,,les ,,hommes ,,et ,,les ,,id,,es ,la ,naissance et l'van\issem5t de la ,matire ,,p> ,,le ,dr ,,gu/ave ,,le ,,bon ,,p>is ,,soci,t ,,dv ,,m]cvre ,,de ,,france ,,xxvi1 ,,rve ,,de ,,cond1 ,,xxvi ,,mcmviii ,,dans ,,la ,m,,me ,,collection ,,h5ri ,,de ,r,,gni] ,,et ,,son ,,uvre1 p> ,jean de ,g\rmont1 avec un portrait et un autographe #a vol4 ,i ,le b de cette confr5ce#a e/ de v\s racont] une m]veilleuse et trange hi/oire1 qu'il y a dix ans pe9e la sci5ce ne s\ponnait pas4 ,cette hi/oire e/ celle d'un morceau de matire quelconque1 de la pi]re que v\s heurtez sur votre *em91 du papi] qui e/ devant moi1 des fragm5ts de mtal que v\s maniez *aque j\r4 #a ,confr5ce faite ,o/5de en aot #aijg4 ,la sci5ce croyait autrefois1 et beauc\p de p]sonnes croi5t encore1 que la matire se compose d'lm5ts in]tes et inde/ructibles4 ,crs l'orig9e des *oses1 ils devai5t cons]v] trav]s t\s les *angem5ts une dure t]nelle4 ,ri5 ne se cre1 ri5 ne se p]d1 disait la *imie1 et elle tait fonde le dire1 puisque1 malgr t\tes les trans=mations qu'on lui faisait subir1 la matire p>aissait t\j\rs cons]v] le mme poids4 ,la sci5ce n\s appr5d t\t autre *ose auj\rd'hui4 ,elle n\s montre la matire compose de petits sy/mes solaires en m9iature1 =ms d'lm5ts gravitant les uns aut\r des autres avec une imm5se vitesse et ne devant leur /abilit qu' cette vitesse mme4 ,elle n\s dit que l'atome e/ le sige de =ces colossales auprs desquelles ne sont ri5 celles que l'indu/rie manie et que peut-tre cette mme indu/rie p\rra utilis] un j\r4 ,elle n\s dit encore que cette matire1 sige d'une vie int5se1 possde une s5sibilit invraisemblable qui la fait se modifi] s\s les influ5ces les plus lgres4 ,elle n\s dit enf9 que1 lo9 d'tre t]nelle1 la matire obx cette loi fatale qui condamne les *oses et les tres m\rir4 ,ne p\vant appr(ondir en une heure un p>eil sujet1 je me born]ai1 dans cette confr5ce1 v\s montr] quelques-unes des consqu5ces des re*]*es que je p\rsuis depuis plus de dix ans sur la dissociation de la matire et que j'ai dveloppes dans deux ouvrages rc5ts#b4 #b ,l'volution de la matire1 9-#ah de #djj pages1 avec #fb figures 7#ae;e dition71 et l'volution des =ces1 9-#ah de #djj pages avec #dj figures 7#f;e dition71 ,flamm>ion1 diteur1 #aijh4 ,ces re*]*es1 dont le rsultat fondam5tal1 trs imprvu il y a bi5 peu d'annes encore1 fut de montr] que la matire n'tait pas inde/ructible1 se sont rapidem5t rp&ues dans les laboratoires4 ,quelques-unes de nos propositions1 considres comme trs rvolutionnaires qu& n\s les =mulmes p\r la premire fois1 comm5c5t dev5ir presque banales auj\rd'hui1 bi5 que trs loignes cep5dant d'avoir port t\tes leurs consqu5ces4 ,lorsque celles-ci se dr\l]ont1 elles conduiront r5\vel] un difice sci5tifique dont la /abilit semblait t]nelle4 ,voici d'ailleurs l'nonc des pr9cipes fondam5taux que j'ai t* de mettre en vid5ce en me basant sur mes expri5ces3 #a ,la matire1 suppose jadis inde/ructible1 s'van\it l5tem5t p> la dissociation cont9uelle des atomes qui la compos5t2 #b ,les produits de la dmatrialisation de la matire con/itu5t des sub/ances int]mdiaires p> leurs proprits entre les corps pondrables et l'!r impondrable1 c'e/--dire entre deux mondes que la sci5ce avait pr(ondm5t sp>s jusqu'ici2 #c ,la matire1 jadis envisage comme in]te et ne p\vant re/itu] que l'n]gie d'abord f\rnie1 e/1 au contraire1 un colossal rs]voir d'n]gie--l'n]gie intra-atomique--qu'elle peut dp5s] sans ri5 emprunt] au dehors2 #d ,c'e/ de l'n]gie intra-atomique libre p5dant la dissociation de la matire que rsult5t la plup>t des =ces de l'univ]s1 l'lectricit et la *aleur solaire notamm5t2 #e ,la =ce et la matire sont deux =mes div]ses d'une mme *ose4 ,la matire reprs5te une =me /able de l'n]gie intra-atomique4 ,la *aleur1 la lumire1 l'lectricit1 etc41 reprs5t5t des =mes in/ables de la mme n]gie2 #f ,en dissociant les atomes1 c'e/--dire en dmatrialisant la matire1 on ne fait que trans=m] la =me /able de l'n]gie1 nomme matire1 en ces =mes in/ables connues s\s les noms d'lectricit1 de lumire1 de *aleur1 etc4 ,la matire se trans=me donc cont9uellem5t en n]gie2 #g ,la loi d'volution applicable aux tres vivants l'e/ galem5t aux corps simples4 ,les espces *imiques1 pas plus que les espces vivantes1 ne sont inv>iables2 #h ,l'n]gie n'e/ pas plus inde/ructible que la matire dont elle mane4 ,la sci5ce d'hi] tait fonde sur l't]nit de la matire1 celle de dema9 s]a base sur la ds9tgration de la matire4 ,elle aura p\r b pr9cipal de tr\v] des moy5s faciles d'augm5t] cette ds9tgration et mettre a9si dans les ma9s de l'homme une s\rce de =ces presque inf9ie4 ,,ii ,avant d'expos] les ides actuelles relatives la con/itution de la matire1 rappelons brivem5t celles dont la sci5ce a vcu jusqu'ici4 ,suivant des conceptions1 hi] encore classiques1 la matire s]ait compose d'lm5ts indivisibles1 nomms atomes4 ,comme ils sembl5t p]si/] trav]s t\tes les trans=mations des corps1 on admettait p\r cette raison qu'ils sont inde/ructibles4 ,cette notion fondam5tale a plus de #b4jjj ans d'exi/5ce4 ,le gr& pote roma9 ,lucrce l'a expose dans les t]mes suivants1 que les livres mod]nes ne font gure que reproduire4 ,les corps ne sont pas anantis en disp>aissant nos yeux3 la nature =me de n\veaux tres avec leurs dbris1 et ce n'e/ que p> la mort des uns qu'elle accorde la vie aux autres4 ,les lm5ts sont inaltrables et inde/ructibles444 ,les pr9cipes de la matire1 les lm5ts du gr& t\t sont solides et t]nels1--nulle action trangre ne peut les altr]4 ,l'atome e/ le plus petit corps de la nature444 ,il reprs5te le d]ni] t]me de la division4 ,il exi/e donc dans la nature des corpuscules d'ess5ce immuable444 leurs diffr5tes comb9aisons =m5t t\s les corps4 ,telles tai5t les ides de ,lucrce et de t\s les savants depuis v+t sicles4 ,appuye sur des re*]*es exprim5tales dont n\s p>l]ons bi5tt1 la sci5ce mod]ne e/ arrive une conception de la matire bi5 diffr5te4 ,elle admet ma9t5ant que les atomes sont =ms de t\rbillons d'!r t\rnant aut\r d'une ou plusieurs masses c5trales avec une vitesse de l'ordre de celle de la lumire4 ,l'atome e/ comp> un soleil ent\r de son cortge de plantes4 ,mais comm5t se fait-il que ces t\rbillons d'!r immatriel puiss5t se trans=m] en matire aussi rigide qu'un ro*] ou un bloc d'aci]8 ,c]ta9es analogies appuyes sur l'expri5ce p]mett5t de le compr5dre4 ,il e/ probable que la matire doit uniquem5t sa rigidit la rapidit de rotation de ses lm5ts et que1 si leurs m\vem5ts s'arrtai5t1 elle s'van\irait in/antanm5t dans l'!r1 sans ri5 laiss] d]rire elle4 ,des t\rbillons gazeux1 anims d'une vitesse de rotation de l'ordre de celle des rayons ca?odiques1 devi5drai5t vraisemblablem5t aussi durs que l'aci]4 ,cette expri5ce n'e/ pas ralisable1 mais n\s p\vons press5tir ses rsultats en con/atant la rigidit considrable acquise p> un fluide anim d'une gr&e vitesse4 ,des expri5ces faites dans les us9es hydrolectriques ont montr qu'une colonne liquide de #b c5timtres seulem5t de diamtre1 tombant trav]s un tube d'une hauteur de #ejj mtres1 ne peut tre entame p> un c\p de sabre lanc avec viol5ce4 ,l'arme e/ arrte1 la surface du liquide1 comme elle le s]ait p> un mur4 ,si la vitesse de la colonne liquide tait suffisante1 un b\let de canon ne la trav]s]ait pas4 ,une lame d'eau de quelques c5timtres d'paisseur1 anime d'une vitesse assez gr&e1 re/]ait aussi impntrable aux obus que le mur d'aci] d'un cuirass4 ,donnons au jet d'eau prcd5t la =me d'un t\rbillon1 et n\s aurons l'image des p>ticules de la matire et l'explication probable de sa rigidit4 ,n\s p\vons a9si compr5dre comm5t l'!r immatriel1 trans=m en petits t\rbillons anims d'une vitesse suffisante1 devi5t trs matriel4 ,on conoit aussi que1 si ces m\vem5ts t\rbillonnaires tai5t arrts1 la matire s'van\irait in/antanm5t en ret\rnant l'!r4 ,la matire qui semble n\s donn] l'image de la /abilit et du repos n'exi/e donc que grce la rapidit des m\vem5ts de rotation de ses p>ticules4 ,la matire1 c'e/ de la vitesse1 et comme une sub/ance anime de vitesse e/ aussi de l'n]gie1 il faut considr] la matire comme une =me p>ticulire de l'n]gie4 ,la vitesse tant une des conditions fondam5tales de l'exi/5ce de la matire1 on peut dire que cette d]nire e/ ne le j\r o les t\rbillons d'!r ont acquis1 p> suite de leur cond5sation croissante1 une rapidit suffisante p\r possd] de la rigidit4 ,elle vieillit lorsque la vitesse de ses lm5ts se ral5tit4 ,elle cess]a d'exi/] ds que ses p>ticules p]dront leurs m\vem5ts4 ,n\s sommes am5s a9si cette premire notion ess5tielle3 ,des p>ticules d'une sub/ance quelconque1 si tnues qu'on les suppose1 pr5n5t1 p> le seul fait de leur vitesse de rotation1 une rigidit si gr&e qu'elles se trans=m5t en matire4 ,c'e/ dans ces univ]s atomiques1 dont la nature fut mconnue p5dant si longtemps1 qu'il faut *]*] ma9t5ant l'explication de la plup>t des my/res qui n\s ent\r5t4 ,l'atome1 qui n'e/ pas t]nel1 comme l'assurai5t d'antiques croyances1 e/ bi5 autrem5t puissant que s'il tait inde/ructible et1 p> consqu5t1 incapable de *angem5t4 ,ce n'e/ plus quelque *ose d'in]te1 j\et aveugle de t\tes les =ces de l'univ]s4 ,ces =ces sont au contraire cres p> lui4 ,il e/ l'me mme des *oses4 ,il dti5t les n]gies qui sont le ressort du monde et des tres qui l'anim5t4 ,*acun d'eux e/ un petit univ]s d'une /ructure extraord9airem5t complique1 sige de =ces jadis ignores et dont la gr&eur dpasse imm5sm5t t\tes celles connues jusqu'ici4 ,,iii ,n\s v5ons de dire que la matire se composait de t\rbillons d'!r4 ,qu'e/-ce que l'!r8 ,la plus gr&e p>tie des phnomnes de la physique3 lumire1 *aleur1 lectricit rayonnante1 etc41 sont considrs comme ayant leur sige dans l'!r4 ,la gravitation1 d'o drive la mcanique du monde et la m>*e des a/res1 semble encore une de ses manife/ations4 ,t\tes les re*]*es ?oriques =mules sur la con/itution des atomes conduis5t admettre qu'il =me leur trame4 ,il e/ le sub/ratum des mondes et de t\s les tres qui viv5t leur surface4 ,bi5 que la nature intime de l'!r soit pe9e s\ponne1 son exi/5ce s'e/ impose depuis longtemps4 ,elle s'e/ impose lorsqu'il a fallu expliqu] la propagation des =ces di/ance4 ,elle p>ut exprim5talem5t dmontre qu& ,fresnel eut pr\v que la lumire se propage p> des ondulations analogues celles produites p> la *ute d'une pi]re dans l'eau4 ,en faisant int]fr] des rayons lum9eux1 il obt9t de l'obscurit p> la sup]position des p>ties saillantes d'une onde lum9euse aux p>ties creuses d'une autre onde4 ,la propagation de la lumire se faisant p> ondulations1 ces ondulations se produisai5t ncessairem5t dans quelque *ose4 ,c'e/ ce quelque *ose qu'on appelle l'!r4 ,sans d\te1 l'!r e/ un ag5t my/rieux que n\s ne savons pas isol]1 mais sa ralit s'impose puisque aucun phnomne ne p\rrait s'expliqu] sans lui4 ,on ne peut l'isol]1 mais il e/ impossible de dire qu'on ne puisse ni le voir ni le t\*]4 ,c'e/1 au contraire1 la sub/ance que n\s voyons et t\*ons le plus s\v5t4 ,qu& un corps rayonne de la *aleur qui n\s *auffe et n\s brle2 qu& n\s reg>dons sur le v]re dpoli d'une *ambre noire un paysage v]doyant1 p> quoi sont con/itues cette *aleur et cette image1 s9on p> des vibrations de l'!r8 ,le rle de l'!r e/ dev5u capital et n'a cess de gr&ir avec les progrs de la physique4 ,la plup>t des phnomnes s]ai5t inexplicables sans lui4 ,sans !r1 il n'y aurait ni pesanteur1 ni lumire1 ni lectricit1 ni *aleur1 ri51 en un mot1 de t\t ce que n\s connaissons4 ,l'univ]s s]ait sil5cieux et mort1 ou se rvl]ait s\s une =me impossible mme press5tir4 ,si l'on p\vait con/ruire une *ambre de v]re de laquelle on aurait retir entirem5t l'!r1 la *aleur et la lumire ne p\rrai5t la trav]s]4 ,elle s]ait d'un noir absolu et probablem5t la gravitation n'agirait plus sur les corps placs dans son intrieur4 ,ils aurai5t donc p]du leur poids4 ,a9si les plus importants phnomnes de la nature3 *aleur1 lumire1 lectricit1 ont1 comme n\s v5ons de le voir1 leur sige dans l'!r4 ,ils sont eng5drs p> c]ta9es p]turbations de ce fluide immatriel sorti de l'quilibre ou ret\rnant l'quilibre4 ,la lumire1 p> exemple1 n'e/ qu'une altration d'quilibre de l'!r c>actrise p> ses vibrations2 elle cesse d'exi/] ds que l'quilibre e/ rtabli4 ,l't9celle lectrique de nos laboratoires aussi bi5 que la f\dre sont de simples manife/ations des *angem5ts du fluide lectrique sorti de l'quilibre p\r une cause quelconque et s'ef=ant d'y ret\rn]4 ,tant que n\s n'avons pas su tir] le fluide lectrique de l'tat de repos1 son exi/5ce a t ignore4 ,la *aleur dite rayonnante e/ due1 elle aussi1 des vibrations de l'!r4 ,ce t]me de *aleur rayonnante e/ d'ailleurs un des plus errons de la physique1 malgr sa ju/esse app>5te4 ,en s'appro*ant d'un foy]1 on e/ *auff2 il rayonne donc quelque *ose4 ,que s]ait-ce1 s9on de la *aleur8 ,on mit =t longtemps p\r dc\vrir qu'un corps *aud ne rayonne ri5 qui ressemble de la *aleur4 ,on sait auj\rd'hui qu'il produit des vibrations de l'!r1 n'ayant p> elles-mmes aucune temprature4 ,il n\s *auffe di/ance1 p>ce que les vibrations de l'!r qu'il eng5dre1 tant arrtes p> les molcules de l'air ou les corps placs devant lui1 eng5dr5t de la *aleur4 ,ces vibrations ne sont pas de la *aleur1 mais simplem5t une cause de *aleur1 comme le s]ait un m\vem5t quelconque4 ,ce qu'on dsigne du nom trs impropre de *aleur rayonnante a p\r unique orig9e des vibrations de l'!r4 ,elles produis5t de la *aleur lorsque leur m\vem5t e/ dtruit1 comme une pi]re p> son *oc1 mais ne possd5t1 je le rpte1 aucune temprature4 ,on le pr\ve facilem5t en int]posant une l5tille de glace sur le passage d'un faisceau de *aleur rayonnante4 ,si int5se que soit ce faisceau1 la l5tille n'e/ pas fondue1 alors qu'un morceau de mtal plac son foy] devi5t inc&esc5t4 ,l'!r n'ayant aucune temprature1 et la glace tant trs transp>5te p\r ses vibrations1 elles ont trav]s l'eau congele sans provoqu] sa fusion4 ,le mtal les arrtant1 au contraire1 e/ dev5u inc&esc5t p> l'absorption des vibrations de l'!r4 ,puisque les vibrations de l'!r qualifies de *aleur rayonnante ne produis5t de la *aleur qu'aprs leur absorption p> un corps1 il e/ vid5t que1 dans les espaces cle/es1 o n'exi/e pas1 comme aut\r de la t]re1 une atmosphre absorbante1 un froid considrable doit rgn]1 mme dans le vois9age d'a/res inc&esc5ts1 tels que le soleil4 ,le !rmomtre1 plong dans ces espaces1 y m>qu]ait cep5dant une temprature trs leve1 p>ce qu'il int]cept]ait des vibrations de l'!r4 ,la temprature qu'il indiqu]ait alors ne s]ait pas du t\t celle du milieu ambiant1 mais sa propre temprature4 ,la glace n'y fondrait pas1 laissant pass]1 sans les arrt]1 les vibrations de l'!r2 mais un mtal devi5drait inc&esc5t1 p>ce qu'il absorbe les mmes vibrations4 ,la vie elle-mme n'e/ possible sur notre globe qu' cause de l'absorption des vibrations de l'!r p> l'atmosphre et la t]re4 ,s'ils tai5t transp>5ts p\r ces vibrations1 un froid int5se rgn]ait la surface de notre plante4 ,t\tes les ractions *imiques qui se pass5t dans le se9 des vgtaux1 la trans=mation de l'acide c>bonique en c>bone notamm5t1 ont galem5t p\r orig9e cette absorption de l'!r4 ,le vgtal reprs5te1 en ralit1 une trans=mation de l'!r lum9eux4 ,c'e/ l'!r absorb et trans=m p> les vgtaux qui fait mrir les moissons et v]dir les =ts4 ,la vie reprs5te donc une de ses trans=mations4 ,,iv ,n\s v5ons d'tudi] les lm5ts dont e/ =me la matire4 ,exam9ons ma9t5ant les proprits de cette matire dont sont con/itus notre globe et les tres qui l'habit5t4 ,l'tude de l'anci5ne *imie laissait dans l'esprit l'ide que la matire tait =me de produits /ables1 de composition bi5 df9ie et con/ante1 ne p\vant tre modifis que p> des moy5s viol5ts1 des tempratures leves p> exemple4 ,dans ces d]nires annes1 on a vu se dess9]1 de plus en plus1 cette notion qu'un corps quelconque reprs5te simplem5t un tat d'quilibre entre les lm5ts intrieurs dont il e/ =m et les lm5ts extrieurs qui agiss5t sur lui4 ,si cette relation n'app>at pas nettem5t p\r c]ta9s corps1 c'e/ qu'ils sont con/itus de faon ce que leurs quilibres se ma9ti5n5t1 sans *angem5ts app>5ts1 dans des limites de v>iation de milieu assez gr&es4 ,l'eau peut re/] liquide p\r des v>iations de temprature comprises entre #j et #ajj et la plup>t des mtaux ne p>aiss5t pas *ang] d'tat p\r des c>ts plus considrables encore4 ,les difices *imiques =ms p> les comb9aisons atomiques1 et dont l'ensemble con/itue la matire1 sembl5t trs fixes1 mais ils sont t\s1 en ralit1 d'une mobilit trs gr&e4 ,les mo9dres v>iations de milieu--temprature1 pression1 etc4--modifi5t in/antanm5t les m\vem5ts des lm5ts con/itutifs de la matire4 ,c'e/ qu'en effet un corps1 aussi rigide en app>5ce qu'un bloc d'aci]1 reprs5te simplem5t un tat d'quilibre entre son n]gie intrieure et les n]gies extrieures1 *aleur1 pression1 etc41 qui l'ent\r5t4 ,la matire cde l'influ5ce de ces d]nires comme un fil la/ique obx aux tractions ex]ces sur lui1 mais repr5d sa =me ds que la traction a cess1 si elle n'a pas t trop considrable4 ,la mobilit des lm5ts de la matire e/ quelquefois un de ses c>actres les plus faciles con/at]1 puisqu'il suffit d'appro*] la ma9 du rs]voir d'un !rmomtre p\r voir la colonne liquide se dplac] aussitt4 ,ses molcules se sont c>tes s\s l'influ5ce d'une lgre *aleur4 ,qu& n\s appro*ons la ma9 d'un bloc de mtal1 les m\vem5ts de ses lm5ts se modifi5t galem5t1 mais d'une faon si faible p\r nos s5s qu'ils ne les p]oiv5t pas1 et c'e/ p\rquoi la matire n\s app>at alors comme trs peu mobile4 ,la croyance gnrale la /abilit de la matire e/ confirme d'ailleurs p> l'obs]vation1 puisque1 p\r faire subir un corps des modifications considrables1 comme de le fondre ou de le rduire en vapeur1 il faut des moy5s trs puissants4 ,des m?odes d'inve/igation suffisamm5t prcises montr5t1 au contraire1 que non seulem5t la matire e/ d'une mobilit extrme1 mais encore possde une s5sibilit inconsci5te dont la s5sibilit consci5te d'aucun tre vivant ne saurait appro*]4 ,les physiologi/es mesur5t la s5sibilit d'un tre p> le degr d'excitation ncessaire p\r obt5ir de lui une raction4 ,on le considre comme =t s5sible lorsqu'il ragit s\s des excitants trs faibles4 ,en appliquant la matire brute un procd d'inve/igation analogue1 on con/ate que la sub/ance la plus rigide et la mo9s s5sible en app>5ce e/ au contraire d'une s5sibilit invraisemblable4 ,la matire du bolomtre1 con/itu en d]nire analyse p> un m9ce fil de plat9e1 e/ tellem5t s5sible qu'elle ragit s\s l'influ5ce d'un rayon de lumire d'une int5sit assez faible p\r ne produire qu'une lvation de temprature de un c5t millionime de degr4 ,un bloc d'aci] e/1 en ralit1 inf9im5t plus s5sible que l'tre vivant le plus s5sible4 ,cette s5sibilit de la matire1 si contraire ce que l'obs]vation vulgaire semblait indiqu]1 devi5t de plus en plus familire aux physici5s et c'e/ p\rquoi une expression comme celle-ci3 la vie de la matire1 dnue de s5s il y a seulem5t v+t-c9q ans1 e/ dev5ue d'un usage c\rant4 ,l'tude de la matire brute rvle de plus en plus1 *ez elle1 en effet1 des proprits semblant jadis l'apanage exclusif des tres vivants4 ,en se basant sur ce fait que le signe le plus gnral et le plus dlicat de la vie e/ la rponse lectrique1 ,m4 ,bse a montr que cette rponse lectrique considre gnralem5t comme l'effet d'une =ce vitale inconnue1 exi/e dans la matire4 ,et il montre p> des expri5ces +nieuses la fatigue des mtaux et sa disp>ition aprs le repos1 l'action des excitants1 des dprimants et des poisons sur ces mmes mtaux4 ,la matire1 telle que n\s la connaissons1 ne reprs5te1 je le rpte1 qu'un tat d'quilibre1 une relation entre les =ces intrieures qu'elle recle et les =ces ext]nes p\vant agir sur elles4 ,les secondes ne sont pas modifiables sans que les premires *ang5t galem5t1 de mme qu'on ne peut t\*] l'un des plateaux d'une balance quilibre sans faire oscill] l'autre4 ,a9si donc les lm5ts de la matire sont en m\vem5t incessant3 un bloc de plomb1 un ro*]1 une *ane de montagnes n'ont qu'une immobilit app>5te4 ,ils subiss5t t\tes les v>iations du milieu et modifi5t con/amm5t leurs quilibres p\r s'y adapt]4 ,la nature ne connat pas le repos4 ,s'il se tr\ve quelque "p1 ce n'e/ ni dans le monde que n\s habitons1 ni dans les tres vivant sa surface4 ,il n'e/ pas davantage dans la mort1 qui ne fait que sub/itu] c]ta9s quilibres mom5tans d'atomes d'autres quilibres dont la dure s]a aussi phmre4 ,malgr l'extrme mobilit de la matire1 le monde p>at cep5dant trs /able4 ,il l'e/1 en effet1 mais simplem5t p>ce que1 dans sa phase actuelle d'volution1 le milieu qui l'enveloppe v>ie dans des limites assez re/re9tes4 ,la con/ance app>5te des proprits de la matire rsulte uniquem5t de la con/ance actuelle du milieu o elle e/ plonge4 99 99 99 99 99 ,les proprits de la matire que n\s v5ons de v\s expos] ne sont pas les seules qu'elle possde4 ,ne p\vant les numr] t\tes1 n\s n\s born]ons attir] encore votre att5tion sur l'une de ses plus importantes1 c'e/--dire le rayonnem5t p]man5t dont elle e/ le sige4 ,jusqu'au zro absolu1 c'e/--dire jusqu' #bgc au-dess\s de la temprature de la glace1 la matire envoie sans discont9u] des vibrations dans l'!r4 ,un bloc de glace peut tre considr comme s\rce de *aleur rayonnante au mme titre qu'un fragm5t de *>bon inc&esc5t4 ,la seule diffr5ce entre eux e/ dans la quantit de *aleur rayonne4 ,les pla9es glaces du ple sont une s\rce de *aleur rayonnante comme les pla9es brlantes de l'quateur1 et si la s5sibilit de la plaque photographique n'tait pas aussi limite1 elle p\rrait1 p5dant la plus pr(onde nuit1 reproduire l'image des corps au moy5 de leurs propres radiations rfractes p> les l5tilles d'une *ambre noire4 ,ces auroles rayonnantes qui ent\r5t t\s les corps ne sont pas p]ceptibles p>ce que notre il e/ ins5sible p\r la plus gr&e p>tie des ondes lum9euses4 ,la =me d'un tre vivant ne n\s p>at bi5 df9ie que p>ce que nos s5s p]oiv5t seulem5t des fragm5ts des *oses4 ,l'il n'e/ pas fait p\r t\t voir4 ,il trie dans l'ocan des =mes ce qui lui e/ accessible et croit que cette limite artificielle e/ une limite vritable4 ,ce que n\s p]cevons d'un tre vivant n'e/ qu'une p>tie de sa =me relle4 ,il e/ ent\r des vapeurs qu'il exhale et des radiations qu'il met con/amm5t p> suite de sa temprature4 ,si nos yeux p\vai5t t\t voir1 un tre vivant n\s app>atrait comme un nuage aux *angeants cont\rs4 ,ces ondes de lumire invisibles p\r notre il qu'mett5t t\s les corps sont p]ceptibles probablem5t p> les animaux dits nocturnes capables de se guid] dans l'obscurit4 ,p\r eux le corps d'un tre vivant1 dont la temprature e/ d'environ #cg1 doit tre ent\r d'une aurole lum9euse que seul le dfaut de s5sibilit de notre il emp*e d'ap]cevoir4 ,il n'exi/e pas1 en ralit1 de corps obscurs dans la nature1 il exi/e seulem5t des yeux imp>faits4 ,un corps quelconque e/ une s\rce con/ante de radiations visibles ou invisibles1 mais qui sont t\j\rs de la lumire4 ,v ,n\s allons abord] ma9t5ant l'tude de la dmatrialisation de la matire4 ,des expri5ces =t nombreuses1 et sur la valeur desquelles on ne discute plus1 ont pr\v1 comme je fus le premi] l'tablir1 que les atomes de la matire1 considrs jadis comme trs /ables1 peuv5t se dsagrg]1 soit spontanm5t1 soit s\s l'influ5ce de causes div]ses4 ,les produits de cette dissociation sont id5tiques p\r t\s les corps1 qu'ils soi5t eng5drs p> la ca?ode de l'amp\le de ,crookes1 p> le rayonnem5t d'un mtal s\s l'action de la lumire1 ou p> la dsagrgation de corps spontanm5t radio-actifs1 tels que l'uranium1 le ?orium et le radium4 ,on peut donc1 qu& on veut tudi] la dissociation de la matire1 *oisir les corps p\r lesquels le phnomne se manife/e de la faon la plus int5se1 soit1 p> exemple1 l'amp\le de ,crookes o un mtal =mant ca?ode e/ excit p> le c\rant lectrique d'une bob9e d'induction1 soit1 plus simplem5t1 des composs trs radio-actifs tels que les sels de ?orium ou de radium4 ,des corps quelconques dissocis p> la lumire ou autrem5t donn5t d'ailleurs les mmes rsultats1 mais la dissociation tant beauc\p plus faible1 l'obs]vation des phnomnes e/ plus difficile4 ,on con/ate que les produits div]s de la dissociation de la matire actuellem5t connus peuv5t se rang] dans les six classes suivantes3 ,emanations1 ,ions ngatifs1 ,ions positifs1 lectrons1 ,rayons ,x et ,radiations analogues4 ,il ne faudrait pas croire que ces sub/ances reprs5t5t t\tes les tapes de la dmatrialisation de la matire4 ,celles dont l'exi/5ce e/ connue ne sont que des fragm5ts d'une srie probablem5t trs longue4 ,la quantit des p>ticules mises p> les corps p5dant leur dmatrialisation v>ie suivant les corps4 ,elle s]ait1 p\r un gramme d'uranium et de ?orium de #gj4jjj p> seconde1 et quant au radium de #ajj4jjj milli>ds1 d'aprs les calculs de div]s obs]vateurs4 ,en frappant les corps phosphoresc5ts1 les p>ticules de matire dissocie les r5d5t lum9eux4 ,sur cette proprit e/ fond le sp9?>iscope1 in/rum5t qui r5d visible p\r les yeux les plus incrdules la dissociation p]man5te de la matire4 ,il consi/e simplem5t en un cran de sulfure de z9c1 au-dessus duquel se tr\ve une petite aiguille dont l'extrmit fut trempe dans une solution d'un corps spontanm5t dissociable4 ,en reg>dant l'cran la l\pe1 on voit jaillir sans int]ruption une pluie de petites t9celles produite p> le *oc des p>ticules4 ,je possde un de ces in/rum5ts qui depuis #d ans n'a cess d'mettre une pluie d't9celles prov5ant de la dissociation de #a_/aj de milligramme de bromure de radium fix la po9te d'une aiguille4 ,n\s v5ons de p>l] des millions de corpuscules p> seconde que peut mettre durant des sicles #a gramme d'un corps radio-actif4 ,de tels *iffres provoqu5t t\j\rs une c]ta9e dfiance1 p>ce que n\s n'arrivons pas n\s reprs5t] l'extraord9aire petitesse des lm5ts de la matire4 ,cette dfiance disp>at qu& on con/ate la susceptibilit de sub/ances trs ord9aires demeur] p5dant des annes1 sans subir aucune dissociation1 le sige d'une mission de p>ticules abondantes faciles con/at] p> l'odorat1 mais inapprciable aux plus s5sibles balances4 ,m4 ,b]!lot s'e/ livr sur ce sujet d'intressantes re*]*es4 ,il essaya de dt]m9] la p]te de poids que subiss5t des corps trs odorants bi5 que =t peu volatils4 ,l'odorat e/ d'une s5sibilit inf9im5t suprieure celle de la balance1 puisque1 p\r c]ta9es sub/ances1 telles que l'iod(orme1 la prs5ce de #a c5time de millionime de milligramme peut1 suivant ,m4 ,b]!lot1 tre facilem5t rvle4 ,il e/ arriv1 aprs des re*]*es faites avec ce corps1 la conclusion que #a gramme d'iod(orme p]d seulem5t #a c5time de milligramme de son poids en une anne1 c'e/--dire #a milligramme en c5t ans1 bi5 qu'mettant sans cesse un flot de p>ticules odorantes dans t\tes les directions4 ,m4 ,b]!lot aj\te que si1 au lieu d'iod(orme1 on s'tait s]vi de musc1 les poids p]dus aurai5t t beauc\p plus petits1 mille fois plus peut-tre1 ce qui f]ait #ajj4jjj ans p\r la p]te de #a milligramme4 ,les p>ticules mises p> la matire en se dissociant ont des vitesses de #cj4jjj #cjj4jjj kilomtres p> seconde4 ,il peut sembl] =t difficile de mesur] la vitesse de corps se m\vant avec une telle rapidit4 ,cette mesure e/ cep5dant trs simple4 ,un troit faisceau de radiations obt5u p> un moy5 quelconque--avec un corps radio-actif1 p> exemple--e/ dirig sur un cran susceptible de phosphoresc5ce4 ,en le frappant1 il y produit une petite ta*e lum9euse4 ,ce faisceau de p>ticules tant lectris e/ dviable p> un *amp magntique4 ,on peut donc l'infl*ir au moy5 d'un aimant4 ,le dplacem5t de la ta*e lum9euse sur l'cran phosphoresc5t indique la dviation que fait subir aux p>ticules un *amp magntique d'int5sit connue4 ,la =ce ncessaire p\r dvi] d'une c]ta9e quantit un projectile de masse connue p]mettant de dt]m9] la vitesse de ce d]ni]1 on conoit que de la dviation des p>ticules il soit possible de dduire leur vitesse4 ,qu& le p9ceau de radiations conti5t des p>ticules de vitesses diffr5tes1 elles trac5t une ligne plus ou mo9s longue sur l'cran phosphoresc5t au lieu de se manife/] p> un simple po9t1 et on peut a9si calcul] la vitesse de *acune d'elles4 ,,vi ,n\s v5ons de v\s p>l] des proprits de la matire1 mais n\s v\s avons dit encore peu de *ose des =ces dont elle e/ le sige4 ,en quoi consi/5t ces =ces8 ,quel e/ le mcanisme de leur production8 ,t\tes les =ces de la nature sont eng5dres p> des p]turbations d'quilibre de l'!r ou de la matire et disp>aiss5t qu& les quilibres tr\bls sont rtablis4 ,la lumire1 p> exemple1 qui pr5d naissance avec les vibrations de l'!r1 cesse avec elles4 ,deux corps en relation1 *>gs de *aleur1 d'lectricit1 de m\vem5t1 etc41 ne peuv5t1 quelle que soit la diffr5ce de gr&eur de ces corps1 agir l'un sur l'autre et produire de l'n]gie que qu& les lm5ts dont ils sont *>gs ne sont pas en quilibre4 ,cette rupture d'quilibre provoque une sorte d'c\lem5t d'n]gie4 ,il se fait du po9t o la t5sion e/ la plus haute v]s celui o elle e/ la plus basse1 et cont9ue jusqu' ce que l'quilibre soit rtabli1 c'e/--dire jusqu' ce qu'il y ait galit de niveau entre les corps en relation4 ,suivant les milieux o se manife/5t les p]turbations d'quilibre1 et suivant leur =me1 ils pr5n5t les noms de *aleur1 lectricit1 lumire1 etc4 ,une =ce e/ donc t\j\rs le rsultat d'une dnivellation4 ,deux corps *auds la mme temprature reprs5t5t deux rs]voirs au mme niveau1 ou deux poids gaux sur les plateaux d'une balance1 et il n'en rsulte aucune manife/ation d'n]gie4 ,si1 au contraire1 la temprature de l'un des corps e/ mo9s leve que celle de l'autre1 il y aura p]turbation d'quilibre et production d'n]gie jusqu' ce que les deux corps soi5t au mme niveau calorifique4 ,a9si donc1 sans une dnivellation d'!r ou de matire1 il n'y a aucune manife/ation possible d'n]gie4 ,si le soleil possde dans t\te sa masse une temprature uni=me de #f4jjj degrs et qu'il puisse y exi/] des tres capables de support] cette *aleur1 elle ne reprs5t]ait p\r eux aucune n]gie4 ,n'ayant pas de corps froids leur disposition1 ils ne p\rrai5t obt5ir aucune *ute de *aleur1 condition indisp5sable de la production d'n]gie !rmique4 99 99 99 99 99 ,admettons ma9t5ant qu'au lieu de se tr\v] une temprature uni=me de #f4jjj degrs1 ces tres imag9aires viv5t dans un monde de glace la temprature uni=me de zro1 mais possd5t dans des puits pr(onds une provision illimite d'air liquide4 ,contrairem5t ceux plongs dans un milieu #f4jjj degrs1 ils tr\v]ai5t dans les blocs de glace une s\rce considrable d'n]gie4 ,en plongeant1 en effet1 ces d]ni]s dans l'air liquide #ahj1 ils obti5drai5t une dnivellation de temprature considrable4 ,au contact de la glace qui e/ p\r l'air liquide un corps trs *aud1 ce d]ni] entr]ait aussitt en bullition1 et sa vapeur p\rrait tre employe faire fonctionn] des moteurs4 ,les habitants de ce monde remplac]ai5t donc le *>bon de nos ma*9es vapeur p> des blocs de glace qu'ils considr]ai5t1 a9si que n\s le faisons p\r la h\ille1 comme des rs]voirs d'n]gie4 ,avec cette glace et cet air liquide1 il leur s]ait trs facile de produire les tempratures les plus leves4 ,la t5sion de la vapeur obt5ue p\rrait faire fonctionn] des dynamos avec lesquelles on obti5t des c\rants lectriques capables de fondre et volatilis] t\s les mtaux4 ,on voit1 en df9itive1 que t\tes les =mes d'n]gie sont des effets transitoires rsultant de rupture d'quilibre entre plusieurs gr&eurs3 poids1 *aleur1 lectricit1 vitesse4 ,c'e/ donc bi5 tort qu'on p>le de l'n]gie comme d'une sorte d'entit ayant une exi/5ce relle analogue celle de la matire4 ,,vii ,n\s avons dit que la matire se composait de petits lm5ts anims d'une v]tig9euse vitesse qui1 s\s des influ5ces div]ses ou mme spontanm5t1 s'*app5t dans l'atmosphre1 comme la pi]re que ne reti5t plus la ma9 du frondeur4 ,il e/ bi5 vid5t que1 p\r eng5dr] de p>eilles vitesses1 il faut des =ces colossales4 ,je fus a9si conduit admettre que la matire tait le sige d'une n]gie jadis ins\ponne1 laquelle j'ai donn le nom d'n]gie intra-atomique4 ,cette d]nire e/1 n\s le v]rons bi5tt1 l'orig9e de t\tes les autres =ces1 la *aleur solaire et l'lectricit notamm5t4 ,elle diffre de t\tes les n]gies que n\s connaissons p> sa conc5tration trs gr&e1 p> sa prodigieuse puissance et p> la /abilit des quilibres qu'elle peut =m]4 ,si1 au lieu de russir dissoci] seulem5t des millimes de milligramme de matire1 comme on le fait ma9t5ant1 on p\vait en dissoci] quelques kilogrammes1 n\s possd]ions une s\rce d'n]gie auprs de laquelle t\te la provision de h\ille que nos m9es conti5n5t reprs5t]ait un insignifiant total4 ,c'e/ en raison de la gr&eur de l'n]gie intra-atomique que les phnomnes radio-actifs se manife/5t avec l'int5sit obs]ve4 ,c'e/ elle qui produit l'mission de p>ticules d\es d'une imm5se vitesse1 la pntration des corps matriels1 l'app>ition des rayons ,x1 etc4 ,l'univ]salit dans la nature de l'n]gie intra-atomique e/ un de ses c>actres le plus faciles con/at]4 ,on reconnat son exi/5ce p>t\t1 ma9t5ant qu'on tr\ve p>t\t de la radio-activit4 ,les quilibres qu'elle =me sont trs /ables1 puisque la matire se dissocie si faiblem5t que p5dant longtemps on put la croire inde/ructible4 ,ce sont1 d'ailleurs1 les effets produits sur nos s5s p> ces quilibres /ables que n\s appelons la matire4 ,les autres =mes d'n]gie1 lumire1 lectricit1 etc41 sont c>actrises p> des quilibres trs in/ables4 ,n\s avons t naturellem5t conduits essay] de mesur] la gr&eur de l'n]gie intra-atomique4 ,les *iffres obt5us sont imm5sm5t suprieurs t\s ceux donns p> les ractions *imiques antrieurem5t connues1 la combu/ion de la h\ille1 p> exemple4 ,pr5ons une pice de cuivre de #a c5time1 pesant1 comme on le sait1 #a gramme1 et supposons qu'en exagrant la rapidit de sa dissociation n\s puissions arriv] la dmatrialis] entirem5t4 ,l'n]gie c9tique possde p> un corps en m\vem5t1 tant gale la moiti du produit de sa masse p> le c>r de sa vitesse1 un calcul lm5taire donne la puissance que reprs5t]ai5t les p>ticules de ce gramme de matire animes de la vitesse con/ate p5dant la dissociation des corps4 ,elle e/ gale #eaj milli>ds de kilogrammtres1 *iffre qui correspond environ #f milli>ds #hjj millions de *evaux-vapeur4 ,cette quantit d'n]gie s]ait suffisante p\r faire p>c\rir un tra9 de m>*&ises #d fois la circonfr5ce du globe4 ,p\r faire effectu] avec du *>bon ce trajet au mme tra9 il faudrait en dp5s] p\r #fh4jjj francs4 ,ce *iffre de #fh4jjj francs reprs5te donc la valeur m>*&e de l'n]gie intra-atomique cont5ue dans une pice de #a c5time4 ,s\s quelles =mes l'n]gie intra-atomique peut-elle exi/] dans la matire8 ,comm5t des =ces si colossales peuv5t-elles tre conc5tres dans des p>ticules si petites8 ,l'ide d'une telle conc5tration semble1 au premi] abord1 inexplicable1 p>ce que notre expri5ce usuelle montre la gr&eur de puissance mcanique t\j\rs associe la dim5sion des app>eils qui la produis5t4 ,une ma*9e d'une puissance de mille *evaux p> exemple possde un volume considrable4 ,p> association d'ides n\s sommes conduits croire que la gr&eur de l'n]gie mcanique implique la gr&eur des app>eils qui la produis5t4 ,c'e/ l une illusion pure rsultant de l'infriorit de nos sy/mes mcaniques et facile dtruire p> de trs simples calculs4 ,une des plus lm5taires =mules de la dynamique montre que l'on peut accrotre volont l'n]gie d'un corps de gr&eur con/ante1 en accroissant simplem5t sa vitesse4 ,on peut donc concevoir une ma*9e ?orique =me simplem5t d'une tte d'p+le t\rnant dans le *aton d'une bague1 et qui1 malgr sa petitesse1 possd]ait1 grce sa =ce giratoire1 une puissance mcanique gale celle de plusieurs milli]s de locomotives4 ,n\s avons appris auj\rd'hui dissoci] la matire1 mais seulem5t en quantit extrmem5t faible4 ,il e/ cep5dant p]mis d'espr] que la sci5ce de l'av5ir tr\v]a moy5 de la dsagrg] plus compltem5t4 ,elle aura alors sa disposition une s\rce imm5se de =ces4 ,je suis dj arriv1 p> des moy5s =t simples1 oblig] des corps trs /ables dev5ir1 surface gale1 qu>ante fois plus radio-actifs que des sub/ances spontanm5t dissociables1 telles que l'uranium4 ,les rsultats obt5ir dans cet ordre de re*]*es s]ai5t en vrit imm5ses4 ,dissoci] facilem5t la matire mettrait notre disposition une s\rce inf9ie d'n]gie et r5drait inutile l'extraction de la h\ille1 dont la provision s'puise rapidem5t4 ,le savant qui tr\v]a le moy5 de libr] conomiquem5t les =ces que conti5t la matire *ang]a presque in/antanm5t la face du monde4 ,une s\rce illimite d'n]gie tant gratuitem5t la disposition de l'homme1 il n'aurait plus se la procur] p> un dur travail4 99 99 99 99 99 ,cette dissociation de l'n]gie intra-atomique1 conc5tre dans la matire ds le comm5cem5t des *oses1 explique l'orig9e des =ces de l'univ]s4 ,aux poques lo9ta9es du *aos de notre sy/me solaire1 dont les nbuleuses montr5t une confuse image1 l'!r s'e/ l5tem5t cond5s4 ,ses t\rbillons localiss1 =mant probablem5t les lm5ts primitifs de la matire1 ont accumul p> la vitesse croissante de leur rotation l'n]gie intra-atomique dont n\s con/atons l'exi/5ce4 ,a la phase de cond5sation succda plus t>d une phase de dissociation4 ,notre univ]s e/ entr dans un n\veau cycle1 l'n]gie l5tem5t accumule dans l'atome a comm5c de se dgag] p> suite de sa dissociation4 ,la *aleur solaire1 d'o driv5t la plup>t des n]gies que n\s utilisons1 reprs5te une des plus importantes manife/ations de cette dissociation4 ,a9si donc le soleil1 gnrateur de la plup>t des n]gies t]re/res1 ne fait que dp5s] les =ces l5tem5t accumules p> la matire l'poque o1 dans les nuages primitifs d'!r1 les atomes emmagas9r5t les n]gies qu'ils devai5t re/itu] un j\r4 ,,viii ,l'tude que n\s v5ons de faire n\s a montr que la matire n'tait pas t]nelle et se dissociait p\r ret\rn] cet !r my/rieux1 premi] sub/ratum des *oses4 ,ces con/atations conduis5t se dem&] comm5t la matire a pu natre et comm5t elle peut m\rir8 ,l'orig9e des *oses et leur f9 font p>tie des gr&s my/res de l'univ]s qui fir5t dp5s] aux religions1 aux philosophies et la sci5ce le plus de mditations et d'ef=ts4 ,l'esprit huma9 ne s'e/ jamais rsign ignor]1 il inv5te des *imres qu& on lui refuse des explications1 et ces *imres devi5n5t bi5tt ses matres4 ,la sci5ce n'a pas encore allum les flambeaux capables d'illum9] les tnbres qui envelopp5t notre pass et voil5t l'av5ir4 ,elle peut cep5dant projet] quelques lueurs dans cette nuit pr(onde4 ,d'aprs les ides que n\s v\s avons exposes sur la /ructure de la matire1 les corps sont con/itus p> une runion d'atomes composs *acun d'un agrgat de p>ticules en rotation1 probablem5t =mes de t\rbillons d'!r4 ,p> suite de leur vitesse1 ces p>ticules possd5t une n]gie c9tique norme4 ,suivant la faon dont leurs quilibres sont tr\bls1 elles eng5dr5t des =ces div]ses1 telles que la lumire1 la *aleur et l'lectricit4 ,mais comm5t ces atomes sont-ils ns et comm5t se trans=m5t-ils8 ,l'analyse spectrale p]met1 on le sait1 de suivre la g5se des lm5ts dont se compos5t les div]s univ]s4 ,la v>iation des spectres /ellaires dans le r\ge et l'ultra-violet indique la temprature des toiles1 p> consqu5t leur ge relatif1 et les raies spectrales font connatre leur composition4 ,on a dt]m9 a9si les corps app>aissant dans les a/res avec les v>iations de temprature correspondant des phases div]ses d'volution4 ,dans les toiles les mo9s anci5nes1 c'e/--dire les plus *audes1 n'exi/5t gure que des gaz peu nombreux1 l'hydrogne pr9cipalem5t2 puis1 mesure que ces a/res se refroidiss5t1 app>aiss5t successivem5t les corps simples que n\s connaissons en comm5ant p> ceux dont le poids atomique e/ le mo9s lev4 ,depuis que l'a/ronomie sait fix] p> la photographie l'image des toiles1 elle en a dc\v]t un nombre beauc\p plus gr& qu'on le croyait4 ,elle value auj\rd'hui plus de #djj millions1 sans p>l] naturellem5t de ceux invisibles et p> consqu5t inconnus1 le nombre d'a/res3 toiles1 plantes1 nbuleuses1 exi/ant au firmam5t4 ,l'analyse spectrale les montre des ges trs div]s d'volution4 ,leur pass doit tre d'une effrayante longueur1 puisque les gologues valu5t plusieurs c5ta9es de millions d'annes l'exi/5ce de notre plante4 ,p5dant ces entassem5ts de sicles ignors p> l'hi/oire1 les millions d'a/res dont l'espace e/ peupl ont comm5c ou t]m9 des cycles d'volution analogues celui p>c\ru p> notre globe d'auj\rd'hui4 ,des mondes peupls comme le ntre1 c\v]ts de cits florissantes remplies des m]veilles de la sci5ce et des arts1 ont d sortir de la nuit t]nelle et y r5tr] sans ri5 laiss] d]rire eux4 ,les ples nbuleuses aux =mes inc]ta9es reprs5t5t peut-tre les d]ni]s ve/ige de mondes qui vont s'van\ir dans le nant ou dev5ir les noyaux d'un n\vel univ]s4 ,les trans=mations rvles p> l'obs]vation des a/res indiqu5t donc la m>*e gnrale de l'volution des mondes4 ,elle e/ t\j\rs enf]me dans ce cycle fatal des *oses3 natre1 gr&ir1 dcl9] et m\rir4 99 99 99 99 99 ,les faits rsums dans cette confr5ce montr5t que la matire n'e/ pas t]nelle1 qu'elle con/itue un rs]voir norme de =ces1 et disp>at en se trans=mant en d'autres =mes d'n]gie avant de ret\rn] ce qui1 p\r n\s1 e/ le nant4 ,les lm5ts d'un corps qui brle ou qu'on essaie d'anantir p> un moy5 quelconque se trans=m5t1 mais ils ne se p]d5t pas1 puisque la balance p]met de con/at] que leur poids n'a pas *ang4 ,les lm5ts des atomes qui se dissoci5t sont1 au contraire1 irrvocablem5t dtruits4 ,ils ont p]du t\tes les qualits de la matire1 y compris la plus fondam5tale de t\tes1 la pesanteur4 ,la balance ne les retr\ve plus4 ,comm5t les t\rbillons d'!r et les n]gies eng5dres p> eux p]d5t-ils leur individualit p\r s'van\ir dans l'!r8 ,la "q se ramne celle-ci3 ,comm5t un t\rbillon =m au se9 d'un fluide peut-il disp>atre dans ce fluide en y produisant des vibrations8 ,s\s cet aspect1 la solution du problme e/ assez simple4 ,on voit facilem5t1 en effet1 comm5t un t\rbillon eng5dr aux dp5s d'un liquide peut1 lorsque son quilibre e/ tr\bl1 s'van\ir1 malgr sa rigidit ?orique1 en rayonnant son n]gie s\s =me de vibrations du milieu o il e/ plong4 ,c'e/ de cette faon1 p> exemple1 qu'une trombe m>9e1 =me d'un t\rbillon liquide1 p]d son exi/5ce et disp>at dans l'ocan4 ,de la mme manire1 sans d\te1 les t\rbillons d'!r con/ituant les lm5ts des atomes peuv5t se trans=m] en vibrations d'!r4 ,celles-ci reprs5t5t le t]me ultime de la dmatrialisation de la matire et de sa trans=mation en n]gie avant son anantissem5t f9al4 ,a9si donc1 lorsque les atomes ont rayonn t\te leur n]gie s\s =me de vibrations lum9euses1 calorifiques ou autres1 ils ret\rn5t1 p> le fait mme du rayonnem5t conscutif leur dissociation1 l'!r primitif d'o ils driv5t4 ,la matire et l'n]gie sont alors r5tres dans le nant des *oses1 comme la vague dans l'ocan4 ,il ne semble pas trs comprh5sible1 au premi] abord1 que les mondes qui p>aiss5t de plus en plus /ables mesure qu'ils se refroidiss5t puiss5t dev5ir in/ables au po9t de se dissoci] entirem5t4 ,p\r faire compr5dre ce phnomne1 n\s allons en donn] d'abord l'explication ?orique1 puis re*]*] si des obs]vations a/ronomiques ne p]mett5t pas d'tre tmo9s d'une telle dissociation4 ,on sait que la /abilit d'un corps en m\vem5t1 comme une t\pie ou une bicyclette1 cesse d'tre possible qu& sa vitesse de rotation desc5d au-dess\s d'une c]ta9e limite4 ,aussitt cette limite atte9te1 il p]d sa /abilit et tombe sur le sol4 ,j4-,j4 ,?omson int]prte mme de cette faon la radio-activit et fait rem>qu] que1 lorsque la vitesse de rotation des lm5ts composant les atomes desc5d au-dess\s d'une c]ta9e limite1 ils devi5n5t in/ables et t5d5t p]dre leur quilibre4 ,il en rsult]ait un comm5cem5t de dissociation1 avec dim9ution de leur n]gie c9tique suffisant p\r lanc] dans l'espace les produits de la dsagrgation intra-atomique4 ,il ne faut pas oubli] que l'atome1 rs]voir norme d'n]gie1 e/ p> ce fait mme comp>able aux corps explosifs4 ,ces d]ni]s re/5t in]tes tant que leurs quilibres intrieurs ne sont pas tr\bls4 ,ds qu'une cause quelconque les modifie1 ils font explosion et bris5t t\s ce qui les ent\re1 aprs s'tre briss eux-mmes4 ,donc1 les atomes qui vieilliss5t p> suite de la dim9ution d'une p>tie de leur n]gie intra-atomique p]d5t graduellem5t leur /abilit4 ,un mom5t arrive alors o cette /abilit e/ si faible que la matire disp>at p> une sorte d'explosion plus ou mo9s rapide4 ,les corps de la famille du radium (fr5t une image de ce phnomne1 image d'ailleurs trs affaiblie p>ce que les atomes de ces corps sont seulem5t arrivs une priode d'in/abilit o la dissociation e/ assez l5te4 ,elle en prcde probablem5t une autre1 plus rapide1 capable de produire leur explosion f9ale4 ,des corps tels que l'uranium et le radium reprs5t5t sans d\te un tat de vieillesse auquel t\s les corps arriv]ont un j\r et qu'ils comm5c5t dj manife/] dans notre univ]s1 puisque t\te matire e/ lgrem5t radio-active4 ,il suffirait que la dissociation ft assez gnrale et assez rapide p\r produire l'explosion du monde o elle se manife/]ait4 ,les considrations ?oriques qui prcd5t tr\v5t un solide appui dans les app>itions et disp>itions brusques d'toiles4 ,les explosions de mondes qui p>aiss5t les produire n\s rvl5t peut-tre comm5t priss5t les univ]s qu& ils vi5n5t vieillir4 ,les obs]vations a/ronomiques pr\vant la frqu5ce relative de ces de/ructions1 on peut se dem&] si la f9 des univ]s p> explosion brusque1 aprs une longue phase de vieillesse1 ne s]ait pas leur t]m9aison la plus gnrale4 ,ces brusques anantissem5ts se manife/5t p> l'app>ition subite dans le ciel d'un a/re inc&esc5t qui plit et s'van\it p>fois en quelques j\rs1 ne laissant s\v5t ri5 d]rire lui1 ou seulem5t une faible nbuleuse4 ,lorsque se montre le n\vel a/re1 son spectre1 d'abord analogue celui du soleil1 pr\ve qu'il conti5t des mtaux semblables ceux de notre sy/me solaire4 ,puis1 en peu de temps1 ce spectre se trans=me et devi5t f9alem5t celui des nbuleuses plantaires1 c'e/--dire ne conti5t que des raies d'lm5ts simples et peu nombreux1 dont quelques-uns inconnus4 ,il e/ donc vid5t que les atomes de l'toile temporaire se sont rapidem5t et pr(ondm5t trans=ms4 ,cette volution desc5dante e/ l'inv]se de celle signale dans l'volution asc5dante des toiles4 ,celles-ci conti5n5t1 lorsqu'elles sont trs *audes1 des lm5ts simples dev5ant de plus en plus compliqus et nombreux mesure qu'elles se refroidiss5t4 ,ces toiles transitoires1 rsultant sans d\te de l'explosion brusque d'un monde accompagn de la ds9tgration des atomes1 ne sont pas r>es4 ,il ne se passe gure d'annes sans qu'on en obs]ve directem5t ou p> l'tude des cli*s photographiques4 ,une des plus rem>quables fut celle obs]ve rcemm5t dans la con/ellation de ,p]se4 ,en quelques j\rs elle atteignit un clat qui la r5dit la plus brillante toile du ciel2 mais #bd heures aprs elle comm5a plir1 son spectre se trans=ma l5tem5t1 dev9t1 comme il a t dit plus haut1 celui des nbuleuses plantaires1 preuve vid5te1 je le rpte1 d'une dissociation atomique4 ,au mom5t mme o s'oprait cette trans=mation1 des photographies longue pose montrr5t aut\r de l'a/re des masses nbuleuses1 produits sans d\te de la dissociation atomique et qui s'loignai5t de l'toile avec une vitesse de l'ordre de celle de la lumire1 c'e/--dire analogue celle des p>ticules qu'mett5t les corps radio-actifs en se dissociant4 ,les a/ronomes assi/r5t donc la de/ruction rapide d'un monde4 99 99 99 99 99 ,l'expos qui prcde peut se rsum] en quelques lignes4 ,on imag9e le monde =m d'abord d'atomes diffus d'!r1 qui1 s\s l'action de causes div]ses1 notamm5t de leur rotation1 ont emmagas9 de l'n]gie4 ,cette n]gie1 dont une des =mes e/ la matire1 se dissocie et app>at s\s des tats div]s3 lectricit1 *aleur1 etc41 de faon ram5] la matire l'!r4 ,ri5 ne se cre veut dire que n\s ne p\vons pas crer de la matire4 ,t\t se p]d signifie que la matire disp>at compltem5t comme matire en ret\rnant l'!r4 ,le cycle e/ donc complet1 il y a deux phases dans l'hi/oire du monde3 #a cond5sation de l'n]gie s\s =me de matire2 #b dp5se de cette n]gie4 ,cette de/ruction f9ale e/ peut-tre suivie1 dans la suite des ges1 d'un n\veau cycle de naissance et d'volution1 sans qu'il soit possible d'assign] un t]me ces de/ructions et ces recomm5cem5ts probablem5t t]nels4 ,,app5dice ,l',,volution ,,de ,,la ,,mati,,re ,,p> ,,georges ,,bohn ,le dogme de l'inde/ructibilit de la matire e/ du trs petit nombre de ceux que la sci5ce mod]ne avait reu de la sci5ce antique sans y ri5 *ang]4 ,depuis le gr& pote roma9 ,lucrce1 qui en faisait l'lm5t fondam5tal de son sy/me philosophique1 jusqu' l'immortel ,lavoisi]1 qui l'appuya sur des bases considres comme t]nelles1 ce dogme sacr n'avait subi aucune atte9te et nul ne songeait le conte/]4 ,ce s]a le titre de gloire du ,dr ,gu/ave ,le ,bon de s'tre attaqu le premi] ce qu'il appelle a9si un dogme et d'avoir dtruit celui-ci dans l'espace de quelques annes4 ,en #ahif1 il publiait aux ,comptes-r5dus de l',acadmie des ,sci5ces une c\rte note rsumant les re*]*es qu'il p\rsuivait depuis deux ans et d'o il rsultait que la lumire en tombant sur les corps produit des radiations capables de trav]s] les sub/ances matrielles2 cette note m>qu]a une des dates importantes de l'hi/oire de la sci5ce1 c> elle a t le po9t de d"p de la dc\v]te de la dissociation de la matire4 ,en #ahig1 dans les mmes ,comptes-r5dus1 le ,dr ,gu/ave ,le ,bon nona que t\s les corps frapps p> la lumire mett5t des radiations capables de r5dre l'air conducteur de l'lectricit1 et indiqua l'analogie de ces radiations avec celles de la famille des rayons ca?odiques1 et avec les radiations uraniques que v5ait de dc\vrir ,m4 ,becqu]el4 ,le ,dr ,gu/ave ,le ,bon affirma que t\tes ces radiations tai5t quelque *ose d'absolum5t diffr5t de la lumire1 et s\t9t1 contre t\s1 qu'elles ne subiss5t ni la rflexion1 ni la rfraction1 ni la pol>isation4 ,il avait raison1 c> t\s les physici5s sont ma9t5ant d'accord p\r class] dans la mme famille les rayons ca?odiques1 les missions de l'uranium et du radium1 et celles des corps frapps p> la lumire4 ,gu/ave ,le ,bon fut assez h>di p\r nonc] cette loi gnrale3 ,s\s des influ5ces div]ses1 lumire1 ractions *imiques1 actions lectriques1 et s\v5t mme spontanm5t1 les atomes des corps simples1 aussi bi5 que des corps composs1 se dissoci5t et mett5t des effluves de la famille des rayons ca?odiques4 ,m4 de ,he51 le clbre physici5 de ,lige1 fut le premi] qui accepta entirem5t cette gnralisation1 p\r en tir] d'ailleurs des rsultats rem>quables4 ,beauc\p ne l'admir5t pas1 et cep5dant de t\s les cts on re*]*ait inconsciemm5t en quelque sorte la radio-activit1 c'e/--dire les produits de la dissociation de la matire1 et on en tr\vait p>t\t6 ,les faits pr\vant que l'atome e/ susceptible d'une dissociation apte le conduire des =mes o il a p]du t\tes ses qualits matrielles sont auj\rd'hui trs nombreux1 et prcism5t p>mi les plus importants il faut not] cette mission1 non seulem5t p> les corps dits radio-actifs1 mais encore p> t\s les autres1 de p>ticules animes d'une vitesse de l'ordre de celle de la lumire1 capables de r5dre l'air conducteur de l'lectricit1 de trav]s] les sub/ances matrielles1 d'tre dvies p> un *amp magntique4 ,le ,dr ,gu/ave ,le ,bon ne s'e/ pas cont5t de reconnatre que les atomes peuv5t se dissoci]2 il s'e/ dem& encore o ces atomes puis5t l'imm5se quantit d'n]gie ncessaire p\r lanc] dans l'espace des p>ticules avec une vitesse presque aussi prodigieuse que celle de la lumire4 ,affran*i de t\s les prjugs classiques1 au lieu de re*]*] cette n]gie en dehors de la matire1 comme le font encore beauc\p de physici5s1 ,gu/ave ,le ,bon l'a *]*e dans la matire elle-mme1 et il e/ arriv concevoir la matire d'une faon t\te n\velle3 celle-ci1 au lieu d'tre une *ose in]te1 capable seulem5t de re/itu] l'n]gie qui lui a t f\rnie1 s]ait un rs]voir norme d'n]gie4 ,grce ,gu/ave ,le ,bon1 on e/ arriv ma9t5ant considr] un atome comme un sy/me d'lm5ts impondrables1 ma9t5u en quilibre p> les rotations1 attractions et rpulsions des p>ties qui le compos5t4 ,la matire ne s]ait qu'une v>it de l'n]gie2 aux =mes dj connues de l'n]gie1 *aleur1 lumire1 etc41 il faudrait en aj\t] une autre1 la matire ou n]gie intra-atomique4 ,la ralit de cette =me n\velle d'n]gie1 que n\s a fait connatre ,gu/ave ,le ,bon1 ne s'appuie nullem5t sur la ?orie1 mais elle se dduit des faits d'expri5ce2 bi5 qu'ignore jusqu'alors1 elle e/ la plus puissante des =ces connues1 et mme elle s]ait l'orig9e de la plup>t des autres4 ,a9si1 en dissociant des atomes1 on ne f]ait que donn] la v>it d'n]gie nomme matire une =me diffr5te telle que l'lectricit ou la lumire1 p> exemple4 ,les quilibres des lm5ts dont l'ensemble con/itue un atome peuv5t tre comp>s1 dit ,gu/ave ,le ,bon1 ceux qui ma9ti5n5t les a/res dans leurs orbites4 ,ds qu'ils sont tr\bls1 des n]gies considrables se manife/5t1 comme elles se manife/]ai5t si la t]re ou un a/re quelconque tait brusquem5t arrt dans sa c\rse4 ,de telles p]turbations dans les sy/mes plantaires atomiques peuv5t se ralis]1 soit sans raison app>5te1 comme p\r les corps trs radio-actifs lorsque1 p> des causes div]ses1 ils sont arrivs un c]ta9 degr d'in/abilit1 soit artificiellem5t1 comme p\r les corps ord9aires1 qu& ils sont s\mis l'influ5ce d'excitants div]s3 *aleur1 lumire1 etc4 ,les excitants agiss5t alors comme l't9celle sur une masse de p\dre1 c'e/--dire en librant des quantits d'n]gie =t suprieures la cause trs lgre qui a dt]m9 leur libration4 ,et comme l'n]gie cond5se dans l'atome e/ en quantit imm5se1 il en rsulte qu' une p]te extrmem5t faible de matire correspond la cration d'une quantit norme d'n]gie4 ,cette conception du ,dr ,gu/ave ,le ,bon a une importance philosophique trs considrable4 ,elle n'a nullem5t p\r b de ni] l'exi/5ce de la matire a9si que la mtaphysique l'a p>fois t5t2 mais elle fait simplem5t disp>atre la dualit classique entre la matire et l'n]gie4 ,matire et n]gie ne sont plus en effet que deux *oses id5tiques s\s des aspects diffr5ts3 la matire n'e/ qu'une =me /able d'n]gie et ri5 d'autre4 ,plus d'un physici51 l'illu/re ,f>aday1 p> exemple1 avait dj essay1 il e/ vrai1 de faire disp>atre la dualit tablie entre la matire et l'n]gie4 ,quelques philosophes le t5tr5t galem5t1 en faisant rem>qu] que la matire ne n\s e/ accessible que p> l'int]mdiaire des =ces agissant sur nos s5s4 ,mais t\s les argum5ts de cet ordre tai5t considrs avec raison comme d'une porte purem5t mtaphysique4 ,on leur objectait que jamais on n'avait pu trans=m] de la matire en n]gie1 et qu'il fallait la seconde p\r anim] la premire4 ,le ,dr ,le ,bon1 en rvlant que cette trans=mation e/ un phnomne qui se passe communm5t dans la nature1 et que les atomes de t\s les corps peuv5t s'van\ir sans ret\r en se trans=mant en n]gie1 a contribu faire disp>atre l'antique dualit entre la =ce et la matire4 99 99 99 99 99 ,l'ouvrage de ,gu/ave ,le ,bon1 l'volution de la matire1 e/ divis en six livres4 ,le premi] expose les ides n\velles sur la matire1 que je vi5s de faire connatre4 ,le deuxime e/ consacr l'n]gie intra-atomique et aux =ces qui en driv5t4 ,l'univ]salit dans la nature de l'n]gie intra-atomique e/ un de ses c>actres le plus facile con/at]4 ,on reconnat son exi/5ce p>t\t1 puisqu'on tr\ve ma9t5ant de la radio-activit p>t\t4 ,l'orig9e de l'n]gie intra-atomique n'e/ pas difficile lucid]1 si on admet avec les a/ronomes que la cond5sation de notre nbuleuse suffirait elle seule p\r expliqu] la con/itution de notre sy/me solaire4 ,on conoit qu'une cond5sation analogue de l'!r ait pu eng5dr] les n]gies que l'atome conti5t4 ,on p\rrait comp>] grossirem5t ce d]ni] une sphre dans laquelle un gaz non liqufiable aurait t comprim des milli>ds d'atmosphres l'orig9e du monde4 ,la gr&eur de l'n]gie intra-atomique e/ =midable4 ,s'il tait possible p> exemple de dissoci] une pice de cuivre de #a c5time1 pesant p> consqu5t #a gramme1 on mettrait en lib]t de ce fait une quantit d'n]gie qui1 rp>tie conv5ablem5t1 s]ait suffisante p\r actionn] un tra9 de m>*&ises sur une r\te horizontale d'une longueur gale un peu plus de quatre fois et un qu>t la circonfr5ce de la t]re2 or1 p\r faire effectu] l'aide du *>bon ce trajet au mme tra91 il faudrait en employ] #b4hcc4jjj kilogrammes qui1 au prix de #bd francs la tonne1 ncessit]ait une dp5se d'environ #fh4jjj francs4 ,ce *iffre de #fh4jjj francs reprs5te donc la valeur m>*&e de l'n]gie intra-atomique cont5ue dans une pice de #a c5time4 ,on ne peut s'expliqu] la prodigieuse quantit d'n]gie cont5ue dans une masse aussi infime qu'un atome qu'en supposant celui-ci con/itu p> des p>ticules plus petites encore1 mais d\es de m\vem5ts rotatoires s'effectuant avec une vitesse prodigieuse4 ,en effet1 on sait que l'n]gie d'un corps en m\vem5t e/ gale la moiti du produit de sa masse p> le c>r de sa vitesse4 ,une balle de fusil tombant de quelques c5timtres de hauteur sur la peau ne produit aucun effet apprciable1 en raison de sa faible vitesse4 ,ds que cette vitesse gr&it1 les effets devi5n5t de plus en plus meurtri]s1 et1 avec les vitesses de #a4jjj m4 p> seconde donnes p> les p\dres actuelles1 la balle trav]se de trs rsi/ants ob/acles4 ,rduire la masse d'un projectile e/ sans importance1 si on russit augm5t] suffisamm5t sa vitesse4 ,telle e/ ju/em5t la t5dance de l'artill]ie mod]ne qui rduit de plus en plus le calibre des balles de fusil1 mais t*e d'augm5t] leur vitesse4 ,si la matire e/ d\e d'une n]gie colossale1 c'e/ que les p>ticules qui con/itu5t l'atome se meuv5t avec une vitesse prodigieuse2 aprs leur libration1 leur vitesse e/ encore =midable3 t&is qu'un b\let de canon mettrait #e j\rs p\r all] de la t]re la lune1 une de ces p>ticules mettrait #d secondes p\r effectu] le mme trajet4 ,c'e/ dans l'n]gie intra-atomique qu'il e/ logique de *]*] l'orig9e1 jusqu'ici inconnue1 de l'lectricit et de la *aleur solaire4 ,le radium e/ capable de produire de la *aleur en se dissociant2 on a *]* sa prs5ce dans le soleil2 cela n'e/ pas ncessaire1 puisque t\s les corps peuv5t se dissoci]4 ,j4-,j4 ,?omson p5se mme ma9t5ant que l'n]gie actuellem5t conc5tre dans les atomes n'e/ qu'une insignifiante portion de celle qu'ils cont5ai5t jadis et qu'ils ont p]due p> rayonnem5t4 ,si donc1 dit ,gu/ave ,le ,bon1 les atomes r5f]mai5t jadis une quantit d'n]gie trs suprieure celle1 p\rtant =midable1 qu'ils possd5t encore1 ils ont pu1 en se dissociant1 dp5s]1 p5dant de longues accumulations d'ges1 une p>tie de la gigantesque rs]ve de =ce entasse dans leur se9 l'orig9e des *oses4 ,ils ont pu et peuv5t encore1 p> consqu5t1 ma9t5ir une trs haute temprature les a/res tels que le soleil et les toiles4 99 99 99 99 99 ,les ides de ,gu/ave ,le ,bon relatives l'n]gie intra-atomique que je vi5s d'expos] d'aprs lui et qui sont entirem5t orig9ales ont rsi/ t\tes les critiques1 t\tes les objections4 ,elles conduis5t ab&onn] la dualit classique entre la =ce et la matire1 mais aussi dtruire la sp>ation classique entre le pondrable et l'impondrable1 qui semblait bi5 tablie depuis que ,lavoisi] s'tait s]vi de la balance4 ,l>mor1 il e/ vrai1 avait employ rcemm5t les multiples ress\rces de l'analyse ma?matique p\r t*] de faire disp>atre ce qu'il a appel l'irrconciliable dualit de la matire et de l'!r2 mais on ne p\vait russir qu'en p>tant de l'expri5ce2 c'e/ ce qu'a fait ,gu/ave ,le ,bon4 ,le livre ,,iii de son ouvrage n\s fait pntr] dans le monde de l'impondrable1 dans l'!r cosmique6 ,bi5 que la nature intime de l'!r soit pe9e s\ponne1 son exi/5ce s'e/ impose depuis longtemps1 et p>at quelques-uns plus c]ta9e que celle de la matire mme4 ,son rle e/ dev5u capital et n'a cess de gr&ir avec les progrs de la physique4 ,la plup>t des phnomnes s]ai5t inexplicables sans lui4 ,sans !r1 il n'y aurait ni pesanteur1 ni lumire1 ni lectricit1 ni *aleur1 ri5 en un mot de ce que n\s connaissons4 ,l'univ]s s]ait sil5cieux et mort4 ,c]ta9s se reprs5t5t l'!r comme un gaz excessivem5t dilu2 mais cette comp>aison e/ mauvaise1 c> les gaz sont trs compressibles et l'!r ne l'e/ pas4 ,il s]ait plus exact de le comp>] un solide la/ique1 un solide au se9 duquel s'effectu]ai5t les m\vem5ts des a/res4 ,on admet auj\rd'hui que l'!r peut tre le sige1 non seulem5t de m\vem5ts vibratoires rguli]s comme ceux qui produis5t la lumire1 mais encore de m\vem5ts v>is3 projections1 rotations1 t\rbillons1 et les physici5s de nos j\rs t5d5t attribu] un rle fondam5tal aux t\rbillons4 ,ne s]ai5t-ce pas c]ta9s de ces t\rbillons qui con/itu]ai5t les atomes1 et la matire ne s]ait-elle pas un tat p>ticuli] de l'!r8 ,le livre ,,iv n\s fait assi/] la dmatrialisation de la matire4 ,celle-ci f\rnit des lm5ts de dsagrgation que l'on peut faire r5tr] dans six catgories diffr5tes3 #a manations1 #b ions positifs1 #c ions ngatifs1 #d lectrons1 #e rayons ca?odiques1 #f rayons ,x et radiations analogues4 ,le radium en se dtruisant donne1 outre une manation semi-matrielle1 trois sortes de rayons3 les rayons =ms d'ions positifs1 les rayons =ms d'lectrons ngatifs1 les rayons ou rayons ,x4 ,mais le radium n'e/1 d'aprs ,gu/ave ,le ,bon1 qu'un cas p>ticuli] d'une rgle gnrale4 ,t\te matire1 s\s des influ5ces v>ies1 p>fois spontanm5t1 peut se dissoci] et les p>ticules qui s'en *app5t sont s\mises aux lois d'attraction et de rpulsion qui rgiss5t t\s les phnomnes lectriques4 ,gu/ave ,le ,bon a obt5u des figures trs curieuses qu'il a pu photographi]1 en obligeant les p>ticules de la matire dissocie se m\voir et se rep\ss] suivant c]ta9es directions2 il e/ arriv a9si matrialis] en quelque sorte les produits de la dmatrialisation de la matire1 et n\s faire entrevoir les int]mdiaires entre la matire et l'!r4 ,ces int]mdiaires1 il les tudie dans le livre ,v4 ,l'manation des corps radio-actifs1 qu'on peut cond5s] comme un gaz et enf]m] dans un tube1 possde encore des qualits matrielles1 mais les div]ses p>ticules lectriques n'ont plus qu'une proprit commune avec la matire1 une c]ta9e in]tie1 et il e/ possible de considr] l'lectricit comme une sub/ance semi-matrielle eng5dre p> la dmatrialisation de la matire4 ,on voit p> l quelle va/e syn?se des phnomnes physiques et *imiques les ides du ,dr ,gu/ave ,le ,bon peuv5t conduire les physici5s4 99 99 99 99 99 ,dans le d]ni] livre1 ,gu/ave ,le ,bon revi5t au monde du pondrable4 ,on y assi/e aux m\vem5ts des molcules2 il y e/ "q de la s5sibilit de la matire1 de la vie des cri/aux444 des div]s quilibres *imiques4 ,p\r ,gu/ave ,le ,bon1 il semble extrmem5t probable qu'un gr& nombre de ractions inexplicables1 au lieu d'atte9dre seulem5t les difices molculaires1 atteign5t galem5t les difices atomiques et mett5t en jeu les =ces considrables qui s'ex]c5t en leur se94 ,c'e/ sans d\te dans l'n]gie intra-atomique qu'il faut *]*] l'explication des proprits des mtaux collodaux1 des dia/ases1 des enzymes1 des tox9es444 ,une f\le de dtails intressants sur les manife/ations de la matire conduis5t ,gu/ave ,le ,bon consacr] un d]ni] *apitre la naissance1 l'volution1 et la f9 de la matire1 ce qui e/ la conclusion de son ouvrage4 ,p\r ma "p1 j'aurais prfr que ce *apitre vi5ne la f9 du c9quime livre et qu'il ne soit pas "q de ce qu'on appelle si improprem5t la vie de la matire4 ,le db de l'ouvrage du ,dr ,gu/ave ,le ,bon produit sur le lecteur une impression pr(onde1 on y s5t le s\ffle d'une p5se gniale4 ,on e/ t\t saisi ensuite p> la colossale gr&eur de l'n]gie intra-atomique2 on se met rv]3 si la matire v5ait se dtruire spontanm5t1 une quantit effroyable d'n]gie s]ait mise gratuitem5t la disposition de l'homme1 et il n'aurait pas se la procur] p> un rude travail3 le pauvre s]ait alors l'gal du ri*e4 ,on suit enf9 avec un intrt gr&issant les div]ses phases de la dmatrialisation de la matire et son van\issem5t dans l'!r1 o t\rbillonn5t en s'anantissant les p>ticules lectriques4 ,on se laisse entran] dans ce nirvana f9al auquel revi5n5t t\tes *oses aprs une exi/5ce plus ou mo9s phmre1 et t\t c\p1 brusquem5t1 on e/ ram5 au milieu matriel1 des faits plus banaux2 c'e/ une dsillusion1 temporaire il e/ vrai1 c> infailliblem5t on recomm5ce lire les premires pages1 on veut repass] p> les motions dj pr\ves et voir l'atome dans sa petitesse inf9ie dt5ir les secrets de l'inf9ie gr&eur6 ,comme on l'a dit1 le ,dr ,gu/ave ,le ,bon a ralis sci5tifiquem5t la plus va/e syn?se que l'on puisse concevoir4 ,on l'a comp> ,d>w94 ,si l'on ti5t faire une comp>aison1 j'aim]ais mieux la faire avec ,lam>ck4 ,lam>ck1 le premi]1 a eu une ide nette de l'volution des tres vivants2 le ,dr ,gu/ave ,le ,bon1 le premi]1 a reconnu la possibilit d'une volution de la matire et la gnralit de la radio-activit p> laquelle se manife/e son van\issem5t4 ,la ?orie de ,lam>ck a t accueillie p> les attaques de quelques-uns1 p> le sil5ce de la plup>t2 c'e/ de lui ces p>oles que ,gu/ave ,le ,bon rapporte dans son ,introduction3 ,quelques difficults qu'il y ait dc\vrir des vrits n\velles1 il s'en tr\ve encore de plus gr&es les faire reconnatre4 ,gu/ave ,le ,bon1 comme ,lam>ck1 s'e/ heurt ces d]nires difficults4 ,la publication de ses premires notes a provoqu de vritables temptes et des prote/ations n]giques4 ,le pre/ige seul1 ne cesse de rpt] ,gu/ave ,le ,bon1 et =t peu l'expri5ce1 e/ l'lm5t habituel de nos convictions1 sci5tifiques et autres4 ,les expri5ces en app>5ce les plus conva9cantes n'ont jamais con/itu un lm5t immdiat de dmon/ration qu& elles heurt5t des ides depuis longtemps admises4 ,galile l'apprit ses dp5s3 ayant runi t\s les pr(esseurs de la clbre univ]sit de ,pise1 il s'imag9a leur pr\v] p> l'expri5ce que1 contrairem5t aux ides alors reues1 les corps de poids diffr5ts tomb5t avec la mme vitesse4 ,la dmon/ration de ,galile fut trs concluante1 mais les pr(esseurs se bornr5t invoqu] l'autorit d',ari/ote et ne modifir5t nullem5t leur op9ion4 ,bi5 des annes se sont c\les depuis cette poque1 mais le degr de rceptivit des esprits p\r les *oses n\velles ne s'e/ pas s5siblem5t accru4 ,,imprim]ie ,,dv ,,m]cvre ,,de ,,france ,,blais et ,,roy1 #g1 rue ,victor-,hugo1 ,poiti]s4