,,biblio?,,que ,,de ,,philosophie ,,contempora9e ,,lois ,,psy*ologiques ,,de ,l',,volution ,,des ,,peuples ,,p> ,,gu/ave ,,le ,,bon ,deuxime dition1 revue et augm5te ,,p>is ,,anci5ne ,,librairie ,,g]m] ,,bailli,,re ,,et ,cie ,f,,lix ,,alcan1 ,,diteur #ajh1 ,,b\lev>d ,,sa9t-,,g]ma91 #ajh #ahie ,t\s droits rs]vs4 ,a ,,mon ,,savant ,,ami ,,*>les ,,ri*et ,pr(esseur de physiologie la ,facult de mdec9e de ,p>is ,directeur de la ,revue sci5tifique4 ,en s\v5ir trs reconnaissant p\r l'hospitalit libre et sans limites qu'il m'a (f]te dans sa ,revue4 ,,gu/ave ,,le ,,bon ,,lois ,,psy*ologiques ,,de ,l',,volution ,,des ,,peuples ,,introduction ,,les ,,id,,es ,,galitaires ,,mod]nes ,,et ,,les ,,bases ,,psy*ologiques ,,de ,l',,hi/oire ,naissance et dveloppem5t de l'ide galitaire4 - ,les consqu5ces qu'elle a produites4 - ,ce qu'a dj cot son application4 - ,son influ5ce actuelle sur les f\les4 - ,problmes abords dans cet ouvrage4 - ,re*]*e des facteurs pr9cipaux de l'volution gnrale des peuples4 - ,cette volution drive-t-elle des in/itutions 8 - ,les lm5ts de *aque civilisation 3 in/itutions1 arts1 croyances1 etc41 n'aurai5t-ils pas c]ta9s fondem5ts psy*ologiques spciaux *aque peuple 8 - ,les has>ds de l'hi/oire et les lois p]man5tes4 ,la civilisation d'un peuple repose sur un petit nombre d'ides fondam5tales4 ,de ces ides driv5t ses in/itutions1 sa littrature et ses arts4 ,trs l5tes se =m]1 elles sont trs l5tes aussi disp>atre4 ,dev5ues depuis longtemps des erreurs vid5tes p\r les esprits in/ruits1 elles re/5t p\r les f\les des vrits indiscutables et p\rsuiv5t leur oeuvre dans les masses pr(ondes des nations4 ,s'il e/ difficile d'impos] une ide n\velle1 il ne l'e/ pas mo9s de dtruire une ide anci5ne4 ,l'humanit s'e/ t\j\rs cramponne dsesprm5t aux ides mortes et aux dieux morts4 ,sans d\te1 c]ta9es des 9galits qui sp>5t les individus et les races tai5t trop app>5tes p\r p\voir tre srieusem5t conte/es 2 mais on se p]suada aism5t que ces 9galits n'tai5t que les consqu5ces des diffr5ces d'ducation1 que t\s les hommes naiss5t galem5t intellig5ts et bons1 et que les in/itutions seules avai5t pu les p]v]tir4 ,le remde tait ds lors trs simple 3 refaire les in/itutions et donn] t\s les hommes une in/ruction id5tique4 ,c'e/ a9si que les in/itutions et l'in/ruction ont f9i p> dev5ir les gr&es panaces des dmocraties mod]nes1 le moy5 de remdi] des 9galits *oquantes p\r les immortels pr9cipes qui sont les d]nires div9its d'auj\rd'hui4 ,c]tes1 une sci5ce plus avance a pr\v la vanit des ?ories galitaires et montr que l'abme m5tal1 cr p> le pass entre les individus et les races1 ne p\rrait tre combl que p> des accumulations hrditaires =t l5tes4 ,la psy*ologie mod]ne1 ct des dures leons de l'expri5ce1 a montr que les in/itutions et l'ducation qui convi5n5t c]ta9s individus et c]ta9s peuples sont =t nuisibles d'autres1 ,mais il n'e/ pas au p\voir des philosophes d'anantir les ides lances dans le monde1 le j\r o ils reconnaiss5t qu'elles sont errones4 ,comme le fleuve dbord qu'aucune digue ne saurait cont5ir1 l'ide p\rsuit sa c\rse dva/atrice1 et ri5 n'en ral5tit le c\rs4 ,cette notion *imrique de l'galit des hommes qui a b\lev]s le monde1 suscit en ,europe une rvolution gigantesque1 lanc l',amrique dans la sanglante gu]re de scession et conduit t\tes les colonies franaises un tat de lam5table dcad5ce1 il n'e/ pas un psy*ologue1 pas un voyageur1 pas un homme d',etat un peu in/ruit1 qui ne sa*e combi5 elle e/ errone 2 et p\rtant il en e/ bi5 peu qui ose la combattre4 ,lo9 d'ailleurs d'tre entre dans une phase de dcl91 l'ide galitaire cont9ue gr&ir encore4 ,c'e/ en son nom que le socialisme1 qui semble devoir ass]vir bi5tt la plup>t des peuples de l',occid5t1 prt5d assur] leur bonheur4 ,c'e/ en son nom que la femme mod]ne1 oubliant les diffr5ces m5tales pr(ondes qui la sp>5t de l'homme1 rclame les mmes droits1 la mme in/ruction que lui et f9ira1 si elle triomphe1 p> faire de l',europen un nomade sans foy] ni famille4 ,des b\lev]sem5ts politiques et sociaux que les pr9cipes galitaires ont eng5drs1 de ceux beauc\p plus graves qu'ils sont de/9s eng5dr] encore1 les peuples ne se s\ci5t gure1 et la vie politique des hommes d',etat e/ auj\rd'hui trop c\rte p\r qu'ils s'en s\ci5t davantage4 ,l'op9ion publique e/ d'ailleurs dev5ue matresse s\v]a9e1 et il s]ait impossible de ne pas la suivre4 ,l'importance sociale d'une ide n'a d'autre mesure relle que la puissance qu'elle ex]ce sur les mes4 ,le degr de vrit ou d'erreur qu'elle comporte ne saurait avoir d'intrt qu'au po9t de vue philosophique4 ,qu& une ide vraie ou fausse e/ passe *ez les f\les l'tat de s5tim5t1 t\tes les consqu5ces qui en dc\l5t doiv5t tre successivem5t subies4 ,c'e/ donc au moy5 de l'in/ruction et des in/itutions que le rve galitaire mod]ne t5te de s'accomplir4 ,c'e/ grce elles que1 r=mant les inju/es lois de la nature1 n\s essayons de c\l] dans le mme m\le les c]veaux des ngres de la ,m>t9ique1 de la ,guadel\pe et du ,sngal1 ceux des ,arabes de l',algrie et enf9 ceux des ,asiatiques4 ,c'e/ l sans d\te une bi5 irralisable *imre1 mais l'expri5ce seule peut montr] le dang] des *imres4 ,la raison ne saurait trans=m] les convictions des hommes4 ,cet ouvrage a p\r b de dcrire les c>actres psy*ologiques qui con/itu5t l'me des races et de montr] comm5t l'hi/oire d'un peuple et sa civilisation driv5t de ces c>actres4 ,laissant de ct les dtails1 ou ne les envisageant que qu& ils s]ont indisp5sables p\r dmontr] les pr9cipes exposs1 n\s exam9]ons la =mation et la con/itution m5tale des races hi/oriques1 c'e/--dire des races artificielles =mes depuis les temps hi/oriques p> les has>ds des conqutes1 des immigrations ou des *angem5ts politiques1 et n\s t*]ons de dmontr] que de cette con/itution m5tale dc\le leur hi/oire4 ,n\s con/at]ons le degr de fixit et de v>iabilit des c>actres des races4 ,n\s essai]ons de dc\vrir si les individus et les peuples m>*5t v]s l'galit ou t5d5t au contraire se diffr5ci] de plus en plus4 ,n\s re*]*]ons ensuite si les lm5ts dont se compose une civilisation 3 arts1 in/itutions1 croyances1 ne sont pas les manife/ations directes de l'me des races1 et ne peuv5t p\r cette raison pass] d'un peuple un autre4 ,n\s t]m9]ons enf9 en t*ant de dt]m9] s\s l'influ5ce de quelles ncessits les civilisations pliss5t1 puis s'teign5t4 ,ce sont des problmes que n\s avons longuem5t traits dans div]s ouvrages sur les civilisations de l',ori5t4 ,ce petit volume doit tre considr simplem5t comme une brve syn?se4 ,ce qui m'e/ re/ de plus clair dans l'esprit1 aprs de lo9ta9s voyages dans les pays les plus div]s1 c'e/ que *aque peuple possde une con/itution m5tale aussi fixe que ses c>actres anatomiques1 et d'o ses s5tim5ts1 ses p5ses1 ses in/itutions1 ses croyances et ses arts driv5t4 ,tocqueville et d'autres p5seurs illu/res ont cru tr\v] dans les in/itutions des peuples la cause de leur volution4 ,je suis p]suad au contraire1 et j'espre pr\v]1 en pr5ant prcism5t des exemples dans les pays qu'a tudis ,tocqueville1 que les in/itutions ont sur l'volution des civilisations une importance extrmem5t faible4 ,elles sont le plus s\v5t des effets1 et bi5 r>em5t des causes4 ,sans d\te l'hi/oire des peuples e/ dt]m9e p> des facteurs =t div]s4 ,elle e/ ple9e de cas p>ticuli]s1 d'accid5ts qui ont t et qui aurai5t pu ne pas tre4 ,mais ct de ces has>ds1 de ces circon/ances accid5telles1 il y a de gr&es lois p]man5tes qui dirig5t la m>*e gnrale de *aque civilisation4 ,de ces lois p]man5tes1 les plus gnrales1 les plus irrductibles dc\l5t de la con/itution m5tale des races4 ,la vie d'un peuple1 ses in/itutions1 ses croyances et ses arts ne sont que la trame visible de son me invisible1 ,p\r qu'un peuple trans=me ses in/itutions1 ses croyances et ses arts1 il lui faut d'abord trans=m] son me 2 p\r qu'il pt lgu] un autre sa civilisation1 il faudrait qu'il pt lui lgu] aussi son me4 ,ce n'e/ pas l sans d\te ce que n\s dit l'hi/oire 2 mais n\s montr]ons aism5t qu'en enregi/rant des ass]tions contraires elle s'e/ laiss tromp] p> de va9es app>5ces4 ,les r=mateurs qui se succd5t depuis un sicle ont essay de t\t *ang] 3 les dieux1 le sol et les hommes4 ,sur les c>actres sculaires de l'me des races que le temps a fixs1 ils n'ont ri5 pu encore4 ,la conception des diffr5ces irrductibles qui sp>5t les tres e/ t\t fait contraire aux ides des sociali/es mod]nes1 mais ce ne sont pas les enseignem5ts de la sci5ce qui p\rrai5t faire r5onc] des *imres les aptres d'un n\veau dogme4 ,leurs t5tatives reprs5t5t une phase n\velle de l't]nelle croisade de l'humanit la conqute du bonheur1 ce trsor des ,hesprides que depuis l'aurore de l'hi/oire les peuples ont p\rsuivi t\j\rs4 ,les rves galitaires ne vaudrai5t pas mo9s peut-tre que les vieilles illusions qui n\s m5ai5t jadis1 s'ils ne devai5t se heurt] bi5tt au roc 9branlable des 9galits naturelles4 ,avec la vieillesse et la mort ces 9galits font p>tie des iniquits app>5tes dont la nature e/ ple9e et que l'homme doit subir4 ,,livre ,,premi] ,,les ,,c>act,,res ,,psy*ologiques ,,des ,,races ,,*apitre ,,premi] ,l',,ame ,,des ,,races ,comm5t les naturali/es class5t les espces4 - ,application l'homme de leurs m?odes4 - ,ct dfectueux des classifications actuelles des races huma9es4 - ,fondem5ts d'une classification psy*ologique4 - ,les types moy5s des races4 - ,comm5t l'obs]vation p]met de les con/itu]4 - ,facteurs physiologiques qui dt]m95t le type moy5 d'une race4 - ,l'influ5ce des anctres et celle des p>5ts immdiats4 - ,fonds psy*ologique commun que possd5t t\s les individus d'une race4 - ,imm5se influ5ce des gnrations te9tes sur les gnrations actuelles4 - ,raisons ma?matiques de cette influ5ce4 - ,comm5t l'me collective s'e/ t5due de la famille au village1 la cit et la prov9ce4 - ,avantages et dang]s de la conception de la cit4 - ,circon/ances dans lesquelles la =mation de l'me collective e/ impossible4 - ,exemple de l',italie4 - ,comm5t les races naturelles ont fait place aux races hi/oriques4 ,les naturali/es font repos] leur classification des espces sur la con/atation de c]ta9s c>actres anatomiques se reproduisant p> l'hrdit avec rgul>it et con/ance4 ,n\s savons auj\rd'hui que ces c>actres se trans=m5t p> l'accumulation hrditaire de *angem5ts imp]ceptibles 2 mais si l'on ne considre que la c\rte dure des temps hi/oriques1 on peut dire que les espces sont inv>iables4 ,appliques l'homme1 les m?odes de classification des naturali/es ont p]mis d'tablir un c]ta9 nombre de types p>faitem5t tran*s4 ,en se basant sur des c>actres anatomiques bi5 nets1 tels que la c\leur de la peau1 la =me et la capacit du crne1 il a t possible d'tablir que le g5re huma9 compr5d plusieurs espces nettem5t sp>es et probablem5t d'orig9es trs diffr5tes4 ,p\r les savants respectueux des traditions religieuses1 ces espces sont simplem5t des races4 ,mais1 comme on l'a dit avec raison1 si le ngre et le caucasi5 tai5t des colimaons1 t\s les zoologi/es affirm]ai5t l'unanimit qu'ils con/itu5t d'excell5tes espces 1 n'ayant jamais pu prov5ir d'un mme c\ple dont ils se s]ai5t graduellem5t c>ts4 ,ces c>actres anatomiques1 ceux du mo9s que notre analyse peut atte9dre1 ne p]mett5t que des divisions gnrales =t sommaires4 ,leurs div]g5ces n'app>aiss5t que *ez des espces huma9es bi5 tran*es 3 les blancs1 les ngres et les jaunes1 p> exemple4 ,mais des peuples1 trs semblables p> leur aspect physique1 peuv5t tre =t diffr5ts p> leurs faons de s5tir et d'agir1 et p> consqu5t p> leurs civilisations1 leurs croyances et leurs arts4 ,e/-il possible1 p> exemple1 de class] dans un mme gr\pe un ,espagnol1 un ,anglais et un ,arabe 8 ,les diffr5ces m5tales exi/ant entre eux n'clat5t-elles pas t\s les yeux et ne se lis5t-elles pas *aque page de leur hi/oire 8 ,a dfaut de c>actres anatomiques1 on a v\lu s'appuy]1 p\r la classification de c]ta9s peuples1 sur div]s lm5ts tels que les langues1 les croyances et les gr\pem5ts politiques 2 mais de telles classifications ne rsi/5t gure l'exam54 ,les lm5ts de classification que l'anatomie1 les langues1 le milieu1 les gr\pem5ts politiques ne saurai5t f\rnir1 n\s sont donns p> la psy*ologie4 ,celle-ci montre que1 d]rire les in/itutions1 les arts1 les croyances1 les b\lev]sem5ts politiques de *aque peuple1 se tr\v5t c]ta9s c>actres moraux et intellectuels dont son volution drive4 ,ce sont ces c>actres dont l'ensemble =me ce que l'on peut appel] l'me d'une race4 ,*aque race possde une con/itution m5tale aussi fixe que sa con/itution anatomique4 ,que la premire soit en rapport avec une c]ta9e /ructure p>ticulire du c]veau1 cela ne semble pas d\teux 2 mais comme la sci5ce n'e/ pas assez avance encore p\r n\s montr] cette /ructure1 n\s sommes dans l'impossibilit de la pr5dre p\r base4 ,sa connaissance ne saurait nullem5t modifi] d'ailleurs la description de la con/itution m5tale qui en dc\le et que l'obs]vation n\s rvle4 ,les c>actres moraux et intellectuels1 dont l'association =me l'me d'un peuple1 reprs5t5t la syn?se de t\t son pass1 l'hritage de t\s ses anctres1 les mobiles de sa conduite4 ,ils sembl5t trs v>iables *ez les individus d'une mme race 2 mais l'obs]vation pr\ve que la majorit des individus de cette race possde t\j\rs un c]ta9 nombre de c>actres psy*ologiques communs1 aussi /ables que les c>actres anatomiques qui p]mett5t de class] les espces4 ,comme ces d]ni]s1 les c>actres psy*ologiques se reproduis5t p> l'hrdit avec rgul>it et con/ance4 ,cet agrgat d'lm5ts psy*ologiques obs]vable *ez t\s les individus d'une race con/itue ce qu'on appelle avec raison le c>actre national4 ,leur ensemble =me le type moy5 qui p]met de df9ir un peuple4 ,mille ,franais1 mille ,anglais1 mille ,*9ois1 pris au has>d1 diffr5t notablem5t entre eux 2 mais ils possd5t cep5dant1 de p> l'hrdit de leur race1 des c>actres communs qui p]mett5t de con/ruire un type idal du ,franais1 de l',anglais1 du ,*9ois1 analogue au type idal que le naturali/e prs5te lorsqu'il dcrit d'une faon gnrale le *i5 ou le *eval4 ,applicable aux div]ses v>its de *i5s ou de *evaux1 une telle description ne peut compr5dre que les c>actres communs t\s1 et nullem5t ceux qui p]mett5t de di/+u] leurs nombreux spcim5s4 ,p\r peu qu'une race soit suffisamm5t anci5ne1 et p> consqu5t homogne1 son type moy5 e/ assez nettem5t tabli p\r se fix] rapidem5t dans l'esprit de l'obs]vateur4 ,lorsque n\s visitons un peuple trang]1 les seuls c>actres qui puiss5t n\s frapp]1 p>ce qu'ils sont les seuls qui soi5t con/amm5t rpts1 sont prcism5t les c>actres communs t\s les habitants du pays p>c\ru4 ,les diffr5ces individuelles1 tant peu rptes1 n\s *app5t 2 et bi5tt1 non seulem5t n\s di/+uons premire vue un ,anglais1 un ,itali51 un ,espagnol1 mais de plus n\s savons trs bi5 leur attribu] c]ta9s c>actres moraux et intellectuels1 qui sont ju/em5t les c>actres fondam5taux dont n\s p>lions plus haut4 ,un ,anglais1 un ,gascon1 un ,norm&1 un ,flam& correspond5t un type bi5 df9i dans notre esprit et que n\s p\vons dcrire aism5t4 ,applique un individu isol1 la description p\rra tre =t insuffisante1 et p>fois inexacte 2 applique la majorit des individus d'une de ces races1 elle la dpe9dra p>faitem5t4 ,le travail inconsci5t qui s'tablit dans notre esprit p\r dt]m9] le type physique et m5tal d'un peuple e/ t\t fait id5tique dans son ess5ce la m?ode qui p]met au naturali/e de classifi] les espces4 ,cette id5tit dans la con/itution m5tale de la majorit des individus d'une race a des raisons physiologiques trs simples4 ,*aque individu1 en effet1 n'e/ pas seulem5t le produit de ses p>5ts directs1 mais encore de sa race1 c'e/--dire de t\te la srie de ses asc5dants4 ,un savant conomi/e1 ,m4 ,*eysson1 a calcul qu'en ,france1 raison de trois gnrations p> sicle1 *acun de n\s aurait dans les ve9es le sang d'au mo9s #bj millions de contempora9s de l'an #ajjj4 ,t\s les habitants d'une mme localit1 d'une mme prov9ce ont donc ncessairem5t des anctres communs1 sont ptris du mme limon1 port5t la mme empre9te1 et sont sans cesse ram5s au type moy5 p> cette longue et l\rde *ane dont ils ne sont que les d]ni]s anneaux4 ,n\s sommes la fois les fils de nos p>5ts et de notre race4 ,ce n'e/ pas seulem5t le s5tim5t1 c'e/ encore la physiologie et l'hrdit qui font p\r n\s de la patrie une seconde mre4 ,si l'on v\lait traduire en langage mcanique les influ5ces auxquelles e/ s\mis l'individu et qui dirig5t sa conduite1 on p\rrait dire qu'elles sont de trois sortes4 ,la premire1 et c]ta9em5t la plus importante1 e/ l'influ5ce des anctres 2 la deuxime1 l'influ5ce des p>5ts immdiats 2 la troisime qu'on croit gnralem5t la plus puissante1 et qui cep5dant e/ de beauc\p la plus faible1 e/ l'influ5ce des milieux4 ,ces d]ni]s1 en y compr5ant les div]ses influ5ces physiques et morales auxquelles l'homme e/ s\mis p5dant sa vie1 et notamm5t p5dant son ducation1 ne produis5t que des v>iations trs faibles4 ,ils n'agiss5t rellem5t que lorsque l'hrdit les a accumuls dans le mme s5s p5dant longtemps4 ,quoi qu'il fasse1 l'homme e/ donc t\j\rs et avant t\t le reprs5tant de sa race4 ,l'ensemble d'ides1 de s5tim5ts que t\s les individus d'un mme pays apport5t en naissant1 =me l'me de la race4 ,invisible dans son ess5ce1 cette me e/ trs visible dans ses effets1 puisqu'elle rgit en ralit t\te l'volution d'un peuple4 ,on peut comp>] une race l'ensemble des cellules qui con/itu5t un tre vivant4 ,ces milli>ds de cellules ont une dure trs c\rte1 alors que la dure1 de l'tre =m p> leur union e/ relativem5t trs longue 2 elles ont donc la fois une vie p]sonnelle1 la leur1 et une vie collective1 celle de l'tre1 dont elles compos5t la sub/ance4 ,*aque individu d'une race a1 lui aussi1 une vie individuelle trs c\rte et une vie collective trs longue4 ,cette d]nire e/ celle de la race dont il e/ n1 qu'il contribue p]ptu]1 et dont il dp5d t\j\rs4 ,la race doit donc tre considre comme un tre p]man5t1 affran*i du temps4 ,cet tre p]man5t e/ compos non seulem5t des individus vivants qui le con/itu5t un mom5t donn1 mais aussi de la longue srie des morts qui fur5t ses anctres4 ,p\r compr5dre la vraie signification de la race1 il faut la prolong] la fois dans le pass et dans l'av5ir4 ,inf9im5t plus nombreux que les vivants1 les morts sont aussi inf9im5t plus puissants qu'eux4 ,ils rgiss5t l'imm5se doma9e de l'inconsci5t1 cet invisible doma9e qui ti5t s\s son empire t\tes les manife/ations de l'intellig5ce et du c>actre4 ,c'e/ p> ses morts1 beauc\p plus que p> ses vivants1 qu'un peuple e/ conduit4 ,c'e/ p> eux seuls qu'une race e/ fonde4 ,sicle aprs sicle1 ils ont cr nos ides et nos s5tim5ts1 et p> consqu5t t\s les mobiles de notre conduite4 ,les gnrations te9tes ne n\s impos5t pas seulem5t leur con/itution physique 2 elles n\s impos5t aussi leurs p5ses4 ,les morts sont les seuls matres indiscuts des vivants4 ,n\s portons le poids de leurs fautes1 n\s recevons la rcomp5se de leurs v]tus4 ,la =mation de la con/itution m5tale d'un peuple ne dem&e pas1 comme la cration des espces animales1 ces ges gologiques dont l'imm5se dure *appe t\s nos calculs4 ,elle exige cep5dant un temps assez long4 ,p\r crer dans un peuple comme le ntre1 et cela un degr assez faible encore1 cette communaut de s5tim5ts et de p5ses qui =me son me1 il a fallu plus de dix sicles #a4 ,l'oeuvre la plus importante peut tre de notre ,rvolution a t d'activ] cette =mation en f9issant peu prs de bris] les petites nationalits 3 ,pic>ds1 ,flam&s1 ,b\rguignons1 ,gascons1 ,bretons1 ,prov5aux1 etc41 entre lesquelles la ,france tait divise jadis4 ,il s'en faut1 c]tes1 que l'unification soit complte1 et c'e/ surt\t p>ce que n\s sommes composs de races trop div]ses1 et ayant p> consqu5t des ides et des s5tim5ts trop diffr5ts1 que n\s sommes victimes de diss5sions que des peuples plus homognes1 tels que les ,anglais1 ne connaiss5t pas4 ,*ez ces d]ni]s1 le ,saxon1 le ,norm&1 l'anci5 ,breton ont f9i p> =m]1 en se fusionnant1 un type trs homogne1 et p> consqu5t t\t e/ homogne dans la conduite4 ,grce cette fusion1 ils ont f9i p> acqurir solidem5t ces trois bases fondam5tales de l'me d'un peuple 3 des s5tim5ts communs1 des intrts communs1 des croyances communes4 ,qu& une nation en e/ arrive l1 il y a accord in/9ctif de t\s ses membres sur t\tes les gr&es que/ions1 et les diss5tim5ts srieux ne naiss5t plus dans son se94 #a ,ce temps1 =t long p\r nos anales1 e/ en ralit assez c\rt1 puisqu'il ne reprs5te que tr5te gnrations1 ,si un temps relativem5t aussi re/re9t suffit fix] c]ta9s c>actres1 cela ti5t ce que ds qu'une cause agit p5dant quelques temps dans le mme s5s elle produit rapidem5t des effets trs gr&s1 ,les ma?matiques montr5t que qu& une cause p]si/e en produisant le mme effet1 les causes crois5t en progression ari?mtique 7#a1 #b1 #c1 #d1 #e1 etc471 et les effets en progression gomtrique 7#b1 #d1 #h1 #af1 #cb1 etc47 les causes sont les log>i?mes des effets4 ,dans le fameux problme du d\blem5t des gra9s de bl sur les cases de l'*iqui]1 le numro d'ordre des cases e/ le log>i?me du nombre des gra9s de bl4 ,de mme p\r la somme place intrts composs1 la loi de l'accroissem5t e/ telle que le nombre des annes e/ le log>i?me du capital accumul4 ,c'e/ p\r des raisons de cet ordre que la plup>t des phnomnes sociaux peuv5t se traduire p> des c\rbes gomtriques peu prs semblables4 ,dans un autre travail j'tais arriv con/at] que ces c\rbes peuv5t s'exprim] au po9t de vue analytique p> l'quation de la p>abole ou de l'hyp]bole4 ,mon savant ami ,m4 ,*eysson p5se qu'ils se traduis5t mieux le plus s\v5t p> une quation expon5tielle4 ,cette communaut de s5tim5ts1 d'ides1 de croyances et d'intrts1 cre p> de l5tes accumulations hrditaires1 donne la con/itution m5tale d'un peuple une gr&e id5tit et une gr&e fixit4 ,elle assure du mme c\p ce peuple une imm5se puissance4 ,elle a fait la gr&eur de ,rome dans l'antiquit1 celle des ,anglais de nos j\rs4 ,ds qu'elle disp>at1 les peuples se dsagrg5t4 ,le rle de ,rome fut f9i qu& elle ne la possda plus4 ,il a t\j\rs plus ou mo9s exi/ *ez t\s les peuples et t\s les ges1 ce rseau de s5tim5ts1 d'ides1 de traditions et de croyances hrditaires qui =me l'me d'une collectivit d'hommes1 mais son ext5sion progressive s'e/ faite d'une faon trs l5te4 ,re/re9te d'abord la famille et graduellem5t propage au village1 la cit1 la prov9ce1 l'me collective ne s'e/ t5due t\s les habitants d'un pays qu' une poque assez mod]ne4 ,c'e/ alors seulem5t qu'e/ ne la notion de patrie telle que n\s la compr5ons auj\rd'hui4 ,elle n'e/ possible que lorsqu'une me nationale e/ =me4 ,les ,grecs ne s'levr5t jamais au del de la notion de cit1 et leurs cits re/r5t t\j\rs en gu]re p>ce qu'elles tai5t en ralit trs trangres l'une l'autre4 ,l',inde1 depuis #bjjj ans1 n'a connu d'autre unit que le village1 et c'e/ p\rquoi depuis #bjjj ans1 elle a t\j\rs vcu s\s des matres trang]s dont les empires phmres se sont cr\ls avec autant de facilit qu'ils s'tai5t =ms4 ,trs faible au po9t de vue de la puissance militaire1 la conception de la cit comme patrie exclusive a t\j\rs1 au contraire1 t trs =te au po9t de vue du dveloppem5t de la civilisation4 ,mo9s gr&e que l'me de la patrie1 l'me de la cit fut p>fois plus fconde4 ,a?nes dans l'antiquit1 ,flor5ce et ,v5ise au moy5 ge n\s montr5t le degr de civilisation auquel de petites agglomrations d'hommes peuv5t atte9dre4 ,lorsque les petites cits ou les petites prov9ces ont vcu p5dant longtemps d'une vie indp5dante1 elles f9iss5t p> possd] une me si /able que sa fusion avec celles de cits et de prov9ces vois9es1 p\r =m] une me nationale1 devi5t presque impossible4 ,une telle fusion1 alors mme qu'elle peut se produire1 c'e/--dire lorsque les lm5ts mis en prs5ce ne sont pas trop dissemblables1 n'e/ jamais l'oeuvre d'un j\r1 mais seulem5t celle des sicles4 ,il faut des ,ri*elieu et des ,bism>ck p\r a*ev] une telle oeuvre1 mais ils ne l'a*v5t que lorsqu'elle e/ labore depuis longtemps4 ,un pays peut bi51 comme l',italie1 arriv] brusquem5t1 p> suite de circon/ances exceptionnelles1 =m] un seul ,etat1 mais ce s]ait une erreur de croire qu'il acqui]t du mme c\p p\r cela une me nationale4 ,je vois bi5 en ,italie des ,pimontais1 des ,sicili5s1 des ,vniti5s1 des ,roma9s1 etc41 je n'y vois pas encore des ,itali5s4 ,quelle que soit auj\rd'hui la race considre1 qu'elle soit homogne1 ou ne le soit pas1 p> le fait seul qu'elle e/ civilise et entre depuis longtemps dans l'hi/oire1 il faut t\j\rs la considr] comme une race artificielle et non comme une race naturelle4 ,de races naturelles1 on n'en tr\v]ait gure actuellem5t que *ez les sauvages4 ,ce n'e/ plus que *ez eux qu'on peut obs]v] des peuples purs de t\t mlange4 ,la plup>t des races civilises ne sont auj\rd'hui que des races hi/oriques4 ,n\s n'avons pas n\s proccup] ma9t5ant des orig9es des races4 ,qu'elles ai5t t =mes p> la nature ou p> l'hi/oire1 il n'importe4 ,ce qui n\s intresse1 ce sont leurs c>actres tels qu'un long pass les a con/itus4 ,ma9t5us p5dant des sicles p> les mmes conditions d'exi/5ce et accumuls p> l'hrdit1 ces c>actres ont f9i p> acqurir une gr&e fixit et p> dt]m9] le type de *aque peuple4 ,,*apitre ,,ii ,,limites ,,de ,,v>iabilit ,,du ,,c>act,,re ,,des ,,races ,la v>iabilit du c>actre des races1 et non sa fixit1 con/itue la rgle app>5te4 - ,raisons de cette app>5ce4 - ,inv>iabilit des c>actres fondam5taux et v>iabilit des c>actres secondaires4 - ,assimilation des c>actres psy*ologiques aux c>actres irrductibles et aux c>actres modifiables des espces animales4 - ,le milieu1 les circon/ances1 l'ducation agiss5t seulem5t sur les c>actres psy*ologiques accessoires4 - ,les possibilits de c>actre4 - ,exemples f\rnis p> div]ses poques4 - ,les hommes de la ,t]reur4 ,ce qu'ils fuss5t dev5us d'autres poques4 - ,comm5t malgr les rvolutions p]si/5t les c>actres nationaux4 ,exemples div]s4 - ,conclusion4 ,ce n'e/ qu'en tudiant avec so9 l'volution des civilisations qu'on con/ate la fixit de la con/itution m5tale des races4 ,au premi] abord1 c'e/ la v>iabilit et non la fixit qui semble la rgle gnrale4 ,l'hi/oire des peuples p\rrait faire suppos] en effet que leur me subit p>fois des trans=mations trs rapides et trs gr&es4 ,ne semble-t-il pas1 p> exemple1 qu'il y ait une diffr5ce considrable entre le c>actre d'un ,anglais du temps de ,cromwell et celui d'un ,anglais mod]ne 8 ,l',itali5 actuel1 circonspect et subtil1 ne p>at-il pas =t diffr5t de l',itali5 impulsif et froce que n\s dcrit dans ses ,mmoires ,b5v5uto ,cell9i 8 ,sans all] si lo91 et en n\s bornant la ,france1 que de *angem5ts app>5ts dans le c>actre en un petit nombre de sicles1 et p>fois mme d'annes 6 ,quel e/ l'hi/ori5 qui n'ait pas n les diffr5ces du c>actre national entre le ,x,v,i,ie et le ,x,v,i,i,ie sicle 8 et1 de nos j\rs1 ne semble-t-il pas qu'il y ait un monde entre le c>actre de nos f>\*es conv5tionnels et celui des dociles esclaves de ,napolon 8 ,c'tai5t p\rtant les mmes hommes1 et1 en quelques annes1 ils sembl5t avoir entirem5t *ang4 ,p\r lucid] les causes de ces *angem5ts1 n\s rappell]ons t\t d'abord que l'espce psy*ologique e/1 comme l'espce anatomique1 =me d'un trs petit nombre de c>actres fondam5taux irrductibles1 aut\r desquels se gr\p5t des c>actres accessoires modifiables et *angeants4 ,l'leveur qui trans=me la /ructure app>5te d'un animal1 le j>d9i] qui modifie l'aspect d'une plante1 au po9t qu'un oeil non ex]c ne la reconnat pas1 n'ont en aucune faon t\* aux c>actres fondam5taux de l'espce 2 ils n'ont agi que sur ses c>actres accessoires4 ,malgr t\s les artifices1 les c>actres fondam5taux t5d5t t\j\rs rep>atre *aque n\velle gnration4 ,la con/itution m5tale1 elle aussi1 a des c>actres fondam5taux1 immuables comme les c>actres anatomiques des espces 2 mais elle possde galem5t des c>actres accessoires aism5t modifiables4 ,ce sont ces d]ni]s que les milieux1 les circon/ances1 l'ducation et div]s facteurs peuv5t aism5t *ang]4 ,il faut aussi se rappel]1 et ce po9t e/ ess5tiel1 que dans notre con/itution m5tale1 n\s possdons t\s c]ta9es possibilits de c>actre1 auxquelles les circon/ances ne f\rniss5t pas t\j\rs l'occasion de se manife/]4 ,lorsqu'elles vi5n5t surgir1 une p]sonnalit n\velle1 plus ou mo9s phmre1 surgit aussitt4 ,c'e/ a9si qu'aux poques de gr&es crises religieuses et politiques1 on obs]ve des *angem5ts mom5tans de c>actre tels qu'il semble que les moeurs1 les ides1 la conduite1 t\t enf9 ait *ang4 ,t\t a *ang en effet1 comme la surface du lac tranquille t\rm5te p> l'orage4 ,il e/ r>e que ce soit p\r longtemps4 ,c'e/ en raison de ces possibilits de c>actre mises en oeuvre p> c]ta9s vnem5ts exceptionnels1 que les acteurs des gr&es crises religieuses et politiques n\s sembl5t d'une ess5ce suprieure la ntre1 des sortes de colosses dont n\s s]ions les fils dgnrs4 ,c'tai5t p\rtant des hommes comme n\s1 *ez lesquels les circon/ances avai5t simplem5t mis en jeu des possibilits de c>actre que n\s possdons t\s4 ,pr5ez1 p> exemple1 ces gants de la ,conv5tion 1 qui t5ai5t tte l',europe en armes et envoyai5t leurs adv]saires la guillot9e p\r une simple contradiction4 ,c'tai5t1 au fond1 d'honntes et pacifiques b\rgeois comme n\s1 qui1 en temps ord9aire1 euss5t probablem5t m5 au fond de leur tude1 de leur cab9et1 de leur comptoir1 l'exi/5ce la plus tranquille et la plus efface4 ,des vnem5ts extraord9aires fir5t vibr] c]ta9es cellules de leur c]veau1 inutilises l'tat ord9aire1 et ils dev9r5t ces figures colossales que dj la po/rit ne compr5d plus4 ,c5t ans plus t>d1 ,robespi]re et t1 sans d\te1 un honnte juge de paix trs ami de son cur 2 ,f\qui]-,t9ville un juge d'in/ruction1 possdant un peu plus peut-tre que ses collgues l'pret et les faons rogues des g5s de sa pr(ession1 mais trs apprci p\r son zle p\rsuivre les dl9quants 2 ,sa9t-,j ft dev5u un excell5t matre d'cole1 e/im de ses *efs et trs fi] des palmes acadmiques qu'il et srem5t f9i p> obt5ir4 ,il suffit1 p\r ne pas d\t] de la lgitim de ces prvisions1 de voir ce que fit ,napolon des f>\*es t]rori/es qui n'avai5t pas encore eu le temps de se c\p] rciproquem5t le c\4 ,la plup>t dev9r5t *efs de bureau1 p]cepteurs1 magi/rats ou prfets4 ,les vagues s\leves p> l'orage1 dont n\s p>lions plus haut1 s'tai5t calmes1 et le lac agit avait repris sa surface tranquille4 ,mme dans les poques les plus tr\bles1 produisant les plus tranges *angem5ts de p]sonnalits1 on retr\ve aism5t s\s des =mes n\velles les c>actres fondam5taux de la race4 ,le rgime c5tralisateur1 autoritaire et despotique de nos rigides jacob9s fut-il bi5 diffr5t1 en ralit1 du rgime c5tralisateur1 autoritaire et despotique que qu9ze sicles de mon>*ie avai5t pr(ondm5t enrac9 dans les mes 8 ,d]rire t\tes les rvolutions des peuples lat9s1 il rep>at t\j\rs1 cet ob/9 rgime1 cet incurable beso9 d'tre g\v]n1 p>ce qu'il reprs5te une sorte de syn?se des in/9cts de leur race4 ,ce ne fut pas seulem5t p> l'aurole de ses victoires que ,bonap>te dev9t matre4 ,qu& il trans=ma la rpublique en dictature1 les in/9cts hrditaires de la race se manife/ai5t *aque j\r avec plus d'int5sit 2 et1 dfaut d'un (fici] de gnie1 un av5turi] quelconque et suffi4 ,c9quante ans plus t>d l'hriti] de son nom n'eut qu' se montr] p\r ralli] les suffrages de t\t un peuple fatigu de lib]t et avide de s]vitude4 ,ce n'e/ pas ,brumaire qui fit ,napolon1 mais l'me de sa race qu'il allait c\rb] s\s son talon de f] #b4 #b ,a son premi] ge/e1 crit ,ta9e1 les ,franais se sont pro/]ns dans l'obissance1 et ils y p]si/5t comme dans leur condition naturelle1 les petits 3 paysans et soldats1 avec une fidlit animale 2 les gr&s 3 dignitaires et fonctionnaires1 avec une s]vilit byzant9e4 - ,de la "p des rpublica9s1 nulle rsi/ance 2 au contraire1 c'e/ p>mi eux qu'il a tr\v ses meilleurs in/rum5ts de rgne1 snateurs1 dputs1 conseill]s d',etat1 juges1 adm9i/rateurs de t\t degr4 ,t\t de suite1 s\s leurs pr*es de lib]t et d'galit1 il a dml leurs in/9cts autoritaires1 leur beso9 de comm&]1 de prim]1 mme en s\s-ordre1 et1 p> surcrot1 *ez la plup>t d'entre eux1 les apptits d'arg5t ou de j\issance4 ,entre le dlgu du ,comit de ,salut ,public et le m9i/re1 le prfet ou s\s-prfet de l',empire1 la diffr5ce e/ petite 3 c'e/ le mme homme s\s deux co/umes1 d'abord en c>magnole1 puis en habit brod4 ,si l'influ5ce des milieux sur l'homme p>at aussi gr&e1 c'e/ prcism5t p>ce qu'ils agiss5t sur les lm5ts accessoires et transitoires1 ou encore sur les possibilits du c>actre dont n\s v5ons de p>l]4 ,en ralit1 les *angem5ts ne sont pas bi5 pr(onds4 ,l'homme le plus pacifique1 p\ss p> la faim1 arrive un degr de frocit qui le conduit t\s les crimes1 et p>fois mme dvor] son semblable4 ,dira-t-on p\r cela que son c>actre habituel a df9itivem5t *ang 8 ,que les conditions de la civilisation conduis5t les uns l'extrme ri*esse et t\s les vices qui en sont l'9vitable suite 2 qu'elles crent *ez les autres des beso9s trs gr&s sans leur donn] les moy5s de les satisfaire1 il en rsult]a un mcont5tem5t et un malaise gnral1 qui agiront sur la conduite et provoqu]ont des b\lev]sem5ts de t\te sorte1 mais dans ces mcont5tem5ts1 ces b\lev]sem5ts1 se manife/]ont t\j\rs les c>actres fondam5taux de la race4 ,les ,anglais des ,etats-,unis ont jadis apport se d*ir] entre eux1 p5dant leur gu]re civile1 la mme p]svrance1 la mme n]gie indomptable qu'ils en mett5t auj\rd'hui fond] les villes1 des univ]sits et des us9es4 ,le c>actre ne s'tait pas modifi4 ,seuls les sujets auxquels on l'appliquait avai5t *ang4 ,en exam9ant successivem5t les div]s facteurs1 susceptibles d'agir sur la con/itution m5tale des peuples1 n\s con/at]ions t\j\rs qu'ils agiss5t sur les cts accessoires et transitoires du c>actre1 mais ne t\*5t gure ses lm5ts fondam5taux1 ou n'y t\*5t qu' la suite d'accumulations hrditaires trs l5tes4 ,n\s ne conclurons pas de ce qui prcde que les c>actres psy*ologiques des peuples sont inv>iables1 mais seulem5t que1 comme les c>actres anatomiques1 ils possd5t une fixit trs gr&e4 ,c'e/ en raison de cette fixit que l'me des races *ange si l5tem5t p5dant le c\rs des ges4 ,,*apitre ,,iii ,,hi,,r>*ie ,,psy*ologique ,,des ,,races ,la classification psy*ologique repose1 comme les classifications anatomique1 sur la con/atation d'un petit nombre de c>actres irrductibles et fondam5taux4 - ,classification psy*ologique des races huma9es4 - ,les races primitives4 - ,les races infrieures4 - ,les races moy5nes4 - ,les races suprieures4 - lm5ts psy*ologiques dont le gr\pem5t p]met cette classification4 - lm5ts qui possd5t le plus d'importance4 - ,le c>actre4 - ,la moralit4 - ,les qualits intellectuelles sont modifiables p> l'ducation4 - ,les qualits du c>actre sont irrductibles et con/itu5t l'lm5t inv>iable de *aque peuple4 - ,leur rle dans l'hi/oire4 - ,p\rquoi des races diffr5tes ne saurai5t se compr5dre et s'influ5c]4 - ,raisons de l'impossibilit de faire accept] une civilisation suprieure p> un peuple infrieur4 ,lorsqu'on exam9e1 dans un livre d'hi/oire naturelle1 les bases de la classification des espces1 on con/ate aussitt que les c>actres irrductibles et p> consqu5t fondam5taux1 p]mettant de dt]m9] *aque espce1 sont trs peu nombreux4 ,leur numration ti5t t\j\rs en quelques lignes4 ,c'e/ qu'en effet le naturali/e ne s'occupe que des c>actres inv>iables1 sans t5ir compte des c>actres transitoires4 ,ces c>actres fondam5taux en entran5t fatalem5t d'ailleurs t\te une srie d'autres leur suite4 ,il en e/ de mme des c>actres psy*ologiques des races4 ,si l'on entre dans les dtails1 on con/ate1 d'un peuple l'autre1 d'un individu l'autre1 des div]g5ces innombrables et subtiles 2 mais si l'on ne s'atta*e qu'aux c>actres fondam5taux1 on reconnat que p\r *aque peuple ces c>actres sont peu nombreux4 ,ce n'e/ que p> des exemples - n\s en f\rnirons bi5tt de trs c>actri/iques - qu'on peut montr] clairem5t l'influ5ce de ce petit nombre de c>actres fondam5taux dans la vie des peuples4 ,les bases d'une classification psy*ologique des races ne p\vant tre exposes qu'en tudiant dans ses dtails la psy*ologie de div]s peuples1 t*e qui dem&]ait elle seule des volumes1 n\s n\s born]ons les indiqu] dans leurs gr&es lignes4 ,en ne considrant que leurs c>actres psy*ologiques gnraux1 les races huma9es peuv5t tre divises en quatre gr\pes 3 #a;deg les races primitives 2 #b;deg les races infrieures 2 #c;deg les races moy5nes 2 #d;deg les races suprieures4 ,les races primitives sont celles *ez lesquelles on ne tr\ve aucune trace de culture1 et qui en sont re/es cette priode vois9e de l'animalit qu'ont trav]se nos anctres de l'ge de la pi]re taille 3 tels sont auj\rd'hui les ,fugi5s et les ,au/rali5s4 ,au-dessus des races primitives se tr\v5t les races infrieures1 reprs5tes surt\t p> les ngres4 ,elles sont capables de rudim5ts de civilisation1 mais de rudim5ts seulem5t4 ,elles n'ont jamais pu dpass] des =mes de civilisation t\t fait b>b>es1 alors mme que le has>d les a fait hrit]1 comme ,sa9t-,dom+ue1 de civilisations suprieures4 ,dans les races moy5nes1 n\s class]ons les ,*9ois1 les ,japonais1 les ,mogols et les peuples smitiques4 ,avec les ,assyri5s1 les ,mogols1 les ,*9ois1 les ,arabes1 elles ont cr des types de civilisations leves que les peuples europens seuls ont pu dpass]4 ,p>mi les races suprieures1 on ne peut faire figur] que les peuples indo-europens4 ,aussi bi5 dans l'antiquit l'poque des ,grecs et des ,roma9s1 que dans les temps mod]nes1 ce sont les seules qui ai5t t capables de gr&es inv5tions dans les arts1 les sci5ces et' l'indu/rie4 ,c'e/ elles qu'e/ d le niveau lev que la civilisation a atte9t auj\rd'hui4 ,la vapeur et l'lectricit sont sorties de leurs ma9s4 ,les mo9s dveloppes de ces races suprieures1 les ,h9d\s notamm5t1 se sont leves dans les arts1 les lettres et la philosophie1 un niveau que les ,mogols1 les ,*9ois et les ,smites n'ont jamais pu atte9dre4 ,entre les quatre gr&es divisions que n\s v5ons d'numr]1 aucune confusion n'e/ possible1 l'abme m5tal qui les sp>e e/ vid5t4 ,ce n'e/ que lorsqu'on veut subdivis] ces gr\pes que les difficults comm5c5t4 ,un ,anglais1 un ,espagnol1 un ,russe1 font p>tie de la division des peuples suprieurs1 mais cep5dant n\s savons bi5 qu'entre eux les diffr5ces sont trs gr&es4 ,p\r prcis] ces diffr5ces1 il faudrait pr5dre *aque peuple sp>m5t et dcrire son c>actre4 ,c'e/ ce que n\s f]ons bi5tt p\r deux d'entre eux af9 de donn] une application de la m?ode et montr] l'importance de ses consqu5ces4 ,p\r le mom5t1 n\s ne p\vons qu'indiqu] trs sommairem5t la nature des pr9cipaux lm5ts psy*ologiques qui p]mett5t de diffr5ci] les races4 ,*ez les races primitives et infrieures - et il n'e/ pas beso9 d'all] *ez les purs sauvages p\r en tr\v]1 puisque les c\*es les plus basses des socits europennes sont homologues des tres primitifs - on con/ate t\j\rs une incapacit plus ou mo9s gr&e de raisonn]1 c'e/--dire d'associ] dans le c]veau1 p\r les comp>] et p]cevoir leurs analogies et leurs diffr5ces1 les ides produites p> les s5sations passes ou les mots qui en sont les signes1 avec les ides produites p> les s5sations prs5tes4 ,de cette incapacit de raisonn] rsulte une gr&e crdulit et une abs5ce complte d'esprit critique4 ,*ez l'tre suprieur1 au contraire1 la capacit d'associ] les ides1 d'en tir] des conclusions e/ trs gr&e1 l'esprit critique et la prcision hautem5t dvelopps4 ,*ez les tres infrieurs1 on con/ate encore une dose d'att5tion et de rflexion trs m9ime1 un esprit d'imitation trs gr&1 l'habitude de tir] des cas p>ticuli]s des consqu5ces gnrales inexactes1 une faible capacit d'obs]v] et de dduire des rsultats utiles des obs]vations1 une extrme mobilit du c>actre et une trs gr&e imprvoyance4 ,l'in/9ct du mom5t e/ le seul guide4 ,comme ,esa - type du primitif - ils v5drai5t volonti]s leur droit d'anesse futur p\r le plat de l5tilles prs5t4 ,lorsque l'intrt immdiat l'homme sait oppos] un intrt futur1 se donn] un b et le suivre avec p]svrance1 il a ralis un gr& progrs4 ,cette incapacit de prvoir les consqu5ces lo9ta9es des actes et cette t5dance n'avoir p\r guide que l'in/9ct du mom5t condamn5t l'individu aussi bi5 que la race re/] t\j\rs dans un tat trs infrieur4 ,ce n'e/ qu' mesure qu'ils ont pu dom9] leurs in/9cts1 c'e/--dire qu'ils ont acquis de la volont1 et p> consqu5t de l'empire sur eux-mmes1 que les peuples ont pu compr5dre l'importance de la discipl9e1 la ncessit de se sacrifi] un idal et s'lev] jusqu' la civilisation4 ,s'il fallait valu] p> une mesure unique le niveau social des peuples dans l'hi/oire1 je pr5drais volonti]s p\r *elle le degr de leur aptitude dom9] leurs impulsions rflexes4 ,les ,roma9s1 dans l'antiquit1 les ,anglo-,amrica9s dans les temps mod]nes1 reprs5t5t les peuples qui ont possd cette qualit au plus haut po9t4 ,elle a contribu puissamm5t assur] leur gr&eur4 ,c'e/ p> leur gr\pem5t gnral et leur dveloppem5t respectif que les div]s lm5ts psy*ologiques prcdemm5t numrs =m5t les con/itutions m5tales qui p]mett5t de classifi] les individus et les races4 ,de ces lm5ts psy*ologiques les uns ont trait au c>actre1 les autres l'intellig5ce4 ,les races suprieures se diffr5ci5t des races infrieures aussi bi5 p> le c>actre que p> l'intellig5ce1 mais c'e/ surt\t p> le c>actre que se diffr5ci5t entre eux les peuples suprieurs4 ,ce po9t a une importance sociale considrable et il importe de le m>qu] nettem5t4 ,le c>actre e/ =m p> la comb9aison1 en proportion v>ie1 des div]s lm5ts que les psy*ologues dsign5t habituellem5t auj\rd'hui s\s le nom de s5tim5ts4 ,p>mi ceux qui j\5t le rle le plus important1 il faut not] surt\t 3 la p]svrance1 l'n]gie1 l'aptitude se dom9]1 facults plus ou mo9s drives de la volont4 ,n\s m5tionn]ons aussi1 p>mi les lm5ts fondam5taux du c>actre 1 et bi5 qu'elle soit la syn?se de s5tim5ts assez complexes1 la moralit4 ,ce d]ni] t]me1 n\s le pr5ons dans le s5s de respect hrditaire des rgles sur lesquelles l'exi/5ce d'une socit repose4 ,avoir de la moralit1 p\r un peuple1 c'e/ avoir c]ta9es rgles fixes de conduite et ne pas s'en c>t]4 ,ces rgles v>iant avec les temps et les pays1 la morale semble p> cela mme *ose trs v>iable1 et elle l'e/ en effet 2 mais p\r un peuple donn1 un mom5t donn1 elle doit tre t\t fait inv>iable4 ,fille du c>actre1 et nullem5t de l'intellig5ce1 elle n'e/ solidem5t con/itue que lorsqu'elle e/ dev5ue hrditaire1 et1 p> consqu5t1 inconsci5te4 ,d'une faon gnrale1 c'e/ en gr&e p>tie du niveau de leur moralit que dp5d la gr&eur des peuples4 ,les qualits intellectuelles sont susceptibles d'tre lgrem5t modifies p> l'ducation 2 celles du c>actre *app5t peu prs entirem5t son action4 ,qu& l'ducation agit sur elles1 ce n'e/ que *ez les natures neutres1 n'ayant qu'une volont peu prs nulle1 et p5*ant aism5t p> consqu5t v]s le ct o elles sont p\sses4 ,ces natures neutres se r5contr5t *ez des individus1 mais bi5 r>em5t *ez t\t un peuple1 ou1 si on les y obs]ve1 ce n'e/ qu'aux heures d'extrme dcad5ce4 ,les dc\v]tes de l'intellig5ce se transmett5t aism5t d'un peuple l'autre4 ,les qualits du c>actre ne saurai5t se transmettre4 ,ce sont les lm5ts fondam5taux irrductibles qui p]mett5t de diffr5ci] la con/itution m5tale des peuples suprieurs4 ,les dc\v]tes dues l'intellig5ce sont le patrimo9e commun de l'humanit 2 les qualits ou les dfauts du c>actre con/itu5t le patrimo9e exclusif de *aque peuple4 ,c'e/ le roc inv>iable que la vague doit battre j\r aprs j\r p5dant des sicles avant d'arriv] p\voir seulem5t en m\ss] les cont\rs 2 c'e/ l'quival5t de l'lm5t irrductible de l'espce 1 la nageoire du poisson1 le bec de l'oiseau1 la d5t du c>nivore4 ,le c>actre d'un peuple et non son intellig5ce dt]m9e son volution dans l'hi/oire et rgle sa de/9e4 ,on le retr\ve t\j\rs1 d]rire les fantaisies app>5tes1 de ce has>d trs impuissant1 de cette provid5ce trs fictive1 de ce de/9 trs rel1 qui1 suivant les div]ses croyances1 guide les actions des hommes4 ,l'influ5ce du c>actre e/ s\v]a9e dans la vie des peuples1 alors que celle de l'intellig5ce e/ vritablem5t bi5 faible4 ,les ,roma9s de la dcad5ce avai5t une intellig5ce autrem5t raff9e que celle de leurs rudes anctres1 mais ils avai5t p]du les qualits de c>actre 3 la p]svrance1 l'n]gie1 l'inv9cible tnacit1 l'aptitude se sacrifi] p\r un idal1 l'inviolable respect des lois1 qui avai5t fait la gr&eur de leurs aeux4 ,c'e/ p> le c>actre que #fjjjj ,anglais ti5n5t s\s le j\g #bej millions d',h9d\s1 dont beauc\p sont au mo9s leurs gaux p> l'intellig5ce1 et dont quelques-uns les dpass5t imm5sm5t p> les gts arti/iques et la pr(ondeur des vues philosophiques4 ,c'e/ p> le c>actre qu'ils sont la tte du plus gigantesque empire colonial qu'ait connu l'hi/oire4 ,c'e/ sur le c>actre et non sur l'intellig5ce que se fond5t les socits1 les religions et les empires4 ,le c>actre1 c'e/ ce qui p]met aux peuples de s5tir et d'agir4 ,ils n'ont jamais beauc\p gagn v\loir trop raisonn] et trop p5s] #c4 #c ,l'extrme faiblesse des uvres des psy*ologues de pr(ession et leur peu dintrt pratique ti5t surt\t ce qu'ils se sont conf9s exclusivem5t dans l'tude de l'intellig5ce et ont laiss peu prs entirem5t de ct celle du c>actre4 ,je ne vois gure que ,m4 ,paulhan dans son int]essant essai sur les c>actres et ,m4 ,ribot1 dans quelques pages1 malheureusem5t beauc\p trop brves1 qui ai5t m>qu l'importance du c>actre et con/at qu'il =me la vritable base de la con/itution m5tale4 ,l'intellig5ce1 crit avec raison le savant pr(esseur du ,collge de ,france1 n'e/ qu'une =me accessoire de l'volution m5tale4 ,le type fondam5tal e/ le c>actre4 ,l'intellig5ce a plutt p\r effet de le dtruire qu& elle e/ trop dveloppe 4 ,c'e/ l'tude du c>actre qu'il faudra s'atta*]1 comme j'essaie de le montr] ici1 qu& on v\dra dcrire la psy*ologie comp>e des peuples4 ,qu'une sci5ce aussi importante1 puisque l'hi/oire et la politique en dc\l5t1 n'ait jamais t l'objet d'aucune tude1 c'e/ l ce qu'on compr5drait difficilem5t si on ne savait qu'elle ne peut s'acqurir ni dans les laboratoires1 ni dans les livres1 mais seulem5t p> de longs voyages4 ,ri5 ne fait prsag] d'ailleurs qu'elle soit bi5tt aborde p> les psy*ologues de pr(ession4 ,ils ab&onn5t de plus en plus auj\rd'hui ce qui fut jadis leur doma9e1 p\r se conf9] dans des re*]*es d'anatomie et de physiologie4 ,c'e/ de la con/itution m5tale des races que dc\le leur conception du monde et de la vie1 p> consqu5t leur conduite4 ,n\s en f\rnirons bi5tt d'importants exemples4 ,impressionn d'une c]ta9e faon p> les *oses extrieures1 l'individu s5t1 p5se et agit d'une faon =t diffr5te de celles dont s5tiront1 p5s]ont et agiront ceux qui possd5t une con/itution m5tale diffr5te4 ,il en rsulte que les con/itutions m5tales1 con/ruites sur des types trs div]s1 ne saurai5t arriv] se pntr]4 ,les luttes sculaires des races ont surt\t p\r orig9e l'incompatibilit de leurs c>actres4 ,il e/ impossible de ri5 compr5dre l'hi/oire si l'on n'a pas t\j\rs prs5t l'esprit que des races diffr5tes ne saurai5t ni s5tir1 ni p5s]1 ni agir de la mme faon1 ni p> consqu5t se compr5dre4 ,sans d\te les peuples div]s ont dans leurs langues des mots communs qu'ils croi5t synonymes1 mais ces mots communs veill5t des s5sations1 des ides1 des modes de p5s] t\t fait dissemblables *ez ceux qui les ent5d5t4 ,il faut avoir vcu avec des peuples dont la con/itution m5tale diffre s5siblem5t de la ntre1 mme en ne *oisissant p>mi eux que les individus p>lant notre langue et ayant reu notre ducation1 p\r concevoir la pr(ondeur de l'abme qui sp>e la p5se des div]s peuples4 ,on peut1 sans de lo9ta9s voyages1 s'en faire quelque ide en con/atant la gr&e sp>ation m5tale qui exi/e entre l'homme civilis et la femme1 alors mme que celle-ci e/ trs in/ruite4 ,ils peuv5t avoir des intrts communs1 des s5tim5ts communs1 mais jamais des en*anem5ts de p5ses semblables4 ,ils se p>l]ai5t p5dant des sicles sans s'ent5dre p>ce qu'ils sont con/ruits sur des types trop diffr5ts p\r p\voir tre impressionns de la mme faon p> les *oses extrieures4 ,la diffr5ce de leur logique suffirait elle seule p\r crer entre eux un infran*issable abme4 ,cet abme entre la con/itution m5tale des div]ses races n\s explique p\rquoi les peuples suprieurs n'ont jamais pu russir faire accept] leur civilisation p> des peuples infrieurs4 ,l'ide si gnrale encore que l'in/ruction puisse ralis] une telle t*e e/ une des plus fune/es illusions que les ?orici5s de la raison pure ai5t jamais enfante4 ,sans d\te1 l'in/ruction p]met1 grce la mmoire que possd5t les tres les plus infrieurs - et qui n'e/ nullem5t le privilge de l'homme1 - de donn] un individu plac assez bas dans l'*elle huma9e1 l'ensemble des notions que possde un ,europen4 ,on fait aism5t un ba*eli] ou un avocat d'un ngre ou d'un ,japonais 2 mais on ne lui donne qu'un simple v]nis t\t fait sup]ficiel1 sans action sur sa con/itution m5tale4 ,ce que nulle in/ruction ne peut lui donn]1 p>ce que l'hrdit seule les cre1 ce sont les =mes de la p5se1 la logique1 et surt\t le c>actre des ,occid5taux4 ,ce ngre ou ce ,japonais accumul]a t\s les diplmes possibles sans arriv] jamais au niveau d'un ,europen ord9aire4 ,en dix ans1 on lui donn]a aism5t l'in/ruction d'un ,anglais bi5 lev4 ,p\r en faire un vritable ,anglais1 c'e/--dire un homme agissant comme un ,anglais dans les div]ses circon/ances de la vie o il s]a plac1 mille ans suffirai5t pe9e4 ,ce n'e/ qu'en app>5ce qu'un peuple trans=me brusquem5t sa langue1 sa con/itution1 ses croyances ou ses arts4 ,p\r opr] en ralit de tels *angem5ts1 il faudrait p\voir trans=m] son me4 ,,*apitre ,,iv ,,diff,,r5ciation ,,progressive ,,des ,,individus ,,et ,,des ,,races ,l'9galit entre les div]s individus d'une race e/ d'autant plus gr&e que cette race e/ plus leve4 - galit m5tale de t\s les individus des races infrieures4 - ,ce ne sont pas les moy5nes des peuples mais leurs c\*es suprieures qu'il faut comp>] p\r apprci] les diffr5ces qui sp>5t les races4 - ,les progrs de la civilisation t5d5t diffr5ci] de plus en plus les individus et les races4 - ,consqu5ces de cette diffr5ciation4 - ,raisons psy*ologiques qui l'emp*5t de dev5ir trop considrable4 - ,les div]s individus des races suprieures sont trs diffr5cis au po9t de vue de l'intellig5ce et trs peu au po9t de vue du c>actre4 - ,comm5t l'hrdit t5d ram5] con/amm5t les supriorits individuelles au type moy5 de la race4 - ,obs]vations anatomiques confirmant la diffr5ciation psy*ologique progressive des races1 des individus et des sexes4 ,les races suprieures ne se di/+u5t pas uniquem5t p> leurs c>actres psy*ologiques et anatomiques des races infrieures4 ,elles s'en di/+u5t encore p> la div]sit des lm5ts qui entr5t dans leur se94 ,*ez les races infrieures1 t\s les individus1 alors mme qu'ils sont de sexes diffr5ts1 possd5t peu prs le mme niveau m5tal4 ,se ressemblant t\s1 ils prs5t5t l'image p>faite de l'galit rve p> nos sociali/es mod]nes4 ,*ez les races suprieures1 l'9galit intellectuelle des individus et des sexes e/1 au contraire1 la loi4 ,aussi1 n'e/-ce pas en comp>ant entre elles les moy5nes des peuples1 mais leurs c\*es leves - qu& ils en possd5t - qu'on peut mesur] l't5due des diffr5ces qui les sp>5t4 ,h9d\s1 ,*9ois1 ,europens se diffr5ci5t intellectuellem5t trs peu p> leurs c\*es moy5nes4 ,ils se diffr5ci5t considrablem5t au contraire p> leurs c\*es suprieures4 ,avec les progrs de la civilisation1 non seulem5t les races1 mais encore les individus de *aque race1 ceux du mo9s des races suprieures1 t5d5t se diffr5ci] de plus en plus4 ,contrairem5t nos rves galitaires1 le rsultat de la civilisation mod]ne n'e/ pas de r5dre les hommes de plus en plus gaux intellectuellem5t1 mais1 au contraire1 de plus en plus diffr5ts4 ,une des pr9cipales consqu5ces de la civilisation e/1 d'une "p1 de diffr5ci] les races p> le travail intellectuel1 *aque j\r plus considrable1 qu'elle impose aux peuples arrivs un haut degr de culture1 et d'autre "p de diffr5ci] de plus en plus les div]ses c\*es dont *aque peuple civilis se compose4 ,les conditions de l'volution indu/rielle mod]ne condamn5t les c\*es infrieures des peuples civiliss un labeur trs spcialis1 qui1 lo9 d'accrotre leur intellig5ce1 ne t5d qu' la rduire4 ,il y a c5t ans1 un ouvri] tait un vritable arti/e capable d'excut] t\s les dtails d'un mcanisme quelconque1 d'une montre1 p> exemple4 ,auj\rd'hui1 c'e/ un simple manoeuvre1 qui ne fabrique jamais qu'une seule pice1 passe sa vie =] des tr\s semblables1 polir le mme organe1 conduire la mme ma*9e4 ,il en rsulte que son intellig5ce arrive bi5tt s'atrophi] t\t fait4 ,press p> les dc\v]tes et la concurr5ce1 l'indu/riel1 ou l'+nieur qui dirige l'ouvri]1 e/ oblig1 au contraire1 d'accumul] inf9im5t plus de connaissances1 d'esprit d'initiative et d'inv5tion que le mme indu/riel1 le mme +nieur1 il y a un sicle4 ,con/amm5t ex]c1 son c]veau subit la loi qui rgit1 dans ce cas1 t\s les organes1 il se dveloppe de plus en plus4 ,tocqueville avait dj indiqu cette diffr5ciation progressive des c\*es sociales une poque o l'indu/rie se tr\vait bi5 lo9 du degr de dveloppem5t atte9t auj\rd'hui4 ,a mesure que le pr9cipe de la division du travail reoit une application plus complte1 l'ouvri] devi5t plus faible1 plus born et plus dp5dant4 ,l'art fait des progrs1 l'artisan rtrograde4 ,le patron et l'ouvri] diffr5t *aque j\r davantage4 ,auj\rd'hui1 un peuple suprieur peut1 au po9t de vue intellectuel1 tre considr comme con/ituant une sorte de pyramide grad9s1 dont la plus gr&e p>tie e/ =me p> les masses pr(ondes de la population1 les grad9s suprieurs p> les c\*es intellig5tes #d1la po9te de la pyramide1 p> une t\te petite lite de savants1 d'inv5teurs1 d'arti/es1 d'criva9s1 gr\pe inf9im5t re/re9t vis--vis du re/e de la population1 mais qui1 lui seul1 donne le niveau d'un pays sur l'*elle intellectuelle de la civilisation4 ,il suffirait de le faire disp>atre p\r voir disp>atre en mme temps t\t ce qui fait la gloire d'une nation4 ,si la ,france1 comme le dit ju/em5t ,sa9t-,simon1 p]dait subitem5t ses c9quante premi]s savants1 ses c9quante premi]s arti/es1 ses c9quante premi]s fabricants1 ses c9quante premi]s cultivateurs1 la nation devi5drait un corps sans me1 elle s]ait dcapite4 ,si elle v5ait au contraire p]dre t\t son p]sonnel (ficiel1 cet vnem5t afflig]ait les ,franais p>ce qu'ils sont bons1 mais il n'en rsult]ait p\r le pays qu'un faible dommage4 #d ,je dis intellig5tes1 sans aj\t] in/ruites4 ,c'e/ une erreur spciale aux peuples lat9s de croire qu'il y ait p>alllisme entre l'in/ruction et l'intellig5ce4 ,l'in/ruction implique uniquem5t la possession d'une c]ta9e dose de mmoire1 mais ne ncessite p\r tre acquise aucune qualit de jugem5t1 de rflexion1 d'initiative et d'esprit d'inv5tion4 ,on r5contre trs frquemm5t des individus abondamm5t p\rvus de diplmes quoique trs borns1 mais on r5contre1 aussi frquemm5t1 des individus =t peu in/ruits et possdant p\rtant une intellig5ce leve4 ,les c\*es suprieures de notre pyramide s]ai5t donc =mes d'lm5ts emprunts t\tes les classes4 ,t\tes les pr(essions r5f]m5t un trs petit nombre d'esprits di/+us4 ,il p>at probable cep5dant1 en raison des lois de l'hrdit1 que ce sont les classes sociales dites suprieures qui en r5f]m5t le plus et c'e/ sans d\te en cela surt\t que rside leur supriorit4 ,avec les progrs de la civilisation1 la diffr5ciation entre les c\*es extrmes d'une population s'accrot =t rapidem5t 2 elle t5d mme1 un c]ta9 mom5t1 s'accrotre suivant ce que les ma?matici5s appell5t une progression gomtrique4 ,il suffirait donc1 si c]ta9s effets de l'hrdit n'y mettai5t ob/acle1 de faire int]v5ir le temps p\r voir les c\*es suprieures d'une population sp>es intellectuellem5t des c\*es infrieures p> une di/ance aussi gr&e que celle qui sp>e le blanc du ngre1 ou mme le ngre du s+e4 ,mais plusieurs raisons s'oppos5t ce que cette diffr5ciation intellectuelle des c\*es sociales1 t\t en dev5ant trs gr&e1 s'accomplisse avec autant de rapidit qu'on p\rrait ?oriquem5t l'admettre4 ,en premi] lieu1 en effet1 la diffr5ciation ne porte gure que sur l'intellig5ce1 peu ou pas sur le c>actre 2 et n\s savons que c'e/ le c>actre1 et non l'intellig5ce1 qui j\e le rle fondam5tal dans la vie des peuples4 ,en second lieu1 les masses t5d5t auj\rd'hui1 p> leur organisation et leur discipl9e1 dev5ir t\tes-puissantes4 ,leur ha9e des supriorits intellectuelles tant vid5te1 il e/ probable que t\te ari/ocratie intellectuelle e/ de/9e tre violemm5t dtruite p> des rvolutions priodiques1 mesure que les masses populaires s'organis]ont1 comme fut dtruite1 il y a un sicle1 l'anci5ne noblesse4 ,lorsque le socialisme s't5dra en matre sur l',europe1 sa seule *ance d'exi/] quelque temps s]a de faire prir1 jusqu'au d]ni]1 t\s les individus possdant une supriorit capable de les lev]1 si faiblem5t que ce soit1 au dessus de la plus humble moy5ne4 ,en dehors des deux causes que je vi5s d'nonc] et qui sont d'ordre artificiel1 puisqu'elles rsult5t de conditions de civilisation p\vant v>i]1 il en e/ une beauc\p plus importante - p>ce qu'elle e/ une loi naturelle 9luctable - et qui emp*]a t\j\rs l'lite d'une nation1 non pas de se diffr5ci] intellectuellem5t des c\*es infrieures1 mais de s'en diffr5ci] p> trop rapidem5t4 ,en prs5ce des conditions actuelles de la civilisation qui t5d5t1 de plus en plus1 diffr5ci] les hommes d'une mme race1 se tr\v5t en effet les pesantes lois de l'hrdit1 qui t5d5t faire disp>atre1 ou ram5] la moy5ne1 les individus qui la dpass5t trop nettem5t4 ,des obs]vations dj anci5nes1 m5tionnes p> t\s les auteurs de travaux sur l'hrdit1 ont pr\v en effet que les desc5dants de familles m95tes p> l'intellig5ce subiss5t tt ou t>d - tt1 le plus s\v5t1 - des dgnresc5ces qui t5d5t les supprim] t\t fait4 ,la gr&e supriorit intellectuelle ne p>at donc s'obt5ir qu' la condition de ne laiss] d]rire soi que des dgnrs4 ,en fait1 ce n'e/ qu'en empruntant sans cesse aux lm5ts placs au-dess\s d'elle1 que peut subsi/] la po9te de la pyramide sociale dont je p>lais plus haut4 ,si l'on runissait dans une le isole t\s les individus composant cette lite1 on =m]ait1 p> leurs croisem5ts1 une race atte9te de dgnresc5ces v>ies et condamne p> consqu5t disp>atre bi5tt4 ,les gr&es supriorits intellectuelles peuv5t se comp>] ces mon/ruosits botaniques cres p> l'artifice du j>d9i]4 ,ab&onnes elles-mmes1 elles meur5t ou ret\rn5t au type moy5 de l'espce1 qui1 lui1 e/ t\t-puissant1 p>ce qu'il reprs5te la longue srie des anctres4 ,l'tude att5tive des div]s peuples montre que si les individus d'une mme race se diffr5ci5t imm5sm5t p> l'intellig5ce ils se diffr5ci5t assez peu p> le c>actre1 ce roc inv>iable dont j'ai dj montr la p]man5ce trav]s les ges4 ,n\s devons donc en tudiant une race la considr] deux po9ts de vue =t diffr5ts4 ,au po9t de vue intellectuel elle ne vaut que p> une petite lite laquelle sont dus t\s les progrs sci5tifiques1 littraires et indu/riels d'une civilisation4 ,au po9t de vue du c>actre c'e/ la moy5ne seule qu'il importe de connatre4 ,c'e/ du niveau de cette moy5ne que dp5d t\j\rs la puissance des peuples4 ,ils peuv5t la rigueur se pass] d'une lite intellectuelle mais non d'un c]ta9 niveau de c>actre4 ,n\s le montr]ons bi5tt4 ,a9si1 t\t en se diffr5ciant intellectuellem5t de plus en plus trav]s les sicles1 les individus d'une race t5d5t t\j\rs au po9t de vue du c>actre oscill] aut\r du type moy5 de cette race4 ,c'e/ ce type moy51 qui s'lve =t l5tem5t1 qu'app>ti5t la trs gr&e majorit des membres d'une nation4 ,ce noyau fondam5tal e/ revtu - au mo9s *ez les peuples suprieurs - d'une m9ce c\*e d'esprits m95ts1 capitale au po9t de vue de la civilisation1 mais sans importance au po9t de vue de la race4 ,sans cesse dtruite1 elle e/ r5\vele sans cesse aux dp5s de la c\*e moy5ne qui1 elle1 ne v>ie que =t l5tem5t1 p>ce que les mo9dres v>iations1 p\r dev5ir durables1 dem&5t tre accumules dans le mme s5s p> l'hrdit p5dant plusieurs sicles4 ,il y a plusieurs annes dj que j'tais arriv1 en m'appuyant sur des re*]*es d'ordre purem5t anatomique1 aux ides qui prcd5t sur la diffr5ciation des individus et des races1 et p\r la ju/ification desquelles je n'ai invoqu1 auj\rd'hui1 que des raisons psy*ologiques4 ,les deux ordres d'obs]vation conduisant aux mmes rsultats1 je me p]mettrai de rappel] quelques-unes des conclusions de mon premi] travail4 ,elles s'appui5t sur des m5surations excutes sur plusieurs milli]s de crnes anci5s et mod]nes app>t5ant des races div]ses4 ,en voici les p>ties les plus ess5tielles 3 ,le volume du crne e/ en rapport troit avec l'intellig5ce1 lorsque1 laissant de ct les cas individuels1 on opre sur des sries4 ,on con/ate alors que ce qui di/+ue les races infrieures des races suprieures1 ce ne sont pas de faibles v>iations dans la capacit moy5ne de leurs crnes1mais bi5 ce fait ess5tiel que la race suprieure conti5t un c]ta9 nombre d'individus au c]veau trs dvelopp1 alors que la race infrieure n'en conti5t pas4 ,ce n'e/ donc pas p> les f\les1 mais bi5 p> le nombre de ceux qui s'en di/+u5t1 que les races diffr5t4 ,d'un peuple l'autre1 la diffr5ce moy5ne du crne - sauf qu& on considre les races t\t fait infrieures - n'e/ jamais bi5 considrable4 ,en comp>ant les crnes des div]ses races huma9es1 dans le prs5t et le pass1 on voit que les races dont le volume du crne prs5te les plus gr&es v>iations individuelles sont les races les plus leves en civilisation 2 qu' mesure qu'une race se civilise1 les crnes des individus qui la compos5t se diffr5ci5t de plus en plus 2 ce qui conduit ce rsultat que ce n'e/ pas v]s l'galit intellectuelle que la civilisation n\s conduit1 mais v]s une 9galit de plus en plus pr(onde4 ,l'galit anatomique et physiologique n'exi/e qu'entre individus de races t\t fait infrieures4 ,entre les membres d'une tribu sauvage1 t\s adonns aux mmes occupations1 la diffr5ce e/ =cm5t m9ime4 ,entre le paysan1 qui n'a que trois c5ts mots dans son vocabulaire1 et le savant1 qui en a c5t mille avec les ides correspondantes1 la diffr5ce e/1 au contraire1 gigantesque4 ,je dois aj\t] ce qui prcde que la diffr5ciation entre individus produite p> le dveloppem5t de la civilisation se manife/e galem5t entre les sexes4 ,*ez les peuples infrieurs ou dans les c\*es infrieures des peuples suprieurs1 l'homme et la femme sont intellectuellem5t =t vois9s4 ,a mesure au contraire que les peuples se civilis5t1 les sexes t5d5t de plus en plus se diffr5ci]4 ,le volume du crne de l'homme et de la femme1 mme qu& on comp>e uniquem5t1 comme je l'ai fait1 des sujets d'ge gal1 de taille gale et de poids gal1 prs5te des diffr5ces trs rapidem5t croissantes avec le degr de la civilisation4 ,trs faibles dans les races infrieures1 ces diffr5ces devi5n5t imm5ses dans les races suprieures4 ,dans ces races suprieures1 les crnes fm99s sont s\v5t pe9e plus dvelopps que ceux des femmes de races trs infrieures4 ,alors que la moy5ne des crnes p>isi5s mascul9s les range p>mi les plus gros crnes connus1 la moy5ne des crnes p>isi5s fm99s les classe p>mi les plus petits crnes obs]vs1 peu prs au niveau de ceux des ,*9oises1 pe9e au-dessus des crnes fm99s de la ,n\velle-,caldonie #e4 #e ,dr ,gu/ave le ,bon4 ,re*]*es anatomiques et ma?matiques sur les v>iations de volume du c]veau et sur leurs relations avec l'intellig5ce4 ,9-#h;deg1 #ahgi4 ,mmoire c\ronn p> l',acadmie des sci5ces et p> la ,socit d'an?ropologie4 ,,*apitre ,v ,,=mation ,,des ,,races ,,hi/oriques ,comm5t se sont =mes les races hi/oriques4 - ,conditions qui p]mett5t des races div]ses de fusionn] p\r =m] une race unique4 - ,influ5ce du nombre des individus mis en prs5ce1 de l'9galit de leurs c>actres1 des milieux1 etc4 - ,rsultats des croisem5ts4 - ,raisons de la gr&e infriorit des mtis4 - ,mobilit des c>actres psy*ologiques n\veaux crs p> les croisem5ts4 - ,comm5t ces c>actres arriv5t se fix]4 - ,les priodes critiques de l'hi/oire4 - ,les croisem5ts con/itu5t un facteur ess5tiel de =mation de races n\velles1 et en mme temps un puissant facteur de dissolution des civilisations4 - ,importance du rgime des ca/es4 - ,influ5ce des milieux4 - ,ils ne peuv5t agir que sur les races n\velles en voie de =mation dont les croisem5ts ont dissoci les c>actres ance/raux4 - ,sur les races anci5nes les milieux sont sans action4 - ,exemples div]s4 - ,la plup>t des races hi/oriques de l',europe sont encore en voie de =mation4 - ,consqu5ces politiques et sociales4 - ,p\rquoi la priode de =mation des races hi/oriques s]a bi5tt passe4 ,n\s avons dj fait rem>qu] qu'on ne p\vait plus gure r5contr] *ez les peuples civiliss de vritables races1 dans le s5s sci5tifique de ce mot1 mais seulem5t des races hi/oriques1 c'e/--dire des races cres p> les has>ds des conqutes1 des immigrations1 de la politique1 etc41 et =mes p> consqu5t du mlange d'individus d'orig9es diffr5tes4 ,comm5t ces races htrognes arriv5t-elles se fondre et =m] une race hi/orique possdant des c>actres psy*ologiques communs 8 ,c'e/ ce que n\s allons re*]*]4 ,rem>quons t\t d'abord que les lm5ts mis en prs5ce p> le has>d ne se fond5t pas t\j\rs4 ,les populations allem&e1 hongroise1 slave1 etc41 qui viv5t s\s la dom9ation autri*i5ne1 =m5t des races p>faitem5t di/9ctes et qui n'ont jamais t5t de se fusionn]4 ,l',irl&ais1 qui vit s\s la dom9ation des ,anglais1 ne s'e/ pas davantage mlang avec eux4 ,quant aux peuples t\t fait infrieurs1 ,peaux-,r\ges1 ,au/rali5s1 ,tasmani5s1 etc41 non seulem5t ils ne s'uniss5t pas aux peuples suprieurs1 mais en outre ils disp>aiss5t rapidem5t leur contact4 ,l'expri5ce pr\ve que t\t peuple infrieur mis en prs5ce d'un peuple suprieur e/ fatalem5t condamn bi5tt disp>atre4 ,trois conditions sont ncessaires p\r que des races arriv5t se fusionn] et =m] une race n\velle plus ou mo9s homogne4 ,la premire de ces conditions e/ que les races s\mises aux croisem5ts ne soi5t pas trop 9gales p> leur nombre 2 la seconde1 qu'elles ne diffr5t pas trop p> leurs c>actres 2 la troisime1 qu'elles soi5t s\mises p5dant longtemps des conditions de milieu id5tiques4 ,la premire des conditions qui vi5n5t d'tre numres e/ d'une importance capitale4 ,un petit nombre de blancs transports *ez une population ngre nombreuse disp>aiss5t1 aprs quelques gnrations1 sans laiss] de traces de leur sang p>mi leurs desc5dants4 ,a9si ont disp>u t\s les conqurants qui ont envahi des populations trop nombreuses4 ,ils ont pu1 comme les ,lat9s en ,gaule1 les ,arabes en gypte1 laiss] d]rire eux leur civilisation1 leurs arts et leur langue4 ,ils n'y ont jamais laiss leur sang4 ,la seconde des conditions prcd5tes a galem5t une importance trs gr&e4 ,sans d\te des races =t diffr5tes1 le blanc et le noir p> exemple1 peuv5t se fusionn]1 mais les mtis qui en rsult5t con/itu5t une population trs infrieure aux produits dont elle drive1 et compltem5t incapable de crer1 ou mme de cont9u] une civilisation4 ,l'influ5ce d'hrdits contraires dissocie leur moralit et leur c>actre4 ,qu& les mtis de blancs et de ngres ont hrit p> has>d1 comme ,sa9t-,dom+ue1 d'une civilisation suprieure1 cette civilisation e/ rapidem5t tombe dans une misrable dcad5ce4 ,les croisem5ts peuv5t tre un lm5t de progrs entre des races suprieures1 assez vois9es1 telles que les ,anglais et les ,allem&s de l',amrique4 ,ils con/itu5t t\j\rs un lm5t de dgnresc5ce qu& ces races1 mme suprieures1 sont trop diffr5tes #f4 #f ,t\s les pays qui prs5t5t un trop gr& nombre de mtis sont1 p\r cette seule raison1 v\s une p]ptuelle an>*ie1 mo9s qu'ils ne soi5t dom9s p> une ma9 de f]4 ,tel s]a fatalem5t le cas du ,brsil4 ,il ne compte qu'un ti]s de blancs4 ,le re/e de la population se compose de ngres et de multres4 ,le clbre ,agassiz dit avec raison qu'il sufft d'avoir t au ,brsil p\r ne pas p\voir ni] la dcad5ce rsultant des croisem5ts qui ont eu lieu dans ce pays plus l>gem5t qu'ailleurs4 ,ces croisem5ts effac5t1 dit-il1 les meilleures qualits1 soit du blanc1 soit du noir1 soit de l',indi51 et produis5t un type indescriptible dont l'n]gie physique et m5tale s'e/ affaiblie 4 ,crois] deux peuples1 c'e/ *ang] du mme c\p aussi bi5 leur con/itution physique que leur con/itution m5tale4 ,les croisem5ts con/itu5t d'ailleurs le seul moy5 infaillible que n\s possdions de trans=m] d'une faon fondam5tale le c>actre d'un peuple1 l'hrdit seule tant assez puissante p\r lutt] contre l'hrdit4 ,ils p]mett5t de crer la longue une race n\velle1 possdant des c>actres physiques et psy*ologiques n\veaux4 ,les c>actres a9si crs re/5t au db trs flottants et trs faibles4 ,il faut t\j\rs de longues accumulations hrditaires p\r les fix]4 ,le premi] effet des croisem5ts entre races diffr5tes e/ de dtruire l'me de ces races1 c'e/--dire cet ensemble d'ides et de s5tim5ts communs qui font la =ce des peuples et sans lesquels il n'y a ni nation ni patrie4 ,c'e/ la priode critique de l'hi/oire des peuples1 une priode de db et de ttonnem5ts que t\s ont d trav]s]1 c> il n'e/ gure de peuple europen qui ne soit =m des dbris d'autres peuples4 ,c'e/ une priode ple9e de luttes inte/9es et de vicissitudes1 qui dure tant que les c>actres psy*ologiques n\veaux ne sont pas encore fixs4 ,ce qui prcde montre que les croisem5ts doiv5t tre considrs la fois comme un lm5t fondam5tal de la =mation de races n\velles1 et comme un puissant facteur de dissolution des races anci5nes4 ,c'e/ donc avec raison que t\s les peuples arrivs un haut degr de civilisation ont soigneusem5t vit de se ml] avec des trang]s4 ,sans l'admirable rgime des ca/es1 la petite poigne d',ary5s qui envahit l',inde1 il y a trois mille ans1 se ft bi5 vite noye dans l'imm5se f\le des populations noires qui l'enveloppait de t\tes p>ts1 et aucune civilisation ne ft ne sur le sol de la gr&e pn9sule4 ,si1 de nos j\rs1 les ,anglais n'avai5t pas cons]v en pratique le mme sy/me1 et avai5t cons5ti se crois] avec les indignes1 il y a dj longtemps que le gigantesque empire de l',inde leur aurait *app4 ,un peuple peut p]dre bi5 des *oses1 subir bi5 des cata/rophes1 et se relev] encore4 ,il a t\t p]du1 et ne se relve plus qu& il a p]du son me4 ,c'e/ au mom5t o les civilisations en dcad5ce sont dev5ues la proie d'envahisseurs pacifiques ou gu]ri]s1 que les croisem5ts ex]c5t successivem5t le rle de/ructeur1 puis crateur1 dont je vi5s de p>l]4 ,ils dtruis5t la civilisation anci5ne puisqu'ils dtruis5t l'me du peuple qui la possdait4 ,ils p]mett5t la cration d'une civilisation n\velle puisque les anci5s c>actres psy*ologiques des races en prs5ce ont t dtruits et que s\s l'influ5ce de conditions d'exi/5ce n\velle1 de n\veaux c>actres vont p\voir se =m]4 ,c'e/ seulem5t sur les races en voie de =mation et dont p> consqu5t les c>actres ance/raux ont t dtruits p> des hrdits contraires1 que peut se manife/] l'influ5ce du d]ni] des facteurs m5tionns au db de ce *apitre1 les milieux4 ,trs faible sur les races anci5nes1 l'influ5ce des milieux e/ au contraire trs gr&e sur les races n\velles4 ,les croisem5ts1 en dtruisant des c>actres psy*ologiques ance/raux1 crent une sorte de table rase sur laquelle l'action des milieux1 cont9ue p5dant des sicles1 arrive difi]1 puis fix] des c>actres psy*ologiques n\veaux4 ,alors1 et seulem5t alors1 une n\velle race hi/orique e/ =me4 ,a9si s'e/ con/itue la ntre4 ,l'influ5ce des milieux - milieux physiques et moraux - e/ donc trs gr&e ou au contraire trs faible suivant les cas1 et on s'explique a9si que les op9ions les plus contradictoires ai5t pu tre mises sur leur action4 ,n\s v5ons de voir que cette influ5ce e/ trs gr&e sur les races en voie de =mation 2 mais si n\s avions considr des races anci5nes solidem5t fixes depuis longtemps p> l'hrdit1 n\s aurions pu dire que l'influ5ce des milieux e/ au contraire peu prs entirem5t nulle4 ,p\r les milieux moraux1 n\s avons la preuve de leur nullit d'action p> l'abs5ce d'influ5ce de nos civilisations occid5tales sur les peuples de l',ori5t1 alors mme qu'ils sont s\mis p5dant plusieurs gnrations leur contact1 a9si que cela s'obs]ve sur les ,*9ois habitant les ,etats-,unis4 ,p\r les milieux physiques1 n\s con/atons la faiblesse de leur p\voir p> les difficults de l'acclimatem5t4 ,transporte dans un milieu trop diffr5t du si51 une race anci5ne - qu'il s'agisse d'un homme1 d'un animal ou d'une plante - prit plutt que de se trans=m]4 ,conquise p> dix peuples div]s1 l',egypte a t\j\rs t leur tombeau4 ,pas un n'a pu s'y acclimat]4 ,grecs1 ,roma9s1 ,p]ses1 ,arabes1 ,turcs1 etc41 n'y ont jamais laiss de traces de leur sang4 ,le seul type qu'on y r5contre e/ celui de l'impassible ,fellah1 dont les traits reproduis5t fidlem5t ceux que les arti/es gypti5s gravai5t il y a sept mille ans sur les tombes et les palais des ,ph>aons4 ,la plup>t des races hi/oriques de l',europe sont encore en voie de =mation1 et il importe de le savoir p\r compr5dre leur hi/oire4 ,seul l',anglais actuel reprs5te une race presque entirem5t fixe4 ,*ez lui l'anci5 ,breton1 le ,saxon et le ,norm& se sont effacs p\r =m] un type n\veau bi5 homogne4 ,en ,france1 au contraire1 le ,prov5al e/ bi5 diffr5t du ,breton1 et l',auv]gnat du ,norm&4 ,cep5dant1 s'il n'exi/e pas encore un type moy5 du ,franais1 il exi/e au mo9s des types moy5s de c]ta9es rgions4 ,ces types sont malheureusem5t bi5 sp>s encore p> les ides et le c>actre4 ,il e/ donc p> consqu5t difficile de tr\v] des in/itutions qui puiss5t leur conv5ir galem5t1 et ce n'e/ que p> une c5tralisation n]gique qu'il e/ possible de leur donn] quelques communaut de p5se4 ,nos div]g5ces pr(ondes de s5tim5ts et de croyances1 et les b\lev]sem5ts politiques qui en sont la consqu5ce1 ti5n5t pr9cipalem5t des diffr5ces de con/itution m5tale que l'av5ir seul p\rra peut-tre effac]4 ,il en a t\j\rs t a9si qu& des races diffr5tes se sont tr\ves en contact4 ,les diss5tim5ts et les luttes inte/9es ont t\j\rs t d'autant plus pr(ondes que les races en prs5ce tai5t plus diffr5tes4 ,qu& elles sont trop dissemblables1 il devi5t absolum5t impossible de les faire vivre s\s les mmes in/itutions et les mmes lois4 ,l'hi/oire des gr&s empires =ms de races diffr5tes a t\j\rs t id5tique4 ,ils disp>aiss5t le plus s\v5t avec leur fondateur4 ,p>mi les nations mod]nes1 les ,holl&ais et les ,anglais ont seuls russi impos] leur j\g des peuples asiatiques =t diffr5ts d'eux1 mais ils n'y sont p>v5us que p>ce qu'ils ont su respect] les moeurs1 les c\tumes et les lois de ces peuples1 les laissant en ralit s'adm9i/r] eux-mmes1 et bornant leur rle t\*] une p>tie des impts1 pratiqu] le comm]ce et ma9t5ir la paix4 ,a "p ces r>es exceptions1 t\s les gr&s empires runissant des peuples dissemblables ne peuv5t tre crs que p> la =ce et sont condamns prir p> la viol5ce4 ,p\r qu'une nation puisse se =m] et dur] il faut qu'elle se soit con/itue l5tem5t1 p> le mlange graduel de races peu diffr5tes1 croises con/amm5t entre elles1 vivant sur le mme sol1 subissant l'action des mmes milieux1 ayant les mmes in/itutions et les mmes croyances4 ,ces races div]ses peuv5t alors1 au b\t de quelques sicles1 =m] une nation bi5 homogne4 ,a mesure que vieillit le monde1 les races devi5n5t de plus en plus /ables1 et leurs trans=mations p> voie de mlange de plus en plus r>es4 ,en avanant en ge l'humanit s5t le poids de l'hrdit dev5ir plus l\rd et les trans=mations plus difficiles4 ,en ce qui conc]ne l',europe1 on peut dire que l're de =mation des races hi/oriques s]a bi5tt passe4 ,,livre ,,ii ,,comm5t ,,les ,,c>act,,res ,,psy*ologiques ,,des ,,races ,,se ,,manife/5t ,,dans ,,les ,,div]s ,l,,m5ts ,,de ,,leurs ,,civilisations ,,*apitre ,,premi] ,,les ,,div]s ,l,,m5ts ,d',,une ,,civilisation ,,comme ,,manife/ation ,,ext,,rieure ,,de ,l',,ame ,d',,un ,,peuple ,les lm5ts dont une civilisation se compose sont les manife/ations extrieures de l'me des peuples qui les ont crs4 - ,l'importance de ces div]s lm5ts v>ie d'un peuple un autre4 - ,les arts1 la littrature1 les in/itutions1 etc41 j\5t1 suivant les peuples1 le rle fondam5tal4 - ,exemples f\rnis dans l'antiquit p> les ,egypti5s1 les ,grecs et les ,roma9s4 - ,les div]s lm5ts d'une civilisation peuv5t avoir une volution indp5dante de la m>*e gnrale de cette civilisation4 - ,exemples f\rnis p> les arts4 - ,ce qu'ils traduis5t4 - ,impossibilit de tr\v] dans un seul lm5t d'une civilisation la mesure du niveau de cette civilisation4 -lm5ts qui assur5t la supriorit un peuple4 - ,des lm5ts philosophiquem5t =t infrieurs peuv5t tre1 socialem5t1 trs suprieurs4 ,les lm5ts div]s 3 langues1 in/itutions1 ides1 croyances1 arts1 littrature1 dont une civilisation se compose1 doiv5t tre considrs comme la manife/ation extrieure de l'me des hommes qui les ont crs4 ,mais suivant les poques et les races1 l'importance de ces lm5ts comme expression de l'me d'un peuple e/ =t 9gale4 ,il n'e/ gure auj\rd'hui de livres consacrs aux oeuvres d'art1 o il ne soit rpt qu'elles traduis5t fidlem5t la p5se des peuples et sont la plus importante expression de leur civilisation4 ,sans d\te il en e/ s\v5t a9si1 mais il s'en faut de beauc\p que cette rgle soit absolue1 et que le dveloppem5t des arts corresponde t\j\rs au dveloppem5t intellectuel des nations4 ,s'il e/ des peuples p\r qui les oeuvres d'art sont la plus importante manife/ation de leur me1 il en e/ d'autres1 trs haut placs p\rtant sur l'*elle de la civilisation1 *ez qui les arts n'ont j\ qu'un rle =t secondaire4 ,si l'on tait condamn crire l'hi/oire de la civilisation de *aque peuple en ne pr5ant qu'un lm5t1 cet lm5t devrait v>i] d'un peuple l'autre4 ,ce s]ai5t les arts p\r les uns1 mais1 p\r les autres1 ce s]ai5t les in/itutions1 l'organisation militaire1 l'indu/rie1 le comm]ce1 etc41 qui n\s p]mettrai5t de les mieux connatre4 ,c'e/ un po9t qu'il importe d'abord d'tablir1 c> il n\s p]mettra plus t>d de compr5dre p\rquoi les div]s lm5ts de la civilisation ont subi des trans=mations trs 9gales en se transmettant d'un peuple un autre4 ,p>mi les peuples de l'antiquit1 les ,egypti5s et les ,roma9s prs5t5t des exemples t\t fait c>actri/iques de cette 9galit dans le dveloppem5t des div]s lm5ts d'une civilisation1 et mme dans les div]ses bran*es dont *acun de ces lm5ts se compose4 ,pr5ons d'abord les ,egypti5s4 ,*ez eux1 la littrature fut t\j\rs trs faible1 la pe9ture =t mdiocre4 ,l'ar*itecture et la /atuaire produisir5t au contraire des *efs-d'oeuvre4 ,leurs monum5ts provoqu5t encore notre admiration4 ,les /atues qu'ils n\s ont laisses telles que le ,scribe1 le ,*eik-el-,bel$1 ,rahotep1 ,nef]titi1 et bi5 d'autres1 s]ai5t encore des modles auj\rd'hui1 et ce n'e/ que p5dant une bi5 c\rte priode que les ,grecs ont russi les surpass]4 ,des ,egypti5s1 rappro*ons les ,roma9s1 qui j\r5t un rle si prpondrant dans l'hi/oire4 ,ils ne manqur5t ni d'ducateurs ni de modles1 puisqu'ils avai5t les ,egypti5s et les ,grecs d]rire eux 2 et1 cep5dant1 ils ne russir5t pas se crer un art p]sonnel4 ,jamais1 peut-tre1 aucun peuple ne manife/a mo9s d'orig9alit dans ses productions arti/iques4 ,les ,roma9s se s\ciai5t =t peu des arts1 ne les envisageai5t gure qu'au po9t de vue utilitaire et n'y voyai5t qu'une sorte d'article d'importation analogue aux autres produits1 tels que les mtaux1 les aromates et les pices qu'ils dem&ai5t aux peuples trang]s4 ,alors qu'ils tai5t dj les matres du monde1 les ,roma9s n'avai5t pas d'art national1 et mme1 l'poque o la paix univ]selle1 la ri*esse et les beso9s du luxe dveloppr5t un peu leurs faibles s5tim5ts arti/iques1 ce fut t\j\rs la ,grce qu'ils dem&r5t des modles et des arti/es4 ,l'hi/oire de l'ar*itecture et de la sculpture roma9es ne sont gure qu'un s\s-*apitre de l'hi/oire de l'ar*itecture et de la sculpture grecques4 ,mais ce gr& peuple roma91 si infrieur dans ses arts1 leva au plus haut degr trois autres lm5ts de la civilisation4 ,il eut des in/itutions militaires qui lui assurr5t la dom9ation du monde 2 des in/itutions politiques et judiciaires que n\s copions encore 2 enf9 il cra une littrature dont la ntre s'e/ inspire p5dant des sicles4 ,n\s voyons donc1 d'une faon frappante1 l'9galit de dveloppem5t des lm5ts de la civilisation *ez deux nations dont le haut degr de culture ne saurait tre conte/1 et n\s p\vons press5tir les erreurs auxquelles on s'expos]ait en ne pr5ant p\r *elle qu'un de ces lm5ts1 les arts p> exemple4 ,n\s v5ons de tr\v] *ez les ,egypti5s des arts extrmem5t orig9aux et rem>quables1 la pe9ture excepte 2 une littrature1 au contraire1 =t mdiocre4 ,*ez les ,roma9s1 des arts mdiocres1 sans traces d'orig9alit1 mais une littrature brillante1 et enf9 des in/itutions politiques et militaires de premi] ordre4 ,les ,grecs eux-mmes1 un des peuples qui ont manife/ le plus de supriorit dans les bran*es les plus diffr5tes1 peuv5t tre cits galem5t p\r pr\v] le dfaut de p>alllisme entre le dveloppem5t des div]s lm5ts de la civilisation4 ,a l'poque homrique1 leur littrature tait dj =t brillante1 puisque les *ants d',homre sont encore reg>ds comme des modles dont la jeunesse univ]sitaire de l',europe e/ condamne se satur] depuis des sicles 2 et p\rtant les dc\v]tes de l'ar*ologie mod]ne ont pr\v qu' l'poque laquelle remont5t les *ants homriques1 l'ar*itecture et la sculpture grecques tai5t grossirem5t b>b>es1 et ne se composai5t que d'in=mes imitations de l',egypte et de l',assyrie4 ,mais ce sont surt\t les ,h9d\s qui n\s montr]ont ces 9galits de dveloppem5t des div]s lm5ts de la civilisation4 ,au po9t de vue de l'ar*itecture1 il e/ bi5 peu de peuples qui les ai5t dpasss4 ,au po9t de vue de la philosophie1 leurs spculations ont atte9t une pr(ondeur laquelle la p5se europenne n'e/ arrive qu' une poque t\te rc5te4 ,en littrature1 s'ils ne val5t pas les ,grecs et les ,lat9s1 ils ont produit cep5dant des morceaux admirables4 ,p\r la /atuaire1 ils sont au contraire mdiocres et trs au-dess\s des ,grecs4 ,sur le doma9e des sci5ces et sur celui des connaissances hi/oriques1 ils sont absolum5t nuls1 et on con/ate *ez eux une abs5ce de prcision qu'on ne r5contre *ez aucun peuple un p>eil degr4 ,leurs sci5ces n'ont t que des spculations enfant9es 2 leurs livres d'hi/oire d'absurdes lg5des1 ne r5f]mant pas une seule date et probablem5t pas un seul vnem5t exact4 ,ici encore1 l'tude exclusive des arts s]ait insuffisante p\r donn] l'*elle de la civilisation *ez ce peuple4 ,bi5 d'autres exemples peuv5t tre f\rnis l'appui de ce qui prcde4 ,il y a des races qui1 sans jamais avoir occup un rang t\t fait suprieur1 russir5t se crer un art absolum5t p]sonnel1 sans p>5t visible avec les modles antrieurs4 ,tels fur5t les ,arabes4 ,mo9s d'un sicle aprs qu'ils eur5t envahi le vieux monde grco-roma91 ils avai5t trans=m l'ar*itecture byzant9e adopte p> eux t\t d'abord1 au po9t qu'il s]ait impossible de dc\vrir de quels types ils se sont inspirs1 si n\s n'avions encore s\s les yeux la srie des monum5ts int]mdiaires4 ,alors mme d'ailleurs qu'il ne possd]ait aucune aptitude arti/ique ou littraire1 un peuple peut crer une civilisation leve4 ,tels fur5t les ,phnici5s1 qui n'eur5t d'autre supriorit que leur habilet comm]ciale4 ,c'e/ p> leur int]mdiaire que s'e/ civilis le monde antique dont ils mir5t t\tes les p>ties en relation 2 mais p> eux-mmes ils n'ont peu prs ri5 produit1 et l'hi/oire de leur civilisation n'e/ que l'hi/oire de leur comm]ce4 ,il e/ enf9 des peuples *ez qui t\s les lm5ts de la civilisation re/r5t infrieurs1 l'exception des arts4 ,tels fur5t les ,mogols4 ,les monum5ts qu'ils levr5t dans l',inde1 et dont le /yle n'a presque ri5 d'h9d\1 sont tellem5t spl5dides qu'il en e/ quelques-uns que des arti/es compt5ts ont qualifi des plus beaux monum5ts difis p> la ma9 des hommes 2 et cep5dant p]sonne ne p\rrait song] class] les ,mogols p>mi les races suprieures4 ,on rem>qu]a d'ailleurs que1 mme *ez les peuples les plus civiliss1 ce n'e/ pas t\j\rs l'poque culm9ante de leur civilisation que les arts atteign5t le plus haut degr de dveloppem5t4 ,*ez les gypti5s et *ez les ,h9d\s1 les monum5ts les plus p>faits sont gnralem5t les plus anci5s 2 en ,europe1 c'e/ au moy5 ge1 reg>d comme une poque de demi-b>b>ie1 qu'a fleuri ce m]veilleux art go?ique dont les oeuvres admirables n'ont jamais t gales4 ,il e/ donc t\t fait impossible de jug] du niveau d'un peuple uniquem5t p> le dveloppem5t de ses arts4 ,ils ne con/itu5t1 je le rpte1 qu'un des lm5ts de sa civilisation 2 et il n'e/ pas dmontr du t\t que cet lm5t - pas plus que la littrature d'ailleurs - soit le plus lev4 ,s\v5t1 au contraire1 ce sont les peuples placs la tte de la civilisation 3 les ,roma9s dans l'antiquit1 les ,amrica9s de nos j\rs1 *ez qui les oeuvres arti/iques sont les plus faibles4 ,s\v5t aussi1 comme n\s le disions l'in/ant1 ce fut aux ges de demi-b>b>ie que les peuples enfantr5t leurs *efs-d'oeuvre littraires et arti/iques1 leurs *efs-d'oeuvre arti/iques surt\t4 ,il sembl]ait mme que la priode de p]sonnalit dans les arts1 *ez un peuple1 e/ une closion de son enfance ou de sa jeunesse1 et non pas de son ge mr 2 et1 si l'on considre que1 dans les proccupations utilitaires du monde n\veau dont n\s entrevoyons l'aurore1 le rle des arts e/ pe9e m>qu1 n\s p\vons prvoir le j\r o ils s]ont classs p>mi les manife/ations1 s9on infrieures1 au mo9s t\t fait secondaires d'une civilisation4 ,bi5 des raisons s'oppos5t ce que les arts suiv5t dans leur volution des progrs p>allles ceux des autres lm5ts d'une civilisation et puiss5t t\j\rs r5seign] p> consqu5t sur l'tat de cette civilisation4 ,qu'il s'agisse de l'gypte1 de la ,grce ou des div]s peuples de l',europe1 n\s con/atons cette loi gnrale qu'aussitt que l'art a atte9t un c]ta9 niveau1 c'e/--dire que c]ta9s *efs-d'oeuvre ont t crs1 comm5ce immdiatem5t une priode de dcad5ce1 t\t fait indp5dante du m\vem5t des autres lm5ts de la civilisation4 ,cette phase de dcad5ce des arts subsi/e jusqu' ce qu'une rvolution politique1 une invasion1 l'adoption de croyances n\velles ou t\t autre facteur vi5ne introduire dans l'art des lm5ts n\veaux4 ,c'e/ a9si qu'au moy5 ge les croisades apportr5t des connaissances et des ides n\velles qui imprimr5t l'art une impulsion d'o rsulta la trans=mation du /yle roman en /yle ogival4 ,c'e/ a9si encore que1 quelques sicles plus t>d1 la ,r5aissance des tudes grco-lat9es am5a la trans=mation de l'art go?ique en art de la ,r5aissance4 ,c'e/ galem5t a9si que1 dans l',inde1 les invasions musulmanes am5r5t la trans=mation de l'art h9d\4 ,il importe de rem>qu]1 galem5t1 que puisque les arts traduis5t d'une faon gnrale c]ta9s beso9s de la civilisation et correspond5t c]ta9s s5tim5ts ils sont condamns subir des trans=mations con=mes ces beso9s1 et mme disp>atre entirem5t si les beso9s et les s5tim5ts qui les ont eng5drs vi5n5t eux-mmes se trans=m] ou disp>atre4 ,il ne s'ensuivra pas du t\t p\r cela que la civilisation soit en dcad5ce1 et ici encore n\s saisissons le dfaut de p>alllisme entre l'volution des arts et celle des autres lm5ts de la civilisation4 ,a aucune poque de l'hi/oire1 la civilisation n'a t aussi leve qu'auj\rd'hui1 et aucune poque1 peut-tre1 il n'y eut d'art plus banal et mo9s p]sonnel4 ,les croyances religieuses1 les ides et les beso9s qui faisai5t de l'art un lm5t ess5tiel de la civilisation1 aux poques o elle avait p\r sanctuaires les temples et les palais1 ayant disp>u1 l'art e/ dev5u un accessoire1 une *ose d'agrm5t laquelle il n'e/ possible de consacr] ni beauc\p de temps ni beauc\p d'arg5t4 ,n'tant plus une ncessit1 il ne peut plus gure tre qu'artificiel et d'imitation4 ,il n'y a plus de peuples auj\rd'hui qui ai5t un art national1 et *acun1 en ar*itecture comme en sculpture1 vit des copies plus ou mo9s heureuses d'poques disp>ues4 ,elles reprs5t5t sans d\te des beso9s ou des caprices1 ces mode/es copies1 mais il e/ visible qu'elles ne saurai5t traduire nos ides mod]nes4 ,j'admire les oeuvres naves de nos arti/es du moy5 ge peignant des sa9ts1 le ,*ri/1 le p>adis et l'enf]1 *oses t\t fait fondam5tales alors1 et qui tai5t le pr9cipal objectif de l'exi/5ce 2 mais qu& des pe9tres qui n'ont plus ces croyances c\vr5t nos murs de lg5des primitives ou de symboles enfant9s1 en essayant de rev5ir la te*nique d'un autre ge1 ils ne font que de misrables pa/i*es sans intrt p\r le prs5t et que mpris]a l'av5ir4 ,les seuls arts rels1 les seuls qui traduis5t une poque1 sont ceux o l'arti/e reprs5te ce qu'il s5t ou ce qu'il voit au lieu de se born] des imitations de =mes correspondant des beso9s ou des croyances que n\s n'avons plus4 ,la seule pe9ture s9cre de nos j\rs e/ la reproduction des *oses qui n\s ent\r5t1 la seule ar*itecture galem5t s9cre1 e/ celle de la maison c9q tages1 du viaduc et de la g>e de *em9 de f]4 ,cet art utilitaire correspond aux beso9s et aux ides de notre civilisation4 ,il e/ aussi c>actri/ique d'une poque que le fut jadis l'glise go?ique et le *teau fodal4 ,p\r l'ar*ologue de l'av5ir1 les gr&s c>avansrails mod]nes et les glises go?iques anci5nes prs5t]ont un intrt gal p>ce que ce s]ont des pages successives de ces livres de pi]re que *aque sicle laisse d]rire lui1 alors qu'il ddaign]a comme d'inutiles docum5ts les maigres contrefaons de tant d'arti/es mod]nes4 ,*aque e/htique reprs5te l'idal d'une poque et d'une race1 et p> cela seul que les poques et les races sont diffr5tes1 l'idal doit con/amm5t v>i]4 ,au po9t de vue philosophique1 t\s les idals se val5t1 c> ils ne con/itu5t que de transitoires symboles4 ,les arts sont donc de mme que t\s les lm5ts d'une civilisation1 la manife/ation extrieure de l'me du peuple qui les a crs1mais n\s devons reconnatre aussi qu'il s'en faut de beauc\p qu'ils con/itu5t p\r t\s les peuples la plus exacte manife/ation de leur p5se4 ,la dmon/ration tait ncessaire4 ,c>1 l'importance que pr5d *ez un peuple un lm5t de civilisation1 se mesure la puissance de trans=mation que ce peuple applique au mme lm5t lorsqu'il l'emprunte une race trangre4 ,si sa p]sonnalit se manife/e surt\t dans les arts1 p> exemple1 il ne saura reproduire des modles imports sans les m>qu] pr(ondm5t son empre9te4 ,au contraire1 il trans=m]a peu les lm5ts qui ne saurai5t s]vir d'int]prtes son gnie4 ,lorsque les ,roma9s adoptr5t l'ar*itecture des ,grecs1 ils ne lui fir5t pas subir de modifications radicales1 p>ce que ce n'e/ pas dans leurs monum5ts qu'ils mettai5t le plus de leur me4 ,et1 cep5dant1 mme *ez un p>eil peuple1 dnu d'une ar*itecture p]sonnelle1 oblig d'all] *]*] l'trang] ses modles et ses arti/es1 l'art e/ oblig de subir en peu de sicles l'influ5ce du milieu et de dev5ir1 presque malgr lui1 l'expression de la race qui l'adopte4 ,les temples1 les palais1 les arcs de triomphe1 les bas-reliefs de la ,rome antique sont oeuvres de ,grecs ou d'lves de ,grecs 2 et p\rtant le c>actre de ces monum5ts1 leur de/9ation1 leurs ornem5ts1 leurs dim5sions mmes1 n'veill5t plus en n\s les s\v5irs potiques et dlicats du gnie a?ni51 mais bi5 l'ide de =ce1 de dom9ation1 de passion militaire1 qui s\levait la gr&e me de ,rome4 ,a9si1 mme sur le doma9e o elle se montre le mo9s p]sonnelle1 une race ne peut faire un pas sans y laiss] quelque trace qui n'app>ti5t qu' elle et qui n\s rvle quelque *ose de sa con/itution m5tale et de son intime p5se4 ,c'e/ qu'en effet l'arti/e vritable1 qu'il soit ar*itecte1 littrateur ou pote1 possde la facult magique de traduire dans ses syn?ses l'me d'une poque et d'une race4 ,trs impressionnables1 trs inconsci5ts1 p5sant surt\t p> images1 et raisonnant =t peu1 les arti/es sont c]ta9es poques les miroirs fidles de la socit dans laquelle ils viv5t 2 leurs oeuvres1 les plus exacts des docum5ts qu'on puisse invoqu] p\r re/itu] une civilisation4 ,ils sont trop inconsci5ts p\r n'tre pas s9cres1 et trop impressionns p> le milieu qui les ent\re p\r ne pas en traduire fidlem5t les ides1 les s5tim5ts1 les beso9s et les t5dances4 ,de lib]t1 ils n'en ont pas1 et c'e/ ce qui fait leur =ce4 ,ils sont enf]ms dans un rseau de traditions1 d'ides1 de croyances1 dont l'ensemble con/itue l'me d'une race et d'une poque1 l'hritage de s5tim5ts1 de p5ses et d'inspirations dont l'influ5ce e/ t\te-puissante sur eux1 p>ce qu'elle g\v]ne les rgions obscures de l'inconsci5t o s'labor5t leurs oeuvres4 ,si1 n'ayant pas ces oeuvres1 n\s ne savions des sicles morts que ce qu'en dis5t les absurdes rcits et les arrangem5ts artificiels des livres d'hi/oire1 le vritable pass de *aque peuple n\s s]ait presque aussi f]m que celui de cette my/rieuse ,atlantide subm]ge p> les flots dont p>le ,platon4 ,le propre de l'oeuvre d'art relle e/ donc d'exprim] s9crem5t les beso9s et les ides du temps qui l'ont vue natre4 ,de t\s les langages div]s qui racont5t le pass1 les oeuvres d'art1 celles de l'ar*itecture surt\t1 sont les plus intelligibles encore4 ,plus s9cres que les livres1 mo9s artificielles que les religions et les langues1 elles traduis5t la fois des s5tim5ts et des beso9s4 ,l'ar*itecte e/ le con/ructeur de la demeure de l'homme et de celle des dieux 2 or ce fut t\j\rs dans l'ence9te du temple et dans celle du foy] que s'laborr5t les causes premires des vnem5ts qui con/itu5t l'hi/oire4 ,de ce qui prcde n\s p\vons conclure que si les div]s lm5ts dont une civilisation se compose sont bi5 l'expression de l'me du peuple qui les a crs1 c]ta9s de ces lm5ts v>iables suivant les races et v>iables aussi suivant les poques *ez la mme race traduis5t beauc\p mieux que d'autres l'me d'une race4 ,mais puisque la nature de ces lm5ts v>ie d'un peuple l'autre1 d'une poque l'autre1 il e/ vid5t qu'il e/ impossible d'en tr\v] un seul dont on puisse se s]vir comme de commune mesure p\r valu] le niveau des div]ses civilisations4 ,il e/ vid5t aussi qu'on ne peut tablir entre ces lm5ts de classem5t hir>*ique1 c> le classem5t v>i]ait d'un sicle l'autre1 l'importance des lm5ts considrs v>iant elle-mme avec les poques4 ,si l'on ne jugeait de la valeur des div]s lm5ts d'une civilisation qu'au po9t de vue de l'utilit pure1 on arriv]ait dire que les lm5ts de civilisation les plus importants sont ceux qui p]mett5t un peuple d'ass]vir les autres1 c'e/--dire les in/itutions militaires4 ,mais alors il faudrait plac] les ,grecs1 arti/es1 philosophes et lettrs1 au-dess\s des l\rdes cohortes de ,rome1 les sages et savants ,egypti5s au-dess\s des ,p]ses demi-b>b>es1 les ,h9d\s au-dess\s des ,mogols galem5t demi-b>b>es4 ,ces di/9ctions subtiles1 l'hi/oire ne s'en proccupe gure4 ,la seule supriorit1 devant laquelle elle s'incl9e t\j\rs1 e/ la supriorit militaire 2 mais celle-ci s'accompagne bi5 r>em5t d'une supriorit correspondante dans les autres lm5ts de la civilisation1 ou1 du mo9s1 ne la laisse pas subsi/] longtemps ses cts4 ,la supriorit militaire ne peut malheureusem5t s'affaiblir *ez un peuple sans qu'il soit bi5tt condamn disp>atre4 ,ce fut t\j\rs alors qu'ils tai5t arrivs l'apoge de la civilisation1 que les peuples suprieurs dur5t cd] la place des b>b>es trs infrieurs eux p> l'intellig5ce1 mais possdant c]ta9es qualits de c>actre et de valeur gu]rire1 que les civilisations trop raff9es ont t\j\rs eu p\r rsultat de dtruire4 ,il faudrait donc arriv] cette conclusion attri/ante que ce sont les lm5ts1 philosophiquem5t infrieurs1 d'une civilisation qui1 socialem5t1 sont les plus importants4 ,si les lois de l'av5ir devai5t tre celles du pass1 on p\rrait dire que ce qui e/ le plus nuisible p\r un peuple1 c'e/ d'tre arriv un trop haut degr d'intellig5ce et de culture4 ,les peuples priss5t ds que s'altr5t les qualits de c>actre qui =m5t la trame de leur me et ces qualits s'altr5t ds que gr&iss5t leur civilisation et leur intellig5ce4 ,,*apitre ,,ii ,,comm5t ,,se ,,trans=m5t ,,les ,,in/itutions1 ,,les ,,religions ,,et ,,les ,,langues ,les races suprieures ne peuv5t1 pas plus que les races infrieures1 trans=m] brusquem5t les lm5ts de leur civilisation4 - ,contradictions prs5tes p> les peuples qui ont *ang leurs religions1 leurs langues et leurs arts4 - ,le cas du ,japon4 - ,en quoi ces *angem5ts ne sont qu'app>5ts4 - ,trans=mations pr(ondes subies p> le ,b\ddhisme1 le ,brahmanisme1 l',islamisme et le ,*ri/ianisme1 suivant les races qui les ont adopts4 - ,v>iations que subiss5t les in/itutions et les langues suivant la race qui les adopte4 - ,comm5t les mots considrs comme se correspondant dans des langues diffr5tes reprs5t5t des ides et des modes de p5s] trs dissemblables4 - ,impossibilit1 p\r cette raison1 de traduire c]ta9es langues4 - ,p\rquoi1 dans les livres d'hi/oire1 la civilisation d'un peuple p>at p>fois subir des *angem5ts pr(onds4 - ,limites de l'influ5ce rciproque des div]ses civilisations4 ,dans un travail publi ailleurs1 n\s avons montr que les races suprieures sont dans l'impossibilit de faire accept] ou d'impos] leur civilisation aux races infrieures4 ,pr5ant un un les plus puissants moy5s d'action dont les ,europens dispos5t1 l'ducation1 les in/itutions et les croyances1 n\s avons dmontr l'insuffisance absolue de ces moy5s d'action p\r *ang] l'tat social des peuples infrieurs4 ,n\s avons essay d'tablir que1 t\s les lm5ts d'une civilisation correspondant une c]ta9e con/itution m5tale bi5 df9ie cre p> un long pass hrditaire1 il tait impossible de les modifi] sans *ang] la con/itution m5tale d'o ils driv5t4 ,les sicles seuls1 et non les conqurants1 peuv5t accomplir une telle t*e4 ,n\s avons fait voir aussi que c'e/ seulem5t p> une srie d'tapes successives1 analogues celles que fran*ir5t les b>b>es1 de/ructeurs de la civilisation grco-roma9e1 qu'un peuple peut s'lev] sur l'*elle de la civilisation4 ,si1 au moy5 de l'ducation1 on essaye de lui vit] ces tapes1 on ne fait que dsorganis] sa morale et son intellig5ce1 et le ram5] f9alem5t un niveau infrieur celui o il tait arriv p> lui-mme4 ,l'argum5tation que n\s avons applique aux races infrieures e/ applicable galem5t aux races suprieures4 ,si les pr9cipes que n\s avons exposs dans cet ouvrage sont exacts1 n\s devrons con/at] que les races suprieures ne peuv5t pas non plus trans=m] brusquem5t leur civilisation4 ,a elles aussi il faut le temps et les tapes successives4 ,si des peuples suprieurs sembl5t p>fois avoir adopt des croyances1 des in/itutions1 des langues et des arts diffr5ts de ceux de leurs anctres1 ce n'e/1 en ralit1 qu'aprs les avoir trans=ms l5tem5t et pr(ondm5t1 de faon les mettre en rapport avec leur con/itution m5tale4 ,l'hi/oire semble contr$ire *aque page la proposition qui prcde4 ,on y voit trs frquemm5t des peuples *ang] les lm5ts de leur civilisation1 adopt] des religions n\velles1 des langues n\velles1 des in/itutions n\velles4 ,les uns ab&onn5t des croyances plusieurs fois sculaires1 p\r se conv]tir au *ri/ianisme1 au b\ddhisme ou l'islamisme 2 d'autres trans=m5t leur langue 2 d'autres enf9 modifi5t radicalem5t leurs in/itutions et leurs arts4 ,il semble mme qu'il suffise d'un conqurant ou d'un aptre1 ou mme d'un simple caprice1 p\r produire trs facilem5t de semblables trans=mations4 ,mais1 en n\s (frant le rcit de ces brusques rvolutions1 l'hi/oire ne fait qu'accomplir une de ses t*es habituelles 3 crer et propag] de longues erreurs4 ,lorsqu'on tudie de prs t\s ces prt5dus *angem5ts1 on s'ap]oit bi5tt que les noms seuls des *oses v>i5t aism5t1 t&is que les ralits qui se ca*5t d]rire les mots cont9u5t vivre et ne se trans=m5t qu'avec une extrme l5teur4 ,p\r le pr\v]1 et p\r montr] en mme temps comm5t1 d]rire des dnom9ations semblables1 s'accomplit la l5te volution des *oses1 il faudrait tudi] les lm5ts de *aque civilisation *ez div]s peuples1 c'e/--dire refaire leur hi/oire4 ,cette l\rde t*e1 je l'ai dj t5te dans plusieurs volumes3 je ne saurais donc song] la recomm5c] ici4 ,laissant de ct les nombreux lm5ts dont une civilisation se compose1 je ne *oisirai comme exemple que l'un d'eux 3 les arts4 ,avant d'abord]1 cep5dant1 dans un *apitre spcial1 l'tude de l'volution qu'accompliss5t les arts en passant d'un peuple un autre1 je dirai quelques mots des *angem5ts que subiss5t les autres lm5ts de la civilisation1 af9 de montr] que les lois applicables un seul de ces lm5ts sont bi5 applicables t\s1 et que1 si les arts des peuples sont en rapport avec une c]ta9e con/itution m5tale1 les langues1 les in/itutions1 les croyances1 etc41 le sont galem5t1 et1 p> consqu5t1 ne peuv5t brusquem5t *ang] et pass] indiffremm5t d'un peuple un autre #g4 #g ,je n'abord]ai pas ici le cas du ,japon que j'ai dj trait ailleurs et sur lequel je revi5drai srem5t un j\r4 ,il s]ait impossible d'tudi] en quelques pages une "q sur laquelle des hommes d',etat m95ts1 malheureusem5t suivis p> des philosophes peu clairs1 s'illusionn5t si compltem5t4 ,le pre/ige des triomphes militaires1 fuss5t-ils obt5us sur de simples b>b>es1 re/e encore p\r bi5 des esprits le seul critrium du niveau d'une civilisation4 ,il e/ possible de dress] l'europenne une arme de ngres1 de leur appr5dre mani] fusils et canons1 on n'aura pas p\r cela modifi leur infriorit m5tale et t\t ce qui dc\le de cette infriorit4 ,le v]nis de civilisation europenne qui rec\vre actuellem5t le ,japon ne correspond nullem5t l'tat m5tal de la race4 ,c'e/ un misrable habit d'emprunt que d*ir]ont bi5tt de viol5tes rvolutions4 ,c'e/ surt\t en ce qui conc]ne les croyances religieuses que cette ?orie peut sembl] p>adoxale1 et c'e/ p\rtant dans l'hi/oire de ces croyances mmes qu'on peut tr\v] les meilleurs exemples invoqu]1 p\r pr\v] qu'il e/ aussi impossible un peuple de *ang] brusquem5t les lm5ts de sa civilisation1 qu' un individu de *ang] sa taille ou la c\leur de ses yeux4 ,sans d\te p]sonne n'ignore que t\tes les gr&es religions1 le brahmanisme1 le b\ddhisme1 le *ri/ianisme1 l'islamisme1 ont provoqu des conv]sions en masse *ez des races entires qui ont p>u les adopt] t\t c\p 2 mais qu& on pntre un peu dans l'tude de ces conv]sions1 on con/ate bi5tt que ce que les peuples ont *ang surt\t1 c'e/ le nom de leur anci5ne religion1 et non la religion elle-mme 2 qu'en ralit les croyances adoptes ont subi les trans=mations ncessaires p\r se mettre en rapport avec les vieilles croyances qu'elles sont v5ues remplac]1 et dont elles n'ont t en ralit que la simple cont9uation4 ,les trans=mations subies p> les croyances1 en passant d'un peuple un autre1 sont mme si considrables s\v5t1 que la religion n\vellem5t adopte n'a plus aucune p>5t visible avec celle dont elle g>de le nom4 ,le meilleur exemple n\s e/ f\rni p> le b\ddhisme1 qui1 aprs avoir t transport en ,*9e1 y e/ dev5u ce po9t mconnaissable que les savants l'ont pris d'abord p\r une religion indp5dante et ont mis =t longtemps reconnatre que cette religion tait simplem5t le b\ddhisme trans=m p> la race qui l'avait adopt4 ,le b\ddhisme *9ois n'e/ pas du t\t le b\ddhisme de l',inde1 =t diffr5t lui-mme du b\ddhisme du ,npal1 lequel s'loigne aussi du b\ddhisme de ,ceylan4 ,dans l',inde1 le b\ddhisme ne fut qu'un s*isme du brahmanisme1 qui l'avait prcd1 et dont il diffre au fond assez peu 2 en ,*9e1 il fut galem5t un s*isme de croyances antrieures auxquelles il se ratta*e troitem5t4 ,ce qui e/ rig\reusem5t dmontr p\r le b\ddhisme ne l'e/ pas mo9s p\r le brahmanisme4 ,les races de l',inde tant extrmem5t div]ses1 il tait facile de prsum] que1 s\s des noms id5tiques1 elles devai5t avoir des croyances religieuses extrmem5t diffr5tes4 ,sans d\te t\s les peuples brahmaniques considr5t ,vi%n\ et ,siva comme leurs div9its pr9cipales1 les ,vdas comme leurs livres sacrs 2 mais ces dieux fondam5taux n'ont laiss dans la religion que leurs noms1 les livres sacrs que leur texte4 ,a ct d'eux se sont =ms des cultes innombrables o l'on retr\ve1 suivant les races1 les croyances les plus v>ies 3 mono?isme1 poly?isme1 fti*isme1 pan?isme1 culte des anctres1 des dmons1 des animaux1 etc4 ,a ne jug] des cultes de l',inde que p> ce qu'en dis5t les ,vdas1 on n'aurait pas la plus lgre ide des dieux ni des croyances qui rgn5t dans l'imm5se pn9sule4 ,le titre des livres sacrs e/ vnr *ez t\s les brahmanes1 mais de la religion que ces livres enseign5t1 il ne re/e gnralem5t ri54 ,l'islamisme lui-mme1 malgr la simplicit de son mono?isme1 n'a pas *app cette loi 3 il y a lo9 de l'islamisme de la ,p]se celui de l',arabie et celui de l',inde4 ,l',inde1 ess5tiellem5t poly?i/e1 a tr\v moy5 de r5dre poly?i/e la plus mono?i/e des croyances4 ,p\r les c9quante millions de musulmans h9d\s1 ,mahomet et les sa9ts de l',islam ne sont gure que des dieux n\veaux aj\ts des milli]s d'autres4 ,l'islamisme n'a mme pas russi tablir dans l',inde cette galit de t\s les hommes1 qui fut ailleurs une des causes de son succs 3 les musulmans de l',inde pratiqu5t1 comme les autres ,h9d\s1 le sy/me des ca/es4 ,dans le ,dekkan1 p>mi les populations dravidi5nes1 l'islamisme e/ dev5u tellem5t mconnaissable1 qu'on ne peut gure le di/+u] du brahmanisme 2 il ne s'en di/+u]ait mme pas du t\t sans le nom de ,mahomet1 et sans la mosque1 o le prophte1 dev5u dieu1 e/ ador4 ,il n'e/ pas beso9 d'all] jusque dans l',inde p\r voir les modifications pr(ondes qu'a subies l'islamisme en passant d'une race une autre4 ,il suffit de reg>d] notre gr&e possession1 l',algrie4 ,elle conti5t deux races =t diffr5tes 3 ,arabes et ,b]bres1 galem5t musulmans4 ,or1 il y a lo9 de l'islamisme des premi]s celui des seconds 2 la polygamie du ,coran e/ dev5ue monogamie *ez les ,b]bres1 dont la religion n'e/ gure qu'une fusion de l'islamisme avec le vieux paganisme qu'ils ont pratiqu depuis les ges lo9ta9s o dom9ait ,c>?age4 ,les religions de l',europe elles-mmes ne sont pas s\/raites la loi commune de se trans=m] suivant l'me des races qui les adopt5t4 ,comme dans l',inde1 la lettre des dogmes fixs p> les textes e/ re/e inv>iable 2 mais ce sont de va9es =mules dont *aque race int]prte le s5s sa faon4 ,s\s la dnom9ation uni=me de *rti5s1 on tr\ve en ,europe de vrais paens1 tels que le ,bas-,breton priant des idoles 2 des fti*i/es1 tels que l',espagnol qui adore des amulettes 2 des poly?i/es1 tels que l',itali5 qui vnre comme des div9its =t div]ses les madones de *aque village4 ,p\ssant l'tude plus lo91 il s]ait facile de montr] que le gr& s*isme religieux de la ,r=me fut la consqu5ce ncessaire de l'int]prtation d'un mme livre religieux p> des races diffr5tes 3 celles du ,nord v\lant discut] elles-mmes leur croyance et rgl] leur vie1 et celles du ,midi re/es bi5 en arrire au po9t de vue de l'indp5dance et de l'esprit philosophique4 ,aucun exemple ne s]ait plus probant4 ,mais ce sont l des faits dont le dveloppem5t entran]ait trop lo94 ,n\s devrons pass] plus vite encore sur deux autres lm5ts fondam5taux de la civilisation1 les in/itutions et les langues1 p>ce qu'il faudrait entr] dans des dtails te*niques qui sortirai5t p> trop des limites de ce travail4 ,ce qui e/ vrai p\r les croyances l'e/ galem5t p\r les in/itutions 2 ces d]nires ne peuv5t se transmettre d'un peuple un autre sans se trans=m]4 ,sans v\loir multipli] les exemples1 je prie le lecteur de considr] simplem5t combi51 dans les temps mod]nes1 les mmes in/itutions1 imposes p> la =ce ou la p]suasion1 se trans=m5t suivant les races1 t\t en cons]vant des noms id5tiques4 ,je le montr]ai dans un pro*a9 *apitre1 propos des div]ses rgions de l',amrique4 ,les in/itutions sont en ralit la consqu5ce de ncessits sur lesquelles la volont d'une seule gnration d'hommes ne saurait avoir d'action4 ,p\r *aque race et p\r *aque phase de l'volution de cette race1 il y a des conditions d'exi/5ce1 de s5tim5ts1 de p5ses1 d'op9ions1 d'influ5ces hrditaires qui impliqu5t c]ta9es in/itutions et n'en impliqu5t pas d'autres4 ,les tiquettes g\v]nem5tales import5t =t peu4 ,il n'a jamais t donn un peuple de *oisir les in/itutions qui lui semblai5t les meilleures4 ,si un has>d =t r>e lui p]met de les *oisir1 il ne saurait les g>d]4 ,les nombreuses rvolutions1 les *angem5ts successifs de con/itutions auxquels n\s n\s livrons depuis un sicle con/itu5t une expri5ce qui aurait d fix] depuis longtemps l'op9ion des hommes d',etat sur ce po9t4 ,je crois d'ailleurs qu'il n'y a plus gure que dans l'obtuse c]velle des f\les et dans l'troite p5se de quelques fanatiques que puisse encore p]si/] l'ide que des *angem5ts sociaux importants se font c\ps de dcrets4 ,le seul rle utile des in/itutions e/ de donn] une sanction lgale aux *angem5ts que les moeurs et l'op9ion ont f9i p> accept]4 ,elles suiv5t ces *angem5ts mais ne les prcd5t pas4 ,ce n'e/ pas avec des in/itutions qu'on modifie le c>actre et la p5se des hommes4 ,ce n'e/ pas avec elles qu'on r5d un peuple religieux ou sceptique1 qu'on lui appr5d se conduire lui-mme au lieu de dem&] sans cesse l',etat de lui =g] des *anes4 ,je n'insi/]ai pas plus p\r les langues que je ne l'ai fait p\r les in/itutions1 et me born]ai rappel] qu'alors mme qu'elle e/ fixe p> l'criture1 une langue se trans=me ncessairem5t en passant d'un peuple un autre1 et c'e/ cela mme qui r5d si absurde l'ide d'une langue univ]selle4 ,sans d\te1 mo9s de deux sicles aprs la conqute1 les ,gaulois1 malgr l'imm5se supriorit de leur nombre1 avai5t adopt le lat9 2 mais cette langue1 le peuple la trans=ma bi5tt suivant ses beso9s et la logique spciale de son esprit4 ,de ces trans=mations1 notre franais mod]ne e/ f9alem5t sorti4 ,des races diffr5tes ne saurai5t longtemps p>l] la mme langue4 ,les has>ds des conqutes1 les intrts de son comm]ce p\rront sans d\te am5] un peuple adopt] une autre langue que sa langue mat]nelle1 mais1 en peu de gnrations1 la langue adopte s]a entirem5t trans=me4 ,la trans=mation s]a d'autant plus pr(onde que la race laquelle la langue a t emprunte diffre davantage de celle qui l'a emprunte4 ,on e/ t\j\rs c]ta9 de r5contr] des langues dissemblables dans les pays o subsi/5t des races diffr5tes4 ,l',inde en f\rnit un excell5t exemple4 ,la gr&e pn9sule tant habite p> des races nombreuses et div]ses1 il n'e/ pas tonnant que les savants y compt5t deux c5t qu>ante langues1 quelques-unes diffrant beauc\p plus entre elles que le grec ne diffre du franais4 ,deux c5t qu>ante langues1 sans p>l] d'environ trois c5ts dialectes 6 ,p>mi ces langues1 la plus rp&ue e/ t\te mod]ne1 puisqu'elle n'a pas trois sicles d'exi/5ce 2 c'e/ l'h9d\/ani1 =m p> la comb9aison du p]san et de l'arabe1 que p>lai5t les conqurants musulmans1 avec l'h9di1 une des langues les plus rp&ues dans les rgions envahies4 ,conqurants et conquis oublir5t bi5tt leur langue primitive p\r p>l] la langue n\velle1 adapte aux beso9s de la race n\velle produite p> le croisem5t des div]s peuples en prs5ce4 ,je ne saurais insi/] davantage et suis oblig de me born] indiqu] les ides fondam5tales4 ,si je p\vais entr] dans les dveloppem5ts ncessaires1 j'irais plus lo9 et je dirais que1 lorsque des peuples sont diffr5ts1 les mots considrs *ez eux comme correspondants reprs5t5t des modes de p5s] et de s5tir tellem5t loigns1 qu'en ralit leurs langues n'ont pas de synonymes et que la traduction relle de l'une l'autre e/ impossible4 ,on le compr5d en voyant1 quelques sicles de di/ance1 dans le mme pays1 dans la mme race1 le mme mot correspondre des ides t\t fait dissemblables4 ,ce que les mots anci5s reprs5t5t1 ce sont les ides des hommes d'autrefois4 ,les mots qui tai5t l'orig9e des signes de *oses relles ont bi5tt leur s5s d=m p> suite des *angem5ts des ides1 des moeurs et des c\tumes4 ,on cont9ue raisonn] sur ces signes us qu'il s]ait trop difficile de *ang]1 mais il n'y a plus aucune correspondance entre ce qu'ils reprs5tai5t un mom5t donn et ce qu'ils signifi5t auj\rd'hui4 ,lorsqu'il s'agit de peuples trs loigns de n\s1 ayant app>t5u des civilisations sans analogie avec les ntres1 les traductions ne peuv5t donn] que des mots absolum5t dnus de leur s5s rel primitif1 c'e/--dire veillant dans notre esprit des ides sans p>5t avec celles qu'ils ont voques jadis4 ,ce phnomne e/ frappant1 surt\t p\r les anci5nes langues de l',inde4 ,*ez ce peuple aux ides flottantes1 dont la logique n'a aucune p>5t avec la ntre1 les mots n'ont jamais eu ce s5s prcis et arrt que les sicles et la t\rnure de notre esprit ont f9i p> leur donn] en ,europe4 ,il y a des livres1 comme les ,vdas1 dont la traduction1 va9em5t t5te1 e/ impossible #h4 ,pntr] dans la p5se d'individus avec lesquels n\s vivons1 mais dont c]ta9es diffr5ces d'ge1 de sexe1 d'ducation n\s sp>5t1 e/ dj =t difficile 2 pntr] dans la p5se de races sur lesquelles s'e/ appesantie la p\ssire des sicles e/ une t*e qu'il ne s]a jamais donn aucun savant d'accomplir4 ,t\te la sci5ce qu'on peut acqurir ne s]t qu' montr] la complte inutilit de telles t5tatives4 #h ,p>lant des nombreuses t5tatives de traduction des ,vdas1 un m95t indiani/e1 ,m4 ,b>?1 aj\te 3 ,un rsultat se dgage de t\tes ces tudes si div]ses1 et p>fois si contradictoires1 je veux dire notre impuissance traduire ces docum5ts au vrai s5s du mot4 ,si brefs et si peu dvelopps que soi5t les exemples qui prcd5t1 ils suffis5t montr] combi5 sont pr(ondes les trans=mations que les peuples font subir aux lm5ts de civilisation qu'ils emprunt5t4 ,l'emprunt p>at s\v5t considrable1 p>ce que les noms1 en effet1 *ang5t brusquem5t 2 mais il e/ t\j\rs en ralit =t m9ime4 ,avec les sicles1 grce aux l5ts travaux des gnrations1 et p> suite d'additions successives1 l'lm5t emprunt f9it p> diffr] beauc\p de l'lm5t auquel il s'e/ sub/itu t\t d'abord4 ,de ces v>iations successives1 l'hi/oire1 qui s'atta*e surt\t aux app>5ces1 ne ti5t gure compte1 et1 qu& elle n\s dit1 p> exemple1 qu'un peuple adopta une religion n\velle1 ce que n\s n\s reprs5tons aussitt1 ce ne sont pas du t\t les croyances qui ont t adoptes rellem5t1 mais bi5 la religion telle que n\s la connaissons auj\rd'hui4 ,il faut pntr] dans l'tude intime de ces l5tes adaptations p\r bi5 compr5dre leur g5se et saisir les diffr5ces qui sp>5t les mots des ralits4 ,l'hi/oire des civilisations se compose a9si de l5tes adaptations1 de petites trans=mations successives4 ,si ces d]nires n\s p>aiss5t s\da9es et considrables1 c'e/ p>ce que1 comme en gologie1 n\s supprimons les phases int]mdiaires p\r n'envisag] que les phases extrmes4 ,en ralit1 si intellig5t et si bi5 d\ qu'on suppose un peuple1 sa facult d'absorption p\r un lm5t n\veau de civilisation e/ t\j\rs =t re/re9te4 ,les cellules crbrales ne s'assimil5t pas en un j\r ce qu'il a fallu des sicles p\r crer1 et ce qui e/ adapt aux s5tim5ts et aux beso9s d'organismes diffr5ts4 ,de l5tes accumulations hrditaires p]mett5t seules de telles assimilations4 ,lorsque n\s tudi]ons plus lo9 l'volution des arts *ez le plus intellig5t des peuples de l'antiquit1 les ,grecs1 n\s v]rons qu'il lui a fallu bi5 des sicles p\r sortir des grossires copies des modles de l',assyrie et de l'gypte1 et arriv] d'tapes en tapes successives aux *efs-d'oeuvre que l'humanit admire encore4 ,et cep5dant t\s les peuples qui se sont succd dans l'hi/oire - l'exception de quelques peuples primitifs tels que les gypti5s et les ,*aldens - n'ont gure eu qu' s'assimil]1 en les trans=mant suivant leur con/itution m5tale1 les lm5ts de civilisation qui con/itu5t l'hritage du pass4 ,le dveloppem5t des civilisations et t inf9im5t plus l5t1 et l'hi/oire des div]s peuples n'et t qu'un t]nel recomm5cem5t1 s'ils n'avai5t pu pr(it] des matriaux labors avant eux4 ,les civilisations cres1 il y a sept ou huit mille ans1 p> les habitants de l'gypte et de la ,*alde1 ont =m une s\rce de matriaux o t\tes les nations sont v5ues puis] t\r t\r4 ,les arts grecs sont ns des arts crs sur les bords du ,tigre et du ,nil4 ,du /yle grec1 e/ sorti le /yle roma9 qui1 mlang des influ5ces ori5tales1 a donn successivem5t naissance aux /yles byzant91 roman et go?ique1 /yles v>iables suivant le gnie et l'ge des peuples *ez qui ils ont pris naissance1 mais /yles qui ont une commune orig9e4 ,ce que n\s v5ons de dire des arts e/ applicable t\s les lm5ts d'une civilisation 3 in/itutions1 langues et croyances4 ,les langues europennes driv5t d'une langue mre jadis p>le sur le plateau c5tral de l',asie4 ,notre droit e/ le fils du droit roma91 fils lui-mme de droits antrieurs4 ,la religion juive drive directem5t des croyances *aldennes4 ,associe des croyances ary5nes1 elle e/ dev5ue la gr&e religion qui rgit les peuples de l',occid5t depuis prs de deux mille ans4 ,nos sci5ces elles-mmes ne s]ai5t pas ce qu'elles sont auj\rd'hui sans le l5t labeur des sicles4 ,les gr&s fondateurs de l'a/ronomie mod]ne1 ,cop]nic1 ,kepl]1 ,newton1 se ratta*5t ,ptolme1 dont les livres s]vir5t l'enseignem5t jusqu'au ,x,ve sicle1 et ,ptolme se ratta*e1 p> l'cole d',alex&rie1 aux gypti5s et aux ,*aldens4 ,n\s entrevoyons a9si1 malgr les =midables lacunes dont l'hi/oire de la civilisation e/ ple9e1 une l5te volution de nos connaissances qui n\s fait remont] trav]s les ges et les empires jusqu' l'aurore de ces antiques civilisations1 que la sci5ce mod]ne essaye auj\rd'hui de ratta*] aux temps primitifs o l'humanit n'avait pas d'hi/oire4 ,mais si la s\rce e/ commune1 les trans=mations - progressives ou rgressives - que *aque peuple1 suivant sa con/itution m5tale1 fait subir aux lm5ts emprunts1 sont =t div]ses1 et c'e/ l'hi/oire mme de ces trans=mations qui con/itue l'hi/oire des civilisations4 ,n\s v5ons de con/at] que les lm5ts fondam5taux dont se compose une civilisation sont individuels un peuple1 qu'ils sont le rsultat1 l'expression mme de sa /ructure m5tale1 et qu'ils ne peuv5t p> consqu5t pass] d'une race une autre sans subir des *angem5ts t\t fait pr(onds4 ,n\s avons vu aussi que ce qui masque l't5due de ces *angem5ts1 c'e/1 d'une "p1 les ncessits l+ui/iques qui n\s oblig5t dsign] s\s des mots id5tiques des *oses =t diffr5tes1 et1 d'autre "p1 les ncessits hi/oriques qui amn5t n'envisag] que les =mes extrmes d'une civilisation1 sans considr] les =mes int]mdiaires qui les uniss5t4 ,en tudiant dans le pro*a9 *apitre les lois gnrales de l'volution des arts1 n\s p\rrons montr] avec plus de prcision encore la succession des *angem5ts qui s'opr5t sur les lm5ts fondam5taux d'une civilisation lorsqu'ils pass5t d'un peuple un autre4 ,,*apitre ,,iii ,,comm5t ,,se ,,trans=m5t ,,les ,,arts ,application des pr9cipes prcdemm5t exposs l'tude de l'volution des arts *ez les peuples ori5taux4 - ,l'gypte4 - ,ides religieuses d'o ses arts driv5t4 - ,ce que dev9r5t ses arts transports *ez des races diffr5tes 3 ?iopi5s1 ,grecs et ,p]ses4 - ,infriorit primitive de l'art grec4 - ,l5teur de son volution4 - ,adoption et volution en ,p]se de l'art grec1 de l'art gypti5 et de l'art assyri54 - ,les trans=mations subies p> les arts dp5d5t de la race1 et nullem5t des croyances religieuses4 - ,exemples f\rnis p> les gr&es trans=mations subies p> l'art arabe suivant les races qui ont adopt l',islamisme4 - ,application de nos pr9cipes la re*]*e des orig9es et de l'volution des arts de l',inde4 - ,l',inde et la ,grce ont puis aux mmes s\rces1 mais en raison de la div]sit des races elles sont arrives des arts n'ayant aucune p>5t4 - ,trans=mations imm5ses que l'ar*itecture a subies dans l',inde suivant les races qui l'habit5t1 et malgr la similitude des croyances4 ,en exam9ant les rapports qui reli5t la con/itution m5tale d'un peuple1 ses in/itutions1 ses croyances et sa langue1 j'ai d me born] de brves indications4 ,p\r lucid] de tels sujets1 il faudrait entass] des volumes4 ,en ce qui conc]ne les arts1 un expos clair et prcis e/ inf9im5t plus facile4 ,une in/itution1 une croyance sont *oses de df9ition d\teuse1 d'int]prtation obscure4 ,il faut re*]*] les ralits1 *angeantes *aque poque1 qui se ca*5t d]rire des textes morts1 se livr] t\t un travail d'argum5tation et de critique p\r arriv] des conclusions f9alem5t conte/ables4 ,les oeuvres d'art1 les monum5ts surt\t1 sont au contraire =t df9ies et d'int]prtation facile4 ,les livres de pi]re sont les plus lum9eux des livres1 les seuls qui ne m5t5t jamais1 et c'e/ p\r cette raison que je leur ai donn une place prpondrante dans mes ouvrages sur l'hi/oire des civilisations de l',ori5t4 ,j'ai t\j\rs eu la plus gr&e dfiance p\r les docum5ts littraires4 ,ils tromp5t s\v5t et in/ruis5t r>em5t4 ,le monum5t ne trompe gure et in/ruit t\j\rs4 ,c'e/ lui qui g>de le mieux la p5se des peuples morts4 ,il faut pla9dre la ccit m5tale des spciali/es qui n'y *]*5t que des inscriptions4 tudions donc ma9t5ant comm5t les arts sont l'expression de la con/itution m5tale d'un peuple et comm5t ils se trans=m5t en passant d'une civilisation une autre4 ,dans cet exam51 je ne m'occup]ai que des arts ori5taux4 ,la g5se et la trans=mation des arts europens ont t s\mises des lois id5tiques 2 mais1 p\r montr] leur volution *ez les div]ses races1 il faudrait entr] dans des dtails que ne saurait comport] le cadre inf9im5t re/re9t de cette tude4 ,pr5ons d'abord les arts de l'gypte1 et voyons ce qu'ils sont dev5us jadis en passant successivem5t *ez trois races diffr5tes 3 les ngres de l'?iopie1 les ,grecs et les ,p]ses4 ,de t\tes les civilisations qui ont fleuri sur la surface du globe1 celle de l'gypte s'e/ traduite le plus compltem5t dans ses arts4 ,elle s'y e/ exprime avec tant de puissance et de cl>t que les types arti/iques ns sur les bords du ,nil ne p\vai5t conv5ir qu' elle seule et n'ont t adopts p> d'autres peuples qu'aprs avoir subi de considrables trans=mations4 ,les arts gypti5s1 l'ar*itecture surt\t1 sont issus d'un idal p>ticuli] qui1 durant c9quante sicles1 fut la proccupation con/ante de t\t un peuple4 ,l',egypte rvait de crer l'homme une demeure imprissable en face de son exi/5ce phmre4 ,cette race1 au contraire de tant d'autres1 a mpris la vie et c\rtis la mort4 ,ce qui l'intressait avant t\t1 c'tait l'in]te momie qui1 de ses yeux d'mail incru/s dans son masque d'or1 contemple t]nellem5t1 au fond de sa noire demeure1 des hiroglyphes my/rieux4 ,a l'abri de t\te pr(anation dans sa maison spulcrale1 va/e comme un palais1 cette momie retr\vait1 pe9t et sculpt sur les p>ois de corridors sans f91 ce qui l'avait *>me durant sa brve exi/5ce t]re/re4 ,l'ar*itecture gypti5ne e/ surt\t une ar*itecture funraire et religieuse1 ayant plus ou mo9s p\r b la momie et les dieux4 ,c'e/ p\r eux que se creusai5t les s\t]ra9s1 que s'levai5t les oblisques1 les pylnes1 les pyramides1 p\r eux encore que les colosses p5sifs se dressai5t sur leurs trnes de pi]re avec un ge/e si maje/ueux et si d\x4 ,t\t e/ /able et massif dans cette ar*itecture1 p>ce qu'elle visait tre t]nelle4 ,si les gypti5s tai5t le seul peuple de l'antiquit que n\s connaissions1 n\s p\rrions bi5 dire1 en effet1 que l'art e/ la plus fidle expression de l'me de la race qui l'a cr4 ,des peuples trs diffr5ts les uns des autres 3 les ?iopi5s1 race infrieure1 les ,grecs et les ,p]ses1 races suprieures1 ont emprunt1 soit l'gypte seule1 soit l'gypte et l',assyrie1 leurs arts4 ,voyons ce qu'ils sont dev5us entre leurs ma9s4 ,pr5ons d'abord le plus infrieur des peuples que n\s v5ons de cit]1 les ?iopi5s4 ,on sait qu' une poque =t avance de l'hi/oire gypti5ne 7,x,x,i,ve dyna/ie71 les peuples du ,s\dan1 pr(itant de l'an>*ie et de la dcad5ce de l',egypte1 s'emp>r5t de quelques-unes de ses prov9ces et fondr5t un royaume qui eut successivem5t ,xapata et ,mro p\r capitale1 et qui cons]va son indp5dance p5dant plusieurs sicles4 bl\is p> la civilisation des va9cus1 ils essayr5t de copi] leurs monum5ts et leurs arts 2 mais ces copies1 dont n\s possdons des spcim5s1 ne sont le plus s\v5t que de grossires bau*es4 ,ces ngres tai5t des b>b>es que leur infriorit crbrale condamnait ne jamais sortir de la b>b>ie 2 et1 malgr l'action civilisatrice des gypti5s cont9ue p5dant plusieurs sicles1 ils n'en sont1 en effet1 jamais sortis4 ,il n'y a pas d'exemple dans l'hi/oire anci5ne ou mod]ne qu'une peuplade ngre se soit leve un c]ta9 niveau de civilisation 2 et t\tes les fois que1 p> un de ces accid5ts qui1 dans l'antiquit1 se sont produits en ?iopie1 de nos j\rs ,hati1 une civilisation leve e/ tombe entre les ma9s de la race ngre1 cette civilisation a t rapidem5t ram5e des =mes misrablem5t infrieures4 ,s\s une latitude bi5 diffr5te1 une autre race1 alors galem5t b>b>e1 mais une race blan*e1 celle des ,grecs1 emprunta l'gypte et l',assyrie les premi]s modles de ses arts1 et se borna d'abord1 elle aussi1 d'in=mes copies4 ,les produits des arts de ces deux gr&es civilisations lui tai5t f\rnis p> les ,phnici5s1 matres des r\tes de la m] reliant les ctes de la ,mdit]rane1 et p> les peuples de l',asie ,m9eure1 matres des r\tes de t]re qui conduisai5t ,n9ive et ,babylone4 ,p]sonne n'ignore quel po9t les ,grecs f9ir5t p> s'lev] au-dessus de leurs modles4 ,mais les dc\v]tes de l'ar*ologie mod]ne ont pr\v aussi combi5 fur5t grossires leurs premires bau*es1 et ce qu'il leur fallut de sicles p\r arriv] produire les *efs-d'oeuvre qui les r5dir5t immortels4 ,a cette l\rde t*e de crer un art p]sonnel et suprieur avec un art trang]1 les ,grecs ont dp5s environ sept c5ts ans 2 mais les progrs raliss dans le d]ni] sicle sont plus considrables que ceux de t\s les ges antrieurs4 ,ce qui e/ le plus long fran*ir p\r un peuple1 ce ne sont pas les tapes suprieures de la civilisation1 ce sont les tapes infrieures4 ,les plus anci5s produits de l'art grec1 ceux du ,trsor de ,mycnes1 du ,x,i,ie sicle avant notre re1 indiqu5t des essais t\t b>b>es1 de grossires copies d'objets ori5taux 2 six sicles plus t>d1 l'art re/e bi5 ori5tal encore 2 l',apollon de ,tna1 l',apollon d',or*omne ressembl5t s+ulirem5t des /atues gypti5nes 2 mais les progrs vont dev5ir =t rapides1 et1 un sicle plus t>d1 n\s arrivons ,phidias et aux m]veilleuses /atues du ,p>?non1 c'e/--dire un art dgag de ses orig9es ori5tales et =t suprieur aux modles dont il s'tait inspir p5dant si longtemps4 ,il en fut de mme p\r l'ar*itecture1 bi5 que les tapes de son volution soi5t mo9s faciles tablir4 ,n\s ignorons ce que p\vai5t tre les palais des pomes homriques1 v]s le ,i,xe sicle avant notre re 2 mais les murs d'aira91 les fates brillant de c\leurs1 les animaux d'or et d'arg5t g>dant les portes1 dont n\s p>le le pote1 font immdiatem5t song] aux palais assyri5s revtus de plaques de bronze et de briques mailles1 et g>ds p> des taureaux sculpts4 ,n\s savons1 en t\t cas1 que le type des plus anci5nes colonnes doriques grecques1 qui p>aiss5t remont] au ,v,i,ie sicle1 se retr\ve en gypte ,k>nak et ,bni-,hassan 2 que la colonne ionique a plusieurs de ses p>ties empruntes l',assyrie 2 mais n\s savons aussi que de ces lm5ts trang]s1 un peu sup]poss d'abord1 puis fusionns1 et enf9 trans=ms1 sont ns des colonnes n\velles =t diffr5tes de leurs primitifs modles4 ,a une autre extrmit de l'anci5 monde1 la ,p]se va n\s (frir une adoption et une volution analogues1 mais une volution qui n'a pu arriv] son t]me1 p>ce qu'elle a t brusquem5t arrte p> la conqute trangre4 ,la ,p]se n'a pas eu sept sicles1 comme la ,grce1 mais deux c5ts ans seulem5t p\r se crer un art4 ,un seul peuple1 les ,arabes1 a russi jusqu'ici faire clore un art p]sonnel dans un temps aussi c\rt4 ,l'hi/oire de la civilisation p]se ne comm5ce gure qu'avec ,cyrus et ses successeurs1 qui russir5t1 c9q sicles avant notre re1 s'emp>] de la ,babylonie et de l'gypte1 c'e/--dire des deux gr&s c5tres de civilisation dont la gloire clairait alors le monde ori5tal4 ,les ,grecs1 qui devai5t dom9] leur t\r1 ne comptai5t pas encore4 ,l'empire p]se dev9t le c5tre de la civilisation1 jusqu' ce que1 trois sicles avant notre re1 il ft r5v]s p> ,alex&re1 qui dplaa du mme c\p le c5tre de la civilisation du monde4 ,ne possdant aucun art1 les ,p]ses1 lorsqu'ils se fur5t emp>s de l'gypte et de la ,babylonie1 lui empruntr5t des arti/es et des modles4 ,leur puissance n'ayant dur que deux sicles1 ils n'eur5t pas le temps de modifi] pr(ondm5t ces arts1 mais1 lorsqu'ils fur5t r5v]ss1 ils comm5ai5t dj les trans=m]4 ,les ru9es de ,p]spolis1 encore deb\t1 n\s r$is5t la g5se de ces trans=mations4 ,n\s y retr\vons sans d\te la fusion1 ou plutt la sup]position des arts de l'gypte et de l',assyrie1 mls quelques lm5ts grecs 2 mais1 des lm5ts n\veaux1 notamm5t la haute colonne p]spolita9e aux *apiteaux bicphales1 s'y montr5t dj1 et p]mett5t de press5tir que si le temps n'avait pas t si re/re9t p\r les ,p]ses1 cette race suprieure se ft cr un art aussi p]sonnel1 s9on aussi lev que celui des ,grecs4 ,n\s en avons la preuve1 lorsque n\s retr\vons les monum5ts de la ,p]se une diza9e de sicles plus t>d4 ,a la dyna/ie des ,a*mnides1 r5v]se p> ,alex&re1 a succd celle des ,sleucides1 puis celles des ,arsacides et enf9 celles des ,sassanides1 r5v]se au ,v,i,ie sicle p> les ,arabes4 ,avec eux la ,p]se acqui]t une ar*itecture n\velle et qu& elle difie de n\veau des monum5ts1 ils ont un ca*et d'orig9alit inconte/able rsultant de la comb9aison de l'art arabe avec l'anci5ne ar*itecture des ,a*mnides1 modifie p> sa comb9aison avec l'art hellnisant des ,arsacides 7portails gigantesques pr5ant t\te la hauteur de la faade1 briques mailles1 arcades ogivales1 etc474 ,ce fut cet art n\veau que les ,mogols devai5t ensuite transport] dans l',inde en le modifiant leur t\r4 ,dans les exemples qui prcd5t1 n\s tr\vons des degrs v>is des trans=mations qu'un peuple peut faire subir aux arts d'un autre1 suivant la race et suivant le temps qu'il a pu consacr] cette trans=mation4 ,*ez une race infrieure1 les ?iopi5s1 ayant cep5dant les sicles p\r elle1 mais n'tant d\e que d'une capacit crbrale insuffisante1 n\s avons vu que l'art emprunt avait t ram5 une =me infrieure4 ,*ez une race1 la fois leve et ayant les sicles p\r elle1 les ,grecs1 n\s avons con/at une trans=mation complte de l'art anci5 en un art n\veau =t suprieur4 ,*ez une autre race1 les ,p]ses1 mo9s leve que les ,grecs 1 et laquelle le temps fut mesur1 n\s n'avons tr\v qu'une gr&e habilet d'adaptation et des comm5cem5ts de trans=mation4 ,mais1 en dehors des exemples la plup>t lo9ta9s que n\s v5ons de cit]1 il en e/ d'autres beauc\p plus mod]nes1 dont les spcim5s sont encore deb\t1 qui montr5t la gr&eur des trans=mations qu'une race e/ oblige de faire subir aux arts qu'elle emprunte4 ,ces exemples sont d'autant plus typiques1 qu'il s'agit de peuples pr(essant la mme religion1 mais ayant des orig9es diffr5tes4 ,je veux p>l] des musulmans4 ,lorsqu'au ,v,i,ie sicle de notre re1 les ,arabes s'emp>r5t de la plus gr&e p>tie du vieux monde grco-roma91 et fondr5t ce gigantesque empire qui s't5dit bi5tt de l',espagne au c5tre de l',asie1 en longeant t\t le nord de l',afrique1 ils se tr\vr5t en prs5ce d'une ar*itecture nettem5t df9ie 3 l'ar*itecture byzant9e4 ,ils l'adoptr5t simplem5t t\t d'abord1 aussi bi5 en ,espagne qu'en gypte et en ,syrie1 p\r l'dification de leurs mosques4 ,la mosque d',om>1 ,jrusalem1 celle d',amr\1 au ,caire1 et d'autres monum5ts encore deb\t1 n\s montr5t cette adoption4 ,mais elle ne dura pas longtemps1 et on voit les monum5ts se trans=m] de contre en contre1 de sicle en sicle4 ,dans notre ,hi/oire de la ,civilisation des ,arabes1 n\s avons montr la g5se de ces *angem5ts4 ,ils sont tellem5t considrables1 qu'entre un monum5t du db de la conqute1 comme la mosque d',amr\1 au ,caire 7#gdb71 et celle de ,kat,bey 7#adfh7 de la f9 de la gr&e priode arabe1 il n'y a pas trace de ressemblance4 ,n\s avons fait voir p> nos explications et nos figures que1 dans les div]s pays s\mis la loi de l',islam 3 l',espagne1 l',afrique1 la ,syrie1 la ,p]se1 l',inde1 les monum5ts prs5t5t des diffr5ces tellem5t considrables qu'il e/ vraim5t impossible de les class] s\s une mme dnom9ation1 comme on peut le faire1 p> exemple1 p\r les monum5ts go?iques1 qui1 malgr leurs v>its1 prs5t5t une vid5te analogie4 ,ces diffr5ces radicales dans l'ar*itecture des pays musulmans ne peuv5t t5ir la div]sit des croyances1 puisque la religion e/ la mme 2 elle ti5t ces div]g5ces de races1 qui influ5t sur l'volution des arts aussi pr(ondm5t que sur les de/9es des empires4 ,si cette ass]tion e/ exacte1 n\s devons n\s att5dre tr\v] dans un mme pays1 habit p> des races diffr5tes1 des monum5ts =t dissemblables1 malgr l'id5tit des croyances et l'unit de la dom9ation politique4 ,c'e/ l prcism5t ce qu'on peut obs]v] dans l',inde4 ,c'e/ dans l',inde qu'il e/ le plus facile de tr\v] des exemples v5ant l'appui des pr9cipes gnraux exposs dans cet ouvrage et c'e/ p\rquoi j'y revi5s t\j\rs4 ,la gr&e pn9sule con/itue le plus sugge/if et le plus philosophique des livres d'hi/oire4 ,c'e/ auj\rd'hui la seule contre1 en effet1 o1 p> de simples dplacem5ts dans l'espace1 on puisse se dplac] volont dans le temps1 et revoir vivantes encore les sries d'tapes successives que l'humanit a d trav]s] p\r atte9dre les niveaux suprieurs de la civilisation4 ,t\tes les =mes d'volution s'y retr\v5t 3 l'ge de la pi]re y a ses reprs5tants1 et l'ge de l'lectricit et de la vapeur les y possde galem5t4 ,nulle "p on ne saurait mieux voir le rle des gr&s facteurs qui prsid5t la g5se et l'volution des civilisations4 ,c'e/ en appliquant les pr9cipes dvelopps dans le prs5t ouvrage que j'ai essay de rs\dre un problme *]* depuis longtemps 3 l'orig9e des arts de l',inde4 ,le sujet tant =t peu connu et con/ituant une application intressante de nos ides sur la psy*ologie des races1 n\s allons en rsum] ici les lignes les plus ess5tielles #i4 #i ,p\r les dtails te*niques qui ne p\rrai5t mme pas tre effleurs ici je r5v]rai mon ouvrage 3 ,les ,monum5ts de l',inde1 un vol4 9-folio illu/r de #djj plan*es d'aprs mes photographies1 plans et dess9s 7librairie ,didot74 ,plusieurs de ces plan*es1 rduites1 ont p>u dans mon ouvrage ,les ,civilisations dans l',inde1 9-#d;deg de #hjj pages4 ,au po9t de vue des arts1 l',inde n'app>at que =t t>d dans l'hi/oire4 ,ses plus vieux monum5ts1 tels que les colonnes d',asoka1 les temples de ,k>li1 de ,bh>hut1 de ,san*i1 etc41 sont de deux sicles pe9e antrieurs notre re4 ,lorsqu'ils fur5t con/ruits1 la plup>t des vieilles civilisations du monde anci51 celles de l'gypte1 de la ,p]se et de l',assyrie1 celle de la ,grce elle-mme1 avai5t t]m9 leur cycle et pntrai5t dans la nuit de la dcad5ce4 ,une seule civilisation1 celle de ,rome1 avait remplac t\tes les autres4 ,le monde ne connaissait plus qu'un matre4 ,l',inde1 qui m]geait si t>d de l'ombre de l'hi/oire1 avait donc pu emprunt] bi5 des *oses aux civilisations antrieures 2 mais l'isolem5t pr(ond o nagure encore on admettait qu'elle avait t\j\rs vcu1 et l'tonnante orig9alit de ses monum5ts1 sans p>5t visible avec t\s ceux qui les avai5t prcds1 a fait longtemps c>t] t\te hypo?se d'emprunts trang]s4 ,a ct de leur inconte/able orig9alit1 les premi]s monum5ts de l',inde montrai5t aussi une supriorit d'excution que1 dans la suite des sicles1 ils ne devai5t pas dpass]4 ,des oeuvres d'une telle p]fection avai5t t prcdes sans d\te de longs ttonnem5ts antrieurs 2 mais1 malgr les plus m9utieuses re*]*es1 aucune bau*e1 aucun monum5t d'ordre infrieur ne rvlait la trace de ces ttonnem5ts4 ,la dc\v]te rc5te1 dans c]ta9es rgions isoles du nord-oue/ de la pn9sule1 de dbris de /atues et de monum5ts rvlant des influ5ces grecques vid5tes avait f9i p> faire croire aux indiani/es que l',inde avait emprunt ses arts la ,grce4 ,l'application des pr9cipes prcdemm5t exposs et l'exam5 appr(ondi de la plup>t des monum5ts exi/ant encore dans l',inde1 n\s conduisit une solution t\t fait diffr5te4 ,l',inde1 suivant n\s1 malgr son contact accid5tel avec la civilisation grecque1 ne lui a emprunt aucun de ses arts et ne p\vait lui en emprunt] aucun4 ,les deux races en prs5ce tai5t trop diffr5tes1 leurs p5ses trop dissemblables1 leurs gnies arti/iques trop incompatibles p\r qu'elles ai5t pu s'influ5c]4 ,l'exam5 des anci5s monum5ts dissm9s dans l',inde montre immdiatem5t d'ailleurs qu'entre ses arts et ceux de la ,grce il n'y a aucune p>5t4 ,alors que t\s nos monum5ts europens sont ple9s d'lm5ts emprunts l'art grec1 les monum5ts de l',inde n'en prs5t5t absolum5t aucun4 ,l'tude la plus sup]ficielle pr\ve que n\s sommes en prs5ce de races extrmem5t diffr5tes1 et qu'il n'y eut jamais peut-tre de gnies plus dissemblables - je dirai mme plus antipa?iques - que le gnie grec et le gnie h9d\4 ,cette notion gnrale ne fait que s'acc5tu] qu& on pntre plus avant dans l'tude des monum5ts de l',inde et dans la psy*ologie intime des peuples qui les ont crs4 ,on con/ate bi5tt que le gnie h9d\ e/ trop p]sonnel p\r subir une influ5ce trangre loigne de sa p5se4 ,elle peut tre impose1 sans d\te1 cette influ5ce trangre 2 mais1 si prolonge qu'on la suppose1 elle re/e inf9im5t sup]ficielle et transitoire4 ,il semble qu'entre la con/itution m5tale des div]ses races de l',inde et celle des autres peuples1 il y ait des b>rires aussi hautes que les ob/acles =midables crs p> la nature entre la gr&e pn9sule et les autres contres du globe4 ,le gnie h9d\ e/ tellem5t spcial que1 quel que soit l'objet dont la ncessit lui impose l'imitation1 cet objet e/ immdiatem5t trans=m et devi5t h9d\4 ,mme dans l'ar*itecture1 o il e/ p\rtant difficile de dissimul] les emprunts1 la p]sonnalit de ce biz>re gnie1 cette facult de d=mation rapide se rvle bi5 vite4 ,on peut bi5 faire copi] une colonne grecque p> un ar*itecte h9d\1 mais on ne l'emp*]a pas de la trans=m] rapidem5t en une colonne qu' premire vue on qualifi]a d'h9d\e4 ,mme de nos j\rs o l'influ5ce europenne e/ p\rtant si puissante dans l',inde1 de telles trans=mations s'obs]v5t j\rnellem5t4 ,donnez un arti/e h9d\ un modle europen quelconque copi]1 il en adopt]a la =me gnrale1 mais il exagr]a c]ta9es p>ties1 multipli]a1 en les d=mant1 les dtails d'ornem5tation1 et la seconde ou la troisime copie aura dp\ill t\t c>actre occid5tal p\r dev5ir exclusivem5t h9d\e4 ,le c>actre fondam5tal de l'ar*itecture h9d\e1 - et ce c>actre se retr\ve dans la littrature1 =t p>5te p\r cette raison de l'ar*itecture1 - c'e/ une exagration dbordante1 une ri*esse inf9ie de dtails1 une complication qui e/ prcism5t l'antipode de la simplicit correcte et froide de l'art grec4 ,c'e/ surt\t en tudiant les arts de l',inde qu'on compr5d quel po9t les oeuvres pla/iques d'une race sont s\v5t en rapport avec sa con/itution m5tale1 et =m5t le plus clair des langages p\r qui sait les int]prt]4 ,si les ,h9d\s avai5t1 comme les ,assyri5s1 entirem5t disp>u de l'hi/oire1 les bas-reliefs de leurs temples1 leurs /atues1 leurs monum5ts suffirai5t n\s rvl] leur pass4 ,ce qu'ils n\s dirai5t surt\t1 c'e/ que l'esprit m?odique et clair des ,grecs n'a jamais pu ex]c] la plus lgre influ5ce sur l'imag9ation dbordante et sans m?ode des ,h9d\s4 ,ils n\s f]ai5t compr5dre aussi p\rquoi une influ5ce grecque dans l',inde ne put jamais tre que transitoire et limite t\j\rs la rgion o elle fut mom5tanm5t impose4 ,l'tude ar*ologique des monum5ts n\s a p]mis de confirm] p> des docum5ts prcis ce que la connaissance gnrale de l',inde et de l'esprit h9d\ rvle immdiatem5t4 ,elle n\s a p]mis de con/at] ce fait curieux que1 plusieurs reprises et notamm5t p5dant les deux premi]s sicles de notre re1 des s\v]a9s h9d\s en relations avec les rois ,arsacides de la ,p]se1 dont la civilisation tait trs empre9te d'hellnisme1 v\lur5t introduire dans l',inde l'art grec1 mais ne russir5t jamais l'y faire vivre4 ,cet art d'emprunt1 t\t (ficiel1 et sans relation avec la p5se du peuple *ez lequel il tait import1 disp>ut t\j\rs avec les influ5ces politiques qui lui avai5t donn naissance4 ,il tait d'ailleurs trop antipa?ique au gnie h9d\1 p\r avoir eu1 mme p5dant la priode o il fut impos1 quelque influ5ce sur l'art national4 ,on ne retr\ve pas1 en effet1 dans les monum5ts h9d\s contempora9s ou po/rieurs1 tels que les nombreux temples s\t]ra9s1 trace d'influ5ces grecques4 ,elles s]ai5t1 d'autre "p1 trop faciles disc]n] p\r p\voir tre mconnues4 ,en dehors de l'ensemble1 qui e/ t\j\rs c>actri/ique1 il y a des dtails te*niques1 le travail des drap]ies notamm5t1 qui rvle immdiatem5t la ma9 d'un arti/e grec4 ,la disp>ition de l'art grec dans l',inde fut aussi s\da9e que son app>ition1 et cette s\da9et mme montre quel po9t il fut un art d'importation1 (ficiellem5t impos1 mais sans aff9it avec le peuple qui avait d l'accept]4 ,ce n'e/ jamais a9si que disp>aiss5t les arts *ez un peuple 2 ils se trans=m5t1 et l'art n\veau emprunte t\j\rs quelque *ose celui dont il hrite4 ,v5u brusquem5t dans l',inde1 l'art grec en disp>ut brusquem5t1 et y ex]a une influ5ce aussi nulle que celle des monum5ts europens que les ,anglais y con/ruis5t depuis deux sicles4 ,l'abs5ce actuelle d'influ5ce des arts europens dans l',inde1 malgr plus d'un sicle de dom9ation absolue1 peut tre rappro*e du peu d'influ5ce des arts grecs1 il y a dix-huit sicles4 ,on ne peut ni] qu'il y ait l une incompatibilit de s5tim5ts e/htiques1 c> les arts musulmans1 bi5 qu'aussi trang]s l',inde que les arts europens1 ont t imits dans t\tes les p>ties de la pn9sule4 ,mme dans celles o les musulmans n'ont jamais possd aucun p\voir1 il e/ r>e de tr\v] un temple ne cont5ant pas quelques motifs d'ornem5tation arabe4 ,sans d\te1 comme au temps lo9ta9 du roi ,kani%ka1 n\s voyons auj\rd'hui des rajahs1 tels que celui de ,gwalior1 sduits p> la gr&eur de la puissance des trang]s1 se faire btir des palais europens de /yle grco-lat91 mais - t\j\rs comme au temps de ,kani%ka - cet art (ficiel1 sup]pos l'art indigne1 e/ totalem5t sans influ5ce sur ce d]ni]4 ,l'art grec et l'art h9d\ ont donc jadis subsi/ cte cte1 comme l'art europen et l'art h9d\ auj\rd'hui1 mais sans jamais s'influ5c]4 ,en ce qui conc]ne les monum5ts de l',inde proprem5t dite1 il n'en e/ pas un seul dont on puisse dire qu'il prs5te dans son ensemble ou dans ses dtails une ressemblance quelconque1 si lo9ta9e qu'on la suppose1 avec un monum5t grec4 ,cette impuissance de l'art grec s'implant] dans l',inde a quelque *ose de frappant1 et il faut bi5 l'attribu] cette incompatibilit que n\s avons signale entre l'me des deux races1 et non une sorte d'incapacit native de l',inde s'assimil] un art trang]1 puisqu'elle a p>faitem5t su s'assimil] et trans=m] les arts qui tai5t en rapport avec sa con/itution m5tale4 ,les docum5ts ar*ologiques que n\s avons pu runir n\s ont montr que c'e/ en effet la ,p]se que l',inde a dem& l'orig9e de ses arts 2 non pas la ,p]se un peu hellnise du temps des ,arsacides1 mais la ,p]se hritire des vieilles civilisations de l',assyrie et de l',egypte4 ,on sait que lorsque1 #ccj ans avant ,jsus-,*ri/1 ,alex&re r5v]sa la dyna/ie des rois ,a*mnides1 les ,p]ses possdai5t depuis deux sicles une civilisation brillante4 ,ils n'avai5t pas tr\v sans d\te la =mule d'un art n\veau1 mais le mlange des arts gypti5 et assyri5 dont ils avai5t hrit1 avait produit des oeuvres rem>quables4 ,n\s en p\vons jug] p> les ru9es encore deb\t de ,p]spolis4 ,l1 les pylnes de l'gypte1 les taureaux ails de l',assyrie1 et mme quelques lm5ts grecs n\s montr5t que1 sur cette rgion limite de l',asie1 se tr\vai5t en prs5ce t\s les arts des gr&es civilisations antrieures4 ,c'e/ dans la ,p]se que l',inde e/ v5ue puis]1 mais elle puisait en ralit dans les arts de la ,*alde et de l'gypte que la ,p]se s'tait borne emprunt]4 ,l'tude des monum5ts de l',inde rvle de quels emprunts ils ont vcu leur orig9e 2 mais1 p\r con/at] ces emprunts1 il faut s'adress] aux monum5ts les plus anci5s 3 l'me h9d\e e/ tellem5t spciale1 que les *oses empruntes subiss5t1 p\r s'adapt] ses conceptions1 des trans=mations telles qu'elles devi5n5t bi5tt mconnaissables4 ,p\rquoi l',inde1 qui s'e/ montre si incapable d'emprunt] quoi que ce soit la ,grce1 s'e/-elle1 au contraire1 montre si apte emprunt] la ,p]se 8 ,c'e/ videmm5t que les arts de la ,p]se tai5t trs en rapport avec la /ructure de son esprit1 alors que les arts de la ,grce ne l'tai5t nullem5t4 ,les =mes simples1 les surfaces peu ornem5tes des monum5ts1 grecs ne p\vai5t conv5ir l'esprit h9d\1 alors que les =mes t\rm5tes1 l'exubrance de la dcoration1 la ri*esse de l'ornem5tation des monum5ts de la ,p]se devai5t le sduire4 ,ce n'e/ pas d'ailleurs seulem5t cette poque lo9ta9e1 antrieure notre re1 que la ,p]se1 reprs5tante de l',egypte et de l',assyrie1 ex]a p> ses arts son influ5ce sur l',inde4 ,lorsque1 bi5 des sicles plus t>d1 les musulmans app>ur5t dans la pn9sule1 leur civilisation1 p5dant son passage trav]s la ,p]se1 s'tait pr(ondm5t sature d'lm5ts p]sans 2 et ce qu'elle apporta l',inde1 ce fut un art surt\t p]san qui portait encore la trace de ses vieilles traditions assyri5nes cont9ues p> les rois a*mnides4 ,les portes gigantesques des mosques1 et surt\t les briques mailles qui les rec\vr5t1 sont des ve/iges de la civilisation *aldo-assyri5ne4 ,ces arts1 l',inde sut se les assimil] encore1 p>ce qu'ils tai5t en rapport avec le gnie de sa race1 alors que l'art grec autrefois1 l'art europen auj\rd'hui1 pr(ondm5t antipa?iques sa faon de s5tir et de p5s]1 sont t\j\rs re/s sans influ5ce sur lui4 ,ce n'e/ donc pas la ,grce1 comme le s\ti5n5t encore les ar*ologues1 mais bi5 l',egypte et l',assyrie - p> l'int]mdiaire de la ,p]se1 - que l',inde se ratta*e4 ,l',inde n'a ri5 pris la ,grce1 mais t\tes deux ont puis aux mmes s\rces1 ce trsor commun1 fondem5t de t\tes les civilisations1 labor p5dant des sicles p> les peuples de l',egypte et de la ,*alde4 ,la ,grce lui a emprunt1 p> l'int]mdiaire des ,phnici5s et des peuples de l',asie ,m9eure1 l',inde p> l'int]mdiaire de la ,p]se4 ,les civilisations de la ,grce et de l',inde remont5t a9si une s\rce commune 2 t\tefois dans les deux contres1 les c\rants issus de cette s\rce ont bi5tt - suivant le gnie de *aque race - pr(ondm5t div]g4 ,mais si1 comme n\s l'avons dit1 l'art e/ en rapport intime avec la con/itution m5tale de la race et si p\r cette raison le mme art emprunt p> des races dissemblables revt aussitt des =mes trs diffr5tes1 n\s devons n\s att5dre ce que l',inde1 habite p> des races trs div]ses1 possde des arts =t diffr5ts1 des /yles d'ar*itecture sans ressemblance1 malgr l'id5tit des croyances4 ,l'exam5 des monum5ts des div]ses rgions de l',inde montre quel po9t il en e/ a9si4 ,les diffr5ces entre les monum5ts sont mme tellem5t pr(ondes que n\s n'avons pu les class] que p> rgions1 c'e/--dire suivant la race1 et pas du t\t suivant la religion laquelle app>ti5n5t les peuples qui les ont con/ruits4 ,il n'y a aucune analogie entre les monum5ts du nord de l',inde et ceux du sud levs la mme poque p> des peuples pr(essant p\rtant une religion semblable4 ,mme p5dant la dom9ation musulmane1 c'e/- dire p5dant la priode o l'unit politique de l',inde fut la plus complte1 l'influ5ce du p\voir c5tral la plus gr&e1 les monum5ts purem5t musulmans prs5t5t des diffr5ces pr(ondes d'une rgion l'autre4 ,une mosque d',ahm$abad1 une mosque de ,lahore1 une mosque d',agra1 une mosque de ,bijap\r1 bi5 que consacres au mme culte1 ne prs5t5t qu'une bi5 faible p>5t1 p>5t beauc\p mo9dre que celle qui ratta*e un monum5t de la ,r5aissance ceux de la priode go?ique4 ,ce n'e/ pas seulem5t l'ar*itecture qui diffre dans l',inde d'une race l'autre 2 la /atuaire v>ie galem5t dans les div]ses rgions1 non seulem5t p> les types reprs5ts1 mais surt\t p> la faon dont ils sont traits4 ,que l'on comp>e les bas-reliefs ou les /atues de ,san*i avec ceux de ,bh>hut1 presque contempora9s p\rtant1 la diffr5ce e/ dj manife/e4 ,elle e/ plus gr&e encore qu& on comp>e les /atues et les bas-reliefs de la prov9ce d',orissa avec ceux du ,bundelkund1 ou encore les /atues du ,mysore avec celles des gr&es pagodes du sud de l',inde4 ,l'influ5ce de la race app>at p>t\t4 ,elle app>at d'ailleurs dans les mo9dres objets arti/iques 3 p]sonne n'ignore combi5 ils sont diffr5ts d'une p>tie de l',inde l'autre4 ,il ne faut pas un oeil trs ex]c p\r reconnatre un c(fret de bois sculpt de ,mysore du mme c(fret sculpt dans le ,guzrat1 ni p\r di/+u] un bij\ de la cte d',orissa d'un bij\ de la cte de ,bombay4 ,sans d\te1 l'ar*itecture de l',inde e/1 comme celle de t\s les ,ori5taux1 une ar*itecture pr9cipalem5t religieuse 2 mais quelque gr&e que puisse tre l'influ5ce religieuse1 en ,ori5t surt\t1 l'influ5ce de la race e/ beauc\p plus considrable4 ,cette me de la race1 qui dirige la de/9e des peuples1 dirige donc aussi leurs croyances1 leurs in/itutions et leurs arts 2 quel que soit l'lm5t de civilisation tudi1 n\s la retr\vons t\j\rs4 ,elle e/ la seule puissance contre laquelle aucune autre ne saurait prvaloir4 ,elle reprs5te le poids de milli]s de gnrations1 la syn?se de leur p5se4 ,,livre ,,iii ,l',,hi/oire ,,des ,,peuples ,,comme ,,consequ5ce ,,de ,,leur ,,c>act,,re ,,*apitre ,,premi] ,,comm5t ,,les ,,in/itutions ,d,,riv5t ,,de ,l',,ame ,,des ,,peuples ,l'hi/oire d'un peuple drive t\j\rs de sa con/itution m5tale4 - ,exemples div]s4 - ,comm5t les in/itutions politiques de la ,france driv5t de l'me de la race4 - ,leur inv>iabilit relle s\s leur v>iabilit app>5te4 - ,nos p>tis politiques les plus div]s p\rsuiv5t1 s\s des noms diffr5ts1 des buts politiques id5tiques4 - ,leur idal e/ t\j\rs la c5tralisation et la de/ruction de l'initiative individuelle au pr(it de l',etat4 - ,comm5t la ,rvolution franaise n'a fait qu'excut] le programme de l'anci5ne mon>*ie4 - ,opposition de l'idal de la race anglo-saxonne l'idal lat94 - ,l'initiative du citoy5 sub/itue l'initiative de l',etat4 - ,les in/itutions des peuples driv5t t\j\rs de leur c>actre4 ,l'hi/oire dans ses gr&es lignes peut tre considre comme le simple expos des rsultats eng5drs p> la con/itution psy*ologique des races4 ,elle dc\le de cette con/itution1 comme les organes respiratoires des poissons dc\l5t de leur vie aquatique4 ,sans la connaissance pralable de la con/itution m5tale d'un peuple1 l'hi/oire app>at comme un *aos d'vnem5ts rgis p> le has>d4 ,lorsque l'me d'un peuple n\s e/ connue1 sa vie se montre au contraire comme la consqu5ce rgulire et fatale de ses c>actres psy*ologiques4 ,dans t\tes les manife/ations de la vie d'une nation1 n\s retr\vons t\j\rs l'me immuable de la race tissant elle-mme son propre de/94 ,c'e/ surt\t dans les in/itutions politiques que se manife/e le plus visiblem5t la s\v]a9e puissance de l'me de la race4 ,il n\s s]a facile de le pr\v] p> quelques exemples4 ,pr5ons d'abord la ,france1 c'e/--dire un des pays du monde qui ont t s\mis aux b\lev]sem5ts les plus pr(onds1 o1 en peu d'annes1 les in/itutions politiques sembl5t avoir le plus radicalem5t *ang1 o les p>tis sembl5t le plus div]g5ts4 ,si n\s envisageons1 au po9t de vue psy*ologique1 ces op9ions si dissemblables en app>5ce1 ces p>tis sans cesse en lutte1 n\s con/at]ons qu'ils ont en ralit un fond commun p>faitem5t id5tique qui reprs5te exactem5t l'idal de notre race4 ,intransigeants1 radicaux1 mon>*i/es1 sociali/es1 en un mot t\s les df5seurs des doctr9es les plus div]ses1 p\rsuiv5t avec des tiquettes dissemblables un b p>faitem5t id5tique 3 l'absorption de l'individu p> l',etat4 ,ce que t\s veul5t avec la mme ardeur1 c'e/ le vieux rgime c5tralisateur et cs>i51 l',etat dirigeant t\t1 rglant t\t1 absorbant t\t1 rglem5tant les mo9dres dtails de la vie des citoy5s1 et les disp5sant a9si d'avoir manife/] aucune lueur de rflexion et d'initiative4 ,que le p\voir plac la tte de l',etat s'appelle roi1 emp]eur1 prsid5t1 etc41 il n'importe1 ce p\voir1 quel qu'il soit1 aura =cm5t le mme idal1 et cet idal e/ l'expression mme des s5tim5ts de l'me de la race #aj4 ,elle n'en tolr]ait pas d'autre4 #aj ,tel e/1 crit un =t judicieux obs]vateur1 ,dupont ,:ite1 le s+uli] gnie de la ,france 3 elle n'e/ pas de c>actre russir en c]ta9es *oses1 ess5tielles ou dsirables qui t\*5t l'ornem5t ou au fond mme de la civilisation sans y tre s\t5ue et /imule p> son g\v]nem5t4 ,si donc notre n]vosit extrme1 notre facilit trs gr&e tre mcont5ts de ce qui n\s ent\re1 l'ide qu'un g\v]nem5t n\veau r5dra notre sort plus heureux1 n\s conduis5t *ang] sans cesse nos in/itutions1 la gr&e voix des morts qui n\s mne1 n\s condamne ne *ang] que des mots et des app>5ces4 ,la puissance inconsci5te de l'me de notre race e/ telle que n\s ne n\s ap]cevons mme pas de l'illusion dont n\s sommes victimes4 ,ri5 assurm5t1 si l'on ne s'en ti5t qu'aux app>5ces1 n'e/ plus diffr5t de l'anci5 rgime que celui cr p> notre gr&e ,rvolution4 ,en ralit p\rtant1 et sans s'en d\t] c]tes1 elle n'a fait que cont9u] la tradition royale1 en a*evant l'oeuvre de c5tralisation comm5ce p> la mon>*ie depuis quelques sicles4 ,si ,l\is ,,xiii et ,l\is ,,xiv sortai5t de leurs tombes p\r jug] l'oeuvre de la ,rvolution1 ils blm]ai5t sans d\te quelques-unes des viol5ces qui ont accompagn sa ralisation1 mais ils la considr]ai5t comme rig\reusem5t con=me leurs traditions et leur programme et reconnatrai5t qu'un m9i/re *>g p> eux d'excut] ce programme n'et pas mieux russi4 ,ils dirai5t que le mo9s rvolutionnaire des g\v]nem5ts que la ,france a connus fut prcism5t celui de la ,rvolution4 ,ils con/at]ai5t1 en outre1 que1 depuis un sicle1 aucun des rgimes div]s qui se sont succd en ,france n'a essay de t\*] cette oeuvre1 tant elle e/ bi5 le fruit d'une volution rgulire1 la cont9uation de l'idal mon>*ique et l'expression du gnie de la race4 ,sans d\te ces fantmes illu/res1 en raison de leur gr&e expri5ce1 prs5t]ai5t quelques critiques1 et peut-tre f]ai5t-ils obs]v] qu'en remplaant la ca/e ari/ocratique g\v]nem5tale p> la ca/e adm9i/rative1 on a cr dans l',etat un p\voir imp]sonnel plus r$\table que celui de l'anci5ne noblesse1 p>ce que c'e/ le seul qui1 *appant aux *angem5ts politiques1 possde des traditions1 un esprit de corps1 l'abs5ce de responsabilit et la p]ptuit1 c'e/--dire une srie de conditions qui l'amn]ont ncessairem5t dev5ir le seul matre4 ,ils n'insi/]ai5t pas beauc\p1 je crois1 cep5dant sur cette objection1 considrant que les peuples lat9s se s\ciant =t peu de lib]t et beauc\p d'galit1 support5t aism5t t\s les despotismes1 la seule condition que ces despotismes soi5t imp]sonnels4 ,peut-tre encore tr\v]ai5t-ils bi5 excessifs et bi5 tyranniques les rglem5ts innombrables1 les mille li5s qui ent\r5t auj\rd'hui le mo9dre des actes de la vie1 et f]ai5t-ils rem>qu] que qu& l',etat aura t\t absorb1 t\t rglem5t1 dp\ill les citoy5s de t\te initiative1 n\s n\s tr\v]ons spontanm5t1 et sans aucune rvolution n\velle1 en ple9 socialisme4 ,mais1 alors les lumires div9es qui clair5t les rois1 ou dfaut les lumires ma?matiques qui enseign5t que les effets croiss5t en progression gomtrique qu& les mmes causes subsi/5t1 leur p]mettrai5t de concevoir que le socialisme n'e/ autre *ose que l'expression ultime de l'ide mon>*ique1 dont la ,rvolution n'a t qu'une phase acclratrice4 ,a9si1 dans les in/itutions d'un peuple1 n\s retr\vons la fois ces circon/ances accid5telles m5tionnes au db de cet ouvrage1 et ces lois p]man5tes que n\s avons essay de dt]m9]4 ,les circon/ances accid5telles crent les noms1 les app>5ces4 ,les lois fondam5tales1 et les plus fondam5tales dc\l5t du c>actre des peuples1 crent la de/9e des nations4 ,a l'exemple qui prcde1 n\s p\vons oppos] celui d'une autre race1 la race anglaise1 dont la con/itution psy*ologique e/ trs diffr5te de la ntre4 ,p> ce fait seul1 ses in/itutions s'loign]ont radicalem5t des ntres4 ,que les ,anglais ai5t leur tte un mon>que comme en ,anglet]re1 ou un prsid5t comme aux ,etats-,unis1 leur g\v]nem5t prs5t]a t\j\rs les mmes c>actri/iques fondam5tales 3 l'action de l',etat s]a rduite au m9imum1 et celle des p>ticuli]s porte au maximum1 ce qui e/ prcism5t le contraire de l'idal lat94 ,ports1 canaux1 *em9s de f]1 tablissem5ts d'in/ruction1 etc41 s]ont t\j\rs crs et entret5us p> l'initiative des p>ticuli]s et jamais p> celle de l',etat #aa4 ,il n'y a ni rvolutions1 ni con/itutions1 ni despotes qui puiss5t donn] un peuple qui ne les possde pas1 ou t] un peuple qui les possde1 les qualits de c>actre d'o ses in/itutions driv5t4 ,on a rpt bi5 des fois que les peuples ont les g\v]nem5ts qu'ils mrit5t4 ,p\rrait-on concevoir qu'ils en euss5t d'autres 8 #aa ,cette prpondrance de l'initiative individuelle doit tre surt\t obs]ve en ,amrique4 ,en ,anglet]re1 elle a s+ulirem5t baiss depuis v+t-c9q ans et l',etat s'y montre de plus en plus envahissant4 ,n\s montr]ons bi5tt p> d'autres exemples qu'un peuple ne se s\/rait pas aux consqu5ces de sa con/itution m5tale 2 ou que1 s'il s'y s\/rait1 c'e/ p\r de r>es in/ants1 comme le sable s\lev p> l'orage semble *app] p\r un mom5t aux lois de l'attraction4 ,c'e/ une *imre enfant9e de croire que les g\v]nem5ts et les con/itutions sont p\r quelque *ose dans la de/9e d'un peuple4 ,c'e/ en lui-mme que se tr\ve sa de/9e1 et non dans les circon/ances extrieures4 ,t\t ce qu'on peut dem&] un g\v]nem5t1 c'e/ d'tre l'expression des s5tim5ts et des ides du peuple qu'il e/ appel rgir1 et1 p> le fait seul qu'il exi/e1 il en e/ l'image4 ,il n'y a pas de g\v]nem5ts ni d'in/itutions dont on puisse dire qu'ils sont absolum5t bons ou absolum5t mauvais4 ,le g\v]nem5t du roi de ,dahomey tait probablem5t un g\v]nem5t excell5t p\r le peuple qu'il tait appel g\v]n] 2 et la plus savante con/itution europenne et t infrieure p\r ce mme peuple4 ,c'e/ l ce qu'ignor5t malheureusem5t les hommes d',etat qui se figur5t qu'un g\v]nem5t e/ *ose d'exportation1 et que des colonies peuv5t tre g\v]nes avec les in/itutions d'une mtropole4 ,autant vaudrait t*] de p]suad] aux poissons de vivre dans l'air1 s\s prtexte que la respiration ari5ne e/ pratique p> t\s les animaux suprieurs4 ,p> le fait seul de la div]sit de leur con/itution m5tale1 des peuples diffr5ts ne saurai5t subsi/] longtemps s\s un rgime id5tique4 ,l',irl&ais et l',anglais1 le ,slave et le ,hongrois1 l',arabe et le ,franais ne sont ma9t5us qu'avec les plus gr&es difficults s\s les mmes lois et au prix de rvolutions incessantes4 ,les gr&s empires cont5ant des peuples div]s ont t\j\rs t condamns une exi/5ce phmre4 ,lorsqu'ils ont eu quelque dure comme celui des ,mogols1 puis des ,anglais dans l',inde1 c'e/ d'une "p p>ce que les races en prs5ce tai5t tellem5t nombreuses1 tellem5t diffr5tes et p> consqu5t tellem5t rivales1 qu'elles ne p\vai5t song] s'unir contre l'trang] 2 c'e/1 d'autre "p1 p>ce que ces matres trang]s ont eu un in/9ct politique assez sr p\r respect] les c\tumes des peuples conquis et les laiss] vivre s\s leurs propres lois4 ,on crirait bi5 des livres1 on ref]ait mme l'hi/oire t\t entire et un po9t de vue trs n\veau1 si on v\lait montr] t\tes les consqu5ces de la con/itution psy*ologique des peuples4 ,son tude appr(ondie devrait tre la base de la politique et de l'ducation4 ,on p\rrait mme dire que cette tude vit]ait bi5 des erreurs et bi5 des b\lev]sem5ts si les peuples p\vai5t *app] aux fatalits de leur race1 si la voix de la raison n'tait pas t\j\rs te9te p> l'imprieuse voix des morts4 ,,*apitre ,,ii ,,application ,,des ,,pr9cipes ,,pr,c,,d5ts ,a ,l',,tude ,,comp>,e ,,de ,l',,volution ,,des ,,etats-,,unis ,d',,am,,rique ,,et ,,des ,r,,publiques ,,hispano-,,am,,rica9es ,le c>actre anglais4 - ,comm5t l'me amrica9e s'e/ =me4 - ,duret de la slection cre p> les conditions d'exi/5ce4 - ,disp>ition =ce des lm5ts infrieurs4 - ,les ngres et les ,*9ois4 - ,raisons de la prosprit des ,etats-,unis et de la dcad5ce des ,rpubliques hispano-amrica9es malgr des in/itutions politiques id5tiques4 - ,l'an>*ie =ce des ,rpubliques hispano-amrica9es comme consqu5ce de l'infriorit des c>actres de la race4 ,les brves considrations qui prcd5t montr5t que les in/itutions d'un peuple sont l'expression de son me et que1 s'il lui e/ ais d'en *ang] la =me1 il ne saurait en *ang] le fond4 ,n\s allons ma9t5ant montr] p> des exemples trs prcis quel po9t l'me d'un peuple rgit sa de/9e et le rle insignifiant que j\5t les in/itutions dans cette de/9e #ab4 #ab ,l'illu/re sociologi/e anglais ,h]b]t ,sp5c] avait laiss de ct dans ses gr&s ouvrages l'influ5ce du c>actre des peuples sur leurs de/9es1 et ses belles syn?ses ?oriques l'avai5t d'abord conduit des conclusions =t optimi/es4 ,s'tant dcid en vieillissant t5ir compte du rle fondam5tal du c>actre1 il a d modifi] entirem5t ses conclusions premires et e/ arriv f9alem5t leur en sub/itu] de =t pessimi/es4 ,n\s en tr\vons l'expression dans un disc\rs rcemm5t publi sur ,tyndall et reproduit dans la ,revue des ,revues4 ,en voici quelques extraits 3 444 ,ma foi dans les in/itutions libres1 si =te l'orig9e1 s'e/ vue dans ces d]nires annes considrablem5t dim9ue444 ,n\s reculons v]s le rgime de la ma9 de f] reprs5t p> le despotisme bureaucratique d'une organisation sociali/e1 puis p> le despotisme militaire qui lui succd]a si t\tefois ce d]ni] ne n\s e/ pas brusquem5t apport p> quelque kra* social4 ,ces exemples1 je les pr5drai dans un pays o viv5t cte cte1 dans des conditions de milieu peu diffr5tes1 deux races europennes galem5t civilises et intellig5tes1 et ne diffrant que p> leur c>actre 3 je veux p>l] de l',amrique4 ,elle e/ =me p> deux cont95ts di/9cts1 runis p> un i/hme4 ,la sup]ficie de *acun de ces cont95ts e/ peu prs gale1 leur sol trs comp>able4 ,l'un d'eux a t conquis et peupl p> la race anglaise1 l'autre p> la race espagnole4 ,ces deux races viv5t s\s des con/itutions rpublica9es semblables1 puisque les rpubliques du sud de l',amrique ont t\tes copi les leurs sur celles des ,etats-,unis4 ,il n'y a donc en prs5ce1 p\r expliqu] les de/9es diffr5tes de ces peuples1 que des diffr5ces de races4 ,voyons ce que ces diffr5ces ont produit4 ,rsumons d'abord en quelques mots les c>actres de la race anglo-saxonne1 qui a peupl les ,etats-,unis4 ,il n'en e/ peut-tre pas dans le monde qui soit plus homogne1 et dont la con/itution m5tale soit plus facile df9ir dans ses gr&es lignes4 ,les dom9antes de cette con/itution m5tale sont1 au po9t de vue du c>actre 3 une somme de volont que bi5 peu de peuples1 sauf les ,roma9s peut-tre1 ont possde1 une n]gie indomptable1 une initiative trs gr&e1 un empire absolu sur soi1 un s5tim5t de l'indp5dance p\ss jusqu' l'insociabilit excessive1 une activit puissante1 des s5tim5ts religieux trs vifs1 une moralit trs fixe1 une ide de devoir trs nette4 ,au po9t de vue intellectuel1 on ne peut donn] de c>actri/iques spciales1 c'e/--dire indiqu] des lm5ts p>ticuli]s qu'on ne puisse retr\v] *ez les autres nations civilises4 ,il n'y a gure not] qu'un jugem5t sr qui p]met de saisir le ct pratique et positif des *oses et de ne pas s'g>] dans des re*]*es *imriques 3 un gt trs vif p\r les faits et mdiocre p\r les ides gnrales1 une c]ta9e troitesse d'esprit1 qui emp*e de voir les cts faibles des croyances religieuses1 et met1 p> consqu5ce1 ces croyances l'abri de la discussion4 ,a ces c>actri/iques gnrales1 il faut jo9dre cet optimisme complet de l'homme dont la voie e/ bi5 trace dans la vie1 et qui ne suppose mme pas qu'il puisse en *oisir de meilleure4 ,il sait t\j\rs ce que lui dem&5t sa patrie1 sa famille et ses dieux4 ,cet optimisme e/ p\ss au po9t de faire considr] comme extrmem5t mprisable t\t ce qui e/ trang]4 ,le mpris de l'trang] et de ses usages dpasse c]ta9em5t1 en ,anglet]re1 celui que pr(essai5t jadis les ,roma9s et les ,b>b>es l'poque de leur gr&eur4 ,il e/ tel qu' l'g>d de l'trang] t\te rgle morale disp>at4 ,il n'e/ pas un homme d',etat anglais qui ne considre comme p>faitem5t lgitime1 dans sa conduite l'g>d des autres peuples1 des actes qui provoqu]ai5t la plus pr(onde et la plus unanime indignation s'ils tai5t pratiqus l'g>d de ses compatriotes4 ,ce dda9 de l'trang] e/ sans d\te1 au po9t de vue philosophique1 un s5tim5t d'ordre trs infrieur 2 mais1 au po9t de vue de la prosprit d'un peuple1 il e/ d'une utilit extrme4 ,comme le fait ju/em5t rem>qu] le gnral anglais ,wolseley1 il e/ un de ceux qui font la =ce de l',anglet]re4 ,on a dit avec raison1 propos de leur refus1 trs judicieux d'ailleurs1 de laiss] tablir s\s la ,man*e un tunnel qui facilit]ait les rapports avec le cont95t1 que les ,anglais pr5ai5t autant de pe9e que les ,*9ois p\r emp*] t\te influ5ce trangre de pntr] *ez eux4 ,t\s les c>actres qui vi5n5t d'tre numrs se retr\v5t dans les div]ses c\*es sociales 2 on ne p\rrait dc\vrir aucun lm5t de la civilisation anglaise sur lequel ils n'ai5t m>qu leur solide empre9te4 ,l'trang] qui visite l',anglet]re1 ne ft-ce que p5dant quelques j\rs1 en e/ immdiatem5t frapp4 ,il con/at]a le beso9 de la vie indp5dante dans le cottage du plus mode/e employ1 habitation troite1 sans d\te1 mais l'abri de t\te contra9te et isole de t\t vois9age 2 dans les g>es les plus frqu5tes1 o le public circule t\te heure sans tre p>qu comme un tr\peau de m\tons dociles d]rire une b>rire que g>de un employ1 comme s'il fallait assur] p> la =ce la scurit de g5s incapables de tr\v] en eux-mmes la somme d'att5tion ncessaire p\r ne pas se faire cras]4 ,il retr\v]a l'n]gie de la race1 aussi bi5 dans le dur travail de l'ouvri] que dans celui du collgi5 qui1 ab&onn lui-mme ds le jeune ge1 appr5d se conduire t\t seul1 sa*ant dj que dans la vie p]sonne que lui-mme ne s'occup]a de sa de/9e 2 *ez les pr(esseurs1 qui font un cas mdiocre de l'in/ruction et un cas trs gr& du c>actre1 qu'ils considr5t comme une des plus gr&es =ces motrices du monde #ac4 ,en pntrant dans la vie publique du citoy51 il v]ra que ce n'e/ pas l',etat1 mais l'initiative individuelle qu'on fait t\j\rs appel1 qu'il s'agisse de rp>] la fonta9e d'un village1 de con/ruire un port de m] ou de crer un *em9 de f]4 ,en p\rsuivant son enqute1 il reconnatra bi5tt que ce peuple1 malgr des dfauts qui en font p\r l'trang] le plus insupportable des peuples1 e/ le seul vraim5t libre1 p>ce que c'e/ le seul qui1 ayant appris se g\v]n] lui-mme1 a pu ne laiss] son g\v]nem5t qu'un m9imum d'action4 ,si l'on p>c\rt son hi/oire1 on voit que c'e/ celui qui sut le premi] s'affran*ir de t\te dom9ation1 aussi bi5 de celle de l'glise que de celle des rois4 ,ds le ,x,ve sicle1 le lgi/e ,=tescue opposait la loi roma9e1 hritage des peuples lat9s1 la loi anglaise 2 l'une1 oeuvre de pr9ces absolus et t\te porte sacrifi] l'individu 2 l'autre1 oeuvre de la volont commune et t\te prte protg] la p]sonne 4 #ac ,*>g p> la re9e d',anglet]re de fix] les conditions d'un prix annuel dc]n p> elle au collge ,well+ton1 le pr9ce ,alb]t dcida qu'il s]ait accord1 non l'lve le plus in/ruit1 mais celui dont le c>actre s]ait jug le plus lev4 ,*ez une nation lat9e le prix et t c]ta9em5t accord l'lve qui et le mieux rcit ce qu'il avait appris dans ses livres4 ,t\t notre enseignem5t1 y compris ce que n\s qualifions d'enseignem5t suprieur1 consi/e faire rcit] la jeunesse des leons4 ,elle en cons]ve si bi5 ensuite l'habitude qu'elle cont9ue les rcit] p5dant le re/e de son exi/5ce4 ,en quelque lieu du globe qu'un peuple semblable migre1 il devi5dra immdiatem5t prpondrant et fond]a de puissants empires4 ,si la race envahie p> lui e/1 comme les ,peaux-,r\ges de l',amrique1 p> exemple1 suffisamm5t faible et insuffisamm5t utilisable elle s]a m?odiquem5t ext]m9e4 ,si la race envahie e/1 comme les populations de l',inde1 trop nombreuse p\r tre dtruite et peut f\rnir d'ailleurs un travail productif1 elle s]a simplem5t rduite un vasselage trs dur et oblige de travaill] peu prs exclusivem5t p\r ses matres4 ,mais c'e/ surt\t dans un pays neuf1 comme l',amrique1 qu'il faut suivre les tonnants progrs dus la con/itution m5tale de la race anglaise4 ,transporte dans des rgions sans culture pe9e habites p> quelques sauvages1 et n'ayant compt] que sur elle-mme1 on voit ce qu'elle e/ dev5ue4 ,il lui a fallu un sicle pe9e p\r se plac] au premi] rang des gr&es puissances du monde1 et auj\rd'hui il n'en e/ gure qui p\rrait lutt] contre elle4 ,je recomm&e la lecture des livres de ,,mm4 ,r\si] et ,paul ,b\rget sur les ,etats-,unis aux p]sonnes dsireuses de se r5dre compte de la somme norme d'initiative et d'n]gie individuelle dp5se p> les citoy5s de la gr&e ,rpublique4 ,l'aptitude des hommes se g\v]n] eux-mmes1 s'associ] p\r fond] de gr&es entreprises1 crer des villes1 des coles1 des ports1 des *em9s de f]1 etc41 e/ porte un tel maximum1 et l'action de l',etat rduite un tel m9imum1 qu'on p\rrait presque dire qu'il n'exi/e pas de p\voirs publics4 ,en dehors de la police et de la reprs5tation diplomatique1 on ne voit pas mme quoi ils p\rrai5t s]vir4 ,on ne peut prospr] d'ailleurs aux ,etats-,unis qu' la condition de possd] les qualits de c>actre que je vi5s de dcrire1 et c'e/ p\rquoi les immigrations trangres ne saurai5t modifi] l'esprit gnral de la race4 ,les conditions d'exi/5ce sont telles que quiconque ne possde pas ces qualits e/ condamn promptem5t disp>atre4 ,dans cette atmosphre sature d'indp5dance et d'n]gie1 l',anglo-,saxon seul peut vivre4 ,l',itali5 y meurt de faim1 l',irl&ais et le ngre y vgt5t dans les emplois les plus subalt]nes4 ,la gr&e ,rpublique e/ assurm5t la t]re de la lib]t 2 ce n'e/ srem5t pas celle de l'galit ni de la frat]nit1 ces deux *imres lat9es que les lois du progrs ne saurai5t connatre4 ,dans aucune contre du globe1 la slection naturelle n'a fait plus rudem5t s5tir son bras de f]4 ,elle s'y montre impitoyable 2 mais c'e/ ju/em5t p>ce qu'elle ne connat pas la piti que la race qu'elle a contribu =m] cons]ve sa puissance et son n]gie4 ,il n'y a po9t de place p\r les faibles1 les mdiocres1 les incapables sur le sol des ,etats-,unis4 ,p> le fait seul qu'ils sont infrieurs1 individus isols ou races entires sont de/9s prir4 ,les ,peaux-,r\ges1 dev5us inutiles1 ont t ext]m9s c\p de fusil ou condamns m\rir de faim4 ,les ouvri]s *9ois1 dont le travail con/itue une concurr5ce gnante1 vont bi5tt subir un sort analogue4 ,la loi qui a dcrt leur totale expulsion n'a pu tre applique cause des frais normes que son excution et cots #ad4 ,elle s]a promptem5t remplace sans d\te p> une de/ruction m?odique comm5ce dj dans plusieurs di/ricts m9i]s4 ,d'autres lois ont t rcemm5t votes p\r int]dire l'entre du t]ritoire amrica9 aux migrants pauvres4 ,quant aux ngres1 qui s]vir5t de prtexte la gu]re de ,scession - gu]re entre ceux qui possdai5t des esclaves et ceux qui1 ne p\vant pas en possd]1 ne v\lai5t pas p]mettre d'autres d'en avoir - ils sont peu prs tolrs1 p>ce qu'ils re/5t conf9s dans des fonctions subalt]nes dont aucun citoy5 amrica9 ne v\drait4 ,?oriquem5t1 ils ont t\s les droits 2 pratiquem5t1 ils sont traits comme des animaux demi utiles dont on se db>rasse ds qu'ils devi5n5t dang]eux4 ,les procds sommaires de la loi de ,lyn* sont univ]sellem5t reconnus comme suffisants p\r eux4 ,au premi] dlit gnant1 fusills ou p5dus4 ,la /ati/ique1 qui ne connat qu'une p>tie de ces excutions1 en a enregi/r plus de mille p5dant les sept d]nires annes4 #ad ,le #ec;e congrs n'a aj\rn l'excution de la loi ,ge>y 7,*9ese exclusion act7 que p>ce qu'on a con/at que p\r rapatri] #ajj1jjj ,*9ois1 il faudrait dp5s] #cj millions de francs1 alors que la somme inscrite au budget p\r l'expulsion des ouvri]s *9ois n'tait que de #ajj1jjj francs4 ,ce sont l1 sans d\te1 les cts sombres du tableau4 ,il e/ assez brillant p\r les support]4 ,s'il fallait df9ir d'un mot la diffr5ce entre l',europe cont95tale et les ,etats-,unis1 on p\rrait dire que la premire reprs5te le maximum de ce que peut donn] la rglem5tation (ficielle remplaant l'initiative individuelle 2 les seconds le maximum de ce que peut donn] l'initiative individuelle entirem5t dgage de t\te rglem5tation (ficielle4 ,ces diffr5ces fondam5tales sont exclusivem5t des consqu5ces du c>actre4 ,ce n'e/ pas sur le sol de la rude ,rpublique que le socialisme europen a *ance de s'implant]4 ,d]nire expression de la tyrannie de l',etat1 il ne saurait prospr] que *ez des races vieillies1 s\mises depuis des sicles un rgime qui leur a t t\te capacit de se g\v]n] elles-mmes #ae4 #ae ,l',amrique que je vi5s de dcrire e/ celle d'hi] et d'auj\rd'hui1 mais ce ne s]a sans d\te pas celle de dema94 ,n\s v]rons dans un pro*a9 *apitre que p> suite de l'invasion rc5te d'un nombre imm5se d'lm5ts infrieurs non assimilables1 elle e/ m5ace d'une gu]re civile gigantesque et d'une sp>ation en plusieurs ,etats indp5dants t\j\rs en lutte comme ceux de l',europe4 ,n\s v5ons de voir ce qu'a produit dans une p>tie de l',amrique une race possdant une c]ta9e con/itution m5tale1 o dom95t la p]svrance1 l'n]gie et la volont4 ,il n\s re/e montr] ce qu'e/ dev5u un pays presque semblable1 dans les ma9s d'une autre race1 =t intellig5te p\rtant1 mais ne possdant aucune des qualits de c>actre dont je vi5s de con/at] les effets4 ,l',amrique du ,sud e/1 au po9t de vue de ses productions naturelles1 une des plus ri*es contres du globe4 ,deux fois gr&e comme l',europe et dix fois mo9s peuple1 la t]re n'y manque pas et e/1 p\r a9si dire1 la disposition de t\s4 ,sa population dom9ante1 d'orig9e espagnole1 e/ divise en nombreuses rpubliques 3 ,arg5t9e1 ,brsili5ne1 ,*ili5ne1 ,pruvi5ne1 etc4 ,t\tes ont adopt la con/itution politique des ,etats-,unis1 et viv5t p> consqu5t s\s des lois id5tiques4 ,eh bi51 p> ce fait seul que la race e/ diffr5te et manque des qualits fondam5tales que possde celle qui peuple les ,etats-,unis1 t\tes ces rpubliques1 sans une seule exception1 sont p]ptuellem5t en proie la plus sanglante an>*ie1 et1 malgr les ri*esses tonnantes de leur sol1 sombr5t les unes aprs les autres dans les dilapidations de t\te sorte1 la faillite et le despotisme4 ,il faut p>c\rir le rem>quable et imp>tial ouvrage de ,?4 ,*ild1 sur les rpubliques hispano-amrica9es1 p\r apprci] la pr(ondeur de leur dcad5ce4 ,les causes en sont t\t entires dans la con/itution m5tale d'une race n'ayant ni n]gie1 ni volont1 ni moralit4 ,l'abs5ce de moralit1 surt\t1 dpasse t\t ce que n\s connaissons de pire en ,europe4 ,citant une des villes les plus importantes1 ,bu5os-,ayres1 l'auteur la dcl>e inhabitable p\r quiconque a quelque dlicatesse de consci5ce et quelque moralit4 ,a propos de l'une des mo9s dgrades de ces rpubliques1 la rpublique ,arg5t9e1 le mme criva9 aj\te 3 ,que l'on exam9e cette rpublique au po9t de vue comm]cial1 on re/e confondu p> l'immoralit qui s'affi*e p>t\t4 ,quant aux in/itutions1 nul exemple ne montre mieux quel po9t elles sont filles de la race1 et l'impossibilit de les transport] d'un peuple un autre4 ,il tait =t intressant de savoir ce que devi5drai5t les in/itutions si librales des ,etats-,unis transportes *ez une race infrieure4 ,ces pays1 n\s dit en p>lant des div]ses rpubliques hispano-amrica9es ,m4 ,*ild1 sont s\s la frule de prsid5ts qui ex]c5t une autocratie non mo9s absolue que le cz> de t\tes les ,russies 2 plus absolue mme1 en ce qu'ils sont l'abri de t\tes les importunits et de l'influ5ce de la c5sure europenne4 ,le p]sonnel adm9i/ratif e/ uniquem5t compos de leurs cratures444 2 les citoy5s vot5t comme bon leur semble1 mais il n'e/ t5u aucun compte de leurs suffrages4 ,la ,rpublique ,arg5t9e n'e/ une rpublique que de nom 2 en ralit1 c'e/ une olig>*ie de g5s qui font de la politique un comm]ce4 ,un seul pays1 le ,brsil1 avait un peu *app cette pr(onde dcad5ce1 grce un rgime mon>*ique qui mettait le p\voir l'abri des comptitions4 ,trop libral p\r des races sans n]gie et sans volont1 il a f9i p> succomb]4 ,du mme c\p le pays e/ tomb en ple9e an>*ie 2 et1 en peu d'annes1 les g5s au p\voir ont tellem5t dilapid le ,trsor1 que les impts ont d tre augm5ts de plus de #fj p4 #ajj4 ,ce n'e/ pas seulem5t en politique1 naturellem5t1 que se manife/e la dcad5ce de la race lat9e qui peuple le sud de l',amrique1 mais bi5 dans t\s les lm5ts de la civilisation4 ,rduites elles-mmes1 ces malheureuses rpubliques ret\rn]ai5t la pure b>b>ie4 ,t\te l'indu/rie et t\t le comm]ce sont dans les ma9s des trang]s 3 ,anglais1 ,amrica9s et ,allem&s4 ,valp>aiso e/ dev5u une ville anglaise 2 et il ne re/]ait ri5 au ,*ili1 si on lui tait ses trang]s4 ,c'e/ grce eux que ces contres cons]v5t encore ce v]nis extrieur de civilisation qui trompe encore l',europe4 ,la ,rpublique ,arg5t9e compte #d millions de blancs d'orig9e espagnole 2 je ne sais si on en cit]ait un seul1 en dehors des trang]s1 la tte d'une indu/rie vraim5t importante4 ,cette effroyable dcad5ce de la race lat9e1 ab&onne elle-mme1 mise en prs5ce de la prosprit de la race anglaise1 dans un pays vois91 e/ une des plus sombres1 des plus tri/es et1 en mme temps1 des plus in/ructives expri5ces que l'on puisse cit] l'appui des lois psy*ologiques que j'ai exposes4 ,,*apitre ,,iii ,,comm5t ,l',,alt,,ration ,,de ,l',,ame ,,des ,,races ,,modifie ,l',,volution ,,hi/orique ,,des ,,peuples ,l'influ5ce d'lm5ts trang]s trans=me aussitt l'me d'une race1 et p> consqu5t sa civilisation4 - ,exemple des ,roma9s4 - ,la civilisation roma9e ne fut pas dtruite p> les invasions militaires1 mais p> les invasions pacifiques des ,b>b>es4 - ,les ,b>b>es ne songr5t jamais dtruire l',empire4 - ,leurs invasions n'eur5t pas le c>actre de conqutes4 - ,les premi]s *efs ,francs se considrr5t t\j\rs comme des fonctionnaires au s]vice de l',empire roma94 - ,ils respectr5t t\j\rs la civilisation roma9e et ne songr5t qu' la cont9u]4 - ,ce n'e/ qu' p>tir du ,v,i,ie sicle que les *efs b>b>es de la ,gaule cessr5t de considr] l'emp]eur comme leur *ef4 - ,la trans=mation complte de la civilisation roma9e ne fut pas la consqu5ce d'une de/ruction1 mais de l'adoption d'une civilisation anci5ne p> une race n\velle4 - ,les invasions mod]nes aux ,etats-,unis4 - ,luttes civiles et sp>ation en ,etats indp5dants et rivaux qu'elles prp>5t4 - ,les invasions des trang]s en ,france et leurs consqu5ces4 ,les exemples que n\s avons cits montr5t que l'hi/oire d'un peuple ne dp5d pas de ses in/itutions1 mais de son c>actre1 c'e/--dire de sa race4 ,n\s avons vu d'autre "p1 en tudiant la =mation des races hi/oriques1 que leur dissolution se fait p> des croisem5ts 2 et que les peuples qui ont cons]v leur unit et leur =ce1 comme jadis les ,ary5s dans l',inde1 et1 de nos j\rs1 les ,anglais dans leurs div]ses colonies1 sont ceux qui ont t\j\rs vit soigneusem5t de se ml] des trang]s4 ,la prs5ce d'trang]s1 mme en petit nombre1 suffit altr] l'me d'un peuple4 ,elle lui fait p]dre son aptitude df5dre les c>actres de sa race1 les monum5ts de son hi/oire1 les oeuvres de ses aeux4 ,cette conclusion ressort de t\t ce qui prcde4 ,si les div]s lm5ts d'une civilisation doiv5t tre considrs comme la manife/ation extrieure de l'me d'un peuple1 il e/ vid5t que1 ds que l'me de ce peuple *ange1 sa civilisation doit galem5t *ang]4 ,l'hi/oire du pass n\s en f\rnit d'inconte/ables preuves1 et l'hi/oire de l'av5ir en f\rnira bi5 d'autres encore4 ,la trans=mation progressive de la civilisation roma9e e/ un des plus frappants exemples qu'on puisse invoqu]4 ,les hi/ori5s n\s reprs5t5t gnralem5t cet vnem5t comme le rsultat d'invasions de/ructives des ,b>b>es 2 mais une tude plus att5tive des faits montre1 d'une "p1 que ce sont des invasions pacifiques1 et nullem5t gu]rires1 qui am5r5t la *ute de l',empire 2 d'autre "p1 que1 lo9 de v\loir r5v]s] la civilisation roma9e1 les ,b>b>es en fur5t t\j\rs de respectueux admirateurs1 et fir5t t\s leurs ef=ts p\r l'adopt] et la cont9u]4 ,ils essayr5t de s'appropri] sa langue1 ses in/itutions et ses arts4 ,jusque s\s les d]ni]s ,mrov+i5s1 ils essayai5t de cont9u] encore la gr&e civilisation dont ils avai5t hrit4 ,t\s les actes du gr& emp]eur ,*>lemagne sont imprgns de cette p5se4 ,mais n\s savons qu'une telle t*e fut t\j\rs irralisable4 ,il fallut aux ,b>b>es plusieurs sicles p\r =m]1 p> des croisem5ts rpts et des conditions d'exi/5ce id5tiques1 une race un peu homogne 2 et qu& cette race fut =me1 elle possdait p> ce seul fait des arts n\veaux1 une langue n\velle1 des in/itutions n\velles et p> consqu5t une civilisation n\velle4 ,la gr&e mmoire de ,rome ne cessa de pes] sur cette civilisation 2 mais ce fut en va9 qu' plusieurs reprises on essaya de la faire revivre4 ,en va91 la ,r5aissance essaya de ressuscit] ses arts1 la ,rvolution de ram5] ses in/itutions4 ,les ,b>b>es qui envahir5t progressivem5t l',empire ds le premi] sicle de notre re1 et f9ir5t p> l'absorb]1 ne songr5t donc jamais dtruire sa civilisation1 mais uniquem5t la cont9u]4 ,alors mme qu'ils n'euss5t jamais combattu ,rome1 et se fuss5t borns se ml] de plus en plus aux ,roma9s *aque j\r mo9s nombreux1 le c\rs de l'hi/oire n'et pas *ang1 ils n'aurai5t pas dtruit l',empire1 mais la simple influ5ce de leur mlange et suffi dtruire l'me roma9e4 ,on peut donc dire que la civilisation roma9e n'a jamais t r5v]se1 mais s'e/ simplem5t cont9ue en se trans=mant dans le c\rs des ges p> le fait seul qu'elle e/ tombe dans les ma9s de races diffr5tes4 ,un simple c\p d'oeil sur l'hi/oire des invasions b>b>es ju/ifie amplem5t ce qui prcde4 ,les travaux des rudits mod]nes1 et notamm5t de ,fu/el de ,c\langes1 ont bi5 montr que ce fur5t les invasions pacifiques des ,b>b>es1 et nullem5t les invasions agressives - aism5t rep\sses p> les ,b>b>es la solde de l',empire - qui am5r5t l'van\issem5t progressif de la puissance roma9e4 ,ds les premi]s emp]eurs1 la c\tume s'tait introduite d'employ] des ,b>b>es dans les armes4 ,elle s'acc5tua de plus en plus mesure que les ,roma9s dev5ai5t plus ri*es et plus rfractaires au s]vice militaire 2 et1 au b\t de quelques sicles1 il n'y eut plus dans l'arme1 comme dans l'adm9i/ration1 que des trang]s3 ,les ,wisigo?s1 les ,burgondes1 les ,francs ont t des soldats fdrs au s]vice de l',empire roma94 ,qu& ,rome n'eut plus son s]vice que des ,b>b>es1 et que ses prov9ces fur5t g\v]nes p> des *efs b>b>es1 il tait vid5t que ces *efs se r5drai5t progressivem5t indp5dants4 ,ils y russir5t1 en effet1 mais ,rome ex]ait un tel pre/ige qu'il ne v9t jamais l'ide d'aucun d'eux de r5v]s] l',empire1 alors mme que ,rome tombait en son p\voir4 ,lorsqu'un de ces *efs1 ,odoacre1 roi des ,hrules la solde de l',empire1 s'emp>a de ,rome1 en #dgj1 il s'empressa de sollicit] de l'emp]eur rsidant alors ,con/ant9ople l'autorisation de g\v]n] l',italie avec le titre de patrice4 ,aucun autre *ef ne procda autrem5t4 ,c'tait t\j\rs au nom de ,rome qu'ils g\v]nai5t les prov9ces4 ,ils n'eur5t jamais l'ide de dispos] du sol ni de t\*] aux in/itutions4 ,clovis se considrait comme un fonctionnaire roma9 et fut trs fi] d'obt5ir de l'emp]eur le titre de consul4 ,tr5te ans aprs sa mort1 ses successeurs recevai5t encore les lois dictes p> les emp]eurs et se considrai5t comme t5us de les faire obs]v]4 ,il faut arriv] au comm5cem5t du ,v,i,ie sicle p\r voir les *efs ,b>b>es de la ,gaule os] frapp] des monnaies leur effigie4 ,jusqu'alors elles portai5t t\j\rs l'effigie des emp]eurs4 ,ce n'e/ que de cette poque que l'on peut dire que les populations gauloises ne considrr5t plus l'emp]eur comme leur *ef4 ,les hi/ori5s font donc comm5c]1 en ralit1 deux c5ts ans trop tt l'hi/oire de ,france et n\s donn5t une diza9e de rois de trop4 ,ri5 ne ressemble mo9s une conqute que les invasions b>b>es1 puisque les populations cons]vr5t leurs t]res1 leur langue et leurs lois1 ce qui n'e/ jamais le cas dans les vraies conqutes1 telles1 p> exemple1 que celle de l',anglet]re p> les ,norm&s4 ,il e/ probable que la disp>ition de la puissance roma9e fut si progressive que les contempora9s ne s'en ap]ur5t mme pas4 ,les prov9ces tai5t habitues depuis des sicles tre g\v]nes p> des *efs agissant au nom des emp]eurs4 ,trs progressivem5t et trs l5tem5t ces *efs f9ir5t p> agir p\r leur propre compte4 ,ri5 donc ne fut *ang4 ,le mme rgime cont9ua s\s de n\veaux matres p5dant t\te la dure de l'poque mrov+i5ne #af4 #af ,le g\v]nem5t mrov+i51 crit ,m4 ,fu/el de ,c\langes1 e/ p\r plus des trois qu>ts la cont9uation de celui que l',empire roma9 avait donn la ,gaule444 ,ri5 n'e/ fodal dans le g\v]nem5t des ,mrov+i5s4 ,le seul *angem5t rel1 et celui-l f9it p> dev5ir trs pr(ond1 fut la =mation d'une race hi/orique n\velle1 et comme consqu5ce ncessaire - suivant les lois que n\s avons exposes - la naissance d'une civilisation n\velle4 ,avec cette rptition t]nelle des mmes *oses1 qui semble la plus solide des lois de l'hi/oire1 n\s sommes probablem5t appels de nos j\rs con/at] des invasions pacifiques analogues celle qui am5a la trans=mation de la civilisation roma9e4 ,avec l'ext5sion gnrale de la civilisation mod]ne1 il peut sembl] auj\rd'hui qu'il n'y ait plus de ,b>b>es1 ou du mo9s que ces ,b>b>es1 p]dus au fond de l',asie et de l',afrique1 soi5t trop lo9 de n\s p\r tre bi5 r$\tables4 ,assurm5t n\s n'avons pas cra9dre leurs invasions 2 et1 s'ils sont r$\tables1 ce ne s]a1 comme je l'ai montr dans un autre ouvrage1 que p> la concurr5ce conomique qu'ils f]ont un j\r l',europe4 ,ce n'e/ donc pas d'eux qu'il s'agit ici1 mais si les ,b>b>es sembl5t bi5 lo91 ils sont p\rtant en ralit bi5 prs1 beauc\p plus prs qu' l'poque des emp]eurs roma9s4 ,c'e/ dans le se9 mme des nations civilises qu'ils se tr\v5t en effet4 ,p> suite de la complication de notre civilisation mod]ne1 de la diffr5ciation progressive des individus1 dont j'ai p>l1 *aque peuple conti5t un nombre imm5se d'lm5ts infrieurs incapables de s'adapt] une civilisation trop leve p\r eux4 ,c'e/ un norme d*et sans cesse gr&issant1 et dont l'invasion s]a r$\table p\r les peuples qui la subiront4 ,c'e/1 auj\rd'hui1 v]s les ,etats-,unis d',amrique que se dirig5t comme d'un commun accord ces n\veaux ,b>b>es1 et c'e/ p> eux que la civilisation de cette gr&e nation e/ srieusem5t m5ace4 ,tant que l'immigration trangre a t r>e1 et compose surt\t d'lm5ts anglais1 l'absorption a t facile et utile4 ,elle a fait l'tonnante gr&eur de l',amrique4 ,auj\rd'hui les ,etats-,unis sont s\mis une gigantesque invasion d'lm5ts infrieurs qu'ils ne veul5t ni ne peuv5t s'assimil]4 ,entre #ahhj et #ahij ils ont reu prs de #f millions d'migrants1 presque exclusivem5t composs de travailleurs mdiocres de t\tes orig9es4 ,actuellem5t sur #a1ajj1jjj habitants1 ,*icago ne compte pas un qu>t d',amrica9s4 ,cette ville r5f]me #djj1jjj ,allem&s1 #bbj1jjj ,irl&ais1 #cj1jjj ,polonais1 #cc1jjj ,t*ques1 etc4 ,aucune fusion n'exi/e entre ces migrants et les ,amrica9s4 ,ils ne se donn5t mme pas la pe9e d'appr5dre la langue de leur n\velle patrie et y =m5t de simples colonies occupes des travaux mal rtribus4 ,ce sont des mcont5ts1 et p> consqu5t des ennemis4 ,dans la grve rc5te des *em9s de f]1 ils ont failli inc5di] ,*icago et il a fallu les mitraill] sans piti4 ,c'e/ uniquem5t p>mi eux que se recrut5t les adeptes de ce socialisme niveleur et grossi]1 ralisable peut-tre dans une ,europe affaiblie1 mais t\t fait antipa?ique au c>actre des vrais ,amrica9s4 ,les luttes que ce socialisme va eng5dr] sur le sol de la gr&e rpublique s]ont1 en ralit1 des luttes de races arrives des niveaux d'volution diffr5ts4 ,il semble vid5t que dans la gu]re civile qui se prp>e entre l',amrique des ,amrica9s et l',amrique des trang]s1 le triomphe ne s]a pas du ct des ,b>b>es4 ,cette lutte gigantesque se t]m9]a sans d\te p> une de ces hcatombes reproduisant sur une *elle imm5se l'ext]m9ation complte des ,cimbres p> ,m>ius4 ,si la lutte t>de un peu1 et que l'invasion cont9ue1 la solution ne p\rra tre une de/ruction totale4 ,la de/9e des ,etats-,unis s]a probablem5t alors celle de l',empire roma91 c'e/--dire une sp>ation des prov9ces actuelles de la ,rpublique en ,etats indp5dants1 aussi diviss et aussi frquemm5t en gu]re que ceux de l',europe ou que ceux de l',amrique espagnole4 ,ce n'e/ pas l',amrique seule que m5ac5t de telles invasions4 ,il e/ en ,europe un ,etat1 la ,france1 qui en e/ m5ac galem5t4 ,c'e/ un pays ri*e1 dont la population ne s'accrot plus1 ent\r de pays pauvres dont la population s'accrot con/amm5t4 ,l'immigration de ces vois9s e/ fatale1 et d'autant plus fatale que les exig5ces croissantes de nos ouvri]s la r5d5t ncessaire p\r les beso9s de l'agriculture et de l'indu/rie4 ,les avantages que tr\v5t ces migrants sur notre sol sont vid5ts4 ,pas de rgime militaire subir1 peu ou pas d'impts en leur qualit de nomades trang]s1 un travail plus facile et mieux rtribu que sur leur t]ritoire natal4 ,ils se dirig5t v]s notre pays1 non seulem5t p>ce qu'il e/ plus ri*e1 mais aussi p>ce que la plup>t des autres dict5t *aque j\r des mesures p\r les rep\ss]4 ,l'invasion des trang]s e/ d'autant plus r$\table1 que ce sont1 naturellem5t1 les lm5ts les plus infrieurs1 ceux qui n'arrivai5t pas se suffire eux-mmes dans leur patrie1 qui migr5t4 ,nos pr9cipes humanitaires n\s condamn5t subir une invasion croissante d'trang]s4 ,ils n'tai5t pas #djj1jjj il y a qu>ante ans1 ils sont plus de #a1bjj1jjj auj\rd'hui1 et ils arriv5t en rangs *aque j\r plus presss4 ,si l'on ne considrait que le nombre d',itali5s qu'elle conti5t1 ,m>seille p\rrait tre qualifie de colonie itali5ne4 ,l',italie ne possde mme aucune colonie qui conti5ne un p>eil nombre d',itali5s4 ,si les conditions actuelles ne *ang5t pas1 c'e/--dire si ces invasions ne s'arrt5t pas1 il faudra un temps bi5 c\rt p\r qu'en ,france un ti]s de la population soit dev5u allem& et un ti]s itali54 ,que devi5t l'unit1 ou simplem5t l'exi/5ce d'un peuple1 dans des conditions semblables 8 ,les pires dsa/res sur les *amps de bataille s]ai5t inf9im5t mo9s r$\tables p\r lui que de telles invasions #ag4 ,c'e/ un in/9ct trs sr que celui qui enseignait aux peuples anci5s r$\t] les trang]s 2 ils savai5t bi5 que la valeur d'un pays ne se mesure pas au nombre de ses habitants1 mais celui de ses citoy5s4 #ag ,ces invasions tant la consqu5ce de c]ta9s phnomnes conomiques sur lesquels n\s ne p\vons ri51 il e/ impossible de les emp*]4 ,on p\rrait cep5dant pr5dre c]ta9es mesures qui p]mettrai5t au mo9s de les ral5tir 3 s]vice militaire obligatoire dans la lgion trangre p\r t\s les trang]s gs de mo9s de v+t-c9q ans et ayant deux annes de sj\r 2 taxe militaire p\r ceux plus gs 2 suppression peu prs absolue de la naturalisation 2 impt du qu>t des rev5us ou des salaires p\r t\s les individus d'orig9e trangre1naturaliss ou non1 tablis en ,france depuis mo9s de c9quante ans4 ,on p\rrait considr] comme digne d'une /atue1 leve p> la patrie reconnaissante1 le dput qui aurait fait vot] une telle loi4 ,n\s voyons donc1 une fois encore1 qu' la base de t\tes les que/ions hi/oriques et sociales se retr\ve t\j\rs l'9vitable problme des races4 ,il dom9e t\s les autres4 ,,livre ,,iv ,,comm5t ,,se ,,modifi5t ,,les ,,c>act,,res ,,psy*ologiques ,,des ,,races ,,*apitre ,,premi] ,,le ,,role ,,des ,,idees ,,dans ,,la ,,vie ,,des ,,peuples ,les ides directrices de *aque civilisation sont t\j\rs en trs petit nombre4 - ,l5teur extrme de leur naissance et de leur disp>ition4 - ,les ides n'agiss5t sur la conduite qu'aprs s'tre trans=mes en s5tim5ts4 - ,elles font alors p>tie du c>actre4 - ,c'e/ grce la l5teur de l'volution des ides que les civilisations possd5t une c]ta9e fixit4 - ,comm5t s'tabliss5t les ides4 - ,l'action du raisonnem5t e/ totalem5t nulle4 - ,influ5ce de l'affirmation et du pre/ige4 - ,rle des conva9cus et des aptres4 - ,d=mation qu'pr\v5t les ides en desc5dant dans les f\les4 - ,l'ide univ]sellem5t admise agit bi5tt sur t\s les lm5ts de la civilisation4 - ,c'e/ grce la communaut des ides que les hommes de *aque ge ont une somme de conceptions moy5nes qui les r5d =t semblables dans leurs p5ses et leurs oeuvres4 - ,le j\g de la c\tume et de l'op9ion4 - ,il ne dim9ue qu'aux ges critiques de l'hi/oire o les vieilles ides ont p]du de leur influ5ce et ne sont pas encore remplaces4 - ,cet ge critique e/ le seul o la discussion des op9ions puisse tre tolre4 - ,les dogmes ne se ma9ti5n5t qu' la condition de n'tre pas discuts4 - ,les peuples ne peuv5t *ang] leurs ides et leurs dogmes sans tre aussitt obligs de *ang] de civilisation4 ,aprs avoir montr que les c>actres psy*ologiques des races possd5t une gr&e fixit et que de ces c>actres l'hi/oire des peuples drive1 n\s avons aj\t que les lm5ts psy*ologiques p\vai5t1 de mme que les lm5ts anatomiques des espces1 se trans=m] la longue p> de l5tes accumulations hrditaires4 ,c'e/ en gr&e p>tie de ces trans=mations que l'volution des civilisations dp5d4 ,les facteurs susceptibles de provoqu] les *angem5ts psy*ologiques sont v>is4 ,les beso9s1 la concurr5ce vitale1 l'action de c]ta9s milieux1 les progrs des sci5ces et de l'indu/rie1 l'ducation1 les croyances et bi5 d'autres encore ex]c5t leur action4 ,n\s avons consacr dj un volume #ah l'tude du rle de *acun d'eux4 ,il ne saurait donc tre "q de trait] en dtail ce sujet ma9t5ant4 ,n\s n'y rev5ons ici que p\r montr]1 en *oisissant quelques facteurs ess5tiels1 le mcanisme de leur action4 ,c'e/ cette tude que s]a consacr ce *apitre et ceux qui vont suivre4 #ah ,l'homme et les socits4 ,leurs orig9es et leur hi/oire1 t4 ,,ii volution des socits4 ,l'tude des div]ses civilisations qui se sont succd depuis l'orig9e du monde pr\ve qu'elles ont t\j\rs t guides dans leurs dveloppem5ts p> un trs petit nombre d'ides fondam5tales4 ,si l'hi/oire des peuples se rduisait celle de leurs ides1 cette hi/oire ne s]ait jamais bi5 longue4 ,lorsqu'une civilisation a russi crer en un sicle une ou deux ides fondam5tales dans le doma9e des arts1 des sci5ces1 de la littrature ou de la philosophie1 on peut considr] qu'elle a t exceptionnellem5t brillante4 ,les ides ne saurai5t avoir d'action relle sur l'me des peuples que lorsque1 la suite d'une laboration trs l5te1 elles sont desc5dues des rgions mobiles de la p5se dans cette rgion /able et inconsci5te des s5tim5ts o s'labor5t les motifs de nos actions4 ,elles devi5n5t alors des lm5ts du c>actre et peuv5t agir sur la conduite4 ,le c>actre e/ en p>tie =m d'une /ratification d'ides inconsci5tes4 ,qu& les ides ont subi cette l5te laboration1 leur puissance e/ considrable1 p>ce que la raison cesse d'avoir prise sur elles4 ,le conva9cu que dom9e une ide quelconque1 religieuse ou autre1 e/ inaccessible t\s les raisonnem5ts1 quelque intellig5t qu'on le suppose4 ,t\t ce qu'il p\rra t5t]1 et encore le plus s\v5t ne le t5t]a-t-il pas1 ce s]a de faire r5tr]1 p> des artifices de p5se et des d=mations s\v5t trs gr&es1 l'ide qu'on lui objecte dans le cadre des conceptions qui le dom95t4 ,si les ides ne peuv5t avoir d'action qu'aprs tre l5tem5t desc5dues des rgions du consci5t dans celles de l'inconsci5t1 n\s compr5ons avec quelle l5teur elles doiv5t se trans=m] et p\rquoi les ides directrices d'une civilisation sont si peu nombreuses et dem&5t si longtemps p\r volu]4 ,il faut n\s flicit] qu'il en soit a9si 3 c>1 autrem5t1 les civilisations n'aurai5t pu avoir aucune fixit4 ,il e/ heureux galem5t que des ides n\velles puiss5t f9ir la longue p> se faire accept]1 c> si les anci5nes ides tai5t absolum5t immuables1 les civilisations n'aurai5t pu ralis] aucun progrs4 ,grce la l5teur de nos trans=mations m5tales1 il faut plusieurs ges d'hommes p\r faire triomph] des ides n\velles1 et plusieurs ges d'hommes encore p\r les faire disp>atre4 ,les peuples les plus civiliss sont ceux dont les ides directrices ont su se ma9t5ir une gale di/ance de la v>iabilit et de la fixit4 ,l'hi/oire e/ jon*e des dbris de ceux qui n'ont pas su ma9t5ir cet quilibre4 ,il e/ donc facile de concevoir que ce qui frappe le plus1 qu& on p>c\rt l'hi/oire des peuples1 ce ne soit pas la ri*esse et la n\veaut de leurs ides1 mais au contraire l'extrme pauvret de ces ides1 la l5teur de leurs trans=mations1 et la puissance qu'elles ex]c5t4 ,les civilisations sont les rsultats de quelques ides fondam5tales et qu& ces ides vi5n5t *ang] les civilisations sont aussitt condamnes *ang]4 ,le moy5 ge a vcu sur deux ides pr9cipales 3 l'ide religieuse et l'ide fodale4 ,de ces deux ides sont issus ses arts1 sa littrature et sa conception de la vie t\t entire4 ,au mom5t de la ,r5aissance1 ces deux ides s'altr5t un peu 2 l'idal retr\v du vieux monde grco-lat9 s'impose l',europe1 et aussitt la conception de la vie1 les arts1 la philosophie1 la littrature comm5c5t se trans=m]4 ,puis l'autorit de la tradition s'branle1 les vrits sci5tifiques se sub/itu5t graduellem5t la vrit rvle1 et de n\veau encore la civilisation se trans=me4 ,auj\rd'hui les vieilles ides religieuses sembl5t avoir df9itivem5t p]du la plus gr&e p>tie de leur empire1 et p> cela seul t\tes les in/itutions sociales qui s'appuyai5t sur elle m5ac5t de s'effondr]4 ,l'hi/oire de la g5se des ides1 de leur dom9ation1 de leur usure1 de leurs trans=mations1 et de leur disp>ition ne saurait tre faite qu'en l'appuyant de nombreux exemples4 ,si n\s p\vions entr] dans les dtails1 n\s montr]ions que *aque lm5t de civilisation 3 philosophie1 croyances1 arts1 littrature1 etc41 e/ s\mis un =t petit nombre d'ides directrices dont l'volution e/ =t l5te4 ,les sci5ces elles-mmes n'*app5t pas cette loi4 ,t\te la physique mod]ne drive de l'ide d'inde/ructibilit de la =ce1 t\te la biologie1 de l'ide du trans=misme1 t\te la mdec9e1 de l'ide de l'action des inf9im5t petits1 et l'hi/oire de ces ides montre que1 bi5 qu'elles s'adress5t aux esprits les plus clairs elles ne s'tabliss5t que peu peu et avec pe9e4 ,dans un sicle o t\t va si vite1 dans un ordre de re*]*es o les passions et les intrts ne p>l5t gure1 l'tablissem5t d'une ide sci5tifique fondam5tale ne pr5d pas mo9s de v+t-c9q ans4 ,les plus claires1 les plus faciles dmontr]1 celles qui devrai5t prt] le mo9s la controv]se1 telles p> exemple que l'ide de la circulation du sang1 n'ont pas dem& un temps mo9s long4 ,qu'il s'agisse d'une ide sci5tifique1 arti/ique1 philosophique1 religieuse1 en un mot d'une ide quelconque1 sa propagation se fait t\j\rs p> un mcanisme id5tique4 ,il faut qu'elle soit d'abord adopte p> un petit nombre d'aptres auxquels l'int5sit de leur foi ou l'autorit de leur nom donn5t un gr& pre/ige4 ,ils agiss5t alors beauc\p plus p> sugge/ion que p> dmon/ration4 ,ce n'e/ pas dans la valeur d'une dmon/ration qu'il faut *]*] les lm5ts ess5tiels du mcanisme de la p]suasion4 ,on impose ses ides soit p> le pre/ige qu'on possde1 soit en s'adressant aux passions1 mais on n'ex]ce aucune influ5ce en s'adressant uniquem5t la raison4 ,les f\les ne se laiss5t jamais p]suad] p> des dmon/rations1 mais seulem5t p> des affirmations1 et l'autorit de ces affirmations dp5d uniquem5t du pre/ige ex]c p> celui qui les nonce4 ,lorsque les aptres ont russi conva9cre un petit c]cle d'adeptes et =m a9si de n\veaux aptres1 l'ide n\velle comm5ce entr] dans le doma9e de la discussion4 ,elle s\lve t\t d'abord une opposition univ]selle1 p>ce qu'elle heurte =cm5t beauc\p de *oses anci5nes et tablies4 ,les aptres qui la df5d5t1 se tr\v5t naturellem5t excits p> cette opposition1 qui ne fait que les p]suad] de leur supriorit sur le re/e des hommes1 et ils df5d5t avec n]gie l'ide n\velle1 non pas p>ce qu'elle e/ vraie - le plus s\v5t ils n'en sav5t ri5 - mais simplem5t p>ce qu'ils l'ont adopte4 ,l'ide n\velle e/ alors de plus en plus discute1 c'e/--dire1 en ralit1 accepte en bloc p> les uns1 rejete en bloc p> les autres4 ,on *ange des affirmations et des ngations1 et =t peu d'argum5ts1 les seuls motifs d'acceptation ou de rejet d'une ide ne p\vant tre1 p\r l'imm5se majorit des c]veaux1 que des motifs de s5tim5t dans lesquels le raisonnem5t ne saurait j\] aucun rle4 ,grce ces dbats t\j\rs passionns1 l'ide progresse l5tem5t4 ,les gnrations n\velles qui la tr\v5t conte/e t5d5t l'adopt] p> le fait seul qu'elle e/ conte/e4 ,p\r la jeunesse1 t\j\rs avide d'indp5dance1 l'opposition en bloc aux ides reues e/ la =me d'orig9alit qui lui e/ le plus accessible4 ,l'ide cont9ue donc gr&ir1 et bi5tt elle n'a plus beso9 d'aucun appui4 ,elle va ma9t5ant se rp&re p>t\t p> le simple effet de l'imitation p> voie de contagion1 facult dont les hommes sont gnralem5t d\s un aussi haut degr que les gr&s s+es an?ropodes1 que la sci5ce mod]ne leur assigne p\r pres4 ,ds que le mcanisme de la contagion int]vi5t1 l'ide entre dans la phase qui la conduit =cm5t au succs4 ,l'op9ion l'accepte bi5tt4 ,elle acqui]t alors une =ce pntrante et subtile qui la rp& progressivem5t dans t\s les c]veaux1 crant du mme c\p une sorte d'atmosphre spciale1 une manire gnrale de p5s]4 ,comme cette f9e p\ssire des r\tes qui pntre p>t\t1 elle se glisse dans t\tes les conceptions et t\tes les productions d'une poque4 ,l'ide et ses consqu5ces font alors p>tie de ce /ock compact de banalits hrditaires que n\s impose l'ducation4 ,elle a triomph et e/ entre dans le doma9e du s5tim5t1 ce qui la met dsormais p\r longtemps l'abri de t\te atte9te4 ,de ces ides div]ses qui guid5t une civilisation1 les unes1 celles relatives aux arts ou la philosophie p> exemple1 re/5t dans les c\*es suprieures d'une nation 2 les autres1 celles relatives aux conceptions religieuses et politiques notamm5t1 desc5d5t p>fois jusque dans la pr(ondeur des f\les4 ,elles y arriv5t gnralem5t =t d=mes1 mais1 lorsqu'elles y arriv5t1 le p\voir qu'elles ex]c5t sur des mes primitives incapables de discussion e/ imm5se4 ,l'ide reprs5te alors quelque *ose d'inv9cible1 et ses effets se propag5t avec la viol5ce d'un torr5t qu'aucune digue ne conti5t plus4 ,il e/ t\j\rs facile de tr\v] *ez un peuple c5t mille hommes prts se faire tu] p\r df5dre une ide ds que cette ide les a subjugus4 ,c'e/ alors que survi5n5t ces gr&s vnem5ts qui rvolutionn5t l'hi/oire et que seules les f\les peuv5t accomplir4 ,ce n'e/ pas avec des lettrs1 des arti/es et des philosophes que se sont tablies les religions qui ont g\v]n le monde1 ni ces va/es empires qui se sont t5dus d'un hmisphre l'autre1 ni les gr&es rvolutions religieuses et politiques qui ont b\lev]s l',europe4 ,c'e/ avec des illettrs assez dom9s p> une ide p\r sacrifi] leur vie sa propagation4 ,avec ce bagage ?oriquem5t trs m9ce1 mais pratiquem5t trs =t1 les nomades des ds]ts de l',arabie ont conquis une p>tie du vieux monde grco-roma9 et fond un des plus gigantesques empires qu'ait connus l'hi/oire4 ,c'e/ avec un semblable bagage moral - la dom9ation d'une ide - que les hroques soldats de la ,conv5tion ont victorieusem5t t5u tte l',europe en armes4 ,une =te conviction e/ tellem5t irrsi/ible que seule1 une conviction gale a des *ances de lutt] victorieusem5t contre elle4 ,la foi n'a d'autre ennemi srieux cra9dre que la foi4 ,elle e/ sre du triomphe qu& la =ce matrielle qu'on lui oppose e/ au s]vice de s5tim5ts faibles et de croyances affaiblies4 ,mais si elle se tr\ve en face d'une foi de mme int5sit1 la lutte devi5t trs vive et le succs e/ alors dt]m9 p> des circon/ances accessoires1 le plus s\v5t d'ordre moral1 telles que l'esprit de discipl9e et la meilleure organisation4 ,en tudiant de prs l'hi/oire des ,arabes1 que n\s citions l'in/ant1 n\s con/at]ions que1 dans leurs premires conqutes1 - et ce sont t\j\rs ces conqutes qui sont la fois les plus difficiles et les plus importantes - ils r5contrr5t des adv]saires moralem5t trs faibles1 bi5 que leur organisation militaire ft assez savante4 ,ce fut d'abord en ,syrie qu'ils portr5t leurs armes4 ,ils n'y tr\vr5t que des armes byzant9es =mes de m]c5aires peu disposs se sacrifi] p\r une cause quelconque4 ,anims d'une foi int5se qui dcuplait leurs =ces1 ils disp]sr5t ces tr\pes sans idal1 aussi facilem5t que jadis une poigne de ,grecs1 s\t5us p> l'am\r de la cit1 disp]sr5t les innombrables soldats de ,x]xs4 ,l'issue de leur entreprise et t t\t autre si quelques sicles plus tt ils s'tai5t heurts aux cohortes de ,rome4 ,il e/ vid5t que lorsque des =ces morales galem5t puissantes sont en prs5ce1 ce sont t\j\rs les mieux organises qui l'emport5t4 ,les ,v5dens avai5t assurm5t une foi trs vive1 c'tai5t des conva9cus n]giques 2 mais les soldats de la ,conv5tion avai5t1 eux aussi1 des convictions trs =tes1 et1 comme ils tai5t militairem5t mieux organiss1 ce fur5t eux qui l'emportr5t4 ,en religion comme en politique le succs e/ t\j\rs aux croyants1 jamais aux sceptiques1 et si auj\rd'hui l'av5ir semble app>t5ir aux sociali/es1 malgr l'inquitante absurdit de leurs dogmes1 c'e/ qu'il n'y a plus qu'eux qui soi5t rellem5t conva9cus4 ,les classes dirigeantes mod]nes ont p]du la foi en t\tes *oses4 ,elles ne croi5t plus ri51 pas mme la possibilit de se df5dre contre le flot m5aant des b>b>es qui les ent\r5t de t\tes p>ts4 ,lorsque1 aprs une priode plus ou mo9s longue de ttonnem5ts1 de remaniem5ts1 de d=mations1 de discussion1 de propag&e1 une ide a acquis sa =me df9itive et a pntr dans l'me des f\les1 elle con/itue un dogme1 c'e/--dire une de ces vrits absolues qui ne se discut5t plus4 ,elle fait alors p>tie de ces croyances gnrales sur lesquelles l'exi/5ce des peuples repose4 ,son c>actre univ]sel lui p]met de j\] un rle prpondrant4 ,les gr&es poques de l'hi/oire1 le sicle d',augu/e comme celui de ,l\is ,,xiv1 sont celles o les ides sorties des priodes de ttonnem5ts et de discussion se sont fixes et sont dev5ues matresses s\v]a9es de la p5se des hommes4 ,elles devi5n5t alors des ph>es lum9eux1 et t\t ce qu'elles clair5t de leurs feux revt une te9te semblable4 ,ds qu'une ide n\velle a triomph1 elle m>que son empre9te sur les mo9dres lm5ts de la civilisation 2 mais p\r qu'elle produise t\s ses effets1 il faut qu'elle pntre aussi dans l'me des f\les4 ,des sommets intellectuels o elle a pris naissance1 elle desc5d de c\*e en c\*e en s'altrant et se modifiant sans cesse jusqu' ce qu'elle ait revtu une =me accessible l'me populaire qui la f]a triomph]4 ,elle se prs5te alors conc5tre en un petit nombre de mots1 p>fois en un seul1 mais ce mot voque de puissantes images1 sduisantes ou t]ribles1 et p> consqu5t impressionnantes t\j\rs4 ,tels le p>adis et l'enf] au moy5 ge1 c\rtes syllabes qui ont le p\voir magique de rpondre t\t1 et p\r les mes simples d'expliqu] t\t4 ,le mot socialisme reprs5te p\r l'ouvri] mod]ne une de ces =mules magiques et syn?tiques capables de dom9] les mes4 ,elle voque1 suivant les masses o elle pntre1 des images v>ies1 mais puissantes malgr leurs =mes t\j\rs rudim5taires4 ,p\r le ?orici5 franais1 le mot socialisme voque l'image d'une sorte de p>adis o les hommes dev5us gaux j\iront s\s la direction incessante de l',etat d'une flicit idale4 ,p\r l'ouvri] allem&1 l'image voque se prs5te s\s =me d'une fumeuse tav]ne o le g\v]nem5t s]virait gratuitem5t t\t v5ant de gigantesques pyramides de saucisses et de *\cr\te1 et un nombre inf9i de cru*es de bire4 ,nul1 bi5 ent5du1 rveur de *\cr\te ou rveur d'galit1 ne s'e/ jamais proccup de connatre la somme relle des *oses p>tag] et le nombre des p>tageants4 ,le propre de l'ide e/ de s'impos] avec une =me absolue qu'aucune objection ne saurait atte9dre4 ,lorsque l'ide a peu peu f9i p> se trans=m] en s5tim5t et e/ dev5ue un dogme1 son triomphe e/ acquis p\r une longue priode1 et t\s les raisonnem5ts t5t]ai5t va9em5t de l'branl]4 ,sans d\te l'ide n\velle f9ira1 elle aussi1 p> subir le rle de celle qu'elle a remplace4 ,elle vieillira et dcl9]a 2 mais avant sa complte usure1 il lui faudra subir t\te une srie de trans=mations rgressives1 de d=mations v>ies1 qui dem&]ont p\r s'accomplir plusieurs gnrations4 ,avant de m\rir t\t entire elle f]a longtemps p>tie des vieilles ides hrditaires que n\s qualifions de prjugs1 mais que n\s respectons p\rtant4 ,l'ide anci5ne1 alors mme qu'elle n'e/ plus qu'un mot1 un son1 un mirage1 possde un p\voir magique qui n\s subjugue encore4 ,a9si se ma9ti5t ce vieil hritage d'ides surannes1 d'op9ions1 de conv5tions1 que n\s acceptons dvotem5t1 et qui ne rsi/]ai5t pas quelques ef=ts de raisonnem5t si n\s v\lions les discut] un in/ant4 ,mais combi5 d'hommes sont-ils capables de discut] leurs propres op9ions1 et combi5 e/-il de ces op9ions qui subsi/]ai5t aprs le plus sup]ficiel exam5 8 ,mieux vaut ne pas le t5t]1 cet exam5 r$\table4 ,n\s y sommes heureusem5t peu exposs4 ,l'esprit critique con/ituant une facult suprieure =t r>e1 alors que l'esprit d'imitation reprs5te une facult inf9im5t rp&ue1 l'imm5se majorit des c]veaux accepte sans discussion les ides t\tes faites que lui f\rnit l'op9ion et que l'ducation1 lui transmet4 ,et c'e/ a9si que1 de p> l'hrdit1 l'ducation1 le milieu1 la contagion1 l'op9ion1 les hommes de *aque ge et de *aque race ont une somme de conceptions moy5nes qui les r5d5t s+ulirem5t semblables les uns aux autres1 et semblables ce po9t que lorsque les sicles se sont appesantis sur eux1 n\s reconnaissons p> leurs productions arti/iques1 philosophiques et littraires1 l'poque o ils ont vcu4 ,sans d\te on ne p\rrait dire qu'ils se copiai5t absolum5t1 mais ce qu'ils ont eu en commun c'tai5t des modes id5tiques de s5tir1 de p5s]1 conduisant ncessairem5t des productions =t p>5tes4 ,il faut se flicit] qu'il en soit a9si1 c> c'e/ prcism5t ce rseau de traditions1 d'ides1 de s5tim5ts1 de croyances1 de modes de p5s] communs qui =m5t l'me d'un peuple4 ,n\s avons vu que cette me e/ d'autant plus solide que ce rseau e/ plus =t4 ,c'e/ lui en ralit1 et lui seul1 qui ma9ti5t les nations1 et il ne saurait se dsagrg] sans que ces nations se dissolv5t aussitt4 ,il con/itue la fois leur vraie =ce et leur vrai matre4 ,on reprs5te p>fois les s\v]a9s asiatiques comme des sortes de despotes n'ayant que leurs fantaisies p\r guide4 ,ces fantaisies sont1 au contraire1 enf]mes dans des limites s+ulirem5t troites4 ,c'e/ en ,ori5t1 surt\t1 que le rseau des traditions e/ puissant4 ,les traditions religieuses1 si branles *ez n\s1 y ont cons]v t\t leur empire1 et le despote le plus fantaisi/e ne se heurt]ait jamais ces deux s\v]a9s qu'il sait inf9im5t plus puissants que lui 3 la tradition et l'op9ion4 ,l'homme civilis mod]ne se tr\ve une de ces r>es priodes critiques de l'hi/oire o les ides anci5nes1 d'o sa civilisation drive1 ayant p]du leur empire1 et les ides n\velles n'tant pas encore =mes1 la discussion e/ tolre4 ,il lui faut se report] soit aux poques des civilisations antiques1 soit seulem5t deux ou trois sicles en arrire p\r concevoir ce qu'tait alors le j\g de la c\tume et de l'op9ion1 et savoir ce qu'il en cotait au novateur assez h>di p\r s'attaqu] ces deux puissances4 ,les ,grecs1 que d'ignorants rhteurs n\s dis5t avoir t si libres1 tai5t s\mis troitem5t au j\g de l'op9ion et de la c\tume4 ,*aque citoy5 tait ent\r d'un faisceau de croyances absolum5t inviolables 2 nul n'aurait song discut] les ides reues et les subissait sans esprit de rvolte4 ,le monde grec n'a connu ni la lib]t religieuse ni la lib]t de la vie prive1 ni lib]ts d'aucune sorte4 ,la loi a?ni5ne ne p]mettait pas mme un citoy5 de vivre l'c>t des assembles1 ou de ne pas clbr] religieusem5t une fte nationale4 ,la prt5due lib]t du monde antique n'tait que la =me inconsci5te1 et p> consqu5t p>faite1 de l'assujettissem5t absolu du citoy5 au j\g des ides de sa cit4 ,dans l'tat de gu]re gnrale o les socits vivai5t alors1 une socit dont les membres euss5t possd la lib]t de p5s] et d'agir n'et pas subsi/ un seul j\r4 ,l'ge de la dcad5ce p\r les dieux1 les in/itutions et les dogmes a t\j\rs comm5c le j\r o ils ont support la discussion4 ,dans les civilisations mod]nes1 les vieilles ides qui s]vai5t de base la c\tume et l'op9ion tant presque dtruites1 leur empire sur les mes e/ dev5u trs faible4 ,elles sont entres dans cette phase d'usure durant laquelle les ides anci5nes pass5t l'tat de prjug4 ,tant qu'elles ne sont pas remplaces p> une ide n\velle1 l'an>*ie rgne dans les esprits4 ,ce n'e/ que grce cette an>*ie que la discussion peut tre tolre4 criva9s1 p5seurs et philosophes doiv5t bnir l'ge actuel et se ht] d'en pr(it]1 c> ils ne le rev]ront plus4 ,c'e/ un ge de dcad5ce peut-tre1 mais c'e/ un des r>es mom5ts de l'hi/oire du monde o l'expression de la p5se e/ libre4 ,il ne saurait dur]4 ,avec les conditions actuelles de la civilisation les peuples europens m>*5t v]s un tat social qui ne tolr]a ni discussion ni lib]t4 ,les dogmes n\veaux qui vont natre ne saurai5t s'tablir1 en effet1 qu' la condition de n'accept] de discussions d'aucune sorte et d'tre aussi intolrants que ceux qui les ont prcds4 ,l'homme actuel *]*e encore les ides qui devront s]vir de base un futur tat social1 et l e/ le dang] p\r lui4 ,ce qui importe dans l'hi/oire des peuples1 et ce qui influe pr(ondm5t sur leur de/9e1 ce ne sont ni les rvolutions1 ni les gu]res - leurs ru9es s'effac5t vite - ce sont les *angem5ts dans les ides fondam5tales4 ,ils ne saurai5t s'accomplir sans que1 du mme c\p1 t\s les lm5ts d'une civilisation soi5t condamns se trans=m]4 ,les vraies rvolutions1 les seules dang]euses p\r l'exi/5ce d'un peuple1 sont celles qui atteign5t sa p5se4 ,ce n'e/ pas tant l'adoption d'ides n\velles qui e/ dang]euse p\r un peuple1 que l'essai successif d'ides auquel il e/ condamn avant de tr\v] celle sur laquelle il p\rra solidem5t asseoir un difice social n\veau de/9 remplac] l'anci54 ,ce n'e/ pas c]tes p>ce que l'ide e/ errone qu'elle e/ dang]euse - les ides religieuses dont n\s avons vcu jusqu'ici tai5t =t errones - mais c'e/ p>ce qu'il faut des expri5ces longtemps rptes p\r savoir si les ides n\velles peuv5t s'adapt] aux beso9s des socits qui les adopt5t4 ,leur degr d'utilit n'e/ malheureusem5t apprciable p\r les f\les qu'au moy5 de l'expri5ce4 ,sans d\te1 il n'e/ pas beso9 d'tre un gr& psy*ologue1 ni un gr& conomi/e1 p\r prdire que l'application des ides sociali/es actuelles conduira les peuples qui les adopt]ont un tat d'abjecte dcad5ce et de honteux despotisme3 mais comm5t emp*] les peuples qu'elles sduis5t d'accept] l'vangile n\veau qui leur e/ pr* 8 ,l'hi/oire n\s montre frquemm5t ce qu'a cot l'essai des ides inacceptables p\r une poque1 mais ce n'e/ pas dans l'hi/oire que l'homme puise ses leons4 ,*>lemagne essaya va9em5t de refaire l',empire roma91 mais l'ide d'unit n'tait plus ralisable alors1 et son oeuvre prit avec lui1 comme devait prir plus t>d celle de ,napolon4 ,philippe ,,ii usa inutilem5t son gnie et la puissance de l',espagne - prdom9ante alors - combattre l'esprit de libre exam5 qui1 s\s le nom de prote/antisme1 se rp&ait en ,europe4 ,t\s ses ef=ts contre l'ide n\velle ne russir5t qu' jet] l',espagne dans un tat de ru9e et de dcad5ce dont elle ne s'e/ jamais releve4 ,de nos j\rs1 les ides *imriques d'un visionnaire c\ronn1 inspir p> l'incurable s5sibl]ie int]nationale de sa race1 ont fait l'unit de l',italie et de l',allemagne1 et n\s ont cot deux prov9ces et la paix p\r longtemps4 ,l'ide si pr(ondm5t fausse que le nombre fait la =ce des armes a c\v]t l',europe d'une sorte de g>de nationale en armes1 et la mne une 9vitable faillite4 ,les ides sociali/es sur le travail1 le capital1 la trans=mation de la proprit prive en proprit de l',etat1 etc41 a*v]ont les peuples que les armes p]man5tes et la faillite auront p>gn4 ,le pr9cipe des nationalits1 si *] jadis aux hommes d',etat et dont ils faisai5t t\t le fondem5t de leur politique1 peut tre encore cit p>mi les ides directrices dont il a fallu subir la dang]euse influ5ce4 ,sa ralisation a conduit l',europe aux gu]res les plus dsa/reuses1 l'a mise s\s les armes et conduira successivem5t t\s les ,etats mod]nes la ru9e et l'an>*ie4 ,le seul motif app>5t qu'on p\vait invoqu] p\r df5dre ce pr9cipe tait que les pays les plus gr&s et les plus peupls sont les plus =ts et les mo9s m5acs4 ,secrtem5t1 on p5sait aussi qu'ils tai5t les plus aptes aux conqutes4 ,or1 il se tr\ve auj\rd'hui que ce sont prcism5t les pays les plus petits et les mo9s peupls 3 le ,portugal1 la ,grce1 la ,suisse1 la ,belgique1 la ,sude1 les m9uscules pr9cipauts des ,balkans1 qui sont les mo9s m5acs4 ,l'ide de l'unit a ru9 l',italie1 jadis si prospre1 au po9t qu'elle e/ auj\rd'hui la veille d'une rvolution et d'une faillite4 ,le budget annuel des dp5ses de t\s les ,etats itali5s1 qui1 avant la ralisation de l'unit itali5ne1 s'levait #eej millions1 atte9ts #b milli>ds auj\rd'hui4 ,mais il n'e/ pas donn aux hommes d'arrt] la m>*e des ides lorsqu'elles ont pntr dans les mes4 ,il faut alors que leur volution s'accomplisse et elles ont le plus s\v5t p\r df5seurs ceux-l mme qui sont m>qus p\r leurs premires victimes4 ,il n'y a pas que les m\tons qui suiv5t docilem5t le guide qui les conduit l'abattoir4 ,incl9ons-n\s devant la puissance de l'ide4 ,qu& elle e/ arrive une c]ta9e priode de son volution1 il n'y a plus ni raisonnem5ts1 ni dmon/rations qui p\rrai5t prvaloir contre elle4 ,p\r que les peuples puiss5t s'affran*ir du j\g d'une ide1 il faut des sicles ou des rvolutions viol5tes 2 les deux p>fois4 ,l'humanit n'en e/ plus compt] les *imres qu'elle s'e/ =ges et dont elle a t successivem5t victime4 ,,*apitre ,,ii ,,le ,,role ,,des ,,croyances ,,religieuses ,,dans ,l',,volution ,,des ,,civilisations ,influ5ce prpondrante des ides religieuses4 - ,elles ont t\j\rs con/itu l'lm5t le plus important de la vie des peuples4 - ,la plup>t des vnem5ts hi/oriques1 a9si que les in/itutions politiques et sociales1 driv5t des ides religieuses4 - ,avec une ide religieuse n\velle nat t\j\rs une civilisation n\velle4 - ,puissance de l'idal religieux4 - ,son influ5ce sur le c>actre4 - ,il t\rne t\tes les facults v]s un mme b4 - ,l'hi/oire politique arti/ique et littraire des peuples e/ fille de leurs croyances4 - ,le mo9dre *angem5t dans l'tat des croyances d'un peuple a p\r consqu5ce t\te une srie de trans=mations dans son exi/5ce4 - ,exemples div]s4 ,p>mi les ides div]ses qui conduis5t les peuples et qui sont les ph>es de l'hi/oire1 les ples de la civilisation1 les ides religieuses ont j\ un rle trop prpondrant et trop fondam5tal p\r que n\s ne leur consacrions pas un *apitre spcial4 ,les croyances religieuses ont t\j\rs con/itu l'lm5t le plus important de la vie des peuples et p> consqu5t de leur hi/oire4 ,les plus considrables des vnem5ts hi/oriques1 ceux qui ont eu la plus colossale influ5ce1 ont t la naissance et la mort des dieux4 ,avec une ide religieuse n\velle nat une civilisation n\velle4 ,a t\s les ges de l'humanit1 aux temps anci5s comme aux temps mod]nes1 les que/ions fondam5tales ont t\j\rs t des que/ions religieuses4 ,si l'humanit p\vait p]mettre t\s ses dieux de m\rir1 on p\rrait dire d'un tel vnem5t qu'il s]ait p> ses consqu5ces le plus important de ceux qui se sont accomplis la surface de notre plante depuis la naissance des premires civilisations4 ,il ne faut pas oubli] en effet que1 depuis l'aurore des temps hi/oriques1 t\tes les in/itutions politiques et sociales ont t fondes sur des croyances religieuses1 et que1 sur la scne du monde1 les dieux ont t\j\rs j\ le premi] rle4 ,en dehors de l'am\r1 qui e/1 lui aussi1 une religion puissante1 mais p]sonnelle et transitoire1 les croyances religieuses peuv5t seules agir d'une faon rapide sur le c>actre4 ,les conqutes des ,arabes1 les ,croisades1 l',espagne s\s l',inquisition1 l',anglet]re p5dant l'poque purita9e1 la ,france avec la ,sa9t-,b>?lemy et les gu]res de la rvolution1 montr5t ce que devi5t un peuple fanatis p> ses *imres4 ,celles-ci ex]c5t une sorte d'hypnotisation p]man5te tellem5t int5se que t\te la con/itution m5tale en e/ pr(ondm5t trans=me4 ,c'e/ l'homme sans d\te qui a cr les dieux1 mais aprs les avoir crs il a t promptem5t ass]vi p> eux4 ,ils ne sont pas fils de la peur1 comme le prt5d ,lucrce1 mais bi5 de l'esprance1 et c'e/ p\rquoi leur influ5ce s]a t]nelle4 ,ce que les dieux ont donn l'homme1 et eux seuls jusqu' prs5t ont pu le lui donn]1 c'e/ un tat d'esprit comportant le bonheur4 ,aucune philosophie n'a jamais su encore ralis] une telle t*e4 ,la consqu5ce1 s9on le b1 de t\tes les civilisations1 de t\tes les philosophies1 de t\tes les religions1 e/ d'eng5dr] c]ta9s tats d'esprit4 ,or1 de ces tals d'esprit1 les uns impliqu5t le bonheur1 les autres ne l'impliqu5t pas4 ,c'e/ trs peu des circon/ances extrieures et beauc\p de l'tat de notre me que dp5d le bonheur4 ,les m>tyrs sur leurs b*]s se tr\vai5t probablem5t beauc\p plus heureux que leurs b\rreaux4 ,le cantonni] dvorant avec ins\ciance sa crote de pa9 frotte d'ail peut tre inf9im5t plus heureux qu'un millionnaire que les s\cis assig5t4 ,l'volution de la civilisation a malheureusem5t cr *ez l'homme mod]ne une f\le de beso9s sans lui donn] les moy5s de les satisfaire et produit a9si un mcont5tem5t gnral dans les mes4 ,elle e/ mre du progrs sans d\te1 la civilisation1 mais elle e/ mre aussi du socialisme et de l'an>*ie1 ces expressions r$\tables du dsespoir des f\les1 qu'aucune croyance ne s\ti5t plus4 ,comp>ez l',europen inquiet1 fivreux1 mcont5t de son sort1 avec l',ori5tal1 t\j\rs heureux de sa de/9e4 ,en quoi diffr5t-ils1 s9on p> l'tat de leur me 8 ,on a trans=m un peuple qu& on a trans=m sa faon de concevoir et p> consqu5t de p5s] et d'agir4 ,tr\v] les moy5s de crer un tat d'esprit r5dant l'homme heureux1 voil ce qu'une socit doit avant t\t *]*]1 s\s pe9e de ne p\voir subsi/] longtemps4 ,t\tes les socits fondes jusqu'ici ont eu p\r s\ti5 un idal capable de subjugu] les mes1 et elles se sont t\j\rs van\ies ds que cet idal a cess de les subjugu]4 ,une des gr&es erreurs de l'ge mod]ne e/ de croire que c'e/ seulem5t dans les *oses extrieures1 que l'me huma9e peut tr\v] le bonheur4 ,il e/ en n\s-mmes1 cr p> n\s-mmes et presque jamais hors de n\s-mmes4 ,aprs avoir bris les idals des vieux ges1 n\s con/atons auj\rd'hui qu'il n'e/ pas possible de vivre sans eux1 et que1 s\s pe9e d'avoir disp>atre1 il faut tr\v] le secret de les remplac]4 ,les vritables bi5faiteurs de l'humanit1 ceux qui mrit5t que les peuples reconnaissants leur lv5t de colossales /atues d'or1 ce sont ces magici5s puissants1 crateurs d'idals1 que l'humanit produit quelquefois1 mais qu'elle produit si r>em5t4 ,au-dessus du torr5t des va9es app>5ces1 seules ralits que l'homme puisse jamais connatre1 au-dessus de l'engr5age rigide et glacial du monde1 ils ont fait surgir de puissantes et pacifiantes *imres1 qui ca*5t l'homme les cts sombres de sa de/9e1 et crent p\r lui les demeures en*antes du rve et de l'espoir4 ,en se plaant exclusivem5t au po9t de vue politique1 on con/ate que l encore l'influ5ce des croyances religieuses e/ imm5se4 ,ce qui fait leur irrsi/ible =ce1 c'e/ qu'elles con/itu5t le seul facteur qui puisse mom5tanm5t donn] un peuple une communaut absolue d'intrts1 de s5tim5ts et de p5ses4 ,l'esprit religieux remplace a9si d'un seul c\p ces l5tes accumulations hrditaires ncessaires p\r =m] l'me d'une nation4 ,le peuple subjugu p> une croyance ne *ange pas sans d\te de con/itution m5tale mais t\tes ses facults sont t\rnes v]s un mme b 3 le triomphe de sa croyance1 et1 p> ce seul fait1 sa puissance devi5t =midable4 ,c'e/ aux poques de foi que1 mom5tanm5t trans=ms1 les peuples accompliss5t ces ef=ts prodigieux1 ces fondations d'empires qui tonn5t l'hi/oire4 ,c'e/ a9si que quelques tribus arabes1 unifies p> la p5se de ,mahomet1 conquir5t en peu d'annes des nations qui ignorai5t jusqu' leurs noms1 et fondr5t leur imm5se empire4 ,ce n'e/ pas la qualit des croyances qu'il faut considr]1 mais le degr de dom9ation qu'elles ex]c5t sur les mes4 ,que le dieu invoqu soit ,molo* ou t\te autre div9it plus b>b>e encore1 il n'importe4 ,il importe mme p\r son pre/ige qu'il soit t\t fait intolrant et b>b>e4 ,les dieux trop tolrants et trop d\x ne donn5t aucune puissance leurs adorateurs4 ,les sectateurs du rigide ,mahomet dom9r5t p5dant longtemps une gr&e p>tie du monde et sont r$\tables encore 2 ceux du pacifique ,b\ddha n'ont jamais ri5 fond de durable et sont dj oublis p> l'hi/oire4 ,l'esprit religieux a donc j\ un rle politique capital dans l'exi/5ce des peuples1 p>ce qu'il fut t\j\rs le seul facteur capable d'agir rapidem5t sur leur c>actre4 ,sans d\te1 les dieux ne sont pas immortels1 mais l'esprit religieux1 lui1 e/ t]nel4 ,ass\pi p\r quelque temps1 il se rveille ds qu'une n\velle div9it e/ cre4 ,il a p]mis la ,france1 il y a un sicle1 de t5ir victorieusem5t tte l',europe en armes4 ,le monde a vu1 une fois encore1 ce que peut l'esprit religieux 2 c> ce fut vraim5t une religion n\velle qui se fondait alors1 et qui anima de son s\ffle t\t un peuple4 ,les div9its qui v5ai5t d'clore tai5t sans d\te trop fragiles p\r p\voir dur] 2 mais aussi longtemps qu'elles durr5t1 elles ex]cr5t un empire absolu4 ,le p\voir de trans=m] les mes que les religions possd5t e/ d'ailleurs assez phmre4 ,il e/ r>e que les croyances se ma9ti5n5t p5dant un temps un peu long ce degr d'int5sit qui trans=me entirem5t le c>actre4 ,le rve f9it p> plir1 l'hypnotis se rveille un peu1 et le vieux fond du c>actre rep>at4 ,alors mme que les croyances sont t\tes-puissantes1 le c>actre national se reconnat t\j\rs la faon dont ces croyances sont adoptes et aux manife/ations qu'elles provoqu5t4 ,voyez la mme croyance en ,anglet]re1 en ,espagne et en ,france 3 quelles diffr5ces 6 ,la ,r=me et-elle jamais t possible en ,espagne1 et l',anglet]re et-elle jamais cons5ti se s\mettre l'effroyable j\g de l',inquisition 8 ,*ez les peuples qui ont adopt la ,r=me1 ne p]oit-on pas aism5t les c>actres fondam5taux de races qui1 malgr l'hypnotisation des croyances1 avai5t cons]v les traits spciaux de leur con/itution m5tale 3 l'indp5dance1 l'n]gie1 l'habitude de raisonn] et de ne pas subir s]vilem5t la loi d'un matre 8 ,l'hi/oire politique1 arti/ique et littraire des peuples e/ fille de leurs croyances 2 mais ces d]nires1 t\t en modifiant le c>actre1 sont galem5t pr(ondm5t modifies p> lui4 ,le c>actre d'un peuple et ses croyances1 telles sont les clefs de sa de/9e4 ,le premi] e/1 dans ses lm5ts fondam5taux1 inv>iable1 et c'e/ prcism5t p>ce qu'il ne v>ie pas que l'hi/oire d'un peuple cons]ve t\j\rs une c]ta9e unit4 ,les croyances1 elles1 peuv5t v>i]1 et c'e/ ju/em5t p>ce qu'elles v>i5t que l'hi/oire enregi/re tant de b\lev]sem5ts4 ,le mo9dre *angem5t dans l'tat des croyances d'un peuple a =cm5t p\r suite t\te une srie de trans=mations dans son exi/5ce4 ,n\s disions1 dans un prcd5t *apitre1 qu'en ,france1 les hommes du ,x,v,i,i,ie sicle semblai5t =t diffr5ts de ceux du ,x,v,i,ie4 ,sans d\te1 mais quelle e/ l'orig9e de cette diffr5ce 8 ,simplem5t dans ce fait que1 d'un sicle l'autre1 l'esprit avait pass de la ?ologie la sci5ce1 oppos la raison la tradition1 la vrit obs]ve la vrit rvle4 ,p> ce simple *angem5t de conceptions1 l'aspect d'un sicle s'e/ trans=m1 et1 si n\s v\lions en suivre les effets1 n\s v]rions que notre gr&e ,rvolution1 a9si que les vnem5ts qui la suiv5t et dur5t encore1 sont la simple consqu5ce d'une volution des ides religieuses4 ,et si auj\rd'hui la vieille socit *ancelle sur ses bases et voit t\tes ses in/itutions pr(ondm5t branles1 c'e/ qu'elle p]d de plus en plus les antiques croyances dont elle avait vcu jusqu'ici4 ,qu& elle les aura t\t fait p]dues1 une civilisation n\velle1 fonde sur une foi n\velle pr5dra ncessairem5t sa place4 ,l'hi/oire n\s montre que les peuples ne surviv5t pas longtemps la disp>ition de leurs dieux4 ,les civilisations nes avec eux meur5t galem5t avec eux4 ,il n'e/ ri5 d'aussi de/ructif que la p\ssire des dieux morts4 ,,*apitre ,,iii ,,le ,,role ,,des ,,gr&s ,,hommes ,,dans ,l',,hi/oire ,,des ,,peuples ,les gr&s progrs de *aque civilisation ont t\j\rs t raliss p> une petite lite d'esprits suprieurs4 - ,nature de leur rle4 - ,ils syn?tis5t t\s les ef=ts d'une race4 - ,exemples f\rnis p> les gr&es dc\v]tes4 - ,rle politique des gr&s hommes4 - ,ils inc>n5t l'idal dom9ant de leur race4 - ,influ5ce des gr&s halluc9s4 - ,les inv5teurs de gnie trans=m5t une civilisation4 - ,les fanatiques et les halluc9s font l'hi/oire4 ,en tudiant la hir>*ie et la diffr5ciation des races1 n\s avons vu que ce qui diffr5cie le plus les ,europens des ,ori5taux1 c'e/ que les premi]s sont les seuls possd] une lite d'hommes suprieurs4 ,essayons de m>qu] en quelques lignes les limites du rle de cette lite4 ,cette petite phalange d'hommes m95ts qu'un peuple civilis possde et qu'il suffirait de supprim] *aque gnration p\r abaiss] considrablem5t le niveau intellectuel de ce peuple1 con/itue la vritable inc>nation des p\voirs d'une race4 ,c'e/ elle que sont dus les progrs raliss dans les sci5ces1 les arts1 l'indu/rie1 en un mot dans t\tes les bran*es de la civilisation4 ,l'hi/oire dmontre que c'e/ cette lite peu nombreuse que n\s sommes r$evables de t\s les progrs accomplis4 ,bi5 que pr(itant de ces progrs la f\le n'aime gure cep5dant qu'on la dpasse1 et les plus gr&s p5seurs ou inv5teurs ont t bi5 s\v5t ses m>tyrs4 ,cep5dant t\tes les gnrations1 t\t le pass d'une race1 s'pan\iss5t en ces beaux gnies qui sont les fleurs m]veilleuses d'une race4 ,ils sont la vraie gloire d'une nation1 et *acun1 jusqu'au plus humble1 p\rrait s'enorgueillir en eux4 ,ils ne p>aiss5t pas au has>d et p> miracle1 mais reprs5t5t le c\ronnem5t d'un long pass4 ,ils syn?tis5t la gr&eur de leur temps et de leur race4 ,favoris] leur closion et leur dveloppem5t1 c'e/ favoris] l'closion du progrs dont bnfici]a t\te l'humanit4 ,si n\s n\s laissions trop aveugl] p> nos rves d'galit univ]selle n\s en s]ions les premires victimes4 ,l'galit ne peut exi/] que dans l'infriorit1 elle e/ le rve obscur et pesant des mdiocrits vulgaires4 ,les temps de sauvag]ie l'ont seuls ralise4 ,p\r que l'galit rgnt dans le monde1 il faudrait rabaiss] peu peu t\t ce qui fait la valeur d'une race au niveau de ce qu'elle a de mo9s lev4 ,mais si le rle des hommes suprieurs e/ considrable dans le dveloppem5t d'une civilisation1 il n'e/ pas cep5dant t\t fait tel qu'on le dit gnralem5t4 ,leur action consi/e1 je le rpte1 syn?tis] t\s les ef=ts d'une race 2 leurs dc\v]tes sont t\j\rs le rsultat d'une longue srie de dc\v]tes antrieures 2 ils btiss5t un difice avec des pi]res que d'autres ont l5tem5t tailles4 ,les hi/ori5s1 gnralem5t =t simpli/es1 ont t\j\rs cru p\voir accol] devant *aque inv5tion le nom d'un homme 2 et p\rtant1 p>mi les gr&es inv5tions qui ont trans=m le monde1 telles que l'imprim]ie1 la p\dre1 la vapeur1 la tlgraphie lectrique1 il n'en e/ pas une dont on puisse dire qu'elle a t cre p> un seul c]veau4 ,qu& on tudie la g5se de telles dc\v]tes1 on voit t\j\rs qu'elles sont nes d'une longue srie d'ef=ts prp>atoires 3 l'inv5tion f9ale n'e/ qu'un c\ronnem5t4 ,l'obs]vation de ,galile sur l'iso*ronisme des oscillations d'une lampe susp5due prp>a l'inv5tion des *ronomtres de prcision1 d'o devait rsult] p\r le m>9 la possibilit de retr\v] srem5t sa r\te sur l',ocan4 ,la p\dre canon e/ sortie du feu grgeois l5tem5t trans=m4 ,la ma*9e vapeur reprs5te la somme d'une srie d'inv5tions dont *acune a exig d'imm5ses travaux4 ,un ,grec1 et-il eu c5t fois le gnie d',ar*imde1 n'aurait pu dc\vrir la locomotive4 ,il ne lui et aucunem5t s]vi d'ailleurs de la dc\vrir1 c>1 p\r l'excut]1 il lui et fallu att5dre que la mcanique et ralis des progrs qui ont dem& deux mille ans d'ef=ts4 ,p\r tre1 en app>5ce1 plus indp5dant du pass1 le rle politique des gr&s hommes d',etat ne l'e/ pas beauc\p mo9s cep5dant que celui des gr&s inv5teurs4 ,aveugls p> l'clat bruyant de ces puissants remueurs d'hommes qui trans=m5t l'exi/5ce politique des peuples1 des criva9s tels que ,hegel1 ,c\s91 ,c>lyle1 etc41 ont v\lu en faire des demi-dieux dont le gnie seul modifie la de/9e des peuples4 ,ils peuv5t sans d\te tr\bl] l'volution d'une socit1 mais il ne leur e/ pas donn d'en *ang] le c\rs4 ,le gnie d'un ,cromwell ou d'un ,napolon ne saurait accomplir une telle t*e4 ,les gr&s conqurants peuv5t dtruire p> le f] et le feu les villes1 les hommes et les empires comme un enfant peut inc5di] un muse rempli des trsors de l'art 2 mais cette puissance de/ructive ne doit pas n\s illusionn] sur la nature de leur rle4 ,l'influ5ce des gr&s hommes politiques n'e/ durable que lorsque1 comme ,cs> ou ,ri*elieu1 ils sav5t dirig] leurs ef=ts dans le s5s des beso9s du mom5t 2 la vraie cause de leurs succs e/ gnralem5t alors bi5 antrieure eux-mmes4 ,deux ou trois sicles plus tt ,cs> n'et pas pli la gr&e rpublique roma9e s\s la loi d'un matre1 et ,ri*elieu et t impuissant ralis] l'unit franaise4 ,en politique1 les vritables gr&s hommes sont ceux qui press5t5t les beso9s qui vont natre1 les vnem5ts que le pass a prp>s1 et montr5t le *em9 o il faut s'engag]4 ,nul ne le voyait peut-tre1 ce *em91 mais les fatalits de l'volution devai5t bi5tt y p\ss] les peuples aux de/9s desquels ces puissants gnies prsid5t mom5tanm5t4 ,eux aussi1 comme les gr&s inv5teurs1 syn?tis5t les rsultats d'un long travail antrieur4 ,il ne faudrait pas p\ss] trop lo9 cep5dant ces analogies entre les div]ses catgories des gr&s hommes4 ,les inv5teurs j\5t un rle important dans l'volution future d'une civilisation1 mais aucun rle immdiat dans l'hi/oire politique des peuples4 ,les hommes suprieurs auxquels sont dues1 depuis la *>rue jusqu'au tlgraphe1 les importantes dc\v]tes qui sont le patrimo9e commun de l'humanit1 n'ont jamais eu les qualits de c>actre ncessaires p\r fond] une religion ou conqurir un empire1 c'e/--dire p\r *ang] visiblem5t la face de l'hi/oire4 ,le p5seur voit trop la complexit des problmes p\r avoir jamais des convictions bi5 pr(ondes1 et trop peu de buts politiques lui p>aiss5t assez dignes de ses ef=ts p\r qu'il en p\rsuive aucun4 ,les inv5teurs peuv5t modifi] la longue une civilisation 2 les fanatiques1 l'intellig5ce troite1 mais au c>actre n]gique et aux passions puissantes1 peuv5t seuls fond] des religions1 des empires et s\lev] le monde4 ,a la voix d'un ,pi]re l',ermite1 des millions d'hommes se sont prcipits sur l',ori5t 3 les p>oles d'un halluc91 comme ,mahomet1 ont cr la =ce ncessaire p\r triomph] du vieux monde grco-roma9 2 un mo9e obscur1 comme ,lu!r1 a mis l',europe feu et sang4 ,ce n'e/ pas p>mi les f\les que la voix d'un ,galile ou d'un ,newton aura jamais le plus faible *o4 ,les inv5teurs de gnie ht5t la m>*e de la civilisation4 ,les fanatiques et les halluc9s crent l'hi/oire4 ,de quoi se compose-t-elle1 en effet1 l'hi/oire1 telle que les livres l'criv5t1 s9on du long rcit des luttes s\t5ues p> l'homme p\r crer un idal1 l'ador]1 puis le dtruire4 ,et devant la sci5ce pure1 de tels idals ont-ils plus de valeur que les va9s mirages crs p> la lumire sur les sables mobiles du ds]t 8 ,ce sont p\rtant les halluc9s1 crateurs ou propagateurs de tels mirages1 qui ont le plus pr(ondm5t trans=m le monde4 ,du fond de leurs tombeaux1 ils c\rb5t encore l'me des races s\s le j\g de leurs p5ses et agiss5t sur le c>actre et la de/9e des peuples4 ,ne mconnaissons pas l'importance de leur rle1 mais n'oublions pas non plus que la t*e qu'ils ont accomplie1 ils n'ont russi l'accomplir que p>ce qu'ils ont inconsciemm5t inc>n et exprim l'idal de leur race et de leur temps4 ,on ne conduit un peuple qu'en inc>nant ses rves4 ,mose a reprs5t1 p\r les ,juifs1 le dsir de dlivrance qui c\vait depuis des annes s\s leurs fronts d'esclaves lacrs p> les f\ets gypti5s4 ,b\ddha et ,jsus ont su ent5dre les misres inf9ies de leur temps et traduire en religion le beso9 de *>it et de piti qui1 des poques de s\ffrance univ]selle1 comm5ai5t se faire j\r dans le monde4 ,mahomet ralisa p> l'unit de la croyance l'unit politique d'un peuple divis en milli]s de tribus rivales4 ,le soldat de gnie qui fut ,napolon inc>na l'idal de gloire militaire1 de vanit1 de propag&e rvolutionnaire1 qui tai5t alors les c>actri/iques du peuple qu'il prom5a p5dant qu9ze ans trav]s l',europe la p\rsuite des plus folles av5tures4 ,ce sont donc en df9itive les ides1 et p> consqu5t1 ceux qui les inc>n5t et les propag5t1 qui mn5t le monde4 ,leur triomphe e/ assur ds qu'elles ont p\r les df5dre des halluc9s et des conva9cus4 ,peu importe1 qu'elles soi5t vraies ou fausses4 ,l'hi/oire n\s pr\ve mme que ce sont les ides les plus *imriques qui ont t\j\rs le mieux fanatis les hommes et j\ le rle le plus important4 ,c'e/ au nom des plus dcevantes *imres que le monde a t b\lev]s jusqu'ici1 que des civilisations qui semblai5t imprissables ont t dtruites1 et que d'autres ont t fondes4 ,ce n'e/ pas1 comme l'assure l'vangile1 le royaume du ciel qui e/ de/9 aux pauvres d'esprit1 mais bi5 celui de la t]re1 la seule condition qu'ils possd5t la foi aveugle qui s\lve les montagnes4 ,les philosophes1 qui consacr5t s\v5t des sicles dtruire ce que les conva9cus ont p>fois cr en un j\r1 doiv5t s'incl9] devant eux4 ,les conva9cus font p>tie des =ces my/rieuses qui rgiss5t le monde4 ,ils ont dt]m9 les plus importants des vnem5ts dont l'hi/oire enregi/re le c\rs4 ,ils n'ont propag que des illusions sans d\te1 mais c'e/ de ces illusions la fois r$\tables1 sduisantes et va9es1 que l'humanit a vcu jusqu'ici et sans d\te cont9u]a vivre encore4 ,ce ne sont que des ombres4 ,il faut les respect] p\rtant4 ,grce elles1 nos pres ont connu l'esprance1 et dans leur c\rse hroque et folle la p\rsuite de ces ombres1 ils n\s ont sortis de la b>b>ie primitive et conduits o n\s sommes auj\rd'hui4 ,de t\s les facteurs du dveloppem5t des civilisations1 les illusions sont peut-tre les plus puissants4 ,c'e/ une illusion qui a fait surgir les pyramides et p5dant c9q mille ans hriss l',egypte de colosses de pi]re4 ,c'e/ une illusion qui1 au moy5 ge1 a difi nos gigantesques ca?drales et conduit l',occid5t se prcipit] sur l',ori5t p\r conqurir un tombeau4 ,c'e/ en p\rsuivant des illusions qu'ont t fondes des religions qui ont pli la moiti de l'humanit s\s leurs lois et qu'ont t difis ou dtruits les plus va/es empires4 ,ce n'e/ pas la p\rsuite de la vrit1 mais celle de l'erreur1 que l'humanit a dp5s le plus d'ef=ts4 ,les buts *imriques qu'elle p\rsuivait1 elle ne p\vait les atte9dre 2 mais c'e/ en les p\rsuivant qu'elle a ralis t\s les progrs qu'elle ne *]*ait pas4 ,,livre ,v ,,la ,,dissociation ,,du ,,c>act,,re ,,des ,,races ,,et ,,leur ,d,,cad5ce ,,*apitre ,,premi] ,,comm5t ,,les ,,civilisations ,,paliss5t ,,et ,s',,teign5t ,dissolution des espces psy*ologiques4 - ,comm5t des dispositions hrditaires qui avai5t dem& des sicles p\r se =m] peuv5t tre rapidem5t p]dues4 - ,il faut t\j\rs un temps trs long un peuple p\r s'lev] un haut degr de civilisation et p>fois un temps trs c\rt p\r en desc5dre4 - ,le pr9cipal facteur de la dcad5ce d'un peuple e/ l'abaissem5t de son c>actre4 - ,le mcanisme de la dissolution des civilisations a jusqu'ici t le mme p\r t\s les peuples4 - ,symptmes de dcad5ce que prs5t5t quelques peuples lat9s4 - ,dveloppem5t de l'gsme4 - ,dim9ution de l'initiative et de la volont4 - ,abaissem5t du c>actre et de la moralit4 - ,la jeunesse actuelle4 - ,influ5ce probable du socialisme4 - ,ses dang]s et sa =ce4 - ,comm5t il ramn]a les civilisations qui le subiront des =mes d'volution t\t fait b>b>es4 - ,peuples o il p\rra triomph]4 ,pas plus que les espces anatomiques1 les espces psy*ologiques ne sont t]nelles4 ,les conditions de milieux qui ma9ti5n5t la fixit de leurs c>actres ne subsi/5t pas t\j\rs4 ,si ces milieux vi5n5t se modifi]1 les lm5ts de con/itution m5tale1 ma9t5us p> leur influ5ce1 f9iss5t p> subir des trans=mations rgressives qui les conduis5t disp>atre4 ,suivant des lois physiologiques1 aussi applicables aux cellules crbrales qu'aux autres cellules du corps1 et qui s'obs]v5t *ez t\s les tres1 les organes mett5t inf9im5t mo9s de temps disp>atre qu'il ne leur en a fallu p\r se =m]4 ,t\t organe qui ne fonctionne pas cesse bi5tt de p\voir fonctionn]4 ,l'oeil des poissons qui viv5t dans les lacs des cav]nes s'atrophie la longue1 et cette atrophie f9it p> dev5ir hrditaire4 ,a ne considr] mme que la c\rte dure d'une vie individuelle1 un organe qui a dem& peut-tre des milli]s de sicles p\r se =m] p> de l5tes adaptations et accumulations hrditaires1 arrive s'atrophi] =t rapidem5t1 lorsqu'il cesse d'tre mis en action4 ,la con/itution m5tale des tres ne saurait *app] ces lois physiologiques4 ,la cellule crbrale qui n'e/ plus ex]ce cesse1 elle aussi1 de fonctionn]1 et des dispositions m5tales qui avai5t dem& des sicles p\r se =m] peuv5t tre promptem5t p]dues4 ,le c\rage1 l'initiative1 l'n]gie1 l'esprit d'entreprise et div]ses qualits de c>actre =t longues acqurir peuv5t s'effac] assez rapidem5t qu& elles n'ont plus l'occasion de s'ex]c]4 ,a9si s'explique qu'il faille t\j\rs un peuple un temps trs long p\r s'lev] un haut degr de culture1 et p>fois un temps trs c\rt p\r tomb] dans le g\ffre de la dcad5ce4 ,qu& on exam9e les causes qui ont conduit successivem5t la ru9e les peuples div]s dont n\s entreti5t l'hi/oire1 qu'il s'agisse des ,p]ses1 des ,roma9s1 ou de t\t autre1 on voit que le facteur fondam5tal de leur *ute fut t\j\rs un *angem5t de leur con/itution m5tale rsultant de l'abaissem5t de leur c>actre4 ,je n'en vois pas un seul qui ait disp>u p> suite de l'abaissem5t de son intellig5ce4 ,p\r t\tes les civilisations passes1 le mcanisme de la dissolution a t id5tique1 et id5tique ce po9t que c'e/ se dem&]1 comme l'a fait un pote1 si l'hi/oire1 qui a tant de livres1 n'aurait pas qu'une seule page4 ,arriv ce degr de civilisation et de puissance o1 tant sr de ne plus tre attaqu p> ses vois9s1 un peuple comm5ce j\ir des bi5faits de la paix et du bi5-tre que procur5t les ri*esses1 les v]tus militaires se p]d5t1 l'excs de civilisation cre de n\veaux beso9s1 l'gsme se dveloppe4 ,n'ayant d'autre idal que la j\issance htive de bi5s rapidem5t acquis1 les citoy5s ab&onn5t la ge/ion des affaires publiques l',etat et p]d5t bi5tt t\tes les qualits qui avai5t fait leur gr&eur4 ,alors des vois9s b>b>es ou demi-b>b>es1 ayant des beso9s trs faibles mais un idal trs =t1 envahiss5t le peuple trop civilis1 puis =m5t une n\velle civilisation avec les dbris de celle qu'ils ont r5v]se4 ,c'e/ a9si que1 malgr l'organisation =midable des ,roma9s et des ,p]ses1 les ,b>b>es dtruisir5t l'empire des premi]s et les ,arabes celui des seconds4 ,ce n'tai5t pas c]tes les qualits de l'intellig5ce qui manquai5t aux peuples envahis4 ,a ce po9t de vue aucune comp>aison n'tait possible entre les conqurants et les va9cus4 ,ce fut qu& elle portait dj en elle des g]mes de pro*a9e dcad5ce1 c'e/--dire s\s les premi]s emp]eurs1 que ,rome compta le plus de beaux esprits1 d'arti/es1 de littrateurs et de savants4 ,presque t\tes les oeuvres qui ont fait sa gr&eur remont5t cette poque de son hi/oire4 ,mais elle avait p]du cet lm5t fondam5tal qu'aucun dveloppem5t de l'intellig5ce ne saurait remplac] 3 le c>actre #ai4 ,les ,roma9s des vieux ges avai5t des beso9s trs faibles et un idal trs =t4 ,cet idal - la gr&eur de ,rome - dom9ait absolum5t leurs mes1 et *aque citoy5 tait prt y sacrifi] sa famille1 sa =tune et sa vie4 ,lorsque ,rome fut dev5ue le ple de l'univ]s1 la plus ri*e cit du monde1 elle fut envahie p> des trang]s v5us de t\tes p>ts et auxquels elle f9it p> donn] les droits de citoy54 ,ne dem&ant qu' j\ir de son luxe1 ils s'intressai5t =t peu sa gloire4 ,la gr&e cit dev9t alors un imm5se c>avansrail1 mais ce ne fut plus ,rome4 ,elle semblait bi5 vivante encore1 mais son me tait morte depuis longtemps4 #ai ,le mal dont s\ffrait alors la socit roma9e1 crit ,m4 ,fu/el de ,c\langes1 n'tait pas la corruption des moeurs1 c'tait l'amollissem5t de la volont et p\r a9si dire l'n]vem5t du c>actre4 ,des causes analogues de dcad5ce m5ac5t nos civilisations raff9es1 mais il s'en aj\te d'autres dues l'volution produite dans les esprits p> les dc\v]tes sci5tifiques mod]nes4 ,la sci5ce a r5\vel nos ides et t t\te autorit nos conceptions religieuses et sociales4 ,elle a montr l'homme la faible place qu'il occupe dans l'univ]s et l'absolue indiffr5ce de la nature p\r lui4 ,il a vu que ce qu'il appelait lib]t n'tait que l'ignorance des causes qui l'ass]viss5t1 et que1 dans l'engr5age des ncessits qui les mn5t1 la condition naturelle de t\s les tres e/ d'tre ass]vis4 ,il a con/at que la nature ignorait ce que n\s appelons la piti1 et que t\s les progrs raliss p> elle ne l'avai5t t que p> une slection impitoyable am5ant sans cesse l'crasem5t des faibles au pr(it des =ts4 ,t\tes ces conceptions glaciales et rigides1 si contraires ce que disai5t les vieilles croyances qui ont en*ant nos pres1 ont produit d'inquitants conflits dans les mes4 ,dans des c]veaux ord9aires1 ils ont eng5dr cet tat d'an>*ie des ides qui semble la c>actri/ique de l'homme mod]ne4 ,*ez la jeunesse arti/e et lettre1 ces mmes conflits ont ab\ti une sorte d'indiffr5ce morne1 de/ructive de t\te volont1 une incapacit complte de s'en?\siasm] p\r une cause quelconque1 et un culte exclusif d'intrts immdiats et p]sonnels4 ,comm5tant cette trs ju/e rflexion d'un criva9 mod]ne que le s5s du relatif dom9e la p5se contempora9e 1 un m9i/re de l'in/ruction publique proclamait avec une satisfaction vid5te dans un disc\rs rc5t que la sub/itution des ides relatives aux notions ab/raites dans t\s les ordres de la connaissance huma9e e/ la plus gr&e conqute de la sci5ce 4,la conqute dcl>e n\velle e/ en ralit bi5 vieille4 ,il y a de longs sicles que la philosophie de l',inde l'avait accomplie4 ,ne n\s flicitons pas trop de ce qu'elle t5d auj\rd'hui se rp&re4 ,le vrai dang] p\r les socits mod]nes ti5t prcism5t ce que les hommes ont p]du t\te confiance dans la valeur des pr9cipes sur lesquels elles repos5t4 ,je ne sais pas si l'on p\rrait cit] depuis l'orig9e du monde une seule civilisation1 une seule in/itution1 une seule croyance qui ai5t russi se ma9t5ir en s'appuyant sur des pr9cipes considrs comme n'ayant qu'une valeur relative4 ,et si l'av5ir semble app>t5ir ces doctr9es sociali/es que condamne la raison1 c'e/ ju/em5t p>ce que ce sont les seules dont les aptres p>l5t au nom de vrits qu'ils proclam5t absolues4 ,les f\les se t\rn]ont t\j\rs v]s ceux qui lui p>l]ont de vrits absolues et ddaign]ont les autres4 ,p\r tre homme d',etat1 il faut savoir pntr] dans l'me de la multitude1 compr5dre ses rves et ab&onn] les ab/ractions philosophiques4 ,les *oses ne *ang5t gure4 ,seules les ides qu'on s'en fait peuv5t *ang] beauc\p4 ,c'e/ sur ces ides-l qu'il faut savoir agir4 ,sans d\te n\s ne p\vons connatre du monde rel que des app>5ces1 de simples tats de consci5ce dont la valeur e/ videmm5t relative4 ,mais qu& n\s n\s plaons au po9t de vue social n\s p\vons dire que p\r un ge donn et p\r une socit donne1 il y a des conditions d'exi/5ce1 des lois morales1 des in/itutions qui ont une valeur absolue1 puis que cette socit ne saurait subsi/] sans elles4 ,ds que leur valeur e/ conte/e et que le d\te se rp& dans les esprits1 la socit e/ condamne bi5tt m\rir4 ,ce sont l des vrits que l'on peut enseign] h>dim5t1 c> elles ne sont pas de celles qu'aucune sci5ce puisse conte/]4 ,un langage contraire ne peut qu'eng5dr] les plus dsa/reuses consqu5ces4 ,le nihilisme philosophique1 que des voix autorises propag5t auj\rd'hui dans de faibles esprits1 les fait immdiatem5t conclure l'inju/ice absolue de notre ordre social1 l'absurdit de t\tes les hir>*ies1 leur inspire la ha9e de t\t ce qui exi/e et les mne directem5t au socialisme et l'an>*isme4 ,les hommes d',etat mod]nes sont trop p]suads de l'influ5ce des in/itutions et trop peu de l'influ5ce des ides4 ,la sci5ce leur montre p\rtant que les premires sont t\j\rs filles des secondes et n'ont jamais pu subsi/] sans s'appuy] sur elles4 ,les ides reprs5t5t les ressorts invisibles des *oses4 ,qu& elles ont disp>u1 les supports secrets des in/itutions et des civilisations sont briss4 ,ce fut t\j\rs p\r un peuple une heure r$\table que celle o ses vieilles ides sont desc5dues dans la sombre ncropole o repos5t les ,dieux morts4 ,laissant ma9t5ant de ct les causes p\r tudi] les effets1 n\s devons reconnatre qu'une visible dcad5ce m5ace srieusem5t la vitalit de la plup>t des gr&es nations europennes1 et notamm5t de celles dites lat9es et qui le sont bi5 en ralit1 s9on p> le sang1 du mo9s p>les traditions et l'ducation4 ,elles p]d5t *aque j\r leur initiative1 leur n]gie1 leur volont et leur aptitude agir4 ,la satisfaction de beso9s matriels t\j\rs croissants t5d dev5ir leur unique idal4 ,la famille se dissocie1 les ressorts sociaux se dt5d5t4 ,le mcont5tem5t et le malaise s't5d5t t\tes les classes1 des plus ri*es aux plus pauvres4 ,semblable au navire ayant p]du sa b\ssole et errant l'av5ture au gr des v5ts1 l'homme mod]ne erre au gr du has>d dans les espaces que les dieux peuplai5t jadis et que la sci5ce a r5dus ds]ts4 ,il a p]du la foi et du mme c\p l'esprance4 ,dev5ues impressionnables et mobiles l'excs1 les f\les1 qu'aucune b>rire ne reti5t plus1 sembl5t condamnes oscill] sans cesse de la plus furieuse an>*ie au plus pesant despotisme4 ,on les s\lve avec des mots1 mais leurs div9its d'un seul j\r sont bi5tt leurs victimes4 ,en app>5ce elles sembl5t s\hait] la lib]t avec ardeur 2 en ralit elles la rep\ss5t t\j\rs et dem&5t sans cesse l',etat de leur =g] des *anes4 ,elles obiss5t aveuglm5t aux plus obscurs sectaires1 aux plus borns despotes4 ,les rhteurs qui croi5t guid] les masses1 et le plus s\v5t qui les suiv5t1 confond5t l'impati5ce et la n]vosit faisant sans cesse *ang] de matre avec le vritable esprit d'indp5dance1 emp*ant de support] aucun matre4 ,l',etat1 quel que soit le rgime nom9al1 e/ la div9it v]s laquelle se t\rn5t t\s les p>tis4 ,c'e/ lui qu'on dem&e une rglem5tation et une protection *aque j\r plus l\rdes1 enveloppant les mo9dres actes de la vie des =malits les plus byzant9es et les plus tyranniques4 ,la jeunesse r5once de plus en plus aux c>rires dem&ant du jugem5t1 de l'initiative1 de l'n]gie1 des ef=ts p]sonnels et de la volont4 ,les mo9dres responsabilits l'p\vant5t4 ,le mdiocre horizon des fonctions sal>ies p> l',etat lui suffit4 ,les comm]ants ignor5t les *em9s des colonies et celles-ci ne sont peuples que p> des fonctionnaires #bj4 ,l'n]gie et l'action sont remplaces *ez les hommes d',etat p> des discussions p]sonnelles effroyablem5t vides1 *ez les f\les p> des en?\siasmes ou des colres d'un j\r1 *ez les lettrs p> une sorte de s5tim5talisme l>moyant1 impuissant et vague1 et de ples diss]tations sur les misres de l'exi/5ce4 ,un gsme sans bornes se dveloppe p>t\t4 ,l'individu f9it p> n'avoir plus d'autre proccupation que lui-mme4 ,les consci5ces capitul5t1 la moralit gnrale s'abaisse et graduellem5t s'te9t #ba4 #bj ,dans un disc\rs prononc la ,*ambre des dputs le #bg novembre #ahij p> ,m4 ,eti5ne1 s\s-secrtaire d',etat aux colonies1 je relve le trs c>actri/ique passage suivant que j'emprunte au j\rnal le ,sicle4 ,la ,co*9*9e compr5d #a1hjj1jjj mes 2 dans ce total1 on compte #a1fjj ,franais dont #a1bjj fonctionnaires4 ,elle e/ adm9i/re p> un conseil colonial lu p> ces #a1bjj fonctionnaires 2 elle a un dput4 ,et v\s v\lez que l'an>*ie ne rgne pas dans ce pays 6 7,exclamations et rires sur un gr& nombre de bancs47 444 ,eh bi51 savez-v\s ce que produit un p>eil sy/me4 ,il produit ce phnomne que votre budget rduit #bb millions e/ absorb p\r #i millions p> les dp5ses des fonctionnaires4 ,oui1 en #ahgg1 j'ai essay de rduire les fonctionnaires 2 je les ai rduits p\r #c1ejj1jjj francs sur #i 2 j'ai pris cette mesure au mois d'octobre4 ,or1 au mois de dcembre1 le cab9et dont je faisais p>tie disp>aissait1 et1 au mois de m>s suivant1 t\s les fonctionnaires lic5cis ont rep>u4 #ba ,cet abaissem5t de la moralit e/ grave qu& il s'obs]ve dans des pr(essions telles que la magi/rature et le not>iat1 *ez lesquelles la probit tait jadis aussi gnrale que le c\rage *ez les militaires4 ,en ce qui conc]ne le not>iat1 la moralit e/ desc5due auj\rd'hui un niveau =t bas4 ,les /ati/ici5s (ficiels ont con/at qu'il y a dans le not>iat une proportion de #dc accuss sur #aj1jjj individus1 alors que la moy5ne p\r l'ensemble de la population de la ,france e/ de un accus p\r le mme nombre d'individus 4 ,dans un rapport du g>de des sceaux au ,prsid5t de la ,rpublique1 publi p> l',(ficiel le #ca janvi] #ahij1 je tr\ve le passage suivant 3 ,les dsa/res qui1 ds #ahdj1 avai5t comm5c jet] l'inquitude dans le public1 s'accrur5t progressivem5t ce po9t qu'en #ahgf un de mes prdcesseurs dut appel] spcialem5t l'att5tion des magi/rats du p>quet sur la situation du not>iat4 ,les de/itutions et les cata/rophes not>iales se reproduisai5t avec un c>actre de gravit et de frqu5ce inacc\tum4 ,le *iffre des s9i/res s'levait successivem5t de #ca en #ahhb 2 #da en #ahhc 2 #ed en #ahhd 2 #ga en #ahhf1 et le total des dt\rnem5ts commis p> les notaires reprs5tait plus de #fb millions p\r la priode comprise en #ahhj et #ahhf4 ,en #ahhi1 enf91 #ajc notaires ont d tre de/itus ou contra9ts de cd] leur tude4 ,si l'on rappro*e de ces faits la *ute successive de nos plus gr&es entreprises f9ancires 7,comptoir d'escompte1 ,dpts et comptes c\rants1 ,panama1 etc471 il faut bi5 reconnatre que les invectives des sociali/es contre la moralit des classes dirigeantes ne sont pas sans fondem5t4 ,les mmes symptmes de dmoralisation pr(onde s'obs]v5t malheureusem5t *ez t\s les peuples lat9s4 ,le sc&ale des banques d',etat itali5nes o le vol se pratiquait sur une imm5se *elle p> les hommes politiques les plus haut placs1 la faillite du ,portugal1 la misrable situation f9ancire de l',espagne et de l',italie1 la dcad5ce pr(onde des rpubliques lat9es de l',amrique1 pr\v5t que le c>actre et la moralit de c]ta9s peuples ont reu d'incurables atte9tes et que leur rle dans le monde e/ bi5 prs d'tre t]m94 ,l'homme p]d t\t empire sur lui-mme4 ,il ne sait plus se dom9] 2 et qui ne sait se dom9] e/ condamn bi5tt tre dom9 p> d'autres4 ,*ang] t\t cela s]ait une l\rde t*e4 ,il faudrait *ang] t\t d'abord notre lam5table ducation lat9e4 ,elle dp\ille de t\te initiative et de t\te n]gie ceux qui l'hrdit en aurait laiss encore4 ,elle te9t t\te lueur d'indp5dance intellectuelle en donnant p\r seul idal la jeunesse d'odieux conc\rs qui1 ne dem&ant que des ef=ts de mmoire1 ont p\r rsultat f9al de plac] la tte de t\tes les c>rires les c]veaux que leur aptitude s]vile l'imitation r5d prcism5t les plus incapables d'individualit et d'ef=ts p]sonnels4 ,je t*e de c\l] du f] dans l'me des enfants disait un in/ituteur anglais ,guizot qui visitait les coles de la ,gr&e-,bretagne4 ,o sont *ez les nations lat9es les in/ituteurs et les programmes qui puiss5t ralis] un tel rve 8 ,le rgime militaire le ralis]a peut-tre4 ,il e/ en t\s cas le seul ducateur qui le puisse ralis]4 ,p\r les peuples qui s'affaiss5t1 une des pr9cipales condition de relvem5t e/ l'organisation d'un s]vice militaire univ]sel trs dur et la m5ace p]man5te de gu]res dsa/reuses4 ,c'e/ cet abaissem5t gnral du c>actre1 l'impuissance des citoy5s se g\v]n] eux-mmes1 et leur g/e indiffr5ce qu'e/ due surt\t la difficult qu'pr\v5t la plup>t des peuples lat9s vivre s\s des lois librales aussi loignes du despotisme que de l'an>*ie4 ,que de telles lois soi5t peu sympa?iques aux f\les1 on le compr5d aism5t1 c> le cs>isme leur promet1 s9on la lib]t dont elles ne se s\ci5t gure1 au mo9s une galit trs gr&e dans la s]vitude4 ,que ce soit1 au contraire1 des c\*es claires que les in/itutions rpublica9es ai5t le plus de pe9e se faire accept]1 voil ce qu'on ne compr5drait pas si l'on ne se r5dait compte du poids des influ5ces ance/rales4 ,n'e/-ce pas avec de telles in/itutions que t\tes les supriorits1 celle de l'intellig5ce surt\t1 ont le plus de *ance de p\voir se manife/] 8 ,on p\rrait mme dire que le seul inconvni5t rel de ces in/itutions1 p\r les galitaires t\t prix1 e/ de p]mettre la =mation d'ari/ocraties intellectuelles puissantes4 ,le plus oppressif des rgimes1 aussi bi5 p\r le c>actre que p\r l'intellig5ce1 e/ au contraire le cs>isme s\s ses div]ses =mes4 ,il n'a p\r lui que d'am5] facilem5t l'galit dans la bassesse1 l'humilit dans la s]vitude4 ,il e/ trs adapt aux beso9s infrieurs des peuples en dcad5ce1 et c'e/ p\rquoi1 ds qu'ils le peuv5t1 ils y revi5n5t t\j\rs4 ,le premi] pana*e v5u d'un gnral quelconque les y ramne4 ,qu& un peuple en e/ l1 son heure e/ v5ue1 les temps sont accomplis p\r lui4 ,il subit actuellem5t une volution manife/e1 ce cs>isme des vieux ges que l'hi/oire a t\j\rs vu app>atre dans les civilisations leur extrme aurore et leur extrme dcad5ce4 ,n\s le voyons r5atre auj\rd'hui s\s le nom de socialisme4 ,cette n\velle expression de l'absolutisme de l',etat s]a srem5t la plus dure des =mes du cs>isme1 p>ce qu'tant imp]sonnelle1 elle *app]a t\s les motifs de cra9te qui reti5n5t les pires tyrans4 ,le socialisme p>at tre auj\rd'hui le plus grave des dang]s qui m5ac5t les peuples europens4 ,il a*v]a sans d\te une dcad5ce que bi5 des causes prp>5t1 et m>qu]a peut-tre la f9 des civilisations de l',occid5t4 ,p\r compr5dre ses dang]s et sa =ce1 il ne faut pas envisag] les enseignem5ts qu'il rp&1 mais bi5 les dv\em5ts qu'il inspire4 ,le socialisme con/itu]a bi5tt la croyance n\velle de cette f\le imm5se de d%rits auxquels les conditions conomiques de la civilisation actuelle crent fatalem5t une exi/5ce s\v5t trs dure4 ,il s]a la religion n\velle qui peupl]a les deux vides4 ,cette religion remplac]a1 p\r t\s les tres qui ne saurai5t support] la misre sans illusion1 les lum9eux p>adis que leur faisai5t jadis entrevoir les vitraux de leurs glises4 ,cette gr&e entit religieuse de dema9 voit s'accrotre *aque j\r la f\le de ses croyants4 ,elle aura bi5tt ses m>tyrs4 ,et alors elle devi5dra un de ces cr$o religieux qui s\lv5t les peuples et dont la puissance sur les mes e/ absolue4 ,que les dogmes du socialisme conduis5t un rgime de bas esclavage qui dtruira t\te initiative et t\te indp5dance dans les mes plies s\s son empire1 cela e/ vid5t1 sans d\te1 mais seulem5t p\r les psy*ologues connaissant les conditions d'exi/5ce des hommes4 ,de telles prvisions sont inaccessibles aux f\les4 ,il faut d'autres argum5ts p\r les p]suad]1 et ces argum5ts n'ont jamais t tirs du doma9e de la raison4 ,que les dogmes n\veaux que n\s voyons natre soi5t contraires au plus lm5taire bon s5s1 cela e/ vid5t encore4 ,mais les dogmes religieux qui n\s ont conduits p5dant tant de sicles n'tai5t-ils pas1 eux aussi1 contraires au bon s5s1 et cela les a-t-il emp*s de c\rb] les plus lum9eux gnies s\s leurs lois 8 ,en matire de croyances1 l'homme n'c\te que la voix inconsci5te de ses s5tim5ts4 ,ils =m5t un obscur doma9e d'o la raison a t\j\rs t exclue4 ,donc et p> le fait seul de la con/itution m5tale qu'un long pass leur a cre1 les peuples de l',europe vont tre obligs de subir la r$\table phase du socialisme4 ,il m>qu]a une des d]nires tapes de la dcad5ce4 ,en ram5ant la civilisation des =mes d'volution t\t fait infrieures1 il r5dra faciles les invasions de/ructrices qui n\s m5ac5t4 ,en dehors de la ,russie1 dont les populations sont au po9t de vue psy*ologique beauc\p plus asiatiques qu'europennes1 on ne voit gure en ,europe que l',anglet]re dont la race possde une n]gie assez gr&e1 des croyances assez /ables1 un c>actre assez indp5dant p\r se s\/raire p5dant quelque temps encore la religion n\velle que n\s voyons clore4 ,l',allemagne mod]ne1 malgr de trompeuses app>5ces de prosprit1 en s]a sans d\te la premire victime1 en jug] p> le succs des div]ses sectes qui y pullul5t4 ,le socialisme qui la ru9]a s]a sans d\te revtu de =mules sci5tifiques rigides1 bonnes t\t au plus p\r une socit idale que l'humanit ne produira jamais1 mais ce d]ni] fils de la raison pure s]a plus intolrant et plus r$\table que t\s ses ans4 ,aucun peuple n'e/ aussi bi5 prp> que l',allemagne le subir4 ,aucun n'a plus p]du auj\rd'hui l'initiative1 l'indp5dance et l'habitude de se g\v]n] #bb4 #bb ,les criva9s allem&s les plus m95ts sont p>faitem5t d'accord sur ce po9t4 ,dans son livre rc5t sur la ,"q sociale1 ,m4 ,t4 ,ziegl]1 pr(esseur l'univ]sit de ,/rasb\rg1 s'exprime de la faon suivante 3 ,si le ,self-help e/ la t5dance dom9ante de l',anglet]re1 le rec\rs l',etat e/ la c>actri/ique de l',allemagne4 ,n\s sommes un peuple mis en tutelle depuis des sicles4 ,de plus1 p5dant les v+t d]nires annes1 la =te ma9 de ,bism>ck1 en n\s assurant la scurit1 n\s a fait p]dre le s5tim5t de la responsabilit et de l'initiative4 ,c'e/ p\r cela que dans les cas difficiles et 2 mme faciles1 n\s en appelons l'aide et la police de l',etat et que n\s ab&onnons t\t son initiative4 ,quant la ,russie1 elle e/ trop rcemm5t et trop incompltem5t sortie du rgime du mir1 c'e/--dire du communisme primitif1 la plus p>faite =me du socialisme1 p\r song] ret\rn] cette tape infrieure d'volution4 ,elle a d'autres de/9es4 ,c'e/ elle sans d\te qui f\rnira un j\r l'irrsi/ible flot de b>b>es de/9 dtruire les vieilles civilisations de l'occid5t1 dont les luttes conomiques et le socialisme auront prp> la f94 ,mais cette heure n'e/ pas v5ue encore4 ,quelques tapes n\s en sp>5t4 ,le socialisme s]a un rgime trop oppressif p\r p\voir dur]4 ,il f]a regrett] l'ge de ,tibre et de ,caligula et ramn]a cet ge4 ,on se dem&e quelquefois comm5t les ,roma9s du temps des emp]eurs supportai5t si facilem5t les frocits furieuses de tels despotes4 ,c'e/ qu'eux aussi avai5t pass p> les luttes sociales1 les gu]res civiles1 les proscriptions et y avai5t p]du leur c>actre4 ,ils en tai5t arrivs considr] ces tyrans comme leurs d]ni]s in/rum5ts de salut4 ,on leur passa t\t p>ce qu'on ne savait comm5t les remplac]4 ,on ne les remplaa pas en effet4 ,aprs eux1 ce fut l'crasem5t f9al s\s le pi$ des b>b>es1 la f9 du monde4 ,l'hi/oire t\rne t\j\rs dans le mme c]cle4 ,,*apitre ,,ii ,,conclusions ,g,n,,rales ,n\s avons dj fait obs]v]1 dans l',introduction de cet ouvrage1 qu'il n'tait qu'un c\rt rsum1 une sorte de syn?se des volumes que n\s avons consacrs l'hi/oire des civilisations4 ,*acun des *apitres qui le compos5t doit tre considr comme la conclusion de travaux antrieurs4 ,il e/ donc bi5 difficile de cond5s] encore des ides dj si cond5ses4 ,je vais essay] cep5dant1 p\r les lecteurs dont le temps e/ prcieux1 de prs5t] s\s =me de propositions trs brves les pr9cipes fondam5taux qui reprs5t5t la philosophie de cet ouvrage4 - ,une race possde des c>actres psy*ologiques presque aussi fixes que ses c>actres physiques4 ,comme l'espce anatomique1 l'espce psy*ologique ne se trans=me qu'aprs des accumulations d'ges4 - ,aux c>actres psy*ologiques fixes et hrditaires1 dont l'association =me la con/itution m5tale d'une race1 s'aj\t5t1 comme *ez t\tes les espces anatomiques1 des lm5ts accessoires crs p> div]ses modifications des milieux4 ,r5\vels sans cesse1 ils p]mett5t la race une v>iabilit app>5te assez t5due4 - ,la con/itution m5tale d'une race reprs5te non seulem5t la syn?se des tres vivants qui la compos5t1 mais surt\t celle de t\s les anctres qui ont contribu la =m]4 ,ce ne sont pas les vivants1 mais les morts1 qui j\5t le rle prpondrant dans l'exi/5ce d'un peuple4 ,ils sont les crateurs de sa morale et des mobiles inconsci5ts de sa conduite4 - ,les diffr5ces anatomiques trs gr&es qui sp>5t les div]ses races huma9es s'accompagn5t de diffr5ces psy*ologiques non mo9s considrables4 ,qu& on ne comp>e entre elles que les moy5nes de *aque race1 les diffr5ces m5tales p>aiss5t s\v5t assez faibles4 ,elles devi5n5t imm5ses aussitt qu'on fait port] la comp>aison sur les lm5ts les plus levs de *aque race4 ,on con/ate alors que ce qui diffr5cie surt\t les races suprieures des races infrieures1 c'e/ que les premires possd5t un c]ta9 nombre de c]veaux trs dvelopps1 alors que les autres n'en possd5t pas4 - ,les individus qui compos5t les races infrieures prs5t5t entre eux une galit manife/e4 ,a mesure que les races s'lv5t sur l'*elle de la civilisation1 leurs membres t5d5t se diffr5ci] de plus en plus4 ,l'effet 9vitable de la civilisation e/ de diffr5ci] les individus et les races4 ,ce n'e/ donc pas v]s l'galit que m>*5t les peuples1 mais v]s une 9galit croissante4 - ,la vie d'un peuple et t\tes les manife/ations de sa civilisation sont le simple reflet de son me1 les signes visibles d'une *ose invisible1 mais trs relle4 ,les vnem5ts extrieurs ne sont que la surface app>5te de la trame ca*e qui les dt]m9e4 - ,ce n'e/ pas le has>d1 ni les circon/ances extrieures1 ni surt\t les in/itutions politiques qui j\5t le rle fondam5tal dans l'hi/oire d'un peuple4 ,c'e/ surt\t son c>actre qui cre sa de/9e4 - ,les div]s lm5ts de la civilisation d'un peuple n'tant que les signes extrieurs de sa con/itution m5tale1 l'expression de c]ta9s modes de s5tir et de p5s] spciaux ce peuple1 ne saurai5t se transmettre sans *angem5t des peuples de con/itution m5tale diffr5te4 ,ce qui peut se transmettre1 ce sont seulem5t des =mes extrieures1 sup]ficielles et sans importance4 - ,les diffr5ces pr(ondes qui exi/5t entre la con/itution m5tale des div]s peuples ont p\r consqu5ce de leur faire p]cevoir le monde extrieur de faons trs dissemblables4 ,il en rsulte qu'ils s5t5t1 raisonn5t et agiss5t de faons =t diffr5tes et se tr\v5t p> consqu5t en diss5tim5t sur t\tes les que/ions ds qu'ils sont en contact4 ,la plup>t des gu]res qui rempliss5t l'hi/oire sont nes de ces diss5tim5ts4 ,gu]res de conqutes1 gu]res de religions1 gu]res de dyna/ies1 ont t\j\rs t en ralit des gu]res de races4 - ,une agglomration d'hommes d'orig9es diffr5tes n'arrive =m] une race1 c'e/--dire possd] une me collective1 que lorsque1 p> des croisem5ts rpts p5dant des sicles et une exi/5ce semblable dans des milieux id5tiques1 elle a acquis des s5tim5ts communs1 des intrts communs1 des croyances communes4 - ,*ez les peuples civiliss1 il n'y a plus gure de races naturelles1 mais seulem5t des races artificielles cres p> des conditions hi/oriques4 - ,les *angem5ts de milieux n'agiss5t pr(ondm5t que sur les races n\velles1 c'e/--dire sur les mlanges d'anci5nes races dont les croisem5ts ont dissoci les c>actres ance/raux4 ,l'hrdit seule e/ assez puissante p\r lutt] contre l'hrdit4 ,sur les races *ez qui ces croisem5ts ne sont pas v5us dtruire la fixit des c>actres1 les *angem5ts de milieu n'ont qu'une action purem5t de/ructive4 ,une race anci5ne prit plutt que de subir les trans=mations que ncessite l'adaptation des milieux n\veaux4 - ,l'acquisition d'une me collective solidem5t con/itue m>que p\r un peuple l'apoge de sa gr&eur4 ,la dissociation de cette me m>que t\j\rs l'heure de sa dcad5ce4 ,l'int]v5tion d'lm5ts trang]s con/itue un des plus srs moy5s d'arriv] cette dissociation4 - ,les espces psy*ologiques subiss5t1 comme les espces anatomiques1 les effets du temps4 ,elles sont galem5t condamnes vieillir et s'te9dre4 ,t\j\rs trs l5tes se =m]1 elles peuv5t au contraire rapidem5t disp>atre4 ,il suffit de tr\bl] pr(ondm5t le fonctionnem5t de leurs organes p\r leur faire subir des trans=mations rgressives dont la consqu5ce e/ une de/ruction s\v5t trs prompte4 ,les peuples mett5t de longs sicles p\r acqurir une c]ta9e con/itution m5tale et ils la p]d5t p>fois en un temps trs c\rt4 ,le *em9 asc5dant qui les conduit un haut degr de civilisation e/ t\j\rs trs long1 la p5te qui les mne la dcad5ce e/ le plus s\v5t =t rapide4 - ,a ct du c>actre1 on doit plac] les ides comme un des facteurs pr9cipaux de l'volution d'une civilisation4 ,elles n'agiss5t que lorsque1 aprs une volution trs l5te1 elles se sont trans=mes en s5tim5ts et font p> consqu5t p>tie du c>actre4 ,elles *app5t alors l'influ5ce du raisonnem5t et mett5t un temps =t long disp>atre4 ,*aque civilisation drive d'un petit nombre d'ides fondam5tales univ]sellem5t acceptes4 - ,p>mi les plus importantes des ides directrices d'une civilisation se tr\v5t les ides religieuses4 ,c'e/ de la v>iation des croyances religieuses que sont indirectem5t sortis la plup>t des vnem5ts hi/oriques4 ,l'hi/oire de l'humanit a t\j\rs t p>allle celle de ses dieux4 ,ces fils de nos rves ont une telle puissance que leur nom mme ne peut *ang] sans que le monde soit aussitt b\lev]s4 ,la naissance de dieux n\veaux a t\j\rs m>qu l'aurore d'une civilisation n\velle1 et leur disp>ition a t\j\rs m>qu son dcl94 ,,table ,,des ,,mati]es ,,introduction ,,les ,,id,,es ,,galitaires ,,mod]nes ,,et ,,les ,,bases ,,psy*ologiques ,,de ,l',,hi/oire ,naissance et dveloppem5t de l'ide galitaire4 - ,les consqu5ces qu'elle a produites4 - ,ce qu'a dj cot son application4 - ,son influ5ce actuelle sur les f\les4 - ,problmes abords dans cet ouvrage4 - ,re*]*e des facteurs pr9cipaux de l'volution gnrale des peuples4 - ,cette volution drive-t-elle des in/itutions 8 - ,les lm5ts de *aque civilisation 3 in/itutions1 arts1 croyances1 etc41 n'aurai5t-ils pas c]ta9s fondem5ts psy*ologiques spciaux *aque peuple 8 - ,les has>ds de l'hi/oire et les lois p]man5tes4 ,,livre ,,premi] ,,les ,,c>act,,res ,,psy*ologiques ,,des ,,races ,,*apitre ,,premi] ,l',,ame ,,des ,,races ,comm5t les naturali/es class5t les espces4 - ,application l'homme de leurs m?odes4 - ,ct dfectueux des classifications actuelles des races huma9es4 - ,fondem5ts d'une classification psy*ologique4 - ,les types moy5s des races4 - ,comm5t l'obs]vation p]met de les con/itu]4 - ,facteurs physiologiques qui dt]m95t le type moy5 d'une race4 - ,l'influ5ce des anctres et celle des p>5ts immdiats4 - ,fonds psy*ologique commun que possd5t t\s les individus d une race4 - ,imm5se influ5ce des gnrations te9tes sur les gnrations actuelles4 - ,raisons ma?matiques de cette influ5ce4 - ,comm5t l'me collective s'e/ t5due de la famille au village1 la cit et la prov9ce4 - ,avantages et dang]s de la conception de la cit4 - ,circon/ances dans lesquelles la =mation de l'me collective e/ impossible4 - ,exemple de l',italie4 - ,comm5t les races naturelles ont fait place aux races hi/oriques4 ,,*apitre ,,ii ,,limites ,,de ,,v>iabilit ,,du ,,c>act,,re ,,des ,,races ,la v>iabilit du c>actre des races1 et non sa fixit1 con/itue la rgle app>5te4 - ,raisons de cette app>5ce4 - ,inv>iabilit des c>actres fondam5taux et v>iabilit des c>actres secondaires4 - ,assimilation des c>actres psy*ologiques aux c>actres irrductibles et aux c>actres modifiables des espces animales4 - ,le milieu1 les circon/ances1 l'ducation agiss5t seulem5t sur les c>actres psy*ologiques accessoires4 - ,les possibilits de c>actre4 - ,exemples f\rnis p> div]ses poques4 - ,les hommes de la ,t]reur4 ,ce qu'ils fuss5t dev5us d'autres poques4 - ,comm5t malgr les rvolutions p]si/5t les c>actres nationaux4 ,exemples div]s4 - ,conclusion4 ,,*apitre ,,iii ,,hi,,r>*ie ,,psy*ologique ,,des ,,races ,la classification psy*ologique repose1 comme les classifications anatomique1 sur la con/atation d'un petit nombre de c>actres irrductibles et fondam5taux41 - ,classification psy*ologique des races huma9es4 - ,les races primitives4 - ,les races infrieures4 - ,les races moy5nes4 - ,les races suprieures4 - lm5ts psy*ologiques dont le gr\pem5t p]met cette classification4 - lm5ts qui possd5t le plus d'importance4 - ,le c>actre4 - ,la moralit4 - ,les qualits intellectuelles sont modifiables p> l'ducation4 - ,les qualits du c>actre sont irrductibles et con/itu5t l'lm5t inv>iable de *aque peuple4 - ,leur rle dans l'hi/oire4 - ,p\rquoi des races diffr5tes ne saurai5t se compr5dre et s'influ5c]4 - ,raisons de l'impossibilit de faire accept] une civilisation suprieure p> un peuple infrieur4 ,,*apitre ,,iv ,,diff,,r5ciation ,,progressive ,,des ,,individus ,,et ,,des ,,races ,l'9galit entre les div]s individus d'une race e/ d'autant plus gr&e que cette race e/ plus leve4 - galit m5tale de t\s4 les individus des races infrieures4 - ,ce ne sont pas les moy5nes des peuples mais leurs c\*es suprieures qu'il faut comp>] p\r apprci] les diffr5ces qui sp>5t les races4 - ,les progrs de la civilisation t5d5t diffr5ci] de plus en plus les individus et les races4 - ,consqu5ces de cette diffr5ciation4 - ,raisons psy*ologiques qui l'emp*5t de dev5ir trop considrable4 - ,les div]s individus des races suprieures sont trs diffr5cis au po9t de vue de l'intellig5ce et trs peu au po9t de vue du c>actre4 - ,comm5t l'hrdit t5d ram5] con/amm5t les supriorits individuelles au type moy5 de la race4 - ,obs]vations anatomiques confirmant la diffr5ciation psy*ologique progressive des races1 des individus et des sexes4 ,,*apitre ,v ,,=mation ,,des ,,races ,,hi/oriques ,comm5t se sont =mes les races hi/oriques4 - ,conditions qui p]mett5t des races div]ses de fusionn] p\r =m] une race unique4 - ,influ5ce du nombre des individus mis en prs5ce1 de l'9galit de leurs c>actres1 des milieux1 etc4 - ,rsultats des croisem5ts4 - ,raisons de la gr&e infriorit des mtis4 - ,mobilit des c>actres psy*ologiques n\veaux crs p> les croisem5ts4 - ,comm5t ces c>actres arriv5t se fix]4 - ,les priodes critiques de l'hi/oire4 - ,les croisem5ts con/itu5t un facteur ess5tiel de =mation de races n\velles1 et en mme temps un puissant facteur de dissolution des civilisations4 - ,importance du rgime des ca/es4 - ,influ5ce des milieux4 - ,ils ne peuv5t agir que sur les races n\velles en voie de =mation dont les croisem5ts ont dissoci les c>actres ance/raux4 - ,sur les races anci5nes les milieux sont sans action4 - ,exemples div]s4 - ,la plup>t des races hi/oriques de l',europe sont encore en voie de =mation4 - ,consqu5ces politiques et sociales4 - ,p\rquoi la priode de =mation des races hi/oriques s]a bi5tt passe4 ,,livre ,,ii ,,comm5t ,,les ,,c>act,,res ,,psy*ologiques ,,des ,,races ,,se ,,manife/5t ,,dans ,,les ,,div]s ,l,,m5ts ,,de ,,leurs ,,civilisations ,,*apitre ,,premi] ,,les ,,div]s ,l,,m5ts ,d',,une ,,civilisation ,,comme ,,manife/ation ,,ext,,rieure ,,de ,l',,ame ,d',,un ,,peuple ,les lm5ts dont une civilisation se compose sont les manife/ations extrieures de l'me des peuples qui les ont crs4 - ,l'importance de ces div]s lm5ts v>ie d'un peuple un autre4 - ,les arts1 la littrature1 les in/itutions1 etc41 j\5t1 suivant les peuples1 le rle fondam5tal4 - ,exemples f\rnis dans l'antiquit p> les ,egypti5s1 les ,grecs et les ,roma9s4 - ,les div]s lm5ts d'une civilisation peuv5t avoir une volution indp5dante de la m>*e gnrale de cette civilisation4 - ,exemples f\rnis p> les arts4 - ,ce qu'ils traduis5t4 - ,impossibilit de tr\v] dans un seul lm5t d'une civilisation la mesure du niveau de cette civilisation4 - lm5ts qui assur5t la supriorit un peuple4 - ,des lm5ts philosophiquem5t =t infrieurs peuv5t tre1 socialem5t1 trs suprieurs4 ,,*apitre ,,ii ,,comm5t ,,se ,,trans=m5t ,,les ,,in/itutions1 ,,les ,,religions ,,et ,,les ,,langues ,les races suprieures ne peuv5t1 pas plus que les races infrieures1 trans=m] brusquem5t les lm5ts de leur civilisation4 - ,contradictions prs5tes p> les peuples qui ont *ang leurs religions1 leurs langues et leurs arts4 - ,le cas du ,japon4 - ,en quoi ces *angem5ts ne sont qu'app>5ts4 - ,trans=mations pr(ondes subies p> le ,b\ddhisme1 le ,brahmanisme1 l',islamisme et le ,*ri/ianisme1 suivant les races qui les ont adopts4 - ,v>iations que subiss5t les in/itutions et les langues suivant la race qui les adopte4 - ,comm5t les mots considrs comme se correspondant dans des langues diffr5tes reprs5t5t des ides et des modes de p5s] trs dissemblables4 - ,impossibilit1 p\r cette raison1 de traduire c]ta9es langues4 - ,p\rquoi1 dans les livres d'hi/oire1 la civilisation d'un peuple p>at p>fois subir des *angem5ts pr(onds4 - ,limites de l'influ5ce rciproque des div]ses civilisations4 ,,*apitre ,,iii ,,comm5t ,,se ,,trans=m5t ,,les ,,arts ,application des pr9cipes prcdemm5t exposs l'tude de l'volution des arts *ez les peuples ori5taux4 - ,l'gypte4 - ,ides religieuses d'o ses arts driv5t4 - ,ce que dev9r5t ses arts transports *ez des races diffr5tes 3 ?iopi5s1 ,grecs et ,p]ses4 - ,infriorit primitive de l'art grec4 - ,l5teur de son volution4 - ,adoption et volution en ,p]se de l'art grec1 de l'art gypti5 et de l'art assyri54 - ,les trans=mations subies p> les arts dp5d5t de la race1 et nullem5t des croyances religieuses4 - ,exemples f\rnis p> les gr&es trans=mations subies p> l'art arabe suivant les races qui ont adopt l',islamisme4 - ,application de nos pr9cipes la re*]*e des orig9es et de l'volution des arts de l',inde4 - ,l',inde et la ,grce ont puis aux mmes s\rces1 mais en raison de la div]sit des races elles sont arrives des arts n'ayant aucune p>5t4 - ,trans=mations imm5ses que l'ar*itecture a subies dans l',inde suivant les races qui l'habit5t1 et malgr la similitude des croyances4 ,,livre ,,iii ,l',,hi/oire ,,des ,,peuples ,,comme ,,consequ5ce ,,de ,,leur ,,c>act,,re ,,*apitre ,,premi] ,,comm5t ,,les ,,in/itutions ,d,,riv5t ,,de ,l',,ame ,,des ,,peuples ,l'hi/oire d'un peuple drive t\j\rs de sa con/itution m5tale4 - ,exemples div]s4 - ,comm5t les in/itutions politiques de la ,france driv5t de l'me de la race4 - ,leur inv>iabilit relle s\s leur v>iabilit app>5te4 - ,nos p>tis politiques les plus div]s p\rsuiv5t1 s\s des noms diffr5ts1 des buts politiques id5tiques4 - ,leur idal e/ t\j\rs la c5tralisation et la de/ruction de l'initiative individuelle au pr(it de l',etat4 - ,comm5t la ,rvolution franaise n'a fait qu'excut] le programme de l'anci5ne mon>*ie4 - ,opposition de l'idal de la race anglo-saxonne l'idal lat94 - ,l'initiative du citoy5 sub/itue l'initiative de l',etat4 - ,les in/itutions des peuples driv5t t\j\rs de leur c>actre4 ,,*apitre ,,ii ,,application ,,des ,,pr9cipes ,,pr,c,,d5ts ,a ,l',,tude ,,comp>,e ,,de ,l',,volution ,,des ,,etats-,,unis ,d',,am,,rique ,,et ,,des ,r,,publiques ,,hispano-,,am,,rica9es ,le c>actre anglais4-,comm5t l'me amrica9e s'e/ =me4 - ,duret de la slection cre p> les conditions d'exi/5ce4 - ,disp>ition =ce des lm5ts infrieurs4 - ,les ngres et les ,*9ois4 - ,raisons de la prosprit des ,etats-,unis et de la dcad5ce des ,rpubliques hispano-amrica9es malgr des in/itutions politiques id5tiques4 - ,l'an>*ie =ce des ,rpubliques hispano-amrica9es comme consqu5ce de l'infriorit des c>actres de la race4 ,,*apitre ,,iii ,,comm5t ,l',,alt,,ration ,,de ,l',,ame ,,des ,,races ,,modifie ,l',,volution ,,hi/orique ,,des ,,peuples ,l'influ5ce d'lm5ts trang]s trans=me aussitt l'me d'une race1 et p> consqu5t sa civilisation4 - ,exemple des ,roma9s4 - ,la civilisation roma9e ne fut pas dtruite p> les invasions militaires1 mais p> les invasions pacifiques des ,b>b>es4- ,les ,b>b>es ne songr5t jamais dtruire l',empire4- ,leurs invasions n'eur5t pas le c>actre de conqutes4 - ,les premi]s *efs ,francs se considrr5t t\j\rs comme des fonctionnaires au s]vice de l',empire roma94 - ,ils respectr5t t\j\rs la civilisation roma9e et ne songr5t qu' la cont9u]4 - ,ce n'e/ qu' p>tir du ,v,i,ie sicle que les *efs b>b>es de la ,gaule cessr5t de considr] l'emp]eur comme leur *ef4 - ,la trans=mation complte de la civilisation roma9e ne fut pas la consqu5ce d'une de/ruction1 mais de l'adoption d'une civilisation anci5ne p> une race n\velle4 - ,les invasions mod]nes aux ,etats-,unis4 - ,luttes civiles et sp>ation en ,etats indp5dants et rivaux qu'elles prp>5t4 - ,les invasions des trang]s en ,france et leurs consqu5ces4 ,,livre ,,iv ,,comm5t ,,se ,,modifi5t ,,les ,,c>act,,res ,,psy*ologiques ,,des ,,races ,,*apitre ,,premi] ,,le ,,role ,,des ,,idees ,,dans ,,la ,,vie ,,des ,,peuples ,les ides directrices de *aque civilisation sont t\j\rs en trs petit nombre4 - ,l5teur extrme de leur naissance et de leur disp>ition4 - ,les ides n'agiss5t sur la conduite qu'aprs s'tre trans=mes en s5tim5ts4 - ,elles font alors p>tie du c>actre4 - ,c'e/ grce la l5teur de l'volution des ides que les civilisations possd5t une c]ta9e fixit4 - ,comm5t s'tabliss5t les ides4 - ,l'action du raisonnem5t e/ totalem5t nulle4 - ,influ5ce de l'affirmation et du pre/ige4 - ,rle des conva9cus et des aptres4 - ,d=mation qu'pr\v5t les ides en desc5dant dans les f\les4 - ,l'ide univ]sellem5t admise agit bi5tt sur t\s les lm5ts de la civilisation4 - ,c'e/ grce la communaut des ides que les hommes de *aque ge ont une somme de conceptions moy5nes qui les r5d =t semblables dans leurs p5ses et leurs oeuvres4 - ,le j\g de la c\tume et de l'op9ion4 - ,il ne dim9ue qu'aux ges critiques de l'hi/oire o les vieilles ides ont p]du de leur influ5ce et ne sont pas encore remplaces4 - ,cet ge critique e/ le seul o la discussion des op9ions puisse tre tolre4 - ,les dogmes ne se ma9ti5n5t qu' la condition de n'tre pas discuts4 - ,les peuples ne peuv5t *ang] leurs ides et leurs dogmes sans tre aussitt obligs de *ang] de civilisation4 ,,*apitre ,,ii ,,le ,,role ,,des ,,croyances ,,religieuses ,,dans ,l',,volution ,,des ,,civilisations ,influ5ce prpondrante des ides religieuses4 - ,elles ont t\j\rs con/itu l'lm5t le plus important de la vie des peuples4 - ,la plup>t des vnem5ts hi/oriques1 a9si que les in/itutions politiques et sociales1 driv5t des ides religieuses4 - ,avec une ide religieuse n\velle nat t\j\rs une civilisation n\velle4 - ,puissance de l'idal religieux4 - ,son influ5ce sur le c>actre4 - ,il t\rne t\tes les facults v]s un mme b4 - ,l'hi/oire politique arti/ique et littraire des peuples e/ fille de leurs croyances4 - ,le mo9dre *angem5t dans l'tat des croyances d'un peuple a p\r consqu5ce t\te une srie de trans=mations dans son exi/5ce4 - ,exemples div]s4 ,,*apitre ,,iii ,,le ,,role ,,des ,,gr&s ,,hommes ,,dans ,l',,hi/oire ,,des ,,peuples ,les gr&s progrs de *aque civilisation ont t\j\rs t raliss p> une petite lite d'esprits suprieurs4 - ,nature de leur rle4 - ,ils syn?tis5t t\s les ef=ts d'une race4 - ,exemples f\rnis p> les gr&es dc\v]tes4 - ,rle politique des gr&s hommes4 - ,ils inc>n5t l'idal dom9ant de leur race4 - ,influ5ce des gr&s halluc9s4 - ,les inv5teurs de gnie trans=m5t une civilisation4 - ,les fanatiques et les halluc9s font l'hi/oire4 ,,livre ,v ,,la ,,dissociation ,,du ,,c>act,,re ,,des ,,races ,,et ,,leur ,d,,cad5ce ,,*apitre ,,premi] ,,comm5t ,,les ,,civilisations ,,paliss5t ,,et ,s',,teign5t ,dissolution des espces psy*ologiques4 - ,comm5t des dispositions hrditaires qui avai5t dem& des sicles p\r se =m] peuv5t tre rapidem5t p]dues4 - ,il faut t\j\rs un temps trs long un peuple p\r s'lev] un haut degr de civilisation et p>fois un temps trs c\rt p\r en desc5dre4 - ,le pr9cipal facteur de la dcad5ce d'un peuple e/ l'abaissem5t de son c>actre4 - ,le mcanisme de la dissolution des civilisations a jusqu'ici t le mme p\r t\s les peuples4 - ,symptmes de dcad5ce que prs5t5t quelques peuples lat9s4 - ,dveloppem5t de l'gsme4 - ,dim9ution de l'initiative et de la volont4 - ,abaissem5t du c>actre et de la moralit4 - ,la jeunesse actuelle4 - ,influ5ce probable du socialisme4 - ,ses dang]s et sa =ce4 - ,comm5t il ramn]a les civilisations qui le subiront des =mes d'volution t\t fait b>b>es4 - ,peuples o il p\rra triomph]4 ,,*apitre ,,ii ,,conclusions ,g,n,,rales