,,maurice ,,maet]l9ck ,,le ,,gr& ,,secret ,,p>is ,,biblio?,,que-,,*>p5ti] ,,eug,,ne ,,fasquelle1 ,,diteur #aa1 ,,rue ,,de ,,gr5elle1 #aa #aiba ,t\s droits rs]vs4 ,copyright #aiba1 by ,eugne ,fasquelle4 ,,ouvrages ,,de ,,maurice ,,maet]l9ck ,,dans ,,la ,,biblio?,,que-,,*>p5ti] ,,eug,,ne ,,fasquelle1 diteur ,la ,sagesse et la ,de/9e 7#ge;e mille7 #a vol4 ,la ,vie des ,abeilles 7#ic;e mille7 #a vol4 ,le ,temple ,enseveli 7#cb;e mille7 #a vol4 ,le ,d\ble ,j>d9 7#bf;e mille7 #a vol4 ,l',intellig5ce des ,fleurs 7#db;e mille7 #a vol4 ,la ,mort 7#ef;e mille7 #a vol4 ,les ,dbris de la ,gu]re 7#ag;e mille7 #a vol4 ,l',hte ,inconnu 7#bg;e mille7 #a vol4 ,les ,s5ti]s dans la ,montagne 7#ag;e mille7 #a vol4 ,,?,,atre ,?tre1 ,tome ,i4--,la ,pr9cesse ,male9e1 ,l',intruse1 ,les ,aveugles #a vol4 ,tome ,,ii4--,pellz et ,mlis&e 7#ahib71 ,allad9e et ,palomides 7#ahid71 ,intrieur 7#ahid71 ,la ,mort de ,t9tagiles 7#ahid7 #a vol4 ,tome ,,iii4--,aglava9e et ,slysette 7#ahif72 ,ariane et ,b>be-,bleue 7#aija71 ,sur ,batrice 7#aija7 #a vol4 ,joyzelle1 pice en #e actes 7#ac;e mille7 #a vol4 ,l',oiseau ,bleu1 ferie en #f actes et #ab tableaux 7#dh;e mille7 #a vol4 ,la ,tragdie de ,macbe?1 de ,w4 ,%akespe>e4 ,traduction n\velle avec une ,introduction et des ,notes 7#f;e mille7 #a vol4 ,m>ie-,magdele9e1 drame en #c actes 7#f;e mille7 #a vol4 ,monna ,vanna1 pice en #c actes 7#dd;e mille7 #a vol4 ,monna ,vanna1 drame lyrique en #d actes et #e tableaux1 livret 7musique de ,h5ry ,fvri]7 7#aa;e mille7 #a bro*4 ,pellz et ,mlis&e1 drame lyrique en #e actes 7#d;e mille7 #a bro*4 ,intrieur1 pices en #a acte 7#d;e mille7 #a bro*4 ,la ,mort de ,t9tagiles1 drame lyrique en #e actes #a bro*4 ,ariane et ,b>be-,bleue1 conte en #c actes #a bro*4 ,le ,miracle de ,sa9t ,anto9e1 f>ce en #b actes #a bro*4 ,le ,b\rgme/re de ,/ilmonde1 suivi de ,le ,sel de la ,vie 7#f;e mille7 #a vol4 ,,*ez ,,div]s ,,diteurs ,le ,trsor des ,humbles 7,m]cure de ,france7 #a vol4 ,s]res ,*audes 7posies74--7,lacomblez7 #a vol4 ,l',ornem5t des ,noces spirituelles1 de ,ruysbroeck l',admirable1 traduit du flam& et prcd d'une ,introduction4 7,lacomblez7 #a vol4 ,les ,disciples ,sas et les ,fragm5ts de ,novalis1 traduits de l'allem& et prcds d'une ,introduction 7,lacomblez7 #a vol4 ,album de d\ze ,*ansons4 7,/ock7 puis4 ,b--#aibf--,lib4-,imp4 runies1 #g1 rue ,sa9t-,b5ot1 ,p>is4 ,,il ,a ,t ,,tir ,,de ,,cet ,,ouvrage3 #cj exemplaires numrots sur papi] du ,japon1 #ajj exemplaires numrots sur papi] de ,holl&e4 ,,pr,,lim9aires ,i ,qu'on ne s'att5de pas tr\v] ici une hi/oire ou une monographie m?odique de l'occultisme4 ,il y faudrait consacr] des volumes que remplirait =cm5t une gr&e p>tie du fatras que je veux avant t\t p>gn] au lecteur4 ,je n'ai d'autre desse9 que de dire aussi simplem5t que possible ce que m'ont appris plusieurs annes passes dans ces rgions assez dcries et peu frqu5tes4 ,j'en rapporte les impressions d'un voyageur de bonne foi qui les a p>c\rues en curieux plutt qu'en croyant4 ,ce s]a1 si l'on veut1 une sorte de rsum ou de mise au po9t provisoire4 ,je ne sais ri5 de plus que ce que p\rrait appr5dre le premi] v5u qui f]ait la mme excursion4 ,je ne suis pas un initi1 je n'ai pas eu de matres vanesc5ts et my/rieux v5us t\t exprs des conf9s de ce monde ou d'un autre p\r me rvl] les d]nires vrits et me df5dre de les rpt]4 ,je n'ai pas eu accs aux biblio?ques ca*es1 ces s\rces secrtes de la suprme ,sagesse qui1 p>at-il1 exi/5t quelque "p1 mais s]ont t\j\rs p\r n\s comme si elles n'tai5t po9t1 att5du qu'en y pntrant on se condamne1 s\s pe9e de mort1 un sil5ce inviolable4 ,je n'ai pas davantage d*iffr d'incomprh5sibles grimoires ni dc\v]t une clef n\velle aux livres sacrs des gr&es religions4 ,j'ai seulem5t lu et tudi la majeure p>tie de ce qui a t crit sur ces que/ions2 et p>mi une masse norme de docum5ts absurdes1 purils1 ressasss et inutiles1 je ne me suis atta* qu'aux uvres matresses qui ont vraim5t n\s appr5dre quelque *ose que n\s ne tr\vons pas ailleurs4 ,en dblayant a9si les abords d'une tude trop s\v5t encombre de dbris rebutants1 je facilit]ai peut-tre la t*e de ceux qui v\dront et sauront all] plus lo9 que moi4 ,,ii ,grce aux travaux d'une sci5ce assez rc5te1 notamm5t grce aux re*]*es des indiani/es et des gyptologues1 il n\s e/ auj\rd'hui beauc\p plus facile que nagure de retr\v] les s\rces1 de remont] le c\rs et de dbr\ill] le rseau s\t]ra9 du gr& fleuve my/rieux qui depuis l'orig9e de l'hi/oire a c\l s\s t\tes les religions1 s\s t\tes les croyances1 s\s t\tes les philosophies1 en un mot s\s t\tes les manife/ations diurnes ou ciel ouv]t de la p5se huma9e4 ,il n'e/ plus gure conte/able que cette s\rce se tr\ve dans l',inde antique4 ,de l1 l'enseignem5t sacr se rp&it probablem5t en gypte1 gagna la ,p]se anci5ne1 la ,*alde1 satura le peuple hbreu1 s'infiltra dans la ,grce et le nord de l',europe1 atteignit la ,*9e et mme l',amrique o la civilisation ,a/que n'tait qu'une rplique plus ou mo9s d=me de la civilisation gypti5ne4 ,n\s avons a9si trois gr&s drivs de l'occultisme primitif1 ,aryo ou ,atlanto-,h9d\3 #a l'occultisme antique1 c'e/--dire gypti51 p]san1 *alden1 juif et celui des my/res grecs2 #b l'sotrisme judo-*rti5 avec les ,essni5s1 les gno/iques1 les no-platonici5s d',alex&rie et les kabbali/es du moy5 ge1 et #c l'occultisme mod]ne plus ou mo9s imprgn des prcd5ts1 mais qui1 s\s le vocable d'ailleurs assez inexact d'occultisme1 dsigne plus spcialem5t1 ct des ?osophes1 les spirites et les mtapsy*i/es d'auj\rd'hui4 ,,iii ,quant aux s\rces de la s\rce primaire1 il e/ peu prs impossible de les retr\v]4 ,n\s n'avons ici que les affirmations de la tradition occulti/e1 affirmations que des dc\v]tes hi/oriques sembl5t d'ailleurs et l confirm]4 ,ces traditions attribu5t l'imm5se rs]voir de sagesse qui s'tait =m quelque "p1 ds l'orig9e de l'homme1 et1 ce qu'elles dis5t1 mme avant sa v5ue sur cette t]re1 des entits plus spirituelles1 des tres mo9s engags dans la matire1 des organismes psy*iques1 dont les d]ni]s v5us1 les ,atlantes1 n'aurai5t t que les reprs5tants dgnrs4 ,au po9t de vue hi/orique1 au del de c9q ou six mille ans1 sept mille peut-tre1 les docum5ts n\s font absolum5t dfaut4 ,n\s ne p\vons pas savoir comm5t e/ ne la religion des ,h9d\s et des gypti5s4 ,qu& n\s la tr\vons1 elle e/ dj t\te faite dans ses gr&es lignes1 dans ses gr&s pr9cipes4 ,non seulem5t elle e/ t\te faite2 mais plus on remonte1 plus elle e/ p>faite1 plus elle e/ pure1 plus elle se rappro*e des plus hautes spculations de l'agno/icisme d'auj\rd'hui4 ,elle suppose une civilisation antrieure1 dont1 tant donne la l5teur de t\te volution huma9e1 il e/ impossible d'valu] la dure4 ,cette dure doit vraisemblablem5t se calcul] p> milli]s de milli]s d'annes4 ,c'e/ ici que la tradition occulti/e vi5t notre aide4 ,p\rquoi cette tradition s]ait-elle1 priori1 inacceptable et mprisable1 alors que presque t\t ce que n\s savons de ces religions primitives e/ galem5t fond sur la tradition orale1 c> les textes crits sont de beauc\p po/rieurs2 et qu'en outre t\t ce que n\s dit cette tradition concorde curieusem5t avec ce que n\s avons appris d'autre "p8 ,,iv ,en t\t cas1 si l'on a beso9 de la tradition occulti/e p\r expliqu] l'orig9e de cette sagesse qui n\s p>at bon droit surhuma9e1 on peut =t bi5 s'en pass] p\r ce qui conc]ne l'ess5tiel de cette sagesse mme4 ,des textes au!ntiques et qu'on peut situ] dans l'hi/oire1 le conti5n5t t\t enti]2 et s\s ce rapport1 les ?osophes mod]nes qui prt5d5t avoir eu leur disposition des docum5ts secrets et avoir pr(it de rvlations extraord9aires que leur aurai5t faites des ,adeptes ou ,mahatmas1 d'une frat]nit my/rieuse1 ne n\s ont ri5 appris qui ne se tr\ve dans les crits accessibles t\s les ori5tali/es4 ,ce qui sp>e les occulti/es1--les ?osophes de l'cole de ,blavatzky1 p> exemple1 qui dom9e t\tes les autres1--des indiani/es et des gyptologues sci5tifiques1 ce n'e/ pas ce qui a rapport l'orig9e1 l'conomie1 au b de l'univ]s1 aux f9s de la t]re et de l'homme1 la nature de la div9it1 aux gr&s problmes de la morale2 ce sont presque uniquem5t des que/ions qui ont trait la prhi/oire1 la nom5clature des manations de l'inconnaissable et la manire de matris] et d'utilis] les =ces inconnues de la nature4 ,occupons-n\s d'abord des po9ts o ils s'accord5t2 ce sont du re/e les plus intressants2 c> t\t ce qui t\*e la prhi/oire e/ =cm5t hypo?tique1 les noms et les fonctions des dieux int]mdiaires n'ont qu'un intrt de second ordre2 quant l'utilisation des =ces inconnues1 elle reg>de plutt les sci5ces mtapsy*iques dont n\s rep>l]ons plus lo94 ,v ,ce que n\s lisons dans les ,vdas1 dit ,rudolph ,/e9]1 l'un des plus rudits et aussi des plus dconc]tants p>mi les occulti/es contempora9s1 ce que n\s lisons dans les ,vdas1 ces ar*ives de la sagesse h9d\e1 ne n\s donne qu'une faible ide des sublimes enseignem5ts des anci5s in/ructeurs et non pas dans leur =me orig9elle4 ,seul le reg>d du clairvoyant1 port sur les arcanes du pass1 peut dc\vrir la sagesse 9dite qui se ca*e d]rire ces crits4 ,hi/oriquem5t1 il e/ =t probable que ,/e9] a raison4 ,en effet1 comme je l'ai dj dit1 plus les textes sont anci5s1 plus ce qu'ils rvl5t e/ pur et gr&iose2 et il e/ vraisemblable qu'ils ne sont eux-mmes1 selon l'expression de ,/e9]1 qu'un *o affaibli d'enseignem5ts plus sublimes4 ,mais ne possdant pas le reg>d du clairvoyant1 n\s devons n\s cont5t] de ce que n\s avons s\s les yeux4 ,les textes que n\s possdons sont les livres sacrs de l',inde1 que vi5n5t corrobor] ceux de l'gypte et de la ,p]se4 ,l'influ5ce qu'ils ex]cr5t sur la p5se huma9e1 s9on dans leur =me prs5te1 du mo9s p> la tradition orale qu'ils n'ont fait que fix]1 remonte aux orig9es de l'hi/oire1 se rp&it p>t\t et ne cessa jamais de se faire s5tir2 mais1 p\r le monde occid5tal1 leur dc\v]te et leur tude m?odique sont relativem5t rc5tes4 ,il y a c9quante ans1 crivait en #ahge ,max ,mull]1 il n'exi/ait pas un lettr qui st traduire une ligne du ,vda1 une ligne du ,z5d-,ave/a ou une ligne du ,tripitka ,b\ddhique1 sans p>l] des autres dialectes ou langages4 ,si les faits pr5ai5t d'abord1 dans les annales de l'homme1 les proportions qu'ils acqu]ront plus t>d1 la dc\v]te de ces livres sacrs et probablem5t b\lev]s l',europe2 c> c'e/ sans nul d\te l'vnem5t spirituel le plus important qui s'y soit produit depuis le *ri/ianisme4 ,mais il e/ r>e qu'un vnem5t spirituel ou moral se rp&e rapidem5t dans les masses4 ,il a contre lui trop de =ces qui ont intrt l't\ff]4 ,celui-ci demeura conf9 dans un petit c]cle de savants et de philologues et atteignit mme mo9s qu'il n'tait prsumable les mtaphysici5s et les morali/es4 ,il att5d encore l'heure de son expansion4 ,,vi ,la premire "q qui se pose e/ celle de la date de ces textes4 ,il e/ trs difficile d'y donn] une rponse prcise2 c> s'il e/ relativem5t ais de dt]m9] l'poque o les livres fur5t crits1 il e/ impossible d'valu] le temps durant lequel ils exi/r5t uniquem5t dans la mmoire des hommes4 ,selon ,max ,mull]1 il n'y a gure de manuscrit sanscrit qui remonte plus haut que l'an mil de notre re1 et t\t semble indiqu] que l'criture n'a t connue en ,inde qu'au comm5cem5t de la priode b\ddhique 7,ve sicle avant ,j4-,c471 c'e/--dire la f9 de la vieille littrature vdique4 ,le ,rig-,vda qui compte #a4jbh hymnes1 d'une moy5ne de dix v]s1 soit #aec4hbf mots1 a donc t cons]v p> le seul ef=t de la mmoire4 ,auj\rd'hui encore1 les ,brahmanes sav5t t\s le ,rig-,vda p> cur1 comme leurs anctres d'il y a trois mille ans4 ,c'e/ au del du ,xe sicle avant ,j4-,c4 que n\s devons plac] le dveloppem5t spontan de la p5se vdique telle que n\s la tr\vons dans le ,rig-,vda4 ,dj trois c5ts ans avant ,j4-,c41 t\j\rs selon ,max ,mull]1 le sanscrit avait cess d'tre p>l p> le peuple1 ce qui e/ pr\v p> une inscription dont la langue e/ au sanscrit ce que l'itali5 e/ au lat94 ,cette priode des ,*&as1 selon d'autres ori5tali/es1 remonte probablem5t deux ou trois mille ans avant ,j4-,c41 de sorte que n\s voil dj c9q mille ans1 date la plus mode/e et la plus prud5te4 ,une *ose e/ c]ta9e1 aj\te ,max ,mull]1 c'e/ qu'il n'y a ri5 de plus anci5 ni de plus primitif que les hymnes du ,rig-,vda1 non seulem5t dans l',inde1 mais dans t\t le monde ,ary54 ,en tant qu',ary5 de langue et de p5se1 le ,rig-,vda e/ notre livre sacr le plus anci5#a4 #a ,,max ,,mull]1 ,orig9e et dveloppem5t de la religion4 ,trad4 ,j4 ,d>me/et]1 p4 #adb4 ,depuis les travaux du gr& ori5tali/e1 d'autres savants ont notablem5t recul la date des premi]s manuscrits et surt\t celle des premires traditions2 mais ils re/5t encore d'normes di/ances de la computation des ,brahmanes qui report5t l'orig9e de leurs livres des milli]s de sicles avant notre re4 ,il y a actuellem5t plus de c9q mille ans1 dit ,swmi ,dayan\nd ,s>aswati1 que les ,vdas ont cess d'tre un objet d'tudes2 et selon les calculs de l'ori5tali/e ,hall$1 les a/ras1 d'aprs la *ronologie des ,brahmanes1 doiv5t avoir sept millions d'annes4 ,sans pr5dre p>ti dans ces qu]elles1 le seul po9t qu'il importe d'tablir1 c'e/ que ces livres1 ou plutt la tradition qu'ils ont recueillie et fixe1 e/ videmm5t antrieure1 l'gypte1 la ,*9e et la ,*alde peut-tre exceptes1 t\t ce que n\s connaissons dans l'hi/oire de l'homme4 ,,vii ,cette littrature compr5d d'abord les quatre ,vdas3 le ,rig1 le ,sama1 l',yadj\r et l',a?>va-,vda1 complts p> les comm5taires ou ,brahmanas et les traits de philosophie appels ,aranyakas et ,upanis*ads1 auxquels il faut aj\t] les a/ras1 ou ,sa/ras dont le plus connu e/ le ,manava-,dh>ma-a/ra1 ou ,lois de ,man\--qui1 selon ,william ,jones1 ,*zy et ,loiseleur-,deslong*amps1 remonte au ,x,i,i,ie sicle avant notre re1--et les premi]s ,p\ranas4 ,de ces textes1 le ,rig e/ inconte/ablem5t le plus anci54 ,les autres s'*elonn5t sur un espace de plusieurs c5ta9es1 voire de plusieurs milli]s d'annes2 mais t\s1 except les d]ni]s ,p\ranas1 sont antrieurs l're *rti5ne1 ce qu'il ne faut pas p]dre de vue1 non dans un s5tim5t d'ho/ilit env]s la gr&e religion occid5tale1 mais p\r mettre celle-ci sa place dans l'hi/oire et dans l'volution de la p5se huma9e4 ,le ,rig-,vda e/ encore plus poly?i/e que pan?i/e et les sommets de la doctr9e n'y m]g5t que et l1 p> exemple dans les /ances que n\s citons plus lo94 ,ses div9its ne reprs5t5t que des =ces physiques amplifies que le ,sama-,vda et surt\t les ,brahmanes ram5r5t p> la suite des conceptions mtaphysiques et l'unit4 ,le ,sama-,vda affirme l',inconnaissable et le ,yadj\r-,vda le ,pan?isme4 ,quant l',a?>va1 le plus anci51 selon les uns1 le plus rc5t selon les autres1 il e/ avant t\t rituel4 ,ces ides fur5t dveloppes p> les comm5taires des ,brahmanes qui se multiplir5t surt\t entre les ,x,i,ie et ,v,i,ie sicles avant ,j4-,c42 mais se ratta*5t probablem5t des traditions beauc\p plus anci5nes que prt5d5t avoir retr\ves nos mod]nes ?osophes1 sans du re/e tay] leurs ass]tions de preuves suffisantes4 ,il faut donc1 qu& on p>le de la religion de l',inde1 la considr] dans son ensemble1 depuis le ,vdisme primitif1 en passant p> le ,brahmanisme et le ,kri*nasme1 jusqu'au ,b\ddhisme2 en s'arrtant1 si l'on veut1 deux ou trois sicles avant notre re1 p\r vit] t\t s\pon d'infiltration judo-*rti5ne4 ,t\te cette littrature laquelle on peut annex]1 entre bi5 d'autres1 les textes semi-pr(anes du ,ramayana et du ,maha-,bahrata1 au milieu duquel s'pan\it le ,bhagavat-,gita ou ,*ant du ,bi5heureux1 cette magnifique fleur du my/icisme h9d\1 e/ encore trs imp>faitem5t connue et n\s n'en possdons que ce que les ,brahmanes ont bi5 v\lu n\s en livr]4 ,elle s\lve une f\le de que/ions extrmem5t complexes dont bi5 peu ont t jusqu'ici rsolues4 ,aj\tons que la traduction des textes sanscrits1 surt\t des plus anci5s1 e/ encore =t inc]ta9e4 ,selon ,ro?1 le vritable fondateur de l'exgse vdique1 le traducteur qui r5dra le ,vda intelligible et lisible1 mutatis mut&is1 comme ,homre l'e/ dev5u depuis les travaux de ,voss1 e/ encore v5ir et l'on ne peut gure prvoir sa v5ue avant le sicle pro*a94 ,p\r se faire une ide de l'inc]titude de ces traductions1 il suffit de voir titre d'exemple1 la f9 du troisime volume de la ,religion ,vdique d',abel ,b]gaigne1 le gr& ori5tali/e franais1 les discussions qui s'lv5t entre les indiani/es les plus clbres1 tels que ,grassmann1 ,ludwig1 ,ro? et ,b]gaigne lui-mme1 au sujet de l'int]prtation de presque t\s les mots ess5tiels de l'hymne ,i-#abc1 l',aurore4 ,elle tale1 comme le dit ,b]gaigne1 les misres de l'int]prtation actuelle du ,rig-,vda#b4 #b ,la ,religion vdique d'aprs les hymnes du ,rig-,vda1 p> ,a4 ,,b]gaigne1 t4 ,,iii1 p4 #bhc et suiv4 ,les no-?osophes se sont ef=cs de rs\dre quelques-uns des problmes que s\lv5t l'antiquit h9d\e2 mais leurs travaux1 trs intressants en ce qui conc]ne la doctr9e1 sont extrmem5t faibles au po9t de vue de la critique2 et il e/ impossible de les suivre sur un t]ra9 o l'on ne r5contre que des hypo?ses invrifiables4 ,la vrit c'e/ que1 qu& il s'agit de l',inde1 il faut r5onc] t\te c]titude *ronologique4 ,p\r pr5dre un m9imum1 sans d\te trs infrieur la ralit1 en laissant d]rire n\s une m>ge peut-tre imm5se de sicles nbuleux1 ne reportons pas plus de trois ou quatre mille ans l'pan\issem5t des ,brahmanas2 n\s con/atons a9si qu'exi/ait cette poque1 au pi$ de l',himalaya1 une gr&iose religion pan?i/e et agno/ique1 qui plus t>d dev9t sotrique2 et c'e/ t\t ce qui1 p\r l'in/ant1 n\s importe4 ,,viii ,et l'gypte1 dira-t-on1 ses monum5ts et ses hiroglyphes ne sont-ils pas bi5 plus anci5s8 c\tons sur ce po9t le trs rudit gyptologue ,le ,page ,r5\f#c1 une des gr&es autorits en la matire4 ,il e/ime que les monum5ts gypti5s et leurs inscriptions ne peuv5t s]vir de bases des dates c]ta9es2 que les calculs fonds sur le lev] hliaque des toiles n'e/ pas probant1 att5du que dans les textes il e/ plus vraisemblable qu'il s'agit de leur passage que de leur lev]4 ,mais il e/ conva9cu que1 d'aprs les calculs les plus modrs1 la mon>*ie gypti5ne exi/ait dj plus de #b4jjj ans avant que l',exode ft crit2 or1 l',exode remonte probablem5t l'an #acaj avant ,j4-,c42 et la date de la gr&e pyramide ne peut tre reporte mo9s de #c4jjj ou #d4jjj ans avant notre re4 ,ces calculs1 de mme que ceux qui font comm5c] l're *9oise #b4fig ans avant ,j4-,c41 n\s ramn5t assez curieusem5t l'poque assigne p> les indiani/es au dveloppem5t de la p5se vdique1 dveloppem5t qui suppose une priode de ge/ation et de =mation inf9im5t plus recule4 ,ils n'impliqu5t pas du re/e que la civilisation gypti5ne1 t\t comme la civilisation h9d\e1 ne soit beauc\p plus anci5ne4 ,un autre gr& gyptologue1 ,lon>d ,horn]1 de #ahea #ahed1 fit creus] dans la valle du ,nil1 en div]s endroits1 quatre-v+t-qu9ze puits4 ,on con/ate que la hauteur que le ,nil aj\te *aque sicle son lit d'alluvions e/ de #e p\ces1 hauteur qui doit tre mo9dre p\r les c\*es infrieures1 cause de la pression2 or1 jusqu'aux pr(ondeurs de #ge pi$s1 on tr\va des sculptures de granit1 des figures huma9es et animales1 des mosaques1 des vases1 des fragm5ts de briques et de pot]ies 7celles-ci aux gr&es pr(ondeurs74 ,comme il y a #ab p\ces dans un pi$1 cela n\s reporte plus de #ag4jjj ou #ah4jjj ans4 ,a une pr(ondeur de #cc pi$s #f p\ces on exhuma une tablette avec des inscriptions qui1 d'aprs un calcul facile1 avait p> consqu5t prs de #h4jjj ans4 ,l'hypo?se de puits ou cit]nes1 sur lesquels on s]ait tomb p> has>d1 doit tre c>te1 c> le mme fait s'e/ vrifi p>t\t4 ,ces con/atations1 p\r le dire en passant1 donn5t une fois de plus raison aux traditions occulti/es1 t\*ant l'antiquit de la civilisation huma9e4 ,cette antiquit prodigieuse e/ en outre confirme p> les obs]vations sidrales des anci5s4 ,il exi/e p> exemple un catalogue d'toiles qu'on appelle le catalogue de ,s\ryo-,%iddhanto2 or1 les diffr5ces de position de huit de ces toiles fixes1 prises au has>d1 dmontr5t que les obs]vations de ,s\ryo remont5t plus de #eh4jjj ans4 #c ,p4 ,,le ,,page ,,r5\f1 ,lectures on ! ,orig9 & ,gr[? ( ,religion z illu/rat$ by ! ,religion ( ,anci5t ,egypt4 ,,ix ,e/-ce l',inde ou l'gypte qui fut l'hritire directe de la sagesse lg5daire que n\s lgur5t des peuples plus anci5s1 notamm5t les probables ,atlantes8 ,dans l'tat prs5t de notre sci5ce1 et sans t5ir compte des traditions occulti/es1 il n'e/ pas encore possible de rpondre4 ,il y a mo9s d'un sicle on ignorait peu prs compltem5t l'gypte antique4 ,on ne la connaissait que p> des ou-dire et des lg5des plus ou mo9s fantaisi/es recueillies p> des hi/ori5s t>d v5us et surt\t p> les divagations des philosophes et des ?urgi/es de l'poque ,alex&r9e4 ,c'e/ seulem5t en #ahbj1 que ,jean-,franois ,*ampollion1 grce au triple texte de la clbre pi]re hiroglyphique de ,rosette1 tr\va la clef de l'criture my/rieuse qui c\vre t\s les monum5ts1 t\s les tombeaux et presque t\s les objets de la t]re des ,ph>aons4 ,mais la mise en uvre de la dc\v]te fut longue et pnible2 et ce n'e/ gure que qu>ante ans plus t>d que l'un des plus illu/res successeurs de ,*ampollion1 de ,r\g1 put dire qu'il n'y avait plus de texte gypti5 qu'on ne ft mme de traduire4 ,on d*iffra des docum5ts sans nombre1 et on acquit1 quant au s5s matriel de la plup>t des inscriptions1 une c]titude presque df9itive4 ,nanmo9s1 il p>at de plus en plus probable que s\s le s5s littral des inscriptions religieuses1 s'en ca*e un autre qu'on ne peut pntr]4 ,c'e/ l'hypo?se laquelle1 en prs5ce du flottem5t de bi5 des mots1 ab\tiss5t =cm5t les gyptologues les plus objectifs1 les plus sci5tifiques1 bi5 qu'ils aj\t5t aussitt que ri5 ne la confirme =mellem5t4 ,il e/ donc extrmem5t vraisemblable que s\s la religion (ficielle enseigne aux pr(anes1 il y en avait une autre rs]ve aux prtres et aux initis2 et l'hypo?se laquelle sont contra9ts les savants1 vi5t ici confirm] une fois de plus les ass]tions des occulti/es1 notamm5t celles des no-platonici5s d',alex&rie1 au sujet des my/res gypti5s4 ,x ,quoi qu'il en soit1 des textes sur l'au!nticit desquels il n'y a pas le mo9dre d\te1 le ,livre des ,morts1 les ,livres des hymnes1 le ,recueil des s5t5ces morales de ,ptahhoteph1 le plus anci5 livre de la t]re1 puisqu'il e/ contempora9 des ,pyramides1 et beauc\p d'autres1 p]mett5t de n\s faire une ide trs prcise de la haute morale d'abord et surt\t de la ?osophie fondam5tale de l'gypte1 avant que cette ?osophie ne se corrompt p\r donn] satisfaction au vulgaire et ne se trans=mt en un mon/rueux poly?isme1 qui du re/e fut t\j\rs plus app>5t que rel4 ,or1 plus les textes sont anci5s1 plus leurs enseignem5ts se rappro*5t de la tradition h9d\e4 ,qu'ils soi5t antrieurs ou po/rieurs ceux-ci1 la "q e/ en somme secondaire2 ce qui e/ plus intressant1 c'e/ le problme de l'orig9e commune1 orig9e unique et immmoriale1 dont la probabilit s'accrot *aque pas qu'on has>de dans la prhi/oire4 ,plus on remonte dans le temps1 plus nettem5t se rvle l'accord sur les po9ts ess5tiels4 ,voici1 p> exemple1 l'ide que se faisait de ,dieu la religion gypti5ne ses dbuts4 ,n\s en tr\v]ons un peu plus lo9 l'orig9al ou la rplique h9d\e1 de mme que n\s aurons l'occasion de confront] les deux ?ogonies1 les deux cosmogonies et les deux morales qui sont videmm5t les s\rces de t\tes les ?ogonies1 de t\tes les cosmogonies et de t\tes les morales de l'humanit4 ,p\r l'gypti5 qui a g>d la foi des orig9es1 il n'y a qu'un seul ,dieu1 un ,dieu unique4 ,pas d'autre que lui4--,il e/ le seul tre vivant en sub/ance et en vrit4--,tu es seul et des millions d'tres procd5t de toi4--,il a fait t\tes *oses et lui seul n'a pas t fait4--,p>t\t et t\j\rs1 il e/ l'unique sub/ance et il e/ inappro*able4--,il e/ l'un de l'un4--,il e/ hi]1 auj\rd'hui et dema94--,il e/ ,dieu se faisant ,dieu1 exi/ant p> lui-mme1 l'tre d\ble1 c'e/--dire1 s'eng5drant lui-mme1 gnrateur ds le comm5cem5t4 ,voici plus de c9q mille ans1 dit de ,r\g1 que dans la valle du ,nil comm5a l'hymne l'unit de ,dieu et l'immortalit de l'me444 ,la croyance l'unit du ,dieu suprme et ses attributs comme crateur et lgislateur de l'homme qu'il dota d'une me immortelle1 voil les notions primitives1 s]ties comme des diamants inde/ructibles dans les sup]ftations my?ologiques accumules p> les sicles qui ont pass sur cette antique civilisation#d4 #d ,,de ,,r\g1 ,annales de la ,philosophie *rti5ne1 t4 ,,xx1 p4 #cbg4 ,assurm5t1 il n'y a pas ici1 dans la df9ition de la div9it1 la pntration1 la subtilit et l'espace mtaphysique1 le bonheur d'expression1 la magnific5ce v]bale1 le gnie1 en un mot1 que n\s tr\v]ons dans les df9itions h9d\es4 ,c'e/ que l'esprit gypti5 e/ plus froid1 plus sec1 plus sobre1 plus anguleux1 plus rali/e1 il a une imag9ation plus concrte1 que l'inaccessible inf9i n'enflamme pas comme celle des peuples de l',asie4 ,au surplus1 ne p]dons pas de vue que n\s ne connaissons pas encore le s5s secret qui se ca*e peut-tre au fond de ces df9itions4 ,en t\t cas1 telles que n\s les lisons1 l'ide e/ la mme et m>que une mme orig9e1 que l'on peut1 con=mm5t aux traditions sotriques et en att5dant d'autres claircissem5ts1 appel] la p5se ,atlantenne4 ,c'e/ une supposition que vi5t confirm] du re/e le fameux passage du ,time1 d'aprs lequel1 au dire du prtre gypti5 qui p>lait ,solon1 l'gypte aurait t1 il y a #ab4jjj ans1 une colonie ,atlantenne4 ,,xi ,p\r le ,mazdisme ou ,zoroa/risme1 la troisime des gr&es religions1 le problme de la filiation e/ plus simple1 bi5 que celui des dates soit galem5t compliqu4 ,zoroa/re1 ou plutt l'un des ,zoroa/res1 le d]ni]1 aurait vcu1 selon ,ari/ote1 au ,v,i,ie sicle avant notre re4 ,pl9e le fait remont] dix sicles avant ,mose1 ,h]mippe de ,smyrne1 qui traduisit ses livres en grec1 #d4jjj ans avant la prise de ,troie et ,eudoxe #f4jjj ans avant la mort de ,platon4 ,la sci5ce mod]ne1 comme le con/ate d\>d ,s*ur d'aprs les savantes tudes d',eugne ,burn\f1 de ,spiegel1 de ,james ,d>me/et] et de ,h>lez1 dcl>e qu'il n'e/ pas possible de fix] la date o vcut le gr& philosophe irani51 auteur du ,z5d-,ave/a1 mais la recule en t\t cas #b4ejj ans avant ,j4-,c4 ,max ,mull]1 de son ct1 a f\rni la preuve que ,zoroa/re ou ,z>a?u/ra et ses disciples avai5t rsid dans l',inde4 ,plusieurs des dieux zoroa/ri5s1 aj\te-t-il1 ne sont que des rflexions1 des dflexions des dieux primitifs et au!ntiques des ,vdas4 ,ici il n'y a donc pas le mo9dre d\te au sujet de l'antriorit des livres h9d\s2 et en mme temps e/ corrobore une fois de plus la fabuleuse antiquit de ces livres ou de ces traditions4 ,ces obs]vations prlim9aires1 dont le dveloppem5t exig]ait des volumes1 suffis5t1--et c'e/ ce qui n\s intresse p\r l'in/ant1-- tablir que l'enseignem5t qu'on retr\ve dans la suite des temps au fond de t\tes les religions1 s\s =me de my/res1 d'initiation1 de doctr9e secrte1 remonte1 selon les calculs les plus timides1 des milli]s d'annes4 ,elles suffis5t en t\t cas c>t] la ?se assez purile de ceux qui s\ti5n5t qu'il e/ relativem5t rc5t et a subi l'influ5ce des rvlations judo-*rti5nes4 ,on ne df5d plus srieusem5t cette ?se2 mais on t\rne la difficult en disant3 ,oui1 il y a des vrits de cette religion primitive et mme des textes ayant date plus ou mo9s c]ta9e1 antrieurs ,mose et ,jsus-,*ri/2 mais qui p\rrait faire le d"p des int]polations successives qui les ont trans=ms8 ,il exi/e dans l',inde1 p>at-il1 plus de #a4bjj textes des ,vdas et plus de #cej textes des ,lois de ,man\1 sans compt] ceux des livres sacrs que les ,brahmes ne n\s ont pas livrs1 et il e/ inconte/able que dans ces textes ou dans les enseignem5ts qu'ils reproduis5t1 se tr\v5t d'vid5tes int]polations4 ,il ne faut jamais p]dre de vue que la religion ori5tale que n\s appelons vulgairem5t et =t improprem5t le ,b\ddhisme1 se divise en trois gr&es priodes qui correspond5t assez exactem5t aux trois priodes qu'on p\rrait m>qu] dans le *ri/ianisme1 savoir le ,vdisme ou la religion primitive1 que les ,brahmanes comm5tr5t1 compliqur5t et corrompir5t enf9 leur pr(it et qui dev9t le ,brahmanisme contre lequel se rvolta et que r=ma au ,ve sicle avant ,j4-,c4 ,siddh>ta ,gautama ,b\ddha ou akya-,m\ni4 ,les indiani/es1 grce surt\t aux repres hi/oriques que leur donne l'in/itution des ca/es1 les *angem5ts de langue et de mtre1 ont appris dml] assez facilem5t1 dans les textes suspects1 ces trois c\rants2 et s\s la luxuriance et l'en*evtrem5t des int]polations1 app>aiss5t t\j\rs les gr&es lignes et les vrits ess5tielles qui n\s import5t seules4 ,l',,inde ,i ,voyons d'abord l'ide qu'en mme temps que les gypti5s1 et beauc\p plus probablem5t avant eux1 se faisai5t de la div9it ces anctres dont les traditions ont au mo9s #e4jjj ou #f4jjj ans et qui eux-mmes t5ai5t ces traditions de peuples auj\rd'hui disp>us1 dont la d]nire trace dans la mmoire des hommes1 selon le ,time et le ,critias de ,platon1 remonte c5t v+t sicles4 ,je fais grce au lecteur de l'inextricable nom5clature de la my?ologie ori5tale1 de la pullulation des dieux an?ropomorphes que les prtres de l',inde1 comme ceux de l'gypte1 de la ,p]se et de t\s les temps et de t\s les pays1 fur5t =cs de crer p\r rpondre aux exig5ces de l'idoltrie populaire4 ,je lui p>gne galem5t l'o/5tation d'une rudition facile et prodigue de noms imprononables1 p\r en v5ir directem5t et m'en t5ir uniquem5t la notion ess5tielle de la cause premire1 telle qu'on la tr\ve aux s\rces les plus recules1 et qui1 peu peu1 si elle ne fut pas ca*e au vulgaire ne fut plus comprise p> lui1 et dev9t le gr& secret de l'lite des prtres et des initis4 c\tons t\t de suite le ,rig-,vda1 le plus au!ntique *o des plus immmoriales traditions1 qu& il aborde la "q =midable3 ,il n'y avait ni l'tre ni le ,non-tre4 ,il n'y avait ni l'atmosphre1 ni le ciel au-dessus4 ,qu'e/-ce qui se meut8 ,en quel s5s8 ,s\s la g>de de qui8 ,y avait-il des eaux et le pr(ond abme8 ,ni la mort n'tait alors1 ni l'immortalit4 ,le j\r n'tait pas sp> de la nuit4 ,seul1 l',un respirait1 sans s\ffle trang]1 de lui-mme2 et il n'y avait ri5 d'autre que lui4 ,alors s'veilla en lui p\r la premire fois le dsir2 ce fut le premi] g]me de l'esprit4 ,le li5 de l'tre1 ils le dc\vrir5t dans le ,non-tre1 les sages s'ef=ant1 ple9s d'intellig5ce1 en leur cur444 ,qui sait1 qui peut n\s dire d'o naquit1 d'o v9t la cration1 et si les dieux ne sont ns qu'aprs elle8 ,qui sait d'o elle e/ v5ue8 ,d'o cette cration e/ v5ue1 si elle e/ cre ou non cre1 celui dont l'il veille sur elle du plus haut ciel1 celui-l seul le sait1 et encore le sait-il8#e #e ,rig1 ,x1 #abi4 ,e/-il possible de tr\v] dans les annales huma9es1 p>oles plus gr&ioses1 plus *>ges d'angoisse sol5nelle et qui r5d5t un son plus augu/e1 plus sacr et plus r$\table8 ,e/-il possible de tr\v] la base de t\t1 aveu d'ignorance plus total et plus irrductible2 et du fond de notre agno/icisme que des milli]s d'annes ont agr&i1 p\rrions-n\s en l>gir l'horizon8 ,d'emble il dpasse t\t et va plus lo9 que n\s n'os]ons jamais all] de peur de dsespr]1 puisqu'il ne cra9t pas de se dem&] si l'tre suprme sait ce qu'il a fait1 sait s'il a cr ou non et d\te s'il a pris consci5ce de lui-mme444 ,,ii c\tons ensuite le ,sama-,vda confirm] et dvelopp] ce magnifique aveu d'ignorance3 ,si tu dis3 ,je connais p>faitem5t l'tre suprme1 tu te trompes2 qui p\rrait dnombr] ses attributs8 ,si tu dis3 ,je p5se le connatre1 non que je croie le connatre p>faitem5t ni ne pas le connatre du t\t1 mais je le connais p>tiellem5t2 c> celui qui connat t\tes les manife/ations des dieux qui procd5t de lui1 connat l'tre suprme1 si tu dis cela tu te trompes1 ce n'e/ pas le connatre que de ne pas l'ignor] entirem5t4 ,celui1 au contraire1 qui croit ne pas le connatre1 c'e/ celui qui le connat2 et celui qui croit le connatre1 c'e/ celui qui ne le connat pas4 ,il e/ reg>d comme incomprh5sible p> ceux qui le connaiss5t le plus et connu p>faitem5t p> ceux qui l'ignor5t entirem5t4 ,a cet agno/icisme fondam5tal1 l',yadj\r-,vda vi5t aj\t] son pan?isme total3 ,le sage fixe ses reg>ds sur cet tre my/rieux dans lequel exi/e p]ptuellem5t l'univ]s qui n'a pas d'autre base que ,lui4 ,en ,lui ce monde e/ enf]m1 c'e/ de ,lui que ce monde e/ sorti4 ,il e/ enlac et tissu dans t\tes les cratures s\s les div]ses =mes de l'exi/5ce4 ,cet tre unique1 que ri5 ne peut atte9dre1 e/ plus rapide que la p5se2 et les dieux eux-mmes ne peuv5t compr5dre ce moteur suprme qui les a t\s devancs4 ,il e/ lo9 et prs de t\tes *oses4 ,il remplit cet univ]s enti] et le dpasse encore inf9im5t4 ,qu& l'homme sait voir t\s les tres dans ce ,suprme ,esprit1 et ce ,suprme ,esprit dans t\s les tres1 il ne peut plus ddaign] quoi que ce soit4 ,ils sont tombs dans une nuit bi5 pr(onde ceux qui ne croi5t pas l'id5tit des tres2 ils sont tombs dans une nuit bi5 plus pr(onde encore ceux qui ne croi5t qu' leur id5tit4 ,il gagne d'tre immortel celui qui croit l'id5tit t]nelle des tres4 ,t\s les tres sont dans ce ,suprme ,esprit1 et ce ,suprme ,esprit e/ dans t\s les tres4 ,les tres lui app>aiss5t tels qu'ils fur5t de t\te t]nit1 t\j\rs semblables eux-mmes4 ,,iii ,nos anctres s'ef=cr5t de creus] cet imm5se aveu d'ignorance1 de peupl] ce nant abyssal o l'homme ne p\vait respir] et *]*r5t df9ir cet tre suprme qu'une tradition plus prhi/orique qu'eux-mmes n'avait pas os concevoir4 ,il n'e/ pas de spectacle plus passionnant que cette lutte de nos pres d'il y a soixante ou c5t sicles contre l',inconnaissable2 et1 p\r en donn] une ide1 je leur emprunte leur propre voix en ne reproduisant que les t]mes presque dsesprs dont ils se s]vir5t dans leurs livres sacrs les plus anci5s et les plus au!ntiques1 qu'il faut lire sans se laiss] effray] p> l'incohr5ce des images qui e/1 comme le rem>que ,b]gaigne1 le pa9 quotidi5 de la posie vdique4 ,dieu1 n\s dis5t-ils1 e/ l'tre et le gr& t\t exi/ant p> lui-mme1 incognoscible et cause sans cause de t\tes les causes4 ,il e/ l'anci5 des anci5s et l'inconnu de l'inconnu4 ,il e/ t\t et dans t\t1 l'me t]nelle de t\s les tres1 que nul ne peut compr5dre4 ,il e/ la runion de t\tes les =mes matrielles1 intellectuelles et morales de l'univ]salit des tres4 ,il e/ l'unique1 le g]me primordial1 non rvl de t\t1 la pr(ondeur inconnue1 la sub/ance incre de l'inconnu4 ,non1 non1 e/ son ,nom1 et t\t oscille p]ptuellem5t entre ,t\t e/1 ri5 n'e/4 ,la m] seule connat la pr(ondeur de la m]1 l'espace seul connat l't5due de l'espace1 ,dieu seul peut connatre ,dieu4 ,il e/ le cont5ant inconnu de t\t2 il e/ le non-tre p>ce qu'il e/ l'tre absolu1 quelque *ose qui n'e/ ri5 t\t en tant t\t4 ,celui qui e/ et qui p\rtant n'e/ pas1 cause t]nelle qui n'a pas d'tre1 l',indc\v]t et l',indc\vrable1 qu'aucune crature ne peut compr5dre1 dit ,man\4 ,il n'e/ pas quelque *ose1 il n'e/ pas un tre connu ou visible et l'on ne peut lui appliqu] le nom d'aucun objet qui soit connu4 ,il e/ le ca* des ca*s1 il e/ ,cela1 le pr9cipe passif et lat5t4 ,le monde e/ son nom1 son image2 mais son exi/5ce premire qui conti5t t\t en soi e/ seule rellem5t exi/ante4 ,cet univ]s e/ lui1 il vi5t de lui1 il ret\rne en lui4 ,t\s les mondes ne font qu'un avec lui1 c> ils ne sont que p> sa volont2 volont t]nelle et inne en t\tes *oses4 ,cette volont se rvle dans ce que n\s appelons la cration1 la cons]vation et la de/ruction de l'univ]s2 mais il n'y a pas de cration proprem5t p>l]1 c> t\t exi/ant en lui depuis t\j\rs1 la cration n'e/ qu'une manation de ce qui tait en lui4 ,cette manation r5d simplem5t visible nos yeux ce qui ne l'tait pas4 ,de mme1 il n'y a pas de de/ruction1 celle-ci n'tant qu'une inhalation de ce qui avait t exhal2 et cette inhalation ne fait son t\r que r5dre invisible ce qui avait t vu2 c> t\t e/ inde/ructible1 puisque t\t n'e/ que la sub/ance de l'tre suprme qui lui-mme n'a ni comm5cem5t ni f91 dans l'espace et le temps4 ,,iv ,avoir sond aussi pr(ondm5t et sur une telle t5due1 ds ce que notre ignorance appelle les orig9es1 le my/re inf9i de la cause premire inconnaissable1 suppose videmm5t une civilisation1 une accumulation de p5ses1 de mditations1 une expri5ce1 une contemplation et une pntration de l'univ]s qui sont bi5 faites p\r n\s m]veill] et n\s humili]4 ,n\s regagnons pe9e les sommets d'o desc5dir5t ces ides o pan?isme et mono?isme se confond5t et ne =m5t plus qu'un dans l'incomm5surable inconnu4 ,et qui sait si n\s les aurions regagns sans leur aide8 ,il y a mo9s d'un sicle1 n\s ignorions encore ces df9itions dans leur nettet1 dans leur gr&eur orig9ales2 mais elles s'tai5t infiltres p>t\t1 elles flottai5t en dbris sur les eaux s\t]ra9es de t\tes les religions1 et d'abord sur celles de la religion (ficielle de l'gypte o le ,n\n e/ aussi inconnaissable que le ,cela h9d\1 et o1 selon la tradition occulti/e1 comme rvlation suprme1 la f9 de la d]nire initiation1 on jetait en c\rant1 dans l'oreille de l'adepte1 ces mots t]ribles3 ,osiris e/ un dieu noir6 c'e/--dire un dieu qu'on ne peut pas connatre1 qu'on ne connatra jamais6444 ,elles flottai5t galem5t s\s la ,bible1 s9on s\s celle de la ,vulgate o elles devi5n5t mconnaissables1 du mo9s s\s celle d'hbrasants comme ,fabre d',olivet qui lui ont1 ou croi5t lui avoir re/itu son s5s vritable4 ,elles flottai5t aussi s\s les my/res de la ,grce qui n'tai5t qu'une rplique d=me et plie des my/res gypti5s4 ,elles flottai5t encore1 et plus prs de la surface1 s\s les doctr9es des ,essni5s qui1 au dire de ,pl9e1 vcur5t le long des rives de la ,m] ,morte p5dant des milli]s de sicles4 ,p] sculorum millia ce qui e/ videmm5t exagr4 ,elles flottai5t dans la ,kabbale1 tradition des anci5s initis juifs1 qui prt5d5t avoir cons]v la loi orale que ,dieu donna ,mose sur le ,s9a et qui1 transmise de b\*e en b\*e1 fut crite p> les savants rabb9s du ,moy5 ge4 ,elles flottai5t s\s les enseignem5ts et les rves extraord9aires des ,gno/iques1 hriti]s probables des intr\vables ,essni5s1 s\s ceux des no-platonici5s et s\s le *ri/ianisme primitif1 comme dans les tnbres o se p]dai5t les malheureux ,h]mti/es mdivaux1 p>mi des textes de plus en plus mutils et corrompus et des lueurs de plus en plus inc]ta9es et dang]euses4 ,v ,voil donc une gr&e vrit1 la premire de t\tes1 la vrit radicale1 laquelle n\s sommes rev5us3 le c>actre inconnaissable de la cause sans cause de t\tes les causes4 ,mais cette cause ou ce ,dieu1 n\s l'aurions t\j\rs ignor1 ensevelis en lui1 s'il ne s'tait manife/4 ,il fallait bi5 le faire sortir de son inactivit qui p\r n\s quivalait au nant1 att5du que l'univ]s p>at avoir une exi/5ce et que n\s-mmes croyons vivre en lui4 ,dgage de l'en*evtrem5t des lianes ?ogoniques et ?ologiques qui bi5tt l'envahir5t de t\tes p>ts1 la cause premire1 ou plutt la cause t]nelle1--c> n'ayant pas de comm5cem5t1 elle ne peut tre premire ni seconde1--n'a jamais ri5 cr4 ,il n'y a pas eu de cration vu que1 de t\te t]nit t\t exi/e en cette cause1 s\s une =me invisible nos yeux1 mais plus relle que s'ils la voyai5t1 puisque nos yeux ne sont faits que p\r voir l'illusion4 ,au po9t de vue de cette illusion1 ce t\t1 qui exi/e t\j\rs1 app>at ou disp>at selon un ry?me t]nel que sc&5t le sommeil et le rveil de la cause t]nelle4 ,c'e/ a9si1 dis5t les ,lois de ,man\1 que p> un rveil et p> un repos alt]natifs1 l'tre immuable fait revivre et m\rir t]nellem5t t\t cet assemblage de cratures mobiles et immobiles#f4 ,il s'exhale ou il expire et l'esprit desc5d dans la matire qui n'e/ qu'une =me visible de l'esprit1 et les mondes innombrables naiss5t1 se multipli5t et volu5t dans l'univ]s4 ,il s'inhale ou il aspire2 la matire r5tre dans l'esprit qui n'e/ qu'une =me invisible de la matire1 les mondes disp>aiss5t1 sans prir1 et rintgr5t la cause t]nelle1 p\r en ressortir au rveil de ,brahma1 c'e/--dire des milli>ds d'annes aprs1 p\r y r5tr] encore1 au ret\r du sommeil1 des milli>ds d'annes plus t>d2 et il en fut et il en s]a t\j\rs a9si1 de t\te t]nit1 dans t\te t]nit1 sans comm5cem5t1 sans arrt et sans f94 #f ,lois de ,man\1 ,i1 #eg4 ,,vi ,c'e/ encore un imm5se aveu d'ignorance2 et ce n\vel aveu1 si haut qu'on remonte1 le plus anci5 de t\s1 e/ aussi le plus pr(ond1 le plus complet et le plus gr&iose4 ,cette explication de l'incomprh5sible univ]s1 qui n'explique ri5 p>ce qu'on n'explique pas l'inexplicable1 e/ plus admissible que t\tes celles que n\s p\rrions donn] et peut-tre la seule que n\s puissions accept] sans n\s heurt] *aque pas aux objections insurmontables et aux que/ions sans rponse de notre raison4 ,ce second aveu1 n\s le tr\vons l'orig9e des deux religions-mres4 ,en gypte1 mme dans l'gypte sup]ficielle et exotrique que n\s connaissons seule1 et sans t5ir compte du s5s secret qu'ont probablem5t les hiroglyphes1 il pr5d une =me analogue4 ,il n'y a pas non plus cration proprem5t dite1 mais extriorisation d'un pr9cipe spirituel t]nel et lat5t4 ,t\t tre et t\te *ose exi/5t de t\te t]nit dans le ,n\n1 et y ret\rn5t aprs la mort4 ,le ,n\n e/ l'abme de la ,g5se2 un esprit div9 indf9i y flotte1 portant en lui la somme des exi/5ces futures1 d'o son nom de ,t\m1 qui signifie la fois ,nant et ,totalit4 ,qu& ,t\m v\lut fond] dans son cur t\t ce qui exi/e1 il se dressa p>mi ce qui tait dans le ,n\n1 hors du ,n\n et des *oses in]tes1 et le soleil ,r exi/a1 la ,lumire fut4 ,mais il n'y avait pas trois dieux1 l'abme1 l'esprit dans l'abme1 la lumire hors de l'abme4 ,t\m1 extrioris p> la =ce de son dsir crateur1 e/ dev5u ,r-soleil1 sans cess] d'tre ,t\m1 sans cess] d'tre ,n\n4 ,il dit de lui-mme3 ,je suis ,t\m1 celui qui exi/ait seul dans le ,n\n4 ,je suis le ,dieu gr& qui se cre lui-mme1 c'e/--dire le ,n\n1 pre des dieux4 ,il e/ la somme des exi/5ces des tres4 ,et p\r exprim] cette ide que le dmiurge a t\t cr de son propre fonds1 le clbre papyrus de ,leyde explique3 ,il n'exi/ait pas d'autre dieu avant lui1 ni d'autre dieu avec lui1 qu& il a dit ses =mes1 il n'exi/ait pas de mre p\r lui qui lui ait fait son nom 7en gypte nomm] quivalait crer71 po9t de pre p\r lui qui l'ait mis en disant3 ,c'e/ moi qui t'ai cr#g4 #g ,cf4 ,a4 ,,moret1 ,les ,my/res gypti5s1 p4 #aaj et suiv41 et ,,pi]ret1 tudes gyptologiques1 p4 #dad4 ,p\r crer1 le dieu gypti5 p5se d'abord1 puis p>le le monde4 7,c'e/ dj le ,v]be1 le fameux ,logos des philosophes alex&r9s que n\s retr\v]ons plus t>d47 ,son intellig5ce suprme pr5d le nom de ,phtah1 son cur1 c'e/--dire l'esprit qui l'anime1 c'e/ ,horus1 et le ,v]be1 in/rum5t de la cration1 c'e/ ,?ot4 ,n\s avons a9si3 ,phtah-,horus-,?ot1 dmiurge-esprit-v]be1 tr9it dans l'unit ,t\m4 ,p> la suite1 comme dans les religions vdique1 p]se et *aldenne1 le dieu suprme et inconnaissable e/ peu peu relgu dans l'oubli1 et l'on ne p>le plus que de ses manations innombrables dont les noms v>i5t de sicle sicle et p>fois de ville ville4 ,c'e/ a9si que dans le ,livre des ,morts1 ,osiris qui devi5t le dieu le plus connu de l'gypte dit qu'il e/ ,t\m4 ,dans le ,mazdisme ou ,zoroa/risme1 qui n'e/ qu'une adaptation du ,vdisme au c>actre ,irani51 le dieu suprme n'e/ pas le crateur t\t puissant qui p\vait faire le monde comme il le v\lait2 il e/ s\mis aux lois inflexibles de la cause premire inconnue qu'il e/ peut-tre lui-mme4 ,en ,*alde1 c>ref\r o se r5contr5t les religions de l',inde1 de l'gypte et de la ,p]se1 c'e/ encore la sub/ance exi/ant p> elle-mme1 incre1 qui donne naissance t\t1 ne crant pas p>ce que t\t exi/e en elle1 mais se manife/ant priodiquem5t en refltant son image dans le monde visible nos yeux4 ,dans la ,kabbale1 d]ni] *o et contre-preuve des enseignem5ts sotriques de la ,*alde et de l'gypte1 n\s retr\vons le mme aveu3 l'esprit incr1 t]nel1 incognoscible1 incompris dans sa pure ess5ce1 conti5t en soi le pr9cipe de t\t ce qui exi/e et ne se manife/e et ne se r5d visible l'homme que p> ses manations4 ,enf91 si n\s ouvrons la ,bible1 non plus dans sa traduction re/re9te1 sup]ficielle et empirique1 mais dans une v]sion qui aille au fond du s5s intime1 ess5tiel et radical des mots hbreux1 telle que celle que t5ta ,fabre d',olivet1 n\s tr\vons1 au premi] v]set de la ,g5se3 ,premirem5t-en-pr9cipe1 c'e/--dire avant t\t1 ,il1 ,elohim1 ,lui-les-dieux1 l'tre tant1 cra1 c'e/--dire ne fit pas quelque *ose de ri51 mais tira d'un lm5t inconnu1 fit pass] du pr9cipe l'ess5ce1 l'ipsx-des-cieux et l'ipsx-de-la-t]re4 ,et la t]re exi/ait1 puissance cont+5te d'tre1 dans une puissance d'tre2 et l'obscurit 7=ce compressive et durcissante7 tait sur la face de l'abme 7puissance univ]selle et cont+5te d'tre72 et le s\ffle de ,lui-les-dieux 7=ce expansive et dilatante7 tait gnrativem5t m\vant sur la face des eaux 7passivit univ]selle7#h4 #h ,,fabre ,d',,olivet1 ,la ,langue hbraque re/itue1 t4 ,,ii1 p4 #be-bg4 ,n'e/-il pas curieux de con/at] que cette traduction littrale n\s ramne bi5 prs de l',inde1 de l'ide du pr9cipe inconnu2 et plus prs encore de la cration h9d\e3 passage du pr9cipe l'ess5ce1 expansion de l'tre des tres qui conti5t t\t1 et de l'extriorisation1 son rveil1 de ce qu'il r5f]mait en puissance durant son sommeil8 ,or1 rappelons-n\s qu'en #ahge1 ,max ,mull] crivait ,qu'il y a c9quante ans1 il n'exi/ait pas un seul lettr qui st traduire une ligne du ,vda4 ,il faut donc croire1 malgr l'affirmation du gr& ,ori5tali/e1 ou que ,fabre d',olivet tait capable de le traduire1 ou qu'il en avait saisi l'esprit dans les traditions de la ,kabbale1 qu'il ne p\vait connatre que p> la trs incomplte et trs infidle ,kabbala ,d5udata de ,ros5ro?1 ou enf9 que le texte hbreu1 s'il dit rellem5t ce qu'il lui fait dire1 comme t\t semble le pr\v]1 reproduit trangem5t les pr9cipes h9d\s1 c> sa traduction1 fruit de longs travaux antrieurs1 p>ut en #ahae1 c'e/--dire dix ou v+t ans avant qu'on et appris lire le sanscrit et les hiroglyphes gypti5s4 ,,vii ,e/-il possible auj\rd'hui1 avec t\t ce que n\s croyons savoir1 ou plutt avec t\t ce que n\s savons enf9 que n\s ne savons pas1 de donn] de la div9it une ide plus va/e1 plus pr(ondm5t ngative que celle qu'en donnr5t ces religions des dbuts de l'humanit2 et qui rponde mieux l'imm5se ignorance sans espoir o n\s n\s dbattrons t\j\rs au sujet de la cause premire2 et ne n\s tr\vons-n\s pas ici d'normes hauteurs au-dessus des dieux plus ou mo9s an?ropomorphes qui succdr5t l'inconnaissable suprme de la religion qui fut la mre mconnue de t\tes les autres8 ,n'e/-ce pas son nigme sans nom que n\s rev5ons enf91 aprs avoir err si longtemps1 p]du tant de sicles et tant de =ces1 commis tant d'erreurs et de crimes la *]*] o elle n'tait pas1 lo9 des cimes primitives sur lesquelles elle n\s att5dait depuis des milli]s et des milli]s d'annes8 ,,viii ,mais il fallait orn] et peupl] cet aveu d'ignorance1 meubl] ce nant sans bornes1 anim] cette ab/raction qui dpasse les limites de l'ent5dem5t1 et dont les hommes ne p\vai5t se cont5t]4 ,c'e/ quoi s'v]tur5t t\tes les religions1 comm5c] p> celle qui d'abord l'avait os faire4 ,j'c>te une fois de plus les br\ssailles des ?ogonies1 simples leur orig9e1 mais bi5tt inextricables1 p\r m'en t5ir aux gr&es lignes4 ,dans la religion primitive1 n\s l'avons dj vu1 la cause inconnue1 un mom5t donn1 pris dans l'inf9i des temps1 recomm5ant ce qu'elle fit de t\te t]nit1 se rveille1 se dd\ble1 s'objective1 se reflte dans la passivit univ]selle1 et devi5t1 jusqu'au pro*a9 sommeil1 notre univ]s visible4 ,de cette cause inconnue1 exi/ant p> elle-mme1 qui se divise en deux p>ties p\r r5dre visible ce qui tait lat5t en elle1 naiss5t ,brahma ou ,n>a1 le pre1 ,n>i1 la mre univ]selle1 dont nat son t\r ,viradj1 le fils1 l'univ]s4 ,cette triade primitive pr5ant ensuite une =me plus an?ropomorphe1 devi5t ,brahma1 le crateur1 ,vi*n\1 le cons]vateur1 et ,siva1 le de/ructeur et rgnrateur4 ,en gypte1 c'e/ ,n\n1 ,t\m1 ,r1 puis ,phtah1 ,horus1 ,?ot1 qui devi5n5t ensuite ,osiris1 ,isis et ,horus4 ,a la suite de ces premires subdivisions de la cause inconnue1 se prcipite1 flots presss1 dans les pan?ons primitifs1 la f\le des dieux qui ne sont que des manations int]mitt5tes1 des dlgations transitoires1 des b\rgeons phmres de la cause premire1 des p]sonnifications de plus en plus huma9es de ses manife/ations1 de ses volonts1 de ses attributs ou de ses facults4 ,n\s n'avons pas les tudi] ici1 mais il e/ intressant de m>qu] au passage les vrits pr(ondes que r5contr5t presque t\j\rs ces cosmogonies et ces ?ogonies immmoriales et qui sont peu peu confirmes p> la sci5ce4 ,e/-ce le seul has>d qui1 p> exemple1 ait v\lu que la t]re mant du *aos1 se =mt et se c\vrt de vie1 exactem5t dans l'ordre qu'elles indiqu5t8 ,selon le livre de ,man\1 l'!r eng5dre l'air1 l'air en se trans=mant eng5dre la lumire2 l'air et la lumire qui eng5dr5t la *aleur produis5t l'eau2 et celle-ci e/ la matrice de t\s les tres vivants4 ,lorsque ce monde fut sorti de l'obscurit1 dit le ,bhgavat ,purana1 contempora9 du ,vda selon les ,h9d\s1 les pr9cipes lm5taires subtils produisir5t la sem5ce vgtale qui anima d'abord les plantes4 ,des plantes1 la vie passa dans des corps fanta/iques qui naquir5t de la b\e des eaux2 puis1 p> une srie de =mes et d'animaux diffr5ts1 arriva jusqu' l'homme4--,ils passr5t successivem5t p> les vgtaux1 les v]s1 les insectes1 les s]p5ts1 les tortues1 les be/iaux et les animaux sauvages1 tel e/ le degr infrieur1 dit encore ,man\1 qui aj\te3 ,les tres acquir5t les qualits de ceux qui les prcd5t1 de telle sorte que plus un tre e/ loign dans la srie1 plus il a de qualits#i4 #i ,lois de ,man\1 ,i1 #bj4 ,n'e/-ce pas t\te l'volution d>w9i5ne1 confirme p> la gologie et prvue il y a au mo9s #f4jjj ans8 ,d'autre "p1 n'e/-ce pas la ?orie de l',aka%a1 que n\s nommons plus grossirem5t l'!r1 s\rce unique de t\s les corps1 que revi5t notre physique#aj8 ,ces exemples1 que l'on p\rrait multipli] l'inf9i1 ne sont-ils pas tr\blants8 ,d'o v5ai5t nos anctres prhi/oriques1 dans une nuit et une drliction qu'on s'imag9ait p\vantables1 ces intuitions extraord9aires1 ces connaissances et ces c]titudes que n\s reconqu]rons pe9e2 et s'ils ont vu ju/e sur ces po9ts que n\s p\vons p> has>d contrl]1 n'y a-t-il pas lieu de se dem&] s'ils n'ont pas vu plus ju/e et plus lo9 que n\s sur bi5 d'autres que/ions o ils sont aussi affirmatifs et qui jusqu'ici ont *app notre vrification8 ,il e/ c]ta9 que p\r en arriv] o ils tai5t1 ils devai5t avoir d]rire eux un trsor de traditions1 d'obs]vations1 d'expri5ces1 de sagesse1 en un mot1 dont n\s n\s =mons difficilem5t une ide2 mais laquelle1 en att5dant mieux1 n\s devrions faire confiance un peu plus que n\s ne le faisons1 et dont n\s p\rrions tir] pr(it p\r apais] nos cra9tes1 appr5dre connatre et rassur] notre av5ir d'outre-tombe et guid] notre vie4 #aj ,il e/ vrai que les rc5tes ?ories d',e9/e9 ni5t l'exi/5ce de l'!r et suppos5t que l'n]gie rayonnante1 la lumire visible p> exemple1 se propage d'une manire indp5dante trav]s l'espace vide absolu4 ,mais outre que ces ?ories sembl5t encore discutables1 il convi5t de faire rem>qu] que l'!r sci5tifique auquel1 jusqu' ,e9/e91 tai5t =cs de rec\rir nos savants mod]nes1 n'e/ pas exactem5t l',aka%a h9d\1 beauc\p plus subtil et plus immatriel1 une sorte d'lm5t spirituel ou d'n]gie div9e1 l'espace incr1 imprissable1 inf9i4 ,,ix ,n\s v5ons de voir que les religions primitives et celles qui en driv5t s'accord5t sur le c>actre t]nellem5t inconnaissable de la cause premire2 et que leurs explications au sujet du passage du non-tre l'tre1 du passif l'actif1 du dd\blem5t gnrateur de la triade1 sont peu prs les mmes4 ,rem>quons ici l'trange illogisme qui dom9e et rp& son ombre sur t\t le problme religieux4 ,les religions-mres1 ou plutt la religion-mre1 enseigne que la cause des causes e/ inconnaissable1 qu'il e/ impossible de la df9ir1 de la compr5dre1 de l'imag9]2 qu'elle e/ ,cela et ri5 de plus1 le non-tre1 t\t en tant l'tre p> excell5ce1 t]nel1 inf9i1 occupant t\t le temps1 t\t l'espace qu'il e/ lui-mme1 n'ayant ni =mes1 ni volonts1 ni attributs p>ticuli]s1 puisqu'il les a t\s4 ,or1 de cet inconditionn1 de cet absolu de l'absolu1 dont on ne peut dire ce qu'il e/1 encore mo9s ce qu'il veut1 de cette s\rce mme de l'indf9issable et de l'incognoscible1 elle fait sortir des manations qui devi5n5t aussitt des dieux p>faitem5t connus1 p>faitem5t df9is1 agissant trs nettem5t dans leurs sphres respectives1 manife/ant une puissance et une volont p]sonnelles1 promulguant des lois et t\t un code de morale auxquels il e/ enjo9t l'homme de se s\mettre4 ,comm5t des tres aussi compltem5t connus peuv5t-ils sortir d'un tre ess5tiellem5t inconnu8 ,comm5t le t\t tant inconnaissable1 une p>tie de ce t\t devi5t-elle subitem5t familire8 ,dans cet inconcevable sans limites1 seul admissible1 c> c'e/ lui que n\s ramne la sci5ce1 o e/ le po9t d'o sort5t les dieux qui n\s sont imposs8 ,o se tr\v5t le li5 et le rapport8 ,o e/ le lieu et le mom5t o s'opre l'incomprh5sible miracle de la transub/antiation de l'incognoscible8 ,o e/ la transition qui lgitime ce =midable passage d'insondables tnbres1 non seulem5t au possible ou au probable1 mais au connu dcrit jusqu'en ses mo9dres dtails8 ,ne semble-t-il pas que la religion-mre1 et sa suite t\tes les autres qui ne sont que ses filles plus ou mo9s dguises1 ait arbitrairem5t bifurqu ou plutt ait fait un saut imm5se et volontairem5t aveugle dans l'abme de l'illogisme8 ,n'e/-il pas possible qu'elle n'ait pas os tir] t\tes les consqu5ces de son r$\table aveu2 et ces consqu5ces1 ne les aurait-elle pas dduites ailleurs1 et prcism5t dans les enseignem5ts secrets dont n\s *]*ons encore va9em5t les traces et dont la rvlation r5dait jamais muets les gr&s initis8 ,x ,c'e/ un s\pon qui revi5t plus d'une fois qu& on appr(ondit ces religions1 et qui expliqu]ait ce cri effrayant de la tradition occulti/e1 que n\s avons dj n3 ,osiris e/ un dieu noir6 ,le gr&1 le suprme secret s]ait-il un agno/icisme total8 ,sans p>l] des enseignem5ts sotriques que n\s ne connaissons pas1 n'e/-ce pas un aveu presque public que ce mot de ,maya1 le plus my/rieux de l',inde1 qui veut dire que t\t1 l'univ]s et les dieux mmes qui le crent1 le ma9ti5n5t et le dirig5t1 n'e/ qu'illusion de l'ignorance1 et que l'incr et l'inconnaissable sont seuls rels8 ,mais quelle religion p\vait dcl>] ses fidles3 ,n\s ne savons ri52 n\s con/atons simplem5t que cet univ]s exi/e ou du mo9s semble exi/] nos yeux4 ,exi/e-t-il p> lui-mme1 e/-il dieu lui-mme ou n'e/-il que l'effet d'une cause plus recule8 ,et d]rire cette cause plus recule ne doit-on pas en suppos] une autre encore plus recule1 et a9si indf9im5t1 jusqu' la folie1 c> si ,dieu e/1 qui a fait ,dieu8 ,qu'il soit cause ou effet1 il importe assez peu notre ignorance qui en t\t cas demeure irrductible et dont les tnbres sont simplem5t dplaces4 ,de trs anci5nes traditions n\s dis5t qu'il e/ plutt la manife/ation d'une cause plus inconcevable que lui4 ,n\s acceptons cette tradition1 plus inexplicable peut-tre que l'nigme telle qu'elle s'(fre nos yeux1 mais qui semble r5dre compte de ce qui y p>at transitoire ou prissable et y sub/itue un fond t]nel1 immuable et purem5t spirituel4 ,ignorant t\t de cette cause1 n\s devons n\s born] con/at] c]ta9es habitudes1 c]ta9s quilibres1 c]ta9es lois qui p>aiss5t tre ses volonts4 ,n\s en faisons provisoirem5t des dieux4 ,mais ces dieux ne sont que des p]sonnifications peut-tre ju/es1 peut-tre illusoires1 peut-tre errones1 de ce que n\s croyons avoir obs]v4 ,il e/ possible que d'autres obs]vations plus exactes les dtrn5t4 ,il e/ possible qu'on s'ap]oive un j\r que la cause inconnue1 un peu mieux connue en quelque p>tie1 v\lait autre *ose que ce que n\s avions cru4 ,n\s *ang]ons alors les noms1 les volonts1 les lois de nos dieux4 ,mais en att5dant1 ceux que n\s v\s (frons sont ns d'obs]vations et d'expri5ces si sages et si anci5nes qu'il n'en e/ pas jusqu' prs5t qui les surpass5t4 ,,xi ,s'il lui tait impossible de p>l] a9si ses fidles qui ne l'aurai5t pas comprise1 elle p\vait rvl] le secret aux d]ni]s initis que de longues preuves avai5t prp>s et dont une slection inhuma9em5t rig\reuse atte/ait l'intellig5ce4 ,elle av\ait donc t\t quelques-uns d'entre eux4 ,elle leur disait probablem5t3 ,en leur (frant nos dieux1 n\s n'avons pas v\lu tromp] les hommes4 ,si n\s leur avions confess que ,dieu e/ inconnu et inconcevable1 qu'on ne peut dire ce qu'il e/1 ce qu'il veut2 qu'il n'a ni =me1 ni sub/ance1 ni rsid5ce1 ni comm5cem5t1 ni f91 qu'il e/ p>t\t et nulle "p1 qu'il n'e/ ri5 =ce d'tre t\t1 ils en aurai5t conclu qu'il n'exi/e po9t1 qu'il n'y a ni lois ni devoirs et que l'univ]s e/ un imm5se abme o *acun doit se ht] de faire ce qu'il lui plat4 ,or1 si n\s ne savons ri51 n\s savons cep5dant que cela n'e/ pas1 que cela ne peut pas tre4 ,n\s savons en t\t cas que la cause des causes n'e/ pas matrielle1 comme ils l'ent5drai5t1 c> t\te matire semble prissable1 et elle ne p\rra pas prir4 ,p\r n\s1 cette cause inconnue e/ rellem5t notre ,dieu1 p>ce que notre intellig5ce e/ capable de la voir sur une t5due que notre imag9ation infirme peut seule limit]4 ,n\s savons1 avec une c]titude que ri5 ne saurait branl]1 que cette cause1 ou la cause de cette cause1 et a9si indf9im5t1 doit exi/]1 bi5 que n\s sa*ions que n\s ne p\rrons jamais la connatre ni la compr5dre4 ,mais =t peu d'hommes sont capables de se conva9cre de l'exi/5ce d'une *ose qu'ils ne p\rront jamais voir1 t\*]1 s5tir1 ent5dre1 connatre ni compr5dre2 c'e/ p\rquoi1 au lieu du nant qu'ils croirai5t que n\s leur proposons si n\s leur disions quel po9t n\s ignorons t\t1 n\s leur (frons comme guides1 c]ta9es app>5ces de volont que n\s avons cru disc]n] dans les tnbres de la dure et de l'espace444 ,,xii ,cet aveu d'ignorance totale quant la cause premire1 quant l'ess5ce du dieu des dieux1 n\s le tr\vons galem5t la rac9e de la religion gypti5ne4 ,mais il e/ =t possible qu'ayant t p]du de vue1--c> les hommes n'aim5t pas s'att>d] dans une ignorance sans espoir1--il ait t ncessaire de le refaire aux initis1 de le prcis]1 d'y insi/]1 d'en dvelopp] les consqu5ces2 et qu'a9si rvl dans t\te son t5due1 il soit dev5u le fondem5t de la doctr9e secrte4 ,n\s con/atons en effet que dans les ?ogonies subsqu5tes1 on s'empressait d'oubli] l'aveu enregi/r aux premires pages des livres sacrs4 ,on n'en t5ait plus compte1 on le ref\lait dans la nuit des orig9es et de l'incomprh5sible4 ,il n'en tait plus jamais "q2 et l'on ne s'occupait plus que des dieux qui en tai5t issus1 en oubliant t\j\rs d'aj\t] qu'mans de l'indicible inconnu ils devai5t ncessairem5t1 p> ess5ce et p> df9ition1 p>ticip] de sa nature et tre aussi inconnus1 aussi inconnaissables que lui4 ,il se peut donc que l'enseignem5t secret rs]v aux prtres suprmes les ram5t une plus ju/e notion de la vrit primordiale4 ,a cet aveu aux initis1 on n'avait probablem5t pas aj\t] d'autres explications1 vu qu'il dtruit p> la base t\tes les explications possibles4 ,que p\vait-on1 p> exemple1 leur dire au sujet de la premire1 de la plus r$\table de t\tes les nigmes1 laquelle on se heurte immdiatem5t aprs celle de la cause des causes3 l'orig9e du mal8 ,les religions exotriques la rsolvai5t en dd\blant1 en multipliant leurs dieux4 ,c'tait simple et facile4 ,il y avait des dieux de lumire qui reprs5tai5t et faisai5t le bi52 et des dieux des tnbres qui reprs5tai5t et faisai5t le mal2 ils luttai5t entre eux dans t\s les mondes2 et si les dieux du bi5 tai5t t\j\rs les plus puissants1 ils n'tai5t cep5dant jamais compltem5t victorieux sur cette t]re4 ,les types les plus nets de ce dualisme1 n\s les r5controns dans la my?ologie de l',ave/a1 o ils pr5n5t les noms d',ormuzd et d',ahriman2 mais s\s d'autres vocables1 s\s d'autres =mes et indf9im5t multiplis1 n\s les retr\vons dans t\tes les religions et jusque dans le *ri/ianisme o ,ahriman devi5t le pr9ce des dmons4 ,mais que p\vait-on dire aux initis8 ,les ?osophes mod]nes qui prt5d5t dvoil] au mo9s une p>tie des enseignem5ts secrets1 en subdivisant galem5t les manife/ations du pr9cipe inconnu1 ne font que reproduire1 s\s une autre =me1 les explications trop faciles de la religion exotrique et re/5t aussi lo9 qu'elle de la s\rce de l'nigme2 et dans t\t le doma9e de l'occultisme1 n\s n'avons mme pas l'ombre d'un comm5cem5t d'explication qui diffre autrem5t que p> les t]mes de celles des religions (ficielles4 ,n\s ne savons donc po9t ce qu'on leur rvlait2 et il e/ assez probable que1 de mme que p\r le my/re de la cause premire1 on tait oblig de leur av\] qu'on ne savait ri54 ,vraisemblablem5t1 on ne p\vait leur dire que ce que n\s dirai5t les philosophies optimi/es d'auj\rd'hui1 savoir que le mal n'exi/e pas en soi1 mais uniquem5t notre po9t de vue1 qu'il e/ purem5t relatif1 que le mal moral n'e/ qu'une ccit1 ou une fantaisie de notre ent5dem5t1 et le mal physique une organisation dfectueuse ou une erreur de notre s5sibilit2 que la plus effroyable d\leur n'e/ qu'une j\issance infidlem5t traduite p> nos n]fs1 comme la j\issance la plus aigu e/ dj une d\leur4 ,c'e/ peut-tre vrai2 mais le malheureux homme et surt\t le malheureux animal qui n'a p\r t\te vie que celle-ci1 qu& cette vie1 comme il arrive trop s\v5t1 n'e/ qu'un tissu d'intolrables s\ffrances1 a droit quelques claircissem5ts supplm5taires4 ,on les donnait en r5voyant aux exi/5ces successives1 aux sy/mes d'expiation et de purification4 ,mais ces claircissem5ts1 excell5ts qu& on admet l'hypo?se de dieux intellig5ts dont on connat les int5tions1 sont mo9s df5dables lorsqu'il s'agit d'une cause inconnaissable laquelle on ne peut attribu] une intellig5ce et une volont sans ni] qu'elle soit inconnue4 ,si l'on p>v5ait f\rnir aux adeptes une autre explication qui s'impost1 elle devait r5f]m] la clef s\v]a9e de l'nigme et ouvrir t\s les my/res4 ,mais l'ombre mme de cette clef *imrique n'e/ pas p>v5ue jusqu' n\s4 ,,xiii ,t\t branlants qu'en soi5t les fondem5ts qui ne repos5t que sur l'inconnaissable1 il n'en re/e pas mo9s que cette religion primitive n\s a lgu sur la con/itution et l'volution de l'univ]s1 sur la dure des trans=mations des a/res et de la t]re1 sur le temps1 l'espace et l't]nit1 sur les rapports de la matire et de l'esprit1 sur les =ces invisibles de la nature1 sur les de/9es probables de l'homme1 et sur la morale1 des enseignem5ts incomp>ables4 ,l'sotrisme de t\tes les religions1 depuis l'gypte peut-tre et en t\t cas depuis la ,p]se1 la ,*alde1 les my/res grecs1 p\r f9ir aux h]mti/es du ,moy5 ge1 pr(ita de ces enseignem5ts et en tira la p>tie la plus haute et la plus solide de son pre/ige1 en les attribuant une rvlation secrte1 jusqu' ce que la dc\v]te des livres sacrs de l',inde en et fait connatre la vritable s\rce1 et remis les *oses au po9t4 ,au fond1 l'sotrisme ne fut jamais qu'une cosmogonie plus savante1 une ?ogonie plus rationnelle1 plus gr&iose et plus pure1 une morale plus leve1 que celle des religions vulgaires2 outre qu'il possdait1 p\r s\t5ir ou df5dre ses doctr9es1 le secret pniblem5t transmis et s\v5t affreusem5t obscurci1 de la manipulation de c]ta9es =ces oublies4 ,auj\rd'hui1 il n\s e/ possible de reconnatre1 s\s t\tes les d=mations1 s\s t\tes les sur*>ges1 s\s t\s les masques1 p>fois t]riblem5t dfigurs1 le mme visage4 ,a ce po9t de vue1 il e/ c]ta9 que depuis la publication et la traduction des textes au!ntiques1 l'occultisme1 tel qu'on l'ent5dait encore il n'y a gure plus de c9quante ans1 a p]du les trois qu>ts de ses meilleures prov9ces4 ,il a notamm5t p]du presque t\t intrt doctr9al1 hormis comme moy5 de contrle1 puisqu'on peut tudi] la s\rce mme d'o il s'tait p>cimonieusem5t infiltr1 t\t ce qu'il enseignait secrtem5t au sujet de ,dieu ou des dieux1 au sujet de l'orig9e des mondes1 des =ces immatrielles qui le mn5t1 du ciel et de l'enf] tels que l'ent5dai5t les ,juifs1 les ,grecs et les ,*rti5s1 au sujet de la con/itution du corps et de l'me1 des de/9es de celle-ci1 de ses responsabilits et de son exi/5ce d'outre-tombe4 ,p> contre1 si ces textes anci5s et au!ntiques1 enf9 traduits1 n\s pr\v5t que presque t\t ce que l'occultisme affirmait au po9t de vue doctr9al n'tait pas purem5t imag9aire mais reposait sur des traditions relles et immmoriales2 ils n\s p]mett5t aussi de suppos] que t\t ce qu'il affirmait sur d'autres po9ts1 et notamm5t sur l'utilisation de c]ta9es =ces inconnues1 n'e/ pas non plus purem5t *imrique2 et il regagne de ce ct ce qu'il p]d de l'autre4 ,en effet1 si n\s possdons les pr9cipaux livres sacrs de l',inde1 il e/ peu prs c]ta9 qu'il en e/ d'autres que n\s ne connaissons pas encore1 comme il e/ =t probable que n\s n'avons pas pntr le s5s ca* d'un gr& nombre d'hiroglyphes4 ,il se peut donc que les occulti/es ai5t eu connaissance de ces crits ou de ces traditions orales1 p> des infiltrations analogues celles que n\s avons pu con/at]4 ,il semble que l'on tr\ve des traces d'infiltrations de ce g5re dans leur biologie1 dans leur mdec9e1 dans leur *imie1 dans leur physique1 dans leur a/ronomie et surt\t dans t\t ce qui t\*e l'exi/5ce d'entits plus ou mo9s immatrielles qui p>aiss5t vivre aut\r de n\s4 ,s\s ce rapport1 l'occultisme g>de encore un intrt et mrite une tude att5tive et m?odique qui p\rrait efficacem5t second] et peut-tre rejo9dre les travaux que les mtapsy*i/es indp5dants et sci5tifiques ont entrepris de leur ct1 sur les mmes sujets4 ,,xiv ,quant la tradition primitive1 si elle a p]du le pre/ige d'tre occulte1 si d'autre "p elle p*e p> la base en tirant t\s ses enseignem5ts et t\tes ses affirmations d'un fonds qu'elle-mme a dcl> jamais inaccessible1 incomprh5sible et inconnaissable1 il n'en e/ pas mo9s vrai1 ab/raction faite de cette base dfectueuse1 que ces affirmations et ces enseignem5ts sont les plus inatt5dus1 les plus hauts1 les plus admirables1 les plus plausibles aussi et le plus frquemm5t confirms p> les faits que l'homme ait connus jusqu'ici4 ,avons-n\s le droit1 p> exemple1 d'c>t] priori1 comme une imag9ation purile et qui ne repose sur ri51 la notion de la d*ance de l'homme1 que n\s ne p\vons vrifi]1 qu& t\t ct d'elle1 presque contempora9e1 n\s en r5controns une autre1 aussi gnrale1 celle des dluges et des cataclysmes univ]sels et prhi/oriques1 que la gologie a matriellem5t con/ats8 ,a quelle vrit pr(onde rpond cette lg5de d'une humanit suprieure1 plus heureuse1 plus intellig5te que la ntre8 ,n\s n'en savons ri5 jusqu' ce j\r2 mais n\s ne savions pas davantage quoi rpondait la tradition des gr&es cata/rophes1 avant que les annales de ces b\lev]sem5ts1 inscrites dans les entrailles de la t]re1 ne n\s euss5t rvl qu'ils avai5t eu lieu4 ,on p\rrait cit] un gr& nombre d'enseignem5ts de ce g5re1 intuitions gniales ou vrits immmoriales1 dont la sci5ce retr\ve les traces ou qu'elle rejo9t auj\rd'hui4 ,j'ai dj n l'app>ition successive des div]ses =mes de la vie1 numres exactem5t dans l'ordre que leur assigne la palontologie4 ,il faudrait y aj\t] le rle prpondrant de l'!r1 ce fluide cosmique impondrable1 transition de l'esprit la matire1 s\rce de t\t ce qui exi/e1 que la religion primitive appelait ,aka%a1 et qui1 d'*os en *os1 devi5t le ,tlesma de l',h]ms ,trismgi/e1 le ,feu vivant de ,zoroa/re1 le ,feu gnrateur d',hraclite1 l',ignis subtillissimus d',hippocrate1 la ,lumire a/rale de la ,kabbale1 le ,pneuma de ,galli51 la ,qu9ta ess5tia et l',azo? des al*imi/es1 l',esprit de vie de ,sa9t ,?omas d',aqu91 la ,matire subtile de ,desc>tes1 le ,spiritus subtillissimus de ,newton1 l',od de ,rei*5ba* et de ,c>l du ,prel1 l'!r inf9i1 my/rieux et t\j\rs en m\vem5t1 d'o t\t sort1 o t\t r5tre1 auquel nos savants1 dans leurs laboratoires1 sont enf9 obligs d'avoir rec\rs af9 de r5dre compte d'une f\le de phnomnes qui sans lui s]ai5t absolum5t inexplicables4 ,t\t ce que nos physici5s et nos *imi/es appell5t *aleur1 lumire1 lectricit1 magntisme1 n'tait p\r nos anctres que les manife/ations lm5taires d'une sub/ance unique4 ,ils avai5t1 il y a des milli]s d'annes1 reconnu la prs5ce et l'int]v5tion s\v]a9e de cet ag5t ubiquitaire dans t\s les phnomnes de la vie2 de mme qu'ils avai5t dcrit1 avant nos a/ronomes1 la naissance et la =mation des a/res2 de mme encore que la prt5due *imre de la transmutation des mtaux1 qu'ils avai5t lgue aux al*imi/es du ,moy5 ge e/ galem5t confirme p> l'volution *imique et !rmique des toiles1 qui1 comme le fait obs]v] ,*>les ,nordmann1 n\s (fr5t un exemple complet de cette transmutation1 puisque les mtaux les plus l\rds n'y app>aiss5t qu'aprs les lm5ts lg]s et lorsqu'elles se sont suffisamm5t refroidies2 de mme enf91 c> il faut n\s born]1 qu' l'encontre de la sci5ce de nagures1 ils avai5t enseign qu'il fallait port] des millions de sicles la dure des mondes1 les ges de la t]re et le temps qui s'c\l]a entre sa naissance et sa de/ruction1 puisqu'un j\r de ,brahma1 qui correspond l'volution de notre globe1 compte quatre milli>ds trois c5t v+t millions d'annes4 ,,xv ,sur une autre "q plus gr&iose et plus ess5tielle1 c> elle r5f]me la loi radicale de notre univ]s1 ils ont galem5t une tradition inatt5due1 dont l'humanit ne p\rra jamais contrl] qu'une infime p>tie4 ,ils n\s dis5t que le ,cosmos1 manife/ation visible de la cause inconnue et invisible1 n'a jamais t et ne s]a jamais qu'une suite in9t]rompue d'expansions et de contractions1 d'vaporations et de cond5sations1 de sommeils et de rveils1 d'inspirations et d'expirations1 d'attractions et de rpulsions1 d'volutions et d'involutions1 de matrialisations et de spiritualisations1 d'intriorisations et d'extriorisations1 comme dit le ,docteur ,jaworski qui a retr\v en biologie un pr9cipe analogue4 ,la cause inconnue se rveille2 et durant des milli>ds d'annes1 les mondes irradi5t1 se disp]s5t1 s'p&5t1 se dilat5t dans l'espace2 elle se r5dort1 et les mmes mondes1 durant des milli>ds d'annes1 acc\rus de t\s les po9ts de l'horizon1 s'attir5t1 se conc5tr5t1 se contract5t et se coagul5t1 p\r ne plus =m]1 sans prir1 c> ri5 n'e/ prissable1 qu'une masse unique qui r5tre dans la cause invisible4 ,n\s sommes prcism5t dans une de ces priodes de contraction ou d'inhalation1 laquelle prside cette imm5se et my/rieuse loi de la gravitation1 dont ri5 ne peut r5dre compte1 si elle n'e/ pas lectrique1 magntique ou spirituelle1 et qui dom9e t\tes les autres lois de la nature4 ,si t\s les corps1 selon ,newton1 s'attir5t mutuellem5t en raison directe de leur masse et en raison inv]se du c>r de leurs di/ances1 depuis l't]nit sans comm5cem5t1 t\te la matire de l'univ]s ne devrait plus =m] qu'un bloc inf9i1 mo9s de suppos] un quilibre p>fait et 9branlable qui s]ait l'immobilit t]nelle4 ,dans le m\vem5t p]ptuel des a/res1 o le dplacem5t irrguli] d'un atme le tr\bl]ait1 il ne p>at pas possible que cet quilibre puisse exi/]4 ,en fait1 il e/ peu prs c]ta9 qu'il n'exi/e pas1 et l',apex1 le lieu my/rieux de la sphre cle/e1 dans le vois9age de ,vga1 v]s lequel se prcipite notre sy/me solaire avec t\t son cortge de plantes1 s]a peut-tre1 p\r ce qui n\s reg>de1 son po9t de rupture et l'une des premires phases de la gr&e contraction1 qui selon les d]ni]s calculs des a/ronomes1 aura lieu dans #djj4jjj ans4 ,mais si cette =midable contraction doit presque 9vitablem5t se produire1 l'univ]s1 quelque j\r1 ne s]a plus qu'un mon/rueux bloc de matire1 compact1 inf9i1 et probablem5t jamais mort1 hors duquel il ne s]ait plus possible de plac] quelque *ose4 ,ce bloc illimit1 =m de t\te la matire cosmique1 mme du fluide ?rique et presque spirituel qui remplit les fabuleuses t5dues int]/ellaires1 occup]ait-il t\t l'espace1 df9itivem5t et jamais coagul dans la mort2 ou flott]ait-il dans un vide plus subtil que celui de l'!r et dsormais s\mis d'autres volonts8 ,il semble que la loi fondam5tale de l'univ]s ab\tisse une sorte d'anantissem5t1 d'impasse ou de non-s5s2 et d'autre "p1 si on nie cette attraction ou cette gravitation univ]selle1 on nie le seul phnomne que l'on con/ate avec c]titude1 et on laisse t\s les mondes absolum5t sans lois4 ,,xvi ,l'imag9ation1 l'intuition1 les obs]vations ou les traditions de nos anctres ont dpass ce po9t mort4 ,ils ont1 s\s leur phrasologie my?ique ou my/ique1 considr l'univ]s comme un phnomne lectrique1 ou plutt comme une imm5se s\rce d'n]gie subtile et inconnaissable1 qui obx aux mmes lois que celles de l'n]gie magntique1 o t\t e/ action et raction1 o il y a t\j\rs deux =ces affrontes et antagoni/es2 et r5v]sant les ples de l'aimant1 l'attraction ils font succd] la rpulsion1 la =ce c5tripte une =ce c5trifuge1 la gravitation une autre loi qui n'a pas encore de nom1 qui disp]se n\veau la matire et les mondes1 p\r recomm5c] une n\velle j\rne de ,brahma4 ,c'e/ le solve et coagula des al*imi/es4 ,ce n'e/ videmm5t qu'une hypo?se dont on ne peut tay] quelques cts que sur c]ta9s phnomnes lectriques et magntiques1 et sur les proprits des corps radio-actifs1 mais dont l'ensemble e/ naturellem5t invrifiable4 ,seulem5t1 il e/ curieux de con/at] une fois de plus que cette hypo?se1 la plus gr&iose1 la plus h>die1 et aussi la plus anci5ne1 la premire de t\tes1 e/ peut-tre la seule laquelle la sci5ce puisse se ralli] sans drog]4 ,ici encore1 ne sommes-n\s pas en droit de n\s dem&] s'ils n'ont pas vu plus ju/e et plus lo9 que n\s1 et si n\s sommes capables d'imag9] une cosmogonie aussi va/e1 aussi vraisemblable que la leur8 ,,xvii ,si de ces hauteurs n\s r$esc5dons l'homme1 n\s retr\vons des intuitions ou des c]titudes aussi rem>quables4 ,sans n\s av5tur] dans la complexit de subdivisions du re/e po/rieures1 qui n\s entran]ait trop lo91 bornons-n\s dire que dans t\s les enseignem5ts primitifs1 qui concord5t m]veilleusem5t1 l'homme se compose de trois p>ties ess5tielles3 un corps physique prissable1 un pr9cipe spirituel1 ombre ou d\ble a/ral1 galem5t prissable1 mais beauc\p plus durable que le corps1 et un pr9cipe immortel qui1 aprs des volutions plus ou mo9s longues1 ret\rne son orig9e qui e/ ,dieu4 ,or1 on peut con/at] que dans les phnomnes de l'hypnose1 du magntisme1 du mdiumnisme et du somnambulisme1 dans t\t ce qui t\*e c]ta9es facults extraord9aires du subconsci5t qui sembl5t indp5dantes du corps physique1 de mme que dans c]ta9es manife/ations d'outre-tombe qui ne sont plus gure niables1 nos sci5ces mtapsy*iques sont en quelque sorte =ces d'admettre l'exi/5ce de ce d\ble a/ral qui dborde de t\tes p>ts l'entit physique1 peut la quitt]1 s'en sp>]1 agir indp5damm5t et lo9 d'elle2 et probablem5t lui survivre1 ce qui semble donn] raison1 une fois de plus1 et sur un po9t extrmem5t important1 aux intuitions presque prhi/oriques de nos anctres h9d\s et gypti5s4 ,,xviii ,on p\rrait1 comme je l'ai trop s\v5t rpt1 multipli] ces exemples2 et *aque fois que notre sci5ce vi5t a9si confirm] une de ces intuitions ou de ces traditions1 il s]ait sage de jet] un reg>d plus confiant sur celles qui att5d5t encore cette confirmation4 ,plus il y aura de po9ts sur lesquels il e/ dmontr qu'elles ne se sont pas trompes1 plus il y aura de *ances p\r qu'elles ne se soi5t pas trompes davantage sur ceux qui sont encore invrifiables4 ,s\v5t ce sont les plus importants et qui n\s t\*5t le plus directem5t1 le plus pr(ondm5t4 ,ne tirons pas encore de conclusions trop gnrales ou trop htives2 mais que ces premires confirmations ou comm5cem5ts de confirmations n\s engag5t accord] un crdit provisoire et att5tif aux autres hypo?ses4 ,qu& n\s aurons df9itivem5t rgl ces premi]s po9ts1 n\s ne s]ons pas au b\t de nos pe9es2 mais n\s n\s tr\v]ons beauc\p plus lo9 que n\s n'tions1 et c'e/ t\t ce que n\s sommes en droit d'exig] ou d'espr] de n'importe quel sy/me religieux ou philosophique et mme de n'importe quelle sci5ce2 sans compt] que la mo9dre avance ici1 qui e/ le c5tre de t\t1 a des consqu5ces incomp>ablem5t plus gr&es qu'une avance sur le diamtre ou la circonfr5ce2 c> c'e/ de ce c5tre ou de ce moyeu que p>t5t t\s les rais de l'imm5se r\e dont la sci5ce n'a gure tudi que la priphrie4 ,il faut admettre une fois p\r t\tes1 qu'on ne peut ri5 compr5dre ni expliqu]1 s9on1 on ne s]ait plus un homme mais un dieu2 ou plutt le seul ,dieu4 ,hors quelques con/atations ma?matiques et matrielles1 dont au demeurant on ne pntre pas l'ess5ce1 t\t n'e/ qu'hypo?se4 ,c'e/ donc uniquem5t sur des hypo?ses que n\s avons rgl] notre vie1 en ne comptant pas sur des c]titudes qui probablem5t ne vi5dront jamais4 ,il importe donc de bi5 *oisir nos hypo?ses vitales1 de ne pr5dre que les plus hautes1 les meilleures et les plus plausibles2 et n\s voyons que ce sont presque t\j\rs les plus anci5nes4 ,dans la hir>*ie des volutions1 n\s ne connatrons jamais l'tre c5tral ou suprme1 ni sa p5se d]nire2 mais cela n'emp*e pas que n\s ne devions t*] savoir beauc\p plus que n\s ne savons4 ,si n\s ne p\vons t\t connatre1 ce n'e/ pas une raison p\r n\s rsign] ne connatre ri52 et si d'autres sci5ces que la sci5ce proprem5t ou improprem5t dite1 peuv5t n\s aid]1 n\s faire all] plus vite et plus lo91 il e/ pr(itable de les int]rog] ou du mo9s de ne pas les rejet] d'avance et sans exam51 comme on l'a fait trop s\v5t et trop lgrem5t jusqu'ici4 ,,xix ,p>mi ces affirmations et ces enseignem5ts incontrlables1 ne ret5ons que ceux qui n\s intress5t le plus1 notamm5t ceux qui ont trait la conduite de notre vie1 aux sanctions1 aux responsabilits1 aux rcomp5ses et la morale qui en dc\le1 aux my/res de la mort1 l'exi/5ce d'outre-tombe et aux de/9es f9ales de l'homme4 ,jusqu' prs5t1 presque t\s les enseignem5ts qui port5t sur ces po9ts tai5t1 p\r n\s ,europens1 sotriques et se ca*ai5t dans les replis de la ,kabbale et de la ,gnose1 hritires traques1 hag>des et obscures de la sagesse h9d\e1 gypti5ne1 p]sane et *aldenne4 ,mais depuis la lecture des textes sanscrits1 ils ne le sont plus1 du mo9s dans leurs p>ties ess5tielles1 c> bi5 que1 comme je l'ai dj dit1 n\s soyons lo9 de connatre t\s les livres sacrs de l',inde et peut-tre plus lo9 encore d'avoir saisi le s5s secret des hiroglyphes1 il e/ nanmo9s peu probable que de n\velles rvlations ou des claircissem5ts plus complets soi5t de nature b\lev]s] srieusem5t ce que n\s savons4 ,,xx ,aucune rgle de conduite1 aucune morale ne p\vait tre tire de la cause premire inconnaissable1 du ,dieu unique et non manife/4 ,il e/ en effet impossible de connatre ce qu'il veut1 puisqu'il e/ impossible de le connatre lui-mme4 ,p\r tr\v] une volont dans l'inf9i1 dans l'univ]s ou dans la div9it1 n\s sommes obligs de n\s jet] dans l'invrifiable et de fran*ir l'abme d'illogisme dont n\s avons dj p>l1 en faisant procd] de cette cause qui p\r se manife/] s'e/ divise1 un ou plusieurs dieux1 manations de l'inconnaissable qui devi5n5t subitem5t aussi connues que si elles tai5t sorties des ma9s de l'homme4 ,il e/ c]ta9 que la base de la morale qui dc\l]a de cette opration arbitraire1 s]a t\j\rs prcaire et ne s'(fre que comme un po/ulat sur lequel il faut f]m] les yeux4 ,mais il e/ rem>quable qu'aprs cette opration prlim9aire1 ou concurremm5t avec elle1 dans t\tes les religions primitives1 n\s en tr\vions une autre qui en e/ comme la consqu5ce ncessaire et en t\t cas con/ante3 le sacrifice volontaire de l'une de ces manations de l'inconnaissable1 qui s'inc>ne1 r5once ses prrogatives1 af9 de div9is] l'homme en humanisant ,dieu4 ,l'gypte1 l',inde1 la ,*alde1 la ,*9e1 le ,mexique1 le ,pr\1 t\s ont le my! de l'enfant-dieu1 n d'une vi]ge2 et le premi] jsuite missionnaire en ,*9e tr\va que la naissance miraculeuse du ,*ri/ avait t anticipe p> ,fuh-,ke1 n #cdfh ans avant ,j4-,c4 ,on a trs ju/em5t fait rem>qu] que si un prtre de l'antique ,?bes ou d',hliopolis rev5ait sur cette t]re1 il reconnatrait1 dans le tableau de la ,vi]ge l'enfant de ,raphal1 l'image d',horus dans les bras d',isis4 ,l',isis gypti5ne1 comme notre vi]ge immacule1 tait galem5t reprs5te deb\t sur un croissant et c\ronne d'toiles4 ,devaki n\s e/ p>eillem5t montre t5ant dans ses bras le div9 ,kri*na ou ,kris*na1 comme l'e/ ,i/>1 ,babylone1 l'enfant ,tammuz sur ses g5\x4 ,le my! de l'inc>nation1 qui e/ aussi un my! solaire1 se rpte a9si d'ge en ge1 s\s des noms diffr5ts1 mais c'e/ dans l',inde o il e/ peu prs c]ta9 qu'il prit naissance1 que n\s le retr\vons s\s sa =me la plus pure1 la plus leve et la plus significative4 ,,xxi ,sans n\s att>d] aux discutables inc>nations des ,h]ms1 des ,man\s et des ,zoroa/res1 qu'il e/ impossible de contrl] hi/oriquem5t1 p>mi les nombreuses inc>nations de ,vi*n\1 la seconde p]sonne de la tr9it brahmanique1 ne rappelons que les deux plus clbres1 la huitime1 celle de ,kri*na1 et la neuvime1 celle du ,b\ddha4 ,p\r dat] approximativem5t la premire1 n\s avons le ,bhagavat-,gita1 qui met en relief l'admirable figure de ,kri*na4 ,les indiani/es ca?oliques s5tant le dang] qu' leur po9t de vue trop troit1 l'inc>nation de ,kri*na fait c\rir celle du ,*ri/1 admett5t que le ,bhagavat-,gita fut compos avant notre re1 mais s\ti5n5t qu'il fut remani depuis4 ,comme il e/ difficile de pr\v] ces remaniem5ts1 ils aj\t5t qu'au surplus1 s'il e/ dmontr que le ,bhagavat-,gita et d'autres livres sacrs aussi gnants sont rellem5t antrieurs au ,*ri/1 ils sont l'uvre du dmon qui1 prvoyant l'inc>nation de ,jsus1 avai5t v\lu1 p> ces prfigurations1 en n]v] l'effet4 ,quoiqu'il en soit1 des indiani/es purem5t sci5tifiques1 tels que ,william ,jones1 ,colebrooke1 ,?omas ,/range1 ,wilson1 ,pr9ceps1 etc41 s'accord5t reconnatre qu'il remonte au mo9s d\ze ou qu9ze sicles avant notre re4 ,il e/ en effet comm5t et analys dans le ,madana-,ratna-,pradipa1 recueil des textes des plus anci5s lgislateurs1 dans ,vrihaspati1 dans ,p>as>a1 dans ,n>ada et dans une f\le d'autres ouvrages d'une inconte/able au!nticit4 ,selon d'autres ori5tali/es1 p\r t\t dire1 les pomes sur ,kri*na ne remont5t pas au del du ,maha-,bh>ata1 ce qui n\s reporte en t\t cas deux sicles avant ,j4-,c4 ,quant l'inc>nation de ,siddh>ta ,gautama ,b\ddha ou akya-,m\ni1 il n'y a plus de d\te possible1 akya-,m\ni tant un p]sonnage hi/orique qui vcut au ,v sicle avant ,j4-,c4 ,,xxii ,t\t ceci du re/e e/ suffisamm5t connu et il s]ait inutile d'insi/]4 ,mais quel peut tre le s5s secret d'un my! aussi immmorial1 aussi unanime1 aussi dconc]tant8 ,la cause inconnue de t\tes les causes1 se subdivisant1 desc5dant des hauteurs de l'inconcevable1 se sacrifiant1 se limitant et dev5ant homme p\r se faire connatre aux hommes8 ,t\tes les int]prtations qu'on en p\rrait donn] ne s]ai5t-elles pas draisonnables si l'on ne veut pas voir s\s cet incomprh5sible my! un n\vel aveu1 cette fois plus dt\rn1 mieux dguis1 plus pr(ondm5t ca* de l'agno/icisme fondam5tal1 de l'ignorance sublime et inv9cible des gr&s in/ructeurs primitifs8 ,ils savai5t que de l'inconnaissable ne peut natre que l'inconnu4 ,ils savai5t que l'homme ne p\rrait jamais connatre ,dieu1 et c'e/ p\rquoi1 ne *]*ant plus du ct o t\t espoir tait =clos1 ils vont droit l'homme qui e/ la seule *ose qu'ils connaiss5t4 ,ils se dis5t3 il n\s e/ impossible de savoir ce qu'e/ ,dieu1 o il e/1 ce qu'il veut2 mais n\s savons qu'tant p>t\t et qu'tant t\t1 il e/ ncessairem5t dans l'homme et qu'il e/ l'homme2 ce n'e/ donc que dans l'homme et p> l'homme que n\s p\vons dc\vrir sa volont4 ,s\s le symbole de l'inc>nation1 ils ca*5t a9si la gr&e vrit que t\tes les lois div9es sont huma9es2 et cette vrit n'e/ que le rev]s d'une autre vrit aussi gr&e1 savoir que dans l'homme se tr\ve le seul dieu que n\s puissions connatre4 ,dieu se manife/e dans la nature2 mais il ne n\s a jamais p>l que p> la b\*e des hommes4 ,ne *]*ez pas ailleurs1 dans les espaces inf9is et inaccessibles1 le ,dieu dont v\s tes inquiets2 c'e/ en v\s qu'il se ca*e1 c'e/ en v\s que v\s devez le dc\vrir4 ,il e/ en v\s autant qu'en ceux o il p>at s'tre inc>n d'une faon plus clatante4 ,t\t homme e/ ,kri*na1 t\t homme e/ le ,b\ddha2 il n'y a entre le dieu qu'ils inc>n5t en eux et celui qui s'inc>ne en v\s-mme1 aucune diffr5ce1 mais ils ont su l'y retr\v] mieux que v\s4 ,imitez-les1 v\s s]ez leur gal2 et si v\s ne p\vez les suivre1 c\tez du mo9s ce qu'ils v\s dis5t1 c> ils ne peuv5t v\s dire que ce que v\s dirait le dieu qui e/ en v\s1 si v\s aviez appris l'c\t] comme ils l'ont c\t4 ,,xxiii ,voil le fond de t\te la religion vdique et de t\tes les religions sotriques qui en driv5t4 ,mais sa s\rce1 la vrit e/ pe9e enveloppe de symboles ou de my!s transp>5ts4 ,elle n'a ri5 de secret1 s\v5t mme elle s'affirme hautem5t1 sans rtic5ces et sans voiles4 ,qu& t\s les autres dieux ne sont plus que des noms qui s'van\iss5t1 dit ,max ,mull]1 il ne re/e plus que l',atman1 le moi subjectif1 et ,brahma1 le moi objectif1 et la sci5ce suprme s'exprime dans ces mots3 ,tat twam1 ,hoc tu1 ,tu es cela1 toi1 ton moi vritable1 ce qu'on ne peut t'arra*] qu& disp>at t\t ce qui avait sembl ti5 p\r un temps4 ,qu& t\t ce qui avait t cr s'van\it comme un rve1 ton moi rel app>ti5t au moi t]nel2 l',atman1 la p]sonne qui e/ en toi e/ le vrai ,brahma4 ,ce ,brahma dont la naissance et la mort t'avai5t un in/ant sp>1 mais qui te reoit de n\veau dans son se91 aussitt que tu revi5s lui#aa4 #aa ,,max ,,mull]1 ,orig9e de la ,religion1 p4 #cba4 ,le ,rig-,vda ou le ,vda des hymnes1 le vrai ,vda ou le ,vda p> excell5ce1 dit encore ,max ,mull]1 f9it dans les ,upani%ads1 ou1 comme on les appela plus t>d1 dans le ,vd&a4 ,or1 la note dom9ante des ,upani%ads1 c'e/ le ,connais-toi toi-mme1 c'e/--dire connais l'tre qui e/ le support de ton ,moi et appr5ds le tr\v] et le reconnatre dans l'tre t]nel et suprme1 l',un sans second1 qui e/ le support du monde enti]4 ,le culte sa d]nire hauteur1 celui du ,vanapra/ha1 c'e/--dire du vieill>d1 de l'homme qui a pay ses trois dettes1 qui a vu le fils de son fils1 et se retire dans la =t1 devi5t purem5t m5tal et1 la f91 l'exam5 de soi-mme1 au s5s le plus pr(ond du mot1 c'e/--dire la reconnaissance du moi individuel avec le moi t]nel1 devi5t la seule occupation qui lui soit encore p]mise#ab4 #ab ,ibid41 p4 #cac4 ,*]*e le ,moi ca* dans ton cur1 dit le ,mahabh>ata1 d]ni] *o des gr&s enseignem5ts1 ,brahma1 le vrai ,dieu1 c'e/ toi-mme4 ,tel e/1 rptons-le1 le fond de la p5se vdique2 et c'e/ de cette p5se que dc\le t\t le re/e4 ,p\r la retr\v]1 n\s n'avons nullem5t beso9 de la ?osophie mod]ne qui n'a fait que l'tay] de textes mo9s connus et d'une au!nticit mo9s c]ta9e4 ,jamais elle ne fut secrte1 mais p> sa gr&eur mme1 elle *appait aux yeux de ceux qui ne p\vai5t la compr5dre2 et peu peu1 mesure que se multipliai5t les dieux et qu'ils se mir5t la porte des hommes1 elle fut p]due de vue4 ,sa hauteur seule la r5dit sotrique4 ,aux temps hroques du vdisme1 o presque t\s1 aprs avoir accompli leurs devoirs env]s leurs p>5ts et leurs enfants se retirai5t dans la =t p\r y att5dre tranquillem5t la mort1 r5tr] en eux-mmes et y *]*] le dieu ca* avec lequel ils allai5t bi5tt se confondre1 elle tait la p5se de t\t un peuple4 ,mais les peuples ne re/5t pas longtemps fidles aux sommets4 ,af9 de ne pas p]dre t\t contact avec eux1 elle dut desc5dre1 masqu] son visage1 se ml] la f\le s\s mille dguisem5ts4 ,nanmo9s1 n\s la retr\vons t\j\rs s\s les voiles de plus en plus pais dont elle se c\vre4 ,l'homme e/ la clef de l'univ]s1 proclamait encore l'axiome fondam5tal des h]mti/es du ,moy5 ge1 d'une voix t\ffe s\s le fatras de textes illisibles et de grimoires ind*iffrables1 comme ,novalis1 sans peut-tre se d\t] qu'il retr\vait une vrit vieille de plusieurs milli]s d'annes1 presque aussi vieille que le monde1 la rptait une d]nire fois1 s\s une =me pe9e altre1 en n\s appr5ant que notre premi] devoir e/ la re*]*e de notre moi transc5d5tal4 ,ab&onns dans un univ]s inf9i o n\s ne p\vons ri5 connatre que n\s-mmes1 n'e/-ce pas1 en effet1 la seule vrit qui surnage1 la seule qui ne soit pas illusoire1 la seule aussi que n\s puissions1 aprs tant d'int]prtations errones o n\s ne l'avions pas reconnue1 aprs tant de msav5tures1 encore espr] de rejo9dre8 ,,xxiv ,dieu ou la cause premire e/ inconnaissable2 mais tant p>t\t1 il e/ ncessairem5t en n\s2 c'e/ donc en n\s-mmes que n\s p\vons dc\vrir ce qu'il n\s importe d'en connatre4 ,voil les deux po9ts d'appui de la vote qui s\ti5t la religion primitive et t\tes celles1 ou du mo9s la doctr9e relle mais secrte de t\tes celles qui en driv5t1 c'e/--dire de t\tes celles que n\s connaissons1 hors le fti*isme de peuplades t\t fait b>b>es4 ,elle les avait tr\vs ds l'orig9e1 ou plutt ds ce que n\s appelons l'orig9e qui devait avoir d]rire soi un pass de milli]s1 peut-tre de millions d'annes4 ,n\s n'en avons pas tr\v d'autres1 n\s n'en tr\v]ons jamais d'autres1 mo9s d'une rvlation impossible1 s9on en pr9cipe du mo9s en fait2 c> ri5 qui n'e/ pas huma9 ou div9em5t huma9 ne peut p>v5ir jusqu' n\s4 ,n\s sommes rev5us au po9t d'o nos anctres tai5t p>tis2 et le j\r o l'humanit en atte9dra un autre1 s]a le j\r le plus extraord9aire qui1 depuis la naissance de ce monde1 ait clair notre plante4 ,les inc>nations de ,dieu1 dans la p5se religieuse primitive1 ne sont donc que des extriorisations priodiques et sporadiques1 des manife/ations clatantes1 syn?tiques et exceptionnelles du ,dieu qui e/ en t\t homme4 ,cette inc>nation e/ univ]selle et lat5te en *acun de n\s2 mais si l'inc>nation e/ reg>de comme un privilge p\r l'homme en qui elle s'opre1 elle e/ considre comme un sacrifice de la "p de ,dieu4 ,vi*n\ s'e/ volontairem5t sacrifi en desc5dant dans ,kri*na et dans le ,b\ddha4 ,s'e/-il galem5t sacrifi en desc5dant dans les autres hommes8 ,d'o vi5t cette ide de sacrifice8 ,elle e/ assez my/rieuse et remonte sans d\te de trs antiques traditions2 en t\t cas1 elle ne p>at pas purem5t rationnelle comme les deux prcd5tes4 ,on n'explique nulle "p p\rquoi il e/ ncessaire qu'une manation de ,dieu r$esc5de dans l'homme qui e/ dj une manation div9e4 ,il y a l un hiatus que ne comble pas le my! de la d*ance orig9elle qui re/e galem5t inexpliqu4 ,a mo9s que l'ide en "q ne repose t\t simplem5t sur cette con/atation que t\t homme qui dpasse les autres1 qui voit plus haut et plus lo9 qu'eux et leur enseigne ce qu'ils ne peuv5t pas encore compr5dre1 e/ =cm5t mconnu1 p]scut1 sacrifi et malheureux4 ,,xxv ,cette ide1 explicable ou non1 n'en e/ pas mo9s trs importante1 c> c'e/ elle qui semble avoir aiguill la morale primitive sur l'une des voies pr9cipales qu'elle a suivies4 ,en effet1 la notion de l'inconnaissable1 si elle l>gissait la p5se c\rageuse qui s'av5turait sur ses pics dnuds1 ne p\vait donn] que des enseignem5ts ngatifs4 ,elle c>tait assurm5t les petits dieux an?ropomorphes et presque t\j\rs malfaisants2 mais ne laissait leur place qu'un vide imm5se et sil5cieux4 ,d'autre "p1 le pan?isme1 aussi va/e que l'agno/icisme1 appr5ait1 il e/ vrai1 que ,dieu tant p>t\t et t\t tant ,dieu1 t\t devait tre aim et respect2 mais il s'ensuivait que le mal1 ou du mo9s ce que l'homme e/ =c d'appel] le mal1 tant div9 comme le bi51 devait tre aim et respect l'gal de celui-ci4 ,l'ide tait trop nue1 trop illimite1 survotait trop gigantesquem5t les deux ples de l'univ]s1 p\r que l'homme ost s'y engag] et y pt *oisir un *em94 ,enf91 la re*]*e du dieu ca* en *acun de n\s1 qui e/ un des corollaires de ce pan?isme1 si elle tait laisse sans direction1 ne p\vait ab\tir qu' des consqu5ces dang]euses4 ,il y a en n\s t\tes espces de dieux ou t\tes espces d'in/9cts1 de p5ses1 de dsirs1 de passions que l'on peut pr5dre p\r des dieux2 il y en a de bons et de mauvais2 et les mauvais sont s\v5t plus nombreux et en t\t cas plus faciles tr\v] que les bons4 ,le vrai ,dieu1 le plus haut1 le plus immatriel1 ne se rvle qu' quelques-uns4 ,ce ,dieu a9si rvl1 qui n'e/ en somme que les meilleures p5ses des meilleurs d'entre n\s1 il fallait appel] sur lui l'att5tion des autres hommes2 le leur faire connatre et le leur impos]2 et c'e/ peut-tre a9si que cet trange my! qui n'e/ probablem5t au fond que la reconnaissance d'un phnomne huma9 et naturel1 s'e/ peu peu ins9u1 puis implant et dvelopp4 ,il e/ en effet assez vraisemblable que1 comme t\t ce qui a rapport l'volution des hommes1 il n'ait pas surgi t\t d'un c\p d'un c]veau unique1 mais se soit dgag confusm5t et prcis l5tem5t1 au c\rs de ttonnem5ts et de sicles sans nombre4 ,,xxvi ,sans n\s arrt] davantage cet nigme1 bornons-n\s con/at] l'influ5ce qu'elle eut sur la morale primitive1 en l'ori5tant ds le db v]s d'autres cimes que celles que lui montrait l'intellig5ce4 ,a son dfaut1 la morale primitive qui croyait c\t] un ,dieu ca*1 mais n'ent5dait en somme que la raison huma9e1 n'et t qu'une morale crbrale et et pu dvi] v]s une contemplation /rile ou v]s un rationalisme froid1 rigide1 au/re et implacable2 c> la raison seule1 mme qu& elle s'lve trs haut et qu'on la pr5d p\r la voix de ,dieu1 ne suffit pas guid] les hommes v]s les sommets de l'abngation1 de la bont et de l'am\r4 ,l'exemple d'un sacrifice initial c\rba sa rigueur et la lana dans une autre direction et v]s un b qu'elle et peut-tre f9i p> entrevoir1 mais n'et atte9t que beauc\p plus t>d et aprs d'innombrables et cruelles erreurs4 ,e/-ce sur ce my! de l'inc>nation que se greffe le dogme1--bi5 qu'il n'y ait pas proprem5t p>l] de dogmes dans les religions ori5tales1--de la rinc>nation o se tr\v5t t\tes les sanctions et t\tes les rcomp5ses de la religion primitive8 ,le pr9cipe ess5tiel de l'homme1 le support de son moi tant div9 et immortel1 aprs la disp>ition du corps qui l'avait mom5tanm5t sp> de son orig9e spirituelle1 doit logiquem5t ret\rn] cette orig9e4 ,mais d'autre "p1 le dieu ca*1 p> l'int]mdiaire des gr&es inc>nations1 ayant introduit dans la morale la notion du bi5 et du mal1 il ne p>aissait pas admissible que l'me1 qui n'avait pas c\t sa propre voix ou celle des div9s in/ructeurs et s'tait plus ou mo9s s\ille dans la vie1 pt r5tr] d'emble et sans purification pralable dans l'ocan immacul de l'esprit t]nel4 ,de l'inc>nation la rinc>nation il n'y avait qu'un pas qui fut sans d\te presque inconsciemm5t fran*i2 et de la rinc>nation aux rinc>nations et aux purifications successives1 la transition tait encore plus facile2 et d'elles dc\le t\te la morale h9d\e1 avec son ,k>ma1 qui n'e/ en somme que le casi] judiciaire d'une me1 casi] qui la suit1 s'aggrave ou s'allge dans ses pal+nsies1 jusqu'au ,nirvana1 lequel n'e/ pas1 comme on se le reprs5te trop s\v5t1 l'annihilation ou la disp]sion dans le se9 de ,dieu1 ou1 d'autre "p1 la runion avec ,dieu1 concidant avec la p]fection de l'esprit huma9 db>rass de la matire1 l'acquiescem5t p>fait la loi1 le calme inaltrable dans la contemplation de ce qui e/1 l'esprance ds9tresse de ce qui doit tre et le repos dans l'absolu1 c'e/--dire dans le monde des causes o t\tes les illusions des s5s disp>aiss5t2 mais un tat plus my/rieux qui n'e/ pas le bonheur p>fait ni le nant mais proprem5t p>l] et une fois de plus1 l'inconnaissable4 ,que le ,p>fait exi/e au del de la mort1 dit un texte contempora9 du ,b\ddha qui rvle le s5s dev5u sotrique du ,nirvana1 que le ,p>fait exi/e au del de la mort1 cela n'e/ pas exact4 ,que le ,p>fait n'exi/e pas au del de la mort1 cela non plus n'e/ pas exact4 ,que le ,p>fait la fois exi/e et n'exi/e pas au del de la mort1 cela non plus n'e/ pas exact#ac4 #ac ,sanyutta ,nikya1 vol4 ,,ii1 fol4 #aaj et #aii4 ,comme le dit trs bi5 ,old5b]g qui cite ce passage entre plusieurs autres o se tr\ve le mme aveu3 ,ce n'e/ pas ni] le ,nirvana ou le ,p>fait ou conclure qu'il n'exi/e pas du t\t4 ,l'esprit e/ arriv ici au bord d'un my/re insondable4 ,inutile de *]*] le dc\vrir4 ,si on r5onait df9itivem5t une t]nit future1 on p>l]ait d'autre faon2 c'e/ le cur qui s'abrite d]rire le voile du my/re4 ,a la raison qui hsite admettre une vie t]nelle comme concevable1 il t*e d'arra*] l'esprance en une vie dpassant t\te conception#ad4 #ad ,,old5b]g1 ,le ,b\ddha1 p4 #bce4 ,et c'e/ encore r5\vel] l'antique aveu fondam5tal que p\r t\t ce qui t\*e l'ess5tiel1 on ne sait ri51 on ne peut ri5 savoir1 en mme temps que c'e/ une preuve n\velle de la magnifique s9crit et de la haute et s\v]a9e sagesse de la religion primitive4 ,t\s les tres f9iront-ils p> atte9dre le ,nirvana8 ,qu'advi5dra-t-il alors1 et p\rquoi1 puisque t\t exi/e de t\te t]nit1 t\s ne l'ont-ils pas encore atte9t8 ,a ces que/ions et d'autres de ce g5re1 les ,vdas n'oppos5t qu'un sil5ce ddaigneux2 mais des textes b\ddhiques1 entre autres celui-ci1 rpond5t sagem5t ceux qui veul5t en savoir trop3 ,le ,sublime n'a pas rvl cela2 p>ce que cela ne s]t pas au salut1 que cela ne s]t pas la vie pieuse1 au dta*em5t des *oses t]re/res1 l'anantissem5t du dsir1 la cessation1 au repos1 la connaissance1 l'illum9ation1 au ,nirvana2 p\r cette raison1 le ,sublime n'en a ri5 rvl4 ,,xxvii ,quelle que soit la valeur de ces hypo?ses1 il e/ indubitable que la morale que n\s voyons natre de cet agno/icisme et de ce pan?isme illimits1 e/ la plus haute1 la plus pure1 la plus ds9tresse1 la plus s5sible1 la plus f\ille1 la plus dlicate1 la plus limpide1 la plus p>faite1 que n\s ayons connue jusqu' ce j\r et que sans d\te n\s puissions espr] de connatre4 ,cette morale1 aussi bi5 que l'nigme de l'inc>nation et du sacrifice dont n\s v5ons de p>l]1 et que tant d'autres po9ts que n\s n'avons fait qu'effleur]1 exig]ait une tude p>ticulire qui n'e/ pas notre objet4 ,il suffira de rappel] qu'elle repose sur le pr9cipe des rinc>nations successives et du ,k>ma4 ,le monde1 proprem5t p>l]1 n'a pas t cr2 il n'y a pas en sanscrit de mot qui corresponde l'ide de cration1 comme il n'y en a pas qui corresponde celle de nant4 ,l'univ]s e/ une matrialisation mom5tane et sans d\te illusoire de la cause inconnue et spirituelle4 ,sp>e de l'esprit qui e/ son ess5ce propre1 relle et t]nelle1 la matire t5d y rev5ir et d'volutions en volutions1 p>tie de plus bas que le m9ral1 en passant p> la plante et l'animal1 p\r ab\tir l'homme et le dpass]1 elle se trans=me et se spiritualise1 jusqu' ce qu'elle soit assez pure p\r remont] son orig9e4 ,cette purification exige s\v5t une longue srie de rinc>nations1 mais il e/ possible d'en rduire le nombre et mme d'y mettre un t]me p> une spiritualisation int5sive1 hroque et totale qui ds la mort et p>fois mme ds cette vie1 ramne l'me dans le se9 de ,brahma4 ,cette explication de l'inexplicable1 malgr les objections qui se prs5t5t1 notamm5t au sujet de l'orig9e et de la ncessit de la matire ou du mal1 qui sont laisses dans l'ombre1 en vaut une autre et a l'avantage d'tre la premire en date1 outre qu'elle e/ la plus va/e1 qu'elle embrasse t\t ce qu'on peut imag9] et "p du gr& pr9cipe spirituel auquel1 faute de t\t autre acceptable1 n\s sommes de plus en plus imprieusem5t =cs de rev5ir4 ,en t\t cas1 elle l'a pr\v1 elle a favoris plus que nulle autre l'closion et l'volution d'une morale que l'homme n'avait jamais atte9te et qu'il n'a pas dpasse jusqu'ici4 ,il faudrait dispos] de plus de place que n\s n'en avons et dsquilibr] cette tude1 p\r en donn] une ide suffisante4 ,l'admirable de cette morale1 qu& on la pr5d prs de sa s\rce o elle a encore sa puret1 c'e/ qu'elle e/ t\t intrieure1 t\te spirituelle4 ,elle ne tr\ve ses sanctions et ses rcomp5ses qu'en notre propre cur4 ,il n'y a pas de juge qui att5de l'me la sortie du corps1 il n'y a pas de p>adis1 il n'y a pas d'enf]2 c> l'enf] ne vi5t que plus t>d4 ,le juge1 l'enf] ou le p>adis1 c'e/ l'me mme1 l'me seule4 ,elle ne r5contre ri5 ni p]sonne4 ,elle n'a pas beso9 de se jug]1 elle se voit telle qu'elle e/1 telle que l'ont faite ses actions et ses p5ses1 la f9 de cette vie et des vies antrieures4 ,elle s'ap]oit enf91 t\t entire1 dans l'infaillible miroir que lui t5d la mort1 et reconnat que son bonheur ou son malheur c'e/ elle-mme4 ,elle ne peut j\ir ou s\ffrir que d'elle-mme4 ,elle e/ seule dans l'inf9i1 il n'y a pas de dieu au-dessus d'elle p\r lui s\rire ou l'effray]2 elle e/ le dieu qu'elle a du1 mcont5t ou satisfait4 ,sa condamnation ou son absolution1 c'e/ ce qu'elle e/ dev5ue4 ,elle ne peut pas sortir d'elle-mme p\r all] ailleurs o elle s]ait plus heureuse4 ,elle ne peut respir] que dans l'atmosphre qu'elle s'e/ cre1 elle e/ son atmosphre1 elle e/ son propre monde et son propre milieu2 et il faut qu'elle s'lve et se purifie p\r que ce monde et ce milieu s'lv5t1 se purifi5t et s't5d5t avec elle1 aut\r d'elle4 99 99 99 99 99 ,l'me1 dit ,man\1 e/ son propre tmo91 l'me e/ son propre asile2 ne mprisez jamais votre me1 ce tmo9 p> excell5ce des hommes6 ,les m*ants se dis5t3 ,p]sonne ne n\s voit1 mais les ,dieux les reg>d5t1 de mme que l'esprit qui sige en eux4 ,o homme6 t&is que tu te dis3 ,je suis seul avec moi-mme1 dans ton cur rside sans cesse cet ,esprit suprme1 obs]vateur att5tif et sil5cieux de t\t le bi5 et de t\t le mal4 ,cet ,esprit qui sige dans ton cur1 c'e/ un juge svre1 un punisseur inflexible1 c'e/ ,yama1 le juge des morts#ae4 #ae ,man\1 ,,viii1 #hd1 #he1 #ia1 #ib4 ,,xxviii ,entre la naissance et la mort qui n'e/ qu'une n\velle naissance1 les ,lois de ,man\ di/+u5t c9q priodes3 la conception1 l'enfance1 le noviciat ou l'tude des sci5ces div9es et huma9es1 l'tat de pre de famille et enf9 celui d'ana*orte se prp>ant la mort4 ,*acune de ces priodes a ses devoirs qu'il faut avoir accomplis1 avant de p\voir aspir] la retraite dans la =t4 ,en att5dant cette heure entre t\tes dsire1 la rsignation1 dit ,man\1 l'action de r5dre le bi5 p\r le mal1 la temprance1 la probit1 la puret1 la *a/et et la rpression des s5s1 la connaissance des livres sacrs1 le culte de la vrit1 l'ab/5tion de la colre1 telles sont les dix v]tus en quoi consi/e le devoir#af4 #af ,man\1 ,,vi1 #ib4 ,le b de notre vie sur cette t]re1 c'e/ de mettre un t]me aux rinc>nations1 c> la rinc>nation e/ un *tim5t que l'me e/ oblige de s'inflig] tant qu'elle ne se s5t pas assez pure p\r r5tr] en ,dieu4 ,atte9dre la condition suprme1 dit ,man\1 ne plus r5atre sur cette t]re1 voil l'idal6 tre assur d'un bonheur t]nel et que la t]re ne voie plus notre me v5ir de n\veau s'envelopp] de sa grossire sub/ance4 ,cette purification1 cette dmatrialisation progressive1 ce r5oncem5t t\t gsme1 comm5ce ds le db de la vie et se p\rsuit durant t\tes les phases de l'exi/5ce2 mais il faut d'abord accomplir t\s les devoirs de cette exi/5ce active3 ,c>1 sa*ez-le t\s1 dis5t les livres sacrs1 nul d'entre v\s n'arriv]a s'absorb] dans le se9 de ,brahma p> la prire seulem5t1 et le my/rieux monosyllabe n'effac]a vos d]nires s\illures que qu& v\s arriv]ez sur le seuil de la vie future1 *>g de bonnes uvres1 et les plus mritoires p>mi ces uvres s]ont celles qui auront p\r mobiles l'am\r du pro*a9 et la *>it4 ,une seule bonne action1 dit encore ,man\1 vaut mieux que mille bonnes p5ses1 et ceux qui rempliss5t leurs devoirs sont suprieurs ceux qui les connaiss5t4 ,que le sage obs]ve con/amm5t les devoirs moraux 7,yamas7 avec plus d'att5tion que les devoirs pieux 7,niyamas71 celui qui nglige les devoirs moraux d*oit mme lorsqu'il obs]ve les devoirs pieux#ag4 #ag ,man\1 ,,iv1 #bjd4 ,,xxix ,il y a dans la vie ceux priodes bi5 di/9ctes3 la priode active ou sociale1 o l'homme fonde sa famille1 assure sa desc5dance1 travaille de ses ma9s1 accomplit les humbles devoirs de l'exi/5ce quotidi5ne env]s les si5s et ceux qui les ent\r5t4 ,p\r ces j\rs encore pr(anes1 abond5t les plus angliques prceptes de rsignation1 de respect de la vie1 de pati5ce et d'am\r4 99 99 99 99 99 ,les maux dont n\s affligeons notre pro*a91 dit ,kri*na1 n\s p\rsuiv5t a9si que notre ombre suit notre corps4 ,de mme que la t]re supporte ceux qui la f\l5t aux pi$s et lui d*ir5t le se9 en la lab\rant1 de mme n\s devons r5dre le bi5 p\r le mal4 ,qu'il sa*e bi5 que ce qui e/ au-dessus de t\t1 c'e/ le respect de soi-mme et l'am\r du pro*a94 ,celui qui remplit t\s ses devoirs p\r plaire ,dieu seul et sans envisag] la rcomp5se future1 e/ sr d'un immortel bonheur#ah4 #ah ,ibid41 ,,ii1 #ae4 ,si un acte pieux procde de l'espoir d'une rcomp5se en ce monde ou dans l'autre1 cet acte e/ dit intress4 ,mais celui qui n'a d'autre mobile que la connaissance et l'am\r de ,dieu1 e/ dit ds9tress#ai4 7,mditons un mom5t cette p>ole vieille de plusieurs milli]s d'annes1 une de celles que n\s p\vons r$ire sans y *ang] une syllabe1 c> ,dieu ici1 comme dans t\te la littrature vdique1 c'e/ le meilleur et l't]nel de n\s-mmes et de l'univ]s47 #ai ,ibid41 ,,xii1 #hi4 ,l'homme dont t\s les actes religieux sont intresss p>vi5t au rang des sa9ts et des anges 7,devas74 ,mais celui dont t\s les actes pieux sont ds9tresss se dp\ille p\r t\j\rs des c9q lm5ts p\r acqurir l'immortalit dans la ,gr&e ,ame4 ,de t\tes les *oses qui purifi5t1 la puret dans l'acquisition des ri*esses e/ la meilleure4 ,celui qui cons]ve sa puret en dev5ant ri*e e/ rellem5t pur1 et non celui qui s'e/ purifi avec la t]re et l'eau4 ,les hommes in/ruits se purifi5t p> le p>don des (f5ses1 p> des aumnes et p> la prire4 ,l'intellig5ce e/ purifie p> le savoir4 ,la ma9 d'un artisan e/ t\j\rs pure p5dant qu'il travaille4 ,bi5 que la conduite de son p\x soit blmable1 bi5 qu'il se livre d'autres am\rs et soit dp\rvu de bonnes qualits1 une femme v]tueuse doit con/amm5t le rvr] comme un ,dieu4 ,celui qui a s\ill l'eau p> quelque impuret ne doit vivre que d'aumnes p5dant un mois enti]4 ,af9 de ne caus] la mort d'aucun animal1 que le ,sannys 7c'e/--dire le m5diant asctique71 la nuit comme le j\r1 mme au risque de se faire du mal1 m>*e en reg>dant t]re#bj4 #bj ,ibid41 ,,xii1 #ij2 ,v1 #ajf1 #ajg1 #abi1 #aed2 ,,xi1 #bee2 ,,vi1 #fh4 ,p\r avoir c\p1 une seule fois et sans mauvaise int5tion1 des arbres portant leur fruit1 des buissons1 des lianes1 des plantes grimpantes ou des plantes rampantes en fleur1 on doit rpt] c5t prires du ,rig-,vda4 ,si l'on arra*e inutilem5t des plantes cultives ou des plantes nes spontanm5t dans une =t1 on doit suivre une va*e p5dant un j\r enti] et ne se n\rrir que de lait4 ,p> un aveu fait devant t\t le monde1 p> le rep5tir1 p> la dvotion1 p> la rcitation des prires sacres1 un p*eur peut tre d*>g de sa faute1 a9si qu'en donnant des aumnes1 lorsqu'il se tr\ve dans l'impossibilit de faire d'autre pnit5ce4 ,autant son me pr\ve de regret p\r une mauvaise action1 autant son corps e/ d*>g du poids de cette action p]v]se4 ,la russite de t\tes les affaires du monde dp5d des lois du ,de/91 rgles p> les actions des mortels dans leurs exi/5ces prcd5tes1 et de la conduite de l'homme2 les dcrets de la ,de/9e sont un my/re2 c'e/ donc aux moy5s dp5dant de l'homme qu'il faut avoir rec\rs4 ,la ju/ice e/ le seul ami qui accompagne les hommes aprs le trpas2 c> t\te affection e/ s\mise la mme de/ruction que le corps#ba4 #ba ,ibid41 ,,xi1 #adb1 #add1 #bbg1 #bbi2 ,,vii1 #bje4 ,si celui qui v\s frappe laisse tomb] le bton dont il se s]t1 ramassez-le et r5dez-le lui sans murmur]4 ,v\s n'ab&onn]ez pas les animaux dans leur vieillesse1 en s\v5ir des s]vices qu'ils v\s ont r5dus#bb4 #bb ,sama ,vda4 ,celui qui mprise une femme mprise sa mre4 ,les l>mes des femmes attir5t le feu cle/e sur ceux qui les font c\l]4 ,l'honnte homme doit tomb] s\s les c\ps des m*ants1 comme l'arbre ,santal qui1 lorsqu'on l'abat1 p>fume la ha*e qui le frappe#bc4 #bc ,pradasa4 ,port] les trois btons de l'ascte1 obs]v] le sil5ce1 port] les *eveux en tresse1 se ras] la tte1 se vtir de vtem5ts d'corce ou de peaux1 accomplir les vux et les ablutions1 clbr] la ,agnihotra1 habit] dans la =t1 s'maci] le corps1 t\t cela e/ va9 si le cur n'e/ pas pur4 ,celui qui1 quelque so9 qu'il pr5ne de lui-mme1 pratique le calme de l'me1 qui e/ calme1 s\mis1 cont5u1 *a/e1 et a cess de tr\v] r$ire aux autres tres1 celui-l e/ vraim5t un ,brahmane1 un ramane 7ascte71 un ,bhik%u 7frre m5diant74 ,o ,bhrata1 quoi s]t la =t qui s'e/ dom91 et quoi s]t-elle qui ne s'e/ pas dom98 ,p>t\t o vit un homme qui s'e/ dom91 l e/ la =t1 l e/ l'h]mitage4 ,le sage re/t-il dans sa maison1 quelque so9 qu'il pr5ne de lui-mme1 s'il e/ t\j\rs pur et ple9 d'am\r t\t le long de sa vie1 e/ dlivr de t\s les maux4 ,ce n'e/ pas l'h]mitage qui fait la v]tu2 la v]tu ne vi5t que de la pratique4 ,donc1 que l'homme ne fasse pas aux autres ce qui s]ait d\l\reux lui-mme4 ,le monde e/ s\t5u p> t\te action qui n'a que le sacrifice1 c'e/--dire le don volontaire de soi p\r objet2 c'e/ dans ce don volontaire1 sans atta*em5t aux =mes que l'homme doit accomplir l'action4 ,il faut accomplir l'action seule f9 de s]vir les autres4 ,celui qui voit l'inaction dans l'action et l'action dans l'inaction1 e/ un sage p>mi les hommes2 il e/ h>monis aux vrais pr9cipes1 quelque action qu'il fasse4 ,un tel homme1 ayant ab&onn t\t atta*em5t au fruit de l'action1 t\j\rs cont5t1 ne dp5dant de p]sonne1 bi5 que faisant des actions1 e/ comme s'il n'en faisait pas4 ,t\tes ses p5ses empre9tes de sagesse et t\s ses actes faits de sacrifices sont comme vapors#bd4 #bd ,vanap>va1 #acdde4--,p>aboles de ,buddhgo%a4--,cantip>va1 #eiea4--,vanap>va1 #aceej4--,lois de ,yajnavalkya1 ,,iii1 #fe4--;,bhagavat-,gita4 ,,xxx ,voil1 pris au has>d1 dans un imm5se trsor encore en p>tie inconnu1 quelques conseils1 vieux de milli]s d'annes1 qui1 bi5 avant le *ri/ianisme1 guidai5t les hommes de bonne volont jusqu' la lisire de la =t4 ,alors1 comme dit ,man\1 lorsque le *ef de la famille voit sa peau se rid] et ses *eveux blan*ir et qu'il a s\s les yeux le fils de son fils1 qu& il n'a plus de devoirs remplir1 que p]sonne n'a plus beso9 de son aide1 qu'il soit le plus ri*e m>*& de la cit ou le plus pauvre paysan du village1 il peut enf9 se consacr] aux *oses t]nelles1 quitt] sa femme1 ses enfants1 ses pro*es1 ses amis1 pr5dre une peau de gazelle ou un manteau d'corce1 p\r se retir] dans la solitude1 s'enfonc] dans l'norme =t tropicale1 oubli] son corps et les va9es p5ses qui en naiss5t et c\t] la voix du ,dieu ca* au fond de son tre1 la voix du voyageur qu'on ne voit pas1 dit le ,brahmane des c5t s5ti]s1 de l'ent5deur non ent5du1 du p5seur non p5s1 du connaisseur non connu1 de l',atman1 le m5eur intrieur1 l'imprissable1 en dehors de qui il n'y a que d\leur4 ,il peut mdit] sur l'inf9it de l'espace1 l'inf9it de la raison et la non exi/5ce de ri51 saisir l'in/ant d'illum9ation qui apporte la dlivrance que p]sonne ne peut enseign]1 qu'il faut tr\v] soi-mme1 qui e/ ineffable1 et purifi] son me af9 de lui p>gn]1 s'il e/ possible1 un n\veau ret\r sur cette t]re4 ,arriv l1 ,qu'il ne dsire pas la mort1 qu'il ne dsire pas la vie2 a9si qu'un moissonneur qui1 le soir v5u1 att5d paisiblem5t son salaire la porte de son matre1 qu'il att5de que le mom5t soit v5u4 ,qu'il rfl*isse1 avec l'application d'esprit la plus exclusive1 sur l'ess5ce subtile et indivisible de l',ame suprme1 et sur son exi/5ce dans les corps des tres les plus levs et les plus bas4 ,mditant avec dlices sur l'tre suprme1 n'ayant beso9 de ri51 inaccessible t\t dsir des s5s1 sans autre socit que son me et la p5se de ,dieu1 qu'il vive dans l'att5te con/ante de la batitude t]nelle4 ,c> le pr9cipal de t\s les devoirs1 c'e/ d'acqurir la connaissance de l'me suprme1 c'e/ la premire de t\tes les sci5ces1 c> elle seule confre l'homme l'immortalit4 ,a9si l'homme qui reconnat dans sa propre me l'me suprme1 prs5te dans t\tes les cratures1 se montre le mme l'g>d de t\s et obti5t le sort le plus heureux1 celui d'tre la f9 absorb dans le se9 de ,brahma#be4 #be ,man\1 ,,vi1 #de1 #fe1 #di2 ,,xii1 #he1 #abe4 ,aprs avoir a9si ab&onn t\te pratique pieuse1 t\t acte de dvotion au/re1 appliquant son esprit la contemplation unique de la gr&e ,cause ,premire1 exempt de t\t dsir mauvais1 son me e/ dj sur le seuil du ,sw>ga1 alors que son enveloppe mortelle palpite encore comme la d]nire lueur d'une lampe qui s'te9t#bf4 #bf ,ibid41 ,,vi1 #if4 ,,xxxi ,presque t\t ceci1 ne l'oublions pas1 e/ bi5 antrieur au ,b\ddhisme1 remonte aux orig9es du ,brahmanisme et t\*e directem5t aux ,vdas4 ,conv5ons que cette morale1 dont je n'ai pu donn] ici que le plus sommaire ap]u1 la premire qu'ait connue l'humanit1 e/ aussi la plus haute qu'elle ait pratique4 ,elle "p d'un pr9cipe que mme auj\rd'hui1 avec t\t ce que n\s croyons avoir appris1 n\s ne p\vons conte/]1 savoir que l'homme et t\t ce qui l'environne n'e/ qu'une sorte d'manation1 de matrialisation mom5tane de la cause inconnue et spirituelle laquelle il doit ret\rn]2 et ne fait que dduire1 avec une beaut1 une lvation et une logique incomp>ables1 les consqu5ces de ce pr9cipe4 ,il n'y a pas ici de rvlation extra-t]re/re1 de ,s9a1 de tonn]re dans le ciel1 de dieu spcialem5t desc5du sur notre plante4 ,il n'avait pas beso9 d'y desc5dre1 il tait dj dans le cur de t\s les hommes1 p>ce que t\s les hommes ne sont qu'une p>tie de lui-mme et ne peuv5t tre autre *ose4 ,ils int]rog5t ce dieu qui semble rsid] dans leur me1 dans leur esprit1 en un mot dans le pr9cipe immatriel qui donne la vie leur corps4 ,il ne leur dit pas1 il e/ vrai1 ou peut-tre le leur dit-il sans qu'ils puiss5t le compr5dre1 p\rquoi il les a mom5tanm5t et app>emm5t sp>s de lui2 et c'e/1--orig9e du mal et ncessit de l'preuve1--le po/ulat aussi inaccessible que le my/re de la cause premire1 avec cette diffr5ce1 que le my/re de la cause premire tait 9vitable1 au lieu que la ncessit de celui-ci e/ incomprh5sible4 ,mais le po/ulat accord1 t\t le re/e s'claire et se dr\le comme un syllogisme4 ,la matire e/ ce qui n\s sp>e de ,dieu1 l'esprit ce qui n\s y unit2 il faut donc que l'esprit l'emporte sur la matire4 ,mais l'esprit n'e/ pas seulem5t l'intellig5ce1 il e/ aussi le cur1 le s5tim5t1 il e/ t\t ce qui n'e/ pas matriel2 il faut donc que s\s t\tes ses =mes il se purifie1 s't5de1 s'lve et triomphe de la matire4 ,il n'y eut jamais1 et il ne saurait1 je p5se1 y avoir spiritualisation plus gr&iose1 plus logique1 plus inattaquable1 plus rali/e1 en ce s5s qu'elle ne se fonde que sur des ralits1 et plus div9em5t huma9e4 ,il e/ c]ta9 qu'aprs tant de sicles1 aprs tant d'acquisitions et d'expri5ces1 n\s n\s r5controns au mme po9t4 ,p>tant comme eux de l'inconnaissable1 n\s ne p\vons tr\v] autre *ose1 et ne saurions mieux dire4 ,seul s]ait suprieur aux imm5ses ef=ts que leurs mots ont t5ts1 un sil5ce rsign1 prfrable en ?orie1 mais qui pratiquem5t ne peut conduire qu' une ignorance immobile et dsespre4 ,l',,gypte ,i ,n\s avons dj vu1 en p>lant de ,n\n1 ,t\m et ,phtah1 l'ide que se faisai5t les gypti5s de la cause premire1 de la cration ou plutt de l'manation ou de la manife/ation de l'univ]s4 ,elle e/1 du mo9s telle que n\s la connaissons p> la traduction probablem5t incomplte des hiroglyphes1 s\s une =me mo9s frappante1 mo9s pr(onde et mo9s mtaphysique1 analogue celle des ,vdas1 et rvle une s\rce commune4 ,immdiatem5t aprs l'nigme de la cause premire1 ils r5contrr5t1 eux aussi1 9vitablem5t1 l'insoluble problme de l'orig9e du mal1 et1 sans trop os] l'appr(ondir1 y tr\vr5t une solution plus ple1 plus vasive1 mais au fond presque semblable celle des ,h9d\s4 ,dans l',osirisme1 l'esprit et la matire s'appell5t la lumire et les tnbres2 et ,set1 l'antagoni/e de ,r-lumire1 dans les my!s de ,r1 d',osiris et d',horus1 n'e/ pas un dieu du mal1 dit ,le ,page ,r5\f1 il reprs5te une ralit physique1 une loi con/ante de la nature#bg4 ,il e/ un dieu aussi rel que ses adv]saires et son culte e/ aussi anci5 que le leur4 ,il avait ses prtres comme eux1 et il e/ fils de la mme cause inconnue4 ,il e/ si peu sp>able de la =ce qui lui e/ oppose que sur c]ta9s monum5ts les ttes d',horus et de ,set surmont5t le mme corps et ne =m5t qu'un seul dieu4 #bg ,op4 cit41 p4 #aae4 ,aprs les mmes aveux d'ignorance1 ici encore1 comme dans l',inde1 le my! de l'inc>nation vi5t prcis] et dirig] une morale qui1 sortie de l'inconnaissable1 ne p\vait pr5dre =me et n'tre connue que dans l'homme et p> l'homme4 ,osiris1 ,horus1 ,?ot ou ,h]ms qui prit c9q fois la =me huma9e au dire des occulti/es1 ne sont que des inc>nations plus mmorables du dieu qui rside en *acun de n\s4 ,de ces inc>nations dc\le avec mo9s d'clat1 mo9s d'abondance1 mo9s de =ce1--c> le gnie gypti5 n'a pas l'ampleur1 l'lvation1 la puissance d'ab/raction du gnie h9d\1--une morale plus humble1 plus t]re t]re1 mais de la mme nature que celle de ,man\1 de ,kri*na et du ,b\ddha1 ou plutt de ceux qui dans la nuit des ges prcdr5t ,man\1 ,kri*na et le ,b\ddha4 ,cette morale se tr\ve dans le ,livre des ,morts et dans les inscriptions funraires4 ,quelques-uns des papyrus qui reproduis5t le ,livre des ,morts ont plus de quatre mille ans2 mais des textes de ce mme livre1 qui rec\vrai5t presque t\tes les tombes et presque t\s les s>cophages1 sont probablem5t plus anci5s4 ,ce sont1 avec les inscriptions cuni=mes1 les plus antiques critures1 ayant date c]ta9e1 que possde l'humanit4 ,le plus vnrable des codes de morale1 uvre de ,phtahotep1 encore imp>faitem5t d*iffr1 contempora9 des ,pyramides1 se c\vre de l'autorit d'anctres inf9im5t plus reculs4 ,pas une des v]tus *rti5nes1 dit ,f4-,j4 ,*apas1 l'un des gr&s gyptologues de la premire heure1 n'e/ oublie dans la morale gypti5ne4 ,la pit1 la *>it1 la bont1 l'empire sur soi-mme1 dans la p>ole et l'action1 la *a/et1 la protection des faibles1 la bi5veillance env]s les humbles1 la dfr5ce env]s les suprieurs1 le respect de la proprit d'autrui1 jusqu'en ses plus petits dtails1 t\t y e/ exprim en langage excell5t4 ,,ii ,je n'ai pas fait de mal un enfant1 dit une inscription funraire4 ,je n'ai pas opprim une veuve1 je n'ai pas maltrait un b]g]4 ,durant ma vie1 il n'y avait pas un m5diant2 et qu& v9r5t les annes de fam9e1 je lab\rai t\te la t]re de la prov9ce1 n\rrissant t\s ses habitants et je fis en sorte que la veuve tait comme si elle n'avait pas p]du son p\x#bh4 #bh ,inscriptions d',am5i1 ,d5km1 ,,ii1 pl4 #aba4 ,celui-ci tait le pre des faibles1 le s\ti5 de ceux qui n'avai5t pas de mre2 cra9t des m*ants il protgeait le pauvre4 ,il tait le v5geur de celui que le puissant avait dp\ill4 ,il tait l'p\x de la veuve et le refuge de l'orphel9#bi4 ,celui-l tait le protecteur des humbles1 une palme d'abondance p\r l'indig5t1 l'alim5t des pauvres1 la ri*esse du faible1 et sa sagesse tait au s]vice de l'ignorant#cj4--;,j'tais le pa9 de celui qui avait faim1 l'eau de celui qui avait soif1 le vtem5t de celui qui tait nu1 le refuge de celui qui tait dans le beso94 ,ce que j'ai fait p\r eux1 ,dieu l'avait fait p\r moi#ca1 dis5t d'autres inscriptions1 repr5ant t\j\rs le mme ?me de bont1 de ju/ice et de *>it4 ,bi5 que gr&1 j'ai t\j\rs agi comme si j'avais t petit4 ,je n'ai jamais b>r la r\te quelqu'un qui valait mieux que moi4 ,j'ai t\j\rs rpt ce qu'on m'avait dit1 exactem5t comme on me l'avait dit4 ,je n'ai jamais appr\v ce qui e/ bas et mal1 mais j'ai pris plaisir dire la vrit4 ,la s9crit et la bont qui tai5t dans le cur de mon pre et de ma mre1 mon am\r les leur a r5dues4 ,j'ai t la joie de mes frres1 l'ami de mes compagnons1 j'ai reu les voyageurs sur la r\te2 mes portes tai5t ouv]tes ceux qui v5ai5t du dehors et je leur ai donn de quoi se rafra*ir4 ,ce que me dictait mon cur1 je n'hsitais pas l'accomplir#cb4 #bi ,tablette d',antuff4 ,l\vre1 ,c4 #bf4 #cj ,briti% ,museum1 #eha4 #ca ,,dumi*51 ,kal5d]9s*rift51 ,,xlvi4 #cb ,,b]gmann1 ,hi]oglyphis*e ,ins*rift51 pl4 ,,vi1 ,i4 #h2 pl4 ,,viii1 ,,ix4 ,,iii ,dans le ,livre des ,morts1 qu&1 aprs la longue et t]rible trav]se du ,d\a\1 qui n'e/ pas l'enf] gypti51 comme on l'a dit1 mais une rgion int]mdiaire entre la mort et la vie t]nelle1 l'me e/ arrive dans le pays de ,m5ti qu'on appela plus t>d l',am5ti1 elle se tr\ve en face de ,mat ou ,mat1 la plus my/rieuse div9it de l'gypte4 ,mat e/ la ligne droite1 elle reprs5te la ,loi1 la ,ju/ice-,vrit1 la ,ju/ice absolue4 ,*acun des gr&s dieux se dit matre de ,mat1 mais elle ne reconnat aucun matre4 ,les dieux viv5t p> elle1 elle rgne seule sur la t]re1 dans les cieux et le monde d'outre-tombe2 elle e/ la fois la mre du dieu qui l'a cre1 sa fille et le dieu lui-mme4 ,en prs5ce d',osiris assis sur son trne de juge1 e/ mis dans un des plateaux de la balance le cur du mort qui symbolise t\te sa nature morale1 dans l'autre plateau se tr\ve une image de ,mat4 ,qu>ante-deux div9its1 qui reprs5t5t les qu>ante-deux p*s qu'elles sont *>ges de punir1 sont ranges d]rire la balance dont ,horus surveille l'aiguille1 t&is que ,thut91 le dieu des lettres1 inscrit le rsultat de la pese4 ,t\t ceci n'e/ videmm5t qu'une reprs5tation allgorique1 une sorte de mise en images1 une projection sur l'cran de ce monde1 de ce qui se passe dans l'autre1 au fond d'une me ou d'une consci5ce qui se juge aprs la mort4 ,alors1 si l'preuve e/ favorable1 se passe une *ose extraord9aire qui rvle la signification secrte1 inatt5due et pr(onde de t\te cette my?ologie3 l'homme devi5t dieu4 ,il devi5t ,osiris mme4 ,il se dc\vre p>eil celui qui le juge4 ,il jo9t son nom celui d',osiris1 il e/ ,osiris-un-tel4 ,il se retr\ve enf9 le dieu inconnu qu'il tait son insu4 ,il reconnat l't]nel ca* au fond de lui-mme1 qu'il avait *]* durant t\te son exi/5ce et qui1 f9alem5t dlivr p> ses bonnes uvres1 p> ses ef=ts spirituels1 se rvle id5tique au dieu qu'il avait c\t et ador et dont il avait v\lu se rappro*] en le pr5ant p\r modle4 ,c'e/1 s\s une autre image1 l'absorption de l'me purifie dans le se9 de ,brahma1 le ret\r la div9it de ce qu'il y avait de div9 dans l'homme1 comme aussi1 s\s l'allgorie dramatique1 l'me qui se juge elle-mme et se reconnat digne de r5tr] en ,dieu4 ,,iv ,rudolph ,/e9] qui1 lorsqu'il ne s'g>e pas dans les visions peut-tre plausibles mais invrifiables de la prhi/oire1 des cli*s a/raux et de la vie sur d'autres plantes1 e/ un esprit trs ju/e et trs p]spicace1 a rem>quablem5t mis en lumire le s5s de ce jugem5t et de cette id5tification de l'me avec ,dieu4 ,l'tre ,osiris1 dit-il1 n'e/ que le degr le plus p>fait de l'tre huma94 ,il s'ent5d de soi que l',osiris qui rgne en juge sur l'ordre t]nel de l'univ]s1 n'e/ lui-mme qu'un homme p>fait4 ,entre l'tat huma9 et l'tat div91 il n'y a qu'une diffr5ce de degr4 ,l'homme e/ en voie de dveloppem5t2 la f9 de sa c>rire il devi5t ,dieu4 ,dans cette conception1 ,dieu e/ un t]nel dev5ir et non pas un ,dieu f9i en soi4 ,tel tant l'ordre univ]sel1 il e/ vid5t que celui-l seul peut entr] dans la vie d',osiris1 qui e/ dj dev5u un ,osiris lui-mme avant de frapp] la porte du temple t]nel4 ,la vie la plus haute de l'homme consi/e donc se *ang] en ,osiris4 ,l'homme devi5t p>fait lorsqu'il vit comme ,osiris1 lorsqu'il trav]se ce qu',osiris a trav]s4 ,le my! d',osiris acqui]t p> l un s5s plus pr(ond4 ,il devi5t le modle de celui qui veut veill] l't]nel en lui-mme#cc4 #cc ,,rudolph ,,/e9]1 ,le ,my/re *rti5 et les ,my/res antiques4 ,trad4 de ,j4 ,,sau]we91 p4 #agj4 ,v ,cette ,osirification1 cette dification de l'me du ju/e a t\j\rs tonn les gyptologues qui n'en saisissai5t pas le s5s ca* et ne voyai5t pas qu'elle rejoignait le ,nirvana vdique dont elle n'e/ qu'une rplique dramatise4 ,mais les textes au!ntiques sont l1 et mme du po9t de vue exotrique1 il n'e/ pas possible de leur donn] une autre signification4 ,le fond de la religion gypti5ne1 s\s t\tes ses vgtations p>asites qui dev9r5t peu peu mon/rueuses1 e/ bi5 le mme que celui de la religion vdique2 d'un mme po9t de d"p dans l'inconnaissable1 c'e/ le culte et la re*]*e du dieu dans l'homme et le ret\r de l'homme en dieu4 ,le ju/e1 c'e/--dire celui qui durant sa vie s'e/ ef=c de retr\v] l't]nel en lui-mme et d'c\t] sa voix1 dlivr de son corps1 ne devi5t pas seulem5t ,osiris2 mais de mme qu',osiris e/ d'autres dieux1 il devi5t aussi d'autres dieux4 ,il p>le comme s'il tait ,r1 ,tmu1 ,seb1 ,*nemu1 ,horus1 et a9si de suite4 ,ni les hommes1 ni les dieux1 ni les esprits des dcds1 ni les hommes passs1 prs5ts et futurs1 quels qu'ils soi5t1 ne peuv5t plus lui faire de mal4 ,il e/ celui qui s'avance en sret4 ,son nom e/ ,celui que les hommes ne connaiss5t pas4 ,son nom e/ hi] qui voit des j\rs sans nombre1 passant en triomphe sur les r\tes du ciel4 ,il e/ le ,seigneur de l't]nit4 ,il e/ le matre de la c\ronne royale et *acun de ses membres e/ un dieu4 ,,vi ,mais qu'arrive-t-il si la s5t5ce n'e/ pas favorable1 si l'me n'e/ pas juge digne de r5tr] dans l't]nel1 de r$ev5ir le dieu qu'elle tait8 ,on n'en sait ri54 ,t\t ce qu'on a dit au sujet de *tim5ts1 d'expiations1 de transmigrations purificatrices1 ne repose sur aucun texte au!ntique4 ,on ne tr\ve trace1 dit ,le ,page ,r5\f1 d'une conception de ce g5re dans aucun des textes gypti5s dc\v]ts jusqu'ici4 ,les trans=mations aprs la mort1 n\s e/-il dit expressm5t1 dp5d5t uniquem5t de la volont du dfunt ou de son gnie#cd1 c'e/--dire de son me4 ,n'e/-ce pas dire expressm5t aussi qu'elles ne dp5d5t que du jugem5t de l'me sur elle-mme et qu'elle seule reconnat et dcide1 comme l'me h9d\e *>ge de son ,k>ma1 si elle e/ digne ou non de r5tr] dans la div9it2 en d'autres t]mes qu'il n'y a de ciel et d'enf] qu'en n\s-mmes8 #cd ,,le ,,page ,,r5\f1 op4 cit41 p4 #ahc4 ,mais que devi5t-elle si elle ne se juge pas digne d'tre dieu8 ,att5d-elle ou se rinc>ne-t-elle8 ,nul texte gypti5 ne p]met de tran*] la "q2 il n'y a pas trace non plus d'un tat int]mdiaire entre la mort et l't]nelle batitude4 ,les rites funraires ne donn5t1 sur ce po9t1 aucune indication4 ,ils sembl5t prvoir1 p\r le mort1 une vie d'outre-tombe exactem5t p>eille1 sur un autre plan1 celle qu'il m5ait sur la t]re4 ,mais ces rites ne p>aiss5t pas s'appliqu] l'me proprem5t dite1 au pr9cipe div94 ,la religion gypti5ne1 comme les autres religions primitives1 di/+ue en l'homme trois p>ties3 le corps physique1 une entit spirituelle prissable1 une sorte de reflet du corps1 qui lui survivait1 une ombre ou plutt un d\ble1 qui p\vait son gr se confondre avec la momie ou s'en dta*]1 et enf9 un pr9cipe purem5t spirituel1 l'me vritable et immortelle qui1 aprs le jugem5t1 dev5ait dieu4 ,le d\ble dsemp>1 et non pas l'me qui r$ev5ait ,osiris1 errait misrablem5t entre le monde visible et l'invisible1 comme sembl5t le faire les ds9c>ns de nos spirites1 si les rites funraires ne v5ai5t son aide p\r le ram5] et le ret5ir prs du corps qu'il avait ab&onn4 ,t\t le rituel ne visait qu' prolong] autant que possible l'exi/5ce de ce d\ble1 en p\rvoyant ses beso9s1 analogues ceux de sa vie t]re/re1 en le fixant prs de sa momie incorruptible1 en l'en*anant dans une demeure qui lui ft agrable4 ,l'exi/5ce de ce d\ble tait suppose trs longue4 ,une tablette du ,l\vre n\s montre1 p> exemple1 que ,psamtik1 fils d',ut'ahor1 qui vivait au temps de la #bf;e dyna/ie1 tait prtre de trois s\v]a9s de la gr&e ,pyramide1 morts depuis plus de #b4jjj ans4 ,cette ide du d\ble1 comme le fait rem>qu] ,h]b]t ,sp5c]1 e/ d'ailleurs univ]selle4 ,p>t\t1 n\s dit-il1 n\s voyons exprime ou implique la croyance que *aque p]sonne e/ d\ble et que1 qu& elle meurt1 son autre moi1 qu'il demeure pro*e ou qu'il s'en soit all au lo91 peut rev5ir et e/ capable de nuire ses ennemis ou d'aid] ses amis4 ,ce d\ble gypti5 n'e/ d'ailleurs que le ,prisprit1 le ,corps ,a/ral des occulti/es1 cette entit ds9c>ne1 ce subconsci5t plus ou mo9s indp5dant de notre corps1 cet hte inconnu1 auquel sont ram5s1 malgr eux1 nos mod]nes mtapsy*i/es1 qu& ils con/at5t c]ta9es manife/ations hypnotiques ou mdiumniques1 c]ta9s phnomnes de tlpa?ie1 d'action di/ance1 de matrialisation et d'app>itions po/humes qui autrem5t s]ai5t peu prs inexplicables4 ,une fois de plus1 les anci5nes religions avai5t ici prcd notre sci5ce1 vu peut-tre plus ju/e et plus lo9 qu'elle4 ,je dis peut-tre1 c> si l'exi/5ce du d\ble1 de l'a/ral ou de l'entit subconsci5te peu prs indp5dante de notre c]veau1 n'e/ plus gure conte/able en ce qui conc]ne les vivants1 elle peut encore tre discute qu& il s'agit des morts4 ,il e/ c]ta9 qu' l'appui de cette exi/5ce1 des faits extrmem5t tr\blants s'accumul5t2 seule leur int]prtation n'e/ pas encore dcisive4 ,mais l'antique hypo?se gypti5ne devi5t de plus en plus plausible et rfutait d'avance1 il y a des milli]s d'annes1 l'objection capitale que l'on fait aux spirites qu& on leur dit que leurs esprits ds9c>ns ne sont que de pauvres ombres incohr5tes et eff>es1 avant t\t s\cieuses d'tablir leur id5tit et de se raccro*] leur vie d'autrefois1 de misrables mnes qui la mort n'a ri5 rvl1 et qui n'ont ri5 n\s appr5dre sur leur exi/5ce d'outre-tombe1 ple reflet de leur exi/5ce antrieure4 ,il e/ en effet trs explicable que cet esprit ds9c>n ne sa*e pas autre *ose que ce qu'il savait durant sa vie4 ,le d\ble gypti5 dont il n'e/ que la rplique n'tait pas l'me vritable1 l'me immortelle qui1 si le jugem5t de l',am5ti lui tait favorable1 r5trait en dieu ou plutt r$ev5ait dieu4 ,les rites spulcraux n'ent5dai5t pas s'occup] de cette me dont le sort tait fix p> la s5t5ce de ,mat2 ils v\lai5t seulem5t r5dre mo9s prcaire1 mo9s misrable1 l'exi/5ce po/hume de ce pr9cipe att>d et plus l5t se diss\dre1 de cette sorte de d*et spirituel1 de ce fantme n]veux1 magntique ou fluidique qui avait t un homme et ne =mait plus qu'un faisceau de s\v5irs t5aces et sans asile4 ,ils *]*ai5t lui ad\cir1 en ma9t5ant aut\r de lui les objets de ces s\v5irs1 le passage de la mort l't]nel oubli4 ,les gypti5s avai5t sans d\te con/at plus nettem5t que n\s l'vid5ce de ce d\ble dont n\s comm5ons pe9e s\ponn] l'exi/5ce2 c> leur civilisation1 hritire du re/e de longues civilisations antrieures1 tait beauc\p plus anci5ne que la ntre et se portait davantage v]s les cts spirituels et invisibles de la vie4 ,mais ils ne prjugeai5t ri51 de mme que l'hypo?se spirite1 si elle tait bi5 prs5te1 ne prjug]ait ri5 au sujet de la de/9e de l'me proprem5t dite4 ,le d\ble n'tait s\mis aucun jugem5t4 ,que l'homme et t bon ou mauvais1 ju/e ou inju/e1 il avait droit aux mmes rites funraires1 la mme exi/5ce d'outre-tombe4 ,son *tim5t ou sa rcomp5se1 c'tait lui-mme1 c'tait de cont9u] d'tre ce qu'il avait t1 c'tait de p\rsuivre1 sur un autre plan1 la vie haute ou basse1 troite ou l>ge1 intellig5te ou /upide1 gnreuse ou g/e1 qu'il avait m5e sur la t]re4 ,rem>quons que dans nos manife/ations spirites il n'e/ pas "q non plus de rcomp5se ou de *tim5t4 ,nos ds9c>ns1 mme lorsqu'ils fur5t croyants1 ne font presque jamais allusion un jugem5t po/hume1 un enf]1 un ciel1 un purgatoire et1 qu& exceptionnellem5t ils en p>l5t1 on peut presque c\p sr s\ponn] quelque int]polation tlpa?ique4 ,ils sont1 ou si l'on veut1 p>aiss5t tre ce qu'ils tai5t durant leur exi/5ce3 plus ou mo9s consi/ants1 plus ou mo9s cultivs1 plus ou mo9s intellig5ts1 plus ou mo9s volontaires1 selon que leur p5se tait consi/ante1 cultive1 volontaire4 ,ils ne retr\v5t que ce qu'ils ont sem dans les *amps spirituels de ce monde4 ,mais ils n'ont pas1--et c'e/ la seule diffr5ce1--subi1 comme le d\ble gypti51 l'incantation magique qui1 tort ou raison1 p\r leur bonheur ou leur malheur1 violant les lois de la nature1 ratta*ait celui-ci ses re/es physiques et l'emp*ait de flott] comme une pave entre un monde matriel o il ne p\vait plus vivre et un univ]s spirituel o il semble qu'il lui ft int]dit de pntr]4 ,,vii ,grce ces so9s1 grce ce culte et cette prvoyance1 le d\ble tait-il heureux8 ,on n'os]ait l'affirm]4 ,il exi/e un texte t]rible1 l'inscription funraire de la femme de ,pa%]5pa?1 qui e/ le plus d*irant cri de regret et de dtresse que les morts ai5t p\ss v]s la vie4 ,il e/ vrai que cette inscription e/ de l'poque des ,ptolmes1 c'e/--dire des d]ni]s temps de l'gypte1 d=me p> la ,grce1 deux ou trois sicles avant notre re4 ,elle n\s montre la dcad5ce et presque la ru9e de la foi gypti5ne2 et *ose plus grave et plus inquitante1 en p>lant de l',am5ti1 semble confondre la de/9e du d\ble avec celle de l'me immortelle4 ,voici cette inscription qui tmoigne quelles inc]titudes ab\tiss5t les religions les plus solides et les plus affirmatives2 et comm5t1 la f9 de leur c\rs1 elles n\s replong5t dans les tnbres du gr& secret1 dans le *aos de l'inconnaissable1 d'o elles tai5t sorties4 ,oh6 mon frre1 mon p\x1 ne cesse pas de boire1 de mang]1 de vid] la c\pe de la joie et de vivre dans les ftes4 ,suis *aque j\r tes dsirs et ne laisse pas le s\ci pntr] dans ton cur tant que tu vivras sur cette t]re6 ,c> l',am5ti e/ le pays du s\rd sommeil et de l'obscurit1 sj\r de deuil p\r ceux qui l'habit5t4 ,ils dorm5t dans leurs =mes1 ils ne se rveill5t plus p\r voir leurs frres1 ils ne reconnaiss5t leur pre ni leur mre2 leur cur e/ indiffr5t leur femme et leurs enfants4 ,*acun sur la t]re j\it de l'eau de la vie2 mais la soif e/ mes cts4 ,l'eau vi5t celui qui demeure sur la t]re1 mais j'ai soif de l'eau qui e/ prs de moi4 ,je ne sais o je suis depuis que je suis en ce lieu et j'implore l'eau qui c\le1 j'implore la brise sur la rive du fleuve1 af9 que p> elle puisse tre rafra*ie la d\leur de mon cur4 ,c> quant au ,dieu qui e/ ici1 ,mort ,absolue e/ son nom4 ,il appelle t\s les hommes et t\s vi5n5t lui en tremblant de peur4 ,avec lui il n'y a pas de respect p\r les hommes ou les dieux2 prs de lui les gr&s sont comme les petits4 ,on cra9t de le pri]1 c> il n'c\te pas4 ,nul ne vi5t l'invoqu]1 c> il n'e/ pas bon p\r ceux qui l'ador5t et ne ti5t pas compte des (fr&es qu'on lui fait#ce4 #ce ,,%>pe1 ,egyptian ,inscriptions1 ,i1 pl4 #d4 ,,viii ,et la rinc>nation8 ,on croit gnralem5t que l'gypte e/ p> excell5ce le pays de la pal+nsie et de la mtempsy*ose4 ,il n'en e/ ri54 ,pas un texte gypti5 n'y fait allusion4 ,il e/ vrai que l'me dev5ant ,osiris p\vait pr5dre t\tes les =mes2 mais ce n'e/ pas l la rinc>nation proprem5t dite1 la rinc>nation expiatoire et purificatrice des ,h9d\s4 ,t\t ce qu'on n\s a dit ce sujet repose pr9cipalem5t sur un texte d',hrodote qui note que les gypti5s fur5t les premi]s affirm] que l'me de l'homme e/ immortelle4 ,sans cesse1 d'un vivant qui meurt1 elle passe dans un autre qui nat1 et1 qu& elle a p>c\ru t\t le monde t]re/re1 aquatique et ari51 elle revi5t alors s'introduire en un corps huma94 ,ce voyage circulaire dure #c4jjj ans4 ,c'e/ l une ?orie que1 plus ou mo9s prs de n\s1 plusieurs ,grecs se sont appropris2 je sais leurs noms et ne les cris po9t#cf4 #cf ,hrodote1 ,,ii1 #abc4 ,de mme1 t\t ce qui conc]ne les fameux my/res de l'initiation gypti5ne e/ de s\rce relativem5t rc5te et date de l'poque o les traditions et les ?ories h9d\es1 *aldennes1 juives et no-platonici5nes se mlai5t et f]m5tai5t violemm5t dans ,alex&rie4 ,l'gypte des ,ph>aons ne n\s dit pas ce que dev5ait l'me qui n'tait pas batifie4 ,il e/ possible qu'elle ft oblige de rev5ir sur t]re p\r se purifi] et que le secret de cette rinc>nation demeurt rs]v aux initis1 comme il e/ galem5t possible que des textes mieux int]prts ou que d'autres que n\s ne connaissons pas encore1 ju/ifi5t et expliqu5t la tradition sotrique4 ,il ne s]ait du re/e pas surpr5ant1 comme le fait rem>qu] ,sdir1 occulti/e des plus rudits1 qu'une p>tie des secrets qui ne se tr\v5t pas dans les inscriptions que n\s croyons entirem5t compr5dre1 n\s fuss5t v5us p> la ,*alde1 att5du que c'e/ p>mi les ,mages1 sur les conf9s du ,tigre et de l',euphrate1 que ,cambyse1 aprs la conqute de l'gypte1 transporta t\s les prtres de ce d]ni] pays1 sans exception et sans ret\r4 ,quoiqu'il en soit1 je le rpte1 les textes purem5t gypti5s ne p]mett5t pas1 p\r l'in/ant1 de tran*] la "q4 ,,la ,,p]se ,la ,p]se n\s reti5dra mo9s longtemps1 c> sa religion e/ sans d\te un reflet du ,vdisme ou1 plus probablem5t1 rvle une commune orig9e4 ,eugne ,burn\f et ,spiegel ont en effet pr\v que c]ta9es p>ties de l',ave/a sont aussi anci5nes que le ,rig4 ,le ,mazdisme ou ,zoroa/risme p>at donc tre une adaptation l'esprit ,irani5 du ,vdisme ou de traditions ary5nes--7atlantennes dirai5t les ?osophes7--antrieures au ,vdisme4 ,durant la captivit de ,babylone1 infiltr dans le ,*aldisme1 il ex]a une influ5ce pr(onde sur la religion du peuple juif4 ,n\s lui devons1 entre autres *oses1 tels qu'ils ont pass dans la tradition judo-*rti5ne1 la notion de l'immortalit de l'me1 le jugem5t de celle-ci1 le jugem5t d]ni]1 la rsurrection des morts1 le purgatoire1 la croyance l'efficacit des bonnes uvres au po9t de vue du salut1 la rv]sibilit des pe9es et des rcomp5ses et t\te notre angologie4 ,le ,zoroa/risme a t5t de rs\dre plus nettem5t que les autres religions anci5nes l'nigme du mal1 en faisant de celui-ci un dieu di/9ct1 p]ptuellem5t en lutte avec le ,dieu du bi54 ,mais ce dualisme e/ plus app>5t que rel4 ,ahura-,mazda ou ,ormazd1 ou ,ormuzd1 l'tre absolu et univ]sel1 le ,v]be1 l',esprit omnipot5t et omnisci5t1 la ,ralit1 prcde et dom9e ,agra-,ma9yus ou ,ahriman1 la ,non-,ralit1 c'e/--dire ce qui e/ mauvais et trompeur1 qui dans ses tnbres ignore t\t1 p>at aussi infrieur ,ormazd que le dmon l'e/ au ,dieu des *rti5s et ne se montre en somme qu'une sorte de s+e de la div9it1 imitant maladroitem5t les crations de cette d]nire et ne p\vant produire que des vices1 des maux et quelques tres malfaisants qui s]ont anantis dans l'imm5se victoire du bi52 c> la f9 du monde1 dans le sy/me de ,zoroa/re1 n'e/ que la rgnration de la cration4 ,on ne n\s dit du re/e pas p\rquoi ,ormazd1 le dieu suprme1 e/ oblig de tolr] ,ahriman qui1 il e/ vrai1 ne p]sonnifie pas le mal en soi2 mais le mal ncessaire au bi51 les tnbres indisp5sables la manife/ation de la lumire1 la raction qui suit l'action1 le pr9cipe ou le ple ngatif oppos au positif p\r assur] la vie et l'quilibre de l'univ]s4 ,ormazd lui-mme semble d'ailleurs obir la ncessit1 ou une loi naturelle plus puissante que lui et surt\t au ,temps1 dont les dcrets sont le ,de/91 c> en dehors du ,temps1 dit l',ulma1 t\t a t cr et le ,temps e/ le crateur4 ,le ,temps ne laisse voir en soi ni cime ni rac9es1 et t\j\rs il a t et t\j\rs il s]a4 ,un homme intellig5t ne dem&]a pas3 ,d'o vi5t le ,temps8 ni s'il y a eu un temps o cette puissance n'exi/ait pas#cg4 #cg ,j4 ,,d>me/et]1 ,ormazd et ,ahriman1 p4 #cbj4 ,il s]ait intressant d'tudi] cette religion1 au po9t de vue de ce qui lui doit le *ri/ianisme qui lui fit autant et mme plus d'emprunts qu'au ,brahmanisme et au ,b\ddhisme4 ,il faudrait galem5t s'arrt]1 ne ft-ce qu'un in/ant1 sa morale1 une des plus hautes1 des plus pures1 des plus noblem5t huma9es que l'on connaisse4 ,mais cette tude dbord]ait notre cadre4 ,n\s devons1 p> exemple1 la ,p]se antique1 l'admirable notion de la consci5ce1 sorte de puissance div9e1 exi/ant de t\te t]nit1 indp5dante du corps matriel1 ne pr5ant aucune "p aux fautes qu'elle voit s'accomplir1 re/ant pure au milieu des pires g>em5ts1 accompagnant1 aprs la mort1 l'me de l'homme qui1 s'il fut ju/e1 lorsqu'elle fran*it le pont ,t*9vat ou pont de la ,rtribution1 voit s'avanc] sa r5contre une jeune fille d'une miraculeuse beaut4 ,qui es-tu1 lui dem&e l'me tonne1 toi qui me sembles plus belle et plus magnifique qu'aucune fille de la t]re8 ,et sa consci5ce rpond3 ,je suis tes propres uvres4 ,je suis l'inc>nation de tes bonnes p5ses1 p>oles et actions1 je suis l'inc>nation de ta foi ple9e de pit#ch8 #ch ,ye/h1 ,,xxii4 ,au contraire1 si c'e/ un p*eur qui fran*it le pont de la ,rtribution1 sa consci5ce vi5t lui s\s une =me horrible1 bi5 qu'en soi elle ne *ange pas et se prs5te seulem5t aux hommes telle qu'ils ont mrit de la voir4 ,cette allgorie1 qu'on croirait tire d'un recueil de p>aboles *rti5nes1 date peut-tre de #e4jjj ou #f4jjj ans et n'e/ qu'une dramatisation du ,k>ma h9d\4 ,ici encore1 comme dans le ,k>ma et l',osirification1 c'e/ l'me qui se juge elle-mme4 ,n\s devons aussi au ,mazdisme la my/rieuse et subtile notion des ,frava%is ou ,fr\]s que la ,kabbale emprunta la ,p]se et dont le my/icisme juif et le *ri/ianisme fir5t les anges et surt\t les anges g>di5s4 ,elle implique la prexi/5ce des mes4 ,les ,fr\]s sont la =me spirituelle de l'tre1 indp5dante de la vie matrielle et antrieure celle-ci4 ,ormazd (fre le *oix aux ,fr\]s des hommes de re/] dans le monde spirituel ou de desc5dre sur t]re p\r s'inc>n] dans des corps huma9s4 ,ce sont des sortes de prototypes dont ,platon tira probablem5t sa ?orie des ,ides1 en supposant que t\te *ose avait une d\ble exi/5ce1 d'abord en ide puis en ralit4 ,aj\tons qu'un phnomne analogue celui que n\s avons dj con/at1 dans l',inde1 se rpta ici3 ce qui tait public et pat5t dans le ,mazdisme dev9t peu peu secret et fut rs]v aux seuls initis dans ce que les ,grecs et les ,juifs1 notamm5t dans leur ,kabbale1 lui empruntr5t4 ,,la ,,*ald,e ,la ,*alde1 c'e/--dire la ,babylonie et l',assyrie1 e/ comme la ,p]se1 la patrie des ,mages1 et on la reg>de gnralem5t comme la t]re classique de l'occultisme2 mais ici encore1 a9si que n\s l'avons vu p\r l'gypte1 la lg5de ne concorde gure avec la ralit hi/orique4 ,il semble priori1 que la ,*alde doive n\s intress] spcialem5t1 non qu'il soit probable qu'elle ait n\s appr5dre autre *ose que l',inde1 l'gypte et la ,p]se dont elle e/ tributaire1 mais p>ce que c'e/ en elle que se tr\ve vraisemblablem5t la s\rce pr9cipale de la ,kabbale qui e/ elle-mme la gr&e fonta9e o s'alim5ta l'occultisme du ,moy5 ge1 tel qu'il s'e/ prolong jusqu' n\s4 ,on avait espr que la dc\v]te de la clef des critures cuni=mes1--dc\v]te qui ne remonte gure plus d'un demi-sicle1--et le d*iffrem5t des inscriptions de ,n9ive et de ,babylone1 n\s apport]ai5t des rvlations prcieuses sur les my/res de la religion *aldenne4 ,mais ces inscriptions qui remont5t #b4jjj1 #c4gej et mme p\r l'une d'elles1 cons]ve au ,briti% ,museum1 #d4jjj ans avant ,j4-,c41 et dont la lecture e/ du re/e beauc\p plus inc]ta9e et plus controv]se que celle des hiroglyphes et du sanscrit1 ne n\s ont donn que des biographies royales1 des nom5clatures de conqutes1 des =mules incantatoires1 des litanies et des psaumes qui s]vir5t de modles aux psaumes hbreux4 ,n\s y voyons que le fond de la religion trs primitive des ,s\mirs ou ,sum]s et des ,accads ou ,akkadi5s qui peuplai5t la basse ,*alde avant la conqute smite1 tait la magie et la sorcell]ie auxquelles succda un poly?isme naturali/e que les ,smites conqurants1 mo9s civiliss que leurs va9cus1 adoptr5t en p>tie1 jusqu' ce que1 environ #b4jjj ans avant notre re1 l'lm5t smite ayant pris le dessus1 rduisit graduellem5t les dieux primitifs n'tre plus que des phases ou des attributs de ,baal1 le dieu suprme1 le ,dieu-,soleil4 ,ces inscriptions ne n\s ont donc ri5 appris sur le secret1--si secret il y a1--de la religion *aldenne et n'ont pas aj\t gr& *ose aux r5seignem5ts que n\s possdions dj grce aux fragm5ts de ,brose1 dont elles ont du re/e p]mis de contrl] plus d'une fois l'exactitude4 ,brose1 comme on sait1 tait un a/ronome *alden1 prtre de ,blus1 ,babylone1 qui v]s l'an #bhj avant ,j4-,c41 c'e/--dire peu aprs la mort d',alex&re1 crivit en grec une hi/oire de sa patrie4 ,comme il lisait les c>actres cuni=mes1 il sut mettre pr(it les ar*ives du temple de ,babylone4 ,malheureusem5t l'uvre de ,brose e/ presque entirem5t p]due et il ne n\s en re/e que quelques dbris recueillis p> ,josphe1 ,eusbe1 ,tati51 ,pl9e1 ,vitruve et ,snque4 ,cette p]te e/ d'autant plus regrettable que ,brose1 qui p>at avoir t un hi/ori5 srieux et consci5cieux1 affirmait avoir eu accs des docum5ts attribus des tres qui prcdr5t l'app>ition de l'homme sur cette t]re2 et que son hi/oire1 au dire d',eusbe1 compr5ait #bae myriades d'annes4 ,n\s avons galem5t p]du sa cosmogonie et avec elle t\te la sci5ce a/ronomique et a/rologique de la ,*alde1 qui tait le gr& secret des ,mages de ,babylone dont le zodiaque remonte #f4gjj ans4 ,n\s n'avons plus que le trait connu s\s le nom d',obs]vations de ,bel1 traduit en grec p> ,brose1 mais dont le texte qui n\s e/ p>v5u e/ de beauc\p po/rieur4 ,les quelques pages qui n\s re/5t de la cosmologie *aldenne (fr5t une sorte d'anticipation des ?ories d>w9i5nes au sujet de l'orig9e du monde et de l'homme4 ,le premi] dieu et le premi] homme tai5t un dieu et un homme-poisson1--ce qui e/ du re/e confirm p> l'embryologie1--ns de l'imm5se ocan cosmique2 et la nature1 en s'essayant crer1 produisit d'abord des mon/res htroclites et inviables4 ,quant l'a/rologie1 selon la rem>que de ,a4-,h4 ,sayce1 le savant pr(esseur d'assyriologie de l',univ]sit d',ox=d1 elle semble surt\t base sur l'axiome3 ,po/ hoc ergo propt] hoc1 c'e/--dire que deux vnem5ts se succdant1 le second tait considr comme la cause du premi]2 de l le so9 avec lequel les a/rologues obs]vai5t les phnomnes cle/es1 af9 de prdire empiriquem5t l'av5ir4 ,somme t\te1 n\s ne connaissons que trs imp>faitem5t la religion (ficielle de l',assyrie et de la ,babylonie dont les dieux p>aiss5t assez b>b>es4 ,cette religion ne s'claire et ne devi5t intressante qu' p>tir de la conqute de ,cyrus qui apporta les enseignem5ts zoroa/ri5s et h9d\s1 ou confirma et complta ceux qui vraisemblablem5t avai5t dj pntr dans le secret des temples2 c> la ,*alde avait t\j\rs t le gr& c>ref\r o se r5contrai5t =cm5t t\tes les ?ologies de l',inde1 de l'gypte et de la ,p]se4 ,c'e/ a9si que ces enseignem5ts s'infiltrr5t dans la ,bible1 dans la ,kabbale et de l dans le *ri/ianisme4 ,mais en tant que religion-s\rce1 il faut con/at] que les docum5ts au!ntiques rcemm5t dc\v]ts ne n\s appr5n5t presque ri5 et que t\t ce qu'on a dit au sujet de l'sotrisme et des my/res de la ,*alde ne repose que sur des lg5des ou des crits notoirem5t apocryphes4 ,,la ,,gr,,ce ,,ant-,,socratique ,i ,il n\s re/e1 p\r complt] cette revue sommaire des religions primitives et cette re*]*e des orig9es du gr& secret1 dire un mot de la ?ogonie ant-socratique4 ,avant l'poque classique1 les philosophes grecs1 dont n\s ne possdons d'ailleurs que des fragm5ts mutils1 ,py?agore1 ,ptron1 ,hippasos1 ,xnophane1 ,anaxim&re1 ,anaximne1 ,hraclite1 ,alcmne1 ,p>mnide d'le1 ,leucippe1 ,dmocrite1 ,empdocle1 ,anaxagore1 se tr\vai5t dj dans la situation inquitante et biz>re o se retr\vr5t1 qu9ze v+t sicles plus t>d1 les ,kabbali/es juifs et les occulti/es du ,moy5 ge4 ,ils sembl5t comme eux press5tir l'exi/5ce ou la tradition obscure d'une religion plus anci5ne et plus haute qui avait rpondu ou essay de rpondre t\tes les que/ions angoissantes sur la div9it1 l'orig9e du monde et son b1 l't]nel dev5ir se juxtaposant l'tre immobile1 le passage du *aos au cosmos1 la sortie du gr& t\t et la r5tre en lui1 l'esprit et la matire1 le bi5 et le mal1 la naissance de l'univ]s et sa f91 l'attraction et la rpulsion1 le sort1 la place et la de/9e de l'homme4 ,elle avait surt\t1 cette tradition p]due que n\s avons retr\ve presque intacte dans l',inde1 fait une fois p\r t\tes le d"p entre le connaissable et l'inconnaissable1 et attribuant celui-ci la portion du lion1 ose in/all] au c5tre de sa doctr9e un imm5se aveu d'ignorance4 ,mais les ,grecs ne sembl5t pas se d\t] de l'exi/5ce de cet aveu1 simple1 net et pr(ond1 qui leur et p>gn bi5 des re*]*es va9es2 ou bi51 leur esprit plus subtil1 plus remuant1 plus entrepr5ant1 ne v\lait pas l'admettre2 et t\te leur cosmogonie1 leur ?ogonie et leur mtaphysique n'e/ qu'un ef=t incessant p\r le dim9u] en le subdivisant1 en l'miettant l'inf9i1 comme s'ils euss5t espr qu' =ce de r5dre petite *acune des p>ties de l'inconnaissable1 ils arriv]ai5t en connatre le t\t4 ,c'e/ du re/e un spectacle extrmem5t curieux que cette lutte de la raison grecque1 lucide1 exigeante1 tatillonne et v\lant se r5dre compte de t\t1 contre les tnbres gr&ioses et s\v5t dsordonnes des religions asiatiques4 ,on a dit qu'il manquait aux ,grecs le s5tim5t de l'absolu div92 ce s]a vrai1 mais plus t>d4 ,au db1 leur p5se1 encore s\s l'influ5ce de traditions my/rieuses1 e/ t\t imprgne du s5tim5t de cet absolu qui les a s\v5t1 p> les seuls s5ti]s de la raison1 conduits beauc\p plus haut1 et peut-tre plus prs de la vrit1 que leurs successeurs plus habiles qui l'avai5t p]du4 ,,ii ,mais sans entr] dans le dtail de leurs ttonnem5ts v]s une lumire press5tie ou pr(ondm5t ensevelie dans la mmoire atavique ou dans des my!s qu'on ne compr5ait plus1 sans prcis] l'apport de *acun de ces philosophes1 ce qui ncessit]ait des dveloppem5ts intressants mais disproportionns1 notons simplem5t les concordances ess5tielles avec les ?ories vdiques et brahmaniques4 ,xnophane le premi]1 contre les potes1 affirma l'exi/5ce d'un dieu unique1 immuable1 t]nel4 ,dieu1 dit-il1 n'e/ po9t n1 c> il n'aurait pu natre que de son semblable ou de son contraire1 deux hypo?ses dont la premire e/ inutile et la seconde absurde4 ,on ne peut dire ni qu'il e/ inf9i ni qu'il e/ f9i2 c> inf9i1 n'ayant ni milieu1 ni comm5cem5t ni f91 il ne s]ait ri5 du t\t2 et f9i1 il exig]ait une limite et cess]ait d'tre un4 ,il n'e/ ni en repos ni en m\vem5t p\r des raisons analogues4 ,bref1 on ne peut lui donn] que des c>actres ngatifs#ci4 ,ce qui e/ bi51 s\s une autre =me1 av\] qu'il e/ aussi inconnaissable que la cause premire des h9d\s4 #ci ,,alb]t ,,rivaud1 ,le ,problme du dev5ir1 p4 #ajb4 ,cet aveu de l'inconnaissable e/ du re/e plus nettem5t =mul p> ,xnophane1 en un autre endroit4 ,la vrit1 il n'y a po9t d'homme1 il n'y en aura po9t la connatre1 sur les dieux et sur les *oses que j'enseigne4 ,arrivt-il quelqu'un de r5contr] la vrit absolue1 la r5contre demeur]ait p> lui-mme ignore4 ,en t\tes *oses1 il n'y a que la vraisemblance#dj4 #dj ,fr4 #cd4 ,ne p\rrions-n\s pas rpt] auj\rd'hui ce qu'il y a plus de v+t-c9q sicles affirmait le fondateur de l'cole d'le8 ,y eut-il1 ici comme ailleurs1 infiltration de la tradition primitive8 ,c'e/ probable2 en t\t cas1 sur d'autres po9ts1 la filiation e/ nettem5t tablie4 ,les ,orphiques qui se tr\v5t l'orig9e lg5daire et prhi/orique de la posie et de la philosophie hellnique1 sont en ralit1 selon ,hrodote1 des gypti5s#da4 ,n\s avons vu d'autre "p que la religion gypti5ne et la religion vdique ont vraisemblablem5t une s\rce commune2 et qu'il e/ p\r l'in/ant impossible de dire avec c]titude laquelle e/ la plus anci5ne4 ,or1 les ,py?agorici5s ont emprunt aux ,orphiques l'errance des mes et la srie des purifications4 ,d'autres leur ont pris le my! de ,dionysos1 avec t\tes ses consqu5ces2 c> ,dionysos1 dieu-enfant1 tu p> les ,titans et dont ,a?ne sauve le cur en le ca*ant dans une corbeille et que ,jupit] fait r5atre1 c'e/ ,osiris1 c'e/ ,kri*na1 c'e/ le ,b\ddha1 c'e/ t\tes les inc>nations div9es1 c'e/ le dieu qui desc5d ou plutt clate dans l'homme1 c'e/ la mort provisoire et illusoire et la r5aissance relle et immortelle1 c'e/ l'union temporaire avec la div9it qui n'e/ que le prlude de l'union df9itive1 c'e/ le cycle sans f9 de l't]nel dev5ir4 #da ,hrodote1 ,,ii1 #ha4 ,,iii ,hraclite1 dont on a fait le philosophe des my/res1 claire ce cycle4 ,dans la priphrie du c]cle1 le comm5cem5t et la f9 ne font qu'un#db4 ,la div9it e/ *ez lui1 dit ,augu/e ,dies1 orig9e et t]me des exi/5ces individuelles4 ,l'unit se divise en pluralit et la pluralit se rs\d en unit2 mais unit et pluralit sont contempora9es et l'manation du se9 de la div9it e/ accompagne d'un ret\r incessant la div9it#dc4 ,t\t sort de ,dieu1 t\t r5tre en ,dieu1 t\t devi5t un1 un devi5t t\t4 ,dieu ou le monde e/ un1 la p5se div9e e/ rp&ue en t\tes les p>ties de l'univ]s4 ,en un mot1 son sy/me1 comme celui des ,vdas et des gypti5s1 e/ un pan?isme unitaire4 #db ,hraclite1 fr4 #ajb4 #dc ,,augu/e ,,dies1 ,le ,cycle my/ique1 p4 #fb4 ,dans ,empdocle1 qui succde ,xnophane et ,p>mnide1 n\s retr\vons exactem5t1 au sujet de la cosmologie1 la ?orie h9d\e de l'expansion et de la contraction de l'univ]s1 du dieu qui l'inspire et qui l'expire1 de l'intriorisation et de l'extriorisation alt]natives4 ,a l'orig9e1 les lm5ts sont confondus dans la p>faite immobilit du ,sphros4 ,mais qu& la =ce de rpulsion qui demeurait inactive la circonfr5ce ext]ne1 a repris son m\vem5t v]s le c5tre1 la sp>ation comm5ce4 ,elle irait jusqu' l'absolue division et l'p>pillem5t de l'tre1 si une =ce antagoni/e ne ram5ait les lm5ts disp]ss1 jusqu' ce que graduellem5t se recompose l'unit primitive#dd4 #dd ,ibid41 p4 #hd1 #he4 ,le gnie grec qui1 comme n\s en voyons ici un exemple curieux1 veut autant que possible expliqu] l'inexplicable1 que le gnie h9d\ se cont5te de gr&iosem5t ress5tir1 appelle ha9e la =ce de rpulsion et amiti la =ce d'attraction4 ,ces =ces exi/5t de t\te t]nit4 ,elles tai5t1 elles s]ont1 et jamais1 ce que je crois1 n'en s]a dp\ille l'int]m9able dure4 ,tantt la pluralit se rs\d en unit dans l'am\r1 et tantt l'unit se r$ivise en pluralit dans la ha9e et le combat4 ,mais d'o vi5t cette dualit dans l'unit1 d'o naiss5t ces pr9cipes opposs d'attraction et de rpulsion1 de ha9e et d'am\r8 ,empdocle et son cole ne le dis5t po9t4 ,ils con/at5t simplem5t que dans la division1 la rpulsion ou la ha9e1 il y a d*ance1 et asc5sion ou rasc5sion dans l'attraction1 le ret\r l'unit et l'am\r1 de mme que les ,h9d\s mettai5t l'ide de d*ance dans la matire et l'ide de remonte et de ret\r la div9it1 dans l'esprit4 ,l'aveu d'ignorance e/ p>eil1 et p>eils sont aussi les moy5s de sortir de la ha9e et de se dgag] de la matire4 ,c'e/ d'abord la purification durant la vie1 et une purification t\te spirituelle4 ,bi5heureux1 dit le philosophe d',agrig5te1 e/ celui qui s'acqui]t une ri*esse de p5ses div9es2 malheureux e/ celui qui n'a des dieux qu'une op9ion tnbreuse4 ,c'e/ encore et surt\t la purification p> les rinc>nations successives4 ,empdocle va plus lo9 que la religion vdique qui se borne1 du mo9s jusqu' ,man\1 la rinc>nation de l'homme dans l'homme1 il admet comme les ,py?agorici5s1 la mtempsycose1 c'e/--dire le passage de l'me1 non seulem5t dans les animaux1 mais mme dans les plantes1 et la ramne a9si1 d'asc5sions en asc5sions jusqu' la div9it d'o elle tait sortie et o elle r5tre et se rsorbe1 comme dans le ,nirvana h9d\4 ,,iv ,il e/ peut-tre intressant1 ce propos1 de faire rem>qu] que1 comme dans la doctr9e vdique et gypti5ne1 il n'e/ pas "q de rcomp5ses et de *tim5ts extrieurs4 ,dans la mtempsycose ant-socratique1 comme dans la rinc>nation h9d\e1 comme devant le tribunal d',osiris1 c'e/ l'me qui se juge et qui1 automatiquem5t1 p\r a9si dire1 se classe dans le bonheur ou le malheur auquel elle a droit4 ,il n'y a pas de dieu irrit et v5geur1 il n'y a pas de lieux spciaux et maudits rs]vs aux rpr\vs et l'expiation4 ,on n'expie pas dans la mort1 p>ce qu'il n'y a pas de mort4 ,on n'expie que dans la vie et p> la vie1 en celle-ci ou dans l'autre4 ,ou plutt il n'y a pas expiation1 il y a simplem5t dessillation4 ,l'me e/ heureuse ou malheureuse p>ce qu'elle se s5t ou ne se s5t pas sa place2 p>ce qu'elle peut ou ne peut pas atte9dre la hauteur qu'elle avait espre4 ,elle n'pr\ve sa div9it qu' proportion qu'elle a compris ou compr5d ,dieu4 ,dp\ille de t\t ce qui tait matriel et l'aveuglait1 elle se voit t\t d'un c\p sur l'autre rive1 telle qu'elle tait son insu sur celle-ci4 ,de t\s ses bi5s1 de son bonheur ou de sa gloire1 il ne lui re/e que ses acquisitions intellectuelles et morales4 ,elle n'e/ plus autre *ose que les p5ses qu'elle eut et les v]tus qu'elle pratiqua4 ,elle con/ate ce qu'elle e/ et entrevoit ce qu'elle aurait pu tre2 et si elle n'e/ pas satisfaite1 elle se dit3 c'e/ recomm5c]1 et elle r5tre volontairem5t dans la vie p\r vis] plus haut et en ressortir plus gr&e et plus heureuse4 ,v ,au fond1 dans la ?ologie et dans les my!s ant-socratiques1 comme dans les ?ologies et les my!s des religions qui les prcdr5t1 il n'y a pas d'enf]1 il n'y a pas de p>adis4 ,aux s\t]ra9s de l',_hs1 comme aux prs des ,*amps-lyses1 ne se tr\v5t que les ombres1 les mnes a/rales1 les d\bles gypti5s1 les re/es inconsi/ants de nos ds9c>ns4 ,les in/rum5ts de leur supplice ou les accessoires de leur ple flicit1 ne sont que des pices d'id5tit1 l'aide desquels1 comme les vagues int]locuteurs de nos spirites1 ils *]*5t se faire reconnatre4 ,ici1 aussi bi5 que dans l',inde1 l'enf] n'e/ pas un lieu1 mais un tat de l'me aprs la mort4 ,les mnes ne sont pas *ties dans la pnombre1 elles cont9u5t seulem5t d'y vivre les reflets de leur vie d'autrefois4 ,tantale y a soif1 ,sisyphe y r\le son ro*]1 les ,danades s'y puis5t remplir leur tonneau sans fond1 ,a*ille y br&it sa lance1 ,ulysse y porte sa rame1 ,h]cule y t5d son arc2 leurs va9es effigies rpt5t l'inf9i les ge/es mmorables ou habituels de leur exi/5ce t]re/re2 mais l'esprit imprissable1 l'me immortelle n'e/ pas l1 elle se purifie1 elle agit autre "p1 en d'autres corps1 sur la longue r\te invisible qui la ramne en ,dieu4 ,a ce mom5t1 comme t\tes les hautes orig9es1 il n'y a pas encore de cra9te de la mort et de l'au-del4 ,cette cra9te ne se montre et ne se dveloppe dans les gr&es religions que lorsque celles-ci comm5c5t se corrompre au pr(it des prtres et des rois4 ,l'intuition et l'intellig5ce de l'humanit ne regagnr5t jamais l'altitude qu'elles atteignir5t qu& elles conur5t de la div9it l'ide dont n\s retr\vons les traces les plus pures dans les traditions vdiques4 ,on peut dire qu'en ces j\rs l'homme dc\vrit au plus haut de lui-mme et y fixa1 une fois p\r t\tes1 la notion du div91 qu'il oublia depuis1 qu'il altra s\v5t2 mais s\s les oublis et les altrations phmres1 elle transp>at t\j\rs4 ,et c'e/ a9si1 qu'au fond de t\s ces my!s1 de t\s ces enseignem5ts p>fois si disp>ates1 n\s s5tons le mme optimisme1 ou du mo9s la mme confiance ignorante1 c> le secret le plus anci5 de l'homme e/ bi5 une imm5se1 une aveugle confiance en la div9it dont il tait sorti sans cess] d'en faire p>tie et dans laquelle il r5tr]a un j\r4 ,il y aurait encore bi5 d'autres po9ts de contact signal]1 p> exemple dans la ?orie des atomi/es qui r5f]me d'tranges intuitions4 ,leucippe et ,dmocrite1 notamm5t1 enseign5t que le m\vem5t gyratoire des sphres exi/e de t\te t]nit et ,anaxagore dveloppe la ?orie des t\rbillons lm5taires que retr\ve la sci5ce contempora9e4 ,mais ce que n\s v5ons de not] p>atra sans d\te suffisant4 ,du re/e1 on aborde la plup>t des gr&s my/res de l'homme dans cette philosophie trop gnralem5t reg>de comme un tissu d'absurdit et de spculations puriles4 ,a l'tudi] de plus prs1 on y con/ate au contraire les plus m]veilleux ef=ts de la raison huma9e qui1 secrtem5t s\t5ue p> la vrit que cont5ai5t des my!s obnubils1 s]re de plus prs qu'un gr& nombre d'hypo?ses mod]nes1 le vraisemblable et le plausible4 ,,vi ,on peut suppos] que les p>ties les plus hautes de cette ?osophie et de cette philosophie1 c'e/--dire celles qui t\*ai5t la cause suprme et l'inconnaissable1 peu peu ngliges et oublies dans la ?osophie et la philosophie classiques1 dev9r5t1 comme en gypte et dans l',inde1 le secret des hirophantes et =mr5t1 avec des traditions orales et plus directes1 le fond de ces fameux my/res grecs1 notamm5t de ceux d',eleusis1 dont on n'a jamais p]c les tnbres4 ,le d]ni] mot du gr& secret devait y tre aussi l'aveu d'une ignorance inv9cible et sacre4 ,en t\t cas1 ce qu'il y avait dj de ngatif et d'inconnaissable dans les my!s et dans cette philosophie qu'on lui rappelait1 suffisait anantir *ez l'initi les dieux qu'adorait le pr(ane1 en mme temps qu'il appr5ait p\rquoi un enseignem5t1 si dang]eux p\r ceux qui n'tai5t pas mme d'en compr5dre l'ampleur1 devait re/] occulte4 ,il n'y avait probablem5t pas autre *ose dans cette rvlation suprme1 p>ce qu'il n'y a probablem5t pas d'autre secret que l'homme puisse possd] ou concevoir2 qu'il ne peut avoir exi/1 qu'il n'exi/]a jamais de =mule qui donne la clef de l'univ]s4 ,mais outre cet aveu qui devait p>atre crasant ou librateur1 selon la qualit de l'esprit qui le recevait1 on initiait probablem5t le nophyte une sci5ce occulte plus positive1 analogue celle que possdai5t les prtres gypti5s et h9d\s4 ,on devait surt\t lui enseign] le moy5 d'arriv] l'union div9e ou l'imm]sion dans la div9it p> l'extase4 ,il e/ p]mis de suppos] que cette extase tait obt5ue l'aide de procds hypnotiques1 mais d'un hypnotisme beauc\p plus savant et plus dvelopp que le ntre1 et dans lequel l'hypnotisme proprem5t dit1 le magntisme1 le mdiumnisme1 et t\tes les my/rieuses =ces1 odiques et autres1 du subconsci5t1 mieux connues qu'elles ne le sont auj\rd'hui1 se mlai5t et tai5t mises en uvre4 ,celui que plusieurs considr5t comme le plus gr& ?osophe contempora91 ,rudolph ,/e9]1 prt5d1 a9si que n\s le v]rons plus lo91 avoir retr\v le moy51 ou l'un des moy5s1 de provoqu] cette extase et de se mettre en communication avec les mondes suprieurs et avec ,dieu4 ,,vii ,de ce qui prcde1 on peut1 semble-t-il1 conclure que les gr&s initis1 ou p\r p>l] plus exactem5t1 les adeptes des religions sotriques1 des collges de prtres ou des frat]nits occultes1 sur l'orig9e et le b de l'univ]s1 sur le c>actre inconnaissable de la cause premire1 ou du dieu des dieux1 sur les devoirs et les de/9es de l'homme1 ne savai5t pas autre *ose que ce qu'avai5t ouv]tem5t enseign1 ceux qui tai5t capables de le compr5dre1 les gr&es religions primitives4 ,ils ne savai5t pas autre *ose p\r la raison que jusqu'ici il n'a pas t possible de savoir et p> consqu5t d'enseign] autre *ose4 ,s'ils avai5t su autre *ose1 n\s le saurions aussi2 c> il n'e/ gure admissible que l'ess5tiel d'un tel secret n'et pas transpir depuis tant de milli]s d'annes qu'il tait connu de tant de milli]s d'hommes4 ,s'il tait possible d'imag9] qu'il exi/e et que n\s le puissions connatre1 le connaissant1 n\s ne s]ions plus des hommes4 ,il y a la connaissance des limites que le c]veau n'a pas encore fran*ies1 qu'il ne p\rra jamais fran*ir sans cess] d'tre un c]veau huma94 ,t\t au plus1 l'aveu de l'agno/icisme irrductible et du pan?isme intgral1 qui sont les deux ples entre lesquels a t\j\rs oscill1 oscille encore et probablem5t oscill]a t\j\rs la p5se huma9e la plus haute1 p\vait-il tre plus franc1 plus net1 plus dnu de =mes1 plus total et mettre en g>de ceux qui le recevai5t contre les app>5ces fallacieuses et les m5songes ncessaires des ?ogonies et des my?ologies (ficielles4 ,,viii ,non plus qu' une c]ta9e hauteur il n'y avait de cosmogonie1 de ?ogonie ou de ?ologie sotrique1 n'y avait-il de morale secrte4 ,s\s ce rapport1 n\s v5ons de le voir la hte1 les religions primitives avai5t t\t explor1 sans laiss] un co9 d'ombre o puss5t se rfugi] les amants du my/re et les *]*eurs d'inconnu4 ,leur morale e/ d'emble1 ou p>at tre d'emble1--c> n\s ignorons les milli]s d'annes d'laboration1--la plus leve1 la plus p>faite que l'homme puisse espr] de pratiqu]4 ,elle a t\t pr\v1 elle a t5t et gravi t\tes les montagnes4 ,o elle a pass1 et elle a pass p>t\t1 surt\t sur les plus pres cimes1 il ne re/e ri5 glan]4 ,n\s sommes encore des c5ta9es de sicles au-dess\s de ce qu'elle atteignit sur les sommets de l'abngation1 de la bont1 de la piti1 du sacrifice1 du don total de soi2 et pr9cipalem5t dans la re*]*e de ce que ,novalis appelait notre moi transc5d5tal1 c'e/--dire la p>tie div9e et t]nelle de notre tre4 ,quant aux sanctions1 elles allr5t galem5t l'extrme de ce que l'intellig5ce peut concevoir2 c> p>ties de l'inconnaissable1 elles ne p\vai5t1 pe9e de se dm5tir1 attribu] cet inconnaissable une volont quelconque4 ,elles devai5t donc mettre en n\s-mmes la rcomp5se et le *tim5t d'une morale qui ne p\vait natre qu'en n\s4 ,ici non plus il n'y avait pas la mo9dre place p\r un enseignem5t diffr5t et occulte4 ,re/e l'nigme de l'orig9e du mal1 de l'antagonisme app>5t de l'esprit et de la matire1 de la ncessit du sacrifice1 de la d\leur et de l'expiation4 ,ici encore1 mo9s de se contr$ire1 la tradition occulte ne p\vait ri5 fond] sur l'inconnaissable4 ,elle avait simplem5t admettre1 titre provisoire1 l'explication la plus haute des religions sotriques qui reg>d5t la matire et les tnbres1 la division et la sp>ation1 non comme le mal en soi1 mais comme des tats transitoires de la sub/ance une et t]nelle1 une phase du va-et-vi5t du dev5ir sans f91 dont il fallait s'ef=c] de sortir p\r atte9dre le plus tt possible l'tat ou la phase spirituelle4 ,elle n'avait et sans d\te ne p\vait avoir cet g>d un enseignem5t plus satisfaisant4 ,en t\t cas aucun *o n'en e/ p>v5u jusqu' n\s et il e/ probable qu'elle se cont5tait1 une fois de plus1 d'acc5tu] l'aveu de son ignorance inv9cible4 ,,ix ,voil donc les po9ts1--et ce sont les plus importants1--sur lesquels l'enseignem5t sotrique1 s'il y eut l'orig9e un tel enseignem5t1 devait ncessairem5t se confondre avec l'enseignem5t public des religions primitives saisies prs de leurs s\rces4 ,il e/ vraisemblable1 je l'ai dj dit1 que cet enseignem5t ne prit un c>actre secret que beauc\p plus t>d1 qu& les religions (ficielles se fur5t extraord9airem5t compliques et pr(ondm5t corrompues4 ,l'sotrisme ne fut alors que le ret\r la puret orig9elle1 de mme qu'en ,grce1 les doctr9es ou les hypo?ses ant-socratiques1 d'orig9e1 quoiqu'on en ait dit1 videmm5t asiatique1 dev9r5t celles des my/res4 ,il e/ donc peu prs c]ta9 que sur ces que/ions1 les occulti/es de t\s les temps et de t\s les pays n'en savai5t pas plus que n\s4 ,mais il e/ d'autres doma9es o ils p>aiss5t avoir possd des traditions que les religions (ficielles ne n\s ont pas transmises et dont les successeurs des gr&s adeptes de l',inde1 de l'gypte1 de la ,p]se1 de la ,*alde et de la ,grce1 les ,kabbali/es1 les no-platonici5s1 les gno/iques et les h]mti/es du ,moy5 ge ont plus ou mo9s va9em5t t5t de retr\v] le secret4 ,x ,ce doma9e e/ celui des =ces inconnues de la nature4 ,il n'e/ plus gure possible de conte/] que les prtres de l',inde1 de l'gypte1 les ,mages de la ,p]se et de la ,*alde avai5t en *imie1 en physique1 en a/ronomie1 en mdec9e1 des connaissances que sur c]ta9s po9ts n\s avons sans d\te dpasses1 mais que sur d'autres n\s sommes peut-tre =t lo9 d'avoir rcupres4 ,sans rappel] ici ces ro*]s de qu9ze c5ts tonnes transports d'normes di/ances p> des procds inconnus1 ou ces pi]res branlantes1 blocs de c9q c5t mille kilos qui n'app>ti5n5t jamais au sol sur lequel ils se tr\v5t et qui remont5t aux temps prhi/oriques des ,atlantes1 il e/ indubitable que la gr&e pyramide1 celle de ,khops1 p> exemple1 e/ une sorte d'imm5se hiroglyphe qui1 p> ses dim5sions1 ses proportions1 ses dispositions intrieures1 son ori5tation a/ronomique1 propose t\te une srie d'nigmes dont on n'a jusqu'ici d*iffr que les plus vid5tes4 ,une tradition occulte avait t\j\rs affirm que cette pyramide reclait des secrets ess5tiels1 mais c'e/ t\t rcemm5t qu'on a comm5c de les dml]4 ,l'abb ,moreux1 le savant directeur de l'obs]vatoire de ,b\rges1 rsumant p>faitem5t la "q dans ses nigmes de la ,sci5ce#de1 n\s montre que le mridi5 de la pyramide1 ou la ligne nord-sud1 passant p> son sommet1 e/ le mridi5 idal1 c'e/--dire celui qui trav]se le plus de cont95ts et le mo9s de m]s1 et que si l'on calcule exactem5t l't5due des t]res que l'homme peut habit]1 il les divise en deux p>ties rig\reusem5t gales4 ,d'autre "p1 en multipliant la hauteur de la pyramide p> un million1 on tr\ve la di/ance de la t]re au soleil1 soit #adh4bjh4jjj kilomtres1 ce qui e/1 un million de kilomtres prs1 la di/ance qu' la suite de longs travaux1 d'expditions lo9ta9es et dang]euses1 et grce aux progrs de la photographie cle/e1 la sci5ce mod]ne a df9itivem5t adopte4 #de ,abb ,,?4 ,,moreux1 ,les nigmes de la sci5ce1 p4 #e et suiv4 ,de son ct1 le clbre a/ronome ,cl>cke a dduit des mesures rc5tes le rayon polaire de la t]re qu'il value #f4cef4eba mtres4 ,or1 c'e/ exactem5t la c\de pyramidale1 soit #j1fcef1eba multipli p> #aj millions4 ,ensuite1 en divisant le ct de la pyramide p> la c\de employe dans sa con/ruction1 on tr\ve la longueur de l'anne sidrale1 c'e/--dire le temps que le soleil met rev5ir au mme po9t du ciel4 ,puis1 si n\s multiplions le p\ce pyramidal p> #ajj millions1 n\s obti5drons la longueur p>c\rue p> la t]re sur son orbite en un j\r de v+t-quatre heures1 avec une approximation plus gr&e que ne p\rrai5t le p]mettre nos mesures actuelles1 le y>d ou le mtre franais4 ,enf91 le passage d'entre de la pyramide reg>dait l'toile polaire de l'poque2 il aurait donc t ori5t en t5ant compte de la prcession des qu9oxes1 phnomne d'aprs lequel le ple cle/e revi5t concid] avec les mmes toiles au b\t de #be4gif ans4 ,n\s voyons donc1 comme le dit l'abb ,moreux1 que t\tes ces conqutes de la sci5ce mod]ne se tr\v5t dans la gr&e pyramide1 l'tat de gr&eurs naturelles1 mesures et t\j\rs mesurables1 ayant seulem5t beso9 p\r se montr] au gr& j\r1 de la signification mtrique qu'elles port5t en elles4 ,il e/ impossible d'attribu] de simples concid5ces ces enseignem5ts s+uli]s4 ,ils n\s pr\v5t que les prtres gypti5s avai5t en gographie1 en ma?matiques1 en gomtrie1 en a/ronomie1 des connaissances que n\s v5ons pe9e de reconqurir2 et ri5 ne n\s dit que cette nigmatique pyramide ne r5f]me pas une f\le d'autres secrets que n\s n'avons pas encore dc\v]ts4 ,mais le plus trange1 le plus dconc]tant1 c'e/ qu'aucun des innombrables hiroglyphes qu'on a d*iffrs1 ri5 de ce que n\s tr\vons dans t\te la littrature de l'gypte antique1 ne fait allusion cette sci5ce extraord9aire4 ,il e/ mme vid5t que les prtres ont v\lu la ca*]2 la c\de pyramidale ou sacre1 clef de t\s les calculs et de t\tes les mesures sci5tifiques1 n'tait pas employe d'une faon c\rante2 et t\t ce savoir miraculeux1 v5u on ne sait d'o1 tait volontairem5t et sy/matiquem5t enseveli dans un tombeau et propos comme une nigme ou un dfi aux sicles futurs4 ,la rvlation d'un tel my/re1 due au has>d1 ne n\s p]met-elle pas de s\ponn] que bi5 d'autres my/res1 de t\te nature1 soit dans cette pyramide1 soit en d'autres monum5ts ou dans les critures sacres1 att5d5t d'un autre has>d une rvlation analogue8 ,en l'att5dant1 il e/ en t\t cas trs probable que les prtres gypti5s avai5t enseign aux mages de la ,*alde le secret de ce qu',eliphas ,lvi appelle une pyrote*nie transc5d5tale et que les uns et les autres connaissai5t l'lectricit et avai5t des moy5s de la produire et de la dirig] que n\s ignorons encore4 ,en effet1 ,pl9e n\s rapporte que ,numa1 qui fut initi aux my/res des mages1 possdait l'art de =m] et de dirig] la f\dre et qu'il se s]vit avec succs de sa batt]ie f\droyante contre un mon/re nomm ,volta qui dsolait la campagne roma9e#df4 ,devanant l'inv5tion du tlphone1 les prtres gypti5s p\vai5t encore1 n\s dit-on1 in/antanm5t communiqu] d'un temple l'autre1 quelle que ft la di/ance4 ,du re/e la ,bible#dg n\s a laiss le tmoignage de leur sci5ce et de leur puissance1 lorsqu'elle n\s les montre1 p>mi les dix plaies qui n'tai5t que des uvres de magie1 luttant c\ps de miracles contre ,mose qui tait lui-mme un de leurs initis4 #df ,pl9e1 l4 ,,ii1 *4 #ec4 #dg ,exode1 ,,vii1 ,,viii4 ,,xi ,mais c'e/ surt\t en ce qui t\*e au subconsci5t1 aux my/res de l',hte inconnu1 ce que n\s appelons auj\rd'hui la psy*ologie anormale1 l'a/ral1 l'hypnotisme1 au mdiumnisme1 aux proprits de l'!r1 aux fluides ignors1 la mdec9e odique1 l'hyp]*imie1 la survivance1 la connaissance de l'av5ir1 qu'ils devai5t possd] des secrets la re*]*e desquels les h]mti/es du ,moy5 ge1 au milieu de leurs p5tacles1 de leurs cryptogrammes1 de leurs grimoires falsifis et mconnaissables1 se sont extnus4 ,c'e/ app>emm5t dans ces rgions de l'occultisme qu'il n\s re/e quelque *ose glan]2 et c'e/ v]s elles que revi5t1 p> d'autres *em9s1 notre mtapsy*ique4 ,c'e/ galem5t dans ces p>ages tnbreux que les d]ni]s initis de l',inde1 hriti]s des traditions sotriques1 l'emport5t encore de beauc\p sur t\t ce que n\s savons et produis5t ces phnomnes s+uli]s que la jongl]ie et la sup]*]ie ne suffis5t pas t\j\rs expliqu] et qui provoqu5t l'tonnem5t des voyageurs les plus sceptiques et les plus s\ponneux4 ,ont-ils en rs]ve1 comme ils le prt5d5t1 d'autres secrets1 notamm5t ceux qui leur p]mettrai5t de manipul] c]ta9es =ces t]ribles et irrsi/ibles1 telle que la =ce intramolculaire ou la puissance =midable et 9puisable de la gravitation1 du son ou de l'!r8 ,c'e/ possible mais mo9s c]ta94 ,il e/ assez incomprh5sible qu'en cas d'urg5ce1 qu& il tait "q de vie ou de mort1 ils n'y ai5t jamais eu rec\rs4 ,l',inde1 comme l'gypte1 la ,p]se et la ,*alde1 a subi d'effroyables invasions qui non seulem5t m5aai5t sa civilisation1 anantissai5t ses ri*esses1 brlai5t ses livres sacrs1 massacrai5t ses habitants1 mais s'attaquai5t ses dieux1 violai5t ses temples1 ext]m9ai5t ses prtres4 ,cep5dant on ne con/ate pas qu'elle ait jamais t\rn contre ses agresseurs une arme surnaturelle4 ,on peut rpondre que vu l'imm5sit des t]ritoires1 ces invasions ne fur5t jamais totales1 que les d]ni]s initis p\vai5t fuir devant elles et se rfugi] en d'inaccessibles montagnes2 qu'au surplus1 leur royaume n'tant pas de ce monde1 ils ne se s5tai5t pas le droit d'us] de leurs p\voirs supra-t]re/res1 c> un axiome fondam5tal de la haute sci5ce int]dit de l'abaiss] la p\rsuite d'un desse9 matriellem5t avantageux2 c'e/ encore possible4 ,il n'en re/e pas mo9s que la dom9ation anglaise et surt\t la conqute du ,?ibet1 en #aijd1 p> le colonel ,y\nghusb&1 ont port un c\p trs s5sible au pre/ige de leurs connaissances occultes4 ,,xii ,jusqu'en #aijd1 en effet1 le ,?ibet tait considr p> les occulti/es comme le d]ni] asile de leur sci5ce4 ,il possdait1 leur dire1 d'imm5ses biblio?ques s\t]ra9es1 aux livres innombrables1 dont c]ta9s remontai5t aux temps prhi/oriques des ,atlantes1 o tai5t consignes1 en des langues connues seulem5t de quelques adeptes1 les rvlations suprmes et immmoriales4 ,au se9 de ses lamass]ies o pullulai5t des milli]s de mo9es1 il n\rrissait un collge de gr&s initis1 la tte duquel se tr\vait1 initi des initis1 et inc>nation de ,dieu sur la t]re1 le ,dalai-,lama4 ,aucun ,europen n'avait jamais1 affirmait-on1 viol son t]ritoire sacr2 ce qui du re/e n'tait pas t\t fait exact1 c> en #affa1 en #agae et en #agai1 deux ou trois jsuites et quelques capuc9s y avai5t pntr4 ,en #agdj1 un voyageur holl&ais sj\rna dans ,lhassa1 puis1 en #ahac1 un ,anglais4 ,ensuite1 en #ahdf1 les missionnaires ,huc et ,gobet1 dguiss en lamas1 p>v9r5t s'y gliss]4 ,mais depuis1 malgr de multiples et prilleuses t5tatives1 dont la d]nire et la plus notoire fut celle de ,sv5-,h$91 aucun explorateur n'avait russi atte9dre la ville sa9te4 ,on peut donc dire que de t\tes les t]res de notre globe1 c'tait la plus my/rieuse et la plus pre/igieuse4 ,a l'annonce de l'expdition sacrilge1 on s'att5dit1 dans le monde des occulti/es1 d'tranges vnem5ts4 ,je me rappelle la confiance1 la s]e9e c]titude avec laquelle l'un des plus savants1 des plus srieux de ceux-ci1 au db de l'anne #aijd1 me disait3 ,ils ne sav5t pas quoi ils s'attaqu5t4 ,ils vont provoqu] dans leur refuge les plus r$\tables puissances4 ,il e/ peu prs c]ta9 que les d]ni]s adeptes tran%imalay5s possd5t le secret de la t]rible =ce ?rique ou sidrale1 le ,ma%-maket des ,atlantes1 l'irrsi/ible ,vril dont p>le ,bulw]-,lytton1 cette =ce vibratoire qui1 d'aprs les in/ructions qui se tr\v5t dans l',a/ra-,vidya1 peut rduire en c5dre c5t mille hommes et lphants1 aussi facilem5t qu'elle rduirait en p\dre un rat mort4 ,il va se pass] des *oses extraord9aires4 ,ils n'atte9dront jamais l'inviolable ,potala6 ,il ne se passa ri5 du t\t1 du mo9s ri5 de ce qu'on att5dait4 ,aprs de longs p\rp>lois diplomatiques1 o se rvlr5t1 s\s un j\r dconc]tant1 l'impritie1 l'incomprh5sion1 la snilit1 la mauvaise foi *9oise1 et l'a/uce enfant9e du collge des ,lamas1 les tr\pes du colonel ,y\nghusb&1 composes surt\t de ,sikhs et de ,gurkhas1 encadrs d',europens1 se mir5t en m>*e4 ,dans ces rgions d*iquetes et sur ces hauts plateaux glacs1 dsols et inhabitables de l',himalaya1 les plus pres du monde1 elles eur5t surmont] des difficults in\es et dans des dfils qu'une poigne d'hommes bi5 comm&s et r5dus inexpugnables1 se heurtr5t plus d'une fois la rsi/ance inhabile et c\rageuse des soldats du ,dalai-,lama1 fanatiss p> les mantras et les *>mes de leurs prtres1 mais arms de fusils m*e et de mauvais canons indignes4 ,les ,anglais appro*r5t enf9 de ,lhassa1 et les abbs des gr&s mona/res1 affols1 durant c9q j\rs1 maudir5t sol5nellem5t l'envahisseur1 mir5t en m\vem5t des milli]s de m\l9s prires1 eur5t rec\rs aux suprmes incantations2 inutilem5t4 ,le #d aot1 le colonel ,y\nghusb& fit son entre dans la capitale du ,?ibet1 occupa le ,sa9t des ,sa9ts1 la rsid5ce de ,dieu3 la ,potala1 imm5se et fanta/ique difice qui s'lance au-dessus des masures de la ville et ressemble1 avec ses t]rasses1 ses toits plats1 ses ba/ions1 une =t]esse1 une sup]position de villas itali5nes1 une cas]ne aux f5tres innombrables et c]ta9s gratte-ciel amrica9s4 ,le ,dalai-,lama1 la treizime inc>nation de la div9it1 le pape du ,b\ddhisme1 le pre spirituel de six c5t millions d'mes1 avait honteusem5t pris la fuite et ne fut jamais retr\v4 ,on explora les c\v5ts et les sanctuaires o gr\illai5t plus de tr5te mille mo9es rsigns et indiffr5ts et on n'y dc\vrit que les re/es de la plus haute religion que connur5t les hommes1 a*evant de se dcompos] dans de puriles sup]/itions1 dans le mcanisme des m\l9s prires1 et dans la plus dplorable sorcell]ie4 ,a9si s'effondra le suprme asile du my/re et fur5t livrs aux pr(anes les d]ni]s secrets de la t]re4 ,,les ,,gno/iques ,,et ,,les ,n,o-,,platonici5s ,i ,laissant de ct ,platon et son cole dont les ?ories sont trop connues p\r qu'il soit utile de les rappel] ici1 n\s quittons ma9t5ant les eaux relativem5t claires des religions primitives p\r entr] dans les rem\s confus qui en driv5t4 ,a mesure que se p]dai5t les notions gr&ioses et simples que leur altitude mme drobait aux reg>ds1 celles qui leur succdai5t et qui n'en tai5t que des reflets d=ms ou briss1 s'obscurcissai5t et se multipliai5t4 ,il suffira de les pass] assez rapidem5t en revue2 c> aprs ce que n\s savons1 ou plutt aprs ce que n\s savons ne p\voir savoir1 elles n'ont plus gr& *ose n\s appr5dre et ne font qu'embr\ill] et compliqu] sans fruit l'aveu de l'inconnaissable et les consqu5ces qui en dc\l5t4 ,avant la lecture des hiroglyphes et la dc\v]te des livres sacrs de l',inde et de la ,p]se1 jusqu'aux travaux de nos mtapsy*i/es sci5tifiques1 les seules s\rces de l'occultisme tai5t la ,kabbale et les crits des gno/iques et des no-platonici5s d',alex&rie4 ,il e/ assez difficile de situ] *ronologiquem5t la ,kabbale4 ,le ,sef] ,yezirah1 tel que n\s le connaissons1 qui en e/ le portique1 semble avoir t crit v]s l'an #hbi de notre re1 et le ,zoh> qui en e/ le temple1 v]s la f9 du ,x,i,i,ie sicle4 ,mais une p>tie des doctr9es qu'elle enseigne remonte beauc\p plus haut1 c'e/--dire jusqu' la captivit de ,babylone et mme jusqu'au sj\r des ,hbreux en gypte4 ,il faudrait donc1 ce po9t de vue1 la plac] avant les gno/iques et les no-platonici5s2 mais d'autre "p1 elle a fait ceux-ci tant d'emprunts1 ils ont ex]c sur elle une telle influ5ce1 qu'il e/ presque impossible d'en p>l] avant qu'on ait fait connatre ceux qui elle doit le meilleur et le pire de ses ?ories4 ,,ii ,il e/ vrai que de leur ct1 ces traditions juives mlr5t leurs flots abondants ceux des autres religions ori5tales qui du ,i] au ,v,ie sicle envahir5t la ?osophie et la philosophie grecque et roma9e et fir5t qu'on remit en "q et qu'on se reprit tudi] de plus prs les croyances et les ?ories sur lesquelles on avait vcu4 ,il y eut alors1 dans le monde intellectuel1 et surt\t ,alex&rie o confluai5t t\tes les races et t\tes les doctr9es1 une trange fivre de curiosit1 d'inquitude et d'activit4 ,p\r la premire fois1--elle le croyait du mo9s1--la philosophie hellnique se tr\vait directem5t en contact avec les religions et les philosophies ori5tales1 audacieuses1 gr&ioses1 abyssales1 que jusqu'alors elle ne connaissait que p> ou-dire ou p> bribes p>cimonieuses4 ,les ,gno/iques apportai5t entre autres les doctr9es de ,zoroa/re2 les nigmatiques ,essni5s1 ?osophes et ?urgi/es1 v5us des bords de la ,m] ,morte1 qui disp>ur5t assez my/rieusem5t1 bi5 qu'au temps de ,philon ils fuss5t au nombre de #dj4jjj1 ou f9ir5t p> se confondre avec les ,gno/iques1 reprs5tai5t sans d\te plus directem5t l'lm5t h9d\2 les ,kabbali/es d'avant la ,kabbale crite ravivai5t les enseignem5ts de la ,p]se1 de la ,*alde et de l'gypte1 les ,*rti5s s'veillai5t entre la ,bible et les lg5des de l',inde1 les ,no-platonici5s qu'on p\rrait plus ju/em5t appel] les ,no-orphiques ou ,no-py?agorici5s1 rev5ai5t aux vieux philosophes du ,v,ie sicle avant notre re et s'ef=ai5t d'y retr\v] des vrits trop longtemps mconnues que les rvlations ori5tales remettai5t brusquem5t en lumire4 ,n\s n'avons pas tudi] ici cette eff]vesc5ce qui e/ une des crises les plus int5ses et1 c]ta9s g>ds1 les plus fcondes que l'on con/ate dans l'hi/oire de la p5se huma9e4 ,p\r ce qui n\s intresse en ce mom5t1 il suffit de not] qu'au po9t de vue de l'ide de ,dieu1 de la cause premire1 de l'esprit pr-cosmique1 ou de la ralit absolue qui prcde t\t tre manife/ ou conditionn1 comme au po9t de vue de l'orig9e1 du b1 de l'conomie de l'univ]s et de la nature du bi5 et du mal1 elle ne n\s appr5d ri5 que n\s n'ayons tr\v dans les religions et les philosophies antrieures4 ,les manife/ations de l',inconnaissable1 la division de l',unit primordiale1 la desc5te de l'esprit dans la matire sont attribues au ,logos et *ang5t de nom sans *ang] de tnbres4 ,p\r t5t] d'expliqu] les contradictions insolubles entre un dieu immobile et un univ]s sans cesse en m\vem5t1 entre un dieu inconnaissable qu'on f9it p> connatre dans t\s ses dtails1 entre un dieu bon qui cre1 veut ou p]met le mal1 on imag9e d'abord une triple hypo/ase1 puis une f\le de div9its int]mdiaires1 dmiurges ou dd\blem5ts de ,dieu1 ons1 facults ou attributs div9s p]sonnifis1 anges et dmons4 ,dans le rem\s de ces spcialisations1 de ces di/9ctions1 de ces subdivisions +nieuses1 subtiles et inextricables1 le simple et imm5se aveu de l',inconnaissable e/ bi5tt subm]g d'un tel flot de p>oles qu'on ne l'ap]oit plus4 ,on ne t>de pas l'oubli] compltem5t1 on n'y fait plus allusion1 et l',inconnu suprme eng5dre tant de div9its secondaires et si bi5 connues1 qu'il n'ose plus rappel] aux hommes qu'ils ne le connatront jamais4 ,naturellem5t1 plus il y a de mots et d'claircissem5ts1 plus les vrits primitives sur lesquelles on travaille s'effac5t et s'obscurciss5t2 si bi5 qu'aprs avoir atte9t ou regagn dans ,philon1 et surt\t dans ,plot91 les plus hauts1 sommets de la p5se et tre desc5du d'une "p aux lucubrations du casse-tte *9ois qu'e/ le fameux ,pi/is-,sophia attribu ,val5t9 et de l'autre aux prt5dues rvlations de ,jamblique sur les my/res gypti5s1 rvlations qui ne rvl5t ri5 du t\t1 t\t ce m\vem5t gno/ique et no-platonici5 f9it1 avec les successeurs de ,val5t9 et les cont9uateurs de ,porphyre et de ,proclus1 p> sombr] dans la plus purile logoma*ie et la plus vulgaire sorcell]ie4 ,il e/ donc inutile d'insi/]2 non que l'tude de cette eff]vesc5ce soit sans intrt2 au contraire1 il e/ peu de mom5ts dans l'hi/oire o l'intellig5ce ait eu affront] des problmes aussi n\veaux1 aussi complexes1 aussi ardus2 o elle ait fait preuve de plus de puissance1 de vitalit et d'en?\siasme4 ,mais ce que j'en ai dit suffit mon desse9 qui e/ simplem5t de montr] que les occulti/es de la ,grce et surt\t ceux du ,moy5 ge qui n\s intress5t p>ticulirem5t p>ce qu'ils sont plus prs de n\s et que leur s\v5ir e/ demeur plus vivace1 n'ont ri5 n\s appr5dre d'ess5tiel que n\s ne connaissions dj p> l',inde1 l'gypte et la ,p]se4 ,,la ,,kabbale ,i ,n\s arrivons enf9 la ,kabbale qui e/ en quelque sorte le nud vital de l'occultisme tel qu'on l'ent5d communm5t4 ,ce mot de ,kabbale1 qui c\vre des doctr9es en gnral trs peu ou trs mal connues1 demeure p\r les uns *>g de pre/iges et de my/res qui les inquit5t et les font presque frissonn] comme s'ils y voyai5t un reflet de flammes inf]nales2 t&is que p\r d'autres1 il n'voque qu'un illisible fatras de sup]/itions absurdes1 de sornettes1 de biz>res =mules prt5tions diaboliques1 d'nigmes enfant9es1 d'lucubrations primes qui ne val5t plus un exam5 srieux4 ,bi5 qu'il rpugne d'employ] son propos une expression que l'usage a r5due aussi fru/e1 la vrit c'e/ que la ,kabbale ne mrite ni cet excs d'honneur ni cette indignit4 ,d'abord1 il y a deux ,kabbales1 la ,kabbale proprem5t dite ou ,kabbale ?orique1 la seule dont n\s ayons n\s occup]1 et la ,kabbale pratique qui n'e/ qu'une sorte de d]matose snile qui peu peu envahit les p>ties les mo9s nobles de la premire et dgnra en imbciles pratiques de magie noire et de basse sorcell]ie auxquelles il e/ impossible de s'intress]4 ,l'tude philosophique1 critique et sci5tifique de la ,kabbale1 comme celle du ,vdisme1 des hiroglyphes1 du ,mazdisme1 date d'hi]4 ,avant les travaux d',ad4 ,franck1 on ne connaissait la ,kabbale que p> l'uvre de ,knorr von ,ros5ro?1 la ,kabbala d5udata1 publie en #afgg1 qui ne considrait dans le ,zoh> que le ,livre des ,my/res et ,la ,gr&e ,assemble1 c'e/--dire ses p>ties les plus obscures et ngligeant les textes ne donnait que des extraits1 mal ent5dus1 de comm5tateurs4 ,ad4 ,franck1 dans sa ,kabbale ou la philosophie religieuse des ,hbreux1 p>ue en #ahdb1 reproduit p\r la premire fois les textes complets et au!ntiques1 les traduit et les comm5te4 ,jol et ,jell9ek p\rsuiv5t ses re*]*es1 discut5t ses conclusions1 rectifi5t ses erreurs2 et le d]ni] en date des int]prtes de ces livres my/rieux1 ,s4 ,k>ppe1 dans son tude sur les orig9es et la nature du ,zoh>1 repr5ant la "q de plus haut et remontant aux s\rces du my/icisme juif1 n\s donne en #aija une tude qui p]met de s'av5tur] sans cra9te sur ces t]res suspectes et dang]euses4 ,la ,kabbale1 de l'hbreu ,kaballah qui1 comme v\s l'appr5dront t\s les dictionnaires1 signifie tradition1 a la prt5tion d'tre un enseignem5t occulte1 en m>ge ou plutt au-dessus de l'enseignem5t de la ,bible1 ou des doctr9es or?odoxes de la ,?ora c'e/--dire du ,p5tateuque1 transmis oralem5t depuis ,mose1 qui les aurait reu directem5t de ,dieu1 jusqu' une poque qui va du ,i,xe au ,x,i,i,ie et ,x,i,ve sicle de notre re1 o ces secrets murmurs de b\*e oreille1 comme on disait entre initis1 fur5t enf9 fixs p> crit4 ,il e/ impossible de savoir si cette prt5tion e/ plus ou mo9s fonde1 c> au del d'un ou deux sicles avant ,j4-,c41 les traces hi/oriques qui ratta*]ai5t la tradition que n\s connaissons une tradition antrieure font absolum5t dfaut4 ,n\s devons donc n\s born] pr5dre les deux livres de la ,kabbale1 le ,sef] ,y]izah et le ,zoh>1 tels qu'ils se prs5t5t1 et exam9] ce qu'ils cont5ai5t au mom5t o ils fur5t crits4 ,le ,sef] ,y]izah ou ,livre de la ,cration1 qu'on attribua d'abord assez purilem5t au patri>*e ,abraham1 puis1 sans c]titude1 ,rabbi ,akiba1 e/ somme t\te l'uvre d'un auteur inconnu qui le rdigea entre le ,v,i,i,ie et le ,i,xe sicle de notre re4 ,p\r donn] une ide de cette uvre1 il suffira de transcrire ici quelques p>agraphes du *apitre premi]3 ,p> #cb voix m]veilleuses de sagesse1 ,yah1 ,yehovah ,zebao?1 ,dieu vivant1 ,dieu =t lev et sublime1 demeurant t]nellem5t1 dont le nom e/ sa9t 7il e/ sublime et sa9t7 a trac et cr son monde en trois livres3 le livre proprem5t dit1 le nombre et la p>ole4 ,dix ,sephiro? sans ri5 et #bb lettres dont #c lettres fondam5tales1 #g lettres d\bles et #ab lettres simples4 ,dix ,sephiro? sans ri51 selon le nombre de #aj doigts1 #e en face de #e4 ,et l'alliance de l',un e/ adapte ju/e au milieu p> la circoncision de la langue et la circoncision de la *air4 ,dix ,sephiro? sans ri52 #aj et non #i1 #aj et non #aa4 ,compr5ds avec sagesse et mdite avec intellig5ce1 exam9e et creuse-les4 ,rapporte la *ose sa cl>t et mets son auteur sa place4 ,dix ,sephiro? sans ri51 leur mesure e/ le #aj sans f93 pr(ondeur de comm5cem5t et pr(ondeur de f92 pr(ondeur de bi5 et pr(ondeur de mal2 pr(ondeur de haut et pr(ondeur de bas2 pr(ondeur d',ori5t et pr(ondeur d',occid5t2 pr(ondeur de ,nord et pr(ondeur de ,sud2 un matre unique1 ,dieu1 roi fidle1 rgne sur t\s du haut de sa demeure sa9te et t]nelle4 ,dix ,sephiro? sans ri52 leur aspect e/ comme l'clair1 mais leur f9 n'a pas de f94 ,son mot sur eux e/ qu'ils c\r5t et vi5n5t1 et selon sa p>ole ils se prcipit5t comme la tempte et se pro/]n5t devant son trne4 ,dix ,sephiro? sans ri52 leur f9 fixe leur comm5cem5t et leur comm5cem5t leur f91 comme une flamme atta*e au *>bon4 ,le matre e/ unique et il n'a pas de second4 ,or devant l',un que comptes-tu8 ,et cela cont9ue a9si1 longuem5t1 s'enfonant dans une sorte d'incomprh5sible sup]/ition de lettres et de nombres1 considrs comme des puissances ab/raites4 ,il e/ c]ta9 que l'on fait dire de tels textes t\t ce qu'on veut et qu'on en tire ce qu'on dsire4 ,on y r5contre p\r la premire fois la notion des ,sephiro? que le ,zoh> dvelopp]a amplem5t2 et on y dmle un sy/me de cration o le ,v]be1 c'e/--dire la p>ole de ,dieu1 en exprimant les lettres alef1 mem1 s*91 comme l'explique ,s4 ,k>ppe1 l'un des plus savants comm5tateurs du livre nigmatique1 donne naissance aux trois lm5ts1 et1 en produisant p> ces lettres six comb9aisons1 il donne naissance aux six directions1 c'e/--dire donne aux lm5ts la facult de se rp&re dans t\s les s5s4 ,puis1 imprimant dans ces lm5ts les #bb lettres de l'alphabet1 y compris les #c lettres1 alef1 mem1 s*9 7non plus en tant qu'lm5ts sub/antiels1 mais =mels71 et en exprimant t\te la v>it de mots qui rsult5t de ces lettres1 il produit t\te la multiplicit des *oses#dh4 #dh ,s4 ,,k>ppe1 tudes sur les orig9es et la nature du ,zoh>1 p4 #aei et #afc4 ,t\t cela1 on le voit1 ne rvle ri5 de bi5 important2 et je ne me s]ais pas arrt ces *>ades sol5nelles1 si le ,sef] ,y]izah ne j\issait *ez les occulti/es d'une rputation qui semble assez usurpe qu& on y reg>de de prs1 et s'il ne s]vait de po9t de d"p et d'appui au ,zoh> qui s'y rfre con/amm5t4 ,les occulti/es ont essay de n\s donn] des clefs du ,sef]2 mais j'av\e humblem5t que ces clefs ne m'ont ri5 ouv]t4 ,somme t\te1 il e/ assez vraisemblable1 comme le dit ,k>ppe1 que ce livre abscons e/ t\t simplem5t le travail d'un pdagogue proccup de qu9tess5ci] en un manuel trs c\rt1 t\tes les connaissances sci5tifiques lm5taires relatives la lecture et la grammaire1 la cosmologie et la physique1 la division du temps et de l'espace1 l'anatomie et la doctr9e juive2 et qu'au lieu d'tre l'uvre d'un my/ique c'e/ plutt une sorte d'aide-mmoire ou d',en*iridion mnmote*nique4 ,,ii ,le ,zoh>1--qui signifie l'clat1--comme le ,sef] ,y]izah1 e/ le fruit d'une longue f]m5tation my/ique qui remonte une poque o le ,talmud n'tait pas encore cltur1 c'e/--dire antrieure au ,v,ie sicle de notre re1 et surt\t la priode appele ,gaonique4 ,aprs une assez longue clipse1 ce my/icisme recomm5ce environ #hbj ans aprs ,j4-,c41 et se cont9ue dans les crits des gr&s ?ologi5s juifs1 ,ibn ,gabirol1 ,juda ,hallvi1 ,abn-,ezra1 et pr9cipalem5t dans ceux de ,mamonide4 ,ensuite1 prp>ant directem5t la ,kabbale1 vi5n5t l'cole d',isaac l',aveugle qui e/ avant t\t mtaphysique1 ab/raction des ab/ractions no-platonici5nes1 comme on l'a df9ie1 o brille notamm5t ,na*manide1 puis l'cole d'laz> de ,worms qui s'applique spcialem5t au my/re des lettres et des nombres1 et l'cole d',abulafia qui dveloppe la contemplation pure4 ,n\s arrivons a9si au ,zoh> proprem5t dit4 ,comme la ,bible1 comme les ,vdas1 l',ave/a et le ,livre des ,morts gypti51 ce n'e/ pas un travail homogne1 mais le produit d'une l5te incubation1 uvre de collaborateurs anonymes et nombreux1 incohr5te1 dc\sue1 s\v5t contradictoire1 o l'on tr\ve de t\t1 le meilleur comme le pire1 les spculations les plus hautes et les divagations les plus extravagantes et les plus puriles1 le recueil1 le rs]voir ou plutt le baz> o s'accumule ple-mle t\t ce qui n'a pu tr\v] place dans la religion (ficielle1 p>ce que trop h>di1 trop lev1 trop biz>re ou trop trang] l'esprit juif4 ,il n'e/ pas facile de fix] la date d'une uvre de ce g5re4 ,franck1 p\r faire valoir son antiquit1 invoque sa =me *aldenne2 mais beauc\p de rabb9s du ,moy5 ge crivai5t l'aramen *aldaque4 ,ensuite on a s\t5u qu'il tait l'uvre du ,tanate ,simon b5 ,jo*a 7v]s #aej aprs ,j4-,c471 mais ri5 n'e/ v5u confirm] cette attribution4 ,on ne tr\ve aucune trace c]ta9e de son exi/5ce avant la f9 du ,x,i,i,ie sicle4 ,le plus probable1 et l'rudit ,s4 ,k>ppe arrive cette conclusion aprs avoir longuem5t et m9utieusem5t discut t\tes les hypo?ses1 e/ que ,mose de ,lon1 qui vcut au comm5cem5t du ,x,i,ve sicle1 fut c\p sr ml la composition du ,zoh>2 et s'il n'en fut pas l'auteur pr9cipal1 ramassa dans un mme t\t un c]ta9 nombre de fragm5ts my/iques1 comm5taires de l'criture1 issus1 comme tant d'autres uvres de la littrature juive1 de la collaboration d'criva9s multiples4 ,en t\s cas1 il e/ c]ta9 que le ,zoh> tel que n\s le connaissons e/ relativem5t mod]ne4 ,,iii ,au ,jhovah de la ,bible1 dieu unique1 p]sonnel1 an?ropomorphe et crateur direct de l'univ]s1 le ,zoh> sub/itue ou plutt sup]pose ou prsuppose le ,en-s(1 c'e/--dire l'inf9i1 le ,ay91 c'e/--dire le nant1 l',anci5 des anci5s1 le ,my/rieux des my/rieux1 le ,long ,visage4 ,l',en-,s(1 c'e/ ,dieu en soi1 aussi inconnaissable1 aussi inconcevable que la ,cause sans cause ou l',esprit suprme des ,vdas1 dont il n'e/ qu'une rplique modifie p> le gnie juif4 ,il e/ mme plus prs du nant que l'esprit suprme des ,h9d\s1 sa premire manife/ation1 la premire ,sfirah1 la ,c\ronne e/ encore le nant2 il e/ l',ay9 de l',ay91 le nant du nant4 ,on ne l'appelle mme pas ,cela comme dans l',inde4 ,lorsque t\t tait encore envelopp en lui1 dit le ,zoh>1 ,dieu tait le my/rieux p>mi les my/rieux4 ,alors1 il tait sans nom4 ,le seul t]me qui lui convnt et t l'int]rogatif3 ,qui#di8 #di ,zoh>1 ,,ii1 #aje4 ,on ne peut en donn] que des descriptions ngatives et contradictoires4 ,il e/ sp> puisqu'il e/ suprieur t\t1 et il n'e/ pas sp>4 ,il a une =me et il n'a pas de =me4 ,il a une =me en tant qu'il tablit l'univ]s et il n'a pas de =me en tant qu'il n'y e/ pas enf]m#ej4 #ej ,zoh>1 ,,iii1 #bhh-;a4 ,avant le dveloppem5t de l'univ]s1 il n'tait pas ou n'tait qu'un po9t d'int]rogation dans le nant4 ,n\s retr\vons donc ici1 au d"p1 l'aveu d'une ignorance absolue1 inv9cible1 irrductible4 ,l',en-,s( n'e/ qu'un agr&issem5t illimit de l',inconnaissable2 le ,dieu de la ,bible e/ absorb et disp>at dans une imm5se ab/raction2 de l la ncessit du secret4 ,mais cette ngation inconcevable1 impntrable1 immobile1 t]nelle1 il fallait1 comme la ,cause suprme des religions de l',inde1 la faire sortir de son nant et de son immobilit1 la faire pass] de l'inf9i au f9i1 de l'invisible au visible1 et c'e/ ici que comm5c5t les difficults4 ,dieu tant l'inf9i1 c'e/--dire remplissant t\t1 comm5t1 ct de l',en-,s(1 l'inf9i1 y a-t-il place p\r le ,s(1 le f9i8 ,le ,zoh> e/ visiblem5t emb>rass et ses explications l'g>5t lo9 de l'humble et gr&iose simplicit de la ?osophie h9d\e4 ,il rpugne av\] son ignorance1 il veut r5dre compte de t\t et1 ttonnant dans l',inconnaissable1 s'embr\ille en des int]prtations s\v5t inconciliables et1 qu& le sol manque s\s ses pas1 a rec\rs des allgories et des mtaphores p\r masqu] l'impuissance de la p5se ou donn] une issue app>5te l'impasse o il s'e/ engag4 ,il se dem&e un mom5t s'il admettra la cration ex nihilo1 en t5dant ce premi] acte le c>actre incomprh5sible de la div9it2 puis il p>at se ravis] et se rallie la doctr9e de l'manation qu'il a tr\ve dans l',inde1 dans le ,zoroa/risme et *ez les no-platonici5s4 ,il la modifie p\r l'adapt] au gnie juif et la complique l'extrme1 sans p>v5ir l'claircir4 ,cette ?orie de l'manation1 dans le ,zoh>1 e/ en effet trangem5t obscure1 inc]ta9e1 htroclite et tombe *aque in/ant dans l'an?ropomorphisme4 ,p\r faire place l'univ]s1 ,dieu qui remplissait t\t se conc5tre1 et dans l'espace laiss libre irradie sa p5se et extriorise une p>tie de lui-mme4 ,cette premire manation ou irradiation c'e/ la premire ,sfirah1 ,la ,c\ronne4 ,elle reprs5te l'inf9i ayant fait un pas v]s le f9i1 le ,nant ayant fait un pas v]s l'tre1 la sub/ance premire4 ,de cette premire ,sfirah1 presque encore le nant1 mais un nant plus accessible notre esprit1 man5t en voluant deux n\velles ,sfiro?1 la ,sagesse1 pr9cipe mle1 et l',intellig5ce1 pr9cipe femelle2 c'e/--dire qu' p>tir de la ,c\ronne1 app>aiss5t les contraires1 la premire diffr5ciation des *oses4 ,de l'union de la ,sagesse et de l',intellig5ce nat la ,sci5ce2 n\s avons a9si l',ide pure1 la ,p5se extriorise et la ,voix ou la ,p>ole qui relie la premire la deuxime4 ,a cette premire tr9it de ,sfiro? en succde une autre3 la ,grce ou ,gr&eur1 la ,ju/ice ou ,svrit ou ,=ce et leur mdiatrice la ,beaut4 ,enf9 les ,sfiro? confondues dans la ,beaut volu5t encore et produis5t un troisime gr\pe1 ,victoire1 ,gloire1 ,fondem5t1 et enf9 la ,sfirah ,empire ou ,royaut qui ralise t\tes les ,sfiro? dans l'univ]s visible4 ,l'ensemble des ,sfiro? =me d'autre "p le my/rieux ,adam ,kadmon1 l'homme suprieur1 l'homme primordial1 dont les occulti/es n\s p>l]ont abondamm5t et qui lui-mme reprs5te l'univ]s4 ,cette explication de l'inexplicable1 comme t\tes les explications de ce g5re1 n'explique en somme ri5 du t\t et ca*e l'incomprh5sible s\s un flot d'+nieuses mtaphores4 ,obissant1 comme l'avai5t fait les religions antrieures1 la ncessit de jet] un pont entre l'inf9i et le f9i1 entre l'inconcevable et la p5se1 au lieu de se cont5t] comme l',inde1 du rveil ou du dd\blem5t de la ,cause suprme1 ou du ,logos gypti51 ,p]se et no-platonici51 elle multiplie les pass]elles en multipliant les int]mdiaires2 mais p\r tre nombreuses1 ces pass]elles n'en ab\tiss5t pas mo9s au mme aveu d'ignorance4 ,en t\t cas cette explication1 en dissimulant ce n\vel aveu s\s un monceau d'images1 a l'avantage de relgu] dans une sorte d',9 pace inaccessible1 le premi] aveu1 le plus emb>rassant1 l'aveu pr9cipal qui place hors de notre porte la cause premire et l'exi/5ce de ,dieu4 ,a p>tir de la cration des ,sfiro? et de l'univ]s1 l',en-,s( e/ gnralem5t oubli2 comme le ,cela de l',inde1 comme le ,n\n de l'gypte1 on le passe volonti]s s\s sil5ce1 on s'int]roge r>em5t son sujet4 ,mme p\r une doctr9e secrte et my/rieuse comme la ,kabbale1 il e/ trop secret1 trop my/rieux1 trop incomprh5sible1 et t\te l'att5tion se porte uniquem5t sur des manations que l'imag9ation lui prte et que l'on croit connatre p>ce qu'on leur a donn des noms1 des v]tus1 des fonctions1 des attributs1 en un mot p>ce qu'on les a cres soi-mme4 ,,iv ,qu& l',en-,s( a-t-il comm5c ses manations8 ,a cette "q que l',inde rsolvait p> la ?orie des sommeils et des rveils de ,brahma1 sans comm5cem5t ni f91 la ,kabbale ne rpond pas trs clairem5t4 ,avant1 dit-elle1 que ,dieu et cr ce monde1 il avait cr beauc\p de mondes et il les avait fait disp>atre jusqu' ce qu'il lui vnt la p5se de crer celui-ci#ea4 ,que sont dev5us ces mondes disp>us8 ,c'e/ le privilge1 rpond-elle1 de la =ce du roi suprme que ces mondes qui ne pur5t pr5dre =me ne priss5t pas1 que ri5 ne prit1 mme le s\ffle de sa b\*e2 t\t a sa place et sa de/9ation et ,dieu sait ce qu'il en fait4 ,mme la p>ole de l'homme et le son de sa voix ne tomb5t pas dans le nant1 t\te *ose a sa place et sa demeure#eb4 #ea ,,iii1 #fa-;b4 #eb ,,ii1 #ajj-;b4 ,et notre monde que devi5t-il8 ,o va-t-il8 ,quelle e/ sa de/9e8 ,le ,zoh> tant une uvre htroclite1 une compilation trs t>dive1 sa doctr9e1 cet g>d1 e/ beauc\p mo9s nette que celle du brahmanisme2 mais dgage des lm5ts illogiques et trang]s qui s\v5t trav]s5t et dt\rn5t son c\rs1 elle arrive galem5t au pan?isme1 et p> le pan?isme l'optimisme 9vitable4 ,l',en-,s(1 l'inf9i1 e/ t\t1 p> consqu5t t\t e/ lui4 ,p\r se manife/]1 le pur ab/rait se dveloppe p> des int]mdiaires et1 se dgradant volontairem5t p> bont1 ab\tit la p5se et la matire qui n'e/ que la d]nire dgradation de la p5se2 et qu& vi5dra l're messianique1 t\te *ose r5tr]a dans sa rac9e1 comme elle en tait sortie#ec4 #ec ,,iii1 #bif4 ,l'homme qui dans le ,zoh> e/ le c5tre du monde et le microcosme1 peut dj1 ds sa mort1 j\ir de ce ret\r dans le p>fait1 et son me purifie recevoir le bais] de paix qui l'unit n\veau et jamais sa rac9e1 son pr9cipe#ed4 #ed ,i1 #fh-;a4 ,et le mal8 ,le mal dans le ,zoh>1 comme dans le ,brahmanisme1 e/ la matire4 ,l'homme p> sa victoire sur le mal triomphe de la matire ou plutt subordonne en lui la matire une vocation plus haute2 il ennoblit la matire et la fait remont] du po9t extrme o elle tait relgue v]s le lieu de ses orig9es4 ,en lui1 qui e/ le gr& consci5t1 la matire pr5d consci5ce de la di/ance qui la sp>e du bi5 suprme1 et elle t5d v]s ce bi54 ,p> l'homme les tnbres aspir5t v]s la lumire1 le multiple v]s l'un1 la nature entire v]s ,dieu4 ,p> l'homme ,dieu se refait lui-mme aprs avoir trav]s t\te la magnifique div]sit des tres4 ,puisque l'homme e/ une expression rsume de t\t1 qu& il a va9cu le mal en lui1 il l'a va9cu dans le t\t1 il entrane dans son asc5sion t\s les lm5ts infrieurs1 et p> sa monte s'opre la monte du cosmos t\t enti]#ee4 #ee ,s4 ,,k>ppe1 op4 cit41 p4 #dgh4 ,mais p\rquoi le mal tait-il ncessaire8 ,p\rquoi1 se dem&e le ,zoh>1 si l'me e/ d'ess5ce cle/e desc5d-elle sur la t]re8 ,la rponse cette gr&e "q qu'aucune religion n'a donne1 le ,zoh>1 selon son habitude qu& il se tr\ve emb>rass1 l'esquive p> une allgorie3 ,un roi envoya son fils la campagne af9 qu'il y devnt robu/e et acqut les connaissances ncessaires4 ,aprs quelque temps on lui annona que son fils avait gr&i1 qu'il s'tait =tifi et que son ducation tait a*eve4 ,alors il envoya1 p> am\r p\r lui1 la re9e elle-mme le pr5dre et le ram5] au palais4 ,a9si la nature enfante au roi de l'univ]s un fils1 l'me cle/e et il l'envoie aux *amps1 c'e/--dire dans l'univ]s t]re/re af9 qu'il se =tifie et s'ennoblisse#ef4 #ef ,i1 #bde4 ,les disciples de ,r4 ,simon b5 ,zema* ,durn1 l'un des gr&s docteurs du ,zoh>1 lui dem&5t3 ,ne vaudrait-il pas mieux que l'homme ne ft pas n1 plutt que de natre avec la facult de p*] et d'irrit] ,dieu8 ,et le matre rpond3 ,c]tes non1 c> l'univ]s1 s\s la =me qu'il a1 e/ ce qu'il y a de meilleur4 ,or1 la loi e/ indisp5sable au ma9ti5 de cet univ]s1 autrem5t l'univ]s s]ait un ds]t2 et l'homme son t\r e/ indisp5sable la loi444 ,les disciples comprir5t et dir5t3 ,c]tes ,dieu n'a pas cr le monde sans cause2 la loi e/ en effet le vtem5t de ,dieu1 ce p> quoi il e/ accessible4 ,sans la v]tu huma9e ,dieu n'aurait qu'un vtem5t misrable4 ,celui qui fait le mal s\ille en son me le vtem5t de ,dieu1 et celui qui-accomplit le bi5 se revt de la magnific5ce div9e#eg4 ,n\s aurions mauvaise grce de n\s montr] plus exigeants que ces disciples accommodants et respectueux4 #eg ,i1 #bc-;a-b4 ,une autre "q capitale1 l't]nit des pe9es1 e/ galem5t esquive4 ,logiquem5t1 une religion pan?i/e ne saurait admettre que ,dieu *tie et torture t]nellem5t une p>tie de lui-mme4 ,le ,zoh> dit bi5 quelque "p3 ,combi5 y a-t-il d'mes et d'esprits qui sont r\ls t]nellem5t et ne revoi5t plus jamais les p>vis cle/es6 ,mais d'un autre ct1 il enseigne expressm5t la doctr9e de la transmigration1 c'e/--dire de la purification graduelle des mes p> les exi/5ces successives2 et il appuie cette doctr9e videmm5t emprunte aux gr&es religions antrieures1 sur des textes de la ,bible1 entre autres sur l',ecclsia/e 7,,iv1 #b71 o il e/ dit3 ,et je l\e les morts qui sont dj morts plus que les vivants qui viv5t encore4 ,que signifie1 se dem&e le ,zoh>1 les morts qui sont dj morts8 ,ce sont ceux qui sont dj morts une fois aup>avant1 c'e/--dire qui n'en sont plus leur premire prgr9ation4 ,or1 il e/ vid5t que la doctr9e de la transmigration purificatrice exclut ncessairem5t les pe9es t]nelles4 ,v ,le ,zoh> e/ donc1 je l'ai dj dit1 une va/e compilation anonyme qui1 s\s prtexte de rvl] des initis le s5s secret de la ,bible et spcialem5t du ,p5tateuque1 habille de vtem5ts juifs les gr&s aveux d'ignorance des gr&es religions antrieures1 en sur*>geant ces vtem5ts de t\s les ornem5ts n\veaux et compliqus que lui f\rniss5t les ,essni5s1 les no-platonici5s1 les gno/iques et mme les premi]s sicles du *ri/ianisme4 ,il e/1 qu'il l'av\e ou non1 sur les po9ts capitaux1 nettem5t agno/ique1 comme le ,brahmanisme4 ,il e/ pan?i/e comme lui4 ,p\r lui aussi la cration e/ plutt une manation et le mal e/ galem5t la matire et la sp>ation ou la multiplicit1 et le bi5 le ret\r l'esprit et l'unit4 ,il admet enf9 la transmigration des mes et leur purification et p> consqu5t le ,k>ma1 de mme que l'absorption f9ale en la div9it1 c'e/--dire le ,nirvana4 ,il e/ curieux de le con/at]1 n\s avons ici1 p\r la premire fois1--c> les autres ne sont pas arrives jusqu' n\s1--une doctr9e sotrique et se proclamant telle1 et cette doctr9e n'a pas autre *ose n\s appr5dre que ce que n\s appr5ai5t sans rtic5ces et sans my/res1 du mo9s leur db1 les religions primitives4 ,comme celles-ci1 avec ses gr&s aveux et ses expdi5ts1 diffr5ts de =me1 mais au fond id5tiques1 p\r pass] du nant l'tre1 de l'inf9i au f9i1 de l'inconnaissable au connu1 elle app>ti5t la mme tradition rationali/e qui t5te d'expliqu] l'inexplicable p> de plausibles hypo?ses et des inductions auxquelles n\s p\rrions donn] d'autres t\rnures et d'autres noms1 mais qu'en somme n\s s]ions incapables1 mme auj\rd'hui1 d'amlior] s5siblem5t4 ,t\t au plus s]ions-n\s t5ts de r5onc] t\te explication et d't5dre l'aveu d'ignorance l'ensemble des orig9es1 des manife/ations et des f9s de la vie1 ce qui s]ait peut-tre le plus sage4 ,elle n\s montre a9si que t\te doctr9e secrte ne fut probablem5t jamais et sans d\te ne saurait tre autre *ose2 et que les rvlations les plus hautes qu'on n\s ait apportes fur5t t\j\rs tires de l'homme p> l'homme mme4 ,on imag9e facilem5t l'importance que prit durant le ,moy5 ge cette doctr9e occulte4 ,connue seulem5t de quelques initis1 enveloppe de =mules et d'images incomprh5sibles1 *u*ote de b\*e oreille au milieu de dang]s t]ribles1 elle avait un rayonnem5t s\t]ra91 une sorte d'attrait sombre et irrsi/ible4 ,elle reg>dait le monde de beauc\p plus haut que la ,bible qu'elle considrait comme un tissu d'allgories d]rire lesquelles se ca*ait une vrit qu'elle connaissait seule2 elle apportait aux hommes1 trav]s les br\ssailles de ses vgtations biz>res et p>asites1 les d]ni]s *os des gr&s enseignem5ts de la raison huma9e son aurore4 ,,les ,,h]m,,ti/es ,i ,t\t l'occultisme ou l'h]mtisme du ,moy5 ge sort donc de la ,kabbale et des crits alex&r9s en y aj\tant peut-tre c]ta9es traditions de pratiques magiques trs rp&ues dans l'anci5ne gypte et la ,*alde4 ,la p>tie ?osophique et philosophique de cet occultisme n'a donc ri5 n\s appr5dre4 ,elle n'e/ qu'un reflet d=m1 une r$ite extrmem5t corrompue et s\v5t mconnaissable de ce que n\s avons dj vu et ent5du4 ,l'app>eil my/rieux dont elle s'ent\re1 et qui d'abord intrigue et fait illusion1 n'e/ qu'une prcaution indisp5sable p\r ca*] aux yeux de l'glise les affirmations df5dues1 hrtiques et dang]euses qu'elle r5f]mait4 ,l'iconographie occulti/e1 les signes1 les toiles1 les triangles1 les p5tagrammes1 les p5tacles tai5t au fond des aide-mmoire1 des mots de passe1 ou des sortes de rbus qui p]mettai5t aux affids de se reconnatre et de se communiqu] des vrits que m5aai5t sans cesse le b*] et1 aprs les explications qu'on n\s a donnes1 ne recl5t et ne p\vai5t ri5 recl] qui ne n\s semble auj\rd'hui p>faitem5t admissible et in(f5sif4 ,l'al*imie mme1 qui demeure la rgion la plus intressante de l'occultisme mdival1 n'e/ en somme qu'un trompe-l'il1 une sorte d'cran d]rire lequel les vritables initis *]*ai5t le secret de la vie4 ,le ,gr& uvre1 dit liphas ,lvi1 n'tait pas proprem5t p>l] le secret de la transmutation des mtaux1 rsultat accessoire1 mais l'arcane univ]sel de la vie1 la re*]*e du po9t c5tral de trans=mation o la lumire se fait matire et se cond5se en une t]re qui conti5t en elle le pr9cipe du m\vem5t et de la vie444 ,c'e/ la fixation de la lumire a/rale p> une magie s\v]a9e de la volont4 ,ce qui n\s mne aux phnomnes odiques1 dont n\s p>l]ons plus lo91 qui n\s mett5t sur la voie de cette fixation4 ,bi5 plus1 aux yeux des gr&s initis1 la re*]*e de l'or n'tait qu'un symbole qui voilait la re*]*e du div9 et des facults div9es dans l'homme2 et seuls les al*imi/es infrieurs qui pr5ai5t au pi$ de la lettre les indications cabali/iques des grimoires1 s'puisai5t rs\dre des problmes et se ru9ai5t p\rsuivre des expri5ces qui du re/e fir5t faire la *imie des progrs et des dc\v]tes que1 sur c]ta9s po9ts1 elle n'a pas encore dpasss4 ,,ii ,d'autre "p1 on s'imag9e trop volonti]s que l'occultisme du ,moy5 ge e/ avant t\t diabolique4 ,la vrit e/ que les initis ne croyai5t pas au dmon et ne p\vai5t y croire1 puisqu'ils n'admettai5t pas la rvlation *rti5ne telle que l'glise la leur prs5tait4 ,pas de dmons en dehors de l'humanit e/ un des axiomes fondam5taux du haut occultisme4 ,c'e/1 disait ,van ,helmont1 le fruit d'une p>esse sans bornes que d'attribu] au diable ce que n\s ne connaissons pas4 ,il ne faut pas en laiss] l'honneur au diable1 prote/ait de son ct ,p>acelse4 ,les dmons et les diables1 les anges d*us ou les damns ent\rs de flammes t]nelles ne gr\ill5t que dans les bas-fonds de la magie noire ou de la sorcell]ie4 ,la fantasmagorie des sabbats n\s masque trop s\v5t le vritable occultisme qui tait avant t\t1 au se9 d'un pril de mort incessant et p>mi des tnbres ho/iles1 la re*]*e ttonnante et passionne d'une vrit1 ou du mo9s d'une app>5ce de vrit1 c> il n'y a pas autre *ose en ce monde1 qui avait rayonn1 qui rayonnait peut-tre encore quelque "p1 mais qui semblait p]due et dont on ne retr\vait que des dbris prcieux mais in=mes1 mls l'paisse p\ssire de m5songes irritants et dcevants2 et le meilleur des =ces s'puisait un triage +rat4 ,,iii c>tant les esprits inf]naux1 ils croyai5t cep5dant l'exi/5ce et l'int]v5tion d'autres tres invisibles4 ,ils tai5t conva9cus que le monde qui *appe nos s5s e/ beauc\p plus peupl que celui que n\s p]cevons1 et que n\s vivons au milieu d'une f\le de prs5ces diaphanes mais att5tives et actives qui1 le plus s\v5t1 agiss5t sur n\s notre insu1 mais sur lesquels1 p> une ducation spciale de notre volont1 n\s p\vons agir notre t\r4 ,ces invisibles ne sortai5t pas de l'enf]1 puisque p\r les initis du ,moy5 ge1 presque aussi srem5t que p\r les fidles des gr&es religions1 aux temps o l'initiation n'tait pas encore ncessaire1 l'enf] n'tait pas un lieu de torture et de maldiction1 mais un tat d'me aprs la mort4 ,c'tai5t ou des esprits errant hors de la *air1 valant peu prs ce qu'ils avai5t valu durant leur vie t]re/re1 ou les esprits d'tres qui n'avai5t pas encore t inc>ns1 appels lm5taux1 esprits neutres1 indiffr5ts1 moralem5t amorphes et ab\liques et faisant le bi5 ou le mal selon la volont de celui qui avait appris les dom9]4 ,il e/ inconte/able que c]ta9es expri5ces de nos spirites1 notamm5t celles de la ,correspondance croise1 c]ta9es app>itions po/humes presque sci5tifiquem5t con/ates1 c]ta9s phnomnes de matrialisation1 d'idopla/ie et de lvitation remett5t srieusem5t en "q la plausibilit de ces ?ories4 ,quant aux scnes d'vocation qui flott5t s\v5t entre la haute magie et la gtie ou magie noire1 et qui1 aux yeux du vulgaire1 occup5t1 avec l'al*imie et l'a/rologie1 les trois po9ts culm9ants de l'occultisme1 leur app>eil sol5nel1 leurs =mules cabali/iques et leur rituel impressionnant mis "p1 elles correspond5t exactem5t aux vocations plus familires qui se font *aque j\r aut\r de nos tables t\rnantes1 de l'humble ,ouid-,ja ou des miroirs magiques4 ,elles correspond5t aussi aux manife/ations que produisait p> exemple la clbre ,eusapia ,palad9o et que ralise en ce mom5t1 s\s les contrles les plus svres1 le mdium de ,mme ,bisson1 avec cette diffr5ce qu'au lieu du fantme huma9 qu'att5d5t auj\rd'hui les assi/ants1 les croyants du ,moy5 ge v\lai5t voir le diable en p]sonne1 et le diable qui hantait leur p5se leur app>aissait tel qu'ils se l'imag9ai5t4 ,y a-t-il en ces manife/ations auto-sugge/ion1 sugge/ion collective1 exsudation1 transf]t et cri/allisation de matire spiritualise emprunte aux spectateurs1 ou s'y mle-t-il un lm5t extra-t]re/re et inconnu8 ,s'il e/ impossible de le dml] qu& il s'agit de faits qui se pass5t s\s nos yeux1 plus =te raison s]ait-il tmraire de tran*] la "q qu& elle s'adresse des phnomnes vieux de plusieurs sicles1 qui ne n\s sont connus que p> des relations plus ou mo9s t5dancielles4 ,,iv ,enf9 l'al*imie et l'a/rologie1 les deux autres sommets auxquels je vi5s de faire allusion1 sont1 dans l'occultisme du ,moy5 ge1 des sci5ces de seconde ma9 qui ne n\s apport5t1 au po9t de vue du gr& secret1 aucun lm5t n\veau et dont les orig9es grecques1 juives et arabes ne se ratta*5t l'gypte et la ,*alde que p> des crits apocryphes et relativem5t rc5ts4 ,cette tude1 en ce qui conc]ne l'al*imie1 a t magi/ralem5t faite p> ,pi]re ,b]!lot dans son livre sur les ,orig9es de l',al*imie4 ,il a puis le sujet1 t\t au mo9s en sa p>tie *imique2 mais on p\rrait peut-tre complt] son uvre au po9t de vue hyp]*imique1 ou mta*imique ou psy*o*imique qui ne semble pas mo9s important4 ,il s]ait galem5t s\haitable qu'un gr& a/ronome philosophe n\s donnt sur l'a/rologie le p5dant de cet admirable travail2 mais jusqu'ici les s\rces sont si pauvres qu'il ne p>at gure possible de l'entrepr5dre4 ,il en faudrait faire autant p\r la mdec9e h]mtique qui du re/e e/ lie l'al*imie et l'a/rologie4 ,mais l'al*imie et l'a/rologie qui ne sont en somme que de la *imie et de l'a/ronomie transc5d5tales1 prt5dant dpass] la matire et les a/res p\r atte9dre les pr9cipes spirituels et t]nels qui con/itu5t l'une et dirig5t les autres1 ne n\s rs]v]ai5t peut-tre des surprises et des rvlations que si l'on p\vait remont] directem5t leurs s\rces h9d\es1 gypti5nes et *aldennes1 ce qu'on n'a pu faire jusqu'ici1 c> n\s n'avons1 qui s'en rappro*e1 que le fameux ,papyrus de ,leyde1 et cet unique docum5t n'e/ que le c>net d'un orfvre gypti5 r5f]mant des =mules p\r compos] des alliages1 dor] les mtaux1 te9dre les t(fes en p\rpre et imit] et falsifi] l'or et l'arg5t4 ,v ,p>mi les occulti/es mdivaux1 presque t\s al*imi/es1 bornons-n\s rappel] les noms de ,raymond ,lulle 7,x,i,i,ie sicle71 ,doctor ,illum9atus1 auteur de l',ars ,magna1 peu prs illisible auj\rd'hui1 ,nicolas ,flamel 7,x,ve sicle71 qui selon ,b]!lot n'e/ qu'un pur *>latan1 ,reu*l91 ,weigel1 le matre de ,bohme1 ,b]n>d le ,trvisan1 ,basile ,val5t9 qui tudia surt\t l'antimo9e1 les deux ,isaac1 pre et fils1 ,jean ,tri?me1 qu'liphas ,lvi appelle le plus gr& magici5 dogmatique du ,moy5 ge1 bi5 que sa clbre cryptographie1 ,polygraphia ou ,/eganographia1 soi5t des jeux de lettres assez purils1 et son lve1 ,cornlius ,agrippa auteur de ,de ,occulta ,philosophia1 qui rdite simplem5t des ?ories de l'cole d',alex&rie1 et n'e/1 au dire d'liphas ,lvi1 qu'un audacieux pr(anateur1 heureusem5t trs sup]ficiel dans ses crits4 ,n\s avons encore1 au ,x,v,ie sicle1 ,guillaume ,po/el qui sut le grec1 l'hbreu et l'arabe1 voyagea beauc\p et rapporta en ,europe d'importants manuscrits ori5taux1 entre autres les uvres d',ab\l-,fda1 l'hi/ori5 arabe du ,x,i,i,ie sicle4 ,le *] et bon ,guillaume ,po/el1 crit liphas ,lvi dans une lettre au b>on ,spdaliri1 notre pre en la ,sa9te ,sci5ce1 puisque n\s lui devons la connaissance du ,sef] ,jesirah et du ,zoh>1 et t le plus gr& initi de son sicle si le my/icisme asctique et le clibat =c n'avai5t fait mont] son c]veau les fumes enivrantes de l'en?\siasme qui ont fait p>fois dlir] sa haute raison1 rem>que1 soit dit en passant1 qui1 p\rrait s'appliqu] des h]mti/es d'autres temps et d'autres pays4 ,aprs ,h5ri ,khunra?1 ,oswald ,crollius1 etc41 n\s passons au ,x,v,i,ie sicle1 ses dbuts1 la gr&e poque de l'al*imie qui se rappro*a davantage de la sci5ce proprem5t dite4 ,van ,helmont dc\vre le suc ga/rique1 ,glaub] le sulfate de s\de1 les huiles l\rdes du g\dron et entrevoit le *lore1 t&is que ,kunckel tr\ve le phosphore4 ,si je faisais ici une hi/oire gnrale de l'occultisme1 au lieu de re*]*] simplem5t ce qu'ont n\s appr5dre d'9dit les d]ni]s adeptes1 consci5ts ou inconsci5ts d'une sagesse occulte dont n\s avons suivi les traces trav]s les ges1 j'aurais d m'arrt] un in/ant ces my/rieux ,templi]s qui adoptr5t en p>tie les traditions juives et les rcits du ,talmud2 et auxquels succdr5t les ,rose-,croix4 ,je devrais aussi mettre "p et tudi] un peu plus longuem5t deux figures biz>res et nigmatiques qui dom95t et rsum5t t\t l'occultisme du ,moy5 ge1 savoir ,p>acelse et ,jakob ,bohme4 ,mais les tudi] de prs on con/ate qu'eux non plus1 quelles que soi5t leurs prt5tions1 ne tirr5t pas d'une s\rce inconnue les rvlations qu'ils apportr5t et qui b\lev]sr5t leurs contempora9s4 ,philippus-,aurolus-,?ophra/us-,bomba/ von ,hoh5heim1 dit ,p>acelsus 7traduction approximative de ,hoh5heim71 n en ,suisse en #adic et mort ,salzb\rg en #aeda1 porte le poids d'une inju/e lg5de qui le reprs5te comme un ivrogne1 un dbau*1 un *>latan et un f\4 ,il eut sans d\te bi5 des dfauts et ne p>at pas t\j\rs p>faitem5t quilibr1 mais n'en demeure pas mo9s un des tres les plus extraord9aires que m5tionne l'hi/oire4 ,il tait no-platonici5 et p> consqu5t n'ignorait pas les crits alex&r9s accessibles aux h]mti/es de son temps2 mais il e/ probable qu'en outre1 au c\rs de ses voyages en ,turquie et en gypte1 il eut plus directem5t connaissance de c]ta9es traditions asiatiques au sujet du corps ?rique ou a/ral1 ?ories sur lesquelles il fonda t\te sa mdec9e4 ,il enseigne en effet1 comme l'enseignai5t d'anci5s traits h9d\s qu'ont depuis remis en lumire les ?osophes1 que nos maladies vi5n5t non pas de notre corps physique mais de notre corps ?rique qui correspond peu prs ce que n\s appelons auj\rd'hui le subconsci5t1 et qu'en consqu5ce il faut agir avant t\t sur ce subconsci5t4 ,il e/ c]ta9 que bi5 des faits1 dans bi5 des cas1 t5d5t confirm] cette hypo?se1 et c'e/ peut-tre de ce ct que s'ori5t]a la ?rapeutique de dema94 ,selon lui1 les plantes mmes ont un corps ?rique1 et les mdicam5ts n'agiss5t pas en v]tu de leurs proprits *imiques mais en v]tu de leurs proprits a/rales1 ce qui e/ encore un po9t que la dc\v]te assez rc5te de l',od1 que n\s retr\v]ons plus lo91 semble corrobor]4 ,ses ides t\*ant l'exi/5ce d'un fluide vital univ]sel1 l',akahsa des ,h9d\s1 qu'il appelait l',alkahe/1 et de la ,lumire a/rale des ,kabbali/es1 sont aussi de celles que nos ?ories mod]nes sur le rle prpondrant de l'!r rappell5t notre att5tion4 ,il e/ vid5t1 d'autre "p1 qu'il a s\v5t dpass la mesure2 en sy/matisant outrance et purilem5t des concordances purem5t app>5tes ou v]bales entre c]ta9es p>ties du corps huma9 et celles des plantes mdic9ales2 de mme que ses affirmations au sujet des ,ar*es1 sortes de gnies p>ticuli]s prposs au fonctions des div]s organes et ses fantaisies *>latanesques de l',homunculus1 ne sont plus df5dables4 ,mais ces erreurs tai5t inhr5tes la sci5ce de son temps et ne sont peut-tre pas beauc\p plus ridicules que les ntres4 ,t\t compte fait1 il re/e de lui le s\v5ir d'un prcurseur bi5 tonnant et d'un visionnaire prodigieux4 ,quant ,jakob ,bohme1 le fameux cordonni] de ,go]litz1 son cas s]ait miraculeux et absolum5t inexplicable s'il avait rellem5t t l'illettr qu'on a dit4 ,mais cette lg5de doit tre dcidm5t c>te4 ,bohme avait tudi les ?osophes allem&s1 notamm5t ,p>acelse1 et connaissait p>faitem5t les no-platonici5s dont il rdite en somme les doctr9es1 en les d=mant un peu1 en les enveloppant d'une phrasologie plus obscure mais p>fois inatt5due et trs impressionnante1 et en y mlant des lm5ts de ,kabbale1 de ma?matiques my/iques et d'al*imie4 ,je r5voie ceux qu'intress]ait cet esprit trange et assurm5t gnial1 mais trs 9gal--c> il y a dans son uvre un fatras illisible-- l'tude que lui a consacre mile ,b\tr\x s\s ce titre3 ,le ,philosophe ,allem& ,jacob ,bmhe4 ,ils ne saurai5t tr\v] meilleur guide4 ,,les ,,occulti/es ,,mod]nes ,i ,avant les dc\v]tes des indiani/es et des gyptologues1 les occulti/es mod]nes que l'on peut1--mettant "p ,sw$5borg1 un gr& visionnaire isol1--faire remont] ,m>t9ez ,pasqualis1 n en #agae et mort en #aggi1 ont =cm5t travaill sur les mmes textes et les mmes traditions1 s'atta*ant t\r t\r1 selon leurs gts1 la ,kabbale1 ou aux ?ories alex&r9es4 ,pasqualis n'a ri5 crit1 mais a laiss la lg5de d'un pre/igieux magici54 ,son disciple1 ,claude de ,sa9t-,m>t91 le ,philosophe ,inconnu1 e/ une sorte de ?osophe intuitif qui f9it p> r$c\vrir ,jakob ,bohme4 ,ses livres1 bi5 p5ss et rem>quablem5t crits1 peuv5t encore se lire avec plaisir et mme avec fruit4 ,sans n\s arrt] au comte de ,sa9t-,g]ma91 qui prt5dait avoir g>d le s\v5ir de t\tes ses exi/5ces antrieures1 ,caglio/ro1 puissant illusionni/e et r$\table *>latan1 au m>quis d',arg5s1 dom ,p]netty1 d',esprmnil1 ,lavat]1 ,eck>t%aus51 ,delille de ,salle1 l'abb ,t]rasson1 ,b]gasse1 ,clootz1 ,c\rt de ,gebel91 ni t\s les my/iques qui v]s la f9 du ,x,v,i,i,ie sicle pullulr5t dans l'ari/ocratie et les loges maonniques et faisai5t p>tie des associations secrtes qui prp>r5t la ,rvolution1 mais n'ont ri5 de srieux n\s appr5dre1 ret5ons le nom de ,fabre d',olivet1 criva9 de premi] ordre1 qui n\s donne de la ,g5se de ,mose une int]prtation n\velle1 h>die et gr&iose sur la valeur de laquelle1 n'tant pas hbrasant1 je n'ai pas qualit p\r me prononc]1 mais que la ,kabbale rcemm5t tudie semble confirm] et qui se prs5te ent\re d'un app>eil sci5tifique et philologique impressionnant4 ,,ii ,et voici liphas ,lvi avec ses livres aux titres inquitants3 ,hi/oire de la ,magie1 ,la ,clef des ,gr&s ,my/res1 ,dogme et rituel de la ,haute ,magie1 ,le ,gr& ,arcane ou l',occultisme dvoil1 etc41 le d]ni] matre de l'occultisme proprem5t dit1 de l'occultisme qui prcde immdiatem5t celui de nos mtapsy*i/es qui ont df9itivem5t r5onc la ,kabbale1 la ,gnose1 aux ,alex&r9s et ne se rclam5t plus que de l'expri5ce sci5tifique4 liphas ,lvi1 de son vrai nom ,alphonse-,l\is-,con/ant1 n en #ahaj et mort en #ahge1 rsume en quelque sorte t\t l'occultisme du ,moy5 ge avec ses ttonnem5ts1 ses demi-vrits1 ses connaissances tronques1 ses intuitions1 ses irritantes obscurits1 ses agaantes rtic5ces1 ses erreurs et ses prjugs4 crivant avant d'avoir su ou v\lu pr(it] des pr9cipales dc\v]tes des indiani/es et des gyptologues et des travaux de la critique contempora9e1 dnu lui-mme de t\t esprit critique1 il ne travaillait que sur les docum5ts mdivaux dont n\s avons p>l2 et le ,sf] ,y]izah1 le ,zoh> 7dont il ne connaissait du re/e que les fragm5ts fantaisi/es de la ,kabbala ,d5udata71 le ,talmud et l',apocalypse mis "p1 s'atta*ait de prfr5ce aux plus indiscutablem5t apocryphes4 ,a ct de ceux que je vi5s de cit]1 ses trois livres de *evet tai5t le ,livre d',hno*1 les crits d',h]ms ,trismgi/e et le ,t>ot4 ,le ,livre d',hno*1 attribu p> la lg5de au patri>*e ,hno*1 fils de ,j>$ et pre de ,ma?usalem1 doit se plac] aux environs de l're *rti5ne1 att5du que le d]ni] vnem5t connu p> son auteur e/ la gu]re d',antio*us ,sidetes contre ,jean ,hyrcan4 ,c'e/ un livre apocalyptique1 probablem5t crit p> un ,essni51 comme le pr\ve son angologie1 et qui ex]a une pr(onde influ5ce sur le my/icisme juif d'avant le ,zoh>4 ,les crits d',h]ms ,trismgi/e1 que ,l\is ,mn>d a traduits et auxquels il a consacr une tude df9itive#eh1 attribus ,?o?1 l',h]ms gypti51 n\s rvl5t dans leur conception de ,dieu de trs curieuses analogies avec les livres sacrs de l',inde1 notamm5t le ,baghavat-,gita1 n\s montr5t une fois de plus l'univ]selle infiltration de la gr&e religion primitive4 ,mais *ronologiquem5t1 il n'y a pas le mo9dre d\te3 le ,poim&rs1 l',asclpios et les fragm5ts du ,livre ,sacr1 sont ns ,alex&rie4 ,la ?ologie h]mtique e/ ple9e de p5ses et d'expressions no-platonici5nes et d'autres empruntes ,philon2 et des passages enti]s du ,poim&rs peuv5t tre juxtaposs l',apocalypse de ,sa9t-,jean et lui font *o1 ce qui pr\ve que les deux ouvrages ont t crits des dates peu loignes l'une de l'autre4 ,il n'e/ donc pas surpr5ant que1 non plus que ,jamblique1 ils n'ai5t ri5 n\s appr5dre sur la religion de l'antique gypte1 puisqu' l'poque o les ,grecs l'tudir5t1 la symbolique de cette religion1 comme le rem>que ,l\is ,mn>d1 tait dj une lettre morte p\r ses prtres eux-mmes4 #eh ,,l\is ,m,,n>d1 ,h]ms ,trismgi/e4 ,quant au ,t>ot1 il s]ait1 au dire des occulti/es1 le premi] livre crit de ma9 huma9e et antrieur ceux de l',inde1 d'o il aurait pass en gypte4 ,malheureusem5t1 on n'en tr\ve pas trace dans l'ar*ologie de ces deux pays4 ,il e/ vrai qu'une *ronique itali5ne n\s appr5d que le premi] jeu de c>tes1 qui n'e/ que le ,t>ot vulg>is1 fut import ,vit]be1 en #acgi1 p> les ,s>ras9s1 ce qui rvle une orig9e ori5tale4 ,en t\t cas1 s\s sa =me actuelle1 il ne remonte qu' ,jacquem9 ,gr+onneur1 enlum9eur du temps de ,*>les ,,vi4 ,il e/ vid5t qu'a9si docum5t1 liphas ,lvi n'a ri5 de bi5 srieux n\s rvl]4 ,il e/ en outre emb>rass p> l'+rate et impossible t*e qu'il s'e/ impose en v\lant concili] l'occultisme avec le dogme ca?olique4 ,mais son rudition1 dans sa sphre1 e/ rem>quable1 et il a p>fois d'tonnantes intuitions qui sembl5t avoir entrevu1 notamm5t en ce qui t\*e aux mdiums1 aux fluides odiques1 aux manife/ations de l'a/ral1 plus d'une dc\v]te de nos mtapsy*i/es4 ,en outre1 lorsqu'il aborde un sujet qui n'e/ pas purem5t *imrique1 et qui ti5t des ralits pr(ondes1 en morale p> exemple1 et mme en politique1 et qu&1 comme le font frquemm5t les occulti/es1 il ne s'enveloppe pas d'n]vants s\s-ent5dus qui p>aiss5t cra9dre d'en dire trop et ne trahiss5t au fond que la peur de n'avoir ri5 dire1 il lui arrive d'crire d'excell5tes pages qui1 aprs la vogue exagre dont elles j\ir5t1 ne mrit5t pas l'inju/e oubli auxquelles on semble les condamn]4 ,,iii ,dans l'cole d'liphas ,lvi1 et suivant peu prs les mmes errem5ts1 on peut rang] deux hommes de valeur3 ,/anislas de ,guaita et le docteur ,encausse1 plus connu s\s le nom de ,papus4 ,leur cas e/ assez spcial4 ,ce sont deux gr&s rudits qui connaiss5t fond la littrature kabbali/ique1 grco-gypti5ne et t\t l'h]mtisme du ,moy5 ge4 ,ils sont galem5t au c\rant des travaux des ori5tali/es1 des gyptologues1 des ?osophes et des re*]*es de nos occulti/es purem5t sci5tifiques4 ,ils sav5t aussi que les textes qu'ils invoqu5t sont des apocryphes extrmem5t suspects2 et quoiqu'ils le sa*5t et p>fois le proclam5t1 ils p>t5t de ces textes1 s'y atta*5t1 s'y conf95t et fond5t sur eux leurs ?ories1 comme s'il s'agissait de docum5ts au!ntiques et indiscutables4 ,a9si de ,guaita difie la p>tie la plus importante de son uvre sur la ,table d'm]aude1 un apocryphe de l'apocryphe ,trismgi/e1 aprs avoir dcl>3 ,n\s ne *ican]ons po9t sur l'au!nticit1 l'attribution et la date de l'un des docum5ts les plus magi/ralem5t initiatiques que n\s ait transmis l'antiquit grco-gypti5ne4 ,les uns s'ob/95t n'y voir que l'uvre amphig\rique d'un rveur alex&r91 d'autres tax5t mme ce docum5t d'apocryphe du ,ve sicle4 ,quelques-uns le veul5t de quatre mille ans plus anci54 ,que n\s importe444 ,il e/ c]ta9 que cette page rsume les traditions de l'antique gypte#ei4 #ei ,,/anislas ,,de ,,guaita1 ,la ,clef de la ,magie noire1 p4 #aai4 ,ce n'e/ pas c]ta9 du t\t1 att5du que les monum5ts au!ntiques de l'gypte des ,ph>aons ne n\s f\rniss5t absolum5t ri5 qui confirme ce rsum abscons1 et le ,que n\s importe1 n'e/-il pas bi5 cavali] qu& il s'agit d'un texte dont on fait la clef de vote de sa doctr9e8 ,de son ct1 ,papus consacre un volume enti] au comm5taire du ,t>ot1 dans lequel il voit le plus anci5 monum5t de la sagesse sotrique1 alors qu'il sait mieux que p]sonne qu'on n'en retr\ve pas de traces au!ntiques avant le ,x,i,ve sicle4 ,en signalant cette faille biz>re la base de leur uvre1--et naturellem5t elle a de nombreuses ramifications1--je n'ent5ds nullem5t suspect] l'honntet1 l'vid5te bonne foi de cette uvre extrmem5t intressante1 ple9e d'ap]u orig9aux1 d'intuitions1 d'hypo?ses1 d'int]prtations1 de rappro*em5ts +nieux1 de re*]*es et de tr\vailles curieuses4 ,ils sav5t t\s deux beauc\p de *oses oublies ou ngliges1 qu'il e/ bon de rappel] p>fois2 et si ,papus1 trop press1 bcle s\v5t ses volumes1 de ,guaita soigne t\j\rs1 presque l'excs1 sa phrase hauta9e1 att5tive1 miroitante et un peu compasse4 ,,iv ,la situation des no-?osophes1 (fre quelque analogie avec celle des trois occulti/es dont je vi5s de p>l]4 ,on sait que la ,socit ,?osophique fut fonde en #ahge1 p> ,mme ,blavatzky4 ,je n'ai pas jug] ici1 au po9t de vue moral1 cette femme nigmatique4 ,il e/ c]ta9 que le rapport du ,dr ,hodgson1 spcialem5t envoy aux ,indes1 en #ahhd1 p> la ,society = ,psy*ical ,rese>*1 af9 de faire une enqute sur son cas1 jette sur elle une ombre assez f*euse4 ,nanmo9s1 aprs avoir revu les pices du procs1 je convi5s qu'il e/ aprs t\t =t possible que le trs honnte ,hodgson ait t lui mme victime de sup]*]ies plus diaboliques que celles qu'il croyait dmasqu]4 ,je sais encore qu'on impute ,mme ,blavatzky et d'autres ?osophes1 de nombreux plagiats2 on prt5d notamm5t que ,le ,b\ddhisme sotrique de ,a4-,p4 ,s9net et ,la ,doctr9e secrte s]ai5t d'un nomm ,palma1 dont les manuscrits aurai5t t a*ets p> les fondateurs de la ,socit ,?osophique1 ou des dm>quages pe9e dguiss d'ouvrages p>us v+t ans aup>avant1 s\s la signature d'occulti/es occid5taux1 notamm5t de ,l\is ,lucas4 ,je ne m'att>d]ai pas ces que/ions qui me sembl5t beauc\p mo9s importantes que celle des docum5ts prhi/oriques et secrets et des comm5taires sotriques sur lesquels repose t\te la rvlation ?osophique4 ,quels qu'en soi5t l'auteur ou les auteurs1 je pr5ds l'uvre telle qu'elle se prs5te4 ,l',isis dvoile1 ,la ,doctr9e secrte et les autres crits1 trs nombreux1 de ,mme ,blavatzky1 =m5t un monum5t norme et mal quilibr1 ou plutt une sorte de *anti] colossal1 o la suprme sagesse1 la plus exceptionnelle et la plus va/e rudition1 et les dbris les plus d\teux de la sci5ce1 de la lg5de et de l'hi/oire1 les hypo?ses les plus impressionnantes et le plus dnues de fondem5t1 les faits les plus exacts et les plus invraisemblables1 les ides les plus ju/es et les plus *imriques1 les rves les plus hauts et les rv]ies les plus incohr5tes1 sont dv]ss ple-mle p> tomb]eaux 9puisables4 ,il y a donc dans cette accumulation de matriaux un d*et considrable1 des affirmations fanta/iques que l'on rejette priori2 mais il faut reconnatre1 si l'on veut tre imp>tial1 qu'on y tr\ve aussi des spculations qui compt5t p>mi les plus gr&ioses qu'on ait faites4 ,le fond en e/ videmm5t vdique ou plutt brahmanique et vd&ique et se tr\ve dans des textes qui n'ont ri5 d'occulte4 ,mais ces textes des indiani/es (ficiels1 les ?osophes en sup]pos5t d'autres qu'ils prt5d5t beauc\p plus anci5s et plus purs et qui leur sont f\rnis et expliqus p> des adeptes h9d\s1 hriti]s directs de la ,sagesse immmoriale et secrte4 ,il e/ c]ta9 que leurs crits sans ri5 rvl] de n\veau sur les po9ts ess5tiels des gr&s aveux d'ignorance qui se tr\v5t l'horizon des religions anci5nes1 y aj\t5t une f\le d'claircissem5ts1 de comm5taires1 de ?ories et de dtails qui s]ai5t extrmem5t intressants s'ils n\s tai5t (f]ts aprs avoir t s\mis une critique hi/orique et philologique aussi rig\reuse que celle que fir5t subir leurs docum5ts les indiani/es qui ne se prt5d5t pas initis4 ,malheureusem5t il n'en va pas a9si4 ,pr5ons p> exemple le ,livre de ,dzyan1 c'e/--dire les ,slocas ou /ances my/rieuses qui se tr\v5t la base de t\te la doctr9e secrte de ,mme ,blavatzky4 ,il n\s e/ prs5t comme un manuscrit ar*aque1 assemblage de feuilles de palmi]s r5du1 p> quelque procd inconnu1 inaltrable l'eau1 l'air et au feu1 et crit dans une langue p]due1 le ,s9z>1 antrieure au sanscrit et que compr5n5t seuls quelques r>es adeptes h9d\s1 et c'e/ t\t4 ,pas un mot p\r n\s dire d'o provi5t ce manuscrit1 comm5t il a t miraculeusem5t cons]v1 ce qu'e/ le ,s9z>1 laquelle des c5t langues1 auquel des c9q ou six c5ts dialectes h9d\s il se ratta*e1 comm5t il s'crit1 comm5t on peut encore le compr5dre et le traduire1 quelle e/ approximativem5t l'poque laquelle il remonte1 etc4 ,on n'en a cure1 et c'e/ t\j\rs a9si4 ,il faut croire sur p>ole et sans exam54 ,ces m?odes sont videmm5t regrettables1 c> si les textes en "q avai5t t passs au crible d'une critique suffisante1 ils compt]ai5t p>mi les plus curieux de la littrature asiatique4 ,telles qu'on n\s les donne1 la cosmogonie et l'an?ropognse du ,livre de ,dzyan p>aiss5t tre des spculations de brahmanes et p\rrai5t faire p>tie des ,upanis*ads4 ,elles sont +nieusem5t comm5tes p> des adeptes p>faitem5t au c\rant de nos sci5ces occid5tales4 ,si elles sont au!ntiquem5t prhi/oriques1 leurs affirmations au sujet de l'volution des mondes et de l'homme1 p>tiellem5t confirmes p> nos d]nires dc\v]tes ou ?ories sci5tifiques1 sont rellem5t tr\blantes4 ,si elles ne le sont pas1 ces affirmations devi5n5t de simples hypo?ses1 t\j\rs gr&ioses1 p>fois plausibles1 mais le plus s\v5t incroyablem5t et inutilem5t compliques1 et en t\t cas1 arbitraires et *imriques4 ,v ,ce qui n'emp*e po9t ,la ,doctr9e ,secrte d'tre une sorte de va/e encyclopdie des sci5ces sotriques1 surt\t dans ses annexes1 ses comm5taires1 ses p>]ga1 o l'on tr\ve une f\le de rappro*em5ts +nieux et curieux entre les enseignem5ts et les manife/ations de l'occultisme1 trav]s les pays et les sicles4 ,il en jaillit p>fois une lumire inatt5due dont les rayons s't5d5t au lo91 sur des rgions de la p5se qui ne sont plus gure frqu5tes4 ,en t\t cas1 l'uvre pr\v]ait une fois de plus1 si c'tait ncessaire1 et avec un clat insolite1 l'orig9e commune de l'ide que se fit un j\r l'humanit1 bi5 avant l'hi/oire que n\s connaissons1 des gr&s my/res qui l'enveloppr5t4 ,on y tr\ve aussi de l>ges et excell5ts tableaux o la sci5ce occulte e/ confronte la sci5ce mod]ne et semble s\v5t1 il faut en conv5ir1 prcd] ou dom9] celle-ci4 ,on y dc\vre encore bi5 d'autres *oses1 jetes en vrac1 mais qui ne mrit5t pas le dda9 avec lequel1 depuis quelque temps1 on affecte de les trait]4 ,au surplus1 je n'ai pas faire ici l'hi/oire ou le procs de la ?osophie4 ,il fallait simplem5t la signal] la r5contre1 puisqu'elle e/ l'avant-d]nire =me de l'occultisme4 ,il suffira d'aj\t] que les vices de sa m?ode initiale s'accus5t et s'aggrav5t *ez les cont9uateurs de ,mme ,blavatzky4 ,*ez ,mme ,annie ,besant1--femme d'ailleurs rem>quable1--et *ez ,leadbeat]1 t\t e/ en l'air1 t\t s'difie dans les nues1 et les affirmations gratuites et invrifiables pleuv5t de plus en plus dru sur *aque page4 ,ils sembl5t du re/e lanc] la ?osophie dans des voies o les fidles de la premire heure hsit5t les suivre4 ,ces vices s'aggrav5t surt\t et clat5t dans t\te leur c&eur *ez c]ta9s auteurs de second plan1 mo9s habiles que leurs matres les dissimul]2 p> exemple *ez ,scott-,elliot1 l'hi/ori5 de ,l',atlantide et de ,la ,lmurie p]due4 ,scott-,elliot comm5ce son hi/oire de l',atlantide de la manire la plus raisonnable et la plus sci5tifique4 ,il invoque les textes hi/oriques qui ne p]mett5t gure de d\t] qu'une le imm5se1 dont l'une des extrmits s'avanait non lo9 des colonnes d',h]cule1 s'effondra dans l',ocan1 et disp>ut jamais1 en engl\tissant la m]veilleuse civilisation qu'elle portait4 ,il corrobore ces textes de preuves trs judicieuses tires de l'orographie s\s-m>9e1 de la p]si/ance de la m] des ,s>gasses1 de la gologie1 de la *orographie1 etc4 ,puis1 t\t c\p1 presque sans n\s prv5ir1 ayant rec\rs des docum5ts occultes1 des mappemondes de t]re cuite1 miraculeusem5t retr\ves1 des rvlations qui vi5n5t on ne sait d'o1 des cli*s a/raux qu'il prt5d rcupr] dans l'espace et le temps1 et qu'il traite sur le mme pi$ que les argum5ts hi/oriques et gologiques1 il n\s dcrit p> le m5u1 comme s'il vivait au milieu d'eux1 les villes1 les temples1 les palais des ,atlantes et t\te leur civilisation politique1 morale1 religieuse et sci5tifique1 en annexant son uvre une srie de c>tes dtailles de cont95ts fabuleux1 hyp]borens1 lmuri5s1 etc41 disp>us depuis #hjj4jjj1 #bjj4jjj et #fj4jjj ans1 et dlimits avec autant de m9utie et d'assurance que s'il s'agissait de la gographie contempora9e de la ,bretagne ou de la ,norm&ie4 ,,vi ,le *ef d'une bran*e indp5dante ou dissid5te de la ,?osophie1 un rudit1 un philosophe et un visionnaire extrmem5t curieux1 dont j'ai dj p>l1 ,rudolph ,/e9]1 use peu prs des mmes procds1 mais t5te du mo9s de les expliqu] et de les ju/ifi]4 ,a la diffr5ce des ?osophes or?odoxes1 il ne se cont5te po9t de rvl]1 de comm5t] et d'int]prt] les livres secrets et sacrs de la tradition ori5tale1 mais ent5d tr\v] en lui-mme t\tes les vrits qu'ils r5f]m5t4 ,c'e/ dans l'me1 proclame-t-il1 que se rvle le s5s de l'univ]s4 ,le secret de t\t e/ en n\s1 puisque t\t e/ en n\s1 et il e/ en *acun de n\s autant qu'il tait dans le ,*ri/4 ,le ,logos en volution incessante en des millions de p]sonnalits huma9es a t dt\rn et conc5tr p> la conception *rti5ne sur l'unique p]sonnalit de ,jsus4 ,la =ce div9e p>se dans le monde enti] fut ramasse en un seul4 ,aux yeux de cette conception1 ,jsus e/ le seul homme dev5u ,dieu4 ,il a pris sur lui la div9isation de t\te l'humanit4 ,on *]*e en lui ce que prcdemm5t on avait *]* dans sa propre me#fj4 #fj ,,rudolph ,,/e9]1 ,le ,my/re *rti5 et les ,my/res antiques4 ,trad4 p> ,,d\>d ,,%ur1 p4 #bbh4 ,il faut repr5dre cette re*]*e que le symbole du ,*ri/ a trop longtemps int]rompu4 ,cette ide trs df5dable qu& on y voit la re*]*e de notre ,moi transc5d5tal1 dont le subconsci5t de nos mtapsy*i/es n'e/ que la p>tie la plus accessible1 devi5t beauc\p plus conte/able dans les dveloppem5ts que lui donne notre auteur4 ,il prt5d n\s rvl] le moy5 de rveill] presque mcaniquem5t et infailliblem5t le ,dieu qui dort en n\s4 ,selon lui1 la diffr5ce entre l'initiation ori5tale et l'initiation occid5tale consi/e en ce que la premire se faisait l'tat de sommeil et la seconde l'tat de veille4 ,on vite p> consqu5t la sp>ation t\j\rs dang]euse du corps ?rique d'avec le corps physique4 ,p\r obt5ir l'tat extatique qui p]met de se mettre en communication avec les mondes suprieurs ou avec t\s les mondes disp]ss dans l'espace et le temps et mme avec la div9it1 il s'agit1 p> des ex]cices spirituels1 de cultiv] et dvelopp] m?odiquem5t c]ta9s organes de l'a/ral qui n\s font voir et ent5dre1 dans les tres et les *oses1 des entits qui ne pntr5t jamais sur le plan physique4 ,les pr9cipes de ces ex]cices1 du mo9s dans leurs p>ties spirituelles1 sont videmm5t empruntes aux pratiques immmoriales du ,yoga h9d\1 et notamm5t au ,stra de ,patnjali4 ,/e9] enseigne a9si que l'organe a/ral qui se tr\v]ait dans le vois9age du l>ynx s]virait voir les p5ses des autres hommes et p]mettrait de jet] un reg>d pr(ond dans les vraies lois des phnomnes naturels4 ,c'e/ encore a9si qu'un organe qui avois9]ait le cur1 s]ait l'in/rum5t qui s]virait connatre les tats d'me des autres hommes4 ,quiconque l'aurait dvelopp p\rrait vrifi] l'exi/5ce de c]ta9es =ces pr(ondes *ez les animaux ou *ez les plantes4 ,c'e/ a9si1 enf91 que le s5s qui rsid]ait au creux de l'e/omac p]cevrait les facults et les tal5ts des hommes et dc\vrirait en outre le rle que les animaux1 les vgtaux1 les pi]res1 les mtaux1 les phnomnes atmosphriques j\5t dans l'conomie de la nature4 ,il expose longuem5t et m9utieusem5t t\t ceci1 comme t\t ce qui conc]ne l'volution1 l'entranem5t1 l'organisation du corps ?rique1 et la vision du ,soi suprieur1 dans un livre intitul3 ,l',initiation ou la connaissance des mondes suprieurs#fa4 #fa ,,rudolph ,,/e9]1 ,l',initiation4 ,trad4 p> ,,jules ,,sau]we91 p4 #ahh et suiv4 ,qu& on lit ce trait de l'extase1 du re/e rem>quable plus d'un po9t de vue1 on e/ t5t de se dem&] si l'auteur a russi vit] le dang] contre lequel il prmunit ses disciples et s'il ne se tr\ve pas lui-mme dans un univ]s cr de t\tes pices p> sa propre imag9ation2 j'ignore du re/e si l'expri5ce confirme ses allgations4 ,on peut essay]4 ,les procds sont assez simples et1 au reb\rs de ceux du ,yoga1 p>faitem5t in(f5sifs4 ,mais il faut que l'entranem5t spirituel se fasse s\s la direction d'un matre qu'il n'e/ pas t\j\rs facile de se procur]4 ,en t\t cas1 il e/ p]mis de concevoir une sorte d'tat second suprieur celui des hypnotiss1 des somnambules ou des mdiums1 qui procur]ait des visions ou des intuitions trs diffr5tes de celles que n\s f\rniss5t nos s5s ou notre intellig5ce dans leur tat normal4 ,quant savoir si ces visions ou ces intuitions rpond5t des ralits d'un autre plan ou d'autres mondes1 c'e/ une "q que p\rrai5t seuls tran*] ceux qui les ont pr\ves4 ,la plup>t des gr&s my/iques ont eu spontanm5t des visions et des intuitions de ce g5re1 mais elles ne s]ai5t vraim5t intressantes que s'il tait pr\v qu'elles provi5n5t de my/iques rellem5t et totalem5t illettrs4 ,tels tai5t1 s\ti5t-on1 ,jakob ,bohme1 le ?osophe-cordonni] de ,go]litz et ,ruysbroeck l',admirable1 le vieux mo9e brabanon qui vcut aux ,x,i,i,ie et ,x,i,ve sicles4 ,si vraim5t il n'y avait pas dans leurs rvlations rm9isc5ce inconsci5te de lectures1 on y r5contre de telles analogies avec les enseignem5ts1 dev5us plus t>d sotriques1 des gr&es religions primitives1 qu'il faudrait croire que t\t au haut ou t\t au fond de l'humanit1 cet enseignem5t exi/e1 id5tique1 immuable et lat5t1 et correspond quelque vrit objective et univ]selle4 ,on tr\ve notamm5t dans l',ornem5t des ,noces spirituelles1 dans le ,livre de la suprme ,vrit1 dans le ,livre du ,royaume des ,amants de ,ruysbroeck1 des pages entires qui1 ab/raction faite de la phrasologie *rti5ne1 p\rrai5t avoir t crites p> un ana*rorte du temps des ,brahmanes1 ou p> un no-platonici5 d',alex&rie4 ,d'autre "p1 l'ide fondam5tale de l'uvre de ,bohme e/ l'ide no-platonici5ne d'une div9it inconsci5te ou d'un nant div91 qui pr5d graduellem5t consci5ce en s'objectivant et en ralisant ses virtualits lat5tes4 ,mais ,bohme1 n\s l'avons vu1 n'tait nullem5t illettr4 ,quant ,ruysbroeck1 bi5 que son uvre soit crite dans le patois flam& que p>l5t encore les paysans du ,brabant et des ,fl&res1 n'oublions pas qu'avant de dev5ir l'ermite de la =t de ,soignes1 il avait t vicaire ,bruxelles et avait vcu dans l'atmosphre my/ique qu'avai5t cre1 aux ,x,i,i,ie et ,x,i,ve sicles1 ,alb]t ,le ,gr& et surt\t ses contempora9s ,johann ,eckh>t dont le pan?isme my/ique e/ analogue celui des ,alex&r9s et ,jean ,taul] qui1 au dire de ,surius1 le traducteur et le biographe de ,ruysbroeck1 visita celui-ci dans sa solitude de ,gro55dael4 ,or1 ,jean ,taul] prconisait galem5t l'union avec la div9it et la cration de ,dieu dans l'me4 ,on voit donc qu'il e/ assez has>deux d'affirm] que ses visions fur5t absolum5t spontanes4 ,,vii ,p\r ,/e9]1 la "q ne se pose mme pas4 ,avant d'avoir retr\v ou cru retr\v] en lui-mme les vrits sotriques qu'il rvle1 il connaissait fond t\tes les littratures my/iques1 de sorte qu'il e/ peu prs c]ta9 que ses visions ne lui fur5t apportes que p> le reflux de sa mmoire consci5te ou subconsci5te4 ,au demeurant1 il ne diffre gure des ?osophes or?odoxes1 que sur un po9t qui peut p>atre plus ou mo9s ess5tiel3 au lieu de faire1 non pas du ,b\ddha1 mais des ,b\ddhas1 c'e/--dire des rvlateurs ou des int]mdiaires successifs1 les c5tres de l'volution spirituelle1 il attribue au ,*ri/ le rle capital dans cette volution1 syn?tisant en lui t\t le div9 p>s dans t\s les hommes et en faisant a9si le symbole p> excell5ce de l'humanit la re*]*e du ,dieu qui dort en elle4 ,c'e/ une op9ion s\t5able1 qu& on l'envisage1 comme il semble le faire1 au po9t de vue allgorique1 mais qu'il s]ait plus difficile de df5dre au po9t de vue hi/orique4 ,/e9] a mis en pratique ses m?odes intuitives1 qui sont une sorte de psy*omtrie transc5d5tale1 p\r recon/itu] l'hi/oire des ,atlantes et n\s rvl] ce qui se passe dans le soleil1 la lune et d'autres mondes4 ,il n\s dcrit les trans=mations successives des entits qui devi5dront des hommes1 et il le fait avec tant d'assurance qu'on se dem&e1 aprs l'avoir suivi avec intrt trav]s des prlim9aires qui dnot5t un esprit trs pondr1 trs logique et trs va/e1 s'il devi5t subitem5t f\ ou si l'on a affaire un my/ificateur ou un vritable voyant4 ,dans le d\te1 on se dit que le subconsci5t1 qui n\s a dj caus tant de surprises1 n\s en rs]ve peut-tre d'autres qui s]ont aussi fanta/iques que celles du ?osophe autri*i51 et1 in/ruit p> l'expri5ce1 on s'ab/i5t de le condamn] sans appel4 ,t\t compte fait1 n\s con/atons une fois de plus1 au sortir de ses uvres1 comme au sortir de la plup>t des autres1 que ce qu'il appelle le gr& drame de la connaissance que les anci5s reprs5tai5t et vivai5t dans leurs temples1 et dont la vie1 la mort et la rsurrection du ,*ri/1 comme celles d',osiris et de ,kris*na1 n'e/ qu'une int]prtation symbolique1 devrait plutt s'appel] le gr& drame de l'ignorance ess5tielle et inv9cible4 ,,les ,m,,tapsy*i/es ,i ,n\s arrivons a9si aux occulti/es d'auj\rd'hui1 qui ne sont plus des hirophantes1 des adeptes1 des initis ou des voyants1 mais de simples *]*eurs appliquant l'tude des phnomnes anormaux les m?odes de la sci5ce exprim5tale4 ,ces phnomnes1 p\r peu que l'att5tion soit mise en veil1 on les con/ate de t\tes p>ts dans la vie4 ,sont-ils exclusivem5t dus aux =ces inconnues du subconsci5t ou des entits invisibles qui ne sont pas1 ne sont pas encore ou ne sont plus des hommes8 ,le gr& intrt1 on p\rrait dire t\t l'intrt de la "q e/ l1 mais la rponse e/ encore en susp5s1 bi5 que s'acc5tue la t5dance la *]*] dans un autre monde que le ntre2 et la conv]sion au spiritisme de purs savants tels que sir ,oliv] ,lodge1 et plus rcemm5t celle du pr(esseur ,w4-,j4 ,craw=d1 sont cet g>d assez significatives4 ,je ne revi5drai pas ici sur les communications spirites1 les phantasmes des vivants et des morts1 les phnomnes prmonitoires1 les manife/ations psy*omtriques et mdiumniques dont j'ai esquiss l'tude dans ,la ,mort et dans ,l',hte ,inconnu4 ,ce que j'en ai dit dans ces livres peut donn] une ide sommaire1 provisoire1--c> t\t e/ provisoire dans ces rgions1--mais suffisante1 de l'tat prs5t de la sci5ce mtapsy*ique sur ces po9ts4 ,mais il en e/ d'autres qui n'entrai5t pas alors dans le cadre de mon travail1 qu'il faut que j'aborde auj\rd'hui1 d'abord p>ce qu'ayant pass en revue1 rapidem5t1 mais aussi compltem5t que possible1 dans une monographie =cm5t c\rte1 t\t l'occultisme pass1 il e/ quitable de trait] de la mme faon l'occultisme prs5t1 mais aussi et surt\t p>ce que ces po9ts que j'avais rs]vs jett5t une lumire assez inatt5due sur plusieurs autres et autoris5t s9on des conclusions1 du mo9s c]ta9es inductions qui t]m9]ont cette tude4 ,,ii ,il ne s'agit plus1 p\r nos mod]nes occulti/es comme p\r leurs devanci]s plus prsomptueux1 d'int]rog] directem5t l'inconnaissable1 de remont] aux orig9es de la ,cause sans ,cause1 d'expliqu] l'inexplicable transition de l'inf9i au f9i1 de l'inconnaissable au connu1 de l'esprit la matire1 du bi5 au mal1 de l'absolu au relatif1 de l't]nel l'phmre1 de l'invisible au visible1 de l'immobilit au m\vem5t1 du virtuel au rel1 et de tr\v] dans t\t cet incomprh5sible une ?ogonie1 une cosmogonie1 une religion et une morale qui ne soi5t pas aussi dsesprantes que les tnbres d'o on s'e/ ef=c de les tir]4 ,assagis p> d'innombrables dsillusions1 ils se rsign5t un rle plus mode/e4 ,au milieu d'une sci5ce que la nature mme de ses inve/igations a r5du presque ncessairem5t matriali/e1 ils conquir5t patiemm5t un lot o ils donn5t asile des phnomnes que les lois ou plutt les habitudes de la matire1 telles que croyons les connatre1 ne suffis5t pas expliqu]4 ,ils arriv5t a9si1 peu peu1 s9on n\s pr\v]1 du mo9s n\s a*em9] v]s la preuve1 qu'il y a dans l'homme1 que l'on peut considr] comme une sorte de rsum de l'univ]s1 une =ce spirituelle autre que celle qui mane de ses organes ou de son c]veau matriel et consci5t et qui ne dp5d pas uniquem5t de l'exi/5ce de son corps4 ,reconnaissons que cet lot de nos occulti/es1 qui pr5n5t ma9t5ant le nom de mtapsy*i/es1 e/ encore assez dsordonn4 ,on y rem>que t\t le ds>roi d'une in/allation rc5te et provisoire4 ,*acun y apporte *aque j\r ses petites ou ses gr&es tr\vailles1 les dballe et les entasse ple-mle sur la grve4 ,le trs inc]ta9 y vois9e avec l'inconte/able1 l'excell5t avec le pire et le comm5cem5t avec la f94 ,il s]ait temps de tir] de cette pr(usion et de cette confusion de matriaux1 quelques lois gnrales qui y miss5t un peu d'ordre2 mais il e/ d\teux qu'on le puisse d'ores et dj t5t]1 c> l'inv5taire n'e/ pas t]m9 et l'on press5t qu'une dc\v]te inatt5due peut t\t remettre en "q et r5v]s] de fond en comble les ?ories le plus prudemm5t difies4 ,en att5dant1 on p\rrait essay] de comm5c] p> le comm5cem5t4 ,puisque les phnomnes qui s'accumul5t t5d5t tablir que la =ce spirituelle qui mane de l'homme ne dp5d pas entirem5t de son c]veau et de la vie de son corps1 il s]ait logique de dmontr] d'abord que la p5se peut exi/] sans c]veau et en fait exi/ait avant qu'un c]veau ne ft n4 ,si l'on y russissait1 l'exi/5ce po/hume et t\s les phnomnes attribus au subconsci5t devi5drai5t presque naturels et1 en t\t cas1 beauc\p plus explicables4 ,,iii ,la gr&e objection que les matriali/es ont t\j\rs faite aux spirituali/es et qu'ils font encore1 mais mo9s h>dim5t auj\rd'hui1 se rsume en ceci3 ,pas de p5se sans c]veau4 ,l'me ou l'esprit e/ une scrtion de la sub/ance crbrale2 le c]veau mort1 la p5se s'arrte et il ne re/e ri54 ,a cette objection =midable1 ces con/atations en app>5ce irrfutables1 p>ce que l'expri5ce quotidi5ne de la mort vi5t sans cesse les confirm]1 on n'avait jusqu'ici oppos] aucun argum5t rellem5t srieux4 ,on tait au fond beauc\p plus ds>m qu'on n'osait en conv5ir4 ,mais depuis un c]ta9 nombre d'annes1 les travaux de nos mtapsy*i/es1 dont on n'a pas encore tir t\tes les consqu5ces1 f\rniss5t enf91 s9on des argum5ts premptoires qu'on ne tr\v]a peut-tre jamais1 du mo9s des comm5cem5ts d'argum5ts qui p]mett5t de faire tte aux matriali/es1 non plus dans les nuages religieux ou mtaphysiques1 mais sur leur propre t]ra9 o rgne seule la desse1 d'ailleurs =t respectable1 de la m?ode exprim5tale4 ,on rejo9t a9si1 p>-dessus les sicles1 les affirmations et les con/atations que des anctres prhi/oriques n\s avai5t lgues comme un trsor secret ou trop longtemps enseveli dans l'oubli4 ,on fui]ait avec plaisir ces discussions assez oiseuses entre spirituali/es et matriali/es1 si ces d]ni]s n'obligeai5t d'y rev5ir1 en s\t5ant aveuglm5t que la matire e/ t\t1 le pr9cipe de t\t1 que t\t comm5ce et f9it en elle et p> elle et qu'il n'y a pas autre *ose4 ,il s]ait plus raisonnable de reconnatre1 une fois p\r t\tes1 que la matire et l'esprit ne sont au fond que deux tats diffr5ts d'une mme sub/ance ou plutt d'une mme n]gie t]nelle4 ,c'e/ ce qu'a t\j\rs affirm1 plus nettem5t qu'aucune autre1 la religion primitive de l',inde1 en aj\tant que l'esprit tait l'tat primordial de cette sub/ance ou de cette n]gie et que la matire n'e/ que le rsultat d'une manife/ation1 d'une cond5sation ou d'une dgradation de l'esprit4 ,t\te sa cosmogonie1 t\te sa ?osophie et t\te sa morale dc\le de ce pr9cipe fondam5tal1 dont les consqu5ces1 alors qu'en app>5ce il ne s'agit que d'une qu]elle de mots1 sont1 en pratique1 normes4 ,il s'agit donc t\t d'abord de savoir si l'esprit e/ antrieur la matire ou si l'inv]se e/ vrai1 si la matire e/ la condition de l'esprit ou si c'e/ au contraire l'esprit qui e/ la condition de la matire4 ,dans l'tat prs5t de la sci5ce1 et sans t5ir compte des enseignem5ts des gr&es religions1 e/-il possible de rpondre cette "q8 ,nos matriali/es affirm5t que la vie e/ la condition indisp5sable p\r que la p5se naisse et se =me dans le c]veau4 ,ils ont raison2 mais qu'e/-ce que la vie1 leurs yeux1 s9on une manife/ation de la matire qui dj n'e/ plus la matire telle qu'ils l'ent5d5t et que n\s avons bi5 le droit d'appel] esprit1 me et mme dieu si n\s le dsirons8 ,s'ils s\ti5n5t que la matire ne peut produire la vie sans qu'un g]me v5u du dehors ne l'y fasse natre1 ils pass5t ipso facto dans notre camp1 puisqu'ils reconnaiss5t qu'il faut autre *ose que la matire p\r produire la vie4 ,si d'autre "p1 ils prt5d5t que la vie mane de la matire1 ils confess5t qu'elle s'y tr\vait pralablem5t r5f]me1 et revi5n5t se rang] p>mi n\s4 ,ils ont du re/e rcemm5t1--voyez entre autres les expri5ces du ,dr ,gu/ave ,le ,bon1--t =cs de reconnatre que la matire in]te n'exi/e po9t1 et qu'un caill\1 un bloc de lave1 /rilis p> les feux les plus inf]naux1 e/ d\ d'une activit intra-molculaire absolum5t fanta/ique1 et dp5se en t\rbillons intrieurs une n]gie qui s]ait capable d'branl] des tra9s enti]s et de leur faire faire le t\r de notre globe4 ,or1 qu'e/-ce que cette activit et cette n]gie1 s9on une =me irrcusable de la vie univ]selle8 ,et n\s voil encore une fois d'accord4 ,mais o n\s ne le sommes plus1 c'e/ qu& ils prt5d5t sans aucune raison1 ou plutt contre t\te raison1 que la matire exi/ait avant cette n]gie4 ,n\s p\vons admettre qu'elle exi/ait en mme temps1 depuis l'orig9e du monde2 mais la simple logique et l'obs]vation des faits n\s oblig5t de reconnatre que lorsque la matire s'e/ mise en m\vem5t1 s'e/ mise volu]1 non plus intrieurem5t1 comme dans un caill\1 mais extrieurem5t1 comme dans un cri/al1 une plante ou un animal1 c'e/ la mme n]gie1 la mme =ce motrice qui tait en elle qui a dt]m9 ce m\vem5t ou cette volution4 ,cette mme logique et cette mme obs]vation des faits n\s =c5t encore de reconnatre que lorsqu'il s'e/ agi de trans=m] et d'organis] la matire1 ce n'e/ pas celle-ci1 mais la vie qu'elle reclait1 qui a comm5c4 ,or dans ce cas1 comme dans les qu]elles qui se t]m95t devant les tribunaux1 il e/ extrmem5t important de savoir qui a comm5c4 ,si c'e/ la matire1--mais soit dit en passant1 comm5t comm5c]ait-elle quelque *ose1 comm5t pr5drait-elle une initiative1 sans cess] d'tre la matire1 telle que la df9iss5t les matriali/es1 c'e/--dire une *ose p> elle-mme ncessairem5t in]te et immobile8--,mais enf91 si p\r admettre l'impossible1 c'e/ la matire qui a comm5c1 il e/ assez probable que notre esprit prira ou plutt s'te9dra avec elle et ret\rn]a en elle cette lm5taire activit intra-molculaire qui m>quait son comm5cem5t et m>qu]a sa f94 ,si c'e/ au contraire l'esprit qui a comm5c1 il e/ non mo9s probable1 qu'ayant su trans=m] la matire et l'organis]1 il e/ plus puissant et d'une autre nature que cette matire1 et qu'ayant su s'en s]vir1 en tir] p>ti p\r volu]1 s'accrotre et s'lev]1--et c'e/ bi5 l'volution spirituelle que n\s con/atons1 sur notre t]re qui "p du m9ral1 p\r ab\tir l'homme1--il e/1 dis-je1 non mo9s probable qu'ayant su se s]vir de la matire et en tre le matre1 il ne lui p]mettra pas1 qu& elle sembl]a se diss\dre1 de l'entran] dans sa dissolution1 de l'te9dre qu& elle s'te9t ou de le faire rtrograd] v]s cette obscure activit intra-molculaire d'o il l'avait tire444 ,,iv ,en t\t cas1 p\r ce qui n\s intresse p>ticulirem5t1 c'e/--dire l'antriorit de la p5se ou du c]veau1 ou la possibilit de la p5se sans c]veau1 la "q e/ tran*e p> les faits4 ,avant l'app>ition de l'homme et des animaux les plus intellig5ts1 la nature tait dj beauc\p plus intellig5te que n\s et avait dj ralis dans le monde des plantes1 des poissons1 des sauri5s1 des oiseaux reptili5s1 et surt\t dans le monde des insectes1 la plup>t des inv5tions m]veilleuses devant lesquelles n\s n\s extasions encore auj\rd'hui4 ,o tait ce mom5t1 le c]veau de la nature8 ,probablem5t dans la matire et surt\t hors de la matire1 p>t\t et nulle "p1 comme il e/ encore auj\rd'hui4 ,v\s aurez beau n\s object] que t\t cela s'e/ fait peu peu1 avec une l5teur inf9ie1 trav]s des ttonnem5ts incessants2 c'e/ ent5du1 mais le temps ne fait ri5 l'affaire4 ,il e/ donc vid5t1 mo9s que v\s n'admettiez que l'effet prcde la cause1 qu'il y avait quelque "p1 on ne sait o1 une intellig5ce qui dj fonctionnait sans organes visibles ou localisables1 n\s dmontrant a9si que les organes que n\s croyons indisp5sables p\r qu'une p5se se produise1 ne sont que le produit d'une p5se prexi/ante1 les effets d'une cause antrieure et spirituelle4 ,v ,il e/ au demeurant =t possible que depuis la =mation de notre c]veau1 la nature p5se mieux qu'elle ne le faisait4 ,il e/ =t possible1 comme le prt5d5t c]ta9s biologi/es1 que les acquisitions de notre intellig5ce pr(it5t la nature et se rev]s5t dans le fonds commun de l'intellig5ce univ]selle4 ,je n'y vois1 p\r ma "p1 aucun inconvni5t4 ,cela ne pr\ve nullem5t que la nature ait beso9 du c]veau de l'homme p\r avoir des ides4 ,elle les avait t\tes bi5 avant lui4 ,qu& l'homme inv5te p> exemple l'imprim]ie ou la ma*9e crire p\r facilit] la diffusion de sa p5se1 cela ne pr\ve nullem5t qu'il ait beso9 de l'imprim]ie ou de la ma*9e crire p\r p5s]4 ,il semble en effet que la nature1 t\t au mo9s sur notre petite t]re1 se soit assagie1 et ne commette plus les normes bvues qu'elle faisait l'orig9e1 qu& elle crait des milli]s de mon/res htroclites et inviables4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai qu'elle ne n\s a pas att5dus p\r se mettre p5s] et imag9] beauc\p plus de *oses que n\s n'en imag9]ons jamais4 ,n\s n'avons pas cess et n\s ne cess]ons pas de sitt1 de puis] ple9es ma9s l'imm5se fonds d'intellig5ce accumul p> elle avant notre v5ue4 ,erne/ ,kapp1 dans sa ,philosophie de la ,te*nique1 a lum9eusem5t dmontr que t\tes nos inv5tions1 t\tes nos ma*9es1 ne sont que des projections organiques1 c'e/--dire des imitations inconsci5tes de modles f\rnis p> la nature4 ,nos pompes sont la pompe de notre cur1 nos bielles sont la reproduction de nos articulations1 notre app>eil photographique e/ la *ambre noire de notre il1 nos app>eils tlgraphiques reprs5t5t notre sy/me n]veux2 dans les rayons ,x1 n\s reconnaissons la proprit organique de la lucidit somnambulique qui voit trav]s les objets1 qui lit p> exemple le cont5u d'une lettre ca*ete et enf]me dans une triple bote de mtal4 ,dans la tlgraphie sans fil1 n\s suivons les indications que n\s avait donnes la tlpa?ie1 c'e/--dire la communication directe d'une p5se1 p> ondes spirituelles analogues aux ondes h]tzi5nes1 et dans les phnomnes de la lvitation et des dplacem5ts d'objets sans contact1 se tr\ve une autre indication dont n\s n'avons pas encore su tir] p>ti4 ,elle n\s met sur la voie du procd qui n\s p]mettra peut-tre un j\r de va9cre les t]ribles lois de la gravitation qui n\s en*an5t cette t]re1 c> il semble bi5 que ces lois1 au lieu d'tre1 comme on le croyait1 jamais incomprh5sibles et impntrables1 sont surt\t magntiques1 c'e/--dire maniables et utilisables4 ,,vi ,et je ne p>le ici que du monde re/re9t de l'homme4 ,que s]ait-ce si n\s faisions le rec5sem5t des inv5tions de la nature dans le royaume des insectes1 o elle semble avoir prodigu1 bi5 avant notre arrive sur la t]re1 un gnie plus v>i et plus abondant que celui qu'elle a dp5s p\r n\s4 ,outre l'ide d'organisations politiques et sociales que n\s imit]ons peut-tre un j\r1 n\s y tr\v]ions des miracles mcaniques qui n\s sont inaccessibles et le secret des =ces dont n\s n'avons encore aucune notion4 ,d'o vi5t1 notamm5t1 p\r ne cit] que le plus humble et le plus dsagrable des exemples1 d'o vi5t l'n]gie fabuleuse qui p]met la puce de faire un bond qui correspond p\r l'homme un saut en hauteur ou en longueur de quatre ou c9q c5ts mtres8 ,et le scorpion langu$oci51 o puise-t-il l'alim5t my/rieux qui1 malgr une activit incessante1 lui p]met de vivre p5dant neuf mois sans aucune n\rriture8 ,o le puis5t aussi les petits de la ,lycose et de l'araigne ,clo?o1 qui ont une facult analogue8 ,en v]tu de quelle al*imie voyons-n\s1 dans l'isolem5t absolu1 sans que ri5 du dehors s'y puisse introduire1 dcupl] sur place le volume de l'uf d'un autre insecte1 le ,m9otaure8 ,le gr& entomologi/e1 ,j4-,h4 ,fabre1 sans se d\t] qu'il rditait une ?orie fondam5tale de ,p>acelse1--c> malgr elle1 la sci5ce se rappro*e *aque j\r de la ,magie1--s\ponne trs curieusem5t qu'ils emprunt5t une p>tie de leur activit aux n]gies ambiantes1 *aleur1 lectricit1 lumire ou autres modes v>is d'un mme ag5t1 qui e/ exactem5t l'ag5t univ]sel1 l'a/ral1 le fluide cosmique1 ?rique ou vital1 l',akahsa des occulti/es ou l',od de nos savants mod]nes4 ,,vii ,p\r le dire en passant1 la nature sans c]veau1 clairem5t1 une fois de plus1 indique ici nos c]veaux la voie qu'ils auront suivre s'ils veul5t n\s db>rass] des l\rds et rpugnants assujettissem5ts de la n\rriture1 qui n\s accord5t pe9e quelques heures de loisir1 entre les trois ou quatre repas que n\s devons faire *aque j\r4 ,l'heure e/ peut-tre mo9s loigne qu'on ne croit1 o n\s cess]ons d'tre des e/omacs avides et des v5tres insatiables1 o n\s dc\vrirons notre t\r le magnifique secret de ces insectes et p>vi5drons tir]1 leur exemple1 notre vie du fluide univ]sel et invisible qui n\s enveloppe et n\s pntre aussi bi5 qu'eux4 ,il y a l1 p\r notre sci5ce1 des *amps inexplors et illimits4 ,il y aura l1 surt\t au po9t de vue de notre vie spirituelle1 une trans=mation qui facilit]a s+ulirem5t l'intellig5ce de notre exi/5ce future2 c> lorsque n\s n'aurons plus faire les trois ou quatre repas qui ma9t5ant encombr5t ou illum95t1 selon les tempram5ts1 t\tes nos heures1 depuis le lev] jusqu'au c\*] du soleil1 n\s comm5c]ons peut-tre compr5dre que la p5se ou l'me n'e/ pas ncessairem5t malheureuse1 dsuvre1 dsemp>e et la proie d'un t]nel ennui1 qu& elle n'a plus dans la j\rne les po9ts de repre ou les buts que sont le djeun]1 le ?1 le dn] et le s\p]4 ,ce s]a une excell5te initiation au rgime d'outre-tombe et de l't]nit4 ,p\r rev5ir une d]nire fois cette "q de la p5se sans c]veau1 qui e/ la clef de vote de t\t l'difice1 supposons qu' la suite d'un cataclysme qui sans d\te s'e/ dj produit et peut *aque in/ant se reproduire sur notre globe1 t\s les c]veaux1 t\tes les plus lm5taires1 les plus glat9euses vellxs d'organisation n]veuse ou crbrale1 depuis celle de l'amibe jusqu' l'homme1 soi5t brusquem5t anantis4 ,croyez-v\s que la t]re re/]ait nue1 ds]te1 in]te1 jamais morte1 si les conditions d'exi/5ce r$ev5ai5t exactem5t semblables ce qu'elles tai5t avant la cata/rophe8 ,il n'e/ gure p]mis de le prsum]4 ,il e/ au contraire peu prs c]ta9 que la vie1 retr\vant les mmes circon/ances favorables1 recomm5c]ait peu prs de la mme faon4 ,l'intellig5ce r5atrait graduellem5t1 des ides rep>atrai5t1 se =m]ai5t de n\veaux organes1 n\s donnant a9si l'irrfragable preuve que la p5se n'tait pas morte1 qu'elle ne peut pas m\rir1 qu'elle se rfugie et subsi/e quelque "p1 intangible et imprissable1 au-dessus de la ru9e totale de ses in/rum5ts ou de ses vhicules1 et qu'elle e/1 en un mot1 indp5dante de la matire4 ,,viii tudions ma9t5ant en n\s-mmes cette prexi/5ce de l'esprit4 ,avions-n\s dj un c]veau qu& au mom5t de notre conception n\s tions encore cet infusoire que seuls les microscopes peuv5t r5dre visible nos yeux8 ,p\rtant1 n\s tions dj en puissance t\t ce que n\s sommes auj\rd'hui4 ,n\s n'tions pas seulem5t n\s-mmes1 avec notre c>actre1 nos ides innes1 nos v]tus et nos vices1 t\t ce que notre c]veau qui n'exi/ait pas encore allait dvelopp] beauc\p plus t>d2 n\s r5f]mions dj t\t ce que nos anctres avai5t t2 n\s portions en n\s t\t ce qu'ils avai5t acquis dans une suite de sicles dont nul ne sait le nombre2 leurs expri5ces1 leur sagesse1 leurs habitudes1 leurs t>es et leurs qualits1 les consqu5ces de leurs fautes et de leurs mrites2 t\t cela s'entassait1 s'agitait1 fructifiait dans un po9t invisible4 ,n\s y portions aussi1 ce qui p>at bi5 plus extraord9aire1 mais e/ aussi inconte/able1 t\te notre desc5dance1 t\te la suite in9t]rompue de nos enfants et des enfants de nos enfants en qui n\s revivrons dans l'inf9i des temps1 et dont n\s cont5ions dj t\tes les aptitudes1 t\t le de/91 t\t l'av5ir4 ,qu& la matire accumule tant de *oses en une sorte de b\t de fil si tnu qu'il *appe presque au microscope1 n'e/-elle pas subtile au po9t de ressembl] trangem5t un pr9cipe spirituel8 ,ngligeons auj\rd'hui l'action de nos desc5dants sur n\s-mmes1 sur notre c>actre1 sur nos dt]m9ations1 action qui e/ assez probable puisqu'ils exi/5t inconte/ablem5t en n\s1 mais qu'il s]ait trop long de re*]*]1 et insi/ons un mom5t sur ce fait que nos anctres qui n\s p>aiss5t morts cont9u5t trs rellem5t de vivre en n\s4 ,je ne m'att>d]ai pas sur ce po9t1 c> j'ai hte d'abord] des argum5ts plus rc5ts2 je me cont5t]ai donc de le signal] votre att5tion1 c> les phnomnes de l'hrdit sont ma9t5ant admis et classs4 ,il e/ indubitable que *acun d'entre n\s n'e/ qu'une sorte de total de ses asc5dants et reproduit plus ou mo9s exactem5t la p]sonnalit de l'un ou de plusieurs d'entre eux qui manife/em5t cont9u5t de p5s] et d'agir en lui4 ,il p5se p> notre c]veau1 direz-v\s4 ,c'e/ peut-tre vrai4 ,il use de l'organe qu'il a sa disposition1 mais il e/ vid5t qu'il exi/e t\j\rs1 qu'il vit et p5se bi5 qu'il n'ait plus de c]veau p]sonnel1 et c'e/ t\t ce qu'il importait p\r l'in/ant d'tablir4 ,,ix ,n\s v5ons de voir1 trop rapidem5t et trop sommairem5t1 que la p5se peut exi/]1 et en fait exi/e p>t\t sans c]veau1 qu'elle semble antrieure la matire et qu'elle a en ralit une exi/5ce indp5dante de celle-ci4 ,je ne not]ai qu'en passant une objection des matriali/es qui n\s dis5t3 ,si la p5se e/ indp5dante de la matire1 comm5t se fait-il qu'elle cesse de fonctionn] ou ne fonctionne plus qu'incompltem5t qu& le c]veau e/ ls8 ,cette objection1 qui du re/e n'atte9t pas la s\rce de la p5se mais seulem5t l'tat de son conducteur ou de son cond5sateur1 p]d une p>tie de sa valeur si on lui oppose un nombre suffisant de con/atations qui pr\v5t exactem5t le contraire4 ,je p\rrais1 si n\s en avions le loisir1 v\s f\rnir une li/e de cas mdicalem5t tablis o la p5se a cont9u de fonctionn] normalem5t1 alors que la presque totalit du c]veau e/ rduite en b\illie ou n'e/ plus qu'un abcs purul5t4 ,je r5voie ceux que la "q intresse aux ouvrages spciaux2 ils tr\v]ont notamm5t dans le livre magi/ral du ,dr ,geley3 ,de l',inconsci5t au ,consci5t1 des exemples qui les conva9cront#fb4 #fb ,dr ,g4 ,,geley1 ,de l',inconsci5t au ,consci5t1 p4 #h et suiv4 ,au fond1 cette objection des matriali/es e/ surt\t un sophisme qui a t =t bi5 rfut p> le ,dr ,c>l du ,prel4 ,dire que t\te blessure faite au c]veau atte9t l'esprit1 que t\te p5se cesse qu& le c]veau e/ dtruit et qu'en consqu5ce l'esprit e/ un produit du c]veau1 c'e/ raisonn] exactem5t comme ceci3 t\te lsion de l'app>eil tlgraphique nuit la dp*e1 et le fil tant c\p1 la dp*e n'exi/e plus2 donc l'app>eil produit la dp*e1 et il e/ int]dit la sci5ce de suppos] qu'il y a encore1 d]rire l'app>eil1 un employ du tlgraphe4 ,x ,arrivons aux con/atations que la sci5ce de ces d]nires annes1 rejoignant p>-dessus des millnaires les affirmations des anci5nes religions et des occulti/es1 vi5t de recueillir4 ,elles jett5t un j\r n\veau sur le problme et corrobor5t enf91 p> l'expri5ce1 les doctr9es sotriques au sujet du corps a/ral1 ou ?rique1 ou de l'hte inconnu1 si v\s le prfrez1 de ses facults extraord9aires et incomprh5sibles1 de sa survivance probable et de son indp5dance p> rapport notre corps physique4 ,n\s savions t\s qu'une p>tie trs importante de notre exi/5ce1 de notre p]sonnalit1 tait ensevelie dans les tnbres de l'inconsci5ce ou de la subconsci5ce4 ,n\s logions dans ces tnbres t\te notre vie organique1 celle de notre e/omac1 de notre cur1 de nos p\mons1 de nos re9s et de notre c]veau mme1 qui fonctionn5t dans une obscurit o ne pntre que p> has>d1--en cas de maladie1 p> exemple1--un rayon de consci5ce4 ,n\s y logions ensuite nos in/9cts1 les plus bas comme les plus hauts1 t\t ce qu'il y avait d'inn1 de my/rieux et d'irrsi/ible dans nos connaissances et nos aspirations1 nos gts1 nos aptitudes1 et notre c>actre1 et bi5 d'autres *oses que n\s n'avons pas le temps de pass] en revue4 ,mais depuis un c]ta9 nombre d'annes1 des tudes sci5tifiques sur l'hypnotisme et la mdiumnit ont prodigieusem5t agr&i et clair cet extraord9aire et ferique doma9e de l'inconsci5t4 ,on e/ arriv1 pas pas1 con/at] d'une manire objective1 matrielle et indubitable1 que notre petite exi/5ce consci5te et crbrale n'e/ ri5 si on la comp>e l'imm5se exi/5ce ultra-crbrale et secrte que n\s m5ons en mme temps2 cette exi/5ce inconnue englobe le pass et l'av5ir et1 mme dans le prs5t1 peut s't5dre d'normes di/ances de notre corps physique4 ,on s'e/ notamm5t ap]u que la mmoire troite1 infidle et fragile que n\s croyions unique1 tait d\ble dans l'ombre d'une autre mmoire sans limites1 infatigable1 9puisable1 incorruptible1 9branlable1 infaillible1 enregi/rant quelque "p1--peut-tre dans le c]veau1 mais en t\t cas pas dans le c]veau tel que n\s le connaissons et qui rgit notre consci5ce1 c> elle p>at tre indp5dante de l'tat de ce c]veau1--enregi/rant1 dis-je1 de faon indlbile1 les mo9dres vnem5ts1 les plus m9imes motions1 les plus fugitives p5ses de notre vie4 ,c'e/ a9si1 p\r ne cit] qu'un exemple entre mille1 qu'une s]vante totalem5t illettre p\vait1 en tat d'hypnose1 rcit] sans une incorrection des pages entires de sanscrit1 p\r avoir1 autrefois1 ent5du lire p> son premi] matre1 qui tait un ori5tali/e1 des passages des ,vdas4 ,c'e/ a9si qu'il a t pr\v que n'importe quel *apitre d'un des milli]s de livres que n\s avons lus re/e inaltrablem5t photographi dans notre s\v5ir et peut1 un mom5t donn1 rep>atre s\s nos yeux1 sans qu'il y manque un po9t ou une virgule4 ,c'e/ encore a9si que le colonel de ,ro*as1 dans ses expri5ces sur la rgression de la mmoire et de la p]sonnalit1 faisait remont] ses sujets le c\rs de t\te leur vie1 jusqu' leur petite enfance1 dont les mo9dres dtails ressuscitai5t avec une nettet1 un relief extraord9aire1 dtails qui1 lorsqu'ils tai5t contrls1 tai5t reconnus p>faitem5t exacts4 ,il faisait bi5 mieux1 il p>v5ait rveill] la mmoire de leurs vies antrieures4 ,mais ici1 le contrle tant plus difficile1 la "q n'e/ pas au po9t1 et je ne veux v\s m5] que sur la t]re f]me des faits acquis et inconte/s4 ,,xi ,donc1 voil dj une norme p>tie de notre moi qui n\s *appe1 dont n\s ignorons l'exi/5ce1 que n\s n'utilisons pas1 qui vit1 enregi/re1 agit en dehors de notre c]veau consci5t1 une mmoire idale1 qui1 pratiquem5t1 ne n\s s]t de ri51 ct de laquelle celle qui n\s obx n'e/ qu'un troit sommet1 une sorte d'aiguille1 sans cesse ronge p> le temps1 m]geant de l'ocan de l'oubli1 et s\s laquelle se prolonge et s'tale une colossale montagne de s\v5irs inaltrables1 dont notre c]veau ne peut tir] p>ti4 ,or1 sur quoi fondons-n\s notre p]sonnalit1 la nature de notre moi1 cette id5tit que n\s craignons surt\t de p]dre p> la mort8 ,uniquem5t sur notre mmoire consci5te1 c> n\s n'en connaissons pas d'autre1 et cette mmoire1 n\s v5ons de le voir1 comp>e l'autre1 e/ prcaire et insignifiante4 ,n'e/-ce pas le mom5t de n\s dem&] o se tr\ve rellem5t notre moi1 o rside notre vritable p]sonnalit8 ,e/-ce dans la petite mmoire inc]ta9e et prcaire ou dans la gr&e1 l'infaillible et l'9branlable8 ,quel moi *oisirons-n\s aprs notre mort8 ,celui qui n'e/ fait que de s\v5irs vacillants1 ou l'autre qui n\s reprs5te t\t enti]1 sans solution de cont9uit1 qui n'a pas laiss p]dre un fait1 un spectacle1 une s5sation de notre exi/5ce et g>de1 vivant en lui le moi de t\s ceux qui sont morts avant n\s8 ,s'il e/ r$\t] que la premire mmoire1 celle dont se s]t notre c]veau1 s'altre ou s'teigne au mom5t de la mort1 comme au mo9dre malaise elle s'altre ou s'te9t dans la vie1 n'e/-il pas1 au contraire1 plus que probable que l'autre1 la gr&e1 qu'aucune sec\sse1 aucune maladie ne p>vi5t tr\bl]1 rsi/]a galem5t au *oc norme de la mort et n'y a-t-il pas beauc\p de *ances p\r que n\s la retr\vions intacte de l'autre ct du tombeau8 ,s9on p\rquoi ce =midable travail d'enregi/rem5t1 cette incroyable accumulation de cli*s sans emploi1 puisque dans l'exi/5ce normale n\s n'en sec\ons jamais la p\ssire et que les quelques repres de notre mmoire crbrale suffis5t ma9t5ir les lignes ess5tielles de notre id5tit8 ,il e/ admis que la nature n'a ri5 fait d'inutile2 on doit donc prsum] que ces cli*s s]viront plus t>d1 qu'ils s]ont ncessaires ailleurs1 et cet ailleurs o peut-il tre que dans une autre vie8 ,on f]a l'9vitable objection que c'e/ le c]veau seul qui enregi/re les cli*s de cette mmoire1 comme les cli*s1 de l'autre et que le c]veau tant mort1 etc4 ,c'e/ possible1 mais ne s]ait-il pas assez biz>re qu'il ft seul faire avec un so91 qui l'absorb]ait t\t enti]1 t\tes ces oprations qui ne l'intress5t pas1 dont1 l'in/ant d'aprs1 il n'a plus cure1 et dont il ne semble pas se r5dre compte8 ,en t\t cas1 ce n'e/ pas le c]veau tel que n\s l'ent5dons communm5t1 et c'e/ dj une trs importante con/atation4 ,,xii ,mais cette mmoire ca*e1 ou cryptomnsie1 comme l'appell5t les spciali/es1 n'e/ qu'une des faces de la cryptopsy*ie ou psy*ologie ca*e de l'inconsci5t4 ,je n'ai pas le loisir de rappel] ici t\t ce que le savant1 l'arti/e1 le ma?matici5 doit la collaboration du subconsci5t4 ,n\s avons t\s plus ou mo9s pr(it de cette collaboration my/rieuse4 ,ce subconsci5t1 ce p]sonnage trange que j'ai appel d'ailleurs3 ,l',hte ,inconnu1 qui vit et agit p\r son propre compte en dehors de notre c]veau1 ne reprs5te pas seulem5t t\t notre pass qu'il cri/allise intgralem5t dans sa mmoire2 il e/ aussi notre av5ir qu'il press5t1 qu'il dc\vre1 que s\v5t il rvle1 c> les prdictions vridiques *ez c]ta9s s5sitifs ou somnambules1 p>ticulirem5t d\s1 qu& il s'agit de faits p]sonnels1 sont si nombreuses que l'exi/5ce de la facult n'e/ plus gure niable4 ,il dborde donc prodigieusem5t dans le temps1 notre petit ,moi consci5t1 qui ne vit que sur l'troit plateau du prs5t4 ,il le dborde t\t aussi prodigieusem5t dans l'espace4 ,p>-dessus les ocans et les montagnes1 p>c\rant en une seconde des c5ta9es de lieues1 il n\s av]tit de la mort ou du malheur qui frappe ou qui m5ace l'un des ntres l'autre b\t du monde4 ,sur ce po9t1 il n'y a plus le mo9dre d\te1 et des milli]s de faits contrls n\s disp5s5t de r5\vel] les rs]ves que n\s v5ons de faire au sujet des prdictions de l'av5ir4 ,cet hte inconnu et probablem5t gigantesque1 dont n\s n'avons pas auj\rd'hui pr5dre les mesures1 mais con/at] l'exi/5ce1 e/ du re/e bi5 mo9s un p]sonnage n\veau qu'un p]sonnage oubli depuis la recrudesc5ce de nos sci5ces positives4 ,nos div]ses religions le connaissai5t bi5 mieux que n\s et qu'elles l'ai5t appel me--esprit--corps ?rique--corps a/ral--t9celle div9e1 peu importe1 c'e/ t\j\rs la mme entit transc5d5tale qui englobe notre c]veau1 et notre ,moi consci5t1 exi/ait probablem5t avant celui-ci et lui survit aussi probablem5t qu'il lui prexi/ait1 et sans la prs5ce duquel on ne peut expliqu] les trois qu>ts des phnomnes ess5tiels de notre vie4 ,,xiii ,laissant de ct p\r l'in/ant d'autres proprits de ce s+uli] p]sonnage1 qu'on croyait jamais relgu dans l'invisible1 telles que les matrialisations1 l'idopla/ie1 les lvitations1 la lucidit1 la bilocation1 la psy*omtrie1 etc41 il me re/e expos] de quelle faon imprvue et curieuse1 une sci5ce assez rc5te e/ p>v5ue con/at]1 tudi] et analys] c]ta9es de ces manife/ations physiques1 et exam9] ce que ces con/atations aj\t5t aux probabilits de survie ou d'immortalit du mme p]sonnage1 qui p\rrait bi5 tre aprs t\t la p>tie ess5tielle et imprissable de notre ,moi4 ,je vi5s de rappel] quel po9t les tudes sur l'hypnotisme et la mdiumnit ont t5du le *amp du subconsci5t4 ,jusqu'ici1 selon les coles1 on attribuait les phnomnes qu'on y con/atait1 soit la sugge/ion1 soit un fluide dont on ignorait la nature et dont on se bornait enregi/r] les effets surpr5ants4 ,les *oses en tai5t l1 et les qu]elles entre sugge/ioni/es et mesmri5s m5aai5t de s't]nis] lorsque1 il y a une c9quanta9e d'annes1 en #ahff et #ahfg1 p\r tre prcis1 un savant autri*i51 le b>on von ,rei*5ba*1 publia ses premi]s ouvrages sur les effluves odiques4 ,le docteur ,c>l du ,prel1 un savant allem&1 complta l'uvre de ,rei*5ba* et1 d\ d'un esprit sci5tifique de premi] ordre et d'une intuition p>fois gniale1 sut en tir] t\tes les consqu5ces4 ,on ne leur a pas r5du ple9e ju/ice jusqu'ici1 et leurs travaux n'ont pas encore obt5u le ret5tissem5t qu'ils mrit5t4 ,il ne faut pas s'en tonn]1 les progrs de la sci5ce (ficielle1 la seule qui pntre jusqu'au public1 sont t\j\rs beauc\p plus l5ts que ceux de la sci5ce indp5dante4 ,il a fallu plus de c5t ans p\r que l'lectricit de ,volta dev9t notre lectricit mod]ne et la re9e du monde indu/riel4 ,il a fallu galem5t plus d'un sicle depuis les expri5ces de ,mesm]1 p\r que l'hypnotisme ft enf9 reconnu p> les acadmies de mdec9e1 tudi dans les univ]sits et class dans la ?rapeutique4 ,il en faudra peut-tre autant p\r que les expri5ces de ,rei*5ba*1 mises au po9t p> du ,prel et compltes p> de ,ro*as1 port5t t\s leurs fruits4 ,en att5dant1 leurs tudes jett5t un j\r admirable sur t\te une srie de phnomnes obscurs et confus1 dont1 p\r la premire fois1 elles ont objectivem5t dmontr l'exi/5ce et repr la s\rce4 ,rei*5ba* a rellem5t r$c\v]t le fluide vital univ]sel qui n'e/ autre que l',akahsa des religions prhi/oriques1 le ,tlesma d',h]ms1 le feu vivant du ,zoroa/re1 le feu gnrateur d',hraclite1 la lumire a/rale de la ,kabbale1 l',alcahe/ de ,p>acelse1 l'esprit de vie des occulti/es1 la =ce vitale de ,sa9t ,?omas4 ,il l'a appel ,od d'un mot sanscrit qui veut dire ,qui pntre p>t\t1 et il y voit trs ju/em5t la limite extrme de notre analyse de l'homme1 le po9t o la ligne de dm>cation entre l'esprit et le corps disp>at1 si bi5 qu'il semble que l'ess5ce intime de l'homme soit odique4 ,je ne peux naturellem5t pas expos] ici les innombrables expri5ces de ,rei*5ba*1 du ,prel et de ,ro*as4 ,il suffira de dire qu'en pr9cipe1 l',od e/ le fluide magntique ou vital qui *aque seconde notre exi/5ce mane de t\t notre tre1 en flots in9t]rompus4 ,a l'tat normal1 ces manations ou ces effluves dont on s\ponnait l'exi/5ce1 grce aux phnomnes de l'hypnotisme1 n\s demeur5t totalem5t inconnus et invisibles4 ,rei*5ba*1 le premi]1 dc\vrit que les s5sitifs1 c'e/--dire les sujets en tat d'hypnose1 voyai5t trs nettem5t ces effluves dans l'obscurit4 ,a la suite d'un trs gr& nombre d'expri5ces dont t\tes possibilits de sugge/ion consci5te ou inconsci5te tai5t soigneusem5t exclues1 il a tabli que l'amplitude et la puissance de ces effluves v>iai5t d'aprs les motions1 l'tat d'me ou de sant de ceux qui les produisai5t1 qu'ils tai5t t\j\rs bleutres du ct droit du corps1 et d'un r\ge jaune du ct gau*e4 ,il a encore con/at que de semblables effluves man5t non seulem5t de l'homme1 des animaux1 des plantes1 mais mme des m9raux4 ,il e/ p>v5u photographi] l',od manant des cri/aux de ro*e1 l',od huma91 l',od rsultant d'oprations *imiques1 celui de masses de mtal amorphes1 celui que produit le bruit ou le frottem5t2 en un mot1 il a dmontr que le magntisme ou l',od exi/e dans la nature entire1 ce qu'avai5t d'ailleurs enseign les occulti/es de t\s les temps et de t\s les pays#fc4 #fc ,de rc5tes expri5ces de ,m4 ,walt]-,j4 ,kiln]1 rapportes dans son livre3 ,! ,human ,atmosph]e1 sont v5ues matriellem5t dmontr] l'exi/5ce de ces manations1 de ces effluves1 de cette ,aura huma9e ou du mo9s d'une ,aura analogue qui e/ un vritable d\ble a/ral ou ?rique4 ,il suffit de reg>d] le sujet trav]s un cran =m d'une cuve de v]re trs plate r5f]mant une solution alcoolique de dicyan9e1 sub/ance *imique drive du g\dron de h\ille1 qui s5sibilise la rt9e aux rayons ultra-violets1 p\r que l',aura app>aisse non plus seulem5t aux s5sitifs1 comme dans les expri5ces de ,rei*5ba*1 mais aux yeux de #ie p4 #ajj des individus d\s d'une vue normale4 ,il e/ du re/e possible que cette ,aura ne soit pas un d\ble ?rique1 mais un simple rayonnem5t n]veux4 ,voir ce sujet l'excell5t rsum de ,m4 ,,r5 ,,sudre1 dans le n #c du ,bullet9 de l',in/itut mtapsy*ique int]national 7janvi]-fvri] #aiba74 ,,xiv ,voil donc l'exi/5ce de cette manation univ]selle exprim5talem5t dmontre4 ,il s'agirait1 ma9t5ant1 d'en faire connatre les proprits et les effets4 ,je me borne quelques traits ess5tiels4 ,grce ces effluves1 on a pu con/at] que ce fluide tait le mme que celui qui produit les manife/ations des tables t\rnantes2 en effet1 aux yeux des s5sitifs1 ces manife/ations s'accompagn5t de phnomnes lum9eux dont le syn*ronisme ne laisse aucun d\te sur la corrlation de l'mission du fluide avec les m\vem5ts de la table4 ,elle ne se met en branle que lorsque les radiations qui sort5t des ma9s des assi/ants devi5n5t suffisamm5t puissantes4 ,ces radiations se cond5s5t en colonnes lum9euses au c5tre de la table1 et plus elles sont int5ses1 plus la table s'anime4 ,qu& elles s'teign5t1 la table retombe in]te4 ,il en e/ de mme p\r les dplacem5ts d'objets sans contact1 les apports1 la lvitation1 manife/ations auj\rd'hui suffisamm5t tablies et contrles p\r qu'on n'ait plus beso9 d'en refaire la dmon/ration4 ,il e/ donc c]ta9 que ce fluide1 qui peut mettre en m\vem5t un p5dule dans un vase de v]re clos au *alumeau1 comme il e/ capable de s\lev] une table de plus de c5t kilos1 possde une =ce p>fois norme1 indp5dante de nos muscles1 que l'on peut attribu] nos n]fs1 notre me1 t\t ce que l'on veut1 mais qui n'en e/ pas mo9s d'une nature nettem5t et purem5t spirituelle4 ,il e/ en outre peu prs c]ta91 bi5 que les con/atations exprim5tales soi5t ici mo9s avances et plus difficiles1 cause de la r>et des sujets1 que c'e/ ce mme fluide odique qui int]vi5t dans les phnomnes de matrialisation1 notamm5t dans ceux que produisait la clbre ,eusapia ,palad9o et dans ceux1 beauc\p plus probants et beauc\p plus rig\reusem5t contrls du mdium1 de madame ,bisson4 ,il tire probablem5t1 soit du mdium1 soit des assi/ants1 la sub/ance pla/ique l'aide de laquelle il =me et organise les corps tangibles1 qui naiss5t et disp>aiss5t au c\rs de ces manife/ations1 n\s donnant a9si un ap]u trs curieux sur la manire dont la p5se1 l'esprit ou le fluide crateur agit sur la matire1 la cond5se1 la modle et se comporte1 lorsqu'il s'agit de =m] notre corps4 ,,xv ,il a encore t exprim5talem5t dmontr que ce fluide odique peut tre capt4 ,il e/ possible d'en *>g] n'importe quel objet4 ,l'objet magntis1 dans lequel le magntiseur a fait pass] une p>tie de sa =ce vitale1 t\te possibilit de sugge/ion tant c>te1 cons]v]a t\j\rs sur le s5sitif la mme action1 c'e/--dire celle qu'avait v\lue le magntiseur4 ,il le f]a rire ou pleur]1 grelott] ou su]1 dans] ou s'endormir1 selon la volont qu'avait le magntiseur en mettant son fluide4 ,en outre1 ce fluide p>at inde/ructible3 un pilon de m>bre magntis1 et mis successivem5t dans l'acide muriatique1 nitreux et sulfurique1 s\mis l'action corrosive de l'ammoniaque1 ne p]d ri5 de sa =ce4 ,une b>re de f] *auffe blanc1 de la rs9e fondue et rec\le en d'autres =mes1 l'eau b\illie1 le papi] brl et rduit en c5dres1 g>de t\te sa puissance4 ,il y a plus1 p\r pr\v] que l'apprciation de cette =ce ne dp5d pas d'une impression huma9e1 on a con/at que l'eau magntise1 puis b\illie1 dvie de v+t degrs1 comme avant l'bullition1 l'aiguille d'un rhomtre1 qui e/1 comme *acun le sait1 l'app>eil qui mesure les c\rants lectriques4 ,il s]ait intressant de savoir si cette =ce vitale emprisonne dans un objet survit au magntiseur4 ,je ne sais si des expri5ces ont t faites sur ce po9t4 ,en t\s cas1 on a obs]v que plus de six mois aprs avoir t *>ges d',od1 les sub/ances les plus htroclites3 f]1 ta91 colophane1 cire1 s\fre1 m>bre1 g>dai5t intactes leurs v]tus magntiques4 ,,xvi ,non seulem5t le fluide odique a9si capt r5f]me et reproduit la volont du magntiseur1 il r5f]me encore et reprs5te une p>tie de la p]sonnalit du magntis1 et notamm5t t\te sa s5sibilit4 ,le colonel de ,ro*as a fait sur ce po9t1 qu'il appelle3 ,l'extriorisation de la s5sibilit1 une f\le d'expri5ces dconc]tantes et cep5dant inattaquables et dcisives1 qui n\s ramn5t directem5t aux pratiques de l'envotem5t des magici5s de l'antiquit et des sorcires du ,moy5 ge1 ce qui n\s montre une fois de plus que s\s les plus tranges croyances ou sup]/itions1 ds qu'elles sont suffisamm5t gnrales il y a presque t\j\rs une vrit ca*e ou oublie4 ,je crois inutile de rappel] ici les expri5ces qui sont connues de t\s ceux qui ont entr'ouv]t un livre de mtapsy*ique4 ,je dois me born]2 ce que j'ai dit suffit tablir qu'il y a en n\s un pr9cipe vital qui n'e/ pas indissolublem5t li notre corps1 qui peut le quitt]1 qui peut s'extrioris]1 du mo9s en p>tie et mom5tanm5t durant notre vie1 qui peut tre r5du visible1 qui possde une =ce indp5dante de nos muscles1 qui peut cond5s] de la matire1 la model]1 l'organis]1 la faire vivre1 non seulem5t en app>5ce1 comme les fantmes de notre imag9ation1 mais comme des corps tangibles et rels1 dont la sub/ance s'van\it et r5tre en n\s de faon inexplicable4 ,n\s avons galem5t vu que ce pr9cipe vital peut tre capt dans un objet1 et ma9ti5t inde/ructiblem5t dans cet objet1 malgr t\tes les manipulations physiques ou *imiques1 la volont du magntiseur et la s5sibilit du magntis4 ,n'e/-ce pas le mom5t de se dem&] si1 tant ce po9t sp>able et indp5dant de notre corps1 si tant ce po9t inde/ructible1 p> exemple dans les c5dres d'un papi] brl qui n'en r5f]mait qu'une m9ime p>tie1 ce fluide vital ne survit pas la de/ruction de notre corps8 ,en rponse cette "q1 n\s avons1 outre la logique1 les trs tr\blantes con/atations des socits savantes qui se sont v\es la re*]*e des cas de survivance rig\reusem5t con/ates1 notamm5t1 les c9q ou six c5ts app>itions de morts contrles p> la ,society = ,psy*ical ,rese>*4 ,il faut conv5ir que ces app>itions1 qui sont probablem5t des manife/ations odiques d'outre-tombe1 p>aiss5t beauc\p plus vraisemblables1 depuis que n\s connaissons c]ta9es proprits de l'trange fluide que n\s v5ons d'tudi]4 ,,xvii ,depuis la mort des *efs de l'cole odique1 ,rei*5ba*1 du ,prel et de ,ro*as1 cette tude des fluides a t quelque peu nglige1 tort selon n\s1 c> elle e/ lo9 d'tre puise2 mais il y a des modes en mtapsy*ie comme en t\tes *oses4 ,la ,society = ,psy*ical ,rese>*1 notamm5t1 durant ces d]nires annes1 s'e/ occupe presque exclusivem5t de la "q des ,correspondances croises1 et son enqute1 si elle n'a pas donn des rsultats absolum5t premptoires1 p]met du mo9s de s\ponn] de plus en plus srieusem5t la prs5ce1 aut\r de n\s1 d'entits spirituelles1 invisibles et intellig5tes1 ds9c>nes ou autres1 qui s'amus5t1 c'e/ le mot1 n\s pr\v] qu'elles se j\5t de l'espace et du temps et p\rsuiv5t un desse9 qu'on ne dmle pas encore4 ,je sais bi5 que l'on peut1 la rigueur1 attribu] ces communications insolites aux facults inconnues du subconsci5t2 mais l'hypo?se devi5t de j\r en j\r plus prcaire1 et le mom5t n'e/ peut-tre pas trs loign o n\s s]ons enf9 =cs d'admettre l'exi/5ce de ces ds9c>ns1 de ces d\bles1 de ces esprits errants1 de ces lm5taires1 de ces ,dhyan-,*oans1 de ces ,dvas1 de ces esprits cosmiques1 dont les occulti/es d'autrefois n'avai5t jamais d\t4 ,dans cet ordre d'ides1 p\r ne pas p>l] du ,raymond de ,sir ,oliv] ,lodge1 des trs intressantes expri5ces spirites de ,p4-,e4 ,cornilli] ni d'une f\le d'autres1 ce qui n\s entran]ait trop lo91 les rc5ts travaux du ,dr ,w4 ,craw=d1 qui ont fait s5sation dans le monde mtapsy*ique1 sont v5us apport] la ?orie des ,invisibles1 un srieux appui4 ,il e/ vrai1 comme n\s le v]rons1 que cet appui lui vi5t mo9s des faits mmes que de l'int]prtation qu'on leur donne4 ,,xviii ,w4-,j4 ,craw=d1 docteur s sci5ces1 pr(esseur au collge de ,belfa/1 a fait sur la tlk9sie1 ou m\vem5ts sans contact1 des expri5ces conduites avec une telle rigueur sci5tifique qu'elles exclu5t entirem5t t\te ide de fraude et confirm5t compltem5t celles de ,crookes avec ,home1 de l',in/itut psy*ologique avec ,eusapia1 et d',o*orovicz avec ,mlle ,tomscyk4 ,il s'agit1 dans ces expri5ces1 de ce phnomne extrmem5t biz>re qui e/ une sorte d'extriorisation physique1 de dd\blem5t d'abord amorphe et ensuite plus ou mo9s pla/ique du mdium4 ,du corps de celui-ci sort une sub/ance indf9issable1 tantt visible1 comme *ez va1 le mdium de ,mme ,bisson1 tantt invisible1 comme *ez le mdium de ,craw=d1 mais qui1 mme invisible1 peut tre t\*e et dlimite et agit comme si elle avait une ralit objective4 ,cette sub/ance1 moite1 froide1 p>fois visqueuse1 qu'on appelle l',ectoplasme1 peut tre pese et son poids correspond exactem5t celui dont s'allge le corps du mdium2 elle peut atte9dre jusqu' #ej p\r c5t du poids total de celui-ci4 ,a la f9 de la sance1 elle se rsorbe1 sans laiss] de trace1 dans le corps du sujet qui repr5d in/antanm5t son poids normal4 ,dans ces expri5ces1 cette sub/ance invisible se comporte comme si elle sortait du corps du mdium s\s la =me d'une tige plus ou mo9s rigide qui va s\lev] une table place une c]ta9e di/ance du sige sur lequel le mdium e/ assis4 ,si la table e/ trop l\rde p\r tre s\leve directem5t1 b\t de bras1 p\r a9si dire1 la tige ou le levi] psy*ique se c\rbe1 pr5d un po9t d'appui sur le sol et se r$resse p\r s\lev] le meuble4 ,qu& ce levi] invisible ne pr5d son po9t d'appui que sur le mdium1 le poids de ce d]ni] s'augm5te de celui de l'objet s\lev2 mais qu& il pr5d son po9t d'appui sur le sol1 le poids du mdium e/ dim9u du poids report sur ce po9t d'appui4 ,ces phnomnes de lvitation tai5t p>faitem5t connus avant les re*]*es de ,craw=d1 mais p> la dc\v]te du levi] invisible1 p>fois p]ceptible au t\*] et p\vant mme tre photographi1 il en a le premi] rvl le mcanisme t\t ensemble matriel et psy*ique4 ,en outre1 au c\rs de ses innombrables expri5ces1 il a con/at que t\t se passait comme si des entits invisibles y assi/ai5t1 y collaborai5t et s\v5t les dirigeai5t4 ,il communiquait avec elles p> la typtologie et1 ayant rem>qu que ces oprateurs my/rieux ne p>aissai5t pas bi5 compr5dre l'intrt sci5tifique des phnomnes1 il les int]rogea et conclut de leurs rponses qu'ils n'tai5t que des sortes de manuvres1 manipulant des =ces qu'ils ne connaissai5t pas et accomplissant une besogne comm&e p> des tres d'un ordre plus lev qui ne p\vai5t ou ne daignai5t opr] eux-mmes4 ,on peut videmm5t s\t5ir que ces collaborateurs invisibles man5t du subconsci5t du mdium ou des assi/ants et la "q e/ encore insoluble4 ,mais la conviction o fut am5 peu peu et p\r a9si dire p> la =ce des *oses1 un savant d'abord aussi sceptique que l'tait ,craw=d1 ne mrite pas mo9s d'tre srieusem5t envisage4 ,en t\t cas1 ses expri5ces1 comme celles du fluide odique1 dmontr5t une fois de plus que notre tre e/ beauc\p plus immatriel1 plus psy*ique1 plus my/rieux1 plus puissant et sans d\te plus durable que n\s ne le croyons2 ce que n\s avai5t enseign les religions primitives et les occulti/es qui s'en inspirr5t4 ,,xix ,en ne p]dant pas de vue les autres manife/ations spirites1 les app>itions po/humes1 les phnomnes de psy*omtrie et de matrialisation1 les prvisions de l'av5ir1 le my/re des animaux p>lants1 les miracles de ,l\rdes et d'autres lieux1 que n\s ne m5tionnons ici que p\r mmoire1 voil1 en reg>d des imm5ses et orgueilleuses affirmations d'autrefois1 les demi-c]titudes et les petits faits l5tem5t reconquis p> nos occulti/es d'auj\rd'hui4 ,a premire vue1 c'e/ peu de *ose et mme si la gr&e "q c5trale de notre mtapsy*ique1 la "q de la survivance tait enf9 rsolue1 cette solution tant att5due ne n\s mn]ait pas encore bi5 lo91 beauc\p mo9s lo91 sans d\te1 que n'tai5t alls les prtres de l',inde et de l'gypte4 ,mais p\r mode/es qu'elles sont1 les dc\v]tes de nos occulti/es ont du mo9s l'avantage de repos] sur des faits que n\s p\vons contrl] et doiv5t n\s tre plus prcieuses que les plus gr&ioses hypo?ses qui jusqu'ici ont *app t\te vrification4 ,,xx ,ma9t5ant1 il e/ =t possible que p\r pntr] plus avant dans les rgions o ils s'av5tur5t1 les m?odes purem5t exprim5tales1 qui sont les plus sres dans les autres sci5ces1 soi5t insuffisantes4 ,il entre en jeu d'autres lm5ts que ceux que la sci5ce a c\tume de r5contr]4 ,il s'agit de =ces peut-tre plus spirituelles que celles de notre esprit et p\r les saisir et les dom9]1 il se peut qu'il soit ncessaire de s'occup] d'abord de notre propre spiritualisation4 ,il e/ bon d'avoir des laboratoires p>faitem5t organiss1 mais c'e/ probablem5t en n\s-mmes que se tr\ve le vritable laboratoire d'o sortiront les d]nires dc\v]tes4 ,il semble que mieux que n\s les prtres et les mages des gr&es religions l'avai5t compris4 ,qu& ils v\lai5t s'engag] dans les doma9es ultra-spirituels de la nature1 ils s'y prp>ai5t longuem5t4 ,ils s5tai5t qu'il ne leur suffisait pas d'tre des savants1 mais qu'avant t\t ils devai5t dev5ir des sa9ts4 ,ils comm5ai5t p> faire l'ducation de leur volont1 p> sacrifi] t\t leur tre1 p> m\rir t\t dsir4 ,ils enveloppai5t leurs =ces intellectuelles d'une =ce morale qui les m5ait beauc\p plus directem5t sur le plan o se passai5t les phnomnes tranges qu'ils int]rogeai5t4 ,il e/ assez vraisemblable qu'il y a dans l'invisible ou l'inf9i des *oses que l'intellig5ce n'atte9t pas1 sur lesquelles elle n'a aucune prise1 mais qu'une autre puissance peut rejo9dre2 et cette puissance e/ peut-tre ce qu'on appelle l'me ou ce subconsci5t suprieur que les antiques religions avai5t appris cultiv] p> des ex]cices et surt\t p> un r5oncem5t et une conc5tration spirituelle dont n\s avons p]du la pratique et mme la notion4 ,,conclusions ,i ,n\s avons dj1 au c\rs de cette tude1 r5contr la plup>t des conclusions qu'on en peut tir]2 il suffira de rappel]1 en les rsumant1 les pr9cipales4 ,a l'orig9e des religions1 notamm5t l'orig9e de celle qui p>at tre la plus anci5ne et la s\rce des autres1 il n'y a pas de doctr9e secrte1 il n'y a pas de rvlation1 il n'y a que la tradition prhi/orique d'une mtaphysique que n\s appell]ions auj\rd'hui purem5t rationali/e4 ,l'aveu d'ignorance totale au sujet de la nature1 des attributs1 du c>actre1 des volonts1 de l'exi/5ce mme de la ,cause premire ou du ,dieu des dieux1 e/ =mel et public4 ,c'e/ une imm5se ngation1 on ne sait ri51 on ne peut pas savoir1 on ne saura jamais1 c> ,dieu lui-mme ne sait peut-tre pas4 ,cette ,cause premire inconnue e/ ncessairem5t inf9ie1 c> l'inf9i seul e/ inconnaissable et le ,dieu des dieux ne s]ait plus le ,dieu des dieux et ne se concevrait po9t s'il n'tait pas t\t4 ,de son inf9it nat donc 9vitablem5t le pan?isme1 att5du que cette cause tant t\t1 t\t e/ elle et qu'il n'e/ pas possible d'imag9] quelque *ose qui la limite et ne soit pas elle1 en elle ou p> elle4 ,de ce pan?isme drive son t\r la croyance l'immortalit et l'optimisme f9al1 vu que la cause tant inf9ie dans l'espace et le temps1 ri5 de ce qui e/ elle ou en elle ne peut tre ananti sans qu'elle anantisse une p>tie d'elle-mme1 ce qui e/ impossible puisqu'elle s]ait encore le nant qui t5t]ait de la limit]2 de mme que ri5 non plus ne peut tre t]nellem5t malheureux sans qu'elle condamne une p>tie d'elle-mme un malheur t]nel4 ,agno/icisme total1 avec ses consqu5ces3 inf9it div9e1 pan?isme1 immortalit de t\t et optimisme f9al1 voil donc le po9t de d"p des gr&s in/ructeurs primitifs1 pures intellig5ces et logici5s implacables1 tels que l'tai5t1 s'il faut en croire les traditions occulti/es1 les my/rieux ,atlantes2 et ne s]ait-ce pas le mme po9t de d"p que devrai5t *oisir auj\rd'hui ceux qui v\drai5t fond] une religion n\velle qui ne rpugnt pas la raison huma9e de plus en plus exigeante8 ,,ii ,mais si t\t e/ ,dieu et doit tre ncessairem5t immortel1 il n'en e/ pas mo9s c]ta9 que les hommes1 les *oses1 les mondes disp>aiss5t4 ,a p>tir de ce mom5t1 n\s quittons les consqu5ces logiques du gr& aveu d'ignorance p\r entr] dans le ddale de ?ories qui ne sont plus inattaquables1 et qui du re/e1 l'orig9e1 ne n\s sont pas proposes comme des rvlations1 mais comme de simples hypo?ses mtaphysiques1 des spculations trs anci5nes1 nes de la ncessit d'accord] les faits avec les dductions trop ab/raites et trop rigides de la raison huma9e4 ,en ralit1 selon ces hypo?ses1 l'homme1 les mondes1 l'univ]s ne priss5t jamais2 ils disp>aiss5t et rep>aiss5t t\r t\r1 dans l't]nit1 en v]tu de ,maya1 l'illusion de l'ignorance4 ,qu& ils ne sont plus p\r n\s1 qu& ils n'exi/5t plus p\r p]sonne1 ils exi/5t t\j\rs virtuellem5t1 o p]sonne ne les voit2 et ceux qui ont cess de les voir ne cess5t pas d'exi/] comme s'ils les voyai5t4 ,de mme1 qu& ,dieu se limite p\r se manife/] et pr5dre consci5ce d'une p>tie de soi1 il ne cesse pas d'tre inf9i et inconnaissable lui-mme4 ,il semble se mettre un mom5t au po9t de vue ou porte de ceux qu'il a rveills dans son se94 ,cette d]nire hypo?se ne p\vait tre l'orig9e1 comme elle l'e/ encore ma9t5ant et comme elle le s]a t\j\rs1 qu'un pis-all]1 mais dev9t plus t>d une sorte de dogme qui1 avidem5t accueilli p> l'imag9ation1 se sub/itua bi5tt compltem5t la gr&e ngation primitive4 ,a p>tir de ce mom5t1 dsesprant de connatre l'inconnaissable1 on le dd\ble1 on le subdivise1 on le multiplie1 on relgue dans l'inaccessible inf9i l'inconcevable cause premire et on ne s'occupe plus que des causes secondes p> lesquelles elle se manife/e et agit4 ,on ne se dem&e pas1 ou plutt on n'ose pas se dem&] comm5t la cause tant ess5tiellem5t inconnaissable1 ses manife/ations peuv5t tre considres comme connues sans qu'elle cesse d'tre inconnaissable1 et on entre dans l'imm5se c]cle vicieux o il faut bi5 se rsign] vivre s\s pe9e de se condamn] une ngation1 une immobilit1 une ignorance et un sil5ce t]nels4 ,ne p\vant connatre ,dieu en soi1 on se cont5te de le *]*] et de l'int]rog] dans ses cratures et surt\t dans l'homme4 ,on croit l'y tr\v]1 et les religions naiss5t avec leurs dieux1 leurs cultes1 leurs sacrifices1 leurs croyances1 leurs morales1 leurs enf]s et leurs cieux4 ,la filiation qui les ratta*e t\tes la ,cause inconnue e/ de plus en plus oublie et ne rep>at qu' c]ta9s mom5ts1 p> exemple1 longtemps aprs1 dans le ,b\ddhisme1 dans les mtaphysiques1 dans les my/res et dans les traditions occultes4 ,mais malgr cet oubli1 grce l'ide de cette cause premire1 ncessairem5t une1 invisible1 intangible1 inconcevable1 et qu'on e/ p> consqu5t oblig de considr] comme purem5t spirituelle2 dans la religion primitive1 deux gr&s pr9cipes1 infiltrs p> la suite dans celles qui en drivr5t1 sont demeurs vivaces1 qui rpt5t s\rdem5t1 s\s t\tes les app>5ces1 que l'ess5ce e/ une et que l'esprit e/ la s\rce de t\t1 l'unique c]titude1 la seule ralit t]nelle4 ,,iii ,de ces deux pr9cipes qui au fond n'en sont qu'un1 dc\le t\te la morale primitive qui dev9t la gr&e morale de l'humanit4 ,l'unit tant l'idal et le s\v]a9 bi51 le mal e/ la sp>ation1 la division1 la multiplicit2 et la matire n'e/ en somme qu'un rsultat de la sp>ation ou de la multiplicit4 ,il faut donc p\r r5tr] dans l'unit1 se dp\ill]1 sortir de la matire qui n'e/ qu'une =me infrieure1 une dgradation de l'esprit4 ,c'e/ a9si qu'on tr\va ou qu'on crut tr\v] la volont de l'inconnaissable et la clef de t\te morale1 sans du re/e os] se dem&] p\rquoi cette rupture de l'unit et cette dgradation de l'esprit avai5t t ncessaires2 comme si l'on avait suppos que la ,cause premire qui aurait pu ret5ir t\tes *oses l'tat d'unit s\v]a9em5t heureuse dans son se9 unique1 immobile et s\v]a9em5t heureux1 et t condamne p> une loi suprieure et irrsi/ible au m\vem5t et aux recomm5cem5ts t]nels4 ,ces ides1 trop purem5t mtaphysiques p\r alim5t] une religion1 fur5t bi5tt1 dans l',inde mme1 rec\v]tes d'une prodigieuse vgtation de my!s et dev9r5t peu peu le secret des brahmanes qui les cultivr5t1 les dveloppr5t1 les appr(ondir5t et les compliqur5t jusqu' la dm5ce4 ,de l elles se rp&ir5t sur la t]re ou regagnr5t les lieux d'o elles tai5t p>ties1 c> s'il n\s e/ p]mis de repr] plus ou mo9s *ronologiquem5t un foy] c5tral1 il n\s e/ impossible de dt]m9] d'o elles surgir5t dans la prhi/oire1 mo9s de n\s en rapport] aux lg5des ?osophiques des sept races1 que n\s p\rrons peut-tre admettre qu& on n\s (frira des docum5ts mo9s critiquables que ceux qu'on n\s a f\rnis jusqu'ici4 ,,iv ,en t\t cas1 n\s suivons assez facilem5t1 dans le monde hi/orique1 la m>*e de ces ides1 qu'elles soi5t simultanes ou po/rieures1 dans l',inde1 dans l'gypte et la ,p]se1 ou qu'elles pntr5t en ,*alde et dans la ,grce ant-socratique p> des my!s1 p> des contacts ou des migrations que n\s ignorons1 ou1 spcialem5t p\r l',hellade1 p> les pomes orphiques1 recueillis l'poque alex&r9e1 mais remontant des temps lg5daires et n\s (frant des v]s qui1 comme le con/ate mile ,burn\f dans sa ,sci5ce des religions1 sont traduits mot mot des hymnes du ,vda#fd4 #fd ,,mile ,,burn\f1 ,la sci5ce des religions1 p4 #aje4 ,p> suite du sj\r en gypte1 de la captivit de ,babylone et de la conqute de ,cyrus1 elles atteignir5t la ,bible1 s'y dnaturr5t p\r s'accord] au mono?isme juif1 mais se cons]vr5t secrtem5t1 peu prs pures1 p> transmission orale1 dans la ,kabbale1 o l',en-,s(1 comme n\s l'avons vu1 e/ la rplique exacte de l',inconnaissable h9d\ et conduit un agnotiscisme1 un pan?isme1 un optimisme et une morale presque similaires4 ,ces ides1 t\ffes s\s la ,bible dans le monde juif1 et dans le monde grco-roma9 s\s le poids des religions et des philosophies (ficielles1 survcur5t dans des sectes secrtes et notamm5t p>mi les ,essni5s1 a9si que dans les my/res1 et rep>ur5t la lumire du j\r aux environs de l're *rti5ne1 dans les coles gno/iques et no-platonici5nes et plus t>d dans la ,kabbale enf9 fixe p> crit1 d'o elles passr5t1 plus ou mo9s dfigures1 dans l'occultisme du ,moy5 ge dont elles =m5t l'unique fond4 ,v ,n\s voyons a9si que l'occultisme1 ou plutt la doctr9e secrte1 v>iable dans ses =mes1 s\v5t trs obscurcie1 surt\t durant le ,moy5 ge1 mais presque p>t\t id5tique dans son fond1 fut t\j\rs une prote/ation de la raison huma9e1 fidle ses traditions ant-hi/oriques1 contre les affirmations arbitraires et les prt5dues rvlations des religions publiques et (ficielles4 ,elle opposait leurs dogmes sans fondem5ts1 leurs manife/ations div9es an?ropomorphes1 illogiques1 trop petites et inacceptables1 l'aveu d'une ignorance totale et inv9cible sur t\s les po9ts ess5tiels4 ,de cet aveu1 qui au premi] abord p>at t\t dtruire mais qui conduit presque =cm5t une conception spirituali/e de l'univ]s1 elle sut tir] une mtaphysique1 une my/ique et une morale beauc\p plus pures1 plus leves1 plus ds9tresses et surt\t plus rationnelles que celles qui naquir5t des religions qui l't\ffr5t4 ,on p\rrait mme dmontr] que t\t ce que ces religions ont encore de commun sur des hauteurs o t\tes se rejoign5t1 t\t ce qui n'a pu tre rabaiss au niveau des exig5ces matrielles d'une trop longue vie1 t\t ce qu'on tr\ve en elles de gr&iose1 d'inf9i1 d'imprissable et d'univ]sel1 elles le doiv5t cette mtaphysique immmoriale o plongr5t leurs premires rac9es4 ,il semble mme qu' mesure que le temps les en loigne1 l'esprit les y ramne2 c'e/ a9si que dans les deux d]nires1 sans p>l] de t\t ce qu'elles lui empruntr5t plus directem5t1 le ,dieu-le-,pre du ,*ri/ianisme et l',allah de l',islamisme1 sont bi5 plus prs de l',en-,s( de la ,kabbale que du ,jhovah de la ,bible2 et que le ,v]be de ,sa9t ,jean1 dont il n'e/ pas "q dans l',anci5 ,te/am5t1 ni dans les ,synoptiques1 n'e/ que le ,logos des gno/iques et des no-platonici5s qui le t5ai5t eux-mmes de l',inde et de l'gypte4 ,,vi ,e/-ce donc l le gr& secret de l'humanit qu'on ca*ait avec tant de so9 s\s des =mules my/rieuses et sacres1 s\s des rites p>fois effrayants1 s\s des rtic5ces et des sil5ces r$\tables3 une ngation sans bornes1 un vide imm5se1 une ignorance sans espoir8 ,oui1 ce n'e/ que cela2 et il e/ heureux que ce ne soit pas autre *ose1 c> un ,dieu et un univ]s assez petits p\r que le petit c]veau de l'homme pt en faire le t\r1 en compr5dre la nature et l'conomie1 en connatre l'orig9e1 le b et les limites1 devi5drai5t si troits et si misrables que p]sonne ne se rsign]ait y demeur] t]nellem5t prisonni]4 ,il faut l'humanit l'inf9i et son corollaire l'ignorance inv9cible p\r ne pas se s5tir dupe ou victime d'une inexcusable expri5ce ou d'une erreur sans issue4 ,on p\vait ne pas l'appel] la vie1 mais puisqu'on l'a tire du nant1 il lui faut l'illimit de l'espace et du temps dont on lui a donn l'ide2 elle e/ en droit de p>ticip] de t\t ce qu'e/ celui qui la fit natre avant qu'elle lui p>donne d'tre ne4 ,et elle n'y peut p>ticip] qu' condition de ne pas compr5dre4 ,t\te c]titude1 du mo9s tant que notre c]veau ne s]a pas dlivr des li5s qui l'entrav5t1 devi5drait une borne contre laquelle irait se bris] t\t dsir d'exi/]4 ,rj\issons-n\s donc de n'en pas avoir d'autre que celle d'une ignorance aussi inf9ie que le monde ou le ,dieu qui en e/ l'objet4 ,,vii ,aprs tant d'ef=ts1 aprs tant d'preuves1 n\s n\s retr\vons exactem5t au po9t d'o tai5t p>tis nos gr&s in/ructeurs4 ,ils n\s ont lgu une sagesse que n\s comm5ons pe9e db>rass] des dbris que les sicles y avai5t dposs2 et s\s ces dbris n\s retr\vons intact le plus haut aveu d'ignorance que l'homme ait os pr(r]4 ,c'e/ peu si l'on aime l'illusion1 c'e/ beauc\p si l'on prfre la vrit4 ,n\s savons enf9 qu'il n'y eut jamais de rvlation ultra-huma9e1 de message direct et irrcusable de la div9it1 de secret ineffable et que t\t ce que l'homme croit connatre au sujet de ,dieu1 de son orig9e et de ses f9s1 c'e/ de sa propre raison qu'il l'a tir4 ,on se d\tait bi51 avant d'avoir int]rog nos anctres prhi/oriques1 que t\te rvlation1 au s5s o l'ent5d5t les religions1 tait et s]a t\j\rs impossible2 c> on ne peut rvl] quelqu'un que ce qu'il e/ capable de compr5dre1 et ,dieu seul peut compr5dre ,dieu4 ,mais on s'imag9ait volonti]s1 qu'ayant p\r a9si dire assi/ la naissance du monde1 ils devai5t en savoir plus que n\s puisqu'ils tai5t encore plus prs de ,dieu4 ,ils n'tai5t pas plus prs de ,dieu1 ils tai5t simplem5t plus prs de la raison huma9e que n'avai5t pas encore (fusque des imag9ations millnaires4 ,ils se sont cont5ts de n\s donn] les seuls repres que cette raison puisse dc\vrir dans l'inconnaissable3 pan?isme1 spiritualisme1 immortalit1 optimisme f9al1 ab&onnant le re/e aux hypo?ses de leurs successeurs et laissant sagem5t sans rponse1 comme n\s les laiss]ions encore auj\rd'hui1 t\tes les que/ions insolubles que les religions qui suivir5t tran*r5t aveuglm5t1 de faon s\v5t +nieuse1 mais t\j\rs arbitraire et p>fois purile4 ,,viii ,faut-il refaire le compte de ces que/ions8 ,passage du virtuel au rel1 de l'ess5ce au dev5ir1 du nant l'tre1 desc5te de l'esprit dans la matire1 c'e/--dire orig9e du mal1 et remonte de la matire v]s l'esprit1 ncessit de sortir d'un tat t]nellem5t bi5heureux p\r y rev5ir aprs une purification et des preuves dont l'indisp5sabilit e/ incomprh5sible2 recomm5cem5ts t]nels p\r atte9dre un b qui fuira t\j\rs1 puisqu'il n'a pas t atte9t1 bi5 que dans le pass on ait eu p\r l'atte9dre autant de temps qu'on en aura dans l'av5ir4 ,on p\rrait allong] sans mesure ce bilan de l'inconnaissable4 ,il suffira d'aj\t] p\r le clore que la "q qui1 tort ou raison n\s inquite le plus1 celle qui conc]ne le sort de notre consci5ce et de notre p]sonnalit dans l'absorption div9e1 demeure elle aussi sans rponse2 c> le ,nirvana ne dcide1 ne prcise ri51 et le ,b\ddha1 d]ni] int]prte des gr&s enseignem5ts sotriques1 av\e lui-mme qu'il ne sait pas si cette absorption a lieu dans un nant ou dans un bonheur t]nel3 ,le sublime ne l'a pas rvl4 ,le ,sublime ne l'a pas rvl1 c> ri5 n'a t rvl et ri5 n'e/ rsolu p>ce qu'il e/ probable que ri5 ne s]a jamais rsoluble et qu'il e/ vraisemblable que des tres dont l'intellig5ce s]ait un million de fois plus puissante que la ntre ne tr\v]ai5t pas encore de solution4 ,p\r compr5dre la cration1 n\s dire d'o elle vi5t1 o elle va1 il faudrait en tre l'auteur2 et encore1 se dem&e le ,rig-,vda1 la s\rce mme de la sagesse primordiale1 ,et encore1 le sait-il8 ,le gr& secret1 le seul secret1 c'e/ que t\t e/ secret4 ,appr5ons du mo9s l'cole de nos my/rieux anctres faire1 comme ils l'avai5t fait1 la "p de l'inconnaissable et n'y *]*] que ce qui s'y tr\ve1 c'e/--dire la c]titude que t\t e/ ,dieu1 que t\t e/ en lui et y doit ab\tir dans le bonheur1 et que la seule div9it que n\s puissions espr] de connatre1 c'e/ au plus pr(ond de n\s-mmes qu'il la faut dc\vrir4 ,le gr& secret n'a pas *ang d'aspect1 il re/e1 la mme place1 ce qu'il tait p\r eux4 ,ils sur5t1 ds l'orig9e1 tir] de l'inconnaissable la morale la plus pure que n\s ayons eue2 puisque n\s n\s retr\vons au mme po9t dans cet inconnaissable1 il s]ait has>deux1 p\r ne pas dire impossible1 d'en dduire d'autres enseignem5ts4 ,et leurs enseignem5ts1 qui p> le haut sont demeurs les mmes et ne diffr5t qu'aux p>ties basses dans t\tes les religions dont les dogmes div]s ne sont au fond que des traductions ou des int]prtations my?ologiques de ces vrits trop ab/raites1 aurai5t fait de l'homme ce qu'il n'e/ pas encore1 s'il avait eu le c\rage de les suivre4 ,ne les oublions po9t1 c'e/ le d]ni] et le meilleur conseil que n\s donne le te/am5t my/ique que n\s v5ons de feuillet]4 ,,table ,pages4 ,prlim9aires #a ,l',inde #bi ,l'gypte #aaa ,la ,p]se #acc ,la ,*alde #ada ,la ,grce ant-socratique #adi ,les ,gno/iques et les ,no-,platonici5s #aha ,la ,kabbale #ahi ,les ,h]mti/es #bac ,les ,occulti/es mod]nes #bbi ,les ,mtapsy*i/es #bee ,conclusions #cjc ,b--#aibf--,lib4-,imp4 runies1 #g1 rue ,sa9t-,b5ot1 ,p>is4