,,apr,s ,,la ,,gu]re ,,comm5t ,,plac] ,,sa ,,=tune ,,p> ,,jacques ,,ba9ville ,l',,in/abilit ,,des ,,=tunes ,,pr9cipes ,,sur ,,lesquels ,,doit ,,repos] ,,une ,,=tune4 ,,des ,,immeubles--,,des ,,placem5ts ,,hypo?,,caires4 ,,emprunts ,d',,tats--,,les ,,*em9s ,,de ,,f] ,,fran,,ais ,,et ,,trang]s--,,les ,,valeurs ,,indu/rielles--,,banques ,,et ,,soci,t,s ,,de ,,cr,,dit--,,la ,,sp,,culation ,,et ,,la ,,b\rse--,,le ,,capitali/e1 ,,les ,,impots ,,et ,,les ,,lois ,,p>is ,,n\velle ,,librairie ,,nationale #c1 ,,place ,,du ,,pan?,,on1 #c ,,il ,a ,t ,,tir ,,de ,,cet ,,ouvrage ,,sur ,,v]g ,,te9t ,,des ,,papet]ies ,,lafuma ,,filigran ,,au ,,monogramme ,,de ,,la ,,n\velle ,,librairie ,,nationale #ej ,,exemplaires ,,num]ot,s ,a ,,la ,,presse ,copyright #aiai1 by ,socit franaise d'dition et de ,librairie1 proprietor ( ,n\velle ,librairie ,nationale4 ,t\s droits de reproduction1 de traduction et d'adaptation rs]vs p\r t\s pays4 ,,avant-,,propos ,ce livre s'adresse t\tes les p]sonnes qui1 possdant une =tune petite ou gr&e1 d'orig9e anci5ne ou n\velle1 ont beso9 de pr9cipes directeurs et de r5seignem5ts pratiques p\r la plac] et l'adm9i/r]4 ,en cette matire1 ce ne sont pas les conseils qui manqu5t4 ,mais les conseils ds9tresss sont r>es4 ,*acun se mfie du dtaillant qui vante un produit4 ,on se dem&e3 ,quel intrt peut-il avoir insi/] p\r me v5dre cette m>que plutt qu'une autre8 ,les mmes p]sonnes qui d\t5t de leur pici] suivront aveuglm5t le banqui] ou mme le commis de banque qui les invit]a a*et] une valeur4 ,p\rtant1 dans les deux cas1 la mfiance doit tre la mme1 et elle doit tre d'autant plus vive qu'il s'agit de plus grosses sommes p\r l'acqureur et de plus grosses commissions p\r le c\rti]4 ,les p]tes normes subies p> les capitali/es franais dans ces d]nires annes ont en gr&e p>tie p\r cause les erreurs1 volontaires ou involontaires1 des f9anci]s ou des tablissem5ts de crdit qui s'tai5t con/itus les tuteurs du capital et de l'p>gne4 ,l'auteur de ce livre n'a aucune espce d'atta*e f9ancire4 ,il ne s\ti5t aucun sy/me4 ,il livre au public le rsultat de ses tudes et de ses obs]vations4 ,sa seule ambition e/ de r5dre s]vice4 ,quant son intrt1 il a consi/ crire un ouvrage qui1 tant utile beauc\p de monde1 p\rra tre lu avec pr(it p> un public nombreux4 ,les p]sonnes auxquelles n\s avons song en crivant ce livre sont lgion en ,france1 ou la =tune1 aux degrs les plus div]s1 e/ si rp&ue4 ,il n\s e/ app>u aussi que les meilleurs traits du mme g5re crits avant la gu]re ne s'appliquai5t plus aux circon/ances actuelles4 ,un guide n\veau tait ncessaire p\r t5ir compte des b\lev]sem5ts surv5us depuis #aiad et de ceux qui p\rrai5t se produire encore4 ,a qui n\s adressons-n\s8 ,non seulem5t aux p]sonnes qui viv5t de leurs rev5us1 mais aussi celles qui s'enri*iss5t p> leur travail et leur conomie et qui leurs occupations ne p]mett5t pas d'tudi] fond p> elles-mmes la meilleure manire de mettre leur p>gne l'abri1 dans un temps o la scurit des capitaux e/ si prcaire4 ,pr\dhon a crit1 il y a dj de longues annes1 dans son ,manuel du spculateur la ,b\rse3 ,le r5ti]1 qui vit sur la foi de son inscription2 l'actionnaire qui compte sur son divid5de2 le propritaire fonci] dont l'avoir e/ t\t en t]res et en maisons2 le comm]ant dont la scurit repose sur l'v5tualit des bnfices2 le pre de famille1 qui *]*e p\r l'tablissem5t de ses fils1 p\r la dot de ses filles le placem5t le plus solide et le plus productif2 t\s ceux dont la =tune e/ engage soit dans les fonds publics1 soit dans les entreprises indu/rielles1 soit dans des proprits rurales et urba9es1 et qui trop s\v5t oubli5t que cette =tune *ange incessamm5t1 tant en capital qu'en intrts1 p> les m\vem5ts quotidi5s de la ,b\rse2 t\t ce monde1 trang] p\r la plup>t la spculation1 a beso9 cep5dant d'en connatre peu prs les objets1 d'en obs]v] les oscillations et d'en prvoir les rsultats4 99 99 99 99 99 ,ce beso9 e/ plus gr& auj\rd'hui que jamais4 ,la prud5ce1 la sci5ce et la rflexion1 ncessaires en t\t temps la cons]vation de la ri*esse1 sont indisp5sables dans les priodes agites4 ,le r5ti]1 l'actionnaire1 le propritaire fonci]1 le comm]ant1 le pre de famille3 voil les p]sonnes dont n\s s\haitons tre lu4 ,c'e/ elles1 c'e/ nos classes moy5nes1 indignem5t ranonnes p> des f9anci]s sans patriotisme et sans scrupules1 que cet ouvrage e/ ddi4 ,j4 ,b4 ,,apr,s ,,la ,,gu]re ,,comm5t ,,plac] ,,sa ,,=tune ,,*apitre ,,premi] ,,une ,p,,riode ,d',,in/abilit ,,et ,d',,ins,,curit ,,p\r ,,les ,,=tunes ,l'in/abilit des =tunes e/ un phnomne de t\s les temps4--,la gu]re a considrablem5t aggrav ce phnomne4--,longue priode de scurit et d'enri*issem5t de #ahae #aiad--,le dang] d'autrefois tait la baisse de l'intrt et les conv]sions4--,fausses croyances n\rries cet g>d3 l'arg5t ne devait plus ri5 rapport]4--,l'intrt s'e/ relev1 mais des capitaux ont t dtruits4--branlem5t de t\tes les =tunes4--,autres m5aces qui ps5t sur elles4--,probabilit de gr&es crises f9ancires1 s9on de cata/rophes4--,de n\velles m?odes de ge/ion des patrimo9es sont ncessaires4--,en quoi l'esprit et les habitudes des capitali/es doiv5t *ang]4 ,nos pres1 qui en savai5t bi5 autant que n\s1 avai5t c\tume de dire qu'une =tune e/ plus difficile cons]v] qu' acqurir4 ,ils disai5t aussi qu'une =tune ne passe pas trois gnrations4 ,c'e/ ce qu'exprimait le prov]be de la vieille ,france3 ,c5t ans bannire1 c5t ans civire1 c'e/--dire c5t ans de prosprit et c5t ans de pauvret4 ,une famille russit r>em5t1 en effet1 g>d] son rang p5dant plus d'un sicle4 ,de t\t temps1 les patrimo9es qui n'ont pas t entret5us et r5\vels ont disp>u4 ,mme sans cata/rophe brutale et sans dilapidation1 les capitaux s'us5t l5tem5t et s'vapor5t p> l'effet des annes4 ,de #ahae #aiad1 les =tunes ont j\i d'une scurit et d'une /abilit rem>quables4 ,en ,france1 les classes moy5nes1 plus d\es de l'esprit d'conomie que de l'esprit d'entreprise1 tai5t portes naturellem5t p> le flot montant de la ri*esse publique4 ,nos rvolutions du ,x,i,xe sicle1 purem5t politiques1 avai5t laiss la proprit intacte4 ,les blessures f9ancires de la gu]re de #ahgj avai5t t rapidem5t panses4 ,sans autre ef=t que celui de l'p>gne1 la b\rgeoisie franaise1 dont les rangs grossissai5t t\s les j\rs1 tait en progrs con/ant4 ,les cas de rgression t5ai5t presque t\j\rs des fautes individuelles et non des causes gnrales4 ,p5dant les d]nires annes du ,x,i,xe sicle et les premires du ,x,xe1 les r5ti]s avai5t p\rtant une inquitude4 ,p> l'effet de l'accumulation et de l'abondance des capitaux1 l'intrt de l'arg5t ne cessait de dcrotre et les conv]sions successives de la r5te sanctionnai5t cette baisse4 ,de #e p4 #ajj1 qui tait autrefois le taux ord9aire1 l'intrt tait tomb #d1 puis #c et plus bas encore4 ,le taux de #b #a_/b tait c\ramm5t accept4 ,l'esprit huma9 tant encl9 croire que t\t m\vem5t une fois comm5c doit se p\rsuivre indf9im5t1 on prvoyait que bi5tt l'arg5t ne p\rrait plus s'employ] qu' #b p4 #ajj1 s9on mo9s4 ,a9si le r5ti] voyait son rev5u condamn une *ute l5te et t5dant v]s zro4 ,n\s avons connu un f9anci] aussi clbre qu'opul5t1 qui tait en mme temps un conomi/e1 et qui1 presque quotidi5nem5t1 la table de famille1 enseignait ses enfants qu'ils ne devai5t pas se fi] son hritage1 qu'un j\r vi5drait o il faudrait une =tune si fanta/ique p\r vivre de ses seules r5tes que les ri*es eux-mmes s]ai5t contra9ts de travaill]4 ,les vnem5ts ont pris une autre t\rnure4 ,on s'al>mait p\r le rev5u1 en se croyant sr du capital4 'aurait d tre le contraire4 ,s'il e/ vrai qu'auj\rd'hui bi5 peu de p]sonnes peuv5t se disp5s] de travaill]1 ce n'e/ pas p>ce que l'arg5t ne rapporte plus ri53 l'tat lui-mme emprunte #e1gj p4 #ajj et les placem5ts #f p4 #ajj sont dev5us communs4 ,mais1 la scurit d'autrefois1 qui avait eng5dr la dim9ution de l'intrt1 a succd une inscurit pr(onde4 ,il n'y a plus pl?ore mais de/ruction de capitaux4 ,la gu]re europenne en a consomm et ananti une quantit prodigieuse4 ,les tats se sont endetts p> c5ta9es de milli>ds4 ,les gr&es entreprises d'intrt public1 telles que les ,compagnies de *em9s de f]1 ont elles-mmes subi des p]tes imm5ses4 ,il y a eu des ru9es de t\te sorte1 une dim9ution =midable de la ri*esse univ]selle4 ,sans d\te on a vu des =tunes se faire4 ,de gr&es quantits de billets de banque1 de titres des r5tes n\velles circul5t de ma9 en ma94 ,ce n'e/ pas un enri*issem5t vritable4 ,le papi] mis ne ti5t pas lieu des *oses consommes et dtruites1 de celles que la dim9ution du travail a emp* de produire4 ,c'e/ a9si que1 *ez les belligrants les plus gravem5t atte9ts1 le papi]-monnaie a pris un dveloppem5t in\1 al>mant1 qui a eu p\r premire consqu5ce d'entran] l'avilissem5t de sa facult d'a*at et la hausse de t\s les prix4 ,c'e/ au milieu d'une imm5se rvolution conomique que n\s vivons4 ,et une rvolution conomique entrane fatalem5t une rvolution sociale1 =me sil5cieuse ou explosive3 peu importe4 ,l'effet e/ le mme p\r les individus4 ,la ri*esse1 p5dant la gu]re et depuis1 s'e/ dplace4 ,elle a *ang de ma9s4 ,il y a de n\veaux ri*es et de n\veaux pauvres4 ,bi5 r>es sont les patrimo9es anci5nem5t con/itus qui ont pu se ma9t5ir tels qu'ils tai5t4 ,l'avilissem5t de l'arg5t1 la *ute pr(onde des valeurs mobilires1 dont quelques-unes ne se relv]ont sans d\te jamais1 ont ret5ti sur t\tes les =tunes1 des plus gr&es aux plus petites4 ,une portion considrable des portefeuilles1 compose de valeurs russes1 autri*i5nes1 hongroises1 turques1 etc444 e/ gravem5t compromise4 ,on n'os]ait jur] que cette li/e ncrologique ne s'allong]a pas4 ,d'autre "p1 la gr&e sec\sse de la gu]re a eu p\r effet de prcipit] une volution dj comm5ce4 ,le rgime capitali/e s'tait dvelopp au ,x,i,xe sicle avec les progrs rapides de l'indu/rie et s\s la protection des lois qui tai5t alors en vigueur4 ,d'une "p1 le droit de proprit individuelle tait sacr1 intangible et reg>d comme faisant p>tie des ,droits de l'homme4 ,g>anti p> l'tat1 la socit et le ,code1 il donnait1 quiconque possdait1 une scurit inconnue t\tes les autres poques4 ,d'autre "p1 la conception individuali/e de la ,rvolution franaise1 contraire t\t ce qui tait corporations ou syndicats1 p>alysait les rev5dications ouvrires4 ,peu peu1 ces conditions ont *ang4 ,et puis1 avec le temps1 beauc\p d'lm5ts des =tunes franaises ont vieilli4 ,on a oubli les s]vices r5dus p> le capital lorsqu'il s'tait agi de mettre les m9es en valeur et de con/ruire les voies f]res4 ,il p>at mo9s naturel qu'autrefois que le fait de possd] une action de *em9s de f] ou de *>bonnage donne le droit de t\*] des divid5des copieux une p]sonne qui ne connat les locomotives que p\r avoir voyag et le *>bon que p\r se *auff] au co9 de son pole4 ,l'expri5ce ayant pr\v que le travail lui-mme avait beso9 du capital1 celui-ci n'e/ pas d*u de son droit l'intrt1 mais sa "p e/ re/re9te et1 si re/re9te soit-elle1 encore conte/e4 ,il rsulte de ces div]s phnomnes que les patrimo9es franais sont l>gem5t entams1 gravem5t branls et exposs des dim9utions n\velles p> le fait des circon/ances4 ,la situation f9ancire de notre pays elle-mme1 aprs les =midables dp5ses de la gu]re1 n'e/ pas sans inspir] des inquitudes4 ,sa dette colossale1 aj\te un passif dj l\rd1 oblige se dem&] si la ,france p\rra t\j\rs faire face ses engagem5ts4 ,a9si1 d'une "p1 les rev5us sont rduits p> les p]tes pr\ves ou m5ac5t de l'tre p> des p]tes n\velles4 ,de l'autre1 les impts s'aggrav5t1 se multipli5t1 et la vie e/ dev5ue plus coteuse4 ,jamais l'adm9i/ration d'une =tune n'a t plus difficile4 ,il e/ donc bi5 c]ta9 que les ides qui avai5t c\rs avant la gu]re doiv5t tre rvises4 ,un capitali/e qui s'entt]ait suivre les pratiques recomm&ables autrefois irait directem5t la ru9e4 ,a temps n\veaux1 beso9s n\veaux4 ,assurm5t1 la proprit s]a t]nelle4 ,depuis que les hommes viv5t en socit1 elle a survcu t\s les b\lev]sem5ts et elle survivra encore celui-ci4 ,le capital lui-mme se recon/itu]a t\j\rs4 ,la difficult1 dans une priode de transition1 consi/e sauv] le capital exi/ant et le g>d] entre ses ma9s4 ,n\s assi/ons en ce mom5t une lutte de la socit capitali/e1 telle qu'elle s'tait con/itue au ,x,i,xe sicle1 p\r dur] et s'adapt] trav]s les trans=mations du ,x,xe sicle4 ,cette adaptation ne se f]a pas sans pe9e et il e/ probable qu'il y aura1 *em9 faisant1 bi5 des victimes4 ,exi/e-t-il une recette infaillible p\r abrit] les capitaux et les s\/raire aux consqu5ces des mtamorphoses conomiques et sociales8 ,n\s ne le croyons pas4 ,n\s n\s proposons seulem5t de donn] dans ce livre des indications pratiques et utiles1 de mettre en g>de contre des cueils1 de dissip] de dang]euses illusions1 d'expos] des pr9cipes fonds sur l'obs]vation et sur l'expri5ce et dont l'application p]mettra aux capitali/es et aux r5ti]s d'*app] au mo9s une p>tie des risques auxquels ils sont exposs p\r longtemps4 ,selon t\tes les app>5ces1 les agitations ne sont pas prs de pr5dre f9 en ,europe4 ,l'ordre n\veau tabli p> la paix n'e/ pas lui-mme trs sr4 ,le ft-il1 que la liquidation s]ait encore pnible et d\l\reuse4 ,sans d\te1 p]sonne ne peut se vant] de t\t prvoir4 ,mais celui qui ne prvoit ri5 et qui s'en remet au has>d1 comme celui qui ne veut ri5 *ang] ses habitudes1 e/ le j\et des vnem5ts4 ,n\s sommes conva9cu que les classes moy5nes1 durem5t pr\ves p> les consqu5ces de la gu]re1 rsi/]ont la t\rm5te4 ,=mes p> le travail et l'conomie1 elles sav5t que l sont les seules s\rces de la ri*esse4 ,si elles ont t frappes1 ce n'e/ pas leur esprit de cupidit ou leur gt du risque qui en e/ cause4 ,leur prud5ce et leur modration sont prov]biales4 ,elles ont t\j\rs eu p\r pr9cipe de re*]*] mo9s de gros intrts ou des bnfices que la scurit du capital1 ou ce qu'on croyait tre autrefois la scurit4 ,si elles ont p*1 c'e/ p> excs de confiance4 ,le nom illu/re de ,f]d9& de ,lesseps avait suffi jadis engag] dans le ,panama les plus timides1 alors que le canal de ,suez1 dans sa n\veaut1 avait effray le public4 ,p\r les fonds russes1 l'appel de l'tat franais1 la propag&e des tablissem5ts de crdit1 le pre/ige d'un ,empire imm5se et dont les faiblesses tai5t inconnues3 voil ce qui a sduit les s\scripteurs bi5 plus que l'attrait d'un intrt lev4 ,c'e/ p> la mme confiance1 le mme respect des in/itutions anci5nes et clbres1 que la b\rgeoisie franaise s'e/ att>de aux actions de nos compagnies de *em9s de f]1 alors que ces titres ne promettai5t plus que des dboires leurs porteurs4 ,on a dit bi5 des fois que l'ducation f9ancire du public franais tait faire4 ,ce sont malheureusem5t des aigref9s1 s\v5t pat5ts1 qui s'en *>g5t et qui exploit5t la crdulit et l'esprit de r\t9e4 ,les capitali/es1 p\r se df5dre1 vont avoir1 encore plus qu'hi]1 beso9 d'esprit critique4 ,plus qu'hi] ils devront tre r5seigns1 ils devront tre prud5ts1 mais prud5ts bon esci5t1 et non pas sur la foi de *>latans ou d'int]mdiaires malhonntes p> pr(ession4 ,ils devront se g>d] aussi d'une aveugle fidlit des traditions primes4 ,l'illusion de la ,b\rse e/ une de celles qui auront t le plus fune/es4 ,combi5 de p]sonnes s'imag9ai5t que les prix inscrits dans les colonnes de la cote correspondai5t des valeurs relles et durables6 ,il a fallu la t\rm5te de la gu]re p\r montr] la fragilit de ce *teau de c>tes4 ,a l'av5ir1 les capitali/es devront savoir qu'une =tune con/itue t\t entire en papi] et qui dp5d d'une e/imation phmre1 qui e/ s\mise t\s les has>ds des vnem5ts intrieurs et extrieurs1 ne repose pas sur des bases solides4 ,de n\velles m?odes de placem5t et de ge/ion se recomm&5t auj\rd'hui d'une faon imprieuse et le capitali/e doit se faire1 t\s les g>ds1 un n\vel esprit4 ,p5dant des annes qui p\rront tre longues1 il devra d'abord avoir t\j\rs prs5te la p5se l'ide que des cata/rophes f9ancires ou1 t\t au mo9s1 des crises graves sont possibles4 ,dans l'hypo?se la plus favorable1 il e/ exagr de croire que la ,france1 p> exemple1 se relv]a aussi promptem5t et en suivant une m>*e aussi rgulirem5t progressive qu'aprs #ahga4 ,p]sonne n'a encore pu calcul] exactem5t les rp]cussions de la gu]re4 ,p]sonne ne sait au ju/e comm5t 7p\r ne p>l] t\j\rs que de la ,france71 tr5te-c9q milli>ds de billets de banque1 en face de c9q milli>ds d'or seulem5t1 plus quelques diza9es de milli>ds de ,bons de la ,df5se ,nationale qui1 eux mmes1 ne sont qu'une autre =me des billets de banque1 p\rront tre retirs de la circulation p\r que celle-ci revi5ne un niveau normal1 sans compt] que1 p\r la premire fois1 la ,france a une grosse dette extrieure4 ,en t\t cas1 la gurison s]a longue4 ,elle ne se f]a pas sans re*utes contre lesquelles les p]sonnes prud5tes doiv5t1 ds ma9t5ant1 se prmunir4 ,mais l'esprit du capitali/e devra *ang] un autre g>d4 ,il devra s'l>gir aux proportions des ncessits de notre poque4 ,les impts s]ont multiples et l\rds3 il faudra s'y rsign] et se dire que1 s'il e/ dsagrable de pay] l'impt sur le rev5u1 il s]ait encore pire de n'avoir plus de rev5us du t\t1 ce qui ft arriv si n\s avions t va9cus4 ,il faudra encore compt] avec de n\veaux rapports entre le capital et le travail4 ,il y a des rev5dications ouvrires dont l'exagration e/ absurde et qui1 si elles tai5t c\tes1 ab\tirai5t tu] la p\le aux oeufs d'or1 comme le bol*evisme l'a fait en ,russie4 ,la rsi/ance ces folies e/ un devoir4 ,mais il n'e/ de l'intrt de p]sonne qu'il y ait des pl\tocrates d'une "p et1 de l'autre1 des proltaires sans atta*es avec l'indu/rie qui a beso9 de leurs bras4 ,il s'agit seulem5t1 p\r les possdants1 de compt] avec les volutions 9vitables1 de les compr5dre et de ne pas se laiss] surpr5dre p> elles4 ,n\s avons dj cit t\t l'heure un prov]be de la vieille ,france4 ,un autre1 famili] l'anci5ne noblesse1 disait3 ,n\s v5ons t\s de la *>rue4 ,que *aque capitali/e songe ses orig9es ou celles de sa famille4 ,il s5tira combi5 le plus ri*e e/ prs de ceux qui ne possd5t ri54 ,ce n'e/ pas notre rle de moralis] sur les devoirs de la ri*esse4 ,mais il n'e/ pas mauvais1 mme p\r gr] et cons]v] sa =tune1 de savoir qu'elle a des collaborateurs obscurs1 peu favoriss1 dans les rangs desquels on aurait pu natre et o ret\rn]ont peut-tre les desc5dants de ceux qui possd5t auj\rd'hui1 comme tant de familles1 ri*es autrefois1 ont elles-mmes d*u4 ,c'e/ un mti]1 somme t\te1 d'tre capitali/e4 ,et ce mti] exige des qualits1 lui aussi4 ,une =tune ne se g>de que p> les moy5s qui l'ont =me3 le travail et l'conomie4 ,il y faut encore de la prvoyance1 de la rflexion1 de l'tude4 ,les *apitres qui suiv5t con/itu5t un guide m?odique p\r la cons]vation des patrimo9es1 qui sont une des =ces de la nation4 ,le devoir de quiconque a cr ou reu le si5 e/ de le transmettre intact et mme accru ses successeurs4 ,les anci5s avai5t c\tume de dire que ce n'e/ pas une honte d'tre pauvre mais qu'il e/ honteux de ne pas aspir] sortir de la pauvret4 ,il e/ encore plus honteux1 et sans pr(it p\r la collectivit1 de se laiss] appauvrir p> ignorance1 ins\ciance ou p>esse d'esprit4 ,,*apitre ,,ii ,,le ,,pr9cipe ,,de ,,la ,,division ,g,,ographique ,,des ,,placem5ts1 ,,qui ,s',,e/ ,,montr ,,insuffisant1 ,,doit ,,tre ,,compl,t ,,p> ,,un ,,autre ,,pr9cipe ,la division des risques e/ une prcaution lm5taire4--,l'cueil c'e/ qu'elle t\rne p>fois la multiplication des risques4--,exemples malheureux de dissm9ation des capitaux4--,ncessit de prcautions supplm5taires4--,valeurs solides et relles sur lesquelles doit repos] une =tune4--,les bi5s-fonds rhabilits4--,gages exig] des valeurs mobilires4--,le remb\rsem5t pro*a9 du capital e/ la clause ess5tielle de t\t prt d'arg5t4--,application de ce pr9cipe aux placem5ts mobili]s et avantages qu'il comporte4--,rgles pratiques en tir]4 ,on a t\j\rs su qu'il n'tait pas bon de mettre t\s ses oeufs dans le mme pani]4 ,mais le pr9cipe de la division des risques a pu tre appliqu avec une facilit inconnue au temps jadis ds que la diffusion des valeurs mobilires eut p]mis de plac] de l'arg5t dans les quatre p>ties du monde1 p> un simple ordre d'a*at donn la ,b\rse4 ,div]sifiez1 int]nationalisez vos placem5ts3 tel e/ le conseil qui a t prodigu avant la gu]re1 et1 en lui-mme1 il tait bon4 ,seulem5t1 il ne fallait pas c\rir au-devant des risques s\s prtexte de les divis]4 ,un r5ti] qui aurait eu en portefeuille1 il y a une d\za9e d'annes1 des valeurs russes1 au/ro-hongroises et mexica9es1 se s]ait cru g>anti p> cette v>it contre les accid5ts qui p\vai5t l'atte9dre d'autre "p4 ,en ralit1 il ft all lui-mme *]*] sa p]te4 ,au temps o le ,mexique tait bi5 g\v]n1 o les ,empires de ,russie et d',autri*e se prs5tai5t comme des difices solides1 des conomi/es exprim5ts n'hsitai5t pas recomm&] comme sres et avantageuses les valeurs de ces pays4 ,on voit p\rtant ce qu'il en e/ adv5u4 ,avant la gu]re1 un autre attrait de la div]sit des placem5ts1 aux yeux des r5ti]s1 c'tait aussi1 et peut-tre surt\t qu'on y voyait un moy5 de relev] le r5dem5t d'un portefeuille1 l'intrt de l'arg5t tant1 d'une faon c\rante1 mo9s lev en ,france que dans beauc\p de pays trang]s4 ,cette considration a p]du auj\rd'hui sa raison d'tre4 ,en outre1 on s'imag9ait volonti]s que l'expatriation des capitaux tait une g>antie contre les mesures fiscales de c>actre sociali/e1 et notamm5t contre l'impt sur le rev5u1 qui tait1 ce mom5t-l1 un gr& p\vantail et dont le mcanisme tait d'ailleurs mal compris4 ,on ne se reprs5tait pas qu'on s'exposait t\t simplem5t1 dans la plup>t des cas1 subir les impts du pays de refuge1 plus les impts franais4 ,c> les g\v]nem5ts et les adm9i/rations de t\s les pays ont t5dance se copi]1 et cette t5dance e/ encore plus =te qu& les beso9s sont peu prs les mmes p>t\t4 ,si le fisc a la ma9 l\rde en ,france1 il n'e/ pas plus indulg5t en ma9ts autres endroits4 ,et le socialisme d'tat1 aprs avoir sem la t]reur lorsqu'il e/ app>u *ez n\s1 semble modr et cons]vateur qu& on comp>e ses mesures fiscales celles des n\velles ,rpubliques sociali/es qui sont nes de la dfaite des ,empires c5traux1 sans p>l] des ,rpubliques de ,soviets et de la dictature du prolt>iat4 ,avec le socialisme1 le nationalisme e/ l'autre t5dance des tats mod]nes4 ,ces deux t5dances se conjugu5t s\v5t4 ,pas plus que les individus1 les peuples n'aim5t leurs cranci]s4 ,les pays qui ont une grosse dette extrieure1 qui sont les dbiteurs de l'trang]1 sont trs ports r5i] leurs engagem5ts4 ,ce s5tim5t xnophobe explique p\r une bonne "p ce qui s'e/ pass en ,russie depuis la rvolution4 ,d'autres pays1 qui ont t heureux de tr\v] des capitaux trang]s p\r les mettre en valeur1 ne song5t plus qu' expropri] les socits concessionnaires une fois que les entreprises sont entres dans la priode des bnfices4 ,dans l're de nationalisme int5se o le monde e/ entr1 les peuples les plus primitifs ou1 comme le peuple *9ois1 les plus endormis1 pr5n5t consci5ce d'eux-mmes1 selon l'expression consacre1 et le font s\v5t s5tir leurs bailleurs de fonds4 ,il ne suffisait pas nagure1 il ne suffira pas encore dema9 d'envoy] sa =tune au del de la frontire p\r la mettre en sret4 ,il faut encore connatre le =t et le faible des nations auxquelles on la confie4 ,il faut tre r5seign sur leur situation politique1 leurs f9ances1 leur lgislation4 ,et puis1 s'il e/ difficile1 qu& il s'agit d'autre *ose que de fonds d'tat1 de di/+u] les bonnes valeurs des mauvaises dans son propre pays1 la difficult e/ encore plus gr&e qu& il s'agit d'entreprises situes dans des pays avec lesquels on n'e/ pas famili] et qu'on ne connat que p> ou-dire4 ,a l'preuve de la gu]re et des b\lev]sem5ts qu'elle a produits1 il e/ app>u que la division des placem5ts et leur di/ribution gographique ne r5dai5t pas t\s les s]vices qui en tai5t att5dus4 ,les p]sonnes qui1 p> ce procd1 ont russi sortir de la crise avec leur =tune intacte doiv5t reconnatre qu'il y a dans leur cas plus de *ance que de sci5ce4 ,au fond1 un homme d'affaires vraim5t gnial1 qui et compris ds #aiaa1 au mom5t du c\p d',agadir1 ou ds #aiab et #aiac1 la lumire des conflits balkaniques1 que l',europe allait enf9 la gu]re gnrale si s\v5t annonce1 et t\t simplem5t ralis son portefeuille4 ,alors1 se tr\vant la tte d'un capital liquide1 au mom5t o les valeurs du monde enti] s'effondrai5t1 cet homme audacieux et pntrant et ralis des bnfices considrables4 ,en effet1 sauf un trs petit nombre de pays neutres qui ont t favoriss p> les vnem5ts1 sauf quelques valeurs dites de gu]re qui1 grce la longue dure des ho/ilits1 ont travaill p\r l'armem5t avec de trs gros pr(its1 on a vu la gnralit des meilleures valeurs desc5dre des c\rs inconnus4 ,tel a t le cas1 notamm5t1 des valeurs rev5u fixe comme les obligations des *em9s de f] amrica9s de premi] ordre1 qui ont automatiquem5t baiss jusqu' ce qu'elles fuss5t arrives se mettre au niveau dem& p> le relvem5t gnral du loy] de l'arg5t4 ,des titres rapportant #c #a_/b ou #d p4 #ajj1 se t5ai5t au pair1 lorsque l'intrt c\rant tait ce taux4 ,ils sont tombs #gj1 lorsque les emprunts #e et #e #a_/b p4 #ajj et mme davantage se sont multiplis4 ,puisqu'il e/ extrmem5t probable que n\s ne sommes pas au b\t de la srie des gr&es crises f9ancires1 la proccupation ess5tielle doit donc encore ma9t5ant s'adress] au capital plus qu'au rev5u4 ,le rev5u se tr\v]a t\j\rs4 ,sauveg>d] d'abord le capital1 c'e/ la t*e premire et la plus difficile4 ,la division gographique des placem5ts peut y aid]1 mais elle ne suffit pas4 ,des temps sont v5us o l'difice du crdit e/ fragile4 ,les g>anties d'une crance doiv5t tre exam9es avec plus de so9 qu'au mom5t o la solvabilit gnrale crait un tat d'quilibre et de confiance4 ,les valeurs mobilires ressembl5t troitem5t1 cet g>d1 aux billets de banque4 ,en priode de prosprit1 p]sonne ne reg>de de trs prs leurs g>anties relles p>ce que l'on sait que le papi] tr\ve s'*ang] sans pe9e4 ,les c\rs de ,b\rse ont beau n'tre qu'une e/imation1 ils (fr5t des promesses de /abilit et mme de plus-value4 ,la =ce de l'ensemble ma9ti5t les p>ties en quilibre4 ,mais1 en temps de crise1 et qu& le crdit e/ branl1 la ralit repr5d ses droits4 ,t\tes les valeurs fictives se dprci5t4 ,celles qui ne repos5t pas sur quelque *ose de solide tomb5t zro4 ,c'e/ cette solidit qui doit tre requise et re*]*e avant t\t4 ,il rsulte de l que l'assurance contre les risques ne doit plus seulem5t consi/] dissm9] une =tune sur les div]s po9ts du globe1 mais surt\t en lim9] autant que possible les lm5ts fictifs4 ,a cet effet1 il importe de modifi] les m?odes de placem5t nagure en honneur et de rev5ir aux pr9cipes de mfiance et de scurit qui dirigeai5t les capitali/es d'autrefois4 ,la t]re1 les maisons1 les prts c\v]ts p> une hypo?que l>ge et prcise3 voil les premires valeurs relles sans lesquelles une =tune e/ con/ruite sur des sables m\vants4 ,auj\rd'hui le porteur de ma9tes valeurs mobilires peut reg>d] avec envie le propritaire d'immeubles1 qui a1 sans d\te1 ses tracas1 mais qui peut voir et t\*] son bi51 alors que1 d'un j\r l'autre1 r5tes d'tat1 actions1 obligations sont exposes dev5ir une insaisissable fume4 ,p5dant la ,rvolution1 les possesseurs d'assignats ont t ru9s4 ,les a*eteurs de bi5s nationaux se sont enri*is4 ,les anci5s propritaires ma9t5us en possession n'ont ri5 p]du4 ,il y a l une leon4 ,la gu]re a rhabilit les immeubles comme elle a rhabilit l'agriculture1 mre de t\te ri*esse4 ,on a a*et de hauts prix les t]res et les maisons4 ,p\r les valeurs mobilires elles-mmes1 les bailleurs de fonds se sont montrs plus exigeants quant aux gages4 ,cela e/ si vrai que les socits qui s'adress5t au crdit public (fr5t de plus en plus aux obligataires des g>anties hypo?caires sur leurs con/ructions et leurs in/allations indu/rielles4 ,sans d\te1 des placem5ts en bonnes valeurs franaises ou trangres se recomm&5t aux propritaires fonci]s1 mme dans un pays o la proprit semble aussi bi5 g>antie p> l'tat social qu'elle l'e/ en ,france4 ,il e/ utile et mme indisp5sable1 p\r le propritaire d'immeubles1 de possd] un capital liquide ou d'une ralisation facile1 p\r les raisons que n\s exposons au *apitre suivant4 ,mais c'e/ la condition que les valeurs *oisies soi5t elles-mmes srieusem5t gages4 ,et l'exam5 de ces gages1 surt\t qu& il s'agit de valeurs trangres1 ne se fait pas t\j\rs aism5t di/ance et dans des pays dont l'organisation f9ancire et les lois sont s\v5t trs diffr5tes des ntres4 ,l'inscurit univ]selle dem&e encore une autre prcaution3 c'e/ que les capitaux1 autant que possible1 ne soi5t prts qu' la condition d'tre r5dus dans un dlai suffisamm5t rappro*4 ,pr5ons le prt d'arg5t type qui e/ le prt hypo?caire4 ,non seulem5t un gage immobili] lui e/ affect1 mais encore le dbiteur s'oblige remb\rs] le capital date fixe4 ,la simple crance *irographaire1 autrem5t dit le billet1 ne j\it pas de gages p>ticuli]s1 mais sa clause pr9cipale1 c'e/ celle qui fixe l'*ance du remb\rsem5t4 ,une reconnaissance de dette s\scrite p> un p>ticuli] con/itue dj un titre bi5 fragile4 ,si le billet ne /ipule pas un remb\rsem5t rapide1 c'e/ un titre encore plus inc]ta94 ,un emprunt long t]me1 et plus =te raison un emprunt p]ptuel1 quelle que soit la qualit du dbiteur1 tat ou socit indu/rielle1 ne vaut pas mieux4 ,qu'avons-n\s vu p5dant la gu]re et depuis8 ,c'e/ que1 valeur gale1 r5dem5t gal1 les titres remb\rsem5t loign tombai5t1 t&is que les titres remb\rsem5t pro*a9 se ma9t5ai5t au pair ou aux environs du pair4 ,pr5ons un exemple4 ,on ngociait la ,b\rse de ,new-,york1 il y a quelques annes1 deux obligations de *em9s de f] du mme type1 de la mme valeur nom9ale1 p>eillem5t recomm&ables et d'un rev5u id5tique1 la ,p5nsylvania #c #a_/b et la ,new ,york ,c5tral #c #a_/b4 ,en #aijf ces deux titres se t5ai5t au pair1 quelques po9ts prs4 ,mais le premi] tait remb\rsable en #aiae et le second en #aiai seulem5t4 ,peu peu1 les circon/ances gnrales dev5ant mo9s favorables1 des crises s'tant produites aux tats-,unis1 la ,new ,york ,c5tral baissa1 t&is que la ,p5nsylvania1 s\t5ue p> la proximit du remb\rsem5t1 b\geait pe9e4 ,en #aiae1 alors que cette obligation tait remb\rse intgralem5t #ajjj doll>s1 l'autre n'en valait plus que #hjj1 la ,b\rse de ,new-,york4 ,elle n'en valait plus que #gjj en #aiai4 ,cet exemple e/ rem>quablem5t in/ructif4 ,on p\rrait y aj\t] que la mme ,compagnie ,p5nsylvania avait introduit la ,b\rse de ,p>is des obligations #c #c_/d p4 #ajj remb\rsables en #aiba4 ,ds l'anne #aiai1 ces obligations sont au pair de #ejj francs4 ,de mme il e/ de notorit publique que le c\rs des obligations des *em9s de f] franais e/ s\t5u p> l'amortissem5t rguli] de ses titres1 qui se fait p> voie de tirage au sort annuel4 ,c'e/ ce qui explique que ces obligations se capitalis5t plus haut mme que les r5tes sur l'tat4 ,si quelque circon/ance v\lait que l'amortissem5t1 jusqu'ici rguli]1 ft susp5du1 diffr ou seulem5t ral5ti1 il e/ c]ta9 que ces titres baiss]ai5t aussitt dans des proportions considrables4 ,il e/ galem5t facile de rem>qu] que le #c p4 #ajj amortissable et remb\rsable selon les mmes rgles que les obligations de *em9s de f] se ti5t auj\rd'hui dix ou onze po9ts au-dessus du #c p4 #ajj p]ptuel2 t\j\rs p\r la mme raison qui e/ la p]spective de rcupr] en espces le capital prt4 ,a9si1 p\r protg] ses capitaux1 il ne suffit pas de les di/ribu] gographiquem5t dans l'espace1 il faut encore les di/ribu] dans le temps4 ,une =tune dans laquelle entr5t des sommes remb\rsables des dates div]ses et successives *appe a9si p\r une p>tie importante aux fluctuations de la ,b\rse4 ,en outre1 elle se rafra*it et se rajeunit incessamm5t4 ,enf91 des remb\rsem5ts surv5ant l'heure d'une dpression et d'une crise sont une auba9e qu'un homme avis met pr(it p\r des placem5ts fructueux4 ,a plus =te raison1 le comm]ant et l'indu/riel qui ne veul5t pas laiss] leur arg5t improductif mais qui p\rront en avoir beso9 un j\r p\r agr&ir leurs affaires1 ont intrt1 de mme que le pre de famille qui prvoit l'poque o il devra dot] sa fille1 /abilis] de cette manire une notable p>tie de leurs capitaux4 ,c'e/ le meilleur moy5 de s'assur] contre les risques de la ,b\rse4 ,sans d\te1 il n'e/ pas int]dit d'att5dre un accroissem5t de son capital p> un placem5t long t]me4 ,si t\t se passe normalem5t et heureusem5t1 comme on peut l'espr]1 les c\rs des valeurs s'lv]ont mesure que la gu]re s'loign]a4 ,en p>ticuli]1 les s\scripteurs et les a*eteurs des n\velles r5tes franaises s]ont rcomp5ss d'avoir eu confiance dans leur pays4 ,il n'en e/ pas mo9s sage1 ncessaire et d'une bonne adm9i/ration de se g>antir contre le risque des b\rrasques f9ancires et contre les de/ructions 9vitables que le temps entrane avec lui4 ,p\r conclure1 il e/ salutaire de ne pas p]dre de vue ces trois pr9cipes3 #a que les immeubles sont l'lm5t p]man5t de la ri*esse2 #b que des g>anties relles doiv5t tre atta*es dans la plup>t des cas aux valeurs mobilires p\r que celles-ci soi5t autre *ose que des billets ou des papi]s d'une valeur v>iable et conte/able2 #c que le capitali/e ne doit prt] au mo9s une p>tie de ses capitaux que p\r un temps limit1 avec des dates de remb\rsem5t *elonnes1 de faon s'assur] des r5tres d'arg5t priodiques et ne jamais tre pris de c\rt p> les vnem5ts4 ,ces pr9cipes de lgitime df5se et de prud5ce rfl*ie aurai5t r5du de gr&s s]vices aux capitali/es qui s'en s]ai5t inspirs avant la gu]re4 ,ils s]ont encore bi5faisants au c\rs des annes v5ir4 ,n\s allons en suivre l'application dans l'exam5 des div]s lm5ts qui con/itu5t la gnralit des =tunes en ,france ou qu'il peut tre utile d'y faire entr]4 ,,*apitre ,,iii ,,des ,,immeubles ,la revan*e des anci5s placem5ts4--,t\te ri*esse "p de la t]re4--,/abilit de la proprit immobilire4--,un exemple typique4--,relvem5t de la valeur de la t]re en ,france4--,hausse des produits agricoles4--,scurit de la proprit rurale1 due1 dans notre pays1 son extrme division4--,le dpeuplem5t des campagnes e/ le seul po9t noir4--,conseils p\r la ge/ion des bi5s fonci]s4--,les maisons de rapport ,p>is et dans les gr&es villes4--,a*at1 con/ruction et entreti54--,les spculations sur les t]ra9s4--,les =mes exc5triques de la proprit et leurs prils4 ,avoir du bi5 au soleil1 et avoir pignon sur rue3 ces deux expressions prov]biales rappell5t qu'au temps jadis nos pres considrai5t que la vritable =tune1 durable et solide1 consi/ait en immeubles1 en t]res et en maisons4 ,p5dant la longue priode de tranquillit relative1 de /abilit1 de prosprit et de dveloppem5t indu/riel qui a favoris l'essor prodigieux des valeurs mobilires1 la vieille prfr5ce de l'p>gne franaise p\r les placem5ts fonci]s n'avait cess d'all] en s'affaiblissant4 ,la facilit du c\pon t\* sans fatigue1 s\v5t p> l'int]mdiaire d'une banque ou d'un receveur de r5tes1 s'opposait aux tracas de la proprit3 les locataires1 les f]mi]s1 les impts1 les rp>ations et l'entreti54 ,quelques annes avant la gu]re1 une p]sonne qui faisait l'acquisition d'une f]me semblait draisonnable et1 en t\t cas1 rtrograde et atta*e aux prjugs d'un autre ge4 ,l'a*at ou la con/ruction d'un immeuble urba91 mo9s que ce ne ft p\r le rev5dre et comme opration spculative1 f9issait p> tre presque aussi mal jug4 ,a quoi bon se donn] les s\cis de la proprit qu& t\te la gamme des valeurs de ,b\rse tait l8 ,les preuves de la gu]re ont *ang ce po9t de vue et montr que les vieilles habitudes de placem5t tai5t sages et fondes sur l'expri5ce4 ,un spirituel ,p>isi51 v5u1 comme presque t\s les ,p>isi5s1 de prov9ce1 n\s disait un j\r3 ,ayant quelques conomies1 je les avais places en fonds russes4 ,et j'ai p5s1 depuis1 au pr que mon pre aurait a*et avec cet arg5t-l4 ,au mo9s le pr s]ait t\j\rs sa place4 ,non seulem5t le pr s]ait sa place1 mais sa valeur se s]ait considrablem5t accrue4 ,un des effets de la gu]re a t d'augm5t] presque p>t\t le prix de la t]re et des maisons4 ,la dprciation des billets et des valeurs1 la mfiance p\r t\t ce qui e/ papi]1 a eu p\r consqu5ce que les valeurs relles ont t re*]*es4 ,et quelle valeur e/ plus relle que la t]re1 d'o "p t\te ri*esse1 que les maisons1 puisqu'il faut t\j\rs se log]8 ,la vritable ri*esse e/ l4 ,c'e/ une erreur de croire que nos pres ai5t plac leur =tune en immeubles p>ce qu'ils ne connaissai5t pas d'autres sortes de placem5ts4 ,sans d\te les valeurs mobilires tai5t =t lo9 d'tre dveloppes4 ,elles tai5t mme dans l'enfance4 ,mais enf9 elles exi/ai5t4 ,l'antiquit avait dj connu les socits p> actions4 ,et les r5tes sur l',htel de ,ville1 les actions de la ,compagnie des ,indes1 qui ont laiss des s\v5irs malheureux dans l'hi/oire1 qu'tait-ce1 s9on l'quival5t de nos fonds d'tat et de nos titres indu/riels8 ,lorsque plusieurs ngociants s'associai5t p\r a*et] un navire1 ils =mai5t une socit de navigation4 ,et a9si de suite4 ,nos pres savai5t =t bi51 et p> expri5ce1 que les valeurs mobilires1 dont l'ess5ce n'a pas *ang1 quelle qu'ait pu tre la =me qu'elles avai5t de leur temps1 tai5t condamnes prir4 ,leur prfr5ce p\r les placem5ts immobili]s tait p>faitem5t fonde4 ,c> l'immeuble1 qu'il s'agisse d'une maison ou d'une t]re de culture1 n'(fre pas seulem5t sur le papi] l'avantage de la solidit matrielle4 ,il a encore cette supriorit que son r5dem5t se tr\ve t\j\rs1 trav]s les ges1 gal la valeur de l'arg5t dans un temps donn4 ,le clbre conomi/e et f9anci] ,lon ,say avait une pr(onde mfiance des valeurs mobilires qui n'ont mme plus la valeur du papi]1 disait-il1 p>ce que quelque *ose e/ crit dessus4 ,il aimait cit] l'exemple d'un petit doma9e1 la t]re de ,b\rbilly1 qui avait app>t5u un mom5t ,mme de ,svign et qui1 re/ tel quel du ,x,v,ie sicle nos j\rs1 avait t\j\rs donn ses propritaires un rev5u croissant4 ,ce doma9e1 qui produisait #ej livres en l'an #aebc1 produisait #b4jjj francs en #ahhd4 ,la puissance d'a*at de #ej livres au ,x,v,ie sicle tant celle de #b4jjj francs au ,x,i,xe1 on voit en quoi consi/e la seconde g>antie qui e/ atta*e aux bi5s immeubles3 leur r5dem5t et leur valeur locative se rgl5t exactem5t sur la valeur de l'arg5t1 les d5res agricoles tant elles-mmes les rgulatrices des prix4 ,au contraire1 disait ,lon ,say a*evant sa dmon/ration1 un capital mobili] gal la valeur du doma9e de ,b\rbilly1 qui et rapport #ej livres en #aebc1 en admettant qu'il et pu arriv] intact aux ma9s des lo9ta9s hriti]s de #ahhd1 n'et rapport que #ej francs#a4 #a ,les p]sonnes que ces que/ions intress5t tr\v]ont de nombreux claircissem5ts dans le beau livre de ,m4 ,,caziot1 la ,valeur de la t]re en ,france 7,j4-,b4 ,baillire1 diteur74 ,n\s avons dj comm5c1 depuis la gu]re1 assi/] un phnomne du mme g5re et dont la m>*e a t extraord9airem5t rapide4 ,a la dprciation du papi]-monnaie1 l'avilissem5t de l'arg5t1 a correspondu une hausse considrable des produits de la t]re et du prix de la t]re elle-mme4 ,nos paysans1 qui se sont enri*is1 a*t5t les mo9dres p>celles des prix qui euss5t p>u fanta/iques il y a quelques annes4 ,sans le savoir1 ils raisonn5t comme des cononomi/es savants4 ,d'abord1 comme ,lon ,say1 ils n'ont pas confiance dans le papi]4 ,ils ont hte de trans=m] leurs billets de banque ou leurs bons de la ,df5se nationale en quelque *ose de tangible4 ,ensuite ils s5t5t bi5 que les produits de la t]re1 c'e/--dire les alim5ts indisp5sables l'homme1 donn]ont un intrt correspondant au capital engag4 ,plus la monnaie d'un pays e/ dprcie1 et plus la t]re e/ re*]*e1 plus elle vaut *]4 ,la hausse de la t]re e/ mme un signe prcurseur de crise de t\tes les autres valeurs1 y compris le papi]-monnaie4 ,a9si1 en #aiag1 en ,hongrie1 pays agricole1 un demi-hect>e de t]res lab\rables avait t v5du #bb #jjj c\ronnes et cette en*re semblait alors fanta/ique et absurde4 ,l'acqureur semblait ne devoir jamais retr\v] l'intrt de son capital4 ,mais1 en #aiai1 la c\ronne valait pe9e #ag c5times 7au lieu de #a fr4 #je7 t&is qu'inv]sem5t le prix du qu9tal de from5t avait mont en consqu5ce4 ,l'en*re ins5se avait t p>faitem5t raisonnable4 ,la t]re1 en ,france1 avait subi une dprciation considrable p>tir de #ahhj4 ,ds l'anne #aijh1 le relvem5t tait dev5u s5sible4 ,il n'a fait1 depuis1 que s'acc5tu]4 ,le prjug ho/ile la proprit rurale a disp>u et le mo9dre lop91 dans les bons pays de culture1 tr\ve auj\rd'hui dix acqureurs p\r un4 ,la valeur locative de la t]re suivra naturellem5t la hausse de l'hect>e4 ,en sorte que les propritaires fonci]s1 frapps1 il y a tr5te ans1 dans leur capital et leur rev5u1 connatront de n\veau des j\rs prospres4 ,dj1 dans les rgions o le mtayage e/ en honneur1 les propritaires ont p>ticip directem5t aux bnfices raliss p5dant la gu]re p> les cultivateurs4 ,c'tait donc bi5 la lgre qu'on dnigrait les vieilles m?odes de placem5t et qu'on faisait fi de l'expri5ce de nos anctres4 ,la proprit rurale pr5d auj\rd'hui sa revan*e et les inconvni5ts qu'elle (fre 7quelle =me de proprit n'a les si5s87 sembl5t peu de *ose qu& on les comp>e aux risques de disp>ition totale qui sont atta*s aux valeurs mobilires4 ,n\s sommes d'avis que1 dans notre sicle comme t\tes les poques agites1 il n'y a pas de =tune solide sans assise t]ri5ne4 ,en ,france1 notamm5t1 l'extrme division de la proprit rurale con/itue une g>antie de premi] ordre4 ,la "q agraire ne se pose pas dans notre pays p>ce que les latifundia n'exi/5t pas et que les doma9es un peu t5dus y sont mme extrmem5t r>es4 ,il e/ difficile d'imag9] une seule hypo?se dans laquelle1 *ez n\s1 la t]re s]ait l'objet de mesures sociali/es1 tant il y a de degrs de la petite proprit la moy5ne et la gr&e4 ,quant la cra9te des impts1 s'il e/ vrai qu'il e/ difficile que la t]re *appe au fisc1 il y a aussi une comp5sation3 c'e/ que1 p> la =ce des *oses1 la valeur des d5res agricoles t5d t\j\rs quilibr] t\tes les *>ges4 ,p\r employ] une expression vulgaire1 celui qui ti5t le bon b\t1 c'e/ le dt5teur du sol d'o vi5t t\t ce qui se mange et t\t ce qui se boit4 ,tt ou t>d le propritaire t]ri5 retr\ve son heure4 ,le dang] social qui m5ace la proprit rurale e/ d'une autre nature4 ,il e/ p>ticuli] la ,france3 c'e/ la dpopulation4 ,avant #aiad1 on a vu des rgions entires de plus en plus ds]tes4 ,c'tait le cas des dp>tem5ts situs dans la valle de la ,g>onne1 valle jadis clbre p> sa f]tilit4 ,c'tait le cas aussi de nombreux dp>tem5ts de l',e/ o la ma9-d'oeuvre rurale passait dans l'indu/rie4 ,dans t\tes ces p>ties de la ,france1 la valeur de la proprit rurale ne cessait de s'effondr]4 ,au contraire1 en ,bretagne1 peu favorise p> la nature1 mais o la natalit tait =te et o les habitants migrai5t peu1 la t]re tait t\j\rs mieux cultive1 t\j\rs plus re*]*e1 et le prix de l'hect>e s'e/ lev con/amm5t4 ,la gu]re1 malheureusem5t1 a frapp surt\t la classe rurale et1 en plus d'un endroit1 c'e/ une "q angoissante de savoir s'il y aura encore des bras p\r t5ir la *>rue4 ,il y a l un phnomne beauc\p plus inquitant que la hausse du salaire de l'ouvri] agricole4 ,cep5dant on peut espr] que le dpeuplem5t des campagnes ne s'acclr]a pas et mme qu'il y aura un reflux1 la pr(ession de cultivateur tant r$ev5ue et devant re/] longtemps encore rmunratrice4 ,l'ext5sion de la culture mcanique1 l'accroissem5t des engrais 7potasse d',alsace7 contribu]ont sans d\te ma9t5ir cette situation favorable4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai que1 d'une faon gnrale1 la rgion oue/ de la ,france e/ la vraie rgion agricole1 la seule o le cultivateur soit assez enrac9 et la population rurale encore d5se4 ,il va sans dire aussi qu'une f]me ne doit pas s'a*et] la lgre et qu'il importe de s'in=m] srieusem5t de la qualit du fonds1 p>fois trs v>iable dans une mme commune1 de l'tat des btim5ts1 des conditions du bail1 s'il y a un bail en c\rs1 et1 s'il n'y en a pas1 de la facilit de tr\v] un locataire4 ,il faut bi5 savoir aussi que la proprit immobilire 7et ceci e/ vrai de la t]re comme des maisons de rapport7 ne peut se cons]v] et se transmettre p> hritage qu' une condition3 c'e/ que le propritaire ait t\j\rs assez d'arg5t liquide devant lui p\r faire face aux dp5ses prvues ou imprvues1 ord9aires ou extraord9aires1 telles que les rp>ations et les droits successoraux4 ,l'usage anci51 lorsque les =tunes tai5t surt\t foncires1 tait de g>d] t\j\rs p> dev]s soi une somme importante4 ,n\s avons connu un ri*e propritaire1 qui ne croyait qu'aux bi5s au soleil1 et qui1 p\rvu de belles r5tes1 cons]vait t\j\rs intacte devant lui une anne entire de son rev5u4 ,c'tait la sagesse mme4 ,les familles ari/ocratiques dont le patrimo9e e/ t\t enti] en t]res et qui viv5t au j\r le j\r sont condamnes1 *aque accid5t et *aque p>tage1 v5dre ou emprunt]4 ,c'e/ la ru9e c]ta9e au b\t de peu de gnrations4 ,la proprit ne peut se ma9t5ir dans les mmes ma9s que p> la prvoyance et l'conomie4 ,quiconque mange t\t son rev5u mange 9vitablem5t le fonds4 99 99 99 ,le moratorium des loy]s1 p5dant la gu]re1 et les abus auxquels il a donn lieu1 les lois votes ou projetes qui t5d5t re/re9dre les droits des propritaires1 n'ont pas emp* la proprit urba9e d'tre aussi apprcie que la proprit rurale4 ,l aussi le dsir1 si vif et presque univ]sel1 en temps de crise conomique et sociale1 de trans=m] les valeurs fiduciaires en valeurs solides a p\ss les capitali/es re*]*] les maisons de rapport4 ,en dpit du relvem5t des droits d'enregi/rem5t1 jamais les transactions immobilires n'ont t aussi nombreuses et des prix aussi levs qu' p>tir de #aiah4 ,on peut dire que1 depuis une c5ta9e d'annes1 presque t\s les propritaires d'immeubles ,p>is et dans la plup>t des gr&es villes de ,france se sont enri*is4 ,la vtu/ des maisons n'a mme pas t une cause d'appauvrissem5t1 c> la valeur du t]ra9 ra*etait amplem5t la p]te occasionne p> la dmolition ncessaire de con/ructions vieillies4 ,d'une faon gnrale1 ,p>is et dans la banlieue1 surt\t la banlieue ,oue/1 la valeur des t]ra9s a qu9tupl qu& elle n'a pas dcupl et c5tupl en c]ta9s cas depuis #ahej4 ,il suffit de se s\v5ir1 en effet1 que des p]sonnes ges ont encore vu patre des va*es l'endroit o se tr\ve auj\rd'hui le p>c ,monceau4 ,on a pu voir ,passy et ,auteuil1 jusqu'en #ahij1 des maisons de paysans4 ,d'ailleurs1 beauc\p de ri*es familles p>isi5nes d'auj\rd'hui remont5t un gr&-pre m>a*] ou blan*isseur qui1 p\r sa petite indu/rie1 possdait un va/e t]ra9 valant alors quelques s\s le mtre1 et sur lequel se sont leves des maisons de rapport4 ,depuis la gu]re1 la con/ruction des immeubles s'e/ presque entirem5t arrte4 ,il e/ probable qu'elle ne repr5dra pas activem5t de sitt en raison de la *]t des matriaux et de la ma9-d'oeuvre4 ,il en rsulte une pnurie des logem5ts qui a p\r consqu5ce l'augm5tation des loy]s4 ,les propritaires possd5t donc ce que les sociali/es appell5t un monopole de fait1 et il e/ "q de la taxation des loy]s4 ,ces mesures1 en admettant mme qu'elles soi5t prises1 n'emp*]ont jamais qu'un immeuble en briques ou en pi]res de taille con/itue une valeur solide1 durable1 inf9im5t plus sre que t\tes les valeurs de papi]4 ,cette scurit ra*te amplem5t les ennuis de la ge/ion1 dont il e/ facile de se d*>g]1 d'ailleurs1 sur des p]sonnes ou des in/itutions de confiance dont c'e/ le mti]4 ,mais il va sans dire que1 comme le propritaire d'immeubles ruraux1 et p\r les mmes raisons1 le propritaire d'immeubles urba9s doit se g>d] de dp5s] t\t son rev5u4 ,il doit t\j\rs compt] avec les frais d'entreti5 et avec les dp5ses imprvues p\r rp>ations et rfection4 ,une maison de rapport1 p\r cons]v] sa valeur locative1 doit tre de temps en temps remise au gt du j\r4 ,en outre1 l'amortissem5t du capital employ la con/ruction doit tre prvu2 s9on ce capital disp>atrait la longue avec l'usure des annes4 ,les p]sonnes qui font con/ruire sans tre elles-mmes du mti] et sans app>t5ir l'une des corporations du btim5t doiv5t bi5 savoir aussi que les devis d'ar*itecte sont t\j\rs considrablem5t dpasss4 ,quant celles qui a*t5t un immeuble t\t con/ruit1 n\s croyons devoir leur donn] un conseil p>ticulirem5t sage une poque d'inc]titude comme celle que n\s trav]sons3 c'e/ de ralis] la somme ncessaire l'acquisition avant de sign] l'acte de v5te4 ,en effet1 qu'une t\rm5te de ,b\rse se produise1 et les valeurs sur lesquelles on comptait peuv5t s'effondr]4 ,n\s connaissons1 dans une famille p>isi5ne1 un cas de ce g5re qui s'e/ produit jadis4 ,quelques j\rs avant la rvolution de #ahdh1 un b\rgeois ais avait a*et une maison importante qu'il se proposait de pay] avec ses valeurs4 ,la panique qui suivit la rvolution b\lev]sa t\s ses calculs et l'immeuble lui-mme1 dans la crise de confiance gnrale1 ne put tre rev5du qu'avec une p]te s5sible4 ,a9si1 faute de prvoyance1 une opration t\t fait normale dev9t une cause de ru9e4 ,n\s ne p>lons pas ici des a*ats de t]ra9s nus4 ,c'e/ de la spculation pure4 ,l'acqureur compte sur une plus-value qui ne s'obti5t p>fois qu'aprs un temps =t long p5dant lequel il faut pay] l'impt fonci] t&is que le capital employ re/e improductif4 ,a l'heure actuelle1 l'arrt des con/ructions r5d ce risque encore plus srieux4 ,dans l'espoir d'une plus-value qui e/ lo9 d'tre t\j\rs c]ta9e1 le spculateur s'expose se priv] p\r longtemps de son arg5t4 ,quant aux us9es et manufactures1 c'e/ un g5re d'immeubles dont les p>ticuli]s doiv5t se dt\rn] en raison de la difficult de tr\v] des locataires4 ,il en e/ de mme des maisons de plaisance la campagne ou la m]1 qui1 sauf dans c]ta9s lieux rgulirem5t frqu5ts ou bi5 proximit d'une gr&e ville1 peuv5t apport] des dboires4 ,au *apitre qui suit1 celui des hypo?ques1 n\s dveloppons les raisons qui conseill5t de s'c>t] des =mes exc5triques de la proprit4 ,une us9e ne convi5t qu' un indu/riel et une maison de plaisance doit tre considre avant t\t comme une maison d'agrm5t4 ,p\r un placem5t srieux1 il n'y a que les maisons de rapport proprem5t dites#b4 #b ,les droits de mutation et de transcription devant tre pro*a9em5t relevs1 on peut compt] qu'avec les honoraires du notaire les frais d'a*at d'un immeuble1 qui tai5t d'environ #aj p4 #ajj du prix pr9cipal1 mont]ont l'av5ir environ #ae p4 #ajj4 ,,*apitre ,,iv ,,des ,,placem5ts ,,hypo?,,caires ,raisons p\r lesquelles se recomm&e ce g5re de placem5ts4--,conditions auxquelles ils sont srs et avantageux4--,des prcautions pr5dre et des dang]s vit]4--,de la "p qu'il convi5t de leur attribu] dans un patrimo9e4 ,un pr9cipe ess5tiel s'impose t\t capitali/e prud5t4 ,c'e/ de ne prt] aucune somme d'arg5t avant de s'tre assur au pralable1 non seulem5t des g>anties affectes la crance1 mais encore du remb\rsem5t intgral des fonds dans un espace de temps limit4 ,de ce po9t de vue1 on compr5dra que les placem5ts hypo?caires app>aiss5t comme tant au plus haut degr recomm&ables1 c> ils rempliss5t les deux conditions que n\s v5ons d'nonc]4 ,ce g5re de placem5t tait en gr& honneur autrefois4 ,il mrit]ait d'tre plus s\v5t pratiqu une poque d'inscurit p\r les capitaux telle que la ntre4 ,le gage immobili]1 la condition absolue qu'il soit *oisi avec disc]nem5t et en obs]vant c]ta9es rgles que n\s prcis]ons t\t l'heure1 e/ en effet d'une solidit sans p>eille4 ,bi5 ent5du1 une hypo?que srieuse doit t\j\rs1 et sans exception1 tre une premire hypo?que4 ,t\te autre n'e/ qu'une spculation4 ,de plus1 le prt ne doit en aucun cas dpass] #ej p4 #ajj de la valeur vnale prsume de l'immeuble affect la g>antie1 en sorte qu'il subsi/e une m>ge suffisante p\r les dprciations v5tuelles et aussi p\r les intrts impays1 frais d'expropriation et de p\rsuites1 etc41 s'il y a lieu4 ,l'usage e/ d'ailleurs d'valu] ces frais #bj p4 #ajj du capital expos1 en sorte qu'une inscription hypo?caire totale de #abj4jjj francs doit tre prise sur un immeuble d'une valeur d'au mo9s #bjj4jjj francs p\r sret d'une avance de #ajj4jjj francs1 lesquels sont seuls port] intrt au pr(it du cranci]1 comme il va de soi4 ,en outre1 et cette /ipulation e/ de t\te premire importance1 le dlai fix p\r le remb\rsem5t ne doit pas1 en pr9cipe1 quelle que soit la t5tation qu'pr\ve un r5ti] d'assur] son repos p\r une longue dure1 s't5dre au del de dix annes4 ,ce dlai e/ d'ailleurs celui qui e/ fix p> la loi elle-mme p\r le r5\vellem5t des inscriptions hypo?caires1 et il n'e/ pas r>e que les dispositions de la loi1 comme beauc\p d'usages et de moeurs1 repos5t sur des raisons de bon s5s et d'expri5ce4 ,il e/ nanmo9s des capitali/es trs prud5ts qui prfr5t se t5ir en de de cette limite extrme de dix annes et qui ne cons5t5t que des prts t]me plus c\rt4 ,il convi5t d'appr\v] leur prvoyance4 ,c> il suffit s\v5t d'un espace de temps trs bref p\r que des con/ructions vieilliss5t1 p\r que la t]re1 dans une rgion donne1 se dprcie1 et p\r qu'un immeuble de rapport urba91 situ dans un qu>ti] dont la population vi5t se dt\rn] p\r des causes imprvues1 ne tr\ve que difficilem5t des locataires ou ne les tr\ve plus que dans une catgorie infrieure et moy5nant une =te rduction des loy]s4 ,il suffit de se rappel] la disgrce du ,palais-,royal1 qui1 aprs avoir t un des lieux les plus frqu5ts de ,p>is1 a p]du sa vogue4 ,les exemples et les *iffres cits p> ,m4 ,pi]re ,caziot1 inspecteur gnral du ,crdit fonci] de ,france1 dans son rem>quable ouvrage1 la ,valeur de la t]re en ,france1 sont extrmem5t significatifs cet g>d4 ,n\s cit]ons quelques cas qui p\rront fix] les ides4 ,a9si il n'e/ pas r>e que des exploitations rurales ai5t p]du en v+t ou v+t-c9q ans beauc\p plus de la moiti de leur valeur4 ,m4 ,pi]re ,caziot signale une f]me du pays de ,caux rpute excell5te et qui1 paye #cjj4jjj francs en #ahgf1 s'e/ v5due #aje4jjj francs seulem5t en #aije4 ,trs lo9 de l1 et dans un autre pays r5omm p\r sa f]tilit1 la ,limagne1 une proprit value au prix de #ahj4jjj francs en #ahgi1 a t a*ete #dc4ejj francs en #aijc4 ,dans la valle de la ,g>onne1 un doma9e d'alluvions qui1 en #ahhd1 avait t pay #cfj4jjj francs1 frais compris1 p> son propritaire et passait p\r valoir rellem5t #cbj4jjj francs1 a t cd p\r #aje4jjj francs seulem5t en #aijd1 c'e/--dire ju/e v+t ans plus t>d4 ,on voit que1 dans ce cas1 qui n'e/ pas isol1 un cranci] qui se ft repos sur la rgle de #ej p4 #ajj de g>antie et qui et cons5ti un prt remb\rsable au b\t de v+t ans se s]ait l\rdem5t tromp4 ,une p]sonne qui1 en #ahhd1 et avanc au propritaire de ce doma9e #abj4jjj francs seulem5t1 g>antis p> une premire hypo?que et remb\rsables en #aijd1 et peut-tre p5s faire un placem5t des plus srieux et dp\rvu de risques4 ,dans la ralit1 cette p]sonne et t imprud5te et se ft expose une p]te s5sible1 s9on mme une p]te grave4 ,aussi faut-il considr] que des prts c\rt t]me r5=c5t la g>antie du capital avanc p\r la raison qu'ils p]mett5t au prteur de suivre1 p\r a9si dire pas pas1 la valeur de la proprit qui lui s]t de gage4 ,de plus1 il devi5t possible au prteur1 p> la div]sit de ses placem5ts hypo?caires1 de se mnag] des r5tres d'arg5t des dates successives et d'*elonn] les remb\rsem5ts en sorte qu'il soit mis mme1 mcaniquem5t1 p\r a9si dire1 de pr(it] des occasions qui se prs5t5t1 et1 en p>ticuli]1 d'un relvem5t du taux de l'intrt4 ,la rgle1 ici1 e/ la mme que celle que n\s pos]ons p\r les emprunts d'tat1 les obligations de *em9s de f] ou leurs succdans4 ,reprs5tez-v\s la bonne =tune qui ft *ue un capitali/e qui1 durant la crise de #aiac-aiad1 et vu arriv] expiration un prt de #ajj4jjj francs1 cons5ti dix annes plus tt4 ,avec #ajj4jjj francs1 en #aijd1 il ne p\vait a*et]1 p> exemple1 que #bae obligations du *em9 de f] du ,nord4 ,avec la mme somme en ju9 #aiad1 il p\vait en acqurir #bdj4 ,deux mois plus t>d1 en ple9e gu]re europenne1 #ajj4jjj francs liquides dev5ai5t une =tune4 ,et1 de t\tes faons1 la situation du cranci] et t excell5te1 c> t\te dem&e de prolongation de dlai ou de r5\vellem5t de la "p de son dbiteur1 il lui et t possible de relev] l'intrt port p> l'obligation hypo?caire1 vu la r>faction des capitaux et la *]t du loy] de l'arg5t1 d'obt5ir #e p4 #ajj et mme davantage1 au lieu de #d p4 #ajj1 taux c\rant au db du ,x,xe sicle4 ,aprs la gu]re1 il e/ probable que le taux de #e #a_/b p4 #ajj1 autoris p> la loi1 se ma9ti5dra longtemps4 ,enf91 il tombe s\s le s5s qu'un pre de famille prvoyant et qui calcule que1 dans un c]ta9 nombre d'annes1 il devra dot] une fille ou p\rvoir l'tablissem5t d'un fils1 tr\v]a un avantage considrable plac] son arg5t de telle sorte qu'il soit assur1 au j\r dit1 de retr\v] intacte et liquide la somme dont il p5se avoir beso94 ,or1 t&is qu'il e/ absolum5t impossible de prvoir1 mme p> approximation1 c9q ou dix ans l'avance1 le c\rs des valeurs sur les m>*s f9anci]s1 le remb\rsem5t d'une obligation hypo?caire de bonne qualit se fait au contraire la date fixe1 sans p]te et sans dception4 ,ces deux avantages conjo9ts3 scurit du capital prt1 rapp>ition du capital intact dans un dlai rappro*1 p>aiss5t extrmem5t sduisants beauc\p de capitali/es aviss qui1 en outre1 n'ignor5t pas que l'adm9i/ration et la loi r5=c5t de t\te leur autorit la situation des cranci]s hypo?caires4 ,non seulem5t il y a des fonctionnaires spciaux atta*s la cons]vation des hypo?ques1 mais encore le ,code civil conti5t t\t un titre qui en tablit les rgles avec une prcision m9utieuse4 ,c'e/ que notre sy/me adm9i/ratif et nos ,codes ont t1 il y a c5t et quelques annes1 l'oeuvre de la b\rgeoisie franaise4 ,en remplissant leur mission de lgislateurs1 les reprs5tants du monde b\rgeois s'tai5t t\t naturellem5t appliqus ent\r] la proprit de g>anties p>ticulires4 ,et naturellem5t aussi ils s'tai5t occups de la proprit s\s les aspects qu'elle avait c\tume de revtir de leur temps4 ,pntrs de cette ide que les patrimo9es tai5t quelque *ose d'intangible et de sacr et que l'tat devait mettre t\tes ses =ces au s]vice de la cons]vation des patrimo9es1 les rdacteurs du ,code civil ont accumul les prcautions aut\r de la proprit immobilire et des hypo?ques1 qui con/ituai5t l'lm5t ess5tiel des =tunes prives au comm5cem5t du ,x,i,xe sicle4 ,notre ,code civil e/ le ,code d'un pays o les t]res et les maisons reprs5tai5t les pr9cipales ri*esses1 en ce s5s que t]res et maisons tai5t les valeurs dans lesquelles t\te ri*esse t5dait se conv]tir4 ,lorsque1 plus t>d1 les valeurs mobilires eur5t pris leur essor et comm5c j\ir d'une vogue presque univ]selle1 il fallut1 tant bi5 que mal1 adapt] nos lois ce n\vel tat de *oses4 ,l'adaptation a t tellem5t insuffisante que1 de nos j\rs encore1 le lgislateur se proccupe de la rvis] *aque fois que le beso9 de protg] l'p>gne s'impose la suite de quelque sc&ale trop clatant4 ,d'ailleurs1 on peut dire qu'aucune des mesures que le lgislateur a prises en ce s5s n'a eu d'efficacit relle4 ,quelquefois mme ces mesures se sont ret\rnes contre les int5tions de leurs auteurs3 tmo9 l'obligation1 p\r les socits qui font appel au crdit public1 de publi] leur bilan et un c]ta9 nombre d'autres r5seignem5ts au ,j\rnal (ficiel1 ins]tions dont les metteurs malhonntes se s]v5t ensuite auprs de la masse des nafs comme d'une e/ampille de l'tat4 ,au contraire1 les prcautions qui sont prises p\r la protection du cranci] hypo?caire ne laiss5t place aucun d\te4 ,t\s les articles du ,code civil qui y ont trait sont d'une p]fection digne de s]vir de modle4 ,et cela mme con/itue une g>antie qui n'e/ pas ddaign]4 ,au po9t de vue fiscal1 les cranci]s hypo?caires ont t jusqu' prs5t relativem5t mnags3 cela dit au po9t de vue du cranci]1 s'ent5d1 c> le dbiteur1 p\r sa "p1 a des droits d'enregi/rem5t trs l\rds acquitt]4 ,en t\t cas1 le cranci] hypo?caire avait t\*1 jusqu' hi]1 ses intrts nets de t\t impt4 ,la taxe de #e p4 #ajj en e/ retran*e depuis la mise en vigueur de l'impt cdulaire sur les div]ses s\rces de rev5us4 ,t\tefois1 il e/ p]mis de considr] que le t\r de vis1 en ce qui conc]ne cette cdule1 s]a modr1 s9on ret5u p> le s\ci1 trs app>5t dans le ,p>lem5t franais1 de ne pas mcont5t] trop vivem5t le monde rural4 ,en effet1 t\te taxation aura p\r effet de r5dre plus exigeants les dt5teurs de capitaux qui ont t5dance se ddommag] sur l'emprunteur4 ,or les petits propritaires1 dans nos campagnes1 rec\r5t frquemm5t aux emprunts hypo?caires p\r se procur] les fonds ncessaires la mise en valeur ou au dveloppem5t de leur exploitation4 ,il arrive mme que des cultivateurs hypo?qu5t la t]re qu'ils possd5t af9 d'en acqurir une autre laquelle1 p> leur labeur1 ils russiss5t faire produire plus que l'intrt de la somme qu'ils ont emprunte4 ,les populations agricoles =m5t une cli5tle lectorale dont les voeux sont trs c\ts4 ,il p>at donc assez probable1 p\r ces raisons1 que le rev5u des crances hypo?caires a *ance1 p5dant assez longtemps1 d'tre mo9s frapp que le rev5u des valeurs mobilires4 ,la meilleure preuve du c>actre avantageux des placem5ts hypo?caires rside dans le fait que les tablissem5ts connus s\s le nom de ,crdits fonci]s n'ex]c5t pas une autre indu/rie que celle qui consi/e plac] sur hypo?ques les sommes qu'ils emprunt5t au public1 leur bnfice tant con/itu p> la diffr5ce entre l'intrt qu'ils reoiv5t de leurs dbiteurs d'une "p1 et l'intrt qu'ils pay5t leurs propres obligataires de l'autre4 ,il e/ donc clair que le capitali/e tr\ve avantage pratiqu] directem5t l'opration qu'il fait p> p]sonne int]pose en a*etant les obligations d'une socit de ,crdit fonci]4 ,seulem5t il va sans dire que le capitali/e doit suppler p> un r$\blem5t d'att5tion et de prud5ce aux s]vices d'in=mation que possd5t de gr&s tablissem5ts suprieurem5t outills4 ,il e/ on ne peut plus dang]eux de prt] de l'arg5t1 mme en premire hypo?que1 sur un immeuble quelconque1 si l'on ne s'e/ pas assur p> soi-mme de la valeur et du r5dem5t de cet immeuble4 ,il importe de ne pas se laiss] bl\ir p> les mots de premire hypo?que4 ,les capitali/es qui succomb5t la t5tation de plac] de l'arg5t sur des proprits lo9ta9es et qu'ils n'ont jamais vues s'expos5t de f*euses msav5tures4 ,il e/ p>ticulirem5t prilleux d'accept] p\r gage des proprits de plaisance1 *teaux1 p>cs1 etc4 qui n'ont1 en somme1 d'autre valeur que leur attrait aux yeux d'un nombre limit de p]sonnes1 et qui reprs5t5t des *>ges plutt qu'un rapport4 ,a vit] encore 7sauf exceptions lgitimes p> la connaissance appr(ondie de cas p>ticuli]s7 les con/ructions de/9es l'indu/rie4 ,il e/ s\v5t arriv qu'un prteur tmraire se rveillt un mat9 nanti d'un *teau ou bi5 d'une manufacture ab&onne p> le manufacturi] en faillite1 et se tr\vt bi5 en pe9e de tir] p>ti de son gage4 ,aussi les /atuts du ,crdit fonci] de ,france qui1 d'une faon gnrale1 lim95t t\te cette catgorie d'immeubles de ceux sur lesquels peuv5t tre cons5ties des avances1 doiv5t-ils s]vir de guide cet g>d4 ,il n'en arrive pas mo9s au ,crdit fonci] lui-mme d'pr\v] des surprises et des p]tes4 ,en #aiad1 on a d mettre en v5te sa requte un des plus gr&s htels de ,tr\ville1 maison nagure trs a*al&e et qui1 en outre1 comportait #d4jjj mtres de t]ra9 dans le plus bel emplacem5t d'une plage la mode4 ,la concurr5ce1 surgie l'improvi/e1 d'une plage vois9e1 ayant caus un tort considrable ,tr\ville1 la m>ge de g>antie1 juge quelques annes aup>avant plus que suffisante p> le ,crdit fonci]1 s'e/ tr\ve rduite tel po9t que cet tablissem5t a eu lieu de concevoir de =tes cra9tes p\r sa crance4 ,il y a l une indication ret5ir p\r le capitali/e judicieux et prud5t1 qui s]a t\j\rs sage d'vit] de s'engag] dans les affaires qui repos5t sur l'exploitation d'une vogue ou d'un plaisir4 ,d'une anne l'autre1 un simple caprice du public suffit ru9] une /ation !rmale1 un cas9o1 un ?tre1 etc4 ,les exemples sont innombrables et *acun en retr\v]ait sans pe9e dans sa mmoire de trs frappants4 ,les hypo?ques sur les maisons de rapport et sur les t]res cultives sont donc les seules qui se recomm&5t4 ,encore faut-il1 dans ces cas mmes1 *oisir avec so9 et se con=m] aux obs]vations que n\s avons =mules plus haut p\r l'acquisition de ces deux sortes de proprits4 ,il e/ t\t fait draisonnable de pr5dre p\r gage des t]res situes dans une rgion en ple9e dcad5ce agricole et qui n'a pas ou n'a que peu de *ances de se relev]4 ,il e/ tmraire galem5t d'avanc] de l'arg5t sur les vignobles1 lesquels sont p>ticulirem5t sujets des crises graves4 ,il n'e/ pas trs r>e d'ailleurs que1 dans les prov9ces1 les notaires1 qui s]v5t d'int]mdiaires entre le cranci] et le dbiteur et p\r qui ces oprations reprs5t5t une "p trs apprciable de leur activit1 aj\t5t leur g>antie p]sonnelle la g>antie hypo?caire qu'ils ont ngocie4 ,il n'e/ pas r>e non plus qu'ils se *>g5t de t\s les rec\vrem5ts4 ,lorsque le notaire e/ une p]sonne solvable1 pr\ve1 et qui mrite notoirem5t confiance1 le capitali/e peut1 la rigueur1 se disp5s] de s'assur] p> lui-mme de la solidit de son gage4 ,ce cas se prs5te surt\t dans les campagnes ou l'on a l'avantage de connatre de plus prs que dans les villes les p]sonnes et les situations de =tune4 ,aj\tons qu'un inconvni5t des placem5ts hypo?caires e/ que le paiem5t des arrrages ne se fait pas t\j\rs avec la rgul>it absolue laquelle e/ acc\tum le porteur de bonnes valeurs mobilires4 ,il e/ mme d'usage1 dans c]ta9es rgions rurales de la ,france1 qu'un dlai de trois mois soit accord au dbiteur4 ,mais1 bi5 ent5du1 l'arg5t prt porte intrt jusqu'au j\r o le remb\rsem5t intgral e/ effectu1 sans quoi la tolrance prcite devi5drait un cadeau pur et simple accord au dbiteur4 ,ces obs]vations faites1 n\s ne p\vons que rpt] notre op9ion sur les placem5ts hypo?caires1 qui sont m9emm5t propres1 dans une priode de tr\ble p\r les capitaux comme celle qui vi5t de s'ouvrir1 apport] aux =tunes prives un prcieux lm5t de /abilit4 ,un capitali/e qui plac]ait le c9quime environ de sa =tune en hypo?ques de premi] rang1 sur des gages solides1 judicieusem5t *oisis1 aurait *ance de faire un trs bon calcul et de s'en flicit] dans l'av5ir4 ,n\s p\vons aj\t]1 p\r l'dification du lecteur1 que n\s connaissons des p]sonnes qui sont mles de prs1 en raison de leur pr(ession1 aux affaires de la ,b\rse et qui n'en plac5t pas mo9s1 de la manire que n\s v5ons de df9ir1 une notable fraction de leur avoir4 ,il y a l1 n\s semble-t-il1 une indication ret5ir et utilis]4 ,n\s savons qu'on repro*e ce g5re de placem5t l'immobilisation de capital qu'il entrane1 a9si que la difficult de cd] et de ngoci] les obligations hypo?caires4 ,les transf]ts sont c]tes possibles1 mais ils sont coteux3 #d p4 #ajj du capital environ4 ,c'e/ p\rquoi l'on a dit que le cranci] tait riv l'hypo?que4 ,n'e/-il pas riv bi5 autrem5t1 le porteur de valeurs mobilires qui ont baiss de #bj1 #cj ou #ej p4 #ajj1 s9on davantage1 qui ne tr\v5t plus d'a*eteurs en ,b\rse et ne sont plus cotes ou n'(fr5t plus que des c\rs fictifs8 ,l'immobilisation des capitaux p> le prt hypo?caire n'e/ pas niable4 ,mais1 sans compt] que la "q ne se pose pas p\r les p]sonnes qui viv5t de leurs rev5us1 l'inconvni5t peut tre notablem5t attnu p> le sy/me qui consi/e fractionn] les placem5ts4 ,ce sy/me1 comme n\s l'avons montr1 p]met au prteur d'*elonn] les remb\rsem5ts et de se mnag] des r5tres successives de capital liquide4 ,quant l'objection tire de la pe9e qu'il faut se donn] p\r tr\v] de bons gages immobili]s1 dp\rvus de vices ca*s1 n\s dem&ons si elle ne s'applique pas l'acquisition des valeurs mobilires et dans des conditions inf9im5t pires d'obscurit et de ttonnem5t4 ,,*apitre ,v ,,emprunts ,,fran,,ais ,,et ,,emprunts ,,des ,,tats ,,alli,s ,,de ,,la ,,france ,dang] des r5tes p]ptuelles4--,qu'il faut leur prfr] les r5tes amortissables4--,comp>aison des deux #c p4 #ajj franais4--,le crdit de la ,france victorieuse4--,ombres et cl>ts4--,raisons p\r lesquelles le capitali/e doit tre porteur des r5tes n\velles4--,emprunts des villes et des colonies franaises4--,imm5se prosprit des tats-,unis4--,la dcad5ce des consolids anglais et les fonds britanniques4--,r5te belge4--,r5te itali5ne4--,la cata/rophe russe et nos milli>ds3 inc]titudes de l'av5ir et ri*esses lat5tes de la ,russie4--,fonds r\ma9s1 s]bes1 grecs et portugais4--,japon et ,*9e4 ,avant le mois d'aot #aiad1 la dette publique des gr&s tats europens atteignait un total dont s'effrayai5t les f9anci]s4 ,celle de la ,france semblait p>ticulirem5t l\rde et inquitante3 une tr5ta9e de milli>ds1 passif du ,x,i,xe sicle et de la dfaite de #ahgj1 avec une population /ationnaire et une exportation l5tem5t progressive1 l>gem5t dpasse p> celle de nos concurr5ts4 ,peu d'amortissem5t4 ,des dp5ses croissantes1 des *>ges t\j\rs plus l\rdes1 des budgets plus enfls444 ,ces proccupations se rp&ai5t dans le public et la vieille confiance dans la r5te franaise comm5ait tre branle4 ,au-dessus du pair1 dans les premires annes du ,x,xe sicle1 le #c p4 #ajj s'tait effrit peu peu1 d'autant plus qu'il tait m5ac de l'impt cdulaire4 ,c]ta9es p]sonnes se vantai5t de ne plus en avoir un c5time en portefeuille et se flicitai5t d'avoir *app une dim9ution c]ta9e de leur capital et de leur rev5u4 ,il n'y a pas de r5te p]ptuelle4 ,il n'y a que les concessions de cimetire qui soi5t p]ptuit4 ,et encore un j\r vi5t o l'on dsaffecte les cimetires1 disait un homme d'esprit4 ,il traduisait a9si l'inquitude qui s'emp>e de t\s les dt5teurs de titres1 lorsque ces titres ne sont pas s\t5us p> un amortissem5t rguli]1 ds qu'un m\vem5t cont9u de baisse comm5ce se produire4 ,une r5te e/ p]ptuelle lorsque son capital ne doit jamais tre remb\rs4 ,ce capital n'e/ reprs5t que p> les c\rs cots en ,b\rse1 eux-mmes expression du crdit public4 ,qu'une gr&e crise survi5ne1 et c'e/ alors seulem5t que la masse s'ap]oit qu'il e/ anormal de prt] l'tat autrem5t qu'on ne prte aux p>ticuli]s1 c'e/--dire sans prescrire un t]me p\r le remb\rsem5t4 ,en temps de calme et de prosprit1 qu& le loy] de l'arg5t s'abaisse et que l'tat n'a pas beso9 d'emprunt]1 la r5te atte9t et dpasse le pair4 ,alors l'tat rduit sa dette p]ptuelle p> le moy5 des conv]sions4 ,telle e/ sa faon de remb\rs]4 ,c'e/ a9si que1 p> l'effet de rductions successives1 notre vieux #e p4 #ajj tait dev5u du #c p4 #ajj en #aijb4 ,mais que survi5ne une gr&e cata/rophe1 alors les c\rs desc5d5t avec une vitesse v]tig9euse4 ,voil comm5t les porteurs de r5te p]ptuelle1 aprs avoir vu leur intrt dim9u] des deux c9quimes1 avai5t f9i p> voir leur capital lui-mme dim9u] d'un ti]s puisque1 v5ant du pair1 le #c p4 #ajj ne valait gure plus d'une soixanta9e de francs en #aiai4 ,p5dant ce temps1 l'autre type de #c p4 #ajj1 le #c p4 #ajj amortissable1 ne p]dait qu'un qu>t de sa valeur et se t5ait #ge francs4 ,c'e/ que1 celui-l1 l'tat s'e/ engag le remb\rs] p> sries tires au sort *aque anne et qu'il a t5u scrupuleusem5t cet engagem5t p5dant t\te la gu]re4 ,le porteur de #c p4 #ajj amortissable a l'assurance crite de revoir son capital1 assurance que le porteur de #c p4 #ajj p]ptuel n'a pas4 ,et1 dans un temps d'inc]titude1 la g>antie du capital e/ ce qui importe le plus4 ,on ne prte plus qu' trs c\rt t]me qu& le l5dema9 n'e/ pas sr4 ,le g\v]nem5t franais l'a si bi5 compris que1 p5dant les ho/ilits et mme aprs1 il a mis des bons et des obligations aux *ances les plus div]ses1 v>iant d'un mois dix ans1 et qui ont obt5u p\r cette raison un imm5se succs4 ,en mme temps1 il mettait des r5tes p]ptuelles mais des prix trs infrieurs1 du #e p4 #ajj mo9s de #ij francs1 du #d p4 #ajj aux environs de #gj1 ce qui promettait aux s\scripteurs1 outre un intrt sub/antiel1 une augm5tation considrable de leur capital1 avec la hausse escompte des c\rs dans un av5ir plus ou mo9s rappro*4 ,mais cette esprance ne p\vait rivalis] avec la c]titude donne p> les bons et les obligations c\rt t]me ni mme avec les *ances de tirage au sort du #c p4 #ajj amortissable dont les c\rs sont plus levs que ceux des deux emprunts de gu]re #d p4 #ajj4 ,de ces con/atations1 un enseignem5t prcieux se dgage p\r les porteurs de fonds d'tats4 ,si puissant et si prospre que soit un tat1 ri5 n'e/ t]nel4 ,il n'y a pas de progrs indf9i4 ,si le crdit public e/ solide1 l'tat conv]tit ses r5tes3 c'e/ ce qu'avai5t fait t\r t\r1 dans la priode contempora9e1 la ,france1 l',italie1 prcdes p> l',anglet]re dont le consolid n'tait plus que du #b #a_/b4 ,qu&1 au contraire1 le crdit public faiblit1 les c\rs s'effondr5t et le capital e/ atte9t4 ,aprs quelques m\vem5ts de bascule de ce g5re1 au b\t d'un c]ta9 nombre d'annes1 que re/]ait-il d'une =tune con/itue en r5tes dites p]ptuelles sur l'tat le plus ri*e et le mieux adm9i/r du monde1--en admettant que cet tat durt t\j\rs semblable lui-mme1 alors que n\s avons s\s les yeux l'exemple de tant d',empires cr\ls8 ,il e/ clair qu'il n'en re/]ait plus que ce qui re/e des anci5nes r5tes sur l',htel-de-,ville du temps pass3 un simple s\v5ir4 ,un pre de famille s\cieux de l'av5ir de ses enfants et de la cons]vation de son patrimo9e doit donc suivre les fluctuations de la r5te elle-mme d'aussi prs que celles d'une valeur indu/rielle4 ,d'ailleurs1 la r5te n'e/-elle pas une action de ces va/es socits qui s'appell5t les nations8 ,l'ide de l'tat a acquis de notre temps un pre/ige et mme une maje/ qu'elle a dus la /abilit dont les gr&es puissances avai5t fait preuve p5dant le ,x,i,xe sicle4 ,c'e/ ce qui effaait le s\v5ir de la faillite p>tielle o tait tomb notre pays1 lorsque la ,rvolution franaise avait t oblige de r5i] les deux ti]s de sa dette en donnant au re/e le nom de ti]s consolid4 ,il a fallu la gu]re p\r rappel] aux r5ti]s la fragilit des tats4 ,la ,russie ru9e p> la rvolution1 l',autri*e-,hongrie dcompose3 l'exemple de ces deux puissances1 o le public franais avait plac tant d'arg5t1 a montr combi5 tait sage le vieux conseil de ne pas mettre t\s ses oeufs dans le mme pani]4 ,d'autre "p1 dans les pays victorieux eux-mmes1 l'norme baisse des anci5s fonds publics rvlait le dang] des r5tes p]ptuelles1 puisque le porteur de consolid anglais1 nagure rput la premire valeur du monde1 p]dait #dj p4 #ajj de son capital4 ,les fonds d'tat qui pass5t p\r les plus srs exig5t donc1 comme t\s les autres lm5ts des =tunes1 une att5tion t\j\rs s\t5ue1 une prud5ce t\j\rs en veil4 ,ces expri5ces cruelles1 dont plus d'un patrimo9e franais aura pe9e se relev]1 doiv5t n\s s]vir rxr] ce conseil fondam5tal3 protgez au mo9s une p>tie de vos capitaux en ne les plaant pas t\s fonds p]dus4 ,g>antissez-v\s une c]ta9e /abilit p> des placem5ts temporaires et remb\rsables *ances fixes4 ,ne v\s fiez pas aux seuls c\rs de ,b\rse p\r valu] votre =tune4 ,la vieille socit e/ entre dans une priode de sec\sses et de trans=mations o les crises s]ont frqu5tes4 ,j\ez1 si v\s v\lez1 la *ance de sa cons]vation et de son relvem5t4 ,assurez-v\s aussi contre les risques possibles en les divisant avec sagesse1 dans le temps aussi bi5 que dans l'espace4 ,et pr5ez t\j\rs p\r guide la prs]vation de votre capital1 de faon tre t\j\rs mme1 en cas de p]te1 d'en retr\v] une p>tie et de rp>] votre =tune4 ,a la lumire de cet av]tissem5t pralable1 n\s exam9]ons utilem5t au po9t de vue pratique les conditions prs5tes et1 autant que possible1 v5ir1 des fonds mis p> les div]s tats1 en comm5ant p> ceux qui ont pris "p la gu]re4 99 99 99 ,soyez t\j\rs la hausse sur votre pays1 be always a bull on y\r c\ntry4 ,ce conseil vi5t du gr& f9anci] amrica9 ,pi]pont ,morgan4 ,n\s pla9drions1 en effet1 le ,franais qui1 p\vant s\scrire1 ne ft-ce qu' c9quante ou c9q francs de r5te1 se s]ait ab/5u de p>ticip] p5dant la gu]re aux emprunts de la ,df5se nationale4 ,jusqu'ici les s\scripteurs n'ont pas eu regrett] leur confiance4 ,ils n'ont pas seulem5t entre les ma9s un titre dont le rev5u1 au prix d'mission1 ressortait plus de #e #a_/b p4 #ajj1 g>anti p5dant v+t-c9q annes contre t\t impt ou conv]sion4 ,ils ont pu1 p>fois1 enregi/r] une plus-value qui1 normalem5t1 devrait se reproduire et augm5t]4 ,l'heureuse t]m9aison de la gu]re p]met d'abord d'espr] que1 malgr l'normit de ses p]tes et de ses *>ges1 la ,france ne f]a pas faillite1 sort qui e/ rs]v aux va9cus4 ,sans d\te il faudra l'tat1 p\r triomph] de ses normes difficults f9ancires1 de la prud5ce1 de la sagesse1 une bonne adm9i/ration4 ,re/e savoir si n\s avons ces g>anties4 ,il lui faudra aussi obt5ir des tats-,unis une aide de plusieurs annes et des avances sur les milli>ds pay] p> l',allemagne titre de rp>ations4 ,il faudra en outre que ces milli>ds soi5t exactem5t pays p> les va9cus4 ,,ii faudra1 enf91 que n\s ayons vis--vis de l',allemagne une scurit telle que n\s ne soyons plus exposs au dang] d'une n\velle gu]re1 ni1 p> consqu5t1 a/re9ts support] le f>deau d'une arme p]man5te4 ,si ces conditions sont remplies1 alors1 et alors seulem5t1 la ,france recon/itu]a sa vie conomique et f]a face ses engagem5ts malgr l'effroyable saigne qui lui a enlev prs de deux millions d'hommes n]giques1 la fleur de la nation4 ,la ,france retr\ve1 libres de *>ges1 ses ri*es prov9ces agricoles et indu/rielles d',alsace et de ,lorra9e4 ,il ne ti5t qu' elle et son g\v]nem5t d'tre de n\veau florissante qu& la priode de la liquidation s]a fran*ie4 ,voil p\r la scurit qu'(fr5t dans l'av5ir les emprunts franais4 ,n\s ne croyons pas qu'il convi5ne de n\rrir des esprances exagres4 ,jusqu' ce que les r5tes n\velles se /abilis5t au pair ou aux environs du pair1 en admettant mme qu'il ne survi5ne pas de gros imprvu1 il y aura encore plus d'une crise et1 p> consqu5t1 plus d'un recul4 ,l',europe re/e trop tr\ble p\r qu'il n'y ait pas1 ici et l1 quelques n\veaux orages4 ,a l'intrieur mme1 il s]ait excessif de compt] que l'h>monie s]a t\j\rs p>faite4 ,la ,france (fre t\tefois une p>ticul>it qui1 aux yeux de l'homme rfl*i1 e/ s+ulirem5t prcieuse4 ,c'e/1 p> excell5ce1 le pays de la petite proprit et des =tunes moy5nes4 ,cet tat social1 dans une poque t\rm5te1 e/ m9emm5t favorable la scurit des capitaux4 ,il attnue les luttes viol5tes entre possdants et non-possdants4 ,on doit se rappel] que sept millions de p]sonnes ont s\scrit l'emprunt #d p4 #ajj de #aiah4 ,cela fait qu'environ quatre familles franaises sur c9q sont intresses1 p> le fait de ce seul emprunt1 la tranquillit publique et la solvabilit de l'tat4 ,une p>eille proportion ne se retr\ve dans aucun autre pays4 ,prises en elles-mmes1 e/imes leur valeur intr9sque1 t\te considration de s5tim5t et de patriotisme mise "p1 les n\velles r5tes franaises (fr5t donc un attrait et des g>anties apprciables4 ,le capitali/e franais a mme un intrt c]ta9 en tre muni4 ,d'abord leur rev5u e/ exonr de t\t impt cdulaire4 ,ensuite1 des dispositions fiscales ont prvu que les r5tes mises p5dant les ho/ilits1 dj acceptes en payem5t des taxes sur les bnfices de gu]re1 le s]ai5t galem5t en payem5t des taxes successorales4 ,il y a l une t5dance laquelle il faut pr5dre g>de1 c> elle p\rra se dvelopp]4 ,elle consi/e privilgi] le porteur de r5tes franaises p> rapport au porteur d'autres titres4 ,au cas1 qui n'e/ nullem5t impossible1 o des impts extraord9aires vi5drai5t tre tablis1 le mme privilge p\rrait encore tr\v] une application considrablem5t t5due1 t&is qu'un capitali/e non p\rvu de nos fonds nationaux p\rrait tre expos des sacrifices supplm5taires4 ,c'e/ une consqu5ce de cette loi de la nationalisation de l'arg5t que n\s avons expose plus haut4 ,aussi p5sons-n\s qu' t\s les g>ds le capitali/e franais s]ait bi5 inspir en plaant environ la huitime p>tie de sa =tune en r5tes franaises p]ptuelles des diffr5tes sries qui sont actuellem5t sa disposition4 ,a lui de voir un j\r1 si1 comme on l'espre1 le c\rs de ces r5tes a s5siblem5t mont1 il doit ralis] et consolid] son bnfice4 ,n\s le rptons3 ri5 n'e/ t]nel4 ,mme si une priode de tranquillit et de prosprit doit s'ouvrir1 un mom5t vi5dra t\j\rs o les va*es maigres succd]ont aux va*es grasses4 ,il s]a bon d'avoir mis pr(it les heures favorables p\r s'abrit] contre les ret\rs de =tune et de ne pas s'endormir sur le mol oreill] d'une p]ptuit illusoire4 ,d'ailleurs1 l'tat franais lui-mme1 ses gr&es villes et ses colonies (fr5t et (friront encore une gr&e v>it d'emprunts amortissables1 g>antissant des remb\rsem5ts de capitaux soit *ance fixe1 soit p> tirage au sort4 ,il e/ probable que p5dant assez longtemps le ,trsor cont9u]a mettre des bons c\rte *ance productifs d'un intrt avantageux4 ,ce s]a un excell5t refuge p\r les capitali/es dsireux de voir v5ir les vnem5ts et de se mnag] des disponibilits4 ,les emprunts des gr&es villes et notamm5t de la ville de ,p>is1 qui a t\j\rs t5u ses engagem5ts d'une faon scrupuleuse1 ne cess]ont c]ta9em5t pas d'tre re*]*s p> l'p>gne1 et avec raison4 ,la ville de ,p>is a c\tume d'(frir au public des emprunts lots4 ,n\s ne conseill]ons jamais p]sonne de sacrifi] l'attrait de la lot]ie une "p importante de son rev5u4 ,en gnral1 les emprunts lots sont mo9s rmunrateurs que les autres et l'on paie *] quelques millimes de *ances de s'enri*ir grce un has>d heureux4 ,lorsque les valeurs lots donn5t un intrt infrieur la moy5ne1 il convi5t de n'en pr5dre que p\r ouvrir une porte la =tune4 ,le calcul des probabilits montre que la p]te de rev5u pr\ve sur c5t titres de ce g5re n'e/ pas comp5se p> la *ance de voir sortir un des bons numros4 ,dans ce cas1 les valeurs lots doiv5t tre considres comme des billets de lot]ie de qualit suprieure4 ,les portefeuilles bi5 adm9i/rs ne leur font qu'une "p re/re9te4 ,les emprunts des colonies franaises doiv5t tre assimils aux emprunts de la mtropole et j\iss5t des mmes g>anties qu& ils ont la caution de l'tat4 ,les p]sonnes trs prvoyantes f]ont cep5dant une di/9ction entre nos possessions africa9es et nos possessions asiatiques4 ,les premires ne sembl5t pas avoir1 d'ici longtemps1 r$\t] le sort de tant de colonies qui1 au c\rs des sicles1 ont pass de ma9 en ma94 ,n\s sommes solidem5t tablis1 et plus solidem5t encore depuis la gu]re1 dans l',afrique du ,nord et dans l',afrique occid5tale4 ,les obligations #c p4 #ajj de cette d]nire1 dont le c\pon e/ net d'impt1 sont sduisantes4 ,remb\rsables c9q c5ts francs1 elles valai5t environ trois c5t c9quante francs en #aiai4 ,p\r l',afrique du ,nord1 qui compr5d l',algrie1 la ,tunisie et le ,m>oc1 les obligations m>oca9es sont1 p> le rev5u1 les plus rmunratrices4 ,les ,tunisi5nes #c p4 #ajj1 surt\t celles de la srie #ahib1 la plus anci5ne et dont l'amortissem5t e/ p> consqu5t plus rapide1 p>aiss5t les plus dignes d'tre re*]*es4 ,quant nos colonies d',extrme-,ori5t1 ,indo-,*9e1 ,annam et ,tonk91 leur de/9e e/ beauc\p mo9s sre4 ,l',asie1 avec son norme population1 p\rrait bi5 tre travaille un j\r ou l'autre p> ces m\vem5ts nationali/es qui1 v5us d',europe1 ont rp&u leurs ondes un peu p>t\t4 ,dj1 aux ,indes1 se sont manife/s des signes prcurseurs qui ne laiss5t pas d'inquit] les ,anglais4 ,il y a1 dans le monde asiatique1 de grosses inconnues4 ,il e/ inutile de les affront] s\s la =me de valeurs qui n'(fr5t aucun avantage spcial et dont il e/ facile de s'ab/5ir4 ,rem>quons en outre que l'obligation #c #a_/b de l',indo-,*9e n'e/ pas g>antie p> l'tat franais4 99 99 99 ,avant de pass] en revue les fonds d'tats trang]s1 il importe de rappel] que les c\pons de ces valeurs sont s\mis1 en ,france1 un impt cdulaire qui e/ actuellem5t de #f p4 #ajj et qui p\rra bi5 tre aggrav un j\r ou l'autre4 ,c]ta9es de ces valeurs acquitt5t dj des taxes dans leur pays d'orig9e4 ,il e/ possible qu'avec la m>e montante des budgets1 ces taxes soi5t augm5tes l o elles exi/5t1 cres o elles n'exi/5t pas4 ,on devra donc t5ir compte de ces dductions dans le calcul du rev5u4 ,cette obs]vation s'applique d'ailleurs t\tes les sortes de valeurs trangres4 ,une autre rem>que conc]ne le *ange4 ,avant la gu]re1 la ,france avait sur t\tes les places des *anges excell5ts4 ,la gu]re a b\lev]s cette situation4 ,le franc vaut mo9s que le doll>1 la livre /]l+1 le flor91 etc444 ,les p]sonnes qui possdai5t des valeurs de pays au crdit solide ont bnfici de ce r5v]sem5t des rles4 ,elles t\*5t une prime importante sur leurs c\pons payables en monnaie trangre4 ,elles enregi/r5t aussi une plus-value sur leurs titres eux-mmes1 qu'elles peuv5t alors tr\v] avantage v5dre au dehors4 ,auj\rd'hui1 les *anges sur l',anglet]re1 les tats-,unis et les pays neutres prospres1 re/5t dfavorables la ,france dans des proportions qui ne se sont jamais vues4 ,il e/ probable que cette t5sion se prolong]a quelque temps encore4 ,elle e/1 comme n\s v5ons de le dire1 extrmem5t pr(itable p\r les porteurs de valeurs amrica9es1 anglaises1 espagnoles1 suisses1 holl&aises et ,sc&9aves1 dont le rev5u et le capital bnfici5t d'un accroissem5t qui va de #bj #dj p4 #ajj4 ,quant aux p]sonnes qui acquir5t actuellem5t ces sortes de valeurs1 il va sans dire qu'elles doiv5t db\rs] une somme correspondant la dprciation du franc1 ou1 s'il s'agit de titres cots la ,b\rse de ,p>is1 les pay] plus *]4 ,si le franc remonte1 si l'quilibre des *anges vi5t se rtablir dans un temps relativem5t c\rt1 les p]sonnes qui aurai5t export prmaturm5t leurs capitaux s]ai5t exposes subir une p]te s*e4 ,c'e/ un po9t qui ne doit pas tre p]du de vue4 ,un autre qu'on ne doit pas nglig] non plus1 c'e/ que tel tat1 auj\rd'hui ami ou neutre1 peut tre dans l'av5ir entran dans un conflit avec la ,france4 ,plac] t\te sa =tune ou une gr&e p>tie de sa =tune dans un seul pays trang] e/ donc une imprud5ce1 quelques raisons qu'on ait de croire que les relations de la ,france avec ce pays s]ont t\j\rs bonnes4 99 99 99 ,de t\s les pays du monde1 les tats-,unis ont incomp>ablem5t les f9ances les plus solides4 ,avant leur p>ticipation la gu]re1 ils n'avai5t p\r a9si dire pas de dette nationale et leur r5te #b p4 #ajj tait au pair4 ,elle tait d'ailleurs peu prs intr\vable4 ,depuis son entre dans la gu]re1 le g\v]nem5t fdral a mis plusieurs emprunts qui ont t des succs magnifiques4 ,au comm5cem5t de l'anne #aiai1 t\s ces emprunts tai5t au pair1 s9on au-dessus4 ,le #d p4 #ajj remb\rsable en #aibe avait mme atte9t1 la ,b\rse de ,new-,york1 le c\rs de #aji4 ,les deux emprunts de la lib]t1 ,lib]ty loan1 l'un #c #a_/b1 l'autre #d #a_/d1 appro*ai5t des mmes c\rs4 ,ce sont1 inconte/ablem5t1 les premires valeurs du monde4 ,p\r se r5dre compte des bases solides sur lesquelles repose la prosprit des tats-,unis1 il suffira de lire cet expos que n\s empruntons un article du ,brooklyn ,eagle publi le #be dcembre #aiah3 ,au #a;er juillet #aiab1 la ri*esse des tats-,unis tait value #ahh milli>ds de doll>s1 soit #a4ife p> tte4 ,la dette nationale tait alors de #a milli>d de doll>s1 soit #aj1gg p> tte4 ,au #a;er octobre #aiag1 la ri*esse nationale tait value #bbe milli>ds de doll>s444 et plus de #c milli>ds de doll>s s'y sont aj\ts depuis cette date4 ,il e/ vrai que notre dette nationale s'e/ accrue1 elle aussi4 ,en octobre #aiag1 elle tait de #d4ejj4jjj4jjj1 et auj\rd'hui elle e/ de #ag milli>ds4 ,mais de cette somme il faut dduire les #h milli>ds qui n\s sont dus p> l'trang]1 et dont les intrts annuels s'lv5t plusieurs millions de doll>s4 ,la ,france et le ,royaume-,uni ont une dette qui atte9t presque la moiti de leur ri*esse nationale4 ,les #i milli>ds de dette nette des tats-,unis n'atteign5t pas #a_/be de leur ri*esse nationale4 ,de plus1 notre ri*esse nationale e/ presque triple de celle du ,royaume-,uni et quadruple de celle de la ,france4 ,p\r les ress\rces1 les tats-,unis sont galem5t la t]re de ,dieu4 ,n\s possdons #fj p4 #ajj du ptrole mondial4 ,n\s avons *ez n\s deux ti]s du cuivre1 plus des deux ti]s du coton1 #dj p4 #ajj du *>bon et du m9]ai de f] exi/ant dans le monde4 ,dans le *iffre de nos importations1 les produits manufacturs n'entr5t que p\r #ac p4 #ajj1 t&is que1 sur les #f milli>ds de doll>s de m>*&ises que n\s avons exportes dans le c\rant de l'anne d]nire1 #d milli>ds tai5t reprs5ts p> des produits fabriqus p> les ma*9es amrica9es et les travailleurs amrica9s4 ,et si on dem&e si t\t ce comm]ce ne va pas disp>atre ma9t5ant que la gu]re e/ f9ie1 il faut rpondre sans hsitation qu'il n'en s]a ri54 ,c'e/ un fait regrettable qu'il faudra l',europe plusieurs annes p\r rtablir ses indu/ries4 ,son capital et son n]gie devront p5dant quelque temps tre consacrs au travail de la con/ruction4 ,les manufacturi]s amrica9s devront f\rnir les millions de doll>s de matriaux dont l',europe aura beso9 p\r se remettre sur pi$4 ,et1 dans les annes qui vont v5ir1 les tats-,unis devront f\rnir la plus gr&e p>tie de ce qui se v5dra en ,asie et dans l',amrique du ,sud4 ,notre comm]ce avec ces p>ties du monde a d\bl depuis le db de la gu]re1 et il n\s en re/]a une gr&e p>tie1 mme si les tats-,unis refus5t d'engag] une concurr5ce sans m]ci avec les puissances aux cts desquelles ils ont combattu4 ,aux g>anties qu'apporte cette prosprit1 les emprunts des tats-,unis aj\t5t celles qui rsult5t d'une scurit politique et sociale qu'on *]*]ait va9em5t ailleurs4 ,les tats-,unis n'ont pas1 d'ici longtemps1 de gr& dang] extrieur cra9dre4 ,a l'intrieur1 le socialisme1 qui compte encore pe9e comme lm5t lectoral1 a des =mes modres et il n'y a pas de pays o les t5tatives de sabotage1 d'an>*ie et de bol*evisme1 comme celles des ,travailleurs ,int]nationaux p5dant la gu]re1 ai5t t plus n]giquem5t rprimes4 ,c'e/ sans d\te aux tats-,unis que le rgime capitali/e1 tel qu'il a rgn en ,europe p5dant le ,x,i,xe sicle1 se ma9ti5dra le plus longtemps4 ,la ri*esse amrica9e1 la lgret des *>ges du g\v]nem5t fdral1 ne donn]ont pas lieu non plus une fiscalit excessive4 ,bi5 que les tats-,unis ai5t comm5c connatre les taxes et les impts1 ils ont encore1 cet g>d1 une m>ge t5due p> rapport aux gr&s tats europens4 ,un emprunt comme celui de la ville de ,new-,york 7,new-,york ,city #d #a_/b remb\rsable en #aieg7 e/ de t\s po9ts assimilable ceux du g\v]nem5t fdral4 ,n\s r5voyons le lecteur au *apitre des obligations indu/rielles p\r les bons d'entreprises municipales mis p> les gr&es villes amrica9es4 ,les valeurs canadi5nes de mme nature se recomm&5t galem5t et p\r les mmes raisons4 ,a9si le ,canadian ,fives remb\rsable en #aica1 le #d #a_/b ,canadi5 7#aibj-aief71 le ,dom9ion ( ,canada #c 7#aich71 les ,ville de ,montral #c #a_/b 7#aicc74 ,ces fonds1 comme ceux des tats-,unis1 sont au pair ou vois9s du pair et (fr5t peu de *ances d'une hausse considrable4 ,mais leur /abilit fait peu de d\te et leur remb\rsem5t e/ pro*a94 ,la ri*esse du ,canada1 l'esprit de travail et d'ordre qui anime sa population1 con/itu5t des g>anties d'une qualit r>e4 ,au cas1 nullem5t impossible1 o de n\velles sec\sses europennes vi5drai5t se produire1 on ne regrett]ait pas d'avoir abrit contre les risques une fraction de son capital place en bonnes valeurs d'tat ou de gr&es villes amrica9es et canadi5nes4 99 99 99 ,on citait autrefois ,victor ,hugo et le prsid5t de la ,rpublique ,jules ,grvy comme ayant donn le mauvais exemple d'expatri] leur bi5 et d'accord] plus de confiance la r5te anglaise qu' la r5te franaise4 ,cep5dant1 comme n\s l'avons dit plus haut1 un placem5t en ,consolids anglais1 effectu il y a tr5te ou qu>ante ans1 n'aurait pas t trs pr(itable4 ,il ne semble pas non plus qu' l'heure actuelle les fonds d'tat britanniques doiv5t tre mis en portefeuille p> des trang]s1 au mo9s p\r des quantits considrables4 ,ce n'e/ pas que l',anglet]re soit1 aucun degr1 m5ace de faillite4 ,son crdit re/e et re/]a sans d\te brillant4 ,quelle que soit l'normit de la dette qu'elle a d contract] p\r faire face ses dp5ses de gu]re1 elle n'en s]a pas crase4 ,aprs les gu]res napoloni5nes1 le ,royaume-,uni devait une v+ta9e de milli>ds1 somme in\e cette poque4 ,les conomi/es du temps p5sai5t qu'un p>eil passif tait incompatible avec de bonnes f9ances4 ,cep5dant1 grce au dveloppem5t de sa population1 de son indu/rie et de son comm]ce1 grce aussi sa bonne politique budgtaire1 le ,royaume-,uni a support sans pe9e et amorti rgulirem5t sa dette des temps passs4 ,de nos j\rs1 #bej milli>ds ne sont pas plus p\r l',anglet]re que #bj milli>ds il y a c5t ans4 ,de nos j\rs1 comme alors1 l',anglet]re e/ v5ue b\t de son ennemi4 ,elle occupe dans le monde une situation qui n'a jamais t si belle4 ,elle e/ la gr&e bnficiaire de la victoire4 ,de t\s les belligrants europens1 c'e/ elle sans d\te qui support]a le mo9s difficilem5t le poids de ses dettes4 ,elle n'a qu'un po9t noir3 la "q sociale4 ,pas de petite proprit1 peu de classes moy5nes1 un faible gt de l'p>gne3 entre un va/e prolt>iat et un haut capitalisme puissant mais re/re9t1 il n'y a pas1 en ,anglet]re1 de matelas qui s'int]pose4 ,une crise grave1 dont n\s voyons dj les prodromes1 e/ possible4 ,si1 comme il y a lieu de le p5s]1 la politique anglaise re/e fidle elle-mme1 elle cont9u]a ce qu'elle avait dj comm5c avant la gu]re4 ,elle rs\dra le problme en imposant des sacrifices t5dus la =tune4 ,le porteur franais de valeurs britanniques s]ait expos pay] de l\rds impts la fois en ,france et en ,anglet]re1 c> il n'e/ pas c]ta9 que l'income-tax soit t\j\rs remb\rs aux porteurs trang]s4 ,ceux-ci s]ai5t donc d\blem5t atte9ts4 ,avant de plac] de =tes sommes de l'autre ct de la ,man*e1 on f]a sagem5t de calcul] le pril des deux taxations4 ,les p]sonnes qui pass]ont outre ont le *oix entre les ,consolids dont n\s avons p>l plus haut1 les emprunts de gu]re1 ou ,w> ,loans 7#c #a_/b1 #d1 #d #a_/b et #e 7 et quelques fonds hautem5t rputs comme l',iri% ,loan #b #c_/d et le ,london ,c\nty ,c\ncil #c #a_/b1 a9si que quelques fonds coloniaux4 99 99 99 ,la ,belgique avait t surprise en ple9e prosprit p> l'agression allem&e4 ,comme les peuples heureux1 jusqu'en #aiad elle n'avait pas d'hi/oire4 ,le jeune tat belge1 qui date seulem5t de #ahcj1 n'avait jamais connu d'av5tures ni de cata/rophes4 ,son passif tait donc lg] et sa dette avait t employe presque t\t entire mettre le pays en valeur4 ,il suffit de se s\v5ir que la ,belgique tait1 p> rapport sa population et sa sup]ficie1 le premi] des peuples exportateurs d',europe1 ce qui lgitimait l'excell5ce de son crdit4 ,on doit p5s] qu'elle retr\v]a cette prosprit aprs la gu]re1 qu& les dommages qu'elle a subis auront t rp>s4 ,sans d\te1 ses *>ges s]ont plus l\rdes4 ,s'il doit y avoir encore des budgets militaires1 la ,belgique1 ayant r5onc une illusoire neutralit1 en aura un4 ,t\tefois sa position spciale dans la gu]re1 sa qualit de victime1 ont fait que ses dp5ses ont t inf9im5t mo9dres1 t\t compte t5u de son importance numrique1 que celles des gr&s tats ses allis4 ,si elle cont9ue tre bi5 g\v]ne1 la ,belgique p\rra tre encore un des pays les plus heureux du monde4 ,sa r5te #c 1 les r5tes n\velles qu'elle p\rra mettre1 s]ont de bons placem5ts4 ,il faudra seulem5t se s\v5ir que1 dans le cas d'une gu]re n\velle1 la ,belgique ne s]ait plus un tat neutre1 mais un belligrant comme un autre1 expos aux mmes risques qu'un autre4 ,en se dlivrant des prils de la neutralit1 elle en a p]du aussi les bnfices1 c'e/--dire la g>antie des puissances4 99 99 99 99 99 ,aprs avoir eu un pass agit1 la r5te itali5ne avait f9i p> pr5dre rang p>mi les meilleures valeurs4 ,l',itali5 s'adonne l'p>gne4 ,pr(ondm5t mfiant1 l',itali5 n'a*te que de la t]re ou le fonds d'tat national4 ,d'o la bonne t5ue de ce titre qui1 jadis plac p> l>ges tran*es au dehors1 avait f9i p> tre en gr&e p>tie rapatri4 ,la gu]re a laiss les f9ances itali5nes dans une situation obscure et les dirigeants ne dissimul5t pas leurs al>mes4 ,le *ange dfavorable que l',italie a subi p5dant la gu]re e/ lui seul un srieux symptme4 ,p\rtant l',italie a fait une gu]re heureuse et1 bi5 des g>ds1 une gu]re mo9s disp5dieuse que n\s4 ,s'il ne lui survi5t ri5 de f*eux l'intrieur1 ses f9ances p\rront se relev]1 grce sa population croissante4 ,quant l'extrieur1 la diplomatie itali5ne1 malgr son habilet1 saura-t-elle conjur] t\s les orages amasss sur l',adriatique8 ,c'e/ une "q4 ,un autre risque c\rir1 c'e/ le sans-gne avec lequel l'tat itali5 a c\tume de trait] ses cranci]s et mme les entreprises prives3 le ra*at lon9 des assurances en e/ un exemple4 ,nulle "p le fameux fait du pr9ce n'e/ plus en honneur1 et nulle "p l'tat s\v]a9 ne se s5t plus libre l'g>d de ses engagem5ts4 ,l',italie opre1 avec la plus gr&e ds9volture1 des conv]sions =ces1 qui ne sont que des rductions de dettes p> le moy5 de l'impt4 ,le bnfice du ,trsor public e/ une considration qui prime t\t1 mme le respect des contrats4 ,la g>antie de l'tat itali51 qui ne se pique pas1 lui1 d'tre honnte homme1 e/ donc1 cet g>d1 sujette caution3 les porteurs de r5te conv]tie et les obligataires franais d'un c]ta9 *em9 de f] de ,toscane1 p\r ne pas pr5dre d'autres exemples1 en sav5t quelque *ose4 ,p\r ces div]ses raisons1 n\s croyons devoir conseill] aux capitali/es de ne s'intress] que modrm5t aux fonds itali5s1 et1 s'ils s'y intress5t1 de ne pas s'y t]nis]4 99 99 99 ,p>mi les puissances ori5tales qui ont pris "p la gu]re1 la ,russie t\*e d\l\reusem5t le capital franais4 ,la dception russe1 c'e/ v+t-c9q ans de notre hi/oire politique et f9ancire4 ,la cessation de paiem5ts de la ,russie s'aj\te la faillite de l'alliance et elle atte9t des c5ta9es de milli]s d'p>gnants franais qui avai5t fait confiance l'alli de leur pays4 ,en #aije1 p5dant la premire rvolution russe1 la rvolution manque1 n\s avons ent5du dire ,m4 ,h5ri ,g]ma91 le clbre directeur du ,crdit ,lyonnais3 ,si la ,russie devi5t librale1 oh6 alors1 elle e/ p]due4 ,la ,russie n'e/ pas seulem5t dev5ue librale3 elle ne l'e/ re/e que quelques sema9es p\r dev5ir sociali/e et tomb] dans l'an>*ie4 ,avec le ts>isme1 ce qui a disp>u1 en ralit1 c'e/ le seul g\v]nem5t europen et s'inspirant d'ides europennes qu'ait eu la ,russie4 ,depuis la *ute de ce rgime1 on a pu voir la vrit du mot3 ,il n'y a pas de ,russie d',europe4 ,le bol*evisme n'e/ qu'une =me de b>b>ie asiatique4 ,la ,russie s]a-t-elle libre ou se libr]a-t-elle du bol*evisme8 ,c'e/ possible4 ,dans ce cas1 quelle sorte de g\v]nem5t aura-t-elle8 ,et si ce g\v]nem5t reconnaissait les dettes de l'anci5 rgime1 s]ait-il en mesure d'en repr5dre le s]vice8 ,s]ait-il capable1 p\r comm5c]1 de rtablir t]ritorialem5t la ,russie telle qu'elle tait du temps des ts>s1 la ,pologne et la ,f9l&e1 qui ont reconquis leur indp5dance1 exceptes8 ,s]ait-il capable de recon/itu] conomiquem5t la ,russie p\r faire face aux engagem5ts nationaux8 ,il suffit de pos] ces que/ions p\r se r5dre compte que1 dans l'hypo?se la plus favorable1 la reprise du s]vice normal de la ,dette russe ne peut pas tre envisage avant longtemps1 si jamais elle doit avoir lieu4 ,il semble que les possesseurs de fonds russes doiv5t en t\t cas s'arm] d'une longue pati5ce4 ,l'imm5se faute qu'on a commise en ,france a t de mconnatre la fragilit politique de la ,russie4 ,a l'appel des socits de crdit1 uniquem5t s\cieuses de t\*] leurs commissions1 le public franais s\scrivait aux emprunts russes comme des valeurs de t\t repos4 ,des p]sonnes prud5tes et r5ommes p\r leur sagacit1 comme ,m4 ,paul ,l]oy-,beaulieu1 se croyai5t trs modres en conseillant de ne pas plac] plus de #aj p4 #ajj d'une =tune en fonds russes4 ,l'vnem5t a pr\v que cette proportion tait encore trop =te4 ,et p\rtant le crdit de la ,russie n'tait pas mauvais4 ,depuis #ahbb1 date de son premi] emprunt extrieur1 elle avait t\j\rs fait face ses engagem5ts4 ,surt\t ses possibilits de dveloppem5t conomique tai5t normes4 ,auj\rd'hui encore1 malgr les ru9es accumules p> la ,rvolution1 la ,russie banqu]\tire e/ dans cette situation p>adoxale que ses ri*esses naturelles reprs5t5t inf9im5t plus que le total de ses dettes4 ,elle e/ mme cet g>d dans une situation privilgie p> rapport aux autres gr&s pays europens accabls p> leurs dp5ses de gu]re4 ,paisible et bi5 adm9i/re1 l',ukra9e1 elle seule1 p\rrait pay] les cranci]s de la ,russie4 ,seulem5t ces ri*esses lat5tes ne sont pas exploites et ne p\rront l'tre que qu& l'ordre politique aura rep>u et aura dur4 ,or1 il e/ plus que d\teux que l'ordre se rtablisse aism5t dans t\tes ces rgions de l',europe ori5tale4 ,s'il revi5t un j\r1 les porteurs de fonds russes auront entre les ma9s un papi] qui ne s]a pas dnu de valeur4 ,il se peut que l'on voie1 cet g>d1 des r5v]sem5ts de situation biz>res et tel p\rra tre en faillite qu& la ,russie donn]ait quelque ddommagem5t ses cranci]s4 ,il s]ait tmraire d'en dire davantage et d'excit] des esprances peut-tre inju/ifies4 ,puisse seulem5t la leon russe avoir enseign aux capitali/es franais la mfiance4 ,les emprunts f9l&ais mrit5t une m5tion spciale4 ,avant la gu]re1 ils tai5t g>antis p> la ,russie4 ,mais la ,f9l&e avait de bi5 meilleures f9ances que l'tat russe4 ,avec la ,prusse et la ,sude1 la ,f9l&e tait le seul tat europen qui pt mettre en face de sa dette un actif rel1 grce surt\t ses va/es doma9es =e/i]s4 ,depuis la rvolution russe et la proclamation de son indp5dance1 la ,f9l&e a nglig de pay] ses cranci]s4 ,ce ne sont pas les scrupules qui t\ff5t les peuples librs et les nationalits n\velles4 ,plus t>d1 si la ,f9l&e fait honneur sa signature1 si sa situation politique s'claircit et si elle n'a plus cra9dre le vois9age du bol*evisme1 les emprunts f9l&ais p\rront1 dans une c]ta9e mesure1 mrit] l'att5tion4 99 99 99 ,les fonds r\ma9s ont subi une clipse qui s]a probablem5t passagre4 ,la ,r\manie a d susp5dre ses paiem5ts en #aiah lorsque1 trahie p> la rvolution russe1 elle a t contra9te de s'incl9] devant l',allemagne et de sign] la paix de ,buc>e/4 ,sa bonne foi et sa bonne volont l'g>d de ses cranci]s sont hors de "q4 ,avant la gu]re1 la situation f9ancire de la ,r\manie tait trs sa9e4 ,ses ri*esses agricoles et ptrolires lui assurai5t des rev5us abondants4 ,ses emprunts tai5t d'excell5tes valeurs qui mritai5t d'tre acquises p> les p]sonnes les plus timores4 ,il convi5t d'tre plus rs]v auj\rd'hui4 ,aprs de dures preuves1 la ,r\manie a vu la gu]re t\rn] en sa faveur4 ,p> la runion de la ,bess>abie et de la ,transylvanie1 son t]ritoire et sa population s]ont plus que d\bls4 ,elle possde1 avec sa mon>*ie1 un g\v]nem5t srieux et qui p>at /able4 ,son av5ir s]ait donc sduisant et ses emprunts mrit]ai5t confiance si elle n'app>t5ait cette ,europe ori5tale qui e/ m5ace p\r longtemps de convulsions4 ,la ,r\manie e/ t]riblem5t isole4 ,c'e/ un lot de civilisation au milieu de la b>b>ie4 ,elle aura de la pe9e se df5dre contre les rvolutions sociales et nationales d*anes aut\r d'elle4 ,tant que l'ordre n'aura pas t rtabli en ,russie1 la scurit intrieure et extrieure manqu]a l'tat r\ma94 ,p\r cette raison il e/ donc =t *anceux d'acqurir en ce mom5t des fonds de cet tat4 ,c'e/ une spculation pure4 ,t\tefois1 du j\r o il app>atrait d'une faon c]ta9e que l',europe ori5tale s'apaise et ret\rne l'ordre et la tranquillit1 les fonds r\ma9s devi5drai5t sduisants4 ,n\s engageons les capitali/es surveill] cette v5tualit4 99 99 99 ,le c\pon des r5tes s]bes a t pay rgulirem5t p5dant la gu]re1 grce aux avances des ,allis4 ,quoique ru9e1 la ,s]bie a une population paysanne n]gique et travailleuse1 qui p\rrait rp>] les dsa/res de la gu]re4 ,ce pays e/ malheureusem5t engag dans une politique qui n'e/ pas de t\t repos4 ,il e/ expos t\tes les sec\sses et t\tes les explosions balkaniques qui ne sont pas prs de pr5dre f9 et qu'aggrav5t les problmes surgis de la dcomposition de l',autri*e4 ,l'union de la ,s]bie avec les ,y\go-,slaves dta*s de l',empire au/ro-hongrois prp>]ait de n\velles agitations et de n\veaux conflits4 ,n\s conseillons l'ab/5tion tant p\r les emprunts anci5s de la ,s]bie que p\r ceux qu'elle p\rrait lanc] au nom de la ,y\go-,slavie ou royaume des ,s]bes1 ,croates et ,slovnes4 ,si ce royaume unitaire arrive se con/itu]1 il annonce trop d'ambitions1 il inquite trop ses vois9s 7et en premi] lieu l',italie7 p\r avoir une exi/5ce tranquille4 ,si l'unit ne se fait pas1 la ,s]bie1 saigne blanc p> la gu]re1 s]a faible et retr\v]a ses ennemis d'hi]1 l',allem&1 le ,hongrois1 le ,bulg>e1 sans en compt] peut-tre d'autres4 ,de longtemps1 ce co9 de l',europe ne s]a pas un refuge p\r les capitaux4 99 99 99 ,la ,grce a t un alli de la d]nire heure qui a vcu d'ailleurs des subsides et des allocations f\rnis p> les ,allis4 ,l'habile politique de ,m4 ,y5izelos n'a pas amlior ses f9ances4 ,et puis1 ,m4 ,y5izelos n'e/ pas t]nel et qui sait1 aprs lui1 ce que devi5dra la ,grce8 ,deux emprunts hellniques seulem5t sont recomm&ables1 c'e/ le #b #a_/b et le #d p4 #ajj gags sur des recettes d'tat et des monopoles1 le #b #a_/b surt\t dont la ge/ion e/ confie des reprs5tants des gr&es puissances sur le modle de l'adm9i/ration de la ,dette ottomane4 ,les emprunts futurs de la ,grce qui n'aurai5t pas de g>anties du mme ordre s]ont c>t] purem5t et simplem5t4 ,quant au ,portugal1 dont l'hi/oire f9ancire e/ peu brillante1 l'in/abilit politique de ce pays conseille l'ab/5tion complte4 99 99 99 ,le ,japon occupe au po9t de vue conomique la position d'un va9queur4 ,ce mot d'un j\rnal japonais1 crit au l5dema9 de l'armi/ice du #aa novembre #aiah1 e/ vrai4 ,p5dant t\te la dure de la gu]re1 le ,japon s'e/ proccup de limit] sa mise et il y a russi4 ,sa situation montaire e/ brillante4 ,il e/ s\cieux de la cons]v] et de la dvelopp]4 ,on p\vait cra9dre autrefois qu'il ne se laisst entran] une politique impriali/e4 ,la prosprit l'a calm4 ,il a vu aussi les tats-,unis1 jusqu'ici dp\rvus d'arme1 se donn] une =ce militaire1 ce qui a pu lui inspir] de n\velles rflexions4 ,t\tefois la politique de l',extrme-,ori5t rs]ve sans d\te bi5 des surprises4 ,a l'intrieur1 il ne semble pas que de gros accid5ts soi5t cra9dre et la discipl9e nationale du ,japon re/e =te4 ,mais il ne faut pas oubli] que sa /ructure conomique et f9ancire e/ rc5te et fragile4 ,le pays e/ lo9ta9 et1 somme t\te1 mal connu et my/rieux4 ,on f]a bi5 de ne s'engag] dans ses fonds que p\r des sommes limites4 ,la surveillance des gr&es puissances europennes e/ la seule g>antie des emprunts *9ois4 ,cette surveillance s'ex]c]a-t-elle t\j\rs avec la mme efficacit8 ,dj la caution de la ,russie n'exi/e plus4 ,quant l'tat des f9ances *9oises1 il e/ dplorable4 ,sans d\te la ,*9e voluant pacifiquem5t devi5drait une =ce conomique de premi] ordre4 ,ses ress\rces sont imm5ses4 ,on doit seulem5t se dem&] si1 pr5ant consci5ce d'elle-mme1 elle ne s]a pas sujette de dang]euses explosions rvolutionnaires et nationali/es4 ,le cont95t asiatique inquite dj les esprits aviss de l',europe4 ,il e/ probable qu'il s'agit]a beauc\p au c\rs de ce sicle-ci4 ,cet norme rs]voir d'hommes comm5ce sortir de sa passivit4 ,tant que l'av5ir ne s]a pas plus clair1 la prud5ce1 p\r les capitali/es europens1 s]a de rigueur4 ,,*apitre ,,vi ,,emprunts ,,des ,,tats ,,qui ,,ont ,t ,,en ,,gu]re ,,avec ,,les ,,alli,s ,,et ,,des ,,n\veaux ,,tats ,,issus ,,de ,,la ,d,,composition ,,de ,l',,autri*e-,,hongrie ,les fonds allem&s4--,fonds autri*i5s et hongrois4--,consqu5ces de la dissolution de la mon>*ie au/ro-hongroise4--,la di/ribution de la dette et les n\velles nationalits4--,raisons de mfiance l'g>d des appels au crdit de la ,pologne1 de la ,t*co-,slovaquie et de la ,y\go-,slavie4--,fonds bulg>es4 ,fonds ottomans4--,l',europe c5trale et ori5tale devra tre vite longtemps p> les capitaux4 ,ce *apitre s]a ncessairem5t bref1 c> n\s n'avons pas beso9 de mettre le capital et l'p>gne en g>de contre les fonds des tats va9cus qui auront pay] les frais de la gu]re et qui sont ru9s p\r longtemps4 ,r>es tai5t les ,franais qui possdai5t des r5tes de l',empire ou des tats allem&s1 bi5 que1 dans les annes qui ont prcd la gu]re1 des dm>*eurs et des banqui]s euss5t *]* en c\l] *ez n\s4 ,les p]sonnes qui avai5t succomb la t5tation auront t bi5 punies d'avoir j\ sur le tableau de l'ennemi4 ,a l'av5ir1 p]sonne ne s]a t5t de recomm5c]4 ,le cas e/ diffr5t en ce qui conc]ne nos autres adv]saires4 ,l',autri*e-,hongrie1 la ,bulg>ie1 la ,turquie ont tr\v du crdit en ,france avec l'autorisation du g\v]nem5t1 jusqu' la veille des ho/ilits1 ce qui pr\ve que le capitali/e doit se mfi] de t\tes les sugge/ions des tablissem5ts de crdit et mme des recomm&ations (ficielles4 ,l',autri*e-,hongrie tait l'allie de l',allemagne1 la ,bulg>ie suspecte1 la ,turquie peu sre4 ,mais les tablissem5ts de crdit ne songeai5t qu'aux commissions encaiss]4 ,quant au g\v]nem5t1 ou bi5 il s'aveuglait sur les dispositions de ces pays1 ou bi5 il se s]vait de l'p>gne franaise et la guidait v]s des placem5ts dte/ables dans l'ide d'amad\] des pays ho/iles4 ,l'p>gne franaise aura fait les frais de cette diplomatie av5tureuse4 ,c'e/ a9si que1 quelques mois avant la gu]re1 fut lanc en ,france un emprunt ottoman dont un seul c\pon a t pay et qui a donn aux ,jeunes ,turcs les moy5s de prp>] la gu]re4 ,peut-tre1 ,gallipoli1 des soldats franais1 ayant s\scrit1 eux ou leurs p>5ts1 cet emprunt1 ont-ils t frapps des projectiles que leur propre arg5t avait pays4 ,quelle mon/rueuse ironie6 ,les fonds autri*i5s et hongrois se tr\vai5t en quantits srieuses dans les portefeuilles franais avant la gu]re4 ,il faut leur assimil] les obligations des *em9s de f] autri*i5s1 *em9s de f] ra*ets et dont les titres tai5t dev5us des titres d'tat4 ,le trait de paix /ipule que les arrrages de ces emprunts devront tre pays de prfr5ce aux emprunts de gu]re1 ce qui e/ une c]ta9e g>antie p\r les porteurs franais4 ,t\tefois la faillite m5ace l',autri*e et la ,hongrie4 ,on peut considr] que la ,hongrie1 pays agricole1 e/ mo9s ru9e que l',autri*e bi5 que les n\velles frontires qui lui sont imposes dim9u5t gravem5t ses ress\rces4 ,cep5dant une autre "q se pose4 ,l',empire au/ro-hongrois s'e/ diss\s4 ,l',autri*e et la ,hongrie ont t amputes1 dim9ues dans leur population1 dans leur t]ritoire et dans leurs ress\rces au pr(it des n\veaux tats qui sont ns de la *ute de l'anci5ne mon>*ie4 ,l',autri*e et la ,hongrie rduites elles-mmes s]ai5t donc incapables de faire face leurs engagem5ts4 ,le trait a prvu avec raison que les tats qui sont ns ou qui se sont agr&is aux dp5s de l',empire d*u devrai5t pr5dre leur "p des dettes de la communaut1 et n\s ne n\s intressons1 bi5 ent5du1 qu'aux dettes d'avant-gu]re1 les seules dont les titres soi5t possds p> des ,franais4 ,il se tr\v]a donc que les porteurs de r5te autri*i5ne s]ont cranci]s la fois de l',autri*e proprem5t dite1 de la ,y\go-,slavie1 de la ,pologne et de la ,t*co-,slovaquie4 ,les porteurs de r5te hongroise s]ont cranci]s de la ,hongrie1 de la ,y\go-,slavie1 de la ,t*co-,slovaquie et de la ,r\manie4 ,comm5t1 dans ces conditions1 se f]a le s]vice de la ,dette8 ,comm5t se f]a la discrim9ation8 ,cela e/ bi5 obscur et doit laiss] les intresss p]plexes4 ,il e/ en outre cra9dre que le crdit de ces n\veaux tats1 dp\rvus d'adm9i/ration et qui auront t\t crer *ez eux1 ne soit pas trs solide4 ,ils auront beso9 de faire preuve de sagesse et dans leur politique intrieure et dans leur politique extrieure4 ,malheureusem5t les symptmes1 l'heure actuelle1 ne sont pas trs favorables4 ,en outre1 la dcomposition de l',autri*e a t5du l',europe c5trale une situation qui ne ressemble que trop la situation balkanique4 ,il y a de =tes raisons de cra9dre l'in/abilit du n\vel ordre de *oses4 ,ce que les jeunes nationalits qui vi5n5t de pr5dre leur essor aurai5t de mieux faire1 ce s]ait de se fdr] entre elles4 ,cette solution quivaudrait recon/itu] l'anci5ne ,autri*e4 ,si elle doit tre admise1 il s]ait bi5 tonnant que ce ne ft pas aprs des luttes et des convulsions qui en aurai5t dmontr la ncessit aprs avoir s+ulirem5t aggrav les dgts4 ,les trois n\veaux tats polonais1 t*que et y\go-slave1 tant considrs comme nos allis1 ne vont probablem5t pas t>d] faire appel au crdit int]national4 ,n\s croyons devoir conseill] la plus gr&e rs]ve4 ,n\s avons dj dit plus haut ce que n\s p5sions de la ,y\go-,slavie4 ,quelles que soi5t les sympa?ies qu'appell5t les ,t*co-,slovaques et la ,pologne1 les ,franais n'ont plus le droit ni les moy5s de faire de la f9ance s5tim5tale ni d'av5tur] leurs capitaux4 ,il suffira d'obs]v] que1 p\r le premi] seme/re de l'anne #aiai1 la ,pologne1 sans dette1 a dj un dficit de deux milli>ds4 ,d'une manire gnrale1 l',europe c5trale et ori5tale n\s app>at comme devant tre p\r longtemps vite p> les capitali/es4 ,l'exemple de la ,bulg>ie peut s]vir de leon4 ,voil un pays qui a j\i *ez n\s p5dant de longues annes d'une popul>it inexplicable et qui n\s a odieusem5t tromps4 ,la ,france ne devra plus tre la va*e lait des nationalits n\velles4 ,n\s ne n\s appesantirons pas sur les anci5s emprunts bulg>es4 ,le trait de paix donne cet g>d les g>anties ncessaires et usuelles aux intrts des porteurs4 ,les p]sonnes qui ne sont pas engages dans ces titres f]ont mieux de n'y pas entr]4 ,le pays e/ trop peu sr4 ,re/5t les fonds ottomans4 ,ce sont peut-tre1 de t\s ceux des tats qui ont t nos ennemis1 les mo9s mal protgs4 ,le c>actre int]national de l'espce de protectorat qui e/ impos l',empire turc1 jo9t aux privilges anci5s atta*s quelques-unes des dettes ottomanes1 font espr] que les porteurs ne s]ont pas dp\ills4 ,nanmo9s1 la plus gr&e inc]titude plane sur l'av5ir de la ,turquie comme de t\t l',ori5t4 ,ces titres ne peuv5t t5t] les p]sonnes qui1 au gt du risque et de la spculation1 ne joign5t pas une c]ta9e connaissance des *oses ori5tales4 ,sans dvelopp] davantage ces div]s po9ts1 n\s concluons donc1 avec le bon s5s3 on ne prte pas l'ennemi1 on ne prte pas aux va9cus4 ,on ne prte pas non plus de jeunes tats qui n'ont pas encore fait la preuve de leur solvabilit4 ,,*apitre ,,vii ,,emprunts ,,des ,,tats ,,neutres ,les pays p>gns p> la gu]re se sont enri*is4--,leurs emprunts sont d'un mo9dre rapport que ceux des belligrants4--,e/-ce le mom5t d'entr] dans ces valeurs8--,avantages qu'elles (fr5t encore temporairem5t4--,exam5 des six pays neutres d',europe3 ,espagne1 ,suisse1 ,holl&e1 pays ,sc&9aves4--,le ,mexique et l',amrique du ,sud4--,ncessit d'une soigneuse discrim9ation4 ,n\s entrons ici dans le p>adis des fonds d'tats4 ,p>mi les peuples qui se sont t5us prudemm5t l'c>t de la gu]re1--n\s rangeons dans cette catgorie les ,rpubliques ,sud-amrica9es qui se sont cont5tes de rompre avec l',allemagne1--les uns se sont enri*is1 les autres1 du mo9s1 ne se sont pas c\v]ts de dettes comme les belligrants4 ,p> comp>aison1 leur situation f9ancire1 qui n'tait pas t\j\rs de premi] ordre1 app>at comme amliore4 ,il y a l1 p\r c]ta9s d'entre eux1 un trompe-l'oeil4 ,on aurait tort de croire que t\s les pays qui se sont t5us dans la neutralit ont acquis1 p> cela mme1 une solvabilit t\te preuve4 ,les p]sonnes qui avai5t obs]v le pr9cipe de la di/ribution gographique des placem5ts1 lorsqu'elles tai5t bi5 tombes1 ont t rcomp5ses de leur prud5ce p5dant la gu]re4 ,encore fallait-il bi5 tomb] ou avoir t d\ d'une prvoyance r>e p\r disc]n] les pays qui *app]ai5t une t\rm5te dont ceux-mmes qui l'annonai5t ne p\vai5t s\ponn] l'ampleur4 ,il y a donc eu plus de *ance que de sci5ce dans la di/ribution des portefeuilles les plus judicieusem5t composs4 ,il suffit d'ailleurs de consult] les tableaux de placem5ts donns avant #aiad p> les conseilleurs les plus qualifis p\r se r5dre compte des erreurs que les plus sages peuv5t commettre4 ,ce qui confirme notre pr9cipe ess5tiel1 qu'il ne suffit pas1 p\r assur] les capitaux1 de les rp&re sur t\te la surface du globe4 ,d'ailleurs1 la r\e t\rne4 ,tel tat qui vi5t d'*app] la gu]re et dont la situation p>at enviable subira dema9 son t\r quelque *oc dont il e/ difficile p\r le mom5t d'ap]cevoir les causes4 ,tel autre1 au contraire1 au sujet duquel les p]spectives tai5t sombres1 semble re/] l'abri des orages4 ,il y re/e jusqu' ce que son t\r arrive4 ,la /abilit et la prosprit sont p\r les tats ce que la sant e/ p\r l'homme le mieux portant3 quelque *ose de provisoire4 ,essayons de raisonn] en ce qui conc]ne les capitaux et leur beso9 accru de scurit4 ,les r5ti]s qui1 dans le *oix de leurs placem5ts1 se rgl]ai5t sur leur tempram5t p]sonnel en appliquant les donnes gnralem5t admises autrefois1 obirai5t l'une ou l'autre des deux t5dances suivantes4 ,h>dis1 ils p>i]ai5t p\r le relvem5t des tats qui ont s\ff]t de la gu]re1 ils spcul]ai5t sur la hausse de leurs emprunts4 ,timors1 ils se rfugi]ai5t dans les titres des tats qui ne se sont pas endetts4 ,le premi] sy/me a des prcd5ts enc\rageants4 ,l'hi/oire du ,x,i,xe sicle montre qu'en effet les gr&es nations qui ont subi les plus dures preuves1 dont le crdit a p>u un mom5t donn le plus compromis ou a t le plus discut1 sont p>v5ues rtablir leur situation4 ,elles ont rcomp5s les prteurs qui ont eu confiance en elles4 ,tel a t le cas de l',italie1 dont la solidit f9ancire1 aux dbuts difficiles de son unit1 semblait plus qu'alatoire4 ,tel a t aussi le cas de la ,france4 ,aprs #ahae1 et aprs #ahga1 son relvem5t a ju/ifi t\tes les esprances de ceux qui avai5t cru en elle4 ,on cite des spculateurs qui1 la suite de la premire gu]re franco-allem&e1 sont re/s dix ans la hausse sur nos fonds nationaux et dont l'enri*issem5t s'e/ fait t\t seul mesure que les =ces conomiques de la ,france se recon/ituai5t4 ,l',espagne (fre un phnomne du mme g5re4 ,les agitations de sa politique avai5t longtemps dt\rn le public de ses emprunts4 ,en #ahih1 sa gu]re dsa/reuse avec les tats-,unis avait failli la conduire la banqu]\te4 ,p\rtant l',espagne a rsi/ et ceux qui avai5t pont sur elle au mom5t o elle tait le plus bas ont gagn4 ,n\s connaissons ce sujet une anecdote symbolique4 ,p5dant la gu]re hispano-amrica9e1 la r5te espagnole dite ,extrieure1 c'e/--dire payable en or ,p>is1 tait tombe aux environs de #cj francs4 ,on p>lait de susp5dre les paiem5ts ou1 au mo9s1 de les rduire et de rec\rir une faillite p>tielle4 tait-ce le mom5t d'a*et] et de c\rir l'av5ture8 ,les esprits cra9tifs disai5t non4 ,les amateurs de risque disai5t oui4 ,or1 il y avait un mnage franais o le m>i tait timide et la femme av5tureuse4 ,la femme conseillait d'a*et] de l',extrieure4 ,le m>i refusait4 ,l'occasion passa4 ,l5tem5t d'abord1 l',extrieure se mit remont]3 l',espagne t5ait ses engagem5ts4 ,t\s les soirs1 dans le j\rnal1 ,madame lisait les c\rs4 ,elle les lisait voix haute4 ,madame triomphait et ,monsieur tait humili4 ,p> sottise il avait manqu une =tune4 ,et l'hi/oire aj\te que1 qu& l',extrieure fut au pair1 le mnage divora444 ,la "q e/ de savoir si ces exemples de relvem5t progressif et de gurison rapide sont encore applicables la situation actuelle4 ,en somme1 l'expri5ce que n\s avons du crdit des gr&s tats1 tel qu'il s'e/ con/itu dans le monde contempora91 e/ une expri5ce t5due sur un temps trs c\rt p> rapport la longvit des nations4 ,c'e/ t\t au plus l'espace d'un sicle1 beauc\p mo9s p\r de nombreux pays4 ,on ne saurait tir] du fait que1 de #ahae #aiad1 aucun tat important n'a fait faillite et que les pays pr\vs se sont tirs d'affaire1 la conclusion que l'*afaudage f9anci] des socits contempora9es e/ inde/ructible et que ce qui s'e/ pass au ,x,i,xe sicle recomm5c]a au ,x,xe4 ,pas plus qu'il n'e/ c]ta9 que t\s les belligrants se relv]ont de leurs plaies1 il n'e/ c]ta9 que les tats re/s neutres de #aiad #aiah j\iront d'une prosprit t]nelle1 l'abri des convulsions et des has>ds4 ,leur bonheur ne doit donc pas faire illusion outre mesure4 ,le monde n\veau1 tel qu'il e/ sorti de la paix1 e/ trop in/able p\r qu'on puisse assur] que celui-ci ou celui-l s]ont t\j\rs exempts des gu]res et des rvolutions4 ,a9si le r5ti] irait sans le savoir au devant de n\veaux risques s'il portait inconsidrm5t sa =tune *ez les anci5s neutres4 ,il faudra encore *oisir entre eux et scrut] leur =t et leur faible4 99 99 99 ,l',espagne a t m]veilleusem5t favorise p> la gu]re4 ,l'or a afflu *ez elle4 ,sa r5te extrieure a l>gem5t dpass le pair4 ,le *ange1 phnomne in\1 lui e/ dev5u favorable au po9t que le billet de banque franais a p]du plus de #cj p4 #ajj4 ,les porteurs de r5te espagnole1 qui semblai5t avoir fait un placem5t av5tureux1 se sont tr\vs au contraire avoir fait une opration excell5te4 ,t\s ces signes veul5t-ils dire que l',espagne j\it d'une prosprit relle et durable8 ,c'e/ une autre affaire4 ,l',espagne1 qui la gu]re a apport une ri*esse imprvue1 s\ffre d'un malaise politique et social mal df9i qui inspire des inquitudes t\s les obs]vateurs4 ,ri5 de net n'e/ encore sorti de ce malaise1 mais c'e/ un tat qui ne se prolong]a peut-tre pas t]nellem5t4 ,au cas o une rvolution survi5drait1 le prcd5t lam5table de la ,rpublique espagnole de #ahgc n'e/ pas de nature rassur]4 ,les p]sonnes qui dti5n5t de la r5te ,extrieure en quantits modres peuv5t cons]v] leurs titres4 ,c'e/ un lm5t de v>it dans la composition d'un portefeuille4 ,en a*et] l'heure actuelle 7#bc p4 #ajj au-dessus du pair en aot #aiai7 semble bi5 alatoire1 vu l'obscurit qui ent\re l'av5ir de la politique espagnole4 ,p> contre1 si l'horizon s'claircissait1 si l'ordre se /abilisait et si un p]sonnel rajeuni v5ait adm9i/r] l',espagne1 ce pays1 o il y a encore tant faire1 s]ait des plus intressant4 ,la ,suisse n'a pas pr(it de la gu]re4 ,elle en a mme s\ff]t et elle y a beauc\p p]du4 ,elle a d accrotre sa ,dette p\r c\vrir les dp5ses que lui a causes une longue mobilisation1 ma9t5ue p5dant t\te la dure des ho/ilits4 ,la ,suisse n'en e/ pas mo9s1 p> rapport t\s ses vois9s1 dans une situation enviable1 accuse p> un *ange qui ne cesse de lui tre favorable4 ,neutre au po9t de vue diplomatique et militaire1 la ,suisse qui1 ent\re de belligrants1 a pu *app] la gu]re1 semble avoir fait aussi l'preuve de sa rsi/ance la rvolution4 ,les t5tatives de bol*evisme qui ont eu lieu ,zuri* ont t rprimes et l'attitude de l'ensemble de la population1 dont l'esprit e/ p>faitem5t sa91 p]met de p5s] que ces t5tatives1 si elles se r5\velai5t1 s]ai5t v\es au mme *ec4 ,les r5tes suisses #c et #c #a_/b cotes ,p>is1 a9si que les emprunts des pr9cipaux cantons1 (fr5t de srieuses g>anties4 ,leur r5dem5t e/ mdiocre tant donn le loy] c\rant de l'arg5t4 ,elles promett5t du mo9s de la scurit quant au capital1 surt\t p\r les sries les plus anci5nes amorties p> tirage rguli]1 comme les *em9s de f] fdraux #c #a_/b #ahii-aijb4 ,la ,holl&e1 elle aussi1 a miraculeusem5t *app la gu]re4 ,ce sage pays aurait une app>5ce bi5 trompeuse s'il devait connatre des b\lev]sem5ts intrieurs4 ,ses r5tes ont le dfaut d'tre r>es et *res4 ,n\s arrivons1 en remontant v]s le ,nord1 au gr\pe ,sc&9ave4 ,avec ces trois royaumes s'a*ve la li/e des tats europens re/s neutres4 ,t\s trois j\iss5t d'un excell5t crdit4 ,leur politique intrieure et extrieure e/ paisible4 ,le ,danem>k1 dont la prud5ce l'g>d de l',allemagne a t rem>quable1 rec\vre le ,slesvig et p> l accrot ses ress\rces4 ,la ,norvge a s\ff]t de la gu]re s\s-m>9e4 ,mais sa flotte m>*&e1 quoique dim9ue1 lui a valu et lui vaudra encore de beaux bnfices4 ,sa situation f9ancire e/ bonne et l'p>gne s'y dveloppe d'une faon con/ante4 ,la /ati/ique (ficielle des ,caisses d'p>gne de ,norvge1 p\r l'anne #aiag montre combi5 la prosprit nationale a augm5t p5dant les annes de gu]re4 ,l'ensemble des dpts oprs dans les caisses d'p>gne de #fe villes et de #dgf communes de la campagne1 a augm5t d'une manire inconnue jusqu'alors4 ,le capital dpos tait en #aijj de #cjj millions1 en #aiaj de #ejj millions1 en #aiae de plus de #gbj millions1 en #aiaf il dpassait #iej millions1 et en #aiag il atteignait presque #a4bej millions de c\ronnes4 ,p5dant #g ans1 de #aiaj #aiag les dpts ont donc augm5t d'environ #gej millions4 ,p\r avoir une ide t\t fait complte de cet accroissem5t de la prosprit norvgi5ne1 il faudrait aussi connatre le montant des capitaux dposs dans les banques prives4 ,il e/ probable1 dans ces conditions1 que les ,norvgi5s ra*t]ont et rapatri]ont leurs emprunts nationaux qui sont a9si assurs d'une c]ta9e /abilit sur les m>*s extrieurs4 ,quant la ,sude1 elle e/1 comme n\s l'avons dj dit1 un des r>es tats du monde qui possd5t un ri*e patrimo9e productif1 et son actif 7compos en p>ticuli] de clbres m9es de f]71 balance presque son passif4 ,c'e/ peut-tre la ,sude p\rtant dont la politique intrieure laiss]ait le plus dsir] et s]ait expose des surprises et des sec\sses1 sa dyna/ie tant trs discute et combattue4 ,t\tefois le bol*evisme a va9em5t essay de s'introduire dans les pays ,sc&9aves4 ,en sorte que les fonds danois1 norvgi5s et sudois1 les deux premi]s surt\t1 lorsqu'il e/ possible de s'en procur] 7c> il e/ dev5u assez r>e1 depuis quelque temps1 que les porteurs s'en dessaisiss5t7 peuv5t tre acquis1 eux aussi1 p\r leur scurit plus que p\r leur r5dem5t4 99 99 99 ,p>mi les tats de l',amrique c5trale et de l',amrique mridionale1 quelques-uns1 suivant le conseil donn p> le prsid5t ,wilson1 avai5t rompu avec l',allemagne4 ,mme p>mi ceux-l1 aucun n'a rellem5t p>ticip la gu]re4 ,on peut donc les considr] t\s galem5t comme tant re/s dans la neutralit4 ,mais d'autres g>ds1 et p\r apprci] leur crdit respectif1 de pr(ondes diffr5ces s'impos5t4 ,les ,rpubliques de l',amrique du ,sud ont s\v5t mal rcomp5s la confiance que l',europe mettait en elles4 ,le dfaut des pays neufs et sans ri*esse acquise1 c'e/ qu'ils sont v\s p5dant longtemps l'in/abilit conomique1 sujets des crises4 ,ayant sans cesse beso9 de capitaux trang]s p\r mettre leurs ri*esses en valeurs ils sont exposs la faillite ds que ces capitaux leur manqu5t4 ,l',europe ne devant plus tre d'ici plusieurs annes en tat de les alim5t]1 ces crises se reproduiront1 mo9s que les tats-,unis ne j\5t le rle de banqui]4 ,enf91 p>mi les ,rpubliques sud-amrica9es1 plusieurs ne sont pas encore sorties de l're des agitations politiques et de l'adm9i/ration dfectueuse4 ,c'e/ ce qui explique le long m>tyrologe des emprunts de ces pays1 entre lesquels il importe de di/+u] soigneusem5t4 ,le ,mexique e/ celui qui a valu ses cranci]s la dception la plus cruelle4 ,p5dant la longue et bi5faisante dictature de ,porfirio ,diaz1 le ,mexique s'tait lev un degr de prosprit rem>quable4 ,il tait entr dans la socit des tats les plus civiliss4 ,il a suffi de la *ute du dictateur p\r ru9] l'oeuvre de ,porfirio ,diaz et1 depuis1 l'hi/oire du ,mexique n'a plus t que celle d'un va/e brig&age4 ,aucun c\pon n'a plus t pay3 c'e/ le p5dant du bol*evisme russe1 et la ,france a1 l-bas1 trois milli>ds en s\ffrance4 ,aprs avoir laiss l'an>*ie mexica9e se dvelopp]1 si mme ils ne l'ont pas vue d'un oeil favorable1 les tats-,unis sembl5t *ang] d'attitude4 ,s\s leur influ5ce1 l'ordre p\rra se rtablir au ,mexique4 ,il p\rrait dev5ir intressant1 dans cette att5te1 d'acqurir quelques valeurs mexica9es 7r5tes #d 1 obligations des *em9s de f] fdraux47 ,t\tefois il convi5drait de n'en acqurir qu'avec modration4 ,le ,mexique ne retr\v]a pas du j\r au l5dema9 son quilibre4 ,et si les tats-,unis y rtabliss5t l'ordre1 il n'e/ pas c]ta9 que ce soit p\r pay] t\t de suite et intgralem5t l'arrir d aux porteurs europens4 ,mmes obs]vations en ce qui conc]ne ,hati4 ,la ma9mise amrica9e sur ce pays1 qui a susp5du ses paiem5ts en #aiae1 ne p>at qu'une affaire de temps4 ,t\tefois l'a*at des trois sries de r5tes hati5nes cotes la ,b\rse de ,p>is et qui ont atte9t en #aiai des c\rs levs re/e dans une l>ge mesure une opration spculative c> le s]vice de la dette e/ t\j\rs en s\ffrance4 ,n\s passons sur les petits tats de l',amrique c5trale qui1 presque t\s1 n'ont apport que des dboires leurs cranci]s1 p\r en v5ir t\t de suite l',amrique du ,sud4 ,le ,brsil1 avec ses imm5ses ress\rces et un g\v]nem5t rem>quablem5t abondant en hommes di/+us1 n'en e/ pas mo9s le type du pays sud-amrica9 v\ aux crises conomiques p>ce qu'il dp5d de ses rcoltes4 ,le caf1 qui con/itue sa pr9cipale exportation1 e/ s\mis des v>iations brusques et considrables4 ,d'o l'in/abilit des budgets brsili5s4 ,ce n'e/ pas sans raison que ses cranci]s avai5t /ipul autrefois la cration d'un emprunt privilgi1 dit ,fund+1 dont l'intrt e/ s]vi avant celui de t\tes les autres sries4 ,cette g>antie se traduit p> les c\rs t\j\rs suprieurs du ,fund+ anci5 7il en a t mis un n\veau p> la suite1 ce qui con/itue une sorte de sup]*]ie laquelle il importe de ne pas se laiss] pr5dre74 ,p\r tant faire que d'a*et] du brsili51 il e/ prfrable de se port] sur le ,fund+ au!ntique4 ,le ,brsil e/ un tat fdral dont les tats p>ticuli]s1 j\issant d'une l>ge autonomie1 sont lo9 d'avoir t\s des f9ances excell5tes4 ,ils sont aussi responsables de leurs propres dettes4 ,l'expri5ce a pr\v que leurs emprunts tai5t peu srs et il convi5t de s'en c>t]4 ,l',uruguay1 qui s'adonne l'levage1 a depuis un c]ta9 nombre d'annes une exi/5ce calme et prospre4 ,aprs avoir fait banqu]\te autrefois1 il procure des satisfactions ses bailleurs de fonds p> un s]vice ponctuel de sa dette1 d'ailleurs proportionne sa population re/re9te1 bi5 que1 p5dant la gu]re1 il ait susp5du les amortissem5ts promis a ses cranci]s4 ,t\tefois1 sauf accid5t imprvu1 son #c #a_/b et ses #e p4 #ajj p>aiss5t1 faible dose1 recomm&ables p\r un portefeuille abondant4 ,c'e/ pr9cipalem5t au bl que la ,rpublique arg5t9e doit sa ri*esse4 ,son budget dp5d donc aussi de ses rcoltes4 ,son pass f9anci] n'e/ pas enc\rageant1 c> elle a fait une faillite en #ahia et une autre1 p>tielle1 en #aijj4 ,mais1 depuis1 son crdit s'e/ relev4 ,p\r le mom5t1 la somme de ses emprunts ne p>at pas excd] ses ress\rces normales#c4 ,on peut cra9dre seulem5t p\r l',arg5t9e quelques tr\bles sociaux dont ,bu5os-,aires a dj prs5t les symptmes4 #c ,mme rs]ve que p\r le ,brsil en ce qui conc]ne les emprunts des tats p>ticuli]s4 ,il s]ait faux1 en effet1 de s'imag9] que le cont95t sud-amrica9 ft l'abri des b\lev]sem5ts que connat l',europe1 et mme l'abri de la gu]re4 ,il n'y a pas encore si longtemps que le ,*ili1 le ,pr\ et la ,bolivie ont s\t5u entre eux de longues luttes dont le s\v5ir n'e/ pas te9t et qui ont m5ac rcemm5t de se rallum]4 ,il e/ prud5t de ne pas entr] dans les fonds de ces tats1 quoique l'ouv]ture du canal de ,panama leur apporte beauc\p de promesses4 ,d'ailleurs si un emprunt bolivi5 e/ cot ,p>is 7ne pas oubli] que la ,bolivie1 semblable son vois9 le ,p>aguay1 n'a pas accs la m]7 les valeurs pruvi5nes et *ili5nes ne sont cotes qu' ,londres4 ,mieux vaut les y laiss]4 ,il en e/ de mme p\r l'quateur1 la ,colombie et le ,v5ezuela1 qu'il s'agisse des emprunts exi/ants ou futurs de ces pays agits et dont les f9ances sont in=mes ou prcaires4 ,,*apitre ,,viii ,,un ,l,,m5t ,,des ,,=tunes ,,fran,,aises ,,en ,,dang]3 ,,les ,,actions ,,de ,,*em9s ,,de ,,f] ,illusion du public quant la prosprit des compagnies4--,elles sont crases p> leurs *>ges f9ancires1 fiscales et sociales4--,elles n'ont pas la lib]t de leurs t>ifs et le t]me des concessions appro*e4--,l'actionnaire g>de t\s les risques et ne t\*e qu'une faible "p des bnfices1 qu& il y en a4--,situation et av5ir des six gr&es compagnies franaises4--,le ra*at e/ un s\lagem5t et un bi5fait3 exemple de l',oue/4--,cas des *em9s de f] algri5s4--,les ra*ats futurs s]ont-ils aussi avantageux8 ,l'exemple des actions de *em9s de f] illu/re d'une manire clatante--et d\l\reuse p\r les porteurs de ces vnrables titres de pres de famille--t\s nos prcd5ts exposs sur le processus d'aprs lequel les dt5teurs de la =tune acquise risqu5t de se voir dp\ills lgalem5t1 normalem5t et morceau p> morceau1 la manire dont les arti*auts sont effeuills4 ,les actions des *em9s de f] franais--n\s p>l]ons plus lo9 des actions des *em9s de f] trang]s--ont j\i p5dant de longues annes d'une vogue exceptionnelle1 avant et aprs les clbres conv5tions de #ahhc4 ,elles ont longtemps figur1 elles figur5t mme encore la place d'honneur dans le portefeuille des r5ti]s les plus timors4 ,il faut croire que ces r5ti]s n'ont jamais lu ni le cahi] des *>ges ni le bilan des compagnies1 s9on la capitalisation de faveur1 la capitalisation dconc]tante de ces titres ne s'expliqu]ait pas4 ,il e/ t\t fait extraord9aire1 p> exemple1 de con/at] qu'en #aijj1 anne de l',exposition univ]selle1 les actions de nos gr&es compagnies de *em9s de f] s'tai5t capitalises exactem5t au mme taux que leurs obligations4 ,c'e/--dire qu'en ralisant son bnfice sur ses actions ,nord1 ,lyon1 ,orlans ou autres1 et en acqurant1 en *ange1 des obligations de ces mmes compagnies1 un capitali/e prvoyant et calculateur1 sans dim9u] le mo9s du monde son rev5u1 sans *ang] la nature de son placem5t1 et /abilis une l>ge "p de sa =tune4 ,cette quival5ce entre les actions et les obligations avait dur en effet assez longtemps p\r suggr] et p\r p]mettre l'excution du plus indiqu1 du plus judicieux des arbitrages4 ,p\r ceux--et ils sont lgion--qui ne s'y sont pas rsolus au bon mom5t1 la plus-value des actions de *em9s de f] s]a re/e fictive et ?orique1 c> les c\rs fabuleux qui tai5t cots aux environs de l'anne #aijj sont lo9 et ne rep>atront jamais4 ,il e/ incroyable1 mais vrai1 que des milli]s d'actionnaires des *em9s de f] franais1 composs en imm5se majorit de pres de famille prud5ts1 conomes1 et disposs se pr5dre p\r de vigilants adm9i/rateurs de leur bi51 auront nglig de pr(it] d'un m\vem5t spculatif p\r conv]tir en obligations leurs actions de *em9s de f]1 alors que cette opration si simple et consolid leur situation d'une manire inespre4 ,le mot d'ineptie n'e/ pas trop =t p\r c>actris] une p>eille indiffr5ce1 une ins5sibilit aussi complte l'intrt le plus vid5t4 ,en effet1 depuis cette occasion p]due1--*ance suprme mise p> la spculation la porte des classes moy5nes1--les c\rs des actions de *em9s de f]1 =ce de se dprci]1 ont fait subir au portefeuille de leurs dt5teurs des p]tes telles1 que seules1 des valeurs de troisime ordre tai5t rputes jadis p\voir (frir la baisse un *amp aussi considrable4 ,songez en effet que les actions du clbre rseau ,p>is-,lyon-,mdit]rane1 aprs avoir valu prs de #b #jjj francs en #aijj1 n'en valai5t plus que #a #bjj environ en juillet #aiad1 soit une *ute de #dj p4 #ajj6 ,or1 dans le mme temps1 les c\rs des obligations de la mme ,compagnie n'avai5t gure baiss que de #ae p4 #ajj1 tant rev5ues de #dhe francs #daj4 ,p5dant la gu]re1 le c\rs moy5 de l'action e/ tomb aux environs de #gjj francs t&is que l'obligation a r>em5t fl*i1 et de peu1 au-dess\s de #cbj4 ,encore ces obligations ont-elles la promesse d'un remb\rsem5t au pair dans un dlai qui peut tre rappro* p> une *ance heureuse aux tirages annuels4 ,on voit a9si1 p> un n\vel exemple1 l'avantage que l'on tr\ve plac] son capital l'abri des fluctuations et des av5tures en *]*ant un refuge dans les valeurs rev5u fixe1 s\t5ues p> un amortissem5t rguli]1 sans att5dre1 p\r pr5dre cette rsolution salutaire1 que les crises soi5t surv5ues4 ,mais1 en #aijj1 selon l'illusion rgnante et peu prs univ]selle1 le loy] de l'arg5t ne p\vait manqu] de s'abaiss] d'une faon rgulire4 ,les conomi/es1 les f9anci]s1 le public1 les savants et les ignorants1 t\t le monde tait conva9cu que le taux de l'intrt devait cont9u] dcrotre et ne manqu]ait pas de s'tablir #b #a_/b1 s9on mme #b 4 ,la ville de ,p>is1 v]s cette poque1 n'avait-elle pas mis1 en effet1 un emprunt de ce d]ni] type#d8 ,on s'imag9ait donc que celles des compagnies de *em9s de f] qui se sont rs]v la facult de remb\rs] leur dette p> anticipation 7ce sont les ,compagnies de ,lyon et d',orlans71 ne t>d]ai5t pas procd] la conv]sion en #b #a_/b ou #b #c_/d de leurs obligations #c p4 #ajj4 ,on s'imag9ait aussi que le c\rs des obligations des autres compagnies1 les obligations inconv]tibles1 devant se fix] t\t jamais au-dessus du pair1 le porteur s]ait p> consqu5t expos subir une p]te *aque fois que1 p> le jeu de l'amortissem5t1 ces obligations s]ai5t remb\rses #ejj francs4 ,c'e/ ju/em5t le contraire qui s'e/ produit4 #d ,dans les d]nires annes du ,x,i,xe sicle1 les compagnies de *em9s de f] p\vai5t mettre1 elles aussi1 des obligations du type #b #a_/b4 ,depuis #aiaj1 elles ont d se rs\dre rev5ir au type #d p4 #ajj4 ,les voici prs5tem5t #e4 ,p5dant ce temps1 on p5sait que les actions de *em9s de f] (frai5t de va/es esprances de plus-value et d'augm5tation de bnfices4 ,on se reposait d'une "p sur la g>antie de l'tat2 on se leurrait de l'autre sur la possibilit d'accrotre les divid5des4 ,ce faux calcul1 dont l'excuse e/ qu'il p>tait d'une erreur et d'une illusion presque gnrales1 aura cot *] aux p]sonnes qui s]ont re/es fidles ces titres1 p\r la seule raison qu'ils possdai5t l'e/ime de la b\rgeoisie franaise et p>ce qu'on se s\v5ait qu'ils avai5t enri*i la premire gnration de leurs dt5teurs4 ,en sorte qu'on ne pr5ait mme plus la pe9e de les tudi]1 tant leur bonne rputation les r5dait suprieurs t\te analyse et t\t exam54 99 99 99 ,cep5dant1 il n'et pas t difficile1 moy5nant un peu d'att5tion1 au capitali/e le mo9s famili] avec la comptabilit complexe des ,socits p> actions1 de dc\vrir les graves faiblesses des compagnies de *em9s de f]4 ,la premire de ces faiblesses1 il n'e/ mme pas exagr de dire la premire de ces t>es1 avait t signale l'att5tion du public1 il n'y a pas mo9s de soixante ans1 p> le clbre ,manuel du spculateur la ,b\rse1 ouvrage de ,pr\dhon1 ce s+uli] gnie1 fait la fois de cl>ts et de nuages4 ,en #ahee1 c'e/--dire aux orig9es de la con/itution des six gr&s rseaux et du rgime s\s lequel se tr\v5t encore les compagnies1 ,pr\dhon rem>quait dj que le c>actre pr9cipal de la ge/ion des *em9s de f] franais tait de vivre d'emprunts et de c\vrir non seulem5t les travaux neufs1 mais encore le r5\vellem5t de la voie et le r5\vellem5t du matriel r\lant1 au moy5 de cont9uelles missions d'obligations4 ,le pr9cipe n'a pas *ang depuis le temps o ,pr\dhon faisait cette rem>que4 ,les emprunts jet cont9u n'ont pas cess d'tre la m?ode d'adm9i/ration des compagnies de *em9s de f]1 qui n'a*t5t pas une locomotive sans contract] une dette n\velle et qui ne mett5t pas un f\rgon au rebut sans g>d] la *>ge de l'intrt et de l'amortissem5t du capital emprunt p\r l'acquisition de cet objet de premire ncessit4 ,un indu/riel ord9aire1 une socit quelconque qui emploi]ai5t de p>eils procds irai5t droit la ru9e et s]ai5t jugs avec la d]nire svrit4 ,mais1 p\r la b\rgeoisie franaise1 les compagnies de *em9s de f] sont au-dessus de la critique4 ,leurs actions bnfici5t d'une vieille r5omme4 ,le portefeuille des pres de famille en e/ rempli444 ,telle e/1 jusque dans les affaires d'intrt1 la =ce de l'habitude et la puissance de la tradition4 ,deux exemples vont t\t de suite fix] les ides du lecteur sur la ge/ion f9ancire des gr&es compagnies et les al>mes que les capitali/es prvoyants doiv5t en concevoir4 ,voici la plus prospre de t\tes les compagnies1 celle qui s'atta*5t le nom1 l'autorit1 le pre/ige f9anci] des ,ro?s*ild3 la puissante ,compagnie du ,nord4 ,n\s ne p>lons mme pas de sa situation f9ancire prs5te ni des p]tes t]ribles que la gu]re lui a fait subir p> la de/ruction d'une si l>ge p>tie de son rseau4 ,mais1 p\r l'ex]cice #aiac1 comme p\r les ex]cices prcd5ts1 les *em9s de f] du ,nord avai5t eu rec\rs au crdit public et ne lui avai5t pas dem& mo9s de #hg #hhj #jjj francs1 somme qui correspondait alors une *>ge annuelle supplm5taire d'environ #d #djj #jjj francs jusqu' la f9 de la concession4 ,d'avance1 le ,nord avait donc engag p\r #d #djj #jjj francs ses recettes supplm5taires v5ir4 ,que s]a-ce p\r les emprunts que ncessite la gu]re6 ,cep5dant1 p\r le mme ex]cice #aiac1 le bnfice di/ribuable de la ,compagnie 7y compris celui des lignes nord-belges7 n'avait atte9t que #cj millions en *iffres ronds4 ,c'e/--dire que1 si les *em9s de f] tai5t une indu/rie comme une autre1 les bnfices raliss p> le ,nord en #aiac n'aurai5t pas suffi ses beso9s normaux4 ,le cas e/ le mme p\r le rseau de l',e/4 ,ce rseau s'tait fait rem>qu] dans les annes qui ont prcd la gu]re p> l'augm5tation considrable de recettes que le dveloppem5t indu/riel de la rgion qu'il dess]t 7et en p>ticuli] l'essor du bass9 de ,briey71 lui avait p]mis de ralis]4 ,les recettes de l',e/ s'tai5t accrues de plus de #ajj millions depuis le comm5cem5t du sicle4 ,aussi la ,compagnie avait-elle pu remb\rs] l'tat1 tran*e p> tran*e1 t\te la dette con/itue durant les annes mauvaises au titre de la g>antie d'intrt4 ,enf91 en #aiad1 anne suprme1 la ,compagnie avait pu relev] son divid5de1 trs mode/em5t1 il e/ vrai1 et de la trs pauvre somme de #b francs3 mais les actionnaires1 depuis longtemps1 n'avai5t reu p>eille auba9e et s'tai5t e/ims heureux4 ,s'ils y avai5t reg>d de prs ils aurai5t vu combi5 cette pice de #b francs elle-mme tait prcaire6 ,l'ex]cice #aiac avait m>qu p\r la ,compagnie de l',e/ l're de ce qu'on appelle la lib]t des divid5des4 ,n\s v]rons un autre endroit les troites limites de cette lib]t4 ,p\r le mom5t1 ce qu'il importe de rem>qu]1 c'e/ que1 dans une anne considre comme une anne prospre1 l',e/ avait d1 p\r satisfaire aux beso9s de son rseau1 emprunt] une somme de #hj millions en *iffres ronds1 correspondant une annuit d'environ #d millions et demi1 p\r le s]vice des intrts et de l'amortissem5t4 ,l'anne prcd5te1 l'appel au crdit et la *>ge corrlative avai5t t presque exactem5t p>eils4 ,il n'y avait donc pas de raison p\r1 que1 au c\rs des annes suivantes1 et en admettant mme que la gu]re ne ft pas surv5ue1 la ncessit de rec\rir l'emprunt ne ft pas demeure la mme3 le rapport l'annonait d'ailleurs en t\tes lettres4 ,et comm5t1 en vrit1 la ,compagnie des *em9s de f] de l',e/ et-elle suffi #hj millions de dp5ses obligatoires avec un bnfice net de #be millions environ8 ,mme en supprimant et le divid5de rs]v et le mode/e divid5de supplm5taire de #b francs1 elle ft re/e bi5 lo9 de compte6 ,l'emprunt et t\j\rs l'emprunt3 voil donc la loi vitale des *em9s de f] franais4 ,c'e/ p\rquoi l'on conoit sans pe9e les al>mes qui assig5t les adm9i/rateurs des compagnies de *em9s de f] et qui sont exprimes *aque anne p> eux1 s\s une =me plus ou mo9s sibyll9e1 aux ,assembles gnrales4 ,a mesure que la dure de la concession s'abrge et se rappro*e de son t]me 7il ne re/e plus que tr5te-c9q ans c\rir p\r le ,nord71 la dette s'enfle et le s]vice1 aggrav p> les droits de timbre gr&issants1 en devi5t plus onreux et plus l\rd4 ,a9si1 la ,compagnie de l',e/1 en dix annes1 avait vu1 p\r les dp5ses de premi] tablissem5t1 son passif s'accrotre d'un demi-milli>d1 en dpit des amortissem5ts rgulirem5t pratiqus sur les obligations antrieurem5t mises4 ,o1 qu& et comm5t s'arrt]a cet endettem5t prodigieux que la gu]re aura aggrav dans des proportions incalculables8 ,on dira que les compagnies cont9u5t1 con=mm5t aux engagem5ts qu'elles ont pris1 amortir leurs emprunts antrieurs4 ,mais il y a longtemps qu'elles emprunt5t beauc\p plus qu'elles ne remb\rs5t et leur dette ne dim9ue jamais4 ,si l',e/1 p> exemple1 avait remb\rs p\r #bc millions de francs d'obligations anci5nes en #aiac1 il en avait mis p\r #hj millions de francs de n\velles4 ,de plus1 les annuits libres p> les remb\rsem5ts1 sont de/9es1 comme on le sait1 accrotre la masse rs]ve aux amortissem5ts annuels1 suivant les tables d'amortissem5t4 ,on voit donc que la dette n\velle de #hj millions contracte dans l'anne #aiad e/ re/e t\t entire1 intrts et pr9cipal1 comme les dettes prcd5tes1 la *>ge de la ,compagnie1 puisque la somme affecte au paiem5t des arrrages sur les obligations remb\rses et annules1 doit s]vir remb\rs] et annul] une plus gr&e quantit des obligations re/antes1 et a9si de suite1 de manire assur] le remb\rsem5t intgral de t\s les emprunts avant la f9 de la concession4 ,il app>at a9si que l'indu/rie des *em9s de f]1 en ,france1 e/ une indu/rie d'un g5re t\t fait spcial1 et qui ressemble =t celle des ,danades condamnes remplir un tonneau sans fond4 ,d'une "p les compagnies ont et doiv5t avoir cont9uellem5t rec\rs l'emprunt et leur dette obligataire ne cesse de s'enfl]4 ,d'autre "p1 elles n'exploit5t qu' titre de concessionnaires des rseaux qui1 au t]me de la concession1 doiv5t rev5ir gratuitem5t l'tat4 ,la concession1 c'e/ la fameuse peau de *agr9 de ,balzac4 ,elle se rtrcit *aque anne4 ,p5dant ce temps la dette s'enfle et1 quel que soit le gnie d'conomie qu'on y p\rra mettre1 elle ne peut manqu] de s'enfl] encore1 s\s pe9e1 p\r les travaux d'art et les voies1 de tomb] en ru9es1 p\r le matriel de se dlabr]4 ,au po9t de vue /rictem5t f9anci]1 et p> les lois mmes de leurs contrats1 les compagnies de *em9s de f] sont donc places dans une situation on ne peut plus al>mante p\r l'av5ir4 ,il e/ "q1 il e/ vrai1 depuis quelque temps1 de les aid] sortir de ces s\cis qui p\rrai5t dev5ir bi5tt des emb>ras et qui sont un pr9cipe de ru9e4 ,div]s projets ont t agits4 ,l'tat autoris]ait les compagnies mettre des obligations remb\rsables en c9quante annes 7comme le sont dj les obligations de l',oue/-tat71 c'e/--dire aprs l'expiration des concessions4 ,il e/ assez probable qu'il faudra bi51 tt ou t>d1 adopt] ou cette solution-l ou une autre du mme g5re1 mo9s qu'on ne dsire voir les compagnies succomb] s\s le f>deau#e4 ,mais le texte du cahi] des *>ges e/ =mel3 les rseaux doiv5t rev5ir l'tat en ple9e et entire proprit et libres de t\te dette et engagem5t4 ,t\t ce que l'tat accord]ait aux compagnies dans cet ordre d'ides s]ait donc gnrosit pure1 et il y a peu de *ances p\r que1 l'tat v\lt-il tre gnreux1 l'op9ion et le ,p>lem5t le lui p]miss5t4 ,il faudrait donc trs c]ta9em5t que les actionnaires se rsoluss5t pay] p> quelque n\veau sacrifice le s\lagem5t qui leur s]ait accord4 ,et p\rtant1 des sacrifices1 il ne leur re/e plus le moy5 d'en faire beauc\p6 #e ,le prsid5t du conseil d'adm9i/ration de l',e/1 l'assemble gnrale de #aiad1 a fait rem>qu] aux actionnaires que leurs *>ges d'intrt et d'amortissem5t qui ressortai5t1 en #aijg1 #d1fh p> obligation1 ressortai5t #e1ba en #aiac4 ,d'autre "p1 ,m4 ,flix ,*autemps1 dput1 dans son rapport sur les *em9s de f]1 calculait a9si la progression de la *>ge impose p\r le s]vice d'un emprunt #d p4 #ajj3 ,dure ,taux d'intrt de l'amortissem5t et d'amortissem5t #ej ans4 #d1fee p4 #ajj #de ans4 #d1hb -- #dj ans4 #e1jjb -- #ce ans4 #e1ceg -- #cj ans4 #e1ghc -- #be ans4 #f1dj -- #bj ans4 #g1ceh -- #ae ans4 #h1ii -- #aj ans4 #ab1cc -- #g1 #h1 #ab p4 #ajj6 ,et c'tait des *iffres d'avant-gu]re6 ,auj\rd'hui1 il faudrait au mo9s les d\bl]4 ,ce s]ait l'crasem5t pur et simple du budget des ,compagnies1 l'impossibilit p\r elles d'entret5ir les rseaux4 ,p\r peu que l'tat y mt de mauvaise volont1 les ,compagnies se v]rai5t exposes cette alt]native3 la ru9e ou la d*ance4 99 99 99 ,en effet1 les compagnies de *em9s de f] auront t les premires et naturelles victimes des rglem5tations qui t5d5t accrotre la "p du travail et rduire celle du capital4 ,cette espce de l5te vaporation des capitaux1 cette consomption des rev5us et bnfices div]s dont n\s avons montr plus haut la m>*e1 ne p\vait manqu] de s'ex]c] avec une rapidit et une gravit p>ticulires sur une indu/rie qui occupe un p]sonnel considrable1 qui se tr\ve s\s le contrle direct de l'tat et qui1 en outre1 e/ prive de la lib]t de fix] ses t>ifs4 ,ceux-ci1 il e/ vrai1 ont bi5 t relevs p5dant la gu]re3 mais1 en contre-p>tie1 les compagnies ont d assum] des *>ges n\velles et cette augm5tation des t>ifs ne suffit dj plus4 ,en d'autres t]mes1 les compagnies sont ligotes1 prisonnires4 ,aucune issue ne leur e/ (f]te1 s9on des procs dont la solution e/ lo9ta9e et d\teuse1 qu& elles se croi5t fondes prt5dre que l'int]v5tion du lgislateur a t inique et abusive1 ou mme qu& des p]tes imm5ses leur ont t infliges p> un cas de =ce majeure comme la gu]re4 ,c'e/ ce qui s'tait produit dj p\r le rgime des retraites que le ,p>lem5t avait impos aux compagnies en #aiji et #aiaa4 ,ce rgime1 *ose trs rem>quable1 tait inf9im5t plus favorable aux travailleurs de la voie f]re que celui des retraites ouvrires de droit commun dont l'tat assure lui-mme le s]vice1 et il y a l un symptme ret5ir4 ,il app>at d'abord que l'tat e/ dispos se montr] plus exigeant p\r les autres que p\r lui-mme4 ,et puis1 au lieu d'tre l'uni=mit1 l'av5ir ne s]ait-il pas aux privilges8 ,dj il e/ rem>qu] que les ouvri]s m9eurs ont obt5u des avantages p>ticuli]s1 un traitem5t spcial1 qu'ils s'ef=c5t de dvelopp] et d'amlior] encore4 ,le cas des *em9ots e/ le mme3 c'e/ l'image d'un socialisme pratique et sans doctr9e1 o les travailleurs organiss se procur5t1 l'aide des ,p>lem5ts1 des conditions d'exi/5ce con=tables et durables l'intrieur et sur les produits de l'indu/rie mme qui assure leur subsi/ance4 ,il e/ probable que cette t5dance1 qui e/ celle de l'incorporation du prolt>iat la pr(ession1 ira en croissant et en se prcisant4 ,les divid5des et les intrts du capital s'en ress5tiront dans une srieuse mesure4 ,c]ta9es bran*es de l'indu/rie1 qui ne sont pas encore atte9tes p> des rglem5tations de cette nature1 le s5t5t si bi5 qu'elles dissimul5t de leur mieux leurs bnfices p\r que l'int]v5tion de l'tat les p>gne ou les mnage4 ,tel e/ le cas1 notamm5t1 de la gr&e mtallurgie franaise1 si prospre depuis quelques annes4 ,n\s s]ions surpris1 si1 un j\r ou l'autre1 la gr&e mtallurgie n'tait pas frappe p> le mme g5re de contra9te que les *>bonnages et les compagnies de *em9s de f] ont dj subi1 et n'ont pas f9i de subir4 ,les ,compagnies ont dcl> que leur bon droit ne faisait pas de d\te et que le ,conseil d'tat ne manqu]ait pas de leur all\] une indemnit p\r le prjudice que les lois de #aiji et de #aiaa1 relatives la ,caisse des ,retraites1 leur ont port4 ,c'tait galem5t1 n\s le savons1 au mom5t du vote1 l'avis de c]ta9s p>lem5taires qui1 t\t en ayant appr\v ces lois p> ncessit politique et sociale1 re/ai5t imbus du vieux pr9cipe du respect qui e/ d aux contrats4 ,assurm5t1 si les ,compagnies devai5t obt5ir ga9 de cause dans cette affaire1 et dans t\tes celles du mme g5re qui se sont succd depuis1 ce s]ait p\r elles non seulem5t un ddommagem5t apprciable1 mais encore un heureux prcd5t4 ,t\tefois ri5 n'e/ plus d\teux4 ,l'anci5ne notion de la sa9tet et de l'inviolabilit des contrats1 qui s'imposait jadis mme la puissance publique1 s'obscurcit de j\r en j\r4 ,dans les ,assembles1 le vieil esprit juridique de la b\rgeoisie franaise s'affaiblit4 ,la gu]re a habitu les esprits l'ide de la rquisition et le ,trsor public a dj tant de *>ges6 ,quant au ,conseil d'tat1 juge suprme des diffr5ds de cette nature1 son indp5dance e/ re/e jusqu'ici au-dessus de t\t s\pon4 ,mais qui os]ait affirm] que les tribunaux adm9i/ratifs eux-mmes ne f9iront pas p> reflt] et p> exprim] les ides du g\v]nem5t et de l'op9ion publique1 dont ils sont1 en df9itive1 l'manation8 ,les =midables augm5tations de dp5ses de t\te sorte que les ,compagnies ont d subir du fait des ho/ilits r5d5t d'ailleurs leur situation f9ancire tellem5t inc]ta9e1 que les adm9i/rateurs1 au fond d'eux-mmes1 doiv5t se dem&] comm5t ils en sortiront4 ,il convi5t d'ailleurs de s'att5dre des aggravations progressives de leurs *>ges de t\te nature1 en p>ticuli] p> les relvem5ts des salaires du p]sonnel et l'accroissem5t con/ant de ce mme p]sonnel1 qu'entran5t les amliorations et les ad\cissem5ts des conditions de travail4 ,il s]ait donc sage et prud5t d'envisag] comme un fait accompli et peu prs df9itif1 une rduction considrable des bnfices des *em9s de f] franais4 ,cette rduction1 exprime p> ce qu'on appelle le coeffici5t d'exploitation1 c'e/--dire le rapport des dp5ses aux recettes1 suivait dj depuis une diza9e d'annes avant la gu]re1 une m>*e al>mante4 ,c'e/ un phnomne1 n\s le v]rons t\t l'heure1 qui n'e/ pas p>ticuli] aux rseaux franais4 ,mais il e/ peut-tre plus grave p\r les actionnaires de nos rseaux que p\r les actionnaires des rseaux trang]s1 en raison du rgime spcial de nos *em9s de f] et1 en p>ticuli] du rgime des concessions qui int]dit de compt] sur l'av5ir4 ,de #aiej #aifj1 l'heure de la mort sonn]a p\r t\tes les gr&es compagnies4 ,les actionnaires qui n'aurai5t pas la curiosit de re*]*] ce qui1 cette poque1 leur advi5dra eux-mmes ou leurs hriti]s1 f]ai5t preuve d'une imp>donnable incurie4 ,pr5ons l'exemple du ,p>is-,lyon-,mdit]rane dont les recettes brutes tai5t considrables avant #aiad et ne cessai5t de s'accrotre4 ,mais1 qu& on y reg>dait de plus prs1 on s'ap]cevait que1 dans le mme temps1 les dp5ses s'tai5t p>alllem5t accrues1 en sorte que1 le coeffici5t d'exploitation ayant pass de #dg #eg p4 #ajj1 le bnfice net tait re/ /ationnaire4 ,la ,compagnie encaisse et manie des sommes considrables 7prs de #fjj millions en #aiac74 ,son budget en tait v5u alors appro*] le budget de l'tat belge2 il galait1 s'il ne le dpassait pas1 celui de la ,rpublique ,arg5t9e1 et t\t cela sans pr(it p\r les actionnaires1 dont le divid5de actuel re/e la m]ci des vnem5ts1 depuis surt\t que la g>antie d'intrts 7qui expirait p\r le ,nord et le ,lyon en #aiae7 ne leur e/ plus assure4 ,ce divid5de rs]v qui1 p\r le ,p4-,l4-,m41 tait de #ee francs1 a t rduit #dj francs p5dant la gu]re4 ,encore ce divid5de e/-il entirem5t fictif4 ,en #aiai il n'a pu tre di/ribu que grce une mission d'obligations autorise p> l'tat1 le dficit total tant de #bab millions4 ,les actionnaires du ,p4-,l4-,m4 en sont donc rduits emprunt] p\r assur] le s]vice de leur dette1 et ils emprunt5t encore p\r se vot] eux-mmes un divid5de6 ,n\s le rptons3 c'e/ un g\ffre4 ,a9si la progression des recettes n'influ5ce pas le rev5u des actionnaires1 qui re/e immobile1 qu& il n'e/ pas m5ac de dim9ution4 ,il ne faudrait pas trop compt] cet g>d sur le r5\veau d'activit et de prosprit qui suivra la gu]re1 c> les prix du *>bon et de t\tes les matires re/]ont longtemps ru9eux4 ,en admettant mme que les compagnies pans5t leurs plaies1 il y a une raison majeure et trop s\v5t oublie 7si elle n'e/ pas ignore7 p\r que les bnfices1 s'il en surv5ait p> has>d de supplm5taires1 *app5t aux actions4 ,en effet1 les cahi]s des *>ges /ipul5t que l'tat e/ appel au p>tage des bnfices dans la proportion des deux ti]s1 ds que le divid5de rs]v se tr\ve dpass4 ,p\r l',e/1 p> exemple1 sur un excd5t de rev5u de #g millions1 on con/ate que l'tat1 en v]tu des rc5tes conv5tions1 avait pris #d #gjj #jjj francs et qu'il n'e/ demeur que #b #cej #jjj francs aux porteurs d'actions 7#aiad74 ,en d'autres t]mes1 t\tes les mauvaises *ances re/5t aux actionnaires4 ,quant aux *ances favorables1 elles sont considrablem5t rduites p> le fait que l'tat s'e/ adjug la "p du lion4 ,voil la situation vraie et que les intresss auront pr(it mdit]4 ,n\s n'avons pas exam9] dans ce livre le bi5-fond de ces clauses de p>tage et des droits que s'attribue l'tat4 ,n\s r5seignons les capitali/es1 sans plus4 ,et il e/ bi5 c]ta9 que1 dans des conditions p>eilles1 les actions de *em9s de f] con/itu5t des valeurs indu/rielles s+ulirem5t alatoires et totalem5t dp\rvues d'attrait4 ,il e/ s+uli]1 n\s le rptons1 qu'on ne le sa*e pas davantage4 ,au surplus1 il e/ impossible de dissimul] que le p]sonnel dirigeant des compagnies a pris une l\rde responsabilit vis--vis des actionnaires1 en acceptant et en leur faisant accept] les fameuses conv5tions de #ahhc4 ,les actionnaires s5tai5t bi5 alors que leur intrt tait de laiss] l'tat ra*et] les compagnies1 puisque l'tat v\lait modifi] les contrats exi/ants et con/ruire des lignes n\velles1 dont l'improductivit tait d'avance c]ta9e4 ,cette op9ion trs ju/e des actionnaires s'tait mme exprime nettem5t l'assemble extraord9aire du ,p4-,l4-,m4 du #bd dcembre #ahhc1 o un ti]s des actionnaires prs5ts refusa de ratifi] la conv5tion3 cette opposition tait gr&em5t ju/ifie1 puisque les divid5des de #fe1 #gj1 #ge francs1 di/ribus p\r les ex]cices prcd5ts1 ne devai5t plus jamais rep>atre4 ,a quels mobiles ont obi les tats-majors des compagnies en acceptant et en faisant accept] les conv5tions de #ahhc8 ,c'e/ ce qu'il e/ difficile de dire avec c]titude4 ,ils invoqur5t alors le patriotisme1 le devoir d'assi/] l'tat dans l'oeuvre de rorganisation de la ,france2 et aussi les vritables pr9cipes conomiques1 les dang]s de l'tatisation et du socialisme d'tat4 ,les vritables pr9cipes conomiques auront cot *] dans cette circon/ance aux actionnaires1 qu'ils auront livrs sans df5se aux entreprises du socialisme p> les int]v5tions lgislatives que n\s avons exposes4 ,il y avait c]ta9em5t en #ahhc1 p>mi l'lite qui compose les conseils des compagnies1 des ?orici5s1 des sociologues1 des philosophes1 qui croyai5t s9crem5t aux pr9cipes4 ,mais il n\s p>at difficile de ne pas admettre qu'il y ait eu aussi des pr(essionnels des gr&es affaires qui auront calcul t\t ce qu'ils p]drai5t1 non pas sans d\te de pr(it1 mais surt\t d'influ5ce et de moy5s d'action1 en ne p>ticipant plus au g\v]nem5t de ces puissants organismes que sont les compagnies de *em9s de f]4 ,un incid5t e/ v5u rvl] au public1 voil quelques annes1 que les capitaux considrables1 les diza9es de millions dont les conseils d'adm9i/ration ont le maniem5t et assur5t l'emploi temporaire entre les *ances1 p\vai5t tre utiliss au gr de c]ta9s adm9i/rateurs et s]vir des oprations av5tureuses et mme illicites3 n\s v\lons p>l] des traites ,crosni] escomptes p> la ,compagnie d',orlans et qui fur5t dc\v]tes aprs la dconfiture ret5tissante et le suicide de ce spculateur4 ,un p>eil abus1 n\s en sommes p]suad1 aura t t\t fait r>e dans l'hi/oire des compagnies de *em9s de f]4 ,mais il y a l une indication qu'il s]ait un peu naf de nglig]4 ,oui1 beauc\p de raisons font que l'adm9i/ration de nos gr&s rseaux e/ t5tante p\r des f9anci]s et des hommes d'affaires4 ,il n'e/ pas d\teux que si1 en #ahhc1 ces tats-majors n'avai5t eu en vue que l'intrt des actionnaires1 ils euss5t laiss l'tat rec\rir la procdure de ra*at4 ,et s'ils ont fait un autre calcul1 s'ils ont cru qu'il s]ait plus avantageux p\r les compagnies d'exploit] les rseaux s\s le n\veau rgime que de se faire expropri] moy5nant les indemnits prvues1 eh bi56 l'expri5ce aura pr\v qu'au mo9s p\r la majorit d'entre elles1 ces lites d'hommes d'affaires et d'conomi/es s'tai5t trompes4 99 99 99 ,n\s rsum]ons t\t ce qui prcde en disant que les actions des *em9s de f] franais sont dev5ues des valeurs totalem5t dp\rvues de p]spectives d'av5ir1 s9on mme des valeurs alatoires et prs5tant plus de mauvaises *ances que de favorables4 ,les pr(its indu/riels en sont rongs p> les lois ouvrires1 expression d'un 9luctable m\vem5t social4 ,t\te hausse des matires premires1 t\t r5*rissem5t de la ma9-d'oeuvre les m5ac5t directem5t1 sans que les ,compagnies puiss5t se ddommag] p> le relvem5t des t>ifs1 que l'tat n'autorise qu' des conditions elles-mmes onreuses4 ,les *>ges f9ancires et fiscales s'aggrav5t4 ,l'expiration des concessions appro*e444 ,qu'e/-ce que l'actionnaire p\rrait espr] de bon8 ,t\tefois1 la situation des six gr&es ,compagnies1 ,nord1 ,p>is-,lyon1 ,e/1 ,orlans1 ,midi et ,oue/1 (fre auj\rd'hui des diffr5ces considrables4 ,il importe de di/+u] entre elles1 t\t compte t5u des obs]vations gnrales que n\s v5ons de prs5t]4 ,la ,compagnie du ,nord a t et s]ait encore la plus prospre de t\tes si la gu]re n'tait v5ue frapp] sur elle un c\p t]rible4 ,ses recettes kilomtriques tai5t de beauc\p les plus =tes1 avec un rseau c\rt1 prs5tant trs peu d'artres improductives1 et qui trav]se nos prov9ces les plus peuples1 les plus indu/rieuses1 les plus ri*es1 celles aussi qui1 naturellem5t1 ont t5t l'ennemi4 ,jamais le ,nord1 jadis1 n'avait fait appel la g>antie d'intrts4 ,cette g>antie t\tefois expirait le #a;er janvi] #aiae et1 p>tir de ce mom5t1 l'action ,nord n'tait plus qu'une valeur indu/rielle comme une autre1 p>ticulirem5t expose1 en raison de la nature de son trafic1 subir l'influ5ce des crises conomiques1 a9si que le rapport des adm9i/rateurs le fait obs]v] presque t\s les ans4 ,il tait donc dj possible que1 durant les tr5te-c9q annes de vie qui re/ai5t la socit1 les cascades des c\rs fuss5t nombreuses4 ,le rseau ,nord-,belge contribuait rgulirem5t1 et dans une proportion de plus du ti]s1 grossir le divid5de4 ,si l'tat ,belge v5ait manife/] vis--vis de ce rseau priv les mmes exig5ces que l'tat franais1--ce qui p>at assez probable d'aprs bi5 des symptmes1--cette s\rce de rev5us p\rrait bi5 avoir s\ffrir4 ,la ,belgique1 elle aussi1 f]a une politique sociale int5se et elle annonce dj une rgie des *em9s de f]4 ,quant au tunnel s\s la ,man*e dont le p]cem5t e/ dcid en pr9cipe1 tant p> la ,france que p> l',anglet]re1 il apport]a c]ta9em5t au ,nord un lm5t de bnfices apprciable4 ,cep5dant il ne faudrait pas escompt] cet lm5t trop tt1 c> on e/ime qu'en mettant les *oses au mieux1 il s'c\l]a peut-tre une diza9e d'annes avant que le tunnel soit ouv]t au trafic4 ,on calculait1 t\j\rs avant la gu]re1 qu'en #aiej1 la f9 de la concession1 qu& t\tes les actions aurai5t t remb\rses #djj francs 7c> le pair des actions ,nord1 il ne faut pas l'oubli]1 n'e/ que de #djj francs71 la rp>tition de l'actif disponible1 7le matriel r\lant valu dire d'exp]ts ayant t repris p> l'tat71 laiss]ait une somme peu prs gale la valeur prs5te de l'action de j\issance1 qui tait alors d'environ #a4cjj francs4 ,inutile de dire que ce calcul r5f]mait un gr& nombre d'lm5ts d\teux et incontrlables4 ,bi5 des *oses p\vai5t *ang] et1 avec l'invasion allem&e et ses consqu5ces1 bi5 des *oses ont *ang en effet1 bi5 des hypo?ses ont t dm5ties1 bi5 des quilibres ont t rompus et d'autres le s]ont encore d'ici #aiej1 poque laquelle beauc\p d'hommes faits1 auj\rd'hui vivants1 ont *ance d'tre encore de ce monde1 o les jeunes enfants de la gnration la plus rc5te atte9dront la =ce de l'ge4 ,il y a l un po9t d'int]rogation qui doit se pos] aux pres de familles prvoyants4 ,il s]ait donc t\t fait inexact et dang]eux de class] l'action ,nord comme la seconde valeur du monde1 a9si que l'avait fait le public franais dans un conc\rs organis1 voil une qu9za9e d'annes1 p> un considrable organe f9anci]4 ,ce n'e/ peut-tre mme plus auj\rd'hui la mo9s mauvaise des actions de *em9s de f] franais4 ,on rpte volonti]s que1 jusqu'ici1 les p]sonnes qui l'ont a*ete dans les priodes de trs gr&e dpression n'ont pas eu s'en rep5tir3 il e/ impossible que ces rebondissem5ts1 auxquels on se fie1 n'ai5t pas un t]me4 ,la ,compagnie des ,*em9s de f] de ,p>is ,lyon et la ,mdit]rane1 comme celle du ,nord1 doit dsormais p\rvoir ses divid5des p> ses propres moy5s1 la g>antie d'intrt ayant expir le #a;er janvi] #aiae1 mo9s qu'une n\velle conv5tion n'int]vi5ne qui1 on peut en tre sr1 ne f]a pas un pont d'or aux actionnaires4 ,vu sur la c>te1 le rseau e/ spl5dide1 avec sa gr&e artre pr9cipale haut r5dem5t4 ,il convi5t aussi de t5ir compte du ret\r la ,france de l',alsace-,lorra9e et peut-tre de l'entre de la rive gau*e du ,rh9 dans notre sphre d'influ5ce conomique4 ,le ,lyon p\rra pr(it] de ce n\vel tat de *oses4 ,la gr&e faiblesse du ,p4-,l4-,m4 e/ l'normit mme de son rseau1 qui s'accrot sans rel*e4 ,c'e/ le gant des *em9s de f] franais et ses proportions colossales ne donn5t que plus de prise t\tes les aggravations de dp5ses et de *>ges4 ,son p]sonnel =me une arme4 ,et tel relvem5t de salaires1 qui cote quelques c5ta9es de mille francs au ,nord1 s'lve p\r lui1 d'un seul bond1 plusieurs millions4 ,de t\tes les ,compagnies1 celle de ,p>is-,lyon doit tre la plus s5sible la d\ble tre9te de la lgislation ouvrire et de la lgislation fiscale4 ,en outre1 les beso9s d'arg5t du ,p4-,l4-,m4 sont con/ants et gigantesques4 ,on n'en ap]oit pas la f91 c> les travaux neufs complm5taires excut] =m5t un programme imm5se4 ,t\t relvem5t du loy] de l'arg5t e/ donc p>ticulirem5t coteux au ,p4-,l4-,m41 dont les *>ges f9ancires ne cess5t de gr&ir et dont les obligations se plac5t un c\rs dj infrieur au c\rs des obligations des autres ,compagnies1 en raison de l'ext9ction de la g>antie1 de la plus longue dure de l'amortissem5t et de la l>geur des tran*es qui sont (f]tes au public4 ,enf91 il ne faut pas oubli] que le ,p4-,l4-,m4 atte9t trs vite la limite du p>tage des bnfices avec l'tat4 ,il lui e/ mme dj arriv de l'atte9dre4 ,la m>ge des bnfices v5tuels e/ donc trs troite1 en sorte que les circon/ances dfavorables l'emport5t de beauc\p sur les circon/ances favorables et il ne faudrait gure compt] sur celles-ci4 ,il s]ait mme bi5 h>di de promettre aux actionnaires qu'ils rev]ront jamais l'anci5 divid5de rs]v4 ,p\r le mom5t1 on ne peut dire qu'une *ose de la situation f9ancire du ,p4-,l4-,m41 c'e/ qu'elle e/ tragique4 ,a l'expiration de la concession 7dcembre #aieh71 t\tes les actions du ,lyon ayant t remb\rses #ejj francs et tant dev5ues des actions de j\issance1 que revi5drait-il *acune d'elles8 ,c'e/ ce qu'il s]ait bi5 av5tureux de v\loir prdire4 ,l'action de j\issance du ,p4-,l4-,m4 e/ e/ime auj\rd'hui en ,b\rse valoir peu prs #cej francs4 ,il e/ extrmem5t d\teux1 p\r ne pas dire plus1 que ces #cej francs se retr\v5t au #ca dcembre #aieh1 dans les div]s lm5ts d'actif qui app>ti5drai5t en propre la ,compagnie au mom5t o elle devrait remettre t\t son rseau l'tat4 ,en d'autres t]mes1 si une valeur de pre de famille ne doit comport] que la proportion d'alz la plus faible possible1 l'action ,p>is-,lyon-,mdit]rane n'app>at nullem5t comme ayant les c>actres qui sont requis p\r ces valeurs-l4 ,la ,compagnie des *em9s de f] de l',e/ a eu une hi/oire p>ticulirem5t intresssante4 ,la gu]re de #ahgj et le trait de ,franc=t avai5t failli ru9] le *em9 de f] de l',e/ et l'avai5t anmi longtemps p> l'amputation de la magnifique p>tie alsaci5ne de son rseau4 ,l',e/ tait mme probablem5t condamn vgt] tri/em5t jusqu' la f9 de ses j\rs1 l'poque o la revan*e semblait *imrique1 sans la mise en valeur du bass9 de ,briey1 qu'on a pu appel] le ,transvaal franais1 et qui a eu p\r consqu5ce la trans=mation de t\te une contre1 nagure agricole1 en rgion de haute activit indu/rielle4 ,le ret\r la ,france de l',alsace-,lorra9e promet aux *em9s de f] de l',e/ une n\velle prosprit4 ,mais recevront-ils de n\veau le rseau alsaci58 ,et quelles conditions8 ,a quel prix l'tat le rtrocd]ait-il la ,compagnie8 ,la ,compagnie tr\v]ait-elle1 dans la n\velle conv5tion qui s]ait signe1 une comp5sation aux dommages considrables que l'invasion lui a valus8 ,il faudrait connatre la rponse qui s]a faite ces que/ions avant de compt] sur un essor des divid5des4 ,l\rdem5t endett env]s l'tat1 l',e/ avait pu1 avant la gu]re1 en rec\rant l'emprunt1 remb\rs] sa dette de g>antie et1 p> l'effet de sa conv5tion de #aiaa1 dispos] de ses bnfices1 dans la limite troite1 t\tefois1 que n\s avons df9ie plus haut4 ,l'attribution obligatoire l'tat des deux ti]s des sommes qui dpass5t le divid5de rs]v re/re9t considrablem5t les possibilits d'augm5tation du rev5u4 ,on ne peut donc prvoir p\r celui-ci1 dans l'hypo?se la plus favorable1 que des accroissem5ts l5ts et mode/es1 s'il s'en produit4 ,la g>antie de l'tat1 assure l',e/ jusqu'en #aice1 con/itue p\r cette ,compagnie une assurance contre les risques insp>ables de l'indu/rie des *em9s de f] en ,france4 ,dans ces conditions1 l'action ,e/ semble p\voir prs5t] assez longtemps une c]ta9e /abilit4 ,l'acqureur se tromp]ait t\tefois en croyant faire =tune4 ,les c\rs actuels1 p\r un rev5u m9imum de #ce fr4 #ej1 ti5n5t dj compte des possibilits les plus heureuses4 ,t\t fait spcial e/ le cas des ,compagnies de l',orlans et du ,midi4 ,si elles tai5t des ,socits comme les autres et rduites leurs seules ress\rces1 ces ,compagnies aurai5t fait faillite depuis longtemps4 ,on a mme pu cra9dre que l'heure de cette faillite ne sonnt en #aiae4 ,mais un arrt du ,conseil d'tat1 mettant f9 une vieille qu]elle qui1 jadis1 a fait c\l] beauc\p d'encre1 et mme r5v]s des m9i/res1 e/ v5u assur] l',orlans et au ,midi1 sans qu'il subsi/e l'ombre d'un d\te1 le bnfice de la g>antie jusqu' la f9 des concessions 7respectivem5t #aief et #aifj74 ,le g\v]nem5t s'e/ incl94 ,s+ulire comb9aison1 on en convi5dra6 ,humiliante situation p\r l'tat1 de/9 subv5ir t\tes les insuffisances de deux ,compagnies prives et remplir le rle df9i p> le v]s de la comdie3 ,un oncle e/ un banqui] donn p> la nature4 ,quoi qu'il arrive1 l'actionnaire de l',orlans et celui du ,midi ont la c]titude de t\*]1 p5dant plus de qu>ante ans1 un divid5de m9imum1 plus le remb\rsem5t de l'action au pair de #ejj francs4 ,p> exemple qu'ils n'att5d5t ri5 de plus6 ,il e/ univ]sellem5t admis que ni l',orlans ni le ,midi ne p>vi5dront remb\rs] leur l\rde dette de g>antie qui se grossit sans rel*e des intrts arrirs#f4 ,t\t l'actif qui app>atra la f9 des concessions ne peut manqu] d'tre repris p> l'tat cranci] p\r le pay] de ses avances4 ,il e/ mme mo9s que c]ta9 que l'tat y retr\ve son compte4 #f ,l',orlans a p\rtant1 jadis1 t une compagnie extraord9airem5t prospre4 ,les actions ont mme t dd\bles1 en sorte que1 sur le pi$ du divid5de actuel de #ei francs1 une action primitive donn]ait #aah francs de rev5u4 ,mais les conv5tions de #ahhc ont trans=m du t\t au t\t l'exploitation de la ,compagnie qui1 sur*>ge de lignes dp\rvues de trafic rmunrateur1 e/ dev5u dficitaire4 ,la rglem5tation du travail1 des retraites1 etc444 a aggrav cette situation au mom5t o une lueur d'espoir se faisait j\r et o la ,compagnie comm5ait p\voir remb\rs] les avances de l'tat4 ,un placem5t en actions ,orlans ou ,midi doit donc tre considr comme un placem5t fonds p]dus p\r la somme qui sp>e le remb\rsem5t #ejj francs du c\rs actuel de ces valeurs4 ,en d'autres t]mes1 le capitali/e srieux qui possd]ait l'une ou l'autre de ces valeurs devrait song]1 p> des prlvem5ts sur son divid5de1 recon/itu]1 d'ici #aiff1 une somme d'environ #ejj francs p> action d',orlans et1 d'ici #aifj1 d'environ #cej francs p> action ,midi4 ,en vrit1 le jeu n'en vaut pas la *&elle4 ,et n\s voici enf9 en prs5ce du phnix des actions de *em9s de f] franais4 ,n\s v\lons p>l] de l'action de la ,compagnie des ,*em9s de f] de l',oue/ en liquidation1 l'anci5 ,oue/ ra*et1 auj\rd'hui ,oue/-tat4 ,les f9ances de l',oue/ tai5t dans une situation lam5table1 lorsque le g\v]nem5t1 en #aijh1 v9t tir] les actionnaires d'angoisses trop fondes en se *>geant d'adm9i/r] le rseau moy5nant le paiem5t de bonnes et copieuses annuits4 ,sans d\te1 ce mom5t-l1 l'tat devait g>antir le divid5de des actions jusqu'au #ca dcembre #aicd1 mais il le devait jusqu'en #aicd seulem5t1 t&is que le ra*at a eu p\r effet d't5dre cette g>antie jusqu' l'expiration de la concession1 soit v+t-deux annes plus t>d 7#aief74 ,or1 en #aijh1 t\t faisait prvoir 7et cette prvision se tr\v]ait s+ulirem5t r5=ce auj\rd'hui71 non seulem5t que la ,compagnie de l',oue/1 l'expiration de la g>antie1 ne s]ait plus en tat de di/ribu] le mo9dre divid5de ses actionnaires1 mais encore qu'elle s]ait expose ne pas suffire au s]vice de ses obligations4 ,dj1 malgr une svre conomie et une compression n]gique des dp5ses1 les insuffisances du produit net tai5t telles que la ,compagnie avait d s\v5t dem&] l'tat bi5 plus que les #aa #ejj #jjj francs ncessaires au paiem5t du divid5de m9imum4 ,ces appels la g>antie avai5t t si nombreux1 si rpts1 que la ,compagnie1 en #aijh1 se tr\vait avoir contract env]s l'tat une dette qui1 en pr9cipal et en intrts1 ne s'levait pas mo9s de #cej millions4 ,a gr&'pe9e c\v]te alors p> la valeur du matriel r\lant1 cette somme s]ait dj 7p> le jeu seul de l'intrt #d p4 #ajj7 bi5 dpasse auj\rd'hui et l'on peut e/im] qu'elle et trs probablem5t atte9t1 s9on dpass1 les environs d'un milli>d en #aicd4 ,l'av5ir de la ,compagnie tait dsespr4 ,le ra*at a dissip les al>mes des actionnaires4 ,d'un trait de plume1 il a pass condamnation sur les #cej millions de la dette de g>antie4 ,il a1 d'une manire indiscutable et df9itive1 mis la *>ge du ,trsor le s]vice des intrts et de l'amortissem5t des obligations et des actions4 ,et la bi5faisance du ra*at e/ mme alle encore plus lo94 ,non seulem5t les actionnaires sont assurs de recevoir jusqu'en #aief le divid5de m9imum 7#ch fr4 #ej74 ,non seulem5t le remb\rsem5t de leurs actions au pair de #ejj francs ne fait pas de d\te p\r eux4 ,mais encore1 plus favoriss que les actionnaires de t\tes les autres ,compagnies1 ils n'ont pas d'inquitudes concevoir au sujet de la prime au-dessus du pair 7#bjj francs environ7 que reprs5te normalem5t le c\rs de leurs titres4 ,ils n'ont pas se proccup] de la valeur de l'actif disponible au mom5t de la reprise du rseau p> l'tat4 ,ils sont disp5ss de song] amortir une p]te c]ta9e p> un prlvem5t sur le divid5de4 ,c>1 en leur laissant la proprit d'une rs]ve spciale con/itue aux temps trs anci5s o leur ,compagnie tait prospre1 et qui s'lve une qu>anta9e de millions 7soit #acj fr4 p> action71 le ra*at a t\t prvu4 ,les rev5us de cette rs]ve1 capitaliss jusqu'en #aief1 =m]ont la somme ncessaire p\r que *aque action reoive au m9imum1 la liquidation df9itive1 la valeur actuelle de l'action de j\issance#g4 ,il p>at mme probable1 d'aprs un article de la conv5tion de ra*at1 que1 lorsque les rs]ves accumules se s]ont tablies d'une manire durable au-dessus du *iffre primitif1 le surplus devi5dra immdiatem5t di/ribuable4 ,en p>eil cas1 *ose p>adoxale1 on v]rait l',oue/ ra*et1 jadis pr(ondm5t dficitaire et condamn la faillite1 accrotre son divid5de1 t&is que des ,compagnies anci5nem5t prospres1 comme le ,lyon1 aurai5t t obliges de re/re9dre s9on de supprim] le leur#h4 #g ,a ce propos n\s f]ons rem>qu] qu'il y a une diffr5ce con/ante1 qui dpasse s\v5t une c5ta9e de francs1 entre le c\rs de l'action de capital de l',oue/ et le c\rs de l'action de j\issance augm5t des #ejj francs du remb\rsem5t4 ,cette diffr5ce ti5t ce que celle-ci a droit au divid5de de #ba francs1 t&is que l'action de capital ne reoit1 en plus1 que les intrts #c #a_/b soit #ag fr4 #ej4 ,il en rsulte que l'action remb\rse #ejj francs en v]tu du tirage au sort vaut #ejj francs en numraire1 plus une action de j\issance 7il e/ facile de se r5dre compte p> la lecture du premi] tableau de ,b\rse v5u que la situation e/ la mme p\r les actions ,orlans74 ,en v5dant l'action de j\issance et en ra*etant avec le produit de cette v5te1 jo9t aux #ejj francs de capital remb\rs1 une n\velle action ,oue/1 l'actionnaire peut1 si la *ance aux tirages le favorise1 accrotre1 de temps autre1 le rev5u de son titre4 ,n\s avons t5u cit] cet exemple1 af9 de montr] que1 p\r le capitali/e att5tif1 bi5 des occasions se prs5t5t qui pass5t inap]ues p\r le capitali/e di/rait4 #h ,l'accroissem5t des droits de timbre et des div]s impts qui re/5t la *>ge de la ,socit civile qui a pris la place de l'anci5ne ,compagnie de l',oue/1 p\rrait cep5dant drang] les calculs tablis sur l'accumulation des intrts4 ,a cela prs1 la m?ode selon laquelle e/ adm9i/r ce patrimo9e commun des actionnaires p\rrait s]vir de modle4 ,a9si1 bi5 g>antie quant au rev5u1 bi5 g>antie quant au capital1 l'action ,oue/1 p> un extraord9aire r5v]sem5t des rles1 e/ dev5ue la premire des actions de *em9s de f] franais4 ,compltem5t dgage des s\cis croissants1 des risques et des inc]titudes que comporte l'adm9i/ration d'un gr& rseau1 l'action ,oue/ s'e/ trans=me p\r moiti en une crance directe sur l'tat franais4 ,p\r l'autre moiti1 cette action e/ la #cjj millime "p d'une ri*e ,socit de capitalisation4 ,a9si la politique du socialisme d'tat1 t\te nuisible qu'elle e/1 d'une manire gnrale1 aux =tunes prives1 aura c]ta9em5t1 dans ce cas1 sauv de la ru9e un lm5t des patrimo9es franais4 ,d'aprs un p>eil prcd5t1 n\s s]ions vivem5t t5t de =mul] cet axiome3 l'av5ir et le salut des compagnies de *em9s de f] franais sont dans le ra*at et ne sont que l4 ,mais1 en dpit des contrats1 les ra*ats futurs se f]ont-ils t\j\rs aussi correctem5t que s'e/ fait le ra*at de l',oue/8 ,si le ,p>lem5t et l'adm9i/ration v5ai5t1 t\t en t5dant le doma9e des monopoles1 p]dre la tradition b\rgeoise du respect de la proprit et des contrats1 ne plus se s\ci] de cons]v] l'tat la rputation d'honnte homme1 ne v]rait-on pas1 la procdure de ra*at1 se sub/itu] la procdure de d*ance8 ,dj le p>ti sociali/e v\lait1 en #aijh1 que la concession de la ,compagnie de l',oue/ ft purem5t et simplem5t rvoque4 ,il y a l un symptme ret5ir#i4 ,mme si l'on ne procde pas au ra*at1 la rvision des conv5tions de #ahhc1 dev5ue 9luctable depuis la gu]re1 apport]ait-elle aux actionnaires les g>anties qu'ils s\hait]ai5t8 ,il y a l bi5 des po9ts d'int]rogation4 #i ,m4 ,alb]t ,?omas1 membre influ5t et r5seign du gr\pe sociali/e p>lem5taire1 crivait dans son livre1 ,l'tat et les compagnies de *em9s de f] 7#aiad73 ,une audacieuse politique de nationalisation e/ indisp5sable p\r rs\dre t\s les problmes que rvolution indu/rielle ou sociale a poss et qui sont1 d'ores et dj1 reconnus insolubles s\s le rgime des conv5tions de #ahhc4 ,c'e/ n\s qui s\lignons les mots audacieuse politique de nationalisation4 ,la "q e/ de savoir si cette audace qui1 p> le ra*at de l',oue/1 s'e/ applique aux f9ances de l'tat et a bnfici aux actionnaires1 n'aurait pas t5dance impos] aux actionnaires des sacrifices que l'tat ne s]ait pas en mesure de support] indf9im5t4 ,p\r le mom5t1 aprs avoir si gravem5t effray les classes possdantes1 les ra*ats sont plus ju/em5t apprcis4 ,on a pu s'en ap]cevoir p> l'exemple des *em9s de f] algri5s et l'on a pu assi/]1 en #aiad1 une hausse immdiate des actions ,bne-,guelma1 la seule n\velle que ce rseau tait ra*et p> l',algrie4 ,antrieurem5t1 en #aijh1 le rseau de l',e/-,algri5 avait dj t incorpor au rseau d'tat4 ,mais la conv5tion amiable conclue avec la ,compagnie de l',oue/1 ayant1 cette poque1 t l'objet des critiques du p>ti sociali/e1 l'adm9i/ration a prfr ne pas s'expos] aux mmes repro*es p\r l',e/-,algri5 et att5dre le jugem5t de la juridiction cont5tieuse4 ,la ,compagnie a int]jet appel auprs du ,conseil d'tat de l'arrt r5du p> le conseil de prfecture de ,con/ant9e et les actionnaires ne sont pas encore 7en #aiai7 fixs sur le sort qui leur s]a fait4 ,l'expri5ce1 notre avis1 s]a intressante et susceptible de donn] aux capitali/es une indication df9itive sur ce qu'il faut att5dre des expropriations p> ra*at4 ,d'ores et dj1 il e/ c]ta9 que le divid5de de tr5te francs g>anti p> l'tat aux actions de l',e/-,algri5 leur demeur]a acquis4 ,l'adm9i/ration ne l'a mme pas conte/ et1 depuis qu'elle a pris possession du rseau1 elle paye *aque anne la ,compagnie une annuit suffisante p\r subv5ir au s]vice des obligations et la di/ribution du divid5de ord9aire4 ,mais la ,compagnie prt5d avoir droit des annuits plus =tes et rclame l'tat1 p\r *aque anne re/ant c\rir jusqu' la f9 de la concession 7#aigh7 une somme suprieure de #gee #jjj francs celle que l'tat cons5t spontanm5t lui v]s]4 ,si la ,compagnie avait ga9 de cause sur l'ensemble ou seulem5t sur une p>tie de ses rev5dications1 le ra*at de l',e/-,algri5 vu le nombre relativem5t peu lev des actions 7#ej #jjj71 p\rrait avoir p\r effet d'accrotre le rev5u des actionnaires dans une proportion qui ne s]ait pas ngligeable1 tant donn la lgret du titre4 ,c'e/ a9si que c]ta9es p]sonnes prt5d5t que si la ,compagnie de l',oue/1 au lieu de s'ent5dre l'amiable avec l'tat1 s'tait prs5te devant les tribunaux adm9i/ratifs1 elle et obt5u des conditions encore bi5 plus favorables que celles qui lui ont t reconnues p> le compromis4 ,quoi qu'il en soit1 on admet assez gnralem5t que les actionnaires de l',e/-,algri5 cons]v]ont au mo9s la proprit d'une rs]ve qui reprs5te peu prs #gj francs p> action4 ,ils se tr\v]ai5t alors sur le mme pi$ que les actionnaires de l',oue/ et n'aurai5t plus cra9dre de p]dre la diffr5ce entre le c\rs de l'action 7#eej francs environ1 aprs avoir t de plus de #gjj nagure7 et le remb\rsem5t #ejj francs4 ,on a pu rem>qu] depuis quelque temps le zle avec lequel c]ta9s capitali/es re*]*ai5t les actions de j\issance de l',e/-,algri5 et du ,bne-,guelma4 ,ces petits titres1 qui1 p\r le mom5t1 ne produis5t aucun rev5u1 ne sont mme pas cots en ,b\rse1 et c]ta9s banqui]s1 outills p\r ce g5re de ngociations1 se *>g5t seuls de mettre en rapport les v5deurs et les a*eteurs4 ,ces capitali/es ont sans d\te des raisons de p5s] qu'une spculation sur les deux ra*ats1 l'aide de titres d'un prix de revi5t presque insignifiant1 p\rrait ne pas tre maladroite4 ,voil un exemple qui e/ encore1 notre avis1 trs in/ructif4 ,c> il montre que le capital peut tr\v]1 dans les circon/ances cres p> l'volution v]s le socialisme d'tat1 des occasions imprvues de comp5s] des p]tes ou des dommages subis p> ailleurs4 ,qui sait si1 dans l'av5ir1 d'autres occasions1 auj\rd'hui ins\ponnables1 ne surgiront pas d'une mtamorphose encore plus t5due de l'organisation conomique et sociale sur laquelle n\s avons t acc\tums n\s repos]8 ,aux p]sonnes les plus pessimi/es et les plus disposes croire une dissolution irrp>able des anci5s lm5ts qui composai5t les patrimo9es1 n\s montrons1 au milieu d'une catgorie de valeurs visiblem5t fatigues1 vieillies1 ayant produit t\t ce qu'elles p\vai5t produire1 les cas inatt5dus de relvem5t et de gurison que prs5t5t les actions de l',oue/ et les actions des *em9s de f] algri5s4 ,la ,compagnie du ,bne-,guelma1 s\lage de son rseau d',algrie1 g>d]a l'exploitation d'un rseau tunisi5 sur la valeur et l'av5ir duquel il e/1 p\r le mom5t1 difficile de se prononc]4 ,il ne subsi/e plus en ,algrie qu'une seule ,compagnie prive1 celle de l',oue/-,algri51 qui s]a sans d\te1 un j\r ou l'autre1 ratta*e aux *em9s de f] unifis de l'tat4 ,cette opration p>at ret>de p> le fait que l',oue/-,algri51 compagnie prive1 peut t5dre ses lignes v]s le ,m>oc sans s\lev] de difficults1 hi] diplomatiques1 auj\rd'hui adm9i/ratives4 ,si le ra*at de cette compagnie v5ait p>atre l'horizon1 le capitali/e f]ait peut-tre bi5 de s'y port]4 ,c> c]ta9es prcautions de la ,compagnie1 7notamm5t une annulation d'une p>tie de ses actions71 p]mett5t de p5s] qu'elle s'e/ prp>e cette v5tualit et s'e/ mise en bonne po/ure4 ,n\s arrtons ici cet exam5 des actions des *em9s de f] franais1 sur lesquelles n\s avons p>ticulirem5t insi/ en raison du dang] qui les m5ace1 de la place qu'elles occup5t dans les patrimo9es franais et des inquitudes qu'elles doiv5t inspir] aux porteurs4 ,n\s n'aj\t]ons qu'un mot3 si telles sont les conditions d'inscurit dans lesquelles les gr&s rseaux cont9u5t leur exploitation1 que dire des *em9s de f] secondaires1 des lignes d'intrt local1 etc4448 ,ces socits1 avec leurs faibles recettes1 ne peuv5t manqu] d'tre crases p> la hausse des matires premires et p> les lois qui rglem5t5t le travail1 les salaires1 les retraites1 etc444 ,aprs tant d'exemples malheureux ou dc\rageants1 on se dem&e comm5t ces ,compagnies tr\v5t encore des actionnaires1 et il e/ probable qu'elles en tr\v]ont de plus en plus difficilem5t4 ,pas plus que les ponts ou que les r\tes1 les *em9s de f] de l'av5ir ne s]ont sans d\te des entreprises prives4 ,,*apitre ,,ix ,,les ,,actions ,,des ,,*em9s ,,de ,,f] ,,trang]s ,la plus gr&e p>tie des bonnes lignes d',europe con/itue des exploitations directes d'tat4--,les ,compagnies qui exi/5t encore sont dans une situation vois9e de celle des *em9s de f] franais4--,un mot al>mant de ,m4 ,lloyd ,george4--,le cas de la ,compagnie du ,sud de l',autri*e3 comm5t un *em9 de f] e/ conduit la ru9e4--,crise grave des *em9s de f] amrica9s avant la gu]re europenne3 p\rquoi cette crise m5ace de se reprs5t] et d'tre durable4--,le kra* des *em9s de f] exotiques4--,conclusion3 les actions de *em9s de f] sont le type de la valeur mobilire qui meurt4 ,les tats europens ont1 en gr& nombre1 au c\rs de ces v+t-c9q ou tr5te d]nires annes1 ra*et leurs *em9s de f]1 qu'ils exploit5t directem5t4 ,c'e/ l'indication trs nette d'une t5dance gnrale enlev] aux *em9s de f] le c>actre d'entreprises comm]ciales p\r les trans=m] en s]vices publics4 ,cette t5dance devant avoir p\r effet de rduire progressivem5t jusqu' zro le bnfice des rseaux1 on compr5dra ds lors que1 l'trang] comme en ,france1 les actionnaires de ces compagnies soi5t exposs de dsagrables surprises et c\r5t gnralem5t des risques sans proportion avec les *ances non seulem5t d'accrotre1 mais mme de cons]v] leur rev5u et leur capital4 ,n\s allons pass] en revue les pr9cipales valeurs de *em9s de f] trang]s auxquelles le public franais e/ intress ou susceptible de s'intress]4 ,depuis les premires annes du ,x,xe sicle1 le mme phnomne se rem>quait p\r presque t\tes1 en ,amrique comme en ,europe3 augm5tation du coeffici5t d'exploitation1 dcroissance du produit net1 +r5ce cont9ue et ru9euse de l'tat dans l'adm9i/ration et les s]vices1 *]t croissante de la ma9-d'oeuvre et des matires premires1 amlioration sans cesse plus coteuse des traitem5ts1 salaires et retraites1 etc444 ,a9si se volatilis5t t\s les bnfices4 ,et il va sans dire1 non seulem5t que ces causes subsi/]ont aprs la gu]re1 mais encore qu'elles s]ont aggraves4 ,en sorte que le droit d'exploit] les rseaux de voies f]res comm5ce app>atre comme une *>ge beauc\p plus que comme une s\rce de pr(its1 a9si qu'on va p\voir s'en r5dre compte l'aide de ce docum5t curieux4 ,au mois de fvri] #aijh1 un membre de la ,*ambre des ,communes ayant prs5t un ordre du j\r favorable au ra*at des *em9s de f] anglais1 le prsid5t du ,bo>d ( trade fit un expos de la situation des ,compagnies1 dont n\s t5ons reproduire l'ess5tiel1 rsum d'aprs un compte r5du de son disc\rs3 ,le m9i/re a eu so9 de faire ressortir dans quelles conditions onreuses les compagnies elles-mmes ont travaill]4 ,mises ranon ds le db1 du *ef des expropriations que rclamai5t les tracs1 on les sollicite auj\rd'hui de t\tes p>ts4 ,on rclame d'elles la majoration des salaires du p]sonnel1 le racc\rcissem5t des heures de travail1 la multiplication des tra9s ouvri]s3 t\t cela sans se dem&] si1 entreprises comm]ciales1 t\s ces sacrifices jo9ts l'abaissem5t des t>ifs1 aux facilits sans cesse exiges1 leur p]mettrai5t de ralis] ou non un bnfice raisonnable4 ,en voil assez1 p5sons-n\s1 p\r dt\rn] les capitali/es franais de s'intress] aux *em9s de f] anglais1 s'ils v5ai5t en concevoir l'ide1 surt\t lorsque l'on saura que l'orateur qui traait1 en #aijh1 cette sombre pe9ture1 n'tait autre que ,m4 ,lloyd ,george1 m9i/re dont les ides sociali/es p>aissai5t alors effrayantes et qui n'e/ plus auj\rd'hui qu'un cons]vateur1 tant il a t dpass4 ,ces p>oles de ,m4 ,lloyd ,george n\s invit5t mme n\s dem&] si les tats contempora9s n'aurai5t pas1 en matire de *em9s de f]1 une secrte incl9ation laiss] les ,compagnies aux prises avec une situation difficile jusqu'au mom5t o ces ,compagnies1 m5aces de faillite1 s]ai5t disposes se laiss] ra*et] vil prix4 ,c'e/1 d'ailleurs1 la politique qu'avait suivie le dfunt g\v]nem5t au/ro-hongrois vis--vis d'une ,compagnie dans laquelle1 p> malheur1 les capitali/es franais sont engags trs gravem5t1 et qui a pr\v t\tes sortes de vicissitudes au c\rs de son exi/5ce1 longue d'une soixanta9e d'annes dj environ4 ,l'hi/oire des *em9s de f] du sud de l',autri*e1 appels encore ,*em9s ,lomb>ds1 e/ un exemple frappant de la manire dont une gr&e entreprise1 j\issant l'orig9e de t\tes les app>5ces de la sant et de la prosprit1 peut se tr\v] ins5siblem5t conduite la ru9e4 ,le g\v]nem5t de la mon>*ie autri*i5ne1 en #aijh1 avait ra*et la ,compagnie des *em9s de f] dits ,autri*i5s qui exploitai5t les rseaux du ,nord et l'on p\vait p5s] qu'il ne t>d]ait pas t5dre cette opration au rseau du ,sud4 ,soit dit en passant1 et en vrification de nos obs]vations du prcd5t *apitre1 le ra*at avait t une excell5te affaire p\r les actionnaires des *em9s autri*i5s du ,nord4 ,leur divid5de1 fix une fois p\r t\tes1 tait avantageux1 s\/rait t\t ala1 et mme susceptible de lgres augm5tations4 ,il avait t en #aiad suprieur d'un qu>t ce qu'il tait en #aijd4 ,et les c\rs de l'action1 avant la gu]re1 tmoignai5t du cont5tem5t que le ra*at avait caus aux porteurs4 ,mais que devi5dront ces titres dans l'effondrem5t de la mon>*ie des ,habsb\rg et la banqu]\te qui m5ace l',autri*e8 ,c'e/ une bi5 sombre int]rogation4 ,quant aux *em9s lomb>ds1 l'tat autri*i5 n'avait pas song une m9ute leur (frir le ra*at4 ,c'e/ que dj1 en #aijh1 leurs affaires comm5ai5t all] mal4 ,depuis sept ans1 ni intrt ni divid5de n'avai5t t di/ribus aux actions4 ,l'amortissem5t des obligations v5ait d'tre susp5du et la compagnie1 qui ne t5ait dj plus t\s ses engagem5ts1 tait sur le *em9 qui mne la faillite4 ,lo9 de la dlivr] de ces s\cis p> un ra*at qui eut t un acte de *>it semblable ce qu'a t *ez n\s le ra*at de l',oue/1 l'adm9i/ration autri*i5ne voyait avec plaisir la situation de la ,compagnie s'aggrav]1 et se plaisait mme lui impos] des dp5ses n\velles4 ,enf91 en #aiad1 la ,compagnie tant au bord de l'abme1 l'tat avait cons5ti int]v5ir4 ,mais dans quelles conditions6 ,n\s p>l]ons plus lo9 des sacrifices considrables qui ont t imposs aux obligataires des *em9s lomb>ds sans que1 n\s le v]rons1 ceux-ci ai5t la f]me assurance que de n\veaux sacrifices ne devront pas leur tre dem&s quelque j\r1 ce que fait cra9dre plus encore la tri/e situation f9ancire de l',autri*e aprs la gu]re4 ,quant aux actions1 elles n'ont plus ri5 espr] et elles ne cons]v5t un semblant de valeur que p> la =ce de l'habitude1 et la puissance de l'illusion4 ,*ose trs rem>quable1 le rseau du sud de l',autri*e n'tait nullem5t improductif4 ,c'tait mme un assez beau rseau1 sur c]ta9es p>ties duquel le trafic tait int5se4 ,la recette kilomtrique en tait suprieure la moy5ne de beauc\p de *em9s de f] qui ralis5t des bnfices4 ,mais il e/ cras p> le poids de sa dette4 ,ayant p]du ses lignes de ,lomb>die aprs la gu]re de #ahei1 ses lignes de ,vntie aprs la gu]re de #ahff1 il n'avait reu du g\v]nem5t itali5 que des indemnits insuffisantes s\s =me d'annuits4 ,d'autre "p1 l'imm5se majorit des actions et des obligations se tr\vant aux ma9s d'trang]s1 le g\v]nem5t au/ro-hongrois ne s'tait s5ti t5u aucune espce d'g>ds env]s la compagnie et semblait mme1 au contraire1 s'tre appliqu lui dem&] des sacrifices plus l\rds et la trait] avec plus de svrit que les autres4 ,il y a l une leon qui ne doit pas tre p]due4 ,et1 sur ce po9t1 n\s r5v]rons le lecteur ce que n\s avons dit prcdemm5t propos des dang]s auxquels la t5dance croissante des g\v]nem5ts au nationalisme conomique expose les capitaux exports dans les entreprises trangres4 99 99 99 ,en ,espagne1 les *em9s de f] se tr\v5t encore s\s le rgime des concessions1 qui date de l'orig9e des compagnies4 ,a la suite d'une longue priode o elles app>ur5t comme besogneuses et condamnes vgt]1 les compagnies espagnoles tai5t p>v5ues depuis quelques annes une prosprit relative4 ,ce phnomne semble contr$ire la rgle d'aprs laquelle les *em9s de f] sont de/9s tre de plus en plus difficilem5t rmunrateurs4 ,cette exception s'explique p> le fait que l',espagne a eu un dveloppem5t conomique p>ticulirem5t t>dif et qu'elle comm5ce seulem5t entr] dans l're de l'activit indu/rielle4 ,mais surt\t1 en mme temps que le trafic s'accroissait sur les rseaux pr9cipaux1 le *ange baissait peu peu4 ,en sorte que les paiem5ts en or que les compagnies se sont engages faire au dehors p\r le s]vice de leur dette1 aprs avoir t une *>ge crasante1 sont dev5us mo9s coteux d'anne en anne4 ,c'e/ a9si que la ,compagnie du ,nord de l',espagne avait pu1 aprs une longue susp5sion1 recomm5c] la di/ribution de ses divid5des et la ,compagnie de ,madrid-,s>agosse accrotre les si5s4 ,les p]sonnes qui se t5ai5t au c\rant du relvem5t de la pn9sule n'ont pas manqu de pr(it] de l'occasion qui s'(frait4 ,les actions ,nord de l',espagne1 valai5t1 il y a une diza9e d'annes1 #aej francs environ1 lorsque le *ange tait au c\rs dplorable de #dj p4 #ajj1 c'e/--dire lorsqu'il fallait donn] #adj picettes p\r obt5ir #ajj fr4 ,a la veille de la gu]re1 le *ange tait desc5du #d p4 #ajj seulem5t et les mmes actions valai5t1 ou peu s'en faut1 #dej francs4 ,peu de m\vem5ts de hausse auront t aussi ma?matiquem5t faciles prvoir que celui-l4 ,mais1 l'amlioration f9ancire due au *ange n'a pas suffi longtemps conjur] le flot montant des dp5ses4 ,les *em9s de f] espagnols n'ont plus devant eux que de trs troites p]spectives1 si mme ils n'(fr5t pas plus de *ance de rtrograd] que de ma9t5ir leurs c\rs4 ,p\r eux comme p\r les *em9s de f] du monde enti]1 les dp5ses ont gr&i inf9im5t plus que les recettes4 ,la rduction du produit net p\r les *em9s de f] espagnols a comm5c et t\t fait entrevoir qu'elle ira en s'acc5tuant p\r les mmes raisons qu'ailleurs3 relvem5t des salaires1 ad\cissem5t des conditions du travail1 etc444 ,la *]t du *>bon et des matires premires e/ aussi un phnomne qui ne cess]a pas de si tt4 ,les actions des ,*em9s de f] portugais avai5t suivi1 quoique d'assez lo91 le ret\r de =tune des *em9s de f] espagnols4 ,mais les mmes apprh5sions doiv5t tre conues au sujet de l'av5ir de ces valeurs4 ,le ,portugal1 s\s la mon>*ie p>lem5taire1 se tr\vait1 selon les propres p>oles du roi don ,c>los1 dans le g*is4 ,il n'app>at pas que la ,rpublique l'en ait tir4 ,assez d'autres occasions vont s'(frir aux dt5teurs de capitaux p\r que1 de longtemps1 ils ne soi5t pas exposs la sduction de s'engag] dans les entreprises portugaises4 ,en ,italie1 les *em9s de f] dits ,mridionaux1 ra*ets depuis quelques annes1 n\s donn5t l'exemple d'un ra*at dont les actionnaires n'ont pas eu se flicit] beauc\p4 ,c'e/1 d'abord1 que l'tat itali51 excell5t df5seur de ses intrts et depuis longtemps pntr des conceptions du nationalisme conomique1 e/ assez c\tumi] des oprations lon9es4 ,dans ses rapports avec les socits f9ancires1 il sait df5dre ses droits et impos] le fait du pr9ce4 ,aussi le ra*at des ,mridionaux n'a-t-il pas t un ra*at de magnific5ce comme le ra*at de l',oue/ franais4 ,en outre1 les adm9i/rateurs de cette compagnie ont employ les lm5ts d'actif re/s proprit des actionnaires div]ses entreprises plus ou mo9s heureuses4 ,l'action des ,mridionaux e/ a9si dev5ue p\r p>tie une valeur indu/rielle reposant sur des affaires mal df9ies et qui n'ont aucun rapport avec l'exploitation des *em9s de f]4 ,ce sont de ces surprises dsagrables comme l'actionnaire1 s'il n'e/ pas trs dilig5t et ne suit pas de prs les faits et ge/es des conseils d'adm9i/ration1 e/ expos en pr\v] s\v5t4 ,il ne subsi/e plus1 dans les autres pays d',europe1 qu'un trs petit nombre de compagnies de *em9s de f]1 les rseaux1 du mo9s les plus importants1 tant presque t\s exploits directem5t p> l'tat4 ,s'il se prs5te quelques exceptions1 c'e/1 p> exemple1 en ,turquie4 ,l'av5ir que la paix rs]v]a ce pays e/ d\teux et la rs]ve s'impose4 ,seuls1 des capitali/es trs bi5 r5seigns sur les affaires d',ori5t p\rront se port] sur ces valeurs4 ,n\s ne p>lons que p\r mmoire de la ,russie dont les entreprises sont rayes p\r longtemps de la li/e des vivants4 ,ce qu'il ne faut pas p]dre de vue1 en t\t cas1 c'e/ que les valeurs trangres p\r lesquelles1 au milieu d'un ret5tissant conc]t de publicit1 le public franais se voit sollicit l'improvi/e1 ont presque t\j\rs enri*i depuis longtemps leurs dt5teurs primitifs qui *]*5t ralis] leurs bnfices sur un autre m>*1 aux dp5s de dupes mal r5seignes4 ,cette hi/oire e/ prcism5t celle de l'introduction des valeurs de *em9s de f] amrica9s en ,france4 ,au mois de janvi] #aiaa1 l'action ,at*ison1 ,topeka et ,santa-,f valait ,new-,york environ c5t doll>s1 un peu plus de #ejj francs4 ,le titre n'(frait plus d'ailleurs1 ce mom5t-l1 de p]spectives trs sduisantes4 ,il v5ait d'assez lo9 et les amliorations obt5ues dans l'exploitation du rseau n'tai5t plus gure susceptibles de dveloppem5t1 comme la suite l'a d'ailleurs pr\v4 ,cep5dant la hausse cont9ua sur ces titres jusqu'au mois de ju9 #aiaa1 date laquelle les actions ,at*ison fur5t introduites sur le m>* franais au prix excessif de #fje francs4 ,les metteurs amrica9s n'avai5t pas fait une mauvaise opration4 ,l'affaire tait mo9s belle p\r les porteurs franais4 ,il e/ ju/e de dire 7ce qui n'te ri5 la morale de cette hi/oire7 que1 p5dant la gu]re1 l'action ,at*ison a retr\v et mme dpass1 grce au bnfice du *ange amrica91 son c\rs d'mission1 t&is qu'en #aiad1 elle ne valait plus gure que #ejj francs1 c'e/--dire ce qu'elle valait en ,amrique qu& le pro*a9 lancem5t sur le m>* de ,p>is n'tait encore le secret que d'un petit nombre d'initis4 ,les *em9s de f] amrica9s s\ffr5t d'ailleurs des mmes maux que les *em9s de f] europens4 ,le temps n'e/ plus o la libre ,amrique app>aissait comme une sorte de p>adis des gr&es affaires1 o t\tes les manife/ations de l'activit huma9e p\vai5t se dploy] l'abri de l'int]v5tion de l'tat1 sans connatre d'autres lois que celles de la concurr5ce4 ,les compagnies amrica9es1 aprs avoir connu les inconvni5ts du rgime de la lib]t absolue1 qui a multipli les lignes rivales et inutiles1 oblig les anci5nes socits ra*et] trs *] les rseaux concurr5ts1 sont troitem5t s\mises auj\rd'hui au contrle de l'tat4 ,quoique propritaires1 et non concessionnaires de leurs rseaux1 ces compagnies dp5d5t autant que les ntres des p\voirs publics4 ,elles ne sont plus matresses de leurs t>ifs depuis #aijf1 date laquelle l',int]/ate ,comm]ce ,commission1 qui reprs5te le g\v]nem5t fdral1 a t inve/ie du droit de les fix]4 ,accroissem5t des impts1 exig5ces du lgislateur1 relvem5t des salaires p> pression syndicale s9on p> le moy5 des grves1 les compagnies amrica9es prs5t5t exactem5t t\s les g5res de fissures p> lesquelles s'c\l5t les bnfices des *em9s de f] dans les autres pays4 ,jusqu' ces d]nires annes1 les actions des *em9s de f] amrica9s app>aissai5t comme des valeurs au plus haut degr spculatives1 qui obissai5t t\tes les fluctuations de la prosprit amrica9e1 et d\es p> l mme d'une la/icit considrable4 ,ces conditions ont bi5 *ang4 ,les crises indu/rielles1 qui (fr5t des ret\rs priodiques en ,amrique comme ailleurs1 mais plus p>ticulirem5t m>qus en ,amrique qu'ailleurs1 cont9u5t bi5 d'influ] sur leurs bnfices4 ,mais l'accroissem5t incessant des *>ges pse sur les compagnies d'une faon bi5 plus grave1 p>ce qu'elle e/ p]man5te4 ,les *em9s de f] amrica9s1 comme les ntres1 accroiss5t t\s les ans leur dette4 ,leur produit net s'abaisse1 et nombreuses 7on en comptait quatorze du #a;er janvi] #aiac f9 ju9 #aiad7 ont t celles qui ont susp5du ou dim9u leurs rp>titions4 ,on a calcul que1 de #aijf #aiad1 la valeur en ,b\rse des titres des *em9s de f] des tats-,unis 7actions et obligations7 avait baiss de la somme =midable de trois milli>ds de doll>s1 c'e/--dire de qu9ze milli>ds de francs4 ,la crise f9ancire univ]selle de l'anne #aiac avait videmm5t contribu port] cette dpression son po9t le plus bas4 ,mais1 en dpit de la prosprit que la gu]re europenne a value aux tats-,unis1 il ne faudrait pas compt]1 p\r l'av5ir1 sur une reprise durable4 ,la politique du g\v]nem5t fdral1 en matire de *em9s de f]1 semble consi/] 7selon les t]mes d'un rapport trs intressant de ,m4 ,h4 de ,sa9t-,laur5t1 consul de ,france ,*icago7 procd] une e/imation de la valeur des rseaux et accord] un rev5u moy5 d'environ #e p4 #ajj au capital reconnu p> la ,commission comme ayant t rellem5t inve/i dans les rseaux4 ,ce s]ait en somme un ra*at dissimul1 mais la suite d'valuations dont le rsultat semble extrmem5t peu rassurant p\r les actionnaires1 si l'on ti5t compte de l'ori5tation du g\v]nem5t fdral4 tant donn ces m5aces2 tant donn l'imm5se v>it des compagnies de *em9s de f] amrica9s1 la complexit de leur organisation f9ancire1 l'normit et l'en*evtrem5t des rseaux1 qui prt5t le flanc t\tes les surprises1 il faut conclure que le capitali/e europen qui se r5d acqureur d'actions de cette nature opre dans l'inconnu et j\e une espce de jeu qui ressembl]ait beauc\p celui de la r\lette ou du bacc>a1 s'il y avait *ance d'y gagn]4 ,deux actions de *em9s de f] du cont95t amrica91 auxquels le public franais s'e/ tr\v intress1 auront t\tefois1 en ces d]nires annes1 donn de la satisfaction aux porteurs4 ,ces deux cas s'expliqu5t p> des causes exceptionnelles4 ,le ,canadian ,pacific n'e/ pas seulem5t un *em9 de f]2 c'e/ un gr& propritaire fonci] dans un pays neuf qui vi5t de pass] p> une phase de dveloppem5t magnifique4 ,les bnfices rp>tis aux actionnaires provi5n5t en ralit de bnfices raliss sur les v5tes de t]ra9s1 c> les recettes de l'exploitation elle-mme sont de plus ronges p> les dp5ses4 ,ces bnfices sont et re/]ont considrables tant que la population du ,canada s'accrotra et ils sont de/9s v>i] avec le m\vem5t de la population dans ce pays4 ,d'ailleurs1 le doma9e t]ritorial de la ,compagnie1 p\r une "p urba91 re/e un des plus va/es qui app>ti5n5t dans le monde une socit prive 7environ sept ou huit dp>tem5ts franais74 ,il n'en e/ pas mo9s de/9 s'puis] un j\r4 ,en outre1 il n'*appe pas aux obs]vateurs que le ,canadian ,pacific fait t\s les ans appel au crdit p\r des sommes considrables et ne cesse d'accrotre ses *>ges4 ,il s]ait donc imprud5t de s'att5dre des plus-values illimites4 ,une autre valeur de *em9s de f] a donn aussi quelque satisfaction3 l'action des *em9s de f] de ,santa-,f1 dans la ,rpublique arg5t9e4 ,mais il s'agit l d'un cas de sauvetage plutt que d'autre *ose4 ,aprs avoir subi div]s accid5ts1 tre arrive au bord de la faillite et avoir t contra9te de dem&] un concordat1 cette socit1 adm9i/re p> des ma9s plus habiles1 a russi se relev]4 ,en ralit1 la prosprit en e/ t\te relative et ce n'e/ que p> comp>aison avec la dtresse antrieure de la ,compagnie qu'il e/ possible de p>l] de la bonne situation des *em9s de f] de ,santa-,f4 ,la m>ge des bnfices re/e trs troite et la m]ci des crises conomiques1 de l'tat des rcoltes et mme des intempries4 ,la vrit e/ que1 presque t\j\rs1 les capitaux engags dans les *em9s de f] des pays neufs ou exotiques doiv5t tre considrs comme dang]eusem5t av5turs4 ,c'e/ une vrit dont l'p>gne franaise a fait1 au ,brsil et ailleurs1 une cruelle expri5ce4 ,les *em9s de f] ne peuv5t tre productifs que dans les pays o la population e/ d5se1 la ri*esse /able1 le comm]ce et l'indu/rie dvelopps4 ,or ces pays-l sont presque t\s p>v5us un tat politique et social qui e/ ess5tiellem5t dfavorable l'exploitation des voies f]res p> des socits prives4 ,n\s voyons des pays comme les tats-,unis1 qui ignorai5t nagure le rgime de l'tatisme1 s'y a*em9]4 ,il faut1 dans ces conditions1 conclure avec la plus gr&e nettet que les actions de *em9s de f] sont dev5ues univ]sellem5t des valeurs dang]euses1 alatoires et1 mme p\r les meilleures1 dp\rvues d'av5ir4 ,en sorte qu'il convi5t aux capitali/es prud5ts de les vit] ou de n'en plus sur*>g] leurs portefeuilles comme ont pu le faire1 soit impunm5t soit mme avec pr(it1 les deux gnrations qui ont prcd la gnration actuelle4 ,les actions des *em9s de f] sont1 de t\s les lm5ts des =tunes mod]nes1 celui qui aura le plus rapidem5t vieilli4 ,y re/] aveuglm5t fidle1 p> esprit de tradition familiale ou p> habitude p]sonnelle1 s]ait s'expos] la ru9e de gaiet de coeur4 ,c'e/ surt\t des patrimo9es qu'il e/ vrai de dire qu'ils ne se baign5t ni ne se rafra*iss5t deux fois dans le mme fleuve4 ,,*apitre ,x ,,les ,,obligations ,,des ,,*em9s ,,de ,,f] ,,fran,,ais ,,et ,,trang]s ,conditions auxquelles ces obligations peuv5t attir] des placem5ts srieux4--,une g>antie d'un gr& tat solvable e/ presque t\j\rs ncessaire4--,exemple des obligations des gr&es ,compagnies franaises4--,avantages respectifs de ces div]ses catgories d'obligations4--,des obligations de bonne app>5ce qui auront fait subir de l\rdes p]tes aux =tunes3 les obligations lomb>des4--,autre expri5ce pnible3 les obligations des *em9s de f] amrica9s4--claircissem5ts sur la valeur de ces titres4--,quels sont ceux dont les porteurs ont eu se flicit]8--,gages et remb\rsem5ts des obligations amrica9es4--,il convi5t de se dt\rn] des obligations de *em9s de f] exotiques4--,de quelques piges dont le public n'e/ pas assez av]ti4 ,autant les placem5ts en actions de *em9s de f] doiv5t tre c>ts p\r les raisons que n\s avons dites1 autant au contraire les obligations peuv5t tre re*]*es1 du mo9s c]ta9es conditions que n\s allons df9ir et moy5nant lesquelles le sort des obligations peut dev5ir nettem5t di/9ct de celui des actions4 ,tel e/ trs c]ta9em5t le cas p\r les obligations des *em9s de f] franais4 ,n\s avons vu1 en effet1 que1 sur les six gr&s rseaux1 il en e/ trois 7,oue/1 ,orlans1 ,midi7 qui j\iss5t d'une g>antie ple9e et entire de l'tat jusqu' la f9 des concessions4 ,l'intrt et l'amortissem5t des obligations de ces compagnies sont donc assurs sans condition et sans discussion4 ,ce sont t\t simplem5t des crances sur l'tat franais et qui suivront le sort des f9ances de l'tat4 ,les trois autres compagnies1 celles de l',e/1 du ,nord et du ,p>is-,lyon ne sont pas dans le mme cas4 ,la g>antie que les conv5tions de #ahhc assur5t la compagnie de l',e/ expire en #aice3 p>tir de cette poque le s]vice des obligations n'aura plus d'autre c\v]ture que le produit net4 ,cette situation e/ dj celle des obligations ,nord et ,lyon4 ,ces deux compagnies1 p\r qui la g>antie de l'tat a disp>u en #aiae1 (fr5t en g>antie leurs obligations la m>ge con/itue p> leurs bnfices1 mais elles n'en (fr5t plus d'autre4 ,s'il e/ r$\t] que la m>ge con/itue p> ces bnfices ne doive pas rep>atre1 faut-il apprh5d] aussi que le s]vice des obligations du ,nord et du ,lyon re/e en s\ffrance au cas o les compagnies entr]ai5t dans une priode de dficit8 ,ce dang] ne p>at pas cra9dre1 au mo9s en temps normal1 et mo9s d'admettre que l'tat1 accabl s\s le poids de ses propres *>ges1 ne puisse remplir les engagem5ts1 purem5t moraux et v]baux il e/ vrai1 qu'il a pris cet g>d4 ,il y a des valeurs qui doiv5t1 non sans raison1 une p>tie de la confiance qu'elles inspir5t la manire mme dont elles sont rp>ties dans le public et la nature des portefeuilles o elles se tr\v5t classes4 ,c'e/ ju/em5t le cas des obligations de nos *em9s de f]4 ,elles sont extrmem5t rp&ues1 en ,france1 dans la petite p>gne1 et non seulem5t dans la petite p>gne individuelle1 mais peut-tre surt\t dans ce qu'on p\rrait appel] la petite p>gne collective1 celle que les socits de sec\rs mutuels et les caisses de retraites reprs5t5t t\t p>ticulirem5t4 ,a9si1 *ose extrmem5t importante en rgime de dmocratie1 le nombre se tr\ve intress un s]vice ponctuel des obligations de *em9s de f]4 ,t\te dfaillance dans le s]vice des obligations d'une des compagnies non ra*etes ou non g>anties pr5drait les proportions d'une cata/rophe publique et atte9drait une f\le d'lecteurs1 t&is que1 les actions n'tant dt5ues que p> la b\rgeoisie moy5ne1 la suppression du divid5de pass]ait inap]ue4 ,on compr5d donc sans pe9e que ,m4 ,joseph ,caillaux1 porte-p>ole autoris de la dmocratie radicale-sociali/e1 ait t am5 dcl>] la tribune de la ,*ambre1 le #bi m>s #aiaa1 tant m9i/re des f9ances1 qu'il ne p\vait concevoir aucune sorte de g\v]nem5t qui pt jamais laiss] le c\pon des obligations de *em9s de f] en s\ffrance4 ,il e/ trs important de rappro*] de cette dcl>ation le fait que1 malgr l'expiration de la g>antie1 les obligations du ,nord et du ,lyon ont cont9u1 en v]tu d'une circulaire m9i/rielle1 entr] dans la catgorie des placem5ts lgaux4 ,aussi peut-on reg>d] ju/e titre les obligations de nos gr&es compagnies de *em9s de f] comme faisant p>tie des engagem5ts explicites de l'tat et comme devant suivre les de/9es des f9ances de notre pays4 ,indp5damm5t du gage con/itu p> les recettes1 c'e/ une considration des plus importantes4 ,les obligations de nos *em9s de f] (fr5t les types les plus v>is3 au c\rs d'une exi/5ce dj longue1 o elles n'ont cess d'emprunt]1 les compagnies ont suivi t\tes les exig5ces du crdit4 ,actuellem5t le public a le *oix entre les obligations #e p4 #ajj1 #d p4 #ajj1 #c p4 #ajj1 #b #a_/b p4 #ajj4 ,les deux premires sont du r5dem5t immdiat le plus avantageux4 ,mais elles se ti5n5t peu loignes du pair et n'(fr5t p> consqu5t qu'une lgre prime au remb\rsem5t4 ,les obligations du type #c p4 #ajj (fr5t l'avantage d'avoir un m>* extrmem5t l>ge et de nombreuses transactions quotidi5nes1 mme p> les temps de m>asme f9anci]3 c'e/ peut-tre1 en ,france1 la valeur prfre1 t\s les degrs de l'p>gne4 ,enf9 la prime au remb\rsem5t e/ considrable4 ,elle atte9t #agj francs p\r des titres a*ets #cbe francs p5dant la gu]re4 ,les obligations du type #b #a_/b p4 #ajj qui donn5t un rev5u infrieur ont au contraire une prime au remb\rsem5t encore un peu plus leve4 ,en somme1 indp5damm5t de la scurit qu'elles prs5t5t1 les obligations de *em9s de f] #c p4 #ajj et #b #a_/b p4 #ajj sont surt\t intressantes p> la prime au remb\rsem5t qui doit tre recueillie p> tirages annuels d'ici la f9 des concessions4 ,les obligations #b #a_/b p>aiss5t surt\t conv5ir ce po9t de vue aux socits de capitalisation1 qui compt5t sur le temps comme sur un collaborateur fidle1 ou aux pres de famille trs prvoyants4 ,p\r fix] les ides du lecteur1 n\s lui cit]ons le cas de la ,compagnie de l',oue/ en liquidation qui1 dans le portefeuille de cette importante rs]ve dont n\s avons p>l plus haut1 ne possde pas mo9s de #bi #cj4jjj obligations #b #a_/b des div]s rseaux4 ,d'ici l'poque o cette rs]ve1--on aurait dit autrefois cette tont9e1--s]a p>tage entre les actionnaires1 ces #cj4jjj obligations1 values avant la gu]re p> le conseil de liquidation1 selon les c\rs de la ,b\rse1 #aj #hjj #jjj francs en *iffres ronds1 auront t remb\rses #ejj francs 7ou plus exactem5t #die francs taxe dduite7 et auront produit prs de #ad millions4 ,a9si le bnfice e/ ma?matique et peut1 d'ores et dj1 tre calcul aux c5times prs4 ,on doit t\tefois envisag] le cas o ce bnfice p\rrait tre rduit4 ,c'e/ celui o les compagnies1 t]riblem5t obres p> la gu]re1 ne se relv]ai5t pas de leur dficit *ronique et cont9u]ai5t faire appel l'tat p\r de l\rdes sommes4 ,si alors le c\rs des obligations #c p4 #ajj cont9uait se t5ir entre #cjj et #cej francs1 et donn]1 p> *aque titre amorti1 une prime norme1 l'tat p\rrait tre t5t de dim9u] cette prime due aux circon/ances1 en aggravant la taxe sur les primes de remb\rsem5t4 ,cette taxe e/ actuellem5t de #d p4 #ajj et porte sur la diffr5ce =me p> le prix d'mission du titre et le taux auquel il e/ remb\rs4 ,a cet impt p\rrait d'ailleurs s'en aj\t] lgitimem5t un autre qui s'appliqu]ait au bnfice ralis sur *aque obligation amortie p> rapport au c\rs moy5 du titre p5dant l'anne4 ,tant que le capitali/e franais n'aura pay] que des impts de cette nature1 il ne s]a pas pla9dre4 ,il y a1 p\r la m>*e de l'amortissem5t1 des diffr5ces notables entre les div]ses compagnies4 ,voici l'ordre dans lequel elles se prs5t5t3 d'abord t\tes les obligations du ,nord1 en v]tu du t]me de la concession qui expire ds #aiej4 ,les obligations dites anci5nes de l',orlans1 les #g ou #hjj #jjj premi]s numros des obligations anci5nes de l',e/ 7qui aurai5t droit une cotation spciale en ,b\rse71 doiv5t tre aussi compltem5t remb\rses en #aiej3 les actuaires qui travaill5t p\r le compte des socits d'assurance et de capitalisation sav5t exactem5t quelles sont1 p\r *aque catgorie d'emprunts1 les *ances de tirage au sort et la progression annuelle de ces *ances4 ,d'ailleurs le public lui-mme comm5ce s'en r5dre compte1 c> les trois espces d'obligations que n\s v5ons de cit] sont ord9airem5t plus re*]*es que les autres4 ,les obligations ,lyon et ,midi vi5n5t les d]nires3 et leurs c\rs1 surt\t p\r les ,lyon1 s'en ress5t5t1 la g>antie absolue de l'tat ex]ant une bonne influ5ce sur les ,midi4 ,ces remb\rsem5ts 7#a titre sur mo9s de #ej p\r les trois sries les plus favorises que n\s v5ons d'numr]7 s'acclr]ont mesure que l'expiration des concessions s'appro*]a4 ,ils sont de/9s agir sur les c\rs des obligations la manire d'un aimant4 ,n\s avons vu les obligations de *em9s de f]1 en ces d]ni]s temps1 rsi/] la baisse beauc\p mieux que le #c p4 #ajj p]ptuel4 ,la raison de cette rsi/ance e/ l4 ,on peut considr]1 aprs cette preuve1 les obligations de *em9s de f] comme se tr\vant1 au po9t de vue de la /abilit des c\rs1 dans des conditions relativem5t favorables4 ,la rgul>it de l'amortissem5t fait le salut des valeurs dans les temptes f9ancires4 ,et1 jusqu'ici1 cette rgul>it1 p\r nos gr&es compagnies1 ne saurait tre mise en d\te4 ,les obligations #c p4 #ajj des *em9s de f] algri5s 7,oue/-,algri51 ,e/-,algri51 ,bne-,guelma1 plus la srie des anci5s ,*em9s algri5s1 ,mo/aganem1 ,an-,?izy1 etc4447 sont1 au po9t de vue de la scurit1 dans la mme situation que les obligations de l',oue/1 de l',orlans ou du ,midi1 tant mises p> des compagnies soit ra*etes soit =mellem5t g>anties p> l'tat4 ,le cas e/ le mme p\r div]ses obligations de *em9s de f] coloniaux 7,port de la ,runion1 ,indo-,*9e et ,yunnan74 ,mais la dure des concessions et1 p> consqu5t la priode des remb\rsem5ts1 tant beauc\p plus longue 7jusqu' #aige ou #aihj en moy5ne7 que p\r les six gr&es compagnies de la mtropole1 l'effet de l'amortissem5t se fait s5tir mo9s nettem5t sur les c\rs4 ,les obligations des six gr&es compagnies sont donc prfrables1 mo9s que les obligations algri5nes et coloniales div]ses que n\s v5ons de dsign] ne se prs5t5t des c\rs infrieurs de #bj ou #be francs au mo9s4 99 99 99 ,il s]ait imprud5t de conclure de ce qui prcde que t\tes les obligations de *em9s de f] sont de bonnes valeurs et1 en p>ticuli]1 que les obligations des *em9s de f] trang]s (fr5t les mmes g>anties que les ntres4 ,cette analogie aura fait d'innombrables victimes4 ,et c'e/ en matire f9ancire plus que p> t\t ailleurs qu'il faut se g>d] de raisonn] p> analogie4 ,on peut dire que le m>tyrologe des obligations de *em9s de f] e/ encore plus va/e que celui des actions1 c>1 le plus s\v5t1 on peut mme dire malheureusem5t dans presque t\s les cas1 l'obligataire a f\rni des sommes c9q ou dix fois plus considrables que le capital v]s p> les actionnaires4 ,les obligations des rseaux ra*ets 7,victor-,emmanuel et ,mridionaux en ,italie1 ou ,autri*i5s p> exemple71 et les obligations g>anties p> l'tat russe n'tant plus1 les unes et les autres1 que des fonds d'tat1 suiv5t1 depuis les vnem5ts de #aiah1 les de/9es de ces div]s pays4 ,aprs elles1 on n'ap]oit gure en ,europe d'obligations de *em9s de f] qui soi5t dignes d'inspir] une confiance p>faite4 ,les mo9s mauvaises sont peut-tre celles du ,nord de l',espagne et du ,s>agosse qui1 p5dant la gu]re1 ont donn leurs propritaires des satisfactions qui ne s]ont pas t]nelles4 ,encore la m>ge des bnfices de ces compagnies e/-elle bi5 troite1 en sorte que le s]vice des obligations se tr\ve la m]ci du mo9dre incid5t politique ou conomique4 ,la prime au remb\rsem5t e/ sduisante4 ,mais l'amortissem5t des emprunts du ,nord de l',espagne a t susp5du longtemps1 il importe de s'en s\v5ir4 ,et l'on sait aussi que le conv5io1 faillite dguise1 e/ un vritable produit de la t]re espagnole4 ,quant aux obligataires des autres compagnies de la pn9sule 7,&al\s1 ,oue/ de l',espagne1 ,sud de l',espagne1 etc44471 ils ont pass p> des preuves d\l\reuses4 ,c'e/ p\rquoi1 mme p\r les rseaux espagnols plus importants et plus prospres1 mais dont la prosprit e/ bi5 rc5te et bi5 fragile1 la plus gr&e circonspection e/ de rigueur4 ,c> on peut p>faitem5t se ru9] avec des obligations de *em9s de f] de l'aspect le plus rassurant4 ,cette circon/ance se prs5te mme d'autant plus s\v5t que le public s'en laisse aism5t impos] p> des valeurs qui ont la rputation de valeurs de pre de famille et ne reg>de pas de trs prs la qualit du gage4 ,on aura mme vu des compagnies srieuses1 exploitant un beau rseau1 faire subir leurs obligataires des p]tes graves4 ,transpose des actions aux obligations1 l'hi/oire des *em9s de f] lomb>ds1 que n\s avons rsume antrieurem5t1 p]met de voir comm5t1 de sacrifice en sacrifice1 des porteurs d'obligations peuv5t tre conduits n'avoir plus en ma9 qu'un titre rduit1 p> des concordats successifs1 quant aux intrts ou quant au capital et1 quelquefois1 quant aux deux4 ,la compagnie des *em9s de f] lomb>ds ou du ,sud de l',autri*e a mis jadis en ,france la majeure p>tie de ses obligations un taux suprieur a celui mme des obligations similaires de nos gr&es compagnies4 ,cela se passait en #aheh1 ju/e un an avant la gu]re d',italie4 ,le public franais1 cette poque1 n'a pas p>u se d\t] un in/ant qu'il tait invit f\rnir des capitaux une compagnie condamne p]dre le meilleur de son rseau avant mme de l'avoir exploit4 ,la gu]re de #ahei devait avoir en effet p\r rsultat la cession de la ,lomb>die au ,pimont p> l',autri*e va9cue1 cession rapidem5t suivie de l'expropriation de la compagnie autri*i5ne4 ,en sorte qu'on peut trs bi5 imag9] un pre de famille franais1 ayant plac ses conomies dans les *em9s lomb>ds1 et dont le fils1 (fici] ou soldat1 et t tu ,mag5ta ou ,solfr9o p\r aid] fond] l'tat itali5 qui devait s'empress] de ranonn] la compagnie4 ,atte9ts dj dans leur c\pon p> les impts autri*i5s et franais 7le rev5u n'tait que de #ac francs au lieu de #ae p\r les obligations #c p4 #ajj71 les obligataires avai5t d1 avant la gu]re1 r5onc] en outre au remb\rsem5t de leurs titres #ejj francs4 ,aprs un essai de remaniem5t des tables d'amortissem5t1 l'amortissem5t lui-mme avait t compltem5t susp5du en #aijh et1 s\s la m5ace de la faillite1 les cranci]s avai5t d accept] en #aiad des conv5tions1 d'ailleurs compliques1 qui rduisai5t le nom9al de leur titre soit #cbe francs1 soit #caj francs seulem5t1 selon que la g>antie du g\v]nem5t autri*i5 devait tre accorde ou non p> le ,p>lem5t avant le #a;er janvi] #aiae4 ,les annuits payes p> le g\v]nem5t itali5 p\r le ra*at des rseaux lomb>d et vniti5 aurai5t =m le rev5u ncessaire au s]vice des intrts et de l'amortissem5t d'une obligation sur deux3 c'tait encore l'lm5t le plus /able sur lequel les porteurs de titres p\vai5t compt]4 ,mais la gu]re e/ surv5ue et la dislocation de l',autri*e-,hongrie s'en e/ suivie4 ,l',italie1 la ,y\go-,slavie1 l',autri*e allem&e vont dpec] ce malheureux rseau4 ,les actions n'ont plus d'espoir4 ,les obligations elles-mmes sont en gr& dang] de subir de n\velles et =tes rductions4 ,il e/ difficile de calcul] ce qu'il leur re/]a4 ,et dire qu'en ,france elles figur5t encore dans la li/e des valeurs admises p\r les remplois dotaux6 ,en ce qui conc]ne les actions comme en ce qui conc]ne les obligations1 on voit que l'exemple des *em9s de f] du ,sud de l',autri*e e/ saisissant4 ,il montre p> quelles l5tes dgradations1 de concordat en concordat1 des entreprises srieuses peuv5t faire subir des p]tes graves ceux qui leur ont accord confiance1 s9on mme les m5] jusqu' la ru9e4 99 99 99 ,n\s voici ma9t5ant1 avec les obligations des *em9s de f] amrica9s1 en prs5ce d'un cas qui n'e/ pas mo9s in/ructif1 c> il pr\ve quel po9t la prud5ce et l'in=mation sont ncessaires dans les placem5ts et combi5 il importe de ne pas suivre aveuglm5t les vogues4 ,il y a environ dix ans1 un conomi/e m95t1 r5omm non seulem5t p\r sa sci5ce mais encore p\r sa circonspection1 rdacteur en *ef d'un j\rnal hebdomadaire trs rp&u1 comm5ait engag] l'p>gne franaise se port] sur les obligations de *em9s de f] des tats-,unis4 ,dans son ,art de plac] et gr] sa =tune1 ,m4 ,paul ,l]oy-,beaulieu rsumait ses campagnes et sa p5se en ces t]mes p>ticulirem5t pressants et df9itifs3 ,les obligations des pr9cipaux *em9s de f] amrica9s doiv5t tre classes p>mi les meilleures valeurs qui soi5t au monde444 ,ces obligations ont l'avantage de f\rnir facilem5t #a_/b #c_/d p4 #ajj1 s9on #a p4 #ajj de plus de rmunration que celles de nos compagnies de *em9s de f]1 avec une dure p>fois d\ble4 ,elles ont cet autre mrite que ces titres1 en cas de gr&es gu]res au se9 de l',europe1 s]ai5t l'abri des consqu5ces ou des rp]cussions de ces gu]res1 ce qui donne une scurit prcieuse444 ,les obligations des pr9cipaux *em9s de f] amrica9s sont appeles remplir1 au ,x,xe sicle1 la fonction que t5ai5t au ,x,i,xe sicle1 les ,consolids britanniques1 celle de valeurs de refuge p> excell5ce1 avec l'avantage trs apprciable d'un intrt rmunrateur444 ,les capitali/es aviss et les int]mdiaires dg\rdis peuv5t1 ds ma9t5ant1 s'occup] de ces placem5ts trs recomm&ables4 ,des prono/ics de ,m4 ,paul ,l]oy-,beaulieu1 celui qui s'e/ ralis le premi] s'e/ ralis la lettre3 les int]mdiaires dg\rdis se sont r5contrs t\t de suite et en gr& nombre p\r satur] le public franais d'obligations de *em9s de f] amrica9s4 ,plusieurs sries de ces obligations1 de qualits trs 9gales1 ont mme t introduites sur le m>* de ,p>is4 ,et c]ta9es ont fait faire t\t de suite des expri5ces ru9euses l'p>gne de notre pays4 ,d'abord1 il s'tait rvl1 ds la crise ori5tale de #aiab-aiac1 que le m>* de ,new-,york1 qui1 p> lui-mme e/ dj d'une extrme s5sibilit et sujet aux crises les plus graves1 n'tait nullem5t s\/rait aux consqu5ces et aux rp]cussions d'une gu]re europenne4 ,de plus1 il et t sage de prvoir que les tats-,unis tai5t exposs des difficults p>ticulires du fait de leur politique extrieure3 effectivem5t1 sur ces entrefaites1 les vnem5ts du ,mexique tai5t v5us aggrav] la dpression4 ,on devait considr] enf9 la gu]re aux tru/s1 c'e/--dire l'inauguration d'une politique svre et mme malveillante l'g>d des gr&es entreprises1 comme un av]tissem5t srieux4 ,non seulem5t la nationalit amrica9e ne p\vait pas suffire confr] ces obligations1 d'une manire absolue1 le c>actre de valeurs de refuge mais encore il et fallu suppos] que le public franais tait en mesure de disc]n] avec c]titude1 dans l'norme v>it des compagnies de *em9s de f] cres aux tats-,unis p> le sy/me de la concurr5ce illimite1 les compagnies prospres et ralisant des bnfices rguli]s4 ,les obligations des *em9s de f] amrica9s =m5t un f\illis aussi complexe que les rseaux eux-mmes qui s'en*evtr5t l'inf9i4 ,d'abord il faut t5ir gr& compte de ce fait que les compagnies amrica9es n'amortiss5t pas leurs emprunts1 comme le font les ntres1 au moy5 de tirages annuels calculs d'aprs la dure de la concession3 ce procd1 inspir de l'esprit franais de prud5ce et d'conomie1 ne convi5t pas l'audace amrica9e4 ,de plus les *em9s de f] des tats-,unis1 tant1 non pas concessionnaires mais propritaires p]ptuit de leurs rseaux1 sont libres de fix]1 p\r le remb\rsem5t en bloc de leurs emprunts1 des dates extrmem5t v>iables1 et qui s't5d5t des annes immdiatem5t pro*a9es l'anne #bcfa 7,we/ ,%ore #d p4 #ajj74 ,il e/ facile de se r5dre compte que les adm9i/rateurs du ,we/ ,%ore se s\ci5t =t peu de savoir l'aide de quelles ress\rces cette dette1 qui e/ de #bej millions de francs1 p\rra tre remb\rse dans quatre sicles et demi4 ,autre diffr5ce avec les obligations de *em9s de f] franais et qui peut dev5ir une cause de mcomptes graves4 ,les obligations amrica9es ne sont pas1 comme les ntres1 uni=mm5t gages sur l'ensemble des ress\rces de la compagnie4 ,elles ne sont mme pas1 comme les obligations de c]ta9es compagnies espagnoles 7le ,nord de l',espagne1 p> exemple7 nettem5t classes suivant le rang hypo?caire4 ,il y a p\r dsign] les div]ses sortes de gages qui leur sont affects une nom5clature extrmem5t complique et dont la complexit mme suggre la p5se que les metteurs ne s]ai5t pas f*s que le public pt s'y g>]4 ,a9si il e/ bi5 c]ta9 qu'une premire hypo?que e/ prise en faveur des obligations qui port5t la m5tion fir/ mortgage4 ,mais cette premire hypo?que n'e/ pas t\j\rs gnrale3 elle ne s'applique s\v5t qu' une p>tie du rseau1 un c]ta9 nombre de milles de voies f]res 7division7 dont la valeur ne peut tre connue que p> l'tude appr(ondie du titre hypo?caire 7mortgage de$7 qui e/ en la possession de la banque mettrice4 ,il faut donc ne pas s'en laiss] impos] p> la m5tion fir/ mortgage pas plus que p> la m5tion prior li51 qui dsigne bi51 elle1 une hypo?que de priorit primant t\tes les autres1 mais qui ne s'applique pas =cm5t l'ensemble des proprits de la compagnie1 comme des p]sonnes inatt5tives p\rrai5t le croire1 puisque c]ta9es lignes peuv5t dj avoir t l'objet d'une hypo?que spciale4 ,de mme le g5]al mortgage e/ sans d\te une hypo?que gnrale qui embrasse t\s les bi5s de la compagnie1 mais qui peut tre prime p> des hypo?ques p>ticulires1 des divisions antrieurem5t con/itues4 ,quant la m5tion de deuxime hypo?que1 t\j\rs peu sduisante p\r les prteurs1 il ne faut gure s'att5dre la r5contr]1 et mo9s encore la m5tion de troisime hypo?que 7second1 ?ird mortgage74 ,celles-l sont dsignes p> des t]mes inf9im5t plus vagues et p> des euphmismes plus engageants1 comme ceux de consolidat$ ou blanket mortgage4 ,et ce n'e/ pas t\t4 ,la nom5clature ne f9it pas l4 ,il y a le refund+ mortgage1 qui dsigne les emprunts de/9s au remb\rsem5t de dettes dev5ues exigibles et qui sont affectes les g>anties de l'emprunt antrieur 7c> presque t\j\rs les compagnies amrica9es contract5t une n\velle dette p\r en te9dre une anci5ne47 ,il y a le collat]al tru/1 qui e/ un gage con/itu p> un dpt d'actions ou d'obligations 7gnralem5t d'une autre compagnie contrle p> la compagnie mettrice71 dpt qui e/ remis aux ma9s de tru/ees ou fidicommis et dont la valeur e/ difficilem5t apprciable qu& elle ne se tr\ve pas fictive4 ,enf9 c]ta9es obligations sont gages sur le matriel r\lant des compagnies1 7equipm5t mortgage bonds71 d'autres peuv5t tre *anges contre des actions un c\rs dt]m9 7conv]tible bonds71 d'autres n'ont aucun gage spcial 7deb5tures74 ,si l'on veut bi5 song] qu'il n'y a pas mo9s de qu>ante compagnies amrica9es qui j\iss5t d'une c]ta9e rputation et si l'on ti5t compte de ce fait que t\tes ces compagnies ont contract des emprunts des types les plus diffr5ts et les plus div]sem5t gags1 on convi5dra qu' mo9s d'une initiation pralable et =t ardue1 le capitali/e europen ne saurait puis] qu'au has>d dans l'norme lot de ces obligations4 ,l'emb>ras du *oix ne doit pas1 cep5dant1 con/itu] une raison suffisante p\r c>t] ces valeurs a priori4 ,les r5ti]s amrica9s ont un critrium qui leur p]met de di/+u] le bon gra9 de l'ivraie4 ,sont considres comme (frant une scurit inconte/able les obligations qui figur5t sur la li/e des valeurs que les banques d'p>gne des tats 7en p>ticuli] les banques d'p>gne de l'tat de ,new-,york7 sont autorises acqurir4 ,ces obligations (fr5t gnralem5t des signes p>ticuli]s4 ,elles se capitalis5t un taux qui1 en temps normal1 e/ r>em5t suprieur #c #a_/b ou #d p4 #ajj4 ,les fluctuations auxquelles elles sont sujettes se ti5n5t dans la limite de #aj p4 #ajj et elles j\iss5t d'un m>* trs l>ge1 en sorte qu'on peut t\j\rs avoir la c]titude de les ralis] t\t mom5t4 ,il va sans dire que1 seul1 le capitali/e europen qui e/ capable de lire des docum5ts rdigs en anglais con=mm5t au vocabulaire p>ticuli] de la f9ance amrica9e1 p\rra consult] lesdites li/es avec pr(it et sans cra9te de confusion1 avant de pass] un ordre d'a*at4 ,en d'autres t]mes cette lecture ne peut tre faite que p> des p]sonnes munies d'une in/ruction f9ancire suprieure4 ,le fait que les banques d'p>gne places s\s la surveillance des tats sont autorises a*et] des obligations de *em9s de f] pr\ve donc qu'il y a de bonnes obligations aux tats-,unis1 des obligations qui possd5t mme une sorte de g>antie morale du g\v]nem5t1 comp>able celle que n\s avons p\r les obligations des *em9s de f] franais4 ,en ce s5s1 ,m4 ,paul ,l]oy-,beaulieu p\vait avoir raison de signal] les titres des pr9cipaux *em9s de f] amrica9s aux capitali/es europens dsireux de div]sifi] leurs placem5ts et de sortir des *em9s battus4 ,seulem5t1 avec la hantise qui a t celle de t\s les conomi/es et de t\s les hommes d'affaires de sa gnration1 ,m4 ,paul-,l]oy-,beaulieu1 r$\tant une baisse t\j\rs plus acc5tue du taux de l'intrt1 tr\vait aux obligations amrica9es long t]me l'avantage d'assur] aux porteurs1 p5dant de nombreuses annes et mme p5dant plusieurs sicles1 un rev5u moy5 con/ant4 ,leur dure1 comme on peut le voir dans le texte que n\s avons cit plus haut1 dure p>fois d\ble de celle des obligations franaises1 lui app>aissait comme une de leurs meilleures recomm&ations4 ,conva9cu que le loy] de l'arg5t devait fatalem5t desc5dre #b #a_/b1 #b1 #a #a_/b1 peut-tre mme #a p4 #ajj1 ,m4 ,l]oy-,beaulieu tait port croire que les obligations amrica9es les plus dignes d'tre re*]*es tai5t celles qui n'tai5t remb\rsables qu'en #aiig1 en #bjdg ou mme en l'an #bcfa comme les ,we/ ,%ore4 ,l'homme prvoyant1 selon lui1 et t celui qui et assur ses hriti]s1 et aux hriti]s de ses hriti]s un rev5u de #d p4 #ajj p5dant plusieurs sicles4 ,ce raisonnem5t tant faux1 comme n\s l'avons montr1 l'expri5ce n\s a1 au contraire1 apport la preuve que les obligations amrica9es les plus dignes d'attir] l'att5tion tai5t celles dont le remb\rsem5t tait le plus rappro*4 ,n\s p\vons voir1 en effet1 *aque fois 7et ces occasions ne sont pas r>es7 qu'une crise sec\e le m>* amrica91 les obligations dont le t]me e/ pro*e re/] presque ins5sibles la baisse1 ou leur s5sibilit dim9u] en raison de la proximit du t]me4 ,repr5ons des exemples que n\s avons eu dj l'occasion de cit] plus haut4 ,les obligations #c #a_/b de la puissante compagnie ,p5nsylvania ,railroad1 de la srie remb\rsable en #aiab1 ont t intgralem5t remb\rses au pair l'anne mme o une premire b\rrasque devait assaillir les valeurs mobilires de t\s les pays du monde4 ,supposons qu'un porteur de ces obligations et employ son capital en obligations #c #a_/b de la mme compagnie remb\rsables en #aiae4 ,ces titres p\vai5t s'obt5ir alors #ig1 c'e/--dire trois po9ts au-dess\s du pair1 ce qui reprs5tait une prime au remb\rsem5t de trois francs p\r c5t francs t\*] au b\t de trois ans1 soit1 avec l'intrt #c #a_/b1 un rev5u total de #d #a_/b p4 #ajj4 ,or1 ds les premi]s mois de #aiad1 ce capitali/e et vu ses obligations appro*] du pair 7#ii #a_/b #ii #c_/d7 et il lui et t d'ores et dj possible de les arbitr] fructueusem5t contre des obligations de la mme compagnie1 t]me plus loign et dont les c\rs tai5t bi5 mo9s levs4 ,ou bi51 en #aiae1 en ple9e gu]re1 il ft r5tr dans son capital1 ce qui et t une auba9e excell5te4 ,il e/ visible l'oeil le mo9s exprim5t que1 p5dant la baisse qui a svi jusque sur les obligations amrica9es de premi] ordre1 les titres les plus rsi/ants ont t ceux qui obissai5t l'aimantation d'un remb\rsem5t pro*a94 ,on ne saurait que difficilem5t mettre en d\te la scurit qu'(fr5t1 p> exemple1 les obligations #c #a_/b premire hypo?que du ,new ,york ,c5tral4 ,elles con/itu5t c]ta9em5t1 au po9t de vue de la solidit du gage1 une des premires valeurs du monde3 le seul fait de possd] g>es et voies f]res en ple9e ville de ,new-,york cre cette compagnie un privilge de fait et la r5d propritaire de t]ra9s d'une valeur colossale4 ,eh bi51 ces obligations1 aprs avoir jadis dpass le pair1 sont tombes aux c\rs de #hc et mme de #hb1 et1 p5dant la gu]re1 se sont difficilem5t ma9t5ues #gj ou #ga p>ce qu'elles ne sont remb\rsables qu'en #aiig1 t&is que n\s v5ons de con/at] la /abilit des c\rs des obligations ,p5nsylvania #c #a_/b #aiae1 qui tai5t aussi bonnes mais non pas meilleures et qui1 dans les temps de hausse1 se t5ai5t au mme niveau que les ,new ,york ,c5tral4 ,cep5dant d'autres obligations du type #c #a_/b1 p> exemple les ,baltimore & ,ohio remb\rsables en #aibe se t5ai5t #hf1 quoique manant d'une compagnie dont la prosprit e/ beauc\p mo9s bi5 tablie que celle du ,new ,york ,c5tral et dont la ge/ion e/ p\r a9si dire plus av5tureuse4 ,et p>mi des valeurs qui pass5t1 d'aprs la classification de ,m4 ,paul ,l]oy-,beaulieu lui-mme p\r n'tre que des valeurs d'appo9t1 on rem>que que les ,*icago ,burl+ton & ,qu9cy jo9t bonds #d p4 #ajj remb\rsables en #aiba val5t #ic1 presque autant que les ,p5nsylvania ,railroad #d p4 #ajj remb\rsables en #aibc1 titre de t\te premire classe1 t&is que les ,new ,york ,c5tral #d p4 #ajj1 remb\rsables en #aicd seulem5t1 soit treize ans plus t>d1 se ti5n5t plusieurs po9ts au-dess\s de ces c\rs4 ,il s]ait fa/idieux de multipli] ces exemples4 ,mais la conclusion qui s'impose c'e/ que les obligations des *em9s de f] amrica9s peuv5t con/itu] p\r le capitali/e dilig5t un vritable clavi] dont le maniem5t lui p]met soit d'avoir de bonnes *ances de /abilis] t\te une p>tie de son portefeuille1 soit de s'assur] date fixe des r5tres d'arg5t1 ce dont il aura lieu de se flicit] en temps de crise4 ,on s'en r5d bi5 compte dans les milieux in=ms4 ,durant la crise de confiance de #aiad1 un peu avant la gu]re1 on signalait de ,londres que beauc\p de p]sonnes bi5 inspires1 lasses de laiss] leurs capitaux /riles et se refusant t\tefois opr] des placem5ts df9itifs1 re*]*ai5t les notes trs c\rt t]me mises p\r les beso9s c\rants des compagnies amrica9es4 ,a9si conues1 on peut dire que les obligations amrica9es con/itu5t des valeurs de refuge4 ,mais il e/ cra9dre que l'expri5ce malheureuse que le public franais vi5t de faire avec les obligations amrica9es qui lui ont t apportes en ,france mme1 ne la dt\rne p\r longtemps de ces valeurs4 ,en effet les int]mdiaires que convoquait ,m4 ,paul ,l]oy-,beaulieu n'ont pas t trs reg>dants quant la qualit des titres que l',amrique les *>geait d'introduire *ez n\s4 ,on a donc fait absorb] ple-mle notre p>gne des titres de premi] ordre comme les ,p5nsylvania #c #c_/d p4 #ajj2 des titres que les ,amrica9s eux-mmes class5t dans une catgorie secondaire telles que les ,clevel& ,c9c9nati #d p4 #ajj1 quoique app>t5ant encore une compagnie qui di/ribue des divid5des2 et enf9 des titres t\t fait alatoires s9on mme fran*em5t mauvais et dont l'mission a con/itu une escroqu]ie1 telles que les ,sa9t ,l\is & ,san ,francisco dont les intrts ont cess d'tre pays tr5te mois aprs leur introduction sur le m>* de ,p>is4 ,si l'on p5se qu'avec cela1 ces valeurs1 selon la m?ode que n\s avons dj dcrite et qui con/itue un abus insupportable1 ont t mises en ,france un prix bi5 suprieur celui que valai5t1 en ,amrique mme1 des titres des mmes compagnies j\issant de gages suprieurs1 on compr5dra que le public franais1 aprs un in/ant d'eng\em5t1 ait ensuite condamn en bloc t\tes les obligations amrica9es4 ,aprs la suppression de paiem5ts du ,sa9t ,l\is & ,san ,francisco1 les p\rsuites contre la compagnie ,new ,york ,new ,hav5 ont r5=c cette dfaveur4 ,t\tefois1 il ne faudrait pas confondre des obligations g>anties p> le ,p5nsylvania ,railroad1 puissant organisme qui (fre1 bon an mal an1 une m>ge de bnfices nets de #ajj ou #aej millions de francs1 avec des titres sans consi/ance4 ,on a mme vu les obligations ,p5nsylvania cotes ,p>is et remb\rsables en #aiba desc5dre des c\rs beauc\p plus avantageux que les obligations de la mme compagnie cotes ,new-,york4 ,voil de ces occasions qu'il fallait savoir saisir4 ,en rsum1 les obligations des *em9s de f] amrica9s sont des titres qu'on ne peut acqurir qu'aprs une tude srieuse1 une slection svre et en p>faite connaissance de cause4 ,a ces conditions elles peuv5t donn] des sujets de satisfaction aux porteurs et mme1 on l'a vu p> les exemples et les faits que n\s avons cits1 p\r les obligations c\rt t]me ou remb\rsem5t pro*a91 con/itu] une sorte d'assurance contre les risques de dprciation que les =tunes sont exposes c\rir4 99 99 99 ,re/5t les obligations des *em9s de f] exotiques4 ,n\s p\rrions compt] sur nos doigts celles qui n'ont pas--ou1 p\r p>l] plus prudemm5t1 celles qui n'ont pas encore--caus de dboires leurs propritaires4 ,n\s ne pr5drons qu'un seul exemple3 celui des obligations #d p4 #ajj des *em9s de f] nationaux du ,mexique4 mises ,p>is1 un c\rs vois9 du pair1 au mom5t o le ,mexique1 s\s la dictature de ,porfirio ,diaz1 semblait entr au nombre des tats dont la prosprit e/ /able1 ces obligations j\issai5t de =t beaux gages4 ,une hypo?que sur un rseau dj productif1 r5=ce p> une g>antie =melle du g\v]nem5t mexica91 avec engagem5t de pay] les intrts et de remb\rs] le capital en or1 t\tes ces conditions r5dai5t le titre sduisant4 ,mais qu'e/-il re/ de l'hypo?que lorsque la gu]re civile a int]rompu le trafic1 dtruit les lignes et les travaux d'art sur de nombreux po9ts8 ,qu'e/-il adv5u de la g>antie du g\v]nem5t mexica9 lorsque ce g\v]nem5t a cess de p\voir faire face ses engagem5ts directs8 ,le paiem5t des intrts a t susp5du et les c\rs sont tombs #aej francs au-dess\s du pair444 ,les obligations des *em9s de f] mexica9s p\rront connatre des j\rs meilleurs4 ,t\t le pr(it s]a1 dans cette hypo?se1 p\r ceux qui auront os a*et] au bon mom5t et dans les bas c\rs4 ,ce cas e/ celui qui s'tait dj prs5t p\r les obligations concordataires des *em9s de f] de ,santa-,f1 compagnie qui1 aprs avoir t\* le bord de la ru9e1 s'e/ brillamm5t releve mais semble m5ace de n\veau1 comme t\s les *em9s de f] arg5t9s et sud-amrica9s4 ,les obligations des *em9s de f] exotiques peuv5t donc tre exceptionnellem5t intressantes comme valeurs spculatives p\r des capitali/es trs att5tifs et libres de leurs m\vem5ts4 ,c'e/ une dup]ie de les considr] comme valeurs de placem5t4 ,il e/ d'ailleurs absurde de se laiss] t5t] p> un rev5u de #e p4 #ajj et mme de #f p4 #ajj1 si l'on veut bi5 rfl*ir ceci que les compagnies ou les tats qui (fr5t ce taux d'intrt au prteur franais ne tr\vai5t pas d'arg5t *ez eux mo9s de #h1 #aj ou #ab p4 #ajj4 ,il faut espr] que le j\r vi5dra o l'ducation f9ancire de l'p>gne franaise s]a assez avance p\r que1 dfaut de la surveillance de l'tat franais1 le sc&ale de ces missions1 qui ab\tiss5t s\v5t1 dans l'espace de quelques mois1 des p]tes graves1 ne se reproduise plus4 ,p\r f9ir1 n\s mettrons en g>de contre une m5tion qui e/ p>fois un pr9cipe d'erreur4 ,les prospectus d'mission insi/5t1 *aque fois qu'ils peuv5t le faire1 sur les subv5tions que des tats1 des prov9ces ou des villes se sont engags f\rnir p\r assur] le s]vice des obligations de *em9s de f] trang]s4 ,une socit civile e/ mme frquemm5t1 p> surcrot de scurit1 =me p> les obligataires p\r recueillir ces subv5tions4 ,ce qu'on ne dit pas1 c'e/ que ces g>anties sont la plup>t du temps subordonnes l'accomplissem5t de div]ses conditions1 telles que la con/ruction de la ligne dans un dlai fix1 faute de quoi l'tat g>ant se tr\ve dli de ses engagem5ts en t\t ou en p>tie4 ,c'e/ le cas qui vi5t de se produire--sans all] dans l',amrique du ,sud--p\r c]ta9s *em9s de f] en ,toscane1 soi-disant g>antis p> le g\v]nem5t itali54 ,et l'tat g>ant aurait bi5 s\v5t beso9 d'tre g>anti lui-mme4 ,que p\vait valoir1 p> exemple1 l'engagem5t pris p> le g\v]nem5t de l',equateur de suffire t\tes les dfaillances de la compagnie fonde p\r exploit] les *em9s de f] de ce pays8 ,mo9s que ri54 ,il e/ cra9dre1 cep5dant que ce mot magique de g>antie n'ait induit bi5 des p>gnants franais opr] ce placem5t ru9eux4 99 99 99 ,durant quatre annes de gu]re o les emprunts des gr&s tats ont dra9 t\s les capitaux disponibles1 les compagnies de *em9s de f] du monde enti] n'ont pas pu faire appel au crdit4 ,elles vont regagn] le temps p]du4 ,devant la masse des obligations (f]tes1 le capitali/e ne s]a jamais trop mfiant4 ,les *em9s de f] franais s]ont les premi]s s]vir4 ,ils ont dj beso9 de sommes colossales qu'il e/ malais d'valu] mme approximativem5t4 ,le rob9et des missions s]a longtemps ouv]t1 sauf p\r les heureuses compagnies ra*etes comme celle de l',oue/ et celle de l',e/-,algri54 ,p> le n\veau rgime ou les n\velles conv5tions qui devront =cm5t int]v5ir p\r les *em9s de f] franais1 le gage des obligations s]a-t-il dim9u ou accru8 ,le public f]a bi5 d'y veill]4 ,quant aux *em9s de f] trang]s1 il import]a d'tre inf9im5t plus att5tif et plus mfiant encore4 ,,*apitre ,,xi ,,les ,,valeurs ,,indu/rielles ,mot typique du b>on de ,ro?s*ild4--,mal mang] et bi5 dormir ou mal dormir et bi5 mang]8--,petit nombre de bonnes valeurs indu/rielles4--,leur in/abilit4--,ncessit de connaissances spciales p\r les acqurir et les surveill]4--,sept conseils pratiques ess5tiels4--,les booms et les kra*s4--,des m9es et spcialem5t des *>bonnages franais aprs la gu]re4--,un mot sur le canal de ,suez4--,gnralits sur les actions de j\issance et les p>ts de fondateur4 ,on attribuait jadis ce mot au b>on ,alphonse de ,ro?s*ild4 ,lorsque des g5s du monde le consultai5t sur l'emploi de leurs capitaux1 il rpondait inv>iablem5t3 ,v\lez-v\s bi5 dormir et mal mang]8 ,a*etez des fonds d'tat srieux1 des obligations1 de la r5te4 ,v\lez-v\s bi5 mang] et mal dormir8 ,a*etez des valeurs indu/rielles4 ,cette manire de prs5t] les *oses correspondait la situation du m>* des capitaux telle qu'elle exi/ait voil un qu>t de sicle environ4 ,les excs que n\s avons vus en ces d]nires annes n'avai5t pas encore t commis4 ,les anci5nes habitudes de modration1 de prud5ce1 et mme de lgitime mfiance qui sont propres aux classes moy5nes de notre pays re/ai5t en honneur4 ,c'e/ p\rquoi il tait d'usage d'attribu] aux valeurs reprs5tant des capitaux engags dans l'indu/rie une autre capitalisation que celle des valeurs rev5u fixe4 ,le loy] de l'arg5t tant de #c p4 #ajj p\r les valeurs rev5u fixe1 c'tait t\j\rs un intrt de #e p4 #ajj qui tait dem&1 p\r le mo9s1 aux valeurs indu/rielles1 indp5damm5t des *ances de plus-value1 et en comp5sation des risques c\rir4 ,en ce s5s le vieux b>on de ,ro?s*ild dpeignait trs exactem5t la situation du porteur de valeurs rev5u fixe d'autrefois1 rduit la portion congrue mais qui se croyait assur d'avoir t\j\rs cette portion1 et le porteur de valeurs indu/rielles1 t\*ant des divid5des quelquefois copieux mais alatoires4 ,on a *ang t\t cela4 ,d'abord il e/ app>u que les porteurs de valeurs rev5u fixe1 malgr les sacrifices qu'ils avai5t cons5tis sur leur rev5u p\r assur] la scurit de leur capital1 tai5t exposs comme les autres la ru9e ou au mo9s de graves dim9utions de leur patrimo9e4 ,ensuite les valeurs indu/rielles ont t l'objet d'un tel eng\em5t que la plup>t d'entre elles1 surt\t p>mi les plus clbres1 ont t capitalises un taux infrieur celui des obligations ou des fonds d'tat les mieux g>antis4 ,on a vu1 p> exemple1 l'action du canal de ,suez s'tablir des c\rs qui la capitalisai5t #b #a_/b p4 #ajj environ1 les gr&s *>bonnages franais1 dont quelques-uns ne devai5t pas t>d] tre dva/s p> l'invasion allem&e1 se capitalis] mo9s encore4 ,p5dant la gu]re1 les mmes excs se sont r5\vels mais sur une *elle beauc\p plus va/e4 ,il n'a pas t r>e de voir les titres d'entreprises favorises p> leur situation gographique ou p> les bnfices exceptionnels que leur apportai5t les circon/ances mont] des c\rs auxquels ils donnai5t un rev5u mo9dre que les meilleures valeurs rev5u fixe4 ,ri5 n'e/ plus draisonnable4 ,le sort des valeurs indu/rielles dp5d de multiples circon/ances dont l'apprciation *appe l'homme incompt5t4 ,p\r une qui prospre1 dix vgt5t ou disp>aiss5t4 ,le public e/ frapp de l'tonnante prosprit de quelques-unes d'entre elles4 ,il e/ port croire que t\tes les valeurs similaires sont promises au mme succs4 ,il reti5t l'exemple des =tunes qui se sont faites sur c]ta9es entreprises1 et il oublie t\s les cas de faillite et de ru9e1 inf9im5t plus nombreux4 ,a9si les p>gnants franais1 bl\is p> le canal de ,suez1 avai5t s\scrit avec confiance et sans y reg>d] de plus prs aux actions du canal de ,panama1 p>ce que l'affaire1 lance p> le mme homme1 semblait id5tique4 ,il faut donc tre en g>de contre les fausses analogies4 ,les *>bonnages franais de la rgion du ,nord ont r5du millionnaires les familles qui y tai5t intresses depuis l'orig9e4 ,on ne ti5t pas compte des risques c\rus p> les premi]s p>ticipants des socits de ,bruay1 de ,l5s1 ou du fameux d5i] d',anz94 ,ceux qui sont tombs du premi] c\p sur le bon gisem5t1 qui a donn mille p\r un1 sont le trs petit nombre4 ,c'e/ ce qu'on appelait dans notre vieux langage tr\v] la pie au nid4 ,n\s connaissons un capitali/e lillois qui e/ un des gros actionnaires de l'opul5te socit de ,bruay4 ,qu& on le flicite de sa p]spicacit1 il ne manque jamais de rpondre3 ,bruay m'a simplem5t r5du ce que1 les mi5s et moi1 n\s avons expos et p]du ailleurs4 ,si n\s avions plac en t]res ou en r5tes t\t l'arg5t que n\s avons enf\i dans des re*]*es de filon1 des prospections1 des m9es mort-nes1 je s]ais peut-tre aussi ri*e qu'avec mes actions de ,bruay4 ,seulem5t n\s avons produit4 ,cette obs]vation montre la "p du capital dans la cration de la ri*esse et dtruit les ?ses du socialisme sur le p>asitisme capitali/e4 ,elle montre aussi la "p de risque qui e/ atta*e l'indu/rie et que comp5s5t les bnfices4 ,c'e/ p\rquoi il y a une diffr5ce considrable entre l'indu/riel qui dirige lui-mme son us9e1 influe p> son intellig5ce et son activit sur la m>*e des affaires1 et l'actionnaire qui att5d le divid5de au co9 de son feu1 ignorant t\t1 la plup>t du temps1 de l'entreprise laquelle il e/ intress4 ,l'a*eteur ou le s\scripteur ord9aire de valeurs indu/rielles devra donc t\j\rs suivre les conseils suivants3 #a4 ,les valeurs indu/rielles1 comportant des alz de t\t g5re1 ne peuv5t entr] que dans les portefeuilles abondants et bi5 g>nis4 ,les p]sonnes d'une situation mode/e commettrai5t t\j\rs une grosse imprud5ce en leur donnant une autre "p que celle du billet de lot]ie4 #b4 ,l'imprud5ce inexcusable1 qui conf9e l'impritie1 consi/e mettre la totalit ou la majeure p>tie de son avoir dans une ou deux valeurs indu/rielles ou dans la mme catgorie de valeurs4 ,les exemples abond5t d'indu/ries tues p> une inv5tion n\velle ou p> t\t autre cas =tuit4 #c4 ,obs]v] t\j\rs la plus vive mfiance l'g>d de la rclame et de la publicit qui sont faites aut\r d'une entreprise indu/rielle4 ,le capitali/e e/ r>em5t en tat de jug] p> lui-mme des possibilits de dveloppem5t d'une indu/rie4 ,des quantits d'int]mdiaires sont intresss le tromp]4 ,la lecture mme des plans ne r5seigne pas t\j\rs d'une manire infaillible ceux qui croi5t savoir les lire4 ,a mo9s d'une intuition spciale et gniale1 le moy5 le plus sr de connatre le =t et le faible d'une affaire1 c'e/ d'en tre4 ,seules les p]sonnes qui ont des relations loyales et s9cres dans le conseil d'adm9i/ration d'une socit p\rront suivre avec fruit les conseils de cet adm9i/rateur ami4 ,il y a en ,france des indu/ries prospres dont les actions et la direction sont p\r a9si dire en famille4 ,dans t\s les autres cas1 le capitali/e m>*e au has>d4 #d4 ,p\r les valeurs non plus a*etes en banque ou en ,b\rse1 mais s\scrites l'mission1 la mfiance doit tre la mme4 ,p\rtant1 il importe de ret5ir d'une manire inv>iable et absolue cette di/9ction ess5tielle3 une entreprise de gr&e env]gure et qui fait appel au crdit public p\r des sommes considrables peut tre bonne et avoir de l'av5ir2 une petite entreprise qui *]*e quelques millions ne peut tre que mauvaise1 sauf un has>d extraord9aire4 ,il e/ exceptionnel qu'une petite affaire vraim5t bonne ait rec\rs une mission d'actions p> la voie de la presse et la di/ribution de prospectus4 ,elle tr\v]a des comm&itaires dans un gr\pe ou *ez des banqui]s intellig5ts2 ou bi5 ses propritaires la g>d]ont p\r eux et leurs pro*es sans (frir de p>tag] leurs bnfices avec des actionnaires inconnus1 ce qui s]ait de la pure philan?ropie4 ,si p> has>d l'affaire lance dans le public e/ vraim5t srieuse1 le fondateur passe la ma9 en g>dant la "p du lion et en grevant la n\velle socit de telle sorte que le divid5de s'van\it4 #e ,t\te entreprise atte9t1 un mom5t1 son apoge4 ,ensuite vi5t la dcad5ce4 ,c'e/ une loi de ce monde4 ,p\r quelques valeurs que l'on cite 7t\j\rs les mmes p>mi des milli]s7 et qui1 p5dant tr5te1 qu>ante1 c9quante annes et plus n'ont cess d'enri*ir les familles qui les possdai5t1 combi51 aprs une priode d'clat1 sont retombes dans la mdiocrit d'une exi/5ce difficile en att5dant la f96 ,ri5 n'e/ t]nel4 ,de n\velles habitudes1 les trans=mations des gts et de la socit1 une disposition lgislative1 p>fois un simple arrt prfectoral suffis5t trans=m] une brillante affaire en affaire mdiocre1 s9on la ru9]4 ,des exemples comme ceux du ,petit ,j\rnal qui ne s'e/ pas encore relev d'un vnem5t politique1 de la ,compagnie ,ri*]1 des ,bateaux ,p>isi5s1 des ,b\illons ,duval1 vi5n5t immdiatem5t l'esprit4 ,telle indu/rie1 brillamm5t conduite p> l'homme qui l'a cre ou releve1 vgt]a1 aprs sa mort1 entre les ma9s de ses successeurs4 ,sans d\te ri5 n'e/ plus difficile que d'apprci] le mom5t o une affaire ne peut plus que dcrotre4 ,c'e/ une "q de jugem5t p]sonnel et de flair4 ,mais l'heureux possesseur d'une valeur indu/rielle qui a beauc\p mont e/ presque t\j\rs bi5 inspir en ralisant et en consolidant la plus-value4 ,le bnfice que v\s ne pr5drez pas v\s-mme1 les vnem5ts se *>g]ont de v\s le pr5dre un j\r4 ,cet axiome reoit de l'expri5ce des vrifications quotidi5nes4 #f tant donn ce pr9cipe1 ri5 n'e/ pire que de c\rir aprs son arg5t p> le sy/me des moy5nes4 ,c]ta9es p]sonnes1 voyant baiss] la valeur qu'elles possd5t1 ra*t5t des titres p\r se faire1 dans l'ensemble1 un c\rs moy5 et comp5s] leur p]te4 ,ce calcul1 sauf exceptions motives1 e/ puril4 ,c'e/ de la spculation l'aveuglette4 ,si la valeur e/ bonne1 elle remont]a4 ,si elle ne l'e/ pas1 il e/ absurde de v\s en *>g] davantage4 ,d'ailleurs1 "p les cas de =ce majeure1 si v\s n'avez pas prvu la baisse de votre valeur1 c'e/ que v\s tiez mal r5seign sur elle4 ,dem&ez-v\s bi5 si v\s l'tes mieux prs5t4 #g4 ,les inv5tions qui ont apport le dveloppem5t indu/riel du ,x,i,xe sicle ont donn lieu la =mation de gr&es socits anonymes qui ont enri*i leurs premi]s possesseurs4 ,tel a t le cas des *em9s de f]1 du gaz1 etc444 ,d'aprs ce prcd5t1 on a t5dance croire que l'exploitation des inv5tions n\velles produira les mmes effets4 ,mais l'tat ou les municipalits1 en livrant cette exploitation des socits concessionnaires1 ont bi5 so9 auj\rd'hui de limit] d'avance leurs bnfices4 ,l'lectricit1 le ,mtropolita9 n'ont pas enri*i leurs actionnaires4 ,la tlgraphie sans fil non plus1 mme en ,amrique1 quoique les ,m>coni n'ai5t peut-tre pas dit leur d]ni] mot4 ,mais il s]ait prud5t l'av5ir de ne plus se faire d'illusions cet g>d4 ,en rgle gnrale1 la socit du ,x,xe sicle n'admettra plus que des s]vices d'utilit publique donn5t des divid5des aux p>ticuli]s4 ,et ces divid5des app>atront un j\r1 qui n'e/ peut-tre pas loign1 comme aussi mon/rueux que les pages du temps jadis4 99 99 99 ,si une gr&e circonspection s'e/ t\j\rs recomm&e l'g>d des valeurs indu/rielles1 la mme prud5ce s'impos]a encore aprs la gu]re4 ,les capitaux s]ont sollicits de t\tes p>ts4 ,les promesses les plus all*antes ne f]ont pas dfaut4 ,les capitali/es1 pr\vant le beso9 d'accrotre un rev5u s\v5t dim9u et dev5u insuffisant p> la *]t de t\tes *oses1 auront beso9 de beauc\p de lumires p\r ne pas se tromp]4 ,ce n'e/ pas que n\s dt\rnions sy/matiquem5t la =tune franaise1 suivant le sy/me si ju/em5t repro* aux gr&s tablissem5ts de crdit1 de comm&it] l'indu/rie de notre pays qui aura beso9 de capitaux si l'on ne veut pas que la mise en valeur des ress\rces nationales re/e un va9 mot4 ,la p>ticipation des indu/ries prospres e/ un des moy5s p> lesquels les patrimo9es pr\vs p\rront se recon/itu]4 ,a une condition t\tefois3 c'e/ qu'ils ne suiv5t que des guides probes et srieux4 ,n\s avons vu1 depuis quelques annes1 des gr\pes de banqui]s honntes et actifs p\ss] au dveloppem5t indu/riel de plusieurs rgions de la ,france1 en p>ticuli] celles de ,nancy et de ,gr5oble4 ,les capitali/es qui les ont c\ts n'ont eu1 la plup>t du temps1 qu' s'en flicit]4 ,il y a l une "q de confiance p]sonnelle fonde sur l'expri5ce et les s]vices r5dus4 ,il e/ hautem5t s\haitable que1 p>t\t en ,france1 la banque collabore avec l'indu/rie et le capital en y mettant la mme probit et la mme intellig5ce4 ,l'av5ir et le salut du pays sont l4 ,on escompte p\r les annes v5ir un r5\veau prodigieux de la vie conomique4 ,ce r5\veau e/ dans la nature des *oses1 c>1 de t\s cts1 aprs l'effroyable crise de la gu]re1 le beso9 en produits manufacturs s]a imm5se4 ,t\tefois la concurr5ce s]a pre entre les nations4 ,les crises dt]m9es p> la situation f9ancire et montaire des div]s pays belligrants s]ont frqu5tes et r$\tables1 entranant avec elles des kra*s et des faillites4 ,en outre1 et surt\t1 l'indu/rie devra faire une "p de plus en plus l>ge son p]sonnel ouvri]4 ,l'augm5tation des salaires et la rduction des heures de travail ps]ont sur les bnfices4 ,la j\rne de huit heures1 considre jadis comme une rev5dication extrme qui devait mettre la production en pril1 s]a bi5tt un m9imum4 ,il y a des syndicats d'ouvri]s anglais qui dem&5t dj la sema9e de tr5te heures4 ,en att5dant qu'un quilibre s'tablisse ou qu'une raction salutaire contre la vague de p>esse se produise1 l'indu/rie subira de viol5tes sec\sses4 ,il e/ d'ailleurs probable que la concurr5ce univ]selle incit]a c]ta9s pays o le travailleur e/ sobre et peu exigeant produire plus que les autres4 ,les rivalits conomiques n'en s]ont que plus t]ribles4 ,il n'e/ peut-tre pas absurde d'imag9] que la ,*9e1 p> exemple1 o la ma9-d'oeuvre e/ abondante et bon m>*1 s'indu/rialise s\s l'influ5ce europenne1 amrica9e ou japonaise4 ,ce s]ait alors une invasion jaune d'un g5re imprvu4 ,sans all] jusqu'en ,*9e1 on peut r$\t] qu'une ,allemagne travailleuse n'crase les m>*s4 ,l'av5ir de l'indu/rie franaise dp5d non seulem5t de l'ef=t qui s]a f\rni p> les individus mais de l'esprit public et des m?odes du g\v]nem5t4 ,bi5 d'autres hypo?ses peuv5t tre faites sur les difficults qui att5d5t l'indu/rie4 ,en t\t tat de cause1 ce qu'il ne faut pas p]dre de vue1 c'e/ l'inv9cible m\vem5t qui emporte le ,x,xe sicle v]s de n\veaux rapports du capital et du travail et de n\velles =mes de la vie conomique et sociale4 ,ces =mes s]ont pr(ondm5t diffr5tes de celles qu'a connues le sicle prcd5t1 au comm5cem5t de la gr&e indu/rie1 qui fut l'ge d'or du capitalisme4 ,la rgie et mme peut-tre la nationalisation des m9es sont un phnomne avec lequel il faudra pr9cipalem5t compt]1 dt-il tre passag]4 ,la t5dance actuelle e/ de nglig] les risques c\rus p> le capital qui a mis en valeur les exploitations m9ires p\r considr] qu'il n'e/ pas ju/e que des ri*esses naturelles1 extraites de la t]re p> le travail huma91 pr(it5t des p>ticuli]s4 ,de plus en plus1 l'tat prlv]a donc une "p sur les bnfices4 ,les m9es n\velles s]ont a9si1 dans l'av5ir1 condamnes un mdiocre r5dem5t jusqu' ce que1 les capitaux ne se tr\vant plus p\r faire les frais d'exploitations n\velles1 on leur r5de la lib]t4 ,les *>bonnages franais de la rgion du ,nord ont une haute rputation mrite p> la ri*esse de leurs gisem5ts4 ,mais l'erreur qui consi/e croire qu'ils val5t t\s ,anz9 a entran plus d'une dception4 ,plusieurs d'entre eux1 et des meilleurs1 ont s\ff]t de la gu]re et des dva/ations allem&es4 ,c'e/1 p> exemple1 le cas de ,c\rrires4 ,il faudra des sommes normes et du temps avant que leur exploitation normale puisse repr5dre4 ,c]ta9es p]sonnes croiront peut-tre qu'avec la paix les divid5des d'avant #aiad vont immdiatem5t rep>atre4 ,avant d'effectu] des placem5ts de cette nature1 elles s]ont sages de se r5seign] avec so94 ,dans leur imm5se v>it1 les m9es de t\tes sortes ont un trait commun3 c'e/ qu'elles sont sujettes s'puis]4 ,c'e/ a9si qu'on a vu m\rir1 dans ces d]nires annes1 plusieurs m9es1 notamm5t de cuivre1 jadis prospres4 ,les pr(essionnels sont r5seigns sur la dure des gisem5ts4 ,c'e/ une *ose que le gr& public ignore ou connat mal4 ,faute d'tre in=m1 on s'expose donc des surprises dsagrables4 ,les m9es d'or ont une dure p>ticulirem5t brve qui1 p>fois1 n'excde pas une diza9e d'annes4 ,a9si s'explique qu'elles se capitalis5t p>fois #h et #aj p\r #ajj4 ,les p]sonnes qui sont sduites p> ce gros rev5u app>5t ne se d\t5t pas1 au premi] abord1 qu'il s'agit d'un rev5u m9emm5t passag] et prissable4 ,les actions des m9es d'or sont surt\t des valeurs spculatives4 ,elles ne peuv5t tre t\*es avec pr(it que p> les p]sonnes r5seignes1 qui suiv5t la ,b\rse de prs et qui mani5t et remani5t con/amm5t leur portefeuille4 ,leur c>actre e/ trs bi5 illu/r p> cette *ose vcue4 ,il y avait une fois un savant conomi/e qui employait sa sci5ce la bonne adm9i/ration de ses bi5s4 ,cet conomi/e avait une p>5te dont le pcule tait mode/e et il avait promis de lui donn]1 la premire occasion1 un conseil de placem5t pr(itable4 ,l'conomi/e t9t p>ole4 ,ayant t des premi]s disc]n] l'av5ir des m9es d'or du ,transvaal1 il fit signe sa c\s9e4 ,et les m9es d'or montr5t1 montr5t4 ,le j\r v9t o l'conomi/e exprim5t jugea que l'asc5sion tait suffisante et mme excessive et il ralisa son bnfice4 ,cep5dant il avait oubli sa p>5te4 ,et les m9es d'or r$esc5dir5t aussi vite qu'elles avai5t mont4 ,aprs le boom ce fut le kra*4 ,aprs avoir t\* la =tune1 la pauvre femme fut ru9e4 ,cette hi/oire vraie montre que1 p\r se port] sur c]ta9es valeurs1 il faut tre un spciali/e et mme1 dans t\te la =ce du t]me1 un savant4 ,elle pr\ve aussi la vrit de l'axiome que n\s avons nonc plus haut3 t\t bnfice qu'on ne pr5d pas soi-mme1 les vnem5ts se *>g5t de le pr5dre4 ,a combi5 d'autres valeurs que les m9es d'or qui ont eu une prosprit phmre1 combi5 de socits de ca\t*\c1 de ptrole1 de soie artificielle1 etc444 s'appliqu]ait l'anecdote que n\s v5ons de racont]6 ,il n'y a pas de progrs indf9i4 ,t\te entreprise atte9t un j\r sa limite4 ,on p\rrait faire une li/e ncrologique de celles qui passai5t jadis p\r tre hors de pair4 ,s\v5t aussi une valeur vit encore sur sa vieille rputation alors qu'elle porte dj en elle-mme le pr9cipe de son dprissem5t4 ,un mot1 p\r f9ir1 de la re9e des valeurs indu/rielles1 qui e/ le ,canal de ,suez4 ,ses actions et ses titres div]s 7p>ts de fondateur1 socit civile1 obligations7 j\iss5t de la faveur la plus lgitime4 ,l'actionnaire de cette puissante compagnie e/ l'associ d'une compagnie plus puissante encore3 l',anglet]re qui possde les #agf #jjj actions v5dues p> le prodigue ,ismal en #ahge et que le g\v]nem5t franais ngligea d'a*et]4 ,gomme le disait alors le ,times3 ,la position d'une compagnie dont le propritaire pr9cipal e/ la premire puissance m>itime et coloniale du monde e/ t\t autre *ose que celle d'une compagnie compose d'une multitude de petits actionnaires franais4 ,t\te v5tualit qui port]ait atte9te aux droits de la compagnie tr\v]a devant elle1 non plus une faible association d'actionnaires1 mais t\te une nation qui peut se faire respect]4 ,c'e/ p\rquoi1 p5dant la gu]re1 malgr la rduction du trafic et des divid5des1 les titres de ,suez se sont ma9t5us de hauts c\rs4 ,p\r protg] le canal m5ac p> les ,allem&s1 l',anglet]re a fait un ef=t considrable4 ,place s\s la sauveg>de de l',empire britannique1 ent\re de g>anties int]nationales1 cette proprit prive possde des privilges exceptionnels1 indp5damm5t de ses propres causes de prosprit4 ,il e/ probable qu'avec la reprise de l'activit m>itime dans le monde1 les recettes du canal de ,suez ne t>d]ont pas regagn] leur niveau d'avant la gu]re4 ,on peut mme entrevoir des bnfices encore plus considrables avec la mise en valeur de la ,msopotamie et de l',arabie1 le dveloppem5t de l',afrique du ,sud1 etc444 ,on n'oubli]a pas1 cep5dant1 que le canal de ,suez lui-mme s]a s\mis tt ou t>d la loi commune qui veut que t\t *ange et que t\t meure4 ,sans d\te aucune concurr5ce1 ni p> voie de t]re ni p> le canal de ,panama1 ne le m5ace srieusem5t4 ,la victoire de l',allemagne lui et port un c\p r$\table4 ,ce pril n'exi/e plus4 ,le canal semble assur d'une longue tranquillit4 ,et p\rtant1 qui sait8 ,qui sait si1 un j\r1 le rveil des nationalits1 aprs avoir embras l',europe ori5tale1 ne s't5dra pas l',ori5t proprem5t dit8 ,l'occupation de l'gypte p> les ,anglais se heurte dj un nationalisme gypti5 capable de dev5ir la s\rce de grosses difficults4 ,et qui sait aussi1 dans un autre ordre d'ides1 si les transports ari5s ne sont pas appels pr5dre une ext5sion imprvue8 ,c'e/ une ide qui comm5ce r5contr] mo9s d'incrdules qu'hi]1 puisque les g\v]nem5ts se proccup5t de rglem5t] la navigation ari5ne4 ,admirables valeurs1 les actions du canal de ,suez ne doiv5t pas tre reg>des comme un mol oreill] sur lequel les porteurs actuels1 ou du mo9s leurs enfants1 p\rront t]nellem5t dormir4 99 99 99 ,le public e/ en gnral peu in=m de la nature relle des valeurs indu/rielles qui sont en circulation4 ,il ne doit pas p]dre de vue1 cep5dant1 que le nom9al de l'action se di/+ue de son c\rs en ,b\rse4 ,pr5ons p> exemple une action du canal de ,suez au nom9al de #ejj francs4 ,c'e/ #ejj francs que s]a remb\rse *aque action d'aprs le tirage au sort4 ,en outre le porteur reoit une action de divid5de ou de j\issance4 ,la diffr5ce entre ce capital de #ejj francs et le c\rs de ,b\rse1 gnralem5t reprs5te peu de *ose prs p> le c\rs de l'action de j\issance1 e/ ce que les ,anglais appell5t de l'eau1 c'e/--dire une e/imation des bnfices de l'entreprise4 ,mais1 la liquidation f9ale 7f9 de concession1 p> exemple1 p\r le canal de ,suez71 les actionnaires ne sont nullem5t c]ta9s de retr\v] cette valeur dans l'actif de la socit1 actif qu'ils auront se p>tag]4 ,c'e/ le cas que n\s avons vu p\r les m9es puisem5t rapide dont l'actionnaire doit amortir lui-mme le capital4 ,c'e/ un fait que beauc\p de p]sonnes p]d5t de vue et qui les expose des surprises dsagrables4 ,les p>ts de fondateurs ne doiv5t tre acquises qu' bon esci5t4 ,en premi] lieu1 elles n'ont aucun droit sur l'actif social mais seulem5t sur les bnfices4 ,elles ne sont donc que de l'eau4 ,en second lieu1 leur p>ticipation aux bnfices v>ie selon les /atuts de la socit4 ,p>fois1 mais pas t\j\rs1 le divid5de des p>ts croit beauc\p plus vite que celui des actions4 ,les p]sonnes in=mes sont au c\rant et l'affut de ces p>ticul>its4 ,les augm5tations de capital des entreprises prospres donn5t s\v5t lieu des manoeuvres que n\s devons signal]4 ,les adm9i/rateurs font une publicit rduite p\r c>t] autant que possible les actionnaires de la s\scription et us] de leur droit leur place4 ,la publicit e/ t\j\rs considrable p\r les valeurs mauvaises ou mdiocres4 ,elle e/ presque secrte p\r les bonnes4 ,aux porteurs de s'occup] de leurs affaires et de les suivre avec att5tion4 ,il n'y a pas de philan?ropie en affaires4 ,,*apitre ,,xii ,,les ,,obligations ,,indu/rielles ,ce g5re de placem5t peut tre =t recomm&able4--,il e/ de trs bonnes obligations indu/rielles1 mais t\tes ne sont pas bonnes4--,comm5t les di/+u]4--,ncessit de les div]sifi] et de ne pas se cantonn] dans une seule bran*e d'indu/rie4--,les bons #f p4 #ajj et les pro*a9es missions de l'indu/rie franaise4--,des titres de premi] ordre et peu connus3 les obligations des s]vices municipaux amrica9s4--,leurs avantages et leurs g>anties4--,comm5t les *oisir et comm5t les a*et]4 ,les obligations des gr&es socits indu/rielles1 qu& elles sont gages sur l'actif d'entreprises prospres1 peuv5t tre des valeurs excell5tes4 ,la cote de la ,b\rse de ,p>is1 de ,lyon et de ,m>seille en prs5te une gr&e v>it4 ,il s'agit seulem5t de savoir *oisir4 ,les obs]vations que n\s avons faites au sujet des actions indu/rielles s'appliqu5t encore ici1 mais avec mo9s de =ce et plus de l>geur4 ,des socits capables de rs]v] des mcomptes leurs actionnaires peuv5t (frir des g>anties de premi] ordre leurs obligataires4 ,l'anci5ne ,compagnie des ,omnibus1 dans les annes pnibles de sa f9 de concession1 a t5u fidlem5t t\s ses engagem5ts4 ,c'e/ que1 si son exploitation tait dev5ue difficile1 ses gages1 reprs5ts p> le t]ra9 de ses dpts1 re/ai5t srs4 ,actuellem5t1 les actions du ,mtropolita9 ne con/itu5t pas un placem5t recomm&able4 ,mais les obligations de la mme socit (fr5t de bonnes g>anties4 ,les obligations indu/rielles judicieusem5t *oisies sont un lm5t digne de compos] la =tune des p]sonnes prud5tes4 ,il faut se s\v5ir cep5dant que le nom d'obligation n'e/ pas p> lui-mme une assurance contre t\s les risques4 ,en cas de faillite1 les obligataires vi5n5t leur rang p>mi les cranci]s1 mo9s qu'ils n'ai5t reu une hypo?que spciale4 ,il va sans dire que les obligations munies d'une premire hypo?que doiv5t t\j\rs tre prfres celles de la seconde ou de la troisime srie mo9s qu'il ne s'agisse1 p> exemple1 du ,canal de ,suez1 dont les obligations ont t\tes la mme scurit quelle que soit leur srie4 ,les obligations indu/rielles p>ticipant aux vicissitudes de l'indu/rie1 il importe donc de ne re*]*] que les titres de socits connues p\r leur prosprit et leur bonne ge/ion4 ,il e/ frqu5t d'ailleurs que ces socits1 lorsqu'elles emprunt5t de l'arg5t1 s'adress5t d'abord leurs propres actionnaires et leur rs]v5t le droit de s\scrire4 ,il e/ clair que les obligations d'affaires comme les ,aciries de la ,m>9e ou le ,creusot sont des titres de premi] ordre4 ,leurs p>eils p\rrai5t se compt] assez vite4 ,il e/ conseill] surt\t aux p]sonnes qui affectionn5t ce g5re de placem5ts1 de les div]sifi] et de ne pas s'expos] suivre le sort d'une seule bran*e d'indu/rie qui peut1 un mom5t donn1 tre atte9te p> une crise4 ,n\s en avons un exemple avec les socits d'clairage et de *auffage p> le gaz qui sont presque t\tes frappes4 ,la mme rem>que peut s'appliqu] aux compagnies franaises de transports m>itimes1 dont l'av5ir e/ encore obscur1 et qui ont pass p> des j\rs si difficiles avant leur faveur rc5te4 ,les socits indu/rielles1 p5dant la gu]re1 ont fait au crdit des appels t5tants s\s la =me de bons #f p4 #ajj nets d'impts qui ont procur1 en gnral1 un bnfice aux s\scripteurs4 ,il e/ probable que1 dans la priode de recon/itution conomique qui se prolong]a aprs la gu]re1 ces appels au crdit vont se multipli]4 ,il ne faudrait pas croire que t\tes les obligations gros r5dem5t qui s]ont (f]tes prs5t]ont autant d'avantages et il ne faudra pas les pr5dre les yeux f]ms avec une gale confiance1 ni se fi] la rclame4 ,un prospectus a tt fait de prs5t] comme des g>anties de premi] ordre des t]ra9s nus ou des in/allations hors d'usage4 ,en outre1 les conditions de l'indu/rie franaise aprs la gu]re re/]ont =t inc]ta9es1 et il e/ =t possible que1 p5dant une priode de transition1 les entreprises qui ne repos5t pas sur des bases trs solides soi5t dang]eusem5t sec\es4 99 99 99 ,il exi/e d'excell5tes obligations indu/rielles trangres1 mais la surveillance et le *oix en sont encore plus malaiss que p\r celles de notre pays4 ,il y faut des connaissances spciales qui ne sont la porte que d'un trs petit nombre de p]sonnes1 qui leur situation ou leurs relations p]mett5t d'tre r5seignes de premire ma94 ,n\s v\lons cep5dant attir] l'att5tion sur une catgorie de valeurs =t sres et d'un trs bon r5dem5t4 ,a "p quelques capitali/es bi5 guids ou trs in=ms1 elles sont peu prs ignores du public franais4 ,n\s v\lons p>l] des obligations des s]vices municipaux aux tats-,unis4 ,les socits d'eau1 de lumire1 de traction1 de tlphones des gr&es villes des tats-,unis sont des entreprises extrmem5t prospres1 p>ce qu'elles ont p\r cli5tle une population t\j\rs croissante4 ,p5dant ces qu>ante ou c9quante d]nires annes1 elles ont rsi/ t\tes les crises conomiques dont les *em9s de f] et les autres indu/ries ress5tai5t les rp]cussions1 p>fois jusqu' y succomb]4 ,les obligations de s]vices municipaux mises p> des socits bi5 organises et bi5 diriges1 crit un auteur qui en a fait une tude p>ticulire#aj1 sont considres aux tats-,unis comme le placem5t idal p\r des r5ti]s1 p\r des veuves ou m9eurs1 autrem5t dit p\r t\tes les p]sonnes loignes des affaires4 ,le fait que beauc\p de ces obligations sont classes p>mi les placem5ts lgaux que peuv5t faire les banques d'p>gne et les tru/ees 7curateurs7 e/ significatif1 qu& on se rappelle que seules les obligations de *em9s de f] de la premire classe 7rapport maximum #d p4 #ajj71 sont ranges dans ces placem5ts autoriss p> la loi4 ,rappelons ce sujet que les lois qui limit5t ces placem5ts sont trs svres1 que les obligations a9si autorises port5t le timbre spcial de l'tat et qu'un tru/ee ne peut tre t5u responsable s'il survi5t une p]te dans le capital confi ses so9s et plac de cette faon4 #aj ,les obligations amrica9es et le portefeuille franais1 p> ,,lionel ,,de ,,montesqui\ 7*ez ,m>cel ,rivire74 ,les obligations des gr&s s]vices municipaux amrica9s app>t5ant cette catgorie p\r a9si dire lgale1 mrit5t vraim5t le nom dplacem5t idal si l'on considre qu'elles (fr5t avec la scurit du capital1 un r5dem5t lev 7#e #e #a_/b p4 #ajj74 ,mais la scurit du capital e/ bi51 en ce mom5t1 et s]a p\r longtemps ce qui intresse le plus le capitali/e4 ,les obligations de s]vices municipaux ont l'avantage que les socits mettrices possd5t et entreti5n5t un fonds d'amortissem5t 7ce dont se disp5s5t les compagnies de *em9s de f] des tats-,unis74 ,le remb\rsem5t des obligations se fait date fixe et1 en cas de remb\rsem5t anticip1 avec une prime /ipule sur le titre et qui peut all] de #e #aj p4 #ajj4 ,un patrimo9e cont5ant une c]ta9e quantit de ces obligations1 qui rpond5t aux beso9s et aux pr9cipes que n\s avons exposs1 possd]ait donc aussi quelques-unes des g>anties les plus solides dont puiss5t j\ir huma9em5t des capitaux dans le monde contempora94 ,la div]sit de ces titres1 les dates multiples de leur remb\rsem5t plus ou mo9s rappro*1 p]mett5t en outre aux capitali/es de r5tr] dans leurs fonds des poques prvues d'avance4 ,quant la solvabilit des socits1 l'objection tire de la concurr5ce illimite et de l'abs5ce de monopoles en ,amrique n'e/ pas valable1 tant donn que1 de mme que p\r les *em9s de f]1 il s'e/ tabli p\r les s]vices municipaux des monopoles de fait4 ,mais comm5t *oisir et se procur] ces valeurs incomp>ables8 ,elles sont extrmem5t nombreuses et il n'en peut tre donn une li/e limitative4 ,l'auteur que n\s avons cit plus haut pr5d1 p> exemple1 p\r types de son tude conomique l',edison ,electric ,illum9at+ ,cy ( ,bo/on1 la ,philadelphia ,electric1 la ,toronto ,electric ,light1 l',am]ican ,telegraph & ,telephone1 l',am]ican ,light & ,traction1 etc444 ,il va sans dire que les s]vices municipaux de premire classe sont inf9im5t plus nombreux4 ,leurs obligations ne sont pas ngocies dans les ,b\rses amrica9es4 ,elles ne sont cotes qu'en banque1 p>ce que1 trs bi5 classes1 elles *ang5t de ma9 mo9s s\v5t que d'autres valeurs4 ,p\r les acqurir 7ce qui ne s]a possible que qu& l'exportation des capitaux franais s]a r$ev5ue libre7 il faut donc s'adress] des banqui]s amrica9s4 ,bi5 ent5du1 faute d'une connaissance intime des *oses amrica9es qui p]mette au capitali/e franais un *oix p]sonnel et un contrle direct1 il importe de ne s'adress] qu' des banques dont l'honorabilit soit notoirem5t au-dessus de t\t s\pon1 et de bi5 df9ir le g5re de valeurs qu'on veut a*et]1 selon les indications que n\s avons donnes plus haut1 c'e/--dire les obligations autorises revtues du timbre spcial4 ,a cet g>d aussi1 les gr&es =tunes1 qui ont dj la facult de div]sifi] leurs placem5ts1 sont bi5 plus favorises que les petites et les moy5nes1 dont les dt5teurs n'ont pas les mmes moy5s d'in=mation4 ,cep5dant celui qui possde un capital1 qui veut le cons]v] et le lgu] autant que possible intact ses enfants doit se donn] de la pe9e1 s'in/ruire et se r5seign] sans cesse4 ,c'e/ la conclusion qu'on doit tir] de ce *apitre4 ,,*apitre ,,xiii ,,actions ,,des ,,banques ,,et ,,des ,,soci,t,s ,,de ,,cr,,dit ,c>actre dang]eux de ces valeurs4--,abs5ce de contrle des actionnaires sur la m>*e des affaires sociales4--,diffr5tes sortes de banques4--,les banques d'mission privilge4--,les gr&s tablissem5ts de crdit3 le sy/me dont ils ont vcu p>at u4--,les banques d'affaires4--,les ,crdits fonci]s et les socits immobilires3 leurs actions et leurs obligations4 ,l'indu/rie de la banque e/ =t complexe et elle a t\j\rs t trs alatoire4 ,des kra*s clbres1 comme celui de l',union gnrale1 en sont la preuve4 ,trop d'lm5ts entr5t en jeu dans la prosprit et la dconfiture de ces affaires1 depuis la situation conomique gnrale jusqu' l'habilet et la probit des directeurs4 ,ces valeurs convi5n5t mal1 surt\t dans les circon/ances actuelles1 aux p]sonnes qui se cont5t5t de t\*] paisiblem5t leurs divid5des4 ,n\s avons connu le *ef d'une des plus importantes socits anonymes de crdit1 qui sa direction valait des molum5ts considrables4 ,cep5dant1 p\r sa "p1 il ne possdait1 de sa maison1 que ju/e le nombre d'actions ncessaire1 d'aprs les /atuts1 p\r app>t5ir au conseil d'adm9i/ration4 ,ce cuis9i]1 p\rtant p>ticulirem5t exp]t et adroit1 se mfiait de sa propre cuis9e4 ,combi5 le public ne doit-il pas se mfi] davantage1 lui qui ne ti5t pas la queue de la pole6 ,le contrle des actionnaires sur l'activit et les rsultats des banques e/ inexi/ant4 ,nuls bilans1 nuls comptes r5dus ne sont plus sommaires que ceux de ces entreprises4 ,s\s prtexte que des r5seignem5ts f\rnis en ,assemble gnrale pr(it]ai5t aux concurr5ts et nuirai5t la socit1 les adm9i/rateurs s'enf]m5t dans le my/re4 ,p\r les suivre1 il faut donc avoir la foi et les affaires d'arg5t veul5t autre *ose qu'une foi aveugle4 ,on sait que les ,banques se spcialis5t dans les div]ses manires de pratiqu] le comm]ce de l'arg5t4 ,il n'exi/e que d'assez lo9ta9s rapports1 p> exemple1 entre la ,banque de ,france qui met du papi]-monnaie avec privilge de l'tat et les tablissem5ts de crdit qui1 eux-mmes1 ont div]s g5res d'activit4 ,les actions de la ,banque de ,france con/itu5t un des placem5ts autoriss p\r les remplois dotaux1 ce qui ne veut pas dire qu'elles soi5t l'abri des fluctuations4 ,leurs c\rs ne se sont pas fait faute de v>i] avec les bnfices1 eux-mmes trs v>iables1 de la socit4 ,la gu]re a t favorable la ,banque qui1 de son ct1 a r5du d'imm5ses s]vices l'tat1 peut-tre trop1 c> elle en e/ dev5ue1 t\s les g>ds1 surt\t celui du crdit1 une dp5dance4 ,elle y a gagn le r5\vellem5t de son privilge1 ce qui la met l'abri des attaques diriges contre elle dans le ,p>lem5t et dans la presse4 ,aussi les c\rs sont-ils levs4 ,le propre de la ,banque de ,france e/ de gagn] plus d'arg5t en temps de crise1 o le taux de l'intrt e/ lev1 que dans les temps calmes et prospres4 ,on peut se rgl] l-dessus p\r a*et] et v5dre ses actions qui ont d'ailleurs l'inconvni5t d'tre nom9atives4 ,la ,banque d',algrie1 qui j\e dans notre gr&e possession africa9e le mme rle que la ,banque de ,france dans la mtropole1 a enri*i assez rapidem5t ses actionnaires au c\rs des d]nires annes4 ,avec le dveloppem5t de notre ,afrique du ,nord1 elle peut avoir encore des p]spectives4 ,p\rtant les p]sonnes qui entr]ai5t auj\rd'hui dans cette valeur ne doiv5t pas1 semble-t-il1 compt] que les c\rs s]ont en p]ptuelle asc5sion4 ,on peut en dire autant de la ,banque de l',afrique ,occid5tale qui a p\rtant des *ances de se dvelopp] avec cette colonie d'av5ir4 ,quant la ,banque d',indo-,*9e elle a compt] avec les crises montaires si frqu5tes en ,extrme-,ori5t et avec l'in/abilit des *oses asiatiques4 ,les gr&s tablissem5ts de crdit1 qui sont comme le ,l\vre et le ,bon ,m>* de la f9ance1 se livr5t des oprations bi5 diffr5tes4 ,ils se rgl5t sur le modle du ,crdit ,lyonnais dont la pr9cipale indu/rie consi/e d'abord attir] les dposants p> des commodits comp>ables celles des gr&s magas9s1 ensuite ne leur s]vir qu'un intrt trs faible1 et employ] ces dpts d'une manire sre et plus fructueuse1 la diffr5ce =mant le bnfice de l'tablissem5t4 ,d'autre "p1 ces maisons aux succursales multiples plac5t dans leur l>ge cli5tle des titres sur lesquels elles t\*5t des commissions s\v5t considrables1 mais dont l'actionnaire ne connat jamais le montant1 qui fait p>tie du secret de la direction4 ,c'e/ p\rquoi n\s conseillons f]mem5t de ne pas accept] les yeux f]ms les titres recomm&s p> les ag5ces des tablissem5ts de crdit1 peu reg>dants sur la qualit du papi] qu'ils plac5t p\rvu qu'ils t\*5t la commission4 ,le public a fait cette expri5ce ses dp5s sur une l>ge *elle et il a appris que les magas9s de valeurs c\lai5t1 comme le plus vulgaire pici]1 des m>*&ises av>ies sans g>d p\r leur cli5tle4 ,bi5 que la f\le des gogos soit innombrable et se r5\velle sans cesse1 on peut p5s] que les tablissem5ts de crdit auront quelque difficult cont9u] ce g5re de comm]ce4 ,d'autre "p1 il n'e/ pas c]ta9 qu'ils puiss5t p]si/] faire fructifi] leurs dpts de la mme faon que p> le pass et appliqu] la maxime3 ,les affaires1 c'e/ l'arg5t des autres4 ,a t\s les po9ts de vue1 les tablissem5ts de crdit ont abus du public4 ,en se ds9tressant de l'indu/rie franaise1 ils n'ont pas acquis la gratitude de la collectivit4 ,la =mule grce laquelle ils ralisai5t des bnfices semble bi5 prime4 ,en tr\v]ont-ils une autre qui soit sre et productive8 ,les signes n'en p>aiss5t pas encore4 ,enf9 la situation de c]ta9es de ces maisons e/ pnible2 c'e/ le mo9s qu'on en puisse dire4 ,leurs actions (fr5t donc peu d'attraits4 ,il y a un troisime g5re de banques1 dont la ,banque de ,p>is et des ,pays-,bas e/ le type1 qui ont p\r spcialit de lanc] des affaires et de gr] un va/e portefeuille de fonds d'tats et de valeurs indu/rielles et autres4 ,l'actionnaire de ces banques s'en remet la compt5ce de la direction4 ,on a dit que c'tait un moy51 p\r le r5ti] paisible et priv de connaissances p>ticulires1 de p>ticip] un patrimo9e adm9i/r p> des hommes du mti] et de s'intress] sans risque l'indu/rie4 ,c'e/ vrai4 ,seulem5t on ne voit gure que ces banques enri*iss5t leurs actionnaires1 ce qui e/ la preuve de ce que n\s avons dit plus haut des valeurs indu/rielles qui1 l'une dans l'autre1 les bonnes comp5sant les mauvaises1 f9iss5t p> laiss] leur possesseur ,grosjean comme devant4 ,la v>it mme des entreprises auxquelles s'intress5t les banques de ce g5re1 si elle con/itue d'une "p une assurance1 leur int]dit d'autre "p d'espr] de notables plus-values4 ,quant aux banques trangres1 d'une faon gnrale1 il convi5t de les laiss] de ct4 ,aux alz propres au comm]ce de l'arg5t1 elles joign5t trop d'inconnu4 ,ne peuv5t t\*] ce doma9e que des p]sonnes trs bi5 r5seignes4 ,re/5t enf9 les crdits fonci]s et les socits immobilires4 ,ces tablissem5ts ont eu une gr&e vogue et des j\rs heureux durant les annes qui ont prcd la gu]re4 ,il n'en a pas t\j\rs t a9si4 ,le ,crdit fonci] de ,france1 7auj\rd'hui si solide qu'en #aiad il a refus de se prvaloir du moratorium et qu'il a pay gui*ets ouv]ts7 a connu autrefois de bi5 tri/es mom5ts4 ,heureusem5t l'expri5ce lui a pr(it4 ,le sort cruel de la socit des ,immeubles de ,france ne doit pas tre oubli non plus4 ,les rsultats de ces tablissem5ts dp5d5t p\r une "p du srieux de leur ge/ion et1 p\r l'autre1 de la valeur de la proprit rurale et urba9e4 ,qu& cette valeur e/ /able ou en asc5sion1 qu& les prts ne sont cons5tis qu'avec des g>anties srieuses1 qu& la direction ne se livre pas des spculations tmraires1 les rsultats sont satisfaisants4 ,mais il faut que ces conditions soi5t runies4 ,dans les pays neufs1 les crdits fonci]s ont un va/e *amp d'activit4 ,c'e/ le cas des crdits fonci]s du ,canada et de la ,rpublique ,arg5t9e o des capitaux franais sont intresss4 ,il ne faut pas oubli] p\rtant que les pays neufs sont sujets des crises pr(ondes4 ,il e/ plus sage d'ailleurs d'acqurir des obligations plutt que des actions des crdits fonci]s4 ,les obligations du ,crdit fonci] de ,france ont une rputation de solidit trs mrite4 ,en dehors des socits que n\s v5ons de cit]1 il exi/e en gypte et dans les pays ,sc&9aves des ,banques hypo?caires dont les obligations1 cotes la ,b\rse de ,p>is1 sont conv5ablem5t g>anties4 ,c'e/ un bon lm5t de div]sit dans les portefeuilles4 ,,*apitre ,,xiv ,,la ,,sp,,culation ,,et ,,la ,,b\rse ,dang]s de la spculation t]me4--,la p>tie e/ 9gale et dloyale4--,ceux qui j\5t c\p sr contre ceux qui j\5t l'aveuglette4--,la contre-p>tie4--,la spculation au comptant4--,dans quelle mesure on peut s'y livr]4--,les arbitrages4--,ncessit d'une tude att5tive des m\vem5ts de ,b\rse3 c'e/ une sci5ce et un mti]4--,conseils p\r la v5te et l'a*at des valeurs et la ge/ion des patrimo9es4--,dang]s des eng\em5ts et des paniques4 ,la spculation consi/e ess5tiellem5t v5dre des m>*&ises qu'on ne possde pas ou bi5 a*et] des m>*&ises sans avoir l'arg5t qu'il faudrait p\r les pay]4 ,dans le premi] cas1 on p>ie que le prix de la m>*&ise dim9u]a1 et l'on j\e la baisse4 ,dans le second cas1 on p>ie que ce prix mont]a et l'on j\e alors la hausse4 ,on spcule a9si sur les mtaux1 la f>9e1 le caf1 etc444 ,a la ,b\rse des valeurs1 les m>*&ises sont des fonds d'tat1 des actions1 des obligations4 ,ce jeu e/ organis4 ,il e/ lgal autant que celui des c\rses4 ,il n'en con/itue pas mo9s un des moy5s les plus immoraux qui soi5t de dtr\ss] le public qui les ag5ts de *ange1 (fici]s m9i/riels1 (fr5t le moy5 de p]dre son arg5t4 ,n\s n'expos]ons pas le mcanisme de la spculation t]me4 ,on sait1 en gros1 qu'il suffit de f\rnir une c\v]ture suffisante et de pay] les intrts de qu9za9e ou reports p\r se livr] ces oprations4 ,les lecteurs de cet ouvrage n'ont beso9 de connatre qu'une *ose3 les raisons qu'il y a de ne jamais cd] la t5tation de mettre le doigt dans cet engr5age1 ni aux t5tateurs qui promett5t monts et m]veilles4 ,on cite des =tunes qui se sont faites la ,b\rse4 ,ces bnfices n'ont pu tre obt5us que p> la ru9e d'autres j\eurs4 ,en face des gagnants1 il y a les p]dants4 ,on peut dire que les uns et les autres se recrut5t dans deux catgories t]nelles3 les nafs qui se fi5t la *ance ou des raisonnem5ts mal tays et qui sont gnralem5t victimes d'une rclame honte1 et les habiles qui dispos5t1 non seulem5t de va/es capitaux et de puissants moy5s p> lesquels ils peuv5t au beso9 influ5c] le m>*1 mais encore de r5seignem5ts qui ne sont pas la porte des simples mortels4 ,la p>tie n'e/ pas gale4 ,les ds sont pips et c'e/ la lutte du pot de t]re contre le pot de f]4 ,deux exemples auj\rd'hui hi/oriques suffiront1 p5sons-n\s1 dgt] de jamais t5t] la *ance de la ,b\rse4 ,on sait que la premire gu]re balkanique1 celle de #aiab1 fut engage p> l'initiative du roi ,nicolas de ,montngro4 ,ce pr9ce peu scrupuleux se livrait l'agiotage1 et1 cette fois1 il s'y livra c\p sr c>1 en dcl>ant la gu]re la ,turquie1 il dt]m9a lui-mme une *ute des c\rs sur t\s les m>*s europens4 ,il tait donc c]ta9 de gagn] en pr5ant l'avance une position la baisse4 ,de mme1 dans l't de #aiad1 le fameux b>on ,ros5b]g et quelques autres f9anci]s au/ro-allem&s de ,p>is qui savai5t que la gu]re tait imm95te et dcide p> l',allemagne1 empo*r5t de nombreux millions en v5dant de la r5te franaise1 ce qui con/ituait leurs yeux une simple avance sur la contribution dont ,guillaume ,,ii se proposait de frapp] la ,france va9cue4 ,on voit combi5 il e/ tmraire et mme absurde1 dans ces conditions1 d'affront] les risques de la ,b\rse4 ,le vulgaire j\e les yeux f]ms contre des g5s qui connaiss5t le dess\s des c>tes4 ,il j\e1 en outre1 avec des ress\rces faibles et limites contre des dt5teurs de capitaux considrables4 ,sans compt] que les calculs les plus savants peuv5t tre drangs p> des vnem5ts imprvus4 ,il e/ arriv de se tromp] ,talleyr& lui-mme qui trafiquait la ,b\rse de ses r5seignem5ts diplomatiques et de son expri5ce4 ,a plus =te raison1 l'homme qui ne suit la m>*e des *oses que d'aprs des j\rnaux s\v5t influ5cs desse9 p> les gr&s spculateurs1 ou qui s'en rapporte de vagues on dit1 ce que l'on appelle des tuyaux1 e/-il condamn d'avance p]dre1 croyant son flair aprs quelques occasions o la *ance l'aura s]vi4 ,comm5t lutt]1 p> exemple1 avec ce banqui] qui1 av]ti pr(essionnellem5t p> des signes ignors des pr(anes1 suppute les v>iations pro*a9es du m>* de l'arg5t avec un risque d'erreur m9ime8 ,comm5t lutt] encore avec ces adm9i/rateurs d'une socit qui sav5t1 trois mois avant t\t le monde1 si le divid5de s]a augm5t ou dim9u1 si le titre mont]a ou baiss]a1 et qui1 s\v5t1 propag5t des bruits exactem5t contraires la vrit8 ,ce qu'on appelle la contre-p>tie n'e/ pas seulem5t la basse escroqu]ie d'int]mdiaire vreux4 ,faire le contraire de ce qu'on dit e/ l'usage de la ,b\rse4 ,les vieux ,p>isi5s ont s\v5t cont l'hi/oire de ce f9anci] qui1 t\s les j\rs1 et jusqu'en famille1 rptait3 ,les ,lomb>ds vont bi54 ,les ,lomb>ds mont]ont4 ,et son fils1 jeune homme sans expri5ce1 de se mettre la hausse sur les ,lomb>ds4 ,la baisse n'ayant pas t>d se produire1 le fils fit des repro*es son pre4 ,imbcile1 lui dit l'autre1 sa*e donc que je m'entranais dire que les ,lomb>ds allai5t bi5 p>ce que j'tais moi-mme v5deur1 sa*ant qu'ils allai5t mal4 ,en rsum1 n\s ne saurions assez conseill] de fuir les spculations de ,b\rse1 qui ont ru9 tant de malheureux imprud5ts1 et de f]m] l'oreille aux sugge/ions de c\rti]s malhonntes et intresss1 qui propos5t des comb9aisons mirifiques4 ,p> contre1 il e/ t\t fait in(f5sif et mme recomm&able1 lorsque le m>* t]me e/ en ple9e activit1 d'y rec\rir p\r a*et] des titres dont on se propose d'obt5ir livraison ou p\r v5dre des valeurs que l'on possde effectivem5t4 ,le m>* t]me1 plus l>ge que le m>* au comptant1 p]met d'opr] sur de plus gr&es quantits et avec de mo9dres v>iations de c\rs4 ,ce qu'on doit vit] et reg>d] comme un jeu pire que le bacc>a ou la r\lette1 c'e/ l'a*at ou la v5te dc\v]t1 c'e/--dire sans arg5t p\r lev] les quantits a*etes ou sans titres p\r livr] les quantits v5dues4 99 99 99 ,les oprations au comptant n'(fr5t pas les mmes risques et elles peuv5t augm5t] les rev5us des p]sonnes adroites et prud5tes4 ,au fond1 l'acqureur d'une valeur mobilire1 comme celui d'une maison ou d'un pr1 p5se t\j\rs faire une bonne affaire et espre une plus-value4 ,d'autre "p1 comme n\s l'avons vu1 il e/ imprud5t de s'endormir sur le portefeuille en app>5ce le mieux compos4 ,il y a des valeurs qui vieilliss5t et qu'on a intrt v5dre p\r les remplac] p> d'autres4 ,le r5ti] mode/e lui-mme1 n\s l'avons dit plus haut1 ne doit pas cess] de se r5seign]1 d'tre vigilant et actif autant qu'conome1 s\s pe9e de voir son capital fondre p> l'usure du temps4 ,le capitali/e intellig5t1 sans se dp>tir de la plus /ricte prud5ce1 peut faire de temps en temps1 dans la composition de ses valeurs1 des *angem5ts avantageux qu'on nomme en ,b\rse des arbitrages4 ,les titres les plus solides sont sujets des fluctuations que l'homme avis sait mettre pr(it4 ,remplac] une valeur p> une autre de la mme catgorie et de la mme qualit en ralisant un bnfice1 p>fois lg] sans d\te1 mais absolum5t sr1 e/ une opration recomm&able1 une occasion que le pre de famille se doit de ne pas laiss] *app]4 ,le type de l'arbitrage sans dang] e/ f\rni p> nos obligations de *em9s de f]1 considres comme valeurs de t\t repos4 ,les obligations #c p4 #ajj des gr&es compagnies franaises et algri5nes donn5t lieu *aque j\r des transactions abondantes4 ,elles (fr5t s\v5t des diffr5ces de c\rs s5sibles dont il faut savoir pr(it]4 ,leurs *ances tant v>ies1 il e/ possible aussi1 p> des arbitrages adroits1 de t\*] non pas deux c\pons seme/riels seulem5t1 mais trois ou quatre4 ,les b\rsi]s dsign5t ddaigneusem5t du nom de m>g\l9s ceux qui se livr5t ce trafic mode/e4 ,c'e/ p>fois1 p\r les p]sonnes oisives et qui n'ont pas mieux faire1 un moy5 de d\bl] le rev5u de valeurs d'un r5dem5t rduit1 mais sr4 ,il va sans dire1 d'ailleurs1 que p\r se livr] des arbitrages1 il faut laiss] ses titres au porteur et ne pas les mettre au nom9atif4 ,les p]sonnes trs att5tives1 qui ont le don de l'obs]vation et de la mmoire1 peuv5t dvelopp] les oprations au comptant4 ,c]ta9es valeurs ont des hauts et des bas priodiques1 un ry?me plus ou mo9s rguli]4 ,les p]sonnes qui ont tudi ces m\vem5ts peuv5t v5dre ou a*et] t\r t\r avec bnfice4 ,ce g5re de spculation ne peut port] d'ailleurs que sur un t\t petit nombre de valeurs qui exig5t des spciali/es4 ,c'e/ une vritable sci5ce qui n'e/ pas1 elle non plus1 la porte de t\t le monde4 ,les pr(its qu'elle peut donn] rcomp5s5t un travail assidu4 ,c'e/1 dans t\te la =me du t]me1 un mti]4 ,on ne peut donc l'ex]c] sans application et sans tude4 ,dans son ,manuel du spculateur1 ,pr\dhon1 de son temps1 dcrivait a9si la besogne du petit nombre des privilgis qui sav5t gagn] de l'arg5t la ,b\rse3 ,les prud5ts1 disait-il1 font1 d'un b\t de l'anne l'autre1 des oprations d'arbitrage4 ,ce sont des capitali/es qui n'a*t5t jamais au del de leur =tune disponible4 ,ils pr(it5t de la baisse p\r plac] leurs fonds et se cont5t5t1 en att5dant la hausse1 de palp] leurs divid5des4 ,ils ralis5t leur avoir quatre1 c9q ou six fois p> an1 plus ou mo9s1 selon les circon/ances4 ,ils vont du ,mobili] au ,fonci]1 du ,fonci] la ,r5te1 de la ,r5te aux ,*em9s de f]1 des ,*em9s de f] aux ,petites ,voitures1 etc444 ,encore ne faut-il pas exagr] ce g5re de trafic4 ,il importe de s'y livr] avec assez d'-propos p\r ne pas j\] la fable de l'homme qui1 la f91 se tr\vait avoir *ang un boeuf contre un oeuf4 ,en outre1 le plus habile ne peut se flatt] d'apprci] avec exactitude le mom5t o une valeur atte9t le tuf de la baisse ou l'apoge de la hausse4 ,il y a l une "p d'inc]titude sans compt] qu' trop t5dre son clavi] et c\rir d'une valeur l'autre on risque1 au lieu d'agir c\p sr1 de se *>g] de titres qu'on connat peu ou mal4 ,htons-n\s d'aj\t] que ce mti] /rile p\r la socit n'e/ pas de ceux o n\s v\drions voir entr] la jeunesse n\velle qui1 avant t\t1 doit produire4 ,ces ex]cices convi5n5t des invalides ou des vieill>ds4 99 99 99 ,comme en t\tes *oses1 la modration et le bon s5s con/itu5t les qualits matresses ncessaires la cons]vation et l'accroissem5t d'un patrimo9e4 ,p\r adm9i/r] une =tune1 il faut de la rflexion et un jugem5t qui s'acqui]t p> l'expri5ce4 ,combi5 de p]sonnes1 t\rdies1 crdules ou prsomptueuses n'ont jamais fait que des placem5ts malheureux6 ,contre leurs propres entranem5ts ou contre les exploiteurs1 doiv5t tre en g>de1 surt\t1 les veuves1 les novices qui hrit5t d'une =tune1 et t\tes les p]sonnes qui1 habitues un travail intellectuel1 sont accessibles aux ides gnrales et promptes d'imag9ation1 mais que leur pr(ession a t\j\rs loignes de la pratique des affaires1 comme les mdec9s1 les (fici]s1 les ecclsia/iques4 ,c'e/ dans cette catgorie qu'une rclame f9ancire impud5te fait le plus de dupes et qu'on s'ab&onne le plus facilem5t l'illusion que1 sans tudes pralables1 avec de l'inspiration1 il e/ facile de gr] et d'accrotre ses capitaux4 ,v5dre1 a*et]1 arbitr] ne doit se faire qu' bon esci5t et tte repose4 ,il e/ aussi dang]eux de cd] aux eng\em5ts qu'aux paniques4 ,les pr(essionnels de la ,b\rse sav5t trs bi5 que le public a*te la hausse et v5d la baisse4 ,c'e/ a9si qu'en peu de temps on se ru9e au pr(it des mal9s l'afft des bons c\ps4 ,qu& on s'ap]oit qu'une valeur priclite ou qu'elle e/ en dang]1 il faut s'en dfaire sans hte et avec sang-froid sans jet] le paquet p>-dessus bord et n'importe quel prix4 ,l'homme maladroit1 l'impulsif a*te t\j\rs au plus haut et v5d au plus bas4 ,l'homme rfl*i s'engraisse ses dp5s4 ,que l'on comm5ce p> divis] judicieusem5t sa =tune selon les rgles que n\s avons donnes et l'on support]a avec calme les vicissitudes des valeurs mobilires4 ,n\s avons vu1 en #aije comme en #aiag1 les p]sonnes qui possdai5t une quantit raisonnable de fonds russes demeur] paisibles1 et att5dre des j\rs meilleurs4 ,les autres s'n]vai5t et1 atte9tes dans une p>tie ess5tielle de leur rev5u1 p]dai5t la tte et v5dai5t avec une grosse p]te1 croyant t\t compromis4 ,p\rtant1 depuis que la ,russie a susp5du ses paiem5ts1 le c\rs des r5tes russes s'e/ relev plusieurs reprises qu& les vnem5ts ont laiss espr] la *ute du bol*evisme4 ,en mme temps1 il faut savoir ne pas recul] devant un sacrifice indisp5sable et ncessaire4 ,mieux vaut1 dit la sagesse des nations1 se c\p] un bras que de p]dre sa tte4 ,l'enttem5t e/ aussi fune/e que la prcipitation4 ,p>ce qu'une valeur a t bonne un mom5t donn1 ce n'e/ pas une raison p\r qu'elle le r$evi5ne4 ,beauc\p de g5s p5s5t le contraire4 ,or1 n\s l'avons vu1 il y a des valeurs qui meur5t4 ,si l'on *]*e1 selon l'expression consacre1 se faire une moy5ne en a*etant de n\velles quantits des titres qui ont baiss1 on risque t\t simplem5t d'aggrav] sa p]te4 ,les actions des *em9s de f] de ,p>is-,lyon1 qui passai5t p\r des valeurs de pres de famille1 n'ont cess de s'effrit] depuis v+t ans4 ,quiconque se s]ait a*>n a*et] de ces actions p\r se faire une moy5ne n'aurait russi qu' multipli] la p]te contre laquelle il aurait *]* se c\vrir4 ,n\s croyons en avoir dit assez p\r conva9cre nos lecteurs de la prc>it et de la fragilit des valeurs mobilires4 ,seuls le travail et l'p>gne cons]v5t les =tunes aprs les avoir cres4 ,il faut y jo9dre1 p\r la bonne ge/ion de ses bi5s1 la sagesse1 la prud5ce1 le savoir et la raison4 ,,*apitre ,,xv ,,le ,,capitali/e1 ,,les ,,impots ,,et ,,les ,,lois ,multiplication et aggravation des impts4--,la t5tation d'y *app]4--,dang]s de la fraude et de la dissimulation en ce qui conc]ne l'impt sur le rev5u et les droits de succession4--,l'intrt des patrimo9es et des familles ne s'accorde pas t\j\rs avec les dons de la ma9 la ma9 et les p>tages secrets4--,quelques cas et quelques exemples4--,div]s moy5s employs p\r se s\/raire aux impts4--,trsors et ca*ettes4--,dpts de titres et de fonds l'trang]3 cueils vit]4--,les *anges de r5seignem5ts entre les tats4--,pril des d\bles taxations4--,une prcaution lgitime3 la provision dans une banque anglaise ou amrica9e4--,conclusion et moralit de ce *apitre4 ,l'inscurit des capitaux m5ace de s'accrotre p> le fait du dsordre conomique et politique que la gu]re a rp&u trav]s le monde4 ,d'autre "p1 la t5dance de la socit mod]ne e/ de trait] en ennemis le capital et la =tune acquise4 ,l'tat ayant en outre beso9 de ress\rces considrables les dem&e une taxation de plus en plus svre4 ,la jal\sie dmocratique et les exig5ces budgtaires conspir5t multipli] les impts aux dp5s de l'p>gne la plus honnte4 ,si l'+niosit du fisc e/ gr&e1 celle du contribuable ne l'e/ pas mo9s4 ,de t\t temps la matire imposable a *]* s'*app]4 ,l'esprit de dissimulation et de fraude se dveloppe en raison mme du poids des impts4 ,t\tefois1 au temps o n\s sommes1 l'tat p\r*asse et traque t\j\rs plus troitem5t les fraudeurs et *]*e les saisir de t\tes p>ts dans le rseau de ses dispositions lgales4 ,il importe donc de savoir quels inconvni5ts ou quels dang]s s'expos5t les p]sonnes qui1 n'tant pas assez conva9cues de la ncessit du devoir fiscal1 veul5t esquiv] les taxes et les impts4 ,l'impt sur le rev5u e/ celui auquel le contribuable e/ le plus t5t de se s\/raire1 au mo9s p>tiellem5t4 ,la dcl>ation e/ libre et le contrle e/ encore vague1 le sy/me n'tant en ,france qu'au db de son application4 ,cep5dant il s]ait imprud5t de croire que l'adm9i/ration re/]a t\j\rs indulg5te et ds>me4 ,a mesure que l'impt sur le rev5u pr5dra de l'ge1 les r5seignem5ts se multipli]ont *ez le p]cepteur4 ,*aque contribuable aura sa fi*e1 enri*ie des in=mations f\rnies p> d'autres adm9i/rations1 celles de l'enregi/rem5t en p>ticuli]4 ,peu peu le rev5u des p>ticuli]s s]a saisi t\tes ses s\rces et des surprises dsagrables s]ont rs]ves aux dissimulateurs#aa4 ,dj1 en effet1 les am5des atteign5t des taux normes et elles p\rront all] jusqu' la confiscation totale des sommes dissimules4 #aa ,inutile1 p5sons-n\s1 d'aj\t] que la s9crit e/ obligatoire p\r les p]sonnes dont les titres sont dposs dans les banques et les tablissem5ts de crdit o les comptes sont ciel ouv]t4 ,p\r tre productif1 l'impt sur le rev5u doit tre extrmem5t svre et ne faire grce de ri54 ,c'e/ a9si qu'il fonctionne dans les pays o il e/ appliqu depuis longtemps4 ,un exemple tir de la ,prusse sur laquelle nos lgislateurs ont copi ce sy/me et o il a atte9t la p]fection dans la tyrannie caporali/e1 montr]a comm5t une adm9i/ration vigilante et bi5 outille russit capt] t\tes les s\rces des rev5us4 ,un ,franais1 prcepteur dans une ri*e famille prussi5ne1 avait1 selon la loi1 dcl> ses appo9tem5ts et se croyait a9si en rgle4 ,quelque temps aprs1 il e/ appel *ez le p]cepteur et le dialogue suivant s'engage3 ,monsieur1 dit le fonctionnaire1 j'ai le regret de v\s dire que votre dcl>ation n'e/ pas complte4 ,v\s avez bi5 inscrit vos gages4 ,mais v\s tes log au *teau1 si je ne me trompe8--,p>faitem5t4--,a quel tage1 je v\s prie8--,au second4--,c'e/ donc1 d'aprs la valeur locative de la commune1 la somme de tant que j'aj\te4 ,et v\s pr5ez vos repas8 ,a la table de famille8--,en effet4--,n\rriture de *oix4 ,tant p\r la n\rriture444 ,un mot encore4 ,v\s buvez du v98 de la bire8444--,de la bire4--,c'e/ donc tant p\r la boisson4 ,avec cela1 le contribuable n'tait pas quitte4 ,un j\r1 ses p>5ts lui envoi5t de ,france un petit ft de v94 ,et bi5tt le p]cepteur le rappelle3 ,monsieur1 lui dit-il1 v\s avez dcl> que v\s buviez de la bire vos repas4 ,mais la rgie m'appr5d que v\s avez reu du v94 ,v\s allez donc boire du v9 p5dant quelques sema9es4 ,c'e/ un supplm5t que je dois aj\t] vos ress\rces normales4 ,il e/ peu probable que les moeurs franaises s'accommod5t jamais d'un rgime aussi mticuleux et aussi inquisiteur1 ou bi5 il *\]a sur la rsi/ance de l'esprit public4 ,mais il n'e/ pas d\teux que l'impt sur le rev5u1 aprs la tolrance des dbuts1 devi5dra de plus en plus /rict si l'on veut qu'il dure et qu'il produise quelque *ose4 ,et les moy5s d'in=mation du fisc s't5dront et se prcis]ont1 surt\t p\r la =tune acquise4 ,la fraude et la dissimulation p>tielles re/]ont sans d\te possibles4 ,les p]sonnes qui voyag5t p\rront t\j\rs1 p> exemple1 t\*] des c\pons l'trang]4 ,mais ceux-l dont la consci5ce ne rpugne pas au m5songe doiv5t bi5 savoir qu'un mom5t arrive o le fisc repr5d ses droits3 c'e/ l'ouv]ture des successions4 ,quiconque se proccupe de ses hriti]s1 de sa femme et de ses enfants1 doit savoir qu'une dcl>ation inexacte de son rev5u les expose1 aprs sa mort1 des am5des et des confiscations4 ,les droits de succession con/itu5t en ,france un lm5t important des ress\rces publiques4 ,on frappe de prfr5ce les morts p>ce qu'ils ne cri5t pas et qu'ils ne vot5t pas4 ,le lgislateur a donc t conduit prv5ir et rprim] les vasions p> t\s les moy5s en son p\voir4 ,de plus en plus1 l'tat t5dra int]v5ir au mom5t des dcs p\r emp*] les hriti]s de se s\/raire aux taxes4 ,c'e/ a9si que l'envoi en possession e/ s\mis des conditions svres4 ,les c(fres-=ts l\s deux noms 7ord9airem5t celui du m>i et de la femme7 dans un tablissem5t de crdit sont l'objet d'une rglem5tation p>ticulire1 de mme que les comptes jo9ts dans les banques4 ,ces anci5s moy5s de fraude sont v5ts4 ,re/e t\j\rs la possibilit de p>tag] de l'arg5t1 ou des valeurs mobilires au porteur1 de la ma9 la ma94 ,nul n'ignore que cette pratique e/ c\rante dans les familles4 ,qu& cette s\/raction et ce p>tage s't5d5t des sommes considrables1 il y a cep5dant plusieurs risques qu'on ne doit pas mconnatre4 ,en premi] lieu1 les hriti]s doiv5t savoir que la dcl>ation faite p> le dfunt p\r l'impt sur le rev5u s]t de contrle l'enregi/rem5t p\r la dcl>ation de la succession4 ,c'e/ la contre-p>tie du cas que n\s avons envisag t\t l'heure et o le fisc tr\vait dans la succession plus que le de cujus n'avait annonc p\r son rev5u annuel4 ,si le fisc tr\ve mo9s1 ce n'e/ plus le mort qu'il frapp]a p> une l\rde am5de4 ,ce sont les hriti]s eux-mmes qu'il p\rsuivra p\r fraude et p\r vol4 ,l'p\x survivant ou les enfants qui cons]v5t ou se di/ribu5t une somme d'arg5t liquide importante ou des titres au porteur doiv5t s'assur] au pralable qu'ils ne f]ont pas dans la =tune du dfunt un tr\ capable d'attir] l'att5tion du fisc et ils devront se mettre d'accord avec le rev5u dcl> dans les d]nires annes du conjo9t ou des asc5dants4 ,a ces p>tages qui ne laiss5t pas de traces1 il y a un autre inconvni5t4 ,les inv5taires et les actes de succession sont de/9s protg] les patrimo9es et emp*] qu'ils ne pass5t entre des ma9s trangres4 ,un hritage qui n'e/ pas con/at p> un acte au!ntique risque s\v5t d'*app] la famille laquelle il doit app>t5ir d'aprs la nature et la loi4 ,n\s connaissons des cas trs div]s o des hriti]s ont eu lieu de regrett] de s'tre p>tag entre eux une fraction de la succession p\r *app] aux taxes4 ,a9si un fils m>i meurt sans enfants3 la "p de l'hritage pat]nel non con/ate p> le notaire grossit la =tune de sa femme et passe ensuite un n\veau m>i ou des neveux de l'autre bran*e4 ,mme rsultat en cas de sp>ation de bi5s et de divorce1 la fraction s\/raite tant tombe dans la communaut4 ,enf9 des enfants qui ont laiss p> ce procd une p>tie de la =tune pat]nelle ou mat]nelle aux ma9s de l'p\x survivant p\r vit] la d\ble taxe sont exposs se voir un j\r fru/rs p> le rem>iage du survivant4 ,qu& on t\rne la loi1 on r5once aussi ses g>anties4 ,t\s ces arrangem5ts1 pris dans l'ide de s\/raire aux atte9tes du fisc la plus gr&e p>tie possible d'un patrimo9e1 repos5t en gnral sur l'ide que la famille re/]a t\j\rs unie ou que ses membres s]ont frapps p> la mort dans l'ordre naturel4 ,il n'en e/ malheureusem5t pas t\j\rs a9si4 ,c'e/ p\rquoi1 sauf exceptions t\t fait motives1 les p>5ts doiv5t tre en g>de contre les p>tages anticips4 ,il y a dang]1 p\r les mmes raisons1 ne pas faire figur] dans un contrat la totalit d'une dot p\r *app] aux droits de donation4 99 99 99 ,les temps dans lesquels n\s sommes entrs n\s ramn5t aux poques o la ri*esse *]*ait se df5dre p> t\tes sortes de ruses et de ca*ettes contre les exactions et les brig&ages4 ,les =tunes m5aces s'ef=c5t de se dissimul] ou de se trans=m] de telle faon que le possesseur1 au milieu des b\lev]sem5ts et des inc]titudes de l'poque1 puisse mettre une "p de ses bi5s l'abri du fisc et aussi1 en cas de beso91 retr\v] une valeur relle4 ,s\s des =mes mod]nes1 la pratique du trsor1 si rp&ue dans les sicles et dans les pays b>b>es1 t5d s'impos] de n\veau4 ,la cra9te de l'impt et le d\te qui comm5ce s'atta*] au papi] 7valeurs et mme billets de banque71 incit5t beauc\p de p]sonnes se crer une sorte de rs]ve en nature1 con/itue d'objets prcieux d'un petit volume et facile transport]4 ,cet usage e/ re/ c\rant dans les pays asiatiques1 p>mi lesquels il faut compr5dre la ,russie4 ,n\s avons connu un ri*e ngociant franais de ,mosc\ qui1 prvoyant la rvolution1 portait con/amm5t sur lui une b\rse remplie de pi]res prcieuses1 s'assurant a9si contre les risques d'une spoliation qui1 d'ailleurs1 s\s le rgime bol*evik1 ne devait pas t>d]4 ,de mme les mona/res or?odoxes1 dont quelques-uns possdai5t des ri*esses considrables1 enf\issai5t des diamants et des p]les1 plus aism5t maniables que des l+ots et qui reprs5t5t une valeur univ]sellem5t ngociable4 ,en ,allemagne1 en ,autri*e1 les mmes pratiques ont t obs]ves depuis la dbcle du papi] et l'imm95ce d'impts extraord9aires sur les =tunes4 ,la nature huma9e1 trav]s les ges et les climats1 re/e la mme4 ,l'branlem5t de l'ordre social ramne les usages des temps primitifs4 ,depuis la gu]re1 on a vu beauc\p de p]sonnes a*et] des bij\x1 de l'arg5t]ie et mme des toiles de matres1 af9 de reprs5t] au mo9s une p>tie de leur =tune autrem5t que p> du papi]4 ,encore s'agit-il de ne pas remplac] une valeur qu'on croit artificielle p> une autre valeur qui peut le dev5ir1 ce qui e/ en p>ticuli] le cas de la pe9ture dont le prix e/ affaire de mode et aussi affaire de circon/ances4 ,au cas d'un gr& b\lev]sem5t de la socit comme celui dont la ,russie a t le ?tre1 un ,raphal ou un ,titi5 ne sont pas une m>*&ise d'un placem5t facile ou avantageux4 ,beauc\p de p]sonnes sont t5tes p> le fait que les objets d'art1 depuis quelques annes1 ont mont d'une faon extraord9aire et ont s\v5t enri*i leurs possesseurs4 ,outre qu'il y a des exceptions1 il faut s'att5dre des dprciations l5tes ou brusques dont plus d'un collectionneur a dj fait l'expri5ce4 ,l'impt sur le capital1 devant lequel le g\v]nem5t franais a recul jusqu'ici1 doit galem5t tre pris en considration4 ,si cet impt devait entr] un j\r dans nos lois1 il n'e/ pas d\teux qu'il atte9drait les mobili]s4 ,en ,holl&e1 o cet impt exi/e1 le fisc contrle les dcl>ations des contribuables qui doiv5t1 sur rquisition1 ouvrir leur maison et leurs tiroirs4 ,il devi5t alors coteux de possd] trop de belles *oses4 ,et l'on ne p\rrait jur] que l'tat1 p\r faire face ses beso9s1 n'en vi5dra pas l4 ,la taille1 la dme et la gabelle p>atront d\ces en comp>aison4 99 99 99 ,les dpts d'arg5t ou de titres dans les banques trangres sont un procd c\ramm5t employ4 ,en ,france1 beauc\p de p]sonnes y avai5t eu rec\rs avant #aiad p\r *app] l'impt sur le rev5u qui1 alors1 tait un p\vantail4 ,p\r tre efficace1 cette mesure doit s'ent\r] de nombreuses prcautions4 ,les occasions d'erreur sont nombreuses4 ,ce n'e/ pas seulem5t la banque qui doit tre *oisie avec gr& so9 mais encore la nationalit et le sige de ces banques4 ,a9si la ,belgique avait t considre comme un lieu de refuge trs sr4 ,or la ,belgique1 malgr sa neutralit1 a t envahie la premire4 ,p5dant t\t le temps de la gu]re les p]sonnes qui n'avai5t pas retir leurs dpts ont t prives de leur rev5u et1 si l',allemagne et t victorieuse1 elle et c]ta9em5t confisqu leur capital4 ,on se tromp]ait surt\t si l'on s'imag9ait qu'il suffit1 p\r abrit] sa =tune1 de lui faire pass] la frontire1 en suivant les sollicitations intresses des banques trangres4 ,il faut connatre d'abord la lgislation de l'tat dans lequel on envoie son arg5t si l'on ne veut pas s'expos] pay]1 p> exemple1 deux fois l'impt sur le rev5u ou expos] ses hriti]s pay] deux fois des droits de succession1 dans leur pays et dans le pays de refuge4 ,la mme rem>que s'impose1 bi5 ent5du1 p\r l'a*at d'immeubles l'trang]4 ,durant les premires annes du ,x,i,xe sicle1 le g\v]nem5t franais avait dj *]* conclure avec les g\v]nem5ts trang]s des accords de/9s tablir un *ange de r5seignem5ts au sujet des dpts de leurs ressortissants4 ,l'exemple avait t donn ds #ahdc p> une conv5tion passe p> l'adm9i/ration franaise et l'adm9i/ration belge p\r la p]ception rciproque des droits d'enregi/rem5t4 ,il rsulte de cette conv5tion que t\s les actes dont l'enregi/rem5t belge a connaissance pass5t immdiatem5t l'enregi/rem5t franais4 ,les p]sonnes de nationalit franaise qui se proposai5t de dissimul] de l'arg5t en ,belgique devai5t donc faire bi5 att5tion qu'en aucun cas leurs oprations ne donnass5t lieu des actes susceptibles d'tre enregi/rs dans ce pays4 ,il y a plus3 en #aijg1 une ent5te franco-anglaise a tabli un rgime prcis d'*anges de r5seignem5ts au sujet des successions des ressortissants des deux pays4 ,le g\v]nem5t britannique f\rnit donc au g\v]nem5t franais t\tes les indications qu'il a recueillies lui-mme sur l'hritage1 en prlevant p\r son compte les droits successoraux4 ,d'o il rsulte que les hriti]s ont pay] les taxes franaises aprs les taxes anglaises1 et ce d\blem5t de droits qui sont galem5t l\rds des deux cts de la ,man*e peut all]1 p\r de grosses sommes1 jusqu' une confiscation des deux ti]s4 tant donn que les tats vont tre p5dant de longues annes l'afft de t\tes les ress\rces et qu'ils p\r*ass]ont le capital1 il e/ possible que ces arrangem5ts s't5d5t et se multipli5t et qu'ils s'appliqu5t aux div]s impts1 y compris l'impt sur le rev5u4 ,le capitali/e franais f]a donc bi5 de s'in=m] avant d'envoy] son arg5t au dehors1 s'il ne veut pas imit] ,grib\ille4 ,il e/ p5s] que d'ici peu de temps1 en procdant leur rorganisation f9ancire1 les tats allis vont *]*] ress]r] la surveillance aut\r de ceux qu'on appelle dj les ds]teurs de l'impt4 ,il re/]a sans d\te des pays qui s]ont heureux d'attir] les capitaux en leur assurant un traitem5t privilgi4 ,tel a t jusqu' prs5t le cas de la ,suisse4 ,re/e savoir si cet tat de *oses dur]a1 si p\r des raisons intrieures ou extrieures 7pression diplomatique de ses vois9s1 p> exemple71 la ,suisse1 malgr la div]sit de lgislation de ses cantons1 n'en vi5dra pas aussi re/re9dre son droit d'asile4 ,il va sans dire que des pays exotiques1 sud-amrica9s p> exemple1 s]ai5t heureux d'accueillir des capitaux franais sans les dnonc]4 ,mais l1 c'e/ la scurit qui manque4 ,quant aux tats-,unis1 ils en sont encore l'ge d'or du capitalisme4 ,le droit de proprit et le secret des affaires y sont reg>ds1 jusqu'ici1 comme peu prs inviolables et l'tat de ,new-,york e/ p>ticulirem5t r5omm p\r son libralisme cet g>d4 ,n\s ne conseill]ons jamais p]sonne de mettre t\s ses oeufs dans le mme pani] et de confi] t\s ses titres en dpt une seule banque1 ft-elle amrica9e4 ,cep5dant il peut tre utile de dpos] quelque arg5t ou un c]ta9 nombre de valeurs *ez un ou plusieurs banqui]s amrica9s j\issant d'un solide crdit4 ,c'e/ une assurance contre les cata/rophes qui1 v5tuellem5t1 p\rrai5t encore m5ac] l',europe4 ,n\s voyons t\s les j\rs des ,russes qui1 contra9ts d'migr]1 ne sont pas rduits la misre dans leur exil p>ce qu'ils avai5t1 en temps calme1 prvu la possibilit des orages4 ,sans all] jusqu'aux hypo?ses tragiques1 il e/ t\tefois recomm&able p\r les p]sonnes qui font des affaires avec l'trang] ou qui voyag5t frquemm5t l'trang] d'avoir une provision dans une banque anglaise ou amrica9e4 ,il e/ malheureusem5t cra9dre que1 d'ici longtemps1 n\s ne revoyions plus le franc au c\rs qu'il avait autrefois sur t\s les m>*s du monde4 ,a la suite de la gu]re1 le *ange sur les places trangres n\s e/ dev5u dfavorable et il e/ probable qu'il le re/]a p5dant une priode prolonge4 ,la livre /]l+ et surt\t le doll> s]ont exposs mo9s de v>iations4 ,il peut donc tre utile de /abilis] d'avance une c]ta9e somme p\r ne pas tre victime1 en cas de beso91 d'une brusque t5sion du *ange et d'une dprciation de la monnaie franaise4 ,n\s conclurons ce *apitre en disant que la prud5ce e/ lgitime mais que la fraude n'e/ pas t\j\rs prud5te4 ,elle fait s\v5t tomb] de ,*>ybde en ,scylla celui qui y a rec\rs4 ,enf9 le bon citoy5 doit se dire que le devoir fiscal e/ un devoir comme un autre et qu'aprs une gu]re o t\tes les =tunes se s]ai5t engl\ties sans la victoire1 le sacrifice d'arg5t n'e/ ri5 auprs du sacrifice du sang4 ,la fraude n'e/ excusable que qu& l'tat ne remplit plus sa t*e ess5tielle1 qui e/ de donn] la scurit la nation1 ou qu& il ne g>antit plus la proprit et qu'il confisque arbitrairem5t les bi5s4 ,,*apitre ,,xvi ,t,,*es ,,et ,,beso9s ,,du ,,temps ,,pr,,s5t ,trans=mations et ncessits4--,le beso9 de produire4--,les capitaux sont la rs]ve des producteurs4--,aux gnrations n\velles4--,le tempram5t d'obligataire et le tempram5t d'actionnaire4--,franais et ,allem&s4--,p]spectives d'av5ir4--,la ,france ne peut plus tre un pays de r5ti]s4 ,les pr9cipes que n\s avons exposs et les conseils que n\s avons donns dans ce livre sont de/9s s]vir de guide p\r cons]v] les patrimo9es et en prv5ir1 autant que possible1 la dissolution4 ,les m?odes que n\s recomm&ons1 appuyes sur le raisonnem5t et sur l'expri5ce1 sont donc avant t\t cons]vatoires4 ,et c'e/ dj beauc\p1 n\s l'avons vu1 qu& on arrive ce rsultat que les capitaux pniblem5t amasss ne se volatilis5t pas4 ,g>d] une =tune p> le disc]nem5t1 la prud5ce et l'conomie1 la transmettre intacte ses successeurs1 c'e/ difficile et c'e/ mme trs beau4 ,t\tefois les temps dans lesquels n\s sommes entrs dem&5t autre *ose4 ,depuis de longues annes1 le b auquel t5dai5t1 en ,france1 la plup>t des classes de la socit1 c'tait d'arriv]1 le plus tt possible1 vivre sans ri5 faire1 ft-ce *i*em5t1 d'un rev5u mdiocre ou d'une retraite paye p> une gr&e adm9i/ration ou p> l'tat4 ,c'e/ ce qu'on appelait jadis vivre noblem5t4 ,a9si la ,france t5dait dev5ir peu peu un pays de r5ti]s1 puissant p> sa prodigieuse facult d'p>gne1 mais o la notion du travail crateur se p]dait4 ,cette conception de la vie a t violemm5t sec\e p> la gu]re4 ,dans le b\lev]sem5t gnral1 des milli]s d'exi/5ces1 arranges p\r une mdiocrit paisible et qui ne comptai5t pas avec l'imprvu1 ont t atte9tes avec duret4 ,l'honnte aisance dont se cont5tai5t tant de p]sonnes comm5ce conf9] la misre4 ,c'e/ un mot c\rant que1 d'ici longtemps1 on ne rev]ra plus la d\ceur de vivre laquelle la tragdie de #aiad a mis f94 ,on le rpte de t\s les cts1 et1 ce qui e/ mieux1 c'e/ une vrit s5tie p> les n\velles gnrations3 il importe de produire1 de =m] de n\velles ri*esses la place de celles qui ont t ananties4 ,la ,france n'e/ plus assez ri*e p\r qu'une quantit d'oisifs et de j\eurs de dom9os aussi =te que celle d'autrefois puisse encore subsi/]4 ,la ,france tait un pays o il y avait trop de j\eurs de dom9os1 comme en ,anglet]re il y avait trop de j\eurs de ballon4 ,auj\rd'hui la ,france a sa =tune refaire4 ,elle ne recevra plus du dehors t\s les rev5us qui1 nagure1 en faisai5t la crancire du monde et comp5sai5t l'insuffisance de son comm]ce extrieur4 ,elle s'e/1 au contraire1 endette env]s l'trang]4 ,alors1 si elle ne se met pas produire1 c'e/ bi5 simple3 ri51 *ez n\s1 ne g>d]a de valeur1 ni les r5tes de l'tat1 ni les titres de t\te sorte1 ni la t]re elle-mme1 p>ce que ce qui n\s re/e de ri*esses1 p> l'excs des importations1 s'en ira au dehors1 p>ce que la monnaie franaise s]a de plus en plus av>ie p> rapport la monnaie trangre1 et p>ce que notre actif devi5dra peu peu le gage de nos f\rnisseurs et de nos cranci]s amrica9s qui se mettront peut-tre exploit] notre pays p\r leur compte1 comme ils en manife/5t dj l'int5tion4 ,c'e/ le cas qui s'e/ produit aux sicles d]ni]s p\r l',espagne1 c\v]te de gloire1 mais inactive et endette1 et dont les ress\rces naturelles ne pr(itai5t qu'aux trang]s4 ,voil comm5t une nation devi5t s]ve et proltaire4 ,p\r de longues annes1 p\r quelques gnrations1 peut-tre1 l'tat de r5ti] s]a difficile s9on int5able4 ,le travail ne s]a pas seulem5t un devoir national mais une ncessit individuelle4 ,entre les ma9s des hommes jeunes et actifs1 le capital devra travaill] lui aussi et dev5ir un in/rum5t de production1 s\s pe9e1 s'il re/e in]te1 de se consomm] et de disp>atre4 ,les m?odes que n\s avons recomm&es1 les obs]vations que n\s avons consignes dans ce livre ne doiv5t donc pas tre reg>des comme de/9es fabriqu] et multipli] des r5ti]s mais prs]v] de la ru9e1 de l'anantissem5t et des mauvais conseill]s nos capitaux plus prcieux que jamais1 af9 qu'ils soi5t cons]vs intacts p\r ceux qui p\rront s'en s]vir d'une faon active et les faire produire leur t\r4 ,il s]ait absurde d'exig] que t\t le monde mt son arg5t dans l'indu/rie p\r la raison qu'il e/ c]ta9 la ,france doit produire ou m\rir4 ,il y a quantit de p]sonnes qui ne peuv5t c\rir le risque des affaires et qui font mieux de s'en loign]4 ,elles y p]drai5t ce qu'elles possd5t1 faute d'expri5ce et de jugem5t4 ,seuls les mauvais f9anci]s y gagn]ai5t quelque *ose4 ,les hommes gs et qui ne peuv5t recomm5c] leur vie1 les veuves1 les p]sonnes qu'une pr(ession librale r5d trangres aux affaires d'arg5t3 t\s ceux-l ont beso9 surt\t qu'on leur indique les moy5s d'assur] la scurit de leur =tune1 dans la mesure o l'esprit huma9 peut prvoir les vnem5ts4 ,de mme un indu/riel1 un comm]ant heureux ne peuv5t pas indf9im5t t5dre leurs affaires4 ,le j\r vi5t o ils ont beso9 de consolid] leurs bnfices1 ne ft-ce que passagrem5t4 ,ceux-l aussi doiv5t1 autant que possible1 p\voir se faire une ide p]sonnelle sur la manire dont il convi5t de plac] leur =tune au lieu de s'en rapport] au has>d ou au premi] v5u4 ,on a dit qu'une des infriorits des ,franais1 avant la gu]re1 tait dans leur tempram5t d'obligataires t&is que les autres peuples1 ceux qui avai5t gr&i et qui s'tai5t enri*is1 surt\t les ,allem&s1 avai5t un tempram5t d'actionnaires4 ,c'e/ vrai dans une l>ge mesure4 ,a l'av5ir1 les ,franais auront beso9 d'tre plus actionnaires1 c'e/--dire plus crateurs de ri*esses et plus associs la cration des ri*esses qu'ils ne l'tai5t autrefois4 ,cep5dant ce s]ait une erreur de s'imag9] que t\s les ,allem&s d'avant la gu]re1 comme t\s les ,amrica9s1 ne cessai5t pas de risqu] leur arg5t dans des affaires n\velles4 ,ils s\fflai5t p>fois4 ,ils abritai5t une p>tie de leurs bnfices dans les valeurs sres et dans les obligations et ils ne ddaignai5t pas la puissance d'accumulation de l'p>gne sans laquelle la puissance de cration s'puise vite4 ,malgr sa =te t5dance au nationalisme conomique1 l',allemagne possdait1 elle aussi1 de gr&es quantits de valeurs trangres1 mais mieux *oisies et rp>ties que les ntres4 ,c'tait surt\t des valeurs amrica9es1 dont il y avait un m>* important ,b]l9 et qui lui ont t plus utiles p5dant la gu]re que notre portefeuille b\rr de russe1 d'au/ro-hongrois et d'ottoman4 ,produire1 c'e/ surt\t la t*e de la gnration n\velle4 ,mais elle ne f]a fructifi] le capital que s'il lui e/ transmis dans de bonnes conditions4 ,que cette prcieuse rs]ve ne soit pas t\rdim5t gre1 inconsidrm5t gaspille4 ,avec un gr& labeur1 de belles *ances s'(fr5t aussi aux ,franais d'auj\rd'hui et de dema94 ,les jeunes qui *oit une =tune1 qui e/ s\v5t le dbris d'un patrimo9e plus gros1 n'auront jamais trop de reconnaissance p\r ceux qui l'auront amasse et cons]ve4 ,les jeunes doiv5t considr] ce capital comme un outil et un pr9cipe d'activit4 ,beauc\p de travail1 un peu de pe9e1 aj\ts cette mise de fonds1 ne t>d]ont pas apport] leur rcomp5se4 ,de nos prov9ces1 s\leves l'une aprs l'autre p> un beso9 ard5t de r5atre1 s'lve un appel l'arg5t qui fconde1 l'intellig5ce et l'activit4 ,notre h\ille blan*e att5d qu'on la pr5ne4 ,la paix aj\te la m]veilleuse ,algrie la possession indiscute de ce ,m>oc o les ,allem&s avec leur tempram5t d'actionnaires n\s ont montr1 p> leur convoitise1 p> leurs in/allations mmes1 ce qu'il y avait rcolt]4 ,enf91 celui qui reoit en p>tage de la bonne t]re de ,france1 qu'il la fasse valoir lui-mme4 ,elle lui r5dra vite les so9s qu'il lui aura donns4 ,en f]mant ce livre1 n\s v\drions que le lecteur en g>dt cette impression qu'il n'a pas t crit p\r enc\rag] les ,franais re/] un peuple de r5ti]s4 ,,f9 ,,tableau ,,des ,,droits ,,de ,,mutation ,,p> ,d,c,s ,,et ,,de ,,donation ,,entre ,,vifs ,,mutation ,,p> ,d,c,s4--,i4 ,,droits ,,de ,,mutation ,,ord9aire ,,p]cevoir ,,sur ,,*aque ,,"p ,,nette4 ,,p>ts ,,degr ,,de ,,p>5t ,ligne directe ,ligne directe desc5dante asc5dante #a;er #b;e ,au #a;er #b;e ,au degr degr del degr degr del p4 #ajj p4 #ajj p4 #ajj p4 #ajj p4 #ajj p4 #ajj fr4 fr4 fr4 c4 fr4 c4 fr4 c4 fr4 c4 fr4 c4 fr4 c4 ,p>ts nettes de #ajjjj francs et au-dess\s avec maximum successoral de #bejjj francs4 #a #bjjj #a #a #ej #b #a #a #ej #b #bjja #ajjjj #a #ej #b #b #ej #a #ej #b #b #ej ,p>ts nettes suprieures #ajjjj francs et successions dont l'actif total e/ suprieur #bejjj francs4 #a #bjjj #a #a #ej #b #b #ej #c #c #ej #bjja #ajjjj #b #b #ej #c #c #ej #d #d #ej #ajjja #ejjjj #c #c #ej #d #d #ej #e #e #ej #ejjja #ajjjjj #d #d #ej #e #e #ej #f #f #ej #ajjjja #bejjjj #e #e #ej #f #f #ej #g #g #ej #bejjja #ejjjjj #f #f #ej #g #g #ej #h #h #ej #ejjjja #ajjjjjj #g #g #ej #h #h #ej #i #i #ej #ajjjjja #bjjjjjj #h #h #ej #i #i #ej #aj #aj #ej #bjjjjja #ejjjjjj #i #i #ej #aj #aj #ej #aa #aa #ej #ejjjjja #ajjjjjjj #aj #aj #ej #aa #aa #ej #ab #ab #ej #ajjjjjjj #ejjjjjjj #aa #aa #ej #ab #ab #ej #ac #ac #ej ,au del de #ejjjjjjj #ab #ab #ej #ac #ac #ej #ad #ad #ej ,,p>ts ,,degr ,,de ,,p>5t 7,a7 ,entre frres et soeurs 7,b7 ,entre oncles ou tantes et neveux ou nices 7,c7 ,entre gr&s-oncles ou gr&'tantes et petits-neveux ou petites-nices et entre c\s9s g]ma9s 7,d7 ,entre p>5ts au del du #d;e degr et p]sonnes non p>5tes ,entre 7,a7 7,b7 7,c7 7,d7 p\x p4 #ajj p4 #ajj p4 #ajj p4 #ajj p4 #ajj fr4 fr4 fr4 c4 fr4 c4 fr4 fr4 fr4 ,p>ts nettes de #ajjjj francs et au-dess\s avec maximum successoral de #bejjj francs4 #a #bjjj #d #aj #ab #ae #ah #bjja #ajjjj #d #ge #aj #ge #ac #af #ai ,p>ts nettes suprieures #ajjjj francs et successions dont l'actif total e/ suprieur #bejjj francs4 #a #bjjj #e #aj #ae #bj #be #bjja #ajjjj #f #aa #af #ba #bf #ajjja #ejjjj #g #ab #ag #bb #bg #ejjja #ajjjjj #h #ac #ah #bc #bh #ajjjja #bejjjj #i #ad #ai #bd #bi #bejjja #ejjjjj #aj #ae #bj #be #cj #ejjjja #ajjjjjj #aa #af #ba #bf #ca #ajjjjja #bjjjjjj #ab #ag #bb #bg #cb #bjjjjja #ejjjjjj #ac #ah #bc #bh #cc #ejjjjja #ajjjjjjj #ad #ai #bd #bi #cd #ajjjjjjj #ejjjjjjj #ae #bj #be #cj #ce ,au del de #ejjjjjjj #af #ba #bf #ca #cf ,n4 ,b4--,le montant de la taxe additionnelle 7tableau n ,,ii7 e/ dduire de l'actif de la succession p\r la dt]m9ation de la "p nette de *aque ayant-droit4 7,in/4 ,rgie du #aj janvi] #aiah47 ,,mutation ,,p> ,d,c,s4--,,ii4 ,,taxe ,,additionnelle p]ue sur l'ensemble de la succession qu& il n'y a pas d'enfant vivant ou reprs5t et qu& il y a mo9s de quatre enfants vivants ou reprs5ts 7les enfants morts victimes de la gu]re tant compts comme s'ils tai5t vivants7 prlev] sur l'ensemble de la succession4 ,,p>ts ,,nombre ,d',,enfants ,,laiss,s ,,p> ,,le ,d,,funt ,trois ,deux ,un ,po9t enfants enfants enfant d'enfant vivants ou vivants ou vivant ou vivant ou reprs5ts reprs5ts reprs5t reprs5t p4 #ajj p4 #ajj p4 #ajj p4 #ajj fr4 fr4 fr4 c4 fr4 c4 fr4 fr4 #a #bjjj #j #be #j #ej #a #b #bjja #ajjjj #j #ej #a #b #d #ajjja #ejjjj #j #ge #a #ej #c #f #ejjja #ajjjjj #a #b #d #h #ajjjja #bejjjj #a #be #b #ej #e #aj #bejjja #ejjjjj #a #ej #c #f #ab #ejjjja #ajjjjjj #a #ge #c #ej #g #ad #ajjjjja #bjjjjjj #b #d #h #af #bjjjjja #ejjjjjj #b #be #d #ej #i #ah #ejjjjja #ajjjjjjj #b #ej #e #aj #bj #ajjjjjjj #ejjjjjjj #b #ge #e #ej #aa #bb ,au del de #ejjjjjjj #c #f #ab #bd ,,mutation ,,p> ,d,c,s4--,,iii4 ,d,,duction sur le montant des droits ord9aires 7tableau ,i7 en ce qui conc]ne la "p de l'hriti]1 donataire ou lgataire ayant quatre enfants vivants o plus au mom5t de l'ouv]ture de la succession3 #aj p4 #ajj p\r *aque enfant en sus du troisime1 avec maximum de rduction de #ej p4 #ajj4 ,,mutation ,,p> ,d,c,s4--,,iv4 ,p,,nalit,s ,,de ,,ret>d 7loi du #aj avril #aiaj74 #a mois #j fr4 #ej p4 #ajj #e mois #a franc p4 #ajj du droit d4 ,au del #a fr4 #ej p4 #ajj ,,droits ,,de ,,donation ,,entre ,,vifs ,,indication ,,des ,,degr,s ,,pe ,,p>5t ,,t>if fr4 c4 ,en ligne directe ,p>tage d'asc5dants ,entre plus de #b enfants vivants ou reprs5ts #b #ej ,entre #b enfants vivants ou reprs5ts #d #ej ,p> contrat de m>iage ,plus de #b enfants vivants ou reprs5ts #d #ej #b enfants vivants ou reprs5ts #e #ej #a enfant vivant ou reprs5t #f #ej ,hors contrat de m>iage ,plus de #b enfants vivants ou reprs5ts #f #ej #b enfants vivants ou reprs5ts #h #ej #a enfant vivant ou reprs5t #aj #ej ,entre p\x ,p> contrat de m>iage #h ,hors contrat de m>iage ,plus de #b enfants vivants ou reprs5ts1 issus du m>iage #f #ej #b enfants vivants ou reprs5ts1 issus du m>iage #aj #ej #a enfant vivant ou reprs5t1 issus du m>iage #ac #ej ,sans enfant vivant ou reprs5t1 issus du m>iage #ag ,entre frres et soeurs ,p> contrat de m>iage aux futurs #ac ,hors contrat de m>iage #bc ,entre oncles et tantes et neveux ou nices ,p> contrat de m>iage aux futurs #ae ,hors contrat de m>iage #be ,entre gr&s-oncles1 gr&'tantes1 petits-neveux ou petites-nices et entre c\s9s g]ma9s ,p> contrat de m>iage aux futurs #ag ,hors contrat de m>iage #bg ,entre p>5ts au del du #d;e degr et entre p]sonnes non p>5tes ,p> contrat de m>iage aux futurs #ba ,hors contrat de m>iage #ca ,nota4--,les enfants morts victimes de la gu]re sont compts comme enfants vivants4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,pages4 ,avant-propos ,,vii ,*apitre premi]4--,une priode d'in/abilit et d'inscurit p\r les =tunes4 #aa ,l'in/abilit des =tunes e/ un phnomne de t\s les temps4--,la gu]re a considrablem5t aggrav ce phnomne4--,longue priode de scurit et d'enri*issem5t de #ahae #aiad4--,le dang] d'autrefois tait la baisse de l'intrt et les conv]sions4--,fausses croyances n\rries cet g>d3 l'arg5t ne devait plus ri5 rapport]4 --,l'intrt s'e/ relev1 mais les capitaux ont t dtruits4 --branlem5t de t\tes les =tunes4--,autres m5aces qui ps5t sur elles4--,probabilit de gr&es crises f9ancires1 s9on de cata/rophes4--,de n\velles m?odes de ge/ion des patrimo9es sont ncessaires4--,en quoi l'esprit et les habitudes des capitali/es doiv5t *ang]4 ,*apitre ,,ii4--,le pr9cipe de la division gographique des placem5ts1 qui s'e/ montr insuffisant1 doit tre complt p> un autre pr9cipe #bb ,la division des risques e/ une prcaution lm5taire4--,l'cueil e/ qu'elle ne t\rne pas la multiplication des risques4--,exemples malheureux de dissm9ation des capitaux4--,ncessit de prcautions supplm5taires4--,valeurs solides et relles sur lesquelles doit repos] une =tune4--,les bi5s-fonds rhabilits4--,gages exig] des valeurs mobilires4--,le remb\rsem5t pro*a9 du capital e/ la clause ess5tielle de t\t prt d'arg5t4--,applications de ces pr9cipes aux placem5ts mobili]s et avantages qu'ils comport5t4 --,rgles pratiques en tir]4 ,*apitre ,,iii4--,des immeubles #cc ,la revan*e des anci5s placem5ts4--,t\te ri*esse "p de la t]re4--,/abilit de la proprit immobilire4--,un exemple typique4 --,relvem5t de la valeur de la t]re en ,france4--,hausse des produits agricoles4--,scurit de la proprit rurale1 due1 dans notre pays1 son extrme division4--,le dpeuplem5t des campagnes e/ le seul po9t noir4--,conseils p\r la ge/ion des bi5s fonci]s4--,les maisons de rapport ,p>is et dans les gr&es villes4--,a*at1 con/ruction et entreti54--,les spculations sur les t]ra9s4--,les =mes exc5triques de la proprit et leurs prils4 ,*apitre ,,iv4--,des placem5ts hypo?caires #df ,raisons p\r lesquelles se recomm&e ce g5re de placem5ts4 --,conditions auxquelles ils sont srs et avantageux4--,des prcautions pr5dre et des dang]s vit]4--,de la "p qu'il convi5t de leur attribu] dans un patrimo9e4 ,*apitre ,v4--,emprunts franais et emprunts des tats allis de la ,france #ei ,dang] des r5tes p]ptuelles4--,qu'il faut leur prfr] les r5tes amortissables4--,comp>aison des deux #c p4 #ajj franais4--,le crdit de la ,france victorieuse4--,ombres et cl>ts4--,raisons p\r lesquelles le capitali/e doit tre porteur des r5tes n\velles4 --,emprunts des villes et des colonies franaises4--,imm5se prosprit des tats-,unis4--,la dcad5ce des consolids anglais et les fonds britanniques4--,r5te belge4--,r5te itali5ne4--,la cata/rophe russe et nos milli>ds3 inc]titudes de l'av5ir et ri*esses lat5tes de la ,russie4--,fonds r\ma9s1 s]bes1 grecs et portugais4--,japon et ,*9e4 ,*apitre ,,vi4--,emprunts des tats qui ont t en gu]re avec les allis et des n\veaux tats issus de la dcomposition de l',autri*e-,hongrie #hi ,les fonds allem&s4--,fonds autri*i5s et hongrois4--,consqu5ces de la dissolution de la mon>*ie au/ro-hongroise4--,la di/ribution de la ,dette et les n\velles nationalits4--,raisons de mfiance l'g>d des appels au crdit de la ,pologne1 de la ,t*co-,slovaquie et de la ,y\go-,slavie4--,fonds bulg>es4 ,fonds ottomans4--,l',europe c5trale et ori5tale devra tre vite longtemps p> les capitaux4 ,*apitre ,,vii4--,emprunts des tats neutres #ie ,les pays p>gns p> la gu]re se sont enri*is4--,leurs emprunts sont d'un mo9dre rapport que ceux des belligrants4--,e/-ce le mom5t d'entr] dans ces valeurs8--,avantages qu'elles (fr5t encore temporairem5t4--,exam5 des six pays neutres d',europe3 ,espagne1 ,suisse1 ,holl&e1 pays ,sc&9aves4--,le ,mexique et l',amrique du ,sud4--,ncessit d'une soigneuse discrim9ation4 ,*apitre ,,viii4--,un lm5t des =tunes franaises en dang]3 les actions de *em9s de f] #ajh ,illusion du public quant la prosprit des compagnies4--,elles sont crases p> leurs *>ges f9ancires1 fiscales et sociales4--,elles n'ont pas la lib]t de leurs t>ifs et le t]me des concessions appro*e4--,l'actionnaire g>de t\s les risques et ne t\*e qu'une faible "p des bnfices1 qu& il y en a4--,le ra*at e/ un s\lagem5t et un bi5fait3 exemple de l',oue/4--,cas des *em9s de f] algri5s4--,les ra*ats futurs s]ont-ils aussi avantageux8 ,*apitre ,,ix4--,les actions des *em9s de f] trang]s4 #adf ,la plus gr&e p>tie des bonnes lignes d',europe con/itue des exploitations directes d'tat4--,les ,compagnies qui exi/5t encore sont dans une situation vois9e de celle des *em9s de f] franais4--,un mot al>mant de ,m4 ,lloyd ,george4--,le cas de la ,compagnie du ,sud de l',autri*e3 ,comm5t un *em9 de f] e/ conduit la ru9e4--,crise grave des *em9s de f] amrica9s avant la gu]re europenne2 p\rquoi cette crise m5ace de se reprs5t] et d'tre durable4--,le kra* des *em9s de f] exotiques4--,conclusion3 les actions des *em9s de f] sont le type de la valeur mobilire qui meurt4 ,*apitre ,x4--,les obligations des *em9s de f] franais et trang]s #afa ,conditions auxquelles ces obligations peuv5t attir] des placem5ts srieux4--,une g>antie d'un gr& tat solvable e/ presque t\j\rs ncessaire4--,exemple des obligations des gr&es ,compagnies franaises4--,avantages respectifs de ces div]ses catgories d'obligations4--,des obligations de bonne app>5ce qui auront fait subir de l\rdes p]tes aux =tunes3 les obligations lomb>des4 --,autre expri5ce pnible3 les obligations des *em9s de f] amrica9s4--claircissem5ts sur la valeur de ces titres4--,quels sont ceux dont les porteurs ont eu se flicit]8--,gages et remb\rsem5ts des obligations amrica9es4--,il convi5t de se dt\rn] des obligations de *em9s de f] exotiques4--,de quelques piges dont le public n'e/ pas assez av]ti4 ,*apitre ,,xi--,les valeurs indu/rielles #ahh ,mot typique du b>on de ,ro?s*ild4--,mal mang] et bi5 dormir ou mal dormir et bi5 mang]8--,petit nombre de bonnes valeurs indu/rielles4--,leur in/abilit4--,ncessit de connaissances spciales p\r les acqurir et les surveill]4--,sept conseils pratiques ess5tiels4--,les booms et les kra*s4--,des m9es et spcialem5t des *>bonnages franais aprs la gu]re4--,un mot sur le canal de ,suez4--,gnralits sur les actions de j\issance et les p>ts de fondateur4 ,*apitre ,,xii4--,les obligations indu/rielles #bje ,ce g5re dplacem5t peut tre =t recomm&able4--,il e/ de trs bonnes obligations indu/rielles1 mais t\tes ne sont pas bonnes4 --,comm5t les di/+u]4--,ncessit de les div]sifi] et de ne pas se cantonn] dans une seule bran*e d'indu/rie4--,les bons #f p4 #ajj et les pro*a9es missions de l'indu/rie franaise4--,des titres de premi] ordre et peu connus3 les obligations des s]vices municipaux amrica9s4--,leurs avantages et leurs g>anties4--,comm5t les *oisir et comm5t les a*et]4 ,*apitre ,,xiii4--,actions des banques et des socits de crdit #bab ,c>actre dang]eux de ces valeurs4--,abs5ce de contrle des actionnaires sur la m>*e des affaires sociales4--,diffr5tes sortes de banques4--,les banques d'mission privilge4--,les gr&s tablissem5ts de crdit3 le sy/me dont ils ont vcu p>at u4 --,les banques d'affaires4--,les ,crdits fonci]s et les socits immobilires3 leurs actions et leurs obligations4 ,*apitre ,,xiv4--,la spculation et la b\rse4 #bai ,dang] de la spculation t]me4--,la p>tie e/ 9gale et dloyale4--,ceux qui j\5t c\p sr contre ceux qui j\5t l'aveuglette4--,la contre-p>tie4--,la spculation au comptant4--,dans quelle mesure on peut s'y livr]4--,les arbitrages4--,ncessit d'une tude att5tive des m\vem5ts de ,b\rse3 c'e/ une sci5ce et un mti]4--,conseils p\r la v5te et l'a*at des valeurs et la ge/ion des patrimo9es4--,dang]s des eng\em5ts et des paniques4 ,*apitre ,,xv4--,le capitali/e1 les impts et les lois #bbi ,multiplication et aggravation des impts4--,la t5tation d'y *app]4--,dang]s de la fraude et de la dissimulation en ce qui conc]ne l'impt sur le rev5u et les droits de succession4 --,l'intrt des patrimo9es et des familles ne s'accorde pas t\j\rs avec les dons de la ma9 la ma9 et les p>tages secrets4--,quelques cas et quelques exemples4--,div]s moy5s employs p\r se s\/raire aux impts4--,trsors et ca*ettes4--,dpts de titres et de fonds l'trang]3 cueils vit]4--,les *anges de r5seignem5ts entre les tats4--,pril des d\bles taxations4 --,une prcaution lgitime3 la provision dans une banque anglaise ou amrica9e4--,conclusion et moralit de ce *apitre4 ,*apitre ,,xvi4--,t*es et beso9s du temps prs5t #bdc ,trans=mations et ncessits4--,le beso9 de produire4--,les capitaux sont la rs]ve des producteurs4--,aux gnrations n\velles4--,le tempram5t d'obligataire et le tempram5t d'actionnaire4 --,franais et ,allem&s4--,p]spectives d'av5ir4--,la ,france ne peut plus tre un pays de r5ti]s4 ,app5dice4--,tableaux des droits de mutation p> dcs et des droits de donation entre vifs hors texte 9 f9e ,,a*ev ,d',,imprim] ,,le ,,v+t-,,quatre ,,septembre ,,mil ,,neuf ,,c5t ,,dix ,,neuf ,,p> ,,philippe ,,r5\>d ,,p\r ,,la ,,n\velle ,,librairie ,,nationale #c1 ,place du ,pan?on1 #c ,,p>is