,,eureka ,,p> ,,edg> ,,poe ,traduit p> ,,*>les ,,baudelaire ,,p>is ,,mi*el ,l,,vy1 ,,fr,,res1 ,,libraires ,,diteur ,,rue ,,vivi5ne1 #b ,,bis1 ,,et ,,b\lev>d ,,des ,,itali5s1 #ae ,a ,,la ,,librairie ,,n\velle #ahfd ,,extrait ,,de ,,la ,,biographie ,d',,edg> ,,poe ,,p> ,,rufus ,,griswold4 ,p5dant prs d'un an1 ,m4 ,poe ne se manife/a que r>em5t au public2 mais il tait peut-tre plus actif qu'il n'avait t en aucun temps2 et1 au comm5cem5t de #ahdh1 il fit annonc] son int5tion de donn] quelques lectures1 dans le b de gagn] une somme d'arg5t suffisante p\r fond] ce fameux magaz9e m5suel qu'il rvait depuis si longtemps4 ,sa premire lecture1 qui fut aussi la seule qu'il donna cette poque1 eut lieu la ,society ,libr>y1 ,new-,york1 le #i fvri]1 et avait p\r sujet la ,cosmogonie ,univ]selle2 elle fut c\te p> un auditoire m9emm5t intellectuel1 et occupa environ deux heures et demie4 ,c'tait ce qu'il publia plus t>d s\s ce titre3 ,eureka1 pome en prose4 ,il avait employ dans la composition de cet ouvrage ses plus subtiles et ses plus hautes facults1 dans leur plus p>fait dveloppem5t4 ,comm5ant p> ni] que les arcanes de l'univ]s puiss5t tre explors p> la pure induction1 mais armant son imag9ation des div]s rsultats de la sci5ce1 il entra avec une h>diesse imp]turbe1--quoique sans aucun autre guide que l'in/9ct div91 que ce s5s de beaut o notre gr& ,edw>ds prt5d retr\v] l'pan\issem5t de t\te vrit1--dans l'ocan de la spculation1 et il y btit1 avec les lois concordantes et leurs phnomnes1 sa ?orie de la ,nature1 comme s\s l'influ5ce d'une inspiration sci5tifique4 ,je n'entrepr5drai pas la t*e difficile de cond5s] ici ses propositions4 ,la ,loi1--dit-il1--que n\s nommons ,gravitation1 exi/e en raison de ce que la ,matire a t1 son orig9e1 irradie atomiquem5t1 dans une sphre limite d'espace1 d'une ,p>ticule ,propre1 unique1 individuelle1 inconditionnelle1 indp5dante et absolue1 selon le seul mode qui p\vait satisfaire la fois aux deux conditions d'irradiation et de di/ribution gnralem5t gales trav]s la sphre1--c'e/--dire p> une =ce v>iant en proportion directe des c>rs des di/ances comprises entre *acun des atomes irradis et le c5tre spcial d',irradiation4 ,poe tait entirem5t p]suad qu'il avait dc\v]t le gr& secret2 que les propositions d',eureka tai5t vraies2 il avait c\tume de p>l] de ce sujet avec un en?\siasme sublime et lectrisant1 que n'ont pu oubli] ceux qui tai5t lis avec lui l'poque de sa publication4 ,il s5tait qu'un auteur1 connu seulem5t p> ses av5tures dans la littrature lgre1 jetant le gant aux docteurs de la sci5ce1 ne p\vait s'att5dre une complte quit1 et qu'il n'avait d'espoir que dans des discussions prsides p> la sagesse et la bonne foi4 ,comme il me r5contrait1 il me dit3 ,avez-v\s lu ,eureka8 ,je lui rpondis3 ,pas encore2 t\t l'heure je jetais un c\p d'il sur le compte r5du qu'en a fait ,willis1 qui p5se que l'ouvrage ne conti5t pas plus de ralit que d'imag9ation1 et je vois avec pe9e1--si la *ose e/ vraie1--qu'il ins9ue qu',eureka ressemble p> le ton ce ramas de prt5dues et surannes hypo?ses1 l'adresse des rveurs novices1 qui s'appelle les ,ve/iges de la ,cration2 et notre excell5t et sage ami ,bu%1 que v\s reconnatrez sans d\te1 p>mi t\s les pr(esseurs1 p\r l'esprit le plus habituellem5t quitable1 p5se que1 bi5 que v\s ayez en effet conjectur avec beauc\p de sagacit1 il ne s]ait cep5dant pas malais d'entrav] p> ma9tes difficults la m>*e de votre doctr9e4--,il n'e/ pas du t\t gnreux1--me rpliqua ,poe1--d'ins9u] qu'il y a des difficults et de ne pas expliqu] de quelles difficults il s'agit4 ,je rclame moi-mme une vrification de t\tes les propositions du livre4 ,je nie qu'il y ait une difficult quelconque au-devant de laquelle je ne sois pas all et que je n'aie surmonte4 ,on me fait outrage p> l'application du mot conjectur]4 ,ri5 n'a t gratuitem5t suppos p> moi1 et t\t a t pr\v4 ,dans sa prface1 il disait3 ,a ceux-l1 si r>es1 qui m'aim5t et que j'aime2 ceux qui s5t5t plutt qu' ceux qui p5s5t2 aux rveurs et ceux qui ont mis leur foi dans les rves comme dans les seules ralits1 j'(fre ce livre de ,vrits1 non pas seulem5t p\r son c>actre ,vridique1 mais cause de la ,beaut qui abonde dans sa ,vrit1 et qui confirme son c>actre vridique4 ,a ceux-l je prs5te cette composition simplem5t comme un objet d'art2--disons3 comme un ,roman2 ou1 si ma prt5tion n'e/ pas juge trop haute1 comme un ,pome4 ,ce que j'avance ici e/ vrai2 donc1 cela ne peut pas m\rir2 ou si1 p> quelque accid5t1 cela se tr\ve1 auj\rd'hui1 cras au po9t d'en m\rir1 cela ressuscit]a dans la vie t]nelle4 ,qu& je lis ,eureka1 je ne puis m'emp*] de considr] cet ouvrage comme imm5sm5t suprieur aux ,ve/iges de la ,cration et comme rvlant un bi5 autre gnie2 et de mme que j'admire le pome 7en exceptant t\tefois cette malheureuse t5tative de g\aill]ie hum\ri/ique incluse dans ce que l'auteur n\s donne comme une lettre tr\ve dans une b\teille flottant sur le ,m>e t5ebr>um71 de mme aussi j'y vois avec *agr9 le pan?isme dom9ant1 lequel1 d'ailleurs1 n'tait pas ncessaire son desse9 pr9cipal4 ,a quelques-unes des critiques faites sur le livre1 il rpondit en ces t]mes1 dans une lettre adresse ,m4 ,c4 ,f4 ,h(fman1 alors diteur du ,lit]>y ,_w4 ,*] monsieur1 dans votre numro du #bi juillet1 je tr\ve quelques comm5taires sur ,eureka1 un livre rc5t de moi2 et je v\s connais trop bi5 p\r v\s suppos] un seul in/ant capable de me dni] le privilge d'une brve rponse4 ,je s5s mme que je p\rrais c\p sr rclam] de ,m4 ,h(fman le droit que possde t\t auteur de rpliqu] son critique ton p\r ton1--c'e/--dire de r5voy] votre correspondant plaisant]ie p\r plaisant]ie et raill]ie p\r raill]ie2 mais1 en premi] lieu1 je ne dsire pas faire honte au ,lit]>y ,_w1 et1 ensuite1 je s5s que si1 dans le cas prs5t1 je comm5ais raill]1 je n'en f9irais jamais4 ,lam>t9e blme ,voltaire p\r l'usage que celui-ci fit s\v5t d la sup]*]ie et de la calomnie dans ses attaques contre les prtres2 mais nos jeunes tudiants en ?ologie ne sembl5t pas se d\t] que1 qu& ils entrepr5n5t la df5se ou ce qu'ils croi5t tre la df5se du *ri/ianisme1 il y ait une sorte de p* dans c]ta9es lgrets monda9es1 comme celle1 p> exemple1 qui consi/e altr] dlibrm5t le texte d'un auteur1--p\r ne ri5 dire ici de l'inconv5ance mo9dre de r5dre compte d'un livre sans l'avoir lu et sans avoir le plus lg] s\pon des que/ions qui y sont agites4 ,v\s compr5ez que c'e/ simplem5t aux falsifications de la critique en "q que j'ai la prt5tion de rpondre1 les op9ions de l'auteur ne p\vant avoir1 en elles-mmes1 aucune importance p\r moi1 et n'en p\vant avoir1 j'imag9e1 qu'une trs-petite p\r lui-mme1--si t\tefois il se connat p]sonnellem5t aussi bi5 que j'ai1 moi1 l'honneur de le connatre4 ,la premire altration e/ cont5ue dans cette phrase3 ,cette lettre e/ une sanglante b\ffonn]ie contre les m?odes prconises p> ,ari/ote et ,bacon p\r reconnatre la ,vrit2 l'auteur les ridiculise et les mprise galem5t1 et il se lance1 en proie une sorte d'extase divagante1 dans la glorification d'un troisime mode1 le noble art de conjectur]4 ,voici1 en ralit1 ce que j'ai dit3 ,il n'exi/e pas de c]titude absolue1 pas plus dans la m?ode d',ari/ote que dans celle de ,bacon2 donc1 aucune des deux philosophies n'e/ si pr(onde qu'elle se l'imag9e1 et aucune n'a le droit de se moqu] de ce procd en app>5ce imag9atif qu'on appelle ,intuition 7p> lequel procd le gr& ,kepl] a tr\v ses fameuses lois71 puisque l',intuition n'e/1 en somme1 que la conviction naissant d'inductions ou de dductions dont la m>*e a t assez my/rieuse p\r *app] notre consci5ce1 se s\/raire notre raison1 ou dfi] notre puissance d'expression4 ,la seconde altration e/ =mule en ces t]mes3 ,le dveloppem5t de l'lectricit et la =mation des toiles et des soleils1 lum9eux et non lum9eux1 lunes et plantes1 avec leurs anneaux1 etc41 e/ dduit1 en presque complte accordance avec la ?orie cosmogonique de ,laplace1 du pr9cipe propos prcdemm5t4 ,or1 l'tudiant en ?ologie veut videmm5t ici frapp] l'esprit du lecteur de cette ide1 que ma ?orie1 si p>faite en soi qu'elle puisse tre1 ne conti5t ri5 de plus que celle de ,laplace1 sauf quelques modifications que lui1 l'tudiant en ?ologie1 considre comme insignifiantes4 ,je dirai simplem5t qu'aucun homme d'honneur ne peut m'accus] de la mauvaise foi dont on me suppose ici capable2 d'autant que1 ayant d'abord m>*1 appuy sur ma seule ?orie1 jusqu'au po9t o elle se r5contre avec celle de ,laplace1 je reproduis alors compltem5t la ?orie de ,laplace1 en exprimant ma f]me conviction qu'elle e/ absolum5t vraie en t\s po9ts4 ,l'espace embrass p> le gr& a/ronome franais e/ celui embrass p> ma ?orie1 comme une bulle e/ l'ocan sur lequel elle flotte1 et il ne fait pas1 lui1 ,laplace1 la plus lgre allusion au pr9cipe propos prcdemm5t1 c'e/--dire au pr9cipe de l',unit pris comme s\rce de t\s les tres1--le pr9cipe de la ,gravitation n'tant que la ,raction de l',acte ,div9 p> lequel t\s les tres ont t irradis de l',unit4 ,en somme1 ,laplace n'a pas mme fait allusion un seul des po9ts de ma ?orie4 ,je ne crois pas ncessaire de p>l] ici du savoir a/ronomique manife/ p> l'tudiant en ?ologie dans ces seuls mots3 des toiles et des soleils1 ni d'ins9u] qu'il et t plus grammatical de dire3 le dveloppem5t et la =mation sont 444 au lieu de3 de dveloppem5t et fa =mation e/444 ,la troisime falsification se tr\ve dans une note au bas d'une page1 o le critique dit3 ,bi5 mieux encore1 ,m4 ,poe prt5d qu'il peut r5dre compte de l'exi/5ce de t\s les tres organiss1 y compris l'homme1 simplem5t p> les mmes pr9cipes qui s]v5t expliqu] l'orig9e et l'app>5ce actuelle des soleils et des mondes2 mais cette prt5tion doit tre rejete comme une pure et plate ass]tion1 sans une p>celle d'vid5ce4 ,c'e/1 en d'autres t]mes1 ce que n\s p\vons appel] une fran*e blague4 ,ici la falsification gt dans une fausse application volontaire du mot pr9cipe4 ,je dis3 volontaire1 p>ce que1 la page #fg1 j'ai pris un so9 p>ticuli] d'tablir une di/9ction entre les pr9cipes proprem5t dits1 ,attraction et ,rpulsion1 et ces s\s-pr9cipes1 purs rsultats des premi]s1 qui rgiss5t l'univ]s dans le dtail4 ,c'e/ ces s\s-pr9cipes1 agissant s\s l'influ5ce spirituelle immdiate de la ,div9it1 que j'attribue1 sans exam51 t\t ce dont1 selon la trs-le/e ass]tion de l'tudiant en ?ologie1 j'expliqu]ais l'exi/5ce p> les pr9cipes qui expliqu5t la con/itution des soleils1 etc4 ,dans la troisime colonne de son article1 le critique dit3 ,il affirme que *aque me e/ son propre ,dieu1 son propre ,crateur4 ,ce que j'affirme1 c'e/ que *aque me e/1 p>tiellem5t1 son propre ,dieu1 son propre ,crateur4 ,un peu plus lo9 le critique dit3 ,aprs t\tes ces propositions contradictoires relatives ,dieu1 n\s lui rappell]ions volonti]s ce qu'il a tabli lui-mme la page #cc3 ,relativem5t cette ,div9it1 considre en elle-mme1 celui-l seul n'e/ pas un imbcile1 celui-l seul n'e/ pas un impie1 qui n'affirme absolum5t ri54 ,un homme qui se dcl>e lui-mme1 d'une manire si dcisive1 c\pable d'imbcillit et d'impit1 n'a pas droit une plus longue rfutation4 ,or1 la phrase1 comme je l'ai crite1 et comme je la tr\ve imprime cette mme page invoque p> le critique1 et qu'il devait avoir s\s les yeux1 p5dant qu'il citait mes p>oles1 se prs5te a9si3 ,relativem5t cette ,div9it1 considre en elle-mme1 celui-l seul n'e/ pas un imbcile1 etc41 qui n'affirme absolum5t ri54 ,p> l'emploi des italiques1 comme le critique le sait p>faitem5t1 j'ai l'int5tion de di/+u] les deux possibilits1--celle d'une connaissance de ,dieu p> ses ouvrages et celle d'une connaissance de ,dieu dans sa nature ess5tielle4 ,la ,div9it1 en elle-mme1 e/ di/+ue de la ,div9it obs]ve dans ses effets4 ,mais notre critique e/ possd de zle4 ,de plus1 comme il e/ ?ologi51 il e/ honnte1 c&ide4 ,il e/ de son devoir de p]v]tir le s5s de ma phrase1 en omettant mes italiques1--ju/e comme dans la phrase cite plus haut il considrait comme tant son devoir de *rti5 de falsifi] mon argum5t en supprimant le mot3 p>tiellem5t1 dont dp5d t\te la =ce et mme t\te l'intelligibilit de ma proposition4 ,si ces altrations7e/-ce bi5 le mot dont il faut les nomm]87 tai5t faites dans un b mo9s srieux que de fltrir mon livre comme impie1 et de me fltrir moi-mme comme pan?i/e1 poly?i/e1 paen1 ou ,dieu sait quoi encore 7et1 en vrit1 je ne m'en inquite gure1 p\rvu que ce ne soit pas comme tudiant en ?ologie71 j'aurais laiss pass] cette dloyaut sans rclamations1 p> pur mpris p\r la purilit et la janot]ie qui la c>actris5t2 mais1 dans le cas actuel1 v\s me p>donn]ez1 ,m4 l'diteur1 d'avoir1 contra9t comme je l'tais1 fait ju/ice d'un critique qui1 retran* dans sa c\rageuse anonymosit1 pr(ite de mon abs5ce de cette ville p\r me calomni] et me vilip5d] nom9ativem5t4 ,edg> ,a4 ,,poe4 ,=dham1 #bj septembre #ahdh4 ,a ceux-l1 si r>es1 qui m'aim5t et que j'aime2-- ceux qui s5t5t plutt qu' ceux qui p5s5t2--aux rveurs et ceux qui ont mis leur foi dans les rves comme dans les seules ralits1--j'(fre ce ,livre de ,vrits1 non pas spcialem5t p\r son c>actre ,vridique1 mais cause de la ,beaut qui abonde dans sa ,vrit1 et qui confirme son c>actre vridique4 ,a ceux-l je prs5te cette composition simplem5t comme un objet d',art1--disons comme un ,roman1 ou1 si ma prt5tion n'e/ pas juge trop haute1 comme un ,pome4 ,ce que j'avance ici e/ vrai2--donc cela ne peut pas m\rir2--ou1 si p> quelque accid5t cela se tr\ve1 auj\rd'hui1 cras au po9t d'en m\rir1 cela ressuscit]a dans la ,vie t]nelle4 ,nanmo9s c'e/ simplem5t comme ,pome que je dsire que cet ouvrage soit jug1 alors que je ne s]ai plus4 ,e4 ,p4 ,,eureka ou ,,essai ,,sur ,l',,univ]s ,,mat,,riel ,,et ,,spirituel ,i ,c'e/ avec une humilit non affecte1--c'e/ mme avec un s5tim5t d'effroi1--que j'cris la phrase d'ouv]ture de cet ouvrage2 c> de t\s les sujets imag9ables1 celui que j'(fre au lecteur e/ le plus sol5nel1 le plus va/e1 le plus difficile1 le plus augu/e4 ,quels t]mes saurai-je tr\v]1 suffisamm5t simples dans leur sublimit1--suffisamm5t sublimes dans leur simplicit1--p\r la simple nonciation de mon ?me8 ,je me suis impos la t*e de p>l] de l',univ]s ,physique1 ,mtaphysique et ,ma?matique1--,matriel et ,spirituel3--de son ,ess5ce1 de son ,orig9e1 de sa ,cration1 de sa ,condition prs5te et de sa ,de/9e4 ,je s]ai1 de plus1 assez h>di p\r contr$ire les conclusions et consquemm5t p\r mettre en d\te la sagacit des hommes les plus gr&s et les plus ju/em5t respects4 ,qu'il me soit p]mis1 en comm5ant1 d'annonc]1 non pas le ?orme que j'espre dmontr] 7c>1 quoi que puiss5t affirm] les ma?matici5s1 la *ose qu'on appelle dmon/ration n'exi/e pas1 en ce monde du mo9s71 mais l'ide dom9ante que1 dans le c\rs de cet ouvrage1 je m'ef=c]ai sans cesse de suggr]4 ,donc1 ma proposition gnrale e/ celle-ci3 ,dans l',unit ,orig9elle de l'tre ,premi] e/ cont5ue la ,cause ,secondaire de ,t\s les tres1 a9si que le ,game de leur 9vitable ,de/ruction4 ,p\r lucid] cette ide1 je me propose d'embrass] l',univ]s dans un seul c\p d'il1 de telle sorte que l'esprit puisse en recevoir et en p]cevoir une impression cond5se1 comme d'un simple individu4 ,celui qui du sommet de l',etna promne loisir ses yeux aut\r de lui1 e/ pr9cipalem5t affect p> l't5due et p> la div]sit du tableau4 ,ce ne s]ait qu'en pir\ettant rapidem5t sur son talon qu'il p\rrait se flatt] de saisir le panorama dans sa sublime unit4 ,mais comme1 sur le sommet de l',etna1 aucun homme ne s'e/ avis de pir\ett] sur son talon1 aucun homme non plus n'a jamais absorb dans son c]veau la p>faite unit de cette p]spective1 et consquemm5t t\tes les considrations qui peuv5t tre impliques dans cette unit n'ont pas d'exi/5ce positive p\r l'humanit4 ,je ne connais pas un seul trait qui n\s donne cette leve du plan de l',univ]s 7je me s]s de ce t]me dans son acception la plus l>ge et la seule lgitime72 et c'e/ ici l'occasion de rem>qu] que p> le mot ,univ]s1 t\tes les fois qu'il s]a employ dans cet essai sans qualificatif1 j'ent5ds dsign] la quantit d'espace la plus va/e que l'esprit puisse concevoir1 avec t\s les tres1 spirituels et matriels1 qu'il peut imag9a exi/ant dans les limites de cet espace4 ,p\r dsign] ce qui e/ ord9airem5t impliqu dans l'expression univ]s1 je me s]virai d'une phrase qui en limite le s5s3 l',univ]s a/ral4 ,on v]ra p> la suite p\rquoi je considre cette di/9ction comme ncessaire4 ,mais1 mme p>mi les traits qui ont p\r objet l',univ]s des toiles1 rellem5t limit1 bi5 qu'il soit t\j\rs considr comme illimit1 je n'en connais pas un seul dans lequel un ap]u s'(fre de telle faon que les dductions en soi5t g>anties p> l'individualit mme de cet ,univ]s limit4 ,la t5tative qui se rappro*e le plus d'un p>eil ouvrage a t faite dans le ,cosmos d',alex&] von ,humboldt4 ,il prs5te le sujet1 t\tefois1 non dans son individualit1 mais dans sa gnralit4 ,son ?me1 en rsultat f9al1 c'e/ la loi de *aque p>tie de l',univ]s purem5t physique1 selon que cette loi e/ app>5te avec les lois de t\te autre p>tie de cet ,univ]s purem5t physique4 ,son desse9 e/ simplem5t synrtique4 ,en un mot1 il analyse l'univ]salit des rapports matriels1 et dvoile aux yeux de la ,philosophie t\tes les consqu5ces qui tai5t re/es1 jusqu' prs5t1 ca*es d]rire cette univ]salit4 ,mais quelque admirable que soit la brivet avec laquelle il a trait *aque po9t p>ticuli] de son sujet1 la multiplicit de ces po9ts suffit p\r crer une masse de dtails et1 ncessairem5t1 une complication d'ides qui exclut t\te impression d'individualit4 ,il me semble que1 p\r obt5ir l'effet en "q1 a9si que les consqu5ces1 les conclusions1 les sugge/ions1 les spculations1 ou1 p\r mettre les *oses au pire1 les simples conjectures qui en peuv5t rsult]1 n\s aurions beso9 d'opr] une espce de pir\ette m5tale sur le talon4 ,il faut que t\s les tres excut5t aut\r du po9t de vue c5tral une rvolution assez rapide p\r que les dtails s'van\iss5t absolum5t et que les objets mme plus importants se fond5t en un seul4 ,p>mi les dtails annihils dans une contemplation de cette nature doiv5t se tr\v] t\tes les matires exclusivem5t t]re/res4 ,la ,t]re ne p\rrait tre considre que dans ses rapports plantaires4 ,de ce po9t de vue1 un homme devi5t l'humanit2 et l'humanit1 un membre de la famille cosmique des ,intellig5ces4 ,,ii ,et ma9t5ant1 avant d'entr] positivem5t dans notre sujet1 qu'il me soit p]mis d'appel] l'att5tion du lecteur sur un ou deux extraits d'une lettre passablem5t curieuse1 qu'on dit avoir t tr\ve dans une b\teille b\*e1 p5dant qu'elle flottait sur le ,m>e ,t5ebr>um1--ocan =t bi5 dcrit p> ,ptolme ,hphe/ion1 le gographe nubi51 mais bi5 peu frqu5t dans les temps mod]nes1 si ce n'e/ p> les transc5dantali/es et autres *]*eurs d'ides creuses4 ,la date de cette lettre me cause1 je l'av\e1 encore plus de surprise que son cont5u2 c> elle semble avoir t crite en l'an deux mil huit c5t qu>ante-huit4 ,quant aux passages que je vais transcrire1 je prsume qu'ils p>l]ont suffisamm5t p> eux-mmes3 ,savez-v\s1 mon *] ami1 dit l'criva91 s'adressant videmm5t un de ses contempora9s1 savez-v\s qu'il n'y a gure plus de huit ou neuf c5ts ans que les mtaphysici5s ont cons5ti p\r la premire fois dlivr] le peuple de cette trange ide3 qu'il n'exi/ait que deux r\tes praticables conduisant la ,vrit8 ,croyez cela1 si v\s le p\vez6 ,il p>at cep5dant que dans un temps anci51 trs-anci51 au fond de la nuit du temps1 vivait un philosophe turc nomm ,aries et surnomm ,tottle4 7,peut-tre bi5 l'auteur de la lettre veut-il dire ,ari/ote1 les meilleurs noms1 au b\t de deux ou trois mille ans1 sont dplorablem5t altrs47 ,la rputation de ce gr& homme reposait pr9cipalem5t sur l'autorit avec laquelle il dmontrait que l't]num5t tait une prvoyance de la nature1 au moy5 de laquelle les p5seurs trop pr(onds p\vai5t *ass] p> le nez le sup]flu de leurs ides2 mais il obt9t une clbrit presque aussi gr&e comme fondateur1 ou t\t au mo9s comme pr9cipal vulg>isateur de ce qu'on nommait philosophie dductive ou priori4 ,il p>tait de ce qu'il affirmait tre des axiomes1 ou vrits vid5tes p> elles-mmes2--et ce fait1 ma9t5ant bi5 con/at qu'il n'y a pas de vrits vid5tes p> elles-mmes n'infirme en aucune faon ses spculations2 il suffisait p\r son desse9 que les vrits en "q fuss5t1 en quelque faon1 vid5tes4 ,de ces axiomes il desc5dait1 logiquem5t1 aux consqu5ces4 ,ses plus clbres disciples fur5t un c]ta9 ,tuclide1 gomtre 7il veut dire ,euclide71 et un nomm ,kant1 un ,allem&1 inv5teur de cette espce de transc5dantalisme qui auj\rd'hui porte encore son nom1 sauf la sub/itution du ,c au ,k#a4 ,or1 ,aries ,tottle prospra sans rival jusqu' l'app>ition d'un c]ta9 ,hog#b1 surnomm le b]g] d',ettri*1 qui pr*a un sy/me entirem5t diffr5t1 qu'il appelait m?ode inductive ou po/]iori4 ,son plan se rapportait entirem5t la s5sation4 ,il procdait p> l'obs]vation1 analysant et classant des faits 7in/anti ,natur1 comme on les dsignait assez pdantesquem5t71 et les trans=mant en lois gnrales4 ,en un mot1 p5dant que la m?ode d',aries reposait sur les n\m5a1 celle de ,hog dp5dait des pha9om5a2 et l'admiration excite p> ce d]ni] sy/me fut si gr&e que1 ds sa premire app>ition1 ,aries tomba dans un discrdit gnral4 ,a la f9 cep5dant1 il reconquit du t]ra91 et il lui fut p]mis de p>tag] l'empire de la philosophie avec son mod]ne rival2--les savants se cont5tant de proscrire t\s autres comptiteurs1 passs1 prs5ts et v5ir1 et mettant f9 t\te controv]se sur ce sujet p> la promulgation d'une loi mdique1 en v]tu de laquelle les r\tes ,ari/otli5ne et ,baconi5ne tai5t1 et de ple9 droit devai5t tre les seules voies possibles p\r atte9dre la connaissance4--,baconni5ne1 il faut que v\s sa*iez cela1 mon *] ami1--aj\te ici l'auteur de la lettre1--tait un adjectif inv5t comme quival5t ,hogui5ne1 et considr en mme temps comme plus noble et plus euphonique4 ,ma9t5ant1 je v\s affirme trs-positivem5t1--cont9ue l'ptre1--que je v\s expose les *oses d'une manire vridique2 et v\s p\vez compr5dre sans pe9e combi5 des re/rictions aussi impudemm5t absurdes ont d nuire1 dans ces poques1 au progrs de la vritable ,sci5ce1 laquelle ne fait ses plus importantes tapes que p> bonds1 et ne procde1 comme n\s le montre t\te l',hi/oire1 que p> une app>5te intuition4 ,les ides anci5nes condamnai5t l'inve/igateur se tran]2 et je n'ai pas beso9 de v\s faire obs]v] que ce g5re de m>*e1 p>mi les modes v>is de locomotion1 e/ c]ta9em5t en lui-mme trs-e/imable2 mais p>ce que la tortue a le pi$ sr1 e/-ce une raison p\r c\p] les ailes de l'aigle8 ,p5dant plusieurs sicles1 l'eng\em5t fut si gr&1 p>ticulirem5t p\r ,hog1 qu'un emp*em5t inv9cible s'opposa t\t ce qui peut proprem5t s'appel] la p5se4 ,aucun homme n'osait pr(r] une vrit1 s'il s5tait qu'il ne la devait qu' la seule puissance de son me4 ,il importait =t peu que la vrit ft philosophiquem5t vraie2 c> les philosophes dogmatiseurs de cette poque s'inquitai5t seulem5t de la r\te av\e qui avait t suivie p\r y atte9dre4 ,le rsultat1 p\r eux1 tait un po9t sans aucun intrt4 ,les moy5s6--vocifrai5t-ils1--voyons les moy5s6--et si1 p> l'exam5 desdits moy5s1 on dc\vrait qu'ils ne r5trai5t ni dans la catgorie ,hog1 ni dans la catgorie ,aries 7qui veut dire bli]71 oh6 alors les savants ne v\lai5t pas all] plus lo91 mais1 traitant le p5seur de f\ et le /igmatisant du nom de ?orici51 refusai5t t\t jamais d'avoir affaire avec lui ou avec sa vrit4 ,or1 mon *] ami1--cont9ue l'auteur de la lettre1--il e/ inadmissible que p> la m?ode rampante1 exclusivem5t pratique1 les hommes euss5t pu atte9dre au maximum de vrit1 mme aprs une srie indf9ie de temps2 c> la rpression de l'imag9ation tait un vice que n'aurait mme pas comp5s l'absolue c]titude de cette m>*e de colimaon4 ,mais cette c]titude tait bi5 lo9 d'tre absolue4 ,l'erreur de nos anctres tait t\t fait analogue celle du faux sage qui croit qu'il v]ra un objet d'autant plus di/9ctem5t qu'il le ti5dra plus prs de ses yeux4 ,a9si ils s'aveuglai5t eux-mmes avec l'impalpable et titillante p\dre du dtail1 comme avec du tabac pris]2 et consquemm5t les faits si vants de ces braves ,hogui5s n'tai5t pas t\j\rs des faits2 po9t qui ne tire son importance que de cette supposition1 qui les faisait t\j\rs accept] comme tels4 ,quoi qu'il en soit1 l'infection pr9cipale du ,baconianisme1 sa plus dplorable s\rce d'erreurs1 consi/ait dans cette t5dance jet] le p\voir et la considration entre les ma9s des hommes de pure p]ception1--animalcules de la sci5ce1 savants microscopiques1--f\illeurs et colporteurs de petits faits1 tirs p\r la plup>t des sci5ces physiques1 faits qu'ils v5dai5t t\s en dtail et au mme prix sur la voie publique2 leur valeur dp5dant1 ce qu'il p>at1 de ce simple fait que c'tai5t des faits1 et nullem5t de leur p>5t ou de leur non-p>5t avec le dveloppem5t de ces faits primitifs1 les seuls lgitimes1 qui s'appell5t la ,loi4 ,il n'exi/a jamais sur la face de la t]re1--cont9ue l'audacieuse lettre1--une plus intolrante1 une plus intolrable classe de fanatiques et de tyrans que ces individus1 levs s\da9em5t p> la philosophie de ,hog un rang p\r lequel ils n'tai5t pas faits1 transports a9si de la cuis9e dans le salon de la ,sci5ce1 et de l'(fice dans la *aire4 ,leur cr$o1 leur texte1 leur s]mon consi/ai5t en un seul mot3 les faits6 ,mais la plup>t d'entre eux1 de ce mot unique ne connaissai5t mme pas le s5s4 ,quant ceux qui s'avisai5t de drang] leurs faits dans le b de les mettre en ordre et d'en tir] utilit1 les disciples de ,hog les traitai5t sans m]ci4 ,t\s les essais de gnralisation tai5t accueillis p> les mots3 ,?orique6 ,?orie6 ,?orici56 ,t\te p5se1 en un mot1 tait ress5tie p> eux comme un outrage p]sonnel4 ,cultivant les sci5ces naturelles1 l'exclusion de la mtaphysique1 des ma?matiques et de la logique1 beauc\p de ces philosophes1 d'engeance baconi5ne1 avec leur ide unique1 leur p>ti pris unique et leur m>*e de boiteux1 tai5t plus misrablem5t impuissants1 plus tri/em5t ignorants1 en face de t\s les objets comprh5sibles de connaissance1 que le plus illettr des ru/res qui1 en av\ant qu'il ne sait absolum5t ri51 pr\ve qu'il sait au mo9s quelque *ose4 ,nos anctres n'avai5t pas plus qualit p\r p>l] de c]titude1 qu& ils suivai5t1 avec une confiance aveugle1 la r\te priori des axiomes1 celle du ,bli]4 ,en des po9ts innombrables1 cette r\te n'tait gure plus droite qu'une corne de bli]4 ,la vrit pure e/ que les ,ari/otli5s levai5t leurs *teaux sur une base aussi peu solide que l'air2 c> ces *oses qu'on appelle axiomes n'ont jamais exi/ et ne peuv5t pas exi/]4 ,il faut qu'ils ai5t t bi5 aveugles p\r ne pas voir cela1 ou du mo9s p\r ne pas le s\ponn]2 c>1 mme de leur temps1 plusieurs de leurs axiomes de vieille date avai5t t ab&onns3 ,ex nihilo nihil fit1 p> exemple1 et3 ,un tre ne peut pas agir l o il n'e/ pas1 et3 ,il ne peut pas exi/] d'antipodes1 et3 ,les tnbres ne peuv5t pas v5ir de la lumire4 ,ces propositions et autres semblables1 primitivem5t acceptes comme axiomes1 ou vrits inconte/ables1 tai5t1 mme l'poque dont je p>le1 considres comme absolum5t ins\t5ables2 combi5 ces g5s tai5t donc absurdes de v\loir t\j\rs s'appuy] sur une base1 dite immuable1 dont l'in/abilit s'tait si frquemm5t manife/e6 ,mais1 mme p> le tmoignage qu'ils apport5t contre eux-mmes1 il e/ ais de conva9cre ces raisonneurs priori de l'norme draison1--il e/ ais de leur montr] la futilit1 l'impalpabilit gnrale de leurs axiomes4 ,j'ai ma9t5ant s\s les yeux1 obs]vez que c'e/ t\j\rs la lettre qui p>le1 j'ai ma9t5ant s\s les yeux un livre imprim il y a environ mille ans4 ,pundit m'assure que c'e/ positivem5t le meilleur des ouvrages anci5s traitant de la matire1 qui e/ la ,logique4 ,l'auteur1 qui fut trs-e/im dans son temps1 tait un c]ta9 ,mill] ou ,mill2 et l'hi/oire n\s appr5d1 comme *ose digne de mmoire1 qu'il montait habituellem5t un *eval de mange auquel il donnait le nom de ,jrmie ,b5?am2--mais jetons un c\p d'il sur le livre4 ,ah6 voil3 ,la facult de compr5dre ou l'impossibilit de compr5dre1 dit =t judicieusem5t ,m4 ,mill1 ne peut1 dans aucun cas1 tre considre comme un critrium de ,vrit axiomatique4 ,or1 que ceci soit une vrit banale1 aucun homme1 j\issant de son bon s5s1 ne s]a t5t de le ni]4 ,ne pas admettre la proposition quivaudrait port] une accusation d'incon/ance contre la ,vrit elle-mme1 dont le nom seul e/ synonyme d'immutabilit4 ,si l'aptitude compr5dre tait prise p\r critrium de la ,vrit1 ce qui e/ vrit p\r ,david ,hume s]ait trs-r>em5t vrit p\r ,joe2 et sur la t]re il s]ait facile de dmontr] la fausset des quatre-v+t-dix-neuf c5times de ce qui e/ c]titude dans le ciel4 ,la proposition de ,m4 ,mill e/ donc appuye4 ,je n'accorde pas que ce soit un axiome1 et cela simplem5t p>ce que je suis en tra9 de montr] qu'il n'exi/e pas d'axiomes2 mais1 usant d'une di/9ction subtile qui ne p\rrait pas tre conte/e p> ,m4 ,mill lui-mme1 je suis prt reconnatre que1 si jamais axiome exi/a1 la proposition que je cite a t\s les droits d'tre considre comme telle1--qu'il n'y a pas d'axiome plus absolu1--et1 consquemm5t1 que t\te proposition ultrieure qui entr]a en conflit avec celle-l1 primitivem5t mise1 doit tre une fausset1 c'e/--dire le contraire d'un axiome1 ou1 s'il faut l'admettre comme axiomatique1 devra du mme c\p s'annihil] elle-mme et dtruire sa devancire4 ,et ma9t5ant1 p> la logique mme de l'auteur de la proposition1 *]*ons vrifi] n'importe quel axiome propos4 ,faisons beau jeu ,m4 ,mill4 ,n\s ddaignons un rsultat trop facile et trop vulgaire4 ,n\s ne *oisirons pas p\r notre vrification un axiome banal1 un axiome de cette classe qu'il df9it1 avec une autorit et un sans-gne absurdes1 classe secondaire d'axiomes1 comme si une vrit df9ie positive p\vait tre dim9ue et dev5ir1 volont1 plus ou mo9s positive2 n\s ne *oisirons pas1 dis-je1 un axiome d'une c]titude passablem5t conte/able1 comme on en peut tr\v] dans ,euclide4 ,n\s ne p>l]ons pas1 p> exemple1 de propositions comme celle-ci3 ,deux lignes droites ne peuv5t pas limit] un espace1--ou celle-ci3 ,le t\t e/ plus gr& qu'une de ses p>ties quelconques4 ,n\s donn]ons notre logici5 t\s les avantages4 ,n\s irons t\t droit une proposition qu'il reg>de comme l'apoge de la c]titude1 comme la qu9tess5ce de l'irrcusable axiomatique4 ,la voici3 ,deux contradictoires ne peuv5t tre vraies la fois1 c'e/--dire ne peuv5t coexi/] dans la nature4--,m4 ,mill veut dire ici1 p\r pr5dre un exemple1--et je *oisis l'exemple le plus vig\reux et le plus intelligible1--qu'un arbre doit tre un arbre ou ne pas l'tre2 qu'il ne peut pas1 en mme temps1 tre un arbre et ne pas l'tre2--cela e/ p>faitem5t raisonnable en soi et remplit =t bi5 les conditions d'un axiome1 tant que n\s ne le confront]ons pas avec l'axiome proclam antrieurem5t2 en d'autres t]mes1 t]mes dont n\s n\s sommes dj s]vis1 tant que n\s ne le vrifi]ons pas p> la logique mme de l'auteur de la proposition4 ,il faut qu'un arbre1 affirme ,m4 ,mill1 soit ou ne soit pas un arbre4 ,=t bi52 et ma9t5ant qu'il me soit p]mis de lui dem&] p\rquoi4 ,a cette petite "q il n'a qu'une rponse faire2 je dfie t\t homme vivant d'en inv5t] une autre4 ,cette seule rponse possible1 c'e/3 ,p>ce que n\s s5tons qu'il e/ impossible de compr5dre qu'un arbre puisse tre autre *ose qu'un arbre ou un non-arbre4 ,voil donc1 je le rpte1 la seule rponse de ,m4 ,mill2 il ne prt5dra pas en inv5t] une autre2 et cep5dant1 d'aprs sa propre dmon/ration1 sa rponse videmm5t n'e/ pas une rponse2 c> ne n\s a-t-il pas dj somms d'admettre1 comme un axiome1 que la possibilit ou l'impossibilit de compr5dre ne doit1 en aucun cas1 tre considre comme critrium de vrit axiomatique8 ,a9si son argum5tation t\t entire fait naufrage4 ,qu'on ne prt5de pas qu'une exception la rgle gnrale puisse avoir lieu dans des cas o l'impossibilit de compr5dre e/ aussi manife/e qu'en celui-ci1 o n\s sommes invits concevoir un arbre qui soit et ne soit pas un arbre4 ,qu'on n'essaye pas1 dis-je1 d'avanc] une p>eille /upidit2 c>1 d'abord1 il n'y a pas de degrs dans l'impossibilit1 et une conception impossible ne peut pas tre plus p>ticulirem5t impossible que t\te autre conception impossible2 ensuite1 ,m4 ,mill lui-mme1 sans d\te aprs mre dlibration1 a1 trs-di/9ctem5t et trs-rationnellem5t1 exclu t\te opportunit d'exception p> l'n]gie de sa proposition1 savoir que1 dans aucun cas1 la possibilit ou l'impossibilit de compr5dre ne doit tre prise comme critrium de vrit axiomatique2 troisimem5t1 mme en supposant quelques exceptions admissibles1 il re/]ait montr] comm5t ce peut tre ici le cas d'en admettre une4 ,qu'un arbre puisse tre et n'tre pas un arbre1 c'e/ l une ide que les anges ou les dmons p\rrai5t peut-tre concevoir2 mais sur la t]re il n'y a que les habitants de ,b$lam ou les transc5dantali/es qui russiss5t la compr5dre4 ,or1 si je *]*e qu]elle ces anci5s1--cont9ue l'auteur de la lettre1--ce n'e/ pas tant cause de l'inconsi/ance et de la frivolit de leur logique1 qui1 p\r p>l] net1 tait sans fondem5t1 sans valeur et absolum5t fanta/ique1 qu' cause de cette tyrannique et orgueilleuse int]diction de t\tes les r\tes qui peuv5t conduire la ,vrit1 t\tes1 except les deux troites et tortues1 celle o il faut se tran] et celle o il faut ramp]1 dans lesquelles leur ignorante p]v]sit avait os conf9] l',ame1--l',ame qui n'aime ri5 tant que plan] dans ces rgions de l'illimitable intuition o ce qu'on appelle une r\te e/ *ose absolum5t1 inconnue4 ,p> p>5?se1 mon *] ami1 ne voyez-v\s pas une preuve de la s]vitude spirituelle impose ces pauvres fanatiques p> leurs ,hogs et leurs ,rams#c1 dans ce fait qu'aucun d'eux n'a jamais1--en dpit de l't]nel radotage de leurs savants sur les r\tes qui conduis5t la ,vrit1--dc\v]t1 mme p> accid5t1 ce qui n\s app>at ma9t5ant comme la plus l>ge1 la plus droite et la plus commode de t\tes les r\tes1 la gr&e av5ue1 la maje/ueuse r\te royale de la ,consi/ance8 ,n'e/-il pas surpr5ant qu'ils n'ai5t pas su tir] des ouvrages de ,dieu cette considration d'une importance vitale1 qu'une p>faite consi/ance ne peut tre qu'une vrit absolue8 ,combi51 depuis l'avnem5t de cette proposition1 notre progrs fut facile1 combi5 il fut rapide6 ,grce elle1 la fonction de la re*]*e a t arra*e ces taupes1 et confie1 comme un devoir plutt que comme une t*e1 aux vrais1 aux seuls vrais p5seurs1 aux hommes d'une ducation gnrale et d'une imag9ation ard5te4 ,ces d]ni]s1 nos ,kepl] et nos ,laplace1 s'adonn5t la spculation et fa ?orie2 c'e/ le mot2 v\s imag9ez-v\s avec quelle rise ce mot s]ait accueilli p> nos anctres s'ils p\vai5t1 p>-dessus mon paule1 reg>d] ce que j'cris8 ,les ,kepl]1 je le rpte1 p5s5t spculativem5t et ?oriquem5t2 et leurs ?ories sont simplem5t corriges1 tamises1 cl>ifies1 db>rasses peu peu de t\tes les pailles et matires trangres qui nuis5t leur cohsion1 jusqu' ce qu'enf9 app>aisse1 dans sa solidit et sa puret1 la p>faite consi/ance1 consi/ance que les plus /upides sont =cs d'admettre1 p>ce qu'elle e/ la consi/ance1 c'e/--dire une absolue et inconte/able vrit4 ,j'ai s\v5t p5s1 mon ami1 que c'et t *ose bi5 emb>rassante p\r ces dogmatiseurs des sicles passs de dt]m9] p> laquelle de leurs deux fameuses r\tes le cryptographe arrive la solution des *iffres les plus compliqus1 ou p> laquelle ,*ampollion a conduit l'humanit v]s ces importantes et innombrables vrits qui sont re/es enf\ies p5dant tant de sicles dans les hiroglyphes phontiques de l'gypte4 ,ces fanatiques n'aurai5t-ils pas eu surt\t quelque pe9e dt]m9] p> laquelle de leurs deux r\tes avait t atte9te la plus importante et la plus sublime de t\tes leurs vrits1 c'e/--dire le fait de la gravitation8 ,cette vrit1 ,newton l'avait tire des lois de ,kepl]4 ,ces lois dont l'tude dc\vrit au plus gr& des a/ronomes anglais ce pr9cipe qui e/ la base de t\t pr9cipe physique actuellem5t exi/ant1 et au del duquel n\s entrons t\t de suite dans le royaume tnbreux de la mtaphysique1 ,kepl] reconnaissait qu'il les avait dev9es4 ,oui6 ces lois vitales1 ,kepl] les a dev9es2 disons mme qu'il les a imag9es4 ,s'il avait t pri d'indiqu] p> quelle voie1 d'induction ou de dduction1 il tait p>v5u cette dc\v]te1 il aurait pu rpondre3 ,je ne sais ri5 de vos r\tes1 mais je connais la ma*9e de l',univ]s4 ,telle elle e/4 ,je m'en suis emp> avec mon me2 je l'ai obt5ue p> la simple =ce de l'intuition4 ,hlas6 pauvre vieil ignorant6 ,quelque mtaphysici5 lui aurait peut-tre rpondu que ce qu'il appelait intuition n'tait que la c]titude rsultant de dductions ou d'inductions dont le dveloppem5t avait t assez obscur p\r *app] sa consci5ce1 p\r se s\/raire aux yeux de sa raison ou p\r dfi] sa puissance d'expression4 ,quel malheur que quelque pr(esseur de philosophie ne l'ait pas clair sur t\tes ces *oses6 ,comme cela l'et rcon=t sur son lit de mort1 d'appr5dre que1 lo9 d'avoir m>* intuitivem5t et sc&aleusem5t1 il avait1 en ralit1 *em9 suivant la m?ode honnte et lgitime1 c'e/--dire la manire du ,hog1 ou au mo9s la manire du ,ram1 v]s le my/rieux palais o gis5t1 conf9s1 t9celants dans l'ombre1 non g>ds1 purs encore de t\t reg>d mortel1 vi]ges de t\t att\*em5t huma91 les imprissables et inapprciables secrets de l',univ]s6 ,oui1 ,kepl] tait ess5tiellem5t ?orici52 mais ce titre1 qui comporte auj\rd'hui quelque *ose de sacr1 tait dans ces temps anci5s une pi?te d'un suprme mpris4 ,c'e/ auj\rd'hui seulem5t que les hommes comm5c5t apprci] le vieux homme div91 sympa?is] avec l'inspiration potique et prophtique de ses inde/ructibles p>oles4 ,p\r ma "p1--cont9ue le correspondant inconnu1--il me suffit d'y p5s] p\r que je brle d'un feu sacr1 et je s5s que je ne s]ai jamais fatigu de les ent5dre rpt]2 en t]m9ant cette lettre1 p]mettez-moi de j\ir du plaisir de les transcrire une fois encore3 ,il m'importe peu que mon ouvrage soit lu ma9t5ant ou p> la po/rit4 ,je puis bi5 att5dre un sicle p\r tr\v] quelques lecteurs1 puisque ,dieu lui-mme a att5du un obs]vateur six mille ans4 ,je triomphe6 ,j'ai vol le secret d'or des gypti5s6 ,je veux m'ab&onn] mon ivresse sacre6 ,je t]m9e ici mes citations de cette ptre si trange et mme passablem5t imp]t95te2 peut-tre y aurait-il folie comm5t] d'une faon quelconque les imag9ations *imriques1 p\r ne pas dire rvolutionnaires1 de son auteur1 quel qu'il puisse tre1--imag9ations qui contr$is5t si radicalem5t les op9ions les plus considres et les mieux tablies de ce sicle4 ,ret\rnons donc notre ?se lgitime3 l',univ]s4 ,footnote #a3 ,cant4 ,footnote #b3 ,p\rceau4 ,footnote #c3 ,aries1 ,ram1 bli]4 ,,iii ,cette ?se admet deux modes de discussion entre lesquels n\s avons *oisir4 ,n\s p\vons mont] ou desc5dre4 ,pr5ant p\r po9t de d"p notre po9t de vue1 c'e/--dire la ,t]re o n\s sommes1 n\s p\vons de l n\s dirig] v]s les autres plantes de notre sy/me1 de l v]s le ,soleil1 de l v]s notre sy/me considr collectivem5t2 de l enf9 n\s p\vons n\s lanc] v]s d'autres sy/mes1 indf9im5t et de plus en plus au l>ge4 ,ou bi51 comm5ant p> un po9t di/ant1 aussi df9i que n\s le p\vons concevoir1 n\s desc5drons graduellem5t v]s l'habitation de l',homme4 ,dans les essais ord9aires sur l',a/ronomie1 la premire de ces m?odes e/1 sauf quelques rs]ves1 gnralem5t adopte1 et cela p\r cette raison vid5te que les faits et les causes a/ronomiques tant l'unique b de ces re*]*es1 ce b e/ inf9im5t plus facile atte9dre en s'avanant graduellem5t du connu1 qui e/ auprs de n\s1 v]s le po9t o t\te c]titude se p]d dans l'loignem5t4 ,t\tefois1 p\r mon desse9 actuel1 qui e/ de donn]a l'esprit le moy5 de saisir1 comme de lo9 et d'un seul c\p d'il1 une conception de l',univ]s considr comme individu1 il e/ clair que desc5dre du gr& v]s le petit1 du c5tre1 si n\s p\vons tablir un c5tre1 v]s les extrmits1 du comm5cem5t1 si n\s p\vons concevoir un comm5cem5t1 v]s la f91 s]ait la m>*e prfrable1 si ce n'tait la difficult1 p\r ne pas dire l'impossibilit1 de prs5t] a9si aux p]sonnes qui ne sont pas a/ronomes un tableau intelligible relativem5t t\t ce qui e/ impliqu dans l'ide quantit1 c'e/--dire relativem5t au nombre1 la gr&eur et la di/ance4 ,or1 la cl>t1 l'intelligibilit e/1 t\s g>ds1 un des c>actres ess5tiels de mon plan gnral4 ,il e/ des po9ts importants sur lesquels il vaut mieux se montr] trop prolixe que mme lgrem5t obscur4 ,mais la qualit ab/ruse n'e/ pas une qualit qui1 p> elle-mme1 app>ti5ne aucun sujet4 ,t\tes *oses sont galem5t faciles compr5dre p\r celui qui s'en appro*e pas conv5ablem5t gradus4 ,si le calcul diffr5tiel n'e/ pas une *ose absolum5t aussi simple qu'un sonnet de ,m4 ,solomon ,seesaw1 c'e/ uniquem5t p>ce que dans cette r\te ardue quelque m>*epi$ ou quelque *elon a t1 et l1 t\rdim5t oubli4 ,donc1 p\r dtruire t\te *ance de mal5t5du1 je juge conv5able de procd] comme si les faits les plus vid5ts de l',a/ronomie tai5t inconnus au lecteur4 ,en comb9ant les deux modes de discussion que j'ai indiqu2 je p\rrai pr(it] des avantages p>ticuli]s de *acun d'eux1 spcialem5t de la rxration en dtail qui s]a la consqu5ce 9vitable du plan4 ,je comm5ce p> desc5dre1 et je rs]ve p\r mon ret\r asc5sionnel ces considrations indisp5sables de quantit dont j'ai dj fait m5tion4 ,comm5ons donc t\t de suite p> le mot le plus simple1 l',inf9i4 ,le mot inf9i1 comme les mots ,dieu1 esprit et quelques autres expressions1 dont les quival5ts exi/5t dans t\tes les langues1 e/1 non pas l'expression d'une ide1 mais l'expression d'un ef=t v]s une ide4 ,il reprs5te une t5tative possible v]s une conception impossible4 ,l'homme avait beso9 d'un t]me p\r m>qu] la direction de cet ef=t1 le nuage d]rire lequel e/ situ1 jamais invisible1 l'objet de cet ef=t4 ,un mot enf9 tait ncessaire1 au moy5 duquel un tre huma9 pt se mettre t\t d'abord en rapport avec un autre tre huma9 et avec une c]ta9e t5dance de l'intellig5ce huma9e4 ,de cette ncessit e/ rsult le mot ,inf9i1 qui ne reprs5te a9si que la p5se d'une p5se4 ,relativem5t cet inf9i dont n\s n\s occupons actuellem5t1 l'inf9i de l'espace1 n\s avons ent5du dire s\v5t que si l'esprit admettait cette ide1 acquiesait cette ide1 la v\lait concevoir1 c'tait surt\t cause de la difficult encore plus gr&e qui s'oppose la conception d'une limite quelconque4 ,mais ceci e/ simplem5t une de ces phrases p> lesquelles les p5seurs1 mme pr(onds1 pr5n5t plaisir1 depuis un temps immmorial1 se tromp] eux-mmes4 ,c'e/ dans le mot difficult que se ca*e l'argutie4 ,l'esprit1 n\s dit-on1 accepte l'ide d'un espace illimit cause de la difficult plus gr&e qu'il tr\ve concevoir celle d'un espace limit4 ,or1 si la proposition tait pose loyalem5t1 l'absurdit en devi5drait immdiatem5t vid5te4 ,p\r p>l] net1 dans le cas en "q1 il n'y a pas simplem5t difficult4 ,l'ass]tion propose1 si elle tait prs5te s\s des t]mes con=mes l'int5tion1 et sans sophi/iqu]ie1 s]ait exprime a9si3 ,l'esprit admet l'ide d'un espace illimit cause de l'impossibilit plus gr&e de concevoir celle d'un espace limit4 ,on voit au premi] c\p d'il qu'il n'e/ pas ici "q d'tablir un p>allle entre deux crdibilits1 entre deux argum5ts1 sur la validit respective desquels la raison e/ appele dcid]2 il s'agit de deux conceptions1 directem5t contradictoires1 t\tes deux d'une impossibilit av\e1 dont l'une1 n\s dit-on1 peut cep5dant tre accepte p> l'intellig5ce1 en raison de la plus gr&e impossibilit qui emp*e d'accept] la seconde4 ,l'alt]native n'e/ pas entre deux difficults2 on suppose simplem5t que n\s *oisissons entre deux impossibilits4 ,or1 la premire admet des degrs2 mais la seconde n'en admet aucun2 c'e/ ju/em5t le cas suggr p> l'auteur de l'imp]t95te ptre que n\s avons cite4 ,une t*e e/ plus ou mo9s difficile2 mais elle ne peut tre que possible ou impossible2 il n'y a pas de milieu4 ,il s]ait peut-tre plus difficile de r5v]s] la *ane des ,&es qu'une f\rmilire2 mais il e/ t\t aussi impossible d'anantir la matire de l'une que la matire de l'autre4 ,un homme peut saut] dix pi$s mo9s difficilem5t que v+t2 mais il tombe s\s le s5s que p\r lui l'impossibilit de saut] jusqu' la ,lune n'e/ pas mo9dre que de saut] jusqu' l'toile du ,*i54 ,puisque t\t ceci e/ irrfutable1 puisque le *oix p]mis l'esprit ne peut avoir lieu qu'entre deux conceptions impossibles1 puisqu'une impossibilit ne peut pas tre plus gr&e qu'une autre1 et ne peut consquemm5t lui tre prfre1 les philosophes qui non-seulem5t affirm5t1 en se basant sur le raisonnem5t prcit1 l'ide huma9e de l'inf9i1 mais aussi1 en se basant sur cette ide hypo?tique1 l',inf9i lui-mme1 s'engag5t videmm5t pr\v] qu'une *ose impossible devi5t possible qu& on peut montr] qu'une autre *ose1 elle aussi1 e/ impossible4 ,ceci1 dira-t-on1 e/ un non-s5s2 peut-tre bi52 je crois vraim5t que c'e/ un p>fait non-s5s1 mais je n'ai nullem5t la prt5tion de le rclam] comme tant de mon fait4 ,t\tefois1 la m?ode la plus prompte p\r montr] la fausset de l'argum5t philosophique en "q e/ simplem5t de considr] un fait qui jusqu' prs5t a t nglig1 savoir que l'argum5t nonc conti5t la fois sa preuve et sa ngation4 ,l'esprit1 dis5t les ?ologi5s et autres1 e/ induit admettre une cause premire p> la difficult plus gr&e qu'il pr\ve concevoir une srie inf9ie de causes4 ,l'argutie gt1 comme prcdemm5t1 dans le mot difficult2 mais ici quelle f9 e/ employ ce mot8 ,a s\t5ir l'ide de ,cause ,premire4 ,et qu'e/-ce qu'une ,cause ,premire8 ,c'e/ une limite extrme de t\tes les causes4 ,et qu'e/-ce qu'une limite extrme de t\tes les causes8 ,c'e/ le ,f9i4 ,a9si1 la mme argutie1 dans les deux cas1 e/ employe1--p> combi5 de philosophes1 ,dieu le sait6--p\r s\t5ir tantt le ,f9i et tantt l',inf9i2 ne p\rrait-elle pas tre utilise p\r s\t5ir encore quelque autre *ose8 ,quant aux arguties1 elles sont gnralem5t1 de leur nature1 ins\t5ables2 mais1 en les jetant de ct1 con/atons que ce qu'elles pr\v5t dans un cas e/ id5tique ce qu'elles dmontr5t dans un autre1 c'e/--dire ri54 ,p]sonne1 videmm5t1 ne suppos]a que je lutte ici p\r tablir l'absolue impossibilit de ce que n\s essayons de faire ent5dre p> le mot ,inf9i4 ,mon b e/ seulem5t de montr] quelle folie c'e/ de v\loir pr\v] l',inf9i1 ou mme notre conception de l',inf9i1 p> un raisonnem5t aussi maladroit que celui qui e/ gnralem5t employ4 ,nanmo9s il m'e/ p]mis1 en tant qu'individu1 de dire que je ne puis pas concevoir l',inf9i1 et que je suis conva9cu qu'aucun tre huma9 ne le peut davantage4 ,un esprit1 qui n'a pas une entire consci5ce de lui-mme1 qui n'e/ pas habitu faire une analyse intrieure de ses propres oprations1 p\rra1 il e/ vrai1 dev5ir s\v5t sa propre dupe et croire qu'il a conu l'ide dont je p>le4 ,dans nos ef=ts p\r la concevoir1 n\s procdons pas pas2 n\s imag9ons t\j\rs un degr d]rire un degr2 et aussi longtemps que n\s cont9uons l'ef=t1 on peut dire avec raison que n\s t5dons v]s la conception de l'ide en vue2 mais la =ce de l'impression que n\s p>v5ons1 ou que n\s sommes p>v5us crer1 e/ en raison de la priode de temps durant lequel n\s ma9t5ons cet ef=t intellectuel4 ,or1 c'e/ p> le fait de l'int]ruption de l'ef=t1--c'e/ en p>a*evant 7n\s le croyons du mo9s7 l'ide po/ule1--c'e/ en donnant1 comme n\s n\s le figurons1 la t\*e f9ale la conception1--que n\s anantissons d'un seul c\p t\te cette fabrique de notre imag9ation2--bref1 il faut que n\s n\s reposions sur quelque po9t suprme et consquemm5t df9i4 ,t\tefois1 si n\s n'ap]cevons pas ce fait1 c'e/ en raison de l'absolue concid5ce entre cette pause df9itive et la cessation de notre p5se4 ,en essayant1 d'autre "p1 de =m] en n\s l'ide d'un espace limit1 n\s inv]sons simplem5t le procd1 impliquant t\j\rs la mme impossibilit4 ,n\s croyons un ,dieu4 ,n\s p\vons ou n\s ne p\vons pas croire un espace f9i ou inf9i2 mais notre croyance1 en de p>eils cas1 e/ plus proprem5t appele foi1 et elle e/ une *ose t\t fait di/9cte de cette croyance p>ticulire1 de cette croyance intellectuelle1 qui prsuppose une conception m5tale4 ,le fait e/ que1 sur la simple nonciation d'un de ces t]mes la classe desquels app>ti5t le mot ,inf9i1 classe qui reprs5te des p5ses de p5ses1 celui qui a le droit de se dire un peu p5seur se s5t appel1 non pas =m] une conception1 mais simplem5t dirig] sa vision m5tale v]s un po9t donn du firmam5t intellectuel1 v]s une nbuleuse qui ne s]a jamais rsolue4 ,il ne fait1 p\r la rs\dre1 aucun ef=t2 c> avec un in/9ct rapide il compr5d1 non pas seulem5t l'impossibilit1 mais1 en ce qui conc]ne l'intrt huma91 le c>actre ess5tiellem5t trang] de cette solution4 ,il compr5d que la ,div9it n'a pas m>qu ce my/re p\r tre rsolu4 ,il voit t\t de suite que cette solution e/ situe hors du c]veau de l'homme1 et mme comm5t1 si ce n'e/ exactem5t p\rquoi1 elle gt hors de lui4 ,il y a des g5s1 je le sais1 qui1 s'employant en va9s ef=ts p\r atte9dre l'impossible1 acquir5t aism5t1 grce leur seul j>gon1 une sorte de rputation de pr(ondeur p>mi leurs complices les pseudo-p5seurs1 p\r qui obscurit et pr(ondeur sont synonymes4 ,mais la plus belle qualit de la p5se e/ d'avoir consci5ce d'elle-mme1 et l'on peut dire1 sans faire une mtaphore p>adoxale1 qu'il n'y a pas de br\ill>d d'esprit plus pais que celui qui1 s't5dant jusqu'aux limites du doma9e intellectuel1 drobe ces frontires elles-mmes la vue de l'intellig5ce4 ,ma9t5ant on compr5dra que1 qu& je me s]s de ce t]me1 l',inf9i de l',espace1 je ne veux pas contra9dre le lecteur =m] la conception impossible d'un inf9i absolu4 ,je prt5ds simplem5t faire ent5dre la plus gr&e t5due concevable d'espace1--doma9e tnbreux et la/ique1 tantt se rtrcissant1 tantt s'agr&issant1 selon la =ce irrgulire de l'imag9ation4 ,jusqu' prs5t1 l',univ]s sidral a t considr comme concidant avec l',univ]s proprem5t dit1 tel que je l'ai df9i au comm5cem5t de ce disc\rs4 ,on a t\j\rs1 directem5t ou indirectem5t1 admis1--au mo9s depuis la premire aube de l',a/ronomie intelligible1--que1 s'il n\s tait possible d'atte9dre un po9t donn quelconque de l'espace1 n\s tr\v]ions t\j\rs1 de t\s cts1 aut\r de n\s1 une int]m9able succession d'toiles4 ,c'tait l'ide ins\t5able de ,pascal1 qu& il faisait l'ef=t1 le plus heureux peut-tre qui ait jamais t fait1 p\r priphras] la conception que n\s essayons d'exprim] p> le mot ,univ]s4 ,c'e/ une sphre1 dit-il1 dont le c5tre e/ p>t\t1 et la circonfr5ce nulle "p4 ,mais1 bi5 que cette int5tion de df9ition ne df9isse pas du t\t1 en fait1 l',univ]s sidral1 n\s p\vons l'accept]1 avec quelque rs]ve m5tale1 comme une df9ition 7suffisamm5t rig\reuse p\r l'utilit pratique7 de l',univ]s proprem5t dit1 c'e/--dire de l',univ]s considr comme espace4 ,ce d]ni]1 pr5ons-le donc p\r une sphre dont le c5tre e/ p>t\t1 et la circonfr5ce nulle "p4 ,dans le fait1 s'il n\s e/ impossible de n\s figur] une f9 de l'espace1 n\s n'pr\vons aucune difficult imag9] un comm5cem5t quelconque p>mi une srie inf9ie de comm5cem5ts4 ,,iv ,comme po9t de d"p1 adoptons donc la ,div9it4 ,relativem5t cette ,div9it1 considre en elle-mme1 celui-l seul n'e/ pas un imbcile1 celui-l seul n'e/ pas un impie1 qui n'affirme absolum5t ri54 ,n\s ne connaissons ri51 dit le b>on de ,bielfeld1 n\s ne connaissons ri5 de la nature ou de l'ess5ce de ,dieu2--p\r savoir ce qu'il e/1 il faut tre ,dieu mme4 ,il faut tre ,dieu mme6 ,malgr cette phrase effrayante1 vibrant encore dans mon oreille1 j'ose t\tefois dem&] si notre ignorance actuelle de la ,div9it e/ une ignorance laquelle l'me e/ t]nellem5t condamne4 ,enf91 cont5tons-n\s auj\rd'hui de suppos] que c'e/ ,lui1--,lui1 l',incomprh5sible 7p\r le prs5t du mo9s71--,lui1 que n\s considr]ons comme ,esprit1 c'e/--dire comme non-,matire 7di/9ction qui1 p\r t\t ce que n\s v\lons atte9dre1 supplera p>faitem5t une df9ition71--,lui1 exi/ant comme ,esprit1 qui n\s a crs1 ou faits de ,ri51 p> la =ce de sa ,volont1--dans un c]ta9 po9t de l',espace que n\s pr5drons comme c5tre1 une c]ta9e poque dont n\s n'avons pas la prt5tion de n\s enqurir1 mais en t\t cas imm5sm5t loigne2--supposons1 dis-je1'que c'e/ lui qui n\s a faits1--mais faits 444 quoi8 ,ceci e/1 dans nos considrations1 un po9t d'une importance vitale4 ,qu'tions-n\s1 que p\vons-n\s suppos] lgitimem5t avoir t1 qu& n\s fmes crs1 n\s1 univ]s1 primitivem5t et individuellem5t8 ,n\s sommes arrivs un po9t o l',intuition seule peut v5ir notre aide4 ,mais qu'il me soit p]mis de rappel] l'ide que j'ai dj suggre comme la seule qui puisse conv5ablem5t df9ir l'intuition4 ,elle n'e/ que la conviction naissant de c]ta9es inductions ou dductions dont la m>*e a t assez secrte p\r *app] notre consci5ce1 lud] notre raison1 ou dfi] notre puissance d'expression4 ,ceci tant ent5du1 j'affirme qu'une intuition absolum5t irrsi/ible1 quoique indf9issable1 me p\sse conclure que ce que ,dieu a orig9airem5t cr1--que cette ,matire qu'il a1 p> la =ce de sa ,volont1 tire de son ,esprit1 ou de ,ri51 ne peut avoir t autre *ose que la ,matire dans son tat le plus pur1 le plus p>fait1 de 444 de quoi8--de ,simplicit4 ,ce s]a l la seule supposition absolue dans mon disc\rs4 ,je me s]s du mot supposition dans son s5s ord9aire2 cep5dant je ma9ti5s que ma proposition primordiale1 a9si =mule1 e/ lo91 bi5 lo9 d'tre une pure supposition4 ,ri5 n'a t1 en effet1 plus rgulirem5t1 plus rig\reusem5t dduit2--aucune conclusion huma9e n'a t1 en effet1 plus rgulirem5t1 plus rig\reusem5t dduite2--mais1 hlas6 le procd de cette dduction *appe l'analyse huma9e2--en t\t cas1 il se drobe la puissance expressive de t\te langue huma9e4 ,ef=ons-n\s ma9t5ant de concevoir ce qu'a pu et ce qu'a d tre la ,matire dans sa condition absolue de simplicit4 ,ici1 la ,raison vole d'un seul c\p v]s l',imp>ticul>it1--v]s une p>ticule1--une p>ticule unique1--une p>ticule une dans son espce1--une dans son c>actre1--une dans sa nature1--une p> son volume1-- une p> sa =me1--une p>ticule qui soit p>ticule t\s g>ds1 donc1 une p>ticule amorphe et idale1--p>ticule absolum5t unique1 individuelle1 non divise1 mais non pas indivisible1 simplem5t p>ce que ,celui qui la cra p> la =ce de sa ,volont peut trs-naturellem5t la divis] p> un ex]cice inf9im5t mo9s n]gique de la mme ,volont4 ,donc1 l',unit e/ t\t ce que j'affirme de la ,matire orig9airem5t cre2 mais je me propose de dmontr] que cette ,unit e/ un pr9cipe l>gem5t suffisant p\r expliqu] la con/itution1 les phnomnes actuels et l'anantissem5t absolum5t 9vitable au mo9s de l',univ]s matriel4 ,le ,v\loir spontan1 ayant pris corps dans la p>ticule primordiale1 a complt l'acte1 ou1 plus proprem5t1 la conception de la ,cration4 ,n\s n\s dirig]ons ma9t5ant v]s le b f9al p\r lequel n\s supposons que cette p>ticule a t cre2--qu& je dis b f9al1 je veux dire t\t ce que nos considrations jusqu'ici n\s p]mett5t d'en saisir1-- savoir1 la con/itution de l',univ]s tire de cette ,p>ticule unique4 ,cette con/itution s'e/ effectue p> la trans=mation =ce de l',unit1 orig9elle et normale1 en ,pluralit1 condition anormale4 ,une action de cette nature implique raction4 ,une diffusion de l',unit n'a lieu que conditionnellem5t1 c'e/--dire qu'elle implique une t5dance au ret\r v]s l',unit1--t5dance inde/ructible jusqu' p>faite satisfaction4 ,mais je m't5drai p> la suite plus amplem5t sur ce sujet4 ,la supposition de l',unit absolue dans la ,p>ticule primordiale r5f]me celle de la divisibilit inf9ie4 ,concevons donc simplem5t la ,p>ticule comme non absolum5t puise p> sa diffusion trav]s l',espace4 ,de cette ,p>ticule considre comme c5tre1 supposons1 irradi sphriquem5t1 dans t\tes les directions1 des di/ances non mesurables1 mais cep5dant df9ies1 dans l'espace vide jusqu'alors1 un c]ta9 nombre innombrable1 quoique limit1 d'atomes inconcevablem5t mais non inf9im5t petits4 ,or1 de ces atomes1 a9si p>pills ou l'tat de diffusion1 que n\s e/-il p]mis1 non pas de suppos]1 mais de conclure1 en considrant la s\rce d'o ils man5t et le b app>5t de leur diffusion8 ,l',unit tant leur s\rce1 et la diffr5ce d'avec l',unit le c>actre du b manife/ p> leur diffusion1 n\s avons t\t droit de suppos] que ce c>actre p]si/e gnralem5t dans t\te l't5due du plan et =me une p>tie du plan lui-mme2--c'e/--dire que n\s avons t\t droit de concevoir des diffr5ces cont9ues1 sur t\s les po9ts1 d'avec l'unit et la simplicit du po9t orig9el4 ,mais1 p\r ces raisons1 sommes-n\s autoriss imag9] les atomes comme htrognes1 dissemblables1 9gaux et 9galem5t di/ants8 ,p\r p>l] plus explicitem5t1 devons-n\s croire qu'il n'y a pas eu1 au mom5t de leur diffusion1 deux atomes de mme nature1 de mme =me ou de mme grosseur8 et que1 leur diffusion tant opre trav]s l',espace1 ils doiv5t tre t\s1 sans exception1 9galem5t di/ants l'un de l'autre8 ,un p>eil arrangem5t1 dans de telles conditions1 n\s p]met de concevoir aism5t1 immdiatem5t1 le procd d'opration le plus excutable p\r un desse9 tel que celui dont j'ai p>l1--le desse9 de tir] la v>it de l'unit1--la div]sit de la simil>it1--l'htrognx de l'homognx1--la complexit de la simplicit1--en un mot1 la plus gr&e multiplicit possible de rapports de l',unit expressm5t absolue4 ,inconte/ablem5t n\s aurions le droit de suppos] t\t ce que j'ai dit1 si n\s n'tions pas arrts p> deux rflexions3--la premire1 c'e/ que la sup]fluit et la surrogation ne sont jamais admissibles dans l',action ,div9e2 et la seconde1 c'e/ que le b p\rsuivi app>at comme t\t aussi facile atte9dre qu& quelques-unes des conditions requises sont obt5ues dans le pr9cipe1 que qu& t\tes exi/5t visiblem5t et immdiatem5t4 ,je veux dire que celles-ci sont cont5ues dans les autres1 ou qu'elles en sont une consqu5ce si in/antane1 que la di/9ction devi5t inapprciable4 ,la diffr5ce de grosseur1 p> exemple1 s]a t\t de suite cre p> la t5dance d'un atome v]s un second atome1 de prfr5ce un troisime1 en raison d'une 9galit p>ticulire de di/ance2 9galit p>ticulire de di/ance entre des c5tres de quantit1 dans des atomes vois9s de diffr5te =me1-- phnomne qui ne contr$it en ri5 la di/ribution gnralem5t gale des atomes4 ,la diffr5ce d'espce1 n\s la concevons aussi trs-aism5t comme rsultant de diffr5ces dans la grosseur et dans la =me1 supposes plus ou mo9s conjo9tes2--en effet1 puisque l',unit de la ,p>ticule proprem5t dite implique homognx absolue1 n\s ne p\vons pas suppos] que les atomes1 au mom5t de leur diffusion1 diffr5t en espce1 sans imag9] en mme temps une opration spciale de la ,volont ,div9e1 agissant l'mission de *aque atome1 dans le b d'effectu] en *acun une trans=mation de sa nature ess5tielle2--et n\s devons d'autant plus rep\ss] une ide aussi fanta/ique1 que l'objet en vue peut p>faitem5t bi5 tre atte9t sans une aussi m9utieuse et laborieuse int]v5tion4 ,n\s compr5ons donc1 avant t\t1 qu'il et t surrogatoire1 et consquemm5t anti-philosophique1 d'attribu] aux atomes1 en vue de leurs de/9ations respectives1 autre *ose qu'une diffr5ce de =me au mom5t de leur disp]sion1 et po/rieurem5t une 9galit p>ticulire de di/ance1--t\tes les autres diffr5ces naissant ensemble des premires1 ds les premi]s pas que la masse a faits v]s sa con/itution4 ,n\s tablissons donc l',univ]s sur une base purem5t gomtrique4 ,il va sans dire qu'il n'e/ pas du t\t ncessaire de suppos] une absolue diffr5ce1 mme de =me1 entre t\s les atomes irradis2--n\s n\s cont5tons de suppos] une 9galit gnrale de di/ance de l'un l'autre4 ,n\s sommes t5us simplem5t d'admettre qu'il n'y a pas d'atomes vois9s de =me similaire1--qu'il n'y a pas d'atomes qui puiss5t jamais se rappro*]1 except lors de leur 9vitable runion f9ale4 ,quoique la t5dance1 immdiate et p]ptuelle1 des atomes disp]ss ret\rn] v]s leur ,unit normale soit implique1 comme je l'ai dit1 dans leur diffusion anormale1 t\tefois il e/ clair que cette t5dance doit tre sans rsultat1--qu'elle doit re/] une t5dance et ri5 de plus1--jusqu' ce que la =ce d'expansion1 cessant d'opr]1 donne cette t5dance t\te lib]t de se satisfaire4 ,l',action ,div9e1 t\tefois1 tant considre comme dt]m9e1 et int]rompue aprs l'opration primitive de la diffusion1 n\s concevons t\t de suite une raction1--en d'autres t]mes une t5dance1 qui p\rra tre satisfaite1 de t\s les atomes dsunis ret\rn] v]s l',unit4 ,mais la =ce de diffusion tant retire1 et la raction ayant comm5c p\r favoris] le desse9 f9al1--celui de crer la plus gr&e somme de rapports possible1--ce desse9 e/ ma9t5ant en dang] d'tre fru/r dans le dtail1 p> suite de cette t5dance rtroactive qui a p\r b son accomplissem5t total4 ,la multiplicit e/ l'objet2 mais ri5 n'emp*e les atomes vois9s de se prcipit] t\t de suite l'un v]s l'autre1--grce leur t5dance ma9t5ant libre1 avant l'accomplissem5t de t\s les buts multiples1--et de se fondre t\s en une unit compacte2 ri5 ne fait ob/acle l'aggrgation de div]ses masses1 isoles jusque-l1 sur diffr5ts po9ts de l'espace2--en d'autres t]mes1 ri5 ne s'oppose l'accumulation de div]ses masses1 *acune faisant une ,unit absolue4 ,v ,p\r l'accomplissem5t efficace et complet du plan gnral1 n\s dev9ons ma9t5ant la ncessit d'une =ce rpulsive limite1--de quelque *ose qui s]ve sp>]1 et qui1 lors de la cessation de la ,volition diffusive1 puisse en mme temps p]mettre le rappro*em5t et emp*] la jonction des atomes2 qui leur p]mette de se rappro*] inf9im5t1 et leur df5de de se mettre en contact positif2 quelque *ose1 en un mot1 qui ait puissance1 jusqu' une c]ta9e poque1 de prv5ir leur fusion1 mais non de contr$ire aucun g>d ni aucun degr leur t5dance se runir4 ,la =ce rpulsive1 dj considre comme si p>ticulirem5t limite d'autres g>ds1 peut1 je le rpte1 tre prise comme une puissance de/9e emp*] l'absolue cohsion1 seulem5t jusqu' une c]ta9e poque4 ,a mo9s que n\s ne concevions l'apptition des atomes p\r l',unit comme condamne n'tre jamais satisfaite1-- mo9s que n\s n'admettions que ce qui a eu un comm5cem5t ne doive pas avoir de f91--ide qui e/ rellem5t inadmissible1 quelque nombreux que soi5t ceux d'entre n\s qui rv5t et bav>d5t sur ce ?me1--n\s sommes =cs de conclure que l'influ5ce rpulsive suppose devra f9alem5t1--s\s la pression de l',unit5dance agissant collectivem5t1 mais agissant seulem5t alors que1 p\r l'accomplissem5t des plans de la ,div9it1 cette action collective devra se faire naturellem5t1--cd] une =ce qui1 cette poque f9ale1 s]a la =ce suprieure1 p\sse ju/e au degr ncessaire1 et p]mettre a9si le tassem5t univ]sel des *oses en ,unit1 unit 9vitable p>ce qu'elle e/ orig9elle et consquemm5t normale4 ,il e/ en vrit =t difficile de concili] t\tes ces conditions2--n\s ne p\vons mme pas compr5dre la possibilit de cette conciliation2--nanmo9s cette impossibilit app>5te e/ fconde en sugge/ions brillantes4 ,que cette rpulsion exi/e positivem5t1 n\s le voyons4 ,l'homme n'emploie et ne connat aucune =ce suffisante p\r fondre deux atomes en un4 ,je n'avance ici que la ?se bi5 reconnue de l'impntrabilit de la matire4 ,t\te l',expri5ce la pr\ve1--t\te la ,philosophie l'admet4 ,j'ai essay de dmontr] le b de la rpulsion et la ncessit de son exi/5ce2 mais je me suis religieusem5t ab/5u de t\te t5tative p\r en pntr] la nature2 et cela1 cause d'une conviction intuitive qui me dit que le pr9cipe en "q e/ /rictem5t spirituel1--gt dans une pr(ondeur impntrable notre intellig5ce prs5te1--e/ impliqu dans une considration relative ce qui ma9t5ant1 dans notre condition huma9e1 ne peut tre l'objet d'aucun exam51--dans une considration de l',esprit en lui-mme4 ,je s5s1 en un mot1 qu'ici1 et ici seulem5t1 ,dieu s'e/ int]pos1 p>ce qu'ici1 et seulem5t ici1 le nud dem&ait l'int]position de ,dieu4 ,dans le fait1 p5dant que dans cette t5dance des atomes v]s l',unit on reconnatra t\t d'abord le pr9cipe de la ,gravitation ,newtoni5ne1 ce que j'ai dit d'une =ce rpulsive1 s]vant mettre des limites la satisfaction immdiate1 peut tre ent5du de ce que n\s avons jusqu' prs5t dsign tantt comme *aleur1 tantt comme magntisme1 tantt comme lectricit2 montrant a9si1 dans les vacillations de la phrasologie p> laquelle n\s essayons de le df9ir1 l'ignorance o n\s sommes de son c>actre my/rieux et t]rible4 ,le nommant donc1 p\r le prs5t seulem5t1 lectricit1 n\s savons que t\te analyse exprim5tale de l'lectricit a donn1 p\r rsultat f9al1 le pr9cipe1 rel ou app>5t1 de l'htrognx4 ,seulem5t l o les *oses diffr5t1 l'lectricit se manife/e2 et il e/ prsumable qu'elles ne diffr5t jamais l o l'lectricit n'e/ pas dveloppe1 s9on app>5te4 ,or1 ce rsultat e/ dans le plus p>fait accord avec celui o je suis p>v5u p> une autre voie que p> l'expri5ce4 ,j'ai affirm que l'utilit de la =ce rpulsive tait d'emp*] les atomes dissm9s de ret\rn] l',unit immdiate2 et ces atomes sont reprs5ts comme diffrant les uns des autres4 ,la diffr5ce e/ leur c>actre1--leur ess5tialit1--ju/e comme la non-diffr5ce tait le c>actre ess5tiel de leur m\vem5t4 ,donc1 qu& n\s disons qu'une t5tative p\r mettre en contact deux de ces atomes doit am5] un ef=t de l'influ5ce rpulsive p\r emp*] cette union1 n\s p\vons aussi bi5 n\s s]vir d'une phrase absolum5t quival5te1 savoir1 qu'une t5tative p\r mettre en contact deux diffr5ces amn]a comme rsultat un dveloppem5t d'lectricit4 ,t\s les corps exi/ants sont composs de ces atomes en contact immdiat1 et peuv5t consquemm5t tre considrs comme de simples assemblages de diffr5ces plus ou mo9s nombreuses2 et la rsi/ance faite p> l'esprit de rpulsion1 si n\s mettions en contact deux de ces assemblages quelconques1 s]ait en raison des deux sommes de diffr5ces cont5ues dans *acun2--expression qui peut tre rduite celle-ci1 quival5te3 ,la somme d'lectricit dveloppe p> le contact de deux corps e/ proportionne la diffr5ce entre les sommes respectives d'atomes dont les corps sont composs4 ,qu'il n'exi/e pas deux corps absolum5t semblables1 c'e/ un simple corollaire qui rsulte de t\t ce que n\s avons dit4 ,donc l'lectricit1 t\j\rs exi/ante1 se dveloppe p> le contact de corps quelconques1 mais ne se manife/e que p> le contact de corps d'une diffr5ce apprciable4 ,a l'lectricit1--p\r n\s s]vir encore de cette dsignation1--n\s p\vons bon droit rapport] les div]s phnomnes physiques de lumire1 de *aleur et de magntisme2 mais n\s sommes bi5 mieux autoriss encore attribu] ce pr9cipe /rictem5t spirituel les phnomnes plus importants de vitalit1 de consci5ce et de ,p5se4 ,a ce sujet1 t\tefois1 qu'il me soit p]mis de faire une pause et de not] que ces phnomnes1 obs]vs dans leur gnralit ou dans leurs dtails1 sembl5t procd] au mo9s en raison de l'htrognx4 c>tons ma9t5ant les deux t]mes quivoques1 gravitation et lectricit1 et adoptons les expressions plus df9ies d'attraction et de rpulsion4 ,la premire1 c'e/ le corps2 la seconde1 c'e/ l'me2 l'une e/ le pr9cipe matriel1 l'autre le pr9cipe spirituel de l',univ]s4 ,il n'exi/e pas d'autres pr9cipes4 ,t\s les phnomnes doiv5t tre attribus l'un ou l'autre1 ou t\s les deux comb9s4 ,il e/ si rig\reusem5t vrai1 il e/ si p>faitem5t rationnel que l'attraction et la rpulsion sont les seules proprits p> lesquelles n\s p]cevons l',univ]s1--en d'autres t]mes1 p> lesquelles la ,matire se manife/e l',esprit1--que n\s avons ple9em5t le droit de suppos] que la matire n'exi/e que comme attraction et rpulsion1--que l'attraction et la rpulsion sont matire1--n\s s]vant de cette hypo?se comme d'un moy5 de facilit] l'argum5tation2--c> il e/ impossible de concevoir un cas o n\s ne puissions employ] notre gr le mot matire et les t]mes attraction et rpulsion1 pris ensemble1 comme expressions de logique quival5tes et conv]tibles4 ,,vi ,je disais t\t l'heure que ce que j'ai nomm la t5dance des atomes dissm9s ret\rn] leur unit orig9elle devait tre pris p\r le pr9cipe de la foi newtoni5ne de la gravitation2 et en effet on n'aura pas gr&e pe9e ent5dre la *ose a9si1 si l'on considre la gravitation newtoni5ne s\s un aspect purem5t gnral1 comme une =ce qui p\sse la matire *]*] la matire2 c'e/--dire si n\s v\lons ne pas atta*] notre att5tion au modus op]&i connu de la =ce newtoni5ne4 ,la concid5ce gnrale n\s satisfait2 mais1 en reg>dant de plus prs1 n\s voyons dans le dtail beauc\p de *oses qui p>aiss5t non-concid5tes1 et beauc\p d'autres o la concid5ce ne p>at pas du mo9s suffisamm5t tablie4 ,un exemple3 la gravitation newtoni5ne1 si n\s la considrons dans c]ta9s modes1 ne n\s app>at pas du t\t comme une t5dance v]s ,y ,unit2 elle n\s semble plutt une t5dance de t\s les corps dans t\tes les directions1 phrase qui semble exprim] la t5dance la diffusion4 ,ici donc il y a non-concid5ce4 ,un autre exemple3 qu& n\s rfl*issons sur la loi ma?matique qui g\v]ne la t5dance newtoni5ne1 n\s voyons clairem5t que n\s ne p\vons pas obt5ir la concid5ce1--relativem5t1 du mo9s1 au modus op]&i1--entre la gravitation1 telle que n\s la connaissons1 et cette t5dance1 simple et directe en app>5ce1 que j'ai suppose4 ,en effet1 je suis arriv un po9t o il s]ait bon de r5=c] ma position en inv]sant mon procd4 ,jusqu' prs5t1 n\s avons procd priori1 d'une considration ab/raite de la ,simplicit1 prise comme la qualit qui a d le plus vraisemblablem5t c>actris] l'action orig9elle de ,dieu4 ,voyons ma9t5ant si les faits tablis de la ,gravitation newtoni5ne peuv5t n\s f\rnir1 po/]iori1 quelques inductions lgitimes4 ,que dcl>e la loi newtoni5ne8 que t\s les corps s'attir5t l'un l'autre avec des =ces proportionnes leurs quantits de matire et inv]sem5t proportionnes aux c>rs de leurs di/ances4 ,c'e/ desse9 que je donne d'abord la v]sion vulgaire de la loi2 et je confesse que dans celle-ci1 comme dans la plup>t des traductions vulgaires de gr&es vrits1 je ne tr\ve pas une qualit trs-sugge/ive4 ,adoptons donc une phrasologie plus philosophique --,*aque atome de *aque corps attire *aque autre atome1 soit app>t5ant au mme corps1 soit app>t5ant *aque autre corps1 avec une =ce v>iant en raison inv]se des c>rs des di/>ices entre l'atome attirant et l'atome attir4 ,ici1 p\r le c\p1 un flot de sugge/ions jaillit aux yeux de l'esprit4 ,mais voyons di/9ctem5t la *ose que ,newton a pr\ve1--selon la df9ition grossirem5t irrationnelle de h preuve prescrite p> les coles de mtaphysique4 ,il fut oblig de se cont5t] de montr] que les m\vem5ts d'un ,univ]s imag9aire1 compos d'atomes attirants et attirs obissant la loi qu'il annonait1 concidai5t p>faitem5t avec les m\vem5ts de l',univ]s exi/ant rellem5t1 autant du mo9s qu'il tombe s\s notre obs]vation4 ,telle fut la somme de sa dmon/ration1 selon le j>gon conv5tionnel des philosophies4 ,les succs qui la confirmr5t aj\tr5t preuve sur preuve1--des preuves telles que les admet t\te intellig5ce sa9e1--mais la dmon/ration de la loi-elle-mme1 selon les mtaphysici5s1 n'avait t confirme en aucune faon4 ,cep5dant la preuve oculaire1 physique1 de l'attraction1 ici mme1 sur cette ,t]re1 fut enf9 tr\ve1 en p>fait accord avec la ?orie newtoni5ne1 et la gr&e satisfaction de quelques-uns de ces reptiles intellectuels4 ,cette preuve jaillit1 indirectem5t et incidemm5t 7comme jaillir5t presque t\tes les vrits importantes71 d'une t5tative faite p\r mesur] la d5sit moy5ne de la ,t]re4 ,dans les fameuses expri5ces que ,maskelyne1 ,cav5di% et ,bailly fir5t dans ce b1 il fut dc\v]t1 vrifi et ma?matiquem5t dmontr que l'attraction de la masse d'une montagne tait en accord exact avec l'immortelle ?orie de l'a/ronome anglais4 ,mais1 en dpit de cette confirmation d'une vrit qui n'en avait aucun beso91--en dpit de la prt5due corroboration de la ?orie p> la prt5due preuve oculaire et physique1--en dpit du c>actre de cette corroboration1--les ides que les vrais philosophes eux-mmes ne peuv5t s'emp*] d'accept] relativem5t la gravitation1 et p>ticulirem5t les ides acceptes et complaisamm5t ma9t5ues p> les hommes vulgaires1 ont t videmm5t tires1 p\r la plus gr&e p>tie1 d'une considration du pr9cipe1 tel qu'ils le tr\v5t simplem5t dvelopp sur la plante laquelle ils sont atta*s4 ,or1 o t5d une considration aussi amo9drie8 ,a quelle espce d'erreur donne-t-elle naissance8 ,sur la ,t]re n\s voyons1 n\s s5tons simplem5t que la gravitation *asse t\s les corps v]s le c5tre de la ,t]re4 ,aucun homme1 dans le doma9e ord9aire de la vie1 ne peut voir ni s5tir autrem5t1--ne peut s'emp*] de p]cevoir que t\te *ose1 p>t\t1 a une t5dance gravitante1 p]ptuelle v]s le c5tre de la ,t]re1 et pas ailleurs2 cep5dant 7sauf une exception qui s]a spcifie po/rieurem5t7 il e/ c]ta9 que *aque *ose t]re/re 7p\r ne pas p>l] ma9t5ant de t\tes les *oses cle/es7 a une t5dance non-seulem5t v]s le c5tre de la ,t]re1 mais en outre v]s t\te espce de direction possible4 ,or1 quoique les hommes de philosophie ne puiss5t pas tre accuss de se tromp] avec le vulgaire dans cette matire1 ils se laiss5t t\tefois influ5c]1 leur insu1 p> l'ide vulgaire agissant comme s5tim5t4--,quoique p]sonne n'ait foi dans les fables du ,paganisme1--dit ,bryant dans sa trs-savante ,my?ologie1--cep5dant n\s n\s oublions sans cesse au po9t d'en tir] des inductions comme de ralits exi/antes4--,je veux dire que la p]ception purem5t s5sitive de la gravitation1 telle que n\s la connaissons sur la ,t]re1 induit l'humanit en fantaisie et la fait croire une conc5tralisation1 une sorte de spcialit t]re/re2--qu'elle a t\j\rs incl9 v]s cette fantaisie les intellig5ces mme les plus puissantes1--les dt\rnant p]ptuellem5t1 quoique imp]ceptiblem5t1 de la c>actri/ique relle du pr9cipe2 les ayant emp*es jusqu' l'poque prs5te de saisir mme un ap]u de cette vrit vitale qui se tr\ve dans une direction diamtralem5t oppose1--d]rire les c>actri/iques ess5tielles du pr9cipe1 qui sont1 non pas la conc5tralisation ou la spcialit1 mais l'univ]salit et la diffusion4 ,cette vrit vitale e/ l',unit1 prise comme s\rce du phnomne4 ,p]mettez-moi de rpt] la df9ition de la gravitation3 ,*aque atome1 dans *aque corps1 attire *aque autre atome1 app>t5ant au mme corps ou app>t5ant t\t autre corps1 avec une =ce qui v>ie en raison inv]se des c>rs des di/ances de l'atome attirant et de l'atome attir4 ,que le lecteur s'arrte ici un mom5t avec moi p\r contempl] la miraculeuse1 ineffable et absolum5t inimag9able complexit de rapports implique dans ce fait1 que *aque atome attire *aque autre atome1--implique seulem5t dans ce fait de l'attraction1 tant c>te la "q de la loi ou du mode suivant lesquels l'attraction se manife/e1--implique dans ce fait unique que *aque atome attire plus ou mo9s *aque autre atome1 dans une imm5sit d'atomes telle1 que t\tes les toiles qui entr5t dans la con/itution de l',univ]s peuv5t tre peu prs comp>es p\r le nombre aux atomes qui entr5t dans la composition d'un b\let de canon4 ,eussions-n\s simplem5t dc\v]t que *aque atome t5dait v]s un po9t favori1 v]s quelque atome p>ticulirem5t attractif1 n\s s]ions encore tombs sur une dc\v]te qui1 en elle-mme1 aurait suffi p\r accabl] notre esprit2--mais quelle e/ cette vrit que n\s sommes actuellem5t appels compr5dre8 ,c'e/ que *aque atome attire *aque autre atome1 sympa?ise avec ses plus dlicats m\vem5ts1 avec *aque atome et avec t\s1 t\j\rs1 incessamm5t1 suivant une loi dt]m9e dont la complexit1 mme considre seulem5t en elle-mme1 dpasse absolum5t les =ces de l'imag9ation huma9e4 ,si je me propose de mesur] l'influ5ce d'un seul atome sur l'atome son vois9 dans un rayon solaire1 je ne puis pas accomplir mon desse9 sans d'abord compt] et pes] t\s les atomes de l',univ]s et df9ir la position prcise de *acun un mom5t p>ticuli] de la dure4 ,si je m'avise de dplac]1 ne ft-ce que de la trillionime p>tie d'un p\ce1 le gra9 microscopique de p\ssire pos ma9t5ant sur le b\t de mon doigt1 quel e/ le c>actre de l'action que j'ai eu la h>diesse de commettre8 ,j'ai accompli un acte qui branle la ,lune dans sa m>*e1 qui contra9t le ,soleil n'tre plus le soleil1 et qui altre p\r t\j\rs la de/9e des innombrables myriades d'toiles qui r\l5t et flamboi5t devant la maje/ de leur ,crateur4 ,de telles ides1 de telles conceptions1--p5ses mon/rueuses qui ne sont plus des p5ses1 rv]ies de l'me plutt que raisonnem5ts ou mme considrations de l'intellect1--de telles ides1 je le rpte1 sont les seules que n\s puissions russir crer en n\s dans t\s nos ef=ts p\r saisir le gr& pr9cipe de l',attraction4 ,mais ma9t5ant1 avec de telles ides1 avec une telle vision1 fran*em5t accepte1 de la m]veilleuse complexit de l',attraction1 que t\te p]sonne1 capable de rfl*ir sur de p>eilles matires1 s'applique imag9] un pr9cipe adaptable aux phnomnes obs]vs1--ou la condition qui leur a donn naissance4 ,une si vid5te frat]nit des atomes n'indique-t-elle pas une extraction commune8 ,une sympa?ie si victorieuse1 si inde/ructible1 si absolum5t indp5dante1 ne suggre-t-elle pas l'ide d'une s\rce1 d'une pat]nit commune8 ,un extrme ne p\sse-t-il pas la raison v]s l'extrme son contraire8 ,l'inf9i dans la division ne se rapporte-t-il pas l'absolu dans l'individualit8 ,le sup]latif de la complexit ne fait-il pas dev9] la p]fection dans la simplicit8 ,je veux dire1 non pas seulem5t que les atomes1 comme n\s les voyons1 sont diviss ou qu'ils sont complexes dans leurs rapports1 mais surt\t qu'ils sont inconcevablem5t diviss et inexprimablem5t complexes2 c'e/ de l'extrme des conditions que je veux p>l] ma9t5ant1 plutt que des conditions elles-mmes4 ,en un mot1 n'e/-ce pas p>ce que les atomes tai5t1 une c]ta9e poque trs-anci5ne1 quelque *ose de plus mme qu'un assemblage1--n'e/-ce pas p>ce que1 orig9ellem5t1 donc normalem5t1 ils tai5t ,un1 que ma9t5ant en t\tes circon/ances1 sur t\s les po9ts1 dans t\tes les directions1 p> t\s les modes de rappro*em5t1 dans t\s les rapports et trav]s t\tes les conditions1 ils s'ef=c5t de ret\rn] v]s cette unit absolue1 indp5dante et inconditionnelle8 ,ici1 quelqu'un dem&]a peut-tre3 ,p\rquoi1 puisque c'e/ v]s l',unit que ces atomes s'ef=c5t de ret\rn]1 ne jugeons-n\s pas et ne df9issons-n\s pas l',attraction une simple t5dance gnrale v]s un c5tre8--,p\rquoi1 p>ticulirem5t1 vos atomes1 les atomes que v\s n\s donnez comme ayant t irradis d'un c5tre1 ne ret\rn5t-ils pas t\s la fois1 en ligne droite1 v]s le po9t c5tral de leur orig9e8 ,je rponds qu'ils le font1 a9si que je le montr]ai clairem5t2 mais que la cause qui les y p\sse e/ t\t fait indp5dante du c5tre considr comme tel4 ,ils t5d5t t\s en ligne droite v]s un c5tre1 cause de la sphricit selon laquelle ils ont t lancs dans l'espace4 ,*aque atome1 =mant une p>tie d'un globe gnralem5t uni=me d'atomes1 tr\ve naturellem5t plus d'atomes dans la direction du c5tre que dans t\te autre direction2 c'e/ donc dans ce s5s qu'il e/ p\ss1 mais il n'y e/ pas p\ss p>ce que le c5tre e/ le po9t de son orig9e4 ,il n'e/ pas de po9t auquel les atomes se ralli5t4 ,il n'e/ pas de lieu1 soit dans le concret1 soit dans l'ab/rait1 auquel je les suppose atta*s4 ,ri5 de ce qui peut s'appel] localit ne doit tre conu comme tant leur orig9e4 ,leur s\rce e/ dans le pr9cipe ,unit4 ,c'e/ l le pre qu'ils ont p]du4 ,c'e/ l ce qu'ils *]*5t t\j\rs1 immdiatem5t1 dans t\tes les directions1 p>t\t o ils peuv5t le tr\v]1 mme p>tiellem5t2 apaisant a9si1 dans une c]ta9e mesure1 leur inde/ructible t5dance1 t\t en faisant r\te v]s leur absolue satisfaction f9ale4 ,il suit de t\t ceci que t\t pr9cipe qui s]a suffisant p\r expliqu] en gnral la loi1 ou modus op]&i1 de la =ce attractive1 devra aussi expliqu] cette loi dans le p>ticuli]2--c'e/--dire que t\t pr9cipe qui montr]a p\rquoi les atomes doiv5t t5dre v]s leur c5tre gnral d'irradiation1 avec des =ces v>iant en proportion inv]se des c>rs des di/ances1 expliqu]a d'une manire satisfaisante la t5dance1 con=me la mme loi1 qui p\sse l'atome v]s l'atome2--c> la t5dance v]s le c5tre e/ simplem5t la t5dance de *acun v]s *acun1 et non pas une t5dance v]s un c5tre considr comme tel4 ,on voit en mme temps que l'tablissem5t de mes propositions n'implique aucune ncessit de modifi] les t]mes de la df9ition newtoni5ne de la ,gravitation1 laquelle dcl>e que *aque atome attire *aque autre atome1 dans une inf9ie rciprocit1 et ne dcl>e que cela2 mais 7en supposant t\tefois que ce que je propose s]a f9alem5t admis7 il me semble vid5t que1 dans les futures oprations de la ,sci5ce1 on p\rrait vit] quelque erreur occasionnelle1 si l'on adoptait une phrasologie plus ample1 telle que celle-ci3--,*aque atome t5d v]s *aque autre atome1 etc41 avec une =ce1 etc42 le rsultat gnral tant une t5dance de t\s les atomes1 avec une =ce semblable1 v]s un c5tre gnral4 ,en repr5ant notre r\te l'inv]se1 n\s sommes arrivs un rsultat id5tique2 mais1 dans l'un des cas1 ,y ,intuition tait le po9t de d"p1 dans l'autre1 elle tait le b4 ,en comm5ant mon premi] voyage1 je p\vais dire seulem5t que je s5tais1 p> une irrsi/ible intuition1 que la ,simplicit avait t la c>actri/ique de l'action orig9elle de ,dieu2--en f9issant mon second voyage1 je puis seulem5t dcl>] que je p]ois1 p> une irrsi/ible intuition1 que l',unit a t la s\rce des phnomnes de la ,gravitation newtoni5ne obs]vs jusqu' prs5t4 ,a9si1 selon les coles1 je ne pr\ve ri54 ,soit4 ,je n'ai pas d'autre ambition que de suggr]1--et de conva9cre p> la sugge/ion4 ,j'ai l'orgueilleuse conviction qu'il exi/e des intellig5ces huma9es pr(ondes1 d\es d'un prud5t disc]nem5t1 qui ne p\rront pas s'emp*] d'tre l>gem5t satisfaites de mes simples sugge/ions4 ,p\r ces intellig5ces1--comme p\r la mi5ne1--il n'e/ pas de dmon/ration ma?matique qui puisse apport] la mo9dre vraie preuve additionnelle la gr&e ,vrit que j'ai avance1 savoir que l',unit ,orig9elle e/ la s\rce1 le pr9cipe des ,phnomnes ,univ]sels4 ,p\r ma "p1 je ne suis pas aussi sr que je p>le et que je vois2--je ne suis pas aussi sr que mon cur bat et que mon me vit2--que le soleil se lv]a dema9 mat91 probabilit qui gt encore dans le ,futur1--je ne prt5ds pas du t\t en tre aussi sr que je le suis de ce ,fait irrp>ablem5t pass1 que t\s les tres et ,t\tes les ,p5ses des tres1 avec t\te leur ineffable ,multiplicit de ,rapports1 ont jailli la fois l'exi/5ce de la primordiale et indp5dante ,unit4 ,relativem5t la ,gravitation newtoni5ne1 le ,docteur ,ni*ol1 l'loqu5t auteur de l',ar*itecture des deux1 dit3 ,en vrit1 n\s n'avons aucune raison de suppos] que cette gr&e ,loi1 telle qu'elle n\s e/ auj\rd'hui connue1 soit la =mule suprme ou la plus simple1 consquemm5t univ]selle et omnicomprh5sible1 d'une gr&e ,ordonnance4 ,le mode suivant lequel son int5sit dim9ue avec l'lm5t de la di/ance n'a pas l'aspect d'un pr9cipe suprme1 lequel pr9cipe comporte t\j\rs la simplicit de ces axiomes1 vid5ts p> eux-mmes1 qui con/itu5t la base de la ,gomtrie4 ,il e/ absolum5t vrai que les pr9cipes suprmes1 selon le s5s usuel des t]mes1 comport5t t\j\rs la simplicit des axiomes gomtriques 7quant aux *oses vid5tes p> elles-mmes1 il n'en exi/e pas72--mais ces pr9cipes ne sont pas clairem5t suprmes2 en d'autres t]mes1 les *oses que n\s avons l'habitude de qualifi] pr9cipes ne sont pas1 proprem5t p>l]1 des pr9cipes1--puisqu'il ne peut exi/] qu'un pr9cipe1 qui e/ la ,volition ,div9e4 ,n\s n'avons donc aucun droit de suppos]1 d'aprs ce que n\s obs]vons dans les rgles qu'il n\s plat follem5t d'appel] pr9cipes1 quoi que ce soit qui ressemble aux c>actri/iques d'un pr9cipe proprem5t dit4 ,les pr9cipes suprmes1 dont le ,docteur ,ni*ol p>le comme comportant la simplicit gomtrique1 peuv5t avoir et ont en effet cet aspect gomtrique1 puisqu'ils sont une p>tie intgrante d'un va/e sy/me gomtrique1 c'e/--dire d'un sy/me de simplicit1 dans lequel t\tefois le pr9cipe vraim5t suprme e/1 comme n\s le savons1 le maximum du complexe1 autrem5t dit1 de l'in9telligible2 --c> n'e/-ce pas la ,capacit ,spirituelle de ,dieu8 ,cep5dant j'ai cit la rem>que du ,docteur ,ni*ol1 non pas tant p\r infirm] sa philosophie que p\r attir] l'att5tion sur ce fait1 que1 malgr que t\s les hommes ai5t admis un c]ta9 pr9cipe comme exi/ant au del de la loi de la ,gravitation1 aucune t5tative n'a t faite p\r df9ir ce qu'e/ p>ticulirem5t ce pr9cipe2--si n\s exceptons peut-tre quelques vises fanta/iques qui le transport5t dans le ,magntisme1 dans le ,mesmrisme1 dans le ,sw$5borgianisme1 ou dans le ,transc5dantalisme1 ou dans t\t autre dlicieux isme de la mme espce1 inv>iablem5t favoris p> une seule et mme espce de g5s4 ,le gr& esprit de ,newton1 t\t en saisissant h>dim5t la ,loi elle-mme1 a recul devant le pr9cipe de la ,loi4 ,plus active1 plus comprh5sible au mo9s1 s9on plus pati5te et plus pr(onde1 la sagacit de ,laplace n'eut pas le c\rage de s'y attaqu]4 ,mais l'hsitation de la "p de ces a/ronomes n'e/ pas si difficile compr5dre4 ,eux aussi1 comme d'ailleurs t\s les ma?matici5s de la premire classe1 ils tai5t purem5t ma?matici5s2 leur intellig5ce du mo9s tait m>que d'un c>actre ma?matico-physique vig\reusem5t prononc4 ,t\t ce qui n'tait pas di/9ctem5t situ dans le doma9e de la ,physique ou des ,ma?matiques leur app>aissait comme des ,non-,entits ou des ,ombres4 ,nanmo9s1 n\s p\vons bi5 n\s tonn] que ,leibnitz1 qui fut une exception rem>quable cette rgle gnrale1 et dont le tempram5t spirituel tait un s+uli] mlange du ma?matique avec le physico-mtaphysique1 n'ait pas d'abord re*]* et df9i le po9t en litige4 ,newton et ,laplace1 *]*ant un pr9cipe1 et n'en dc\vrant aucun physique1 devai5t humblem5t et tranquillem5t s'arrt] cette conclusion1 qu'il n'en exi/ait absolum5t aucun2 mais il e/ presque impossible de concevoir que ,leibnitz1 ayant puis dans ses re*]*es les doma9es de la physique1 n'ait pas m>* droit1 ple9 de h>diesse et de confiance1 trav]s ce vieux labyr9! du royaume de la ,mtaphysique qui lui tait si famili]4 ,il e/ vid5t qu'il a d s'av5tur] la re*]*e du trsor2--s'il ne l'a pas tr\v1 c'e/ peut-tre1 aprs t\t1 p>ce que sa m]veilleuse conductrice1 son ,imag9ation1 n'tait pas suffisamm5t adulte ou assez bi5 duque p\r le dirig] dans la bonne r\te4 ,j'obs]vais t\t l'heure qu'il avait t fait de vagues t5tatives p\r attribu] la ,gravitation de c]ta9es =ces trs-d\teuses1 dont le nom affecte la ds95ce isme4 ,mais ces t5tatives1 quoique considres trs-ju/em5t comme h>dies1 n'ont pas vis plus lo9 qu' la gnralit1 la pure gnralit de la ,loi newtoni5ne4 ,aucun ef=t d'explication1 aucun ef=t heureux1 ma connaissance1 n'a t fait relativem5t son modus op]&i4 ,c'e/ donc avec une cra9te bi5 lgitime d'tre pris p\r un f\1 ds le db1 et avant d'avoir pu port] mes propositions s\s l'il de ceux-l qui seuls sont compt5ts p\r dcid] sur leur valeur1 que je dcl>e ici que le modus op]&i de la ,loi de la ,gravitation e/ une *ose excessivem5t simple et p>faitem5t apprciable1 la condition que n\s n\s appro*ions du problme selon une ju/e gradation et dans la bonne r\te1--c'e/--dire si n\s le considrons du po9t de vue conv5able4 ,,vii ,soit que n\s arrivions l'ide d'absolue ,unit1 s\rce prsume de ,t\s les tres1 p> une considration de la ,simplicit prise p\r la c>actri/ique la plus probable de l'action orig9elle de ,dieu2--soit que n\s y p>v5ions p> l'exam5 de l'univ]salit de rapports dans les phnomnes de la gravitation2--ou soit enf9 que n\s ab\tissions cette ide comme au rsultat de la corroboration rciproque des deux procds1--t\j\rs e/-il que l'ide1 une fois accepte1 e/ insp>ablem5t connexe d'une autre ide1 celle de la condition de l',univ]s sidral1 tel que n\s le voyons ma9t5ant1 c'e/--dire d'une incomm5surable diffusion trav]s l'espace4 ,or1 une connexion entre ces ides1--unit et diffusion1--ne peut pas tre admissible sans une troisime ide1 celle de l'irradiation4 ,l',unit ,absolue tant prise comme c5tre1 l',univ]s sidral exi/ant e/ le rsultat d'une irradiation p>tant de ce c5tre4 ,or1 les lois de l'irradiation sont connues4 ,elles sont p>tie intgrante de la sphre4 ,elles app>ti5n5t la classe des proprits gomtriques inconte/ables4 ,n\s disons d'elles3 elles sont vraies1 elles sont vid5tes4 ,dem&] p\rquoi elles sont vraies1 ce s]ait dem&] p\rquoi sont vrais les axiomes sur lesquels s'appuie la dmon/ration de ces lois4 ,il n'y a ri5 de dmontrable1 p\r p>l] /rictem5t2 mais s'il y a quelque *ose de dmontrable1 les proprits et les lois en "q sont dmontres4 ,mais ces lois1 que dcl>5t-elles8 ,comm5t1 p> quels degrs l'irradiation procde-t-elle du c5tre v]s l'espace8 ,d'un c5tre lum9eux la ,lumire mane p> irradiation1 et les quantits de lumire reues p> un plan quelconque1 que n\s suppos]ons *angeant de position1 de manire se tr\v] tantt plus prs1 tantt plus lo9 du c5tre1 dim9u]ont dans la mme proportion que s'accrotront les c>rs des di/ances entre le plan et le corps lum9eux1 et s'accrotront dans la mme proportion que dim9u]ont les c>rs4 ,l'expression de la loi peut tre a9si gnralise3--,le nombre de molcules lum9euses1 ou1 si l'on prfre d'autres t]mes1 le nombre d'impressions lum9euses1 reues p> le plan mobile1 s]a en proportion inv]se des c>rs des di/ances o s]a situ le plan4 ,et p\r gnralis] encore1 n\s p\vons dire que la diffusion1 l'p>pillem5t1 l'irradiation1 en un mot1 e/ en proportion directe des c>rs des di/ances4 ,p> exemple3 la di/ance ,b1 du c5tre lum9eux ,a1 un c]ta9 nombre de p>ticules e/ p>pill1 de manire occup] la surface ,b4 ,donc la di/ance d\ble1 c'e/--dire ,c1 ces p>ticules se tr\v]ont d'autant plus p>pilles qu'elles occup]ont quatre surfaces semblables2 la di/ance triple1 ou ,d1 elles s]ont d'autant plus sp>es les unes des autres qu'elles occup]ont neuf surfaces semblables2 une di/ance quadruple1 ou ,e1 elles s]ont tellem5t diffuses qu'elles s't5dront sur seize surfaces semblables2--et a9si de suite l'inf9i4 ,illu/ration ,gnralem5t1 en disant que l'irradiation procde en raison proportionnelle directe des c>rs des di/ances1 n\s n\s s]vons du t]me irradiation p\r exprim] le degr de diffusion mesure que n\s n\s loignons du c5tre4 ,inv]sant la proposition1 et employant le mot conc5tralisation p\r exprim] le degr d'attraction gnrale mesure que n\s n\s rappro*ons du c5tre1 n\s p\vons dire que la conc5tralisation procde en raison inv]se des c>rs des di/ances4 ,en d'autres t]mes1 n\s sommes arrivs cette conclusion1 que1 dans l'hypo?se que la matire ait t orig9ellem5t irradie d'un c5tre1 et soit ma9t5ant en tra9 d'y ret\rn]1 la conc5tralisation1 ou action de ret\r1 procde exactem5t comme n\s savons que procde la =ce de gravitation4 ,or1 s'il n\s tait p]mis de suppos] que la conc5tralisation reprs5te exactem5t la =ce de la t5dance v]s le c5tre1-- que l'une e/ en exacte proportion avec l'autre1 et que les deux procd5t simultanm5t1 n\s aurions dmontr t\t ce qui tait dmontr]4 ,la seule difficult ici consi/e donc tablir une proportion directe entre la conc5tralisation et la =ce de conc5tralisation2 et n\s p\vons considr] la *ose comme faite si n\s tablissons une proportion semblable entre l'irradiation et la =ce d'irradiation4 ,une rapide inspection des ,cieux suffit p\r n\s montr] que les toiles sont di/ribues avec une c]ta9e uni=mit gnrale et une c]ta9e galit de di/ance trav]s la rgion de l'espace o elles sont gr\pes1 affectant dans leur ensemble une =me approximativem5t sphrique2--cette espce d'galit1 gnrale plutt qu'absolue1 ne contr$isant en ri5 ma dduction sur l'9galit de di/ances1 dans de c]ta9es limites1 entre les atomes orig9ellem5t irradis1 et reprs5tant un corollaire du sy/me vid5t d'inf9ie complexit de rapports tire de l'unit absolue4 ,je suis p>ti1 on se le rappelle1 de l'ide d'une di/ribution gnralem5t uni=me1 mais p>ticulirem5t 9gale1 des atomes2--ide confirme1 je le rpte1 p> une inspection des toiles1 telles qu'elles exi/5t actuellem5t4 ,mais mme dans l'galit gnrale de di/ribution1 en ce qui reg>de les atomes1 app>at une difficult qui1 sans aucun d\te1 s'e/ dj prs5te ceux de mes lecteurs qui croi5t que je suppose cette galit de di/ribution effectue p> l'irradiation p>tant d'un c5tre4 ,au premi] c\p d'il1 l'ide de l'irradiation n\s =ce accept] cette autre ide1 jusqu' prs5t non sp>e et en app>5ce insp>able1 d'une agglomration aut\r d'un c5tre1 et d'une disp]sion mesure qu'on s'en loigne1--l'ide1 en un mot1 d'9galit de di/ribution relativem5t la matire irradie4 ,or1 j'ai fait obs]v] ailleurs#a que si la ,raison1 la re*]*e du ,vrai1 peut jamais tr\v] sa r\te1 c'e/ p> des difficults telles que celle actuellem5t en "q1 p> une telle 9galit1 p> de telles p>ticul>its1 p> de telles saillies sur le plan ord9aire des *oses4 ,grce la difficult1 la p>ticul>it qui se prs5te ici1 je bondis d'un seul c\p v]s le secret1--secret que je n'aurais jamais pu atte9dre sans la p>ticul>it et les inductions qu'elle me f\rnit p> son pur c>actre de p>ticul>it4 ,la m>*e de ma p5se1 arrive ce po9t1 peut tre grossirem5t dess9e de la manire suivante3--,je me dis3 ,l',unit1 comme je l'ai explique1 e/ une vrit2--je le s5s4 ,la ,diffusion e/ une vrit2 je le vois4 ,l',irradiation1 p> laquelle seule ces deux vrits sont concilies1 e/ consquemm5t une vrit2 je le p]ois4 ,l'galit de diffusion1 d'abord dduite priori et ensuite confirme p> l'inspection des phnomnes1 e/ aussi une vrit2--je l'admets ple9em5t4 ,jusqu'ici t\t e/ clair aut\r de moi2--il n'y a pas de nuages d]rire lesquels puisse se ca*] le secret1 le gr& secret du modus op]&i de la gravitation2--mais ce secret e/ quelque "p aux environs1 trs-c]ta9em5t1 et n'y et-il qu'un seul nuage en vue1 je s]ais t5u de s\ponn] ce nuage4 ,et ju/em5t1 comme je me dis cela1 voil qu'un nuage app>at4 ,ce nuage e/ l'impossibilit app>5te de concili] ma vrit1 irradiation avec mon autre vrit1 galit de diffusion4 ,je me dis alors3 ,d]rire cette impossibilit app>5te doit se tr\v] ce que je *]*e4 ,je ne dis pas3 impossibilit relle2 c> une inv9cible foi dans mes vrits me confirme qu'il n'y a l1 aprs t\t1 qu'une simple difficult2 mais je vais jusqu' dire1 avec une confiance op9itre1 que1 qu& cette difficult s]a rsolue1 n\s tr\v]ons1 enveloppe dans le procd de solution1 la clef du secret que n\s *]*ons4 ,de plus1 je s5s que n\s ne dc\vrirons qu'une seule solution possible de la difficult1 et cela1 p\r cette raison que1 s'il y en avait deux1 l'une des deux s]ait sup]flue1 sans utilit1 vide1 ne cont5ant aucune clef1 puisqu'il n'e/ pas beso9 d'une d\ble clef p\r ouvrir un secret quelconque de la nature4 ,et ma9t5ant exam9ons3--les notions ord9aires1 les notions di/9ctes que n\s p\vons avoir de l'irradiation1 sont tires du mode tel que n\s le voyons appliqu dans le cas de la ,lumire4 ,l n\s tr\vons une effusion cont9ue de c\rants lum9eux1 avec une =ce que n\s n'avons aucun droit de suppos] v>iable4 ,or1 dans n'importe quelle irradiation de cette nature1 cont9ue et d'une =ce inv>iable1 les rgions vois9es du c5tre doiv5t tre 9vitablem5t plus remplies que les rgions loignes4 ,mais je n'ai suppos aucune irradiation telle que celle-l4 ,je n'ai pas suppos une irradiation cont9ue2 p> la simple raison qu'une telle supposition impliqu]ait d'abord la ncessit d'adopt] une conception que l'homme1 a9si que je l'ai montr1 ne peut pas adopt]1 et que l'exam5 du firmam5t rfute1 a9si que je le dmontr]ai plus amplem5t1--la conception d'un ,univ]s sidral absolum5t inf9i1--et impliqu]ait1 en second lieu1 l'impossibilit de compr5dre une raction1 c'e/--dire la gravitation1 telle qu'elle exi/e ma9t5ant1 puisque1 tant qu'une action se cont9ue1 aucune raction1 naturellem5t1 ne peut avoir lieu4 ,donc1 ma supposition1 ou plutt l'9vitable dduction tire des ju/es prmisses1 tait celle d'une irradiation dt]m9e1 d'une irradiation f9alem5t discont9ue4 ,qu'il me soit p]mis ma9t5ant de dcrire le seul mode possible selon lequel n\s p\vons compr5dre que la matire ait t rp&ue trav]s l'espace1 de manire remplir la fois les conditions d'irradiation et de di/ribution gnralem5t gale4 ,p> commodit d'illu/ration1 imag9ons d'abord une sphre creuse1 de v]re ou d'autre matire1 occupant l'espace trav]s lequel la matire univ]selle a t galem5t p>pille1 p> le moy5 de l'irradiation1 de la p>ticule absolue1 indp5dante1 inconditionnelle1 place au c5tre de la sphre4 ,un c]ta9 ef=t de la puissance expansive 7que n\s prsumons tre la ,volont ,div9e71--en d'autres t]mes1 une c]ta9e =ce1 dont la mesure e/ la quantit de matire1 c'e/--dire le nombre des atomes1--a mis1 met1 p> irradiation1 ce nombre d'atomes1 les *assant hors du c5tre dans t\tes les directions1 leur proximit rciproque dim9uant mesure qu'ils s'loign5t de ce c5tre1 jusqu' ce que f9alem5t ils se tr\v5t p>pills sur la surface intrieure de la sphre4 ,qu& les atomes ont atte9t cette position1 ou p5dant qu'ils t5dai5t l'atte9dre1 un second ex]cice infrieur de la mme =ce1--une seconde =ce infrieure de la mme nature1--met de la mme manire1 p> irradiation1 une seconde c\*e d'atomes qui va se dpos] sur la premire2 le nombre d'atomes1 dans ce cas comme dans le premi]1 tant la mesure de la =ce qui les a mis1--en d'autres t]mes1 la =ce tant prcism5t approprie au desse9 qu'elle accomplit1--la =ce et le nombre d'atomes envoys p> cette =ce tant directem5t proportionnels4 ,qu& cette seconde c\*e a atte9t sa de/9ation ou p5dant qu'elle s'en appro*e1 un troisime ex]cice infrieur de la mme =ce1 ou une troisime =ce infrieure de mme nature1--le nombre des atomes mis tant dans t\s les cas la mesure de la =ce1--dpose une troisime c\*e sur la seconde1--et a9si de suite1 jusqu' ce que ces c\*es conc5triques1 dev5ant de mo9s en mo9s va/es1 atteign5t f9alem5t le po9t c5tral2 et alors la matire diffusible1 en mme temps que la =ce diffusive1 se tr\ve puise4 ,notre sphre e/ ma9t5ant remplie1 p> le moy5 de l'irradiation1 d'atomes galem5t rp>tis4 ,les deux conditions ncessaires1 celles de l'irradiation et d'une diffusion gale1 sont accomplies p> le seul mode qui p]mette de concevoir la possibilit de leur accomplissem5t simultan4 ,c'e/ p\r cette raison que j'ai l'esprance de tr\v] ma9t5ant1 ca* dans la condition prs5te des atomes a9si di/ribus trav]s la sphre1 le secret dont je suis en qute1 le pr9cipe si important du modus op]&i de la loi newtoni5ne4 ,exam9ons donc la condition actuelle des atomes4 ,ils sont placs dans une srie de c\*es conc5triques4 ,ils sont galem5t di/ribus trav]s la sphre4 ,ils ont t irradis v]s ces positions4 ,les atomes tant galem5t di/ribus1 plus e/ gr&e la sup]ficie d'une de ces c\*es conc5triques quelconques1 plus gr& s]a le nombre d'atomes di/ribus dans cette c\*e4 ,en d'autres t]mes1 le nombre d'atomes situs sur la surface d'une de ces c\*es conc5triques quelconque e/ en proportion directe de l't5due de cette surface4 ,mais1 dans t\te srie de sphres conc5triques1 les surfaces sont en proportion directe des c>rs des di/ances p>tir du c5tre1 ou1 plus brivem5t1 les surfaces des sphres sont entre elles comme les c>rs de leurs rayons4 ,consquemm5t1 le nombre d'atomes1 dans une c\*e quelconque1 e/ en proportion directe du c>r de la di/ance qui sp>e cette c\*e du c5tre4 ,mais le nombre des atomes dans une c\*e quelconque e/ la mesure de la =ce qui a mis cette c\*e1 c'e/--dire qu'elle e/ en proportion directe de la =ce4 ,donc la =ce qui a irradi *aque c\*e e/ en proportion directe du c>r de la di/ance entre cette c\*e et le c5tre1 ou1 p\r gnralis]1 la =ce de l'irradiation a eu lieu en proportion directe des c>rs des di/ances4 ,or1 la ,raction1 autant que n\s en p\vons connatre1 c'e/ l',action inv]se4 ,le pr9cipe gnral de la ,gravitation tant1 en premi] lieu1 ent5du comme la raction d'un acte1 comme l'expression d'un dsir de la "p de la ,matire1 exi/ant l'tat de diffusion1 de ret\rn] l',unit d'o elle e/ issue1 et en second lieu1 l'esprit tant oblig de dt]m9] le c>actre de ce dsir1 la manire selon laquelle il doit naturellem5t se manife/]1--tant1 en d'autres t]mes1 oblig de concevoir une loi probable1 ou modus op]&i1 p\r l'action de ret\r1 ne peut pas ne pas arriv] cette conclusion que la loi de ret\r doit tre prcism5t la rciproque de la loi d'mission4 ,*acun du mo9s aura p>faitem5t le droit de considr] la *ose comme dmontre1 jusqu' ce que quelqu'un donne une raison plausible qui affirme le contraire1 jusqu' ce qu'une autre loi de ret\r soit imag9e que l'intellig5ce puisse adopt] comme prfrable4 ,donc1 la matire irradie dans l'espace1 avec une =ce qui v>ie comme les c>rs des di/ances1 p\rrait priori tre suppose ret\rn] v]s son c5tre d'irradiation avec une =ce v>iant en raison inv]se des c>rs des di/ances2 et j'ai dj montr que t\t pr9cipe qui expliqu]a p\rquoi les atomes t5d5t1 en raison d'une loi quelconque1 v]s le c5tre gnral1 doit tre admis comme expliquant en mme temps1 d'une manire suffisante1 p\rquoi1 en raison de la mme loi1 ils t5d5t l'un v]s l'autre4 ,c>1 en fait1 la t5dance v]s le c5tre gnral n'e/ pas une t5dance v]s un c5tre positif2 elle a lieu v]s ce po9t1 seulem5t p>ce que *aque atome1 en se dirigeant v]s un tel po9t1 s'a*em9e directem5t v]s son c5tre rel et ess5tiel1 qui e/ l',unit1--l',union absolue et f9ale de t\tes *oses4 ,cette considration ne prs5te mon esprit aucune difficult2 mais cela ne m'aveugle pas sur son obscurit possible p\r les esprits mo9s habitus mani] des ab/ractions1 et en somme il s]ait peut-tre bon de considr] la proposition d'un ou deux autres po9ts de vue4 ,la molcule absolue1 indp5dante1 orig9ellem5t cre p> la ,volition ,div9e1 doit avoir t dans une condition de normalit positive ou de p]fection2--c> t\te imp]fection implique rapport4 ,le bi5 e/ positif2 le mal e/ ngatif2 il n'e/ que la ngation du bi51 comme le froid e/ la ngation de la *aleur1 l'obscurit1 de la lumire4 ,p\r qu'une *ose soit mauvaise1 il faut qu'il y ait quelque autre *ose qui soit comp>able ce qui e/ mauvais2--une condition laquelle cette *ose mauvaise ne satisfait pas2 une loi qu'elle viole2 un tre qu'elle (f5se4 ,si cet tre1 cette loi1 cette condition1 relativem5t auxquels la *ose e/ mauvaise1 n'exi/5t pas1 ou si1 p\r p>l] plus /rictem5t1 il n'exi/e ni tres1 ni lois1 ni conditions1 alors la *ose ne peut pas tre mauvaise et devra consquemm5t tre bonne4 ,t\te dviation de la normalit implique une t5dance au ret\r4 ,une diffr5ce d'avec ce qui e/ normal1 droit1 ju/e1 ne peut avoir t cre que p>la ncessit de va9cre une difficult4 ,et si la =ce qui surmonte cette difficult n'e/ pas inf9im5t cont9ue1 la t5dance inde/ructible ce ret\r p\rra la longue agir dans le s5s de sa satisfaction4 ,la =ce retire1 la t5dance agit4 ,c'e/ le pr9cipe de raction1 comme consqu5ce 9vitable d'une action f9ie4 ,p\r employ] une phrasologie dont on p>donn]a l'affectation app>5te cause de son n]gie1 n\s p\vons dire que la ,raction e/ le ret\r de ce qui e/ et ne devrait pas tre v]s ce qui tait orig9ellem5t1 et consquemm5t devrait tre2--et j'aj\te que l'on tr\v]ait t\j\rs la =ce absolue de la ,raction en proportion directe avec la ralit1 la vrit1 l'absolu du pr9cipe orig9el1 s'il tait possible de mesur] celui-ci2--et consquemm5t la plus gr&e de t\tes les ractions concevables doit tre celle produite p> la t5dance dont il e/ "q ici1--la t5dance ret\rn] v]s l'absolu orig9el1 v]s le suprme primitif4 ,la gravitation doit donc tre la plus n]gique de t\tes les =ces1--ide obt5ue priori et l>gem5t confirme p> l'induction4 ,quel usage je f]ai de cette ide1 on le v]ra p> la suite4 ,les atomes1 ayant t rp&us hors de leur condition normale d',unit1 *]*5t ret\rn]--v]s quoi8 ,non pas1 c]ta9em5t1 v]s aucun po9t p>ticuli]2 c> il e/ clair que si1 au mom5t de la diffusion1 t\t l',univ]s matriel avait t projet collectivem5t une c]ta9e di/ance du po9t d'irradiation1 la t5dance atomique v]s le c5tre de la sphre n'aurait pas t tr\ble le mo9s du monde2 les atomes n'aurai5t pas *]* le po9t de l'espace absolu dont ils tai5t orig9airem5t issus4 ,c'e/ simplem5t la condition1 et non le po9t ou le lieu o cette condition a pris naissance1 que les atonies *]*5t rtablir2--ce qu'ils dsir5t1 c'e/ simplem5t cette condition qui e/ leur normalit4 ,mais ils *]*5t un c5tre1--dira-t-on1--et un c5tre e/ un po9t4 ,c'e/ vrai2 mais ils *]*5t ce po9t1 non dans son c>actre de po9t 7c> si t\te la sphre *angeait de position1 ils *]*]ai5t galem5t le c5tre1 et le c5tre s]ait alors un autre po9t71 mais p>ce que1 en raison de la =me dans laquelle ils exi/5t collectivem5t 7qui e/ celle de la sphre71 c'e/ seulem5t p> le po9t en "q1 qui e/ le c5tre de la sphre1 qu'ils peuv5t atte9dre leur vritable b1 l',unit4 ,dans la direction du c5tre1 *aque atome p]oit plus d'atomes que dans t\te autre direction4 ,*aque atome e/ p\ss v]s le c5tre1 p>ce que sur la ligne droite1 qui s't5d de lui au c5tre et qui cont9ue au del jusqu' la circonfr5ce1 se tr\ve un plus gr& nombre d'atomes que sur t\te autre ligne droite1--un plus gr& nombre d'objets qui le *]*5t1 lui1 atome individuel1--un plus gr& nombre de satisfactions p\r sa propre t5dance l',unit1--en un mot1 p>ce que dans la direction du c5tre se tr\ve la plus gr&e possibilit de satisfaction gnrale p\r son apptit individuel4 ,p\r p>l] brivem5t1 la condition de l',unit e/ en ralit ce que *]*5t les atomes1 et s'ils sembl5t *]*] le c5tre de la sphre1 ce n'e/ qu'implicitem5t1 p>ce que le c5tre implique1 conti5t1 enveloppe le seul c5tre ess5tiel1 l',unit4 ,mais1 en raison de ce c>actre d\ble et implicite1 il e/ impossible de sp>] pratiquem5t la t5dance v]s l',unit ab/raite de la t5dance v]s le c5tre concret4 ,a9si la t5dance des atomes v]s le c5tre gnral e/1 t\s g>ds1 pratique et logique1 la t5dance de *acun v]s *acun1 et cette t5dance rciproque univ]selle e/ la t5dance v]s le c5tre2 l'une peut tre prise p\r l'autre2 t\t ce qui s'applique l'une doit s'appliqu] l'autre1 et enf9 t\t pr9cipe qui expliqu]a suffisamm5t l'une e/ une explication indubitable de l'autre4 ,je reg>de soigneusem5t aut\r de moi p\r tr\v] une objection rationnelle contre ce que j'ai avanc1 et je n'en puis dc\vrir aucune2 mais p>mi cette classe d'objections gnralem5t prs5tes p> les d\teurs de pr(ession1 les am\reux du ,d\te1 j'en ap]ois trs-aism5t trois1 et je vais les exam9] successivem5t4 ,on dira peut-tre d'abord3 ,la preuve que la =ce d'irradiation 7dans le cas en "q7 e/ en proportion directe des c>rs des di/ances repose sur cette supposition gratuite que le nombre des atomes dans *aque c\*e e/ la mesure de la =ce p> laquelle ils ont t mis4 ,je rponds que non-seulem5t j'ai p>faitem5t le droit de faire une telle supposition1 mais que je n'aurais aucun droit d'en faire une autre4 ,ce que je suppose e/ simplem5t qu'un effet s]t de mesure la cause qui le produit1--que t\t ex]cice de la ,volont ,div9e s]a proportionnel au b qui rclame cet ex]cice1--et que les moy5s de l',omnipot5ce1 ou de l',omnisci5ce1 s]ont exactem5t appropris ses desse9s4 ,le dficit ou l'excs dans la cause ne peuv5t eng5dr] aucun effet4 ,si la =ce qui a irradi *aque c\*e dans la position qu'elle occupe avait t mo9s ou plus gr&e qu'il n'tait ncessaire1 c'e/--dire1 si elle n'avait pas t en proportion directe avec le b1 alors cette c\*e n'aurait pas pu tre irradie sa ju/e position4 ,si la =ce qui1 en vue d'une galit gnrale de di/ribution1 a mis le nombre ju/e d'atomes p\r *aque c\*e1 n'avait pas t en proportion directe avec le nombre1 alors ce nombre n'aurait pas t le nombre dem& p\r une gale di/ribution4 ,la seconde objection supposable a de meilleurs droits une rponse4 ,c'e/ un pr9cipe admis en dynamique que t\t corps1 recevant une impulsion1 une disposition se m\voir1 se meut en ligne droite dans la direction donne p> la =ce impulsive1 jusqu' ce qu'il soit dt\rn ou arrt p> quelque autre =ce4 ,comm5t donc1 dem&]a-t-on peut-tre1 ma premire c\*e1 la c\*e extrieure d'atomes peut-elle arrt] son m\vem5t la surface de la sphre de v]re imag9aire1 qu& une seconde =ce1 d'un c>actre non imag9aire1 ne se manife/e pas1 p\r expliqu] cette int]ruption dans le m\vem5t8 ,je rponds que l'objection pr5d naissance ici dans une supposition t\t fait gratuite de la "p du critique1--la supposition d'un pr9cipe dynamique une poque o il n'exi/ait pas de pr9cipes1 en quoi que ce soit2--je me s]s naturellem5t du mot pr9cipe dans le s5s mme que le critique attribue ce mot4 ,au comm5cem5t des *oses1 n\s ne p\vons admettre1 n\s ne p\vons compr5dre qu'une ,premire ,cause1 le ,pr9cipe vraim5t suprme1 la ,volont de ,dieu4 ,l'action primitive1 c'e/--dire l',irradiation de l',unit1 doit avoir t indp5dante de t\t ce que le monde appelle pr9cipe1 p>ce que ce que n\s dsignons s\s ce t]me n'e/ qu'une consqu5ce de la raction de cette action primitive2--je dis action primitive2 c> la cration de la molcule matrielle absolue doit tre considre comme une conception plutt que comme une action dans le s5s ord9aire du mot4 ,a9si n\s reg>d]ons l'action primitive comme une action t5dant l'tablissem5t de ce que n\s appelons ma9t5ant pr9cipes4 ,mais cette action primitive elle-mme doit tre ent5due comme une ,volition cont9ue4 ,la ,p5se de ,dieu doit tre comprise comme donnant naissance la ,diffusion1 comme l'accompagnant1 comme la rgul>isant1 et f9alem5t comme se retirant d'elle aprs son accomplissem5t4 ,alors comm5ce la ,raction1 et p> la ,raction1 le pr9cipe1 dans le s5s o n\s employons le mot4 ,il s]ait prud5t1 t\tefois1 de limit] l'application de ce mot aux deux rsultats immdiats de la cessation de la ,volition ,div9e1 c'e/--dire aux deux ag5ts1 ,attraction et ,rpulsion4 ,*aque autre ag5t naturel drive1 plus ou mo9s immdiatem5t1 de ces deux-l et s]ait en consqu5ce plus conv5ablem5t dsign s\s le nom de s\s-pr9cipe4 ,on peut object] en troisime lieu que le mode p>ticuli] de di/ribution des atomes que j'ai expos e/ une hypo?se et ri5 de plus4 ,or1 je sais que le mot hypo?se e/ une l\rde massue1 empoigne immdiatem5t1 s9on s\leve1 p> t\s les petits p5seurs1 la premire app>5ce d'une proposition portant1 plus ou mo9s1 le co/ume d'une ?orie4 ,mais il n'y a ici aucune bonne raison p\r j\] de ce t]rible m>teau de l'hypo?se1 mme p\r ceux qui sont capables de le s\lev]1 gants ou mirmidons4 ,je ma9ti5s d'abord que le mode tel que je l'ai dcrit e/ le seul p> lequel n\s puissions concevoir que la ,matire ait t rp&ue de manire satisfaire la fois aux deux conditions d'irradiation et de di/ribution gnralem5t gale4 ,j'affirme ensuite que ces conditions elles-mmes se sont imposes ma p5se comme rsultats 9vitables d'un raisonnem5t aussi logique que celui sur lequel repose n'importe quelle dmon/ration d',euclide2 et j'affirme1 en troisime lieu1 que1 qu& mme l'accusation d'hypo?se s]ait aussi bi5 appuye qu'elle e/1 en fait1 va9e et ins\t5able1 la validit et l'infaillibilit de mon rsultat n'en s]ait cep5dant pas infirme1 mme dans le plus petit dtail4 ,je m'explique3--la ,gravitation newtoni5ne1 loi de la ,nature1 loi dont l'exi/5ce ne peut tre mise en "q qu' ,b$lam1 loi qui1 une fois admise1 n\s donne le moy5 d'expliqu] les neuf diximes des phnomnes de l',univ]s1--loi que n\s sommes1 cause de cela mme1 et sans en rfr] aucune autre considration1 disposs admettre et que n\s ne p\vons n\s emp*] de reconnatre comme loi1--mais loi dont ni le pr9cipe ni le modus op]&i du pr9cipe n'ont t jusqu' prs5t dcalqus p> l'analyse huma9e1--loi enf9 qui n'a t tr\ve susceptible d'aucune explication1 ni dans son dtail1 ni dans sa gnralit1--se montre dcidm5t explicable et explique sur t\s les po9ts1 p\rvu seulem5t que n\s donnions notre ass5tim5t 444 quoi8 ,a une hypo?se8 ,mais si une hypo?se1--si la plus pure hypo?se1 une hypo?se l'appui de laquelle1 comme dans le cas de la ,loi newtoni5ne1 pure hypo?se elle-mme1 ne se prs5te pas l'ombre d'une raison priori1--si une hypo?se1 mme aussi absolue que t\t ce que celle-ci comporte1 n\s p]met d'assign] un pr9cipe la ,loi newtoni5ne1--n\s p]met de considr] comme remplies des conditions si miraculeusem5t1 si ineffablem5t complexes et en app>5ce inconciliables1 comme celles impliques dans les rapports que n\s rvle la ,gravitation1--quel tre rationnel p\ss]a la sottise jusqu' appel] plus longtemps hypo?se1 mme cette absolue hypo?se1-- mo9s qu'il ne p]si/e a9si en s\s-ent5dant que c'e/ simplem5t p> pur am\r p\r l'irrvocabilit des mots8 ,mais quel e/ actuellem5t le vritable tat de la "q8 ,quel e/ le fait8 ,non-seulem5t ce n'e/ pas une hypo?se que n\s sommes pris d'adopt]1 p\r expliqu] le pr9cipe en "q1 mais c'e/ une conclusion logique que n\s sommes invits1 non pas adopt] si n\s p\vons n\s en disp5s]1 mais simplem5t ni] si cela n\s e/ possible2--une conclusion d'une logique si exacte que la discut]1 d\t] de sa validit1 s]ait un ef=t au-dessus de nos =ces2--une conclusion laquelle n\s ne voyons pas le moy5 d'*app]1 de quelque ct que n\s n\s t\rnions2 un rsultat que n\s tr\vons t\j\rs en face de n\s1 soit que l'induction n\s ait prom5s trav]s les phnomnes de ladite ,loi1 soit que n\s r$esc5dions1 avec la dduction1 de la plus rig\reusem5t simple de t\tes les suppositions1--en un mot de la supposition de la ,simplicit elle-mme4 ,et si ma9t5ant1 p> pur am\r de la *icane1 on objecte que1 bi5 que mon po9t de d"p soit1 comme je l'affirme1 la supposition de l'absolue ,simplicit1 cep5dant la ,simplicit1 considre en elle-mme1 n'e/ po9t un axiome1 et que les dductions tires des axiomes sont les seules inconte/ables1 alors je rpondrai3 ,t\te autre sci5ce que la ,logique e/ une sci5ce de c]ta9s rapports concrets4 ,l',ari?mtique1 p> exemple1 e/ la sci5ce des rapports de nombre1--la ,gomtrie1 des rapports de =me1--les ,ma?matiques en gnral1 des rapports de quantit en gnral1 de t\t ce qui peut tre augm5t ou dim9u4 ,mais la ,logique e/ la sci5ce du ,rapport dans l'ab/rait1 du ,rapport absolu1 du ,rapport considr en lui-mme4 ,a9si1 dans t\te sci5ce autre que la ,logique1 un axiome e/ une proposition proclamant c]ta9s rapports concrets qui sembl5t trop vid5ts p\r tre discuts1 comme qu& n\s disons1 p> exemple1 que le t\t e/ plus gr& que sa p>tie2--et le pr9cipe de l'axiome ,logique son t\r1 ou dans d'autres t]mes1 le pr9cipe d'un axiome dans l'ab/rait1 e/ simplem5t l'vid5ce de rapport4 ,or1 il e/ clair1 d'abord1 que ce qui e/ vid5t p\r un esprit peut n'tre pas vid5t p\r un autre2 ensuite1 que ce qui e/ vid5t p\r un esprit une poque peut n'tre pas du t\t vid5t une autre poque p\r le mme esprit4 ,il e/ clair1 de plus1 que ce qui e/ vid5t auj\rd'hui p\r la majorit de l'humanit ou p\r la majorit des meilleurs esprits huma9s1 peut dema91 p\r ces mmes majorits1 tre plus ou mo9s vid5t1 ou mme n'tre plus vid5t du t\t4 ,on voit donc que le pr9cipe axiomatique lui-mme e/ susceptible de v>iation1 et que naturellem5t les axiomes sont susceptibles d'un semblable *angem5t4 ,puisqu'ils sont v>iables1 les vrits1 auxquelles ils donn5t naissance1 sont aussi ncessairem5t v>iables1 ou1 en d'autres t]mes1 sont telles1 qu'il ne faut jamais s'y fi] absolum5t1--puisque la ,vrit et l',immutabilit ne font qu'un4 ,or1 il e/ facile de compr5dre qu'aucune ide axiomatique1 aucune ide fonde sur le pr9cipe flottant de l'vid5ce de rapport1 ne peut f\rnir1 p\r une con/ruction quelconque de la ,raison1 une base aussi sre1 aussi solide1 que cette ide 7quelle qu'elle soit1 n'importe o n\s la puissions tr\v]1 et si t\tefois il e/ possible de la tr\v] quelque "p71 qui s]a absolum5t indp5dante1 qui non-seulem5t ne prs5t]a l'esprit aucune vid5ce de rapport1 gr&e ou petite1 mais encore lui impos]a la ncessit de n'en voir aucune4 ,si une telle ide n'e/ pas ce que n\s appelons t\rdim5t un axiome1 elle e/ au mo9s prfrable1 comme base logique1 t\t axiome qui ait jamais t avanc1 ou t\s les axiomes imag9ables runis2--et telle e/ prcism5t l'ide p> laquelle comm5ce mon procd de dduction1 que l'induction corrobore si p>faitem5t4 ,ma p>ticule propre n'e/ que l'absolue ,indp5dance4 ,p\r rsum] ce que j'ai avanc1 je suis p>ti de ce po9t que j'ai considr comme-vid5t1 savoir que le ,comm5cem5t n'avait ri5 d]rire lui ni devant lui1--qu'il y avait eu en fait un ,comm5cem5t1--que c'tait un comm5cem5t et ri5 autre *ose qu'un comm5cem5t1--bref que ce ,comm5cem5t tait 444 ce qu'il tait4 ,si l'on veut que ce soit l une pure supposition1 j'y cons5s4 ,p\r f9ir cette p>tie de mon sujet1 je suis ple9em5t autoris dcl>] que la ,loi1 que n\s nommons habituellem5t ,gravitation1 exi/e en raison de ce que la ,matire a t1 son orig9e1 irradie atomiquem5t1 dans une sphre limite#b d',espace1 d'une ,p>ticule ,propre1 unique1 individuelle1 inconditionnelle1 indp5dante et absolue1 selon le seul mode qui p\vait satisfaire la fois aux deux conditions d'irradiation et de di/ribution gnralem5t gale trav]s la sphre1--c'e/--dire p> une =ce v>iant en proportion directe des c>rs des di/ances comprises entre *acun des atomes irradis et le c5tre spcial d',irradiation4 ,j'ai dj dit p\r quelles raisons je prsumais que la ,matire avait t p>pille p> une =ce dt]m9e1 plutt que p> une =ce cont9ue ou inf9im5t cont9ue4 ,d'abord1 en supposant une =ce cont9ue1 n\s ne p\rrions compr5dre aucune espce de raction2 et ensuite n\s s]ions obligs d'accept] l'ide inadmissible d'une ext5sion inf9ie de ,matire4 ,sans n\s appesantir sur l'impossibilit de cette conception1 rem>quons que l'ext5sion inf9ie de la ,matire e/ une ide qui1 si elle n'e/ pas positivem5t contr$ite1 du mo9s n'e/ pas du t\t confirme p> les obs]vations tlescopiques2--c'e/ un po9t claircir plus t>d2 et cette raison empirique qui n\s fait croire que la ,matire e/ orig9ellem5t f9ie se tr\ve confirme d'une manire non empirique4 ,a9si1 p> exemple1 en admettant1 p\r le mom5t1 la possibilit de compr5dre l',espace rempli p> les atomes irradis1 c'e/--dire en admettant1 autant que n\s le p\vons1 que la succession des atomes irradis n'ait absolum5t pas de f91 il e/ suffisamm5t clair que1 mme aprs que la ,volont ,div9e s'e/ retire d'eux et que la t5dance ret\rn] v]s l',unit a eu1 d'une manire ab/raite1 p]mission de se satisfaire1 cette p]mission aurait t futile et inefficace1 sans valeur pratique et sans effet quelconque4 ,aucune ,raction n'aurait pu avoir lieu2 aucun m\vem5t v]s l',unit n'aurait pu se faire2 aucune loi de gravitation n'aurait pu s'tablir4 ,expliquons mieux la *ose4 ,accordez que la t5dance ab/raite d'un atome quelconque v]s un autre atome quelconque e/ le rsultat 9vitable de la diffusion de l',unit normale1 ou ce qui e/ la mme *ose1 admettez qu'un atome donn quelconque se propose de se m\voir dans une direction donne quelconque1 il e/ clair que1 s'il y a une inf9it d'atomes de t\s les cts de l'atome qui se propose de se m\voir1 il ne p\rra jamais se m\voir1 dans la direction donne1 v]s la satisfaction de sa t5dance1 en raison d'une t5dance prcism5t gale et contre-balanante dans la direction diamtralem5t oppose4 ,en d'autres t]mes1 il y a exactem5t autant de t5dances d]rire que devant l'atome hsitant2 c> c'e/ une pure sottise de dire qu'une ligne inf9ie e/ plus longue ou plus c\rte qu'une autre ligne inf9ie1 ou qu'un nombre inf9i e/ plus gros ou plus petit qu'un autre nombre inf9i4 ,a9si l'atome en "q doit re/] /ationnaire jamais4 ,dans les conditions impossibles que n\s n\s sommes ef=cs de concevoir1 simplem5t p\r l'am\r de la discussion1 il n'y aurait eu aucune aggrgation de ,matire1--ni toiles1 ni mondes1--ri5 qu'un ,univ]s t]nellem5t atomique et illogique4 ,en effet1 de quelque faon que v\s considriez la *ose1 l'ide d'une ,matire illimite e/ non-seulem5t ins\t5able1 mais impossible et p]turbatrice de t\t ordre4 ,en n\s figurant les atomes compris dans une sphre1 n\s concevons t\t de suite une satisfaction possible p\r la t5dance la runion4 ,le rsultat gnral de la t5dance de *acun v]s *acun tant une t5dance de t\s v]s le c5tre1 la m>*e gnrale de la cond5sation1 ou le rappro*em5t1 comm5ce immdiatem5t1 p> un m\vem5t commun et simultan1 avec la retraite de la ,volition ,div9e2 les rappro*em5ts individuels ou coalesc5ces--non pas fusions--d'atome atome tant sujets des v>iations presque inf9ies dans le temps1 le degr et la condition1 en raison de l'excessive multiplicit de rapports produite p> les diffr5ces de =me qui c>actrisai5t les atomes au mom5t o ils se sp>ai5t de la ,p>ticule ,propre2 produite galem5t p> l'9galit p>ticulire et subsqu5te de di/ance de *acun *acun4 ,ce que je dsire faire entr] dans l'esprit du lecteur1 c'e/ la c]titude que1 t\t d'abord 7la =ce diffusive ou ,volition ,div9e s'tant retire71 de la condition des atomes telle que je l'ai dcrite1 ont d1 sur d'innombrables po9ts trav]s la sphre ,univ]selle1 natre d'innombrables agglomrations1 c>actrises p> d'innombrables diffr5ces spcifiques de =me1 de grosseur1 de nature ess5tielle1 et de di/ance rciproque4 ,le dveloppem5t de la ,rpulsion 7,electricit7 doit naturellem5t avoir comm5c avec les premi]s ef=ts p>ticuli]s v]s l',unit1 et avoir m>* con/amm5t en raison de la ,coalesc5ce1--c'e/--dire de la ,cond5sation1 ou1 consquemm5t1 de l',htrognx4 ,a9si les deux ,pr9cipes proprem5t dits1 l',attraction et la ,rpulsion1 le ,matriel et le ,spirituel1 s'accompagn5t l'un l'autre dans la plus troite confrat]nit4 ,a9si le ,corps et l',ame m>*5t de conc]t4 ,footnote #a3 ,d\ble ,assass9at dans la rue ,morgue4--,,hi/oires ,,extraord9aires4 ,footnote #b3 ,une sphre e/ ncessairem5t limite2 mais je prfre la tautologie au dang] de n'tre pas compris ,e4 ,p4 ,,viii ,si ma9t5ant1 en imag9ation1 n\s *oisissons1 trav]s la sphre ,univ]selle1 une quelconque de ces agglomrations considres dans leurs phases primaires1 et si n\s supposons que cette agglomration comm5ante a eu lieu sur ce po9t o exi/e le c5tre de notre ,soleil1 ou plutt o il exi/ait orig9ellem5t 7c> le ,soleil *ange p]ptuellem5t de position71 n\s n\s r5contr]ons infailliblem5t avec la plus magnifique des ?ories1 et1 p5dant un c]ta9 temps au mo9s1 n\s avanc]ons avec elle1--je veux dire avec la ,cosmogonie de ,laplace2--quoique ,cosmogonie soit un t]me trop comprh5sif p\r l'objet dont l'auteur traite en ralit1 qui e/ seulem5t la con/itution de notre sy/me solaire1 c'e/--dire d'un sy/me p>mi la myriade de sy/mes analogues qui compos5t l',univ]s proprem5t dit1--cette sphre ,univ]selle1 cet omni-comprh5sif et absolu ,kosmos qui =me le sujet de mon prs5t disc\rs4 ,laplace1 se conf9ant dans une rgion videmm5t limite1 celle de notre sy/me solaire1 avec son ent\rage comp>ativem5t immdiat1 et supposant purem5t1 c'e/--dire sans tablir aucune base quelconque1 p> induction ou p> dduction1 une gr&e p>tie de ce que j'essayais t\t l'heure de fix] sur une base plus solide qu'une pure hypo?se2--supposant1 p> exemple1 la matire rp&ue 7sans prt5dre expliqu] cette diffusion7 trav]s l'espace occup p> notre sy/me1 et mme un peu au del2 rp&ue l'tat de nbulosit htrogne et obissant la loi t\te-puissante de la ,gravitation1 dont il ne s'avise pas de conjectur] le pr9cipe2--supposant t\tes ces *oses 7qui sont p>faitem5t vraies1 bi5 qu'il n'et pas logiquem5t le droit de les suppos]71 ,laplace1 dis-je1 a montr1 dynamiquem5t et ma?matiquem5t1 que les rsultats naissant =cm5t de telles circon/ances sont ceux1 et ceux-l seuls1 que n\s voyons manife/s dans la condition actuelle du sy/me solaire4 ,je m'explique4--,supposons que cette agglomration p>ticulire dont n\s avons p>l1 celle qui a eu lieu au po9t m>qu p> le c5tre de notre ,soleil1 ait cont9u jusqu' ce qu'une va/e quantit de matire nbuleuse y ait pris une =me peu prs sphrique2 son c5tre concidant videmm5t avec le c5tre actuel ou plutt le c5tre orig9el de notre ,soleil1 et sa priphrie s't5dant au del de l'orbite de ,neptune1 la plus loigne de nos plantes2--en d'autres t]mes1 supposons que le diamtre de cette sphre grossire ait t d'environ six mille millions de milles4 ,p5dant des sicles1 cette masse de matire a t se cond5sant1 tant qu' la longue elle a t rduite au volume que n\s imag9ons1 ayant procd graduellem5t depuis son tat atomique et imp]ceptible jusqu' ce que n\s ent5dons p> une nbulosit visible1 palpable1 ou apprciable d'une manire quelconque4 ,or1 la condition de cette masse implique une rotation aut\r d'un axe imag9aire1--rotation1 qui1 comm5ant avec les premi]s symptmes d'aggrgation1 a depuis lors t\j\rs acquis de la vlocit4 ,les deux premi]s atomes qui se sont r5contrs1 p>tant de po9ts non diamtralem5t opposs1 ont d1 se prcipitant un peu au del l'un de l'autre1 =m] un noyau p\r le m\vem5t rotatoire en "q4 ,comm5t ce m\vem5t a augm5t en vlocit1 on le voit aism5t4 ,les deux atomes sont rejo9ts p> d'autres2--une aggrgation e/ =me4 ,la masse cont9ue t\rn] t\t en se cond5sant4 ,mais t\t atome situ la circonfr5ce subit naturellem5t un m\vem5t plus rapide qu'un atome plac plus prs du c5tre4 ,nanmo9s l'atome loign1 avec sa vlocit suprieure1 se rappro*e du c5tre1 portant avec lui cette vlocit suprieure mesure qu'il avance4 ,a9si *aque atome m>*ant v]s le c5tre1 et s'atta*ant f9alem5t au c5tre de la cond5sation1 aj\te quelque *ose la vlocit orig9elle de ce c5tre1 c'e/--dire accrot le m\vem5t rotatoire de la masse4 ,supposons ma9t5ant cette masse cond5se ce po9t qu'elle occupe prcism5t l'espace circonscrit p> l'orbite de ,neptune1 et que la vlocit avec laquelle se meut1 dans la rotation gnrale1 la surface de la masse1 soit prcism5t celle avec laquelle ,neptune accomplit ma9t5ant sa rvolution aut\r du ,soleil4 ,a cette poque dt]m9e1 n\s compr5ons que la =ce c5trifuge con/amm5t croissante1 l'emportant sur la =ce c5tripte non croissante1 a d faire se dgag] et se sp>] les c\*es extrieures les mo9s cond5ses1 l'quateur de la sphre1 l o prdom9ait la vlocit tang5tielle2 de sorte que ces c\*es ont =m aut\r du corps pr9cipal un anneau indp5dant circonv5ant les rgions quatoriales2--ju/e comme la p>tie extrieure d'une meule1 *asse p> une excessive vlocit de rotation1 =m]ait un anneau aut\r de la meule1 si la solidit de la sup]ficie n'y faisait ob/acle2 mais si cette matire tait du ca\t*\c1 ou t\te autre d'une consi/ance peu prs semblable1 le phnomne en "q se manife/]ait infailliblem5t4 ,l'anneau1 *ass a9si p> la masse nbuleuse1 a d naturellem5t accomplir sa rvolution1 comme anneau individuel1 ju/e avec la mme vlocit qui le faisait t\rn] comme surface de la masse4 ,en mme temps1 la cond5sation cont9uant t\j\rs1 l'int]valle entre l'anneau projet et le corps pr9cipal a d s'accrotre sans cesse1 tant qu' la f9 le premi] s'e/ tr\v une va/e di/ance du d]ni]4 ,or1 en admettant que l'anneau ait possd1 p> quelque arrangem5t en app>5ce accid5tel de ses lm5ts htrognes1 une con/itution presque uni=me1 cet anneau1 dans ces conditions1 n'aurait jamais cess de t\rn] aut\r du corps pr9cipal2 mais1 comme on p\vait s'y att5dre1 if p>at qu'il y a eu dans la disposition de ses lm5ts assez d'irrgul>it p\r les faire se gr\p] aut\r de c5tres d'une solidit suprieure2 et a9si la =me annulaire a t dtruite#a4 ,sans aucun d\te1 la b&e a t bi5tt rompue en plusieurs morceaux1 et l'un de ces morceaux1 d'un volume plus considrable1 a absorb les autres en lui2 le t\t s'e/ tass1 sphriquem5t1 en une plante4 ,que ce d]ni] corps ait cont9ue1 comme plante1 le m\vem5t de rvolution qui le c>actrisait qu& il tait anneau1 cela e/ suffisamm5t vid5t2 et l'on voit aussi facilem5t qu'il a d1 de sa n\velle condition de sphre1 tir] un m\vem5t additionnel4 ,si n\s considrons l'anneau comme n'tant pas encore rompu1 n\s voyons que sa p>tie extrieure1 p5dant que la totalit t\rne aut\r du corps gnrateur1 se meut avec plus de rapidit que sa p>tie intrieure4 ,donc1 qu& la rupture s'e/ faite1 une p>tie dans *aque fragm5t a d se m\voir avec plus de vlocit que les autres4 ,le m\vem5t suprieur prdom9ant a d faire t\rn] *aque fragm5t sur lui-mme1 c'e/--dire lui imprim] une rotation2 et le s5s de cette rotation a t naturellem5t le s5s de la rvolution d'o elle avait pris naissance4 ,t\s les fragm5ts ayant subi ladite rotation l'ont1 en se runissant1 =cm5t communique la plante =me p> leur cohsion4 ,cette plante fut ,neptune4 ,ses lm5ts cont9uant se cond5s]1 et la =ce c5trifuge produite dans sa rotation l'emportant la longue sur la =ce c5tripte1 comme n\s l'avons vu dans le cas du globe gnrateur1 un anneau a t galem5t projet de la surface quatoriale de cette plante2 cet anneau1 non uni=me dans sa con/itution1 a t rompu1 et ses div]s fragm5ts1 absorbs p> le plus massif de t\s1 ont t collectivem5t sphrifis en une lune4 ,le phnomne rpt une seconde fois a donn p\r rsultat une seconde lune4 ,a9si n\s tr\vons explique la plante ,neptune avec les deux satellites qui l'accompagn5t4 ,en projetant de son quateur un anneau1 le ,soleil avait rtabli entre ses deux =ces1 c5tripte et c5trifuge1 l'quilibre rompu p> le progrs de la cond5sation2 mais cette cond5sation cont9uant t\j\rs1 l'quilibre fut de n\veau tr\bl p> suite de l'accroissem5t de la rotation4 ,p5dant que la masse s'tait rtrcie au po9t de n'occup] que ju/e l'espace sphrique circonscrit p> l'orbite d',uranus1 la =ce c5trifuge1 cela se compr5d1 avait pris une influ5ce assez gr&e p\r ncessit] un n\veau s\lagem5t4 ,consquemm5t1 une seconde b&e quatoriale fut lance1 qui1 n'tant pas d'une con/itution uni=me1 a t brise1 comme dans le cas prcd5t de ,neptune2 les fragm5ts tasss sont dev5us la plante ,uranus2 et la vlocit de sa rvolution actuelle aut\r du ,soleil n\s donne videmm5t la mesure de la vitesse rotatoire de la surface quatoriale du ,soleil au mom5t de la sp>ation4 ,uranus1 tirant sa rotation des rotations comb9es des fragm5ts auxquels il devait sa naissance1 comme n\s l'avons expliqu p\r le cas prcd5t1 projeta alors successivem5t des anneaux1 dont *acun1 se brisant1 se modela en lune4 ,trois lunes1 diffr5tes poques1 fur5t =mes de cette faon p> la rupture et la sphrification d'autant d'anneaux di/9cts non uni=mes dans leur con/itution4 ,p5dant que le ,soleil se rduisait n'occup] que ju/e l'espace circonscrit p> l'orbite de ,saturne1 n\s devons suppos] que la balance entre ses deux =ces1 c5tripte et c5trifuge1 avait t drange p> l'accroissem5t de la vitesse rotatoire1 rsultat de la cond5sation1 au po9t de ncessit] un troisime ef=t v]s l'quilibre1 et qu'une b&e annulaire1 comme dans les deux cas prcd5ts1 fut consquemm5t lance1 qui1 bi5tt rompue p> la non-uni=mit de ses p>ties1 se consolida p\r dev5ir la plante ,saturne4 ,cette d]nire projeta d'abord sept b&es1 qui1 aprs s'tre rompues1 se sphrifir5t en autant de lunes2 mais elle p>at s'tre subsquemm5t d*>ge1 trois poques di/9ctes et peu loignes l'une de l'autre1 de trois anneaux dont la con/itution se tr\va1 p> un accid5t app>5t1 assez uni=me et assez solide p\r ne f\rnir aucune occasion de rupture2 aussi ils cont9u5t t\rn] s\s la =me d'anneaux4 ,je dis accid5t app>5t2 c> p\r un accid5t dans le s5s ord9aire1 il n'y en eut videmm5t aucun2 le t]me ici s'applique simplem5t au rsultat d'une loi indisc]nable ou que n\s ne p\vons pas immdiatem5t tudi]4 ,se rduisant t\j\rs de plus en plus1 jusqu' n'occup] que l'espace circonscrit p> l'orbite de ,jupit]1 le ,soleil pr\va bi5tt le beso9 d'un n\vel ef=t p\r re/aur] l'quilibre de ses deux =ces1 p]ptuellem5t drang p> l'accroissem5t cont9u de la vitesse de rotation4 ,en consqu5ce ,jupit] fut lanc hors du ,soleil1 passant de la condition annulaire l'tat plantaire1 et1 arriv ce second tat1 projeta son t\r1 quatre poques diffr5tes1 quatre anneaux1 qui f9alem5t se trans=mr5t en autant de lunes4 ,se rtrcissant t\j\rs1 jusqu' ce que sa sphre n'occupt que ju/e l'espace df9i p> l'orbite des ,a/rodes1 le ,soleil se d*>gea d'un anneau qui p>at avoir eu huit c5tres de solidit suprieure1 et en se brisant1 avoir produit huit fragm5ts1 dont pas un ne possdait une masse assez considrable p\r absorb] les autres4 ,t\s consquemm5t1 comme plantes di/9ctes1 mais comp>ativem5t petites1 se mir5t t\rn] dans des orbites dont les di/ances respectives peuv5t tre1 jusqu' un c]ta9 po9t1 considres comme la mesure de la =ce qui les a sp>s2--t\tes les orbites nanmo9s se tr\vant assez rappro*es p\r n\s p]mettre de les considr] comme une1 en comp>aison des autres orbites plantaires4 ,le ,soleil1 se rduisant t\j\rs et ne remplissant plus que ju/e l'orbite de ,m>s1 se d*>gea alors de cette plante p> le mode dj si s\v5t dcrit4 ,t\tefois1 puisqu'il n'a pas de lune1 ,m>s n'a pas pu eng5dr] d'anneau4 ,en fait1 une phase se produisait dans la c>rire du corps gnrateur1 c5tre de t\t le sy/me4 ,la dcroissance de sa nbulosit1 qui tait en mme temps l'accroissem5t de sa d5sit et encore la dcroissance de sa cond5sation dont rsultait la con/ante rupture de l'quilibre1 a d1 p>tir de cette poque1 atte9dre un po9t o les ef=ts p\r le rtablissem5t de cet quilibre ont t de plus en plus inefficaces1 ju/e mesure qu'ils tai5t mo9s frquemm5t ncessaires4 ,a9si les phnomnes dont n\s avons p>l ont d donn] p>t\t des signes d'puisem5t1--dans les plantes d'abord1 et ensuite dans la masse gnratrice4 ,ne tombons pas dans cette erreur qui suppose que le dcroissem5t d'int]valle obs]v entre les plantes1 mesure qu'elles se rappro*5t du ,soleil1 e/ en quelque sorte un indice de frqu5ce croissante dans les crises qui leur ont donn naissance4 ,c'e/ ju/em5t l'inv]se qui doit tre suppos4 ,le plus long int]valle de temps a d sp>] les missions des deux plantes intrieures1 et le plus c\rt la naissance des deux extrieures4 ,mais la dim9ution d'espace e/ la mesure de la d5sit du ,soleil1 et en mme temps elle e/ en raison inv]se de son aptitude la cond5sation dans t\t le c\rs des phnomnes dont n\s avons fait l'hi/oire4 ,cep5dant1 s'tant rduit jusqu' ne plus remplir que l'orbite de notre ,t]re1 la sphre-mre a *ass hors d'elle-mme encore un autre corps1--la ,t]re1--dans une condition de nbulosit qui a p]mis ce corps de se d*>g] son t\r d'un autre corps qui e/ notre ,lune4 ,mais l se sont arrtes les =mations lunaires4 ,f9alem5t1 se conf9ant aux orbites1 d'abord de ,vnus et ensuite de ,m]cure1 le ,soleil a lanc ces deux plantes intrieures2 ni l'une ni l'autre n'a eng5dr de lune4 ,a9si1 de son volume orig9el1 ou1 p\r p>l] plus exactem5t1 de la condition s\s laquelle n\s l'avons d'abord considr1 c'e/--dire d'une masse nbuleuse peu prs sphrique possdant c]ta9em5t un diamtre de plus de c9q mille six c5ts millions de milles1 le gr& a/re c5tral1 orig9e de notre sy/me solaire-plantaire-lunaire1 s'e/ graduellem5t rduit1 obissant la loi de la ,gravitation1 un globe d'un diamtre de huit c5t quatre-v+t-deux mille milles seulem5t2 mais il ne s'ensuit pas du t\t que sa cond5sation soit absolum5t complte1 ou qu'il ne possde plus la puissance de projet] encore une plante4 ,footnote #a3 ,laplace a suppos sa nbulosit htrogne1 simplem5t p>ce que cela lui p]mettait d'expliqu] le morcellem5t des anneaux2 c> si la nbulosit avait t homogne1 ils ne se s]ai5t pas briss4 ,j'arrive au mme rsultat 7htrognx des masses secondaires rsultant immdiatem5t des atomes7 simplem5t p> une considration priori de leur b gnral1 qui e/ le ,relatif4 ,e4 ,p4 ,,ix ,je vi5s de donn]1 avec son cont\r gnral seulem5t1 mais aussi avec t\t le dtail ncessaire p\r l'intellig5ce1 un tableau de la ,?orie cosmogonique de ,laplace telle que son auteur lui-mme l'a conue4 ,de quelque po9t de vue que n\s la considrions1 n\s la tr\vons magnifiquem5t vraie4 ,elle e/ imm5sm5t trop belle p\r ne pas cont5ir la ,vrit comme c>actre ess5tiel2--et en disant cela je suis pr(ondm5t srieux4 ,dans la rvolution des satellites d',uranus app>at quelque *ose qui semble contr$ire les hypo?ses de ,laplace2 mais que cette unique inconsi/ance puisse infirm] une ?orie con/ruite avec un million de consi/ances intimem5t relies entre elles1 c'e/ l une ide qui n'e/ bonne que p\r les esprits fantasques4 ,en prophtisant audacieusem5t que l'anomalie app>5te dont je p>le devi5dra1 tt ou t>d1 une des confirmations les plus =tes possibles de l'hypo?se gnrale1 je ne prt5ds aucun don spcial de div9ation2 c>1 au contraire1 ce qui s]ait vraim5t difficile1 ce s]ait de ne pas press5tir cette dc\v]te4#a ,les corps projets p> le mode en "q ont d1 comme on l'a vu1 trans=m] la rotation sup]ficielle des globes1 d'o ils tirai5t leur orig9e1 en une rvolution d'une vlocit gale aut\r de ces globes dev5us c5tres di/ants2 et la rvolution a9si eng5dre cont9u]a tant que la =ce c5tripte1 qui e/ celle p> laquelle le corps projet gravite v]s son gnrateur1 ne s]a ni plus ni mo9s gr&e que la =ce p> laquelle il a t projet1 c'e/--dire la vlocit c5trifuge1 ou1 plus proprem5t1 tang5tielle4 ,cep5dant1 p> l'unit d'orig9e de ces deux =ces1 n\s p\vions dev9] ce qu'elles sont en effet1--l'une contre-balanant exactem5t l'autre4 ,en ralit1 n'avons-n\s pas dmontr que le fait de la projection du corps n'avait eu lieu que p\r la cons]vation de l'quilibre8 ,t\tefois1 aprs avoir rapport la =ce c5tripte la loi t\te-puissante de la ,gravitation1 il a t d'usage1 dans les traits a/ronomiques1 de *]*] au del des limites de la pure ,nature1 c'e/--dire au del d'une cause ,secondaire1 l'explication du phnomne de la vlocit tang5tielle4 ,on attribue directem5t cette d]nire une ,cause ,premire1 ,dieu lui-mme4 ,la =ce qui emporte un corps /ellaire aut\r de la plante pr9cipale tire1 n\s dit-on1 son orig9e d'une impulsion donne immdiatem5t p> le doigt de la ,div9it elle-mme2 c> telle e/ la phrasologie enfant9e usite dans ce cas4 ,a ce po9t de vue1 les plantes1 p>faitem5t =mes1 ont t lances p> la ma9 de ,dieu1 v]s une position vois9e des soleils1 avec une =ce ma?matiquem5t proportionne la masse ou puissance attractive des soleils eux-mmes4 ,une ide si grossire1 si anti-philosophique1 et p\rtant si tranquillem5t adopte1 n'a pu natre que de la difficult de r5dre autrem5t compte de la proportion exacte qui exi/e entre deux =ces en app>5ce indp5dantes l'une de l'autre1 la =ce c5tripte et la =ce c5trifuge4 ,mais on devrait se rappel] que p5dant un long temps la concid5ce de la rotation de la ,lune avec sa rvolution sidrale1 deux *oses en app>5ce bi5 plus indp5dantes l'une de l'autre que celles ma9t5ant en "q1 a t considre comme un un fait positivem5t miraculeux2 et qu'il y avait1 mme p>mi les a/ronomes1 une s+ulire disposition attribu] cette m]veille l'ag5ce directe et cont9ue de ,dieu1 qui dans ce cas1 disait-on1 avait jug ncessaire d'int]cal]1 trav]s ses lois gnrales1 une srie de rgles subsidiaires1 dans le b de ca*] t\t jamais aux yeux des mortels la spl5deur1 ou peut-tre l'horreur de l'autre ct de la ,lune1--de ce my/rieux hmisphre qui a t\j\rs vit et doit t\j\rs vit] la curiosit tlescopique de l'homme4 ,les progrs de la ,sci5ce1 t\tefois1 ont bi5tt dmontr1--ce qui p\r l'in/9ct philosophique n'avait pas beso9 de dmon/ration1--que l'un des deux m\vem5ts n'e/ qu'une p>tie de l'autre1--ce qui e/ mieux encore qu'une consqu5ce4 ,p\r ma "p1 je me s5s irrit p> des conceptions la fois aussi timides1 aussi va9es et aussi fantasques4 ,elles vi5n5t d'une absolue c\>dise de p5se4 ,que la ,nature et que le ,dieu de la ,nature soi5t di/9cts1 aucun tre p5sant n'en peut longtemps d\t]4 ,p> la ,nature n\s ent5dons simplem5t les lois de ,dieu4 ,mais dans l'ide de ,dieu1 avec son omnipot5ce et son omnisci5ce1 n\s faisons entr] aussi l'ide de l'infaillibilit de ses lois4 ,p\r ,lui1 il n'y a ni ,pass ni futur2 p\r ,lui1 t\t e/ ,prs5t2 donc1 ne l'insultons-n\s pas en supposant que ses lois puiss5t n'tre pas faites en prvision de t\tes les cont+5ces possibles8 ,ou plutt1 quelle ide p\vons-n\s avoir d'une cont+5ce possible quelconque1 qui ne soit la fois le rsultat et la manife/ation de ses lois8 ,celui qui1 se dp\illant de t\t prjug1 aura le r>e c\rage de p5s] absolum5t p> lui-mme ne p\rra pas ne pas arriv] la f9ale cond5sation des lois en une ,loi1--ne p\rra pas ne pas ab\tir cette conclusion3 que *aque loi de la ,nature dp5d en t\s po9ts de t\tes les autres lois1 et que t\tes ne sont que les consqu5ces d'un ex]cice primitif de la ,volont ,div9e4 ,tel e/ le pr9cipe de la ,cosmogonie que j'essaye1 avec t\te la dfr5ce ncessaire1 de suggr] et de s\t5ir ici4 ,d'aprs ce po9t de vue1 *assant1 comme frivole et mme comme impie1 cette ide1 que la =ce tang5tielle a pu tre communique directem5t aux plantes p> le doigt de ,dieu1 je considre cette =ce comme naissant de la rotation des a/res2--cette rotation comme am5e p> l'imptuosit des atomes primitifs se prcipitant v]s leurs c5tres respectifs d'aggrgation2--cette imptuosit comme la consqu5ce de la loi de la ,gravitation2--cette loi comme le mode p> lequel devait ncessairem5t se manife/] la t5dance des atomes ret\rn] la non-p>ticul>it2--cette t5dance au ret\r comme la raction 9vitable de l',acte premi]1 le plus sublime de t\s1 celui p> lequel un ,dieu1 exi/ant p> lui-mme et exi/ant seul1 e/ dev5u1 p> la =ce de sa volont1 t\s les tres la fois1 p5dant que t\s les tres dev5ai5t a9si une p>tie de ,dieu4 ,les hypo?ses fondam5tales de ce trait impliqu5t ncessairem5t c]ta9es modifications importantes de la ,?orie telle qu'elle n\s e/ prs5te p> ,laplace4 ,j'ai considr la =ce rpulsive comme ayant p\r b de prv5ir le contact entre les atomes1 et comme se produisant en raison du rappro*em5t1 c'e/--dire en raison de la cond5sation4 ,en d'autres t]mes1 ,y ,electricit1 avec ses phnomnes compliqus1 *aleur1 lumire et magntisme1 doit procd] comme procde la cond5sation1 et1 naturellem5t1 en raison inv]se de la d5sit1 c'e/--dire la cessation de la cond5sation4 ,a9si le ,soleil1 dans le c\rs de son aggrgation1 a d1 la rpulsion se dveloppant1 dev5ir excessivem5t *aud1--inc&esc5t peut-tre2 et n\s compr5ons comm5t l'mission de ses anneaux a d tre matriellem5t facilite p> la lgre incru/ation de sa surface1 rsultat du refroidissem5t4 ,ma9te expri5ce vulgaire n\s montre comme une crote analogue se dta*e facilem5t1 p> suite de l'htrognx1 de la masse intrieure4 ,mais1 *aque mission successive de surface durcie1 la n\velle surface app>atrait inc&esc5te comme aup>avant2 et l'poque o elle se s]ait de n\veau suffisamm5t durcie p\r se dta*] et s'loign] facilem5t1 peut tre considre comme concidant exactem5t avec celle o la masse entire aurait beso9 d'un n\vel ef=t p\r rtablir l'quilibre de ses deux =ces1 drang p> la cond5sation4 ,en d'autres t]mes1 qu& l'influ5ce lectrique 7la ,rpulsion7 a df9itivem5t prp> la surface se dta*]1 l'influ5ce de la ,gravitation 7l',attraction7 s'e/ tr\ve prte la rejet]4 ,ici donc1 comme t\j\rs1 comme p>t\t1 n\s voyons que le ,corps et l',ame m>*5t de conc]t1 ,ces ides sont confirmes en t\s po9ts p> l'expri5ce4 ,puisque la cond5sation ne peut jamais1 dans aucun corps1 tre considre comme absolum5t f9ie1 n\s p\vons prvoir que t\tes les fois qu'il n\s s]a p]mis de vrifi] le cas1 n\s tr\v]ons des indices de lum9osit dans t\s les corps /ellaires1 dans les lunes et les plantes aussi bi5 que dans les soleils4 ,que notre ,lune soit =tem5t lum9euse p> elle-mme1 n\s le voyons *aque clipse totale1 alors qu'elle devrait disp>atre s'il n'en tait pas a9si4 ,sur la p>tie sombre du satellite n\s obs]vons aussi1 p5dant ses phases1 des tranes de lumire comme nos propres ,aurores2 et il e/ vid5t que celles-ci1 avec t\s nos phnomnes div]s proprem5t dits lectriques1 sans p>l] d'aucune cl>t plus con/ante1 doiv5t donn] notre ,t]re1 p\r un habitant de la ,lune1 une c]ta9e app>5ce de lum9osit4 ,en ralit1 n\s devons considr] t\s les phnomnes en "q comme de simples manife/ations1 diffr5tes en modes et en degrs1 d'une cond5sation de la ,t]re faiblem5t cont9ue4 ,si mes vues sont ju/es1 att5dons-n\s tr\v] les plantes plus rc5tes1--c'e/--dire celles qui sont plus prs du ,soleil1--plus lum9euses que celles qui sont plus loignes et d'une orig9e plus anci5ne4 ,l'clat excessif de ,vnus 7qui1 durant ses phases1 laisse voir sur ses p>ties sombres de frqu5tes ,aurores7 ne semble pas suffisamm5t expliqu p> sa proximit de l'a/re c5tral4 ,cette plante e/1 sans d\te1 vivem5t lum9euse p> elle-mme1 bi5 qu'elle le soit mo9s que ,m]cure1 p5dant que la lum9osit de ,neptune se tr\ve comp>ativem5t rduite ri54 ,mes ides tant admises1 il e/ clair que du mom5t o le ,soleil s'e/ d*>g d'un anneau1 il a d subir une dim9ution cont9ue de lumire et de *aleur en raison de l'incru/ation cont9ue de sa surface2 et qu'une poque a d v5ir1 poque prcdant immdiatem5t une n\velle d*>ge1 o la dim9ution de la lumire et de la *aleur a t matriellem5t trs-s5sible4 ,or n\s savons qu'il e/ re/ de ces *angem5ts des traces faciles reconnatre4 ,sur les les ,melville1 p\r ne pr5dre qu'un exemple entre c5t1 n\s tr\vons des tmoignages d'une vgtation plus que tropicale1 des traces de plantes qui n'aurai5t jamais pu fleurir sans une *aleur et une lumire imm5sm5t plus gr&es que celles que notre ,soleil peut actuellem5t donn] aucune p>tie de la ,t]re4 ,devons-n\s rapport] cette vgtation l'poque qui a suivi immdiatem5t l'mission de la plante ,vnus8 ,a cette poque a d se produire p\r n\s la plus gr&e somme d'influ5ce solaire1 et cette influ5ce a d1 dans le fait1 atte9dre alors son maximum2 naturellem5t n\s ngligeons la priode de l'mission de la ,t]re1 qui fut sa priode de simple organisation4 ,d'autre "p1 n\s savons qu'il exi/e des soleils non lum9eux1 c'e/--dire des soleils dont n\s dt]m9ons l'exi/5ce p> les m\vem5ts des autres1 mais dont la lum9osit n'e/ pas suffisante p\r agir sur n\s4 ,ces soleils sont-ils invisibles simplem5t cause de la longueur de temps c\l depuis qu'ils ont produit une plante8 ,et en revan*e1 ne p\vons-n\s pas1 au mo9s dans de c]ta9s cas1 expliqu] les app>itions s\da9es de soleils sur des po9ts o n\s n'en avions pas jusqu' prs5t s\ponn l'exi/5ce1 en supposant qu'ayant t\rn avec des surfaces durcies p5dant les quelques milli]s d'annes qui compos5t notre hi/oire a/ronomique1 ils ont pu enf91 aprs avoir produit un n\vel a/re secondaire1 dploy] les spl5deurs de leur p>tie intrieure t\j\rs inc&esc5te8 ,quant au fait bi5 c]ta9 de l'accroissem5t proportionnel de *aleur mesure que n\s pntrons dans l'intrieur de la ,t]re1 il suffit de le rappel] en passant1 et il s]t corrobor] aussi =tem5t que possible t\t ce que j'ai dit sur le sujet actuellem5t en "q4 ,en p>lant de l'influ5ce rpulsive ou lectrique1 je faisais obs]v] t\t l'heure que les phnomnes importants de vitalit1 de consci5ce et de p5se1 tudis soit dans leur gnralit1 soit dans leur dtail1 semblai5t procd] en raison de l'htrognx4 ,je disais aussi que je revi5drais sur cette ide2 et c'e/ ici1 je crois1 le mom5t de le faire4 ,si n\s reg>dons d'abord la *ose dans le dtail1 n\s voyons que ce n'e/ pas seulem5t la manife/ation de la vitalit1 mais aussi son importance1 ses consqu5ces et l'lvation de son c>actre1 qui sont en p>fait accord avec l'htrognx1 ou complexit1 de la /ructure animale4 ,si n\s exam9ons ma9t5ant la "q dans sa gnralit1 et si n\s en rfrons aux premi]s m\vem5ts des atomes v]s une con/itution massive1 n\s voyons que l'htrognx e/ t\j\rs en proportion de la cond5sation1 p> qui elle a t directem5t am5e4 ,n\s arrivons a9si cette proposition1 que l'importance du dveloppem5t de la vitalit t]re/re procde en raison gale de la cond5sation t]re/re4 ,or1 ceci e/ en accord prcis avec ce que n\s savons de la succession des animaux sur la ,t]re4 ,a mesure que celle-ci s'e/ cond5se1 des races de plus en plus p]fectionnes ont app>u4 ,e/-il impossible que les rvolutions gologiques successives qui ont accompagn1 si elles ne les ont pas immdiatem5t causes1 ces lvations successives du c>actre de vitalit1--e/-il improbable que ces rvolutions elles-mmes ai5t t produites p> les d*>ges plantaires successives du ,soleil1--en d'autres t]mes1 p> les v>iations successives de l'influ5ce du ,soleil sur la ,t]re8 ,si cette ide p>at ju/e1 if n'e/ pas draisonnable de suppos] que la d*>ge d'une n\velle plante1 plus pro*e du c5tre que ,m]cure1 puisse am5] une n\velle modification de la surface t]re/re1--modification d'o tir]ait sa naissance une race matriellem5t et spirituellem5t suprieure l',homme4 ,ces p5ses me frapp5t avec t\te la =ce de la vrit1 mais je ne les mets ici qu'en tant que pures sugge/ions4 ,la ,?orie de ,laplace a reu rcemm5t1 p> les ma9s du philosophe ,comte1 une confirmation plus =te encore qu'if n'tait ncessaire4 ,a9si ces deux savants ensemble ont montr1--non pas1 c]ta9em5t1 que la ,matire ait positivem5t exi/1 une poque quelconque1 l'tat de diffusion nbuleuse1 tel que n\s l'avons dcrit1--mais que1 si l'on veut bi5 admettre qu'elle ait a9si exi/ dans t\t l'espace et bi5 au del de l'espace occup ma9t5ant p> notre sy/me solaire1 et qu'elle ait comm5c un m\vem5t v]s un c5tre1--ils ont dmontr1 dis-je1 que dans ce cas elle a d adopt] les =mes v>ies et les m\vem5ts que n\s voyons ma9t5ant se dvelopp] dans ce sy/me4 ,une dmon/ration telle que celle-ci1 dynamique et ma?matique1 aussi complte qu'une dmon/ration peut l'tre1 inconte/able et inconte/e1 except peut-tre p> la secte impuissante et pitoyable des d\teurs de pr(ession1 simples f\s qui ni5t la loi newtoni5ne de la ,gravitation1 sur laquelle sont bass les rsultats des ma?matici5s franais1--une dmon/ration telle que celle-l doit1 p\r beauc\p d'intellig5ces 7et p\r la mi5ne il en e/ a9si71 confirm] l'hypo?se cosmique sur laquelle elle s'appuie4 ,que la dmon/ration ne pr\ve pas l'hypo?se1 selon le s5s ord9aire attribu au mot preuve1 naturellem5t je l'admets4 ,montr] que c]ta9s rsultats exi/ants1 que c]ta9s faits reconnus peuv5t tre1 mme ma?matiquem5t1 expliqus p> une c]ta9e hypo?se1 ce n'e/ pas tablir l'hypo?se elle-mme4 ,en d'autres t]mes1 montr] que c]ta9es donnes ont pu et mme ont d eng5dr] c]ta9 rsultat exi/ant1 n'e/ pas suffisant p\r pr\v] que ce rsultat e/ la consqu5ce des donnes en "q2 il faut encore dmontr] qu'il n'exi/e pas et qu'il ne peut pas exi/] d'autres donnes capables de donn] naissance au mme rsultat4 ,mais dans le cas actuellem5t en discussion1 bi5 que t\t le monde doive reconnatre l'abs5ce de ce que n\s avons l'habitude d'appel] preuve1 il y a cep5dant beauc\p d'esprits1 et ceux-l de l'ordre le plus lev1 p\r qui aucune preuve n'aj\t]ait un iota de c]titude4 ,sans entr] dans des dtails qui t\*5t au doma9e nuageux de la mtaphysique1 je puis faire obs]v] que dans des cas semblables la =ce de conviction s]a t\j\rs1 p\r les vritables p5seurs1 proportionne la somme de complexit comprise entre l'hypo?se et le rsultat4 ,soyons mo9s ab/rait3--la quantit de complexit reconnue dans les conditions cosmiques1 en augm5tant proportionnellem5t la difficult d'expliqu] t\tes ces conditions1 =tifie en mme temps1 et dans la mme proportion1 notre confiance dans l'hypo?se qui n\s s]t n\s en r5dre compte d'une manire satisfaisante2--et comme on ne peut pas concevoir une complexit plus gr&e que celle des conditions a/ronomiques1 de mme il ne peut pas exi/] de conviction plus =te1 p\r mon esprit du mo9s1 que celle f\rnie p> une hypo?se qui1 non-seulem5t concilie ces conditions avec une exactitude ma?matique et les rduit en un t\t consi/ant et intelligible1 mais encore se tr\ve tre la seule hypo?se au moy5 de laquelle l'esprit huma9 ait jamais pu s'en r5dre compte4 ,une op9ion trs-mal fonde a rcemm5t pris c\rs dans le monde et mme dans les c]cles sci5tifiques1 savoir que ladite ,?orie ,cosmogonique avait t r5v]se4 ,cette imag9ation e/ ne du compte r5du de c]ta9es obs]vations rc5tes faites1 l'aide du gr& tlescope de ,c9c9nati et du clbre in/rum5t de "l ,rosse1 dans ces p>ties du ciel qui ont t jusqu' ce j\r appeles nbuleuses4 ,c]ta9es ta*es du firmam5t1 qui prs5tai5t1 mme dans les plus puissants de nos vieux tlescopes1 une app>5ce de nbulosit ou de brume1 avai5t t reg>des p5dant longtemps comme une confirmation de la ?orie de ,laplace4 ,on les pr5ait p\r des toiles subissant cette cond5sation dont j'ai essay de dcrire les modes4 ,a9si on supposait que n\s possdions la preuve oculaire de la vrit de l'hypo?se1--preuve qui1 p\r le dire en passant1 s'e/ t\j\rs tr\ve sujette controv]se2 et quoique1 de temps autre1 c]ta9s p]fectionnem5ts tlescopiques n\s p]miss5t de voir qu'une ta*e1 et l1 que n\s avions classe p>mi les nbuleuses1 n'tait en ralit qu'un gr\pe d'toiles tirant simplem5t son c>actre nbuleux de l'imm5sit de la di/ance1 t\tefois on ne p5sait pas qu'un d\te pt exi/] relativem5t la nbulosit positive d'autres masses nombreuses1 vritables places-=tes des nbuli/es1 qui semblai5t dfi] t\t ef=t de sgrgation4 ,de ces d]nires1 la plus intressante tait la gr&e nbuleuse dans la con/ellation d',orion2 mais celle-ci1 exam9e trav]s les magnifiques tlescopes mod]nes1 se tr\va rsolue en une simple collection d'toiles4 ,or1 ce fait fut gnralem5t accept comme concluant contre l',hypo?se ,cosmique de ,laplace2 et l'annonce des dc\v]tes en "q1 le df5seur le plus en?\sia/e1 le vulg>isateur le plus loqu5t de la ?orie1 le docteur ,ni*ol1 alla jusqu' admettre la ncessit d'ab&onn] une ide qui avait fait la matire de son plus honorable livre4#b ,plusieurs de mes lecteurs s]ont sans d\te ports dire que le rsultat de ces n\velles inve/igations a au mo9s une =te t5dance r5v]s] l'hypo?se1 t&is que d'autres1 plus rfl*is1 ins9u]ont seulem5t que1 bi5 que la ?orie ne soit nullem5t dtruite p> la sgrgation desdites nbuleuses1 cep5dant l'impossibilit d'opr] cette sgrgation1 mme avec de si puissants in/rum5ts1 aurait s]vi corrobor] triomphalem5t la ?orie2 et ces d]ni]s s]ont peut-tre surpris de m'ent5dre dire que je n'adopte mme pas leur op9ion4 ,si les propositions de ce disc\rs ont t bi5 comprises1 on v]ra qu' mon po9t de vue l'impossibilit d'opr] la sgrgation aurait s]vi rfut] plutt qu' confirm] l',hypo?se ,cosmique4 ,je m'explique3--,n\s p\vons considr] comme dmontre la ,loi newtoni5ne de la ,gravitation4 ,cette loi1 on s'en s\vi5t1 je l'ai attribue la raction du premi] ,acte ,div91-- une raction dans l'ex]cice de la ,volition ,div9e1 ayant surmont] temporairem5t une difficult4 ,cette difficult1 c'tait de trans=m] =cm5t le normal en anormal1--de contra9dre ce qui1 dans sa condition orig9elle et lgitime1 tait ,un1 se s\mettre la condition vicieuse de ,pluralit4 ,c'e/ seulem5t en supposant la difficult temporairem5t va9cue que n\s p\vons compr5dre une raction4 ,il n'y aurait eu aucune raction1 si l'acte avait t inf9im5t cont9u4 ,tant que l'acte a dur1 aucune raction1 videmm5t1 n'a pu comm5c]2 en d'autres t]mes1 aucune gravitation n'a pu avoir lieu2--c> n\s avons admis que l'une n'tait que la manife/ation de l'autre4 ,mais la gravitation a eu lieu2 donc l'acte de la ,cration avait cess2 et1 la gravitation s'tant manife/e depuis un long temps1 il faut en conclure que l'acte de la ,cration a cess aussi depuis un long temps4 ,n\s ne p\vons donc pas espr] l'occasion d'obs]v] les procds primitifs de la ,cration2 et la condition de nbulosit1 comme n\s l'avons expliqu1 fait p>tie de ces procds primitifs4 ,de ce que n\s savons de la m>*e de la lumire n\s tirons la preuve directe que les toiles les plus loignes exi/5t1 s\s leur =me actuellem5t visible1 depuis un nombre inconcevable d'annes4 ,il faut donc remont] dans le pass an mo9s jusqu' la priode o ces toiles subir5t la cond5sation1 p\r m>qu] l'poque o comm5a l'opration qui a con/itu les masses4 ,si1 d'un ct1 n\s concevons cette opration comme cont9uant encore dans le cas de c]ta9es nbuleuses1 de l'autre1 n\s voyons qu'en beauc\p d'autres cas elle e/ compltem5t f9ie1 et c'e/ ce qui n\s jette =cm5t dans des hypo?ses p\r lesquelles aucune base relle ne n\s e/ (f]te2--n\s sommes obligs d'impos] la ,raison rvolte l'ide blasphmatoire d'une int]position spciale2--de suppos] que1 dans les cas p>ticuli]s de ces nbuleuses1 un ,dieu infaillible a jug ncessaire d'introduire c]ta9s rglem5ts supplm5taires1 c]ta9s p]fectionnem5ts de la loi gnrale1 c]ta9es ret\*es et corrections1 en un mot1 qui ont eu p\r effet de recul] l'a*vem5t de ces toiles p>ticulires1 p5dant des sicles innombrables1 au del de l're qui avait suffi non-seulem5t p\r p>faire la con/itution des autres corps /ellaires1 mais mme p\r les dot] d'une vieillesse *5ue et dj inexprimable4 ,sans d\te on peut object] immdiatem5t que1 puisque la lumire grce laquelle n\s p]cevons ces nbuleuses e/ simplem5t celle qui s'e/ dta*e de leur surface depuis un nombre imm5se d'annes1 les progrs de cration obs]vs actuellem5t1 ou que n\s supposons obs]vs actuellem5t1 ne sont pas en ralit des progrs actuels1 mais les fantmes des progrs accomplis dans un pass dj lo9ta92--ce qui e/ un raisonnem5t absolum5t semblable celui que j'ai affirm relativem5t t\s les progrs t5dant la con/itution des autres masses4 ,a ceci je rponds-que la condition actuellem5t obs]ve des corps cond5ss n'e/ pas non plus leur condition actuelle1 mais une dj obt5ue dans le pass2 de sorte que mon argum5t tir de la condition relative des toiles et des nbuleuses n'e/ en aucune manire infirm4 ,en outre1 ceux qui affirm5t l'exi/5ce des nbuleuses ne plac5t pas la nbulosit une extrme di/ance2 ils dcl>5t que c'e/ une nbulosit relle et non pas p]spective4 ,si n\s concevons qu'une masse nbuleuse puisse tre1 en quelque faon1 visible1 n\s devons la concevoir comme place trs-prs de n\s1 en comp>aison des toiles solidifies que les tlescopes mod]nes prs5t5t notre vue4 ,affirm] que les app>5ces en "q sont de relles nbuleuses1 c'e/ affirm]1 p\r notre po9t de vue1 leur proximit relative4 ,donc leur condition1 telle qu'elle se montre ma9t5ant n\s1 doit tre rapporte une poque bi5 mo9s loigne que celle laquelle n\s rapportons la condition actuellem5t obs]ve de la majorit au mo9s des toiles4--,p\r f9ir en un mot1 si l',a/ronomie p\vait dmontr] l'exi/5ce d'une nbuleuse1 dans le s5s qu'on donne prs5tem5t ce t]me1 je considr]ais la ,?orie ,cosmogonique1 non pas comme =tifie p> cette dmon/ration1 mais comme irrp>ablem5t r5v]se4 ,cep5dant1 p\r ne r5dre ,cs> que ju/e ce qui app>ti5t ,cs>1 qu'il me soit p]mis de faire obs]v] que l'hypo?se qui a conduit ,laplace un si glorieux rsultat semble lui avoir t1 en gr&e p>tie1 suggre p> une fausse conception1--p> cette mme fausse conception dont n\s v5ons de p>l]1--p> la mprise gnrale relative au c>actre des prt5dues nbuleuses4 ,lui aussi1 il supposait qu'elles tai5t en ralit ce qu'implique leur dsignation4 ,le fait e/ que ce gr& homme avait1 trs-ju/em5t1 une foi mdiocre dans ses propres facults de p]ception4 ,a9si1 relativem5t l'exi/5ce positive des nbuleuses1 exi/5ce si prsomptueusem5t affirme p> les a/ronomes ses contempora9s1 il s'appuyait bi5 mo9s sur ce qu'il voyait que sur ce qu'il ent5dait dire4 ,on v]ra que les seules objections valables qu'on puisse oppos] sa ?orie sont celles faites l'hypo?se prise en elle-mme1 ce qui l'a suggre et non ce qu'elle suggre1 aux propositions qui l'accompagn5t plutt qu' ses rsultats4 ,la supposition la mo9s ju/ifie de ,laplace consi/e donn] aux atomes un m\vem5t v]s un c5tre1 malgr qu'il compr5ne videmm5t les atomes comme s't5dant1 dans une succession illimite1 trav]s l'espace univ]sel4 ,j'ai dj montr qu'avec de telles donnes aucun m\vem5t n'aurait pu avoir lieu2 a9si ,laplace p\r suppos] un m\vem5t1 se place sur une base aussi peu philosophique qu'elle e/ inutile p\r tablir ce qu'il v\lait tablir4 ,son ide orig9ale semble avoir t un compos des vrais atomes d'picure et des pseudo-nbuleuses de ses contempora9s2 et a9si sa ?orie se prs5te n\s avec la s+ulire anomalie d'une vrit absolue1 dduite1 comme rsultat ma?matique1 d'une cration hybride de l'imag9ation antique m>ie au s5s obtus mod]ne4 ,la =ce relle de ,laplace consi/ait1 en somme1 dans un in/9ct ma?matique presque miraculeux2 c'tait l-dessus qu'il s'appuyait2 jamais cet in/9ct ne lui a manqu2 jamais il ne l'a tromp4 ,dans le cas de la ,cosmogonie1 il l'a conduit1 les yeux b&s1 trav]s un labyr9! d',erreur1 v]s un des plus lum9eux et des plus prodigieux temples de ,vrit4 ,footnote #a3 ,je suis prt dmontr] que la rvolution anormale des satellites d',uranus e/ simplem5t une anomalie p]spective prov5ant de l'incl9aison de l'axe de la plante4 ,e4 ,p4 ,footnote #b3 ,tableau de l',ar*itecture des deux4--,une lettre attribue au ,docteur ,ni*ol1 crivant un ami d',amrique1 a fait le t\r de nos j\rnaux1 il y a environ deux ans1 qui admettait la ncessit laquelle je fais allusion4 ,dans une lecture po/rieure1 ,m4 ,ni*ol semble t\tefois avoir triomph en quelque sorte de la ncessit1 et ne r5once pas absolum5t la ?orie1 bi5 qu'il ait l'air de s'en moqu] un peu comme d'une pure hypo?se4 ,avant les expri5ces de ,maskelyne1 qu'tait donc la ,loi de ,gravitation8 ,une hypo?se4 ,et qui mettait en "q cette loi1 mme alors8 ,x ,imag9ons1 p\r le mom5t1 que l'anneau projet le premi] p> le ,soleil1 c'e/--dire l'anneau qui1 en se brisant1 a con/itu ,neptune1 ne se soit bris que lors de la projection de l'anneau qui a donn naissance ,uranus2 que ce d]ni] anneau1 de son ct1 soit re/ intact jusqu' l'mission de celui dont e/ n ,saturne2 que ce d]ni]1 son t\r1 ait g>d sa =me entire jusqu' l'mission de celui qui a t l'orig9e de ,jupit]1 et a9si de suite4 ,imag9ons1 en un mot1 qu'aucune rupture n'ait eu lieu p>mi les anneaux jusqu' la projection f9ale de celui qui a donn naissance ,m]cure4 ,n\s crons a9si p\r l'il de l'esprit une srie de c]cles conc5triques coexi/ants1 et les considrant en eux-mmes aussi bi5 que dans le mode suivant lequel1 selon l'hypo?se de ,laplace1 ils ont t eng5drs1 n\s ap]cevons t\t d'abord une trs s+ulire analogie entre les c\*es atomiques et le mode d'irradiation orig9elle tel que je l'ai dcrit4 ,e/-il impossible1 en mesurant les =ces respectives qui ont projet successivem5t *aque c]cle plantaire1 c'e/--dire en mesurant la =ce excdante successive de rotation p> rapport la =ce de gravitation1 laquelle a occasionn les ruptions successives1 de tr\v] l'analogie en "q plus dcidm5t confirme8 ,e/-il improbable que n\s dc\vrions que ces =ces ont v>i1--comme dans l'irradiation orig9elle1--proportionnellem5t avec les c>rs des di/ances8 ,notre sy/me solaire1 consi/ant pr9cipalem5t en un ,soleil1 avec seize plantes c\p sr1 et peut-tre un peu plus1 qui r\l5t aut\r de lui des di/ances v>ies1 et qui sont accompagnes c]ta9em5t de dix-sept lunes1 mais trs-probablem5t de quelques autres1 doit tre ma9t5ant considr comme un des types de ces agglomrations innombrables qui ont comm5c se produire trav]s la ,sphre ,univ]selle1 lorsque s'e/ retire la ,volont ,div9e4 ,je veux dire que n\s avons considr] notre sy/me solaire comme f\rnissant un cas gnrique de ces agglomrations1 ou1 plus correctem5t1 des conditions ultrieures auxquelles elles sont p>v5ues4 ,si n\s fixons notre att5tion sur l'ide qui a prsid au desse9 du ,t\t-,puissant1 savoir la plus gr&e somme possible de rapports et la prcaution prise p\r atte9dre le b avec la diffr5ce de =mes dans les atomes orig9els et l'9galit p>ticulire de di/ance1 n\s v]rons qu'il e/ impossible de suppos] mme une m9ute que deux seulem5t de ces agglomrations comm5antes soi5t arrives la f9 prcism5t au mme rsultat4 ,n\s s]ons plutt incl9s p5s] qu'il n'y a pas dans t\t l',univ]s deux corps /ellaires1 soleils1 plantes ou lunes1 qui soi5t semblables dans le p>ticuli]1 malgr que t\s le soi5t dans le gnral4 ,encore mo9s p\vons-n\s imag9] que deux assemblages de tels corps1 deux sy/mes quelconques1 puiss5t avoir une ressemblance plus que gnrale#a ,m4 ,nos tlescopes1 sur ce po9t1 confirm5t p>faitem5t nos dductions4 ,pr5ant donc notre sy/me solaire comme type appro*ant ou gnral de t\s les autres1 n\s sommes arrivs assez avant dans notre ?me p\r considr] l',univ]s s\s l'aspect d'un espace sphrique trav]s lequel1 dissm9e avec une galit purem5t gnrale1 exi/e une c]ta9e quantit de sy/mes ayant entre eux une ressemblance purem5t gnrale4 l>gissant ma9t5ant nos conceptions1 reg>dons *acun de ces sy/mes comme tant en lui-mme un atome1 ce qu'il e/ en ralit1 qu& n\s ne le considrons que comme une des innombrables myriades de sy/mes qui con/itu5t l',univ]s4 ,les pr5ant donc t\s p\r des atomes colossaux1 *acun tant d\ de la mme inde/ructible t5dance l',unit qui c>actrise les atomes rels dont il e/ compos1 n\s entrons t\t de suite dans un ordre n\veau d'aggrgations4 ,les plus petits sy/mes1 placs dans le vois9age d'un plus gr&1 devront 9vitablem5t s'en rappro*] de plus en plus4 ,ici il s'en rassembl]a un milli]1 l un million2 ici peut-tre un trillion1--laissant a9si aut\r d'eux d'incomm5surables vides dans l'espace4 ,et si ma9t5ant on dem&e p\rquoi1 dans le cas de ces sy/mes1 de ces vritables atomes titaniques 7je p>le simplem5t d'un assemblage1 et non1 comme dans le cas des atomes positifs1 d'une agglomration plus ou mo9s consolide71 si on dem&e p\rquoi je ne p\sse pas ma sugge/ion jusqu' sa conclusion lgitime1 p\rquoi je ne dcris pas ces assemblages de sy/mes-atomes se prcipitant et se consolidant en sphres1 se cond5sant *acun en un magnifique soleil1 je rponds que ce sont l de simples mellonta1 et que je ne fais que m'arrt] un in/ant sur le seuil t]rifiant du ,futur4 ,p\r le prs5t1 n\s appelons ces assemblages des gr\pes1 et n\s les voyons dans leur tat comm5ant de consolidation4 ,leur consolidation absolue e/ encore v5ir4 ,n\s voici arrivs un po9t d'o n\s contemplons l',univ]s comme un espace sphrique1 p>sem 9galem5t de gr\pes4 ,obs]vez que je prfre ici l'adv]be 9galem5t cette phrase dj employe3 avec une galit purem5t gnrale4 ,il e/ vid5t en fait que l'galit de di/ribution dim9u]a en raison du progrs de l'agglomration1 c'e/--dire mesure que les *oses dim9u]ont en nombre4 ,a9si l'accroissem5t de l'9galit1 accroissem5t qui devra cont9u] jusqu' une poque plus ou mo9s lo9ta9e1 o la plus grosse agglomration absorb]a t\tes les autres1 ne peut tre considr que comme un symptme confirmatif de la t5dance l',unit4 ,enf9 ici il peut p>atre bon de s'enqurir si les faits acquis de l',a/ronomie confirm5t l'arrangem5t gnral que j'ai1 p> dduction1 impos aux mondes cle/es4 ,or1 cela e/ confirm1 et entirem5t4 ,l'obs]vation tlescopique1 guide p> les lois de la p]spective1 n\s p]met de voir que l',univ]s p]ceptible exi/e comme un gr\pe de gr\pes irrgulirem5t disposs4 ,footnote #a3 ,il n'e/ pas impossible que quelque p]fectionnem5t imprvu d'optique n\s rvle1 p>mi les innombrables v>its de sy/mes1 un soleil lum9eux1 ent\r d'anneaux lum9eux et non lum9eux1 en d$ans1 en dehors desquels1 et entre lesquels r\l5t des plantes lum9euses et non lum9euses1 accompagnes de lunes ayant leurs lunes1 et mme ces d]nires possdant galem5t leurs lunes p>ticulires4 ,,xi ,les gr\pes dont e/ compos cet univ]sel gr\pe de gr\pes sont simplem5t ce que n\s avons c\tume de nomm] nbuleuses1 et p>mi ces nbuleuses il en e/ une qui e/ p\r l'humanit d'un intrt suprme4 ,je veux p>l] de la ,galaxie ou ,voie ,lacte4 ,elle n\s intresse1 d'abord et videmm5t1 en raison de sa gr&e supriorit1 p> son volume app>5t1 non-seulem5t sur t\t autre gr\pe du firmam5t1 mais mme sur t\s les autres gr\pes pris ensemble4 ,le plus gr& de ces d]ni]s n'occupe comp>ativem5t qu'un po9t dans l'espace et ne se laisse voir di/9ctem5t qu' l'aide du tlescope4 ,la ,galaxie trav]se t\t le ciel et se montre brillante l'il nu4 ,mais elle intresse l'homme p>ticulirem5t1 quoique mo9s immdiatem5t1 en ce qu'elle fait p>tie de fa rgion o il e/ situ1 de la rgion de fa ,t]re sur laquelle il vit1 de la rgion du ,soleil aut\r duquel t\rne cette ,t]re1 de la rgion de t\t le sy/me d'a/res dont le ,soleil e/ le c5tre et l'a/re pr9cipal1 fa ,t]re1 un des seize secondaires ou une des plantes1 la ,lune1 un des dix-sept t]tiaires ou satellites4 ,la ,galaxie1 je le rpte1 n'e/ qu'un des gr\pes dont j'ai p>l1 une de ces prt5dues nbuleuses1 qui ne se rvl5t n\s quelquefois qu' l'aide du tlescope1 et comme de faibles ta*es brumeuses dans diffr5tes p>ties du ciel4 ,n\s n'avons aucune raison de suppos] que la ,voie ,lacte soit en ralit plus va/e que la mo9dre de ces nbuleuses4 ,sa gr&e supriorit de volume n'e/ qu'app>5te1 et vi5t de sa position relativem5t n\s1 c'e/--dire de notre position n\s qui en occupons le milieu4 ,quelque trange que cette ass]tion puisse p>atre t\t d'abord ceux qui ne sont pas v]ss dans l',a/ronomie1 l'a/ronome1 lui1 n'hsite pas affirm] que n\s sommes placs au milieu de cette inconcevable multitude d'toiles1 de soleils1 de sy/mes qui con/itu5t la ,galaxie4 ,en outre1 non-seulem5t n\s avons1 non-seulem5t notre ,soleil a le droit de rev5diqu] la ,galaxie comme tant son gr\pe spcial2 mais on peut dire1 avec une lgre rs]ve1 que t\tes les toiles di/9ctem5t visibles du firmam5t1 t\tes les toiles visibles l'il nu1 ont le droit de s'en rclam] galem5t4 ,une ide bi5 fausse a t conue relativem5t la =me de la ,galaxie1 de laquelle il e/ dit1 dans presque t\s nos traits a/ronomiques1 qu'elle ressemble celle d'un ,y capital4 ,en ralit1 le gr\pe en "q a une c]ta9e ressemblance gnrale1 trs-gnrale1 avec la plante ,saturne1 enf]me dans son triple anneau4 ,au lieu du globe solide de cette plante1 n\s devons t\tefois n\s figur] une le /ellaire ou collection l5ticulaire d'toiles2 notre ,soleil tant plac exc5triquem5t1 prs du bord de l'le1 du ct qui e/ le plus rappro* de la con/ellation de la ,croix et le plus loign de celle de ,cassiope4 ,l'anneau qui l'ent\re1 dans la p>tie qui avois9e notre position1 e/ m>qu d'une entaille longitud9ale qui1 en effet1 lui donne1 ap]u de notre rgion1 l'app>5ce vague d'un ,y capital4 ,cep5dant il ne faut pas que n\s tombions dans cette erreur1 de concevoir cette ce9ture1 peu df9ie d'ailleurs1 comme t\t fait sp>e1 comp>ativem5t p>lant1 du gr\pe l5ticulaire galem5t indf9i qu'elle ent\re2 et a9si1 p\r r5dre notre explication plus claire1 n\s p\vons dire de notre ,soleil qu'il e/ positivem5t situ sur le po9t de l',y o se r5contr5t les trois lignes qui le compos5t1 et1 n\s figurant cette lettre comme d\e d'une c]ta9e solidit1 d'une c]ta9e paisseur1 trs-m9ime en comp>aison de sa longueur1 n\s p\vons dire que notre position e/ dans le milieu de cette paisseur4 ,en n\s figurant que n\s sommes placs a9si1 n\s n'pr\v]ons plus aucune pe9e n\s r5dre compte des phnomnes en "q1 qui sont uniquem5t des phnomnes de p]spective4 ,qu& n\s reg>dons en haut ou en bas1 c'e/--dire qu& n\s jetons les yeux dans le s5s de ,y paisseur de la lettre1 notre reg>d r5contre un mo9s gr& nombre d'toiles que lorsque n\s jetons les yeux dans le s5s de sa longueur1 ou le long d'une des trois lignes qui la compos5t4 ,naturellem5t1 les toiles1 dans le premi] cas1 app>aiss5t comme p>pilles1 et1 dans le second1 comme accumules4 ,r5v]sons1 s'il v\s plat1 l'explication3 un habitant de la ,t]re qui reg>de la ,galaxie1 comme n\s disons ord9airem5t1 la considre alors dans un des s5s de sa longueur2--il reg>de le long des lignes de l',y2 mais qu&1 reg>dant dans le ,ciel gnral1 il dt\rne ses yeux de la ,galaxie1 il la voit alors dans le s5s de l'paisseur de la lettre2 et c'e/ p\r cela que les toiles lui sembl5t clair-semes1 quoique1 en ralit1 elles soi5t aussi rappro*es1 en moy5ne1 que dans la p>tie massive du gr\pe4 ,il n'y a pas de considration qui soit mieux faite p\r donn] une ide de l'effrayante t5due de ce gr\pe4 ,si1 avec un tlescope d'une pr(onde puissance1 n\s exam9ons soigneusem5t le firmam5t1 n\s dc\vrirons une ce9ture de gr\pes1 faite de ce que n\s avons jusqu' prs5t nomm des nbuleuses1--une b&e1 d'une l>geur v>iable1 s't5dant d'un horizon l'autre1 et c\pant angle droit la direction gnrale de la ,voie ,lacte4 ,cette b&e e/ le d]ni] gr\pe de gr\pes4 ,cette ce9ture e/ l',univ]s4 ,notre ,galaxie n'e/ qu'un des gr\pes1 un des mo9dres peut-tre1 qui entr5t dans la composition de cette suprme b&e ou ce9ture univ]selle4 ,l'aspect de b&e ou de ce9ture1 que pr5d nos yeux ce gr\pe de gr\pes1 n'e/ qu'un phnomne de p]spective1 analogue celui qui n\s fait aussi voir notre propre gr\pe grossirem5t sphrique1 la ,galaxie1 s\s la =me d'une ce9ture trav]sant les ,cieux et c\pant le gr\pe univ]sel angles droits4 ,naturellem5t la =me du gr\pe qui enf]me t\s les autres e/1 en gnral1 celle de *aque gr\pe individuel qui y e/ cont5u4 ,de mme que les toiles clair-semes que n\s voyons dans le ,ciel gnral1 qu& n\s dt\rnons nos reg>ds de la ,galaxie1 ne sont1 en ralit1 qu'une p>tie de la ,galaxie elle-mme1 aussi intimem5t mles elle qu'en aucun autre po9t o le tlescope n\s les montre l'tat le plus d5se1--de mme les nbuleuses p>pilles1 que n\s ap]cevons sur t\s les po9ts du firmam5t qu& n\s dt\rnons nos yeux de la ce9ture ,univ]selle1 doiv5t tre considres comme p>pilles seulem5t p> la p]spective et comme faisant p>tie intgrante de l'unique ,sphre suprme et ,univ]selle4 ,il n'y a pas d'erreur a/ronomique plus ins\t5able1 et il n'y en a pas qui ait obt5u une plus op9itre adhsion que celle qui consi/e se figur] l',univ]s sidral comme absolum5t illimit4 ,il me semble que les raisons qui n\s le font croire limit1 telles que je les ai nonces priori1 sont irrfutables2 mais1 p\r n'en plus p>l]1 l'obs]vation seule n\s montre qu'il y a1 dans de nombreuses directions aut\r de n\s1 si ce n'e/ dans t\tes1 une limite positive2 ou1 t\t au mo9s1 elle ne n\s f\rnit aucun motif p\r p5s] autrem5t4 ,si la succession des toiles tait illimite1 l'arrire-plan du ciel n\s (frirait une lum9osit uni=me1 comme celle dploye p> la ,galaxie1 puisqu'il n'y aurait absolum5t aucun po9t1 dans t\t cet arrire-plan1 o n'exi/t une toile4 ,donc1 dans de telles conditions1 la seule manire de r5dre compte des vides que tr\v5t nos tlescopes dans d'innombrables directions e/ de suppos] cet arrire-plan invisible plac une di/ance si prodigieuse qu'aucun rayon n'ait jamais pu p>v5ir jusqu' n\s4 ,qu'il en puisse tre a9si1 qui os]ait s'avis] de le ni]8 ,je ma9ti5s simplem5t que n\s n'avons pas mme l'ombre d'une raison p\r croire qu'il en e/ a9si4 ,en p>lant de la prop5sion vulgaire considr] t\s les corps de la ,t]re comme t5dant seulem5t v]s le c5tre de la ,t]re1 je faisais obs]v] que sauf c]ta9es exceptions dont il s]ait fait m5tion plus t>d1 *aque corps de la ,t]re t5dait1 non-seulem5t v]s le c5tre de la ,t]re1 mais encore v]s t\te autre direction concevable4 ,le mot exceptions avait trait ces vides frqu5ts dans le ,ciel1 o l'exam5 le plus m9utieux non-seulem5t ne dc\vre pas de corps /ellaires1 mais ne tr\ve mme pas d'indices quelconques de leur exi/5ce4 ,l1 des g\ffres bants1 plus noirs que l',erbe1 n\s app>aiss5t comme des *appes ouv]tes1 trav]s les murs limitrophes de l',univ]s ,sidral1 sur l',univ]s illimit du ,vide4 ,or1 t\t corps exi/ant sur la ,t]re e/ expos1 soit p> son m\vem5t propre1 soit p> celui de la ,t]re1 trav]s] ou long] un de ces vides ou abmes cosmiques1 et il e/ vid5t qu'en ce mom5t il cesse d'tre attir dans la direction du ,vide et qu'il e/ consquemm5t plus l\rd qu' aucune autre poque1 soit avant1 soit aprs4 ,indp5damm5t1 t\tefois1 de la considration de ces vides1 et ne n\s occupant que de la di/ribution gnralem5t 9gale des toiles1 n\s voyons1 que la t5dance absolue des corps de la ,t]re v]s le c5tre de la ,t]re e/ dans un tat de v>iation p]ptuelle4 ,n\s compr5ons donc l'insulation de notre ,univ]s4 ,n\s p]cevons l'isolem5t de l',univ]s1 c'e/--dire de t\t ce que nos s5s peuv5t saisir4 ,n\s savons qu'il exi/e un gr\pe de gr\pes1 une agglomration aut\r de laquelle1 de t\s cts1 s't5d un incomm5surable ,espace ds]t f]m t\te p]ception huma9e4 ,mais1 p>ce que n\s sommes obligs de n\s arrt] sur les conf9s de cet ,univ]s ,sidral1 nos s5s ne p\vant plus n\s f\rnir de tmoignage1 e/-il ju/e de conclure qu'en ralit il n'exi/e pas de po9t matriel au del de celui qu'il n\s a t p]mis d'atte9dre8 ,avons-n\s1 ou n'avons-n\s pas le droit analogique d'infr] que cet ,univ]s s5sible1 que ce gr\pe de gr\pes1 n'e/ qu'un morceau d'une srie de gr\pes de gr\pes1 dont les autres n\s re/5t invisibles cause de la di/ance1--soit p>ce que la diffusion de leur lumire1 avant qu'elle p>vi5ne jusqu' n\s1 e/ si excessive qu'elle ne peut produire sur notre rt9e aucune impression lum9euse1 soit p>ce qu'il n'exi/e aucune espce d'manation lum9euse dans ces mondes inexprimablem5t di/ants1 ou enf9 p>ce que l'int]valle qui n\s en sp>e e/ si va/e que1 depuis des myriades d'annes c\les1 leurs effluves lectriques n'ont pas encore pu le fran*ir8 ,avons-n\s quelques droits faire de telles suppositions1 avons-n\s quelque motif p\r accept] de telles visions8 ,si n\s avons ce droit un degr quelconque1 n\s avons aussi le droit de leur donn] une ext5sion inf9ie4 ,le c]veau huma9 a videmm5t un p5*ant v]s l',inf9i et c>esse volonti]s ce fantme d'ide4 ,il semble aspir] v]s cette conception impossible avec une f]veur passionne1 avec l'esprance d'y croire intellectuellem5t aussitt qu'il l'a conue4 ,ce qui e/ gnral p>mi t\te la race huma9e1 aucun individu n'a sans d\te le droit de le considr] comme anormal2 nanmo9s1 il peut exi/] une classe d'intellig5ces suprieures p\r qui ce t\r d'esprit populaire porte t\t le c>actre d'une monomanie4 ,ma "q1 cep5dant1 n'a pas encore tr\v sa rponse--,avons-n\s le droit de suppos]1 ou plutt d'imag9] une succession int]m9able de gr\pes de gr\pes ou d',univ]s plus ou mo9s semblables8 ,je rponds que le droit1 dans un cas tel que celui-ci1 dp5d absolum5t de la h>diesse de l'imag9ation qui s'avise d'y prt5dre4 ,qu'il me soit p]mis seulem5t de dcl>] que je me s5s1 p\r mon compte p]sonnel1 port imag9] 7je n'ose pas me s]vir d'un t]me plus affirmatif7 qu'il exi/e rellem5t une succession illimite d',univ]s1 plus ou mo9s semblables celui dont n\s avons connaissance1 celui-l seul dont n\s aurons jamais connaissance1--du mo9s jusqu'au mom5t o notre ,univ]s p>ticuli] r5tr]a dans l',unit4 ,cep5dant1 si de tels gr\pes de gr\pes exi/5t1--et ils exi/5t1--il e/ suffisamm5t clair que1 n'ayant pas de p>ticipation dans notre orig9e1 ils ne p>ticip5t pas nos lois4 ,ils ne n\s attir5t pas et n\s ne les attirons pas4 ,leur matire1 leur esprit ne sont pas les ntres1 ne sont pas ce qui agit1 influe dans une p>tie quelconque de notre ,univ]s4 ,ils ne p\rrai5t impressionn] ni nos s5s ni nos mes4 ,entre eux et n\s1 les considrant t\s p\r un mom5t collectivem5t1 il n'y a pas d'influ5ces communes4 ,*acun exi/e1 "p et indp5dant1 dans le se9 de son ,dieu propre et p>ticuli]4 ,,xii ,dans la conduite de ce ,disc\rs1 je vise mo9s l'ordre physique qu'au mtaphysique4 ,la cl>t avec laquelle les phnomnes1 mme matriels1 sont prs5ts l'intellig5ce dp5d trs-peu1 il y a longtemps que j'en ai acquis l'expri5ce1 d'un arrangem5t purem5t naturel1 et nat presque entirem5t de l'arrangem5t moral4 ,si donc j'ai l'air de m'ab&onn] des digressions et de saut] trop vite d'un po9t un autre de mon sujet1 qu'il me soit p]mis de dire qu'en faisant a9si j'ai l'espoir de mieux cons]v]1 sans la rompre1 cette *ane d'impressions gradues1 p> laquelle seule l'intellig5ce de l',homme peut embrass] les gr&eurs dont je p>le et les compr5dre dans leur maje/ueuse totalit4 ,jusqu' prs5t1 notre att5tion s'e/ dirige presque exclusivem5t v]s un gr\pem5t gnral et relatif des corps /ellaires dans l'espace4 ,de spcification1 n\s n'en avons fait que trs-peu2 et les quelques ides relatives la quantit1 c'e/--dire au nombre1 la gr&eur et la di/ance1 que n\s avons mises1 ont t am5es accessoirem5t et en manire de prp>ation p\r des conceptions plus df9itives4 ,essayons ma9t5ant d'atte9dre ces d]nires4 ,notre sy/me solaire1 comme n\s l'avons dj dit1 consi/e pr9cipalem5t en un soleil et seize plantes au mo9s1 auxquelles1 trs-probablem5t1 s'aj\t5t quelques autres1 qui t\rn5t aut\r de lui comme c5tre1 accompagnes de dix-sept lunes connues et peut-tre de quelques autres que n\s ne connaissons pas encore4 ,ces div]s corps ne sont pas de vritables sphres1 mais des sphrodes aplatis1 des sphres comprimes dans la rgion des ples de l'axe imag9aire aut\r duquel elles t\rn5t1 l'aplatissem5t tant une consqu5ce de la rotation4 ,le ,soleil n'e/ pas absolum5t le c5tre du sy/me2 c>ie ,soleil lui-mme1 avec t\tes les plantes1 r\le aut\r d'un po9t de l'espace p]ptuellem5t v>iable1 qui e/ le c5tre gnral de gravit du sy/me4 ,n\s ne devons pas non plus considr] les lignes sur lesquelles se meuv5t ces diffr5ts sphrodes1--les lunes aut\r des plantes1 les plantes aut\r du ,soleil1 ou le ,soleil aut\r du c5tre commun1--comme des c]cles dans le s5s exact du mot4 ,ce sont1 en ralit1 des ellipses1 l'un des foy]s tant le po9t aut\r duquel se fait la rvolution4 ,une ellipse e/ une c\rbe ret\rnant sur elle-mme1 qui a un de ses diamtres plus long que l'autre4 ,sur le diamtre le plus long sont deux po9ts1 galem5t di/ants du milieu de la ligne1 et1 d'ailleurs1 situs de telle faon que si1 p>tir de *acun d'eux1 on tire une ligne droite v]s un po9t quelconque de la c\rbe1 la somme des deux lignes runies s]a gale au plus gr& des diamtres4 ,concevons donc une ellipse de cette nature4 ,a l'un des po9ts en "q1 qui sont les foy]s1 fixons une orange4 ,p> un fil la/ique unissons cette orange un pois1 et plaons ce d]ni] sur la circonfr5ce de l'ellipse4 ,le fil la/ique1 naturellem5t1 v>ie en longueur mesure que n\s faisons m\voir le pois1 et =me ce que n\s appelons en gomtrie un radius vector4 ,or1 si l'orange e/ prise p\r le ,soleil et le pois p\r une plante t\rnant aut\r de lui1 la rvolution devra se faire avec une vitesse v>iable plus ou mo9s gr&e1 mais telle que le radius vector fran*ira des aires gales en temps gaux4 ,la m>*e du pois s]a donc ou1 en d'autres t]mes1 la m>*e de la plante e/ l5te proportion de son loignem5t du ,soleil1 rapide proportion de sa proximit4 ,ces plantes1 en outre1 se meuv5t d'autant plus l5tem5t qu'elles sont situes plus lo9 du ,soleil1 les c>rs de leurs priodes de rvolution tant entre eux dans la mme proportion que les cubes de leurs di/ances moy5nes du ,soleil4 ,on compr5d que les lois t]riblem5t complexes de rvolution que n\s dcrivons ici ne rgn5t pas seulem5t dans notre sy/me4 ,elles dom95t p>t\t o dom9e l',attraction4 ,elles rgiss5t l',univ]s4 ,*aque po9t brillant du firmam5t e/ sans d\te un ,soleil lum9eux1 ressemblant au ntre1 au mo9s dans son c>actre gnral1 et accompagn d'une plus ou mo9s gr&e quantit de plantes plus ou mo9s grosses1 dont la lum9osit encore att>de ne peut pas se manife/] n\s une si gr&e di/ance1 mais qui1 nanmo9s1 r\l5t1 escortes de leurs lunes1 aut\r de leurs c5tres sidraux1 obissant aux pr9cipes que n\s avons con/ats1 obissant aux trois lois absolues de rvolution1 aux trois immortelles lois dev9es p> l'esprit imag9atif de ,kepl] et subsquemm5t expliques et dmontres p> l'esprit pati5t et ma?matique de ,newton4 ,dans une c]ta9e tribu de philosophes1 qui font vanit de ne s'appuy] que sur les faits positifs1 il e/ beauc\p trop la mode de se moqu] de t\te spculation et de la fltrir de la vague et la/ique appellation d'uvre conjecturale4 ,la valeur de celui qui conjecture1 tel e/ le po9t exam9]4 ,en conjecturant de temps autre avec ,platon1 n\s dp5s]ons notre temps avec plus d'utilit qu'en c\tant une dmon/ration d',alcmon4 ,dans ma9t ouvrage d'a/ronomie1 je vois qu'il e/ nettem5t tabli que les lois de ,kepl] sont la base du gr& pr9cipe de la ,gravitation4 ,cette ide a d natre de ce fait1 que la div9ation de ces lois p> ,kepl] et sa dmon/ration po/rieure de leur exi/5ce positive ont p\ss ,newton les expliqu] p> l'hypo?se de la ,gravitation et1 f9alem5t1 les dmontr] priori1 comme consqu5ces ncessaires du pr9cipe hypo?tique4 ,a9si1 bi5 lo9 d'tre la base de la ,gravitation1 les lois de ,kepl] ont la ,gravitation p\r base1 et il en e/ de mme1 d'ailleurs1 de t\tes les lois de l',univ]s matriel qui ne se rapport5t pas uniquem5t la ,rpulsion4 ,la di/ance moy5ne de la ,t]re la ,lune1 c'e/--dire la di/ance qui n\s sp>e du corps cle/e le plus vois9 de n\s1 e/ de #bcg1jjj milles4 ,m]cure1 la plante la plus pro*e du ,soleil1 e/ loigne de lui de #cg millions de milles4 ,vnus1 qui vi5t aprs1 t\rne une di/ance de #fh millions de milles2 la ,t]re1 son t\r1 une di/ance de #ie millions2 ,m>s1 la di/ance de #add millions4 ,puis vi5n5t les huit a/rodes 7,crs1 ,junon1 ,ve/a1 ,pallas1 ,a/re1 ,flore1 ,iris et ,hb71 une di/ance moy5ne d'environ #bej millions4 ,puis n\s tr\vons ,jupit]1 di/ant de #dij millions2 puis ,saturne1 de #ijj millions2 puis ,uranus1 de ,i1#ijj millions2 f9alem5t ,neptune1 rcemm5t dc\v]t et t\rnant une di/ance de #b1hjj millions4 ,laissant ,neptune de ct1 sur qui n\s n'avons pas jusqu' prs5t des docum5ts trs-exacts1 et qui e/ peut-tre une plante app>t5ant un sy/me d',a/rodes1 on peut voir que1 dans de c]ta9es limites1 il exi/e entre les plantes un ordre d'int]valles4 ,p\r p>l] d'une manire approximative1 n\s p\vons dire que *aque plante e/1 relativem5t au ,soleil1 situe une di/ance d\ble de celle qui la prcde4 ,l'ordre en "q1 que n\s exposons ici1--la loi de ,bode1--ne p\rrait-il pas tre dduit de l'exam5 de l'analogie exi/ant1 a9si que je l'ai suggr1 entre la d*>ge solaire des anneaux et le mode de l'irradiation atomique8 ,quant aux nombres cits la hte dans cette table sommaire des di/ances1 il y aurait folie essay] de les compr5dre1 except au-po9t de vue des faits ari?mtiques ab/raits4 ,ces nombres ne sont pas pratiquem5t apprciables1 lis ne comport5t pas d'ides prcises4 ,j'ai dit que ,neptune1 la plante la plus loigne1 t\rnait aut\r du ,soleil une di/ance de #b1hjj millions de milles4 ,jusqu'ici ri5 de mieux2 j'ai tabli un fait ma?matique2 et1 sans compr5dre ce fait le mo9s du monde1 n\s p\vons le pos] p\r n\s en s]vir ma?matiquem5t4 ,mais mme en indiquant que la ,lune t\rne aut\r de la ,t]re la di/ance comp>ativem5t mesqu9e de #bcg1jjj milles1 je n'ai nullem5t l'esprance de faire compr5dre qui que ce soit1--de lui faire apprci]1--de lui faire s5tir quelle di/ance ,u ,lune se tr\ve positivem5t de la ,t]re4 #bcg1jjj milles6 ,p>mi mes lecteurs1 il y en a peut-tre bi5 peu qui n'ai5t pas trav]s l',ocan ,atlantique2 et1 cep5dant1 combi5 d'entre eux ont une ide di/9cte mme des #c1jjj milles qui sp>5t les deux rivages8 ,je d\te1 en vrit1 qu'il exi/e un homme qui puisse faire entr] dans son c]veau la plus vague conception de l'int]valle compris entre une borne milliaire et sa plus pro*e vois9e4 ,cep5dant1 n\s tr\vons quelque facilit p\r apprci] la di/ance en comb9ant l'ide de l'espace avec l'ide de vlocit qui la suit naturellem5t4 ,le son p>c\rt un espace de ,i1#ajj pi$s en une seconde4 ,or1 s'il tait possible un habitant de la ,t]re de voir l'clair d'un c\p de canon tir dans la ,lune et d'en ent5dre la dtonation1 il lui faudrait att5dre treize j\rs enti]s1 p>tir du mom5t o il aurait ap]u le premi]1 p\r recevoir un indice de la seconde4 ,quelque faible que soit l'apprciation obt5ue p> ce moy5 de la relle di/ance de la ,lune la ,t]re1 elle aura nanmo9s cette utilit de n\s faire mieux compr5dre la folie de v\loir saisir p> la p5se des di/ances telles que les #b1hjj millions de milles qui sp>5t ,neptune de notre ,soleil2 ou mme les #ie millions de milles compris entre le ,soleil et la ,t]re que n\s habitons4 ,un b\let de canon1 se m\vant avec la rapidit la plus gr&e qui ait jamais t communique un b\let1 ne p\rrait pas trav]s] ce d]ni] int]valle en mo9s de #bj ans2 p\r le premi] espace1 il faudrait #eij ans4 ,le diamtre rel de notre ,lune e/ de #b1afj milles2 cep5dant1 elle e/ un objet comp>ativem5t si petit qu'il faudrait environ c9quante globes semblables p\r en compos] un aussi gros que la ,t]re4 ,le diamtre de notre propre globe e/ de #g1iab milles2--mais de r5onciation de ces nombres quelle ide positive prt5dons-n\s tir]8 ,si n\s montons au sommet d'une montagne ord9aire et si n\s reg>dons aut\r de n\s1 n\s ap]cevons un paysage qui s't5d #dj milles dans t\tes les directions1 =mant un c]cle de #bej milles de circonfr5ce et enf]mant un espace de #e1jjj milles c>rs4 ,mais comme les portions d'une semblable p]spective ne se prs5t5t ncessairem5t notre vue que l'une aprs l'autre1 n\s n'en p\vons apprci] l't5due que faiblem5t et p>tiellem5t2 cep5dant le panorama t\t enti] ne reprs5te que la qu>ante millime p>tie de la surface de notre globe4 ,si ce panorama succdait1 au b\t d'une heure1 un autre panorama d'gale t5due2 ce second1 au b\t d'une heure1 un troisime2 ce troisime1 au b\t d'une heure1 un quatrime1 et a9si de suite1 jusqu' ce que t\s les dcors de la ,t]re fuss5t puiss1 et si n\s tions invits exam9] ces div]s panoramas p5dant d\ze heures p> j\r1 il ne n\s faudrait pas mo9s de neuf ans et qu>ante-huit j\rs p\r a*ev] l'exam5 de la collection4 ,mais si la simple surface de la ,t]re se refuse l'tre9te de notre imag9ation1 que p5s]ons-n\s de sa cont5ance value p> cubes8 ,elle embrasse une masse de matire quival5te au mo9s un poids de deux undcillions et deux c5ts nonillions de tonnes4 ,supposons cette masse l'tat de repos1 et essayons de concevoir une =ce mcanique suffisante p\r la mettre en m\vem5t6 ,la =ce de t\tes les myriades d'tres dont notre imag9ation peut peupl] les mondes plantaires de notre sy/me1 la =ce physique comb9e de t\s ces tres1 mme en les supposant plus puissants que l'homme1 ne p\rrait russir dplac] d'un seul p\ce cette masse prodigieuse4 ,que devons-n\s donc p5s] de la =ce ncessaire1 dans de semblables conditions1 p\r remu] la plus grosse de nos plantes1 ,jupit]8 ,elle a un diamtre de #hf1jjj milles1 et p\rrait cont5ir dans sa priphrie plus de mille globes de la gr&eur du ntre4 ,cep5dant ce corps mon/rueux vole positivem5t aut\r du ,soleil avec une vitesse de #bi1jjj milles p> heure1 c'e/--dire avec une rapidit qu>ante fois plus gr&e que celle d'un b\let de canon6 ,on ne peut mme pas dire que l'ide d'un tel phnomne fait tressaillir l'esprit1 elle l'p\vante1 elle le p>alyse4 ,n\s avons plus d'une fois occup notre imag9ation n\s pe9dre les facults d'un ange4 ,figurons-n\s1 une di/ance d'environ #ajj milles de ,jupit]1 un p>eil tre1 assi/ant a9si1 tmo9 oculaire trs rappro*1 la rvolution annuelle de cette plante4 ,or1 p\vons-n\s1 je le dem&e1 n\s faire une ide assez haute1 assez imm5se de la puissance spirituelle de cet tre idal p\r concevoir qu' la vue de cette incomm5surable masse1 pir\ettant ju/e s\s ses yeux avec une vlocit tellem5t inexprimable1 l'ange lui-mme1 si anglique qu'il soit1 puisse ne pas tre cras1 ananti8 ,ici1 t\tefois1 il me p>at bon de faire obs]v] qu'en ralit n\s n'avons encore p>l que d'objets comp>ativem5t insignifiants4 ,notre ,soleil1 l'a/re c5tral et dirigeant du sy/me auquel app>ti5t ,jupit]1 e/ non-seulem5t plus gros que ,jupit]1 mais aussi beauc\p plus gros que t\tes les plantes du sy/me prises ensemble4 ,ce fait e/ vraim5t une condition ess5tielle de la /abilit du sy/me lui-mme4 ,le diamtre de ,jupit] e/1 avons-n\s dit1 de #hf1jjj milles6 ,celui du ,soleil e/ de #hhb1jjj milles4 ,un habitant de ce d]ni]1 p>c\rant #ij milles p> j\r1 mettrait plus de #hj ans faire le t\r de sa plus gr&e circonfr5ce4 ,il occupe un espace cubique de #fha septillions et #dgb qu9tillions de milles4 ,la ,lune1 a9si qu'il a t tabli1 t\rne aut\r de la ,t]re1 une di/ance de #bcg1jjj milles1 sur une orbite qui e/ consquemm5t de prs d'un million et demi de milles4 ,or1 si le ,soleil tait plac sur la ,t]re1 les deux c5tres concidant1 le volume du ,soleil s't5drait1 en t\t s5s1 non-seulem5t jusqu' l'orbite de la ,lune1 mais encore une di/ance de #bjj1jjj milles au del4 ,et ici1 une fois encore1 obs]vons que n\s n'avons1 jusqu' prs5t1 p>l que de bagatelles4 ,on a valu la di/ance qui sp>e ,neptune du ,soleil2 elle e/ de #b1hjj millions de milles2 la circonfr5ce de son orbite e/ donc de #ag trillions environ4 ,g>dons d'oubli] cela qu& n\s portons nos reg>ds sur quelqu'une des toiles les plus brillantes4 ,entre cette toile et l'a/re c5tral de notre sy/me1 le ,soleil1 il y a un g\ffre d'espace tel que1 p\r en donn] l'ide1 il faudrait la langue d'un ar*ange4 ,donc1 l'toile que n\s reg>dons e/ un tre aussi sp> que possible de notre sy/me1 de notre ,soleil1 ou1 si l'on veut1 de notre toile2 cep5dant1 supposons-la un mom5t place sur notre ,soleil1 le c5tre de l'une concidant avec celui de l'autre1 de mme que n\s avons suppos le ,soleil lui-mme plac sur la ,t]re4 ,figurons-n\s ma9t5ant l'toile p>ticulire que n\s avons *oisie s't5dant1 dans t\s les s5s1 au del de l'orbite de ,m]cure1--de ,vnus1--de la ,t]re1--et puis au del de l'orbite de ,m>s1--de ,jupit]1--d',uranus1 jusqu' ce que1 f9alem5t1 notre imag9ation ait rempli le c]cle de #ag trillions de milles de circonfr5ce1 que dcrit dans sa rvolution la plante de ,lev]ri]4 ,en admettant que n\s soyons p>v5us concevoir tant d'normit1 n\s n'aurions pas cr une ide extravagante4 ,n\s avons les meilleures raisons p\r croire qu'il y a bi5 des toiles beauc\p plus grosses que celle que n\s avons suppose4 ,je veux dire que p\r une telle croyance n\s possdons la meilleure base exprim5tale2 et qu'en reportant notre reg>d v]s la disposition atomique orig9elle1 ayant p\r b la div]sit1 que n\s avons considre comme tant une p>tie du plan div9 dans la con/itution de l',univ]s1 il n\s devi5dra facile de compr5dre et d'admettre des disproportions1 dans la grosseur des corps cle/es1 inf9im5t plus va/es qu'aucune de celles dont j'ai p>l jusqu' prs5t4 ,naturellem5t n\s devons n\s att5dre tr\v] les corps les plus gros r\lant trav]s les vides les plus gr&s de l',espace4 ,je disais t\t l'heure que1 p\r n\s donn] une ide ju/e de l'int]valle qui sp>e notre ,soleil d'une quelconque des autres toiles1 il faudrait l'loqu5ce d'un ar*ange4 ,en p>lant a9si1 je ne puis pas tre accus d'exagration2 c> c'e/ la vrit pure qu'en de c]ta9s sujets il n'e/ pas possible d'exagr]4 ,mais t*ons de pos] la matire plus di/9ctem5t s\s les yeux de l'esprit4 ,d'abord n\s p\vons atte9dre une conception gnrale1 relative1 de l'int]valle en "q1 en le comp>ant avec les espaces int]plantaires connus4 ,supposons1 p> exemple1 que la ,t]re qui e/1 en ralit1 #ie millions de milles du ,soleil1 ne soit di/ante de ce flambeau que d'un pi$ seulem5t2 ,neptune se tr\v]ait alors une di/ance de qu>ante pi$s2 et l'toile ,alpha ,lyrse une di/ance de c5t c9quante-neuf au mo9s4 ,or1 je prsume que peu de mes lecteurs ont rem>qu1 dans la conclusion de ma d]nire phrase1 quelque *ose de spcialem5t inadmissible1 de p>ticulirem5t faux4 ,j'ai dit que la di/ance de la ,t]re au ,soleil tant suppose d'un pi$1 la di/ance de ,neptune s]ait de qu>ante pi$s1 et celle d',alpha ,lyrse de c5t c9quante-neuf4 ,la proportion entre un pi$ et c5t c9quante-neuf a peut-tre sembl suffisante p\r donn] une impression di/9cte de la proportion entre les deux di/ances1 celle de la ,t]re au ,soleil et celle d',alpha ,lyrse au mme a/re4 ,mais mon calcul1 en ralit1 aurait d se =mul] a9si3 ,en supposant que la di/ance de la ,t]re au ,soleil soit d'un pi$1 la di/ance de ,neptune s]ait de qu>ante pi$s1 et celle d',alpha ,lyrse de c5t c9quante-neuf444 milles2 c'e/--dire que1 dans mon premi] calcul1 je n'ai assign ,alpha ,lyrse que la c9q mille deux c5t quatre-v+time p>tie de la di/ance qui e/ la plus petite possible o cette toile puisse tre rellem5t situe4 ,p\rsuivons4--,a quelque di/ance que soit une simple plante1 cep5dant1 qu& n\s l'exam9ons trav]s un tlescope1 n\s la voyons s\s une c]ta9e =me1 n\s la tr\vons d'une c]ta9e grosseur apprciable4 ,or1 j'ai dj dit quelques mots de la grosseur probable de plusieurs toiles2 nanmo9s1 qu& n\s en exam9ons une quelconque1 mme trav]s le tlescope le plus puissant1 elle se prs5te n\s sans aucune =me1 et1 consquemm5t1 sans aucune dim5sion4 ,n\s la voyons comme un po9t1 et ri5 de plus4 ,ma9t5ant1 supposons que n\s voyagions la nuit1 sur une gr&e r\te4 ,dans un *amp1 d'un des cts de la r\te1 se tr\ve une file de va/es objets de t\te dim5sion1 d'arbres1 p> exemple1 dont la figure se dta*e di/9ctem5t sur le fond du ciel4 ,cette ligne s't5d angle droit de la r\te jusqu' l'horizon4 ,or1 mesure que n\s avanons le long de la r\te1 n\s voyons ces arbres *ang] leurs positions respectives relativem5t un c]ta9 po9t fixe dans cette p>tie du firmam5t qui =me le fond du tableau4 ,supposons que ce po9t fixe1--suffisamm5t fixe p\r notre dmon/ration1--soit la lune qui se lve4 ,n\s voyons t\t d'abord que1 p5dant que l'arbre le plus pro*e de n\s *ange de position relativem5t la lune1 et si =tem5t qu'il a l'air de fuir d]rire n\s1 l'arbre qui e/ la di/ance extrme n'a p\r a9si dire pas b\g de la place qu'il occupe relativem5t au satellite4 ,n\s cont9uons obs]v] que plus les objets sont loigns de n\s1 mo9s ils s'loign5t de leur position1 et rciproquem5t4 ,n\s comm5ons alors1 notre insu1 apprci] la di/ance de *aque arbre p> la plus ou mo9s gr&e altration de sa position relative4 ,f9alem5t n\s arrivons compr5dre comm5t on p\rrait vrifi] la di/ance positive d'un arbre quelconque de cette range en se s]vant de la quantit d'altration relative comme d'une base dans un simple problme gomtrique4 ,or1 cette altration relative e/ ce que n\s appelons p>allaxe2 et c'e/ p> la p>allaxe que n\s calculons les di/ances des corps cle/es4 ,appliquant le pr9cipe aux arbres en "q1 n\s s]ions naturellem5t =t emb>rasss p\r calcul] la di/ance d'un arbre1 qui1 si lo9 que n\s n\s avancions sur la r\te ne n\s donn]ait aucune p>allaxe4 ,ceci1 dans l'exemple que n\s avons suppos1 e/ une *ose impossible2 impossible simplem5t p>ce que t\tes les di/ances sur notre ,t]re sont vritablem5t insignifiantes2 si n\s les comp>ons avec les va/es quantits cosmiques1 n\s p\vons dire qu'elles se rduis5t absolum5t nant4 ,or1 supposons que l'toile ,alpha ,lyr soit ju/e au-dessus de nos ttes et imag9ons qu'au lieu d'tre sur la ,t]re1 n\s soyons placs l'un des b\ts d'une ligne droite s't5dant trav]s l'espace jusqu' une di/ance gale au diamtre de l'orbite de la ,t]re1 c'e/--dire une di/ance de c5t quatre-v+t-dix millions de milles4 ,ayant obs]v1 au moy5 des in/rum5ts micromtriques les plus dlicats1 la position exacte de l'toile1 m>*ons le long de cette inconcevable r\te1 jusqu' ce que n\s ayons atte9t l'autre extrmit4 ,ici1 exam9ons une seconde fois l'toile4 ,elle e/ prcism5t o n\s l'avons laisse4 ,nos in/rum5ts1 si dlicats qu'ils soi5t1 n\s affirm5t que sa position relative e/ absolum5t1 id5tiquem5t la mme qu'au comm5cem5t de notre incomm5surable voyage4 ,n\s n'avons tr\v aucune p>allaxe1 absolum5t aucune4 ,le fait e/ que1 relativem5t la di/ance des toiles fixes1 d'un quelconque de ces innombrables soleils qui sc9till5t de l'autre ct de ce t]rible abme p> lequel notre sy/me e/ sp> des sy/mes ses frres1 dans le gr\pe auquel il app>ti5t1 la sci5ce a/ronomique jusqu' ces d]ni]s temps n'a pu p>l] qu'avec une c]titude ngative4 ,considrant les plus brillantes comme les plus rappro*es1 n\s p\vions seulem5t dire1 mme de celles-l1 que la limite en d$ans de laquelle elles ne peuv5t pas tre situes1 e/ une c]ta9e di/ance incomm5surable2-- quelle di/ance au del de cette limite sont-elles situes1 n\s n'avions jamais pu le calcul]4 ,n\s compr5ions1 p> exemple1 qu',alpha ,lyr ne peut pas tre une di/ance mo9dre de dix-neuf qu9tillions et deux c5ts trillions de milles2 mais1 de t\t ce que n\s savions et de t\t ce que n\s savons ma9t5ant1 n\s p\vons induire qu'il e/ peut-tre la di/ance reprs5te p> le c>r1 le cube1 ou t\te autre puissance du nombre prcit4 ,cep5dant1 au moy5 d'obs]vations s+ulirem5t sagaces et m9utieuses1 cont9ues avec des in/rum5ts n\veaux p5dant plusieurs laborieuses annes1 ,bessel1 qui e/ mort rcemm5t1 avait dans les d]ni]s temps russi dt]m9] la di/ance de six ou sept toiles2 entre autres celle qui e/ dsigne p> le *iffre #fa dans la con/ellation du ,cygne4 ,la di/ance calcule dans ce d]ni] cas e/ six c5t soixante-dix mille fois plus gr&e que celle du ,soleil2 laquelle1 il e/ bon de le rappel]1 e/ de quatre-v+t-qu9ze millions de milles4 ,l'toile #fa du ,cygne e/ donc loigne de n\s de presque soixante-quatre qu9tillions de milles1 ou de plus de trois fois la di/ance la plus petite possible attribue ,alpha ,lyr4 ,si n\s essayons d'apprci] cette di/ance l'aide de considrations tires de la vitesse1 comme n\s avons fait p\r apprci] la di/ance de la ,lune1 il n\s faut p]dre absolum5t de vue des vitesses aussi insignifiantes que celles du b\let de canon ou du son4 ,la lumire1 t\tefois1 suivant les d]ni]s calculs de ,/ruve1 m>*e avec une vitesse de c5t soixante-sept mille milles p> seconde4 ,la p5se elle-mme ne p\rrait pas fran*ir cet int]valle plus rapidem5t1 en supposant que la p5se puisse mme le p>c\rir4 ,or1 malgr cette inconcevable vlocit1 la lumire1 p\r v5ir de l'toile #fa du ,cygne jusqu' n\s1 a beso9 de plus de dix ans2 et consquemm5t1 si cette toile tait en ce mom5t efface de l',univ]s1 elle cont9u]ait encore p5dant dix ans brill] p\r n\s et v]s] nos yeux sa gloire p>adoxale4 ,t\t en g>dant prs5te l'esprit la conception1 si faible qu'elle soit1 que n\s avons pu n\s faire de l'int]valle qui sp>e notre ,soleil de l'toile #fa du ,cygne1 s\v5ons-n\s aussi que cet int]valle1 quoique inexprimablem5t va/e1 peut tre considr comme la simple di/ance moy5ne entre les innombrables multitudes d'toiles composant le gr\pe1 ou nbuleuse1 auquel app>ti5t notre sy/me1 a9si que l'toile #fa du ,cygne4 ,en vrit1 j'tablis le calcul avec une gr&e modration2 n\s avons d'excell5tes raisons p\r croire que l'toile #fa du ,cygne e/ l'une des toiles les plus rappro*es1 et p\r en conclure que sa di/ance1 relativem5t n\s1 e/ mo9dre que la di/ance moy5ne d'toile toile dans le magnifique gr\pe de la ,voie ,lacte4 ,et ici1 une fois encore et df9itivem5t1 il me semble bon d'obs]v] que jusqu' prs5t n\s n'avons p>l que de quantits insignifiantes4 ,cessons de n\s m]veill] de l'espace qui sp>e les toiles dans notre propre gr\pe ou dans t\t autre gr\pe p>ticuli]2 t\rnons plutt nos p5ses v]s les espaces qui sp>5t les gr\pes eux-mmes dans le gr\pe omnicomprh5sif de l',univ]s4 ,j'ai dj dit que la lumire m>*e avec une vitesse de c5t soixante-sept mille milles p> seconde1 c'e/--dire de dix millions de milles p> m9ute1 ou d'environ six c5t millions de milles p> heure2--et cep5dant il e/ des nbuleuses qui sont tellem5t loignes de n\s que la lumire de ces my/rieuses rgions1 quoique m>*ant avec une telle vlocit1 ne peut pas arriv] jusqu'ici en mo9s de trois millions d'annes4 ,ce calcul1 d'ailleurs1 a t fait p> ,h]s*ell l'an1 et n'a trait qu' ces gr\pes comp>ativem5t rappro*s qui se tr\vai5t la porte de son propre tlescope4 ,mais il y a des nbuleuses1 qui1 p> le tube magique de "l ,rosse1 n\s communiqu5t en cet in/ant mme l'*o des secrets qui dat5t d'un million de sicles4 ,en un mot les phnomnes que n\s contemplons en ce mom5t1 dans ces mondes lo9ta9s1 sont les mmes phnomnes qui intressai5t leurs habitants il y a dix fois c5t mille sicles4 ,dans des int]valles1 dans des di/ances1 tels que cette sugge/ion en impose notre me1--plutt qu' notre esprit1--n\s tr\vons enf9 une *elle conv5able o t\tes nos mesqu9es considrations antrieures de quantit peuv5t figur] comme de simples degrs4 ,,xiii ,l'imag9ation a9si ple9e de di/ances cosmiques1 pr(itons de l'occasion p\r p>l] de la difficult que n\s avons si s\v5t pr\ve1 qu& n\s p\rsuivions le *em9 battu de la p5se a/ronomique1 r5dre compte de ces vides incomm5surables1-- expliqu] p\rquoi des g\ffres1 si totalem5t inoccups et si inutiles en app>5ce1 se sont produits entre les toiles1--entre les gr\pes1--bref1 tr\v] une raison suffisante de l'*elle titanique1 sur laquelle1 quant l'espace seulem5t1 l',univ]s p>at avoir t con/ruit4 ,j'affirme que l',a/ronomie a fait visiblem5t dfaut dans cette "q et n'a pas su attribu] ce phnomne une cause rationnelle2--mais les considrations qui1 dans cet ,essai1 n\s ont conduit pas pas1 n\s p]mett5t de compr5dre clairem5t et immdiatem5t que l',espace et la ,dure ne sont qu'un4 ,p\r que l',univ]s pt dur] p5dant une re proportionne la gr&eur de ses p>ties matrielles con/itutives et la haute maje/ de ses de/9es spirituelles1 il tait ncessaire que la diffusion atomique orig9elle se ft dans une t5due aussi prodigieusem5t va/e qu'elle p\vait l'tre sans tre inf9ie4 ,il fallait1 en un mot1 que les toiles passass5t de l'tat de nbulosit invisible l'tat de solidit visible1 et vieilliss5t en donnant successivem5t la naissance et la mort des v>its inexprimablem5t nombreuses et complexes du dveloppem5t de la vitalit2--il fallait que les toiles accompliss5t t\t cela1 tr\vass5t le temps suffisant p\r accomplir t\tes ces int5tions div9es1 durant la priode dans laquelle t\tes *oses vont effectuant leur ret\r v]s l',unit avec une vlocit qui progresse en raison inv]se des c>rs des di/ances1 au b\t desquelles e/ plac l'9vitable ,b4 ,grce t\tes ces considrations1 n\s n'avons aucune pe9e compr5dre l'absolue exactitude de l'appropriation div9e4 ,la d5sit respective des toiles augm5te1 naturellem5t1 mesure que leur cond5sation dim9ue3 la cond5sation et l'htrognx m>*5t de pair2 et p> cette d]nire1 qui e/ l'indice de la premire1 n\s p\vons e/im] le dveloppem5t vital et spirituel4 ,a9si1 p> la d5sit des globes1 n\s obt5ons la mesure dans laquelle leurs de/9es sont remplies4 ,a mesure qu'augm5te la d5sit et que s'accompliss5t les int5tions div9es1 mesure que dim9ue ce qui re/e accomplir1 n\s voyons augm5t]1 dans la mme proportion1 la vitesse qui prcipite les *oses v]s la ,f94 ,et a9si l'esprit philosophique compr5dra sans pe9e que les int5tions div9es1 dans la con/itution des toiles1 avanc5t ma?matiquem5t v]s leur accomplissem5t2--il compr5dra plus encore2 il donn]a ce progrs une expression ma?matique2 il affirm]a que ce progrs e/ en proportion inv]se des c>rs des di/ances o t\tes les *oses cres se tr\v5t relativem5t ce qui e/ la fois le po9t de d"p et le b de leur cration4 ,non-seulem5t cette appropriation de ,dieu e/ ma?matiquem5t exacte1 mais il y a en elle une e/ampille div9e1 qui la di/+ue de t\s les ouvrages de con/ruction purem5t huma9e4 ,je veux p>l] de la complte rciprocit d'appropriation4 ,a9si dans les con/ructions huma9es une cause p>ticulire eng5dre un effet p>ticuli]2 une int5tion p>ticulire amne un rsultat p>ticuli]2 mais c'e/ t\t2 n\s ne voyons pas de rciprocit4 ,l'effet ne ragit pas sur la cause2 l'int5tion ne *ange pas son rapport avec l'objet4 ,dans les comb9aisons de ,dieu1 l'objet e/ t\r t\r desse9 ou objet1 selon la faon dont il n\s plat de le reg>d]1 et n\s p\vons pr5dre en t\t temps une cause p\r un effet1 et rciproquem5t1 de sorte que n\s ne p\vons jamais1 d'une manire absolue1 di/+u] l'un de l'autre4 ,pr5ons un exemple4 ,dans les climats polaires1 la ma*9e huma9e1 p\r ma9t5ir sa *aleur animale1 et p\r la combu/ion dans le sy/me capillaire1 rclame une abondante provision de n\rriture =tem5t azote1 telle que l'huile de poisson4 ,d'autre "p1 n\s voyons que dans les climats polaires l'huile des nombreux phoques et bale9es e/ presque la seule n\rriture que la nature f\rnisse l'homme4 ,et ma9t5ant dirons-n\s que l'huile e/ mise la porte de l'homme p>ce qu'elle e/ imprieusem5t rclame1 ou dirons-n\s qu'elle e/ la seule *ose rclame p>ce qu'elle e/ la seule qu'il puisse obt5ir8 ,il e/ impossible de dcid] la "q4 ,il y a l une absolue rciprocit d'appropriation4 ,le plaisir que n\s tirons de t\te manife/ation du gnie huma9 e/ en raison du plus ou mo9s de ressemblance avec cette espce de rciprocit4 ,a9si1 dans la con/ruction du plan d'une fiction littraire1 n\s devrions n\s ef=c] d'arrang] les incid5ts de telle faon qu'il ft impossible de dt]m9] si un quelconque d'entre eux dp5d d'un autre quelconque ou lui s]t d'appui4 ,prise dans ce s5s1 la p]fection du plan e/1 dans la ralit1 dans la pratique1 impossible atte9dre1 simplem5t p>ce que la con/ruction dont il s'agit e/ l'uvre d'une intellig5ce f9ie4 ,les plans de ,dieu sont p>faits4 ,l',univ]s e/ un plan de ,dieu4 ,n\s sommes ma9t5ant arrivs un po9t o l'intellig5ce e/ =ce de lutt] contre sa prop5sion la dduction analogique1 contre cette monomanie qui la p\sse v\loir saisir l'inf9i4 ,n\s avons vu les lunes t\rn] aut\r des plantes2 les plantes aut\r des toiles2 et l'in/9ct potique de l'humanit1--son in/9ct de la symtrie1 en tant que la symtrie ne soit qu'une symtrie de surface1--cet in/9ct1 que l',ame non-seulem5t de l',homme mais de t\s les tres crs1 a tir au comm5cem5t de la base gomtrique de l'irradiation univ]selle1--n\s p\sse imag9] une ext5sion sans f9 de ce sy/me de cycles4 ,f]mant galem5t nos yeux la dduction et l'induction1 n\s n\s ob/9ons concevoir une rvolution de t\s les corps qui compos5t lu ,galaxie aut\r de quelque globe gigantesque que n\s intitulons pivot c5tral du t\t4 ,on se figure *aque gr\pe1 dans le gr& gr\pe de gr\pes1 p\rvu et con/ruit d'une manire similaire2 et en mme temps1 p\r que l'analogie soit complte et ne fasse dfaut en aucun po9t1 on va jusqu' concevoir t\s ces gr\pes eux-mmes comme t\rnant aut\r de quelque sphre encore plus augu/e2--cette d]nire son t\r1 avec t\s les gr\pes qui lui =m5t une ce9ture1 on croit qu'elle n'e/ qu'un des membres d'une srie encore plus magnifique d'agglomrations1 voluant aut\r d'un autre globe qui lui s]t de c5tre1--quelque globe encore plus ineffablem5t sublime1 quelque globe1 disons mieux1 d'une inf9ie sublimit1 incessamm5t multiplie p> l'inf9im5t sublime4 ,telles sont les conditions1 cont9ues p]ptuit1 que la tyrannie d'une fausse analogie impose l',imag9ation et que la ,raison e/ invite contempl]1 sans se montr]1 s'il e/ possible1 trop mcont5te du tableau4 ,tel e/1 en gnral1 le sy/me d'int]m9ables rvolutions s'eng5drant les unes les autres1 que la ,philosophie n\s a habitus compr5dre et expliqu]1 en s'y pr5ant du mo9s aussi adroitem5t qu'elle a pu4 ,de temps autre cep5dant1 un vritable philosophe1 dont la frnsie pr5d un t\r trs-dt]m91 dont le gnie1 p\r p>l] plus honntem5t1 a1 comme les blan*isseuses1 l'habitude =tem5t prononce de ne c\l] les *oses qu' la d\za9e1 n\s fait voir le po9t prcis1 qui avait t p]du de vue1 o s'arrte et o doit ncessairem5t s'arrt] cette srie de rvolutions4 ,les rv]ies de ,f\ri] ne val5t peut-tre pas la pe9e que n\s n\s en moquions2--mais on a beauc\p p>l1 dans ces d]ni]s temps1 de l'hypo?se de ,madl]1-- savoir qu'il exi/e1 au c5tre de la ,galaxie1 un globe prodigieux1 aut\r duquel t\rn5t t\s les sy/mes du gr\pe4 ,la priode de rvolution p\r notre propre sy/me a mme t value #aag millions d'annes4 ,on a longtemps s\ponn que notre ,soleil oprait un m\vem5t dans l'espace1 indp5damm5t de sa rotation1 et une rvolution aut\r du c5tre de gravit du sy/me4 ,ce m\vem5t1 en admettant qu'il exi/e1 devrait se manife/] p> la p]spective4 ,les toiles1 dans cette p>tie du firmam5t que n\s sommes c5ss avoir laisse d]rire n\s1 devrai5t1 p5dant une longue srie d'annes1 s'accumul] en f\le2 celles comprises dans le ct oppos devrai5t avoir l'air de s'p>pill]4 ,or1 p> l'hi/oire de l',a/ronomie1 n\s appr5ons d'une manire vague que quelques-uns de ces phnomnes se sont manife/s4 ,a ce sujet on a dcl> que notre sy/me se m\vait v]s un po9t du ciel diamtralem5t oppos l'toile ,zta ,h]culis2--mais c'e/ l peut-tre le maximum de ce que n\s avons logiquem5t le droit de conclure en cette matire4 ,madl]1 nanmo9s1 e/ all jusqu' dsign] une toile p>ticulire1--,alcyone1 l'une des ,pliades1--comme m>quant ju/e1 ou peu de *ose prs1 le po9t aut\r duquel s'accomplirait une rvolution gnrale4 ,or1 puisque c'e/ l'analogie qui n\s a t\t d'abord entrans v]s ces rves1 il e/ naturel et conv5able de n\s s]vir de la mme analogie p\r en p\rsuivre le dveloppem5t2 et cette analogie qui n\s a suggr l'ide de rvolution n\s suggre en mme temps l'ide d'un va/e globe c5tral aut\r duquel elle devrait s'accomplir2 --jusque-l le raisonnem5t de l'a/ronome e/ logique4 ,dynamiquem5t1 il faudrait t\tefois que cet a/re c5tral ft plus gros que t\s les a/res runis qui l'ent\r5t4 ,or1 ils sont au nombre de #ajj millions environ4 ,p\rquoi donc1 a-t-on dem& trs-naturellem5t1 ne voyons-n\s pas ce va/e soleil c5tral1 au mo9s gal p> sa masse #ajj millions de soleils semblables au notre8 ,p\rquoi ne le voyons-n\s pas1 n\s p>ticulirem5t1 qui occupons la rgion moy5ne du gr\pe1--le lieu mme prs duquel1 en t\t cas1 doit tre situ cet a/re incomp>able8 ,on rpondit pre/em5t3 ,il faut qu'il soit non lum9eux comme sont nos plantes4 ,ici1 p\r s'accommod] au b1 l'analogie se laissait tortur]4 ,on p\vait dire3 ,n\s savons qu'il exi/e positivem5t des soleils non lum9eux1 mais non pas dans de telles conditions4 ,il e/ vrai que n\s avons quelque raison d'en suppos] de tels1 mais n\s n'avons c]ta9em5t aucune raison p\r suppos] qu'il y a des soleils non lum9eux ent\rs de soleils lum9eux1 ces d]ni]s tant leur t\r environns de plantes non lum9euses2 t\t cela e/ prcism5t ce dont ,madl] e/ somm de tr\v] l'analogue dans les cieux2 c> il imag9e t\t cela ju/em5t propos de la ,galaxie4 ,en admettant que la *ose soit telle qu'il le dit1 n\s ne p\vons n\s emp*] de p5s] combi5 cette "q3 ,p\rquoi les *oses sont-elles a9si8 s]ait cruellem5t emb>rassante p\r les philosophes priori4 ,mais si1 en dpit de l'analogie et de t\te autre raison1 n\s reconnaissons la non-lum9osit de ce gr& a/re c5tral1 n\s p\vons t\j\rs dem&] comm5t ce globe si norme n'e/ pas r5du visible1 grce cette effusion de lumire v]se sur lui p> les #ajj millions de spl5dides soleils qui brill5t dans t\s les s5s aut\r de lui4 ,devant cette emb>rassante "q1 l'ide d'un soleil c5tral positivem5t solide semble avoir t jusqu' un c]ta9 po9t ab&onne2 et l'esprit spculatif s'e/ cont5t d'affirm] que les sy/mes du gr\pe accomplissai5t leurs rvolutions aut\r d'un c5tre immatriel de gravit qui leur tait commun t\s4 ,ici encore1 l'analogie a fait fausse r\te1 p\r se prt] une ?orie4 ,les plantes de notre sy/me t\rn5t1 il e/ vrai1 aut\r d'un c5tre commun de gravit2 mais elles agiss5t a9si conjo9tem5t avec un soleil matriel qui les entrane1 et dont la masse fait plus que contre-balanc] le re/e du sy/me4 ,la circonfr5ce ma?matique e/ une c\rbe compose d'une inf9it de lignes droites4 ,mais cette ide de la circonfr5ce1 ide qui1 au po9t de vue de t\te la gomtrie ord9aire1 n'en e/ que l'ide purem5t ma?matique1 mise en opposition de l'ide pratique1 e/ aussi1 en /ricte ralit1 la seule conception pratique que n\s puissions faonn] notre usage p\r l'intellig5ce de cette circonfr5ce maje/ueuse laquelle n\s avons affaire1 au mo9s en imag9ation1 qu& n\s supposons notre sy/me t\rnant aut\r d'un po9t situ au c5tre de la ,galaxie4 ,que l'imag9ation la plus vig\reuse essaye seulem5t de faire un pas1 un seul1 v]s la comprh5sion d'une c\rbe aussi inexprimable6 ,sans commettre un p>adoxe1 on p\rrait dire qu'un clair mme1 qui suivrait t]nellem5t la circonfr5ce de cet inexprimable c]cle1 ne f]ait que p>c\rir t]nellem5t une ligne droite4 ,qu'en dcrivant une telle orbite1 notre ,soleil pt selon une apprciation huma9e1 dvi] de la ligne droite un degr quelconque1 si petit qu'on le suppose1 c'e/ l une ide inadmissible2 cep5dant n\s sommes pris de croire qu'une c\rbure e/ dev5ue app>5te p5dant la trs-c\rte priode de notre hi/oire a/ronomique1 durant ce simple po9t1 durant ce p>fait nant de deux ou trois mille ans4 ,on p\rrait dire que ,madl] a rellem5t vrifi une c\rbure dans le s5s de la m>*e1 ma9t5ant bi5 trace1 de notre sy/me trav]s l',espace4 ,admettant1 s'il le faut1 que ce fait soit rel1 je ma9ti5s qu'il n'y a dans ce cas1 qu'un seul fait dmontr1 c'e/ la ralit d'une c\rbure4 ,p\r l'entire vrification du fait1 il faudrait des sicles1 et qu& mme elle s]ait faite1 elle ne s]virait qu' indiqu] un rapport b9aire ou t\t autre rapport multiple quelconque entre notre ,soleil et une ou plusieurs des toiles les plus rappro*es4 ,quoi qu'il en soit1 je ne has>de ri5 en prdisant qu'aprs une priode de plusieurs sicles1 t\s les ef=ts p\r dt]m9] la m>*e de notre ,soleil trav]s l',espace s]ont ab&onns comme va9s et inutiles4 ,cela e/ facile concevoir qu& n\s considrons l'inf9it de p]turbations que cette m>*e doit subir1 p> suite du *angem5t p]ptuel des rapports du ,soleil avec les autres a/res1 p5dant ce rappro*em5t simultan de t\s v]s le noyau de la ,galaxie4 ,mais1 en exam9ant d'autres nbuleuses que la ,voie ,lacte1 en considrant dans leur gnralit les gr\pes dont e/ p>sem le firmam5t1 tr\vons-n\s1 oui ou non1 une confirmation de l'hypo?se de ,madl]8 ,n\s ne la tr\vons pas4 ,les =mes des gr\pes sont excessivem5t v>ies qu& on les reg>de accid5tellem5t2 mais p> un exam5 plus m9utieux1 trav]s de puissants tlescopes1 n\s reconnaissons trs-di/9ctem5t que la sphre e/ la =me dont ils se rappro*5t le plus1--leur con/itution tant en gnral en dsaccord avec l'ide d'une rvolution aut\r d'un c5tre commun4 ,il e/ difficile1 dit sir ,john ,h]s*ell1--de =m] une conception quelconque de l'tat dynamique de tels sy/mes4 ,d'un ct1 sans un m\vem5t rotatoire et une =ce c5trifuge1 il e/ presque impossible de ne pas les considr] comme s\mis une condition de rappro*em5t progressif2 d'un autre ct1 en admettant un tel m\vem5t et une telle =ce1 n\s ne tr\vons pas mo9s difficile de concili] leurs =mes avec la rotation de t\t le sy/me 7il veut dire gr\pe7 aut\r d'un seul axe1 sans lequel une collision intrieure n\s app>at comme *ose 9vitable4 ,quelques obs]vations sur les nbuleuses1 rcemm5t faites p> le ,docteur ,ni*ol1 quoique faites un po9t de vue cosmique absolum5t diffr5t de t\s ceux adopts dans le prs5t ,disc\rs1 s'appliqu5t d'une manire trs-p>ticulire au po9t qui e/ actuellem5t en "q4 ,il dit3 ,qu& n\s dirigeons sur les nbuleuses nos plus gr&s tlescopes1 n\s voyons que celles que n\s avions d'abord considres comme irrgulires ne le sont rellem5t pas2 elles se rappro*5t plutt de la =me d'un globe4 ,il y en a une qui semblait ovale2 mais le tlescope de "l ,rosse l'a trans=me p\r n\s en un c]cle444 ,or1 il se prs5te une trs-rem>quable circon/ance relativem5t ces masses circulaires de nbuleuses qui sembl5t1 p> comp>aison1 d\es de m\vem5t4 ,n\s dc\vrons qu'elles ne sont pas absolum5t circulaires1 mais que1 bi5 au contraire1 t\t aut\r d'elles et de t\s cts1 il y a des colonnes d'toiles1 qui sembl5t s't5dre au lo9 comme si elles se prcipitai5t v]s une gr&e masse c5trale en v]tu de quelque norme puissance#a4 ,si j'avais dcrire1 ma guise1 la condition actuelle ncessaire des nbuleuses1 dans l'hypo?se1 suggre p> moi1 que t\te matire s'a*em9e v]s l',unit orig9elle1 je copi]ais simplem5t1 et presque mot mot1 le langage qu'a employ le ,docteur ,ni*ol sans s\ponn] le mo9s du monde cette prodigieuse vrit1 qui e/ la clef de t\s les phnomnes relatifs aux nbuleuses4 ,et qu'il me soit p]mis ici de =tifi] ma position p> le tmoignage de quelqu'un qui e/ plus gr& que ,madl]1--de quelqu'un p\r qui t\tes les donnes de ,madl] tai5t depuis longtemps *oses familires1 soigneusem5t et entirem5t exam9es4 ,relativem5t aux calculs m9utieux d',argel&]1 lesquels =m5t la base de l'ide de ,madl]1 ,humboldt1 dont la facult gnralisatrice n'a peut-tre jamais t gale1 fait l'obs]vation suivante3 ,qu& n\s considrons le m\vem5t propre1 rel et non p]spectif des toiles1 n\s voyons plusieurs gr\pes m>*ant dans des directions opposes2 et les donnes que n\s avons acquises jusqu' prs5t ne n\s =c5t pas imag9] que les sy/mes composant la ,voie ,lacte1 ou les gr\pes composant gnralem5t l',univ]s1 t\rn5t aut\r de quelque c5tre inconnu1 lum9eux ou non lum9eux4 ,ce n'e/ que le dsir propre l',homme de possd] une ,cause ,premire fondam5tale1 qui p]suade son intellig5ce et son imag9ation d'adopt] une telle hypo?se4 ,le phnomne dont il e/ ici "q1 c'e/--dire de plusieurs gr\pes se dirigeant dans des s5s opposs1 e/ t\t fait inexplicable dans l'hypo?se de ,madl]1 mais surgit comme consqu5ce ncessaire de l'ide qui =me la base de ce ,disc\rs4 ,en mme temps que la direction purem5t gnrale de *aque atome1 de *aque lune1 plante1 toile ou gr\pe1 s]ait1 dans mon hypo?se1 absolum5t rectiligne2 en mme temps que la r\te gnrale suivie p> t\s les corps s]ait une ligne droite conduisant au c5tre de t\t1 il e/ clair que cette direction rectiligne s]ait compose de ce que n\s p\vons appel]1 sans exagration1 une inf9it de c\rbes p>ticulires1 rsultat des diffr5ces cont9uelles de position relative p>mi ces masses innombrables1 mesure que *acune progresse dans son pl]9age v]s l',unit f9ale4 ,je citais t\t l'heure le passage suivant de sir ,john ,h]s*ell1 appliqu aux gr\pes3 ,d'un ct1 sans un m\vem5t rotatoire et une =ce c5trifuge1 il e/ presque impossible de ne pas les considr] comme s\mis une condition de rappro*em5t progressif4 ,le fait e/ qu'en exam9ant les nbuleuses avec un tlescope trs-puissant1 il e/ absolum5t impossible1 qu& une fois on a conu cette ide de rappro*em5t1 de ne pas ramass] de t\s les cts des tmoignages qui la confirm5t4 ,il y a t\j\rs un noyau app>5t dans la direction duquel les toiles sembl5t se prcipit]1 et ces noyaux ne peuv5t pas tre pris p\r de purs phnomnes de p]spective2--les gr\pes sont rellem5t plus d5ses v]s le c5tre1 plus clairs v]s les rgions extrmes4 ,en un mot1 n\s voyons t\tes *oses comme n\s les v]rions si un rappro*em5t univ]sel avait lieu2 mais1 en gnral1 je crois que s'il e/ naturel1 qu& n\s exam9ons ces gr\pes1 d'accueillir l'ide d'un m\vem5t orbitaire aut\r d'un c5tre1 ce n'e/ qu' la condition d'admettre l'exi/5ce possible1 dans les doma9es lo9ta9s de l'espace1 de lois dynamiques qui n\s s]ai5t totalem5t inconnues4 ,de la "p d',h]s*ell1 il y a videmm5t rpugnance suppos] que les nbuleuses soi5t dans un tat de rappro*em5t progressif4 ,mais si les faits1 si mme les app>5ces ju/ifi5t cette supposition1 p\rquoi1 dem&]a-t-on peut-tre1 rpugne-t-il l'admettre8 ,simplem5t cause d'un prjug2 simplem5t p>ce que cette supposition contr$it une ide prconue et absolum5t sans base1--celle de l't5due inf9ie et de l't]nelle /abilit de l',univ]s4 ,footnote #a3 ,on doit compr5dre que ce que je nie spcialem5t dans l',hypo?se de ,madl]1 c'e/ la p>tie qui conc]ne le m\vem5t circulaire4 ,s'il n'exi/e pas ma9t5ant dans notre gr\pe un gr& globe c5tral1 naturellem5t il en exi/]a un plus t>d4 ,dans quelque temps qu'il exi/e1 il s]a simplem5t le noyau de la consolidation4 ,,xiv ,si les propositions de ce ,disc\rs sont logiquem5t dduites1 cette condition de rappro*em5t progressif e/ prcism5t la seule dans laquelle n\s puissions lgitimem5t considr] t\tes les *oses de la cration2 et je confesse ici1 avec une p>faite humilit1 que1 p\r ma "p1 il m'e/ impossible de compr5dre comm5t t\te autre int]prtation de la condition actuelle des *oses a jamais pu se gliss] dans un c]veau huma94 ,la t5dance au rappro*em5t et l'attraction de la gravitation sont deux t]mes rciproquem5t conv]tibles4 ,en n\s s]vant de l'un ou de l'autre1 n\s v\lons p>l] de la raction de l',acte primordial4 #aa ne fut jamais ri5 de si inutile que de suppos] la ,matire pntre d'une qualit inde/ructible faisant p>tie de son ess5ce1--qualit ou in/9ct jamais insp>able d'elle1 pr9cipe inalinable en v]tu duquel *aque atome e/ p]ptuellem5t p\ss re*]*] l'atome son semblable4 ,jamais il n'y eut ri5 de mo9s ncessaire que d'adopt] cette ide anti-philosophique4 ,allant au del de la p5se vulgaire1 il faut que n\s compr5ions1 mtaphysiquem5t1 que le pr9cipe de la gravitation n'app>ti5t la matire que temporairem5t1 p5dant qu'elle e/ p>pille2--p5dant qu'elle exi/e s\s la =me de la ,pluralit au lieu d'exi/] s\s celle de l',unit2--lui app>ti5t seulem5t en v]tu de son tat d'irradiation2--app>ti5t1 en un mot1 non pas la ,matire elle-mme le mo9s du monde1 mais uniquem5t la condition actuelle o elle se tr\ve4 ,d'aprs cette ide1 qu& l'irradiation s]a ret\rne v]s sa s\rce1--qu& la raction s]a dev5ue complte1--le pr9cipe de la gravitation aura cess d'exi/]4 ,et1 en fait1 bi5 que les a/ronomes ne soi5t jamais arrivs l'ide que n\s mettons ici1 il semble t\tefois qu'ils s'en soi5t rappro*s en affirmant que s'il n'y avait qu'un seul corps dans l',univ]s1 il s]ait impossible de compr5dre comm5t le pr9cipe de la gravitation p\rrait s'tablir2 c'e/--dire qu'en considrant la matire telle qu'elle se prs5te leurs yeux1 ils en tir5t la conclusion laquelle je suis arriv p> voie de dduction4 ,qu'une sugge/ion aussi fconde soit re/e si longtemps sans port] ses fruits1 c'e/ l un my/re que je ne saurais appr(ondir4 ,c'e/ peut-tre1 en gr&e p>tie1 notre t5dance naturelle v]s l'ide de p]ptuit1 v]s l'analogie2 et plus p>ticulirem5t1 dans le cas prs5t1 v]s la symtrie1 qui n\s a entrans dans une fausse r\te4 ,en ralit1 le s5tim5t de la symtrie e/ un in/9ct qui repose sur une confiance presque aveugle4 ,c'e/ l'ess5ce potique de l',univ]s1 de cet ,univ]s qui1 dans la p]fection de sa symtrie1 e/ simplem5t le plus sublime des pomes4 ,or1 symtrie et consi/ance sont des t]mes rciproquem5t conv]tibles2 a9si la ,posie et la ,vrit ne font qu'un4 ,une *ose e/ consi/ante en raison de sa vrit1--vraie en raison de sa consi/ance4 ,une p>faite consi/ance1 je le rpte1 ne peut tre qu'une absolue vrit4 ,n\s admettrons donc que l',homme ne peut pas re/] longtemps dans l'erreur1 ni se tromp] de beauc\p1 s'il se laisse guid] p> son in/9ct potique1 in/9ct de symtrie1 et consquemm5t vridique1 comme je l'ai affirm4 ,cep5dant il doit pr5dre g>de qu'en p\rsuivant l't\rdie une symtrie sup]ficielle de =mes et de m\vem5ts1 il ne p]de de vue la relle et ess5tielle symtrie des pr9cipes qui les dt]m95t et les g\v]n5t4 ,que t\s les corps /ellaires doiv5t f9alem5t se fondre en un seul1 que t\tes *oses doiv5t enf9 grossir la sub/ance d'un prodigieux globe c5tral dj exi/ant1--c'e/ l une ide qui1 depuis quelque temps dj1 semble d'une manire vague1 indt]m9e1 avoir pris possession de l'imag9ation huma9e4 ,de fait1 cette ide app>ti5t la classe des *oses excessivem5t vid5tes4 ,elle nat in/antanm5t de l'obs]vation1 mme sup]ficielle1 des m\vem5ts circulaires et en app>5ce giratoires ou t\rbillonnants de ces portions de l',univ]s qui1 trs-rappro*es de n\s1 s'(fr5t immdiatem5t notre att5tion4 ,il n'exi/e peut-tre pas un seul homme1 d'une ducation ord9aire et d'une facult de mditation moy5ne1 qui1 dans une c]ta9e mesure1 l'ide en "q ne se soit prs5te1 comme spontane1 in/9ctive1 et portant t\t le c>actre d'une conception pr(onde et orig9ale4 ,t\tefois1 cette conception1 si gnralem5t rp&ue1 n'e/ jamais ne1 ma connaissance1 du mo9s1 d'une srie de considrations ab/raites4 ,au contraire1 elle a t\j\rs t suggre1 comme je l'ai dit1 p> les m\vem5ts t\rbillonnant aut\r des c5tres1 et c'e/ dans le mme ordre de faits1 c'e/--dire dans ces mmes m\vem5ts circulaires1 que naturellem5t on a *]* une raison qui expliqut cette ide1 une cause qui pt am5] cette agglomration de t\s les globes en un seul1 lequel tait dj suppos exi/ant4 ,a9si qu& on proclama la dim9ution1 progressive et rgulire1 obs]ve dans l'orbite de la comte d',encke1 *acune de ses rvolutions aut\r de notre ,soleil1 les a/ronomes fur5t presque unanimes p\r dire que la cause en "q tait tr\ve1--qu'un pr9cipe tait dc\v]t1 suffisant p\r expliqu]1 physiquem5t1 cette f9ale et univ]selle agglomration1 laquelle1 dt]m9 p> son in/9ct analogique1 symtrique ou potique1 l'homme avait donn crance plus qu' une simple hypo?se4 ,on affirma que cette cause1 cette raison suffisante de l'agglomration f9ale1 exi/ait dans un ag5t int]mdiaire1 excessivem5t r>e1 mais cep5dant matriel1 qui pntrait t\t l'espace2 lequel1 en ret>dant la m>*e de la comte1 affaiblissait p]ptuellem5t sa =ce tang5tielle et augm5tait en mme temps la =ce c5tripte1 qui naturellem5t rappro*ait davantage la comte *aque rvolution et devait f9alem5t la prcipit] sur le ,soleil4 ,t\t cela tait /rictem5t logique1 une fois qu'on avait admis ce mdium ou cet !r2 mais il n'y avait aucune raison d'admettre l'!r1 si ce n'e/ qu'on n'avait pu dc\vrir aucun autre moy5 d'expliqu] la dim9ution obs]ve dans l'orbite de la comte2--comme si de l'impossibilit de tr\v] un autre mode d'explication il s'ensuivait qu'il n'en exi/t rellem5t pas d'autre4 ,il e/ clair que d'innombrables causes comb9es p\vai5t am5] la dim9ution de l'orbite1 sans que n\s pussions mme en dc\vrir une seule4 ,d'ailleurs1 on n'avait jamais bi5 dmontr p\rquoi le ret>d occasionn p> les bords extrmes de l'atmosphre du ,soleil1 trav]s lesquels la comte passe son prihlie1 ne sufft pas p\r expliqu] le phnomne4 ,que la comte d',encke s]a absorbe p> le ,soleil1 c'e/ probable2 que t\tes les comtes du sy/me s]ont absorbes1 c'e/ plus que possible2 mais1 dans un tel cas1 le pr9cipe de l'absorption doit tre *]* dans l'exc5tricit de l'orbite des comtes et dans leur rappro*em5t extrme du ,soleil leur prihlie2 et ce n'e/ pas un pr9cipe qui puisse affect] les l\rdes et solides sphres qui doiv5t tre considres comme les vrais matriaux con/ituants de l',univ]s4 ,relativem5t aux comtes en gnral1 p]mettez-moi de dire en passant que n\s avons le droit de les considr] comme les clairs du ,ciel cosmique4 ,l'ide d'un !r ral5tissant et s]vant am5] l'agglomration f9ale de t\tes *oses n\s a sembl une seule fois confirme p> une dim9ution positive obs]ve dans l'orbite de la lune4 ,si n\s en rfrons aux clipses enregi/res il y a #b1ejj ans1 n\s voyons que la vlocit de la rvolution du satellite tait alors bi5 mo9dre qu'elle n'e/ auj\rd'hui et que1 en supposant que son m\vem5t dans son orbite soit en accord con/ant avec la loi de ,kepl]1 et ait t alors1 il y a #b1ejj ans1 soigneusem5t dt]m91 elle e/ auj\rd'hui1 relativem5t la position qu'elle devrait occup]1 en avance de #i1jjj milles environ4 ,l'accroissem5t de vlocit pr\vait1 naturellem5t1 une dim9ution de l'orbite1 et les a/ronomes incl9ai5t =tem5t croire l'exi/5ce d'un !r1 qu& ,lagrange v9t la resc\sse4 ,il dmontra que1 grce la configuration des sphrodes1 le petit axe de leur ellipse e/ sujet v>i] de longueur1 t&is que le gr& axe re/e le mme1 et que cette v>iation e/ cont9ue et vibratoire1 de sorte que *aque orbite e/ dans un tat de transition1 soit du c]cle l'ellipse1 soit de l'ellipse au c]cle4 ,le petit axe de la lune tant dans sa priode de dcroissance1 l'orbite passe du c]cle l'ellipse et1 consquemm5t1 dcrot aussi2 mais1 aprs une longue srie de sicles1 l'exc5tricit extrme s]a atte9te2 alors le petit axe comm5c]a augm5t] jusqu' ce que l'orbite se trans=me en un c]cle2 puis la priode de racc\rcissem5t aura lieu de n\veau1--et a9si de suite t\r de rle4 ,dans le cas de la ,t]re1 l'orbite va se trans=mant d'ellipse en c]cle4 ,les faits a9si dmontrs ont naturellem5t dtruit la prt5due ncessit de suppos] un !r et t\te apprh5sion relative l'in/abilit du sy/me1 laquelle tait attribue l'!r4 ,on se s\vi5t que j'ai moi-mme suppos quelque *ose d'analogue et que n\s p\vons appel] un !r4 ,j'ai p>l d'une influ5ce subtile accompagnant p>t\t la matire1 bi5 qu'elle ne se manife/e que p> l'htrognx de la matire4 ,a cette influ5ce1 dont je ne veux ni ne puis en aucune faon df9ir la my/rieuse et t]rible nature1 j'ai attribu les phnomnes v>is d'lectricit1 de *aleur1 de magntisme1 et mme de vitalit1 de consci5ce et de p5se1--en un mot1 de spiritualit4 ,on voit t\t de suite que l'!r1 compris de cette faon1 e/ radicalem5t di/9ct de l'!r des a/ronomes2 le leur e/ matire et le mi5 ne l'e/ pas4 ,l'abolition de l'!r matriel semble impliqu] aussi la disp>ition absolue de cette ide d'agglomration univ]selle1 si longtemps prconue p> l'imag9ation potique de l'humanit2--agglomration laquelle une sage ,philosophie aurait pu lgitimem5t prt] crance1 au mo9s jusqu' un c]ta9 po9t1 si elle avait t prconue uniquem5t p> cette imag9ation potique1 sans aucune autre raison dt]m9ante4 ,mais1 jusqu' prs5t1 l',a/ronomie et la ,physique n'ont ri5 su tr\v] qui p]mette d'assign] une f9 l',univ]s4 ,qu& mme on et pu1 p> une cause aussi accessoire et indirecte que l'!r1 dmontr] cette f91 l'in/9ct qui rvle l',homme la ,puissance ,div9e d'adaptation se s]ait rvolt contre cette dmon/ration4 ,n\s eussions t =cs de reg>d] l',univ]s avec ce s5tim5t d'insatisfaction que n\s pr\vons en contemplant un ouvrage d'art huma9 inutilem5t compliqu4 ,la cration n\s aurait affects comme un plan imp>fait dans un roman1 o le dn\em5t e/ gau*em5t am5 p> l'int]position d'incid5ts ext]nes et trang]s au sujet pr9cipal1 au lieu de jaillir du fond mme du ?me1--du cur de l'ide dom9ante2--au lieu de natre comme rsultat de la proposition premire1 comme p>tie intgrante1 insp>able et 9vitable1 de la conception fondam5tale du livre4 ,on compr5dra ma9t5ant plus clairem5t ce que j'ent5ds p> symtrie purem5t sup]ficielle4 ,c'e/ simplem5t la sduction de cette symtrie qui n\s a induits accept] cette ide gnrale dont l'hypo?se de ,madl] n'e/ qu'une p>tie1--l'ide de l'attraction t\rbillonnante des globes4 ,si n\s c>tons cette conception trop crm5t physique1 la vritable symtrie de pr9cipe n\s fait voir la f9 de t\tes *oses mtaphysiquem5t implique dans l'ide d'un comm5cem5t1 n\s fait *]*] et tr\v] dans cette orig9e de t\tes *oses les rudim5ts de cette f91 et enf9 concevoir l'impit qu'il y aurait suppos] que cette f9 pt tre am5e mo9s simplem5t1 mo9s directem5t1 mo9s clairem5t1 mo9s arti/iquem5t que p> la raction de l',acte orig9el et crateur4 ,,xv ,remontons donc v]s une de nos sugge/ions antcd5tes et concevons les sy/mes1 concevons *aque soleil1 avec ses plantes-satellites1 comme un simple atome titanique exi/ant dans l'espace avec la mme incl9ation v]s l',unit1 qui c>actrisait1 au comm5cem5t1 les vritables atomes aprs leur irradiation trav]s la ,sphre univ]selle4 ,de mme que ces atomes orig9els se prcipitai5t l'un v]s l'autre selon des lignes gnralem5t droites1 de mme n\s p\vons concevoir comme gnralem5t rectilignes les *em9s qui conduis5t les sy/mes-atomes v]s leurs c5tres respectifs d'aggrgation2--et dans cette attraction directe1 qui rassemble les sy/mes en gr\pes1 et dans celle1 analogue et simultane1 qui rassemble les gr\pes eux-mmes1 mesure que s'opre la consolidation1 n\s tr\vons enf9 le gr& ,ma9t5ant1--le t]rible ,prs5t1--la condition actuellem5t exi/ante de l',univ]s4 ,une analogie rationnelle peut n\s aid] =m] une hypo?se relativem5t l',av5ir1 encore plus effrayant4 ,l'quilibre entre les =ces1 c5tripte et c5trifuge1 de *aque sy/me1 tant ncessairem5t dtruit qu& il arrive se rappro*]1 jusqu' un c]ta9 po9t1 du noyau du gr\pe auquel il app>ti5t1 il en doit rsult]1 un j\r1 une prcipitation *aotique1 ou telle en app>5ce1 des lunes sur les plantes1 des plantes sur les soleils1 et des soleils sur les noyaux2 et le rsultat gnral de cette prcipitation doit tre l'agglomration des myriades d'toiles1 exi/ant actuellem5t dans le firmam5t1 en un nombre presque inf9im5t mo9dre de sphres presque inf9im5t plus va/es4 ,en dev5ant imm5sm5t mo9s nombreux1 les mondes de cette poque s]ont dev5us imm5sm5t plus gros que ceux de la notre4 ,alors1 p>mi d'incomm5surables abmes1 brill]ont des soleils inimag9ables4 ,mais t\t cela ne s]a qu'une magnific5ce climatrique prsageant la gr&e ,f94 ,la n\velle g5se indique ne peut tre qu'une des tapes v]s cette ,f91 un des aj\rnem5ts encore nombreux4 ,p> ce travail d'agglomration1 les gr\pes eux-mmes1 avec une vitesse effroyablem5t croissante1 se sont prcipits v]s leur c5tre gnral1--et bi5tt1 avec une vlocit mille fois plus gr&e1 une vlocit lectrique1 proportionne leur grosseur matrielle et la vhm5ce spirituelle de leur apptit p\r l',unit1 les maje/ueux survivants de la race des toiles s'lanc5t enf9 dans un commun embrassem5t4 ,n\s t\*ons enf9 la cata/rophe 9vitable4 ,mais cette cata/rophe1 quelle peut-elle tre8 ,n\s avons vu s'accomplir la conglomration1 la moisson des mondes4 ,dsormais1 devrons-n\s considr] ce globe des globes1 ce globe matriel unique1 comme con/ituant et remplissant l',univ]s8 ,une telle ide s]ait en contradiction complte avec t\tes les propositions mises dans ce ,disc\rs4 ,j'ai dj p>l de cette absolue rciprocit d'adaptation qui e/ la gr&e c>actri/ique de l',art div91--qui e/ la signature div9e4 ,arriv ce po9t de nos rflexions1 n\s avons reg>d l'influ5ce lectrique comme une =ce rpulsive qui seule r5dait la ,matire capable d'exi/] dans cet tat de diffusion ncessaire l'accomplissem5t de ses de/9es2--l1 en un mot1 n\s avons considr l'influ5ce en "q comme in/itue p\r le salut de la ,matire1 p\r sauveg>d] les buts de t\te matrialit4 ,rciproquem5t1 il n\s e/ p]mis de considr] la ,matire comme cre seulem5t p\r le salut de cette influ5ce1 uniquem5t p\r sauveg>d] le b et l'objet de cet !r spirituel4 ,p> le moy51 p> l'int]mdiaire1 p> l'ag5ce de la ,matire et p> la =ce de son htrognx1 cet !r a pu se manife/]1--l',esprit a t individualis4 ,c'e/ uniquem5t dans le dveloppem5t de cet !r1 p> l'htrognx1 que des masses p>ticulires de ,matire sont dev5ues animes1 s5sibles1 et en proportion de leur htrognx2 quelques-unes atteignant un degr de s5sibilit qui implique ce que n\s appelons ,p5se1 et montant a9si jusqu' l',intellig5ce ,consci5te4 ,a ce po9t de vue1 n\s p\vons reg>d] la ,matire comme un ,moy51 et non comme une ,f94 ,son utilit et son b tai5t compris dans sa diffusion1 et1 avec le ret\r v]s l',unit1 sa de/9e e/ accomplie4 ,ce globe des globes absolum5t consolid s]ait sans b et sans objet2 consquemm5t il ne p\rrait cont9u] exi/] un seul in/ant4 ,la ,matire1 cre dans un b1 ne peut inconte/ablem5t1 ce b tant rempli1 tre plus longtemps ,matire4 ,ef=ons-n\s de compr5dre qu'elle aspire disp>atre1 et que ,dieu seul doit re/] t\t enti]1 unique et complet4 ,*aque uvre ne de la conception ,div9e doit coexi/] et coexpir] avec le b qui lui e/ assign2 cela me semble vid5t1 et je ne d\te pas que la plup>t de mes lecteurs1 en voyant l'inutilit de ce d]ni] globe de globes1 accept5t ma conclusion3 ,donc1 il ne peut pas cont9u] d'exi/]4 ,cep5dant1 comme l'ide saisissante de sa disp>ition in/antane e/ de nature ne pas tre agre facilem5t1 prs5te d'une manire aussi radicalem5t ab/raite1 p> l'esprit mme le plus vig\reux1 appliquons-n\s la considr] d'un autre po9t de vue un peu plus ord9aire2--exam9ons comm5t elle peut tre entirem5t et magnifiquem5t corrobore p> une considration po/]iori de la ,matire1 telle que n\s la voyons actuellem5t4 ,j'ai dj dit que1 l',attraction et la ,rpulsion tant inconte/ablem5t les seules proprits p> lesquelles la ,matire se manife/e l',esprit1 n\s avons le droit de suppos] que la ,matire n'exi/e que comme ,attraction et ,rpulsion2--en d'autres t]mes1 que l',attraction et la ,rpulsion sont ,matire2 puisqu'il n'exi/e pas de cas o n\s ne puissions employ]1 ou le t]me ,matire1 ou1 ensemble1 les t]mes ,attraction et ,rpulsion1 comme expressions de logique quival5tes et consquemm5t conv]tibles4 ,or1 la df9ition mme de l',attraction implique la p>ticul>it1 --l'exi/5ce de p>ties1 de p>ticules1 d'atomes2 c> n\s la df9issons a9si3 t5dance de *aque atome v]s *aque autre atome1 selon une c]ta9e loi4 videmm5t1 l o il n'y a pas de p>ties1 l e/ l'absolue ,unit2 l o la t5dance v]s l',unit e/ satisfaite1 il ne peut plus exi/] d',attraction2--ceci a t p>faitem5t dmontr1 et t\te la ,philosophie l'admet4 ,donc1 qu&1 son b accompli1 la ,matire s]a rev5ue sa condition premire d',unit1--condition qui prsuppose l'expulsion de l'!r sp>atif1 dont la fonction consi/e simplem5t ma9t5ir les atomes "p les uns des autres jusqu'au gr& j\r o1 cet !r n'tant plus ncessaire1 la pression victorieuse de la collective et f9ale ,attraction vi5dra prdom9] dans la mesure v\lue p\r l'expuls]2--qu&1 dis-je1 la ,matire1 excluant l'!r1 s]a ret\rne l',unit absolue1 la ,matire 7p\r p>l] d'une manire p>adoxale7 exi/]a alors sans ,attraction et sans ,rpulsion2 en d'autres t]mes1 la ,matire sans la ,matire1 ou l'abs5ce de ,matire4 ,en plongeant dans l',unit1 elle plong]a en mme temps dans ce ,non-tre qui1 p\r t\te ,p]ception ,f9ie1 doit tre id5tique l',unit1--dans ce ,nant ,matriel du fond duquel n\s savons qu'elle a t voque1--avec lequel seul elle a t cre p> la ,volition de ,dieu4 ,je rpte donc3 ,ef=ons-n\s de compr5dre que ce d]ni] globe1 fait de t\s les globes1 disp>atra in/antanm5t1 et que ,dieu seul re/]a1 t\t enti]1 suprme rsidu des *oses4 ,,xvi ,mais devons-n\s n\s arrt] ici8 ,non pas4 ,de cette univ]selle agglomration et de cette dissolution peut rsult]1 n\s le concevons aism5t1 une n\velle srie1 t\te diffr5te peut-tre1 de conditions1--une autre cration1--une autre irradiation ret\rnant aussi sur elle-mme1--une autre action1 avec raction1 de la ,volont ,div9e4 ,s\mettons notre imag9ation la loi suprme1 la loi des lois1 la loi de priodicit2 et n\s sommes plus qu'autoriss accept] cette croyance1 disons plus1 n\s complaire dans cette esprance1 que les phnomnes progressifs que n\s avons os contempl] s]ont r5\vels encore1 encore1 et t]nellem5t2 qu'un n\vel ,univ]s f]a explosion dans l'exi/5ce1 et s'abm]a son t\r dans le non-tre1 *aque s\pir du ,cur de la ,div9it4 ,et ma9t5ant1 ce ,cur ,div91--quel e/-il8 ,c'e/ notre propre cur4 ,que l'irrvr5ce app>5te de cette ide n'eff>\*e pas nos mes et ne les dt\rne pas du froid ex]cice de la consci5ce1--de cette pr(onde tranquillit dans l'analyse de soi-mme1--p> lesquels seulem5t n\s p\vons espr] d'arriv] jusqu' la plus sublime des vrits1 et la contempl] loisir1 face face4 ,les phnomnes dont dp5d5t1 p>tir de ce po9t1 nos conclusions1 sont des ombres purem5t spirituelles1 mais qui n'en sont pas mo9s entirem5t sub/antielles4 ,n\s m>*ons1 trav]s les de/9es de notre exi/5ce monda9e1 environns de ,s\v5irs1 obscurcis mais t\j\rs prs5ts1 d'une ,de/9e plus va/e1--qui remonte lo91 bi5 lo9 dans le pass1 et qui e/ inf9im5t imposante4 ,la ,jeunesse que n\s vivons e/ p>ticulirem5t hante p> de tels rves1--que cep5dant n\s ne pr5ons jamais p\r des rves4 ,n\s les reconnaissons comme ,s\v5irs4 ,p5dant notre jeunesse1 n\s faisons trop clairem5t la di/9ction p\r n\s mpr5dre un seul in/ant4 ,tant que dure cette ,jeunesse1 ce s5tim5t de notre exi/5ce p]sonnelle e/ le plus naturel de t\s les s5tim5ts4 ,n\s le s5tons trs-ple9em5t1 entirem5t4 ,qu'il y ait eu une poque o n\s n'exi/ions pas1--ou qu'il puisse se faire que n\s n'ayons jamais exi/1 ce sont l des considrations que1 p5dant cette jeunesse1 n\s ne compr5ons que trs-difficilem5t4 ,p\rquoi n\s p\vions ne pas exi/]1 c'e/ l1 jusqu' l'poque de notre ,virilit1 de t\tes les que/ions1 celle laquelle il n\s s]ait le plus impossible de rpondre4 ,l'exi/5ce1 l'exi/5ce p]sonnelle1 l'exi/5ce de t\t ,temps et p\r t\te l't]nit1 n\s semble1 jusqu' l'poque de notre ,virilit1 une condition normale et inconte/able2--cela n\s semble1 p>ce que cela e/4 ,mais vi5t une priode p5dant laquelle la ,raison conv5tionnelle du monde n\s veille p\r l'erreur et n\s arra*e la vrit de nos rves4 ,le ,d\te1 la ,surprise et l',incomprh5sibilit arriv5t au mme mom5t4 ,ils dis5t3 ,v\s vivez1 et il fut un temps o v\s ne viviez pas4 ,v\s avez t cr4 ,il exi/e une ,intellig5ce plus gr&e que la vtre1 et c'e/ seulem5t grce cette ,intellig5ce que v\s vivez tant soit peu4 ,n\s n\s ef=ons de compr5dre ces *oses et n\s ne le p\vons pas2'--n\s ne le p\vons pas1 p>ce que ces *oses1 n'tant pas vraies1 sont ncessairem5t incomprh5sibles4 ,il n'exi/e pas un tre p5sant1 qui1 un c]ta9 po9t lum9eux de sa vie intellectuelle1 ne se soit s5ti p]du dans un *aos de va9s ef=ts p\r compr5dre ou p\r croire qu'il exi/e quelque *ose de plus gr& que son me p]sonnelle4 ,l'absolue impossibilit p\r une me de se s5tir infrieure une autre2 l'int5se1 l'insupportable malaise et la rbellion qui sont le rsultat d'une p>eille ide1 et puis les irrpressibles aspirations v]s la p]fection1 ne sont que les ef=ts spirituels1 concidant avec les matriels1 p\r ret\rn] l',unit primitive1--et con/itu5t1 p\r mon esprit du mo9s1 une espce de preuve1 dpassant de beauc\p ce que l',homme appelle une dmon/ration1 qu'il n'y a pas d'me infrieure une autre1--que ri5 n'e/ et ne peut tre suprieur une me quelconque1--que *aque me e/1 p>tiellem5t1 son propre ,dieu1 son propre ,crateur2--en un mot1 que ,dieu1 le ,dieu matriel et spirituel1 n'exi/e ma9t5ant que dans la ,matire diffuse et l',esprit diffus de l',univ]s2 et que la conc5tration de cette ,matire et de cet ,esprit p\rra seule recon/itu] le ,dieu purem5t ,spirituel et ,individuel4 ,de ce po9t de vue1 et de celui-l seulem5t1 il n\s e/ donn de compr5dre les nigmes de l',inju/ice ,div9e1--de l',inexorable ,de/94 ,de ce po9t de vue seul1 l'exi/5ce du ,mal devi5t intelligible1 mais de ce po9t de vue1 il devi5t mieux qu'intelligible1 il devi5t tol]able4 ,nos mes ne peuv5t plus se rvolt] contre une ,d\leur que n\s n\s sommes impose n\s-mmes1 p\r l'accomplissem5t de nos propres desse9s1--dans le b1 quelquefois futile1 d'agr&ir le c]cle de notre propre ,joie4 ,j'ai p>l de ,s\v5irs qui n\s hantai5t p5dant notre jeunesse4 ,ils n\s p\rsuiv5t quelquefois mme dans notre ,virilit2--ils pr5n5t graduellem5t des =mes de mo9s en mo9s vagues2--de temps autre1 ils n\s p>l5t voix basse1 et dis5t3 ,il fut une poque dans la ,nuit du ,temps o exi/ait un tre t]nel1--compos d'un nombre absolum5t inf9i d'tres semblables qui peupl5t l'inf9i doma9e de l'espace inf9i4 ,il n'tait pas et il n'e/ pas au p\voir de cet tre1--pas plus qu'en ton p\voir propre1-d't5dre et d'accrotre1 d'une quantit positive1 la joie de son ,exi/5ce2 mais1 de mme qu'il e/ en ta puissance d't5dre ou de conc5tr] tes plaisirs 7la somme absolue de bonheur re/ant t\j\rs la mme71 a9si une facult analogue a app>t5u et app>ti5t cet tre ,div91 qui a9si passe son t]nit dans une p]ptuelle alt]nation du ,moi conc5tr une ,diffusion presque inf9ie de ,soi-mme4 ,ce que tu appelles l',univ]s n'e/ que l'expansion prs5te de son exi/5ce4 ,il s5t ma9t5ant sa propre vie p> une inf9it de plaisirs imp>faits1--les plaisirs p>tiels et entremls de pe9e de ces tres prodigieusem5t nombreux que tu nommes ses cratures1 mais qui ne sont rellem5t que d'innombrables individualisations de ,lui-mme4 ,t\tes ces cratures1 t\tes1 celles que tu dcl>es s5sibles1 aussi bi5 que celles dont tu nies la vie p\r la simple raison que tu ne surpr5ds pas cette vie dans ses oprations1--t\tes ces cratures ont1 un degr plus ou mo9s vif1 la facult d'pr\v] le plaisir ou la pe9e2--mais la somme gnrale de leurs s5sations e/ ju/e le total du ,bonheur qui app>ti5t de droit l'tre ,div9 qu& il e/ conc5tr en ,lui-mme4 ,t\tes ces cratures sont aussi des ,intellig5ces plus ou mo9s consci5tes2 consci5tes1 d'abord1 de leur propre id5tit2 consci5tes ensuite1 p> faibles clairs1 de leur id5tit avec l'tre ,div9 dont n\s p>lons1--de leur id5tit avec ,dieu4 ,de ces deux espces de consci5ces1 suppose que la premire s'affaiblisse graduellem5t1 et que la seconde se =tifie1 p5dant la longue succession des sicles qui doiv5t s'c\l] avant que ces myriades d',intellig5ces individuelles s'effac5t et se confond5t1--en mme temps que les brillantes toiles1--en ,une seule suprme4 ,imag9e que le s5s de l'id5tit individuelle se noie peu peu dans la consci5ce gnrale1--que l',homme1 p> exemple1 cessant1 p> gradations imp]ceptibles1 de se s5tir ,homme1 atteigne la longue cette triomphante et imposante poque o il reconnatra dans sa propre exi/5ce celle de ,jhovah4 ,en mme temps1 s\vi5s-toi que t\t e/ ,vie1--que t\t e/ la ,vie1--la ,vie dans la ,vie1--la mo9dre dans la plus gr&e1 et t\tes dans l',esprit de ,dieu4 ,,note ,,du ,,traducteur ,les d]nires pages du livre indiqu5t au lecteur le s5s qu'il doit attribu] au mot ,vie t]nelle1 qui e/ employ dans les d]nires lignes de la prface4 ,le mot e/ pris dans un s5s pan?i/ique1 et non pas dans le s5s religieux qu'il comporte gnralem5t4 ,la ,vie t]nelle signife donc ici3 la srie indt]m9e des exi/5ces de ,dieu1 soit l'tat de conc5tration1 soit l'tat de dissm9ation4