cette t5sion4 ,leur in/9ct les p\sse ne pas se fix]1 ouvrir curieusem5t plusieurs livres en mme temps1 sans all] jusqu'au b\t de leur lecture2 en am\r aussi elles p5s5t mille *oses la fois et ont des di/ractions cont9uelles1 mme si elles sont incapables d'une infidlit ou d'une vellx d'incon/ance4 ,p\r elles1 p> consqu5t1 la conc5tration fconde e/ plus difficile1 mais elles ont1 comme comp5sation1 l'intuition rapide1 et arriv5t d'un bond1 l o l'esprit spculatif de l'homme ne p>vi5t qu'au prix de pnibles ef=ts4 ,sans avoir beso9 de s'appuy] sur des connaissances extrieures acquises ou des donnes hypo?tiques1 elles atteign5t1 grce leurs facults intuitives1 des sommets qui1 sans ces facults1 leur s]ai5t t\j\rs demeurs inaccessibles4 ,je crois donc que les femmes1 malgr leur m5talit volage1 peuv5t mettre en action les =ces de l'appel bi5 mieux que les hommes4 ,le s5tim5t religieux leur e/ plus famili]1 p\r mille et une causes4 ,elles le s5t5t avec intimit1 t\s les j\rs de leur vie1 t&is que les hommes le rs]v5t p\r les gr&es occasions sol5nelles1 les tragdies du cur et de l'me4 ,or1 le s5tim5t religieux ou1 p\r mieux dire1 l'habitude de la prire et des communications avec le div9 facilite ces lans1 qui =c5t1 p\r a9si dire1 les rponses de ,dieu4 ,si l'on f]mait les glises1 o donc irai5t pleur] les femmes8 disait ,maupassant1 qui ne peut1 c]tes1 tre accus d'avoir donn une importance extrme la vie religieuse4 ,en effet1 *ez la femme1 quelque degr de moralit qu'elle soit arrive1 le beso9 de rec\rir l'au-del se manife/e4 ,des prote/ations se font ent5dre3 ,c'tait une indigne faiblesse que n\s avons va9cue4 ,auj\rd'hui notre esprit e/ libre1 il rep\sse les fables1 il a rompu t\te complicit avec les fausses esprances4 ,ces voix triomphantes et dures clat5t comme des fanf>es1 et les visages de ces femmes qui r5i5t t\tes les traditions qui ont consol le lit de mort de leur mre et protg leur b]ceau1 ont une expression de f>\*e orgueil2 ils ri5t1 et les b\*es s'l>giss5t dans un s\rire victorieux4 ,mais puisqu'elles sont si c]ta9es de l'affran*issem5t1 p\rquoi leurs yeux sont-ils si tri/es8 ,dans le fond de leurs prunelles1 quelque *ose pleure4 ,t&is qu'elles proclam5t leur droit la joie1 l'angoisse du r5iem5t passe sur leurs mes1 et elles press5t5t peut-tre que le j\g n\veau1 dont elles se sont si allgrem5t *>ges1 ps]a sur elles plus l\rdem5t que l'anci54 ,p\r que ces consci5ces soi5t ram5es l'unit f9ale1 il e/ peut-tre ncessaire qu'elles trav]s5t la priode du r5iem5t1 mais il e/ c]ta9 que si elles ont rellem5t t\ff en leur cur t\te aspiration v]s le monde invisible1 il leur s]a impossible de rec\rir efficacem5t lui4 ,les m]veilleux rsultats de l'appel n'app>ti5n5t qu' ceux1 hommes ou femmes1 qui t5d5t de t\t leur tre l'h>monieuse union avec les =ces div9es4 ,ils appell5t1 et on leur rpond4 ,avoir l'intuition1 mme vague1 de l'exi/5ce de cette loi1 et ne pas t\t t5t] p\r la connatre1 ou la connatre et ne pas en pr(it]1 e/-ce1 de la "p de l'homme1 dm5ce ou idiotisme8 ,l'un et l'autre1 sans d\te1 mais le pr9cipal facteur de cet aveuglem5t absurde e/ que nos mes sont trop sup]ficielles p\r p\voir support] le sublime4 ,l'appel n'e/ pas prcism5t la prire1--il me semble que la prire e/ davantage un acte d'adoration1 d'humilit1 de reconnaissance444 ,l'appel e/ comme une =ce d'attraction qui sort de n\s et attire d'autres =ces qui se rp&5t en onde bi5faisante sur nos mes et nos vies4 ,n\s p\vons appel] n\s les grces spirituelles1 la ri*esse matrielle1 la puissance intellectuelle et morale1 et il e/ probable que t\tes ces *oses devi5dront ntres1 p\rvu qu'en les rclamant1 notre int5tion ne soit pas g/e4 ,le p]sonnalisme arrte net le miracle4 ,je suis tellem5t p]suade de la vrit de ce d]ni] fait1 que ri5 ne m'attri/e comme d'ent5dre les g5s dire que p> c]ta9es actions ils se prp>5t des mrites4 ,une p>eille p5se doit dtruire l'efficacit des plus gr&s dv\em5ts4 99 99 99 99 99 ,en re/ant uniquem5t dans le doma9e t]re/re1--sur le plan physique1 comme dirai5t les ?osophes1--la mme loi tr\ve son application dans les rapports des hommes entre eux4 ,l'appel y e/ galem5t efficace4 ,n\s p\vons p>l] sil5cieusem5t au cur des autres et leur dem&] ce que n\s v\lons d'eux4 ,or1 le faisons-n\s8 ,je ne veux pas tomb] dans le sy/me de la ,new ,?\ght amrica9e1 qui1 malgr c]ta9es conceptions vraies et nobles1 matrialise un peu1 il me semble1 les rsultats de la p5se4 ,mais il e/ c]ta9 que1 dans nos rapports sociaux ou de s5tim5t1 n\s ngligeons des =ces imm5ses que n\s avons notre porte4 ,qu& n\s v\lons conva9cre1 n\s n\s s]vons beauc\p trop du raisonnem5t et de la p>ole2 qu& n\s v\lons t\*] galem5t1 et si n\s avons des repro*es adress]1 n\s employons le mme sy/me4 ,c'e/ bon p\r ceux qui ne sav5t pas4 ,ceux qui sav5t devrai5t compr5dre que ce sont l de faibles moy5s1 comp>s ceux dont ils p\rrai5t dispos]4 ,j'en suis intimem5t p]suade1 p> intuition et p> expri5ce4 ,seulem5t1 l'application de cette m?ode exige des habitudes de conc5tration qu'il e/ difficile de ma9t5ir1 et des tats de consci5ce qu'on ne peut atte9dre con/amm5t4 ,p>fois on russit employ] ces moy5s1 et on con/ate leur m]veilleuse puissance2 puis la p>esse et l'esprit sup]ficiel pr5n5t le dessus1 et n\s rec\rons de n\veau aux sy/mes insuffisants auxquels n\s sommes habitus1 p> tradition1 ds l'enfance4 ,c]tes1 la p>ole e/ la plus gr&e =ce de p]suasion que ,dieu ait donne l'homme4 ,n\s avons vu l'loqu5ce entran] des f\les1 n\s avons ent5du des voix ins9uantes port] la conviction dans les curs1 et des acc5ts indigns faire trembl] les consci5ces4 ,mais ces dons spciaux sont le privilge d'un trs petit nombre d'individus3 les ,cicrons et les ,savon>oles sont r>es2 les ensorceleurs et les ensorceleuses intellig5ts1 capables de galvanis] ou de trans=m] les p5ses de ceux qui ils s'adress5t1 ne se tr\v5t pas non plus *aque c>ref\r4 ,si eux seuls p\vai5t ex]c] de l'influ5ce1 cela limit]ait p> trop le p\voir rciproque des tres1 les uns sur les autres4 ,du re/e1 qui n\s affirme qu' la p>ole1 ces gr&s pr5eurs d'mes ne joignai5t pas la conc5tration de la p5se1 et la volont d'agir p> ce moy5 aussi4 ,c]tes1 qu& ,savon>ole faisait tressaillir les consci5ces de la ,flor5ce lgante1 corrompue et raff9e du qu9zime sicle1 et osait s'attaqu] aux vices des ,borgia1 un lan de son tre mettait probablem5t sa =ce en communication avec les =ces div9es1 et celles-ci donnai5t sa voix l'irrsi/ible p\voir qu'elle ex]a sur l'me itali5ne de son poque4 ,cicron1 lui1 ne croyait pas aux dieux1 mais c'tait un intuitif1 et1 p> ses s5tim5ts de d\ceur et d'humanit1 il app>t5ait d'avance la socit n\velle que les p>oles de ,jsus1 qui n'tait pas n encore1 allai5t crer2 il tait donc en rapport avec les puissances invisibles qui dti5n5t les secrets de l'av5ir4 ,mais ab&onnons ces colosses de l'loqu5ce1 et rev5ons la vie d'auj\rd'hui et aux hommes de moy5ne gr&eur4 ,t\s ceux qui rfl*iss5t et qui ont l'habitude d'c\t] les voix intrieures1 reconnaiss5t1 dans l'me1 l'exi/5ce d'un travail auquel notre intellig5ce ne p>ticipe pas directem5t1 mais dont il e/ impossible de ni] l'exi/5ce4 ,la psy*ologie sci5tifique lui donne diffr5ts noms et le divise en deux catgories3 le subconsci5t fait de nos expri5ces1 et le subconsci5t qui e/ une sorte de presci5ce de l'inconnu et de l'av5ir4 ,cette ?orie se ratta*e celle de ,leibnitz4 ,p> elle1 n\s sommes relis au my/re1 et ceci pr\ve qu'il exi/e en n\s des =ces my/rieuses1 suprieures celles que notre raison peut dt]m9]4 ,dans t\tes les r\tes suivies p> l'intellig5ce huma9e1 le phnomne se manife/e4 ,mais il e/ frappant surt\t *ez les arti/es et les criva9s4 ,qu'e/1 au fond1 l'inspiration1 s9on l'uvre du subconsci5t8 ,elle arrive s\da9em5t1 en c\p de f\dre1 aprs de longs ef=ts qui n'avai5t ab\ti qu'au dc\ragem5t4 ,une ide n\s hante1 on v\drait l'exprim]1 la dvelopp]1 et le c]veau s'puise en va9es re*]*es4 ,t\t c\p1 alors que p>fois l'on n'y p5sait plus1 l'ide1 semblable un fleuve dbordant1 se dr\le agr&ie s\s les yeux4 ,que de fois l'criva91 devant l'article faire1 s'arrte dc\rag2 il lui semble ne ri5 avoir dire sur le sujet qu'il s'e/ engag trait]3 pas de p5ses p]sonnelles1 pas de connaissances acquises6 ,s\da91 quelque *ose se dgage dans son c]veau2 il n'avait pas d'ides1 il en a trop ma9t5ant6 ,on dirait un essaim d'oiseaux subitem5t veills qui se prcipit5t v]s la sortie de la cage4 ,elles sont si nombreuses et si presses que la plume n'e/ pas assez prompte p\r les exprim]4 ,d'o vi5n5t-elles8 ,que reprs5t5t-elles8 ,expri5ces ou s\v5irs endormis qui revi5n5t la vie1 mais aussi conceptions orig9ales1 visions n\velles1 press5tim5ts d'av5ir4 ,c'e/ un trsor o l'on peut puis] ple9es ma9s4 ,puis il se ref]me et1 p5dant longtemps1 refuse de s'ouvrir1 aprs n\s avoir rvl son exi/5ce4 ,si notre volont se t5dait1 si notre p5se se conc5trait dans un appel passionn1 sans d\te le trsor s'ouvrirait plus s\v5t4 ,ce sont les viol5ts qui raviss5t le royaume des cieux4 ,p5dant trop longtemps1 l'homme n'a pas compris le s5s de cette p>ole1 il doit auj\rd'hui appr5dre l'pel] peu peu4 ,on arrive la comprh5sion de la loi1 p> intuition2 mais p\r appr5dre ex]c] ses =ces1 un long appr5tissage e/ ncessaire4 ,du mom5t qu'on a compris1 on ne doit pas se laiss] dc\rag]1 si les rsultats ne sont pas immdiats2 ils vi5dront srem5t qu& l'habitude de la communication con/ante avec les =ces div9es aura t prise4 ,dans le doma9e des affections1 le miracle se produit galem5t4 ,sans p>l] de l'am\r1 ,amor *e a null'amato am> p]dona dans lequel la volont d'attir] j\e un si gr& rle1 le phnomne se r5\velle dans t\s les g5res d'atta*em5t4 ,une p5se bonne et affectueuse1 adresse sil5cieusem5t une me1 produit sur elle un effet c]ta92 *acun peut en faire l'expri5ce4 ,qu& il s'agit d'une p]sonne ho/ile1 le rsultat e/ plus m>qu encore2 le reg>d dur s'ad\cit1 la b\*e muette e/ comme =ce de prononc] des p>oles amicales4 ,quelquefois mme1 la lutte se disc]ne entre la malveillance naturelle et l'att5drissem5t inatt5du provoqu p> la p5se t5dre qui a s\da9 pass sur son cur et dont elle e/ presque t\j\rs inconsci5te4 ,ceux qui sav5t1 reconnaiss5t1 en de p>eils mom5ts1 que les =ces bonnes s'ex]c5t1 et les ignorants eux-mmes les s5t5t4 ,si n\s n\s s]vions t\j\rs de ce moy51 je crois que la plup>t des rancunes s'van\irai5t4 ,malheureusem5t1 en cela comme en t\tes *oses1 notre p>esse1 qui tr\ve son compte re/] la surface1 n\s emp*e d'ex]c] ce p\voir bi5faisant4 videmm5t1 c'e/ une =ce qui sort de n\s1 et probablem5t la nature physique ou1 p\r mieux dire1 l'in/9ct de la cons]vation int]dit que la dp5se soit trop =te et n\s oblige la mnag]4 ,mais1 en admettant mme que ce travail d'me soit p>fois suprieur nos n]gies1 il e/ c]ta9 que n\s le ngligeons de faon absurde2 l'homme jette sa sant1 sans scrupule1 risque sa vie gam5t dans les sports1 et il e/ tellem5t mnag] de ses capacits psy*iques1 qu'il p]d volontairem5t le p\voir que celles-ci1 bi5 employes1 lui promett5t4 ,sans v\loir trop matrialis] ce p\voir1 il e/ vid5t que des avantages d'ordre positif s'obti5n5t aussi p> l'appel4 ,seulem5t si n\s les dem&ons dans un esprit d'gsme1 ils sont un don fatal1 et sonn5t le glas de la mort et non la clo*e de la vie4 ,naturellem5t n\s naviguons en ple9 my/re4 ,v\loir le ni] s]ait puril1 et n\s ne p\vons ri5 dt]m9] positivem5t dans cet ordre de p5ses ou plutt d'intuitions4 ,quelques gr&s initis ont connu l'orig9e et le fonctionnem5t de ces =ces2 n\s ne p\vons que les dev9] et n\s incl9] devant elles4 ,heureux celui qui desc5d s\s t]re aprs avoir vu ces *oses2 il connat la f9 de la vie1 il connat la loi div9e1 disait ,p9d>e4 ,dans l'antiquit dj1 il fallait plusieurs degrs p\r arriv] la contemplation des sa9ts my/res4 ,au temps d',homre1 tre initi ou ne pas l'tre mettait des di/ances normes entre les hommes1 et leur sort tait considr comme diffr5t jusque dans la mort4 ,la plup>t des hommes1 mme les intuitifs1 sont de/9s probablem5t re/] t\j\rs au seuil du my/re1 mais de ce seuil dj on ap]oit des p]spectives bl\issantes4 99 99 99 99 99 ,j'ai connu une femme dont t\s les dsirs se sont raliss en ce monde1 mais trop t>d et lorsqu'elle n'y t5ait plus6 ,c'e/ p\rquoi1 disait-elle1 je n'ai jamais pu saisir le bonheur2 il s'e/ t\j\rs prs5t de faon inopportune6 ,trop t>d6 ,ces deux mots1 les plus tri/es que la langue huma9e connaisse1 ont t rpts1 depuis que le monde exi/e1 p> des milli]s de b\*es1 et le s]ont t\j\rs4 ,p\rquoi8 ,ces ret>ds vi5n5t-ils d'un appel trop faible ou e/-ce plutt que l'me huma9e ne sait pas v\loir =tem5t et longuem5t la mme *ose4 ,n\s cessons trop vite de dsir]1 sans d\te1 p>ce que la lgret e/ inhr5te aux aspirations g/es4 ,d'ailleurs1 il faut di/+u] entre deux sortes d'appel3 celui que n\s adressons la vie elle-mme1 et celui qui n\s met en communication avec les =ces div9es4 ,le premi] a son efficacit2 le dsir t5du longuem5t et volontairem5t v]s un b dt]m9 ex]ce un p\voir indiscutable1 c> c'e/ la mme loi qui entre en m\vem5t4 ,l'appel e/ ent5du4 ,mais le dang] e/ imm5se2 les gr&s crim9els1 les exploiteurs1 les ambitieux sans fre9 app>ti5n5t cette race d'hommes dont la volont se fixe implacablem5t sur les po9ts qu'ils veul5t obt5ir4 ,le jeune ,augu/e1 alors qu'enfant encore1 il p>v5ait se faire adjug] la t\te-puissance1 avait d lanc] de furieux appels la vie4 ,les conqurants et les politiques illu/res1 comme les femmes trs aimes1 emploi5t ce moy51 et1 en gnral1 la vie leur rpond4 ,mais ces p\voirs-l sont passag]s et1 sauf quelques cas r>es1 ils cess5t de se manife/]1 longtemps avant que le corps ne meure4 ,l'appel adress aux puissances invisibles1 mme s'il ne se rapporte pas uniquem5t aux dons spirituels1 e/ d'une ess5ce absolum5t diffr5te1 et ses effets sont immortels1 c> le contact avec le div9 arra*e =cm5t l'homme au p]sonnalisme4 ,il essaie encore de le *rir1 mais il en a honte4 ,bi5tt le *oix s'impose3 ou r5onc] l'union avec les =ces div9es1 ou cess] de se croire le c5tre de l'univ]s4 ,quelques-uns ne peuv5t se dcid]1 et ils f9iss5t p> t\rn] le dos aux cimes qu'ils avai5t un in/ant espr atte9dre4 ,d'autres1 plus fidles1 ti5n5t le reg>d fix sur elles1 et si p>fois l'am\r de leur petit moi les ressaisit1 cela ne dure pas1 c> immdiatem5t ils t\ff5t s\s le f>deau dont le p]sonnalisme crase les curs1 et ils ret\rn5t la contemplation des sommets o brill5t les neiges t]nelles4 ,je crois que n\s appro*ons d'une poque1 je l'ai dj dit ailleurs#df1 o l'homme qui p>l]a de lui-mme1 et essay]a d'intress] l'univ]s son cas p]sonnel1 ses ambitieuses vises ou ses dboires de vanit et mme de cur1 s]a considr comme un mdiocre p]sonnage4 ,on me rpondra que jamais l'gsme n'a rgn comme auj\rd'hui1 et c'e/ p>faitem5t ju/e2 on refuse de se dv\] p\r les autres1 de r5onc] au plaisir1 et *acun c\rt p]dum5t aprs la j\issance2 p\rtant l'individu t5d disp>atre dans la collectivit4 ,l'intrt ne peut tre suscit que p> le bi5 gnral1 et si l'on veut t\*] les curs1 il faut expos] une plaie sociale plutt qu'un cas individuel4 #df ,voir ,faiseurs de pe9es et ,faiseurs de joies4 ,c'e/ la fois un bi5 et un mal1 c> les amitis en s\ffr5t2 la bont se rp& s\s une =me plus gnrale3 on nglig]a ses amis malades1 mais on visit]a les hpitaux4 ,ne p\rrait-on concili] les deux s5tim5ts et ne pas priv] les hommes de l'inf9ie d\ceur des atta*em5ts p>ticuli]s8 ,sans eux1 auj\rd'hui que le refroidissem5t des croyances religieuses et politiques a dj rel* tant de li5s1 l'homme se s5tirait trop d\l\reusem5t seul4 ,lorsqu'il aura dc\v]t en lui-mme les s\rces pr(ondes et appris entr] en contact avec les =ces div9es1 il s\ffrira1 il e/ vrai1 mo9s de la solitude1 c> des amis invisibles l'ent\r]ont4 ,mais1 ne l'oublions pas1 tant que n\s s]ons dans ce monde1 n\s aurons t\j\rs le dsir de la sympa?ie huma9e1 visible et tangible4 ,l'appel adress p> le cur de l'homme aux autres curs e/ donc lgitime4 ,son dsir de p\voir et de ri*esse1 dans un b altrui/e1 l'e/ galem5t4 ,le beso9 de rp&re et de donn]1 qui brle c]ta9es mes1 a en soi quelque *ose de div94 ,en sub/ance1 le premi] devoir de l'homme e/ de *]*] en lui-mme et *ez les autres les s\rces ca*es1 c> la dc\v]te de ces s\rces lui p]met de se mettre en contact avec les =ces de la nature et les =ces suprieures4 ,ensuite1 qu& il e/ dev5u consci5t de la gr&e loi de l'appel1 sa volont doit t5dre sans cesse se con=m] elle4 ,a9si seulem5t il connatra la plnitude de la vie4 ,t\t rsultat vi5t d'un ef=t1 consci5t ou inconsci5t1 de la volont huma9e4 ,la de/9e n'e/ probablem5t que le mot impropre p> lequel n\s dsignons les =ces ignores qui travaill5t notre insu dans notre tre4 ,il e/ donc excessivem5t important de dev5ir consci5t1 p\r les bi5 dirig]4 ,priez sans cesse1 disait sa9t ,paul4 ,c'e/ la seule scurit p\r l'homme1 et1 au fond1 la prire n'e/ que la gr&e loi de l'appel4 ,la vie active et extrieure absorbe auj\rd'hui trop exclusivem5t les vies4 ,la p]fection s]ait de savoir l'unir celle de l'esprit4 ,sa9t ,jrme en indiquait la possibilit3 ,les ma9s et les yeux sur son ouvrage1 son cur au ciel4 ,un jeune aveugle1 pr(esseur de philosophie ,rome1 me disait rcemm5t3 ,j'ai cru longtemps que l'action p\r le bi5 devait tre l'unique mot d'ordre de l'poque actuelle1 puis je suis tomb malade et j'ai t =c la mditation4 ,un j\r1 il m'a sembl qu'un flot de ri*esses spirituelles m'envahissait et une voix m'a p>l3 ,comm5t1 disait-elle1 peux-tu donn] aux autres1 si aup>avant tu n'z pas reu toi-mme8 ,aprs cette leon1 mes ides se modifir5t1 et la mditation m'app>ut comme la base mme de l'action4 ,il avait compris que t\t se t5ait dans l'univ]s1 que n\s sommes des in/rum5ts de transmission et que1 si n\s ngligeons de n\s abreuv] aux s\rces1 n\s ne p\rrons donn] aux autres que des fruits v]ts ou dess*s1 sans saveur et sans p>fum4 ,reg>d] en soi p\r ouvrir les portes de son me1 puis lev] les yeux v]s les hauteurs et att5dre l'inspiration et les dons promis1 telle devrait tre l'attitude con/ante de l'homme4 ,ce s]ait non seulem5t suivre la loi1 mais se libr] a9si de t\tes les influ5ces extrieures dprimantes et /rilisantes1 et m>*] plus joyeusem5t de l'avant4 ,r5dre un peu de gat l'homme1 en lui donnant la consci5ce de son p\voir1 quel magnifique rsultat6 ,on ne rit plus gure1 de nos j\rs1 malgr la c\rse p]due au plaisir4 ,qu& j'tais jeune1--comme on n'e/ pas sans cesse accabl s\s d'affreux malheurs1--on riait beauc\p1 t\s les ges3 surt\t dans la jeunesse6 ,dans la rue1 dans le monde1 l'cole1 on voyait des visages pan\is4 ,auj\rd'hui on n'ent5d presque jamais rire3 t\t au plus un lg] s\rire glisse-t-il sur les lvres ou un ricanem5t de mauvais aloi4 ,difficults conomiques1 dira-t-on1 proccupations sociales4 ,oui1 sans d\te1 en c]ta9s cas1 mais tant de g5s sont l'abri de ces s\cis et ne sont pas plus gais p\r cela6 ,quant aux proccupations sociales1 la masse des hommes s'en moque et n'en rit pas davantage4 ,les causes de ce manque de gat sont plus pr(ondes1 et je crois qu'il faut les *]*] dans le vieux matrialisme qui dom9e la m5talit gnrale et qui a laiss la m>que de ses griffes mme dans le cur des *rti5s et des spirituali/es4 ,or ri5 n'e/ aussi tri/e et dprimant que cette doctr9e4 ,elle limite nos possibilits et nos esprances1 elle n\s emprisonne dans des bornes o n\s t\ffons sans n\s en r5dre compte4 ,les cratures huma9es ont beso9 d'air libre1 d'horizons ouv]ts1 de portes d'or entrevues dans le lo9ta94 ,r5dez-les leur1 et leur front s'claircira1 et le rire revi5dra s'pan\ir sur leurs lvres4 ,ride se sapis4 ,,f9 ,,table ,,des ,,mati,,res ,*apitres ,pages ,prface ,,vi ,i4--,*]*eurs de s\rces #a ,,ii4--,les p>5ts #bg ,,iii4--,les ducateurs #eb ,,iv4--,les r5contres #gc ,v4--,c\peurs d'ailes #ajj ,,vi4--,les fils de ,n>cisse #abj ,,vii4--,les femmes et la toilette #ada ,,viii4--,les privilges de la pauvret #afe ,,ix4--,les amies de l'homme #aie ,x4--,l'appel #bbh #bbfc-jh4--;,imp4 ,e4 ,,arrault et ,cie1 ,t\rs4 ,,librairie ,,fis*ba*]1 #cc1 rue de ,se9e1 ,,p>is ,,ouvrages ,,de ,,dora ,,meleg>i ,ames dormantes 7,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise74 #f;e dition1 9-#ab #c #ej ,faiseurs de pe9es et faiseurs de joies4 #g;e dition1 9-#ab #c #ej ,*]*eurs de s\rces1 9-#ab #c #ej ,la ,jeune ,italie et la ,jeune ,europe4 ,lettres 9dites de ,joseph ,mazz9i ,l\is-,amde ,meleg>i1 9-#ab #c #ej ,,ouvrages ,,de ,,*>les ,,wagn] ,l',ami4 ,dialogues intrieurs4 #d;e dition1 9-#ab #c #ej ,ju/ice4 ,huit disc\rs4 #h;e dition1 9-#ab #c #ej ,jeunesse 7,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise74 #bi;e dition1 9-#ab #c #ej ,vaillance4 #bj;e dition1 9-#ab #c #ej ,la ,vie simple4 #ab;e dition1 9-#ab #c #ej ,auprs du ,foy]4 #f;e dition1 9-#ab #c #ej ,l'vangile et la ,vie4 ,s]mons4 #f;e dition1 9-#ab #c #ej ,sois un homme6 ,simples caus]ies sur la conduite de la vie4 #c;e dition1 9-#ab4 ,bro*1 #a fr4 #be4 ,reli #b ,l',ame des ,*oses4 #c;e dition1 9-#ab #c #ej ,le long du *em94 #d;e dition1 9-#ab #c #ej ,v]s le cur de l',amrique4 #c;e dition1 9-#ab #c #ej ,p\r les petits et les gr&s4 ,caus]ies sur la vie et la manire de s'en s]vir4 #b;e dition1 9-#ab #c #ej ,p> la ,loi v]s la ,lib]t4 #b;e dition1 9-#ab #b 99 99 99 99 99 ,pages *oisies et fragm5ts 9dits1 de ,f,,lix ,p,,caut4 ,philosophie et ,religion2 ,politique2 ducation1 avec prface de ,,f]d9& ,,buisson1 9-#ab #c #ej ,s]mons laques1 ou ,propos de morale et de philosophie1 p> ,,paul ,,/aff]1 9-#ab #c #ej ,fragm5ts d'un j\rnal intime1 p> ,,h5ri-,,fr,d,,ric ,,amiel1 prcds d'une tude p> ,,edmond ,,s*]]4 #aj;e dition4 #b volumes 9-#ab #g #ej ,le ,brviaire d'un ,pan?i/e et le ,pessimisme hroque1 p> ,,jean ,,lahor1 #b;e dition1 9-#ah #c ,la ,pla9te huma9e1 p> ,,*>les ,,dollfus1 9-#ab #b ,les ,problmes1 p> ,,*>les ,,dollfus1 9-#h #f ,en n\s et aut\r de n\s4 ,p5ses1 p> ,,rog] ,,dombr,a1 9-#bd #c #ej ,aux ,croyants et aux ,a?es1 p> ,,wilfr$ ,,monod1 9-#ab #c #ej ,esquisse d'une philosophie de la ,religion1 d'aprs la ,psy*ologie et l',hi/oire1 p> ,,augu/e ,,sabati]1 #h;e dition1 9-#h #g #ej ,les ,religions d'autorit et la ,religion de l'esprit1 p> ,,augu/e ,,sabati]1 #d;e dition1 9-#h #g #ej ,ma ,religion1 p> le comte ,l,,on ,,tol/o1 9-#h #f ,montaigne morali/e et pdagogue1 p> ,mme ,,jules ,,favre1 9-#ab #c #ej ,la morale de ,cicron1 p> ,mme ,,jules ,,favre #d #bbfc4--,,t\rs1 ,,imprim]ie ,e4 ,,arrault ,,et ,cie4