,,paul ,,verlaine ,,po,,sies ,,religieuses ,,pr,,face de ,j4-,k4 ,,huysmans ,,paris ,,librairie ,l,,on ,,vanier1 ,,diteur ,a4 ,,messein ,succr #ai1 ,,quai ,,saint-,,michel1 #ai ,,mcmiv ,a ,,la ,m,,me ,,librairie ,,charles ,,morice ,du sens religieux de la posie4 ,un volume grand in-#ah #c fr4 ,paul ,verlaine4 ,l',homme et l',o,euvre4 ,un volume in-#ah ,jsus #c fr4 #ej ,,il ,a ,t ,,tir ,,de ,,ce ,,livre3 #ae exemplaires sur ,hollande ,van ,gelder1 numrots de #a #ae ,,pr,,face ,,de ,j4-,k4 ,,huysmans ,mon intention n'est pas1 en ces quelques pages1 de parler1 au point de vue littraire1 de l'oeuvre de ,verlaine4 ,cette tude a t mainte fois faite et1 moi-mme1 il y a bien longtemps1 en #ahhd1 dans ,a ,rebours1 alors que personne ne se souciait de l'crivain disparu dans une tourmente1 j'ai not et tch d'expliquer l'oeuvre singulire de cet homme qui1 aprs ,victor ,hugo1 ,baudelaire et ,leconte de ,lisle1 est un de ceux dont l'influence fut la plus dcisive sur la gnration des potes de notre temps4 ,aujourd'hui1 propos de ce recueil de vers exclusivement religieux1 extraits des volumes de ,sagesse1 d',amour1 de ,bonheur1 de ,liturgies intimes auxquels sont jointes quelques pices posthumes1 je voudrais simplement m'occuper de ,verlaine1 au point de vue catholique1 essayer de dissiper le malentendu qui existe entre lui et les fidles rests dfiants pour sa personne et pour ses livres1 faire comprendre1 si cela tait possible1 qu'il ne fut pas l'impnitent pcheur qu'ils prsument1 affirmer enfin que l'glise a eu en lui le plus grand pote dont elle se puisse enorgueillir1 depuis le ,moyen-,age4 ,unique1 en effet1 travers les sicles1 il a retrouv ces accents d'humilit et de candeur1 ces prires dolentes et transies1 ces allgresses de petit enfant1 oublis depuis ce retour l'orgueil du paganisme que fut la ,renaissance4 ,et cette ingnuit presque populaire1 cette contrition si vraiment touchante1 il les a traduites dans une langue trangement vocatrice1 avec ses dtours et ses ellipses1 une langue trs peu complique et trs bistourne1 la fois1 usant de rythmes nouveaux ou rajeunis1 achevant1 aprs ,victor ,hugo et de ,banville1 de rompre les anciens gaufriers de la mtrique1 pour y substituer des moules d'une forme trs particulire1 des estampes trs spciales1 aux touches peine appuyes1 aux empreintes tout juste perues4 ,parti1 de ses premiers essais1 de ,baudelaire et de ,leconte de ,lisle1 en quelques pomes de ,banville et1 pour l'expression un peu mivre de certaines dolances de sentiments humains1 de ,mme ,desbordes-,valmore qu'il admirait peut-tre plus que de raison1 ,verlaine n'avait pas tard secouer l'invitable joug des dbuts et sa personnalit s'tait rsolument atteste lorsqu'il avait su exprimer de dlicieuses confidences1 mi-voix1 au crpuscule2 seul1 il avait su laisser deviner certains au-del troublants d'me1 des chuchotements si bas de penses1 des aveux murmurs1 si interrompus que l'oreille qui les percevait demeurait hsitante1 coulant l'me des langueurs avives par le mystre de ce souffle plus devin que senti4 ,et je citais en exemple1 la suite de ces lignes d',a ,rebours1 une strophe clbre maintenant des ,ftes galantes4 ,l'on pourrait y ajouter le sonnet des ,pomes saturniens mon ,rve familier dont le tercet final est une dcisive merveille3 ,son regard est pareil au regard des statues ,et pour sa voix lointaine et calme et grave1 elle a ,l'inflexion des voix chres qui se sont tues4 ,mais il n'a point us que dans ses pices profanes de ce mode d'enchantement2 nous le retrouvons dans ,sagesse1 au cours mme des vers compris dans le prsent volume4 ,et l'air a l'air d'tre un soupir d'automne ,tant il fait doux par ce soir monotone ,o se dorlote un paysage lent4 ,et ceux-ci encore3 ,c'est vers le ,moyen-,age norme et dlicat ,qu'il faudrait que mon me en panne navigut ,loin de nos jours d'esprit charnel et de chair triste4 ,ne dgagent-ils pas les derniers vers de ces deux tercets une sorte de langoureuse consomption et de mlancolique vertige qui agit de mme qu'une incantation dont l'occulte sortilge nous chappe8 videmment1 ,verlaine est de tous les potes celui qui est all jusqu'aux extrmes confins de la posie1 l o elle s'vapore et o l'art de la musique commence4 ,victor ,hugo1 ,thophile ,gautier1 ,leconte de ,lisle1 de ,banville1 pour en citer quatre1 se sont avancs1 eux1 jusqu'aux limites de la littrature et ont atteint la frontire de la peinture4 ,leurs mots peignent1 suggrent1 mieux peut-tre que les couleurs matrielles des peintres1 les teintes et les lignes4 ,verlaine par une autre route a rejoint les douaires de l'art musical qui1 plus loquent par la force de son expression1 pour traduire les cris de la douleur et de la joie1 de l'admiration et de la crainte1 est aussi1 cause mme de ses contours imprcis et flottants1 plus apte que la posie exprimer les sensations confuses de l'me1 ses vagues apptences1 ses fugaces aises1 ses subtils tourments4 ,la personnalit de ,verlaine tait entire dj dans ses premiers livres2 il l'a garde intacte aprs sa conversion2 il a mis au service de son repentir cette forme acquise et qui tait toute prte et plus approprie que toute autre pour narrer les attendrissantes douceurs des ,retours et il a pu prsenter ainsi ,celui qui pardonne un bouquet de fleurs mystiques d'un tel arme qu'il faut1 pour en dcouvrir un autre aussi dlicieusement odorant1 remonter au temps de ,franois ,villon et aussi de ,gaston ,phoebus1 de ce comte de ,foix dont les prires sont de si familires excuses et de si touchantes plaintes4 ,je n'ai pas raconter ici la vie de ,verlaine2 il l'a dcrite1 en partie1 lui-mme1 dans le verbiage d'une prose plus incorrecte encore que badine2 il suffit de noter que dans l'une des plus sinistres crises de son existence1 il se convertit4 ,cette conversion qui eut lieu1 pendant sa dtention la prison de ,mons1 il l'a relate dans un volume intitul ,mes ,prisons4 ,jsus1 dit-il1 comment vous y prtes-vous pour me prendre8 ah6 ,un matin1 le bon directeur lui-mme entra dans ma cellule3 ,mon pauvre ami1 me dit-il1 je vous apporte un mauvais message2 du courage1 lisez4 ,c'tait un jugement de sparation de corps et de biens prononc contre lui en faveur de sa femme par le tribunal civil de la ,seine4 ,et ,verlaine ajoute3 ,je tombai en larmes1 sur mon pauvre dos1 sur mon pauvre lit4 ,et1 en une sorte de coup de fouet1 la premire stupeur passe1 il se prosternait aux pieds du crucifix et1 avec l'aide d'un brave prtre1 l'aumnier de la maison qui le confessa1 il renversa de fond en comble sa vie4 ,c'est alors qu'il crivit ,sagesse4 ,sa peine d'emprisonnement purge1 il quitta la ,belgique et revint en ,france4 ,le public ne le connaissait gure4--,personne ne se douta qu'une librairie catholique venait de faire paratre ce livre admirable1 n dans une prison4 ,sagesse fut peine mis en vente1 si toutefois il le fut2 son titre ne fut mme pas inscrit sur les catalogues de la pieuse librairie qui se borna mettre simplement sur la couverture sa marque et son nom4 ,puis1 peu peu ce recueil s'insinua dans le monde des lettres et fut lu par les profanes2 les catholiques continurent de l'ignorer et lorsque1 plus tard1 quelques-uns s'aventurrent le lire1 les bruits les plus fcheux couraient sur le compte du malheureux pote4 ,on parlait d'ivrognerie1 de frquentations inavouables1 de sjours dans des htels louches1 de stages dans les hpitaux2 il n'en fallut pas davantage pour faire nier l'authenticit d'une conversion trs relle1 pourtant1 n'en dplaise cette atrabilaire ganache du nom de ,doumic qui ne veut y voir qu'une forme de l'nervement1 qu'un cas de sensualit triste4 ,pourquoi ne pas le dire1 la situation d'outlaw de ,verlaine dans le monde des croyants qui ne l'a pas lu1 dure encore4 ,j'ai entendu de braves gens dplorer mme que l'on ost s'entretenir de posie religieuse propos d'un homme qu'une autre acaritre mazette1 un sieur ,mordau1 mdecin juif et monomane de la folie1 reprsentait comme un effrayant dgnr au crne asymtrique et au visage mongolode1 un vagabond impulsif et un dipsomane qui a subi la prison pour un garement rotique1 un rveur motif1 dbile d'esprit1 qui lutte douloureusement contre ses mauvais instincts et trouve dans sa dtresse parfois des accents de plaintes touchantes1 un mystique1 dont la conscience fumeuse est parcourue de reprsentations de ,dieu et de ses saints1 un radoteur dont le langage incohrent1 les expressions sans signification et les images bizarres rvlent l'absence de toute ide nette dans l'esprit4 ,dans ce portrait o le mdicastre allemand assouvit surtout sa haine contre les mystiques qu'il traite d'ennemis de la ,socit de la pire espce1 il ressort malgr tout cette vrit que ,verlaine lutta douloureusement contre ses mauvais instincts4 ,oui1 il a lutt2 il a t1 la plupart du temps1 vaincu2 et aprs8 quel est le catholique qui se croirait le droit de lui jeter la premire pierre8 ,et c'est cela que j'en voulais venir1 pour tcher d'expliquer la bonne foi du pote et les difficults matrielles qui surgirent lorsqu'il dsira s'vader de cette gele de vices qui le dtint jusqu' sa mort4 ,verlaine1 nous l'avons dit1 s'est converti sous le coup d'une implacable souffrance2 c'est un des moyens dont ,dieu se sert le plus souvent pour ramener lui les mes4 ,la bonne souffrance1 elle a t clbre en de trs mouvantes pages par un autre bon pote1 ,franois ,coppe qui s'est1 lui aussi1 converti sous l'empreinte de la douleur1 aprs une autre vie1 par exemple6 ,la conversion de ,verlaine fut donc entire4 ,il vcut alors dans sa cellule l'existence nouvelle des pchs dlis par le repentir et absous par le pardon2 il ne fut plus le prisonnier mcontent des hommes mais le captif namour de ,dieu2 il prouva les douceurs de cet t de la ,saint-,martin de l'me que le ,seigneur rserve la vieillesse rajeunie des siens2 ce furent1 pendant des semaines1 des effusions de prires1 des joies mouilles de larmes2 comme tous les convertis1 il fut gt par la ,vierge1 roul dans des langes de tendresse2 il eut une avance d'hoirie sur les allgresses du ciel et il finit par juger la peine de sa dtention trop courte4 ,aussi peut-on affirmer que sa rsolution de vivre dsormais honntement fut sincre4 ,cette rsolution1 il l'a mal tenue1 mais ses rechutes se comprennent pour peu que l'on veuille y rflchir4 ,personne ne fut plus mal arm que lui pour la lutte4 ,il tait un grand enfant dont les accs de volont ne duraient point4 ,il tait1 avec cela1 jusqu' un certain point1 inconscient1 lorsqu'il avait bu2 c'est l1 disons-le1 la vritable cause de ses malheurs2 il tait pris des vertiges que suscite l'ingestion de cette sorte d'eau de bain de ,barges anis1 qui s'appelle l'absinthe2 elle dcageait1 en lui1 hlas6 une bte malfaisante livre sans dfense l',esprit du ,mal4 ,il le dplorait1 se jurait de ne plus reboire et il rebuvait4 ,il n'et pas certainement commis jeun ces excs qui loignrent justement de lui sa femme et lgitimrent sa villgiature dans une maison de force4 ,pauvre ,verlaine6 en une page o il remche les herbes amres du pass1 il s'crie3 cette absinthe1 quelle horreur6 quand j'y pense d'alors444 et d'un depuis qui n'est pas loin1 assez loin pour ma dignit1 pour ma sant1 pour ma dignit1 pourtant plus encore1 quand j'y pense vraiment6 ,il est videmment facile pour les gens sobres de dclarer que l'on peut se gurir de cette maladie4 ,cela est possible1 mais alors il aurait fallu que ,verlaine vct dans un autre milieu et cela1 il ne le pouvait pas4 ,si vous envisagez1 en effet1 sans parti-pris1 sa situation1 vous reconnatrez qu'il lui tait bien malais de sortir de l'impasse o la misre l'avait accul4 ,il n'avait aucune fortune et tait incapable de gagner son pain avec sa plume4 ,si beaux qu'ils soient1 les volumes de vers n'alimentent point1 de rares exceptions prs1 leurs auteurs4 ,il crivait1 d'autre part1 assez mal en prose et n'tait nullement journaliste4 ,il ne pouvait donc songer s'assurer la pte et le gte1 en plaant des articles4 ,il fallait alors1 direz-vous1 qu'il ft comme tant d'autres1 qu'il exert une profession plus ou moins lucrative pour subvenir ses besoins8 ,eh6 il a donn1 aprs son retour de ,belgique1 des leons6 mais ce morne ngoce fut bientt arrt par l'tat prcaire de ses jambes4 ,ravag par les rhumatismes1 il claudiquait1 se tranait sur une canne1 restait1 pendant des mois1 tendu sur le dos1 n'avait en dernire ressource que l'hpital1 lorsque ses infirmits s'aggravaient trop4 ,la misre1 d'autre part1 l'obligeait loger dans des htels indignes et subir des promiscuits dont il devait presque se montrer reconnaissant4 ,les filles du peuple1 si tombes qu'elles puissent tre1 ont trs souvent bon coeur4 ,ses voisines de chambre prirent sans doute parfois piti de cet impotent et1 entre deux promenades1 s'installrent chez lui pour qu'il s'ennuyt moins4 ,il en tait de mme des bohmes dsoeuvrs du quartier latin4 ,fiers de frquenter un homme dont le nom tait connu1 ils tuaient le temps prs de son lit2 et c'taient des prtextes boire1 encourags peut-tre par le crdit des tenanciers de ces sortes de bouges dont le bas est d'habitude occup par un comptoir o se dbitent des verres de folie liquide pour quelques sous4 ,comment le malheureux et-il fait pour se soustraire ces jougs quasi charitables et comment1 une fois sur pieds1 et-il pu repousser l'amiti de gens qui lui avaient rendu de petits services1 alors qu'il tait alit1 dans l'impossibilit de se remuer8 ,ses traverses viennent aussi de l2 la tentation alcoolique et charnelle tait trop proche1 trop continue1 pour qu'il n'y cdt point4 ,il et fallu l'arracher de ces gupiers1 mais on l'y rencontrait rarement seul et il tait difficile de lui montrer sa dchance dans ce milieu de ribotes dont le contact suggrait aussitt1 si peu bgueule que l'on ft1 une ide de fuite4 ,quelques amis plus srs tchrent cependant de le sauver1 mais ils furent assourdis par l'antienne sans cesse rpte des brindes2 et1 d'ailleurs1 on doit l'avouer1 sous la pression des vapeurs de l'absinthe1 ,verlaine tait indocile et but2 non1 ce qu'il et fallu1 c'et t de trouver un prtre1 embras par l'amour des mes1 qui pt prendre de l'influence sur lui et l'accueillir1 comme la brebis perdue1 lorsque1 ayant recouvr la raison et las de lui-mme1 il s'acheminait en boitant vers l'glise4 ,dieu ne lui a pas dispens ce prtre444 ,et puis444 et puis444 le got de la solitude qui l'aurait pu prserver de ces hontes1 est rare mme chez ceux dont l'existence est1 et rgle et douce4 ,c'est une chose bien frappante que de voir1 chez les artistes surtout1 combien peu peuvent rester seuls avec eux-mmes dans une chambre4 ,le besoin de causer1 de se divertir les obsde un tel point qu'ils prfrent la compagnie du premier venu au silence de l'isolement4 ,un peu de vanit aussi1 sans doute1 s'en mle1 le dsir de briller entre confrres et d'tonner1 le prtexte mme1 parfois plausible1 de faire jaillir des ides et des expressions1 en vue d'un travail entreprendre1 dans le ferraillement des controverses et l'escrime des mots4 ,mais la solitude1 excellente pour quelques-uns1 est1 il sied de l'ajouter1 pernicieuse pour beaucoup d'autres4 ,l'aurait-elle t pour ,verlaine8 il le croyait2 dans un de ses livres1 il l'invective1 dclarant qu'elle porte malheur et est1 par prcellence1 mauvaise1 dtestable1 abominable conseillre4 ,elle ne l'et pas plus mal conseill1 en tout cas1 que ce genre de monde qui l'entourait et au caf et au lit6 ,mais d'abord1 nous l'avons expliqu1 l'isolement dans un htel tait--qu'il lui plt ou non--impossible2 dans les garnis de bas tage o les infirmits vous clouent1 dans la misre qui vous oblige des crdits et des emprunts1 l'on subit plus sa destine qu'on ne la fait4 ,telle fut sa situation4 ,je n'ai pas excuser ses passions maladives1 j'ai dire simplement--puisque ce volume s'adresse exclusivement aux catholiques--que le pauvre ,verlaine fut plus plaindre qu' vituprer4 ,il fut d'autant plus plaindre qu'il avait des rveils de conscience1 des remords1 qu'il souffrait de cette existence jamais gche4 ,ah6 soyez assurs qu'il n'tait point1 dans ses moments lucides1 altier et crulen6 il pleurait de dgot sur lui-mme2 peut-tre mme buvait-il alors1 comme tant d'autres1 pour oublier4 ,il ne se reprenait vraiment qu'en prison ou l'hpital2 l il tait brid2 c'est dans ces ghennes qu'il a compos ses pomes mystiques2 et l'on en arrive regretter--et pour lui et pour nous--qu'il n'ait pas t plus souvent squestr2 mais voil un souhait dont il nous et t1 de son vivant1 peu reconnaissant1 je suppose4 ,les catholiques savent maintenant quoi s'en tenir4 ,ils ont affaire un homme plus malheureux que coupable et qui mrite toute leur piti4 ,il fut un peu1 de mme que ,villon1 le faune des mauvais gtes1 mais1 ainsi que lui1 il eut la foi et il a magnifiquement chant le ,refuge des pcheurs1 la ,vierge4 ,je ne veux plus penser qu' ma ,mre ,marie1 ,sige de la sagesse et source des pardons4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 ,marie immacule1 amour essentiel1 ,logique de la foi cordiale et vivace1 ,en vous aimant1 qu'est-il de bon que je ne fasse1 ,en vous aimant du seul amour1 ,porte du ciel8 ,et encore3 ,marie1 ayez piti de moi qui ne vaux rien4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 ,ah6 vous aimer1 n'aimer ,dieu que par vous1 ne tendre ,a ,lui qu'en vous1 sans plus aucun dtour subtil ,et mourir avec vous tout prs4 ,ainsi soit-il6 ,mais1 quoi bon citer des fragments8 ces pices figurent au complet dans ce volume et jamais de plus touchantes louanges n'ont t tresses la gloire de ,celle qui prpare les voies et remet les mes la fois lnifies et plores1 entre les mains de son ,fils4 ,elle fut gnreuse pour lui et il lui demeura fidle4 ,toutes ses chutes ne l'empchrent pas de la prier2 et1 en vrit1 ce sont de splendides gerbes de prires que ces posies d'humilit1 que ces chants d'amour1 bondis d'une me o1 en dpit de tant de fautes1 le ,seigneur s'est plu4 ,et cela se conoit4 ,jsus n'avait-il pas fait1 de cette me dbile1 une me prdestine1 une me d'lection2 ne lui avait-il pas dparti le don superbe de la posie1 car ,verlaine ne fut pas1 comme tant de grimauds de nos jours1 un versificateur plus ou moins adroit mais bien un vrai et un grand pote4 ,et1 ce propos1 une rflexion trange1 dsagrable mme1 si l'on veut1 s'impose4 ,il semble que les seuls gens de talent qui existent parmi les catholiques1 soient des convertis1 commencer par ,chteaubriand et par ,veuillot4 ,il est remarquer aussi que tous ceux qui ont utilement dfendu l'glise et sa politique1 n'ont pas t levs par elle4 ,lacordaire1 de ,montalembert1 de ,falloux1 de ,broglie1 ,hello1 ,coppe1 ,drumont1 ,brunetire1 sont tous sortis de l',universit1 pas un seul des coles clricales4 ,mais alors cette impuissance des disciples des congrganistes quoi tient-elle8 ,elle tient1 je prsume1 l'esprit troit1 au bgueulisme fou1 la crainte des ides1 la panique des mots2 on leur cache tout de la vie et on les apeure avant de les lancer dans la mle4 ,ils ont1 avec cela1 le sentiment religieux amorti par l'accoutumance2 ils perdent les forces ,eucharistiques par l'abus qu'ils en font2 ils ne croient plus que par routine et1 pris de scrupules1 la pense de se dfendre1 ils se terrent1 n'osant bouger1 de peur de pcher contre la charit ou de perdre leur reste de foi2 ou bien alors1 ils sautent d'un extrme l'autre1 se rvoltent et n'ont plus qu'un but1 se venger sur leurs matres de la compression qu'ils ont1 pendant toute leur jeunesse1 subie4 ,si nous nous plaons1 au point de vue plus particulier de l'art1 nous pouvons convenir qu'il est peu prs impossible des hommes disciplins de la sorte de dgager le talent dont ils pourraient tre nantis1 de sa bulbe4 ,le talent a besoin pour jaillir de stimulants2 il a besoin aussi pour pousser de grand air4 ,c'est en lisant et en regardant autour de soi1 sans baisser continuellement les yeux1 que l'on se faonne des ides et que l'on acquiert une forme4 ,il est donc indispensable d'tudier au moins le style des auteurs profanes1 puisqu'ils sont les seuls qui en aient un2 les autres ignorent la moiti des mots de la langue franaise et ils en sont encore rabcher l'idiome puis et corrompu par les redites1 du ,x,v,i,ie sicle4 ,l'glise n'a1 par consquent1 en fait d'artistes1 que ceux qui viennent elle1 quips de toutes pices et qui mettent les armes dont ils ont appris se servir dans le camp oppos1 son service4 ,il faut avoir vcu pour pouvoir crire4 ,mais alors1 le talent serait le fruit du pch8 je veux m'efforcer de ne point le croire2 mais si nous admettions1 pour une minute1 la vracit de cette hypothse1 quelle misricorde et quelle indulgence devraient avoir les catholiques pour ces pauvres convertis auxquels ,dieu a rparti de si prilleux dons6 ,pour tre juste1 il sied de convenir qu' l'heure actuelle1 un souffle de libert et de franchise a quand mme pntr dans les coles congrganistes et dans les sminaires4 ,nombre de jeunes gens refusent de se laisser crever littrairement les yeux et ils n'en sont plus1 pour tancher leur soif de posie religieuse1 tourner le robinet des eaux tides de ,lamartine2 j'en sais qui lisent avec dlices les oeuvres mystiques de ,verlaine4 ,dans la tempte rationaliste si maladroitement dchane sur ces pieux asiles1 ces lectures ne peuvent tre que roboratives et salutaires1 car elles effluent1 pleines pages1 la bonne simplesse et la foi4 ,des pices admirables1 telles que cette srie de sonnets dans lesquels le pote raconte les entretiens de l'me avec ,dieu1 raffermiraient vraiment les ferveurs branles et c'est pourquoi nous croyons accomplir une bonne oeuvre en ditant ce livre4 ,c'tait1 il y a bien longtemps dj1 le souhait du ,p4 ,pacheu qui1 dans un volume intitul de ,dante ,verlaine1 avait pris courageusement la dfense de l'artiste1 alors qu'il tait honni par le clan impeccable1 comme on sait1 des catholiques4 ,demandant un recueil des posies religieuses de ,verlaine1 il disait3 ,cette meilleure part de lui-mme1 cette chapelle offusque par des masures mal fames1 il faut la dgager de ses entours1 pour la sauver de l'oubli4 ,ainsi fut fait4 ,verlaine est maintenant mort1 il a trpass chrtiennement1 avec l'aide d'un prtre4 ,les croyants auxquels nous offrons cet unique eucologe de prires modernes1 n'ont plus qu' profiter de ses pchs1 car s'il ne les avait pas commis1 il n'aurait point crit dans les larmes les plus beaux pomes de repentir et les plus belles suppliques rimes qui existent4 ,ils seraient ingrats s'ils ne priaient pour le pauvre pote1 qui1 aprs avoir souffert pour leur bien1 en somme1 leur apporte1 en ces temps dcourags1 un si cordial rconfort4 ,j4 ,k4 ,,huysmans4 ,,po,,sies ,,religieuses ,,sagesse ,i ,bon chevalier masqu qui chevauche en silence1 ,le ,malheur a perc mon vieux coeur de sa lance4 ,le sang de mon vieux coeur n'a fait qu'un jet vermeil1 ,puis s'est vapor sur les fleurs1 au soleil4 ,l'ombre teignit mes yeux1 un cri vint ma bouche ,et mon vieux coeur est mort dans un frisson farouche4 ,alors le chevalier ,malheur s'est rapproch1 ,il a mis pied terre et sa main m'a touch4 ,son doigt gant de fer entra dans ma blessure ,tandis qu'il attestait sa loi d'une voix dure4 ,et voici qu'au contact glac du doigt de fer ,un coeur me renaissait1 tout un coeur pur et fier ,et voici que1 fervent d'une candeur divine1 ,tout un coeur jeune et bon battit dans ma poitrine6 ,or1 je restais tremblant1 ivre1 incrdule un peu1 ,comme un homme qui voit des visions de ,dieu4 ,mais le bon chevalier1 remont sur sa bte1 ,en s'loignant1 me fit un signe de la tte ,et me cria 7j'entends encore cette voix73 ,au moins1 prudence6 ,car c'est bon pour une fois4 ,,ii ,j'avais pein comme ,sisyphe ,et comme ,hercule travaill ,contre la chair qui se rebiffe4 ,j'avais lutt1 j'avais baill ,des coups trancher des montagnes1 ,et comme ,achille ferraill4 ,farouche ami qui m'accompagnes1 ,tu le sais1 courage paen1 ,si nous en fmes des campagnes4 ,si nous avons nglig rien ,dans cette guerre extnuante1 ,si nous avons travaill bien6 ,le tout en vain3 l'pre gante ,a mon effort de tout ct ,opposait sa ruse ambiante1 ,et toujours un lche abrit ,dans mes conseils qu'il environne ,livrait les cls de la cit4 ,que ma chance ft male ou bonne1 ,toujours un parti de mon coeur ,ouvrait sa porte la ,gorgone4 ,toujours l'ennemi suborneur ,savait envelopper d'un pige ,mme la victoire et l'honneur6 ,j'tais le vaincu qu'on assige1 ,prt vendre son sang bien cher1 ,quand1 blanche en vtements de neige1 ,toute belle au front humble et fier1 ,une dame vint sur la nue1 ,qui d'un signe fit fuir la ,chair4 ,dans une tempte inconnue ,de rage et de cris inhumains1 ,et dchirant sa gorge nue1 ,le ,monstre reprit ses chemins ,par les bois pleins d'amours affreuses1 ,et la dame1 joignant les mains3 --,mon pauvre combattant qui creuses1 ,dit-elle1 ce dilemme en vain1 ,trve aux victoires malheureuses6 ,il t'arrive un secours divin ,dont je suis sre messagre ,pour ton salut1 possible enfin6 --,o ma ,dame dont la voix chre ,encourage un bless jaloux ,de voir finir l'atroce guerre1 ,vous qui parlez d'un ton si doux ,en m'annonant de bonnes choses1 ,ma ,dame1 qui donc tes-vous8 --,j'tais ne avant toutes causes ,et je verrai la fin de tous ,les effets1 toiles et roses4 ,en mme temps1 bonne1 sur vous1 ,hommes faibles et pauvres femmes1 ,je pleure1 et je vous trouve fous6 ,je pleure sur vos tristes mes1 ,j'ai l'amour d'elles1 j'ai la peur ,d'elles1 et de leurs voeux infmes6 ,o ceci n'est pas le bonheur1 ,veillez1 ,quelqu'un l'a dit que j'aime1 ,veillez1 crainte du ,suborneur1 ,veillez1 crainte du ,jour suprme6 ,qui je suis8 me demandais-tu4 ,mon nom courbe les anges mme1 ,je suis le coeur de la vertu1 ,je suis l'me de la sagesse1 ,mon nom brle l',enfer ttu2 ,je suis la douceur qui redresse1 ,j'aime tous et n'accuse aucun1 ,mon nom1 seul1 se nomme promesse1 ,je suis l'unique hte opportun1 ,je parle au ,roi le vrai langage ,du matin rose et du soir brun1 ,je suis la ,,pri,,re1 et mon gage ,c'est ton vice en droute au loin2 ,ma condition3 ,toi1 sois sage4 --,oui1 ma ,dame1 et soyez tmoin6 ,,iii ,qu'en dis-tu1 voyageur1 des pays et des gares8 ,du moins as-tu cueilli l'ennui1 puisqu'il est mr1 ,toi que voil fumant de maussades cigares1 ,noir1 projetant une ombre absurde sur le mur8 ,tes yeux sont aussi morts depuis les aventures1 ,ta grimace est la mme et ton deuil est pareil3 ,telle la lune vue travers des mtures1 ,telle la vieille mer sous le jeune soleil1 ,tel l'ancien cimetire aux tombes toujours neuves6 ,mais voyons1 et dis-nous les rcits devins1 ,ces dsillusions pleurant le long des fleuves1 ,ces dgots comme autant de fades nouveau-ns1 ,ces femmes6 ,dis les gaz1 et l'horreur identique ,du mal toujours1 du laid partout sur tes chemins1 ,et dis l',amour et dis encor la ,politique ,avec du sang dshonor d'encre leurs mains4 ,et puis surtout ne va pas t'oublier toi-mme ,tranassant ta faiblesse et ta simplicit ,partout o l'on bataille et partout o l'on aime1 ,d'une faon si triste et folle1 en vrit6 ,a-t-on assez puni cette lourde innocence8 ,qu'en dis-tu8 ,l'homme est dur1 mais la femme8 ,et tes pleurs1 ,qui les a bus8 ,et quelle me qui les recense ,console ce qu'on peut appeler tes malheurs8 ,ah les autres1 ah toi6 ,crdule qui te flatte1 ,toi qui rvais 7c'tait trop excessif1 aussi7 ,je ne sais quelle mort lgre et dlicate8 ,ah toi1 l'espce d'ange avec ce voeu transi6 ,mais maintenant les plans1 les buts8 ,es-tu de force1 ,ou si d'avoir pleur t'a dtremp le coeur8 ,l'arbre est tendre s'il faut juger d'aprs l'corce1 ,et tes aspects ne sont pas ceux d'un grand vainqueur4 ,si gauche encore6 avec l'aggravation d'tre ,une sorte prsent d'idyllique engourdi ,qui surveille le ciel bte par la fentre ,ouverte aux yeux matois du dmon de midi4 ,si le mme dans cette extrme dcadence6 ,enfin6--,mais ta place un tre avec du sens1 ,payant les violons voudrait mener la danse1 ,au risque d'alarmer quelque peu les passants4 ,n'as-tu pas1 en fouillant les recoins de ton me1 ,un beau vice tirer comme un sabre au soleil1 ,quelque vice joyeux1 effront1 qui s'enflamme ,et vibre1 et darde rouge au front du ciel vermeil8 ,un ou plusieurs8 ,si oui1 tant mieux6 ,et pars bien vite ,en guerre1 et bats d'estoc et de taille1 sans choix ,surtout1 et mets ce masque indolent o s'abrite ,la haine inassouvie et repue la fois444 ,il faut n'tre pas dupe en ce farceur de monde ,o le bonheur n'a rien d'exquis et d'allchant ,s'il n'y frtille un peu de pervers et d'immonde1 ,et pour n'tre pas dupe il faut tre mchant4 --,sagesse humaine1 ah6 j'ai les yeux sur d'autres choses1 ,et parmi ce pass dont ta voix dcrivait ,l'ennui1 pour des conseils encore plus moroses1 ,je ne me souviens plus que du mal que j'ai fait4 ,dans tous les mouvements bizarres de ma vie1 ,de mes malheurs1 selon le moment et le lieu1 ,des autres et de moi1 de la route suivie1 ,je n'ai rien retenu que la grce de ,dieu4 ,si je me sens puni1 c'est que je le dois tre4 ,ni l'homme ni la femme ici ne sont pour rien4 ,mais j'ai le ferme espoir d'un jour pouvoir connatre ,le pardon et la paix promis tout ,chrtien4 ,bien de n'tre pas dupe en ce monde d'une heure1 ,mais pour ne l'tre pas durant l'ternit1 ,ce qu'il faut tout prix qui rgne et qui demeure1 ,ce n'est pas la mchancet1 c'est la bont4 ,,iv ,malheureux6 ,tous les dons1 la gloire du baptme1 ,ton enfance chrtienne1 une mre qui t'aime1 ,la force et la sant comme le pain et l'eau1 ,cet avenir enfin1 dcrit dans le tableau ,de ce pass plus clair que le jeu des mares1 ,tu pilles tout1 tu perds en viles simagres ,jusqu'aux derniers pouvoirs de ton esprit1 hlas6 ,la maldiction de n'tre jamais las ,suit tes pas sur le monde o l'horizon t'attire1 ,l'enfant prodigue avec des gestes de satyre6 ,nul avertissement1 douloureux ou moqueur1 ,ne prvaut sur l'lan funeste de ton coeur4 ,tu flnes travers pril et ridicule1 ,avec l'irresponsable audace d'un ,hercule ,dont les travaux seraient fous1 ncessairement4 ,l'amiti--dame6--a tu son reproche clment1 ,et chaste1 et sans aucun espoir que le suprme1 ,vient prier1 comme au lit d'un mourant qui blasphme4 ,la patrie oublie est dure au fils affreux1 ,et le monde alentour dresse ses buissons creux ,o ton dsir mauvais s'puise en flches mortes4 ,maintenant il te faut passer devant les portes1 ,htant le pas de peur qu'on ne lche le chien1 ,et si tu n'entends pas rire1 c'est encor bien4 ,malheureux1 toi ,franais1 toi ,chrtien1 quel dommage6 ,mais tu vas1 la pense obscure de l'image ,d'un bonheur qu'il te faut immdiat1 tant ,athe 7avec la foule67 et jaloux de l'instant1 ,tout apptit parmi ces apptits froces1 pris de la fadaise actuelle1 mots1 noces ,et festins1 la ,science1 et l'esprit de ,paris1 ,tu vas magnifiant ce par quoi tu pris1 ,imbcile6 et niant le soleil qui t'aveugle6 ,tout ce que les temps ont de bte pat et beugle ,dans ta cervelle1 ainsi qu'un troupeau dans un pr1 ,et les vices de tout le monde ont migr ,pour ton sang dont le fer lchement s'tiole4 ,tu n'es plus bon rien de propre1 ta parole ,est morte de l'argot et du ricanement1 ,et d'avoir rabch les bourdes du moment4 ,ta mmoire1 de tant d'obscnits bonde1 ,ne saurait accueillir la plus petite ide1 ,et patauge parmi l'gosme ambiant1 ,en qute d'on ne peut dire quel vil nant6 ,seul1 entre les dbris honnis de ton dsastre1 ,l',orgueil1 qui met la flamme au front du potastre ,et fait au criminel un prestige odieux1 ,seul1 l',orgueil est vivant1 il danse dans tes yeux1 ,il regarde la ,faute et rit de s'y complaire4 --,dieu des humbles1 sauvez cet enfant de colre6 ,v ,o vous1 comme un qui boite au loin4 ,chagrins et ,joies1 ,toi1 coeur saignant d'hier qui flambes aujourd'hui1 ,c'est vrai pourtant que c'est fini1 que tout a fui ,de nos sens1 aussi bien les ombres que les proies4 ,vieux bonheurs1 vieux malheurs1 comme une file d'oies ,sur la route en poussire o tous les pieds ont lui1 ,bon voyage6 ,et le ,rire1 et1 plus vielle que lui1 ,toi1 ,tristesse noye au vieux noir que tu broies6 ,et le reste6--,un doux vide1 un grand renoncement1 ,quelqu'un en nous qui sent la paix immensment1 ,une candeur d'me d'une fracheur dlicieuse444 ,et voyez6 notre coeur qui saignait sous l'orgueil1 ,il flambe dans l'amour1 et s'en va faire accueil ,a la vie1 en faveur d'une mort prcieuse6 ,,vi ,les faux beaux jours ont lui tout le jour1 ma pauvre me1 ,et les voici vibrer aux cuivres du couchant4 ,ferme les yeux1 pauvre me1 et rentre sur-le-champ3 ,une tentation des pires4 ,fuis l'infme4 ,ils ont lui tout le jour en longs grlons de flamme1 ,battant toute vendange aux collines1 couchant ,toute moisson de la valle1 et ravageant ,le ciel tout bleu1 le ciel chanteur qui te rclame4 ,o plis1 et va-t'en1 lente et joignant les mains4 ,si ces hiers allaient manger nos beaux demains8 ,si la vieille folie tait encore en route8 ,ces souvenirs1 va-t-il falloir les retuer8 ,un assaut furieux1 le suprme sans doute6 ,o1 va prier contre l'orage1 va prier4 ,,vii ,la vie humble aux travaux ennuyeux et faciles ,est une oeuvre de choix qui veut beaucoup d'amour3 ,rester gai quand le jour1 triste1 succde au jour1 tre fort1 et s'user en circonstances viles1 ,n'entendre1 n'couter aux bruits des grandes villes ,que l'appel1 mon ,dieu1 des cloches dans la tour1 ,et faire un de ces bruits soi-mme1 cela pour ,l'accomplissement vil de tches puriles1 ,dormir chez les pcheurs tant un pnitent2 ,n'aimer que le silence et converser pourtant ,le temps si grand dans la patience si grande1 ,le scrupule naf aux repentirs ttus1 ,et tous ces soins autour de ces pauvres vertus6 --,fi1 dit l',ange ,gardien1 de l'orgueil qui marchande6 ,,viii ,sagesse d'un ,louis ,racine1 je t'envie6 ,o n'avoir pas suivi les leons de ,rollin1 ,n'tre pas n dans le grand sicle son dclin1 ,quand le soleil couchant1 si beau1 dorait la vie1 ,quand ,maintenon jetait sur la ,france ravie ,l'ombre douce et la paix de ces coiffes de lin1 ,et royale abritait la veuve et l'orphelin1 ,quand l'tude de la prire tait suivie1 ,quand pote et docteur1 simplement1 bonnement1 ,communiaient avec des ferveurs de novices1 ,humbles servaient la ,messe et chantaient aux offices1 ,et1 le printemps venu1 prenaient un soin charmant ,d'aller dans les ,auteuils cueillir lilas et roses ,en louant ,dieu1 comme ,garo1 de toutes choses6 ,,ix ,non4 ,il fut gallican1 ce sicle1 et jansniste6 ,c'est vers le ,moyen ,age norme et dlicat ,qu'il faudrait que mon coeur en panne navigut1 ,loin de nos jours d'esprit charnel et de chair triste4 ,roi1 politicien1 moine1 artisan1 chimiste1 ,architecte1 soldat1 mdecin1 avocat1 ,quel temps6 ,oui1 que mon coeur naufrag rembarqut ,pour toute cette force ardente1 souple1 artiste6 ,et l que j'eusse part--quelconque1 chez les rois ,ou bien ailleurs1 n'importe1-- la chose vitale1 ,et que je fusse un saint1 actes bons1 pensers droits1 ,haute thologie et solide morale1 ,guid par la folie unique de la ,croix ,sur tes ailes de pierre1 folle ,cathdrale6 ,x ,petits amis qui stes nous prouver ,par ,a plus ,b que deux et deux font quatre1 ,mais qui depuis voulez parachever ,une victoire o l'on se laissait battre1 ,et couronner vos conqutes d'un coup ,par ce soufflet la mmoire humaine2 ,dieu ne vous a rvl rien du tout1 ,car nous disions qu'il n'est que l'ombre vaine1 ,que le profil et que l'allongement ,sur tous les murs que la peur difie1 ,de votre pur et simple mouvement1 ,et nous dictons cette philosophie4 --,frres trop chers1 laissez-nous rire un peu1 ,nous les fervents d'une logique rance1 ,qui justement n'avons de foi qu'en ,dieu ,et mettons notre espoir dans l',esprance1 ,laissez-nous rire un peu1 pleurer aussi1 ,pleurer sur vous1 rire du vieux blasphme1 ,rire du vieux ,satan stupide ainsi1 ,pleurer sur cet ,adam dupe quand mme6 ,frre de nous qui payons vos orgueils1 ,tous fils du mme ,amour1 ah6 la science1 ,allons donc1 allez donc1 c'est nos cercueils ,nafs ou non1 c'est notre mfiance ,ou notre confiance aux seuls ,rcits1 ,c'est notre oreille ouverte toute grande ,ou tristement ferme au ,mot prcis6 ,frres1 lchez la science gourmande ,qui veut voler sur les ceps dfendus ,le fruit sanglant qu'il ne faut pas connatre4 ,lchez son bras qui vous tient attendus ,pour des enfers que ,dieu n'a pas fait natre1 ,mais qui sont l'oeuvre affreuse du pch1 ,car nous1 les fils attentifs de l',histoire1 ,nous tenons pour l'honneur jamais tach ,de la ,tradition1 supplice et gloire6 ,nous sommes srs des ,aeux nous disant ,qu'ils ont vu ,dieu sous telle ou telle forme1 ,et prdisant aux crimes d' prsent ,la peine immense ou le pardon norme4 ,puisqu'ils avaient vu ,dieu prsent toujours1 ,puisqu'ils ne mentaient pas1 puisque nos crimes ,vont effrayants1 puisque vos yeux sont courts1 ,et puisqu'il est des repentirs sublimes1 ,ils ont dit tout4 ,savoir le reste est bien3 ,que deux et deux fassent quatre1 merveille6 ,riens innocents1 mais des riens moins que rien1 ,la dernire heure tant l qui surveille ,tout autre soin dans l'homme en vrit6 ,gardez que trop chercher ne vous sduise ,loin d'une sage et forte humilit444 ,le seul savant1 c'est encore ,mose4 ,,xi ,or1 vous voici promus1 petits amis1 ,depuis les temps de ma lettre premire1 ,promus1 disais-je1 aux fiers emplois promis ,a votre thse1 en ces jours de lumire4 ,vous voici rois de ,france6 ,a votre tour6 7,rois plusieurs d'une ,france postiche1 ,mais rois de fait et non sans quelque amour ,d'un trne lourd avec un budget riche47 ,a l'oeuvre1 amis petits6 ,nous avons droit ,de vous y voir1 payant de notre poche1 ,et d'tre un peu rjouis l'endroit ,de votre tat sans peur et sans reproche4 ,sans peur8 ,du matre8 ,o le matre1 mais c'est ,l',ignorant-chiffre et le ,suffrage-nombre1 ,total1 le peuple1 un ne fort qui s'est ,cabr1 pour vous espoir clair1 puis fait sombre4 ,cabr comme une chvre1 c'est le mot4 ,et votre bras1 saignant jusqu' l'aisselle1 ,s'efforce en vain3 fort comme ,bhmot1 ,le monstre tire444 et votre peur est telle ,quand l'ne brait1 que le voil parti ,qui par les dents vous boute cent ruades ,en forme de reproche bien senti444 ,courez aprs1 frottant vos reins malades6 ,o ,peuple1 nous t'aimons immensment3 ,n'es-tu donc pas la pauvre me ignorante ,en proie tout ce qui sait et qui ment8 ,n'es-tu donc pas l'immensit souffrante8 ,la charit nous fait chercher tes maux1 ,la foi nous guide travers tes tnbres4 ,on t'a rendu semblable aux animaux1 ,moins leur candeur1 et plein d'instincts funbres4 ,l'orgueil t'a pris en ce quatre-vingt-neuf1 ,nabuchodonosor1 et te fait patre1 ,ane obstin1 mouton but1 dur boeuf1 ,broutant pouvoir1 famille1 soldat1 prtre6 ,o paysan cass sur tes sillons1 ,ple ouvrier qu'esquinte la machine1 ,membres sacrs de ,jsus-,christ1 allons1 ,relevez-vous1 honorez votre chine1 ,portez l'amour qu'il faut vos bras forts1 ,vos pieds vaillants sont les plus beaux du monde1 ,respectez-les1 fuyez ces chemins tors1 ,fermez l'oreille ce conseil immonde1 ,redevenez les ,franais d'autrefois1 ,fils de l'glise1 et dignes de vos pres6 ,o s'ils savaient ceux-ci sur vos pavois1 ,leurs os sueraient de honte aux cimetires4 --,vous1 nos tyrans minuscules d'un jour1 ,l'normit des actes rend les princes ,surtout de souche impure1 et malgr cour ,et splendeur et le faste1 encor plus minces1-- ,laissez le rgne et rentrez dans le rang4 ,aussi bien l'heure est proche o la tourmente ,vous va donner des loisirs1 et tout blanc ,l'avenir flotte avec sa fleur charmante ,sur la ,bastille absurde o vous teniez ,la ,france aux fers d'un blasphme et d'un schisme1 ,et la chronique en de clments ,tniers ,dj vous peint allant au catchisme4 ,,xii ,vous reviendrez bientt1 les bras pleins de pardons ,selon votre coutume1 ,o ,pres excellents qu'aujourd'hui nous perdons ,pour comble d'amertume4 ,vous reviendrez1 vieillards exquis1 avec l'honneur1 ,et sa rgle chrie1 ,et que de pleurs joyeux1 et quels cris de bonheur ,dans toute la patrie6 ,vous reviendrez1 aprs ces glorieux exils1 ,aprs des moissons d'mes1 ,aprs avoir pri pour ceux-ci1 fussent-ils ,encore plus infmes1 ,aprs avoir couvert les les et la mer ,de votre ombre si douce ,et rjoui le ciel et constern l'enfer1 ,bni qui vous repousse1 ,bni qui vous dpouille au cri de libert1 ,bni l'impie en armes1 ,et l'enfant qu'il vous prend des bras1--et rachet ,nos crimes par vos larmes6 ,proscrits des jours1 vainqueurs des temps1 non point adieu1 ,vous tes l'esprance4 ,a tantt1 ,pres saints1 qui nous vaudrez de ,dieu ,le salut pour la ,france6 ,variante au #f;e vers3 ,avec sa fleur chrie1 ,,xiii ,on n'offense que ,dieu qui seul pardonne4 ,mais ,on contriste son frre1 on l'afflige1 on le blesse4 ,on fait gronder sa haine ou pleurer sa faiblesse1 ,et c'est un crime affreux qui va troubler la paix ,des simples1 et donner au monde sa pture1 ,scandale1 coeurs perdus1 gros mots et rire pais4 ,le plus souvent par un effet de la nature ,des choses1 ce pch trouve son chtiment ,mme ici-bas1 froce et long communment4 ,mais l',amour tout-puissant donne la crature ,le sens de son malheur qui mne au repentir ,par une route lente et haute1 mais trs sre4 ,alors un grand dsir1 un seul1 vient investir ,le pnitent1 aprs les premires alarmes1 ,et c'est d'humilier son front devant les larmes ,de nagure1 sans rien qui pourrait amortir ,le coup droit pour l'orgueil1 et de rendre les armes ,comme un soldat vaincu1 triste1 de bonne foi4 ,o ma soeur1 qui m'avez puni1 pardonnez-moi6 ,,xiv ,voix de l',orgueil3 un cri puissant1 comme d'un cor4 ,des toiles de sang sur des cuirasses d'or4 ,on trbuche travers des chaleurs d'incendie444 ,mais en somme la voix s'en va1 comme d'un cor4 ,voix de la ,haine3 cloche en mer1 fausse1 assourdie ,de neige lente4 ,il fait si froid6 ,lourde1 affadie1 ,la vie a peur et court follement sur le quai ,loin de la cloche qui devient plus assourdie4 ,voix de la ,chair3 un gros tapage fatigu4 ,des gens ont bu4 ,l'endroit fait semblant d'tre gai4 ,des yeux1 des noms1 et l'air plein de parfums atroces ,o vient mourir le gros tapage fatigu4 ,voix d',autrui3 des lointains dans les brouillards4 ,des noces ,vont et viennent4 ,des tas d'embarras4 ,des ngoces4 ,et tout le cirque des civilisations ,au son trotte-menu du violon des noces4 ,colres1 soupirs noirs1 regrets1 tentations ,qu'il a fallu pourtant que nous entendissions ,pour l'assourdissement des silences honntes1 ,colres1 soupirs noirs1 regrets1 tentations1 ,ah6 les ,voix1 mourez donc1 mourantes que vous tes6 ,sentences1 mots en vain1 mtaphores mal faites1 ,toute la rhtorique en fuite des pchs1 ,ah6 les ,voix1 mourez donc1 mourantes que vous tes6 ,nous ne sommes plus ceux que vous auriez cherchs4 ,mourez nous1 mourez aux humbles voeux cachs ,que nourrit la douceur de la ,parole forte1 ,car notre coeur n'est plus de ceux que vous cherchez6 ,mourez parmi la voix que la prire emporte ,au ciel1 dont elle seule ouvre et ferme la porte ,et dont elle tiendra les sceaux au dernier jour1 ,mourez parmi la voix que la prire apporte1 ,mourez parmi la voix terrible de l',amour6 ,,xv ,va ton chemin sans plus t'inquiter6 ,la route est droite et tu n'as qu' monter1 ,portant d'ailleurs le seul trsor qui vaille ,et l'arme unique au cas d'une bataille1 ,la pauvret d'esprit et ,dieu pour toi4 ,surtout il faut garder toute esprance1 ,qu'importe un peu de nuit et de souffrance8 ,la route est bonne et la mort est au bout4 ,oui1 garde toute esprance surtout1 ,la mort l-bas te dresse un lit de joie4 ,et fais-toi doux de toute la douceur4 ,la vie est laide1 encore c'est ta soeur4 ,simple1 gravis la cte et mme chante ,pour carter la prudence mchante ,dont la voix basse est pour tenter ta foi4 ,simple comme un enfant1 gravis la cte1 ,humble comme un pcheur qui hait la faute1 ,chante1 et mme sois gai1 pour dfier ,l'ennui que l'ennemi peut t'envoyer ,afin que tu t'endormes sur la voie4 ,ris du vieux pige et du vieux sducteur1 ,puisque la ,paix est l1 sur la hauteur1 ,qui luit parmi les fanfares de gloire4 ,monte1 ravi1 dans la nuit blanche et noire1 ,dj l',ange ,gardien tend sur toi ,joyeusement des ailes de victoire4 ,,xvi ,pourquoi triste1 mon me1 ,triste jusqu' la mort1 ,quand l'effort te rclame1 ,quand le suprme effort ,est l qui te rclame8 ,ah6 tes mains que tu tords ,au lieu d'tre la tche1 ,tes lvres que tu mords ,et leur silence lche1 ,et tes yeux qui sont morts6 ,n'as-tu pas l'esprance ,de la fidlit1 ,et1 pour plus d'assurance ,dans la scurit1 ,n'as-tu pas la souffrance8 ,mais chasse le sommeil ,et ce rve qui pleure4 ,grand jour et plein soleil6 ,vois1 il est plus que l'heure3 ,le ciel bruit vermeil1 ,et la lumire crue ,dcoupant d'un trait noir ,toute chose apparue ,te montre le ,devoir ,et sa forme bourrue4 ,marche lui vivement1 ,tu verras disparatre ,tout aspect inclment ,de sa manire d'tre1 ,avec l'loignement4 ,c'est le dpositaire ,qui te garde un trsor ,d'amour et de mystre1 ,plus prcieux que l'or1 ,plus sr que rien sur terre3 ,les biens qu'on ne voit pas1 ,toute joie inoue1 ,votre paix1 saints combats1 ,l'extase panouie ,et l'oubli d'ici-bas1 ,et l'oubli d'ici-bas6 ,,xvii ,n l'enfant des grandes villes ,et des rvoltes serviles1 ,j'ai l1 tout cherch1 trouv ,de tout apptit rv4 ,mais1 puisque rien n'en demeure1 ,j'ai dit un adieu lger ,a tout ce qui peut changer1 ,au plaisir1 au bonheur mme1 ,et mme tout ce que j'aime ,hors de vous1 mon doux ,seigneur6 ,la ,croix m'a pris sur ses ailes ,qui m'emporte aux meilleurs zles1 ,silence1 expiation1 ,et l'pre vocation ,pour la vertu qui s'ignore4 ,douce1 chre ,humilit1 ,arrose ma charit1 ,trempe-la de tes eaux vives4 ,o mon coeur1 que tu ne vives ,qu'aux fins d'une bonne mort6 ,,xviii ,l'me antique tait rude et vaine ,et ne voyait dans la douleur ,que l'acuit de la peine ,ou l'tonnement du malheur4 ,l'art1 sa figure la plus claire1 ,traduit ce double sentiment ,par deux grands types de la ,mre ,en proie au suprme tourment4 ,c'est la vieille reine de ,troie3 ,tous ses fils sont morts par le fer4 ,alors ce deuil brutal aboie ,et glapit au bord de la mer4 ,elle court le long du rivage1 ,bavant vers le flot cumant1 ,hirsute1 criade1 sauvage1 ,la chienne littralement6444 ,et c'est ,niob qui s'effare ,et garde fixement des yeux ,sur les dalles de pierre rare ,ses enfants tus par les dieux4 ,le souffle expire sur sa bouche4 ,elle meurt dans un geste fou4 ,ce n'est plus qu'un marbre farouche ,l transport nul ne sait d'o6444 ,la douleur chrtienne est immense1 ,elle1 comme le coeur humain1 ,elle souffre1 puis elle pense1 ,et calme poursuit son chemin4 ,elle est debout sur le ,calvaire ,pleine de larmes et sans cris4 ,c'est galement une mre1 ,mais quelle mre de quel fils6 ,elle participe au ,supplice ,qui sauve toute nation1 ,attendrissant le sacrifice ,par sa vaste compassion4 ,et comme tous sont les fils d'elle1 ,sur le monde et sur sa langueur ,toute la charit ruisselle ,des sept blessures de son coeur1 ,au jour qu'il faudra1 pour la gloire ,des cieux enfin tout grands ouverts1 ,ceux qui surent et purent croire1 ,bons et doux1 sauf au seul ,pervers1 ,ceux-l vers la joie infinie ,sur la colline de ,sion ,monteront d'une aile bnie ,aux plis de son assomption4 ,,ii ,i ,o mon ,dieu1 vous m'avez bless d'amour ,et la blessure est encore vibrante1 ,o mon ,dieu1 vous m'avez bless d'amour4 ,o mon ,dieu1 votre crainte m'a frapp ,et la brlure est encor l qui tonne1 ,o mon ,dieu1 votre crainte m'a frapp4 ,o mon ,dieu1 j'ai connu que tout est vil ,et votre gloire en moi s'est installe1 ,o mon ,dieu1 j'ai connu que tout est vil4 ,noyez mon me aux flots de votre ,vin1 ,fondez ma vie au ,pain de votre table1 ,noyez mon me aux flots de votre ,vin4 ,voici mon sang que je n'ai pas vers1 ,voici ma chair indigne de souffrance1 ,voici mon sang que je n'ai pas vers4 ,voici mon front qui n'a pu que rougir1 ,pour l'escabeau de vos pieds adorables1 ,voici mon front qui n'a pu que rougir4 ,voici mes mains qui n'ont pas travaill1 ,pour les charbons ardents et l'encens rare1 ,voici mes mains qui n'ont pas travaill4 ,voici mon coeur qui n'a battu qu'en vain1 ,pour palpiter aux ronces du ,calvaire1 ,voici mon coeur qui n'a battu qu'en vain4 ,voici mes pieds1 frivoles voyageurs1 ,pour accourir au cri de votre grce1 ,voici mes pieds1 frivoles voyageurs4 ,voici ma voix1 bruit maussade et menteur1 ,pour les reproches de la ,pnitence1 ,voici ma voix1 bruit maussade et menteur4 ,voici mes yeux1 luminaires d'erreur4 ,pour tre teints aux pleurs de la prire1 ,voici mes yeux1 luminaires d'erreur4 ,hlas1 ,vous1 ,dieu d'offrande et de pardon1 ,quel est le puits de mon ingratitude1 ,hlas6 ,vous1 ,dieu d'offrande et de pardon1 ,dieu de terreur et ,dieu de saintet1 ,hlas6 ce noir abme de mon crime1 ,dieu de terreur et ,dieu de saintet1 ,vous1 ,dieu de paix1 de joie et de bonheur1 ,toutes mes peurs1 toutes mes ignorances1 ,vous1 ,dieu de paix1 de joie et de bonheur1 ,vous connaissez tout cela1 tout cela1 ,et que je suis plus pauvre que personne1 ,vous connaissez tout cela1 tout cela4 ,mais ce que j'ai1 mon ,dieu1 je vous le donne4 ,,ii ,je ne veux plus aimer que ma mre ,marie4 ,tous les autres amours sont de commandement4 ,ncessaires qu'ils sont1 ma mre seulement ,pourra les allumer aux coeurs qui l'ont chrie4 ,c'est pour ,elle qu'il faut chrir mes ennemis1 ,c'est par ,elle que j'ai vou ce sacrifice1 ,et la douceur de coeur et le zle au service1 ,comme je la priais1 ,elle les a permis4 ,et comme j'tais faible et bien mchant encore1 ,aux mains lches1 les yeux blouis des chemins1 ,elle baissa mes yeux et me joignit les mains1 ,et m'enseigna les mots par lesquels on adore4 ,c'est par ,elle que j'ai voulu de ces chagrins1 ,c'est pour ,elle que j'ai mon coeur dans les ,cinq ,plaies1 ,et tous ces bons efforts vers les croix et les claies1 ,comme je l'invoquais1 ,elle en ceignit mes reins4 ,je ne veux plus penser qu' ma mre ,marie1 ,sige de la sagesse et source des pardons1 ,mre de ,france aussi1 de qui nous attendons ,inbranlablement l'honneur de la patrie4 ,marie ,immacule1 amour essentiel4 ,logique de la foi cordiale et vivace1 ,en vous aimant qu'est-il de bon que je ne fasse1 ,en vous aimant du seul amour1 ,porte du ciel8 ,,iii ,vous tes calme1 vous voulez un voeu discret1 ,des secrets mi-voix dans l'ombre et le silence1 ,le coeur qui se rpand plutt qu'il ne s'lance1 ,et ces timides1 moins transis qu'il ne parat1 ,vous accueillez d'un geste exquis telles penses ,qui ne marchent qu'en ordre et font le moindre bruit1 ,votre main1 toujours prte la chute du fruit1 patiente avec l'arbre et s'abstient de pousses4 ,et si l'immense amour de vos commandements ,embrasse et presse tous en sa sollicitude1 ,vos conseils vont dicter aux meilleurs et l'tude ,et le travail des plus humbles recueillements4 ,le pcheur1 s'il prtend vous connatre et vous plaire1 ,o vous qui nous aimant si fort parliez si peu1 ,doit et peut1 tout temps du jour comme en tout lieu1 ,bien faire obscurment son devoir et se taire1 ,se taire pour le monde1 un pur snat de fous1 ,se taire sur autrui1 des mes prcieuses1 ,car nous taire vous plat1 mme aux heures pieuses1 ,mme la mort1 sinon devant le prtre et vous4 ,donnez-leur le silence et l'amour du mystre1 ,o ,dieu glorifieur du bien fait en secret1 ,a ces timides moins transis qu'il ne parat1 ,et l'horreur1 et le pli des choses de la terre4 ,donnez-leur1 mon ,dieu1 la rsignation1 ,toute force1 douceur1 l'ordre et l'intelligence1 ,afin qu'au jour suprme ils gagnent l'indulgence ,de l',agneau formidable en la neuve ,sion1 ,afin qu'ils puissent dire3 ,au moins nous smes croire ,et que l',agneau terrible1 ayant tout supput1 ,leur rponde3 ,venez1 vous avez mrit1 ,pacifiques1 ma paix1 et1 douloureux1 ma gloire4 ,,iv ,i ,mon ,dieu m'a dit3 ,mon fils1 il faut m'aimer1 tu vois ,mon flanc perc1 mon coeur qui rayonne et qui saigne1 ,et mes pieds offenss que ,madeleine baigne ,de larmes1 et mes bras douloureux sous le poids ,de tes pchs1 et mes mains6 ,et tu vois la croix1 ,tu vois les clous1 le fiel1 l'ponge et tout t'enseigne ,a n'aimer1 en ce monde amer o la chair rgne1 ,que ma ,chair et mon ,sang1 ma parole et ma voix4 ,ne t'ai-je pas aim jusqu' la mort moi-mme1 ,o mon frre en mon ,pre1 mon fils en l',esprit1 ,et n'ai-je pas souffert1 comme c'tait crit8 ,n'ai-je pas sanglot ton angoisse suprme ,et n'ai-je pas su la sueur de tes nuits1 ,lamentable ami qui me cherches o je suis8 ,,ii ,j'ai rpondu3 ,seigneur1 vous avez dit mon me4 ,c'est vrai que je vous cherche et ne vous trouve pas4 ,mais vous aimer6 ,voyez comme je suis en bas1 ,vous dont l'amour toujours monte comme la flamme ,vous1 la source de paix que toute soif rclame1 ,hlas6 ,voyez un peu mes tristes combats6 ,oserai-je adorer la trace de vos pas1 ,sur ces genoux saignants d'un rampement infme8 ,et pourtant je vous cherche en longs ttonnements1 ,je voudrais que votre ombre au moins vtt ma honte1 ,mais vous n'avez pas d'ombre1 vous dont l'amour monte1 ,o vous1 fontaine calme1 amre aux seuls amants ,de leur damnation1 vous toute lumire ,sauf aux yeux dont un lourd baiser tient la paupire6 ,,iii --,il faut m'aimer6 ,je suis l'universel ,baiser1 ,je suis cette paupire et je suis cette lvre ,dont tu parles1 cher malade1 et cette fivre ,qui t'agite1 c'est moi toujours6 il faut oser ,m'aimer6 ,oui1 mon amour monte sans biaiser ,jusqu'o ne grimpe pas ton pauvre amour de chvre1 ,et t'emportera1 comme un aigle vole un livre1 ,vers des serpolets qu'un ciel cher vient arroser4 ,o ma nuit claire6 tes yeux dans mon clair de lune6 ,o ce lit de lumire et d'eau parmi la brune6 ,toute cette innocence et tout ce reposoir6 ,aime-moi6 ,ces deux mots sont mes verbes suprmes1 ,car tant ton ,dieu tout-puissant1 je peux vouloir1 ,mais je ne veux d'abord que pouvoir que tu m'aimes6 ,,iv --,seigneur1 c'est trop8 ,vraiment je n'ose4 ,aimer qui8 ,vous8 ,oh6 non6 ,je tremble et n'ose4 ,oh6 vous aimer je n'ose1 ,je ne veux pas6 ,je suis indigne4 ,vous1 la ,rose ,immense des purs vents de l',amour1 ,vous1 tous ,les coeurs des saints1 vous qui ftes le ,jaloux ,d',isral1 ,vous1 la chaste abeille qui se pose ,sur la seule fleur d'une innocence mi-close ,quoi1 moi1 moi1 pouvoir ,vous aimer4 tes-vous fous#a1 ,pre1 ,fils1 ,esprit8 ,moi1 ce pcheur-ci1 ce lche1 ,ce superbe1 qui fait le mal comme sa tche ,et n'a dans tous ses sens1 odorat1 toucher1 got1 ,vue1 oue1 et dans tout son tre--hlas6 dans tout ,son espoir et dans tout son remords que l'extase ,d'une caresse o le seul vieil ,adam s'embrase8 #a ,saint ,augustin4 ,v --,il faut m'aimer4 ,je suis ces ,fous que tu nommais1 ,je suis l',adam nouveau qui mange le vieil homme1 ,ta ,rome1 ton ,paris1 ta ,sparte et ta ,sodome1 ,comme un pauvre ru parmi d'horribles mets4 ,mon amour est le feu qui dvore jamais ,toute chair insense1 et l'vapore comme ,un parfum1--et c'est le dluge qui consomme ,en son flot tout mauvais germe que je semais1 ,afin qu'un jour la ,croix o je meurs ft dresse ,et que par un miracle effrayant de bont ,je t'eusse un jour moi1 frmissant et dompt4 ,aime4 ,sors de ta nuit4 ,aime4 ,c'est ma pense ,de toute ternit1 pauvre me dlaisse1 ,que tu dusses m'aimer1 moi seul qui suis rest6 ,,vi --,seigneur1 j'ai peur4 ,mon me en moi tressaille toute4 ,je vois1 je sens qu'il faut vous aimer4 ,mais comment ,moi1 ceci1 me ferais-je1 mon ,dieu1 votre amant1 ,o ,justice que la vertu des bons redoute8 ,oui1 comment8 ,car voici que s'branle la vote ,o mon coeur creusait son ensevelissement ,et que je sens fluer moi le firmament1 ,et je vous dis3 de vous moi quelle est la route8 ,tendez-moi votre main1 que je puisse lever ,cette chair accroupie et cet esprit malade4 ,mais recevoir jamais la cleste accolade1 ,est-ce possible8 ,un jour1 pouvoir la retrouver ,dans votre sein1 sur votre coeur qui fut le ntre1 ,la place o reposa la tte de l'aptre8 ,,vii --,certes1 si tu le veux mriter1 mon fils1 oui1 ,et voici4 ,laisse aller l'ignorance indcise ,de ton coeur vers les bras ouverts de mon glise1 ,comme la gupe vole au lis panoui4 ,approche-toi de mon oreille4 panches-y ,l'humiliation d'une brave franchise4 ,dis-moi tout sans un mot d'orgueil ou de reprise ,et m'offre le bouquet d'un repentir choisi4 ,puis franchement et simplement viens ma table4 ,et je t'y bnirai d'un repas dlectable ,auquel l'ange n'aura lui-mme qu'assist1 ,et tu boiras le ,vin de la vigne immuable ,dont la force1 dont la douceur1 dont la bont ,feront germer ton sang l'immortalit4 99 99 99 99 99 ,puis1 va6 ,garde une foi modeste en ce mystre ,d'amour par quoi je suis ta chair et ta raison1 ,et surtout reviens trs souvent dans ma maison1 ,pour y participer au ,vin qui dsaltre1 ,au ,pain sans qui la vie est une trahison1 ,pour y prier mon ,pre et supplier ma ,mre ,qu'il te soit accord1 dans l'exil de la terre1 ,d'tre l'agneau sans cris qui donne sa toison1 ,d'tre l'enfant vtu de lin et d'innocence1 ,d'oublier ton pauvre amour-propre et ton essence1 ,enfin1 de devenir un peu semblable moi ,qui fus1 durant les jours d',hrode et de ,pilate ,et de ,judas et de ,pierre1 pareil toi ,pour souffrir et mourir d'une mort sclrate6 99 99 99 99 99 ,et pour rcompenser ton zle en ces devoirs ,si doux qu'ils sont encore d'ineffables dlices1 ,je te ferai goter sur terre mes prmices1 ,la paix du coeur1 l'amour d'tre pauvre1 et mes soirs ,mystiques1 quand l'esprit s'ouvre aux calmes espoirs ,et croit boire1 suivant ma promesse1 au ,calice ternel1 et qu'au ciel pieux la lune glisse1 ,et que sonnent les anglus roses et noirs1 ,en attendant l'assomption dans ma lumire1 ,l'veil sans fin dans ma charit coutumire1 ,la musique de mes louanges jamais1 ,et l'extase perptuelle et la science4 ,et d'tre en moi parmi l'aimable irradiance ,de tes souffrances1 enfin miennes1 que j'aimais6 ,,viii --,ah6 ,seigneur1 qu'ai-je8 ,hlas6 me voici tout en larmes ,d'une joie extraordinaire3 votre voix ,me fait comme du bien et du mal la fois1 ,et le mal et le bien1 tout a les mmes charmes4 ,je ris1 je pleure1 et c'est comme un appel aux armes ,d'un clairon pour des champs de bataille o je vois ,des anges bleus et blancs ports sur des pavois1 ,et ce clairon m'enlve en de fires alarmes4 ,j'ai l'extase et j'ai la terreur d'tre choisi4 ,je suis indigne1 mais je sais votre clmence4 ,ah6 quel effort1 mais quelle ardeur6 ,et me voici ,plein d'une humble prire1 encor qu'un trouble immense ,brouille l'espoir que votre voix me rvla1 ,et j'aspire en tremblant4 ,,ix --,pauvre me1 c'est cela6 ,v ,dsormais le ,sage1 puni ,pour avoir trop aim les choses1 ,rendu prudent l'infini1 ,mais franc de scrupules moroses1 ,et d'ailleurs retournant au ,dieu ,qui fit les yeux et la lumire1 ,l'honneur1 la gloire1 et tout le peu ,qu'a son me de candeur fire1 ,le ,sage peut dornavant ,assister aux scnes du monde1 ,et suivre la chanson du vent1 ,et contempler la mer profonde4 ,il ira1 calme1 et passera ,dans la frocit des villes1 ,comme un mondain l',opra ,qui sort blas des danses viles4 ,mme1--et pour tenir abaiss ,l'orgueil1 qui fit son me veuve4 ,il remontera le pass1 ,ce pass1 comme un mauvais fleuve6 ,il reverra l'herbe des bords1 ,il entendra le flot qui pleure ,sur le bonheur mort et les torts ,de cette date et de cette heure6444 ,il aimera les cieux1 les champs1 ,la bont1 l'ordre et l'harmonie1 ,et sera doux1 mme aux mchants ,afin que leur mort soit bnie4 ,dlicat et non exclusif1 ,il sera du jour o nous sommes3 ,son coeur1 plutt contemplatif1 ,pourtant saura l'oeuvre des hommes4 ,mais1 revenu des passions1 ,un peu mfiant des usages1 ,a vos civilisations ,prfrera les paysages4 ,,vi ,du fond du grabat ,as-tu vu l'toile ,que l'hiver dvoile8 ,comme ton coeur bat1 ,comme cette ide1 ,regret ou dsir1 ,ravage plaisir ,ta tte obsde1 ,pauvre tte en feu1 ,pauvre coeur sans dieu1 ,l'ortie et l'herbette ,au bas du rempart ,d'o l'appel frais part ,d'une aigre trompette1 ,le vent du coteau1 ,la ,meuse1 la goutte ,qu'on boit sur la route ,a chaque criteau1 ,les sves qu'on hume1 ,les pipes qu'on fume6 ,un rve de froid3 ,que c'est beau la neige ,et tout son cortge ,dans leur cadre troit6 ,oh6 tes blancs arcanes1 ,nouvelle ,archangel1 ,mirage ternel ,de mes caravanes6 ,oh6 ton chaste ciel1 ,nouvelle ,archangel6 ,cette ville sombre6 ,tout est crainte ici444 ,le ciel est transi ,d'clairer tant d'ombre4 ,les pas que tu fais ,parmi ces bruyres ,lvent des poussires ,au souffle mauvais444 ,voyageur si triste1 ,tu suis quelle piste8 ,c'est l'ivresse mort1 ,c'est la noire orgie1 ,c'est l'amer effort ,de ton nergie ,vers l'oubli dolent ,de la voix intime1 ,c'est le seuil du crime1 ,c'est l'essor sanglant4 --,oh6 fuis la chimre3 ,ta mre1 ta mre6 ,quelle est cette voix ,qui ment et qui flatte6 ,ah6 la tte plate1 ,vipre des bois6 ,pardon et mystre4 ,laisse a dormir4 ,qui peut1 sans frmir4 ,juger sur la terre8 ,ah6 pourtant1 pourtant1 ,ce monstre impudent6 ,la mer6 ,puisse-t-elle ,laver ta rancoeur1 ,la mer au grand coeur1 ,ton aeule1 celle ,qui chante en berant ,ton angoisse atroce1 ,la mer1 doux colosse ,au sein innocent1 ,grondeuse infinie ,de ton ironie6 ,tu vis sans savoir6 ,tu verses ton me1 ,ton lait et ta flamme ,dans quel dsespoir8 ,ton sang qui s'amasse ,en une fleur d'or ,n'est pas prt encor ,a la ddicace4 ,attends quelque peu1 ,ceci n'est que jeu4 ,cette frnsie ,t'initie au but4 ,d'ailleurs1 le salut ,viendra d'un ,messie ,dont tu ne sens plus ,depuis bien des lieues ,les effluves bleues ,sous tes bras perclus1 ,naufrag d'un rve ,qui n'a pas de grve6 ,vis en attendant ,l'heure toute proche4 ,ne sois pas prudent4 ,trve tout reproche4 ,fais ce que tu veux4 ,une main te guide ,a travers le vide ,affreux de tes voeux4 ,un peu de courage1 ,c'est le bon orage4 ,voici le ,malheur ,dans sa plnitude4 ,mais sa main rude ,quelle belle fleur6 ,la brlante pine6 ,un lys est moins blanc1 ,elle m'entre au flanc4 ,et l'odeur divine6 ,elle m'entre au coeur4 ,le parfum vainqueur6 ,pourtant je regrette1 ,pourtant je me meurs1 ,pourtant ces deux coeurs444 ,lve un peu la tte3 ,eh bien1 c'est la ,croix4 ,lve un peu ton me ,de ce monde infme4 ,est-ce que je crois8 ,qu'en sais-tu8 ,la ,bte ,ignore sa tte1 ,la ,chair et le ,sang ,mconnaissent l',acte4 ,mais j'ai fait un pacte ,qui va m'enlaant ,a la faute noire1 ,je me dois mon ,tenace dmon3 ,je ne veux point croire4 ,je n'ai pas besoin ,de rver si loin6 ,aussi bien j'coute ,des sons d'autrefois4 ,vipre des bois1 ,encor sur ma route8 ,cette fois tu mords4 ,laisse cette bte4 ,que fait au pote8 ,que sont des coeurs morts8 ,ah6 plutt oublie ,ta propre folie4 ,ah6 plutt1 surtout1 ,douceur1 patience1 ,mi-voix et nuance1 ,et paix jusqu'au bout6 ,aussi bon que sage1 ,simple autant que bon1 ,soumets ta raison ,au plus pauvre adage1 ,naf et discret1 ,heureux en secret6 ,ah6 surtout1 terrasse ,ton orgueil cruel1 ,implore la grce ,d'tre un pur ,abel1 ,finis l'odysse ,dans le repentir ,d'un humble martyr1 ,d'une humble pense4 ,regarde au-dessus444 ,est-ce vous1 ,j,,sus8 ,,vii ,le ciel est1 par-dessus le toit1 ,si bleu1 si calme6 ,un arbre1 par-dessus le toit ,berce sa palme4 ,la cloche dans le ciel qu'on voit ,doucement tinte4 ,un oiseau sur l'arbre qu'on voit ,chante sa plainte4 ,mon ,dieu1 mon ,dieu1 la vie est l1 ,simple et tranquille4 ,cette paisible rumeur-l ,vient de la ville4 --,qu'as-tu fait1 toi que voil ,pleurant sans cesse1 ,dis1 qu'as-tu fait1 toi que voil1 ,de ta jeunesse8 ,,viii ,le son du cor s'afflige vers les bois ,d'une douleur on veut croire orpheline ,qui vient mourir au bas de la colline ,parmi la bise errant en courts abois4 ,l'me du loup pleure dans cette voix ,qui monte avec le soleil qui dcline1 ,d'une agonie on veut croire cline ,et qui ravit et qui navre la fois4 ,pour faire mieux cette plainte assoupie ,la neige tombe longs traits de charpie ,a travers le couchant sanguinolent1 ,et l'air a l'air d'tre un soupir d'automne1 ,tant il fait doux par ce soir monotone ,o se dorlote un paysage lent4 ,,ix ,la tristesse1 la langueur du corps humain ,m'attendrissent1 me flchissent1 m'apitoient1 ,ah6 surtout quand des sommeils noirs le foudroient4 ,quand les draps zbrent la peau1 foulent la main6 ,et que mivre dans la fivre du demain1 ,tide encor du bain de sueur qui dcrot1 ,comme un oiseau qui grelotte sous un toit6 ,et les pieds1 toujours douloureux du chemin1 ,et le sein1 marqu d'un double coup de poing1 ,et la bouche1 une blessure rouge encor1 ,et la chair frmissante1 frle dcor1 ,et les yeux1 les pauvres yeux si beaux o point ,la douleur de voir encore du fini6444 ,triste corps6 ,combien faible et combien puni6 ,x ,la bise se rue travers ,les buissons tout noirs et tout verts1 ,glaant la neige parpille1 ,dans la campagne ensoleille4 ,l'odeur est aigre prs des bois1 ,l'horizon chante avec des voix1 ,les coqs des clochers des villages ,luisent crment sur les nuages4 ,c'est dlicieux de marcher ,a travers ce brouillard lger ,qu'un vent taquin parfois retrousse4 ,ah6 fi de mon vieux feu qui tousse6 ,j'ai des fourmis plein les talons4 ,debout1 mon me1 vite1 allons6 ,c'est le printemps svre encore1 ,mais qui par instant s'dulcore ,d'un souffle tide juste assez ,pour mieux sentir les froids passs ,et penser au ,dieu de clmence444 ,va1 mon me1 l'espoir immense6 ,,xi ,vous voil1 vous voil1 pauvres bonnes penses6 ,l'espoir qu'il faut1 regret des grces dpenses1 ,douceur de coeur avec svrit d'esprit1 ,et cette vigilance1 et le calme prescrit1 ,et toutes6--,mais encor lentes1 bien veilles1 ,bien d'aplomb1 mais encor timides1 dbrouilles ,a peine du lourd rve et de la tide nuit4 ,c'est qui de vous va plus gauche1 l'une suit ,l'autre1 et toutes ont peur du vaste clair de lune4 ,telles1 quand des brebis sortent d'un clos4 ,c'est une1 ,puis deux1 puis trois4 ,le reste est l1 les yeux baisss1 ,la tte terre1 et l'air des plus embarrasss1 ,faisant ce que fait leur chef de file3 il s'arrte1 ,elles s'arrtent tour tour1 posant leur tte ,sur son dos1 simplement et sans savoir pourquoi#b4 ,votre pasteur1 mes brebis1 ce n'est pas moi1 ,c'est un meilleur1 un bien meilleur1 qui sait les causes1 ,lui qui vous tint longtemps et si longtemps l closes1 ,mais qui vous dlivra de sa main au temps vrai4 ,suivez-le4 ,sa houlette est bonne4 ,et je serai1 ,sous sa voix toujours douce votre ennui qui ble1 ,je serai1 moi1 par vos chemins1 son chien fidle4 #b ,,daniel1 ,le ,purgatoire4 ,,xii ,l'chelonnement des haies ,moutonne l'infini1 mer ,claire dans le brouillard clair ,qui sent bon les jeunes baies4 ,des arbres et des moulins ,sont lgers sous le vert tendre ,o vient s'battre et s'tendre ,l'agilit des poulains4 ,dans ce vague d'un ,dimanche ,voici se jouer aussi ,de grandes brebis aussi ,douces que leur laine blanche4 ,tout l'heure dferlait ,l'onde1 roule en volutes1 ,de cloches comme des fltes ,dans le ciel comme du lait4 ,,xiii ,l'immensit de l'humanit1 ,le ,temps pass vivace et bon pre1 ,une entreprise jamais prospre3 ,quelle puissante et calme cit6 ,il semble ici qu'on vit dans l'histoire1 ,tout est plus fort que l'homme d'un jour4 ,de lourds rideaux d'atmosphre noire ,font richement la nuit alentour4 ,o civiliss que civilise ,l',ordre obi1 le ,respect sacr6 ,o dans ce champ si bien prpar ,cette moisson de la ,seule glise6 ,,xiv ,la mer est plus belle ,que les cathdrales1 ,nourrice fidle1 ,berceuse de rles1 ,la mer sur qui prie ,la ,vierge ,marie6 ,elle a tous les dons ,terribles et doux4 ,j'entends ses pardons ,gronder ses courroux4 ,cette immensit ,n'a rien d'entt4 ,o6 si patiente1 ,mme quand mchante6 ,un souffle ami hante ,la vague1 et nous chante3 ,vous sans esprance1 ,mourez sans souffrance6 ,et puis sous les cieux ,qui s'y rient plus clairs1 ,elle a des airs bleus1 ,roses1 gris et verts444 ,plus belle que tous1 ,meilleure que nous6 ,,xv ,la grande ville4 ,un tas criard de pierres blanches ,o rage le soleil comme en pays conquis4 ,tous les vices ont leur tanire1 les exquis ,et les hideux1 dans ce dsert de pierres blanches4 ,des odeurs6 ,des bruits vains6 ,o que vague le coeur1 ,toujours ce poudroiement vertigineux de sable1 ,toujours ce remuement de la chose coupable ,dans cette solitude o s'coeure le coeur6 ,de prs1 de loin1 le ,sage aura sa thbade ,parmi le fade ennui qui monte de ceci1 ,d'autant plus pre et plus sanctifiante aussi1 ,que deux parts de son me y pleurent1 dans ce vide6 ,,xvi ,toutes les amours de la terre ,laissent au coeur du dltre ,et de l'affreusement amer1 ,fraternelles et conjugales1 ,paternelles et filiales1 ,civiques et nationales1 ,les charnelles1 les idales4 ,toutes ont la gupe et le ver4 ,la mort prend ton pre et ta mre1 ,ton frre trahira son frre1 ,ta femme flaire un autre poux1 ,ton enfant1 on te l'aline1 ,ton peuple1 il se pille ou s'enchane ,et l'tranger y pond sa haine1 ,ta chair s'irrite et tourne obscne1 ,ton me flue en rves fous4 ,mais1 dit ,jsus1 aime1 n'importe6 ,puis1 de toute illusion morte ,fais un cortge1 forme un choeur1 ,va devant1 tel aux champs le ptre1 ,tel le coryphe au thtre1 ,tel le vrai prtre ou l'idoltre1 ,tels les grands-parents prs de l'tre1 ,oui1 que devant aille ton coeur6 ,et que toutes ces voix dolentes ,s'lvent rapides ou lentes1 ,aigres ou douces1 composant ,a la gloire de ,ma souffrance ,instrument de ta dlivrance1 ,condiment de ton esprance ,et mets de ta propre navrance1 ,l'hymne qui te sied prsent6 ,,xvii ,sainte ,thrse veut que la ,pauvret soit ,la reine d'ici-bas1 et littralement6 ,elle dit peu de mots de ce gouvernement ,et ne s'arrte point aux dtails de surcrot2 ,mais le ,point1 son sens1 celui qu'il faut qu'on voie ,et croie1 est ceci dont elle la complimente2 ,le libre arbitre pse1 argu et parlemente4 ,puis le pauvre-de-coeur dcide et suit sa voie4 ,qui l'en empchera8 ,de voeux il n'en a plus ,que celui d'tre un jour au nombre des lus1 ,tout-puissant serviteur1 tout-puissant souverain1 ,prodigue et ddaigneux1 sur tous1 des choses eues1 ,mais accumulateur des seules choses sues1 ,de quel si fier sujet1 et libre1 quelle reine6 ,,xviii ,c'est la fte du bl1 c'est la fte du pain ,aux chers lieux d'autrefois revus aprs ces choses6 ,tout bruit1 la nature et l'homme1 dans un bain ,de lumire si blanc que les ombres sont roses4 ,l'or des pailles s'effondre au vol siffleur des faux ,dont l'clair plonge1 et va luire1 et se rverbre4 ,la plaine1 tout au loin couverte de travaux1 ,change de face chaque instant1 gaie et svre4 ,tout halte1 tout n'est qu'effort et mouvement ,sous le soleil tranquille1 auteur des moissons mres1 ,et qui travaille encore imperturbablement ,a gonfler1 sucrer l-bas les grappes sures4 ,travaille1 vieux soleil1 pour le pain et le vin1 ,nourris l'homme du lait de la terre1 et lui donne ,l'honnte verre o rit un peu d'oubli divin4 ,moissonneurs1 vendangeurs l-bas6 votre heure est bonne6 ,car sur la fleur des pains et sur la fleur des vins1 ,fruit de la force humaine en tous lieux rpartie1 ,dieu moissonne1 et vendange1 et dispose ses fins ,la ,chair et le ,sang pour le calice et l'hostie6 ,,amour ,,pri,,re ,,du ,,matin ,o ,seigneur1 exaucez et dictez ma prire1 ,vous la pleine ,sagesse et la toute ,bont1 ,vous sans cesse anxieux de mon heure dernire1 ,et qui m'avez aim de toute ternit4 ,car--ce bonheur terrible est tel1 tel ce mystre ,misricordieux1 que1 cent fois mdit1 ,toujours il confondit ma raison qu'il atterre1-- ,oui1 vous m'avez aim de toute ternit1 ,oui1 votre grand souci1 c'est mon heure dernire1 ,vous la voulez heureuse et pour la faire ainsi1 ,ds avant l'univers1 ds avant la lumire1 ,vous prpartes tout1 ayant ce grand souci4 ,exaucez ma prire aprs l'avoir forme ,de gratitude immense et des plus humbles voeux1 ,comme un pote scande une ode bien-aime1 ,comme une mre baise un fils sur les cheveux4 ,donnez-moi de vous plaire1 et puisque pour vous plaire ,il me faut tre heureux1 d'abord dans la douleur ,parmi les hommes durs sous une loi svre1 ,puis dans le ciel tout prs de vous sans plus de pleur1 ,tout prs de vous1 le ,pre ternel1 dans la joie ternelle1 ravi dans les splendeurs des saints1 ,o donnez-moi la foi trs forte1 que je croie ,devoir souffrir cent morts s'il plat vos desseins2 ,et donnez-moi la foi trs douce que j'estime ,n'avoir de haine juste et sainte que pour moi1 ,que j'aime le pcheur en dtestant son crime1 ,que surtout j'aime ceux de nous encor sans foi2 ,et donnez-moi la foi trs humble1 que je pleure ,sur l'improprit de tant de maux soufferts1 ,sur l'inutilit des grces et sur l'heure ,lchement gaspille aux efforts que je perds2 ,et que votre ,esprit ,saint qui sait toute nuance ,rende prudent mon zle et sage mon ardeur2 ,donnez1 juste ,seigneur1 avec la confiance1 ,donnez la mfiance votre serviteur3 ,que je ne sois jamais un objet de censure ,dans l'action pieuse et le juste discours2 ,enseignez-moi l'accent1 montrez-moi la mesure2 ,d'un scandale1 d'un seul1 prservez mes entours2 ,faites que mon exemple amne vous connatre ,tous ceux que vous voudrez de tant de pauvres fous1 ,vos enfants sans leur ,pre1 un tat sans le ,matre1 ,et que1 si je suis bon1 toute gloire aille vous2 ,et puis1 et puis1 quand tout des choses ncessaires1 ,l'homme1 la patience et ce devoir dict1 ,aura fructifi de mon mieux dans vos serres1 ,laissez-moi vous aimer en toute charit1 ,laissez-moi1 faites-moi de toutes mes faiblesses ,aimer jusqu' la mort votre perfection1 ,jusqu' la mort des sens et de leurs mille ivresses1 ,jusqu' la mort du coeur1 orgueil et passion1 ,jusqu' la mort du pauvre esprit lche et rebelle ,que votre volont ds longtemps appelait ,vers l'humilit sainte ternellement belle1 ,mais lui gardait son rve infernalement laid1 ,son gros rve veill de lourdes rhtoriques1 ,spculation creuse et calculs impuissants1 ,ronflant et s'tirant en phrases plthoriques4 ,ah6 tuez mon esprit1 et mon coeur et mes sens6 ,place l'me qui croie1 et qui sente et qui voie ,que tout est vanit fors elle-mme en ,dieu2 ,place l'me1 ,seigneur1 marchant dans votre voie ,et ne tendant qu'au ciel1 seul espoir et seul lieu6 ,et que cette me soit la servante trs douce ,avant d'tre l'pouse au trne non pareil4 ,donnez-lui l',oraison comme le lit de mousse ,o ce petit oiseau se baigne de soleil1 ,la paisible oraison comme la frache table ,o cet agneau s'batte et broute dans les coins ,d'ombre et d'or quand svit le midi redoutable ,et que juin fait crier l'insecte dans les foins1 ,l'oraison bien en vous1 ft-ce parmi la foule1 ,ft-ce dans le tumulte et l'erreur des cits4 ,donnez-lui l'oraison qui sourde et d'o dcoule ,un ruisseau toujours clair d'austres vrits3 ,la mort1 le noir pch1 la pnitence blanche1 ,l'occasion fuir et la grce guetter2 ,donnez-lui l'oraison d'en haut et d'o s'panche ,le fleuve amer et fort qu'il lui faut remonter3 ,mortification spirituelle1 preuve ,du feu par le dsir et de l'eau par le pleur ,sans fin d'tre imparfaite et de se sentir veuve ,d'un amour que doit seule aviver la douleur1 ,scheresses ainsi que des trombes de sable ,en travers du torrent o luttent ses bras lourds1 ,un ciel de plomb fondu1 la soif inapaisable ,au milieu de cette eau qui l'assoiffe toujours1 ,mais cette eau-l jaillit la vie ternelle1 ,et la vague bientt porterait doucement ,l'me persvrante et son amour fidle ,aux pieds de votre ,amour fidle1 ,dieu clment6 ,la bonne mort pour quoi ,vous-,mme vous mourtes ,me ressusciterait votre ternit4 ,piti pour ma faiblesse1 assistez mes luttes ,et bnissez l'effort de ma dbilit6 ,piti1 ,dieu pitoyable6 et m'aidez parfaire ,l'oeuvre de votre coeur adorable1 en sauvant ,l'me que rachetaient les affres du ,calvaire2 ,pre1 considrez le prix de votre enfant4 ,,crit ,,en #ahge ,a ,,edmond ,,lepelletier ,j'ai nagure habit le meilleur des chteaux ,dans le plus fin pays d'eau vive et de coteaux3 ,quatre tours s'levaient sur le front d'autant d'ailes1 ,et j'ai longtemps1 longtemps habit l'une d'elles4 ,le mur1 tant de brique extrieurement1 ,luisait rouge au soleil de ce site dormant1 ,mais un lait de chaux1 clair comme une aube qui pleure1 ,tendait lgrement la vote intrieure4 ,o diane des yeux qui vont parler au coeur1 ,o rveil pour les sens perdus de langueur1 ,gloire des fronts d'aeuls1 orgueil jeune des branches1 ,innocence et fiert des choses1 couleurs blanches6 ,parmi des escaliers en vrille1 tout aciers ,et cuivres1 luxes brefs encore macis1 ,cette blancheur bleutre et si douce m'en croire1 ,que relevait un peu la longue plinthe noire1 ,s'emplissait tout le jour de silence et d'air pur ,pour que la nuit y vnt rver de ple azur4 ,une chambre bien close1 une table1 une chaise1 ,un lit strict o l'on pt dormir juste son aise1 ,du jour suffisamment et de l'espace assez1 ,tel fut mon lot durant les longs mois l passs1 ,et je n'ai jamais plaint ni les mois ni l'espace1 ,ni le reste1 et du point de vue o je me place1 ,maintenant que voici le monde de retour1 ,ah6 vraiment1 j'ai regret aux deux ans dans la tour6 ,car c'tait bien la paix relle et respectable1 ,ce lit dur1 cette chaise unique et cette table1 ,la paix o l'on aspire alors qu'on est bien soi1 ,cette chambre aux murs blancs1 ce rayon sobre et coi1 ,qui glissait lentement en teintes apaises1 ,au lieu de ce grand jour diffus de vos croises4 ,car quoi bon le vain appareil et l'ennui ,du plaisir1 la fin1 quand le malheur a lui1 7,et le malheur est bien un trsor qu'on dterre7 ,et pourquoi cet effroi de rester solitaire ,qui pique le troupeau des hommes d' prsent1 ,comme si leur commerce tait bien suffisant8 ,questions6 ,donc j'tais heureux avec ma vie1 ,reconnaissant de biens que nul1 certes1 n'envie4 7,o fracheur de sentir qu'on n'a pas de jaloux6 ,o bont d'tre cru plus malheureux que tous67 ,je partageais les jours de cette solitude ,entre ces deux bienfaits1 la prire et l'tude1 ,que dlassait un peu de travail manuel4 ,ainsi les ,saints6 ,j'avais aussi ma part de ciel1 ,surtout quand1 revenant au jour1 si proche encore1 ,o j'tais ce mauvais sans plus qui s'dulcore ,en la luxure lche aux farces sans pardon1 ,je pouvais supputer tout le prix de ce don3 ,n'tre plus l1 parmi les choses de la foule1 ,s'y dpensant1 plutt dupe1 pierre qui roule1 ,mais de fait un complice tous ces noirs pchs1 ,n'tre plus l1 compter au rang des coeurs cachs1 ,des coeurs discrets que ,dieu fait siens dans le silence1 ,sentir qu'on grandit bon et sage1 et qu'on s'lance ,du plus bas au plus haut en essors bien rgls1 ,humble1 prudent1 bni1 la croissance des bls6-- ,d'ailleurs1 nuls soins gnants1 nulle dmarche faire4 ,deux fois le jour ou trois1 un serviteur svre ,apportait mes repas et repartait muet4 ,nul bruit4 ,rien dans la tour jamais ne remuait ,qu'une horloge au coeur clair qui battait coups larges4 ,c'tait la libert 7la seule67 sans ses charges1 ,c'tait la dignit dans la scurit6 ,o lieu presque aussitt regrett que quitt1 ,chteau1 chteau magique o mon me s'est faite1 ,frais sjour o se vint apaiser la tempte ,de ma raison allant vau-l'eau dans mon sang1 ,chteau1 chteau qui luis tout rouge et dors tout blanc1 ,comme un bon fruit de qui le got est sur mes lvres ,et dsaltre encor l'arrire-soif des fivres1 ,o sois bni1 chteau d'o me voil sorti ,prt la vie1 arm de douceur et nanti ,de la ,foi1 pain et sel et manteau pour la route ,si dserte1 si rude et si longue1 sans doute1 ,par laquelle il faut tendre aux innocents sommets4 ,et soit aim l',,auteur de la ,grce1 jamais6 7,stickney1 ,angleterre47 ,,un ,,conte ,a ,j4-,k4 ,,huysmans ,simplement1 comme on verse un parfum sur une flamme ,et comme un soldat rpand son sang pour la patrie1 ,je voudrais pouvoir mettre mon coeur avec mon me ,dans un beau cantique la sainte ,vierge ,marie4 ,mais je suis1 hlas6 un pauvre pcheur trop indigne1 ,ma voix hurlerait parmi le choeur des voix des justes3 ,ivre encor du vin amer de la terrestre vigne1 ,elle pourrait offenser des oreilles augustes4 ,il faut un coeur pur comme l'eau qui jaillit des roches1 ,il faut qu'un enfant vtu de lin soit notre emblme1 ,qu'un agneau blant n'veille en nous aucuns reproches ,que l'innocence nous ceigne un brlant diadme1 ,il faut tout cela pour oser dire vos louanges1 ,o vous ,vierge ,mre1 vous ,marie ,immacule1 ,vous1 blanche travers les battements d'ailes des anges1 ,qui posez vos pieds sur notre terre console4 ,du moins je ferai savoir qui voudra l'entendre ,comment il advint qu'une me des plus gares1 ,grce ces regards clments de votre gloire tendre1 ,revint au bercail des ,innocences ignores4 ,innocence1 belle aprs l',ignorance inoue1 ,eau claire du coeur aprs le feu vierge de l'me1 ,paupire de grce sur la prunelle blouie1 ,dsaltrement du cerf rompu d'amour qui brame6 ,ce fut un amant dans toute la force du terme3 ,il avait connu toute la chair1 infme ou vierge1 ,et la profondeur monstrueuse d'un piderme1 ,et le sang d'un coeur1 cire vermeille pour son cierge6 ,ce fut un athe1 et qui poussait loin sa logique ,tout en mprisant les fadaises qu'elle autorise1 ,et comme un forat qui remche une vieille chique ,il aimait le jus flasque de la mcrantise4 ,ce fut un brutal1 ce fut un ivrogne des rues1 ,ce fut un mari comme on en rencontre aux barrires2 ,bon que les amours premires fussent disparues1 ,mais cela n'excuse en rien l'excs de ses manires4 ,ce fut1 et quel prjudice6 un ,parisien fade1 ,vous savez1 de ces provinciaux cent fois plus pires ,qui prennent au srieux la plus sotte cascade ,sans s'apercevoir1 leur me1 que tu respires2 ,race de thtre et de boutique dont les vices ,eux-mmes1 avec leur odeur rance et renferme1 ,lveraient le coeur des sauvages1 leurs complices1 ,race de trottoir1 race d'gout et de fume6 ,enfin un sot1 un infatu de ce temps bte 7,dont l'esprit au fond consiste boire de la bire7 ,et par-dessus tout une folle tte inquite1 ,un coeur tous vents1 vraiment mais vilement sincre4 ,mais sans doute1 et moi j'inclinerais fort le croire1 ,dans quelque coin bien discret et sr de ce coeur mme1 ,il avait gard comme qui dirait la mmoire ,d'avoir t ces petits enfants que ,jsus aime4 ,avait-il1--et c'est vraiment plus vrai que vraisemblable1 ,conserv dans le sanctuaire de sa cervelle ,votre nom1 ,marie1 et votre titre vnrable1 ,comme un mauvais prtre ornerait encor sa chapelle8 ,ou tout bonnement peut-tre qu'il tait encore1 ,malgr tout son vice et tout son crime et tout le reste1 ,cet homme trs simple qu'au moins sa candeur dcore ,en comparaison d'un monde autour que ,dieu dteste4 ,toujours est-il que ce grand pcheur eut des conduites ,folles ce point d'en devenir trop maladroites1 ,si bien que les tribunaux s'en mirent1--et les suites6 ,et le voyez-vous dans la plus troite des botes8 ,cellules6 ,prisons humanitaires6 il faut taire ,votre horreur fadasse et ce progrs d'hypocrisie444 ,puis il s'attendrit1 il rflchit4 ,par quel mystre1 ,o ,marie1 vous1 de toute ternit choisie8 ,puis il se tourna vers votre ,fils et vers ,sa ,mre4 ,o qu'il fut heureux1 mais l promptement1 tout de suite6 ,que de larmes1 quelle joie1 ,mre6 et pour vous plaire1 ,tout de suite aussi le voil qui bien vite quitte ,tout cet appareil d'orgueil et de pauvres malices1 ,ce qu'on nomme esprit et ce qu'on nomme la ,science1 ,et les rires et les sourires o tu te plisses1 ,lvre des petits exgtes de l'incroyance6 ,et le voil qui s'agenouille et1 bien humble1 grne ,entre ses doigts fiers les grains enflamms du ,rosaire1 ,implorant de ,vous1 la ,mre1 et la ,sainte1 et la ,reine1 ,l'affranchissement d'tre ce charnel1 misre6 ,o qu'il voudrait bien ne plus savoir plus rien du monde ,qu'adorer obscurment la mystique sagesse1 ,qu'aimer le coeur de ,jsus dans l'extase profonde ,de penser vous en mme temps pendant la ,messe4 ,o faites cela1 faites cette grce cette me1 ,o vous1 vierge ,mre1 vous ,marie ,immacule1 ,toute en argent parmi l'argent de l'pithalame1 ,qui posez vos pieds sur notre terre console4 ,,bournemouth ,a ,,francis ,,poictevin ,le long bois de sapins se tord jusqu'au rivage1 ,l'troit bois de sapins1 de lauriers et de pins1 ,avec la ville autour dguise en village3 ,chalets parpills rouges dans le feuillage ,et les blanches villas des stations de bains4 ,le bois sombre descend d'un plateau de bruyre1 ,va1 vient1 creuse un vallon1 puis monte vert et noir ,et redescend en fins bosquets o la lumire ,filtre et dore l'obscur sommeil du cimetire ,qui s'tage berc d'un vague nonchaloir4 ,a gauche la tour lourde 7elle attend une flche7 ,se dresse d'une glise invisible d'ici1 ,l'estacade trs loin2 haute1 la tour1 et sche3 ,c'est bien l'anglicanisme imprieux et rche ,a qui l'essor du coeur vers le ciel manque aussi4 ,il fait un de ces temps ainsi que je les aime1 ,ni brume ni soleil6 le soleil devin1 ,pressenti1 du brouillard mourant1 dansant mme ,le ciel trs haut qui tourne et fuit1 rose de crme2 ,l'atmosphre est de perle et la mer d'or fan4 ,de la tour protestante il part un chant de cloche1 ,puis deux et trois et quatre1 et puis huit la fois1 ,instinctive harmonie allant de proche en proche1 ,enthousiasme1 joie1 appel1 douleur1 reproche1 ,avec de l'or1 du bronze et du feu dans la voix2 ,bruit immense et bien doux que le long bois coute6 ,la musique n'est pas plus belle4 ,cela vient ,lentement sur la mer qui chante et frmit toute1 ,comme sous une arme au pas sonne une route ,dans l'cho qu'un combat d'avant-garde retient4 ,la sonnerie est morte4 ,une rouge trane ,de grands sanglots palpite et s'teint sur la mer1 ,l'clair froid d'un couchant de la nouvelle anne ,ensanglante l-bas la ville couronne ,de nuit tombante1 et vibre l'ouest encore clair4 ,le soir se fonce4 ,il fait glacial4 ,l'estacade ,frissonne et le ressac a gmi dans son bois ,chanteur1 puis est tomb lourdement en cascade ,sur un rythme brutal comme l'ennui maussade ,qui martelait mes jours coupables d'autrefois3 ,solitude du coeur dans le vide de l'me1 ,le combat de la mer et des vents de l'hiver1 ,l'orgueil vaincu1 navr1 qui rle et qui dclame1 ,et cette nuit o rampe un guet-apens infme1 ,catastrophe flaire1 avant-got de l',enfer6444 ,voici trois tintements comme trois coups de fltes1 ,trois encor1 trois encor6 l',anglus oubli ,se souvient1 le voici qui dit3 ,paix ces luttes6 ,le ,verbe s'est fait chair pour relever tes chutes1 ,une vierge a conu1 le monde est dli6 ,ainsi ,dieu parle par la voix de sa chapelle ,sise mi-cte droite et sur le bord du bois444 ,o ,rome1 ,mre6 ,cri1 geste qui nous rappelle ,sans cesse au bonheur seul et donne au coeur rebelle ,et triste le conseil pratique de la ,croix4 --,la nuit est de velours4 ,l'estacade laisse ,tait par degrs son bruit sous l'eau qui refluait1 ,une route assez droite heureusement trace ,guide jusque chez moi ma retraite presse ,dans ce noir absolu sous le long bois muet4 ,,there ,a ,,mile ,,le ,,brun ,angels1 seul coin luisant dans ce ,londres du soir1 ,o flambe un peu de gaz et jase quelque foule1 ,c'est drle que1 semblable tel trs dur espoir1 ,ton souvenir m'obsde et puissamment enroule ,autour de mon esprit un regret rouge et noir3 ,devantures1 chansons1 omnibus et les danses ,dans le demi-brouillard o flue un got de rhum1 ,dcence1 toutefois1 le souci des cadences1 ,et mme dans l'ivresse un certain dcorum1 ,jusqu' l'heure o la brume et la nuit se font denses4 ,angels6 jours dj loin1 soleils morts1 flots taris2 ,mes vieux pchs longtemps ont rd par tes voies1 ,tout soudain rougissant1 misre6 et tout surpris ,de se plaire vraiment tes honntes joies1 ,eux pour tout le contraire arrivs de ,paris6 ,souvent l'incompressible ,enfance ainsi se joue1 ,ft-ce dans ce rapport infinitsimal1 ,du monstre intrieur qui nous crispe la joue ,au froid ricanement de la haine et du mal1 ,ou gonfle notre lvre amre en lourde moue4 ,l',enfance baptismale merge du pcheur1 ,inattendue1 alerte1 et nargue ce farouche ,d'un sourire non sans franchise ou sans fracheur1 ,qui vient1 quoi qu'il en ait1 se poser sur sa bouche ,a lui1 par un prodige exquisement vengeur4 ,c'est la ,grce qui passe aimable et nous fait signe4 ,o la simplicit primitive1 elle encor6 ,cher recommencement bien humble6 ,fuite insigne ,de l'heure vers l'azur mrisseur de fruits d'or6 ,angels6 nom revu1 calme et frais comme un cygne6 ,,un ,,crucifix ,a ,,germain ,,nouveau glise ,saint-,gry1 ,arras4 ,au bout d'un bas-ct de l'glise gothique1 ,contre le mur que vient baiser le jour mystique ,d'un long vitrail d'azur et d'or finement roux1 ,le ,crucifix se dresse1 ineffablement doux1 ,sur sa croix peinte en vert aux artes dores1 ,et la gloire d'or sombre en langues chancres ,flue autour de la tte et des bras tendus1 ,tels quatre vols de flamme en un seul confondus4 ,la statue est en bois1 de grandeur naturelle1 ,lgrement teinte1 et l'on croirait sur elle ,voir s'arrter la vie l'instant qu'on la voit4 ,merveille d'art pieux1 celui qui la fit doit ,n'avoir fait qu'elle et s'tre teint dans la victoire ,d'tre un bon ouvrier trois fois sr de sa gloire4 ,voil l'homme6 ,robuste et dlicat pourtant4 ,c'est bien le corps qu'il faut pour avoir souffert tant1 ,et c'est bien la poitrine o bat le ,coeur immense3 ,par les lvres le souffle expirant dit3 ,clmence1 ,tant l'artiste les a disjointes saintement1 ,et les bras grands ouverts prouvent le ,dieu clment2 ,la couronne d'pine est norme et cruelle ,sur le front inclinant sa pleur fraternelle ,vers l'ignorance humaine et l'erreur du pcheur1 ,tandis que1 pour noyer le scrupule empcheur ,d'aimer et d'esprer comme la ,foi l'enseigne1 ,les pieds saignent1 les mains saignent1 le ct saigne2 ,on sent qu'il s'offre au ,pre en toute charit1 ,ce vrai ,christ catholique perdu de bont1 ,pour spcialement sauver vos mes tristes1 ,pharisiens nafs1 sincres jansnistes6 --,un ami qui passait1 bon peintre et bon chrtien ,et bon pote aussi--les trois s'accordent bien-- ,vit cette oeuvre sublime1 en fit une copie ,exquise1 et surprenant mon regard qui l'pie1 ,trs gracieusement chez moi vint l'oublier4 ,et j'ai rim ces vers pour le remercier4-- ,aot #ahhj ,,un ,,veuf ,,parle ,je vois un groupe sur la mer4 ,quelle mer8 ,celle de mes larmes4 ,mes yeux mouills du vent amer ,dans cette nuit d'ombre et d'alarmes ,sont deux toiles sur la mer4 ,c'est une toute jeune femme ,et son enfant dj tout grand ,dans une barque o nul ne rame1 ,sans mt ni voile1 en plein courant444 ,un jeune garon1 une femme6 ,en plein courant dans l'ouragan6 ,l'enfant se cramponne sa mre ,qui ne sait plus o1 non plus qu'en4441 ,ni plus rien1 et qui1 folle1 espre ,en le courant1 en l'ouragan4 ,esprez en ,dieu1 pauvre folle1 ,crois en notre ,pre1 petit4 ,la tempte qui vous dsole1 ,mon coeur de l-haut vous prdit ,qu'elle va cesser1 petit1 folle6 ,et paix au groupe sur la mer1 ,sur cette mer de bonnes larmes6 ,mes yeux joyeux dans le ciel clair1 ,par cette nuit sans plus d'alarmes1 ,sont deux bons anges sur la mer4 #ahgh ,,il ,,parle ,,encore ,ni pardon ni rpit1 dit le monde1 ,plus de place au snat du loisir6 ,on rend grce et justice au dsir ,qui te prend d'une paix si profonde1 ,et l'on et fait trve avec plaisir1 ,mais la guerre est jalouse3 il faut vivre ,ou mourir du combat qui t'enivre4 ,aussi bien tes voeux sont absolus ,quand notre art est un mol quilibre4 ,nous donnons un sens large au mot3 libre1 ,et ton sens va3 ,vite ou jamais plus4 ,ta prire est un ordre qui vibre2 ,alors nous1 indolents conseilleurs1 ,que te dire1 except3 ,cherche ailleurs8 ,et je vois l',orgueil et la ,luxure ,parmi la rponse3 tel un cor ,dans l'clat fan d'un vil dcor1 ,prtant sa rage la flte impure4 ,quel dcor connu mais triste encor6 ,c'est la ville o se caille et se lie ,ce pass qu'on boit jusqu' la lie1 ,c'est ,paris banal1 maussade et blanc1 ,qui chantonne une ariette vieille ,en cuvant sa noce de la veille ,comme un invalide sur un banc4 ,la ,luxure me dit l'oreille3 ,bonhomme1 on vous a dj donn4 ,et l',orgueil se tait comme un damn4 ,o ,jsus1 vous voyez que la porte ,est ferme au ,devoir qui frappait1 ,et que l'on s'carte mon aspect4 ,je n'ai plus qu' prier pour la morte4 ,mais l'agneau1 bnissez qui le pat6 ,que le thym soit doux sa bouchette6 ,que le loup respecte la houlette6 ,et puis1 bon pasteur1 paissez mon coeur3 ,il est seul dsormais sur la terre1 ,et l'horreur de rester solitaire ,le distrait en l'trange langueur ,d'un espoir qui ne veut pas se taire1 ,et l'appelle aux prs qu'il ne faut pas4 ,donnez-lui de n'aller qu'en vos pas4 #ahgi4 ,,saint ,,graal ,a ,l,,on ,,bloy ,parfois je sens1 mourant des temps o nous vivons1 ,mon immense douleur s'enivrer d'esprance4 ,en vain l'heure honteuse ouvre des trous profonds1 ,en vain billent sous nous les dsastres sans fonds ,pour engloutir l'abus de notre pre souffrance1 ,le sang de ,jsus-,christ ruisselle sur la ,france4 ,le prcieux ,sang coule flots de ses autels ,non encor renverss1 et coulerait encore ,le fussent-ils1 et quand nos malheurs seraient tels ,que les plus forts1 cdant ces effrois mortels1 ,eux-mmes subiraient la loi qui dshonore1 ,de l'ombre des cachots il jaillirait encore1 ,il coulerait encor des pierres des cachots1 ,descellerait l'horreur des ciments1 doux et rouge ,suintement1 torrent patient d'oraisons1 ,d'expiation forte et de bonnes raisons ,contre les lchets et les feux sur qui bouge6 ,et toute guillotine et cette ,gueuse rouge4446 ,torrent d'amour du ,dieu d'amour et de douceur1 ,ft-ce parmi l'horreur de ce monde moqueur1 ,fleuve rafrachissant de feu qui dsaltre1 ,source vive o s'en vient ressusciter le coeur ,mme de l'assassin1 mme de l'adultre1 ,salut de la patrie1 sang qui dsaltre6 ,,ang,,lus ,,de ,,midi ,je suis dur comme un juif et ttu comme lui1 ,littral1 ne faisant le bien qu'avec ennui1 ,quand je le fais1 et prt tout le mal possible2 ,mon esprit s'ouvre et s'offre1 on dirait une cible2 ,je ne puis plus compter les chutes de mon coeur2 ,la charit se fane aux doigts de la langueur2 ,l'ennemi m'investit d'un foss d'eau dormante2 ,un parti de mon tre a peur et parlemente3 ,il me faut tout prix un secours prompt et fort4 ,ce fort secours1 c'est vous1 matresse de la mort ,et reine de la vie1 ,vierge immacule1 ,qui tendez vers ,jsus la ,face constelle ,pour lui montrer le ,sein de toutes les douleurs ,et tendez vers nos pas1 vers nos ris1 vers nos pleurs ,et vers nos vanits douloureuses les paumes ,lumineuses1 les ,mains rpandeuses de baumes4 ,marie1 ayez piti de moi qui ne vaux rien ,dans le chaste combat du ,sage et du ,chrtien2 ,priez pour mon courage et pour qu'il persvre1 ,pour de la patience1 en cette longue guerre1 ,a supporter le froid et le chaud des saisons2 cartez le flau des mauvaises raisons2 ,rendez-moi simple et fort1 inaccessible aux larmes1 ,indomptable la peur2 mettez-moi sous les armes1 ,que j'crase1 puisqu'il le faut1 et broie enfin ,tous les vains apptits1 et la soif et la faim1 ,et l'amour sensuel1 cette chose cruelle1 ,et la haine encore plus cruelle et sensuelle1 ,faites-moi le soldat rapide de vos voeux1 ,que pour vous obir soit le rien que je peux4 ,que ce que vous voulez soit tout ce que je puisse6 ,j'immolerai comme en un calme sacrifice ,sur votre autel honni jadis1 bais depuis1 ,le mauvais que je fus1 le lche que je suis4 ,la sale vanit de l'or qu'on a1 l'envie ,d'en avoir mais pas pour le ,pauvre1 cette vie ,pour soi1 quel soi6 l'affreux besoin de plaire aux gens1 ,l'affreux besoin de plaire aux gens trop indulgents1 ,hommes prompts aux complots1 femmes tt adultres1 ,tous prjugs1 mourez sous mes mains militaires6 ,mais pour qu'un bien beau fruit rcompense ma paix1 ,fleurisse dans tout moi la fleur des divins ,mais1 ,votre amour1 ,mre tendre1 et votre culte tendre4 ,ah6 vous aimer1 n'aimer ,dieu que par vous1 ne tendre ,a lui qu'en vous sans plus aucun dtour subtil1 ,et mourir avec vous tout prs4 ,ainsi soit-il6 ,a ,,victor ,,hugo ,,en ,,lui ,,envoyant ,,sagesse ,nul parmi vos flatteurs d'aujourd'hui n'a connu ,mieux que moi la fiert d'admirer votre gloire3 ,votre nom m'enivrait comme un nom de victoire1 ,votre oeuvre1 je l'aimais d'un amour ingnu4 ,depuis1 la ,vrit m'a mis le monde nu4 ,j'aime ,dieu1 son glise1 et ma vie est de croire ,tout ce que vous tenez1 hlas6 pour drisoire1 ,et j'abhorre en vos vers le ,serpent reconnu4 ,j'ai chang4 ,comme vous4 ,mais d'une autre manire4 ,tout petit que je suis j'avais aussi le droit ,d'une volution1 la bonne1 la dernire4 ,or1 je sais la louange1 matre1 que vous doit ,l'enthousiasme ancien2 la voici franche1 pleine1 ,car vous me ftes doux en des heures de peine4 ,,saint ,,benoit-,,joseph ,,labre ,,jour ,,de ,,la ,,canonisation ,comme l'glise est bonne en ce sicle de haine1 ,d'orgueil et d'avarice et de tous les pchs1 ,d'exalter aujourd'hui le cach des cachs1 ,le doux entre les doux l'ignorance humaine ,et le mortifi sans pair que la ,foi mne1 ,saignant de pnitence et blanc d'extase1 chez ,les peuples et les saints1 qui1 tous sens dtachs1 ,fit de la ,pauvret son pouse et sa reine1 ,comme un autre ,alexis1 comme un autre ,franois1 ,et fut le ,pauvre affreux1 anglique1 la fois ,pratiquant la douceur1 l'horreur de l'vangile6 ,et pour ainsi montrer au monde qu'il a tort ,et que les pieds crus d'or et d'argent sont d'argile1 ,comme l'glise est tendre et que ,jsus est fort6 ,,paraboles ,soyez bni1 ,seigneur1 qui m'avez fait chrtien ,dans ces temps de froce ignorance et de haine2 ,mais donnez-moi la force et l'audace sereine ,de vous tre toujours fidle comme un chien1 ,de vous tre l'agneau destin qui suit bien ,sa mre et ne sait faire au ptre aucune peine1 ,sentant qu'il doit sa vie encore1 aprs sa laine1 ,au matre1 quand il veut utiliser ce bien1 ,le poisson1 pour servir au ,fils de monogramme1 ,l'non obscur qu'un jour en triomphe il monta1 ,et1 dans ma chair1 les porcs qu' l'abme il jeta4 ,car l'animal1 meilleur que l'homme et que la femme1 ,en ces temps de rvolte et de duplicit ,fait son humble devoir avec simplicit4 ,,sonnet ,h,,roique ,la ,gueule parle3 ,l'or1 et puis encore l'or1 ,toujours l'or1 et la viande1 et les vins1 et la viande1 ,et l'or pour les vins fins et la viande1 on demande ,un trou sans fond pour l'or toujours et l'or encor6 ,la ,panse dit3 ,a moi la chute du trsor6 ,la viande1 et les vins fins1 et l'or1 toute provende1 ,a moi6 ,dgringolez dans l'outre toute grande ,ouverte du ,seigneur ,nabuchodonosor6 ,l'oeil est de pur cristal dans les suifs de la face3 ,il brille1 net et franc1 prs du vrai1 rouge et faux1 ,seule perfection parmi tous les dfauts4 ,l',ame attend vainement un remords efficace1 ,et dans l'impnitence agonise de faim ,et de soif1 et sanglote en pensant ,,la ,,fin4 ,,pens,e ,,du ,,soir ,a ,,ernest ,,raynaud ,couch dans l'herbe ple et froide de l'exil1 ,sous les ifs et les pins qu'argente le grsil1 ,ou bien errant1 semblable aux formes que suscite ,le rve1 par l'horreur du paysage scythe1 ,tandis qu'autour1 pasteurs de troupeaux fabuleux1 ,s'effarouchent les blancs ,barbares aux yeux bleus1 ,le pote de l'art d',aimer1 le tendre ,ovide ,embrasse l'horizon d'un long regard avide ,et contemple la mer immense tristement4 ,le cheveu pouss rare et gris que le tourment ,des bises va mlant sur le front qui se plisse1 ,l'habit trou livrant la chair au froid1 complice1 ,sous l'aigreur du sourcil tordu1 l'oeil terne et las1 ,la barbe paisse1 inculte et presque blanche1 hlas6 ,tous ces tmoins qu'il faut d'un deuil expiatoire ,disent une sinistre et lamentable histoire ,d'amour excessif1 d'pre envie et de fureur ,et quelque responsabilit d',empereur4 ,ovide morne pense ,rome et puis encore ,a ,rome que sa gloire illusoire dcore4 ,or1 ,jsus6 vous m'avez justement obscurci3 ,mais n'tant pas ,ovide1 au moins je suis ceci4 ,,bonheur ,i ,l'incroyable1 l'unique horreur de pardonner1 ,quand l'offense et le tort ont eu cette envergure1 ,est un royal effort qui peut faire figure ,pour le souci de plaire et le soin d'tonner2 ,l'orgueil1 qu'il faut1 se doit prvaloir sans scrupule ,et s'endormir pur1 fort des pchs expis1 ,doux1 le front dans les cieux reconquis1 et les pieds ,sur cette humanit toute honte et crapule ,ou plutt et surtout1 gloire ,dieu qui voulut ,au coeur qu'un rien meut1 tel sous des doigts un luth1 ,faire un peu de repos dans l'entier sacrifice4 ,paix ce coeur enfin de bonne volont ,qui ne veut battre plus que vers la ,charit1 ,et que votre plaisir1 ,jsus1 s'assouvisse4 ,,ii ,la vie est bien svre ,a cet homme trop gai3 ,plus le vin dans le verre ,pour le sang fatigu1 ,plus l'huile dans la lampe ,pour les yeux et la main1 ,plus l'envieux qui rampe ,pour l'orgueil surhumain1 ,plus l'pouse choisie ,pour vivre et pour mourir1 ,en qui l'on s'extasie ,pour s'aider souffrir1 ,hlas6 et plus les femmes ,pour le coeur et la chair1 ,plus la ,foi1 sel des mes1 ,pour la peur de l',enfer1 ,et ni plus l',esprance ,pour le ciel mrit ,par combien de souffrance6 ,rien4 ,si4 ,la ,charit4 ,le pardon des offenses ,comme un dchirement1 ,l'abandon des vengeances ,comme un dlaissement1 ,changer au mieux le pire1 ,a la mchancet ,dployant son empire1 ,opposer la bont1 ,peser1 se rendre compte4 ,faire la part de tous1 ,boire la bonne honte1 tre toujours plus doux444 ,quelque chaleur va luire ,pour le coeur fatigu1 ,la vie enfin sourire ,a cet homme trop gai4 ,et puisque je pardonne1 ,mon ,dieu1 pardonnez-moi1 ,ornant l'me enfin bonne ,d'esprance et de foi4 ,,iii ,aprs la chose faite1 aprs le coup port ,aprs le joug trs dur librement accept1 ,et le fardeau1 plus lourd que le ciel et la terre1 ,lev d'un dos vraiment et gament volontaire1 ,aprs la bonne haine et la chre rancoeur1 ,le rve de tenir1 implacable vainqueur1 ,les ennemis du coeur et de l'me et les autres2 ,de voir couler des pleurs plus affreux que les ntres ,de leurs yeux dont on est le ,mose au rocher1 ,tout ce train mis en fuite1 et courez le chercher6 ,alors on est content comme au sortir d'un rve1 ,on se retrouve net1 clair1 simple1 on sent que crve ,un abcs de sottise et d'erreur1 et voici ,que de l'ternit1 symbole en raccourci ,toute une plnitude afflue1 alme et s'installe1 ,l'tre palpite entier dans la forme totale1 ,et la chair est moins faible et l'esprit moins prompt2 ,dsormais1 on le sait1 on s'y tient1 fleuriront ,le lys du faire pur1 celui du chaste dire1 ,et1 si daigne ,jsus1 la rose du martyre4 ,alors on trouve1 ,dieu si lent vous venger1 ,combien doux est le joug et le fardeau lger6 ,charit1 la plus forte entre toutes les ,forces1 ,tu veux dire1 saint pige aux clestes amorces1 ,les mains tendres du fort1 de l'heureux et du grand ,autour du sort plaintif du faible et du souffrant4 ,le regard franc du riche au pauvre exempt d'envie ,ou jaloux1 et ton nom encore signifie ,quelle douceur choisie1 et quel droit dvouement1 ,et ce tact virginal1 et l'ange exactement6 ,mais l'ange est innocent1 essence bienheureuse1 ,il n'a point passer par notre vie affreuse ,et toi1 ,vertu sans pair1 presqu',une1 n'es-tu pas ,humaine en mme temps que divine1 ici-bas8 ,aussi la conscience a d1 pour des fins sres1 ,surtout sentir en toi le pardon des injures4 ,par toi nous devenons semblables ,jsus ,portant sa croix infme et qui1 clou dessus1 ,priait pour ses bourreaux d',isral et de ,rome1 ,a ,jsus qui1 du moins1 homme avec tout d'un homme1 ,n'avait1 lui1 jamais eu de torts de son ct1 ,et1 par ,lui1 tu nous fais croire en l'ternit4 ,,iv ,de plus1 cette ignorance de ,vous6 ,avoir des yeux et ne pas vous voir1 ,une me et ne pas vous concevoir4 ,un esprit sans nouvelles de ,vous6 ,o temps1 moeurs qu'il en soit ainsi1 ,et que ce vase de belles fleurs1 ,qu'un tel vase1 prcieux d'ailleurs1 ,de la plus belle se passe ainsi6 ,religion1 unique raison1 ,et seule rgle et loi1 pit1 ,rien1 l1 de vous n'a jamais t1 ,pas un penser juste1 une oraison6 ,aussi cette ignorance de tout6 ,et de soi-mme1 droits et devoirs ,et des autres1 leurs justes pouvoirs1 ,leur action lgitime et tout6 ,jusqu' mconnatre en moi quel nom1 ,quel titre augural et de par ,dieu6 ,et six ans passs plaire ,dieu1 ,vertu relle1 effort bel et bon6 ,jusqu' ne pas se douter vraiment ,du tour affreux et plus que cruel ,qu'un sot grief1 peine rel1 ,inflige ses revanches vraiment4 clairez ces tnbres de mort1 ,c'est votre crature aprs tout4 ,l'ignorance invincible l'absout4 ,bah6 claire et bonne lui soit la mort4 ,v ,l'homme pauvre de coeur est-il si rare1 en somme8 ,non4 ,et je suis cet homme et vous tes cet homme1 ,et tous les hommes sont cet homme ou furent lui1 ,ou le seront quand l'heure opportune aura lui4 ,conus dans l'agonie puise et plaintive ,de deux dsirs que1 seul1 un feu brutal avive1 ,sans vestige autre ntre1 travers cet moi1 ,qu'une larme de quoi6 que pleure quoi6 dans quoi6 ,ns parmi la douleur1 le sang et la sanie ,nus1 de corps sans instinct et d'me sans gnie ,pour grandir et souffrir par l'me et par le corps1 ,vivant au jour le jour1 berns de voeux discors1 ,pour mourir dans l'horreur fatale et la dtresse1 ,quoi de nous1 ds qu'en nous la question se dresse8 ,quoi8 qu'un tre capable au plus de moins que peu ,en dehors du besoin d'aimer et de voir ,dieu ,et quelque chose1 au front1 du fond du coeur te monte ,qui ressemble la crainte et qui tient de la honte1 ,quelque chose1 on dirait1 d'encore incomplt1 ,mais dont la ,charit ferait l',humilit4 ,lors1 quelqu'un vraiment de nature ingnue ,sa conscience n'a qu' dire3 continue1 ,si la chair n'arrivait son tour1 en disant3 ,arrte1 et c'est la guerre en ce juste prsent4 ,mais tout n'est pas perdu malgr le coup si rude3 ,car la chair avant tout est chose d'habitude1 ,elle peut se plier et doit s'acclimater4 ,c'est son droit1 son devoir1 la loi de la mater ,selon les strictes lois de la bonne nature4 ,or la nature est simple1 elle admet la culture1 ,elle procde avec douceur1 calme et lenteur4 ,ton corps est un lutteur1 fais-le vivre en lutteur1 ,sobre et chaste abhorrant1 l'excs de toute sorte1 ,femme qui le dtourne et vin qui le transporte ,et la paresse pire encore que l'excs4 ,enfin pacifi1 puis apais1--tu sais ,quels sacrements il faut pour cette tche intense1 ,et c'est l',eucharistie aprs la ,pnitence1-- ,ce corps allg1 libre et presque glorieux1 ,dment redevenu1 dment laborieux1 ,va se rompre au plutt1 s'assouplir au service ,de ton esprit d'amour1 d'offre et de sacrifice1 ,subira les saisons et les privations1 ,enfin sera le temple embaum d'actions ,de grce1 d'encens pur et de vertus chrtiennes1 ,et tout retentissant de psaumes et d'antiennes ,qu'habite l',esprit-,saint et que daigne ,jsus ,visiter comparable aux bons rois bien reus4 ,de ce moment1 toi1 pauvre avec pleine assurance1 ,aprs avoir pri pour la persvrance1 ,car1 docte charit tout d'abord pense soi1 ,puise au gouffre infini de la ,foi--plus de foi-- ,que jamais et prsente ,dieu ton voeu bien tendre1 ,bien ardent1 bien formel et de voir et d'entendre ,les hommes t'imiter1 mme te dpasser ,dans la course au salut1 et pour mieux les pousser ,a ces fins que le ciel en extase contemple1 ,bien humble1 7souviens-toi67 prcheur1 prche d'exemple6 ,,vi ,bon pauvre1 ton vtement est lger ,comme une brume1 ,oui1 mais aussi ton coeur1 il est lger ,comme une plume1 ,ton libre coeur qui n'a qu' plaire ,dieu1 ,ton coeur bien quitte ,de toute dette humaine1 en quelque lieu ,que l'homme habite1 ,ta part de plaisir et d'aise parat ,peu suffisante4 ,ta conscience1 en revanche1 apparat ,satisfaisante1 ,ta conscience que1 prcisment1 ,tes malheurs mmes ,ont dgage1 en ce juste moment1 ,des soins suprmes4 ,ton boire et ton manger sont1 je le crains1 ,tristes et mornes2 ,seulement ton corps faible a1 dans ses reins1 ,sans fin ni bornes1 ,des forces d'abstinence et de refus ,trs glorieuses1 ,et des ailes vers les cieux entrevus ,imprieuses4 ,ta tte1 franche de mets et de vin1 ,toute pense1 ,tout intellect1 conforme au plan divin1 ,haut redresse1 ,ta tte est prte tout enseignement ,de la parole ,et1 de l'exemple de ,jsus clment ,et bnvole4 ,et de ,jsus terrible1 prt au pleur ,qu'il faut qu'on verse1 ,a l'affront vil qui poigne1 la douleur ,lente qui perce1 ,le monde pour toi seul1 le monde affreux ,devient possible1 ,t'environnant1 toi qu'il croit malheureux1 ,d'oubli paisible1 ,mme t'ayant d'tonnantes douceurs ,et ces caresses6 ,les femmes qui sont parfois d'pres soeurs1 ,d'aigres matresses1 ,et de douloureux compagnons toujours ,ou toujours presque1 ,te jaugeant malfringant1 aux gestes lourds1 ,un peu grotesque1 ,tout fait incapable de n'aimer ,qu' les voir belles4 ,qu' les trouver bonnes et de n'aimer ,qu'elles en elles1 ,et le pesant si lger que ce n'est ,rien de le dire1 ,te dispenseront1 tous comptes au net1 ,de leur sourire4 ,et te voil libre1 dner1 en roi4 ,seul ta table1 ,sans nul flatteur1 quel flau pour un roi1 ,plus dtestable8 ,l'assassin1 l'escroc et l'humble voleur ,qui n'y voient gure ,de nuance1 t'pargnent comme leur ,plus jeune frre4 ,des vertus surrogatoires1 la ,prudence humaine1 7,l'autre1 la cardinale1 ah6 celle-l ,que ,dieu t'y mne67 ,l'amabilit1 l'affabilit ,quasi clestes1 ,sans rien d'affect1 sans rien d'apprt1 ,franches1 modestes1 ,nimbent le destin1 que ,dieu te voulut ,tendre et svre1 ,dans l'intrt surtout de ton salut1 ,a bien parfaire ,et pour ange contre le lourd mchant ,toujours stupide ,la clairvoyance te guide en marchant1 ,fine et rapide1 ,la clairvoyance1 qui n'est pas du tout ,la ,mfiance ,et qui plutt serait pour sommer tout1 ,la ,prvoyance1 licitant les gens de prime-saut ,sous les grimaces ,faisant sortir la sottise du sot1 ,trouvant des traces4 ,et mdusant la curiosit ,de l'hypocrite ,par un regard entre les yeux plant ,qui brle vite444 ,et s'il ose rester des ennemis ,a ta misre1 ,pardonne-leur1 ainsi que l'a promis ,ton ,notre-,pre444 ,afin que ,dieu te pardonne aussi1 ,lui1 ,prends cette avance4 ,car1 dans le mal fait au prochain1 c'est ,lui ,seul qu'on offense4 ,,vii crit en #ahhh4 ,le sort fantasque qui me gte sa manire ,m'a log cette fois1 peut-tre la dernire ,et la dernire c'est la bonne-- l'hpital6 ,de mon rve ceci le rveil est brutal ,mais explicable par le fait d'une voleuse1 7,dont l'histoire posthume est1 dit-on1 graveleuse7 ,du fait d'un rhumatisme aussi1 moindre dtail2 ,puis d'un gte o l'on est qu'importe le portail8 ,j'y suis1 j'y vis4 ,non1 j'y vgte1 on rectifie2 ,on se trompe4 ,j'y vis dans le strict de la vie1 ,le pain qu'il faut1 pas trop de vin1 et mieux couch6 videmment j'expie un trs ancien pch 7,trs ancien87 dont mon sang a des fois la secousse1 ,et la pnitence est relativement douce ,dans le martyrologe et sur l'armorial ,des potes1 peut-tre un peu proverbial4 ,c'est un lieu comme un autre1 on en prend l'habitude3 ,a prison bonne enfant longanime ,latude4 ,sans compter qu'au rimeur1 pour en parler1 alors6 ,pauvre et fier1 il ne reste qu' mourir dehors ,ou tout comme1 en ces temps vraiment trop peu propices1 ,et mourir pour mourir1 ,muse qui me respices1 ,autant le faire ici qu'ailleurs1 et mme mieux1 ,sinon qu'ici l'on est tout laque1 les vieux ,abus sont rforms et le citoyen1 libre6 ,et fort6 doit1 ou l'tat perdrait son quilibre1 ,avec a qu'il n'est pas cheval sur un pal6-- ,mourir dans les bras du ,conseil ,municipal1 ,mal rassurante et pas assez difiante ,conclusion pour tel1 qu'un voeu mystique hante1 ,moi par exemple1 j'en forme l'aveu sans fard1 ,me dt-on traiter d'ne ou d'impudent cafard4 ,la conversation1 dans ce modeste asile1 ,ne m'est pas autrement pnible et difficile6 ,ces braves gens1 que le ,journal rend un peu sots1 ,du moins ont conserv1 malgr tous les assauts ,que l',instruction livre leur tte obsde1 ,quelque saveur encor de parole et d'ide2 ,la ,rvolution1 qu'il faut toujours citer ,et condamner1 n'a pu compltement gter ,leur trivialit non sans grce et sincre4 ,mme je les prfre aux mufles de ma sphre ,certes6 et je subis leur choc sans trop d'moi4 ,leur vice et leur vertu sont juste point pour moi ,les goter et me plaire en ces lieux salutaires ,a 7comme moi7 des espces de solitaires1 ,espce de couvent moins cet espoir chrtien6 ,le monde est tel qu'ici je n'ai besoin de rien ,et que j'y resterais1 ma foi1 toute ma vie1 ,sans grands jaloux1 j'espre1 et pour sr1 sans envie6 ,si1 ds guri1 si je guris1 car tout se peut1 ,je n'avais quelque chose faire1 que ,dieu veut4 ,,viii ,prtres de ,jsus-,christ1 la vrit vous garde4 ,ah6 soyez ce que pense une foule bavarde ,ou ce que le penseur lui-mme dit de vous4 ,bassement orgueilleux1 haineusement jaloux1 ,avares1 impurs1 durs1 la vrit vous garde4 ,et1 de fait1 nul de vous ne risque1 ne hasarde ,un seul pan du prestige1 un seul pli du drapeau1 ,tant la doctrine exacte et du ,bien et du ,beau ,est l1 qui vous maintient entre ses hauts dilemmes4 ,plats comme les bourgeois1 vautrs dans des ,thlmes ,ou guinds vers l'honneur pharisaque alors1 ,qu'importe1 si ,jsus1 plus fort que des coeurs morts1 ,rgne par vos dehors du reste incontestables8 ,cultes respectueux1 formules respectables1 ,un emploi libral et franc des ,sacrements 7,car les temps ont du moins1 dans leurs relchements1 ,parmi plus d'une bonne et dlicate chose1 ,laiss tomber l'affreux jansnisme morose7 ,et ce seul mot sur votre enseigne3 ,charit6 ,mal gracieux1 sans got aucun1 mme affect1 ,pour si peu que ce soit d'art et de posie1 ,incapables d'un bout de lecture choisie1 ,d'un regard attentif1 d'une oreille en arrt ,pis qu'inconsciemment hostiles1 on dirait1 ,a tout ce qui1 dans l'homme et fleurit et s'allume1 ,plus lourds que les marteaux et plus lourds qu'une enclume4 ,sans mme l'tincelle et le bruit triomphant1 ,que fait8 si ,jsus a1 pour sduire l'enfant ,et le sage qu'est l'homme en sa double nergie1 ,votre thologie et votre liturgie8 ,d'ailleurs maints d'entre vous1 troupeau tri dj1 ,valent mieux que le monde autour qui vous jugea1 ,lisent clair1 visent droit1 entendent net en somme1 ,vivent et pensent1 plus que non pas un autre homme1 ,que tels1 mes chers lecteurs1 que moi cet crivain1 ,tant leur science est courte et tant mon art est vain6 ,c'est vrai qu'il sort de vous1 comme de votre ,matre1 ,quand mme une vertu qui vous fait reconnatre4 ,elle offusque les sots1 ameute les mchants1 ,remplis les bons d'mois rvrents et touchants1 ,force indfinissable ayant de tout en elle1 ,comme surnaturelle et comme naturelle1 ,mystrieuse et dont vous allez investis1 ,grands par comparaison chez les peuples petits4 ,vous avez tous les airs de toutes1 sinon toutes ,les choses qu'il faut tre en l'affre de vos routes4 ,si vous ne l'tes pas1 du moins vous paraissez ,tels qu'il faut et semblez dans ce zle empresss1 ,poussant votre industrie et votre conomie1 ,depuis la saintet jusqu' la bonhomie4 ,hypocrisie1 met un tiers1 ou nullit6 ,bonhomie1 on doit dire en choeur1 et saintet6 ,puisque1 croyons toujours le bien de prfrence1 ,mais c'est surtout ce sicle et surtout cette ,france1 ,que charme et que bnit1 quelques fins de ,dieu8 ,votre ombre lumineuse et rchauffante un peu1 ,seul bienfait apparent de la grce invisible ,sur la ,france insense et le sicle insensible1 ,sicle de fer et ,france1 hlas6 toute de nerfs1 ,france d'o dtalant partout comme des cerfs1 ,les principes1 respect1 l'honneur de sa parole1 ,famille1 probit1 filent en bande folle1 ,sicle d'pret juive et d'ennuis protestants1 ,noyant tout1 le superbe et l'exquis des instants1 ,au remous gris de mers de chiffres et de phrases4 ,vous1 phares doux parmi ces brumes et ces gazes1 ,ah6 luisez-nous encore et toujours jusqu'au jour1 ,jusqu' l'heure du coeur expirant vers l'amour ,divin1 pour refleurir ternel dans la mme ,charit loin de cette preuve froide et blme4 ,et puis1 en la minute obscure des adieux1 ,flambez1 torches d'encens1 et rallumez nos yeux ,a l'unique ,beaut1 toute bonne et puissante1 ,brlez ce qui n'est plus la prire innocente1 ,l'aspiration sainte et le repentir vrai6 ,puisse un prtre tre l1 ,jsus1 quand je mourrai6 ,,ix ,guerrire1 militaire et virile en tout point1 ,la sainte ,chastet que ,dieu voit la premire1 ,de toutes les vertus marchant dans sa lumire ,aprs la ,charit distante presque point1 ,va d'un pas assur mieux qu'aucune amazone ,a travers l'aventure et l'erreur du ,devoir1 ,ses yeux grands ouverts pleins du dessein de bien voir1 ,son corps robuste et beau digne d'emplir un trne1 ,son corps robuste et nu balanc noblement1 ,entre une tte haute et des jambes sereines1 ,du port majestueux qui sied aux seules reines1 ,et sa candeur la vt du plus beau vtement4 ,elle sait ce qu'il faut qu'elle sache des choses1 ,entre autres que ,jsus a fait l'homme de chair ,et mis dans notre sang un charme doux-amer ,d'o doivent dcouler nos naissances moroses1 ,et que l'amour charnel est bnit en des cas4 ,elle prside alors et sourit ces ftes1 ,dvt la jeune pouse avec ses mains honntes ,et la mne l'poux par des tours dlicats4 ,elle entre dans leur lit1 lve le linge ultime1 ,guide pour le baiser et l'acte et le repos ,leurs corps voluptueux aux fins de bons propos ,et dsormais va vivre entre eux leur ange intime4 ,puis au-dessus du couple ou plutt ct1 --,bien agir fait s'unir les voeux et les nivelle1-- ,vers le ,vierge et la ,vierge isols dans leur belle ,thbade chacun la sainte ,chastet4 ,sans quitter les ,amants1 par un charmant miracle1 ,vole et vient rafrachir l',intacte et l',impollu ,de gais parfums de fleurs comme s'il avait plu ,d'un bon orage sur l'un et sur l'autre habitacle1 ,et vt de chaleur douce au point et de jour clair ,la cellule du ,moine et celle de la ,nonne1 ,car s'il nous faut souffrir pour que ,dieu nous pardonne ,du moins ,dieu veut punir1 non torturer la chair4 ,elle dit ces chers enfants de l',innocence3 ,dormez1 veillez1 priez4 ,priez surtout1 afin ,que vous n'ayez pas fait tous ces travaux en vain1 ,humilit1 douceur et cleste ignorance6 ,enfin elle va chez la ,veuve et chez le ,veuf1 ,chez le vieux ,dbauch1 chez l',amoureuse vieille1 ,et leur tient des discours qui sont une merveille ,et leur refait1 force d'art1 un corps tout neuf4 ,et quand alors elle a fini son tour du monde1 ,tour du monde ubiquiste1 invisible et prsent1 ,elle court son point de dpart en faisant ,tel grand dtour1 espoir d'esprance profonde2 ,et ce point de dpart est un lieu bien connu1 ,eden mme3 l sous le chne et vers la rose1 ,puisqu'il parat qu'il n'a pas faire autre chose1 ,rit et gazouille un beau petit enfant tout nu4 ,x ,un projet de mon ge mr ,me tint six ans l'me ravie3 ,c'tait1 d'aprs un plan bien sr1 ,de rdifier ma vie4 ,vie encor vivante aprs tout1 ,insuffisamment ruine1 ,avec ses murs toujours debout ,que respecte la gramine1 ,murs de vraie et franche vertu1 ,fondations intactes certes1 ,fronton battu1 non abattu1 ,sans noirs lichens ni mousses vertes1 ,l'orgueil qu'il faut et qu'il fallait1 ,le repentir quand c'tait brave1 ,douceur parfois comme le lait1 ,fiert souvent comme la lave4 ,or1 durant ces deux fois trois ans1 ,l'essai fut bon1 grand le courage4 ,l'oeuvre en aspects forts et plaisants ,montait1 tenant tte l'orage4 ,un air de grce et de respect ,magnifiait les calmes lignes ,de l'difice que drapait ,l'clat de la neige et des cygnes444 ,furieux mais insidieux1 ,voici l'essaim des mauvais anges ,rayant le pur1 le radieux ,paysage de vols tranges1 ,salissant d'outrages sans nom1 ,obscnits basses et fades1 ,de mon renaissant ,parthnon ,les portiques et les faades1 ,tandis que quelques-uns d'entre eux1 ,minant le sol1 sapant la base1 ,s'apprtent1 par un art affreux1 ,a faire de tout table rase4 ,ce sont1 vniels et mortels1 ,tous les pchs des catchismes ,et bien d'autres encore1 tels ,qu'ils font les sophismes des schismes4 ,la ,luxure aux tours sans merci1 ,l'affreuse ,avarice morale1 ,la ,paresse morale aussi1 ,l',envie la dent spulcrale1 ,la ,colre hors des combats1 ,la ,gourmandise1 rage1 ivresse1 ,l',orgueil1 alors qu'il ne faut pas1 ,sans compter la sourde dtresse ,des vices peine entrevus1 ,dans la conscience scrute1 ,hideur brouille et tas confus1 ,tourbe brouillante et ballotte4 ,mais quoi6 n'est-ce pas toujours vous1 ,dmon femelle1 triple peste1 ,pire flot de tout ce remous1 ,pire ordure que tout le reste1 ,vous toujours1 vil cri de haro1 ,qui me proclame et me diffame1 ,gueuse inepte1 lche bourreau1 ,horrible1 horrible1 horrible femme8 ,vous1 l'insultant mensonge noir1 ,la haine longue1 l'affront rance1 ,vous qui seriez le dsespoir1 ,si la foi n'tait l',esprance4 ,et l',esprance le pardon1 ,et ce pardon une vengeance4 ,mais quel voluptueux pardon1 ,quelle savoureuse vengeance6 ,et tous trois1 esprance et foi ,et pardon1 chassant la squelle ,infernale de devant moi1 ,protgeront de leur tutelle ,les nobles travaux qu'a repris ,ma bonne volont calme1 ,pour grce des grces sans prix1 ,achever l'oeuvre bien-aime ,toute de marbre prcieux ,en ordonnance solennelle ,bien par-del les derniers cieux1 ,jusque dans la vie ternelle4 ,,xi ,sois de bronze et de marbre et surtout sois de chair3 ,certes1 prise l'orgueil ncessaire plus cher1 ,pour ton combat avec les contingences vaines2 ,que les poils de ta barbe ou le sang de tes veines2 ,mais vis1 vis pour souffrir1 souffre pour expier1 ,expie et va-t'en vivre et puis reviens prier1 ,prier pour le courage et la persvrance ,de vivre dans ce sicle1 hlas6 et cette ,france1 ,sicle et ,france ignorants et tristement railleurs4 7,mais le rgne est plus haut et la patrie ailleurs ,et la solution est autre du problme47 ,sois de chair et mme aime cette chair1 la mme ,que celle de ,jsus sur terre et dans les cieux1 ,et dans le ,trs ,saint-,sacrement si prcieux ,qu'il n'est de comparable sa valeur que celle ,de ta chair vnrable en sa moindre parcelle ,et dans le moindre grain de l',hostie l'autel2 ,car ce mystre1 l',incarnation1 est tel1 ,par l'exgse autour comme par sa nature2 ,qu'il fait gale au ,crateur la crature1 ,cependant que1 par un miracle encor plus grand1 ,l',eucharistie1 elle1 les confond et les rend ,identiques4 ,or cette chair expiatoire1 ,fais-t'en une arme douloureuse de victoire ,sur l'orgueil que ,satan peut d'elle t'inspirer ,pour l'orgueil qu' jamais tu peux considrer ,comme le prix suprme et le but enviable4 ,tout le reste n'est rien que malice du diable6 ,alors1 oui1 sois de bronze impassible1 revts ,l'armure inaccessible braver le ,mauvais1 ,pudeur1 ,calme1 ,respect1 ,silence et ,vigilance4 ,puis sois de marbre1 et pur1 sous le heaume qui lance ,par ses trous le regard de tes yeux assurs1 ,marche pas rvrents sur les parvis sacrs4 ,,xii ,seigneur1 vous m'avez laiss vivre ,pour m'prouver jusqu' la fin4 ,vous chtiez cette chair ivre1 ,par la douleur et par la faim6 ,et ,vous permtes que le diable ,tentt mon me misrable ,comme l'me forte de ,job1 ,puis ,vous m'avez envoy l'ange ,qui gagea le combat trange ,avec le grand aeul ,jacob ,mon enfance1 elle fut joyeuse3 ,or1 je naquis choy1 bni ,et je crs1 chair insoucieuse1 ,jusqu'au temps du trouble infini ,qui nous prend comme une tempte1 ,nous poussant comme par la tte ,vers l'abme et prts tomber2 ,quant moi1 puisqu'il faut le dire1 ,mes sens affreux et leur dlire ,allaient me faire succomber1 ,quand ,vous partes1 ,dieu de grce ,qui savez tout bien arranger1 ,qui ,vous mettez bien la place1 ,l'auteur et l'teur du danger1 ,vous me puntes par moi-mme ,d'un supplice cru le suprme 7,oui1 ma pauvre me le croyait7 ,mais qui n'tait au fond rien qu'une ,perche tendue1 qu'opportune6 ,a mon salut qui se noyait4 ,comprises les dures dlices1 ,j'ai march dans le droit sentier1 ,y cueillant sous des cieux propices ,pleine paix et bonheur entier1 ,paix de remplir enfin ma tche1 ,bonheur de n'tre plus un lche pris des seules volupts ,de l'orgueil et de la luxure1 ,et cette fleur1 l'extase pure ,des bons projets excuts4 ,c'est alors que la mort commence ,son oeuvre inexpiable8 ,non1 ,mais qui me saisit de dmence ,bien qu'encor criant ,votre nom4 ,l',ami me meurt1 aussi la ,mre1 ,une rancune plus qu'amre ,me pitine en ce dur moment ,et me cantonne en la misre1 ,dans la littrale misre1 ,du froid et du dlaissement6 ,tout s'en mle3 la maladie ,vient en aide l'autre flau4 ,le guignon1 comme un incendie ,dans un pays o manque l'eau1 ,ravage et dvaste ma vie1 ,tranant sa suite l'envie1 ,l'ordre1 l'obscne trahison1 ,la sale piti drisoire1 ,jusqu' cette rumeur de gloire ,comme une insulte la raison6 ,ces mystres1 je les pntre1 ,tous les motifs1 je les connais4 ,oui1 certes1 ,vous tes le matre ,dont les rigueurs sont les bienfaits4 ,mais1 ,vous1 donnez-moi la force1 ,donnez1 comme l'arbre l'corce4 ,comme l'instinct l'animal1 ,donnez ce coeur votre ouvrage1 ,seigneur1 la force et le courage ,pour le bien et contre le mal4 ,mais1 hlas6 je ratiocine ,sur mes fautes et mes douleurs1 ,espce de mauvais ,racine ,analysant jusqu' mes pleurs4 ,dans ma raison mal assagie ,je fais de la psychologie ,au lieu d'tre un coeur pnitent ,tout simple et tout aimable en somme1 ,sans plus l'astuce du vieil homme ,et sans plus l'orgueil protestant444 ,je crois en l'glise romaine1 ,catholique1 apostolique et ,la seule humaine qui nous mne ,au but que ,jsus indiquait1 ,la seule divine qui porte ,notre croix jusques la porte ,des libres cieux enfin ouverts1 ,qui la porte par vos bras mme1 ,o grand ,crucifi suprme ,donnant pour nous vos maux soufferts4 ,je crois en la toute-prsense1 ,a la messe de ,jsus-,christ1 ,je crois la toute-puissance ,du ,sang que pour nous il offrit ,et qu'il offre au seul ,juge encore ,par ce mystre que j'adore ,qui fait qu'un homme vain1 menteur1 ,pourvu qu'il porte le vrai signe ,qui le consacre entre tous digne1 ,puisse crer le ,crateur4 ,je confesse la ,vierge unique1 ,reine de la neuve ,sion1 ,portant aux plis de sa tunique ,la grce et l'intercession4 ,elle protge l'innocence1 ,accueille la rsipiscence1 ,et debout quand tous genoux1 ,imptre le pardon du ,pre ,pour le pcheur qui dsespre444 ,mre du fils1 priez pour nous6 ,,xiii ,la neige travers la brume ,tombe et tapisse sans bruit ,le chemin creux qui conduit ,a l'glise o l'on allume ,pour la messe de minuit4 ,londres sombre flambe et fume3 ,o la chre qui s'y cuit ,et la boisson qui s'ensuit6 ,c'est ,christmas et sa coutume ,de minuit jusqu' minuit4 ,sur la plume et le bitume1 ,paris bruit et jouit4 ,ripaille et ,plaisant dduit ,sur le bitume et la plume ,s'exasprent ds minuit4 ,le malade en l'amertume ,de l'hospice o le poursuit ,un espoir toujours dtruit ,s'pouvante et se consume ,dans le noir d'un long minuit444 ,la cloche au son clair d'enclume ,dans la cour fine qui luit1 ,loin du pch qui nous nuit1 ,nous appelle en grand costume ,a la messe de minuit4 ,,xiv ,o6 j'ai froid d'un froid de glace1 ,o6 je brle toute place6 ,mes os vont se cariant1 ,des blessures vont criant2 ,mes ennemis pleins de joie ,ont fait de moi quelle proie6 ,mon coeur1 ma tte et mes reins ,souffrent de maux souverains4 ,tout me fuit1 adieu ma gloire6 ,est-ce donc le ,purgatoire8 ,ou si c'est l'enfer ce lieu ,ne me parlant plus de ,dieu8 --,l'indignit de ton sort ,est le plaisir d'un plus ,fort4 ,dieu plus juste1 et plus ,habile ,que ce toi-mme dbile4 ,tu souffres de tel mal profond ,que des volonts te font1 ,plus bnignes que la tienne ,si mal et si peu chrtienne1 ,tes humiliations ,sont des bndictions ,et ces mornes scheresses ,o tu te dsintresses ,de purs avertissements ,descendus de cieux aimants ,tes ennemis sont les anges ,moins cruels et moins tranges ,que bons inconsciemment1 ,d'un ,seigneur rude et clment4 ,aime tes croix et tes plaies1 ,il est saint que tu les aies4 ,face aux terribles courroux1 ,bnis et tombe genoux4 ,fer qui coupe et voix qui tance1 ,c'est la bonne ,pnitence4 ,sous la glace et dans le feu ,tu retrouveras ton ,dieu4 ,,xv ,un scrupule qui m'a l'air sot comme un pch ,argumente4 ,dieu vit au sein d'un coeur cach1 ,non d'un esprit pars1 en milliers de pages1 ,en millions de mots hardis comme des pages1 ,a tous les vents du ciel ou plutt de l'enfer1 ,et d'un scandale tel1 prcisment tout fier4 ,il faut pour plaire ,dieu1 pour apaiser sa droite1 ,suivre le long sentier1 gravir la pente troite1 ,sans un soupir de trop1 ft-il mlodieux1 ,sans un geste au surplus1 mme agrable aux yeux1 ,laisser d'autres l'art et la littrature ,et ne vivre que juste mme la nature ,tu pratiquais jadis et nagure ces us ,content de reposer l'ombre de ,jsus ,y pansant de vin1 d'huile de lin tes blessures ,et maintenant1 ingrat la ,croix1 tu t'assures ,en la gloire profane et le renom paen1 ,comme si tout cela n'tait pas trois fois rien1 ,comme si tel beau vers1 telle phrase sonore1 ,chantait mieux qu'un grillon1 brillait plus qu'un fulgore4 ,va1 risque ton salut1 ton salut rachet ,un temps1 par une vie autre1 c'est vrit1 ,que celle de tes ans primes1 enfance molle1 ,age pubre fou1 jeunesse molle et folle ,risque ton me1 objet de tes soins d'autrefois ,pour quels triomphes vains sur quels banals pavois6 ,malheureux6 ,je rponds avec raison1 je pense3 ,je n'attends1 je ne veux pas d'autre rcompense ,a ce mien grand effort d'crire de mon mieux ,que l'amiti du jeune et l'estime du vieux ,lettrs qui sont au fond les seules belles mes1 ,car o prendre un public en ces foules infmes ,d'idiotie en haut et folles par en bas8 ,ou1--le trouver ou pas1 le mriter ou pas1 ,le conserver ou pas6--l'assentiment d'un tre ,simple1 naf et bon1 sans mme le connatre ,que par ce seul lien comme immatriel1 ,c'est tout mon attentat au seul devoir rel1 ,essentiel3 gagner le ciel par les mrites1 ,et je doute1 ,jsus pieux1 que tu t'irrites ,pour quelque doux rimeur chantant ta gloire ou bien talant ses pchs au pilori chrtien2 ,tu ne suscites pas l'aspic et la couleuvre ,contre un pome ou contre un pote4 ,ton oeuvre1 ,consolant les ennuis de ce morne sjour ,par un concert de foi1 d'esprance et d'amour2 ,puis ne me fis-tu pas1 avec le don de vivre1 ,le don aussi1 sans quoi je meurs6 de faire un livre1 ,une oeuvre o s'attestt toute ma quantit1 ,toute1 bien mal1 la force et l'orgueil rvolt ,des sens et leur colre encore qui sont la mme ,luxure au fond et bien la faiblesse suprme1 ,et la mysticit1 l'amour d'aller au ciel ,par le seul graduel du juste graduel1 ,douceur et charit1 seule toute-puissance4 ,tu m'as donn ce don1 et par reconnaissance ,j'en use librement1 qu'on me blme1 tant pis4 ,quant quter les voix1 quant tter les pis ,de dame ,renomme1 ses heures martre1 ,fi6 ,mais pour en finir1 leur foyer ou son tre ,souffrent-ils de mon cas8 ,quelle poutre en mon oeil1 ,quelle paille en votre oeil de ce fait8 ,de quel deuil1 ,de quel scandale vers ou proses sont-ils cause ,dont cela vaille un peu la peine qu'on en cause8 ,,xvi ,aprs le dpart des cloches ,au milieu du ,,gloria1 ,ds l'heure ordinaire des vpres ,on consacre les ,saintes ,huiles ,qu'escorte ensuite un long cortge ,de pontifes et de lvites4 ,il pluvine1 il neigeotte1 ,l'hiver vide sa hotte4 ,le tabernacle bille1 vide1 ,l'autel1 tout nu1 n'a plus de cierges1 ,de grands draps noirs pendent aux grilles1 ,les orgues saintes sont muettes4 ,du brouillard danse mme ,le ciel encore blme4 ,on dispense flots d'eau bnite1 ,toutes cires sont allumes1 ,et de solennelle musique ,s'enfle au choeur et monte au jub1 ,un clair soleil qui grise ,rchauffe l'pre bise4 ,,gloria6 ,voici les cloches ,revenir6 ,,alleluia6 ,,xvii ,l'ennui de vivre avec les gens et dans les choses ,font souvent ma parole et mon regard moroses4 ,mais d'avoir conscience et souci dans tel cas ,exhausse ma tristesse1 ennoblit mon tracas4 ,alors mon discours chante et mes yeux de sourire ,o la divine certitude vient de luire ,et la divine patience met son sel ,dans mon long bon conseil d'usage universel4 ,car non pas tout fait par un effet de l'ge ,a mes heures je suis une faon de sage1 ,presque un sage sans trop d'emphase ou d'embarras1 ,rpandant quelque bien et faisant des ingrats4 ,or nanmoins la vie et son morne problme ,rendent parfois ma voix maussade et mon front blme1 ,de ces tentations je me sauve nouveau ,en des moralits juste mon seul niveau2 ,et c'est d'un examen mthodique et svre1 ,dieu qui sondez les reins6 que je me considre1 ,scrutant mes moindres torts et jusques aux derniers1 ,tel un juge interroge fond des prisonniers4 ,je poursuis ce point l'humeur de mon scrupule ,que des gens ont parl qui m'ont dit ridicule4 ,n'importe6 en ces moments est-ce d'humilit8 ,je me semble bni de quelque charit1 ,de quelque loyaut1 pour parler en pauvre homme1 ,de quelque encore charit4--,folie en somme6 ,nous ne sommes rien4 ,dieu c'est tout4 ,dieu nous cra1 ,dieu nous sauve4 ,voil6 ,voici mon ala3 ,prier obstinment4 ,plonger dans la prire1 ,c'est se tremper aux flots d'une bonne rivire1 ,c'est faire de son tre un parfait instrument ,pour combattre le mal et courber l'lment4 ,prier intensment4 ,rester dans la prire ,c'est s'armer pour l'lan et s'assurer derrire ,c'est de paratre doux et ferme pour autrui ,conformment ce qu'on se rend envers lui4 ,la prire nous sauve aprs nous faire vivre1 ,elle est le gage sr et le mot qui dlivre4 ,elle est l'ange et la dame1 elle est la grande soeur ,pleine d'amour svre et de forte douceur4 ,la prire a des pieds lgers comme des ailes2 ,et des ailes pour que ses pieds volent comme elles2 ,la prire est sagace2 elle pense1 elle voit1 ,scrute1 interroge1 doute1 examine1 enfin croit4 ,elle ne peut nier1 tant par excellence ,la crainte salutaire et l'effort en silence1 ,elle est universelle et sanglotte ou sourit1 ,vole avec le gnie et court avec l'esprit4 ,elle est sotrique ou bgaie1 enfantine ,sa langue est indiffremment grecque ou latine1 ,ou vulgaire1 ou patoise1 argotique s'il faut6 ,car souvent plus elle est en bas1 mieux elle vaut4 ,je me dis tout cela1 je voudrais bien le faire1 ,o ,seigneur1 donnez-moi de m'lever de terre ,en l'humble voeu que seul peut former un enfant ,vers votre volont d'aprs comme d'avant4 ,telle action quelconque en tel temps de ma vie ,et que cette action quelconque soit suivie ,d'un abandon complet en vous que formult ,le plus simple et le plus ponctuel postulat1 ,juste pour la ncessit quotidienne ,en attendant toujours sans fin1 ma mort chrtienne4 ,,xviii ,a ,,monsieur ,,bor,,ly4 ,vous m'avez demand quelques vers sur ,amour4 ,ce mien livre1 d'moi cruel et de dtresse1 ,dj loin dans mon ,o,euvre trange qui se presse ,et dvale1 flot plus amer de jour en jour4 ,qu'en dire1 sinon3 ,poor ,yorick6 ou mieux poor ,lelian6 et pauvre me tout faire1 faiblesse1 ,mollesse par des fois et caresse et paresse1 ,ou tout coup partie en guerre comme pour ,tout casser d'un pass si pur1 si chastement ,ordonn par la beaut des calmes penses1 ,et pour damner tant d'heures en ,dieu dpenses4 ,puis il revient1 mon ,o,euvre1 las d'un tel ahan1 ,pnitent1 et tombant genoux mains dresses444 ,priez avec et pour le pauvre ,lelian6 ,,xix ,or tu n'es pas vaincu1 sinon par le ,seigneur1 ,oppose au sicle un front de courage et d'honneur ,bande ton coeur moins faible au fond que tu ne crois1 ,ne cherche1 en fait d'abri1 que l'ombre de la croix4 ,ceins1 sinon l'innocence1 hlas6 et la candeur1 ,du moins la temprance et du moins la pudeur1 ,et dans le bon combat contre pchs et maux ,s'il faut1 eh bien1 emprunte certains animaux1 ,bhmos et ,lviathan1 prudents qu'ils sont1 ,les armures pour la dfensive qu'ils ont1 ,puisque ton cas1 pour l'offensive1 est superflu4 ,abdique les airs martiaux o tu t'es plu4 ,laisse l'pe et te confie au bouclier4 ,carapace-toi bien1 comme d'un bon acier1 ,de discrtion fine et de fort quant--moi4 ,puis1 quand tu voudras r'attaquer1 reprends la ,foi6 ,,xx ,les plus belles voix ,de la ,confrrie ,clbrent le mois ,heureux de ,marie4 ,o les douces voix6 ,monsieur le cur ,l'a dit la ,messe3 ,c'est le mois sacr4 coutons sans cesse ,monsieur le ,cur4 ,faut nous distinguer1 ,faut1 mesdemoiselles1 ,bien dire et fuguer ,les hymnes nouvelles4 ,faut nous distinguer1 ,bien dire et filer ,les motets antiques1 ,bien dire et couler ,les anciens cantiques1 ,filer et couler4 ,dieu nous bnira1 ,nous et nos familles4 ,marie oura ,les voeux de ses filles1 ,dieu nous bnira4 ,elle est la bont1 ,c'est comme la ,mre ,dans la ,trinit1 ,la ,fille et la ,mre4 ,elle est la bont1 ,la compassion1 ,sans fin et sans trve1 ,l'intercession ,qu'appuie et soulve ,la compassion4 ,avant le salut1 ,chantons ses louanges4 ,pendant le salut1 ,chantons ses louanges4 ,aprs le salut1 ,chantons ses louanges4 ,,xxi ,l'autel bas s'orne de hautes mauves1 ,la chasuble blanche est toute en fleurs1 ,a travers les ples vitraux jaunes ,le soleil se rpand comme un fleuve2 ,on chante au graduel3 ,,fi-,,li-,a6 ,d'une voix si lentement joyeuse ,qu'il faudrait croire que c'est l'extase ,d'-jamais voir la ,reine des cieux2 ,le sermon du tremblotant vicaire ,est gentil plus que par un dimanche1 ,qui dit que pour s'lever dans l'air ,faut tre humble et de foi cordiale2 ,il ajoute1 le cher vieux bonhomme1 ,que la gloire ultime est rserve1 ,sur tous ceux qui vivent dans la pompe1 ,aux pauvres d'esprit et de monnaie2 ,on sort de l'glise1 aprs les vpres1 ,pour la procession si touchante ,qui a nom3 du ,voeu de ,louis ,treize3 ,c'est le cas de prier pour la ,france4 ,,xxii ,l'amour de la ,patrie est le premier amour ,et le dernier amour aprs l'amour de ,dieu1 ,c'est un feu qui s'allume alors que luit le jour ,o notre regard luit comme un cleste feu1 ,c'est le jour baptismal aux paupires divines ,de l'enfant1 la rumeur de l'aurore aux oreilles ,frais-closes1 c'est l'air emplissant les poitrines ,en fleur1 l'air printanier rempli d'odeurs vermeilles6 ,l'enfant grandit1 il sent la terre sous ses pas ,qui le porte1 le berce1 et1 bonne1 le nourrit4 ,et douce1 dsaltre encore ses repas ,d'une liqueur1 dlice et gloire de l'esprit4 ,puis l'enfant se fait homme ou devient jeune fille ,et ce pendant que crot sa chair pleine de grce1 ,son me se rpand par del la famille ,et cherche une me soeur1 une chair qu'il enlace2 ,et quand il a trouv cette me et cette chair1 ,il nat d'autres enfants encore1 fleurs de fleurs ,qui germeront aussi le jardin jeune et cher ,des gnrations d'ici1 non pas d'ailleurs4 ,l'homme et la femme ayant l'un et l'autre leur tche1 ,s'en vont chacun un peu de son ct4 ,la femme1 ,gardienne du foyer tout le jour sans relche1 ,la nuit garde l'honneur comme une chaste flamme2 ,l'homme vaque aux durs soins du dehors3 les travaux1 ,la parole porter1--sr de ce qu'elle vaut1-- ,svre et probe et douce1 et rude aux discours faux1 ,et la nuit le ramne entre les bras qu'il faut4 ,tous deux1 si pacifique est leur course terrestre1 ,mourront bnis de fils et vieux dans la patrie2 ,mais que le noir dmon1 la ,guerre1 essore l'oestre1 ,que l'air natal s'empourpre aux reflets de tuerie1 ,que l'tranger mette son pied sur le vieux sol ,nourricier1--imitant les peuples de tous bords1 ,saragosse1 ,moscou1 le ,russe1 l',espagnol1 ,la ,france de ,quatre-vingt-treize1 l'homme alors1 ,magnifi soudain1 son oeuvre se hausse ,et tragique et classique et trs fort et trs calme1 ,lutte pour sa maison ou combat pour sa fosse1 ,meurt en pensant aux siens ou leur conquiert la palme4 ,s'il survit1 il reprend le train de tous les jours lve ses enfants dans la crainte du dieu ,des anctres1 et va refleurir ses amours ,aux flancs de l'pouse prise du fier jeu4 ,l'ge mr est celui des svres penses1 ,des espoirs soucieux1 des amitis jalouses1 ,c'est l'heure aussi des justes haines amasses1 ,et quand sur la place publique1 habits et blouses1 ,les citoyens discords dans d'honntes combats 7,et combien douloureux leur fraternit67 ,s'arrachent les devoirs et les droits1 non pas ,pour le lucre1 mais pour une stricte quit1 ,,ii prend parti1 pleurant de tuer1 mais terrible ,et tuant sans merci1 comme en d'autres batailles1 ,le sang autour de lui giclant comme d'un crible1 ,une atroce fureur1 pourtant sainte1 aux entrailles4 ,tu1 son nom1 clbre ou non1 reste honor4 ,proscrit ou non1 il meurt heureux1 dans tous les cas1 ,d'avoir vou sa vie et tout au ,lieu ,sacr ,qui le fit homme et tout1 de joyeux petit gas4 ,sa veuve et ses petits garderont sa mmoire1 ,la terre sera douce cet enfant fidle ,o le vent pur de la ,patrie1 en plis de gloire1 ,frissonnera comme un drapeau tout fleurant d'elle4 ,mais quoi donc1 le pote1 moins d'tre chrtien1 7,le chrtien se fait tel que ,jsus dit qu'il soit7 ,comment en ces temps-ci ce trs fier peut-il bien ,aimer la ,france ainsi qu'il doit comme il la voit1 ,dprave1 insense1 une fille1 une folle ,dchirant de ses mains la pudeur des aeules ,et l'honneur ataval et1 l'antique parole1 ,la parlant en argot pour des sottises seules1 ,l'amour1 l'vaporant en homicides vils ,d'o quelque ple enfant1 rare fantme1 sort1 ,son ,dieu1 le reniant pour quels crimes civils6 ,prte mourir d'ailleurs de quelle lche mort6 ,lui-mme que ,dieu voit tre un pur patriote ,l'affamant aujourd'hui1 le prescrivant nagure1 ,pour n'avoir pas voulu boire comme un ilote ,le gros vin du scandale au verre du vulgaire1 ,le dnonant aux sots pires que les mchants1 ,bourreaux mesquins1 non moins d'ailleurs que tels mchants ,pire que tous1 cause1 honte6 que ses chants ,faisaient honte plusieurs cause de leurs chants1 ,enfin1 mconnaissant et l'heure et le gnie ,jusqu' ce pch noir entre tous ceux de l'homme1 ,jusqu' ce plongeon dans toute l'ignominie ,d'insulter l'ange comme en l'unique ,sodome6 ,mais le pote est un chrtien qui dit3 ,non pas6 ,a ces comme vellits d'tre tent ,vers les dclamations par la ,pauvret1 ,et d'elles dans l'horreur du premier mauvais pas4 ,non pas6 puis s'adressant la ,vierge ,marie3 ,o vous1 reine de ,france et de toute la terre1 ,vous qui fidlement gardez notre patrie ,depuis les premiers temps jusqu' cette heure austre ,o chacun a besoin du courage de dix ,s'il veut garder sa foi par ses pertes de fois1 ,la pratiquer tout simplement1 ainsi jadis1 ,puis y mourir tout simplement1 comme autrefois6 ,depuis les ,notre-,dame au-dessus des anctres ,profilant leur prire immense et solennelle ,jusqu'aux mois de ,marie1 chos des soirs champtres ,sourire de l'glise aux coeurs vierges en elle1 ,depuis que notre culte intronisait nos rois1 ,depuis que notre sang teignait votre pennon ,jusqu'au jour o quel ,dogme travers tant d'effrois ,ajoutait quel honneur encore votre nom1 ,vous qui1 multipliant miracles et promesses1 ,de la ,sainte-,chandelle la ,salette et ,lourdes1 ,daignez faire chez nous clore des prouesses ,mme en ces temps d'horreur d'tat louches et sourdes1 ,mre1 sauvez la ,france1 intercdez pour nous1 ,donnez-nous la foi vive et surtout l'humble foi1 ,que l'me de tous nos aeux brle en nous tous ,pour la vie et la mort1 au foyer1 dans la loi1 ,dans le lit conjugal1 sur la couche dernire1 ,simple et forte et sincre et bellement nave1 ,pour qu'en les chocs prvus1 virils sa manire1 ,qui fut la bonne quand elle dut tre active1 ,si ,dieu nous veut vaincus1 du moins nous le soyons ,en exemple1 lavant hier par aujourd'hui ,et faits1 aprs l'horreur1 l'honneur des nations1 ,et s'il nous veut vainqueurs nous le soyons pour lui4 ,,xxiii ,immdiatement aprs le salut somptueux1 ,le luminaire teint moins les seuls cierges liturgiques1 ,les psaumes pour les morts sont dits sur un mode mineur ,par les clercs et le peuple saisi de mlancolie4 ,un glas lent se rpand des clochers de la cathdrale1 ,rpandu par tous les campaniles du diocse1 ,et plane et pleure sur les villes et sur la campagne ,dans la nuit tt venue en la saison arrire4 ,chacun s'en fut coucher reconduit par la voix dolente ,et douce l'infini de l'airain commmoratoire ,qui va bercer le sommeil un peu triste des vivants ,du souvenir des dcds de toutes les paroisses4 ,,xxiv ,la cathdrale est majestueuse ,que j'imagine en pleine campagne ,sur quelque affluent de quelque ,meuse ,non loin de l',ocan qu'il regagne1 ,l',ocan pas vu que je devine ,par l'air charg de sels et d'aromes4 ,la croix est d'or dans la nuit divine ,d'entre l'envol des tours et des dmes2 ,des ,anglus font aux campaniles ,une couronne d'argent qui chante2 ,de blancs hibous1 aux longs cris graciles1 ,tournent sans fin de sorte charmante2 ,des processions jeunes et claires ,vont et viennent de porches sans nombre1 ,soie et perles de vivants rosaires1 ,rogations pour de chers fruits d'ombre4 ,ce n'est pas un rve ni la vie1 ,c'est ma belle et ma chaste pense1 ,si vous voulez ma philosophie1 ,ma mort choisie ainsi dguise4 ,,xxv ,voix de ,gabriel ,chez l'humble ,marie1 ,cloches de ,nol1 ,dans la nuit fleurie1 ,sicles1 clbrez ,mes sens dlivrs6 ,martyrs1 troupe blanche1 ,et les confesseurs1 ,fruits d'or de la branche1 ,vous1 frres et soeurs1 ,vierges dans la gloire1 ,chantez ma victoire6 ,les ,saints ignors1 ,vertus qu'on mprise1 ,qui nous sauverez ,par votre entremise1 ,priez que la foi ,demeure humble en moi4 ,pcheurs1 par le monde1 ,qui vous repentez1 ,dans l'ardeur profonde ,d'tre rachets1 ,or1 je vous contemple1 ,donnez-moi l'exemple4 ,nature1 animaux1 ,eaux1 plantes et pierres1 ,vos simples travaux ,sont d'humbles prires1 ,vous obissez3 ,pour ,dieu c'est assez4 ,,liturgies ,,intimes ,,asperges ,,me ,i ,moi qui ne suis qu'un brin d'hysope dans la main ,du ,seigneur tout-puissant qui m'octroya la grce1 ,je puis1 si mon dessein est pur devant sa face1 ,purifier autrui passant sur mon chemin4 ,je puis1 si ma prire est de celles qu'allge ,l',humilit du poids d'un dsir languissant ,comme un paen peut baptiser en cas pressant1 ,laver mon prochain1 le blanchir plus que la neige4 ,prenez piti de moi1 ,seigneur1 suivant l'effet ,misricordieux de vos mansutudes1 ,veuillez bander mon coeur1 coeur aux preuves rudes1 ,que le zle pour votre maison soulevait4 ,faites-moi prosprer dans mes voeux charitables1 ,et pour cela1 suivant le rite respect1 ,gloire la ,trinit durant l'ternit4 ,gloire ,dieu dans les cieux les plus inabordables1 ,gloire au ,pre1 fauteur et gouverneur de tout1 ,au ,fils1 crateur et sauveur1 juge et partie1 ,au ,saint-,esprit1 de qui la lumire est sortie ,par quel rayon8--ainsi qu'une eau lustrale1 mon sang bout1-- ,moi qui ne suis qu'un brin d'hysope dans la main444 ,,avent ,,ii ,dans les ,avents1 comme l'on dit ,chez mes pays qui sont rustiques ,et qui patoisent un petit ,entre autres usages antiques1 ,dans les ,avents les cs chantont1 ,toute la nuit1 grce la lune ,clartive alors1 et dont le front ,s'argente et cuivre ds la brune ,jusqu' l'aube en peu d'ombre et ces ,chante-clair1 clair comme un beau rve1 ,proclament jusques l'excs ,le soleil444 qui plus tard se lve1 ,trop tard pour ceux qui sont reclus ,au poulailler1--tout comme une me ,ne tendant que vers les lus1 ,dans le pch1 prison infme1-- ,et comme une me les bons coqs1 ,vigilants1 tels au temps de ,pierre1 ,souffrent1 mais1 en dpit des chocs ,d'ombre1 chantent1 et l'me espre4 ,,no,l ,,iii ,petit ,jsus qu'il nous faut tre1 ,si nous voulons voir ,dieu le ,pre1 ,accordez-nous d'alors renatre ,en purs bbs1 nus1 sans repaire ,qu'une table1 et sans compagnie ,qu'une ne et qu'un boeuf1 humble paire2 ,d'avoir l'ignorance infinie ,et l'immense toute-faiblesse ,par quoi l'humble enfance est bnie2 ,de n'agir sans qu'un rien ne blesse ,notre chair pourtant innocente ,encor mme d'une caresse1 ,sans que notre oeil chtif ne sente ,douloureusement l'clat mme ,de l'aube peine plissante1 ,du soir venant1 lueur suprme1 ,sans prouver aucune envie ,que d'un long sommeil tide et blme444 ,en purs bbs que l'pre vie ,destine1--pour quel but svre ,ou bienheureux8--foule asservie ,ou troupe libre1 quel calvaire8 ,,saints ,,innocents ,,iv ,cruel ,hrode1 noir ,pch1 ,de tes sept glaives tu poursuis ,les innocents1 lesquels je suis ,dans mes cinq sens1--et1 qu'empch ,me voici pour1 las6 me dfendre6 ,l'argile dont ,dieu les forma1 ,leur faiblesse ces tristes sens ,par quoi je suis les innocents ,que l'on immole dans ,rama1 ,trahissent leur ge trop tendre4 ,nulle fuite4 ,mais mon ,sauveur1 ,assumant mon sort et ma mort1 ,vit en gypte dont il sort ,a temps pour l'insigne faveur ,qu'il me fait de donner sa vie ,et sa pense mon bonheur ternel1 et1 par l'action ,sre de l'absolution ,de son prtre lui1 le ,seigneur1 ,ressuscite ma chair ravie4 ,,circoncision ,v ,petit ,jsus qui souffrez dj dans votre chair ,pour obir au premier prcepte de la ,loi1 ,or1 nous venons en ce jour saintement doux-amer1 ,vous offrir les prmices aussi de notre foi4 ,pour obir1 nous autres1 votre obissance1 ,nous apportons sur l'autel le parfait hommage ,de nos pchs pnitents votre innocence1 ,sur l'autel blanc o votre sang si pur1 notre otage1 ,coule mystiquement comme il coula littral ,au ,golgotha1 comme il stilla1 pas plus rel ,mais littral aussi1 ce jour1 dont le rituel ,retient l'anniversaire cruel et lilial1 ,et nous circoncisons nos coeurs suivant votre exemple1 ,et nous voudrons ressembler ,vous-mme1 qui ftes ,le vieux ,simon1 dans la solennit du temple1 ,exhaler vers vous une allgresse sans limites4 ,l'ancien ,adam qui se dsolait dans son espoir ,toujours remis d'enfin voir1 de ses yeux1 nous meilleurs1 ,nous trs doux sans plus d'ire rouge ou d'orgueil noir1 ,va chanter un fier cantique de joie et de pleurs1 ,et dans les cieux les bienheureux et bienheureuses ,s'jouiront plus que de coutume1 et les anges1 ,pour ce que cette anne1 elle peine dans les langes1 ,ds son premier souffle1 a ces haleines amoureuses4 ,,rois ,,vi ,la myrrhe1 l'or et l'encens ,sont des prsents moins aimables ,que de plus humbles prsents ,offerts aux ,yeux adorables ,qui souriront plutt mieux ,a de simples voeux pieux4 ,le voyage des ,rois ,mages ,certes agre au ,seigneur4 ,il accepte ces hommages ,et les tient en haut honneur2 ,mais d'un pcheur qui s'amende ,pour lui la gloire est plus grande4 ,dans ce sublime concours ,d'adorations premires1 ,jsus gotera toujours ,davantage les prires ,des misrables et leur ,garde un royaume meilleur4 ,les anges et les archanges1 ,qui rveillent les bergers1 ,voix d'espoir et de louanges ,aux hommes encourags1 ,priment dans l'azur sans voile ,la miraculeuse toile444 ,riches1 pauvres1 faisons-nous ,nant devant toi1 le ,matre1 ,de ,ton saint nom seuls jaloux3 ,tu sauras bien reconnatre ,et magnifier les tiens1 ,riches1 pauvres1 tous chrtiens4 ,,kyrie ,,eleison ,,vii ,ayez piti de nous1 ,seigneur6 ,christ1 ayez piti de nous6 ,donnez-nous la victoire et l'honneur ,sur l'ennemi de nous tous4 ,ayez piti de nous1 ,seigneur4 ,rendez-nous plus croyants et plus doux ,loin du ,pch suborneur1 ,christ1 ayez piti de nous4 ,criblez-nous comme fait le vanneur ,du grain dont il est jaloux4 ,ayez piti de nous1 ,seigneur4 ,nous vous en supplions genoux1 ,ouvrez-nous par la ,foi le ,bonheur4 ,christ1 ayez piti de nous4 ,ouvrez-nous par l',amour le ,bonheur1 ,nous vous en prions genoux4 ,ayez piti de nous1 ,seigneur4 ,seigneur1 par l',esprance1 ouvrez-nous1 ,christ1 ouvrez-nous le ,bonheur4 ,christ1 ayez piti de nous4 ,ayez piti de nous1 ,seigneur6 ,,gloria ,,in ,,excelsis ,,viii ,gloire ,dieu dans les hauteurs1 ,paix aux hommes sur la terre6 ,aux hommes qui l'attendaient ,dans leur bonne volont4 ,le salut vient sur la terre444 ,gloire ,dieu dans les hauteurs6 ,nous te louons1 bnissons1 ,adorons1 glorifions1 ,te rendons grce et merci ,de cette gloire infinie6 ,seigneur1 ,dieu1 roi du ciel1 ,pre1 ,puissance ternelle1 ,o ,fils unique de ,dieu1 ,agneau de ,dieu1 ,fils du pre1 ,vous effacez les pchs3 ,vous aurez piti de nous4 ,vous effacez les pchs3 ,vous couterez nos voeux4 ,vous1 la droite du ,pre1 ,vous aurez piti de nous4 ,car vous tes le seul ,saint1 ,seul ,seigneur et seul ,trs ,haut1 ,o ,jsus1 qui ftes oint ,de trs loin et de trs haut1 ,dieu des cieux1 avec l',esprit1 ,dans le ,pre1 ,ainsi soit-il4 ,,credo ,,ix ,je crois ce que l'glise catholique ,m'enseigna ds l'ge d'entendement3 ,que ,dieu le ,pre est le fauteur unique ,et le rgulateur absolument ,de toute chose invisible et visible1 ,et que1 par un mystre indfectible1 ,il engendra1 ne fit pas ,jsus-,christ ,son ,fils unique avant que la lumire ,ne ft cre1 et qu'il tait crit ,que celui-ci mourrait de mort amre1 ,pour nous sauver du malheur immortel ,sur le ,calvaire et1 depuis1 sur l',autel2 ,enfin que l',esprit saint1 lequel procde ,et du ,pre et du ,fils et qui parlait ,par les prophtes1 et ma foi qui s'aide ,de charit croit le dogme complet ,de l'glise de ,rome1 au saint baptme1 ,en la vie ternelle4 ,voeu suprme4 ,,ascension ,x ,jsus au ciel est mont ,pour vous envoyer sa grce3 ,esprance et charit1 ,foi qui jamais ne se lasse1 ,patience et tous les dons ,que l'esprit porte en ses flammes1 ,et les trsors de pardons1 ,de zle au salut des mes1 ,de courage durant les ,tentations de ce monde1 ,ah6 surtout1 oui1 devant les ,tentations de ce monde1 ,ces scandales tals ,tour tour beaux puis immondes1 ,pauvres coeurs cartels1 ,tristes mes vagabondes6 ,jsus au ciel est mont1 ,mais en nous laissant son ombre3 ,l'vangile rpt ,sans cesse aux peuples sans nombre4 ,jsus au ciel est mont ,pour mieux veiller1 ,lui1 fait homme1 ,sur notre fragilit ,qu'il prouva444 ,mais nous1 comme ,jsus au ciel est mont ,notre nuit n'y pourrait suivre ,avant la mort sa clart3 ,ah6 d'esprit allons y vivre6 ,,veni1 ,,sancte444 ,,xi ,esprit-,saint1 descendez en ceux ,qui raillent l'antique cantique ,o les simples mettent leurs voeux ,sur la plus nave musique4 ,versez les sept dons de la foi1 ,versez1 esprit d'intelligence1 ,dans les mes toutes au moi ,surtout l'amour et l'indulgence ,et le got de la pauvret ,tant des autres que de soi-mme3 ,qu'ils comprennent la charit ,puisqu'ils sont l'lite et la crme4 ,qu'ils estiment leur rire sot1 ,visant1 non le dogme immuable1 ,mais l'humble et le faible 7un assaut ,dont le capitaine est le ,diable74 ,au lieu d'ainsi le profaner1 ,ce cantique de nos anctres1 ,qu'ils le mditent1 pour donner ,le bon exemple1 eux1 les grands matres4 ,et1 tandis qu'ils seront en train ,d'difier le pauprisme ,d'esprit et d'argent1 qu'ils rin- ,tgrent un peu le ,catchisme4 ,,juin ,,xii ,mois de ,jsus1 mois rouge et or1 mois de l',amour1 ,juin1 pendant quel le coeur en fleur et l'me en flamme ,se sont panouis dans la splendeur du jour ,parmi des chants et des parfums d'pithalame1 ,mois du ,saint-,sacrement et mois du ,sacr-,coeur1 ,mois splendide du ,sang rel1 de la ,chair vraie1 ,pendant quel l'herbe mre offre l't vainqueur ,un champ clos o le bl triomphe de l'ivraie1 ,et pendant quel1 nous misrables1 nous pcheurs1 ,remmors de la ,prsence non-pareille1 ,nous sentons ravigors en retours vengeurs ,contre ,satan1 pour des triomphes que surveille ,du ciel l-haut1 et sur terre1 de l'ostensoir1 ,l'ador1 l'adorable ,amour sanglant et chaste1 ,et du sein douloureux o gte notre espoir ,le ,coeur1 le ,coeur brlant que le dsir dvaste1 ,le dsir de sauver les ntres1 ,bont ,essentielle1 de leur gagner la victoire ternelle4 ,et l'encens de l'immuable t ,monte mystiquement en des douceurs de gloire4 ,,sanctus ,,xiii ,saint est l'homme au sortir du baptme1 ,petit enfant humble et ne ttant pas mme1 ,et si pur alors qu'il est la puret suprme4 ,saint est l'homme aprs l',eucharistie4 ,la chair de ,jsus a sa chair investie ,de force sage et de divine modestie4 ,saint l'homme quand clos ses jours dbiles1 ,dans l'heur et dans le pardon des ,saintes ,huiles1 ,et l'essor soudain vers des sjours enfin tranquilles4 ,les cieux sont pleins1 ,juste1 de ta gloire4 ,la terre en bas vnrera ta mmoire1 ,bni soit celui qui vient au ,nom qu'il nous faut croire6 ,hosanna sur terre et dans les cieux4 ,deux fois hosanna pour l'homme glorieux6 ,trois fois hosanna pour ,dieu misricordieux4 ,,immacul,e ,,conception ,,xiv ,vous ftes conue immacule1 ,ainsi l'glise l'a constat ,pour faire notre me console ,et notre fois plus fort conseille1 ,et notre esprit plus ferme et band4 ,la raison veut ce dogme et l'assume4 ,la charit l'embrasse et s'y tient1 ,et ,satan grince et l'enfer cume ,et hurle3 ,l've prdite vient ,dont le ,serpent saura l'amertume4 ,sous la tutelle et dans l'onction ,de votre chaste et sainte mre ,anne1 ,vous grandissez en perfection ,jusqu' votre prsentation ,au temple saint1 loin du bruit profane1 ,du monde vain que fuira ,jsus ,et1 comme lui1 toute au pauvre monde1 ,vous atteignez dans de pieux us ,l'poque o1 dans sa piti profonde1 ,dieu veut que de vous sorte ,jsus4 ,l'ange qui vous salua la mre ,du ,rdempteur que ,dieu nous donnait ,ne troubla pas votre candeur fire ,qui dit comme ,dieu de la lumire3 ,ce que vous m'annoncez me soit fait4 ,et tout le temps que vivra le ,matre1 ,vous le passerez obscurment1 ,sans rien vouloir savoir ou connatre ,que de l'aimer comme il daigne l'tre1 ,jusqu' sa mort1 prise saintement4 ,aussi1 quand vous-mme rendez l'me1 ,pendant votre conception ,immacule1 un dcret proclame ,pour vous la tombe un sjour infme1 ,vous soustrait la corruption1 ,et vous enlve au sjour de gloire ,d'o vous rgnez sur l',ange et sur nous1 ,participant toute l'histoire ,de notre vie intime et de tous ,les hauts dbats de la grande histoire4 ,d,,votions ,,xv ,scheresse maligne et coupable langueur1 ,il n'est remde encore vos tristesses noires ,que telles dvotions surrogatoires1 ,comme des mois de ,marie et du ,sacr-,coeur1 clat et parfum purs de fleurs rouges et bleues1 ,par quoi l'me qu'endeuille un ennui morfondu1 ,tout soudain s'veille l'enthousiasme d ,et sent ressusciter ses allgresses feues1 ,cantiques frais et blancs de vierges comme aux temps ,premiers1 quand les chrtiens taient toute innocence1 ,hymnes brlants d'une thologie intense ,dans la sanglante ardeur des cierges palpitants2 ,comme le chemin de la ,croix1 baisers et larmes1 ,argent et neige et noir d'or des ,vendredis ,saints1 ,lent cortge genoux dans la paix des tocsins1 ,stabats svres indiciblement aux si doux charmes1 ,et la dvotion1 aussi1 du chapelet1 ,grains enflamms de chaste dlire o s'embrase ,l'ennui souvent1 o parfois l'excs de l'extase ,se consumait au feu des ,ave qui roulait2 ,et celle enfin des saints locaux1 ,martin de ,france1 ,et ,genevive de ,paris1 saints du pays ,et des villes et des villages1 obis ,et vnrs avec chacun son esprance ,et son exemple et son prcepte bien donn1 ,ses miracles6--,o moeurs plus intimes du culte1 ,eh oui1 c'est encor vous1 en dpit de l'insulte1 ,qui nous sauvez1 peut-tre1 tel moment donn4 ,,agnus ,,dei ,,xvi ,l'agneau cherche l'amre bruyre1 ,c'est le sel et non le sucre qu'il prfre1 ,son pas fait le bruit d'une averse sur la poussire4 ,quand il veut un but1 rien ne l'arrte1 ,brusque1 il fonce avec des grands coups de sa tte1 ,puis il ble vers sa mre accourue inquite444 ,agneau de ,dieu1 qui sauves les hommes1 ,agneau de ,dieu1 qui nous comptes et nous nommes1 ,agneau de ,dieu1 vois1 prends piti de ce que nous sommes1 ,donne-nous la paix et non la guerre1 ,o l'agneau terrible en ta juste colre1 ,o toi1 seul ,agneau1 ,dieu le seul fils de ,dieu le ,pre4 ,,toussaint ,,xvii ,ces vrais vivants qui sont les saints1 ,et les vrais morts qui seront nous1 ,c'est notre double fte tous1 ,comme la fleur de nos desseins1 ,comme le drapeau symbolique ,que l'ouvrier plante gament ,au fate neuf du btiment1 ,mais1 au lieu de pierre et de brique1 ,c'est de notre chair qu'il s'agit1 ,et de notre me en ce ntre oeuvre ,qui1 narguant la vieille couleuvre1 ,a force de travaux surgit4 ,notre me et notre chair domptes ,par la truelle et le ciment ,du patient renoncement ,et des heures dment comptes4 ,mais il est des mes encor1 ,il est des chairs encore comme ,en chantier1 qu' tort on dnomme ,les morts1 puisqu'ils vivent1 trsor ,au repos1 mais que nos prires ,seulement peuvent monnayer ,pour1 l'architecte1 l'employer ,aux grandes dpenses dernires4 ,prions1 entre les morts1 pour maints ,de la terre et du ,purgatoire1 ,prions de faon mritoire ,ceux de l-haut qui sont les saints4 ,,in ,,initio ,,xviii ,chez mes pays1 qui sont rustiques ,dans tel cas simplement pieux1 ,voire un peu superstitieux1 ,entre autres pratiques antiques1 ,sur la tte du paysan1 ,rite profond1 vaste symbole1 ,le prtre1 tendant son tole1 ,dit l'vangile de saint ,jean3 ,au commencement tait le ,verbe ,et le ,verbe tait en ,dieu4 ,et le verbe tait ,dieu4 ,ainsi va le texte superbe1 ,s'panchant en ondes de claire ,vrit sur l'humaine erreur1 ,lavant l'immondice et l'horreur1 ,et la luxure et la colre1 ,et les sept pchs1 et d'un flux ,tout parfum d'odeurs divines1 ,rafrachissant jusqu'aux racines ,l'arbre du bien1 sec et perclus1 ,et dracinant sous sa force ,l'arbre du mal et du malheur ,nagure tout en sve1 en fleur1 ,en fruit1 du feuillage l'corce4 ,o ,jean1 le plus grand1 aprs l'autre ,jean1 le ,baptiste1 des grands saints1 ,priez pour moi le ,sein des seins ,o vous dormiez1 tant aptre6 ,o1 comme pour le paysan1 ,sur ma tte frivole et folle1 ,bon prtre tendant ton tole1 ,dis l'vangile de saint ,jean4 ,v,,pres ,,rustiques ,,xix ,le dernier coup de vpres a sonn3 l'on tinte4 ,entrons donc dans l'glise et couvrons-nous d'eau sainte4 ,il y a peu de monde encore4 ,qu'il fait frais6 ,c'est bon par ces temps lourds1 a semble fait exprs4 ,on allume les six grands cierges1 l'on apporte ,le ciboire pour le salut4 ,voici la porte ,de la sacristie entr'ouverte1 et l'on voit bien ,s'habiller les enfants de choeur et le doyen4 ,voici venir le court cortge et les deux chantres ,tiennent de gros antiphonaires sur leurs ventres4 ,une clochette retentit et le clerg ,s'agenouille devant l'autel1 dment rang4 ,une prire est murmure voix si basse ,qu'on entend comme un vol de bons anges qui passe4 ,le prtre1 se signant1 adjure le ,seigneur1 ,et les clers1 se signant1 appellent le ,seigneur4 ,et chacun exaltant la ,trinit1 commence1 ,prophte-roi1 ,david1 ta psalmodie immense3 ,le ,seigneur dit444 ,je vous louerai444 ,qu'heureux les saints444 ,fils1 louez le ,seigneur444 et1 vibrant par essaims1 ,les versets de ce chant militaire et mystique3 ,quand ,isral sortit d'gypte444 ,et la musique ,du grle harmonium et du vaste plain-chant6 ,l'glise s'est remplie4 ,il fait tide4 ,l'argent ,pour le culte et celui du denier de ,saint-,pierre ,et des pauvres tombe bruit doux dans l'aumnire4 ,l'hymme propre et ,magnificat aux flots d'encens6 ,une langueur cleste envahit tous les sens4 ,au court sermon qui suit sur un thme un peu rance1 ,on somnole sans trop pourtant d'irrvrence4 ,le soleil luit faisant un nimbe mordor1 ,le vieux saint du village est tout transfigur4 a sent bon4 ,on dirait des fleurs trs anciennes4 ,s'exhalant1 lentes1 dans le latin des antiennes4 ,et le ,salut ayant bni l'humble troupeau ,des fidles1 on rejoint meilleurs le hameau4 ,le soir on soupe mieux1 et quand la nuit invite ,au sommeil1 on s'endort bien l'aise et plus vite4 ,,complies ,,en ,,ville ,,xx ,au sortir de ,paris on entre ,notre-,dame4 ,le fracas blanc vous jette aux accords long-voils1 ,l'affreux soleil criard l'ombre qui se pme1 ,qui se pme1 aux regards des vitraux constells1 ,et l'adoration l'infini s'tire ,en des rcitatifs lentement en-alls1 ,vpres sont dites1 et l'autel noir ne fait luire ,que six cierges1 aprs les flammes du ,salut ,dont l'encens rde encor ml des gots de cire4 ,un clerc a lu3 ,jube1 domne1 comme fallut1 ,et l'orage du fond des stalles se dchane ,de rude psalmodie au mme instant qu'il lut1 ,le bon orage frais sous la vote hautaine ,o le jour tamis par les ,saints et les ,rois ,des rosaces oscille en volute sereine4 ,cela parle de paix de l'me1 des effrois ,de la nuit dissips par l'acte et la prire4 ,l'esprance s'enroule autour des piliers froids4 ,c'est la suprme joie1 et l'extrme lumire ,concentre aux rais de la seule ,vrit1 ,et le vieux ,simon dit l'extase dernire6 ,recommandons notre me au ,dieu de vrit4 ,,prudence ,,xxi ,contrition parfaite1 ,les anges sont en ftes ,mieux d'un pcheur contrit que d'un juste qui meurt4 ,bon propos1 la victoire ,prpare et la gloire ,presque dj dans l'au-del sans choc ni heurt4 ,absolution sainte ,savoure avec crainte ,d'en tre indigne encor1 d'en peut-tre abuser4 ,rentre emmi le monde ,et son horreur profonde ,avec un coeur d'amour qui ne sait biaiser1 ,car c'est l'amour divine ,qui prvoit et devine ,les piges1 le mange et les tours du ,pch4 ,garde toi tout de mme1 ,gare au trompeur suprme1 ,chrtien certes fidle encore qu'empch ,par l'extase premire ,d'avoir vu la ,lumire1 ,et les yeux blouis et tous les sens tremblants4 ,o chrtien nouveau1 prie ,a la ,vierge ,marie1 ,et marche vers la bonne mort pas bien lents4 ,p,,nitence ,,xxii ,la luxure1 ce moins terrible des pchs1 ,ces deux pires de tous1 l',avarice et l',envie1 ,la ,gourmandise1 abus risible de la vie1 ,toi1 ,paresse1 leur mre tous1 ces pchs1 ,et la ,colre1 presque belle en sa hideur1 ,avec de faux reflets d'hrosme1 on veut croire1 ,et l',orgueil son grand frre la gloire illusoire ,et tous dans leur rvolte horrible et leur hideur1 ,pnitence1 presque innocence1 tu les vaincs1 ,tu les poursuis1 tu les arrtes et les captes1 ,sauvant les mes1 par l'excellence des actes1 ,de l',enfer et de ses milices que tu vaincs4 ,oui1 tu nous dictes et fait faire d'excellents ,actes cause de l'excellence des causes1 panouissant1 sur les pines de roses ,que la ,prire aprs vient cueillir pas lents1 ,pnitence1 du fond de mes crimes affreux1 ,luxure1 orgueil1 colre et toute la filire1 ,j'invoque ton secours1 ,vertu particulire1 ,seule agrable ,dieu qui voit mon coeur affreux4 ,,opportet ,h,,reses ,,esse ,,xxiii ,opportet hreses esse4 ,car il faut1 en effet1 encore1 ,que notre foi1 donc1 s'dulcore ,opportet hreses esse4 ,il fallait quelque humilit1 ,ma ,foi qui poses et grimaces1 ,afin que tu t'dulcorasses2 ,et l'hrsiarque entt ,t'a tent1 ne nous dis pas non1 ,jusque vers les pires pchs1 ,t'entranant du doute impur chez ,le ,diable t'ouvrant son fanon4 ,or maintenant1 courage6 assez ,de larmes sur l'erreur d'un jour1 ,songe au pardon du ,dieu d'amour4 ,opportet hredes esse4 ,,final ,j'ai fait ces vers bien qu'un bien indigne pcheur1 ,o bien indigne1 aprs tant de grces donnes1 ,lchement1 salement1 froidement pitines ,par mes pieds de pcheur1 de vil et laid pcheur4 ,j'ai fait ces vers1 ,seigneur1 votre gloire encor1 ,a votre gloire douce encore qui me tente ,toujours1 en attendant la formidable attente ,ou de votre courroux ou de ta gloire encor1 ,jsus1 qui pus absoudre et bnir mon pch1 ,mon pch monstrueux1 mon crime bien plutt6 ,je me rementerais de votre amour1 plutt1 ,que de mon effrayant et vil et laid pch1 ,jsus qui sus bnir ma folle indignit1 ,bnir1 souffrir1 mourir pour moi1 ta crature1 ,et ds avant le temps1 choisis dans la nature1 ,crateur1 moi1 ceci1 pourri d'indignit6 ,aussi1 ,jsus6 avec un immense remords ,et plein de tels sanglots6 cause de mes fautes1 ,je viens et je reviens toi1 crampes aux ctes1 ,les pieds pleins de cloques et les usages morts1 ,les usages8 ,du coeur1 de la tte1 de tout ,mon tre on dirait clou de paralysie ,navrant en mme temps ma pauvre posie ,qui ne s'exhale plus1 mais qui reste debout ,comme frappe1 ainsi le troupeau par l'orage1 ,berger en tte1 et si fidle nonobstant ,mon coeur est l1 ,seigneur1 qui t'adore d'autant ,que tu m'aimes encore ainsi parmi l'orage4 ,mon coeur est un troupeau dissip par l'autan ,mais qui se runit quand le vrai ,berger siffle ,et que le bon vieux chien1 ,sergent ou ,remords1 giffle ,d'une dent suffisante et dure assez l'engeance ,affreuse que je suis1 troupeau qui m'en allai ,vers une monstrueuse et solitaire voie1 ,o1 me voici1 ,seigneur1 votre sainte joie6 ,votre pacage simple en les prs o j'allai ,nagure1 et le lin pur qu'il faut et qu'il fallut1 ,et la contrition1 hlas6 si ncessaire1 ,et si vous voulez bien accepter ma misre1 ,la voici6 faites-la1 telle1 hlas6 qu'il fallut4 ,,vers ,,posthumes ,,acte ,,de ,,foi ,le seul savant c'est encore ,mose6 ,ainsi disais-je et pensais-je autrefois1 ,et quand j'y pense encore et1 sans surprise1 ,me le redis avec la mme voix1 ,ma conviction1 que tous les problmes tals en vain mon oeil naf ,n'ont point mise mal1 sducteurs suprmes1 ,t'affirme nouveau1 dogme primitif4 ,la doctrine profane et l'art profane ,ont quelque bon1 mais1 s'ils agissent seuls1 ,c'est comme des spectres sous des linceuls4 ,la ,gense est claire1 elle est diaphane1 ,et par elle je crois avec ardeur ,en ,dieu1 mon fauteur et mon crateur4 ,,paques ,dic1 nobis1 ,maria quem vidisti in via4 ,de ,rome1 hier matin1 les cloches revenues1 ,exhalent un concert glorieux dans les nues4 ,l'cho puissant qui flue et tombe de la tour1 ,vient magnifier l'air et la terre leur tour4 ,l'oiseau1 sanctifi par l'or des salves saintes ,lui-mme entonne un hymne aimable et las de plaintes1 ,clame l'allluia sur un air de chanson1 ,dans l'arbre1 au ras des prs1 et parmi le buisson4 ,l'alouette1 un motet au bec1 s'est envole2 ,le rossignol a salu l'aube emperle ,d'accents namours d'un amour plus brlant1 ,et comme lumineux d'un bonheur calme et lent1 ,le printemps1 n d'hier1 allgrement frissonne2 ,la nature frmit d'aise1 et voici que sonne ,partout dans la campagne1 au coeur des vieux beffrois1 ,de l'altier campanile et du palais des rois1 ,et de tous les fracas religieux des villes1 ,des ,paris aux ,moscous1 des ,londres aux ,svilles1 ,le frais appel pour l'alme clbration ,de l'almissime jour de rsurrection444 ,la colombe vole au sillon et l'agneau broute4 ,dis-nous1 ,marie1 qui tu rencontras en route8 ,le fleuve est d'or sous le soleil renouvel444 ,c'est le ,seigneur en ,galile il est all6 --,ah6 que le coeur n'est-il lav dans l'or du fleuve1 ,sanctifie en l'or des cloches l'me veuve6 ,et que l'esprit n'est-il humble comme l'agneau1 ,blanc comme la colombe en ce clair renouveau ,et que l'homme1 jadis conscience introuble1 ,n'est-il en route encore pour la ,galile6 ,,assomption ,aujourd'hui c'est ma fte et j'ai droit des fleurs 7,sous mon autre prnom je n'ai droit qu' mes pleurs71 ,car sachez-le bien tous1 je m'appelle ,marie ,et sous le nom puissant d'une mre chrie ,je me sens protg du mal et du pch ,qui m'avaient investi grce au bien nglig4 ,je me sais l'abri d'un monde que j'abhorre ,et dont je ne saurais me sparer encore1 ,je me crois dfendu contre tout choc et heurt ,par ce nom qui s'en vient prier lorsque l'on meurt4 ,en ce jour merveilleux de triomphe et de gloire1 ,il me semble que j'ai ma part de la victoire4 ,o ma femme1 entrons donc joyeux1 c'est notre droit ,dans le bonheur heureux444 et le devoir qu'on doit4 ,,pri,,re ,me voici devant ,vous1 contrit comme il le faut4 ,je sais tout le malheur d'avoir perdu la voie ,et je n'ai plus d'espoir1 et je n'ai plus de joie ,qu'en une en qui je crois chastement1 et qui vaut ,a mes yeux mieux que tout1 et l'espoir et la joie4 ,elle est bonne1 elle me connat depuis des ans4 ,nous emes des jours noirs1 amers1 jaloux1 coupables1 ,mais nous allions sans trve aux fins inluctables1 ,balancs1 ballotts1 en proie tous jusants ,sur la mer o luisaient les astres favorables3 ,franchise1 lassitude affreuse du pch ,sans esprit de retour1 et pardons l'un l'autre444 ,or1 ce commencement de paix n'est-il point vtre1 ,jsus1 qui vous plaisez au repentir cach8 ,exaucez notre voeu qui n'est plus que le vtre4 ,,le ,,charme ,,du ,,vendredi ,,saint ,la cathdrale est grise admirablement1 ,tandis que le jour luit adorablement ,et que les arbres sont verts tout doucement4 ,les paysans sont nafs et de province ,pour la plupart parents1 dont la toilette grince1 ,de parisiens dont l'orgueil n'est pas mince ,de les promener autour du fameux monument ,qui1 nanmoins froissant l'orgueil de leur village1 ,semble leurs yeux matois quelque chose qui ment ,et va1 comme un peu vil dans le sillage ,des bateaux mouches d'ailleurs pleins abondamment ,d'une clientle amusante en diable1 ,qui file nanmoins1 dvots irrmdiables1 ,voir les autels dserts et les tombeaux dcors richement4 ,paris1 jeudi #cj mars #ahic4 ,,ii ,le soleil fou de mars veille encore un peu plus la verdure ,des fins arbres du quai bordant la beaut pure ,et forte de la cathdrale on dirait en guipure ,de pierre1 on croit1 immmoriale et si dure6 ,les cloches de la veille ont fui 7leur me1 au moins1 ,s'est tue7 et pendent1 patients tmoins ,muets jusqu'au samedi fier o1 lentes sur les foins1 ,enfin1 elles reviennent 7ou1 du moins1 leur me ,planant sur les villes lgres et les autres7 ,et pendant leur voyage de miraculeux aptres ,a travers les humanits chastes et les infmes1 ,dans la nef dsole o seulement les flammes ,des tnbres svrement bien plus sur toutes autres1 ,s'affligent1 grands ouverts1 les tabernacles1 mes ,muettes1 symbolisent l'attente immense des aptres4 ,vendredi1 #ca mars #ahic4 ,,ex ,,imo ,o ,jsus1 vous m'avez puni moralement ,quand j'tais digne encor d'une noble souffrance1 ,maintenant que mes torts ont dpass l'outrance4 ,o ,jsus1 vous me punissez physiquement4 ,l'me souffrante est prs de ,dieu qui la conseille1 ,la console1 la plaint1 lui sourit1 la gurit ,par une claire1 simple et logique merveille4 ,la chair1 il la livre aux lentes lois que prescrit ,le ,fiat lux1 le crateur de la nature1 ,le ,verbe qui devait1 ,jsus-,christ1 tre vous ,plein de douceur1 mais lors faisait la crature ,matrielle et l'autre en tout grand soin jaloux4 ,la ,science1 un souci vnrable1 ttonne1 ,essaie et1 pour gurir1 son tour1 fait souffrir1 ,et1 le fer la main1 comme un bourreau te donne1 ,triste corps1 un coup tel que tu croirais mourir1 ,ou se servant du feu soit flambant1 soit sous forme ,de pierre ou d'huile ou d'eau raffine ta douleur1 ,tu dirais1 pour un bien pourtant2 mais quel norme ,effort souvent infructueux1 chair de malheur6 ,chair1 mystre plus noir et plus mlancolique ,que tous autres1 pourquoi toi6 ,mais ,dieu te voulut ,et tu fus1 et tu vis1 comment8 au vent oblique ,des funestes saisons et du mal qui t'lut4 ,et tu fus1 et tu vis1 comment6 miracle frle1 ,et tu souffres d'affreux supplices pour un peu ,de plaisir ml d'amertume et de querelle4 ,oui1 pourquoi toi8 ,jsus rpond3 ,pour tre enfin ,mienne et le vase pur de l',esprit de sagesse ,et d'amour et plus tard glorieuse au divin ,sjour dfinitif de liesse et de largesse6 ,encore un peu de temps1 souffre encore un instant1 ,offre-moi ta douleur que d'ailleurs la science ,peut tarir1 et surtout1 mon fils repentant1 ,ne perds jamais cette vertu1 la confiance6 ,la confiance en moi seul6 ,et je te le dis ,encore3 patiente et m'offre ta souffrance4 ,je l'assimilerai1 comme j'ai fait jadis1 ,au ,calvaire1 la mienne1 et garde l'esprance4 ,l'esprance en mon ,pre4 ,il est pre1 il est roi1 ,il est bont3 c'est le bon ,dieu de ton enfance4 ,souffre encore un instant et garde bien la foi1 ,la foi dans mon glise et tout ce qu'elle avance4 ,suis humble et souffre en paix1 autant que tu pourras4 ,je suis l4 ,du courage4 ,il en faut en ce monde4 ,qui le sait mieux que moi8 ,lorsque tu souffriras ,cent fois plus1 qu'est cela prs de ma mort immonde1 ,et de mon agonie et du reste8 ,allons1 vois4 ,c'est fait4 ,le mal n'est plus3 tu peux vivre dans l'aise ,quelques beaux jours encore et vieillir sur ta chaise1 ,au soleil1 et mourir et renatre ma voix4 #h aot #ahic1 hpital ,broussais4 ,,fin ,,table ,prface de ,j4 ,k4 ,,huysmans ,i ,,xxiv ,,sagesse ,i ,i4 ,bon chevalier masqu qui chevauche en silence #c ,,ii4 ,j'avais pein comme ,sisyphe #f ,,iii4 ,qu'en dis-tu1 voyageur1 des pays et des gares8 #i ,,iv4 ,malheureux6 ,tous les dons1 la gloire du baptme #ac ,v4 ,o vous1 comme un qui botte au loin1 ,chagrins et ,joies #af ,,vi4 ,les faux beaux jours ont lui tout le jour1 ma pauvre me #ag ,,vii4 ,la vie humble aux travaux ennuyeux et faciles #ah ,,viii4 ,sagesse d'un ,louis ,racine1 je t'envie #ai ,,ix4 ,non4 ,il fut gallican1 ce sicle1 et jansniste #bj ,x4 ,petits amis1 qui stes nous prouver #ba ,,xi4 ,or1 vous voici promus1 petits amis #bd ,,xii4 ,vous reviendrez bientt1 les bras pleins de pardons #bg ,,xiii4 ,on n'offense que ,dieu qui seul pardonne #bi ,,xiv4 ,voix de l',orgueil2 un cri puissant comme d'un cor #ca ,,xv4 ,va ton chemin sans plus t'inquiter6 #cc ,,xvi4 ,pourquoi triste1 mon me #ce ,,xvii4 ,n l'enfant des grandes villes #cg ,,xviii4 ,l'me antique tait rude et vaine #ci ,,ii ,i4 ,o mon ,dieu vous m'avez bless d'amour #db ,,ii4 ,je ne veux plus aimer que ma mre ,marie #de ,,iii4 ,vous tes calme1 vous voulez un voeu discret #dg ,,iv4 ,mon ,dieu m'a dit3 ,mon fils1 il faut m'aimer #dj ,v4 ,dsormais le ,sage puni #eh ,,vi4 ,du fond du grabat #fj ,,vii4 ,le ciel est1 par dessus le toit #fg ,,viii4 ,le son du cor s'afflige vers les bois #fh ,,ix4 ,la tristesse1 langueur du corps humain #fi ,x4 ,la bise se rue travers #gj ,,xi4 ,vous voil1 vous voil1 pauvres bonnes penses6 #ga ,,xii4 ,l'chelonnement des haies #gc ,,xiii4 ,l'immensit de l'humanit #gd ,,xiv4 ,la mer est plus belle #ge ,,xv4 ,la grande ville4 ,un tas criard de pierres blanches #gg ,,xvi4 ,toutes les amours de la terre #gh ,,xvii4 ,sainte ,thrse veut que la ,pauvret soit #hj ,,xviii4 ,c'est la fte du bl1 c'est la fte du pain #ha ,,amour ,prire du matin #he crit en #ahge #ij ,un conte #id ,bournemouth #ih ,there #aja ,un crucifix #ajc ,un veuf parle #aje ,il parle encore #ajg ,saint ,graal #aji ,anglus de midi #aaa ,a ,victor ,hugo #aad ,saint ,benoit-,joseph ,labre #aae ,paraboles #aaf ,sonnet hroque #aag ,pense du soir #aah ,,bonheur ,i4 ,l'incroyable1 l'unique horreur de pardonner #abc ,,ii4 ,la vie est bien svre #abd ,,iii4 ,aprs la chose faite1 aprs le coup port #abj ,,iv4 ,de plus1 cette ignorance de ,vous6 #abh ,v4 ,l'homme pauvre du coeur est-il si rare1 en somme #acj ,,vi4 ,bon pauvre1 ton vtement est lger #aca ,,vii4 ,le sort fantasque qui me gte sa manire #ace ,,viii4 ,prtres de ,jsus-,christ1 la vrit vous garde #adj ,,ix4 ,guerrire1 militaire et virile en tout point #adc ,x4 ,un projet de mon ge mr #adj ,,xi4 ,sois de bronze et de marbre et surtout sois de chair #aej ,,xii4 ,seigneur1 vous m'avez laiss vivre #aeb ,,xiii4 ,la neige travers la brume #aeg ,,xiv4 ,o6 ,j'ai froid d'un froid de glace #aei ,,xv4 ,un scrupule qui m'a l'air sot comme un pch #afb ,,xvi4 ,aprs le dpart des cloches #afe ,,xvii4 ,l'ennui de vivre avec le monde et dans les choses #afg ,,xviii4 ,vous m'avez demand quelques vers sur ,amour #aga ,,xix4 ,or1 tu n'es pas vaincu1 sinon par le ,seigneur #agb ,,xx4 ,les plus belles voix #age ,,xxi4 ,l'autel bas s'orne de hautes mauves #age ,,xxii4 ,l'amour de la ,patrie est le premier amour #agg ,,xxiii4 ,immdiatement aprs le salut somptueux #ahc ,,xxiv4 ,la cathdrale est majestueuse #ahd ,,xxv4 ,voix de ,gabriel #ahf ,,liturgies ,,intimes ,i4 ,asperges me #aia ,,ii4 ,avent #aic ,,iii4 ,nol #aie ,,iv4 ,saints innocents #aig ,v4 ,circoncision #aii ,,vi4 ,rois #bja ,,vii4 ,kyrie ,eleison #bjc ,,viii4 ,gloria in excelsis #bje ,,ix4 ,credo #bjg ,x4 ,ascension #bji ,,xi4 ,veni sancte #baa ,,xii4 ,juin #bac ,,xiii4 ,sanctus #bae ,,xiv4 ,immacule conception #bag ,,xv4 ,dvotions #bai ,,xvi4 ,agnus ,dei #bba ,,xvii4 ,toussaint #bbb ,,xviii4 ,in initio #bbd ,,xix4 ,vpres rustiques #bbf ,,xx4 ,complies en ville #bbi ,,xxi4 ,prudence #bca ,,xxii4 ,pnitence #bcc ,,xxiii4 ,opportet hreses esse #bce ,,xxiv4 ,final #bcg ,,vers ,,posthumes ,acte de ,foi #bda ,pques #bdb ,assomption #bdd ,prire #bde ,le ,charme du ,vendredi ,saint ,i #bdf -- ,,ii #bdg ,ex imo #bdh ,,achev ,d',,imprimer ,le sept mars mil neuf cent quatre ,,par ,,bussi,,re ,a ,,saint-,,amand 7,,cher7 pour le compte ,,de ,m4 ,a4 ,,messein diteur #ai1 ,,quai ,,saint-,,michel ,,paris 7,ve7