,,introduction ,,la ,m,,?ode ,,de ,l,,on>d ,,de ,,v9ci ,,paul ,,val,,ry ,deuxime dition ,p>is ditions de la ,n\velle ,revue ,franaise #ce et #cg1 ,rue ,madame ,table des matires ,note et digressions ,introduction la m?ode de ,lon>d de ,v9ci ,,note ,,et ,,digressions ,p\rquoi l'auteur1 dit-on1 a-t-il fait all] son p]sonnage en ,hongrie8 ,p>ce qu'il avait envie de faire ent5dre un morceau de musique in/rum5tale dont le ?me e/ hongrois4 ,il l'av\e s9crem5t4 ,il l'et m5 p>t\t ailleurs1 s'il et tr\v la mo9dre raison musicale de le faire4 ,h4 ,b]lioz4 ,avant-propos de la ,damnation de ,fau/4 ,il me faut excus] d'un titre si ambitieux et si vritablem5t trompeur que celui-ci4 ,je n'avais pas le desse9 d'en impos] qu& je l'ai mis sur ce petit ouvrage4 ,mais il y a v+t-c9q ans que je l'y ai mis1 et aprs ce long refroidissem5t1 je le tr\ve un peu =t4 ,le titre avantageux s]ait donc ad\ci4 ,quant au texte444 ,mais le texte1 on ne song]ait mme pas l'crire4 ,impossible6 dirait ma9t5ant la raison4 ,arriv l'nime c\p de la p>tie d'*ecs que j\e la connaissance avec l'tre1 on se flatte qu'on e/ in/ruit p> l'adv]saire2 on en pr5d le visage2 on devi5t dur p\r le jeune homme qu'il faut bi5 s\ffrir d'avoir comme aeul2 on lui tr\ve des faiblesses inexplicables1 qui fur5t ses audaces2 on recon/itue sa navet4 ,c'e/ l se faire plus sot qu'on ne l'a jamais t4 ,mais sot p> ncessit1 sot p> raison d'tat6 ,il n'e/ pas de t5tation plus cuisante1 ni plus intime1 ni de plus fconde1 peut-tre1 que celle du r5iem5t de soi-mme3 *aque j\r e/ jal\x des j\rs1 et c'e/ son devoir que de l'tre2 la p5se se df5d dsesprm5t d'avoir t plus =te2 la cl>t du mom5t ne veut pas illum9] au pass de mom5ts plus clairs qu'elle-mme2 et les premires p>oles que le contact du soleil fait balbuti] au c]veau qui se rveille1 sonn5t a9si dans ce ,memnon3 ,nihil reput>e actum444 99 ,relire1 donc1 relire aprs l'oubli1--se relire1 sans ombre de t5dresse1 sans pat]nit2 avec froideur et acuit critique1 et dans une att5te t]riblem5t cratrice de ridicule et de mpris1 l'air trang]1 l'il de/ructeur1--c'e/ refaire1 ou press5tir que l'on ref]ait1 bi5 diffremm5t1 son travail4 ,l'objet en vaudrait la pe9e4 ,mais il n'a pas cess d'tre au-dessus de mes =ces4 ,aussi bi5 je n'ai jamais rv de m'y attaqu]3 ce petit essai doit son exi/5ce ,madame ,juliette ,adam1 qui1 v]s la f9 de l'an #id1 sur le gracieux avis de ,monsieur ,lon ,daudet1 v\lut bi5 me dem&] de l'crire p\r sa ,n\velle ,revue4 99 ,quoique j'eusse v+t-trois ans1 mon emb>ras fut imm5se4 ,je savais trop que je connaissais ,lon>d beauc\p mo9s que je ne l'admirais4 ,je voyais en lui le p]sonnage pr9cipal de cette ,comdie ,intellectuelle qui n'a pas jusqu'ici r5contr son pote1 et qui s]ait p\r mon gt bi5 plus prcieuse encore que la ,comdie ,huma9e1 et mme que la ,div9e ,comdie4 ,je s5tais que ce matre de ses moy5s1 ce possesseur du dess91 des images1 du calcul1 avait tr\v l'attitude c5trale p>tir de laquelle les entreprises de la connaissance et les oprations de l'art sont galem5t possibles2 les *anges heureux entre l'analyse et les actes1 s+ulirem5t probables3 p5se m]veilleusem5t excitante4 ,mais p5se trop immdiate1--p5se sans valeur1--p5se inf9im5t rp&ue1--et p5se bonne p\r p>l]1 non p\r crire4 99 ,cet ,apollon me ravissait au plus haut degr de moi-mme4 ,quoi de plus sduisant qu'un dieu qui rep\sse le my/re1 qui ne fonde pas sa puissance sur le tr\ble de notre s5s2 qui n'adresse pas ses pre/iges au plus obscur1 au plus t5dre1 au plus s9i/re de n\s-mmes2 qui n\s =ce de conv5ir et non de ploy]2 et de qui le miracle e/ de s'claircir2 la pr(ondeur1 une p]spective bi5 dduite8 ,e/-il meilleure m>que d'un p\voir au!ntique et lgitime que de ne pas s'ex]c] s\s un voile8--,jamais p\r ,dyonisos1 ennemi plus dlibr1 ni si pur1 ni arm de tant de lumire1 que ce hros mo9s occup de pli] et de rompre les mon/res que d'en considr] les ressorts2 ddaigneux de les p]c] de fl*es1 tant il les pntrait de ses que/ions2 leur suprieur1 plus que leur va9queur1 il signifie n'tre pas sur eux de triomphe plus a*ev que de les compr5dre1--presque au po9t de les reproduire2 et une fois saisi leur pr9cipe1 il peut bi5 les ab&onn]1 drisoirem5t rduits l'humble condition de cas trs p>ticuli]s et de p>adoxes explicables4 99 ,si lgrem5t que je l'eusse tudi1 ses dess9s1 ses manuscrits m'avai5t comme bl\i4 ,de ces milli]s de notes et de croquis1 je g>dais l'impression extraord9aire d'un ensemble halluc9ant d't9celles arra*es p> les c\ps les plus div]s quelque fanta/ique fabrication4 ,maximes1 recettes1 conseils soi1 essais d'un raisonnem5t qui se repr5d2 p>fois une description a*eve2 p>fois il se p>le et se tutoie444 ,mais je n'avais nulle envie de r$ire qu'il fut ceci et cela3 et pe9tre1 et gomtre1 et444 ,et1 d'un mot1 l'arti/e du monde mme4 ,nul ne l'ignore4 99 ,je n'tais pas assez savant p\r song] dvelopp] le dtail de ses re*]*es1--7essay]1 p> exemple1 de dt]m9] le s5s prcis de cet ,impeto1 dont il fait si gr& usage dans sa dynamique2 ou diss]t] de ce ,sfumato1 qu'il a p\rsuivi dans sa pe9ture72 ni je ne me tr\vais assez rudit1 7et mo9s encore1 port l'tre71 p\r p5s] contribu]1 de si peu que ce ft1 au pur accroissem5t des faits dj connus4 ,je ne me s5tais pas p\r l'rudition t\te la f]veur qui lui e/ due4 ,l'tonnante conv]sation de ,m>cel ,s*wob me gagnait son *>me propre plus qu' ses s\rces4 ,je buvais tant qu'elle durait4 ,j'avais le plaisir sans la pe9e4 ,mais enf91 je me rveillais2 ma p>esse se r$ressait contre l'ide des lectures dsesprantes1 des rec5sions inf9ies1 des m?odes scrupuleuses qui prs]v5t de la c]titude4 ,je disais mon ami que de savants hommes c\r5t bi5 plus de risques que les autres1 puisqu'ils font des p>is et que n\s re/ons hors du jeu2 et qu'ils ont deux manires de se tromp]3 la ntre1 qui e/ aise1 et la leur1 laborieuse4 ,que s'ils ont le bonheur de n\s r5dre quelques vnem5ts1 le nombre mme des vrits matrielles rtablies met en dang] la ralit que n\s *]*ons4 ,le vrai l'tat brut e/ plus faux que le faux4 ,les docum5ts n\s r5seign5t au has>d sur la rgle et sur l'exception4 ,un *roniqueur1 mme1 prfre de n\s cons]v] les s+ul>its de son poque4 ,mais t\t ce qui e/ vrai d'une poque ou d'un p]sonnage ne s]t pas t\j\rs les mieux connatre4 ,nul n'e/ id5tique au total exact de ses app>5ces2 et qui d'entre n\s n'a pas dit1 ou qui n'a pas fait1 quelque *ose qui n'e/ pas si5ne8 ,tantt l'imitation1 tantt le lapsus1--ou l'occasion1--ou la seule lassitude accumule d'tre prcism5t celui qu'on e/1 altr5t p\r un mom5t celui-l mme2 on n\s croque p5dant un dn]2 ce feuillet passe la po/rit1 t\t habite d'rudits1 et n\s voil jolis p\r t\te l't]nit littraire4 ,un visage faisant la grimace1 si on le photographie dans cet in/ant1 c'e/ un docum5t irrcusable4 ,mais montrez-le aux amis du saisi2 ils n'y reconnaiss5t p]sonne4 99 ,j'avais bi5 d'autres sophismes la discrtion de mes dgts1 tant la rpugnance de longs labeurs e/ +nieuse4 ,t\tefois1 j'aurais peut-tre affront ces ennuis1 s'ils m'avai5t p>u me conduire la f9 que j'aimais4 ,j'aimais dans mes tnbres la loi intime de ce gr& ,lon>d4 ,je ne v\lais pas de son hi/oire1 ni seulem5t des productions de sa p5se444 ,de ce front *>g de c\ronnes1 je rvais seulem5t l'am&e444 99 ,que faire1 p>mi tant de rfutations1 n'tant ri*e que de dsirs1 t\t ivre que l'on soit de cupidit et d'orgueil intellectuels8 ,se mont] la tte8--,se donn] enf9 quelque fivre littraire8 ,en cultiv] le dlire8 ,je brlais p\r un beau sujet4 ,que c'e/ peu devant le papi]6 ,une gr&e soif1 sans d\te1 s'illu/re elle-mme de ruisselantes visions2 elle agit sur je ne sais quelles sub/ances secrtes comme fait la lumire invisible sur le v]re de ,bohme t\t pntr d'urane2 elle claire ce qu'elle att5d1 elle diamante des cru*es1 elle se pe9t l'opalesc5ce de c>afes444 ,mais ces breuvages qu'elle se frappe ne sont que spcieux2 mais je tr\vais indigne1 et je le tr\ve encore1 d'crire p> le seul en?\siasme4 ,l'en?\siasme n'e/ pas un tat d'me d'criva94 ,quelle gr&e que soit la puissance du feu1 elle ne devi5t utile et motrice que p> les ma*9es o l'art l'engage2 il faut que des gnes bi5 places fass5t ob/acle sa dissipation totale1 et qu'un ret>d adroitem5t oppos au ret\r inv9cible de l'quilibre p]mette de s\/raire quelque *ose la *ute infructueuse de l'ardeur4 ,s'agit-il du disc\rs1 l'auteur qui le mdite se s5t tre t\t ensemble s\rce1 +nieur1 et contra9tes3 l'un de lui e/ impulsion2 l'autre prvoit1 compose1 modre1 supprime2 un troisime1--logique et mmoire1--ma9ti5t les donnes1 cons]ve les liaisons1 assure quelque dure l'assemblage v\lu444 crire devant tre1 le plus solidem5t et le plus exactem5t qu'on le puisse1 de con/ruire cette ma*9e de langage o la dt5te de l'esprit excit se dp5se va9cre des rsi/ances relles1 il exige de l'criva9 qu'il se divise contre lui-mme4 ,c'e/ en quoi seulem5t et /rictem5t l'homme t\t enti] e/ auteur4 ,t\t le re/e n'e/ pas de lui1 mais d'une p>tie de lui1 *appe4 ,entre l'motion ou l'int5tion initiale1 et ces ab\tissem5ts que sont l'oubli1 le dsordre1 le vague1--issues fatales de la p5se1--son affaire e/ d'introduire les contr>its qu'il a cres1 af9 qu'int]poses1 elles disput5t la nature purem5t transitive des phnomnes intrieurs1 un peu d'action r5\velable et d'exi/5ce indp5dante444 99 ,peut-tre1 je m'exagrais en ce temps-l1 le dfaut vid5t de t\te littrature1 de ne satisfaire jamais l'ensemble de l'esprit4 ,je n'aimais pas qu'on laisst des fonctions oisives p5dant qu'on ex]ce les autres4 ,je puis dire aussi1 7c'e/ dire la mme *ose71 que je ne mettais ri5 au-dessus de la consci5ce2 j'aurais donn bi5 des *efs-d'uvre que je croyais irrfl*is p\r une page visiblem5t g\v]ne4 ,ces erreurs1 qu'il s]ait ais de df5dre1 et que je ne tr\ve pas encore si infcondes que je n'y ret\rne quelquefois1 empoisonnai5t mes t5tatives4 ,t\s mes prceptes1 trop prs5ts et trop df9is1 tai5t aussi trop univ]sels p\r me s]vir dans aucune circon/ance4 ,il faut tant d'annes p\r que les vrits que l'on s'e/ faites devi5n5t notre *air mme6 ,a9si1 au lieu de tr\v] en moi ces conditions1 ces ob/acles comp>ables des =ces extrieures1 qui p]mett5t que l'on avance contre son premi] m\vem5t1 je m'y heurtais des *icanes mal disposes2 et je me r5dais plaisir les *oses plus difficiles qu'il et d sembl] de si jeunes reg>ds qu'elles le fuss5t4 ,et je ne voyais de l'autre ct que vellxs1 possibilits1 facilit dgtante3 t\te-une ri*esse involontaire1 va9e comme celle des rves1 remuant et mlant l'inf9i des *oses ues4 ,si je comm5ais de jet] les ds sur un papi]1 je n'am5ais que les mots tmo9s de l'impuissance de la p5se3 gnie1 my/re1 pr(ond4441 attributs qui convi5n5t au nant1 r5seign5t mo9s sur leur sujet que sur la p]sonne qui p>le4 ,j'avais beau *]*] me leurr]1 cette politique m5tale tait c\rte3 je rpondais si promptem5t p> mes s5t5ces impitoyables mes naissantes propositions1 que la somme de mes *anges1 dans *aque in/ant1 tait nulle4 ,p\r comble de malheur1 j'adorais confusm5t1 mais passionnm5t1 la prcision2 je prt5dais vaguem5t la conduite de mes p5ses4 ,je s5tais1 c]tes1 qu'il faut bi51 et de t\te ncessit1 que notre esprit compte sur ses has>ds3 fait p\r l'imprvu1 il le donne1 il le reoit2 ses att5tes expresses sont sans effets directs1 et ses oprations volontaires ou rgulires ne sont utiles qu'aprs c\p1--comme dans une seconde vie qu'il donn]ait au plus clair de lui-mme4 ,mais je ne croyais pas la puissance propre du dlire1 la ncessit de l'ignorance1 aux clairs de l'absurde1 l'incohr5ce cratrice4 ,ce que n\s t5ons du has>d ti5t t\j\rs un peu de son pre6--,nos rvlations1 p5sais-je1 ne sont que des vnem5ts d'un c]ta9 ordre1 et il faut encore int]prt] ces vnem5ts connaissants4 ,il le faut t\j\rs4 ,mme les plus heureuses de nos intuitions sont en quelque sorte des rsultats inexacts p> excs1 l'g>d de notre cl>t ord9aire2 p> dfaut1 au reg>d de la complexit inf9ie des mo9dres objets et des cas rels qu'elles prt5d5t n\s s\mettre4 ,notre mrite p]sonnel1--aprs lequel n\s s\pirons1--ne consi/e pas les subir tant qu' les saisir1 les saisir tant qu' les discut]444 ,et notre ripo/e notre gnie vaut mieux p>fois que son attaque4 ,n\s savons trop1 d'ailleurs1 que la probabilit e/ dfavorable ce dmon3 l'esprit n\s s\ffle sans v]gogne un million de sottises p\r une belle ide qu'il n\s ab&onne2 et cette *ance mme ne vaudra f9alem5t quelque *ose que p> le traitem5t qui l'accommode notre f94--,c'e/ a9si que les m9]ais1 inapprciables dans leur gtes et dans leurs filons1 pr5n5t leur importance au soleil1 et p> les travaux de la surface4 ,lo9 donc que ce soi5t les lm5ts intuitifs qui donn5t leur valeur aux uvres1 tez les uvres1 et vos lueurs ne s]ont plus que des accid5ts spirituels p]dus dans les /ati/iques de la vie locale du c]veau4 ,leur vrai prix ne vi5t pas de l'obscurit de leur orig9e1 ni de la pr(ondeur suppose d'o n\s aim]ions navem5t qu'elles sort5t1 et ni de la surprise prcieuse qu'elles n\s caus5t n\s-mmes2 mais bi5 d'une r5contre avec nos beso9s1 et enf9 de l'usage rfl*i que n\s saurons en faire1--c'e/--dire1--de la collaboration de t\t l'homme4 ,mais s'il e/ ent5du que nos plus gr&es lumires sont intimem5t mles nos plus gr&es *ances d'erreur1 et que la moy5ne de nos p5ses e/1 en quelque sorte1 insignifiante1--c'e/ celui en n\s qui *oisit1 et c'e/ celui qui met en uvre1 qu'il faut ex]c] sans repos4 ,le re/e1 qui ne dp5d de p]sonne1 e/ inutile invoqu] comme la pluie4 ,on le baptise1 on le difie1 on le t\rm5te va9em5t3 il n'en doit rsult] qu'un accroissem5t de la simulation et de la fraude1--*oses si naturellem5t unies l'ambition de la p5se que l'on peut d\t] si elles en sont ou le pr9cipe1 ou le produit4 ,le mal de pr5dre une hypallage p\r une dc\v]te1 une mtaphore p\r une dmon/ration1 un vomissem5t de mots p\r un torr5t de connaissances capitales1 et soi-mme p\r un oracle1 ce mal nat avec n\s4 99 ,lon>d de ,v9ci n'a pas de rapport avec ces dsordres4 ,p>mi tant d'idoles que n\s avons *oisir1 puisqu'il en faut ador] au mo9s une1 il a fix devant son reg>d cette ,rigueur ,ob/9e1 qui se dit elle-mme la plus exigeante de t\tes4 7,mais ce doit tre la mo9s grossire d'entre elles1 celle-ci que t\tes les autres s'accord5t p\r har47 ,la rigueur in/itue1 une lib]t positive e/ possible1 t&is que la lib]t app>5te n'tant que de p\voir obir *aque impulsion de has>d1 plus n\s en j\issons1 plus n\s sommes en*ans aut\r du mme po9t1 comme le b\*on sur la m]1 que ri5 n'atta*e1 que t\t sollicite1 et sur lequel se conte/5t et s'annul5t t\tes les puissances de l'univ]s4 ,l'entire opration de ce gr& ,v9ci e/ uniquem5t dduite de son gr& objet2 comme si une p]sonne p>ticulire n'y tait pas atta*e1 sa p5se p>at plus univ]selle1 plus m9utieuse1 plus suivie et plus isole qu'il n'app>ti5t une p5se individuelle4 ,l'homme trs lev n'e/ jamais un orig9al4 ,sa p]sonnalit e/ aussi insignifiante qu'il le faut4 ,peu d'9galits2 aucune sup]/ition de l'intellect4 ,pas de cra9tes va9es4 ,il n'a pas peur des analyses2 il les mne1--ou bi5 ce sont elles qui le conduis5t1--aux consqu5ces loignes2 il ret\rne au rel sans ef=t4 ,il imite1 il innove2 il ne rejette pas l'anci51 p>ce qu'il e/ anci52 ni le n\veau1 p\r tre n\veau2 mais il consulte en lui quelque *ose d't]nellem5t actuel4 ,il ne connat pas le mo9s du monde cette opposition si grosse et si mal df9ie1 que devait1 trois demi-sicles aprs lui1 dnonc] entre l'esprit de f9esse et celui de gomtrie1 un homme entirem5t ins5sible aux arts1 qui ne p\vait s'imag9] cette jonction dlicate1 mais naturelle1 de dons di/9cts2 qui p5sait que la pe9ture e/ vanit2 que la vraie loqu5ce se moque de l'loqu5ce2 qui n\s emb>que dans un p>i o il engl\tit t\te f9esse et t\te gomtrie2 et qui1 ayant *ang sa neuve lampe contre une vieille1 se p]d c\dre des papi]s dans ses po*es1 qu& c'tait l'heure de donn] la ,france la gloire du calcul de l'inf9i444 ,pas de rvlations p\r ,lon>d4 ,pas d'abme ouv]t sa droite4 ,un abme le f]ait song] un pont4 ,un abme p\rrait s]vir aux essais de quelque gr& oiseau mcanique444 ,et lui se devait considr] comme un modle de bel animal p5sant1 absolum5t s\ple et dli2 d\ de plusieurs modes de m\vem5t2 sa*ant1 s\s la mo9dre int5tion du cavali]1 sans df5ses et sans ret>ds1 pass] d'une allure t\te autre4 ,esprit de f9esse1 esprit de gomtrie1 on les p\se1 on les ab&onne1 comme fait le *eval accompli ses ry?mes successifs444 ,il doit suffire l'tre suprmem5t coordonn de se prescrire c]ta9es modifications ca*es et trs simples au reg>d de la volont1 et immdiatem5t il passe de l'ordre des trans=mations purem5t =melles et des actes symboliques au rgime de la connaissance imp>faite et des ralits spontanes4 ,possd] cette lib]t dans les *angem5ts pr(onds1 us] d'un tel regi/re d'accommodations1 c'e/ seulem5t j\ir de l'intgrit de l'homme1 telle que n\s l'imag9ons *ez les anci5s4 99 ,une lgance suprieure n\s dconc]te4 ,cette abs5ce d'emb>ras1 de prophtisme et de pa?tisme2 ces idaux prcis2 ce tempram5t entre les curiosits et les puissances1 t\j\rs rtabli p> un matre de l'quilibre2 ce dda9 de l'illusionnisme et des artifices1 et *ez le plus +nieux des hommes2 cette ignorance du ?tre1 ce sont des sc&ales p\r n\s4 ,quoi de plus dur concevoir p\r des tres comme n\s sommes1 qui faisons de la s5sibilit une sorte de pr(ession1 qui prt5dons t\t possd] dans quelques effets lm5taires de contra/e et de rsonance n]veuse1 et t\t saisir qu& n\s n\s donnons l'illusion de n\s confondre la sub/ance *atoyante et mobile de notre dure8 ,mais ,lon>d1 de re*]*e en re*]*e1 se fait trs simplem5t t\j\rs plus admirable cuy] de sa propre nature2 il dresse indf9im5t ses p5s]s1 ex]ce ses reg>ds1 dveloppe ses actes2 il conduit l'une et l'autre ma9 aux dess9s les plus prcis2 il se dn\e et se rassemble1 ress]re la correspondance de ses volonts avec ses p\voirs1 p\sse son raisonnem5t dans les arts1 et prs]ve sa grce4 99 ,une intellig5ce si dta*e arrive dans son m\vem5t d'tranges attitudes1--comme une danseuse n\s tonne1 de pr5dre et de cons]v] quelque temps des figures de pure in/abilit4 ,son indp5dance *oque nos in/9cts et se j\e de nos vux4 ,ri5 de plus libre1 c'e/--dire1 ri5 de mo9s huma91 que ses jugem5ts sur l'am\r1 sur la mort4 ,il n\s les donne dev9] p> quelques fragm5ts1 dans ses cahi]s4 ,l'am\r dans sa fureur1 7dit-il1 peu prs71 e/ *ose si laide que la race huma9e s'te9drait1--la natura si p]d]ebbe1--si ceux qui le font se voyai5t4 ,ce mpris e/ accus p> div]s croquis1 c> le comble du mpris p\r c]ta9es *oses e/ enf9 de les exam9] loisir4 ,il dess9e donc et l des unions anatomiques1 c\pes effroyables mme l'am\r4 ,la ma*9e rotique l'intresse1 la mcanique animale tant son doma9e le prfr2 mais un combat de sueurs et l'ess\fflem5t des opranti1 un mon/re de musculatures antagoni/es1 une transfiguration en btes1--cela semble n'excit] en lui que rpugnance et que dda9444 ,son jugem5t sur la mort1 il faut le tir] d'un texte assez c\rt1--mais texte d'une plnitude et d'une simplicit antiques1 qui devait peut-tre pr5dre place dans le prambule d'un ,trait1 jamais a*ev1 du ,corps ,huma94 ,cet homme1 qui a dissqu dix cadavres p\r suivre le trajet de quelques ve9es1 songe3 l'organisation de notre corps e/ une telle m]veille que l'me1 quoique *ose div9e1 ne se sp>e qu'avec les plus gr&es pe9es de ce corps qu'elle habitait4--,et je crois bi51 dit ,lon>d1 que ses l>mes et sa d\leur ne sont pas sans raison444 ,n'allons pas appr(ondir l'espce de d\te *>g de s5s qui e/ dans ces mots4 ,il suffit de considr] l'ombre norme ici projete p> quelque ide en =mation3 la mort1 int]prte comme un dsa/re p\r l'me2 la mort du corps1 dim9ution de cette *ose div9e6 ,la mort1 atteignant l'me jusqu'aux l>mes1 et dans son uvre la plus *re1 p> la de/ruction d'une telle ar*itecture qu'elle s'tait faite p\r y habit]6 ,je ne ti5s pas dduire de ces rtic5tes p>oles une mtaphysique selon ,lon>d2 mais je me laisse all] un rappro*em5t assez facile1 puisqu'il se fait de soi dans ma p5se4 ,p\r un tel amateur d'organismes1 le corps n'e/ pas une gu5ille t\te mprisable2 ce corps a trop de proprits1 il rs\t trop de problmes1 il possde trop de fonctions et de ress\rces p\r ne pas rpondre quelque exig5ce transc5dante1 assez puissante p\r le con/ruire1 pas assez puissante p\r se pass] de sa complication4 ,il e/ uvre et in/rum5t de quelqu'un qui a beso9 de lui1 qui ne le rejette pas volonti]s1 qui le pleure comme on pleur]ait le p\voir444 ,tel e/ le s5tim5t du ,v9ci4 ,sa philosophie e/ t\te naturali/e1 trs *oque p> le spiritualisme1 trs atta*e au mot--mot de l'explication physico-mcanique2 qu&1 sur le po9t de l'me1 la voici t\te comp>able la philosophie de l'glise4 ,l'glise1--p\r autant du mo9s1 que l'glise e/ ,?omi/e1--ne donne pas l'me sp>e une exi/5ce bi5 enviable4 ,ri5 de plus pauvre que cette me qui a p]du son corps4 ,elle n'a gure que l'tre mme3 c'e/ un m9imum logique1 une sorte de vie lat5te dans laquelle elle e/ inconcevable p\r n\s1 et sans d\te1 p\r elle-mme4 ,elle a t\t dp\ill3 p\voir1 v\loir2 savoir1 peut-tre8 ,je ne sais mme pas s'il lui peut s\v5ir d'avoir t1 dans le temps et quelque "p1 la =me et l'acte de son corps8 ,il lui re/e l'honneur de son autonomie444 ,une si va9e et si insipide condition n'e/ heureusem5t que passagre1--si ce mot1 hors de la dure1 reti5t un s5s3 la raison dem&e1 et le dogme impose1 la re/itution de la *air4 ,sans d\te1 les qualits de cette *air suprme s]ont-elles bi5 diffr5tes de celles que notre *air aura possdes4 ,il faut concevoir1 je p5se1 t\t autre *ose ici qu'un simple r5v]sem5t du pr9cipe de ,c>not et qu'une ralisation de l'improbable4 ,mais il e/ inutile de s'av5tur] aux extrmes de la physique1 de rv] d'un corps glorieux dont la masse s]ait avec l'attraction univ]selle dans une autre relation que la ntre1 et cette masse v>iable en un tel rapport avec la vitesse de la lumire que l'agilit qui lui e/ prdite soit ralise444 ,quoi qu'il en soit1 l'me dp\ille doit1 selon la ?ologie1 retr\v] dans un c]ta9 corps1 une c]ta9e vie fonctionnelle2 et p> ce corps n\veau1 une sorte de matire qui p]mette ses oprations1 et remplisse de m]veilles incorruptibles ses vides catgories intellectuelles4 ,un dogme qui concde l'organisation corporelle cette importance pe9e secondaire1 qui rduit rem>quablem5t l'me1 qui n\s int]dit et n\s p>gne le ridicule de n\s la figur]1 qui va jusqu' l'oblig] de se rinc>n] p\r qu'elle puisse p>ticip] la ple9e vie t]nelle1 ce dogme si exactem5t contraire au spiritualisme pur1 sp>e1 de la manire la plus s5sible1 l'glise1 de la plup>t des autres confessions *rti5nes4--,mais il me semble que depuis deux ou trois sicles1 il n'e/ pas d'article sur lequel la littrature religieuse ait pass plus lgrem5t4 ,apologi/es1 prdicateurs n'en p>l5t gure444 ,la cause de ce demi-sil5ce m'*appe4 99 ,je me suis g> si lo9 dans ,lon>d que je ne sais pas t\t d'un c\p rev5ir moi-mme444 ,bah6 ,t\t *em9 m'y reconduira3 c'e/ la df9ition de ce moi-mme4 ,il ne peut pas absolum5t se p]dre1 il ne p]d que son temps4 ,suivons donc un peu plus avant la p5te et la t5tation de l'esprit2 suivons-les malheureusem5t sans cra9tes1 cela ne mne aucun fond vritable4 ,mme notre p5se la plus pr(onde e/ cont5ue dans les conditions inv9cibles qui font que t\te p5se e/ sup]ficielle4 ,on ne pntre que dans une =t de transpositions2 ou bi5 c'e/ un palais f]m de miroirs1 que fconde une lampe solitaire qu'ils enfant5t l'inf9i4 ,mais encore1 essayons de notre seule curiosit p\r n\s clair] le sy/me ca* de quelque individu de la premire gr&eur2 et imag9ons peu prs comme il doit s'app>atre1 qu& il s'arrte quelquefois dans le m\vem5t de ses travaux et qu'il se reg>de dans l'ensemble4 ,il se considre d'abord assujetti aux ncessits et ralits communes2 et il se replace ensuite dans le secret de la connaissance sp>e4 ,il voit comme n\s et il voit comme soi4 ,il a un jugem5t de sa nature et un s5tim5t de son artifice4 ,il e/ abs5t et prs5t4 ,il s\ti5t cette espce de dualit que doit s\t5ir un prtre4 ,il s5t bi5 qu'il ne peut pas se df9ir entirem5t devant lui-mme p> les donnes et p> les mobiles ord9aires4 ,vivre1 et mme bi5 vivre1 ce n'e/ qu'un moy5 p\r lui3 qu& il mange1 il alim5te aussi quelque autre m]veille que sa vie1 et la moiti de son pa9 e/ consacre4 ,agir1 ce n'e/ encore qu'un ex]cice4 ,aim]1 je ne sais pas s'il lui e/ possible4 ,et quant la gloire1 non4 ,brill] d'autres yeux1 c'e/ en recevoir un clat de fausses pi]r]ies4 99 ,il lui faut cep5dant se dc\vrir je ne sais quels po9ts de repre tellem5t placs que sa vie p>ticulire et cette vie gnralise qu'il s'e/ tr\ve1 se compos5t4 ,la clairvoyance imp]turbable qui lui semble1 7mais sans le conva9cre t\t fait71 le reprs5t] t\t enti] lui-mme1 v\drait se s\/raire la relativit qu'elle ne peut pas ne pas conclure de t\t le re/e4 ,elle a beau se trans=m] en elle-mme1 et de j\r en j\r1 se reproduire aussi pure que le soleil1 cette id5tit app>5te emporte avec elle un s5tim5t qu'elle e/ trompeuse4 ,elle sait1 dans sa fixit1 tre s\mise un my/rieux entranem5t et une modification sans tmo92 et elle sait donc qu'elle enveloppe t\j\rs1 mme l'tat le plus net de sa lucidit1 une possibilit ca*e de faillite et de totale ru9e1--comme il arrive au rve le plus prcis de cont5ir un g]me inexplicable de non-ralit4 ,c'e/ une manire de lum9eux supplice que de s5tir que l'on voit t\t1 sans cess] de s5tir que l'on e/ encore visible1 et l'objet concevable d'une att5tion trangre2 et sans se tr\v] jamais le po/e ni le reg>d qui ne laiss5t ri5 d]rire eux4 --,durus e/ hic s]mo1 va bi5tt dire le lecteur4 ,mais en ces matires1 qui n'e/ pas vague e/ difficile1 qui n'e/ pas difficile e/ nul4 ,allons encore un peu4 99 ,p\r une prs5ce d'esprit aussi s5sible elle-mme1 et qui se f]me sur elle-mme p> le dt\r de l',univ]s1 t\s les vnem5ts de t\s les g5res1 et la vie1 et la mort1 et les p5ses1 ne lui sont que des figures subordonnes4 ,comme *aque *ose visible e/ la fois trangre1 indisp5sable1 et infrieure la *ose qui y voit1 a9si l'importance de ces figures1 si gr&e qu'elle app>aisse *aque in/ant1 plit la rflexion devant la seule p]si/ance de l'att5tion elle-mme4 ,t\t le cde cette univ]salit pure1 cette gnralit insurmontable que la consci5ce se s5t tre4 ,si tels vnem5ts ont le p\voir de la supprim]1 ils sont du mme c\p1 de/itus de t\te signification2 que s'ils la cons]v5t1 ils r5tr5t dans son sy/me4 ,l'intellig5ce ignore d'tre ne1 comme elle ignore qu'elle prira4 ,elle e/ in/ruite1 oui1 de ses fluctuations et de son effacem5t f9al1 mais au titre d'une notion qui n'e/ pas d'une autre espce que les autres2 elle se croirait1 trs aism5t1 inamissible et inaltrable1 si ce n'tait qu'elle a reconnu p> ses expri5ces1 un j\r ou l'autre1 div]ses possibilits fune/es1 et l'exi/5ce d'une c]ta9e p5te qui mne plus bas que t\t4 ,cette p5te fait press5tir qu'elle peut dev5ir irrsi/ible2 elle prononce le comm5cem5t d'un loignem5t sans ret\r du soleil spirituel1 du maximum admirable de la nettet1 de la solidit1 du p\voir de di/+u] et de *oisir2 on la dev9e qui s'abaisse1 obscurcie de mille impurets psy*ologiques1 obsde de b\rdons et de v]tiges1 trav]s la confusion des temps et le tr\ble des fonctions1 et qui se dirige dfaillante au milieu d'un dsordre inexprimable des dim5sions de la connaissance1 jusqu' l'tat in/antan et indivis qui t\ffe ce *aos dans la nullit4 99 ,mais1 oppos t\t de mme la mort qu'il l'e/ la vie1 un sy/me complet de sub/itutions psy*ologiques1 plus il e/ consci5t et se remplace p> lui-mme1 plus il se dta*e de t\te orig9e1 et plus se dp\ille-t-il1 en quelque sorte1 de t\te *ance de rupture4 ,p>eil l'anneau de fume1 le sy/me t\t d'n]gies intrieures prt5d m]veilleusem5t une indp5dance et une inscabilit p>faites4 ,dans une trs claire consci5ce1 la mmoire et les phnomnes se tr\v5t tellem5t relis1 att5dus1 rpondus2 le pass si bi5 employ2 le n\veau si promptem5t comp5s2 l'tat de relation totale si nettem5t reconquis que ri5 ne semble p\voir comm5c]1 ri5 se t]m9]1 au se9 de cette activit presque pure4 ,l'*ange p]ptuel de *oses qui la con/itue1 l'assure en app>5ce d'une cons]vation indf9ie1 c> elle n'e/ atta*e aucune2 et elle ne conti5t pas quelque lm5t-limite1 quelque objet s+uli] de p]ception ou de p5se1 tellem5t plus rel que t\s les autres1 que quelque autre ne puisse pas v5ir aprs lui4 ,il n'e/ pas une telle ide qu'elle satisfasse aux conditions inconnues de la consci5ce au po9t de la faire van\ir4 ,il n'exi/e pas de p5se qui ext]m9e le p\voir de p5s]1 et le conclue1--une c]ta9e position du pne qui f]me df9itivem5t la s]rure4 ,non1 po9t de p5se qui soit p\r la p5se une rsolution ne de son dveloppem5t mme1 et comme un accord f9al de cette dissonance p]man5te4 99 ,puisque la connaissance ne se connat pas d'extrmit1 et puisque aucune ide n'puise la t*e de la consci5ce1 il faut bi5 qu'elle prisse dans un vnem5t incomprh5sible que lui prdis5t et que lui prp>5t ces affres et ces s5sations extraord9aires dont je p>lais2 qui n\s esquiss5t des mondes in/ables et incompatibles avec la plnitude de la vie2 mondes inhuma9s1 mondes infirmes et comp>ables ces mondes que le gomtre bau*e en j\ant sur les axiomes1 le physici5 en supposant d'autres con/antes que celles admises4 ,entre la nettet de la vie et la simplicit de la mort1 les rves1 les malaises1 les extases1 t\s ces tats demi impossibles1 qui introduis5t1 dirait-on1 des valeurs appro*es1 des solutions irrationnelles ou transc5dantes dans l'quation de la connaissance1 plac5t d'tranges degrs1 des v>its et des phases ineffables1--c> il n'e/ po9t de noms p\r des *oses p>mi lesquelles on e/ bi5 seul4 ,comme la p]fide musique compose les lib]ts du sommeil avec la suite et l'en*anem5t de l'extrme att5tion1 et fait la syn?se d'tres intimes mom5tans1 a9si les fluctuations de l'quilibre psy*ique donn5t p]cevoir des modes ab]rants de l'exi/5ce4 ,n\s portons en n\s des =mes de la s5sibilit qui ne peuv5t pas russir1 mais qui peuv5t natre4 ,ce sont des in/ants drobs la critique implacable de la dure2 ils ne rsi/5t pas au fonctionnem5t complet de notre tre3 ou n\s prissons1 ou ils se dissolv5t4 ,mais ce sont des mon/res ple9s de leons que ces mon/res de l'ent5dem5t1 et que ces tats de passage1--espaces dans lesquels la cont9uit1 la connexion1 la mobilit connues sont altres3 empires o la lumire e/ associe la d\leur2 *amps de =ces o les cra9tes et les dsirs ori5ts n\s assign5t d'tranges circuits2 matire qui e/ faite de temps2 abmes littralem5t d'horreur1 ou d'am\r1 ou de quitude2 rgions biz>rem5t s\des elles-mmes1 doma9es non-ar*imdi5s qui dfi5t le m\vem5t2 sites p]ptuels dans un clair2 surfaces qui se creus5t1 conjugues notre nause1 infl*ies s\s nos mo9dres int5tions444 ,on ne peut pas dire qu'ils sont rels2 on ne peut pas dire qu'ils ne le sont pas4 ,qui ne les a pas trav]ss ne connat pas le prix de la lumire naturelle et du milieu le plus banal2 il ne connat pas la vritable fragilit du monde1 qui ne se rapporte pas l'alt]native de l'tre et du non-tre2 ce s]ait trop simple6--,l'tonnem5t1 ce n'e/ pas que les *oses soi5t2 c'e/ qu'elles soi5t telles1 et non telles autres4 ,la figure de ce monde fait p>tie d'une famille de figures dont n\s possdons sans le savoir t\s les lm5ts de gr\pe inf9i4 ,c'e/ le secret des inv5teurs4 99 ,au sortir de ces int]valles1 et des c>ts p]sonnels o les faiblesses1 la prs5ce de poisons dans le sy/me n]veux1 mais o les =ces et les f9esses aussi de l'att5tion1 la logique la plus exquise1 la my/ique bi5 cultive1 conduis5t div]sem5t la consci5ce1 celle-ci vi5t donc s\ponn] t\te la ralit acc\tume de n'tre qu'une solution1 p>mi bi5 d'autres1 de problmes univ]sels4 ,elle s'assure que les *oses p\rrai5t tre assez diffr5tes de ce qu'elles sont1 sans qu'elle-mme ft trs diffr5te de ce qu'elle e/4 ,elle ose considr] son corps et son monde comme des re/rictions presque arbitraires imposes l't5due de sa fonction4 ,elle voit qu'elle correspond1 ou qu'elle rpond1 non un monde1 mais quelque sy/me de degr plus lev dont les lm5ts soi5t des mondes4 ,elle e/ capable de plus de comb9aisons int]nes qu'il n'en faut p\r vivre2 de plus de rigueur que t\te occasion pratique n'en requi]t et n'en supporte2 elle se juge plus pr(onde que l'abme mme de la vie et de la mort animales2 et ce reg>d sur sa condition ne peut ragir sur elle-mme1 tant elle s'e/ recule et place hors du t\t1 et tant elle s'e/ applique ne jamais figur] dans quoi que ce soit qu'elle puisse concevoir ou se rpondre4 ,ce n'e/ plus qu'un corps noir qui t\t absorbe et ne r5d ri54 ,retirant de ces rem>ques exactes et de ces prt5tions 9vitables une h>diesse prilleuse2 =te de cette espce d'indp5dance et d'inv>iance qu'elle e/ contra9te de s'accord]1 elle se pose enf9 comme fille directe et ressemblante de l'tre sans visage1 sans orig9e1 auquel incombe et se rapporte t\te la t5tative du cosmos444 ,encore un peu1 et elle ne compt]ait plus comme exi/5ces ncessaires que deux entits ess5tiellem5t inconnues3 ,soi et ,x4 ,t\tes deux ab/raites de t\t1 impliques dans t\t1 impliquant t\t4 gales et consub/antielles4 99 ,l'homme que l'exig5ce de l'infatigable esprit conduit ce contact de tnbres veilles1 et ce po9t de prs5ce pure1 se p]oit comme nu et dp\ill1 et rduit la suprme pauvret de la puissance sans objet2 victime1 *ef-d'uvre1 accomplissem5t de la simplification et de l'ordre dialectique2 comp>able cet tat o p>vi5t la plus ri*e p5se qu& elle s'e/ assimile elle-mme1 et reconnue1 et consomme en un petit gr\pe de c>actres et de symboles4 ,le mme travail que n\s faisons sur un objet de rflexions1 il l'a dp5s sur le sujet qui rfl*it4 ,le voici sans in/9cts1 presque sans images2 et il n'a plus de b4 ,il n'a pas de semblables4 ,je dis3 homme1 et je dis3 il1 p> analogie et p> manque de mots4 ,il ne s'agit plus de *oisir1 ni de crer2 et pas plus de se cons]v] que de s'accrotre4 ,ri5 n'e/ surmont]1 et il ne peut pas mme tre "q de se dtruire4 ,t\t gnie e/ ma9t5ant consum1 ne peut plus s]vir de ri54 ,ce ne fut qu'un moy5 p\r atte9dre la d]nire simplicit4 ,il n'y a pas d'acte du gnie qui ne soit mo9dre que l'acte d'tre4 ,une loi magnifique habite et fonde l'imbcile2 l'esprit le plus =t ne tr\ve pas mieux en soi-mme4 99 ,enf91 cette consci5ce accomplie s'tant contra9te se df9ir p> le total des *oses1 et comme l'excs de la connaissance sur ce ,t\t1--elle1 qui p\r s'affirm] doit comm5c] p> ni] une inf9it de fois1 une inf9it d'lm5ts1 et p> puis] les objets de son p\voir sans puis] ce p\voir mme1--elle e/ donc diffr5te du nant1 d'aussi peu que l'on v\dra4 --,elle fait song] navem5t une assi/ance invisible loge dans l'obscurit d'un ?tre4 ,prs5ce qui ne peut pas se contempl]1 condamne au spectacle adv]se1 et qui s5t t\tefois qu'elle compose t\te cette nuit haletante1 inv9ciblem5t ori5te4 ,nuit complte1 nuit impntrable1 nuit absolue2 mais nuit nombreuse1 nuit trs avide1 nuit secrtem5t organise1 t\te con/ruite d'organismes qui se limit5t et se comprim5t2 nuit compacte aux tnbres b\rres d'organes1 qui batt5t1 qui s\ffl5t1 qui s'*auff5t1 et qui df5d5t1 *acun selon sa nature1 leur emplacem5t et leur fonction4 ,en reg>d de l'int5se et my/rieuse assemble1 brill5t dans un cadre f]m1 et s'agit5t1 t\t le ,s5sible1 l'intelligible1 le ,possible4 ,ri5 ne peut natre1 prir1 tre quelque degr1 avoir un mom5t1 un lieu1 un s5s1 une figure1--si ce n'e/ sur cette scne1 df9ie1 que les de/9s ont circonscrite1 et que l'ayant sp>e de je ne sais quelle confusion primordiale1 comme fur5t au premi] j\r les tnbres sp>es de la lumire1 ils ont oppose et subordonne la condition d'tre vue444 ,si je v\s ai m5s dans cette solitude1 et jusqu' cette nettet dsespre1 c'e/ qu'il fallait bi5 conduire sa d]nire consqu5ce l'ide que je me suis faite d'une puissance intellectuelle4 ,le c>actre de l'homme e/ la consci5ce2 et celui de la consci5ce1 une p]ptuelle exhau/ion1 un dta*em5t sans repos et sans exception de t\t ce qu'y p>at1 quoi qui p>aisse4 ,acte 9puisable1 indp5dant de la qualit comme de la quantit des *oses app>ues1 et p> lequel l'homme de l'esprit doit enf9 se rduire sciemm5t un refus indf9i d'tre quoi que ce soit4 ,t\s les phnomnes1 p> l frapps d'une sorte d'gale rpulsion1 et comme rejets successivem5t p> un ge/e id5tique1 app>aiss5t dans une c]ta9e quival5ce4 ,les s5tim5ts et les p5ses sont envelopps dans cette condamnation uni=me1 t5due t\t ce qui e/ p]ceptible4 ,il faut bi5 compr5dre que ri5 n'*appe la rigueur de cette exhau/ion2 mais qu'il suffit de notre att5tion p\r mettre nos m\vem5ts les plus intimes au rang des vnem5ts et des objets extrieurs3 du mom5t qu'ils sont obs]vables1 ils vont se jo9dre t\tes *oses obs]ves4--,c\leur et d\leur2 s\v5irs1 att5te et surprises2 cet arbre1 et le flottem5t de son feuillage1 et sa v>iation annuelle1 et son ombre comme sa sub/ance1 ses accid5ts de figure et de position1 les p5ses trs loignes qu'il rappelle ma di/raction1--t\t cela e/ gal444 ,t\tes *oses se sub/itu5t1--ne s]ait-ce pas la df9ition des *oses8 99 ,il e/ impossible que l'activit de l'esprit ne le contraigne pas enf9 cette considration extrme et lm5taire4 ,ses m\vem5ts multiplis1 ses intimes conte/ations1 ses p]turbations1 ses ret\rs analytiques1 que laiss5t-ils d'inaltr8 ,qu'e/-ce qui rsi/e l'entra9 des s5s1 la dissipation des ides1 l'affaiblissem5t des s\v5irs1 la v>iation l5te de l'organisme1 l'action incessante et multi=me de l'univ]s8--,ce n'e/ que cette consci5ce seule1 l'tat le plus ab/rait4 ,notre p]sonnalit elle-mme1 que n\s pr5ons grossirem5t p\r notre plus intime et plus pr(onde proprit1 p\r notre s\v]a9 bi51 n'e/ qu'une *ose1 et muable et accid5telle1 auprs de ce moi le plus nu2 puisque n\s p\vons p5s] elle1 calcul] ses intrts1 et mme les p]dre un peu de vue1 elle n'e/ donc qu'une div9it psy*ologique secondaire1 qui habite notre miroir et qui obx notre nom4 ,elle e/ de l'ordre des ,pnates4 ,elle e/ sujette la d\leur1 fri&e de p>fums comme les faux dieux1 et comme eux1 la t5tation des v]s4 ,elle s'pan\it dans les l\anges4 ,elle ne rsi/e pas la =ce des v9s1 la dlicatesse des p>oles1 la sorcell]ie de la musique4 ,elle se *rit1 et se tr\ve p> l docile et facile conduire4 ,elle se disp]se dans le c>naval de la dm5ce1 elle se plie biz>rem5t aux anamorphoses du sommeil4 ,plus encore3 elle e/ contra9te1 avec ennui1 de se reconnatre des gales1 de s'av\] qu'elle e/ infrieure telles autres2 et ce lui e/ am] et inexplicable4 ,t\t1 d'ailleurs1 la fait conv5ir qu'elle e/ un simple vnem5t2 qu'il lui faut figur]1 avec t\s les accid5ts du monde1 dans les /ati/iques et dans les tables2 qu'elle a comm5c p> une *ance sm9ale1 et dans un incid5t microscopique2 qu'elle a c\ru des milli>ds de risques2 t faonne p> une quantit de r5contres1 et qu'elle e/ en somme1 t\t admirable1 t\te volontaire1 t\t accuse et t9celante qu'elle puisse tre1 l'effet d'un incalculable dsordre4 ,*aque p]sonne tant un jeu de la nature1 jeu de l'am\r et du has>d1 la plus belle int5tion1 et mme la plus savante p5se de cette crature t\j\rs improvise1 se s5t5t 9vitablem5t de leur orig9e4 ,son acte e/ t\j\rs relatif1 ses *efs-d'uvre sont casuels4 ,elle p5se prissable1 elle p5se individuel1 elle p5se p> raccrocs2 et elle ramasse le meilleur de ses ides dans des occasions =tuites et secrtes qu'elle se g>de d'av\]4--,et d'ailleurs1 elle n'e/ pas sre d'tre positivem5t quelqu'un2 elle se dguise et se nie plus facilem5t qu'elle ne s'affirme4 ,tirant de sa propre inconsi/ance quelques ress\rces et beauc\p de vanit1 elle met dans les fictions son activit favorite4 ,elle vit de romans1 elle p\se srieusem5t mille p]sonnages4 ,son hros n'e/ jamais soi-mme444 ,enf91 les neuf diximes de sa dure se pass5t dans ce qui n'e/ pas encore1 dans ce qui n'e/ plus1 dans ce qui ne peut pas tre2 tellem5t que notre vritable prs5t a neuf *ances sur dix de n'tre jamais4 99 ,mais *aque vie si p>ticulire possde t\tefois1 la pr(ondeur d'un trsor1 la p]man5ce fondam5tale d'une consci5ce que ri5 ne supporte2 et comme l'oreille retr\ve et rep]d1 trav]s les vicissitudes de la symphonie1 un son grave et cont9u qui ne cesse jamais d'y rsid]1 mais qui cesse *aque in/ant d'tre saisi1--le moi pur1 lm5t unique et monotone de l'tre mme dans le monde1 retr\v1 rep]du p> lui-mme1 habite t]nellem5t notre s5s2 cette pr(onde note de l'exi/5ce dom9e1 ds qu'on l'c\te1 t\te la complication des conditions et des v>its de l'exi/5ce4 ,l'uvre capitale et ca*e du plus gr& esprit n'e/-elle pas de s\/raire cette att5tion sub/antielle la lutte des vrits ord9aires8 ,ne faut-il pas qu'il arrive se df9ir1 contre t\tes *oses1 p> cette pure relation immuable entre les objets les plus div]s1 ce qui lui confre une gnralit presque inconcevable1 et le porte en quelque manire1 la puissance de l'univ]s correspondant8--,ce n'e/ pas sa *re p]sonne qu'il lve ce haut degr1 puisqu'il la r5once en y p5sant1 et qu'il la sub/itue dans la place du sujet p> ce moi inqualifiable1 qui n'a pas de nom1 qui n'a pas d'hi/oire1 qui n'e/ pas plus s5sible1 ni mo9s rel que le c5tre de masse d'une bague ou d'un sy/me plantaire1--mais qui rsulte de t\t1 quel que soit ce t\t444 ,t\t l'heure1 le b vid5t de cette m]veilleuse vie intellectuelle tait encore444 de s'tonn] d'elle-mme4 ,elle s'absorbait se faire des enfants qu'elle admirt2 elle se bornait ce qu'il y a de plus beau1 de plus d\x1 de plus clair et de plus solide2 elle n'tait gne que de sa comp>aison avec d'autres organisations concurr5tes2 elle s'emb>rassait du problme le plus trange que l'on puisse jamais se propos]1 et que n\s propos5t nos semblables1 et qui consi/e simplem5t dans la possibilit des autres intellig5ces1 dans la pluralit du s+uli]1 dans la coexi/5ce contradictoire de dures indp5dantes entre elles1--tot capita1 tot tempora1--problme comp>able au problme physique de la relativit1 mais incomp>ablem5t plus difficile444 ,et voici que son zle p\r tre unique l'emportant1 et que son ardeur p\r tre t\te puissante l'clairant1 elle a dpass t\tes crations1 t\tes uvres et jusqu' ses desse9s les plus gr&s1 en mme temps qu'elle dpose t\te t5dresse p\r elle-mme1 et t\te prfr5ce p\r ses vux4 ,elle immole en un mom5t son individualit4 ,elle se s5t consci5ce pure3 il ne peut pas en exi/] deux4 ,elle e/ le moi1 le pronom univ]sel1 appellation de ceci qui n'a pas de rapport avec un visage4 quel po9t de trans=mation de l'orgueil1 et comme il e/ arriv o il ne savait pas qu'il allait6 ,quelle modration le rcomp5se de ses triomphes6 ,il fallait bi5 qu'une vie si f]mem5t dirige1 et qui a trait comme des ob/acles ou que l'on t\rne ou que l'on r5v]se1 t\s les objets qu'elle p\vait se propos]1 ait enf9 une conclusion inattaquable1 non une conclusion de sa dure1 mais une conclusion en elle-mme444 ,son orgueil l'a conduite jusque l1 et l se consume4 ,cet orgueil conducteur l'ab&onne tonne1 nue1 inf9im5t simple sur le ple de ses trsors4 99 ,ces p5ses ne sont pas my/rieuses4 ,on aurait pu crire t\t ab/raitem5t que le gr\pe le plus gnral de nos trans=mations1 qui compr5d t\tes s5sations1 t\tes ides1 t\s jugem5ts1 t\t ce qui se manife/e intus et extra1 admet un inv>iant4 99 ,je me suis laiss all] au del de t\te pati5ce et de t\te cl>t1 et j'ai succomb aux ides qui me sont v5ues p5dant que je p>lais de ma t*e4 ,j'a*ve en peu de mots cette pe9ture un peu simplifie de mon tat3 encore quelques in/ants pass] en #ahid4 ,ri5 de si curieux que la lucidit aux prises avec l'insuffisance4 ,voici peu prs ce qui arrive1 ce qui devait arriv]1 ce qui m'arriva4 ,j'tais plac dans la ncessit d'inv5t] un p]sonnage capable de bi5 des uvres4 ,j'avais la manie de n'aim] que le fonctionnem5t des tres1 et dans les uvres1 que leur gnration4 ,je savais que ces uvres sont t\j\rs des falsifications1 des arrangem5ts1 l'auteur n'tant heureusem5t jamais l'homme4 ,la vie de celui-ci n'e/ pas la vie de celui-l3 accumulez t\s les dtails que v\s p\rrez sur la vie de ,rac9e1 v\s n'en tir]ez pas l'art de faire ses v]s4 ,t\te la critique e/ dom9e p> ce pr9cipe surann3 l'homme e/ cause de l'uvre1--comme le crim9el aux yeux de la loi e/ cause du crime4 ,ils en sont bi5 plutt l'effet6 ,mais ce pr9cipe pragmatique allge le juge et le critique2 la biographie e/ plus simple que l'analyse4 ,sur ce qui n\s intresse le plus1 elle n'appr5d absolum5t ri5444 ,davantage6 ,la vritable vie d'un homme1 t\j\rs mal df9ie1 mme p\r son vois91 mme p\r lui-mme1 ne peut pas tre utilise dans une explication de ses uvres1 si ce n'e/ indirectem5t1 et moy5nant une laboration trs soigneuse4 ,donc1 ni matresses1 ni cranci]s1 ni anecdotes1 ni av5tures1--on e/ conduit au sy/me le plus honnte3 imag9] l'exclusion de t\s ces dtails extrieurs1 un tre ?orique1 un modle psy*ologique plus ou mo9s grossi]1 mais qui reprs5te1 en quelque sorte1 notre propre capacit de recon/ruire l'uvre que n\s n\s sommes propos de n\s expliqu]4 ,le succs e/ trs d\teux1 mais le travail n'e/ pas +rat3 s'il ne rs\t pas les problmes insolubles de la p>?nog5se intellectuelle1 du mo9s il les pose1 et dans une nettet incomp>able4 ,dans la circon/ance1 cette conviction tait mon seul bi5 positif4 99 ,la ncessit o j'tais plac1 le vide que j'avais si bi5 fait de t\tes les solutions antipa?iques ma nature1 l'rudition c>te1 les ress\rces rhtoriques diffres1 t\t me mettait dans un tat dsespr444 ,enf91 je le confesse1 je ne tr\vai pas mieux que d'attribu] l'in=tun ,lon>d mes propres agitations1 transportant le dsordre de mon esprit dans la complexit du si54 ,je lui infligeai t\s mes dsirs titre de *oses possdes4 ,je lui prtai bi5 des difficults qui me hantai5t dans ce temps-l1 comme s'il les et r5contres et surmontes4 ,je *angeai mes emb>ras en sa puissance suppose4 ,j'osai me considr] s\s son nom1 et utilis] ma p]sonne4 ,cela tait faux1 mais vivant4 ,un jeune homme1 curieux de mille *oses1 ne doit-il pas1 aprs t\t1 ressembl] assez bi5 un homme de la ,r5aissance8 ,sa navet mme ne reprs5te-t-elle pas l'espce de navet relative cre p> quatre sicles de dc\v]tes au dtrim5t des hommes de ce temps-l8--,et puis1 p5sai-je1 ,h]cule n'avait pas plus de muscles que n\s2 ils n'tai5t que plus gros4 ,je ne puis mme pas dplac] le ro*] qu'il enlve1 mais la /ructure de nos ma*9es n'e/ pas diffr5te2 je lui corresponds os p> os1 fibre p> fibre1 acte p> acte1 et notre similitude me p]met l'imag9ation de ses travaux4 ,une brve rflexion fait connatre qu'il n'y a pas d'autre p>ti que l'on puisse pr5dre4 ,il faut se mettre sciemm5t la place de l'tre qui n\s occupe444 ,et quel autre que n\s-mmes peut rpondre1 qu& n\s appelons un esprit8 ,on n'en tr\ve jamais qu'en soi4 ,c'e/ notre propre fonctionnem5t qui1 seul1 peut n\s appr5dre quelque *ose sur t\te *ose4 ,notre connaissance1 mon s5tim5t1 a p\r limite la consci5ce que n\s p\vons avoir de notre tre1--et peut-tre1 de notre corps4 ,quel que soit ,x1 la p5se que j'en ai1 si je la presse1 t5d v]s moi1 quel que je sois4 ,on peut l'ignor] ou le savoir1 le subir ou le dsir]1 mais il n'y a po9t d'*appatoire1 po9t d'autre issue4 ,l'int5tion de t\te p5se e/ en n\s4 ,c'e/ avec notre propre sub/ance que n\s imag9ons et que n\s =mons une pi]re1 une plante1 un m\vem5t1 un objet3 une image quelconque n'e/ peut-tre qu'un comm5cem5t de n\s-mmes444 99 lion>do mio o lion>do *e tanto p5ate4 ,quant au vrai ,lon>d1 il fut ce qu'il fut444 ,ce my!1 t\tefois1 plus trange que t\s les autres1 gagne indf9im5t tre replac de la fable dans l'hi/oire4 ,plus on va1 plus prcism5t il gr&it4 ,les expri5ces d',ad] et des ,wright ont illum9 d'une gloire rtrospective le ,code sur le vol des oiseaux2 le g]me des ?ories de ,fresnel se tr\ve dans c]ta9s passages des manuscrits de l',in/itut4 ,au c\rs de ces d]nires annes1 les re*]*es du regrett ,m4 ,duhem sur les ,orig9es de la /atique ont p]mis d'attribu] ,lon>d le ?orme fondam5tal de la composition des =ces1 et une notion trs nette--quoique incomplte--du pr9cipe du travail virtuel4 ,,m>cel ,,s*wob ,,introduction ,,la ,m,,?ode ,,de ,l,,on>d ,,de ,,v9ci #ahid ,il re/e d'un homme ce que donn5t song] son nom1 et les uvres qui font de ce nom un signe d'admiration1 de ha9e ou d'indiffr5ce4 ,n\s p5sons qu'il a p5s1 et n\s p\vons retr\v] entre ses uvres cette p5se qui lui vi5t de n\s3 n\s p\vons refaire cette p5se l'image de la ntre4 ,aism5t1 n\s n\s reprs5tons un homme ord9aire3 de simples s\v5irs en ressuscit5t les mobiles et les ractions lm5taires4 ,p>mi les actes indiffr5ts qui con/itu5t l'extrieur de son exi/5ce1 n\s tr\vons la mme suite qu'entre les ntres2 n\s en sommes le li5 aussi bi5 que lui1 et le c]cle d'activit que son tre suggre ne dborde pas de celui qui n\s app>ti5t4 ,si n\s faisons que cet individu excelle en quelque po9t1 n\s en aurons plus de mal n\s figur] les travaux et les *em9s de son esprit4 ,p\r ne pas n\s born] l'admir] confusm5t1 n\s s]ons contra9ts d't5dre dans un s5s notre imag9ation de la proprit qui dom9e en lui1 et dont n\s ne possdons1 sans d\te1 que le g]me4 ,mais si t\tes les facults de l'esprit *oisi sont l>gem5t dveloppes la fois1 ou si les re/es de son action p>aiss5t considrables dans t\s les g5res1 la figure en devi5t de plus en plus difficile saisir dans son unit et t5d *app] notre ef=t4 ,d'une extrmit de cette t5due m5tale une autre1 il y a de telles di/ances que n\s n'avons jamais p>c\rues4 ,la cont9uit de cet ensemble manque notre connaissance1 comme s'y drob5t ces in=mes haillons d'espace qui sp>5t des objets connus1 et tran5t au has>d des int]valles2 comme se p]d5t *aque in/ant des myriades de faits1 hors du petit nombre de ceux que le langage veille4 ,il faut p\rtant s'att>d]1 s'y faire1 surmont] la pe9e qu'impose notre imag9ation cette runion d'lm5ts htrognes p> rapport elle4 ,t\te intellig5ce1 ici1 se confond avec l'inv5tion d'un ordre unique1 d'un seul moteur et dsire anim] d'une sorte de semblable le sy/me qu'elle s'impose4 ,elle s'applique =m] une image dcisive4 ,avec une viol5ce qui dp5d de son ampleur et de sa lucidit1 elle f9it p> reconqurir sa propre unit4 ,comme p> l'opration d'un mcanisme1 une hypo?se se dcl>e1 et se montre l'individu qui a t\t fait1 la vision c5trale o t\t a d se pass]1 le c]veau mon/rueux ou l'trange animal qui a tiss des milli]s de purs li5s entre tant de =mes1 et de qui ces con/ructions nigmatiques et div]ses fur5t les travaux1 l'in/9ct faisant sa demeure4 ,la production de cette hypo?se e/ un phnomne qui comporte des v>iations1 mais po9t de has>d4 ,elle vaut ce que vaudra l'analyse logique dont elle devra tre l'objet4 ,elle e/ le fond de la m?ode qui va n\s occup] et n\s s]vir4 ,je me propose d'imag9] un homme de qui aurai5t p>u des actions tellem5t di/9ctes que si je vi5s leur suppos] une p5se1 il n'y en aura pas de plus t5due4 ,et je veux qu'il ait un s5tim5t de la diffr5ce des *oses inf9im5t vif1 dont les av5tures p\rrai5t bi5 se nomm] analyse4 ,je vois que t\t l'ori5te3 c'e/ l'univ]s qu'il songe t\j\rs1 et la rigueur#a4 ,il e/ fait p\r n'oubli] ri5 de ce qui entre dans la confusion de ce qui e/3 nul arbu/e4 ,il desc5d dans la pr(ondeur de ce qui e/ t\t le monde1 s'y loigne et se reg>de4 ,il atte9t aux habitudes et aux /ructures naturelles1 il les travaille de p>t\t1 et il lui arrive d'tre le seul qui con/ruise1 numre1 meuve4 ,il laisse deb\t des glises1 des =t]esses2 il accomplit des ornem5ts ple9s de d\ceur et de gr&eur1 mille eng9s1 et les figurations rig\reuses de ma9te re*]*e4 ,il ab&onne les dbris d'on ne sait quels gr&s jeux4 ,dans ces passe-temps1 qui se ml5t de sa sci5ce1 laquelle ne se di/+ue pas d'une passion1 il a le *>me de sembl] t\j\rs p5s] autre *ose444 ,je le suivrai se m\vant dans l'unit brute et l'paisseur du monde1 o il se f]a la nature si familire qu'il l'imit]a p\r y t\*]1 et f9ira dans la difficult de concevoir un objet qu'elle ne conti5ne pas4 ,un nom manque cette crature de p5se1 p\r cont5ir l'expansion de t]mes trop loigns d'ord9aire et qui se drob]ai5t4 ,aucun ne me p>at plus conv5ir que celui de ,lon>d de ,v9ci4 ,celui qui se reprs5te un arbre e/ =c de se reprs5t] un ciel ou un fond p\r l'y voir s'y t5ir4 ,il y a l une sorte de logique presque s5sible et presque inconnue4 ,le p]sonnage que je dsigne se rduit une dduction de ce g5re4 ,presque ri5 de ce que j'en saurai dire ne devra s'ent5dre de l'homme qui a illu/r ce nom3 je ne p\rsuis pas une concid5ce que je juge impossible mal df9ir4 ,j'essaye de donn] une vue sur le dtail d'une vie intellectuelle1 une sugge/ion des m?odes que t\te tr\vaille implique1 une1 *oisie p>mi la multitude des *oses imag9ables1 modle qu'on dev9e grossi]1 mais de t\te faon prfrable aux suites d'anecdotes d\teuses1 aux comm5taires des catalogues de collections1 aux dates4 ,une telle rudition ne f]ait que fauss] l'int5tion t\t hypo?tique de cet essai4 ,elle ne m'e/ pas inconnue1 mais j'ai surt\t ne pas en p>l]1 p\r ne pas donn] confondre une conjecture relative des t]mes =t gnraux1 avec les dbris extrieurs d'une p]sonnalit si bi5 van\ie qu'ils n\s (fr5t la c]titude de son exi/5ce p5sante1 autant que celle de ne jamais la mieux connatre4 99 ,ma9te erreur1 gtant les jugem5ts qui se port5t sur les uvres huma9es1 e/ due un oubli s+uli] de leur gnration4 ,on ne se s\vi5t pas s\v5t qu'elles n'ont pas t\j\rs t4 ,il en e/ prov5u une sorte de coquett]ie rciproque qui fait gnralem5t taire--jusqu' les trop bi5 ca*]--les orig9es d'un ouvrage4 ,n\s les craignons humbles2 n\s allons jusqu' r$\t] qu'elles soi5t naturelles4 ,et1 bi5 que =t peu d'auteurs ai5t le c\rage de dire comm5t ils ont =m leur uvre1 je crois qu'il n'y en pas beauc\p plus qui se soi5t risqus le savoir4 ,une telle re*]*e comm5ce p> l'ab&on pnible des notions de gloire et des pi?tes laudatives2 elle ne supporte aucune ide de supriorit1 aucune manie de gr&eur4 ,elle conduit dc\vrir la relativit s\s l'app>5te p]fection4 ,elle e/ ncessaire p\r ne pas croire que les esprits sont aussi pr(ondm5t diffr5ts que leurs produits les font p>atre4 ,c]ta9s travaux des sci5ces1 p> exemple1 et ceux des ma?matiques en p>ticuli]1 prs5t5t une telle limpidit de leur armature qu'on les dirait l'uvre de p]sonne4 ,ils ont quelque *ose d'inhuma94 ,cette disposition n'a pas t inefficace4 ,elle a fait suppos] une di/ance si gr&e entre c]ta9es tudes1 comme les sci5ces et les arts1 que les esprits orig9aires en ont t t\t sp>s dans l'op9ion et ju/e autant que les rsultats de leurs travaux semblai5t l'tre4 ,ceux-ci1 p\rtant1 ne diffr5t qu'aprs les v>iations d'un fond commun1 p> ce qu'ils en cons]v5t et ce qu'ils en nglig5t1 en =mant leurs langages et leurs symboles4 ,il faut donc avoir quelque dfiance l'g>d des livres et des expositions trop pures4 ,ce qui e/ fix n\s abuse1 et ce qui e/ fait p\r tre reg>d *ange d'allure1 s'ennoblit4 ,c'e/ m\vantes1 irrsolues1 encore la m]ci d'un mom5t1 que les oprations de l'esprit vont p\voir n\s s]vir1 avant qu'on les ait appeles div]tissem5t ou loi1 ?orme ou *ose d'art1 et qu'elles se soi5t loignes1 en s'a*evant1 de leur ressemblance4 ,intrieurem5t1 il y a un drame4 ,drame1 av5tures1 agitations1 t\s les mots de cette espce peuv5t s'employ]1 p\rvu qu'ils soi5t plusieurs et se corrig5t l'un p> l'autre4 ,ce drame se p]d le plus s\v5t1 t\t comme les pices de ,mn&re4 ,cep5dant1 n\s g>dons les manuscrits de ,lon>d et les illu/res notes de ,pascal4 ,ces lambeaux n\s =c5t les int]rog]4 ,ils n\s font dev9] p> quels sursauts de p5se1 p> quelles biz>res introductions des vnem5ts et des s5sations cont9uelles1 aprs quelles imm5ses m9utes de langueur se sont montres des hommes les ombres de leurs uvres futures1 les fantmes qui prcd5t4 ,sans rec\rir de si gr&s exemples qu'ils emport5t le dang] des erreurs de l'exception1 il suffit d'obs]v] quelqu'un qui se croit seul et s'ab&onne2 qui recule devant une ide2 qui la saisit2 qui nie1 s\rit ri5 ou se contracte1 et mime l'trange situation de sa propre div]sit4 ,les f\s s'y livr5t devant t\t le monde4 ,voil des exemples qui li5t immdiatem5t des dplacem5ts physiques1 f9is1 mesurables la comdie p]sonnelle dont je p>lais4 ,les acteurs d'ici sont des images m5tales et il e/ ais de compr5dre que1 si l'on fait s'van\ir la p>ticul>it de ces images p\r ne lire que leur succession1 leur frqu5ce1 leur priodicit1 leur facilit div]se d'association1 leur dure enf91 on e/ vite t5t de leur tr\v] des analogies dans le monde dit matriel1 d'en rappro*] les analyses sci5tifiques1 de leur suppos] un milieu1 une cont9uit1 des proprits de dplacem5t1 des vitesses et1 de suite1 des masses1 de l'n]gie4 ,on s'avise alors qu'une f\le de ces sy/mes sont possibles1 que l'un d'eux en p>ticuli] ne vaut pas plus qu'un autre1 et que leur usage1 prcieux1 c> il claircit t\j\rs quelque *ose1 doit tre *aque in/ant surveill et re/itu son rle purem5t v]bal4 ,c> l'analogie n'e/ prcism5t que la facult de v>i] les images1 de les comb9]1 de faire coexi/] la p>tie de l'une avec la p>tie de l'autre et d'ap]cevoir1 volontairem5t ou non1 la liaison de leurs /ructures4 ,et cela r5d indescriptible l'esprit1 qui e/ leur lieu4 ,les p>oles y p]d5t leur v]tu4 ,l1 elles se =m5t1 elles jailliss5t devant ses yeux3 c'e/ lui qui n\s dcrit les mots4 ,l'homme emporte a9si des visions1 dont la puissance fait la si5ne4 ,il y rapporte son hi/oire4 ,elles en sont le li5 gomtrique4 ,de l tomb5t ces dcisions qui tonn5t1 ces p]spectives1 ces div9ations f\droyantes1 ces ju/esses du jugem5t1 ces illum9ations1 ces incomprh5sibles inquitudes1 et des sottises4 ,on se dem&e avec /upfaction1 dans c]ta9s cas extraord9aires1 en invoquant des dieux ab/raits1 le gnie1 l'inspiration1 mille autres1 d'o vi5n5t ces accid5ts4 ,une fois de plus on croit qu'il s'e/ cr quelque *ose1 c> on adore le my/re et le m]veilleux autant qu'ignor] les c\lisses2 on traite la logique de miracle1 mais l'inspir tait prt depuis un an4 ,il tait mr4 ,il y avait p5s t\j\rs--peut-tre sans s'en d\t]--et o les autres tai5t encore ne pas voir1 il avait reg>d1 comb9 et ne faisait plus que lire dans son esprit4 ,le secret--celui de ,lon>d comme celui de ,bonap>te1 comme celui que possde une fois la plus haute intellig5ce--e/ et ne peut tre que dans les relations qu'ils tr\vr5t--qu'ils fur5t =cs de tr\v]--entre des *oses dont n\s *appe la loi de cont9uit4 ,il e/ c]ta9 qu'au mom5t dcisif1 ils n'avai5t plus qu' effectu] des actes df9is4 ,l'affaire suprme1 celle que le monde reg>de1 n'tait plus qu'une *ose simple--comme comp>] deux longueurs4 ,ce po9t de vue r5d p]ceptible l'unit de m?ode qui n\s occupe4 ,dans ce milieu1 elle e/ native1 lm5taire4 ,elle en e/ la vie mme et la df9ition4 ,et qu& des p5seurs aussi puissants que celui auquel je songe le long de ces lignes retir5t de cette proprit ses ress\rces implicites1 ils ont le droit d'crire dans un mom5t plus consci5t et plus clair3 ,facil cosa f>si univ]sale6 ,il e/ ais de se r5dre univ]sel6 ,ils peuv5t1 une m9ute1 admir] le prodigieux in/rum5t qu'ils sont--quittes ni] in/antanm5t un prodige4 ,mais cette cl>t f9ale ne s'veille qu'aprs de longs errem5ts1 d'indisp5sables idoltries4 ,la consci5ce des oprations de la p5se1 qui e/ la logique mconnue dont j'ai p>l1 n'exi/e que r>em5t1 mme dans les plus =tes ttes4 ,le nombre des conceptions1 la puissance de les prolong]1 l'abondance des tr\vailles sont autres *oses et se produis5t en dehors du jugem5t que l'on porte sur leur nature4 ,cette op9ion e/ cep5dant d'une importance aise reprs5t]4 ,une fleur1 une proposition1 un bruit peuv5t tre imag9s presque simultanm5t2 on peut les faire se suivre d'aussi prs qu'on le v\dra2 l'un quelconque de ces objets de p5se peut aussi se *ang]1 tre d=m1 p]dre successivem5t sa physionomie initiale au gr de l'esprit qui le ti5t2--mais la connaissance de ce p\voir1 seule1 lui confre t\te sa valeur4 ,seule1 elle p]met de critiqu] ces =mations1 de les int]prt]1 de n'y tr\v] que ce qu'elles conti5n5t et de ne pas en t5dre les tats directem5t ceux de la ralit4 ,avec elle comm5ce l'analyse de t\tes les phases intellectuelles1 de t\t ce qu'elle va p\voir nomm] folie1 idole1 tr\vaille1--aup>avant nuances1 qui ne se di/+uai5t pas les unes des autres4 ,elles tai5t des v>iations quival5tes d'une commune sub/ance2 elles se comp>ai5t1 elles faisai5t des flottaisons indf9ies et comme irresponsables1 quelquefois p\vant se nomm]1 t\tes du mme sy/me4 ,la consci5ce des p5ses que l'on a1 en tant que ce sont des p5ses1 e/ de reconnatre cette sorte d'galit ou d'homognx2 de s5tir que t\tes les comb9aisons de la sorte sont lgitimes1 naturelles1 et que la m?ode consi/e les excit]1 les voir avec prcision1 *]*] ce qu'elles impliqu5t4 un po9t de cette obs]vation ou de cette d\ble vie m5tale1 qui rduit la p5se ord9aire tre le rve d'un dormeur veill1 il app>at que la srie de ce rve1 la nue de comb9aisons1 de contra/es1 de p]ceptions1 qui se gr\pe aut\r d'une re*]*e ou qui file indt]m9e1 selon le plaisir1 se dveloppe avec une rgul>it p]ceptible1 une cont9uit vid5te de ma*9e4 ,l'ide surgit alors 7ou le dsir7 de prcipit] le c\rs de cette suite1 d'en port] les t]mes leur limite1 celle de leurs expressions imag9ables1 aprs laquelle t\t s]a *ang4 ,et si ce mode d'tre consci5t devi5t habituel1 on en vi5dra1 p> exemple1 exam9] d'emble t\s les rsultats possibles d'un acte envisag1 t\s les rapports d'un objet conu1 p\r arriv] de suite s'en dfaire1 la facult de dev9] t\j\rs une *ose plus int5se ou plus exacte que la *ose donne1 au p\voir de se rveill] hors d'une p5se qui durait trop4 ,quelle qu'elle soit1 une p5se qui se fixe pr5d les c>actres d'une hypnose et devi5t1 dans le langage logique1 une idole2 dans le doma9e de la con/ruction potique et de l'art1 une infructueuse monotonie4 ,le s5s dont je p>le et qui mne l'esprit se prvoir lui-mme1 imag9] l'ensemble de ce qui allait s'imag9] dans le dtail1 et l'effet de la succession1 a9si rsume1 e/ la condition de t\te gnralit4 ,lui1 qui dans c]ta9s individus s'e/ prs5t s\s la =me d'une vritable passion et avec une n]gie s+ulire2 qui1 dans les arts1 p]met t\tes les avances et explique l'emploi de plus en plus frqu5t de t]mes ress]rs1 de racc\rcis et de contra/es viol5ts1 exi/e implicitem5t s\s sa =me rationnelle au fond de t\tes les conceptions ma?matiques4 ,c'e/ une opration trs semblable lui1 qui1 s\s le nom de raisonnem5t p> rcurr5ce#b1 donne ces analyses leur ext5sion1--et qui1 depuis le type de l'addition jusqu' la sommation inf9itsimale1 fait plus que d'p>gn] un nombre indf9i d'expri5ces inutiles3 elle s'lve des tres plus complexes1 p>ce que l'imitation consci5te de mon acte e/ un n\vel acte qui enveloppe t\tes les adaptations possibles du premi]4 99 ,ce tableau1 drames1 rem\s1 lucidit1 s'oppose de lui-mme d'autres m\vem5ts et d'autres scnes qui tir5t de n\s les noms de ,nature ou de ,monde et dont n\s ne savons faire autre *ose que n\s en di/+u]1 p\r aussitt n\s y remettre4 ,les philosophes ont gnralem5t ab\ti impliqu] notre exi/5ce dans cette notion1 et elle dans la ntre mme2 mais ils ne vont gure au del1 c> l'on sait qu'ils ont faire de dbattre ce qu'y vir5t leurs prdcesseurs1 bi5 plus que d'y reg>d] en p]sonne4 ,les savants et les arti/es en ont div]sem5t j\i1 et les uns ont f9i p> mesur]1 puis con/ruire2 et les autres p> con/ruire comme s'ils avai5t mesur4 ,t\t ce qu'ils ont fait se replace de soi-mme dans le milieu et y pr5d "p1 le cont9uant p> de n\velles =mes donnes aux matriaux qui le con/itu5t4 ,mais avant d'ab/raire et de btir1 on obs]ve3 la p]sonnalit des s5s1 leur docilit diffr5te1 di/+ue et trie p>mi les qualits proposes en masse celles qui s]ont ret5ues et dveloppes p> l'individu4 ,la con/atation e/ d'abord subie1 presque sans p5se1 avec le s5tim5t de se laiss] emplir et celui d'une circulation l5te et comme heureuse3 il arrive qu'on s'y intresse et qu'on donne aux *oses qui tai5t f]mes1 irrductibles1 d'autres valeurs2 on y aj\te1 on se plat davantage des po9ts p>ticuli]s1 on se les exprime et il se produit comme la re/itution d'une n]gie que les s5s aurai5t reue2 bi5tt elle d=m]a le site son t\r1 y employant la p5se rfl*ie d'une p]sonne4 ,l'homme univ]sel comm5ce1 lui aussi1 p> contempl] simplem5t1 et il revi5t t\j\rs s'imprgn] de spectacles4 ,il ret\rne aux ivresses de l'in/ant p>ticuli] et l'motion que donne la mo9dre *ose relle1 qu& on les reg>de t\s deux1 si bi5 clos p> t\tes leurs qualits et conc5trant de t\te manire tant d'effets4 99 ,la plup>t des g5s y voi5t p> l'intellect bi5 plus s\v5t que p> les yeux4 ,au lieu d'espaces colors1 ils pr5n5t connaissance de concepts4 ,une =me cubique1 blan*tre1 en hauteur1 et tr\e de reflets de vitres e/ immdiatem5t une maison1 p\r eux3 la ,maison6 ,ide complexe1 accord de qualits ab/raites4 ,s'ils se dplac5t1 le m\vem5t des files de f5tres1 la translation des surfaces qui dfigure cont9m5t leur s5sation1 leur *appe1--c> le concept ne *ange pas4 ,ils p]oiv5t plutt selon un lexique que d'aprs leur rt9e1 ils appro*5t si mal les objets1 ils connaiss5t si vaguem5t les plaisirs et les s\ffrances d'y voir1 qu'ils ont inv5t les beaux sites4 ,ils ignor5t le re/e4 ,mais l1 ils se rgal5t d'un concept qui f\rmille de mots4 7,une rgle gnrale de cette faiblesse qui exi/e dans t\s les doma9es de la connaissance e/ prcism5t le *oix de lieux vid5ts1 le repos en des sy/mes df9is1 qui facilit5t1 mett5t la porte444 a9si l'uvre d'art1 qui e/ t\j\rs plus ou mo9s didactique47 ,ces beaux sites eux-mmes leur sont assez f]ms4 ,et t\tes les modulations que les petits pas1 la lumire1 l'appesantissem5t du reg>d mnag5t1 ne les atteign5t pas4 ,ils ne font ni ne dfont ri5 dans leurs s5sations4 ,sa*ant horizontal le niveau des eaux tranquilles1 ils mconnaiss5t que la m] e/ deb\t au fond de la vue2 si le b\t d'un nez1 un clat d'paule1 deux doigts tremp5t au has>d dans un c\p de lumire qui les isole1 eux ne se font jamais n'y voir qu'un bij\ neuf1 enri*issant leur vision4 ,ce bij\ e/ un fragm5t d'une p]sonne qui seule exi/e1 leur e/ connue4 ,et1 comme ils rejett5t ri5 ce qui manque d'une appellation1 le nombre de leurs impressions se tr\ve /rictem5t f9i d'avance6#c ,l'usage du don contraire conduit de vritables analyses4 ,on ne peut dire qu'il s'ex]ce dans la nature4 ,ce mot1 qui p>at gnral et cont5ir t\te possibilit d'expri5ce1 e/ t\t fait p>ticuli]4 ,il voque des images p]sonnelles1 dt]m9ant la mmoire ou l'hi/oire d'un individu4 ,le plus s\v5t1 il suscite la vision d une ruption v]te1 vague et cont9ue1 d'un gr& travail lm5taire s'opposant l'huma91 d'une quantit monotone qui va n\s rec\vrir1 de quelque *ose plus =te que n\s1 s'en*evtrant1 se d*irant1 dormant1 brodant encore1 et qui1 p]sonnifie1 les potes accordr5t de la cruaut1 de la bont et plusieurs autres int5tions4 ,il faut donc plac] celui qui reg>de et peut bi5 voir dans un co9 quelconque de ce qui e/4 ,l'obs]vateur e/ pris dans une sphre qui ne se brise jamais1 o il y a des diffr5ces qui s]ont les m\vem5ts et les objets1 et dont la surface se cons]ve close malgr que t\tes les portions s'en r5\vell5t et s'y dplac5t4 ,l'obs]vateur n'e/ d'abord que la condition de cet espace f9i3 *aque in/ant il e/ cet espace f9i4 ,nul s\v5ir1 aucun p\voir ne le tr\ble tant qu'il s'gale ce qu'il reg>de4 ,et p\r peu que je puisse le concevoir durant a9si1 je concevrai que ses impressions diffr5t le mo9s du monde de celles qu'il recevrait dans un rve4 ,il arrive s5tir du bi51 du mal1 du calme lui v5ant#d de ces =mes t\tes quelconques1 o son propre corps se compte4 ,et voici l5tem5t les unes qui comm5c5t de se faire oubli]1 et de ne plus tre vues qu' pe9e1 t&is que d'autres p>vi5n5t se faire ap]cevoir--l o elles avai5t t\j\rs t4 ,une trs intime confusion des *angem5ts qu'entran5t dans la vision sa dure1 et la lassitude1 avec ceux dus aux m\vem5ts ord9aires1 doit se not]4 ,c]ta9s endroits sur l't5due de cette vision s'exagr5t1 comme un membre malade semble plus gros et encombre l'ide qu'on a de son corps1 p> l'importance que lui donne la d\leur4 ,ces po9ts =ts p>atront plus faciles ret5ir1 plus d\x tre vus4 ,c'e/ de l que le spectateur s'lve la rv]ie1 et dsormais il va p\voir t5dre des objets de plus en plus nombreux des c>actres p>ticuli]s prov5ant des premi]s et des mieux connus4 ,il p]fectionne l'espace donn en se s\v5ant d'un prcd5t4 ,puis1 son gr1 il arrange et dfait ses impressions successives4 ,il peut apprci] d'tranges comb9aisons3 il reg>de comme un tre total et solide un gr\pe de fleurs ou d'hommes1 une ma91 une j\e qu'il isole1 une ta*e de cl>t sur un mur1 une r5contre d'animaux mls p> has>d4 ,il se met v\loir se figur] des ensembles invisibles dont les p>ties lui sont donnes4 ,il dev9e les nappes qu'un oiseau dans son vol eng5dre1 la c\rbe sur laquelle glisse une pi]re lance1 les surfaces qui df9iss5t nos ge/es1 et les d*irures extraord9aires1 les arabesques fluides1 les *ambres in=mes1 cres dans un rseau pntrant t\t1 p> la rayure gr9ante du tremblem5t des insectes1 le r\lis des arbres1 les r\es1 le s\rire huma91 la m>e4 ,p>fois1 les traces de ce qu'il a imag9 se laiss5t voir sur les sables1 sur les eaux2 p>fois sa rt9e elle-mme peut comp>]1 dans le temps1 quelque objet la =me de son dplacem5t4 ,des =mes nes du m\vem5t1 il y a un passage v]s les m\vem5ts que devi5n5t les =mes1 l'aide d'une simple v>iation de la dure4 ,si la g\tte de pluie p>at comme une ligne1 mille vibrations comme un son cont9u1 les accid5ts de ce papi] comme un plan poli et que la dure de l'impression s'y emploie seule1 une =me /able peut se remplac] p> une rapidit conv5able dans le transf]t priodique d'une *ose 7ou lm5t7 bi5 *oisie4 ,les gomtres p\rront introduire le temps1 la vitesse dans l'tude des =mes1 comme ils p\rront les c>t] de celle des m\vem5ts2 et les langages f]ont qu'une jete s'allonge1 qu'une montagne s'lve1 qu'une /atue se dresse4 ,et le v]tige de l'analogie1 la logique de la cont9uit transporte ces actions la limite de leur t5dance1 l'impossibilit d'un arrt4 ,t\t se meut de degr en degr1 imag9airem5t4 ,dans cette *ambre et p>ce que je laisse cette p5se dur] seule1 les objets agiss5t comme la flamme de la lampe3 le fauteuil se consume sur place1 la table se dcrit si vite qu'elle en e/ immobile1 les rideaux c\l5t sans f91 cont9m5t4 ,voici une complexit inf9ie2 p\r se ressaisir trav]s la notion des corps1 la circulation des cont\rs1 la mle des nuds1 les r\tes1 les *utes1 les t\rbillons1 l'*eveau des vitesses1 il faut rec\rir notre gr& p\voir1 d'oubli ordonn--et1 sans dtruire la notion acquise1 on in/alle une conception ab/raite3 celle des ordres de gr&eur4 ,telle1 dans l'agr&issem5t de ce qui e/ donn1 expire l'ivresse de ces *oses p>ticulires--desquelles il n'y a pas de sci5ce4 ,en les reg>dant longuem5t1 si l'on y p5se1 elles se *ang5t2 et si l'on n'y p5se pas1 on se pr5d dans une torpeur qui ti5t et consi/e comme un rve tranquille1 o l'on fixe hypnotiquem5t l'angle d'un meuble1 l'ombre d'une feuille1 p\r s'veill] ds qu'on les voit4 ,c]ta9s hommes ress5t5t1 avec une dlicatesse spciale1 la volupt de l'individualit des objets4 ,ils prfr5t avec dlices1 dans une *ose1 cette qualit d'tre unique--qu'elles ont t\tes4 ,curiosit qui tr\ve son expression ultime dans la fiction et les arts du ?tre et qu'on a nomme1 cette extrmit1 la facult d'id5tification4#e ,ri5 n'e/ plus dlibrm5t absurde la description que cette tmrit d'une p]sonne se dcl>ant qu'elle e/ un objet dt]m9 et qu'elle en ress5t les impressions--cet objet ft-il matriel#f6 ,ri5 n'e/ plus puissant dans la vie imag9ative4 ,l'objet *oisi devi5t comme le c5tre de cette vie1 un c5tre d'associations de plus en plus nombreuses1 suivant que cet objet e/ plus ou mo9s complexe4 ,au fond1 cette facult ne peut tre qu'un moy5 d'excit] la vitalit imag9ative1 de trans=m] une n]gie pot5tielle en actuelle1 jusqu'au po9t o elle devi5t une c>actri/ique pa?ologique1 et dom9e affreusem5t la /upidit croissante d'une intellig5ce qui s'en va4 ,depuis le reg>d pur sur les *oses jusqu' ces tats1 l'esprit n'a fait qu'agr&ir ses fonctions1 crer des tres selon les problmes que t\te s5sation lui pose et qu'il rs\t plus ou mo9s aism5t1 suivant qu'il lui e/ dem& une plus ou mo9s =te production de tels tres4 ,on voit que n\s t\*ons ici la pratique mme de la p5se4 ,p5s] consi/e1 presque t\t le temps que n\s y donnons1 err] p>mi des motifs dont n\s savons1 avant t\t1 que n\s les connaissons plus ou mo9s bi54 ,les *oses p\rrai5t donc se class] d'aprs la facilit ou la difficult qu'elles (fr5t notre comprh5sion1 d'aprs le degr de famili>it que n\s avons avec elles1 et selon les rsi/ances div]ses que n\s oppos5t leurs conditions ou leurs p>ties p\r tre imag9es ensemble4 ,re/e conjectur] l'hi/oire de cette graduation de la complexit4 99 ,le monde e/ irrgulirem5t sem de dispositions rgulires4 ,les cri/aux en sont2 les fleurs1 les feuilles2 ma9ts ornem5ts de /ries1 de ta*es sur les f\rrures1 les ailes1 les coquilles des animaux2 les traces du v5t sur les sables et les eaux1 etc4 ,p>fois1 ces effets dp5d5t d'une sorte de p]spective et de gr\pem5ts incon/ants4 ,l'loignem5t les produit ou les altre4 ,le temps les montre ou les voile4 ,a9si le nombre des dcs1 des naissances1 des crimes et des accid5ts prs5te une rgul>it dans sa v>iation1 qui s'accuse d'autant plus qu'on le re*]*e dans plus d'annes4 ,les vnem5ts les plus surpr5ants et les plus asymtriques p> rapport au c\rs des in/ants vois9s1 r5tr5t dans un semblant d'ordre p> rapport de plus va/es priodes4 ,on peut aj\t] ces exemples1 celui des in/9cts1 des habitudes et des murs1 et jusqu'aux app>5ces de priodicit qui ont fait natre tant de sy/mes de philosophie hi/orique4 ,la connaissance des comb9aisons rgulires app>ti5t aux sci5ces div]ses1 et1 lorsqu'il n'a pas pu s'en con/itu]1 au calcul des probabilits4 ,notre desse9 n'a beso9 que de cette rem>que faite ds que n\s avons comm5c d'en p>l]3 les comb9aisons rgulires1 soit du temps1 soit de l'espace1 sont irrgulirem5t di/ribues dans le *amp de notre inve/igation4 ,m5talem5t1 elles p>aiss5t s'oppos] une quantit de *oses in=mes4 ,je p5se qu'elles p\rrai5t se qualifi] les premi]s guides de l'esprit huma91 si une telle proposition n'tait immdiatem5t conv]tible4 ,de t\te faon1 elles reprs5t5t la cont9uit#g4 ,une p5se comporte un *angem5t ou un transf]t 7d'att5tion1 p> exemple71 entre des lm5ts supposs fixes p> rapport elle et qu'elle *oisit dans la mmoire ou dans la p]ception actuelle4 ,si ces lm5ts sont p>faitem5t semblables1 ou si leur diffr5ce se rduit une simple di/ance1 au fait lm5taire de ne pas se confondre1 le travail ex]c] se rduit cette notion purem5t diffr5tielle4 ,a9si une ligne droite s]a la plus facile concevoir de t\tes les lignes1 p>ce qu'il n'y a pas d'ef=t plus petit p\r la p5se que celui ex]c] en passant de l'un de ses po9ts un autre1 *acun d'eux tant semblablem5t plac p> rapport t\s les autres4 ,en d'autres t]mes1 t\tes ses portions sont tellem5t homognes1 si c\rtes qu'on les conoive1 'qu'elles se rduis5t t\tes une seule1 t\j\rs la mme3 et c'e/ p\rquoi l'on rduit t\j\rs les dim5sions des figures des longueurs droites4 un degr plus lev de complexit1 c'e/ la priodicit qu'on dem&e de reprs5t] les proprits cont9ues1 c> cette priodicit1 quelle ait lieu dans le temps ou dans l'espace1 n'e/ autre *ose que la division d'un objet de p5se1 en fragm5ts tels qu'ils puiss5t se remplac] l'un p> l'autre1 de c]ta9es conditions df9ies1--ou la multiplication de cet objet s\s les mmes conditions4 ,p\rquoi1 de t\t ce qui exi/e1 une p>tie seulem5t peut-elle se rduire a9si8 ,il y a un in/ant o la figure devi5t si complexe1 o l'vnem5t p>at si neuf qu'il faut r5onc] les saisir d'ensemble1 p\rsuivre leur traduction en valeurs cont9ues4 quel po9t les ,euclides se sont-ils arrts dans l'intellig5ce des =mes8 quel degr de l'int]ruption de la cont9uit figure se sont-ils heurts8 ,c'e/ un po9t f9al d'une re*]*e o l'on ne peut s'emp*] d'tre t5t p> les doctr9es de l'volution4 ,on ne veut pas s'av\] que cette borne peut tre df9itive4 ,le sr e/ que t\tes les spculations ont p\r fondem5t et p\r b l'ext5sion de la cont9uit l'aide de mtaphores1 d'ab/ractions et de langages1 ,les arts en font un usage dont n\s p>l]ons bi5tt4 ,n\s arrivons n\s reprs5t] le monde comme se laissant rduire1 et l1 en lm5ts intelligibles4 ,tantt nos s5s y suffis5t1 d'autres fois les plus +nieuses m?odes s'y emploi5t1 mais il re/e des vides4 ,les t5tatives demeur5t lacunaires4 ,c'e/ ici le royaume de notre hros4 ,il a un s5s extraord9aire de la symtrie qui lui fait problme de t\t4 t\te fissure de comprh5sion s'introduit la production de son esprit4 ,on voit de quelle commodit il peut tre4 ,il e/ comme une hypo?se physique4 ,il faudrait l'inv5t]1 mais il exi/e2 l'homme univ]sel peut ma9t5ant s'imag9]4 ,un ,lon>d de ,v9ci peut exi/] dans nos esprits1 sans les trop bl\ir1 au titre d'une notion3 une rv]ie de son p\voir peut ne pas se p]dre trop vite dans la brume de mots et d'pi?tes considrables1 propices l'inconsi/ance de la p5se4 ,croirait-on que lui-mme se ft satisfait de tels mirages8 ,il g>de1 cet esprit symbolique1 la plus va/e collection de =mes1 un trsor t\j\rs clair des attitudes de la nature1 une puissance t\j\rs imm95te et qui gr&it selon l'ext5sion de son doma9e4 ,une f\le d'tres1 une f\le de s\v5irs possibles1 la =ce de reconnatre dans l't5due du monde un nombre extraord9aire de *oses di/9ctes et de les arrang] de mille manires1 le con/itu5t4 ,il e/ le matre des visages1 des anatomies1 des ma*9es4 ,il sait de quoi se fait un s\rire2 il peut le mettre sur la face d'une maison1 aux plis d'un j>d92 il *evle et frise les filam5ts des eaux1 les langues des feux4 ,en b\quets =midables1 si sa ma9 figure les pripties des attaques qu'il comb9e1 se dcriv5t les trajectoires de milli]s de b\lets crasant les ravel9s de cits et de places1 pe9e con/ruites p> lui dans t\s leurs dtails et =tifies4 ,comme si les v>iations des *oses lui p>aissai5t dans le calme trop l5tes1 il adore les batailles1 les temptes1 le dluge4 ,il s'e/ lev les voir dans leur ensemble mcanique1 et les s5tir dans l'indp5dance app>5te ou la vie de leurs fragm5ts1 dans une poigne de sable envole p]due1 dans l'ide g>e de *aque combattant o se tort une passion et une d\leur intime#h4 ,il e/ dans le petit corps timide et brusque des enfants1 il connat les re/rictions du ge/e des vieill>ds et des femmes1 la simplicit du cadavre4 ,il a le secret de compos] des tres fanta/iques dont l'exi/5ce devi5t probable1 o le raisonnem5t qui accorde leurs p>ties e/ si rig\reux qu'il suggre la vie et le naturel de l'ensemble4 ,il fait un *ri/1 un ange1 un mon/re en pr5ant ce qui e/ connu1 ce qui e/ p>t\t1 dans un ordre n\veau1 en pr(itant de l'illusion et de l'ab/raction de la pe9ture1 laquelle ne produit qu'une seule qualit des *oses1 et les voque t\tes4 ,des prcipitations ou des l5teurs simules p> les *utes des t]res et des pi]res1 des c\rbures massives aux drap]ies multiplies2 des fumes p\ssant sur les toits aux arboresc5ces lo9ta9es1 aux htres gazeux des horizons2 des poissons aux oiseaux2 des t9celles solaires de la m] aux mille m9ces miroirs des feuilles de b\leau2 des cailles aux clats m>*ant sur les golfes2 des oreilles et des b\cles aux t\rbillons figs des coquilles1 il va4 ,il passe de la coquille l'enr\lem5t de la tumeur des ondes1 de la peau des m9ces tangs des ve9es qui la tidirai5t1 des m\vem5ts lm5taires de reptation1 aux c\leuvres fluides4 ,il vivifie4 ,l'eau1 aut\r du nageur#i1 il la colle en *>pes1 en langes m\lant les ef=ts des muscles4 ,l'air1 il le fixe dans le sillage des al\ettes en effilo*ures d'ombre1 en fuites m\sseuses de bulles que ces r\tes ari5nes et leur f9e respiration doiv5t dfaire et laiss] trav]s les feuillets bleutres de l'espace1 l'paisseur du cri/al vague de l'espace4 ,il recon/ruit t\s les difices2 t\s les modes de s'aj\t] des matriaux les plus diffr5ts le t5t5t4 ,il j\it des *oses di/ribues dans les dim5sions de l'espace2 des v\ssures1 des *>p5tes1 des dmes t5dus2 des gal]ies et des loges alignes2 des masses que reti5t en l'air leur poids dans des arcs2 des rico*ets des ponts2 des pr(ondeurs de la v]dure des arbres s'loignant dans une atmosphre o elle boit2 de la /ructure des vols migrateurs dont les triangles aigus v]s le sud montr5t une comb9aison rationnelle d'tres vivants4 ,il se j\e1 il s'enh>dit1 il traduit dans cet univ]sel langage t\s ses s5tim5ts avec cl>t4 ,l'abondance de ses ress\rces mtaphoriques le p]met4 ,son gt de n'en pas f9ir avec ce que conti5t le plus lg] fragm5t1 le mo9dre clat du monde lui r5\velle sa =ce et la cohsion de son tre4 ,sa joie f9it en dcorations de ftes1 en inv5tions *>mantes1 et qu& il rv]a de con/ruire un homme volant1 il le v]ra s'lev] p\r *]*] de la neige la cime des monts et rev5ir en p&re sur les pavs de la ville t\t vibrants de *aleur1 l't4 ,son motion s'lude en le dlice de visages purs que fripe une m\e d'ombre1 en le ge/e d'un dieu qui se tait4 ,sa ha9e connat t\tes les armes1 t\tes les ruses de l'+nieur1 t\tes les subtilits du /ratge4 ,il tablit des eng9s de gu]re =midables1 qu'il protge p> les ba/ions1 les caponnires1 les saillants1 les fosss g>nis d'cluses p\r d=m] subitem5t l'aspect d'un sige2 et je me s\vi5s1 en y gtant la belle dfiance itali5ne du ,x,v,ie sicle1 qu'il a bti des donjons o quatre voles d'escali]1 indp5dantes aut\r du mme axe1 sp>ai5t les m]c5aires de leurs *efs1 les tr\pes de soldats gages les unes des autres4 ,il adore ce corps de l'homme et de la femme qui se mesure t\t4 ,il en s5t la hauteur1 et qu'une rose peut v5ir jusqu' la lvre2 et qu'un gr& platane le surpasse v+t fois1 d'un jet d'o le feuillage r$esc5d jusqu' ses b\cles2 et qu'il emplit de sa =me rayonnante une salle possible1 une concavit de vote qui s'en dduit1 une place naturelle qui compte ses pas4 ,il guette la *ute lgre du pi$ qui se pose1 le squelette sil5cieux dans les *airs1 les concid5ces de la m>*e1 t\t le jeu sup]ficiel de *aleur et fra*eur frlant les nudits1 blan*eur diffuse ou bronze1 fondues sur un mcanisme4 ,et la face1 cette *ose clairante1 claire1 la plus p>ticulire des *oses visibles1 la plus magntique1 la plus difficile reg>d] sans y lire1 le possde4 ,dans la mmoire de *acun1 demeur5t quelques c5ta9es de visages avec leurs v>iations1 vaguem5t4 ,dans la si5ne1 ils tai5t ordonns et elles se suivai5t d'une physionomie l'autre2 d'une ironie l'autre1 d'une sagesse une mo9dre1 d'une bont une div9it1--p> symtrie4 ,aut\r des yeux1 po9ts fixes dont l'clat se *ange1 il fait j\] et se tir] jusqu' t\t dire1 le masque o se confond5t une ar*itecture complexe et des moteurs di/9cts s\s l'uni=me peau4 ,dans la multitude des esprits1 celui-ci p>at comme une de ces comb9aisons rgulires dont n\s avons p>l3 il ne semble pas1 comme la plup>t des autres1 devoir se li]1 p\r tre compris1 une nation1 une tradition1 un gr\pe ex]ant le mme art4 ,le nombre et la communication de ses actes en font un objet symtrique1 une sorte de sy/me complet en lui-mme1 ou qui se r5d tel incessamm5t4 ,il e/ fait p\r dsespr] l'homme mod]ne qui e/ dt\rn ds l'adolesc5ce1 dans une spcialit o l'on croit qu'il doit dev5ir suprieur p>ce qu'il y e/ enf]m3 on invoque la v>it des m?odes1 la quantit des dtails1 l'addition cont9uelle de faits et de ?ories1 p\r n'ab\tir qu' confondre l'obs]vateur pati5t1 le comptable mticuleux de ce qui e/1 l'individu qui se rduit1 non sans mrite--si ce mot a un s5s6--aux habitudes m9utieuses d'un in/rum5t1 avec celui p\r qui ce travail e/ fait1 le pote de l'hypo?se1 l'dificateur de matriaux analytiques4 ,au premi]1 la pati5ce1 la direction monotone1 la spcialit et t\t le temps4 ,l'abs5ce de p5se e/ sa qualit4 ,mais l'autre doit circul] au trav]s des sp>ations et des cloisonnem5ts4 ,son rle e/ de les enfre9dre4 ,je v\drais suggr] ici une analogie de la spcialit avec ces tats de /upfaction dus une s5sation prolonge1 auxquels j'ai fait allusion4 ,mais1 le meilleur argum5t e/ que1 neuf fois sur dix1 t\te gr&e n\veaut dans un ordre e/ obt5ue p> l'intrusion de moy5s1 et de notions qui n'y tai5t pas prvus2 v5ant d'attribu] ces progrs la =mation d'images1 puis de langages1 n\s ne p\vons lud] cette consqu5ce que la quantit de ces langages possde p> un homme1 influe s+ulirem5t sur le nombre des *ances qu'il peut avoir d'en tr\v] de n\veaux4 ,il s]ait facile de montr] que t\s les esprits qui ont s]vi de sub/ance des gnrations de *]*eurs et d'ergoteurs1 et dont les re/es ont n\rri1 p5dant des sicles1 l'op9ion huma9e1 la manie huma9e de faire *o1 ont t plus ou mo9s univ]sels4 ,les noms d',ari/ote1 ,desc>tes1 ,leibniz1 ,kant1 ,did]ot1 suffis5t l'tablir4 ,n\s t\*ons ma9t5ant aux joies de la con/ruction4 ,n\s t5t]ons de ju/ifi] p> quelques exemples les prcd5tes vues1 et de montr]1 dans son application1 la possibilit et presque la ncessit d'un jeu gnral de la p5se4 ,je v\drais que l'on vt avec quelle difficult les rsultats p>ticuli]s que j'effleur]ai s]ai5t obt5us1 si des concepts en app>5ce trang]s ne s'y employai5t en nombre4 99 ,celui que n'a jamais saisi--ft-ce en rve6--le desse9 d'une entreprise qu'il e/ le matre d'ab&onn]1 l'av5ture d'une con/ruction f9ie qu& les autres voi5t qu'elle comm5ce1 et qui n'a pas connu l'en?\siasme brlant une m9ute de lui-mme1 le poison de la conception1 le scrupule1 la froideur des objections intrieures et cette lutte des p5ses alt]natives o la plus =te et la plus univ]selle devrait triomph] mme de l'habitude1 mme de la n\veaut1--celui qui n'a pas reg>d dans la blan*eur de son papi] une image tr\ble p> le possible1 et p> le regret de t\s les signes qui ne s]ont pas *oisis1--ni vu dans l'air limpide une btisse qui n'y e/ pas1--celui que n'ont pas hant le v]tige de l'loignem5t d'un b1 l'inquitude des moy5s1 la prvision des l5teurs et des dsespoirs1 le calcul des phases progressives1 le raisonnem5t projet sur l'av5ir1 y dsignant mme ce qu'il ne faudra pas raisonn] alors1 celui-l ne connat pas davantage1 quel que soit d'ailleurs son savoir1 la ri*esse et la ress\rce et l't5due spirituelle qu'illum9e le fait consci5t de con/ruire4 ,et les dieux ont reu de l'esprit huma9 le don de crer1 p>ce que cet esprit tant priodique et ab/rait1 peut agr&ir ce qu'il conoit jusqu' ce qu'il ne le conoive plus4 ,con/ruire exi/e entre un projet ou une vision dt]m9e1 et les matriaux que l'on a *oisis4 ,on sub/itue un ordre un autre qui e/ initial1 quels que soi5t les objets qu'on ordonne4 ,ce sont des pi]res1 des c\leurs1 des mots1 des concepts1 des hommes1 etc41 leur nature p>ticulire ne *ange pas les conditions gnrales de cette sorte de musique o elle ne j\e encore que le rle du timbre1 si l'on p\rsuit la mtaphore4 ,l'tonnant e/ de ress5tir p>fois l'impression de ju/esse et de consi/ance dans les con/ructions huma9es--faites de l'agglomration d'objets app>emm5t irrductibles--comme si celui qui les a disposes leur et connu de secrtes aff9its4 ,mais l'tonnem5t dpasse t\t1 lorsqu'on s'ap]oit que l'auteur1 dans l'imm5se majorit des cas1 e/ incapable de se r5dre lui-mme le compte des *em9s suivis et qu'il e/ dt5teur d'un p\voir dont il ignore les ressorts4 ,il ne peut jamais prt5dre d'avance un succs4 ,p> quels calculs les p>ties d'un difice1 les lm5ts d'un drame1 les composantes d'une victoire1 arriv5t-ils se p\voir comp>] entre eux8 ,p> quelle srie d'analyses obscures la production d'une uvre e/-elle am5e8 ,en p>eil cas1 il e/ d'usage de se rfr] l'in/9ct p\r claircir1 mais ce qu'e/ l'in/9ct n'e/ pas trop clairci lui-mme1 et1 d'ailleurs1 il faudrait ici avoir rec\rs des in/9cts rig\reusem5t exceptionnels et p]sonnels1 c'e/--dire la notion contradictoire d'une habitude hrditaire qui ne s]ait pas plus habituelle qu'elle n'e/ hrditaire4 ,con/ruire1 ds que cet ef=t ab\tit quelque comprh5sible rsultat1 doit faire song] une commune mesure des t]mes mis en uvre1 un lm5t ou un pr9cipe que suppose dj le fait simple de pr5dre consci5ce et qui peut n'avoir d'autre exi/5ce qu'une ab/raite ou imag9aire4 ,n\s ne p\vons n\s reprs5t] un t\t fait de *angem5ts1 un tableau1 un difice de qualits multiples1 que comme lieu des modalits d'une seule matire ou loi1 dont la cont9uit ca*e e/ affirme p> n\s au mme in/ant que n\s reconnaissons p\r un ensemble1 p\r doma9e limit de notre inve/igation1 cet difice4 ,voici encore ce po/ulat psy*ique de cont9uit qui ressemble dans notre connaissance au pr9cipe de l'in]tie dans la mcanique4 ,seules1 les comb9aisons purem5t ab/raites1 purem5t diffr5tielles1 telles que les numriques1 peuv5t se con/ruire l'aide d'units dt]m9es2 rem>quons qu'elles sont dans le mme rapport avec les autres con/ructions possibles que les portions rgulires dans le monde avec celles qui ne le sont pas4 99 ,il y a dans l'art un mot qui peut en nomm] t\s les modes1 t\tes les fantaisies et qui supprime d'un c\p t\tes les prt5dues difficults t5ant son opposition ou son rappro*em5t avec cette nature1 jamais df9ie1 et p\r cause3 c'e/ ornem5t4 ,qu'on veuille bi5 se rappel] successivem5t les gr\pes de c\rbes1 les concid5ces de divisions c\vrant les plus antiques objets connus1 les pr(ils de vases et de temples2 les c>reaux1 les spires1 les oves1 les /ries des anci5s2 les cri/allisations et les murs voluptueux des ,arabes2 les ossatures et les symtries go?iques2 les ondes1 les feux1 les fleurs sur la laque et le bronze japonais2 et dans *acune de ces poques1 l'introduction des similitudes des plantes1 des btes et des hommes1 le p]fectionnem5t de ces ressemblances3 la pe9ture1 la sculpture4 ,qu'on voque le langage et sa mlodie primitive1 la sp>ation des p>oles et de la musique1 l'arboresc5ce de *acune1 l'inv5tion des v]bes1 de l'criture1 la complexit figure des phrases dev5ant possible1 l'int]v5tion si curieuse des mots ab/raits2 et1 d'autre "p1 le sy/me des sons s'ass\plissant1 s't5dant de la voix aux rsonances des matriaux1 s'appr(ondissant p> l'h>monie1 se v>iant p> l'usage des timbres4 ,enf9 qu'on ap]oive le p>allle progrs des =mations de la p5se trav]s les sortes d'onomatopes psy*iques primitives1 les symtries et les contra/es lm5taires1 puis les ides de sub/ance1 les mtaphores1 les bgaiem5ts de la logique1 les =malismes et les entits1 les tres mtaphysiques444 ,t\te cette vitalit multi=me peut s'apprci] s\s le rapport ornem5tal4 ,les manife/ations numres peuv5t se considr] comme des portions f9ies d'espace ou de temps cont5ant div]ses v>iations1 qui sont p>fois des objets c>actriss et connus1 mais dont la signification et l'usage ord9aire sont ngligs1 p\r que n'en subsi/5t que l'ordre et les ractions mutuelles4 ,de cet ordre dp5d l'effet4 ,l'effet e/ le b ornem5tal1 et l'uvre pr5d a9si le c>actre d'un mcanisme impressionn] un public1 faire surgir les motions et se rpondre les images4 ,de ce po9t de vue1 la conception ornem5tale e/ aux arts p>ticuli]s ce que la ma?matique e/ aux autres sci5ces4 ,de mme que les notions physiques de temps1 longueur1 d5sit1 masse1 etc41 ne sont dans les calculs que des quantits homognes et ne retr\v5t leur individualit que dans l'int]prtation des rsultats1 de mme les objets *oisis et ordonns en vue d'un effet sont comme dta*s de la plup>t de leurs proprits et ne les repr5n5t que dans cet effet1 dans l'esprit non prv5u du spectateur4 ,c'e/ donc p> une ab/raction que l'uvre d'art peut se con/ruire1 et cette ab/raction e/ plus ou mo9s n]gique1 plus ou mo9s facile df9ir1 selon que les lm5ts emprunts la ralit en sont des portions plus ou mo9s complexes4 ,inv]sem5t1 c'e/ p> une sorte d'induction1 p> la production d'images m5tales que t\te uvre d'art s'apprcie2 et cette production doit tre galem5t plus ou mo9s n]gique1 plus ou mo9s fatigante selon qu'un simple entrelacs sur un vase ou une phrase brise de ,pascal la sollicite4 99 ,le pe9tre dispose sur un plan des ptes colores dont les lignes de sp>ation1 les paisseurs1 les fusions et les heurts doiv5t lui s]vir s'exprim]4 ,le spectateur n'y voit qu'une image plus ou mo9s fidle de *airs1 de ge/es1 de paysages1 comme p> quelque f5tre du mur du muse4 ,le tableau se juge dans le mme esprit que la ralit4 ,on se pla9t de la laideur de la figure1 d'autres en tomb5t am\reux2 c]ta9s se livr5t la psy*ologie la plus v]beuse2 quelques-uns ne reg>d5t que les ma9s qui leur p>aiss5t t\j\rs ina*eves4 ,le fait e/ que1 p> une ins5sible exig5ce1 le tableau doit reproduire les conditions physiques et naturelles de notre milieu4 ,la pesanteur s'y ex]ce1 la lumire s'y propage comme ici2 et1 graduellem5t1 se placr5t au premi] rang des connaissances picturales l'anatomie et la p]spective3 je crois cep5dant que la m?ode la plus sre p\r jug] une pe9ture1 c'e/ de n'y ri5 reconnatre d'abord et de faire pas pas la srie d'inductions que ncessite une prs5ce simultane de ta*es colores sur un *amp limit1 p\r s'lev] de mtaphores en mtaphores1 de suppositions en suppositions l'intellig5ce du sujet--p>fois la simple consci5ce du plaisir--qu'on n'a pas t\j\rs eu d'avance4 ,je ne p5se pas p\voir donn] un plus amusant exemple des dispositions gnrales h l'g>d de la pe9ture que la clbrit de ce s\rire de la ,joconde1 auquel l'pi?te de my/rieux semble irrvocablem5t fixe4 ,ce pli de visage a eu la =tune de suscit] la phrasologie1 que lgitim5t1 dans t\tes les littratures1 les titres de ,s5sations ou ,impressions d'art4 ,il e/ enseveli s\s l'amas des vocables et disp>at p>mi tant de p>agraphes qui comm5c5t le dcl>] tr\blant et f9iss5t une description d'me gnralem5t vague4 ,il mrit]ait cep5dant des tudes mo9s enivrantes4 ,ce n'e/ pas d'imprcises obs]vations et de signes arbitraires que se s]vait ,lon>d4 ,la ,joconde n'et jamais t faite4 ,une sagacit p]ptuelle le guidait4 ,au fond de la ,cne1 il y a trois f5tres4 ,celle du milieu1 qui s'ouvre d]rire ,jsus1 e/ di/+ue des autres p> une corni*e en arc de c]cle4 ,si l'on prolonge cette c\rbe1 on obti5t une circonfr5ce dont le c5tre e/ sur le ,*ri/4 ,t\tes les gr&es lignes de la fresque ab\tiss5t ce po9t2 la symtrie de l'ensemble e/ relative ce c5tre et la longue ligne de la table d'agape4 ,le my/re1 s'il y en a un1 e/ celui de savoir comm5t n\s jugeons my/rieuses de telles comb9aisons2 et celui-l1 je cra9s1 peut tre clairci4 ,ce n'e/ pas dans la pe9ture1 nanmo9s1 que n\s *oisirons l'exemple saisissant qu'il faut de la communication entre les div]ses activits de la p5se4 ,la f\le des sugge/ions manant du beso9 de div]sifi] et de peupl] une surface1 la ressemblance des premires t5tatives de cet ordre avec c]ta9es ord9ations naturelles1 l'volution de la s5sibilit rt9i5ne s]ont ici dlaisses1 de cra9te d'entran] le lecteur v]s des spculations bi5 trop arides4 ,un art plus va/e et comme l'anctre de celui-ci1 s]vira mieux nos int5tions4 99 ,le mot de con/ruction que j'ai employ desse9--p\r dsign] plus =tem5t le problme de l'int]v5tion huma9e dans les *oses du monde1 et p\r donn] l'esprit du lecteur une direction v]s la logique du sujet1 une sugge/ion matrielle--ce mot pr5d ma9t5ant sa signification re/re9te4 ,l'ar*itecture devi5t notre exemple4 ,le monum5t 7qui compose la ,cit1 laquelle e/ presque t\te la civilisation7 e/ un tre si complexe que notre connaissance y ple successivem5t un dcor faisant p>tie du ciel et *angeant1 puis une ri*issime texture de motifs selon hauteur1 l>geur et pr(ondeur1 inf9im5t v>is p> les p]spectives2 puis une *ose solide1 rsi/ante1 h>die1 avec des c>actres d'animal3 une subord9ation1 une membrure1 et1 f9alem5t1 une ma*9e dont la pesanteur e/ l'ag5t1 qui conduit de notions gomtriques des considrations dynamiques et jusqu'aux spculations les plus tnues de la physique molculaire dont il suggre les ?ories1 les modles reprs5tatifs des /ructures4 ,c'e/ trav]s le monum5t1 ou plutt p>mi ses *afaudages imag9aires faits p\r accord] ses conditions entre elles--son appropriation avec sa /abilit1 ses proportions avec sa situation1 sa =me avec sa matire--et p\r h>monis] *acune de ces conditions avec elle-mme1 ses millions d'aspects entre eux1 ses quilibres entre eux1 ses trois dim5sions entre elles1 que n\s recomposons le mieux la cl>t une d'une intellig5ce lon>di5ne4 ,elle peut se j\] concevoir les s5sations futures de l'homme qui f]a le t\r de l'difice1 s'en rappro*]a1 p>atra une f5tre1 et ce qu'il ap]cevra2 suivre le poids des fates conduit le long des murs et des v\ssures jusqu' la fondation2 s5tir les ef=ts contr>is des *>p5tes1 les vibrations du v5t qui les obsd]a2 prvoir les =mes de la lumire libre sur les tuiles1 les corni*es1 et diffuse1 encage dans les salles que le soleil t\*e aux plan*]s4 ,elle pr\v]a et jug]a le faix du l9teau sur les supports1 l'opportunit de l'arc1 les difficults des votes1 les cascades d'escali]s vomis de leurs p]rons1 et t\te l'inv5tion qui se t]m9e en une masse durable1 orne1 df5due1 m\ille de vitres1 faite p\r nos vies1 p\r cont5ir nos p>oles et d'o fui5t nos fumes4 ,communm5t1 l'ar*itecture e/ mconnue4 ,l'op9ion qu'on en a v>ie du dcor de ?tre la maison de rapport4 ,je prie qu'on se rapporte la notion de la ,cit p\r en apprci] la gnralit1 et qu'on veuille bi51 p\r en connatre le *>me complexe1 se rappel] l'inf9it de ses aspects3 l'immobilit d'un difice e/ l'exception2 le plaisir e/ de se dplac] jusqu' le m\voir et j\ir de t\tes les comb9aisons que donn5t ses membres1 qui v>i5t3 la colonne t\rne1 les pr(ondeurs driv5t1 des gal]ies gliss5t1 mille visions s'vad5t du monum5t1 mille accords4 7,ma9t projet d'une glise1 jamais ralise1 se r5contre dans les manuscrits de ,lon>d4 ,on y dev9e gnralem5t un ,sa9t-,pi]re de ,rome1 que fait regrett] celui de ,mi*el-,ange4 ,lon>d1 la f9 de la priode ogivale et au milieu de l'exhumation des antiques1 retr\ve1 entre ces deux types1 le gr& desse9 des ,byzant9s3 l'lvation d'une c\pole sur des c\poles1 les gonflem5ts sup]poss de dmes foisonnant aut\r du plus haut1 mais avec une h>diesse et une pure ornem5tation que les ar*itectes de ,ju/9i5 n'ont jamais connues47 ,l'tre de pi]re exi/e dans l'espace3 ce qu'on appelle espace e/ relatif la conception de tels difices qu'on v\dra2 l'difice ar*itectural int]prte l'espace et conduit des hypo?ses sur sa nature1 d'une manire t\te p>ticulire1 c> il e/ la fois un quilibre de matriaux p> rapport la gravitation1 un ensemble /atique visible et1 dans *acun de ces matriaux1 un autre quilibre1 molculaire et mal connu4 ,celui qui compose un monum5t se reprs5te d'abord la pesanteur et pntre aussitt aprs dans l'obscur royaume atomique4 ,il se heurte au problme de la /ructure3 savoir quelles comb9aisons doiv5t s'imag9] p\r satisfaire aux conditions de rsi/ance1 d'la/icit1 etc41 s'ex]ant dans un espace donn4 ,on voit quel e/ l'l>gissem5t logique de la "q1 et comm5t1 du doma9e ar*itectural1 si gnralem5t ab&onn aux pratici5s1 l'on passe aux plus pr(ondes ?ories de physique gnrale et de mcanique4 ,grce la docilit de l'imag9ation1 les proprits d'un difice et celles intimes d'une sub/ance quelconque s'clair5t mutuellem5t4 ,l'espace1 ds que n\s v\lons n\s le figur]1 cesse aussitt d'tre vide1 se remplit d'une f\le de con/ructions arbitraires et peut1 dans t\s les cas1 se remplac] p> la juxtaposition de figures qu'on sait r5dre aussi petites qu'il e/ ncessaire4 ,un difice1 si complexe qu'on p\rra le concevoir1 multipli et proportionnellem5t rapetiss1 reprs5t]a l'lm5t d'un milieu dont les proprits dp5dront de celles de cet lm5t4 ,n\s n\s tr\vons a9si pris et n\s dplaant dans une quantit de /ructures4 ,qu'on rem>que aut\r de soi de quelles faons diffr5tes l'espace e/ occup1 c'e/--dire =m1 concevable1 et qu'on fasse un ef=t v]s les conditions qu'impliqu5t1 p\r tre p]ues1 avec leurs qualits p>ticulires1 les *oses div]ses1 une t(fe1 un m9ral1 un liquide1 une fume1 on ne s'en donn]a une ide nette qu'en grossissant une p>ticule de ces textures et en y int]calant un difice tel que sa simple multiplication reproduise une /ructure ayant les mmes proprits que celle considre444 ,a l'aide de ces conceptions1 n\s p\vons circul] sans discont9uit trav]s les doma9es app>emm5t si di/9cts de l'arti/e et du savant1 de la con/ruction la plus potique et mme la plus fanta/ique jusqu' celle tangible et pondrable4 ,les problmes de la composition sont rciproques des problmes de l'analyse2 et c'e/ une conqute psy*ologique de notre temps que l'ab&on de concepts trop simples au sujet de la con/itution de la matire1 non mo9s que de la =mation des ides4 ,les rv]ies sub/antiali/es autant que les explications dogmatiques disp>aiss5t1 et la sci5ce de =m] des hypo?ses1 des noms1 des modles1 se libre des ?ories prconues et de l'idole de la simplicit4 ,je vi5s d'indiqu]1 avec une brivet dont le lecteur diffr5t me saura gr ou m'excus]a1 une volution qui me p>at considrable4 ,je ne saurais mieux l'exemplifi] qu'en pr5ant dans les crits de ,lon>d lui-mme une phrase dont on dirait que *aque t]me s'e/ compliqu et purifi jusqu' ce qu'elle soit dev5ue une notion fondam5tale de la connaissance mod]ne du monde3 ,l'air1 dit-il1 e/ rempli d'inf9ies lignes droites et rayonnantes1 entrecroises et tissues sans que l'une emprunte jamais le p>c\rs d'une autre1 et elles reprs5t5t p\r *aque objet la vraie =me de leur raison 7de leur explication74 ,l'aria e pi5a d'inf9ite l9ie rette e radiose insieme int]segate e intessute sanza o*upatione luna dellaltra rapresantano aqualun*e obietto laurea =ma della lor *agione 7,man4 ,a1 fol4 #b74 ,cette phrase p>at cont5ir le premi] g]me de la ?orie des ondulations lum9euses1 surt\t si on la rappro*e de quelques autres sur le mme sujet#aj4 ,elle donne l'image du squelette d'un sy/me d'ondes dont t\tes ces lignes s]ai5t les directions de propagation4 ,mais je ne ti5s gure ces sortes de prophties sci5tifiques1 t\j\rs suspectes2 trop de g5s p5s5t que les anci5s avai5t t\t inv5t4 ,du re/e1 une ?orie ne vaut que p> ses dveloppem5ts logiques et exprim5taux4 ,n\s ne possdons ici que quelques affirmations dont l'orig9e intuitive e/ l'obs]vation des rayons1 celles des ondes de l'eau et du son4 ,l'intrt de la citation e/ dans sa =me1 qui n\s donne une cl>t au!ntique sur une m?ode1 la mme dont j'ai p>l t\t le long de cette tude4 ,ici1 l'explication ne revt pas encore le c>actre d'une mesure4 ,elle ne consi/e que dans l'mission d'une image1 d'une relation m5tale concrte entre des phnomnes1--disons1 p\r tre rig\reux1--entre les images des phnomnes4 ,lon>d semble avoir eu la consci5ce de cette sorte d'exprim5tation psy*ique1 et il me p>at que1 p5dant trois sicles aprs sa mort1 cette m?ode n'a t reconnue p> p]sonne1 t\t le monde s'en s]vant1--ncessairem5t4 ,je crois galem5t1--peut-tre e/-ce beauc\p s'avanc]6--que la fameuse et sculaire "q du ple9 et du vide peut se ratta*] la consci5ce ou l'inconsci5ce de cette logique imag9ative4 ,une action di/ance e/ une *ose inimag9able4 ,c'e/ p> une ab/raction que n\s la dt]m9ons4 ,dans notre esprit1 une ab/raction seule pote/ fac]e saltus4 ,newton lui-mme1 qui a donn leur =me analytique aux actions di/ance1 connaissait leur insuffisance explicative4 ,mais il tait rs]v ,f>aday de retr\v] dans la sci5ce physique la m?ode de ,lon>d4 ,aprs les glorieux travaux ma?matiques des ,lagrange1 des d',alemb]t1 des ,laplace1 des ,ampre et de bi5 d'autres1 il apporta des conceptions d'une h>diesse admirable1 qui ne fur5t littralem5t que le prolongem5t1 p> son imag9ation1 des phnomnes obs]vs2 et son imag9ation tait si rem>quablem5t lucide que ses ides p\vai5t s'exprim] s\s la =me ma?matique ord9aire et se comp>] celle des ma?matici5s de pr(ession#aa4 ,les comb9aisons rgulires que =me la limaille aut\r des ples de l'aimant fur5t1 dans son esprit1 les modles de la transmission des anci5nes actions di/ance4 ,lui aussi voyait des sy/mes de lignes unissant t\s les corps1 remplissant t\t l'espace1 p\r expliqu] les phnomnes lectriques et mme la gravitation2 ces lignes de =ce1 n\s les apprcions ici comme celles de la mo9dre rsi/ance de comprh5sion6 ,f>aday n'tait pas ma?matici51 mais il ne diffrait des ma?matici5s que p> l'expression de sa p5se1 p> l'abs5ce des symboles de l'analyse4 ,f>aday voyait1 p> les yeux de son esprit1 des lignes de =ce trav]sant t\t l'espace o les ma?matici5s voyai5t des c5tres de =ce s'attirant di/ance2 ,f>aday voyait un milieu o ils ne voyai5t que la di/ance#ab4 ,une n\velle priode s'ouvrit p\r la sci5ce physique la suite de ,f>aday2 et qu& ,j4 ,cl]k ,maxwell eut traduit dans le langage ma?matique les ides de son matre1 les imag9ations sci5tifiques s'emplir5t de telles visions dom9antes4 ,l'tude du milieu qu'il avait =m1 sige des actions lectriques et lieu des relations int]molculaires1 demeure la pr9cipale occupation de la physique mod]ne4 ,la prcision de plus en plus gr&e dem&e la figuration des modes de l'n]gie1 la volont de voir1 et ce qu'on p\rrait appel] la manie c9tique1 ont fait app>atre des con/ructions hypo?tiques d'un intrt logique et psy*ologique imm5se4 ,p\r "l ,kelv91 p> exemple1 le beso9 d'exprim] les plus subtiles actions naturelles p> une liaison m5tale1 p\sse jusqu' p\voir se ralis] matriellem5t1 e/ si vif que t\te explication lui p>at devoir ab\tir un modle mcanique4 ,un tel esprit sub/itue l'atome in]te1 ponctuel1 et dmod de ,boscovit* et des physici5s du comm5cem5t de ce sicle1 un mcanisme dj extraord9airem5t complexe1 pris dans la trame de l'!r1 qui devi5t lui-mme une con/ruction assez p]fectionne p\r satisfaire aux trs div]ses conditions qu'elle doit remplir4 ,cet esprit ne fait aucun ef=t p\r pass] de l'ar*itecture cri/all9e celle de pi]re ou de f]2 il retr\ve dans nos viaducs1 dans les symtries des trabes et des entretoises1 les symtries de rsi/ance que les gypses et les qu>tz (fr5t la compression1 au clivage1--ou1 diffremm5t1 au trajet de l'onde lum9euse4 ,de tels hommes n\s p>aiss5t avoir eu l'intuition des m?odes que n\s avons indiques2 n\s n\s p]mettons mme d't5dre ces m?odes au del de la sci5ce physique2 n\s croyons qu'il ne s]ait ni absurde ni t\t fait impossible de v\loir se crer un modle de la cont9uit des oprations intellectuelles d'un ,lon>d de ,v9ci ou de t\t autre esprit dt]m9 p> l'analyse des conditions remplir444 99 ,les arti/es et les am\reux d'art qui aurai5t feuillet ceci dans l'espoir d'y retr\v] quelques-unes des impressions obt5ues au ,l\vre1 ,flor5ce ou ,milan1 devront me p>donn] la dception prs5te4 ,nanmo9s1 je ne crois pas m'tre trop loign de leur occupation favorite1 malgr l'app>5ce4 ,je p5se1 au contraire1 avoir effleur le problme1 capital p\r eux1 de la composition4 ,j'en tonn]ai1 sans d\te1 plusieurs en disant que de telles difficults relatives l'effet sont gnralem5t abordes et rsolues l'aide de notions et de mots extraord9airem5ts obscurs et entranant mille emb>ras4 ,plus d'un passe son temps *ang] sa df9ition du beau1 de la vie ou du my/re4 ,dix m9utes de simple att5tion soi-mme doiv5t suffire p\r faire ju/ice de ces idola specus et p\r reconnatre l'inconsi/ance de l'acc\plem5t d'un nom ab/rait1 t\j\rs vide1 une vision t\j\rs p]sonnelle et rig\reusem5t p]sonnelle4 ,de mme1 la plup>t des dsespoirs d'arti/es se fond5t sur la difficult ou l'impossibilit de r5dre p> les moy5s de leur art une image qui leur semble se dcolor] et se fan] en la captant dans une phrase1 sur une toile ou sur une porte4 ,quelques autres m9utes de consci5ce peuv5t se dp5s] con/at] qu'il e/ illusoire de v\loir produire dans l'esprit d'autrui les fantaisies du si5 propre4 ,ce projet e/ mme peu prs in9telligible4 ,ce qu'on appelle une ralisation e/ un vritable problme de r5dem5t dans lequel n'entre aucun degr le s5s p>ticuli]1 la clef que *aque auteur attribue ses matriaux1 mais seulem5t la nature de ces matriaux et l'esprit du public4 ,edg> ,poe qui fut1 dans ce sicle littraire tr\bl1 l'clair mme de la confusion et de l'orage potique et de qui l'analyse s'a*ve p>fois1 comme celle de ,lon>d1 en s\rires my/rieux1 a tabli clairem5t sur la psy*ologie1 sur la probabilit des effets1 l'attaque de son lecteur4 ,de ce po9t de vue1 t\t dplacem5t d'lm5ts fait p\r tre ap]u et jug dp5d de quelques lois gnrales et d'une appropriation p>ticulire1 df9ie d'avance p\r une catgorie prvue d'esprits auxquels il s'adress5t spcialem5t2 et l'uvre d'art devi5t une ma*9e de/9e excit] et comb9] les =mations individuelles de ces esprits4 ,je dev9e l'indignation qu'une telle sugge/ion1 t\t fait loigne du sublime ord9aire1 peut suscit]2 mais l'indignation elle-mme s]a une bonne preuve de ce que j'avance--sans1 d'ailleurs1 que ceci soit en ri5 une uvre d'art4 ,je vois ,lon>d de ,v9ci appr(ondir cette mcanique1 qu'il appelait le p>adis des sci5ces1 avec la mme puissance naturelle qu'il s'adonnait l'inv5tion de visages purs et fumeux4 ,et la mme t5due lum9euse avec ses dociles tres possibles e/ le lieu de ces actions qui se ral5tir5t en uvres di/9ctes4 ,lui n'y tr\vait pas des passions diffr5tes3 la d]nire page du m9ce cahi]1 t\t mang de son criture secrte et des calculs av5tureux o ttonne sa re*]*e la prfre1 l'aviation1 il s'crie1--f\droyant son labeur imp>fait1 illum9ant sa pati5ce et les ob/acles p> l'app>ition d'une suprme vue spirituelle1 ob/9e c]titude3 ,le gr& oiseau pr5dra son premi] vol mont sur un gr& cygne2 et remplissant l'univ]s de /upeur1 remplissant de sa gloire t\tes les critures1 l\ange t]nelle au nid o il naquit6--,pigli] il primo volo il gr&e uccello sopra del dosso del suo magnio cec]o e empi5do l'univ]so di /upore1 empi5do di sue fama lutte le scritture e grogria et]na al nido dove nacque4 #a ,ho/9ato rigore2 ob/9e rigueur4 ,devise de ,l4 de ,v9ci4 #b ,l'importance philosophique de ce raisonnem5t a t1 p\r la premire fois1 mise en vid5ce p> ,m4 ,po9c> dans un article rc5t4 #c ,voir dans le ,trait de la pe9ture1 la proposition ,c,c,l,x,xl4 ,impossibile *e una memoria possa ris]b>e tutti gli aspetti o mutationi d'alcun membro di qualunque animal si sia444 ,e p]*e ogni quantit cont9ua divisibile 9 inf9ito444 il e/ impossible qu'une mmoire puisse ret5ir t\s les aspects d'aucun membre de n'importe quel animal4 ,dmon/ration gomtrique p> la divisibilit l'inf9i d'une gr&eur cont9ue4 ,ce que j'ai dit de la vue s't5d aux autres s5s4 ,je l'ai *oisie p>ce qu elle me p>at le plus spirituel de t\s4 ,dans l'esprit1 les images visuelles prdom95t4 ,c'e/ entre elles que s'ex]ce le plus s\v5t la facult analogique4 ,le t]me infrieur de cette facult qui e/ la comp>aison de deux objets peut mme recevoir p\r orig9e une erreur de jugem5t accompagnant une s5sation peu di/9cte4 ,la =me et la c\leur d'un objet sont si videmm5t pr9cipales qu'elles entr5t dans la conception d'une qualit de cet objet se rfrant un autre s5s4 ,si l'on p>le de la duret du f]1 presque t\j\rs l'image visuelle du f] s]a produite et r>em5t une image auditive4 #d ,sans t\*] les que/ions physiologiques1 je m5tionne le cas d'un individu atte9t de manie dpressive que j'ai vu dans une cl9ique4 ,ce malade1 qui tait dans l'tat de vie ral5tie1 reconnaissait les objets avec une l5teur extraord9aire4 ,les s5sations lui p>v5ai5t au b\t d'un temps considrable4 ,aucun beso9 ne se faisait s5tir en lui4 ,cette =me1 qui pr5d p>fois le nom de manie /upide1 e/ excessivem5t r>e4 #e ,edg> ,poe1 sur ,%akespe>e 7,m>g9alia74 #f ,si l'on claircit p\rquoi l'id5tification un objet matriel p>at plus absurde que celle un objet vivant1 on aura fait un pas dans la "q4 #g ,ce mot n'e/ pas ici au s5s des ma?matici5s4 ,il ne s'agit pas d'insr] dans un int]valle un inf9i dnombrable et un inf9i indnombrable de valeurs2 il ne s'agit que de l'intuition nave1 d'objets qui font p5s] des lois1 des lois qui p>l5t aux yeux4 ,l'exi/5ce ou la possibilit de *oses semblables e/ le premi] fait1 non le mo9s tonnant1 de cet ordre4 #h ,voir la description d'une bataille1 du dluge1 etc41 au ,trait de la pe9ture et dans les manuscrits de l',in/itut4 7,ed4 ,ravaisson-,molli547 ,aux manuscrits de ,w9dsor se voi5t les dess9s des temptes1 bomb>dem5ts1 etc4 #i ,croquis dans les manuscrits de l',in/itut4 #aj ,voir le manuscrit ,a1 ,siccome la pietra gittata nell'acqua4441 etc42 voir aussi la curieuse et vivante ,hi/oire des ,sci5ces ma?matiques1 p> ,g4 ,libri1 et l',essai sur les ouvrages ma?matiques de ,lon>d1 p> ,j4-,b4 ,v5turi4 ,p>is1 an ,v 7#agig74 #aa ,cl]k ,maxwell1 prface au ,trait d'lectricit et de magntisme1 trad4 ,seligmann-,lui4 #ab ,cl]k ,maxwell1 prface au ,trait d'lectricit et de magntisme1 trad4 ,seligmann-,lui4