,au lecteur4 ,l'or?ographe d'orig9e a t cons]ve et n'a pas t h>monise1 mais les erreurs clairem5t introduites p> le typographe ou l'impression ont t corriges1 et quelques endroits la ponctuation a t corrige4 ,les mots en gras dans l'orig9al sont m>qus a9si4 ,,le ,,petit ,,art ,d',,aim] ,,du ,m,,me ,,auteur ,les ,f>ces de mon ami ,jacques4 7#are srie de la ,vie p\r rire47 ,les ,malheurs du comm&ant ,l>ipte4 7#b;e srie de la ,vie p\r rire47 ,le ,filleul du ,docteur ,tr\sse-,cadet1 suivi des ,n\veaux ,malheurs du ,comm&ant ,l>ipte4 7#c;e srie de la ,vie p\r rire47 ,les ,mmoires d'un ,galop91 suivis de ,petite ,hi/oire naturelle4 7#d;e srie de la ,vie p\r rire47 ,madame ,d&9 et ,mademoiselle ,phryn4 7#e;e srie de la ,vie p\r rire47 ,les ,btises de mon ,oncle4 7#f;e srie de la ,vie p\r rire47 ,les m]veilleux ,rcits de l'amiral ,le ,kelpudubec4 7#g;e srie de la ,vie p\r rire47 ,les veilles de ,sa9t-,pantalon4 7#h;e srie de la ,vie p\r rire47 ,t\s droits de traduction et de reproduction rs]vs p\r t\s les pays1 y compris la ,sude et la ,norvge4 ,s'adress]1 p\r trait]1 ,m4 ,,paul ,,oll5dorff1 diteur1 #bh bis1 rue de ,ri*elieu1 ,p>is4 ,,arm& ,,silve/re ,le ,petit ,art d',aim] ,,en ,,quatorze ,,*apitres ,vignettes de ,,luci5 ,m,,tivet ,logo de l'diteur ,,p>is ,,paul ,,oll5dorff1 ,,diteur #bh bis1 ,,rue ,,de ,,ri*elieu1 #bh bis #ahig ,t\s droits rs]vs4 ,,il ,a ,t ,,tir ,a ,,"p #be exemplaires sur papi] vl91 numrots la presse4 ,,*acun ,,de ,,ces ,,exemplaires ,,compr5d ,une suite des dess9s hors texte aqu>ells p> ,,luci5 ,m,,tivet ,a ,,mon ,,ami ,,georges ,,hecq ,son dv\ et son reconnaissant1 ,a4 ,s4 ,i ,,du ,,*oix ,d',,un ,,amant ,du *oix d'un amant ,i ,ce n'e/ pas la premire fois qu'une des aimables p]sonnes qui me veul5t bi5 pos] des cas d'e/htique am\reuse1 me confie que la solitude lui e/ pesante et qu'elle s\hait]ait d'avoir un amant4 ,il fut un temps o j'aurais tr\v une rponse immdiate ce g5re de lettre1 et sans avoir beso9 de tremp] ma plume dans mon critoire4 ,je n'ai plus la fatuit de croire auj\rd'hui qu'on me dem&e une rponse purem5t mime et que c'e/ t\t bonnem5t une entre en relations qu'on me propose4 ,c'e/ une ide qui ne vi5drait plus une demoiselle simplem5t s5se4 ,je ne vais plus en ville aprs y avoir t beauc\p--pas assez encore1 puisque c'e/ le meilleur temps de la vie que celui qu'on passe en ces villgiatures du cur4--,en ce temps-l j'crivais seulem5t qu& j'tais fatigu de mes visites4 ,l'am\r tait la pice1 et la littrature n'en tait que les entr'actes4 ,encore me bornais-je1 p\r faire uvre d'criva91 runir en volume les v]s que j'avais faits p\r mes bonnes amies4 ,ma9t5ant la pice c'e/ la littrature1 et l'am\r c'e/ les entr'actes4 ,mon spectacle dans un fauteuil--et mme sur un canap--y a beauc\p p]du4 ,mais p\rquoi rcrim9]ais-je8 ,j'aime encore la femme de la mme passion sans le lui pr\v] p> la mme loqu5ce4 ,j'ai beau mettre1 comme ,dmo/hne1 des caill\x dans ma b\*e1 il e/ c]ta9 que mon dfaut de prononciation s'aggrave de j\r en j\r4 ,mais je ne bgaye pas encore4 ,t\t au plus zzay-je un peu4 ,ce n'e/ vraim5t pas la pe9e de m'expos] aval] des caill\x4 ,illu/ration ,donc1 ma9t5ant1 c'e/ sans y *]*] un bnfice p]sonnel que je rponds1 aussi srieux qu'un c&idat qu'on trille1 aux int]rogations du g5re de celle qui m'e/ pose auj\rd'hui encore1 avec une fran*ise laquelle je veux r5dre hommage avant t\t4 ,v\s n'y allez pas p> quatre *em9s1 ,madame4 ,v\s me confessez que v\s tr\vez votre lit trop l>ge et que v\s y v\lez un compagnon4 ,c'e/ la fois limpide et p]spicace4 ,mais v\s me dem&ez comm5t il faut *oisir celui-ci1 et cela n'e/ pas aussi ais que v\s le semblez croire4 ,je convi5s cep5dant que votre cas e/ un des plus simples du monde1 puisque v\s tes seule intresse dans cette dlicate av5ture1 et que v\s n'avez pas satisfaire les gts d'un m>i en mme temps que les vtres1 ce qui r5d la *ose difficile quelquefois4 ,c> les c\ples se mett5t r>em5t d'accord1 en cette matire1 sur un idal commun4 ,c]ta9s hommes ti5n5t absolum5t tre faits cocus suivant c]ta9s rites et d'une c]ta9e faon1 c'e/--dire seulem5t p> des g5s qui leur convi5n5t eux-mmes1--ce qui e/ bi5 le mo9s--qui1 p> exemple1 fass5t1 t\s les soirs1 leur :i/ ou leur dom9o1 ou bi5 les mn5t gratuitem5t au spectacle1 ou encore leur donn5t quelque arg5t p\r leurs m5us plaisirs et leurs dplacem5ts4 ,mais laissons de ct ces syb>ites ou ces indlicats1 et ne p5sons qu' v\s1 ,madame4 ,v\s tes libre1 me dites-v\s1 et je ne saurais vraim5t trop v\s en flicit]4 ,c'e/ une condition adorable p\r se =g] d'agrables *anes4 ,c> la ,lib]t1 dont les politici5s veul5t faire une =ce1 e/ t\t simplem5t un milieu1 comme la ,foi qui n'e/ qu'un fait et dont les *rti5s veul5t faire une v]tu4 ,c'e/ l'air respirable et l'espace ouv]t devant nos m\vem5ts1 voil t\t4 ,c'e/ l'atmosphre viable du caprice et de la fantaisie1 seuls bi5s que n\s ayons au monde4 ,la ,lib]t1 c'e/ cette =me de la sagesse qui n\s p]met de faire une btise4 ,je vais v\s y aid] de mon mieux1 crature libre et confiante4 ,,ii ,appr5ez d'abord1 ,madame1 si v\s ne le savez dj1 qu'au po9t de vue de l',am\r les hommes se peuv5t class] en deux catgories--non pas ceux qui le pai5t et ceux qui ne le pai5t pas1 c> j'en veux laiss] de ct le po9t de vue comm]cial--mais ceux p\r qui l',am\r e/ l'unique *ose de la vie1 le summum omn9o bonum du mo9e ,a4 ,kempis 7excusez1 ,madame1 ce lat9 de sa9tet1 mais v\s n'tes pas1 je l'espre1 libre-p5seuse71 et ceux p\r qui il n'e/ qu'une aimable di/raction1 un passe-temps comme le loto et le bill>d4 ,des ,grieux1 si v\s v\lez1 d'un ct2 et l'emp]eur ,napolon1 de l'autre1 qui en faisait un simple int]mde entre deux victoires4 ,t\s deux fur5t tromps2 mais ,des ,grieux tait1 du mo9s aim1 ce qui e/ bi5 une consolation444 ,je n'ai pas beso9 de v\s dire que la seconde srie1 celle du va9queur d',au/]litz1 ne mrite mme pas votre att5tion2 c> votre dsir ne me p>at pas prcism5t d'tre impratrice4 ,ce n'e/ pas au trne d',occid5t que v\s p5sez1 mais votre lit1 sur lequel n\s avons inf9im5t plus de *ance1 d'ailleurs1 de n\s r5contr]4 ,c>1 moi non plus1 je ne ti5s pas p\r l'aigle et la c\ronne1 et lui prfre un bon c5t de bais]s de telles lvres que je sais bi54 ,re/e donc reconnatre les lus qui con/itu5t la premire classe1 les seuls que ma consci5ce me p]mette de v\s recomm&]4 numrons-en donc les signes de race4 ,illu/ration ,au physique t\t d'abord4 ,eh bi56 ce s]a un c]ta9 air nglig qui1 si je ne v\s mettais pas en g>de contre v\s-mme1 prvi5drait d'abord1 contre eux1 vos p5*ants raff9s et vos gts naturellem5t dlicats4 ,celui qui aime vraim5t la femme et qui l'aime uniquem5t--seule faon de l'aim]--ne se proccupe jamais d'tre1 lui-mme1 joli4 ,c'e/ p>faitem5t illogique de sa "p1 puisqu'il p]d a9si un moy5 de plaire un tas de pronnelles et de *>mantes btes qu'il e/ t\t prt tr\v] spirituelles3 mais c'e/ a9si4 ,illu/ration ,l'abngation e/ au fond de t\t culte s9cre4 ,p\r ceux que la beaut de la femme affole vraim5t1 t\t disp>at1 au monde1 devant elle1 et eux-mmes p>-dessus le m>*4 ,leur idal e/ plus haut qu'eux1 purem5t objectif1 et ils ne dem&5t qu' tre une p\ssire vivante sur le *em9 que f\l5t les pas adors4 ,v\s p\vez m'en croire1 ,madame3 le ,monsieur1 sduisant d'ailleurs et bnol5t1 qui aura pass quatre heures sa toilette avant de p>atre devant v\s1 n'e/ pas votre fait4 ,mais le malhonnte qui ne l'aurait pas faite du t\t ne l'e/ pas non plus4 ,c> si la contemplation intrieure de sa belle ne p]met pas1 l'amant p>fait que je v\s s\haite1 de se reg>d] soi-mme1 le respect lui int]dit de se prs5t]1 devant elle1 dans une t5ue qui lui fasse horreur4 ,les femmes bi5 organises sont1 avant t\t1 des tres de ju/e milieu--je n'en dirai pas autant des hommes6--,montrez votre p]spicacit en cette matire1 ,madame1 et aussi votre ju/e milieu1 en en pr5ant et en en laissant ce que je v\s dis4 ,,iii ,passons au moral1 ma9t5ant1 s'il v\s plat4 ,l1 p> exemple1 j'ai mon s5tim5t absolu et je v\s donne1 comme c]ta91 mon diagno/ic4 ,l'am\r n'a ici-bas qu'un ennemi srieux3 l'am\r-propre4 ,c'e/ contre lui que v\s devez dirig] t\tes les preuves auxquelles v\s s\mettez le nophyte avant de l'admettre dans le temple 7je crois que l'image e/ noblem5t t\rne7 ou de prononc] le3 ,dignus1 dignus es intr>e6 de la comdie1 soit p\r cit] heureusem5t ,molire4 ,proposez-lui de faire1 h>dim5t1 p\r obt5ir de v\s une faveur--oh6 mon ,dieu1 la mo9dre6--une faveur gr&e comme votre petit doigt1 la plus petite des faveurs6 une fleur1 p> exemple1 qui s]a tombe de votre corsage et que votre joli pi$ aura meurtrie1 proposez-lui de faire1 dis-je1 un acte de /upidit crasante et qui doive le r5dre grotesque aux yeux de l',univ]s t\t enti]4 ,s'il hsite un seul in/ant1 flanquez-le la porte4 ,il y en a1 t\s les j\rs1 qui n'hsit5t pas1 et ce sont les vrais amants6 ,t\t ceci e/ p\r le ct srieux des bi5s que v\s att5dez du vtre4 ,mais n'allez pas nglig] les cts plus purem5t aimables de la "q4 ,g>dez-v\s prcieusem5t d'un amant jal\x4 ,contrairem5t l'avis gnral1 ce n'e/ pas l',am\r que pr\ve la jal\sie1 mais son plus implacable ennemi1 l',am\r-propre4 ,c'e/ le fait des tempram5ts g/es et av>es4 ,j'ai vu trs srieusem5t jal\ses de leurs m>is des femmes qui les trompai5t la j\rne--c> ce n'e/ que les amants qu'on trompe la nuit--en v]tu de ce mon/rueux s5tim5t1 trs commun *ez la femme1 que t\t lui e/ d et qu'elle ne doit ri5 au re/e de l'humanit1 mme des excuses p\r n\s avoir fait mettre la porte du ,p>adis6 ,mais il e/ aussi des hommes de cette f>9e4 ,il les faut fuir comme la pe/e4 ,pr5ez-moi un brave tre d\x et confiant et qui ne croie pas que l',inf9i se p>tage1 et qui a jolim5t raison4 ,c> t\s n\s p\vons dire la femme que n\s avons aime1 avec le pote3 ,ce que j'aimais en v\s1 c'tait ma propre ivresse6 ,et cette ivresse-l1 t\tes les infidlits du monde ne saurai5t n\s la vol]4 ,a celui qui v\s donnez1 ,madame1 l'imm5se joie de l',am\r1 qui p\rrait se flatt] d'en vol] quelque *ose1 puisque ce bonheur e/ fait d'impressions qui lui sont absolum5t p]sonnelles et que la femme e/ comme un in/rum5t d'o *acun tire l'air qu'il lui plat8 ,illu/ration ,ne pr5ez pas davantage un g\rm& qu'un jal\x4 ,la bonne *re e/ aussi une ennemie de l',am\r4 ,la robu/esse passionnelle e/ aux sobres et aux temprants4 ,c'e/ une vieille sottise accrdite1 p> les *ansons1 que ,bac*us et ,vnus font bon mnage4 ,l'amant ayant quelque f]veur se veut appliqu] t\t enti] la possession consci5te de la matresse aime2 entre elle et lui1 il ne veut pas de va9es fumes1 mais que seulem5t monte1 v]s elle1 l'enc5s qui brle dans son cur4 ,illu/ration ,mais p>-dessus t\t1 ,madame1 ne pr5ez pas non plus p\r amant un politici54 ,v\s me revi5driez avant huit j\rs si cruellem5t ds5*ante qu'il me faudrait me remettre l'uvre1 et fran*em5t je ne puis pass] t\t mon temps meubl] votre c\*e4 ,un politici51 pauvre femme6 ,dieu v\s g>de de cette dplaisante bte p>ticulire au temps o n\s vivons1 de ce hanneton b\rdonnant qui n'a pas mme la circon/ance attnuante de n'tre d'une seule saison4 ,cons]vez1 p\r les sonores abeilles du bais]1 vos floraisons pan\ies et bonne *ance1 ma9t5ant6 ,illu/ration ,,ii ,,qui ,,aime ,,le ,,plus ,qui aime le plus ,i ,il me faudrait cit]1 dans son enti]1 p\r y bi5 rpondre1 la lettre qui m'inspire cette glose n\velle sur le seul sujet qui m'ait intress dans la vie4 ,aussi bi5 le lecteur n'y p]drait ri54 ,c>1 a9si qu'il en p\rra jug] p> quelques passages1 elle e/ de =me bi5 franaise1 claire et lgante1 trs prcise1 d'ailleurs1 dans ses que/ions4 ,celle qui l'a crite y dialogue1 avec son amant1 sur des subtilits am\reuses empruntes leur propre t5dresse4 ,je me mfie un peu d'une passion qui philosophe4 ,il s'agit de savoir lequel aime l'autre davantage4 ,je vais v\s le dire t\t de suite1 ,mademoiselle4 ,c'e/ celui qui1 le premi]1 int]rompt cette diss]tation1 en f]mant1 de ses lvres1 les lvres de son int]locuteur et en l'treignant de ses bras4 ,le vritable et unique langage de l',am\r1 c'e/ le bais]4 ,ri5 n'e/ mo9s bav>d que les g5s vraim5t pris4 ,les lassitudes ncessaires que la possession n\s impose1 les vrais amants les occup5t plutt p> de muettes contemplations et des adorations sil5cieuses que p> de jolis disc\rs4 ,celui de v\s deux qui aime le plus e/ celui qui se drobe le premi] ces conv]sations inutiles4 ,illu/ration ,je cite ma9t5ant3 ,il me dit3 tu m'accuses d'aim] mo9s que toi p>ce que je te montre les dang]s de notre liaison secrte1 dang]s que je mprise =ce d'am\r1 mais que je connais et que je mesure444 ,le jeune soldat1 ignorant du pril1 qui se prcipite dans la mle1 e/-il aussi mritant que le vieux brave qui m>*e au feu1 sa*ant bi5 qu'on y reoit des blessures et qu'on y meurt quelquefois4 ,je sais aussi que les am\rs les plus ard5tes ont la fragilit de t\tes les *oses d'ici-bas et qu'un j\r vi5dra fatalem5t o n\s *rirons mo9s4--,a ceci je rponds3--,mon am\r e/ plus gr& puisqu'il m'emp*e de voir le dang]2 je ne le veux po9t connatre et j'en dt\rne les yeux lorsque tu *]*es me faire ap]cevoir son noir fantme et jamais la p5se cruelle d'une f9 ne hante d\l\reusem5t mes rves4 ,v\s auriez pu lui rpondre encore1 ,mademoiselle--3 ,je t'aime plus p>ce que le dang] que tu voques et1 qu'au demeurant n\s bravons t\s les deux1 n'exi/e1 en ralit1 que p\r moi4 ,qu& une liaison secrte se dc\vre1 l'homme y peut p]dre un peu de sa tranquillit2 mais la jeune fille y p]d c]ta9em5t son honneur et le respect de t\te sa vie4 ,le jeu n'e/ vraim5t pas gal et un ,monsieur qui p>le de ses risques p]sonnels1 en telle occurr5ce1 prte quelque peu rire4 ,a mo9s qu'il ne soit de telle consci5ce et de telle probit intime que le plus gr& malheur qu'il r$\te soit d'avoir compromis une autre de/9e que la si5ne4 ,mais ceux-l sont r>es1 et encore ont-ils pris leurs prcautions p\r ne ri5 dcl9] de leur responsabilit et se sacrifi]1 au beso91 leur t\r4 ,c> les actes sont indiffr5ts1 en morale intime1 et le seul crime1 vis--vis de n\s-mme1 e/ la l*et qui en fuit les consqu5ces prvues4 ,il n'y a ri5 dire un homme qui1 sduisant une fille1 e/ rsolu l'p\s] sans aucun motif d'intrt2 qui1 faisant un enfant1 e/ prt l'lev]2 qui1 tuant1 e/ prt lui-mme m\rir4 ,l'argum5t de votre am\reux me t\*e davantage qu& il p>le du c\rage qu'il faut p\r aim] encore1 qu& on a aim dj1 c'e/--dire mesur les abmes gr&s ouv]ts que laisse au cur l'am\r aprs soi1 compt les l>mes qu'il cote et ce gr& effeuillem5t d'illusions qu'il emporte comme une tempte4 ,mais cela n'e/ que spcieux4 ,c>1 s'il a appris que l'am\r n'e/ pas une *ose t]nelle1 il sait aussi que l'am\r e/ la seule *ose qui vaille qu'on brave t\t p\r elle et1 sans laquelle1 vivre n'e/ plus possible qu& on a aim4 ,alors le beau mrite de l'affront] encore qu& on ne s'en p\rrait plus pass]6 ,c'e/ comme un homme qui se croirait hroque p>ce qu'il respire1 bi5 que l'air n\s donne quelquefois des fluxions de poitr9e6 ,aprs avoir s\ff]t1 il faut s\ffrir encore4 ,il faut aim] encore aprs avoir aim6 s'e/ cri un des potes qui ont le plus et le plus mal s\ff]t de l',am\r4 ,subis donc la fatalit que tu sais inexorable1 sans pr5dre p\r cela des airs de matamore1 toi qui sais bi5 que tu ne saurais te drob] au combat o tu es1 p> avance1 va9cu6 ,ne te comp>e pas au b\illant ,ajax p\r te ru] encore en une mle o les fl*es sont la po9te rose des se9s nus et les blessures la p\rpre des lvres pmes4 ,je t'en flanqu]ai de l'hrosme1 mon gaill>d1 ce prix-l6 ,c'e/ v\s qui avez raison1 ,mademoiselle1 et l'homme mme1 s\v5t du1 n'aime vraim5t que lorsqu'il a oubli sa propre expri5ce1 s'imag9e que1 cette fois-ci1 a dur]a t\j\rs1 que t\t ce qu'il a vcu n'tait que les prludes de sa vie et croit aim] navem5t p\r la premire fois4 ,ah6 celui-l aime vraim5t plus que la matresse1 mo9s savante1 dont le mrite e/ mo9s gr& ne pas se s\v5ir4 ,mais ce n'e/ pas le cas de votre am\reux1 puisqu'il d\te4 ,illu/ration ,,ii ,je cont9ue cit]3 ,tu me repro*es d'aim] mo9s que toi1 dit encore mon amant1 p>ce que je me dbats dans les li5s qui m'ens]r5t davantage2 qui font peu peu1 du caprice du db1 un s5tim5t pr(ond o se pr5d t\t mon cur1 o se p]dra ma raison444 ,j'avais jur de me s\/raire t\j\rs un am\r puissant1 et me voil portant des *anes que je devrais bris] et dont je ne peux et ne veux1 hlas6 me dgag]4 ,tu vois bi5 que c'e/ moi qui aime le plus et le mieux1 puisque1 en dsirant t'oubli]1 je t'adore davantage6--,n'e/-ce pas1 dis-je mon t\r1 aim] mo9s dj que de s5tir l'esclavage de notre am\r8 ,ma t5dresse1 moi1 n'e/-elle pas plus =te1 puisque ses *anes ne me ps5t po9t et que l'troite prison1 dans laquelle je me suis volontairem5t clau/re1 me semble un p>adis dont je ne v\drais jamais tre *asse6 ,illu/ration ,je v\s rpondrai1 ,mademoiselle1 p> un petit b\t de mauvais lat9 tir d'un livre o v\s avez lu peut-tre quelquefois1 au temps de vos purets virg9ales1 l',imitation de ,jsus-,*ri/4 ,on y lit ces mots3 ,magna res e/ amor1 magnum omn9o bonum quod leve facit omne on]osum4 ,nam onus s9e on]e portat4 ,je traduis3 l',am\r e/ la gr&e *ose1 la plus gr&e de t\tes2 c> il r5d lg] t\t ce qui e/ pesant et ne s5t pas le poids des f>deaux4 ,j'av\e que ce texte e/ p\r v\s donn] absolum5t raison4 ,et v\s n'avez pas cep5dant raison t\t fait4 ,peu galamm5t1 un peu cyniquem5t mme1 mon avis1 votre amant v\s av\e que v\s n'avez t1 p\r lui1 au db1 qu'un caprice4 ,ce n'tait pas assez p\r lui cd]1 ,mademoiselle1 si v\s aviez quelque s\ci de votre v]tu4 ,on ne se lance pas dans une liaison secrte1 et1 p>at-il1 dang]euse1 p\r aussi peu4 ,je suis sre que v\s mritiez davantage et l'auriez c]ta9em5t tr\v4 ,enf91 ce brave g>on a la fran*ise1 d'ailleurs p>faitem5t inutile1 de v\s le dire1 et qu'il n'ent5dait v\s compromettre que p\r une simple am\rette4 ,dans ce cas1 il e/ =t illogique de lui dire qu'il aime dj mo9s1 p>ce qu'il s5t son esclavage4 ,au contraire1 il comm5ce seulem5t aim] et il l'oubli]a seulem5t le j\r o il aim]a davantage encore4 ,quant au s]m5t qu'il s'tait fait lui-mme de se s\/raire t\j\rs un am\r vritable1 il e/ d'un homme beauc\p mo9s savant dans la vie qu'il ne croit l'tre4 ,je puis mme v\s affirm] qu'il n'y ent5d ri5 et en sait beauc\p mo9s que v\s4 ,sans cette ignorance1 il se s]ait ap]u que1 dans le monde passionnel1 on ne se s\/rait ri5 du t\t1 que t\t y e/ fatalit1 et que se jur] qu'on n'aim]a plus e/ p\r faire s'esclaff] les ivrognes eux-mmes qui connaiss5t le nant de ces p>oles-l4 ,on n'aime pas qu& on le veut seulem5t2 et c'e/ votre excuse1 v\s qui me semblez avoir aim un peu la lgre4 ,c'e/ une loi qu'on subit et qu'on aurait tort d'accus]4 ,c> elle e/ d\ce4 ,v\s avez tort1 ,monsieur1 de v\loir bris] vos *anes4 ,celles que les bras blancs des femmes n\5t aut\r des ntres sont ce que je sais de meilleur dans la vie1 et l'invisible filet1 dont n\s enlace leur *evelure1 fait une l5te et subtile c>esse de cet emprisonnem5t dlicieux4 ,,iii ,illu/ration ,je cite encore3 ,et1 p\r f9ir1 quel e/ le s5tim5t qui a le plus de valeur8 ,son am\r1 avec t\tes ses ardeurs1 mais ses raisonnem5ts1 sa petite po9te de scepticisme v\lu1 que donne l'expri5ce444 ou le mi51 avec les inf9is ab&ons1 les aveugles et reconnaissantes t5dresses d'un premi] am\r qui1 de la froide jeune fille d'hi]1 a fait auj\rd'hui la femme au cur t\t vibrant de s5sations dlicieusem5t n\velles et inconnues8 ,il faut tre un rude orfvre1 ,mademoiselle1 p\r dos] le titre d'un s5tim5t et en apprci] la valeur4 ,je crois cep5dant que nos s5tim5ts val5t d'autant plus que l'gsme y e/ plus trang] et qu'il y entre une plus gr&e "p de sacrifice4 ,la moralit des actes m'a t\j\rs p>u p\voir se df9ir p> le rapport entre ce qu'ils n\s donn5t de satisfaction et ce qu'ils en sacrifi5t un idal plus haut que n\s-mmes4 ,lequel de v\s deux apporte le plus de ds9tressem5t dans sa t5dresse8 ,voil ce qu'il faudrait savoir p\r v\s rpondre4 ,actuellem5t v\s y tr\vez1 t\s les deux1 votre compte4 ,v\s1 jeune fille d'hi]1 en sav\rant l'ivresse de s5sations dlicieusem5t n\velles et inconnues4 ,v\s1 jeune homme d'autrefois1 en exhalant comiquem5t les pla9tes d'un m>tyre dont v\s ne v\driez1 p\r ri5 au monde1 tre s\lag4 ,c> c'e/ de *>mants in/rum5ts de supplice qu'une b\*e rose et fra*e qui v\s baise1 qu'un pan\issem5t de t5dresses +nues qui v\s treign5t1 qu'une floraison de c>esses qui s'ouvre p\r v\s seul et v\s ouvre le ciel4 ,on envie plus qu'on ne pla9t ceux qui sont supplicis de cette faon et v\s avez *oisi l un g5re de mort int]mitt5te qui fait t\t fait honneur votre gt4 ,tant que v\s en s]ez cet *ange d'en*antem5ts1 je ne v\s dirai pas ce que vaut votre am\r1 l'un et l'autre4 ,j'att5ds que quelque trav]se y mette l'preuve vos deux curs4 ,alors je saurai ce que pse ce scepticisme1 faux peut-tre1 et ce que cette reconnaissance1 actuellem5t t\te s5suelle1 a de vivace4 ,v\s n'en tes encore qu'au jeu de l'am\r4 ,son gr& combat v\s att5d o se mesur5t vraim5t les mes4 ,les dang]s que celui-ci brave avec quelque o/5tation purile1 que celle-l oublie p> enfantillage peut-tre plus que p> passion1 se f]ont ralits4 ,celui qui aime le plus e/ celui qui apport]a1 la lutte1 le plus de c\rage et surt\t d'abngation1 celui qui s]a fidle la d\leur comme la joie1 celui qui s]a heureux de s\ffrir plutt que d'oubli]6 ,illu/ration ,,iii ,,ce ,,qu',,il ,,faut ,,ent5dre ,,p> ,,le ,c,,ur ,ce qu'il faut ent5dre p> le cur ,i ,ces *rub9s n\s font voir dans leurs poses ,ce que ,b\ffl]s intitule le cur1 dit une *anson plus que lgre4 ,ce n'e/ pas de celui-l c]ta9em5t que v\s me p>lez1 ,madame1 v\s qui m'crivez une lettre dont je dev9e m]veille le s5tim5t1 mais dont les expressions un peu tr\blantes1 dans leur vague1 me r5d5t la rponse difficile4 ,il e/ clair que v\s me plaignez de mes proccupations trop exclusivem5t pla/iques1 en am\r1 et m'y v\driez voir ml] quelques lm5ts de morale4 ,v\s p5sez1 je crois1 que l'e/ime e/ ncessaire en am\r4 ,baudelaire v\s aurait rpondu1 avec sa gniale brutalit3 ,maudit soit jamais le rveur inutile ,qui v\lut1 le premi]1 dans sa /upidit1 ,s'pr5ant d'un problme insoluble et /rile1 ,aux *oses de l'am\r ml] l'honntet6 ,il e/ ju/e que v\s aj\tez n'ent5dre p>l] que de l'am\r vrai4 ,v\s me f]ez bi5 plaisir en me disant quel e/ l'autre8 ,l'am\r dont on s\ffre1 l'am\r dont on meurt e/-il vrai8 ,croyez-v\s que l'am\r d',anto9e p\r ,cloptre1 celui de ,des ,grieux p\r ,manon--c> les p]sonnages de l'hi/oire et du roman sont p>eils devant la syn?se passionnelle--fuss5t des am\rs vrais8 ,il ne me semble pas qu'ils ai5t eu prcism5t p\r fondem5t l'e/ime4 ,v\s me repro*ez aussi visiblem5t d'envisag] le ,beau t\j\rs p> le mme ct4 ,c'e/ qu'en am\r le ,beau1 comme le ,vrai1 ne me semble sujet aucune mprise4 ,il e/ ou il n'e/ pas4 ,je v\s concd]ai qu'il peut tre quelquefois dans la physionomie autant que dans la rgul>it des traits4 ,mais c'e/ seulem5t p\r quelques lus4 ,et puis cette physionomie elle-mme1 que v\s considrez comme un fidle miroir de l',ame1 peut tre m5teuse4 ,je ti5s donc que le plus sr e/ l'h>monie pla/ique des =mes et du visage1 la spl5deur des *airs1 l'opul5ce des *eveux1 le beau dess9 des lvres et de la gorge1 t\tes *oses qui ne sont pas sujettes m5tir4 ,le reg>d et le s\rire peuv5t tre impo/eurs1 non pas la c\leur des yeux et la c\rbe de la b\*e4 ,illu/ration ,mais il e/ ent5du que v\s *]*ez1 p\r aim]1 au del de la ,beaut4 ,je v\s tr\ve difficile et je me dem&e o v\s tr\vez cet au-del4 ,c> la ,beaut me semble le d]ni] mot1 la suprme raison de t\t ce qui exi/e4 ,ce qu'il v\s faut1 c'e/ le cur4 ,illu/ration ,voil le mot qui m'inquite4 ,en am\r je n'en vois pas d'autre df9ition que celle que je v\s donnais t\t l'heure4 ,le cur1 c'e/ p> quoi l'on s\ffre4 ,or1 le *oix en n\s1 de cette s\ffrance div9e1 n'e/ pas libre et n\s n'avons pas en appr(ondir les fatalits4 ,que v\s f]iez troite et mesqu9e la gr&e loi passionnelle qui rgit l'humanit1 depuis l'orig9e des mes1 en la re/reignant des slections volontaires1 en l'abaissant aux scrupules de la raison et aux rvoltes de la consci5ce6 ,v\s lui t]iez vraim5t t\t ce qu'elle a de div9 et de my/rieux et n\s1 les vrais amants1 n\s rep\ss]ions cette s\ffrance qui ne n\s vi5drait pas de plus haut que n\s1 du sommet mme des autels o les enc5s paens fum5t t\j\rs1 r\ges encore du sang des victimes huma9es aux pi$s du spectre immortel de l'unique ,beaut6 ,ah6 laissez-n\s1 du mo9s1 la gr&eur d\l\reuse du plus sublime de ces rves1 n\s qui ne *]*ons1 dans les c>esses1 que les dlices de l'anantissem5t4 ,,ii ,v\s dites encore3 la femme qui e/ seulem5t belle444 ,seulem5t6 ,c'e/ cruel dire3 mais seulem5t celle-l a une raison d'tre1 mme au po9t de vue de la dignit des races1 dans la reproduction4 ,il faudrait que t\tes les mres de famille fuss5t belles p\r que l'humanit ne d*t pas6 ,leur v5tre ne doit pas tre seulem5t un sillon o le gra9 g]me1 mais un m\le augu/e o le c]veau pr5d son empre9te1 o se modl5t les muscles p\r les rudes travaux de la vie4 ,v\s voyez donc que celui-l e/ un v]tueux et un sage qui re*]*e la beaut noblem5t physique dans la femme4 ,ne dem&ez pas une autre cause le pre/ige des m>iages d'am\r1 devant la consci5ce obscure1 mais au fond sagace des f\les et le mpris1 insuffisant mon gr1 qui s'atta*e aux m>iages d'arg5t4 ,c> ceux-l sont des malfaiteurs qui jett5t des avortons p> le monde1 mme habills de soie et de vel\rs4 ,ils cra*5t dans les s\rces de la vie o vi5n5t boire t\tes les =ces de l'av5ir4 ,aim] la femme p\r sa beaut e/ le premi] des devoirs1 ,madame4 ,l',am\r qui s'atta*e aux spl5deurs pla/iques e/ t\t simplem5t le sauveur de la s\*e huma9e et en ret>de l'abt>dissem5t4 ,ah6 v\s tes gnreuse en conv5ant que la femme seulem5t belle peut inspir] de la ,passion6 ,mais v\s avez tort d'aj\t] qu'elle ne saurait inspir] l',am\r vrai1 et de corrobor] cette mon/ruosit p> le comm5taire suivant3 ,c'e/ p\r cela que des femmes de cur ne se donn5t pas1 dans la cra9te de n'tre aimes que p\r des *>mes fragiles et sujets pass] avec l'ge4 ,illu/ration ,oh6 ,madame1 comme je tr\ve que la vraie morale e/ de mon ct6 ,s\s le prtexte que vos *>mes sont fragiles1 v\s en refusez la joie qui v\s aime et1 p>ce qu'ils pass]ont1 v\s jugez inutile d'en us] dans leur fleur4 ,v\s tes1 la fois1 g/e p\r les autres et cruelle p\r v\s-mme4 ,e/-ce donc une folie de respir] auj\rd'hui la rose p>ce qu'elle ne s]a dema9 qu'un effeuillem5t1 et ignorez-v\s le dlicieux p>fum que g>d5t encore les roses dfleuries8 ,a9si1 p\r qui v\s a aimes1 femmes1 dans l'pan\issem5t de votre jeunesse et de votre beaut1 un arome subtil de vos *>mes dfunts demeure un aveuglem5t trs d\x o s'effac5t vos rides1 o vos lvres repr5n5t les c>m9s longuem5t baiss d'autrefois6 ,le s\v5ir e/ un magici5 dont v\s ignorez le p\voir et les +nieux m5songes4 ,mais1 en dehors mme des amants passs1 p\r les amants des autres et qui pass5t seulem5t1 mais qui ont au cur des f]veurs p>eilles1 la femme qui a t vraim5t belle cons]ve un pre/ige indlbile1 un glorieux /igmate devant lesquels s'ag5\ill5t t\s les respects4 ,j'os]ai dire qu'une femme qui a t vraim5t belle l'e/ t\j\rs4 ,c'e/ mme cela que se mesure la vritable beaut4 ,ne soyez donc pas si conome1 ,madame1 de ce qui ne s'use pas d'ailleurs autant que v\s le croyez4 ,v\s ignorez l'ess5ce mme de l'am\r1 si v\s ne savez pas qu'elle e/ dans l'ab&on1 dans le sacrifice incessant de t\t son tre1 dans le dsir de s'abm] p]dum5t en un tre plus beau1 en l'idal vivant que dresse devant n\s la ,beaut6 ,la femme qui aime vraim5t cra9t t\j\rs1 au contraire de v\s1 de ne se pas donn] assez4 ,elle ne se v\drait plus belle encore que p\r accord] davantage1 davantage et jamais4 ,c> ce n'e/ pas aim] que de se g>d] p\r d'autres am\rs4 ,,iii ,ah6 le cur4 ,ce cur dont v\s p>lez tant2 ce cur qu'il v\s faut1 p\r l'am\r vrai que v\s s\haitez1 mais il e/ fait de ces tortures que v\s rep\ssez p> un s\ci impie de votre tranquillit4 ,il e/ fait de ces t]reurs et de ces dsespoirs devant l'irrmdiable nant huma91 mais aussi du c\rage joyeux dont on les sav\re et dont on les brave4 ,il e/ fait des battem5ts dont l'appro*e du bi5-aim ou de l'amante emplit notre poitr9e1 et le sang qui le s\lve1 en ry?mes tumultueux1 e/ celui dont n\s v\drions r\gir les pi$s div9s de la ,beaut4 ,ceux-l ont aim vraim5t qui ont aim a9si1 dans le rve d'une mort trs d\ce p>ce qu'elle r*auffait1 p\r a9si p>l]1 une autre vie et que le d]ni] s\ffle en tait bu p> des lvres adores4 ,si v\s n'avez t jal\x de ce qui meurt p\r celle que v\s aimez1 v\s ignorez de quels dsirs p]dus1 mon/rueux et f\s1 e/ fait le vritable am\r1 celui s\s lequel la spl5deur pla/ique n\s crase1 envieux de l'insecte qu'un pi$ de femme f\le dans le sable6 ,illu/ration ,les s5s6 v\s appelez cela3 les s5s6 ,mais tr\vez-moi donc d'autres moy5s de vivre1 c'e/--dire d'aim]1 que p> et p\r eux6 ,n\s sommes en cela dupes de la grossiret des m?odes qui ne n\s en reconnaiss5t que c9q1 qu& t\t pr\ve auj\rd'hui que n\s en possdons une inf9it d'absolum5t subtils1 dfiant le temps et l'espace4 ,c'e/ de ceux-l que s'entreti5n5t1 sans d\te1 les m\vem5ts de notre cur4 ,c> il e/ une c]ta9e immatrialit de la matire indniable ma9t5ant4 ,mais demeurons dans le doma9e de la philosophie pure1 celle que n\s enseign5t l'exemple des autres hommes et nos propres t\rm5ts4 ,v\s abaissez l'am\r1 ,madame1 en croyant le gr&ir p> je ne sais quels s\cis d'e/ime et de moralit4 ,il e/ =t au-dessus de nos honntets huma9es et e/ cep5dant susceptible d'une honntet suprieure t\tes les autres3 celle p> laquelle on se donne t\t enti] et sans ri5 ret5ir de soi-mme4 ,sa gr&eur rside dans l'absolu de cet ab&on1 dans cette abngation sublime de t\s les intrts1 dans cette immolation sans m]ci4 ,ce fut la loi des plus glorieux amants et ce s]a celle de t\s les amants v5ir dignes de ce nom4 ,mais n'en *]*ez pas ailleurs la sanction que dans le p\voir inf9i de la ,beaut1 s\rce de t\tes les joies1 absolution de t\s les crimes1 culte t]nel de t\tes les gr&es mes6 ,blank ,page ,,iv ,,le ,,jeu ,,dang]eux ,le jeu dang]eux ,i ,sur l'oreill] m\ill des d\bles l>mes du rep5tir et du p>don1 les deux ttes1 exsangues de plaisir se *]*5t encore des lvres1 et ces bais]s bau*s y meur5t sans se r5contr]1 cep5dant que1 jusqu'au b\t des doigts in]tes1 passe le frisson des *airs abs5tes1 et qu'entre les yeux aussi1 se dresse une b>rire1 un voile impntrable o se brise le vol trop c\rt des reg>ds4 ,c'e/ l'anantissem5t dlicieux qui suit les j\issances trop =tes1 ce semblant de mort qui n\s jette au seuil du ,p>adis4 ,il semble qu'elle ne se soit jamais si bi5 donne1 dans un ab&on plus complet2 que jamais ses c>esses n'ai5t eu cette acuit dsespre2 qu'on ait fran*i la porte d'un monde n\veau de c>esses inconnues4 ,ce n'a pas t seulem5t le plaisir que la possession donnait t\j\rs1 mais un plaisir d\bl p> la cessation d'une d\leur4 ,de t\t ce qu'on a s\ff]t1 p> le d\te ou p> quelque autre cause1 s'e/ accrue l'imm5se joie1 et l'impression de mont] plus haut n\s e/ v5ue de mont] du fond d'un abme4 ,t\t ce qui n'tait plus qu'un cr\lem5t s'e/ relev comme un palais de ferie1 avec des ombres plus d\ces et plus fra*es4 ,l'imm5se contra/e entre l'tat d\l\reux o l'me tait plonge et l'extase d'o elle sort n\s crase1 comme un excs de bonheur4 ,si la jal\sie--et c'e/ le cas le plus frqu5t--avait t le motif de la qu]elle1 la j\issance s'e/ exaspre encore d'une impression malsa9e1 des piqres d'un aiguillon infme et c'e/ comme la flicit froce de l'av>e qui a retr\v son trsor4 ,quoi qu'il en soit1 t\s ceux qui ont p>donn ont pass p> cette extase f>\*e d'un mom5t o les facults d'aim] physiquem5t sont inconte/ablem5t dcuples4 ,aussi ai-je ent5du bi5 des femmes dire qu'il tait bon de se f*] quelquefois1 p\r les joies inf9ies de la rconciliation1 et j'en sais mme qui amn5t volontairem5t des b\d]ies p\r le plaisir du rappro*em5t qui les suit4 ,illu/ration ,f*euse m?ode1 en am\r1 et dont je veux ici signal] les dang]s4 ,,ii ,il e/ c]ta9 qu'en am\r n\s arrivons1 l'un l'autre1 avec une c]ta9e somme d'illusions rciproques4 ,ent5dons-n\s ce sujet4 ,il ne s'agit pas d'illusions sur la somme de plaisir que n\s recevrons l'un de l'autre4 ,j'e/ime1 qu'en cette matire1 le rve e/ s\v5t trs infrieur la ralit4 ,la possession de l'tre longtemps s\hait1 dont la beaut a dompt1 en n\s1 t\t autre dsir1 e/ un bonheur d'une ess5ce si absolue1 si p>faite1 que t\t ce qu'on a pu imag9] n\s semble ord9airem5t n'avoir t ri54 ,cela ti5t la raison bi5 simple que n\s sommes les vrais ouvri]s de notre propre joie et que celle que n\s t5tons d'y associ]1 dans une communaut de corps et d'me1 n'en e/ jamais que l'occasion4 ,c'e/ ce que j'ai fait obs]v] dj1 en montrant le nant de la jal\sie1 puisqu'un trang] ne saurait ri5 n\s pr5dre1 au fond1 de notre bonheur intime1 pas plus qu'un musici5 ne vole ,bee?ov5 en j\ant un morceau de sa composition sur un violon lui ayant app>t5u4 ,ce que n\s aimons1 c'e/ l'am\r1 dans un tre qui n\s en f\rnit le motif4 ,donc1 les illusions dont je p>le1 et qu'il faut absolum5t g>d]1 ne ti5n5t pas au rle purem5t physique des liaisons n\velles4 ,l n\s sommes srs de tr\v] notre compte1 p>ce que n\s le portons en n\s1 comme le sage ,bias t\te sa =tune4 ,illu/ration ,ce qui n\s e/ illusions1 c'e/ les qualits d'adaptation de l'in/rum5t qui se livre n\s1 la faon dont son tre moral se prt]a notre rve physique4 ,c'e/ l'appr(ondissem5t my/rieux de la nature qui va n\s impos] sa compagnie1 qui con/itue un fragile et dlicat lm5t de bonheur et de dure4 ,eh bi51 ne n\s p5*ons que timidem5t au bord de l'abme et ne *]*ons pas trop dev9] le f9 des f9s4 ,cont5tons-n\s d'tre heureux de t\t ce que la beaut n\s donne et n'int]rogeons pas trop la ,femme dans l',amante4 ,n\s aurions s\v5t sujet de n\s en rep5tir4 ,on dira t\t ce qu'on v\dra4 ,mais entre les mes fm99es et les ntres1 il exi/e un t]nel mal5t5du et n\s ne p>lons pas la mme langue1 celles que n\s aimons et n\s4 ,g>dons donc nos lvres p\r les bais]s plutt que p\r la didactique passionnelle4 ,n\s n\s ap]cevrions bi5 vite que n\s ne n\s compr5ons pas4 ,voil ce qui n\s doit gurir1 comme d'une *ose inutile1 de t\te t5tation de dispute4 ,la consci5ce n'e/1 aprs t\t1 que l'aptitude considr] c]ta9s faits comme p]mis et c]ta9s autres comme df5dus4 ,c'e/ sur la nature mme de ces faits que les femmes diffr5t1 d'ord9aire1 de conception avec n\s4 ,ah6 ce bonheur tant s\hait1 qui v\s a p>u plus que la vie1 conquis p> t\tes les s\missions de votre me1 p> t\s les respects p]dus de votre p5se1 p> l'ab&on de t\tes vos autres joies1 p> des mlancolies imm5ses et p> des pati5ces inf9ies1 si v\s saviez comme il e/ fragile1 au fond4 ,il risque =t de s'cr\l] le j\r o1 v\s remmorant la somme de vos sacrifices v\s aurez l'trange fantaisie de v\s dem&] si l'tre qu'ils visai5t en tait moralem5t digne6 ,fuyez ce j\r-l2 c> sa m5teuse lumire n'apport]ait1 dans vos curs1 qu'une inexorable nuit4 ,,iii ,cette misricorde que v\s g>dez p\r les fautes dc\v]tes1 ex]cez-la1 t\s les j\rs1 sans trve1 ne les pas dc\vrir4 ,ayez le respect de votre rve4 ,mme lorsqu'il s'appelle ,musset1 j'ai horreur de l'homme qui se complat salir ce qu'il a ador4 ,le beau mrite de proclam]1 mme ses propres yeux1 qu'on a t une dupe6 ,et puis1 ce n'e/ pas vrai4 ,je pla9s celui qui1 ayant possd celle qu'il aimait1 mme tort 7comme si on p\vait avoir tort d'aim]67 tr\ve qu'il a t dupe4 ,de quels s5s glacs tait donc faite son ivresse qu'il n'en a pas g>d comme un p>fum de l',inf9i8 ,c'e/ le s\v5ir de cette heure in\bliable1 de cette heure sacre qui doit n\s r5dre clm5ts les uns aux autres1 et plus d\x que des ,*ri/s p>donnant mme l'adultre4 ,le plus gr& mrite de ,jsus a t qu'il n'avait ri5 obt5u de la femme c\pable1 en l'absolvant4 ,le premi] bais] qu'une femme s\haite n\s donne devrait emport] le p>don de t\s ceux mme qu'elle n\s vol]a4 ,et ne croyez pas que je v\s pr*e l une morale l*e4 ,ce n'e/ jamais une l*et que savoir s\ffrir4 ,qui met de la dignit en am\r1 e/ bi5 prs de ne plus aim]4 ,et c'e/ l le seul malheur qu'il faut r$\t] en cette vie4 ,qu& la femme vi5t v\s1 vos vux enf9 exaucs1 elle e/ t\t my/re et c'e/ un sph9x qui v\s attire autant qu'une ,beaut qui v\s *>me4 ,qu'elle demeure telle p\r v\s1 aussi longtemps que cela s]a possible4 ,v\s imag9ez-v\s que v\s atte9drez jamais au fond de ce g\ffre qui e/ sa p5se8 ,non1 n'e/-ce pas8 ,eh bi5 alors1 p\rquoi v\s p5*] au-dessus1 dans l'espoir d\l\reux d'y voir se reflt] quelque toile que votre ciel ne connat pas8 ,celui-l n'a jamais reg>d dans les yeux d'une femme qui ignore quelles pr(ondeurs habit5t les intimits de son rve1 de quels lo9ta9s con/ells elle n\s pie sans que n\s l'y puissions surpr5dre n\s-mmes4 ,c'e/ t]rible et c'e/ *>mant4 ,et n\s vivons de cette inquitude autant que de notre bonheur4 ,illu/ration ,l'amante ne doit tre1 p\r n\s1 qu'un hte que n\s traitons de notre mieux1 que n\s t5tons de g>d] le plus longtemps possible4 ,il e/ de pratique physique que n\s n'arrivons aux vraies joies que l'am\r comporte1 que p> la c\tume l'un de l'autre1 p> une c]ta9e habitude des c>esses que ri5 ne remplace4 ,sa b\*e tait la mesure de la mi5ne1 a dit un criva9 *>mant4 ,ce n'e/ pas du premi] bais] que se fait cette commune mesure4 ,voil ce qui n\s doit enseign] la con/ance1 comme le plus honnte des raff9em5ts en matire de volupt4 ,v\s me direz que beauc\p d'hommes aim5t le *angem5t4 ,v\s me p]mettrez de v\s rpondre que ce sont des amants mdiocres1 des g5s c\rte vue passionnelle1 des mes manquant de porte4 ,qui ne sait s'atta*] une femme e/ c]ta9em5t un mle mal d\1 j'ent5ds sup]ficiellem5t1 un am\reux de la quantit plutt que de la qualit4 ,ceci bi5 tabli1 quel enc\ragem5t la condesc5dance volontaire en am\r1 laquelle1 seule1 p]met les liaisons durables1 celles que paye un rel c\rant de volupt6 ,quelle raison de ne se po9t *]*] de dfauts1 de ne se pas *agr9] inutilem5t4 ,le temps de la possession ne doit se ressembl] en ri5 avec l'autre et doit tre exempt de t\te coquett]ie4 ,mais1 me direz-v\s1 cette joie p]due de la rconciliation8 ,eh bi56 il faut en faire le sacrifice6 ,c'e/ d'ailleurs un mot seulem5t qu'on sacrifie4 ,et le p>don aussi e/ un mot4 ,allons au fond des *oses4 ,p>donn] quelqu'un1 e/-ce oubli] l'(f5se qu'il v\s a faite8 ,pas le mo9s du monde6 ,v\s n'tes pas matre de votre mmoire4 ,c'e/ s'engag] simplem5t ne lui pas t5ir compte1 dans la suite1 de la pe9e qu'il v\s a cause1 p\r lui en caus] une p>eille4 ,eh bi56 v\s avez beau tre de bonne foi1 cette magnanimit1 en am\r du mo9s1 ne reprs5te non plus absolum5t ri54 ,trs inconsciemm5t1 avec la volont du contraire1 v\s ti5drez compte de la faute p>donne1 p>ce que votre t5dresse s]a dim9ue d'autant4 ,dans ce bais] du p>don1 dans cette tre9te du ret\r1 ce n'e/ pas nos rancunes qui s'en vont de n\s1 mo9s que n\s ne les *angions4 ,le spasme dlicieux pass1 l'oubli de n\s-mme1 le sommeil d'un in/ant o t\te notion n\s fut p]due1 dissips1 n\s n\s retr\vons face face avec le s\v5ir4 ,que n\s le v\lions ou non1 une pi]re e/ tombe de l'difice de notre ,rve1 une p9e a cr dans le buisson qui sp>e les deux r\tes1 t\t emp]l de notre sang4 ,les qu]elles frqu5tes et volontaires sont un abaissem5t de l',am\r et ne lui laiss5t plus la gloire cruelle de s'cr\l] avec quelque gr&eur1 en laissant d]rire lui une gr&e image4 ,n\s ne sommes plus le b*]on qui r5v]se l'arbre gant d'un rude c\p de sa cogne1 mais l'insecte honteux qui en ronge l'corce et met des lpres l o s'pan\issai5t les frondaisons4 ,or donc1 amants p\r qui j'cris1 je v\s devais cette page de fran*ise4 ,cont5tez-v\s de v\s aim] ple9e me et ple9e b\*e sans dem&] de d\l\reuses surprises au ,de/94 ,peuplez le j>d9 de votre me1 non pas de fleurs dlicieusem5t vnneuses1 mais laissez-y s'pan\ir l>gem5t les roses au cur loyal et aux lvres t\j\rs p>fumes6 ,illu/ration ,v ,,faut-,,il ,,tre ,,jal\x8 ,faut-il tre jal\x8 ,i ,je ne crois jamais avoir assez p>l des *oses de l',am\r--du mo9s avec le srieux qu'elles comport5t4 ,oui1 trop s\v5t je me repro*e de laiss] sans rponse les lettres o me sont s\mis des cas de morale passionnelle1 non que le gt de trait] ce g5re de que/ions soit mo9s vif *ez moi4 ,mais je sais qu'il e/ un public qui prfre les contes joyeux4 ,p\r les lecteurs mo9s pris de v]ve gauloise que de s5tim5talit1 je veux cep5dant p\rsuivre mes c\rtes tudes1 et mes correspondances d'autrefois peuv5t librem5t mettre l'preuve une expri5ce que quelques annes ont faite plus respectable encore4 ,c> je suis au temps de la vie o1 s'il n'e/ plus p]mis d'aim] autant1 on peut davantage se s\v5ir4 ,s\s le f\et sanglant des pres de/9es1 ,du t]re/re *em9 j'ai fran*i la moiti1 ,et j'atte9s le sommet des viriles annes ,que du temps l',am\r mesure la piti4 ,j'ai mont jusqu'ici2 bi5tt je vais desc5dre1 ,tranant des j\rs vcus le nant et le bruit1 ,a l't]nel b*] portant mon lot de c5dre ,et ma "p d'me errante aux s\ffles de la nuit4 ,de mon d\ble horizon le voile mes yeux tombe2 ,enveloppant mon sort d'un reg>d tri/e et sr2 ,dj lo9 du b]ceau1 dj prs de la tombe1 ,j'en mesure la r\te gale s\s l'azur4 ,illu/ration ,et1 de ce mlancolique ret\r au pass1 la seule impression qui me demeure e/ que j'ai p]du t\t le temps que je n'ai pas donn l',am\r2 et1 de ce c\p d'il inquiet sur l'av5ir1 ri5 ne re/e en moi1 que la cra9te de ne plus assez aim]4 ,p\r les amants qui vi5dront je veux1 du mo9s1 crire ce que m'ont appris mes propres joies et mes propres t\rm5ts1 leur montr]1 sur le *em91 les fleurs qu'ils oubli]ai5t peut-tre de cueillir1 en arra*] les p9es qui1 sans d\te1 d*ir]ai5t leurs pi$s4 ,cette sci5ce e/ l'unique hritage que m'ai5t laiss les anci5nes t5dresses1 avec le trsor de mes s\v5irs4 ,je n'en saurais plus faire gr&'*ose p\r moi-mme et ce m'e/ une p5se d\ce que d'autres1 plus heureux1 p\r qui le pr9temps des bais]s se lve1 en pr(it]ont4 ,elle ne leur appr5dra d'ailleurs ri5 autre *ose que ce que ,la ,fonta9e a si bi5 dit dans ce seul v]s de ,psy*3 ,aimez6 aimez6 t\t le re/e n'e/ ri56 ,,ii ,faut-il tre jal\x8 me dem&e1 avec un admirable srieux1 un *app de collge4 ,pr5ez g>de1 jeune homme4 ,v\s m'int]rogez sur le po9t de la philosophie passionnelle o je cra9s le plus de p5s] autrem5t que mes contempora9s4 ,illu/ration ,je ne p>le pas1 au mo9s1 des jurys qui font communm5t de la jal\sie l'excuse de l'assass9at4 ,c> t\t e/ auj\rd'hui excuse au meurtre1 et pr9cipalem5t le plaisir qu'on a pu pr5dre le commettre4 ,n'tre pas d'accord1 sur cela1 avec la magi/rature de mon pays1 me s]ait =t indiffr5t4 ,elle s'ent5d au respect de la vraie morale comme moi la rdaction des encycliques4 ,non1 ce n'e/ pas l'op9ion des g5s de prtoire qui m'inquite4 ,c'e/ celle de ce gr\pe bi5 autrem5t respectable et intressant des ,amants de pr(ession1 mes confrres4 ,donc1 p\r ceux-l seulem5t1 je me dem&e aussi ,faut-il tre jal\x8 ,que ce soit un s5tim5t de nature que subiss5t1 l'orig9e1 ceux-l mmes qui avai5t rsolu de le raill] ou de s'y s\/raire1 voil qui e/ c]ta94 ,c> il n'e/ pas de d*irem5t plus affreux au cur que celui que n\s fait la dc\v]te de n'tre pas aim4 ,que je voie celle dont la b\*e me semble le seuil du p>adis1 t5dre1 dans l'ombre1 ses lvres tant s\haites un autre1 j'en conois une p\vantable d\leur1 celle d'un rve qui s'cr\le1 celle d'un bonheur dont les ru9es cras5t le cur4 ,mais contre qui et contre quoi se rvolt]1 je v\s prie8 ,contre la femme qui v\s a m5ti8 ,et1 n'tes-v\s pas1 aussi bi5 qu'elle et s\v5t plus qu'elle1 l'auteur de vos propres illusions1 l'artisan de vos espoirs s\da9 dsesprs6 ,p\rquoi avez-v\s cru trop vite et sans une raison suffisante de croire8 ,qui sait d'ailleurs si cette p]fidie native n'e/ pas un des *>mes les plus cruels1 mais les plus vivaces de notre dlicieux b\rreau dans cette vie8 ,illu/ration ,alors contre celui qui en a reu la s\rnoise et rapide c>esse8 ,ce s]ait absolum5t manqu] de fi]t1 et d'ailleurs p>faitem5t inutile que lui disput] un bi5 dont il e/ c]ta9em5t plus prs que v\s ma9t5ant4 ,contre cette fatalit de l'incon/ance8 ,ah6 s'il n\s fallait maudire t\tes les lois qui1 lo9 de rfrn] nos passions1 les aiguis5t p\r la d\leur1 l'exi/5ce ne s]ait plus qu'un cont9uel blasphme4 ,nanmo9s1 si c'e/ la jal\sie qui v\s cause cette torture p\vantable je n'y vois qu'un remde3 la retraite immdiate si v\s tes vraim5t un homme2 le p>don1 hlas6 si v\s tes homme au po9t d'tre l*e1 en t\s cas le plus d\l\reux des sacrifices ou la plus humiliante des abngations4 ,un meurtre1 jamais6 ,celui que la jal\sie fait commettre e/ le mo9s excusable de t\s1 puisqu'il ne s]t de ri51 ne r5dant mme pas1 celui qui le commet1 l'am\r4 ,,iii ,il n'y a pas dem&] de logique d'ailleurs un s5tim5t qu'il faut tu]1 en soi1 p\r qu'il ne v\s emporte pas tu] v\s-mme4 ,j'ai vu des hommes jal\x du pass d'une femme et lui jetant la face des liaisons qu'ils connaissai5t m]veille qu& ils s'en sont pris4 ,j'ai ent5du des imbciles appel] ce comble de la folie un comble de l'am\r6 ,si v\s n'avez pas cru1 ne ft-ce qu'un mom5t1 que l'am\r1 que v\s espriez inspir]1 a t\t r5\vel dans le cur de la femme comme celui que v\s avez ress5ti p\r elle a t\t r5\vel dans votre propre cur1 v\s n'avez pas le droit de p>l] au nom de l'am\r qui e/1 avant t\t1 ce sublime r5\veau1 cette admirable et con/ante mtamorphose1 ce feu div9 qui n\s fait sans cesse r5atre de nos propres c5dres4 ,jal\x du pass8 ,je me dem&e ce que cela peut bi5 v\loir dire p\r un homme ayant g>d la puissance virile d'aim]4 ,illu/ration ,mais la jal\sie du prs5t1 la seule admissible8 ,j'arrive ici un po9t dlicat4 ,c> n\s vivons dans une socit ple9e de compromissions o la puret idale de li5s uniques et t]nels n'e/ p]mise qu' quelques privilgis4 ,le plus s\v5t1 ceux qui se r5contr5t1 assoiffs de t5dresses n\velles1 ont les pi$s et les ma9s1 s9on le cur1 ret5us p> mille entraves4 ,la vrit e/ qu'il faut s'aim] comme on peut1 dans un monde o l'on ne s'aime pas comme on veut4 ,t\t bris] p\r se jet] hroquem5t dans les bras l'un de l'autre8 ,c'e/ sublime1 mais s\v5t difficile--ce qui ne s]ait ri51 les intrts matriels ne comptant pas dans les hautes rvoltes de l',ame--c'e/ crne1 mais c'e/ presque t\j\rs odieusem5t crim9el4 ,ces *anes que v\s rompez avec dlices1 elles t5ai5t d'autres curs que v\s d*irez en les brisant4 ,avec leurs anneaux v\s jetez1 au v5t1 des lambeaux vivants et qui saign5t4 ,*ose horrible et absolum5t c\pable6 ,ce n'e/ pas v\s que v\s sacrifiez4 ,ce sont les autres6 ,ce n'e/ pas vos d\leurs que v\s (frez en holocau/e sur un n\vel autel1 mais les d\leurs d'tres qui v\s aimai5t et dont ce n'e/ pas la faute si v\s ne les aimez plus6 ,v]sez t\t le sang de votre poitr9e si cela v\s convi5t1 aux pi$s de l'idole1 c'e/ votre droit6 mais pas une l>me d'autrui4 ,c'e/ un crime4 ,ah6 cela v\s p>at dur1 jeune homme1 qu'il faille aim] seulem5t comme on peut2 et c'e/ cep5dant la loi des sages et de ceux qui vraim5t croi5t l'am\r4 ,dem&ez-v\s alors ce que devi5t la jal\sie dans ces rsignations ncessaires1 lesquelles sont peut-tre une p]v]sit de notre nature mais non une p]v]sit dont n\s soyons responsables4 ,un meilleur tat social n\s p\rrait-il ram5] des murs plus dignes8 ,n\s en sommes si lo9 que je ne saurais en prjug]1 l'abaissem5t des murs semblant s'acc5tu] au contraire4 ,mais pr5ons-les comme elles sont4 ,trs lgitime la d\leur du m>i qu& il dc\vre l'exi/5ce de l'amant1 trs lgitime et trs logique4 ,mais1 s'il *tie1 c'e/ au nom de l'honneur1 et non pas au nom de l'am\r qui ne r5at pas dans le sang v]s4 ,,iv ,illu/ration ,et les cocasses av5tures que n\s voyons ct du drame de la jal\sie conjugale6 ,il y a aussi des amants qui sont jal\x des m>is4 ,je mets "p les tempram5ts qui font de l'am\r un dlassem5t purem5t hyginique1 une gymna/ique de sant comme l'hydro?rapie1 et je v\drais mme que l',acadmie franaise1 qui n\s doit bi5 un petit s]vice aprs plusieurs sicles d'exi/5ce1 tr\vt un nom mo9s noble que celui d',am\r p\r ces s+uli]s am\reux4 ,je p>le de ceux qui y apport5t1 avant t\t1 un s5tim5t psy*ique lev1 et qui y *]*5t un s5tim5t plutt que de simples s5sations4 ,eh bi51 mais8 ,il e/ c]ta9em5t le prfr--c'e/--dire le plus aim--cet amant qui demeure relativem5t fidle1 dans la possibilit de son tat1 une femme qui ne lui a ri5 jur et qui ne lui doit ri54 ,qu'e/-ce qui lui manque8 qu'e/-ce qu'on lui pr5d8 ,la mme femme ne donnant jamais deux impressions id5tiques deux hommes diffr5ts--c> c'e/ en n\s1 et non dans la femme1 qu'e/ la s\rce des impressions qu'elle en fait seulem5t jaillir1--celui-ci ne vole jamais ri5 celui-l4 ,amant ou m>i1 aim] comme on peut1 c'e/ une devise mlancolique1 mais la seule qui convi5ne notre temps4 ,n\s sommes enfants d'un sicle d*u des anci5nes extases dont le ciel et la t]re1 la m] et les toiles1 tai5t pris tmo9s4 ,mais le beso9 d'aim] e/ re/ l1 dans notre tre1 viol5t mais non pas t\ff p> l'absurdit des conv5tions sociales1 dt\rn de son c\rs fleuri mais non pas dess*4 ,ce n'e/ plus un fleuve sup]be qui c\le1 refltant l'azur con/ell1 mais une s\rce obscure1 qui se disp]se en mille bras o tremble p\rtant1 encore1 l'image des a/res d'or4 ,bi5 que dp> de sa spl5deur orig9elle1 il demeure cep5dant ce qu'il y a de plus beau ici-bas et seul1 y porte1 en soi1 les reflets cle/es de l',inf9i4 ,a ceux qui se r5contr5t le cur gr& ouv]t et les ma9s t5dues1 il faut dire3 ,aimez-v\s6 ,aimez-v\s sans savoir ce que v\s avez t ni mme ce que v\s tes6 ,ce que v\s tes8 ,des malheureux dont les lvres sont s*es et altres de bais]s1 les victimes du pr9temps t]nel4 ,aimez-v\s1 mme dans le semblant d'opprobre de votre rve cr\l et de vos illusions p]dues1 comme dans une ombre cruellem5t tutlaire4 ,aimez-v\s1 mme en ayant p]du le droit sublime d'tre jal\x6 ,illu/ration ,,vi ,,des ,,diff,,r5tes ,,fa,,ons ,d',,tre ,,belle ,des diffr5tes faons d'tre belle4 ,i ,scrupuleux1 comme t\j\rs1 des textes que je comm5te1 en ces rapides tudes1 je transcris dans ces t]mes mmes la "q qui m'e/ pose et laquelle je t5t]ai de rpondre auj\rd'hui4 ,ce que je dsespre d'en reproduire1 c'e/ le griffonnage subjectif4 ,j'ai reu rcemm5t1 de son auteur lui-mme1 un trait de graphologie1 et1 avec une s9crit p>faite1 j'essaye d'en appliqu] les pr9cipes aux critures des femmes qui me font l'honneur de m'crire4 ,je n'en ai pas r5contr encore une seule qui ne ft inquitante et qui m'inspirt l'ide d'une vie tranquille avec celle qui l'avait trace4 ,comme les peuples heureux1 les femmes enviables n'ont pas d'hi/oire4 ,quel tat d'me biz>re peut p\ss] mes correspondantes me consult] sur des po9ts o l'avis d'un homme ne leur peut tre qu'une curiosit1 la faon de p5s] et de s5tir1 ayant1 avant t\t1 un sexe1 et le cur ne p>lant pas la mme langue *ez l'homme et *ez la femme8 ,cette fois-ci1 cep5dant1 c'e/ une op9ion mascul9e avant t\t qu'on me dem&e et je l'ent5ds donn] avec une p>faite s9crit4 ,illu/ration ,vaut-il mieux p\r l'honneur--m>i ou amant1 n'importe6--7comme v\s avez raison1 ,madame67 et au po9t de vue de son bonheur s5suel 7m]ci de tant de sollicitude67 d'avoir une femme correctem5t belle comme tte1 mais ca*ant s\s les artifices de sa toilette--si gr&s1 hlas6 auj\rd'hui6--plus d'un dfaut de /ructure pla/ique1 ou une femme malplaisante de figure1 mais bi5 faite et l>gem5t p\rvue des dtails que v\s v\s complaisez dcrire8 ,j'ent5ds =t bi51 ,madame1 les dtails dont v\s p>lez et qui sont de ceux qu'on assi$ dans un fauteuil4 ,que v\lez-v\s6 ,j'ai la folie des grosseurs1 ce po9t de vue1 comme d'autres ont celle des gr&eurs4 ,v\s me p]mettrez de la tr\v] mo9s dang]euse4 ,mais que v\s m'emb>rassez1 dans ma f]me int5tion d'tre vridique avec moi-mme1 en aj\tant3 ,je suis =cm5t intresse dans la "q1 un de ces deux cas tant le mi54 ,illu/ration ,dans lequel des deux v\s tr\vez-v\s1 ,madame8--,v\lez-v\s p>i]1 avec moi1 que c'e/ dans le second1 celui des femmes mieux dotes du corps que du visage8 ,sans cela p\rquoi mdiriez-v\s de la toilette8 ,c'e/ une s+ul>it rs]ve aux p]sonnes qui aurai5t avantage se montr] t\tes nues4 ,mes complim5ts6 ,si je me trompais cep5dant8 ,une femme e/ r>em5t assez mode/e p\r qualifi]1 elle-mme1 sa figure de dplaisante4 ,avez-v\s de beaux yeux et de belles d5ts8 ,alors v\s exagrez4 ,on n'e/ jamais absolum5t laide avec du ciel dans le reg>d et de la fra*eur dans le bais]4 ,d'ailleurs v\s avez plu quelqu'un--m>i ou amant n'importe6--puisque v\s v\s dem&ez ce que vaut son lot4 ,il e/ vrai que n\s vivons en un temps o les hommes sont mo9s difficiles1 en matire de beaut1 que ceux des gr&s sicles o les c\rtisanes belles tai5t traites en desses4 ,allons6 je ne sais t\j\rs pas si c'e/ le nez que v\s avez trop gr& ou le sant trop petit4 ,p>donnez ma fran*ise mon ignorance1 si elle a quelque *ose de blessant p\r v\s4 ,,ii ,ri5 n'e/ plus d\lx qu'un d\lx visaige a dit un vieux pote franais dont je cons5tirais volonti]s tre le petit-fils4 ,mais un autre a crit1 dont j'aim]ais mieux encore tre le filleul3 ,corps fm99 qui tant e/ t5dre1 ,polly1 s\f et prtieulx6 ,illu/ration ,un premi] po9t connatre1 ,madame1 et v\s ne p\vez le nglig]1 p>ce que v\s v\s dites p]sonnellem5t intresse dans la "q1 c'e/ quel e/ l'homme dont il s'agit d'assur] le bonheur s5suel4 ,c> cela dp5d1 avant t\t1 de la dlicatesse plus ou mo9s gr&e de ses s5s4 ,un has>d malheureux 7on devrait bi5 avoir le droit de *oisir la date de sa naissance7 m'a fait le contempora9 d'un monde de btes politiques p\r lesquelles je pr(esse un mpris cordial1 surt\t p>ce qu'elles n'apport5t aux *oses de la passion--les seules intressantes ici-bas--aucune proccupation arti/ique4 ,dans mon = intrieur1 je prfre inf9im5t1 ces animaux p>lem5taires1 les rum9ants et les fauves qui *oisiss5t leurs femelles avec une lib]t autrem5t ds9tresse4 ,oui1 ,madame1 j'en fais l'aveu humiliant1 mais les hommes d'auj\rd'hui manqu5t absolum5t1 en gnral1 de gt et de dlicatesse en matire de beaut4 ,ils manqu5t surt\t de ce noble emportem5t qui1 dans les races suprieures1 pro/]nait1 aux pi$s de la femme div9ise1 l'or vivant des lauri]s et le sang r\ge des victoires4 ,dans ce temps-l1 qui tait le beau1 on brlait ,ilion p\r ,hlne4 ,c'e/ ma9t5ant p\r des que/ions de d\anes qu'on inc5die les cits4 ,av\ez1 avec moi1 que ces g\jats n'ont pas le droit d'tre bi5 difficiles4 ,a un vague beso9 de reproduction1 qu'ils p>tag5t avec les bacilles en leur demeurant infrieurs dans l'espce1 ils aj\t5t une po9te d'am\r-propre qui en fait des citoy5s4 ,une femme d'une /ructure quelconque1 avec un visage qui fasse dire aux imbciles qu'elle e/ jolie1 e/ t\t ce qu'il leur faut4 ,ce n'e/ pas1 je le suppose1 de cette racaille passionnelle que v\s v\lez assur] le bonheur4 ,non6 v\s n'avez pas cette mode/ie et il s'agit d'un homme--m>i ou amant--comme il en e/ peu d'ailleurs auj\rd'hui1 c'e/--dire ayant un tempram5t s9cre1 un am\r vrai de la femme et une me1 au mo9s inconsci5te1 d'arti/e4 ,celui-l vaut seul que sa flicit s5suelle v\s intresse un in/ant4 ,eh bi56 p\r celui-l1 la beaut suprme du corps e/ une comp5sation plus que suffisante des irrgul>its du visage et son *oix1 s'il e/ vraim5t libre et clair1 n'hsit]a jamais4 ,l'abus sc&aleux des vtem5ts n\s a conduits cet tat s+uli] de n'apprci] dans la femme1 que la tte4 ,mais1 en ralit1 celle-ci n'a qu'une importance 7l'anatomie dans les ateli]s la fixe un septime de l'ensemble7 proportionne la place qu'elle occupe4 ,t\t le re/e e/ susceptible1 non seulem5t de beaut1 cela va sans dire1 mais de physionomie4 ,victor ,hugo a lyriquem5t dit qu'il y avait des v5tres tragiques4 ,il y en a aussi d'idylliques et de sublimes4 ,j'ai connu des jambes qui tai5t tellem5t spirituelles qu'on regrettait que leurs propritaires ne s'en s]viss5t pas p\r crire4 ,le nombril e/ un il mlancolique comme celui du nnuph>4 ,*aque fossette de la cr\pe1 des re9s et des paules e/ creuse p> un invisible1 mais c>essant s\rire4 ,t\t reg>de1 t\t attire1 dans la femme4 ,t\t e/ vivant4 ,l'attraction my/rieuse des lvres e/ un pome o l'esprit s'lve davantage que p> les plus nobles entreti5s4 ,la spl5deur des =mes fait plus1 p\r la srnit de nos esprits1 que l'inutile musique des mots et la fume des p5ses4 ,la femme e/ vraim5t l'unique livre de ceux qui ne conoiv5t que dans l'am\r la de/9e de notre me4 ,illu/ration ,ah6 v\s d\tez de ma s9crit4 ,eh bi51 j'ai connu beauc\p d'hommes qui re*]*ai5t l'obscurit presque complte p\r leurs plaisirs4 ,mais je ne suis pas de leur gt que je tr\ve (f5sant p\r leurs matresses4 ,j'adore la lumire qui prodigue mes yeux la beaut de celle qui repose entre mes bras4 ,si j'avais t roi1 j'aurais v\lu fond] ma dyna/ie au milieu du b\quet d'un feu d'artifice4 ,mais je sais que cette impati5ce du soleil1 l o l'ombre e/ plus gnralem5t apprcie1 m'e/ une p>ticul>it de nature1 un atavisme am\reux dans les cultes lo9ta9s de ,zoroa/re4 ,p\r ceux qui e/im5t1 comme les mat\s1 que la nuit e/ le meilleur temps p\r aim]1--et encore les *ats ddommag5t leurs oreilles de ce que ne voi5t pas leurs yeux--la "q que v\s posez1 ,madame1 se rs\t videmm5t d'elle-mme4 ,le visage1 qu'il soit beau ou dfectueux1 disp>at2 mais1 s\s le t\*]1 la p]fection sav\reuse du corps demeure2 la s\rce des joies inf9ies et des impressions ineffables ne se t>it pas dans les tnbres2 le s5tim5t div9 des =mes triomphantes ne s'abolit pas dans l'ombre4 ,c'e/ l vraim5t qu'e/ la victoire de la femme dont les reliefs t5tants ne sont ni des illusions ni des m5songes4 ,la ma9 tremblante fait revivre t\s les s\v5irs des yeux *>ms1 en gra9ant le rosaire des admirations my/iques et des f]v5tes c>esses4 ,joies sublimes d',homre aveugle s'a*>nant au seul pome immortel1 l',iliade des fm99es grces4 ,,iii ,illu/ration ,v\s le voyez1 mon p>ti e/ bi5 pris1 ,madame4 ,je s\haite qu'il soit dans le s5s o vos intrts am\reux sont le mieux s]vis4 ,dans la pratique1 il e/ s\v5t difficile pr5dre1 p>ce que la bgueul]ie contempora9e ne p]met pas de s'clair] sur t\tes les pices du procs4 ,on reconnat immdiatem5t une femme laide de visage4 ,mais une femme belle de corps ne se rvle1 sans se livr]1 qu' c]ta9s dlicats1 sa*ant du premi] c\p d%abill] la femme1 sans t\*] une agrafe de son corset ni un cordon de ses jupons4 ,c'e/ un art suprme1 mais qui dem&e une expri5ce longue et s\v5t coteuse acqurir4 ,ce que les femmes v\s font pay] ces leons de *oses6 ,mais passons4 ,la morale--il y en a t\j\rs une dans mes prcieuses diss]tations--e/ qu'il ne faut jamais condamn] une femme sur son visage et la proclam] laide p>ce qu'elle a les traits peu plaisants4 ,un *]*eur consci5cieux1 un rudit s9cre1 un magi/rat intgre s'ef=ce de lui faire montr] le re/e avant de la jug]4 ,c'e/ une faon de procs qui n'a ri5 de dplaisant in/ruire1 une jurisprud5ce dont on se f>cit sans ennui1 une m?ode de cont9u] ,cujas que je conseille aux amateurs d'agrables surprises4 ,on n'y saurait trop reproduire la scne du crime4 ,cultivez1 mes enfants1 ces ,p&ectes-l6 ,illu/ration ,,vii ,,le ,,bon ,,p>jure ,le bon p>jure ,i ,si quelque *ose p\vait exprim] combi5 l',am\r e/ au-dessus des *oses de l'humanit1 c'e/ son indp5dance absolue de cette vrit t\t huma9e1 t\te cont+5te qui e/ celle des faits4 ,il relve d'une vrit plus haute1 laquelle n'e/ que l'expression de ses droits immuables1 inf9im5t suprieurs4 ,odieux dans t\tes les autres *oses1 le m5songe peut y tre sublime4 ,ju/em5t fltri1 dans t\tes les autres circon/ances de la vie1 le p>jure y peut tre un devoir4 ,illu/ration ,je n'ent5ds pas p>l] ici des s]m5ts d'am\r que t\s les g5s de s5s et d'expri5ce pr5n5t p\r ce qu'ils sont1 une politesse navem5t s9cre1 mais ri5 de plus qu'une politesse4 ,comme on n'aime pas vraim5t qu& on ne croit pas qu'on aim]a t\j\rs1 il e/ t\t naturel de le dire4 ,c'e/ mme du s\s-ent5du2 mais la folie s]ait d'y croire et la mauvaise foi d'avoir l'air1 un j\r1 d'y avoir cru4 ,=mules de langage1 voil t\t4 ,mais il e/ un ordre de m5songes vraim5t pieux et dont les mes d'lite sont seules capables1 ceux qui prolong5t l'illusion des tres qu'on n'aime plus1 ceux qui leur vit5t t\te s\ffrance4 ,il e/ tel cas o la fran*ise s]ait un crime1 un assass9at4 ,dites-moi donc le fait ou le scrupule de consci5ce dont l'intrt prime celui-l6 ,qu&1 dans un v]s admirable1 ,baudelaire s'indigne qu'on veuille ml] l'honntet aux *oses de l',am\r1 c'e/ de cette honntet b\rgeoise-l qu'il me convi5t de l'ent5dre1 de cette honntet /upide qui s'int]dit de jug]1 p> del les actes1 les consqu5ces qu'ils peuv5t avoir4 ,c'e/ cep5dant bi5 raval] l'me huma9e1 dans son libre arbitre1 que de lui refus] ce jugem5t1 plus haut que les app>5ces1 inspir p> une conception s\v]a9e de ce qui e/ ju/e ou inju/e4 ,croyez-v\s que t\s les s]m5ts du monde1 devant les prtoires les plus augu/es1 me f]ai5t dire le mot d'o dp5d une tte1 ce mot ft-il la vrit1 si je jugeais1 "p moi1 que l'intress ne mrite pas la mort8 ,ce qu'on f]ait p\r cette *ose misrable qu'on appelle la vie1 comm5t ne le f]ait-on pas plus encore p\r cette *ose div9e qui s'appelle l',am\r6 ,ah6 t\s ceux qui ont aim sav5t le respect que mrit5t ses mo9dres d\leurs et combi5 il les faut p>gn] ceux qui v\s aim5t6 ,c'e/ une doctr9e t\te d'humanit que celle-l1 mais non pas une doctr9e de l*et1 comme c]ta9s puri/es l'os5t dire4 ,c'e/ p> des s\ffrances p]sonnelles in\es1 p> d'abom9ables sacrifices de ses propres joies qu'on arrive cette =ce de m5songe d'o dp5d le bonheur fragile d'une autre me4 ,il y faut beauc\p de c\rage4 ,l*es1 ceux qui m5t5t a9si1 allons donc6 ,leur vaillante impo/ure ne pr5d ri5 d'ailleurs leur n\velle et relle t5dresse4 ,que fait1 qui se s5t aim1 ce qu'on peut jur] aux autres8 tant plus haut que la vrit1 l'am\r e/1 encore bi5 plus1 au-dessus du m5songe4 ,illu/ration ,je ne sais pas de plus t]rible drame dans l'hi/oire contempora9e que le drame intime dont un criva9 rem>quable de ce temps fut la victime d\l\reuse4 ,aveugle1 il avait auprs de lui une compagne dv\e qui lui faisait croire une t5dresse absolue4 ,p> am\r de la vrit1 un ami lui apprit qu'elle le trompait1 et il en m\rut4 ,connaissez-v\s un assass9at plus p\vantable que celui-l8 ,quelle leon p\r ceux qui se croi5t le droit de df5dre notre honneur contre n\s-mme6 ,,ii ,mais o le p>jure devi5t un devoir absolu1 c'e/ qu& il s'agit de l'honneur d'une femme4 ,pr5ons le cas le plus frqu5t3 celui o un m>i dem&e l'amant de lui jur] qu'il ne l'a pas outrag4 ,v\s voyez ce que la situation a de cruel et d'inexorable4 ,faire le s]m5t dem&1 c'e/ se drob] une lgitime colre1 c'e/ enc\rir le s\pon de l*et4 ,aussi v\s dirai-je d'abord3 ,soyez assez homme de cur et ayez fait suffisamm5t vos preuves p\r n'avoir pas r$\t] ce supplice1 cra9dre seulem5t p\r ceux dont la brav\re peut tre mise en d\te4 ,l e/ le po9t ess5tiel4 ,mais v\s c\rez un autre pril3 l'homme qui v\s int]roge en sait peut-tre beauc\p plus qu'il n'en laisse p>atre4 ,il peut avoir des preuves et v\s t5dre un pige4 ,il peut1 =t de faits irrcusables1 v\s cra*] ensuite votre p>jure la face4 ,or1 cela e/ t]rible1 en vrit4 ,n\s n'en devons pas mo9s tre prts le subir1 il n'y a pas se le dissimul]3 c'e/ bi5 l'honneur qui re/e en jeu1 l'honneur viril qui t\t m5songe e/ une ta*e4 ,mais croyez-v\s que cet honneur du mle se tr\v]ait beauc\p mieux d'avoir trahi le plus sa9t des secrets8 ,l'honneur1 on n\s l'appr5d et c'e/ vrai1 doit n\s tre plus *] que la vie1 mais pas que la vie des autres p\rtant4 ,oui1 c'e/ votre honneur d'homme que v\s sacrifiez1 en cette circon/ance1 mais v\s le sacrifiez celle qui v\s eussiez mieux aim c5t fois donn] votre vie1 et on ne v\s a pas laiss le *oix6 ,faites donc l'holocau/e digne d'elle et digne de votre am\r4 ,comme les antiques b\*]s qui1 dans les ftes paennes1 p>ai5t les victimes p\r les r5dre plus agrables aux dieux1 ayez mis1 en t\te autre *ose1 votre honneur si haut que v\s ayez1 au mo9s1 la joie amre et pr(onde de jet]1 avec lui1 des pi$s adors1 le meilleur de v\s-mme et les fleurs mme de votre me6 ,illu/ration ,et je dis cela au nom de la vraie morale--c> il y en a deux1 n'en dplaise aux godelureaux qui ont conspu autrefois le naf acadmici5 ,nis>d p\r avoir has>d cette vrit de feu ,la ,palisse4--,il y a la morale qui a p\r sanction1 non pas seulem5t la g5d>m]ie1 mais l'e/ime publique1 deux *oses que je mets absolum5t sur le mme plan1--au second4 ,mais il y a l'autre1 la gr&e1 la vraie1 celle qui ne dem&e1 qu' la consci5ce1 une approbation ou un blme2 celle qui t\*e des faits que ne p\rrai5t jug] ni les c\rs d'assises1 ni mme les passants2 celle qui n'admet d'lm5ts que les intimits pr(ondes de l'me4 ,celle-l a vraim5t de t\t autres subtilits1 de t\t autres dlicatesses4 ,autant il e/ simple de proclam] qu'on doit t\j\rs dire la vrit1 autant il e/ malais de df9ir le cas o c'e/ un devoir absolu de ne pas la dire4 ,mais la relle supriorit de cette seconde morale--l'autre ne me p>aissant ncessaire qu'aux g5s encl9s au meurtre et aux g\jats--c'e/ que c'e/ la seule1 au fond1 qui s'occupe de respect] ce qu'on appelle dans la loi3 les droits des ti]s4 ,or1 en am\r1 les ti]s j\5t un rle considrable4 ,le ti]s dans l'espce1 c'e/ la malheureuse femme que peut p]dre un mot de son amant4 ,celle-l1 la loi s'en fi*e assurm5t1 mais non pas la morale que je pr*e et qui a1 p\r unique axiome1 p\r idal huma9 et div9 t\t ensemble1 le sacrifice con/ant de l'intrt p]sonnel1 l'anantissem5t de cette *ose hassable qu'on appelle le moi1 l'abngation pr(onde et absolue devant cette gr&e loi de l',am\r qui n\s met d'autant plus haut que n\s n\s humilions davantage devant elle4 ,en elle e/ le vrai royaume des cieux1 o les premi]s s]ont les d]ni]s et o ,des ,grieux pass]a =t avant ,napolon1 p>ce qu'il sut mieux aim]4 ,non6 le p>jure n'e/ qu'un va9 mot qu& il s'agit de l'honneur d'une femme4 ,et si ce devoir du p>jure tait bi5 crit1 non pas dans les codes1 mais dans le manuel d'honneur pratique dont les vrais honntes g5s se proccup5t bi5 davantage1 les m>is s'vit]ai5t une "q ridicule1 c> ils en saurai5t la rponse l'avance1 et les nafs ne se laiss]ai5t plus pr5dre ce mot mlodramatique qui n'a de s5s honteux que qu& c'e/ p\r soi-mme qu'on m5t6 ,,iii ,illu/ration ,c'e/1 vrai dire1 une des heures les plus t]ribles de la vie que celle o un homme qui v\s a donn la ma91 que v\s e/imez s\v5t et que v\s avez tromp1 v\s dit t\t haut ses d\tes1 piant un aveu sur la pleur mme de votre visage4 ,c]tes1 c'e/ l une des plus rudes preuves de la vie irrgulire4 ,a v\s1 jeunes g5s1 de l'att5dre avec une f]met conva9cue et la volont p>faite de t\t s\ffrir1 mme l'insulte1 plutt que de trahir une femme qui s'e/ donne v\s4 ,c> volonti]s je v\s blm]ais1 si je ne savais la fatalit de nos t5dresses1 de n'avoir pas *oisi un coqu9 ou un complaisant p\r le tromp]4 ,ce n'e/ pas ce qui manque dans le monde6 ,mais si v\s n'avez pas eu la *ance de v\s mal app>5t] de la ma9 gau*e1 si c'e/ un homme de bi5 que v\s avez essay de ridiculis] malhonntem5t1 votre faute n'a qu'une excuse possible3 un am\r vrai et capable de t\s les sacrifices4 ,illu/ration ,si v\s n'avez pas aim vraim5t1 de t\te la f]veur de votre cur1 v\s tes de simples drles de v\s tre jets trav]s l'honneur d'un g5tilhomme4 ,il faut mme que la femme que v\s avez *oisie soit digne de ce magnifique holocau/e si v\s v\lez que je v\s absolve et mme que je v\s l\e4 ,mais ft-elle la d]nire des d]nires1 que votre devoir n'en re/]ait pas mo9s absolu1 celui de ni]1 non pas seulem5t devant le m>i1 mais devant le monde t\t enti]1 si le monde avait l'imp]t95ce de se ml] de vos affaires4 ,ah6 v\s v\lez un po9t absolu de morale8 eh bi51 je vais v\s le f\rnir4 ,un homme d'honneur1 en quelque circon/ance que ce soit1 ne convi5t jamais des faveurs qui lui fur5t accordes1 celles-ci v9ss5t-elles mme d'une crature banale qui le droit re/e t\j\rs de v\s avoir p]sonnellem5t ddaign1 r5dt-elle t\t le re/e de l'univ]s heureux4 ,ce sont *oses dont un homme de quelque dlicatesse ne se vante jamais1 s'agt-il d'une fille4 ,les lvres qui le racont5t ne sont pas dignes du bais]4 ,le secret des c>esses donnes et reues doit demeur] au plus pr(ond des pudeurs de l'me4 ,le m5songe la matresse qui aime encore1 le p>jure au m>i qui int]roge1 le sil5ce la f\le qui espionne3 voil le devoir triplem5t et nettem5t =mul4 ,v\s me direz que la vrit n'y tr\ve gure son compte4 ,qu'importe si l',am\r1 qui e/ l'unique ,vrit1 l'unique ,lumire et l'unique ,joie1 y tr\ve le si56 ,illu/ration ,,viii ,,ce ,,qu',,e/ ,,la ,,femme ,,p\r ,,qui ,l',,aime ,,vraim5t ,ce qu'e/ la femme p\r qui l'aime vraim5t ,i ,il p>at que1 de mes humbles crits sur l',am\r1 se dgage un mpris absolu de la ,femme4 ,c'e/1 au mo9s1 l'op9ion d'une ,dame qui ne me l'envoie pas dire1 mais *>ge la po/e de m'en in=m]4 ,comme complim5t de ,j\r de l',an c'e/ mdiocre4 ,je ne connais pas la donataire de ce gnreux aphorisme1 mais ce me s]ait un gr& dsespoir d'appr5dre qu'elle e/ un miracle de ,jeunesse et de ,beaut4 ,quant sa p]spicacit j'ai1 sur elle1 mon op9ion faite4 ,elle n'ent5d ri5 ce qu'elle dit4 ,suis-je assez pusillanime6 ,je fus si tr\bl1 au premi] abord1 p\r ne pas dire d\l\reusem5t surpris de cette op9ion sur mon compte1 que je desc5dis1 s9crem5t1 rsolum5t1 au fond de ma consci5ce4 ,mais je n'y r5contrai qu'une prote/ation indigne contre ce s+uli] jugem5t1 et je me dem&e encore comm5t je l'ai pu enc\rir4 ,illu/ration ,e/-ce p\r avoir ins9u1 timidem5t d'ailleurs1 que nos t]re/res compagnes n'tai5t pas des modles de fidlit8 ,je n'ai jamais song leur en faire un repro*e1 ne tr\vant pas que l'homme mrite qu'elles lui donn5t davantage1 e/imant qu'il ne mrite pas t\j\rs le so9 discret qu'elles mett5t le tromp]4 ,leur plt-il de ne pas mme pr5dre cette pe9e et de ne lui vit] aucune torture1 qu'il n'aurait pas encore le c\rage de se dt\rn] d'un supplice qui e/ sa vie1 et qu'il t5drait l*em5t1 l'affront1 une tte rsigne4 ,dans un monde o les impressions d'autrui se mesur5t mes impressions propres1 la ,femme m'app>at comme l'tre my/rieux qui n\e et dn\e les de/9es1 suscite les hrosmes ou les rfrne1 prcipite les *tim5ts1 apaise les colres1 console les dsespoirs et j\e1 s\s une =me vivante1 le rle implacable et div9 de l'antique fatalit4 ,je me la reprs5te1 comme ,hlne sur les ru9es d',ilion1 un pi$ sur l'humanit va9cue1 le front dans la c>esse des lumires et des p>fums1 levant1 seule1 devant l't]nelle beaut des *oses1 le spectre d'une beaut suprieure t\tes les autres4 ,en son corps vit le ry?me puissant des lignes et la loi dlicate des h>monies2 le secret des dom9ations sup]bes1 o s'affirm5t les droits sacrs de la faiblesse1 habite son esprit2 son cur e/ l'abme de misricorde et de piti o le p>don att5d nos misres4 ,elle e/1 p> sa fragilit mme1 l'image du ,rve que n\s portons en n\s3 rve de spl5deurs abolies1 de ,p>adis f]ms1 de de/9s glorieux entrevus4 ,elle e/1 dans notre vie1 comme un hte du ciel que n\s devons trait] en matre4 ,s>pejeu1 ,madame1 si t\t cela e/ du mpris1 je me dem&e o comm5c5t l'admiration et le respect8 ,,ii ,e/-ce donc que le dsir que n\s levons v]s la femme e/ un outrage8 ,illu/ration ,si v\s saviez de quelle humilit pr(onde e/ faite ce culte en app>5ce grossi]1 quel tr\ble religieux e/ au fond de cette f]veur s5suelle1 v\s ne daign]iez pas en tre (f5se p\r celles que v\s en df5dez444 contre moi1 du mo9s4 ,n'ai-je pas assez s\v5t et assez mlancoliquem5t mdit sur l'imm5se disproportion des dlices qui n\s vi5n5t de la femme et du peu que n\s osons lui (frir en *ange8 ,son am\r e/ fait de condesc5dance et le ntre d'audace folle4 ,je l'ai proclam c5t fois4 ,e/-ce que la reconnaissance de mes s\v5irs n'e/ pas1 ce po9t de vue1 le plus loqu5t des aveux8 ,c'e/ en ralit la femme qui fait1 en desc5dant v]s n\s1 le *em9 que n\s croyons p>c\rir les pi$s saignants1 p\r mont] jusqu' elle4 ,la t]re n\s mord au talon et jamais l'espace qui n\s sp>e ne s]ait fran*i si elle n'avait1 elle-mme1 des ailes4 ,je pla9s s9crem5t l'homme qui n'a pas ce s5tim5t de notre indignit1 en qui le respect dompteur de la beaut n'te9t pas1 un in/ant du mo9s1 les fivres de la *air1 qui ne tremble pas1 comme au seuil d'un temple1 devant la c\*e o l'att5d le premi] bais]6 ,celui qui n'a pas connu ces t]reurs dlicieuses1 ces hontes mortelles1 sav\r cette humiliation intime dans l'extase d'un autre tre1 celui-l ne sait pas les joies les plus secrtes et les plus pr(ondes de l',am\r4 ,comme un voyageur qui1 p>v5u au sommet des pics neigeux1 promne un reg>d vide sur les imm5sits bantes1 sans song] reg>d]1 ses pi$s1 l'obscur paysage des vallons1 il ignore la hauteur de son bonheur4 ,dans ce que ma t5dresse p]due p\r la femme a de mo9s qu9tess5ci1 c'e/--dire dans l'ardeur mme de possession qu'elle m'inspire1 je ne tr\ve donc que cra9tifs hommages et je *]*e en va9 le mpris4 ,,iii ,illu/ration ,dans l'am]tume mme de mes dceptions je n'ai jamais r5contr la ha9e4 ,je ne suis pas du mme sang qu',ajax injuriant les dieux4 ,a l'homme seul j'ai rs]v mes colres1 p\r t\t ce que j'ai vu de vil en lui1 et jamais elles ne fur5t plus vibrantes que devant le spectacle hideux que m'inspir5t mes contempora9s4 ,en dehors mme des fanges o son ambition et sa cupidit le plong5t1 alors mme qu'il s\ffre p> la femme--indigne qu'il en e/ s\v5t--c'e/ sa l*et seule que j'en veux et non aux in/9cts admirables de torture de son b\rreau4 ,lo9 de moi l'ide de rvoltes inutiles4 ,la gloire du soleil se rit du vol ensanglant de nos blasphmes4 ,a9si la ,beaut plane =t au-dessus de nos pla9tes et de nos rbellions4 ,t\t e/ excuse p\r les crimes de la femme et ses faiblesses port5t1 en elles1 leur p>don4 ,non pas qu'elle ne mrite d'tre traite comme un tre moral--il y aurait1 dans un tel jugem5t1 quelque *ose de ddaigneux--mais p>ce que la morale rigide1 dont s'accommode la brutalit de notre nature1 e/ =ce de s'ass\plir p\r elle et de s'+ni] aux dlicatesses de son tempram5t et de son esprit4 ,elle a droit1--et elle le sait-- c]ta9es inconsci5ces1 p>ce que sa mission e/ la fois cruelle et d\ce1 et c'e/ ces inconsci5ces d'ailleurs que n\s devons1 le plus s\v5t1 ses bonts4 ,il y aurait donc1 de notre "p1 gr&e inju/ice n\s en pla9dre4 ,on a beauc\p discut sur la faiblesse de la femme et la facilit de ses *utes4 ,mais on n'a pas assez l\ ses admirables facults de relvem5t4 ,l'homme d*u s'enlise dans les fanges et y disp>at4 ,c'e/ l'expri5ce de t\s les j\rs et jamais elle ne se prodigue autant1 s\s nos yeux1 qu'en ces heures tr\bles o l'honneur flotte comme un vaisseau dsemp> sur les abmes et m5ace de ne plus tre que le nom d'une *ose jamais engl\tie4 ,mais que de femmes tombes n\s avons revues deb\t1 purifies p> quelque noble s5tim5t1 c\rtisanes dev5ues p\ses loyales1 p\ses infidles dev5ues mres sublimes6 ,ri5 de plus frqu5t1 p\r qui sait reg>d] aut\r de soi1 que ces magnifiques sursauts de la ,femme v]s l'idal longtemps ds]t1 et ces rsurrections de l'me eng\rdie1 ce rveil de la consci5ce sont1 *ez elles1 spectacle commun4 ,illu/ration ,dans un monde dont l'impeccabilit n'e/ pas prcism5t le fait1 il me semble que cela seul suffit con/itu] une faon de supriorit morale4 ,mais1 au mom5t mme du plus gr& abaissem5t1 entre le drle qui se p>jure p\r tre nomm dput et la fille qui se donne p\r avoir du pa91--voire mme des bij\x1--je n'ai jamais hsit un in/ant4 ,d'autant que ce qu'ils v5d5t1 l'un et l'autre1 e/ diantrem5t plus prcieux *ez celle-ci que *ez celui-l4 ,,iv ,illu/ration ,en ai-je assez dit p\r me df5dre d'une accusation qu'un homme1 ayant ex]c loyalem5t la pr(ession d'amant1 trs suprieure t\tes les autres c>rires1 ne saurait accept]6 ,ce n'e/ vraim5t pas ma faute si je n'ai jamais pu entr] dans la conception *rti5ne qui n\s reprs5te la ,femme comme la sur de l',homme4 ,ce fut ma premire pi]re d'a*oppem5t sur le *em9 o m'clairait la ,foi des aeux1 allume l'toile mme qui guida les mages4 ,p> un atavisme biz>re qui me ramne irrvocablem5t une tradition plus anci5ne1 la grecque1 celle du paganisme o s'affirme la plus p>faite closion de l'esprit huma91 je considre1 malgr moi1 la ,femme comme un tre d'ess5ce diffr5te que les civilisations vraim5t avances mettai5t =t au-dessus de l'homme1 que les b>b>ies contempora9es s'ob/95t ignoblem5t encore mettre au-dess\s4 ,ce que je ne puis admettre1 e/ cette fausse frat]nit que je tr\ve humiliante p\r nos matresses1 c'e/ cette p>5t m5teuse qui f]ait1 de l',am\r1 un cont9uel ince/e4 ,mais c'e/ mon admiration mme p\r la ,femme qui me les fait rep\ss]2 c'e/ la piti grecque et non pas le dda9 musulman4 ,si j'ai quelquefois p>l lgrem5t de mon idole1 c'e/ la faon des ,a?ni5s qui1 p\r plaisant] leurs ,dieux en d'immortelles comdies1 n'en tai5t pas mo9s assidus aux sacrifices4 ,je n'ai jamais song ni]1 *ez la femme1 l'tre moral1 mais je crois sa morale absolum5t diffr5te de la ntre1--mo9s huma9e puisqu'elle s'accommode =t bi5 de n\s faire s\ffrir--plus div9e puisqu'elle p>ticipe des impassibles fatalits et repose sur une fatalit mme1 la ,beaut dont nul n'vite le p\voir4 ,nos notions d'honntet dont il se fait1 en ce mom5t mme1 une si belle confusion1 sont1 p\r elle1 lettre morte2 mais jamais n\s n'avons eu mo9s de raison d'en tre fi]s4 ,c> sa probit passionnelle e/ s\v5t suprieure la ntre p>ce qu'elle ne conoit la rivalit d'aucun autre s5tim5t4 ,mprisable1 non6 mais assurm5t r$\table1 trop lo9 de n\s1 et trop haut1 p\r qu'il n\s soit p]mis de la jug]1 faite p\r nos admirations extasies et non pas p\r notre inutile e/ime4 ,illu/ration ,,ix ,,de ,,la ,,pla/ique ,,en ,,am\r ,de la pla/ique en am\r ,i ,c'e/ dans le monde qu'on ent5d surt\t les jeunes filles dire que l'homme n'a pas beso9 d'tre beau p\r plaire1 et c'e/ une ?orie que les hommes du monde accept5t avec une mode/ie qui leur fait honneur4 ,je n'ai pas d'ailleurs la combattre qu& il ne s'agit que du m>iage1 c'e/--dire d'une in/itution o le ct arrangem5t ti5t inf9im5t plus de place1 auj\rd'hui1 que le ct passion4 ,ceux que n\s voyons c\rir l'hymne1 en ce temps-ci1 avec le plus d'ardeur1 sont les comdi5s1 qui en ont si peu beso91 et les g5s dans les affaires qui ne peuv5t gure s'en pass]4 ,*ez les premi]s1 cette manie e/ un re/e de prote/ation contre leur r5omme bohme d'autrefois4 ,ils ti5n5t faire con/at]1 urbi et orbi--et mme au risque d'tre cocus--qu'ils app>ti5n5t bi5 la vie rgulire1 la vie b\rgeoise4 ,mon ,dieu1 ils s]ai5t plus sages en se cont5tant1 p\r cela1 de la croix qu'on met ma9t5ant1 de leur vivant1 sur leur poitr9e1 et qu'on plante dans les cimetires sur leur tombeau1 d\ble absolution de la socit laque et du monde religieux l'endroit de leur mti]4 ,quant aux seconds1 ils tr\v5t1 dans le m>iage1 un moy5 lgal1 presque honor1 de demeur] ri*es1 t\t en ru9ant les autres1 ce qui e/ le f9 du f9 de leur tat4 ,l'admirable sp>ation de bi5s e/ l1 p\r leur p]mettre de g>d] la prcieuse aisance1 p\r eux1 p5dant qu'ils sm5t1 aut\r d'eux1 la ru9e1 ce qui e/ videmm5t une consqu5ce honnte et un comm5taire moral des ju/es noces1 comme dit le ,code4 ,dans une pr(ession qui ti5t la fois du cabot9age et des affaires1 celle des directeurs de ?tre1 v\s tr\v]ez1 p\r le m>iage1 un en?\siasme deux fois ju/ifi4 ,ils sont r>es ceux qui ont la probit de demeur] clibataires6 ,je f]me1 ici1 cette p>5?se sur un sujet o l'am\r a trop r>em5t affaire1 p\r p>l] simplem5t des liaisons1 lgitimes ou non1 mais inf9im5t plus srieuses1 o l',am\r e/ t\t4 ,c> notez que je ne df5ds pas aux m>is d'tre des amants4 ,au contraire6 ,seulem5t je con/ate qu'ils en ont r>em5t l'occasion4 ,dans les unions o l'me ti5t vraim5t une place1 p> ses nobles cts1 la femme e/-elle sage de faire mpris1 *ez l'homme1 de la beaut du visage et de la vigueur du corps8 ,je ne le crois pas1 et surt\t je ne crois pas que ce mpris puisse tre s9cre1 p> tant d'esprit et de belle ducation que n\s remplacions la pla/ique qui n\s manque4 ,illu/ration ,pr5ons un monde p\r lequel j'cris encore mo9s que p\r les p\x1 mais qui a p\r lui l'avantage d'tre s9cre jusqu'au cynisme2 n\s ne tr\vons nullem5t que ce dda9 soit au fond de la femme contempora9e4 ,ce n'e/ qu'en app>5ce que les c\rtisanes prfr5t les banqui]s ridicules aux commis de magas9 bi5 t\rns4 ,que ces dames ne nglig5t pas les exig5ces f9ancires de leur pr(ession1 j'en suis d'accord avec v\s4 ,une c\rtisane qui ne se f]ait pas pay] s]ait la honte de son tat4 ,c'e/ si vrai que l'impratrice ,messal9e1 qui avait plus soif de vice que d'am\r et d'ignom9ie que de bais]1 avait gr& so9 d'exig]1 des passants1 le mme salaire que ses compagnes1 p\r ne pas d%onor] l'antre de ,vnus ,m]etrix4 ,mais1 d]rire le patrici5 v5tripot5t1 ,=a9 n\s montr]a t\j\rs le robu/e ouvri] de la d]nire heure1 celle qui ne se v5d pas4 ,celui-l e/ le plus s\v5t une brute et reprs5te cep5dant l'idal dans ces exi/5ces trs logiquem5t infmes4 ,comme on dem&ait un j\r1 une de ces m>audeuses de la vie1 p\rquoi elle s'ob/9ait demeur] avec un *5apan qui la battait1 qu& sa beaut1 elle1 lui assurait des amants bi5 appris et1 qui sait8 peut-tre respectueux1 elle rpondit ce mot sublime3 ,mais si je n'aime ri51 je ne suis ri56 ,et elle avait raison4 ,sans v\loir pr5dre ma leon dans le ruisseau1 je convi5s que cette concession brutale et rsigne un lm5t de torture s\v5t1 la beaut physique dans sa vigueur1 m'meut et me semble presque plus noble que l'indiffr5ce o je le vois t5u dans un monde social plus raff91 indiffr5ce que je veux croire une pose1 *ez le plus gr& nombre1 ou une consolation la laideur4 ,mais1 dans le monde passionnel1 lequel ne vit que de s9crit1 d'intimit pr(onde et de pntration s5suelle rciproque1 je ne vois vraim5t pas ce que vi5n5t faire l'aumne et la *>it4 ,illu/ration ,*ez la femme1 comme *ez l'homme1 quelles que soi5t les p]v]sions que l'ducation a mises en elle1 l'am\r devrait v5ir avant t\t du s5tim5t et de l'adoration de la ,beaut4 ,ne tr\vez-v\s pas1 comme moi1 que la laideur accepte y met comme un abaissem5t1 le s\pon de plaisirs trs complexes et puiss surt\t dans une dpravation de l'esprit8 ,moi1 je ti5s p\r l'hroque sant dans ces *oses d'o dp5d5t le salut de l'idal et la gloire des races4 ,je demeure p]dum5t dans la tradition paenne qui mettait l'h>monie extrieure des =mes1 la belle pondration des lignes et la spl5deur des *airs portant en soi la lumire1 au-dessus de t\t1 comme le sceau mme d'une immortelle orig9e4 ,c'e/ s'abaiss] soi-mme que de ne pas *]*]1 la consci5ce de ses propres dfectuosits1 la sublime comp5sation d'aim] un tre plus beau que soi4 ,,ii ,ce gt app>5t des femmes d'auj\rd'hui p\r la maturit uniquem5t intellig5te2 sa tolrance inique quelquefois p\r la vieillesse caduque mais socialem5t honore1 p\rrai5t bi5 leur tre imposs p> notre propre exemple1 et peut-tre ne sont-elles a9si que p\r se mettre notre porte1 et ne n\s pas humili] en se montrant trop suprieures n\s4 ,quelles sont donc les femmes que les am\reux de presque t\s les mondes re*]*5t auj\rd'hui8 ,les plus belles8 ,allons donc6--,j'ai dit que je ne p>lais pas du m>iage1 peu d'hommes l'excusant auj\rd'hui p> le seul argum5t qui le ju/ifie3 l'impossibilit de possd]1 autrem5t qu'en l'p\sant1 une femme qu'on aime4--,mais1 dans les liaisons qu'un d\ble *oix amne et ress]re1 avez-v\s rem>qu que le culte de la ,beaut1 lequel devrait tre cep5dant la loi suprme de la vie1 entrt p\r quelque *ose6 ,les c\rtisanes les plus *res sont-elles les c\rtisanes les mieux d\es pla/iquem5t8 ,je v\s montr]ai1 qu& v\s le v\drez1 d'admirables filles qui crv5t la faim et d'abom9ables go?ons ruisselantes de pi]r]ies1 dans des huit-ressorts o leur figure donne envie de reg>d] le d]rire de leurs valets de pi$4 ,cette vieille g>de1 qui a sur celle de ,napolon ,i] le dsavantage de ne pas m\rir1 et devant qui ,cambronne ne se s]ait pas cont5t de p>l]1 e/ entret5ue p> ce que nos c]cles conti5n5t de plus jeune et de plus lgant2 ,hippolyte ne r$it plus les *>mes d',aricie2 il s\pire comme ,m>ius 7non pas comme ,cambronne7 le long des ru9es4 ,il baise celui des deux pi$s de ces dames qui n'e/ pas encore dans la tombe4 ,illu/ration ,mais1 paix ces vieilles aux d5ts d'ivoire1 aux *ignons de paille que les nes sont t5ts de br\t]4 ,quelques-unes fur5t belles1 s\s le rgne de ,l\is-,philippe1 et peut-tre n'aurai5t-elles qu' ne se plus f>d] p\r tre belles encore4 ,c> la vraie beaut trav]se1 triomphante1 t\s les ges et semble quelquefois revtir l'immortalit du m>bre avec la blan*eur des *eveux4 ,mais les dbutantes1 celles que ces messieurs lanc5t1 les clbrits de dema91 les glorieuses en *anti]1 reg>dez-les un peu66 ,des m9ois *iffonns comme de vieux m\*oirs1 des nez retr\sss1 des tailles de gupes qui je ne me *>g]ais pas de f\rnir l'aiguillon1 des pi$s et des ma9s canailles1 un refra9 d',yvette ,guilb]t sur les lvres pe9tes1 p> dessus le m>*1 voil ce qui suffit des protecteurs s\v5t jeunes et ayant le droit d'tre inf9im5t plus difficiles4 ,aucun s\ci de la noblesse des types1 des empre9tes de la race1 de t\t ce qui mle la fi]t d'un idal la fivre du dsir6 ,illu/ration ,durant qu'ils habill5t coteusem5t ces p\pes dif=mes1 les sculpteurs1 les pe9tres1 voire les potes qui peign5t et sculpt5t dans leur c]veau1 s'arrt5t1 mus et recueillis1 devant les sup]bes cratures qui1 comme d'un d\ble mont ,av5t91 desc5d5t de ,montm>tre ou de ,belleville1 f\tues comme quatre s\s mais faites p\r rveill] l'ombre augu/e de ,phidias4 ,c> on dev9e1 l'in/9ctif orgueil de leur dm>*e et s\s leur robe grossire1 l'h>monie vibrante des =mes et la puissante palpitation des *airs4 ,les imbciles ri*es les r5contr5t bi5 aussi quelquefois1 mais du diable si un d'eux s'cri]a jamais3 ,voil la matresse que je veux6 ,,iii ,amants f]v5ts et p5sifs1 p\r qui j'cris d'ord9aire1 p>donnez-moi cette incursion mlancolique dans un monde o ne fleuriss5t pas les s9cres t5dresses1 celles qui se ca*5t p\r tre heureuses4 ,v\s tes les htes du rve immortel d'o je v\drais exil] t\t ce qui rappelle les laideurs de la vie4 ,p\r *ass] lo9 de v\s1 comme un air mauvais1 les tri/esses de cette prose att>de d'inutiles ralits1 laissez-moi v\s dire1 avant que le pr9temps n\s quitte1 une *anson de pr9temps faite p\r v\s3 ,c'e/ l'me des beaux j\rs qui n\s fait le ciel bleu2 ,qui *ante1 au bord des eaux1 dans le frisson des saules1 ,et le soleil dj *ange1 en p]les de feu1 ,les pleurs que le mat9 sec\e ses paules4 ,l'esprit des fleurs s'veille au caprice de l'air ,et porte1 sur nos fronts1 de tr\blantes c>esses4 ,enf]me en toi1 mon cur1 l'univ]selle ivresse4 ,voici le temps d'aim] s\s le ciel d\x et clair6 ,voici le temps de croire aux m5songes du rve1 ,de s\ffrir la langueur des vux inapaiss2 ,de ml]1 s\s le vol *>meur de l'heure brve1 ,au nant des s]m5ts la d\ceur des bais]s4 ,voici le temps d'att5dre au seuil des portes closes1 ,implorant la piti des bonheurs int]dits1 ,le cur ple9 de sanglots1 les ma9s ple9es de roses1 ,qu'un s\rire n\s ouvre encor le ,p>adis6 ,voici le temps de fuir v]s les r\tes ombreuses ,o l'on m>*e pas l5ts1 et la ma9 dans la ma91 ,am\reux p]dus et blan*es am\reuses1 ,le temps de n'avoir plus deux qu'un seul *em96 ,t\s les tres pris se *]*5t dans l'espace1 ,blesss du mme mal dont nul ne veut gurir4 ,l'esprit des fleurs s'veille au v5t lg] qui passe4 ,voici v5ir le temps d'aim] et d'en m\rir6 ,illu/ration ,x ,,subtilit,s ,,passionnelles ,subtilits passionnelles ,i ,gr& ,roi1 cesse de va9cre ou je cesse d'crire4 ,am\reux1 cessez de m'int]rog] ou je brise ma plume1 image qui ne m'a jamais p>u aussi t]rible que le suppos5t ceux qui l'emploi5t4 ,bris] une pe1 passe encore4 ,mais une plume6 ,le beau mrite1 ma foi4 ,ah6 l'9puisable sujet que celui o j'ai dj prom5 tant d'coles buissonnires1 comme en un *amp dont on ne r5contre jamais le b\t6 ,comme les bls d'or p> les pavots1 il e/ con/ell de r\ges blessures et c'e/ le plus pur du sang de nos curs qui y fait p]l] ces toiles de p\rpre4 ,comme les bls d'or aussi il porte1 en soi1 la vie1 et le pa9 de l'me y g]me en de d\l\reux sillons4 ,c'e/ la pla9e1 fconde en joies et en d\leurs1 o nos pas s'atta*5t comme my/rieusem5t enliss4 ,illu/ration ,ah6 plutt que d'y rev5ir encore1 comme j'aim]ais mieux v\s dire l'admirable spectacle que j'ai s\s les yeux1 les montagnes s'tageant l'inf9i1 v]s des horizons bleuissants1 s\s le vol circonflexe des gr&s oiseaux de proie1 et1 mes pi$s1 les torr5ts r\lant1 s\s la p\ssire de v]dure des tam>9s1 leur eau d'arg5t bav>d comme celui des po*es ple9es2 le recueillem5t my/rieux qui desc5d1 en moi1 de cette *evau*e lo9ta9e dont les nuages sont comme des cavali]s qui quelquefois s'arrt5t p\r plant]1 en un sol conquis1 la blan*eur des oriflammes4 ,quel r5\veau t]nel la nature apporte en n\s6 ,p\rquoi faut-il que n\s y tr\vions1 comme des btes blesses1 cette fl*e de l'am\r dont l'aiguillon semble encore s'y aviv]8 ,le p5seur p]du se dem&e quelquefois o il p\rrait fuir la femme4 ,et l'inf9i se dr\le1 devant son rve1 sans r5contr] ce po9t obscur de la ,dlivrance o il se retr\v]ait seul en face de lui-mme1 dans l'au/re isolem5t de sa propre p5se4 ,=ce fut au d\x ,orphe de suivre ,eurydice jusque sur le seuil des ,enf]s4 ,si lo9 qu'on soit all1 si lo9 du vac>me citad9 de la vie c\tumire1 on n'a ri5 oubli1 tant qu'on n'a pas oubli la s\rce des tortures t]nelles et le *em9 qui y mne et qu'on reconnat1 comme le petit ,p\cet du conte1 ce qu'on y a laiss de soi-mme4 ,tel le m\ton qui retr\ve sa r\te l'p9e des buissons4 ,et je n'en veux pas ceux qui abus5t des facilits po/ales o se dbat auj\rd'hui notre lib]t1 p\r me p\rsuivre jusqu'au bord des gaves pyrnens avec des que/ions1 la b\*e1 t\*ant encore aux *oses de l',am\r4 ,en ralit1 ce n'e/ pas eux qui m'y ramn5t1 mais moi-mme qui y revi5s p> une habitude incorrigible de mon esprit4 ,je crois me surpr5dre en m>aude qu& je p5se autre *ose4 ,quidquid t5tabam scrib]e v]sus erat1 disait1 de lui-mme1 ,ovide4 ,t\t ce que je t5te d'crire n'e/ qu'un comm5taire de ce que j'ai crit dj4 ,cette fois-ci1 c'e/ un homme qui me s\met une situation d'esprit laquelle je ne puis que frat]nellem5t compatir4 ,c> elle e/ dlicate et d\l\reuse la fois1 et je ne la puis mieux exprim] que p> ses propres p>oles3 ,il m'arrive s\v5t1 dit-il1 de faire longtemps la c\r une femme1 mais une c\r assidue1 et je n'ai pas plutt obt5u ce que je croyais en s\hait] qu'un s5tim5t d'av]sion immdiat succde la f\gue de mes dsirs4 ,av]sion me p>at un peu dur1 monsieur4 ,laissez-moi plaid] p\r le s5tim5t de vague reconnaissance que mrite t\j\rs le plaisir accord1 et qui e/1 je crois1 *ez t\tes les natures de quelque gnrosit4 ,ce que je croyais s\hait] me semble aussi une expression risque4 ,le mo9s e/ qu'on en soit sr avant de le dem&]4 ,je suis curieux de voir ce que v\s rpondrait la dame qui v\s diriez1 aprs1 en t\te fran*ise3 ,eh bi51 non1 ce n'e/ dcidm5t pas a dont j'avais envie4 ,p>ions qu'elle v\s flanqu]ait un bon s\fflet1 et laissez-moi v\s dire qu'elle aurait raison4 ,,ii ,et ma9t5ant1 causons en bons amis4 ,j'imag9e que v\s tes auprs de moi1 sur ce co9 de ro*] m\sseux d'o monte une odeur sauvage1 d'o l'on ent5d la clo*ette des tr\peaux t9t9nabulant dans les lo9ta9s pturages4 ,il exi/e un prov]be lat9 auquel je p\rrais v\s r5voy]3 ,omne animal tri/e prt] gallum vel monacum--gratis =nicantem 7a aj\t la malice irreligieuse des aeux74 ,je n'en avais pas beso9 p\r tre conva9cu que v\s n'tes ni un coq ni un c>me en ex]cice de g>5ne am\reuse4 ,moi non plus4 ,illu/ration ,t\t le monde1 ces deux exceptions prs1 a1 j'imag9e1 pass p> ces cr\lem5ts subits d'une passion satisfaite1 mais t\t le monde n'en g>de pas la mme am]tume que v\s4 ,v\s n'e/imez pas1 monsieur1 l'am\r physique son vrai prix4 ,la m9ute que v\s v5ez de pass] vaut1 elle seule1 un sicle de prv5ances1 de prires1 t\t le temps p]du que v\s semblez regrett]1 et cela tort3 c> je v\s dfie de m'en tr\v] un plus agrable emploi4 ,v\s voil vraim5t bi5 malheureux p\r avoir rv1 espr1 s\pir6 ,je v\s dis1 moi1 que v\s tes trs bi5 pay de votre pe9e4 ,c> si v\s n'avez pas su v\s pay]1 tant pis p\r v\s6 ,p]mettez-moi de v\s dire en effet que cela tait surt\t affaire v\s4 ,rduit cette simple "q d'extase s5suelle1 l'am\r e/ ce qu'on le fait soi-mme p> l'int5sit d'ardeur qu'on y apporte4 ,l'objet aim n'en e/ que l'occasion4 ,on peut faire de trs mauvaise musique sur un au!ntique ,/radiv>ius4 ,,iii ,c]tes1 il y a quelque *ose d'am]--dans la jeunesse surt\t-- con/at] ce nant subit des t5dresses les plus exaltes4 ,on s'en veut1 un in/ant1 d'avoir pris le simple dsir p\r de l'am\r et de s'tre si cruellem5t dup sur ses propres s5tim5ts4 ,mais la maturit vi5t et aussi l'indulg5ce1 qui n\s fait mo9s svres cette erreur dont il ne faut pas exagr] la porte4 ,je ne vois pla9dre vraim5t1 dans t\t cela1 que celle qui a pu croire qu'elle tait vraim5t et durablem5t adore4 ,peut-tre y a-t-il d'ailleurs de sa faute4 ,c> t\tes les femmes ne sav5t pas se donn]4 ,beauc\p1 en v\lant se faire trop longtemps s\hait]1 dpass5t le b et trans=m5t le dsir qu'elles n\s inspirai5t en une faon d'ob/9ation et d'impati5ce rageuses t\tes *>ges de rancunes v5ir4 ,c'e/ dans cet ordre d'ides surt\t qu'il y a vraim5t un mom5t psy*ologique4 ,les hommes1 en qui dom9e l'am\r-propre1 ne se rebut5t pas1 mais mdit5t dj les v5geances de la victoire4 ,moi qui ne mets aucune vanit dans ces *oses1 il m'e/ arriv de r5onc] t\t simplem5t aux drages t5ues trop hautes1 de me lass] et de f]m] moi-mme ma porte au bonheur v5u trop t>d4 ,mais1 croyez-moi1 v\s avez laiss pass]1 l'un ou l'autre1 l'heure opportune1 laquelle ne laisse jamais que d'aimables s\v5irs4 ,de vos expri5ces malheureuses1 monsieur1 il rsulte t\t simplem5t que v\s n'avez pas encore aim4 ,illu/ration ,n'en dplaise d'ailleurs l'cole platoniquem5t imbcile du bon ,w]!r1 dont j'aime surt\t1 je crois1 la musique de ,mass5et1 t\t ce qui prcde l'preuve dont v\s v\s plaignez n'e/ que l'avant-propos du livre immortel de l',am\r4 ,ceux-l sont dans la plus lam5table folie que je connaisse1 dont je lis les suicides dans les j\rnaux1 et qui se sont tus de dsespoir avant d'avoir t l'un l'autre4 ,il ne leur tait pas p]mis de jug]1 en effet--et v\s en tes la vivante preuve1--si ce qui les sp>ait inexorablem5t tait vraim5t un malheur4 ,l'am\r rel1 l'am\r dont on a vraim5t le droit de m\rir1 c'e/ celui dont on a mesur les ivresses1 celui qui a si =tem5t riv vos *airs d'autres *airs1 qu'on ne saurait plus les en arra*] sans ouvrir au cur la s\rce my/rieuse p> o s'enfuit notre sang4 ,cet am\r-l se fait l5tem5t de t\s les bonheurs que la possession absolue comporte4 ,*aque c>esse e/ comme un cim5t qui en durcit l'difice3 il s'accrot de *aque bais] et son insatiabilit mme lui e/ un gage de dure4 ,il v\s enlace de mille li5s obscurs dont *aque d*irem5t v\s brise une fibre1 p>fums subtils et pr(ondm5t p]sonnels1 contacts aux d\ceurs jusque-l inconnues1 esclavage absolu de t\s les s5s1 tyrannie dlicieuse d'un tre dont votre tre e/ dom94 ,mais il e/ clair1 monsieur1 que cela v\s e/ p>faitem5t inconnu4 ,c'e/ tant pis et tant mieux la fois p\r v\s4 ,mais o v\s atteignez le p>fait comique1 c'e/ qu& v\s me dem&ez1 en matire de conclusion1 si v\s v\s devez m>i]4 ,dem&ez donc cela ,rabelais6 ,peut-tre v\s conseill]ai-je p]sonnellem5t1 si1 comme ,panurge1 v\s r$\tez le cocuage1 d'att5dre que v\s soyez plus sr de votre fait dans l'preuve primordiale du m>iage4 ,en att5dant1 laissez-v\s vivre1 sans s\hait] de trop vite s\ffrir4 ,la ,nature e/ faite p\r ces b]cem5ts dlicieux de la p5se dans des impressions vagues1 non df9ies1 n'ayant pas l'action immdiate p\r consqu5ce4 ,ce sont de meilleurs conseill]s de la vie que n\s1 les gr&s monts ass\pis s\s leur casque de neige1 g>di5s des t]nelles srnits1 laissant grond] leurs pi$s les torr5ts inutilem5t sonores1 comme le bruit des batailles lo9ta9es dj p\r n\s1 auxquelles vos impati5ces aspir5t et d'o l'on revi5t avec plus d'une blessure au cur6 ,,xi ,,de ,l',,illusion ,,en ,,am\r ,de l'illusion en am\r ,i ,av\ez1 me dit-elle1 que v\s ne me tr\vez que des dfauts4 ,alors p\rquoi cont9uez-v\s de me voir et de faire pr(ession de m'aim]8 ,et sa jolie b\*e avait des retr\ssis ironiques semblant s'entr'ouvrir1 comme p\r une morsure1 sur la nacre des d5ts4 --,v\s exagrez1 inf9im5t1 ma *re1 mon op9ion sur v\s1 me cont5tai-je de lui rpondre avec tranquillit1 mais v\s v\s trompez mo9s en p>lant de la fidlit de mes s5tim5ts4 --,conv5ez cep5dant que1 si v\s m'aviez connue telle que je suis ma9t5ant p\r v\s1 v\s ne m'auriez pas aime6 ,illu/ration --,je v\s dem&e p>don et je v\s aurais suppose pire que1 trs vraisemblablem5t1 je v\s aurais aime t\t de mme4 ,c> ce n'e/ jamais la p]fection que j'ai eu l'int5tion d'aim] en v\s1 et je ne suis plus de ces imbciles qui s'imag95t t\j\rs1 qu& ils comm5c5t un n\vel am\r1 qu'ils l'ont r5contre1--et qui trs srieusem5t pr5n5t leur prurit s5suel p\r un hommage moral la v]tu6 ,cette navet n'e/ p]mise qu' l'extrme jeunesse1 qu'aux f]veurs +nues d'une sant dbordante1 qu'au dsir inconsci5t qui n\s p\sse alors v]s t\tes les femmes avec de faciles admirations4 ,elle devi5t ridicule *ez celui qui a dj vcu1 qui sait bi5 que ce n'e/ pas en p>lant de la ,femme que ,platon a crit que le ,beau tait t\j\rs la spl5deur du ,bi54 ,dieu m]ci6 l',am\r n'a ri5 de commun avec l',acadmie qui dc]ne les prix ,montyon4 ,o s]ait sa gr&eur s'il se confondait avec la ,logique et ne n\s entranait jamais qu' des atta*em5ts raisonnables8 ,ce n'e/ pas un t5eur de livres mais un pote qui emprisonne les curs dans sa fantaisie s\v5t cruelle4 ,il ne cueille pas sagem5t des b\quets dans les j>d9s1 mais il saccage des moissons entires et se c\ronne volonti]s des ronces o se sont ensanglantes nos ma9s4 ,c'e/ ignor] le poids despotique dont il pse sur nos mes que de lui v\loir donn] p\r pide/al un peu de cette neige c&ide1 si fragile fondre et t]nir1 qui s'appelle l'e/ime4 ,m'avez-v\s jamais ent5du dire autre *ose que du bi5 de mes anci5nes matresses8 ,non6 ,eh bi5 p5sez-v\s que je les tr\vasse plus p>faites que v\s8 ,ceux qui prt5d5t avoir cess d'aim] une femme p>ce qu'ils lui ont dc\v]t1 l'usage1 une quantit de dfauts1 ne l'ont jamais aime4 ,t\t n\s devi5t *>me dans l'tre dont n\s sommes vraim5t pris1 ou1 du mo9s1 t\t s'excuse l'excs1 au po9t que n\s ne p\rrions peut-tre plus n\s en pass] sans en s\ffrir4 ,socrate s'e/-il sp> de ,xantippe8 ,et je laisse l de ct l'impression malsa9e qui n\s vi5t quelquefois d'aim] p]dum5t celle qui n\s en semble la mo9s digne1 avec la consci5ce d\l\reuse et dlicieuse la fois de notre l*et4 ,l'am\r e/1 avant t\t1 un sublime et imbcile beso9 de sacrifice4 ,cr$o quia absurdum6 disait follem5t sa9t ,paul4 ,amo quia absurdum6 peut dire sagem5t l'amant vritable4 ,ce qui e/ fait p\r rvolt] l'esprit peut tre fait p\r en*ant] le cur4 ,oh6 cette rvolte mal t\ffe1 cette indignation contre soi-mme1 cette po9te de ha9e qui e/ au fond de t\t am\r vraim5t s5suel1 celui qui ne les a pas connues1 celui qui ne les a pas rageusem5t sav\res ne peut se vant] d'avoir aim4 ,je n'ose mme1 t\t en les plaignant d'une piti conf9ant au mpris1 condamn] ceux qui la p]fidie de l'amante e/ un ragot d'am\r et qui tir5t1 des exasprations de la jal\sie1 un r$\blem5t de t5dresse honteuse et ass\vie d'opprobre4 ,c'e/ un phnomne morbide1 l'excs du s5tim5t de tolrance p]due qui e/ au fond de t\t am\r vritable1 un abaissem5t de la vraie passion1 l'oubli de t\te dignit1 l'abdication des plus pures noblesses de l'me4 ,mais cela e/ et j'en sais peu que ce *at\illem5t infme n'ait effleurs6 ,,ii ,elle m'avait c\t patiemm5t1 trs occupe qu'elle tait de remettre1 en son s5s1 un frison de son admirable *evelure noire4 ,alors elle me dit tranquillem5t comme p\r rsum] sa propre e/htique3 --,moi1 p\r aim]1 il me faut de l'illusion4 ,ah6 que j'ai dj ent5du de femmes me dire cette btise6 ,l'illusion1 ma *re1 mais c'e/ la ngation mme de l'am\r6 ,illu/ration ,l'illusion sur quoi8 ,pas sur les plaisirs qu'il donne t\j\rs4 ,c> on peut dire1 qu'en am\r1 les premires expri5ces physiques sont gnralem5t gtes p> les maladresses1 p> la timidit et p> une gau*]ie d'autant plus gr&e qu'on e/ plus pris1 gau*]ie qui va p>fois jusqu'au ridicule4 ,il y a1 au po9t de vue du r5\veau s5suel1 un appr5tissage faire l'un de l'autre1 appr5tissage dlicat et qu'il faut subir sans viol5ce1 sans dc\ragem5t4 ,l'me div9e du violon ne se rveille pas t\j\rs immdiatem5t s\s la c>esse de l'ar*et4 ,c'e/ un ry?me tr\v]1 un accord rs\dre1 le mme la se mettre dans444 l'oreille4 ,on peut j\] =t longtemps avant d'atte9dre la relle et df9itive h>monie4 ,mais1 une fois celle-ci atte9te1 t\t devi5t progrs et le dilettantisme se dveloppe1 et l'acuit s5suelle s'aff9e et *acun des amants dc\vre enf91 dans l'autre1 comme dans une ,golconde int>issable1 des trsors press5tis mais longtemps jal\x d'eux-mmes1 cette magie de c>esses1 qui ne n\s laisse plus vivre que p\r notre rve vivant4 ,v5ez donc n\s p>l] de dsillusion morale dans cet tat div91 surhuma91 temporairem5t hlas6 sraphique de l'me6 ,pas plus que sur l'e/ime l'am\r ne saurait repos] sur l'illusion4 ,j'imag9e1 ma *re1--ce qui n'e/ pas t\t fait exact--que je v\s dc\vre1 t\s les j\rs1 une n\velle v]tu4 ,alors1 v\lez-v\s me dire un peu le beau mrite que j'ai de v\s aim]8 ,le contraire e/ inf9im5t plus concluant4 ,il faut aim]1 non pas p\r ceci ou p\r cela1 mais qu& mme1 ou ne s'en pas ml]4 ,mais p>ce qu'on aime qu& mme1 on n'e/ pas =c de dev5ir imbcile4 ,on p>le s\v5t de l'aveuglem5t de l',am\r1 et on admire la sagesse antique qui lui mettait un b&eau sur les yeux4 ,n'en dplaise la sagesse antique1 c'e/ une btise4 ,je n'ai pas beso9 du t\t d'tre aveugle p\r cont9u] d'aim]4 ,je n'abdique jamais le droit de jug] qui j'aime1 et peut-tre mon jugem5t e/-il d'autant plus svre qu'il e/ plus appr(ondi1 mieux assis sur une obs]vation j\rnalire4 ,mais ce jugem5t-l ne m'emp*e pas d'aim]4 ,je n'ai jamais cru un in/ant qu'un ange ft desc5du du ciel t\t exprs p\r moi4 ,et c'e/ a9si qu'il faut aim] p\r aim] vraim5t1 p\r aim] durablem5t1 non pas en se cont5tant d'une vritable erreur sur la p]sonne1 mais en l'affrontant visiblem5t telle qu'elle e/1 ce qui e/ d\l\reux p>fois mais ncessaire4 ,o je me retr\ve d'accord avec la sagesse antique1 c'e/ en reg>dant l',am\r comme une fatalit laquelle il e/ impie de v\loir se drob]1 s\s laquelle n\s devons ploy] sans rvolte1 et plus haute inf9im5t que les op9ions que n\s p\vons n\s faire les uns des autres4 ,illu/ration ,en aucun cas1 je ne crois que les hommes ai5t le droit de se jug] et de se condamn]4 ,c'e/ p> une fiction sociale1 ncessaire peut-tre une socit n'ayant encore qu'un idal grossi] de la ,ju/ice1 que n\s laissons les magi/rats f\ill] dans les mes4 ,c'e/ l'in/9ct de cons]vation1 dans ce qu'il a de plus crm5t g/e1 qui arme la ma9 du b\rreau1 et le droit n'a ri5 faire dans cet acte de df5se4 ,mais c'e/ dans l'ordre passionnel1 en am\r surt\t1 que la prt5tion de jug] et de condamn] e/ mon/rueuse t\t fait4 ,o e/ notre critrium1 je v\s prie8 ,o e/ cette mesure laquelle se mesur]ont les consci5ces8 ,je peux dire ce qui1 dans un tre1 me rvolte ou me dplat2 mais1 comme cela mme fait p>tie de sa logique1 de quel droit lui dem&]ai-je compte de la pondration1 de l'quilibre mme de ses dfauts et de ses qualits8 ,s'il m'a en*an de cette *ane div9e des c>esses p>tages et pr(ondm5t ress5ties1 s'il m'a envelopp du *>me o mes *airs tr\v5t la seule joie1 s'il m'a donn1 en un mot1 l'ineffable1 l'absolue1 l'inf9ie joie d'aim]1 en quoi ai-je beso9 d'illusion1 p\r cont9u]1 en somme1 tre heureux du seul bonheur qui soit ici-bas8 ,,iii ,l',illusion ncessaire l',am\r6 ,horace1 qui1--n'en dplaise au s\v5ir exquis de ,lydie--ne fut pas1 comme les deux ,catulle et comme ,prop]ce1 un des gr&s potes de l',am\r1 la ralisait p> un moy5 mon/rueux dont il a eu tort1 p\r sa mmoire1 de n\s vant] la dc\v]te4 ,dans les bras de la premire c\rtisane v5ue1 il f]mait les yeux et voquait l'image de l',amante qu'il ne p\vait a9si possd] que de lo91 p> une ruse de l'esprit1 p> la plus avilissante des procurations4 ,voil1 si je ne me trompe1 le triomphe de l',illusion4 ,le malheur e/ que celle-l n'e/ possible qu' ceux qui n'ont jamais vraim5t aim4 ,e/-ce que le p>fum d'une c]ta9e *air1 d'un c]ta9 bais]1 l'habitude d'une c]ta9e c>esse se peuv5t a9si confondre avec un autre arome1 avec une autre saveur1 avec une autre mign>dise8 ,allons donc6 ,c'e/ de la p]sonnalit imprieuse de t\t cela qu'e/ fait l'am\r4 ,son exclusivisme naturel1 qu& il e/ pr(ond et s9cre1 e/ fait de la possession de ces lm5ts intr\vables ailleurs que dans une c]ta9e tre9te1 sur c]ta9es lvres1 en c]ta9es poses familires4 ,et ne croyez pas que je le r5de trop uniquem5t physique a9si4 ,tel gra9 de beaut qui n'e/ au fond qu'une dlicieuse petite v]rue1 tel co9 de la j\e ou du v5tre1 n\s devi5t une ncessit1 l'ultima ratio de nos en*antem5ts am\reux4 ,au moral1 c]ta9es cruauts1 dont l'acc\tumance n\s e/ dev5ue d\ce1 ne sont peut-tre pas mo9s ncessaires4 ,et puis1 la *>mante *ose vraim5t dire une femme3 ,madame1 je v\s adore p>ce que je me plais v\s croire t\t fait autre que v\s n'tes en ralit6 ,illu/ration ,j'aime mieux1 plus virilem5t et plus loyalem5t1 v\s dire3 ,ma *re me1 je v\s aime telle que v\s tes1 et c'e/ p>ce que je v\s aime sans me faire1 sur votre compte1 la mo9dre illusion1 que je suis sr de v\s aim] vraim5t et durablem5t4 ,je m'ap]u qu'elle dormait1 tant p>v5ue remettre son frison dans le bon *em91 qu& j'a*evai ce disc\rs4 ,mais comme je n'avais pas la prt5tion de la conv]tir1 la femme tant1 de nature1 immuable1 comme ,dieu1 je n'en fus pas mo9s satisfait d'avoir1 au mo9s p\r moi-mme1 bi5 p>l selon mes s5tim5ts4 ,illu/ration ,,xii ,,le ,,tr,,sor ,,de ,,la ,,morale ,le trsor de la morale ,i ,maudit soit jamais le rveur inutile ,qui v\lut le premi]1 dans sa /upidit1 ,s'pr5ant d'un problme insoluble et /rile1 ,aux *oses de l'am\r ml] l'honntet4 ,illu/ration ,a9si p>le ,delph9e dans un admirable pome de ,baudelaire1 et ceux qui connaiss5t les ,femmes damnes sav5t en quel s5s ,delph9e emploie le mot3 honntet4 ,malgr les objurgations vhm5tes que le pote lui adresse ensuite1 elle n'a dit qu'une sublime navet4 ,honntet se confondrait presque ici avec conv5ance4 ,l'am\r purem5t physique n'a aucune raison p\r recul] devant son rve4 ,le trahit sua quemque voluptas virgili5 e/ sa devise lgitime4 ,la morale n'a vraim5t ri5 voir cela4 ,la vrit e/ que la morale ord9aire s'ex]ce dans un autre doma9e que l'am\r4 ,s'ensuit-il que celui-ci ne comporte aucune morale8 ,je ne le crois pas3 mais une morale inf9im5t plus dlicate1 plus leve1 et dont je vais t5t] la t*e malaise de df9ir les gr&es lignes4 ,si l'on va au fond des *oses1 en effet1 on tr\v]a que la vrit e/ le b unique o t5d la morale ord9aire4 ,il n'e/1 au demeurant1 qu'un crime1 le m5songe1 puisque c'e/ le seul qui dcl9e la responsabilit du *tim5t4 ,je ne saurais tr\v] crim9el un homme qui accepte1 p> avance1 t\tes les consqu5ces d'un acte commis librem5t4 ,la socit e/ immdiatem5t arme contre lui1 ce qui suffit p\r qu'il ne soit pas dang]eux4 ,un homme n'e/ c\pable de suborn] une fille que s'il ne l'p\se pas ensuite1 de lui faire un enfant que s'il n'lve pas celui-ci4 ,je ne vois ici-bas de vraim5t hassables que le m5songe et la l*et4 ,en am\r1 le b e/ plus haut1 c'e/ la ,beaut4 ,duss-je *oqu] bi5 des g5s1 je dirai que t\s ceux qui pr5n5t une femme ou une matresse p\r autre *ose sont immdiatem5t1 et p> ce fait seul1 hors la loi4 ,la ,femme a le droit d'tre aime p\r sa beaut1 et je crois bi5 qu'elle n'en a pas d'autres4 ,et je m'ent5ds4 ,elle a1 ce po9t de vue1 droit une p>faite probit de notre "p4 ,inutile de dire que n\s laissons1 en dehors de l'am\r1 les liaisons d'un in/ant qui n'ont d'autre objet immdiat que la satisfaction d'un beso94 ,encore un homme1 ayant quelque e/ime de soi-mme1 y apporte-t-il un s5tim5t de slection et ne ravale-t-il pas trop bas son plaisir p> une indiffr5ce p>faite l'endroit de celle qui le lui donne4 ,il n'y a pas dire1 c'e/ encore les seuls in/ants de la vie o ti5ne un peu d'inf9i4 ,mais j'ent5ds p>l] de vritables amants qui vont l'un l'autre p\r se donn] davantage4 ,la premire condition d'honntet p\r eux e/ d'tre guids1 dans leur *oix1 p> une c]ta9e admiration physique4 ,l'am\r e/1 avant t\t1 une religion1 un culte4 ,il ne doit adress] son enc5s et ses prires qu' une idole qui en soit digne et ne les ridiculise pas4 ,t\t e/ avantageux dans cette re*]*e du ,beau vivant4 ,v\s me direz qu'une matresse belle v\s expose inf9im5t plus tre tromp qu'une autre4 ,d'abord1 ce n'e/ pas vrai4 ,j'ai connu des laid]ons m]veilleusem5t infidles4 ,et puis1 quelle dignit et quel orgueil dans ce s5tim5t qu'on possde exclusivem5t une femme p>ce que les autres n'en veul5t pas8 ,que diriez-v\s d'un homme qui se priv]ait de t\t mets succul5t dans la cra9te que son cuis9i] ft port davantage en g>d] un morceau8 ,j'ai dit d'ailleurs1 autrefois1 ce que je p5sais de la jal\sie et comm5t son ess5ce mme ne s\ffrait pas l'analyse1 *acun portant1 en soi-mme1 la somme d'impressions qui con/itu5t sa vie passionnelle et la mme femme ne faisant que la dvelopp] d'une faon absolum5t diffr5te *ez *acun1 si bi5 que1 dans cette communaut1 nul ne peut se vant] d'avoir vol quelque *ose l'autre4 ,la jal\sie n'en exi/e pas mo9s1 comme une des preuves les plus flagrantes de l'illogisme huma91 comme une des tortures dont le cur soit le plus pr(ondm5t atte9t et d*ir4 ,mais qui dira de quel beso9 my/rieux de s\ffrance se compliqu5t les dlices d'aim] et si ce m>tyre n'e/ pas s\v5t le secret1 quelquefois honteux1 s\v5t sublime1 des durables am\rs8 ,je n'y vois pas1 comme beauc\p de morali/es trop svres1 un aiguillon malpropre au dsir1 mais une s\mission t\*ante cette gr&e loi naturelle qui veut qu'il y ait t\j\rs une d\leur au fond de la volupt4 ,illu/ration ,o jeunes g5s dont l'ge n'e/ plus1 p\r moi1 qu'un s\v5ir si lo9ta91 jeunes g5s qui1 seuls1 me faites dsir] quelquefois de recomm5c] ma vie1 en abjurant t\tes mes expri5ces p\r votre admirable navet1 *oisissez donc vos matresses p>mi les plus belles6 ,n'ayez d'orgueil que dans t\t ce qui fait leur beaut1 dans l'clat lilial de leur front1 dans la flamme bleue ou sombre de leur reg>d1 dans la fi]t s\v]a9e de leur s\rire1 dans leur fidlit aux nobles types fm99s qui ont cr la pe9ture et la /atuaire4 ,d'abord v\s rep\ss]ez a9si votre "p de responsabilit dans l'uvre mauvaise de l'abt>dissem5t de la race4 ,et puis c'e/ g5\x1 croyez-moi1 que la femme mme possde dj doit tre adore et s]vie4 ,il n'e/ pas joie si gr&e et si pr(onde que de s'abm] dans la contemplation d'un tre plus beau que soi-mme1 si intime que de s'y absorb] dans son dsir f\ d'ennoblissem5t4 ,l'am\r e/ une religion avant d'tre une morale4 ,mais le premi] po9t de celle-ci1 celui qui n\s montre le *em9 des dlices les plus gr&es et les plus lgitimes e/ cette re*]*e de la ,beaut dont les conomi/es seuls1 pris de repopulation1 ont le droit de se di/raire1 mais qui doit tre le con/ant s\ci de ceux qui veul5t tre d'honntes amants4 ,et comme ce mot honnte gr&it p> cet ordre de considration6 ,il implique la s9crit dans les =mules de t5dresse1 laquelle semblait1 sans cela1 une humiliante ironie4 ,c> dire une femme qu'on l'aime1 c'e/ lui dire qu'on la tr\ve belle1-- tort ou raison d'ailleurs1--et si la vrit n'e/ pas le b des re*]*es en am\r1 il n'en e/ pas mo9s vrai qu'il faut y m5tir le mo9s possible4 ,il implique aussi la dure de la t5dresse laquelle l'me volontairem5t se v\e4 ,c> une femme qui a t vraim5t belle e/ belle t\j\rs4 ,elle demeure belle de la spl5deur naturelle de ses traits que l'ge e/ impuissant d=m]2 elle demeure belle encore p\r celui qui l'a possde jeune1 de t\te cette magie des s\v5irs qui sont comme les feuilles du *ne que l'hiv] ne fait pas tomb] de l'arbre1 mais r\ille d'or seulem5t4 ,illu/ration ,,ii ,t\t cela con/itue la morale des am\rs leur db et comme triomphantes4 ,celle des am\rs leur dcl9 e/ inf9im5t plus mritoire et d\l\reuse1 mais elle con/itue une g>antie d\ce et ncessaire ceux qui aim5t les d]ni]s4 ,c'e/ encore une preuve de notre fragilit et de notre impuissance au bonheur qu'on puisse cess] de s\hait] une femme qu'on avait cep5dant *oisie belle et qui le plus s\v5t1 comme je l'ai dit t\t l'heure1 l'e/ re/e4 ,c'e/ ici que n\s allons voir combi5 la morale d'am\r diffre de celle qui n'a p\r idal que la vrit4 ,je sais qu'il en e/ qui conseill5t1 dans ce cas1 comme un devoir1 la plus brutale fran*ise1 et volonti]s les femmes qui ont des d\tes n\s dis5t qu'elles la prfr]ai5t4 ,g>dez-v\s de les croire6 ,si v\s s5tez qu'elles v\s aim5t encore vraim5t1 mfiez-v\s d'une loyaut qui p\rrait tre mortelle4 ,on a vu rcemm5t au ?tre une figure de femme qui croyait de sa dignit de dire en face1 un m>i qui l'adorait et qui ne lui dem&ait ri51 qu'elle l'avait tromp et qui le p\rsuivait de son abom9able confession4 ,c'tait simplem5t un mon/re4 ,en admettant mme que sa consci5ce et beso9 de cet aveu1 p\r se s\lag]1 n'aurait-elle pas d faire pass]1 mme son salut t]nel1 aprs le bonheur et le repos d'un tre innoc5t de son crime8 ,ah6 la m]veilleuse probit qui1 p\r s'assur] la tranquillit morale soi-mme1 immole t\t ce qui l'appro*e6 ,le devoir tait p\rtant bi5 trac cette crature1 s'il tait vrai qu'elle se rep5tt3 s'humili] dans un m5songe sans trve1 se damn]1 au beso91 p> le p>jure1 p\r s\ffrir seule du mal qu'elle avait fait4 ,comme j'avais raison de dire que le crime gt uniquem5t dans la fuite des responsabilits d\l\reuses qu'il implique6 ,ce n'tait pas son adultre qui avait t c\pable1 c'e/ la rvlation qu'elle en faisait son m>i s\s le prtexte odieusem5t g/e de g>d] l'e/ime de soi-mme6 ,illu/ration ,o v\s p\r qui j'cris1 n'obissez jamais cette honntet cruelle4 ,v\s avez eu le c\rage de tromp]4 ,ayez celui de m5tir ma9t5ant et de s\t5ir votre rle4 ,v\s repro*] votre trahison6 ,p>bleu6 je n'en ai nulle envie1 conva9cu que n\s ne faisons jamais1 en am\r1 que subir des de/9es4 ,avons-n\s mme le droit de n\s drob] ces t5tations qui n\s vi5n5t de la ,beaut8 ,je n'en suis pas1 p\r ma "p1 conva9cu1 et je laisse sa9t ,anto9e son hrosme que je tr\ve absolum5t ridicule4 ,mais ce qui e/ hors de d\te1 c'e/ que n\s n'avons pas celui de faire s\ffrir qui n\s aime encore de nos propres faiblesses1 si tant e/ qu'il y ait faiblesse dans ces lgitimes emportem5ts4 ,c'e/1 j'en convi5s1 un art d\l\reux que celui de tromp]1 p\r c]ta9es mes1 au mo9s1 dont le fond e/ demeur transp>5t comme des eaux limpides4 ,il v\s le faudra appr5dre cep5dant1 qu& le j\r s]a v5u1 v\s qui ne fut pas dvolue cette grce d'tat des t]nelles fidlits4 ,il en faudra subir la honte avec des rsignations s\riantes et t\s vos in/ants1 t\s vos s\cis suffiront pe9e cette t*e difficile d'vit] un rayon de lumire1 ou une l>me1 aux yeux dont v\s bais]ez encore1 avec une fausse conviction et une m5teuse f]veur1 les paupires f]mes4 ,c'e/ une autre =me des tortures de l'am\r et qui1 celle-l1 porte des comp5sations dans les joies1 c\pables aux yeux des sots seulem5t1 de la trahison dlicieuse et maudite la fois4 ,illu/ration ,v\s le voyez1 il y a une morale en am\r1 faite de t\tes les dlicatesses de l'me et1 en dehors de laquelle1 il n'en demeure qu'un pass sans dignit ou une in/itution prolifique1 et c'e/ dans l'obs]vance de trs hautes lois1 d'une e/htique irrpro*able et d'une humanit raff9e1 qu'e/ t\te la noblesse du s5tim5t o se juge le mieux la valeur relle des hommes p>ce que ceux-l seulem5t mrit5t qu'on les aime qui sav5t aim]6 ,illu/ration ,,xiii ,,valses ,,sans ,,musique ,valses sans musique ,i ,je suis comme les btes qui1 non*alamm5t t5dues aux pi$s d',orphe1 gtai5t1 l'ent5dre1 bi5 plus sans d\te la d\ceur du ry?me que les secrets plus dlicats de la mlodie1 inconsci5tes du *>me qui n\s vi5t seulem5t du m\vem5t enf]m dans une cad5ce4 ,t\t e/ danse1 aut\r de n\s1 danse my/rieuse qu'un invisible ar*et conduit et dont n\s n'ent5dons mme pas la musique4 ,a quel obscur *ef d'or*e/re obiss5t les toiles dans leur t\rnoiem5t maje/ueux8 ,la voix lo9ta9e du rossignol monte-t-elle v]s leur spl5deur dore8 ,indp5damm5t de l'volution l5te qui entrane les con/ellations sur leur r\te d'azur t\j\rs p>eille1 je v\s jure que les a/res ont des tressaillem5ts que n\s saisissons surt\t1 qu& au rveil de quelque songe o passait la bi5-aime1 n\s la voyons trav]s nos l>mes4 ,illu/ration ,t\t e/ valse dans la d\ceur s\v]a9e des cieux con/ells et faussem5t immobiles1 et la gris]ie qui n\s en vi5t e/ d'tre entrans dans cette ronde o des bras subtils1 ari5s1 n\s envelopp5t d'obscures tre9tes1 o des *evelures d'or se dn\5t qu& les comtes s'eff>5t et succomb5t1 emportes1 dans l'espace1 p> de my/rieux amants4 ,a nos pi$s1 le long des grves1 les vagues s'enlac5t aussi1 voluptueusem5t en*anes1 avec des fleurs de feu dans leur cr9ire qu'y met le sc9tillem5t nocturne du ciel4 ,et1 dans les j>d9s encore1 un mme s\ffle rappro*e les tiges des roses1 comme v]s le bais] furtif qu'on pr5d aux lvres de la danseuse p]due4 ,mais c'e/ aux *oses du ciel qu'il faut ml] nos mes1 l o des s\ffles plus hauts n\s appr5n5t des t5dresses t]nelles1 comme l't]nel voyage des a/res que de con/ants ret\rs ramn5t sur les *em9s p>c\rus dj1 qui se p\rsuiv5t et s'atteign5t1 sans d\te1 qu& l'aube fait pass] la blan*eur d'un voile entre nos reg>ds lasss et leurs am\rs ass\vies4 ,t\rnez1 t\rnez1 toiles d'or1 sur le *em9 de l',inf9i6 ,,ii ,n\s sommes en ple9e fte pr9tanire1 dans l'bl\issem5t des roses1 dans la gloire des frondaisons4 ,mais que le bonheur e/ difficile ceux qui ont dj vcu6 ,qui n\s r5dra l'motion du premi] pr9temps qui n\s app>ut1 sans que s'y mlt le s\v5ir de l'hiv]8 ,la joie imm5se et sans ombre qui n\s faisait croire une t]nit de fleurs et de soleil bleu8 ,illu/ration ,ma9t5ant1 n\s savons quel rideau s'abaiss]a sur cette apo?ose4 ,dans ces fra*eurs de brise1 n\s dev9ons dj les p\ssires d'or dont l'automne enveloppe t\tes les *oses1 cette p\ssire d'or sombre que r\l5t ses p]fides tideurs4 ,comme elle s'atta*e aux v]dures dont elle ronge l5tem5t la c\leur1--tel un bais] mortel qui brle les lvres o il se pr5d6 ,s\s son poids invisible les tiges s'incl95t et1 les sves se dess*ant1 les feuilles1 auj\rd'hui gr&es ouv]tes comme les pages d'un beau livre1 se recroquevill5t comme des ma9s de petites vieilles1 t\tes sillonnes de ve9es o le sang ne c\rt plus4 ,on dirait aussi des ailes d'oiseaux que le froid a figes dans l'immobilit d'un vol sans *em9 v]s le ciel4 ,et c'e/ un cliquetis de squelettes m9uscules qu& le v5t passe dans les bran*es1 une pla9te innombrable o *ante l'ironie des joies mortes et des esprances trahies4 ,c'e/ t\s les rayons p]dus du soleil que l',automne a tisss a9si en un l9ceul c\leur de lumire1 un l9ceul la fois respl5dissant et mlancolique1 fait p\r le sommeil de t\t ce qui fut une gloire pr9tanire1 une spl5deur1 une musique1 un p>fum6 ,illu/ration ,cep5dant son hale9e1 *>ge d'ondes et de nuages t\rm5te et sec\e ces dbris sonores qui se *oqu5t avec un bruit sec de crotales1 et les voil s\da9 qui s'envol5t comme p\r fuir ce s\ffle des ouragans1 qui s'envol5t au has>d1 ple-mle1 p]dus4 ,et c'e/ un gr& t\rnoiem5t sur le vel\rs m\ill des gazons et sur le sable craquant des av5ues1 une ronde aux ry?mes capricieux1 une danse de fantmes1 des m&res qui suiv5t je ne sais quelle fantaisie prisonnire d'elle-mme1 avec des ret\rs et de n\veaux *ocs dsesprs4 ,c'e/ dans un cycle my/rieux que s'agit5t ces rvoltes1 et1 comme ceux des con/ellations1 ces petits a/res ples tombs de la cime des *nes et des peupli]s1 suiv5t1 un in/ant1 la gr&e loi des gravitations circulaires4 ,c'e/ qu'un ciel e/ desc5du sur la t]re1 en effet2 un firmam5t s'e/ cr\l1 celui que =m5t encore1 au-dessus de nos ttes1 les v]doyantes votes d'o desc5d5t1 sur nos fronts1 la srnit hospitalire de l'ombre1 la fra*eur c>essante du repos4 ,t\rnez1 t\rnez1 feuilles mortes1 sur le *em9 du ,nant6 ,,iii ,comme ils se s5tai5t trs petits1 ils se sont gonfls p\r p>atre plus considrables4 ,illu/ration ,comme ils ne se s5tai5t pas d'ailes aux flancs p\r mont] v]s le ciel de la p5se1 ils se sont emplis1 comme des ballons1 en tirant p>ti de leur vide mme p\r engl\tir plus de fume4 ,la politique e/ un gaz qui fait cette d\ble m]veille de r5dre maje/ueuse la sottise huma9e1 en l'arrondissant1 et de lui donn] une envole sup]ficielle dont s'amuse la curiosit des badauds4 ,ils compos5t a9si un peuple de petites outres1 un microcosme de vessies qui ballott5t1 comme on en voit aux longs btons des paillasses dans les foires4 ,les imbciles les pr5n5t p\r des lant]nes et s'imag95t qu'ils en sont clairs4 ,aucun de ces ,ic>es du ,l\vre ne s]a jamais brl au soleil2 ils ne peuv5t gure mont] plus haut que le vol des oies1 ce qui suffit la f\le p\r les *>g] de sauv] les ,capitoles en dtresse4 ,seulem5t les oies1 qui vont galem5t en tr\pes1 f5d5t vraim5t l'espace de leur vol triangulaire et y enfonc5t un rel *em94 ,eux font seulem5t semblant de se m\voir v]s un b2 mais1 au demeurant1 ils flott5t seulem5t2 ils flott5t1 t\t en t\rnant1 comme d'ari5nes t\pies1 avec un bruit ronflant qui e/ la musique du creux4 ,c'e/ dans un c]cle de mots1 *rysalides ouv]tes d'ides envoles1 qu'ils font ce travail de hannetons4 ,cela ne les emp*e pas de t5ir1 dans la socit1 une place considrable1 bi5 que les hannetons1 les autres1 y soi5t dtruits4 ,a eux s'en vont droit les honneurs1 comme les *>dons sembl5t se dress] d'eux-mmes1 devant le nez rose des baudets4 ,leur seul tort1 e/1 au fond1 de pr5dre ces *>dons p\r des palmes et de croire qu'ils br\t5t le sol de l',immortalit4 ,ils pr5n5t p\r les hauteurs de leur front celle de leurs oreilles4 ,ah6 mes petites outres *ries1 mes mignons petits ballonnets4 ,si v\s saviez comme le firmam5t o plane l'me des amants1 des arti/es et des potes e/ lo9 du plafond de papi] bleu o se coll5t vos mode/es *imres et vos ambitions ess\ffles1 en att5dant qu'elles y crv5t comme des bulles de savon6 ,illu/ration ,t\rnez1 t\rnez1 pauvres ambitieux1 v]s le *em9 de l',oubli6 ,,iv ,il n'e/ qu'un am\r dans la vie1 mais un am\r fait s\v5t de plusieurs t5dresses4 ,n\s naissons avec un idal immuable de la ,femme1 mais qu'elles se mett5t gnralem5t plusieurs ralis]4 ,c'e/ comme un fruit vivant que n\s portons en n\s et qu'il n\s faut s\v5t une d\leur p\r en arra*]1 comme l'enfant que la femme avait au v5tre4 ,la fable de la cte d',adam ne veut pas dire autre *ose4 ,oui1 n\s naissons prisonni]s d'une image1 esclaves d'un type1 et n\s sommes1 p> avance1 les va9cus d'une c]ta9e beaut4 ,t\tes les fatalits de l',am\r ti5n5t dans ce secret4 ,n\s aussi1 n\s n\s dbattons dans un c]cle inflexible1 n\s sommes enf]ms dans un monde invisible1 comme my/rieusem5t en*ans la sphre d'une plante p> l'aveugle loi de nos dsirs4 ,illu/ration ,et n\s gravitons1 n\s gravitons aut\r de l'idole1 avec des litanies de bais]s sur la b\*e1 psalmodiant l'hymne monotone et sublime des c>esses dans l'enc5s vague des extases1 tombant s\v5t aux pi$s de faux dieux que n\s brisons ensuite avec colre4 ,heureux celui qui r5contre enf9 l'immortelle ,div9it de son rve2 celle en qui se ralis5t les muettes aspirations de sa p5se antrieure2 au front de qui ses anci5s dsirs1 dev5us des bonheurs1 s'allum5t respl5dissants et clairs comme des toiles6 ,il ne se doit plus pla9dre d'avoir vcu1 d'avoir s\ff]t2 il ne se doit plus rsign] aux po/humes consolations d'une t]nit problmatique4 ,il eut sa "p1 ds ce monde4 ,c> l't]nit peut t5ir1 dans une m9ute1 p> l'inf9i des joies4 ,le temps e/ une ab/raction1 une hypo?se1 une simple mesure de nos plaisirs ou de nos d\leurs4 ,heureux celui qui a r5contr l'immortelle et immuable ,bi5-,aime6 ,c'e/ une ronde aussi que les pi$s ails des am\reux trac5t sur les fleurs qu'ils ne meurtriss5t pas1 une ronde sans f9 dont la musique leur vi5t du ciel4 ,t\rnez1 t\rnez1 curs bi5 pris1 sur le *em9 sacr de l',am\r6 ,illu/ration ,,xiv ,,consolations ,consolations ,i ,d'aucuns m'ont1 assez cruellem5t1 fait compr5dre que j'avais pass l'ge de p>l] encore des *oses de la volupt et qu'il convi5t de laiss] ce sujet ceux qui sont en ple9e maturit de jeunesse4 ,il p\rra sembl] naf1 moi1 de ne pas p>tag] leur avis2 mais c'e/ cep5dant en t\te s9crit1 s9on en t\t ds9tressem5t4 ,ce n'e/ pas1 j'imag9e1 emport p> le gr& torr5t passionnel qui n\s conduit jusqu' la qu>antime anne1 que l'homme peut not] ses impressions d'am\r au passage1 comme les t\ri/es en ,suisse4 ,c'e/ alors1 s9on p\r les sots1 le temps de vivre et non pas d'crire4 ,j'admire ceux qui g>d5t1 en cette tempte1 la facult d'analys] ce qu'ils ress5t5t et qui se plant5t1 la lumire des clairs1 leur plume en ple9 cur comme dans une critoire4 ,cet orage peut arra*] des cris de d\leur au pote1 mais non pas inspir] la mditation du philosophe4 ,ce n'e/ que lorsqu'il e/ pass qu'un relatif sil5ce p]met celui-ci de se recueillir4 ,illu/ration ,a quel mom5t de la priode1 qui prcde1 le f]ait-il8 ,e/-ce au db de sa c>rire d'amant1 qu& les s5s s'm]veill5t t\te r5contre1 ne laissant v5ir encore qu'un frisson jusqu'au cur1 pr9temps fait de t5dresses lgres1 d'clectismes inf9is et f\gueux1 d'lans f\s v]s un idal inc]ta9 flottant s\s des *evelures brunes et blondes1 t9celant dans des yeux noirs ou bleus1 r5aissant t\tes les lvres qui s\ri5t1 t\tes les *airs qui attis5t le caprice1 t\s les reg>ds qui implor5t une c>esse8 ,mais c'e/ une c\rse folle trav]s les bais]s et les illusions1 une envole se heurtant t\s les azurs t]re/res1 comme celle des oiseaux1 au sortir du nid1 ivres d'espace et inconsci5ts encore de la puissance de leur ailes1 et cet pan\issem5t aveugle du dsir1 dans t\s les s5s1 en br\ssailles p]dues1 n'e/ pas p\r n\s p]mettre une halte au pays de la sagesse et de l'tude4 ,a pe9e laisse-t-il de durables impressions qui ne se creus5t pas1 en n\s1 comme la blessure d'un c\teau1 mais qui s'y fig5t la surface seulem5t p\r se fondre1 comme des fleurs de glace aux vitres1 aux *aleurs du soleil qui se lve4 ,et ce n'e/ pas qu& celui-ci1 celui des t5dresses mo9s has>deuses et plus pr(ondes1 n\s a pntr jusqu'aux moelles de ses brlures1 que n\s n\s s5tons la =ce de diss]t] sur nos propres tortures4 ,c'e/ que le vrai temps d'aim] e/ v5u qui ne n\s laisse ni le temps1 ni le s\hait d'autre *ose4 ,t\tes ces images qui flottai5t1 comme une p\ssire1 devant le my/re d'un type immortel qu'elles ca*ai5t encore1 en att5dant que notre me ft mre aux aspirations sans ret\r et aux gr&es d\leurs1 se sont van\ies4 ,telle1 aussi1 la fume de l'enc5s se dissipe au pi$ d'un autel1 l'heure du sacrifice4 ,l',idole e/ deb\t ma9t5ant1 s\s nos yeux1 et nos g5\x se ploi5t en des adorations inf9ies4 ,mais ce ne s]a pas encore le gr& et religieux repos qui p]met d'exhal]1 en hosannas1 ces extases4 ,ce n'e/ pas sur un seul front que fleurit le type immortel1 ni en une seule grce1 ni en un unique s\rire4 ,p\r tre plus limites1 les inc]titudes du dsir n'en sont que plus viol5tes1 n'en comport5t qu'une plus gr&e somme d'int5sit de s\ffrance4 ,c'e/ le mom5t des infidlits ple9es de remords1 des jal\sies qui se fond5t en des p>dons furieux1 immrits1 de t\tes les angoisses de la vie passionnelle son apoge1 en ple9e consci5ce des volupts s\v]a9es1 mais qu'un beso9 m5teur et impossible ass\vir d'au-del entrane encore des luttes o les amants se d*ir5t1 comme des ennemis1 en des combats o ils s'ador5t4 ,ce n'e/ pas l que gt le repos que n\s fait un ,dieu p\r *ant] comme ,tityre et raisonn] comme ,mlibe4 ,et ce n'e/ pas davantage qu& n\s sommes va9cus p> la df9itive *>meuse1 p> la sirne qui1 blottie s\s quelque ro*e de nacre1 n\s att5dait et n\s guettait1 dans cette m] furieuse1 p\r n\s faire si5s en une prison que f]me seul1 devant n\s1 le p\voir t\t-puissant de ses *>mes4 ,en cette captivit bi5 d\ce1 c'e/ un alanguissem5t inf9i de notre tre p> une d\ceur de possession complte que n\s avions ignore jusque-l1 p> la joie subtile d'un ab&on o n\s ne g>dons plus ri5 de n\s-mmes1 que n\s vi5n5t la =ce d'aim] sans m]ci1 le dsir f\ de n\s recueillir et de n\s anantir dans un tre revtu de beaut plus gr&e1 dont la vue a mis une me d'esclave en n\s4 ,ce n'e/ pas encore l'esprit p]du dans ce rve qu'il faut dem&] des axiomes et de la ma?matique passionnelle4 ,,ii ,mais alors ne peut-on donc p>l] d'am\r que de s\v5ir1 et les *oses qu'on en crit ne peuv5t-elles tre que des mmoires1 p\r a9si p>l]1 d'outre-tombe8 ,je ne le crois pas1 p>ce que je ne crois pas que vieillir soit ncessairem5t cess] d'aim]4 ,c'e/ aim] autrem5t1 voil t\t4 ,en des v]s exquis1 ,&r ,*ni] a s\hait cette tranquillit de la vieillesse dont les jeunes filles c>ess5t les *eveux blancs4 ,j'av\e ne pas m'lev] encore jusqu'au dsir de cette platonique joie et ce n'e/ pas ceux qui en sont l que je m'adresse2 mais ceux qui1 virils encore1 s\v5t autant qu'ils l'ont t jamais1 n'oubli5t pas cep5dant qu'ils ont fait les premi]s pas dans le dcl9 de la vie4 ,je v\drais leur dire1 en t\te s9crit1 les devoirs difficiles qui incomb5t leur consci5ce d'amants1 comme les joies qui leur sont p]mises encore4 ,avant t\t1 selon moi1 doiv5t-ils r5onc] faire la c\r1 j'ent5ds all] aux femmes qui ne sont pas visiblem5t portes v]s eux1 ce qui s]a1 j'en convi5s1 de plus en plus r>e1 mais arrive cep5dant quelquefois des hommes qui ne sont plus jeunes depuis longtemps et qui ont gr&'raison d'tre fi]s de ces succs spontans4 ,j'ent5ds que l'homme1 en admettant qu'il ait t beau--hypo?se plus r>e encore1--doit avoir consci5ce qu'il ne l'e/ plus1 et que ce n'e/ pas une *ose t5tante1 physiquem5t p>lant1 propos] que sa conqute4 ,or notre fi]t doit tre de ne jamais ri5 devoir1 en am\r1 la piti4 ,plus v\s avez l>gem5t fe/oy la table des viriles t5dresses1 mo9s v\s tes excusable de v\loir recueillir les miettes de votre propre repas4 ,soyez-v\s donc1 v\s-mme1 un impitoyable mauvais ri*e1 et m\rez de faim plutt que de dem&] l'aumne4 ,je ne puis concevoir l'homme arriv ce degr d'abaissem5t d'accept] qu'une femme se donne lui1 avec le s\pon que c'e/ p\r elle un sacrifice4 ,qui a connu les passionnes1 doit ddaign] lui-mme les gnreuses4 ,ne dem&ez donc ri5 qu'on ne v\s doive1 p> avance1 que ce qu'on veut v\s donn]1 et encore mfiez-v\s d'tre simplem5t un objet de curiosit et non pas de t5dresse4 ,illu/ration ,je sais qu'on invoque1 comme une loi naturelle1 comme l'expression d'un quilibre has>deux entre les ges1 comme un fait rmunrateur des annes1 que les jeunes filles se donn5t s\v5t assez volonti]s aux g5s d'un ge trs mr et sembl5t mme pr\v]1 p\r eux1 une c]ta9e t5dresse4 ,t\t tre de quelque fi]t naturelle se refus]a aussi pr(it] de cette illusion aveugle1 se faire complice d'une vritable mon/ruosit1 exploit] cette inc]titude des s5s *ez un tre imp>faitem5t nubile4 ,il ne s'expos]a pas surt\t la ha9e et la rvolte dont il devi5drait c]ta9em5t l'objet1 de la "p de celle qui1 dans des bras plus jeunes1 et s\s des lvres plus fra*es1 aura appris enf9 le secret des div9es volupts4 ,de t\tes les pr(anations il n'en e/ pas une qui m'indigne davantage que celle de cette ignorance sacre1 et je ne sais ri5 qui me rpugne plus1 dans la ,bible o les sujets d'horreur ne manqu5t cep5dant pas1 que ce vieux roi ,david condamnant une vi]ge au contact rpugnant de son corps snile p\r boire un peu de la *aleur de sa *air6 ,p\ah6 ,,iii ,rsolus ne plus c\rtis] les belles1 comme on disait au vieux temps1 et ne pas abus] des c&eurs de l'innoc5ce1 que n\s re/e-t-il1 n\s que ,molire qualifiait de b>bons1 ds l'ge de qu>ante ans1 comme on peut en jug] p> les indications de p]sonnages qui sont en tte des premires ditions de ses pices8--,mais d'abord celle que n\s aimons d'une df9itive t5dresse1 puis les amies d'autrefois--si n\s avons eu l'esprit de re/] leurs amis--et d'en avoir beauc\p1 et si la fidlit absolue--ce m]le blanc en am\r--n'e/ pas encore dev5ue dans nos moy5s1 ce qui d'ailleurs e/ quelquefois humiliant p\r celle qui en e/ l'objet1 une fidlit trop complte p\vant tre un hommage reb\rs4 ,elles-mmes ont1 comme n\s1 pris des annes1 les pauvres6 mais une illusion t\t fait t\*ante n\s p]met de les voir encore telles que n\s les avons aimes1 p> un mirage concordant au s\v5ir4 ,p\rquoi n'aurions-n\s pas j\i1 vis--vis d'elles1 du mme privilge et leur p>atre tels qu'elles n\s ont connus1 ou peu prs8 ,en t\t cas1 la mmoire qu'elles ont g>de des antiques vaillances ne leur p]met pas le mpris de ce que n\s sommes ma9t5ant4 ,n'ont-elles pas dlicieusem5t contribu faire les ru9es que n\s sommes8 ,cette con/ance n'a ri5 de ridicule et ne con/itue pas une relle infidlit l'idal dont elle n\s rappelle seulem5t le *em94 ,c'e/ t\j\rs une d\ceur1 p\r ceux du mo9s qui y ont pass sans remords1 de revivre la vie vcue et c'e/ le mme s5tim5t trs mlancolique et trs d\x qui n\s conduit encore1 comme des pl]9ages1 aux lieux o n\s avons s\ff]t1 comme ceux o n\s avons t heureux4 ,c> le temps ne fait qu'une mme *ose trs d\ce de nos joies et de nos d\leurs passes qu& n\s les rveillons de l'oubli6 ,c'e/ que ce que n\s appelons3 joie et d\leur1 e/ t\j\rs le fait de l'tat premi] de notre me et que le mme crpuscule enveloppe les aurores et les c\*ants de notre p5se1 d]nire ress\rce enf9 aux ob/9s du dsir3 ,v5us ,m]etrix1 qui n'e/ pas seulem5t indulg5te aux adolesc5ts6 ,illu/ration ,voil1 mon trs humble avis1 et dans ma volont p]sonnelle1 en quelle dignit doiv5t vieillir ceux qui ont t de vritables amants1 de f]v5ts am\reux1 avec un orgueil du pass qui les df5de des dfaillances de l'av5ir1 en r5onant mme aux victoires encore faciles mais dont les combats sont dloyaux1 en g>dant le respect p]du de la femme dans le respect de soi-mme1 le mme am\r de la femme1 mais discret1 sil5cieux et rsign1 s'en ca*ant1 au beso91 comme d'un crime4 ,c> je v\s le dis1 en vrit1 ce qui peut arriv] de pire1 un homme ayant eu vraim5t un idal viril de l',am\r1 c'e/ de dev5ir1 sur le t>d1 ce qu'on appelle en prov9ce1 o ils ne manqu5t pas3 un vieux co*on4 ,illu/ration ,table4 ,i4 ,du *oix d'un amant #a ,,ii4 ,qui aime le plus #ai ,,iii4 ,ce qu'il faut ent5dre p> le cur #cg ,,iv4 ,le jeu dang]eux #ec ,v4 ,faut-il tre jal\x #ga ,,vi4 ,des diffr5tes faons d'tre belle #hi ,,vii4 ,le bon p>jure #ajg ,,viii4 ,ce qu'e/ la femme p\r qui l'aime vraim5t #abe ,,ix4 ,de la pla/ique en am\r #adc ,x4 ,subtilits passionnelles #afa ,,xi4 ,de l'illusion en am\r #agg ,,xii4 ,le trsor de la morale #aie ,,xiii4 ,valses sans musique #bac ,,xiv4 ,consolations #bbi ,,vreux1 ,,imprim]ie ,,de ,,*>les ,h,,rissey 99 99 99 99 99 ,corrections4 ,page #db3 je je remplac p> je 7,en am\r je n'en vois pas74 ,page #ee3 exangues remplac p> exsangues 7exsangues de plaisir se *]*5t encore74 ,page #fb3 le j\r1 o v\s remmorant remplac p> le j\r o1 v\s remmorant4 ,page #gd3 sons remplac p> s\s 7la r\te gale s\s l'azur74 ,page #aii3 dangeureux remplac p> dang]eux 7p\r qu'il ne soit pas dang]eux 74 ,page #bag3 haut remplac p> hauts 7l o des s\ffles plus hauts74 ,page #bbd3 plu remplac p> plus 7ne peuv5t gure mont] plus haut74