,,avis ,,au ,,peuple ,,sur ,,sa ,,sant1 ,,ou ,,trait ,,des ,,maladies ,,les ,,plus ,,fr,,qu5tes1 ,p> ,m4 ,,tissot1 ,mdec91 ,membre des ,socits de ,londres de ,ble4 ,,n\velle ,,dition1 augm5te de la ,description de la ,cure de plusieurs ,maladies1 pr9cipalem5t de celles qui dem&5t de prompts sec\rs4 ,,ouvrage compos en faveur des ,habitans de la ,campagne1 du ,peuple des ,villes1 de t\s ceux qui ne peuv5t avoir facilem5t les conseils des ,mdec9s4 ,a ,,p>is1 ,,aux ,d,,p5s ,,de ,p4 ,f4 ,,didot ,,le ,,jeune1 ,quai des ,augu/9s1 ,s4 ,augu/94 ,m4 ,,dcc4 ,,lxii4 ,avec ,approbation1 ,privilege du ,roi4 ,se v5d ,bordeaux1 *ez ,l\is-,guillaume ,,labotti]e1 ,libraire1 ru ,/4 ,pi]re1 vis--vis le ,puits de la ,sam>ita9e4 ,a ,,monsieur ,,le ,,m>quis ,,de ,,mirabeau1 ,l',,ami ,,des ,,hommes4 ,,monsieur1 ,le motif qui v\s a fait publi] tant de vues de rflexions sages utiles sur la population 7l'am\r p\r l'humanit7 a engag ,m4 ,tissot compos] cet ,ouvrage1 af9 de dim9u] l'effet d'une des pr9cipales causes de la dpopulation1 qui e/ le mauvais traitem5t des maladies du ,peuple4 ,le desir que j'ai que mes ,compatriotes p>ticip5t la gr&e utilit de ce ,livre1 connu p> plusieurs ditions traductions en diffr5s ,pays1 m'a port en conseill] la rimpression1 y faire les *angem5s additions ncessaires1 p\r qu'il soit d'un usage plus gnral4 ,je v\s en fais hommage1 ,,monsieur1 je v\s prie de recevoir ce tmoignage du pr(ond respect que j'ai p\r l',ami des ,hommes4 ,j'ai l'honneur d'tre1 ,,monsieur1 ,votre trs humble s]viteur1 9999994 ,a ,,monsieur ,,tissot4 ,,monsieur1 ,ds le mom5t de ma naissance1 *acun de mes j\rs a t m>qu p> les bi5faits du meilleur des ,p]es1 m'a donn lieu de b5ir la ,provid5ce1 qui m'a fait votre fils1 celui de la plus t5dre des ,m]es4 ,je ne dois po9t mettre de bornes ma reconnoissance1 p\r qu'elle soit proportionne aux obligations que je v\s ai4 ,celle laquelle je suis le plus s5sible e/ le so9 confiant que v\s avez pris de m'inculqu] des pr9cipes v]tueux de conduite1 dans un tems o ils comm5oi5t dja ne plus entr] dans le plan de l'ducation4 ,s'il en e/ un dont je sois pntr autant que je dois l'tre1 c'e/ celui de cette bnfic5ce gnrale1 dont v\s m'avez donn l'exemple1 plus encore que le prcepte qui v\s intresse si vivem5t au bonheur de t\s les hommes1 qui v\s a1 ju/e titre1 concili le respect l'e/ime de t\s ceux qui v\s connoiss5t4 ,je ne v\s app>ti5drois pas1 si je n'aimois pas mes semblables1 de quelque ordre qu'ils soi5t1 si l'envie de leur tre utile n'toit pas ma pr9cipale affaire4 ,c'e/ ce s5tim5t qui a dict cet ouvrage1 qui v\s le f]a recevoir avec plaisir4 ,v\s p>tag]ez ma joie1 si v\s appr5ez qu'il soit utile2 v\s me rappell]ez1 si je p\vois l'oubli]1 cette vrit qu'il s]oit si dang]eux de p]dre de vue1 que s'il en rsulte du bi51 je n'en suis que l'in/rum5t4 ,j'ai l'honneur d'tre avec le plus respectueux le plus t5dre atta*em5t1 ,,monsieur1 ,votre trs humble trs obissant ,fils1 ,,tissot4 ,a ,lausanne1 le #a ,aot #agfa4 ,,avis4 ,cet ,ouvrage toit presque enti]em5t compos au mois d',avril #agfj2 mais en le ret\*ant1 avant que de l'envoy] l',imprimeur1 j'ai fait plusieurs *angem5s1 dont je n'ai po9t pu p>l] dans l',introduction1 p>cequ'elle toit imprime avant que ces *angem5s se fiss5t4 ,ils port5t sur deux objets pr9cipaux2 les obs]vations1 quelques explications des causes des maladies4 ,je n'avois mis d'abord aucune obs]vation p>ticuli]e1 je n'avois donn aucune ?orie3 l'ouvrage toit plus c\rt2 mais il toit extrmem5t sec4 ,j'ai s5ti que quelques obs]vations1 non po9t dtailles1 ce qui auroit trop allong1 mais simplem5t indiques1 s]oi5t utiles2 ce sont des exemples p>lans1 qui s]v5t inculqu] les prceptes4 ,p> rapport aux explications de ?orie1 il m'a p>u que l'on suivroit plus volonti]s une pratique1 qu& on connotroit les raisons sur lesquelles elle e/ fonde4 ,cette esprance m'a dt]m9 donn] ces raisons1 t\tes les fois que j'ai p le faire1 sans sortir du plan de simplicit1 que la nature de cet ouvrage m'imposoit3 je suis p]suad qu'il n'y a pas une phrase qui soit hors de la porte des pr9cipaux ,lecteurs auxquels cet ouvrage e/ de/94 ,mais l'augm5tation qui vi5t de ces deux articles1 e/ peu considrable2 ce qui a allong l'ouvrage1 un ti]s peut-tre au-del de sa premi]e t5due1 c'e/ l'addition de c9q ou six *apitres1 qui n'entroi5t po9t dans ma premi]e di/ribution1 qui me p>oiss5t auj\rd'hui aussi ncessaires que les autres4 ,je cra9s cep5dant que l'ensemble ne p>oisse trop long1 je v\drois avoir eu les conseils de ceux qui le tr\v]ont tel1 p\r dt]m9] les retran*em5s que je devois faire4 ,il y a un article important2 c'e/ le /yle1 sur lequel je dois me ju/ifi] devant ceux de mes ,lecteurs qui peuv5t en jug]1 qui le tr\v]ont mauvais4 ,ce dfaut vi5t de plusieurs causes2 la premi]e1 peut tre la pr9cipale1 e/ inhr5te l',auteur4 ,les autres sont1 #a4 les int]ruptions frqu5tes de la composition1 occasionnes p> les occupations plus pressantes de la pratique4 #b4 ,les additions dont je vi5s de p>l]4 #c4 ,le peu de tems que j'ai p donn] la rvision de la copie1 avant que de l'envoy] l',imprimeur4 #d4 ,j'ai volontairem5t employ plusieurs rptitions de phrases de mots1 mme plusieurs phrases trs communes p>mi la plus gr&e p>tie des ,habitans de ce pays1 mais qui ne sont po9t autorises p> les regles1 t\tes les fois1 que j'ai cru ces nglig5ces ncessaires p\r me faire ent5dre aux ,lecteurs d'un c]ta9 ordre4 ,dans un ouvrage comme celui-ci1 la cl>t e/ le premi] mrite du /yle4 ,l'on tr\v]a1 sans d\te1 que dans quelques endroits il y a des directions dont le ,peuple a peu beso91 quelques conseils dont l'excution s]oit difficile p\r lui4 ,je n'en disconvi5s po9t2 mais je crois avoir av]ti1 que je n'ai pas exclu du plan de cet ouvrage1 les p]sonnes ri*es1 qui viv5t t\te l'anne dans des campagnes loignes du sj\r des ,mdec9s4 ,les endroits m>qus p> des guillemets 1 ou des cro*ets 1 sont pris1 mot mot1 dans quelque ,auteur e/im4 ,le ,*apitre ,,xxix1 n'e/ presque que l'extrait d'un long ouvrage sur cette mati]e4 ,je dcl>e trs expressm5t que les prix indiqus sont1 il e/ vrai1 ceux auxquels les ,apoticaires peuv5t donn] les rem$es au paysan pauvre1 sans y p]dre1 mais que ce n'e/ po9t ceux auxquels t\t le monde e/ en droit de les exig] d'eux4 ,il n'y a po9t de taxe dans ce ,pays4 ,j'av]tis1 en f9issant1 que je n'ai donn aucun conseil1 aucun rem$e1 dont je n'aie vrifi l'efficacit moi-mme2 j'ose espr] qu'ils russiront1 t\tes les fois qu'on les emploi]a dans les circon/ances avec les prcautions que j'indique1 si la maladie n'e/ pas incurable2 mais j'aj\te en mme-tems1 que les rem$es les plus simples1 donns dans des circon/ances diffr5tes1 ou sans prcautions1 peuv5t occasionn] des maux affreux4 ,je s]ois vivem5t afflig1 si ce malheur arrivoit4 ,je me tr\v]ai heureux1 si cet ,ouvrage peut faire1 au mo9s1 une p>tie du bi5 que je desire4 ,,av]tissem5t ,sur la prs5te ,edition4 ,il n'e/ pas de ,mdec9 s5sible au plaisir de faire du bi5 aux hommes1 qui ne v\lt tre ,auteur d'un ,ouvrage comme celui-ci1 qui t5d au s\lagem5t la cons]vation du ,peuple4 ,ds qu'il a p>u1 on a t frapp de son utilit1 de la ncessit de le multipli]2 c'e/ ce qui en a fait publi] en mo9s d'un an plusieurs ditions traductions en div]ses ,langues3 a9si ,m4 ,tissot devi5t le bi5faiteur du ,peuple des campagnes1 cette p>tie la plus nombreuse la plus utile de l'humanit4 ,j'ai s\hait que ma ,patrie pr(itt du travail de cet habile ,pratici52 mais il falloit p\r cela faire son ,ouvrage quelques *angem5s que la diffr5ce des ,pays r5doit ncessaires4 ,ces *angem5s se rduis5t aux mesures1 au prix des drogues quelques t]mes p>ticuli]s au ,pays de l',auteur4 ,du re/e1 l'ouvrage de ,m4 ,tissot e/ tel qu'il l'a donn4 ,p\r ne ri5 laiss] desir] dans ce ,livre1 j'ai cru devoir y faire quelques additions1 en me con=mant au ,plan de l',auteur4 ,elles sont de deux especes3 #a4 ,il m'a p>u qu'il y avoit quelques maladies frqu5tes la campagne p>mi le ,peuple1 dont ,m4 ,tissot n'a po9t p>l2 c'e/ sans d\te p>cequ'elles ne le sont po9t autant dans son ,pays2 mais il dev5oit indisp5sable de les aj\t] une ,edition faite p\r ce ,pays-ci4 ,ces maladies sont les hydropisies gnrales du bas v5tre1 les aphtes1 la coquelu*e1 la suette1 l'ergot1 les engelures1 le c>reau1 les cr\elles1 c4 #b4 ,on tr\v]a encore dans cette n\velle dition des additions d'un second g5re1 qui1 sans sortir du plan de l',auteur1 augm5t5t l'utilit de cet ,ouvrage1 qui sont ncessaires ceux qui se s]viront de ce ,livre4 ,dans le gr& nombre de maladies dont ,m4 ,tissot n'a po9t p>l1 soit p>cequ'elles ne sont pas frqu5tes la campagne1 soit p>cequ'elles exig5t absolum5t les so9s d'un ,mdec92 il y en a quelques-unes1 qui1 lorsqu'elles se prs5t5t1 dem&5t des sec\rs trs prompts1 qu'il s]oit dang]eux de diffr] jusqu' l'arrive du ,mdec91 lorsqu'il lui faut plusieurs heures p\r v5ir4 ,du nombre de ces maladies sont les accs d'a/hme1 les attaques d'pilepsie1 le ca?>re suffocant1 les hmorrhagies1 l't\ffem5t ou suffocation1 les accid5s produits p> la g\tte remonte1 les ruptions r5tres1 la suppression1 les hmorrhagies1 les poisons1 c4 ,,table ,,des ,,*apitres ,,et ,,des ,,pr9cipaux ,,articles4 ,,introduction1 pag4 xxiv ,premire cause de dpopulation4 ,les migrations1 ibid4 ,seconde cause4 ,le ,luxe la ,dbau*e1 xxvij ,troisieme cause4 ,l',agriculture nglige1 xxx ,quatrieme cause4 ,mauvais traitem5t des maladies1 xxxij ,moy5s de r5dre ce ,livre utile1 xxxv ,df9ition de quelques t]mes1 xlij ,,*apitre ,i4 ,causes des maladies les plus frqu5tes p>mi le ,peuple1 pag4 #a ,premi]e cause4 ,excs du travail1 ibid4 ,seconde cause4 ,air froid qu& on a *aud1 #b ,troisieme cause4 ,boisson froide1 qu& on a *aud1 #d ,quatrieme cause4 ,incon/ance des tems1 #e ,c9quieme cause4 ,l'emplacem5t des fumi]s des ,m>es1 #g ,sixieme cause4 ,l'ivrogn]ie1 #i ,septieme cause4 ,les alim5s1 #aj ,huitieme cause4 ,la boisson1 #ab ,neuvieme cause4 ,l'emplacem5t des maisons1 #ac ,,*apitre ,,ii4 ,causes qui augm5t5t les maladies du ,peuple4 ,att5tions gnrales1 #af ,premi]e cause4 ,les so9s qu'on pr5d p\r faire su]1 les moy5s qu'on emploie p\r cela1 #ag ,dang] des *ambres *audes1 #ah ,dang] des *oses *auffantes1 ibid4 ,seconde cause4 ,la quantit la qualit des alim5s qu'on donne1 #bc ,troisieme cause4 ,les mtiques les purgatifs au comm5cem5t de la maladie1 #bg ,,*apitre ,,iii4 ,ce qu'il faut faire dans les comm5cem5s des maladies4 ,diette des maladies aiges1 #cb ,signes qui annonc5t les maladies4 ,moy5s de les prv5ir1 #cc ,rgime des malades1 #cf ,utilit des fruits1 #ci ,so9s dans la convalesc5ce1 #dc ,,*apitre ,,iv4 ,inflammation de poitr9e1 ,symptmes de la maladie1 #ea ,usage de la saigne1 #eb ,signes d'am&em5t1 #ee ,crises1 symptmes qui les prc$5t1 ibid4 ,dang] des mtiques1 des purgatifs1 des anod9s1 #eh ,suppression des cra*ats1 moy5s d'y remdi]1 #ei ,=mation des abcs dans le p\mon1 ou vomiques1 #fj ,dang] des rem$es balsamiques1 #gc ,inutilit de l'antihectique1 #ge ,l',empyeme1 #gf ,gangr5e du p\mon1 #gg ,squirrhe1 #gg ,,*apitre ,v4 ,de la pleursie1 #gi ,dang] des rem$es *auds1 #hc ,pleursies habituelles1 #hf ,le sang de b\quet91 la suie1 le ,g5ipi1 #hh ,,*apitre ,,vi4 ,des maux de gorge1 #ij ,traitem5t qu'on doit employ]1 #id ,=mation de l'abcs1 #ih ,les ourles ou oreillons1 #ajb ,epidmie des maux de gorge putrides1 qui a regn ,lausanne1 #ajc ,,*apitre ,,vii4 ,des rhumes1 #aaj ,diffr5s prjugs sur les rhumes1 ibid4 ,dang] des boissons *auffantes1 #aag ,moy5s de gurir les p]sonnes ca?>reuses ou fluxionnaires1 #aah ,,*apitre ,,viii4 ,des maux de d5ts1 #aba ,,*apitre ,,ix4 ,de l',apoplexie1 #abi ,apoplexie sangu9e1 c\p de sang1 #acj ,apoplexie sreuse1 #acc ,moy5s de prv5ir les re*utes1 #acd ,,*apitre ,x4 ,c\ps de ,soleil1 #acg ,,*apitre ,,xi4 ,du ,rhumatisme1 #adf ,rhumatisme aigu1 ou avec fievre1 ibid4 ,rhumatisme *ronique1 sans fievre1 #aee ,dang] des rem$es spiritueux gras1 #afj ,,*apitre ,,xii4 ,de la rage1 #afc ,,*apitre ,,xiii4 ,de la petite vrole1 #agd ,symptmes de cette maladie1 #age ,dang] des rem$es sudorifiques1 #ahd ,traitem5t de la petite vrole b5igne1 #ahh ,usage de la saigne1 #ahh ,fievre de suppuration1 #ahi ,ncessit d'ouvrir les b\tons1 #aia ,dang] des rem$es qui font dormir1 #aic ,,*apitre ,,xiv4 ,de la r\geole1 #aie ,moy5s de remdi] aux suites qu'elle laisse1 #bja ,,*apitre ,,xv4 ,de la fievre ard5te ou *aude1 #bjc ,,*apitre ,,xvi4 ,des fievres putrides1 #bjg ,,*apitre ,,xvii4 ,des fievres malignes1 #baf ,dang] de l'application des animaux vivans1 #bbh ,,*apitre ,,xviii4 ,des fievres d'accs1 #bbh ,fievres de ,pr9tems1 ,fievres d',automne1 #bcj ,moy5s de gurir p> le ,qu9qu9a1 #bcc ,faon de conduire p5dant l'accs1 #bch ,rem$es fbrifuges diffr5s du ,qu9qu9a1 #bdj ,traitem5t des ,fievres invtres1 #bda ,fievres p]nicieuses1 #bdb ,maux priodiques1 qui sont des ,fievres dguises1 ibid4 ,prs]vatif dans les airs mal-sa9s1 #bdd ,,*apitre ,,xix4 ,des ,ersipelles1 #bde ,ersipelles habituelles1 #beb ,piqures d',animaux1 #bec ,,*apitre ,,xx4 ,des inflammations de poitr9e1 des pleursies fausses bilieuses1 #bee ,fausse inflammation de poitr9e1 #bef ,fausse pleuresie1 #bfj ,,*apitre ,,xxi4 ,des coliques1 #bfc ,colique inflammatoire1 #bfd ,colique bilieuse1 #bfi ,colique d'indige/ion1 #bgc ,colique v5teuse1 #bgd ,coliques aprs le froid1 #bgf ,,*apitre ,,xxii4 ,du ,mis]]e du *ol]a morbus1 #bgh ,mis]]e1 ou passion iliaque1 ibid4 ,*ol]a morbus1 ou tr\sse-galant1 #bhc ,,*apitre ,,xxiii4 ,de la ,di>he1 #bhh ,,*apitre ,,xxiv4 ,de la ,dyss5t]ie1 ou ,flux de sang1 #bia ,symptmes de la maladie1 #bic ,rem$es1 #bid ,usage des fruits1 #big ,dang] de plusieurs rem$es1 #cjj ,,*apitre ,,xxv4 ,de la ,galle1 #cjc ,,*apitre ,,xxvi4 ,avis p\r les ,femmes1 #cjh ,les regles1 ibid4 ,les ples-c\leurs1 ibid4 ,suppression des regles1 #cab ,cessation des regles1 ibid4 ,grossesse1 #cag ,accid5s dans la grossesse1 #cah ,c\*es1 #cai ,suite de ,c\*es1 #cbb ,p]tes1 #cbc ,inflammation de matrice1 ibid4 ,suppression des lo*ies1 #cbd ,fievre de lait1 ibid4 ,lait rp&u1 ibid4 ,maladies du se94 ,poil4 ,canc]1 #cbf ,,*apitre ,,xxvii4 ,avis p\r les ,enfans1 #cbf ,premi]e cause de leurs maux4 ,le ,meconium1 #cbh ,seconde cause4 ,le lait aigri1 #cbi ,dang] de l'huile1 #cbi ,drangem5s de la transpiration4 ,moy5s de l'entret5ir4 ,lavage l'eau froide1 #ccb ,troisieme cause4 ,la sortie des d5ts1 #cce ,quatrieme cause4 ,les v]s1 #ccf ,convulsions1 #cda ,so9s ncessaires p\r les r5dre robu/es1 #cdb ,,*apitre ,,xxviii4 ,sec\rs p\r les noys1 #cdf ,,*apitre ,,xxix4 ,des corps arrts entre la b\*e l'e/omac1 #cee ,,*apitre ,,xxx4 ,maladies *irurgicales1 #cgh ,des ,brlures1 #cgi ,des ,plaies1 #chj ,des meurtrissures1 #chf ,des *tes1 #cic ,des entorses ou f\lures1 #cie ,des ,ulc]es1 #cig ,des ,membres gels1 #dja ,des ,h]nies1 #djf ,des ,furoncles ou ,cl\s1 #daj ,des ,pan>is1 #dab ,des v]rues1 #dag ,des cors1 #dai ,,additions1 #dbj ,anas>que1 ,b\ffissure1 ou ,hydropisie gnrale1 #dbj ,aphtes1 #dbh ,ascite1 ou ,hydropisie du bas v5tre1 #dcd ,accs d',a/hme1 #dcg ,c>reau1 #ddc ,ca?>re suffocant1 #ddf ,colique nphretique inflammation des re9s1 #ddh ,coquelu*e1 #dej ,d>tres maladies de la peau1 #dec ,ecr\elles1 ou humeurs froides1 #dee ,enflure des jambes1 des ma9s1 #dfa ,engelure1 #dfd ,epilepsie1 ou ,mal-caduc1 #dff ,epre9tes ou ,t5esme1 #dga ,eruptions r5tres4 ,ec\lem5s supprims1 #dgb ,et\ffem5t4 ,suffocation1 #dge ,g\tte remonte1 #dgf ,hmorrhagies en gnral1 #dgh ,cra*em5t de sang1 #dha ,hemorrhodes flu5tes non flu5tes1 #dhb ,pissem5t de sang1 #dhd ,saignem5t de nez1 ibid4 ,vomissem5t de sang1 #dhe ,hmorrhagies supprimes1 #dhf ,jaunisse1 #dhg ,inflammation en gnral1 #dhi ,incont95ce d'ur9e4 ,diabete1 #dib ,maladies pidmiques1 #dic ,suette1 #dic ,ergot1 #die ,ophtalmie4 ,inflammation des yeux1 #dih ,poisons4 ,coliques1 #dii ,vomissem5t1 #ejc ,,des ,,rem$es de ,prcaution1 #ejd ,de la ,saigne1 #eje ,des ,purgations1 #eac ,rem>ques sur quelques autres rem$es1 #ebj ,des ,*>latans des ,mages1 #ebc ,,que/ions auxquelles il e/ absolum5t ncessaire de savoir rpondre1 qu& on va consult] un ,mdec91 #edc ,que/ions communes1 #edd ,que/ions relatives aux ,femmes1 #ede ,que/ions relatives aux ,enfans1 #edf ,,table des ,rem$es1 avec des ,notes p\r se s]vir du ,rem$e auquel elles se rapport5t1 #edh ,,prix des ,drogues recomm&es dans cet ,ouvrage1 #efi ,f9 de la ,table des ,*apitres4 ,,fautes ,d',,impression ,qu'il e/ ncessaire de corrig] avant de se s]vir de l',ouvrage4 ,page #abb1 ligne #be3 mettez un po9t aprs quelquefois1 effacez celui qui e/ avant4 ,page #abh1 ligne #bj3 j'en ai3 mettez j'ai4 ,page #afc1 ligne #bj3 quoiqu'il n'ait1 mettez qu& il n'a4 ,page #agh1 ligne #ah3 qui1 effacez 4 ,page #bac1 ligne #bg3 ,n4 #h1 mettez ,n4 #aj4 ,page #bgg1 ligne #b3 troisieme1 aj\tez j\r4 ,page #dci1 ligne #ai3 fluide1 effacez la virgule1 mettez-la aprs agit4 ,page #dda1 ligne #i3 ,n4 #i1 mettez ,n4 #aa4 ,page #dee1 ligne #h3 d'iris1 mettez de ris4 ,page #dfd1 ligne #be3 sur la peau1 mettez la surpeau4 ,page #dgi1 ligne #ba3 ,n4 #e1 effacez #e4 ,page #ejj1 ligne #e3 ,n4 #bj1 mettez ,n4 #bb4 ,,introduction4 ,la dim9ution du nombre des habitans dans la pl"p des ,etats de l',europe1 e/ une vrit de fait1 qui frappe t\t le monde1 dont on se pla9t p>-t\t1 que les dnombrem5s dmontr5t4 ,cette dpopulation se rem>que pr9cipalem5t dans les campagnes4 ,elle a plusieurs causes2 je me croirois heureux1 si je p\vois contribu] remdi] une des pr9cipales1 qui e/ la mauvaise m?ode employe dans les campagnes p\r trait] les malades2 c'e/-l mon unique objet3 mais l'on me p]mettra d'indiqu] les autres causes conc\rantes4 ,on peut les rduire deux classes gnrales4 ,il sort plus de monde des campagnes qu'autrefois1 l'on peuple mo9s p>-t\t4 ,il y a plusieurs especes d'migration3 l'on sort p\r se mettre dans les tr\pes de t]re de m]1 ou p\r pr5dre diffr5s tats hors de son pays2 on se fait dome/ique1 comm]ant1 c4 ,le s]vice1 tant de t]re que de m]1 nuit la population1 de plusieurs faons4 ,premi]em5t il ne r5tre pas autant d'hommes qu'il en sort2 les combats1 les dang]s les fatigues de la gu]re1 les affaires p>ticuli]es1 les mauvaises n\rritures1 les excs dans le boire le mang]1 la dbau*e les maladies qui en sont les suites1 le mal du pays2 les maladies pidmiques pe/il5tielles ou contagieuses1 causes p> l'air p]nicieux de ,fl&res1 de ,holl&e1 d',italie1 de ,hongrie1 les longues croisi]es1 les voyages aux ,indes ,ori5tales ,occid5tales1 en ,gu9e1 c4 en emport5t un gr& nombre4 ,la ds]tion d'ailleurs1 dont ils craign5t les suites en r5trant *ez eux1 en oblige plusieurs s'expatri] p\r t\j\rs4 ,d'autres1 au sortir du s]vice1 embrass5t des tablissem5s1 dont le s]vice leur a f\rni l'occasion1 qui les loign5t de t\t ret\r4 ,en second lieu1 en supposant mme qu'ils rev9ss5t t\s1 le pays s\ffriroit galem5t de leur abs5ce1 p>cequ'ils sont abs5s dans le tems de la plus gr&e aptitude la population2 p>ceque1 qu& ils revi5n5t1 ils ont p]du cette aptitude p> l'ge1 les infirmits1 les dbau*es2 p>ceque s\v5t1 s'ils se m>i5t1 leurs enfans1 victimes des drglem5s pat]nels1 sont foibles1 languissans1 maladifs1 meur5t jeunes1 ou viv5t incapables d'tre utiles la socit2 enf91 p>ceque le gt du lib]t9age qu'ils ont contract en emp*e plusieurs de se m>i]4 ,mais quoique ces inconv5i5s soi5t rels trs connus1 cep5dant1 comme le nombre de ceux qui peuv5t sortir de cette faon e/ born1 qu'il e/ mme peu considrable1 relativem5t au nombre des habitans que le pays devroit avoir1 que cette expatriation a peut-tre t ncessaire dans un tems1 p\rroit le r$ev5ir si les autres causes de dpeuplem5t f9issoi5t1 c'e/1 sans d\te1 la mo9s f*euse1 la d]ni]e qui dem&]a quelque considration4 ,l'expatriation1 qui a p\r objet le *angem5t d'tat1 e/ encore plus considrable ou plus nombreuse2 elle a ses inconvni5s p>ticuli]s qui sont en gr& nombre1 malheureusem5t c'e/ une pidmie1 dont les ravages vont en croissant2 p> une raison simple3 c'e/ que le succs d'un seul en dt]m9e c5t all] c\rir les mmes haz>ds1 que peut-tre quatre-v+t-dix-huit *\]ont4 ,l'on e/ frapp du bi51 l'on ignore le mal4 ,je suppose qu'il soit p>ti1 il y a dix ans1 c5t p]sonnes p\r all] ce qu'on appelle *]*] =tune2 au b\t de six mois ils toi5t t\s oublis1 except de leurs p>5ts3 qu'il en soit rev5u un cette anne avec quelques bi5s au-dessus de son patrimo9e1 ou qu'il y en ait un qui ait une place o il y ait peu travaill]1 t\t le pays en e/ in/ruit1 s'en occupe2 une f\le de jeunes g5s sont sduits p>t5t1 p>ceque p]sonne ne p5se que des quatre-v+t-dix-neuf1 qui toi5t p>tis avec lui1 la moiti a pri2 une p>tie e/ misrable1 le re/e e/ de ret\r1 sans avoir gagn autre *ose que l'incapacit de s'occup] utilem5t dans son pays dans sa premi]e vocation3 ayant priv le pays d'un gr& nombre de cultivateurs1 qui1 en faisant valoir les t]res1 y auroi5t attir beauc\p d'arg5t l'aisance4 ,le petit nombre qui russit e/ publi2 la f\le qui *\e re/e dans un pr(ond oubli4 ,le mal e/ trs gr& trs rel4 ,quel p\rroit en tre le rem$e8 ,il suffiroit peut-tre de faire connotre le dang]1 le moy5 e/ ais3 il n'y auroit qu' t5ir annuellem5t un regi/re exact de ceux qui sort5t1 au b\t de six1 huit1 dix ans1 en publi] la li/e avec le succs de leur voyage4 ,je suis tromp1 ou1 au b\t d'un c]ta9 nombre d'annes1 l'on ne v]roit pas autant de g5s quitt] leur lieu natal1 dans lequel ils peuv5t vivre heureux en travaillant1 p\r all] dans les pays trang]s *]*] des tablissem5s1 dont les li/es que je propose leur dmontr]oi5t l'inc]titude1 combi5 l'tat qu'ils auroi5t eu dans leur patrie e/ prfrable celui qu'ils ont eu4 ,l'on ne p>tiroit qu'avec des avantages presque srs2 il sortiroit beauc\p mo9s de g5s2 tr\vant mo9s de concurr5s1 ils russiroi5t mieux2 tr\vant mo9s de leurs compatriotes hors de *ez eux1 ils y revi5droi5t plus s\v5t2 p>-l mme il re/]oit plus d'habitans au pays1 il en r5tr]oit davantage1 ils y rapport]oi5t plus d'arg5t4 ,le pays s]oit plus peupl1 plus ri*e plus heureux1 p>ceque le bonheur d'un peuple1 qui vit sur un sol f]tile1 dp5d beauc\p de la population1 un peu des ri*esses pcuniaires4 ,non-seulem5t l'on sort beauc\p du pays1 p>-l mme il y a mo9s de g5s p\r le peupl]2 mais ceux qui y re/5t1 peupl5t1 nombre gal1 mo9s qu'autrefois2 ou1 ce qui revi5t au mme1 p>mi le mme nombre de p]sonnes1 il y a mo9s de m>iages2 le mme nombre de m>iages f\rnit mo9s de baptmes4 ,je n'entre po9t dans le dtail des preuves2 il ne faut que reg>d] aut\r de soi p\r en tre conva9cu4 ,quelles en sont les causes8 ,il y en a deux pr9cipales2 le luxe la dbau*e1 qui nuis5t la population p> plusieurs endroits4 ,le luxe oblige le ri*e qui veut figur]1 l'homme rev5us mdiocres1 mais son gal au mo9s t\t autre g>d1 qui veut l'imit]1 cra9dre une nombreuse famille1 dont l'ducation consum]oit des rev5us consacrs aux dp5ses d'app>at2 d'ailleurs s'il falloit p>tag] son bi5 entre plusieurs enfans1 ils en auroi5t t\s trs peu1 s]oi5t hors d'tat de s\t5ir le tra9 des p]es4 ,qu& le mrite e/ apprci p> la dp5se extrieure1 l'on doit ncessairem5t t*] de se mettre1 de laiss] ses enfans1 dans une situation propre s\t5ir cette dp5se4 ,de-l peu de m>iages qu& on n'e/ pas ri*e2 peu d'enfans qu& on e/ m>i4 ,le luxe nuit d'une autre faon4 ,la vie drgle qu'il a introduite1 affoiblit la sant1 ru9e le tempram5t1 la propagation s'en ress5t ncessairem5t4 ,la gnration qui passe1 compte des familles de plus de v+t enfans2 celle qui vit1 ne compte pas v+t g]ma9s3 malheureusem5t ce raisonnem5t contraire la population1 se fait jusques dans les villages2 on n'y e/ plus conva9cu1 que le nombre des enfans fait la ri*esse du cultivateur1 celle qui vi5t ne connotra plus les fr]es4 ,un troisieme inconvni5t du luxe2 c'e/ que le ri*e se retire des campagnes p\r vivre en ville1 qu'il augm5te son dome/ique1 en le tirant de la campagne2 cette augm5tation de dome/iques e/ prjudiciable aux campagnes qu'elle prive de cultivateurs1 la population3 ces dome/iques n'tant pas l'ord9aire1 occups suffisamm5t1 ils pr5n5t le gt de la vie oisive2 ils devi5n5t incapables de repr5dre le labeur de la campagne1 p\r lequel ils toi5t ns2 tant privs de cette ress\rce1 ils ne se m>i5t pas1 soit p>cequ'ils craign5t d'avoir des enfans1 soit p> lib]t9age1 p>ceque beauc\p de matres ne veul5t pas de g5s m>is2 ou ils se m>i5t t>d1 a9si il nait mo9s de citoy5s4 ,l'oisivet les affoiblit p> elle-mme1 les conduit la dbau*e1 qui les affoiblit encore davantage2 ils n'auront jamais que peu d'enfans mal sa9s1 qui ne s]ont po9t en tat de f\rnir des bras aux t]res2 ou qui1 levs dans les villes1 ne v\dront pas all] la campagne4 ,ceux qui se conduis5t le plus sagem5t1 qui cons]v5t des moeurs1 qui font quelques p>gnes1 acc\tums la vie de la ville1 craignant la pe9e de celle des *amps1 dont ils ignor5t d'ailleurs la conduite1 veul5t dev5ir petits m>*&s ou artisans1 c'e/ une p]te p\r le peuplem5t1 p>cequ'un nombre de lab\reurs cre plus d'enfans qu'un nombre gal de citad9s1 que1 sur un nombre donn1 il meurt plus d'enfans la ville qu' la campagne4 ,les mmes maux ont lieu p\r les dome/iques du sexe4 ,aprs dix ou d\ze ans de s]vice1 les s]vantes de la ville ne peuv5t pas r$ev5ir de bonnes campagn>des2 celles qui embrass5t cet tat1 succomb5t bi5tt ce travail1 p\r lequel elles ne sont plus faites4 ,si l'on revoit une femme m>ie la campagne1 un an aprs qu'elle a quitt la ville1 il e/ ais de rem>qu] combi5 ce g5re de vie l'a vieillie2 s\v5t la premi]e c\*e1 dans laquelle elles n'ont pas t\s les so9s que leur dlicatesse exig]oit1 e/ l'cueil de leur sant2 elles re/5t dans un tat de langueur1 de foiblesse1 de dprissem5t2 elles n'ont plus d'enfans2 elles devi5n5t1 elles r5d5t leurs m>is des membres inutiles l'augm5tation du peuple4 ,les avortem5s1 les enfans dpayss aprs une grossesse ca*e1 l'impossibilit de tr\v] des p\seurs1 sont s\v5t les effets de leur lib]t9age4 ,il e/ cra9dre que ces maux n'aill5t en croissant depuis que1 manque de sujets1 ou p> des vues d'oeconomie1 on comm5ce pr5dre p\r dome/iques des enfans1 dont les moeurs le tempram5t ne sont po9t =ms1 se ru95t d'un pas gal p> le sj\r de la ville1 la fa9antise1 le mauvais exemple les mauvaises compagnies4 ,il re/]oit1 sans d\te1 bi5 des *oses dire sur ces importans objets2 mais outre que je ne veux po9t trop allong] cet ouvrage1 que beauc\p d'autres occupations ne me laiss5t po9t de tems p\r t\t ce qui n'e/ pas ,mdec9e1 je cra9drois de sortir de mon sujet3 t\t ce que j'ai dit jusqu' prs5t en fait p>tie1 puisqu'en donnant au peuple des avis sur sa sant1 il falloit lui indiqu] les causes qui la corromp5t2 mais ce que je p\rrois dire de plus1 p>otroit peut-tre trang]4 ,je n'aj\te qu'un mot4 ,ne p\rroit-on pas1 p\r remdi] des maux qu'il e/ impossible de prv5ir1 *oisir quelque canton du pays1 dans lequel on *]*]oit1 p> des rcomp5ses1 #a4 arrt] t\s ses habitans2 #b4 les enc\rag] p> d'autres rcomp5ses1 une population plus abondante4 ,ils n'en sortiroi5t po9t2 a9si ils n'iroi5t pas s'expos] t\s les maux dont j'ai p>l2 on ne s'y m>i]oit po9t des trang]s qui p\rroi5t y apport] le dsordre2 a9si vraisemblablem5t ce qu>ti]1 au b\t d'un c]ta9 tems1 s]oit trop peupl1 p\rroit f\rnir des colonies p\r les autres4 ,une cause plus puissante que celles que l'on a rapportes1 a produit jusqu' ce mom5t en ,france1 la dpopulation2 c'e/ la dcad5ce de l'agriculture1 les habitans de la campagne fuyant la milice3 les corves1 les impts1 attirs la ville p> l'intrt1 la p>esse le lib]t9age1 ont laiss les campagnes presque ds]tes4 ,ceux qui y sont re/s1 n'tant po9t enc\rags au travail1 ou ne suffisant pas p\r ce qu'il y a faire1 se sont cont5ts de cultiv] ce qu'il leur falloit absolum5t p\r subsi/]2 ils ont g>d le clibat1 ou se sont m>is t>d2 ou1 l'exemple des habitans des villes1 ils ont refus l',etat1 leur femme1 la nature1 ce qu'ils leur devoi5t4 ,la t]re prive de cultivateurs p> cette expatriation cette inaction1 n'a po9t rapport1 la dpopulation des campagnes a augm5t t\s les j\rs1 p>ceque la mesure de la subsi/ance e/ celle de la population1 que l'agriculture peut seule multipli] les subsi/ances4 ,une seule comp>aison f]a s5tir l'importance la vrit de ces pr9cipes1 ceux qui n'en ont pas vu le dveloppem5t la dmon/ration dans les ouvrages de l'ami des hommes4 ,un anci5 ,roma91 t\j\rs prt ret\rn] lab\r] son *amp1 vivoit lui sa famille d'un arp5t de t]re3 un sauvage qui ne seme ni ne lab\re1 consume seul le gibi] que c9quante arp5s de t]re peuv5t n\rrir2 consquemm5t ,tullus ,ho/ilius avec mille arp5s de t]re1 p\voit avoir c9q mille sujets2 t&is qu'un *ef de ,sauvage1 born au mme t]ritoire1 auroit pe9e v+t hommes3 telle e/ la disproportion imm5se que l'agriculture peut tablir dans la population2 c'en sont ici les deux extrmits4 ,un ,etat se dpeuple en proportion de ce qu'il s'loigne de l'une se rappro*e de l'autre4 ,on voit videmm5t1 que s'il y a quelque "p augm5tation de subsi/ances1 il y aura bi5tt augm5tation de population1 qui1 son t\r1 facilit]a encore l'augm5tation de la subsi/ance4 ,dans un tel pays1 il y aura abondance d'hommes1 qui1 aprs avoir f\rni le nombre ncessaire au s]vice des armes1 au comm]ce1 la ,religion1 aux arts1 aux pr(essions de t\te espece1 c4 donn]a encore des colonies qui iront port] au lo9 le nom le bonheur de leur ,nation3 il y aura abondance de *oses1 dont le supp]flu s]a transport *ez l'trang]1 p\r en avoir d'autres que le pays ne f\rnit po9t2 l'excd5t de l'*ange1 donn en arg5t1 r5dra la ,nation ri*e1 p>-l r$\table ses vois9s heureuse4 ,l'agriculture en vigueur peut produire tant d'avantages1 ce siecle aura la gloire de l'avoir r5\velle en favorisant les ,agriculteurs1 en les enc\rageant1 en tablissant les socits d'agriculture4 ,je passe enf9 la quatrieme cause de dpopulation2 c'e/ la faon dont le peuple e/ conduit dans les campagnes qu& il e/ malade4 ,j'en ai t pntr de d\leur plusieurs fois4 ,j'ai t tmo91 que des maladies qui auroi5t t trs leg]es1 dev5oi5t mortelles p> le traitem5t3 je suis conva9cu1 que cette cause fait seule autant de ravages que les prcd5tes2 elle mrite bi51 sans d\te1 t\te l'att5tion des ,mdec9s1 dont la vocation e/ de travaill] la cons]vation de l'humanit4 ,p5dant que n\s donnons nos so9s sa p>tie la plus brillante dans les villes1 sa moiti la plus nombreuse la plus utile prit misrablem5t dans les campagnes1 ou p> des maux p>ticuli]s1 ou p> des pidmies gnrales1 qui1 depuis quelques annes1 p>oiss5t dans diffr5s villages1 y font des ravages considrables4 ,cette rflexion affligeante m'a dt]m9 donn] ce petit ,ouvrage1 qui e/ uniquem5t de/9 p\r ceux que leur loignem5t des ,mdec9s met dans le cas d'tre privs de leurs sec\rs4 ,je ne dtaill]ai po9t ici mon plan1 qui e/ =t simple2 je me cont5te de dire1 que j'ai donn t\s mes so9s le r5dre le plus utile qu'il m'a t possible2 j'ose espr] que1 si je n'ai pas montr t\t le bi5 qu'on peut faire1 au mo9s j'ai fait connotre les traitem5s p]nicieux qu'il faut vit]4 ,je suis intimem5t conva9cu qu'on peut faire mieux que moi2 mais ceux qui s]oi5t en tat1 ne l'entrepr5n5t pas3 j'ai plus de c\rage1 j'esp]e que les g5s qui p5s5t1 me sauront quelque gr d'avoir donn un ,ouvrage1 dont la composition e/ rebutante p> sa facilit mme1 p> les dtails m9utieux qu'il exige1 p> la ncessit de ne dire que les *oses les plus connues1 p> l'impossibilit d'y trait] aucune mati]e fond1 ou d'y dvelopp] aucune vue n\velle utile2 c'e/ le travail d'un ,pa/eur1 qui criroit un cat*isme p\r de petits enfans4 ,je n'ignore pas cep5dant1 que l'on a dja quelques ouvrages de/9s p\r les malades de la campagne1 qui sont privs de sec\rs2 mais les uns1 quoique faits dans un bon b1 produis5t un mauvais effet3 de cette espece sont t\s les recueils de rem$es1 sans description de maladie1 p>-l mme sans aucune regle sre p\r l'application2 tels1 p> exemple1 que le fameux recueil de ,madame ,,f\quet1 quelques autres dans le mme gt4 ,les autres se rappro*5t du plan du mi52 mais plusieurs ont embrass trop de maladies1 p>-l mme sont dev5us trop volum9eux2 d'autres ont t trop c\rts sur *aque article3 d'ailleurs ils n'ont po9t insi/ assez sur les causes des maladies1 sur le rgime gnral1 les mauvais traitem5s les signes des maladies2 leurs recettes ne sont po9t gnralem5t aussi simples aussi aises prp>] qu'elles doiv5t l'tre2 enf9 ils p>oiss5t la pl"p s'tre ennuys de cet ouvrage vraim5t tri/e1 l'avoir expdi trop promptem5t4 ,il n'y en a que deux1 que je dois nomm] avec respect1 qui1 s'tant propos un plan =t semblable au mi51 l'ont rempli avec une supriorit qui mrite t\te la reconnoissance du public4 ,l'un e/ ,m4 ,,ros51 premi] ,mdec9 du ,royaume de ,su$e1 qui1 depuis quelques annes1 s'e/ s]vi de son crdit p\r faire le plus gr& bi5 aux peuples4 ,il a fait retran*] dans les almana*s1 ces contes ridicules1 ces avantures extraord9aires1 ces conseils d'a/rologie p]nicieux1 qui1 en ,su$e1 comme ici1 ne s]v5t qu' entret5ir l'ignorance1 la crdulit1 la sup]/ition1 les prjugs les plus faux sur la sant1 les maladies les rem$es2 il a pris la pe9e de compos] sur les maladies populaires des traits simples1 qu'il a sub/itus ces tas de sottises3 mais ces petits ouvrages1 qui p>oiss5t annuellem5t dans *aque almana*1 n'ont po9t encore t traduits du ,su$ois1 p>-l mme1 je n'ai pu en tir] aucun p>ti4 ,l'autre e/ ,m4 le ,b>on de ,,swiet51 premi] ,mdec9 de ,leurs ,maje/s ,impriales1 qui a bi5 v\lu se donn] les so9s de faire1 il y a deux ans1 p\r les armes1 ce que je fais auj\rd'hui p\r les campagnes4 ,quoique mon ouvrage ft en gr&e p>tie compos qu& le si5 m'e/ p>v5u1 j'en ai pris diffr5s morceaux2 si nos vues euss5t t prcism5t les mmes1 j'aurois cru r5dre un plus gr& s]vice en *]*ant rp&re son livre1 qu'en en publiant un n\veau2 mais comme il n'a ri5 dit sur plusieurs articles que je traite =t au long1 qu'il a trait de plusieurs maladies qui n'entr5t pas dans mon plan2 qu'il ne dit ri5 de quelques autres1 dont je suis oblig de trait]3 nos deux ouvrages1 sans p>l] de la supriorit du si51 sont trs diffr5s relativem5t au fond des maladies2 mais dans les maladies que n\s exam9ons l'un l'autre1 je me fais une gloire d'tre presque t\j\rs dans ses pr9cipes4 ,cet ,ouvrage n'e/ po9t fait p\r les vrais ,mdec9s2 mais peut tre1 outre mes amis1 quelques-uns le liront4 ,je leur dem&e une grace1 c'e/ de v\loir bi5 entr] dans l'esprit de l',auteur1 ne po9t le jug] comme ,mdec9 d'aprs ce livre3 je les av]tis mme ici1 qu'ils f]ont mieux d'en quitt] la lecture1 qui ne doit ri5 leur appr5dre4 ,ceux qui lis5t p\r critiqu]1 tr\v]ont un plus va/e *amp dans les autres bro*ures que j'ai publies4 ,il n'e/ pas ju/e qu'un ,ouvrage1 qui n'a de b que l'utilit de mes compatriottes1 me procure du dsagrm5t3 l'on doit tre exempt de la critique1 qu& on a eu le c\rage d'entrepr5dre un travail qui ne peut mrit] aucun loge4 ,aprs ces gnralits1 je dois entr] dans quelques dtails sur les moy5s qui me p>oiss5t les plus propres facilit] les bons effets que j'esp]e de mes so9s4 ,je donn]ai ensuite l'explication de quelques t]mes dont j'ai t oblig de me s]vir1 qui ne sont peut-tre pas gnralem5t connus4 ,le titre d'avis au peuple1 n'e/ po9t l'effet d'une illusion qui me p]suade que ce livre va dev5ir une piece de mnage dans la maison de *aque paysan4 ,les dix-neuf v+tiemes ne sauront1 sans d\te1 jamais qu'il exi/e2 plusieurs ne sauroi5t pas le lire2 un plus gr& nombre1 quelque simple qu'il soit1 ne le compr5droit pas3 mais je le de/9e aux p]sonnes intellig5tes *>itables qui viv5t dans les campagnes1 qui1 p> une espece de vocation de la ,provid5ce1 sont appelles aid] de leurs conseils t\t le peuple qui les environne4 ,l'on s5t aism5t que j'ai en vue premi]em5t1 ,messieurs les ,curs3 il n'y a po9t de village1 de hameau1 de maison =a9e dans t\t le pays1 qui n'ait droit la bi5faisance d'un d'entr'eux2 je sais qu'il en e/ un gr& nombre1 qui1 t\*s du tri/e sort de leurs ouailles malades1 effrays des horreurs de leur situation1 ont desir c5t fois d'tre mme de p\voir leur donn] des so9s p\r le corps1 dans le tems mme qu'ils les dispos5t se prp>] la mort1 ou tir] p>ti de la maladie1 p\r vivre dans la suite plus sa9tem5t4 ,je me flicit]ai si ces ,ecclsia/iques respectables tr\v5t ici quelques sec\rs1 qui puiss5t leur aid] satisfaire leurs int5tions bi5faisantes4 ,le respect1 l'am\r de leur tr\peau1 leur vocation de frqu5tes visites dans les maisons1 le devoir qui leur e/ impos de dtruire les prjugs f*eux la sup]/ition1 leur *>it1 leurs lumi]es1 la facilit que leurs connoissances physiques leur donn5t saisir t\tes les vrits de ce petit ,ouvrage1 sont autant de raisons qui me p]suad5t qu'ils auront t\te l'influ5ce possible sur la r=me qu'il e/ s\hait] de faire dans la ,mdec9e du peuple4 ,j'ose en second lieu1 compt] sur les ,seigneurs de ,p>oisse1 dont les conseils1 extrmem5t respects p> leurs p>oissi5s1 sont si propres dcrdit] une mauvaise m?ode1 en accrdit] une n\velle1 dont ils saisiront aism5t t\s les avantages4 ,les frqu5ts exemples que j'ai vu de la facilit avec laquelle ils entroi5t dans le plan d'un ,cur1 l'empressem5t qu'ils ont faire s\lag] les malades de leurs villages1 la gnrosit avec laquelle ils p\rvoi5t leurs beso9s1 me font espr]1 en jugeant de ceux que je ne connois po9t1 p> ceux que je connois1 qu'ils saisiront avec empressem5t un n\veau moy5 de faire du bi5 dans leur vois9age4 ,la vraie *>it s5t1 que1 manque de lumi]es1 elle peut nuire1 cette cra9te la ti5t en susp5s2 mais elle saisit avidemm5t t\tes les lueurs qui peuv5t la dirig]4 ,en troisieme lieu1 les p]sonnes ri*es ou au mo9s aises1 que leur gt1 leurs emplois1 ou la nature de leurs fonds fix5t la campagne1 o elles se rj\iss5t en faisant du bi51 s]ont *>mes d'avoir quelques directions dans l'emploi de leurs so9s *>itables4 ,dans t\s les villages o il y a quelques membres des trois classes que je vi5s d'indiqu]1 ils sont presque t\j\rs in=ms trs promptem5t des maladies du lieu1 p>cequ'on s'adresse eux p\r du b\illon1 de la ?riaque1 du v91 des biscuits1 en un mot p\r t\t ce dont on croit que les malades ont beso94 ,a l'aide de quelques que/ions aux assi/ans1 ou d'une visite au malade1 ils jug]ont au mo9s du g5re de la maladie2 p> une sage direction1 ils prvi5dront une f\le de malheurs4 ,ils donn]ont du nitre1 au lieu de ?riaque2 de l'orge ou du petit lait1 au lieu de b\illon2 ils ordonn]ont des lavem5s ou des ba9s de pi$1 au lieu de v92 des grus l'eau1 au lieu de biscuits4 ,l'on ne croira qu'au b\t de quelques annes le bi5 qui peut rsult] de ces att5tions si aises s\v5t rptes4 ,l'on aura d'abord un peu de pe9e *ang] une vieille habitude2 mais qu& elle s]a dtruite1 la bonne s'enrac9]a t\t aussi =tem5t1 j'esp]e que p]sonne ne f]a d'ef=ts p\r la dtruire4 ,il e/ inutile de dire que je fonde plus d'esprance sur les so9s des dames1 que sur ceux de leurs p\x1 de leurs p]es1 ou de leurs fr]es3 une *>it plus active2 une pati5ce plus s\t5ue2 une vie mo9s ambulante2 une sagacit que j'ai admire *ez plusieurs la ville la campagne1 qui fait qu'elles obs]v5t avec une gr&e exactitude1 qu'elles dml5t les causes ca*es des symptomes1 avec une facilit qui f]oit honneur aux meilleurs ,pratici5s2 enf9 un don m>qu p\r s'attir] la confiance du malade1 sont autant de c>act]es1 qui tabliss5t leur vocation2 il y en a un gr& nombre1 qui la rempliss5t avec un zele digne des plus gr&s loges1 qui devroi5t s]vir de modeles4 ,les ,matres d'cole doiv5t encore tre t\s supposs avoir un degr d'intellig5ce suffisant1 p\r tir] p>ti de cet ouvrage2 je suis p]suad qu'ils p\rroi5t faire un trs gr& bi54 ,je v\drois que1 non seulem5t ils *]*ass5t connotre la maladie1 c'e/ la seule *ose un peu difficile1 je crois l'avoir applanie autant qu'on le peut2 mais encore qu'ils appriss5t appliqu] les rem$es4 ,un trs gr& nombre ras5t3 j'en ai vu qui saignoi5t1 qui donnoi5t des lavem5s avec beauc\p d'adresse2 t\s appr5droi5t aism5t le faire1 il ne s]oit peut-tre pas hors de place d'introduire l'usage d'exig]1 dans leurs exam5s1 qu'ils suss5t saign]4 ,ces tal5s1 celui de jug] du degr de la fievre1 d'appliqu] les vsicatoires de les pans]1 s]oi5t du plus gr& usage dans les lieux o ils demeur5t4 ,leurs coles1 s\v5t peu nombreuses1 ne les occup5t qu'un petit nombre d'heures p> j\r1 la pl"p n'ont po9t de doma9es cultiv]2 quel meilleur usage p\rroi5t-ils faire de leur loisir1 que de l'employ] au s\lagem5t des malades8 ,leurs oprations p\rroi5t tre taxes un prix assez modique1 p\r n'incommod] p]sonne2 ce petit rev5ant bon r5droit leur situation encore plus d\ce3 outre que cette di/raction les prs]v]oit d'tre entrans quelquefois1 p> facilit p> dsoeuvrem5t1 pr5dre le gt de la boisson4 ,il y auroit encore un avantage les acc\tum] cette espece de pratique1 c'e/ que1 soignant les malades1 ayant l'habitude d'crire1 ils s]oi5t mme1 dans les cas graves1 de consult] ceux dont on croiroit avoir beso94 ,je ne d\te po9t que p>mi les lab\reurs mmes1 il ne s'en tr\ve plusieurs tels que j'en connois1 qui1 remplis de s5s1 de jugem5t1 de bonne volont1 liront avec plaisir ce livre1 le saisiront en rp&ront avec empressem5t les maximes4 ,enf91 j'esp]e que plusieurs ,*irurgi5s1 rp&us dans les campagnes1 qui ex]c5t la ,mdec9e dans leur vois9age1 v\dront le lire1 entr]ont dans les pr9cipes que j'y tablis1 en adopt]ont les conseils1 quoiqu'un peu diffr5s peut-tre de ceux qu'ils ont suivis jusqu' prs5t4 ,ils s5tiront qu'on peut appr5dre t\t ge1 de t\t le monde2 ils ne se f]ont pas de pe9e de r=m] quelques-unes de leurs ides1 dans une sci5ce1 qui1 proprem5t1 n'e/ pas la leur1 l'tude de laquelle ils ne se sont jamais livrs1 sur celles d'un homme qui s'en e/ uniquem5t occup1 qui a eu plusieurs sec\rs qui leur manqu5t4 ,les sages-femmes p\rront aussi r5dre leurs so9s plus efficaces1 ds qu'elles v\dront bi5 s'clair]4 ,il s]oit s\hait] que gnralem5t elles le fuss5t davantage1 sur l'art mme qu'elles ex]c5t3 les exemples de maux qu'on auroit vits avec plus d'habilet1 sont assez frqu5s p\r faire desir] qu'on pt les prv5ir2 cela ne s]oit pas impossible3 ri5 ne l'e/1 qu& ceux qui ont l'autorit1 veul5t =tem5t2 mais il faudroit qu'ils fuss5t in/ruits du mal1 il e/ trs pressant4 ,j'ai donn les recettes des rem$es les plus simples1 j'ai indiqu la faon de les prp>]1 avec assez de dtail p\r espr] que p]sonne ne s]a emb>rass cet g>d2 mais qu'on ne croie po9t que cette simplicit nuit l'utilit1 qu'ils sont mo9s efficaces3 je dcl>e que ce sont les mmes dont je me s]s dans la ville1 p\r les malades les plus opul5s4 ,cette simplicit e/ fonde en nature3 le mlange d'un gr& nombre de drogues e/ ridicule4 ,si elles ont les mmes v]tus1 p\rquoi les ml]8 ,il vaut bi5 mieux se born] celle qui e/ la plus efficace4 ,si elles ont des v]tus diffr5tes1 l'effet de l'une dtruit l'effet de l'autre1 le rem$e devi5t inutile4 ,je n'ai donn aucun conseil1 dont l'excution ne ft aise trs pratiquable4 ,l'on tr\v]a cep5dant1 que quelques-uns sont peu faits p\r le gros du peuple1 je n'en disconvi5s pas2 mais je les ai mis1 p>ceque je n'ai po9t p]du de vue les p]sonnes1 qui1 sans tre peuple1 viv5t la campagne1 qui ne peuv5t pas t\j\rs se procur] un ,mdec91 aussi-tot1 aussi s\v5t1 ou aussi long-tems qu'elles le v\droi5t4 ,un gr& nombre des rem$es se tire uniquem5t de la campagne1 peut s'y prp>]2 mais il y en a cep5dant qui doiv5t se pr5dre *ez les ,apoticaires4 ,j'ai m>qu les prix auxquels je suis p]suad que t\s les ,apoticaires du pays les donn]ont au paysan peu ri*e2 1 en les m>quant1 je ne l'ai po9t fait p\r vit] qu'on ne les lui ft pay] trop *]2 je n'avois po9t cette cra9te1 mais p\r que1 voyant la modicit du prix1 il ne craignt po9t d'all] l'emplette4 ,il aura presque t\j\rs la dose de rem$e ncessaire *aque maladie1 p\r mo9s d'arg5t qu'il n'en mettoit a*et] de la vi&e1 du v91 des biscuits1 d'autres *oses qui le tuoi5t4 ,si le prix des rem$es1 t\t modique qu'il e/1 excdoit ses facults1 sans d\te les b\rses des communes des pauvres y suppleroi5t2 enf9 il y a dans beauc\p de pays des maisons de ,seigneurs1 de p>ticuli]s qui font annuellem5t une c]ta9e dp5se *>itable en rem$es2 sans l'augm5t]1 je ne leur dem&]ai que d'en *ang] l'objet1 de v\loir bi5 di/ribu] les rem$es indiqus ici1 au lieu de ceux qu'ils di/ribuoi5t aup>avant4 ,l'on object]a encore1 que la pl"p des campagnes sont trs loignes des villes1 que le paysan n'e/ pas porte1 p>-l mme1 de se procur] d'abord ce dont il a beso94 ,je rponds1 qu'il y a effectivem5t plusieurs villages trs loigns des villes o il y a des ,apoticaires2 mais si l'on en excepte c]ta9s endroits des montagnes1 il y en a peu qui soi5t plus de trois ou quatre lieues de quelque petite ville1 o il se tr\ve t\j\rs quelque ,*irurgi51 ou quelque ,m>*& qui v5d des drogues4 ,ce n'a peut-tre pas t1 jusques prs5t1 celles que j'indique2 mais ils s'en f\rniront ds qu'ils p\rront en espr] le dbit2 ce s]a p\r eux une n\velle bran*e de comm]ce4 ,j'ai eu so9 d'indiqu] le tems que *aque rem$e p\voit se g>d] sans risque4 ,il y en a d'un usage trs frqu5t1 dont les ,matres d'cole p\rroi5t eux-mmes avoir une c]ta9e provision4 ,je suppose aussi1 s'ils veul5t bi5 entr] dans mes vues1 qu'ils s]ont munis des in/rum5s ncessaires aux so9s qu'ils r5dront4 ,s'il s'en tr\ve p\r qui des lancettes1 un in/rum5t propre v5t\s]1 une s]+ue1 7qui peut tre remplace p> des vessies17 fuss5t une emplette trop considrable1 les communes p\rroi5t la faire1 les in/rum5s pass]oi5t au successeur4 ,il ne faut pas espr] que t\s puiss5t ou veuill5t appr5dre en faire usage2 mais un seul peut suffire aux beso9s de quelques villages vois9s1 sans que ses devoirs en s\ffr5t4 ,l'exemple j\rnali] de g5s qui vi5n5t me consult] du-dehors1 sans p\voir rpondre aux que/ions que je leur fais1 les pla9tes de plusieurs ,mdec9s cet g>d1 m'ont engag donn] le d]ni] *apitre4 ,je f9irai celui-ci p> quelques rem>ques1 propres facilit] l'intellig5ce de quelques t]mes qu'il a fallu employ] dans l'ouvrage4 ,le p\ls bat ord9airem5t *ez une p]sonne bi5 portante1 depuis l'ge de dix-huit ou v+t ans1 jusques soixante-dix1 entre soixante soixante-dix fois p> m9utes3 il se rall5tit un peu quelquefois1 *ez les vieill>ds2 *ez les enfans1 il bat plus vite3 jusques trois ou quatre ans1 cette diffr5ce va au mo9s un ti]s2 elle dim9ue ensuite peu--peu4 ,une p]sonne intellig5te1 qui aura t\* s\v5t son p\ls1 s\v5t celui des autres1 jug]a assez exactem5t du degr de fievre d'un malade4 ,si le p\ls n'e/ que d'un ti]s plus vite1 elle n'e/ pas extrmem5t =te3 elle e/ =te qu& cette augm5tation e/ d'une moiti2 trs dang]euse1 l'on peut presque dire mortelle1 qu& on e/ p>v5u au po9t d'avoir deux battem5s au lieu d'un4 ,il ne faut pas jug] du p\ls seulem5t p> la vitesse1 mais encore p> la =ce ou la foiblesse1 la duret ou la molesse1 la rgul>it ou l'irrgul>it4 ,il n'y a pas beso9 de df9ir le p\ls =t le p\ls foible3 le =t e/ presque t\j\rs d'un bon augure2 1 s'il l'e/ trop1 on peut l'affoiblir3 le foible e/ s\v5t f*eux4 ,si le p\ls1 en frappant le doigt1 fait s5tir un c\p sec1 comme si l'art]e toit de bois ou de quelque mtal1 on l'appelle dur2 l'oppos s'appelle m\2 le d]ni] vaut gnralem5t mieux4 ,si le p\ls e/ =t m\1 encore qu'il soit vite1 on doit cons]v] beauc\p d'esprances4 ,s'il e/ =t dur1 cela indique ord9airem5t une inflammation1 dem&e la saigne le rgime rafrai*issant4 ,s'il e/ petit1 vite dur1 le dang] e/ trs gr&4 ,l'on appelle p\ls rguli]1 celui dont t\s les battem5s sont des di/ances gales1 dont il ne manque po9t de battem5s1 7s'il en manque il e/ int]mitt5t17 dont t\s les battem5s se ressembl5t1 de faon qu'il n'y en a pas alt]nativem5t un =t un foible4 ,tant que le p\ls e/ bon1 que la respiration n'e/ pas emb>rasse1 que le c]veau ne p>ot pas =tem5t attaqu1 que le malade pr5d les rem$es1 qu'ils produis5t l'effet qu'on en att5d1 qu'il cons]ve des =ces1 qu'il s5t son tat1 l'on doit espr] de le gurir3 qu& t\s1 ou le plus gr& nombre de ces c>act]es manqu5t1 il e/ dans un pressant dang]4 ,il e/ s\v5t "q de la transpiration arrte4 ,l'on appelle transpiration1 cette humeur qui sort cont9uellem5t p> les pores de la peau1 qui1 quoiqu'elle soit peu visible1 e/ cep5dant trs considrable2 puisque1 si une p]sonne bi5 portante a mang ou bu huit liv4 dans un j\r1 il n'en sort pas quatre p> les selles ou p> les ur9es1 que le re/e se dissipe p> la transpiration ins5sible4 ,l'on s5t aism5t1 que si une telle vacuation vi5t s'arrt]1 si cette humeur1 qui devoit sortir p> la peau1 se jette sur quelque p>tie intrieure1 il peut en rsult] des maux f*eux3 c'e/ une des causes les plus frqu5tes des maladies4 ,je n'aj\te qu'un mot2 t\tes ces directions sont de/9es uniquem5t p\r ceux qui ne peuv5t po9t avoir de ,mdec94 ,je suis bi5 loign de croire1 qu'elles puiss5t en t5ir lieu1 mme dans les maladies que j'ai traites le plus au long1 au mom5t o il arrive1 elles doiv5t tre mises de ct4 ,la confiance doit tre nulle ou enti]e2 sur elle sont fonds les succs3 c'e/ au ,mdec9 jug] du mal1 *oisir les rem$es2 l'on doit s5tir le peu de conv5ance qu'il y a1 lui propos] d'en employ] quelques autres prfrablem5t ceux qu'il conseille1 uniquem5t p>cequ'ils ont russi *ez un autre malade1 dans un cas qu'on croit peu prs semblable3 c'e/ propos] un cordonni] de faire un s\li] p\r un pi$1 sur le modele d'un autre1 plutt que sur la mesure qu'il a prise4 ,,avis ,,au ,,peuple ,,sur ,,sa ,,sant4 ,,*apitre ,,premi]4 ,causes communes des ,maladies du ,peuple4 4 #a4 ,les causes des maladies les plus frqu5tes p>mi les g5s de la campagne sont #a4 l'excs du travail p5dant long-tems4 ,quelquefois ils tomb5t t\t d'un c\p dans l'puisem5t1 dans un tat de langueur1 dont ils se guriss5t r>em5t3 plus s\v5t ils sont attaqus de quelque maladie inflammatoire1 comme esqu9ancie1 pleursie1 inflammation de poitr9e4 ,il y a deux moy5s de prv5ir ces maladies2 l'un e/1 d'vit] la cause qui les produit1 mais s\v5t il e/ impossible3 l'autre1 e/1 lorsqu'on e/ oblig ces excs1 de dim9u] leurs effets p> un gr& usage de quelque boisson rafrai*issante1 surt\t p> du petit lait1 ou du lait de beure 7de la battue71 ou p> de l'eau1 dans *aque p9te de laquelle on met un v]re de v9aigre1 ou mme de jus de rais9s encore v]ds1 de groseilles1 de c]ises3 cette boisson salutaire agrable rafrai*it s\ti5t les =ces4 ,si on n'a pas pris ces prcautions1 ou qu'elles n'ai5t po9t t suffisantes p\r emp*] l'effet des excs1 il en rsulte ou des maladies inflammatoires ou l'puisem5t qui ayant1 dans ce cas l1 p\r cause un desse*em5t gnral des p>ties solides du corps un paississem5t du sang1 se rappro*e p> l des maladies inflammatoires4 ,les symptomes ni la cure ne sont cep5dant pas les mmes2 j'ai vu gu]ir l'puisem5t p> l'usage du petit lait1 ensuite des ba9s ti$es1 enf9 du lait de va*e4 ,dans ce cas1 les rem$es *auffans1 les n\rritures trop succul5tes tu5t4 4 #b4 ,une seconde cause trs ord9aire de maladie1 c'e/ de se repos] dans un endroit froid1 ayant extrmem5t *aud1 ou de se c\*] sur la t]re humide mme sur celle qui p>ot se*e dont il s'leve cont9uellem5t une humidit froide3 l'on arrte1 t\t c\p1 la transpiration2 cette humeur1 se rejettant sur quelque p>tie intrieure1 occasionne plusieurs maladies trs viol5tes2 surt\t des esqu9ancies1 des ,rhumatismes1 des inflammations de poitr9e1 des pleursies des coliques inflammatoires#a4 ,l'on e/ t\j\rs matre de prv5ir le mal en vitant la cause1 qui e/ une de celles qui tu5t le plus de g5s3 mais qu& il e/ fait1 ds qu'on comm5ce s5tir les premi]s symptomes de maladie1 ce qui n'arrive quelquefois qu'au b\t de plusieurs j\rs1 il faut sur-le-*amp se faire saign]1 mettre les jambes dans de l'eau mdiocrem5t *aude1 se frott] prs du feu avec des l+es secs *auds1 boire abondamm5t de l'infusion ti$e ,n4 #a4 ,ces sec\rs prvi5n5t s\v5t la maladie1 qui devi5t au contraire plus fa*euse1 si l'on *]*e se faire su] p> des *oses *audes4 #a ,il arrive aussi que le sang1 qui dans de gr&es *aleurs p5dant de viol5s travaux du corps e/ p\ss dans de petits vaisseaux1 o il ne pnetre pas qu& la circulation n'e/ pas trs accl]e1 s'y tr\ve arrt p> l'effet du froid1 donne lieu des inflammations dans ces p>ties4 4 #c4 ,une troisieme cause2 c'e/ l'eau froide1 qu'on boit qu& on a =t *aud3 cette cause agit comme la prcd5te2 mais ses suites fa*euses sont ord9airem5t plus promptes plus viol5tes4 ,j'en ai vu les plus t]ribles exemples2 des esqu9ancies1 des inflammations de poitr9e les plus =tes1 des coliques1 des inflammations du foie1 de t\tes les p>ties cont5ues dans le v5tre1 avec un gonflem5t prodigieux1 des vomissem5s1 des suppressions d'ur9e des angoisses inexprimables4 ,les meilleurs rem$es sont1 une ample saigne ds le comm5cem5t du mal1 une abondance d'eau ti$e1 laquelle on jo9t une c9quieme p>tie de lait1 ou la tisane ,n4 #b1 ou les laits d'am&es ,n4 #d1 le t\t bu ti$e2 des fom5tations d'eau ti$e1 sur la gorge1 la poitr9e1 le v5tre2 des lavem5s d'eau ti$e d'un peu de lait4 ,dans ce cas1 dans le prcd5t1 un demi ba9 ti$e1 aprs la saigne1 a quelquefois s\lag trs promptem5t4 4 #d4 ,il e/ bi5 tonnant1 que les lab\reurs se livr5t si s\v5t cette mauvaise c\tume1 dont ils connoiss5t le dang]1 mme p\r leurs btes4 ,il n'y en a po9t1 qui n'emp*e ses *evaux de boire qu& ils ont *aud1 surt\t s'ils doiv5t se repos]3 il sait que1 s'il les laissoit boire1 peut-tre ils en crev]oi5t2 mais il ne cra9t po9t de s'expos] au mme dang]4 ,ce n'e/ pas1 au re/e1 le seul exemple1 dans lequel il p>oisse faire plus de cas de la sant de ses btes que de la si5ne4 4 #e4 ,une quatrieme cause1 qui influe sur t\t le monde1 mais plus cep5dant sur le lab\reur1 c'e/ l'incon/ance des tems4 ,n\s passons t\t--c\p1 quelquefois plusieurs fois p> j\r1 du *aud au froid1 du froid au *aud1 d'une faon plus m>que plus prompte que dans le plus gr& nombre des autres pays4 ,c'e/ l ce qui r5d les maladies ca?>ales rhumatismales si frqu5tes4 ,la gr&e prcaution qu'on doit avoir1 c'e/ d'tre ord9airem5t un peu plus vtu que la saison ne l'exige1 de pr5dre les habits d'hiv] de bonne heure en automme1 de ne pas se press] de les quitt] au pr9tems4 ,les ouvri]s prud5s1 qui se d%abill5t p5dant le tems du travail1 ont so9 de remettre leurs habits le soir en se retirant#b4 ,ceux qui1 p> nglig5ce1 se cont5t5t de les remport] p]*s sur leurs outils1 s'en tr\v5t quelquefois trs mal#c4 #b ,les v>iations dans la temprature de l'air1 ou les *angem5s du *aud au froid l'humide1 qui sont trs frqu5s subits dans ce pays-ci1 doiv5t faire suivre aux ,ouvri]s de t\t g5re le conseil que l'on donne ici sur les habillem5s3 cela e/ encore plus important dans les lieux o des rivi]es1 des bois1 des montagnes entreti5n5t une humidit considrable1 o les soires sont froides humides en t\t tems4 #c ,il y a beauc\p d'endroits dans ce royaume o l'air e/ trs mal sa91 soit p>cequ'il y a beauc\p d'eau qui tant sans m\vem5t1 se corrompt1 infecte l'air d'exhalaisons putrides2 soit p>ceque des montagnes ou des bois y entreti5n5t l'humidit1 emp*5t que l'air ne se r5\velle1 mett5t ces lieux l'abri des v5ts salutaires du ,nord de l',e/1 qui p\rroi5t dissip] les exhalaisons l'humidit4 4 #f4 ,ces v>iations promptes am55t s\v5t des ondes de pluie1 mme de pluie froide1 au milieu du j\r le plus *aud2 l'ouvri]1 baign dans une sueur *aude1 e/ t\t c\p tremp dans l'eau frai*e2 ce qui occasionne les mmes maux1 que le passage prompt du *aud au froid1 exige les mmes rem$es4 ,si le soleil1 ou un air *aud1 revi5t d'abord1 il n'y a pas un gr& mal2 si le froid dure1 s\v5t plusieurs en sont incommods4 ,un voyageur e/ quelquefois m\ill en r\te1 sans p\voir l'emp*]2 le mal n'e/ pas =t gr&1 moy5nant1 qu'en arrivant1 il quitte ses habits3 mais j'ai v des pleursies mortelles1 p\r avoir nglig cette prcaution4 ,qu& on a eu le corps ou les jambes m\ills1 il n'y a ri5 de plus utile1 que de se lav] avec de l'eau ti$e1 ou du mo9s de se frott] devant le feu avec des l+es secs =t *auds4 ,qu& il n'y a eu que les jambes m\illes un ba9 ti$e de jambes e/ trs utile4 ,j'ai gu]i radicalem5t des p]sonnes sujettes avoir des coliques viol5tes1 t\tes les fois qu'elles avoi5t eu les pi$s m\ills1 en leur donnant ce conseil4 ,le ba9 e/ encore plus efficace1 si l'on fait fondre dans l'eau un peu de savon4 4 #g4 ,la c9quieme cause laquelle on ne p5se gu]es1 qui produit en effet des accid5s mo9s viol5s1 mais qui nuit cep5dant trs rellem5t1 c'e/ l'usage ord9aire1 dans presque t\s les villages1 d'avoir les c\rt9es ou fumi]s prcism5t dess\s les f5tres2 il s'en exhale cont9uellem5t des vapeurs corrompues1 qui1 la longue1 ne peuv5t que nuire contribu] produire des maladies putrides4 ,ceux qui sont acc\tums cette odeur1 ne s'en app]oiv5t plus2 mais la cause n'en agit pas mo9s3 ceux qui n'y sont pas acc\tums1 jug5t de t\te la =ce de l'impression4 4 #h4 ,il y a des villages dans lesquels1 aprs que les c\rt9es ou fumi]s sont enleves1 on cons]ve des m>es dans la mme place4 ,l'effet en e/ encore plus dang]eux2 p>ceque cette eau p\rrie1 qui cr\pit p5dant t\tes les *aleurs1 laisse exhal] ses vapeurs avec plus de facilit1 plus abondamm5t que les fumi]s4 ,etant all ,pully le gr& en #agei1 l'occasion d'une fievre putride pidmique1 qui y faisoit des ravages1 je s5tois1 en trav]sant le village1 l'infection de ces m>es1 je ne pus pas d\t] qu'elles ne fuss5t la pr9cipale cause de cette maladie1 d'une semblable1 qui y avoit regn c9q ans aup>avant4 ,le village e/ d'ailleurs dans une exposition sa9e4 ,il s]oit s\hait] qu'on prvnt ces accid5s en r5onant aux m>es1 ou du mo9s en les loignant1 a9si que les fumi]s1 le plus qu'il e/ possible du lieu que l'on habite o l'on c\*e4 ,l'on peut jo9dre cette cause1 le peu de so9 que le paysan a d'air] sa *ambre4 ,l'on sait qu'un air trop r5f]m1 occasionne les fievres malignes les plus fa*euses2 le paysan ne respire jamais *ez lui1 qu'un air de cette espece4 ,il y a de trs petites *ambres1 qui r5f]m5t j\r nuit1 le p]e1 la m]e1 sept ou huit enfans quelques animaux1 qui ne s'ouvr5t jamais p5dant six mois de l'anne1 trs r>em5t p5dant les six autres4 ,j'ai tr\v l'air si mauvais1 dans plusieurs de ces *ambres1 que je suis p]suad1 que si ceux qui les habit5t n'alloi5t pas s\v5t au gr& air1 ils priroi5t t\s en peu de tems3 on y voit presque p>t\t de la moisissure qui e/ un indice de corruption4 ,il e/ ais de prv5ir les maux que cette cause produit1 en faisant deux croises opposes1 ou une seule1 mais qui se tr\vt vis--vis la porte1 en ouvrant j\rnellem5t les f5tres4 ,cette prcaution1 si simple1 auroit les plus heureux effets4 4 #i4 ,je mets1 p\r sixieme cause1 l'ivrogn]ie1 qui ne produit pas les pidmies1 mais qui tue1 dans t\s les tems1 p>t\t4 ,les misrables qui s'y livr5t sont sujets de frqu5tes inflammations de poitr9e1 pleursies1 qui s\v5t les emport5t la fleur de l'ge3 s'ils r*app5t quelquefois de ces maladies viol5tes1 ils tomb5t long-tems avant l'ge de la vieillesse1 dans t\tes ses infirmits1 surt\t dans l'a/hme1 qui les conduit l'hydropisie de poitr9e4 ,leurs corps1 us p> les excs1 ne rpond5t po9t l'action des rem$es1 les maladies de langueur qui dp5d5t de cette cause sont presque t\j\rs incurables4 ,heureusem5t la socit ne p]d ri51 en p]dant ces sujets qui la d%onor5t1 dont l'ame abrutie e/1 en quelque faon1 morte long-tems avant leur corps4 4 #aj4 ,les alim5s sont aussi s\v5t une cause de maladie p\r le peuple2 cela arrive1 #a4 qu& les gra9s1 mal mrs1 ou recueillis encore humides dans les ts fa*eux1 ont acquis une mauvaise qualit3 heureusem5t cela e/ r>e1 l'on peut dim9u] le dang] p> quelques prcautions1 telles que celles de lav] de se*] exactem5t la gra9e1 de ml] un peu de v9 la pte en la ptrissant1 de la laiss] lev] un peu plus long-tems1 de faire cuire davantage le pa94 #b4 ,les gra9es les plus belles les mieux recueillies1 s'alt]5t trs s\v5t dans la maison du paysan1 ou p>cequ'il ne se donne pas les so9s qu'il devroit se donn]1 ou p>cequ'il n'a pas d'endroit propre les cons]v]1 mme d'un t l'autre4 ,il m'e/ trs s\v5t arriv1 en entrant dans quelqu'une de ces maisons1 d'tre frapp d'une odeur de gra9e mal cons]ve4 ,il y a des moy5s aiss connus de p>] cela avec un peu de so92 mais je n'entr]ai l-dessus dans aucun dtail1 il suffit de faire s5tir1 que la gra9e tant notre pr9cipale n\rriture1 la sant s\ffre ncessairem5t1 qu& elle n'e/ pas bonne4 #c4 ,avec de bonne gra9e1 on fait s\v5t de mauvais pa91 en ne le laissant pas assez lev]1 en le cuisant trop peu1 en le g>dant trop longtems dans des lieux humides4 ,t\s ces dfauts ont des suites fa*euses1 p\r t\s ceux qui en mang5t1 mais d'une faon plus m>que *ez les enfans les g5s qui sont malades1 sujets l'tre1 ou qui sont convalesc5s#d4 #d ,on a vu plusieurs fois dans quelques ,prov9ces de ,france des maladies ,epidmiques accompagnes des symptomes les plus t]ribles causes p> l'usage du seigle ergot2 voyez le supplm5t l'article des maladies ,epidmiques1 ou la table le mot ,ergot4 ,il y a quelques autres causes de maladies1 tires des alim5s1 mais mo9s fa*euses ou mo9s gnrales1 dans lesquelles il e/ impossible d'entr]#e4 ,je f9irai p> cette rem>que gnrale2 c'e/ que l'att5tion que le paysan a de mang] l5tem5t1 de m*] avec beauc\p de so91 dim9ue inf9im5t les dang]s d'un mauvais rgime2 je suis conva9cu1 que c'e/ une des plus gr&es causes de la sant dont il j\it4 ,il faut y aj\t] l'ex]cice qu'il pr5d2 le long sj\r qu'il fait au gr& air1 o il passe les trois qu>ts de sa vie1 1 ce qui e/ aussi un avantage trs considrable1 l'heureuse habitude de se c\*] de trs bonne heure1 de se lev] de gr& mat94 ,il s]oit s\hait]1 qu' t\s ces g>ds1 peut-tre bi5 d'autres1 les g5s de la campagne s]viss5t de modele ceux des villes4 #e ,la mauvaise qualit de l'eau e/ encore une cause ord9aire des maladies dans les campagnes1 o les eaux sont mauvaises p> le t]re9 dans lequel elles se tr\v5t1 comme lorsqu'elles c\l5t repos5t sur des bancs de coquilles1 ou elles le devi5n5t p> le vois9age ou l'g\t des fumi]s des m>es4 ,lorsque l'on a de l'eau tr\ble1 il suffit le plus s\v5t de la laiss] en repos p\r qu'elle s'claircisse en dposant2 si cela n'arrive pas1 ou si on a de l'eau limoneuse1 b\rbeuse1 il n'y a qu' la jett] dans un vaisseau rempli moiti de sable f91 ou1 son dfaut1 de craie1 l'y agit] remu] violemm5t p5dant quelques m9utes4 ,qu& l'agitation s]a cesse1 le sable en retombant au fond du vaisseau y entran]a les salets que l'eau ti5t susp5dues3 ou ce qui e/ encore mieux trs facile1 on peut appro*] deux tonneaux1 dont l'un s]a beauc\p plus lev que l'autre1 le plus lev s]a rempli de sable moiti1 on y mettra l'eau tr\ble1 b\rbeuse1 limoneuse1 elle se filtr]a trav]s ce sable1 sortira claire p> une ouv]ture pratique au fond du tonneau1 tomb]a dans celui qui e/ plus bas1 qui s]vira de rs]voir4 ,lorsque l'on a de l'eau sel5iteuse1 c'e/ ce qu'on nomme ord9airem5t de l'eau dure1 p>ceque le savon s'y fond difficilem5t1 que les sem5ces f>9euses les legumes y devi5n5t dures au lieu de s'amollir1 il faut expos] cette eau au soleil1 ou la faire b\illir1 y mettre quelques lgumes ou du pa9 grill ou non grill4 ,qu& on a de l'eau corrompue1 on peut la g>d] jusqu' ce qu'elle ait repris son tat naturel qui succ$]a la putrfaction2 si on ne peut att5dre1 on y f]a fondre un peu de sel m>91 on y ml]a du v9aigre1 ou on y f]a cuire quelque plante aromatique4 ,il arrive =t s\v5t que les eaux des puits publics sont infectes p> un limon qui e/ au fond1 p> des animaux qui y tomb5t s'y putrefi5t4 ,il faut vit] de boire l'eau de neige aussitt qu'elle e/ tombe1 il p>ot que c'e/ cette eau qui cause les goitres aux ,habitans de quelques montagnes1 des coliques beauc\p de p]sonnes4 ,l'eau tant d'un usage si frqu5t1 on doit tre att5tif en avoir de bonne3 la mauvaise e/1 aprs l'air1 la cause la plus commune des maladies1 celle qui en produit davantage de plus fa*euses1 elle cause s\v5t des ,epidmies4 4 #aa4 ,l'on ne doit po9t omettre1 dans le dnombrem5t des causes des maladies du peuple1 la con/ruction de leurs maisons1 dont un gr& nombre sont1 ou appuyes contre un t]re9 lev1 ou un peu creuses en t]re4 ,l'une ou l'autre de ces situations les r5d humides2 ceux qui les habit5t en sont incommods1 s'ils ont quelques provisions1 elles se gt5t devi5n5t une n\velle s\rce de maladies4 ,le ,manoeuvre robu/e ne s5t pas d'abord les influ5ces de cette habitation m>ecageuse2 mais elles agiss5t la longue1 j'en ai vu surt\t les mauvais effets les plus s5sibles sur les femmes en c\*e les enfans4 ,il s]oit =t ais de rem$i] cet inconvni5t1 en levant le sol de la maison de quelques p\ces au-dessus du niveau du vois9age1 p> une c\*e de sable1 de petits caill\x1 de brique pile1 de *>bon1 ou d'autres *oses semblables1 en vitant de btir contre un t]ra9 plus lev4 ,cet objet mrit]oit peut-tre l'att5tion de la police2 j'exhorte =tem5t t\s ceux qui btiss5t pr5dre les prcautions ncessaires cet g>d4 ,une autre att5tion1 qui c\t]oit encore mo9s1 c'e/ de t\rn] leur maison au midi ori5tal1 c'e/ l'exposition1 t\tes *oses d'ailleurs gales1 la plus salutaire la plus avantageuse3 cep5dant je l'ai vue trs s\v5t nglige1 sans qu'on pt assign] la mo9dre raison p\r ne l'avoir pas *oisie4 ,ces conseils p>otront peu importans aux trois qu>ts du public4 ,j'av]tis qu'ils sont plus de consqu5ce qu'on ne p5se1 tant de causes contribu5t dtruire les hommes1 qu'il ne faut nglig] aucun des moy5s qui peuv5t contribu] leur cons]vation#f4 #f ,le frqu5t usage que le peuple fait du v91 de la bi]re1 du cidre1 doit faire reg>d] ces diffr5tes boissons comme des causes communes des maladies1 lorsque ces liqueurs devi5n5t nuisibles au corps huma9 p> des qualits qu'elles ont reues de la nature ou de l'art2 mais s\v5t il ne peut les connotre1 d'autres fois son g\t e/ plus =t que sa raison3 a9si c'e/ la ,police gnrale emp*] la v5te du v91 de la bi]re1 du cidre1 lorsqu'ils peuv5t caus] des maladies4 ,,*apitre ,,ii4 ,causes qui augm5t5t les ,maladies du ,peuple4 ,att5tions gnrales avoir4 4 #ab4 ,les causes1 que j'ai dtailles dans le premi] *apitre1 produis5t les maladies2 le mauvais rgime1 que le peuple obs]ve qu& il en e/ attaqu1 les r5d beauc\p plus fa*euses1 beauc\p plus s\v5t mortelles4 ,il e/ imbu d'un prjug1 qui c\te t\tes les annes la vie1 dans ce pays1 beauc\p de ceux qui sont attaqus de maladies aiges1 qui n'ont po9t de ,m$ec92 c'e/ que t\tes les maladies se guriss5t p> la sueur1 que1 p\r procur] la sueur1 il faut pr5dre beauc\p de *oses *audes *auffantes1 se t5ir dans un endroit trs *aud1 tre excessivem5t c\v]t4 ,ce sont des erreurs fune/es la population de l'tat2 l'on ne peut trop inculqu] aux g5s de la campagne1 qu'en *]*ant se faire su] au comm5cem5t de la maladie1 ils se tu5t4 ,j'ai vu des cas dans lesquels les so9s qu'on s'toit donns p\r =c] cette sueur1 avoi5t procur la mort du malade1 aussi videmm5t que si on lui avoit cass la tte d'un c\p de pi/olet4 ,la sueur emm5e ce qu'il y a de plus liquide dans le sang2 elle le laisse plus sec1 plus pais1 plus inflammatoire2 comme dans t\tes les maladies aiges1 except un trs petit nombre qui sont trs r>es1 il e/ dja trop pais1 la sueur augm5te videmm5t le mal4 ,bi5 lo9 d't] l'eau du sang1 l'on doit *]*] lui en donn]4 ,il n'y a po9t de paysan1 qui ne dise1 qu& il a une pleursie1 ou une inflammation de poitr9e1 que son sang e/ trop pais1 qu'il ne peut pas circul]4 ,en le voyant dans le vase1 il le tr\ve noir1 sec1 brul4 ,comm5t le s5s commun ne lui dit-il pas1 que1 bi5 lo9 de faire sortir l'eau d'un tel sang p> les sueurs1 il faut y en aj\t]8 4 #ac4 ,mais qu& il s]oit aussi vrai1 qu'il l'e/ peu1 que la sueur e/ utile au comm5cem5t des maladies1 les moy5s qu'on emploie p\r la procur]1 n'en s]oi5t pas mo9s mortels4 ,ces moy5s sont1 #a4 d't\ff] le malade p> la *aleur de l'air des c\v]tures4 ,l'on r$\ble de so9s1 p\r emp*] qu'il n'entre de l'air1 qui1 p> l mme1 e/ bi5tt extrmem5t corrompu2 l'on procure une telle *aleur1 p> le poids des c\v]tures1 que ces deux causes seules sont capables de produire1 dans un homme sa91 la fievre la plus ard5te1 une inflammation de poitr9e4 ,plus d'une fois je me suis s5ti saisi en entrant dans ces *ambres1 d'une difficult de respir]1 que je dissipois en faisant ouvrir4 ,les g5s in/ruits devroi5t se faire un plaisir de faire compr5dre au peuple1 dans les frqu5tes occasions qui s'en prs5t5t1 que l'air n\s tant plus ncessaire1 que l'eau ne l'e/ au poisson1 ds qu'il cesse d'tre pur1 notre sant s\ffre ncessairem5t2 ri5 ne le corrompt plus promptem5t1 que les vapeurs qui sort5t du corps de plusieurs p]sonnes1 r5f]mes dans une petite *ambre qu'on n'aire po9t4 ,il n'y a qu' v\loir ouvrir les yeux1 p\r s5tir le dang] de cette conduite4 ,si l'on donne de l'air frais ces pauvres malades1 qu'on les dc\vre1 on voit sur-le-*amp la fievre1 l'oppression1 l'angoisse1 les rv]ies1 dim9u]4 4 #ad4 #b4 ,on ne leur donne que des *oses *audes1 surt\t de la ?riaque1 du v91 du faltran ou des vuln]aires de suisse 7dont la plup>t des h]bes ou fleurs sont dang]euses ds qu'il y a de la fievre7 du safran1 qui e/ encore plus dang]eux4 ,dans t\tes les maladies fievreuses1 il faut rafrai*ir t5ir le v5tre libre4 ,t\s ces rem$es *auff5t ress]r5t3 l'on peut jug] quel mauvais effet ils produis5t4 ,un homme bi5 portant1 tomb]oit infailliblem5t dans une fievre inflammatoire1 s'il pr5oit la quantit de v91 de ?riaque1 de faltran1 que le paysan pr5d quelquefois1 lorsqu'il e/ dja attaqu d'une de ces maladies4 ,comm5t p\rroit-il n'en pas m\rir8 ,aussi il en meurt1 quelquefois avec une promptitude tonnante4 ,malheureusem5t1 *acun peut en voir aut\r de soi de t]ribles frqu5s exemples4 4 #ae4 ,l'on me dira peut-tre1 que s\v5t les maladies se gu]iss5t p> la sueur1 que l'expri5ce doit guid]4 ,je rponds1 que la sueur gu]it1 il e/ vrai1 quelques maladies ds le comm5cem5t1 comme ces po9ts qu'on appelle fausses pleursies1 quelques d\leurs de rhumatisme1 quelques fluxions3 mais c'e/ seulem5t qu& ces maladies dp5d5t d'une transpiration arrte1 que la d\leur se dcl>e t\t de suite1 que1 sur-le-*amp1 avant que la fievre ait paissi les humeurs enflamm quelque p>tie1 on donne quelque boisson *aude1 comme du faltran du miel1 qui1 en rtablissant la transpiration1 enleve la cause du mal#g4 ,la sueur e/ aussi utile dans les maladies1 qu& =ce de boire1 on en a dtruit les causes3 elle s]t entran] avec elle1 une p>tie des humeurs qui caus5t les maladies1 aprs que les plus grossi]es ont pass p> les selles p> les ur9es1 emm5] cette quantit d'eau qu'on avoit t oblig de mettre dans le sang1 qui y e/ dev5ue sup]flue4 ,il e/1 cette poque extrmem5t important1 de ne pas l'emp*] volontairem5t ou p> imprud5ce2 il y auroit s\v5t autant de dang] le faire1 qu'il y en a v\loir faire su] dans les comm5cem5s2 cette sueur1 si on l'arrte1 se rejettant sur quelque p>tie intrieure produit s\v5t une n\velle maladie plus dang]euse que la premi]e4 ,il faut donc tre aussi att5tif ne pas arrt] imprudemm5t la sueur1 qui vi5t naturellem5t la f9 des maladies1 qu' ne pas l'excit] au comm5cem5t3 celle-l e/ presque t\j\rs utile2 celle-ci presque t\j\rs dang]euse4 ,d'ailleurs1 si elle toit ncessaire1 on s'y pr5droit trs mal p\r la faire v5ir1 puisqu'en *auffant si =t les malades1 on allume une fievre prodigieuse2 on les met en feu1 la peau re/e extrmem5t se*e4 ,l'eau ti$e e/ le meilleur des sudorifiques4 ,si les malades su5t abondamm5t p> un ef=t de la nature seule p5dant un ou deux j\rs1 cela leur procure un s\lagem5t de quelques heures3 bi5tt ces sueurs f9iss5t1 on croit alors reconnotre la ncessit de l'excit] de n\veau p\r augm5t] le s\lagem5t1 on rit]e les mmes rem$es sans qu'ils rappell5t les sueurs4 ,on d\ble les doses1 on augm5te l'inflammation2 le malade meurt dans des angoisses horribles1 avec une inflammation gnrale4 ,l'on attribue la mort ce qu'il n'a pas su assez1 p5dant qu'elle dp5d rellem5t de ce qu'il a trop su au comm5cem5t1 de ce qu'il a pris des rem$es sudorifiques du v94 ,il y a long-tems qu'un habile ,m$ec9 ,suisse a av]ti ses compatriotes1 que le v9 leur toit mortel dans les fievres4 ,je le rit]e2 mais je cra9s =t que ce ne soit avec aussi peu de succs4 ,le paysan1 qui naturellem5t n'aime pas le v9 r\ge1 le boit en maladie p> prfr5ce2 c'e/ un gr& mal1 p>ceque le v9 r\ge emp*e les selles plus que le v9 blanc1 n'aide pas autant les ur9es1 augm5te l'paississem5t du sang1 qui e/ dja trop considrable4 #g ,alors mme1 il faut vit] de produire un trop gr& m\vem5t dans le sang1 qui emp*]oit plus qu'il n'aid]oit la sueur4 4 #af4 ,l'on augm5te encore leurs maux1 p> les alim5s qu'on donne trop tt ou en trop gr&e quantit1 ou de mauvaise nature4 ,la maladie affoiblit ncessairem5t1 la folle cra9te1 que l'on a que le malade ne meure de foiblesse1 porte lui donn] des alim5s1 qui1 en augm5tant sa maladie1 le tu5t en augm5tant ou en r$onnant la fievre4 ,cette cra9te que l'on a que ce dfaut de n\rriture ne donne la mort1 e/ absolum5t *im]ique2 jamais cette cause n'a tu aucun fievreux4 ,ils peuv5t tre plusieurs sema9es l'eau1 n'en sont que plus =ts au b\t de ce t]me2 au lieu qu'en *]*ant les n\rrir1 bi5 lo9 de les =tifi]1 la n\rriture augm5te la maladie1 p>-l-mme le malade e/ plus foible4 4 #ag4 ,ds qu'il y a de la fievre1 l'e/omac ne dig]e plus2 t\t ce qu'on avale se corrompt1 devi5t une s\rce de p\rriture1 qui n'aj\te ri5 aux =ces du malade1 mais qui augm5te beauc\p celles de la maladie2 a9si1 t\t ce qu'on pr5d devi5t un vrai poison1 qui dtruit les =ces3 mille exemples le pr\v5t4 ,on voit ces pauvres malheureux1 qu'on oblige pr5dre de la n\rriture1 p]dre leurs =ces1 tomb] dans l'angoisse dans les rv]ies1 mesure qu'ils aval5t4 4 #ah4 ,on leur fait du mal1 non-seulem5t p> la quantit de la n\rriture1 mais aussi p> sa qualit4 ,on leur fait avall] des b\illons de vi&e les plus =ts1 des oeufs1 des biscuits1 de la vi&e1 s'il leur re/e la =ce de la m*]4 ,il faut absolum5t que les malades succomb5t s\s le poids de ces *oses donnes mal--propos4 ,si l'on donne un homme sa9 de la vi&e corrompue1 des oeufs p\rris1 du b\illon gt1 il e/ attaqu p> des accid5s viol5s1 comme s'il avoit pris du poison1 c'en e/ rellem5t2 il a des vomissem5s1 des angoisses1 une di>rhe horrible1 de la fievre1 du dlire1 le p\rpre4 ,qu& on donne ces alim5s en bon tat un fivreux1 la *aleur les mati]es corrompues qui sont dja dans son e/omac1 les ont bi5-tt p\rris1 au b\t de quelques heures ils produis5t t\s les effets dont je vi5s de p>l]4 ,qu'on juge s'ils peuv5t conv5ir4 4 #ai4 ,c'e/ une vrit tablie p> le plus gr& ,mdec91 il y a plus de deux mille ans1 con/ate p> ses successeurs1 que tant qu'un malade a de mauvais leva9s dans l'e/omac1 plus on lui donne d'alim5s1 plus on l'affoiblit4 ,ces alim5s1 gts p> les mati]es infectes qu'ils tr\v5t1 sont incapables de n\rrir1 devi5n5t un n\veau g]me de maladie3 aussi ceux qui sav5t obs]v]1 rem>qu5t con/amm5t1 que qu& un fivreux a pris ce qu'on appelle un bon b\illon1 il a plus de fievre1 il e/ p>-l mme plus foible4 ,donn] un b\illon la vi&e bi5 frais1 un homme qui a beauc\p de fievre ou des mati]es corrompues dans l'e/omac1 c'e/ prcism5t lui r5dre le mme s]vice que si on lui donnoit deux ou trois heures plt>d un b\illon corrompu4 4 #bj4 ,je dois le dire3 ce prjug mortel1 qu'il faut s\t5ir les malades p> de la n\rriture1 e/ encore trop rp&u p>mi les p]sonnes mme que leurs tal5s leur ducation devroi5t s\/raire des erreurs aussi grossi]es que celles-l4 ,il s]oit bi5heureux p\r le g5re huma91 le t]me de ses j\rs s]oit en gnral bi5 plus long1 si l'on p\voit lui p]suad] cette vrit si bi5 dmontre en mdec9e2 c'e/ que les seules *oses qui puiss5t =tifi] un malade1 sont celles qui peuv5t affoiblir la maladie4 ,mais l'op9itret e/ inconcevable cet g>d2 elle e/ un second flau atta* la maladie1 plus f*eux qu'elle4 ,de v+t malades qui priss5t dans les campagnes1 il y en a s\v5t plus des deux ti]s qui auroi5t guri1 si1 mis simplem5t dans un endroit o ils fuss5t l'abri des injures de l'air1 ils euss5t eu de l'eau fra*e en abondance2 mais les so9s mal ent5dus dont je vi5s de p>l]1 n'en laiss5t r*ap] aucun4 4 #ba4 ,ce qu'il y a de plus horrible dans cet a*>nem5t *auff]1 desse*] n\rrir les malades1 c'e/ qu'il e/ totalem5t oppos ce que la nature indique4 ,le feu1 l'ardeur dont ils se plaign5t1 la s*]esse de la peau1 des lvres1 de la langue1 de la gorge2 la r\geur des ur9es1 l'ardeur qu'ils ont p\r les *oses rafra*issantes1 le plaisir1 le bi5 que leur fait l'air frais1 sont des signes qui n\s cri5t haute voix1 que n\s devons les rafra*ir p> t\tes sortes de moy5s4 ,leur langue sale1 qui pr\ve que l'e/omac e/ dans le mme tat1 leur dgt1 leur envie de vomir1 leur horreur p\r les alim5s1 surt\t p\r la vi&e1 la puanteur de leur hale9e1 celle des v5ts qu'ils r5d5t p> haut p> bas1 s\v5t celle de leurs selles1 pr\v5t que t\t leur intrieur e/ ple9 de mati]es corrompues1 qui corromproi5t t\s les alim5s qu'on y mettroit2 que t\t ce qu'il y a faire1 c'e/ de dlay] ces mati]es p> des torr5s de boissons rafra*issantes1 qui les dispos5t tre vacues aism5t4 ,je le r$is1 je s\haite qu'on y fasse att5tion1 tant qu'on a un gt d'am]tume ou de p\rriture1 qu'on a du dgt1 ou que l'hale9e e/ mauvaise1 qu'on a de la *aleur de la fievre1 que les selles sont puantes les ur9es r\ges1 la vi&e1 le b\illon la vi&e1 les oeufs1 t\t ce dans quoi l'une ou l'autre de ces *oses entr5t1 la ?riaque1 le v9 pur1 t\tes les *oses *audes1 sont de vrais poisons4 4 #bb4 ,je p>otrai peut-tre outr au public1 quelques ,mdec9s2 mais les ,mdec9s clairs1 les vrais ,mdec9s1 ceux qui obs]v5t les effets de *aque *ose1 tr\v]ont au contraire que bi5 lo9 d'outr]1 j'expose foiblem5t leur s5tim5t1 qui e/ celui de t\s les bons ,mdec9s depuis plus de deux mille ans2 celui que la raison appr\ve1 que l'expri5ce confirme t\s les j\rs4 ,les erreurs que je vi5s de combattre cot5t des millions d'hommes l',europe4 4 #bc4 ,il ne faut pas omettre que1 lors mme que le malade a le bonheur de ne pas m\rir1 malgr t\t ce qu'il a fait p\r cela1 le mal n'e/ pas f9i1 les effets des alim5s des rem$es *auffans sont de lui laiss] le g]me de quelque maladie de langueur1 qui1 se =tifiant peu peu1 clate au b\t de quelque tems1 lui fait a*et]1 p> de longues s\ffrances1 la mort qu'il desire4 4 #bd4 ,je dois encore montr] le dang] d'une autre pratique2 c'e/ de purg] un malade1 ou de lui donn] l'mtique ds les comm5cem5s de la maladie4 ,l'on fait p>-l des maux inf9is4 ,il y a des cas dans lesquels les vacuans1 au comm5cem5t du mal1 convi5n5t2 ils s]ont indiqus dans d'autres *apitres3 mais tant qu'on ne les connot pas1 il faut tablir comme une regle gnrale1 que ces rem$es sont nuisibles2 ce qui e/ vrai le plus s\v5t1 t\j\rs qu& les maladies sont inflammatoires4 4 #be4 ,l'on esp]e1 p> leurs sec\rs d'enlev] les emb>ras de l'e/omac1 la cause des envies de vomir1 de la mauvaise b\*e1 de la soif1 du mal-aise1 de dim9u] le leva9 de la fievre4 ,l'on se trompe le plus s\v5t2 p>ceque les causes de ces accid5s ne sont po9t ord9airem5t de nature cd] ces vacuations4 ,la t5acit des ordures qui sont sur la langue1 doit n\s faire jug] de celles qui tapiss5t l'e/omac les inte/9s4 ,l'on a beau la lav]1 la g>g>is]1 la racl]2 t\t e/ inutile3 ce n'e/ qu'aprs avoir fait boire le malade p5dant plusieurs j\rs1 avoir dim9u la *aleur1 la fievre1 la viscosit des humeurs1 qu'on peut enlev] ce sdim5t1 qui se dta*e mme peu peu de lui-mme2 le mauvais gt se dissipe1 la langue r$evi5t belle1 la soif cesse4 ,l'hi/oire de l'e/omac1 e/ la mme que celle de la langue2 aucun sec\rs ne peut le nettoy] dans les comm5cem5s4 ,en donnant beauc\p de rem$es dlayans rafrai*issans1 il se nettoie lui-mme2 les envies de vomir1 les rapports1 l'inquitude pass5t naturellem5t sans purgatif4 4 #bf4 ,non-seulem5t on ne fait po9t de bi5 p> ces rem$es1 mais on fait un mal trs considrable1 en appliquant des rem$es acres irritans1 qui augm5t5t la d\leur l'inflammation2 qui attir5t les humeurs sur ces p>ties1 o il y en a dja trop2 qui n'vacu5t po9t la cause de la maladie1 p>cequ'elle n'e/ pas prte tre vacue1 qu'elle n'e/ pas mre2 mais qui vacu5t ce qu'il y a de plus liquide dans le sang qui p>-l mme re/e plus pais2 qui vacu5t la p>tie utile1 laiss5t la nuisible4 4 #bg4 ,l'mtique1 surt\t donn dans une maladie inflammatoire1 mme inconsidrm5t dans t\tes les maladies aiges1 avant que d'avoir dim9u les humeurs p> la saigne1 les avoir dlayes p> d'abondantes boissons1 produit les plus gr&s maux2 les inflammations de l'e/omac1 des p\lmons1 du foie2 les suffocations1 les phrnsies4 ,les purgatifs occasionn5t quelquefois une inflammation gnrale des boyaux1 qui conduit la mort4 ,il n'y a po9t de ces cas dont l't\rd]ie1 l'imprud5ce l'ignorance ne m'ai5t fait voir quelques exemples4 ,l'effet de ces rem$es1 dans ces circon/ances1 e/ le mme que celui du sel du poivre1 qu'on mettroit sur une langue s*e1 enflamme sale1 p\r l'humect] la nettoy]4 4 #bh4 ,il n'y a p]sonne qui1 avec du bon s5s1 ne soit en tat de s5tir la vrit de t\t ce que j'ai dit dans ce *apitre2 il y auroit de la prud5ce1 p\r ceux mmes qui ne s5tiroi5t pas la solidit de ces avis1 ne pas les brav]1 ne pas les heurt] trop h>dim5t4 ,il s'agit d'un objet important2 dans une mati]e qui leur e/ trang]e1 ils doiv5t1 sans d\te1 quelque dfr5ce aux avis des g5s qui en ont fait l'tude de t\te leur vie4 ,ce n'e/ pas moi que je veux qu'on c\te1 ce sont les plus gr&s ,mdec9s1 dont je ne suis dans ce cas que le foible organe4 ,quel intrt avons-n\s t\s df5dre aux malades de mang]1 de s't\ff]1 de boire des *oses *audes qui enflamm5t leur fievre8 ,quel avantage peut-il n\s en rev5ir1 de n\s oppos] au fatal torr5t qui les entrane8 ,quelle raison peut p]suad] que des milli]s de g5s1 ple9s de gnie1 de savoir1 d'expri5ce1 qui pass5t leur vie au milieu des malades1 uniquem5t occups les soign] obs]v] t\t ce qui leur arrive1 se font illusion se tromp5t sur l'effet des alim5s1 du rgime1 des rem$es8 ,peut-il entr] dans des ttes s5ses1 qu'une g>de qui conseille un b\illon1 un oeuf1 un biscuit1 mrite plus d'tre crue1 qu'un ,mdec9 qui les df5d8 ,il n'y a ri5 de plus dsagrable p\r celui-ci1 que d'tre oblig de disput] cont9uellem5t p\r ces mis]es1 de cra9dre t\j\rs que des so9s mortellem5t (ficieux ne dtruis5t1 p> des alim5s qui augm5t5t t\tes les causes du mal1 l'effet de t\s les rem$es qu'il emploie p\r les combattre1 n'env5im5t la plaie mesure qu'il la panse4 ,plus on aime un malade1 plus on veut le faire mang]2 c'e/ l'assass9] p> t5dresse4 ,,*apitre ,,iii4 ,ce qu'il faut faire dans les comm5cem5s des maladies4 ,diete des maladies aigus4 4 #bi4 ,j'ai fait voir les dang]s du rgime1 des pr9cipaux rem$es qu'on emploie gnralem5t p>mi le peuple4 ,je dois indiqu] actuellem5t ce qu'on peut faire1 sans aucun risque1 dans les comm5cem5s des maladies aiges quelconques1 le rgime gnral qui convi5t t\tes4 ,ceux qui auront envie de tir] quelque fruit de ce ,trait1 doiv5t faire att5tion ce *apitre1 p>ceque dans le re/e de l'ouvrage1 p\r vit] les rptitions1 je ne p>l]ai du rgime1 que qu& la maladie en exig]a un diffr5t de celui que je dtaill]ai actuellem5t2 qu& je dirai qu'il faut mettre un malade au rgime1 cela signifi]a qu'il faut le trait] de la faon prescrite dans ce *apitre2 l'on f]a ce que je vais indiqu] relativem5t l'air1 aux alim5s1 la boisson1 aux lavem5s1 except qu& je prescrirai expressm5t autre *ose1 comme d'autres ptisanes1 ou d'autres lavem5s4 4 #cj4 ,la pl"p des maladies 7j'ent5s t\j\rs aiges ou fivreuses7 s'annonc5t s\v5t1 quelques sema9es1 ord9airem5t quelques j\rs l'avance1 p> quelques drangem5s dans la sant1 comme un leg] eng\rdissem5t1 un peu mo9s d'agilit1 mo9s d'apptit1 un peu de pesanteur d'e/omac1 plus de facilit se fatigu]1 quelques emb>ras de tte1 un sommeil plus pesant1 mais mo9s tranquille1 qui ne rp>e pas les =ces comme aup>avant1 mo9s de gaiet1 quelquefois un peu d'emb>ras dans la poitr9e1 un p\ls mo9s rguli]1 une disposition au froid1 plus de facilit su]1 quelquefois la cessation des sueurs ord9aires4 ,l'on peut cette poque prv5ir ou1 au mo9s1 dim9u] considrablem5t les maux les plus f*eux1 p> des att5tions aises1 que je rduis quatre4 #a4 ,r5onc] t\t travail viol5t2 mais cont9u] cep5dant un ex]cice trs d\x4 #b4 ,se rduire trs peu1 ou po9t d'alim5s solides2 r5onc] surt\t entirem5t la vi&e1 au b\illon1 aux oeufs au v94 #c4 ,boire abondamm5t1 c'e/--dire1 une c\ple de p9tes p> j\r1 p> petits v]res1 de demi-heure en demi-heure1 de la ptisane 7,n4 #a1 ou #b471 mme de l'eau ti$e1 sur *aque p9te de laquelle on mettra un demi v]re de v9aigre4 ,il n'y a p]sonne qui ce sec\rs puisse manqu]4 ,si l'on n'avoit pas de v9aigre1 on boiroit l'eau ti$e pure1 l'on mettroit sur *aque p9te qu9ze ou v+t gra9s de sel de cuis9e4 ,ceux qui auroi5t du miel1 f]oi5t trs bi5 d'en mettre deux ou trois cuill]es dans l'eau4 ,l'on p\rroit aussi employ] avec succs une infusion de fleurs de sureau ou de tilleul4 ,le petit lait bi5 clair1 peut galem5t s]vir4 #d4 ,pr5dre des lavem5s4 ,en suivant cette m?ode1 on a s\v5t c\p rac9e aux maladies les plus graves2 lorsqu'on ne peut pas les emp*] de p>otre1 au mo9s on les r5d plus d\ces1 l'on dim9ue beauc\p le dang]4 4 #ca4 ,malheureusem5t l'on suit une m?ode t\te contraire2 qu& on s5t ces drangem5s1 l'on se borne ne mang] que de la vi&e1 des oeufs1 du b\illon1 l'on r5once aux lgumes aux fruits1 qui s]oi5t si utiles2 l'on boit1 p\r se =tifi] l'e/omac *ass] les v5ts1 du v9 ou quelques liqueurs1 qui ne =tifi5t que la fievre1 ne *ass5t que les re/es de la sant4 ,l'on emp*e p>-l t\tes les vacuations2 l'on ne dtrempe po9t les mati]es qui occasionn5t la maladie2 on ne les r5d po9t propres tre vacues2 au contraire1 elles devi5n5t plus acres plus difficiles tre emm5es2 au lieu que la quantit d'une boisson dlayante rafra*issante1 dtrempe dta*e t\tes les mati]es trang]es2 elle dlaie le sang2 au b\t de quelques j\rs1 t\t ce qu'il y avoit de nuisible s'vacue p> les selles1 p> les ur9es1 ou p> la sueur4 4 #cb4 ,qu& la maladie a fait de plus gr&s progrs1 que le malade e/ dja saisi p> ce froid plus ou mo9s viol5t1 qui prc$e presque t\tes les maladies1 qui e/ ord9airem5t accompagn d'un accablem5t total de d\leurs dans t\t l'extrieur du corps1 il faut ou le mettre au lit1 s'il ne peut pas re/] deb\t2 ou qu'il se ti5ne tranquillem5t assis un peu plus c\v]t que de c\tume1 qu'il boive t\s les qu>ts-d'heure un petit v]re *aud1 de la boisson 7,n4 #a1 #b72 ou si elle manque1 de quelqu'une de celle dont je vi5s de p>l]4 4 #cc4 ,les malades veul5t qu'on les c\vre beauc\p p5dant le froid2 il faut tre extrmem5t att5tif les dc\vrir ds qu'il dim9ue1 af9 que qu& la *aleur comm5ce1 ils n'ai5t ri5 de plus que les c\v]tures ord9aires2 il s]oit mme s\hait] qu'ils en euss5t mo9s4 ,les paysans c\*5t sur un lit de plume1 s\s des c\v]tures de la9e qui sont ord9airem5t d'un poids imm5se4 ,la *aleur que donne la plume e/ trs f*euse p\r les fivreux2 cep5dant comme ils y sont accotums1 on peut tolr] cette c\tume p5dant une p>tie de l'anne2 mais p5dant les *aleurs1 ou t\tes les fois que la fievre e/ extrmem5t =te1 ils doiv5t c\*] sur la paillasse1 ils en s]ont inf9im5t mieux1 rejett] les c\v]tures de la9e trop paisses1 p\r ne se c\vrir que de draps1 de c\v]tures de la9e mo9s l\rdes1 ou mme de quelqu'autre *ose mo9s *aude4 ,l'on ne peut croire1 comme moi1 que qu& l'on en a t tmo9 combi5 l'on s\lage le malade en lui tant son lit de plumes2 le mal pr5d sur le *amp une n\velle face4 4 #cd4 ,ds que la *aleur e/ v5ue1 que la fievre e/ bi5 dcl>e1 l'on doit p\rvoir au rgime du malade4 #a4 ,il faut avoir so9 que l'air de la *ambre ne s'*auffe pas trop2 qu'il y ait le mo9s de monde1 qu'on y fasse le mo9s de bruit possible2 que p]sonne ne p>le au malade sans ncessit4 ,il n'y a ri5 qui augm5te plus la fievre fasse plus rv]1 que la multitude des g5s qui sont au t\r du malade1 qui font du bruit4 ,il faut1 qu& il a t la selle ou qu'il a ur91 emport] ces excrm5s le plutt possible4 ,il faut ncessairem5t ouvrir les f5tres soir mat91 au mo9s un qu>t-d'heure *aque fois1 ouvrir en mme-tems une porte1 af9 que l'air se r5\velle4 ,mais1 comme il ne faut pas qu'il y ait un c\rant d'air sur le malade1 on tir]a1 dans le mme-tems1 les rideaux de son lit2 s'il n'en avoit po9t1 on en fait dans le mom5t1 en mettant au t\r de lui des *aises1 avec quelques habits qui le g>antiss5t4 ,si la saison e/ extrmem5t rig\reuse1 il suffit de l'ouvrir une fois le j\r4 ,il e/ aussi trs utile de brl] du g5ievre ou autre bois aromatique2 ou bi51 on jett]a un peu de v9aigre sur une pelle r\ge2 cette fume corrige la putridit de l'air4 ,dans les gr&es *aleurs1 qu& l'air de la *ambre e/ brlant1 que le malade en e/ =t incommod1 on peut arros] de tems en tems le plan*]1 mettre dans la *ambre quelques grosses bran*es de saule1 ou d'aulne1 ou de fresne1 qui tremp5t dans des seaux d'eau4 4 #ce4 #b4 ,p> rapport la n\rriture du malade1 il ne pr5dra ri5 du t\t de solide2 mais on peut lui prp>]1 p> t\t en t\t tems1 la n\rriture suivante1 qui e/ une des plus sa9es1 1 sans contr$it1 la plus simple4 ,pr5ez une demi-livre de pa91 la grosseur d'une noisette de beurre1 ou mme po9t1 un pot d'eau2 faites cuire le t\t jusqu' ce que le pa9 soit presque enti]em5t dfait3 on le passe1 l'on en donne un demi-septi] au malade1 de trois en trois1 ou de quatre en quatre heures1 et mme plus r>em5t1 si la fievre toit extrmem5t =te4 ,ceux qui ont des gruaux1 de l'orge1 des pois1 des feves1 de l'ave9e1 du ris peuv5t en pr5dre1 cuits de la mme faon1 avec quelques gra9s de sel#h4 #h ,on donne1 ici1 des b\illons de vi&e3 on ne peut trop recomm&] de les faire leg]s avec le veau1 le p\let2 mais il s]oit encore mieux d'us] de ce que l'on prescrit dans ce livre4 4 #cf4 ,l'on peut aussi leur p]mettre1 au lieu de ces especes de s\pe1 des fruits d't cruds1 en hiv] des pommes cuites1 ou des prunes des c]ises se*es que l'on f]a cuire4 ,les g5s in/ruits ne s]ont pas surpris de voir ordonn] les fruits dans les maladies aiges2 ils en voi5t les succs t\s les j\rs4 ,ce conseil ne rvolt]a que ceux qui sont encore trop imbus des anci5s prjugs2 mais1 en rfle*issant1 ils s5tiront que ces fruits1 qui desalt]5t1 rafra*iss5t1 abbatt5t la fievre1 corrig5t la bile corrompue *auffe1 entreti5n5t la lib]t du v5tre1 font c\l] les ur9es1 sont l'alim5t le plus conv5able p\r les fievreux4 ,aussi ils les desir5t ardemm5t2 j'en ai vu plusieurs qui ne s'toi5t guris1 qu'en mangeant en ca*ette une gr&e quantit de ces fruits qu'ils desiroi5t ardemm5t1 qu'on leur refusoit4 ,ceux qui ne s5tiront pas ces raisons1 peuv5t au mo9s haz>d] un essai sur ma p>ole2 leur propre expri5ce les conva9cra bi5tt de l'utilit de cette espece d'alim5t4 ,l'on peut donc h>dim5t donn]1 dans t\tes les fievres cont9ues1 des c]ises1 des griottes1 des fraises1 des rais9s de m>s1 des framboises1 des mres2 mais il faut que t\s ces fruits soi5t trs mrs4 ,les pommes1 les poires1 les prunes sont mo9s fondantes1 mo9s remplies de jus1 convi5n5t mo9s4 ,il y a cep5dant quelques especes de poires1 extrmem5t aqueuses1 qu'on peut employ]#i3 on peut aussi pr5dre un peu de jus de prunes bi5 mres1 avec de l'eau4 ,j'ai vu cette boisson dsaltr] un malade1 mieux qu'aucune autre4 ,l'att5tion qu'on doit avoir1 c'e/ de n'en pas pr5dre une grosse quantit la fois1 sans quoi l'e/omac s]oit sur*>g1 le malade s\ffriroit2 mais si l'on en pr5d s\v5t peu1 il n'y a ri5 de plus salutaire4 ,ceux que leur situation met mme d'avoir des oranges d\ces ou des citrons1 peuv5t galem5t en mang] les coeurs avec succs2 il faut rejett] l'corce qui *auffe4 #i ,comme les diffr5tes especes de beurr1 de bon-*rti51 le doy5n1 le ,s4 ,g]ma91 la virg\leuse1 la royale d't1 la b]gamote1 l'anglet]re4 4 #cg4 #c4 ,il faut faire usage d'une boisson qui desalt]e1 abatte la fivre1 dlaie1 rel*e aide les vacuations p> les selles1 les ur9es la transpiration4 ,t\tes celles dont j'ai p>l1 runiss5t t\tes ces qualits4 ,l'on peut aussi mettre un v]re1 ou un v]re demi1 du jus des fruits dont je vi5s de p>l]1 dans une p9te d'eau4 4 #ch4 ,les malades doiv5t beauc\p boire4 ,il s]oit s\hait] qu'ils buss5t au mo9s deux ou trois p9tes p> j\r1 s\v5t peu la fois2 c'e/--dire un v]re *aque qu>t d'heure4 ,il faut que la boisson ait p]du le gr& froid4 4 #ci4 #d4 ,si le malade ne va pas t\s les j\rs deux fois la selle1 si les ur9es ne sont pas abondantes1 ou si elles sont r\ges1 si le malade rve1 si la fievre e/ =te1 le mal de tte de re9s considrable1 le v5tre d\l\reux1 les envies de dormir frqu5tes1 il faut donn] un lavem5t 7,n4 #e471 au mo9s une fois p> j\r4 ,le peuple n'aime pas ce rem$e2 il n'y en a cep5dant po9t de plus utile dans les maladies viol5tes1 surt\t dans les cas que je vi5s d'indiqu]2 un lavem5t s\lage ord9airem5t plus1 que si on buvoit sept ou huit fois la mme quantit de liqueur4 ,l'usage des lavem5s dans les diffr5tes maladies1 s]a dt]m9 en p>lant de *acune4 ,mais il ne faut jamais les donn] dans le mom5t o le malade a une sueur qui le s\lage4 4 #dj4 #e4 ,tant que le malade en aura la =ce1 il faut qu'il se ti5ne t\s les j\rs hors du lit une heure1 plus s'il peut2 mais au mo9s une demi-heure3 cela dim9ue la fievre1 le mal de tte1 les rv]ies4 ,il faut vit] de lev] le malade p5dant qu'il auroit une sueur de nature le s\lag]2 mais ces sueurs ne vi5n5t jamais que sur la f9 des maux1 aprs que le malade a eu beauc\p d'autres vacuations4 4 #da4 #f4 ,on lui raccommod]a son lit t\s les j\rs1 p5dant qu'il s]a lev1 l'on *ang]a les l+es1 tant du lit que du malade1 le plus s\v5t qu'on le p\rra4 ,un prjug p]nicieux tablit une pratique contraire1 qui e/ trs dang]euse4 ,on cra9t de sortir le malade du lit1 on le laisse dans des l+es p\rris1 *>gs de corruption1 qui p>-l non-seulem5t entreti5n5t la maladie1 mais peuv5t mme lui donn] un c>act]e de malignit4 ,je le rit]e1 ri5 n'entreti5t la fievre les rv]ies1 comme de ne po9t sortir du lit de ne po9t *ang] de l+e2 j'ai fait cess]1 p> ce d\ble moy5 sans autre sec\rs1 des rv]ies qui duroi5t depuis d\ze j\rs sans int]ruption4 ,l'on dit que le malade e/ trop foible1 c'e/ une mauvaise raison3 il faut qu'un malade soit presque m\rant p\r ne pas s\t5ir cette opration1 qui1 lors mme qu'il l'pr\ve p\r le mom5t1 augm5te ses =ces dim9ue aussi-tt ses maux4 ,un avantage que les malades retir5t du sj\r hors du lit1 c'e/ que les ur9es c\l5t plus abondamm5t avec facilit4 ,l'on en voit quelquefois qui n'ur95t po9t du t\t1 si on ne les sort pas du lit4 ,il y a un gr& nombre de maladies aiges que ce seul rgime gurit radicalem5t1 il les ad\cit t\tes4 ,si on ne l'emploie pas1 les rem$es sont le plus s\v5t inutiles4 ,il s]oit s\hait] que le peuple st que l'on ne peut pas brusqu] les maladies2 que *acune doit avoir un c]ta9 c\rs1 que l'usage des rem$es viol5s qu'il aime employ]1 peut bi5 les abreg] en tuant le malade3 mais cet usage ne gurit jamais plus vte1 au contraire il r5d la maladie plus f*euse1 plus longue1 plus op9itre1 laisse s\v5t des suites qui font languir t\te sa vie celui qui a t trait avec des rem$es viol5s4 4 #db4 ,ce n'e/ pas assez de bi5 conduire la maladie1 il faut encore soign] la convalesc5ce1 qui e/ t\j\rs un tat de foiblesse1 p>-l mme de langueur4 ,le mme prjug qui tue les malades en les =ant mang]1 s't5d sur la convalesc5ce1 la r5d f*euse longue3 on produit des re*tes quelquefois mortelles1 s\v5t des maux *roniques1 en faisant mang] les convalesc5s trop1 ou trop tt4 ,a mesure que la fievre dim9ue1 on peut ins5siblem5t augm5t] la quantit de n\rriture2 mais tant qu'il en re/e1 il convi5t de s'en t5ir aux alim5s que j'ai indiqus4 ,ds qu'elle e/ f9ie1 on peut pass] des alim5s diffr5s1 pr5dre un peu de vi&e1 mais il faut qu'elle soit t5dre1 du poisson1 un peu de b\illon1 quelques oeufs1 du v9 avec de l'eau1 du pa9 tremp dans le v93 ces alim5s sont utiles1 s]v5t rp>] les =ces qu& on en use modrm5t4 ,ils ret>d5t la gurison ds qu'on en pr5d un peu trop2 p>ceque l'e/omac extrmem5t affoibli p> la maladie p> les rem$es1 n'e/ capable que d'une trs petite dige/ion1 si on lui donne au-del de ses =ces1 t\t ce qu'on pr5d ne se dig]e po9t1 mais se corrompt4 ,il survi5t de frqu5s ret\rs de fievre1 un abattem5t cont9uel1 des maux de tte1 un ass\pissem5t sans p\voir dormir1 des d\leurs des *aleurs dans les bras dans les jambes1 de l'inquitude1 de la mauvaise humeur1 des vomissem5s1 des di>rhes1 des ob/ructions4 4 #dc4 ,l'on prvi5t t\s ces maux en se cont5tant de trs peu d'alim5s4 ,je le rit]e1 si l'on veut =tifi] un convalesc5t1 il faut lui donn] peu3 ce n'e/ pas ce qu'on avale qui n\rrit1 ce n'e/ que ce qu'on dig]e4 ,le convalesc5t qui avale peu1 le dig]e e/ n\rri2 celui qui avale beauc\p ne le dig]e pas1 bi5 lo9 d'tre n\rri =tifi1 il prit peu peu4 4 #dd4 ,il faut1 #a4 que les convalesc5s1 comme les malades1 pr5n5t trs peu d'alim5s la fois1 frquemm5t4 #b4 ,qu'ils ne pr5n5t jamais qu'une sorte d'alim5t dans un repas1 qu'ils n'en *ang5t pas trop s\v5t4 #c4 ,qu'ils m*5t avec beauc\p de so9 t\t ce qu'ils pr5n5t de solide4 #d4 ,qu'ils dim9u5t la quantit de boisson3 la meilleure1 p\r le gnral1 e/ de l'eau avec un qu>t ou un ti]s de v9 blanc4 #e4 ,qu'ils se prom55t le plus s\v5t qu'ils p\rront pi$1 en voiture1 *eval3 ils auront att5tion1 surt\t les premi]es sorties1 de faire leur prom5ade dans des endroits qui soi5t l'abri du v5t qui ne soi5t pas humides4 ,ce d]ni] ex]cice e/ le plus salutaire de t\s4 ,les trois qu>ts des g5s de la campagne sont mme de se procur] cet avantage sans qu'il leur en cote ri52 ils ont gr& tort de le nglig]4 ,ceux qui v\dront en us]1 doiv5t le faire avant leur plus gr& repas1 qui doit tre celui du milieu du j\r1 jamais aprs4 ,l'ex]cice pris avant le repas1 =tifie les organes de la dige/ion1 qui ensuite se fait mieux3 si on le pr5d aprs1 il la tr\ble4 #f4 ,comme ord9airem5t les convalesc5s sont mo9s bi5 le soir1 ils doiv5t r5tr] *ez eux avant le c\*] du soleil1 lorsqu'il s'leve un v5t froid ou humide4 ,il faut qu' ces heures ils pr5n5t trs peu d'alim5s3 leur sommeil en s]a plus tranquille1 les rep>]a mieux4 #g4 ,ils ne doiv5t re/] au lit que sept ou huit heures4 #h4 ,l'enflure des jambes qui survi5t presque t\s1 n'e/ pas dang]euse1 se dissipe d'elle-mme qu& ils sont sobres qu'ils pr5n5t du m\vem5t4 #i4 ,il n'e/ pas ncessaire qu'ils aill5t t\s les j\rs la selle2 mais il ne faut pas qu'ils soi5t ress]rs plus de deux ou trois j\rs2 si cela arrivoit1 il faudroit leur donn] un lavem5t le troisieme j\r1 mme plutt si l'on voyoit que la con/ipation leur occasionnt de la *aleur1 des gonflem5s1 de l'inquitude1 des maux de tte4 #aj4 ,s'il leur re/e beauc\p de foiblesse1 si l'e/omac e/ drang1 s'ils ont de tems en tems un peu de fievre1 ils pr5dront trois prises p> j\r du rem$e 7,n4 #ad47 qui rtablit les dige/ions1 rappelle les =ces *asse la fievre4 #aa4 ,il ne faut pas qu'ils repr5n5t trop tt le travail2 cette mauvaise c\tume emp*e j\rnellem5t plusieurs paysans de se remettre jamais p>faitem5t bi51 de repr5dre leurs premi]es =ces3 p\r n'avoir pas su se repos] p5dant quelques j\rs1 ils ne r$evi5dront jamais aussi robu/es ouvri]s qu'ils l'toi5t aup>avant1 ce travail prcoce leur f]a p]dre dans la suite1 *aque sema9e de leur vie1 plus de tems qu'ils n'en ont gagn une seule fois4 ,je vois t\s les j\rs des lab\reurs1 des vign]ons1 des manoeuvres languissans2 presque t\s dat5t le comm5cem5t de leur langueur depuis quelque maladie aige1 qui1 p> le manque de mnagem5t dans la convalesc5ce1 n'a pas t bi5 gurie3 un repos de sept ou huit j\rs de plus leur auroit p>gn t\tes ces infirmits2 mais c'e/ ce qu'on a pe9e leur faire compr5dre4 ,le peuple1 dans ce cas dans beauc\p d'autres1 ne sait calcul] que p\r le j\r1 n't5d po9t ses vues au l5dema92 il ne sait faire aucun sacrifice l'av5ir2 il en faut cep5dant p\r se le r5dre favorable4 ,,*apitre ,,iv4 ,inflammation de ,poitr9e4 4 #de4 ,l'inflammation de poitr9e1 ou ,p]ipneumonie1 ou ,fluxion de poitr9e1 e/ une inflammation du p\lmon1 plus ord9airem5t d'un seul de ses cts4 ,les signes qui la font connotre sont1 un frisson plus ou mo9s long1 p5dant lequel le malade e/ quelquefois =t inquiet angoiss1 symptome ess5tiel1 qui m'a s]vi plus d'une fois di/+u] cette maladie c\p sr1 ds son premi] mom5t2 la *aleur qui suit le frisson1 qui1 p5dant quelques heures1 e/ s\v5t mle de ret\r de froid2 le p\ls e/ vite1 assez =t1 mdiocrem5t ple91 dur1 regl qu& le mal e/ mdiocre2 petit1 mol1 irrguli] qu& la maladie e/ trs grave2 un s5tim5t leg]em5t d\l\reux dans l'un des cts de la poitr9e2 quelquefois1 une espece de s]rem5t sur le coeur2 quelquefois1 des d\leurs dans t\t le corps1 surt\t le long des re9s2 de l'oppression1 au mo9s le plus s\v5t1 c> quelquefois il y en a peu2 la ncessit d'tre presque t\j\rs c\* sur le dos1 ne p\vant l'tre que trs r>em5t sur les cts2 une t\x1 quelquefois se*e1 alors elle e/ plus d\l\reuse1 d'autres fois accompagne de cra*ats plus ou mo9s ple9s de sang1 s\v5t de sang pur2 une d\leur ou au mo9s une pesanteur de tte1 s\v5t des rv]ies1 presque t\j\rs le visage r\ge2 d'autres fois de la pleur un air tonn ds le comm5cem5t1 ce qui e/ d'un fa*eux prsage2 les levres1 la langue1 le palais1 la peau se*es2 l'hale9e *aude1 les ur9es peu abondantes r\ges dans les comm5cem5s1 plus abondantes mo9s r\ges dposant beauc\p de s$im5t dans la suite2 frquemm5t de l'altration2 quelquefois des envies de vomir1 dans le comm5cem5t1 qui1 en en imposant g5s peu in/ruits1 ont s\v5t port donn] un mtique1 qui e/ mortel1 surt\t cette poque2 une *aleur univ]selle1 un r$\blem5t presque t\s les soirs1 p5dant lequel la t\x e/ plus aigre1 les cra*ats mo9s abondans4 ,les meilleurs cra*ats sont ceux qui ne sont ni trop liquides ni trop durs2 mais d'une consi/ance mdiocre1 ressemblant ce qu'on cra*e sur la f9 d'un rhume1 mais plus jaunes1 mls d'un peu de sang1 qui dim9ue peu peu1 disp>ot ord9airem5t avant le septieme j\r4 ,quelquefois l'inflammation monte le long de la tra*e artre1 occasionne au malade une suffocation un s5tim5t d\l\reux1 qu& il avale1 qui lui p]suade qu'il a un mal de gorge4 4 #df4 ,qu& le mal e/ trs viol5t1 ou qu& il le devi5t2 le malade ne peut respir] qu'assis4 ,le p\ls devi5t trs petit trs vite2 le visage devi5t livide1 la langue noire1 les yeux s'g>5t1 le malade a une angoisse inexprimable1 il s'agite cont9uellem5t dans son lit2 quelquefois un bras e/ dans une espece de p>alysie2 les rv]ies ne le quitt5t po9t1 il ne peut ni veill] ni dormir2 la peau de la poitr9e du col se c\vr5t quelquefois1 surt\t qu& l'air e/ t\ff le mal extrme viol5t1 de ta*es livides1 plus ou mo9s considrables2 les =ces s'puis5t1 la difficult de respir] augm5te d'un mom5t l'autre2 le malade tombe dans une l?>gie1 meurt bi5tt1 d'une mort affreuse assez commune dans les campagnes p> l'effet des rem$es *auffans1 qu'on emploie dans ce cas4 ,l'on a vu l'usage de ces rem$es augm5t] la maladie un tel po9t1 que le coeur se f5doit1 comme l'ouv]ture du cadavre l'a pr\v4 ,si la maladie attaque t\t--c\p avec viol5ce1 si le froid dure plusieurs heures1 s'il e/ suivi d'une *aleur brulante1 si le c]veau s'emb>rasse ds le comm5cem5t1 si le malade a une petite di>rhe avec t5esme1 s'il cra9t le lit1 s'il sue trop1 ou s'il a la peau extrmem5t aride1 si son c>act]e p>ot *ang1 s'il a beauc\p de pe9e cra*]1 la maladie e/ trs dang]euse4 4 #dg4 ,il faut d'abord mettre le malade au rgime1 avoir so9 qu'il ne boive jamais trop froid4 ,sa boisson doit tre la ptisane d'orge ,n4 #b1 ou le lait d'am&e ,n4 #d1 ou celle ,n4 #g4 ,les jus d'h]bes1 qui entr5t dans cette d]ni]e1 sont un excell5t rem$e dans ce cas2 p>cequ'ils fond5t puissamm5t ce sang pais qui =me l'inflammation4 ,p5dant que la fievre e/ extrmem5t viol5te1 que le malade ne cra*e pas suffisamm5t1 qu'il rve1 qu'il a trs mal la tte1 ou qu'il cra*e le sang pur1 il faut donn] le lavem5t ,n4 #e1 trois fois1 ou au mo9s deux fois dans v+t-quatre heures4 ,mais le rem$e pr9cipal c'e/ la saigne4 ,ds que le froid a f9i1 il faut tir] t\t la fois d\ze onces de sang du bras1 mme1 si le malade e/ jeune robu/e1 quatorze ou seize4 ,cette =te saigne s\lage plus1 que si on tiroit v+t-quatre onces en trois fois4 4 #dh4 ,qu& la maladie e/ telle qu'elle e/ dcrite 4 #de1 cette saigne s\lage considrablem5t le malade1 p5dant quelques heures2 mais le mal revi5t1 p\r prv5ir cela1 il faut1 mo9s que t\t n'aille extrmem5t bi51 rit]] la saigne au b\t de quatre heures1 tir] encore d\ze onces de sang4 ,s\v5t cela suffit4 ,mais si au b\t de huit ou dix heures1 la maladie p>oissoit se ranim]1 il faudroit rit]] une troisieme1 mme une quatrieme fois4 ,mais en employant les autres sec\rs ncessaires1 j'ai r>em5t eu beso9 de cette quatrieme saigne1 frquemm5t je m'en ti5s aux deux premi]es4 ,s'il y a plusieurs j\rs que la maladie a comm5c1 si la fievre e/ encore =te1 la respiration difficile1 si le malade ne cra*e pas1 ou s'il cra*e trop de sang1 il faut1 sans s'emb>rass] du j\r1 faire une saigne1 ft-ce le dixieme4 ,le sang dans cette maladie1 dans t\tes les autres maladies inflammatoires1 e/ extrmem5t pais2 1 presque d'abord qu'on l'a tir1 il se =me dessus1 cette peau blan*e1 coriace1 que *acun connot1 qu'on appelle cr\te pleurtique4 ,l'on reg>de comme un bi51 lorsque dans *aque saigne1 elle devi5t mo9s dure mo9s paisse que dans les prcd5tes4 ,cela e/ gnralem5t vrai1 si en mme tems le malade se tr\ve mieux2 mais si l'on ne faisoit att5tion qu'au sang seul1 on se tromp]oit s\v5t4 ,il arrive mme1 que dans l'inflammation de poitr9e la plus viol5te1 cette cr\te ne se =me po9t2 ce qu'on reg>de comme un signe trs dang]eux4 ,il y a d'ailleurs1 cet g>d plusieurs bis>r]ies1 qui dp5d5t des plus petites circon/ances3 a9si il ne faut po9t se fond] uniquem5t sur cette cr\te1 p\r regl] les saignes2 1 en gnral1 il ne faut pas trop croire que l'tat du sang dans la palette1 puisse n\s faire jug] avec c]titude de son vritable tat dans le corps4 4 #di4 ,qu& le malade e/ dans l'tat dcrit 74 #df47 non seulem5t la saigne ne s]t ri52 mais quelquefois mme elle e/ nuisible1 p> le prompt affoiblissem5t dans lequel elle jette2 1 en gnral1 dans ce cas1 t\s les rem$es sont inutiles2 c'e/ t\j\rs une trs mauvaise m>que1 dans cette maladie1 qu& la saigne ne s\lage pas1 ou qu& il y a des circon/ances qui oblig5t la m5ag]4 4 #ej4 ,t\s les j\rs l'on mettra les jambes1 une demi heure1 dans un ba9 d'eau ti$e1 en envelopant exactem5t le malade1 af9 que le froid n'arrte pas la transpiration que le ba9 favorise4 4 #ea4 ,de deux en deux heures1 il pr5dra une tasse de la potion ,n4 #h1 qui facilite t\tes les vacuations1 pr9cipalem5t les cra*ats4 4 #eb4 ,qu& l'oppression e/ considrable1 la t\x se*e1 l'on fait respir] au malade la vapeur de l'eau b\illante1 dans laquelle on a mis un peu de v9aigre4 ,p\r cela on s'y pr5d de deux faons2 ou en mettant s\s le visage du malade1 qui doit tre assis1 un vase rempli de cette eau *aude1 en envelopant la tte du malade1 le vase avec un l+e qui reti5t la vapeur2 ou en lui t5ant devant la b\*e1 une ponge trempe dans cette mme liqueur b\illante4 ,la seconde m?ode e/ mo9s efficace1 mais elle fatigue mo9s le malade4 ,qu& le mal e/ trs pressant1 on emploie au lieu d'eau1 le v9aigre pur2 s\v5t cette vapeur a sauv des malades1 qui p>oissoi5t au bord du tombeau3 mais il faut qu'elle soit cont9ue p5dant plusieurs heures4 4 #ec4 ,l'on applique aussi avec succs1 sur la gorge sur la poitr9e1 les rem$es ,n4 #i4 4 #ed4 ,qu& la fievre e/ extrmem5t =te1 il faut donn] t\tes les heures1 une cuill]e de la potion ,n4 #aj2 mais sans que cela fasse ri5 dim9u] de la quantit des autres boissons qu'on peut pr5dre immdiatem5t aprs1 ou auxquelles on peut la ml]4 4 #ee4 ,tant que le mal empire1 ou re/e dans le mme tat1 il faut cont9u] les mmes sec\rs2 mais si le troisieme 7ce qui e/ r>e71 le quatrieme1 le c9quieme j\r1 le mal pr5d une t\rnure plus favorable1 si les r$\blem5s sont mo9s viol5s1 la t\x mo9s =te1 les cra*ats mo9s sanglans1 la respiration plus aise1 la tte plus dgage1 la langue un peu mo9s se*e1 les ur9es mo9s r\ges1 plus abondantes2 il suffit alors de se t5ir au regime1 de pr5dre un lavem5t t\s les soirs4 ,s\v5t le r$\blem5t du quatrieme j\r e/ le plus =t4 4 #ef4 ,la maladie a*eve de se dissip] p> les cra*ats2 s\v5t p> les ur9es1 qui1 le sept1 ou le neuf1 ou le onzieme j\r1 quelquefois dans les j\rs int]m$iaires1 comm5c5t dpos] un sdim5t d'un blanc r\x trs abondant1 quelquefois un vrai pus4 ,ensuite il survi5t des sueurs1 qui alors sont favorables autant qu'elles toi5t nuisibles au comm5cem5t4 ,quelques heures avant que les vacuations dont je p>le vi5n5t1 il survi5t quelquefois diffr5s accid5s trs effrayans1 comme de l'angoisse1 des palpitations1 de l'irrgul>it dans le p\ls1 plus d'oppression1 des m\vem5s convulsifs1 7c'e/ ce qu'on appelle l'tat critique72 mais ils ne sont pas dang]eux1 moy5nant qu'on ne fasse ri5 mal--propos4 ,ces accid5s dp5d5t de l'humeur purul5te qui se dplace1 circule dans les humeurs1 irrite diffr5tes p>ties1 jusqu' ce que l'vacuation ait comm5c2 alors t\s les accid5s f9iss5t1 ord9airem5t le sommeil revi5t4 ,mais je dois insi/] sur la ncessit de la prud5ce dans ces circon/ances4 ,quelquefois c'e/ la foiblesse1 d'autres fois les convulsions1 ou quelques autres accid5s1 qui effrai5t4 ,si l'on fait1 comme il arrive t\s les j\rs1 la sottise d'ordonn] des rem$es p>ticuli]s p\r ces accid5s1 comme des cordiaux spiritueux1 de la ?riaque1 des confections1 du ca/or1 de la rue1 l'on tr\ble la nature dans ses oprations2 la crise ne se fait po9t2 la mati]e qui devoit s'vacu]1 ou p> les selles1 ou p> les ur9es1 ou p> la sueur1 ne s'vacue po9t2 mais elle se dpose sur quelque p>tie int]ne ou ext]ne4 ,si c'e/ sur une p>tie int]ne1 le malade meurt d'abord1 ou il se =me une n\velle maladie plus fa*euse1 mo9s gu]issable que la premi]e4 ,si c'e/ sur l'extrieur du corps1 le malheur e/ mo9s gr&1 il faut1 ds qu'on s'en app]oit1 mettre sur cette p>tie des cataplasmes molli5s1 qui l'am55t maturit1 l'ouvrir ds qu'on le peut4 4 #eg4 ,p\r prv5ir ces accid5s1 il faut qu& les symptomes effrayans1 dont j'ai p>l survi5n5t1 ne ri5 *ang] du t\t au traitem5t1 except qu'on doit donn] le lavem5t molli5t ,n4 #e1 appliqu] de deux en deux heures1 une flannelle trempe dans l'eau ti$e1 qui c\vre t\t le v5tre1 fasse presque t\t le t\r du corps1 d]ri]e les re9s4 ,l'on peut aussi augm5t] un peu la quantit de la boisson1 dim9u] celle de la n\rriture p5dant t\t le tems que cet tat viol5t dure4 4 #eh4 ,je n'ai po9t p>l d'mtique1 ni de purgatifs2 p>cequ'ils sont t\t--fait contraires dans cette maladie4 ,les anod9s1 ou rem$es propres faire dormir1 sont aussi gnralem5t mauvais4 ,il y a quelques cas cep5dant1 dans lesquels ils peuv5t tre utiles2 mais ils sont si difficiles connotre1 qu'on ne doit jamais se les p]mettre1 qu& on n'a pas un ,m$ec94 ,j'ai vu plusieurs malades1 que ces rem$es pris mal--propos1 ont jetts dans une tisie incurable4 ,lorsque t\t a bi5 t1 ord9airem5t le malade e/ trs bi5 le quatorzieme j\r2 alors on peut1 s'il a appetit1 le mettre au regime des convalesc5s 4 #db4 ,s'il a encore du dgt1 la b\*e mauvaise1 la tte pesante1 on doit le purg] avec la potion ,n4 #aa4 4 #ei4 ,il survi5t quelquefois des saignem5s de nez1 mme aprs plusieurs saignes1 qui sont trs favorables1 s\lag5t ord9airem5t beauc\p plus que les saignes4 ,on doit s'att5dre ces saignem5s1 lorsqu'aprs les saignes1 le malade e/ mieux plusieurs g>ds1 qu'il re/e encore un gr& mal de tte1 avec les yeux vifs le nez r\ge4 ,il ne faut ri5 faire p\r les arrt]2 ce qui s]oit trs dang]eux4 ,ils s'arrt5t d'eux-mmes4 ,d'autres fois1 mais plus r>em5t1 la maladie se dissipe p> une di>rhe1 leg]em5t d\l\reuse1 de mati]es bilieuses4 4 #fj4 ,si les cra*ats se supprim5t t\t--c\p sans qu'il survi5ne aucune autre vacuation1 l'oppression l'angoisse revi5n5t d'abord1 le dang] e/ pressant4 ,si la maladie n'e/ pas =t avance1 si le malade e/ robu/e1 s'il n'a pas t beauc\p saign1 s'il y avoit encore du sang dans les cra*ats1 si le p\ls e/ =t ou dur1 il faut sur-le-*amp saign]1 faire respir] cont9uellem5t la vapeur d'eau *aude de v9aigre1 faire boire beauc\p de la ptisane ,n4 #b1 plus *aude qu' l'ord9aire4 ,si les circon/ances sont opposes2 au lieu de la saigne1 il faut appliqu] deux vesicatoires aux jambes1 faire boire beauc\p de la ptisane ,n4 #ab4 ,les causes qui produis5t le plus s\v5t cette suppression des cra*ats1 sont #a4 un refroidissem5t subit2 #b4 l'air trop *aud2 #c4 les rem$es trop *auffans2 #d4 les sueurs trop abondantes2 #e4 un purgatif pris mal propos2 #f4 quelque passion trop vive4 4 #fa4 ,qu& on n'a pas saign suffisamm5t1 ou assez tt1 quelquefois mme1 comme je l'ai vu1 qu& on a si =t affoibli le malade1 p> trop de saignes1 que les vacuations p> les selles1 les ur9es1 les cra*ats1 la transpiration1 ne sont pas bi5 faites2 qu& ces vacuations ont t dranges p> quelqu'autre cause1 ou que la maladie n'a pas t bi5 traite1 les vaisseaux enflamms ne se db>rass5t pas de l'humeur qui les engorge2 mais il arrive1 dans le p\lmon1 ce que *acun voit arriv] t\s les j\rs sur la peau4 ,si une tumeur inflammatoire ne se rs\t pas1 si elle ne se dissipe pas ins5siblem5t1 elle devi5t abcs4 ,il en e/ de mme du p\lmon2 si l'inflammation ne se dissipe pas1 elle se *ange en abcs1 qu'on appelle vomique2 cet abcs1 comme ceux qu'on voit l'extrieur1 re/e s\v5t enf]m long-tems dans son sac1 sans que ce sac se creve que le pus s'pan*e4 4 #fb4 ,si l'inflammation n'toit pas extrmem5t pr(onde dans le p\lmon1 qu'elle s't5dt jusques sa surface1 c'e/--dire prs des ctes1 le sac creve l'extrieur du p\lmon1 le pus se rp& dans la cavit de la poitr9e1 entre le p\lmon1 les ctes le diaphragme 7c'e/ cette membrane qui sp>e la poitr9e du v5tre74 ,qu& l'inflammation e/ plus pr(onde1 alors l'abcs se creve dans l'intrieur mme du p\lmon4 ,si l'ouv]ture e/ petite1 de faon qu'il ne puisse sortir que peu de pus la fois1 si la quantit totale du pus n'e/ pas considrable1 si le malade e/ encore =t1 il cra*e ce pus se tr\ve s\lag4 ,mais si la vomique e/ considrable1 ou si l'ouv]ture e/ gr&e1 qu'il se rp&e une gr&e quantit de pus la fois1 ou si le malade e/ trs foible1 il meurt dans le mom5t o la vomique s'ouvre1 cela quelquefois lorsqu'on s'y att5d le mo9s4 ,j'ai vu un malade m\rir1 en portant une cuill]ee de s\pe sa b\*e2 un autre en se m\*ant4 ,il n'y avoit aucun symptome1 qui pt faire croire leur mort plus pro*a9e dans ce mom5t que quelques heures aup>avant4 ,le pus sort ord9airem5t p> la b\*e1 aprs la mort2 les cadavres sont trs promptem5t corrompus4 ,l'on appelle vomique c\v]te1 celle qui n'a pas p]c2 ouv]te celle qui e/ rompue4 ,il e/ important de trait] exactem5t cette mati]e1 p>ceque ces vomiques tu5t beauc\p de g5s dans les campagnes1 sans qu'on s\ponne mme dequoi ils meur5t4 ,j'en ai eu un exemple1 il n'y a que quelques j\rs1 *ez un ,reg5t de village4 ,il avoit une vomique c\v]te1 trs considrable dans le p\lmon gau*e1 qui toit la suite d'une inflammation de poitr9e mal conduite dans les comm5cem5s4 ,il me p>ut qu'il ne p\voit pas vivre v+t-quatre heures2 il m\rut en effet dans des angoisses inexprimables4 ,j'ai lieu de croire1 qu'il m\rut qu& la vomique creva2 il sortit beauc\p de pus de sa b\*e aprs sa mort4 4 #fc4 ,l'on ne peut ni voir1 ni t\*]1 ce qu'il y a dans la poitr9e2 c'e/ ce qui fait que s\v5t l'on n'a pas connu les vomiques4 ,les signes suivans font prsum] qu'elles se =m5t4 ,les vacuations qui sont ncessaires p\r la gu]ison n'ont pas eu lieu dans les quatorze premi]s j\rs4 ,au b\t de ces quatorze j\rs1 le malade n'e/ pas gu]i1 ni mme considrablem5t s\lag2 mais au contraire1 la fievre cont9ue d'tre assez =te1 avec un p\ls t\j\rs vite1 ord9airem5t mol foible1 quelquefois cep5dant assez dur1 s\v5t ondoyant2 la respiration e/ encore gne1 avec de petits frissons de tems en tems1 un r$\blem5t de fievre le soir1 les j\es r\ges1 les levres se*es1 de l'altration4 ,l'augm5tation de ces mmes symptomes1 annonce que le pus e/ t\t =m2 la t\x e/ plus cont9ue2 elle r$\ble au mo9dre m\vem5t1 ou ds que le malade a pris quelque n\rriture2 il ne peut se c\*] que du ct malade1 s\v5t il ne peut po9t se c\*] du t\t2 mais il e/ oblig d'tre t\t le j\r assis1 quelquefois mme sans os] s'appuy] sur les re9s1 cra9te d'augm5t] la t\x l'oppression2 il ne peut po9t dormir2 il a une fievre cont9ue1 s\v5t des int]mitt5ces dans le p\ls4 ,non-seulem5t la fievre augm5te t\s les soirs2 mais la plus petite dose d'alim5s1 le plus leg] m\vem5t1 un peu de t\x1 une leg]e agitation de l'ame1 un peu de *aleur dans la *ambre1 un b\illon un peu trop =t ou un peu trop sal1 augm5t5t dans le mom5t la vitesse du p\ls4 ,le malade e/ inquiet1 il a des mom5s d'angoisse t]ribles1 accompagns suivis de sueurs sur la poitr9e1 surt\t au visage4 ,il sue p5dant la nuit2 ses ur9es sont r\getres1 quelquefois cumeuses1 d'autres fois huileuses4 ,il lui monte t\t c\p des feux au visage2 il a ord9airem5t un g\t horrible dans la b\*e1 *ez les uns1 de vieux fromage1 *ez les autres1 d'oeufs p\rris ou de vi&e corrompue3 ils maigriss5t considrablem5t4 ,il y en a que ri5 ne dsalt]e1 ils ont la b\*e la langue se*es1 la voix foible rauque1 les yeux enfoncs1 s\v5t quelque *ose d'un peu g> dans la vue2 ils ont un dg\t gnral2 s'ils desir5t c]ta9s alim5s avant que de les voir1 ils les rebut5t ds qu'on les leur (fre2 les =ces se p]d5t4 ,outre ces symptomes1 l'on rem>que quelquefois1 du ct malade1 une trs leg]e enflure1 un *angem5t de c\leur presqu'ins5sible4 ,si la vomique e/ place t\t fait au bas du p\lmon1 dans la p>tie intrieure1 c'e/--dire1 prs du milieu de la poitr9e1 on peut s5tir1 dans quelques sujets1 du gonflem5t1 en pressant le creux de l'e/omac1 surt\t qu& le malade t\sse4 4 #fd4 ,qu& une vomique e/ =me1 tant qu'elle ne se vuide pas1 t\s les accid5s que j'ai dtaills augm5t5t1 la vomique s't5d2 t\t le ct du p\lmon malade devi5t quelquefois un sac de pus2 le ct sa9 e/ comprim2 le malade meurt suffoqu1 aprs des angoisses t]ribles1 avec le p\lmon ple9 de pus1 sans en avoir jamais cra*4 ,il e/ important1 p\r vit] ces malheurs1 de procur] la rupture de la vomique1 ds que l'on e/ sr qu'elle exi/e2 comme il vaut mieux qu'elle se rompe dans le p\lmon1 p>cequ'alors on peut la cra*]1 que dans la cavit de la poitr9e1 p> les raisons que je dtaill]ai plus bas1 il faut faire en sorte que cette rupture se fasse intrieurem5t4 4 #fe4 ,les moy5s les plus efficaces p\r cela1 sont #a4 de faire respir] cont9uellem5t au malade la vapeur d'eau *aude4 #b4 ,qu& on a1 p> ce moy51 ramolli la p>tie du sac de l'abcs1 o l'on s\haite que la rupture se fasse1 on donne au malade une gr&e quantit de liquide1 d'un liquide =t molli5t2 comme ptisane d'orge1 lait d'am&e1 b\illon gras1 eau lait4 ,p> l on ti5t l'e/omac t\j\rs ple91 la rsi/ance au p\lmon tant considrable de ce ct1 les mati]es se port5t naturellem5t du ct de la tra*e artre1 ou conduit de l'air1 o il y a mo9s de rsi/ance4 ,d'ailleurs1 cette plnitude de l'e/omac contribue excit] la t\x2 ce qui e/ un bi54 #c4 ,on *]*e faire t\ss] le malade1 en lui faisant flair] du v9aigre *aud1 ou en injectant1 dans la gorge1 au moy5 d'une petite s]+ue1 telle que les enfans en font p>t\t avec du sureau1 un peu d'eau ou de v9aigre4 #d4 ,on le fait cri]1 lire1 rire2 t\s ces moy5s contribu5t faire rompre l'abcs1 aussi bi5 que le suivant4 #e4 ,on le met dans une voiture qui le sec\e1 mais aprs avoir eu le so9 de lui faire pr5dre beauc\p des boissons que je vi5s d'indiqu]4 ,les sec\sses dcid5t quelquefois t\t--c\p cette rupture4 4 #ff4 ,j'ai vu1 il y a quelques annes1 une s]vante de campagne1 qui aprs une inflammation de poitr9e1 re/oit languissante1 sans qu'on s\ponnt son mal2 s'tant mise sur une *>rette1 qui alloit *]*] du fo91 la r\e heurta violemm5t contre un arbre2 elle s'van\it1 au mme in/ant1 r5dit beauc\p de pus4 ,elle cont9uoit en cra*]2 c'e/ alors que je fus in/ruit de son mal1 de ce qui lui toit arriv4 ,elle gu]it trs bi54 ,un ,(fici] de ce pays1 s]vant en ,piemont1 languissoit depuis quelques mois1 v5oit *ez lui p\r essay] de se remettre1 sans l'esp]] beauc\p4 ,en entrant au pays1 p> la r\te de ,s4 ,b]n>d1 tant oblig de faire quelques pas pi$1 il fit une *ute1 re/a van\i p5dant plus d'un qu>t d'heure1 r5dit une gr&e quantit de pus1 se tr\va dans le mom5t mme extrmem5t s\lag4 ,je lui ordonnai un regime1 des rem$es1 il se rtablit p>faitem5t1 dut peut-tre la vie cet accid5t4 #f4 ,on fait pr5dre de deux en deux heures une cuill]e s\pe de la potion ,n4 #h4 4 #fg4 ,plusieurs malades ont un van\issem5t au mom5t o la vomique s'ouvre4 ,on peut leur faire flair] un peu de v9aigre4 4 #fh4 ,si le malade n'toit pas trop affoibli avant la rupture de l'abcs1 si le pus e/ blanc1 bi5 conditionn1 si la fievre dim9ue1 si l'angoisse1 l'oppression1 les sueurs f9iss5t1 si la t\x e/ mo9s viol5te1 si le malade a plus d'aisance dans sa situation1 s'il rec\vre le sommeil1 l'appetit1 si ses =ces revi5n5t1 si la quantit des cra*ats dim9ue j\rnellem5t p> degrs1 si les ur9es r$evi5n5t meilleures2 l'on doit espr]1 qu'en employant les sec\rs que je vais prescrire1 le malade se gu]ira radicalem5t4 4 #fi4 ,mais1 au contraire1 qu& les =ces sont puises avant la rupture1 que la mati]e e/ trop claire1 brune1 v]te1 jaune1 sanglante1 puante2 que le p\ls re/e vte foible2 que l'apptit1 les =ces1 le sommeil ne revi5n5t pas1 l'on ne doit po9t espr] de gurison1 les meilleurs rem$es sont inutiles3 l'on doit cep5dant les t5t]4 4 #gj4 ,ces rem$es sont3 #a4 ,si la mati]e p>oit paisse1 gluante1 qu'elle ait de la pe9e se dta*]1 il faut donn] de deux en deux heures1 une cuill]e s\pe de la potion ,n4 #h1 boire entre deux1 de demi-heure en demi-heure1 une tasse de la boisson ,n4 #ac4 ,l'on pr5d de quatre heures en quatre heures1 un peu de crme d'orge1 ou de ris4 #b4 ,qu& la mati]e n'a pas beso9 de ces rem$es p\r tre vacue1 on ne les emploie pas1 mais on cont9ue la mme n\rriture qu'on mle avec p>ties gales de lait1 ou laquelle1 ce qui e/ beauc\p plus efficace1 on sub/itue la mme quantit de lait fra*em5t tir d'une bonne va*e1 qui dans ce cas fait la seule n\rriture du malade4 #c4 ,on lui donne quatre fois p> j\r1 de deux en deux heures1 en comm5ant de bon mat91 une prise de la p\dre ,n4 #ad1 dlaye dans un peu d'eau1 ou rduite en bol avec un peu de syrop ou de miel4 ,sa boisson ord9aire e/1 ou un lait d'am&e1 ou une ptisane d'orge1 ou de l'eau avec un qu>t de lait4 #d4 ,il faut se prom5] t\s les j\rs *eval1 en voiture1 en *>rette1 suivant que les =ces les circon/ances le p]mett5t4 ,mais de t\s ces ex]cices1 celui du trot du *eval e/ sans comp>aison le plus utile le plus la porte de t\t le monde4 4 #ga4 ,le peuple1 peu in/ruit1 ne reg>de comme remde1 que ce qu'on avale4 ,il a peu de foi au rgime aux autres sec\rs dittiques2 il reg>d]a l'ex]cice du *eval comme inutile4 ,c'e/ une erreur dang]euse1 dont je v\drois le dsabus]4 ,ce sec\rs e/ le plus efficace de t\s2 celui sans lequel on ne doit po9t espr] de gurir ce mal1 qu& il e/ grave2 celui qui peut presque le gurir seul1 moy5nant qu'on ne pr5ne po9t d'alim5s contraires2 enf9 on l'a reg>d1 avec raison1 comme le vrai spcifique de cette maladie4 4 #gb4 #e4 ,les influ5ces de l'air sont plus considrables dans cette maladie que dans aucune autre2 a9si l'on doit *]*] le r5dre bon dans la *ambre du malade4 ,p\r cela il faut l'air] trs s\v5t1 la p>fum] de tems en tems1 mais trs leg]em5t1 avec un peu de v9aigre1 y mettre dans la saison le plus d'h]bes1 de fleurs1 de fruits qu'il s]a possible4 ,si l'on a le malheur d'tre dans un air mal-sa91 il y a peu d'espoir de gurir1 mo9s qu'on n'en *ange4 4 #gc4 ,il y a des malades qui se sont guris de ces maladies1 les uns en ne pr5ant quoi que ce soit que du petit lait de beure1 7de la battue72 les autres1 des melons des concombres1 ou des fruits d't de t\te espece4 ,mais je conseille de s'en t5ir la m?ode que je vi5s d'indiqu]1 comme la plus sre4 4 #gd4 ,il suffit que le malade aille la selle de deux1 ou mme de trois j\rs l'un3 a9si il ne faut pas prodigu] les lavem5s1 ils p\rroi5t procur] une di>rhe qui s]oit trs cra9dre4 ,qu& le pus dim9ue1 que le malade se tr\ve mieux t\s g>ds1 c'e/ une preuve que la plaie se nettoie se cicatrise peu peu4 ,si la suppuration cont9ue tre abondante1 si le pus p>ot mo9s beau1 si la fievre revi5t t\s les soirs1 il e/ cra9dre que la plaie1 au lieu de se cicatris]1 ne dgn]e en ulc]e2 ce qui e/ trs f*eux4 ,le malade tombe alors dans l'tisie confirme1 meurt au b\t de quelques mois4 4 #ge4 ,je ne connois po9t de meilleur rem$e1 dans ce cas1 que la cont9uation des mmes 4 #gj4 sur-t\t le *eval4 ,on peut1 dans quelque cas1 employ] les p>fums d'eau *aude avec les h]bes vulnraires un peu d'huile de trb5?9e ,n4 #ae4 ,je les ai vu russir2 mais le plus sr e/ de consult] un ,mdec91 qui exam9e s'il n'y a po9t quelque complication qui met ob/acle la gurison4 ,si la t\x emp*e le malade de dormir1 on peut lui donn] le soir deux ou trois cuill]es s\pe du rem$e ,n4 #af1 dans un v]re de lait d'am&e ou de ptisane d'orge4 4 #gf4 ,les mmes causes qui supprim5t t\t--c\p les cra*ats dans l'inflammation de poitr9e1 peuv5t aussi arrt] l'expectoration comm5ce d'une vomique2 alors le malade tombe dans l'oppression1 l'angoisse1 la fievre1 la foiblesse4 ,il faut remdi] sur le *amp cet tat p> la vapeur de l'eau *aude1 une cuill]e de la potion ,n4 #h1 t\tes les heures2 une gr&e quantit de ptisane ,n4 #ab1 de l'ex]cice4 ,ds que l'expectoration revi5t1 la fievre les autres accid5s cess5t4 ,j'ai vu cette suppression1 *ez des sujets robu/es1 occasionn] promptem5t une inflammation au t\r de la vomique1 qui m'obligeoit faire une saigne1 aprs laquelle le cra*em5t rev5oit d'abord4 4 #gg4 ,il arrive s\v5t que la vomique se nettoie enti]em5t2 les cra*ats t>iss5t presque t\t fait1 le malade e/ bi51 il se croit guri2 bi5-tt le mal-aise1 l'oppression1 la t\x1 la fievre recomm5c5t2 il vuide une n\velle vomique1 cra*e p5dant quelques j\rs1 se remet4 ,au b\t de quelque tems la mme sc5e rep>oit1 cette alt]native de bi5 de mal dure s\v5t p5dant des mois des annes3 ce cas a lieu qu& la vomique se nettoie peu peu que ses p>ois se rappro*5t sans se cicatris]1 alors il su9te ins5siblem5t une n\velle mati]e4 ,p5dant quelques j\rs1 le malade n'en e/ po9t incommod2 mais ds qu'il y en a une c]ta9e quantit1 il e/ mal jusqu' ce que l'vacuation soit faite4 ,l'on voit des g5s1 avec ce mal1 j\ir en app>5ce d'une assez bonne sant4 ,on peut le reg>d] comme une espece de caut]e intrieur qui se nettoie de lui-mme de tems en tems1 *ez les uns s\v5t1 *ez les autres r>em5t1 avec lequel on peut vivre assez long-tems4 ,qu& il a dur un c]ta9 tems1 il e/ incurable4 ,dans les comm5cem5s il c$e au lait1 l'ex]cice du *eval1 l'usage du rem$e ,n4 #ad4 4 #gh4 ,l'on s]a surpris que je ne p>le po9t1 dans le traitem5t d'un abcs au p\lmon1 de l'tisie ou phtysie qui en e/ la suite1 des rem$es qu'on appelle balsamiques1 qu'on emploie si frquemm5t1 comme la trb5?9e1 le baume du ,pr\1 celui de la ,mecque1 l'enc5s1 le ma/ic1 la myrrhe1 le /orax1 le baume de s\fre4 ,j'en dirai un mot1 p>cequ'il e/ autant de mon objet de dtruire les prjugs favorables aux mauvais rem$es1 que d'accrdit] les bons4 ,je dis donc que si je n'ai po9t employ ces rem$es1 c'e/ que je suis conva9cu que les effets en sont gnralem5t f*eux dans ces cas2 que je vois t\s les j\rs qu'ils font un mal trs rel2 qu'ils ret>d5t la gurison1 que s\v5t ils r5d5t mortelle une maladie trs gurissable4 ,ils ne se dig]5t po9t2 ils ob/ru5t les petits vaisseaux du p\lmon1 qu'il faudroit dsob/ru]2 ils occasionn5t videmm5t1 mo9s que la dose ne soit extrmem5t petite1 de la *aleur de l'oppression4 ,j'ai vu plusieurs fois1 aussi clairem5t qu'il toit possible1 que des pilules dans lesquelles entroi5t la myrrhe1 la trb5?9e le baume du ,pr\1 occasionnoi5t1 au b\t d'une heure1 de l'agitation dans le p\ls1 de la r\geur1 de l'altration de l'oppression4 ,enf9 l'on p\rroit dmontr] t\te p]sonne non prv5ue1 que ces rem$es sont rellem5t nuisibles dans ce cas2 je s\haite ardemm5t qu'on se dsabuse sur leur compte1 qu'ils p]d5t cette rputation qu'ils ont malheureusem5t usurpe4 ,je sais qu'un gr& nombre de trs habiles g5s les emploi5t j\rnellem5t dans ces maladies2 mais ils les quitt]ont ds qu'ils se donn]ont la pe9e d'obs]v] leurs effets1 indp5damm5t de ceux des autres rem$es auxquels ils les ml5t1 qui en corrig5t le dang]4 ,j'ai vu un malade qu'un ,*irurgi5 trang]1 qui demeuroit ,orbe1 avoit v\lu gurir d'une tisie1 en lui faisant pr5dre du l>d fondu1 qui avoit augm5t le mal4 ,ce conseil p>ot absurde1 il l'e/3 cep5dant les balsamiques qu'on ordonne ne se dig]5t peut-tre gu]es mieux que le l>d4 ,la p\dre ,n4 #ad ti5t t\t ce que les balsamiques promett5t2 elle n'a aucun de leurs inconvni5s1 elle a t\tes les qualits qu'on leur prte2 mais il ne faut pas la donn] dans le tems qu'il y a encore inflammation1 ou qu'elle survi5t de n\veau1 il ne faut ml] aucun autre alim5t au lait4 ,ce fameux rem$e nomm l'antihectique1 n'a po9t non-plus1 dans ces cas1 les v]tus qu'on lui suppose4 ,je m'en s]s trs s\v5t dans quelques t\x op9itres des enfans avec le lait1 alors il e/ trs utile3 mais j'en ai r>em5t vu des effets s5sibles *ez les gr&es p]sonnes1 dans ces cas je cra9drois qu'il ne ft du mal4 4 #gi4 ,si au lieu de crv] intrieurem5t1 la vomique creve extrieurem5t1 le pus s'pan*e dans la poitr9e4 ,l'on connot que cela e/ arriv p> le s5tim5t du malade1 qui s'app]oit d'un m\vem5t s+uli]1 accompagn assez ord9airem5t d'une dfaillance2 l'oppression l'angoisse f9iss5t sur le *amp1 la fievre dim9ue2 la t\x cont9ue cep5dant ord9airem5t1 mais mo9s viol5te sans aucune expectoration4 ,l'am&em5t ne dure pas long-tems1 p>ceque le pus augm5tant t\s les j\rs dev5ant plus cre1 le p\lmon se tr\ve gn1 irrit1 rong2 la difficult de respir]1 la fievre1 la *aleur1 la soif1 l'insomnie1 le dgt1 la maigreur revi5n5t avec plusieurs autres accid5s qu'il e/ inutile de dtaill] ici1 sur-t\t de frqu5tes foiblesses4 ,le malade doit tre au rgime1 qui ret>de le progrs du mal aussi long-tems qu'il e/ possible1 mais il n'y a po9t de rem$e1 que d'ouvrir la poitr9e entre deux ctes1 p\r vacu] p> ce moy5 ce pus1 arrt] les desordres qu'il occasionne1 c'e/ ce qu'on appelle l'opration de l',empyeme4 ,je n'en p>l]ai pas1 p>cequ'elle ne doit tre faite que p> d'habiles g5s1 ce n'e/ pas p\r eux que j'cris4 ,j'av]tis seulem5t qu'elle e/ mo9s d\l\reuse qu'effrayante1 que si l'on att5d trop long-tems la faire1 elle devi5t inutile1 le malade meurt misrablem5t4 4 #hj4 ,l'on voit t\s les j\rs que les inflammations extrieures se gangr5n5t4 ,la mme *ose arrive au p\lmon1 qu& la fievre e/ excessive1 l'inflammation naturellem5t trs viol5te1 ou qu'on l'augm5te p> des rem$es *auds4 ,une angoisse ins\t5able1 une trs gr&e foiblesse1 des dfaillances frqu5tes1 le froid des extrmits1 une eau livide puante1 qui sort au lieu de cra*at1 quelquefois des plaques noirtres sur la poitr9e1 font connotre ce tri/e tat4 ,j'ai vu dans un cas de cette espece1 *ez un homme qui avoit t attaqu de cette maladie aprs une m>*e =ce pi$1 qui l'on avoit donn un v9 avec des aromates p\r le faire su]1 l'hale9e si horriblem5t puante1 que sa femme eut plusieurs foiblesses en le s]vant2 je ne tr\vai plus de p\ls ni de raison1 je ne lui ordonnai ri54 ,il m\rut une heure aprs1 au comm5cem5t du troisieme j\r4 4 #ha4 ,l',inflammation peut aussi se durcir1 il se =me alors ce qu'on appelle un squirrhe2 c'e/ une tumeur =t dure1 qui ne fait pas de d\leur4 ,on connot que cela arrive1 qu& la maladie ne se t]m9e d'aucune des faons dont j'ai p>l2 que cep5dant la fievre les autres accid5s se dissip5t2 mais que la respiration re/e t\j\rs un peu gne2 que cep5dant le malade cons]ve un s5tim5t incommode dans un ct de la poitr9e1 qu'il a de tems en tems une t\x s*e qui augm5te aprs l'ex]cice aprs le repas4 ,ce mal ne se gurit que bi5 r>em5t2 mais on voit des g5s qui en sont atte9ts qui viv5t longues annes1 sans de gr&s maux4 ,ils doiv5t vit] t\tes les occasions d'*auffem5t qui p\rroi5t aism5t procur] une n\velle inflammation au t\r de cette tumeur1 les suites en s]oi5t trs dang]euses4 4 #hb4 ,les rem$es les plus propres dtruire ce mal1 dont j'ai vu quelques bons effets1 sont le petit lait ,n4 #ag1 les pilules ,n4 #ah4 ,l'on pr5d v+t pilules1 une p9te de petit lait t\s les mat9s p5dant long-tems1 l'on respire de tems en tems la vapeur de l'eau *aude4 4 #hc4 ,le p\lmon1 dans l'tat naturel de p>faite sant1 t\*e la membrane qui tapisse l'intrieur de la poitr9e1 mais qui ne lui e/ pas atta*e4 ,il arrive s\v5t1 aprs l'inflammation de poitr9e1 la pleursie1 dans d'autres cas1 que ces deux p>ties se col5t l'une l'autre1 ne se dta*5t jamais2 mais c'e/ pe9e un mal4 ,on l'ignore ord9airem5t1 p>ceque la sant n'en e/ po9t drange1 l'on ne fait jamais ri5 p\r y remdi]4 ,j'ai vu cep5dant quelques cas dans lesquels cette adhr5ce nuisoit videmm5t4 ,,*apitre ,v4 ,de la ,pleursie4 4 #hd4 ,la pleursie1 qu'on reconnot pr9cipalem5t ces quatre c>act]es2 une =te fivre1 de la pe9e respir]1 de la t\x1 une vive d\leur dans l'ence9te de la poitr9e2 la pleursie1 dis-je1 n'e/ po9t une maladie diffr5te de la pripneumonie dont je vi5s de p>l]2 a9si je n'ai presque ri5 en dire de p>ticuli]4 4 #he4 ,la cause en e/1 t\t comme de la premi]e1 une inflammation du p\lmon2 mais une inflammation peut-tre plus extrieure4 ,la seule diffr5ce considrable dans les symptmes1 c'e/ que la pleursie e/ accompagne d'une d\leur trs vive que l'on s5t sur les ctes1 que l'on appelle ord9airem5t po9t4 ,cette d\leur se fait s5tir indiffremm5t sur t\tes les p>ties de la poitr9e1 mais plus ord9airem5t sur les ctes s\s les mammelles1 peut-tre plus s\v5t du ct droit4 ,la d\leur r$\ble qu& on t\sse qu& on inspire1 c'e/--dire1 qu& on tire l'air2 la cra9te de l'augm5t]1 fait que quelques malades s'emp*ant ma*9alem5t1 autant qu'ils le peuv5t1 de t\ss] de respir]1 empir5t leur tat en arrtant le sang dans le p\lmon1 qui bi5-tt en e/ rempli2 l'inflammation devi5t gnrale1 le sang se porte la tte1 le visage devi5t livide1 le malade suffoque tombe dans l'tat dcrit 4 #df4 ,quelquefois la d\leur e/ si viol5te1 que si la t\x e/ =te en mme-tems1 que les malades ne puiss5t pas l'arrt]1 ils ont des convulsions4 ,je l'ai vu plusieurs fois2 mais presque t\j\rs *ez des femmes qui sont d'ailleurs beauc\p mo9s sujettes que les hommes cette maladie t\s les maux inflammatoires4 ,je dois av]tir ici que si elles en sont attaques dans le tems de leurs regles1 cela ne doit ni emp*] les saignes rxres1 ni ri5 *ang] du t\t au traitem5t4 ,l'on voit p>-l que la pleursie n'e/ qu'une inflammation de poitr9e1 accompagne d'une vive d\leur4 4 #hf4 ,je sais que quelquefois l'inflammation du p\lmon se communique cette membrane qui tapisse intrieurem5t la poitr9e1 qu'on appelle la pleure1 de-l aux muscles ou *airs qui sont sur les ctes2 mais cela n'e/ pas ord9aire4 4 #hg4 ,le pr9tems e/ la saison qui produit le plus de pleursies#aj4 ,le mal comm5ce p> un frisson ord9airem5t trs =t1 suivi de *aleur1 de t\x1 d'oppression1 quelquefois d'un s5tim5t de ress]rem5t dans t\te la poitr9e1 de mal de tte1 de r\geur de j\es1 d'envies de vomir4 ,le po9t ne se fait pas t\j\rs s5tir d'abord2 s\v5t ce n'e/ qu'aprs plusieurs heures1 quelquefois le second mme le troisieme j\r4 ,le malade s5t quelquefois deux po9ts2 mais il e/ r>e qu'ils soi5t galem5t =ts1 le plus leg] disp>oit bi5-tt3 d'autrefois le po9t *ange de place2 ce qui e/ un bi5 si le premi] se dissipe p>faitem5t1 un mal s'ils subsi/5t t\s deux4 ,le p\ls e/ ord9airem5t trs dur dans cette maladie2 mais dans le cas f*eux du 4 #he1 il devi5t mol petit4 ,il vi5t s\v5t des cra*ats tels que dans l'inflammation de poitr9e1 ds les comm5cem5s1 d'autrefois il n'en vi5t po9t du t\t3 c'e/ ce qu'on appelle pleursie s*e1 qui n'e/ pas r>e4 ,quelquefois le malade t\sse peu ou po9t3 il se c\*e s\v5t plus aism5t sur le ct malade que sur le sa94 ,la m>*e de la maladie e/ la mme que dans la maladie prcd5te4 ,comm5t s]oit-elle diffr5te1 les moy5s de gurison les mmes8 ,il survi5t s\v5t des saignem5s de nez trs considrables1 qui s\lag5t beauc\p2 mais il en survi5t quelquefois d'une espece de sang corrompu1 qu& le malade e/ trs mal1 qui annonc5t la mort4 #aj ,ces ,pleursies sont trs communes ici lorsque les v5ts de ,nord1 d',e/1 de ,nord-,e/ regn5t long-tems de suite dans l'hiv]1 les v5ts de ,sud1 d',e/1 de ,sud-,e/ dans l't4 4 #hh4 ,cette maladie e/ frquemm5t produite p> la boisson froide1 que l'on pr5d ayant =t *aud1 alors elle e/ quelquefois si viol5te1 qu'on l'a vue tu] le malade en trois heures4 ,un jeune homme m\rut au pi$ de la fonta9e mme o il s'toit dsaltr4 ,il n'e/ pas r>e que les pleursies tu5t en trois j\rs4 ,le po9t disp>ot quelquefois1 le malade se pla9t mo9s2 mais en mme-tems son visage *ange devi5t ple tri/e1 ses yeux se tr\bl5t1 le p\ls s'affoiblit1 c'e/ un transport de l'humeur au c]veau2 ce cas e/ presque t\j\rs mortel4 ,il n'y a po9t de maladie dans laquelle les symptmes critiques soi5t plus viol5s plus m>qus que dans celle-ci3 il e/ bon d'en tre av]ti p\r ne pas trop s'effray]4 ,la gurison survi5t s\v5t au mom5t o l'on att5doit la mort4 4 #hi4 ,cette maladie e/ une des plus frqu5tes des plus meurtri]es1 tant p> elle-mme1 que dans nos campagnes p> le mauvais traitem5t4 ,le prjug qui veut que t\tes les maladies se guriss5t p> les sueurs1 regle t\t le traitem5t de la pleursie2 ds qu'un malade a un po9t1 sur-le-*amp on met en oeuvre t\s les rem$es *auds4 ,cette fune/e erreur tue plus de g5s que la p\dre canon1 elle e/ d'autant plus f*euse1 que la maladie e/ plus viol5te4 ,dans celle-ci il n'y a pas un mom5t p]dre1 t\t dp5d des premi]es heures4 4 #ij4 ,le traitem5t e/ prcism5t le mme1 t\s g>ds1 que dans la pripneumonie1 p>ceque1 je le rpete1 c'e/ la mme maladie2 a9si les saignes1 les boissons molli5tes dlayantes1 les vapeurs1 les lavem5s1 la potion ,n4 #h1 les cataplasmes molli5s les autres topiques ,n4 #i1 sont les vrais rem$es2 peut-tre ces d]ni]s sont-ils encore plus efficaces dans ce cas1 l'on doit en appliqu] cont9uellem5t sur l'endroit o le po9t se fait s5tir4 ,la premi]e saigne1 surt\t si elle e/ considrable1 dim9ue presque t\j\rs le po9t1 s\v5t le dissipe enti]em5t2 mais il revi5t ord9airem5t au b\t de quelques heures1 ou dans le mme endroit1 ou quelquefois ailleurs1 ce qui e/ assez favorable1 surt\t si la d\leur qui se faisoit d'abord s5tir s\s la mammelle1 se jette aux paules1 au dos1 l'omoplate1 la nuque4 ,qu& la d\leur ne dim9ue po9t1 ou peu2 ou1 si aprs avoir dim9u1 elle revi5t aussi viol5te que la premi]e1 surt\t si elle revi5t dans le mme endroit1 si la viol5ce des autres symptmes dure1 il faut rxr] la saigne2 mais si la dim9ution du po9t subsi/e1 s'il ne revi5t que foiblem5t1 de tems en tems1 ou dans les p>ties dont je vi5s de p>l]2 si la frqu5ce ou la duret du p\ls t\s les autres symptmes ont dim9u1 on peut quelquefois s'en pass]4 ,il e/ cep5dant plus prud5t1 dans un sujet =t robu/e1 de la faire2 elle ne peut po9t faire de mal1 on c\rt de gr&s risques en l'omettant4 ,dans les cas graves1 on la rit]e frquemm5t1 mo9s qu'on ne tr\ve quelque ob/acle dans la con/itution du malade1 ou dans son ge1 ou dans quelques autres circon/ances4 ,si ds le comm5cem5t1 le p\ls n'e/ que peu frqu5t peu dur1 s'il n'e/ pas extrmem5t =t1 si le mal de tte le po9t sont supportables1 si la t\x n'e/ pas trop viol5te1 si le malade cra*e1 on peut se pass] de la saigne4 ,l'usage des autres rem$es e/ prcism5t le mme que dans le *apitre prcd5t1 qu'il faut consult] depuis 4 #ej jusqu'au 4 #fb4 4 #ia4 ,qu& le mal n'e/ pas =t grave1 j'ai guri s\v5t en peu de j\rs p> une seule saigne une gr&e quantit d'infusion de fleurs de sureau prp>e comme du ?1 laquelle on aj\toit du miel4 ,c'e/ dans des cas de cette espece qu'on a vu russir quelquefois le faltran1 ou les vuln]aires de ,suisse infuss comme du ? dans de l'eau1 avec du miel mme de l'huile2 mais la boisson prcd5te que j'indique e/ =t prf]]4 ,la boisson qu'on fait avec p>ties gales d'eau de v91 laquelle on aj\te beauc\p de ?riaque1 du poivre1 de la canelle c4 tue t\tes les annes plusieurs paysans4 4 #ib4 ,dans les pleursies se*es1 dans lesquelles le po9t1 la fievre1 le mal de tte sont trs =ts1 le p\ls trs dur1 trs ple91 avec une se*]esse prodigieuse de la peau1 de la langue2 il faut faire les saignes trs prs les unes des autres4 ,elles emport5t s\v5t la maladie sans aucune autre vacuation4 4 #ic4 ,la pleursie se t]m9e1 t\t comme l'inflammation plus pr(onde1 p> quelque vacuation1 p> un abcs1 p> la gangr5e1 ou p> un endurcissem5t2 elle laisse trs frquemm5t des adhr5ces4 ,la gangr5e se manife/e quelquefois ds le troisieme j\r1 sans avoir t prcde p> de gr&es d\leurs4 ,le cadavre1 dans ce cas1 noircit s\v5t beauc\p1 surt\t dans le vois9age du mal2 le peuple sup]/itieux attribue la maladie quelque cause surnaturelle1 ou en tire quelque prsage fa*eux p\r les re/ans4 ,ce cas e/ un effet t\t naturel1 t\t simple1 ne peut pas tre autrem5t4 ,le traitem5t *aud produit ord9airem5t ce malheur4 ,je l'ai vu *ez un homme la fleur de l'ge1 qui avoit pris de la ?riaque avec de l'eau de c]ise1 du faltran au v94 4 #id4 ,il se =me des vomiques1 mais leur situation leur donne plus de facilit s'ouvrir en dehors1 de l rsulte plus s\v5t l'empyeme1 4 #gi4 ,p\r prv5ir cet accid5t1 il e/ trs bi5 de plac]1 ds le comm5cem5t de la maladie1 l'endroit le plus d\l\reux1 une petite empltre1 qui ti5ne exactem5t1 p>ceque si la pleursie dgn]e en abcs1 l'amas du pus se f]a de ce ct-l4 ,lors donc que l'on connotra qu'il se =me un abcs1 7voyez 4 #fc7 on rong]a1 p> un cau/ique leg]1 l'endroit qu'on aura m>qu1 ds qu'il s]a ouv]t1 on aura so9 d'y entret5ir la suppuration4 ,on peut alors avoir un espoir fond1 que l'amas du pus pr5dra son c\rs p> cet endroit o il tr\v]a mo9s de resi/ance1 qu'il sortira2 c> l'amas de mati]e s'arrte s\v5t entre la pleure1 les p>ties qui y sont adhr5tes4 ,il n'y a dire1 de l'endurcissem5t ou squirrhe de l'adhr5ce1 que ce que j'en ai dit 4 #ha1 #hb4 4 #ie4 ,l'on rem>que que quelques p]sonnes1 qui ont eu une attaque de cette maladie1 ont s\v5t des re*tes1 surt\t les ivrognes4 ,j'en ai vu un qui les comptoit p> d\za9es4 ,quelques saignes1 de tems en tems1 p\rroi5t prv5ir ces ret\rs frqu5s1 qui1 jo9ts l'ivrogn]ie1 les r5d5t languissans /upides la fleur de l'ge4 ,ils tomb5t dans une espece d'a/hme1 de-l dans l'hydropisie2 tri/e f91 digne de leur vie4 ,ceux qui peuv5t s'a/re9dre quelques so9s1 peuv5t aussi les prv5ir sans saignes1 p> un regime raffrai*issant1 en se privant de tems en tems de vi&e de v92 en buvant du petit lait1 ou d'une des boissons ,n4 #a1 #b1 #d1 en pr5ant quelques ba9s de pi$ ti$es1 surt\t dans les saisons dans lesquelles ces maux ont acc\tum de rev5ir4 4 #if4 ,il y a des rem$es trs usits dans cette maladie p>mi le paysan1 vants p> quelques ,m$ec9s2 le sang de b\quet91 la suie dans un oeuf#aa4 ,je ne nie po9t1 que bi5 des g5s n'ai5t t gu]is aprs l'usage de ces rem$es2 mais il n'en e/ pas mo9s vrai1 qu'ils sont dang]eux2 a9si il e/ prud5t de ne jamais les employ]1 puisqu'il y a beauc\p de probabilit qu'ils f]ont un peu de mal1 une c]titude qu'ils ne peuv5t po9t faire de bi54 ,on doit p5s] de mme du g5ipi1 ou abs9! des ,alpes1 qui s'e/ aussi acquis beauc\p de rputation4 ,il e/ ais d'en dt]m9] l'usage4 ,le g5ipi1 e/ puissamm5t am]2 il *auffe fait su]4 ,l'on ne doit donc jamais l'employ] dans une pleursie1 tant que les vaisseaux sont ple9s1 le p\ls dur1 la fievre =te1 le sang enflamm4 ,dans t\s ces cas il augm5t]oit le mal2 mais sur la f9 de la maladie1 qu& les vaisseaux sont dsemplis1 le sang dlay1 la fievre dim9ue1 alors on peut s'en s]vir1 en se s\v5ant t\j\rs qu'il e/ *aud1 qu'il faut l'employ] sobrem5t4 #aa ,les fi5tes ou excrm5s de *eval1 de mulet1 de p\le1 de coq4 ,le poivre les autres pices aromates dans de l'eau ou du v94 ,,*apitre ,,vi4 ,des maux de gorge1 ou ,esqu9ancies4 4 #ig4 ,la gorge e/ sujette plusieurs maladies4 ,l'une des plus frqu5tes des plus dang]euses1 c'e/ l'inflammation1 qu'on appelle ord9airem5t ,esqu9ancie2 qui e/ la mme maladie1 que l'inflammation de poitr9e2 mais dans une p>tie diffr5te2 ce qui fait que les symptomes sont =t diffr5s4 ,ils v>i5t mme suivant les diffr5tes p>ties de la gorge qui sont enflammes4 4 #ih4 ,les symptomes gnraux de l'inflammation la gorge sont1 le frisson1 la *aleur1 la fievre1 le mal de tte1 les ur9es r\ges1 la difficult1 quelquefois l'impossibilit d'aval] quoi que ce soit4 ,mais si les p>ties les plus vois9es de la glotte1 c'e/--dire1 de l'entre du canal de la respiration1 sont attaques1 il e/ trs difficile de respir]4 ,le malade s5t de l'angoisse1 des suffocations2 le mal gagne quelquefois la glotte1 la tra*e-art]e1 le p\lmon1 la maladie e/ promptem5t mortelle4 ,l'inflammation des autres p>ties e/ mo9s dang]euse1 elle l'e/ d'autant mo9s1 que le mal e/ plus extrieur4 ,qu& l'inflammation e/ gnrale1 qu'elle occupe t\tes ces p>ties1 de plus1 les amigdales1 la luette1 la base de la langue2 c'e/ une des maladies les plus dang]euses1 les plus horribles4 ,le visage e/ enfl enflamm2 t\t l'intrieur de la gorge l'e/ galem5t2 le malade n'avale quoi que ce soit2 il respire avec une pe9e une angoisse1 qui1 jo9tes l'engorgem5t du c]veau1 le jett5t dans une espece de dlire furieux2 la langue enfle sort de la b\*e2 les n>9es sont dilates p\r respir]2 t\t le col1 jusques au-dessus de la poitr9e1 e/ d'un gonflem5t prodigieux2 le p\ls e/ frqu5t trs foible1 s\v5t int]mitt5t2 le malade n'a po9t de =ces1 meurt ord9airem5t le second ou le troisieme j\r4 4 #ii4 ,quelquefois le mal quitte les p>ties intrieures1 se jette l'extrieur2 la peau du col de la poitr9e r\git devi5t d\l\reuse1 le malade se s5t mieux4 ,d'autres fois le mal quitte la gorge1 mais c'e/ p\r se port] au c]veau1 ou sur le p\lmon4 ,l'un l'autre de ces deux d]ni]s cas sont mortels1 qu& on n'a pas sur-le-*amp de trs bons sec\rs1 qui sont mme trs s\v5t inutiles4 4 #ajj4 ,l'espece la plus frqu5te e/ celle qui attaque les amigdales la luette4 ,le mal comm5ce ord9airem5t p> une des amigdales1 qui devi5t grosse1 r\ge1 d\l\reuse1 ne p]met d'aval] qu'avec une trs gr&e pe9e4 ,quelquefois le mal se borne un seul ct2 mais plus ord9airem5t il passe la luette1 de l1 l'autre amigdale4 ,si le mal n'e/ pas grave1 la premi]e e/ ord9airem5t mieux1 qu& la seconde e/ attaque4 ,lorsqu'elles le sont t\tes deux ensemble1 la d\leur le malaise sont trs considrables1 le malade ne peut aval] qu'avec la plus gr&e pe9e2 la s5sibilit e/ si gr&e1 que j'ai vu des femmes avoir des convulsions4 ,l'on e/ mme quelquefois plusieurs heures sans p\voir ri5 pr5dre2 t\t le dessus de la b\*e1 le fonds du palais1 un peu de la base de la langue sont leg]em5t r\ges4 ,plusieurs malades aval5t le liquide plus difficilem5t que le solide1 p>ceque le liquide a beso9 de plus d'action de la "p des muscles p\r tre dirig4 ,la salive e/ encore plus pnible que les autres liquides2 p>cequ'elle e/ un peu visqueuse1 c\le mo9s aism5t4 ,cette difficult l'aval]1 jo9te la quantit qu'il s'en =me1 produit ce cra*em5t presque cont9uel1 qui incommode beauc\p quelques malades2 d'autant plus que l'intrieur des j\es1 les cts le b\t de la langue1 les levres s'cor*5t s\v5t4 ,cela les emp*e aussi de dormir2 mais ce n'e/ pas un mal2 le sommeil e/ peu utile dans les maladies fievreuses4 ,j'ai vu s\v5t que ceux qui avoi5t cru leur gorge presqu'enti]em5t gu]ie le soir1 y avoi5t trs mal aprs quelques heures de sommeil4 ,la fievre1 dans cette espece1 e/ quelquefois trs =te1 le frisson dure s\v5t plusieurs heures2 il e/ suivi d'une *aleur considrable1 d'un viol5t mal de tte1 accompagn quelquefois d'ass\pissem5t4 ,il y a ord9airem5t assez de fievre le soir2 mais quelquefois trs peu1 mme po9t le mat94 ,un leg] comm5cem5t de mal de gorge prc$e s\v5t le frisson2 mais plus ord9airem5t1 il ne se manife/e qu'aprs1 en mme tems que la *aleur4 ,le col e/ quelquefois un peu enfl1 plusieurs malades se plaign5t d'une d\leur assez vive dans l'oreille1 du ct le plus malade4 ,j'ai r>em5t vu qu'on en et dans les deux4 4 #aja4 ,ou l'inflammation se dissipe peu peu1 ou il se =me un abcs dans la p>tie qui toit la plus attaque4 ,il n'e/ jamais arriv1 au mo9s je l'ignore1 que cette espece bi5 conduite se t]m9t p> la gangr5e1 ou p> le durcissem5t2 mais j'ai t tmo91 que l'un l'autre arriv5t1 qu& on veut =c] les sueurs dans le comm5cem5t p> des rem$es *auds4 ,il e/ aussi trs r>e qu'il se fasse ces transports fa*eux sur le p\lmon1 comme dans l'espece des 4 #ih1 #ii4 ,il e/ vrai qu'il n'arrive pas frquemm5t non plus que le mal se jette au-dehors1 comme dans la mme espece4 4 #ajb4 ,le traitem5t de l'esqu9ancie e/1 aussi bi5 que celui de t\tes les autres maladies inflammatoires1 le mme que celui de l'inflammation de poitr9e4 ,l'on met d'abord au regime 4 #bi2 dans l'espece 74 #ih7 il faut faire quatre ou c9q saignes dans peu d'heures1 quelquefois on e/ oblig d'y rev5ir4 ,qu& elle e/ au degr le plus considrable1 t\s les rem$es sont le plus s\v5t inutiles2 mais il faut les t5t]4 ,l'on doit donn] autant qu'il e/ possible1 des boissons ,n4 #b #d4 ,mais comme s\v5t la quantit qu'ils en peuv5t aval]1 e/ trs petite1 il faut donn] des lavem5s ,n4 #e1 de trois en trois heures1 mettre trois fois p> j\r1 p5dant une demi heure1 les jambes dans l'eau ti$e4 4 #ajc4 ,les v5t\ses sc>ifies1 appliques aut\r du col1 aprs deux ou trois saignes1 sont s\v5t extrmem5t utiles4 ,dans des cas presque dsesprs1 qu& le col e/ extrmem5t gonfl1 une ou deux incisions pr(ondes1 faites avec un rasoir1 sur cette enflure extrieure1 ont sauv le malade4 4 #ajd4 ,dans l'espece 74 #ajj7 il faut trs s\v5t en v5ir la saigne2 il ne faut jamais l'omettre qu& on tr\ve le p\ls dur ple94 ,il e/ trs important de la faire d'abord2 c'e/ le seul moy5 de prv5ir l'abcs1 qui se =me avec une gr&e facilit1 si l'on la diffre seulem5t de quelques heures4 ,quelquefois il faut la rit]]4 ,il e/ r>em5t ncessaire d'en faire trois4 ,s\v5t le mal e/ assez leg] p\r p\voir gurir sans saignes1 moy5nant beauc\p de m5agem5t2 mais ceux qui ne sont ni matres de leurs tems1 ni en situation d'tre soigns1 doiv5t1 sans hsit]1 faire d'abord une saigne1 qui emporte s\v5t le mal2 surt\t1 si aprs l'avoir faite1 le malade boit beauc\p d'infusion ,n4 #b4 ,il suffit1 dans cette espece1 de pr5dre un ba9 de jambes1 un lavem5t p> j\r4 ,on pr5d l'un le mat91 l'autre le soir4 ,outre les rem$es gnraux de l'inflammation1 on en applique de p>ticuli]s sur le mal1 dans l'une l'autre espece4 ,les meilleurs sont1 #a4 des cataplasmes molli5s ,n4 #i4 sur t\t le col4 ,l'on vante beauc\p le cataplasme de nid d'hirondelles4 ,je ne le blme pas2 mais il e/ c]ta9em5t mo9s efficace que t\s ceux que j'indique4 #b4 ,des g>g>ismes ,n4 #ai4 ,l'on peut en faire plusieurs1 qui ont -peu-prs les mmes proprits1 la mme efficace4 ,ceux que j'indique1 sont ceux qui m'ont le mieux russi2 ils sont trs simples4 #c4 ,la vapeur de l'eau *aude1 comme dans le 4 #eb2 l'on doit rit]] la vapeur1 c9q ou six fois j\r2 avoir t\j\rs un cataplasme1 se g>g>is] trs s\v5t4 ,il y a des p]sonnes1 sans p>l] des enfans1 qui ne sav5t pas se g>g>is]2 la d\leur r5d mme la *ose difficile4 ,alors1 au lieu de g>g>ismes1 on peut inject] la mme liqueur ,n4 #ai1 avec une petite s]+ue4 ,l'injection va bi5 plus avant que le g>g>isme1 elle fait s\v5t cra*] une quantit considrable de mati]es glaireuses1 paissies au fond de la gorge2 ce qui s\lage s5siblem5t le malade4 ,il faut les rxr] s\v5t4 ,l'on peut commodm5t employ] cet usage1 une de ces petites s]+ues de sureau1 que t\s les enfans de village sav5t faire4 4 #aje4 ,qu& le mal peut se gu]ir sans suppuration1 la fievre1 le mal de tte1 la *aleur dans la gorge1 la d\leur en avalant1 comm5c5t dim9u] ds le quatrieme j\r2 quelquefois dja le troisieme1 s\v5t seulem5t le c9quieme1 cette dim9ution augm5te gr&s pas2 au b\t de deux1 trois ou quatre j\rs1 le malade e/ trs bi54 ,il y en a cep5dant quelques-uns1 qui cons]v5t une trs leg]e d\leur1 seulem5t d'un ct1 p5dant quatre ou c9q j\rs1 mais sans fievre1 sans mal-aise4 4 #ajf4 ,quelquefois la fievre1 ses accid5s dim9u5t aprs la saigne les autres rem$es1 sans qu'il survi5ne d'am&em5t dans la gorge1 ni de signes de suppuration4 ,dans ces cas1 il faut insi/] pr9cipalem5t sur les g>g>ismes les vapeurs 4 #ajd2 si l'on peut avoir un ,*irurgi5 un peu adroit1 il faut qu'il fasse une sc>ification sur les amigdales malades4 ,il en sort une c]ta9e quantit de sang1 ce rem$e s\lage trs promptem5t presque t\s ceux qui l'emploi5t4 4 #ajg4 ,si l'inflammation ne se rs\t pas1 mais qu'il se =me un abcs1 ce qui arrive presque t\j\rs si l'on a nglig les comm5cem5s du mal2 alors les accid5s de la fievre cont9u5t1 quoiqu'un peu mo9s =tem5t aprs le quatrieme j\r2 la gorge re/e r\ge1 mais cep5dant d'un r\ge un peu mo9s vif2 l'on cons]ve une d\leur1 mais plus s\rde accompagne quelquefois de pulsations2 d'autres fois il n'y en a po9t1 ce dont il e/ bon d'tre av]ti2 le p\ls devi5t ord9airem5t un peu plus mol1 le c9quieme ou le sixieme j\r1 quelquefois plutt1 l'abcs e/ prt s'ouvrir4 ,on le connot p> une petite tumeur blan*e molle1 qu& on ouvre la b\*e1 qui p>oit ord9airem5t au c5tre de l'inflammation4 ,l'abcs se creve de lui-mme1 ou s'il ne s'ouvre pas1 il faut l'ouvrir2 ce qu'on fait en assujettissant =tem5t une lancette au b\t d'un petit bton1 l'enveloppant t\te1 except la po9te de la longueur d'un qu>t ou d'un ti]s de p\ce1 avec un l+e d\x4 ,l'on p]ce l'abcs avec la po9te de cette lancette4 ,au mom5t o l'abcs s'ouvre1 la b\*e e/ inonde d'un pus d'un g\t d'une odeur ins\t5ables4 ,il faut se g>g>is] avec le g>g>isme dt]sif ,n4 #ai4 ,l'on e/ quelquefois surpris de la quantit de pus qui sort de l'abcs4 ,il ne s'en =me ord9airem5t qu'un3 j'en ai cep5dant vu quelquefois deux4 4 #ajh4 ,il arrive1 ce cas n'e/ mme pas r>e1 que le pus ne s'amasse pas prcism5t dans l'endroit o p>oissoit la =te inflammation1 mais dans quelque p>tie plus ca*e2 de faon que la facilit d'aval] revi5t presqu'enti]em5t1 la fievre dim9ue1 le malade dort4 ,l'on se p]suade que l'on e/ gu]i1 qu'il ne re/e que les incommodits de la convalesc5ce4 ,qu& on n'e/ pas ,m$ec9 ou ,*irurgi51 il e/ ais de s'y tromp]4 ,voici les signes qui peuv5t faire jug] qu'il y a un abcs4 ,une inquitude1 un mal-aise gnral1 une d\leur dans t\te la b\*e1 quelques frissons de tems en tems1 s\v5t des *aleurs vives passag]es1 un p\ls assez m\ sans tre naturel1 un s5tim5t d'paisseur de pesanteur dans la langue1 de petits b\tons blancs sur les g5cives1 sur l'intrieur des j\es1 sur l'intrieur l'extrieur des levres1 un g\t une odeur dsagrables4 4 #aji4 ,dans ces cas1 il faut t5ir s\v5t dans la b\*e du lait1 ou de l'eau1 ti$es2 recevoir la vapeur d'eau *aude1 mettre aut\r du col des molli5s2 t\s ces sec\rs dispos5t l'abcs s'ouvrir4 ,il faut aussi *]*] avec le doigt l'endroit o il e/2 alors le ,*irurgi5 peut aism5t l'ouvrir4 ,il m'e/ arriv une fois qu'il s'en p]a un s\s mon doigt1 sans que je fisse aucun ef=t p\r cela4 ,on peut inject] de l'eau ti$e p> la b\*e1 ou p> les n>9es1 un peu =tem5t2 cela occasionne quelquefois une espece de t\x1 ou des ef=ts qui le font ouvrir4 ,j'en ai vu s'ouvrir en riant4 ,l'on ne doit au re/e po9t tre inquiet de l'v5em5t4 ,je ne sa*e po9t d'exemple1 qu'on soit mort d'une esqu9ancie1 ds que la suppuration e/ =me1 ni peut-tre mme1 ds qu'elle a comm5c se =m]4 4 #aaj4 ,les glaires1 dont la gorge e/ remplie1 l'inflammation mme de cette p>tie1 qui1 en irritant1 produit le mme effet que qu& on porte le doigt1 ou quelqu'autre corps1 au fond de la gorge1 font que le malade se pla9t d'envies cont9uelles de vomir4 ,il faut tre sur ses g>des1 ne pas croire que ce mal de coeur vi5ne d'emb>ras d'e/omac1 exige un mtique4 ,ce s]oit une gr&e faute1 s\v5t1 que d'en donn] un2 il peut1 qu& l'inflammation e/ =te1 la r5dre mortelle2 ou l'on e/ oblig de faire une saigne p5dant qu'il agit1 p\r dim9u] sa viol5ce2 cette imprud5ce laisse s\v5t le malade1 lors mme qu'il gu]it1 dans un tat de langueur p5dant long-tems4 ,il y a cep5dant quelques maux de gorge avec fievre1 dans lesquels on peut faire vomir2 mais c'e/ qu& il n'y a po9t d'inflammation1 ou qu& on l'a dissipe1 qu'il re/e des mati]es putrides dans les premi]es voies4 ,j'en p>l]ai4 4 #aaa4 ,l'on voit s\v5t1 dans ce pays1 une maladie diffr5te des maux de gorge dont je vi5s de p>l]1 mais qui1 comme eux1 fait qu'on avalle difficilem5t4 ,on l'appelle en franois les oreillons1 assez gnralem5t1 les ourles4 ,c'e/ un engorgem5t des gl&es qui s]v5t =m] la salive1 surt\t des deux grosses1 qui sont entre l'oreille la ma*oire1 qu'on appelle p>otides1 des deux qui sont dess\s la ma*oire1 qu'on appelle maxillaires3 elles se gonfl5t considrablem5t1 emp*5t non-seulem5t d'aval]1 mais mme d'ouvrir la b\*e2 p>ceque les m\vem5s sont trs d\l\reux4 ,les enfans y sont beauc\p plus exposs que les gr&es p]sonnes4 ,comme ord9airem5t il n'y a pas de fievre1 il ne faut po9t de rem$e4 ,il suffit de t5ir les p>ties malades l'abri du gr& air1 d'y appliqu]1 si l'on veut1 quelque cataplasme2 de dim9u] beauc\p la quantit de ses alim5s1 de se priv] de vi&e de v91 de faire un usage abondant de quelque liqueur *aude1 qui dlaie les humeurs rtablisse la transpiration4 ,je me gu]is de ce mal1 il y a sept ans1 en ne buvant1 p5dant quatre j\rs1 que du ? de melisse1 auquel je joignis un qu>t de lait1 trs peu de pa94 ,le mme regime m'a gu]i s\v5t de leg]s maux de gorge4 4 #aab4 ,il y a eu ici1 ce pr9tems1 une quantit tonnante de maux de gorge1 de deux especes4 ,les uns1 dont je ne dirai ri51 toi5t des maux de gorge ord9aires1 tels que je les ai dcrits4 ,sans avoir ri5 de p>ticuli]1 ils ont t frqu5s p>mi les adultes1 ont trs bi5 gu]i p> la m?ode que j'ai propose4 ,les autres1 dont je dirai quelque *ose1 p>ceque je sais qu'ils ont regn dans quelques villages1 qu'ils y ont fait du ravage1 attaquoi5t aussi les adultes1 mais surt\t les enfans1 depuis l'ge d'un an1 mme au dess\s1 jusques d\ze ou treize4 ,les premi]s symptomes toi5t1 comme dans les maux ord9aires1 le frisson1 la *aleur1 l'abbattem5t1 le mal de tte1 le mal de gorge3 mais ce qui les di/+uoit2 c'e/ #a4 que1 s\v5t les malades avoi5t de la t\x1 un peu d'oppression4 #b4 ,le p\ls toit plus vite1 mais mo9s dur mo9s =t1 qu'il ne l'e/ ord9airem5t dans les maux de gorge4 #c4 ,ils avoi5t une *aleur acre1 se*e1 une gr&e inquitude4 #d4 ,ils cra*oi5t mo9s qu'on ne cra*e ord9airem5t dans le mal de gorge1 avoi5t la langue trs se*e4 #e4 ,quoiqu'ils euss5t de la pe9e aval]1 cep5dant ce n'e/ pas ce qui les incommodoit le plus1 ils p\voi5t boire suffisamm5t4 #f4 ,le gonflem5t la r\geur des amigdales1 de la luette1 du fond du palais1 n'tant que peu considrables1 mais les gl&es p>otides maxillaires1 surt\t les premi]es1 tant extrmem5t gonfles1 enflammes1 la d\leur dont ils se plaignoi5t le plus1 toit cette d\leur extrieure4 #g4 ,qu& le mal toit grave1 t\t le col se gonfloit2 quelquefois mme les vaisseaux qui rapport5t le sang du c]veau tant gns1 les malades avoi5t de l'ass\pissem5t du dlire4 #h4 ,les r$\blem5s de la fievre toi5t assez irreguli]s4 #i4 ,les ur9es n'toi5t pas aussi enflammes que dans les autres maux de gorge4 #aj4 ,la saigne les autres rem$es ne les s\lageoi5t pas aussi promptem5t1 le mal toit plus long4 #aa4 ,il ne v5oit pas suppuration1 comme les autres especes1 mais quelquefois les amigdales s'ulc]oi5t4 #ab4 ,presque t\s les enfans1 un trs gr& nombre d'adultes p\ssoi5t1 ou ds le premi] j\r1 ou seulem5t les j\rs suivans1 jusques au sixieme1 une bullition1 qui1 *ez quelques-uns1 ressembloit assez la r\geole2 mais d'une c\leur mo9s vive1 sans aucune levation4 ,elle comm5oit au visage1 au bras1 de-l aux jambes1 aux cuisses1 au corps1 se retiroit peu--peu1 au b\t de deux ou trois j\rs1 dans le mme ordre qu'elle avoit obs]v en p\ssant4 ,d'autres1 en trs petit nombre 7je n'en ai vu que c9q71 pr\voi5t t\s des accid5s plus graves avant l'ruption1 p\ssoi5t le vrai p\rpre ou milliaire blanc4 #ac4 ,qu& ces bullitions avoi5t p\ss1 ils se tr\voi5t ord9airem5t mieux4 ,la d]ni]e duroit quatre1 c9q1 ou six j\rs1 se t]m9oit s\v5t p> des sueurs4 ,ceux qui ne les ont pas eues1 c'e/ le cas de plusieurs adultes1 n'ont pu se gu]ir que p> des sueurs abondantes sur la f93 c> au comm5cem5t elles toi5t inutiles1 mme nuisibles4 #ad4 ,j'ai vu quelques p]sonnes1 *ez lesquelles le mal de gorge s'e/ dissip enti]em5t1 sans qu'il et ri5 p\ss1 sans su]2 mais qui re/oi5t dans une inquitude dans une angoisse trs =tes1 avec un p\ls vite petit4 ,je leur ordonnois une boisson sudorifique3 alors l'ruption1 ou les sueurs v5ant1 elles se tr\voi5t bi54 #ae4 ,soit qu'elles ai5t eu l'bullition ou qu'ils ne l'ai5t pas eue1 t\s ont p]du la premi]e peau p> gr&es cailles1 dans t\t le corps2 tant ce v591 qui devoit s'vacu] p> la peau1 avoit d'cret4 #af4 ,un gr& nombre pr\voi5t un *angem5t s+uli] dans la voix1 diffr5t de celui des maux de gorge ord9aires2 l'intrieur des n>9es toit extrmem5t sec4 ,l'on a eu plus de pe9e se remettre qu'aprs les maux de gorge ord9aires2 si l'on se ngligeoit dans la convalesc5ce1 surt\t si l'on s'exposoit trop tt au froid1 il surv5oit une re*te1 ou diffr5s accid5s1 tels que de l'oppression1 un gonflem5t de v5tre1 diffr5tes enflures1 de la langueur1 du dg\t1 des c\lem5s d]ri]e les oreilles1 de la t\x1 de l'enr\ere4 #ag4 ,j'ai t appell p\r des enfans1 mme quelques jeunes g5s1 qui1 au b\t de quelques sema9es toi5t tombs dans une enflure gnrale de t\t le corps1 avec une =te oppression1 une dim9ution considrable dans les ur9es1 qui toi5t r\ges tr\bles2 ils toi5t aussi dans un tat s+uli] d'indiffr5ce p\r t\t4 ,je les ai t\s gu]is avec des vesicatoires1 la p\dre ,n4 #bd4 ,ce rem$e comm5oit p> les faire vomir2 il surv5oit ensuite des ur9es1 surt\t des sueurs abondantes1 qui les gu]issoi5t4 ,deux seuls1 d'un mauvais temp]amm5t1 un peu ra*itiques ou n\s1 aprs avoir t rtablis p5dant quelques j\rs1 sont retombs1 ont pri4 4 #aac4 ,*ez les adultes1 j'ai employ la saigne1 les rafrai*issans1 tant qu'il y avoit inflammation2 ensuite il falloit vacu] les premi]es voies1 aprs cela faire su] d\cem5t4 ,les p\dres ,n4 #bd ont s\v5t produit1 avec gr& succs1 l'un l'autre effet4 ,dans d'autres cas1 j'ai employ l'ipcacuana ,n4 #cd4 ,dans quelques sujets1 il n'y avoit pas de symptomes inflammatoires1 le mal dp5doit uniquem5t d'emb>ras putrides dans les premi]es voies2 quelques malades mme r5doi5t des v]s3 alors je n'ai po9t fait de saignes2 mais le rem$e vomitif produisoit1 dans le comm5cem5t1 un excell5t effet1 t\s les symptomes dim9uoi5t s5siblem5t2 la sueur surv5oit naturellem5t1 le malade gu]issoit au b\t de quelques j\rs4 ,il y a eu quelques endroits1 dans lesquels il n'y avoit aucun c>act]e d'inflammation1 o il ne falloit aucune saigne2 celles qu'on faisoit russissoi5t mal4 ,je n'ai po9t fait saign] d'enfans4 ,les vesicatoires1 aprs l'vacuation des premi]es voies1 beauc\p de dlayans1 toi5t leurs rem$es4 ,une simple infusion de sureau de tilleul a fait beauc\p de bi5 ceux qui en ont b abondamm5t4 ,je sais qu'il e/ mort1 dans quelques villages1 un gr& nombre de malades1 avec une enflure de col prodigieuse4 ,il en e/ aussi mort quelques uns en ville2 entr'autres une fille de v+t ans1 qui n'avoit pris que des sudorifiques *auds1 du v9 r\ge1 qui m\rut ds le quatrieme j\r1 avec des suffocations viol5tes1 p]dant beauc\p de sang p> le nez4 ,du gr& nombre que j'ai v1 il n'en e/ mort que deux4 ,l'un toit une petite fille de dix mois2 elle avoit eu l'bullition qui r5tra t\t--c\p4 ,ce fut alors qu'on m'appella4 ,il s'toit fait un dpt sur la poitr9e2 ri5 ne put la sauv]4 ,l'autre toit un g>on robu/e1 de dix-sept dix-huit ans1 *ez lequel la maladie s'annona d'abord assez violemm5t4 ,elle se calma cep5dant2 la fievre tant presque enti]em5t f9ie1 les sueurs qui comm5oi5t v5ir1 l'auroi5t gu]i2 mais il ne v\lut jamais les s\t5ir1 se mettoit *aque in/ant nud4 ,il se fit t\t--c\p un dpt sur le p\lmon1 qui l'emporta tr5te heures aprs4 ,je n'ai jamais vu m\rir avec une peau aussi se*e4 ,le vomitif *ez lui n'avoit fait que peu d'effet1 avoit procur une di>rhe4 ,sa mauvaise faon de se conduire p>oit avoir t la cause de sa mort4 ,c'e/ un exemple4 4 #aad4 ,je me suis t5du sur cette maladie1 p>cequ'il p\rroit arriv] qu'elle se rp&t dans d'autres endroits#ab2 il e/ utile qu'on soit prv5u de ses c>act]es1 du traitem5t1 qui a autant de rapport avec celui des fievres putrides1 dont je p>l]ai plus bas1 qu'avec celui des maladies inflammatoires1 dont j'ai p>l4 ,dans quelques p]sonnes1 le mal de gorge a t un symptome de fievre putride1 plutt que la maladie pr9cipale4 #ab ,cette description convi5t la maladie connue en ,france en ,anglet]re1 o elle a t pidmique1 s\s le nom de mal de gorge mal91 ulc] ou gangr5eux3 ,huxham qui l'a si bi5 dcrite1 la reg>de comme une fievre maligne pe/il5tielle4 4 #aae4 ,les maux de gorge sont1 p\r bi5 des p]sonnes1 une maladie habituelle1 qui revi5t t\tes les annes1 mme plus s\v5t4 ,on les prvi5t p> les mmes moy5s que j'ai indiqus 4 #ie1 p\r prv5ir les pleursies habituelles#ac4 #ac ,et en g>antissant du froid le c\ la tte p5dant le j\r surt\t la nuit4 ,,*apitre ,,vii4 ,des ,rhumes4 4 #aaf4 ,il regne plusieurs prjugs sur les rhumes1 qui t\s peuv5t avoir des consqu5ces fa*euses4 ,le premi] c'e/ qu'un rhume n'e/ jamais dang]eux4 ,cette erreur cote t\s les j\rs la vie plusieurs p]sonnes4 ,je m'en suis dja pla9t il y a sept ans2 j'ai vu ds-lors une f\le de n\veaux exemples1 qui n'ont que trop ju/ifi mes pla9tes4 ,l'on ne meurt effectivem5t pas d'un rhume1 tant qu'il n'e/ que rhume2 mais qu& on le nglige1 il jette dans des maladies de poitr9e1 qui tu5t4 ,les rhumes emport5t plus de g5s que la pe/e1 rpondit un trs habile ,m$ec91 qui avoit beauc\p vu1 un de ses amis qui lui disoit1 je me porte bi51 je n'ai qu'un rhume4 ,un second prjug1 c'e/ que les rhumes ne veul5t po9t de rem$es1 que plus on en fait1 plus ils dur5t4 ,cela peut tre vrai1 vu la mauvaise faon dont on les traite2 mais c'e/ un pr9cipe faux en soi4 ,les rhumes ont leurs rem$es t\t comme les autres maux1 se gu]iss5t avec plus ou mo9s de facilit1 suivant qu'ils sont mieux ou mo9s bi5 conduits4 4 #aag4 ,une troisieme erreur2 c'e/ que1 non-seulem5t on ne les reg>de pas comme dang]eux1 mais on les croit mme salutaires4 ,il vaut mieux1 sans d\te1 avoir un rhume1 qu'une maladie plus fa*euse2 mais il vaudroit beauc\p mieux n'en avoir aucune4 ,t\t ce qu'on peut raisonnablem5t dire2 c'e/ que qu& une transpiration arrte devi5t cause de maladie1 il e/ heureux qu'elle produise un rhume1 plutt que quelque maladie trs grave1 comme il arrive s\v5t2 mais il s]oit prfr]1 que ni la cause1 ni l'effet1 n'euss5t exi/4 ,un rhume pr\ve t\j\rs un drangem5t dans les fonctions de notre corps1 une cause de maladie2 il e/ une maladie relle1 qui1 qu& elle e/ viol5te1 porte une atte9te s5sible t\te la ma*9e4 ,les rhumes affoibliss5t considrablem5t la poitr9e2 la sant en e/ tt ou t>d altre4 ,les p]sonnes s\v5t enrhumes1 ne sont jamais robu/es1 tomb5t s\v5t dans la langueur4 ,et la facilit s'enrhum] e/ une preuve de la facilit avec laquelle la transpiration se drange1 le p\lmon s'engorge1 ce qui e/ t\j\rs dang]eux4 4 #aah4 ,l'on convi5dra de la fausset de ces prjugs1 en exam9ant la nature des rhumes1 qui ne sont autre *ose que les maladies que je vi5s de dcrire1 mais dans un degr =t leg]4 ,un rhume e/ vritablem5t presque t\j\rs1 une maladie inflammatoire2 c'e/ une leg]e inflammation du p\lmon1 ou de la gorge1 ou d'une membrane qui g>nit intrieurem5t les n>9es l'intrieur de quelques cavits qui se tr\v5t dans les os de la j\e du front2 cavits1 qui t\tes communiqu5t avec le nez2 de faon que qu& l'inflammation a attaqu une p>tie de cette membrane1 elle se communique aism5t aux autres4 4 #aai4 ,il e/ presque inutile de dcrire les symptomes du rhume2 il suffira de faire rem>qu] #a4 que la pr9cipale cause des rhumes e/ la mme que celle qui produit le plus ord9airem5t les maladies dont j'ai p>l2 c'e/--dire1 la transpiration arrte4 #b4 ,que qu& ces maladies regn5t1 il y a en mme-tems beauc\p de rhumes4 #c4 ,que les symptmes qui annonc5t un rhume viol5t1 ressembl5t beauc\p ceux qui prc$5t ces maladies4 ,l'on a r>em5t de gros rhumes sans frisson sans fievre1 quelquefois mme elle dure plusieurs j\rs4 ,l'on t\sse1 la t\x re/e se*e p5dant quelque tems1 ensuite il vi5t des cra*ats qui dim9u5t la t\x1 l'oppression4 ,c'e/ alors qu'on peut dire que le rhume e/ mr4 ,l'on a s\v5t de leg]s po9ts1 mais passag]s1 un peu de mal de gorge4 ,qu& les n>9es sont le siege du mal1 ce qu'on appelle =t mal propos rhume de c]veau1 on a s\v5t un mal de tte trs viol5t4 ,le mal de tte dp5d s\v5t de l'irritation de la membrane qui tapisse les cavits de l'os du front1 ou ,s9us maxillaires4 ,l'on ne m\*e1 dans les comm5cem5s1 qu'une eau =t claire1 =t cre2 ensuite1 mesure que l'inflammation dim9ue1 elle s'paissit1 l'on m\*e une mati]e semblable celle qu'on cra*e4 ,l'on p]d ord9airem5t l'odorat1 le g\t1 l'appetit4 4 #abj4 ,les rhumes n'ont po9t de dure fixe4 ,ceux de c]veau dur5t ord9airem5t trs peu de j\rs2 ceux de poitr9e sont plus longs4 ,il y en a cep5dant beauc\p qui se dissip5t au b\t de quatre c9q j\rs4 ,s'ils dur5t trop long tems1 ils nuis5t2 #a4 p>ceque la t\x viol5te drange t\te la ma*9e1 surt\t qu'elle porte le sang la tte4 #b4 ,en privant du sommeil1 qui e/ presque t\j\rs dim9u p> un rhume4 #c4 ,en tant l'appetit1 en tr\blant la dige/ion2 ce qui affoiblit ncessairem5t4 #d4 ,en affoiblissant le p\lmon mme1 p> les sec\sses cont9uelles qu'il reoit2 de faon que1 peu peu1 t\tes les humeurs s'y jettant1 comme sur la p>tie la plus foible1 il re/e une t\x cont9uelle2 il e/ t\j\rs sur*>g d'humeurs1 qui1 s'y paississant1 gn5t la respiration1 oppress5t donn5t une fievre l5te2 le corps ne se n\rrit pas2 le malade tombe dans la foiblesse1 le dp]issem5t1 l'insomnie1 l'angoisse1 meurt s\v5t assez promptem5t4 4 #aba4 ,puisque le rhume e/ une maladie de la mme espece que les esqu9ancies1 les p]ipneumonies1 les inflammations de poitr9e2 le traitem5t doit tre de la mme espece4 ,si le rhume e/ =t1 il faut faire une saigne au bras1 ce qui l'abrege beauc\p2 elle e/ conv5able t\tes les fois que le malade e/ sangu91 qu'il a une =te t\x1 un gr& mal de tte4 ,l'on doit faire un usage abondant des ptisanes ,n4 #a1 #b1 #d4 ,il e/ utile de pr5dre t\s les soirs1 des ba9s de pi$ en se c\*ant4 ,en un mot1 si l'on met le malade au rgime 4 #bi1 on le gu]it trs promptem5t4 4 #abb4 ,mais s\v5t le mal e/ si leg]1 qu'on ne croit pas devoir y faire des rem$es2 sans rem$e1 on gu]it aism5t1 en se privant p5dant quelques j\rs de vi&e1 d'oeufs1 de b\illon1 de v91 de t\t ce qui e/ acre1 gras ou pesant2 en vivant de pa91 de legume1 d'eau1 surt\t en s\pant peu ou po9t1 en buvant1 si l'on e/ altr1 une simple ptisane d'orge1 ou une infusion de sureau1 laquelle on peut jo9dre un qu>t ou un ti]s de lait4 ,les ba9s de pi$1 la p\dre ,n4 #bj1 contribu5t faire dormir4 ,l'on peut aussi1 sans dang]1 pr5dre quelques tasses d'infusion de fleurs de coquelicot ou pavot r\ge1 faite comme du ?4 ,qu& il n'y a plus de fievre1 de *aleur1 d'inflammation2 que le malade a t la diete p5dant quelques j\rs1 qu'il s'e/ bi5 dlay2 si la t\x l'insomnie cont9u5t1 on peut donn] le soir une pilule de /irax1 ou une prise de ?riaque1 avec un peu d'infusion de fleurs de sureau1 en sortant d'un ba9 de pi$2 alors ces rem$es1 en calmant la t\x1 en rtablissant la transpiration1 gu]iss5t s\v5t dans une nuit3 mais j'en ai vu de mauvais effets1 qu& on les donnoit trop tt1 il faut t\j\rs1 qu& on les pr5d1 n'avoir que trs peu s\p1 que le s\p soit digr4 4 #abc4 ,il y a un trs gr& nombre de rem$es vants p\r les rhumes1 des ptisanes de pommes1 de reglisse1 de figues1 de rais9s secs1 de b\ra*e1 de li]re t]re/re1 de v]onique1 d'hysope1 d'orties4 ,je ne veux ri5 leur t] de leur prix3 elles peuv5t t\tes avoir t utiles2 ceux qui en ont v russir une dans un cas1 la croi5t la plus excell5te de t\tes4 ,c'e/ une erreur4 ,ce n'e/ po9t sur un seul cas qu'on doit dcid]2 c'e/ ceux qui en voi5t j\rnellem5t un gr& nombre1 qui obs]v5t att5tivem5t l'effet des diffr5s rem$es1 jug] de ceux qui convi5n5t le plus gnralem5t2 ce sont ceux que j'ai indiqus4 ,je sais qu'un ? de queues de c]ises1 qui e/ une boisson assez agrable1 a guri un rhume =t invtr4 ,dans les rhumes de c]veau1 la vapeur de l'eau *aude t\te simple1 ou dans laquelle on a mis des fleurs de sureau1 ou quelques autres h]bes un peu aromatiques1 procur5t ord9airem5t un s\lagem5t trs prompt4 ,elle fait aussi du bi5 dans les rhumes de poitr9e 7voyez 4 #eb74 ,l'on toit =t en usage d'employ] le blanc de bale9e2 mais c'e/ une huile trs indige/e2 les huiles ne convi5n5t que trs r>em5t dans les rhumes4 ,d'ailleurs le blanc de bale9e e/ presque t\j\rs rance2 a9si il vaut mieux le bannir4 4 #abd4 ,ceux qui ne dim9u5t po9t la quantit des alim5s1 qui boiv5t de gr&es quantits d'eau *aude1 ru95t leur sant4 ,ils ne font plus de dige/ion1 la t\x devi5t /oma*ale sans cess] d'tre pectorale2 ils c\r5t risque de tomb] dans l'tat dcrit 4 #abj1 ,n4 #d4 ,les eaux-de-vie brles1 les v9s aromatiss1 font les plus gr&s maux pris dans les comm5cem5s1 l'on f]oit mieux de n'en jamais pr5dre4 ,si l'on en a vu quelques bons effets1 ce n'e/ que sur la f91 qu& la maladie toit entret5ue uniquem5t p> la foiblesse des organes4 ,dans ce cas1 il faut quitt] les rela*ans1 pr5dre t\s les j\rs quelques prises de la p\dre ,n4 #ad1 avec un peu de v91 si les humeurs p>oissoi5t se jett] trop sur le p\lmon1 appliqu] des vesicatoires aux gras des jambes4 4 #abe4 ,les liqueurs convi5n5t si peu1 que s\v5t une trs petite quantit ranime un rhume qui f9issoit4 ,il y a mme des p]sonnes qui n'en boiv5t jamais sans s'enrhum]1 cela n'e/ po9t tonnant4 ,elles occasionn5t une trs leg]e inflammation de poitr9e1 qui e/ un rhume4 ,il ne faut pas1 dans cette maladie1 s'expos] sans ncessit un gr& froid2 mais il faut galem5t se g>d] de trop de *aleur4 ,ceux qui s'enf]m5t dans des *ambres =t *audes1 ne guriss5t po9t3 comm5t y gurir8 ces *ambres1 indp5damm5t du dang] qu'on c\rt en les quittant1 enrhum5t comme les liqueurs1 en produisant une leg]e inflammation de poitr9e4 4 #abf4 ,les p]sonnes sujettes aux frqu5s rhumes1 celles qu'on appelle ca?>reuses1 croi5t devoir se t5ir =t au *aud4 ,c'e/ une erreur qui a*eve de ru9] leur sant4 ,cette disposition vi5t de deux causes2 ou de ce que la transpiration se drange aism5t1 ou quelquefois de la foiblesse d'e/omac1 ou de celle du p\lmon1 qui dem&5t des rem$es p>ticuli]s4 ,qu& le mal vi5t de ce que la transpiration se drange aism5t1 plus elles se ti5n5t au *aud1 plus elles se font su]1 plus le mal augm5te4 ,cet air cont9uellem5t ti$e1 affoiblit t\t le corps1 sur-t\t le p\lmon2 les humeurs s'y jett5t t\j\rs plus4 ,la peau sans cesse baigne p> une petite sueur1 se rel*e1 s'amollit1 devi5t incapable de faire ses fonctions2 la mo9dre *ose arrte alors t\te transpiration1 il nat une f\le de maux de langueurs4 ,ils r$\bl5t de prcaution p\r se prs]v] de l'air froid1 t\s leurs so9s sont autant de moy5s efficaces p\r r5dre leur sant plus foible2 cela d'autant plus surem5t1 que la cra9te de l'air assujettit ncessairem5t une vie sd5taire qui augm5te t\s leurs maux1 auxquels les boissons *audes1 dont ils font usage1 mett5t le comble4 ,ils n'ont qu'un moy5 de gurir2 c'e/ de se famili>is] avec l'air1 de fuir les *ambres *audes1 de dim9u] peu peu leurs vtem5s1 de c\*] au froid1 de ne ri5 mang] de ne ri5 boire qui ne soit froid1 les boissons mme la glace leur sont salutaires2 de pr5dre beauc\p d'ex]cice2 enf9 si le mal e/ invtr1 de faire usage p5dant long-tems de la p\dre ,n4 #ad1 des ba9s froids4 ,cette m?ode russit aussi trs bi5 p\r ceux *ez qui le mal dp5d primitivem5t d'une foiblesse d'e/omac ou de p\lmon1 au b\t d'un c]ta9 tems ces trois causes se runiss5t t\j\rs4 4 #abg4 ,l'on e/ plus en usage1 il e/ vrai1 la ville qu' la campagne1 de t5ir s\v5t la b\*e diffr5tes tablettes1 ptes1 c4 ,je n'en exclus po9t l'usage2 mais il n'y a ri5 d'aussi efficace que le jus de rglisse1 moy5nant qu'on le pr5ne dose suffisante1 il procure un vrai s\lagem5t4 ,j'en ai pris moi-mme une once demie dans un j\r1 j'en ress5tis les bons effets d'une faon m>que4 ,,*apitre ,,viii4 ,des maux de ,d5ts4 4 #abh4 ,les maux de d5ts qui sont quelquefois si longs si viol5s1 qu'ils occasionn5t des insomnies op9itres1 beauc\p de fievre1 des rv]ies1 des inflammations1 des abcs1 des ulc]es1 des c>ies1 des convulsions1 des syncopes1 dp5d5t de trois causes pr9cipales4 #a4 ,de la c>ie des d5ts4 #b4 ,de l'inflammation du n]f des d5ts1 ou de la membrane qui les enveloppe2 ce qui entrane celle de la g5cive4 #c4 ,d'une humeur ca?>rale1 froide1 qui se jette sur ces p>ties4 4 #abi4 ,dans le premi] cas1 la c>ie ayant mis le n]f nud1 l'air1 les alim5s1 les boissons1 l'humeur mme de la c>ie l'irrit5t1 cette irritation produit des d\leurs plus ou mo9s viol5tes4 ,qu& la d5t e/ extrmem5t gte1 il n'y a po9t de rem$e que de l'arra*]1 sans quoi les d\leurs cont9u5t1 l'hale9e devi5t puante1 la g5cive se p]d1 les autres d5ts1 s\v5t mme la ma*oire se c>i5t3 d'ailleurs elle emp*e l'usage des d5ts vois9es1 qui se c\vr5t de t>tre1 priss5t4 ,qu& le mal e/ mo9s considrable1 on peut quelquefois en arrt] les progrs en brlant la d5t avec un f] *aud1 ou en la plombant si elle en e/ susceptible4 ,l'on se s]t aussi de diffr5tes liqueurs1 mme d'eau =te d'esprit de vitriol2 mais ces rem$es sont extrmem5t dang]eux doiv5t tre bannis4 ,si l'on cra9t les oprations que je vi5s d'indiqu]1 on peut se s]vir d'ess5ce de gr(le1 dans laquelle on trempe un coton qu'on applique sur la c>ie2 ce qui s\lage s\v5t p\r assez longtems4 ,l'on emploie aussi une te9ture d'opium applique de la mme faon4 ,on peut ml] ces deux rem$es ensemble doses gales4 ,j'ai russi plusieurs fois avec la liqueur m9rale anod9e d',h(fman2 elle p>ot p5dant quelques in/ans augm5t] la d\leur2 mais le s\lagem5t vi5t ord9airem5t aprs qu'on a cra* quelquefois4 ,un g>g>isme fait avec l'arg5t9e b\illie dans de l'eau1 s\lage s\v5t les d\leurs qui vi5n5t de c>ie1 plusieurs p]sonnes dans ce cas se sont bi5 tr\ves d'en faire un usage habituel4 ,ce rem$e ne peut po9t nuire2 il e/ mme utile p\r les g5cives4 ,d'autres se s\lag5t en frottant t\t le visage avec du miel4 4 #acj4 ,la seconde cause1 c'e/ l'inflammation du n]f dans l'intrieur1 ou de la membrane l'extrieur de la d5t2 on la connot p> le tempramm5t1 l'ge1 le g5re de vie du malade4 ,ceux qui sont jeunes1 sangu9s1 qui s'*auff5t beauc\p1 ou p> le travail1 ou p> les alim5s les boissons1 ou p> les veilles1 ou p> d'autres excs1 ceux qui toi5t accotums quelques hmorragies1 ou naturelles1 ou artificielles1 qui ne les ont plus1 y sont trs exposs4 ,la d\leur vi5t ord9airem5t promptem5t1 s\v5t aprs quelque cause d'*auffem5t4 ,le p\ls e/ =t ple91 le visage assez r\ge1 la b\*e extrmem5t *aude2 l'on a s\v5t beauc\p de fievre un viol5t mal de tte1 la g5cive s'enflamme1 se gonfle1 quelquefois il s'y =me un abcs1 d'autrefois il arrive que l'humeur se jette l'extrieur1 la j\e enfle la d\leur dim9ue4 ,qu& la j\e enfle1 mais sans que la d\leur dim9ue1 c'e/ alors une augm5tation1 non pas un *angem5t de mal4 ,dans cette espece1 il faut employ] le traitem5t des maladies inflammatoires1 rec\rir la saigne1 qui ord9airem5t s\lage sur-le-*amp4 ,aprs la saigne1 on emploie le rgime rafra*issant1 les ba9s de pi$1 les lavem5s2 on se g>g>ise avec l'eau d'orge1 l'eau le lait2 on applique sur la j\e des cataplasmes molli5s4 ,s'il survi5t un abcs1 on le fait meurir en t5ant presque cont9uellem5t dans la b\*e du lait *aud1 ou des figues cuites dans du lait2 ds qu'il p>ot mr1 on le fait ouvrir1 ce qui e/ ais po9t d\l\reux4 ,quelquefois le mal1 quoiqu'il dp5de de cette cause1 n'e/ pas si viol5t2 mais il dure =t long-tems1 revi5t ds qu'on s'e/ *auff1 ds qu'on e/ au lit1 ds qu'on pr5d quelque mets *auffant1 quelque liqueur1 du v91 du caff4 ,il faut dans ces cas faire une saigne1 sans laquelle les autres rem$es sont inutiles1 pr5dre quelques soirs de suite des ba9s de pi$ ti$es1 une prise de la p\dre ,n4 #bj4 ,la privation totale de v9 celle de vi&e1 surt\t le soir1 ont guri plusieurs p]sonnes qui avoi5t des maux de d5ts trs op9itres4 ,t\s les rem$es *auds dans cette espece sont p]nicieux1 s\v5t l'opium1 la ?riaque1 les pilules de /yrax1 bi5 lo9 de produire l'effet qu'on en att5d1 ont empir les d\leurs4 4 #aca4 ,qu& le mal dp5d d'une transpiration arrte1 qui se jette sur les mmes p>ties1 le mal e/ ord9airem5t1 quoiqu'aussi d\l\reux1 accompagn de symptmes mo9s viol5s4 ,le p\ls n'e/ ni =t1 ni ple91 ni frqu5t1 la b\*e e/ mo9s *aude1 l'on enfle mo9s4 ,dans ces cas il faut purg] avec la p\dre ,n4 #ba2 ce qui gurit quelquefois radicalem5t des maux trs invtrs4 ,ensuite on peut faire usage de la ptisane des bois ,n4 #ga2 elle a guri des maux de d5ts qui avoi5t rsi/ d'autres cures p5dant plusieurs annes2 mais elle s]oit p]nicieuse dans l'autre espece4 ,les vesicatoires la nuque ou ailleurs1 il n'importe trop o1 ont fait s\v5t un trs bon effet1 en dt\rnant l'humeur en rtablissant la transpiration4 ,enf9 l'on peut employ] avec le plus gr& succs dans cette espece1 surt\t aprs la purgation1 les pilules de /yrax1 l'opium1 la ?riaque4 ,les rem$es cres1 comme le tabac ficel ou en corde1 la rac9e de piretre en faisant saliv]1 vacu5t une p>tie de l'humeur qui cause la maladie dim9u5t la d\leur4 ,la fume de tabac gurit aussi quelquefois dans cette espece1 soit en faisant cra*]1 soit p>cequ'elle a quelque *ose d'anod9 qui p>ticipe des v]tus de l'opium4 4 #acb4 ,comme cette cause e/ s\v5t l'effet d'une foiblesse d'e/omac1 il arrive t\s les j\rs qu'on voit des p]sonnes dont le mal augm5te mesure qu'elles pr5n5t des rafra*issans4 ,l'augm5tation du mal fait qu'elles d\bl5t la dose du rem$e1 les d\leurs croiss5t proportion4 ,il faut ncessairem5t quitt] cette m?ode1 employ] les rem$es /oma*iques propres rtablir la transpiration4 ,la p\dre ,n4 #ad a produit s\v5t d'excell5s effets1 qu& je l'ai ordonne dans ces cas1 elle ne manque jamais d'emport] trs promptem5t les maux de d5ts1 qui revi5n5t priodiquem5t c]ta9s j\rs c]ta9es heures4 ,j'ai guri quelques p]sonnes en leur conseillant l'usage du v91 dont elles ne buvoi5t po9t4 4 #acc4 ,outre les maux de d5ts qui dp5d5t des trois causes pr9cipales que j'ai indiques1 qui sont les plus frqu5s3 il y en a de trs longs de trs cruels1 qui sont occasionns p> une acret gnrale de la masse du sang1 qui ne se guriss5t que p> les rem$es propres corrig] cette cret4 ,qu& elle e/ de nature scorbutique1 le rai=t sauvage1 7la poivre71 le cresson1 le beccabunga1 7la fava71 l'oseille1 l'alleluya la dtruis5t4 ,si elle e/ d'une nature diffr5te1 elle dem&e d'autres rem$es2 mais le plan de cet ouvrage ne p]met po9t d'entr] dans ces dtails4 ,comme le mal e/ long1 il donne le tems d'all] consult]4 ,la g\tte le rhumatisme se jett5t quelquefois sur les d5ts1 occasionn5t les d\leurs les plus cruelles1 qu'il faut trait] comme les maladies dont elles dp5d5t4 4 #acd4 ,l'on compr5d p> ce qu'on vi5t de dire1 ce que c'e/ que cette bis>r]ie imag9aire qu'on attribue aux maux de d5ts1 p>cequ'un rem$e qui a s\lag l'un1 ne s\lage pas l'autre4 ,cela vi5t de ce que ces rem$es sont t\j\rs ordonns sans connoissance de cause1 qu'on ne fait po9t att5tion la nature du mal2 qu'on traite une d\leur de c>ie1 comme une d\leur d'inflammation2 celle-ci comme une d\leur de fluxion froide1 cette d]ni]e comme une d\leur cause p> l'cret scorbutique4 ,a9si il n'e/ po9t tonnant que l'on *\e4 ,les ,mdec9s eux-mmes ne donn5t peut-tre pas t\j\rs assez d'att5tion la nature du mal1 lorsqu'ils la connoiss5t1 ils se born5t trop des rem$es foibles incapables de produire l'effet ncessaire4 ,si le mal e/ de nature inflammatoire1 ri5 ne peut le s\lag] que la saigne4 ,il en e/ des maux de d5ts comme de t\s les autres1 ils dp5d5t de plusieurs causes1 si l'on ne combat pas cette cause p> les rem$es1 bi5 lo9 de gurir1 l'on augm5te le mal4 ,j'ai guri de viol5s maux de d5ts de la ma*oire infrieure1 en appliquant une empltre compose de f>9e1 de blanc d'oeuf1 d'eau-de-vie de ma/ic1 l'angle de cette ma*oire1 dans l'endroit o l'on s5t battre l'art]e4 ,j'ai aussi s\lag des maux de tte extrmem5t viol5s1 en appliquant la mme empltre sur l'art]e des tempes4 ,,*apitre ,,ix4 ,de l',apoplexie4 4 #ace4 ,t\t le monde connot l'apoplexie1 qui e/ une p]te subite de t\s les s5s1 de t\s les m\vem5s volontaires1 p5dant laquelle le p\ls se cons]ve1 la respiration e/ gne4 ,je m't5drai peu sur cette maladie1 qui n'e/ pas frqu5te dans les campagnes1 dont j'ai p>l =t au long dans une lettre ,monsieur de ,,hall]1 qui vi5t de p>otre4 4 #acf4 ,l'on en di/+ue ord9airem5t deux especes2 l'apoplexie sangu9e1 l'apoplexie sreuse4 ,elles dp5d5t l'une l'autre1 de ce que les vaisseaux du c]veau s'engorg5t1 qu'alors ils emp*5t les fonctions des n]fs4 ,t\te la diffr5ce qu'il y a entre l'une l'autre1 c'e/ que la premi]e a lieu *ez les p]sonnes qui sont =tes1 robu/es1 qui ont un vrai sang1 pesant1 pais1 inflammatoire1 qui en ont beauc\p3 c'e/ alors une vraie maladie inflammatoire4 ,l'autre attaque les p]sonnes mo9s robu/es1 dont le sang e/ plus aqueux1 plutt visqueux que d5se ou pais1 dont les vaisseaux sont l*es1 qui ont beauc\p d'humeurs4 4 #acg4 ,qu& la premi]e e/ son plus haut degr2 c'e/ ce qu'on appelle c\p de sang1 ou apoplexie f\droyante1 elle tue dans la m9ute4 ,ce cas n'e/ pas susceptible de rem$e4 ,qu& le mal e/ mo9s viol5t1 qu'on tr\ve le malade avec un p\ls =t1 ple91 lev1 le visage r\ge1 enfl1 le col gonfl1 la respiration gne bruyante1 ne s5tant ri51 n'ayant d'autre m\vem5t1 que quelques ef=ts p\r vomir1 il n'y en a mme pas t\j\rs1 il faut sur-le-*amp1 #a4 dc\vrir enti]em5t la tte du malade1 lui c\vrir trs peu le re/e du corps1 lui procur] un air trs frais1 lui dess]r] enti]em5t le col4 #b4 ,le mettre autant qu'il e/ possible2 la tte haute les pi$s p5dans4 #c4 ,lui faire une saigne au bras1 p> une trs grosse ouv]ture1 de d\ze seize onces1 suivant la =ce avec laquelle le sang vi5t4 ,on la rit]]a jusques trois quatre fois1 si les circon/ances le dem&5t1 ou au bras ou au pi$4 #d4 ,donn] un lavem5t avec la dcoction des premi]es h]bes molli5tes qui se prs5t]ont1 quatre cuill]es d'huile1 une cuill]e de sel4 ,on le rit]]a de trois en trois heures4 #e4 ,s'il e/ possible1 lui faire aval] beauc\p d'eau1 sur *aque pot de laquelle on auroit mis trois dragmes de nitre4 #f4 ,ds que la viol5ce du p\ls a dim9u1 que la respiration e/ mo9s emb>rasse1 le visage mo9s enflamm1 il faut faire pr5dre la dcoction ,n4 #bb2 ou1 si l'on ne p\voit pas l'avoir tems1 trois qu>ts d'once1 ou une once de crme de t>tre1 beauc\p de petit lait2 rem$e qui m'a trs bi5 russi dans un cas1 o je n'en avois po9t d'autre4 #g4 ,evit] t\te liqueur spiritueuse1 v91 eaux di/illes1 soit en boisson1 en application1 ou mme en s5teur4 ,l'on ne doit t\*]1 irrit]1 remu] le malade1 que le mo9s qu'il e/ possible2 en un mot on doit vit]1 t\t ce qui peut agit]4 ,ce conseil e/ absolum5t contraire aux usages communs2 mais il e/ cep5dant fond en raison1 confirm p> l'expri5ce1 absolum5t ncessaire4 ,en effet t\t le mal vi5t de ce que le sang se porte en trop gr&e quantit1 avec trop de =ce au c]veau1 qui tant comprim emp*e t\t m\vem5t des n]fs4 ,p\r rtablir ces m\vem5s1 il faut donc db>rass] le c]veau1 en dim9uant la =ce du sang2 mais les liqueurs1 les v9s1 les esprits1 les sels volatils1 l'agitation1 les frictions l'augm5t5t1 p>-l mme1 elles augm5t5t l'emb>ras du c]veau la maladie2 au lieu que t\t ce qui calme la circulation1 contribue rappell] plutt le m\vem5t4 #h4 ,on doit li] =tem5t les cuisses s\s le j>ret2 p>-l on emp*e le sang de rev5ir des jambes1 il s'en porte mo9s la tte4 ,si le malade p>ot peu peu1 mesure qu'il pr5d des rem$es1 pass] dans un tat mo9s viol5t1 l'on peut espr]4 ,si aprs les premi]es vacuations gnrales1 son tat empire2 il e/ t\t--fait mal4 4 #ach4 ,qu& il se gurit1 l'usage des s5s revi5t2 mais il re/e s\v5t un peu de dlire p5dant quelque tems1 presque t\j\rs une p>alysie sur la langue1 un bras1 une jambe1 les muscles du mme ct du visage4 ,cette p>alysie se gu]it quelquefois peu peu1 p> des purgations rafrai*issantes de tems en tems1 une diete trs peu n\rrissante4 ,t\s les rem$es *auds sont extrmem5t nuisibles1 peuv5t occasionn] une n\velle attaque4 ,l'metique p\rroit tre mortel1 l'a t plus d'une fois4 ,l'on doit absolum5t l'vit]2 il ne faut pas mme aid]1 p> de l'eau ti$e1 les ef=ts que le malade fait p\r vomir4 ,ils ne dp5d5t po9t des mati]es qui sont dans l'e/omac1 mais de l'emb>ras du c]veau2 plus ils sont considrables1 plus cet emb>ras augm5te2 p>ceque1 p5dant qu'ils ont lieu1 le sang ne peut pas rev5ir de la tte1 p>-l-mme le c]veau en e/ sur*>g4 4 #aci4 ,l'autre espece a les mmes symptomes2 except que le p\ls n'e/ ni si lev1 ni si =t2 que le visage e/ mo9s r\ge1 quelquefois mme ple2 la respiration p>oit mo9s gne1 il y a quelquefois plus de facilit plus d'abondance dans les vomissem5s4 ,comme elle attaque des p]sonnes mo9s sangu9es1 mo9s =tes1 mo9s *auffes1 la saigne n'e/ s\v5t po9t ncessaire4 ,il n'e/ au mo9s jamais ncessaire de la rxr]2 si le p\ls e/ peu ple9 po9t dur1 elle p\rroit tre nuisible4 ,il faut au re/e #a4 situ] le malade comme dans l'autre espece1 quoique cela soit un peu mo9s ncessaire4 #b4 ,lui donn] un lavem5t2 mais sans huile1 avec le d\ble de sel1 la grosseur d'un petit oeuf de savon2 ou avec quatre ou c9q tiges de gratiole1 ou h]be au pauvre homme4 #c4 ,on purge avec la p\dre ,n4 #ba4 #d4 ,l'on peut1 p\r boisson1 donn] une =te infusion de melisse1 rxr] deux fois p> j\r le lavem5t4 #e4 ,purg] d]e*ef le troisieme j\r4 #f4 ,appliqu] d'abord au gras des jambes des vesicatoires4 #g4 ,si la nature p>oit v\loir se dgag] p> les sueurs1 on doit l'aid]2 j'ai vu s\v5t qu'un ? de *>don bnit produisoit trs bi5 cet effet4 ,si l'on pr5d ce p>ti1 il faut s\t5ir la sueur1 sans b\g] s'il e/ possible p5dant plusieurs j\rs3 il e/ arriv alors qu'au b\t de neuf j\rs1 le malade toit dlivr de t\te p>alysie1 qui survi5t ord9airem5t aprs cette apoplexie t\t comme aprs l'autre4 4 #adj4 ,les apoplexies sont sujettes des re*tes2 *aque n\velle attaque e/ plus dang]euse que la prcd5te1 a9si il e/ extrmem5t important de *]*] les prv5ir4 ,on prvi5t l'une l'autre espece p> une diete sev]e1 en retran*ant beauc\p de la quantit ord9aire des alim5s2 la prcaution la plus ess5tielle1 p\r quiconque a eu une attaque1 c'e/ de r5onc] au s\p]4 ,ceux qui ont eu une attaque de la premi]e espece1 doiv5t tre encore plus exacts que les autres2 ils doiv5t se priv] de t\t ce qui e/ succul5t1 aromatique1 cre2 du v91 des liqueurs1 du caff4 ,ils doiv5t faire un gr& usage des j>d9ages1 des fruits1 des acides2 mang] peu de vi&e1 po9t de noire2 pr5dre t\tes les sema9es deux ou trois prises de la p\dre ,n4 #bc1 le mat9 jeun1 dans un v]re d'eau2 se purg] deux ou trois fois p> an1 avec la potion ,n4 #bb2 pr5dre j\rnellem5t de l'ex]cice2 vit] les *ambres trop *audes1 l'ardeur du soleil2 se c\*] de bonheur1 se lev] mat92 n'tre jamais plus de huit heures au lit2 si l'on rem>que qu'il se =me beauc\p de sang1 qu'il se porte la tte1 il faut sans hsit]1 faire une saigne1 se mettre p]dant quelques j\rs1 une diete totale1 sans aucun alim5t solide4 ,les ba9s *auds sont p]nicieux dans ces cas4 ,dans l'autre espece1 4 #aci1 au lieu de se purg] avec le rem$e ,n4 #bb1 il faut se purg] avec le ,n4 #ba4 4 #ada4 ,les mmes sec\rs propres prv5ir une re*te1 peuv5t emp*] une premi]e attaque1 si on les emploie tems2 c> quoique l'attaque d'apoplexie soit trs prompte1 cep5dant la maladie s'annonce plusieurs sema9es1 quelquefois plusieurs mois1 mme des annes1 l'avance2 p> des v]tiges1 des pesanteurs de tte1 de leg]s emb>ras de langue1 des p>alysies mom5tanes1 tantt d'une p>tie1 tantt d'une autre2 quelquefois des dgts des envies de vomir1 sans qu'on puisse s\ponn] aucun emb>ras dans les premi]es voies1 ou aucune autre cause dans l'e/omac ou dans le vois9age2 un *angem5t difficile dcrire1 dans la physionomie2 des d\leurs vives passag]es prs du coeur2 une dim9ution dans les =ces1 sans cause s5sible2 quelques autres signes1 qui m>qu5t que les humeurs se port5t trop la tte1 que les fonctions du c]veau sont gnes4 ,il y a des p]sonnes qui sont sujettes des attaques1 qui dp5d5t de la mme cause que l'apoplexie1 qu'on peut reg>d] comme de trs leg]es apoplexies1 dont on s\ti5t plusieurs attaques1 qui ne drang5t que trs peu la sant4 ,t\t--c\p le sang se porte la tte1 le malade e/ t\rdi1 il p]d t\tes ses =ces1 il a quelquefois des nauses1 sans cep5dant que la connoissance1 le s5tim5t le m\vem5t se p]d5t t\t--fait4 ,la tranquillit1 une saigne1 des lavem5s dissip5t l'accs3 on en prvi5t les ret\rs p> le rgime ordonn 4 #adj4 sur-t\t p> un usage abondant de la p\dre ,n4 #bc4 ,a la f91 un de ces accs dgn]e en apoplexie mortelle2 mais on peut la ret>d] trs long-tems1 p> un rgime exact1 en vitant t\tes les passions =tes1 sur t\t la col]e4 ,,*apitre ,x4 ,des c\ps de ,soleil4 4 #adb4 ,l'on appelle c\p de ,soleil1 les maux qui rsult5t d'une trop =te action du soleil sur la tte3 c'e/ la mme *ose que insolation4 ,si l'on fait att5tion que le bois1 la pi]re1 les mtaux1 exposs l'action du soleil1 s'*auff5t1 mme dans les climats temprs1 au po9t qu'on ne peut pas les t\*] sans se brl]1 on compr5dra t\t le dang] qu'on c\rt1 si la tte e/ expose une telle *aleur4 ,les vaisseaux se dess*5t1 le sang s'paissit2 il se =me une vritable inflammation1 qui quelquefois1 tue en trs peu de tems4 ,c'e/ un c\p de soleil qui tua ,manasss1 m>i de ,judi?2 c> comme il toit auprs de ceux qui lioi5t les g]bes aux *amps1 la *aleur lui donna sur la tte1 il tomba malade1 il se mit au lit1 il m\rut4 ,les signes qui c>actris5t un c\p de soleil1 sont le sj\r dans un endroit o il donnoit =tem5t2 un viol5t mal de tte1 avec la peau *aude1 extrmem5t s*e2 les yeux r\ges secs1 ne p\vant ni re/] ouv]ts1 ni s\t5ir la lumi]e2 quelquefois un m\vem5t cont9uel dans la paupi]e1 du s\lagem5t p> l'application de quelque liqueur frai*e2 s\v5t une impossibilit de dormir2 d'autres fois un gr& ass\pissem5t1 mais accompagn de rveils viol5s3 une fivre trs =te2 un abbatem5t un dgt total2 quelquefois beauc\p d'altration1 d'autres fois po9t2 la peau du visage e/ s\v5t brle4 4 #adc4 ,l'on e/ expos aux c\ps de soleil dans deux saisons de l'anne1 ou au pr9tems1 ou dans les gr&es *aleurs2 mais ils sont bi5 diffr5s dans leurs effets4 ,au pr9tems1 les g5s de la campagne1 les ouvri]s1 y sont peu sujets2 ce sont les g5s de la ville1 les p]sonnes dlicates1 qui ont pris peu de m\vem5t p5dant l'hiv]1 qui ont acquis beauc\p d'humeurs4 ,si dans ces circon/ances elles vont au soleil1 comme il a dja une c]ta9e =ce2 que p> le g5re de vie qu'elles ont m51 les humeurs sont dja plus disposes se port] la tte2 que le frai*eur du t]re91 sur-t\t qu& il a pl1 fait qu'on ne se r*auffe pas aussi aism5t les pi$s1 il agit sur leur tte comme un vsicatoire1 il dt]m9e une plus gr&e quantit d'humeur2 ce qui procure de viol5s maux de tte1 accompagns s\v5t d'lancem5s vifs frqu5s1 de d\leur dans les yeux2 mais ce mal e/ r>em5t dang]eux4 ,les g5s de la campagne1 les p]sonnes de la ville1 qui n'ont po9t discont9u l'ex]cice p5dant l'hiv]1 ne craign5t po9t ces soleils de pr9tems4 ,les c\ps de soleil en t sont bi5 plus f*eux1 ils attaqu5t les ouvri]s ou les voyageurs1 qui sont long-tems exposs l'ardeur3 c'e/ alors que le mal e/ port son plus haut dgr1 que les malades meur5t s\v5t sur la place4 ,dans les pays *auds1 cette cause tue plusieurs p]sonnes dans les rues1 fait de gr&s ravages dans les armes en m>*e4 ,l'on en voit1 dans les pays temprs1 de tri/es effets4 ,aprs avoir m>* t\t le j\r au soleil1 un homme tomba en l?>gie1 au b\t de quelques heures m\rut avec des symptomes de rage4 ,j'ai vu un c\vreur1 un j\r trs *aud1 se pla9dre son cam>ade d'un viol5t mal de tte1 qui augm5toit de m9ute en m9ute4 ,au mom5t o il v\lut se retir]1 il tomba mort1 fut prcipit4 ,cette cause produit trs frquemm5t dans les campagnes1 des phrnsies trs dang]euses1 que le peuple appelle fivres *audes4 ,l'on en voit plusieurs t\tes les annes4 4 #add4 ,l'effet du soleil e/ encore plus dang]eux1 si l'on y e/ expos p5dant le sommeil4 ,deux fau*eurs s'endormir5t sur un tas de fo9 la tte nue2 ayant t rveills p> les autres1 ils *ancel]5t1 prononc]5t quelques mots qui n'avoi5t po9t de bon s5s1 m\rur5t4 ,qu& l'effet du v9 celui du soleil se runiss5t1 ils tu5t trs promptem5t1 il n'y a pas d'annes1 qu'on ne tr\ve morts dans les *em9s des paysans1 qui1 tant ivres1 vont tomb] dans quelques co9s1 o ils priss5t p> une apoplexie v9euse solaire4 ,ceux qui r*app5t1 cons]v5t s\v5t t\te leur vie des maux de tte1 mme quelque lg] drangem5t dans les ides4 ,j'ai vu qu'aprs quelques j\rs de viol5s maux de tte1 le mal se jettoit sur les paupi]es1 qui re/oi5t longtems r\ges =t t5dues1 sans qu'on pt les ouvrir4 ,l'on a vu des p]sonnes1 *ez lesquelles un c\p de soleil occasionnoit un dlire cont9uel1 sans fivre1 sans qu'ils se plaigniss5t d'un mal de tte4 ,quelquefois la g\tte s]e9e en a t la suite2 il e/ =t commun de voir des p]sonnes1 *ez lesquelles un long sj\r au soleil1 laisse une impression dans l'oeil qui leur fait app]cevoir diffr5s corps voltigeants en l'air1 qui tr\bl5t la vision4 4 #ade4 ,*ez les enfans =t jeunes1 qui ne sont jamais exposs si long-tems une si viol5te ardeur1 mais sur lesquels une petite cause agit1 le mal se manife/e1 ou p> un ass\pissem5t pr(ond1 qui dure plusieurs j\rs1 ou p> des rv]ies cont9uelles1 mles de fureur de frayeur1 presque comme qu& ils ont eu quelque viol5te peur1 p> des m\vem5s convulsifs1 p> des maux de tte qui r$\bl5t p> accs1 leur font p\ss] de hauts cris1 p> des vomissem5s cont9uels4 ,j'ai vu des enfans qui1 aprs un c\p de soleil1 ont cons]v long-tems une petite t\x4 4 #adf4 ,les vieill>ds qui s'expos5t s\v5t imprudemm5t au soleil1 ne sav5t pas t\t le dang] qu'ils c\r5t4 ,on a vu un homme qui1 s'tant t5u desse9 =t long-tems au soleil1 le j\r libre d'une fivre ti]ce1 et une attaque d'apoplexie qui l'emporta le l5dema94 ,lors mme que le mal n'e/ pas prompt1 cep5dant cette habitude dispose c]ta9em5t l'apoplexie aux maux de tte4 ,un des plus lg]s effets du soleil sur la tte1 c'e/ de procur] un rhume de c]veau1 un mal de gorge1 un enr\m5t1 un gonflem5t des gl&es du col1 une s*]esse dans les yeux1 qui se fait quelquefois s5tir long-tems4 4 #adg4 ,l'effet de la trop viol5te *aleur du feu1 e/ le mme que celui du soleil4 ,un homme s'tant endormi la tte contre le feu1 m\rut apoplectique dans ce sommeil4 4 #adh4 ,l'action d'un soleil trop =t ne nuit pas seulem5t lorsqu'elle tombe sur la tte1 mais elle nuit aussi aux autres p>ties2 ceux qui y re/5t exposs en prs]vant la tte1 essui5t des d\leurs viol5tes1 un s5tim5t de *aleur1 une roideur considrable dans ces p>ties qui ont t dess*es1 comme aux jambes1 aux g5\x1 aux cuisses1 aux re9s1 aux bras2 quelquefois il leur survi5t de la fivre4 4 #adi4 ,en exam9ant une p]sonne malade d'un c\p de soleil1 il faut faire att5tion s'il n'y a po9t d'autres causes conc\rantes4 ,un voyageur1 un manoeuvre1 sont s\v5t autant affects p> la fatigue de la r\te ou du travail1 que p> le soleil4 4 #aej4 ,il e/ trs important de trait] d'abord les c\ps de soleil4 ,si on les nglige1 ceux mmes qui auroi5t t aiss gurir1 devi5n5t trs f*eux4 ,on les traite1 comme t\tes les maladies prcd5tes1 p> les saignes les rafrai*issans de t\te espece1 en boissons1 en lavem5s1 en applications1 en ba9s4 ,si le mal e/ pressant1 il faut comm5c] p> une trs =te saigne1 la rxr]4 ,il fallut saign] neuf fois ,l\is ,,xiv1 p\r le sauv] en #afeh1 aprs un c\p de soleil qu'il reut la *asse4 ,aprs la saigne1 on met les jambes dans l'eau tide2 c'e/ un des rem$es qui s\lag5t le plus promptem5t1 j'ai vu le mal de tte se dissip] rev5ir1 proportion du nombre de la longueur des ba9s de jambes4 ,il faut qu& le mal e/ grave1 en v5ir au demi-ba91 mme au ba9 enti]2 mais il ne doit tre que tide1 non plus que les ba9s de pi$1 l'eau *aude s]oit trs nuisible4 ,les lavem5s faits avec une dcoction d'h]bes molli5tes quelconques1 produis5t aussi un trs bon effet4 ,il faut boire abondamm5t du lait d'am&e ,n4 #d1 de la limonade faite avec le jus de citron dans de l'eau1 7c'e/ la meilleure boisson dans ce cas7 ou de l'eau du v9aigre1 qui supple trs bi5 la limonade2 ce qui e/ encore plus efficace1 du petit lait trs clair1 avec un peu de v9aigre4 ,t\tes ces boissons peuv5t tre bes frai*es2 le rem$e ,n4 #ca e/ trs efficace1 on en pr5d c9q ou six v]res p> j\r4 ,l'on applique sur le front1 sur les tempes1 sur t\te la tte mme1 des l+es tremps dans l'eau frai*e1 un peu de v9aigre rosat2 ce qui peut t5ir lieu de t\s les autres rem$es employs dans ce cas4 ,ceux qu'on vante le plus1 sont les jus de p\rpi]1 de laitue1 d'arti*aud sauvage1 de v]ve9e4 4 #aea4 ,les ba9s froids ont quelquefois guri des cas presque dsesprs4 ,un homme de v+t ans1 ayant t =t long-tems expos un soleil brlant1 rvoit violemm5t sans fivre1 toit vritablem5t maniaque4 ,aprs plusieurs saignes1 on le jetta dans un ba9 froid1 qu'on rxra s\v5t1 en mme tems on lui jettoit de l'eau froide sur la tte3 ces sec\rs le gurir5t peu peu4 ,un ,(fici] qui avoit c\ru la po/e p5dant plusieurs j\rs de suite p> les gr&es *aleurs1 eut1 en desc5dant de *eval1 un van\issem5t qui rsi/a t\s les rem$es ord9aires4 ,on le sauva en le faisant plong] dans un ba9 d'eau glace4 ,l'on ne doit jamais employ] le ba9 froid dans ces cas1 qu'aprs les saignes4 4 #aeb4 ,il e/ c]ta91 que si l'on e/ tranquille1 on recevra plus aism5t un c\p de soleil1 qu'en se donnant du m\vem5t2 l'usage des *apeaux blancs1 ou de quelques feuilles de papi] s\s un *apeau noir1 contribue s5siblem5t prv5ir les mauvais effets d'un soleil mdiocre2 mais il e/ inutile contre un trs =t4 ,,*apitre ,,xi4 ,du ,rhumatisme4 4 #aec4 ,le ,rhumatisme e/1 ou avec fivre1 ou sans fivre4 ,le premi] e/ une maladie de la mme espece que celles dont j'ai p>l2 une inflammation qui e/ annonce p> une fivre viol5te1 avec frisson1 *aleur1 p\ls dur1 mal de tte3 l'on s5t mme quelquefois un froid extraord9aire1 avec un mal-aise gnral1 plusieurs j\rs avant que la fivre se dcl>e4 ,le second j\r1 le troisime1 quelquefois mme le premi]1 le malade e/ saisi p> une d\leur viol5te dans quelques p>ties du corps1 sur t\t aux articulations qui en emp*e absolum5t le m\vem5t1 qui e/ bi5tt accompagne de *aleur1 de r\geur1 de gonflem5t dans la p>tie4 ,le g5\ e/ s\v5t la premi]e p>tie attaque2 quelquefois t\s deux le sont ensemble4 ,il arrive s\v5t que la fivre dim9ue1 qu& la d\leur e/ fixe2 d'autres fois elle p]si/e plusieurs j\rs1 r$\ble t\s les soirs4 ,la d\leur dim9ue au b\t de quelques j\rs dans une p>tie1 en attaque une autre4 ,du g5\ elle va au pi$1 la han*e1 aux re9s1 aux paules1 au c\de1 au poignet1 la nuque1 s\v5t dans les p>ties moy5nes4 ,quelquefois une p>tie se dgage t\t--fait1 qu& l'autre e/ attaque2 d'autrefois plusieurs1 mme1 comme je l'ai vu1 t\tes les articulations sont attaques en mme tems1 alors l'tat du malade e/ affreux2 il e/ incapable d'aucun m\vem5t1 il cra9t le sec\rs de t\s ceux qui v\droi5t l'aid]1 p>cequ'on ne peut pas le t\*] sans le faire s\ffrir4 ,il ne peut pas s\t5ir le poids des c\v]tures1 qu'on e/ oblig d'appuy] sur des c]ceaux2 le m\vem5t qu'on imprime au plan*] en m>*ant dans la *ambre1 r$\ble ses d\leurs4 ,les endroits o les d\leurs sont ord9airem5t les plus cruelles les plus op9itres1 sont les re9s1 les han*es la nuque4 4 #aed4 ,le mal se jette aussi s\v5t sur la peau de la tte1 les d\leurs sont excessives4 ,je l'ai vu attaqu] les paupi]es les d5ts avec une viol5ce qu'on ne peut pas dcrire4 ,tant que le mal e/ extrieur1 quelque d\l\reux qu'il soit1 si le malade e/ bi5 conduit1 il n'y a pas un gr& dang]2 mais si p> quelque accid5t1 p> quelque faute1 ou p> quelque cause ca*e1 le mal se jette sur quelque p>tie intrieure1 il e/ extrmem5t dang]eux4 ,s'il attaque le c]veau1 il occasionne un dlire phrntique2 en se jettant sur le p\lmon1 il suffoque2 s'il attaque l'e/omac ou les entrailles1 il produit des d\leurs in\ies1 occasionnes p> l'inflammation de ces p>ties1 qui1 si elle e/ =te1 tue promptem5t4 ,je vis il y a deux ans un homme robu/e1 qui1 qu& on m'appella1 avoit dja la gangr5e dans les boyaux1 dont le mal avoit comm5c p> un rhumatisme aux bras un g5\4 ,on avoit v\lu le dissip] en le faisant su] avec des *oses *audes2 il avoit effectivem5t beauc\p su1 mais l'humeur inflammatoire se jetta sur les inte/9s2 l'inflammation dgnra en gangr5e1 aprs tr5te six heures de d\leurs les plus aigus1 il m\rut deux heures aprs que je l'eus vu4 4 #aee4 ,s\v5t le mal e/ mo9s viol5t1 la fievre e/ peu =te2 elle cesse enti]em5t ds que les d\leurs comm5c5t1 les d\leurs n'attaqu5t qu'une ou deux p>ties4 4 #aef4 ,si le mal re/e long-tems fix sur une articulation1 le m\vem5t en re/e gn p\r t\te la vie4 ,j'ai vu une p]sonne qui un rhumatisme la nuque1 a laiss un torticolis qu'elle g>de depuis v+t ans1 un pauvre jeune homme qui avoit p]du le m\vem5t d'une han*e des deux g5\x3 il ne p\voit tre ni deb\t1 ni assis1 il n'avoit que peu d'attitudes possibles dans le lit4 4 #aeg4 ,la cause la plus ord9aire du rhumatisme1 c'e/ la transpiration arrte4 ,il e/ lui-mme une maladie inflammatoire1 il veut tre trait comme tel4 4 #aeh4 ,ds que le mal e/ dcl>1 l'on donne un lavem5t ,n4 #e2 une heure aprs1 on fait une saigne de d\ze onces au bras4 ,l'on se met au rgime1 l'on boit abondamm5t de la ptisane ,n4 #b1 du lait d'am&e ,n4 #d4 ,dans les campagnes1 o les laits d'am&e sont trop c\teux p\r le peuple1 on peut leur donn] du petit lait extrmem5t clair1 ad\ci avec un peu de miel4 ,j'ai vu un rhumatisme trs grave1 guri aprs deux saignes1 sans autre rem$e ni alim5t1 p5dant treize j\rs4 ,le petit lait peut aussi s]vir avec succs p\r les lavem5s4 4 #aei4 ,si le mal ne dim9ue pas considrablem5t aprs la premi]e saigne1 il faut la rxr] au b\t de quelques heures4 ,j'en ai fait faire quatre dans les deux premi]s j\rs1 quelques j\rs aprs une c9quime2 mais ord9airem5t aprs la seconde1 la duret du p\ls dim9ue1 lors mme que les d\leurs cont9u5t galem5t =tes1 le malade e/ cep5dant mo9s inquiet4 ,il faut rxr] t\s les j\rs le lavem5t1 mme deux fois1 si *aque lavem5t n'vacue que peu1 si le malade s\ffre de gr&s maux de tte4 ,dans les cas excessivem5t d\l\reux1 le malade ne peut pas se mettre dans l'attitude ncessaire p\r les pr5dre2 alors il faut r5dre les boissons aussi rel*antes qu'il e/ possible1 lui donn] soir mat9 une prise de crme de t>tre ,n4 #bc4 ,ce rem$e jo9t au petit lait1 pris p5dant long-tems1 a guri deux p]sonnes1 qui je l'avois conseill1 de d\leurs de rhumatisme1 qui1 depuis plusieurs annes1 rev5oi5t trs frquemm5t avec un peu de fievre4 ,les pommes les pruneaux cuits1 les fruits d't bi5 mrs1 sont les meilleurs alim5s4 ,l'on p>gne beauc\p de d\leurs aux malades1 en t5ant t\j\rs une alaise s\s leur dos1 une autre s\s leurs cuisses1 qui s]v5t les remu]4 ,qu& ils ont les ma9s libres1 une corde atta*e au ciel du lit1 t]m9e p> un morceau de bois qui e/ atta* en trav]s1 ou p> quelque autre poigne1 leur e/ extrmem5t utile p\r s'aid] eux-mmes4 4 #afj4 ,qu& il n'y a plus de fievre1 que le p\ls n'a plus de duret1 je purge avec succs1 avec la potion ,n4 #bb2 si elle procure au malade c9q ou six selles1 il se tr\ve ord9airem5t trs s\lag3 l'on rit]e avec succs le surl5dema91 quelques j\rs aprs4 ,qu& les d\leurs sont excessives1 elles ne s\ffr5t aucune application2 mais on peut employ] les ba9s de vapeurs1 qui1 moy5nant qu'on les fasse s\v5t long-tems1 s\lag5t trs efficacem5t4 ,qu& il e/ possible1 il faut employ] cont9uellem5t quelqu'une des applications molli5tes ,n4 #i4 ,un demi-ba9 ou un ba9 enti] ti$e1 dans lequel le malade re/e une heure1 aprs les saignes suffisantes plusieurs lavem5s1 s\lage inf9im5t4 ,j'ai vu un malade y entr] avec les d\leurs les plus aigus1 des han*es d'un g5\2 il s\ffrit encore cruellem5t dans le ba9 en le quittant2 une heure aprs tre r5tr au lit1 il sua p5dant tr5te-six heures1 plus qu'on ne peut le croire1 fut guri4 ,mais le ba9 ne doit jamais prcd] les saignes1 ou au mo9s quelqu'autre vacuation1 il augm5t]oit le mal4 ,les d\leurs r$\bl5t ord9airem5t p5dant la nuit1 l'on donne des rem$es p\r faire dormir1 mais =t mal--propos4 ,ils augm5t5t trs rellem5t la cause du mal1 dtruis5t l'effet des rem$es2 s\v5t mme ils augm5t5t la d\leur1 bi5 lo9 de la calm]4 ,ils convi5n5t si peu1 que le sommeil mme1 qui vi5t naturellem5t dans les comm5cem5s de cette maladie1 e/ *>ge aux malades4 ,ils ont au mom5t o ils s'endorm5t1 de viol5s tressaillem5s ou s\bresaults qui les rveill5t d\l\reusem5t2 ou s'ils dorm5t quelques mom5s1 les d\leurs sont plus =tes au rveil4 4 #afa4 ,le rhumatisme se t]m9e1 ou p> les selles1 ou p> des ur9es tr\bles1 paisses1 qui dpos5t abondamm5t un sdim5t jauntre1 ou p> des sueurs1 il e/ r>e que cette d]ni]e vacuation n'ait pas lieu sur la f9 de la maladie4 ,on l'aide en buvant de l'infusion de fleurs de sureau4 ,mais dans les comm5cem5s les sueurs sont p]nicieuses4 ,il arrive aussi1 mais plus r>em5t1 que les rhumatismes se t]m95t p> le dpt d'une mati]e acre sur les jambes1 o elle =me d'abord des vessies qui s'ouvr5t et dgn]5t en ulc]es1 si on les f]me trop tt1 les d\leurs revi5n5t4 ,d'autrefois il se =me un abcs dans la p>tie mme malade1 ou dans le vois9age4 ,j'ai vu un vign]on *ez qui1 aprs de viol5s maux de re9s1 il se =ma un abcs au haut de la cuisse1 qu'il laissa empir]4 ,qu& je le vis1 l'abcs toit mon/rueux4 ,je le fis ouvrir1 il en sortit t\t la fois plus de trois pots de pus2 mais il m\rut au b\t de quelque tems4 ,une autre crise de rhumatisme1 c'e/ une espece de galle qui survi5t dans le vois9age des p>ties s\ffrantes4 ,ds que l'ruption e/ faite1 les d\leurs se dissip5t2 mais les b\tons dur5t quelquefois plusieurs sema9es4 4 #afb4 ,je n'ai jamais vu que les d\leurs durass5t avec quelque viol5ce plus de quatorze j\rs dans cette espece de rhumatisme2 mais il re/e dans les p>ties1 de la foiblesse1 de l'eng\rdissem5t1 de l'enflure1 il faut plusieurs sema9es1 quelquefois des mois1 surt\t si la maladie a attaqu en ,automne1 avant que le malade repr5ne t\tes ses =ces4 ,j'en ai vu qui aprs un rhumatisme trs d\l\reux1 cons]voi5t un s5tim5t de lassitude trs incommode1 qui ne cessa qu'aprs une ruption abondante1 sur t\te la peau1 de petites vessies ple9es d'eau dont plusieurs s'ouvrir5t1 quelques-unes se s*]5t4 4 #afc4 ,l'on peut ht] le ret\r des =ces dans les p>ties affoiblies1 p> des frictions qu'on fait soir mat9 avec un morceau de flanelle1 ou de quelqu'autre t(fe de la9e1 en pr5ant de l'ex]cice en se con=mant exactem5t aux conseils donns l'article de la convalesc5ce4 ,on prvi5t cette maladie p> les moy5s que j'ai indiqus au 4 #ie1 en p>lant des pleursies4 4 #afd4 ,quelquefois le rhumatisme avec fievre attaque des p]sonnes qui ne sont pas aussi sangu9es1 ou dont le sang n'e/ pas aussi dispos l'inflammation1 dont les *airs sont plus molles qui ont plus d'cret dans les humeurs que d'paississem5t4 ,la saigne e/ mo9s ncessaire p\r eux1 quoique la fievre soit trs =te1 mais il faut des purgatifs1 aprs qu'ils sont vacus1 des vsicatoires qui s\lag5t s\v5t ds qu'ils comm5c5t agir1 mais qu'il ne faut jamais employ] qu& la maladie e/ accompagne d'un p\ls dur4 ,la p\dre ,n4 #bd1 russit aussi trs bi5 dans ce cas4 4 #afe4 ,il y a une autre espece de rhumatisme1 qu'on appelle *ronique4 ,il a quelques c>act]es qui le di/+u5t4 #a4 ,il e/ ord9airem5t sans fievre4 #b4 ,il dure trs long-tems4 #c4 ,il n'attaque pas ord9airem5t autant de p>ties la fois que l'autre4 ,s\v5t l'on n'app]oit aucun *angem5t dans la p>tie malade1 qui n'e/ ni plus *aude1 ni plus r\ge1 ni plus enfle2 quelquefois l'un ou l'autre de ces accid5s a lieu4 ,le premi] rhumatisme attaque des p]sonnes =tes1 robu/es1 vig\reuses2 cette espece attaque plutt les p]sonnes d'un c]ta9 ge1 ou les p]sonnes languissantes4 ,la d\leur ab&onne elle-mme1 ou mal conduite1 dure quelquefois plusieurs mois1 mme des annes4 ,elle e/ surt\t extrmem5t op9itre qu& elle se jette la tte1 aux re9s1 7les paysans dans ce cas l'appell5t ,maclet71 ou la han*e le long de la cuisse2 c'e/ ce qu'on appelle ,sciatique4 ,il n'y a po9t de p>tie que cette d\leur n'attaque4 ,quelquefois elle se fixe sur une trs petite p>tie1 comme dans un co9 de la tte1 l'angle de la ma*oire1 sur l'extrmit d'un doigt1 un g5\1 sur une cte1 sur un se9 o elle occasionne assez frquemm5t des d\leurs1 qui font cra9dre la malade un canc]4 ,elle se jette aussi sur les p>ties intrieures3 sur le p\lmon1 elle occasionne des t\x trs op9itres1 qui enf9 dgn]5t en des maux de poitr9e trs graves3 sur l'e/omac les boyaux1 des d\leurs de coliques horribles3 sur la vessie1 des maux si semblables ceux que produit la pi]re1 que des g5s qui ne manquoi5t ni de connoissance1 ni d'expri5ce1 y ont t tromps plus d'une fois4 4 #aff4 ,le traitem5t e/ un peu diffr5t du prcd5t3 cep5dant si la d\leur e/ trs viol5te1 que le malade soit robu/e1 une saigne ds le comm5cem5t fait un trs bon effet4 ,on dlaie le malade en lui faisant boire une ptisane trs =te de rac9e de b>dane ,n4 #be4 ,on le purge1 on peut employ] avec succs la p\dre ,n4 #ba4 ,c'e/ dans cette espece qu'on a employ quelquefois utilem5t un rem$e qui a acquis quelque rputation1 surt\t dans les campagnes4 ,on le tire de ,g5eve1 je ne sais p\rquoi1 s\s le nom d'opiate p\r le rhumatisme2 ce n'e/ autre *ose que l'lectuaire c>yoco/91 tel qu'on le tr\ve *ez t\s les ,apotiquaires4 ,mais j'av]tis qu'il a fait du mal qu& on s'en e/ s]vi dans la premi]e espece1 mme dans celle-ci1 qu& on l'a employ p\r des p]sonnes foibles1 maigres1 *auffes1 sans avoir fait prcd] les dlayans1 ou qu& on l'a employ trop long-tems4 ,il laisse dans une foiblesse dont on ne peut pas se dlivr]3 il e/ compos d'aromates trs *auds de purgatifs cres4 4 #afg4 ,qu& on a essay les rem$es gnraux1 si le mal subsi/e1 il faut faire usage1 p5dant long-tems1 des rem$es propres rtablir la transpiration4 ,les pilules ,n4 #ah1 une =te infusion de sureau ont s\v5t russi2 qu& on a long-tems dlay1 qu'il n'y a po9t de fievre1 que l'e/omac fait bi5 ses fonctions1 que le malade n'e/ po9t ress]r1 qu'il n'e/ pas d'un tempramm5t sec1 que la p>tie malade n'e/ pas enflamme1 l'on peut donn] h>dim5t la p\dre ,n4 #bd1 le soir en se c\*ant1 avec une tasse ou deux de ? de feuilles de *>don bnit1 la grosseur d'une noisette de ?riaque2 ce rem$e jette dans des sueurs abondantes1 qui emport5t s\v5t le mal4 ,on peut le r5dre plus efficace1 en enveloppant t\te la p>tie dans une flanelle trempe dans la dcoction ,n4 #bf4 4 #afh4 ,de t\tes les d\leurs1 la sciatique e/ une des plus op9itres4 ,j'ai vu les plus gr&s effets de l'application de sept ou huit v5t\ses sur la p>tie s\ffrante1 j'ai guri p> ce seul sec\rs1 en peu d'heures1 des sciatiques qui avoi5t rsi/ plusieurs annes de rem$e4 ,les vsicatoires1 ou les empltres quelconques qui occasionn5t une suppuration dans cette p>tie1 contribu5t aussi s\v5t la gurison1 mais mo9s efficacem5t que les v5t\ses4 ,il faut les rxr] plusieurs fois4 ,l'application d'une toile ou d'un taffetas cirs v]ts sur la p>tie malade1 la fait transpir] abondamm5t1 vacu5t p>-l l'humeur cre qui occasionnoit la d\leur4 ,quelquefois mme l'une l'autre de ces applications1 mais surt\t le taffetas qui s'applique plus exactem5t1 dont le cirage e/ diffr5t1 font lev] des vessies comme les vsicatoires4 ,une empltre de *aux vive de miel ptris ensemble1 a guri des sciatiques op9itres4 ,l'huile d'oeuf1 qui n'e/ po9t une vraie huile1 a guri quelques p]sonnes en en frottant =tem5t la p>tie malade4 ,s\v5t les seules frictions s\lag5t4 ,l'on fait avec succs un seton au bas de la cuisse4 ,enf9 des d\leurs qui n'avoi5t cd aucun de ces rem$es1 ont t guries p> une brlure artificielle4 4 #afi4 ,les ba9s *auds de ,b\rbonne1 de ,plombi]es1 d',aix1 plusieurs autres sont s\v5t d'une trs gr&e efficacit4 ,je suis p\rtant p]suad qu'il n'y a po9t de d\leur de rhumatisme qu'on ne puisse gurir sans leurs sec\rs4 ,le peuple leur sub/itue le ba9 de m>c1 qui gurit quelques p]sonnes en faisant beauc\p su]4 ,les ba9s froids sont le meilleur remde p\r en prs]v]2 mais on ne peut pas t\j\rs les pr5dre4 ,plusieurs circon/ances en r5d5t l'usage absolum5t impossible p\r quelques p]sonnes4 ,celles qui sont sujettes cette espece de rhumatisme1 f]ont trs bi5 de se frott] t\s les mat9s1 t\t le corps s'ils peuv5t1 mais sur-t\t les p>ties s\ffrantes1 avec une flanelle4 ,ce sec\rs entreti5t la transpiration mieux qu'aucun autre2 quelquefois mme il l'augm5te trop4 ,il e/ aussi trs utile d'avoir t\te la peau c\v]te p5dant l'hiv]1 immdiatem5t avec de la la9e4 ,aprs un rhumatisme viol5t1 on doit vit]1 p5dant long-tems1 l'air froid humide1 qui occasionn]oit une re*te4 4 #agj4 ,l'on emploie s\v5t p\r le rhumatisme des rem$es trs nuisibles qui font t\s les j\rs de trs gr&s maux2 tels sont les rem$es spiritueux1 l'eau-de-vie1 l'eau d'arquebusade3 ou ils r5d5t la d\leur plus op9itre plus fixe en durcissant la peau1 ou ils oblig5t l'humeur se jett] sur quelqu'autre p>tie1 l'on a des exemples de g5s morts promptem5t p\r avoir appliqu de l'esprit de v9 sur des d\leurs de rhumatisme4 ,d'autrefois l'humeur n'ayant po9t d'issue p> la peau1 se jette sur l'os l'art]e4 ,il e/ arriv ici un fait s+uli] dont on p\rroit pr(it]4 ,une femme frottoit le soir son m>i1 qui avoit un rhumatisme trs d\l\reux au bras1 avec de l'esprit de v94 ,un heureux accid5t dtruisit le mal qu'elle lui auroit fait4 ,en appro*ant la *&elle1 le feu prit l'esprit de v92 la p>tie malade fut brule4 ,on pansa la brulure2 les d\leurs de rhumatisme f9ir5t enti]em5t4 ,les ongu5s cres gras produis5t aussi de trs mauvais effets1 sont galem5s dang]eux4 ,l'on a vu des c>ies1 aprs l'usage d'un rem$e connu s\s le nom de baume de treb5?9e s\fr4 ,en #agej1 je fus consult1 trois j\rs avant sa mort1 p\r une femme1 qui s\ffroit depuis longtems des d\leurs aiges4 ,on lui avoit fait diffr5s rem$es1 entr'autres elle avoit pris beauc\p d'une ptisane1 dans laquelle entroit l'antimo9e avec quelques purgatifs1 on l'avoit frotte avec un baume gras spiritueux4 ,la fievre1 les d\leurs1 le desse*em5t avoi5t augm5t2 les os des cuisses des bras s'toi5t c>is2 dans les m\vem5s ncessaires p\r la sec\rir1 elle s'toit cass1 sans sortir de son lit1 les deux cuisses1 un bras4 ,un exemple aussi effrayant doit faire s5tir le dang] des rem$es adm9i/rs inconsidrm5t1 mme dans les maux qui p>oiss5t les mo9s graves p> eux-mmes4 ,je dois encore av]tir1 qu'il y a des d\leurs de rhumatismes1 qui ne veul5t aucune application1 que presque t\s les rem$es irrit5t4 ,l'on doit se cont5t] de g>antir la p>tie1 des impressions de l'air4 4 #aga4 ,si la dure de la d\leur1 fixe dans le mme endroit1 occasionne un comm5cem5t de roideur l'article qui en e/ affect1 il faut deux fois le j\r expos] la p>tie la vapeur d'eau *aude2 la bi5 essuy] aprs avec des l+es *auffs2 la frott] leg]em5t1 l'enduire ensuite d'ongu5t d'al!a4 ,la d\*e jo9te cette vapeur1 augm5te beauc\p son efficacit4 ,j'ai fait faire1 p\r un cas de cette espece1 une ma*9e de f] blanc1 trs simple1 qui runit la vapeur la d\*e4 4 #agb4 ,les enfans sont sujets des d\leurs si viol5tes si gnrales qu'on ne peut les t\*]1 dans aucun endroit1 sans leur faire jett] des cris viol5s4 ,il ne faut pas s'y mpr5dre1 ni trait] ce mal comme rhumatisme2 il dp5d des v]s1 se dissipe qu& ils ont r5du4 ,,*apitre ,,xii4 ,de la ,rage4 4 #agc4 ,les hommes peuv5t dev5ir enrags sans aucune morsure2 mais ce cas e/ extrmem5t r>e4 ,il arrive s\v5t que la rage se dcl>e dans un *i51 il en mord d'autres2 plusieurs devi5n5t enrags4 ,les autres animaux1 les hommes eux-mmes sont mordus2 cette morsure produit quelquefois la rage2 c> il ne faut po9t croire que cela arrive t\j\rs4 4 #agd4 ,si un *i51 gai aup>avant1 e/ en mme tems tri/e h>gneux1 s'il a du dgt1 quelque *ose d'extraord9aire dans les yeux1 une inquitude qui se manife/e p> ses dm>*es1 on doit cra9dre qu'il ne devi5ne enrag2 l'on doit1 ds cet in/ant1 l'atta*]2 le tu]1 ds que le mal s]a t\t--fait dcl>4 ,il s]oit mme plus prud5t de le tu] d'abord1 qu& il n'a mordu p]sonne4 ,bi5tt les symptomes augm5t5t4 ,son av]sion p\r les alim5s1 surt\t liquides1 devi5t plus =te2 il ne connot plus son matre1 sa voix se *ange1 il ne veut plus qu'on l'aborde1 mord ceux qui veul5t le faire1 il s'loigne de sa demeure1 m>*ant la tte la queue baisses1 la langue demi p5dante1 *>ge d'cume1 7ce qui arrive au re/e assez ord9airem5t t\s les *i5s74 ,les autres le fui5t4 ,quelquefois il se cont5te de mordre ce qui se tr\ve prs de lui2 d'autres fois plus furieux1 il se jette droite gau*e sur t\s les hommes les animaux qu'il app]oit4 ,il fuit avec horreur t\tes les eaux qu'il r5contre4 ,enf9 il tombe p> puisem5t2 quelquefois il se releve1 se tra9e encore quelques in/ans1 prit ord9airem5t le troisieme1 ou au plus t>d1 le quatrieme j\r de son vasion4 4 #age4 ,qu& quelqu'un a t mordu1 la plaie se ref]me aussi aism5t que si elle n'toit po9t vnimeuse2 mais au b\t de quelque tems1 plus ou mo9s1 depuis trois sema9es1 jusques trois mois1 le plus s\v5t six sema9es2 on comm5ce s5tir1 dans l'endroit o toit la plaie1 une d\leur s\rde4 ,la cicatrice se gonfle1 r\git1 se r'ouvre1 laisse c\l] une humeur cre1 puante1 r\getre4 ,dans le mme tems le malade s5t de la tri/esse1 de la non*alance1 un eng\rdissem5t gnral1 un froid presque cont9uel1 de la pe9e respir]1 une angoisse qui ne le quitte po9t1 des d\leurs dans les boyaux2 le p\ls e/ foible irrguli]2 le sommeil agit1 inquiet1 tr\bl p> des rves1 des sursauts1 des frayeurs4 ,les selles sont s\v5t dranges2 il survi5t d'un mom5t l'autre1 de petites sueurs froides2 l'on pr\ve quelquefois une leg]e d\leur dans la gorge4 ,c'e/-l le premi] degr de la rage2 ce que quelques ,m$ec9s appell5t la rage mue4 4 #agf4 ,le second degr1 la rage confirme1 ou rage blan*e1 e/ accompagn des symptomes suivans4 ,le malade e/ press p> une soif ard5te1 il s\ffre en buvant4 ,bi5tt il hait la boisson1 p>ticuli]em5t l'eau2 quelques heures aprs1 il l'abhore2 cette horreur e/ si =te1 que l'appro*e de l'eau prs de ses levres1 sa vue1 son nom mme1 ou celui de t\te autre boisson2 la vue des *oses qui p> leur transp>5ce ont quelque rapport avec l'eau1 comme la lumi]e1 lui occasionne une angoisse extrme1 quelquefois des convulsions4 ,ils aval5t cep5dant1 mais violemm5t1 un peu de vi&e ou de pa91 quelquefois de la s\pe2 plusieurs mme1 les boissons qu'on leur (fre1 comme rem$e1 moy5nant que ce ne soit pas de l'eau1 ou qu'en mme tems on ne leur p>le pas d'eau4 ,l'ur9e s'paissit s'enflamme2 quelquefois elle se supprime4 ,la voix devi5t rauque1 ou ils la p]d5t presqu'enti]em5t2 mais ce qu'on dit de leurs aboiem5s1 semblables ceux des *i5s1 sont des contes ridicules1 sup]/itieux1 dnus de t\t fondem5t1 aussi bi5 que plusieurs autres fables1 dont on a *>g l'hi/oire de cette maladie4 ,l'aboiem5t des *i5s leur fait pe9e4 ,ils ont des mom5s de dlire1 mls quelquefois de fureur4 ,c'e/ dans ces mom5s qu'ils cra*5t aut\r d'eux1 qu'ils *]*5t mme mordre1 qu'ils ont mordu quelquefois4 ,le reg>d e/ fixe un peu furieux2 le visage s\v5t r\ge4 ,ord9airem5t ces in=tuns s5t5t v5ir l'accs1 conjur5t les assi/ans d'tre sur leur g>de4 ,plusieurs n'ont jamais cette envie de mordre4 ,les angoisses les d\leurs qu'ils ress5t5t sont inconcevables4 ,ils desir5t ardemm5t la mort3 quelques-uns se sont tus eux-mmes1 qu& ils en ont eu les moy5s4 4 #agg4 ,c'e/ la salive1 et la salive seule1 que le v59 s'allie4 ,voil ce qui fait1 #a4 que si les plaies sont faites au trav]s des habits1 elles sont mo9s dang]euses que celles qui ont atte9t immdiatem5t la peau4 #b4 ,que les animaux1 qui ont beauc\p de la9e1 ou de poil pais1 sont s\v5t prs]vs du v592 p>ceque1 dans ces deux cas1 les habits1 le poil1 la la9e ont essuy les d5ts4 #c4 ,les plaies que fait un animal1 d'abord aprs en avoir dja mordu beauc\p d'autres1 sont mo9s dang]euses que les premi]es2 p>ceque sa salive e/ puise4 #d4 ,s'il mord le visage1 ou le col1 le dang] e/ plus gr&1 le mal se dveloppe plus promptem5t2 p>ceque la salive e/ plutt infecte4 ,dans des cas de cette espece1 on a vu la rage se dcl>] le troisieme j\r4 #e4 ,plus la rage e/ avance1 plus les morsures sont dang]euses4 ,l'on compr5d1 p> ce que je vi5s de dire1 p\rquoi de plusieurs p]sonnes1 qui ont t mordues p> le mme animal1 les unes devi5n5t enrages non pas les autres4 4 #agh4 ,l'on vante une f\le de rem$es p\r la rage2 sur-t\t dans ce pays1 la rac9e d'glanti] ou rosi] sauvage1 cueillie dans c]ta9s tems1 s\s des aspects de la lune favorables1 se*e avec plusieurs prcautions4 ,ailleurs c'e/ la p\dre de ,paulmi]1 celle des coquilles d'oeufs calc9es1 celle d'hpatique t]re/re mle avec un ti]s de poivre1 rem$e long-tems vant en ,anglet]re2 celle d'caille d'huitre1 de v]ve9e1 d'origan1 le ba9 de m]1 la clef de ,s4 ,hub]t4 ,la mort d'une f\le d'enrags1 qui les avoi5t presque t\s pris1 la c]titude qu'ils n'ont jamais guri qui que ce soit1 qu& la rage toit manife/e1 en ont dmontr l'inutilit t\te l',europe4 ,il e/ c]ta91 qu'avant l'an #agcj1 il n'toit r*ap aucun malade1 de ceux *ez qui la maladie avoit comm5c se dcl>]1 que t\s les rem$es leur toi5t inutiles4 ,qu& on leur donnoit les rem$es avant le mal1 les uns enrageoi5t1 les autres n'enrageoi5t pas4 ,il en toit de mme de ceux qui ne pr5oi5t po9t de rem$es4 ,a9si les rem$es ne s]voi5t ri54 ,depuis cette poque1 on a eu le bonheur d'en dc\vrir un sr1 qui e/ le ,m]cure quelques autres4 4 #agi4 ,il faut dtruire le v591 le ,m]cure produit cet effet2 il en e/ le contrepoison4 ,le v59 occasionne une irritation gnrale des n]fs4 ,on la calme p> des antispasmodiques2 a9si le ,m]cure les antispasmodiques1 font t\t ce qu'il y a faire dans cette maladie4 ,l'on a actuellem5t plusieurs exemples de g5s vritablem5t enrags1 guris p> ces heureux sec\rs2 ceux qui ont le malheur d'tre mordus doiv5t tre p]suads qu'en pr5ant les prcautions ncessaires ils sont enti]em5t l'abri de la maladie4 ,ceux mme *ez qui elle s'e/ dja manife/e doiv5t employ] ces mmes sec\rs avec une enti]e confiance4 ,d'abord aprs la morsure1 si elle e/ dans les *airs1 si l'on peut le faire sans dang]1 il faut c\p] t\t ce qui a t t\*4 ,anci5nem5t on la brloit avec un f] r\ge1 c> les sc>ifications sont assez inutiles4 ,l'on doit lav] long-tems la plaie avec de l'eau ti$e1 lgrem5t sale2 ensuite on en frotte les bords les environs1 deux p\ces de di/ance1 avec un demi-qu>t d'once de l'ongu5t ,n4 #bg1 on la panse deux fois p> j\r avec un ongu5t =t d\x comme ,n4 #bh1 p\r =m] une suppuration2 mais l'on ne se s]t de l'ongu5t ,n4 #bg1 qu'une fois p> j\r4 ,p> rapport au rgime1 il faut dim9u] la quantit des alim5s1 sur-t\t de la vi&e1 se svr] de v91 de liqueurs1 d'pic]ies1 de *oses *audes quelconques2 ne boire qu'une ptisane d'orge de fleurs de tilleul2 se t5ir le v5tre libre2 mettre t\s les j\rs les jambes dans l'eau ti$e4 ,l'on peut pr5dre1 de trois en trois j\rs1 une prise du rem$e ,n4 #bi1 qui e/ t\t la fois compos de ,m]cure1 qui dtruit le v591 de ,musc1 qui emp*e les spasmes4 ,j'av\e cep5dant que je compte peu sur le ,m]cure donn s\s cette =me3 les frictions sont bi5 plus efficaces2 elles suffiront t\j\rs1 j'esp]e1 p\r prv5ir le mal4 ,mais s'il toit dja dcl>1 que le malade ft robu/e sangu91 il faudroit ordonn] #a4 une trs ample saigne1 qu'on rit]e jusques deux1 trois1 quatre fois1 si les circon/ances p>oiss5t le dem&]4 #b4 ,un ba9 ti$e1 s'il e/ possible d'y faire entr] le malade1 le rxr] une1 mme deux fois p> j\r4 #c4 ,lui donn] t\s les j\rs deux1 ou mme trois lavem5s molli5s ,n4 #e4 #d4 ,frott] la plaie r'ouv]te ses environs avec la pomade ,n4 #bg1 deux fois p> j\r4 #e4 ,frott] d'huile t\t le membre mordu1 le laiss] envelopp d'une flanelle huile4 #f4 ,pr5dre1 de trois en trois heures1 une prise du rem$e ,n4 #bi1 avec quelques tasses d'infusions de tilleul de sureau4 #g4 ,pr5dre t\s les soirs le rem$e ,n4 #cj1 mme le rxr] le mat91 si le malade n'e/ pas tranquille1 boire p>-dessus de la mme infusion4 #h4 ,s'il y a des gr&s s\lvem5s de coeur1 de l'am]tume dans la b\*e1 on peut donn] la p\dre ,n4 #cd1 qui fait r5dre beauc\p de glaires de bile4 #i4 ,il e/ =t peu "q de la n\rriture du malade4 ,s'il en veut1 on peut lui donn] des pannades1 du b\illon1 du pa91 des s\pes f>9euses1 du lait4 4 #ahj4 ,en faisant usage de ces rem$es1 on v]ra t\s les symptomes disp>otre peu--peu1 enf9 la sant se rtablir t\t--fait2 mais si le malade re/e long-tems foible cra9tif1 l'on f]a usage de la p\dre ,n4 #ad1 trois fois p> j\r4 4 #aha4 ,l'on a vu un g>on1 *ez lequel la rage avoit comm5c se manife/]1 tre trs bi5 guri1 en frottant le vois9age de la plaie avec de l'huile d'olive1 dans laquelle on avoit diss\s du camphre de l'opium1 en lui faisant faire quelques frictions avec la pommade ,n4 #bg1 en lui faisant aval] de l'eau de ,luce 7c'e/ une liqueur spiritueuse antispasmodique7 avec un peu de v94 ,ce rem$e1 dont on peut pr5dre une cuill]e caff de quatre en quatre heures1 calme l'agitation1 occasionne une sueur abondante1 fait disp>otre t\s les symptomes4 4 #ahb4 ,on gurit les *i5s en les frottant avec des doses de pommade triples de celles qu'on emploie p\r les hommes1 en leur donnant le bol ,n4 #cb2 mais il faut employ] ces rem$es ds qu'ils sont mordus4 ,qu& la rage e/ dcl>e1 il y auroit trop de dang]1 il faut incessamm5t les tu]3 l'on peut t5t] cep5dant1 si1 en leur jettant le bol1 ils l'aval]ont4 ,ds qu'ils sont mordus1 il faut les t5ir enf]ms1 ne les rel*] qu'au b\t de trois ou quatre mois4 4 #ahc4 ,l'on a sur la morsure des *i5s1 un prjug dang]eux faux1 c'e/ que1 si un *i5 qui a mordu quelqu'un sans tre enrag1 le devi5t une fois1 la p]sonne mordue le devi5dra en mme tems4 ,une telle ide e/ aussi ridicule1 que si l'on disoit que qu& deux p]sonnes ont c\* dans le mme lit1 si l'une pr5d au b\t de dix ou d\ze ans1 la gale ou la petite vrole1 ou quelque autre maladie contagieuse1 l'autre la pr5dra aussi4 ,de deux *oses l'une3 ou le *i5 qui mord1 e/ dans un comm5cem5t de rage2 dans ce cas1 elle s]a manife/e au b\t de quelques j\rs1 l'on doit dire qu'on a t mordu p> un *i5 enrag3 ou il n'en a absolum5t aucun pr9cipe2 dans ce second cas1 je dem&e t\t homme s5s1 s'il peut la donn]8 ,p]sonne ne donne ce qu'il n'a pas4 ,cette ide b>oque fait faire une action dang]euse ceux qui en sont imbus2 ils se s]v5t du droit que la loi leur accorde de faire tu] le *i51 p>-l ils re/5t dans l'inc]titude sur son tat sur leur sort2 inc]titude effrayante1 qui peut avoir des suites f*euses1 indp5dantes de t\t v594 ,le p>ti qu'on doit pr5dre1 c'e/ de faire enf]m] le *i5 s\s ses yeux1 af9 de s'assur] s'il e/ enrag1 ou s'il ne l'e/ pas4 4 #ahd4 ,il n'e/ plus ncessaire auj\rd'hui de montr] l'horreur1 la b>b>ie le crime de cette m?ode1 qui t\ffoit1 il n'y a pas si long-tems1 les malades entre les c\v]tures4 ,elle e/ prohibe dans plusieurs pays1 sans d\te1 elle s]oit punie1 au mo9s elle devroit l'tre1 dans ceux mme o elle ne l'e/ pas encore4 ,une autre b>b>ie1 dont il faut espr] aussi qu'on ne v]ra plus d'exemples1 c'e/ l'ab&on de ces misrables1 sans aucun sec\rs3 ab&on odieux1 lors mme qu'on n'auroit pas d'esprance de les sauv]1 qui s]oit crim9el auj\rd'hui1 qu'on peut leur donn] des sec\rs efficaces4 ,je le rit]e1 les malades n'ont trs s\v5t aucune envie de mordre3 lors mme qu'ils sont ports cela1 ils craign5t de le faire1 av]tiss5t qu'on s'loigne d'eux2 a9si il n'y a aucun dang] c\rir1 ou lorsqu'il y en a1 il e/ trs ais de le prv5ir p> quelques prcautions4 ,,*apitre ,,xiii4 ,de la petite ,vrole4 4 #ahe4 ,la petite vrole e/ la plus gnrale de t\tes les maladies1 puisque de c5t p]sonnes il n'y en a que quatre ou c9q qui en soi5t exemptes4 ,il e/ vrai1 que si elle attaque t\t le monde1 elle n'attaque qu'une fois2 qu& on l'a eue1 on en e/ l'abri p\r t\j\rs3 c'e/ en mme tems une des plus meurtri]es2 si elle e/ s\v5t la plus d\ce des maladies1 elle e/ d'autres fois la plus horrible aprs la pe/e4 ,il e/ dmontr1 qu'en comb9ant les ravages des mauvaises des bnignes1 cette maladie tue la septime p>tie de ceux qu'elle attaque4 4 #ahf4 ,on l'a ord9airem5t tant encore jeune4 ,il e/ r>e qu'elle n'attaque qu'une p]sonne dans un endroit4 ,le plus s\v5t elle e/ pidmique1 saisit une gr&e p>tie de ceux qui ne l'ont pas eue4 ,elle f9it au b\t de quelques sema9es ou de quelques mois1 ne rep>ot dans le mme endroit1 qu'au b\t de quatre1 c9q1 ou six ans4 4 #ahg4 ,le mal s'annonce s\v5t1 trois ou quatre j\rs avant la fievre1 p> un lg] abattem5t1 mo9s de vivacit1 de gaiet2 une facilit su]1 mo9s d'aptit1 le visage un peu *ang1 les yeux battus4 ,cep5dant *ez les enfans d'un tempramm5t l5t phlgmatique1 j'ai vu qu'une lg]e agitation dans le sang1 avant que le frisson et p>u1 leur donnoit une vivacit1 une gaiet1 un coloris qu'ils n'avoi5t jamais eu4 ,il survi5t des alt]natives de froid de *aud1 enf9 un frisson bi5 m>qu1 qui dure une1 deux1 trois1 quatre heures1 qui e/ suivi d'une *aleur trs =te1 accompagne de maux de tte1 de maux de re9s1 de vomissem5s1 ou au mo9s d'envie de vomir4 ,cet tat dure p5dant quelques heures2 la fievre dim9ue un peu1 p> une sueur qui e/ quelquefois trs abondante2 le malade se tr\ve mieux1 mais cep5dant accabl1 eng\rdi1 trs dgt1 avec mal de tte de re9s1 un p5*ant au sommeil1 sur-t\t s'il e/ jeune4 ,la fievre ne f9it pas enti]em5t2 au b\t de quelques heures1 ord9airem5t sur le soir1 elle rep>ot avec t\s ses accid5s1 se t]m9e de la mme faon4 ,cet tat dure trois ou quatre j\rs2 au b\t de ce tems1 r>em5t plus t>d1 les premi]s b\tons p>oiss5t p>mi la sueur qui t]m9e le r$\blem5t4 ,j'ai ord9airem5t vu les premi]s au visage1 ensuite aux ma9s1 l'avant-bras1 au col1 au haut de la poitr9e4 ,ds que cette ruption e/ comm5ce1 la fievre f9it presqu'enti]em5t4 ,l'on cont9ue transpir]2 le nombre des b\tons augm5te1 il en vi5t au dos1 aux flancs1 au v5tre1 aux cuisses1 aux jambes aux pi$s2 quelquefois mme il en p\sse abondamm5t s\s la plante des pi$s1 o1 en grossissant1 ils occasionn5t frquemm5t de trs gr&es d\leurs1 cause de la duret de la surpeau dans cette p>tie4 ,s\v5t le premi] le second j\r de l'ruption1 il y a encore un trs leg] m\vem5t de fievre sur le soir1 v]s la f9 duquel il sort beauc\p de b\tons4 ,qu& la fivre f9it enti]em5t aprs la premi]e ruption1 l'on ne doit pas att5dre une petite vrole abondante2 c> si l'ruption e/ ou doit tre trs abondante1 la fievre ne cesse pas t\t--fait1 mais il en re/e t\j\rs un peu1 elle r$\ble t\s les soirs4 ,les b\tons naissans sont une trs petite ta*e r\ge assez ressemblante la morsure d'une puce1 mais m>que au milieu d'un petit po9t blanc lev1 qui grossit peu peu1 la r\geur s't5d au t\r4 ,ils devi5n5t plus blancs mesure qu'ils grossiss5t1 ord9airem5t le sixieme j\r aprs leur sortie ils sont leur plus haut po9t de gr&eur1 remplis de pus4 ,il y en a qui sont aussi gros qu'un pois1 mme plus2 mais ce n'e/ pas le plus gr& nombre4 ,ds ce mom5t ils comm5c5t jaunir1 s*5t tomb5t en cailles brunes dix ou onze j\rs aprs leur sortie4 ,comme ils sont v5us en diffr5s tems1 ils mriss5t1 s*5t tomb5t 9galem5t4 ,le visage e/ quelquefois net p5dant qu'il y a encore des b\tons qui ne sont pas mrs aux jambes2 ceux surt\t de la plante des pi$s dur5t trs long-tems4 4 #ahh4 ,la peau e/ ncessairem5t t5due p> les b\tons1 ds qu'il y en une c]ta9e quantit1 t\s les int]valles sont r\ges1 luisans1 la peau trs enfle4 ,le visage e/ la premi]e p>tie qui enfle1 p>ceque c'e/ celle o les b\tons sont p>v5us le plutt leur grosseur1 l'enflure e/ quelquefois si considrable qu'il e/ mon/rueux1 aussi-bi5 que le col les yeux1 qui sont absolum5t f]ms4 ,le visage ds5fle proportion que le dess*em5t se fait1 alors les ma9s enfl5t prodigieusem5t1 ensuite les jambes1 p>ceque le gonflem5t e/ la suite du plus haut dgr de la grosseur des b\tons1 que ce degr a lieu successivem5t dans ces diffr5tes p>ties4 4 #ahi4 ,qu& on a beauc\p de b\tons1 la fivre se releve dans le tems de la suppuration1 cela n'e/ po9t tonnant1 un seul furoncle ou cl\ donne la fievre2 comm5t des c5ta9es ou des milli]s de ces petits abcs ne la donn]oi5t-ils pas8 ,et cette fivre e/ le priode le plus dang]eux de la maladie1 ce qui tombe entre le neuvieme le treizieme j\r2 c> plusieurs circon/ances v>i5t le tems de la maturit4 ,le malade cette poque a de la *aleur1 de la soif1 des d\leurs1 de la pe9e tr\v] une attitude favorable4 ,si le mal e/ considrable1 il ne dort po9t1 il a des rv]ies1 de l'oppression1 de l'ass\pissem5t2 qu& il meurt1 il meurt suffoqu ou l?>gique1 s\v5t t\s les deux la fois4 ,le p\ls1 dans cette fivre1 e/ quelquefois d'une vtesse tonnante1 l'enflre des poignets fait qu'il p>ot dans quelques sujets trs petit4 ,le tems du plus gr& dang]1 c'e/ qu& le visage1 la tte1 le col sont extrmem5t enfls4 ,ds que ces p>ties comm5c5t ds5fl]1 que les crotes du visage comm5c5t s*]1 que la peau se fltrit1 le p\ls devi5t un peu mo9s frqu5t1 le dang] dim9ue4 ,qu& il n'y a que trs peu de b\tons1 cette seconde fivre e/ si leg]e1 qu'il faut tre att5tif p\r s'en app]cevoir1 elle n'e/ pas dang]euse4 4 #aij4 ,outre t\s ces symptmes1 il y en a quelques autres qui dem&5t aussi beauc\p d'att5tion4 ,l'un1 c'e/ le mal de gorge1 dont plusieurs malades sont atte9ts ds que la fivre e/ un peu =te4 ,il dure deux ou trois j\rs1 gne qu& on veut aval]2 mme qu& la maladie e/ extrmem5t grave1 il en emp*e absolum5t4 ,on l'attribue ord9airem5t aux b\tons qui p\ss5t dans la gorge4 ,c'e/ une erreur1 ces b\tons sont presque t\j\rs une *im]e4 ,il nat le plus s\v5t avant le temps de l'ruption4 ,si le mal e/ leg]1 il f9it qu& elle e/ faite2 qu& il rep>ot dans le c\rant de la maladie1 il e/ t\j\rs proportionn au dgr de la fivre2 a9si il ne dp5d po9t des b\tons1 mais de l'inflammation1 s'il e/ de dure1 il e/ presque t\j\rs suivi du second symptme1 qui e/ la salivation1 c'e/--dire le cra*em5t d'une gr&e quantit de salive4 ,elle a r>em5t lieu1 qu& la maladie e/ trs leg]e1 ou le malade trs jeune2 elle manque r>em5t qu& la maladie e/ considrable1 que le malade a plus de sept ou huit ans4 ,elle e/ prodigieuse qu& la petite vrole e/ trs abondante le malade adulte4 ,dans ce cas elle e/ cont9uelle1 elle ne laisse aucun repos au malade l'incommode l'excs1 d'autant plus qu'au b\t de quelques j\rs les lvres1 l'intrieur des j\es1 la langue1 le palais sont entirem5t cor*s4 ,quelqu'incommode que soit cette vacuation1 elle e/ trs salutaire4 ,les petits enfans y sont mo9s sujets1 quelques-uns en *ange ont la di>rhe2 mais j'ai vu que cette vacuation e/ beauc\p plus r>e *ez eux1 que la salivation *ez les adultes4 ,les enfans jusqu' l'ge de c9q ou six ans1 sont sujets aux convulsions avant la sortie des b\tons2 elles ne sont po9t dang]euses1 mo9s qu'elles ne soi5t accompagnes d'autres symptmes viol5s f*eux4 ,celles qui survi5n5t1 ou qu& l'ruption dja faite r5tre t\t--c\p1 ou dans le tems de la fievre de suppuration1 sont beauc\p plus cra9dre4 ,il survi5t s\v5t des saignem5s de nez1 les premi]s j\rs de la maladie1 qui sont extrmem5t utiles1 qui dim9u5t ord9airem5t le mal de tte4 ,les petits enfans y sont mo9s sujets2 ils en ont cep5dant quelquefois1 j'ai v des ass\pissem5s considrables f9ir d'abord aprs le saignem5t4 4 #aia4 ,l'on di/+ue ord9airem5t la petite vrole en deux especes1 la conflu5te la discrette1 cette division e/ dans la nature4 ,mais comme le traitem5t de l'une1 e/ le mme que celui de l'autre1 qu'il ne faut que proportionn] la dose des rem$es au dang]1 p\r ne pas entr] dans des dtails trop longs trop difficiles saisir p\r la pl"p des lecteurs1 aussi bi5 que t\t ce qui reg>de les petites vroles malignes2 je me born]ai la description que j'ai donne1 qui conti5t les symptmes ess5tiels communs l'une l'autre espece4 ,je me cont5te d'aj\t] que l'on doit s'att5dre une petite vrole trs abondante1 si ds le comm5cem5t le malade e/ attaqu brusquem5t p> plusieurs symptmes viol5s1 sur-t\t si les yeux sont extrmem5t vifs1 les vomissem5s cont9us1 les maux de re9s =ts1 s'il a en mme-tems beauc\p d'angoisse d'inquitudes1 si les enfans ont beauc\p d'ass\pissem5t1 si l'ruption se fait ds le troisieme j\r1 quelquefois mme ds le second2 c> plus l'ruption e/ prompte dans cette maladie1 plus la maladie e/ dang]euse4 ,au contraire1 plus l'ruption e/ t>dive mieux c'e/1 mo9s que ce ret>d ne ft caus p> une trs gr&e foiblesse4 4 #aib4 ,la maladie e/ quelquefois si leg]e1 que l'ruption se fait presque sans qu'on ait s\ponn que l'enfant ft malade1 la suite rpond au comm5cem5t4 ,les b\tons pass5t1 grossiss5t1 suppur5t mriss5t sans que le malade g>de le lit1 dorme mo9s1 ait mo9s d'apptit4 ,il e/ trs commun dans les campagnes de voir des enfans1 ce n'e/ presque que les enfans qui l'ont si leg]e1 pass] en ple9 air t\t le tems de leur maladie1 c\rant mangeant comme en sant4 ,ceux mmes qui l'ont eue un peu plus grave1 sort5t ord9airem5t ds que l'ruption e/ enti]em5t f9ie1 se livr5t sans mnagem5t la voracit de leur apptit4 ,nonob/ant ce peu de so91 plusieurs se guriss5t p>faitem5t2 mais ce n'e/ cep5dant po9t un exemple qu'on doive suivre1 p>cequ'un gr& nombre pr\ve des suites trs f*euses1 l'on m'a am5 une f\le de ces enfans1 qui1 aprs avoir eu de ces petites vroles heureuses mais mal soignes1 toi5t tombs dans des infirmits de diffr5tes especes1 qu'il e/ trs difficile de dtruire4 4 #aic4 ,c'e/ encore ici une de ces maladies dont le mauvais traitem5t1 sur-t\t l'envie de faire su]1 a augm5t le dang] p5dant long-tems1 l'augm5te encore p>mi le peuple1 sur-t\t dans les campagnes4 ,l'on voit que l'ruption se fait p5dant que le malade sue1 qu'il se tr\ve mieux qu& l'ruption e/ faite2 l'on conclut qu'en htant cette ruption1 l'on contribue au s\lagem5t du malade1 l'on imag9e qu'en augm5tant la quantit de la sueur des b\tons1 le sang se dpure mieux de t\t le v594 ,ce sont des erreurs fune/es dont de tri/es exemples pr\v5t t\s les j\rs le dang]4 ,qu& le v59 a pass dans le sang1 il faut un c]ta9 tems p\r qu'il produise son effet2 alors le sang tant gt p> le v59 qui y e/ entr p> celui qui s'e/ =m1 la nature fait ef=t p\r s'en db>rass]1 et le jett] la peau1 prcism5t dans le mom5t o t\t e/ dispos p\r cela4 ,ord9airem5t cet ef=t e/ suffisant1 =t s\v5t mme trs viol5t1 trs r>em5t trop foible4 ,l'on voit p>-l1 que qu& l'ef=t e/ suffisant1 il ne faut po9t l'augm5t] p> des rem$es *auds1 qui le r5droi5t trop viol5t dang]eux4 ,qu& il e/ dja trop viol5t1 l'augm5t]1 c'e/ le r5dre mortel4 ,les cas o il e/ trop foible sont trs r>es1 surt\t dans les campagnes1 trs difficiles jug]2 aussi il faut tre trs rs]v sur l'usage des rem$es *auds1 qui sont meurtri]s dans cette maladie4 ,le v91 la ?riaque1 la confection1 l'air *aud1 les c\v]tures pesantes1 font prir annuellem5t des milli]s d'enfans1 qui auroi5t t guris si on ne leur avoit donn que de l'eau ti$e2 t\tes les p]sonnes qui s'intress5t la cons]vation de ceux qui sont atte9ts de cette maladie1 doiv5t soigneusem5t emp*] qu'ils ne fass5t aucun usage de ces drogues1 qui1 lors mme qu'elles ne r5d5t pas la maladie mortelle1 la r5d5t cruelle accompagne des suites les plus fune/es4 ,le prjug e/ enrac91 il se dtruira difficilem5t2 mais je ne s\haite que de faire ouvrir les yeux sur le succs de la m?ode *aude1 sur celui de celle que je vais propos]2 le jugem5t alors ne re/]a pas long-tems susp5du4 ,je dois mme dire1 que j'ai tr\v p>mi le peuple de la ville plus de docilit cet g>d1 surt\t dans la d]ni]e pidmie1 que je n'aurois os l'espr]4 ,non-seulem5t ceux qui me consultoi5t ds le comm5cem5t1 obs]voi5t avec assez d'exactitude le rgime rafrai*issant que je leur conseillois2 mais mme leurs vois9s l'employoi5t1 qu& leurs enfans toi5t attaqus1 ayant t s\v5t appell aprs plusieurs j\rs de maladie1 j'ai vu avec plaisir1 dans plusieurs maisons1 qu'on n'avoit donn aucun rem$e *aud1 qu'on avoit eu gr& so9 de rafrai*ir l'air4 ,j'ai lieu d'espr] que cette m?ode s]a bi5tt gnrale ici2 ce qui l'accr$it]a1 c'e/ que cette pidmie1 quoiqu'aussi nombreuse1 a t mo9s meurtri]e que les prcd5tes4 4 #aid4 ,ds que la maladie comm5ce1 ce qu'on s\ponne si l'on tr\ve les signes que j'ai dcrits plus haut1 si le malade ne l'a pas eue1 si elle e/ actuellem5t dans le lieu1 on le met trs exactem5t au rgime1 4 #bi-db1 on lui donne soir mat9 un ba9 de jambes ti$e2 c'e/ le rem$e le plus propre dim9u] le nombre des b\tons la tte1 facilit] l'ruption dans le re/e du corps4 ,les lavem5s contribu5t aussi beauc\p abattre le mal de tte1 dim9u] les envies de vomir les vomissem5s1 qui incommod5t beauc\p le malade1 mais qu'on *]*e trs mal--propos arrt] p> la confection ou la ?riaque2 dont il e/ plus dang]eux encore de v\loir emport] la cause1 avec un mtique ou un purgatif1 qui sont des rem$es p]nicieux dans les comm5cem5s de cette maladie4 ,si la fievre e/ leg]e1 les ba9s de pi$s du premi] j\r1 le premi] lavem5t suffis5t2 alors on se cont5te du rgime1 l'on peut mme au lieu des ptisanes ,n4 #a1 #b1 #d1 ne donn] l'enfant que du lait c\p avec les deux ti]s1 ou la moiti1 de ? de sureau1 ou de tilleul1 ou mme1 s'il n'a po9t du t\t de fievre1 de melisse2 enf91 s'ils craign5t t\s ces g\ts1 avec de l'eau de fonta9e4 ,on peut jo9dre cela quelques pommes cuites1 s'ils ont faim1 quelques tran*es de pa92 mais il ne leur faut ni vi&e1 ni b\illon la vi&e1 ni oeufs1 ni v92 p>cequ'une obs]vation rxre a pr\v que les enfans1 qui avoi5t pris de ces n\rritures1 toi5t plus mal se remettoi5t plus l5tem5t que les autres4 ,l'on peut aussi cette poque1 leur donn] p\r t\te boisson du petit lait1 dont j'ai vu s\v5t de trs bons effets2 ou de la battue4 ,qu& la maladie n'e/ pas =te1 elle se gurit p>faitem5t sans aucun autre sec\rs sans aucun autre rem$e4 ,il faut seulem5t avoir so9 de purg]1 ds que les b\tons du visage sont en p>tie secs1 avec le rem$e ,n4 #aa1 de rxr] la mme purgation six j\rs aprs4 ,ils ne doiv5t mang] de la vi&e1 qu'aprs cette d]ni]e purgation1 mais aprs la premi]e on peut leur donn] des legumes ou j>d9ages1 du pa9 assez p\r qu'ils ne s\ffr5t pas de la faim4 4 #aie4 ,qu& la fievre e/ =te1 le p\ls dur1 le mal de tte de re9s viol5s1 il faut sur-le-*amp faire une saigne au bras2 donn] deux heures aprs un lavem5t1 si la fievre cont9ue1 rxr] la saigne4 ,j'en ai fait faire jusques quatre les deux premi]s j\rs1 des g5s qui n'avoi5t pas dix-huit ans4 ,la saigne e/ surt\t ncessaire1 qu& avec un p\ls dur ple91 il y a ass\pissem5t ou rv]ies4 ,l'on donne1 tant que la fievre e/ trop =te1 deux1 trois1 mme quatre lavem5s p> j\r1 deux ba9s de pi$s4 ,on sort le malade du lit1 on le ti5t sur une *aise aussi long-tems que l'on peut4 ,on *ange s\v5t l'air de la *ambre2 s'il e/ trop *aud1 comme cela arrive s\v5t en t1 on emploie p\r le rafrai*ir1 les moy5s dcrits 74 #cd74 ,le malade ne boit que des ptisanes ,n4 #b1 ou #d2 si cela ne modre pas suffisamm5t la fievre1 on donne la potion ,n4 #aj4 ,aprs l'ruption1 la fievre tant mo9s =te1 on dim9ue la quantit des sec\rs1 mme si elle cessoit enti]em5t1 on se conduiroit comme 4 #aid4 4 #aif4 ,qu& aprs quelques j\rs de calme1 la suppuration r5\velle la fievre1 il faut1 la saigne aux ba9s de pi$s prs1 se conduire comme dans le 4 prcd5t4 ,l'on doit surt\t avoir so9 d'entret5ir le v5tre trs libre2 p\r cela1 on peut mettre dans les lavem5s une once de ca?olicon1 ou simplem5t les faire de petit lait1 avec du miel1 de l'huile du sel4 ,donn] trois fois p> j\r dans la mat9e1 deux heures de di/ance l'un de l'autre1 trois v]res de la ptisane ,n4 #ca4 ,purg] de deux j\rs l'un avec la potion ,n4 #bb3 mais ce j\r-l on ne pr5dra pas celle ,n4 #ca4 ,prodigu]1 si le mal e/ viol5t1 le rem$e ,n4 #aj4 ,sortir le malade du lit1 le t5ir lev1 dans une *ambre bi5 aire1 j\r nuit jusques ce que la fievre ait baiss4 ,plusieurs p]sonnes s'tonn]ont de ce conseil2 cep5dant c'e/ celui qui m'a p>u s\v5t le plus efficace1 sans lequel les autres sont inutiles4 ,comm5t dormira le malade1 dira-t-on8 ,il n'e/ pas ncessaire qu'il dorme cette poque2 au contraire1 le sommeil lui nuiroit3 d'ailleurs il ne peut pas dormir2 la salivation qui e/ cont9uelle l'en emp*e1 il e/ trs important de l'entret5ir2 on la facilite en injectant s\v5t dans la gorge de l'eau mielle4 ,il e/ aussi trs utile d'en inject] dans les n>9es1 de les ntoy] s\v5t des cr\tes qui s'y amass5t4 ,ces att5tions dim9u5t non-seulem5t le mal-aise du malade1 mais elles contribu5t mme trs efficacem5t la gurison4 ,si le visage le col sont =t enfls1 on met des cataplasmes molli5s la plante des pi$s2 si cela ne suffit pas1 l'on y applique des s9apismes ,n4 #ce4 ,ils occasionn5t quelquefois des d\leurs excessives la plante des pi$s2 mais mesure que ces d\leurs augm5t5t1 la tte le col se dgag5t4 4 #aig4 ,les paupi]es s'enfl5t1 qu& la maladie e/ grave1 au po9t de c\vrir les yeux qui re/5t f]ms p5dant plusieurs j\rs4 ,il ne faut ri5 faire que de les arros] s\v5t avec un peu de lait d'eau ti$e4 ,ces prcautions qu'on pr5d de les frott] avec du safran1 une piece d'or1 de l'eau rose1 sont aussi inutiles que puriles4 ,ce qui contribue le plus prv5ir la r\geur des yeux1 aprs la maladie1 en gnral t\tes les autres suites1 c'e/ de se cont5t]1 p5dant long tems1 de trs peu d'alim5s1 surt\t de ne pr5dre ni vi&e ni v94 ,dans les petites vroles mauvaises1 *ez les petits enfans1 les yeux se f]m5t ds le comm5cem5t de l'ruption4 4 #aih4 ,un sec\rs extrmem5t efficace1 qui n'avoit t employ p5dant long-tems que comme un moy5 de cons]v] le visage1 mais qui a les plus gr&es influ5ces sur la cons]vation de la vie1 c'e/ d'ouvrir les b\tons1 non-seulem5t au visage1 mais p> t\t le corps4 ,en les ouvrant trs soigneusem5t au visage1 premi]em5t1 on prvi5t le sj\r du pus1 p> l on emp*e qu'il ne ronge1 ne laisse des cicatrices1 des creux pr(onds1 ou d'autres dfigurations de cette espece2 en second lieu1 en donnant a9si issue au v591 l'on emp*e qu'il ne repasse dans le sang1 p>-l on enleve une des gr&es causes du dang]1 l'on dt5d la peau2 l'enflure du visage1 celle du col1 dim9u5t mesure qu'on ouvre1 l'on facilite a9si le ret\r du sang du c]veau2 ce qui e/ un avantage trs gr&4 ,il faut ouvrir successivem5t p> t\t1 mesure que les b\tons sont mrs4 ,le mom5t de le faire1 c'e/ qu& ils sont t\t--fait blancs1 qu'ils comm5c5t jaunir tant soit peu1 que le c]cle r\ge qui les ent\re a enti]em5t pli4 ,on ouvre avec des ciseaux trs po9tus1 ce qui n'e/ absolum5t po9t d\l\reux p\r le malade2 qu& on en a c\p une c]ta9e quantit1 on applique plusieurs fois une ponge trempe dans l'eau ti$e1 p\r enlev] ce pus qui se =me aism5t en cr\tes4 ,mais comme les b\tons vuids se rempliss5t aism5t1 il faut rxr] l'ouv]ture au b\t de quelques heures1 y rev5ir quelquefois c9q ou six fois de suite4 ,ces so9s p>otront m9utieux1 ne devi5dront sans d\te jamais une pratique gnrale1 mais je rpete qu'ils sont beauc\p plus importans qu'on ne l'imag9e1 que dans une fievre de suppuration =t grave1 une ouv]ture gnrale1 exacte1 rxre1 e/ le rem$e le plus efficace1 p>cequ'elle te les deux causes du dang]1 qui sont le pus la t5sion de la peau4 4 #aii4 ,je n'ai po9t p>l1 dans le traitem5t1 des rem$es anod9s ou propres faire dormir1 qu'on emploie gnralem5t1 mais que je n'emploie presque jamais1 dont j'ai pr\v t\t le dang]1 dans cette mme lettre ,m4 ,,hall]1 dont j'ai dja p>l3 a9si p>-t\t o l'on n'a po9t de ,mdec91 on doit vit] avec le plus gr& so91 la ?riaque1 le laudanum1 le syrop de pavot blanc1 celui mme de pavot r\ge1 celui de k>ab1 les pilules de /yrax ou de cynoglosse1 en un mot t\t ce qui peut faire dormir4 ,on doit sur-t\t les bannir absolum5t dans le tems de la seconde fievre1 p5dant laquelle le sommeil mme naturel e/ dang]eux4 ,un cas dans lequel il e/ p]mis quelquefois de les employ]1 c'e/ p\r les enfans foibles ou sujets aux convulsions1 *ez lesquels l'ruption se fait avec pe9e2 mais1 je le rpete1 il faut tre circonspect dans l'usage de ces rem$es1 qui sont mortels1 qu& les vaisseaux sont ple9s1 qu& il y a de l'inflammation1 de la fievre1 qu& la peau e/ t5due1 qu& le malade a des rv]ies1 ou de l'oppression1 qu& il convi5t que le v5tre soit libre1 que les ur9es c\l5t abondamm5t1 qu'on salive beauc\p4 4 #bjj4 ,si l'ruption comm5ce r5troit t\t--c\p1 il faudroit bi5 se g>d] de donn] des rem$es sudorifiques1 *auds1 spiritueux1 volatils2 mais il faut donn] beauc\p du rem$e ,n4 #ab1 qu'on boira *audem5t1 et appliqu] des vsicatoires aux gras des jambes4 ,ce cas e/ f*eux1 les diffr5tes circon/ances qui l'accompagn5t1 peuv5t exig] quelques sec\rs1 dans le dtail desquels je ne puis pas entr] ici4 ,quelquefois une saigne fait rep>otre l'ruption sur le *amp4 4 #bja4 ,la meilleure prp>ation1 p\r dispos] les enfans avoir heureuse cette maladie1 c'e/ d'emp*] qu'ils ne mang5t trop1 sur-t\t de ne leur donn] que peu de vi&e1 po9t de sal1 po9t de v94 4 #bjb4 ,le seul moy5 sr d'en loign] t\t le dang]1 c'e/ de l'inocul]3 mais ce moy5 salutaire1 qu'on doit reg>d] comme une grace p>ticuli]e de la ,provid5ce1 ne peut tre l'usage du peuple1 que dans les pays o l'on a fond des hpitaux p\r l'inoculation4 ,,*apitre ,,xiv4 ,de la ,r\geole4 4 #bjc4 ,la r\geole1 laquelle les hommes sont aussi gnralem5t assujetis qu' la petite vrole1 e/ une maladie -peu-prs de la mme espece1 mais mo9s meurtri]e1 quoique dans quelques pays elle fasse d'assez gr&s ravages4 ,dans celui-ci1 l'on meurt plus r>em5t de la maladie1 que de ses suites4 ,quelquefois il y a en mme tems pidmie de petite vrole de r\geole dans le mme endroit2 plus s\v5t cep5dant1 j'ai vu qu'elles rgnoi5t dans des annes diffr5tes4 ,il arrive aussi1 que les deux maladies se ml5t1 l'une survi5t l'autre avant qu'elle soit f9ie2 ce qui e/ dang]eux4 4 #bjd4 ,*ez quelques malades1 le mal s'annonce plusieurs j\rs l'avance1 p> une petite t\x frqu5te se*e1 sans aucun autre mal4 ,plus ord9airem5t elle s'annonce p> un mal-aise gnral1 des alt]natives de frissons de *aleur1 un mal de tte viol5t *ez les adultes1 un ass\pissem5t *ez les enfans1 un mal de gorge trs =t1 1 ce qui c>actrise la maladie1 une r\geur une *aleur considrables dans les yeux1 accompagnes d'un gonflem5t des paupi]es1 d'un c\lem5t de l>mes extrmem5t cres1 d'une si gr&e s5sibilit1 qu'ils ne peuv5t pas s\t5ir la lumi]e2 des t]nm5s trs frqu5s1 un c\lem5t p> le nez1 de la mme mati]e qui c\le des yeux4 ,la *aleur la fievre augm5t5t1 le malade a de la t\x1 de l'oppression1 de l'angoisse1 des envies de vomir cont9uelles1 de viol5tes d\leurs dans les re9s2 quelquefois la di>rhe1 alors les vomissem5s sont mo9s considrables4 ,d'autres fois un peu de sueur1 mais mo9s abondamm5t que dans la petite vrole2 la langue e/ blan*e1 la soif e/ s\v5t ard5te2 les accid5s sont gnralem5t plus viol5s1 qu'avant les petites vroles bnignes4 ,enf9 le quatrime1 ou le c9quime j\r1 quelquefois sur la f9 du troisime1 l'ruption se fait trs promptem5t1 trs abondamm5t sur t\t le visage1 qui1 dans peu d'heures1 e/ c\v]t de ta*es1 donc *acune ressemble une morsure de puce1 mais d'un r\ge plus fonc1 dont plusieurs se runissant1 =m5t des plaques r\ges1 plus ou mo9s l>ges2 qui enflammant la peau1 produis5t une enflre s5sible au visage1 quelquefois mme les yeux sont f]ms4 ,*aque petite ta*e e/ un peu leve1 sur t\t au visage1 o l'on s'en app]oit l'oeil au doigt4 ,dans le re/e du corps1 cette lvation n'e/ presque s5sible que p> la rudesse qu'elle donne la peau4 ,aprs avoir comm5c p> le visage1 l'ruption se cont9ue sur la poitr9e1 le dos1 les bras1 les cuisses1 les jambes4 ,elle e/ ord9airem5t trs abondante sur la poitr9e sur le dos2 il arrive mme quelquefois1 qu'on tr\ve des plaques r\ges sur la poitr9e1 avant qu'il se soit fait aucune ruption sur le visage4 ,le malade a s\v5t1 comme dans les petites vroles1 des saignem5s de nez abondans1 qui emport5t le mal de tte1 d'yeux de gorge4 ,qu& la maladie e/ =t d\ce1 presque t\s les accid5s dim9u5t aprs l'ruption1 comme dans la petite vrole2 mais ord9airem5t le *angem5t en bi51 n'e/ pas aussi s5sible que dans cette premi]e maladie4 ,les vomissem5s cess5t1 il e/ vrai1 presqu'enti]em5t1 mais la fievre1 la t\x1 le mal de tte cont9u5t2 j'ai vu quelquefois1 qu'un vomissem5t de mati]es bilieuses1 un ou deux j\rs aprs l'ruption1 s\lageoit beauc\p plus que l'ruption mme4 ,le troisime ou le quatrime j\r de l'ruption1 la r\geur dim9ue1 les ta*es ou b\tons se dess*5t1 tomb5t en petites cailles2 la peau mme int]mdiaire tombe de la mme mani]e1 se tr\ve remplace p> une n\velle1 qui s'e/ =me dess\s4 ,le neuvime j\r1 qu& la maladie e/ alle vite2 le onzime1 qu& elle a t =t l5te1 il ne re/e aucun ve/ige de r\geur1 la peau e/ d'abord trs bi5 racommode4 4 #bje4 ,mais le malade n'e/ pas guri1 mo9s que p5dant le tems de la maladie1 ou d'abord aprs1 il n'ait eu quelqu'vacuation considrable1 comme les vomissem5s dont j'ai p>l t\t l'heure1 ou une di>rhe bilieuse1 ou des ur9es1 ou des sueurs abondantes2 c>1 qu& il survi5t quelqu'une de ces vacuations1 la fievre disp>ot1 le malade repr5d des =ces1 se gurit enti]em5t4 ,quelquefois aussi1 sans aucune de ces vacuations1 la transpiration ins5sible dissipe les re/es du v591 le malade se porte trs bi52 mais d'autres fois1 ce v591 s'il ne s'vacue pas enti]em5t1 se jette sur le p\lmon1 y produit une lg]e inflammation2 l'oppression1 la t\x1 l'angoisse1 la fievre revi5n5t1 le malade e/ dans un gr& dang]4 ,s\v5t l'orage e/ mo9s viol5t2 mais il e/ long1 il re/e des t\x trs op9itres1 qui ont plusieurs c>act]es de coquelu*es4 ,en #ageh1 il y eut ici une pidmie de r\geoles extrmem5t nombreuse3 presque t\s ceux qui l'eur5t1 qui ne fur5t pas extrmem5t bi5 soigns1 eur5t aussi cette t\x1 qui toit trs =te trs rebelle4 4 #bjf4 ,quoique ce soit-l la m>*e de la maladie ab&onne elle-mme1 ou mal soigne1 sur-t\t traite p> un rgime *aud2 qu& on a so9 de modr] la fievre dans les comm5cem5s1 de dlay]1 d'entret5ir les vacuations1 ces mauvaises suites sont extrmem5t r>es4 4 #bjg4 ,la faon de trait] cette maladie e/ la mme que p\r la petite vrole4 #a4 ,si la fievre e/ =te1 le p\ls dur1 l'oppression viol5te1 t\s les symptomes graves1 on fait une ou deux saignes4 #b4 ,l'on donne des lavem5s des ba9s de jambes2 la viol5ce du mal en regle la quantit4 #c4 ,les ptisanes ,n4 #b ou #d1 ou un ? de sureau ou de tilleul1 auquel on mle une c9quime p>tie de lait4 #d4 ,les p>fums d'eau *aude4 #e4 ,ds que les r\geurs comm5c5t plir1 on purge avec la potion ,n4 #bb4 #f4 ,on ti5t le malade au rgime1 aprs cette purgation1 encore une c\ple de j\rs1 ensuite on le met celui des convalesc5s4 #g4 ,s'il survi5t1 dans le tems que l'ruption doit se faire1 des accid5s semblables ceux qui survi5n5t dans la petite vrole1 on y remdie de la mme mani]e4 4 #bjh4 ,qu& on n'a pas suivi cette m?ode1 que les accid5s dcrits 4 #bje survi5n5t1 il faut trait] la maladie comme une inflammation comm5ante1 faire t\t ce qui vi5t d'tre dit 4 #bjg4 ,si le mal n'e/ pas viol5t1 l'on peut se pass] de la saigne4 ,s'il y a long-tems qu'il dure dans des enfans gras1 *>gs d'humeurs1 l5ts1 ples1 il faut jo9dre aux mmes sec\rs1 sans saignes1 la potion ,n4 #h1 les vsicatoires aux jambes4 4 #bji4 ,il arrive s\v5t que l'loignem5t des sec\rs les fait nglig]1 il se =me une vritable suppuration dans le p\lmon1 avec une fievre l5te4 ,j'ai vu plusieurs enfans dans des villages1 prir de cette faon4 ,alors cet tat e/ de la mme nature que celui dcrit 4 #fc #gg1 f9it de mme1 s\v5t p> une di>rhe trs peu d\l\reuse1 quelquefois puante1 qui emm5e la malade4 ,dans ces cas il faut employ] t\s les sec\rs prescrits 4 #gj1 art4 #b1 #c1 #d1 la p\dre ,n4 #ad1 le lait l'ex]cice4 ,mais il e/ si difficile de faire pr5dre la p\dre aux enfans1 qu'il faut quelquefois se born] au lait1 j'ai vu s\v5t que dans ces cas il oproit seul des gurisons trs difficiles4 ,j'av]tis que jamais il n'op]e aussi efficacem5t que qu& on le pr5d seul sans aucun autre alim5t1 qu'il e/ trs important de ne lui en associ] aucun qui ait le plus petit dgr d'aigreur4 ,les p]sonnes aises peuv5t pr5dre en mme-tems avec succs p\r leur boisson1 les eaux de ,passy1 de ,=ges1 de ,selt]1 ou quelques autres trs leg]es1 qui n'ont que trs peu de m9ral4 ,on les emploie galem5t avec succs dans t\s les cas dans lesquels la cure dont je p>le e/ ncessaire4 4 #baj4 ,quelquefois il re/e une t\x =t s*e1 avec beauc\p de *aleur dans la poitr9e dans t\t le corps1 de l'altration1 la langue s*e la peau aussi extrmem5t s*e4 ,j'ai guri cet tat1 en faisant respir] la vapeur d'eau *aude1 en faisant pr5dre des ba9s ti$es1 en ne donnant1 p5dant plusieurs j\rs1 que de l'eau du lait4 ,je rxre1 avant que de f9ir1 que le v59 de la r\geole e/ extrmem5t cre4 ,il p>ot avoir quelque rapport avec l'humeur bilieuse1 qui produit les rsipelles1 p>-l mme cette maladie dem&e des so9s1 sans quoi il e/ cra9dre qu'elle n'ait des suites f*euses4 ,j'ai vu depuis peu une jeune fille qui avoit un peu langui depuis une r\geole essuye il y a trois ans1 *ez laquelle il avoit enf9 =m une ulcration au col2 le lait c\p avec la salse p>eille l'a rtablie4 4 #baa4 ,l'on a inocul la r\geole dans les pas o elle e/ trs mauvaise1 cette m?ode auroit aussi de gr&s avantages dans celui-ci2 mais il en e/ comme de l'inoculation de la petite vrole1 elle ne peut tre utile au peuple qu'au moy5 d'un hpital4 ,,*apitre ,,xv4 ,de la ,fivre ard5te1 ou *aude4 4 #bab4 ,presque t\tes les maladies dont j'ai p>l jusqu' prs5t1 sont produites p> l'inflammation du sang1 jo9te l'inflammation p>ticuli]e de quelque p>tie1 ou quelque v59 qui doit s'vacu]4 ,qu& le sang s'enflamme sans qu'il y ait aucune p>tie p>ticuli]em5t attaque1 il produit cette fivre1 qu'on appelle fivre ard5te ou *aude4 4 #bac4 ,les signes qui la font connotre sont la duret du p\ls sa plnitude plus considrables dans cette maladie que dans aucune autre1 une *aleur trs =te1 une gr&e soif1 une s*]esse extraord9aire des yeux1 des n>9es1 des lvres1 de la langue1 de la gorge1 un viol5t mal de tte1 quelquefois des rv]ies dans le tems du r$\blem5t1 qui e/ considrable t\s les soirs2 la respiration un peu gne1 sur-t\t dans le tems du r$\blem5t1 avec une t\x de tems en tems1 sans po9t dans la poitr9e sans cra*ats1 le v5tre ress]r1 les ur9es r\ges *audes1 peu abondantes2 quelques tressaillem5s ou s\bresauts1 surt\t qu& le malade s'endort1 peu ou po9t de bon sommeil1 mais presque t\j\rs une espece d'ass\pissem5t qui r5d les malades assez peu s5sibles ce qui se passe au t\r d'eux leur propre tat2 quelquefois un peu de sueur1 mais l'ord9aire la peau trs s*e2 de la foiblesse2 peu ou po9t de gt d'odorat4 4 #bad4 ,cette maladie e/ produite comme t\tes les maladies inflammatoires p> les causes qui paississ5t le sang en augm5t5t le m\vem5t1 comme l'excs du travail1 la trop gr&e *aleur1 les veilles1 l'abus du v9 ou des liqueurs1 un air trop long-tems sec1 des excs en t\t g5re1 des alim5s *auffans4 4 #bae4 ,l'on doit mettre d'abord le malade au rgime 4 #bi1 mme ne donn] des alim5s que de huit en huit heures1 quelquefois mme seulem5t deux fois p> j\r4 ,l'on p\rroit dans les cas graves s'en pass] t\t--fait4 ,l'on rit]e les saignes jusqu' ce que le p\ls s'amollisse4 ,la premi]e doit tre considrable4 ,on en fait une seconde quatre heures aprs4 ,si le p\ls s'amollit1 on peut susp5dre n'y rev5ir que qu& il pr5droit assez de duret p\r faire cra9dre de n\veau le dang]2 mais s'il cont9ue tre =t dur1 on fait dans le mme j\r la troisieme saigne1 qui s\v5t e/ la d]ni]e4 ,on donne deux mme trois lavem5s p> j\r ,n4 #e4 ,on baigne deux fois p> j\r les jambes dans l'eau tide2 on lave en mme-tems les ma9s avec la mme eau2 on met des l+es ou des flanelles trempes d$ans1 sur la poitr9e sur le v5tre1 l'on fait boire trs rgulirem5t le lait d'am&e ,n4 #d1 la ptisane ,n4 #g2 le pauvre peut se t5ir cette d]ni]e1 mais il faut en boire prodigieusem5t4 ,aprs les saignes1 l'air frais la quantit de boisson font le salut du malade4 ,si aprs les saignes1 la fivre cont9uoit tre trs =te1 il faut l'abattre en donnant de la potion ,n4 #aj1 une tasse t\tes les heures1 jusqu' ce qu'elle ait dim9u1 ensuite de trois en trois heures1 jusqu' ce qu'elle soit trs modre4 4 #baf4 ,il survi5t s\v5t dans cette maladie des saignem5s de nez1 qui sont trs salutaires4 ,les premi]s signes d'am&em5t sont l'amollissem5t du p\ls1 qui ne p]d cep5dant t\t--fait sa duret1 que qu& la maladie e/ entirem5t t]m9e2 la dim9ution du mal de tte1 l'augm5tation des ur9es1 la dim9ution dans leur r\geur1 un comm5cem5t d'humidit sur la langue4 ,t\s ces signes favorables vont en augm5tant1 entre le neuf le quatorze il survi5t ord9airem5t s\v5t aprs quelques heures d'orages1 des selles beauc\p plus abondantes1 une gr&e quantit d'ur9e qui dpose un sdim5t d'un blanc r\x au-dessus duquel l'ur9e re/e trs claire d'une c\leur naturelle1 des sueurs plus ou mo9s abondantes4 ,en mme-tems les n>9es la b\*e s'humect5t2 cette crote s*e brune qui c\vroit la langue que ri5 ne p\voit enlev]1 se dissipe d'elle mme4 ,le gt revi5t1 la soif dim9ue1 la cl>t des ides r5at1 l'ass\pissem5t se dissipe1 le sommeil les =ces revi5n5t4 ,a cette poque il faut donn] la potion ,n4 #bb1 mettre le malade au rgime des convalesc5s4 ,on peut au b\t de huit ou dix j\rs r$onn] la mme potion4 ,*ez quelques malades1 les ur9es ne dpos5t jamais2 mais ils guriss5t trs bi5 sans cela4 4 #bag4 ,on juge que le mal empire1 si le p\ls re/e dur p]d sa =ce1 si le c]veau e/ plus emb>rass1 la respiration plus gne2 les yeux1 le nez1 les lvres1 la langue plus secs1 la voix plus *ange4 ,si ces symptmes se joign5t le gonflem5t du v5tre1 la dim9ution des ur9es1 un dlire cont9uel1 l'angoisse1 l'g>em5t des yeux1 le mal e/ presque desespr1 le malade n'a plus que quelques heures vivre1 qu& ses ma9s ses doigts sont cont9uellem5t en m\vem5t1 comme p\r *]*] quelque *ose sur ses draps2 c'e/ ce qu'on appelle *ass] aux m\*es4 ,,*apitre ,,xvi4 ,des ,fivres putrides4 4 #bah4 ,aprs avoir p>l des maladies fivreuses qui dp5d5t de l'inflammation du sang1 je p>l]ai de celles que produis5t les mati]es corrompues qui cr\piss5t dans l'e/omac1 dans les boyaux1 dans les visc]es du bas v5tre1 ou qui ont dja pass dans le sang1 qu'on appelle fivres putrides1 ou quelquefois fivres bilieuses1 qu& la bile p>ot avoir le plus de "p la maladie4 4 #bai4 ,cette maladie s'annonce s\v5t plusieurs j\rs l'avance p> un gr& abattem5t1 une pesanteur de tte1 des d\leurs de re9s de g5\x1 la b\*e mauvaise le mat91 peu d'apptit1 un sommeil inquiet2 quelquefois un mal de tte excessif p5dant plusieurs j\rs1 sans aucun autre symptme4 ,ensuite il survi5t un frisson suivi d'une *aleur cre s*e1 le p\ls qui e/ petit vte p5dant le frisson1 s'leve p5dant la *aleur1 e/ s\v5t trs =t1 mais il n'a pas la mme duret que dans les maladies prcd5tes1 mo9s que la fivre putride ne soit complique avec une fivre inflammatoire2 ce qui arrive quelquefois4 ,p5dant ce tems-l le mal de tte e/ ord9airem5t trs viol5t1 le malade a presque t\j\rs des nauses1 mme quelquefois des vomissem5s2 de l'altration1 des rapports dsagrables1 la b\*e am]e2 il ur9e peu4 ,cette *aleur dure plusieurs heures1 s\v5t t\te la nuit2 elle dim9ue un peu le mat92 le p\ls1 t\j\rs fivreux1 l'e/ alors un peu mo9s2 le malade s\ffre mo9s2 mais il e/ trs abattu4 ,la langue e/ blan*e1 sale1 les d5ts se saliss5t1 l'hale9e a une mauvaise odeur4 ,la c\leur1 la qualit1 la consi/5ce des ur9es v>i5t beauc\p4 ,quelques malades sont ress]rs1 d'autres font frquemm5t de petites selles1 qui ne les s\lag5t po9t4 ,la peau e/ quelquefois se*e1 d'autres fois il y a de sa transpiration1 mais qui ne fait aucun bi54 ,la fievre r$\ble t\s les j\rs1 s\v5t des heures irrguli]es4 ,outre le gr& r$\blem5t qu'on obs]ve *ez t\s les malades1 il y en a s\v5t des petits *ez quelques-uns4 4 #bbj4 ,qu& le mal e/ ab&onn lui-mme1 ou mal soign1 ou plus =t que les rem$es1 ce qui n'e/ pas r>e1 la fievre augm5te1 les r$\blem5s devi5n5t plus longs1 plus frqu5s1 irrguli]s2 il n'y a po9t de bons mom5s2 le v5tre se t5d comme un ballon1 ce qu'on appelle metorisme2 les rv]ies survi5n5t2 le malade ne s5t plus ses beso9s1 se salit dans son lit2 il refuse les sec\rs1 p>le cont9uellem5t1 il a le p\ls vite1 petit1 irreguli]4 ,il p>ot quelquefois de petites ta*es1 d'un brun livide1 sur la peau1 surt\t du col1 du dos1 de la poitr9e4 ,t\tes les mati]es qui sort5t du corps du malade1 ont une odeur trs puante2 il survi5t des m\vem5s convulsifs1 surt\t au visage2 il ne se c\*e que sur le dos1 tombe ins5siblem5t v]s les pi$s du lit2 il *asse aux m\*es4 ,le p\ls devi5t si petit si vite1 qu'on ne peut qu' pe9e le s5tir1 po9t le compt]4 ,l'angoisse p>ot inexprimable2 il c\le une sueur de dtresse2 la poitr9e s'emplit1 l'on meurt misrablem5t4 4 #bba4 ,qu& la maladie e/ mo9s viol5te1 ou qu'elle e/ bi5 traite1 que les rem$es russiss5t2 le mal re/e quelques j\rs dans l'tat dcrit 74 #bai7 sans empir] sans dim9u]2 alors il ne survi5t aucun des symptomes 74 #bbj72 mais au contraire t\s les symptomes dim9u5t4 ,les r$\blem5s sont mo9s longs1 mo9s viol5s2 le mal de tte plus supportable2 les selles sont mo9s frqu5tes1 plus abondantes s\lag5t2 les ur9es c\l5t abondamm5t1 quoiqu'elles cont9u5t v>i]2 il revi5t un peu de sommeil1 il e/ plus tranquille2 la langue se ntoie1 *aque j\r la sant revi5t4 4 #bbb4 ,cette maladie n'a pas de t]me fixe1 ni p\r gurir ni p\r tu]4 ,qu& elle e/ trs viol5te1 ou mal conduite1 elle tue quelquefois le neuvieme j\r4 ,s\v5t l'on en meurt du dix-huitieme au v+tieme2 quelquefois seulem5t environ le qu>antieme1 aprs avoir eu des alt]natives de mieux de pire4 ,la maladie1 qu& elle e/ leg]e1 e/ quelquefois gurie au b\t de peu de j\rs1 aprs les premi]es vacuations4 ,il y a des malades qui ne sont hors de dang] qu'au b\t de six sema9es1 mme plt>d2 mais il e/ vrai que ces maladies si longues1 dp5d5t s\v5t1 en gr&e p>tie1 du traitem5t2 qu'ord9airem5t le c\rs en doit tre dcid entre le quatorzieme le tr5tieme j\r4 4 #bbc4 ,p\r gurir les fievres de cette espece1 #a4 ,s'il y a inflammation1 ce qu'on connot p> la =ce la duret du p\ls p> le temp]amm5t du malade1 s'il e/ =t robu/e1 ou s'il e/ *auff p> quelqu'une des causes m>ques 74 #bad71 il faut faire une saigne1 mme1 s'il e/ ncessaire1 une seconde quelques heures aprs4 ,mais j'av]tis que trs s\v5t il n'y a po9t d'inflammation1 qu'alors la saigne s]oit nuisible4 #b4 ,on met le malade au rgime 74 #bi-db71 quoiqu'il ait le v5tre libre1 quelquefois mme un peu de di>rhe1 il faut galem5t donn] t\s les j\rs un lavem5t4 ,la boisson ord9aire e/ de la limonade1 ou la ptisane ,n4 #c4 #c4 ,qu& il a bu1 deux j\rs1 abondamm5t de cette ptisane1 s'il a encore la b\*e trs mauvaise de =tes envies de vomir1 on lui donne la p\dre ,n4 #cc1 dlaye dans un demi pot d'eau ti$e1 dont il boit un v]re t\s les demi qu>ts-d'heure4 ,mais comme ce rem$e fait vomir1 il ne faut le pr5dre que qu& on e/ sr qu'il n'y a aucune circon/ance qui doive en emp*] l'usage2 ces circon/ances s]ont indiques dans le *apitre des rem$es de prcaution 4 #dda suiv4 ,si1 ds les premi]s v]res1 le malade comm5oit vomir abondamm5t1 on ne lui en donn]oit plus l'on se cont5t]oit de lui faire boire1 une trs gr&e quantit d'eau ti$e4 ,s'il ne vomit pas1 ou s'il ne vomit que peu1 on cont9ue4 ,ceux qui cra9droi5t ce rem$e1 qui e/ ce qu'on appelle ord9airem5t l'mtique1 p\rroi5t pr5dre celui ,n4 #cd en buvant aussi beauc\p d'eau ti$e1 qu& il opr]oit2 mais le premi] e/ prfr] dans les cas graves4 ,l'on ne doit au re/e jamais employ] ni l'un ni l'autre qu& il y a inflammation2 ce s]oit alors donn] un vrai poison2 mme si la fievre e/ trs =te1 quoique sans inflammation1 l'on ne doit pas s'en s]vir4 ,le mom5t de les plac]1 c'e/ aprs le r$\blem5t1 qu& la fivre a beauc\p baiss4 ,ord9airem5t aprs avoir fait vomir1 le remde ,n4 #cc purge2 le ,n4 #cd opre plus r>em5t cet effet4 ,ds que les vomissem5s ont f9i1 on recomm5ce la ptisane1 il faut bi5 se g>d] de donn] du b\illon au malade1 s\s prtexte qu'il e/ purg4 ,les j\rs suivans on cont9ue comme les premi]s2 mais comme il e/ important de t5ir le v5tre libre1 il faut pr5dre t\s les j\rs la ptisane ,n4 #ca4 ,ceux p\r qui elle s]oit trop disp5dieuse1 y suppleront en mettant t\s les j\rs le qu>t de la p\dre ,n4 #cc1 dans c9q ou six tasses d'eau1 dont ils pr5droi5t une tasse t\tes les deux heures1 en comm5ant de gr& mat94 ,mais si la fivre toit trs =te1 le ,n4 #ca doit tre prfr4 #d4 ,aprs l'effet de l'mtique1 si la fivre cont9ue1 si les selles re/5t puantes1 si le v5tre e/ un peu t5du1 si les ur9es ne c\l5t pas abondamm5t1 il faut donn]1 de deux en deux heures1 une tasse de la potion ,n4 #aj1 qui arrte la putridit abbat la fivre4 ,qu& le mal e/ trs pressant1 on peut en donn] t\tes les heures4 #e4 ,qu& malgr ces sec\rs1 la fivre cont9ue1 que le c]veau n'e/ pas net1 que le malade a de viol5s maux de tte ou de l'inquitude1 il faut mettre au gras des jambes les empltres vsicatoires ,n4 #ce1 les laiss] suppur] le plus long-tems qu'il s]a possible4 #f4 ,qu& la fivre e/ trs =te1 il faut absolum5t retran*] t\te n\rriture4 #g4 ,qu& on ne peut pas donn] l'mtique1 l'on doit donn] le mat91 deux j\rs de suite1 trois prises de la p\dre ,n4 #bc1 une heure de di/ance l'une de l'autre3 ce rem$e procure quelques selles bilieuses qui abbatt5t beauc\p la fivre dim9u5t considrablem5t la viol5ce de t\t le re/e de la maladie4 ,on l'emploie avec succs dans les cas o la fivre trop =te emp*e l'mtique1 l'on doit se born] ce rem$e t\tes les fois qu'on e/ inc]ta9 si les circon/ances du mal p]mett5t le vomissem5t1 dont on peut d'ailleurs se pass] dans un trs gr& nombre de cas4 #h4 ,qu& le mal a beauc\p dim9u1 que les r$\blem5s sont foibles que le malade e/ quelques heures sans fivre1 on doit discont9u] l'usage j\rnali] des boissons purgatives2 mais l'on cont9ue celui de la ptisane1 l'on fait trs bi5 de donn]1 de deux en deux j\rs1 deux prises de la p\dre ,n4 #bc qui prvi5t trs bi5 t\tes les suites fa*euses de la maladie4 #i4 ,si la fievre a f9i p5dant la plus gr&e p>tie du j\r1 si la langue e/ bonne1 si le malade a t bi5 purg1 qu'il re/e cep5dant un accs de fievre t\s les j\rs1 il faut donn] la p\dre ,n4 #ad quatre prises entre la f9 d'un accs le comm5cem5t d'un autre3 l'on cont9ue quelques j\rs sur ce pi$4 ,ceux qui ne s]oi5t pas en tat de se procur] ce rem$e1 p\rroi5t y suppler p> la boisson am]e ,n4 #cf2 dont ils pr5droi5t quatre v]res di/ances gales entre les accs4 #aj4 ,comme les organes qui s]v5t la dige/ion1 ont t extrmem5t fatigus dans cette maladie1 il e/ trs important de se m5ag] long tems1 p\r la quantit la qualit des alim5s2 de pr5dre de l'ex]cice ds que les =ces le p]mett5t1 sans quoi1 l'on p\rroit tomb] dans quelque maladie de langueur4 ,,*apitre ,,xvii4 ,des ,fievres malignes4 4 #bbd4 ,l'on appelle fivres malignes1 celles dans lesquelles le dang] e/ plus gr& que les symptomes ne sont effrayans4 ,elles font du mal sans qu'on les croie dang]euses4 ,c'e/1 comme on l'a =t bi5 dit1 un *i5 qui mord sans aboy]4 4 #bbe4 ,le c>act]e di/9ctif des fievres malignes1 c'e/ la p]te totale des =ces ds le comm5cem5t4 ,elles dp5d5t d'une corruption des humeurs1 qui e/ p]nicieuse au pr9cipe des =ces1 dont la de/ruction e/ prcism5t la cause du peu de viol5ce des accid5s2 p>cequ'aucun organe n'e/ plus en tat de faire une df5se vig\reuse1 contre la cause de la maladie4 ,si au mom5t o deux armes vont se battre1 on enleve l'une presque t\tes ses armes1 le combat s]a peu viol5t1 peu bruyant1 horriblem5t meurtri]4 ,le spectateur1 qui1 sans s'app]cevoir de ce ds>mem5t1 ne jug]oit du c>nage qui se fait que p> le bruit1 s]oit extrmem5t tromp4 ,le nombre des morts s]a prodigieux3 il l'eut t beauc\p mo9s1 le bruit plus gr&1 si les combattans avoi5t t arms de "p d'autre4 4 #bbf4 ,les causes de cette maladie sont3 un long usage des vi&es1 sans lgumes1 sans fruits1 sans acides2 des alim5s mal conditionns1 comme le pa9 fait avec de mauvaises gra9es2 des vi&es corrompues 7huit p]sonnes mang]5t du poisson gt2 elles fur5t t\tes attaques d'une fievre maligne1 il en prit c9q1 malgr les so9s des plus habiles ,mdec9s72 la disette2 un air trop *aud trop humide1 un air surt\t qui runit ces deux qualits2 aussi ces maladies sont frqu5tes dans les annes *audes1 au bord des tangs des m>ais3 un air enf]m1 surt\t s'il e/ habit p> plusieurs p]sonnes2 un pr9cipe s+uli] de corruption dans l'air2 les *agr9s4 4 #bbg4 ,les symptomes des fievres malignes sont1 je l'ai dja dit1 une p]te totale des =ces1 sans aucune cause prcd5te s5sible1 qui ait pu les dtruire2 en mme tems un abbattem5t de l'ame1 qui devi5t presqu'ins5sible t\t1 mme la maladie2 un *angem5t prompt dans le visage1 sur-t\t dans les yeux2 de petits frissons qui1 en v+t-quatre heures1 se r5\vell5t plusieurs fois1 avec de petits accs de *aleur2 quelquefois un gr& mal de tte de re9s1 d'autrefois il n'y a po9t de d\leur4 ,des especes de dfaillance1 ds le comm5cem5t du mal1 ce qui e/ t\j\rs f*eux2 po9t de bon sommeil1 s\v5t un demi-ass\pissem5t2 une rv]ie lg]e s\rde1 qui se manife/e sur-t\t p> l'air extraord9aire tonn du malade1 qui p>ot s'occup] pr(ondm5t de quelque *ose1 qui ne p5se ri54 ,quelques malades ont cep5dant des rv]ies viol5tes4 ,un s5tim5t de pesanteur1 d'autrefois de s]rem5t dans le vois9age du creux de l'e/omac4 ,le malade p>ot avoir beauc\p d'angoisse4 ,il a quelquefois de lg]s m\vem5s convulsifs1 dans le visage1 dans les ma9s1 mme dans les bras les jambes2 les s5s p>oiss5t s'eng\rdir4 ,j'ai vu plusieurs malades p]dre les c9q s5s2 quelques-uns ont guri4 ,la voix s'alt]e1 s'affoiblit2 quelquefois elle se p]d enti]em5t4 ,il n'e/ po9t r>e de voir des malades1 qui ne voi5t1 n'ent5d5t1 ni ne p>l5t4 ,quelques-uns ont une d\leur fixe dans quelque p>tie du bas-v5tre4 ,elle dp5d d'un engorgem5t1 qui f9it s\v5t p> la gangr5e2 aussi ce symptome e/ trs f*eux4 ,la langue e/ quelquefois trs peu *ange2 d'autrefois1 *>ge d'un sdim5t d'un jaune brun2 plus r>em5t se*e que dans les autres especes de fievre2 quelquefois cep5dant elle ressemble exactem5t une langue long-tems fume4 ,le v5tre re/e quelquefois trs mol2 d'autrefois il e/ t5du4 ,le p\ls e/ foible2 quelquefois assez rguli]2 t\j\rs plus vite que dans l'tat naturel2 quelquefois mme trs vite2 je l'ai t\j\rs tr\v tel1 qu& le v5tre toit t5du4 ,la peau n'e/ s\v5t1 ni froide1 ni *aude1 ni se*e1 ni humide2 elle se c\vre s\v5t de ta*es pt*iales1 7ce sont de petites ta*es d'un r\ge livide7 sur t\t au col1 aut\r des paules1 au dos2 d'autrefois ce sont de plus gr&es ta*es brunes1 comme aprs des c\ps de bton4 ,les ur9es sont presque t\j\rs crues1 c'e/--dire1 mo9s colores qu' l'ord9aire4 ,j'en ai vu qu'on ne p\voit po9t l'oeil di/+u] du lait4 ,il y a quelquefois une di>rhe noire ftide1 qui e/ mortelle1 si elle ne s\lage pas4 ,il se =me *ez quelques malades1 des ulc]es livides1 dans l'intrieur de la b\*e dans le palais2 d'autrefois il se fait des dpts1 dans les gl&es qui sont aux a9es1 s\s les aisselles1 entre les oreilles la ma*oire2 ou il se =me une gangr5e dans quelque p>tie1 aux pi$s1 aux ma9s1 au dos4 ,les =ces se p]d5t enti]em5t2 le c]veau s'emb>rasse t\t--fait4 ,le malade t5du sur son dos1 meurt s\v5t avec des convulsions1 une sueur prodigieuse1 la poitr9e emb>rasse4 ,quelquefois ce sont des hmorragies qui tu5t3 elles sont presque t\j\rs mortelles dans cette maladie4 ,il y a dans cette fievre1 comme dans t\tes les autres1 un r$\blem5t le soir4 4 #bbh4 ,le t]me de ces maladies e/1 comme celui des fievres putrides1 trs irrguli]4 ,l'on meurt quelquefois le septime ou le huitime j\r2 plus ord9airem5t entre le d\zime le qu9zime2 s\v5t au b\t de c9q ou six sema9es3 cela dp5d de la =ce de la maladie4 ,il y en a dont les comm5cem5s sont t\t--fait l5ts1 p5dant les premi]s j\rs1 le malade1 avec beauc\p de foiblesse1 un air trs *ang1 se croit pe9e malade4 ,il en e/ du t]me de la gurison1 comme de celui de la mort4 ,il y a des malades hors de dang] au b\t de qu9ze j\rs1 mme plutt1 d'autres seulem5t au b\t de quelques sema9es4 ,les signes qui annonc5t une gurison sont3 un peu plus de =ce dans le p\lx2 des ur9es plus cuites1 mo9s d'abbattem5t de dc\ragem5t1 le c]veau plus net1 une *aleur gale1 une sueur *aude1 mdiocrem5t abondante1 sans angoisse1 le ret\r des s5s p]dus p5dant la maladie1 quoique ce ne soit po9t un mal qu& le malade devi5t s\rd1 si en mme-tems les autres symptmes s'am&5t4 ,cette maladie laisse ord9airem5t beauc\p de foiblesse1 il faut long-tems1 avant que les malades ai5t repris entirem5t leurs =ces4 4 #bbi4 ,il e/ plus important1 dans cette maladie1 soit p\r le malade1 soit p\r les assi/ans1 que dans aucune autre1 de rafra*ir de purifi] l'air4 ,il faut s\v5t brul] du v9aigre dans la *ambre1 avoir presque t\j\rs une f5tre ouv]te4 ,la diette doit tre leg]e aigre4 ,on peut donn] du jus d'oseille2 mettre du jus de citron dans les f>9eux2 mang] des fruits aigres1 comme griottes1 groseilles1 m]ises1 p\r ceux qui sont en tat1 citrons1 oranges1 gr5ades4 ,l'on doit aussi *ang] les l+es le plus s\v5t possible4 ,la saigne e/ r>em5t ncessaire1 les exceptions ne peuv5t tre dt]m9es srem5t qu'en voyant le malade4 ,les lavem5s sont s\v5t trs peu ncessaires1 quelquefois dang]eux4 ,la boisson ord9aire doit tre une ptisane d'orge r5due aigre avec l'esprit acide ,n4 #aj1 dont on met deux gros sur une p9te1 ou de la limonade4 ,il e/ important d'vacu] les premi]es voies1 o il y a ord9airem5t une quantit de mati]es corrompues4 ,p\r cela l'on donne la p\dre ,n4 #cd1 ord9airem5t1 aprs son effet1 le malade e/ mieux au mo9s p5dant quelques heures4 ,il e/ trs important de donn] ce rem$e dans les comm5cem5s2 mais qu& on l'a nglig1 on peut le donn] plus t>d1 moy5nant qu'il ne soit po9t surv5u d'inflammation p>ticuli]e1 qu'il re/e encore un peu de =ce au malade4 ,je l'ai donn1 avec un succs m>qu1 le v+tieme j\r4 ,aprs avoir enlev p> ce remde une gr&e p>tie des mati]es qui contribu5t entret5ir la fivre1 l'on fait pr5dre1 de deux j\rs l'un1 tant que la maladie dure1 quelquefois mme t\s les j\rs1 une prise de crme de t>tre de rhub>be ,n4 #cg4 ,ce rem$e vacue les mati]es corrompues1 prvi5t la corruption des autres1 *asse les v]s qui sont trs frqu5s dans ces maladies1 que le malade r5d quelquefois p> en haut p> en bas1 qui ont s\v5t beauc\p de "p aux accid5s bis>res qu'on obs]ve3 enf9 il =tifie les inte/9s2 sans arrt] les vacuations ncessaires1 il mod]e la di>rhe qu& elle e/ nuisible4 ,si avec la di>rhe la peau e/ s*e1 qu'en arrtant la di>rhe on veuille aid] la transpiration1 on peut1 au lieu de rhub>be1 ml] la crme de t>tre de l'ipecacuana ,n4 #ch1 qui1 donn petites doses frquemm5t1 arrte la di>rhe *asse le v59 la peau4 ,les rem$es ,n4 #cg #ch se pr5n5t le mat92 deux heures aprs il faut comm5c] la potion ,n4 #ci1 la cont9u] rgulirem5t de trois en trois heures1 jusqu' ce qu'on l'int]rompe p\r r$onn] l'un des rem$es ,n4 #cg ou #ch1 on la recomm5ce ensuite jusqu' ce que le malade soit beauc\p mieux4 ,si les =ces toi5t extrmem5t abattues1 que le malade eut des foiblesses frqu5tes des angoisses1 il faudroit donn] avec *aque prise de potion un bol ,n4 #dj4 ,si la di>rhe toit trs =te1 on jo9droit une ou deux fois p> j\r ce bol1 v+t gra9s1 ou la grosseur d'une petite fve de diascordium2 ou1 si l'on n'en avoit po9t1 de ?riaque4 ,qu&1 malgr ces sec\rs1 le malade re/e dans son tat de foiblesse d'ins5sibilit1 il faut appliqu] de gr&s vsicatoires au gras des jambes ou la nuque3 quelquefois mme1 qu& il y a beauc\p d'ass\pissem5t ou d'emb>ras de c]veau1 on les met avec gr& succs sur t\te la tte4 ,on les fait suppur] abondamm5t2 s'ils se s*5t au b\t de quelques j\rs1 on en remet d'autres4 ,il faut entret5ir long-tems un c\lem5t4 ,ds que le mal e/ assez am&1 p\r que le malade soit quelques heures avec trs peu ou po9t de fivre1 il faut pr(it] de cet int]valle p\r donn] six1 ou au mo9s c9q prises du remde ,n4 #ad1 rxr] la mme dose le l5dema91 ce qui arrte les accs4 ,on cont9ue ensuite en donn] deux doses p5dant quelques j\rs4 ,ds qu'il n'y a plus de fivre1 on met le malade au rgime des convalesc5s 4 #db2 si les =ces ne revi5n5t pas1 on lui donne avec succs p\r les rtablir plus vte1 deux prises p> j\r1 une jeun1 l'autre d\ze heures aprs1 de la ?riaque des pauvres ,n4 #da1 qu'il s]oit s\hait] qu'on introduist dans t\tes les apoticair]ies1 comme un excell5t /oma*ique =t prfr] cet g>d l'autre ?riaque1 qui e/ une composition ridicule1 *]e s\v5t dang]euse4 ,il e/ vrai que celle des pauvres ne fait pas dormir2 mais qu& on veut procur] du sommeil1 il y a beauc\p d'autres remdes qui val5t mieux que la ?riaque4 ,ceux qui ne cra9dront pas la dp5se1 au lieu du remde ,n4 #da1 cont9u]ont pr5dre t\s les j\rs1 p5dant quelques sema9es1 trois prises du ,n4 #ad4 4 #bcj4 ,l'on a dans les campagnes1 sur le traitem5t de ces fivres1 un prjug qu'il faut dtruire1 non-seulem5t p>cequ'il e/ faux ridicule1 mais encore p>cequ'il e/ dang]eux4 ,l'on imag9e que des animaux peuv5t attir] le v592 p\r cela on met ou des p\les1 ou des pigeons1 ou des *ats1 ou des co*ons de lait aux pi$s ou sur la tte du malade1 aprs les avoir ouv]ts en vie4 ,on les retire quelques heures aprs corrompus rp&ans une odeur horrible2 on se p]suade que c'e/ le v59 dont ils sont *>gs4 ,c'e/ une erreur1 ils pu5t non po9t p>cequ'ils ont tir le v591 mais p>cequ'ils se sont p\rris p> l'humidit p> la *aleur1 ils n'ont que l'odeur qu'ils auroi5t si on les avoit mis dans t\t autre endroit que le corps du malade1 galem5t *aud humide4 ,bi5 lo9 d't] le v591 ils augm5t5t la corruption1 il n'y auroit qu' appliqu] plusieurs de ces animaux sur un corps sa91 dans le lit1 le laiss] long-tems dans cet air1 p\r lui donn] une fivre maligne4 ,dans le mme b1 on atta*e un m\ton au pi$ du lit p5dant plusieurs heures2 ce qui n'e/ pas aussi dang]eux1 quoique ce soit t\j\rs un mal1 p>ceque plus il y a d'animaux dans la *ambre1 plutt l'air e/ corrompu1 mais cela e/ t\t aussi peu s5s4 ,il e/ bi5 c]ta9 que les animaux qui environn5t le malade1 respir5t le v59 qui sort de son corps2 mais ils n'en font pas sortir3 au contraire1 en contribuant aussi corrompre l'air1 ils augm5t5t la maladie4 ,du faux pr9cipe1 on tire une fausse consqu5ce2 l'on dit que si le m\ton meurt1 le malade gurira3 ord9airem5t le m\ton ne meurt pas1 quelquefois cep5dant le malade gurit1 d'autrefois ils meur5t t\s les deux4 4 #bca4 ,s\v5t la cause qui produit les fivres malignes1 s'allie avec d'autres maladies1 en augm5te extrmem5t le dang]3 elle se mle1 p> exemple1 avec le v59 de la petite vrole celui de la r\geole4 ,on le connot p> la runion des accid5s qui c>actris5t la malignit avec les symptmes de ces maladies4 ,ces cas sont extrmem5t dang]eux2 ils dem&5t t\te l'att5tion d'un ,mdec91 il n'e/ pas possible d'en prescrire ici le traitem5t1 qui dp5d1 en gnral1 de la comb9aison du traitem5t des deux maladies2 mais la malignit dem&e ord9airem5t le plus d'att5tion4 ,,*apitre ,,xviii4 ,des ,fivres d'accs4 4 #bcb4 ,les fivres d'accs1 que le peuple appelle fivres tremblantes1 sont celles qui1 aprs un accs de quelques heures1 dim9u5t s5siblem5t a9si que les symptmes1 cess5t enf9 absolum5t1 de faon cep5dant que l'accs revi5t ensuite4 ,il y en a t\j\rs beauc\p dans t\s les lieux o l'on respire un air m>cageux4 4 #bcc4 ,il y en a de plusieurs especes4 ,elles tir5t leurs noms de l'ordre dans lequel les accs revi5n5t4 ,si l'accs revi5t t\s les j\rs1 c'e/ ou une vraie quotidi5ne1 ou une d\ble ti]ce4 ,on peut les di/+u] l'une de l'autre1 en ce que dans la quotidi5ne les accs sont longs se ressembl5t t\s4 ,elle n'e/ pas frqu5te4 ,dans la d\ble ti]ce ils sont mo9s longs1 il y en a alt]nativem5t un plus leg] un plus =t4 ,dans la fivre ti]ce1 les accs revi5n5t de deux j\rs l'un4 ,dans la qu>te1 seulem5t le quatrieme j\r1 le malade a deux j\rs de bons4 ,les autres especes sont trs r>es4 ,j'ai vu une vritable qu9te2 une vritable septimane1 qui rev5oit t\s les diman*es4 4 #bcd4 ,le premi] accs de fivre int]mitt5te1 attaque s\v5t dans le tems qu'on se croit le mieux portant4 ,d'autres fois1 il e/ prcd p> un s5tim5t de froid d'eng\rdissem5t1 qui dure quelques j\rs avant que l'accs se dcl>e4 ,il comm5ce p> des billem5s1 des lassitudes1 une foiblesse1 des froids1 des frissons1 des tremblem5s2 p> la pleur des extrmits1 p> des nauses1 quelquefois p> un vomissem5t4 ,le p\ls e/ vte1 foible petit1 la soif assez gr&e4 ,au b\t d'une heure ou deux1 r>em5t trois ou quatre1 il survi5t une *aleur qui augm5te ins5siblem5t1 devi5t extrme4 ,alors le corps devi5t r\ge1 l'anxit dim9ue1 le p\ls e/ plus =t plus gr&1 la soif e/ excessive1 le malade se pla9t d'un mal de tte viol5t d'une d\leur dans t\s les membres1 enf9 l'on tombe dans une sueur gnrale de quelques heures4 ,t\s les symptmes1 dont on vi5t de p>l]1 dim9u5t1 s\v5t le sommeil survi5t4 ,aprs ce sommeil1 le malade se rveille s\v5t sans fivre2 il ne lui re/e alors qu'une lassitude de la foiblesse4 ,quelquefois le p\ls1 entre les accs1 e/ dans son tat naturel1 s\v5t il re/e un peu plus vte qu'en sant1 ne repr5d sa premi]e l5teur que quelques j\rs aprs le d]ni] accs4 ,un des symptmes qui c>actrise le plus p>ticuli]em5t les fivres d'accs1 c'e/ la nature des ur9es que le malade r5d sur la f9 de l'accs4 ,elles sont r\getres1 elles dpos5t un sdim5t qui ressemble exactem5t de la brique pile4 ,quelquefois elles sont cumeuses1 il se =me au-dessus une pellicule qui s'atta*e aux cts du v]re4 4 #bce4 ,la dure de *aque accs n'e/ po9t fixe1 elle v>ie suivant l'espece de la fivre plusieurs autres circon/ances4 ,l'accs revi5t quelquefois prcism5t la mme heure2 d'autre fois *aque accs avance d'une1 deux1 trois heures2 quelquefois ils ret>d5t d'autant4 ,l'on a cru rem>qu] que les fivres dont les accs anticipoi5t1 se t]m9oi5t plutt que les autres2 mais ce n'e/ po9t une rgle gnrale4 4 #bcf4 ,l'on di/+ue les fivres d'accs1 en fivres de pr9tems ou d'automne4 ,l'on appelle fivres de pr9tems1 celles qui rgn5t depuis le mois de ,fvri] jusqu' la f9 de ,ju92 fivres d'automne1 celles qui rgn5t depuis le mois de ,juillet jusqu'au mois de ,janvi]4 ,leurs c>act]es ess5tiels sont les mmes4 ,ce ne sont po9t proprem5t des maladies diffr5tes2 mais les circon/ances qui les accompagn5t mrit5t quelqu'att5tion4 ,les circon/ances dp5d5t de la saison de la con/itution des corps dans ces saisons4 ,les fivres de pr9tems sont quelquefois jo9tes une disposition inflammatoire2 p>ceque c'e/ la disposition des corps dans ce tems l2 comme t\s les j\rs la saison devi5t plus favorable1 elles sont ord9airem5t assez c\rtes4 ,celles d'automne sont s\v5t mles d'un pr9cipe de putridit1 comme la saison devi5t f*euse1 elles sont plus op9itres4 4 #bcg4 ,les fivres d'automne comm5c5t trs r>em5t en ,juillet1 beauc\p plus s\v5t en ,aot1 leur longueur a rp&u cette frayeur qu'on a des fivres qui comm5c5t dans ce mois2 mais le prjug a cru que leur dang] v5oit des influ5ces du mois d',aot3 c'e/ une misrable erreur1 il vaut mieux qu'elles comm5c5t en ,aot que dans les mois suivans1 p>cequ'elles sont d'autant plus op9itres1 qu'elles p>oiss5t plt>d4 ,ces fivres s'annonc5t quelquefois comme des fivres putrides1 ce n'e/ qu'au b\t de quelques j\rs qu'elles se rgl5t en fivres d'accs2 mais il n'y a pas de dang] s'y tromp]1 employ] le traitem5t m>qu p\r les fivres putrides4 ,le sdim5t c\leur de brique1 sur-t\t la pellicule au-dessus des ur9es1 sont ord9aires dans les fivres d'automne1 manqu5t s\v5t dans celles de pr9tems4 ,dans celles-ci les ur9es sont d'ord9aire mo9s r\ges1 tir5t plutt sur le jaune2 il se =me dans le milieu une espece de nuage4 ,elles dpos5t un sdim5t blanc1 qui e/ d'un bon augure4 4 #bch4 ,ord9airem5t les fivres d'accs ne sont pas mortelles4 ,celles de pr9tems se dissip5t mme s\v5t sans aucun rem$e aprs quelques accs4 ,il n'en e/ pas de mme de celles d'automne1 qui dur5t trs long-tems1 mme quelquefois jusqu'au pr9tems1 si on les laisse sans rem$e1 ou si on ne les traite pas bi54 ,les fivres qu>tes sont t\j\rs plus rebelles que les ti]ces2 ce sont celles que les malades g>d5t quelquefois p5dant des annes4 ,dans les pays m>cageux1 qu& on a la fivre1 non-seulem5t elle e/ trs longue1 mais elle a de frqu5tes rcidives4 4 #bci4 ,quelques accs de fievre ne sont pas extrmem5t nuisibles4 ,il arrive mme quelquefois1 qu'ils produis5t quelque *angem5t favorable dans la sant1 dtruis5t quelques maladies de langueur4 ,mais on se trompe en les reg>dant gnralem5t comme salutaires4 ,s'ils dur5t long-tems1 s'ils sont longs viol5s1 ils affoibliss5t t\t le corps1 ils drang5t t\tes les fonctions1 surt\t les dige/ions2 ils r5d5t les humeurs cres1 jett5t dans plusieurs maladies *roniques1 entre autres la jaunisse1 l'hydropisie1 l'a/hme1 les fivres l5tes4 ,quelquefois les vieill>ds et les g5s trs foibles meur5t dans l'accs2 c'e/ t\j\rs dans le tems du froid4 4 #bdj4 ,l'on a un rem$e immanquable p\r la gu]ison de ces fivres2 c'e/ le ,k9a ou ,k9k9a2 a9si l'on e/ t\j\rs sr de les dissip]1 il n'y a de difficult que celle de savoir1 s'il n'y a po9t d'autre cause de maladie complique avec la fievre4 ,s'il y en a1 il faut les dtruire p> leurs rem$es p>ticuli]s4 4 #bda4 ,dans les fivres de pr9tems1 si les accs ne sont pas viol5s1 si le malade e/ bi5 entre les accs1 que son apptit1 ses =ces1 son sommeil1 ne se p]d5t pas1 il ne faut ri5 faire du t\t1 que mettre le malade au rgime des convalesc5s4 4 #db1 #de4 ,c'e/ celui qui convi5t dans t\tes les fievres d'accs2 p>ceque si on les mettoit au rgime des maladies aiges1 on les affoibliroit inutilem5t2 si l'on ne retran*oit ri5 de leurs alim5s1 comme il ne se fait po9t de dige/ion p5dant t\t le tems de l'accs1 que l'e/omac e/ t\j\rs un peu affoibli1 il se =m]oit des crudits qui entreti5droi5t la fivre4 ,l'on doit ne po9t pr5dre d'alim5s solides au mo9s deux heures avant l'accs4 ,si la fivre revi5t1 aprs le sixieme ou le septieme1 que le malade ne p>oisse avoir aucun beso9 de purg]1 ce qu'on appr5dra connotre dans le *apitre des rem$es de prcaution 4 #daf1 on lui donne le qu9qu9a1 qui e/ la p\dre ,n4 #ad4 ,si la fivre e/ quotidi5ne1 ou d\ble ti]ce1 on en donne trois qu>ts d'once1 ou six prises1 entre deux accs2 comme l'on n'a que dix ou d\ze1 t\t au plus quatorze ou qu9ze heures1 il ne faut mettre qu'une heure demie d'int]valle entre *aque prise4 ,on peut plac] un seul b\illon1 dans t\t ce tems-l1 entre deux prises4 ,qu& la fivre e/ ti]ce1 il faut en donn] une once1 ou huit prises4 ,on en pr5d une de trois en trois heures4 ,qu& elle e/ qu>te1 j'en donne une once demie de la mme faon4 ,il e/ inutile de v\loir arrt] les accs avec de mo9dres doses4 ,c'e/ en les donnant trop petites qu'on *\e si s\v5t1 l'on croit le rem$e inutile2 au lieu qu'il ne l'e/ que p> la faute de ceux qui l'emploi5t4 ,il faut que la d]ni]e prise soit donne deux heures avant l'accs4 ,s\v5t aprs ces doses de k9a1 l'accs manque2 mais soit qu'il manque1 ou qu'il revi5ne1 il faut aprs que son tems e/ pass1 en r$onn] la mme quantit1 qui emporte c]ta9em5t le second accs4 ,on cont9ue ensuite1 p5dant six j\rs1 de donn] la moiti de cette dose1 entre le tems qu'auroi5t rempli ces accs1 s'ils toi5t v5us2 p5dant t\t ce tems-l le malade pr5d le plus d'ex]cice qu'il peut4 4 #bdb4 ,si les accs sont trs =ts1 le mal de tte trs viol5t1 le visage r\ge1 le p\ls ple9 dur2 s'il y a de la t\x2 si lors mme que l'accs e/ pass1 le p\ls cons]ve de la duret2 si les ur9es sont ard5tes1 la langue =t se*e1 il faut saign] faire boire beauc\p de ptisane d'orge ,n4 #c4 ,ces deux rem$es mett5t ord9airem5t dans l'tat dcrit 4 #bda4 ,l'on peut donn]1 dans un j\r libre1 trois ou quatre prises de la p\dre ,n4 #bc4 ensuite l'on ab&onne la maladie p5dant quelques accs4 ,si elle ne f9it pas1 on vi5t au qu9qu9a4 ,si le malade1 hors mme des accs1 avoit la b\*e mauvaise1 du dgt1 des maux de re9s1 des d\leurs de g5\2 on p\rroit le purg]1 avant que de lui donn] le qu9qu9a1 avec la p\dre ,n4 #ba ou la potion ,n4 #bb4 4 #bdc4 ,dans les fivres d'automne1 si elles s'annonc5t cont9ues -peu-prs comme les fivres putrides1 on fait pr5dre abondamm5t de la ptisane d'orge ,n4 #c2 au b\t de deux ou trois j\rs1 si les signes d'emb>ras dans l'e/omac cont9u5t1 on donne le rem$e ,n4 #cc ou celui ,n4 #cdad4 ,aprs ce rem$e si les signes de putridit cont9u5t encore1 on purge avec plusieurs prises de la p\dre ,n4 #bc1 ou1 les g5s robu/es1 avec celle ,n4 #ba2 qu& la fivre e/ t\t--fait regle1 on donne le qu9qu9a comme 4 #bda4 ,mais comme les fivres d'automne sont plus op9itres1 aprs l'avoir discont9u huit j\rs1 quoiqu'il ne soit rev5u aucun accs1 il faut le r$onn] encore p5dant huit autres j\rs1 trois prises p> j\r2 surt\t si la fivre toit qu>te2 mme dans cette espece1 je l'ai s\v5t fait pr5dre six fois1 de huit en huit j\rs4 ,le peuple aura de la pe9e se s\mettre cette cure1 qui e/ c\teuse p> le prix du qu9qu9a2 mais je n'ai pas cru que cela dt m'emp*] de l'indiqu] comme la seule qui soit c]ta9e1 c> ri5 ne peut remplac] le qu9qu9a2 c'e/ le seul rem$e sr1 c'e/ le seul innoc5t dans t\s les cas4 ,l'on a t imbu p5dant long-tems de prjugs contraires4 ,l'on croyoit qu'il gtoit l'e/omac2 p\r prv5ir cela1 on donnoit mang] une heure aprs4 ,bi5 lo9 de gt] l'e/omac1 c'e/ le rem$e du monde qui le =tifie le rtablit le mieux2 c'e/ une c\tume nuisible1 qu& on e/ oblig de le donn] s\v5t1 que de mang] une heure aprs4 ,l'on croyoit qu'il laissoit des ob/ructions1 qu'il conduisoit l'hydropisie4 ,ce qui ob/rue conduit l'hydropisie1 c'e/ la longueur de la fivre4 ,non-seulem5t le qu9qu9a emp*e ce malheur1 mais lorsqu'il e/ arriv1 p>cequ'on ne s'en e/ pas s]vi1 son usage gurit cette maladie4 ,en un mot1 s'il y a quelque maladie jo9te la fivre1 quelquefois cela emp*e l'effet du qu9qu9a sans le r5dre nuisible4 ,mais qu& la fievre e/ seule1 il a t\j\rs fait1 f]a t\j\rs1 t\t le bi5 possible4 ,je p>l]ai ailleurs des moy5s qui peuv5t y suppler quoiqu'imp>faitem5t4 #ad ,voyez1 4 #bbc1 les cas dans lesquels on doit employ] ce second rem$e1 prfrablem5t au premi]4 4 #bdd4 ,ds qu'on a comm5c le qu9qu9a1 il faut bi5 se g>d] de se purg]1 la purgation r$onn]oit la fivre4 4 #bde4 ,la saigne n'e/ jamais1 ou presque jamais1 ncessaire dans la fivre qu>te1 qui attaque en automne plutt qu'au pr9tems2 avec des symptmes de putridit1 plutt que d'inflammation4 4 #bdf4 ,le malade doit1 une c\ple d'heures avant que l'accs comm5ce1 boire t\s les qu>ts d'heures1 un petit v]re ti$e1 de ? de sureau1 ad\ci avec du miel1 se prom5] d\cem5t2 cela le dispose un peu de moiteur1 qui r5d le froid1 p> l mme1 t\t l'accs plus d\x4 ,il cont9ue la mme boisson p5dant t\t le tems du froid2 qu& la *aleur e/ v5ue1 il peut1 ou la cont9u]1 ou lui sub/itu] celle ,n4 #b1 qui e/ plus rafrai*issante2 mais il n'e/ plus ncessaire de boire ti$e2 il suffit de ne pas boire trop froid4 ,qu& la sueur e/ f9ie1 on essuie bi5 le malade1 il peut se lev]4 ,si l'accs toit =t long1 on p\rroit donn]1 p5dant la sueur1 un peu de gruau1 ou quelque autre alim5t semblable 4 #ce4 4 #bdg4 ,quelquefois la premi]e dose1 mme les premi]es doses de qu9qu9a purg5t4 ,ce n'e/ pas un mal2 mais1 p5dant qu'il purge1 il n'arrte ord9airem5t pas la fivre2 a9si il faut reg>d] ces doses comme p]dues cet g>d1 en r$onn] d'autres1 qui cess5t de purg]1 arrt5t les accs4 ,si la di>rhe cont9uoit1 on le susp5droit un j\r1 p\r donn] un demi qu>t d'once de rhub>be2 ensuite on le recomm5c]oit2 si la di>rhe p]si/oit1 on ml]oit *aque prise de qu9qu9a1 qu9ze gra9s de ?iraque4 ,mais ce n'e/ que dans ce cas qu'on doit le ml]2 t\tes les autres *oses auxquelles on l'associe affoibliss5t sa v]tu4 4 #bdh4 ,avant que l'on connt l'usage du qu9qu9a1 l'on se s]voit des autres am]s1 qui ont aussi beauc\p de qualits4 ,l'on tr\v]a ,n4 #db1 trois rem$es de cette espece1 qui sont trs bons1 dont j'ai s\v5t pr\v l'efficacit2 mais d'autres fois1 j'ai t oblig de les ab&onn] p\r v5ir au qu9qu9a4 ,la limaille de f]1 qui entre dans la composition ,n4 #db1 e/ trs febrifuge dans c]ta9s cas4 ,j'ai guri avec ce rem$e1 au milieu de l'hiv] #agec1 d'une fivre qu>te1 un malade que je n'avois pas p dt]m9] pr5dre du qu9qu9a4 ,il e/ vrai qu'il toit extrmem5t docile p\r le rgime2 au plus =t de l'hiv]1 il montoit t\s les j\rs *eval1 pr5oit d'autres ex]cices en ple9 air1 jusques ce qu'il comm5t transpir] abondamm5t4 4 #bdi4 ,un autre moy5 ais dont je me suis s]vi s\v5t1 avec un succs enti]1 contre les fivres ti]ces2 mais qui ne m'a russi que deux fois dans les qu>tes2 c'e/ de faire su] abondamm5t le malade1 dans le tems que l'accs doit v5ir4 ,p\r cela il boit1 trois ou quatre heures avant l'accs1 l'infusion de sureau miele1 une heure avant le mom5t du frisson il se met au lit1 on lui donne1 aussi *aud qu'il peut le boire1 le rem$e ,n4 #dc4 ,j'en ai aussi guri quelques-unes1 ti]ces qu>tes1 en #agea #ageb1 en donnant de quatre en quatre heures entre les accs1 la p\dre ,n4 #dd2 mais outre qu'elle m'a manqu plusieurs fois1 qu'elle ne gurissoit po9t aussi promptem5t1 elle affoiblissoit les malades2 elle leur drangeoit l'e/omac2 deux fois1 quoiqu'elle et guri la fivre1 je fus oblig de rec\rir au qu9qu9a1 p\r rtablir entirem5t la sant4 ,mais comme ces moy5s sont peu coteux russiss5t s\v5t1 j'ai cru devoir les indiqu]4 4 #bej4 ,l'on vante une quantit d'autres remdes p\r les fivres4 ,aucun n'e/ aussi efficace que ceux que je vi5s d'indiqu]4 ,plusieurs sont dang]eux2 a9si il e/ prud5t de ne pas s'en s]vir4 ,un qu9qu9a *oisi frai*em5t prp>1 e/ =t prfr]4 4 #bea4 ,j'ai vu s\v5t des paysans qui avoi5t une fivre d'accs depuis plusieurs mois1 qui avoi5t employ beauc\p de mauvais rem$es1 n'avoi5t obs]v aucun rgime4 ,je me suis trs bi5 tr\v de leur donn] le rem$e ,n4 #cc ou #cd2 ensuite1 p5dant quelques j\rs1 celui ,n4 #cg2 aprs cela on leur donne le qu9qu9a 7voyez 4 #bda72 ou les autres fbrifuges 7voyez 4 #bdh1 #bdi71 aprs quoi on les met1 p5dant quelque tems1 l'usage de la ?riaque des pauvres 7voyez 4 #bbi71 af9 de rtablir les dige/ions qui sont t\t--fait dranges4 4 #beb4 ,il y a quelques fivres d'accs1 qu'on appelle p]nicieuses1 dont *aque accs e/ accompagn des plus viol5s symptmes3 le p\ls e/ petit irrguli]2 le malade excessivem5t abattu1 s'van\issant frquemm5t1 ayant des angoisses inexprimables1 des convulsions1 un ass\pissem5t pr(ond1 un dlire cont9uel1 des envies d'all] la selle ou d'ur9]1 cont9ues inutiles4 ,le mal e/ trs pressant2 le malade peut m\rir ds le troisieme accs1 passe r>em5t le sixieme1 s'il n'e/ pas bi5 conduit4 ,il n'y a pas un mom5t p]dre2 il n'y a qu'un p>ti pr5dre1 c'e/ de lui donn] incessamm5t le qu9qu9a1 comme 4 #bda1 af9 de supprim] les accs suivans4 4 #bec4 ,la mme cause qui produit ces fivres d'accs1 occasionne s\v5t des maladies qui revi5n5t priodiquem5t la mme heure1 sans frisson1 sans *aleur1 s\v5t sans vitesse dans le p\ls3 ces maux suiv5t presque t\j\rs l'ordre des fivres quotidi5nes1 ou ti]ces2 plus r>em5t celui des qu>tes4 ,j'ai vu des vomissem5s des envies de vomir trs viol5tes avec une angoisse inexprimable1 des oppressions trs =tes1 des coliques les plus cruelles1 des palpitations effrayantes1 des maux de d5ts excessifs1 des maux de tte1 trs frquemm5t des d\leurs in\ies sur un oeil1 la paupi]e1 le s\rcil la temple du mme ct1 avec une r\geur de l'oeil un l>moiem5t cont9uel4 ,j'ai mme vu deux fois un gonflem5t si prodigieux1 que l'oeil sortoit de plus d'un p\ce de la tte c\v]t p> la paupi]e1 qui elle-mme toit extrmem5t enfle4 ,t\s ces maux comm5c5t trs rgulirem5t une c]ta9e heure1 dur5t peu prs le tems d'un accs1 f9iss5t sans aucune vacuation s5sible1 p\r rev5ir prcism5t p>eille heure le l5dema9 ou le surl5dema94 ,il n'y a qu'un rem$e2 c'e/ le qu9qu9a donn comme 4 #bda4 ,ri5 ne s\lage p5dant l'accs1 t\s les rem$es1 except le qu9qu9a1 n'arrt5t po9t le mal4 ,j'ai guri avec ce rem$e1 de ces maux1 sur-t\t de ceux des yeux qui sont trs frequ5s1 qui duroi5t depuis plusieurs sema9es1 p\r lesquels on avoit employ inutilem5t saignes1 purgatifs1 ba9s1 eaux une f\le d'autres rem$es4 ,si l'on donne une dose suffisante1 le premi] accs e/ trs leg]2 le second manque1 je n'ai po9t vu de re*ute comme qu& il y a eu de la fivre4 4 #bed4 ,dans les endroits o la nature de l'air r5d ces fivres frqu5tes1 l'on doit brl] s\v5t dans les *ambres1 sur-t\t dans celles o l'on c\*e1 quelques h]bes ou quelques bois aromatiques1 m*] t\s les j\rs des gra9s de g5ivre1 employ] p\r boisson une infusion f]m5te de cette mme gra9e4 ,ces deux rem$es sont d'une trs gr&e efficacit p\r raccommod] les e/omacs les plus foibles1 p\r prv5ir les ob/ructions1 p\r entret5ir la transpiration2 comme ce sont-l les causes qui entreti5n5t le plus op9itrem5t ces fivres1 ri5 n'en prs]v]a plus srem5t que ces sec\rs1 qui sont si faciles4 ,,*apitre ,,xix4 ,des ,ersipelles4 ,piquures d',animaux4 4 #bee4 ,l'rsipelle1 que le peuple appelle le violet1 e/ quelquefois une maladie trs leg]e1 qui p>ot sur la peau1 sans que le malade ait eu aucune indisposition4 ,elle attaque ord9airem5t le visage1 ou les jambes4 ,la peau se t5d1 devi5t rude r\ge2 mais la r\geur disp>ot1 si l'on presse avec le doigt1 rep>ot ds qu'on le retire4 ,le malade s5t dans la p>tie une *aleur brlante qui l'inquiette1 quelquefois l'emp*e de dormir4 ,le mal augm5te p5dant deux ou trois j\rs1 re/e dans son plus haut priode un j\r ou deux1 dim9ue4 ,la peau malade tombe en grosses cailles1 t\t e/ f9i4 4 #bef4 ,d'autrefois c'e/ une maladie plus grave1 qui comm5ce p> un frisson trs =t1 suivi d'une *aleur brlante1 d'un mal de tte viol5t1 de maux de coeur ou envies de vomir1 qui ne cess5t que qu& l'rsipelle p>ot1 ce qui n'arrive quelquefois que le second1 ou mme le troisieme j\r4 ,alors la fivre dim9ue les maux de coeur f9iss5t1 mais s\v5t il re/e un peu de fivre du dgt p5dant t\t le tems que l'rsipelle augm5te4 ,qu& elle attaque le visage1 le mal de tte cont9ue1 jusqu' ce qu'elle soit sur son dcl91 la paupi]e se gonfle1 l'oeil se f]me1 le malade n'a aucun mom5t de tranquillit4 ,s\v5t le mal passe d'une j\e l'autre1 se rp& successivem5t sur le front1 le col1 la nuque2 alors la maladie dure plus long-tems qu' l'ord9aire4 ,s\v5t mme1 si la maladie e/ =te1 la fivre subsi/e1 le c]veau s'engorge1 le malade rve1 son tat e/ trs dang]eux1 et quelquefois s'il n'e/ pas trs bi5 sec\ru il succombe1 sur-t\t qu& l'ge se jo9t la maladie4 ,une rsipelle trs =te sur le col1 occasionne une esqu9ancie qui peut tre trs f*euse4 ,qu& elle attaque la jambe1 t\te la jambe enfle1 l'irritation se communique mme la cuisse4 ,ds que l'rsipelle e/ un peu =te1 elle e/ c\v]te de petites pu/ules1 ple9es d'une eau claire1 comme celles qui survi5n5t une brlure1 qui ensuite s*5t s'caill5t4 ,j'ai vu quelquefois1 sur-t\t qu& l'rsipelle attaquoit le visage1 que l'humeur qui sortoit de ces pu/ules1 toit extrmem5t visqueuse =moit des crotes paisses qui ressembloi5t presque aux crotes de lait des petits enfans1 re/oi5t plusieurs j\rs avant que de tomb]4 ,qu& l'rsipelle e/ viol5te1 elle dure quelquefois huit1 dix1 d\ze j\rs dans le mme tat1 enf9 elle se dissipe p> une sueur abondante1 qui e/ quelquefois annonce p> un mal-aise accompagn de frisson d'un peu d'angoisse qui dure quelques heures4 ,p5dant t\t le tems de la maladie1 t\te la peau e/ trs s*e1 mme l'intrieur de la b\*e4 4 #beg4 ,il e/ r>e que l'rsipelle suppure4 ,qu& cela arrive1 c'e/ t\j\rs une mauvaise suppuration qui dgn]e en ulc]e2 mais il y a quelquefois des pidmies d'rsipelles malignes qui se gangr5n5t aism5t4 4 #beh4 ,l'rsipelle *ange s\v5t de place2 elle se retire t\t--c\p3 le malade e/ mal son aise2 il a des envies de vomir1 de l'angoisse2 l'rsipelle rep>ot ailleurs1 il e/ gu]i4 ,mais si au lieu de rep>otre sur une autre p>tie de la peau1 l'humeur se jette sur le c]veau ou la poitr9e2 le malade prit en peu d'heures1 ces *angem5s fune/es arriv5t quelquefois sans qu'il soit possible de l'attribu] aucune erreur du malade ou du ,mdec94 ,qu& le transport se fait sur le c]veau1 le malade tombe d'abord dans les rv]ies avec un visage allum des yeux trs vifs2 il devi5t bi5-tt phrntique1 meurt l?>gique4 ,si le p\lmon e/ attaqu1 l'oppression1 l'angoisse1 la *aleur sont inexprimables4 ,l'humeur se jette aussi sur la gorge1 produit une esqu9ancie promptem5t mortelle4 4 #bei4 ,il y a des p]sonnes p\r qui l'rsipelle e/ une maladie habituelle4 ,si elle attaque s\v5t le visage1 c'e/ ord9airem5t le mme ct1 l'oeil en e/ la f9 considrablem5t affoibli4 4 #bfj4 ,l'rsipelle dp5d de deux causes2 d'une humeur cre ord9airem5t bilieuse1 rp&ue dans le sang1 de ce que cette humeur ne s'vacue pas bi5 p> la transpiration4 4 #bfa4 ,qu& le mal e/ lg]1 tel qu'il e/ dcrit 4 #bee1 il suffit d'entret5ir une transpiration abondante1 sans *auff]4 ,il n'y a ri5 de tel dans ces cas-l1 que le rgime un usage abondant de nitre de sureau4 ,a9si l'on se prive de vi&e1 d'oeufs de v92 l'on vit d'un peu de lgumes de fruits2 l'on boit beauc\p d'infusion de sureau1 l'on pr5d1 de trois en trois heures1 demi gros de nitre2 ou1 ce qui revi5t au mme1 on en mle trois gros la quantit d'infusion de sureau qu'on peut boire dans un j\r4 ,l'on peut aussi mettre le nitre en bol1 avec de la cons]ve de sureau4 ,ces rem$es entreti5n5t la lib]t du v5tre1 augm5t5t les ur9es la transpiration4 4 #bfb4 ,qu& le mal e/ plus grave1 si la fivre e/ trs =te1 le p\ls en mme-tems =t ou dur1 il faut faire une saigne2 mais dans cette maladie1 il ne faut jamais la faire abondante2 il vaut mieux1 suppos qu'on n'ait pas tir assez de sang1 en faire ensuite une seconde4 ,aprs la saigne1 on met au rgime 4 #bi2 on donne des lavem5s jusqu' ce que la fivre ait dim9u s5siblem5t1 l'on fait boire abondamm5t de la ptisane ,n4 #c4 ,qu& la fivre a un peu dim9u1 on purge avec le rem$e ,n4 #bb2 ou en donnant t\s les mat9s quelques prises de crme de t>tre ,n4 #bc4 ,il faut absolum5t purg] p\r vacu] la bile cr\pissante1 qui e/ ord9airem5t la cause premi]e de ces rsipelles viol5tes4 ,l'on e/ mme quelquefois oblig1 si le mal e/ long1 le dgt op9itre1 la b\*e mauvaise1 la langue sale1 s'il n'y a que peu de fivre1 po9t de cra9te d'inflammation1 de donn] les rem$es ,n4 #cc ou #cd1 qui1 p> les sec\sses qu'ils occasionn5t1 dissip5t ces emb>ras mieux que les purgatifs4 ,aprs ces vacuations1 ord9airem5t le mal dim9ue1 mais il faut quelquefois y rev5ir le l5dema91 ou le surl5dema91 sur-t\t si le mal e/ la tte4 ,les purgatifs sont le vrai rem$e de cette maladie1 qu& elle occupe cette p>tie2 en emportant la cause du mal1 ils le dim9u5t1 ils en prvi5n5t les suites f*euses4 ,il e/ trs utile1 qu& le mal e/ la tte1 de baign] s\v5t les jambes dans l'eau ti$e4 ,l'on peut mme appliqu] la plante des pi$s des s9apismes4 ,j'ai vu ce rem$e attir] sur les jambes1 au b\t de quatre heures1 une rsipelle qui c\vroit le nez les yeux4 ,qu& le mal comm5ce se dissip] p> la sueur1 il faut l'aid] p> le ? de sureau le nitre 7voyez 4 #bfa74 ,il e/ utile d'entret5ir la transpiration p5dant quelques j\rs4 4 #bfc4 ,les meilleures applications qu'on puisse employ] sont1 #a4 l'h]be rob]t 7g]anium rob]tianum71 ou le c]feuil1 ou le p]sil1 ou la fleur de sureau4 ,s\v5t mme1 si le mal e/ leg]1 il suffit d'y mettre un l+e =t d\x1 que quelques p]sonnes p\dr5t de f>9e s*e4 #b4 ,des flanelles trempes dans une =te dcoction de sureau1 appliques tides1 sont trs utiles dans les gr&es inflammations1 si on les r5\velle s\v5t4 ,j'ai s\lag promptem5t p> ce rem$e1 il n'y a que peu de sema9es1 les d\leurs horribles d'un feu sa9t ,anto9e1 qui e/ une espece d'rsipelle1 mais cruelle1 qui a des c>act]es s+uli]s4 #c4 ,l'on emploie aussi1 avec gr& succs1 l'empltre d'mail ,n4 #de1 la p\dre d'mail indique dans le mme ,n4 ,les f>9es1 cette p\dre1 les autres p\dres vantes dans cette maladie1 convi5n5t surt\t qu& il su9te1 des petites vessies1 une eau qu'il e/ bon d'absorb] p> l'application de ces p\dres1 sans quoi elle p\rroit cor*]1 mme ulcr] la p>tie4 ,t\tes les empltres dans lesquelles il entre des graisses ou rs9es1 sont trs dang]euses4 ,elles ont s\v5t produit la r5tre de l'rsipelle1 son ulcration1 la gangr5ne4 ,si les p]sonnes sujettes cette maladie1 appliqu5t quelque empltre de cette espece sur la peau1 lors mme qu'elle e/ la plus sa9e1 il survi5t d'abord une rsipelle4 4 #bfd4 ,qu& l'humeur d'rsipelle r5tre1 se jette sur le c]veau1 sur la gorge1 sur le p\lmon1 il faut faire une saigne1 appliqu] des vsicatoires aux jambes1 faire boire abondamm5t du ? de sureau nitr4 4 #bfe4 ,les p]sonnes sujettes aux rsipelles habituelles qui revi5n5t s\v5t1 doiv5t s'impos] la loi d'vit] le lait1 la crme1 t\s les alim5s gras visqueux1 les ptes1 les vi&es noires1 les aromates1 les v9s pais fumeux2 la vie sd5taire1 les passions vives1 sur-t\t la col]e2 1 s'il e/ possible1 le *agr94 ,elles doiv5t vivre pr9cipalem5t d'h]bages1 de fruits1 de *oses un peu aigres qui ti5n5t le v5tre libre2 boire de l'eau quelques v9s blancs leg]s1 sur-t\t faire usage s\v5t de la crme de t>tre4 ,ces att5tions sont importantes1 p>cequ'outre le dang] de ces frqu5tes rsipelles1 elles dnot5t un leg] vice dans le foie dans la vsicule du fiel1 qui1 si on le nglige1 devi5t enf9 trs grave4 ,des eaux leg]em5t purgatives leur sont trs utiles1 aussi-bi5 que le jus des plantes *icoraces1 une p9te de petit lait bi5 clair1 dont ils f]ont trs bi5 de boire t\s les mat9s p5dant c9q ou six mois de l't4 ,il e/ encore plus efficace1 s'ils pr5n5t en mme-tems de la crme de t>tre1 s'ils y mett5t du miel4 ,piqures d',animaux4 4 #bff4 ,comme les piqures d',animaux produis5t s\v5t une espece d'rsipelle1 j'en dirai un mot4 ,n\s n'avons de s]p5s v5imeux dans ce pays1 que les vip]es4 ,n\s n'avons po9t de scorpions1 qui sont peu v5imeux4 ,les crapauds ne le sont pas4 ,a9si les seules piqures auxquelles on soit expos1 sont celles d'abeilles1 de gupes1 de frelons1 de c\s9s1 de demoiselles1 qui quelquefois procur5t beauc\p de d\leurs2 une enflre une r\geur rsipellateuses trs considrable1 qui1 si elle e/ au visage1 f]me quelquefois absolum5t les yeux2 de la fivre1 des maux de tte1 des insomnies1 des maux de coeur2 si les d\leurs sont viol5tes1 des van\issem5s des convulsions1 sans que jamais ces accid5s ai5t des suites fune/es4 ,ils pass5t au b\t de quelques j\rs sans aucun sec\rs4 ,mais on peut les prv5ir2 ou au mo9s les dim9u] les abrg]1 #a4 en retirant d'abord l'aiguillon de l'animal1 s'il e/ re/4 #b4 ,en appliquant cont9uellem5t quelqu'une des applications indiques 4 #bfc1 surt\t l'infusion de sureau1 dans laquelle on dlaie un peu de ?riaque2 ou en appliquant un cataplasme de mie de pa91 de lait de miel4 #c4 ,en faisant pr5dre quelques ba9s de pi$4 #d4 ,en dim9uant les alim5s1 sur-t\t le soir1 en buvant de l'infusion de fleur de sureau nitre4 ,l'huile applique d'abord1 emp*e quelquefois l'enflure de p>otre1 p>-l prvi5t le mal4 ,,*apitre ,,xx4 ,des inflammations de ,poitr9e1 des ,pleursies fausses bilieuses4 4 #bfg4 ,l'inflammation de poitr9e la pleursie qu'on appelle bilieuses1 sont la mme maladie4 ,c'e/ proprem5t une fivre putride1 avec un engorgem5t du p\lmon1 qui e/1 ou sans d\leur1 alors on l'appelle p]ipneumonie putride ou bilieuse2 ou avec cette d\leur de ct qu'on nomme po9t1 on l'appelle pleursie4 4 #bfh4 ,les signes qui di/+u5t ces maladies1 des maladies inflammatoires du mme nom1 que j'ai dcrites ,*ap4 ,,iv ,v1 sont un p\ls mo9s dur1 mo9s =t1 plus vite1 sans qu'il y ait les symptomes qui le r5d5t tel mme dans les maladies inflammatoires 7voyez 4 #df #he74 ,la b\*e e/ mauvaise am]e1 la *aleur cre se*e2 le malade a un s5tim5t de pesanteur de malaise1 dans les environs de l'e/omac2 il a le te9t mo9s r\ge1 mais un peu jaune2 il a l'air dfait1 les ur9es ressembl5t celles des fivres putrides1 non po9t celles des fivres inflammatoires4 ,il y a trs s\v5t une petite di>rhe bilieuse trs ftide4 ,la peau e/ ord9airem5t trs se*e2 les cra*ats mo9s pais1 mo9s r\ges1 mais plus jaunes1 que dans l'espece inflammatoire4 4 #bfi4 ,le traitem5t e/ le mme que celui des fivres putrides 4 #bab4 ,s'il p>oit y avoir un peu d'inflammation1 on la dtruit p> une saigne4 ,on donne la ptisane d'orge ,n4 #c1 des lavem5s2 ds qu'il n'y a plus d'inflammation1 la potion mtique purgative ,n4 #cc4 ,ensuite on peut repurg] au b\t de quelques j\rs1 avec le rem$e ,n4 #bb4 ,la p\dre ,n4 #bd russit aussi trs bi5 comme vomitif4 ,et si la fivre devi5t trs =te1 il faut donn] beauc\p de la potion ,n4 #aj4 ,ces maladies sont s\v5t pidmiques1 comme les fivres putrides simples4 ,il y en eut une nombreuse pidmie ici en #agec2 le traitem5t que je vi5s de propos] russit trs bi54 ,les vsicatoires aux jambes sont trs utiles1 qu& l'oppression ne dim9ue pas aprs les vacuations gnrales4 4 #bgj4 ,la fausse inflammation de poitr9e e/ un engorgem5t du p\lmon1 produit p> des mati]es extrmem5t t5aces1 glaireuses1 adhr5tes1 non po9t p> un vrai sang inflammatoire1 ou p> une humeur putride bilieuse4 4 #bga4 ,cette maladie attaque plus au pr9tems que dans une autre saison4 ,les vieill>ds1 les enfans foibles mal con/itus1 les femmes languissantes1 les hommes foibles p>ticuli]em5t ceux qui sont us p> la boisson1 sont les p]sonnes qui en sont trs frquemm5t attaques2 surt\t si elles ont pris peu de m\vem5t1 p5dant l'hyv]2 si elles ont vcu d'alim5s visqueux1 f>9eux1 gras2 comme ptes1 *ataignes b\illies1 fromages4 ,t\tes leurs humeurs ont pris un c>act]e d'paississem5t visqueux2 elles circul5t avec pe9e2 qu& au pr9tems1 la *aleur ou l'ex]cice augm5te le m\vem5t t\t--c\p1 les humeurs qui tr\v5t un engorgem5t dans le p\lmon l'augm5t5t4 ,cette p>tie se remplit1 le malade meurt4 4 #bgb4 ,l'on reconnot cette maladie1 #a4 qu& les circon/ances1 dont j'ai p>l1 ont prc$4 #b4 ,p> les symptomes qui la prc$5t4 ,le malade1 plusieurs j\rs l'avance1 a un peu de t\x1 une leg]e oppression qu& il se donne du m\vem5t1 un peu d'inquitude1 quelquefois un peu de mauvaise humeur2 le visage e/ plus r\ge qu'il ne devroit tre1 il a du p5*ant au sommeil1 dort mal4 #c4 ,qu& cet tat a dur quelques j\rs1 il survi5t un frisson plus long que viol5t2 ensuite une *aleur peu =te1 mais accompagne de beauc\p d'inquitude d'oppression4 ,le malade ne peut pas t5ir au lit2 il va vi5t dans la *ambre quoique trs abattu2 le p\ls e/ foible assez vite2 les ur9es ne sont quelquefois que peu *anges2 d'autres fois en petite quantit assez r\ges2 il ne t\sse pas beauc\p1 ne cra*e qu'avec pe9e4 ,le visage e/ ord9airem5t trs r\ge mme livide1 il ne peut ni veill] ni dormir2 il a des mom5s de rv]ies2 dans d'autre l'esprit e/ libre4 ,quelquefois1 surt\t *ez les vieill>ds1 cet tat f9it t\t--c\p p> un van\issem5t mortel4 ,d'autres fois l'oppression l'angoisse augm5t5t2 le malade ne peut respir] qu'assis1 avec un travail cruel2 le c]veau s'emb>rasse t\t--fait1 le p\ls e/ trs vite trs petit4 ,cet tat dure quelques heures1 f9it aussi t\t--c\p4 4 #bgc4 ,cette maladie e/ trs dang]euse2 premi]em5t1 p>cequ'elle attaque des sujets dont le tempramm5t n'a pas de ress\rces3 en second lieu1 p>cequ'elle e/ prompte2 c> on meurt quelquefois ds le troisieme j\r1 on passe r>em5t le septieme3 p5dant que la cause du mal dem&]oit de longs sec\rs4 ,d'ailleurs1 s'il y a des raisons p\r employ] un rem$e1 il y en a s\v5t d'autres qui l'emp*5t1 t\t ce qu'on peut faire se rduit ceci3 #a4 ,si le malade a encore beauc\p de vigueur1 s'il n'e/ pas d'un ge trop avanc1 si le p\ls a de la duret1 en mme tems de la =ce1 si le tems e/ sec1 que le v5t du nord dom9e1 on doit faire une saigne raisonnable2 mais si la pl"p de ces circon/ances manquoi5t1 elle s]oit trs nuisible4 ,s'il falloit faire une regle gnrale1 il vaudroit mieux bannir la saigne que de l'employ]4 #b4 ,l'on db>rasse l'e/omac les inte/9s1 des mati]es glaireuses qu'ils conti5n5t2 les rem$es qui russiss5t le mieux1 sont le rem$e ,n4 #cd1 qu& il y a des symptomes qui indiqu5t un gr& beso9 de vomir1 ou celui ,n4 #bd1 qui1 aprs avoir fait vomir1 purge p> les selles1 fait ur9]1 brise les glaires qui caus5t la maladie1 augm5te la transpiration4 ,qu& on cra9t le vomissem5t on donne la potion ,n4 #aa4 ,il faut tre circonspect avec les vieill>ds2 ils peuv5t m\rir p5dant que le rem$e agit4 #c4 ,l'on fait boire1 ds le comm5cem5t du mal1 beauc\p de ptisane ,n4 #be1 qui e/ la meilleure boisson dans cette maladie1 ou de celle ,n4 #ab1 *aque livre de laquelle on aj\te une demi dragme de nitre4 #d4 ,on donne de deux en deux heures1 une tasse de la potion ,n4 #h4 #e4 ,l'on applique des vsicatoires aux gras des jambes4 ,qu& on n'e/ pas sr de sa m>*e1 il faut s'en t5ir ces trois d]ni]s rem$es1 qui ont s\v5t suffi dans des cas assez graves1 qui ne peuv5t po9t nuire4 4 #bgd4 ,qu& cette maladie attaque les vieill>ds1 quoiqu'ils guriss5t en p>tie1 cep5dant ils ne se remett5t pas t\j\rs enti]em5t2 si l'on ne pr5d pas des prcautions1 ils tomb5t aism5t dans l'hydropisie de poitr9e4 4 #bge4 ,la fausse pleursie e/ une maladie qui n'intresse po9t le p\lmon1 mais seulem5t la peau les muscles qui c\vr5t les ctes4 ,c'e/ une humeur rhumatismale1 qui se jette sur ces p>ties1 qui1 y produisant des d\leurs trs vives1 qui ressembl5t celle qu'on appelle po9t2 a fait donn] ce nom la maladie4 ,on croit ord9airem5t p>mi le peuple1 mme p>mi beauc\p de g5s d'un autre ordre1 qu'une fausse pleursie e/ plus dang]euse qu'une vritable2 c'e/ une erreur4 ,elle e/ s\v5t prcde d'un frisson1 presque t\j\rs accompagne d'un peu de fivre1 d'une petite t\x1 d'une leg]e difficult de respir]1 qui nait1 aussi bi5 que la t\x1 de ce que le malade1 s\ffrant dans les m\vem5s de la respiration1 les dim9ue autant qu'il peut2 ce qui fait qu'il s'amasse un peu trop de sang dans le p\lmon4 ,mais il n'a ni l'angoisse1 ni les autres symptomes des vraies pleursies4 ,la d\leur s't5d *ez quelques malades1 presque sur t\te la poitr9e1 jusques la nuque4 ,l'on ne peut pas se c\*] sur le ct malade4 ,cette maladie n'a pas plus de dang] qu'un rhumatisme1 except dans deux cas4 #a4 ,qu& la d\leur e/ si =te1 que le malade fait des ef=ts p\r ne pas respir]2 ce qui produit un engorgem5t dans le p\lmon4 #b4 ,qu& cette humeur1 comme t\te autre humeur rhumatismale1 se jette sur quelque p>tie intrieure4 4 #bgf4 ,il faut la trait] t\t comme le rhumatisme 7voyez 4 #aeg1 #aeh1 #aei74 ,aprs la saigne1 ou les saignes1 un vsicatoire sur l'endroit malade produit s\v5t un trs bon effet3 c'e/ vritablem5t l'espece de pleursie dans laquelle il convi5t4 4 #bgg4 ,ce mal c$e quelquefois la premi]e saigne1 s\v5t il se t]m9e le troisieme1 le quatrieme1 ou le c9quieme j\r1 p> une sueur abondante3 r>em5t il passe le septieme4 ,quelquefois il nat t\t--c\p1 aprs une transpiration arrte2 si ds ce mom5t avant que la fivre ait p>u1 ait eu le tems d'enflamm] le sang2 on donne une infusion de faltran ou vulnraires de ,suisse1 il gurit trs promptem5t1 en rtablissant la transpiration4 ,ce sont des cas semblables1 ou celui 4 #ia1 qui ont acquis ce rem$e la rputation qu'il a contre cette maladie2 rputation fune/e1 t\tes les annes1 plusieurs paysans1 qui tromps p> une fausse ressemblance1 emploi5t h>dim5t ce rem$e dans les vraies inflammations4 ,,*apitre ,,xxi4 ,des ,coliques4 4 #bgh4 ,l'on donne ord9airem5t le nom de colique t\tes les d\leurs qu'on s5t dans le v5tre4 ,je n'ent5s ici1 p> ce mot1 que les d\leurs qui attaqu5t l'e/omac ou les boyaux4 ,elles peuv5t dp5dre d'un trs gr& nombre de causes3 la pl"p sont des maladies *roniques3 plus frqu5tes p>mi les g5s dsoeuvrs des villes1 ou les artisans sd5taires1 que p>mi le peuple des campagnes4 ,a9si je ne p>l]ai que du petit nombre d'especes1 qui sont les plus communes dans les villages4 ,j'ai pr\v plus haut1 que1 dans quelques maladies1 on tuoit en *]*ant faire su]4 ,on tue dans les coliques1 en v\lant t\j\rs *ass] les v5ts1 avec des liqueurs spiritueuses4 ,colique inflammatoire4 4 #bgi4 ,l'espece de colique la plus viol5te1 la plus dang]euse1 c'e/ celle qui dp5d de l'inflammation de l'e/omac1 ou des inte/9s4 ,elle comm5ce le plus s\v5t1 sans frisson1 p> une d\leur viol5te dans le v5tre3 la d\leur augm5te p> degrs2 le p\ls devi5t vte dur1 le malade s5t une *aleur brulante dans t\t le v5tre2 quelquefois il a une di>rhe aqueuse1 d'autre fois il e/ plutt ress]r1 avec des vomissem5s1 ce qui e/ trs fa*eux2 le visage devi5t r\ge1 le v5tre se t5d1 on ne peut pas le t\*] sans augm5t] cruellem5t les d\leurs du malade1 qui a1 outre les d\leurs1 une inquitude extrme4 ,l'altration e/ trs gr&e1 la boisson n'tan*e po9t la soif4 ,la d\leur s't5d s\v5t jusques aux re9s1 o elle e/ trs vive4 ,le malade ur9e peu2 les ur9es sont brulantes r\ges3 il n'a pas un in/ant de sommeil1 quelquefois il a des mom5s de rv]ies4 ,si l'on n'arrte pas le mal1 aprs que les d\leurs sont p>v5ues au plus haut po9t1 le malade comm5ce se pla9dre mo9s2 le p\ls mo9s =t1 mo9s dur2 mais plus vte2 le visage p]d de sa r\geur2 bi5tt il plit1 le t\r des yeux devi5t livide2 le malade tombe dans une rv]ie s\rde2 il p]d enti]em5t ses =ces2 le visage1 les ma9s1 les pi$s1 t\t le corps1 except le v5tre1 se refroidiss5t2 la peau du v5tre devi5t bleutre1 il survi5t des foiblesses1 le malade prit4 ,qu& le mal attaque l'e/omac1 les symptmes sont les mmes2 mais la d\leur se fait s5tir plus haut1 au creux de l'e/omac2 l'on vomit presque t\t ce qu'on pr5d1 l'angoisse e/ horrible1 les rv]ies vi5n5t promptem5t4 ,cette maladie tue en trs peu de j\rs4 4 #bhj4 ,la seule faon de la gurir1 c'e/ #a4 de faire une trs gr&e saigne du bras2 elle dim9ue presque sur-le-*amp la frocit des d\leurs1 elle calme les vomissem5s2 elle r5d d'ailleurs les autres rem$es beauc\p plus efficaces4 ,s\v5t il faut la rxr] deux heures aprs4 #b4 ,on donne t\tes les deux heures1 soit qu'il y ait di>rhe1 soit qu'il n'y en ait po9t1 un lavem5t fait avec une dcoction de mauve de l'huile1 ou avec une dcoction d'orge de l'huile4 #c4 ,on fait boire au malade beauc\p de lait d'am&e ,n4 #d1 ou d'une ptisane de fleurs de mauve ou de celle d'orge4 #d4 ,l'on ti5t cont9uellem5t sur le v5tre des flanelles trempes dans de l'eau ti$e1 on les *ange t\tes les heures1 mme plus s\v5t2 elles sont s*es presque d'abord4 #e4 ,si le mal s'op9itre1 on met le malade dans un ba9 tide1 dont j'ai vu les plus gr&s effets4 4 #bha4 ,cette maladie e/ quelquefois l'effet d'une inflammation gnrale du sang1 elle e/ produite1 comme les autres maladies inflammatoires1 p> des travaux =cs1 une gr&e *aleur1 des alim5s ou des boissons *auffantes2 mais s\v5t aussi elle e/ la suite des autres coliques mal traites1 qui n'auroi5t po9t t inflammatoires1 mais qui le devi5n5t1 j'ai vu nombre de fois ces coliques natre aprs les rem$es *auds 7voyez-en un exemple 4 #aed74 4 #bhb4 ,il n'y a que quelques sema9es1 que j'avois guri une femme d'une colique assez =te4 ,dix j\rs aprs1 les d\leurs rev9r5t violemm5t dans la nuit3 elle crut que ce n'toit que des v5ts1 prit beauc\p d'eau de noix4 ,les d\leurs dev9r5t in\ies1 elle me dem&a de gr& mat92 le p\ls toit =t1 vite1 dur2 le v5tre t5du1 les re9s s\ffroi5t beauc\p1 les ur9es toi5t presque enti]em5t supprimes2 elle n'en r5doit que quelques g\ttes qui toi5t ard5tes1 avec des d\leurs trs =tes2 elle alloit trs s\v5t sur la *aise1 presque p\r ri54 ,l'angoisse1 la *aleur1 l'altration1 la s*]esse de la langue toi5t effrayantes2 son tat1 qui toit l'effet de la liqueur qu'elle avoit prise1 me fit cra9dre p\r elle4 ,une saigne de quatorze onces calma un peu t\tes les d\leurs2 elle prit plusieurs lavem5s1 elle b quelques pots d'orgeat en peu d'heures4 ,ces sec\rs ad\cir5t un peu le mal2 en cont9uant la boisson les lavem5s1 la di>rhe dim9ua1 le mal de re9s f9it1 il v9t beauc\p d'ur9es qui se tr\bl]5t1 dpos]5t2 elle gu]it4 ,je suis p]suad que si la saigne avoit t faite deux heures plus t>d1 la liqueur lui auroit cot la vie4 ,p5dant que le mal dure1 il ne faut donn] aucun alim5t1 l'on ne doit jamais nglig] les re/es de d\leurs1 cra9te qu'il ne se =me une duret ou squirrhe1 qui occasionn]oit les maux *roniques les plus f*eux4 4 #bhc4 ,on doit croire qu'il se =me un abcs dans la p>tie enflamme1 qu& la viol5ce des d\leurs dim9ue1 qu'il re/e une d\leur s\rde1 un mal-aise gnral1 peu d'apptit1 des frissons frqu5s1 que le malade ne repr5d pas les =ces4 ,l'on ne doit donn]1 dans ce cas2 que les boissons indiques dans ce *apitre1 quelques b\illons f>9eux4 ,la rupture de l'abcs e/ quelquefois indique p> une petite dfaillance1 suivie d'une cessation de pesanteur dans la p>tie malade1 qu& le pus s'pan*e dans l'inte/91 le malade a quelquefois des envies de vomir1 un peu de v]tige1 le pus p>ot dans les premi]es selles4 ,il re/e alors un ulc]e dans l'intrieur du boyau1 qui peut conduire une fivre l5te la mort1 que j'ai guri en faisant vivre uniquem5t de lait crm1 c\p avec un ti]s d'eau1 en donnant1 de deux j\rs l'un1 un lavem5t avec p>ties gales d'eau de lait1 un peu de miel4 ,qu& l'abcs creve en dehors de l'inte/91 que le pus s'pan*e dans le v5tre1 c'e/ un cas trs grave1 qui dem&e des sec\rs que je ne puis pas dtaill] ici4 ,colique bilieuse4 4 #bhd4 ,la colique bilieuse se manife/e p> des d\leurs trs aiges2 mais elle e/ assez r>em5t accompagne de fivre1 mo9s qu'elle n'ait dja dur un j\r ou deux4 ,lors mme qu'il y en a1 le p\ls1 quoique vte1 n'e/ pas =t1 ni trs dur2 le v5tre n'e/ ni t5du1 ni brlant1 comme dans la colique prcd5te2 les ur9es c\l5t mieux1 sont mo9s r\ges2 la *aleur intrieure la soif sont assez pressantes2 la b\*e e/ am]e2 les vomissem5s ou la di>rhe1 qu& l'un ou l'autre exi/5t1 vacu5t des mati]es jaunes2 s\v5t la tte t\rne4 4 #bhe4 ,on gurit #a4 p> des lavem5s de petit lait de miel2 ou1 si l'on n'a pas de petit lait1 p> celui du ,n4 #e4 #b4 ,en faisant boire de gr&es quantits de ce mme petit lait1 ou d'une ptisane faite avec la rac9e de *i5d5t un peu de jus de citron2 ou1 si l'on n'en a po9t1 un peu de v9aigre de miel4 #c4 ,en donnant d'heure en heure une tasse du rem$e ,n4 #ca2 ou1 si on ne l'a pas1 une demi-dragme de crme de t>tre4 #d4 ,les fom5tations d'eau tide le demi ba91 sont aussi trs favorables4 #e4 ,si dans un sujet =t robu/e1 les d\leurs toi5t aiges le p\ls =t t5du1 il faudroit saign]1 p\r prv5ir l'inflammation4 #f4 ,l'on ne donn]a de n\rriture que quelques b\illons d'h]bes1 surt\t d'oseille4 #g4 ,aprs avoir beauc\p dlay1 si la fivre ne survi5t pas1 si la d\leur cont9ue1 si les vacuations ne sont pas considrables1 il faut donn] un purgatif4 ,celui ,n4 #df1 e/ trs conv5able4 4 #bhf4 ,cette colique e/ habituelle p\r plusieurs p]sonnes2 on la prvi5t p> l'usage habituel de la p\dre ,n4 #bc1 en vitant le gr& usage des vi&es1 les *oses *audes1 les graisses le lait4 ,coliques d',indige/ion4 ,indige/ions4 4 #bhg4 ,j'appelle de ce nom t\tes les coliques qui sont produites ou p> trop d'alim5s pris la fois1 ou p> des amas faits la longue *ez les p]sonnes qui ne dig]5t pas p>faitem5t1 ou p> des mlanges nuisibles1 comme des aigres du lait1 ou p> des alim5s malsa9s en eux-mmes1 ou mal conditionns4 ,on connot cette espece1 p> ce qui a prcd1 p> des d\leurs qui sont accompagnes de beauc\p de mal-aises qui vi5n5t peu--peu1 qui ne sont pas aussi fixes que dans les especes prcd5tes1 qui sont sans fivre1 sans *aleur1 sans altration1 mais accompagnes de v]tiges ou t\rdissem5s1 d'ef=ts p\r vomir1 de pleur plutt que de r\geur4 4 #bhh4 ,elles ne sont jamais dang]euses1 mo9s qu'on ne les r5de telles p> beauc\p de so9s mal ent5dus4 ,il n'y a qu'une seule *ose faire2 c'e/ d'aid] les vacuations p> beauc\p de boisson tide4 ,il y en a plusieurs galem5t bonnes2 l'eau tide1 ou pure1 ou un peu sucre1 ou un peu sale1 du ? de fleurs de camomille peu *>g1 celui de sureau1 de mlisse1 du ? ord9aire2 il importe peu lequel1 p\rvu qu'on boive beauc\p4 ,alors les mati]es s'vacu5t ou p> les vomissem5s1 ou p> une di>rhe abondante4 ,plus ces vacuations sont promptes ou copieuses1 plutt le malade e/ s\lag4 ,si le v5tre e/ =t rempli1 qu'il ne se fasse pas de db\*em5t1 il faut donn] des lavem5s avec de l'eau ti$e du sel4 ,l'on aide aussi le dgagem5t des mati]es1 en faisant frott] =tem5t le v5tre avec des l+es *auds4 ,quelquefois les mati]es nuis5t mo9s p> leur quantit que p> leur qualit2 alors le mal se dissipe sans vacuation1 qu& cette mati]e irritante e/ noye dans beauc\p d'eau4 ,si les d\leurs comm5c5t p> l'e/omac1 elles devi5n5t mo9s vives1 le malade e/ mo9s angoiss1 ds que les mati]es ont pass dans les boyaux1 qui sont mo9s s5sibles4 ,aprs les vacuations abondantes la cessation des d\leurs1 il re/e s\v5t la b\*e un gt d'oeufs p\rris2 il faut donn] quelques prises de p\dre ,n4 #bc1 beauc\p d'eau fra*e4 ,l'ess5tiel1 c'e/ de ne pr5dre aucune n\rriture1 qu'on ne soit p>faitem5t bi54 4 #bhi4 ,l'on a la fureur de donn] d'abord de la confection1 de la ?riaque1 de l'eau d'anis1 de celle de g5ievre1 du v9 r\ge p\r arrt] les vacuations4 ,il n'y a pas de pratique plus dte/able4 ,ces vacuations sont la seule *ose qui peut gurir le malade2 les arrt]1 c'e/ t] la plan*e celui qui se noie2 si l'on russit1 on le jette dans quelque fivre putride1 ou dans quelque maladie de langueur1 mo9s que la nature plus sage1 ne surmonte les ob/acles qu'on lui oppose1 ne r5\velle les vacuations au b\t de quelques j\rs4 4 #bij4 ,quelquefois l'on a une indige/ion1 sans d\leur de colique bi5 m>que1 mais avec de viol5s ef=ts p\r vomir1 une angoisse inexprimable1 des dfaillances1 des sueurs froides4 ,s\v5t mme le mal ne s'annonce que p> une dfaillance qui saisit le malade t\t--c\p3 il p]d l'usage de t\s ses s5s2 le visage e/ ple1 dfait2 il a quelques hoquets plutt que des ef=ts p\r vomir2 ce qui1 jo9t la petitesse du p\ls1 ce que la respiration n'e/ pas emb>rasse1 ce que le mal a attaqu aprs un repas1 ce que l'on s5t l'e/omac t5du1 fait di/+u] ce mal d'une vritable apoplexie4 ,s'il e/ p>v5u ce degr1 il tue quelquefois en peu d'heures4 ,il faut comm5c] p> donn] un lavem5t cre1 avec du sel du savon2 on fait aval]1 autant qu'il e/ possible1 d'eau sale2 si cela e/ inutile1 on fait fondre la p\dre ,n4 #cc1 dans trois tasses d'eau4 ,on en donne d'abord la moiti2 si au b\t d'un qu>t-d'heure elle n'op]e pas1 on donne le re/e4 ,ord9airem5t la connoissance comm5ce rev5ir d'abord que le malade a comm5c vomir4 ,colique v5teuse4 4 #bia4 ,t\s nos alim5s t\tes nos boissons conti5n5t beauc\p d'air1 plus cep5dant les uns que les autres2 s'ils ne se dig]5t pas assez vte1 ou si la dige/ion en e/ mauvaise2 ce qui fait qu'il se dveloppe plus de cet air2 s'ils en conti5n5t une trs gr&e quantit1 ou si les inte/9s se s]rant dans quelque po9t de leur longueur1 emp*5t que cet air ne se di/ribue galem5t2 ce qui fait qu'il s'en amasse beauc\p dans quelques endroits2 alors l'e/omac les boyaux sont t5dus p> ces v5ts1 cette t5sion produit des d\leurs qu'on appelle colique v5teuse4 ,cette espece se tr\ve assez r>em5t seule2 mais elle se jo9t s\v5t aux autres especes dont elle e/ l'effet1 sur-t\t la prcd5te1 elle contribue beauc\p en augm5t] les symptmes4 ,on la connot p> les causes qui ont prcd2 p>cequ'il n'y a ni fivre1 ni *aleur1 ni altration2 p>ceque le v5tre e/ gros sans duret1 qu'il e/ 9galem5t gros1 p>cequ'il se =me des po*es de v5ts1 tantt dans un endroit1 tantt dans un autre2 p>cequ'en frottant le v5tre du malade1 on fait remu] les v5ts1 ce qui le s\lage1 que qu& il en r5d p> en haut ou p> en bas1 il e/ encore plus s\lag4 4 #bib4 ,qu& elle e/ jo9te une autre1 elle ne dem&e po9t de traitem5t p>ticuli]2 elle se dissipe p> les rem$es qui dissip5t la colique pr9cipale4 ,quelquefois elle e/ seule1 elle dp5d d'alim5s ou de boissons ple9es d'air1 comme le mot ou v9 mut ou prompt1 la bi]e1 quelques fruits1 quelques lgumes4 ,on la gurit p> un lavem5t1 en frottant le v5tre avec des l+es *auds1 en buvant quelque boisson un peu aromatique1 surt\t du ? de camomille1 auquel on peut jo9dre un peu de confection /oma*ique1 ou mme de ?riaque4 ,qu& les d\leurs ont presque f9i1 si l'on n'a ni *aleur ni fivre1 si l'on s5t l'e/omac affoibli1 on peut alors 7mais c'e/ presque le seul cas de colique o on le puisse72 donn] un peu de v9 aromatique1 ou un peu de quelque liqueur /oma*ique4 4 #bic4 ,qu& on e/ sujet de frqu5tes d\leurs de coliques2 c'e/ une preuve que les dige/ions ne se font pas bi51 l'on doit y remdi]1 sans quoi la sant se drange1 l'on tombe dans des maux f*eux4 ,coliques aprs le froid4 4 #bid4 ,qu& on a eu trs froid1 surt\t aux pi$s1 l'on e/ quelquefois attaqu1 peu d'heures aprs1 de viol5tes coliques dans lesquelles les rem$es *auds spiritueux sont trs nuisibles1 mais qui se guriss5t aism5t en frottant les jambes avec des l+es *auds1 en les trempant ensuite dans l'eau tide p5dant long tems1 en faisant boire beauc\p de ? lg] de camomille ou de sureau4 ,la gurison s]a encore plus prompte1 si le malade se met au lit1 peut un peu su]1 sur-t\t aux jambes4 ,si les d\leurs toi5t trs =tes1 on donn]oit des lavem5s4 ,une femme s'tant trempe les jambes dans une s\rce assez fra*e1 aprs avoir m>* p5dant un tems =t *aud1 fut d'abord attaque d'une colique trs viol5te4 ,on lui donna des *oses *audes1 le mal empira2 on la purgea1 le mal empira2 on m'appelle le troisieme j\r1 peu d'heures avant sa mort4 ,il faut dans ces cas-l1 si la d\leur e/ excessive1 saign]1 donn] un lavem5t d'eau tide1 t5ir les jambes plusieurs heures d'abord la vapeur de l'eau *aude1 ensuite de l'eau tide2 faire boire abondamm5t d'une infusion de fleurs de tilleul avec un peu de lait1 donn] ensuite un gra9 d'opium2 si le mal ne cdoit pas1 mettre aux jambes des vsicatoires dont j'ai vu de gr&s effets4 4 #bie4 ,on voit1 p> ce *apitre1 qu'il faut tre extrmem5t en g>de contre les *oses *audes spiritueuses dans les coliques2 que ces rem$es peuv5t non-seulem5t les empir]1 mais mme les r5dre mortelles4 ,l'on doit donc n'en jamais donn]2 qu& on ne sait pas dml] la cause de la colique1 je conseille de s'en t5ir ces trois sec\rs qui ne peuv5t nuire aucune espece1 peuv5t gurir t\tes celles qui ne sont pas extrmem5t =tes3 #a4 ,des lavem5s rxrs4 #b4 ,une gr&e quantit d'eau tide1 ou du ? de sureau en boisson4 #c4 ,des fom5tations sur le bas v5tre2 celles d'eau tide sont prfr] t\tes les autres4 4 #bif4 ,je n'ai ri5 dit des huiles1 p>cequ'elles ne convi5n5t que dans trs peu d'especes de coliques1 po9t du t\t dans celles dont j'ai p>l2 a9si j'en dconseille t\t--fait l'usage1 qui peut nuire plusieurs g>ds4 ,,*apitre ,,xxii4 ,du ,mis]]e1 ou passion iliaque1 du ,*ol]a morbus1 ou tr\sse galant4 4 #big4 ,ces maladies emport5t plusieurs p]sonnes dans les campagnes1 sans qu'on sa*e de quoi elles sont mortes2 la sup]/ition attribue la mort aux poisons donns1 ou aux sortileges4 4 #bih4 ,le ,mis]]e e/ la maladie la plus cruelle4 ,si les inte/9s se f]m5t dans quelqu'endroit p> quelque cause que ce soit1 t\s les alim5s sont arrts2 il arrive alors que le m\vem5t cont9uel qu'on rem>que dans les boyaux1 p\r p\ss] t\t v]s le fondem5t1 se fait dans un s5s contraire1 p\sse t\t v]s la b\*e4 ,le mal comm5ce quelquefois aprs quelques j\rs de con/ipation2 d'autrefois1 sans qu'elle ait prcd1 p> des d\leurs dans quelque p>tie du v5tre1 surt\t aut\r du nombril1 qui augm5tant peu peu1 devi5n5t enf9 trs viol5tes3 en mme-tems le malade e/ angoiss3 l'on s5t1 *ez quelques-uns1 une tumeur dure1 qui fait le t\r du v5tre comme une corde2 on ent5d des v5ts1 il en sort quelques-uns p> en haut1 ils sont suivis d'envie de vomir2 bi5tt il survi5t quelques vomissem5s1 qui vont en augm5tant1 jusques ce que le malade r5de t\t ce qu'il pr5d1 avec un surcroit de d\leurs in\ies4 ,il ne r5d d'abord que les d]ni]s alim5s1 quelques mati]es jaunes1 les boissons qu'il pr5d3 ensuite les mati]es devi5n5t puantes1 ftides4 ,qu& le mal e/ trs avanc1 elles ont une odeur qu'on appelle d'excrm5s1 mais qui ressemble plutt celle de cadavre corrompu4 ,quelquefois aussi1 si l'on a pris des lavem5s qui euss5t une odeur =te1 on la retr\ve dans ce qui e/ vomi2 mais je n'ai jamais vu vomir ni de vrais excrm5s1 ni la mati]e des lavem5s1 ni mo9s encore1 des suppositoires introduits p> le fondem5t4 ,s'il faut croire que cela e/ arriv il e/ bi5 difficile de compr5dre comm5t4 ,p5dant t\t ce tems-l il n'y a pas une seule selle2 le v5tre se t5d1 les ur9es quelquefois sont supprimes1 d'autre fois sont tr\bles puantes4 ,le p\ls1 d'abord assez dur1 devi5t vte petit2 les =ces se p]d5t enti]em5t2 les malades rv5t1 le hocquet survi5t1 quelquefois ensuite des convulsions4 ,les extrmits se refroidiss5t1 le malade meurt trs promptem5t4 4 #bii4 ,comme cette maladie e/ accompagne du plus gr& dang]1 l'on doit1 sans att5dre un mom5t1 comm5c] les rem$es ds qu'on s\ponne le mal4 ,la plus petite faute e/ mortelle2 l'on a vu les liqueurs *audes tu] au b\t de peu d'heures4 ,j'ai t appell le second j\r de la maladie1 p\r une jeune p]sonne1 qui avoit pris beauc\p de ?riaque1 ri5 ne put mme la s\lag]4 ,elle m\rut au comm5cem5t du troisieme j\r4 ,le mal doit tre trait prcism5t comme les coliques inflammatoires2 surt\t1 l'on doit dbut] p> une trs =te saigne4 ,il faut multipli] les ba9s1 la seule diffr5ce qu'il y a entre cette maladie la colique inflammatoire1 c'e/ que1 dans ce cas1 il n'y a po9t de selles1 mais des vomissem5s cont9uels4 ,il faut #a4 faire une =te saigne4 #b4 ,donn] des lavem5s laxatifs 7on les fait avec une dcoction d'orge l'on y aj\te c9q ou six onces d'huile73 #c4 ,*]*] modr] les ef=ts des vomissem5s1 en donnant de deux en deux heures1 une cuill]e de la potion ,n4 #dg4 #d4 ,r5dre les boissons un peu purgatives2 il n'y a ri5 de mieux que le petit lait ,n4 #dh1 si on peut l'avoir d'abord2 si-non1 on donne le petit lait pur avec du miel1 les boissons m>ques 4 #bhj4 #e4 ,aprs la saigne1 les ba9s1 beauc\p de lavem5s1 les fom5tations1 on peut1 si ri5 n'a russi1 donn] un lavem5t de fume de tabac4 ,il en s]a rep>l en traitant des noys4 4 #cff4 ,j'ai guri un homme en le faisant entr] dans le ba91 immdiatem5t aprs la saigne1 en lui donnant un purgatif en entrant au ba94 4 #cjj4 ,si les d\leurs dim9u5t avant que le malade ait enti]em5t p]du ses =ces3 si en mme-tems le p\ls va mieux2 s'il vomit mo9s1 si les mati]es p>oiss5t mo9s corrompues2 si le malade s5t quelque remuem5t dans son v5tre1 s'il r5d quelques mati]es p> les selles1 si en mme tems il se tr\ve plus =t1 on peut compt] sur sa gurison3 mais sans cela il meurt bi5 vte4 ,s\v5t1 une heure avant la mort1 les d\leurs p>oiss5t se calm]2 il survi5t une vacuation prodigieuse p> les selles1 de mati]es extrmem5t ftides2 le malade a des foiblesses1 une sueur froide1 meurt4 4 #cja4 ,c'e/ cette maladie1 que le peuple attribue ce que les boyaux sont n\s1 dans laquelle il fait aval] des bales de plomb1 ou de grosses quantits de m]cure4 ,ce noeud des inte/9s1 e/ une *im]e impossible4 ,cette maladie dp5d d'un gr& nombre de causes1 qu'on a dc\v]tes1 en ouvrant les cadavres de ceux qui en sont morts3 sage m?ode1 extrmem5t propre enri*ir la ,m$ec9e1 qu'il s]oit propos qu'on pratiqut plus gnralem5t1 dont1 bi5 lo9 de se faire une pe9e1 on devroit se faire un devoir3 p>ceque c'en e/ un1 que de contribu] p]fectionn] une sci5ce laquelle le bonheur des hommes e/ atta*4 ,je ne dtaill]ai po9t ces causes3 mais quelles qu'elles soi5t1 l'usage d'aval] des bales du m]cure1 e/ t\j\rs p]nicieux2 il aggrave la maladie1 met un ob/acle insurmontable la gurison4 ,il y a un misrr qui e/ un accid5t des h]nies1 j'en p>l]ai ailleurs4 ,tr\sse galant4 4 #cjb4 ,le tr\sse galant ou *ol]a morbus e/ une vacuation prompte1 abondante1 d\l\reuse1 p> les vomissem5s p> les selles4 ,il comm5ce p> des v5ts1 des gonflem5s1 de leg]es d\leurs dans le bas v5tre1 un gr& abattem5t2 ensuite il survi5t des vacuations abondantes1 ou p> les selles1 ou p> les vomissem5s2 qu& une de ces vacuations a comm5c1 l'autre suit de bi5 prs4 ,les mati]es sont jaunes1 v]tes1 brunes1 blan*es1 noires3 les d\leurs =tes dans le bas v5tre1 le p\ls presque t\j\rs fivreux e/ quelquefois =t dans le comm5cem5t1 mais il ne t>de pas s'affoiblir1 p> la prodigieuse vacuation qui se fait4 ,il y a des malades1 qui ont jusques c5t selles dans quelques heures4 ,le malade maigrit vue2 au b\t de trois ou quatre heures1 si le mal e/ viol5t1 il e/ mconnoissable4 ,ds qu'il y a eu beauc\p d'vacuations1 il e/ fatigu p> des crampes dans les jambes1 dans les cuisses1 dans les bras1 qui sont aussi d\l\reuses que le mal de v5tre4 ,qu& le mal ne peut po9t tre ad\ci1 le hoquet1 les convulsions1 le froid des extrmits survi5n5t2 les dfaillances se succ$5t cont9uellem5t1 une tue le malade1 ou il meurt dans les convulsions4 4 #cjc4 ,cette maladie1 qui dp5d t\j\rs d'une bile dev5ue excessivem5t cre1 a lieu ord9airem5t la f9 du mois de ,juillet dans le mois d',aot1 surt\t s'il a fait de gr&es *aleurs s'il n'y a pas eu des fruits d't4 4 #cjd4 ,quelque viol5te que soit cette maladie1 elle e/ mo9s dang]euse1 mme mo9s cruelle que la prcd5te2 beauc\p de g5s en guriss5t4 ,l'on doit #a4 *]*] noy] cette bile cre1 p> des torr5s de la boisson la plus ad\cissante1 p>ceque l'irritation e/ si gr&e1 que t\t ce qui a la plus petite cret nuiroit4 ,a9si on donn]a cont9uellem5t au malade1 en boisson en lavem5t1 ou de l'eau d'orge1 ou des laits d'am&es1 ou de l'eau avec une huitieme p>tie de lait1 rem$e qui m'a trs bi5 russi1 ou une trs leg]e ptisane de pa91 qui se fait1 en cuisant une livre de pa9 roti1 avec trois ou quatre pots d'eau1 p5dant une demi heure4 ,l'on prfre le pa9 d'ave9e4 ,l'on grille aussi avec succs du bl$1 qu'on pile1 dont on fait une leg]e ptisane4 ,un b\illon fait avec un p\let1 ou une livre de *air maigre de veau1 cuits p5dant une heure1 avec trois pots d'eau1 e/ trs bon dans ce cas4 ,l'on emploie avec succs le petit lait1 dans les endroits o l'on peut en avoir1 le petit lait de beurre 7la battue7 e/ la meilleure de t\tes les boissons4 ,mais il faut ncessairem5t en donn] une gr&e quantit3 les lavem5s doiv5t tre donns de deux en deux heures4 #b4 ,si le malade toit robu/e sangu91 que le p\ls ft =t dans les comm5cem5s1 les d\leurs extrmem5t viol5tes1 une ou deux saignes faites d'abord1 dim9u5t la viol5ce du mal1 donn5t plus de loisir p\r les autres rem$es4 ,j'ai vu les vomissem5s f9ir1 presqu'enti]em5t1 aprs la premi]e saigne4 #c4 ,la furie du mal s'arrte un peu1 au b\t de c9q ou six heures2 mais il ne faut po9t1 p5dant ce calme1 se rel*] p\r les rem$es3 c> il revi5t bi5tt aprs avec beauc\p de =ce4 ,ce ret\r ne *ange ri5 au traitem5t4 ,ord9airem5t le ba9 ti$e s\lage p5dant qu'on e/ d$ans2 mais quoique les d\leurs revi5n5t bi5tt aprs1 ce n'e/ po9t une raison p\r le nglig]1 d'autant plus1 que quelquefois1 il procure un s\lagem5t plus long4 ,on doit y t5ir le malade long-tems1 pr(it] de ce tems p\r lui faire pr5dre sept ou huit v]res du rem$e ,n4 #ca1 ce qui m'a russi trs bi53 les vomissem5s s'arrt]5t1 au sortir du ba91 le malade eut plusieurs selles prodigieuses1 qui dim9u]5t considrablem5t la =ce du mal4 #d4 ,si l'on se laisse effray] p> la quantit des vacuations1 qu'on veuille les arrt] trop-tt1 p> la ?riaque1 de l'eau de m5!1 du syrop de pavot blanc1 de l'opium1 du mi?ridate2 il arrive de deux *oses l'une1 ou l'on aigrit le mal1 comme je l'ai vu arriv]2 ou si l'on russit arrt] les vacuations1 on jette le malade dans un tat plus dang]eux4 ,j'ai t oblig de donn] un purgatif1 qui rappella le *ol]a1 un homme1 qu'un rem$e compos de ?riaque1 de mi?ridate1 d'huile avoit jett dans une fivre viol5te accompagne d'un dlire furieux4 ,l'on ne doit employ] ces rem$es1 que qu& la petitesse du p\ls1 l'affoiblissem5t considrable1 les crampes viol5tes cont9ues1 la foiblesse mme des ef=ts p\r vomir1 font cra9dre que le malade ne succombe4 ,dans ces cas1 il faut donn]1 t\s les demi qu>ts d'heures1 une cuill]e du rem$e ,n4 #di en cont9uant les dlayans4 ,aprs la premi]e heure1 l'on n'en donne plus1 que d'heure en heure1 encore huit prises4 ,mais je rxre qu'on ne doit po9t v5ir trop-tt ce rem$e4 4 #cje4 ,si le malade doit gurir1 peu--peu les d\leurs les vacuations dim9u5t1 l'altration e/ mo9dre1 le p\ls re/e trs vte1 mais il devi5t rguli]2 il y a des in/ans d'ass\pissem5s1 c> le bon sommeil se fait att5dre long tems4 ,il faut p]si/] dans les mmes sec\rs1 mais un peu mo9s frquemm5t4 ,on peut v5ir donn] quelques b\illons f>9eux2 qu& les vacuations sont f9ies1 qu'il ne re/e plus de d\leurs1 mais une gr&e foiblesse1 beauc\p de s5sibilit1 on peut donn] des oeufs frais1 peu ou po9t cuits1 p5dant quelques j\rs1 les mmes b\illons2 ensuite on met au rgime des convalesc5s2 l'usage de la p\dre ,n4 #ad1 hte beauc\p la convalesc5ce4 ,,*apitre ,,xxiii4 ,de la ,di>rhe4 4 #cjf4 ,*acun connot la di>rhe1 que le peuple appelle dvoiem5t1 c\rs de v5tre1 mme s\v5t colique4 ,il y en a de longues invt]es1 qui dp5d5t de quelque vice ess5tiel1 dans la con/itution4 ,je n'en p>l]ai pas4 ,celles qui attaqu5t t\t--c\p1 sans aucun mal prcd5t1 si ce n'e/ quelquefois un peu de dgt1 de pesanteur dans les re9s dans les g5\x2 qui ne sont accompagnes ni de d\leurs =tes1 ni de fivres1 7s\v5t mme il n'y a po9t de d\leur du t\t71 sont plutt un bi5 qu'un mal4 ,elles vacu5t des mati]es amasses ds long-tems1 corrompues1 qui1 si elles ne s'vacuoi5t pas1 produiroi5t quelque maladie4 ,bi5 lo9 d'affoiblir1 ces di>rhes r5d5t plus =t1 plus leg]1 plus dispos4 4 #cjg4 ,il faut bi5 se g>d] de les arrt]2 elles f9iss5t ord9airem5t d'elles-mmes1 qu& t\tes les mati]es nuisibles sont vacues4 ,elles ne dem&5t aucun rem$e1 il faut seulem5t dim9u] considrablem5t la quantit des alim5s1 se priv] de vi&e1 d'oeufs1 de v92 ne vivre que de quelques s\pes1 de quelques legumes1 ou d'un peu de fruit1 crud ou cuit2 boire plus qu' l'ord9aire4 ,une ptisane de capillaire e/ trs suffisante dans ce cas4 ,il ne faut ni ?riaque1 ni confection1 ni autres drogues de cette espece4 4 #cjh4 ,s'il arrive qu'aprs c9q ou six j\rs1 le mal dure encore1 qu'il affoiblisse le malade1 que les d\leurs devi5n5t un peu trop =tes1 surt\t si les envies d'all] la selle dev5oi5t plus frqu5tes1 alors il faudroit l'arrt]4 ,p\r cela on mettroit le malade t\t--fait au rgime2 si la di>rhe toit accompagne d'un gr& dgt1 de s\levem5s de coeur1 d'ordures sur la langue1 de mauvais gt la b\*e1 on lui donn]oit la p\dre ,n4 #cd4 ,si ces accid5s ne se tr\voi5t pas1 on lui donn]oit celle ,n4 #ej3 p5dant trois heures1 on lui f]oit pr5dre t\tes les demi heures1 une tasse de b\illon foible4 ,si la di>rhe1 arrte p> ce rem$e1 rev5oit au b\t de quelques j\rs2 ce s]oit une preuve qu'il y a quelque mati]e t5ace1 qui n'a pas encore t vacue4 ,il faudroit en ce cas1 purg] avec un des rem$es ,n4 #ba1 #bb1 #df1 ensuite donn] jeun1 p5dant deux mat9s1 la moiti de la p\dre ,n4 #ej4 ,le soir du j\r que le malade a pris le rem$e ,n4 #cd1 ou celui ,n4 #ej1 ou qu'il a t purg1 on peut lui donn] une prise de ?riaque4 4 #cji4 ,s\v5t on nglige les di>rhes p5dant long-tems1 sans obs]v] mme aucun rgime2 elles se p]ptu5t affoibliss5t enti]em5t le malade4 ,il faut1 dans ces cas l1 comm5c] p> le rem$e ,n4 #cd2 ensuite1 on donne de deux j\rs l'un1 quatre fois de suite1 celui ,n4 #ej3 p5dant t\t ce tems-l1 le malade ne vit que de panades 7voyez 4 #ce71 ou de ris cuit au b\illon4 ,l'on met avec succs1 sur l'e/omac1 une empltre /oma*ique1 ou une flanelle1 s\v5t trempe dans une dcoction d'h]bes =tes1 cuites avec du v94 ,il faut vit] le froid l'humidit4 ,,*apitre ,,xxiv4 ,de la ,dyss5t]ie4 4 #caj4 ,la dyss5t]ie e/ un flux de v5tre1 accompagn d'un mal-aise gnral1 de =tes tran*es1 d'envies frqu5tes d'all] la selle4 ,ord9airem5t il y a un peu de sang dans les selles2 mais cela n'arrive pas t\j\rs1 n'e/ po9t ncessaire p\r con/itu] la dyss5t]ie3 celle o il n'y en a po9t1 n'e/ pas mo9s dang]euse que l'autre4 4 #caa4 ,la dyss5t]ie e/ ord9airem5t pidmique2 elle comm5ce quelquefois la f9 de ,juillet1 plus s\v5t au mois d',aot1 f9it qu& les geles comm5c5t4 ,les gr&es *aleurs r5d5t le sang la bile cres2 tant qu'elles dur5t1 la transpiration se fait2 mais ds qu'elles dim9u5t1 surt\t le soir le mat91 elle se fait mo9s bi51 d'autant plus que les humeurs ont acquis de l'paississem5t2 alors cette humeur cre arrte se rejette sur les inte/9s1 les irrite2 les d\leurs les vacuations survi5n5t4 ,cette dyss5t]ie e/ de t\s les tems de t\s les pas4 ,si cette cause il s'en jo9t d'autres1 sur-t\t la runion d'un gr& nombre de g5s dans un endroit trop s]r1 tel que les hpitaux1 les camps1 les prisons1 cela porte dans les humeurs un pr9cipe de malignit1 qui1 s'alliant la cause de la dyss5t]ie1 r5d cette maladie plus f*euse4 4 #cab4 ,le mal comm5ce p> un froid gnral qui dure quelques heures1 plutt que p> un frisson2 le malade s'affoiblit1 il s\ffre des d\leurs vives dans le v5tre1 qui quelquefois dur5t plusieurs heures avant que les vacuations vi5n5t4 ,l'on a des v]tiges1 des envies de vomir2 l'on plit2 le p\ls n'e/ cep5dant que peu ou po9t fivreux2 mais ord9airem5t petit4 ,enf9 les selles survi5n5t1 les premi]es ne sont s\v5t que des mati]es liquides jauntres2 mais bi5tt elles ne sont mles que de glaires1 ces glaires s\v5t te9tes de sang4 ,leurs c\leurs v>i5t1 elles sont brunes1 v]tes1 noires1 plus ou mo9s liquides1 foetides4 ,les d\leurs augm5t5t avant *aque selle1 les selles devi5n5t trs frqu5tes4 ,l'on en a jusqu' huit1 dix1 d\ze1 qu9ze p> heures2 alors le fondem5t s'irrite1 le t5esme 7qui e/ une envie d'all] la selle1 quoiqu'il n'y ait po9t de mati]e71 se jo9t la dyss5t]ie1 occasionne une *te du fondem5t4 ,l'tat du malade e/ trs cruel4 ,l'on r5d quelquefois des v]s1 des glaires paissies qui ressembl5t des morceaux d'inte/9s1 quelquefois des grumeaux de sang4 ,si le mal devi5t trs f*eux1 les boyaux s'enflamm5t2 il se =me des suppurations1 des gangr5nes2 l'on r5d du pus1 des eaux noires puantes2 le hoquet survi5t1 le malade rve1 son p\ls s'affoiblit2 il tombe dans des sueurs froides dans des dfaillances qui f9iss5t p> la mort4 ,quelquefois il survi5t une espece de phrnsie ou dlire viol5t1 avant le d]ni] mom5t4 ,j'ai vu *ez deux sujets1 un symptme assez r>e2 c'e/ une impossibilit d'aval]1 trois j\rs avant la mort4 ,mais le mal n'e/ pas ord9airem5t de cette viol5ce2 les selles ne sont pas si frqu5tes2 cela va de v+t-c9q qu>ante dans le j\r4 ,les mati]es sont mles de mo9s de *oses trang]es1 de peu de sang4 ,le malade cons]ve quelques =ces2 peu--peu les selles dim9u5t1 le sang disp>ot1 les mati]es s'paississ5t1 l'apptit le sommeil revi5n5t1 le malade se remet4 ,il y a beauc\p de malades qui n'ont po9t de fivre po9t d'altration1 qui e/ peut-tre mo9s ord9aire dans cette maladie1 que dans une di>rhe ord9aire4 ,les ur9es sont quelquefois peu abondantes1 plusieurs malades ont des envies d'ur9] inutiles4 4 #cac4 ,le gr& rem$e de cette maladie1 c'e/ l'mtique4 ,le rem$e ,n4 #cc1 qu& il n'y a po9t de raison de ne pas l'employ]1 pris ds les comm5cem5s1 emporte s\v5t le mal d'abord1 t\j\rs l'abrge beauc\p4 ,le rem$e ,n4 #cd1 n'e/ pas mo9s efficace dans cette maladie2 il en a t reg>d long tems comme le spcifique4 ,il ne l'e/ pas1 mais il e/ trs utile4 ,si aprs qu'ils ont produit leur effet1 les selles sont mo9s frqu5tes1 c'e/ une trs bonne m>que4 ,si elles ne dim9u5t po9t1 il e/ cra9dre que la maladie ne soit longue op9itre4 ,l'on met le malade au rgime1 l'on vite avec gr& so9 surt\t t\te vi&e1 jusqu' l'enti]e gurison de la maladie4 ,la ptisane ,n4 #c1 e/ la meilleure boisson4 ,le l5dema9 de l'mtique1 on lui donne le rem$e ,n4 #ej1 en deux prises4 ,on le laisse un j\r sans autre rem$e que la ptisane2 on rit]e la rhub>be2 alors ord9airem5t la =ce du mal e/ passe2 on cont9ue la diette p5dant quelques j\rs1 l'on met le malade au rgime des convalesc5s4 4 #cad4 ,quelquefois la dyss5t]ie s'annonce avec une fivre inflammatoire1 un p\ls fivreux1 dur1 ple91 un viol5t mal de tte de re9s1 le v5tre t5du4 ,dans ces cas1 il faut faire une saigne1 donn] t\s les j\rs trois1 mme quatre lavem5s ,n4 #f1 ou plus1 boire beauc\p de la ptisane ,n4 #c4 ,qu& t\te cra9te d'inflammation e/ absolum5t passe1 on vi5t au traitem5t m>qu dans le p>agraphe prcd5t4 ,j'ai guri plusieurs dyss5t]iques1 en ne leur ordonnant p\r t\t rem$e1 qu'une tasse d'eau ti$e t\s les qu>ts-d'heure2 il vaudroit mieux s'en t5ir ce rem$e1 qui ne peut tre qu'utile1 que d'en employ] d'autres dont on ignore les effets1 qui en produis5t s\v5t de trs dang]eux4 4 #cae4 ,il arrive aussi que la dyss5t]ie se jo9t une fivre putride2 ce qui oblige donn]1 aprs l'mtique1 les purgatifs ,n4 #bb ou #df1 plusieurs doses du ,n4 #bc1 avant que d'en v5ir la rhub>be4 ,le ,n4 #ca e/ excell5t dans ce cas4 ,en #agee1 il y eut ici1 en automne1 qu& l'pidmie nombreuse de fivres putrides comm5a cess]1 un gr& nombre de dyss5t]ies1 qui avoi5t beauc\p de rapport avec ces fivres4 ,je comm5ai p> le rem$e ,n4 #cc1 ensuite je donnai le ,n4 #ca4 ,je ne fis pr5dre la rhub>be qu' trs peu de malades sur la f9 de la maladie4 ,presque t\s fur5t guris au b\t de quatre ou c9q j\rs4 ,un petit nombre1 qui je n'avois pas p donn] l'mtique1 ou qui avoi5t quelque complication1 languir5t assez long temps2 mais sans dang]4 4 #caf4 ,qu& la dyss5t]ie e/ complique avec des symptmes de malignit 7voyez 4 #bbg471 l'on emploie1 avec succs1 aprs le rem$e ,n4 #cd1 ceux ,n4 #cg #ci4 4 #cag4 ,qu& le mal a dja dur plusieurs j\rs1 sans rem$e ou avec de mauvais rem$es1 il faut se conduire t\t comme s'il comm5oit1 mo9s qu'il ne ft surv5u des accid5s trang]s la maladie4 4 #cah4 ,cette maladie a quelquefois des re*tes au b\t de quelques j\rs2 elles sont presque t\tes occasionnes ou p> le manque de diette1 ou p> l'air froid1 ou p> l'*auffem5t4 ,on les prvi5t en vitant ces causes2 on les gurit en se mettant au rgime en pr5ant une prise du rem$e ,n4 #ej4 ,si sans aucune cause s5sible1 le mal rev5oit1 s'annonoit comme une n\velle maladie1 il faudrait la trait] comme telle4 4 #cai4 ,quelquefois elle e/ complique avec une fivre d'accs2 il faut gurir premi]em5t la dyss5t]ie1 et ensuite la fivre4 ,si cep5dant les accs de fivre toi5t viol5s1 on donn]oit le qu9qu9a 7voyez 4 #bda74 4 #cbj4 ,un prjug p]nicieux1 dont l'on e/ encore gnralem5t imbu1 c'e/ que les fruits sont nuisibles dans la dyss5t]ie1 qu'ils la procur5t1 qu'ils l'augm5t5t4 ,il n'y a peut-tre po9t de prjug plus faux4 ,les mauvais fruits1 les fruits mal mrs dans les mauvaises annes1 peuv5t occasionn] des coliques1 quelquefois des di>rhes1 plus s\v5t des con/ipations1 des maladies des n]fs de la peau2 jamais la dyss5t]ie pidmique4 ,les fruits mrs de quelques especes qu'ils soi5t1 surt\t ceux d't1 sont le vrai prs]vatif de cette maladie4 ,le plus gr& mal qu'ils puiss5t faire1 c'e/1 en fondant les humeurs1 sur-t\t la bile paissie s'il y en a1 dont ils sont le vrai dissolvant1 d'occasionn] une di>rhe2 mais cette di>rhe mme mettroit l'abri de cette dyss5t]ie4 ,l'anne d]ni]e la prcd5te ont t extrmem5t abondantes en fruits2 po9t de dyss5t]ie4 ,on croit mme rem>qu] qu'elle e/ plus r>e mo9s f*euse qu'autrefois2 l'on ne peut assurm5t l'attribu]1 si le fait e/ vrai1 qu'aux nombreuses plantations d'arbres1 qui ont r5du les fruits extrmem5t communs4 ,t\tes les fois que j'ai vu des dyss5t]ies1 j'ai mang mo9s de vi&e beauc\p de fruits2 je n'en ai jamais eu la plus leg]e attaque4 ,plusieurs ,mdec9s suiv5t la mme m?ode4 ,j'ai vu onze malades dans une maison2 neuf fur5t dociles1 mang]5t des fruits2 ils gurir5t4 ,la gr&'-m]e un enfant1 qu'elle aimoit mieux que les autres1 prir5t4 ,elle conduisit d'abord l'enfant sa mode1 avec du v9 brl1 de l'huile1 quelques aromates po9t de fruit2 il m\rut4 ,elle se conduisit de la mme faon1 eut le mme sort4 ,dans une campagne prs de ,b]ne1 en #agej1 dans le tems que la dyss5t]ie faisoit beauc\p de ravages1 que l'on df5doit svrem5t les fruits2 de onze p]sonnes qui composoi5t la maison1 dix mang]5t beauc\p de prunes1 ne fur5t po9t attaques4 ,le co*]1 seul docile au prjug1 s'en ab/9t soigneusem5t1 eut une dyss5t]ie t]rible4 ,cette maladie dtruisoit un rgim5t ,suisse1 qui se tr\voit en g>nison dans les ,prov9ces mridionales de ,france2 les ,capita9es a*et]5t le fruit de plusieurs arp5s de vignes3 l'on y portoit les soldats malades2 l'on cueilloit du rais9 p\r ceux qui ne p\voi5t pas tre ports2 les sa9s ne mangeoi5t ri5 autre *ose4 ,il n'en m\rut pas un seul1 il n'y en eut plus d'attaqus4 ,un ,m9i/re toit attaqu d'une dyss5t]ie1 que les rem$es qu'il pr5oit ne gurissoi5t po9t2 il vit p> has>d des groseilles r\ges2 il en eut envie1 il en mangea trois livres depuis sept heures du mat9 jusqu' neuf3 il fut dja mieux ce j\r-l1 entirem5t guri le l5dema94 ,je p\rrois accumul] un gr& nombre de faits p>eils3 ceux-l suffiront p\r conva9cre les plus incrdules1 il m'a p>u important de le faire4 ,lo9 de s'int]dire les fruits qu& la dyss5t]ie rgne1 l'on peut en mang] davantage4 ,les ,directeurs de la ,police1 lo9 de les prohib]1 doiv5t en faire f\rnir les m>*s2 c'e/ une vrit que les g5s in/ruits ne rvoqu5t plus en d\te nulle "p4 ,l'expri5ce la dmontre1 elle e/ fonde en raison1 puisque les fruits remdi5t t\tes les causes des dyss5t]ies4 4 #cba4 ,il e/ extrmem5t important que les malades aill5t la selle dans des endroits "p1 p>ceque les excrm5s sont trs contagieux2 s'ils vont sur des bass9s1 on doit les sortir trs promptem5t de la *ambre1 dans laquelle on doit r5\vell] cont9uellem5t l'air1 brl] beauc\p de v9aigre4 ,il e/ aussi trs ncessaire de *ang] s\v5t les l+es2 sans ces prcautions1 la maladie devi5t plus mauvaise1 elle attaque ceux qui habit5t la mme maison4 ,il s]oit =t s\hait] qu'on pt conva9cre le peuple de ces vrits4 ,monsieur ,,bo]haave conseilloit1 qu& la dyss5t]ie toit pidmique1 de mettre de l'eau-de-vie dans t\te l'eau qu'on boit4 4 #cbb4 ,je ne sais p> quelle fatalit il n'y a po9t de maladie p\r laquelle on conseille un plus gr& nombre de rem$es diffr5s2 il n'y a p]sonne qui ne vante le si51 qui ne l'leve au-dessus des autres1 qui ne promette h>dim5t de gurir en quelques heures une maladie longue1 dont il n'a aucune ide ju/e1 avec un rem$e dont il ignore p>faitem5t les effets4 ,le malade s\ffrant1 inquiet1 impati5t1 pr5d de t\tes ma9s1 s'empoisonne p> peur1 p> ennui1 ou p> complaisance4 ,de ces diffr5s rem$es1 il y en a qui ne sont qu'indiffr5s1 d'autres sont p]nicieux4 ,je n'entrepr5drai po9t de rapport] ceux-mmes que je connois2 mais aprs avoir rxr que la seule vritable m?ode e/ celle que j'ai indique1 qui a p\r b d'vacu] les mati]es2 que celles qui ne vont pas ce b1 sont mauvaises1 je me borne av]tir que la pire de t\s1 c'e/ celle qui e/ la plus gnralem5t suivie1 qui consi/e arrt] les vacuations p> des rem$es ad/r+5s1 ou ceux qu'on tire de l'opium2 m?ode mortelle1 qui tue1 t\tes les annes1 un gr& nombre de p]sonnes1 qui en jette d'autres dans des maux incurables4 ,en emp*ant l'vacuation de ces mati]es1 en r5f]mant le l\p dans la b]g]ie1 il arrive ou que cette mati]e irrite les inte/9s1 les enflamme1 de l'inflammation naiss5t les d\leurs horribles1 la vraie colique inflammatoire1 ensuite ou la gangr5ne la mort1 ou un squirrhe1 qui dgn]e en canc] 7j'ai vu ce cas horrible72 ou un abcs1 la suppuration1 un ulc]e2 ou elle se jette ailleurs1 produit des squirrhes au foie1 des a/hmes1 l'apoplexie1 l'pilepsie ou mal-caduc1 des d\leurs de rhumatismes horribles1 des maux d'yeux des maux de peau incurables4 ,telles sont les suites de t\s les rem$es ad/r+5s1 de ceux qu'on donne p\r faire dormir2 ?riaque1 mi?ridate1 diascordium1 qu& on les donne trop tt4 ,j'ai t appell p\r un rhumatisme cruel1 qui avoit succ$ immdiatem5t un mlange de ?riaque d'eau de planta9 donn le second j\r d'une dyss5t]ie4 ,ceux qui ordonn5t ces rem$es1 en ignor5t sans d\te les consqu5ces2 il suffira j'esp]e de les leur avoir fait connoitre4 4 #cbc4 ,l'abus des purgatifs a aussi ses dang]s4 ,l'on dt]m9e t\tes les humeurs se jett] sur les p>ties malades2 le corps s'puise1 les dige/ions ne se font plus1 les boyaux s'affoibliss5t2 quelquefois mme il s'y fait de leg]es ulc]ations2 il nait des di>rhes presqu'incurables1 qui tu5t aprs plusieurs annes de s\ffrances4 4 #cbd4 ,si les vacuations sont excessives1 le mal long1 on tombe dans l'hydropisie2 mais en l'attaquant d'abord1 on peut la dissip]4 ,,*apitre ,,xxv4 ,la ,galle4 4 #cbe4 ,la galle e/ une maladie contagieuse p> l'att\*em5t de la p]sonne1 ou des habits2 mais non po9t p> l'air2 a9si en vitant ces moy5s d'infection1 on peut tre sr de ne pas la pr5dre4 ,quoique t\tes les p>ties du corps puiss5t en tre attaques1 la galle se montre d'ord9aire1 d'abord aux ma9s1 pr9cipalem5t entre les doigts4 ,il p>oit au comm5cem5t1 une ou deux pu/ules1 qui sont remplies d'une espece d'eau claire1 qui donn5t des dmangeaisons trs incommodes4 ,si on p]ce ces pu/ules en les grattant1 l'eau qui en dc\le1 communique le mal aux p>ties vois9es4 ,dans le comm5cem5t1 on ne peut gu]es di/+u] la galle1 mo9s qu'on ne soit bi5 au fait de ce mal2 mais dans son progrs1 les pu/ules augm5t5t en nombre1 en gr&eur4 ,lorsqu'on les ouvre en les grattant1 il s'y =me des cr\tes dgtantes1 le mal gagne t\te la sup]ficie du corps4 ,si elles dur5t long-tems1 elles =m5t de petits ulc]es1 elles sont en mme-tems trs contagieuses4 4 #cbf4 ,le mauvais rgime1 surt\t l'abus du sal des fruits mal mrs2 la malpropret occasionn5t cette maladie4 ,qu& elle p>oit *ez une p]sonne1 sans qu'on puisse s\ponn] qu'elle l'a gagne p> contagion1 il faut comm5c] p> lui retran*] absolum5t le sal1 les *oses aigres1 les graisses1 les pic]ies4 ,on lui fait boire une ptisane de rac9e de *icore am]e1 ou celle ,n4 #be1 dont on pr5d c9q ou six v]res p> j\r2 on purge avec le ,n4 #ba1 ou avec une once de sel de ,s$litz4 ,on cont9ue le rgime3 on repurge au b\t de six ou sept j\rs2 ensuite on frotte t\tes les p>ties malades1 les environs1 le mat9 jeun1 avec le qu>t de l'ongu5t ,n4 #ea4 ,le l5dema91 le surl5dema91 le quatrieme j\r1 on frotte de n\veau3 ensuite on emploie une seconde dose d'ongu5t1 en frottant seulem5t de deux j\rs l'un4 ,il e/ r>e que ces rem$es n'emport5t pas le mal2 mais quelquefois1 il revi5t4 ,il faut repurg]1 rev5ir l'ongu5t1 dont j'ai pr\v1 dont j'pr\ve t\s les j\rs les bons effets4 ,si le mal e/ gagn p> contagion1 l'on peut h>dim5t employ] l'ongu5t ds qu'on s'en app]oit1 sans l'avoir fait prc$] d'aucun purgatif4 ,mais au contraire1 qu& on a nglig long-tems le mal1 qu'il e/ p>v5u un degr considrable1 il faut que le malade ait t long-tems au rgime que j'ai indiqu1 qu'il ait t purg avant que d'en v5ir l'ongu5t2 dans ces cas1 j'ai t\j\rs comm5c p> l'ongu5t ,n4 #bg1 dont on emploie le demi qu>t t\s les mat9s4 ,s\v5t mme je n'emploie po9t l'autre1 j'ai t\j\rs tr\v ce d]ni] t\t aussi sr1 mais un peu plus l5t4 4 #cbg4 ,p5dant qu'on pr5d des rem$es1 il faut vit] le froid l'humidit1 sur-t\t qu& on fait usage du rem$e ,n4 #bg1 dans lequel il entre du m]cure1 qui p\rroit1 si l'on ngligeoit ces prcautions1 occasionn] de l'enflure la gorge1 aux g5cives1 mme une salivation4 ,cet ongu5t a un avantage sur l'autre1 c'e/ qu'il n'a po9t d'odeur1 qu'on peut mme lui donn] une odeur agrable2 mais il e/ trs difficile de dguis] celle de l'autre4 ,il faut aussi *ang] s\v5t de l+e2 mais il faut vit] de *ang] d'habit2 p>ceque1 les habits s'infectant1 ceux qu'on a port p\rroi5t r$onn] la galle1 qu& on les repr5droit aprs tre guri4 ,il faut p>fum] de s\fre les *emises1 culotes1 bas1 avant qu'on les mette2 mais cette fumigation doit se faire en ple9 air4 4 #cbh4 ,qu& cette maladie dure trs long-tems1 elle puise le malade p> l'insomnie1 l'inquitude1 des dmangeaisons1 quelquefois la fivre4 ,le malade maigrit extrmem5t4 ,dans ces cas1 il faut1 aprs un purgatif d\x1 ordonn] quelques ba9s ti$es4 ,on met le malade au rgime des convalesc5s1 en mme-tems on lui fait pr5dre1 soir mat91 la p\dre ,n4 #eb1 p5dant qu9ze j\rs4 ,s\v5t la maladie e/ rebelle1 il faut v>i] les rem$es suivant les circon/ances2 dtail dans lequel je ne puis pas entr]4 4 #cbi4 ,aprs quelques purgatifs1 des ba9s s\frs1 tels que ceux d',yv]dun1 guriss5t trs s\v5t4 ,et les simples ba9s froids de rivi]es ou de lac1 ont emport des galles trs rebelles4 ,il n'y a ri5 qui entreti5ne plus long-tems la galle1 que l'abus des eaux *audes4 4 #ccj4 ,je rxre1 qu'on ne doit jamais employ] t\rdim5t l'ongu5t ,n4 #ea1 ou les autres rem$es qui font disp>otre la galle4 ,il n'y a po9t de maux qu'on n'ait vu suivre la trop prompte gurison de cette maladie p> des rem$es extrieurs1 employs avant que d'avoir vacu un peu dim9u l'cret des humeurs4 ,,*apitre ,,xxvi4 ,avis p\r les ,femmes4 4 #cca4 ,les femmes sont sujettes t\tes les maladies que je vi5s de dcrire1 leur sexe les expose quelques autres qui dp5d5t de quatre causes pr9cipales2 les regles1 les grossesses1 les c\*es1 les suites de c\*es4 ,je ne p5se po9t trait] ici de t\tes ces maladies2 elles exig]oi5t un volume plus gros que celui-ci1 je suis oblig de me born] des avis gnraux1 sur ces quatre objets4 4 #ccb4 ,la nature1 qui de/9oit les femmes lev] le g5re huma9 dans leur se91 les a assujetties un c\lem5t de sang priodique1 qui e/ la s\rce d'o l'enfant tir]a un j\r sa subsi/ance4 ,cette vacuation comm5ce gnralem5t dans ce pays entre quatorze seize ans4 ,s\v5t1 avant qu'elle p>oisse1 les jeunes filles sont p5dant long-tems dans un tat de langueur1 qu'on appelle *lorose1 oppilation1 ples c\leurs2 qu& elle t>de trop v5ir1 elles tomb5t dans des maladies trs graves1 =t s\v5t mortelles4 ,mais on attribue cep5dant1 =t mal--propos1 cette cause1 t\s les maux auxquels le sexe e/ sujet2 ils dp5d5t d'une autre1 dont les oppilations mmes ne sont s\v5t que l'effet2 c'e/ la foiblesse qui lui e/ naturelle ncessaire4 ,les fibres des femmes1 de/9es c$]1 qu& elles s]ont t5dues p> t\t le volume de l'enfant1 de ses accompagnem5s1 volume s\v5t trs consid]able1 devoi5t tre mo9s roides1 mo9s =tes1 plus l*es que celles des hommes2 p>-l-mme la circulation se fait *ez elles avec mo9s de =ce2 le sang e/ mo9s pais1 plus aqueux2 les humeurs ont plus de pan*ant cr\pir dans les visc]es1 =m] des engorgem5s4 ,l'on prvi5droit les maux auxquels cette con/itution peut conduire1 en aidant la foiblesse des m\vem5s naturels1 p> les m\vem5s trang]s1 que f\rnit l'ex]cice3 mais ce sec\rs1 qui s]oit plus ncessaire aux femmes qu'aux hommes1 leur manque3 on les applique aux ouvrages du m5age1 qui ex]c5t beauc\p mo9s que ceux auxquels la vocation des hommes les appelle4 ,elles se donn5t peu de m\vem5t2 la disposition naturelle s'accroit1 elle devi5t alors maladive3 le sang ne circule pas2 il p]d ses qualits2 les humeurs cr\piss5t p> t\t2 aucune fonction ne se fait bi54 ,elles comm5c5t languir1 quelquefois trs jeunes1 plusieurs annes avant qu'il soit "q des regles4 ,la langueur les r5d p>esseuses2 le m\vem5t les fatigue un peu1 elles n'en pr5n5t po9t4 ,il s]oit le rem$e de ce mal comm5ant2 mais le rem$e e/ un peu difficile pr5dre1 elles le rejett5t1 le mal augm5te4 ,l'apptit se drange comme les autres fonctions3 elles en ont peu2 les alim5s ord9aires ne le reveill5t po9t1 elles se livr5t des fantaisies1 qui a*ev5t de ru9] l'e/omac1 les dige/ions1 la sant4 ,quelques annes s'c\l5t1 le tems des regles appro*e1 elles ne p>oiss5t po9t3 premi]em5t1 p>ceque la sant e/ trop affoiblie p\r tablir cette n\velle fonction1 dans le tems que t\tes les autres languiss5t3 secondem5t1 p>cequ'elles ne sont po9t ncessaires4 ,elles sont de/9es vacu]1 hors de la grossesse1 le sang sup]flu que la femme e/ de/9e produire1 af9 qu'elle ne f\rnisse pas de son ncessaire l'enfant2 il se passe bi5 du tems avant que ce sang sup]flu exi/e *ez les filles languissantes4 ,cep5dant le mal augm5te1 p>ceque t\te maladie1 qui ne gurit pas1 fait des progrs j\rnali]s3 on l'attribue la suppression2 on se trompe3 la maladie ne vi5t po9t t\j\rs de la suppression2 la suppression vi5t de la maladie4 ,cela e/ si vrai1 que lors mme que cette vacuation arrive1 si la foiblesse subsi/e1 les malades n'en sont pas mieux1 au contraire2 s\v5t l'on voit de jeunes g>ons1 qui ayant reu de la nature une con/itution1 de leurs p>5s une ducation fm99es1 ont les mmes maux que les jeunes filles oppiles4 ,les filles de la campagne1 qui m55t s\v5t le g5re de vie des hommes1 sont mo9s sujettes ce mal que celles de la ville4 4 #ccc4 ,qu'on ne s'y trompe donc po9t3 t\s les maux des jeunes filles ne vi5n5t po9t du manque des regles2 mais il y en a1 qui en vi5n5t rellem5t4 ,c'e/ qu& une jeune fille =te1 robu/e1 bi5 portante1 qui il re/e peu crotre1 qui a beauc\p de sang1 n'a po9t cette vacuation dans l'ge m>qu2 alors ce sup]flu de sang occasionne mille maux1 beauc\p plus viol5s que ceux qui dp5d5t de la cause prcd5te4 ,les filles de la campagne sont plus sujettes cette espece d'oppilation1 que celles de la ville2 c'e/ ce qui procure ces maladies s+uli]es qui p>oiss5t surnaturelles au peuple2 que1 p> l-mme1 il attribue aux sortileges4 4 #ccd4 ,les regles v5ues1 elles se supprim5t s\v5t1 il n'y a aucune maladie quelconque1 que cette suppression n'ait produite4 ,elles se supprim5t s\v5t1 dans le cas du 4 #ccb1 p> la cont9uation de la maladie1 qui avoit mis ob/acle leur arrive2 trs s\v5t p> d'autres causes1 telles que le froid1 l'humidit1 une passion trop =te1 une peur viol5te1 des alim5s trop froids1 ou indige/es1 ou trop *auds1 un ex]cice port trop lo91 les veilles4 ,les accid5s que ces suppressions occasionn5t1 sont quelquefois plus viol5s1 que ceux qui prc$5t la premi]e v5ue4 4 #cce4 ,ces mmes regles peuv5t tre trop abondantes1 elles jett5t dans des maladies trs graves2 mais je n'en p>l]ai pas4 4 #ccf4 ,enf91 lors mmes qu'elles sont les plus rguli]es1 aprs avoir dur un c]ta9 nombre d'annes 7il e/ r>e que cela aille tr5te-c9q71 elles f9iss5t naturellem5t ncessairem5t entre qu>ante c9q c9quante ans1 quelquefois mme plutt1 r>em5t plt>d1 l'poque de cette cessation e/ ord9airem5t f*euse p\r les femmes qui ont eu ou qui ont des maladies dp5dantes du drangem5t des regles4 4 #ccg4 ,jusqu' prs5t l'on ne voit que les maux que cette vacuation procure4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai que qu& elle se fait bi5 rguli]em5t1 elle contribue beauc\p la sant du sexe1 dont l'objet pr9cipal doit donc tre de l'entret5ir dans un bon ordre4 ,l'on prvi5t les maux 4 #ccb1 en vitant les causes qui les produis5t1 #a4 en faisant pr5dre beauc\p de m\vem5t aux jeunes filles1 surt\t ds que l'on rem>que la plus leg]e atte9te du mal4 #b4 ,en ayant l'oeil sur elles1 p\r qu'elles ne mang5t po9t de *oses contraires1 non-seulem5t en alim5s1 mais en t\tes autres *oses1 puisqu'il y a peu de corps dans la nature qui n'ai5t t l'objet de leur bis>re fantaisie4 ,les alim5s gras1 pteux1 f>9eux1 aigres1 aqueux1 leur sont nuisibles4 ,les ?s d'h]bes qu'on leur fait s\v5t boire p\r les gurir1 suffiroi5t p\r leur procur] la maladie4 ,si on veut leur faire boire des infusions de quelques h]bes1 qu'elles boiv5t froid4 ,la meilleure boisson p\r elles1 c'e/ l'eau de ,=ges l'eau m9]ale f]rug9euse4 #c4 ,il faut vit] les rem$es *auds1 cres1 de/9s uniquem5t =c] les regles4 ,ils font quelquefois des maux affreux1 ne font jamais de bi54 ,ils sont surt\t d'autant plus p]nicieux1 que la malade e/ plus jeune4 #d4 ,si cep5dant le mal empire1 il faut leur ordonn] quelques rem$es1 non po9t des purgatifs1 des dlayans1 des b\illons d'h]bes1 des sels1 je ne sais combi5 d'autres *oses nuisibles2 mais la limaille de f]1 qui e/ le vrai rem$e de ces maux4 ,il faut pr5dre la limaille de vrai f]1 non po9t celle d'aci]1 faire att5tion qu'elle ne soit po9t r\ille2 ds qu'elle l'e/1 elle n'a presque plus aucune efficacit4 ,dans les comm5cem5s du mal1 p\r les jeunes filles1 il suffit d'en donn] qu9ze ou v+t gra9s p> j\r1 en y joignant l'ex]cice une diette conv5able4 ,qu& le mal e/ plus grave la malade mo9s jeune1 on peut all] h>dim5t jusqu' un qu>t d'once4 ,on fait bi5 de jo9dre la limaille quelques am]s1 ou quelques aromates2 voyez les recettes ,n4 #ec1 #ed1 #ef4 ,qu& on se propose de dt]m9] les rgles1 on peut employ] le ,n4 #ed1 qui russit ord9airem5t4 4 #cch4 ,p5dant que l'on pr5d ce rem$e1 il ne faut pr5dre aucune des *oses que j'ai df5dues dans les 4 prcd5s1 l'on doit en aid] l'effet p> le m\vem5t4 ,celui des voitures un peu rudes qui sec\5t1 e/ trs salutaire3 celui de la danse l'e/ aussi beauc\p1 moy5nant qu'il ne soit pas port jusqu' l'excs4 4 #cci4 ,qu& le mal a des re*utes1 on se conduit t\t comme si c'toit une premi]e attaque4 ,mais le cas du 4 #cbg1 dem&e une conduite trs diffr5te4 ,la saigne1 qui e/ p]nicieuse dans la premi]e espece1 dont l'usage jette plusieurs jeunes filles dans une langueur incurable1 a s\v5t emport cette espece dans le mom5t4 ,les ba9s de pi$ ti$es1 les p\dres ,n4 #bj1 le petit lait1 ont s\v5t russi2 mais il faut s\v5t des so9s appropris *aque cas p>ticuli]3 c'e/ p\rquoi on doit consult] un ,mdec94 4 #cdj4 ,qu& les rgles cess5t p> l'ge 74 #ccf71 si elles cess5t t\t--c\p1 si elles toi5t abondantes aup>avant1 il faut ncessairem5t faire une saigne1 la rxr] t\s les six1 ou mme t\s les quatre1 ou t\s les trois mois4 ,dim9u] la quantit des alim5s1 sur-t\t de la vi&e du v92 augm5t] l'ex]cice2 pr5dre s\v5t1 le mat9 jeun1 la p\dre ,n4 #bc1 qui e/ excell5te dans ce cas4 ,si cette cessation e/ annonce1 ou accompagne1 comme il arrive s\v5t1 de p]tes abondantes1 la saigne n'e/ pas aussi ncessaire2 mais le rgime la p\dre ,n4 #bc le sont beauc\p2 il faut y jo9dre1 de tems-en-tems1 la purgation ,n4 #bb4 ,les rem$es ad/r+5s donns cette poque1 occasionn5t des canc]s de matrice4 ,il prit plusieurs femmes cet ge1 p>cequ'il e/ trs ais de leur faire du mal2 ce qui doit les r5dre trs prud5tes sur t\s les rem$es qu'elles font2 mais aussi il arrive s\v5t que leur con/itution *ange leur avantage2 leurs fibres devi5n5t plus =tes2 elles se tr\v5t plus robu/es1 plusieurs petites infirmits f9iss5t1 elles j\iss5t ensuite d'une vieillesse trs heureuse4 ,le rgime que je vi5s d'indiqu]1 la p\dre ,n4 #bc1 la boisson ,n4 #ca1 convi5n5t beauc\p dans presque t\tes les p]tes habituelles 7je p>le des femmes du peuple7 quelqu'ge que ce soit4 4 #cda4 ,je f9is cet article p> un avis gnral4 ,si les femmes savoi5t combi5 il leur importe de se mnag] p5dant le tems des rgles1 il n'y en a pas une qui1 ds la premi]e fois jusqu' la d]ni]e1 n'obs]vt un rgime trs scrupuleux2 voyez 4 #ccd4 ,leur conduite cette poque dcide de leur sant1 l'on peut dire de leur bonheur ou de leur malheur1 1 s\v5t de celui des p]sonnes avec qui elles ont vivre4 ,plus elles sont jeunes dlicates1 plus il leur importe de se mnag]4 ,je sais que la robu/e campagn>de se mnage peu1 ne s'en tr\ve pas t\j\rs mal2 mais je p\rrois cep5dant produire une longue li/e de celles qui se sont jettes1 p> leur imprud5ce1 dans les situations les plus tri/es4 ,l'importance de la mati]e1 fait que cet article e/ d'une longueur disproportionne celle de l'ouvrage4 ,grossesse4 4 #cdb4 ,les grossesses sont gnralem5t beauc\p plus heureuses dans les campagnes qu' la ville4 ,les paysanes sont cep5dant aussi sujettes aux maux de coeur aux vomissem5s le mat91 aux maux de tte aux maux de d5ts4 ,ces maux c$5t la saigne1 qui e/ presque le seul rem$e dont elles ai5t beso94 4 #cdc4 ,quelquefois aprs avoir port des f>deaux trop pesans1 avoir fait des travaux viol5s1 avoir s\t5u des cahotem5s trop =ts1 avoir fait quelque *te1 elles sont attaques de viol5tes d\leurs de re9s1 qui se rp&5t jusques sur les cuisses1 ab\tiss5t t\t--fait au bas du v5tre4 ,le dang] de se bless] e/ trs gr&4 ,il faut p\r prv5ir cet accid5t1 qu'elles se mett5t sur le *amp au lit1 qu'elles se c\*5t sur la paillasse si elles n'ont po9t de matelas1 la plume e/ trs mauvaise dans ce cas2 qu'on leur fasse une ample saigne2 qu'elles re/5t plusieurs j\rs dans cette situation1 ne b\geant ne p>lant presque po9t2 ne pr5ant ni vi&e1 ni b\illon1 ni oeufs1 mais vivant uniquem5t de quelques s\pes f>9euses2 pr5ant1 de deux en deux heures1 la moiti de la p\dre ,n4 #bj1 ne buvant que de la ptisane ,n4 #b4 ,il y a des femmes robu/es1 sangu9es1 qui sont sujettes se bless] une c]ta9e poque3 elles prvi5n5t cet accid5t1 en se faisant saign] quelques j\rs avant cette poque1 en obs]vant un rgime tel que je vi5s de l'indiqu]4 ,mais cette m?ode ne vaudroit ri5 p\r les femmes dlicates de la ville1 qui se bless5t p> une t\te autre cause4 ,c\*es4 4 #cdd4 ,l'on rem>que qu'il prit plus de femme la campagne1 dans le tems de l'acc\*em5t1 cela p> le manque des bons sec\rs l'abondance des mauvais2 qu'il en meurt plus en ville1 aprs les c\*es1 p> une suite de la mauvaise sant4 ,le beso9 de sages-femmes un peu claires1 dans la plus gr&e p>tie du pays1 e/ un malheur trop pr\v1 qui a les suites les plus horribles1 qui dem&]oit t\te l'att5tion de la police4 ,les fautes qui se commett5t dans le tems des acc\*em5s sont sans nombre1 trop s\v5t sans rem$e4 ,il faudroit un livre exprs1 comme on en a donn dans quelques pays1 p\r donn] les moy5s propres les prv5ir1 il faudroit avoir =m des sages-femmes capables de les compr5dre4 ,t\t cela sort du plan que je me suis propos4 ,j'indiqu]ai seulem5t une des causes qui font le plus de mal2 c'e/ l'usage des *oses *audes que l'on donne ds que l'acc\*em5t e/ pnible ou l5t2 ca/or1 te9ture de ca/or1 safran1 sauge1 rhue1 sab9e1 huile d'ambre1 v91 ?riaque1 v9 brl avec des aromates1 caff1 eau-de-vie4 ,t\tes ces *oses sont de vrais poisons qui1 bi5 lo9 de ht] l'acc\*em5t1 le r5d5t plus difficile1 en enflammant la matrice qui ne peut plus se contract]1 les p>ties qui s]v5t de passage1 qui p>-l mme se gonfl5t1 rtrciss5t les voies1 ne peuv5t plus prt]4 ,d'autrefois il survi5t une hmorrhagie1 qui tue en peu d'heures4 4 #cde4 ,l'on sauv]oit un gr& nombre de m]es d'enfans1 p> une m?ode directem5t contraire4 ,ds qu'une femme bi5 portante avant ses c\*es1 robu/e1 bi5 faite1 se tr\v]oit en travail1 que le travail p>otroit d\l\reux difficile1 bi5 lo9 d'enc\rag] la femme des ef=ts prcoces qui p]d5t t\t1 de les aid] p> les rem$es de/ructifs dont je vi5s de p>l]1 il faut leur ordonn] une saigne du bras1 qui prvi5dra l'engorgem5t l'inflammation1 calm]a les d\leurs1 rel*]a les p>ties1 t\t se dispos]a mieux4 ,l'on ne doit pas donn] d'autre n\rriture1 qu'un peu de panade t\tes les trois heures1 de l'eau pane autant que la malade en veut4 ,on donne1 de quatre en quatre heures1 un lavem5t avec une dcoction de mauve un peu d'huile2 dans l'int]valle on fait mettre sur un vase ple9 d'eau *aude p\r recevoir la vapeur2 l'on frotte le passage avec un peu de beure1 l'on ti5t sur le v5tre des fom5tations d'eau *aude2 ce sont les plus efficaces4 ,en suivant cette r\te1 non-seulem5t les sages-femmes ne font po9t de mal2 mais elles laiss5t la nature le tems de faire du bi52 un gr& nombre d'acc\*em5s qui p>oissoi5t difficiles1 se t]m95t heureusem5t1 l'on a au mo9s le tems d'all] *]*] des sec\rs2 d'ailleurs les suites des c\*es sont heureuses4 ,au lieu qu'en suivant la m?ode *auffante1 lors mme que l'acc\*em5t e/ fait1 la m]e l'enfant ont si cruellem5t s\ff]t1 qu'ils priss5t s\v5t l'un l'autre4 4 #cdf4 ,je sais que ces moy5s sont insuffisans1 lorsque la situation de l'enfant e/ mauvaise1 ou qu'il y a quelque vice de con=mation *ez la m]e2 mais au mo9s ils emp*5t l'augm5tation du mal2 1 comme je l'ai dit1 laiss5t le tems de rec\rir aux *irurgi5s-acc\*eurs1 ou quelques sages-femmes un peu mo9s mal in/ruites4 ,je rit]e encore que les sages-femmes doiv5t bi5 se g>d] de press] les femmes faire des ef=ts qui leur font un mal inf9i1 qui peuv5t r5dre f*eux l'acc\*em5t1 qui1 avec un peu de pati5ce1 eut t le plus heureux4 ,l'on cra9t la foiblesse dans laquelle les malades p>oiss5t tre1 on imag9e qu'elles n'auront pas la =ce d'acc\*]1 c'e/ la raison dont on s'autorise p\r leur donn] des cordiaux2 mais cette raison e/ *imrique4 ,l'on ne p]d pas si promptem5t les =ces2 les d\leurs leg]es abatt5t1 mais mesure qu'elles augm5t5t1 les =ces se relev5t ne manqu5t jamais1 qu& il n'y a po9t d'accid5t trang]4 ,suites de ,c\*es4 4 #cdg4 ,les suites de c\*e les plus frqu5tes dans les campagnes1 sont #a4 les p]tes excessives4 #b4 ,l'inflammation de matrice4 #c4 ,la suppression subite des ,lo*ies1 c'e/ le nom qu'on donne l'vacuation de la matrice qui suit ord9airem5t la c\*e4 #d4 ,les ravages du lait4 ,les lo*ies trop abondantes doiv5t tre traites p> les moy5s 4 #cdc2 si la p]te e/ excessive1 l'on applique sur le v5tre1 les re9s1 les cuisses1 des l+es tremps dans un mlange de p>ties gales d'eau de v9aigre1 qu'on *ange ds qu'ils comm5c5t tre secs1 qu'on quitte ds que la p]te comm5ce dim9u]4 4 #cdh4 ,l'inflammation se manife/e p> les d\leurs dans t\t le bas du v5tre1 la t5sion de t\t le v5tre1 l'augm5tation des d\leurs qu& on le t\*e1 une espece de ta*e r\ge qui monte au milieu du v5tre jusqu'au nombril1 qui1 qu& le mal empire1 devi5t noire1 ce qui e/ t\j\rs mortel2 une foiblesse tonnante1 le visage prodigieusem5t *ang1 un lg] dlire1 une fivre cont9ue avec un p\ls foible dur1 quelquefois des vomissem5s cont9uels1 s\v5t le hoquet1 une p]te trs peu1 abondante d'une eau r\sse1 puante1 cre1 des envies frqu5tes d'all] la selle1 des ardeurs1 quelquefois une suppression d'ur9e4 4 #cdi4 ,ce mal trs grave s\v5t mortel1 doit tre trait comme les maladies inflammatoires4 ,il faut surt\t aprs la saigne donn] frquemm5t des lavem5s d'eau tide1 en inject] dans la matrice1 en appliqu] cont9uellem5t sur le v5tre1 boire abondamm5t ou de la ptisane d'orge t\te simple1 sur *aque pot de laquelle on met un demi-qu>t d'once de nitre1 ou des laits d'am&es ,n4 #d4 4 #cej4 ,la suppression totale des lo*ies1 qui occasionne les maladies les plus viol5tes1 se traite prcism5t de la mme faon4 ,si l'on donne quelques rem$es *auds p\r en =c] la sortie1 l'on te dans le mom5t t\te esprance de gurison4 4 #cea4 ,si la fivre de lait e/ trs =te1 la ptisane d'orge 4 #cdi1 les lavem5s1 avec une diette trs leg]e1 uniquem5t de panade ou de quelqu'autre f>9eux trs clair1 la dissip5t4 4 #ceb4 ,les femmes dlicates1 qui ne sont pas soignes comme il s]oit ncessaire1 ou celles que la ncessit oblige travaill] trop tt1 sont exposes plusieurs accid5s1 qui dp5d5t s\v5t de ce que la transpiration l'vacuation des lo*ies ne se faisant pas bi51 la sp>ation du lait dans les mammelles tant tr\ble1 il se =me ce qu'on appelle des dpts laiteux1 qui sont t\j\rs trs f*eux1 surt\t qu& ils se font sur quelque p>tie intrieure4 ,il s'en fait frquemm5t sur les cuisses4 ,dans ce cas1 il faut faire usage de la ptisane ,n4 #eg1 appliqu] sur la tumeur les cataplasmes ,n4 #eh4 ,ces deux rem$es dissip5t ins5siblem5t le mal1 s'il peut se dissip] sans suppuration4 ,si cela n'e/ pas possible1 qu'il se =me du pus1 un *irurgi5 ouvre l'abcs1 le traite comme un autre4 4 #cec4 ,si le lait se durcit dans le se91 il e/ de la plus gr&e importance de dissip] incessamm5t cette grosseur1 sans quoi elle se durcit devi5t squirrhe1 de squirrhe1 s\v5t au b\t d'un c]ta9 tems1 canc]2 c'e/--dire1 la plus cruelle des maladies4 ,l'on prvi5t cet horrible mal1 en remdiant ces petites tumeurs ds le comm5cem5t4 ,il n'y a ri5 de plus efficace p\r cela que les rem$es ,n4 #eg #eh3 mais il e/ t\j\rs prud5t de consult]4 ,ds qu'il y a une duret invtre exempte de d\leur1 il ne faut faire aucune application quelconque2 t\tes sont nuisibles3 celles qui sont grasses1 irritantes1 rs9euses1 spiritueuses1 *ang5t promptem5t le squirrhe en canc]4 ,qu& le canc] e/ manife/1 t\tes les applications sont aussi galem5t nuisibles1 except celles ,n4 #ei4 ,le canc] a t long-tems incurable4 ,depuis quelques annes1 l'on en a guri quelques-uns avec le rem$e ,n4 #ee2 mais il n'e/ pas infaillible4 ,l'on doit cep5dant t\j\rs l'essay]4 4 #ced4 ,les b\ts des mammelles des n\rrices s'cor*5t s\v5t1 les font cruellem5t s\ffrir4 ,un des meilleurs rem$es1 c'e/ la pommade la plus simple1 un mlange d'huile de cire fondus ensemble1 ou l'ongu5t ,n4 #fe4 ,et si le mal e/ op9itre1 il faut purg]1 ce qui russit ord9airem5t4 ,,*apitre ,,xxvii4 ,avis p\r les enfans4 4 #cee4 ,les maladies des enfans1 t\t ce qui reg>de leur conduite sont des objets qui ont t gnralem5t trop ngligs1 p> les ,m$ec9s2 l'on en confioit la direction aux p]sonnes les mo9s propres s'en *>g]4 ,leur sant e/ cep5dant bi5 importante2 il faut les cons]v]1 si l'on veut avoir des hommes2 leur mdec9e e/ susceptible d'un assez gr& degr de p]fection4 ,elle a un avantage sur celle des adultes1 c'e/ que l'on ne tr\ve pas des complications de maux aussi frqu5tes4 ,l'on dit qu'ils ne sav5t pas se faire ent5dre2 cela e/ vrai jusques un c]ta9 po9t2 mais cela ne l'e/ pas exactem5t4 ,il e/ vrai qu'ils ne p>l5t pas notre langage2 mais ils en ont un1 qu'il faut tudi]4 ,*aque maladie a proprem5t le si51 qu'un ,m$ec9 att5tif appr5d2 il doit donn] t\s ses so9s compr5dre celui des enfans1 en pr(it] p\r p]fectionn] les moy5s de les r5dre sa9s vig\reux1 de les gurir des diffr5s maux auxquels ils sont exposs4 ,je ne me propose po9t de remplir cette t*e actuellem5t2 mais j'indiqu]ai les pr9cipales causes de leurs maux1 la faon gnrale de les trait]4 ,je leur p>gn]ai au mo9s p>-l1 une p>tie du mal qu'on leur fait1 l'p>gne des maux artificiels e/ un des gr&s buts de cet ouvrage4 4 #cef4 ,l'e/omac les inte/9s de l'enfant1 sont remplis1 qu& il vi5t au monde1 d'une mati]e noire1 mdiocrem5t paisse assez gluante1 qu'on appelle meconium4 ,il faut que cette mati]e sorte1 avant que l'enfant pr5ne du lait2 sans quoi elle le corromproit1 dev5ant elle-mme extrmem5t cre1 il en rsult]oit une d\ble s\rce de maux1 auxquels l'enfant ne rsi/]oit po9t4 ,la maladie qui les tue cet ge1 c'e/ les convulsions4 ,leurs n]fs sont extrmem5t s5sibles1 ds que quelque *ose les irrite1 les convulsions naiss5t4 ,l'on prvi5t le mal en tant la cause4 ,on ne leur donne po9t de lait les v+t-quatre premi]es heures2 mais on leur fait boire de l'eau dans laquelle on met un peu de sucre ou de miel2 ce qui dlaie ce meconium1 en facilite l'vacuation2 mais p\r tre plus sr qu'elle s'op]e1 il faut leur donn] une once de syrop de *icore compos1 qu'on dlaie avec un peu d'eau1 qu'on leur fait boire dans l'espace de quatre ou c9q heures4 ,cette pratique a les plus gr&s avantages1 il e/ s\hait] qu'elle devi5ne gnrale4 ,le syrop que j'indique e/ prfr] de beauc\p t\s les autres1 surt\t l'huile d'am&es d\ces4 ,s'ils avoi5t beso9 de quelque alim5t1 il n'y a po9t d'inconvni5t leur donn] un peu de biscuit dans l'eau1 comme on fait ord9airem5t1 ou un peu de panade trs claire4 4 #ceg4 ,quoiqu'ils ai5t t bi5 vacus d'abord aprs leur naissance1 trs s\v5t le lait s'aigrit1 produit des coliques viol5tes1 des convulsions1 la di>rhe1 la mort4 ,il n'y a que deux *oses faire2 vacu] ces mati]es1 leur donn] des absorbans4 ,le syrop de *icore e/ encore dans ce cas1 le meilleur rem$e4 ,on donne ensuite1 trois prises p> j\r de la p\dre ,n4 #fj1 on leur fait boire un ? de mlisse de tilleul4 ,l'on e/ dans l'usage de donn] aux enfans beauc\p d'huile d'am&es d\ces ds qu'ils ont quelques tran*es1 c'e/ une habitude p]nicieuse1 dont les consqu5ces sont trs dang]euses4 ,il e/ vrai que l'huile appaise quelquefois d'abord les d\leurs1 en envelopant les acides1 en m\ssant la s5sibilit des n]fs2 mais c'e/ un rem$e palliatif1 qui1 lo9 d'enlev] la cause1 l'augm5te1 aussi le mal revi5t bi5tt2 plus on donne d'huile1 plus l'enfant devi5t sujet aux tran*es4 ,j'en ai guri1 sans autre rem$e1 que la privation de l'huile1 qui leur affoiblit l'e/omac2 p> l-mme1 le lait se dig]e mo9s bi51 mo9s vte1 s'aigrit plus aism5t4 ,cet affoiblissem5t que l'e/omac reoit cette poque1 a quelquefois des influ5ces sur le tempram5t de l'enfant p\r le re/e de ses j\rs4 ,il importe aux enfans d'avoir le v5tre trs libre1 il e/ c]ta9 que trs s\v5t l'huile les ress]re1 en dim9uant les =ces des inte/9s3 il n'y a p]sonne qui ne puisse rem>qu] ces inconvni5s2 on cont9ue cep5dant l'ordonn]1 dans un b contraire3 telle e/ la =ce du prjug1 dans ce cas dans tant d'autres4 ,on e/ dans l'ide que tel rem$e doit produire tel effet2 il a beau ne le produire jamais1 la prv5tion subsi/e1 l'on attribue son efficacit de trop petites doses4 ,on les d\ble2 le mauvais effet augm5te1 ne fait po9t f9ir l'aveuglem5t4 ,l'abus de l'huile dispose aussi la n\eure ou ra*itis1 enf9 il devi5t s\v5t la cause premi]e des maladies de peau1 qui sont extrmem5t difficiles gurir4 ,a9si l'on ne doit l'employ] que trs r>em5t1 on l'ordonne t\j\rs trs mal propos1 dans les coliques qui vi5n5t d'un pr9cipe d'aigreur dans l'e/omac1 ou les inte/9s4 ,les enfans sont ord9airem5t plus sujets ces coliques p5dant les premi]s mois3 ensuite elles dim9u5t1 p>ceque leur e/omac se =tifie4 ,on les s\lage en leur donnant des lavem5s avec une dcoction de fleurs de camomille1 la grosseur d'une noisette de savon4 ,une flanelle trempe dans une dcoction de camomille avec un peu de ?riaque1 applique *aude sur l'e/omac le v5tre1 les s\lage aussi beauc\p4 ,un des plus srs moy5s de dissip] ces coliques1 qui vi5n5t de ce que le lait ne se dig]e pas1 c'e/ de leur donn] autant de m\vem5t qu'il e/ possible1 vu leur ge4 ,on ne peut pas t\j\rs leur donn] des lavem5s2 cela auroit son dang]4 ,*acun connoit la m?ode d'y suppler p> des suppositoires1 avec quelques ctes de plantes1 ou du savon1 ou du miel cuit4 4 #ceh4 ,t\t le corps de l'enfant qui nait1 e/ c\v]t d'une crasse1 qui vi5t de la liqueur dans laquelle il a vcu4 ,il e/ important de le nettoy] d'abord1 il n'y a ri5 d'aussi bon1 que le mlange d'un ti]s de v9 avec deux ti]s d'eau4 ,on peut rxr] quelques j\rs de suite2 mais c'e/ une trs mauvaise c\tume1 que de cont9u] les lav] a9si ti$em5t4 ,la base de la sant1 c'e/ la rgul>it avec laquelle se fait la transpiration2 p\r obt5ir cette regul>it1 il faut =tifi] la peau1 les lavages ti$es l'affoibliss5t4 ,on augm5te encore le mal en y mettant du beurre4 ,qu& la peau a la =ce ncessaire elle fait t\j\rs ses fonctions1 la transpiration ne se drange pas t\s les *angem5s de tems4 ,p\r p>v5ir ce po9t important1 il faut lav] les enfans1 peu de j\rs aprs leur naissance1 avec de l'eau froide1 telle qu'on l'apporte de la fonta9e4 ,on se s]t d'une ponge1 l'on comm5ce p> le visage1 les oreilles1 le d]ri]e de la tte1 7on vite la fontanelle71 le col1 les re9s1 t\t le corps1 les cuisses1 les jambes1 les bras1 en un mot p>t\t4 ,cette m?ode usite il y a tant de siecles1 pratique de nos j\rs1 p> plusieurs peuples qui s'en tr\v5t trs bi51 p>otra rvoltante nombre de m]es2 elles croiront tu] leurs enfans1 elles n'auront po9t le c\rage1 surt\t de rsi/] aux cris qu'ils font s\v5t p5dant les premi]es fois qu'on les lave4 ,mais si elles les aim5t vritablem5t1 elles ne peuv5t pas leur donn] une m>que plus relle de cette t5dresse1 qu'en surmontant1 en leur faveur1 cette rpugnance4 ,les enfans les plus foibles sont ceux qui en ont le plus beso92 ceux qui sont trs robu/es peuv5t s'en pass]1 l'on ne peut croire1 qu'aprs l'avoir vu s\v5t1 combi5 cette m?ode contribue leur donn] promptem5t des =ces4 ,j'ai le plaisir de voir1 depuis que j'ai *]* l'introduire ici que plusieurs m]es1 les plus t5dres les plus raisonnables1 l'ont employe avec les plus gr&s succs4 ,les sages femmes qui en ont t les excuteurs la rp&5t1 si elle peut dev5ir gnrale1 je suis ple9em5t p]suad1 qu'en cons]vant un trs gr& nombre d'enfans1 elle contribu]a arrt] les progrs de la dpopulation4 ,il faut les lav] trs rguli]em5t t\s les j\rs1 quelque tems1 quelque saison qu'il fasse2 dans la belle saison1 les plong] dans des seaux1 dans des bass9s de fonta9e1 dans des ruisseaux1 dans des rivi]es4 ,aprs quelques j\rs de pleurs1 ils s'acc\tum5t t\s si bi5 cet ex]cice1 qu'il devi5t un de leurs plaisirs1 qu'ils ri5t p5dant t\te l'opration4 ,le premi] avantage de cette m?ode1 c'e/ comme je l'ai dit1 d'entret5ir la transpiration1 de r5dre mo9s s5sible aux impressions de l'air1 mais de ce premi] avantage1 il rsulte1 qu'on les prs]ve d'un gr& nombre de maux1 surt\t de la n\eure1 des ob/ructions1 des maladies de la peau1 des convulsions2 on leur assure une sant f]me robu/e4 4 #cei4 ,mais il ne faut pas dtruire le bi5 qu'on leur fait en les lavant1 p> la mauvaise habitude de les t5ir trop au *aud2 il n'y en a po9t de plus p]nicieuse1 qui tue plus d'enfans1 il faut les acc\tum] tre trs peu habills1 tant le j\r que la nuit1 avoir surt\t la tte trs peu c\v]te1 po9t du t\t1 depuis l'ge de deux ans2 vit] qu'ils ne soi5t dans des *ambres trop *audes1 les faire vivre au gr& air1 soit l't soit l'hyv]1 le plus qu'il e/ possible4 ,les enfans levs au *aud1 sont s\v5t enrhums1 foibles1 ples1 languissans1 b\ffis1 tri/es1 meur5t1 ou tomb5t dans la n\eure c4 ,ceux qu'on leve1 l'eau froide sont l'oppos4 4 #cfj4 ,je crois devoir aj\t]1 que l'enfance n'e/ pas le seul tems de la vie1 dans le quel les ba9s froids soi5t utiles4 ,je les ai employs1 avec un succs m>qu1 p\r des p]sonnes de t\t ge2 il y a deux especes de maladies1 plus frqu5tes1 il e/ vrai1 la ville qu' la campagne1 dans lesquelles ils russiss5t trs bi52 c'e/ dans les foiblesses de n]fs1 qu& la transpiration se fait mal1 qu'on cra9t l'air1 qu'on e/ fluxionnaire1 foible1 languissant4 ,le ba9 froid rtablit la transpiration1 r$onne de la =ce aux n]fs1 dissipe p> l1 t\s les drangem5s que ces deux causes occasionnoi5t dans l'oeconomie animale4 ,on doit les pr5dre avant d9]4 ,mais autant les ba9s froids sont utiles1 autant l'usage habituel des ba9s *auds e/ p]nicieux2 ils dispos5t l'apoplexie1 l'hydropisie1 aux vapeurs1 l'on voit les villes o l'usage en e/ frqu5t1 dsoles p> t\tes ces maladies4 4 #cfa4 ,la sortie des d5ts c\te s\v5t beauc\p aux enfans1 quelques-uns succomb5t aux maux qu'elles occasionn5t4 ,l'on doit cette poque1 si elle e/ d\l\reuse1 #a4 leur t5ir le v5tre libre p> des lavem5s1 faits avec une dcoction de mauve sans y ri5 aj\t]2 mais ils ne sont po9t ncessaires si l'enfant a en mme-tems la di>rhe4 #b4 ,leur dim9u] un peu la quantit des alim5s2 p> deux raisons2 l'une1 c'e/ que l'e/omac e/ foible2 l'autre1 c'e/ qu'il y a quelquefois un peu de fivre4 #c4 ,leur augm5t] un peu la quantit de la boisson2 la meilleure p\r eux1 c'e/ sans contr$it1 l'infusion des fleurs de tilleul1 qu'on blan*it avec un peu de lait4 #d4 ,on leur frotte s\v5t les g5cives1 avec un mlange d'autant de miel que de mucilage de pep9s de co9s1 on leur donne m*] une rac9e d'al!a1 ou de reglisse4 ,c'e/ s\v5t dans le tems de la sortie des d5ts que les enfans se n\5t4 4 #cfb4 ,le meconium1 l'aigreur du lait1 les d5ts1 sont trois gr&es causes des maladies des enfans3 il y en a une quatrieme1 les v]s1 qui leur fait aussi trs s\v5t du mal2 mais qui n'e/ po9t cep5dant1 beauc\p prs1 la cause gnrale de leurs maux1 comme on e/ gnralem5t port le croire1 ds qu'on voit un enfant1 de plus de deux ans malade4 ,il y a un gr& nombre de symptomes1 qui font jug] qu'un enfant a des v]s4 ,il n'y en a qu'un seul1 c'e/ leur sortie p> haut ou p> bas1 qui le dmontre videmm5t4 ,il y a d'ailleurs1 cet g>d1 beauc\p de v>its2 quelques enfans ayant beauc\p de v]s1 sans en tre incommods2 d'autres tant rellem5t malades avec un petit nombre4 ,les v]s nuis5t1 #a4 en ob/ruant les inte/9s1 en comprimant les p>ties vois9es p> leur volume4 #b4 ,en suant le *ile de/9 n\rrir le malade1 le privant p>-l mme de sa subsi/ance4 #c4 ,en irritant les inte/9s mme en les rongeant4 ,les signes qui les font connotre sont1 de leg]es coliques2 une abondance de salive jeun2 une odeur dsagrable1 d'une espece s+uli]e1 dans l'hale9e1 surt\t le mat92 des dmangeaisons dans les n>9es1 qui font qu'ils les gratt5t s\v5t2 un apptit trs irrguli]1 ayant quelquefois un appetit vorace1 d'autrefois po9t du t\t2 des maux de coeur1 des vomissem5s2 quelquefois de la con/ipation2 plus s\v5t une di>rhe de mati]es mal cuites1 le v5tre assez gros1 le re/e du corps maigre4 ,une soif1 que la boisson ne dim9ue pas2 s\v5t beauc\p de foiblesse2 de la tri/esse2 le visage e/ assez ord9airem5t mauvais1 *ange d'un qu>t d'heure l'autre2 les yeux sont s\v5t te9ts1 ent\rs d'un c]cle livide3 on en voit s\v5t le blanc p5dant le tems du sommeil1 qui e/ quelquefois accompagn de rves effrayans1 de sursauts cont9uels1 de gr9cem5s de d5ts4 ,quelques enfans sont dans l'impossibilit d'tre un seul mom5t tranquilles4 ,les ur9es sont s\v5t blan*es1 je les ai vues comme du lait4 ,ils ont des palpitations1 des van\issem5s1 des convulsions1 des ass\pissem5s longs pr(onds1 des sueurs froides t\t--c\p2 des fivres1 qui ont des c>act]es de malignit2 des p]tes de la vue de la voix1 qui dur5t long-tems4 ,des p>alysies ou des ma9s1 ou des bras1 ou des jambes4 ,les g5cives sont en mauvais tat1 comme ronges4 ,ils ont s\v5t le hoquet1 un p\ls petit irrguli]1 des rv]ies1 ce qui e/ un des symptomes les mo9s quivoques1 frquemm5t une petite t\x se*e2 s\v5t une espece de mucosit1 dans les selles2 quelquefois de trs longues viol5tes coliques1 qui se t]m95t p> un abcs l'extrieur du v5tre1 dont il sort des v]s4 4 #cfc4 ,l'on a une f\le de rem$es p\r les v]s4 ,la gr5ette1 ou sem5 contra1 ou p\dre aux v]s1 qui e/ un des plus ord9aires1 e/ trs bon4 ,l'on se s]t aussi1 avec succs1 de celui ,n4 #fa4 ,la p\dre ,n4 #ad1 e/ un des meilleurs4 ,la fleur de s\fre1 le jus de cresson1 les acides1 l'eau de miel1 ont s\v5t russi4 ,mais les trois premi]s que j'ai indiqus1 suivis d'un purgatif1 sont les meilleurs4 ,l'on tr\v]a ,n4 #fb1 un rem$e purgatif1 qu'on peut faire pr5dre aism5t aux enfans les plus difficiles4 ,qu& malgr ces rem$es1 les v]s subsi/5t1 il convi5t de consult] quelqu'un p\r en employ] de plus efficaces2 ce qui e/ trs important2 puisque1 quoique peut-tre la moiti des enfans ait des v]s1 que plusieurs se port5t trs bi51 il y en a cep5dant1 que les v]s tu5t trs rellem5t1 aprs leur avoir fait des maux cruels p5dant plusieurs annes4 ,cette disposition avoir des v]s1 pr\ve t\j\rs des dige/ions imp>faites2 a9si1 il faut vit] de donn] aux enfans1 qui sont dans ce cas1 des *oses difficiles digr]4 ,il faut surt\t bi5 se g>d] de leur donn] comme rem$e1 des huiles1 qui1 suppos mme qu'elles dtruisiss5t quelques v]s d'abord1 augm5t5t la cause qui en laisse reproduire de n\veaux4 ,un long usage de limaille de f]1 e/ ce qui dtruit le mieux cette disposition v]m9euse4 4 #cfd4 ,les convulsions sont une des maladies les plus frqu5tes des enfans4 ,l'on s]a surpris que je n'en p>le pas p>ticuli]em5t2 mais si l'on fait att5tion1 qu'elles dp5d5t presque t\j\rs1 ou du meconium1 ou des aigres1 ou des d5ts1 ou des v]s1 on compr5dra1 qu'en traitant ces quatre articles1 j'ai trait des convulsions1 qu'on ne gurit qu'en combattant la cause qui les produit4 ,la plus frqu5te de ces causes1 c'e/ les mauvaises mati]es qui irrit5t l'e/omac ou les inte/9s1 qui sont le produit du trop d'alim5s1 ou des alim5s indige/es1 qu'on a donns aux enfans1 dont une gr&e p>tie prit p> cette cause4 ,v\loir calm] le mal en les faisant encore mang]1 c'e/ jett] de l'huile sur le feu4 ,il ne faut que les purg] d\cem5t2 t\s les rem$es qui ne produis5t po9t cet effet sont nuisibles2 il n'y a ri5 de si p]nicieux1 que plusieurs rem$es *auds1 qu'on emploie indi/9ctem5t dans t\tes les convulsions1 qui tu5t d'autant plus surem5t les enfans1 qu'ils sont plus jeunes2 tel e/ surt\t l'huile d'ambre jaune ou d'aga!1 qu'on emploie trs s\v5t4 ,la ?riaque les autres prp>ations de ce g5re nuis5t aussi au mo9s aux neuf dixiemes des enfans auxquels on les donne3 en gnral les rem$es tirs de l'opium1 qui s\v5t cep5dant leur sont d'une absolue ncessit1 ne doiv5t tre ordonns que trs sobrem5t1 p>cequ'ils dtruis5t l'e/omac1 jett5t dans la con/ipation1 qui e/ p]nicieuse aux enfans1 m\ssant le s5tim5t1 laiss5t =m] s\rdem5t des engorgem5s1 qu'une plus gr&e s5sibilit auroit fait connotre ds leur comm5cem5t4 ,il y en a qui ont reu une con/itution trs susceptible de convulsions1 qui en sont attaqus p\r la plus leg]e cause4 ,cet tat dem&e une trs srieuse att5tion2 si on le nglige1 il peut dgnr] en maladies trs f*euses4 ,il e/ trs ais de l'empir] p> des rem$es mal indiqus2 a9si l'on doit tre circonspect4 ,les ba9s froids la p\dre ,n4 #ad1 sont trs efficaces4 4 #cfe4 ,je f9irai p> cet avis gnral4 ,l'on peut prs]v] les enfans d'un trs gr& nombre de maux1 les r5dre sa9s robu/es1 #a4 ,en vitant de leur donn] trop mang]1 les rglant p\r les heures du mang]2 ce qui e/ possible1 mme ds leur bas-ge1 qu& la m]e ou la n\rrice le veul5t4 ,en ne leur donnant pas des n\rritures trop =tes p\r leur e/omac1 surt\t en vitant les mlanges4 ,je ne sais p> quelle t5dresse p]nicieuse ins5se l'on croit que le comble du bonheur p\r les enfans1 c'e/ de beauc\p mang]4 ,l'on s'imag9e que plus ils mang5t1 plus ils se =tifi5t3 il n'y a po9t de prjug qui dtruise plus d'enfans4 ,ces alim5s qu'ils ne dig]5t pas1 ru95t leur e/omac1 produis5t des ob/ructions1 les affoibliss5t1 les jett5t dans une fivre l5te qui les conduit la mort4 ,les mlanges ou les alim5s indige/es1 ont les mmes inconvni5s4 ,il faut1 dit-on1 accotum] leur e/omac t\t2 c'e/ une sottise4 ,il faut leur faire l'e/omac bon1 alors ils support]ont t\t1 on ne le r5d po9t bon en leur causant de frqu5tes indige/ions4 ,p\r r5dre un p\la9 robu/e1 on le laisse quatre ans sans en exig] aucun travail2 alors il e/ capable des plus pnibles1 sans en tre incommod4 ,si1 p\r l'accotum] la fatigue1 on l'avoit1 ds sa naissance1 oblig port] des f>deaux au-dessus de ses =ces1 il n'auroit jamais t qu'une rosse incapable d'aucun travail4 ,c'e/ l'hi/oire de l'e/omac4 ,j'aj\t]ai une obs]vation trs importante2 c'e/ que le travail prcoce1 auquel l'enfant du paysan e/ a/re9t1 e/ un mal rel p\r le pays4 ,p>-l mme que les familles sont mo9s nombreuses1 que plusieurs enfans sont tirs trs jeunes de la maison pat]nelle1 ceux qui re/5t sont obligs de travaill]1 mme des ouvrages pnibles1 dans un ge o ils ne devroi5t tre occups que des jeux de l'enfance4 ,ils s'us5t avant l'ge2 ils ne devi5n5t pas aussi =ts qu'ils auroi5t p l'tre2 leur corps ne se dveloppe pas autant qu'il auroit fait sans ces fatigues prmatures2 l'on voit runies des physionomies de v+t ans1 des tailles de d\ze ou treize2 s\v5t mme ils succomb5t ces travaux =cs1 ils tomb5t dans une espece de consomption de dess*em5t qui les tue4 #b4 ,il faut les lav] ou les baign] l'eau froide4 #c4 ,leur donn] le plus de m\vem5t qu'il e/ possible1 ds qu'ils ont quelques sema9es2 c> les premi]s j\rs de leur vie p>oiss5t consacrs p> la nature un repos presque total1 le trop de m\vem5t p\rroit avoir1 dans cet ge si t5dre1 des suites fune/es4 ,mais ds que les organes ont pris un peu de consi/ance1 plus on leur donne de m\vem5t1 moy5nant qu'on ne pr5ne ri5 sur le tems de leur sommeil1 qui doit tre trs long1 plus on leur fait de bi52 en allant p> dgrs1 on les accotume trs vte sans dang] des ex]cices assez =ts4 ,l'ex]cice qu'ils pr5n5t dans des voitures un peu rudes1 ou p> le moy5 de quelques autres ma*9es de/9es leur usage1 leur e/ plus salutaire que celui qu'ils pr5n5t aux bras1 p>cequ'ils sont dans une meilleure attitude1 en t on les *auffe mo9s1 ce qui e/ important1 la *aleur la sueur tant des causes de n\eure4 #d4 ,les faire vivre au gr& air4 ,si les enfans ont le malheur d'avoir t ngligs1 qu'ils p>oiss5t foibles1 maigres1 languissans1 ob/rus1 n\s 7ce qu'on appelle ra*itique1 ou tre en *>tre71 ces quatre sec\rs les tir5t s\v5t de cet tat1 moy5nant qu'on n'att5de pas trop t>d4 #e4 ,s'ils ont quelque c\lem5t naturel p> la peau1 ou quelque ruption1 il faut bi5 se g>d] de les arrt] p> quelques rem$es gras ou ad/r+5s4 ,il n'y a pas d'annes qu'on ne voie plusieurs enfans que des imprud5ces de ce g5re tu5t1 ou jett5t dans les maux de langueur les plus cruels4 ,j'ai vu les exemples les plus f*eux des rem$es extrieurs employs p\r la ra*e les crotes de lait1 qui1 quelques horribles qu'elles p>oiss5t1 ne sont jamais dang]euses1 moy5nant qu'on n'applique ri5 dessus sans l'avis d'une p]sonne ent5due4 ,,*apitre ,,xxviii4 ,sec\rs p\r les ,noys#ae4 #ae ,le malheur d'un jeune homme noy en se baignant le premi] j\r des ba9s1 dt]m9a publi] ce *apitre sp>m5t4 ,peu de j\rs aprs un ouvri] alloit pr\v] le mme sort2 mais il fut heureusem5t retir plus vte que le premi]1 qui avoit t environ tr5te m9utes s\s l'eau1 on le gurit en suivant une p>tie des conseils indiqus dans cette in/ruction1 dont plusieurs habitans avoi5t des exemplaires4 4 #cff4 ,lorsqu'un noy a t plus d'un qu>t-d'heure s\s l'eau l'on ne doit pas avoir de gr&es esprances de le r'anim]2 il suffit s\v5t d'y avoir t deux ou trois m9utes1 p\r tre absolum5t mort4 ,cep5dant plusieurs circon/ances p\vant avoir prolong la vie au-del du t]me ord9aire1 l'on doit t\j\rs essay] de leur donn] les sec\rs les plus efficaces1 il faut dans ce cas ne pas se lass] trop tt4 ,ce n'e/ s\v5t qu'au b\t de deux ou trois heures qu'ils donn5t quelques m>ques non quivoques de vie4 4 #cfg4 ,l'on a tr\v quelquefois de l'eau dans l'e/omac des noys1 plus s\v5t il n'y en a po9t2 d'ailleurs la plus gr&e quantit qu'on y en ait jamais tr\v1 n'exc$e pas ce qu'on peut en boire sans s'incommod]2 a9si ce n'e/ po9t l la cause de la mort4 ,il n'e/ pas ais de dire comm5t ils peuv5t aval] cette eau4 ,ce qui les tue1 c'e/ l'eau qui passe dans le p\lmon1 qui y e/ porte dans les m\vem5s qu'ils font ncessairem5t involontairem5t p\r respir] lorsqu'ils sont s\s l'eau2 c> il n'entre absolum5t po9t d'eau dans l'e/omac ou dans le p\lmon de ceux qu'on met s\s l'eau aprs leur mort2 ce qui s]t fond] un jugem5t dans plusieurs cas crim9els4 ,cette eau intimem5t mle avec l'air qui e/ dans le p\lmon1 =me une cume visqueuse1 sans ressort1 qui emp*e absolum5t les fonctions du p\lmon2 p>-l non-seulem5t le malade e/ suffoqu1 mais de plus le sang ne p\vant pas rev5ir de la tte1 les vaisseaux du c]veau se rempliss5t1 l'apoplexie se jo9t la suffocation4 4 #cfh4 ,le b qu'on doit avoir1 c'e/ de dgorg] le p\lmon le c]veau1 de ranim] la circulation te9te4 ,l'on doit #a4 dp\ill] le pati5t de t\s ses habits m\ills1 le frott] =tem5t avec un l+e sec2 le mettre1 s'il e/ possible1 dans un lit *aud1 cont9u] les frictions4 #b4 ,une p]sonne sa9e robu/e doit s\ffl] dans ses p\lmons de l'air *aud1 de la fume de tabac si l'on peut en avoir1 p> le moy5 de quelque tuyau de pipe1 de paille ou d'entonnoir1 de *alumeau c4 qu'on introduit dans la b\*e4 ,cet air s\ffl avec =ce1 si l'on b\*e en mme-tems les n>9es1 pnetre dans le p\lmon1 r>fie p> sa *aleur l'air1 qui1 ml l'eau1 =me l'cume2 il se dgage de cette eau1 il repr5d du ressort1 dilate le p\lmon1 s'il re/e encore un pr9cipe de vie1 la circulation recomm5ce dans ce mom5t4 #c4 ,dans le mme-tems1 si l'on a un ,*irurgi5 un peu adroit1 il ouvre la ve9e jugulaire ou grosse ve9e du col1 laisse c\l] huit1 dix1 d\ze onces de sang4 ,cette saigne fait du bi5 de plusieurs faons3 premi]em5t comme saigne1 elle rtablit la circulation2 p>ceque c'e/ l'effet con/ant de la saigne dans les van\issem5s qui dp5d5t d'une circulation suffoque2 en second lieu1 c'e/ celle qui1 dans ce cas1 s\lage le plus promptem5t l'engorgem5t de la tte du p\lmon2 en troisieme lieu1 c'e/ quelquefois la seule qui f\rnisse du sang2 celle du pi$ n'en donne po9t1 ou presque jamais2 celle du bras r>em5t2 celle de la jugulaire en donne presque t\j\rs4 #d4 ,on introduit le plus vte qu'on peut1 en aussi gr&e quantit possible1 de la fume de tabac dans les inte/9s p> le fondem5t4 ,l'on a des ma*9es trs commodes de/9es cet usage2 mais elles sont trs r>es4 ,on peut y suppler p> plusieurs moy5s prompts2 l'un1 p> lequel on a sauv une femme1 consi/e introduire dans le fondem5t1 le tuyau d'une pipe allume2 on enveloppe le f\rneau d'un papi] p]c de plusieurs tr\s1 on le met dans la b\*e1 on s\ffle de t\tes ses =ces2 la c9quieme gorge1 on ent5dit dans le v5tre de la femme1 un gr\illem5t considrable2 elle r5dit de l'eau p> la b\*e1 un mom5t aprs la connoissance lui rev9t4 ,l'on peut aussi allum] deux pipes dont on abb\*e les f\rneaux2 on met le tuyau de l'une dans le fondem5t1 on s\ffle p> celui de l'autre4 ,l'on peut encore introduire une vapeur quelconque1 en mettant une canule ou un autre tuyau dans le fondem5t2 on le lie =tem5t une vessie2 cette vessie ti5t p> son autre b\t un gros entonnoir de f] blanc1 s\s lequel brle le tabac4 ,ce moy5 m'a russi dans d'autres cas o le beso9 me le fit imag9]4 #e4 ,l'on fait s5tir au malade les eaux =tes les plus volatiles2 on lui s\ffle dans le nez de la p\dre de quelque h]be =te1 s*e1 comme de sauge1 de rom>91 de rhue1 de m5te1 surt\t de m>jola9e1 ou de tabac trs sec1 ou quelque fume des mmes h]bes4 ,il convi5t au re/e de n'employ] ces d]ni]s sec\rs1 qu'aprs la saigne2 ils sont plus efficaces plus srs4 #f4 ,tant que le malade ne donne aucun signe de vie1 il n'aval]a pas1 il e/ inutile mme dang]eux de lui mettre dans la b\*e beauc\p de liquides2 il suffit d'y mettre quelques g\ttes de quelque liqueur irritante qui ranime4 ,mais ds qu'il a repris quelque m\vem5t1 il faut lui donn] dans l'espace d'une heure c9q ou six cuill]es s\pe d'oxymel scillitique1 dlay avec de l'eau tide1 ou si l'on n'avoit pas ce rem$e1 on y suppleroit p> une =te infusion de *>don bnit1 ou de sauge1 ou de camomille ad\cie avec du miel4 ,quelques p]sonnes recomm&5t les rem$es vomitifs2 mais ils ne sont pas sans inconvni5t4 #g4 ,quoique le malade donne quelques signes de vie1 il ne faut pas discont9u] les sec\rs2 c> quelquefois ils meur5t aprs ces premi]s m\vem5s4 #h4 ,lors mme qu'ils sont enti]em5t rappells la vie1 il re/e de l'oppression1 de la t\x1 de la fivre1 en un mot une maladie4 ,il faut quelquefois saign] au bras1 ensuite on leur donne beauc\p de ptisane d'orge1 ou1 si elle manque1 du ? de sureau4 4 #cfi4 ,aprs avoir indiqu les sec\rs ncessaires1 je dirai un mot de quelques autres4 ,on enveloppe dans des peaux de m\ton1 ou de veau1 ou de *i5s1 qu'on cor*e sur-le-*amp2 ces sec\rs ont quelquefois ranim la *aleur2 mais ils sont plus l5ts1 ne sont pas plus efficaces que la *aleur d'un lit bi5 *auff1 p>fum de sucre1 que les frictions avec des flanelles *audes4 ,la m?ode de les r\l] dans un tonneau e/ dang]euse1 fait p]dre un tems prcieux4 ,celle de les p5dre p> les pi$s1 e/ aussi accompagne de dang]1 ne peut avoir aucun usage4 ,cette cume1 qui cause la mort1 e/ trop adhr5te p\r s'vacu] p> son propre poids2 c'e/ cep5dant le seul sec\rs qu'on p\rroit retir] de la susp5sion1 qui augm5te l'engorgem5t de la tte du p\lmon4 4 #cgj4 ,il y a quelques annes qu'on sauva une fille de dix huit ans1 7on ignore si elle avoit t s\s l'eau peu de tems ou quelques heures7 qui toit sans m\vem5t1 glace1 ins5sible1 les yeux f]ms1 la b\*e bante1 le te9t livide1 le visage b\ffi1 t\t le corps enfl1 *>g d'eau1 en t5dant sur un lit quatre doigts de c5dres1 promptem5t *auffes dans des *audi]es1 en la c\*ant t\te nue sur ces c5dres1 en la c\vrant avec d'autres c5dres aussi *auffes2 en lui mettant sur la tte un bonnet1 aut\r du col un bas qui en toi5t remplis2 en mettant p>-dessus le t\t des c\v]tures4 ,au b\t de demi heure le p\ls rev9t1 elle reprit la voix1 cria3 je gele1 je gele4 ,on lui donna un peu d'eau on la laissa huit heures ensevelie s\s les c5dres4 ,elle en sortit sans aucun autre mal qu'une lassitude1 qui se dissipa le troisieme j\r4 ,ce rem$e doit c]ta9em5t tre efficace1 n'e/ pas nglig]2 mais il ne doit pas faire nglig] les autres4 ,du sable ml avec du sel1 ou du sel seul auroi5t la mme efficacit4 ,dans ce mom5t on vi5t de ressuscit] deux petits can>ds qui s'toi5t noys1 p> un ba9 de c5dres *audes4 ,celui de fumi] peut aussi tre utile4 ,je vi5s d'appr5dre1 p> un tmo9 oculaire1 trs digne de foi1 trs clair1 qu'il contribua efficacem5t rappell] la vie1 un homme qui avoit t c]ta9em5t six heures s\s l'eau4 4 #cga4 ,je f9irai p> un article qui se tr\ve dans un petit ouvrage imprim ,p>is1 il y a v+t ans1 p> ordre du ,roi2 auquel il n'y a sans d\te aucune p]sonne qui ne s\scrive4 ,quoique le peuple soit assez gnralem5t port la compassion1 quoiqu'il s\haitt de donn] des sec\rs aux noys1 s\v5t il ne le fait pas1 p>cequ'il ne l'ose4 ,il s'e/ imag9 qu'il s'expos]oit aux p\rsuites de la ,ju/ice4 ,il e/ donc ess5tiel qu'on sa*e1 on ne sauroit trop le r$ire1 p\r dtruire le prjug o l'on e/1 que les ,magi/rats n'ont jamais prt5du emp*]1 qu'on t5tt t\t ce qui peut tre t5t1 en faveur des malheureux qui vi5n5t d'tre tirs de l'eau4 ,ce n'e/ que qu& leur mort e/ trs c]ta9e1 que des raisons exig5t que la ,ju/ice s'emp>e de leurs cadavres4 ,,*apitre ,,xxix4 ,des corps arrts entre la b\*e l'e/omac4 4 #cgb4 ,du fond de la b\*e1 les alim5s pass5t dans un canal plus troit1 qu'on appelle l'oesophage1 qui1 en suivant l'p9e du dos1 va ab\tir l'e/omac4 ,il arrive s\v5t que plusieurs corps sont arrts dans ce canal1 sans p\voir ni desc5dre1 ni remont]2 soit p>cequ'ils sont trop gros1 soit p>cequ'ils se tr\v5t avoir quelques po9tes1 qui1 s'enfonant dans les p>ois de l'oesophage1 les emp*5t de faire aucun m\vem5t4 4 #cgc4 ,il rsulte de cet arrt1 des accid5s trs graves2 qui font1 s\v5t une d\leur trs vive dans la p>tie2 d'autres fois un s5tim5t incommode1 plutt que d\l\reux2 quelquefois des s\levem5s de coeur inutiles2 une angoisse extraord9aire2 si l'arrt e/ tel que la glotte soit b\*e1 ou la tra*e artre comprime1 le malade ne peut pas respir]2 il a des suffocations horribles1 le sang ne p\vant pas rev5ir de la tte1 il devi5t r\ge1 livide2 le visage1 le col1 se gonfl5t1 l'oppression augm5te1 il prit trs promptem5t4 ,qu& la respiration n'e/ pas arrte ou gne1 si le passage n'e/ pas enti]em5t b\*1 que le malade puisse aval] quelque *ose1 il vit trs bi52 la maladie e/ alors une maladie p>ticuli]e de l'oesophage2 mais si le passage e/ absolum5t f]m1 qu'on ne puisse po9t le db\*] p5dant plusieurs j\rs1 il en rsulte une mort cruelle4 4 #cgd4 ,le dang] ne dp5d pas autant de la nature du corps qu'on avale1 que de sa grosseur relativem5t au passage1 de l'endroit o il s'arrte1 de la faon dont il s'arrte2 s\v5t les alim5s tu5t1 p5dant que les corps les mo9s faits p\r tre avals1 n'occasionn5t pas de gr&s maux4 ,un enfant de six j\rs1 avala une drage sucre qui s'arrta2 il m\rut d'abord4 ,un homme s5toit qu'un morceau de m\ton s'toit arrt2 p\r n'effray] p]sonne1 il sortit de table4 ,un mom5t aprs on veut savoir o il e/1 on le tr\ve mort4 ,un second prit p> un morceau de gteau2 un troisieme p> un morceau de c\5ne de jambon2 un quatrieme p> un oeuf1 qu'il avaloit p> dfi4 ,une *ataigne1 qu'un enfant avaloit enti]e1 le tua4 ,un second prit promptem5t t\ff 7c> c'e/ t\j\rs d't\ffem5t qu'on prit si vite71 p> une poire qu'il avoit jette en l'air1 reue dans sa b\*e4 ,une poire a aussi tu une femme4 ,un morceau de t5don1 7ce qu'on appelle ord9airem5t n]f7 re/a arrt huit j\rs1 sans que le malade pt ri5 pr5dre4 ,au b\t de ce tems1 il tomba dans l'e/omac1 dgag p> la p\rriture2 mais le malade m\rut bi5tt aprs1 tu p> l'inflammation1 la gangr5e la foiblesse4 4 #cge4 ,qu& un corps e/ arrt1 il y a deux moy5s de le dgag]2 il faut ou le retir]1 ou le p\ss]4 ,le plus sr e/ t\j\rs de le retir]2 mais ce n'e/ pas t\j\rs le plus ais2 comme les ef=ts qu'on fait1 fatigu5t beauc\p le malade1 ont quelquefois des suites fa*euses2 que d'ailleurs le mal e/ s\v5t extrmem5t pressant1 il convi5t de p\ss]1 si cela e/ plus ais1 s'il n'y a po9t d'inconvni5s faire entr] les corps arrts dans l'e/omac4 ,les corps qu'on peut p\ss] sans risque1 sont t\s les alim5s ord9aires1 le pa91 les vi&es1 les gteaux1 les fruits1 les legumes1 les morceaux de boyaux4 ,l'on peut aussi p\ss] le cuir4 ,ce n'e/ pas que de trs gros morceaux de c]ta9s alim5s1 ne soi5t presque indige/ibles2 mais il e/ r>e qu'ils soi5t mortels4 4 #cgf4 ,les corps qu'on doit *]*] retir]1 quoique cela soit beauc\p plus pnible que de les p\ss]1 sont t\s ceux dont l'effet p\rroit tre trs dang]eux1 mme mortel1 si on les avaloit4 ,de cette classe sont t\s les corps indige/ibles3 le liege1 les paquets de l+e1 les gros noyaux de fruits2 les os1 les bois1 les v]res1 les pi]res1 les mtaux2 surt\t si au dang] de l'indige/ibilit1 se joign5t ceux qui rsult5t de la figure de ces corps4 ,a9si l'on doit retir]1 pr9cipalem5t1 les p+les1 les guilles1 les arrtes1 les os po9tus1 les fragm5s de v]re1 les ciseaux1 les canifs1 les bagues1 les b\cles4 ,il n'y a aucun de ces corps qui n'ait t aval2 les accid5s qui en rsult5t le plus ord9airem5t1 sont de viol5tes d\leurs dans l'e/omac1 les inte/9s2 des inflammations1 des suppurations1 des abcs1 des ulc]es1 la fivre l5te1 la gangr5e1 des coliques de mis]r1 des abcs extrieurs1 p> lesquels ces corps ressort5t1 s\v5t aprs beauc\p de maux1 une mort cruelle4 4 #cgg4 ,qu& les corps ne sont que peu avancs1 qu'ils se tr\v5t l'entre de l'oesophage1 on peut essay] de les retir] avec les doigts1 ce qui russit s\v5t4 ,s'ils sont plus avancs1 il faut se s]vir de p9cettes2 les ,*irurgi5s en ont de plusieurs especes4 ,l'on en a1 dont quelques fumeurs se s]v5t1 qui s]oi5t trs commodes p\r cela4 ,l'on peut en faire trs promptem5t avec deux morceaux de bois4 ,ce moy5 e/ peu utile1 si le corps e/ =t avanc dans l'oesophage1 si c'e/ un corps flexible1 qui soit exactem5t appliqu1 remplisse t\t le canal4 4 #cgh4 ,mais qu& les doigts ou les p9cettes *\5t1 ou ne peuv5t pas tre employs1 il faut se s]vir des cro*ets4 ,on en fait dans le mom5t1 avec un fil de f] un peu =t1 qu'on c\rbe p> le b\t2 on l'introduit plat1 p\r s'assur] de cette direction1 on fait1 au b\t p> lequel on le ti5t1 un autre cro*et1 ou une anse dans le mme s5s2 ce qui s]t en mme-tems1 l'assur] la ma9 p> un fil3 moy5 qu'on devroit employ] dans ce cas1 p\r t\s les in/rum5s1 af9 d'vit] les malheurs arrivs plus d'une fois1 qu& ces in/rum5s *ap5t4 ,aprs que le cro*et a pass l'ob/acle1 ce qui e/ presque t\j\rs possible1 on le ret\rne1 il accro*e le corps qu'on am5e en le retirant4 ,le cro*et e/ aussi trs commode1 qu& un corps un peu flexible1 comme une p+le1 ou une arrte1 se sont mis en trav]s de l'oesophage2 alors ce cro*et1 les pr5ant p> le milieu1 les c\rbe1 les dgage4 ,s'ils toi5t trs fragiles1 il s]viroit les cass]2 alors1 si les fragm5s ne se dgageoi5t pas1 on p\rroit les retir] p> quelqu'un des autres moy5s4 4 #cgi4 ,qu& ce sont des corps m9ces1 qui n'occup5t qu'une p>tie du passage1 qui p\rroi5t aism5t1 ou *app] au cro*et1 ou p> leur rsi/ance le r$ress]1 on se s]t d'anneaux4 ,on en fait de solides2 ou de flexibles4 ,on en fait de solides avec un fil de f]1 ou un cordon de quelques fils d'ar*al trs m9ces4 ,p\r cela on plie ces fils en c]cle p> le milieu1 o on ne les rappro*e pas2 mais on y laisse un anneau d'un doigt de diametre2 on rappro*e les bran*es l'une de l'autre1 on introduit l'anneau dans l'oesophage4 ,on *]*e engag] le corps1 alors on le ram5e4 ,on en fait aussi de trs flexibles avec de la la9e1 des fils1 des soies1 de petites ficelles1 qu'il convi5t de cir]1 af9 qu'ils ai5t un peu plus de consi/ance2 on les atta*e =tem5t un man*e ou de fil de f]1 ou de bale9e1 ou de bois flexible2 on les introduit1 on *]*e engag] le corps1 on le retire4 ,on met s\v5t plusieurs de ces anneaux de fils1 passs l'un dans l'autre1 af9 d'engag] plus surem5t le corps1 qui entr]a dans l'un1 s'il *appe l'autre4 ,cette espece d'anneau a un avantage1 c'e/ que1 qu& on a engag le corps1 on peut alors1 en t\rnant le man*e1 le s]r] si =tem5t1 dans l'anneau a9si tordu1 qu'on e/ le matre de le remu] en t\t s5s2 ce qui e/ un avantage trs considrable1 dans un gr& nombre de cas4 4 #chj4 ,un quatrieme moy51 c'e/ l'ponge4 ,la proprit qu'elle a de se gonfl] en s'humectant1 fonde son usage dans ce cas4 ,si un corps e/ arrt sans remplir t\te la cavit de l'oesophage1 on fait pass] une ponge1 p> le vuide qui re/e1 au-del de ce corps2 elle se gonfle bi5tt dans cet endroit humide1 l'on peut mme en ht] le gonflem5t1 en faisant aval] quelques g\ttes d'eau2 alors1 en la retirant au moy5 du man*e qui a s]vi l'introduire1 comme elle e/ trop grosse p\r ressortir p> le mme endroit p> lequel elle toit entre1 elle entra9e avec elle le corps qui lui fait ob/acle1 p>-l elle db\*e le gosi]4 ,comme l'ponge se*e peut se ress]r]1 on a quelquefois pr(it de ce moy5 p\r en faire pass] un morceau assez gros p> un =t petit espace4 ,on la ress]re1 en l'ent\rant =tem5t1 avec un fil ou un ruban1 qu'on peut dess]r] trs aism5t1 retir] qu& l'ponge a pass4 ,on l'assujettit aussi dans un morceau de bale9e1 f5du en quatre un b\t1 qui ayant beauc\p de ressort1 ress]re sur l'ponge2 on accommode la bale9e de faon qu'elle ne puisse pas bless]2 l'ponge e/ galem5t atta*e un cordon trs =t1 af9 qu'aprs l'avoir dgage de la bale9e1 le ,*irurgi5 puisse la retir]4 ,on s'e/ aussi s]vi de l'ponge d'une autre faon4 ,qu& il n'y a pas de place p\r la faire pass]1 p>ceque le corps remplit t\t le canal1 que ce corps n'e/ po9t accro*1 mais seulem5t engag p> la petitesse du passage1 on introduit un morceau d'ponge un peu gros dans l'oesophage1 jusques prs du corps aval2 alors cette ponge se gonfle1 elle dilate le canal en dessus du corps1 on la retire un peu1 mais trs peu1 le corps tant mo9s press en dessus qu'en dess\s1 quelquefois le ress]rem5t de la p>tie infrieure de l'oesophage1 peut le faire remont]2 ds qu'un premi] dgagem5t e/ fait1 le re/e s'op]e aism5t4 4 #cha4 ,enf9 qu& t\s ces moy5s sont inutiles1 il en re/e un autre1 c'e/ de faire vomir le malade2 mais ce rem$e ne peut gu]es tre utile que p\r les corps engags4 ,dans les cas o ils s]oi5t accro*s ou plants1 il p\rroit faire du mal4 ,si l'on peut aval]1 on fait vomir en donnant le rem$e ,n4 #h1 ou un rem$e mtique4 ,l'on a dgag1 p> ce moy51 un os arrt depuis v+t-quatre heures4 ,qu& on ne le peut pas1 on doit essay] si l'irritation d'une plume prom5e dans le fond de la gorge produira cet effet2 ce qui n'arriv]a pas si le corps comprime =tem5t t\t l'oesophage2 en ce cas1 il faut donn] un lavem5t de tabac4 ,un homme avala un gros morceau de p\lmon de veau1 qui s'arrta au milieu de l'oesophage b\*oit exactem5t le passage4 ,un ,*irurgi5 essaya inutilem5t un trs gr& nombre de moy5s4 ,un second voyant leur inutilit1 le malade ayant le visage noir tumfi1 les yeux p\r a9si dire hors de la tte1 tombant dans des syncopes frqu5tes avec des m\vem5s convulsifs1 il lui fit donn] en lavem5t la dcoction d'une once de tabac en corde2 ce rem$e procura un vomissem5t viol5t1 qui fit rejett] le corps trang]1 qui alloit caus] la mort du malade4 ,un sixieme moy51 que je ne crois po9t qu'on ait employ1 mais qui p\rroit tre trs utile dans plusieurs cas1 qu& les corps avals ne sont pas trop durs1 qu'ils sont =t gros1 ce s]oit de fix] un tire-b\re solidem5t un man*e flexible1 un fil cir1 af9 qu'on pt le retir]1 suppos qu'il quittt le bton1 il s]oit ais1 sur t\t si le corps n'toit pas extrmem5t bas1 d'y plant] le tire b\re1 de le retir] p> ce moy54 ,l'on a vu une p9e fixe dans la gorge1 dgage rejette en riant4 4 #chb4 ,dans le cas du 4 #cge1 qu& il convi5t de p\ss] les corps1 on emploie ou des porreaux1 qui ont l'avantage de se tr\v] p>-t\t1 mais qui sont sujets se cass]1 ou une b\gie huile tant soit peu *auffe1 af9 qu'elle soit flexible1 ou une bale9e1 ou un fil de f]1 dont on paissit dans le mom5t un des b\ts avec du plomb fondu1 ce qui e/ trs vite fait4 ,l'on peut employ]1 avec le mme succs1 quelques btons de bois flexible1 comme le b\leau1 le c\dri]1 le frne1 le saule1 une sonde flexible1 une baguette de plomb4 ,t\s ces corps doiv5t tre trs unis polis1 af9 qu'ils n'occasionn5t po9t d'irritation4 ,quelquefois dans cette vue on les enveloppe avec un boyau m9ce de m\ton4 ,l'on atta*e quelquefois au b\t une ponge1 qui remplissant t\t le canal1 entra9e t\s les ob/acles qu'elle r5contre4 ,l'on fait aussi quelquefois dans ces cas1 aval] de gros corps1 comme de la mie ou de la cr\te de pa91 un navet1 une tige de laitue1 une bale1 dans l'esprance qu'ils entra9]ont l'ob/acle2 mais ce sont des moy5s bi5 foibles1 si on les fait aval] sans les avoir assujettis un fil1 il e/ cra9dre que1 s'arrtant eux-mmes1 ils ne d\bl5t le mal4 ,il e/ arriv quelquefois1 =t heureusem5t1 que les corps qu'on v\loit p\ss] s'engageoi5t dans la b\gie1 ou dans le porreau dont on se s]voit p\r les p\ss]1 ressortoi5t avec3 mais cela n'arrive qu'aux corps po9tus4 4 #chc4 ,s'il e/ impossible de retir] les corps 4 #cgf1 t\s ceux qu'il e/ dang]eux d'aval]1 il faut alors1 de deux maux *oisir le mo9dre1 c\rir les risques de les p\ss]1 plutt que de laiss] prir horriblem5t le malade en peu de mom5s4 ,l'on doit d'autant mo9s balanc] pr5dre ce p>ti1 qu'un gr& nombre d'exemples pr\v5t1 que1 s'il e/ arriv s\v5t de gr&s maux1 aprs avoir aval ces corps1 mme une mort cruelle1 d'autrefois ils n'ont occasionn que peu ou po9t d'accid5s4 4 #chd4 ,il arrive qu& ces corps ont t avals1 de quatre *oses l'une2 ou ils ressort5t avec les excrm5s au b\t de peu de tems1 sans avoir occasionn presque aucun mal1 ou cette sortie ne se fait que long-tems aprs1 e/ prcde p> beauc\p de d\leurs4 ,l'on a vu ressortir peu de j\rs aprs1 sans avoir s\ff]t1 un os de jambe de p\le1 un noyau de p*e1 un c\v]cle de bote de ?riaque1 des p+les1 des aiguilles1 des monnoies de t\te espece1 une petite flte longue de quatre p\ces1 elle causa de vives d\leurs p5dant trois j\rs1 sortit heureusem5t2 des c\teaux1 des rasoirs1 une b\cle de s\li]s4 ,j'ai vu il n'y a que peu de j\rs1 un enfant de deux ans demi1 qui avala un cl\ long de plus d'un p\ce1 dont la tte avoit plus de trois lignes de l>geur2 il s'arrta quelques mom5s au col1 mais il passa p5dant qu'on v9t me *]*]1 ressortit p5dant la nuit1 avec une selle1 sans avoir occasionn aucun accid5t4 ,plus rcemm5t encore1 un os enti] d'al]on de p\let n'a occasionn qu'un peu de d\leur d'e/omac p5dant trois ou quatre j\rs4 ,quelquefois ces corps re/5t plus long-tems1 ne ressort5t qu'au b\t de plusieurs mois1 mme des annes1 sans avoir cep5dant fait aucun mal4 4 #che4 ,l'vnem5t n'e/ pas t\j\rs si heureux2 quelquefois ils ressort5t naturellem5t1 mais ce n'e/ qu'aprs avoir fait s\ffrir les d\leurs les plus vives dans l'e/omac les boyaux4 ,il arrive quelquefois que ces corps1 aprs avoir p>c\ru t\s les inte/9s1 sont arrts au fondem5t1 occasionn5t de f*eux accid5s1 mais auxquels un *irurgi5 adroit peut presque t\j\rs remdi]1 s'il e/ possible de les c\p]1 comme des os m9ces1 des ma*oires de poissons1 des p+les1 ils sort5t alors avec beauc\p de facilit4 4 #chf4 ,une seconde t]m9aison1 c'e/ qu& ces corps ne ressort5t po9t1 mails occasionn5t des accid5s f*eux qui tu5t le malade1 il y a beauc\p de ces cas4 ,une ,demoiselle ayant avall des p+les qu'elle t5oit dans sa b\*e1 une p>tie ressortit p> les selles2 mais l'autre p>tie p]a les inte/9s1 mme le v5tre avec des d\leurs in\ies2 la malade prit au b\t de trois sema9es4 ,un homme avala une aiguille1 elle p]a l'e/omac1 pntra dans le foie1 fit prir le malade en consomption4 ,l'on mange t\s les j\rs des noyaux1 mais on a des exemples de g5s *ez lesquels il s'en e/ fait des amas1 qui sont dev5us cause de mort aprs beauc\p de d\leurs4 4 #chg4 ,le troisieme cas1 c'e/ qu& ces corps ressort5t avec les ur9es4 ,ces cas sont r>es2 l'on en a cep5dant quelques exemples4 ,une p+le de moy5ne gr&eur1 ressortit en ur9ant trois j\rs aprs1 l'on a r5du1 p> la mme voie1 un petit os1 des noyaux de c]ises1 de prunes1 mme un de p*e4 4 #chh4 ,enf9 le quatrieme cas1 c'e/ qu& ils p]c5t l'e/omac ou les boyaux1 qu'ils vont jusqu' la peau1 occasionn5t un abcs1 se font j\r eux-mmes1 ou sont tirs en ouvrant l'abcs4 ,ils sont s\v5t trs long-tems faire ce trajet4 ,quelquefois les d\leurs sont cont9ues1 d'autres fois le malade s\ffre p5dant quelque tems1 les d\leurs cess5t recomm5c5t4 ,l'abcs se =me ou sur l'e/omac1 ou dans d'autres p>ties du v5tre2 quelquefois mme ces corps1 aprs avoir p]c les inte/9s1 font des r\tes s+uli]es1 vont ressortir lo9 du v5tre4 ,une aiguille avalle ressortit au b\t de quatre ans la jambe4 4 #chi4 ,t\s ces exemples1 une f\le d'autres1 de morts cruelles aprs des corps avals1 pr\v5t la ncessit d'tre sur ses g>des cet g>d1 dpos5t contre l'imprud5ce horrible1 j'os]ois dire crim9elle1 de s'amus] de jeux qui peuv5t occasionn] ces malheurs1 ou mme de t5ir dans la b\*e des corps1 qui *appans1 devi5n5t cause de mort4 ,peut-on1 sans frmir1 mettre dans la b\*e des aiguilles des p+les1 qu& on p5se aux maux horribles la mort cruelle qu'elles peuv5t occasionn]8 4 #cij4 ,l'on a vu plus haut1 que quelquefois les corps arrts t\ffoi5t le malade2 d'autrefois on ne peut pas les faire pass]1 mais ils re/5t dans l'oesophage1 sans que le malade meure1 au mo9s d'abord4 ,cela arrive qu& ils sont situs de faon qu'ils ne comprim5t pas la tra*e art]e1 qu'ils n'emp*5t pas le passage des alim5s2 ce qui ne peut gu]es arriv] qu'aux corps po9tus4 ,ces corps a9si arrts1 quelquefois occasionn5t sans beauc\p de viol5ce1 une petite suppuration qui les dgage2 ils ressort5t p> la b\*e1 ou tomb5t dans1 l'e/omac4 ,d'autrefois ils occasionn5t une inflammation prodigieuse qui tue le malade2 ou si la mati]e de l'abcs se porte en dehors1 il se =me une tumeur l'extrieur du col2 on l'ouvre1 le corps ressort p>-l4 ,d'autres enf9 se font une r\te qu'ils p>c\r5t avec peu ou po9t de d\leurs1 ils vont ressortir d]ri]e le col sur la poitr9e1 l'paule1 enf9 en diffr5s endroits4 4 #cia4 ,quelques p]sonnes tonnes des m>*es s+uli]es de ces corps1 qui1 p> leur volume1 surt\t p> leur figure1 p>oiss5t ne p\voir s'introduire dans le corps qu'en le dtruisant1 s\hait]ont qu'on leur explique comm5t o ces corps font leur r\te2 l'on me p]mettra en leur faveur une c\rte digression2 elle e/ peut-tre d'autant mo9s hors de mon plan1 qu'en faisant disp>otre le m]veilleux de la *ose1 elle f]a tomb] le prjug sup]/itieux qui a s\v5t attribu aux sortilges des faits de cette espece1 qui s'expliqu5t avec beauc\p de facilit4 ,cette mme raison e/ une de celles qui m'ont dt]m9 t5dre autant ce *apitre4 ,l'on tr\ve s\s la peau1 dans quelqu'endroit qu'on l'ouvre1 une membrane compose de deux lames1 sp>es l'une l'autre p> de petites cellules qui communiqu5t t\tes les unes aux autres1 qui sont remplies plus ou mo9s de graisse4 ,il n'y a aucune graisse dans t\t le corps1 qui ne soit r5f]me dans cette membrane1 qu'on appelle membrane graisseuse4 ,non-seulem5t elle se tr\ve s\s la peau1 mais de-l1 en se repliant de diffr5tes faons1 elle se rp& dans t\t le corps1 elle sp>e t\s les muscles1 elle fait p>tie de l'e/omac1 des boyaux1 de la vessie1 de t\s les visc]es1 c'e/ elle qui =me ce qu'on appelle la coeffe1 ou dans les animaux1 p5ne2 elle f\rnit une enveloppe aux ve9es1 aux art]es1 aux n]fs4 ,dans quelques endroits elle e/ trs paisse remplie de beauc\p de graisse2 dans d'autres elle e/ extrmem5t m9ce dnue de graisse2 p> t\t elle e/ prive de t\t s5tim5t4 ,on p\rroit se la reprs5t] comme une c\v]ture pique1 dont le coton e/ 9galem5t di/ribu2 dans quelques endroits il y en a beauc\p2 dans d'autres il n'y en a po9t1 les deux d\bles se t\*5t4 ,c'e/ dans cette membrane que se font les m\vem5s de ces corps trang]s1 comme la communication e/ gnrale1 il n'e/ po9t tonnant qu'ils aill5t d'un endroit un autre trs loign1 en p>c\rant de trs longs *em9s4 ,les (fici]s les soldats s5t5t trs frquemm5t des bales qu'on n'a pas p faire sortir1 faire des trajets considrables4 ,la communication gnrale entre t\tes les p>ties de cette membrane1 e/ dmontre p> un fait qui se rit]e t\s les j\rs contre les loix de la ,police1 les b\*]s font une petite incision la peau d'un veau1 laquelle ils appliqu5t un s\fflet2 ils s\ffl5t =tem5t1 il n'y a pas une p>tie de t\t le veau qui ne se ress5te de ce gonflem5t artificiel4 ,des sclrats se sont s]vis de cette indigne manoeuvre1 p\r r5dre mon/rueux des enfans qu'ils faisoi5t voir ensuite p\r de l'arg5t4 ,c'e/ dans cette membrane que les eaux des hydropiques sont ord9airem5t pan*es1 dans laquelle elles suiv5t les m\vem5s que leur imprime la pesanteur4 ,l'on dem&]a2 cette membrane tant trav]se en diffr5s endroits p> des n]fs1 des ve9es1 des art]es1 c4 qui sont des p>ties dont les blessures occasionn]oi5t ncessairem5t des accid5s f*eux2 comm5t n'en arrive-t-il pas8 ,je rpons #a4 que ces accid5s arriv5t quelquefois4 #b4 ,qu'ils doiv5t cep5dant arriv] r>em5t1 p>ceque t\tes ces p>ties qui trav]s5t la membrane graisseuse1 tant plus durs que la graisse1 ces corps doiv5t presque ncessairem5t1 qu& ils les r5contr5t1 tre dt\rns v]s les graisses qui les ent\r5t1 o la rsi/ance e/ beauc\p mo9s considrable1 cela d'autant plus srem5t1 que ces corps sont t\j\rs cil9driques4 4 #cib4 ,a t\s les sec\rs que j'ai indiqus jusqu' prs5t1 je dois aj\t] encore quelques conseils gnraux4 #a4 ,il e/ s\v5t utile mme ncessaire de faire une ample saigne du bras1 surt\t qu& la respiration e/ extrmem5t gne1 ou qu& l'on ne peut pas russir d'abord dplac] le corps2 p>cequ'alors la saigne prvi5t l'inflammation que produiroi5t les irritations frqu5tes4 ,il peut arriv] que la saigne1 qui jette t\tes les p>ties dans le rel*em5t1 op]e sur-le-*amp le dgagem5t du corps4 #b4 ,qu& on voit que t\tes les t5tatives1 p\r retir] ou p\r p\ss]1 sont inutiles1 il faut les cess]2 p>ceque l'inflammation qu'on occasionn]oit1 s]oit aussi f*euse que le mal mme1 que l'on a des exemples de g5s morts cause de cette inflammation1 quoique le corps et t dplac4 #c4 ,p5dant qu'on fait ces t5tatives1 il faut faire aval] s\v5t au malade1 ou inject] avec un canal c\rbe qui aille plus lo9 que la glotte1 quelque liqueur =t molli5te1 comme de l'eau ti$e1 ou pure1 ou mle avec du lait1 ou une dcoction d'orge1 de mauve1 de son4 ,il en rsulte ce d\ble avantage2 c'e/ que l'on ad\cit p>-l les p>ties irrites1 ce qui ret>de l'inflammation2 en second lieu s\v5t une injection faite avec =ce1 russit mieux p\r dgag] un corps *>nu1 que t\tes les t5tatives avec des in/rum5s4 #d4 ,qu& on e/ oblig de laiss] dans la gorge un corps arrt1 il faut conduire le malade t\t comme s'il avoit une maladie inflammatoire2 le saign]1 le mettre au rgime2 lui envelopp] t\t le col avec des cataplasmes molli5s4 ,il convi5t d'employ] la mme m?ode1 quoique le corps soit dplac1 si l'on a lieu de croire qu'il y a de l'inflammation dans l'oesophage4 #e4 ,quelquefois un peu de m\vem5t dgage mieux que les in/rum5s4 ,l'on sait qu'un c\p de po+ d]ri]e l'p9e1 a s\v5t dgag des corps =tem5t arrts1 j'ai deux exemples que les malades qui avoi5t des p+les arrtes1 tant monts *eval1 p\r all]1 de la campagne1 *]*] du sec\rs dans la ville vois9e1 s5tir5t le corps se dgag] aprs une heure de m>*e2 l'un le cra*a2 l'autre l'avala sans mauvaise suite4 #f4 ,qu& le dang] de suffocation e/ pressant1 que la saigne e/ insuffisante1 qu'on n'a po9t d'esprance de dgag] promptem5t le col1 que la mort e/ pro*e1 si l'on ne r5d pas la respiration au malade2 il faut1 sur-le-*amp1 faire la bron*otomie2 c'e/--dire ouvrir la tra*e art]e2 ce qui n'e/ ni difficile p\r un ,*irurgi5 un peu ent5du1 ni =t d\l\reux4 #g4 ,qu& le corps arrt passe dans l'e/omac1 il faut d'abord mettre le malade un rgime trs d\x1 vit] t\s les alim5s cres1 irritans1 *auds2 le v91 les liqueurs2 ne pr5dre que peu d'alim5s la fois2 n'en po9t pr5dre de solides1 qu'aprs les avoir extrmem5t m*s4 ,le meilleur rgime s]oit de vivre de s\pes f>9euses1 de quelques lgumes1 d'eau de lait2 ce qui vaut beauc\p mieux que l'usage des huiles4 4 #cic4 ,l'auteur de la nature a p\rvu ce qu'en mangeant1 ri5 ne passt p> la glotte1 dans la tra*e art]e2 ce malheur arrive cep5dant quelquefois4 ,il survi5t dans le mom5t une t\x cont9ue viol5te1 une d\leur aige1 une suffocation2 t\t le sang se porte la tte2 le malade e/ angoiss agit p> des m\vem5s viol5s involontaires1 il meurt quelquefois sur-le-*amp4 ,un gr5adi] hongrois1 cordonni] de son mti]1 travailloit mangeoit en mme-tems1 il tomba de sa *aise sans dire un seul mot2 ses cam>ades appell]5t du sec\rs1 des ,*irurgi5s arriv]5t aussi tt2 il ne donna1 malgr plusieurs sec\rs1 aucun signe de vie4 ,on tr\va dans le cadavre un morceau de vi&e de boeuf =t gros qui toit enfonc dans la tra*e art]e1 qu'il b\*oit si exactem5t1 qu'elle ne p\voit laiss] pass] le mo9dre air au p\lmon4 4 #cid4 ,il faut frapp] frquemm5t sur l'p9e du dos1 occasionn] quelques ef=ts p\r vomir1 faire t]nu] avec du poivre blanc1 du muguet1 de la sauge1 des tabacs cphaliques quelconques1 qu'on s\ffle =tem5t dans les n>9es4 ,un pois jett en bad9ant dans la b\*e1 entra dans la tra*e art]e1 ressortit en faisant vomir avec de l'huile4 ,un petit os fut *ass en faisant t]nu] avec de la p\dre de muguet4 ,enf9 si ces sec\rs ne russiss5t pas d'abord1 il faut1 sans hsit]1 faire la bron*otomie 7voyez le 4 prcd5t ,n4 #f474 ,l'on a retir p> ce moy5 des os1 une fve1 une arrete1 sauv p>-l les malades4 4 #cie4 ,l'on t5te t\t1 qu& il s'agit de la vie huma9e4 ,dans le cas o un corps ne p\rroit ni tre dgag de l'oesophage1 ni y re/] sans tu] promptem5t le malade1 l'on a propos de faire une incision l'oesophage mme1 p> laquelle on le tir]oit1 d'employ] le mme moy5 lorsqu'un corps tomb dans l'e/omac1 s]oit de nature occasionn]oit des accid5s propres tu] promptem5t le malade4 ,qu& l'oesophage e/ f]m1 on n\rrit p> des lavem5s de b\illon4 ,,*apitre ,,xxx4 ,maladies *irurgicales4 ,des brulures1 des ,plaies1 des ,meurtrissures1 des ,ulc]es1 des ,membres gels1 des ,h]nies1 des ,cl\s1 des ,pan>is1 des ,v]rues des ,cors4 4 #cif4 ,les paysans sont exposs p> leurs travaux1 plusieurs accid5s extrieurs2 c\pures1 meurtrissures c4 qui1 quelques graves qu'ils soi5t1 se t]m9]oi5t presque t\j\rs aism5t1 cela p> une suite de la nature du sang1 qui a ord9airem5t beauc\p mo9s d'cret que dans les villes2 mais un traitem5t p]nicieux r5d s\v5t fa*eux les maux les plus leg]s en eux-mmes2 j'ai vu un si gr& nombre de ces malheurs1 qu'il me p>oit ncessaire d'indiqu] ici le traitem5t qui convi5t ces maux ext]nes1 qu& ils n'exig5t pas ncessairem5t la ma9 du ,*irurgi54 ,je dirai aussi un mot de quelques maladies extrieures1 qui dp5d5t cep5dant d'une cause int]ne4 ,des ,brulures4 4 #cig4 ,qu& la brulure e/ trs leg]e1 qu'il n'y a po9t de vessie leve1 il suffit d'y mettre une compresse trempe dans l'eau frai*e1 de la *ang] t\s les qu>ts d'heures1 jusques ce qu'on ne s5te plus de d\leur4 ,qu& il s'e/ lev une vessie1 il faut y faire une trs petite ouv]ture1 qui laisse c\l] l'humeur1 l'on applique dessus une compresse de l+e trs f91 enduite de la pommade ,n4 #fc1 qu'on *ange deux fois p> j\r4 ,si la peau e/ brule les *airs mmes endommages1 il faut se s]vir de la mme pommade2 mais au lieu d'une compresse1 il faut se s]vir de *>pie1 qui s'applique plus exactem5t2 p> dessus la *>pie1 on met une simple toile cire1 que *acun peut aism5t prp>]1 ,n4 #fd1 ou1 si l'on veut1 un sp>adrap1 ,n4 #fe4 ,mais indp5damm5t de ces sec\rs extrieurs1 qui sont les plus efficaces qu'on puisse employ]2 qu& la brulure e/ trs =te trs enflamme1 qu'on cra9t les progrs les suites de cette inflammation1 il faut employ] les mmes rem$es que dans les =tes inflammations4 ,l'on doit faire une saigne1 mettre au rgime2 ne faire boire que les ptisanes ,n4 #b ou #d1 donn] t\s les j\rs deux lavem5s simples4 ,qu& le mal e/ pro*e de sa f91 qu'il ne re/e plus qu'une trs petite plaie1 il suffit d'appliqu] le sp>adrap ,n4 #fe4 ,des ,plaies4 4 #cih4 ,si une plaie a pntr dans l'intrieur des cavits1 a bless quelque p>tie cont5ue dans la poitr9e dans le v5tre2 si sans pntr] dans les cavits1 elle a ouv]t quelque grosse art]e2 si elle a bless quelque n]f1 ce qui occasionne des accid5s beauc\p plus viol5s qu'ils ne devroi5t tre sans cela2 si elle e/ alle jusques l'os1 qu'il ait s\ff]t2 enf9 s'il survi5t quelque symptme extraord9aire1 il faut ncessairem5t appell] un ,*irurgi54 ,mais qu& la plaie n'e/ accompagne d'aucune de ces circon/ances1 qu'elle n'intresse que la peau1 les graisses1 les *airs1 des petits vaisseaux1 l'on peut la pans] aism5t sans sec\rs1 p>cequ'ord9airem5t t\t se rduit la prs]v] des impressions de l'air1 donn] cep5dant issue au pus4 4 #cii4 ,si le sang ne sort d'aucun vaisseau considrable1 mais c\le -peu-prs galem5t de t\s les po9ts de la plaie1 on peut h>dim5t le laiss] c\l]1 p5dant qu'on prp>e promptem5t de la *>pie4 ,qu& elle e/ prte1 on en met ce qu'on peut dans la plaie1 sans la press]1 ce qui s]oit trs fa*eux1 auroit les mmes inconvni5s que les t5tes les b\rdonnets2 on la c\vre avec une compresse huile avec un peu d'huile d'olive1 ou la toile cire ,n4 #fd1 je prf]e la compresse p\r les premi]s pansem5s2 l'on s\ti5t le t\t avec une b&e l>ge de deux doigts1 longue proportionnellem5t au volume de la p>tie qu'il faut b&]1 qu'on s]re assez p\r qu'elle ne se drange pas2 assez peu1 p\r qu'elle n'occasionne aucune inflammation4 ,on laisse cet app>eil v+t-quatre heures2 les plaies tant d'autant plutt guries1 qu'on les panse mo9s s\v5t4 ,alors on te la *>pie qu'on peut t] aism5t2 s'il y en a qui se soit atta*e p> le desse*em5t du sang1 on la laisse1 l'on se cont5te d'en remettre un peu de n\velle1 le re/e du pansem5t se fait comme la premi]e fois4 ,au b\t de v+t-quatre heures1 on tr\ve ord9airem5t la premi]e *>pie dta*e1 la plaie comm5ce suppur]4 ,on cont9ue y mettre un peu de *>pie1 po9t s]re1 d'appliqu] la toile cire4 ,qu& la plaie e/ dev5ue t\t--fait sup]ficiele1 il suffit d'appliqu] la toile cire1 ou le sp>adrap ,n4 #fe1 sans *>pie4 ,les p]sonnes qui ont quelque prdilection p\r les huiles impregnes des v]tus de quelques plantes1 peuv5t1 si cela augm5te leur confiance1 employ] celles de millep]tuis1 de trefle1 de lis1 de camomille1 de balsam9es1 de roses r\ges4 4 #djj4 ,qu& la plaie e/ considrable1 on doit s'att5dre qu'elle s'enflamm]a1 avant que la suppuration1 qui alors p>oit plus t>d1 ait p s'tablir1 que cette inflammation s]a accompagne de d\leurs1 fivre1 quelquefois de rv]ies2 il faut dans ce cas1 au lieu de la compresse ou de la toile cire1 appliqu] un cataplasme de mie de pa9 de lait1 dans lequel on met un peu d'huile1 af9 qu'il ne s'atta*e pas2 on le *ange1 sans t\*] la plaie1 deux mme trois fois p> j\r4 4 #dja4 ,s'il y avoit quelque vaisseau un peu gros ouv]t1 il faudroit appliqu] dessus un morceau d'ag>ic de *ne1 ,n4 #ff1 dont on devroit avoir p>-t\t4 ,on le conti5t en appliquant dessus beauc\p de *>pie1 en c\vrant le t\t avec une grosse compresse1 un b&age un peu plus s]r qu' l'ord9aire4 ,si cela ne suffisoit pas1 que la plaie ft un bras1 ou une jambe1 il faudroit faire une =te ligature1 en dessus de la plaie1 avec un t\rniquet1 qui se fait dans le mom5t1 avec un *eveau de fil1 ou de *anvre1 qu'on passe aut\r du bras en =me d'anneau2 on introduit entre deux une piece de bois paisse d'un p\ce1 longue de quatre ou c9q1 en t\rnant cette piece de bois1 on s]re autant que l'on veut2 t\t comme le paysan s]re un tonneau1 ou une piece de bois sur sa *>ette1 avec la *ane le levi] ou g>rot4 ,mais il faut avoir so92 #a4 d'arrang] l'*eveau de faon qu'il cons]ve une l>geur de deux p\ces2 #b4 de ne pas s]r] assez =t p\r occasionn] une inflammation1 qui dgn]]oit bi5tt en gangr5e4 4 #djb4 ,t\s les loges prodigus une quantit d'ongu5s1 sont une pure *>latann]ie2 l'art ne contribue pas le mo9s du monde la gu]ison des plaies2 c'e/ la nature qui fait t\t2 t\t ce que n\s p\vons1 c'e/ d'loign] les ob/acles qui s'oppos5t la runion4 ,p\r cela1 s'il y a quelque corps trang] dans la plaie1 comme f]1 plomb1 bois1 v]re1 morceaux d'habits de l+e1 il faut les t]1 si l'on peut le faire avec beauc\p de facilit1 si-non1 il faut s'adress] un bon ,*irurgi51 qui dcide quel p>ti l'on doit pr5dre4 ,ensuite on panse comme je l'ai dit4 ,bi5 lo9 d'tre utiles1 il y a beauc\p d'ongu5s qui p\rroi5t faire beauc\p de mal2 les seuls cas dans lesquels on doit en employ]1 c'e/ qu& il y a dans la plaie quelques vices1 qu'il faut dtruire p> des sec\rs p>ticuli]s2 mais une plaie frai*e1 dans un homme sa91 n'en veut po9t d'autres que ceux que je vi5s d'indiqu]1 ceux du rgime4 ,les applications spiritueuses sont ord9airem5t nuisibles4 ,qu& les plaies sont la tte1 au lieu de la compresse huile1 ou du sp>adrap1 on c\vre la plaie avec une empltre de bto9e1 ou si l'on n'en a po9t1 on trempe la compresse dans du v9 *aud4 4 #djc4 ,comme les accid5s qu'on a cra9dre1 sont ceux de l'inflammation1 les sec\rs qu'on doit employ]1 sont ceux qui dtruis5t cette maladie2 la saigne1 le rgime1 les rafrai*issans1 les lavem5s4 ,qu& la plaie e/ trs leg]e1 il suffit de ne ri5 pr5dre d'*auffant2 sur-t\t il faut retran*] l'usage du v9 de la vi&e4 ,qu& elle e/ considrable1 qu'on cra9t l'inflammation1 il faut ncessairem5t faire une saigne1 ordonn] un repos total1 mettre au rgime3 quelquefois mme1 il faut rxr] la saigne4 ,ces sec\rs sont sur-t\t indisp5sablem5t ncessaires1 qu& la blessure a attaqu quelque p>tie intrieure2 il n'y a pas de rem$e plus sr1 qu'une diette extrmem5t leg]e4 ,des malades jugs ne devoir vivre que quelques heures1 aprs des plaies de la poitr9e1 du bas-v5tre1 des re9s1 ont t complettem5t guris1 en ne vivant1 p5dant plusieurs sema9es1 que de ptisane d'orge1 ou d'autres ptisanes f>9euses1 sans sel1 sans b\illon1 sans aucun rem$e quelconque1 sur-t\t sans ongu5ts4 4 #djd4 ,les baumes les plantes vulnraires si vants1 sont trs nuisibles1 pris intrieurem5t1 p>ceque leur usage donne la fievre qu'il faut l'abattre4 4 #dje4 ,autant la saigne1 faite modrm5t1 e/ utile1 autant son excs e/ nuisible4 ,les gr&es blessures sont ord9airem5t accompagnes d'une hmorrhagie considrable1 qui puise dja le malade1 s\v5t la vitesse du p\ls e/ une suite de cette hmorrhagie4 ,si1 dans ces circon/ances1 l'on ordonne encore des saignes1 l'on dtruit totalem5t les =ces2 les humeurs cr\piss5t1 se corromp5t2 la gangr5e survi5t1 le malade meurt misrablem5t1 au b\t de deux ou trois j\rs1 p> une suite des saignes1 non pas de la blessure4 ,le ,*irurgi5 se glorifie de dix1 d\ze1 qu9ze saignes1 pr\ve que la blessure toit ncessairem5t mortelle1 puisque tant de sang rp&u1 n'a pas pu sauv] le malade2 p5dant que c'e/ rellem5t cette pr(usion qui l'a tu4 ,les plaisirs de l'am\r sont mortels aux blesss4 ,des ,meurtrissures4 4 #djf4 ,l'on appelle meurtrissure ou contusion1 casse91 p>mi le peuple1 l'effet du c\p d'un corps non tran*ant1 sur le corps de l'homme ou d'un animal2 soit qu'il soit jett contre l'homme1 comme qu& on reoit un c\p de pi]re ou de bton2 soit que l'homme soit port contre lui1 comme dans une *te2 soit enf9 que l'on se tr\ve s]r entre deux corps1 comme qu& le doigt e/ pris entre la porte le montant1 ou t\t le corps froiss entre une voiture une muraille4 ,les meurtrissures sont encore plus frqu5tes la campagne que les plaies1 ord9airem5t plus dang]euses2 d'autant plus que s\v5t on ne peut pas jug] exactem5t de t\t le mal1 que le dsordre qui se manife/e d'abord1 n'e/ qu'une petite p>tie du mal rel2 s\v5t mme il ne s'en manife/e po9t d'abord1 il ne se dcl>e que qu& il n'e/ plus tems d'y remdi]4 ,il n'y a que quelques sema9es1 qu'un ,tonneli] v9t me consult]2 sa respiration1 sa physionomie1 la vitesse1 la petitesse le peu de rgul>it de son p\ls1 me fir5t d'abord jug] qu'il y avoit du pus dans la poitr9e4 ,il alloit v5oit cep5dant encore1 travailloit mme quelques fonctions de son mti]4 ,il avoit fait une *te en remuant des tonneaux1 t\t le poids de son corps avoit port sur le ct droit de la poitr9e4 ,il ne s5tit cep5dant presque ri5 d'abord2 mais quelques j\rs aprs1 il comm5a avoir une d\leur s\rde dans cette p>tie1 qui cont9ua am5a la gne dans la respiration1 la foiblesse1 le mauvais sommeil1 le manque d'apptit4 ,je lui ordonnai le repos2 je lui df5dis la vi&e le v91 je lui conseillai la ptisane d'orge1 avec un peu de miel1 bue abondamm5t4 ,il ne suivit exactem5t que le d]ni] conseil4 ,quelques j\rs aprs1 l'ayant r5contr1 il me dit qu'il se tr\voit mieux4 ,dans la mme sema9e1 je ss qu'on l'avoit tr\v mort dans son lit3 l'abcs s'toit surem5t rompu1 l'avoit t\ff4 ,un jeune homme1 emport p> un *eval1 fut froiss contre la porte d'une curie1 sans ress5tir d'abord aucun mal4 ,au b\t d'une d\za9e de j\rs1 il eut les malaises qu'on a au comm5cem5t d'une fievre3 l'on crut qu'il avoit une fievre putride1 il fut trs mal trait p5dant plus d'un mois4 ,enf9 une consultation dcida qu'il y avoit du pus dans la poitr9e2 on l'envoya *ez lui1 l'opration de l'empyeme put heureusem5t le gurir4 ,j'ai cit ces deux exemples1 p\r pr\v] le dang] qu'il y a nglig] les c\ps viol5s4 ,ces deux malades auroi5t vit vraisemblablem5t1 l'un1 la mort1 l'autre1 une maladie longue cruelle1 s'ils avoi5t pris1 d'abord aprs l'accid5t1 les prcautions ncessaires dans ces cas4 4 #djg4 ,qu& une p>tie e/ meurtrie1 il arrive de deux *oses l'une1 ord9airem5t t\tes deux la fois1 sur-t\t si la meurtrissure e/ un peu considrable2 ou les petits vaisseaux de la p>tie meurtrie sont briss1 le sang qu'ils cont5oi5t s'pan*e dans le vois9age2 ou1 sans pan*em5t1 ces vaisseaux p]d5t leur =ce1 1 n'aidant plus la circulation1 le sang cr\pit4 ,dans l'un l'autre cas1 si la nature1 ou seule1 ou aide1 n'y remdie pas1 il survi5t une inflammation1 suppuration de mauvaise espece1 p\rriture1 gangr5e1 sans p>l] des accid5s qui dp5d5t de la meurtrissure de quelque p>tie p>ticuli]e1 comme n]f1 gros vaisseau1 os4 ,l'on compr5d aussi t\s les dang]s de la meurtrissure1 qu& elle a attaqu quelque p>tie intrieure1 que le sang s'e/ pan*1 ou que la circulation ne se fait plus dans quelque p>tie importante la vie3 c'e/-l la cause de la mort subite des p]sonnes qui ont fait quelque *te viol5te1 ou reu quelques corps pesants sur la tte1 ou quelques c\ps1 sans qu'il p>oisse aucun mal extrieurem5t4 ,l'on a plusieurs exemples de morts subites aprs un c\p de po+ sur le creux de l'e/omac1 qui occasionnoit la rupture de la ratte3 c'e/ p>ceque les *tes occasionn5t une leg]e meurtrissure gnrale1 tant intrieure qu'extrieure1 qu'elles ont quelquefois des suites si f*euses1 sur-t\t p\r les vieill>ds1 *ez lesquels la nature1 dja affoiblie1 ne rtablit po9t les dsordres2 aussi l'on en voit plusieurs1 qui1 ayant j\i d'une excell5te sant1 la p]d5t au mom5t d'une *te1 qui p>oit d'abord ne leur faire aucun mal1 languiss5t cont9uellem5t jusques leur mort1 que ces accid5s accel]5t presque t\j\rs4 4 #djh4 ,il y a p\r les meurtrissures1 des rem$es int]nes ext]nes4 ,qu& le mal e/ leg]1 qu'il n'y a po9t eu de sec\sse gnrale1 qui ait pu occasionn] des meurtrissures intrieurem5t1 les rem$es ext]nes suffis5t4 ,ils doiv5t tre propres #a4 rs\dre ce sang pan*1 qu'on voit d'une mani]e si m>que1 qui1 de noir qu'il e/ un peu aprs la contusion1 devi5t successivem5t brun1 jaune1 gristre1 mesure que la grosseur dim9ue3 elle disp>ot enf9 totalem5t1 la peau repr5d sa c\leur1 sans que ce sang soit sorti extrieurem5t2 mais peu--peu il se diss\t1 il e/ repomp p> les vaisseaux4 #b4 ,a r$onn] un peu de =ce aux vaisseaux4 ,le meilleur1 c'e/ le v9aigre1 ml1 s'il e/ =t1 avec le d\ble d'eau ti$e4 ,dans ce mlange1 on trempe des l+es1 qui s]v5t envelopp] la p>tie meurtrie1 qu'on *ange t\tes les deux heures1 p5dant le premi] j\r4 ,l'on applique aussi1 avec gr& succs1 le p]sil1 le c]feuil1 l'arti*aud sauvage1 leg]em5t concasss2 ces rem$es sont prfr] au v9aigre1 qu& il y a1 en mme tems1 plaie meurtrissure3 l'on peut aussi appliqu] les cataplasmes ,n4 #fg4 4 #dji4 ,l'on e/ dans l'usage d'employ] d'abord les liqueurs spiritueuses1 telles que l'eau de vie1 l'eau d'arquebusade2 mais un long abus ne doit pas faire loi4 ,ces liqueurs qui paississ5t le sang1 au lieu de le diss\dre1 sont rellem5t nuisibles1 quoiqu'on les emploie quelquefois impunm5t dans les cas trs leg]s4 ,s\v5t1 en dt]m9ant ce sang pan* v]s les entre-deux des muscles1 ou mme en l'emp*ant de s'pan*]1 en le figeant dans les vaisseaux meurtris1 elles p>oiss5t gurir3 mais ce n'e/ qu'en conc5trant le mal1 qui se reproduit s\s une =me f*euse1 au b\t de quelques mois4 ,j'ai vu de tri/es exemples de ce cas2 a9si l'on ne doit jamais employ] les rem$es de cette espece1 le v9aigre doit les remplac]4 ,l'on peut1 t\t au plus1 qu& on juge que t\t le sang pan* e/ diss\t repomp1 ml] un ti]s d'eau d'arquebusade au v9aigre1 af9 de r$onn] un peu de =ce aux p>ties affoiblies4 4 #daj4 ,c'e/ une m?ode encore plus p]nicieuse1 d'appliqu] des empltres composes de graisses1 de rs9es1 de gommes1 de t]res1 c4 ,le plus vant e/ t\j\rs nuisible2 l'on a plusieurs exemples de contusions1 extrmem5t leg]es1 qui auroi5t t guries en quatre j\rs1 si on en avoit remis t\t le so9 la nature1 que des empltres1 appliqus p> des ignorans1 ont fait dgnr] en gangr5e4 4 #daa4 ,l'on ne doit jamais ouvrir ces sacs de sang coagul1 qu'on app]oit s\s la peau1 mo9s de quelque raison pressante2 p>ceque1 quelques gros qu'ils soi5t1 ils se dissip5t peu peu2 au lieu qu'en les ouvrant1 ils laiss5t quelquefois une ulcration dang]euse4 4 #dab4 ,le traitem5t intrieur e/ prcism5t le mme1 que celui des plaies4 ,mais dans ce cas1 la meilleure boisson1 c'e/ le rem$e ,n4 #a1 auquel on jo9t une dragme de nitre p> p9te4 ,qu& quelqu'un a fait une viol5te *te1 qu'il a p]du connoissance1 ou qu'il e/ =t t\rdi2 que le sang sort p> les n>9es1 ou p> les oreilles1 qu'il e/ =t oppress1 ou qu'il a le v5tre =t t5du1 ce qui dnote pan*em5t de sang dans la tte1 la poitr9e1 ou le bas v5tre1 il faut sur-le-*amp1 en comm5ant p> la saigne1 employ] t\s les sec\rs1 4 #djc1 donn] au malade le mo9s de m\vem5t qu'il e/ possible4 ,il faut surt\t vit] de le sec\]1 ou de l'agit]1 dans la vue de rappell] le s5tim5t2 c'e/ exactem5t le tu]1 en augm5tant l'pan*em5t4 ,il faut fom5t] t\t le corps avec quelqu'une des dcoctions indiques4 ,qu& le mal e/ la tte1 il faut les faire avec de l'eau du v91 au lieu de v9aigre4 ,l'on a vu des *tes accompagnes de blessure de fracture du crne1 avec les accid5s les plus graves1 se gurir p> ces sec\rs int]nes1 sans autres sec\rs ext]nes1 que des fom5tations aromatiques4 ,un homme de ,pully-petit v9t me consult]1 il y a quelques mois p\r son p]e1 qui avoit fait une *ute de dessus un arbre3 il toit depuis v+t-quatre heures sans s5tim5t1 sans connoissance1 sans autre m\vem5t que des ef=ts frqu5s p\r vomir2 il p]doit du sang p> le nez les oreilles2 il n'y avoit po9t de mal extrieur1 ni la tte ni ailleurs4 ,heureusem5t on ne lui avoit ri5 fait4 ,je lui conseillai une ample saigne1 beauc\p de petit lait miell1 en boisson en lavem5t2 on excuta ponctuellem5t l'ordonnance4 ,qu9ze j\rs aprs le p]e v9t ,lausanne1 qui e/ quatre lieues de ,pully-petit1 me dit qu'il se portoit trs bi54 ,il convi5t1 dans t\tes les contusions considrables1 de purg] avec quelque purgatif rafrai*issant2 comme ,ns4 #aa1 #bb1 #ca1 #df4 ,le rem$e ,n4 #bc1 le petit lait miell sont excell5s p> la mme raison4 4 #dac4 ,dans ces circon/ances1 le v91 les liqueurs1 t\t ce qui anime1 tue2 a9si il ne faut po9t s'impati5t] de ce que les malades sont sans connoissance sans s5tim5t4 ,l'usage de la trb5?9e peut faire plus de mal1 que de bi54 ,si elle a t utile quelquefois1 c'e/ en purgeant un malade1 qui1 peut-tre en avoit beso94 ,le blanc de bale9e1 le sang dragon1 les yeux d'crevisses1 les graisses quelconques1 sont des rem$es au mo9s inutiles1 dang]eux1 si le cas e/ grave1 soit p> le mal rel qu'ils font1 soit p> le bi5 qu'ils emp*5t de faire4 4 #dad4 ,qu& un vieill>d a fait une *ute1 ce qui e/ d'autant plus dang]eux1 qu'il e/ plus g plus replet1 quoiqu'il ne p>oisse po9t incommod1 il faut1 s'il e/ sangu91 encore vig\reux1 lui faire une petite saigne de trois ou quatre onces2 lui donn] t\t de suite quelques tasses d'une boisson un peu aromatique1 qu'il boit *aude1 comme de la melisse avec du miel1 le faire prom5] d\cem5t4 ,il faut qu'il dim9ue un peu la quantit de ses alim5s1 p5dant quelques j\rs1 que deux fois p> j\r1 il rxre sa boisson2 qu'il cont9ue reguli]em5t un petit ex]cice4 4 #dae4 ,les entorses1 ou f\lures1 qui arriv5t trs frquemm5t1 sont une espece de meurtrissure1 occasionne p> le viol5t frottem5t des os1 contre les p>ties vois9es2 qu& les os se remett5t d'abord leur place1 le mal ne doit tre trait1 que comme contusion2 s'ils ne se remett5t pas1 il faut la ma9 d'un ,*irurgi54 ,le meilleur rem$e1 c'e/ la compresse de v9aigre d'eau1 le p>fait repos1 jusques ce que t\te la contusion soit dissipe1 qu'on soit sr qu'il n'y a po9t d'inflammation cra9dre4 ,alors on fait bi5 de jo9dre au v9aigre1 un peu d'eau de vie1 ou d'eau d'arquebusade2 l'on doit port] la p>tie 7c'e/ presque t\j\rs le pi$7 b&e assez long-tems2 sans quoi1 elle fait s\v5t de faux m\vem5s1 ou elle reoit de n\velles entorses1 qui l'affoibliss5t j\rnellem5t davantage2 si l'on nglige trop long-tems ce mal comm5ant1 la =ce ne revi5t jamais en enti]3 s\v5t il survi5t une leg]e enflure p\r t\te la vie4 ,qu& le mal e/ extrmem5t leg]1 le ba9 d'eau froide e/ bon4 ,si on ne le fait pas dans le premi] mom5t1 ou si la contusion e/ =te1 il e/ nuisible4 ,la m?ode de r\l] le pi$ nud sur quelque corps rond1 e/ insuffisante qu& les os ne sont pas p>faitem5t replacs1 nuisible qu& il y a contusion4 ,il arrive t\s les j\rs que les paysans s'adress5t des ignorans ou des g5s de mauvaise foi1 qui tr\v5t1 ou veul5t tr\v]1 un drangem5t des os1 l o il n'y en a po9t2 qui1 p> la viol5ce avec laquelle ils mani5t ces p>ties1 ou p> les empltres dont ils les c\vr5t1 y attir5t une inflammation dang]euse1 *ang5t en mal trs grave1 la cra9te d'un mal trs leg]4 ,ce sont ces mmes g5s1 qui ont cr des maladies impossibles2 telles que l'e/omac les re9s ouv]ts4 ,mais ces gr&s mots effrai5t1 ils dup5t plus aism5t4 ,des ,ulc]es4 4 #daf4 ,qu& les ulc]es dp5d5t d'une corruption gnrale de la masse du sang1 on ne peut les gurir1 qu'en dtruisant la cause1 qui les entreti5t2 c'e/ mme une imprud5ce1 que de v\loir les f]m] p> des rem$es extrieurs1 un malheur1 que de russir4 ,mais le plus s\v5t les ulc]es1 la campagne1 sont les re/es de quelque plaie1 de quelque meurtrissure1 ou de quelques tumeurs mal traites surt\t panses avec des rem$es trop cres ou trop spiritueux4 ,les huiles rances1 sont aussi une des causes1 qui *ang5t en ulc]es rebelles1 les plaies les plus simples2 a9si l'on doit les vit]1 les ,apoticaires doiv5t avoir cette att5tion2 qu& ils prp>5t des ongu5s gras1 qu'il convi5t de prp>] s\v5t2 p>cequ'une grosse provision e/ rancie avant que d'tre dbite1 quoiqu'on et employ de l'huile trs frai*e en la prp>ant4 4 #dag4 ,ce qui di/+ue les ulc]es des plaies1 c'e/ la duret la se*]esse de leurs bords1 la nature de l'humeur qui en dc\le1 qui1 au lieu d'tre un vrai pus1 e/ une liqueur mo9s paisse1 mo9s blan*e1 qui exhale quelquefois une mauvaise odeur1 si cre1 que s\v5t1 si elle t\*e la peau du vois9age1 elle y produit de la r\geur1 de l'inflammation1 des b\tons1 des especes de d>tres1 mme de n\velles ulc]ations4 4 #dah4 ,les ulc]es qui dur5t trop long-tems1 qui sont t5dus1 ou qui flu5t beauc\p1 m95t le malade le jett5t dans une fivre l5te1 qui le tue4 ,qu& un ulc]e a dur long-tems1 il e/ trs dang]eux de le t>ir1 l'on ne doit jamais le faire1 qu'en supplant cette vacuation1 qui e/ presque dev5ue naturelle1 p> quelqu'autre2 comme les purgations de tems en tems4 ,l'on voit t\s les j\rs des morts subites1 ou des maladies cruelles1 aprs avoir arrt t\t--c\p ces c\lem5s1 qui duroi5t depuis long tems2 qu& quelque ,*>latan1 7t\s ceux qui font cette promesse mrit5t ce nom7 promet de gurir1 en peu de j\rs1 un ulc]e invt]1 il pr\ve qu'il e/ un ignorant dang]eux2 qui1 s'il russissoit1 r5droit un (fice mortel4 ,l'on en voit qui appliqu5t des rem$es extrmem5t rongeans1 mme ars5icaux2 mais l'on voit aussi la mort la plus viol5te tre la suite de ces applications dang]euses4 4 #dai4 ,t\t ce que l'art peut faire1 relativem5t aux ulc]es1 c'e/ de les *ang] en plaies4 ,p\r cela1 il faut dim9u] la duret la s*]esse des bords1 mme de t\t l'ulc]e1 en t] l'inflammation4 ,quelquefois ce vice e/ tel1 qu'on ne peut amollir les bords1 qu'en les sc>ifiant p> des c\ps de lancette4 ,qu& cela n'e/ pas ncessaire1 il faut appliqu] sur t\t l'ulc]e un plumaceau enduit de l'ongu5t ,n4 #fh1 rec\vrir1 avec une compresse plie en plusieurs d\bles1 trempe dans la liqueur ,n4 #fi1 qu'on *ange trois fois p> j\r1 le plumaceau seulem5t deux fois4 ,comme j'ai dit que les ulc]es toi5t s\v5t le produit des rem$es cres spiritueux1 l'on s5t qu'il faut absolum5t les vit] dans les traitem5s2 sans quoi l'on ne gurira jamais4 ,il faut1 p\r avanc] la gurison1 vit] le sal1 le v91 les pices1 mang] peu de vi&e1 entret5ir la lib]t du v5tre p> un rgime de legumes1 p> l'usage du petit lait miell4 ,qu& les ulc]es sont aux jambes1 ce qui e/ trs ord9aire1 il e/ trs important1 aussi bi5 que dans les plaies des mmes p>ties1 de m>*] peu1 de ne se t5ir jamais deb\t sans m>*]4 ,c'e/ ici un de ces cas dans lesquels je s\haite que les p]sonnes qui ont quelque crdit sur l'esprit du peuple1 ne nglig5t ri5 p\r lui faire compr5dre la ncessit de pr5dre quelques j\rs d'un repos absolu1 lui pr\v] que bi5 lo9 que ce soit un tems p]du1 c'e/ le tems de sa vie le plus *rem5t pay4 ,la nglig5ce cet g>d *ange les plaies les plus leg]es en ulc]es2 les ulc]es les mo9s f*eux1 en ulc]es incurables2 il n'y a p]sonne qui ne puisse tr\v] dans son vois9age1 quelque famille rduite l'hpital1 p>cequ'on a nglig quelque mal de cette espece4 ,je rxre que les ulc]es qui vi5n5t de cause int]ne1 ou ceux qui vi5n5t de cause ext]ne1 mais *ez une p]sonne d'un mauvais tempramm5t1 dem&5t s\v5t d'autres so9s4 ,des ,membres gels4 4 #dbj4 ,il arrive s\v5t dans les hyv]s rig\reux1 que quelques p]sonnes sont saisies p> un froid si =t1 que les ma9s ou les pi$s1 ou ces deux p>ties la fois gel5t t\t comme un morceau de vi&e expos l'air4 ,si l'on se laisse all] au m\vem5t si naturel de les r*auff]1 surt\t de r*auff] les p>ties geles1 t\t e/ p]du4 ,il survi5t des d\leurs insupportables1 une gangr5e incurable4 ,il n'y a plus de ress\rce p\r les sauv]1 que de leur c\p] les membres gangr5s4 ,l'on a vu1 il n'y a que peu de tems1 ,cossonay1 le tri/e cas d'un homme qui eut les ma9s geles4 ,on lui appliqua *audem5t des ongu5s gras2 la gangr5e suivit1 l'on fut oblig de lui c\p] les dix doigts4 4 #dba4 ,il n'y a qu'un seul rem$e dans ce cas-l1 c'e/ de mettre les malades dans un endroit o il ne puisse pas gel]2 mais o il fasse trs peu *aud1 de leur appliqu] cont9uellem5t1 sur les p>ties geles1 de la neige si l'on en a1 s9on de les lav] cont9uellem5t1 mais =t d\cem5t1 c> t\te friction =te s]oit dang]euse1 avec des l+es tremps dans de l'eau de glace1 mesure qu'elle se fond4 ,ils s'app]oiv5t peu--peu que le s5tim5t r5at2 ils pr\v5t une gr&e *aleur dans la p>tie1 comm5c5t en rec\vr] le m\vem5t2 alors on peut les port] dans un endroit un peu plus *aud1 leur donn] quelques tasses de la potion ,n4 #ac1 ou de quelqu'autre de mme espece4 4 #dbb4 ,il n'y a p]sonne qui ne puisse jug] du dang] de la m?ode *auffante1 de l'utilit de l'eau glace1 p> une expri5ce qui se fait t\s les j\rs4 ,les poires1 les pommes1 les raves geles1 mises dans l'eau prte gel]1 repr5n5t leur premi] tat1 peuv5t tre manges4 ,si on les met dans l'eau ti$e1 ou dans un endroit *aud1 la p\rriture1 qui e/ une gangr5e1 s'en emp>e d'abord4 ,je jo9drai ici une obs]vation1 qui f]a mieux compr5dre ce traitem5t1 en con/at]a l'efficacit4 ,un homme avoit une r\te de dix lieues faire1 p> un tems froid1 un *em9 ple9 de neige de glace4 ,ses s\li]s lui manqu]5t2 il fit les trois d]ni]es lieues pi$s nuds1 eut1 ds la premi]e demi lieue1 des d\leurs assez vives aux jambes aux pi$s1 qui all]5t en augm5tant4 ,il arriva presque p]clus des extrmits infrieures4 ,on le mit devant un gr& feu1 on *auffa bi5 un lit1 on l'y c\*a4 ,les d\leurs dev9r5t insupportables2 il ne cessoit d'tre dans de viol5tes agitations1 de p\ss] des cris p]ans4 ,on dem&a un ,m$ec9 dans la nuit1 qui tr\va les doigts des pi$s d'une c\leur noirtre1 comm5ant p]dre le s5tim5t4 ,les jambes le dessus des pi$s excessivem5t enfls1 d'un r\ge p\rpre1 v>i de ta*es violettes1 s\ffroi5t encore les d\leurs les plus aiges4 ,le p\lx toit dur frqu5t1 le mal de tte trs viol5t4 ,le ,m$ec9 fit apport] un seau d'eau de la rivi]e1 y fit aj\t] de la glace2 il obligea le malade plong] les jambes d$ans3 ce premi] ba9 dura prs d'une heure2 les d\leurs1 p5dant ce tems l1 fur5t mo9s viol5tes3 une heure aprs il ordonna un second ba91 le malade s'y tr\vant de n\veau s\lag1 le prolongea deux heures4 ,p5dant ce tems l1 on enlevoit de l'eau du seau2 l'on y remettoit de la glace de la neige4 ,les doigts des pi$s1 qui toi5t noirs1 dev9r5t r\ges2 les ta*es violettes des jambes se dissip]5t1 l'enflure dim9ua2 les d\leurs toi5t leg]es avec int]valle4 ,l'on rit]a cep5dant six fois3 aprs quoi il ne re/a d'autre mal1 qu'une s5sibilit la plante des pi$s1 qui emp*oit le malade de m>*]4 ,on lui fit quelques fom5tations aromatiques1 on lui fit boire une ptisane de salsep>eille2 7celle de sureau e/ t\te aussi bonne mo9s c\teuse47 ,le huitieme j\r il fut p>faitem5t guri1 s'en ret\rna le qu9zieme j\r1 pi$4 4 #dbc4 ,qu& le froid e/ trs =t1 qu'on y re/e long-tems expos1 il tue2 il congele le sang1 il en dt]m9e une trop gr&e quantit au c]veau2 a9si on meurt d'apoplexie1 cette apoplexie comm5ce p> un sommeil3 aussi le voyageur1 qui se s5t ass\pi1 doit r$\bl] d'ef=ts p\r se tir] du dang] m95t auquel il e/ expos3 ce sommeil1 qui p>oit devoir ad\cir ses s\ffrances1 s]oit p\r lui le d]ni] sommeil4 4 #dbd4 ,les rem$es1 dans ce cas1 sont les mmes que dans le cas prcd5t 4 #dba1 #dbb4 ,il faut mettre le malade dans un endroit plutt froid que *aud2 le frott] avec de la neige1 ou de l'eau glace1 l'on a mme plusieurs exemples con/ats1 ils sont frqu5s dans les pas plus froids1 qu'un ba9 d'eau trs froide e/ trs salutaire4 ,l'on a rappell la vie plusieurs p]sonnes1 qui avoi5t t dans la neige1 ou expos l'air p5dant une =te gele c9q ou six j\rs1 qui ne donnoi5t aucun signe de vie1 p5dant plusieurs heures2 a9si il faut t\j\rs essay] de donn] du sec\rs4 ,des ,h]nies4 4 #dbe4 ,les ,h]nies1 desc5tes1 ruptures1 que le pasan dsigne1 en disant1 qu'il e/ rompu1 sont quelquefois une maladie de naissance1 plus s\v5t l'effet des cris excessifs1 d'une t\x =te1 ou d'ef=ts rxrs p\r vomir dans la premi]e enfance4 ,dans la suite1 elles sont produites t\t ge1 ou p> quelques maladies1 ou p> des ef=ts viol5s3 elles sont beauc\p plus frqu5tes *ez les hommes1 que *ez les femmes2 l'espece la plus commune1 la seule dont je me propose de dire un mot1 c'e/ celle qui dp5d du passage d'une p>tie des inte/9s1 ou de la coffe1 dans les b\rses4 ,elle e/ aise connotre4 ,qu& elle se tr\ve *ez de petits enfans1 on la gurit presque t\j\rs en faisant port] con/amm5t un b&age1 qui ne doit tre que de triege1 avec une pelotte de l+e1 de cr91 ou de son4 ,il faut en avoir au mo9s deux1 af9 de les *ang] de tems-en-tems1 avoir le plus gr& so9 de ne jamais le mettre1 que qu& l'enfant e/ c\* sur le dos1 qu'on e/ sr1 que t\t e/ bi5 r5tr4 ,sans cette prcaution1 il f]oit les plus gr&s maux4 ,l'on peut aid] l'effet du b&age1 en appliquant sur la peau dans le pli de l'a9e1 l'endroit du passage1 une empltre a/r+5te quelconque1 comme celui p\r les fractures1 ou celui dont j'ai p>l4 ,l'on ne doit po9t laiss] mont] *eval les enfans1 jusques ce qu'ils soi5t enti]em5t guris4 4 #dbf4 ,dans un ge plus avanc1 un b&age simplem5t de triege e/ insuffisant2 il en faut un o il y ait du f]2 1 quelque gnant qu'il p>oisse d'abord1 l'on s'acc\tume bi5 vite cet usage1 l'on n'en e/ plus incommod4 4 #dbg4 ,les h]nies acqui]5t quelquefois1 un volume prodigieux2 la plus gr&e p>tie des inte/9s passe dans les b\rses1 sans aucun symptome de maladie2 mais cela entra9e une incommodit trs gr&e1 qui met ord9airem5t ces g5s hors d'tat de travaill]2 qu& le mal e/ aussi considrable1 en mme tems invtr1 il y a ord9airem5t des ob/acles1 qui emp*5t qu'il ne r5tre t\t fait2 l'usage du b&age e/ impossible1 ces in=tuns sont condamns port] t\te leur vie cette incommodit1 qu'on peut un peu s\lag]1 p> l'usage d'un susp5soir1 adapt la taille de la h]nie4 ,cette cra9te d'augm5tation1 e/ une raison bi5 =te p\r en arrt] le progrs ds les comm5cem5s2 il y en a une encore plus =te1 c'e/ que les h]nies sont susceptibles d'un accid5t1 qui e/ trs s\v5t mortel4 ,il arrive1 qu& la p>tie des inte/9s1 qui e/ dans les b\rses1 s'enflamme1 qu'alors1 acqurant plus de volume1 se tr\vant extrmem5t comprims1 il survi5t des d\leurs aiges2 le volume tant plus considrable1 le passage qui les avoit laiss sortir1 ne peut les laiss] r5tr]2 les vaisseaux mmes tant gns1 l'inflammation augm5te d'un mom5t l'autre2 la communication entre l'e/omac le fondem5t1 e/ s\v5t entirem5t int]cepte2 il ne passe ri53 il survi5t des vomissem5s cont9uels1 7c'e/ l'espece de misrr dont j'ai p>l 4 #cja47 le hoquet1 le dlire1 les dfaillances1 les sueurs froides1 la mort4 4 #dbh4 ,cet accid5t des h]nies arrive1 qu& les excrm5s vi5n5t se durcir dans la p>tie des boyaux r5f]ms dans les b\rses2 qu& le malade s'e/ *auff p> le v91 les liqueurs1 le rgime2 qu& il a reu quelque c\p sur cette p>tie1 ou qu'il a fait quelque *ute4 4 #dbi4 ,le meilleur rem$e e/1 #a4 ds qu'on s'app]oit de cet accid5t1 une trs =te saigne1 faite dans le lit1 le malade tant c\* sur le dos1 la tte cep5dant un peu leve1 les jambes un peu fle*ies1 de faon que les g5\x soi5t en l'air4 ,c'e/ mme l'attitude qu'ils doiv5t t\j\rs cons]v]1 autant qu'il e/ possible4 ,qu& le mal n'e/ pas trop avanc1 s\v5t la premi]e saigne gurit radicalem5t1 les inte/9s r5tr5t ds qu'elle e/ faite4 ,d'autres fois1 cela ne russit pas aussi bi51 il faut alors rxr] la saigne4 #b4 ,on ordonne un lavem5t ,n4 #df4 ,il faut appliqu] sur t\te la tumeur1 des l+es tremps dans l'eau glace1 les *ang] con/amm5t t\s les qu>ts d'heures4 ,ce rem$e appliqu d'abord1 a produit les plus gr&s effets2 mais si le mal a dur violemm5t plus de dix ou d\ze heures1 il e/ trop t>d1 alors il convi5t mieux d'appliqu] des flanelles trempes dans une dcoction ti$e de fleurs de mauve de sureau1 les *ang] s\v5t4 #c4 ,qu& ces sec\rs ne sont pas suffisans1 il faut essay] les lavem5s de fume de tabac1 qui ont s\v5t dgag des h]nies qui rsi/oi5t t\t4 ,enf91 si ces rem$es ne russiss5t pas1 il faut se dt]m9] faire l'opration1 sans p]dre un seul mom5t2 c> ce mal tue quelquefois au b\t de deux j\rs2 mais p\r cela il faut avoir un trs bon ,*irurgi54 ,l'on a vu ici une femme1 morte depuis quelques annes1 qui entrepr5oit effrontm5t cette opration1 tuoit les malades1 aprs les t\rm5s les plus cruels1 l'amputation du te/icule1 que font t\j\rs les ,*>latans1 les ,*irurgi5s ignorans2 mais qu'un ,*irurgi5 ent5du ne fait jamais dans ce cas4 ,je ne p>l]ai po9t de la faon de la faire1 p>ceque je ne p\rrois pas m't5dre assez p\r in/ruire un ,*irurgi5 qui l'ignor]oit2 qu'un ,*irurgi5 clair sait t\t ce que je p\rrois lui dire4 ,des ,furoncles ou ,cl\s4 4 #dcj4 ,t\t le monde connot les furoncles1 ou cl\s1 qui font quelquefois s\ffrir beauc\p1 s'ils sont gros1 =t enflamms1 ou situs de faon gn] les m\vem5s1 ou les positions4 ,qu& l'inflammation e/ trs considrable1 qu'il y en a plusieurs la fois1 qu'ils emp*5t de dormir1 il convi5t de se mettre un rgime rafrai*issant1 de pr5dre quelques lavem5s1 de boire beauc\p de ptisane ,n4 #b4 ,si l'inflammation e/ trs =te1 on applique extrieurem5t un cataplasme de mie de pa9 de lait1 ou d'oseille un peu b\illie pile4 ,si elle e/ mo9s =te1 l'on se s]t de l'empltre de mucilage ou dia*ilon simple t5du sur de la peau4 ,le dia*ilon gomm e/ plus actif2 mais *ez quelques p]sonnes1 il augm5te si =t les d\leurs1 qu'elles ne peuv5t pas le s\t5ir4 ,les furoncles1 qui revi5n5t s\v5t1 indiqu5t quelque vice dans le tempramm5t1 s\v5t un vice assez considrable1 dont les suites p\rroi5t tre cra9dre2 a9si il faut *]*] en connotre la cause1 la dtruire4 ,c'e/ un dtail que je ne puis pas donn] ici4 4 #dca4 ,le cl\ se t]m9e ord9airem5t p> la suppuration2 mais c'e/ une suppuration d'une espece s+uli]e4 ,il s'ouvre d'abord dans son sommet1 il en sort quelques g\ttes d'un pus tel que celui de t\s les abcs1 alors on dc\vre ce qu'on appelle le g]me ou le b\rbillon2 c'e/ une mati]e purul5te1 mais si paisse si f]me1 qu'elle a l'app>5ce d'un corps solide1 on la tire en enti]1 s\s la =me d'un petit cil9dre1 comme de la moelle de sureau1 de la longueur de quelques lignes1 quelquefois mme d'un p\ce au-del4 ,la sortie de ce b\rbillon e/ suivie ord9airem5t de celle d'une c]ta9e quantit de pus liquide1 pan* au fond de la tumeur4 ,ds que cette vacuation e/ faite1 les d\leurs cess5t enti]em5t1 la grosseur disp>ot au b\t de peu de j\rs1 en cont9uant le dia*ilon simple1 ou l'ongu5t ,n4 #fe4 ,des ,pan>is4 4 #dcb4 ,le dang] des pan>is e/ beauc\p plus gr& qu'on ne le croit ord9airem5t4 ,c'e/ une inflammation l'extrmit d'un doigt1 qui e/ s\v5t l'effet d'un peu d'humeur extravase dans cette p>tie1 soit p> une meurtrissure1 soit p> une piquure2 d'autres fois1 il p>ot qu'il n'a aucune cause extrieure1 qu'il e/ l'effet d'un vice intrieur4 ,l'on en di/+ue plusieurs especes1 suivant l'endroit dans lequel l'inflammation comm5ce2 mais la nature du mal e/ t\j\rs la mme1 dem&e des rem$es de mme espece2 a9si les p]sonnes qui ne sont ni ,mdec9s1 ni ,*irurgi5s peuv5t se pass] de la connoissance de ces divisions1 qui1 quoiqu'elles v>i5t le dang]1 l'opration du ,*irurgi51 n'influ5t po9t sur le traitem5t1 dont l'activit doit tre regle p> la viol5ce des symptomes4 4 #dcc4 ,le mal comm5ce p> une d\leur s\rde avec un leg] battem5t2 sans enflure1 sans r\geur1 sans *aleur1 mais bi5tt la d\leur1 la *aleur1 le battem5t devi5n5t insupportables4 ,la p>tie devi5t extrmem5t grosse r\ge2 les doigts vois9s1 t\te la ma9 enfl5t4 ,on obs]ve1 dans quelques cas1 une fuse enfle r\ge1 qui comm5ant la p>tie malade1 se cont9ue presque jusques au c\de1 il n'e/ pas r>e1 que les malades se plaign5t d'une d\leur trs vive s\s l'paule4 ,ils ne dorm5t po9t1 la fivre avec ses accid5s1 ne t>d5t pas p>otre4 ,si le mal e/ grave1 le dlire les convulsions survi5n5t4 ,l'inflammation du doigt se t]m9e1 ou p> la suppuration1 ou p> la gangr5e4 ,qu& ce d]ni] accid5t arrive1 le malade e/ dans un dang] trs pressant1 s'il n'e/ promptem5t sec\ru2 il a fallu1 plus d'une fois1 c\p] le bras1 p\r sauv] la vie4 ,qu& la suppuration se fait1 si elle e/ trs pr(onde1 cre1 ou si les sec\rs du ,*irurgi5 arriv5t trop t>d1 la d]ni]e phalange du doigt e/ ord9airem5t c>ie1 on la p]d4 ,quelque leg] qu'ait t le mal1 il e/ r>e que l'ongle ne prisse pas4 4 #dcd4 ,le traitem5t intrieur des pan>is1 e/ le mme que celui des autres maladies inflammatoires4 ,il faut se mettre au rgime1 plus ou mo9s exactem5t1 proportion du degr de la fivre2 si elle e/ trs =te1 l'inflammation considrable1 faire une ou plusieurs saignes4 ,le traitem5t extrieur1 consi/e dim9u] l'inflammation1 amollir la peau1 donn] issue au pus1 ds qu'il e/ =m4 ,p\r cela l'on trempe long-tems le doigt ds les comm5cem5s du mal1 dans l'eau un peu plus que ti$e2 on reoit aussi la vapeur de l'eau b\illante2 en faisant cela presque cont9uellem5t1 p5dant le premi] j\r1 on e/ s\v5t p>v5u dissip] enti]em5t le mal4 ,mais malheureusem5t on croit que ces petits comm5cem5s n'auront po9t de suites1 l'on se nglige1 jusques ce que le mal ait fait de gr&s progrs2 alors il faut ncessairem5t qu'il suppure4 ,on hte cette suppuration1 en enveloppant cont9uellem5t le doigt avec une dcoction de fleurs de mauves cuites dans du lait1 ou un cataplasme de mie de pa9 de lait4 ,on peut le r5dre plus actif1 en y aj\tant quelques oignons de lis1 ou un peu de miel2 mais il ne faut le faire que qu& l'inflammation dim9ue1 que la suppuration comm5ce2 avant ce tems-l1 t\s les rem$es cres sont trs dang]eux4 ,l'on emploie aussi cette poque1 le leva91 qui hte puissamm5t la suppuration4 ,le cataplasme d'oseilles1 4 #dcj1 e/ trs efficace4 4 #dce4 ,l'vacuation prompte du pus e/ trs importante2 mais c'e/ l'affaire du ,*irurgi51 p>cequ'il ne convi5t po9t d'att5dre que l'ouv]ture se fasse naturellem5t2 d'autant plus que la peau tant quelquefois extrmem5t dure1 le pus se rp&roit dans l'intrieur des *airs1 avant qu'elle se p]t4 ,a9si1 ds qu'on s\ponne que le pus e/ =m1 il faut voir un ,*irurgi51 qui dcide du mom5t o l'ouv]ture doit se faire4 ,il vaut beauc\p mieux la faire un peu trop tt1 qu'un peu trop t>d2 il vaut mieux qu'elle soit trop pr(onde que pas assez4 ,qu& l'ouv]ture e/ faite1 on panse avec l'empltre ,n4 #fe1 t5du sur une toile1 ou avec le sp>adrap ,n4 #fd1 l'on *ange t\s les j\rs4 4 #dcf4 ,qu& le pan>is e/ occasionn p> une humeur extravase dans le vois9age de l'ongle1 un ,*irurgi5 adroit en arrte trs promptem5t les progrs1 gurit radicalem5t1 p> une incision1 qui donne issue cette liqueur4 ,mais quoique cette opration ne soit pas difficile1 t\s les ,*irurgi5s ne sav5t pas l'excut]2 plusieurs mme n'en ont po9t d'ide4 4 #dcg4 ,quelquefois il se =me des *airs fongueuses1 ou baveuses2 on les desse*e en les p\drant avec un peu de m9ium1 ou d'alun brl4 4 #dch4 ,qu& il y a c>ie1 il faut ncessairem5t voir un ,*irurgi51 aussi bi5 que qu& il y a gangr5e2 a9si je ne p>l]ai po9t de ces deux cas4 ,j'av]tis seulem5t1 qu'il y a trois rem$es ess5tiels1 contre la gangr5e1 le qu9qu9a1 ,n4 #ad1 dont on donne une dragme t\tes les deux heures2 les sc>ifications sur t\te la p>tie gangr5e2 les fom5tations avec la dcoction de qu9qu9a1 laquelle on aj\te l'esprit de s\fre4 ,il e/ vrai que ce rem$e e/ trs *]2 mais on peut y suppler p> une dcoction d'autres h]bes am]es1 l'esprit de sel4 ,j'aj\te encore1 qu'il convi5t1 dans la pl"p des cas de membres gangr5s1 de ne faire l'amputation que qu& la gangr5e s'arrte d'elle-mme2 ce qu'on connot p> un c]cle trs s5sible1 trs ais di/+u] p> les plus ignorans1 qui en m>que les bornes1 fait la sp>ation entre le vif le mort4 ,des ,v]res4 4 #dci4 ,quelquefois les v]rues sont la suite d'un vice p>ticuli] de la masse du sang1 il en nat des quantits tonnantes4 ,cela arrive quelques enfans de quatre dix ans1 qui pr5n5t trop de laitages2 ils guriss5t p> le *angem5t de rgime1 les pilules ,n4 #ah4 ,d'autrefois c'e/ un vice accid5tel de la peau1 qui dp5d de quelques causes extrieures4 ,dans ce cas1 si elles incommod5t p> leur grosseur1 p> leur situation1 p> leur dure1 on peut les dtruire1 #a4 en les liant avec une soie1 ou un fil cir4 #b4 ,en les c\pant avec des ciseaux ou un bi/\ri1 en c\vrant la plaie avec un peu de dia*ilon gomm1 qui occasionne une petite suppuration de/9e dtruire la rac9e de la v]rue4 #c4 ,en la s*ant p> quelque application un peu corrosive1 comme le lait de feuille de p\rpi]1 de figui]1 de *elido9e1 de ?itimale2 mais outre que ces sucs ne se tr\v5t qu'en t1 les p]sonnes qui ont la peau dlicate ne doiv5t pas s'en s]vir2 ils p\rroi5t leur occasionn] une enflure considrable d\l\reuse4 ,un v9aigre =t1 dans lequel on a fait diss\dre autant de sel qu'il e/ possible1 e/ trs bon4 ,l'on fait aussi des empltres avec du sel ammoniac du galbanum ptris ensemble1 appliqus sur la v]rue1 qui ne manqu5t gu]es de la dtruire4 ,les corrosifs plus =ts ne doiv5t tre employs que s\s la direction d'un ,*irurgi52 il e/ mme plus sage1 de ne po9t les employ]1 non plus que les brlures artificielles4 ,l'amputation e/ un moy5 plus sr1 mo9s d\l\reux sans dang]4 ,les l\pes1 ds qu'elles sont un peu grosses1 qu'elles dur5t depuis quelque tems1 ne guriss5t que p> l'amputation4 ,des ,cors4 4 #ddj4 ,les cors sont t\j\rs l'effet de s\li]s trop rudes ou trop troits4 ,t\te la gurison consi/e les amollir p> plusieurs ba9s de pi$s *auds2 les c\p] au sortir du ba9 avec un canif1 sans attaqu] les p>ties sa9es1 qui sont d'autant plus s5sibles qu'elles sont plus t5dues2 appliqu] dessus une feuille de j\b>be1 ou de li]re grimpant1 ou de p\rpi]1 qu'on peut tremp] dans du v9aigre4 ,on peut1 au lieu de ces feuilles1 si l'on veut s'p>gn] la petite pe9e du pansem5t j\rnali]1 y appliqu] une empltre de dia*ilon simple1 ou de gomme ammoniac amollie dans le v9aigre4 ,il n'y a po9t d'autre moy5 de prv5ir les ret\rs des cors1 que d'vit] les causes qui les ont produits4 ,,additions#af ,,faites ,a ,,la ,,pres5te ,,dition4 #af ,voyez l',av]tissem5t sur cette n\velle dition4 ,anas>que1 ,b\ffissure1 ,hydropisie gnrale4 4 #dda4 ,on donne ces noms la maladie dans laquelle t\t le corps1 ou la plus gr&e p>tie du corps tant enfl1 on s5t1 en t\*ant les p>ties enfles1 qu'elles sont molles froides1 qu'elles c$5t s\s le doigt1 on voit que l'impression1 ou le creux que l'on a fait en appuyant le doigt1 subsi/e encore quelque tems aprs qu'on l'a retir4 ,dans cette maladie le tissu cellulaire1 qui e/ cette membrane qui unit enveloppe t\tes les p>ties du corps1 conti5t dans les cavits ou cellules dont elle e/ =me1 de l'eau1 ou la srosit qui se sp>e du sang4 4 #ddb4 ,l'enflure comm5ce ord9airem5t aux pi$s1 jambes1 cuisses1 elle e/ t\j\rs plus considrable dans ces p>ties1 proportion g>de1 que dans les autres2 elle s't5d de pro*e en pro*e1 gagne en plus ou mo9s de tems t\t le re/e du corps4 ,on rem>que aux re9s une espece de b\rlet2 le v5tre grossit1 les b\rses acqu]r5t un volume considrable2 t\te1 ou presque t\te la peau du corps e/ ple1 peu s5sible1 froide1 un peu luisante2 le visage e/ blme1 les yeux sont languissans2 la respiration se fait difficilem5t1 surt\t aprs le repas le soir3 le malade p]d les =ces l'apptit2 il t\sse plus ou mo9s frquemm5t2 il e/ ass\pi2 il ne sue po9t1 ou trs r>em5t2 son p\ls e/ petit1 enfonc1 frqu5t1 9gal2 ses ur9es sont crues1 claires en petite quantit2 les selles sont crues1 quelquefois mles de sang1 elles *ang5t presque t\s les j\rs de qualit3 le malade e/ foible1 s5t t\j\rs de la lassitude2 sa soif e/ cont9uelle pressante2 il a s\v5t la langue s*e1 il pr\ve des feux passag]s2 bi5tt il survi5t de la fivre cause p> l'eau qui se corrompt2 alors son hale9e1 ses cra*ats1 ses ur9es rp&5t une mauvaise odeur4 ,t\s les accid5s augm5t5t le soir1 sont mo9s =ts le mat94 ,ils ne se tr\v5t pas t\j\rs runis dans le mme sujet2 mais plus il y en a1 plus ils sont considrables m>qus1 plus aussi la maladie e/ f*euse2 tantt ses progrs sont trs l5ts1 tantt ils sont trs prompts1 ce qui e/ de mauvais augure4 4 #ddc4 ,les causes de l',anas>que sont un air humide froid1 tel que celui des lieux m>cageux1 des habitations plus basses que le sol2 les alim5s de mauvaise qualit1 l'excs de l'eau1 de la bi]re1 de t\tes boissons rela*antes froides1 surt\t si on les pr5d dans un lieu froid1 ayant =t *aud2 l'abus du v9 des liqueurs spiritueuses2 un tempram5t pituiteux2 les ob/ructions des visc]es du bas v5tre1 des fivres int]mitt5tes mal traites ou dans des sujets mal con/itus1 l'a/hme1 les vacuations excessives p> les saignes1 les p]tes ou hmorrhagies1 di>rhes1 dyss5t]ies excessives1 les purgations trop =tes ou cont9ues trop long-tems2 les vacuations supprimes ou arrtes trop tt1 comme les hmorrhodes1 le dvoiem5t2 les ruptions comme d>tres1 galle1 c4 que l'on a fait r5tr] mal--propos4 ,t\tes ces causes1 en produisant un abord considrable de la p>tie aqueuse du sang dans t\tes les petites cavits du tissu cellulaire1 ou en emp*ant que lorsqu'elle y e/ amasse1 elle ne soit reprise p> les vaisseaux qui sont de/9s cela2 t\tes ces causes1 dis je1 donn5t lieu l'anas>que4 4 #ddd4 ,il y a quelques cas o l'anas>que e/ facile gurir1 mais ils sont r>es1 on doit gnralem5t reg>d] cette maladie1 comme une des plus fune/es des plus op9itres2 cela n'tonn]a po9t ceux qui ayant quelque connoissance de l'oeconomie animale1 v]ront combi5 il y a de p>ties importantes qui ne sont plus dans leur tat naturel1 de fonctions qui ne se font plus1 ou se font mal4 4 #dde4 ,on sait qu'il e/ trs ncessaire de consult] la nature p\r gurir les maladies2 mais ce n'e/ qu'aprs avoir vu un gr& nombre d'hydropisies1 qu'on peut se =m] une ide de la diffr5ce des m?odes qu'il faut employ] p\r les gurir1 le nombre des causes tant aussi gr& qu'il l'e/4 ,il n'e/ peut-tre po9t de cas o il soit aussi ncessaire de savoir v>i] les traitem5s1 les t5t] successivem5t1 insi/] sur les rem$es qui russiss5t4 ,on ne s'att5d po9t aprs cet aveu1 que n\s donnions une m?ode gnrale1 que n\s rpondions de son succs3 heureux sont ceux qui peuv5t avoir les conseils les so9s d'un ,mdec9 habile2 mais comme il y a bi5 des circon/ances o le malade ne le peut po9t1 que cette maladie e/ assez commune1 n\s allons expos]1 suivant le plan le b de cet ouvrage1 les moy5s les plus aiss1 les mo9s c\teux les plus utiles p\r gurir1 ou du mo9s s\lag] les hydropiques4 ,si la cause n'e/ po9t incurable1 ou la maladie trs anci5ne1 il y a t\t lieu d'espr] de procur] l'vacuation de l'eau p> le traitem5t qui suit4 4 #ddf4 ,il faut #a4 rgl] le rgime du malade4 ,il e/ important qu'il soit t\j\rs dans un air *aud sec1 qualits qu'on lui procur]a avec le feu1 s'il ne les a pas naturellem5t1 alors il vaudroit encore mieux *ang] d'habitation1 du mo9s p\r quelque tems4 ,on g>antira surt\t de la fra*eur de la nuit1 ce qui dem&e s\v5t beauc\p de so9s1 le malade se t5ant sur son sant hors des c\v]tures4 ,il f]a sa n\rriture d'alim5s secs1 comme du pa9 rassis ou dur1 grill1 de vi&es ou poissons rotis grills4 ,on assaisonn]a ces alim5s avec un peu d'acide1 comme jus de citron1 v]jus1 v9aigre1 p\r prv5ir ou corrig] la corruption des humeurs1 qui e/ fune/e dans les hydropisies4 ,il f]a t\t son possible p\r s'ab/5ir de boire2 af9 de tromp] p\r a9si dire la soif1 il ti5dra dans sa b\*e1 se g>g>is]a avec quelques g\ttes de liqueurs acides seules ou mles1 dans un peu d'eau2 s'il ne peut rsi/] la soif1 il boira le mo9s qu'il lui s]a possible1 la meilleure boisson e/ celle qui fait c\l] les ur9es2 du v9 pur1 pr9cipalem5t du blanc1 de la bi]re dans lesquels on aura fait infus] quelques plantes aromatiques am]es4 ,le malade f]a autant d'ex]cice que ses =ces lui p]mettront1 pi$1 *eval1 en voiture1 en bon air4 ,les frictions sur les p>ties enfles1 rptes le plus s\v5t qu'il se p\rra1 s]ont trs utiles3 on les f]a avec une brosse1 avec une grosse toile1 1 ce qui e/ prfrable1 avec de la flanelle *aude ou autre t(fe de la9e claire1 propre absorb] l'humidit3 il s]oit mme avantageux que le malade et t\t le corps c\v]t immdiatem5t de cette t(fe4 ,une d\ce compression faite p> des habits troits ou des b&es1 emp*e que les fibres ne c$5t ou ne s't5d5t trop1 prvi5t des ruptures1 facilite le rtablissem5t de l'la/icit4 ,je vi5s aux mdicam5s4 4 #ddg4 ,on f]a pr5dre le mat9 au malade une cuill]e du rem$e ,n4 #ge1 aprs lequel il survi5t quelquefois un vomissem5t1 alors il ne faut plus en donn] qu'une demi-cuill]e2 une simple nause en e/ cep5dant la suite la plus ord9aire4 ,les ur9es sont aprs cela trs abondantes1 procur5t beauc\p de s\lagem5t4 ,il e/ r>e que ce rem$e purge3 si nanmo9s ce cas arrive1 il ne s'ensuit aucun mal4 ,l'on cont9ue t\s les j\rs l'usage de ce rem$e1 jusqu' ce que les srosits soi5t vacues1 que le corps ds5fle absolum5t4 ,si la dose que l'on donne fait peu d'effet dans des corps robu/es1 on doit l'augm5t] ins5siblem5t jusqu' ce que les ur9es sort5t en abondance4 ,alors si l'enflure dim9ue1 on obs]v]a scrupuleusem5t ce qui a t dit l'article du rgime1 surt\t au sujet de la compression1 p\r prv5ir la re*ute favoris] la gurison2 on f]a pr5dre au malade1 une heure avant dn] avant s\p]1 deux onces du v9 ,n4 #gg4 ,qu& avec l'vacuation des eaux les accid5s dim9u5t1 il y a beauc\p espr]2 il faut cont9u] le rem$e ,n4 #ge1 jusqu' p>faite gurison1 le v9 ,n4 #gg1 encore long-tems aprs4 4 #ddh4 ,si l'anas>que succ$e une longue fivre int]mitt5te1 les vacuations ne sont pas extrmem5t ncessaires2 mais on la gurit d'ord9aire en faisant obs]v] au malade ce qui e/ dit 4 #ddf1 #ddg1 en donnant le mat9 jeun1 puis une heure avant le dn] une heure avant le s\p]1 deux onces du v9 ,n4 #gg4 4 #ddi4 ,on traite aussi cette maladie p> les purgatifs les sudorifiques2 mais outre qu'ils russiss5t peu1 il y a bi5 des cas o ils font beauc\p de mal3 l'usage des setons1 des sc>ifications e/ encore plus dang]eux2 enf9 de t\s les moy5s que l'on connot de procur] l'vacuation de l'eau dans l'anas>que1 celui que n\s avons propos e/1 selon le clebre ,van ,swiet51 le plus sr le plus efficace3 il e/ aussi le plus ais pratiqu] p> ceux p\r qui ce ,livre e/ fait4 ,s'il ne russit pas1 il faut s'adress] un ,mdec94 ,aphtes4 4 #dej4 ,les ,aphtes sont de petites pu/ules blan*es ou jauntres1 qui devi5n5t des ulc]es ronds1 sup]ficiels1 bords d'un c]cle r\ge1 qui occup5t en plus ou mo9s gr&e quantit l'intrieur de la b\*e1 le gosi]1 l'oesophage1 s't5d5t quelquefois1 en suivant les conduits de l'air des alim5s1 jusqu'aux p\lmons aux d]ni]s inte/9s4 ,cette maladie e/ assez commune p>mi les enfans les vieill>ds3 elle e/ quelquefois pidmique p>mi les adultes1 dans les saisons *audes1 humides1 les lieux m>cageux4 4 #dea4 ,quelquefois les ,aphtes se dissip5t sans qu'on ait beso9 d'employ] de rem$es2 mais elles sont s\v5t accompagnes d'ardeur1 de d\leur1 de r\geur1 d'inflammation1 de la p]te du gt1 d'inquitudes1 d'insomnie1 quelquefois de fivre4 ,les enfans cri5t ne veul5t po9t tett]1 la suction tant d\l\reuse la dglutition difficile1 soit cause de la s5sibilit des p>ties ulcres1 soit cause de leur enflure1 qui e/ assez ord9aire4 4 #deb4 ,si la fivre1 la d\leur1 l'inflammation1 la difficult d'aval] sont considrables1 on f]a une saigne du bras4 ,on donn]a #a4 p\r n\rriture de la panade1 ou une dcoction d'orge ou de ris4 #b4 ,trs s\v5t quelques gorges de ? de fleurs de sureau nitr4 #c4 ,quatre prises p> j\r du ,n4 #fj1 dans une cuill]e de ? de sureau4 #d4 ,t\s les deux ou trois j\rs on purg]a avec du syrop de *icore compos1 ou le ,n4 #fb4 ,ce traitem5t suffira presque t\j\rs p\r dissip] les ,aphtes des enfans4 4 #dec4 ,il e/ propos d'exam9] si l'cret du lait de la n\rrice1 n'e/ pas la cause de la maladie des enfans1 si elle n'a po9t de b\tons1 de d>tres1 d'rsipelles2 s'il n'y a ni hale9e mauvaise1 ni drangem5s dans les dige/ions qui indiqu5t qu'elle n'e/ pas p>faitem5t sa9e2 qu& mme on ne dc\vriroit ri51 on peut la faire us]1 p5dant que l'enfant ne tette po9t1 de boissons dlayantes1 rafra*issantes1 ad\cissantes1 d'alim5s f>9eux4 4 #ded4 ,si le malade n'e/ po9t un enfant qui tette1 on le mettra au rgime2 on saign]a dans le cas o la d\leur1 l'inflammation la fivre s]ont considrables2 il us]a des boissons ,n4 #b1 ou #d1 du g>g>isme ,n4 #ai1 il s]a purg avec le ,n4 #bb4 4 #dee4 ,lorsque les aphtes ne tomb5t po9t1 l'humeur qu'elles r5f]m5t devi5t cre rongeante1 alors il faudra faire son possible p\r t\*] les aphtes des enfans avec un p9ceau ou un l+e atta* un bton1 tremps dans le ,n4 #ha1 dans du suc de s$um ou j\b>be1 ou dans l'huile d'olive *aude4 ,on f]a de mme p\r les autres malades4 ,si les aphtes sont accompagnes de symptmes plus f*eux1 ou vi5n5t la suite d'une maladie1 voyez ce qui suit4 4 #def4 ,les fivres cont9ues1 aiges1 int]mitt5tes2 celles qui sont avec dyss5t]ies di>rhes1 les fivres putrides malignes1 sont assez s\v5t accompagnes d'aphtes1 surt\t dans les pays froids humides2 si on a donn au malade des remdes *auffans1 ou qu'on lui ait fait suivre un rgime de cette nature4 ,p\r l'ord9aire ces aphtes sont des pu/ules blan*es ou vessies remplies d'une humeur cre qui s\leve la surpeau dans plusieurs po9ts de l'intrieur de la b\*e1 sans intress] la peau1 puisque qu& la crote blan*e qui les =me vi5t tomb]1 il n'en re/e po9t de ve/ige2 ce qui tablit une diffr5ce entre ces aphtes celles des enfans dont on a p>l ci-dessus4 4 #deg4 ,les aphtes p>oiss5t d'abord au palais en petit nombre sp>es2 on e/ heureux si elles n'augm5t5t pas2 mais s\v5t s't5dant de pro*e en pro*e1 elles occup5t t\te la b\*e intrieurem5t1 desc5d5t mme dans la poitr9e les inte/9s3 il survi5t alors de la t\x1 de la difficult de respir]1 des nauses1 vomissem5s1 anxits1 foiblesses1 pesanteur d\leur d'e/omac1 ass\pissem5t1 difficult d'aval]1 d\leurs ulc]es au gosi]1 hoquets1 di>rhe1 dyss5t]ies1 des selles noires1 sangu9ol5tes1 sanieuses1 qui infect5t4 4 #deh4 ,s\v5t ces accid5s prc$5t am55t les aphtes2 elles ne sont pas de mauvais augure1 blan*tres jaunes2 mais qu& elles sont noires ou rec\v]tes d'une crote dure1 paisse comme du l>d1 ou excessivem5t blan*es1 elles sont s\v5t fune/es4 ,lorsqu'elles ont subsi/ quelques j\rs1 elles tomb5t p> p>ties en diffr5s tems1 quelquefois de n\velles succ$5t aux premi]es r5d5t la maladie plus longue3 si les aphtes subsi/5t long-tems1 il se =me autant d'ulc]es1 la gangr5e s'y met4 4 #dei4 ,tant que la fivre e/ mdiocre1 les autres symptmes modrs1 on doit reg>d] les aphtes comme une crise1 comme un dpt de l'humeur de la maladie1 opr p> la nature1 surt\t si l'on voit alors quelque dim9ution dans les accid5s depuis l'ruption des aphtes1 il faudra l'entret5ir p> des boissons *audes dlayantes ,n4 #g1 ou une dcoction de raves1 de ris1 gruaux3 on us]a du g>g>isme dt]sif ,n4 #ai1 ou #ha4 ,lorsque les aphtes devi5n5t brunes ou noires1 que le p\ls e/ foible1 petit2 qu'il y a nauses1 angoisses1 hoquets1 que les crotes sont dures paisses1 ou qu'elles subsi/5t long-tems1 se r5\vell5t2 on donn]a une ou deux fois le j\r une prise du ,n4 #ad1 ou ,n4 #hb1 les mmes boissons s]viront de g>g>ismes2 on t\*]a les aphtes avec le ,n4 #ha1 ou avec les autres liqueurs 4 #dee1 comme il e/ dit dans ce 4 ,lorsque les crotes tomb]ont1 s'il n'y a po9t de dyss5t]ie1 on purg]a avec le ,n4 #bb1 p\r faire sortir de l'e/omac du canal inte/9al les crotes qui se dta*5t encore plutt que celles de la b\*e1 qui augm5t]oi5t la corruption p> leur sj\r1 on us]a d'une boisson ad\cissante comme le petit lait1 ou les ,n4 #ab1 #ac1 qui s]viront p\r g>g>is] s\v5t1 si la b\*e e/ d\l\reuse brlante4 ,quelquefois il survi5t alors une salivation considrable3 on f]a usage du ,n4 #ad1 du ,n4 #ai ou #hb1 en g>g>isme4 ,s'il y a de la di>rhe1 de la dyss5t]ie1 on ml]a la boisson ad\cissante ,n4 #ag1 du syrop de pavot1 ou du mo9s on y f]a b\illir une tte de pavot1 on trait]a ces maladies avec les rem$es prescrits aux articles qui en p>l5t3 on recomm&]a au malade de se g>g>is] s\v5t4 4 #dfj4 ,le rgime doit tre celui des maladies aiges1 ou celui de la maladie laquelle les aphtes se s]ont jo9tes1 modifi suivant les accid5s2 le meilleur alim5t e/ une dcoction de pa91 avec du miel du v94 ,si le passage des alim5s e/ tellem5t emb>rass b\* p> les aphtes1 que ni les solides1 ni les fluides ne puiss5t pass]1 on emploi]a le lait c\p avec l'eau1 en ba9s1 fom5tations1 lavem5s4 ,n\s n'avons po9t p>l de saign] ni de purg] p5dant la maladie1 p>ceque ces sec\rs s]oi5t dang]eux alors2 mais il e/ trs avantageux qu'ils ai5t t mis en usage au comm5cem5t de la maladie2 cela fait s\v5t la diffr5ce des aphtes b5ignes ou malignes4 ,ascite1 ,hydropisie du bas v5tre4 4 #dfa4 ,lorsqu'il y a dans le bas v5tre de l'eau amasse en assez gr&e quantit p\r =m] une enflure ou grosseur considrable1 on nomme cette maladie ,ascite1 ou hydropisie du bas v5tre4 ,l'enflure comm5ce p> la p>tie infrieure du v5tre1 d'o en augm5tant elle gagne les p>ties suprieures infrieures4 ,qu& le malade e/ deb\t ou assis1 la p>tie du v5tre qui e/ au-dess\s du nombril1 =me tumeur4 ,si tant c\* il se t\rne ou se pan*e seulem5t droite ou gau*e1 la tumeur se porte se fait voir de ce ct1 le malade s5t le m\vem5t des eaux agites leur dplacem5t3 lorsqu'il e/ c\* sur le dos t5du1 si on appuie une ma9 sur un des cts du v5tre1 que l'on frappe sur l'autre ct1 avec le plat de l'autre ma91 le c\p se fait s5tir la premi]e1 on s5t di/9ctem5t la fluctuation3 la peau du v5tre e/ ple1 luisante1 molle1 elle cons]ve quelque tems l'impression des doigts qu'on y a appuys2 le p\ls e/ petit1 frqu5t un peu dur1 les ur9es sont en petite quantit d'un r\ge brun1 trs *>ges1 la soif e/ cont9uelle pressante1 t\t le corps maigrit1 s'extnue presque dans la mme proportion que le v5tre grossit1 la respiration devi5t difficile qu& on e/ c\*2 avec les progrs de la maladie1 il survi5t nombre d'accid5s qui r5d5t le mal plus op9itre1 comme foiblesse1 t\x1 fivre l5te1 les autres rapports 4 #ddb4 ,quant aux causes de cette maladie1 on en tr\v]a plusieurs 4 #ddc1 elles sont les mmes dans presque t\tes les hydropisies2 on y aj\t]a l'anas>que1 comme cause de l'ascite4 4 #dfb4 ,qu& le mal e/ rc5t1 on le gurit assez s\v5t p> le seul usage du rem$e ,n4 #ge1 donn comme il e/ dit 4 #ddg4 ,si dans quelques j\rs le flux des ur9es ne survi5t po9t1 que l'enflure du v5tre ne dim9ue po9t1 on pr5dra *aque j\r la ptisane ,n4 #gd1 t\s les mat9s jeun1 le soir en se c\*ant une prise du ,n4 #bc2 au b\t de six j\rs on purg]a avec le ,n4 #gf1 si le malade e/ foible1 avec le ,n4 #ba2 on rpt]a la purgation six j\rs aprs4 ,le rgime doit tre celui qui e/ prescrit dans l'hydropisie gnrale ou anas>que 4 #ddf4 ,dans le cas o l'un des traitem5s russira1 o les eaux s'vacu]ont1 on f]a pr5dre p\r r$onn] du ressort aux fibres rel*es1 le v9 ,n4 #gg1 d'abord une fois le j\r1 puis deux1 mme trois4 4 #dfc4 ,lorsque ces t5tatives s]ont sans succs1 que les ur9es ne s]ont pas plus abondantes1 que le v5tre ne ds5fl]a pas p> les vacuations que procur5t le ,n4 #ge les purgatifs1 il faut se ht] de faire la ponction qui russit dans les ascites peu anci5nes2 mais elle e/ dang]euse dans celles qui sont invtres2 cep5dant dans ces cas mme elle s\lage le malade en lui r5dant la facilit de respir]3 s\v5t cette opration que l'on employoit comme un palliatif1 a dispos la gurison p>faite1 a laiss aux rem$es la lib]t d'agir2 c'e/ alors surt\t que le v9 ,n4 #gg1 e/ utile2 a9si que t\t ce qui a t prescrit dans le rgime 4 #ddf4 4 #dfd4 ,je ne p>le po9t de la p>ac5!se ou ponction du v5tre1 p>cequ'on doit s'adress] un ,*irurgi5 qui sa*e la faire4 ,il e/ trs conv5able de tir] autant qu'il e/ possible1 en une seule fois t\t de suite1 t\te la lymphe ou l'eau3 on peut le faire avec suret1 en s]rant le v5tre du malade p> des b&es1 cela petit petit de plus en plus1 mesure que l'eau sort2 on vit]a p>-l les foiblesses les autres accid5s3 si le v5tre enfle de n\veau1 il faut dans ce cas rpt] la ponction3 il y a des exemples de p]sonnes guries aprs plusieurs ponctions2 au mo9s cette opration prolong]a la vie1 la r5dra supportable1 peut-tre mme mettra-t-elle le malade en tat de vaqu] ses affaires p5dant un assez long-tems4 ,aprs l'opration1 on ne manqu]a po9t de donn] le v9 ,n4 #gg1 comme il a t dit 4 #ddg4 ,a/hme1 c\rte-hale9e1 accs d',a/hme4 4 #dfe4 ,l'accs de l',a/hme e/ une difficult de respir]1 priodique1 irrguli]e1 quelquefois rguli]e1 accompagne d'anxits1 de sifflem5t ou rallem5t1 de pesanteur ou ress]rem5t de la poitr9e1 de viol5s m\vem5s du diaphragme des muscles de la poitr9e1 du bas v5tre1 des omoplates4 ,il semble que le malade e/ prs d'tre suffoqu1 les ur9es devi5n5t claires abondantes2 le p\ls e/ frqu5t 9gal2 il y a soif1 insomnie2 il survi5t de la *aleur1 de la fivre1 des palpitations de coeur2 cet tat dure plusieurs heures1 quelquefois plusieurs j\rs4 ,mais ceux qui y sont sujets ne se tr\v5t pas t\j\rs dans cet tat viol5t1 ils n'y rsi/]oi5t po9t4 ,les p\lmons sont le siege de ce mal4 4 #dff4 ,on di/+ue plusieurs dgrs et especes d',a/hmes1 qui ont des causes1 des signes des effets p>ticuli]s2 mais n\s n'entr]ons dans ce dtail1 qu'autant qu'il s]a ncessaire p\r in/ruire de ce qu'il faut faire dans les mom5s o ceux qui ont l',a/hme ont beso9 d'un prompt sec\rs2 je veux dire dans l'accs3 cette maladie tant longue ayant des int]valles o l'on peut consult]1 il faut le faire4 ,je rapport]ai cep5dant ce qui arrive hors de l'accs1 ceux qui ont cette maladie1 af9 qu'on reconnoisse plus aism5t l'accs de l',a/hme1 tant prv5u que ceux qui sont sujets aux accid5s suivans1 le sont aussi aux accs d',a/hme ou la c\rte-hale9e4 4 #dfg4 ,*ez les a/hmatiques la respiration e/ gr&e1 laborieuse frqu5te1 surt\t lorsque leur sang e/ agit p> quelque cause1 comme l'ex]cice un peu =t1 les passions1 les excs dans le boire le mang]3 cette difficult de respir] augm5te encore lorsqu'ils mont5t1 qu'ils sont c\*s horisontalem5t1 p5dant la nuit1 dans les tems humides froids1 dans des *ambres trs *audes ou trs petites4 ,la situation o ils respir5t plus aism5t1 e/ celle o le corps e/ un peu p5* en devant4 ,l',a/hme e/ s\v5t accompagn de t\x1 de ronflem5t1 d'un bruit semblable celui d'un fluide agit1 de d\leurs l'intrieur l'extrieur de la poitr9e4 4 #dfh4 ,dans l'accs ou attaque d',a/hme1 on mettra le malade dans une situation o la moiti suprieure du corps se tr\ve droite1 dans un lieu o l'air du dehors ait un accs libre1 surt\t l'air froid1 o il n'y ait po9t de feu1 d'animaux1 ou beauc\p de p]sonnes qui l'*auff5t1 il ne f]a aucun m\vem5t qui puisse acclr] la circulation du sang1 on vit]a d'excit] les passions qui agit5t le sang1 font impression sur les n]fs4 ,plus la difficult de respir] e/ gr&e1 plus il faut se ht] de saign]1 on rpt]a la saigne suivant les =ces du malade1 celle des accid5s1 l'op9itret du mal4 ,on ne doit po9t tre arrt p> la petitesse la foiblesse app>5tes du p\ls1 la saigne faite1 il s]a plus =t3 au re/e1 si on a quelque cra9te ce sujet1 on f]a les saignes petites3 ce rem$e gurira seul l'accs de l'a/hme1 s'il vi5t de plnitude1 comme cela arrive s\v5t1 voyez les signes de cet tat#ag2 on donn]a des lavem5s1 qui ne s]ont que moiti des lavem5s ord9aires1 le malade les recevra deb\t3 si les lavem5s simples1 comme ,n4 #f1 n'ont aucun effet1 on se s]vira des purgatifs4 #ag ,voyez ces signes1 art4 de la saigne1 4 #ecf4 4 #dfi4 ,lorsque le malade e/ d'un tempram5t pituiteux1 humide cra*e beauc\p1 que p5dant l'accs on ent5de un rallem5t1 un bruit comme d'un fluide agit dans la poitr9e1 qu'il cra*e beauc\p1 qu'il s5t une d\leur s\rde1 une pesanteur la poitr9e1 on donn]a p\r boisson la ptisane ,n4 #g1 ou le ,n4 #ab1 d'heure en heure une cuill]e de la potion ,n4 #gb4 ,s'il y a pesanteur d'e/omac1 que l'accs ait t prcd d'excs de table1 ou qu'il y ait eu des signes de bile ou d'humeurs abondantes#ah1 on f]a bi5 de donn] un vomitif ,n4 #cd1 avec les prcautions recomm&es 4 sur les vomitifs1 ou du mo9s la potion ,n4 #aa4 #ah ,voyez ces signes1 art4 des purgations1 4 #edd4 4 #dgj4 ,lorsqu'avant p5dant l'accs1 le malade a une t\x frqu5te s*e2 que dans l'accs le visage devi5t r\ge1 que les ve9es se gonfl5t1 que le malade s5t un s]rem5t la poitr9e ou la gorge1 on donn]a p\r boisson la ptisane ,n4 #ab1 dans l'int]valle des saignes qui s]ont rptes comme il a t dit1 suivant l'op9itret du mal1 a9si que les lavem5s simples purgatifs1 le malade pr5dra dans les accs de t\x1 ou plus s\v5t1 s'ils sont r>es1 la potion ,n4 #aj1 ou le petit lait ,n4 #ag1 p> cuill]es4 ,on lui f]a respir] la vapeur de l'eau *aude1 mettre les pi$s dans l'eau *aude2 les frictions leg]es sur les extrmits1 l'application de vessies remplies de lait sur la poitr9e1 sont aussi =t utiles4 ,lorsque l'accs e/ trs long op9itre1 qu'il y a lieu de croire qu'il e/ l'effet d'une g\tte remonte1 de maladies de peau1 ou ruptions r5tres1 d'ulc]es trop tt f]ms1 on f]a usage de s9apismes1 de vsicatoires1 qui dans ces cas f]ont bi5tt disp>otre le mal4 4 #dga4 ,p5dant le tems de l'accs d',a/hme1 on doit t5ir le malade au rgime1 c'e/--dire ne lui donn] aucune n\rriture solide1 on ne lui accord]a mme celles ,n4 #ce1 que dans le cas o l'accs s]a long1 qu'il ne s]a pas de la plus gr&e viol5ce2 les vi&es augm5t5t prolong5t beauc\p l'accs4 ,on vit]a de donn] les boissons *audes1 on les r5dra un peu acides1 comme celles ,n4 #a1 #b4 4 #dgb4 ,p\r prv5ir les accs1 ou les loign] jusqu' ce qu'on puisse consult] un ,mdec91 on vit]a de faire aucun excs dans le boire1 le mang]1 l'ex]cice1 c4 ,on se g>antira du froid avec le plus gr& so91 surt\t de celui qui e/ jo9t l'humidit4 ,on f]a un ex]cice modr4 ,on pr5dra dans l',a/hme o l'on cra*e beauc\p1 la p\dre ,n4 #ad1 une demi-prise *aque repas1 t\s les mat9s jeun trois pillules ,n4 #gc1 avec deux v]res de #ab1 immdiatem5t aprs3 il faut aussi se purg] de tems en tems avec le ,n4 #ba4 ,si c'e/ un ,a/hme o on ne cra*e pas1 on us]a t\s les j\rs des boissons dlayantes1 on se f]a saign] lorsque les premi]s symptmes de plnitude#ai1 l'augm5tation dans la difficult de respir]1 ou le s]rem5t de poitr9e se f]ont s5tir3 dans les deux especes les eaux m9rales *audes prises dans leurs saisons1 la saigne faite en ,pr9tems dans les gr&es *aleurs2 les purgations en ,automne en hyv]2 sont des sec\rs trs utiles p\r prv5ir ou ret>d] les accs4 #ai ,voyez ces signes1 article de la saigne4 ,lorsqu'un ,g\tteux dont la g\tte e/ vague1 ou ne se fait pas s5tir au lieu au tems ord9aires1 e/ attaqu de difficult de respir]1 voyez ce qui e/ dit article de la g\tte remonte4 ,c>reau4 4 #dgc4 ,on tr\ve s\v5t dans la campagne p>mi le peuple1 des enfans qui ont le v5tre plus gros qu'ils ne doiv5t l'avoir1 il e/ dur1 la peau e/ t5due2 ils sont ples1 tri/es1 p>esseux1 sans apptit2 ils s5t5t des d\leurs v]s le nombril1 dorm5t peu2 ils ont beauc\p d'ardeur1 de la soif1 s\v5t de la fievre le soir4 ,dans le comm5cem5t1 ils vont difficilem5t la selle2 mais au b\t de quelque tems il survi5t un dvoiem5t2 ils dpriss5t vue d'oeil1 tomb5t en *>tre1 maigriss5t trs vte1 le v5tre seul e/ =t gros4 ,le c>reau vi5t d'ob/ructions d'emb>ras dans une ou plusieurs des p>ties cont5ues dans le bas du v5tre1 ce qui s\v5t y a donn lieu1 sont des alim5s indige/es1 visqueux1 les fruits cruds non mrs1 le laitage dans quelques con/itutions auxquelles il e/ contraire1 les v]s1 la malpropret1 la transpiration long-tems ret5ue1 une disposition cr\elleuse1 des ruptions r5tres1 ou qui n'ont pas sorti enti]em5t4 4 #dgd4 ,p\r gurir cette maladie1 il faut int]dire les mauvaises n\rritures leur en sub/itu] de bonnes1 aises digr]1 po9t visqueuses1 ni qui s'aigriss5t aism5t3 les panades1 les fruits cuits1 les oeufs1 un peu de vi&es blan*es leg]es1 les plantes ou lgumes fondantes apritives1 laitue1 *icore1 p9>s1 c>des1 c4 on mettra le malade dans un lieu o l'air soit sec sa91 on lui f]a faire le plus d'ex]cice qu'on p\rra1 pi$ ou en voiture1 il boira un peu de bon v9 vieux avec de l'eau de *i5d5t1 ou une eau de rhub>be leg]e4 ,on lui f]a des frictions sur t\t le corps avec la flanelle1 on appliqu]a sur le v5tre les topiques ,n4 #i4 4 #dge4 ,on lui f]a pr5dre t\s les j\rs des sucs exprims des plantes apritives ,n4 #g1 dans du petit lait1 ou au mo9s des dcoctions de ces mmes plantes4 ,ce rem$e manque r>em5t d'avoir son effet1 surt\t si on le pr5d dans le ,pr9tems2 les v]tus fondantes apritives sont alors un plus haut degr dans les plantes1 que dans les autres saisons3 lorsqu'on manque de ces plantes fra*es1 on doit faire des dcoctions de rac9es de *i5d5t1 d'asp]ges1 d'oseille1 de pati5ce1 de *elido9e1 que l'enfant pr5dra de trois en trois heures p> v]res2 on mettra dans le premi] v]re du mat9 pris jeun1 un gros de sel de glaub]1 ou de sel de duobus1 ou une prise du ,n4 #bc4 ,l'extrait de cige ,n4 #ee1 e/ un rem$e excell5t1 qu'il s]a ais de faire pr5dre aux enfans4 ,on purg]a t\s les dix d\ze j\rs avec la p\dre ,n4 #cg1 ou le syrop de *icore compos4 ,lorsque le v5tre s]a ds5fl mollet1 on f]a pr5dre quelque tems une eau m9rale leg]e1 naturelle1 comme celles de ,passy1 de ,=ges1 ou artificielle comme ,n4 #hc4 ,ca?>re suffocant4 4 #dgf4 ,dans cette maladie1 une des plus vives qu'il y ait1 qui attaque subitem5t surt\t les vieill>ds1 les enfans1 ceux qui ont un tempram5t humide pituiteux1 qui e/ quelquefois pidmique1 la respiration se fait si difficilem5t1 l'oppression e/ si gr&e1 que le dang] de la suffocation e/ des plus pressans1 que le malade meurt quelquefois dans le mom5t de l'attaque1 ou peu d'heures aprs4 ,je ne p>le po9t de la suffocation cause p> l'ouv]ture d'un abcs dans la poitr9e 7voyez 4 #fd71 ni de celui qui e/ une suite de la p>alysie des organes de la respiration2 mais seulem5t de ca?>res qui vi5n5t d'une abondance de srosits plus ou mo9s acres1 qui rempliss5t la poitr9e1 ou se jettant sur les n]fs1 les mett5t en convulsion2 ou de l'humeur de la petite vrole1 de la r\geole1 ou d'une autre ruption qui n'e/ pas sortie1 ni n'a pas t vacue entirem5t1 qui se porte sur les organes de la respiration2 ou d'une gr&e quantit de sang qui remplit plus qu'il ne faut les vaisseaux de la poitr9e1 ou s'y coagule1 t\tes *oses qui int]cept5t la respiration4 4 #dgg4 ,dans le ca?>re suffoquant1 outre la difficult de respir]1 il y a d\leur de poitr9e1 s5tim5t de pesanteur1 voix entrec\pe1 sueur surt\t au visage1 gonflem5t des vaisseaux de la tte1 anxits ou angoisses2 agitation cont9uelle1 ef=t p\r t\ss]1 ronflem5t1 sifflem5t ou rallem5t1 les battem5s du p\ls sont foibles1 loigns1 quelquefois frqu5s1 s\v5t 9gaux4 ,le malade e/ sans =ce1 il sue1 une pituite visqueuse ou une cume lui sort de la b\*e2 il faut1 sans p]dre un mom5t1 le saign] une1 deux trois fois1 jusqu' ce que la respiration devi5ne plus facile1 dans les int]valles des saignes1 on lui donn]a des lavem5s d'abord simples1 puis purgatifs1 il mettra ses pi$s dans l'eau *aude1 on lui f]a des frictions sur les extrmits infrieures avec la flanelle4 4 #dgh4 ,lorsque ces sec\rs ne suffis5t pas1 si le malade e/ pituiteux1 sujet aux ca?>res1 aux fluxions1 ou qu'il ait eu quelque maladie de peau maltraite1 ou une ruption r5tre ou qui n'a pas sorti suffisamm5t1 on lui f]a pr5dre un vomitif ,n4 #cd1 ou un purgatif ,n4 #ba1 on appliqu]a une empltre vsicatoire ,n4 #ce1 au bras ou la nuque4 ,si c'e/ un enfant1 aussi tt aprs la premi]e saigne1 on appliqu]a l'empltre vsicatoire2 on donn]a t\tes les demi-heures une cuill]e de la potion ,n4 #h1 dans les int]valles1 la ptisane ,n4 #b4 ,lorsque la viol5ce des accid5s dim9ue2 mais que les cra*ats sort5t r>em5t en petite quantit visqueux1 que l'on ent5d un rallem5t dans la poitr9e1 on donn]a de trois en trois heures une cuill]e du ,n4 #h1 auquel on aj\t]a hypecacuana1 iris de ,flor5ce ,k]mes m9ral1 de *aque trois gra9s4 ,qu& le ca?>re tra9e en longueur1 on doit suivre le rgime 4 #ce suiv4 en aj\tant seulem5t un peu de v9 ou d'lixir de proprit1 comme cordiaux ncessaires p\r ranim] les =ces4 ,colique nphrtique4 4 #dgi4 ,la d\leur e/ aige fixe dans les re9s leurs environs2 elle se fait s5tir cont9uellem5t1 ou p> int]valles dans t\t le trajet oblique que font les vaisseaux de/9s conduire l'ur9e depuis les re9s jusqu' sa sortie4 ,*ez les hommes1 les te/icules se retir5t1 il y a d\leur3 *ez les femmes1 la d\leur e/ dans l'a9e4 ,au comm5cem5t1 les ur9es sont en petite quantit1 claires1 puis elles sont sanglantes *>ges de gravi]4 ,il y a nause1 vomissem5s1 d\leur d'e/omac1 dfaillances1 sueurs1 con/ipation1 envie d'ur9]3 on s5t de l'eng\rdissem5t la jambe du ct o e/ la d\leur2 la fivre survi5t1 elle e/ irrguli]e le p\ls 9gal4 4 #dhj4 ,les moy5s de calm] cette colique1 sont les saignes rptes deux1 trois fois en d\ze heures1 plus si le mal e/ t\j\rs le mme3 les lavem5s frqu5s ,n4 #f1 la ptisane ,n4 #a1 ou le petit lait ,n4 #ag2 la p\dre ,n4 #bj2 du savon en pilules1 ou fondu dans la ptisane1 jusqu' trois gros p> j\r2 les fom5tations sur les re9s ,n4 #i1 les demi-ba9s1 les ba9s o le malade re/]a long-tems4 ,on aura so9 de ne pas le laiss] c\*] sur la plume1 dans un lit o ses re9s soi5t trop *auffs3 on donn]a deux trois onces de syrop diacode p> demi-cuill]es dans le j\r1 si les d\leurs sont excessives avec convulsions4 ,cette colique tant sujette ret\r1 on consult]a un ,mdec9 p\r la prv5ir4 4 #dha4 ,on suivra le mme traitem5t dans l'inflammation des re9s1 qui a t\s les symptmes de la colique1 mais beauc\p plus de *aleur aux re9s aux lombes1 de fivre1 des d\leurs plus aiges1 des ur9es aqueuses ou trs r\ges1 en petite quantit1 sans sdim5t4 ,dans le cas o les saignes n'auront pas t faites assez tt1 o le mal s]a insurmontable p> sa nature2 il se =m]a un abcs 7voyez 4 #bhc72 alors il faut avoir rec\rs au ,mdec9 au ,*irurgi54 ,coquelu*e4 4 #dhb4 ,la coquelu*e e/ cette t\x r$\ble1 presse1 op9itre1 qui se r5\velle des int]valles plus ou mo9s loigns4 ,on appelle ces accs des qu9tes3 la t\x e/ tantt =te rauque1 tantt aigre glapissante1 presque cont9ue p5dant la qu9te1 avec des sifflem5s ou heurlem5s2 la respiration se fait trs difficilem5t1 sur t\t le m\vem5t qu'on appelle inspiration1 p> lequel l'air entre dans la poitr9e2 alors le malade e/ prt d'tre suffoqu4 ,il ne sort presque ri5 p5dant la plus gr&e p>tie du tems que dure la t\x1 ou t\t au plus un peu de pituite claire2 mais v]s la f9 de la qu9te le malade rejette une mati]e visqueuse1 glaireuse1 si gluante qu'il faut la lui tir] de la b\*e avec les doigts2 il y a des m\vem5s convulsifs1 viol5s dans t\t le corps2 le malade vomit1 surt\t s'il n'y a pas long-tems qu'il a mang1 les repas sont ord9airem5t suivis de qu9tes viol5tes4 ,le sang s'accumule dans les vaisseaux de la tte1 les gonfle1 r5d t\t le visage r\ge1 violet1 mme noir4 ,il y a irritation1 d\leur au creux de l'e/omac avant la t\x aprs4 ,le plus s\v5t la coquelu*e e/ sans fievre1 surt\t dans les comm5cem5s4 ,cette maladie attaque pr9cipalem5t les enfans1 quelquefois les adultes2 s\v5t elle e/ pidmique p>mi les premi]s1 quelquefois p>mi les seconds4 ,elle e/ cause p> les drangem5s de la dige/ion1 jo9ts la transpiration supprime4 4 #dhc4 ,lorsque le malade e/ un enfant qui tette1 on exam9]a le lait de la n\rrice2 s'il n'e/ pas bon1 on lui en donn]a une autre1 ou on le n\rrira de panade1 d'eau de ris1 d'eau d'orge1 de gruaux1 de b\illons4 ,il ne mang]a po9t de b\illie4 ,on mettra t\t autre malade au rgime des convalesc5s1 on le g>antira surt\t du froid de l'humidit4 ,l'ex]cice e/ trs bon1 mais il doit tre modr1 p\r ne po9t excit] des qu9tes4 ,lorsque les symptmes1 comme la t\x1 la difficult de respir]1 la c\leur du visage1 le tempram5t sec sangu9 du malade1 font cra9dre p\r sa vie1 qu'il ne se rompe des vaisseaux dans la poitr9e p> les ef=ts de la t\x1 on f]a bi5 de le saign]2 ce qui ne s]oit pas ncessaire1 si les accid5s toi5t mo9s gr&s ou mo9s pressans4 ,on donn]a p\r boisson la ptisane ,n4 #ab2 on ti5dra le v5tre libre1 avec des lavem5s donns t\s les j\rs ,n4 #f2 on f]a vomir avec les p\dres ,n4 #cc ou #cd2 puis on purg]a avec le ,n4 #bb1 ou le syrop de *icore compos4 ,aprs ces vacuations1 si la coquelu*e n'e/ pas totalem5t passe1 on donn]a de trois en trois heures1 une cuill]e de la potion ,n4 #h1 auquel on aj\t]a k]mes m9ral1 ,n4 #bd1 six gra9s1 autant de p\dre d'iris de ,flor5ce4 ,s'il y a insomnie1 on mettra dans la ptisane une ou deux ttes de pavot1 ou deux p9ces de feuilles de coquelicot4 ,c'e/ un usage p]nicieux1 que celui de l'huile dans la coquelu*e1 voyez 4 #ceg4 ,p\r rtablir les dige/ions2 on donn]a la p\dre ,n4 #ad3 si la maladie tant totalem5t gurie1 il re/e une petite t\x ou de la foiblesse1 le lait de va*e c\p avec une dcoction d'orge ou de ris1 les dissip]a4 ,d>tres4 4 #dhd4 ,on donne ce nom des pu/ules ou b\tons de diffr5tes grosseurs1 quelquefois presque imp]ceptibles1 sp>s ou runis en tas1 avec d\leur demangeaison4 ,ces b\tons s't5d5t de pro*e en pro*e1 y port5t la d\leur la dmangeaison1 qui cess5t quelquefois o elles avoi5t comm5c4 ,qu& on les gratte1 il en sort une eau visqueuse et cre1 qui1 en s*ant1 =me une crote4 ,t\tes les p>ties du corps1 mais surt\t le visage1 les cuisses1 les p>ties de la gnration sont sujettes ce mal1 qui le plus s\v5t =me des plaques assez gr&es1 de diffr5tes figures4 4 #dhe4 ,on saign]a le malade du bras2 il f]a usage de ptisane de rac9e de *icore am]e1 ou de celle ,n4 #be2 si le mal e/ op9itre1 de la ptisane ,n4 #gd1 laquelle on aj\t]a1 dans leurs saisons1 les jus d'h]bes ,n4 #g1 du petit lait r5du laxatif avec le sel de duobus1 ou la crme de t>tre ,n4 #bc1 alt]nativem5t p5dant une d\za9e de j\rs4 ,ce mal n'emp*ant po9t de vaqu] ses affaires1 il e/ inutile de prescrire au peuple d'autres rem$es qui ne s]oi5t pas faits4 ,on purg]a avec le ,n4 #ba1 t\s les huit j\rs4 ,il faut se g>antir du froid1 de l'humidit1 ne po9t mang] d'alim5s sals cres1 boire peu de v91 se n\rrir de lait1 d'alim5s f>9eux1 de lgumes1 de fruits4 4 #dhf4 ,les topiques font s\v5t du mal dans les d>tres4 ,en gnral1 il faut s'en ab/5ir jusqu' ce qu'on ait pris p5dant quelque tems des rem$es int]nes2 alors on se cont5t]a1 dans les d>tres rongeantes1 vives d\l\reuses1 d'appliqu] une toile trempe dans un jaune d'oeuf dlay avec une eau de safran1 ou de morelle1 ou de cige3 les d>tres s*es peuv5t tre humectes avec de la salive1 ou de l'eau de sel m>91 ou de l'eau avec un peu de v9aigre3 on les c\vrira du sp>adrap ,n4 #fd3 si la d>tre e/ maligne ou rebelle1 on appliqu]a le ,n4 #ea4 ,on peut sub/itu] ce traitem5t1 celui qui e/ m>qu 4 #bfa suiv4 ,on emploi]a les mmes rem$es dans les cas d'bullitions1 *aub\lures1 b\tons1 r\geurs au visage4 ,ecr\elles1 ,humeurs froides4 4 #dhg4 ,les cr\elles sont des tumeurs situes s\s la peau2 elles sont =t long-tems sans d\leur1 sans *aleur1 ord9airem5t mobiles1 lisses unies2 tantt c$ant un peu1 seulem5t p\r un mom5t1 l'impression des doigts1 tantt trs dures4 ,ces tumeurs sont des gl&es grossies enfles p> le sj\r de la lymphe1 qui e/ l'humeur qui s'y prp>e s'y cons]ve4 ,t\tes les gl&es sont le siege de cette maladie4 ,les causes de cette maladie1 sont un vice hrditaire de la lymphe qui produit son paississem5t1 le virus vrolique des p]es m]es1 la mauvaise n\rriture de quelque g5re que ce soit1 lait1 eau1 fruits non mrs1 c4 le froid1 surt\t s'il frappe les gl&es du c\2 c'e/ p\rquoi ces gl&es sont le plus s\v5t attaques dans les enfans de la campagne1 qui ord9airem5t n'ont po9t le c\ c\v]t3 les c\ps contusions des gl&es1 qui dtruis5t leur organisation2 la mauvaise con=mation de ces gl&es4 ,les tumeurs cr\elleuses sont d'abord petites1 p>oiss5t dans peu d'endroits1 ne *ang5t po9t la c\leur de la peau2 le plus s\v5t les gl&es du col1 des aisselles1 sont les premi]es affectes2 mais de quelque ct qu'elles comm5c5t1 si on n'y remdie ds qu'elles se manife/5t1 elles s't5d5t t\tes les gl&es dont elles sont pro*es1 ensuite l'humeur cr\elleuse gagne celles qui sont rp&ues p> t\t le corps1 int]nes ext]nes1 t\tes les articulations4 4 #dhh4 ,cette maladie e/ ord9airem5t trs longue1 difficile gurir1 surt\t si elle e/ hrditaire1 ou dans un sujet foible mal con/itu1 dans les adultes2 mais il y a beauc\p esp]]1 si elle se tr\ve dans des enfans1 depuis peu de tems1 dans des sujets bi5 con/itus1 qui ont peu de gl&es cr\elleuses1 qui n'ont po9t encore atte9t l'ge de pub]t1 tems o la nature e/ s\v5t v5ue b\t de les dissip] sans aucun sec\rs4 ,c'e/ p\rquoi il importe de faire de bonne-heure t\t ce qu'il e/ possible p\r gurir une maladie si op9itre1 qui d'ailleurs peut avoir des suites trs fune/es1 si elle subsi/e long-tems4 ,le traitem5t de cette maladie e/ trs long2 le malade comme le ,mdec9 doiv5t s'arm] de pati5ce1 ne s'att5dre qu' des progrs presque ins5sibles4 4 #dhi4 ,si le malade e/ d'un tempram5t sangu91 dans l'tat dcrit 4 #ecg1 il s]a saign3 s'il e/ dans celui qui e/ dcrit 4 #edd1 il s]a purg avec la potion ,n4 #df1 ou la p\dre ,n4 #ba2 ou mme on le f]a vomir avec un des rem$es ,n4 #cc ou #cd2 puis on le mettra l'usage de la ptisane laxative ,n4 #gi1 dont il pr5dra deux v]res le mat91 deux heures de di/ance1 un le soir4 ,on aj\t]a dans le ,pr9tems l',et1 *aque v]re de cette boisson1 deux onces des sucs de plantes fondantes ,n4 #g2 on f]a pr5dre t\s les mat9s jeun1 deux pilules ,n4 #hj1 ou l'extrait de cige ,n4 #ee1 on purg]a t\s les d\ze j\rs avec la p\dre ,n4 #ba4 4 #dij4 ,cette maladie tant =t longue1 il faut1 au b\t de quelque tems *ang] de mdicam5s1 tant cause du malade qui pr5droit du dgt1 peut-tre de l'av]sion1 que p>ceque le corps s'habituant aux rem$es1 ils ont beauc\p mo9s d'effet4 ,a9si on p\rra sub/itu] la ptisane1 deux b\illons p> j\r faits avec le veau1 les rac9es de pati5ce1 *icore sauvage1 oseille1 fraisi]1 piss5lit1 polypode4 ,un mom5t avant de retir] le pot du feu1 on aj\t]a une demi-poigne de quatre des plantes suivantes1 b\rra*e1 buglose1 *icore sauvage1 aigremo9e1 cresson1 poire1 p\rpi]1 laitue1 pimpr5elle1 ortie1 c]feuil2 on f]a fondre un gros de sel de glaub] dans *aque2 on prp>]a de la mme faon un apozeme1 en retran*ant le veau1 l'usage s]a le mme4 ,on p\rra aussi faire boire de tems en tems1 p5dant une huita9e de j\rs1 la ptisane des bois ,n4 #ga2 ou du petit lait1 en y mlant les jus d'h]bes ci-dessus1 ou les y faisant infus]1 ou en y faisant fondre quelque sel1 comme de glaub]1 de duobus1 de s$litz1 t]re folie de t>tre4 ,on peut sub/itu] aux pilules celles ,n4 #ah1 en obs]vant1 quelque rem$e qu'on donne1 de purg] t\s les dix d\ze j\rs avec la p\dre ,n4 #ba1 ou autre purgatif4 ,si l'e/omac du malade se drange1 on donn]a la p\dre ,n4 #ad2 s'il vi5t du dvoiem5t1 on purg]a avec le ,n4 #ej1 en s'ab/5ant p5dant quelques j\rs des autres rem$es4 ,ceux qui se tr\v]ont prs de la m]1 doiv5t boire de cette eau environ une *op9e p> j\r2 c'e/ un trs bon fondant4 ,l'usage des eaux !rmales ou *audes1 savoneuses1 sulphureuses1 comme celles de ,b>eges1 de ,caut]ets1 de ,b\rbonne1 de ,bal>uc1 de ,b\rbon1 c4 ne peut tre trop recomm& ceux qui en sont pro*es4 4 #dia4 ,on appliqu]a sur les tumeurs cr\elleuses1 les empltres de vigo cum m]curio1 de ranis cum m]curio1 de savon1 de cige1 diabotanum1 dia*ilum1 cum gummi2 mais s'ils caus5t de la dmangeaison1 *aleur ou inflammation1 il faut les t]4 4 #dib4 ,on doit favoris] l'action des rem$es p> le rgime2 s\v5t on lui doit la gurison des maladies *roniques ou longues2 un air pur1 s]e91 sec2 les lieux levs2 l'ex]cice pi$1 *eval1 en voiture un peu rude2 le v5tre libre naturellem5t1 ou p> l'effet des rem$es ou des lavem5s2 une n\rriture sa9e1 aise digr]1 prise avec modration2 du pa9 bi5 cuit1 des vi&es rties1 grilles2 des fruits cuits2 les eaux leg]es1 d\ces1 du v9 vieux bon2 un sommeil modr2 la tranquillit de l'ame1 le cont5tem5t1 la gaiet1 la dissipation prt5t des =ces la nature1 p\r va9cre le mal conjo9tem5t avec les rem$es4 4 #dib4 ,lorsque l'on a trait] des cr\elles dev5ues r\ges1 d\l\reuses enflammes d'elles-mmes1 ou p> des topiques trop actifs1 on saign]a une ou deux fois2 on mettra au rgime 4 #bi2 on emploi]a les topiques molli5s ,n4 #i1 le ,n4 #ei1 ou l'empltre de mucilages1 jusqu' ce qu'on ait calm dissip l'inflammation4 4 #dic4 ,qu&1 la suite de l'inflammation qu'on n'a pas pu rs\dre1 ou sans inflammation s5sible sans qu'on s'en soit app]u1 il s'e/ fait une suppuration dans la tumeur3 ds que l'on en s]a c]ta91 on appliqu]a des cataplasmes1 de pulpes d'oseille1 d'oignon de lys1 de vieux leva91 de basilicum1 d'esc>gots1 jusqu' ce que la gl&e p>oisse p>faitem5t fondue2 si elle ne s'ouvre pas d'elle-mme l'extrieur1 on l'ouvrira avec la pi]re caut]re ou avec le f]1 de peur que le pus ne fasse du ravage intrieurem5t1 en c>iant les os1 dtruisant les *airs vois9es2 mais il faut ds-lors avoir rec\rs un bon *irurgi54 ,lorsque la tumeur e/ ouv]te ou suppure1 il en sort une mati]e purul5te1 visqueuse1 blan*tre ou jaune1 sans mauvaise odeur4 ,on press]a un peu la tumeur dans t\s les s5s1 p\r qu'il ne re/e po9t de pus2 on inject]a une leg]e infusion de cigu p\r nettoy] la plaie1 aprs quoi il faut appliqu] un plumaceau enduit de l'ongu5t ,n4 #fh1 rec\vrir avec une compresse plie en plusieurs d\bles1 trempe dans la liqueur ,n4 #fi3 on *ange le plumaceau deux fois le j\r1 la compresse trois fois4 ,s'il survi5t des callosits1 des *airs fongueuses2 s'il y a des fi/ules1 c>ie1 on doit avoir rec\rs au ,*irurgi51 qui agira suivant l'tat du mal4 ,enflure des ,jambes4 4 #did4 ,les pi$s les jambes ont plus de grosseur qu'ils ne doiv5t en avoir comp>s au re/e du corps1 ils sont dans l'tat dcrit 4 #dda4 ,il y a eng\rdissem5t difficult dans le m\vem5t de ces p>ties2 je ne p>le po9t de l'enflure des jambes1 qui prc$e accompagne l'anas>que1 l'ascite2 on ne peut la gurir qu'en dissipant ces maladies4 ,on voit trs s\v5t des jambes enfles la suite des fivres int]mitt5tes cont9ues1 de l'a/hme1 des rsipelles1 de la dyss5t]ie1 du dvoiem5t1 de la pl"p des longues maladies aiges ou *roniques1 des gr&es vacuations1 des longues veilles4 ,les ,femmes grosses1 celles dont les regles sont supprimes1 ou beauc\p dim9ues1 ou prtes f9ir1 y sont =t sujettes4 ,dans t\s ces cas1 l'enflure e/ ord9airem5t sans dang]2 s\v5t elle se dissipe p5dant la nuit1 recomm5ce le mat9 p\r augm5t] jusqu'au soir4 4 #die4 ,l'enflure des jambes dim9ue s\v5t sans faire aucun rem$e1 mesure que la convalesc5ce s'aff]mit1 que les =ces revi5n5t aprs l'acc\*em5t l'app>ition des regles4 ,si cela n'arrive pas1 il faut faire un peu plus d'ex]cice1 employ] les frictions avec la flanelle *aude1 les fom5tations aromatiques spiritueuses1 des sa*ets de sel1 de c5dres1 des b&es qui s]r5t un peu3 on pr5dra des alim5s secs1 on boira peu1 seulem5t du v9 vieux pur4 ,on donn]a mat9 soir1 une prise du ,n4 #bj1 dans une tasse d'infusion de fleurs de sureau2 si les dige/ions ne se font pas p>faitem5t bi51 on donn]a une prise de ,n4 #ad4 ,enf9 cela ne suffisant pas1 on aura rec\rs la potion ,n4 #h1 dont on pr5dra deux ou trois cuill]es p> j\r4 ,il y a des p]sonnes trs grasses1 de gr&s mangeurs ou buveurs1 des g5s gs1 hommes femmes1 qui ont presque t\j\rs les jambes enfles4 ,le plus s\v5t il s]oit difficile de l'emp*]1 quelquefois dang]eux4 4 #dif4 ,il se fait quelquefois des crevasses1 des ouv]tures1 p> lesquelles il sort une eau1 r\sse cre2 cette vacuation peut tre utile2 mais ces plaies sont s\v5t long tems sans se f]m]3 la gangr5e mme s'y met quelquefois4 ,le malade doit se t5ir c\*1 ou au mo9s la jambe doit tre s\t5ue horisontalem5t1 t5ue *audem5t3 sa n\rriture s]a celle des convalesc5s4 ,il s]a purg de tems en tems avec la p\dre ,n4 #ba4 ,il pr5dra une fois le j\r une prise du ,n4 #ad3 on mettra sur la jambe un plumaceau c\v]t de l'ongu5t ,n4 #fc4 ,les ma9s le visage enfl5t aussi dans les mmes cas que les jambes1 mais beauc\p plus r>em5t1 se guriss5t plus promptem5t3 s'il y a gangr5e1 on appell]a un ,*irurgi54 ,engelures4 4 #dig4 ,il vi5t aux doigts des ma9s1 des pi$s1 aux oreilles1 aux talons1 aux levres1 au nez1 des enfans surt\t1 pr9cipalem5t en ,hiv]1 qu& ces extrmits sont exposes au froid1 pass5t subitem5t du *aud au froid1 du froid au *aud1 une enflure ou un gonflem5t qui dans les comm5cem5s p>oit blanc avec peu de *aleur de d\leur2 mais si l'on expose le mal au froid1 il e/ bi5-tt accompagn de r\geur1 d\leur1 *aleur1 demangeaison1 picotem5t1 difficult de remu] les p>ties attaques1 ou eng\rdissem5t4 ,s\v5t ces tumeurs se guriss5t sans rem$es3 mais quelquefois1 ou p> la nature du mal1 ou p> la mauvaise m?ode qu'on aura suivie1 soit en les exposant au feu1 soit en y appliquant des topiques irritans2 quelquefois1 dis-je1 la r\geur1 la *aleur augm5t5t1 l'enflure s'enflamme1 devi5t livide1 il s'amasse une srosit cre1 qui =me1 s\s la surpeau1 des clo*es ou vessies1 qui aprs avoir rong la surpeau1 p>ot au-dehors2 ces g]sures ou crevasses dgn]5t s\v5t en ulc]es1 dont il ne sort d'abord qu'une srosit1 ensuite une espece de pus sreux en assez gr&e abondance4 4 #dih4 ,ceux qui ont des engelures1 ou qui y sont sujets1 doiv5t apport] t\te leur att5tion se g>antir du froid1 surt\t en df5dre les p>ties affectes1 ou sujettes l'tre4 ,il faut vit] de pass] subitem5t du froid au *aud1 du *aud au froid4 ,lorsque les engelures ne s]ont encore que des tumeurs blan*es1 ou peu d\l\reuses peu enflammes1 on f]a mettre la p>tie malade dans une dcoction de plantes aromatiques1 comme sauge1 rom>91 lav&e1 c4 faite dans le v9 r\ge2 on rpt]a ce ba9 une ou deux fois le j\r1 ou la fom5tation aromatique ,n4 #fg2 l'ur9e1 le savon1 la lessive de s>m5t peuv5t s]vir au mme usage4 ,on c\vrira l'engelure avec les empltres de mucilages1 de savon1 de ,nuremb]g1 ou la toile prp>e ,n4 #fd4 ,lorsqu'il survi5t aux engelures d\leur1 r\geur1 demangeaison considrable inflammation1 on appliqu]a les topiques ,n4 #i1 ou ceux ,n4 #eh1 #ei1 ou le baume tranquille2 on ne f]a po9t agir la p>tie malade2 on us]a des boissons dlayantes rafrai*issantes ,n4 #a1 #b4 4 #dii4 ,si les engelures se crev5t ou se f5d5t1 si elles r5d5t du pus dgn]5t en ulc]es1 on emploi]a les fom5tations ou ba9s ci-dessus2 on lav]a l'ulc]e avec une infusion de cigu2 on appliqu]a un plumaceau enduit de l'ongu5t ,n4 #fh1 ou celui de cruse1 on rec\vrira avec la toile ,n4 #fd4 ,les eaux m9rales *audes peuv5t tre employes en ba9s fom5tations rptes dans t\s les tats des engelures4 ,si les accid5s des engelures toi5t au po9t qu'ils causass5t de la fivre1 il faudroit saign] une ou deux fois1 mettre le malade au rgime 4 #cj4 ,lorsqu'il y a des os c>is ou de la gangr5e1 il faut avoir rec\rs au ,*irurgi54 ,epilepsie1 ,mal-caduc1 tomb] du ,haut-mal4 4 #ejj4 ,je ne p>l]ai de cette maladie1 que p\r faire connotre ce qu'on appelle accs ou attaque d'pilepsie1 p\r dire ce qu'il faut faire alors4 ,il n'y a po9t de maladie plus difficile gurir1 trs s\v5t elle e/ incurable4 ,ceux qui en sont atte9ts1 doiv5t consult] les plus habiles ,mdec9s ds qu'ils s'en app]oiv5t1 les accs ne fuss5t-ils que trs leg]s4 ,l'pilepsie attaque plus les hommes que les femmes1 plutt avant l'ge de pub]t qu'aprs4 4 #eja4 ,les accs se reconnoiss5t facilem5t aux signes suivans3 ,une p]sonne tombe subitem5t prive de s5tim5t de connoissance1 avec des convulsions viol5tes de t\tes les p>ties du corps1 ou de quelques-unes seulem5t4 ,elle se r\le p> t]re avec des tremblem5s des pi$s1 des bras1 de la tte2 elle ti5t les po+s f]ms1 se frappe la poitr9e1 le v5tre1 donne de la tte1 des pi$s des ma9s contre la t]re1 t\s les corps qu'elle r5contre2 la pl"p jett5t un gr& cri en tombant2 la peau du front1 celle de la tte1 qui e/ c\v]te de *eveux1 sont agites2 les *eveux se dress5t1 les s\rcils sont dans un m\vem5t cont9uel1 ils se fronc5t2 les yeux sont fixes hag>ds1 ils sort5t de l'orbite2 les paupi]es sont dans l'agitation1 elles s'ouvr5t f]m5t alt]nativem5t2 les globes des yeux r\l5t1 ils se t\rn5t de faon ne laiss] voir que le blanc2 t\s les muscles de la face tant dans un m\vem5t p]ptuel1 exprim5t les diffr5tes passions2 les lvres se ress]r5t1 s'allong5t2 la b\*e s'agr&it2 la ma*oire infrieure s'loigne de la suprieure1 jusqu' se dbot]2 la langue s'enfle1 s'allonge hors de la b\*e1 elle e/ s\v5t s]re entre les d5ts1 c\pe1 le gr9cem5t de d5ts se fait ent5dre2 tantt la tte se t\rne1 s'agite en t\s s5s1 tantt elle demeure immobile1 droite ou p5*e en devant1 en arri]e1 sur les cts4 ,les p>ties int]nes sont galem5t agites de convulsions2 les symptmes suivants en sont des preuves4 ,il y a dans l'accs1 vomissem5s1 rots1 borborigmes1 c\lem5t des ur9es1 des excrm5s1 de la sem5ce2 oppression1 s\pirs1 palpitations de coeur1 salivation abondante1 ronflem5t ou siflem5t1 difficult de respir]2 le sang circulant trs difficilem5t1 ou tant arrt dans le p\lmon1 t\tes les ve9es qui sont app>5tes grossiss5t1 surt\t celles du c\1 de la langue du front2 le visage r\git1 s'enfle1 devi5t livide mme noir2 ce qui r5d le spectacle encore plus horrible1 on voit sortir p> la b\*e les n>9es1 une cume trs visqueuse1 sanglante assez s\v5t1 p>ceque le malade a bless sa langue avec les d5ts4 ,la sortie de l'cume t]m9e ord9airem5t l'accs3 ds-lors t\s les autres accid5s dim9u5t1 la respiration devi5t libre1 quoique t\j\rs bruyante2 il survi5t un pr(ond ass\pissem5t qui e/ plus ou mo9s long2 lorsque le malade s'veille1 il e/ las1 foible1 tri/e2 il ne se ress\vi5t po9t du t\t de t\t ce qui s'e/ pass p5dant l'accs1 mais seulem5t de ce qu'il faisoit immdiatem5t avant4 ,au comm5cem5t de l'attaque1 le p\ls e/ frqu5t petit2 v]s le milieu1 il e/ =t1 ple91 dur2 sur la f91 il e/ trs foible1 r>e presque ins5sible2 en t\t tems il e/ 9gal4 4 #ejb4 ,t\s les pileptiques n'ont pas dans l'accs t\s les symptmes que n\s v5ons de rapport]2 il y en a en qui ces symptmes sont de la d]ni]e viol5ce1 d'autres qui les ont bi5 mo9s =ts4 ,les accs sont aussi plus ou mo9s longs1 plus ou mo9s frqu5s3 on ne sauroit dire combi5 il y a de v>it dans cette maladie4 ,n\s avons donn la description des accs viol5s1 p>ceque c'e/ ceux-l seuls dans lesquels on prit1 ou qui produis5t de gr&s drangem5s1 laiss5t des impressions f*euses1 ou enf9 qui sont si frqu5s1 qu'on a cra9dre l'apoplexie1 qu'on e/ oblig de port] du sec\rs3 on n'emploie po9t de rem$e dans les autres4 ,voici les prcautions qu'on doit pr5dre dans t\s les accs1 ce qu'on doit faire dans ceux qui sont trs viol5s4 4 #ejc4 ,on t5dra le malade sur le dos1 la tte la poitr9e un peu levs1 dans un lieu air clair4 ,p\r vit] qu'il ne se frappe ne se blesse1 on le ti5dra1 en laissant cep5dant un peu de lib]t p\r les m\vem5s convulsifs2 les emp*] t\t--fait1 s]oit un moy5 de les r$\bl]4 ,on g>antira la langue d'tre mordue1 dans les convulsions de la ma*oire1 en mettant entre les d5ts un tampon de l+e ou de peau1 ou un morceau de liege1 auxquels on atta*]a un fil p\r le retir]1 s'il entroit dans la b\*e4 ,on f]a des frictions sur le corps les membres1 on donn]a1 s'il e/ possible1 des lavem5s avec le sel m>9 ou les purgatifs1 comme le s51 la gratiole ou h]be pauvre-homme1 le v9 mtique1 c4 ,on essai]a les ligatures des extrmits2 on f]a s5tir de mauvaises odeurs1 des odeurs =tes spiritueuses4 ,on f]a mettre les pi$s dans l'eau4 ,si le malade a le visage plomb ou noir1 si ses membres se tord5t1 s'il e/ prt d'tre suffoqu1 il faut faire une ou deux saignes du pi$4 ,la saigne1 dit-on sans preuves1 r5d la maladie plus op9itre2 mais dans plusieurs maux 9vitables1 il faut *oisir le mo9dre1 dans ce cas c'e/ un moy5 d'emp*] la rupture des vaisseaux1 l'apoplexie1 les inflammations1 la gangr5e1 les fractures des membres1 c4 ,s'il y a des foiblesses1 on donn]a du v9 ou quelque autre cordial1 on f]a respir] du v9aigre1 ou des eaux spiritueuses des odeurs =tes4 ,epre9tes1 ou ,t5esme4 4 #ejd4 ,on donne ces noms aux envies cont9uelles1 ou du mo9s trs frqu5tes1 d'all] la selle1 qui ne sont po9t suivies des vacuations1 ou dans lesquelles on ne r5d que des glaires1 ou une mucosit1 quelquefois du sang mme du pus4 ,les pre9tes sont le symptme de plusieurs maladies1 comme la di>rhe1 la dyss5t]ie1 la pi]re de la vessie1 les v]s1 les hmorrhodes1 l'abcs au fondem5t4 ,en gurissant ces maux les pre9tes se dissip]ont1 mais elles sont quelquefois maladie pr9cipale4 ,alors il faudra pr5dre plusieurs fois le j\r le lavem5t ,n4 #f1 ou celui de tripes1 dans lequel on aura aj\t deux ttes de pavot1 faire des fom5tations avec le lait1 les dcoctions des plantes molli5tes1 les infusions de la cige1 de fleurs de sureau1 la vapeur de l'eau *aude1 les l9im5s avec le c]at1 le populeum1 le baume tranquille4 ,on pr5dra p\r boisson du petit lait1 des eaux de ris1 d'orge1 la ptisane ,n4 #b1 ou le lait d'am&es ,n4 #d4 ,on purg]a avec le ,n4 #ca1 ou le ,n4 #cg4 ,eruptions r5tres1 ,ec\lem5s supprims4 4 #eje4 ,on voit t\s les j\rs dans le peuple des exemples du dang] qui accompagne la r5tre des ruptions la suppression des c\lem5s qui duroi5t depuis quelque tems2 il n'e/ presque po9t de maladie que ces accid5s ne produis5t2 elles devi5n5t trs difficiles gurir1 p>cequ'on ne dem&e le plus s\v5t du sec\rs que lorsqu'elles sont invtres1 qu'on fait trop peu d'att5tion ces deux g5res de causes1 qu'on les attribue des *oses beauc\p plus rc5tes2 c'e/ p\rquoi dans presque t\tes les maladies1 il faut dem&] si le malade n'toit po9t sujet quelque c\lem5t1 n'a po9t eu quelque maladie de peau4 4 #ejf4 ,lorsque quelque ruption1 comme crotes de lait1 galles1 r\geole1 petite vrole1 d>tres1 rsypelles1 b\tons1 abcs1 su9tem5s aux oreilles1 au nez2 sueurs abondantes aux aisselles1 aux pi$s1 la tte2 en un mot1 t\te ruption ou c\lem5t habituel1 lors1 dis je1 que ces ruptions r5tr5t avant que t\te l'humeur que la nature prp>oit *ass] p>-l soit sortie1 que ces c\lem5s s'arrt5t1 soit que la nature n'ait plus assez de =ce p\r cont9u] l'ruption l'c\lem5t1 ou que p> un mauvais rgime1 ou des rem$es faits mal--propos1 on la rep\sse1 on l'arrte2 ce qui sortoit p> ces moy5s1 se jette sur quelque p>tie int]ne du corps1 elle y produit s\v5t des desordres irrp>ables1 avant qu'on s'en soit app]u4 ,de-l les phtisies ou suppurations au p\lmon si frqu5tes1 les convulsions dans les enfans les adultes1 l'pilepsie1 l'a/hme1 la difficult de respir]1 les coliques1 les d\leurs vagues1 les dpts dans t\tes les p>ties du corps4 4 #ejg4 ,il faut av]tir t\s ceux qui ont quelque ruption ou c\lem5t2 de le favoris]1 de ne ri5 faire qui puisse l'arrt]2 si aprs que cela s]a arriv naturellem5t1 4 #dah1 ils se s5t5t quelque mal1 de dem&] du sec\rs2 alors il faudra se t5ir *audem5t p\r favoris] le ret\r de l'ruption1 l'c\lem5t ou la transpiration2 boire abondamm5t du ? de sureau avec le nitre2 pr5dre deux prises p> j\r de la ?riaque des pauvres1 suivre les traitem5s m>qus aux articles rsypelles d>tres2 se purg] s\v5t1 us] d'alim5s f>9eux1 faire des frictions1 employ] les ba9s de pi$s1 faire sa boisson ord9aire de la ptisane ,n4 #ga seule1 ou c\pe avec du lait2 de celles ,n4 #be1 #gd1 #gi2 se mettre au lait de va*e ou de *evre4 ,si le dang] e/ pro*a91 on appliqu]a des s9apismes1 ou une empltre vsicatoire1 le plus prs du mal qu'on p\rra1 la nuque1 entre les paules1 aux bras1 aux jambes1 aux pi$s1 ou la p>tie qui toit le siege du mal1 si cela e/ possible4 ,dans le cas de galle r5tre1 le plus sr e/ de la r$onn]4 ,lorsque t\s les rem$es s]ont insuffisans1 on emploi]a les s9apismes vsicatoires comme ci-dessus4 ,et\ffem5t1 ,suffocation4 4 #ejh4 ,on voit t\s les j\rs des g5s sans respiration1 sans p\ls1 sans m\vem5t1 sans s5tim5t1 ples1 froids1 prts tre suffoqus p\r avoir respir la vapeur du v9 dans des celi]s1 celle du *>bon allum dans des *ambres o l'air n'a pas assez de communication avec celui du dehors p\r se r5\vell]1 celle des cloaques autres endroits o l'on remue des immondices1 fumi]s1 eaux cr\pies1 c4 ou qui ont t long-tems f]ms4 ,il faut se ht] de faire respir] l'air libre1 faire s5tir mme aval] quelque liqueur =te1 spiritueuse1 ou un peu de v9aigre1 sec\] un peu1 jett] de l'eau froide sur le visage1 s\ffl] dans la b\*e en s]rant le nez4 ,si cela ne les rappelle pas1 il faut saign] au plutt du bras1 puis du pi$1 donn] des lavem5s cres avec du tabac1 de la gratiole1 ou h]be au pauvre homme1 faire des frictions1 excit] le vomissem5t en *at\illant le gosi] avec une plume1 envelopp] trs *audem5t les p>ties froides4 ,t\tes les fois que l'on e/ oblig d'ouvrir un cloaque qui e/ re/ long-tems f]m1 il faut vit] de recevoir la premi]e vapeur qui en sortira3 elle e/ mortelle2 lorsqu'il e/ ouv]t1 il faut y jett] de la paille enflamme plusieurs reprises avant d'y entr]4 ,g\tte remonte4 4 #eji4 ,quoique cette maladie ne soit pas commune p>mi le peuple2 cep5dant comme on l'y r5contre quelquefois1 qu'il e/ des cas o elle dem&e les sec\rs les plus prompts1 il e/ propos de savoir ce qu'il faut faire alors4 ,lorsqu'une p]sonne qui a la g\tte aux pi$s ou aux ma9s1 ou quelque autre articulation1 a une g\tte vague1 c'e/--dire qui se fait s5tir tantt dans une p>tie1 tantt dans une autre2 ou qui e/ sujette avoir dans c]ta9 tems des accs1 se tr\ve presque subitem5t attaque de l?>gie1 apoplexie1 mal de gorge1 a/hme1 ca?>re suffoquant1 d\leur d'e/omac1 nphrtique1 colique1 ou autre maladie2 c> il n'e/ presque po9t de p>ties du corps sur lesquelles l'humeur de la g\tte ne se jette1 elle y occasionne alors des accid5s d'autant plus f*eux1 auxquels on doit d'autant plus se ht] de port] rem$e que la p>tie affecte e/ plus ncessaire la vie4 4 #eaj4 ,il faut #a4 si l'on a le tems1 faire mettre les pi$s dans l'eau *aude plusieurs fois le j\r4 #b4 ,faire des frictions trs frqu5tes4 #c4 ,saign] du pi$4 #d4 ,appliqu] des s9apismes ,n4 #ce4 ,on appliqu]a le s9apisme la p>tie qui toit anci5nem5t le siege de la g\tte2 si elle toit fixe aup>avant sur quelque p>tie int]ne1 ou qu'elle ft vague1 on le mettra aux pi$s1 mo9s qu'il n'y ait un dang] pressant p\r la vie2 dans ce cas on l'appliqu]oit le plus prs que l'on p\rroit de la p>tie attaque1 af9 de s\lag] promptem5t1 aprs quoi le s9apisme appliqu aux ma9s1 aux pi$s ou la p>tie anci5nem5t attaque1 y rappell]oit la g\tte4 ,on connotra que la g\tte a quitt le lieu o elle toit p> la cessation des d\leurs1 des accid5s des symptmes qui auront donn lieu d'employ] les rem$es p> le r5\vellem5t de la d\leur1 r\geur1 tumeur la p>tie anci5nem5t affecte1 ou laquelle on l'aura attire p> les s9apismes4 ,p5dant le tems des accid5s1 on ti5dra le malade au rgime2 on lui donn]a p\r boisson un ? de sureau =t nitr1 deux ou trois fois le j\r une prise de ?riaque ,n4 #da1 dlaye dans le ?4 ,il faut g>antir le malade du froid1 t5ir bi5 *audem5t la p>tie o l'on veut que la g\tte revi5ne4 ,hemorragies4 4 #eaa4 ,on nomme hmorragie1 la sortie du sang p> quelque p>tie du corps que ce soit1 en plus ou mo9s gr&e quantit4 ,la cause e/ ext]ne1 lorsqu'un c\p1 une blessure1 un ef=t1 un vomitif1 ou autre cause qui agit extrieurem5t1 l'a produit2 autrem5t elle e/ int]ne4 ,le plus s\v5t les hmorragies s'arrt5t d'elles-mmes sans sec\rs trang]s2 il e/ mme propos de ne po9t arrt] qu'au b\t d'un c]ta9 tems les hmorragies du nez1 de la matrice1 des hmorrhodes2 ces vacuations sont s\v5t salutaires1 tant ord9airem5t produites p> la nature p\r se db>rass] d'une trop gr&e quantit de sang2 mais lorsqu'elles sont trop abondantes1 qu'elles dur5t trop long tems1 que les ret\rs sont trop frqu5s2 lorsque le p\ls comm5ce tre vaillant2 lorsque le visage les lvres sont ples les extrmits froides1 il faut dim9u] l'c\lem5t l'arrt] p> dgrs4 ,quant aux hmorragies de la poitr9e ou cra*em5t de sang1 pissem5t de sang1 vomissem5t de sang1 on ne doit pas diffr] faire les rem$es4 ,je ne p>le po9t ici des hmorragies qui survi5n5t dans les fivres aiges1 surt\t qu& on n'a pas saign suffisamm5t1 ou qu'on use des rem$es *auffans1 ni de celles qui arriv5t dans la fluxion de poitr9e1 dyss5t]ie1 les plaies ext]nes1 c4 il en e/ p>l dans ces articles2 il n'y a que le cas o elles sont extrmes dans ces maladies1 o on doive les arrt] p> les moy5s que je rapport]ai4 4 #eab4 ,dans t\tes les hmorragies1 on mettra le malade au rgime2 on lui donn]a des boissons ad\cissantes1 dlayantes1 rafra*issantes comme le petit lait1 les ptisanes ,n4 #a1 #b1 #d1 des dcoctions de ris1 de gruaux2 elles s]ont au plus tides4 ,si le malade e/ jeune =t *auff1 le lait d'am&es ,n4 #d2 la p\dre ,n4 #bj1 deux ou trois fois le j\r2 s'il pr5d des alim5s1 ce s]a des crmes de ris1 d'orge1 de gruaux autres f>9eux2 on ti5dra le v5tre libre p> des lavem5s simples2 l'air que respir]a le malade s]a temp]1 ou mme un peu au-dess\s4 ,il g>d]a le lit2 il ne f]a que le mo9s de m\vem5t qu'il p\rra2 on vit]a t\t ce qui peut frapp] vivem5t ses s5s excit] quelque passion1 on purg]a avec le ,n4 #ca4 ,p\r peu que l'hmorragie dure1 il faut employ] la saigne1 que l'on rpt]a suivant l'abondance la frqu5ce de l'hmorragie1 obs]vant l'tat du malade que l'on saign]a plusieurs fois c\p-sur-c\p2 s'il e/ dans l'tat dcrit 4 #ecg2 si l'hmorragie actuelle a succ$ une hmorragie habituelle supprime1 seulem5t dans les cas excessifs2 s'il e/ foible1 languissant1 d'une mauvaise sant2 si l'hmorragie e/ si considrable qu'il y ait des foiblesses dang] m95t p\r la vie1 on donn]a l'eau de ,rabel depuis un gros jusqu' deux gros1 sur une p9te de ptisane4 4 #eac4 ,lorsque les hmorragies s]ont cessees1 on dem&]a un ,mdec9 les moy5s de les prv5ir1 ce mal tant trs sujet ret\r4 ,dans le cas o une hmorragie actuelle aura succ$ une habituelle supprime1 il e/ propos1 si l'c\lem5t supprim toit des hmorrhodes ou de la matrice1 de faire la saigne au pi$1 mo9s que ce ne ft une femme donc les regles duss5t cess] 4 #cdj4 ,le cra*em5t1 le vomissem5t de sang1 les hmorrhodes fluantes ou non1 arriv5t assez s\v5t *ez les femmes grosses1 il e/ alors propos de faire une saigne du bras4 ,n\s ne dirons dans les articles des hmorragies p>ticuli]es que ce qui leur e/ propre1 a9si il faudra t\j\rs relire ces gnralits4 ,cra*em5t de sang4 4 #ead4 ,le sang sort p> la b\*e1 en t\ssant1 seul1 ou ml avec des cra*ats2 il e/ d'un beau r\ge1 s\v5t cumeux4 ,il y a *aleur1 d\leur1 picotem5t l'intrieur de la poitr9e1 difficult de respir]1 t\x plus ou mo9s frqu5te2 le sang vi5t alors de vaisseaux ouv]ts dans les p\lmons1 il faut d'autant plus se ht] d'arrt] l'hmorragie1 qu'elle e/ abondante frqu5te4 ,il n'e/ pas ncessaire de laiss] sortir autant de sang que dans quelques autres hmorrhagies4 ,la saigne rpte c\p-sur-c\p1 e/ le moy5 le plus sr3 on se conduira du re/e comme il e/ dit 4 #eab suiv4 ,le malade se ti5dra au lit sur son sant1 dans une *ambre o l'air soit modrm5t sec *aud2 les excs de *aud froid1 de sec d'humide1 sont trs nuisibles1 a9si que le passage de l'un l'autre2 il ne p>l]a po9t1 voyez 4 #eab4 ,le cra*em5t de sang tant cess1 on f]a usage du lait c\p avec une infusion leg]e de vulnraire ,suisse1 de sanicle1 ou d'ortie morte4 ,hmorrhodes4 4 #eae4 ,on a donn ce nom au gonflem5t des vaisseaux sangu9s1 qui se tr\v5t au bord de l'anus ou du fondem5t4 ,les hmorrhodes =m5t une ou plusieurs tumeurs plus ou mo9s grosses4 ,qu& elles sont ca*es dans l'inte/91 qu'elles ne p>oiss5t qu'en allant la selle1 on les nomme int]nes2 on les appelle ext]nes1 lorsqu'elles sont app>5tes ne r5tr5t po9t4 ,les hmorrhodes sont ord9airem5t prcdes de pesanteur1 de d\leur dans le bas v5tre1 de maux de tte1 accompagnes d'pre9tes1 de d\leurs plus ou mo9s vives1 quelquefois d'inflammation1 surt\t qu& on m>*e beauc\p1 qu'on va *eval1 qu'on suit un rgime *auffant4 ,deux causes pr9cipalem5t donn5t lieu cette incommodit4 #a4 ,l'ob/ruction du foie1 t\t ce qui emp*e la circulation libre du sang dans le bas v5tre4 ,alors le malade e/ jaune1 con/ip1 dig]e mal2 dans ce cas1 on suivra ce qui e/ dit au mot jaunisse4 #b4 ,un sang trop pais1 trop abondant1 trop *auff p> quelque cause que ce soit2 tempram5t ou rgime1 voyez 4 #ecg1 ,n4 #a2 il faut alors se faire saign]1 us] de la ptisane ,n4 #b1 de la p\dre ,n4 #bj4 ,ces rem$es devi5n5t indisp5sables p\r prv5ir les fi/ules ulc]es1 qu& l'on e/ oblig de m>*] beauc\p ou de mont] *eval3 qu& il y a inflammation dans le cas o les hmorrhodes sont ext]nes1 on emploi]a les topiques ,n4 #ai3 le baume tranquille1 l'ongu5t populeum1 le crat ,n4 #fd1 les lavem5s ad\cissans en petite quantit la fois4 ,les hmorrodes que n\s v5ons de dcrire se nomm5t aveugles2 mais trs s\v5t elles se crev5t rp&5t le sang en plus ou mo9s gr&e quantit2 on les appelle alors hmorrhodes ouv]tes4 ,cette vacuation e/ presque t\j\rs salutaire dissipe le mal2 mais si elle e/ excessive ou trop frqu5te1 voyez les signes 4 #eaa4 ,on f]a ce qui e/ prescrit 4 #eab4 ,pissem5t de ,sang4 4 #eaf4 ,il sort du sang p> la voie des ur9es1 avec ou sans d\leur2 il e/ pur ou ml avec l'ur9e2 il e/ fluide ou en grumeaux4 ,il y a trs peu de cas o on ne doive *]*] arrt] cette hmorrhagie2 si on excepte quelques vieill>ds auxquels elle e/ habituelle ou priodique1 auxquels elle e/ salutaire1 puisqu'ils se tr\v5t s\lags p>-l de pesanteur de d\leur dans le bas v5tre2 il faut dans les autres cas *]*] arrt] cette hmorragie p> les moy5s prescrits 4 #eab4 ,si cet accid5t survi5t aprs la suppression des regles ou des hmorrhodes habituelles1 il faut de tems en tems1 surt\t qu& on s5t de la d\leur dans le bas-v5tre1 qu& on a des signes de plnitude 4 #ecg1 se faire saign] ou appliqu] des sangsues aux hmorrhodes4 ,saignem5t de ,nez4 4 #eag4 ,le saignem5t de nez qui vi5t soit d'une cause ext]ne1 soit d'une cause int]ne1 s'arrte ord9airem5t de lui-mme4 ,il e/ trs ord9aire aux jeunes g5s1 surt\t ceux qui sont sangu9s dans l'tat 4 #ecg2 alors il leur e/ trs salutaire les prs]ve de maladies inflammatoires3 il n'y a que quelques cas r>es o il e/ si abondant1 o il a des ret\rs si frqu5s1 qu'on e/ oblig de le faire cess]1 voyez 4 #eaa4 ,on peut appliqu] dans le tems de l'hmorrhagie des b&es aux bras aux cuisses3 si elle s'arrte1 on rel*]a les b&es successivem5t2 de faon qu'on mette un qu>t d'heure d'int]valle entre *aque b&e qu'on rel*e4 ,ce moy5 tant insuffisant1 on appliqu]a la nuque1 au front1 aux tempes1 aux poignets1 aux ma9s des l+es imbibs de v9aigre4 ,si ces t5tatives ne russiss5t po9t1 on emploi]a les moy5s prescrits 4 #eab4 ,vomissem5t de ,sang4 4 #eah4 ,on rejette1 p> le vomissem5t1 du sang seul1 ou ml avec les alim5s1 fluide ou en grumeaux1 s\v5t noir1 quelquefois trs ftide1 sans t\x4 ,il y a d\leur1 pesanteur d'e/omac1 dfaillances1 inquitudes1 nauses1 les selles sont ord9airem5t mles de sang4 ,il faut arrt] cette hmorrhagie p> les moy5s prescrits 4 #eab4 on aj\t]a aux boissons les sucs d'ortie1 de millefeuille4 ,le vomissem5t cess1 il e/ propos de donn] la potion ,n4 #ca1 p\r vacu] le sang qui se corrompt dans les inte/9s4 ,cette hmorrhagie n'e/ pas r>e dans les femmes dont les regles sont supprimes ou ret>des1 alors la saigne du pi$ e/ ncessaire4 ,hmorragies supprimes4 4 #eai4 ,les hmorrhagies on c\lem5s sangu9s1 surt\t ceux qui sont habituels tant arrts plutt qu'ils n'auroi5t d l'tre1 soit p> la nature1 soit p> les rem$es1 soit p> la faute du malade1 donn5t lieu beauc\p de maladies des plus f*euses4 ,on voit t\s les j\rs aprs les suppressions des regles1 du saignem5s de nez1 des hmorrodes1 surv5ir des inflammations au c]veau1 la gorge1 la poitr9e1 au bas v5tre1 des hmorrhagies excessives2 c'e/ p\rquoi il e/ ncessaire de que/ionn] les malades sur ce sujet3 s'ils sont dans le cas de la suppression1 on doit saign] promptem5t c\p sur c\p1 *]*] faire rep>otre les hmorrhodes p> les sangsues1 les frictions1 les lavem5s de pi$s2 les regles1 p> les moy5s conseills 4 #ccg4 ,c'e/ r5dre un trs gr& s]vice ceux qui ont quelques c\lem5s sangu9s habituels de les av]tir1 que dans le cas de leurs suppressions1 lorsqu'ils ne se rtabliss5t pas bi5tt1 il faut de tems en tems se faire saign]1 surt\t s'ils se s5t5t dans l'tat de plnitude 4 #ecg4 ,jaunisse4 4 #ebj4 ,cette maladie exi/e *ez ceux qui ont une c\leur jaune plus ou mo9s fonce rp&ue sur t\t le corps1 pr9cipalem5t rem>quable ce qu'on nomme le blanc de l'oeil1 un gt d'am]tume dans la b\*e1 du dgt1 des ur9es jaunes qui teign5t les l+es qu'on y trempe comme f]oit une te9ture de saffran1 des selles blan*tres ou noires1 des vomissem5s bilieux4 ,lorsque la jaunisse a t prcde de d\leurs vives surt\t au foie1 d'inflammation de cette p>tie1 de passions viol5tes1 de m\vem5s convulsifs1 de purgatifs1 d'mtiques trs viol5s1 de poisons1 de colique bilieuse1 on mettra le malade au rgime2 on lui donn]a la p\dre ,n4 #bj quatre fois le j\r1 p\r boisson beauc\p de petit lait1 de lait d'am&es1 des ptisanes ,n4 #a1 #b4 ,on f]a pr5dre frquemm5t le lavem5t ,n4 #f4 ,on purg]a avec le ,n4 #df1 de trois en trois j\rs4 ,si la jaunisse se tr\ve dans une p]sonne qui a fait excs ou u long-tems de boissons trs aigres1 =t acides1 a/r+5tes1 de liqueurs =tes spiritueuses2 on f]a usage p5dant trs long tems du petit lait1 de lait d'am&es1 d'eau de veau2 on purg]a de tems en tems4 ,si la jaunisse e/ v5ue la suite des fievres int]mitt5tes1 ou d'autres maladies aiges ou *roniques1 on donn]a frquemm5t un purgatif d\x comme ,n4 #df1 la boisson s]a le ,n4 #c4 ,on a p>l de la jaunisse des filles1 ou ples c\leurs1 4 #ccb4 4 #eba4 ,s\v5t la jaunisse e/ cause p> des ob/ructions dans les vaisseaux de la bile2 si cette maladie e/ anci5ne1 elle e/ trs difficile gurir4 ,l'hypocondre se t5d1 le foie se durcit en t\t ou en p>tie1 il y a pesanteur1 s]rem5t la rgion du foie1 s\v5t une d\leur s\rde1 quelquefois des lancem5s surt\t aprs un ex]cice un peu =t1 aprs le repas1 pr9cipalem5t qu& on a beauc\p mang pris des *oses *auffantes1 on se c\*e difficilem5t sur le ct droit1 l'apptit se p]d1 la b\*e devi5t am]e4 ,voyez les autres symptmes 4 #ebj4 ,lorsque la maladie e/ v5ue p> degrs1 il faut beauc\p de tems de rem$es p\r la dtruire4 ,on saign]a le malade une fois1 ou mme deux s'il e/ =t sangu91 ou dans le cas 4 #ecg2 on le mettra l'usage du petit lait ,n4 #ag1 des pilules ,n4 #ah1 de la p\dre ,n4 #bc4 ,on purg]a avec le ,n4 #df1 on emploi]a dans leurs saisons les sucs de plantes1 on les ordonn]a1 comme il e/ dit 4 #dhi1 #dij1 avec le petit lait dans des b\illons1 en aposemes1 en ptisanes4 ,les eaux de ,vi*y1 de ,plombi]es1 de ,bal>uc1 s]ont trs utiles dans cette maladie4 ,inflammations4 4 #ebb4 ,on a trait dans cet ouvrage de plusieurs maladies inflammatoires les plus frqu5tes2 il n'e/ pas mo9s ncessaire de savoir ce qu'il faut faire dans t\tes les autres inflammations2 leur progrs e/ si rapide1 le mal si difficile rp>]1 que ds le mom5t o il y a quelques signes d'inflammations int]nes1 lorsqu'on ne peut avoir aussitt le ,mdec91 on doit1 en att5dant1 agir p\r s\lag] le malade1 cela e/ d'autant plus ais1 qu'on se trompe difficilem5t sur l'exi/5ce de la maladie1 que les sec\rs sont presque t\j\rs prs des malades4 ,t\te inflammation int]ne e/ accompagne des symptmes suivans3 une fievre aige cont9uelle1 des d\leurs plus ou mo9s vives1 suivant la s5sibilit de la p>tie malade1 qui augm5t5t beauc\p lorsqu'on la t\*e2 beauc\p de *aleur cette p>tie2 le p\ls e/ dur1 frqu5t1 p\r l'ord9aire1 petit 9gal1 il y a s\v5t une tumeur1 les ur9es sont trs r\ges claires4 ,le malade se pla9t de maux de tte1 de frissons1 de soif1 d'insomnie1 d'anxit1 de foiblesse2 il s5t dans le lieu du mal des battem5s qui rpond5t aux battem5s du p\ls3 il y a des symptmes p>ticuli]s qui c>actris5t p\r l'ord9aire le lieu de l'inflammation2 la d\leur1 la *aleur y sont trs gr&es1 font que le malade l'indique assez exactem5t3 si la gorge e/ attaque1 voyez 4 #ig3 si c'e/ la poitr9e1 voyez 4 #de1 #ed3 si c'e/ l'e/omac ou les inte/9s1 voyez 4 #bgi3 si c'e/ la matrice1 voyez 4 #cdh3 si ce sont les re9s1 voyez 4 #dgi4 ,ce ne sont pas-l les seules inflammations int]nes que l'on ait occasion de voir1 presque t\tes les p>ties du corps peuv5t tre attaques de ce mal4 4 #ebc4 ,mais quelque soit le lieu de l'inflammation1 on doit suivre peu de *ose prs la mme conduite dans le traitem5t1 on ne peut pas employ] des rem$es plus puissans dans t\tes les inflammations1 que ceux dont n\s allons p>l]4 ,on mettra le malade au rgime 4 #cj2 sa boisson s]a le ,n4 #a1 #b1 dont il pr5dra un v]re t\tes les demi-heures2 on saign]a le plutt qu'il s]a possible1 c\p sur c\p1 deux1 trois fois en d\ze heures1 plus1 si le mal e/ op9itre ne dim9ue pas beauc\p4 ,on f]a pr5dre les lavem5s ,n4 #e1 #f1 t\s les trois ou quatre heures2 on appliqu]a les topiques ,n4 #ai1 sur la p>tie qui e/ d\l\reuse brlante1 on les r5\vell]a s\v5t4 ,lorsque ces sec\rs ont calm le mal1 on doit t5ir encore trois ou quatre j\rs le malade au rgime1 cra9te de re*te4 ,s'ils sont insuffisans p> la nature du mal1 ou employs trop t>d1 il se =me un abcs dans la p>tie malade1 ou la gangr5e s'y met4 ,voyez 4 #fj1 #hj1 #bhc4 ,incont95ce d'ur9e4 ,diabetes4 4 #ebd4 ,les ur9es sort5t involontairem5t sans se faire s5tir3 cette incommodit e/ cont9uelle ou int]mitt5te4 ,les enfans1 les vieill>ds1 les femmes grosses1 celles qui ont t blesses dans l'acc\*em5t1 y sont sujettes4 ,il n'y a presque po9t de gurison espr] dans les cas de p>alysie ou de rel*em5t excessif2 si la maladie e/ anci5ne1 voyez un ,mdec92 si on a t bless on doit voir un ,*irurgi54 4 #ebe4 ,les ur9es qui sont si abondantes1 qu'elles sembl5t surpass] la boisson qu'on a prise1 qui ressembl5t ce que l'on a bu1 qui sont cres1 claires1 un peu huileuses1 font une autre maladie appelle diabetes4 ,il y a envie d'ur9] cont9uelle1 foiblesse1 *aleur int]ne1 s*]esse1 fievre l5te4 ,on doit remdi] ces maux le plutt qu'il e/ possible3 on donn]a des purgatifs d\x rpts ,n4 #aa1 #cg1 des boissons un peu ad/r+5tes1 telles que l'eau o l'on a te9t un f] ou une brique r\ge2 les v9s trs hauts en c\leur2 le ca*\1 le ma/ic1 la dose d'un gros dans une p9te d'eau rduite *op9e2 la p\dre ,n4 #ad4 ,maladies ,epidmiques4 ,la ,suete4 4 #ebf4 ,cette maladie se dcl>e ord9airem5t la nuit3 les malades1 en se rveillant1 se tr\v5t dans des sueurs abondantes1 une *aleur trs gr&e un accablem5t univ]sel1 il y a d\leur de tte1 d'e/omac1 difficult de respir]1 soif ard5te1 angoisse1 dmangeaison1 le visage t\t le re/e du corps sont r\ges enflamms1 les yeux sont t9celans1 la langue e/ blan*e1 le p\ls e/ frqu5t1 ple91 dur4 ,v]s le troisieme ou quatrieme j\r1 la fievre augm5te1 il survi5t du dlire1 qui trs s\v5t e/ suivi d'une ruption miliaire gnrale plus ou mo9s nombreuse2 quelquefois ce sont des ta*es r\ges si presses1 qu'on croit voir une rsypelle sur t\t le corps4 ,lorsque la maladie e/ plus avance1 il p>oit encore des ta*es p\rpres semblables des morsures de puces2 d'autres fois il s'leve sur le col1 le devant de la poitr9e du bas v5tre1 de petites pu/ules transp>5tes remplies d'une humeur corrosive1 qui sont d'un mauvais augure4 ,cette maladie inflammatoire emporte la plus gr&e p>tie de ceux qu'elle attaque dans les campagnes1 p>cequ'on augm5te encore l'inflammation p> le rgime les rem$es *auffans1 t&is qu'on doit employ] les rem$es le rgime rafra*issans1 s9on la gangr5e se met dans les p>ties int]nes1 ou des vaisseaux s'y romp5t1 le malade prit ord9airem5t du quatrieme au c9quieme j\r de sa maladie4 4 #ebg4 ,il faut mettre au rgime ds le mom5t o la maladie s'annonce1 faire une saigne ample que l'on rpt]a de trois en trois heures1 jusqu' ce que la fivre1 la duret du p\ls1 l'ardeur1 la sueur soi5t beauc\p dim9us2 on donn]a quatre lavem5s p> j\r4 ,le malade doit boire t\tes les demi heures un v]re de petit lait1 dans lequel on mettra quatre fois le j\r une prise du ,n4 #bc4 ,lorsque les symptmes s]ont en p>tie dissips1 on donn]a le ,n4 #cc p\r vacu] l'e/omac1 aprs quoi on donn]a t\s les j\rs1 p\r entret5ir le v5tre libre1 le ,n4 #ca2 ou on mettra trois gra9s du ,n4 #cc1 dans une p9te de petit lait1 p\r boisson ord9aire1 au lieu du petit lait simple2 en suivant ce traitem5t1 on gurira presque t\s les malades4 ,lorsque la fivre s]a cesse1 on se conduira comme il e/ dit 4 #bbc4 ,il n'e/ pas de maladies dans lesquelles il soit plus ncessaire d'obs]v] ce qui e/ recomm& 4 #cc1 #cd1 il ne peut tre que trs utile1 lorsque la foiblesse n'e/ pas extrme1 de t5ir le malade hors du lit1 t\s les j\rs une heure ou deux soir mat94 ,ergot4 4 #ebh4 ,on voit trs s\v5t regn] dans les campagnes des fivres malignes putrides1 occasionnes p> la mauvaise n\rriture1 mais il e/ un mal encore plus t]rible1 produit p> cette cause c'e/ la gangr5e1 qui dans le ,b]ry1 le ,blaisois1 la ,sologne e/ pidmique lorsque l'on y mange du seigle ergot1 ou qui a l'ergot2 cette altration du seigle qui n'e/ pas r>e dans les annes humides1 p>oit tre l'effet d'une piquure d'insectes1 qui =me sur le gra9 une petite corne ou un ergot2 d'autres la reg>d5t comme une maladie du seigle2 quoi qu'il en soit1 voici les accid5s qui arriv5t beauc\p de ceux qui ont mang p5dant quelque tems du seigle ergot2 ils sont /upides ou hebts1 dans une espece d'eng\rdissem5t1 leur v5tre devi5t gonfl t5du1 ils maigriss5t1 ils sont jaunes si foibles1 qu'ils ne peuv5t se s\t5ir1 ils ress5t5t de trs gr&es d\leurs dans les jambes jusqu'au b\t des pi$s1 quelquefois dans les bras2 la jambe ou le bras s'eng\rdiss5t1 devi5n5t violets1 la peau e/ froide la gangr5e p>oit aux doigts des pi$s ou des ma9s1 elle comm5ce au c5tre de la p>tie malade1 c> si on ouvre l'endroit o il y a d\leur1 on y tr\ve la gangr5e qui ne p>oit la peau que lorsque t\t le corps en e/ infect2 si l'on ne rem$ie promptem5t1 le mal s't5d et tue le malade en peu de tems2 s\v5t les membres se dt*5t l'articulation tomb5t sans qu'il arrive d'hmorragie2 qu& le mal a t ce po9t1 il e/ r>e que l'on rec\vre une sant p>faite4 ,il s'leve dans diffr5s endroits du corps de petites pu/ules ou vessies qui se rempliss5t d'une eau appro*ante du pus trs clair1 le p\ls e/ conc5tr ou petit1 s\v5t difficile s5tir1 le sang que l'on tire e/ c\5neux4 4 #ebi4 ,on doit recomm&] aux g5s qui sont dans le cas d'avoir ce mal1 de dem&] du sec\rs aussitt qu'ils se s5t5t attaqus4 ,on fait ds-lors une ou deux saignes1 elles dim9u5t les d\leurs les dissip5t quelquefois t\t--fait2 on enveloppe la p>tie malade dans un l+e tremp dans de l'eau de vie du beurre frais1 jusqu' ce que la *aleur revi5ne1 ce qui arrive ord9airem5t au b\t de deux j\rs1 alors on frotte cette p>tie avec un baume compos de trois livres d'huile d'olives1 trois demi-septi]s de v9s1 une de trb5?9e1 une demi livre de cire jaune1 deux onces de santal r\ge2 on purge ensuite1 la cure e/ t]m9e3 s'il y a un comm5cem5t de gangr5e1 les os les n]fs n'tant po9t encore endommags1 on l'arrt]a en trois ou quatre j\rs avec une eau compose de quatre onces d'alun calc91 trois onces de vitriol roma91 trois onces de sel1 le t\t dans deux p9tes d'eau rduites une2 l'esc>e se fait aussi promptem5t qu'avec un bi/\ri1 aprs quoi on panse avec le baume ci-dessus jusqu' p>faite gurison4 ,lorsque les doigts des pi$s des ma9s sont gts morts1 l'eau ci-dessus les dc\vre les dta*e dans les jo9tures1 il faut alors les sp>] sans att5dre que la nature du mal1 le fasse1 pans] comme ci-dessus2 dans t\s les tats on f]a usage avec beauc\p d'avantage du ,n4 #ad4 ,ophtalmie1 inflammation des ,yeux4 4 #ecj4 ,dans cette maladie1 la p>tie de l'oeil1 qui e/ ord9airem5t blan*e1 devi5t r\ge1 enflamme1 brulante1 avec d\leur picotem5t1 l'oeil grossit1 il en sort une liqueur paisse1 ou il e/ trs sec1 la lumi]e les corps brillans lui font mal4 ,qu& le malade e/ un enfant1 on lui lave s\v5t les yeux avec une infusion de sureau ou de safran1 ou l'eau dans laquelle on a mis un peu de v9aigre2 on le purge deux ou trois fois2 si c'e/ un adulte1 la saigne e/ s\v5t ncessaire presque t\j\rs trs utile2 qu& le mal vi5t de trop de sang1 voyez les signes 4 #ecd2 alors la saigne e/ le rem$e4 ,mais si le malade e/ dans l'tat dcrit 4 #edd1 la purgation e/ s\v5t aussi efficace que la saigne dans le prcd5t p\r dissip] le mal2 la boisson s]a la ptisane ,n4 #a1 #b4 ,il e/ propos de se t5ir au rgime des convalesc5s1 de ne po9t s'expos] au gr& air1 surt\t s'il fait froid ou humide1 s'il y a du v5t2 on pr5dra g>de que p5dant la nuit l'air froid ne donne sur l'oeil4 ,poisons4 4 #eca4 ,on appelle poisons t\r ce qui tant pris intrieurem5t ou appliqu l'extrieur1 produit un tel effet sur le corps huma91 que l'on cra9t les maladies ou la mort1 ou des impressions qui subsi/5t t\te la vie4 ,le nombre des poisons e/ trop gr& p\r les nomm] ici t\s1 d'ailleurs c'e/ s\v5t la dose qui les r5d tels4 ,les symptomes de poison1 sont les nauses1 les vomissem5s1 la foiblesse1 les dfaillances1 le v]tige1 le tremblem5t1 les convulsions1 le hoquet1 les d\leurs vives de l'e/omac des inte/9s1 le gonflem5t1 la t5sion du bas v5tre1 les ta*es noires sur t\t le corps1 l'eng\rdissem5t1 la p]te de la vue1 la l?>gie1 les sueurs froides1 les extrmits1 le p\ls s]r1 dur1 frqu5t1 9gal1 quelquefois petit pe9e s5sible4 ,lorsqu'il n'y a que peu de tems que le poison a t aval1 il faut essay] de le faire sortir p> en haut1 p> le vomissem5t que l'on excit]a en *at\illant le gosi]1 ou en faisant boire de l'eau *aude mle avec de l'huile ou du beurre4 ,s'il y a plusieurs heures1 le poison peut tre desc5du dans les inte/9s3 on employ]a alors les lavem5s add\cissans1 ensuite les lavem5s purgatifs faits avec les dcoctions ,n4 #aa1 #bb2 on f]a boire beauc\p d'eau de veau ou de p\let1 de petit lait1 de dcoction de ris1 d'orge1 de gruaux1 de miel1 de gra9e de l91 des mulsions3 lorsque le poison e/ ass\pissant comme l'opium ses prp>ations1 la cige1 le solanum1 la jusquiame2 on ml]a la boisson un acide1 le v]jus1 le jus de citron1 de limon1 ou le v9aigre qui e/ trs bon facile tr\v]4 ,si les symptomes font cra9dre l'inflammation de quelque p>tie ou l'apoplexie1 il e/ ncessaire de faire une ou deux saignes4 ,lorsque le poison pris e/ du sublim corrosif on donn]a le ,n4 #gj4 4 #ecb4 ,on doit mettre au nombre des p]sonnes empoisones celles qui ont la maladie appelle colique de pe9tres ou de plombi]s1 mais l'expri5ce a appris qu'il y avoit un traitem5t suivre dans cette occasion bi5 diffr5t de celui que l'on obs]ve dans les autres cas de poison2 le plomb1 le cuivre1 leurs prp>ations1 avals ou respirs#bj long-tems1 l'usage de la bi]re1 du cidre1 des v9s trs aigres sont les causes les plus communes1 de cette colique4 ,les boissons aigres celles qui toi5t ad\cies avec de la li?>ge ont fait voir cette cruelle maladie dans les campagnes1 les premi]es l'y ont r5du quelquefois pidmique3 quoiqu'elle ne doive pas tre compte au nombre de celles qui sont frqu5tes1 le mal e/ si pressant si fune/e qu& on n'y rem$ie pas de bonne-heure1 les moy5s de sec\rir le malade si diffr5s de ce que l'on peut imag9]1 que l'on a cru devoir faire connotre cette maladie les moy5s de la gurir2 on s5t une d\leur gravative la rgion de l'e/omac1 cette d\leur devi5t ensuite =t vive poignante1 occupe t\te l't5due du bas v5tre1 se rp& dans la poitr9e1 les paules1 les lombes et l'p9e du dos1 il survi5t des envies de vomir1 des vomissem5s mme1 le v5tre e/ s\v5t con/ip plutt retir v]s l'p9e du dos enfonc que prom95t ou saillant en devant1 cette colique a cela de p>ticuli]1 qu'une p>alysie saisit p> degrs les extrmits suprieures1 quelquefois les infrieures proportion que les d\leurs dim9u5t1 il survi5t s\v5t des convulsions des accs d'pilepsie1 la pl"p des malades n'ont po9t de fivre1 ou s'ils en ont1 elle ressemble plutt une fievre l5te qu' une fivre aige4 #bj ,un ,j>d9i] ayant employ de vieux bois d'un treillage pe9t en v]d *auff] le f\r o l'on cuisoit le pa91 faire le feu p\r cuire le potage autres n\rritures1 brul] dans un pole dont on levoit le c\v]cle p\r mettre le bois1 qui *auffoit une *ambre basse habite t\t le j\r p> les p]sonnes de la maison4 ,la c]use le v]d de gris qui fur5t reu dans l'e/omac avec les n\rritures dans la poitr9e p> la respiration produisir5t plusieurs coliques de cette nature4 4 #ecc4 ,on donn]a #a4 un lavem5t fait avec une dcoction de quatre gros de s5 trois onces de v9 mtique tr\ble4 #b4 ,sept ou huit heures aprs on f]a pr5dre un autre lavem5t de p>ties gales d'huile de noix de v94 #c4 ,le l5dema9 on donn]a le vomitif ,n4 #cd4 #d4 ,le soir aprs l'opration du vomitif on fait pr5dre un calmant compos d'un demi gros mme un gros de ?riaque un gra9 de laudanum4 #e4 ,le j\r suivant on rpt]a le lavem5t on purg]a le l5dema91 avec une potion compose de trois onces de s5 infuss p5dant d\ze heures dans un v]re d'eau b\illante1 de deux onces de syrop de n]prun4 #f4 ,on rpt]a le soir le calmant4 #g4 ,on donne p\r boisson la ptisane des bois ,n4 #ga4 #h4 ,s'il y a des d\leurs1 si le malade e/ m5ac de p>alysie1 p> l'eng\rdissem5t ou difficult dans le m\vem5t1 on donn]a des cordiaux comme l'lixir de proprit1 celui de ,g>us1 la ?riaque ,n4 #da1 la confection hiac9!1 si ces rem$es n'op]5t po9t la gurison en huit j\rs au plus t>d1 on recomm5c]a le mme traitem5t4 ,vomissem5t4 4 #ecd4 ,t\t le monde connot le vomissem5t qui e/ un m\vem5t convulsif de l'e/omac1 p> lequel ce qui s'y tr\ve en e/ *ass p> la b\*e2 le plus s\v5t il e/ salutaire1 p>cequ'il e/ produit p> des amas d'humeurs qui caus]oi5t des maladies si elles re/oi5t dans le corps1 c'e/ p\rquoi lorsqu'il y a vomissem5t1 ou seulem5t nauses1 on doit le facilit] en faisant boire beauc\p d'eau ti$e4 ,lorsqu'aprs le vomissem5t il re/e encore des nauses de l'am]tume dans la b\*e1 la langue e/ *>ge1 voyez ce qu'il faut faire 4 #ede4 ,,des ,,rem$es ,,de ,,pr,,caution#ba4 #ba ,ici recomm5ce l'ouvrage de ,m4 ,tissot4 4 #ece4 ,j'ai indiqu dans quelques endroits de cet ouvrage1 les moy5s de prv5ir les mauvais effets de plusieurs causes de maladie1 d'emp*] le ret\r des maux habituels2 j'aj\t]ai ici quelques obs]vations1 sur l'usage des pr9cipaux rem$es1 qu'on emploie comme des prs]vatifs gnraux1 assez rguli]em5t dans de c]ta9s tems1 presque t\j\rs uniquem5t p> habitude1 sans savoir si l'on a tort ou raison4 ,ce n'e/ po9t cep5dant une *ose indiffr5te que l'usage des rem$es4 ,il e/ ridicule1 dang]eux1 crim9el mme1 de les nglig]1 qu& ils sont ncessaires2 mais il l'e/ aussi d'en pr5dre sans ncessit4 ,un rem$e pris propos1 qu& il y a dans la ma*9e1 quelque drangem5t1 qui occasionn]oit dans peu une maladie1 l'a s\v5t prv5ue2 mais ce mme rem$e1 donn une p]sonne bi5 portante1 s'il ne la r5d pas malade d'abord1 lui laisse au mo9s plus de disposition aux maladies4 ,et l'on n'a que trop d'exemples de g5s1 qui1 ayant malheureusem5t du gt p\r les rem$es1 ont ru9 leur sant1 quelque robu/e qu'elle ft1 p> l'abus de ces dons que la ,provid5ce a faits aux hommes p\r la rtablir2 abus qui1 lors mme qu'il ne dtruit pas la sant1 fait que1 dans la maladie1 ce corps1 qui les rem$es sont dev5us famili]s1 n'en ress5t presque plus les effets1 e/ priv1 p>-l du sec\rs qu'il en auroit reu1 s'il ne s'en toit s]vi que dans le beso94 ,de la ,saigne4 4 #ecf4 ,la saigne n'e/ ncessaire que dans quatre cas2 #a4 qu& il y a trop de sang4 #b4 ,qu& il y a inflammation4 #c4 ,qu& il e/ surv5u1 ou qu'il va surv5ir1 dans le corps1 quelque cause qui produiroit bi5tt l'inflammation1 ou quelqu'autre accid5t1 si l'on ne dsemplissoit rel*oit pas les vaisseaux p> la saigne4 ,c'e/ p\r cela qu'on saigne aprs les plaies1 les contusions2 qu'on saigne une femme grosse1 si elle a une t\x viol5te2 qu'on saigne1 p> prcaution1 dans plusieurs autres cas4 #d4 ,quelquefois p\r appais] une d\leur excessive1 qui ne dp5d po9t cep5dant de trop de sang1 ou d'un sang enflamm1 mais qu'on calme un peu p> la saigne1 af9 d'avoir le tems de dtruire la cause p> d'autres rem$es4 ,mais comme l'on peut faire r5tr] ces d]ni]es raisons1 dans les premi]es2 on peut tablir1 que le trop de sang1 un sang enflamm sont les deux seules causes ncessaires de la saigne4 4 #ecg4 ,l'on connoit l'inflammation du sang1 p> les symptomes qui accompagn5t les maladies que cette cause produit4 ,j'en ai p>l1 j'ai en mme tems dt]m9 l'usage de saigne dans ces cas4 ,j'indiqu]ai ici les symptomes qui font connotre qu'on a trop de sang4 ,c'e/ #a4 le g5re de vie qu'on mne4 ,si l'on mange beauc\p1 si l'on mange des alim5s succul5s1 surt\t beauc\p de vi&e1 si l'on boit des v9s n\rrissans1 si en mme-tems l'on dig]e bi51 si l'on se donne peu de m\vem5t1 si l'on dort beauc\p1 si l'on n'e/ sujet aucune vacuation abondante on doit croire qu'on a beauc\p de sang4 ,l'on voit que t\tes ces causes se tr\v5t r>em5t *ez le paysan1 si l'on en excepte la dim9ution de m\vem5t p5dant quelques sema9es de l'hiv]1 qui peut effectivem5t contribu] =m] plus de sang qu' l'ord9aire4 ,il ne vit1 le plus s\v5t1 que de pa91 de vgtaux1 d'eau2 *oses peu n\rrissantes4 ,une livre de pa91 ne fait peut-tre pas plus de sang1 *ez la mme p]sonne1 qu'une once de vi&e1 quoique le prjug gnral tablisse le contraire4 #b4 ,la cessation de quelque hmorrhagie laquelle on toit acc\tum4 #c4 ,un p\ls ple9 =t2 des ve9es bi5 m>ques dans un sujet qui n'e/ pas maigre4 ,un te9t assez r\ge4 #e4 ,un eng\rdissem5t extraord9aire2 un sommeil plus pr(ond1 plus long1 mo9s tranquille qu' l'ord9aire2 une facilit non acc\tume se lass] aprs quelque m\vem5t ou quelque travail2 un peu d'oppression en m>*ant4 #f4 ,des palpitations1 accompagnes quelquefois d'un abattem5t total1 mme d'une leg]e dfaillance1 surt\t qu& on e/ dans des endroits *auds1 ou qu'on a pris beauc\p de m\vem5t1 #g4 ,des v]tiges1 surt\t qu& on baisse qu'on releve t\t--c\p la tte1 aprs le sommeil4 #h4 ,des maux de tte frqu5s auxquels on n'e/ po9t sujet1 qui ne p>oiss5t po9t dp5dre du drangem5t des dige/ions4 #i4 ,un s5tim5t de *aleur1 assez gnralem5t rp&u p> t\t le corps4 #aj4 ,une espece de dmangeaison piquante gnrale ds qu'on a un peu *aud4 #aa4 ,des hmorragies frqu5tes1 qui s\lag5t4 ,mais il faut bi5 se g>d] de dcid] sur un seul de ces symptomes2 il faut le conc\rs de plusieurs1 s'assur] qu'ils ne dp5d5t po9t de quelque cause trs diffr5te1 t\te oppose au trop de sang4 ,qu& p> ces symptomes1 on s'e/ assur que ce trop exi/e rellem5t1 on fait alors1 avec gr& succs1 une saigne ou mme deux4 ,il e/ gal dans quelle p>tie on la fait4 4 #ech4 ,qu& ces circon/ances ne se tr\v5t pas1 la saigne n'e/ pas ncessaire4 ,et l'on ne doit jamais la faire dans les cas suivans1 mo9s qu'il n'y ait des raisons p>ticuli]es1 trs =tes1 dont les seuls ,m$ec9s peuv5t jug]4 #a4 ,qu& l'ge e/ trs avanc1 ou qu'on e/ dans la premi]e enfance4 #b4 ,qu& la p]sonne e/ naturellem5t d'un tempram5t foible1 ou qu'elle a t affoiblie p> des maladies1 ou p> quelqu'autre accid5t4 #c4 ,qu& le p\ls e/ petit1 mol1 foible1 int]mitt5t1 que la peau e/ ple4 #d4 ,qu& les extrmits du corps sont s\v5t froides1 enfles avec mollesse4 #e4 ,qu& on mange peu depuis long-tems1 ou des alim5s peu succul5s1 qu'on dissipe beauc\p4 #f4 ,qu& on a1 depuis long-tems1 l'e/omac drang1 que la dige/ion se fait mal1 que p>-l mme il se =me peu de sang4 #g4 ,qu& on a quelque vacuation considrable1 p> des hmorrhagies quelconques1 ou la di>rhe1 les ur9es1 les sueurs4 ,qu& les crises d'une maladie sont dja faites p> quelqu'une de ces voies4 #h4 ,qu& on e/ ds long-tems dans une maladie de langueur1 qu'on a beauc\p d'ob/ructions1 qui emp*5t la =mation du sang4 #i4 ,qu& on e/ puis1 quelle qu'en soit la cause4 #aj4 ,qu& le sang e/ ple diss\t4 4 #eci4 ,dans t\s ces cas1 dans quelques autres mo9s frqu5s1 une seule saigne1 jette s\v5t dans un tat absolum5t incurable1 les maux qu'elle fait ne se rp>5t po9t4 ,il n'e/ que trop ais d'en tr\v] des exemples4 ,dans quelque tat que ce soit1 quelque robu/e que soit le sujet1 si la saigne n'e/ pas ncessaire1 elle nuit4 ,les saignes rit]es1 affoibliss5t1 n]v5t1 vieilliss5t2 dim9u5t la =ce de la circulation1 p> l engraiss5t d'abord2 ensuite en affoiblissant trop1 en dtruisant enf9 les dige/ions1 jett5t dans l'hydropisie4 ,elles drang5t la transpiration1 p>-l1 r5d5t ca?>reux4 ,elles affoibliss5t le g5re n]veux1 p>-l1 r5d5t sujets aux vapeurs1 l'hypocondrie1 t\s les maux de n]fs4 ,l'on n'app]oit po9t d'abord le mauvais effet d'une saigne2 au contraire1 qu& elle n'e/ pas assez considrable p\r affoiblir s5siblem5t1 elle p>oit donn] du bi5 tre2 mais1 je le rpte1 il n'en e/ pas mo9s vrai1 que qu& elle n'e/ pas ncessaire1 elle e/ nuisible1 qu'on ne doit jamais se faire saign] p> jeu4 ,l'on a beau dire1 que quelques j\rs aprs l'on a plus de sang1 c'e/--dire1 l'on e/ plus pesant qu'aup>avant1 qu'a9si le sang e/ bi5 vite rp>4 ,le fait e/ vrai2 mais ce fait mme1 cette augm5tation de poids aprs la saigne1 dpose contr'elle2 c'e/ une preuve que les vacuations naturelles se sont mo9s bi5 faites1 qu'il e/ re/ dans le corps des humeurs1 qui dvoi5t en sortir4 ,l'on a bi5 la mme quantit de sang au-del2 mais ce n'e/ po9t un sang bi5 travaill2 cela e/ si vrai1 que1 si la *ose toit autrem5t1 si quelques j\rs aprs la saigne on avoit une plus grosse quantit de sang semblable1 on p\rroit dmontr]1 que quelques saignes jett]oi5t ncessairem5t un homme robu/e dans une maladie inflammatoire4 4 #edj4 ,la quantit de sang qu'on doit tir] dans une saigne de prcaution1 un homme fait1 e/ de dix onces4 4 #eda4 ,les p]sonnes sujettes faire trop de sang1 doiv5t vit] avec so9 t\tes les causes qui peuv5t l'augm5t] 7voyez 4 #ecg ,n4 #a74 ,et qu& elles s5t5t que le mal comm5ce1 elles doiv5t se mettre une diete trs frugale1 de legumes1 de fruits1 de pa9 d'eau2 pr5dre quelques ba9s de pi$ ti$es1 faire usage1 soir mat91 de la p\dre ,n4 #bj2 boire de la ptisane ,n4 #a2 peu dormir1 pr5dre beauc\p d'ex]cice4 ,en pr5ant ces prcautions1 ou elles p\rront se pass] de la saigne1 ou1 si elles sont galem5t obliges de la faire1 elles en augm5t]ont elles en prolong]ont l'effet4 ,ces mmes moy5s s]v5t aussi loign] t\t le dang] qu'il peut y avoir omettre une saigne l'poque ord9aire1 qu& l'habitude en e/ dja invt]e4 4 #edb4 ,l'on voit1 en frmissant1 que quelques p]sonnes sont saignes1 dix-huit1 v+t1 v+t-quatre fois dans deux j\rs2 d'autres quelques c5ta9es de fois dans quelques mois4 ,ces obs]vations pr\v5t1 c\p sr1 t\j\rs l'ignorance du ,m$ec9 ou du ,*irurgi52 si le malade en r*appe on doit admir] les ress\rces de la ,nature1 qui ne succombe pas s\s tant de c\ps meurtri]s4 4 #edc4 ,l'on a dans les campagnes1 un prjug trs faux2 c'e/ que la premi]e saigne sauve la vie4 ,il n'y a p\r se conva9cre de sa fausset1 qu' v\loir reg>d]1 l'on v]ra t\s les j\rs le contraire1 plusieurs p]sonnes m\rir aprs la premi]e saigne qu'on leur fait4 ,si ce pr9cipe toit vrai1 il s]oit impossible que p]sonne m\rut de sa premi]e maladie1 ce qui arrive j\rnellem5t4 ,il e/ important de dtruire cette prv5tion1 p>cequ'elle a des influ5ces fa*euses4 ,la foi qu'on a cette saigne1 fait qu'on veut la g>d] p\r les gr&s dang]s1 on la diff]e tant que le malade n'e/ pas =t mal1 dans l'esprance que si l'on peut s'en pass]1 on la cons]v]a p\r une autre occasion4 ,cep5dant le mal empire1 on saigne1 mais trop t>d1 j'ai l'exemple de plusieurs malades1 qu'on a laiss m\rir1 af9 de rs]v] la premi]e saigne p\r un cas plus important4 ,des ,purgations4 4 #edd4 ,l'on purge ou p> le vomissem5t1 ou p> les selles4 ,cette d]ni]e voie e/ beauc\p plus naturelle que la premi]e1 qui ne se fait que p> un m\vem5t viol5t extraord9aire4 ,il y a cep5dant quelques cas qui exig5t le vomissem5t2 mais except ces cas-l1 7j'en ai dja indiqu quelques-uns71 il faut se cont5t] des rem$es qui purg5t p> les selles4 4 #ede4 ,les signes qui font connotre qu'on a beso9 de purg]1 sont #a4 un mauvais gt la b\*e le mat91 surt\t un gt am]1 la langue1 les d5ts sales4 ,des raports dsagrables1 des v5ts1 des gonflem5s4 #b4 ,des envies de vomir jeun1 mme quelquefois dans le re/e du j\r1 suppos qu'elles ne dp5d5t po9t d'une grossesse1 ou de quelqu'autre maladie1 dans laquelle les purgatifs s]oi5t inutiles ou nuisibles4 #c4 ,des vomissem5s de mati]es am]es ou corrompues4 #d4 ,un s5tim5t de pesanteur dans l'e/omac1 aux re9s1 aux g5\x4 #e4 ,un manque d'appetit1 qui s'accrot peu peu1 sans fivre1 qui dgn]e en dgt1 quelquefois fait tr\v] un mauvais gt ce qu'on mange4 #f4 ,un manque de =ces1 accompagn quelquefois d'inquitude1 de mauvaise humeur1 de tri/esse4 #g4 ,des maux d'e/omac1 s\v5t des maux de tte ou des v]tiges1 quelquefois des ass\pissem5s qui augm5t5t aprs le repas4 #h4 ,des coliques1 de l'irrgul>it dans les selles1 qui sont quelquefois trop abondantes trop liquides p5dant plusieurs j\rs1 aprs lesquels il survi5t une con/ipation op9itre4 #i4 ,le p\ls mo9s rgl mo9s =t qu' l'ord9aire1 quelquefois int]mitt5t4 4 #edf4 ,qu& ces symptmes1 ou quelques-uns de ces symptmes font connotre le beso9 de purg] *ez une p]sonne qui n'e/ attaque d'aucune maladie dcide 7c> je ne p>le po9t de purgatifs dans ce cas71 on peut lui donn] quelque rem$e propre produire cet effet4 ,le mauvais gt les raports cont9uels1 les envies frqu5tes de vomir1 les vomissem5s mme1 la tri/esse indiqu5t qu'un rem$e mtique s]a utile2 mais qu& ces accid5s n'ont pas lieu1 il faut s'en t5ir aux purgatifs1 qui sont p>ticuli]em5t indiqus p> les maux de re9s1 les coliques1 la pesanteur dans les g5\x4 4 #edg4 ,l'on ne doit po9t purg] ni donn] l'mtique #a4 t\tes les fois que les maladies vi5n5t de foiblesse ou d'puisem5t4 #b4 ,qu& il y a une s*]esse gnrale1 un gr& *auffem5t1 de l'inflammation1 une =te fivre4 #c4 ,qu& la nature e/ occupe de quelqu'autre vacuation salutaire4 ,a9si on ne purge po9t p5dant des sueurs critiques1 p5dant les regles1 p5dant un accs de g\tte4 #d4 ,dans des ob/ructions invtres1 que les purgatifs ne peuv5t pas dtruire1 qu'ils augm5t5t4 #e4 ,qu& les n]fs sont extrmem5t affoiblis4 4 #edh4 ,l'on ne doit po9t non-plus donn] l'mtique dans t\s les cas dont je vi5s de p>l]2 mais comme il produit des effets diffr5s des purgatifs1 il y a d'autres cas dans lesquels on peut purg]1 non-pas faire vomir4 ,ces cas sont #a4 une gr&e quantit de sang 7voyez 4 #ecg72 p>ceque p5dant les ef=ts qu'on fait p\r vomir1 la circulation se fait beauc\p plus =tem5t1 les vaisseaux de la tte de la poitr9e se remplissant extrmem5t de sang1 p\rroi5t se rompre2 ce qui tu]oit sur le *amp1 comme il e/ arriv plus d'une fois4 ,on ne doit po9t1 #b4 p> la mme raison1 l'ordonn] ceux qui sont sujets des saignem5s de nez1 des cra*em5s ou des vomissem5s de sang1 aux femmes qui ont des p]tes4 #c4 ,il nuiroit ceux qui ont des h]nies4 #d4 ,aux femmes grosses4 4 #edi4 ,les purgatifs s\v5t rxrs1 ont les mmes inconvni5s que les frqu5tes saignes4 ,ils ru95t les dige/ions1 l'e/omac ne fait plus ses fonctions1 les inte/9s devi5n5t p>esseux1 l'on e/ sujet des coliques trs viol5tes4 ,le corps ne se n\rrit pas1 la transpiration se drange1 il survi5t des fluxions1 des maux de n]fs1 une langueur gnrale1 l'on vieillit long-tems avant le tems4 ,l'on fait un tort irrp>able la sant des enfans p> les purgatifs pris mal--propos4 ,ils les emp*5t d'acqurir t\tes leurs =ces2 s\v5t ils drang5t leur cre1 ils ru95t les d5ts1 jett5t les jeunes filles dans les oppilations1 qu& elles en sont dja atte9tes1 ils les r5d5t plus op9itres4 ,c'e/ un prjug trop gnralem5t reu1 qu'il faut purg] qu& on n'a pas d'apptit4 ,cela e/ faux trs s\v5t1 la pl"p des causes qui dtruis5t l'apptit ne peuv5t po9t tre enleves p> la purgation2 il y en a plusieurs qu'elle augm5te4 ,les p]sonnes dans l'e/omac desquelles il se =me beauc\p de glaires1 croi5t se gurir p> les purgatifs1 qui p>oiss5t en effet les s\lag] d'abord2 mais c'e/ un s\lagem5t passag] trompeur4 ,ces glaires vi5n5t de la foiblesse de l'e/omac1 les purgatifs l'augm5t5t2 a9si quoiqu'ils enlev5t une p>tie des glaires =mes1 il y en a au b\t de quelques j\rs plus qu'aup>avant2 en rxrant les purgatifs1 le mal e/ bi5tt incurable1 la sant p]due4 ,l'on gurit p> des rem$es t\t opposs4 ,ceux du ,n4 #ad1 #cf1 sont trs utiles4 ,l'usage des /oma*iques prp>s avec l'eau-de-vie1 l'esprit de v91 l'eau de crise1 e/ t\j\rs dang]eux1 malgr le s\lagem5t que ces rem$es procur5t d'abord dans quelques maux d'e/omac1 ils dtruis5t rellem5t peu peu cet organe1 l'on voit t\s ceux qui s'accotum5t aux liqueurs1 t\t comme les gr&s buveurs1 f9ir p> ne faire aucune dige/ion1 m\rir hydropiques4 4 #eej4 ,l'on peut s\v5t se pass] d'mtique ou de purgatifs1 lors mme qu'ils p>oiss5t ncessaires1 en se retran*ant un repas p> j\r p5dant quelque tems2 en se privant de t\s les alim5s n\rrissans1 surt\t de ceux qui sont gras2 en buvant beauc\p d'eau fra*e1 en pr5ant plus d'ex]cice qu' l'ord9aire4 ,ces moy5s s]v5t surmont]1 sans purgation1 les diffr5s mal-aises qu'on pr\ve s\v5t l'poque o l'on avoit accotum de se purg]4 4 #eea4 ,les rem$es ,n4 #cc #cd1 sont les mtiques les plus srs4 ,la p\dre ,n4 #ba1 e/ un bon purgatif1 qu& il n'y a po9t de fivre4 ,les doses m>ques convi5n5t p\r un homme fait1 d'un tempram5t vig\reux4 ,il s'en tr\ve cep5dant quelquefois p\r qui ces doses s]oi5t insuffisantes1 on peut les augm5t] d'un ti]s1 ou d'un qu>t2 mais si alors elles n'op]5t pas1 il faut bi5 se g>d] de d\bl] de tripl] comme on le fait quelquefois sans russir purg]1 au risque de tu] le malade1 comme il e/ arriv s\v5t4 ,l'on doit1 dans ces cas1 donn] de gr&es doses de petit lait miell1 ou d'eau ti$e1 dans un pot de laquelle on met une once1 ou une once demie de sel de cuis9e1 on boit cette dose petits c\ps en se prom5ant4 ,les montagn>ds qui ne viv5t presque que de lait1 ont des fibres si peu s5sibles1 qu'il faut p\r les purg]1 des doses qui tu]oi5t t\s les paysans de la pla9e4 ,il y a dans les montagnes du ,valais1 des hommes qui pr5n5t t\t la fois jusqu' v+t1 mme v+t-quatre gra9s de v]re d'antimo9e1 dont un gra9 ou deux suffiroi5t p\r empoisonn] des p]sonnes ord9aires4 4 #eeb4 ,qu& on e/ comm& p> une maladie pressante1 on purge en t\t tems t\te heure4 ,qu& on e/ peu prs matre du tems1 il faut vit] les saisons extrmes2 c'e/--dire les trs gr&es *aleurs1 ou les trs gr&s froids1 se purg] le mat91 af9 que les rem$es ne tr\v5t pas d'emb>ras dans l'e/omac4 ,t\te autre considration1 relativem5t aux a/res ou la ,lune1 e/ ridicule dnue de t\t fondem5t4 ,le peuple r$\te les rem$es p5dant la canicule2 si c'toit p> la raison de la *aleur1 il s]oit p>donnable2 mais c'e/ p> un prjug a/rologique d'autant plus ridicule auj\rd'hui1 que les j\rs caniculaires sont loigns de tr5te-six j\rs de ceux auxquels on donne ce nom4 4 #eec4 ,qu& on veut pr5dre un mtique1 ou se purg]1 il faut s'y prp>] au mo9s v+t-quatre heures d'avance1 en ne pr5ant que peu d'alim5s1 en buvant quelques v]res d'eau tide1 ou de quelque ? d'h]bes4 ,aprs avoir pris l'mtique1 il ne faut boire que qu& il comm5ce agir2 mais alors il faut aval] des torr5s d'eau ti$e1 ou ce qui vaut mieux1 de ? de camomille extrmem5t leg]4 ,aprs les purgations1 on e/ en usage de pr5dre du b\illon p5dant qu'elles agiss5t4 ,de l'eau ti$e sucre ou mielle1 ou un ? de fleurs de *icore s]oi5t quelquefois plus conv5ables4 4 #eed4 ,comme l'e/omac s\ffre t\tes les fois qu'on pr5d l'un ou l'autre de ces rem$es1 il faut se mnag] p5dant quelques j\rs1 aprs les avoir pris1 tant p\r la quantit que p\r la qualit des alim5s4 4 #eee4 ,je ne p>l]ai po9t de quelques autres rem$es de prcaution1 b\illons1 petit lait1 eaux1 c4 ils ont peu d'usage p>mi le peuple4 ,je me born]ai cette rem>que gnrale2 c'e/ que qu& on pr5d ces rem$es1 il faut avoir un rgime assortissant qui conc\re au mme effet4 ,on pr5d ord9airem5t le petit lait p\r se rafra*ir1 l'on s'int]dit1 p5dant qu'on le boit1 les lgumes1 les fruits1 la salade2 l'on ne pr5d que les meilleures vi&es1 des j>d9ages au b\illon1 des oeufs2 c'e/ dtruire p> les alim5s qui *auff5t1 le bi5 qu'on att5d du petit lait qui rafra*it4 ,l'on veut se rafra*ir p> des b\illons1 l'on y met des crevisses1 qui *auff5t puissamm5t1 ou du cresson1 qui *auffe aussi2 c'e/ manqu] son b4 ,heureusem5t dans ce cas1 une erreur en rp>e s\v5t une autre1 ces b\illons1 qui ne sont pas rafra*issans1 font beauc\p de bi51 p>ceque la cause des accid5s ne dem&oit pas des rafra*issans1 comme on l'avoit cru4 ,la mdec9e du public1 qui malheureusem5t n'e/ que trop suivie1 e/ remplie de p>eilles erreurs4 ,j'en cit]ai encore une1 p>ceque j'en ai vu de fune/es suites4 ,beauc\p de g5s croi5t le poivre rafra*issant1 quoique leur odorat1 leur gt leur raison leur dis5t le contraire2 c'e/ l'aromate le plus *auffant4 4 #eef4 ,le prs]vatif le plus sr1 le plus la porte de t\t le monde1 c'e/ d'vit] t\s les excs1 surt\t ceux dans le mang] dans le boire4 ,l'on mange gnralem5t plus qu'il ne faut p\r se bi5 port] p\r avoir t\tes les =ces dont on e/ capable2 mais l'habitude e/ prise1 il e/ difficile de la drac9]4 ,on devroit au mo9s s'impos] la loi de ne mang] que p> faim1 jamais p> raison2 p>cequ'il n'y a jamais de raison mang] p> raison4 ,une p]sonne sobre e/ capable de travaux1 je dirois mme d'excs en diffr5s g5res1 dont les g5s qui mang5t plus1 sont absolum5t incapables4 ,la seule sobrit gurit des maux presqu'incurables1 rtablit les sants les plus ru9es4 ,,des ,,*>latans ,,et ,,des ,,maiges4 4 #eeg4 ,il me re/e p>l] d'un fleau1 qui fait plus de ravages1 que t\s les maux que j'ai dcrits1 qui1 tant qu'il subsi/]a1 r5dra inutiles t\tes les prcautions qu'on pr5dra p\r la cons]vation du peuple2 ce sont les ,*>latans4 ,j'en di/+u]ai de deux especes2 les ,*>latans passans1 ces faux ,m$ec9s de villages1 tant mles que femelles1 connus dans quelques pays s\s le nom de ,mages1 qui le dpeupl5t s\rdem5t4 ,les premi]s1 sans visit] des malades1 dbit5t des rem$es dont quelques uns ne sont qu'extrieurs1 s\v5t ne font po9t de mal2 mais les intrieurs sont quelquefois p]nicieux4 ,j'en ai vu les effets les plus cruels2 il ne passe po9t de ces misrables1 dont l'entre au pays ne c\te la vie quelqu'un de ses habitans4 ,ils nuis5t encore d'une autre faon2 en emportant une gr&e quantit d'arg5t comptant1 en enlevant annuellem5t1 quelques milli]s de francs1 cette p>tie des habitans1 p\r qui l'arg5t e/ le plus prcieux4 ,j'ai vu1 avec d\leur1 le lab\reur l'artisan1 dnus des sec\rs les plus ncessaires la vie1 emprunt]1 de quoi a*et] *]em5t le poison de/9 combl] leur mis]e1 en aggravant leurs maux1 s\v5t en les jettant dans des maux de langueur1 qui rduis5t t\te une famille la m5dicit4 4 #eeh4 ,un homme ignorant1 f\rbe1 m5teur1 impud5t1 sduira t\j\rs le peuple grossi] crdule1 incapable de jug] de ri51 de ri5 apprci]1 qui s]a t]nellem5t la dupe de quiconque aura la bassesse de *]*] bl\ir ses s5s1 qui1 p>-l mme1 s]a friponn p> les ,*>latans1 tant qu'on les tol]]a4 ,mais le ,magi/rat1 son tuteur1 son protecteur1 son p]e1 ne devroit-il pas le s\/raire ce dang]1 en prohibant sv]em5t l'entre de ce pays1 o les hommes sont prcieux2 l'arg5t r>e1 des hommes p]nicieux1 qui dtruis5t les uns1 emport5t l'autre1 sans p\voir jamais y faire le plus petit bi54 ,des raisons aussi =tes peuv5t-elles p]mettre de diffr] plus long tems leur exil1 puisqu'il n'y a pas la plus petite raison de les admettre4 4 #eei4 ,les ,mages1 n'emport5t pas1 il e/ vrai1 l'arg5t du pays1 comme les ,*>latans passans2 mais le ravage qu'ils font p>mi les hommes1 e/ cont9uel1 p>-l mme imm5se2 *aque j\r de l'anne e/ m>qu p> le nombre de leurs victimes4 ,sans aucune connoissance quelconque1 sans aucune expri5ce1 arms de trois ou quatre rem$es1 dont ils ignor5t aussi pr(ondem5t la nature1 que celle des maladies dans lesquelles ils les emploi5t1 qui1 tant presque t\s viol5s1 sont vritablem5t un glaive dans la ma9 d'un furieux1 ils empir5t les maux les plus leg]s1 r5d5t c\p sr mortels ceux qui sont un peu plus =ts1 mais qui se s]oi5t guris1 si on les et ab&onns la nature2 plus =te raison1 s'ils avoi5t t bi5 traits4 4 #efj4 ,le ,brig&1 qui assass9e au milieu d'un gr& *em91 laisse au mo9s la d\ble ress\rce1 de se df5dre1 d'tre sec\ru2 mais l'empoisonneur1 qui surpr5d la confiance du malade1 le tue1 e/ c5t fois plus dang]eux1 aussi punissable4 ,l'on signale les b&es de voleurs2 qui s'introduis5t dans le pays3 il s]oit s\hait] qu'on et un rle de t\s ces faux ,m$ec9s de l'un de l'autre sexe1 qu'on en publit la description la plus exacte1 accompagne de la li/e de leurs exploits sanglans4 ,l'on inspir]oit peut-tre p>-l1 une frayeur salutaire au peuple1 qui ne s'expos]oit plus tre la victime innoc5te de ces b\rreaux4 4 #efa4 ,son aveuglem5t sur cette d\ble espece d'tres malfaisans1 e/ inconcevable4 ,celui qu'il a en faveur des ,*>latans1 l'e/ cep5dant mo9s2 p>ceque ne les connoissant pas1 il peut leur suppos] une p>tie des tal5s des connoissances qu'ils s'arrog5t4 ,il faut donc l'av]tir1 on ne peut trop le lui r$ire1 que1 malgr l'app>eil pompeux dont quelques uns se p>5t1 ce sont t\j\rs des hommes vils1 qui1 incapables de gagn] leur vie p> aucun travail honnte1 ont fond leur subsi/ance sur leur propre impud5ce son imbcille crdulit2 qu'ils sont dnus de t\te connoissance quelconque2 que leurs titres leurs pat5tes sont sans aucune autorit1 p>ceque1 p> un misrable abus1 ces actes sont dev5us une d5re de comm]ce1 qu'on obti5t trs vil prix1 t\t comme le surt\t galonn qu'ils a*et5t la frip]ie2 que leurs c]tificats de cure sont *im]iques ou faux1 qu'enf91 qu& sur le nombre prodigieux de g5s qui pr5n5t leurs rem$es1 il y en auroit quelques uns de guris1 il e/ presque physiquem5t impossible que cela n'arrive pas1 il n'en s]oit pas mo9s vrai1 que c'e/ une espece de/ructive4 ,un c\p d'pe dans la poitr9e1 en p]ant un abcs1 sauva un homme1 que ce mal auroit tu2 les c\ps d'pe n'en sont pas mo9s mortels4 ,il n'e/ po9t tonnant mme1 que ces g5s l 7je dis la mme *ose des ,mages71 qui tu5t des milli]s de g5s1 que la nature seule1 ou aide des sec\rs de la ,m$ec9e1 auroit sauvs1 guriss5t1 de tems en tems1 un malade qui a t entre les ma9s des plus habiles ,m$ec9s4 ,s\v5t les malades de l'ordre de ceux qui vont consult] les g5s de cet acabit1 soit qu'ils ne veuill5t pas s'a/re9dre au traitem5t qu'exige leur maladie1 soit que1 rebut p> leur peu de docilit1 le ,m$ec9 ne leur cont9ue pas ses conseils1 vont *]*] des g5s qui leur promett5t une gurison prompte1 haz>d5t des rem$es qui en tu5t plusieurs1 en guriss5t un1 qui se tr\ve la =ce de rsi/]1 un peu plus vite que ne l'auroit fait un ,m$ec94 ,il ne s]oit que trop ais de se procur]1 dans t\tes les ,p>oisses1 des catalogues qui mettroi5t s\s les yeux1 la vrit de t\tes ces propositions4 4 #efb4 ,le crdit de ce ,*>latan de foire1 que c9q ou six c5s paysans ent\r5t1 gr&s yeux ouv]ts1 gueule bante1 qui se tr\v5t =t heureux qu'il veuille bi5 leur friponn] leur ncessaire1 en leur v5dant1 qu9ze ou v+t fois au-del de sa valeur1 un rem$e1 dont la plus gr&e qualit s]oit d'tre inutile2 son crdit1 dis-je1 tomb]oit bi5tt1 si l'on p\voit p]suad] *acun de ses auditeurs1 ce qui e/ exactem5t vrai1 qu' un peu de s\plesse prs dans la ma91 il en fait t\t autant que lui2 que1 s'il peut acqurir son impud5ce1 il aura dans un mom5t la mme rputation1 mrit]a la mme confiance4 4 #efc4 ,si le peuple raisonnoit1 il s]oit ais de le dsabus]2 mais ceux qui le conduis5t doiv5t raisonn] p\r lui4 ,j'ai dja pr\v le ridicule de sa confiance aux ,*>latans proprem5t dits4 ,celle qu'il a p\r les ,mages e/ encore plus ins5se4 ,l'art le plus vil s'appr5d2 l'on n'e/ saveti]1 l'on ne raccommode de vieux morceaux de cuir1 que qu& on a fait un appr5tissage2 l'on n'en f]a po9t p\r l'art le plus ncessaire1 le plus utile1 le plus beau4 ,l'on ne confie une montre p\r la raccommod]1 qu' celui qui a pass bi5 des annes tudi] comm5t elle e/ faite1 quelles sont les causes qui la font bi5 all]1 qui la drang5t2 l'on confi]a le so9 de raccommod] la plus compose1 la plus dlicate la plus prcieuse des ma*9es1 des g5s qui n'ont pas la plus petite notion de sa /ructure1 des causes de ses m\vem5s1 de celles de ses drangem5s1 des in/rum5s qui peuv5t la rtablir4 ,qu'un soldat *ass de son rgim5t1 cause de ses coqu9]ies1 ou qui a des]t p> lib]t9age1 qu'un banqu]\ti]1 qu'un ecclsia/ique fltri1 qu'un b>bi] ivrogne1 qu'une f\le d'autres p]sonnages aussi vils1 vi5n5t affi*] qu'ils remont5t les bij\x dans la p]fection2 s'ils ne sont pas connus1 si l'on ne voit pas de leur ouvrage1 si l'on n'a pas des tmoignages au!ntiques de leur probit de leur habilet1 p]sonne ne leur confi]a p\r quatre sols de pi]res fausses2 ils m\rront de faim4 ,mais qu'au lieu de se faire ,j\ailli]s1 ils s'affi*5t ,mdec9s1 on a*et]a trs *]em5t le plaisir de leur confi] sa vie1 dont ils ne t>d]ont pas empoisonn] les re/es4 4 #efd4 ,les plus gr&s ,mdec9s1 ces hommes r>es1 qui1 ns avec les plus heureux tal5s1 ont clair leur esprit ds leur plus t5dre enfance1 qui ont cultiv ensuite avec so9 t\tes les p>ties de la physique1 qui ont sacrifi les plus beaux mom5s de leur vie une tude suivie assidue du corps huma91 de ses fonctions1 des causes qui peuv5t les emp*]1 de t\s les rem$es1 qui auront surmont le dsagrm5t de vivre dans les hpitaux1 p>mi des milli]s de malades1 qui auront runi leurs propres obs]vations1 celles de t\s les tems de t\s les lieux2 ces hommes r>es1 dis-je1 ne se tr\v5t pas mme tels qu'ils v\droi5t tre1 p\r se *>g] du prcieux dpt de la sant huma9e3 on le remettra des hommes grossi]s1 ns sans tal5s1 levs sans culture2 qui s\v5t ne sav5t pas mme lire1 qui ignor5t t\t ce qui a quelque rapport la mdec9e1 aussi pr(ondem5t que les moeurs des ,sauvages asiatiques2 qui n'ont veill que p\r boire1 qui s\v5t ne font cet horrible mti] que p\r f\rnir leur boisson1 ne l'ex]c5t que dans le v92 qui ne se sont fait ,m$ec9s que p>cequ'ils toi5t incapables d'tre quelque *ose6 ,une telle conduite p>otra1 t\t homme s5s1 le comble de l'extravagance4 ,si l'on entroit dans l'exam5 des rem$es qu'ils emploi5t1 si on les comp>oit aux beso9s du malade qui ils les ordonn5t1 on s]oit saisi d'horreur1 l'on gemiroit sur le sort de cette in=tune p>tie du g5re huma91 dont la vie1 si importante l',etat1 e/ misrablem5t confie aux plus meurtri]s des tres4 4 #efe4 ,quelques-uns d'eux1 s5tant bi5 le dang] de l'objection tire du manque d'tudes1 ont *]* la prv5ir1 en rp&ant p>mi le peuple1 un prjug qui n'e/ que trop accr$it auj\rd'hui2 c'e/ que leurs tal5s p\r la m$ec9e1 sont un don surnaturel1 =t suprieur p> l mme1 t\tes les connoissances huma9es4 ,ce n'e/ po9t moi montr] l'indc5ce1 le crime1 l'irreligion d'une telle f\rb]ie2 ce s]oit empit] sur les droits de ,messieurs les ,pa/eurs2 mais qu'il me soit p]mis de les av]tir1 que cette bran*e de sup]/ition ayant les suites les plus cruelles1 mrite t\te leur att5tion2 en gnral1 il s]oit d'autant plus s\hait]1 qu'on combattt la sup]/ition1 qu'un esprit imbu de prjugs faux1 n'e/ pas propre recevoir une doctr9e vritable4 ,il y a des scl]ats1 qui esprant de s'accrdit] p> la cra9te autant que p> l'esprance1 ont p\ss l'horreur jusques laiss] d\t]1 s'ils t5oi5t leur puissance du ,ciel ou de l',enf]4 ,voil les hommes qui dispos5t de la vie des autres4 4 #eff4 ,un fait que j'ai dja indiqu1 qu'on n'expliqu]a jamais1 c'e/ l'empressem5t du paysan se procur] les meilleurs sec\rs p\r ses btes malades4 ,quelque loign que soit le ,m$ec9 vet]9aire1 ou l'homme qu'on croit tel1 7c> malheureusem5t il n'y en a po9t dans ce pays7 s'il a beauc\p de rputation1 il va le consult]1 ou le fait v5ir t\t prix4 ,quelque c\teux que soi5t les rem$es qu'il indique1 s'ils pass5t p\r les meilleurs1 il se les procure4 ,mais ds qu'il s'agit de lui1 de sa femme1 de ses enfans1 il se passe de sec\rs1 ou se cont5te de ceux qui s'(fr5t s\s sa ma91 quelque p]nicieux qu'ils soi5t1 sans en tre mo9s c\teux2 c> c'e/ une inju/ice criante1 que les sommes extorques p> quelques ,mages1 ou aux pati5s1 ou1 plus s\v5t leurs hriti]s4 4 #efg4 ,je ne m't5drai pas plus long-tems sur cette mati]e1 l'am\r de l'humanit m'a =c en dire quelque *ose2 elle mrit]oit d'tre traite plus au long1 elle e/ de la plus gr&e consqu5ce4 ,il n'y a que les ,m$ec9s qui puss5t se tranquillis] sur cet horrible abus1 s'ils n'toi5t anims que p> des vues d'intrts2 puisque les ,mages dim9u5t le nombre des consultans du peuple1 qui ne sont p\r eux qu'une occupation pnible4 ,mais quel e/ le ,m$ec9 assez vil1 p\r v\loir a*et] quelques heures de tranquillit un prix aussi *] aussi odieux4 4 #efh4 ,j'ai montr le mal1 je s\hait]ois de p\voir indiqu] des rem$es srs1 mais cela e/ difficile4 ,le premi]1 c'e/ peut-tre d'avoir fait connotre le dang]4 ,le second1 sans contr$it le plus efficace1 e/ celui dont j'ai dja p>l2 n'admettre aucun ,*>latan passant1 *ass] t\s les ,mages4 ,un troisieme moy51 ce s]oit des in/ructions pa/orales sur cette objet4 ,la conduite du peuple cet g>d e/ un vrai suicide1 il s]oit important de l'en conva9cre4 ,mais l'inefficacit des exhortations rfle*ies les plus =tes sur tant d'autres articles1 ne fait-elle po9t cra9dre le mme sort p\r celles ci4 ,l'usage a dcid qu'il n'y a auj\rd'hui de vice1 qui exclut du titre de la considration d'honnte homme1 que le vol ouv]t c>actris2 cela p> cette raison simple1 c'e/ que n\s t5ons nos bi5s plus qu' t\te autre *ose2 l'homicide mme e/ honnte dans un trs gr& nombre de cas2 peut-on espr] de p]suad] qu'il y a du crime confi] sa sant des empoisonneurs1 s\s l'esprance de gurison4 ,un rem$e plus sr1 ce s]oit de faire s5tir au peuple1 ce qui e/ =t ais1 qu'il lui en c\t]a mo9s p\r tre bi5 soign1 que p\r l'tre mal4 ,l'appas du bon m>* le ram5]a beauc\p plus surem5t que l'av]sion du crime4 ,le quatrieme1 qui ne s]oit surem5t pas inutile1 ce s]oit de retran*] des almana*s ces regles de m$ec9e a/rologique1 qui contribu5t cont9uellem5t entret5ir des prjugs dang]eux dans une sci5ce1 dans laquelle les plus petites erreurs sont fune/es4 ,que de paysans morts p\r avoir diff]1 rejett1 ou mal plac une saigne dans une maladie aige1 p>ceque l'almana* le v\loit a9si4 ,n'e/-il po9t cra9dre1 p\r le dire en passant1 que la mme cause ne nuise leur oeconomie2 qu'en consultant la ,lune1 qui n'a aucune influ5ce1 ils ne nglig5t les att5tions relatives aux autres circon/ances1 qui en ont beauc\p4 ,un c9quieme rem$e1 s]oit l'tablissem5t d'hpitaux p\r les malades1 dans les diffr5tes villes du pays4 ,il y a un gr& nombre de moy5s aiss1 p\r les fond] les entret5ir1 presque sans n\velles dp5ses1 les avantages qui en rsult]oi5t s]oi5t imm5ses2 d'ailleurs1 quelque considrables que fuss5t les dp5ses1 en e/-il de plus importantes8 ,elles sont sans d\te de devoir2 l'on ne t>d]oit pas s'app]cevoir qu'elles rapport5t un intrt rel1 plus =t qu'on ne p\rroit l'esp]] d'aucun autre emploi de l'arg5t4 ,il faut1 ou admettre que le peuple e/ inutile dans un ,etat1 ou conv5ir qu'il faut p\rvoir aux so9s de sa cons]vation4 ,un ,anglois respectable1 qui1 aprs avoir t\t v avec beauc\p de so91 s'e/ occup pr(ondem5t utilem5t des moy5s d'augm5t] les ri*esses le bonheur de ses compatriotes1 se pla9t1 en ,anglet]re1 le pays du monde o les hpitaux sont le plus multiplis1 que le peuple malade n'e/ pas assez sec\ru4 ,que doit-ce tre dans les pays o il n'y en a po9t8 ,les sec\rs de ,*irurgie de ,m$ec9e trop abondans dans les ,villes1 ne sont po9t assez rp&us dans les campagnes2 les paysans sont sujets des maladies assez simples2 mais qui1 faute de so9s1 dgn]5t en une langueur mortelle4 ,enf91 si l'on ne peut pas rem$i] aux abus1 7ceux qui reg>d5t les ,*>latans ne sont pas les seuls1 l'on ne donne pas ce nom t\s ceux qui le mrit]oi5t71 il s]oit sans d\te avantageux de dtruire t\t ,art m$ec9al4 ,qu& les bons ,m$ec9s ne peuv5t pas faire autant de bi51 que les mauvais peuv5t faire de mal1 il y a un avantage rel n'en pas avoir4 ,je le dis avec conviction1 l'an>*ie en ,m$ec9e e/ la plus dang]euse de t\tes4 ,libre de t\te regle1 sans loix1 cette sci5ce e/ un flau d'autant plus affreux1 qu'il frappe sans cesse2 si l'on ne peut pas rp>] le dsordre1 il faut1 ou df5dre1 s\s de rig\reuse pe9es1 l'ex]cice d'un art qui devi5t si fune/e1 ou1 si les con/itutions d'un ,etat ne p]mettoi5t pas ce moy5 viol5t1 ordonn]1 comme dans les gr&es calamits1 des pri]es publiques dans t\s les ,temples4 4 #efi4 ,un autre abus1 mo9s dang]eux que ceux dont je vi5s de p>l]1 qui ne laisse pas cep5dant de faire des maux rels1 qui au mo9s1 sort beauc\p d'arg5t du pays1 mais dont le peuple e/ mo9s la victime que les g5s aiss1 c'e/ l'imbecille aveuglem5t1 avec lequel on s'en laisse impos] p> les pompeuses annonces de quelque rem$e univ]sel1 qu'on tire disp5dieusem5t de l'trang]4 ,les p]sonnes au-dessus du commun peuple1 ne c\r5t pas au ,*>latan1 p>cequ'elles croiroi5t s'avilir en se mlant la f\le2 mais si ce mme ,*>latan1 au lieu de v5ir1 s'toit t5u dans quelque ville trang]e2 si1 au lieu de faire affi*] ses plac>ds aux co9s des rues1 il les avoit fait insr] dans les m]cures ou dans les gazettes2 si1 au lieu de v5dre ses rem$es lui-mme1 il avoit tabli des bureaux dans *aque ville2 si1 au lieu de les v5dre v+t fois au-dessus de leur valeur1 il avoit encore d\bl ce prix2 au lieu de v5dre au peuple1 il auroit v5du aux ,habitans aiss des villes4 ,telle p]sonne1 s5se t\t autre g>d1 qui hsit]a de confi] sa sant des ,m$ec9s dignes d'une enti]e confiance1 haz>d]a1 p> une folie inconcevable1 le rem$e le plus dang]eux1 sur la foi d'un plac>d impo/eur1 publi p> un homme aussi vil que le ,*>latan qu'il mprise p>cequ'il fait j\] du cors de *asse s\s sa f5tre1 qui n'en diff]e cep5dant1 que p> les circon/ances que je vi5s d'indiqu]4 ,il n'y a presque pas d'anne qu'il ne s'accrdite quelqu'un de ces rem$es1 dont les ravages sont plus ou mo9s gr&s1 proportion de leur plus ou mo9s de vogue4 ,peu heureusem5t1 en ont eu autant que les p\dres d'un nomm ,ailhaud1 habitant d',aix en ,prov5ce1 indigne du nom de ,m$ec91 qui a inond l',europe1 p5dant quelques annes1 d'un purgatif cre1 dont le s\v5ir ne s'te9dra que qu& t\tes ses victimes auront f9i4 ,je soigne1 depuis long-tems1 plusieurs malades1 dont j'ad\cis les maux1 sans esp]] de les gurir jamais1 qui ne doiv5t les tri/es j\rs qu'ils c\l5t1 qu' l'usage de ces p\dres4 ,un ,m$ec9 franois1 aussi clebre p> ses tal5s ses connoissances1 que recomm&able p> son c>act]e1 a publi quelques-unes des s9i/res cata/rophes que leur usage avoit occasionnes4 ,si on recueilloit ces obs]vations dans t\s les endroits o l'on a employ la drogue1 on =m]oit un volume qui effrai]oit4 4 #egj4 ,heureusem5t t\s les rem$es qu'on dbite ne sont ni aussi employs1 ni aussi dang]eux2 mais l'on doit jug] t\tes ces affi*es sur ce pr9cipe1 je n'en connois po9t de plus vrai en ,physique en ,m$ec9e2 c'e/ que1 quiconque annonce un rem$e univ]sel1 e/ un impo/eur1 qu'un tel rem$e e/ impossible1 contradictoire4 ,je n'entr]ai po9t dans des dtails de preuves2 mais j'en appelle h>dim5t t\t homme s5s1 qui v\dra bi5 rfle*ir un mom5t sur les diffr5tes causes des maladies1 sur l'opposition de ces causes1 sur l'absurdit de v\loir combattre t\tes ces causes avec le mme rem$e4 ,qu& on s]a bi5 rempli de ce pr9cipe1 on ne s'en laiss]a plus impos] p> des tissus de sophismes1 de/9s pr\v] que t\tes les maladies vi5n5t d'une cause1 que cette cause e/ de nature c$] au rem$e vant4 ,on compr5dra d'abord qu'une telle ass]tion e/ le comble de la f\rb]ie ou de l'ignorance2 l'on dc\vrira bi5tt o e/ le sophisme4 ,peut-on esp]] de gurir une hydropisie1 qui vi5t de ce que les fibres sont trop l*es1 le sang trop diss\s1 avec les rem$es qu'on emploie p\r gurir une maladie inflammatoire1 dans laquelle les fibres sont trop roides le sang trop paissi4 ,p>c\rez les annonces publiques1 v\s tr\v]ez dans t\tes des v]tus aussi contradictoires2 ceux qui les font s]oi5t sans d\te punissables juridiquem5t4 4 #ega4 ,je s\haite qu'on fasse une rflexion1 qui se prs5te naturellem5t4 ,je n'ai trait que d'un petit nombre de maladies1 ce sont presque t\tes des maladies aiges2 je puis assur] qu'aucun ,m$ec9 clair1 n'a jamais employ mo9s de rem$es2 cep5dant j'en indique prs de soixante dix1 je ne saurois lequel retran*]1 si j'y tois oblig4 ,comm5t peut-on esp]]1 que l'on gurira avec un seul rem$e1 dix v+t fois plus de maladies que je n'en indique4 4 #egb4 ,j'aj\t]ai une obs]vation trs importante1 qui se s]oit sans d\te pres5te plusieurs lecteurs2 c'e/ que les diffr5tes causes des maladies1 leurs div]s c>act]es1 les diffr5ces qui dp5d5t des *angem5s ncessaires qui arriv5t p5dant leur dure1 les complications dont elles sont susceptibles1 les v>its qui dp5d5t des pidmies1 des saisons1 des sexes1 de plusieurs autres circon/ances1 oblig5t trs s\v5t faire des *angem5s dans les rem$es2 ce qui pr\ve combi5 il e/ dang]eux d'en ordonn] sans des connoissances plus nettes1 que celles qu'ont ord9airem5t les p]sonnes qui ne sont pas ,m$ec9s2 la circonspection doit1 dans ces cas1 tre proportionne l'intrt qu'on pr5d au malade1 la *>it dont on e/ anim4 4 #egc4 ,les mmes considrations1 ne font-elles pas s5tir la ncessit d'une enti]e docilit1 de la "p du malade des assi/ans4 ,l'hi/oire des maladies1 qui ont leurs tems limits p\r natre1 se dvelopp]1 re/] dans leur =ce1 dcrotre1 ne dmontre-t-elle pas1 la ncessit de la cont9uation des mmes rem$es1 aussi long-tems que le c>act]e de la maladie e/ le mme1 le dang] d'en *ang] frquemm5t1 p> la seule raison1 que celui qu'on a ne s\lage pas dans le mom5t4 ,ri5 ne nuit plus au malade1 que cette in/abilit4 ,l'on doit1 aprs avoir exam9 les indications que f\rnit la maladie1 *oisir le rem$e le plus propre en combattre la cause1 en cont9u] l'usage1 tant qu'il ne survi5t aucune circon/ance n\velle qui oblige le *ang]1 mo9s qu'on ne reconnoisse videmm5t qu'on s'e/ tromp4 ,mais s'imag9] qu'un rem$e e/ inutile1 p>cequ'il ne dtruit pas la maladie au gr de notre impati5ce1 le rejett] p\r en pr5dre un autre1 c'e/ cass] sa montre p>ceque l'guille emploie d\ze heures faire le t\r du cadran4 ,les ,m$ec9s font quelque att5tion aux ur9es des malades2 mais c'e/ une ignorance crasse1 que de croire1 le comble de la f\rb]ie1 que de p]suad]1 que leur seule inspection suffit p\r jug] des symptmes1 de la cause1 des rem$es d'une maladie4 ,le seul bon s5s le dmontre1 je n'en dtaill]ai po9t les preuves4 ,,que/ions ,auxquelles il e/ absolum5t ncessaire de savoir rpondre qu& on va consult] un ,mdec94 4 #egd4 ,il faut beauc\p d'att5tion d'habitude p\r bi5 jug] de l'tat d'un malade qu'on ne voit pas1 lors mme qu'on e/ in/ruit aussi exactem5t qu'on peut l'tre de lo94 ,mais cette difficult e/ =t augm5te1 mme *ange en impossibilit1 qu& l'in=mation n'e/ pas exacte4 ,il m'arrive s\v5t qu'aprs avoir que/ionn des paysans1 qui vi5n5t du dehors1 je n'ose ri5 leur ordonn]1 p>cequ'ils n'ont pas p m'in/ruire assez p\r me mettre mme de jug] de la maladie4 ,c'e/ p\r prvoir cet inconvni5t1 que je jo9s ici une li/e des que/ions auxquelles il faut p\voir rpondre4 ,que/ions communes4 ,quel ge a le malade8 ,j\issoit-il d'une bonne sant8 ,quel toit son g5re de vie8 ,depuis qu& e/-il malade8 ,comm5t a comm5c son mal8 ,a-t-il de la fivre8 ,son p\ls e/-il dur ou m\8 ,e/-ce qu'il a encore des =ces1 ou e/-il foible8 ,se ti5t-il t\t le j\r au lit1 ou se leve-t-il8 ,son tat e/-il le mme t\tes les heures du j\r8 ,e/-il inquiet ou tranquille8 ,a-t-il *aud ou froid8 ,a-t-il des d\leurs de tte1 de gorge1 de poitr9e1 d'e/omac1 de v5tre1 de re9s1 de membres8 ,a-t-il la langue s*e1 de l'altration1 mauvais gt la b\*e1 des envies de vomir1 du dgt ou de l'apptit8 ,va-t-il du v5tre s\v5t1 ou r>em5t8 ,comm5t sont ses selles8 ,ur9e-t-il beauc\p8 ,comm5t sont ses ur9es8 ,e/-ce qu'il sue8 ,e/-ce qu'il cra*e8 ,dort-il8 ,respire-t-il aism5t8 ,quel rgime suit-il8 ,quels rem$es a-t-il employs8 ,quel effet ont-ils produit8 ,e/-ce qu'il n'a jamais eu la mme maladie8 ,etoit-il sujet quelque hmorrhagie8 ,a-t-il eu quelque maladie de peau8 4 #ege4 ,il se tr\ve dans les maladies des femmes des enfans1 des circon/ances p>ticuli]es2 a9si qu& on consulte p\r eux1 il faut p\voir rpondre non seulem5t aux que/ions ci-dessus communes t\s les malades2 mais aussi celles qui leur sont propres4 ,que/ions relatives aux femmes4 ,a-t-elle ses regles1 sont-elles rguli]es8 ,e/-elle ence9te8 ,depuis qu&8 ,e/-elle en c\*e8 ,la c\*e a-t-elle t heureuse8 ,la malade p]d-elle suffisamm5t8 ,e/-ce qu'elle a du lait8 ,n\rrit-elle elle-mme8 ,n'e/-elle po9t sujette aux p]tes blan*es8 ,que/ions relatives aux enfans4 ,quel e/ trs exactem5t son ge8 ,combi5 a-t-il de d5ts8 ,s\ffre-t-il lorsqu'elles p]c5t8 ,n'e/-il po9t n\8 ,e/-ce qu'il a eu la petite vrole8 ,r5d-il des v]s8 ,son v5tre e/-il gros8 ,son sommeil e/-il tranquille8 ,outre ces que/ions gnrales p\r t\tes les maladies1 il faut p\voir rpondre celles qui ont un rapport plus prcis avec le mal actuel4 ,dans l'esqu9ancie1 p> exemple1 il faut tre in/ruit exactem5t de l'tat de la gorge4 ,dans les maux de poitr9e1 il faut p\voir r5dre raison des d\leurs1 de la t\x1 de l'oppression1 des cra*ats4 ,je n'entr]ai pas dans un plus long dtail2 il ne faut que du bon s5s p\r saisir t\t ce plan2 quoique les que/ions p>oiss5t nombreuses1 il s]a t\j\rs trs ais d'crire les rponses dans aussi peu d'espace que les que/ions en occup5t4 ,il s]oit s\hait] que les p]sonnes de t\t ordre1 qui criv5t p\r consult]1 v\luss5t bi51 dans leurs lettres1 obs]v] un plan peu prs semblable2 elles se procur]oi5t s\v5t p> l des rponses plus satisfaisantes1 s'p>gn]oi5t la pe9e d'crire de n\velles lettres1 p\r s]vir d'claircissem5t aux premi]es4 ,le succs des rem$es dp5d de l'exacte connoissance de la maladie2 cette connoissance1 de l'in=mation qu'on donne au ,mdec94 ,,table ,,des ,,rem$es1 ,avec des notes que je prie de lire avant que de se s]vir du rem$e auquel elles se rapport5t4 ,je me suis s]vi1 p\r dt]m9] les doses des rem$es1 de livres1 onces1 demi-onces1 c4 ,je p>le p>-t\t de la livre de seize onces1 ou livre m>*&e1 des onces m>*&es4 ,le ,gra9 e/ la pesanteur d'un gra9 d'orge de moy5ne grosseur4 ,v+t-quatre gra9s font un ,scrupule2 trois scrupules1 ou soixante d\ze gra9s1 font un ,gros ou une dragme4 ,huit ,gros font une ,once4 ,seize ,onces font une ,livre4 ,la ,p9te pese deux livres4 ,la ,*op9e pese une livre4 ,le ,demi-septi]1 huit onces4 ,la ,g\tte e/ la plus petite p>tie qu'on peut v]s] d'une liqueur4 ,la ,cuill]e e/ ce que conti5t une cuill] ord9aire b\*e2 on l'value une demi-once4 ,le ,v]re conti5t deux onces1 ou deux onces demie4 ,j'ai m>qu p> t\t les doses p\r un homme adulte1 depuis dix-huit ans jusqu' soixante4 ,depuis d\ze jusqu' dix-huit1 les deux ti]s de la dose suffiront assez gnralem5t4 ,au-dess\s de d\ze jusqu' sept huit ans1 la moiti4 ,l'on dim9ue ensuite proportionnellem5t4 ,l'on ne donne pas plus d'un demi-qu>t de la dose un enfant de quelques mois4 ,mais les tempram5s mett5t dans t\t ceci beauc\p de diffr5ce4 ,il s]oit s\hait] que *acun obs]vt cet g>d s'il lui faut p\r le purg]1 des doses =tes1 ou des doses foibles4 ,n4 #a4 ,pr5ez une poigne de fleurs de sureau1 mettez-les dans une cuelle de t]re2 aj\tez-y deux onces de miel une once demie de bon v9aigre2 v]sez sur le t\t un pot d'eau b\illante2 remuez un peu le t\t avec une cuill] p\r faire fondre le miel2 c\vrez l'cuelle1 qu& la liqueur e/ froide1 passez p> un l+e4 ,n4 #b4 ,pr5ez deux onces d'orge ou d'ave9e1 faites b\illir avec c9q *op9es d'eau1 jusqu' ce que le gra9 soit bi5 ouv]t2 jettez sur la f9 de la coction une dragme demie de nitre4 ,passez p> un l+e1 aprs quoi aj\tez une once demie de miel une once de v9aigre4 ,avant de prp>] la ptisane1 il faut jett] sur le gra9 qu'on veut employ] de l'eau b\illante2 laissez un qu>t d'heure au feu2 jettez cette eau1 faites la ptisane2 c'e/ non-seulem5t p\r lav] le gra91 mais p\r en emport] une p>tie extractive qui e/ dans l'corce1 qui donne un mauvais gt4 ,on n'aura pas cela faire si on se s]t de gra9 mond4 ,on peut sub/itu] des gruaux1 du ris4 ,n4 #c4 ,faites la ptisane d'orge comme ,n4 #b4 ,au lieu de nitre1 faites b\illir avec l'orge1 ds le comm5cem5t1 un qu>t d'once de crme de t>tre4 ,c\lez n'aj\tez ri54 ,n4 #d4 ,pr5ez trois onces d'am&es1 une once de gra9e de c\rge ou de melon2 pilez-les dans un morti]1 en y aj\tant peu peu une *op9e d'eau4 ,passez p> un l+e4 ,repilez le rsidu avec une *op9e de n\velle eau1 rxrez de cette faon jusqu' ce que v\s ayez employ une p9te *op9e d'eau1 qu'on peut encore faire repass] sur le m>c4 ,n4 #e4 ,pr5ez deux poignes d'h]be fleurs de mauve1 ha*ez-les1 broyez les un peu avec les ma9s2 jettez dessus une *op9e d'eau b\illante4 ,passez p> un l+e1 aj\tez la colature une once de miel4 ,qu& on a des mauves1 il faut les prfr]4 ,si elles manqu5t1 on peut y suppler p> la m]curielle1 la p>itaire1 l'al!a1 le pass]ose ou rose tremi]e1 les laitues1 les p9>s4 ,il y a quelques p]sonnes qui n'vacu5t aucun lavem5t1 except ceux d'eau ti$e1 sans aucune addition1 elles ne doiv5t po9t en employ] d'autres4 ,il faut donn] les lavem5s tides1 non pas *auds4 ,n4 #f4 ,une *op9e de la dcoction d'orge1 dans laquelle on fait b\illir une poigne de fleurs de mauves ou de pass]oses1 qui e/ la gr&e mauve4 ,n4 #g4 ,pr5ez un pot de la ptisane d'orge1 aj\tez-y trois onces de jus exprim de trois ou quatre des feuilles tiges des plantes suivantes3 buglose1 b\rra*e1 lait]on1 piss5lit1 tussilage1 ou pas d'ne1 *icore sauvage1 s5eon1 arti*aud sauvage1 scolop5dre1 c]feuil4 ,p\r prp>] ces jus1 on pr5d les h]bes bi5 fra*es jeunes si l'on peut2 on les pile dans un morti] de m>bre1 ou de f]2 on exprime le jus p> un l+e2 on le laisse repos] p5dant quelques heures dans une cuelle2 qu& il e/ clairci1 on sp>e le plus clair en v]sant d\cem5t1 on laisse la lie4 ,n4 #h4 ,une once d'oximel scillitique1 c9q onces d'une =te infusion de sureau4 ,si cette potion n'a pas l'effet qu'on desire1 on peut sub/itu] la potion ,n4 #gb4 ,les prp>ations de scille sont *]es2 mais il n'y a po9t de rem$e aussi efficace dans les cas o on les recomm&e d'ailleurs on ne les cont9ue pas long-tems en gr&e dose4 ,l'oximel se cons]ve plus d'un an dans un endroit sec temp]4 ,n4 #i4 ,l'on peut employ] diffr5tes applications molli5tes1 qui ont -peu-prs les mmes v]tus2 telles que #a4 les flanelles trempes dans une dcoction de fleurs de mauves4 #b4 ,des sa*ets remplis de ces mmes fleurs de mauve1 de celles de bonhomme1 de sureau1 de pavot r\ge1 de camomille1 cuits dans de l'eau ou du lait4 #c4 ,des cataplasmes de ces mmes fleurs cuites dans de l'eau du lait4 #d4 ,des vessies moiti remplies d'eau *aude de lait1 ou de la dcoction molli5te4 #e4 ,un cataplasme de mie de pa9 de lait1 ou une b\illie d'orge ou de ris extrmem5t cuits4 #f4 ,dans la pleursie 4 #ij1 l'on frotte quelquefois la p>tie malade avec l'ongu5t d'al*ea4 ,on f]a bi5 d'aj\t] aux cataplasmes un peu d'huile1 ou quelques jaunes d'oeufs1 p\r les emp*] de se se*] promptem5t4 ,n4 #aj4 ,esprit de s\fre ou de vitriol1 une once2 sirop de violette1 six onces4 ,ceux p\r qui la dp5se du sirop de violette s]oit trop considrable1 peuv5t se cont5t] d'une dcoction d'orge un peu paisse4 ,n4 #aa4 ,deux onces de manne1 demi-once de sel de s$litz1 fondus dans quatre onces d'eau *aude1 c\lez4 ,on peut sub/itu] au sel de s$litz1 un autre sel neutre1 comme sel d'epsom1 de saignette1 ou bi5 deux gros des sels de glaub]1 vegetal de duobus4 ,l'on peut aussi1 si la manne e/ trop *]e1 employ] un qu>t d'once de s5 demi-dragme de nitre4 ,on v]se dessus un v]re de dcoction de mauve b\illante1 on passe4 ,mais le premi] rem$e vaut mieux4 ,la manne se cons]ve plus d'un an4 ,n4 #ab4 ,de fleurs de sureau1 une poigne2 d'hysope1 une demi-poigne3 v]sez dessus trois *op9es d'eau b\illante2 dlayez dans la colature trois onces de miel4 ,n4 #ac4 ,c'e/ le mme rem$e1 sans l'hysope qu'on remplace en mettant plus de sureau4 ,n4 #ad4 ,du meilleur ,qu9qu9a une once1 p>tagez-le en huit prises4 ,il se cons]ve long-tems1 moy5nant qu'il ne soit pas pil4 ,ri5 ne peut en t5ir lieu4 ,n4 #ae4 ,des fleurs de millep]tuis1 de sureau1 de melilot1 de *acune quelques p9ces3 mettez-les au fond d'un pot1 avec demi-once d'huile de trb5?9e1 jettez dessus de l'eau b\illante4 ,l'huile de trb5?9e se cons]ve plus d'un an4 ,n4 #af4 ,sirop de pavot r\ge4 ,se cons]ve plus d'un an4 ,n4 #ag4 ,du petit lait trs clair2 dans *aque *op9e on dlaie une once de miel4 ,n4 #ah4 ,du savon blanc1 six dragmes2 d'extrait de d5t de lion1 une dragme demie2 de gomme ammoniac1 demi-dragme2 ce qu'il faut de sirop de capillaire4 ,faites des pilules de trois gra9s4 ,une once dure huit j\rs4 ,n4 #ai4 ,l'on peut faire des g>g>ismes avec une dcoction1 ou plutt infusion de p]v5*e1 ou de fleurs de roses r\ges1 ou de passe-roses4 ,sur *aque *op9e on aj\te deux onces de v9aigre1 autant de miel1 l'on se g>g>ise *audem5t4 ,le g>g>isme dt]sif 4 #ajg1 e/ une leg]e infusion des sommits de sauge1 deux onces de miel1 p> *op9e4 ,n4 #bj4 ,une once de nitre p>tage en seize prises4 ,n4 #ba4 ,de jalap1 de s51 de crme de t>tre1 de *acun tr5te gra9s1 rduits en p\dre bi5 mls4 ,on peut sub/itu] #dj gra9s de la p\dre corna*9e4 ,n4 #bb4 ,faites b\illir p5dant un in/ant une once de pulpe de tam>9s2 quatre onces d'eau1 une demi-dragme de nitre2 aj\tez-y deux onces de manne1 c\lez4 ,ceux qui ne p\rront mettre le prix aux tam>9s1 peuv5t leur sub/itu] la crme de t>tre dont la dose soit une once4 ,les trs pauvres g5s peuv5t employ]1 au lieu de cette potion1 celle avec le s5n1 dont il e/ p>l note ,n4 #aa2 mais il faudroit boire ensuite beauc\p de petit lait1 ou de ptisane de mauve4 ,n4 #bc4 ,crme de t>tre3 l'once p>tage en huit prises4 ,n4 #bd4 ,k]mes m9ral1 ou p\dre des *>treux3 la dose e/ un gra94 ,n4 #be4 ,trois onces de rac9e de b>dane ou gl\t]on4 ,faites b\illir p5dant demi-heure1 avec demi-dragme de nitre une p9te d'eau4 ,c\lez4 ,n4 #bf4 ,pr5ez des h]bes indiques dans le ,n4 #i1 art4 #b1 de *acune une demi-poigne1 une demi-once de savon blanc rap2 v]sez dessus un demi-pot d'eau b\illante1 un v]re de v94 ,c\lez en exprimant =tem5t4 ,n4 #bg4 ,de ,m]cure crud bi5 purifi1 une once2 de trb5?9e de ,v5ise1 demi-dragme2 de graisse de porc trs fra*e1 deux onces4 ,on rduit le t\t en ongu5t4 ,ce rem$e se doit pr5dre *ez les ,apoticaires4 ,n4 #bh4 ,ongu5t basilicum1 ou suppuratif4 ,n4 #bi4 ,de c9nabre naturel1 de c9nabre factice1 de *acun v+t-quatre gra9s2 de musc1 seize gra9s4 ,le t\t rduit en p\dre exactem5t ml4 ,voyez ce qui e/ dit du c9nabre1 4 #agi4 ,le ,n4 #cj e/ plus efficace que le musc1 on peut employ]1 au lieu de l'inutile c9nabre1 l'utile m]cure arg5t94 ,n4 #cj4 ,une dragme de rac9e de s]p5taire de ,virg9ie2 dix gra9s de camphre2 autant d'assa-foetida2 un gra9 d'opium2 ce qu'il faut de cons]ve de sureau p\r en faire un bol4 ,dans le cas o on s'en s]viroit au lieu de musc1 qui entre dans le ,n4 #bi1 il faudroit retran*] le gra9 d'opium1 except une fois ou deux p> j\r4 ,on donn]oit le m]cure arg5t9 dans la mat9e1 entre les bols1 deux doses p> j\r1 dont *acune conti5t qu9ze gra9s de m]cure4 ,n4 #ca4 ,de tam>9s1 trois onces4 ,v]sez dessus une *op9e d'eau b\illante2 faites cuire une ou deux m9utes4 ,passez p> un l+e4 ,n4 #cb4 ,sept gra9s de turbi? m9ral2 ce qu'il faut de mie de pa9 p\r en faire un bol4 ,ce rem$e fait vomir abondamm5t bav] les *i5s4 ,il a opr plusieurs gurisons qu& la rage toit dja dcl>e4 ,on le donne trois j\rs conscutifs1 ensuite deux fois p> sema9e1 p5dant qu9ze j\rs4 ,n4 #cc4 ,six gra9s de t>tre mtique4 ,la =ce de ce rem$e v>ie suivant la faon dont il e/ prp>4 ,il y en a qui trois gra9s produit autant d'effet que d'autre six gra9s2 c'e/ p\rquoi il e/ propos de l'a*et] d',apoticaires habiles1 qui connoiss5t in/ruis5t de sa =ce4 ,lorsqu'on ne connot pas l'mtique dont on se s]t1 on en peut mettre six gra9s dans une p9te d'eau1 la donn] p> petits v]res2 si les premi]s v]res font vomir violemm5t1 on y aj\t]a un ti]s d'eau1 lorsque le malade aura vomi quatre c9q fois1 on ne lui en donn]a plus4 ,voyez 4 #bbc1 #bij4 ,on s'ab/i5dra de donn] les vomitifs ceux qui en ayant dja pris1 ont fait des ef=ts sans vomir2 ceux qui sont sujets aux cra*em5t vomissem5t de sang1 aux p]tes1 qui ont la poitr9e foible ou attaque1 ou des desc5tes2 aux femmes qui ont leurs regles1 sont grosses1 ou n\vellem5t acc\*es4 ,n4 #cd4 ,tr5te-c9q gra9s d'ypecacuana4 ,on peut all] jusqu' qu>ante-c9q c9quante4 ,n4 #ce4 ,empltre vsicatoire ord9aire4 ,l'on se s]t aussi de leva91 qu'on ptrit avec des can?>ides tant soit peu de v9aigre4 ,on met demi-once de can?>ides p\r une once de leva91 ce qui fait un vsicatoire trs =t4 ,l'on prp>e les s9apismes avec la m\t>de le leva91 ou la pulpe de figues s*es1 un peu de v9aigre4 ,l'on peut mettre autant de m\t>de que de leva94 ,p\r les enfans qui ont la peau dlicate1 le vieux leva9 ptri avec quelques g\ttes de v9aigre1 fait l'effet du s9apisme4 ,n4 #cf4 ,pr5ez des sommits de petit *ne ou g]m&re1 de petite c5taure1 d'abs9! de camomille1 de *acune une poigne4 ,v]sez dessus un pot d'eau2 laissez refroidir4 ,passez p> un l+e en exprimant4 ,n4 #cg4 ,qu>ante gra9s de rhub>be1 autant de crme de t>tre4 ,la rhub>be se cons]ve deux ans dans un endroit sec froid4 ,n4 #ch4 ,trois dragmes de crme de t>tre1 une dragme d'ypecacuana1 p>tags en six prises4 ,n4 #ci4 ,de mixture simple#bb 7mixtura simplex71 un once2 d'esprit de vitriol1 demi-once4 ,mlez2 la dose e/ de deux cuill]es caff1 dans une tasse de la boisson ord9aire4 #bb ,a son dfaut1 de l'eau hriacale1 ou de l'eau camphre4 ,n4 #dj4 ,demi-dragme de rac9e de s]p5taire de virg9ie2 dix gra9s de camphre2 ce qui faut de rob de sureau p\r faire un bol4 ,s'il y avoit di>rhe trop =te1 on sub/itu]oit le diascordium au rob de sureau4 ,n4 #da4 ,la ,?riaque des pauvres4 ,elle e/ connue de t\s les ,apoticaires1 quoiqu'ils ne la ti5n5t pas t\s4 ,la prise e/ d'un qu>t d'once4 ,elle s]oit plus efficace si on la prp>oit de la faon suivante4 ,de rac9e d'ari/olo*e ronde1 de rac9e d'hel5ium ou aune1 de mirrhe de cons]ve de g5ievre1 de *acune p>ties gales1 en aj\tant ce qu'il faudroit de sirop d'corce d'oranges1 p\r qu'elle ne ft pas trop paisse4 ,n4 #db4 ,le premi] des trois rem$es1 e/ celui ,n4 #cf4 ,le second4 ,pr5ez de petite c5taure1 d'abs9!1 de mirrhe1 le t\t en p\dre1 de cons]ve de g5ievre1 de *acun p>ties gales2 de sirop d'abs9!1 ce qu'il faut p\r faire un opiate pais4 ,la prise e/ d'un qu>t d'once4 ,on les pr5d dans le mme ordre que les prises de qu9qu9a4 ,le troisieme4 ,pr5ez de rac9e de calamus aromaticus1 de celle d'aune1 de *acune deux onces2 de petite c5taure1 une poigne2 de limaille de f] qui ne soit po9t r\ille1 deux onces2 de v9 vieux blanc1 trois *op9es4 ,l'on pile grossi]em5t les rac9es1 on ha*e l'h]be1 on met le t\t dans une b\teille l>ge col1 sur des c5dres1 sur un f\rneau1 d]ri]e une plaque1 af9 qu'il soit t\j\rs *aud2 on laisse infus] p5dant v+t-quatre heures1 en remuant c9q ou six fois2 on le laisse repos] on passe4 ,la dose e/ d'une tasse1 de quatre en quatre heures1 quatre fois p> j\r1 une heure avant le repas4 ,n4 #dc4 ,un qu>t d'once de crme de t>tre1 une poigne de camomille commune1 d\ze onces d'eau4 ,faites b\illir p5dant demi-heure4 ,c\lez4 ,n4 #dd4 ,sel ammoniac4 ,la prise e/ de deux scrupules1 jusqu' une dragme4 ,on peut mettre le sel en bol avec un peu de cons]ve1 ou rob de sureau4 ,mais je rit]e que les fivreux qui ont l'e/omac s5sible1 ne s\ti5n5t po9t ce rem$e1 non-plus que plusieurs autres sels1 qui leur caus5t un mal-aise tonnant1 mme de l'angoisse4 ,n4 #de4 ,p\dre4 ,pr5ez des fleurs de camomille de sureau1 de *aque une poigne1 piles grossi]em5t2 de f9e f>9e ou d'amidon1 trois onces2 de cruse d'mail1 de *acun demi once4 ,mlez exactem5t le t\t4 ,l'on peut1 ou appliqu] immdiatem5t cette p\dre sur le mal1 ou la r5f]m] dans un sa*et de l+e trs f94 ,la premi]e m?ode e/ plus efficace4 ,empltre4 ,pr5ez d'ongu5t nutritum fait avec de l'huile trs fra*e1 deux onces2 de cire blan*e1 trois qu>ts d'once2 d'mail1 un qu>t d'once4 ,l'on fait fondre la cire2 qu& elle e/ fondue1 on y aj\te le nutritum1 dans lequel on a exactem5t ml l'mail rduit en p\dre f9e1 l'on remue avec un morceau de f]1 jusqu' ce que le t\t soit bi5 mlang refroidi4 ,on en t5d ce qu'il faut sur un l+e4 ,on peut aussi ml] un qu>t d'once d'mail1 deux onces de beurre de saturne1 ce qui fait un ongu5t au lieu d'une empltre4 ,il y en a autant qu'il en faut p\r gurir une rsipelle4 ,n4 #df4 ,une once de sel de s$litz1 deux onces de tam>9s4 ,v]sez dessus huit onces d'eau b\illante2 remuez1 p\r dlay] les tam>9s4 ,c\lez1 p\r boire en deux prises1 en mettant demi-heure d'int]valle entre l'une l'autre4 ,n4 #dg4 ,de laudanum liquide de ,syd5ham1 quatre-v+t g\ttes2 d'eau de mlisse1 deux onces demie4 ,si la premi]e ou la seconde dose arrt5t ou dim9u5t considrablem5t les vomissem5s1 on ne donne pas les autres4 ,n4 #dh4 ,faites fondre trois onces de manne v+t gra9s de nitre1 dans v+t onces ou six v]res de petit lait4 ,n4 #di4 ,deux onces de sirop de pavot blanc1 autant d'eau de sureau4 ,si l'on n'a pas de l'eau de sureau1 on pr5d de celle de fonta9e4 ,n4 #ej4 ,une dragme de rhub>be en p\dre4 ,n4 #ea4 ,de s\fre pil1 une once2 de sel ammoniac1 une dragme2 de graisse de porc fra*e1 deux onces4 ,mlez exactem5t le t\t dans un morti]4 ,n4 #eb4 ,deux dragmes d'antimo9e crud1 exactem5t pil2 autant de nitre4 ,on les mle exactem5t4 ,on p>tage en huit prises4 ,ce rem$e occasionn]oit des coliques quelques p]sonnes qui auroi5t l'e/omac dlicat2 mais il n'incommode po9t les robu/es campagn>ds1 il gurit quelques maladies de la peau qui avoi5t rsi/ aux autres rem$es4 ,il augm5te la transpiration2 les ,palefr5i]s qui pans5t les *evaux auxquels on a donn l'antimo9e1 s'en app]oiv5t d'abord en les trillant1 p> la quantit de crasse qu'ils tr\v5t4 ,cette augm5tation de transpiration *ez les *evaux1 et quelquefois prodigieuse2 c'e/ p>-l que l'antimo9e leur e/ utile dans plusieurs cas4 ,n4 #ec4 ,les rem$es de ce ,n1 des ,n4 #ed #ef1 sont de/9s aux maladies qui dp5d5t des oppilations ou ob/ructions1 de la suppression des regles4 ,le #ed e/ p>ticulirem5t de/9 les rappell]4 ,les ,n4 #ec #ef sont plus conv5ables1 qu& on ne fait pas att5tion la suppression1 ou qu'elle n'a pas lieu4 ,pr5ez de limaille de f] de sucre1 de *acun une once2 d'anis en p\dre1 une demi-once4 ,p>tagez en v+t-quatre doses4 ,on en pr5dra une trois fois p> j\r1 une heure avant que de mang]4 ,ce rem$e1 que les g5s ri*es peuv5t r5dre encore plus agrable1 en employant la canelle au lieu d'anis1 conti5t peu de f]2 mais cette dose suffit dans un mal comm5ant1 mme une prise ou deux p> j\r suffis5t p\r une =t jeune fille4 ,qu& on le veut plus =t1 il faut d\bl] la dose du f]4 ,je rit]e1 cra9te de ne l'avoir pas assez dit1 qu'il faut vit] le f] r\ill2 c'e/ la r\ille qui gte l'e/omac1 au lieu que la limaille non r\ille1 e/ le plus puissant /oma*ique1 dans les cas o les =tifians convi5n5t4 ,n4 #ed4 ,deux onces de limaille de f]2 une poigne de rhue1 autant de m>rube blanc2 un qu>t d'once de rac9e d'hellebore noir1 trois *op9es de v94 ,prp>ez comme le v9 du ,n4 #db4 ,une tasse trois fois p> j\r1 une heure avant que de mang]4 ,j'av]tis encore que dans les p]sonnes languissantes ds long-tems1 il faut travaill] rtablir la sant1 non-pas p\ss] les rgles2 ce qui e/ p]nicieux4 ,elles revi5n5t qu& la malade e/ mieux2 leur ret\r suit celui de la sant1 ne doit1 ni ne peut s\v5t le prcd]4 ,n4 #ee4 ,d'extrait de cige ord9aire1 une once4 ,faites-en des pilules de deux gra9s1 en y aj\tant ce qu'il faut de l'h]be de cige en p\dre4 ,l'on comm5ce p> une pilule soir mat91 l'on augm5te peu peu4 ,il y a des malades qui sont p>v5us en pr5dre deux dragmes p> j\r4 ,m4 ,,/orck1 l'un des ,mdec9s de ,,ll4 ,,mm4 ,impriales1 aprs avoir essay ce rem$e sur lui-mme1 a r5\vell l'usage de la gr&e cige en mdec9e1 il y a six ans2 l'on doit lui en avoir une trs gr&e obligation4 ,en y joignant l'application ,n4 #ei1 non-seulem5t il a guri entre ses ma9s des canc]s confirms1 mais quelques autres maladies1 qui1 jusqu' prs5t1 toi5t presque incurables4 ,il y a un trs gr& nombre de cures opres p> ce rem$e4 ,entre mes ma9s1 il a calm une fois les d\leurs1 jamais guri2 mais comme nulle "p il n'a fait aucun mal1 on doit t\j\rs l'essay]4 ,ne s]oit-il que calmant8 l'on boit p> dessus *aque prise1 un v]re de quelque boisson ti$e ad\cissante4 ,voyez les ,obs]vations sur l'usage int]ne de la ,cigue1 *ez ,,didot1 #agfb4 ,n4 #ef4 ,de limaille de f]1 deux onces2 de p\dre de rhue d'anis1 de *acune demi-once2 de miel1 ce qu'il faut p\r =m] un opiate assez pais4 ,un demi-qu>t d'once trois fois p> j\r4 ,n4 #eg4 ,une once de rac9e de *i5d5t1 autant de celle de *icore4 ,faites b\illir p5dant un qu>t-d'heure avec une *op9e d'eau4 ,faites fondre demi-once de sel de s$litz1 deux onces de manne4 ,passez1 p\r en boire un v]re de demi-heure en demi-heure4 ,on rit]e au b\t de deux ou trois j\rs4 ,n4 #eh4 ,un cataplasme de mie de pa91 de fleurs de camomille de lait1 auquel on aj\te du savon1 de faon que *aque cataplasme en conti5ne un demi-qu>t d'once4 ,je me s]s aussi avec succs1 qu& la situation des femmes ne p]met pas les so9s rguli]s qu'exige ce cataplasme1 qu'il faut *ang] de trois en trois heures1 de l'empltre de cige1 qui se tr\ve dans t\tes les ,apotiquair]ies4 ,n4 #ei4 ,d'h]be de cige se*e1 ce qu'il en faut4 ,mettez-la entre deux l+es clairs1 faites-en une espece de petit matelat =t s\ple4 ,laissez le cuire p5dant quelques mom5s dans l'eau4 ,exprimez appliquez4 ,on le r*auffe t\tes les deux heures dans la mme eau4 ,les fom5tations avec le savon1 la lessive de sel alkali de t>tre1 sont trs bonnes dans le mme cas4 ,n4 #fj4 ,des yeux d'crevisses vrais1 ou de magnsie blan*e vritable1 deux dragmes1 p>tagez en huit prises4 ,on donn]a ces p\dres dans une cuill]e d'eau ou de lait1 avant que l'enfant tette4 ,n4 #fa4 ,d'extrait aqueux de noix1 deux dragmes2 faites-le diss\dre dans demi-once d'eau de canelle4 ,on en donn]a c9quante g\ttes p> j\r un enfant de deux ans4 ,qu& la dose e/ f9ie1 on le purge4 ,p\r faire l'extrait1 on pr5d les noix avant qu'elles soi5t mures1 dans le mme-tems dans lequel on les cueille p\r les confire4 ,n4 #fb4 ,de rs9e de ,jalap1 deux gra9s4 ,broyez-la long-tems avec d\ze ou qu9ze gra9s de sucre1 ensuite avec trois ou quatre am&es4 ,joignez-y peu--peu deux cuill]es d'eau4 ,passez p> un l+e =t clair1 comme un lait d'am&e4 ,aj\tez une cuill]e caff de sirop de capillaire4 ,ce rem$e n'e/ po9t dsagrable1 on peut le donn] aux enfans de deux ans4 ,s'ils sont plus gs1 il faudroit aj\t] un gra9 ou deux de la rs9e de ,jalap4 ,p\r les enfans au dess\s de deux ans1 il vaut mieux s'en t5ir au sirop de *icore1 la manne4 ,n4 #fc4 ,une once de nutritum2 un jaune d'oeuf1 s'il e/ petit2 la moiti1 s'il e/ gros4 ,mlez exactem5t4 ,l'on peut faire d'abord un nutritum1 en broyant long-temps dans un morti]1 deux dragmes de cruse1 demi-once de v9aigre1 trois cuill]es d'huile d'olive4 ,n4 #fd4 ,faites fondre quatre onces de cire blan*e1 aj\tez-y deux cuill]es d'huile1 si c'e/ en hiv]4 ,en t1 il n'en faut po9t1 ou1 t\t au plus1 une demi-cuill]e4 ,trempez d$ans des pieces de l+e1 qui ne soit pas trop u1 laissez-les s*]4 ,cette toile e/ trs commode p\r t\s les pansem5s4 ,qu& elle e/ salie p> le pus1 il suffit de la jett] dans l'eau froide1 de l'y remu]1 de l'essuy] de la laiss] s*]4 ,elle peut s]vir p\r un gr& nombre de pansem5s4 ,n4 #fe4 ,c'e/ aussi une toile prp>e comme l'autre2 mais au lieu de cire simple1 on emploie l'empltre suivante3 ,d'huile rosat1 une livre2 de m9ium1 demi-livre2 de v9aigre1 quatre onces4 ,faites cuire jusqu' ce qu'il ait -peu-prs consi/ance d'empltre4 ,fondez-y une once demie de cire jaune1 jettez-y deux dragmes de camphre4 ,mlez bi54 ,retirez du feu2 v]sez dans des canons de papi]1 de quelle grosseur v\s v\drez4 ,p\r faire le sp>adrap1 il faut le refondre avec un peu d'huile4 ,c'e/ exactem5t l'ongu5t de ,nuremb]g1 qui e/ le meilleur de t\s les ongu5s de mnage4 ,voici la recette de l'ongu5t de la ,*abaud]ie1 ou plutt ,*ambaud]ie1 fameux dans plusieurs familles4 ,de cire jaune1 d'empltre de trois drogues 7c'e/ -peu-prs celui de ,nuremb]g71 de dia*ilon compos1 d'huile d'olive1 de *acun un qu>t de livre4 ,faites fondre le t\t dans un pot de t]re4 ,retirez du feu1 remuez jusqu' ce qu'il soit refroidi4 ,n4 #ff4 ,cueillez en automne1 p5dant le beau tems1 de l'ag>ic de *ne 7c'e/ une espece de *ampignon qui crot sur cet arbre74 ,il a quatre p>ties qui se prs5t5t successivem5t3 #a4 ,la peau qu'on peut jett]4 #b4 ,la p>tie qui suit la peau1 qui e/ la meilleure4 ,on la bat avec un m>teau jusqu' ce qu'elle devi5ne d\ce molle2 c'e/-l t\te sa prp>ation1 l'on en applique un morceau conv5able sur les vaisseaux ouv]ts4 ,il les ress]re1 emp*e l'hmorrhagie1 tombe ord9airem5t au b\t de deux j\rs4 #c4 ,la troisieme1 qui peut suffire p\r arrt] le sang dans les petits vaisseaux2 la quatrieme1 qu'on peut employ] r$uite en p\dre4 ,ce rem$e connu il y a long-tems de quelques p]sonnes1 n'e/ commun que depuis neuf ans4 ,il a eu p>t\t les mmes succs1 j'en ai vu les effets les plus heureux4 ,il p>gne les t\rm5s qu'occasionn5t les autres moy5s d'arrt] le sang2 c'e/ une des heureuses dc\v]tes qu'on pt faire en *irurgie4 ,l'on voit que *aque paysan peut s'en procur] avec plus de facilit que le plus habile ,*irurgi54 ,m4 ,,bross>d1 ,*irurgi5 franois qui l'a fait connotre1 prf]e celui qui crot sur les p>ties des *nes o l'on a c\p de grosses bran*es4 ,n4 #fg4 ,quatre onces de mie de pa91 une poigne de fleurs de sureau2 autant de celles de camomille de millep]tuis4 ,cuisez-les en cataplasme avec autant d'eau que de v9aigre4 ,si l'on prf]e les fom5tations1 l'on peut pr5dre les mmes h]bes1 ou quelques poignes de faltran2 on jette dessus demi pot d'eau b\illante2 on laisse infus]4 ,l'on y aj\te *op9e de v9aigre1 l'on trempe d$ans des flanelles ou d'autres t(fes de la9e qu'on applique sur le mal4 ,p\r les fom5tations aromatiques du 4 #dab1 pr5ez d'h]bes de bto9e1 de rhue1 de fleurs de rom>9 ou de lav&e1 de roses r\ges1 de *acune une poigne demie4 ,faites cuire p5dant un qu>t-d'heure dans un pot c\v]t1 avec trois *op9es de v9 blanc vieux4 ,c\lez exprimez =tem5t4 ,on s'en s]t comme des prcd5tes4 ,n4 #fh4 ,l'empltre diapalme4 ,n4 #fi4 ,deux p>ties d'eau1 une p>tie de v9aigre de li?>ge1 ou de v9aigre de ,saturne4 ,n4 #gj4 ,pr5ez sel alkali de t>tre1 un gros2 faites fondre dans une *op9e d'eau2 aj\tez une once de miel4 ,p\r boisson p> v]res1 de demi-heure en demi-heure4 ,n4 #ga4 ,pr5ez bois de gayac rp1 de sassaffras concass1 de *aque une once4 ,sept huit feuilles de noy]4 ,v]sez dessus trois p9tes d'eau b\illante1 laissez infus] deux j\rs dans un vase bi5 f]m4 ,passez4 ,cons]vez dans un lieu frais1 que le vaisseau soit bi5 f]m4 ,au dfaut de ces bois1 on se s]vira des bois de buis de g5ievre c\ps en petits morceaux1 on en mettra le d\ble de la dose4 ,n4 #gb4 ,pr5ez oximel scillitique v9aigre scillitique1 de *aque trois onces2 gomme ammoniac1 deux gros4 ,p\r une potion pr5dre p> cuill]es4 ,s'il se tr\ve des p]sonnes qui ne puiss5t pr5dre cette potion1 qu'elle fasse vomir1 on donn]a la p\dre suivante3 ,pr5ez p\dre d'oignon de scille1 un gros2 p\dre de rac9e de dompte-v59 ou asclepias1 un demi-gros4 ,mlez4 ,on en donn]a six gra9s1 quatre fois le j\r1 dans une cuill]e de v91 ou en bol avec du miel4 ,n4 #gc4 ,pr5ez savon de ,v5ise ou autre1 p\rvu qu'il ne soit pas color1 gomme ammoniac1 cloportes1 oignon de scille1 de *aque une demi-once3 faites avec du sirop de capillaire1 des pilules de dix gra9s4 ,n4 #gd4 ,pr5ez rac9es de *i5d5t1 d'arrte-boeuf1 de *>don-rol&1 de *aque une demi-once2 rac9e de gr&e *lido9e ou claire1 trois gros4 ,faites b\illir dans trois *op9es d'eau2 rduire une p9te4 ,passez1 faites fondre sel de duobus sel de nitre1 de *aque un gros4 ,n4 #ge4 ,pr5ez scille1 une demi-once4 ,faites infus] dans une p9te de bon v9 blanc4 ,n4 #gf4 ,pr5ez de l'corce intrieure de sureau qui e/ v]te1 une poigne2 faites b\illir dans une p9te d'eau autant de lait2 faites rduire moiti1 qu'on p>tag]a en deux p\r deux j\rs diffr5s1 laissant un1 deux ou trois j\rs d'int]valle suivant l'tat du malade3 on f]a pr5dre cette dcoction p> v]res1 jeun1 d'heure en heure4 ,n4 #gg4 ,pr5ez sommits d'abs9! ord9aire1 deux onces1 rac9es de calamus1 ou jonc odorant1 de g5tiane d'impratoire1 de *aque une once2 baies de lauri]1 une once demie2 de celles de g5ievre1 trois onces2 sem5ces de daucus de crete1 une once4 ,c\pez4 ,ecrasez le t\t ensemble4 ,faites infus] p5dant v+t-quatre heures1 dans huit livres d'hydromel ou de bon v91 une *aleur d\ce dans un vaisseau bi5 f]m4 ,n4 #gi4 ,pr5ez rac9e de pati5ce sauvage nettoye c\pe p> morceaux1 deux onces4 ,faites b\illir dans trois *op9es d'eau rduire une p9te4 ,passez aj\tez deux gros de sel de glaub]4 ,n4 #hj4 ,pr5ez panace m]curielle1 ?iops m>tial1 enc5s1 de *aque un demi-gros2 k]ms m9ral1 deux scrupules2 cloportes en p\dre1 un gros4 ,faites avec un sirop1 des pilules de c9q gra9s4 ,n4 #ha4 ,pr5ez miel rosat1 une demi-once2 esprit de sel m>91 v+t g\ttes4 ,mlez4 ,n4 #hb4 ,pr5ez corce de qu9qu9a concasse1 une once2 contray]va deux gros4 ,faites b\illir dans p9te *op9e d'eau1 rduire une p9te4 ,passez4 ,aj\tez un gros de nitre4 ,n4 #hc4 ,pr5ez demi-once de limaille d'aci] bi5 lave4 ,faites infus] v+t-quatre heures dans le v9 blanc4 ,passez p> un l+e pli en deux1 v]sez dans un vase qui conti5ne six p9tes d'eau de rivi]e2 cons]vez cette eau dans un lieu frais4 ,elle s]vira p\r boisson1 au dfaut des eaux m9rales f]rug9euses naturelles4 ,,prix ,,des ,,drogues ,,recomm&,,es ,,dans ,,cet ,,ouvrage4 ?iops ,m>tial1 de ,lem]y4 ,prp>ation du f]1 #a liv4 #e sols l'once4 ,ag>ic de ,*ne1 #a liv4 #aj sols l'once4 ,antimo9e crud4 ,m9ral1 #d sols la livre4 ,assa-foetida4 ,gomme rs9e1 #h sols l'once4 ,baume d',arcoeus4 ,prp>ation compose1 #f sols l'once4 ,baume tranquille4 ,prp>ation compose1 #h sols la livre4 ,beurre de ,saturne4 ,prp>ation de ,plomb1 #f sols l'once4 ,calamus aromaticus4 ,roseau aromatique4 ,rac9e1 #c sols l'once4 ,camphre1 huile ess5tielle fige de lauri]s1 #h sols l'once4 ,can?>ides1 ,m\*es puantes qui mang5t le ,peupli] le ,fresne4 ,exposez la vapeur du v9aigre p\r les tu]2 faites s*]2 enf]mez dans un vase de t]re1 cons]vez dans un lieu sec4 ,cruse4 ,prp>ation du ,plomb diss\s p> le v9aigre1 #aj sols la livre4 ,c]at de ,gali54 ,prp>ation d'huile de cire1 #b sols l'once4 ,c9nabre artificiel4 ,prp>ation de s\fre de ,m]cure1 #i sols l'once4 ,contray]va4 ,rac9e1 #e sols l'once4 ,crme de t>tre4 ,sel acide1 #a sol l'once4 ,diagr$e4 ,extrait de scammone1 #c sols le gros4 ,eau de *aux1 #aj sols la p9te4 ,eau de ,mlisse simple1 #a livre la p9te4 ,eau di/ille de ,canelle1 #aj sols l'once4 ,email prp>1 #d sols l'once4 ,empltre de ,cigue1 #ej sols la livre4 ,empltre de ,nuremb]g1 #c liv4 la livre4 ,empltre vsicatoire1 #b liv4 la livre4 ,enc5s ,oliban4 ,gomme-rs9e1 #d sols l'once4 ,esprit de ,sel m>91 #aj sols l'once4 ,esprit de s\fre1 acide tir du s\fre1 #aj sols l'once4 ,esprit de vitriol1 acide tir du vitriol1 #h sols l'once4 ,gayac rap4 ,bois rs9eux1 #aj sols la livre4 ,gomme ammoniac4 ,gomme rs9e1 #h sols l'once4 ,huile de trb5?9e1 #b liv4 la livre4 ,jalap4 ,rac9e1 #e sols l'once4 ,ipecacuanha4 ,rac9e1 #a liv4 l'once4 ,iris1 ou ,flambe de ,flor5ce4 ,rac9e1 #c sols l'once4 ,k]ms m9ral4 ,prp>ation d'antimo9e1 #a liv4 le gros4 ,laudanum liquide de ,syd5ham4 ,prp>ation d'opium avec le v91 #a liv4 l'once4 ,limaille de f]4 ,prp>ation du f]1 #h sols la livre4 ,li?>ge4 ,prp>ation du plomb1 #g sols la livre4 ,manne ord9aire4 ,suc du ,fresne1 #d sols l'once4 ,magnsie blan*e1 #a liv4 l'once4 ,m]cure crud1 #d liv4 la livre4 ,miel blanc1 #ab sols la livre4 ,m9ium4 ,prp>ation du plomb1 #aj sols la livre4 ,musc4 ,sub/ance animale d'une odeur =te1 #d liv4 le gros4 ,ongu5t basilicum ou suppuratif1 #a liv4 #aj sols la livre4 ,ongu5t nutritum1 #b liv4 la livre4 ,opium4 ,suc de pavot trang]1 #af sols l'once4 ,oximel scillitique4 ,prp>ation o entr5t le v9aigre1 le miel la scille1 #a sol l'once4 ,panace m]curielle1 #b liv4 #aj sols l'once4 ,p\dre contre les v]s1 ou sem5 contra1 #e sols l'once4 ,p\dre corna*9e ou de tribus4 ,compos de p>ties gales de t>tre1 jalap diagr$e1 #b sols le gros4 ,p\dre de cloportes4 ,cloportes se*s mis en p\dre1 cons]vs s*em5t1 #h sols l'once4 ,qu9qu9a4 ,ecorce d'arbre1 #f liv4 la livre4 ,rs9e de ,jalap blan*e1 #a liv4 le gros4 ,rhub>be4 ,rac9e d'une plante1 #ae liv4 la livre4 ,rob de ,sureau4 ,suc des ,baies de ,sureau paissi1 #a liv4 l'once4 ,saffran4 ,etam9es de la plante1 #h sols l'once4 ,santal4 ,bois1 #d sols l'once4 ,sassafras4 ,bois1 #ae sols la livre4 ,savon blanc1 #ab sols la livre4 ,sel ,ammoniac1 #e sols l'once4 ,sel d',epsom1 #ab sols4 ,sel de ,glaub]1 #b liv4 la livre4 ,sel de ,nitre1 #a livre4 ,sel ,vgtal1 #b livres4 ,sel de ,s$litz1 #f livres4 ,sel de ,duobus1 #b livres4 ,s54 ,feuilles follecules d'un arbrisseau1 #c liv4 la livre4 ,s]p5taire de ,virg9ie4 ,rac9e1 #e sols l'once4 ,s\fre4 ,m9ral1 #ab sols la livre4 ,syrop de ,capillaire1 #b liv4 #h sols la livre4 ,syrop de ,*icore compos de rhub>be1 #e sols l'once4 ,syrop ,diacode1 ou de ,pavot blanc1 #d sols l'once4 ,syrop de ,n]prun1 #b liv4 la livre4 ,syrop de ,pavot r\ge1 #b liv4 #aj sols la livre4 ,syrop de ,violette1 #b liv4 #aj sols la livre4 ,tam>9s4 ,fruits1 #bj liv4 la livre4 ,t>tre mtique1 ou /ibi4 ,prp>ation d'antimo9e1 #ab sols l'once4 ,t>tre vitriol4 ,sel neutre1 #c sols l'once4 ,?riaque1 #f liv4 la livre4 ,turbi? m9ral4 ,prp>ation de m]cure1 #c liv4 l'once4 ,v9 mtique tr\bl1 #c sols l'once4 ,v9aigre de ,saturne1 #e sols l'once4 ,v9aigre scillitique1 #c sols l'once4 ,yeux d'crevisses prp>s1 #e sols l'once4 ,,f94 ,,approbation4 ,j'ai lu1 p> ordre de ,monseigneur le ,*anceli]1 un ,livre1 imprim ,lausanne1 ayant p\r titre3 ,avis au ,peuple sur sa ,sant1 p> ,m4 ,,tissot2 je n'ai ri5 tr\v dans cet ,ouvrage qui puisse emp*] de le dbit]1 mme de l'imprim] en ,france4 ,a ,p>is1 ce #c ,dcembre #agfa4 ,,macqu>t1 ,c5seur ,royal4 ,,privilege ,,du ,,roi4 ,,l\is1 p> la grace de ,dieu1 ,roi de ,france de ,nav>re3 ,a nos ams faux ,conseill]s1 les ,g5s t5ans nos ,c\rs de ,p>lem5t1 ,matres des ,requtes ord9aires de notre ,htel1 ,gr&-,conseil1 ,prvt de ,p>is1 ,baillifs1 ,sn*aux1 leurs ,lieut5ans ,civils1 autres nos ,ju/ici]s qu'il app>ti5dra3 ,,salut4 ,notre am ,,m>ie-,,jacques ,,b>ois1 ,libraire ,p>is1 ,n\s a fait expos] qu'il dsir]oit faire rimprim] donn] au ,public un ,livre qui a p\r titre3 ,avis au ,peuple sur la ,sant1 p> ,m4 ,,tissot2 s'il ,n\s plaisoit lui accord] nos ,lettres de ,p]mission p\r ce ncessaires4 ,a ,,ces ,,causes1 ,v\lant favorablem5t trait] l',exposant1 ,n\s lui avons p]mis p]mettons p> ces ,prs5tes de faire rimprim] l$it ,livre1 autant de fois que bon lui sembl]a1 de le v5dre1 faire v5dre dbit] p> t\t notre ,royaume1 p5dant le tems de trois annes conscutives1 compt] du j\r de la date des ,prs5tes4 ,faisons df5ses t\s ,imprimeurs1 ,libraires1 autres p]sonnes1 de quelque qualit condition qu'elles soi5t1 d'en introduire de rimpression trang]e dans aucun lieu de notre obissance4 ,a la *>ge que ces ,prs5tes s]ont enrgi/res t\t au long sur le ,regi/re de la ,communaut des ,imprimeurs ,libraires de ,p>is1 dans trois mois de la date d'icelles3 que la rimpression dudit ,livre s]a faite dans notre ,royaume1 non ailleurs1 en bon papi] beaux c>act]es1 con=mm5t la feuille imprime1 atta*e p\r modele s\s le contrescel des ,prs5tes2 que l',imptrant se con=m]a en t\t aux ,rglem5s de la ,librairie1 notamm5t celui du #aj ,avril #agbe2 qu'avant de l'expos] en v5te1 l',imprim qui aura s]vi de copie l'impression du ,livre s]a remis dans le mme tat o l',approbation y aura t donne1 s ma9s de notre trs *] fal ,*evali]1 ,*anceli] de ,france le ,sieur ,,de ,,lamoignon1 qu'il en s]a ensuite remis deux ,exemplaires dans notre ,biblio!que publique1 un dans celle de notre ,*teau du ,l\vre1 un dans celle de notre trs *] fal ,*evali]1 ,*anceli] de ,france1 le ,sieur ,,de ,,lamoignon1 un dans celle de notre trs *] fal ,*evali]1 ,g>de des ,sceaux de ,france le ,sieur ,,b]ry]1 le t\t pe9e de nullit des ,prs5tes4 ,du cont5u desquelles ,v\s m&ons enjoignons de faire j\ir l$it ,exposant1 ses ayans causes1 ple9em5t paisiblem5t1 sans s\ffrir qu'il leur soit fait aucun tr\ble ou emp*em5t4 ,v\lons qu' la copie des ,prs5tes1 qui s]a imprime t\t au long1 au comm5cem5t ou la f9 dudit ,livre1 foi soit ajote comme l'orig9al4 ,comm&ons au premi] notre ,huissi] ou ,s]g5t1 sur ce requis1 de faire1 p\r l'excution d'icelles1 t\s ,actes requis ncessaires1 sans dem&] autre p]mission1 nonob/ant clameur de ,h>o1 ,*>te ,norm&e1 ,lettres ce contraires4 ,,c> tel e/ notre plaisir4 ,,donn ,p>is1 le treizieme j\r du mois de ,janvi]1 l'an de grace mil sept c5t soixante-deux1 de notre ,regne le qu>ante-septieme4 ,p> le ,roi1 en son ,conseil4 ,sign1 ,,lebegue4 ,j'ai cd mon droit au prs5t ,privilege ,monsieur ,,pi]re-,,fran,,ois ,,didot1 le jeune4 ,a ,p>is1 ce #ai ,janvi] #agfb4 ,,b>rois4 ,regi/r sur le ,regi/re ,,xv de la ,*ambre ,royale ,syndicale des ,libraires ,imprimeurs de ,p>is1 ,n4 #ech1 fol4 #beg1 con=mm5t au ,rglem5t de #agbc4 ,a ,p>is ce #ag ,fvri] #agfb4 ,regi/r ensemble la ,cession1 jo9te audit ,privilege1 ce #ag ,fvri] #agfb4 ,,v9c5t1 ,adjo9t4 ,,catalogue ,,des ,,livres ,,n\veaux ,qui se tr\v5t *ez ,,didot le jeune4 ,ant4 ,/orck1 ,m$ici ,vi5n5sis1 de ,cicut tractatus4 ,p>isiis4 #agfa4 9-#ab4 #a l4 #af s4 --,le mme en ,franois4 ,p>is4 #agfa1 9-#ab4 #a l4 #af s4 ,obs]vations n\velles sur l'usage int]ne de la ,cige2 seconde ,p>tie ,supplm5t1 aux quels on a aj\t un ,mmoire n\veau sur l',hi/oire de la ,cige1 la ,figure de cette ,plante1 les ,cures opres en ,france jusqu' ce j\r4 ,p>is4 #agfb4 9-#ab4 #b l4 #aj s4 ,trait de l',a/hme1 traduit de l',anglois de ,floy]1 p> ,m4 ,jault4 ,p>is4 #agfa4 9-#ab4 #b l4 #aj s4 ,ant4 de ,ha51 ,ratio m$5di 9 ,nosocomio practico4 ,p>isiis4 #agfa4 #b vol4 9-#ab4 #e l4 --,volum5 subsequ5s sub ,prlo4 ,collection d',obs]vations sur l',anatomie1 la ,*irurgie la ,mdec9e pratique3 ,ouvrage priodique extrait pr9cipalem5t des ,ouvrages trang]s4 ,p>is1 #agfa4 9-#ab4 #c vol4 bro*s4 #d l4 #aj s4 --,le quatrieme ,volume s\s ,presse4 ,essais ,obs]vations ,physiques ,littraires de la ,socit d',edimb\rg3 ,ouvrage traduit de l',anglois1 p> ,m4 ,dem\rs4 ,p>is4 #agfa4 9-#ab4 ,figures4 #c l4 --,le second ,volume s\s ,presse4 ,trait de ,*ymie traduit du lat9 de ,vall]ius4 ,tome ,i4 9-#ab avec ,figures4 ,s\s ,presse4 ,re*]*es sur la valeur des ,monnoies sur le prix des ,gra9s1 avant aprs le ,concile de ,franc=t1 p> ,m4 ,dupr de ,sa9t-,maur4 9-#ab s\s ,presse4 ,mmoires p\r s]vir l',hi/oire des ,eg>em5s de l',esprit huma91 p> rapport la ,religion ,*reti5ne1 ou ,dictionnaire des ,hrsies1 des ,erreurs des ,s*ismes1 c4 ,p>is4 #agfb4 #b vol4 9-#h4 #i l4 ,livres n\vellem5t aquis4 ,dictionnaire ,gographique portatif des quatre p>ties du ,monde1 traduit de l',anglois de ,laur5t ,e*>d1 p> ,m4 l',abb ,vosgi53 n\velle dition considrablem5t augm5te4 ,p>is4 #agei4 9-#h4 #d l4 #aj s4 ,dictionnaire ,hi/orique portatif1 cont5ant l',hi/oire des gr&s ,hommes des ,p]sonnes illu/res1 c4 p> ,m4 l',abb l',advocat3 n\velle dition augm5te de plus d'un qu>t4 ,p>is4 #agfa4 #b vol4 9-#h4 #aj l4 #aj s4 ,manuel ,lexique1 ou ,dictionnaire portatif des ,mots ,franois dont la signification n'e/ pas famili]e t\t le ,monde1 p> ,m4 ,l'abb ,prevo/4 ,p>4 #agee4 #b vol4 9-#h4 #i l4 ,dictionnaire ,botanique ,ph>maceutique1 cont5ant les pr9cipales proprits des ,m9raux1 des ,vgtaux des ,animaux en ,mdec9e4 ,p>is1 #agei4 9-#h4 #d l4 #aj s4 ,dictionnaire ,franois-,lat91 p> le ,p]e le ,brun4 ,p>is4 #agfj4 9-#d4 #ae l4 ,dictionnaire ,?ologique portatif4 ,p>is4 #agef4 9-#h4 #d l4 #aj s4 ,dictionnaire portatif des ,conciles4 ,p>4 #ageh4 9-#h4 #d l4 #aj s4 ,l',agronome ,dictionnaire portatif du ,cultivateur1 cont5ant les ,connoissances ncessaires p\r g\v]n] les ,bi5s de ,campagne1 cons]v] la ,sant1 c4 ,p>4 #agfj4 9-#h4 #b vol4 #i l4 ,dictionnaire des ,rimes1 p> ,ri*elet4 ,p>4 #agfa4 9-#h4 #g l4 ,rob]ti ,/ephani ,!saurus ,l+u lat94 ,basile4 #agdj4 #d volumes 9-fol4 #gj l4 ,hi/oire des ,*evali]s de ,mal!1 p> l',abb de ,v]tot4 ,p>is4 #agfa4 #g volumes 9-#ab4 #ag l4 #aj s4 --,on v5d sp>m5t les ,tomes ,,vi ,,vii4 #e l4 ,etudes conv5ables aux ,demoiselles3 n\v4 ,edition4 ,p>4 #agfb4 #b volumes 9-#ab4 #e l4 ,c\tume de ,p>is1 p> ,f]ri]e4 ,p>4 #agfb4 #b vol4 9-#ab4 #e l4 ,o,euvres de ,montesquieu3 n\velle dition1 revue1 corrige considrablem5t augm5te p> l',auteur4 ,p>is4 #ageh4 #c volumes 9-#d4 #cf l4 --,les mmes1 en #g volumes 9-#ab4 #ag l4 ,on v5d sp>m5t1 ,l',esprit des ,loix4 #d vol4 9-#ab4 #aj l4 ,les ,lettres ,p]sannes4 9-#ab4 #b l4 #aj s4 ,considrations sur les causes de la gr&eur des ,roma9s de leur dcad5ce4 9-#ab4 #b l4 #aj s4 ,le ,temple de ,gnide l',essai sur le ,gt4 9-#ab4 #b l4 --,le mme 9-#h4 avec ,figures4 #b l4 #aj s4 --,le mme traduit en ,itali54 9-#h4 ,fig4 #c l4 ,la ,mdec9e la ,*irurgie des ,pauvres cont5ant des ,rem$es *oisis1 faciles prp>] sans dp5se1 c4 n\v4 dition4 ,p>is #ageh4 9-#ab4 #b l4 #aj s4 ,abrg de l',hi/oire des ,plantes ,usuelles1 p> ,*omel4 n\v4 dition1 revue corrige4 ,p>is4 #agfa4 #c vol4 9-#ab4 #g l4 ,l'on tr\ve *ez le mme ,libraire t\tes sortes de ,livres anci5s n\veaux1 tant de ,france que des ,pas ,etrang]s1 pr9cipalem5t en ,mdec9e1 ,anatomie1 ,*irurgie1 ,hi/oire naturelle1 c4 ,ses ,livres sont m>qus l',amiable1 t\te l',anne4 ,note sur la v]sion lectronique ,la transcription cons]ve l'or?ographe de l'orig9al1 avec ses incohr5ces 7p> exemple3 longtems_/long tems_/long-tems_/long-temps1 cige_/cigu_/cigue1 fivre_/fievre1 p>ot_/p>oit1 etc474 ,les corrections signales en errata et les coquilles vid5tes ont t corriges4 ,l'orig9al prs5te la f9 du 4 #ebf un cro*et f]mant de f9 de citation1 sans cro*et ouvrant correspondant4 ,on a reprs5t entre c>actres s\ligns les expressions s\lignes dans l'orig9al1 soit p> une typographie en italique1 soit p> l'usage de c>actres droits dans un passage entirem5t en italique4