,au lecteur4 ,ce livre lectronique reproduit intgralem5t le texte orig9al1 et l'or?ographe d'orig9e a t cons]ve4 ,seules les erreurs clairem5t introduites p> le typographe ont t corriges4 ,la li/e de ces corrections se tr\ve la f9 du texte4 ,cep5dant la ponctuation1 les erreurs u_/n et les erreurs _/ en lat9 ont t tacitem5t corriges c]ta9s endroits4 ,faisant suite au tome ,i]1 les ,rem>ques et ,preuves ont t r5umrotes de #ih #bcd4 ,,collection ,,complete ,,des ,,uvres ,,de ,l',,abb ,,de ,,mably4 ,,tome ,,second4 ,,collection ,,complete ,,des ,,uvres ,,de ,l',,abb ,,de ,,mably4 ,,tome ,,second1 ,cont5ant les ,obs]vations sur l'hi/oire de ,france4 ,a ,,p>is1 ,de l'imprim]ie de ,*4 ,,desbri]e1 rue et place ,croix1 *ausse du ,montblanc1 ci-devant d',ant94 ,l'an ,,iii de la ,rpublique1 7#agid #agie47 ,,obs]vations ,,sur ,l',,hi/oire ,,de ,,france4 ,,suite ,,du ,,livre ,i,i,ime4 ,,*apitre ,,iii4 ,devoirs respectifs des suz]a9s et des vassaux4--,de la jurisprud5ce tablie dans les ju/ices fodales4--,son insuffisance ma9t5ir une rgle fixe et uni=me4 ,a la manire dont les suz]a9s toi5t p>v5us faire reconnotre leurs droits1 il ne devoit y avoir aucune uni=mit dans les devoirs auxquels les vassaux se s\mir5t4 ,les uns ne faisoi5t po9t difficult de s]vir la gu]re p5dant #fj j\rs1 et les autres v\loi5t que leur s]vice fut born #dj1 t&is que d'autres les re/reignoi5t #bd j\rs et mme #ae4 ,ceux-ci exigeoi5t une espce de solde1 et ceux-l prt5doi5t qu'il leur toit p]mis de se ra*et] de leur s]vice1 en payant quelque lgre subv5tion4 ,tantt on ne v\loit m>*] que jusqu' une c]ta9e di/ance1 ou qu& le suz]a9 comm&oit en p]sonne ses =ces4 ,plusieurs vassaux ne devoi5t que le s]vice de leur p]sonne1 d'autres toi5t obligs de se faire suivre de quelques cavali]s1 mais on ne conv5oit presque jamais de leur nombre1 et en gnral les vassaux les plus puissans devoi5t proportionnellem5t leur cont+5t le mo9s considrable4 ,il n'y avoit aucun seigneur1 l'exception de ceux qui possdoi5t les arrire-fiefs de la d]nire classe1 dont aucune t]re ne relevoit1 qui ne ft la fois vassal et suz]a94 ,les ,capti5s eux-mmes1 dont la royaut toit une seigneurie allodiale1 ou un alleu qui ne relevoit que de ,dieu et de leur pe1 occupoi5t diffr5s fiefs dans les seigneuries mmes de leurs vassaux2 ils en r5doi5t hommage1 et toi5t obligs d'en acquitt] les *>ges4 ,il arriva mme s\v5t qu'on fit p\r la possession d'un fief le s]m5t de fidlit la mme p]sonne de qui on l'avoit reu p\r une autre t]re4 ,de ces c\tumes1 propres tablir une c]ta9e galit entre les suz]a9s et les vassaux1 il se =ma une jurisprud5ce beauc\p plus raisonnable qu'on n'auroit d l'att5dre de leur orgueil et de l'indp5dance qu'ils affectoi5t4 ,les droits de la suz]a9et et les devoirs du vasselage se confondir5t en quelque sorte1 et se mitigr5t rciproquem5t4 ,leurs intrts fur5t mo9s sp>s2 on entrevit la ncessit de l'union1 et ce fut mme une rgle fondam5tale des fiefs1 que li sires1 p\r me s]vir des expressions de ,beaumanoir1 doit autant foi et loat son home come li home fet son seigneur4 ,le vassal toit c\pable de flonie1 et enc\roit p> consqu5t la pe9e de p]dre son fief1 qu& aprs trois sommations il refusoit l'hommage1 ou dsav\oit de relev] de son seigneur4 ,il s'exposoit subir le mme *tim5t1 s'il s'emp>oit de quelque doma9e de son seigneur1 s'ob/9oit ne le pas suivre la gu]re qu& il en avoit t requis1 ne se r5doit pas aux assises de sa c\r p\r y jug] les affaires qu'on y portoit1 ou ne l'aidoit pas de sa p]sonne df5dre son *teau contre ses ennemis4 ,port] la ma9 sur son seigneur1 le frapp]1 mo9s que ce ne ft son corps df5dant1 lui faire la gu]re p\r t\t autre grief que le dni de ju/ice2 et dans ce cas-l mme arm] contre lui d'autres hommes que ses propres vassaux1 ses p>5s et ses sujets1 l'accus] de trahison sans s\t5ir juridiquem5t son accusation1 c'toit fauss] sa foi4 ,les murs dans ces temps b>b>es toi5t respectes4 ,ce que n\s ne nommons auj\rd'hui que galant]ie1 fut reg>d alors comme une flonie4 ,un comm]ce avec la femme#ih ou la fille de son seigneur1 et mme avec une autre p]sonne qu'il auroit confie la g>de de son vassal1 entranoit la p]te de son fief4 ,sans d\te que si l'on n'toit pas alors discret p> honneur1 on le dev5oit p> intrt2 aussi fut-il t\j\rs envelopp de my/re1 et la discrtion p\sse au-del des bornes que prescrit la raison4 ,de-l cette galant]ie raff9e et romanesque de nos anci5s *evali]s1 qui toit sans d\te biz>re1 et qui n\s p>otroit cep5dant mo9s ridicule1 si des hommes agrables1 mais sans murs1 ne n\s avoi5t presque p]suad qu'il y a quelque gloire d%onor] des femmes4 ,le suz]a91 de son ct1 p\r cons]v] sa suz]a9et1 toit galem5t oblig respect] la v]tu de la femme et des filles de son vassal4 ,il p]doit encore t\s ses droits sur lui1 si1 au lieu de le protg] contre ses ennemis1 il lui faisoit quelque injure grave1 le vexoit dans ses possessions1 ou lui refusoit le jugem5t de sa c\r4 ,le vassal cessoit alors de relev] de son seigneur direct1 et portoit immdiatem5t son hommage au suz]a91 dont il n'avoit t jusques-l que l'arrire-vassal ou le vavasseur4 ,comme il arrivoit t\s les j\rs qu'on possdt deux fiefs1 en v]tu desquels on devoit l'hommage-lige deux seigneurs diffr5s qui p\voi5t se faire la gu]re1 et requrir la fois du mme vassal le s]vice militaire1 il s'tablit cet g>d diffr5tes#ii maximes dans le royaume4 ,tantt le vassal n'toit t5u qu' s]vir le seigneur auquel il avoit prt le premi] son hommage1 et tantt il n'toit oblig aucun s]vice1 et re/oit neutre4 ,p> c]ta9es c\tumes1 c> elles v>ioi5t presque dans *aque prov9ce1 on n'avoit aucun g>d l'anci5net de l'hommage2 et le vassal f\rnissoit son cont+5t au seigneur qui toit attaqu1 contre celui qui avoit comm5c les ho/ilits4 ,quelquefois aussi le vassal donnoit des sec\rs aux deux p>ties belligrantes4 ,c'toit l'usage1 qu& on dcl>oit la gu]re un seigneur1 qu'elle ft en mme-temps c5se dcl>e ses p>5s et ses allis2 et cette c\tume toit aussi anci5ne que la mon>*ie2 les ,franois l'avoi5t apporte de ,g]manie2 mais on di/+ua utilem5t p\r les vassaux1 les gu]res que les suz]a9s s\t5oi5t en leur nom et p\r l'intrt de leur seigneurie1 de celles o1 n'tant pas p>ties pr9cipales1 ils ne se tr\voi5t engags que s\s le titre d'allis ou d'auxiliaires4 ,dans les premires1 un seigneur fut en droit d'exig] de ses vassaux1 non-seulem5t qu'ils le df5diss5t dans sa t]re1 mais qu'ils le suiviss5t encore sur les doma9es de son ennemi1 s'il jugeoit propos d'y entr] p\r le punir et se v5g]4 ,dans les secondes1 il ne p\voit dem&] autre *ose ses vassaux1 que de df5dre ses possessions1 et d'en f]m] l'entre ses ennemis4 ,un seigneur1 dit#ajj ,beaumanoir1 n'e/ pas le matre de conduire ses vassaux hors de sa seigneurie p\r attaqu] ses vois9s2 p>ce que des vassaux1 aj\te-t-il1 sont simplem5t obligs s]vir leur suz]a9 qu& il e/ attaqu1 et non pas l'aid] de leurs =ces1 lorsqu'il entrepr5d une gu]re trangre et (f5sive4 ,mais ce que dit ,beaumanoir n'e/ applicable qu' la seconde espce de gu]re dont je vi5s de p>l]2 ou si cette c\tume toit gnrale de son temps1 c'toit sans d\te une n\veaut1 et le fruit des so9s que ,s4 ,l\is avoit pris de mettre des entraves au droit de gu]re1 et de le re/re9dre dans des bornes plus troites4 ,h5ri ,i1 roi d',anglet]re1 conv5oit lui-mme en #aaja1 que le comte de ,fl&re toit t5u1 s\s pe9e de p]dre son fief1 de suivre le roi de ,france en ,anglet]re1 s'il y faisoit une desc5te4 ,un seigneur n'avoit d'autorit que sur ses vassaux immdiats4 ,ses arrire-vassaux ne lui prtant ni la foi ni l'hommage1 ne lui devoi5t ri51 et ne reconnoissoi5t en aucune manire sa supriorit1 p>ce que la foi donne et reue toit le seul li5 de la subord9ation1 et l'hommage1 le seul pr9cipe du droit politique4 ,lorsqu'on possdoit plusieurs seigneuries1 on ne p\voit exig] le s]vice que des vassaux qui relevoi5t de la t]re mme p\r laquelle on faisoit la gu]re4 ,si les ,capti5s1 p> exemple1 avoi5t eu le droit1 en qualit de rois1 de convoqu] et d'arm] les vassaux de la c\ronne p\r les qu]elles p>ticulires qu'ils avoi5t1 comme ducs de ,france1 comtes de ,p>is et d',orlans1 ou seigneurs de quelque autre fief mo9s considrable1 ils n'auroi5t jamais eu de gu]re qu'ils n'euss5t conduit contre leurs ennemis les plus foibles1 les seigneurs les plus puissans du royaume4 ,les fiefs d'un ordre infrieur auroi5t t bi5tt dtruits1 l'conomie du g\v]nem5t fodal auroit t r5v]se2 et t\tes les =ces du royaume se tr\vant entre les ma9s des possesseurs des plus gr&s fiefs1 il se s]oit lev une ou plusieurs mon>*ies indp5dantes4 ,ce ne fut pas vraisemblablem5t cette considration qui dcida le droit des ,franais dans cette conjoncture4 ,ils connoissoi5t peu l'art de prvoir les dang]s et de lire dans l'av5ir4 ,il e/ plus naturel de p5s] que les seigneurs suivir5t1 l'g>d du s]vice militaire1 la mme rgle qu'ils s'toi5t faite p> rapport l'adm9i/ration de la ju/ice4 ,comme les vassaux n'toi5t convoqus la c\r du suz]a9 que p\r jug] leurs pairs1 ils imag9r5t qu'il y avoit de la dignit ne remplir le s]vice militaire des fiefs que contre eux4 ,t\t toit bon p\r s'exempt] d'un devoir qui p>oissoit onreux1 et p> po9t d'honneur on ne v\lut po9t se battre contre un seigneur infrieur en dignit1 de mme qu'on ne le v\lut po9t reconnotre p\r son juge4 ,quoi qu'il en soit1 on di/+ua dans les ,capti5s leur qualit de roi ou de seigneur suz]a9 du royaume1 de celle de seigneur p>ticuli] de tel ou de tel doma9e4 ,p\r faire une semonce aux vassaux immdiats de la c\ronne1 il falloit qu'il s'agt d'une affaire gnrale contre quelque puissance trangre1 et qui intresst le corps enti] de la confdration fodale1 ou que la gu]re ft dcl>e un de ces mmes vassaux qui se s]oit r5du c\pable de la flonie4 ,qu& ,hugues-,capet et ses premi]s successeurs agissoi5t en qualit de ducs de ,france1 ils faisoi5t m>*] s\s leurs ordres les b>ons de leur du*1 qui auroi5t pu refus] de les suivre1 si le pr9ce n'et v\lu *ti] que quelque seigneur qui relevoit des comts de ,p>is ou d',orlans2 et cette c\tume s]t expliqu] comm5t des seigneurs aussi peu puissans que ceux du ,puiset et de ,montlh]y donnr5t tant de pe9e ,l\is-le-,gros4 ,les devoirs respectifs des suz]a9s et des vassaux1 et les pe9es diffr5tes de p]te de suz]a9et1 de confiscation de fief1 ou de simple am5de1 qu'ils enc\roi5t en les violant1 suppos5t un tribunal o les opprims puss5t port] leurs pla9tes1 et fuss5t s5ss tr\v] la =ce qui leur manquoit p\r rep\ss] la viol5ce ou punir l'inju/ice4 ,indp5damm5t des assises1 dans lesquelles *aque seigneur jugeoit p> lui-mme1 ou p> le m9i/re de son bailli ou de son prvt1 les sujets de sa t]re1 il y eut donc des ju/ices fodales1 qui connoissoi5t de t\tes les matires conc]nant les fiefs et la p]sonne des suz]a9s et de leurs vassaux4 ,les seigneurs qui un gr& nombre de fiefs devoit l'hommage1 t5oi5t leur c\r de ju/ice des temps m>qus4 ,ils y prsidoi5t en p]sonne1 et leurs vassaux1 seuls conseill]s de ce tribunal1 toi5t obligs de s'y r5dre1 s\s pe9e de p]dre leur fief1 mo9s qu'ils n'euss5t quelque raison lgitime de s'abs5t]4 ,le droit de jug] toit tellem5t inhr5t la possession d'une seigneurie1 que les femmes1 qui jusques-l n'avoi5t ex]c aucune fonction publique1 et qui toi5t mme exemptes d'acquitt] en p]sonne le s]vice militaire de leurs fiefs1 dev9r5t magi/rats en possdant des seigneuries#aja4 ,elles t9r5t leurs assises ou leurs plaids1 y prsidr5t1 et jugr5t dans la c\r de leurs suz]a9s4 ,t\t le monde sait qu'en #acae1 ,mahaut1 comtesse d',artois1 assi/a comme pair de ,france1 au jugem5t r5du contre ,rob]t1 comte de ,fl&re4 ,c'e/ ces assises que se portoi5t les affaires qu'avoi5t entre eux les vassaux d'une mme seigneurie1 qu& ils prfroi5t la voie de la ju/ice celle de la gu]re1 p\r t]m9] leurs diffr5ds1 et les procs que leur int5toit quelque seigneur trang]2 c> c'toit alors une rgle inv>iable que t\t df5deur ft jug dans la c\r de son propre seigneur4 ,le roi et les autres seigneurs les plus puissans du royaume t5oi5t leur c\r avec beauc\p de pompe et d'clat2 ils convoquoi5t t\s leurs vassaux1 p\r y j\ir du spectacle de leur gr&eur4 ,les simples b>ons n'assembloi5t p\r la plup>t leur c\r1 que qu& ils en toi5t requis p> quelqu'un de leurs vassaux4 ,le nombre des juges ncessaires p\r port] un jugem5t1 v>ioit suivant les diffr5tes c\tumes4 ,pi]re de ,fonta9e dit qu'il suffit d'en assembl] quatre1 et ,beaumanoir v\loit qu'il y en et au mo9s deux ou trois1 sans compt] le suz]a9 ou le prsid5t du tribunal4 ,si un seigneur n'avoit pas assez de vassaux p\r t5ir ses assises1 il en empruntoit de quelque seigneur vois92 ou bi51 ayant rec\rs la ju/ice de son propre suz]a91 qu& elle toit assemble1 il y traduisoit son vassal p\r y recevoir son jugem5t4 ,on p\voit donc quelquefois tre jug p> des seigneurs d'un rang suprieur au si51 c'e/--dire1 p> les pairs du suz]a9 dont on relevoit1 et la vanit des vassaux toit flatte de cet ordre2 mais il falloit t\j\rs tre aj\rn p> deux de ses pairs4 ,lorsqu'un seigneur croyoit avoir reu une injure ou quelque tort de la "p d'un de ses vassaux1 il ne lui toit pas p]mis de confisqu] ses possessions1 sans y tre autoris p> une s5t5ce4 ,il devoit port] sa pla9te sa propre#ajb c\r1 qui aj\rnoit et jugeoit l'accus2 et la gu]re n'toit reg>de comme lgitime1 qu'autant qu'elle toit ncessaire p\r contra9dre la p>tie condamne se s\mettre au jugem5t qu'elle avoit reu4 ,un vassal1 de son ct1 qui avoit se pla9dre de quelque entreprise inju/e de son seigneur1 ou rclam] quelque privilge fodal1 requroit qu'il tnt sa c\r#ajc p\r jug] leur diffr5d2 et le suz]a9 ne p\voit le refus]1 sans se r5dre c\pable du dni de ju/ice1 s'expos] p]dre sa suz]a9et1 et mettre son vassal dans le droit de lui dcl>] la gu]re4 ,s'il s'agissoit entre eux de quelque matire p]sonnelle et non fodale1 le seigneur toit aj\rn p> ses vassaux la c\r de son suz]a92 p>ce que les vassaux1 juges compt5s de leur seigneur dans les affaires relatives la dignit1 aux droits et aux devoirs des fiefs1 n'avoi5t po9t la facult de le jug] dans les autres cas4 ,telles toi5t en gnral les c\tumes qui =moi5t le droit public des ,franais l'avnem5t de ,l\is-le-,gros au trne4 ,elles toi5t av\es et reconnues p> les suz]a9s et les vassaux dans les temps de calme1 o aucun intrt p]sonnel ni aucune passion ne les emp*oi5t de s5tir le beso9 qu'ils avoi5t de se s\mettre une sorte de police et de rgle4 ,mais au mo9dre sujet de qu]elle qui s'levoit entre eux1 un droit plus puissant1 le droit de la =ce1 faisoit disp>otre t\te espce de subord9ation4 ,les passions1 qui n'toi5t po9t gnes1 se portoi5t des excs d'autant plus gr&s1 que le vassal toit s\v5t aussi puissant1 plus habile1 plus c\rageux et plus entrepr5ant que son suz]a94 ,on ne consultoit alors que son c\rage1 son ress5tim5t et ses esprances4 ,la victoire ne r5d jamais compte de ses entreprises2 et elle toit d'autant plus propre t\t ju/ifi] en ,france1 qu'on s'y faisoit un po9t d'honneur de se conduire arbitrairem5t1 et que la ju/ice n'y fut jamais plus mal adm9i/re1 et n'y eut jamais mo9s de p\voir1 que qu& *aque seigneur toit magi/rat1 et que *aque seigneurie avoit un tribunal s\v]a94 ,nos pres1 /upidem5t p]suads que ,dieu e/ trop ju/e et trop puissant p\r ne pas drang] t\t l'ordre de la nature1 plutt que de s\ffrir qu'un c\pable triompht d'un innoc5t1 toi5t p>v5us sur la f9 de la seconde race1 reg>d] le duel judiciaire en usage *ez les ,b\rguignons1 comme l'inv5tion la plus heureuse de l'esprit huma94 ,dj famili>iss avec les absurdits les plus mon/rueuses1 p> l'usage des preuves du f] *aud1 de l'eau b\illante ou de l'eau froide1 la procdure de ,gomdebaud p>ut prfrable des soldats cont9uellem5t ex]cs au maniem5t des armes4 toit-on accus8 on (froit de se ju/ifi] p> le duel4 ,faisoit-on une dem&e8 on proposoit d'en pr\v] la ju/ice en se battant4 ,le juge ordonnoit le combat2 et aprs un c]ta9 nombre de j\rs1 les plaideurs comp>oissoi5t en *amp clos4 ,on pr5oit les plus gr&es1 c'e/--dire1 les plus puriles prcautions p\r emp*] que leurs armes ne fuss5t en*antes1 ou qu'ils n'euss5t sur eux quelque c>actre magique capable de drang] les dcrets de la ,provid5ce1 et ils combattoi5t s\s les yeux d'une f\le de spectateurs qui att5doi5t en sil5ce un miracle4 ,les m9eurs1 les hommes qui avoi5t #fj ans accomplis1 les infirmes1 les e/ropis et les femmes ne se battoi5t pas2 mais ils *oisissoi5t des *ampions p\r df5dre leurs causes1 et ces avocats a?ltes avoi5t le po+ c\p1 lorsqu'ils succomboi5t4 ,produisoit-on des tmo9s8 la p>tie contre laquelle ils alloi5t dpos]1 arrtoit le premi] d'entre eux qui ne lui toit pas favorable1 l'accusoit d'tre suborn et v5du son adv]saire1 et le combat de ce tmo91 en dcidant de sa probit1 dcidoit aussi du fond du procs4 ,les juges eux-mmes ne fur5t pas en sret dans leur tribunal1 qu& l'un d'eux prononoit son avis1 le plaideur qu'il condamnoit1 lui disoit que son jugem5t toit faux et dloyal1 (froit de pr\v]1 les armes la ma91 qu'il s'toit laiss corrompre p> des prs5s ou des promesses1 et on se battoit4 ,quelque gr&e que ft la loi des ,franais1 ils entrevoyoi5t1 malgr eux1 que le c\rage1 la =ce et l'adresse toi5t plus utiles dans un combat que la ju/ice1 l'innoc5ce et le bon droit4 ,qu& ils en toi5t rduits ne p\voir se dguis] que le c\pable ne ft quelquefois va9queur1 ils imag9oi5t1 p\r sauv] l'honneur de la ,provid5ce1 qu'elle avoit drog p> une loi p>ticulire sa sagesse gnrale1 dans la vue de punir un *ampion qui avoit l'impit de plus compt] sur lui-mme que sur la protection et le sec\rs de la ,vi]ge et ,/4 ,george4 ,ils p5soi5t que ,dieu se s]voit de cette occasion p\r punir quelque p* anci5 et ca* du va9cu4 ,malgr ces absurdes subtilits1 dont nos pres se cont5toi5t1 la manire dont la ju/ice toit adm9i/re1 exposoit trop d'inconvni5s et de prils1 p\r qu'elle pt leur inspir] une c]ta9e confiance4 ,quelque brave qu'on ft1 ce ne devoit tre qu' la d]nire extrmit1 et qu& on n'toit pas en tat de vid] ses diffr5ds p> la voie de la gu]re1 qu'on avoit rec\rs des tribunaux o il toit impossible de plaid]1 de jug] ou de tmoign]1 sans s'expos] au dang] d'un combat s+uli]4 ,plus l'adm9i/ration de la ju/ice toit ins5se et cruelle1 plus elle devoit nuire au ma9ti5 et l'tablissem5t de la police et de l'ordre4 ,mo9s les ,franais toi5t disposs t]m9] leurs qu]elles p> les =mes judiciaires1 plus l'esprit de viol5ce devoit s'accrdit] dans l'an>*ie3 aussi ne voit-on jamais la fois tant de gu]res p>ticulires1 et tant de tribunaux p\r les prv5ir4 ,aucune procdure ne prcdoit ord9airem5t les ho/ilits des seigneurs les plus puissans2 ou bi51 ne rpondant que d'une manire vague aux sommations de leurs pairs1 ils se prp>oi5t la gu]re1 au lieu de comp>otre devant la c\r qui devoit les jug]4 ,les rois de ,france et les ducs de ,norm&ie1 p> exemple1 ne *]*oi5t qu' se surpr5dre2 t\tes nos hi/oires en font foi2 et s\v5t l'un de ces pr9ces n'toit in/ruit que l'autre lui avoit dcl> la gu]re1 qu'en appr5ant qu'un canton de ses doma9es avoit t pill1 ou qu'un de ses *teaux toit brl4 ,,*apitre ,,iv4 ,des fiefs possds p> les ecclsia/iques4--,de la puissance que le cl]g acquit dans le royaume4 ,*aque seigneur lac avoit gagn p]sonnellem5t la rvolution qui =ma le g\v]nem5t fodal2 mais les vques et les abbs en dev5ant s\v]a9s dans leurs t]res1 p]dir5t au contraire beauc\p de leur p\voir et de leur dignit4 ,ils ne r5dir5t po9t hommage#ajd p\r leurs fiefs2 ils auroi5t cru1 p> cette crmonie1 dgrad] ,dieu ou le patron de leur glise1 au nom de qui ils les possdoi5t2 ils ne prtr5t que le s]m5t de fidlit4 ,malgr cette di/9ction1 qui sembloit devoir tre suivie des plus gr&es prrogatives1 ils fur5t s\mis t\s les devoirs du vasselage4 ,ils se r5dir5t la c\r de leurs suz]a9s1 qu& ils y fur5t convoqus p\r t5ir des assises4 ,ils fur5t t\s obligs de f\rnir leur cont+5t p\r la gu]re#aje1 et quelques-uns de s]vir en p]sonne4 ,si leurs possessions ne p\voi5t jamais tre confisques1 p\r cause de flonie1 c'toit un avantage p\r l'glise1 et non p\r les ecclsia/iques1 qu'on punissoit de leur =faiture1 p> des dem&es1 et la saisie de leur temporel4 ,quoique quelques vques1 plus gu]ri]s et plus entrepr5ans que les autres1 euss5t repris les armes s\s le rgne des d]ni]s ,c>lov+i5s1 fait la gu]re et augm5t leur =tune1 le corps enti] du cl]g se tr\voit dgrad et appauvri4 ,a l'exception des prlats qui ayant pris1 ou obt5u du roi1 le titre de comtes ou de ducs de leur ville1 relevr5t immdiatem5t#ajf de la c\ronne1 t\s les autres toi5t dev5us vassaux de ces mmes comtes ou ducs1 qu'ils avoi5t jusques-l prcds1 et sur lesquels les lois leur donnoi5t autrefois le p\voir le plus t5du4 ,rduits la dignit de leurs fiefs1 dont les =ces toi5t peu considrables1 depuis les dprdations que les bi5s ecclsia/iques avoi5t s\ff]tes1 p5dant les tr\bles de l'tat1 ils ne fur5t plus que des seigneurs du second ordre1 et se vir5t contra9ts1 p\r cons]v] le re/e de leur =tune1 de m5di] la protection de leurs suz]a9s4 ,l'hospitalit1 qui n'avoit t qu'un devoir de politesse et de bi5sance1 fut conv]tie en droit de gte2 presque t\tes les glises se s\mir5t#ajg la rgale env]s le seigneur dont leurs t]res relevoi5t2 et plusieurs prlats alinr5t encore quelques p>ties en faveur d'un des seigneurs les plus puissans de leur diocse1 p\r s'en faire un protecteur p>ticuli]1 s\s le nom de leur ,vidame ou de leur ,av\4 ,plus le cl]g avoit fait de p]tes1 plus il toit occup du so9 de les rp>]4 ,le crdit que la religion donne ses m9i/res1 leur f\rnissoit des ress\rces2 et pr(itant1 avec adresse1 du peu d'att5tion que les seigneurs t\j\rs arms donnoi5t leurs ju/ices1 auxquelles on rec\roit r>em5t1 ils t5dir5t leur juridiction beauc\p au-del des anci5nes bornes qu'elle avoit eue s\s le rgne de ,*>lemagne4 ,les progrs des ecclsia/iques fur5t rapides4 ,leurs tribunaux s'attribur5t la connoissance de t\tes les accusations t\*ant la foi1 les m>iages et les crimes de sacrilge1 de simonie1 de sortilge1 de concub9age et d'usure4 ,t\s les procs des cl]cs1 des veuves et des orphel9s1 leur toi5t dvolus2 et s\s le nom de cl]cs1 on ne compr5oit pas seulem5t les m9i/res les plus subalt]nes de l'glise1 mais mme t\s ceux qui ayant t admis la clricature1 se m>ioi5t dans la suite1 et remplissoi5t les emplois les plus pr(anes4 ,les vques mir5t les pl]9s s\s leur sauve-g>de1 et les croiss eur5t bi5tt le mme avantage4 ,a l'occasion du sacrem5t de m>iage1 le juge ecclsia/ique prit connoissance des conv5tions matrimoniales1 de la dot de la femme1 de son d\aire1 de l'adultre et de l'tat des enfans4 ,il dcida que t\tes les conte/ations nes au sujet des te/am5s lui app>t5oi5t2 p>ce que les d]nires volonts d'une p]sonne qui avoit dj subi le jugem5t de ,dieu1 ne p\voi5t raisonnablem5t tre juges que p> l'glise4 ,avec quelque docilit que les seigneurs se cont5tass5t des plus mauvaises raisons p\r laiss] dgrad] leurs ju/ices1 dont la ru9e devoit avoir p\r eux1 les suites les plus f*euses1 il p>ut incommode aux ecclsia/iques d'avoir *]*] un n\vel argum5t1 t\tes les fois qu'ils v\loi5t attir] eux la connoissance d'une n\velle affaire4 ,ils imag9r5t donc un pr9cipe gnral qui devoit les r5dre les matres de t\t4 ,l'glise1 dir5t-ils1 en v]tu du p\voir des clefs que ,dieu lui a donn1 doit pr5dre connoissance de t\t ce qui e/ p*1 af9 de savoir si elle doit remettre ou ret5ir1 li] ou dli]4 ,or1 en t\te conte/ation juridique1 une des p>ties s\ti5t ncessairem5t une cause inju/e1 et cette inju/ice e/ un p*2 l'glise1 conclur5t-ils1 a donc le droit de connotre de t\s les procs1 et de les jug]2 ce droit1 elle le ti5t de ,dieu mme1 et les hommes ne peuv5t y att5t]1 sans impit4 ,des soldats qui ne savoi5t que se battre1 n'avoi5t ri5 rpondre cet argum5t4 ,les seigneurs n'toi5t dj plus les juges de leurs sujets1 et il toit d'autant plus facile au cl]g de port] atte9te aux ju/ices fodales1 et de se r5dre l'arbitre des qu]elles des suz]a9s et des vassaux1 qu'ils toi5t lis les uns aux autres1 p> un s]m5t1 dont l'infraction toit un#ajh p>jure4 ,cette entreprise toit de la plus gr&e importance1 son succs devoit donn] aux vques un empire absolu1 t&is que les seigneurs se ru9]oi5t p> des gu]res cont9uelles1 p\r cons]v] les droits s\v]a9s de leurs t]res4 ,autant que l'ame1 disoi5t les ecclsia/iques1 e/ au-dessus du corps1 et que la vie t]nelle e/ prfrable ce misrable exil que n\s s\ffrons sur la t]re2 autant la juridiction spirituelle e/-elle au-dessus de la temporelle4 ,l'une e/ comp>e l'or1 et l'autre au plomb2 et de ce que l'or e/ inconte/ablem5t plus prcieux que le plomb1 le cl]g t5doit t\s les j\rs un tel po9t1 la compt5ce de ses tribunaux1 que les ju/ices seigneuriales dev9r5t enf91 *>ge#aji leurs possesseurs2 et que les vques1 qui s'toi5t fait une sorte de seigneurie dans leur diocse enti]1 fur5t1 au contraire1 =cs d'av\] que les molum5s de leur (ficialit faisoi5t leurs plus gr&es ri*esses1 et qu'ils s]oi5t ru9s1 si on les en privoit4 ,les usurpations des ecclsia/iques produisir5t un vnem5t bi5 extraord9aire2 elles r5dir5t le pape1 le premi] et le plus puissant magi/rat du royaume4 ,p\r compr5dre les causes d'une rvolution que t\s les autres tats de la *rti5t pr\vr5t galem5t1 et qui dev9t une s\rce de divisions entre le sac]doce et l',empire1 il faut se rappel] que la c\r de ,rome avoit ab&onn depuis long-temps1 la sage discipl9e que l'glise t5oit des aptres2 et que le cl]g de ,france1 cdant la ncessit des conjonctures1 avoit oubli les maximes p> lesquelles il se g\v]noit encore1 qu& les ,franais fir5t leur conqute4 ,les anci5s canons toi5t alors respects dans les ,gaules1 et les vques cont9ur5t1 s\s la premire race1 t5ir s\v5t des conciles nationaux et prov9ciaux1 dont les canons conc]nant la discipl9e1 n'avoi5t beso9 que d'tre revtus de l'autorit du pr9ce et de la nation1 p\r acqurir =ce de lois4 ,quoique l'glise gallicane1 en reconnoissant la primatie du sa9t-sige1 s'y tnt atta*e1 comme au c5tre de l'union1 elle n'avoit po9t p\ss la complaisance jusqu' adopt] les canons du concile de ,s>dique1 qui1 ds le quatrime sicle1 autorisoi5t les appels au pape1 et s\mettoi5t les vques sa juridiction4 ,le pape ,vigile1 en #ede1 honora ,auxanius1 vque d',arles1 de la dignit de son lgat dans les ,gaules2 et p> le bref#aaj qu'il crivit dans cette occasion au cl]g1 il p>oissoit s'tablir son juge s\v]a92 mais cette entreprise n'eut aucun succs4 ,on lit1 au contraire1 dans ,grgoire#aaa de ,t\rs1 que ,salonne et ,sagittaire1 ces deux prlats1 dont j'ai dj eu occasion de p>l]1 ayant t dposs p> un concile t5u ,lyon1 n'osr5t se p\rvoir devant le pape1 et lui dem&] tre rtablis dans leurs siges1 qu'aprs en avoir obt5u la p]mission de ,gontran4 ,c'e/ p> zle p\r la maison de ,dieu1 que les papes t5dir5t1 en quelque sorte1 leur sollicitude pa/orale1 sur t\t le monde *rti54 ,on les vit d'abord occups des beso9s des glises p>ticulires4 ,ils donnr5t aux pr9ces et aux vques1 des conseils qu'on ne leur dem&oit pas2 et ces pontifes dignes1 s'il e/ possible1 de la sa9tet de leur place1 p> leurs murs et leurs lumires1 t&is que l'ignorance et la b>b>ie se rp&oi5t sur t\te la *rti5t1 en dev9r5t les oracles1 et obt9r5t1 je ne sais comm5t1 la rputation d'tre#aab infaillibles4 ,il n'en fallut pas davantage1 p\r les r5dre mo9s att5tifs sur eux-mmes3 l'cueil le plus dang]eux p\r le mrite1 c'e/ la considration qui l'accompagne4 ,p>ce qu'on avoit suivi les conseils des papes1 dans quelques affaires importantes1 on prit l'habitude de les consult] sur t\t1 et il fallut bi5tt obir leurs ordres4 ,leur =tune naissante leur fit des flatteurs1 qui1 p\r dev5ir eux-mmes plus puissans1 travaillr5t augm5t] le p\voir du sa9t-sige4 ,ils fabriqur5t les fausses dcrtales1 dont p]sonne alors n'toit en tat de connotre la supposition2 et ces pices1 qu'on publia s\s le nom des papes des trois premi]s sicles1 n'toi5t faites que p\r ju/ifi] t\s les abus que leurs successeurs v\droi5t faire de leur autorit4 ,plusieurs papes fur5t eux-mmes les dupes de la doctr9e que cont5oi5t les fausses dcrtales1 et crur5t encore m>*] sur les traces d'une f\le de sa9ts rvrs dans l'glise1 qu& ils sapoi5t les fondem5s de t\t ordre et de t\te discipl9e4 ,le despotisme que les papes v\loi5t sub/itu] au g\v]nem5t primitif de l'glise1 devoit faire des progrs d'autant plus rapides1 que ,pep9 et ,*>lemagne leur avoi5t prodigu des ri*esses1 qui ne fur5t que trop propres leur inspir] de l'orgueil1 de l'av>ice et de l'ambition4 ,l\is-le-,dbonnaire hta le dveloppem5t de ces passions1 en donnant ,pascal ,i1 une sorte de s\v]a9et#aac dans ,rome1 et laquelle ce pontife croyoit avoir dj des droits1 en v]tu d'une donation de ,con/ant94 ,on avoit vu ,grgoire ,,iv s'rig] en juge des diffr5ds que ,l\is-le-,dbonnaire eut avec ses fils4 ,nicolas ,i v\lut dpos] l'emp]eur ,lo?aire2 ,*>les-le-,*auve crut que les vques qui l'avoi5t sacr1 toi5t ses juges1 et il a*eta l'empire de ,jean ,,viii p> des l*ets4 ,aprs tant de succs1 les papes acc\tums humili] les rois1 se reg>dr5t comme les dpositaires de t\t le p\voir de l'glise1 et ne d\tr5t po9t que les anci5s canons1 faits p\r d'autres temps et d'autres circon/ances1 ne duss5t tre abrogs p> leurs bulles et leurs brefs4 ,plus les dsordres des nations exigeoi5t qu'on se tnt rigidem5t atta* aux anci5nes rgles1 plus la c\r de ,rome avoit de moy5s p\r russir dans ses entreprises4 ,s\s prtexte de remdi] aux maux publics et de rtablir l'ordre1 elle se livroit des n\veauts dang]euses1 auxquelles la situation prs5te des affaires1 ne p]mettoit d'oppos] que de foibles ob/acles4 ,qu& ,hugues-,capet monta sur le trne1 les s\v]a9s pontifes ne traitoi5t plus les vques comme leurs frres et leurs cooprateurs dans l'uvre de ,dieu2 mais comme des dlgus ou de simples vicaires de leur sige4 ,ils s'toi5t attribu#aad la prrogative de les transfr] d'une glise l'autre1 de les jug]1 de les dpos] ou de les rtablir dans leurs fonctions2 de connotre p> appel1 des s5t5ces de leurs tribunaux et de les r=m]4 ,t\t ce que les vques de ,france avoi5t usurp sur la ju/ice des seigneurs1 t\rna donc au pr(it de la c\r de ,rome4 ,les papes ne connur5t pas seulem5t des appels int]jets des s5t5ces des mtropolita9s1 ils autorisr5t mme les fidelles s'adress] directem5t eux en premire in/ance1 ou du mo9s aprs avoir subi un jugem5t dans le tribunal ecclsia/ique#aae le plus subalt]ne4 ,l'autorit que les vques avoi5t acquise1 auroit pu tre utile aux ,franais1 en contribuant tablir une police et un ordre1 auxquels la jurisprud5ce des ju/ices fodales s'opposoit2 mais l'usurpation de la c\r de ,rome sur la juridiction des vques1 ne s]vit qu' augm5t] la confusion dans le royaume4 ,on ne vit plus la f9 des procs1 et les (fici]s du pape n'eur5t g>d1 dans leurs jugem5s1 qu' ses intrts p>ticuli]s1 ou aux passions d'une puissance qui s'essayoit dom9] imprieusem5t sur t\te la *rti5t4 ,,*apitre ,v4 ,des causes qui conc\roi5t la dcad5ce et la cons]vation du g\v]nem5t fodal4--,qu'il toit vraisemblable que le cl]g s'emp>]oit de t\te la puissance publique4 ,p> le tableau que je vi5s de faire de la situation de la ,france1 s\s les premi]s successeurs de ,hugues-,capet1 il e/ ais aux p]sonnes mmes les mo9s in/ruites des devoirs de la socit et de la f9 qu'elle se propose1 de jug] quelle f\le de vices attaquoit notre con/itution politique4 ,t\tes les p>ties de l'tat1 ennemies les unes des autres1 t5doi5t non-seulem5t se sp>]1 mais se ru9] rciproquem5t4 ,t\t seigneur et t\t p>ticuli] se tr\voit mal son aise avec un g\v]nem5t qui runissoit la fois t\s les inconvni5s de l'an>*ie et du despotisme4 ,le peuple1 avili et vex1 n'toit pas mo9s intress le voir anantir1 que t\te la petite noblesse qui1 place entre les seigneurs et les b\rgeois1 toit mprise des uns1 hae des autres1 et les dte/oi5t galem5t4 ,les seigneurs eux-mmes1 p>tags en diffr5tes classes1 avoi5t les uns contre les autres la jal\sie la plus env5ime4 ,les plus foibles v\loi5t tre gaux aux plus puissans1 qui1 leur t\r1 t*oi5t de les dtruire4 ,t\t *angem5t1 quel qu'il ft1 devoit p>otre avantageux2 et les ,franais1 t\j\rs avides de n\veauts1 p>ce qu'ils toi5t t\j\rs las de leur situation1 s'acc\tumoi5t n'tre que lg]s1 incon/ans et inconsidrs4 ,il toit impossible que le g\v]nem5t et quelque consi/ance1 tant que les c\tumes ne p\rroi5t acqurir aucune autorit1 et que des vnem5s contraires augm5t]oi5t ou dim9u]oi5t t\r t\r les droits et les devoirs respectifs des suz]a9s et des vassaux1 de mme que leurs cra9tes1 leurs esprances et leurs prt5tions4 ,sans rgle1 sans pr9cipes1 sans ordre1 ils toi5t obligs d'avoir une conduite diffr5te1 selon la diffr5ce des conjonctures4 ,aprs s'tre s\mis l'hommage-lige1 un vassal qui avoit obt5u quelque succs1 ne v\loit plus prt] que le simple4 ,les mmes seigneurs qui reconnoiss5t auj\rd'hui la supriorit du roi1 et s'engag5t remplir son g>d1 les devoirs les plus troits de vasselage1 v\dront dema9 se r5dre indp5dans2 ils f]ont entre eux1 des ligues et des alliances p]ptuelles son prjudice1 et n'insr]ont mme dans leurs traits1 aucune clause qui indique ou suppose la subord9ation des fiefs4 ,philippe-,augu/e1 qui p>le en matre ,jean-sans-,t]re1 n'avoit p>u que le vassal de ,ri*>d1 en traitant avec lui4 ,on diroit qu'il ne j\it1 ou du mo9s n'ose j\ir1 sans sa p]mission1 du droit qu'avoit t\t seigneur#aaf de =tifi] son gr des places dans ses doma9es4 ,il se s\met la condition humiliante de ne donn] aucun sec\rs au comte de ,t\l\se1 que ,ri*>d v\loit opprim]2 et ,philippe1 qui1 en violant a9si ses devoirs de suz]a91 affran*it ses vassaux des leurs1 affect]a dans une autre occasion1 le p\voir le plus t5du4 ,ri5 ne cons]ve la mme =me2 ri5 ne subsi/e dans la mme situation4 ,j'en cit]ai un exemple rem>quable4 ,les vassaux immdiats de la c\ronne1 t\s pairs et gaux en dignit1 ne fur5t pas long-temps sans se faire des prrogatives diffr5tes4 ,les plus puissans prir5t sur les autres une telle supriorit1 que du gr& nombre de seigneurs lacs qui relevoi5t immdiatem5t de la c\ronne s\s ,hugues-,capet1 il n'y en avoit plus que six qui priss5t la qualit de pairs du royaume de ,france1 qu& ,philippe-,augu/e p>v9t au trne4 ,nos hi/ori5s1 jusqu' prs5t1 n'ont pu fix] l'poque de ce *angem5t1 et on s'en pr5d au temps1 qui n\s a fait p]dre la plup>t des monum5s les plus prcieux de notre hi/oire4 ,on a tort4 ,comm5t n'a-t-on pas s5ti que1 dans une nation qui n'avoit ni lois ni puissance lgislative1 et o l'incon/ance des esprits et l'inc]titude des c\tumes prp>oi5t et produisoi5t sans cesse de n\velles rvolutions1 l'tablissem5t des d\ze pairs doit ressembl] aux autres tablissem5s de ce temps-l1 qui se =moi5t1 p> has>d1 d'une manire l5te et presqu'ins5sible1 et se tr\voi5t enf9 t\t tablis une c]ta9e occasion1 sans qu'il ft possible de fix] l'poque prcise de leur naissance4 ,le g\v]nem5t des fiefs auroit bi5tt fait place un g\v]nem5t plus rguli]1 si quelques-uns de ses vices mmes n'euss5t conc\ru cons]v]1 dans le royaume1 l'an>*ie gnrale qui en toit l'ame1 t&is que les dsordres1 dont il toit sans cesse agit1 m5aoi5t en p>ticuli]1 *acune de ses p>ties1 d'une ru9e pro*a9e4 ,quatre causes contribuoi5t la fois ma9t5ir le g\v]nem5t fodal1 au milieu des rvolutions qu'il pr\voit2 et1 si j'ose p>l] a9si1 ces quatre appuis des fiefs1 c'toi5t l'ass]vissem5t dans lequel le despotisme des seigneurs t5oit le peuple1 et qui les r5doit les matres absolus de sa =tune et de ses =ces2 la s\v]a9et de leurs ju/ices1 laquelle toit atta*e l'espce de puissance lgislative#aag qu'ils ex]oi5t sur leurs sujets1 et qui ne p]mettoit pas qu'un juge suprieur1 en clairant leur conduite et r=mant leurs s5t5ces1 les dp\illt de leurs privilges2 le droit de gu]re1 t\j\rs ennemi de l'ordre et de la dp5dance2 et enf91 une sorte d'galit dans les =ces des pr9cipaux seigneurs qui auroi5t pu =m] le projet de t\t envahir3 et cette galit les cont5ant les uns p> les autres1 emp*oit qu'aucun ne v\lt s'rig] en matre1 et donn] des lois la nation4 ,il semble d'abord1 que le droit de gu]re1 au lieu de protg]1 auroit d dtruire la puissance des seigneurs2 mais comme *aque b\rg et1 p\r a9si dire1 *aque village toit =tifi et df5du p> un *teau2 qu'on ne connoissoit dans t\t le royaume1 qu'une manire de faire la gu]re1 les mmes armes et la mme discipl9e2 qu' l'exception de quelques seigneurs1 les autres n'avoi5t pas assez de tr\pes p\r faire des siges1 et qu'aucun ne p\voit ret5ir assez long-temps ses vassaux s\s ses ordres1 p\r =m] quelqu'entreprise importante1 et ru9] son ennemi1 en pr(itant d'un premi] avantage2 la gu]re1 rduite n'tre qu'une sorte de pirat]ie1 ne devoit naturellem5t produire aucun de ces vnem5s dcisifs qui *ang5t quelquefois en un j\r1 t\te la con/itution d'un tat4 ,si1 dans une prov9ce1 elle portoit quelqu'atte9te au g\v]nem5t fodal1 elle contribuoit le =tifi] dans une autre2 et le corps enti] de la nation1 malgr quelques *angem5s surv5us aux droits et aux devoirs rciproques de quelques suz]a9s et de quelques vassaux1 se conduisoit t\j\rs p> les mmes pr9cipes4 ,j'ai p>l d'une c\tume qui ordonnoit la confiscation d'un fief1 au pr(it du suz]a91 dans le cas de flonie de la "p de son vassal1 et qui autorisoit un vassal vex p> son seigneur n'en plus relev]1 et port] son hommage au suz]a91 dont il n'avoit t jusques-l que l'arrire-vassal4 ,le roi1 qui toit le d]ni] t]me de t\s les hommages1 s]oit enf9 dev5u l'unique seigneur de t\t le royaume2 ou bi5 les fiefs devoi5t enf9 s'affran*ir de t\te espce de vassalit1 et si cet usage et t fidellem5t obs]v1 il n'auroit fallu que trois ou quatre inju/ices1 dans un temps o elles toi5t trs-communes1 p\r qu'un seigneur qui voyoit entre le roi et lui1 trois ou quatre seigneurs int]mdiaires1 relevt immdiatem5t de la c\ronne2 et alors1 une inju/ice de la "p du pr9ce1 ou une flonie de celle de son vassal1 auroit donn au fief une entire indp5dance1 ou engl\ti sa seigneurie dans celle du roi4 ,le droit de gu]re emp*a que cette c\tume de/ructive du g\v]nem5t fodal ne ft suivie la rigueur1 du mo9s l'g>d des seigneurs qui toi5t en tat de se df5dre1 et dont les =ces toi5t les vrais s\ti5s de l'indp5dance des fiefs4 ,les qu]elles vides p> la voie des armes1 se t]m9oi5t p> des traits1 dans lesquels1 alors1 comme auj\rd'hui1 on consultoit mo9s le droit1 les c\tumes et la ju/ice1 que les succs et les =ces des p>ties belligrantes4 ,elles se faisoi5t quelques sacrifices rciproques1 et en se rconciliant1 r5troi5t dans l'ordre des c\tumes fodales4 ,il faut av\] cep5dant que cet appui des fiefs devoit ne cons]v] aucune =ce1 ds qu'il ne s]oit plus lui-mme aid et s\t5u p> les trois autres s\ti5s du g\v]nem5t fodal dont j'ai p>l2 et les seigneurs franais se comportoi5t de la manire la plus propre les dtruire4 ,il e/ enf9 un t]me fatal la tyrannie4 ,qu&1 =ce d'inju/ices et de vexations1 les seigneurs auront rduit leurs sujets la d]nire misre1 ils en cra9dront la rvolte1 ou du mo9s la s\rce de leurs ri*esses s]a ncessairem5t t>ie1 et leur pauvret les dgrad]a4 ,ne tr\vant plus ri5 pill] dans les campagnes ni dans les villes1 de quel sec\rs leur s]t alors le droit de gu]re1 p\r cons]v] cette s\v]a9et et cette indp5dance dont ils sont si jal\x8 ,t\s les j\rs les ju/ices seigneuriales toi5t ress]res dans de plus troites bornes p> les entreprises du cl]g2 et les seigneurs1 qui n'avoi5t pas su df5dre leurs droits s\s les prdcesseurs de ,l\is-le-,gros1 ne devoi5t pas vraisemblablem5t se conduire dans la suite avec plus d'habilet4 ,en effet1 qu& l'excs des abus leur ouvrit enf9 les yeux1 et qu'ils entreprir5t d'y remdi]1 ils confrr5t avec les vques2 mais p]sonne ne connoissoit les droits des ecclsia/iques1 ni les pr9cipes d'un bon g\v]nem5t4 ,des mauvais raisonnem5s qu'on s'opposa de "p et d'autre1 il rsulta un concordat ridicule que les b>ons et le cl]g fir5t ensemble1 s\s la mdiation de ,philippe-,augu/e1 et p> lequel on conv9t que les ju/ices fodales connotroi5t des causes#aah fodales1 et que cep5dant il s]oit p]mis aux juges ecclsia/iques de condamn] des aumnes les seigneurs qui s]oi5t conva9cus d'avoir viol le s]m5t des fiefs4 ,le cl]g1 dont ce trait lgitimoit en p>tie les prt5tions1 alla en avant1 et les qu]elles1 au sujet de la juridiction1 dev9r5t plus vives que jamais4 ,les seigneurs s5toi5t l'inju/ice des vques2 mais tant trop ignorans p\r oppos] des raisons leurs raisonnem5ts1 ils rpondir5t p> des injures et des voies de fait4 ,le cl]g1 dir5t-ils1 croit-il que ce soit son arrogance1 son orgueil et ses *icanes1 et non pas notre c\rage et notre sang qui ai5t fond la mon>*ie8 ,qu'il repr5ne l'esprit de la primitive glise1 qu'il vive dans la retraite qu& n\s agirons1 et qu'il s'occupe faire des miracles dont il a laiss p]dre l'usage4 ,quelques seigneurs1 d'un c>actre plus ard5t que les autres1 ou plus vexs p> les entreprises des vques1 et qui en prvoyoi5t peut-tre les suites1 s'assemblr5t1 suivant la c\tume alors usite1 p\r dlibr] sur leurs affaires1 et invitr5t leurs amis se r5dre cette espce de congrs qu'on nommoit dans ce temps-l#aai p>lem5t3 ils s'adressr5t au pape p\r le pri] de rprim] des usurpations dont il retiroit le pr9cipal avantage4 ,ils df5dir5t leurs sujets1 s\s pe9e de mulctation1 ou de la p]te de leurs bi5s1 de s'adress] aux tribunaux ecclsia/iques4 ,ils conv9r5t de se df5dre1 =mr5t des ligues et des associations1 nommr5t des espces de syndics p\r veill] ce que le cl]g ne pt ri5 entrepr5dre contre leurs ju/ices1 et promir5t de les aid] de t\tes leurs =ces la premire sommation4 ,mais t\t cet emportem5t ne devoit produire qu'un va9 bruit4 ,les vques1 qui avoi5t fait un mlange adroit et confus du spirituel et du temporel1 toi5t plus =ts avec des excommunications que les seigneurs avec des soldats4 ,les uns n'avoi5t qu'un objet1 et toi5t unis2 les autres en avoi5t mille1 et ne p\voi5t agir de conc]t4 ,un remords dta*oit un alli de la ligue1 p5dant que l'autre l'ab&onnoit p> lgret1 ou p\r ne s'occup] que de la gu]re qu'il faisoit un de ses vois9s4 ,d'ailleurs1 il falloit que les ,franais ouvriss5t enf9 les yeux sur la jurisprud5ce du duel judiciaire2 c> l'absurdit en toit extrme1 et les tribunaux ecclsia/iques leur (froi5t le modle d'une procdure t\te diffr5te et beauc\p plus sage1 quoiqu'encore trs-vicieuse4 ,ils toi5t donc t\j\rs la veille d'une rvolution cet g>d2 et jug] de l'av5ir p> le pass1 qui os]oit rpondre que la r=me qui devoit se born] *ang] la procdure des ju/ices des seigneurs1 et leur manire de jug]1 n'en dtruiroit pas la s\v]a9et mme8 ,l'galit de =ce1 entre les pr9cipaux seigneurs1 ne p\voit elle-mme subsi/] long-temps sans un conc\rs heureux de circon/ances1 sur lequel il auroit t imprud5t de compt]4 ,les ,franais1 aveugles sur les dang]s dont leur g\v]nem5t toit m5ac1 n'avoi5t pris aucune prcaution p\r les c>t] et cons]v] leur indp5dance4 ,conduits au has>d p> les vnem5s1 la =tune qui les g\v]noit1 ne les avoit pas assez bi5 s]vis p\r am5] des circon/ances qui euss5t contribu faire rgl] p> la c\tume1 que les seigneuries1 du mo9s les plus importantes1 ne s]oi5t jamais runies sur une mme tte4 ,plusieurs exemples avoi5t au contraire tabli l'usage oppos2 et la ,france n'ayant aucun fief#abj mascul91 les alliances et les m>iages p\voi5t port] dans une maison d'assez gr&es possessions p\r rompre t\te espce d'quilibre4 ,si cet vnem5t arrivoit en faveur de quelqu'un des gr&s vassaux de la c\ronne1 ne devoit-il pas enf9 s'affran*ir de t\s les devoirs emb>rassans du vasselage1 et son exemple n'auroit-il pas t contagieux8 ,si de gr&s hritages fondoi5t au contraire dans la maison des ,capti5s1 ne devoi5t-ils pas se s]vir de la supriorit de leurs =ces p\r les augm5t] encore1 *ang] la nature des fiefs1 dim9u] les devoirs des suz]a9s1 et contra9dre peu peu leurs vassaux dev5ir leurs sujets8 ,c'e/ l'hi/oire de la ru9e de ces quatre appuis du g\v]nem5t fodal1 qui =me en quelque sorte t\te l'hi/oire des ,franais jusqu'au rgne de ,philippe-de-,valois4 ,mais cette rvolution devoit tre trs-l5te2 les appuis de l'indp5dance des fiefs ne p\vant1 p> la nature mme du g\v]nem5t1 tre dtruits subitem5t et la fois1 les seigneurs les plus porte d'tablir leur autorit sur les ru9es de l'an>*ie fodale1 ou de pr(it] de leurs =ces1 devoi5t se voir contra9ts ne faire que des progrs ins5sibles4 ,aprs avoir r5v]s les fondem5s de la lic5ce des seigneurs1 il faudra encore combattre contre les prjugs que cette lic5ce mme leur aura donns4 ,aprs s'tre trop avanc1 il faudra rev5ir sur ses pas2 et en ne prcipitant po9t les vnem5s1 donn] le temps aux esprits de s'acc\tum] avec les n\veauts et de pr5dre de n\velles habitudes4 ,mais p5dant ce flux et reflux de rvolutions contraires1 il toit d'autant plus cra9dre que le cl]g1 de j\r en j\r plus puissant1 ne p>vnt s'emp>] de t\te la puissance publique1 que t\t l'occid5t1 occup des croisades1 de la conqute de la ,t]re-,sa9te1 de la ru9e du mahomtisme1 d'indulg5ces et d'excommunications1 reg>doit les papes comme les gnraux de t\tes les entreprises sur t]re1 et les arbitres du salut dans l'autre vie4 ,les premi]s abus que la c\r de ,rome fit de son crdit1 dans les temps mmes o il subsi/oit encore des lois et une puissance dans les nations1 annonoi5t t\t ce qu'elle os]oit entrepr5dre1 qu& l'an>*ie auroit donn naissance au g\v]nem5t fodal1 et que de t\tes p>ts de simples vques se s]oi5t rigs en s\v]a9s4 ,grgoire ,,vii1 contempora9 de notre ,philippe ,i1 avoit prt5du qu'il n'y avoit po9t d'autre puissance dans le monde que la si5ne4 ,faisant l'g>d des emp]eurs et des rois les mmes raisonnem5s que les vques employoi5t p\r t5dre la compt5ce de leurs ju/ices1 il v\lut les acc\tum] ne se croire que les vassaux-liges de son sac]doce4 ,magi/rat gnral de t\te la *rti5t1 il crut qu'il p\voit seul se revtir des ornem5s impriaux1 et faire de n\velles lois1 auxquelles on devoit obir sans exam54 ,il ordonna aux rois de se pro/]n] ses pi$s1 et p5sa que ,sa9t ,pi]re avoit obt5u p\r ses successeurs le privilge insigne de dev5ir impeccables4 ,c'e/ aux criva9s qui traitoi5t l'hi/oire d',allemagne1 comme je traite l'hi/oire de ,france1 n\s prs5t] le tableau fune/e de la rivalit du sac]doce et de l',empire1 et leurs combats2 c> les rois de ,g]manie1 en portant leurs armes en ,italie1 (f5sr5t les premi]s les prt5tions que les papes s'toi5t faites de dispos] de t\tes les c\ronnes1 et attirr5t pr9cipalem5t sur eux la colre ambitieuse de la c\r de ,rome4 ,les s\v]a9s pontifes mnagr5t1 il e/ vrai1 la ,france1 p5dant qu'ils tr\bloi5t l',empire2 et en s'appliquant faire reconnotre leur autorit en ,allemagne et en ,italie1 ils eur5t la prud5ce de ne se pas faire des ennemis implacables dans les autres tats de la *rti5t2 mais les in/rum5s de leur puissance toi5t rp&us de t\te "p1 et p>-t\t ils inspiroi5t la t]reur4 ,les maux que la c\r de ,rome faisoit aux emp]eurs qui avoi5t l'audace de lui rsi/]1 l'extrme misre dans laquelle m\rut ,h5ri ,,iv1 et l'humiliation de ,frdric ,i et de ,h5ri ,,vi1 toi5t des leons bi5 effrayantes p\r quiconque entrepr5droit en ,france de rsi/] la puissance ecclsia/ique4 ,on avoit eu occasion d'en press5tir les suites dang]euses4 ,le roi ,rob]t1 excommuni p> ,grgoire ,v1 toit dev5u odieux son royaume1 et se vit en quelque sorte ab&onn p> ses propre dome/iques qui craignoi5t de l'appro*]4 ,qui ne peut pas cra9dre les excs o se porte la religion1 qu& elle dgnre en fanatisme8 ,enf91 on peut voir dans t\s les hi/ori5s avec quelle modration ,philippe-,augu/e lui-mme se comporta l'g>d de la c\r de ,rome1 combi5 il avoit peur de l'(f5s]1 et r$\toit son ress5tim5t4 ,c'e/ avec cette masse norme de p\voir que la c\r de ,rome protgeoit les usurpations du cl]g de ,france4 ,t\t devoit1 ce semble1 en tre accabl2 et si les papes et nos vques avoi5t eu cette politique pr(onde ou subtile que leur suppos5t quelques criva9s1 il n'e/ po9t d\teux qu'tant matres des consci5ces et des tribunaux1 et p> consqu5t des p5ses1 des c\tumes et des lois1 leur autorit ne se ft aff]mie sur les ru9es de l'an>*ie fodale4 ,les circon/ances favorables o les ecclsia/iques se tr\vr5t1 ont t\t fait p\r eux2 et qu& elles *angr5t1 leur gr&eur1 a9si qu'on le v]ra1 s'van\it4 ,je le rem>qu]ai en f9issant ce *apitre2 les prt5tions de la c\r de ,rome et des vques1 qui n\s p>oiss5t auj\rd'hui mon/rueuses1 n'avoi5t ri5 d'extraord9aire dans le temps o rgnoi5t les premi]s ,capti5s2 elles n'toi5t que trop analogues aux prjugs absurdes que le droit des fiefs avoit fait natre sur la nature de la socit1 et la manire dont *acun se faisoit des privilges et des prrogatives4 ,l'ignorance pr(onde o on toit plong1 laissoit p>otre t\t raisonnable1 et r5doit t\t possible4 ,le cl]g p\voit se faire illusion lui-mme2 ne voyant aucune loi ni aucune autorit respectes1 ne tr\vant p>-t\t que les ravages de la b>b>ie et de l'an>*ie1 il reg>doit peut-tre son p\voir comme le seul remde qu'il ft possible d'appliqu] avec succs aux maux de l'tat4 ,peut-tre croyoit-il devoir se r5dre t\t-puissant p\r dtruire le duel judiciaire1 accrdit] les trves qu'il ordonnoit d'obs]v] dans les j\rs que la religion consacre d'une faon plus p>ticulire au culte de ,dieu1 inspir] le gt p\r la paix1 et jet] les sem5ces d'une police plus rgulire4 ,on a fait trop d'honneur l'humanit1 en exigeant que le cl]g se comportt avec plus de ret5ue1 qu& t\t conc\roit tromp] son zle et s]vir son ambition4 ,au lieu de dclam] avec emportem5t contre les entreprises des papes et des vques1 il n'auroit fallu que pla9dre l'aveuglem5t de nos pres et les malheurs des temps4 ,,*apitre ,,vi4 ,ru9e d'un des appuis du g\v]nem5t fodal1 l'galit des =ces4--,des causes qui contribur5t augm5t] considrablem5t la puissance de ,philippe-,augu/e4 ,du pr9cipe inconte/able qu'on ne p\voit tre jug que p> ses pairs dans les ju/ices fodales1 et jamais p> des vassaux d'une classe infrieure1 il rsulte que *aque suz]a9 auroit d avoir autant de c\rs diffr5tes de ju/ice qu'il possdoit de seigneuries d'un ordre diffr5t4 ,la c\r des assises du roi1 aussi anci5ne que la mon>*ie1 et que l'on comm5a nomm] p>lem5t v]s le milieu du treizime sicle1 n'tant1 p> la nature du g\v]nem5t fodal1 et ne devant tre compose que des seigneurs qui relevoi5t immdiatem5t de la c\ronne1 auroit d tre t\j\rs di/+ue des autres c\rs de ju/ice que ,hugues-,capet et ses premi]s successeurs t5oi5t en qualit de ducs de ,france ou de comtes de ,p>is et d',orlans4 ,il auroit donc fallu ne =m] le p>lem5t que des pairs du royaume1 et en f]m] l'entre aux simples b>ons du du* de ,france1 qui auroi5t assi/ de leur ct aux assises de la seigneurie dont ils relevoi5t4 ,tant de prcision ne conv5oit ni au c>actre inconsidr des seigneurs ,franais1 ni leur ignorance1 ni la manire dont leur g\v]nem5t s'toit =m4 ,les ,capti5s ayant confondu t\tes leurs dignits1 et ne pr5ant plus que le titre de rois1 il arriva1 quels que fuss5t les seigneurs qu'ils convoquoi5t p\r t5ir leurs plaids1 que cette c\r fut appele la c\r du roi1 et une quivoque de mot suffit p\r dtruire un des pr9cipes le plus ess5tiel du g\v]nem5t fodal1 a9si que les tracass]ies de la famille de ,l\is-le-,dbonnaire avoi5t autrefois suffi p\r l'tablir4 ,les vassaux immdiats de la c\ronne savoi5t qu'ils ne p\voi5t tre jugs qu' la c\r du roi2 mais voyant en mme-temps qu'on appeloit de ce nom les assises o les ,capti5s invitoi5t indiffremm5t t\s les seigneurs1 dont ils recevoi5t l'hommage diffr5t titre1 ils ne fir5t aucune difficult d'y comp>otre1 lorsqu'ils ne v\lur5t pas t]m9] leurs diffr5s p> la voie de la gu]re1 et reconnur5t a9si p\r juges compt5s1 des seigneurs d'un ordre infrieur4 ,cette imprud5ce norme1 mais qui pe9t si bi5 le c>actre de notre nation1 fut la premire cause de la dcad5ce du g\v]nem5t fodal4 ,dans le temps que les vassaux les plus puissans de la c\ronne affectoi5t des di/9ctions p>ticulires1 ddaignoi5t de se confondre avec leurs pairs dont les t]res toi5t mo9s considrables1 et russir5t =m] une classe sp>e des seigneurs qui relevoi5t comme eux1 immdiatem5t de la c\ronne2 p> quelle inconsqu5ce#aba s\ffroi5t-ils qu'une c\r1 qui devoit jug] leurs qu]elles1 se remplt des simples b>ons du du* de ,france ou du comte d',orlans8 ,p\rquoi leur vanit n'en toit-elle pas blesse8 ,d'ailleurs1 ces seigneurs du second ordre toi5t1 je l'ai dj dit1 jal\x de la supriorit et de la puissance des gr&s vassaux2 et ne p\vant s'lev] jusqu' eux1 ils auroi5t v\lu les dgrad] p\r dev5ir leurs gaux4 toit-il donc difficile de prvoir que ces juges1 aussi atta*s aux intrts du roi que son *anceli]1 son *ambellan1 son b\tilli] et son conntable1 qui1 p> un plus gr& abus encore1 sigr5t aussi au p>lem5t1 ne consult]oi5t pas t\j\rs dans leurs jugem5s les rgles d'une exacte ju/ice1 et se f]oi5t un devoir de dgrad] la dignit des premi]s fiefs8 ,la confiance que les gr&s vassaux avoi5t en leurs =ces1 les emp*a sans d\te d'tre att5tifs la =me que pr5oit le p>lem5t1 auquel ils avoi5t r>em5t rec\rs4 ,mais s'ils toi5t alors en tat de ne pas obir ses arrts1 ils devoi5t cra9dre que les circon/ances ne *angeass5t1 que la situation de leurs affaires ne leur p]mt pas t\j\rs d'entrepr5dre une gu]re1 et d'oppos] la =ce des armes un jugem5t qui les bless]oit4 ,il et t prud5t de se prp>] une ress\rce la faveur des dt\rs et des longueurs de procdure auxquels une c\r de ju/ice e/ t\j\rs assujettie4 ,dans l'in/abilit o toit le droit franais1 les gr&s vassaux devoi5t cra9dre mille rvolutions2 et p\r les prv5ir1 devoi5t ne pas p]mettre que les b>ons1 qui n'toi5t pas pairs du royaume1 fuss5t les juges des prrogatives de la pairie4 ,jamais1 en effet1 leurs ju/ices n'auroi5t s\ff]t une atte9te aussi considrable que celle qui leur fut porte s\s le rgne de ,philippe-,augu/e1 p> l'tablissem5t de l'appel en dni#abb de ju/ice1 ou dfaute de droit1 si le p>lem5t n'avoit pas t rempli de seigneurs1 t\j\rs ports1 p> leur jal\sie1 accrdit] la jurisprud5ce et les n\veauts les plus contraires la dignit et aux intrts des gr&s vassaux4 ,jamais les pairs n'auroi5t p]mis que leurs vassaux euss5t viol la maje/ de leur c\r1 en les citant celle du roi4 ,jamais ils ne se s]oi5t dgrads au po9t d'autoris] ,l\is ,,viii faire aj\rn] la comtesse de ,fl&re p> deux simples *evali]s4 ,une vanit mal ent5due mit le comble leur imprud5ce4 ,les pairs lacs1 trop puissans p\r se conduire avec la circonspection timide des pairs ecclsia/iques1 et prfr] comme eux les voies de paix celles de la gu]re1 se p]suadr5t qu'il n'toit plus de leur dignit de v5ir se confondre avec les seigneurs du second ordre dans la c\r du roi4 ,qu& ils y fur5t convoqus1 ils ne manqur5t presque jamais d'une excuse p\r ne pas s'y r5dre2 et le pr9ce1 qui craignoit leur prs5ce1 avoit intrt de tr\v] leur abs5ce lgitime4 ,ds-lors1 ils n'eur5t aucune occasion de confr] ensemble1 et en s'aidant mutuellem5t de leurs lumires et de leurs conseils1 de prvoir les dang]s qu'ils avoi5t cra9dre1 d'y remdi] d'avance1 d'aff]mir les c\tumes1 et de s'unir p> des traits qui ne leur donnass5t qu'un mme intrt1 ou qui leur appriss5t du mo9s s\ponn] qu'ils n'en devoi5t avoir qu'un4 ,t\j\rs jal\x1 au contraire1 les uns des autres1 autant que du roi1 et t\j\rs tromps p> des esprances loignes1 ou p> quelque avantage prs5t et passag]1 ils ne comprir5t pas que de la po/rit de *acun en p>ticuli] dp5doit le salut de t\s4 ,c'e/ de cette erreur que devoit natre un g\v]nem5t plus rguli] en ,france1 p>ce qu'elle devoit multipli] les vices et les dsordres des fiefs4 ,au lieu d'entret5ir entre eux de frqu5tes ngociations1 et d'assembl] s\v5t des congrs1 a9si qu'on avoit c\tume de faire1 qu& il s'agissoit de prp>] une expdition dans la ,t]re-,sa9te1 ou de s'oppos] aux entreprises du cl]g1 ils en s5tir5t mo9s l'importance1 p>ce qu'ils se voyoi5t mo9s frquemm5t1 et travaillr5t au contraire se ru9] mutuellem5t4 ,cep5dant le roi pr(itoit sans pe9e de leur abs5ce1 p\r engag] les b>ons port] les jugem5s les plus favorables ses intrts1 ou plutt il n'y convoqua que des prlats et des seigneurs dv\s ses volonts4 ,il toit le matre de faire autoris] t\tes ses dm>*es p> des arrts de sa c\r4 ,ses ennemis1 qu'on reg>doit comme des vassaux rebelles et flons1 dev5oi5t odieux2 on les accusoit de tr\bl] la paix publique1 t&is que le roi p>oissoit respect] les c\tumes et les protg]4 ,philippe-,augu/e1 pr9ce jal\x de ses droits1 avide d'en acqurir de n\veaux1 assez h>di p\r =m] de gr&es entreprises1 assez prud5t p\r en prp>] le succs1 pr(ita habilem5t de ces avantages2 et l'autorit royale1 jusqu' lui presse1 f\le1 borne de t\tes p>ts1 comm5a pr5dre un asc5dant m>qu1 quoique ,ri*>d ,i1 avec les mmes passions1 des tal5s aussi gr&s1 et des =ces considrables1 l'emp*t d'abord de se livr] son ambition4 ,le roi d',anglet]re1 si je puis p>l] a9si1 toit le tribun des fiefs en ,france4 ,ri*>d m\rut1 et ,philippe1 impati5t d't5dre sa puissance1 se v5gea sur ,jean-sans-,t]re de la contra9te o il avoit t ret5u4 ,le successeur de ,ri*>d avoit ces vices bas et obscurs qui exclu5t t\s tal5s4 ,mo9s ,jean-sans-,t]re toit capable de cons]v] sa =tune1 d'imit] ses prdcesseurs et de df5dre les droits de ses fiefs1 plus l'intrt commun auroit d lui donn] d'allis et de df5seurs4 ,p]sonne cep5dant ne v\lut ou n'osa embrass] sa df5se4 ,prt succomb] s\s les armes de ,philippe-,augu/e1 il ne lui re/e d'autre ress\rce que de se jet] entre les bras de la c\r de ,rome4 ,t&is qu'il implore sa protection1 en dgradant la c\ronne d',anglet]re1 et qu'il engage le pape m5ac] le roi de ,france de c5sures ecclsia/iques1 s'il refuse de faire la paix ou une trve1 le duc de ,b\rgogne et la comtesse de ,*ampagne1 ses ennemis1 rassur5t ,philippe1 l'invit5t p\rsuivre son entreprise1 lui donn5t des sec\rs1 et s'engag5t1 p> un trait1 ne se prt] sans lui aucun accommodem5t avec la c\r de ,rome4 ,t\te la ,france se livra la passion du roi1 qui fit r5dre dans son p>lem5t cet arrt clbre p> lequel ,jean-sans-,t]re fut condamn mort p\r le meurtre de son neveu ,artus1 duc de ,bretagne1 et qui dcl>oit t\s les doma9es qu'il possdoit en de de la m]1 confisqus au pr(it de la c\ronne4 ,aucune loi n'autorisoit un p>eil jugem5t4 ,en suivant l'esprit des c\tumes fodales1 on ne p\voit punir ,jean-sans-,t]re que p> la p]te de sa suz]a9et sur la ,bretagne1 qui toit un fief du du* de ,norm&ie2 on devoit accord] un ddommagem5t aux ,bretons1 en leur ab&onnant quelques t]res importantes de ,jean-sans-,t]re1 qui toit c\pable env]s son vassal1 et non pas env]s son seigneur4 ,mais il s'toit r5du la fois trop odieux et trop mprisable2 ,philippe toit trop puissant1 et la ,bretagne avoit trop peu de crdit p\r que l'on consultt avec une c]ta9e exactitude les rgles et les intrts du g\v]nem5t fodal4 ,on condamna ,jean-sans-,t]re p> emportem5t p]dre la vie et ses fiefs1 sans song] qu'on f\rnissoit aux suz]a9s un n\veau moy5 de s'enri*ir des dp\illes de leurs vassaux1 et qu'on donnoit un exemple fune/e aux droits et l'indp5dance de t\s les seigneurs4 ,l'indignation indiscrte qui avoit dict ce jugem5t1 augm5ta encore p> l'impuissance o ,philippe-,augu/e toit de le faire excut]4 ,la ha9e contre ,jean-sans-,t]re fit faire des ef=ts extraord9aires1 qui ne s]vir5t qu' branl] le g\v]nem5t fodal1 en faisant pass] entre les ma9s du roi la plus gr&e p>tie des doma9es de son ennemi4 ,sans d\te qu'aprs l'acquisition de la ,norm&ie1 de l',anj\1 du ,ma9e1 de la ,t\rra9e1 du ,poit\1 de l',auv]gne1 du ,v]m&ois1 de l',artois1 etc4 le rgne de ,philippe-,augu/e auroit t l'poque de la ru9e entire du g\v]nem5t des fiefs1 si le roi ,rob]t et ,h5ri ,i ne se fuss5t pas autrefois dsaisis du du* de#abc ,b\rgogne qui leur avoit app>t5u1 et que ,l\is-le-,jeune1 mo9s dlicat en am\r1 n'et pas p]du1 en rpudiant ,elonore d',aquita9e1 les tats considrables que cette hritire porta dans la maison des ducs de ,norm&ie4 ,philippe-,augu/e1 ri*e1 puissant1 victorieux1 dont les seigneuries et les doma9es auroi5t envelopp t\t le royaume1 auroit pu p>l] en matre ses b>ons1 p>ce qu'il auroit intimid p> sa puissance les comtes de ,fl&re1 de ,t\l\se et de ,*ampagne1 qui la situation de l',europe ne p]mettoit pas d'espr] les sec\rs trang]s4 ,les prrogatives royales1 jusqu'alors quivoques1 inc]ta9es et conte/es1 s]oi5t dev5ues des droits c]ta9s et inconte/ables4 ,les c\tumes1 en s'aff]missant1 auroi5t prp> les esprits tre mo9s audacieux et mo9s incon/ans4 ,a =ce d'exam9] et de re*]*] les devoirs auxquels la foi donne et reue doit oblig] une nation qui veut j\ir de quelque tranquillit1 on s]oit p>v5u connotre la ncessit de sub/itu] des lois des c\tumes1 d'tablir une puissance lgislative1 et les moy5s de la faire respect]4 ,aprs les succs que ,philippe-,augu/e avoit obt5us sur ,jean-sans-,t]re1 il n'y avoit plus d'galit de =ce entre le roi et *acun des gr&s vassaux en p>ticuli]2 cep5dant ces d]ni]s toi5t encore assez puissans p\r se faire cra9dre4 ,il falloit1 en les mnageant1 ne pas leur faire s5tir la faute qu'ils avoi5t faite d'ab&onn] les intrts du duc de ,norm&ie1 qui1 p> la position de ses doma9es1 toit plus propre que t\t autre seigneur impos] au roi4 ,leur union p\voit encore susp5dre la =tune des ,capti5s1 dont les progrs seuls p\voi5t faire cess] l'an>*ie4 ,les seigneurs les plus puissans comprir5t qu'il falloit comm5c] avoir des complaisances p\r le roi4 ,philippe s5tit qu'il ne devoit pas en abus]4 ,assez ri*e p\r ne plus se cont5t] du s]vice de ses vassaux2 il eut des tr\pes la solde1 n\veaut p]nicieuse aux fiefs1 et qui le mit en tat de faire la gu]re en t\t temps1 et de pr(it] de ses avantages4 ,jugeant ds-lors que sa famille toit dsormais aff]mie sur le trne1 il ngligea1 comme un so9 sup]flu1 de faire consacr] son fils avant sa mort4 ,son rgne1 en un mot1 annonoit une rvolution d'autant plus pro*a9e dans les pr9cipes du g\v]nem5t1 qu'un autre appui de la s\v]a9et des fiefs toit branl1 je veux p>l] de l'tablissem5t des communes1 qui s'accrditoit de j\r en j\r1 et faisoit p]dre aux seigneurs l'autorit qu'ils ex]oi5t sur leurs sujets4 ,,*apitre ,,vii4 ,de l'tablissem5t et du progrs des communes4--,ru9e d'un troisime appui de la police fodale2 les ju/ices des seigneurs p]d5t leur s\v]a9et4 ,les seigneurs qui fur5t les premi]s appauvris p> leurs gu]res dome/iques1 leur dfaut d'conomie1 et la misre dans laquelle la duret de leur g\v]nem5t fit tomb] leurs sujets1 n'imag9r5t po9t d'autre ress\rce p\r subsi/] et se s\t5ir1 que d'entr] ma9 arme sur les t]res de leurs vois9s1 d'en pill] les habitans1 ou d'ex]c] une sorte de pirat]ie sur les *em9s1 en mettant les passans contribution4 ,les seigneurs1 dont le t]ritoire avoit t viol1 ne t>dr5t pas us] de reprsailles2 et s\s prtexte de v5g] leurs sujets1 pillr5t leur t\r ceux de leurs vois9s4 ,ce brig&age atroce1 dont le peuple toit t\j\rs la victime1 et qui portoit les maux de la gu]re dans t\tes les p>ties du royaume1 toit en quelque sorte dev5u un n\veau droit seigneurial2 lorsque ,l\is-le-,gros1 dont les doma9es n'toi5t pas plus respects que ceux des autres seigneurs1 et occup d'ailleurs p> une f\le d'affaires1 p5sa mettre ses sujets en tat de se df5dre p> eux-mmes contre cette tyrannie4 ,peut-tre comprit-il1 ce qui dem&]oit un ef=t de raison bi5 extraord9aire dans le sicle o ce pr9ce vivoit1 qu'en r5dant ses sujets heureux1 il se r5droit lui-mme plus puissant et plus ri*e4 ,peut-tre ne traita-t-il avec ses villes de leur lib]t1 que gagn p> l'appas de l'arg5t comptant qu'on lui (frit2 et dans ce cas l mme1 il faudroit encore le l\] de ne l'avoir pas pris sans ri5 accord]4 ,quoi qu'il en soit1 il r5dit son j\g plus lg]1 et leur v5dit comme des privilges1 des droits que la nature donne t\s les hommes2 c'e/ ce qu'on appelle le droit de#abd commune ou de communaut4 ,a son exemple1 les seigneurs1 t\j\rs accabls de beso9s1 et ravis de tr\v] une ress\rce qui rtablissoit leurs f9ances1 ne t>dr5t pas v5dre leurs sujets la lib]t qu'ils leur avoi5t te4 ,les b\rgeois acquir5t le droit de dispos] de leurs bi5s1 et de *ang] leur gr de domicile4 ,on voit abolir presque t\tes ces c\tumes b>b>es auxquelles j'ai dit qu'ils avoi5t t assujettis2 et suivant qu'ils fur5t plus habiles1 ou eur5t affaire des seigneurs plus huma9s ou plus intellig5s1 ils obt9r5t des *>tes plus avantageuses4 ,dans quelques villes on fixa les r$evances et les tailles que *aque habitant pay]oit dsormais son seigneur4 ,dans d'autres on conv9t qu'elles n'excd]oi5t jamais une c]ta9e somme qui fut rgle4 ,on dt]m9a les cas p>ticuli]s dans lesquels on p\rroit dem&] aux n\velles communauts des aides ou subsides extraord9aires4 ,quelques-unes obt9r5t le privilge de ne po9t suivre leur seigneur la gu]re2 d'autres1 de ne m>*] que qu& il comm&]oit ses =ces en p]sonne1 et presque t\tes1 de ne le suivre qu' une di/ance telle que les hommes1 comm&s p\r l'arrire-ban1 puss5t rev5ir le soir mme dans leurs maisons4 ,les villes dev9r5t en quelque sorte de petites rpubliques2 dans les unes les b\rgeois *oisissoi5t eux-mmes un c]ta9 nombre d'habitans p\r gr] les affaires de la communaut2 dans d'autres le prvt ou le juge du seigneur nommoit ces (fici]s connus s\s les noms de maire1 de consuls ou d'*ev9s4 ,ici les (fici]s en place dsignoi5t eux-mmes leurs successeurs1 ailleurs ils prs5toi5t seulem5t leur seigneur plusieurs c&idats1 p>mi lesquels il lisoit ceux qui lui toi5t les plus agrables4 ,ces magi/rats municipaux ne j\issoi5t pas p>-t\t des mmes prrogatives2 les uns faisoi5t seuls les rles des tailles et des diffr5tes impositions2 les autres y procdoi5t conjo9tem5t avec les (fici]s de ju/ice du seigneur4 ,ici ils toi5t juges1 quant au civil et au crim9el1 de t\s les b\rgeois de leur communaut1 l ils ne s]voi5t que d'assesseurs au prvt1 ou n'avoi5t mme que le droit d'assi/] l'in/ruction du procs4 ,mais ils confroi5t p>-t\t le droit de b\rgeoisie ceux qui v5oi5t s'tablir dans leur ville1 recevoi5t le s]m5t que *aque b\rgeois prtoit la commune1 et g>doi5t le sceau dont elle scelloit les actes4 ,les b\rgeois se p>tagr5t en compagnies de milice1 =mr5t des corps rguli]s1 se discipl9r5t s\s des *efs qu'ils avoi5t *oisis1 fur5t les matres des =tifications#abe de leur ville1 et se g>dr5t eux-mmes4 ,les communes1 en un mot1 acquir5t le droit de gu]re1 non pas simplem5t p>ce qu'elles toi5t armes1 et que le droit naturel autorise rep\ss] la viol5ce p> la =ce1 qu& la loi et le magi/rat ne veill5t pas la sret publique2 mais p>ce que les seigneurs leur cdr5t cet g>d leur propre autorit1 et leur p]mir5t expressm5t de dem&]1 p> la voie des armes1 la rp>ation des injures ou des torts qu'on leur f]oit4 ,ds que quelques villes eur5t trait de leur lib]t1 il se fit une rvolution gnrale dans les esprits4 ,les b\rgeois sortir5t subitem5t de cette /upidit o la misre de leur situation les avoit jets4 ,on auroit dit que quelques-uns di/+uoi5t dj les droits de la s\v]a9et1 des rap9es de la tyrannie4 ,dans une prov9ce alors dp5dante de l',empire1 mais o les c\tumes avoi5t presque t\j\rs t les mmes qu'en ,france1 quelques communes =cr5t leur seigneur reconnotre que les impts qu'il avoit levs sur elles1 toi5t autant d'exactions tyranniques4 ,ce ne fut qu' ce prix que les habitans du ,brianonnois exemptr5t ,humb]t ,,ii de leur re/itu] les impositions qu'il les avoit contra9t de pay]1 et p\ssr5t la gnrosit jusqu' lui remettre le p* qu'il avoit commis p> son inju/ice4 ,l'esprance d'un meilleur sort fit s5tir vivem5t au peuples la misre prs5te4 ,prt t\t os] et t\t entrepr5dre1 il p>oissoit dispos pr(it] des divisions des seigneurs p\r s'affran*ir1 p> quelque viol5ce1 d'un j\g qui lui p>oissoit plus insupportable1 depuis qu'il comm5oit s5tir les d\ceurs de la lib]t4 ,quelques villes dur5t peut-tre leur affran*issem5t une rvolte2 mais il e/ sr du mo9s que plusieurs n'att5dir5t pas une *>te de leur seigneur p\r se =m]#abf en commune4 ,elles se fir5t des (fici]s1 une juridiction et des droits2 et lorsqu'on v\lut attaqu] leurs privilges1 elles ne se df5dir5t pas en rapportant des *>tes1 des traits ou des conv5tions1 mais en allguant la c\tume4 ,elles dem&r5t leur seigneur de reprs5t] lui-mme le titre sur lequel il fondoit son droit1 et le contraignir5t respect] leur lib]t4 ,le p\voir que v5oi5t d'acqurir les b\rgeois1 lo9 de nuire la dignit des fiefs1 l'auroit augm5te et aff]mie1 si les seigneurs avoi5t trait de bonne foi4 ,le peuple1 t\j\rs trop reconnoissant des bonts /riles dont les gr&s l'honor5t1 auroit adopt la ma9 qui l'avoit dlivr du j\g2 et trop heureux de s]vir ses matres1 il ne s]oit dev5u plus =t et plus ri*e que p\r leur prt] ses =ces et ses ri*esses4 ,mais les seigneurs1 qui n'toi5t huma9s et ju/es que p> un vil intrt1 en accordant des *>tes1 laissr5t pntr] leur desse9 de viol] leurs engagem5s1 qu& ils le p\rroi5t sans dang]4 ,jal\x des bi5s qu'une lib]t naissante comm5oit produire1 ils se rep5tir5t de l'avoir v5due trop bon m>*4 ,ils *icanr5t cont9uellem5t les communes1 fir5t natre des divisions dans la b\rgeoisie1 ou du mo9s les fom5tr5t1 dans l'esprance de rec\vr] les droits qu'ils avoi5t alins1 et qu'ils v\loi5t repr5dre p\r les rev5dre encore4 ,de l cette dfiance des villes qui les porta quelquefois dem&] que le roi#abg ft g>ant des traits qu'elles passoi5t avec leurs seigneurs4 ,les cra9tes de ces communes toi5t si vives et si bi5 fondes1 que quelques-unes cons5tir5t mme lui pay] un tribut annuel1 af9 qu'il prt leurs privilges s\s sa protection4 ,cette g>antie des ,capti5s dev9t entre leurs ma9s un titre p\r se ml] du g\v]nem5t des seigneurs dans leurs t]res2 et ce n\veau droit leur s]vit se faire de n\velles prrogatives1 et accrdit] les n\veauts avantageuses qu'ils v\loi5t tablir4 ,plus les communes pr5oi5t de prcautions contre leurs seigneurs1 plus elles s'acc\tumoi5t les reg>d] comme leurs ennemis1 et le dev5oi5t en effet4 ,ces ha9es d'abord ca*es se montrr5t sans mnagem5t1 aprs que ,philippe-,augu/e eut dp\ill ,jean-sans-,t]re de la plus gr&e p>tie de ses doma9es4 ,les seigneurs p]dir5t alors t\t le p\voir dont les b\rgeois s'toi5t emp>s1 p>ce que les communes ne v\lur5t plus dp5dre que du roi1 qu'elles reg>doi5t comme un protecteur dsormais assez puissant p\r leur cons]v] les droits qu'elles avoi5t acquis4 ,t\j\rs prtes1 s\s le plus lg] prtexte1 dsobir leurs seigneurs et leur nuire1 elles favorisr5t en t\te r5contre les entreprises du pr9ce1 qui avoit le mme intrt d'abaiss] les seigneurs4 ,l\is ,,viii1 tromp p> son ambition et le dv\em5t de la b\rgeoisie ses ordres1 crut en effet tre le matre#abh de t\tes les villes o la commune toit tablie1 et laissa ses successeurs le so9 de ralis] cette prt5tion4 ,il semble que les milices b\rgeoises et le droit de gu]re dont les villes j\issoi5t1 auroi5t d augm5t] les tr\bles et les dsordres de l'tat en multipliant les ho/ilits2 au contraire1 elles dev9r5t plus r>es4 ,des b\rgeois1 occups de leurs arts et de leur comm]ce1 et qui vraisemblablem5t n'auroi5t pu faire des conqutes que p\r le pr(it de leur seigneur ou du protecteur de leurs droits1 ne devoi5t pas1 en sortant de la s]vitude1 dev5ir ambitieux et conqurans4 ,favoris] la culture des t]res1 protg] la lib]t des *em9s1 et les purg] des d\anes et des brig&s qui les infe/oi5t1 c'toit l'unique objet de leur politique4 ,les =ces des communes dur5t mme r5dre mo9s frqu5tes les ho/ilits que les seigneurs faisoi5t les uns contre les autres4 ,ceux qui toi5t assez puissans p\r faire la gu]re dans la vue de s'agr&ir1 dur5t tre mo9s entrepr5ans1 p>ce qu'ils ne tr\vr5t plus de villes sans df5se et qu'il ft ais de surpr5dre et de pill]4 ,les difficults qui se multiplioi5t1 mir5t des entraves leur ambition1 en mme temps qu'ils avoi5t beso9 d'un plus gr& nombre de tr\pes et de les ret5ir plus long-temps rassembles2 p>ce que les oprations de la gu]re dev5oi5t plus difficiles et plus importantes1 ils p\voi5t mo9s rassembl] de soldats1 et pr\voi5t plus d'indocilit de la "p de leurs sujets4 ,a l'g>d des seigneurs d'une classe infrieure1 qui ne pr5oi5t les armes que p\r but9]1 ils ne tr\vr5t plus le mme avantage faire cette gu]re odieuse4 ,plus foibles que les communes1 ils apprir5t les respect]1 ou plutt les cra9dre4 ,obligs de r5onc] une pirat]ie qui avoit fait leur pr9cipal rev5u1 ils ne fur5t plus en tat de se =tifi] dans leurs *teaux1 et le droit de gu]re1 qui ne devoit s]vir dsormais qu' leur faire s5tir leur foiblesse1 leur dev9t *>ge4 ,c'e/ de cette rvolution dans la =tune des seigneurs1 que prir5t vraisemblablem5t naissance les appels en dni dni de ju/ice ou dfaute de droit2 au lieu de dcl>] la gu]re son suz]a9 qui refusoit de jug]1 on aima mieux port] ses pla9tes au seigneur dont il relevoit4 ,cet usage1 s'accrditant peu peu dans les d]nires classes des fiefs1 fut ensuite avidem5t adopt p> quelques b>ons qui *]*oi5t dgrad] la ju/ice de leurs suz]a9s1 et dev9t enf9 s\s le rgne de ,l\is ,,viii une c\tume gnrale du royaume1 et contre laquelle les plus gr&s vassaux mme n'osr5t se s\lev]4 ,c'e/ aussi dans ce temps-l1 et p> les mmes raisons1 que se =ma la n\velle jurisprud5ce des#abi assurem5s2 c'e/--dire1 que qu& un seigneur craignoit qu'un de ses vois9s ne =mt quelque entreprise contre lui1 il l'aj\rnoit devant la ju/ice de son suz]a91 et le =oit lui donn] un acte p> lequel il s'engageoit ne lui faire aucun tort ni directem5t ni indirectem5t4 ,en violant son assurem5t1 un vassal cessoit d'tre s\s la protection de son suz]a91 qui1 p\r v5g] l'honneur de sa ju/ice outrage lui faisoit la gu]re de conc]t avec son ennemi1 et le faisoit prir du d]ni] supplice1 s'il se saisissoit de sa p]sonne4 ,cette premire n\veaut en produisit une seconde encore plus favorable la tranquillit publique4 ,les b>ons1 t\j\rs att5tifs se faire de n\veaux droits1 n'att5dir5t pas d'en tre requis p\r ordonn] des assurem5s4 ,ils aj\rnr5t leurs vassaux leur tribunal1 lorsqu'ils voyoi5t s'lev] entre eux quelque sujet de qu]elle1 et les =cr5t se donn] des assurem5s rciproques4 ,il e/ un c]ta9 bon ordre dont la politique fait peu de cas2 c'e/ celui qui e/ plutt l'ouvrage de la =ce ou de la foiblesse1 que de la raison ou d'une loi fixe qui in/ruise les citoy5s de leurs devoirs1 et leur fasse aim] leur situation en la r5dant heureuse4 ,depuis l'tablissem5t des communes et les conqutes de ,philippe-,augu/e1 le g\v]nem5t fodal produisoit mo9s de maux sans avoir mo9s de vices4 ,t\j\rs sans rgle1 t\j\rs sans pr9cipe de /abilit1 t\j\rs ab&onn des c\tumes inc]ta9es et incon/antes1 il ne falloit encore qu'un pr9ce foible et quelques seigneurs habiles et entrepr5ans1 p\r r5v]s] les usages salutaires qui comm5oi5t s'tablir1 et p\r replong] le royaume dans sa premire an>*ie4 ,le g\v]nem5t ressembloit ces hommes m*ans1 dont on contra9t la lib]t1 mais dont on ne *ange pas le c>actre1 et qui commettront de n\veaux =faits1 s'ils peuv5t rompre leurs f]s4 ,telle toit la situation des ,franais1 lorsque ,s4 ,l\is1 mieux in/ruit que ces prdcesseurs des rgles que la provid5ce s'impose dans le g\v]nem5t de l'univ]s1 proscrivit des t]res de son doma9e1 l'absurde procdure des duels judiciaires4 ,il ordonna#acj1 quel que ft un procs1 soit en matire civile1 soit en matire crim9elle1 qu'on pr\v]oit son droit ou son innoc5ce p> des *>tes1 des titres ou des tmo9s4 ,comme il ne fut plus p]mis de se battre contre sa p>tie ni contre les tmo9s qu'elle produisoit1 on df5dit plus =tes raisons de dfi] ses juges et de les appel] au combat4 ,sa9t-,l\is1 cep5dant1 cons]va l'anci5ne expression d'appel de faux jugem5t1 qui dsignoit un combat en *amp clos1 p\r signifi] la =me n\velle des appels qu'il tablit dans ses ju/ices1 et dont les tribunaux ecclsia/iques lui donnr5t l'ide4 ,la p>tie qui crut que ses juges ne lui avoi5t pas r5du ju/ice1 appela de leur jugem5t1 mais sans aj\t] son appel aucune expression injurieuse4 ,le juge respect p> le plaideur1 ne desc5dit plus en *amp clos p\r lui pr\v]1 p>ce qu'il toit brave1 qu'il avoit jug avec quit2 mais t\tes les pices du procs fur5t portes un juge suprieur en dignit1 qui1 aprs les avoir exam9es1 cassa ou confirma la s5t5ce4 ,des prvts#aca1 p> exemple1 que les ,capti5s avoi5t rp&us dans les diffr5tes p>ties de leurs doma9es1 p\r y p]cevoir leurs rev5us1 comm&] la milice du pays et y adm9i/r] la ju/ice en leur nom1 on appeloit aux baillis1 magi/rats suprieurs que ,philippe-,augu/e avoit crs p\r avoir inspection sur la conduite des prvts1 lorsqu'il supprima la *>ge de sn*al de sa c\r2 et de ceux-ci on remontoit p> un n\vel appel jusqu'au roi4 ,malgr quelques inconvni5s t\j\rs insp>ables d'un tablissem5t n\veau1 et qui portr5t ,philippe-le-,bel autoris] encore le duel judiciaire dans de c]ta9s cas o il y avoit de =tes prsomptions contre un accus1 sans qu'il ft possible de le conva9cre p> des tmo9s1 la n\velle jurisprud5ce de ,s4 ,l\is eut le plus gr& succs4 ,la pit m95te de ce pr9ce ne p]mit pas de p5s] que sa r=me ft une c5sure de la provid5ce4 ,t\t le monde ouvrit les yeux1 et la plup>t des seigneurs1 tonns d'avoir t atta*s p5dant si long-temps une c\tume ins5se1 adoptr5t dans leurs t]res la =me des jugem5s qui se pratiquoit dans les ju/ices royales4 ,mais en faisant une *ose trs-sage1 et dont les suites devoi5t tre trs-utiles la nation1 ils commir5t une faute norme1 s'ils ne consultr5t que les intrts de leur dignit4 ,il leur toit facile d'int]dire le duel judiciaire1 et de cons]v] en mme temps la s\v]a9et de leurs ju/ices3 il ne falloit que ne pas adopt] l'usage du n\vel appel dans t\te son t5due4 ,s'il toit raisonnable p\r cont5ir les juges dans le devoir1 de les expos] l'affront de voir r=m] leurs jugem5s1 qu& ils auroi5t mal jug1 ne suffisoit-il pas d'autoris] les p>ties condamnes dem&]1 la c\r mme qui les auroit juges1 un simple am5dem5t de jugem5t ou la rvision du procs8 ,cette jurisprud5ce toit pratique1 je ne dis pas au p>lem5t1 c'e/--dire1 la c\r fodale du roi1 mais cette espce de tribunal#acb dome/ique que ,s4 ,l\is s'rigea1 et o il jugeoit avec ses m9i/res les appels que les sujets de ses doma9es int]jetoi5t des s5t5ces de ses baillis4 ,les seigneurs voyant que les ju/ices royales1 aup>avant s\v]a9es1 *acune dans son ressort1 n'toi5t po9t avilies p> la gradation des appels tablis entre elles1 et que les baillis arms *evali]s ne reg>doi5t pas comme un affront qu'on exam9t et r=mt leurs s5t5ces1 laissr5t introduire la c\tume d'appel] de la c\r d'un vassal celle de son suz]a92 et les affaires fur5t a9si portes successivem5t de seigneurs en seigneurs jusqu'au roi1 dont on ne p\voit appel]1 p>ce qu'il toit le d]ni] t]me de la supriorit fodale4 ,cette n\velle =me de procdure toit mo9s propre r5dre les juges att5tifs et intgres1 qu' vex] les plaideurs en les consumant en frais1 et tablir dans les tribunaux lacs des longueurs aussi p]nicieuses que celles qu'on pr\voit dans les c\rs ecclsia/iques4 ,si les seigneurs ne comprir5t pas que p]mettre d'appel] graduellem5t de leurs ju/ices celle du roi1 c'toit avilir leurs tribunaux1 et r5dre le roi matre de t\te la jurisprud5ce du royaume2 s'ils ne s5tir5t pas que la s\v]a9et dont ils j\issoi5t dans leurs t]res1 dp5doit de la s\v]a9et de leurs ju/ices2 s'ils ne vir5t pas que le pr9ce1 qui auroit droit de r=m] leurs jugem5s1 les =c]oit jug] suivant sa volont1 se con=m] p> consqu5t dans leurs actions aux c\tumes qu'il v\droit accrdit]1 et devi5droit enf9 leur lgislateur1 c'e/ un aveuglem5t dont l'hi/oire1 il faut l'av\]1 n'(fre que trs-peu d'exemples4 ,il e/ vraisemblable qu'ils ne prvir5t ri52 c> ils n'auroi5t pas cons5ti sacrifi] leur puissance au bi5 public4 ,il e/ ncessaire1 en f9issant ce livre1 de re*]*] les diffr5tes causes qui contribur5t cette rvolution1 d'autant plus extraord9aire1 que ses progrs ne fur5t po9t successifs1 mais si prompts et si gnraux1 que s\s le rgne de ,philippe-le-,h>dy1 les ju/ices des plus puissans vassaux de la c\ronne ressortissoi5t dj la c\r du roi4 ,on ne sauroit en d\t]1 le temps n\s a cons]v des#acc lettres pat5tes de ce pr9ce1 qui pr\v5t le droit de ressort qu'il ex]oit sur les tribunaux mmes d',ed\>d ,i1 roi d',anglet]re et duc d',aquita9e4 ,avant le rgne de ,s4 ,l\is1 les ju/ices des seigneurs avoi5t dj pr\v plusieurs *angem5s considrables4 ,sans rpt] ici ce que j'ai dit des entreprises du cl]g1 de l'indiffr5ce avec laquelle on les vit d'abord1 et des ef=ts inutiles qu'on fit dans la suite p\r les rprim]2 les b>ons#acd1 dans quelques prov9ces1 n'toi5t plus obligs de prt] des juges ceux de leurs vassaux qui n'avoi5t pas assez d'hommes de fief p\r t5ir leur c\r2 ou ne p]mettoi5t pas que ces seigneurs d'une classe infrieure procdass5t dans leurs t]res au duel judiciaire4 ,quelques b>ons au contraire avoi5t tellem5t nglig leur ju/ice1 qu'ils n'avoi5t plus la lib]t d'y prsid]2 et d'autres1 dans la cra9te qu'on ne fausst leur jugem5t1 avoi5t pris l'habitude d'appel] leurs assises des juges de la c\r du roi1 que p> respect il n'toit pas p]mis de dfi] au combat1 depuis que la prrogative royale avoit comm5c faire des progrs4 ,les pairs mmes du royaume avoi5t reconnu l'appel en dfaute de droit2 et il e/ encore c]ta9 qu'en ,norm&ie on appeloit des ju/ices des seigneurs la c\r de l'*iqui]1 lorsque les procs n'toi5t pas jugs p> la voie du combat2 et on n'avoit po9t rec\rs au duel judiciaire1 qu& il s'agissoit d'un fait notoire et public1 ou qu'il n'toit "q que d'un po9t de droit dont plusieurs jugem5s avoi5t dj rgl la jurisprud5ce4 ,cette v>it dans les c\tumes les affoiblissoit t\tes1 et aucune rvolution ne doit p>otre ni extraord9aire ni dang]euse1 qu& les esprits ne se sont atta*s aucun pr9cipe uni=me et gnral4 ,les seigneurs devoi5t tre =t loigns d'tablir dans leurs ju/ices fodales l'am5dem5t du jugem5t dont je vi5s de p>l]2 p>ce que cette procdure n'avoit t en usage que p\r les#ace roturi]s4 ,en l'adoptant p\r eux-mmes1 ils auroi5t cru drog] leur dignit4 ,n\s qui croyons auj\rd'hui que la magi/rature1 l'emploi sans d\te le plus augu/e p>mi les hommes1 ne peut honor] que des b\rgeois1 excusons nos pres d'avoir p5s que la jurisprud5ce des b\rgeois d%onor]oit des g5til%ommes faits p\r se battre4 ,s4 ,l\is condamna une am5de#acf env]s le premi] juge1 les p>ties qui s]oi5t db\tes de leur appel2 l'appas toit adroit2 et la plup>t des seigneurs1 tromps p> l'esprance d'avoir des am5des1 fur5t les dupes de leur av>ice4 ,si quelques-uns plus clair-voyans1 ou mo9s dociles que les autres1 v\lur5t cons]v] la s\v]a9et de leurs ju/ices1 ce pr9ce1 t\j\rs conduit p> ses bonnes int5tions1 ne se fit po9t un scrupule de les contra9dre#acg reconnotre l'appel de leurs tribunaux aux si5s4 ,la bataille de ,tailleb\rg consomma l'ouvrage4 ,s4 ,l\is victorieux p\voit peut-tre *ass] ,h5ri ,,iii de l',aquita9e et des autres prov9ces qu'il possdoit encore en-de de la m]1 et il lui accorda la paix1 en re/ituant le ,lim\s91 le ,qu]cy1 le ,prigord1 c4 ,on reg>de communm5t ce trait comme une preuve des plus clatantes de la pit1 de la ju/ice et de la gnrosit de ,s4 ,l\is1 et je crois qu'on a raison4 ,mais si ce pr9ce et eu la rputation d'tre plus politique que bon *rti51 peut-tre que cette gnrosit ne pass]oit que p\r le sage procd d'un intrt bi5 ent5du4 ,la re/itution que fit ,s4 ,l\is ne lui valut pas l'amiti du roi d',anglet]re1 comme il s'en toit flatt1 mais elle lui s\mit ce pr9ce4 ,h5ri reconnut les appels2 cet exemple en imposa la vanit de la nation1 et aucun seigneur n'osa affect] une indp5dance dont un aussi puissant vassal que ,h5ri ,,iii ne j\issoit plus dans ses doma9es4 ,f9 du livre troisime4 ,,obs]vations ,,sur ,l',,hi/oire ,,de ,,france4 ,,livre ,,quatri,,me4 ,,*apitre ,,premi]4 ,des *angem5s surv5us dans les droits et les devoirs respectifs des suz]a9s et des vassaux4--,progrs de la prrogative royale jusqu'au rgne de ,philippe-le-,h>di4 ,quoique le g\v]nem5t fodal ft m5ac d'une ru9e pro*a9e p> l'tablissem5t des communes1 les conqutes de ,philippe-,augu/e et la jurisprud5ce des appels1 les b>ons croyoi5t leur =tune plus aff]mie que jamais3 ils se faisoi5t aism5t illusion1 p>ce qu'ils avoi5t cons]v leur droit de gu]re2 et qu'ayant abus de leurs =ces1 ils t5dir5t et multiplir5t leurs droits sur leurs vassaux1 p5dant que le roi augm5toit sa prrogative4 ,qu& ,l\is ,,viii monta sur le trne1 les b>onies1 les seigneuries qui en relevoi5t immdiatem5t1 et les fiefs d'un ordre infrieur1 n'toi5t plus s\mis les uns l'g>d des autres aux simples c\tumes dont j'ai r5du compte dans les premi]s *apitres du livre prcd5t4 ,cette loyaut et cette protection que les suz]a9s devoi5t leurs vassaux1 avoi5t t de t\tes les c\tumes fodales les plus mprises4 ,si on p>loit encore quelquefois le mme langage s\s le rgne de ,s4 ,l\is1 ce n'toit que p> habitude1 et p\r ne pas eff>\*] les seigneurs qu'on v\loit assujettir4 ,on a dj vu que les hauts-ju/ici]s cessr5t de prt] des juges ceux de leurs vassaux qui n'avoi5t pas assez d'hommes p\r t5ir leurs assises2 et cette n\veaut dut anantir une f\le de ju/ices fodales4 ,le duel judiciaire ne se t9t plus que dans les c\rs des b>ons2 et le droit de#ach prv5tion qu'ils s'attribur5t en mme-temps sur les ju/ices de leurs vassaux1 l'g>d des dlits dont elles avoi5t pris jusqu'alors connoissance1 en dgrada les tribunaux1 et les laissa en quelque sorte sans autorit4 ,enf91 la jurisprud5ce des assurem5s inspira un tel orgueil aux b>ons1 qu'acc\tums p>l] en matres dans leurs ju/ices1 ils ne fir5t plus aj\rn] leurs vassaux que p> de simples s]g5s4 ,c'toit les insult]1 et rvolt] t\s les prjugs du po9t d'honneur4 ,qu& une injure devi5t un droit de sa dignit1 et qu'on e/ p>v5u ne plus respect] l'op9ion publique1 il n'y a po9t d'excs auxquels on ne puisse se port]3 aussi les seigneurs qui t5oi5t leurs t]res en b>onie1 se fir5t-ils t\s les j\rs de n\velles prrogatives4 ,un b>on1 s\s le rgne de ,s4 ,l\is1 p\voit dj s'emp>] du *teau de son vassal1 y r5f]m] ses prisonni]s1 et y mettre g>nison p\r faire la gu]re avec plus d'avantage ses ennemis1 ou s\s le prtexte s\v5t faux de df5dre le pays4 ,si ce vassal possdoit quelque portion d'hritage qui ft la bi5sance de son suz]a91 on ne le =oit pas la v5dre1 mais il toit oblig de cons5tir un *ange4 ,il ne fut plus le matre d'alin] une p>tie de sa t]re p\r =m] un fief4 ,il ne lui fut pas mme p]mis d'accord] des privilges ses sujets1 ou d'affran*ir un s]f de son doma9e1 sans le cons5tem5t de son suz]a91 p>ce que c'et t dim9u]1 ou1 selon l'expression de ,beaumanoir1 apetic] son fief4 ,on imag9a les droits de ra*at de lods et v5tes2 et sur le faux pr9cipe que t\s les fiefs avoi5t t dans leur orig9e autant de bi5faits du seigneur dont ils relevoi5t1 il p>ut conv5able d'exig] des subsides de ses vassaux1 ou du mo9s de lev] une aide sur les habitans de leur fief1 lorsque le suz]a9 armoit son fils an *evali]1 m>ioit sa fille ane1 ou qu'tant prisonni] de gu]re1 il falloit pay] sa ranon4 ,les b>ons s'arrogr5t sur les fiefs qui relevoi5t d'eux1 un c]ta9 droit d'inspection qui donna naissance la c\tume appele la g>de noble4 ,les m9eurs leur ab&onnr5t en quelque sorte la j\issance de leurs t]res1 p\r les pay] d'une prt5due protection qui toit dgnre en une vraie tyrannie4 ,si le vassal ne laissoit qu'une hritire de ses bi5s1 le suz]a9 p\voit exig] qu'on ne la m>it pas sans son cons5tem5t1 ou du mo9s sans son conseil4 ,ce qui avoit pr9cipalem5t contribu l'agr&issem5t de la puissance des b>ons1 c'e/ que leur seigneurie n'tant po9t sujette aucun#aci p>tage1 passoit en enti] au fils an2 et que les t]res qui en relevoi5t1 se divisoi5t au contraire en diffr5tes p>ties p\r =m] des apanages t\s les enfans4 ,dans un temps o la =ce et les ri*esses dcidoi5t de t\t1 les b>ons toi5t t\j\rs galem5t ri*es et galem5t puissans1 t&is que leurs vassaux dev5oi5t de j\r en j\r plus pauvres et plus foibles2 ils devoi5t donc enf9 p>v5ir s'en r5dre les matres4 ,les t]res assujetties au dmembrem5t p\r dot] les cadets1 avoi5t cons]v leur dignit et leurs droits1 tant que les portions qui en fur5t dta*es1 cont9ur5t en tre autant de fiefs1 et dur5t remplir leur g>d les devoirs du vasselage4 ,p>-l le seigneur pr9cipal se tr\voit en quelque sorte ddommag des p>tages que sa t]re avoit s\ff]ts1 et s'il p]dit une p>tie de son rev5u1 il cons]va ses =ces4 ,mais quelques cadets jal\x1 selon les app>5ces1 de la =tune de leur frre an1 prt5dir5t bi5tt ne lui devoir aucun s]vice p\r les p>ties qui composoi5t leurs apanages2 ils lui refusr5t la foi et l'hommage1 cons5tir5t simplem5t de contribu] p\r leurs p>ts au s]vice que la t]re entire devoit son suz]a91 et leur prt5tion dev9t bi5tt un droit c]ta94 ,les p>ties dmembres d'une seigneurie n'auroi5t d j\ir de cette indp5dance1 qu'autant qu'elles auroi5t t possdes p> des frres du pr9cipal seigneur1 puisque l'galit que la naissance a mise entre des frres1 avoit s]vi de prtexte p\r tablir cette galit contraire aux maximes fodales2 mais la c\tume en ordonna autrem5t4 ,les enfans des cadets apanags v\lur5t cons]v] le mme privilge que leurs pres2 et leurs possessions ne cessr5t en effet d'tre t5ues en p>age1 comme on p>loit alors1 ou ne comm5cr5t tre t5ues en frrage1 c'e/--dire1 r$ev5ir des fiefs de la t]re dont elles avoi5t t sp>es1 que dans trois cas seulem5t3 si elles passoi5t dans une famille trangre2 lorsque leur possesseur en prtoit hommage quelque seigneur trang] s\s le cons5tem5t de celui dont il toit p>ageau2 ou qu& les degrs de p>5t f9issoi5t entre les bran*es qui avoi5t fait le p>tage4 ,cette c\tume s'accrdita en peu de temps1 soit p>ce qu'il y avoit plus de cadets que d'ans1 soit p>ce que les b>ons *]*oi5t avec so9 affoiblir les fiefs qui relevoi5t d'eux1 p\r y faire reconnotre plus aism5t les droits qu'ils affectoi5t4 ,elle s]oit mme dev5ue gnrale1 si p5dant le rgne de ,philippe-,augu/e1 il ne s'en toit tabli une encore plus dure dans quelques prov9ces4 ,t\tes les p>ties qui fur5t dmembres d'une t]re1 quelle que ft la cause de ce dmembrem5t1 dev9r5t des fiefs immdiats de la seigneurie laquelle la t]re1 dont elles toi5t dta*es1 devoit la foi et l'hommage4 ,les b>ons cont9uoi5t t\j\rs t5dre et multipli] leurs prrogatives1 sans s'ap]cevoir que les =ces du pr9ce1 qui toi5t considrablem5t augm5tes1 le mettroi5t bi5tt en tat de se faire contre eux un titre de leurs usurpations1 et de les contra9dre reconnotre en lui la mme autorit qu'ils avoi5t oblig leurs vassaux de reconnotre en eux4 ,telle doit tre la m>*e des vnem5s dans une nation o le droit public1 lo9 d'tre fond sur les lois de la nature et des rgles fixes1 n'a d'autre base que des exemples et des c\tumes mobiles et capricieuses4 ,en effet1 ,s4 ,l\is employa contre les b>ons la mme politique dont ils s'toi5t s]vis contre leurs vassaux4 ,ce pr9ce se hta de les affoiblir et de les dgrad]1 en autorisant l'abus naissant qui t5doit assujettir leurs t]res au p>tage1 de mme que celles d'un ordre infrieur4 ,on publia que les portions qui en s]oi5t dta*es p> des p>tages#adj de famille1 s]oi5t elles-mmes des b>onies4 ,le roi s'arrogea le droit d'en confr] le titre de simples seigneuries2 et il suffit enf9 qu'un seigneur et dans sa t]re un page ou un m>*1 p\r tre rput b>on4 ,p>ce que les ,capti5s avoi5t t requis de donn] leur g>antie quelques *>tes des communes1 et qu'en consqu5ce ils avoi5t pris s\s leur protection quelques communauts de b\rgeois1 ils l'accordr5t d'autres avant qu'on la leur dem&t4 ,ils imag9r5t ensuite avoir une autorit p>ticulire sur les villes de leurs b>ons2 et p\r r5dre inconte/able ce droit quivoque et conte/1 ils se fir5t une prt5tion encore plus importante4 ,ils essayr5t de dbau*]1 ou plutt de s'appropri] quelques-uns des sujets de leurs vassaux1 p> ces fameuses lettres de#ada sauve-g>de dont il e/ si s\v5t p>l dans nos anci5s monum5s1 et qui1 en exemptant ceux qui elles avoi5t t accordes1 de reconnotre la juridiction du seigneur dans la t]re duquel ils avoi5t leur domicile et leurs bi5s1 limitoi5t de t\tes p>ts la s\v]a9et des seigneurs dans leurs propres seigneuries1 et donnoi5t de n\veaux sujets au roi dans t\te l't5due du royaume4 ,cette n\velle prrogative passa la faveur d'un droit encore plus extraord9aire que le pr9ce acquit1 et qui1 dans un tat mo9s mal adm9i/r1 auroit tr\bl t\t l'ordre des ju/ices1 et r5du les tribunaux inutiles2 mais qui dans l'an>*ie o les ,franais vivoi5t1 devoit les prp>] la subord9ation1 et contribu] tablir une sorte de rgle et une espce de puissance publique4 ,il suffisoit qu'un homme qui on int5toit un procs1 dcl>t qu'il toit s\s la g>de du roi1 p\r que les juges royaux fuss5t saisis de l'affaire1 jusqu' ce que les juges naturels euss5t pr\v la fausset de cette allgation4 ,enf91 t\t homme aj\rn devant une ju/ice royale1 fut oblig d'y comp>otre1 quoiqu'il n'en ft pas ju/iciable2 et il ne p\voit plus dcl9] cette juridiction1 si malheureusem5t il avoit fait quelque rponse qui donnt lieu au juge de prsum] que le procs toit entam son tribunal4 ,p\r facilit] les appels auxquels les seigneurs avoi5t eu la complaisance de cons5tir1 ,s4 ,l\is *angea t\t l'ordre tabli p> son aeul dans les baillages royaux4 ,la juridiction des baillis n'avoit embrass que les doma9es du pr9ce1 elle s't5dit alors sur t\t le royaume4 ,on assigna *acun de ces (fici]s des#adb prov9ces entires1 d'o on devoit port] leur tribunal les appels int]jets des ju/ices seigneuriales4 ,ces magi/rats1 dont la puissance1 suspecte t\s les b>ons1 se tr\voit si considrablem5t accrue1 dev9r5t les ennemis les plus implacables des seigneurs compris dans leur ressort4 ,ils jugr5t con=mm5t aux intrts du roi et de leur tribunal4 ,les exemples ayant t\j\rs l'autorit que doiv5t avoir les seules lois1 pe9e un bailli avoit-il fait une entreprise contre les droits de quelque seigneur1 qu'il toit imit p> t\s les autres4 ,une prrogative n\vellem5t acquise toit p\r eux un titre suffisant p\r en prt5dre une n\velle4 ,il n'y eut aucune affaire dont ils ne v\luss5t pr5dre connoissance1 ils tablir5t qu'il y avoit des cas#adc royaux1 c'e/--dire1 des cas privilgis qui app>t5oi5t de droit aux seules ju/ices royales2 ou plutt1 ils imag9r5t qu'il devoit y en avoir1 et n'en dsignr5t aucun4 ,d'abord les cas royaux v>ir5t1 dim9ur5t ou se multiplir5t dans *aque prov9ce1 suivant que les circon/ances fur5t plus ou mo9s favorables aux entreprises des baillis4 ,l'autorit royale1 qui ne s'toit pas fait un sy/me plus suivi d'agr&issem5t que les b>ons dans le c\rs de leurs usurpations1 n'obt5oit que ce qu'elle p\voit pr5dre p> surprise de ct et d'autre1 et en employant plutt la ruse et la pati5ce que la =ce4 ,tel seigneur1 p>ce qu'il toit timide1 ou qu'il ressortissoit un bailli adroit et entrepr5ant1 voyoit presque anantir sa juridiction et sa seigneurie2 t&is qu'un autre plus h>di et plus habile1 qui n'avoit affaire qu' un bailli mo9s intellig5t1 les cons]voit t\tes entires3 *aque j\r le nombre des cas royaux augm5ta1 mais le gr& art de la politique de ce temps-l fut de n'en jamais df9ir la nature1 p\r se cons]v] un prtexte t]nel de port] de n\velles atte9tes la ju/ice des b>ons4 ,l\is ,x lui-mme ayant t suppli long-temps1 p> les seigneurs de ,*ampagne1 de v\loir bi5 enf91 s'expliqu] sur ce qu'il falloit ent5dre p> les cas royaux1 rpondit my/rieusem5t qu'on appeloit a9si1 t\t ce qui1 p> la c\tume1 ou p> le droit1 peut et doit app>t5ir exclusivem5t un pr9ce s\v]a94 ,les b>ons inquits p> les baillis succombr5t enf91 s\s l'autorit du roi1 ds que leurs vassaux se tr\vr5t autoriss port] sa c\r#add les pla9tes qu'ils p\rroi5t =m] contre eux1 au sujet des droits ou des devoirs des fiefs4 ,ces seigneurs1 d'une classe infrieure1 reg>dr5t le pr9ce comme leur protecteur contre la tyrannie des b>ons2 et ceux-ci1 qui n'toi5t plus en tat de df5dre les re/es languissans de leur s\v]a9et1 se htr5t d'a*et] p> des complaisances1 la faveur de leur juge4 ,ils dev9r5t dociles son g>d1 p\r qu'il leur ft p]mis d'tre inju/es celui de leurs vassaux2 et l'autorit royale fit subitem5t des progrs si considrables1 que l'on comm5a croire que ,s4 ,l\is1 p\r me s]vir de l'expression de ,beaumanoir1 toit s\v]a9#ade p>-dessus t\s2 c'e/--dire1 avoit la g>de des c\tumes1 dans t\te l't5due du royaume1 et le droit de punir les seigneurs qui les laissoi5t viol] dans leurs t]res4 ,en consqu5ce de cette doctr9e1 ,philippe-le-,h>di eut1 en montant sur le trne1 le droit exclusif d'tablir de n\veaux m>*s dans les b\rgs1 et des communes dans les villes4 ,il rgla t\t ce qui conc]noit les ponts1 les *ausses1 et gnralem5t t\s les tablissem5s qui intress5t le public4 ,les gr&s vassaux de la c\ronne auroi5t d protg] les b>ons1 dont la =tune s]voit de remp>t la leur4 ,plus ceux-ci s]oi5t gr&s1 mo9s les autres1 qui leur toi5t suprieurs en dignit et en =ce1 auroi5t cra9t l'accroissem5t de la puissance royale4 ,ils auroi5t tr\v des allis puissans contre le pr9ce2 mais travaillant1 au contraire1 humili] leurs propres b>ons1 ils s5tir5t1 leur t\r1 le contre-c\p de t\tes les p]tes qu'avoi5t faites les b>onies4 ,ils fur5t exposs aux entreprises des baillis1 que leurs succs r5doi5t t\s les j\rs plus inquiets et plus h>dis4 ,on exigea d'eux les mmes devoirs auxquels les b>ons toi5t s\mis4 ,on comm5a p> attaqu] leurs droits les mo9s importans1 ou du mo9s ceux dont ils p>oissoi5t les mo9s jal\x2 et aimant mieux faire de lg]s sacrifices1 que de s'expos] aux dang]s de la gu]re1 avec des =ces 9gales1 leur s\v]a9et fut ins5siblem5t branle et entame de t\tes p>ts4 ,,*apitre ,,ii4 ,de la puissance lgislative attribue au roi4--,naissance de cette doctr9e1 des causes qui contribur5t ses progrs4 ,depuis les rvolutions arrives dans les c\tumes an>*iques des fiefs1 on ne peut se dguis] que la ,france ne ft beauc\p mo9s malheureuse1 qu'elle ne l'avoit t avant le rgne de ,philippe-,augu/e4 ,a mesure qu'une subord9ation plus relle s'toit tablie1 les dsordres dev5us plus r>es1 avoi5t des suites mo9s fune/es4 ,p> combi5 d'erreurs1 les hommes sont-ils condamns pass]1 p\r arriv] la vrit6 ,de combi5 de maux n'e/ pas sem le *em9 long et tortueux qui conduit au bi56 ,les ,franais tablis dans les ,gaules1 depuis sept sicles1 toi5t p>v5us oubli] ces premires notions de socit et d'ordre1 que leurs pres avoi5t eues dans les =ts mme de la ,g]manie4 ,lasss enf91 de leurs diss5sions dome/iques1 ils comm5cr5t s\s le rgne de ,l\is ,,viii s\ponn] qu'il toit ncessaire d'avoir dans l'tat1 une puissance qui en mt1 ress]rt et g\v]nt1 p> un mme esprit1 t\tes les p>ties div]ses4 ,ce pr9ce fit quelques rglem5s gnraux2 mais il se g>da bi5 de pr5dre la qualit et le ton d'un lgislateur1 il auroit rvolt t\s les esprits4 ,ses prt5dues ordonnances ne sont1 proprem5t p>l]1 que des traits#adf de ligue et de confdration1 qu'il passoit avec les prlats1 les comtes1 les b>ons et les *evali]s qui s'toi5t r5dus aux assises de sa c\r4 ,s4 ,l\is suivit cet exemple dans les premires annes de son rgne2 mais la confiance qu'inspirr5t ses v]tus1 contribua1 sans d\te1 beauc\p faire p5s]1 p> quelques p]sonnes plus claires et plus sages que leur sicle1 qu'il ne suffisoit pas que ce pr9ce ft le g>di5 et le protecteur des c\tumes du royaume4 ,ri51 en effet1 n'toit plus absurde que d'avoir une puissance excutrice1 avant que d'avoir tabli une puissance lgislative4 ,il falloit des lois1 p\r qu'on pt obir1 p>ce que sans lgislateur1 ri5 n'e/ fixe1 et que1 p> leur nature1 les c\tumes t\j\rs quivoques1 inc]ta9es et flottantes1 obiront inv9ciblem5t mille has>ds et mille vnem5s contraires1 qui doiv5t sans cesse les altr]4 ,qu& le pr9ce auroit russi donn] une sorte de /abilit aux c\tumes1 quel auroit t le fruit de sa vigilance8 ,le royaume ret5u dans son ignorance et sa b>b>ie1 auroit cont9u pr\v] les mmes malheurs4 ,puisque t\s les ordres de l'tat toi5t mcont5s de leur situation1 il falloit donc la *ang]4 ,ce s5tim5t confus1 dont on n'toit pas encore en tat de se r5dre raison1 faisoit entrevoir le beso9 d'un lgislateur1 qui1 au lieu de ma9t5ir simplem5t les c\tumes1 ft en droit de corrig] et d'tablir leur place des lois c]ta9es et inv>iables4 ,beaumanoir n'ose pas dire que le pr9ce ait entre les ma9s la puissance#adg lgislative2 soit que ses ides ne fuss5t pas assez dveloppes sur cette matire1 soit qu'il craignt d'(f5s] les b>ons1 dont il reconnot encore la s\v]a9et1 il se cont5te d'ins9u] que le roi peut faire les lois qu'il croit les plus favorables au bi5 gnral du royaume1 et se borne conseill] d'y obir1 en prsumant qu'elles sont l'ouvrage d'une sagesse suprieure4 ,p\r favoris] cette op9ion naissante1 ,s4 ,l\is eut la prud5ce1 en has>dant des lois gnrales1 de ne proscrire d'abord que les abus dont le monde se plaignoit4 ,t\s ses rglem5s sont sages1 ju/es et utiles au bi5 commun4 ,en t5tant une gr&e entreprise1 il ne se pique po9t de v\loir la consomm]4 ,il corrige sa nation en mnageant ses prjugs4 ,au lieu de *]*] faire cra9dre son p\voir1 il le fait aim]4 ,il eut l'art d'intress] l'acceptation de ses rglem5s1 les seigneurs qui auroi5t pu s'y oppos]2 il leur ab&onna les am5des#adh des dlits qui s]oi5t commis dans leurs t]res4 ,cette conduite prud5te et modre de la "p de ,s4 ,l\is1 fut un trait de lumire p\r t\te la nation2 puisse-t-elle s]vir de modle t\s les pr9ces1 et leur appr5dre combi5 ils sont puissans1 qu& ils g\v]n5t les hommes p> la raison6 ,on s5tit davantage la ncessit de la puissance lgislative1 et le vu public alloit bi5tt la plac] dans les ma9s du pr9ce4 ,le cl]g1 qui croyoit gagn] beauc\p si le g\v]nem5t fodal1 c'e/--dire1 l'empire de la =ce et de la viol5ce toit entirem5t dtruit1 travailla avec succs dvelopp] la doctr9e que ,beaumanoir osoit pe9e montr]4 ,les vques reprir5t1 au sujet de la royaut1 leur anci5ne op9ion1#adi qu'ils avoi5t oublie p5dant qu'ils faisoi5t les mmes usurpations que les seigneurs lacs4 ,ce fut en suivant une sorte de sy/me1 qu'ils travaillr5t humili] les seigneurs3 ils ne songr5t pas dev5ir plus =ts qu'eux1 ils ne v\loi5t que les r5dre foibles et dociles4 ,mais ri5 ne contribua davantage confr] au roi la puissance lgislative1 que la rvolution occasionne p> la n\velle jurisprud5ce des appels tablis p> ,s4 ,l\is1 et dont j'ai dj eu occasion de faire entrevoir les suites p> rapport la s\v]a9et des seigneurs dans leurs t]res4 ,la proscription du duel judiciaire exigeoit ncessairem5t de n\velles =malits dans l'ordre de la procdure4 ,les magi/rats dur5t ent5dre des tmo9s1 consult] des titres1 lire des *>tes et des contrats2 il fallut p5s]1 rfl*ir1 raisonn]2 et les seigneurs1 dont les plus savans savoi5t pe9e sign] leur nom1 dev9r5t incapables et se dgtr5t de r5dre la ju/ice4 ,dans ce mme p>lem5t1 o1 s\s le rgne de ,l\is ,,viii1 on avoit conte/ au *anceli]1 au b\tilli]1 au conntable et au *ambellan du roi1 le droit d'y pr5dre sance et d'op9] dans les procs des pairs1 il fallut admettre s\s celui de ,philippe-le-,h>di1 des hommes#aej qui n'avoi5t d'autres titres que de savoir lire et crire1 et que la r\t9e des tribunaux ecclsia/iques mettoit en tat de conduire1 selon de c]ta9es =malits1 la procdure qui s'tablissoit dans les tribunaux lacs4 ,au p>lem5t de #acjd1aea ou de l'anne suivante1 on tr\ve encore dans la li/e des (fici]s qui le composoi5t1 plusieurs prlats1 plusieurs b>ons et des *evali]s di/+us p> leur naissance1 qui avoi5t la qualit de conseilleurs-jugeurs4 ,mais quoiqu'ils p>uss5t possd] t\te l'autorit de cette c\r1 puisqu'ils en faisoi5t seuls les arrts1 ils n'y avoi5t cep5dant qu'un crdit trs-mdiocre4 ,les conseill]s-rapporteurs1 hommes *oisis dans l'ordre de la b\rgeoisie1 ou p>mi les ecclsia/iques d'un rang subalt]ne1 n'toi5t entrs dans le p>lem5t que p\r prp>]1 in/ruire et rapport] les affaires4 ,quoiqu'ils n'euss5t pas voix dlibrative1 ils toi5t cep5dant les vrais juges2 ils dictoi5t les avis et les jugem5s d'une c\r qui ne voyoit que p> leurs yeux1 et ces rapporteurs qui1 p> la nature de leur emploi1 toi5t l'ame du p>lem5t1 ne t>dr5t pas s'en r5dre les matres4 ,ces magi/rats1 qui donnr5t naissance un tat n\veau de citoy5s1 que n\s appelons la robe1 arra*r5t la noblesse1 une fonction laquelle elle devoit son orig9e1 et qui avoit fait sa gr&eur4 ,les vques mmes les gnr5t1 et s\s prtexte que la rsid5ce dans leurs diocses1 toit un devoir plus sacr p\r eux1 que l'adm9i/ration de la ju/ice1 ils les c>tr5t1 et ne leur p]mir5t plus de sig]#aeb p>mi eux4 ,il toit ais aux seigneurs de s5tir combi5 ils devoi5t p]dre n'tre plus leurs propres juges4 ,peut-tre le comprir5t-ils2 mais ne leur re/ant1 dans leur extrme ignorance1 aucun moy5 d'emp*] une rvolution ncessaire1 ils imag9r5t1 p\r se consol]1 que l'adm9i/ration de la ju/ice1 rduite une =me paisible et raisonnable1 toit un emploi indigne de leur c\rage4 ,la naissance roturire des premi]s magi/rats de robe avilit1 si je puis p>l] de la sorte1 la noblesse de leurs fonctions2 et cette biz>r]ie1 presque inconcevable1 a tabli un prjug ridicule qui subsi/e encore dans les gr&es maisons1 et que les b\rgeois anoblis ont adopt p> ignorance ou p> vanit4 ,si les seigneurs n'toi5t plus en tat d'tre les m9i/res et les organes de la ju/ice1 il semble que ceux qui1 p> la dignit de leurs fiefs1 toi5t conseill]s de la c\r du roi1 auroi5t d s'arrog] le droit de nomm] eux-mmes des dlgus p\r les reprs5t]1 ex]c] le p\voir qu'ils ab&onnoi5t1 et jug] en leur nom4 ,s'ils avoi5t pris cette prcaution1 ils auroi5t donn un appui considrable au g\v]nem5t fodal1 branl de t\tes p>ts1 et m5ac d'une ru9e pro*a9e4 ,heureusem5t ils n'y p5sr5t pas2 et en laissant au roi1 comme p> dda91 la prrogative de nomm] son gr les magi/rats du p>lem5t1 ils lui confrr5t l'autorit la plus t5due4 ,les g5s de robe t9r5t leurs (fices du pr9ce1 et ne les possdoi5t pas vie2#aec c> la t5ue de *aque p>lem5t1 le roi en nommoit les magi/rats4 ,le dsir de plaire1 de faire leur c\r1 et de cons]v] leur place dans le pro*a9 p>lem5t1 devoit donc les port] t5dre l'autorit royale4 ,d'un autre ct1 le mpris inju/e que leur m>quoi5t des seigneurs qui se faisoi5t encore la gu]re et se piquoi5t d'tre indp5dans1 les irrita4 ,ces s5tim5s dguiss s\s l'am\r du bi5 public et dont peut-tre ils ne se r5doi5t pas compte1 p>ur5t dev5ir le mobile de leur conduite2 ils reg>dr5t la nation comme un peuple de rvolts1 qui avoit sec\ l'autorit s\s des rgnes foibles1 et qu'il falloit contra9dre se c\rb] encore s\s le j\g des lois4 ,ils se fir5t une maxime de n'avoir aucun g>d p\r les immunits1 les droits et les privilges autoriss p> l'an>*ie des fiefs4 ,ils fir5t t\s les j\rs des titres au roi p> leurs arrts2 ces titres augm5toi5t les droits de la c\ronne2 ces n\veaux droits augm5toi5t leur t\r la =ce qui leur toit ncessaire p\r t] aux seigneurs leur droit de gu]re1 et laquelle ri5 ne devoit rsi/]1 ds qu'elle se f]oit suivre1 ou plutt prcd] p> les =malits de la ju/ice4 ,au lieu d'eff>\*]1 la =ce calme alors les esprits1 et *aque vnem5t prp>e voir sans tr\ble l'vnem5t plus extraord9aire qui doit le suivre4 ,non-seulem5t le n\veau p>lem5t1 ou p\r mieux m'exprim]1 les n\veaux magi/rats du p>lem5t1 autorisr5t t\tes les entreprises des baillis et des sn*aux2 ils en fir5t cont9uellem5t eux-mmes sur les gr&s vassaux1 et ,l\is ,hut9 fut oblig de modr]#aed leur zle4 ,les magi/rats1 ple9s de subtilits et des ides de subord9ation qu'on pr5oit dans les c\rs ecclsia/iques1 ne lisoi5t p\r t\t livre que la bible et le code de ,ju/9i51 que ,s4 ,l\is avoit fait traduire4 ,ils appliqur5t la royaut des ,capti5s t\t ce qui e/ dit dans l'criture de celle de ,david et de ses desc5dans2 o1 d'aprs le p\voir que les lois roma9es donn5t aux emp]eurs1 ils jugr5t de l'autorit que devoit avoir un roi#aee de ,france2 on ne savoit pas que *aque nation a son droit public1 tel qu'elle veut l'avoir1 et cette ignorance mme fut utile au progrs du g\v]nem5t1 et contribua dvelopp]1 t5dre et p]fectionn] les ides que la nation comm5oit se faire sur la puissance lgislative4 ,a la naissance mme du crdit qu'eur5t les g5s de robe1 on dc\vre dj le g]me et les pr9cipes de ce sy/me1 que les jurisconsultes po/rieurs ont dvelopp dans leurs crits4 ,on di/+ua dans la p]sonne du pr9ce deux qualits diffr5tes1 celle de roi et celle de seigneur suz]a94 ,la maje/ royale et le p\voir qui y e/ atta*1 sont1 a-t-on dit1 t\te autre *ose que la suz]a9et4 ,l'autorit du seigneur ne s't5d que sur le vassal2 mais celle du roi s't5d galem5t sur t\t ce qui e/ compris dans l't5due de son royaume4 ,on imag9a que t\tes les expressions anci5nes dont on s'toit s]vi p\r exprim] la s\v]a9et d'un seigneur dans ses t]res1 n'toi5t que des expressions impropres1 abusives ou figures1 qui ne devoi5t tre prises dans t\te l't5due de leur signification qu' l'g>d du roi1 considr comme roi3 lequel1 aj\toit-on1 ne p\voit jamais tre priv de la juridiction royale1 p>ce que cette juridiction con/itue l'ess5ce de la royaut1 et n'en peut tre sp>e sans sa de/ruction4 ,il subsi/oit encore plusieurs alleux1#aef ou seigneuries allodiales1 dans l't5due du royaume2 et ces t]res dont les possesseurs1 a9si que je l'ai dit1 ne relevoi5t que de ,dieu et de leur pe1 vir5t disp>otre leur indp5dance devant les raisonnem5s des n\veaux magi/rats4 ,si ,philippe-le-,bel et ses fils1 en qualit de suz]a9s1 ne contraignir5t pas ces seigneurs leur prt] hommage1 ils les =cr5t du mo9s1 comme rois1 reconnotre leur juridiction4 ,ces pr9ces p]ur5t dans les alleux1 les am5des et les droits d'amortissem5t et de franc-fief1 de mme que dans les t]res qui relevoi5t d'eux4 ,ces alleux1 en un mot1 n'eur5t plus d'autres privilges que ceux des simples b>onies dont la dignit toit dgrade4 ,les ju/ices royales1 en les compr5ant dans leur ressort1 les dp\illr5t en peu de temps de leurs pr9cipales prrogatives1 et prp>r5t l'tablissem5t de cette maxime auj\rd'hui fondam5tale1 qu'il n'y a po9t en ,france de t]re sans seigneur4 ,avant ,philippe-le-,bel1 on n'avoit connu l'g>d du roi que le crime de flonie2 s\s son rgne1 on comm5a p>l] du crime de lze-maje/4 ,les seigneurs rclamoi5t-ils les anci5nes c\tumes des fiefs8 on leur opposoit l'autorit royale4 ,v\loi5t-ils se df5dre contre le pr9ce8 on faisoit valoir les droits du suz]a94 ,quelque peu exacts que fuss5t les raisonnem5s des g5s de lois1 leur doctr9e produisit alors un effet salutaire en ,france4 ,il y a peut-tre en politique des circon/ances o il faut vis] au-del du b p\r y atte9dre4 ,si les n\veaux magi/rats p5sr5t que la loi ne doit jamais tre contraire aux intrts p]sonnels du pr9ce1 c'e/ sans d\te une erreur1 et cette erreur peut avoir les suites les plus fune/es p\r la socit4 ,s'ils dir5t que les vassaux toi5t sujets1 et que les sujets ne peuv5t jamais avoir aucun droit rclam] contre le pr9ce1 ils sapoi5t les fondem5s de l'autorit des loix1 en v\lant tablir une puissance lgislative4 ,s'ils aj\tr5t que c'toit un sacrilge de dsobir au pr9ce1 ils confondoi5t1 s\s une mme ide1 des dlits d'une nature diffr5te4 ,mais peut-tre avoit-on beso9 de ces pr9cipes outrs p\r ad\cir les murs et tempr] cet esprit d'indp5dance1 de fi]t et de rvolte qui =moit encore le c>actre de la nation4 ,quoi qu'il en soit des op9ions n\velles et des prjugs anci5s1 il rsulta un ordre de *oses t\t n\veau4 ,philippe-le-,bel dev9t lgislateur1 mais n'osa pas en quelque sorte us] du droit de faire des loix4 ,on conv5oit qu'il avoit la puissance lgislative dans les ma9s1 mais t\t l'av]tissoit de s'en s]vir avec circonspection1 et de faire des sacrifices ses sujets4 ,,*apitre ,,iii4 ,exam5 de la politique de ,philippe-le-,bel4--,p> quels moy5s il r5d inutile le droit de gu]re des seigneurs1 le seul des quatre appuis du g\v]nem5t fodal qui subsi/t1 et qui les r5doit indociles4--,orig9e des tats-gnraux4--,ils contribu5t r5dre le pr9ce plus puissant4 ,un roi capable de s'lev] au-dessus des erreurs que le g\v]nem5t fodal avoit fait natre1 de connotre les devoirs de l'humanit1 l'objet et la f9 de la socit1 et1 p\r t\t dire en un mot1 la vritable gr&eur du pr9ce et de sa nation1 auroit pu1 dans les circon/ances o se tr\voit ,philippe-le-,bel1 r5dre son royaume heureux et florissant4 ,les esprits clairs p> une longue expri5ce de malheurs1 comm5oi5t1 comme on vi5t de le voir1 s5tir la ncessit d'avoir des lois2 et aprs les progrs que l'autorit royale avoit faits1 il ne falloit plus qu'tre ju/e p\r =m] un g\v]nem5t sage et rguli]4 ,je n'ose po9t entr] dans le dtail des in/itutions qu'on auroit pu tablir1 et qui1 tant analogues aux murs et au gnie des ,franais1 auroi5t concili la puissance du pr9ce avec la lib]t de sa nation2 j'cris la =me qu'a eue notre g\v]nem5t1 et non pas celle qu'il auroit d avoir4 ,mais la ,france1 qui avoit beso9 d'un ,*>lemagne1 ou du mo9s d'un n\veau ,s4 ,l\is1 vit mont] sur le trne un roi ambitieux1 dissimul1 t\j\rs avide de ri*esses1 t\j\rs ard5t se faire quelque droit n\veau1 t\j\rs occup de ses intrts p>ticuli]s3 tel toit ,philippe-le-,bel4 ,avec de p>eilles dispositions1 ce pr9ce devoit tre bi5 loign de p5s] que le droit de faire des lois1 dont il se tr\voit revtu1 dt tre employ faire le bonheur public4 ,croyant mal habilem5t que le lgislateur doit d'abord song] ses intrts p]sonnels1 et voyant d'un autre ct les seigneurs ple9s d'ide de leur s\v]a9et1 t\j\rs arms1 et jal\x de leur droit de gu]re1 que ,s4 ,l\is avoit modifi et dim9u1 et non pas dtruit1 il p5sa qu'ils n'obiroi5t ses loix que malgr eux1 et que l'tat s]oit branl p> les tr\bles qu'y caus]oit leur indocilit4 ,p\r prv5ir ces rvoltes1 et aff]mir dans les ma9s du pr9ce la puissance lgislative1 il suffisoit de faire p>l] la raison et la ju/ice dans les loix2 mais ,philippe-le-,bel prfra le moy5 mo9s sr d'humili] encore ses vassaux1 et de leur t] le p\voir de lui rsi/]4 ,ne =m] en app>5ce aucun plan suivi d'agr&issem5t1 en pr(itant cep5dant de t\tes les occasions de s'agr&ir2 ne faire jamais d'entreprise gnrale et uni=me2 mnag] les seigneurs en accablant le peuple1 et enc\rag] ensuite les b\rgeois se s\lev] contre la noblesse2 flatt] les lacs p\r attaqu] la lib]t et les droits du cl]g2 crer des privilges n\veaux dans une prov9ce1 et dtruire dans une autre les anci5s2 ici1 br\ill] les seigneurs ou n\rrir leur jal\sie1 l1 (frir sa mdiation1 et1 s\s prtexte du bi5 public et de la paix1 affoiblir les deux p>tis2 excit] en secret les baillis faire des entreprises inju/es1 en les m5aant de les rvoqu]2 faire un tort rel1 et le rp>] p> des *>tes ou des promesses inutiles2 n'agir que p> des voies tortueuses et dt\rnes2 conclure des traits1 et se j\] de ses engagem5s1 voil en gnral t\te la politique de ,philippe-le-,bel4 ,p\r compr5dre t\te la suite d'une des manuvres les plus adroites de ce rgne1 il faut se rappel] qu'avec une livre d'arg5t1 qui pesoit d\ze onces1 on ne fabriquoit d'abord que v+t pices de monnoie appeles sols1 ou deux c5t qu>ante pices qu'on nommoit d5i]s4 ,sur la f9 de la premire race1 il s'toit dj introduit quelques abus1 soit en r5dant les espces plus lgres1 soit en y mlant quelque portion de cuivre4 ,pep9 fit une loi p\r emp*] de fabriqu] plus de v+t-deux sols#aeg avec une livre d'arg5t2 mais la foiblesse de ,l\is-le-,dbonnaire ouvrit la porte de n\veaux dsordres4 ,il accorda quelques seigneurs le droit de battre monnoie leur pr(it1 d'autres l'usurpr5t s\s ses successeurs2 et lorsque plusieurs b>ons et plusieurs prlats eur5t pr(it des tr\bles du g\v]nem5t1 p\r se r5dre les matres absolus de la monnoie dans leurs seigneuries1 les fraudes se multiplir5t si promptem5t1 que dans le temps o les villes acquir5t la lib]t1 p> des *>tes de commune1 et s'engagr5t pay] des r$evances fixes leurs seigneurs1 on fabriquoit dj soixante sols avec une livre d'arg5t4 ,l'habitude avoit t prise d'appel] v+t sols une livre1 sans avoir g>d leur poids1 et le m>c d'arg5t1 qui ne pesoit que huit onces1 valoit ridiculem5t deux livres ou qu>ante sols4 ,les dsordres et la confusion qui rsultoi5t j\rnellem5t de l'altration des espces1 fir5t qu'au droit de seigneuriage que p]cevoi5t les seigneurs1 dont les rois avoi5t autrefois j\i1 et qui consi/oit ret5ir la sixime p>tie des matires qu'on portoit leur monnoie1 on cons5toit d'en aj\t] un n\veau1 on l'appela monage2 et c'toit une espce de taille qu'on leur paya dans t\te l't5due du pays o leurs espces avoi5t c\rs1 condition qu'ils s'engag]oi5t n'y faire dsormais aucun *angem5t4 ,malgr cette conv5tion1 le prix de l'arg5t avoit t\j\rs augm5t1 et le m>c valoit deux livres seize sols s\s le rgne de ,s4 ,l\is4 ,il avoit encore la mme valeur qu& ,philippe-le-,bel p>v9t la c\ronne2 et si ce pr9ce n'et t qu'av>e1 il se s]oit cont5t de *ang] sans cesse la =me des espces p> de n\velles refontes4 ,son droit de seigneuriage avoit beauc\p augm5t1 et il se s]oit ins5siblem5t emp> de la plus gr&e p>tie de l'arg5t qui circuloit dans le pays o sa monnoie avoit c\rs4 ,mais il ne s'en t9t pas-l1 il altra cont9uellem5t les espces2 elles ne fur5t1 ni du mme poids ni du mme titre qu'elles avoi5t t avant lui3 et bi5 lo9 de ca*] ses fraudes1 il semble que ,philippe v\loit qu'on s'en app]t et qu'on en s5tt les inconvni5s4 ,si dans les contrats de v5te et d'emprunt on traita p> m>cs1 p\r n'tre po9t la dupe des v>iations p]ptuelles du prix de l'arg5t1 il ordonna de s'en t5ir l'anci5ne c\tume de compt] et de /ipul] p> livres1 sols et d5i]s4 ,il rejeta des (fres du cl]g de ses seigneuries1 qui1 t\* des maux que s\ffroi5t le peuple et les seigneurs qui ne battoi5t pas monnoie1 ou des p]tes qu'il faisoit lui-mme1 v\lut s'engag]1 en #acjc1 lui pay] le dixime de ses rev5us1 s'il cons5toit de s'oblig] p\r lui et p\r ses successeurs ne plus affoiblir les espces4 ,philippe e/ reprs5t avec raison comme un pr9ce habile p>v5ir ses f9s2 et il n'auroit t que le mo9s intellig5t des hommes1 si1 p\r grossir d'une manire passagre l'tat de ses f9ances1 il et prfr l'avantage peu durable et ru9eux de mettre contribution le public1 aux (fres gnreuses du cl]g4 ,sa politique artificieuse avoit sans d\te quelque arrire-vue4 ,ses monnoies v>ir5t donc cont9uellem5t2 et1 en #acje1 le m>c d'arg5t valoit huit livres dix sols4 ,les pla9tes clatr5t de t\tes p>ts4 ,les seigneurs voyoi5t rduire presque ri5 les droits qu'ils levoi5t en arg5t sur leurs sujets1 et qui =moi5t cep5dant une p>tie considrable de leur =tune2 t&is que les b\rgeois1 en ne payant que le qu>t des r$evances auxquelles ils toi5t s\mis1 se tr\voi5t galem5t ru9s4 ,t\tes les =tunes p>ur5t prtes s'anantir4 ,quoique les d5res montass5t un prix excessif1 le sort des g5s de la campagne toit malheureux p> l'int]ruption du comm]ce2 dans la cra9te de faire un mauvais m>*1 on n'osoit en faire aucun4 ,les murmures que ,philippe avoit prvus ne l'intimidr5t pas2 ce n'toit po9t le signal d'un s\lvem5t4 ,les seigneurs les plus puissans1 et qui auroi5t t seuls en tat de s'oppos] avec succs ses inju/ices1 avoi5t eux-mmes leurs monnoies2 ils faisoi5t1 son exemple1 les mmes fraudes1 et leur av>ice commune en =moit une espce de ligue capable d'opprim] impunm5t t\t le re/e de la nation4 ,p5dant que les seigneurs abusoi5t brutalem5t de leurs =ces1 sans daign] palli] leur brig&age1 ,philippe1 aussi peu s5sible qu'eux1 au malheur public1 mais plus adroit1 p>oissoit pr5dre "p au sort des malheureux qu'il appauvrissoit4 ,il publia que l'affoiblissem5t et les v>iations cont9uelles des monnoies toi5t une suite ncessaire des circon/ances f*euses o il se tr\voit1 et dont il annonoit la f9 pro*a9e4 ,il supplia ses sujets de recevoir avec confiance les mauvaises espces auxquelles il avoit t oblig de donn] c\rs1 promit de les#aeh retir]1 en ddommageant ceux qui les rapport]oi5t1 et engagea cette f9 ses doma9es prs5s et v5ir1 et t\s ses rev5us4 ,plus les dsordres augm5toi5t1 plus on toit prs du dn\em5t4 ,philippe1 en effet1 *angea subitem5t de conduite1 et fit fabriqu] des espces d'un si bon titre1 que le m>c d'arg5t1 qui valoit huit livres dix sols en #acje1 ne valut l'anne suivante que deux livres qu9ze sols six d5i]s4 ,cette prt5due gnrosit lui valut la confiance gnrale de la nation1 et r5dit plus odieux que jamais les seigneurs qui n'eur5t pas la prud5ce de l'imit]4 ,philippe laissa multipli] leurs fraudes1 et qu&1 avec le sec\rs qu'il devoit att5dre du public opprim1 il se crut assez =t p\r ne p\voir g>d] aucun mnagem5t avec les seigneurs1 il publia la clbre ordonnance p> laquelle il rgloit#aei1 qu'il y auroit dsormais un de ses (fici]s dans *aque monnoie seigneuriale1 et que le gnral de la si5ne f]oit l'essai de t\tes les espces qu'on y fabriqu]oit1 p\r reconnotre si elles s]oi5t de poids1 et du titre dont elles devoi5t tre4 ,bi5tt il df5dit aux prlats et aux b>ons de frapp] des espces jusqu' n\vel ordre1 et ordonna t\s les (fici]s montaires de se r5dre dans ses monnoies1 s\s prtexte qu'il toit important p\r le public que les n\velles espces qu'il v\loit faire fabriqu]1 le fuss5t promptem5t4 ,mo9s ,philippe mnagea les seigneurs1 plus ses int5tions p>ur5t droites et s9cres4 ,les b>ons se tr\vant dans le pige avant que de le cra9dre1 et mme de le prvoir1 fur5t obligs d'obir4 ,ils toi5t m5acs du s\lvem5t de leurs vassaux et de leurs sujets1 hommes assez simples ou assez aveugls p> leur ha9e et leur v5geance1 p\r croire que ,philippe1 qui r=moit un abus en s'emp>ant d'un droit qui ne lui app>t5oit pas1 se rep5toit s9crem5t du pass1 et v\loit l'av5ir faire le bi54 ,il ne se cont5ta plus de prt5dre que sa monnoie dt avoir c\rs dans t\t le royaume2 il v\lut int]dire aux b>ons la fabrication des espces d'or et d'arg5t4 ,il envoya des commissaires dans le du* mme d',aquita9e2 et p> la manire dont ils traitr5t les (fici]s du roi d',anglet]re1 et se saisir5t des co9s de la monnoie de ,bordeaux1 il e/ ais de conjectur] avec quelle hauteur ,philippe se comporta l'g>d des seigneurs mo9s puissans4 ,n\s avons encore la lettre imprieuse que ce pr9ce crivit au duc de ,b\rgogne1 p> laquelle il lui enjoignit1 avec le ton d'un lgislateur1 d'excut] dans ses tats les ordonnances gnrales sur le fait des monnoies4 ,le droit que ,philippe v5oit d'acqurir le r5doit le matre de la =tune des seigneurs4 ,en haussant le prix de l'arg5t1 il p\voit les rduire un tel tat de pauvret1 qu'ils ne p\rroi5t plus acquitt] le s]vice de leurs fiefs2 et que las de leurs gu]res dome/iques1 qui n'toi5t enf9 propres qu' ru9] leurs doma9es et leurs *teaux1 ils dem&]oi5t eux-mmes qu'on leur ft un crime de tr\bl] la paix du royaume4 ,si ,philippe1 p> cra9te de dvoil] le secret de sa politique1 et d'attir] sur lui l'indignation qu'il avoit eu l'art de rejet] sur les b>ons1 n'osa pas faire de n\veaux *angem5s dans ses monnoies1 il avoit du mo9s enlev ses vassaux un des privilges les plus ess5tiels de la s\v]a9et1 et d'autant plus important dans ce sicle peu clair1 que la politique1 occupe du seul mom5t prs5t1 et ne calculant po9t encore la p]te atta*e aux ress\rces mom5tanes des monnoies1 les reg>doit comme l'art unique des f9ances1 qui donn]ont t\j\rs un p\voir sans bornes celui qui en s]a le matre4 ,en att5dant que les b>ons s'acc\tumass5t leurs p]tes1 et que le temps et assez bi5 aff]mi le n\veau droit que la c\ronne v5oit d'acqurir1 p\r que les successeurs de ,philippe en tirass5t les avantages qu'il leur avoit prp>s1 ce pr9ce ne travailla qu' se ddommag] de ce que lui faisoit p]dre la /abilit des monnoies4 ,ses baillis eur5t ordre d'augm5t]#afj et multipli] les droits qu'ils levoi5t dans ses doma9es4 ,philippe-,augu/e avoit dem& ses communes des aides extraord9aires1 s\s prtexte des croisades1 et ,s4 ,l\is en avoit exig p\r ses beso9s p>ticuli]s4 ,philippe-le-,bel suivit cet exemple1 et essaya mme p> voie de d\ceur et d'ins9uation1 de faire des leves de d5i]s dans les t]res des b>ons4 ,comme les seigneurs n'tablissoi5t plus arbitrairem5t des impts sur leurs sujets1 et qu'ils toi5t obligs de s'en t5ir aux tailles et aux autres contributions qui leur toi5t dues p> la c\tume ou des *>tes1 ils crur5t qu'il leur importoit peu que le roi et la lib]t de lev] quelques subsides dans leurs t]res4 ,ils n'toi5t pas mme f*s de mortifi] p> ce moy5 les b\rgeois1 de se v5g] de leur indocilit1 et de les punir de l'indp5dance qu'ils affectoi5t4 ,je dirois que quelques-uns favorisr5t peut-tre cet usage1 dans l'esprance que le roi se br\ill]oit avec leurs sujets1 et les =c]oit p> ses dem&es rptes rec\rir la protection de leurs seigneurs2 si1 contre t\te vraisemblance1 ce n'toit pas suppos] aux ,franais du quatorzime sicle une habilet et un raff9em5t dont ils toi5t incapables4 ,quoi qu'il en soit1 ils ne s'opposr5t po9t aux prt5tions de ,philippe1 et se cont5tr5t1 p\r cons]v] l'immunit de leurs t]res1 d'exig] des lettres-pat5tes1 p> lesquelles le pr9ce reconnoissoit que ces collectes accordes gratuitem5t1 ne tir]oi5t po9t #afa consqu5ce p\r l'av5ir4 ,t\t russissoit ,philippe2 mais les diffr5s moy5s qu'il employoit p\r augm5t] ses f9ances1 l'in/rum5t de son ambition et de son autorit1 toi5t sujets d'extrmes longueurs4 ,il falloit entret5ir des ngociations de t\t ct2 les difficults se multiplioi5t2 t\s les seigneurs ne voyoi5t pas leurs intrts de la mme manire1 et n'avoi5t pas le mme esprit de conciliation2 les refus d'une commune toi5t un exemple contagieux p\r les autres2 les fonds qu'on accordoit p> =me de don gratuit ou de prt n'entroi5t que t>d dans les c(fres du pr9ce1 et ne s'y r5doi5t jamais en mme temps4 ,de-l les inconvni5s de la pauvret dans l'abondance mme1 et l'impuissance de =m]1 de prp>] et d'excut] propos les entreprises4 ,philippe v\lut y remdi]2 et au lieu de t5ir la nation t\j\rs dsunie et sp>e1 a9si que sembloit lui prescrire sa politique1 il eut l'audace de la runir dans des assembles#afb qui (frir5t une image de celles que ,*>lemagne avoit autrefois convoques2 et elles donnr5t naissance ce que n\s avons appel depuis les tats-gnraux du royaume4 ,les pr9ces n'os5t communm5t convoqu] l'assemble des diffr5s ordres de l'tat1 p>ce qu'ils craign5t de voir s'lev] une puissance rivale de la leur2 mais cette cra9te n'e/ fonde que dans les pays o des ides d'une sorte d'galit entre les citoy5s1 et de lib]t publique1 port5t naturellem5t les esprits prfr] dans leur g\v]nem5t la =me rpublica9e t\te autre4 ,il s'en falloit beauc\p que la police des fiefs et donn cette manire de p5s] aux ,franais4 ,propre1 au contraire1 jet] dans les excs de l'an>*ie ou de la tyrannie1 elle suppose entre les hommes une diffr5ce dsav\e p> la nature2 elle les acc\tume ne considr] que des intrts p]sonnels o il ne faudroit voir que des intrts publics2 et telles toi5t les suites ou les impressions de ce g\v]nem5t *ez les ,franais1 que p]sonne ne croyoit avoir de droit faire valoir1 qu'en v]tu des *>tes qu'il possdoit1 ou des exemples que lui donnoi5t ses vois9s4 ,philippe-le-,bel toit d'ailleurs tmo9 des divisions qui rgnoi5t entre le cl]g1 les seigneurs et les communes4 ,il jugea qu'occups plus que jamais de leurs anci5nes ha9es1 qu'il avoit fom5tes1 ils ne se rappro*]oi5t les uns des autres dans l'assemble des tats1 que p\r se har davantage1 et il espra de les g\v]n] sans pe9e p> leurs passions4 ,en effet1 depuis que l'tablissem5t des droits de ra*at1 de lods et v5tes dont j'ai p>l1 avoit donn naissance la gr&e "q de#afc l'amortissem5t1 les seigneurs avoi5t prt5du que l'glise1 qui ne meurt po9t et n'aline jamais ses fonds1 ne devoit faire aucune acquisition dans leurs t]res1 sans les ddommag] des ra*ats1 des lods et v5tes dont ils se tr\v]oi5t privs4 ,les ecclsia/iques1 au contraire1 traitr5t cette prt5tion raisonnable d'att5tat1 et reg>dr5t comme un sacrilge qu'on v\lt les emp*] de s'enri*ir4 ,aux clameurs et aux m5aces des vques et des mo9es1 les seigneurs opposr5t une f]met inv9cible4 ,le cl]g1 qui ne p\voit faire aucune n\velle acquisition1 fut oblig de cd]2 mais en payant les droits d'amortissem5t1 il ne p\voit encore s'y acc\tum] s\s le rgne de ,philippe-le-,bel1 et n'avoit pas p]du l'esprance de s'y s\/raire et de se v5g]4 ,ces intrts opposs portoi5t les uns et les autres se faire les injures et t\s les torts qu'ils p\voi5t se faire4 ,s'ils sembloi5t quelquefois se runir1 ce n'toit que p\r se pla9dre ensemble de l'inquitude des communes1 qui1 n'ayant que trop de raison de les har1 les aigrissoi5t p> une conduite imprud5te et emporte4 ,ces petites rpubliques1 ple9es elles-mmes de factions qui les divisoi5t1 n'toi5t pas en tat de se conduire avec ce zle du bi5 public et cette unanimit qui les auroi5t fait cra9dre et respect]4 ,dans les unes1 les ri*es b\rgeois v\loi5t opprim] les pauvres qui1 n'ayant ri5 p]dre1 toi5t t\j\rs prts faire des meutes et se s\lev]2 dans les autres1 les familles les plus puissantes se disputoi5t t]nellem5t le p\voir et les magi/ratures1 et sacrifioi5t la communaut leur ambition4 ,philippe auroit t oblig de se prt] aux dem&es des trois ordres1 s'ils avoi5t t unis3 leurs qu]elles1 au contraire1 le r5dir5t leur mdiateur4 ,*aque ordre t*a de le gagn] et de mrit] sa faveur p> ses complaisances1 et sa politique en pr(ita p\r les dom9]2 la nation ne p>ut en quelque sorte assemble que p\r reconnotre d'une manire plus au!ntique les n\velles prrogatives de la c\ronne et en aff]mir l'autorit4 ,s\s prtexte que les prt5tions du cl]g1 des seigneurs et du peuple toi5t opposes les unes aux autres1 ,philippe-le-,bel feignit d'att5dre qu'ils se conciliass5t p\r les satisfaire1 et ne remdia aucun abus p> des lois gnrales4 ,avec un peu d'am\r du bi5 public1 il auroit t assez habile et assez puissant p\r tablir l'union et la paix2 il aima mieux v5dre t\s les ordres en p>ticuli] des lettres-pat5tes1 des *>tes1 des diplmes qui augm5tr5t encore leurs esprances1 leurs jal\sies et leurs ha9es1 passion qu'il esproit d'employ] utilem5t au succs de ses entreprises1 et qui1 en s'aigrissant1 dev9r5t en effet la s\rce des malheurs extrmes que la nation pr\va s\s le rgne des ,valois4 ,p\r prix de ces dons inutiles1 ou plutt p]nicieux1 ,philippe obt5oit des subsides qui le mettoi5t en tat d'avoir une arme t\j\rs subsi/ante1 t\j\rs prte agir1 et compose de cette noblesse indig5te et nombreuse qui n'avoit que son c\rage1 qu'elle v5doit1 et que ,s4 ,l\is avoit dj *]* s'atta*] d'une faon p>ticulire1 en df5dant que les roturi]s possdass5t en fief sans en a*et] la p]mission1 et c'e/ de l1 p\r le dire en passant1 qu'a pris son orig9e la taxe appele#afd franc-fief4 ,il n'e/ pas beso9 d'av]tir1 qu' l'exception des quatre gr&s fiefs1 la ,b\rgogne1 l',aquita9e1 la ,fl&re et la ,bretagne1 qui n'toi5t pas encore runis la c\ronne1 les fondem5s du g\v]nem5t fodal fur5t ds-lors ru9s dans le re/e du royaume1 et que des quatre appuis qui l'avoi5t s\t5u trop long-temps1 il n'en subsi/oit aucun4 ,si les b>ons et les autres seigneurs se fir5t encore la gu]re1 ce malheureux droit1 auquel il ne p\voi5t r5onc]1 toit prt disp>otre en a*evant de les ru9]4 ,ils n'osoi5t plus en us] contre un pr9ce qui la nation entret5oit une arme1 et qu'ils reconnoissoi5t p\r leur lgislateur4 ,a ses premi]s ordres1 ils susp5dir5t leurs qu]elles1#afe quittr5t les armes1 se concilir5t1 et v9r5t prodigu] leur sang son s]vice4 ,tel fut le fruit de ces assembles que ,philippe avoit =mes2 mais les avantages qu'il en retira ne lui f]mr5t pas les yeux sur les dang]s que son ambition insatiable devoit en cra9dre4 ,dans la vue d'emp*] que les tats-gnraux ne priss5t une =me con/ante et rgulire1 et ne v9ss5t1 en connoissant leur =ce1 s'emp>] d'une autorit nuisible au progrs de la puissance royale1 il ne convoqua quelquefois que des assembles prov9ciales4 ,il envoyoit alors dans *aque bailliage quelques commissaires1 avec p\voir d'assembl] les trois ordres dans un mme lieu1 ou sp>m5t4 ,quelquefois il t9t "p les tats des prov9ces sept5trionales de la ,france1 qu'on appeloit les prov9ces de la ,langu$oc1 et ceux des prov9ces mridionales nommes la ,langu$oyl4 ,il eut so9 que ni le temps ni le lieu de ces assembles ne fuss5t fixes1 de sorte que la nation1 qui ne s'acc\tumoit pas les reg>d] comme un ressort ord9aire du g\v]nem5t1 n'y toit jamais prp>e4 ,le pr9ce1 qui les convoquoit dans les circon/ances et les lieux les plus favorables ses vues1 toit sr de ne les tr\v] jamais opposes ses desse9s3 c'toit au contraire un in/rum5t de son autorit4 ,il toit sr1 avec leur sec\rs1 de calm] la trop gr&e f]m5tation des esprits1 de prv5ir les associations p>ticulires qui dgnr5t t\j\rs en factions1 et de faire oubli] l'usage de ces espces de congrs1 nomms p>lem5s1 dont j'ai dj p>l1 et auxquels les seigneurs toi5t atta*s4 ,n\s n'avons1 il e/ vrai1 aucun mmoire qui n\s in/ruise en dtail de ce qui se passa dans les tats que ,philippe-le-,bel assembla2 je ne cra9s pas cep5dant de m'tre tromp dans la pe9ture que je vi5s d'en faire4 ,il e/ impossible1 je crois1 d'exam9] avec att5tion les div]s monum5s qui n\s re/5t du rgne de ,philippe-le-,bel1 de comp>] les vnem5s les uns avec les autres1 et de les rappro*]1 sans dc\vrir dans la conduite de ce pr9ce les vues obliques et conc]tes que j'ai cru y ap]cevoir4 ,puisque les tats1 au lieu de protg] les re/es du g\v]nem5t fodal1 favorisr5t t\tes les entreprises de ,philippe1 il faut ncessairem5t que les seigneurs1 le cl]g et le peuple fuss5t diviss4 ,les ,franais1 plongs dans la plus pr(onde ignorance1 n'avoi5t aucune ide de la =me que doiv5t avoir des assembles nationales1 ni de la police rgulire qui doit en tre l'ame p\r les r5dre utiles4 ,ils ne savoi5t peut-tre pas qu'il y et eu un ,*>lemagne1 et c]ta9em5t ils ignoroi5t l'hi/oire de nos anci5s *amps de ,m>s ou de ,mai4 ,les tats qui fur5t convoqus s\s les ,valois1 et dont il n\s re/e plusieurs monum5s in/ructifs1 peuv5t clair] sur la nature de ceux que ,philippe-le-,bel et ses fils ont t5us4 ,les dsordres qui rgnr5t dans ceux-l1 leur ignorance et leur incapacit toi5t sans d\te une suite des ides que la nation s'toit =mes de ces assembles s\s ,philippe-le-,bel1 et de l'habitude que les trois ordres avoi5t con/ate de ne s'occup] que de leurs intrts p>ticuli]s1 qu& ils toi5t convoqus p\r ne p5s] qu'au bi5 public4 ,philippe ne se cont5ta pas de r5dre ses b>ons dociles ses ordres2 ses succs l'enc\ragr5t2 et il fit sans cesse de n\velles entreprises sur les droits des gr&s vassaux1 sans qu'ils osass5t presque se df5dre les armes la ma94 ,ils avoi5t s\v5t rec\rs la ngociation1 ress\rce impuissante de la foiblesse1 et jamais ils ne fir5t d'accommodem5t qui ne portt quelque prjudice direct ou indirect leurs privilges4 ,de mille faits que je p\rrois cit]1 et t\s galem5t propres faire connotre la politique et les prt5tions de ,philippe-le-,bel l'g>d des gr&s vassaux1 je n'en rapport]ai qu'un4 ,ce pr9ce exigeant beauc\p p\r obt5ir quelque *ose1 conte/a au duc de ,bretagne la g>de#aff ou la protection des glises de son du*1 droit dont t\s les b>ons j\issoi5t inconte/ablem5t s\s le rgne de ,s4 ,l\is4 ,il v\lut lui int]dire la connoissance de t\t ce qui conc]ne le port des armes1 exempta plusieurs de ses sujets de sa juridiction2 et sur les pla9tes de quelques autres1 lui ordonna de rvoqu] ses ordres1 et sur son refus commit un bailli royal p\r rp>] dans la ,bretagne les torts vrais ou supposs de son duc4 ,,*apitre ,,iv4 ,rgnes des trois fils de ,philippe-le-,bel4--,ru9e du g\v]nem5t fodal4--,union des gr&s fiefs la c\ronne4 ,la plup>t des hi/ori5s ont cru que ,philippe-le-,bel m\rut propos p\r sa gloire4 ,t\t le royaume1 disoi5t-ils1 toit ple9 de mcont5s1 et t\s les diffr5s ordres de l'tat1 accabls s\s un p\voir dont ils n'avoi5t su ni prv5ir les progrs ni cra9dre les abus1 toi5t prts faire un d]ni] ef=t p\r rec\vr] les privilges qu'ils avoi5t p]dus4 ,il e/ vrai que t\s les ordres de l'tat et t\tes les prov9ces avoi5t eu occasion de se pla9dre2 mais 'avoit t successivem5t et p> diffr5s motifs3 de l aucun accord entre les mcont5s4 ,n'a-t-on pas vu d'ailleurs dans t\t le c\rs de notre hi/oire1 que les ,franais altrant1 *angeant1 dnaturant sans cesse les c\tumes auxquelles ils croyoi5t obir1 avoi5t contract l'habitude de n'avoir aucune t5ue dans le c>actre1 et ne connoissoi5t d'autre droit public que les exemples opposs des caprices et des passions de leurs pres8 ,le cl]g1 les seigneurs et le peuple1 je l'ai dj dit1 avoi5t des intrts opposs2 comm5t se s]oit donc =me entre eux cette confiance rciproque qui doit tre l'ame d'une gr&e conjuration8 ,la mort de ,philippe-le-,bel et le supplice d',engu]r& de ,m>igny1 son m9i/re1 sacrifi la ha9e publique1 devoi5t calm] les esprits1 et les calmr5t en effet4 ,les seigneurs de quelques prov9ces fir5t des associations2 mais au lieu de =m] des projets qui annonass5t une rvolte1 ils se cont5tr5t de prs5t] des requtes4 ,leurs dem&es#afg et les rponses dont ils se satisfir5t1 pr\v5t galem5t que les murs avoi5t p]du leur anci5ne pret1 et que les fiefs alloi5t p]dre le re/e de ces droits b>b>es dont ils j\issoi5t encore et qui ne p\voi5t plus s'alli] avec les pr9cipes de la mon>*ie naissante4 ,ils ne s'atta*5t qu' de petits objets1 et la manire encore plus petite dont ils envisag5t leurs intrts1 e/ une preuve qu'ils ne sont plus cra9dre et qu'ils ne s5t5t que leur foiblesse4 ,tantt ,l\is ,x ne leur donne que des rponses obscures et quivoques1 tantt il leur dit vaguem5t qu'il veut se con=m] aux c\tumes et qu'il f]a exam9] comm5t on se comportoit du temps de ,s4 ,l\is1 dont la rputation de sa9tet faisoit reg>d] le rgne comme le modle du plus sage g\v]nem5t4 ,si les seigneurs1 lasss des entreprises cont9uelles des baillis1 veul5t cons]v] leurs privilges1 ils s'imag95t avoir pris les prcautions les plus sres1 en exigeant que ces (fici]s s'engag5t p> s]m5t respect] les c\tumes tablies dans les bailliages qu'on leur donn]a4 ,on dsigne avec so91 les cas p\r lesquels un bailli s]a de/itu1 mais on laisse insr] dans cette conv5tion deux clauses qui la r5d5t inutile2 le c\pable ne p]dra po9t son emploi1 s'il a agi de bonne foi1 ou si le roi1 p> une faveur spciale1 veut lui faire grce4 ,enf91 les seigneurs obti5n5t1 p> leurs prires1 que le roi env]ra de trois en trois ans1 des commissaires dans les prov9ces1 p\r y r=m] les abus commis p> les (fici]s ord9aires1 et ils ne se d\t5t pas que ces r=mateurs1 soit qu'ils soi5t v5dus la c\r1 ou atta*s aux rgles les plus troites du bi5 public1 accrdit]ont t\tes les n\veauts1 p\r ne pas donn] des entraves la puissance lgislative dont le roi toit revtu1 et dont la nation avoit un si gr& beso94 ,de p>eils conjurs1 si on peut leur donn] ce nom1 n'toi5t gures capables d'inquit] ,philippe-le-,bel4 ,l\is ,x n'avoit aucun des tal5s de son pre1 et quoique la gu]re qu'il faisoit au comte de ,fl&re dt le port] mnag] les seigneurs et les communes1 il les ret9t sans pe9e1 dans la s\mission1 non pas en ress]rant son autorit dans des bornes plus troites1 mais en promettant seulem5t de ne pas l't5dre4 ,il promit de laiss] subsi/] les monnoies sur le mme pi$ o il les avoit tr\ves1 de faire acquitt] le s]vice des fiefs qu'ils possdoit dans les t]res des b>ons1 et de ne po9t ex]c] une autorit immdiate sur les arrire-vassaux4 ,en feignant de ne ri5 refus]1 il promit t\t p\r ne ri5 accord]4 ,philippe-le-,long1 son frre et son successeur1 altra les monnoies1 augm5ta le prix de l'arg5t1 remplit le royaume de ses sauveg>des1 et1 aprs avoir vu que son pre avoit rig en pairies la ,bretagne1 l',artois et l',anj\1 il ne craignit po9t1 l'exemple de son aeul1 d'anoblir des familles roturires p> de simples lettres2 il exigea p>-t\t les droits d'amortissem5t#afh et de franc-fief1 que les ecclsia/iques et les b\rgeois ne payoi5t aup>avant qu'au seigneur immdiat des possessions qu'ils acquroi5t1 et au b>on dont ce seigneur relevoit4 ,philippe fit un comm]ce de la lib]t1 qu'il v5dit aux#afi s]fs de ses doma9es1 et en donna l'exemple aux seigneurs4 ,ce n'e/ pas ici le lieu d exam9] ce qu'il faut p5s] de la dignit des hommes1 ni de re*]*] dans quelles circon/ances l'esclavage peut tre utile ou nuisible la socit2 j'ab&onne ces gr&es que/ions2 mais je ne puis m'emp*] d'obs]v] que les seigneurs1 en v5dant la lib]t aux s]fs de leurs t]res1 dim9ur5t leur considration1 leur p\voir et leur =tune4 ,cette n\veaut dut occasionn] dans les campagnes une rvolution peu-prs p>eille celle que l'tablissem5t des communes avoit produite dans les villes4 ,des cultivateurs atta*s la glbe dev9r5t ennemis de leurs seigneurs1 en croyant tre libres2 et cep5dant1 le ti]s-tat n'acquit aucun n\veau crdit1 en voyant pass] dans la classe des citoy5s des hommes plongs dans une trop gr&e misre1 p\r j\ir en effet de la lib]t qu'on leur avoit v5due4 ,philippe tablit dans les pr9cipales villes un capita9e#agj p\r y comm&] la b\rgeoisie4 ,il la ds>ma1 s\s prtexte que les b\rgeois1 presss p> la misre1 v5doi5t s\v5t jusqu' leurs armes1 et ordonna que *acun les dpost dans un ars5al public1 et qu'on ne les r5droit aux b\rgeois que qu& ils s]oi5t comm&s p\r la gu]re4 ,soit que les baillis fuss5t dj dev5us suspects au pr9ce1 p\r les s]vices trop importans qu'ils lui avoi5t r5dus1 et p> l't5due de leurs fonctions1 qui embrassoi5t1 comme celles des comtes s\s les deux premires races1 la ju/ice1 les f9ances et la gu]re1 soit que ,philippe ne v\lt que multipli] les in/rum5s de son autorit1 il plaa dans *aque baillage un capita9e gnral1 p\r impos] aux seigneurs et comm&] les milices4 ,a9si1 les =ces qu'il r$\toit dans les ma9s d'une noblesse encore indocile et remuante1 dev9r5t ses propres =ces4 ,les seigneurs1 dj acc\tums vivre en paix entre eux1 qu& le roi avoit des armes en campagne1 reg>dr5t enf9 comme un flau ce droit de gu]re dont leurs pres avoi5t t si jal\x1 et peu d'annes aprs dem&r5t eux-mmes en tre#aga db>rasss4 ,la plup>t de ceux qui avoi5t leur monnoie1 jugeant p> la manire dont on les gnoit dans l'ex]cice ananti1 se htr5t d'en trait] avec ,*>les ,,iv4 ,quoique ce pr9ce et ses deux prdcesseurs n'euss5t fait en quelque sorte que p>otre sur le trne1 les c\tumes connues s\s ,philippe-le-,bel toi5t dj si ignores1 et les progrs de l'autorit royale si bi5 aff]mis1 que ,philippe-de-,valois ne p\voit po9t se p]suad] qu'il y et des p]sonnes assez peu in/ruites1 p\r mettre en d\te que t\t ce qui conc]ne la fabrication des espces dans le royaume1 ne lui app>tnt#agb1 et qu'il ne ft le matre de les *ang]1 et d'en augm5t] ou dim9u] la valeur son gr4 ,la ,france1 s\s le rgne de ,*>les ,,iv1 prs5te un spectacle bi5 biz>re p\r des yeux politiques1 mais bi5 digne cep5dant de la manire dont le g\v]nem5t s'y toit =m au gr des vnem5s et des passions4 ,quoiqu'une vritable mon>*ie et succd la police b>b>e et an>*ique des fiefs1 dans la plup>t des prov9ces que compr5oit le royaume1 le g\v]nem5t fodal subsi/oit encore t\t enti] dans quelques autres4 ,le roi1 mon>que dans presque t\te la ,france1 n'toit encore que le suz]a9 des ducs de ,b\rgogne1 d',aquita9e1 de ,bretagne et du comte de ,fl&re4 ,ces quatre seigneurs avoi5t t assez puissans et assez heureux p\r ne se po9t laiss] accabl]2 et s'ils avoi5t p]du1 a9si que je l'ai fait rem>qu]1 plusieurs de leurs anci5s droits1 ils cons]voi5t cep5dant des =ces assez considrables p\r df5dre avec succs les re/es de leurs prrogatives1 et mme1 la faveur d'une gu]re heureuse1 p\r rec\vr] t\te leur s\v]a9et4 ,quoiqu'ils reconnuss5t la suz]a9et du roi1 et que p> les lois et les devoirs multiplis du vasselage1 ils ne =mass5t qu'un corps avec les autres prov9ces de la ,france1 il faut plutt les reg>d] comme des ennemis que comme des membres de l'tat4 ,on doit le rem>qu] avec so91 la politique de ,philippe-le-,bel1 en assemblant des tats-gnraux1 avoit en effet p>tag le royaume en deux p>ties1 dont les intrts toi5t opposs1 et entre lesquelles il ne p\voit plus y avoir aucune liaison2 il toit impossible que les successeurs de ,*>les ,,iv s'acc\tumass5t tre rois dans une p>tie de la ,france1 et simples suz]a9s dans l'autre4 ,les pairs avoi5t nui autrefois leurs intrts1 en ngligeant de se r5dre la c\r du roi2 ce fut la cause de leurs premires disgraces1 et les ducs de ,b\rgogne1 d',aquita9e1 de ,bretagne1 et le comte de ,fl&re1 en ne p>oissant po9t dans des assembles o il n'toit jamais "q que de contribu] aux beso9s du roi1 fir5t une faute encore plus considrable4 ,s'ils cons]vr5t p> cette conduite la fran*ise de leurs prov9ces1 qui ne fur5t pas s\mises aux contributions que le re/e de la ,france payoit1 ils laissr5t dtruire les pr9cipes du g\v]nem5t fodal1 auxquels ils devoi5t1 au contraire1 t5t] de r5dre une n\velle activit4 ,la nation oublia des pr9ces qu'elle ne connoissoit po9t1 et les reg>da comme des trang]s4 ,on crut bi5tt que1 refusant de contribu] aux *>ges de l'tat1 ils s'en toi5t sp>s4 ,les b>ons ne leur p>donnr5t pas de les ab&onn] l'avidit du pr9ce4 ,*acun p5sa qu'il pay]oit des contributions plus lgres1 si les gr&s vassaux n'avoi5t pas eu l'art de se faire une exemption qui dev5oit onreuse p\r les contribuables4 ,on leur sut mauvais gr de l'inquitude que leur donnoit l'ambition du roi4 ,on s'acc\tuma enf9 ne les plus voir que comme des ennemis1 p>ce qu'en df5dant leur s\v]a9et1 ils obligeoi5t le roi faire des dp5ses extraord9aires1 et dem&] s\v5t de n\veaux sec\rs4 ,la suz]a9et et le vasselage ne s]vant qu' multipli] les sujets de qu]elle entre des pr9ces qui le vois9age de leurs t]res n'en f\rnissoit dj que trop1 le roi devoit tre cont9uellem5t en gu]re contre ses vassaux4 ,peut-tre qu'ils auroi5t rec\vr leur anci5ne indp5dance1 et rtabli dans t\t le royaume les c\tumes fodales dont l'orgueil de la haute noblesse avoit de la pe9e p]dre le s\v5ir1 s'ils s'toi5t conduits avec plus de prud5ce dans les gu]res qu'ils fir5t des rois1 qui ne savoi5t pas pr(it] de leur p\voir p\r l'aff]mir p> des lois sages1 et qui1 ne se proposant dans leur politique aucun objet fixe1 travailloi5t sans cesse dtruire leurs vassaux1 et s'en faisoi5t sans cesse de n\veaux4 ,en effet1 les pr9ces1 occups du so9 de runir en eux seuls l'autorit1 t5toi5t t\t p\r s'emp>] des fiefs qu'ils ne possdoi5t pas1 et donnoi5t cep5dant leurs enfans de gr&s apanages1 dans lesquels ils j\issoi5t de t\s les droits des gr&s vassaux4 ,le roi ,jean1 qui se saisit du du* de ,b\rgogne la mort du duc ,philippe ,i1 eut l'imprud5ce d'en donn] l'inve/iture son quatrime fils4 ,on n'toit pas lo9 cep5dant du temps o ces gr&es pr9cipauts devoi5t dev5ir le patrimo9e de la c\ronne4 ,c'e/ dans le qu9zime sicle que la ,b\rgogne1 l',aquita9e et la ,bretagne y fur5t p\r t\j\rs runies4 ,la ,fl&re1 en passant dans la maison d',autri*e1 fut ds-lors reg>de comme une puissance absolum5t trangre4 ,le frre de ,l\is ,,xv fut le d]ni] pr9ce qui ex]a dans ses apanages les droits de la s\v]a9et1 et le g]me du g\v]nem5t fodal fut t\ff4 ,,*apitre ,v4 ,dcad5ce de l'autorit que le pape et les vques avoi5t acquise s\s les d]ni]s ,c>lov+i5s et les premi]s rois de la troisime race4 ,si la c\r de ,rome avoit u avec modration du crdit qu'elle avoit acquis en ,france1 il e/ vraisemblable qu'elle l'auroit cons]v2 mais t\j\rs occupe de projets plus gr&s que ses =ces1 elle divisa p> politique la *rti5t que la religion lui ordonnoit de t5ir unie1 et f9it t\j\rs p> manqu] de moy5s p\r consomm] ses entreprises bau*es4 ,elle enlevoit1 donnoit et r5doit son gr des c\ronnes1 et ce fut cette puissance audacieuse1 dont les papes tonnoi5t les emp]eurs et les rois1 qui porta elle-mme la premire atte9te la =tune du cl]g4 ,des pr9ces proscrits p> des bulles n'toi5t pas va9cus4 ,il leur re/oit des ress\rces2 la gu]re devoit dcid] de leur sort1 et les armes spirituelles de l'glise1 se tr\vant quelquefois exposes cd] l'pe de ses ennemis1 les papes fur5t obligs d'a*et] prix d'arg5t des sec\rs que la sup]/ition impuissante n'auroit pu leur accord]4 ,ils s5tir5t la ncessit d'augm5t] leurs ri*esses1 et s'appliquant ce que l'criture dit du s\v]a9 pontife des ,juifs1 qui les lvites toi5t obligs de donn] la dme de leurs bi5s1 ils tablir5t une taxe sur le cl]g de t\tes les glises4 ,il e/ f*eux de le dire1 et on ne le diroit qu'en tremblant1 si le cl]g de notre sicle avoit encore la mme ignorance et les mmes murs3 l'av>ice des vques de ,france fut mo9s pati5te que leur orgueil ou leur religion4 ,ils avoi5t s\ff]t1 sans se pla9dre1 que l'piscopat ft dgrad dans ses fonctions les plus importantes et les plus releves1 et ils clatr5t en murmures qu& on attaqua leur =tune temporelle4 ,ces pla9tes1 il faut l'av\]1 toi5t lgitimes2 c> ri5 n'gale les excs auxquels se porta l'avidit insatiable de la c\r de ,rome1 et sur-t\t ses (fici]s qu'elle *>geoit de lev] ses droits4 ,les vques opprims eur5t enf9 rec\rs la protection de ,s4 ,l\is1 qui avoit la g>de de leurs glises4 ,ce pr9ce r5dit en leur faveur l'ordonnance que nos jurisconsultes appell5t communm5t la pragmatique-sanction de ,s4 ,l\is1 et p> laquelle il#agc int]disoit dans son royaume la leve des dcimes que le pape y faisoit1 mo9s que le cl]g n'y cons5tt1 et que la c\r de ,rome n'et de ju/es et pressantes ncessits de faire des dem&es d'arg5t4 ,les papes1 qui jusques-l s'toi5t s]vis de l'espce de s]vitude o ils avoi5t rduit l'piscopat1 p\r se faire cra9dre des pr9ces1 et de la t]reur qu'ils inspiroi5t aux pr9ces p\r aff]mir leur despotisme sur le cl]g1 vir5t avec indignation que le roi de ,france et les ecclsia/iques de son royaume toi5t unis d'intrt4 ,dans la cra9te de r5dre encore plus troite cette union dj si fune/e au s\v]a9 pontificat1 la c\r de ,rome n'osa agir avec sa hauteur ord9aire4 ,il n'toit pas temps p\r elle de se faire de n\veaux ennemis1 avant que d'avoir triomph des emp]eurs dont les qu]elles tr\bloi5t l',allemagne1 l',italie et la ville de ,rome mme4 ,d'ailleurs1 c'et t branl] son empire que de punir les vques de ,france1 sans tre sr de les s\mettre1 et dcri] ses excommunications1 que d'en faire usage contre un pr9ce aussi religieux et aussi puissant que ,s4 ,l\is4 ,telle toit la situation heureuse du cl]g de ,france2 l'insatiable ,philippe-le-,bel la tr\bla4 ,il v\lut que les vques le payass5t de la protection qu'il leur accordoit contre la c\r de ,rome4 ,il leur reprs5ta en effet ses#agd beso9s1 et ne cessant po9t1 s\s diffr5s prtextes1 de leur dem&] de n\veaux sec\rs1 ,boniface ,,viii1 homme adroit1 intrpide et ambitieux1 saisit cette occasion de se rconcili] avec eux1 et dev9t son t\r leur protecteur4 ,il df5dit t\s les ecclsia/iques de f\rnir de l'arg5t aucun pr9ce1 p> manire de prt1 de don1 de subside1 ou s\s quelque autre nom que ce ft1 sans le cons5tem5t du sa9t-sige4 ,il dcl>a que t\s ceux qui donn]oi5t ou recevroi5t de l'arg5t1 ces d]ni]s fuss5t-ils revtus de la dignit royale1 enc\rroi5t l'excommunication p> le fait seul4 ,philippe appela de cette bulle au futur concile1 et p>-l entret9t la division entre le pape1 qui1 ple9 d'ides de la mon>*ie univ]selle1 refusoit de reconnotre un suprieur2 et les vques1 lasss de n'avoir qu'une juridiction inutile1 et qui on ouvroit une voie de rec\vr] leur dignit4 ,p5dant t\t le c\rs de ce dml sc&aleux1 dont je ne rapporte pas les dtails1 p]sonne ne les ignore1 le cl]g de ,france ne savoit quel p>ti pr5dre entre deux puissances qui se disputoi5t ses dp\illes1 en feignant de df5dre ses intrts4 ,on diroit que les vques *]*oi5t se faire un protecteur du roi contre l'ambition de la c\r de ,rome1 et un appui du pape contre les entreprises du pr9ce4 ,ils fur5t punis de cette misrable politique qui1 en n'obligeant p]sonne1 n'e/ propre qu' faire des ennemis4 ,les successeurs de ,boniface1 obligs de re*]*] la paix1 n'imag9r5t ri5 de plus sage p\r concili] leurs intrts avec ceux d'un roi qu'il toit dang]eux d'irrit]1 que de l'associ] leurs exactions4 ,ils lui accordr5t le privilge de lev] des dcimes#age1 ou p>tagr5t avec lui celles qu'il leur p]mettoit d'exig]1 et les vques1 au lieu d'un matre1 en eur5t deux4 ,les vues d'intrt qui avoi5t divis le cl]g fur5t la pr9cipale cause du triomphe de ,philippe-le-,bel sur la c\r de ,rome2 l'avantage qu'il remporta produisit une rvolution dans t\s les esprits4 ,les vques1 acc\tums dom9] p\r le respect d leur c>actre1 s5tir5t le contre-c\p de l'humiliation que le pape avoit pr\ve1 et t&is qu'ils comm5oi5t faire plus de cas de la protection du roi que de celle de la c\r de ,rome1 ,clm5t ,v eut la foiblesse de se jo9dre lui-mme aux ennemis de son prdcesseur4 ,a ne consult] que les rgles de la prud5ce huma9e1 il auroit d accord] la mmoire de ,boniface ,,viii les honneurs dc]ns ,grgoire ,,vii2 il p]mit1 au contraire1 qu'on la fltrt p> un procs1 et qu'on r5dt publiques les dpositions dans lesquelles on accusoit ce pontife d'tre le plus sclrat des hommes4 ,l'autorit de la c\r de ,rome fut avilie1 p5dant que l'autorit royale faisoit ses plus gr&s progrs1 et que les g5s de robe1 aussi entrepr5ans1 mais plus m?odiques dans leur m>*e que ne l'avoi5t t autrefois les seigneurs1 voyoi5t avec jal\sie l't5due de la juridiction que les vques s'toi5t attribue4 ,en effet1 les n\veaux magi/rats du p>lem5t ne travailloi5t pas lev] la puissance du roi sur les ru9es de la s\v]a9et des fiefs1 p\r s\ffrir que le cl]g1 cont9uant j\ir dans ses tribunaux des droits qu'il avoit acquis p5dant l'an>*ie1 pt la p]ptu]1 ou du mo9s p>tag] le royaume entre deux puissances indp5dantes l'une de l'autre4 ,leur zle devoit en quelque sorte s'accrotre1 lorsqu'il s'agiroit d'attaqu] la juridiction ecclsia/ique1 et d't5dre celle des ju/ices royales dont ils manioi5t l'autorit4 ,si les seigneurs avoi5t autrefois os faire des ef=ts p\r r5f]m] dans des limites troites la compt5ce des juges ecclsia/iques1 il toit naturel que les magi/rats1 borns aux seules fonctions de r5dre la ju/ice1 dss5t attaqu] le cl]g avec le mme c\rage1 rev5diqu] la juridiction qu'il avoit usurpe1 et que1 p\r s'enri*ir de ses dp\illes1 ils dtruisiss5t ce prt5du droit div91 dont les vques s'armoi5t en t\te occasion1 et tonnoi5t les consci5ces trop timores4 ,aprs avoir port un il tmraire sur la conduite du pape1 on exam9a sans scrupule celle des simples pa/eurs4 ,on vit une f\le d'abus et de vices dans l'adm9i/ration de leurs tribunaux4 ,les n\veaux magi/rats v\loi5t remdi] t\t sans mnagem5t1 p>ce qu'ils toi5t ambitieux2 et les vques1 criant l'impit et la tyrannie1 aimoi5t leurs dsordres1 p>ce qu'ils toi5t le pr9cipe et le fruit de leurs ri*esses et de leur puissance4 ,leurs conte/ations1 de j\r en j\r plus vives1 donnr5t lieu une confr5ce qui se t9t en prs5ce de ,philippe-de-,valois4 ,pi]re de ,cugnires1 avocat du roi au p>lem5t1 s'leva avec =ce contre les abus crians qui se commettoi5t dans les ju/ices ecclsia/iques4 ,quoiqu'elles duss5t tre d'autant plus svres1 que les citoy5s toi5t sans murs et le g\v]nem5t sans consi/ance1 p> je ne sais quel esprit de *>it mal ent5due1 on n'y punissoit les plus gr&s dlits que p> des aumnes1 des jenes ou quelqu'autre pnit5ce monacale4 ,cugnires dbita t\s les lieux communs de ce temps-l contre la puissance dont les successeurs des aptres s'toi5t inju/em5t emp>s4 ,pi]re ,rog]1 lu ar*evque de ,s5s1 et ,pi]re ,b]tr&i1 vque d',autun1 df5dir5t les intrts du cl]g4 ,mais la cause de l'glise1 dit un des criva9s les plus respectables qu'ait produit notre nation1 fut aussi mal df5due qu'elle avoit t mal attaque2 p>ce que1 de "p et d'autre1 on n'en savoit pas assez4 ,on raisonnoit sur de faux pr9cipes1 faute de connotre les vritables4 ,p\r trait] solidem5t ces que/ions1 aj\te l'abb ,fleury1 il et fallu remont] plus haut que le dcret de ,grati51 et rev5ir la puret des anci5s canons et la discipl9e des c9q ou six premi]s sicles de l'glise4 ,mais elle toit tellem5t inconnue alors1 qu'on ne s'avisoit pas mme de la *]*]4 ,j'aj\t]ai que1 p\r t]m9] cette gr&e qu]elle1 il et fallu savoir qu'il y a un droit naturel1 la base et la rgle de t\t autre droit1 et auquel on doit t]nellem5t obir2 il et fallu ne pas ignor] que ri5 n'e/ plus contraire au bi5 de la socit1 que de voir des hommes y ex]c] une bran*e de l'autorit civile1 en prt5dant ne po9t la t5ir de la socit mme2 et cette vrit1 qui devroit tre triviale1 toit bi5 plus ignore du sicle de ,philippe-le-,valois1 qu'elle ne l'e/ du ntre4 ,il et fallu connotre le dang] qu'il y a d'accord] une puissance temporelle des hommes qui p>l5t au nom de ,dieu2 infaillibles sur le dogme1 ils peuv5t se tromp] sur le re/e3 ils prt5dront peut-tre de bonne foi n'agir que p\r notre salut1 en n\s assujettissant leur volont4 ,les raisonnem5s de ,pi]re de ,cugnires n'toi5t pas dans le fond plus mauvais que ceux de ,rog] et de ,b]tr&i2 mais le magi/rat sembloit attaqu] la religion1 p>ce qu'il dvoiloit ses abus2 et les vques p>oissoi5t en df5dre la dignit1 p>ce qu'ils faisoi5t respect] ses m9i/res4 ,philippe-de-,valois1 encore mo9s in/ruit que ceux qui avoi5t p>l devant lui1 fut effray1 et quoiqu'en app>5ce le cl]g sortit va9queur de cette qu]elle1 les fondem5s de son p\voir fur5t en effet branls4 ,c'toit la premire ho/ilit d'une gu]re de rivalit2 on p\voit faire des trves1 et non pas une paix solide4 ,j'anticipe sur les temps2 mais qu'on me p]mette de p>l] ici de t\t ce qui reg>de la dcad5ce de la juridiction et du p\voir que les ecclsia/iques avoi5t acquis p5dant l'an>*ie des fiefs4 ,le p>lem5t acquroit de j\r en j\r une n\velle considration et un n\veau crdit4 ,cette compagnie qui1 aprs avoir t r5due sd5taire ,p>is p> ,philippe-le-,bel1 toit dev5ue#agf p]ptuelle1 prs5toit elle-mme au roi les magi/rats qu'elle dsiroit possd]1 et ils toi5t p\rvus de leur (fice vie4 ,=mant un corps t\j\rs subsi/ant1 et ses intrts devant tre plus *]s qu'autrefois *acun de ses membres1 le p>lem5t mit un ordre plus rguli] dans sa police1 se fit quelques maximes1 et fut en tat de les suivre avec con/ance4 ,les vques1 qui n'avoi5t plus affaire des seigneurs emports1 incon/ans1 inconsidrs et dsunis1 devoi5t voir t\s les j\rs attaqu] leurs privilges p> des magi/rats qui1 malgr leur ignorance1 toi5t cep5dant les hommes les plus clairs du royaume1 et qui emploiroi5t contre le cl]g1 le c\rage1 l'ambition et la pati5ce qui lui avoi5t s\mis les seigneurs4 ,l'unique ress\rce qu'il re/oit aux tribunaux ecclsia/iques1 p\r cons]v] leur juridiction1 c'toit l'ignorance extrme o t\s les ordres de l'tat toi5t plongs4 ,mais un rayon de lumire p]oit le nuage3 si on dc\vroit la supposition des fausses dcrtales et du dcret de ,grati52 si on p>v5oit avoir quelque connoissance de la premire discipl9e de l'glise1 ne voir dans l'criture que ce qu'elle r5f]me1 et ne lui faire dire que ce qu'elle dit en effet2 si on p>v5oit se d\t] des pr9cipes d'une sa9e politique1 et mettre quelque m?ode dans ses raisonnem5s1 t\te la puissance temporelle du cl]g devoit disp>otre comme ces songes que le rveil dissipe4 ,qu& on comm5a enf9 raisonn]1 les ecclsia/iques rptr5t p> r\t9e les raisonnem5s qu'ils t5oi5t de leurs prdcesseurs4 ,ils p\voi5t se df5dre comme citoy5s1 et oppos] avec succs la possession et les c\tumes anci5nes aux n\veauts que les g5s de robe v\loi5t eux-mmes introduire2 et ils p>lr5t encore comme ils avoi5t p>l dans le temps de la plus paisse b>b>ie4 ,on d\ta de ce droit div91 dont ils tayoi5t leurs usurpations1 on les accusa d'ignorance ou de mauvaise foi1 et on ne les crut plus4 ,n\s confessons1 devoi5t dire les vques1 que nos prdcesseurs se sont tromps qu& ils ont cru qu'ils t5oi5t de ,dieu les droits qu'ils ont acquis dans l'ordre politique1 et dont n\s j\issons4 ,faits p\r g\v]n] les consci5ces1 non pas au gr de la ntre1 mais en suivant les rgles prescrites p> l'glise1 n\s devons n\s-mmes obir la loi politique du g\v]nem5t o n\s vivons4 ,notre rgne n'e/ po9t de ce monde1 mais n\s sommes citoy5s p> le droit de notre naissance2 et si ,dieu ne n\s a pas faits magi/rats1 il ne n\s df5d pas du mo9s de l'tre4 ,la compt5ce t5due de nos tribunaux1 et les droits que v\s n\s conte/ez auj\rd'hui1 ne les avons-n\s pas acquis de la mme manire que l'ont t t\s les autres droits autoriss p> l'usage1 et av\s p> la nation8 ,vos pres1 malheureuses victimes d'un prjug b>b>e1 s'gorgeoi5t p\r se r5dre ju/ice2 c'e/ p\r p>gn] leur sang1 c'e/ p\r les clair]1 que n\s les avons invits se s\mettre aux jugem5s de nos paisibles tribunaux1 dont le plus gr& de nos rois a transport les =malits dans les si5s4 ,n\s y cons5tons3 croyez1 si v\s le jugez propos1 que notre intrt seul n\s y a conduits4 ,mais qui ne mrite pas p>mi n\s le mme repro*e8 ,rpondez3 quelqu'un possde-t-il dans le royaume une prrogative qui1 dans sa naissance1 n'ait pas t une inju/ice1 ou dont il n'ait pas abus p\r l'augm5t]8 ,v\s-mmes1 m9i/res de la loi1 et qui avez f]m le p>lem5t aux seigneurs1 tes-v\s prts leur r5dre la place que v\s occupez8 ,ne v\s croyez-v\s pas les juges lgitimes de la noblesse8 ,n\s sommes en possession de jug] nos concitoy5s2 et cette possession e/ et doit tre dans t\te nation et dans t\te sorte de g\v]nem5t1 le titre le plus respectable aux yeux des hommes2 ou1 s\s prtexte de r=m] quelques abus1 on ouvrira la porte t\tes les usurpations4 ,l'orig9e de notre droit remonte au temps o la nation avoit des lois1 et p]sonne ne p>tage avec n\s cet avantage4 ,si v\s croyez tre les matres de n\s dp\ill] auj\rd'hui1 p\rquoi ne le s]a-t-on pas de v\s dp\ill] dema98 ,craignez de donn] un exemple dang]eux p\r vos propres intrts4 ,exam9ez si c'e/ votre ambition1 ou l'am\r du bi5 public1 qui *auffe votre zle4 ,n\s rclamons la prescription1 cette loi tutlaire du repos des nations1 mais d'autant plus sacre p\r la ntre que1 m>*ant depuis plusieurs sicles sans rgles et sans pr9cipes1 n\s n'avons eu que des c\tumes inc]ta9es et pas une loi fixe4 ,n\s df5drons avec c\rage nos droits1 qui sont les droits des citoy5s4 ,s'il importe la nation de confi] d'autres ma9s l'autorit temporelle dont n\s j\issons et dont elle n\s a tacitem5t revtus1 en la reconnoissant comme lgitime p> sa s\mission1 qu'elle s'explique dans les assembles de nos tats gnraux1 et n\s sommes disposs n\s dmettre de t\t le p\voir qu'elle v\dra repr5dre4 ,s'il s'e/ introduit des vices dans nos tribunaux1 s\v5ez-v\s que v\s tes hommes1 et que la foiblesse de l'humanit doit n\s s]vir d'excuse2 mais n\s sommes c\pables et dignes de *tim5t1 si n\s refusons de corrig] les abus4 ,si c'e/ en qualit d'vques que n\s prt5dons tre magi/rats1 dp\illez-n\s d'une dignit qui ne n\s app>ti5t pas1 et qui p\rroit dev5ir fune/e la socit3 si c'e/ en qualit de citoy5s1 respectez notre magi/rature1 p\r faire respect] la vtre4 ,une nation ne peut se pass] de juges1 mais il lui importe peu qu'ils soi5t pris dans tel ou tel ordre de citoy5s1 p\rvu qu'ils soi5t les organes incorruptibles des lois nationales4 ,v\s avez raison de cra9dre les appels de nos tribunaux la c\r de ,rome3 c'e/ plac] dans la c\r du royaume un magi/rat trang]1 et dont les intrts ne s]ont pas les ntres4 ,corrigez cette c\tume p]nicieuse1 modifiez-la1 invoquez1 en un mot1 le sec\rs des lois civiles et politiques1 p\r r5dre la nation une indp5dance que lui donn5t les lois naturelles1 qu'il n'e/ jamais p]mis de viol]1 et contre lesquelles il n'y a po9t de prescription4 ,mais craignez de bless] les droits de la religion1 en corrigeant les abus que ses m9i/res en ont fait4 ,les ju/ices du cl]g avoi5t dj p]du de leur s\v]a9et et de leur compt5ce2 on comm5oit connotre les appels#agg comme d'abus1 et la doctr9e des cas royaux dont j'ai p>l avoit dj fait imag9] aux juges lacs des cas priviligis1 l'g>d des ecclsia/iques1 lorsque l'glise fut divise p> le s*isme le plus long qu'elle ait s\ff]t4 ,a la mort de ,grgoire ,,xi1 le collge des c>d9aux se tr\va p>tag en deux factions incapables de se rappro*]1 et qui se fir5t *acune un pape4 ,urba9 ,,viii et ,clm5t ,,vii fur5t levs en mme-temps sur la *aire de ,s4 ,pi]re4 ,ces deux pontifes et leurs successeurs qui1 p5dant qu>ante ans1 se traitr5t comme des intrus1 clairr5t les fidelles =ce de les sc&alis]4 ,en s'excommuniant rciproquem5t1 ils r5dir5t leurs excommunications ridicules1 et cette espce de gu]re civile dans le sac]doce1 contribua beauc\p db>rass] la religion d'une p>tie des *oses trangres que les passions de ses m9i/res avoi5t jo9tes l'ouvrage de ,dieu4 ,les deux papes1 p\r se cons]v] une glise1 fur5t obligs de p]dre leur orgueil4 ,les rois jusqu'alors avoi5t eu beso9 des papes1 et les papes leur t\r eur5t beso9 des rois4 ,la scne du monde *angea de face2 et le cl]g1 trop opprim autrefois p> la c\r de ,rome p\r os] se pla9dre1 osa espr] de sec\] le j\g4 ,l'univ]sit de ,p>is1 cole la plus clbre de l',europe1 comm5oit connotre l'antiquit ecclsia/ique1 et mettre quelque critique dans ses tudes4 ,lasse d'ailleurs de contribu] aux dcimes p]ptuelles qu'exigeoit un pape quivoque1 elle se dem&a raison des impts qu'il ordonnoit1 et ne voyant que des d\tes et de l'obscurit dans les prt5tions de la c\r de ,rome1 elle leva la premire l't5d>d de la rvolte4 ,cette lumire naissante se rp&it sur t\te la *rti5t4 ,on ouvrit les yeux1 p>ce qu'on toit av>e2 et ds qu'ils fur5t ouv]ts1 et qu'on se fut famili>is avec la tmrit de voir1 de p5s]1 de raisonn] et de jug] p> soi-mme1 on vit une f\le de prjugs1 d'abus et de dsordres2 et il p>ut ncessaire t\te l'glise de r=m] ses murs1 sa discipl9e et son g\v]nem5t4 ,ce n\vel esprit se fit rem>qu] dans le concile de ,con/ance1 ouv]t en #adad1 et t]m9 six ans aprs4 ,mais on en s5tit les effets salutaires d'une manire plus s5sible dans le concile de ,ble4 ,les pres de cette assemble1 ennemis de ce despotisme inconnu dans le premi] sicle de l'glise1 et qui avoit t la s\rce de t\s les maux1 essayr5t de se rappro*] du g\v]nem5t anci5 des aptres1 tablir5t avec raison la supriorit des conciles sur le pape1 et dtruisir5t ou du mo9s indiqur5t comm5t il falloit dtruire le g]me des dsordres4 ,heureuse la *rti5t1 si la c\r de ,rome1 en se corrigeant de son ambition1 de son av>ice1 de son fa/e et de sa mollesse1 et ds-lors prv5u la naissance de ces deux hrsies qui ont s\/rait la moiti de l',europe la vrit1 et allum des gu]res dont la ,france en p>ticuli] a t p5dant trs-long-temps dsole1 sans en retir] aucun avantage6 ,c'e/ sur la doctr9e du concile de ,ble1 malheureusem5t rpr\ve ou ignore dans presque t\te la *rti5t1 que fut faite ,b\rges cette clbre pragmatique-sanction1 qui retira de l'abme ce que n\s appelons auj\rd'hui les lib]ts de l'glise gallicane4 ,c'e/--dire1 qu'avec les dbris de l'antiquit1 *apps au temps et la corruption1 on travailla lev] un difice qui ne s]a jamais a*ev4 ,en rigeant les canons du concile de ,ble sur la discipl9e en lois de l'tat1 on se remit quelques g>ds sur les traces de l'anci5ne glise4 ,l'piscopat fut presque rtabli dans sa premire dignit4 ,le pape fut le *ef de l'glise1 mais non pas le tyran des vques4 ,on l'av]tit de ne plus se reg>d] comme le lgislateur dans la religion1 et le seigneur suz]a9 du monde enti] dans les *oses temporelles4 ,on lui apprit que vicaire de ,dieu sur t]re1 il devoit tre le premi] se s\mettre l'ordre qu'il a tabli4 ,mais les vques de ,france avoi5t une trop haute ide de la politique de la c\r de ,rome1 et craignoi5t trop son ress5tim5t1 p\r p5s] que la pragmatique-sanction1 sans protecteurs zls et sans df5seurs vigilans1 ft une b>rire suffisante contre les entreprises du pape4 ,il falloit surt\t se prcautionn] contre les flatteurs de cette puissance1 qui p5sant1 si je puis m'exprim] a9si1 qu'il toit de sa dignit d'tre incorrigibles1 traitoi5t h>dim5t d'hrtiques1 t\s ceux qui1 t\*s des maux de l'glise1 proposoi5t une r=me indisp5sable4 ,les vques prir5t eux-mmes ,*>les ,,vii1 de se s]vir de t\tes ses =ces1 p\r faire#agh obs]v] la pragmatique-sanction1 et d'ordonn] ses ju/ices de ma9t5ir cette loi avec l'att5tion la plus scrupuleuse4 ,mais ils n'vitr5t aucun cueil que p\r *\] contre un autre4 ,les magi/rats se prvalur5t du beso9 que le cl]g avoit d'eux contre la c\r de ,rome1 p\r s'enri*ir de ses dp\illes1 et s\mettre sa juridiction la leur4 ,s\s prtexte de rprim] les contrav5tions faites la pragmatique-sanction1 et d't] au pape la connoissance des affaires intrieures du royaume1 il fallut autoris] et accrdit] la jurisprud5ce naissante d'appel comme d'abus4 ,il ne devoit d'abord avoir lieu qu'en cas d'abus notoire1 ou dans les occasions importantes qui intressoi5t l'ordre public2 mais bi5tt t\tes les s5t5ces des (ficialits y fur5t s\mises1 et la juridiction des vques r5tra a9si dans l'ordre du g\v]nem5t national et politique4 ,il le faut av\] cep5dant1 quelle que ft l'att5tion des g5s de robe1 t5dre leur autorit1 cette jurisprud5ce ne se s]oit po9t accrdite aussi promptem5t qu'elle fit1 si les vques n'avoi5t pas v\lu ex]c] sur les m9i/res infrieurs de l'glise1 le mme despotisme qui leur avoit p>u intolrable dans le pape4 ,les uns mprisoi5t les rgles1 p>ce qu'il p>ot commode l'ignorance et d\x la vanit1 de n'en po9t reconnotre4 ,les autres les violoi5t1 p>ce qu'ils les reg>doi5t comme un ob/acle leur zle1 et ne savoi5t pas que la consci5ce qui ne se s\met po9t l'ordre et la rgle dans l'adm9i/ration des affaires1 e/ aveugle1 imprud5te et errone4 ,ils =cr5t le cl]g du second ordre *]*] une protection contre leur duret2 et avec ce sec\rs1 les magi/rats lacs consommr5t leur entreprise4 ,les vques n'ont pas p]du l'esprance de se relev]4 ,qui peut prvoir les *angem5s que de n\velles circon/ances et des vnem5s extraord9aires peuv5t produire8 ,peut-tre obti5dront-ils un j\r la suppression de l'appel comme d'abus qui les (f5se3 mais qu'ils y rfl*iss5t1 ce p\voir qu'ils prt5d5t ex]c] sur le cl]g du second ordre1 ils s]ont alors obligs eux-mmes de le support] de la "p du pape2 et que de maux natroi5t peut-tre de ce *angem5t6 ,peut-tre rev]roit-on t\s les dsordres que l'ambition de la c\r de ,rome a autrefois causs4 ,,*apitre ,,vi4 ,p> quelles causes le g\v]nem5t fodal a subsi/ en ,allemagne1 p5dant qu'il a t dtruit en ,france4 ,peut-tre dem&]a-t-on p\rquoi le g\v]nem5t fodal subsi/e en ,allemagne1 p5dant qu'il a t dtruit en ,france2 plusieurs causes y ont contribu4 ,l',allemagne1 dont ,l\is-le-,dbonnaire avoit fait un royaume p\r ,l\is-le-,g]manique1 son second fils1 cons]va plus long-temps ses lois1 que la p>tie de l',empire qui fut le p>tage de ,*>les-le-,*auve1 et pr\va plus t>d les rvolutions qui fir5t *ang] de nature aux bnfices4 ,les rois de ,g]manie#agi disposoi5t encore librem5t de leurs bi5faits1 lorsqu'en ,france1 les bnfices1 les comts et les du*s toi5t dj dev5us depuis long-temps le patrimo9e des familles qui les possdoi5t4 ,ce ne fut que qu& ,conrad ,,ii fit une expdition en ,italie1 dont il pacifia les tr\bles1 que les bnfices1 qui ne passoi5t po9t encore aux petits-fils de ceux qui en avoi5t t inve/is1 leur fur5t accords2 et c'e/ s\s le rgne de ,frdric ,i1 ou peu de temps avant1 qu'ils dev9r5t hrditaires4 ,l',allemagne toit borne au ,nord et l',ori5t p> des peuples b>b>es1 t\j\rs prts faire la gu]re1 et semblables ces anci5s ,g]ma9s qui se glorifioi5t de ne subsi/] que de pillage et de but91 et qui dtruisir5t l',empire ,roma94 ,les seigneurs ,allem&s s5tir5t la ncessit d'tre unis p\r leur rsi/]1 et l'union produit ou entreti5t l'ordre et la subord9ation4 ,si les ravages que les ,norm&s fir5t dans nos prov9ces1 lo9 d'y produire un effet si salutaire1 y ru9r5t les lois2 si les seigneurs ,allem&s se htr5t mo9s que les seigneurs ,franais d'affect] dans leurs doma9es une entire s\v]a9et1 il ne faut vraisemblablem5t l'attribu] qu'aux qualits p]sonnelles des pr9ces qui rgnr5t en ,france et en ,allemagne4 ,les uns rp&ir5t de si gr&s bi5faits p> foiblesse1 qu'ils en fur5t puiss et ne dur5t tr\v] que des +rats2 les autres mnagr5t avec plus de prud5ce leurs dons1 et l'esprance qui leur atta*oit des cratures1 les r5doit puissans4 ,t&is que les ,franais avoi5t p\r rois des ,*>les-le-,simple1 des ,l\is d',outrem]1 des ,l\is-le-,fa9ant1 ou des usurpateurs qui n'toi5t po9t av\s p> la nation1 et qui ne songeoi5t qu' leurs intrts p>ticuli]s1 ,conrad ,i fut plac sur le trne d',allemagne1 p> un pr9ce que les ,allem&s y avoi5t appel p> e/ime p\r sa v]tu1 et qui crut que son gr& ge le r5doit peu propre tre la tte de l',empire4 ,h5ri1 surnomm l',oiseleur#ahj1 lui succda1 et v5gea l',allemagne des affronts que lui avoi5t faits les ,hongrois et d'autres b>b>es4 ,o?on ,i1 p> des tal5s encore plus gr&s1 aff]mit l',empire1 et en se faisant cra9dre au-dehors1 se fit respect] au-d$ans4 ,les prov9ces dev9r5t le patrimo9e des magi/rats qui les rgissoi5t1 le g\v]nem5t fodal s'tablit1 et les droits et les devoirs respectifs des suz]a9s et des vassaux fur5t enf9 les mmes en ,allemagne qu'en ,france2 mais ces droits y fur5t respects1 et ces devoirs plus rgulirem5t obs]vs4 ,en pr\vant les plus gr&es rvolutions1 les ,allem&s qui avoi5t t plus l5ts dans leurs dm>*es1 cons]vr5t p> tradition un re/e des lois que ,*>lemagne leur avoit donnes4 ,il subsi/a une puissance publique au milieu des dsordres de l'an>*ie4 ,il se t9t encore des assembles gnrales de la nation2 et quoique ces dites1 t\j\rs irrgulires et s\v5t tumultueuses1 fuss5t incapables de donn] un seul intrt t\te l',allemagne1 de fix] d'une manire c]ta9e les droits et les devoirs de *aque ordre1 et d'arm] les lois de la =ce qui les fait respect]1 elles remdir5t cep5dant plusieurs maux1 et rprimr5t jusqu' un c]ta9 po9t l'activit de l'av>ice et de l'ambition4 ,les n\veauts dur5t s'accrdit] mo9s aism5t2 une usurpation devoit p>otre une usurpation aux yeux des ,allem&s assembls1 t&is qu'elle devoit s]vir de titre en ,france p\r en faire une n\velle4 ,les successeurs de ,*>les-le-,*auve n'avoi5t cons]v quelques foibles droits que sur leurs vassaux immdiats2 et le nombre de ces vassaux tant trs-born1 il ne devoit subsi/] aucune uni=mit dans les usages du royaume1 et p> consqu5t il toit plus facile de les viol]4 ,il n'en fut pas de mme en ,allemagne2 t\s les fiefs cons]vr5t leur immdiatet l'emp]eur1 et la dignit impriale en fut plus gnralem5t respecte4 ,leur galit en dignit contribua entret5ir une c]ta9e uni=mit dans les droits et les devoirs de la suz]a9et et du vasselage2 et des c\tumes trop v>ies et trop multiplies n'invitr5t po9t la tyrannie4 ,les seigneurs ,allem&s1 s\v5t assembls dans leurs dites1 connur5t mieux leurs intrts que les seigneurs ,franais4 ,p> la raison mme qu'un pr9ce toit puissant1 il eut plusieurs ennemis att5tifs l'exam9]1 et ligus p\r lui rsi/]4 ,malgr les divisions inte/9es du corps ,g]manique1 aucune puissance ne p\voit donc en pr(it] p\r pr5dre un c]ta9 asc5dant sur les autres1 et jett] les fondem5s du p\voir arbitraire1 s\s prtexte d'tablir un meilleur ordre et une paix durable4 ,leurs fiefs1 donns des soldats1 cons]vr5t leur premi] c>actre1 et ne passr5t po9t un sexe incapable de faire la gu]re2 a9si une maison ne p\voit po9t s'accrotre subitem5t p> ses alliances4 ,enf91 quoique les emp]eurs euss5t beauc\p plus d'autorit dans l',empire que les premi]s ,capti5s n'en avoi5t en ,france1 les ,allem&s n'eur5t ri5 cra9dre p\r la dignit et les prrogatives de leurs fiefs1 p>ce que la c\ronne impriale toit lective4 ,on voit ds-lors combi5 les intrts des emp]eurs et des rois de ,france toi5t diffr5s l'g>d de leur nation4 ,ces d]ni]s devoi5t augm5t] les prrogatives du trne1 qu'ils reg>doi5t comme leur propre bi54 ,ils devoi5t se s]vir1 a9si qu'ils ont fait1 de t\s les moy5s et de t\tes les circon/ances que leur f\rnissoi5t la =tune1 leur suz]a9et1 les divisions1 l'inconsidration1 la lgret et les autres vices des ,franais1 p\r lev] la puissance royale sur la ru9e des fiefs4 ,les emp]eurs avoi5t un intrt t\t contraire4 ,ils devoi5t tre plus atta*s la dignit de leurs t]res patrimoniales1 qu'aux prrogatives d'une c\ronne lective1 qu'ils n'toi5t jamais srs de plac] sur la tte de leurs fils1 et dont ils n'auroi5t t5du les droits qu'au prjudice de leur maison4 ,il y avoit donc en ,france une cause t\j\rs subsi/ante de la dcad5ce des seigneuries1 et un poids qui entranoit la nation malgr elle1 une vritable mon>*ie1 t&is qu'en ,allemagne t\t t5doit au contraire augm5t] et aff]mir la gr&eur des vassaux4 ,il y a quelquefois dans les tats des intrts dlis et ca*s qui ne se font s5tir qu'aux esprits acc\tums p5s] avec autant de pr(ondeur que de sagacit2 r>em5t ces intrts s]v5t de rgle un peuple p\r se conduire4 ,mais ceux dont je p>le1 toi5t des intrts fonds sur les passions les plus familires aux hommes2 et sans avoir la pe9e de rfl*ir1 on ne s'en c>te jamais4 ,on obx alors sans ef=t une espce d'in/9ct2 et plusieurs emp]eurs travaillr5t avec autant de so9 dgrad] la dignit impriale1 soit en v5dant1 soit en alinant ses droits et ses doma9es1 que les ,capti5s s'appliqur5t s'enri*ir des dp\illes de leurs vassaux4 ,les emp]eurs fur5t d'ailleurs occups d'affaires trop importantes au-dehors1 p\r qu'ils puss5t p5s] de suite aux intrts de leur maison1 et pr5dre les mesures ncessaires p\r l'aff]mir sur le trne4 ,o?on ,i1 plus ambitieux que son pre1 ne s'tant pas cont5t de la qualit de roi de ,g]manie1 passa en ,italie1 o il s'toit lev plusieurs tyrans qui ravageoi5t cette ri*e prov9ce et se disputoi5t l',empire4 ,il les s\mit1 et unit p\r t\j\rs la dignit impriale la c\ronne d',allemagne4 ,l'avantage de rgn] sur l',italie1 qui fut conte/ ses successeurs1 et qu'ils se fir5t un po9t d'honneur de cons]v]1 les obligea s\v5t de sortir d',allemagne p\r port] la gu]re en ,lomb>die4 ,ds que les divisions fune/es du sac]doce et de l',empire eur5t clat1 les emp]eurs1 mpriss si on les s\ponnoit d'ab&onn] p> timidit leurs intrts1 ou attaqus de t\tes p>ts p> les ennemis que leur suscitoi5t les excommunications des papes1 s'ils =moi5t des entreprises dignes d'eux1 toi5t t\j\rs *ancelans sur le trne4 ,au milieu des mmes prils1 les ,capti5s1 lo9 de song] dtruire la puissance de leurs vassaux1 n'auroi5t p5s qu' se s\t5ir en se conciliant leur amiti4 ,d'autres beso9s et d'autres circon/ances auroi5t donn un autre c\rs aux affaires4 ,qu'on ne soit donc pas tonn si ,philippe-le-,h>di toit dj un mon>que puissant1 et prt se voir le lgislateur de sa nation1 t&is que la c\ronne impriale1 avilie au contraire et dgrade1 toit (f]te inutilem5t p> les ,allem&s des pr9ces#aha qui n'osoi5t l'accept]4 ,ce fut p5dant le long int]rgne qui suivit la mort de ,frdric ,,ii1 que les seigneurs d',allemagne1 acc\tums aux tr\bles de leurs gu]res civiles1 aspirr5t une entire indp5dance1 et que leur g\v]nem5t fodal dev9t absolum5t p>eil celui des ,franais1 qu& ,hugues-,capet monta sur le trne4 ,le s]m5t des fiefs ne fut plus un li5 entre les diffr5tes p>ties de l'tat4 ,on ne v\lut plus reconnotre ni loi ni subord9ation2 l'an>*ie p]mettant t\t la =ce et la viol5ce1 il devoit s'tablir les c\tumes et les droits les plus biz>res et les plus mon/rueux4 ,rodolphe de ,hapsb\rg fut enf9 lev l',empire2 ,adolphe de ,nassau lui succda1 et eut p\r successeur ,h5ri ,,vii1 simple comte de ,lutzelb\rg4 ,des pr9ces si peu puissans p> eux-mmes1 lo9 d'aspir] g\v]n] avec la mme autorit que leurs prdcesseurs1 n'osoi5t pas mme rclam] en leur faveur les anci5nes lois4 ,on ne t9t plus de dite gnrale4 ,ces assembles se *angr5t en des conv5ticules de sditieux et de tyrans1 et l',allemagne fut d*ire dans *acune de ses prov9ces p> des p>tis1 des cabales1 des factions et des gu]res4 ,plus les maux de l',empire toi5t gr&s1 plus il toit vraisemblable qu'on n'iroit po9t en *]*] le remde dans ses anci5nes con/itutions1 ignores p\r la plup>t1 ou qui ne p\voi5t pas inspir] de la confiance4 ,l',allemagne devoit naturellem5t ne sortir de l'an>*ie qu'en tablissant son g\v]nem5t sur des pr9cipes t\t n\veaux2 c> telle e/ la manie t]nelle des hommes1 que plus ils sont fatigus de leur situation1 plus ils *]*5t des moy5s tran*ans et dcisifs p\r la *ang]2 le dsespoir porte alors les peuples au-del du b qu'ils doiv5t se propos]1 et produit ces rvolutions qui les ont s\v5t fait pass] de la lib]t la plus lic5cieuse la tyrannie la plus accablante1 et quelquefois du despotisme le plus dur la lib]t la plus inquite et la plus jal\se de ses droits4 ,a =ce d'pr\v] des malheurs1 l',empire s5tit enf9 la ncessit de l'ordre et de la subord9ation2 et qu& ,*>les ,,iv publia dans une dite la clbre con/itution connue s\s le nom de bulle d'or1 et comm5a a9si dbr\ill] le *aos ,g]manique1 les seigneurs ,allem&s se comportr5t avec une intellig5ce que n'annonoit po9t la b>b>ie de leurs c\tumes1 soit que l'galit de leurs =ces leur donnt le gt de l'galit politique1 soit que n'tant po9t di/ribus1 comme en ,france1 en diffr5tes classes de seigneurs subordonns les uns aux autres1 leur jal\sie ne les portt pas se ru9] mutuellem5t2 ils ne travaillr5t ni augm5t] ni dtruire les droits et les devoirs de la suz]a9et et du vasselage2 ils ne fur5t occups qu' les rgl]4 ,p\r prv5ir les dsordres qui p>oiss5t 9vitables dans la con/itution fodale1 ils eur5t la sagesse de di/+u] la lib]t de l'an>*ie1 qu'il n'toit alors que trop commun de confondre2 et p\r n'avoir po9t un matre1 ils cons5tir5t d'obir des lois4 ,les dites de l',empire recomm5cr5t1 les privilges de *aque seigneur en p>ticuli] fur5t s\s la protection du corps enti] de la nation4 ,un g\v]nem5t qui n'avoit jamais eu en ,france que des c\tumes inc]ta9es et flottantes1 acquit en ,allemagne une c]ta9e solidit2 il fut en tat de p\rvoir ses beso9s1 de faire1 selon les circon/ances1 des rglem5s avantageux1 et d'tablir une sorte d'quilibre entre l'emp]eur et ses vassaux4 ,il e/ vrai que les lois de l'empire toi5t incapables d'y entret5ir une paix solide2 mais elles suffisoi5t p\r cons]v] aux fiefs t\te leur dignit4 ,tant s'en faut que le corps ,g]manique craignt1 aprs cette premire r=me1 d'tre opprim p> les emp]eurs1 que ces pr9ces dont les prdcesseurs avoi5t alin ou v5du t\s les droits et t\s les doma9es de l',empire1 n'toi5t pas mme en tat de s\t5ir leur dignit1 s'ils ne possdoi5t de leur *ef quelque ri*e prov9ce4 ,il falloit ncessairem5t que les dites cons5tiss5t pay] des contributions l'emp]eur1 ou n'levass5t sur le trne qu'un pr9ce assez puissant p\r se pass] de leurs sec\rs4 ,telle toit la situation de l',allemagne la mort de ,maximili5 ,i4 ,les lecteurs sans d\te consultr5t plus leur av>ice que les intrts de leur puissance1 qu& ils lui donnr5t p\r successeur ,*>les-,qu9t1 dont les =ces r$\tables l',europe entire1 toi5t capables de rompre cet quilibre de p\voir qui faisoit la sret de l',empire4 ,il e/ vrai qu'on fit jur] ce pr9ce une capitulation qui donnoit des bornes c]ta9es la prrogative impriale1 et fixoit les droits des membres de l',empire4 ,mais qu'en faut-il conclure8 ,que l'av>ice des lecteurs ne les aveugla pas entirem5t sur le pril auquel ils s'exposoi5t1 et qu'ils fur5t assez imprud5s p\r espr] que des s]m5s et un trait s]oi5t une b>rire suffisante contre l'ambition1 la =ce et les ri*esses de la maison d',autri*e4 ,l',empire1 quoique t\j\rs lectif quant au droit1 dev9t hrditaire quant au fait2 et c'toit dj un gr& mal p\r la lib]t des vassaux de l',empire1 que les ,allem&s s'acc\tumass5t voir con/amm5t la dignit impriale dans une mme maison4 ,si l',europe eut encore t dans la mme situation o elle toit deux ou trois sicles aup>avant2 si *aque peuple eut encore t trop occup de ses dsordres dome/iques p\r pr5dre "p aux affaires de ses vois9s2 si l'esprit d'ambition et de conqute n'eut dj comm5c li] p> des ngociations et des ligues les pr9cipales puissances1 ou les r5dre ennemies en leur donnant des intrts opposs2 sans d\te que les vassaux des emp]eurs ,autri*i5s auroi5t eu le mme sort que ceux des rois de ,france4 ,ils ne cons]vr5t les droits et les privilges de leurs fiefs que p>ce que ,*>les-,qu9t s'toit trac un mauvais plan d'agr&issem5t4 ,ce pr9ce1 trop ambitieux1 n'eut g>d ni sa situation ni celle de ses vois9s4 ,v\lant ass]vir la fois l',empire et l',europe1 il succomba s\s la gr&eur de son projet4 ,son inquitude av]tit les trang]s de sec\rir l',allemagne1 et =a l',allemagne *]*] des allis et des protecteurs *ez ses vois9s4 ,s'il eut eu l'adresse d'affect] de la modration et de la ju/ice1 d'bl\ir l',empire p> un zle affect p\r le bi5 public1 d'en corrompre les pr9ces p> des promesses et des bi5faits1 de les a*et] avec l'or que lui donnoi5t les ,indes1 et de les prp>] a9si avec l5teur la s]vitude2 s'il eut flatt l'orgueil des ,allem&s p\r se s]vir de leurs =ces contre les trang]s1 peut-tre qu'en r5trant victorieux en ,allemagne1 il auroit pu sans dang] y p>l] en matre4 ,il auroit du mo9s mis ses successeurs en tat d'acqurir peu peu assez d'autorit dans l',empire1 p\r sub/itu] une vritable mon>*ie son g\v]nem5t fodal4 ,f]d9& ,i et ses desc5dans ne fur5t pas assez habiles p\r corrig] le plan dfectueux de politique que ,*>les-,qu9t leur avoit laiss2 et t\s les ef=ts de la maison d',autri*e p\r subjugu] l',empire1 n'ont s]vi qu' allum] des gu]res cruelles1 et faire pr5dre au g\v]nem5t la =me la plus favorable la dignit des diffr5tes puissances qui compos5t le corps ,g]manique4 ,a =ce de born] les droits des emp]eurs1 on en e/ v5u reg>d] l',empire comme leur suprieur4 ,le pr9ce toit autrefois considr comme la s\rce et l'orig9e de t\s les fiefs1 qui toi5t c5ss autant de portions dta*es de son doma9e3 auj\rd'hui il donne l'inve/iture de ces mmes fiefs1 mais ce n'e/ plus en qualit de donateur1 c'e/ comme dlgu de l',empire1 qui ils app>ti5n5t4 ,le g\v]nem5t fodal d',allemagne a pris la =me la plus sage dont il toit susceptible4 ,si on juge de sa con/itution relativem5t l'objet que les hommes doiv5t se propos] en se runissant p> les li5s de la socit2 si cet objet e/ d'unir t\tes les p>ties de la socit p\r les faire conc\rir de conc]t la cons]vation de la paix1 de l'ordre1 de la lib]t1 de la subord9ation et des lois2 sans d\te qu'on rem>qu]a des vices normes dans le g\v]nem5t ,g]manique4 ,mais si on reg>de t\s les membres de l',empire comme des puissances simplem5t allies les unes des autres p> des traits1 et unies p> des ngociations cont9uelles dans une espce de congrs t\j\rs subsi/ant1 on v]ra que des puissances libres et indp5dantes ne p\voi5t pas pr5dre des mesures plus sages p\r entret5ir la paix entre elles1 et prv5ir leur ru9e4 ,f9 du livre quatrime4 ,,obs]vations ,,sur ,l',,hi/oire ,,de ,,france4 ,,livre ,,c9qui,,me4 ,,*apitre ,,premi]4 ,situation de la ,france l'avnem5t de ,philippe de ,valois au trne4--tat dans lequel ce pr9ce laissa le royaume sa mort4 ,a l'exception de l',aquita9e1 de la ,b\rgogne1 de la ,fl&re et de la ,bretagne1 dont les seigneurs j\issoi5t encore des prrogatives des fiefs1 et ne reconnoissoi5t dans le roi qu'un suz]a9 et non pas un mon>que1 on a vu que qu& ,philippe de ,valois monta sur le trne1 t\s les appuis du g\v]nem5t fodal toi5t dtruits dans les autres prov9ces du royaume4 ,si la foi donne et reue n'y toit plus le seul li5 qui unit foiblem5t les membres de l'tat2 si les vassaux1 dev5us sujets1 avoi5t vu *ang] la nature de leurs devoirs2 si1 en un mot1 la plus gr&e p>tie de la nation reconnoissoit dans le roi son suprme lgislateur1 elle toit cep5dant bi5 loigne du po9t o la politique lui ordonnoit d'aspir]2 je ne dis pas p\r gt] un bonheur durable1 mais p\r j\ir de quelque repos p> le sec\rs et s\s la protection des lois4 ,les murs1 les prjugs et le c>actre national que l'anci5 g\v]nem5t avoit fait natre1 subsi/oi5t encore dans les prov9ces o les pr9cipes de l'an>*ie fodale ne subsi/oi5t plus4 ,telle e/ la =ce de l'habitude1 qu'elle n\s atta*e malgr n\s aux c\tumes mmes dont n\s n\s plaignons4 ,les ,franais1 qui avoi5t vu anantir successivem5t ces droits biz>res et ins5ss dont j'ai p>l1 avoi5t de la pe9e se pli] un n\veau g\v]nem5t que l'inconsidration1 la lgret et l'ignorance de leurs pres avoi5t r5du ncessaire4 ,soit que le pr9ce lui-mme ne ft pas encore famili>is avec sa n\velle puissance1 ou qu'il n'ost (f5s] la rudesse indocile des murs publiques1 il p>oissoit plus atta* l'anci5ne politique d'un suz]a9 qu' celle qu'exigeoit sa n\velle qualit de lgislateur4 ,en p>lant vaguem5t de la ncessit de l'obissance1 sans avoir aucune ide raisonnable sur la nature1 l'objet et la f9 des lois1 la nation ne savoit pas obir un mon>que qui ne savoit pas comm&]3 on avoit dtruit l'anci5 g\v]nem5t1 et p\r aff]mir le n\veau1 il re/oit dtruire le gnie que les fiefs avoi5t donn4 ,s4 ,l\is s'toit fait1 il e/ vrai1 une ide assez ju/e de la puissance lgislative2 il croyoit qu'elle devoit au mo9s tre aussi utile aux citoy5s s\mis aux lois qu'au lgislateur mme2 la plup>t de ses tablissem5s p>oiss5t m>qus ce c>actre1 et c'e/ sans d\te ce qui leur donna beauc\p de crdit2 mais ses successeurs ne p5sr5t pas avec la mme sagesse4 ,faute de gnie ou d'am\r p\r le bi5 public1 ils n'embrassr5t po9t dans leurs vues le corps enti] de la nation1 et ne vir5t qu'eux dans l'tat4 ,ils imag9r5t que le p\voir de faire des lois consi/oit donn] leur fantaisie des *>tes ou des ordres p>ticuli]s4 ,leurs sujets ne voyant ri5 de fixe dans la lgislation1 ni ri5 qui contribut s5siblem5t leur bonheur1 s5tir5t seulem5t qu'on t5toit de les ass]vir1 et devoi5t tre cont9uellem5t eff>\*s4 ,les ,franais1 qui ne retiroi5t presque aucun avantage d'avoir enf9 p>mi eux une puissance lgislative1 se roidir5t contre les vnem5s qui1 si je puis p>l] a9si1 les p\ssoi5t malgr eux la mon>*ie2 ils regrettoi5t les droits qu'ils avoi5t p]dus1 esproi5t de les rec\vr]1 et ne devoi5t pas ab&onn] avec docilit ceux qu'ils possdoi5t encore4 ,quelque artificieuse qu'et t la politique de ,philippe-le-,bel1 il n'avoit pu ca*] son av>ice et son ambition4 ,dans le mom5t qu'il prp>oit ou consommoit ses fraudes1 ses sujets ne s'en ap]cevoi5t pas2 mais ils voyoi5t enf9 qu'ils avoi5t t tromps4 ,une dfiance gnrale s'emp>a des esprits1 et les intrts du pr9ce et de la nation1 qui auroi5t d comm5c] se confondre1 re/r5t sp>s4 ,ses fils1 mo9s adroits et aussi entrepr5ans que lui1 suivir5t son exemple1 et les ,franais1 ne voyant dans le lgislateur qu'un matre cont9uellem5t occup de sa =tune p>ticulire1 cont9ur5t pr\v]1 dans une mon>*ie inc]ta9e et l5te se =m]1 la plup>t des dsordres de l'anci5 g\v]nem5t fodal qui ne subsi/oit plus4 ,si ces pr9ces1 en assemblant les tats-gnraux1 n'euss5t travaill qu' rappro*] et unir les diffr5s ordres de citoy5s1 au lieu de les divis] p> des ha9es2 s'ils euss5t t assez v]tueux p\r ne song] aux avantages de leur c\ronne qu'en ne s'occupant que de l'intrt public2 si du mo9s leurs passions plus habiles avoi5t eu la sagesse d'emprunt] le masque de quelques v]tus3 sans d\te que les murs des ,franois auroi5t promptem5t *ang1 et qu' l'avnem5t de ,philippe-de-,valois au trne1 ils auroi5t dj acquis assez de lumires p\r entrevoir la f9 qu'ils devoi5t se propos]1 et les moy5s d'y p>v5ir4 ,le cl]g1 la noblesse et le peuple1 in/ruits p> la gnrosit du pr9ce1 auroi5t bi5tt appris se faire des sacrifices rciproques3 *aque ordre auroit compris que1 p\r ne pas se pla9dre des autres1 il falloit ne leur pas donn] de ju/es sujets de pla9te4 ,le cl]g auroit vu sans inquitude la dcad5ce d'une#ahb autorit qui lui toit fune/e1 puisqu'elle toit dang]euse p\r l'tat dont il faisoit p>tie4 ,les seigneurs1 en pr5ant des s5tim5s de citoy5s1 auroi5t oubli peu peu les anci5nes prrogatives de leurs t]res2 et la connoissance d'un n\veau bi5 auroit tempr leur orgueil1 leur av>ice et leur ambition4 ,le ti]s tat1 dlivr de ses oppresseurs1 auroit reconnu sans rpugnance leur dignit1 il se s]oit affectionn l'tat qu'il auroit fait fleurir4 ,le roi enf91 r5onant aux droits biz>res et tyranniques de sa s\v]a9et1 auroit comm5c j\ir sans ef=t des droits quitables et plus t5dus de sa royaut4 ,les ,franais ayant enf9 une patrie1 auroi5t appris la m?ode de procd] dans la r=me du g\v]nem5t3 des rglem5s d'abord grossi]s en auroi5t prp> de plus sages2 la nation1 in/ruite p> son expri5ce j\rnalire1 se s]oit leve jusqu' connotre les rapports secrets et dlis p> lesquels le bonheur p>ticuli] de *aque citoy5 e/ uni au bonheur gnral de la socit1 et t\s les ressorts de l'tat auroi5t t5du ensemble la mme f94 ,a la place de ces *>tes1 de ces ordonnances1 t\r t\r dictes p> le caprice1 l'ambition1 l'av>ice ou la cra9te1 et qui entret5oi5t et augm5toi5t p>-t\t le tr\ble et la confusion1 nos pres auroi5t eu des loix gnrales et imp>tiales1 auxquelles ils auroi5t donn la =ce1 la maje/ et la /abilit qui leur sont ncessaires3 des murs portes une lic5ce extrme n'auroi5t plus t en contradiction avec un g\v]nem5t qui exigeoit la plus gr&e docilit1 et1 en conciliant la puissance du pr9ce et la lib]t des sujets1 on et t>i la s\rce des rvolutions dont la ,france toit encore m5ace4 ,l'ignorance la plus b>b>e sembla prsid] dans les tats-gnraux que convoqur5t les fils de ,philippe-le-,bel4 ,t&is que les trois ordres1 sans objet fixe1 sans vue suivie1 sans rgle con/ante1 flottoi5t au gr des vnem5s et de leurs passions1 le pr9ce1 qui n'toit pas plus clair qu'eux1 ne travailloit qu' divis] des =ces dont il craignoit la runion1 et ne savoit pas ensuite pr(it] de la division qu'il avoit fom5te3 il croyoit aff]mir une mon>*ie naissante1 en cont9uant d'employ] la mme politique et les mmes fraudes dont ses prdcesseurs s'toi5t s]vis p\r tromp] leurs vassaux et ru9] les prrogatives de leurs fiefs4 ,de-l ce mlange biz>re de despotisme1 de foiblesse et de dm>*es contraires1 qui1 t\r t\r favorable l'indocilit des sujets et aux prt5tions de la c\ronne1 laissoit inc]ta9 le sort du royaume4 ,en effet1 des pr9ces jal\x de leur autorit1 et qui n'aspiroi5t qu' dtruire l'indp5dance fodale1 croi5t cep5dant de n\veaux pairs p\r j\ir#ahc dans leurs t]res des mmes prrogatives qu'ils r$\toi5t dans le duc de ,b\rgogne1 le duc d',aquita9e1 et le comte de ,fl&re2 ils n'toi5t occups qu' faire de n\velles acquisitions1 p>ce qu'ils s5toi5t que les progrs de leur autorit dp5doi5t des ri*esses avec lesquelles ils p\voi5t a*et] des cratures et des soldats2 et ils ab&onnoi5t de ri*es apanages leurs enfans1 sans prvoir que la c\ronne1 appauvrie p> cet ab&on cont9uel de ses doma9es1 s]oit bi5tt dgrade3 ils n'imag9oi5t pas mme d'tablir une sorte de sub/itution1 p\r emp*] que ces apanages ne passass5t dans des maisons trangres et peut-tre ennemies4#ahd ,les progrs que la puissance royale avoit faits1 prp>oi5t ceux qu'elle v\loit faire2 et cep5dant il semble quelquefois que les prrogatives qu'on lui a donnes1 ne sont encore que des prt5tions *imriques4 ,le mme pr9ce qui ne d\te po9t qu'on ne doive obir religieusem5t ses ordres1 et qui1 dans quelques occasions1 a agi en mon>que absolu1 s]oit encore rduit promettre de rtablir les c\tumes pratiques s\s le rgne de ,/4 ,l\is3 il r5\velle les *>tes accordes#ahe dans la plus gr&e an>*ie des fiefs1 et qui1 en autorisant les seigneurs faire la gu]re au roi mme1 auroi5t fait revivre l'indp5dance fodale1 si elle avoit pu subsi/]4 ,on voit la fois dans la nation un lgislateur qui prt5d que t\t e/ s\mis ses ordres1 des seigneurs qui n'avoi5t pas r5onc leurs gu]res prives1 et l'ordre public si foible1 si inc]ta91 ou plutt si inconnu1 que les ,valois fur5t obligs de donn] des lettres de sauveg>de1 et des g>di5s p>ticuli]s aux glises1 aux mona/res et aux communauts p\r les df5dre ma9 arme1 et les protg] contre leurs ennemis4 ,qu& ,philippe-le-,bel avoit fait une loi p\r dispos] de la rg5ce de ses tats1 dans le cas qu'il m\rt avant que son successeur et atte9t l'ge de majorit1 il avoit cru ncessaire d'en faire g>antir l'excution#ahf p> les seigneurs les plus considrables1 preuve c]ta9e qu'il toit peu p]suad lui-mme du respect d son p\voir2 et les ,valois eur5t encore rec\rs la mme m?ode p\r donn] quelque poids leurs ordonnances et leurs engagem5s3 leurs sujets1 qui signoi5t leurs traits comme g>ans1 toi5t autoriss pr5dre les armes contre eux1 ou du mo9s ne leur donn] aucun sec\rs s'ils en violoi5t quelque article3 et quel nom peut-on donn] une adm9i/ration qui suppose que t\t e/ inc]ta9 et prcaire8 ,en lisant l'hi/oire de ,france s\s ces rgnes malheureux1 on croiroit lire la fois l'hi/oire de deux peuples diffr5s2 c'e/ un assemblage mon/rueux de prt5tions1 de c\tumes et de droits opposs1 qui s'teign5t1 qui r5aiss5t1 qui se succd5t t\r t\r1 et qui1 p>oissant devoir s'exclure mutuellem5t1 subsi/5t quelquefois en mme temps4 ,p5dant que ,*>les ,v rgnoit avec un empire absolu1 les seigneurs affectoi5t encore une sorte de s\v]a9et dans leurs t]res1 et les anci5s prjugs des fiefs osoi5t se montr] avec assez d'audace1 p\r que le p>lem5t crt ncessaire de r5dre un arrt#ahg qui assurt ce pr9ce des prrogatives qu'on n'avoit presque pas conte/es ,philippe-le-,h>di4 ,la cause pr9cipale de ces contradictions1 c'e/ que les prdcesseurs de ,philippe-de-,valois1 en t5dant leurs droits et leurs prt5tions1 n'avoi5t pas apport les mmes so9s multipli] leurs ri*esses et g\v]n] leurs f9ances4 ,ils avoi5t t obligs de laiss] leurs doma9es en proie leurs m9i/res et leurs (fici]s1 qui les auroi5t mal s]vis tablir la mon>*ie sur les ru9es des fiefs1 si leur zle n'avoit pas fait leur =tune4 ,plus va9s d'ailleurs qu'ambitieux1 ils s'toi5t livrs au luxe1 et avant que d'avoir aff]mi leur puissance1 leur pauvret les avoit =cs de faire des extorsions secrtes1 ou de rec\rir la libralit de leurs sujets2 mais quelques prrogatives qu'ils euss5t acquises1 on ne s'toit po9t acc\tum les reg>d] comme les juges des beso9s de l'tat1 et les arbitres des impositions ncessaires p\r y subv5ir4 ,plus ,philippe-le-,bel et ses fils mir5t d'art tromp] la nation sur cet objet important1 plus elle fut att5tive de son ct ne laiss] lev] aucun impt1 sans que le g\v]nem5t et trait avec elle4 ,si ses fran*ises cet g>d toi5t violes1 ses murmures1 ou plutt ses m5aces1 contraignoi5t le pr9ce les rtablir2 et l'autorit royale1 branle p> diffr5tes sec\sses1 toit mo9s respecte1 ou p]doit mme quelques-uns des droits auxquels les esprits comm5oi5t s'acc\tum]4 ,la nation avoit so9 de /ipul] que t\s ses dons toi5t gratuits1 et en aj\tant que le roi ne p\rroit en infr] aucune#ahh prt5tion p\r l'av5ir1 elle se r5doit t\j\rs ncessaire au g\v]nem5t1 et emp*oit que le p\voir arbitraire ne s'aff]mt4 ,si ,philippe de ,valois et ses fils1 possesseurs paisibles du royaume1 n'avoi5t t exposs aucun dang] extraord9aire de la "p des rois d',anglet]re1 ils ne se s]oi5t po9t vus dans la ncessit de lass] la pati5ce de leurs sujets p> des dem&es de subsides trop =tes et trop s\v5t rptes2 n'tant po9t dgrads p> leurs beso9s1 peut-tre s]oi5t-ils p>v5us1 =ce d'art1 tablir arbitrairem5t quelques mdiocres impts1 qui n'auroi5t excit que de lgres pla9tes2 en ttant cont9uellem5t les dispositions de leurs sujets1 en avanant propos1 en reculant avec prud5ce1 un abus lg] se s]oit ins5siblem5t conv]ti en droit inconte/able3 t\te l'hi/oire de ,france e/ une preuve c]ta9e de cette vrit4 ,si ,philippe de ,valois et mnag l'av>ice de ses sujets1 il et laiss son successeur le droit de suivre son exemple avec mo9s de ret5ue2 et qu& le pr9ce auroit enf9 obt5u peu peu la prrogative importante de dcid] son gr des impositions1 il lui auroit t facile de diss\dre1 p\r a9si dire1 la nation1 en ne convoquant plus les tats-gnraux2 bi5tt il auroit g\v]n avec un empire absolu1 et ces murs1 ces prjugs1 ce c>actre que les fiefs avoi5t donns1 et qui sembloi5t t5ir la nation en quilibre entre la mon>*ie et le g\v]nem5t libre1 en l'exposant des agitations viol5tes1 auroi5t eu le mme sort que les c\tumes qui les avoi5t fait natre4 ,mais il s'en falloit bi5 que les circon/ances o ,philippe-de-,valois se tr\va1 lui p]miss5t de n'tre po9t *>ge ses sujets4 ,aprs l'exclusion des filles de ,l\is ,hut9 et de ,philippe-le-,long au trne1 le sort de la pr9cesse1 dont la veuve de ,*>les-le-,bel acc\*a1 p>oissoit dcid2 et quoique ,philippe-de-,valois1 la faveur de deux exemples qui tablissoi5t la succession telle#ahi qu'elle e/ auj\rd'hui1 et fait sans pe9e reconnotre ses droits1 ,ed\>d ,,iii1 un des rois les plus clbres qu'ait eu l',anglet]re1 rev5diqua la ,france comme son hritage4 ,il toit fils d'une fille de ,philippe-le-,bel1 et en conv5ant que les pr9cesses ne p\voi5t succd] la c\ronne1 il prt5doit qu'elles toi5t dpositaires d'un droit dont il ne leur toit pas p]mis de j\ir1 et qu'elles le transmettoi5t leurs enfans mles4 ,on rpondoit cette subtilit2 mais l'ambition des rois se s\met-elle des rgles1 et l',europe1 depuis long-temps1 n'toit-elle pas acc\tume voir les lois obir la =ce8 ,les ho/ilits comm5cr5t donc1 et la =tune favorisa ,ed\>d1 ou plutt la victoire se rangea s\s les drapeaux d'un pr9ce aussi habile dans la politique de son sicle que gr& capita9e1 et qui son ennemi n'opposoit qu'un c\rage aveugle et tmraire4 ,philippe fut battu ,crcy1 et la p]te de ,calais ouvrit aux ,anglais les prov9ces les plus importantes du royaume4 ,ces succs1 dont nos hi/ori5s ne p>l5t qu'avec une sorte de t]reur1 p>oiss5t dcisifs1 qu& on ne fait att5tion qu'aux dsordres du g\v]nem5t de ,france2 mais on juge sans pe9e qu'ils n'annonoi5t po9t la ru9e entire de ,philippe-de-,valois et de sa nation1 ni la f9 de la qu]elle allume entre les ,franais et les ,anglais3 ds qu'on se rappelle la manire dont on faisoit alors la gu]re1 et que le g\v]nem5t d',anglet]re1 quoique mo9s vicieux que le ntre1 avoit cep5dant de trs-gr&s vices4 ,le va9queur1 en effet puis1 p> sa propre victoire1 ne fut pas en tat de pr(it] de ses avantages2 mais il n'en conut pas des esprances mo9s ambitieuses3 le va9cu1 de son ct1 espra de rp>] ses p]tes et de se v5g]2 et on ne fit qu'une trve1 qui1 n'(frant qu'une fausse image de la paix1 devoit p]ptu] les maux de la gu]re1 et =oit ,philippe fatigu]1 ou du mo9s pr\v] p5dant long-temps la pati5ce et l'av>ice de ses sujets4 ,ce pr9ce cep5dant1 plus ha que cra9t1 avoit alin1 p> la duret de son g\v]nem5t1 des esprits qu'il auroit t d'autant plus ncessaire de ne pas indispos]1 que son ennemi avoit le tal5t de gagn] les curs4 ,ed\>d1 en entrant en ,france1 avoit publi une espce#aij de manife/e1 p> lequel il promettoit aux ,franais de les rtablir dans la j\issance de leurs anci5s privilges1 et les invitoit rec\vr] les droits dont leurs pres avoi5t j\i3 on ne se fia pas sans d\te aux promesses d'un pr9ce dont les ,anglais r$\toi5t l'ambition1 et plus puissant dans ses tats que ,philippe ne l'toit dans les si5s2 mais cette dm>*e n'toit que trop propre donn] une n\velle =ce aux murs et aux prjugs des fiefs4 ,t\s les ordres de l'tat1 galem5t opprims1 ne pur5t s'emp*] de voir et de regrett] ce qu'ils avoi5t p]du4 ,le s\v5ir du pass produisit une sorte d'inquitude sur l'av5ir2 on se plaignit1 on murmura1 et on fut plus indign aprs la bataille de ,crcy des *angem5s que ,philippe fit dans les monnoies1 et des n\veaux impts#aia qu'il tablit sans le cons5tem5t des tats1 qu'on ne l'avoit t de la manire inju/e et despotique dont il avoit fait conduire au supplice ,olivi] de ,clisson et plusieurs g5til%ommes ,bretons et ,norm&s4 ,quelques seigneurs embrassr5t les intrts d',ed\>d1 et se lir5t lui ouv]tem5t ou en secret2 les autres vir5t sans *agr9 les malheurs de l'tat1 dont la situation annonoit quelque gr& dsa/re4 ,la nation entire1 qui peut-tre n'auroit pas pay sans murmur] des victoires et des succs1 devoit tr\v] dur de s'puis] p\r n\rrir le fa/e de la c\r1 satisfaire l'av>ice de quelques m9i/res insatiables1 et n'a*et] la gu]re que des affronts4 ,c'e/ la mauvaise adm9i/ration des f9ances1 qui1 dans t\s les temps1 et *ez t\s les peuples1 a caus plus de tr\bles et de rvolutions que t\s les autres abus du g\v]nem5t4 ,le citoy5 e/ s\v5t la dupe du respect auquel il e/ acc\tum p\r ses magi/rats1 et des entreprises que mdite leur ambition3 il aime le repos1 prsume le bi51 et ne *]*e qu' se faire illusion lui-mme4 ,p\r tre al>m1 qu& on att5te sa lib]t1 il faudroit qu'il ft capable de rfl*ir1 de raisonn] et de cra9dre p\r l'av5ir4 ,il faudroit qu'il vt les rapports de t\tes les p>ties de la socit entre elles1 l'appui mutuel qu'elles se prt5t1 et sans lequel le bon ordre n'e/ qu'un va9 nom p\r ca*] une oppression relle4 ,on bl\it le peuple sans beauc\p d'adresse1 on le dgte de ce qu'il possde en lui faisant de va9es promesses2 on ru9e un de ses droits s\s prtexte de dtruire un abus ou de faire un n\veau bi51 et il ne manque presque jamais d'all] au-devant des f]s qu'on lui prp>e2 mais qu& il plie s\s le poids des impts1 ri5 ne peut lui faire illusion4 ,qu& on veut l'assujettir une taxe n\velle1 son av>ice1 qui n'e/ jamais di/raite1 comm5ce t\j\rs p> s'al>m]1 et lui pe9t le mal plus gr& qu'il ne l'e/ en effet4 ,on ne s5t po9t la ncessit des tributs qui sont dem&s1 ou l'on fait un tort au g\v]nem5t de cette ncessit2 et si les esprits ne sont pas accabls p> la cra9te1 les citoy5s doiv5t se port] la viol5ce p\r se faire ju/ice4 ,si le rgne de ,philippe-de-,valois et dur plus long-temps1 il e/ vraisemblable que les beso9s immodrs de l'tat1 ou plutt du pr9ce et de ses m9i/res1 auroi5t excit un s\lvem5t gnral dans la nation4 ,peut-tre que le peuple auroit rec\ru la protection de la noblesse contre le roi1 comme il avoit eu autrefois rec\rs au roi p\r se dlivr] de la tyrannie des seigneurs4 ,quelles n'auroi5t pas t les suites d'une p>eille dm>*e1 dans un temps o le pr9ce ne savoit pas encore se s]vir de sa puissance lgislative p\r =m] un g\v]nem5t quitable1 et mrit] la confiance de ses sujets2 que le s\v5ir de l'anci5ne dignit des fiefs n'toit pas effac2 et que t\s les ordres de l'tat1 assez malheureux p\r s\hait] la fois un *angem5t1 sembloi5t ne consult] que leurs passions8 ,le rgne de ,philippe-de-,valois n'e/ pas l'poque d'une rvolution1 mais il la prp>e et la r5d ncessaire4 ,en effet1 il toit impossible que le royaume1 engag dans une gu]re bi5 plus difficile t]m9] que celles qu'il avoit eues jusqu'alors1 t\j\rs accabl de beso9s pressans1 et t\j\rs dans l'impuissance d'y subv5ir1 respectt un g\v]nem5t qui t5oit un milieu quivoque entre la mon>*ie et la police b>b>e des fiefs1 et dont l'adm9i/ration inc]ta9e ne f\rnissoit aucune ress\rce efficace contre les malheurs qu'elle produisoit4 ,,*apitre ,,ii4 ,rgne du roi ,jean4--,des tats t5us en #acee4--;,ils essai5t de donn] une n\velle =me au g\v]nem5t4--,exam5 de leur conduite2 p\rquoi ils *\5t dans leur entreprise4 ,telle toit la malheureuse situation de la ,france lorsque ,philippe m\rut1 et laissa p\r successeur un pr9ce n sans tal5s1 et qui n'avoit que du c\rage4 ,jean1 que la duret de son c>actre portoit t\t opprim]1 fut d'abord intimid p> les murmures de la nation et le mcont5tem5t qui clatoit de t\tes p>ts4 ,il n'avoit pas oubli que dans des temps mo9s difficiles1 et o le g\v]nem5t n'toit po9t encore dcri p> les disgraces qu'il pr\va depuis de la "p des ,anglais1 son pre n'avoit pas t5t impunm5t de lev] des impts sans consult] les tats et obt5ir leur cons5tem5t4 ,il s'toit fait des associations dans presque t\tes les prov9ces p\r s'oppos] cette entreprise2 la noblesse ne s'toit prte aucun tempram5t1 et t\s les ordres de l'tat se rappeloi5t avec complaisance que ,philippe1 effray de l'espce de rvolte qu'il avoit excite1 n'en avoit prv5u les suites dang]euses qu'en conv5ant dans les tats de #acci1 qu'il ne p\voit tablir des impts ni lev] des subsides sans l'aveu de la nation4 ,p\r ne pas s'expos] au mme dang]1 le roi ,jean convoqua les tats-gnraux du royaume1 et ils s'ouvrir5t ,p>is dans le mois de fvri]#aib de l'an #acej4 ,sans d\te que cette assemble ne se comporta pas avec la docilit que les m9i/res en att5doi5t1 ou qu'elle fit mme des pla9tes capables d'inquit] le pr9ce1 puisqu'il ne convoqua plus d'tats-gnraux1 c'e/--dire1 d'assemble o se tr\voi5t les reprs5tans de t\tes les prov9ces sept5trionales et mridionales4 ,malgr le beso9 extrme qu'il avoit d'arg5t1 il eut rec\rs p5dant c9q ans la voie l5te de trait] en p>ticuli] avec *aque bailliage et *aque ville p\r en obt5ir quelque subside4 ,il y a mme app>5ce que ces ngociations ne lui russir5t pas2 c> il abusa1 de la manire la plus trange1 du droit qui ne lui toit pas conte/ de *ang] et d'altr] les monnoies4 ,dans le c\rs des quatre annes suivantes1 on vit le m>c d'arg5t valoir successivem5t #ad liv41 #e liv4 #f s\s1 #ac liv4 #ae s\s1 retomb] #d liv4 #ad s\s1 remont] ensuite #ab liv41 et v5ir enf9 jusqu' #ah liv4 ,cep5dant la trve avec les ,anglais toit prte expir]1 et les prp>atifs d',ed\>d p\r la gu]re ne p]mettoi5t pas de t5t] de n\velles ngociations et d'espr] les prolongations de la paix4 ,il falloit des fonds considrables p\r assembl] avec dilig5ce une arme1 et ,jean fut contra9t p> la ncessit convoqu] en #acee les tats-gnraux de la ,langu$oyl ,p>is1 t&is qu'on assembloit au-del de la ,loire ceux de la ,langu$oc4 ,on avoit vu m\rir sur un *afaud le comte de ,gu9es et quelques autres seigneurs1 et on les jugea innoc5s1 p>ce qu'ils avoi5t t condamns sans tre jugs4 ,le roi de ,nav>re lui-mme1 dont on ne connoissoit pas alors la m*ancet et les vices1 toit r5f]m dans une prison sans avoir subi aucun jugem5t3 de p>eilles viol5ces1 commises au comm5cem5t du rgne de ,philippe-de-,valois1 avoi5t plutt excit de la surprise que de l'indignation2 rptes p> son fils1 elles r5dir5t le g\v]nem5t odieux4 ,*acun craignit p\r soi le mme sort1 et la cra9te dans des hommes tels qu'toi5t alors les seigneurs ,franais1 lo9 d'affaiss] l'ame1 devoit les port] la colre et la v5geance4 ,la noblesse toit assez outrage p\r que plusieurs seigneurs1 malgr leurs ides de *eval]ie et l'espce de loyaut dont ils se piquoi5t encore env]s leur suz]a91 re/e du g\v]nem5t des fiefs1 euss5t =m des liaisons secrtes avec ,ed\>d4 ,le cl]g1 qui se croyoit ru9 en se tr\vant priv d'un sup]flu ncessaire son luxe1 se plaignoit amrem5t des dcimes considrables que l'av>ice du g\v]nem5t avoit obt5ues#aic du pape4 ,il reg>doit son autorit comme anantie1 p>ce que le pr9ce1 p\r reconnotre le zle du p>lem5t t5dre la prrogative royale1 lui p]mettoit de rprim] les entreprises des juridictions ecclsia/iques1 de limit] leur compt5ce1 et d'admettre mme quelquefois les appels comme d'abus4 ,le peuple1 en effet1 plus malheureux que les deux autres ordres1 et puis p> les rap9es du g\v]nem5t et les dons qu'on lui arra*oit depuis c9q ans1 tr\voit mauvais qu'aprs une longue trve1 l'tat et encore des beso9s1 et ne prvoyoit qu'avec indignation les n\veaux impts auxquels la gu]re l'alloit encore expos]4 ,on se plaignoit que le pr9ce1 infidelle aux engagem5s s\v5t r5\vels de ses prdcesseurs1 et fait revivre des droits anantis4 ,puisque les fiefs avoi5t p]du les prrogatives les plus prcieuses et les plus utiles aux vassaux1 p\rquoi le roi cons]voit-il plusieurs droits de suz]a9et ns dans la b>b>ie1 et qui n'toi5t pas mo9s contraires au bi5 public8 ,l'altration et la v>iation des monnoies avoi5t ru9 les =tunes1 la confiance et le comm]ce4 ,sans avoir des ides exactem5t dveloppes sur la nature et les devoirs de la socit1 sans s'tre fait un plan raisonnable d'adm9i/ration p\r l'av5ir1 on avoit cette inquitude vague dont un peuple e/ t\j\rs agit qu& il e/ las de sa situation1 et que le g\v]nem5t n'a pas la =ce ncessaire p\r le cont5ir4 ,philippe de ,valois et ses prdcesseurs avoi5t fait des progrs imm5ses la faveur des intrts diffr5s1 des jal\sies et des ha9es qui avoi5t divis t\s les ordres de l'tat2 mais la puissance royale devoit pr\v] son t\r une sec\sse viol5te1 ds que le cl]g1 la noblesse et le peuple auroi5t mo9s de motifs de se pla9dre les uns des autres que de l'adm9i/ration du roi4 ,ils p>ur5t oubli] s\s le rgne de ,jean les injures qu'ils s'toi5t faites4 ,leur malheur commun ne leur donna qu'un intrt2 et leur union1 qui fit leur =ce1 les auroit mis porte de fix] enf9 les pr9cipes d'un g\v]nem5t inc]ta91 s'ils avoi5t su ce qu'ils devoi5t dsir]4 ,les tats de #acee1 bi5 diffr5s de ce qu'ils avoi5t t jusqu'alors1 prt5dir5t que les subsides qu'ils accordoi5t aux beso9s du roi1 ne devoi5t pas s]vir d'in/rum5t la ru9e du royaume4 ,a la prodigalit du g\v]nem5t la nation opposa son conomie2 et quoique la difficult de concili] des vues si opposes semblt annonc] la conduite la plus emporte dans un sicle surt\t o les passions se montroi5t avec une extrme brutalit1 on se comporta avec beauc\p de modration4 ,jean1 qui ne se voyoit plus s\t5u p> une p>tie de la nation contre l'autre1 ne s5tit que sa foiblesse et suivit les conseils qu'elle lui donna4 ,je le rem>qu]ai avec plaisir3 quoique les ,franais euss5t se pla9dre de l'adm9i/ration de t\s les rois depuis ,s4 ,l\is1 ils n'en fur5t pas mo9s atta*s la maison de ,hugues-,capet4 ,les tats fur5t indigns qu',ed\>d v\lt tre leur roi malgr eux2 et p\r cons]v] la c\ronne ,jean1 ils ordonnr5t la leve de tr5te mille hommes d'armes qu'ils s\doi]oi5t4 ,en ne refusant ri5 de t\t ce qui toit ncessaire p\r faire la gu]re avec succs1 ils v\lur5t tre eux-mmes les m9i/res et les rgisseurs des f9ances4 ,on vit natre un n\vel ordre de *oses4 ,les tats nommr5t des commissaires *oisis dans les trois classes des citoy5s1 le cl]g1 la noblesse et le peuple1 qui les devoi5t reprs5t] aprs leur#aid sp>ation1 et que le roi s'obligea de consult]1 soit qu'il s'agt de faire excut] les conditions auxquelles on lui avoit accord un subside1 soit qu'il ft "q de trait] de la paix1 ou de conclure seulem5t une trve avec les ennemis4 ,les tats envoyr5t dans *aque bailliage trois dputs p\r veill] ce qu'il ne ft fait aucune infraction au trait que le pr9ce avoit pass avec la nation2 et ces lus1 qui toi5t juges dans l't5due du t]ritoire qui leur toit assign1 de t\s les diffr5s qui s'y lv]oi5t au sujet de l'aide accorde1 avoi5t s\s leurs ordres des receveurs *>gs du rec\vrem5t des impositions4 ,p]sonne n'toit exempt de cette n\velle juridiction1 et si quelque rebelle refusoit de s'y s\mettre1 les lus devoi5t l'aj\rn] devant les neuf commissaires des tats qui rsidoi5t dans la capitale1 et qui1 avec le titre de gnraux ou de sur9t5dans des aides1 eur5t une juridiction sur t\s les bailliages de la ,langu$oyl1 et fur5t *>gs de la disposition de t\s les d5i]s qui toi5t envoys des prov9ces dans la caisse des receveurs gnraux4 ,p\r donn] ces commissaires une autorit gale sur t\tes les p>ties de la f9ance1 et simplifi] en mme temps les oprations d'une rgie t\j\rs trop complique1 et qui ne peut jamais tre trop simple1 les tats exigr5t que t\te espce de subsides cess]oi5t1 et leurs dlgus s'engagr5t p> s]m5t de ne dlivr] aucune somme que p\r la solde des tr\pes1 et de n'avoir aucun g>d aux ordres contraires cette disposition que le conseil p\rroit donn] s\s le nom du roi4 ,s'ils transgressoi5t ce rglem5t1 ils devoi5t tre de/itus de leur (fice1 et leurs bi5s rpondoi5t des d5i]s publics qui auroi5t t employs contre l'int5tion des tats4 ,on les autorisa1 au cas de viol5ce ou de voie de fait1 tant on se dfioit du roi et de ses m9i/res1 rep\ss] la =ce p> la =ce1 et t\t citoy5 dut leur prt] son sec\rs4 ,le roi conv9t que s'il n'obs]voit pas religieusem5t les articles arrts avec les tats1 ou ne faisoit pas les dm>*es ncessaires p\r les faire excut]1 le subside qu'on lui accordoit s]oit supprim4 ,il fut encore dcid que1 si la gu]re f9issoit avant la t5ue des tats indiqus p\r la ,s4 ,&r suivante1 t\t l'arg5t qui se tr\v]oit entre les ma9s des f]mi]s gnraux ou p>ticuli]s des tats1 s]oit employ des tablissem5s utiles au public4 ,ces rglem5s auroi5t peut-tre suffi p\r tablir les droits de la nation1 et donn] une =me con/ante l'adm9i/ration des f9ances1 qu& ,philippe-le-,bel convoqua les tats p\r la premire fois4 ,malgr son ambition1 ce pr9ce n'avoit pas de son p\voir la mme ide que le roi ,jean avoit du si54 ,aucun acte de la nation n'avoit encore reconnu son autorit lgislative2 il ne faisoit1 en quelque sorte1 qu'essay] ses =ces et ses prt5tions1 et on lui obissoit plutt p>ce qu'il toit le plus =t1 et qu' la =ce il joignoit l'adresse1 que p>ce qu'on le crut en droit de faire des lois4 ,ce n'e/ que s\s ses fils1 et peut-tre mme s\s le rgne de ,philippe-de-,valois1 que des tats dont n\s avons p]du les actes1 reconnur5t#aie ou dposr5t le p\voir de la lgislation dans les ma9s du roi4 ,il e/ du mo9s c]ta9 que cette gr&e prrogative1 dont ,philippe-le-,bel ne j\issoit que d'une manire quivoque et prcaire1 n'toit plus conte/e au roi ,jean1 et que les tats de #acee1 qui n'toi5t po9t disposs se rel*] de leurs droits1 av\oi5t comme un pr9cipe inconte/able que le roi seul p\voit faire des lois4 ,d'ailleurs1 on sait que ce n'e/ qu'avec une extrme circonspection que ,philippe-le-,bel1 gn de t\s cts p> les privilges de la noblesse1 les immunits du cl]g et les *>tes des communes1 osoit t5t] de lev] quelques taxes hors des t]res de son doma9e4 ,ce pr9ce auroit reu avec reconnoissance des conditions qui devoi5t p>otre rvoltantes l'orgueil du roi ,jean1 qui1 en qualit de lgislateur1 croyoit avoir droit de ne consult] que ses intrts p>ticuli]s et de n'obs]v] aucune rgle3 telle toit alors la doctr9e commune des jurisconsultes sur la nature de la puissance lgislative1 et peut-tre que cette doctr9e n'e/ pas encore tombe dans le mpris qu'elle mrite4 ,jean1 enh>di p> les entreprises des d]ni]s rois qui avoi5t quelquefois russi lev] des impts sans le cons5tem5t des tats1 et gt p> les flatt]ies et le luxe de sa c\r1 croyoit de bonne foi t\t ce que ses m9i/res et le p>lem5t lui disoi5t de son autorit et de l'orig9e des fiefs4 ,il toit p]suad que ses sujets1 t5ant leur =tune de la libralit seule de ses anctres1 ne devoi5t ri5 refus] ses passions4 ,il reg>doit dj leurs privilges comme autant d'abus2 ces clauses1 t\j\rs rptes1 p> lesquelles les trois ordres du royaume faisoi5t reconnotre leurs fran*ises la concession de *aque subside1 ne p>oissoi5t ce pr9ce que de va9es =malits1 et des monum5s honteux de l'insol5ce de ses sujets ou de sa foiblesse1 et il devoit recevoir comme une injure les conditions que les tats lui avoi5t imposes4 ,sire1 devoit dire l'assemble de la nation1 il e/ temps enf91 qu'in/ruits de nos vritables intrts p> nos calamits1 n\s r5oncions aux prjugs inhuma9s et ins5ss que n\s a donns le g\v]nem5t des fiefs4 ,p\rquoi re*]*] l'orig9e de nos droits dans des c\tumes b>b>es qui ont r5du nos pres malheureux8 ,ce sont les lois de la nature que n\s devons rclam]1 si n\s v\lons tre heureux4 ,n\s v\lons que v\s le soyez1 et v\s v\lez1 sans d\te1 que n\s le soyons2 mais comm5t p>vi5drons-n\s cette f91 si n\s prt5dons t\s faire notre bonheur les uns aux dp5s des autres8 ,ds que la nature1 en *>geant les hommes de beso9s1 les a de/9s vivre en socit1 elle leur a fait une loi de se r5dre des s]vices rciproques3 prtons-n\s donc mutuellem5t une ma9 sec\rable4 ,la nature e/-elle la m>tre de votre peuple p\r le condamn] tre sacrifi vos passions8 ,si elle ne v\s a pas donn une intellig5ce suprieure la ntre1 si elle a plac dans votre cur le g]me des mmes vices que dans les ntres1 p\rquoi prt5driez-v\s qu'elle v\s accorde le droit de n\s g\v]n] arbitrairem5t8 ,quelque gr& que v\s soyez1 v\s n'avez comme homme que les beso9s d'un homme1 et ces beso9s sont si borns1 qu'ils ne s]ont jamais *>ge votre peuple4 ,comme roi1 v\s n'avez que les beso9s de l'tat1 c'e/--dire1 ,sire1 que v\s1 p\r tre heureux sur le trne1 v\s avez beso9 de n\s r5dre heureux p> la ju/ice de votre adm9i/ration1 et de n\s df5dre p> la =ce de vos armes contre les trang]s qui t5t]oi5t de tr\bl] notre bonheur4 ,votre =tune1 comme homme1 e/ imm5se2 considrez vos doma9es1 v\s devez en tre satisfait4 ,votre =tune1 comme roi1 v\s p>ot mdiocre1 v\s v\lez l'agr&ir1 v\s aspirez un p\voir absolu4 ,mais songez1 ,sire1 qu'il importe au pr9ce que n\s cons]vions notre =tune de citoy5s4 ,si v\s p>v5iez n\s r5dre esclaves1 v\s p]driez la plus gr&e p>tie de vos =ces4 ,au lieu de v\loir runir en votre ma9 t\tes les bran*es de la s\v]a9et1 craignez de v\s ru9]1 en v\s mettant dans la ncessit fatale de ne p\voir plus remplir les devoirs dj trop multiplis de votre royaut4 ,des tres raisonnables connoiss5t la ncessit des lois1 ils les aim5t1 s'ils les ont faites2 mais ils les craign5t et les hass5t1 si on les leur impose comme un j\g4 ,ayant beso91 p\r aff]mir votre =tune1 de faire des citoy5s qui conc\r5t v\s r5dre puissant p> leurs bras et leurs ri*esses1 craignez de leur donn] des s\pons et des ha9es qui sp>]oi5t leurs intrts des vtres4 ,que v\s importe de n\s arra*] des tributs1 de ru9] le re/e de nos immunits1 et de dispos] de n\s p> des ordres absolus1 si la cra9te glace nos curs1 ou si la ha9e les loignoit de v\s8 ,il y a eu un temps o nos anctres1 t\j\rs diviss et ennemis1 toi5t trop b>b>es p\r que les lois puss5t s'tablir p>mi eux1 s'il ne s'levoit une puissance considrable1 qui1 en se faisant cra9dre1 comm5t leur faire connotre le prix de la ju/ice1 de l'ordre et de la subord9ation4 ,grces t]nelles soi5t r5dues vos pres qui ont dtruit cet affreux g\v]nem5t qui ne connoissoit que les excs du despotisme et de l'an>*ie6 mais n'auroi5t-ils dtruit les tyrans que p\r s'emp>] de leurs dp\illes8 ,v\loi5t-ils n\s s\mettre une rgle1 et n'en reconnotre eux-mmes aucune8 ,ne v\loi5t-ils que reproduire s\s une autre =me des vices qu'ils feignoi5t de v\loir dtruire8 ,p\r mrit] notre reconnoissance1 ils devoi5t r5dre la nation les droits imprescriptibles que la nature a donns t\s les hommes4 ,puisque la ,france1 peuple de citoy5s1 n'e/ plus d*ire1 ni avilie p> ces tyrans et ces esclaves qui la de%onoroi5t1 puisque t\tes les p>ties de ce gr& corps comm5c5t se rappro*] s\s vos auspices1 et ne sont plus ennemis1 ne =mons enf9 qu'une gr&e famille4 ,il n\s importe galem5t v\s et n\s de n'tre plus le j\et de la =tune et de nos passions4 ,voyez qu'elle a t la condition dplorable de vos prdcesseurs et de nos pres4 ,deux de nos rois n'ont pas j\i de suite de la mme puissance3 tantt p\sss1 tantt ret>ds p> les vnem5s1 leurs lois suspectes n'ont acquis qu'une mdiocre autorit1 et les c\tumes qui n\s g\v]n5t encore1 n'en sont que plus inc]ta9es4 ,aucuns droits n'tant fixs1 les prt5tions les plus contraires subsi/5t la fois4 ,n\s sommes obligs de n\s cra9dre1 de n\s prcautionn] les uns contre les autres1 et l'al>me qui e/ rp&ue dans les familles1 emp*e que le royaume ne puisse runir ses =ces4 tablissons enf9 sur des pr9cipes fixes1 un g\v]nem5t qui n'a encore t s\mis aucune rgle4 ,mais qu& n\s rejettons lo9 de n\s t\te p5se d'an>*ie1 ne v\s livrez pas des ides de p\voir arbitraire4 ,on v\s trompe1 sire1 sur vos beso9s et vos intrts1 si on v\s prs5te l'arrangem5t que n\s v5ons de faire dans les f9ances comme un att5tat contre votre autorit4 ,si les tats avoi5t tabli1 s\s le rgne de ,philippe-le-,bel1 les rgles prud5tes auxquelles n\s v5ons de n\s assujettir1 vos sujets s]oi5t heureux auj\rd'hui1 et n\s n'aurions pas ent5du les pla9tes que v\s avez faites sur l'tat dplorable de votre trsor1 quoique t\tes nos ri*esses y ai5t t engl\ties3 de combi5 d'inquitudes amres v\s s]iez dlivr1 et le peuple1 qui ne s]oit po9t puis p> les tributs qu'il a pays la prodigalit inconsidre de vos pres1 ou plutt l'av>ice de leurs m9i/res1 v\s ouvriroit des ress\rces imm5ses contre l'ennemi qui ose v\s disput] vos droits et les ntres4 ,ce que v\s s\haitez sans d\te que les tats prcd5s euss5t fait1 n\s le faisons auj\rd'hui1 et puisque vos successeurs doiv5t n\s bnir un j\r en tr\vant un tat florissant1 comm5t p\rriez-v\s n\s reg>d] auj\rd'hui comme des sujets infidelles et rvolts1 qui att5t5t aux droits de votre c\ronne8 ,entre le roi et la nation1 qui ne doiv5t avoir qu'un mme intrt1 et dont le devoir e/ de donn] aux lois une autorit suprieure celle du pr9ce1 il s'e/ lev des hommes qui les ont diviss2 ils ont fe9t de v\s s]vir1 et p\r v\s r5dre plus gr&1 v\s levant au-dessus des lois1 ils ont fait de la royaut une *>ge qui n'e/ plus proportionne aux =ces de l'humanit2 ils v\s ont accabl1 dans l'esprance de s'emp>] de votre puissance1 s\s prtexte de v\s s\lag]4 ,votre trsor et nos =tunes p>ticulires sont galem5t puiss1 t&is que nos ennemis1 qui sont les vtres1 ont accumul dans leurs maisons des ri*esses sc&aleuses4 ,ils trembl5t1 sire1 en prvoyant la flicit publique1 et ne d\tez po9t que leur av>ice et leur ambition trompes ne vomiss5t contre n\s les plus noires calomnies4 ,daignez1 sire1 daignez faire att5tion que les disc\rs de ces flatteurs1 qui v\s trahiss5t en ne mettant aucune borne aux droits de votre c\ronne1 ne s'adress5t qu' vos passions4 ,ils v\droi5t faire agir en leur faveur votre av>ice1 votre ambition et votre orgueil2 mais ces passions sont-elles de/9es faire votre bonheur et celui de la socit qui veut v\s obir8 ,p> les maux qu'elles ont dj produits1 jugez de ceux qu'elles produiront encore4 ,que v\s dis5t1 au contraire1 les tats8 qu'ils veul5t que v\s soyez heureux1 mais que le bonheur ne se tr\ve que dans l'ordre et s\s l'empire des lois4 ,ils veul5t dim9u] vos devoirs p\r que v\s ayez la satisfaction de les remplir2 ils v\s reprs5t5t que la nation elle-mme e/ le m9i/re naturel et le cooprateur du pr9ce1 p>ce que v\s n'tes pas un tre inf9i et que n\s ne sommes pas des brutes2 n\s v\lons tre vos conomes1 p\r que v\s soyez t\j\rs ri*e3 que devi5dra votre =tune1 si le royaume1 dj puis s\s l'adm9i/ration dvorante des passions1 et qui suffit pe9e vos beso9s ord9aires1 ne peut enf9 v\s (frir aucune ress\rce dans ces circon/ances extraord9aires qui m5ac5t quelquefois les empires les plus aff]mis1 et que la prud5ce n\s ordonne de prvoir8 ,notre objet1 en mnageant la =tune et la lib]t des citoy5s1 e/ de leur donn] une patrie1 et de les affectionn] votre p]sonne et votre s]vice3 aprs tant d'expri5ces de la =ce et des erreurs des passions1 s]oit-ce un crime que de n\s dfi] de la fragilit huma9e8 ,n\s v\lons v\s aim]1 n\s v\lons v\s s]vir2 mais p\rrons-n\s obir ce s5tim5t1 dans la misre et l'oppression8 ,le citoy5 heureux v\s sacrifi]a sa =tune et sa vie1 mais le sujet malheureux tr\bl]a l'tat p> ses murmures1 ne v\s s]vira pas1 et peut-tre aim]a vos ennemis4 ,suffit-il1 p\r faire fleurir le royaume1 d'oppos] une arme aux ,anglais8 non sans d\te2 puisque n\s avons p>mi n\s un ennemi plus r$\table qu'eux1 et c'e/ un g\v]nem5t sans pr9cipe et sans rgle4 ,n\s levons aut\r de v\s un remp>t contre les passions de vos c\rtisans et contre les vtres3 si v\s reg>dez ce bi5fait comme un crime1 quels s\pons et quelles al>mes ne rp&ez-v\s pas dans nos esprits8 ,n\s v\drions plac] ct de v\s sur le trne1 la prvoyance1 l'conomie1 la ju/ice et la modration2 vos flatteurs prfr]oi5t d'y voir leurs passions2 et si v\s p5sez comme eux1 devons-n\s trahir vos intrts1 les intrts de votre maison et les ntres1 en n\s ab&onnant inconsidrm5t votre conduite8 ,il s'en falloit bi5 que l'ignorance o nos pres toi5t plongs1 leur p]mt de rappro*] a9si et de concili] les intrts du roi et de la nation3 aussi la ,france toit de/9e pr\v] encore une longue suite de calamits et de rvolutions4 ,les tats1 borns df5dre leur =tune dome/ique contre les entreprises du g\v]nem5t1 ne fir5t que m>qu] d'une manire plus frappante la ligne de sp>ation1 entre des intrts depuis trop long-temps sp>s2 et p> cette conduite1 ils dtruisoi5t d'une ma9 l'ouvrage qu'ils v\loi5t lev] de l'autre4 ,ds que les tats toi5t conva9cus que le roi ,jean ne leur p>donn]oit jamais l'audace de m>qu] des limites son autorit1 et de le rduire aux rev5us de ses doma9es1 ils devoi5t s'att5dre son ress5tim5t1 calcul] les =ces avec lesquelles ils lui rsi/]oi5t1 et multipli] p> consqu5t les moy5s p\r le s\mettre irrvocablem5t la loi qu'on lui avoit impose4 ,p\r donn] aux tats la /abilit sans laquelle ils ne p\voi5t t\t au plus produire qu'un bi5 passag]1 suffisoit-il dans ces circon/ances de conv5ir simplem5t qu'ils s'assembl]oi5t la ,sa9t-,&r p\r dlibr] sur les beso9s du royaume8 ,il falloit dem&] au roi une loi gnrale et p]ptuelle1 qui ordonnt que ces assembles1 dev5ues un ressort dsormais ncessaire de l'adm9i/ration1 se ti5droi5t t\s les ans dans un temps et dans un lieu dt]m91 et que les dputs des trois ordres s'y r5droi5t1 sans avoir eu beso9 d'une convocation p>ticulire2 il falloit ne plus s\ffrir la sp>ation des tats en ,langu$oyl et en ,langu$oc2 en effet1 t\te la nation runie en une seule assemble auroit oppos une =ce plus considrable ses ennemis4 ,on conv9t que si les tats pro*a9s refusoi5t au roi les subsides qui lui toi5t#aif ncessaires1 il r5tr]oit1 l'exception du droit de prises1 qui toit supprim p\r t\j\rs1 dans la j\issance de t\s les autres droits auxquels il r5onoit3 il e/ difficile de concevoir les motifs d'une p>eille disposition1 dont les t]mes toi5t quivoques1 et p> laquelle les tats sembloi5t se dp\ill] du privilge qu'ils v5oi5t de s'attribu]1 de r=m] les abus et de jug] des beso9s du royaume4 ,on s5toit les inconvni5s des c\tumes et des droits tablis p5dant la b>b>ie des fiefs2 on en e/ accabl2 p\rquoi donc ne fait-on qu'une loi conditionnelle8 ,p\rquoi ne *]*e-t-on pas les proscrire irrvocablem5t8 ,p> cette conduite inconsidre1 les esprits n'toi5t po9t rassurs sur l'av5ir1 et les citoy5s n'osoi5t concevoir aucune esprance raisonnable1 ni =m] des projets salutaires4 ,les maux du royaume n'toi5t que susp5dus1 et il toit m5ac de retomb] dans le *aos d'o il v\loit sortir2 ou plutt il n'en toit po9t sorti4 ,le conseil du pr9ce1 gn seulem5t p\r un temps passag]1 ne dsesproit pas de repr5dre sa premire autorit2 p> consqu5t1 il cons]voit ses pr9cipes en feignant d'y r5onc]2 et t\s ceux qui prvoyoi5t la dcad5ce ncessaire du n\veau p\voir des tats devoi5t travaill] la ht]4 ,cet art de faire le bi5 l5tem5t et p> degrs1 de ne po9t fran*ir brusquem5t les int]valles que n\s sommes condamns p>c\rir avec pati5ce2 cet art d'aff]mir le g\v]nem5t qui e/ l'appui et la base des lois1 avant que de faire des rglem5s p>ticuli]s p\r rprim] quelques abus ou produire quelque bi51 s]a-t-il t]nellem5t ignor des hommes8 ,les tats ne s'occupoi5t que des moy5s de pay] les plus lgres contributions qu'il leur s]oit possible1 ou d'arrt] le c\rs de quelques inju/ices2 et ils ne voyoi5t pas qu'en irritant le conseil sans lui li] les ma9s1 ils augm5toi5t ses =ces1 et prp>oi5t p> consqu5t leur ru9e4 ,ils t5doi5t leur adm9i/ration sans s'ap]cevoir qu'il y a une gr&e diffr5ce entre une autorit t5due et une autorit solidem5t aff]mie2 l'une ord9airem5t e/ bi5tt mprise1 et l'autre e/ de j\r en j\r plus respecte4 ,dans un temps de b>b>ie1 o la =ce toit considre comme le premi] des droits1 p\voit-on se flatt] de dispos] rellem5t des f9ances1 qu& on n'avoit aucune juridiction ni aucune autorit sur les milices8 ,il n'auroit pas t surpr5ant dans le quatorzime sicle1 qu'un pr9ce et dit ses soldats dont il toit le matre absolu3 v\s tes braves1 v\s tes arms1 v\s tes ex]cs la gu]re1 p\rquoi s\ffrez-v\s donc que des citoy5s oisifs1 et que v\s df5dez contre leurs ennemis1 pay5t leur gr vos s]vices8 ,rp&rez-v\s votre sang p\r des +rats8 ,leur av>ice met des entraves ma libralit2 appr5ez-leur obir1 si v\s v\lez que votre *ef v\s rcomp5se d'une manire digne de v\s et de lui1 et que votre =tune ne dp5de que de votre c\rage4 ,si un roi de ,france p\voit t5ir ce langage ses tr\pes m]c5aires1 suffisoit-il que les gnraux et les lus des aides fuss5t *>gs de pass] les tr\pes en revue1 et de leur pay] leur solde8 ,p\r aff]mir solidem5t la n\velle adm9i/ration1 n'et-il pas fallu li] les milices p> un s]m5t1 les atta*] plutt la patrie qu'au pr9ce1 et imag9]1 en un mot1 quelques moy5s p\r faire p5s] les soldats en citoy5s8 ,si le roi ,jean et son fils ne subjugur5t pas leurs sujets les armes la ma91 la gu]re qu'ils s\t5oi5t contre les ,anglois s'y opposa2 et d'ailleurs1 les fautes multiplies des tats avoi5t laiss ces pr9ces d'autres voies plus d\ces p\r rtablir leur p\voir2 mais ,*>les ,v1 lass de l'ob/9ation des ,p>isi5s lui refus] des sec\rs inutiles1 ne les traita-t-il pas en peuple rvolt8 ,je m'arrte regret sur ces temps malheureux qui prp>oi5t les plus fune/es divisions4 ,je jett]ois un voile pais sur les erreurs de nos pres1 s'il n'importoit leur po/rit de les connotre1 et d'en dvelopp] les causes p\r ne pas retomb] dans les mmes malheurs4 ,je me suis impos la t*e pnible d'tudi] les murs et les prjugs qui ont presque t la seule rgle de notre nation2 je dois suivre1 dans les diffr5tes conjonctures o elle s'e/ tr\ve1 la trace de l'esprit qui les faisoit agir2 et t\te l'hi/oire de ce sicle devi5droit une nigme1 si on ne faisoit pas connotre dans un c]ta9 dtail la conduite des tats de #acee4 ,un des moy5s les plus efficaces p\r faire respect] la n\velle ordonnance qu'ils avoi5t dicte1 c'toit d'accord] un p\voir trs-t5du leurs (fici]s qui devoi5t les reprs5t] aprs la sp>ation de l'assemble4 ,il falloit leur donn] des =ces suprieures celles des abus qu'on v\loit dtruire1 et qui toi5t accrdits p> l'habitude1 et *]s des hommes puissans4 ,on ne c\roit aucun dang]1 en confiant ces magi/rats la plus gr&e autorit1 p>ce qu'elle auroit t combattue et rprime p> l'autorit encore plus gr&e que le pr9ce affectoit1 et que1 n'tant d'ailleurs que passagre1 elle auroit t\j\rs t s\mise la c5sure des tats mmes qui l'auroit r5=ce4 ,on ngligea cet article prlim9aire1 et le devoir des gnraux des aides tant ds-lors plus t5du que leur puissance1 ils devoi5t ncessairem5t *\] dans leurs entreprises1 et leur zle p\r le bi5 public ne p\voit produire que de va9es contradictions4 ,p> quelle inconsqu5ce1 qu'on ne peut df9ir1 les lus envoys dans les bailliages eur5t-ils le droit de convoqu]#aig leur gr des assembles prov9ciales1 t&is que les neuf gnraux ou sur9t5dans des aides ne fur5t pas les matres d'assembl] les tats-gnraux8 ,si on jugeoit ce p\voir utile dans les uns1 p\rquoi ne le jugeoit-on pas galem5t utile dans les autres8 ,les sur9t5dans auroi5t p>u arms en t\t temps des =ces de la nation entire2 et assurs de cette protection t\j\rs prs5te1 ils auroi5t eu sans ef=t la f]met1 la con/ance et le c\rage que les tats exigeoi5t inutilem5t d'eux4 ,les tats v\lur5t que leurs dlgus priss5t des commissions#aih du pr9ce1 et qu'en t5ant leur p\voir de lui1 ils dev9ss5t en quelque sorte ses (fici]s3 c'toit r5dre leur tat d\teux1 et rappro*] de la c\r des hommes qu'on ne p\voit trop atta*] la nation3 comme il toit dcid que l'unanimit des trois ordres s]oit ncessaire p\r =m] une rsolution df9itive1 et que les avis de deux *ambres ne li]oi5t pas la troisime1 on s\mit aussi les sur9t5dans des aides la mme unanimit dans leurs dlibrations4 ,ce rglem5t biz>re1 qui n'toit propre qu' ret>d] l'activit des tats1 susp5doit t\te action dans leurs reprs5tans2 et en les emp*ant de conclure1 de prononc] et d'agir1 ne leur laissa qu'un p\voir inutile4 ,il semble que les sur9t5dans tant en nombre gal de *aque ordre1 ils auroi5t d dlibr] en commun1 et dcid] les que/ions la pluralit des suffrages4 ,outre que cette =me auroit donn plus de clrit leurs oprations1 elle auroit encore s]vi rappro*] le cl]g1 la noblesse et le peuple2 et confondre leurs intrts1 d'o il s]oit rsult une plus gr&e autorit p\r le corps enti] de la nation4 ,les tats prv9r5t l'espce d'inaction qui natroit ncessairem5t de l'ordre qu'ils avoi5t tabli1 ou plutt des entraves qu'ils avoi5t mises leurs m9i/res2 et p\r la prv5ir1 ils fir5t une seconde faute peut-tre aussi considrable que la premire4 ,leurs reprs5tans pur5t port] leurs dbats au p>lem5t *>g de les concili]2 c'e/--dire1 qu'ils reconnur5t en quelque sorte p\r leurs juges1 ou du mo9s leurs arbitres1 des magi/rats dv\s p> pr9cipe t\tes les volonts de la c\r1 p>tisans du p\voir arbitraire1 et dont plusieurs entroi5t mme dans le conseil du pr9ce4 ,t&is que les tats laissoi5t leur ouvrage branl et *ancelant de t\t ct1 ils s'occupr5t infructueusem5t proscrire plusieurs vices et plusieurs abus qui s]oi5t tombs d'eux-mmes1 si l'assemble de la nation avoit eu la prud5ce de ne song] qu' aff]mir son crdit4 ,jean s'engagea p\r lui1 et au nom de ses successeurs1 de ne plus fabriqu] que de bonnes espces1 et de ne les po9t *ang]4 ,il fut ordonn que ses (fici]s1 tels que ses lieut5ans1 le *anceli]1 le conntable1 les m>*aux1 le matre des arbaltri]s1 les matres d'htel1 les amiraux1 etc41 qui avoi5t t5du jusqu' eux le droit de prise1 s]oi5t dsormais traits comme des voleurs publics1 s'ils v\loi5t encore en us]4 ,p\r prv5ir t\te exaction inju/e de leur "p1 il leur fut mme df5du d'exig] qu'on leur prtt de l'arg5t ou des d5res4 ,on re/reignit la juridiction qu'ils s'toi5t attribue dans les affaires relatives aux fonctions de leurs *>ges4 ,les tribunaux multiplis l'inf9i n'avoi5t encore qu'une juridiction vague1 et aussi inc]ta9e que les c\tumes qui l'avoi5t =me1 et on v\lut donn] des rgles la ju/ice4 ,on t5ta de fix] les droits des matres des requtes1 et on arrta les entreprises des matres des eaux et =ts1 qui toi5t dev5us les tyrans les plus incommodes des seigneurs4 ,on df5dit aux (fici]s du roi d'a*et] les obligations des citoy5s trop foibles ou trop peu accrdits p\r contra9dre leurs dbiteurs les pay]2 ce qui suppose dans les p]sonnes atta*es la c\r autant de bassesse que d'av>ice1 et dans les tribunaux une vnalit odieuse1 ou du mo9s une sorte de complaisance crim9elle p\r les ri*es1 et d'indiffr5ce p\r les pauvres4 ,on int]dit t\t comm]ce aux m9i/res du roi1 aux prsid5s du p>lem5t1 et gnralem5t t\s les (fici]s royaux1 qui1 sans d\te1 pr(itant avec l*et du crdit que leur donnoi5t leurs places p\r faire des monopoles1 mettoi5t t\te la nation contribution1 et ru9oi5t galem5t t\s les ordres du royaume4 ,p\r le dire en passant1 c'e/ peut-tre cette loi qui comm5a avilir le comm]ce1 que les seigneurs les plus considrables n'avoi5t pas jug autrefois indigne#aii d'eux2 enf91 on ordonna aux (fici]s militaires de complt] leurs compagnies4 ,il fut df5du s\s de svres pe9es de prs5t] aux revues des passe-volans2 et p\r pay] aux capita9es la solde de leurs tr\pes1 il ne suffit plus qu'ils affirmass5t qu'elles toi5t compltes1 ou qu'ils donnass5t simplem5t la li/e de leurs hommes d'armes4 ,cette r=me prmature fut prcism5t ce qui contribua davantage ru9] le crdit naissant des tats1 et faire mpris] l'ordonnance qu'ils avoi5t obt5ue du roi1 ou qu'ils lui avoi5t dicte4 ,les m9i/res1 les c\rtisans1 les (fici]s de ju/ice et de gu]re dont on v\loit arrt] les dprdations1 se tr\vr5t unis p> un mme intrt1 et =mr5t une conjuration contre la n\velle loi4 ,ils irritr5t aism5t un pr9ce dur1 naturellem5t emport1 peu in/ruit des devoirs de la royaut1 et peut-tre aussi jal\x p> av>ice que p> ambition de g\v]n] arbitrairem5t4 ,ils lui p]suadr5t qu'il alloit tre l'esclave de l'av>ice des tats1 qui1 le tr\vant assez ri*e1 le contra9droi5t bi5tt se cont5t] de ses doma9es2 et qu'il importoit sa gloire de viol] les engagem5s qu'ils avoi5t eu la tmrit crim9elle de lui faire contract]4 ,il n'toit pas beso9 de beauc\p d'intrigues1 de cabales et d'ef=ts p\r r5dre sans effet une ordonnance qui1 embrassant un trop gr& nombre d'objets1 et n'ayant que des df5seurs sans =ce1 ne p\voit tre obs]ve4 ,t\tes les p]sonnes intresses la cons]vation des abus1 crur5t le dang] plus gr& et plus pressant qu'il n'toit en effet4 ,ignorant1 p\r a9si dire1 le c>actre mobile et lg] de la nation1 leur avantage sur les sur9t5dans des aides et les lus1 et le p\voir que le temps et l'habitude leur avoi5t donn sur les esprits1 elles fir5t des ligues et des confdrations4 ,leur cra9te et leur ha9e allr5t mme jusqu' v\loir faire assass9] ceux qu'on reg>doit comme l'ame et les auteurs de la r=me projete p> les tats4 ,il fallut p]mettre ceux-ci de se faire accompagn] p> six hommes d'armes et ordonn] t\s les ju/ici]s de leur prt] ma9-=te en cas de beso94 ,a une si gr&e tempte1 que p\voi5t oppos] les gnraux des aides et les lus des bailliages8 ,trop foibles p\r remplir les fonctions difficiles dont on les avoit *>gs1 et exposs t\s les prils dont les ennemis des tats les m5aoi5t1 tantt ouv]tem5t et tantt en secret1 ils ne t5tr5t mme pas de faire leur devoir4 ,aprs s'tre laiss intimid]1 ils se laissr5t corrompre2 et pr(itant enf9 sans pudeur du crdit que leur donnoit leur emploi1 p\r accrotre leur =tune dome/ique1 ils violr5t#bjj eux-mmes les lois dont ils devoi5t tre les g>di5s et les protecteurs4 ,le g\v]nem5t se comporta avec une sorte de modration jusqu'au mois de m>s suivant1 que les tats devoi5t se rassembl] p\r exam9] et jug] si les subsides qu'ils avoi5t accords1 suffiroi5t aux dp5ses de la gu]re2 mais il ne ca*a plus ses vrais s5tim5s1 ds qu'il vit que cette d]nire assemble n'avoit pris aucune n\velle mesure p\r aff]mir son autorit1 et faire excut] son ordonnance4 ,le roi ,jean obt9t un n\veau sec\rs tabli en =me de capitation2 et ce fut un signal p\r les conjurs qui1 n'ayant plus ri5 mnag]1 ne g>dr5t aucune mesure4 ,s\s prtexte de subv5ir aux beso9s du royaume1 qui toi5t1 il e/ vrai1 excessifs1 mais mo9s gr&s cep5dant que l'av>ice du conseil1 on augm5ta la p]ception des droits p> des int]prtations abusives#bja4 ,on ab&onna la lettre de la loi1 et prt5dant en suivre l'esprit1 on exigea les impositions avec une extrme duret4 ,les pla9tes clatr5t de t\tes p>ts4 ,t&is que les opprims1 sans ress\rces en eux-mmes1 et l*em5t ab&onns p> les dlgus des tats1 rclamoi5t inutilem5t la foi publique1 les c\tumes anci5nes1 la loi n\velle et la religion des traits et des s]m5s1 les oppresseurs leur opposoi5t les viol5ces1 et en semant p>-t\t la cra9te1 se flattoi5t d't\ff] enf9 les murmures4 ,ils se trompoi5t2 les esprits irrits s'eff>\*r5t4 ,plus les citoy5s1 qui avoi5t imprudemm5t admir la sagesse inconsidre des tats1 s'en toi5t promis d'avantage1 plus l'inju/ice qu'on leur faisoit1 dut leur p>otre intolrable4 ,leur misre et leurs pla9tes les unir5t plus troitem5t que n'avoi5t fait leurs esprances4 ,on ne vit que des cabales et des p>tis1 qui annonoi5t que l'esprit des d]ni]s tats toit dev5u plus gnral et plus ard5t4 ,au dsir de corrig] les abus1 se joignit le dsir de se v5g]4 ,la nation1 sans presque s'en d\t]1 se tr\va p>tage en deux p>tis qu'on p\voit appel] le p>ti de la lib]t et le p>ti de la mon>*ie2 et1 au milieu des orages auxquels elle alloit tre expose1 quel devoit tre son sort1 et t\s les pr9cipes du g\v]nem5t n'toi5t-ils pas inc]ta9s6 ,c'e/ dans ces circon/ances malheureuses que l'arme franaise fut battue ,poiti]s1 et le roi ,jean fait prisonni]4 ,un vnem5t si fune/e ne t\*a p]sonne4 ,les m9i/res et les c\rtisans toi5t peu atta*s au pr9ce1 ils n'aimoi5t que son nom et son autorit1 dont ils abusoi5t4 ,ils se flattr5t que cette gr&e disgrace occup]oit t\te la nation1 qu'on ne song]oit po9t les punir de leurs inju/ices et de leurs rap9es1 et que1 s\s prtexte de pay] la ranon du roi1 ils p\rroi5t dem&] et obt5ir des subsides plus considrables4 ,les mcont5s1 de leur ct1 se flattr5t que la c\r et ses p>tisans1 humilis p> les malheurs de l'tat et les disgraces du pr9ce1 n'os]oi5t plus avoir la mme audace1 et que le poids de l'autorit s]oit plus lg] entre les ma9s du dauph94 ,,*apitre ,,iii4 ,suite du rgne du roi ,jean4--,des tats convoqus p> le dauph91 aprs la bataille de ,poiti]s en #acef4--;,exam5 de leur conduite4 ,le dauph91 pr9ce g de dix-neuf ans1 se tr\va *>g des rnes du g\v]nem5t1 et on ne prvoyoit po9t alors quelle s]oit bi5tt son adresse mani] et g\v]n] les esprits2 on n'avoit pas mme une ide avantageuse de son c\rage1 et on l'accusoit d'avoir ab&onn le *amp de bataille avant que la victoire se ft dcide en faveur des ,anglais4 ,en arrivant ,p>is1 aprs la dfaite de son pre1 il se hta d'assembl] les tats1 qui n'toi5t indiqus que p\r le mois de dcembre1 et l'ouv]ture s'en fit le #ag octobre4 ,cette assemble1 qui toit trs-nombreuse et t\te compose de mcont5s1 comm5a p> *oisir dans les trois ordres des commissaires qu'elle *>gea de re*]*] les causes des griefs dont la nation avoit se pla9dre1#bjb et prp>] les matires sur lesquelles on dlibr]oit4 ,le ,dauph91 de son ct1 nomma quelques m9i/res de son pre p\r assi/] ce travail2 mais la seconde fois qu'ils s'y r5dir5t1 on leur dcl>a que les confr5ces cess]oi5t s'ils s'y prs5toi5t encore4 ,c'toit annonc] au g\v]nem5t des dispositions peu favorables son g>d1 et quelque intrt qu'il et d'tre in/ruit des vues et des projets des tats1 il n'osa cep5dant leur m>qu]1 ni son inquitude1 ni son ress5tim5t4 ,le comit cont9ua son travail1 et aprs avoir communiqu l'assemble gnrale le plan qu'il s'toit =m1 et reu les p\voirs ncessaires p\r entr] en ngociation1 les commissaires dem&r5t audi5ce au dauph94 ,le ,coq1 vque de ,laon1 le seigneur de ,pquigny1 et ,m>cel1 prvt des m>*&s de ,p>is1 toi5t leur tte1 et ils exposr5t au dauph9 les conditions auxquelles on cons5tiroit lui donn] un subside1 soit p\r cont9u] la gu]re1 soit p\r pay] la ranon du roi1 si on p\voit p>v5ir un accommodem5t avec ,ed\>d4 ,l'ordonnance publie dans les tats prcd5s1 et dont je vi5s de faire connotre les pr9cipaux articles1 devoit s]vir de base celle qu'on dem&oit2 mais p\r faire respect] celle-ci autant que l'autre avoit t mprise1 les commissaires exigr5t que le dauph9 dp\illt de leurs emplois t\s ceux que les tats reg>doi5t comme leurs ennemis1 et les auteurs des infidlits et des viol5ces dont le public se plaignoit1 et on lui prs5ta la li/e de leurs noms4 ,on dem&oit qu'on leur ft leur procs2 et enf9 les tats exigr5t que le conseil ft compos de quatre prlats1 de d\ze seigneurs et de d\ze dputs des communes qu'ils nomm]oi5t eux-mmes4 ,il n'en fallut pas davantage p\r rompre une ngociation pe9e entame4 ,le dauph91 sans expri5ce1 acc\tum croire que l'autorit royale ne peut connotre aucune borne1 et conduit p> les hommes mmes dont on dem&oit le *tim5t1 reg>da comme un att5tat les conditions qu'on avoit os lui prs5t]4 ,les hi/ori5s ne balanc5t po9t condamn] la conduite des tats2 et il peut se faire que les commissaires ai5t dem& une *ose ju/e d'une manire imprud5te4 ,ils manqur5t sans d\te de l'art ncessaire p\r faire agrer leurs propositions4 ,plus le pr9ce toit puissant1 plus il falloit apport] de mnagem5t en traitant avec lui1 et des hommes qu'on avoi5t g\v]ns avec une extrme duret1 devoi5t tre peu capables de cette modration4 ,on p\rroit mme s\ponn]1 que n'tant po9t inspirs p> l'am\r seul de l'ordre et du bi5 public1 ils laissr5t peut-tre voir de la ha9e1 de l'emportem5t et de l'esprit de p>ti1 qu& il ne falloit montr] au dauph9 qu'une f]met noble et respectueuse1 et un t5dre intrt p\r sa =tune et les malheurs du royaume4 ,dire un roi qu'il e/ homme1 qu'il ne rgne que p>ce qu'il y a des lois1 et que plus il e/ lev dans l'ordre de la socit1 plus il a d'intrt de les respect]2 aj\t]1 qu& le malheur e/ extrme1 qu'il n'e/ pas infaillible1 qu'il se nuit lui-mme1 qu'il prp>e sa ru9e2 que ses m9i/res ont surpris sa religion1 qu'il lui importe de les punir1 et que les c\rtisans sont ses ennemis naturels et les ennemis de la nation3 e/-ce manqu] au respect pr(ond qui lui e/ d8 ,que les peuples n'ai5t aucun droit rclam]1 j'y cons5s2 mais si la vrit devi5t un crime dans les occasions o le pr9ce assemble ses sujets p\r les consult]2 si la flatt]ie devi5t alors une v]tu1 re/]a-t-il une t9celle d'honneur sur la t]re1 et les hommes p\rront-ils espr] quelque s\lagem5t dans leurs malheurs8 ,s'il s'ouvre un abme s\s les pas du pr9ce1 quel e/ l'trange respect qui df5d la nation de l'av]tir du dang]1 et lui ordonne de s'y prcipit]8 ,les rois sont les plus malheureux des hommes1 s'il e/ du devoir de leurs sujets de leur inspir] une fausse scurit4 ,avant que d'crire l'hi/oire1 il faudroit au mo9s tre in/ruit des droits et des devoirs des rois et des citoy5s4 ,p\r pr\v] son atta*em5t au pr9ce1 faut-il emprunt] des s5tim5s d'un esclave1 et contribu] p> ses bassesses au malheur public1 en lui donnant un p\voir dont il abus]a8 ,le sujet fidelle n'e/ pas celui qui v\droit sacrifi] le peuple aux passions du pr9ce1 c> la p]te de l'un prp>]oit la p]te de l'autre2 mais c'e/ celui qui sait concili] leurs intrts1 et les li] p> cette confiance mutuelle que la seule obs]vation des lois peut donn]1 et laquelle la nature a atta* la prosprit des tats4 ,le royaume1 dit-on1 se tr\voit dans la conjoncture la plus f*euse1 et qu& la ,france toit ouv]te aux armes des ,anglais victorieux1 il n'toit pas temps de conte/] sur des privilges2 il ne s'agissoit pas de r=m] des abus et de faire des lois1 mais de lev] une arme4 ,l'op9itret des tats ne donn] aucun sec\rs au dauph91 exposoit le royaume pass] s\s un j\g trang]2 et si le roi avoit manqu ses devoirs1 la nation trahissoit alors les si5s4 ,mais e/-il vrai que des ennemis trang]s soi5t t\j\rs plus cra9dre que des ennemis dome/iques8 ,peu d'tats ont succomb s\s le c\rage de leurs vois9s1 et ceux qui ont tr\v leur ru9e dans leurs propres vices1 sont sans nombre4 ,e/-il vrai que les dang]s1 dont la ,france toit m5ace1 se fuss5t dissips1 si les tats euss5t accord libralem5t les subsides qu'on leur dem&oit8 ,sans remdi] aux causes de la dprdation1 p\rquoi la dprdation auroit-elle disp>u4 ,il e/ vraisemblable que le dauph91 eng\rdi p> la complaisance de ses sujets1 n'auroit jamais tr\v en lui ces tal5s qui le r5dir5t dans la suite si r$\table aux ,anglais4 ,quel usage le g\v]nem5t auroit-il fait de la libralit des tats8 ,le pass devoit clair] sur l'av5ir4 ,sans manqu] aux rgles les plus communes de la prud5ce1 toit-il p]mis de prsum] qu'un jeune pr9ce1 sans expri5ce1 auroit plus d'art et de c\rage que ses prdcesseurs1 p\r rsi/] l'avidit dvorante de ses m9i/res et de ses (fici]s8 ,p\rroit-on se flatt] que les mmes hommes1 qui avoi5t mis le royaume sur le p5*ant du prcipice1 ne l'y f]oi5t pas tomb]8 ,leurs malv]sations passes sont peut-tre mo9s propres ju/ifi] les refus des tats1 que leur ob/9ation v\loir cons]v] des places dont on les jugeoit indignes3 la retraite e/ le seul p>ti qui convi5ne des m9i/res clairs et v]tueux1 lorsque1 p> malheur1 tant dev5us suspects leur nation1 ils sont dev5us incapables de faire le bi54 ,qu& les tats auroi5t prodigu la =tune des citoy5s1 quel en auroit t le fruit8 ,la nation entire toit lasse de l'av>ice et de la prodigalit du g\v]nem5t1 et les auroit reg>ds comme des tratres1 qui passoi5t leurs p\voirs4 ,bi5 lo9 que les villes1 les communauts et les bailliages irrits euss5t cons5ti pay] le tribut impos1 on n'auroit encore vu de t\te "p que des ligues1 des associations et des rvoltes4 ,p>-t\t l',anglet]re auroit tr\v des ,franais arms p\r faire des div]sions en sa faveur4 ,d'ailleurs1 e/-il vrai qu',ed\>d1 autrefois oblig de faire une trve aprs la bataille de ,crcy et la prise de ,calais1 se tr\va dans des circon/ances plus favorables ses desse9s aprs la victoire de son fils8 ,je l'ai dj dit en p>lant de la manire dont on faisoit alors la gu]re1 il toit facile aux ,anglais de ravag] la ,france1 mais impossible de la subjugu]4 ,le dauph9 cassa les tats1 et espra de tr\v] plus de docilit dans les assembles prov9ciales2 mais qu& il v\lut trait] avec la ville de ,p>is1 elle lui refusa op9itrem5t t\te espce de sec\rs4 ,peut-tre que les tats1 en se sp>ant1 toi5t conv5us qu'aucun bailliage ni aucune communaut ne se prt]oit aux propositions du conseil2 peut-tre aussi que cette rsi/ance gnrale n'toit qu'une suite du mcont5tem5t gnral4 ,quoi qu'il en soit1 les prov9ces montrr5t la mme indocilit que la capitale1 et le dauph9 n'ayant pu obt5ir aucun subside dans des circon/ances o il en s5toit davantage le beso91 et ne p\voit employ] la =ce avec succs1 fut contra9t1 aprs s'tre abs5t quelque temps de ,p>is1 d'y indiqu] p\r le #e fvri]#bjc la t5ue des tats-gnraux de la ,langu$oyl4 ,*>les cons5tit donc dpossd] de leurs emplois v+t-deux (fici]s de son pre1 dont les noms1 consigns dans nos fa/es1 doiv5t1 de gnration en gnration1 recevoir une n\velle fltrissure4 ,pi]re-de-la-,=e/1 homme sans naissance1 et qui ne dut qu' ses intrigues et au malheureux tal5t de s]vir les passions de ses matres1 la p\rpre roma9e1 l'ar*ev* de ,r\5 et la dignit de *anceli]2 ,simon de ,buey1 la fois m9i/re d'tat et premi] prsid5t du p>lem5t2 ,rob]t de ,lorris1 m9i/re d'tat et *ambellan du roi2 ,engu]ran du ,petitcelli]1 trsori] du roi2 ,nicolas ,bracque1 m9i/re d'tat et matre d'htel du roi1 aup>avant son trsori] et matre des comptes2 ,jean ,*auvel1 trsori] des gu]res2 ,jean ,poillevilla91 s\v]a9 matre des monnoies et matre des comptes2 ,jean ,*allem>t et ,pi]re d',orgmont1 prsid5s du p>lem5t et matres des requtes2 ,pi]re de la ,*>it et ,ancel ,*og\>t1 matres des requtes2 ,regnault ,mes*9s1 abb de ,fatoise et prsid5t des enqutes du p>lem5t2 ,b]n>d ,from5t1 trsori] du roi2 ,regnault ,dacy1 avocat gnral du roi au p>lem5t2 ,eti5ne de ,p>is1 matre des requtes2 ,rob]t de ,praux1 notaire du roi2 ,ge(froi le ,mesni]1 *anson du dauph92 ,jean de ,behaigne1 valet de *ambre du dauph92 le ,borgne de ,veaux1 matre de l'curie du dauph92 et ,jean ,taup91 seigneur s-lois et conseil aux enqutes4 ,si c'toit un avantage que d'avoir d%onor les hommes que je vi5s de nomm]1 il ne falloit pas le r5dre inutile en leur laissant la lib]t et le p\voir de se v5g]4 ,plus ils avoi5t fait d'ef=ts et montr d'adresse p\r emp*] leur disgrace1 mo9s les tats devoi5t se rel*] du projet de les p]dre entirem5t4 ,dans t\tes les affaires1 il y a un po9t capital qui dcide du succs1 quoiqu'il ne p>oisse pas t\j\rs le plus important2 qui le nglige doit voir dtruire son ouvrage presque a*ev4 ,on lassa sans d\te p> de longues ngociations les reprs5tans d'une nation lgre1 inconsidre1 trop ard5te dans ses dm>*es1 et trop peu acc\tume rfl*ir p\r tre con/ante dans ses desse9s4 ,peut-tre mme employa-t-on les voies de la corruption4 ,quoi qu'il en soit1 les tats ngligr5t leurs ennemis aprs les avoir diffams1 et oublir5t jusqu' leur premi] projet de donn] un conseil t\t n\veau au dauph94 ,ils se cont5tr5t mme d'associ] quelques m9i/res aux anci5s1 qu'ils ne dplacr5t pas#bjd4 ,en effet1 les (fici]s disgracis p> les tats fur5t plus en faveur que jamais auprs du pr9ce1 qui les considroit comme des victimes sacrifies ses intrts3 dj ennemis de la nation p> av>ice et p> ambition1 ils le fur5t encore p> v5geance4 ,les n\veaux m9i/res qui les tats avoi5t ouv]t l'entre du conseil1 n'y fur5t reg>ds que comme des c5seurs ou des espions incommodes2 on ne traita srieusem5t devant eux d'aucune affaire1 et ils n'eur5t aucune "p au secret du g\v]nem5t4 ,on t5ta p> des promesses et des bi5faits1 et on intimida1 p> des m5aces1 ceux qui avoi5t le mo9s de probit et de c\rage2 et t\s enf9 cdr5t d'autant plus volonti]s la t5tation de s'lev]1 de s'enri*ir ou de ne pas se p]dre1 que les tats1 lo9 de s'tre corrigs des fautes qu'ils avoi5t faites l'anne prcd5te1 et d'avoir pris des mesures plus sages p\r donn] leurs ag5s une plus gr&e autorit1 avoi5t au contraire multipli leurs ennemis4 ,t\s les (fici]s du royaume fur5t susp5dus de l'ex]cice de leurs *>ges1 l'ouv]ture des tats4 toit-ce p\r pr\v]1 ou du mo9s p\r faire ent5dre que t\te autorit p>ticulire disp>ot et s'anantit devant la puissance suprme de l'assemble de la nation8 ,je ne saurois le croire4 ,les peuples n'en devoi5t pas tir] cette consqu5ce1 depuis que le g\v]nem5t fodal1 en les humiliant1 avoit fait oubli] t\s les droits de l'humanit2 et les tats eux-mmes1 plongs dans l'ignorance1 n'avoi5t po9t une si haute ide de leur p\voir1 puisqu'ils s'toi5t sp>s aux premi]s ordres du dauph94 ,cette opration dang]euse en elle-mme1 p>ce qu'elle arrte et susp5d l'action de la puissance excutrice qui1 les yeux ouv]ts sur le citoy51 ne doit jamais tre int]rompue1 inquita le public1 mortifia des magi/rats dont on n'avoit ri5 cra9dre1 et les al>ma p\r l'av5ir4 ,t\t ce qu'il y avoit de plus puissant dans le royaume1 ou qui ex]oit quelque fonction publique1 craignit d'tre s\mis une inquisition trop vigilante4 ,les tats mir5t le comble leur premire imprud5ce p> l'ordonnance qu'ils dictr5t au dauph9 avant que de se sp>]1 et qui t5doit corrig] la fois un trop gr& nombre d'abus4 ,ils devoi5t se faire dsir]1 et en se faisant cra9dre1 ils s]vir5t leurs ennemis4 ,le p>lem5t dut voir avec indignation qu'on lui ordonnt de ne pas prolong]#bje les affaires1 de ne faire acception de p]sonne dans ses jugem5s1 de trait] les pauvres avec humanit1 et sur-t\t qu'on dim9ut les dp5ses fa/ueuses de ses commissaires1 qui1 m>*ant aux frais des p>ties1 les ru9oi5t avant que de les jug]4 ,la *ambre des comptes qui1 dans son orig9e1 n'avoit t qu'un simple conseil de quelques m9i/res *>gs d'adm9i/r] les f9ances du roi1 et de recevoir les comptes des f]mi]s du doma9e1 les matres des requtes1 les matres des eaux et =ts1 les baillis1 les prvts1 les g5s de gu]re1 etc4 t\s devoi5t tre galem5t rvolts qu'on s'app]t des n\veaux droits qu'ils s'toi5t faits1 qu'on clairt leur conduite1 qu'on dvoilt leurs malv]sations1 et qu'on prt5dt corrig] des abus que l'effront]ie des c\pables et l'impunit avoi5t conv]tis en autant de droits4 ,les tats de #acef ne s'app]ur5t po9t de la faute que j'ai repro*e ceux de l'anne prcd5te1 t\*ant la =me d'adm9i/ration laquelle les gnraux des aides toi5t s\mis4 ,ils cont9ur5t exig] que deux sur9t5dans du cl]g1 de la noblesse et du ti]s-tat euss5t un mme avis#bjf p\r p\voir =m] une rsolution4 ,ces (fici]s cont9ur5t a9si d'avoir les ma9s lies1 et possdr5t ridiculem5t une autorit dont l'ex]cice toit t]nellem5t susp5du p> eux-mmes4 ,les tats s5tir5t1 il e/ vrai1 que leur ouvrage n'toit qu'bau*1 et combi5 il leur importoit de s'assembl] qu& la situation des affaires l'exig]oit2 mais au lieu de song] se r5dre un ressort ord9aire et ncessaire du g\v]nem5t1 p> des convocations rgulires et priodiques1 ils ne dem&r5t que le privilge de s'assembl] leur gr p5dant un an#bjg4 ,il leur fut mme impossible d'us] de cette p]mission1 p>ce qu'ils ne *>gr5t aucun de leurs (fici]s du so9 de les convoqu] en cas de ncessit1 ni de jug] du beso9 d'une convocation2 et qu' mo9s d'une inspiration miraculeuse1 le cl]g1 la noblesse et les communes ne devoi5t pas envoy] en mme temps ni dans le mme lieu leurs dputs p\r reprs5t] la nation4 ,qu& les tats se sp>r5t1 leurs ennemis se runir5t1 et p>v9r5t aism5t faire oubli] et mpris] une ordonnance accorde avec *agr91 p> le pr9ce1 aux dem&es d'une assemble qui avoit v\lu t5dre son p\voir au lieu de l'aff]mir1 et corrig] des abus sans avoir pris aup>avant des mesures efficaces p\r russir4 ,plusieurs (fici]s que le dauph9 avoit fe9t de disgraci]1 fur5t rappels la c\r4 ,p5dant qu'on intimidoit les gnraux des aides et les lus des prov9ces1 ou qu'on lassoit leur f]met1 en les trav]sant dans t\tes leurs oprations1 on p\rsuivit1 s\s diffr5s prtextes1 ceux qu'on reg>doit comme les auteurs des rsolutions des tats2 on leur supposa des crimes p\r les p]dre4 ,les uns se bannir5t eux-mmes du royaume2 ils n'y tr\voi5t plus d'asile assur contre la calomnie et la p]scution de leurs ennemis1 depuis que les tats avoi5t eu l'imprud5ce d'(f5s] t\s les tribunaux de ju/ice4 ,les autres1 comptant trop sur leur innoc5ce et les int5tions droites qu'ils avoi5t eues1 fur5t livrs la ju/ice2 on leur tr\va1 ou plutt1 on leur supposa des crimes1 et ils fur5t condamns au d]ni]#bjh supplice4 ,c'e/ avec raison qu'on peut comp>] la situation o les ,franais se tr\vr5t s\s le rgne du roi ,jean1 celle o les ,anglais s'toi5t vus autrefois s\s le rgne de ,jean-sans-,t]re4 ,*ez les deux peuples1 le pr9ce t5doit galem5t s'emp>] d'un p\voir sans bornes1 et les deux nations en s'agitant fir5t un ef=t p\r sec\] le j\g qu'on leur imposoit4 ,les ,anglais et les ,franais obt9r5t1 ou plutt se fir5t les mmes droits et les mmes prrogatives2 mais p\rquoi nos deux ordonnances de #acee et #acef ne sont-elles auj\rd'hui qu'un va9 titre dans nos ma9s2 t&is que la clbre *>te de ,jean-sans-,t]re1 triomphant de t\s les ef=ts que l'av>ice et l'ambition ont faits p\r la dtruire1 e/ encore le pr9cipe et la base du g\v]nem5t actuel de l',anglet]re8 ,en re*]*ant les causes de cette diffr5ce1 je mettrai dans un n\veau j\r les obs]vations qu'on vi5t de lire1 et je rp&rai d'avance de la lumire sur la p>tie de notre hi/oire qu'il me re/e dvelopp]4 ,,*apitre ,,iv4 ,des causes p> lesquelles le g\v]nem5t a pris en ,anglet]re une =me diffr5te qu'en ,france4 ,il suffira de rem>qu] que qu& ,jules-,cs> porta ses armes dans la ,bretagne1 les peuples de cette le avoi5t peu prs la mme religion1 le mme g\v]nem5t et les mmes c\tumes que les ,gaulois1 avant que ceux-ci fuss5t s\mis l',empire ,roma94 ,les deux nations va9cues dev9r5t esclaves1 et prir5t les vices de leurs va9queurs1 incapables d'tre libres2 mais comme ces vices ouvrir5t les ,gaules aux ,b\rguignons1 aux ,visigots1 aux ,franais1 etc4 ils laissr5t les ,bretons sans df5se1 et les =cr5t subir le j\g des ,anglo-,saxons et des ,danois4 ,ces peuples sortis de la ,g]manie avoi5t les mmes murs et la mme politique dont j'ai r5du compte en p>lant de l'tablissem5t de nos pres dans les ,gaules4 ,on voit en ,anglet]re des rois qui ne sont que les capita9es de leur nation4 ,on y tr\ve des assembles nationales p>eilles notre *amp de ,m>s4 ,les ,anglo-,saxons avoi5t leurs ,?anes qui sont nos ,leudes1 des compositions en arg5t ou en be/iaux p\r la rp>ation des dlits1 des tribunaux semblables aux ntres p\r l'adm9i/ration de la ju/ice1 et des lois galem5t insuffisantes aux beso9s d'un peuple1 qui ne vit plus de pillage1 et qui a pris des demeures fixes4 ,malgr les diffr5tes rvolutions que l',anglet]re avoit pr\ves1 elle cons]voit encore des re/es prcieux de la lib]t ,g]manique1 lorsque ,guillaume1 duc de ,norm&ie et contempora9 de notre ,philippe ,i1 prt5dant qu',ed\>d le ,confesseur l'avoit appel sa succession1 desc5dit en ,anglet]re1 et en fit la conqute4 ,le va9queur1 bi5tt lass d'agir avec une sorte de modration1 traita enf9 ses n\veaux sujets avec la d]nire duret1 et les dp\illa de leurs bi5s p\r enri*ir les seigneurs qui l'avoi5t suivi dans son expdition2 et aux lois ,g]maniques1 dont le d]ni] roi ,saxon avoit rdig et p]fectionn le code1 il sub/itua les c\tumes norm&es4 ,le g\v]nem5t fodal#bji fut tabli en ,anglet]re1 mais il n'y eut pas sa naissance les mmes dfauts qu'il avoit d'abord eus en ,france4 ,la foiblesse extrme des ,c>lov+i5s1 l'usurpation des seigneurs1 la ru9e des anci5nes lois1 et l'esprit d'an>*ie l'avoi5t =m p>mi n\s1 de sorte que la foi donne et reue n'tablissoit que des droits et des devoirs inc]ta9s entre le suz]a9 et le vassal3 en ,anglet]re il fut l'ouvrage d'un pr9ce ambitieux1 conqurant1 jal\x de son autorit1 habile la mani]1 qui rcomp5soit son gr ses capita9es1 et qui toit le matre des conditions auxquelles il rp&oit ses bi5faits4 ,les premi]s ,capti5s1 quoique plus puissans que les d]ni]s pr9ces de la maison de ,*>lemagne1 avoi5t t rduits n'tre que les seigneurs suz]a9s de leur royaume1 et n'toi5t s\v]a9s que dans leurs doma9es1 comme t\t seigneur l'toit dans les si5s4 ,guillaume1 au contraire1 ret5ant une p>tie de l'autorit ou des prrogatives des rois ,saxons auxquels il succdoit1 n'ab&onna po9t la s\v]a9et ses vassaux2 il les s\mit des r$evances1 et cons]va une ju/ice suprieure qu'il ex]oit sur t\tes les prov9ces de son royaume1 en y envoyant de temps en temps des commissaires p\r y jug] en son nom4 ,il avoit p>tag l',anglet]re en sept c5ts b>onies qui relevoi5t immdiatem5t de la c\ronne1 et p>-l son p\voir fut direct et immdiat sur *aque seigneur1 t&is que le roi de ,france n'en avoit qu'un trs-petit nombre qui relevt immdiatem5t de lui4 ,d'ailleurs1 les plus gr&s fiefs des ,anglais toi5t trop peu considrables p\r que leurs matres affectass5t la mme indp5dance que les vassaux immdiats du roi de ,france1 qui1 p\r la plup>t1 possdoi5t des prov9ces puissantes1 et p\voi5t =m] des armes de leurs vassaux et de leurs sujets4 ,dans le sicle de ,guillaume on n'toit po9t puissant sans abus] de ses =ces2 et plus son j\g et celui de son successeur fut rig\reux1 plus les ,anglais1 qui avoi5t p]du leurs anci5nes c\tumes p> une rvolution subite1 regrettr5t une lib]t dont ils n'avoi5t pas eu le temps de p]dre le s\v5ir4 ,les ,norm&s eux-mmes comp>r5t leur condition celle des b>ons de ,norm&ie2 leur reconnoissance dim9ua p\r un s\v]a9 qui ne leur avoit pas fait des grces aussi t5dues qu'il p\voit les leur faire1 et ils dev9r5t inquiets et ambitieux4 ,aprs avoir favoris les entreprises d'un pr9ce qui faisoit leur =tune1 et second une ambition et une inju/ice dont ils tirr5t avantage1 ils ne t>dr5t pas cra9dre cette autorit arbitraire qui les avoit enri*is des dp\illes des va9cus1 et qui p\voit aussi les dp\ill]4 ,ils s5tir5t la ncessit d'avoir des lois p\r cons]v] leurs n\velles possessions4 ,un mcont5tem5t gnral rappro*a les ,norm&s des ,anglais2 les uns craignoi5t p\r l'av5ir1 les autres toi5t accabls du prs5t2 leur intrt toit le mme1 et leur foiblesse les unit4 ,ce n\vel esprit se fit rem>qu] s\s le rgne d',h5ri ,i1 qui n'tant pas mont sans contradiction sur le trne1 avoit eu beso9 de mnag] ses sujets p> des complaisances4 ,il leur accorda une *>te#baj1 qui rtablissoit les anci5nes immunits de l',anglet]re et du g\v]nem5t ,g]manique3 il n'toit pas sans d\te dans l'int5tion de l'obs]v]2 mais en se flattant de ne t5dre qu'un pige la crdulit des seigneurs et du peuple1 et les di/raire de leur inquitude p> de va9es esprances1 il jeta en effet les fondem5s de la lib]t ,anglaise4 ,t\te la politique de ,h5ri de mme que celle de t\s les autres pr9ces ses contempora9s1 fut d't5dre son p\voir1 de viol] ses engagem5s qu& il le put faire avec impunit2 et dans les temps difficiles1 de conjur] l'orage prt clat]1 en s'obligeant p> de n\veaux s]m5s d'excut] ses promesses avec fidlit4 ,ses successeurs esprr5t de faire oubli] cette *>te2 ils la retirr5t avec so9 de t\s les lieux o elle avoit t mise en dpt1 et elle ne fut bi5tt plus connue que de nom2 mais la nation en cons]voit le s\v5ir1 et peut-tre qu'en ne la voyant plus1 les ,anglais la crur5t encore plus favorable leur lib]t qu'elle ne l'toit en effet4 ,le malheur public naissoit en ,france du dfaut d'une puissance suprieure qui ft en tat d'tablir1 et ensuite de protg] l'ordre et la subord9ation4 ,en ,anglet]re1 au contraire1 on s5toit le poids d'une puissance trop considrable p\r devoir rprim] ses propres passions et respect] les rgles tablies4 ,de-l dans les deux nations des cra9tes1 des dsirs1 des esprances1 et en un mot1 un esprit diffr5t4 ,comme on pr\voit dans l'une les inconvni5s de l'an>*ie1 et dans l'autre les abus du p\voir arbitraire1 il toit naturel qu'en s\haitant en ,france de voir s'lev] une autorit capable de rprim] la lic5ce des c\tumes fodales1 on favorist ses entreprises1 et que l',anglet]re dsirt au contraire de voir dim9u] ce p\voir sans bornes1 dont le pr9ce abusoit impunm5t4 ,de cette manire de p5s]1 il se =moit dans les deux nations une politique et un c>actre diffr5s4 ,elles se proposr5t une f9 oppose1 et la puissance royale1 la faveur de l'op9ion publique1 devoit faire autant de progrs en ,france que la lib]t en f]oit en ,anglet]re4 ,les tats contract5t des habitudes auxquelles ils obiss5t ma*9alem5t4 ,si les ,anglais oublir5t quelquefois leur lib]t1 leur di/raction ne p\voit pas tre longue4 ,si les ,franais de mme s'irritoi5t contre le roi1 ce ne devoit tre qu'une eff]vesc5ce passagre1 et l'habitude les ram5oit s\s le j\g de la mon>*ie4 ,la f]m5tation des esprits fut cont9uelle s\s le rgne d',eti5ne1 de ,h5ri ,,ii1 et de ,ri*>d ,i4 ,ces pr9ces1 adroits mani] leurs affaires et les passions de leurs sujets1 savoi5t prp>] leurs entreprises1 en ht] le succs1 ou recul] propos qu& la prud5ce l'exigeoit4 ,mais cet art mme dont ils avoi5t cont9uellem5t beso91 annonoit une rvolution c]ta9e p\r le mom5t o il mont]oit sur le trne un pr9ce aussi jal\x qu'eux de son autorit1 mais mo9s capable de l'accrotre ou de la cons]v]4 ,jean-sans-,t]re1 dont j'ai dj eu occasion de faire connotre l'incapacit1 succda son frre ,ri*>d4 ,ce pr9ce d%onor p> sa conduite avec ,philippe-,augu/e et la c\r de ,rome1 ne savoit pas combi5 il toit mpris de ses sujets4 ,il v\lut faire cra9dre et respect] une autorit avilie entre ses ma9s1 et les b>ons unis le =cr5t leur donn] une *>te qui con/ate de la manire la plus au!ntique les fran*ises encore inc]ta9es et flottantes de la nation4 ,cette loi1 si clbre *ez les ,anglais1 ne se borne po9t tablir un ordre mom5tan et provisionnel2 c'e/ une loi fondam5tale1 faite plutt p\r prv5ir les abus que p\r punir ceux qui ont t commis2 en s]vant de base au g\v]nem5t1 elle en aff]mit les pr9cipes4 ,bi5 lo9 de *oqu] aucun ordre de l'tat1 elle les pr5d t\s galem5t#baa s\s sa protection1 mnage1 favorise et concilie leurs intrts p>ticuli]s4 ,t&is que le cl]g e/ confirm dans l'entire et paisible j\issance des droits viols dont il rclamoit sans succs la possession3 les fran*ises des vassaux immdiats de la c\ronne n'ont plus cra9dre l'av>ice du suz]a91 et le sort de leurs veuves et de leurs enfans m9eurs e/ rgl d'une manire qui doit faire aim] la loi p> leur po/rit4 ,le pr9ce ne peut po9t se r5dre plus odieux1 se pla9dre qu'on ait commis un att5tat contre sa prrogative1 p>ce que les b>ons ne lui t5t que les droits arbitraires et tyranniques qu'ils ex]oi5t eux-mmes sur leurs vassaux1 et auxquels ils ont la sagesse de r5onc]4 ,si la *>te dicte ,jean-sans-,t]re dplat quelques (fici]s de sa maison1 qui1 son exemple et s\s sa protection1 s'toi5t fait des droits inju/es qu'elle abolit1 elle s'atta*e un gr& nombre de protecteurs1 en re/ituant ,londres et aux autres villes leurs privilges anci5s4 ,elle veille la =tune des simples t5anci]s avec autant d'imp>tialit qu' celles des seigneurs1 et rgle avec humanit les intrts des comm]ans et des cultivateurs des t]res4 ,on te l'adm9i/ration de la ju/ice cette puissance vague et indt]m9e qui peut la r5dre l'in/rum5t le plus t]rible de la tyrannie dans un juge inique4 ,p\r aff]mir l'empire des lois2 on affoiblit celui des magi/rats1 et on emp*e qu'ils ne puiss5t se laiss] corrompre4 ,un citoy5 n'e/ plus jug que p> ses pairs ou des jurs1 les juges ne vont plus la suite de la c\r p\r y recevoir les arrts qu'ils devoi5t prononc]2 leurs tribunaux sont fixs dans un lieu m>qu1 et on en rgle la compt5ce2 enf91 l'assemble gnrale1 laquelle on a donn depuis le nom de p>lem5t1 et qui n'toit encore que la c\r fodale du roi1 ne se cont5te po9t de pr5dre "p l'adm9i/ration1 elle devi5t une p>tie ess5tielle du g\v]nem5t et l'ame de l'tat4 ,p\r n'tre pas rduite ne j\ir que d'une autorit imag9aire1 elle doit tre convoque qu>ante j\rs avant le t]me assign p\r l'ouv]ture de ses sances1 et dans les lettres de convocation1 le roi doit nonc] les causes p\r lesquelles il assemble son p>lem5t4 ,on craignit que la gr&e *>te ne subit le mme sort que celle de ,h5ri ,i1 et elle fut adresse t\tes les glises ca?drales1 avec ordre de la lire deux fois p> an au peuple4 ,ces prcautions ne p>oissant pas suffisantes p\r assur] l'excution de la loi1 les b>ons fur5t autoriss =m] un#bab conseil de v+t-c9q d'entre eux1 auquel t\s les p>ticuli]s qui auroi5t se pla9dre de quelque infraction la *>te de ,jean-sans-,t]re devoi5t avoir rec\rs4 ,si quatre de ces b>ons tr\voi5t la pla9te lgitime1 ils devoi5t s'adress] au roi1 ou dans son abs5ce son *anceli]1 p\r dem&] une ju/e rp>ation4 ,si1 qu>ante j\rs aprs cette dem&e1 la p>tie (f5se n'toit pas satisfaite1 les quatre b>ons r5doi5t compte de leur dm>*e leurs collgues1 qui1 la pluralit des voix1 pr5oi5t les mesures qu'ils croyoi5t les plus conv5ables p\r obt5ir ju/ice3 ils avoi5t le droit d'arm] les communes et de contra9dre le roi1 p> le pillage ou la saisie de ses doma9es1 rp>] les torts qu'il avoit faits4 ,si on comp>e la gr&e *>te aux tablissem5s politiques des anci5s1 ou si on en juge p> les prceptes que les philosophes ont donns p\r faire le bonheur de la socit1 on y tr\v]a sans d\te des vues encore bi5 b>b>es2 mais si on comp>e cette loi aux *>tes que les autres pr9ces de l',europe accordoi5t1 dans le mme temps1 aux pla9tes et aux m5aces de leurs vassaux et de leurs sujets1 on v]ra que les ,anglais avoi5t fait des progrs inf9im5t plus considrables que les autres peuples dans la connoissance de la socit4 ,ils comm5cr5t considr] la masse entire de la nation1 dont t\tes les p>ties ne devoi5t faire qu'un t\t1 t&is qu'ailleurs les diffr5s ordres de citoy5s1 t\j\rs ennemis les uns des autres1 et n'app]cevant po9t encore les rapports secrets qui li5t leur bonheur p>ticuli] au bonheur gnral1 ne *]*oi5t qu' s'opprim] ou s'(f5s]1 et se glorifioi5t d'obt5ir sp>m5t des privilges opposs1 qui1 ne t5dant qu' divis] leurs intrts1 ne p\voi5t p> consqu5t jamais tre aff]mis avec solidit4 ,si on exam9e l'esprit diffr5t qui avoit dict la *>te des ,anglois et les deux ordonnances dont j'ai p>l dans les *apitres prcd5s1 il e/ ais de prvoir le sort diffr5t qui les att5doit4 ,ds que le roi ,jean et son fils v\dront manqu] leurs engagem5s1 ils s]ont s\t5us dans leur entreprise p> t\tes les p]sonnes que les tats avoi5t (f5ses4 ,les abus qu'on avoit v\lu rprim] r5atront sans pe9e1 p>ce qu'on avoit nglig de rgl] en dtail et d'une manire prcise les droits de la nation1 et que n'ayant pris aucune mesure p\r que l'inju/ice faite un simple p>ticuli] devnt1 comme en ,anglet]re1 l'affaire de la nation entire1 on p\voit p>v5ir opprim] t\t l'tat1 en opprimant successivem5t *aque classe de citoy5s4 ,nos lois1 qui n'avoi5t que de foibles protecteurs1 p>ce qu'elles proscrivoi5t plutt des abus p>ticuli]s qu'elles n'tablissoi5t un ordre gnral1 devoi5t ncessairem5t tomb] dans l'oubli4 ,a9si les ,franais s'agitoi5t inutilem5t p\r ne faire que des lois qui devoi5t les laiss] retomb] dans leur premire b>b>ie1 t&is que les ,anglais1 conduits p> l'esprit national que fixoit la gr&e *>te1 devoi5t faire de n\veaux progrs et p]fectionn] l'bau*e de leur g\v]nem5t4 ,qu& ,jean-sans-,t]re v\lut rec\vr] le p\voir arbitraire dont on lui avoit int]dit l'usage1 il se tr\va sans p>tisans2 t\t le monde l'ab&onna2 et p\r rduire ses sujets1 il fut oblig d'appel] des trang]s son s]vice1 en leur promettant des dp\illes de l',anglet]re4 ,les ef=ts impuissans du pr9ce1 ne s]vir5t qu' donn] plus de =ce l'esprit national qui se =moit1 et dont une trop gr&e scurit auroit vraisemblablem5t ret>d les progrs3 le repos e/ ennemi de la lib]t2 les ,anglais1 plus atta*s leur loi p> les ef=ts qu'on avoit faits p\r la dtruire1 dev9r5t att5tifs1 dfians et s\ponneux2 prompts s'al>m]1 il toit difficile de les tromp] p> des esprances1 de les entret5ir dans leur erreur aprs les avoir sduits1 ou de les accabl] avant qu'ils euss5t prvu le dang]4 ,t&is que les ,franais1 sans guide et sans ralliem5t1 devoi5t encore err] au gr des vnem5s et de leurs passions1 les ,anglais se proposoi5t un objet fixe au milieu des malheurs ou des prosprits1 qui ne sont que trop propres donn] un n\vel esprit aux nations4 ,l',anglet]re put avoir quelques di/ractions1 mais elle cons]va son c>actre4 ,la gr&e *>te1 si je puis p>l] a9si1 fut une b\ssole#bac qui s]vit dirig] le corps enti] de la nation1 dans les tr\bles que l'intrt p>ticuli] et les factions suscitr5t quelquefois1 et qui sont ncessaires dans un g\v]nem5t b>b>e qui se =me4 ,si le pr9ce pr5d une espce d'asc5dant sur la nation1 son triomphe e/ c\rt1 p>ce que quelque corps a t\j\rs intrt de rclam] la gr&e *>te1 et qu'en jettant l'al>me1 il retire les esprits de leur ass\pissem5t4 ,le rgne d',h5ri ,,iii1 e/ une preuve de cette vrit4 ,les hi/ori5s ont rem>qu que les b>ons1 auteurs de la rvolte qui clata contre ce pr9ce1 n'toi5t pas mo9s occups de leurs intrts p>ticuli]s que du bi5 public4 ,le comte de ,leice/] tr\va assez de p>tisans p\r se mettre en tat de faire la gu]re civile1 p>ce que la nation avoit beso9 qu'on raff]mit ses privilges branls1 et ,h5ri ne re/a po9t sans df5se1 p>ce qu'un gr& nombre d',anglais1 qui aimoi5t galem5t les lois1 se dfioi5t encore plus des vues ambitieuses du comte que de celles du roi4 ,*ez t\t autre peuple1 le sort du g\v]nem5t auroit dp5du dans ces circon/ances du sort d'une bataille3 en ,anglet]re1 l'esprit national emp*oit que l'arme victorieuse ne se laisst nivr] p> ses succs1 et ne s]vt avec trop d'ardeur et de docilit les passions de son *ef4 ,l'arme qui fit va9cre ,h5ri ne lui p]mit pas1 aprs la bataille d',eva%em1 d'accabl] les va9cus et de se mettre au-dessus de la loi4 ,n'e/-il pas p]mis de conjectur] que si le comte de ,leice/] et t victorieux1 ses soldats citoy5s l'auroi5t galem5t cont5u dans les bornes de son devoir8 ,quelque am\r que les ,anglais euss5t p\r un g\v]nem5t qui les r5doit libres1 ils toi5t trop ignorans1 et leurs murs trop grossires1 p\r qu'ils fuss5t l'abri de t\te rvolution3 bi5 lo9 de connotre la dignit des citoy5s1 ils ne s\ponnoi5t pas mme qu'il y et un droit naturel1 et ne croyoi5t en effet t5ir leurs n\veaux privilges que de la libralit seule du pr9ce1 ou plutt de la viol5ce qu'ils avoi5t faite ,jean-sans-,t]re4 ,le roi1 de son ct1 n'toit pas mieux in/ruit des devoirs que la nature et la politique lui imposoi5t1 et conva9cu que les prrogatives dont on l'avoit dp\ill1 app>t5oi5t ess5tiellem5t sa dignit1 il se croyoit t\j\rs le matre de repr5dre ses bi5faits1 p\rvu que le pape1 en le dliant de ses s]m5s1 autorist son p>jure2 il n'en falloit pas davantage p\r entret5ir une f]m5tation s\rde et cont9uelle dans le cur de l'tat4 ,si auj\rd'hui mme on repro*e au g\v]nem5t d',anglet]re plusieurs irrgul>its qui peuv5t rompre t\t quilibre entre les diffr5s p\voirs qui s'y balanc5t1 il e/ c]ta9 que ce dfaut1 beauc\p plus considrable s\s les premi]s successeurs de ,jean-sans-,t]re qu'il ne l'e/ dans notre sicle1 ouvroit une va/e c>rire aux caprices de la =tune1 et exposoit les ,anglais p]dre leur lib]t1 malgr les ef=ts qu'ils devoi5t faire p\r la cons]v]4 ,heureusem5t qu'au milieu des m\vem5s convulsifs que l',anglet]re pr\voit de temps en temps1 le g\v]nem5t s'aff]missoit t\s les j\rs la faveur de quelques has>ds heureux1 et des tablissem5s que l'esprit national =moit p> une suite de l'att5tion scrupuleuse des ,anglais ne laiss] lev] aucun subside#bad sans y avoir cons5ti2 le p>lem5t1 qui n'avoit autrefois aucun temps fixe et dt]m9 p\r ses assembles1 fut convoqu rgulirem5t t\s les ans2 et le pr9ce1 t\j\rs arrt dans l'excution des projets ambitieux qu'il p\voit =m]1 toit cont9uellem5t s\mis la c5sure de la nation4 ,le roi1 born aux rev5us mdiocres de ses doma9es1 et s\v5t =c de faire la gu]re en-de de la m]1 ne p\voit se pass] des subsides de ses sujets2 les gr&s1 qui toi5t les matres de rejet] leur gr ses dem&es ou de les recevoir d'une manire favorable1 ne t>dr5t pas pr(it] de cet avantage p\r p>tag] avec lui#bae la puissance lgislative2 malgr le mpris si naturel aux gr&s p\r leurs infrieurs1 ils eur5t la sagesse de ne po9t avilir une nation dont ils toi5t les *efs2 ils s5tir5t que s'ils opprimoi5t le peuple1 ils s]oi5t leur t\r opprims p> le roi2 ou plutt1 ils craignir5t de s\lev] contre eux des hommes que la gr&e *>te avoit r5dus fi]s et jal\x de leur lib]t2 leur cra9te leur s]vit de politique1 et les sauva de l'cueil contre lequel leur av>ice et leur vanit devoi5t les faire *\]4 ,le peuple1 *aque j\r plus ri*e et plus heureux s\s la protection des b>ons1 s'affectionna davantage ses lois1 et dev9t bi5tt assez puissant p\r que le p>lem5t1 o ,londres#baf seule et quelques autres villes considrables envoyoi5t des reprs5tans1 admt enf9 des dputs des b\rgs et de *aque prov9ce4 ,cette assemble1 si ncessaire la cons]vation des immunits anglaises1 n'acquit po9t une n\velle =ce sans aff]mir la lib]t en la r5dant plus prcieuse4 ,les gr&s ne p]dir5t ri5 de leur dignit1 et aff]mir5t leur p\voir en se rappro*ant plus intimem5t du peuple1 la lgislation se p]fectionna1 p>ce que le corps lgislatif1 compos d'hommes *oisis dans t\s les ordres de l'tat1 et qui en connoiss5t t\s les beso9s1 ne ngligea aucun de ces petits objets oublis p>-t\t ailleurs1 et qui cep5dant ne sont jamais ngligs impunm5t2 la prs5ce des communes1 plus amies du repos que la noblesse1 tempra le gnie impati5t et militaire des b>ons1 trop ports rec\rir la =ce p\r df5dre leurs privilges1 et mit le p>lem5t en tat d'acqurir de n\veaux droits sans rec\rir la voie des armes1 qui expose t\j\rs un peuple libre dev5ir esclave4 ,en effet1 le p>lem5t attaqua1 s\s le rgne d',ed\>d1 diffr5tes prrogatives de la c\ronne1 qui jusqu'alors n'avoi5t po9t t conte/es4 ,il fut rgl qu' l'av5ir la *ambre des pairs dispos]oit des places les plus importantes du royaume2 que sans ses conc\rs1 le roi ne p\rroit ni faire la gu]re1 ni ordonn] ses vassaux de le suivre2 et que de temps en temps t\tes les *>ges s]oi5t confres p> le p>lem5t la pluralit des suffrages4 ,s\s ,h5ri ,,iv1 les communes ordonnr5t qu'un ordre du roi ne p\rroit dsormais ju/ifi] un (fici] qui ne se s]oit pas con=m aux lois gnrales de la nation4 ,elles donnr5t l'exemple utile de disgraci] des m9i/res1 et nommr5t enf9 un trsori] p\r dispos]1 suivant leurs ordres1 des subsides qu'elles accord]oi5t4 ,ces droits1 et quelques autres que le p>lem5t acquit encore1 emp*oi5t que les articles les plus ess5tiels de sa gr&e *>te ne fuss5t attaqus et viols3 c'toit1 p\r a9si dire1 un avant-mur dont la nation c\vroit sa lib]t1 et que les rois devoi5t comm5c] dtruire4 ,les n\velles prrogatives que le p>lem5t s'toit faites s\s des pr9ces foibles1 le mettoi5t en tat de faire quelquefois des sacrifices1 et de p]dre quelque *ose s\s des pr9ces entrepr5ans et adroits1 sans que la con/itution politique en ft altre4 ,aprs avoir pr\v diffr5s flux et reflux1 l'autorit repr5oit son quilibre4 ,s\v5t les rois se tr\voi5t rduits la df5sive1 et tant la nation toit libre1 rclamr5t en leur faveur cette mme *>te qu'ils avoi5t reg>de comme l'in/rum5t de la dcad5ce de leur p\voir4 ,il faut le rem>qu]1 la =tune s]vit inutilem5t les ,anglais p5dant plusieurs gnrations2 elles les fit pass] successivem5t dans des circon/ances si diffr5tes1 si contraires mme1 que la nation ne p\voit jamais tre di/raite p5dant long-temps des intrts de sa lib]t4 ,des rois d'un c>actre oppos1 tantt timides1 tantt c\rageux1 ne devoi5t po9t avoir cette con/ance pati5te et op9itre qui triomphe enf9 de t\s les ob/acles4 ,ed\>d ,i succda un pr9ce foible1 et tr\va p> consqu5t une nation plus fire et plus jal\se que jamais de ses droits4 ,il avoit les qualits ncessaires p\r bl\ir ses sujets1 et leur inspir] une scurit qui les auroit peut-tre p]dus2 mais il eut heureusem5t l'imprud5ce de ne v\loir d'abord confirm] la gr&e *>te qu'avec la clause que cette confirmation ne nuiroit po9t ses prrogatives2 et ensuite de dem&] au pape la disp5se du s]m5t qu'il avoit prt4 ,sur le *amp les esprits plus att5tifs pir5t ses dm>*es1 et v\lur5t pntr] ses p5ses4 ,ed\>d1 suspect sa nation1 n'osa pas t5t] de l'ass]vir1 et son successeur1 qui v\lut affect] un p\voir arbitraire1 se tr\va sans tal5s4 ,ed\>d ,,ii fut dpos2 exemple t]rible p\r son fils1 pr9ce alti]1 c\rageux1 gr& politique1 gr& capita9e1 et qui1 p5dant un rgne assez glorieux et assez long p\r lass] la vigilance de t\t autre peuple que les ,anglais1 ou le jet] dans un eng\em5t fune/e la lib]t1 se vit =c confirm] plus de v+t fois la *>te de ,jean-sans-,t]re4 ,que les hommes sav5t peu ce qu'ils doiv5t dsir] ou cra9dre6 ,la mort de ce fameux pr9ce de ,galles1 le pr9ce ,noir1 dont les hi/ori5s font des loges si honorables1 causa un deuil gnral en ,anglet]re2 et cep5dant1 qui peut rpondre qu'un gr& homme1 d\ de plusieurs v]tus inconnues son sicle1 et qui auroit succd ,ed\>d ,,iii1 n'et pas expos la lib]t des ,anglais aux plus gr&s prils8 ,il n'et pas eu vraisemblablem5t plus d'g>ds p\r leurs privilges qu'il n'en eut p\r les droits des vassaux de son du* d',aquita9e2 mais la prud5ce lui ordonnant de se conduire en ,anglet]re d'une manire diffr5te qu'en ,france1 il et attaqu les ,anglais en s'en faisant aim] et respect]2 et combi5 de fois les v]tus des pr9ces n'ont-elles pas t fune/es leur nation8 ,la =tune plaa la c\ronne de/9e au pr9ce de ,galles sur la tte d'un enfant1 dans qui l'ge ne dveloppa aucun tal5t1 et ,ri*>d ,,ii subit le mme sort qu',ed\>d ,,ii4 ,on vit les mmes jeux de la =tune p5dant les longues qu]elles de la maison d',yorck et de la maison de ,lanca/re4 ,a un ,h5ri ,v1 pr9ce trop clbre p> nos disgraces1 succda un roi au b]ceau2 il e/ dtrn1 et replac sur le trne p\r en tre encore *ass4 ,le rgne d',ed\>d ,,iv pr\va diffr5tes rvolutions1 p5dant lesquelles le g\v]nem5t ne p\voit pr5dre1 ni cons]v] aucune /abilit4 ,la c\ronne passa sur la tte d'un usurpateur1 ,ri*>d ,,iii1 l'assass9 de ses deux neveux1 et trop odieux ses sujets p\r tre r$\table leur lib]t4 ,il se prp>oit cep5dant de gr&s *angem5s en ,anglet]re1 et la f9 des qu]elles dome/iques des maisons de ,lanca/re et d',yorck p>ut tre l'poque o l'am\r des ,anglais p\r la lib]t1 leur cra9te de la royaut et leur dfiance1 c'e/--dire1 l'esprit national1 alloit s'affoiblir et faire place une n\velle politique4 ,suite fune/e de l'esprit de p>ti6 ,les ,anglais avoi5t nglig leurs propres intrts1 en embrassant avec trop de *aleur ceux des deux maisons qui se disputoi5t la c\ronne4 ,ils toi5t fatigus des combats qu'ils avoi5t livrs2 ils avoi5t trop s\ff]t de leurs factions1 et des scnes effrayantes qu'ils avoi5t prs5tes l',europe1 p\r ne pas dsir] le repos4 ,dans l'espce d'ass\pissem5t o ,h5ri ,,vii tr\va ses sujets1 il se flatta de p\voir faire impunm5t quelques entreprises sur leur lib]t4 ,il prt5dit d'abord qu'en v]tu de sa prrogative royale1 il p\voit ex]c] t\s les actes d'autorit1 dont quelqu'un de ses prdcesseurs lui avoit donn l'exemple3 trange pr9cipe1 qui1 en sub/ituant la lic5ce la loi1 ouvroit la porte t\s les dsordres1 et auroit s\mis l',anglet]re au despotisme le plus rig\reux4 ,p\r se r5dre mo9s dp5dant du p>lem5t1 ou p\r le r5dre mo9s ncessaire1 il exigea des subsides s\s le nom de bnvol5ce4 ,la nation tolra cet abus1 et elle n'auroit pas d p]mettre au roi de faire des emprunts libres1 si elle v\loit cons]v] sa lib]t4 ,il se r5dit le matre des lections du p>lem5t2 et les hi/ori5s ont rem>qu qu'il abaissa le p\voir de la noblesse et l'appauvrit1 t&is qu'il se faisoit un art d'honor] et combl] de faveurs les jurisconsultes1 qui dev5ant les plus l*es des flatteurs1 p> reconnoissance1 et p\r mrit] de n\velles grces1 dt\rnr5t les lois de leur s5s naturel1 et les =cr5t se taire ou se s\mettre la prrogative royale4 ,cette conduite arbitraire1 lo9 d'acc\tum] les ,anglais au j\g1 n'auroit s]vi qu' leur r5dre leur c\rage et leur anci5 am\r p\r l'indp5dance1 s'ils n'avoi5t t di/raits des so9s qu'ils devoi5t leur patrie1 p> un intrt suprieur celui de la lib]t4 ,lu!r v5oit de se s\lev] contre l'glise roma9e2 et ses op9ions rp&ues en ,anglet]re avoi5t fait des progrs si gr&s et si rapides1 que les ca?oliques con/]ns craignir5t de voir entirem5t dtruire la foi de leurs pres4 ,les prils de la religion devoi5t faire oubli] ceux de la patrie4 ,que la socit1 en effet1 ses lois1 ses bi5s1 ses maux1 la lib]t et l'esclavage p>oiss5t des objets vils aux esprits qui n'envisag5t qu'une t]nit de bonheur ou de malheur dans une autre vie1 et qui sont assez g>s p> le fanatisme p\r ne pas song] que le *em9 qui conduit cette t]nit de bonheur1 c'e/ la pratique de la ju/ice1 de l'ordre et des lois2 les ,anglais dev5us ?ologi5s1 cessr5t d'tre citoy5s et politiques4 ,les deux religions =mr5t deux p>tis d'autant plus fune/es p\r l'tat1 que dans leur zle aveugle et tmraire1 ils s'applaudissoi5t de sacrifi] leurs lois et leur lib]t au succs de leurs op9ions4 ,h5ri ,,viii hassoit la doctr9e de ,lu!r comme n\velle et hrtique1 mais il toit ennemi de la c\r de ,rome1 qui condamnoit sa passion p\r ,anne de ,b\l54 ,*acun des deux p>tis1 dit le n\vel hi/ori5 d',anglet]re1 esproit de l'attir] soi =ce de s\mission et de condesc5dance4 ,le roi1 qui t5oit la balance entre eux1 galem5t sollicit p> la faction prote/ante et p> la faction ca?olique1 ne s'emp>oit que mieux d'une autorit sans bornes sur l'une et l'autre4 ,quoiqu'il ne ft rellem5t guid que p> son caprice et son humeur imprieuse1 le has>d faisoit que sa conduite inc]ta9e le dirigeoit plus efficacem5t v]s le p\voir despotique1 que n'auroi5t pu faire les politiques les plus pr(onds qui lui en auroi5t trac le plan4 ,s'il et employ l'artifice1 les ruses1 l'hypocrisie1 dans la position o il se tr\voit1 il et mis les deux p>tis sur leurs g>des avec lui2 c'et t leur appr5dre se pli] mo9s aux volonts d'un mon>que qu'ils n'euss5t pas espr de gagn]4 ,mais la fran*ise du c>actre d',h5ri tant connue aussi bi5 que la f\gue de ses passions imptueuses1 *aque faction craignit de le p]dre p> la contradiction la plus lgre1 et se flattoit qu'une dfr5ce aveugle ses fantaisies le jett]oit cordialem5t et entirem5t dans ses intrts4 ,la mort de ,h5ri ,,viii ne r5dit po9t aux ,anglais l'am\r de la lib]t1 et leur anci5 g\v]nem5t1 p>ce que les qu]elles des deux religions n'toi5t po9t encore t]m9es4 ,les novateurs qui triomphr5t s\s ,ed\>d ,,vi1 p>donnoi5t t\t une rg5ce qui les favorisoit1 et r5dir5t le roi plus puissant p\r oppos] un ennemi plus r$\table aux ca?oliques4 ,de leur ct1 les ca?oliques toi5t trop occups de la dcad5ce de leur religion1 p\r song] la ru9e de leur lib]t4 ,leur foiblesse ne leur p]mettant pas d'oppos] avec succs les lois une puissance qu'on avoit r5due despotique1 ils prir5t le p>ti le plus naturel des opprims1 et dev9r5t les flatteurs d'un g\v]nem5t qu'ils ne p\voi5t dtruire4 ,en att5dant avec pati5ce que la provid5ce appelt sur le trne la pr9cesse ,m>ie1 qui p5soit comme eux1 et qui les v5g]oit1 ils pr*r5t l'obissance la plus entire1 dans la cra9te d'tre traits en sditieux4 ,m>ie fut plus ca?olique qu',ed\>d1 son frre1 n'avoit t prote/ant2 mais le p>ti disgraci connoissoit ses =ces1 et n'ayant pas le mme beso9 qu'autrefois de mnag] le g\v]nem5t1 on ne vit plus *ez les ,anglais la mme indiffr5ce au sujet de leurs lois et de leur lib]t4 ,les novateurs1 acc\tums dom9]1 et qui p\voi5t se faire cra9dre1 ne devoi5t pas s\ffrir les abus du g\v]nem5t de ,m>ie avec la mme pati5ce que les ca?oliques avoi5t tolr ceux du rgne d',ed\>d4 ,en sortant de leur di/raction1 les ,anglais ne s5tir5t que le poids de leurs *anes1 et ils n'auroi5t su comm5t sortir de l'esclavage o ils toi5t rduits1 si la gr&e *>te1 en leur faisant connotre les droits de leurs pres1 ne leur avoit appris ceux dont ils devoi5t j\ir4 ,heureusem5t qu',h5ri ,,viii avoit ddaign de dtruire un p>lem5t qui1 se prcipitant sans pudeur au-devant du j\g1 toit dev5u l'in/rum5t et l'appui du p\voir arbitraire3 mais si ce p>lem5t1 rveill p> les murmures du public1 sortoit de son ass\pissem5t1 p>v5oit connotre encore sa dignit1 et s]voit de po9t de ralliem5t aux p>tisans de la lib]t1 le sort de l',anglet]re n'toit pas encore dsespr4 ,en effet1 le p>lem5t osa montr] une sorte de c\rage s\s le rgne de ,m>ie4 ,quelques-uns de ses membres1 atta*s la n\velle doctr9e1 se v5gr5t d'une pr9cesse qui les p]scutoit en se plaignant de ses dp5ses et des subsides qu'elle arra*oit au peuple puis4 ,un s5tim5t trang] celui de la religion p>oissoit dj1 et l'av>ice lui auroit fait faire des progrs rapides1 si ,elisabe? n'et port sur le trne que la foiblesse et l'imprud5ce de ,m>ie4 ,cette pr9cesse1 aussi jal\se du p\voir arbitraire que son pre1 toit mo9s propre l'tablir1 mais plus capable de le cons]v]4 ,naturellem5t dfiante1 quoique c\rageuse1 la prosprit du mom5t prs5t ne la rassura jamais sur l'av5ir4 ,t\j\rs applique prvoir et prv5ir ce qu'elle p\voit cra9dre1 aucun dang] ne lui p>ut mdiocre2 elle n'eut jamais cette scurit qui nglige les petites *oses1 qui produis5t quelquefois des maux extrmes1 auxquels on n'applique ensuite que des remdes impuissans4 ,t\j\rs arme des lois p> lesquelles le p>lem5t avoit remis dans les ma9s d',h5ri ,,viii le p\voir enti] de la nation1 elle exigea l'obissance la plus s]vile1 mais ne laissa cra9dre de sa "p ni les caprices ni les passions qui ne sont que trop naturelles aux despotes4 ,voyant que les ,anglais s\ffroi5t les dem&es frqu5tes des subsides mo9s patiemm5t que le re/e1 elle *]*a les moy5s de les enri*ir1 et g\v]na ses f9ances avec une extrme conomie4 ,plutt que de fatigu] l'tat de ses beso9s1 elle v5dit des t]res de la c\ronne1 c'toit assur] la tranquillit de son rgne1 mais multipli] les emb>ras de ses successeurs1 et les expos] p]dre l'autorit qu',h5ri ,,viii avoit acquise4 ,quoique t\t eut pli s\s le j\g d',elisabe?1 l'esprit de lib]t n'avoit pas laiss de faire quelque progrs4 ,tantt on avoit os dire qu'il toit inju/e que les membres du p>lem5t ne fuss5t pas jugs p> le p>lem5t mme2 tantt on avoit reprs5t l'absurdit qu'il y avoit ne pas laiss] op9] librem5t les dputs d'un corps assembl p\r dlibr] sur les beso9s de l'tat et conseill] le pr9ce4 ,c'e/ bless]1 disoit-on1 les rgles les plus communes de la raison1 que de susp5dre p> un ordre du conseil les dlibrations du p>lem5t2 et comm5t la nation *app]a-t-elle la s]vitude la plus cruelle1 s'il e/ p]mis de jett] dans une prison les membres de la *ambre basse1 ou de les cit] devant des m9i/res despotiques p\r rpondre de leur conduite1 de leurs disc\rs et mme de leurs p5ses8 trange effet de la biz>r]ie des vnem5s huma9s6 ,le fanatisme1 qui avoit ru9 la con/itution de l'anci5 g\v]nem5t1 toit de/9 la rtablir1 et les so9s mmes qu',elisabe? avoit pris p\r calm] et concili] les esprits au sujet de la religion1 en faisant un mlange de la doctr9e n\velle avec le rit et les crmonies de l'glise roma9e1 devoit ht] la rvolution que l'esprit national et le s\v5ir de la gr&e *>te prp>oi5t4 ,des novateurs zls1 croyant que la puret de leur religion toit pr(ane p> un re/e de crmonies roma9es auxquelles ,elisabe? avoit fait grce1 refusr5t de se s\mettre un culte qu'ils reg>doi5t comme impie4 ,la svrit de leurs maximes leur acquit un gr& nombre de p>tisans1 et leur donnant une inflexibilit op9itre1 les exposa aux p]scutions d'un g\v]nem5t intolrant2 mais les purita9s irrits ne t>dr5t pas faire une div]sion favorable en joignant des que/ions politiques aux que/ions ?ologiques4 ,on re*]*a la nature du p\voir qu'ex]ce la socit1 son orig9e1 son objet1 sa f92 on discuta les moy5s que le magi/rat doit employ] p\r faire le bonheur public4 ,les esprits s'meut5t1 et des citoy5s1 lasss de leur situation1 qui dsiroi5t d'tre libres1 et acc\tums aux m\vem5s irrguli]s et imptueux que donne le fanatisme1 portr5t dans leurs n\velles qu]elles la *aleur1 l'emportem5t1 le c\rage et l'op9itret ncessaires p\r produire une gr&e rvolution4 ,il se =ma deux p>tis1 celui de la c\r et celui du p>lem5t1 qui1 conduits p> leur ha9e1 leur rivalit et leur ambition1 se portr5t aux excs les plus opposs4 ,la faction intraitable des purita9s1 sans os] encore av\] ouv]tem5t sa doctr9e s\s le rgne de ,jacques ,i1 ne t5doit1 en effet1 qu' dtruire la royaut et les prrogatives de la pairie1 p\r mettre une p>faite galit entre les familles et tablir une pure dmocratie4 ,le p>ti de la c\r1 galem5t outr dans ses pr9cipes1 affran*issoit l'autorit royale de t\tes les lois1 et la faveur de je ne sais quel droit div91 qu'il e/ difficile de croire1 condamnoit les citoy5s obir aveuglm5t au pr9ce comme ,dieu mme4 ,les purita9s1 t\j\rs anims du mme zle1 abolir5t successivem5t t\s ces actes sc&aleux p> lesquels le p>lem5t avoit dtruit les lib]ts ecclsia/iques et civiles1 et confr ,h5ri ,,viii t\te la puissance lgislative4 ,la *ambre toile1 la c\r de haute trahison et la c\r m>tiale1 trois tribunaux qui ne s]voi5t qu' donn] une =me lgale l'inju/ice et la viol5ce1 fur5t ananties4 ,quels que fuss5t les succs des deux p>tis1 leurs ha9es croissoi5t t\j\rs avec leurs esprances ou leur dsespoir4 ,qu& les purita9s se fur5t emp>s de l'autorit publique1 ils fir5t prir ,*>les ,i sur un *afaud3 et qu& le p>ti de la c\r triompha son t\r1 il ne se cont5ta pas de rappel] ,*>les ,,ii sur le trne de ses pres1 il lui accorda le p\voir le plus t5du4 ,il n'e/ pas difficile1 si je ne me trompe1 de prvoir quel auroit t le sort de l',anglet]re1 d*ire p> deux factions implacablem5t ennemies1 qui avoi5t conjur ou contre la nation1 ou contre le roi1 et qui toi5t trop puissantes p\r avoir l'une sur l'autre un avantage dcisif4 ,le despotisme le plus odieux auroit sans d\te t le fruit de la foiblesse et de l'puisem5t o l'tat s]oit tomb p> ses divisions1 si au milieu de la tempte1 les ,anglais n'avoi5t tr\v une ancre p\r s'oppos] l'imptuosit des vagues qui les emportoi5t4 ,cette ancre1 ce fut la *>te de ,jean-sans-,t]re4 ,des citoy5s clairs1 ou naturellem5t plus modrs1 y tr\vr5t les titres de leur lib]t1 des droits de la c\ronne1 et les pr9cipes d'un g\v]nem5t1 qui1 t5ant un milieu entre les deux factions1 p\voit s]vir les rappro*]4 ,ils =mr5t un troisime p>ti d'abord foible1 et qui ne p\voit se faire ent5dre dans le tumulte que causoi5t les passions2 mais qui devoit acqurir des =ces mesure que l',anglet]re1 in/ruite p> ses malheurs1 se lass]oit de ses tr\bles4 ,en effet1 elle a d de nos j\rs son salut au mme acte1 qui1 quatre sicles aup>avant1 avoit tabli les fondem5s de sa lib]t4 ,je ne suivrai po9t ici l'hi/oire de la maison de ,/u>t4 ,qu'il me suffise de dem&]1 si la cause des malheurs de ,*>les ,i ne fut pas de s'tre laiss conduire p> l'esprit d'une faction1 plutt que p> l'esprit des anci5s pr9cipes de la nation8 ,ds que le fanatisme avoit =m le plan d'tablir une dmocratie1 il n'toit plus temps p\r ce pr9ce de cass] le p>lem5t1 de dcl>] qu'il ne l'assembl]oit plus1 de lev] des impts1 et de remplir les prisons des p]sonnes qui lui toi5t suspectes et dsagrables4 ,p> cette conduite imprud5te1 il n'atta*oit ses intrts que ses flatteurs1 les c\rtisans1 quelques ?ologi5s dcris1 et des hommes sans honneur et sans patrie1 qui v5d5t leurs s]vices au plus (frant4 ,il devoit succomb] avec un p>eil sec\rs2 c> si la nation se refusoit au fanatisme des purita9s1 elle avoit dj repris assez de gt p\r la lib]t1 p\r ne po9t v\loir d'un matre absolu4 ,quelques succs que ,*>les et obt5us contre les rebelles1 il n'auroit jamais atte9t le b qu'il se proposoit2 p>ce que les citoy5s qui t5oi5t l'anci5ne con/itution1 auroi5t succd aux purita9s dfaits p\r df5dre la lib]t2 ou plutt il auroit eu la prud5ce de les sec\rir propos p\r emp*] leur ru9e4 ,t\tes les fautes de ,*>les ne sont qu'une suite ncessaire de la malheureuse position o il s'toit mis en v\lant port] trop lo9 la prrogative royale3 s'il n'eut pas fait celles qu'on lui repro*e1 et qu'on reg>de communm5t comme la cause de ses malheurs1 il en auroit ncessairem5t commis d'autres qui n'auroi5t pas t mo9s dang]euses4 ,si ce pr9ce1 au contraire1 et consult l'anci5 esprit de la nation qui avoit comm5c r5atre s\s le rgne prcd5t1 qui d\t]a qu'en refusant d'tre un despote1 il n'et abattu la faction qui v\loit tablir une vraie rpublique8 ,s'il et dcl> qu'il se cont5toit du p\voir que ,jean-sans-,t]re avoit laiss ses successeurs2 s'il et r5\vell la gr&e *>te en jurant de l'obs]v]1 il auroit t second du vu gnral de la nation1 et auroit dispos de t\tes ses =ces4 ,le fanatisme e/ un s5tim5t draisonnable et outr1 que le temps use et dtruit4 ,on auroit vu s\s le rgne de ,*>les ,i1 ce qu'on ne vit que s\s celui de son successeur1 les ,torys1 et les ,:igs1 ab&onn] l'esprit de faction1 et se rappro*] en adoptant la fois les pr9cipes du g\v]nem5t tabli p> la gr&e *>te4 ,a l'exception des *efs de ces deux p>tis1 qui s'toi5t montrs trop dc\v]t p\r os] r5onc] leurs pr9cipes1 les ,torys v\loi5t communm5t que ,*>les ,,ii et des prrogatives1 mais de manire cep5dant que la lib]t du peuple ft assure2 et les ,:igs prt5doi5t que le peuple ft libre1 sans que sa lib]t pt dtruire la prrogative royale4 ,a9si que le rem>que un hi/ori5 pr(ond1 qui a crit sur cette matire1 les hommes modrs de ces deux p>tis1 c'e/--dire1 le corps de la nation1 p5soi5t de mme sur le fond de cette "q2 ils se proposoi5t la mme f91 et ne v>ioi5t que sur les moy5s ncessaires p\r aff]mir la fois la prrogative royale et la lib]t des citoy5s4 ,cette manire de p5s] avoit fait de si gr&s progrs1 que qu& ,jacques ,,ii se fut r5du odieux p> une adm9i/ration galem5t inju/e et imprud5te1 il ne vit plus auprs de lui que quelque ,torys outrs1 mais trop con/]ns1 trop dcris et trop foibles p\r t5t] de le cons]v] sur le trne4 ,dans le mom5t de cette gr&e rvolution1 il subsi/oit aussi des ,:igs fanatiques sur la lib]t1 et qu'on n'auroit pu satisfaire qu'en tablissant une dmocratie rig\reuse1 mais leur nombre toit si petit et leur doctr9e si contraire l'esprit national1 qu'ils n'osr5t po9t se faire ent5dre4 ,le g\v]nem5t cons]va sa =me anci5ne1 et le p>lem5t ne songea qu' associ]1 p> un heureux mlange1 la dignit du pr9ce celle de la nation4 ,grces au crdit que la *>te de ,jean-,sans-,t]re a repris en ,anglet]re1 les noms mmes de ,torys et de ,:igs n'y sont plus connus auj\rd'hui4 ,ce qui1 sans d\te1 a le plus contribu leur ru9e1 c'e/ que ,guillaume ,,iii et la re9e ,anne1 con=mant leur adm9i/ration au sy/me de g\v]nem5t adopt p> leurs sujets1 ne fur5t po9t =cs de faire des cabales1 de mnag] t\r t\r les ,torys et les ,:igs1 et de se s]vir de leurs passions et de leur autorit p\r se r5dre plus puissans2 les successeurs de ces pr9ces n'ayant fait aucune entreprise suivie1 qui t5dt dtruire la =me du g\v]nem5t1 t\tes les disputes ont enf9 cess sur cette matire4 ,les ,hanovri5s ne rgn5t1 et ne peuv5t rgn] sur l',anglet]re1 que p>ce que c'e/ une nation libre1 qui se croit en droit de dispos] de la c\ronne4 ,s'ils affectoi5t la mme puissance que les ,/u>ts1 s'ils p5soi5t qu'elle leur app>ti5t de droit div91 ce s]oit se condamn] eux-mmes1 et av\] que la place qu'ils occup5t ne leur app>ti5t pas4 ,on dit qu'il y a encore en ,anglet]re des hommes qui p5s5t comme ont p5s les ,:igs et les ,torys les plus emports s\s le rgne de ,*>les ,i2 mais ils sont obligs de dguis] leurs pr9cipes1 et ils n'ont aucune influ5ce dans les affaires4 ,peut-tre ce re/e de leva9 e/-il ncessaire p\r entret5ir une f]m5tation salutaire1 et emp*] que les esprits ne s'ab&onn5t mollem5t une scurit qui s]oit bi5tt suivie d'un ass\pissem5t trop pr(ond4 ,le p>ti de la c\r et le p>ti de l'opposition ne se propos5t plus comme les anci5nes factions1 de ru9] la lib]t publique ou la prrogative royale4 ,leur politique e/ borne des objets p>ticuli]s d'adm9i/ration2 ils se craign5t1 ils se tromp5t1 ils se balanc5t mutuellem5t4 ,a la faveur de ces divisions t\j\rs r5aissantes1 l',anglet]re e/ libre2 si elles cessoi5t1 l',anglet]re s]oit esclave4 ,les ,anglois doiv5t la *>te de ,jean-sans-,t]re leur g\v]nem5t actuel2 dans les temps les plus difficiles1 aprs les commotions les plus vives1 ils ont con/amm5t rec\rs cette loi comme leur oracle4 ,s]vant de rgle l'op9ion publique1 elle a emp* que des rvolutions s\v5t comm5ces ne fuss5t consommes4 ,que l'on ne soit donc pas surpris de la =me de g\v]nem5t que l',anglet]re a cons]ve au milieu des m\vem5s convulsifs dont elle a t agite1 et qui sembloi5t ass]vir ses lois aux caprices de ses passions4 ,c'e/ p>ce que la ,france n'avoit au contraire aucune loi fondam5tale consacre p> l'e/ime et le respect de la nation1 qu'elle a t condamne ne consult] dans *aque conjoncture que des intrts mom5tans2 les ,franais obissoi5t sans rsi/ance aux vnem5s1 les ,anglais rsi/oi5t leur impulsion3 de-l1 sur les ru9es des fiefs s'lve *ez les uns une mon>*ie1 et *ez les autres un g\v]nem5t libre4 ,je n'exam9]ai po9t en dtail ce que les criva9s anglais dis5t de leur g\v]nem5t4 ,cette matire me mn]oit trop lo94 ,je sais que l'esprit gnral de la nation e/ propre rprim] plusieurs dfauts de la con/itution1 et t5ir en quilibre plusieurs p\voirs auxquels les rois n'ont pas donn une =ce gale4 ,mais si le luxe1 les ri*esses1 le comm]ce et l'av>ice altr5t cet am\r de la lib]t2 si la corruption et la vnalit aviliss5t les ames2 p> quel prodige une p>tie du g\v]nem5t n'opprim]a-t-elle pas les autres8 ,si dans cette dcad5ce des murs publiques1 la =tune ram5oit les circon/ances qui r5dir5t ,h5ri ,,viii t\t-puissant1 ou si elle plaoit sur le trne une adroite ,elisabe?1 quelles mesures a-t-on prises p\r que le g\v]nem5t rsi/t aux sec\sses qu'il recevroit8 ,jacques ,,ii avoit le despotisme dans le cur et dans l'esprit2 il se croyoit le matre de disp5s] des lois2 il tablit des impts sans l'aveu du p>lem5t2 il p>la en s\v]a9 absolu dans ses proclamations2 il pr(essa ouv]tem5t une religion odieuse ses sujets et v\lut dtruire la leur2 il contracta des alliances suspectes avec les trang]s2 il eut une arme sur pi$1 et m5aa d'opprim] t\t ce qui lui rsi/]oit3 ce fut un vnem5t trang] aux murs1 aux lois et la con/itution des ,anglais1 qui1 dans ce mom5t1 les sauva du dang] dont ils toi5t m5acs4 ,il fallut que ,guillaume ft une desc5te en ,anglet]re1 et qu'une arme ,holl&oise s]vt de po9t de ralliem5t aux mcont5s1 qui1 sans ce sec\rs1 ne p\vant ni se montr]1 ni se runir1 auroi5t t obligs de subir le j\g et de p]dre le s\v5ir de leurs droits4 ,les ,anglais1 nivrs de la joie que leur causa la rvolution1 auroi5t d trembl] en voyant qu'elle n'toit pas leur ouvrage4 ,qui leur a rpondu que dans une p>eille circon/ance ils tr\v]ont un second ,guillaume2 et que leur roi1 aussi timide que ,jacques1 fuira sans os] confi] sa =tune et celle de son royaume au sort d'une bataille1 ou s]a va9cu8 ,,*apitre ,v4 ,suite du rgne du roi ,jean4--,dsordres qui suiv5t les tats de #acef4--;,conduite du dauph9 p\r repr5dre l'autorit qu'il avoit p]due4--,situation du royaume la mort du roi ,jean4 ,nos pres s'toi5t flatts que la d]nire ordonnance qu'ils avoi5t dicte au dauph91 assur]oit leur bonheur2 et cep5dant le royaume se tr\voit plus malheureux aprs les tats de #acef1 qu'il ne l'avoit encore t4 ,on n'opposa d'abord que des pla9tes et des murmures aux inju/ices du g\v]nem5t1 qui les mprisa4 ,les hommes qui avoi5t dirig la conduite des tats1 croyant de bonne foi avoir puis t\t ce que la politique a de plus sublimes prceptes p\r la prosprit des nations1 n'osoi5t ri5 espr] d'une n\velle assemble1 ni des lois qui en s]oi5t l'ouvrage4 ,les uns toi5t en fuite ou att5doi5t dans des ca*ots l'arrt de leur mort2 et les autres flottoi5t entre la con/]nation et le dsespoir3 suite fune/e d'une ordonnance bi5 diffr5te de la *>te de ,jean-sans-,t]re1 et qui1 ne conciliant po9t les avantages des diffr5s ordres de citoy5s1 p\r ne leur donn] qu'un mme intrt1 les laissoit dans leur premire foiblesse1 et n'ouvroit que la voie impuissante et dang]euse des meutes et des sditions1 p\r arrt] les entreprises du conseil4 ,rob]t-le-,cocq1 vque de ,laon1 et ,m>cel1 prvt des m>*&s de ,p>is1 se tr\voi5t la tte des mcont5s4 ,ces deux hommes ne mrit5t peut-tre pas les noms odieux que les hi/ori5s leur ont prodigus3 l'ignorance1 les prjugs et les murs du temps peuv5t s]vir les excus]2 mais srem5t ils ne s]oi5t po9t indignes des loges dont on les auroit combls1 si p> has>d ils avoi5t obt5u quelques succs1 et russi donn] quelque /abilit aux lois4 ,il e/ vraisemblable qu'ils eur5t de bonnes int5tions dans le comm5cem5t de leur entreprise2 mais n'ayant pas vu les fautes des d]ni]s tats1 ne les s\ponnant pas mme1 il s'en falloit bi5 qu'ils puss5t les rp>] dans un pays o l'anci5 orgueil des fiefs avoit inspir autant de respect p\r la haute noblesse que de mpris p\r la b\rgeoisie2 il toit bi5 difficile que le ,cocq et ,m>cel1 en v\lant agir p\r la nation1 p>v9ss5t s'en faire av\]3 peut-tre que la gr&e *>te n'auroit jamais runi les ,anglais1 si au lieu d'tre l'ouvrage des b>ons1 elle n'avoit t accorde qu'aux dem&es des communes mut9es4 ,quoiqu'il en soit1 l'vque de ,laon et le prvt des m>*&s1 sans vues gnrales1 sans projets fixes1 infrieurs aux ob/acles qu'ils devoi5t pr\v]1 et qu'ils n'avoi5t pas mme prvus1 mir5t de l'audace et de l'emportem5t o il n'auroit fallu que de la f]met et de la raison4 ,=cs d'obir aux vnem5s1 sans savoir ni ce qu'ils devoi5t cra9dre1 ni ce qu'ils devoi5t espr]1 ils fur5t plutt des conjurs et des ennemis de l'tat1 que les df5seurs de la =tune publique4 ,avec quelque hauteur que le conseil ut de son autorit1 il toit impossible qu'en excitant un mcont5tem5t gnral1 il n'et pas lui-mme quelques al>mes4 ,m>cel1 qui g\v]noit son gr la populace de ,p>is1 s'ap]ut de la cra9te du dauph91 et le contraignit convoqu] les tats p\r le #g novembre #aceg4 ,le temps n\s a malheureusem5t drob t\t ce qui p\voit n\s donn] quelque connoissance des premires oprations de cette assemble4 ,soit qu'il faille l'attribu] au dfaut de patriotisme et d'union1 ou aux brig&s qui comm5oi5t infe/] les campagnes et les gr&s *em9s1 on sait seulem5t que la plup>t des bailliages n'y envoyr5t po9t leurs reprs5tans4 ,m>cel1 qui sans d\te avoit mdit avec l'vque de ,laon de n\veaux moy5s p\r r5dre son p>ti plus puissant1 mais qui n\s sont inconnus1 se prp>oit rp>]1 p> de n\velles fautes1 les fautes des tats prcd5s1 lorsqu'on apprit que le roi de ,nav>re s'toit *app de sa prison et s'appro*oit de ,p>is4 ,c'toit un pr9ce loqu5t1 brave1 ambitieux1 imprud5t1 sans honneur1 et le plus m*ant des hommes2 il avoit le d\ble motif de se v5g] d'une d\ble captivit1 et de rev5diqu] deux prov9ces1 la ,*ampagne#bag et la ,brie1 sur lesquelles il prt5doit avoir des droits4 ,sans intrt p\r sa =tune1 et conduit p> sa seule inquitude1 il auroit t capable d'excit] des tr\bles3 on l'a s\ponn d'aspir] la c\ronne mme1 du mo9s faut-il conv5ir qu'il ne mettoit aucune borne ses esprances4 ,tant de vices et si peu de tal5s ne p]mettoi5t pas au roi de ,nav>re de se r5dre le matre des affaires4 ,tel toit le *ef que ,m>cel et le ,cocq v\lur5t se donn]1 sans song] qu'il ne les reg>d]oit que comme des in/rum5s de sa =tune et de ses intrigues1 qu'il bris]oit aprs s'en tre s]vi2 et cette cabale auroit russi dans ses entreprises1 sans que la nation en et retir aucun avantage4 ,si l'arrive du roi de ,nav>re avoit con/]n le dauph9 et son conseil1 elle rp&it dans ,p>is une audace n\velle1 et une confusion extrme y succda4 ,l'activit des tats fut susp5due1 et t\tes les p]sonnes qui auroi5t d agir p>ur5t1 p\r a9si dire1 emb>rasses et intimides4 ,on se bornoit s'exam9] et s'insult]1 sans os] pr5dre aucun p>ti2 et cette inaction des *efs produisit en peu de temps la plus mon/rueuse an>*ie4 ,p>is toit ple9 d'une populace inquite1 indocile1 indig5te et malheureuse4 ,le p\voir1 qui sembloit susp5du entre le pr9ce et les tats1 p> la plus tonnante des rvolutions1 se tr\va t\t enti] entre les ma9s de la multitude3 elle crut devoir comm&]1 p>ce qu'on ne la =oit pas d'obir4 ,p>is (frit en effet l'image de la dmocratie la plus ridicule3 on vit le dauph91 le roi de ,nav>re et ,m>cel h>angu] t\r--t\r la populace4 ,jamais les vnem5s contraires ne se succdr5t avec plus de rapidit et de biz>r]ie2 jamais aussi un peuple plus ignorant1 plus brutal1 plus grossi] n'avoit dcid d'intrts si importans et qui dem&oi5t les lumires les plus pr(ondes4 ,p> ignorance1 on commit de "p et d'autre des att5tats inutiles4 ,les murs atroces de la capitale ne t>dr5t pas se rp&re avec l'an>*ie dans les prov9ces4 ,de n\velles compagnies de brig&s se =mr5t de t\tes p>ts1 et on vit autant de dsordres diffr5s que la biz>r]ie des passions en peut produire1 qu& elles n'ont aucun fre94 ,la noblesse1 qui avoit fait la faute insigne de ne pas protg] les habitans de ses t]res p\r p>otre dans les tats arms de leurs =ces1 crut /upidem5t qu'en les opprimant elle se r5droit plus puissante1 et ex]a sur eux la tyrannie la plus cruelle4 ,mais les g5s de la campagne1 qui ne p\voi5t espr] aucune protection d'un g\v]nem5t dont les ressorts toi5t rompus1 allumr5t bi5tt une n\velle espce de gu]re civile1 plus effrayante que t\tes les diss5tions qu'on avoit pr\ves jusqu'alors4 ,ils s'armr5t3 l'esprance de faire du but9 se joignit la fureur de se v5g]3 les attr\pem5s se multiplir5t1 et cette faction1 connue s\s le nom de ,jacqu]ie1 ne fit grce aucun g5tilhomme qui t5ta de lui rsi/]1 ou dont le *teau valoit la pe9e d'tre pill4 ,en voyant l'tat d*ir p> c5t factions diffr5tes1 t\tes ennemies du g\v]nem5t1 mais qui n'avoi5t aucune relation entre elles2 incapables d'agir de conc]t1 p>ce qu'elles ne p\voi5t se r5dre compte de l'intrt qui les faisoit agir1 et d'autant plus foibles qu'elles sembloi5t ne se propos] d'autre objet que de faire inutilem5t beauc\p de mal2 il toit ais1 si je ne me trompe1 de prvoir que les ,franais1 lasss de leurs dsordres1 vi5droi5t enf9 se rang] s\s la sauveg>de de l'autorit royale1 si le dauph91 dlivr de la tyrannie de ,m>cel1 p\voit alors rec\vr] assez de crdit p\r (frir une protection utile aux citoy5s qui dsiroi5t la paix4 ,c'e/ dans ces circon/ances1 que ce pr9ce s'*appa de la capitale1 d'o le roi de ,nav>re toit dj sorti p\r all] cabal] dans les prov9ces1 t&is que ,m>cel =m]oit le projet ins5s de faire la gu]re au g\v]nem5t et de re/] sur la df5sive4 ,le dauph91 rfugi ,compigne1 prit le titre de rg5t1 et comm5a faire p>otre cette politique adroite qui a r5du son rgne si clbre4 ,n'ayant ni les moy5s d'assembl] une arme1 ni les tal5s p\r la comm&]1 il ne fut po9t t5t de pr5dre contre les mcont5s1 le seul p>ti que l'esprit de *eval]ie et l'ignorance du temps sembloi5t lui indiqu]1 et que son pre auroit pris4 ,au lieu de les rduire p> la =ce1 en rassemblant ses amis1 ress\rce impuissante qui l'auroit mis dans la ncessit de conqurir successivem5t t\tes les prov9ces sept5trionales de son royaume1 et qui auroit infailliblem5t augm5t la confusion1 il fit ent5dre le nom des lois1 nom qu'on peut cra9dre1 mais qu'on n'ose mpris] publiquem5t1 et qui e/ t\j\rs si puissant sur les p]sonnes mme intresses entret5ir les dsordres4 ,il assembla ,compigne1 au comm5cem5t de #aceh1 les tats-gnraux de la ,langu$oyl4 ,il s'y r5dit un gr& nombre de prlats et de seigneurs1 dont la vanit s\ffroit trop impatiemm5t les abus du p\voir an>*ique que le peuple ex]oit1 p\r imit] les b>ons d',anglet]re1 auteurs de la gr&e *>te1 et p5s] qu'ils n'aff]miroi5t leur =tune p>ticulire1 qu'en conciliant les intrts de t\s les ordres de l'tat4 ,il ne t5oit qu'au rg5t de se faire dcl>] le seul juge des beso9s du royaume1 et le matre d'tablir son gr des impositions2 mais il s5tit que p\r faire respect] des tats1 dont il att5doit le rtablissem5t de la tranquillit publique1 sans laquelle il n'auroit aucun p\voir1 il falloit qu'ils ne rvoltass5t pas les esprits1 et que cette assemble lui donn]oit en va9 une autorit que le re/e de la nation dsav\]oit4 ,en effet1 s'il toit indisp5sable de ne pas irrit] de plus en plus1 les prov9ces rvoltes de la ,langu$oyl1 il toit ncessaire de ne pas eff>\*] celles de la ,langu$oc ou du ,midi4 ,quoique ces d]nires euss5t eu jusques-l la docilit d'accord] au g\v]nem5t t\t ce qu'il dem&oit1 elles n'avoi5t pas laiss de murmur] contre les dem&es trop frqu5tes qu'on leur faisoit4 ,elles se plaignoi5t qu'on leur et t la lib]t de refus] ce qu'elles donnoi5t1 et que leurs subsides ne fuss5t plus appels des dons gratuits4 ,on retr\ve dans l'ordonnance publie la clture des tats de ,compigne1 les mmes articles qui avoi5t t mis dans celles de #acee et de l'anne suivante1 au sujet des monnoies1 des gnraux des aides1 des lus des prov9ces1 du droit de prise1 des emprunts =cs et des autres fran*ises de la nation4 ,les subsides y sont encore appels des dons#bah gratuits1 et le dauph9 cons5t n'infr] de cette libralit des tats1 aucun droit p\r l'av5ir4 ,les assembles prcd5tes avoi5t v\lu pr5dre "p l'adm9i/ration du royaume2 celle-ci l'ab&onna t\te entire au dauph91 en rglant seulem5t qu'il n'ordonn]oit ni ne /atu]oit ri5 sans l'avis de trois de ses m9i/res qui contresign]oi5t#bai ses ordres1 ou du mo9s y mettroi5t leur ca*et1 s'ils ne savoi5t pas crire leur nom4 ,quels g>ants de la sagesse des lois1 de la ju/ice1 de l'adm9i/ration et de la /abilit du g\v]nem5t1 que des hommes complaisans p> tat1 qui le pr9ce ouvre ou f]me sa volont1 l'entre de son conseil1 qui peuv5t tr\v] leur avantage p>ticuli] donn] des avis contraires au bi5 public2 ou qu'on peut du mo9s surpr5dre et tromp]1 puisqu'ils ne sav5t ni lire ni crire6 ,le dauph9 savoit combi5 il lui importoit d'avoir la disposition entire des f9ances1 p\r j\ir de l'autorit sans bornes qu'il dsiroit2 mais il falloit fe9dre d'y r5onc] p\r s'en emp>] dans la suite plus srem5t4 ,en faisant rgl] que t\t le produit de l'aide qu'on lui accorde s]a employ aux dp5ses de la gu]re1 il se fait p]mettre d'en pr5dre la dixime p>tie1 dont il dispos]a son gr4 ,c'e/ a9si qu'il trompe le peuple1 t\j\rs inquiet et s\ponneux sur l'adm9i/ration et l'emploi des f9ances2 et sans d\te1 que t\tes les sommes qu'il f]a v]s] des c(fres des tats dans les si5s1 ne s]ont jamais rputes que cette dixime p>tie qui lui app>ti5t4 tablit-on p> cette ordonnance quelque rgle gnrale qui p>oisse fix] l'tat des *oses8 on ne manqu]a po9t d'y aj\t] quelque#bbj clause dont on abus]a p\r anantir la loi4 ,il ne falloit pas plus d'art dans le quatorzime sicle p\r tromp] et g\v]n] les hommes1 qu'on n'en soit pas surpris1 cette politique grossire a eu un p>eil succs dans des temps plus clairs4 ,cette ordonnance produisit l'effet que le rg5t en att5doit4 ,les ,p>isi5s s\ffrant trop de leur rvolte1 p\r ne pas dsir] la paix1 se flattr5t que les tats de ,compigne auroi5t un sort plus heureux que ceux de ,p>is4 ,la division se mit p>mi eux4 ,aprs avoir port ,m>cel aux d]ni]s excs1 ils ne fur5t plus disposs second] ses emportem5s4 ,et cet homme sditieux1 accabl s\s le poids de son entreprise1 fut assass9 dans le mom5t o il v\loit ouvrir une porte de ,p>is au roi de ,nav>re4 ,sa mort fut le signal de la paix2 les ,p>isi5s reur5t le dauph9 dans leur ville1 sans exig] aucune condition1 et les prov9ces1 tyrannises p> l'an>*ie plus t]rible que la leve de quelques impts1 imitr5t la capitale dans sa s\mission4 ,le rg5t ne dguisa pas long-temps ses vrais s5tim5s2 il savoit que plus les peuples se sont c>ts de leur devoir1 plus ils sont pati5s aprs y tre r5trs4 ,la division qui rgnoit entre les diffr5s ordres de citoy5s1 lui donna de la confiance2 et assemblant les tats-gnraux de la ,langu$oyl1 le #be ,mai #acei1 il s'y r5dit1 non pas comme trois ans aup>avant1 p\r trait] avec eux1 mais p\r leur dcl>] que les tats de #aceg n'avoi5t t qu'une faction de sditieux et de tratres1 qui avoi5t conspir la ru9e de la mon>*ie2 et on n'auroit d leur repro*] que d'avoir pris de fausses mesures p\r corrig] des abus intolrables4 ,le dauph9 rtablit dans leurs *>ges les (fici]s qu'on l'avoit contra9t de dpos]2 et des hommes c\v]ts d'ignom9ie1 et qui p> leurs rap9es avoi5t caus tant de malheurs1 fur5t honors comme les m>tyrs et les df5seurs de la patrie4 ,qu& le roi ,jean rev9t en ,france aprs la conclusion du trait de ,bretigny1 son fils lui remit un p\voir beauc\p plus t5du que celui dont ses prdcesseurs avoi5t j\i1 et auquel t\s les ordres du royaume p>oissoi5t galem5t s\mis4 ,a pe9e avoit-il eu le temps de se faire r5dre compte de la situation des affaires1 que de sa propre autorit1 et sans assembl] les tats1 il tablit diffr5tes impositions1#bba et cra p\r les p]cevoir des gnraux des aides et des lus1 qui dev5ant ds lors des (fici]s royaux1 donnr5t naissance ces tribunaux que n\s connoissons auj\rd'hui1 s\s les noms de ,c\r des ,aides et d',elections1 et qui1 sans ef=t1 mir5t entre les ma9s du roi une rgie que les tats s'toi5t aup>avant rs]ve4 ,t\s les droits que les reprs5tans de la nation avoi5t v\lu s'attribu]1 fur5t oublis2 et comme les ,anglais1 runis p> le seul intrt que leur donnoit la gr&e *>te1 devoi5t de j\r en j\r1 aff]mir leur lib]t1 les ,franais1 diviss p> les ef=ts mmes qu'ils avoi5t faits p\r se r5dre libres1 ne p\voi5t oppos] qu'une rsi/ance inutile aux progrs de la mon>*ie4 ,si le roi ,jean convoque encore l'assemble de la nation1 elle se cont5te de prs5t] des requtes et de faire des remontrances2 le pr9ce ne traite plus avec elle1 c'e/ dans son conseil qu'il dlibre#bbb sur les grces qu'il veut bi5 lui accord]4 ,cette situation n'toit pas cep5dant aff]mie p\r t\j\rs2 et si la lib]t pr\va des disgraces en ,anglet]re1 la mon>*ie n'toit pas exempte des mmes rev]s en ,france4 ,nos pres avoi5t t plutt surpris que s\mis p> la politique du dauph94 ,les ,anglais avoi5t combattre l'ambition de leurs pr9ces2 et nos rois1 l'av>ice du peuple et l'indocilit que le g\v]nem5t des fiefs avoit donne la noblesse4 ,f9 du livre c9quime4 ,,obs]vations ,,sur ,l',,hi/oire ,,de ,,france4 ,,livre ,,sixi,,me4 ,,*apitre ,,premi]4 ,rgne de ,*>les ,v4--,exam5 de sa conduite4--,situation inc]ta9e du g\v]nem5t la mort de ce pr9ce4 ,quelque dociles qu'euss5t t les tats p5dant les d]nires annes du roi ,jean1 son fils avoit trop appris les cra9dre1 p\r ne pas faire de leur ru9e le pr9cipal objet de sa politique4 ,il reg>doit ces gr&es assembles comme une puissance rivale de son autorit4 ,le s\v5ir des malheurs qu'on avoit pr\vs aprs la bataille de ,poiti]s1 contribuoit r5dre les ,franais dociles2 mais ce s\v5ir p\voit s'effac] et l'indocilit r5atre4 ,si l'usage de convoqu] les tats subsi/oit1 le mo9dre vnem5t toit capable de leur r5dre leur crdit1 et d't] au pr9ce ses prrogatives acquises avec tant de pe9e4 ,*>les ne p]mit donc qu'aux seuls bailliages des frontires de cont9u] t5ir des assembles p>ticulires2 soit p>ce qu'il toit ais de les cont5ir dans le devoir1 soit p>ce qu'il falloit les mnag]4 ,d'ailleurs1 il n'toit pas naturel que des tats prov9ciaux qui n'avoi5t aucune =ce1 songeass5t rev5diqu] des droits que les d]ni]s tats-gnraux avoi5t ngligs4 ,si1 dans quelques occasions1 il toit avantageux ,*>les de p>otre autoris de la nation1 p\r prv5ir ses murmures ou l'emp*] de dem&] les tats1 il appela seulem5t auprs de lui1 des prlats1 des seigneurs et les (fici]s municipaux de quelques villes dv\s ses volonts4 ,en feignant de dlibr] avec des g5s qui il ne faisoit qu'intim] ses ordres1 il ne v\loit1 en effet1 que ne pas rpondre seul du succs des vnem5s1 et donn] plus de crdit ses oprations4 ,telle e/ vraisemblablem5t une assemble t5ue ,compigne en #acff1 dont n\s ignorons t\s les dtails2 et telle e/ c]ta9em5t celle dont il fit l'ouv]ture ,*>tres1 dans les premi]s j\rs de ,juillet de l'anne suivante1 et qui1 ayant t brusquem5t transfre ,s5s1 fut encore plus brusquem5t t]m9e le #ai du mme mois4 ,c'e/ p\r effac]1 s'il toit possible1 le s\v5ir des tats1 qu'il se cont5ta quelquefois de se transport] au p>lem5t1 non pas avec la simplicit de ses prdcesseurs1 p\r remplir ses fonctions de premi] juge1 mais p\r y t5ir des assembles#bbc sol5nelles1 auxquelles on a depuis donn le nom de lits de ju/ice4 ,c'e/ a9si qu'il en usa1 qu& il s'agit de recevoir les pla9tes de quelques seigneurs et de quelques villes d',aquita9e1 contre les entreprises du pr9ce de ,galles1 sur leurs droits1 affaire qui devoit rallum] la gu]re2 et en #acge1 p\r publi] la clbre ordonnance p> laquelle il fixa la majorit de ses successeurs quatorze ans4 ,les lits de ju/ice ou conseils extraord9aires t5us au p>lem5t1 toi5t une image des assembles de la nation2 des vques1 des seigneurs et quelques notables b\rgeois de ,p>is1 la suite de leurs (fici]s municipaux1 y pr5oi5t place avec les premi]s magi/rats du royaume4 ,les ,franais1 d'autant plus disposs espr] un av5ir heureux1 qu'ils toi5t plus las des calamits du d]ni] rgne1 crur5t que la ju/ice1 la lib]t et l'am\r du bi5 public toi5t l'ame de ces assembles1 o la flatt]ie et la complaisance ne dictoi5t que trop s\v5t les op9ions4 ,*>les1 en effet1 s'y comportoit avec assez d'adresse p\r ne p>otre que cd] au m\vem5t qu'il avoit lui-mme imprim aux esprits2 et ses sujets1 mo9s malheureux1 ne regrettr5t plus des tats dont ils n'avoi5t jusqu'alors retir aucun avantage1 et que peut-tre ils croyoi5t ess5tiellem5t p]nicieux1 p>ce qu'ils n'avoi5t pas eu l'art ais de les r5dre utiles4 ,*>les purgea le royaume de ces fameuses compagnies de brig&s qui1 depuis les d]ni]s tr\bles1 infe/oi5t les prov9ces1 se v5doi5t indiffremm5t t\s ceux qui p\voi5t a*et] leurs s]vices1 n\rrissoi5t les inquitudes des mcont5s dont ils augm5toi5t le nombre1 et entret5oi5t a9si un foy] dang]eux de rvolte dans une nation c\rageuse1 ple9e d'indocilit1 que les fiefs lui avoi5t donne4 ,jamais pr9ce ne sut mieux que ,*>les le secret de mani] les esprits1 en ca*ant son ambition s\s le voile du bi5 public4 ,occup de ses seuls avantages1 il avoit eu l'art de p]suad] qu'il aimoit la ju/ice3 p>ce que ses sujets se confioi5t sa prud5ce1 ils applaudir5t aux pr9cipes de son g\v]nem5t1 comme si cette prud5ce et d rgn] t]nellem5t sur eux4 ,ses entreprises toi5t mdites et prp>es avec une extrme circonspection2 il ne v\loit ri5 obt5ir p> la =ce2 il savoit que ces c\ps d'autorit qui p>oiss5t ass]vir les esprits1 ne font que les tonn] p\r un mom5t1 en les r5dant ensuite plus dfians et plus f>\*es4 ,il ttoit cont9uellem5t les dispositions des ,franais1 osoit plus ou mo9s1 suivant que les conjonctures lui toi5t plus ou mo9s favorables3 et n'appesantissant jamais son p\voir de faon qu'on ft t5t d'en sec\] le j\g p> la rvolte1 la l5teur de ses dm>*es et de ses progrs faisoit la docilit des ,franais4 ,il p]mit aux b\rgeois de ,p>is1 dont il n'avoit pas oubli les injures1 qu'il hassoit1 de possd] des fiefs dans t\te l't5due du royaume1#bbd et ne leur accorda peut-tre encore d'autres di/9ctions rs]ves la noblesse que dans la vue de dgrad] un ordre dont il craignoit l'orgueil1 et p\r s'assur] de la docilit d'une ville dont la conduite s]voit de modle aux prov9ces4 ,il dtruisoit les *teaux de plusieurs seigneurs puissans ou qui lui toi5t suspects1 s\s prtexte que les ennemis de l'tat p\voi5t en faire des po/es et incommod] le pays4 ,ces v>iations ou ces altrations t]nelles dans les monnoies1 qui avoi5t causs tant de tr\bles1 et cep5dant si avantageuses ,philippe-le-,bel et ses successeurs1 qu& ils n'obt5oi5t qu'avec beauc\p de pe9e des subsides trs-mdiocres1 et qu'il leur importoit d'appauvrir les seigneurs1 il comprit qu'elles s]oi5t nuisibles ses intrts depuis que la situation des affaires avoit *ang1 et que la prrogative d'tablir arbitrairem5t des impts comm5oit s'tablir4 ,il ne fit aucun *angem5t aux espces2 et la nation1 dupe de la politique du pr9ce1 reg>da comme un bi5fait de sa gnrosit le mal qu'il ne se fit pas lui-mme4 ,il prodigua ses l>gesses3 mais sa libralit fut le fruit d'une av>ice rdige en sy/me4 ,p\r ne pas cra9dre le s\lvem5t de la multitude1 t\j\rs prte murmur] contre les impts1 il p>tagea ses dp\illes avec ceux qui p\voi5t la protg] et l'aigrir2 mais il donnoit peu p\r pr5dre beauc\p4 ,on payoit les subsides sans se pla9dre1 et on les croyoit ncessaires1 p>ce qu'il avoit la sagesse de ne les pas consum] en dp5ses fa/ueuses4 ,lo9 de travaill] corrig] sa nation du vice p]nicieux auquel les fiefs#bbe l'avoi5t acc\tume1 de v5dre ses s]vices l'tat1 il reg>da cet esprit m]c5aire comme le ressort pr9cipal et le n]f du g\v]nem5t1 p>ce qu'il v\loit tre t\t et que la patrie ne ft ri54 ,il crut qu'il s]oit puissant s'il toit ri*e1 et v\lut avoir un trsor p\r a*et] dans le beso9 des amis ou p]dre ses ennemis4 ,le dirai-je1 il se ddommagea de ce que lui c\toi5t sa libralit et l'av>ice des c\rtisans et de ses (fici]s1 en dev5ant un usuri] public4 ,il fit de l'usure une prrogative de la c\ronne4 ,on aura pe9e croire qu'un pr9ce aussi circonspect que ,*>les1 envoya dans les pr9cipales villes des espces de c\rti]s#bbf ou d'agioteurs1 qui il accordoit le privilge exclusif de prt] sur gages et gros intrts1 et qui lui r5doi5t une p>tie de leur ga9 abom9able4 ,le roi pr5oit ces hommes odieux s\s sa protection spciale2 il leur donnoit une sorte d'empire sur les femmes de mauvaise vie1 en df5dant qu'elles fuss5t reues se pla9dre en ju/ice de leurs viol5ces1 et leur promettoit de les df5dre contre le cl]g1 qui1 malgr son ignorance et ses mauvaises murs1 n'toit pas cep5dant assez corrompu p\r tolr] cette usure atroce4 ,il toit dang]eux de laiss] dans l'oisivet une noblesse inquite1 ple9e d'ides de *eval]ie1 et qui n'toit propre qu' la gu]re4 ,p\r s'occup] et di/raire en mme temps la nation de ses intrts prs5s et de ses droits anantis1 ,*>les entreprit d'arra*] aux ,anglais les pays qui leur avoi5t t cds p> la paix de ,bretigny4 ,l'hi/oire mod]ne (fre peu de projets plus difficiles1 et dont l'excution ait t conduite avec plus d'habilet4 ,ce ne fut po9t p> une gu]re (f5sive que ce pr9ce t5ta de dp\ill] ,ed\>d ,,iii2 il imag9a une df5sive savante et inconnue en ,europe1 depuis que les b>b>es l'avoi5t envahie2 elle auroit honor les capita9es les plus clbres de l'antiquit4 ,sans sortir de son palais1 ,*>les rgloit et ordonnoit les m\vem5s de ses tr\pes2 elles toi5t prs5tes p>-t\t1 en vitant p>-t\t d'en v5ir aux ma9s4 ,sans combattre1 sans tre battues1 les armes anglaises p>oissoi5t s'anantir1 et la ,france fut v5ge des disgraces qu'elle avoit pr\ves ,crcy et ,poiti]s4 ,*>les j\issoit tranquillem5t du fruit de son ambition et de son habilet conduire son gr les esprits2 mais enf9 il fut lui-mme effray de son p\voir1 qu& il s'ap]ut que le g\v]nem5t ne portoit que sur deux bases fragiles et peu durables1 sa volont et son adresse p>v5ir ses f9s4 ,malgr la docilit avec laquelle on lui obissoit1 il voyoit encore quelquefois les c\tumes#bbg an>*iques des fiefs se reproduire1 et essay] de repr5dre leur anci5 crdit4 ,en se rappelant les prt5tions des tats1 les tr\bles de ,p>is et les sditions des prov9ces1 il ne put se dguis] que les ,franais1 t\j\rs remplis d'anci5s prjugs peu favorables la subord9ation1 fl*issoi5t s\s sa politique adroite1 mais n'toi5t po9t acc\tums obir un s\v]a9 qui ne sauroit pas dguis] son p\voir1 et r5dre l'obissance facile en r5dant ses ordres agrables4 ,si les peuples ti5n5t compte au pr9ce des vnem5s heureux1 qui ne sont quelquefois que l'ouvrage de la =tune1 ,*>les n'ignoroit pas qu'ils le r5d5t galem5t responsable des rev]s que la sagesse huma9e ne peut prv5ir2 et1 s\v5t emb>rass en t5ant le timon de l'tat1 il avoit pr\v1 malgr ses tal5s1 combi5 un roi e/ imprud5t et tmraire d'os] se *>g] de r5dre une nation heureuse4 ,il trembla en voyant l'trange succession dont son fils encore enfant devoit bi5tt hrit]4 ,il toit trop clair p\r compt] sur le zle et la fidlit que lui montroi5t ses c\rtisans2 et connoissant les pr9ces ses frres1 qui devoi5t tre les dpositaires de l'autorit royale p5dant la m9orit du jeune roi1 l'av5ir ne lui prs5toit que des dsordres et la ru9e de la puissance qu'il avoit =me avec tant d'art et de pe9e4 ,p\r donn] une sorte de consi/ance au g\v]nem5t1 ,*>les p5sa d'abord faire sacr] son successeur de son vivant2 c> on croyoit alors qu'un roi avant cette crmonie ne p\voit ex]c] la puissance royale3 et1 en effet1 ni son nom1 ni son sceau ne p>oissoi5t dans aucun acte public4 ,mais il comprit que cette crmonie1 en donnant son fils le titre de roi1 ne lui donn]oit pas la capacit ncessaire p\r g\v]n]4 ,il avana seulem5t sa majorit l'ge de quatorze ans2 foible ress\rce6 ,et quoiqu'il et cit dans son ordonnance la bible et l'art d'aim] d',ovide1 p\r pr\v] que les rois enfans peuv5t1 p> un privilge p>ticuli]1 tre de gr&s hommes1 il n'en fut pas plus rassur sur la =tune de ses desc5dans4 ,il toit ais de p5s] que le meilleur tuteur et le seul appui solide de la gr&eur d'un jeune roi1 c'e/ la sagesse des lois1 c'e/ la confiance des peuples p\r un g\v]nem5t qui les r5d et qui doit les r5dre heureux3 en *]*ant d'autres moy5s p\r prv5ir des rvolutions1 et fix] ou arrt] la prosprit d'un tat1 la politique ne tr\v]a que des erreurs4 ,lo9 de travaill] faire oubli] les tats-gnraux1 il falloit donc les assembl]2 au lieu de rprim] les ef=ts que les esprits faisoi5t p\r s'clair]1 il ne falloit que les dirig]4 ,les circon/ances toi5t les plus favorables p\r donn] enf9 aux assembles de la nation la =me la plus propre ma9t5ir la sret publique4 ,la ,france v\loit un roi1 mais elle v\loit tre libre1 et il n'toit pas impossible de concili] les intrts jusqu'alors opposs du pr9ce et des div]s ordres du royaume1 et de fix] les bornes de leurs droits et de leurs devoirs1 dont des c\tumes inc]ta9es et des vnem5s contraires avoi5t jusqu'alors dcid4 ,quel nom donn]a-t-on un g\v]nem5t qui n'a aucune rgle1 p\r n'tre pas la victime des foiblesses et des vices des p]sonnes *>ges de l'adm9i/ration8 ,les peuples aim]ont-ils leur patrie1 lui dv\]ont-ils leurs tal5s8 ,en prvoyant l'incapacit d'un pr9ce qui mont]a un j\r sur le trne1 on comm5ce tre inquiet sur le sort de l'tat2 les passions se rveill5t et s'agit5t1 et l'on devi5t incapable de gt] le bonheur d'un rgne clair et prud5t4 ,*>les1 qui avoit le malheur de cra9dre ses sujets et de les reg>d] comme des ennemis qu'il falloit rduire p> la =ce ou p> l'adresse1 ne put se rs\dre1 l'exemple de ,*>lemagne1 de r5dre la nation elle-mme g>ante de ses lois1 de sa prosprit et de la =tune 9branlable du pr9ce2 il v\lut aff]mir l'autorit qu'il laissoit son successeur1 p> les mmes moy5s qu'il l'avoit acquise4 ,ce pr9ce p>tagea l'autorit s\v]a9e entre un rg5t et des tuteurs2 il espra1 tant la passion du p\voir arbitraire e/ facile se tromp]1 qu'il tablissoit entre eux une sorte d'quilibre favorable ses desse9s4 ,il imag9a que ne j\issant que d'une autorit p>tage1 ils s'impos]oi5t mutuellem5t2 que leur rivalit contribu]oit cons]v] leur galit2 qu'ayant beso9 les uns des autres1 ils agiroi5t de conc]t p\r ne po9t laiss] entam] la portion du p\voir dont *acun s]oit dpositaire1 et qu'ils la remettroi5t enf9 t\te entire entre les ma9s de leur pupille4 ,quels ressorts dlis et dlicats p\r m\voir et cont5ir des hommes tels qu'toi5t alors les ,franais6 ,il auroit t imprud5t de se livr] une p>eille esprance1 dans une nation dont le g\v]nem5t auroit t consacr p> le temps et l'habitude1 et o l'honntet des murs publiques auroit invit le pr9ce et ses sujets respect] leurs devoirs et les bi5sances4 ,*>les confra au duc d',anj\ la rg5ce du royaume2 et en confiant aux ducs de ,b\rgogne et de ,b\rbon la tutelle de ses enfans1 il les *>gea de l'adm9i/ration de quelques prov9ces1 dont les rev5us toi5t de/9s l'entreti5 de la maison du jeune roi et de son frre4 ,il exigea du rg5t et des tuteurs un s]m5t1 p> lequel ils s'engageoi5t g\v]n] con=mm5t aux c\tumes reues1 remplir leurs fonctions avec fidlit1 et suivre les ordres qu'il leur donn]oit4 ,*>les crut que cette va9e =malit1 sur laquelle une politique prud5te ne doit jamais compt]1 s]oit plus efficace sur leur esprit que les exemples d'ambition qu'il leur avoit donns4 ,les passions sont t\j\rs assez +nieuses1 p\r int]prt] en leur faveur un s]m5t qui les gne2 quel e/ le p\voir de ces s]m5s dans un sicle o les hommes sont assez m*ans ou assez /upides p\r croire qu'ils peuv5t prix d'arg5t se faire disp5s] des devoirs de la religion6 ,un pr9ce qui a t assez malheureux p\r j\ir d'une autorit arbitraire1 peut-il ignor] que t\te sa puissance expire avec lui1 et qu'il ne laisse son successeur que la passion de n'obir aucune rgle8 ,*>les fit la veille de sa mort une ordonnance p\r supprim] les impts qu'il avoit tablis sans le cons5tem5t des tats2 mais il n'toit plus temps de ri5 faire d'utile4 ,qu& cette ordonnance auroit t publie et excute1 quel en auroit t le fruit8 ,les bi5faits d'un pr9ce qui se meurt ne font que des +rats1 et ne s]v5t qu' r5dre plus difficile l'adm9i/ration de son successeur4 ,t\j\rs agit1 t\j\rs inquiet sur l'av5ir1 ,*>les m\rut en ne prvoyant que des malheurs4 ,le rgne d'un pr9ce qui les hi/ori5s ont donn le surnom de sage1 fut p]du p\r la nation2 et s'il e/ vrai que p\vant donn] des rgles et des pr9cipes fixes au g\v]nem5t1 son ambition s'y soit oppose1 ne faut-il pas le reg>d] comme l'auteur de t\s les dsa/res que la ,france va pr\v]8 ,,*apitre ,,ii4 ,rgne de ,*>les ,,vi4--,la nation rec\vre ses fran*ises au sujet des impositions4--,exam5 des tats de #achb4--tablissem5t des impts arbitraires4 ,quelque va/e#bbh autorit que la rg5ce confrt au duc d',anj\1 il n'en toit pas satisfait4 ,plus av>e encore qu'ambitieux1 il voyoit avec indignation que t\t le royaume ne ft pas galem5t ouv]t ses rap9es1 et reg>doit comme une conqute digne de lui les prov9ces dont l'adm9i/ration avoit t confie aux tuteurs du roi et de son frre4 ,le duc de ,b\rgogne et le duc de ,b\rbon1 *efs du conseil de tutelle1 toi5t jal\x1 de leur ct1 du crdit que la rg5ce donnoit au duc d',anj\3 ils le connoissoi5t trop p\r ne le pas cra9dre2 mais lo9 d'tre unis p> cet intrt commun1 leur galit dans la ge/ion de la tutelle les avoit diviss4 ,le duc de ,b\rgogne affectoit sur le duc de ,b\rbon1 oncle mat]nel du roi1 une supriorit que celui-ci ne v\loit pas reconnotre4 ,le duc de ,b]ry pr(ita de ces divisions dome/iques du palais1 p\r se v5g] du ju/e mpris que le feu roi son frre avoit m>qu p\r lui1 en ne lui donnant aucune "p au g\v]nem5t4 ,les diffr5ds du rg5t et des tuteurs tirr5t ce pr9ce de son obscurit2 son nom seul lui suffit p\r se faire cra9dre et re*]*]2 *acun v\lut l'atta*] ses intrts et il ne devoit qu'emb>rass] le p>ti dans lequel il se jett]oit4 ,a l'exception du duc de ,b\rbon1 dont t\s les hi/ori5s l\5t la modration1 ces pr9ces1 av>es et ambitieux1 n'toi5t ret5us p> aucun am\r du bi52 leur incapacit toit peu prs gale1 et ils n'avoi5t que le tal5t de se nuire en v\lant se dtruire4 ,aucun d'eux ne p\voit pr5dre p> l'habilet de sa conduite un c]ta9 asc5dant sur les autres2 leurs ha9es n'en dev5oi5t que plus dang]euses2 et leur c>actre1 autant que les murs de la nation1 les portant dcid] leurs qu]elles p> la =ce1 ils fir5t avanc] leurs tr\pes dans les environs de ,p>is4 ,p> ce trait seul il s]oit ais de jug] combi5 la politique inju/e de ,*>les ,v avoit t peu propre produire les effets qu'il en att5doit4 ,en ru9ant le crdit des tats1 t&is qu'il auroit pu en faire l'appui du trne1 il exposoit la puissance royale se dtruire p> ses propres ma9s1 et le sort de la ,france ne dp5doit plus que des caprices et des passions de trois ou quatre pr9ces qui trahissoi5t le roi1 sans que la nation1 in/rum5t et victime ncessaire du mal qu'ils v\loi5t se faire1 pt p\rvoir la sret publique et les rprim]4 ,t\t annonoit la gu]re civile1 et l'tat alloit peut-tre pr\v] une seconde fois les mmes malheurs qui avoi5t ru9 la =tune des ,c>lov+i5s4 ,t\s les ordres de citoy5s toi5t diviss1 et les gr&s regrettoi5t la gr&eur van\ie de leurs pres4 ,dans cette situation1 n'toit-il pas cra9dre que les divisions dome/iques des oncles de ,*>les ,,vi1 aprs avoir fait p]dre la c\ronne les droits qu'elle avoit acquis1 ne fuss5t suivies de l'an>*ie et des dmembrem5s que les gu]res des fils de ,l\is-le-,dbonnaire avoi5t produits8 ,heureusem5t les cratures des oncles du roi toi5t intresses ne leur pas laiss] pr5dre des p>tis extrmes1 qu'ils toi5t incapables de s\t5ir1 et on s'empressa de les rconcili] malgr eux4 ,il se t9t un conseil nombreux p\r rgl] la =me du g\v]nem5t2 mais ce conseil1 trop foible p\r se faire respect]1 y travailla sans succs2 et aprs de longs dbats1 on conv9t seulem5t de nomm] quatre arbitres1 qui s'engag]oi5t p> s]m5t de n'c\t] que la ju/ice en prononant sur les prt5tions du rg5t et des tuteurs3 et ces pr9ces jurr5t leur t\r sur les vangiles de se s\mettre au jugem5t qui s]oit prononc4 ,on dcida que ,*>les s]oit sacr le #d de novembre1 que jusques-l le duc d',anj\ j\iroit de t\s les droits de la rg5ce1 qu'ensuite le royaume s]oit g\v]n au nom et p> l'autorit du roi1 et que ses oncles assi/]oi5t son conseil4 ,le duc d',anj\1 dont la rg5ce pe9e comm5ce toit prte expir]1 pilla en un j\r t\t ce que l'adm9i/ration de plusieurs annes auroit pu lui valoir4 ,il savoit que ,*>les ,v avoit amass des sommes considrables1 et ne d\tant pas que ,philippe de ,savoisy ne ft in/ruit du lieu o elles toi5t r5f]mes1 il le m5aa de la mort en prs5ce du b\rreau1 et l'obligea de trahir le secret qu'il avoit promis au feu roi4 ,quelque odieux que ft cet acte de despotisme1 les gr&s n'en fur5t po9t irrits2 mais le peuple1 en voyant une av>ice qui prsageoit les actions les plus criantes1 se crut condamn remplir le trsor qu'on v5oit de vol]4 ,il fit des pla9tes d'autant plus amres1 qu'il n'ignoroit pas que ,*>les ,v avoit donn la veille de sa mort une ordonnance p\r supprim] plusieurs impositions4 ,la multitude dem&oit gr&s cris l'excution de cette loi2 mais n'tant pas seconde de la noblesse1 que le rgne prcd5t avoit acc\tume recevoir ou espr] des bi5faits de la c\r1 ni mme des b\rgeois qui avoi5t quelque =tune et qui craignoi5t de la compromettre1 les murmures n'excitr5t que des meutes1 dont ,*>les ,v auroit eu l'art de pr(it] p\r augm5t] encore et aff]mir son p\voir1 s\s prtexte d'assur] la tranquillit publique4 ,ces sditions inspirr5t cep5dant le plus gr& effroi au conseil de ,*>les ,,vi1 et ce pr9ce1 son ret\r de ,rheims1 o il avoit t sacr1 ne se crut pas en sret dans ,p>is4 ,p\r calm] les esprits il publia des lettres#bbi pat5tes1 dans lesquelles1 av\ant t\s les torts faits son peuple p> les rois ses prdcesseurs1 il abolit t\s les subsides levs depuis ,philippe-le-,bel1 s\s quelque nom ou quelque =me qu'ils euss5t t p]u4 ,il r5\vela en mme-temps cette clause si s\v5t rpte et si s\v5t viole1 que ces contributions ne nuiroi5t po9t la fran*ise de la nation1 et ne s]viroi5t jamais de titres ses successeurs p\r tablir arbitrairem5t des impts4 ,aprs une dcl>ation si =melle1 le royaume1 ram5 des c\tumes et une =me de g\v]nem5t que la politique de ,*>les ,v avoit t* inutilem5t de faire oubli]1 se retr\voit encore dans la mme situation o il avoit t l'avnem5t de ,philippe-de-,valois au trne4 ,la t5ue des tats-gnraux r$ev5oit indisp5sable2 c> il toit impossible qu'un pr9ce1 assez intimid p> les premires meutes de ,p>is et de quelques autres villes1 p\r abolir les anci5s impts1 ost en tablir de n\veaux sans le cons5tem5t de la nation2 et il toit encore plus difficile que le conseil pt se pass] des sec\rs extraord9aires auxquels il s'toit acc\tum4 ,*>les1 en effet1 fut =c de convoqu] ,p>is les tats-gnraux de la ,langu$oyl4 ,le cl]g1 la noblesse et le peuple1 sans confiance les uns p\r les autres1 malgr le gr& intrt qui les pressoit de s'unir troitem5t1 ne s5tir5t que leur foiblesse1 fir5t des reprs5tations1 eur5t peur1 murmurr5t1 et crur5t cep5dant avoir ngoci avec beauc\p d'habilet1 p>ce qu' =ce de m>*&]1 ils a*etr5t la confirmation#bcj de leurs privilges en accordant un subside1 bi5 mdiocre p> rapport l'avidit du g\v]nem5t et mme aux beso9s du royaume1 mais bi5 considrable1 si on ne fait att5tion qu' la pat5te inutile qu'on leur accordoit4 ,ne pas voir qu'on ne *]*oit inspir] de la scurit la nation que p\r l'opprim] dans la suite avec mo9s de pe9e1 aprs tant d'esprances trompes2 espr] encore que le g\v]nem5t respect]oit les fran*ises des citoy5s1 si les tats n'assuroi5t pas leur exi/5ce1 c'toit le comble de l'aveuglem5t4 ,si jamais circon/ances ne fur5t plus favorables p\r rp>] les fautes qu'on avoit faites s\s le rgne du roi ,jean1 jamais les ,franois ne connur5t mo9s leurs intrts que dans cette occasion4 ,les oncles du roi toi5t conv5us entr'eux1 qu'en l'abs5ce du duc d',anj\1 on ne dcid]oit aucune affaire importante1 qu'aprs lui en avoir donn avis et obt5u son cons5tem5t2 cep5dant1 s'il s'opposoit sans de =tes raisons ce qui auroit t dcid1 on devoit n'avoir aucun g>d son opposition4 ,p> cet arrangem5t vague1 et qui n'toit propre qu' multipli] les difficults et les qu]elles1 le conseil s'toit mis des entraves qui l'emp*oi5t d'agir2 ou ses oprations sans suite1 et mme opposes ncessairem5t les unes aux autres1 devoi5t le c\vrir de mpris4 ,les tats ne s5tir5t pas la supriorit qu'ils p\voi5t pr5dre sur de p>eils m9i/res4 ,faut-il l'attribu] l'asc5dant que ,*>les ,v lui-mme avoit pris sur la nation8 ,e/-ce un re/e du m\vem5t que son rgne avoit imprim au corps politique1 et auquel on ne p\voit rsi/]8 ,ou les ,franois n'avoi5t-ils une conduite si diffr5te des ,anglais que faute d'une loi galem5t *re t\s les ordres du royaume1 et qui leur apprt *]*] leur avantage p>ticuli] dans le bi5 gnral8 ,soit que le duc d',anj\ ft enh>di p> la conduite pusillanime des tats1 soit qu'il crt que la nation entire avoit le mme esprit que cette assemble et montr]oit la mme mollesse1 il se flatta de p\voir rtablir les anci5s impts4 ,a pe9e les tats avoi5t-ils t sp>s1 qu'il tta les dispositions des ,p>isi5s cet g>d4 ,les premires difficults ne le rebutr5t pas2 on ngocia avec les pr9cipaux b\rgeois2 on prodigua les promesses2 il auroit t plus c\rt et plus sr de tromp] les ,p>isi5s p> la ruse1 c'e/--dire1 d'tablir s\rdem5t quelque impt lg]1 qui auroit s]vi d'exemple et de prtexte p\r en lev] bi5tt un plus considrable3 mais l'av>ice du duc d',anj\ n'toit pas pati5te comme celle de ,*>les ,v4 ,il v\lut intimid] les p>isi5s p> un c\p d'autorit1 et il ne fit que les irrit]4 ,ds qu'il eut fait publi] le rtablissem5t des anci5nes impositions1 la rvolte clata dans ,p>is4 ,l'exemple fut contagieux1 quelques villes se s\levr5t aussi dans les prov9ces2 on massacra les receveurs prposs la leve des impts2 et le g\v]nem5t1 aussi timide dans le dang] qu'il avoit t prsomptueux dans ses esprances1 ne tr\va d'autre ress\rce1 p\r appais] la sdition des ,maillot9s1 que d'assembl] une seconde fois les tats4 ,arm& de ,corbie1 premi] prsid5t du p>lem5t1 fit l'ouv]ture de cette assemble en #achb1 p> un disc\rs o il exagra les beso9s du royaume2 et les dputs1 qui s5toi5t plus vivem5t leurs beso9s dome/iques1 l'c\tr5t froidem5t4 ,il reprs5ta que le roi ne p\voit ri5 dim9u] des dp5ses ncessaires qui avoi5t t faites s\s le rgne de son pre1 et dem&a les mmes sec\rs2 mais *acun p5sa qu'il s]oit ins5s1 puisque le royaume toit en paix1 d'accord] encore les mmes subsides qui avoi5t suffi ,*>les ,v1 non-seulem5t p\r faire la gu]re avec avantage aux ,anglais1 mais p\r enri*ir ses m9i/res et ses favoris1 et =m] un trsor considrable1 qui toit dev5u la proie du duc d',anj\4 ,qu& on dlibra sur les dem&es du roi1 les dputs rpondir5t que leurs commettans ne leur avoi5t donn aucun p\voir cet g>d1 et se *>gr5t seulem5t de leur faire le rapport de ce qu'ils avoi5t vu et ent5du4 ,ils se sp>r5t1 et en p>tant p\r leurs prov9ces1 ils reur5t ordre de se r5dre ,meaux un j\r m>qu1 et munis des p\voirs ncessaires p\r pr5dre une rsolution df9itive4 ,quelques baillages1 croyant s'affran*ir d'une contribution laquelle ils n'auroi5t pas cons5ti1 refusr5t d'envoy] leurs reprs5tans ce r5dez-v\s4 ,c'toit ne pas connotre les devoirs solidaires de t\s les membres de la socit2 c'toit1 ou nglig] le so9 de la *ose publique1 ou ignor] que le p\voir des tats n'e/ po9t born refus] et accord] des subsides2 c'toit1 en un mot1 affoiblir une assemble dont ils avoi5t intrt de faire respect] les =ces4 ,les dputs des autres baillages1 aprs avoir r5du compte de l'opposition qu'ils avoi5t tr\ve dans t\s les esprits au rtablissem5t des impts1 conclur5t en disant qu'on toit rsolu de se port] aux d]nires extrmits plutt que d'y cons5tir4 ,si les prov9ces avoi5t encore t dans l'usage de =m] des associations et des ligues entre elles1 comme s\s les fils de ,philippe-le-,bel2 si elles avoi5t pris quelques mesures p\r rsi/] de conc]t1 et euss5t t lies p> une confiance mutuelle2 si le cl]g1 la noblesse et le peuple1 plus in/ruits de ce qui fait le bonheur des citoy5s1 avoi5t montr un gal intrt la cons]vation de leurs immunits1 et que l'am\r de la lib]t et de la patrie1 et non pas l'av>ice1 et t l'ame de leur rsi/ance1 peut-tre ne tr\v]oit-on pas tmraire la rponse des tats1 quoiqu'elle ft une espce de dcl>ation de gu]re4 ,elle auroit vraisemblablem5t rprim la cupidit du conseil1 et on l'auroit =c de rec\rir des moy5s conomiques4 ,mais il p>otra t\j\rs trs-imprud5t de m5ac] de la gu]re1 sans tre en tat de la comm5c]4 ,c'toit expos] le royaume tre trait en pays va9cu3 c> si la gu]re ne produit pas la lib]t1 son d]ni] t]me e/ l'esclavage4 ,puisque les beso9s du fisc s'toi5t rellem5t multiplis et accrus depuis le rgne de ,s4 ,l\is1 et que les rev5us ord9aires du pr9ce ne p\voi5t plus y suffire1 les tats ne devoi5t-ils pas proportionn] leur conduite cette n\velle situation8 ,p>ce qu'il y avoit des abus normes dans la rgie des f9ances1 falloit-il refus] ce que des beso9s vritables exigeoi5t8 ,p\rquoi ne pas entr] en ngociation1 et ne pas accord] des subsides ncessaires1 condition que le pr9ce n'en dem&]oit jamais de sup]flus8 ,c'e/ un gr& malheur p\r un peuple de v\loir *ang] trop brusquem5t de conduite3 qu& on a commis des fautes1 il faut mme s\ffrir d'en tre puni4 ,puisque les tats de #achb succdoi5t des tats qui n'avoi5t pas eu l'art de mettre leurs immunits en sret1 ils devoi5t se rs\dre pay] des subsides1 mais avoir en mme-temps la sagesse dont les tats prcd5s avoi5t manqu4 ,ils devoi5t entr] dans le dtail des abus1 et mo9s se pla9dre des maux que la nation avoit s\ff]ts1 que prv5ir ceux qu'elle craignoit2 il falloit p>donn] au g\v]nem5t ses fautes passes1 mais l'emp*] d'en faire de n\velles4 ,les tats devoi5t se dfi] des conseils que leur donnoit l'av>ice2 et quelques subsides qu'ils euss5t accords1 ils auroi5t beauc\p gagn1 s'ils toi5t p>v5us fix] irrvocablem5t les droits du pr9ce et les devoirs de la nation4 ,le duc d',anj\ ne t>da pas de se v5g] des refus ob/9s des tats4 ,p\r faire un exemple capable d'intimid] le royaume enti]1 il appela des tr\pes dans le vois9age de ,p>is1 et leur ab&onna la campagne au pillage4 ,on ne lit qu'avec indignation1 dans les hi/ori5s1 les excs odieux auxquels les soldats se portr5t4 ,le peuple1 con/]n dans ,p>is1 n'osoit sortir de ses murailles1 et ne voyoit dans les prov9ces effrayes aucun m\vem5t qui lui p]mt d'espr] quelque div]sion favorable4 ,n'ayant ni *efs ni assez de c\rage p\r df5dre ses possessions contre des tr\pes agu]ries1 il fut contra9t de se ra*et] de la viol5ce qu'il pr\voit4 ,il paya c5t mille francs au g\v]nem5t1 que ce succs devoit r5dre plus h>di1 et qui1 p> un r5v]sem5t de t\tes les ides1 accorda aux ,p>isi5s une amni/ie gnrale de l'odieux traitem5t qu'il avoit ex]c sur eux2 c'toit dcl>] que les foibles sont t\j\rs c\pables1 et qu'on ne connoissoit plus d'autre droit que celui de la =ce4 ,ce n'toit-l qu'un essai des entreprises du conseil2 l'occasion qu'il att5doit p\r consomm] son ouvrage1 ne se fit pas long-temps att5dre4 ,le duc d',anj\1 *>g des dp\illes de la ,france1 toit pass dans le royaume de ,naples1 o la re9e ,jeanne l'avoit appel en le dcl>ant son hriti]2 et le duc de ,b\rgogne1 qui se tr\voit la tte de l'adm9i/ration1 m5a ,*>les ,,vi au sec\rs du comte de ,fl&re1 contre qui ses sujets s'toi5t rvolts4 ,c'e/ au ret\r de cette expdition1 clbre p> la victoire de ,rosebque1 que ,*>les1 t\j\rs inspir p> un conseil av>e1 se v5gea p\r la seconde fois de l'meute oublie des ,maillot9s1 et de la rsi/ance des d]ni]s tats ses volonts2 ou plutt1 v\lut enf9 dcid] p> la =ce une "q depuis trop long-temps dbattue1 et s'affran*ir de la contra9te o le t5oi5t ses sujets1 en refusant de r5onc] des fran*ises qu'ils ne s'toi5t pas mis en tat de faire respect]4 ,il s'appro*oit de ,p>is la tte de son arme victorieuse2 le prvt des m>*&s1 suivi des (fici]s municipaux et des b\rgeois les plus di/+us1 tant all sa r5contre p\r lui prs5t] l'hommage de la capitale1 on lui refusa audi5ce4 ,l'arme cont9ua sa m>*e avec cette joie s9i/re et insultante qu'ont des soldats qui c\r5t sans pril au pillage4 ,les ,p>isi5s s'att5doi5t des ftes1 et le roi se prp>oit les trait] en ennemis3 comme si on et v\lu leur dire que leur ville toit s\mise au droit rig\reux de la gu]re1 on brisa ses b>rires et ses portes en y entrant4 ,le calme f>\*e des tr\pes ne prsageoit que des malheurs1 et t&is que ,*>les se r5doit l'glise ca?drale p\r y ador] un dieu de paix1 le protecteur de la ju/ice1 et lui r5dre des actions de grces1 ses soldats s'emp>oi5t des po/es les plus avantageux1 et on disposa de t\tes p>ts des corps-de-g>de4 ,si on et cru le l*e et av>e duc de ,b]ry1 ,p>is auroit t trait en ville prise d'assaut1 et ses habitans1 sans di/9ction ni de sexe ni d'ge1 auroi5t t passs au fil de l'pe4 ,la t]reur toit rp&ue dans t\tes les familles2 le peuple1 qui ignoroit son crime1 se croyoit condamn une proscription gnrale1 et att5doit en frmissant le supplice auquel il toit rs]v4 ,le roi ordonna enf9 qu'on fit la re*]*e des auteurs de la d]nire sdition4 ,s\s prtexte d'arrt] les c\pables1 le conseil1 qui v\loit s'enri*ir1 fit jet] dans les prisons trois c5ts des plus ri*es b\rgeois1 qui n'avoi5t d'autre crime que de t5t] p> leurs ri*esses la cupidit du g\v]nem5t4 ,on procda avec l5teur contre les prisonni]s1 af9 d'affaiss] les esprits p> une longue con/]nation4 ,des juges pro/itus la faveur2 et qui auroit le front de me contr$ire8 prtr5t sc&aleusem5t l'inju/ice le m9i/re sacr et augu/e des lois4 ,on frmit qu& on voit des hommes de/9s protg] l'innoc5ce p]scute1 abus] des lois et cons5tir sans pudeur et sans remords dev5ir les plus l*es et les plus excrables de t\s les assass9s4 ,c'e/ au milieu des excutions1 dont ,p>is voyoit t\s les j\rs r5\vel] l'infme spectacle1 que ,*>les ,,vi1 supprimant les (fici]s municipaux de la capitale1 df5dit aux b\rgeois1 s\s pe9e de la vie1 t\te espce d'assemble1 les priva de leurs droits de commune1 rtablit les impts qui avoi5t t levs p> son pre s\s le cons5tem5t des tats1 et donna ses lus et ses conseill]s des aides#bca un p\voir arbitraire4 ,on avoit dj sacrifi l'av>ice du conseil plus de c5t ri*es b\rgeois condamns au d]ni] supplice1 qu& on assembla enf9 le peuple dans la c\r du palais2 et le roi s'y tant r5du accompagn de ses oncles1 de ses m9i/res et de ses c\rtisans1 le *anceli] ,pi]re d',orgemont repro*a au peuple1 comme le plus norme des att5tats1 d'avoir cru sur la p>ole1 les ordonnances et les *>tes de t\s les rois prcd5s et de ,*>les ,,vi lui-mme1 que les subsides pays p> les ,franais toi5t des dons purem5t gratuits1 qui ne p\voi5t tir] consqu5ce1 ni =m] des titres ou des droits n\veaux la c\ronne1 et qu'il n'toit pas p]mis au pr9ce d'exig] des contributions qui ne lui avoi5t pas t accordes p> les tats3 voil les crimes qu'on avoit l'effront]ie de repro*] aux ,p>isi5s4 ,la socit ne s]oit-elle donc qu'un assemblage de brig&s1 o la =ce auroit le droit d'opprim] la foiblesse8 ,les lois sa9tes1 t]nelles et immuables de la nature et de l'humanit n'exi/]oi5t-elles plus1 ds qu'on peut les f\l] aux pi$s impunm5t8 ,la religion des s]m5s ne s]oit-elle qu'un jeu p\r les pr9ces8 ,leur p>ole1 leurs lois1 leurs traits avec leurs sujets1 ne s]oi5t-ils que des piges t5dus la crdulit et la bonne foi p\r les tromp]1 les sduire1 et impos] avec mo9s de pe9e le j\g de la tyrannie8 ,un de nos pr9ces a dit que si la bonne foi toit bannie du monde enti]1 la c\r des rois devoit lui s]vir d'asile6 ,qu'on toit loign de cette maxime salutaire s\s le rgne de ,*>les ,,vi6 ,c'e/ p\r n'avoir pas cons5ti rassasi] l'insatiable av>ice du conseil2 c'e/ p\r n'avoir pas accord des subsides qu'on toit en droit de refus]2 c'e/ p\r avoir oppos une rsi/ance lgitime une viol5ce videmm5t contraire t\tes les c\tumes et t\tes les lois1 que le premi] magi/rat du royaume1 qui auroit d connotre au mo9s les droits de l'humanit s'il ne connoissoit pas le droit public de la nation1 au lieu de pla9dre les ,p>isi5s1 d'excus] et mme de ju/ifi] leur emportem5t1 eut la l*et de leur dire que les supplices les plus rig\reux n'toi5t pas capables d'expi] leurs =faits4 ,*aque b\rgeois croyoit avoir un glaive susp5du sur sa tte4 ,un sil5ce /upide n'toit int]rompu que p> de longs gmissem5s que la t]reur t\ffoit moiti4 ,on att5doit en frmissant le dn\em5t de cette horrible tragdie2 lorsque le frre du roi et ses oncles1 feignant d'tre att5dris du spectacle qui toit s\s leurs yeux1 se jetr5t aux pi$s de ,*>les1 implorr5t sa clm5ce et dem&r5t grce p\r les c\pables4 ,il faut os] le dire1 jamais la =ce ne se j\a avec plus d'insol5ce de la ju/ice4 ,*>les1 a9si qu'il en toit conv5u avec ceux qui l'avoi5t dress cette abom9able scne1 commua la pe9e de mort que les ,p>isi5s avoi5t enc\rue1 en des am5des pcuniaires4 ,la capitale fut ru9e4 ,froiss>t fait mont] la contribution quatre c5t mille livres1 somme prodigieuse dans un temps o l'arg5t1 encore trs-r>e1 ne valoit que c5t sols le m>c1 et que ,p>is1 r5f]m dans une ence9te trs-borne1 n'toit pas encore le g\ffre o t\tes les ri*esses du royaume fuss5t portes1 accumules et engl\ties4 ,les auteurs de cette conspiration contre les ,p>isi5s p>tagr5t entre eux le but9 qu'ils avoi5t fait4 ,au milieu de la misre publique1 on vit le luxe des c\rtisans s'accrotre1 donn] un n\veau prix aux ri*esses1 port] avec la soif de l'or la corruption dans t\s les curs1 et plutt affoiblir qu'ad\cir les murs4 ,une petite p>tie des am5des fut de/9e la solde des tr\pes qui dsirr5t de n'avoir dsormais *ti] que des b\rgeois indociles4 ,les (fici]s1 au lieu de pay] leurs soldats1 prfrr5t de leur ab&onn] les environs de ,p>is1 qu'ils pillr5t avec la d]nire b>b>ie3 c'et t un crime p\r ces malheureux b\rgeois que d'os] s'en pla9dre4 ,la dva/ation de ,p>is fut un exemple t]rible p\r t\te ville1 qui1 fire de ses fran*ises1 de ses immunits et de ses privilges tablis p> la c\tume et scells de l'autorit du pr9ce1 auroit os dsobir3 elle apprit que ses droits et ses titres toi5t va9s1 et que t\t toit ananti4 ,r\5 et quelques autres villes pr\vr5t le mme sort que ,p>is1 et l'vnem5t qui les s\mit pay] des contributions arbitraires1 ass]vit en mme temps t\t le ti]s-tat du royaume4 ,le cl]g mme et la noblesse ne t>dr5t pas en ress5tir le contre-c\p3 tant il e/ vrai que1 dans une mon>*ie1 un ordre de citoy5s ne p]d po9t ses prrogatives1 sans que celles des autres ordres en soi5t branles et enf9 dtruites6 ,le conseil1 enh>di p> l'expri5ce qu'il v5oit de faire sur le peuple1 et p> le sil5ce du re/e des citoy5s1 dcl>a que p]sonne n'toit exempt de pay]#bcb les aides4 ,on tablit une taille gnrale sur le royaume1 et les g5tilhommes qui ne s]voi5t pas1 ou que leur ge et leurs blessures n'avoi5t pas mis hors d'tat de port] les armes1 fur5t obligs de la pay]4 ,que peut la noblesse qu& elle a p]du son crdit sur le peuple1 ou qu'elle l'a laiss opprim]4 ,le cl]g cont9uellem5t vex p> les traitans1 voyoit t\s les j\rs saisir son temporel4 ,p\r se ra*et] de ces extorsions1 et sauv] ses immunits du naufrage gnral1 dont les fran*ises du royaume enti] toit m5aces1 il sp>a l*em5t ses intrts de ceux#bcc de la nation1 traita en p>ticuli] avec le pr9ce au sujet des sec\rs qu'il lui donnoit4 ,on lui p]mit1 il e/ vrai1 de dire qu'il donnoit volontairem5t ce qu'il ne lui toit plus possible de refus]2 mais quelle p\voit tre dsormais la =ce de cette clause dont t\t le monde connoissoit l'abus8 ,dans les lettres-pat5tes mmes1 o le roi cont9uoit reconnotre les privilges et les immunits ecclsia/iques1 il p>loit aussi de ses droits sur leur temporel4 ,peut-tre le cl]g crut-il que sa *>ge s]oit plus lgre1 si celle des autres ordres toit plus pesante3 erreur grossire6 l'av>ice des g\v]nem5s e/ insatiable2 le cl]g ne cons]va qu'une ombre de lib]t1 en contribuant p> sa mauvaise politique ru9] les fran*ises de la noblesse et du ti]s-tat4 ,,*apitre ,,iii4 ,suite du rgne de ,*>les ,,vi4--,les ,franais p]d5t le s\v5ir de leurs anci5nes c\tumes1 et le c>actre que le g\v]nem5t des fiefs leur avoit donn4 ,des entreprises si inju/es et si viol5tes annonoi5t l'av5ir le plus fune/e4 ,soit que le g\v]nem5t abust impunm5t de la con/]nation qu'il avoit rp&ue1 soit que les diffr5s ordres de l'tat fiss5t enf9 un ef=t p\r rec\vr] leurs privilges1 on toit m5ac de maux galem5t r$\tables4 ,si les ,franais cdoi5t la cra9te1 ils toi5t s\mis p\r t\j\rs au p\voir arbitraire2 s'ils t5toi5t de sec\] le j\g1 ils toi5t trop diviss p\r caus] des dsordres utiles2 et une an>*ie passagre ne devoit s]vir qu' les s\mettre une autorit plus absolue4 ,t\t fut calme1 et peut-tre ne dt-on cette espce de bonheur qu' la jeunesse du roi2 on excusa son inexpri5ce1 et lo9 de le reg>d] comme l'auteur des inju/ices de son conseil1 on le plaignit d'tre g\v]n lui-mme p> ses oncles4 ,*>les1 p\r tre matre1 les loigna du g\v]nem5t1 et donna sa confiance des m9i/res d'un rang et d'une =tune mo9s considrable1 qui n'osr5t po9t abus] de son nom et de son p\voir avec la mme effront]ie que les ducs d',anj\1 de ,b\rgogne et de ,b]ry4 ,s\s un j\g plus lg]1 la nation fut mo9s impati5te3 au lieu de se rappel] le s\v5ir de ses anci5nes fran*ises1 elle ne vit que les d]nires vexations qu'elle avoit pr\ves1 et dont elle toit dlivre2 elle comp>a sa situation1 non pas celle de ses pres1 mais celle s\s laquelle elle avoit gmi4 ,elle se crut heureuse1 et cette espce de rel*e dans ses malheurs prv9t les s\lvem5s que la cont9uit de la mme oppression auroit sans d\te excits1 et prp>a les ,franais pr5dre d'autres murs et le gnie de leur g\v]nem5t4 ,*>les tomba en dm5ce1 et les ducs de ,b\rgogne et de ,b]ry ne t>dr5t pas repr5dre le timon de l'tat4 ,le duc d',orlans1 frre du roi1 toit ent\r d'hommes intresss le r5dre plus puissant p\r abus] de son crdit2 et ils lui p]suadr5t que p> le droit de sa naissance1 il devoit tre le dpositaire de l'autorit que son frre ne p\voit plus ex]c]4 ,mais1 soit que ce pr9ce ft mal conduit p> les p]sonnes auxquelles il avoit donn sa confiance1 soit que l'ambition ne ft en lui qu'une passion subordonne la vanit et l'av>ice1 il ne put1 malgr ces avantages1 que p>tag] avec le duc de ,b\rgogne l'ex]cice de la puissance s\v]a9e4 ,on auroit vraisemblablem5t t expos la tyrannie la plus accablante1 si ces deux pr9ces avoi5t t unis1 ou que l'un et pris l'asc5dant sur l'autre2 mais occups et ob/9s se nuire1 ils ne j\ir5t que d'un p\voir qui se balanoit1 et *acun s5tit sp>m5t le beso9 qu'il avoit de mnag] la nation1 p\r p]dre son concurr5t ou lui rsi/]4 ,ils ne se s]vir5t du nom du roi que p\r satisfaire des ha9es p>ticulires1 ou s'a*et] des cratures4 ,ces deux cabales d'intrigans reg>dr5t l'ence9te du palais comme t\t l'tat1 et1 p> je ne sais quel v]tige1 les rvolutions qui *angeoi5t sans cesse la face de la c\r1 dev9r5t les objets les plus intressans p\r les ,franais4 ,l'esprit de p>ti se rp&it dans t\t le royaume2 des cratures du duc d',orlans et du duc de ,b\rgogne1 il passa jusques dans la classe des citoy5s1 qui naturellem5t ne devoi5t pr5dre aucune "p ces qu]elles4 ,on toit m5ac d'une gu]re civile1 non p\r limit]1 comme s\s le rgne du roi ,jean1 la prrogative royale1 et rgl] les droits de la nation1 mais seulem5t p\r dcid] quel pr9ce abus]oit de l'autorit du roi4 ,des arbitres ou des mdiateurs russir5t entret5ir une fausse paix4 ,s'il leur toit impossible de concili] les intrts inconciliables du duc d',orlans et du duc de ,b\rgogne1 ils sur5t mettre1 p\r a9si dire1 des entraves leurs ha9es2 ils les trompr5t p> des ngociations1 et eur5t l'art de leur propos] et faire accept] des articles d'accommodem5t qui1 en calmant p> int]valles les esprits1 les emp*oi5t de se port] aux d]nires extrmits4 ,mais il et t ins5s d'espr] que des moy5s qui ne remontoi5t pas la s\rce des divisions1 produisiss5t t\j\rs un effet galem5t salutaire1 et le feu ca* s\s la c5dre m5aoit l'tat d'un inc5die t\j\rs pro*a94 ,en effet1 t\t l'art de ces mdiateurs pacifiques devoit tre impuissant aprs la mort du duc de ,b\rgogne1 pr9ce dans qui l'ge comm5oit ral5tir le feu des passions1 et qui1 ds son enfance1 s'toit acc\tum dans la c\r de son pre au plus pr(ond respect p\r l'autorit royale4 ,ne portant po9t l'indp5dance fodale aussi lo9#bcd que la premire maison de ,b\rgogne et les autres gr&s vassaux de la c\ronne qui subsi/oi5t encore1 on p\voit se flatt] qu'un re/e de considration p\r le bi5 public ne lui p]mettoit pas de ravag] la ,france p> ses armes4 ,mais son fils1 viol5t1 ambitieux1 impati5t et implacable dans ses ha9es et dans ses v5geances1 ne p\voit tre ret5u p> aucun des motifs qui avoi5t t\* son pre4 ,las de retr\v] sans cesse les ob/acles que lui opposoit un ennemi qu'il mprisoit1 il fit assass9] le duc d ,orlans4 ,cet att5tat dev9t le g]me de ces diss5tions dplorables dont un ,franais ne peut lire l'hi/oire sans une sorte d'horreur mle de piti4 ,les p>tisans du duc d',orlans jurr5t une ha9e t]nelle au duc de ,b\rgogne1 et leur p>ti grossit de t\s ceux qui il re/oit assez d'honneur p\r voir ce crime tel qu'il toit4 ,le duc de ,b\rgogne ne p]dit cep5dant aucun de ses amis2 ils reg>dr5t l'assass9at qu'il avoit commis comme une v5geance lgitime1 et plus il auroit d leur p>otre odieux1 plus il leur dev9t *]4 ,si l'esprit de p>ti et de faction e/ une espce d'ivresse capable de *ang] entirem5t les murs et le gnie d'un peuple sage et clair1 ds qu'il s'y laisse emport]1 quels ravages ne devoit-il pas faire en ,france8 ,on ne connut plus d'autre intrt que celui de la faction laquelle on s'toit atta*4 ,on fut *aque j\r plus emport1 p>ce que *aque j\r on faisoit1 ou recevoit une injure n\velle4 ,les att5tats les plus atroces fur5t reg>ds comme les preuves les plus clatantes du c\rage1 du zle et de la fidlit4 ,a9si que l'a dit un anci51 en p>lant des factions qui d*irr5t autrefois la ,grce1 les actions *angr5t en quelque sorte de nature1 et les hommes p]dir5t jusqu' leurs remords4 ,t&is que le royaume toit frapp dans t\tes ses prov9ces du mme flau1 on vit l'imbcille ,*>les ,,vi tantt au p\voir d'une faction1 tantt au p\voir de l'autre1 t\r--t\r ,armagnac et ,b\rguignon1 ne rec\vr]1 p> int]valles1 une raison encore moiti g>e1 que p\r av\] successivem5t leur fureur1 s'en r5dre complice et attis] le feu de la gu]re civile4 ,tant de malheurs1 qui sembloi5t annonc] la ru9e de la mon>*ie1 rveillr5t l'ambition des ,anglais alors tranquilles1 mais que l'esprit de p>ti devoit bi5tt port] aux mmes excs que n\s4 ,h5ri ,v aimoit la gloire1 avoit les plus gr&s tal5s p\r la gu]re1 et crut que le mom5t toit arriv de consomm] le projet mdit p> ,ed\>d ,,iii1 ou du mo9s de r5tr] en possession des prov9ces que ses pres avoi5t possdes en-de de la m]4 ,en se dcl>ant p\r une faction1 il toit sr d'atta*] l'autre ses intrts1 et d'augm5t] les tr\bles4 ,il fit des prp>atifs dignes de l'entreprise qu'il mditoit4 ,si quelque so9 des *oses d'ici-bas t\*e encore les morts1 quel jugem5t humiliant ,*>les ,v ne dt-il pas port] de sa politique8 ,h5ri entra sur les t]res de ,france1 et la bataille d',az9c\rt ne n\s fut pas mo9s fune/e que l'avoi5t t celles de ,crcy et de ,poiti]s4 ,qu'on me p]mette de pass] s\s sil5ce les vnem5s de cette gu]re6 ,elle n'(fre que des malheurs dont on ne peut tir] aucune in/ruction4 ,quelque foibles que p>uss5t les =ces divises de la ,france1 quelque aveugles que fuss5t les passions des ,franais1 quelque gr&s que fuss5t les tal5s de ,h5ri ,v1 et le zle de ses sujets conc\rir ses vues1 la supriorit des ,anglais et leurs succs ne les auroi5t vraisemblablem5t conduits qu' s'emp>] de la ,norm&ie et des prov9ces cdes p> la paix de ,bretigny1 que la ,france avoit rec\vres s\s le rgne prcd5t1 si l'assass9at du duc de ,b\rgogne1 commis ,mont]eau p> les amis du dauph91 n'et excit un n\veau v]tige dans la nation1 et ne l'et livre1 p\r a9si dire1 son ennemi qui n'auroit pu la subjugu]4 ,aprs tant d'vnem5s s9i/res1 on conclut le trait de ,troyes1 et malgr l'ordre de succession que les ,franais avoi5t tabli avec tant de pe9e et tant de sang1 la maison de ,hugues-,capet fut proscrite4 ,on laissoit ,*>les le nom et le titre inutiles de roi de ,france qu'il avoit d%onors1 et qu'on lui auroit ts1 s'il avoit encore pu inspir] quelque cra9te4 ,h5ri1 en p\sant la pr9cesse ,ca!r9e1 toit reconnu p\r lgitime hriti] de la c\ronne2 il pr5oit ds-lors les rnes du g\v]nem5t1 et devoit laiss] ses desc5dans1 comme une portion de son hritage1 le royaume qu'il v5oit d'acqurir4 ,l',anglet]re et la ,france1 sans =m] un seul corps1 quoique s\mises au mme pr9ce1 devoi5t cons]v] leurs c\tumes et leurs fran*ises anci5nes4 ,t&is que les ,anglais1 enivrs de la gloire de leur roi1 ne prvoi5t po9t le dang] auquel ils s'exposoi5t en le portant sur le trne de ,france1 et lui donnoi5t imprudemm5t des =ces suffisantes p\r dtruire leur lib]t dont ils toi5t si jal\x1 ,p>is1 la plup>t des pr9cipales villes1 le cl]g et la noblesse s'empressoi5t faire hommage ,h5ri4 ,la ha9e des ennemis du dauph9 n'toit po9t satisfaite de l'avoir d%rit p> un trait de paix1 p\r avoir vu assass9] en sa prs5ce le duc de ,b\rgogne4 ,on le crut l'in/igateur et le complice des assass9s4 ,le n\veau duc de ,b\rgogne dem&a ju/ice au p>lem5t de la mort de son pre1 et ce tribunal1 sur les conclusions des g5s du roi1 r5dit un arrt p> lequel le dauph91 comme crim9el de lse-maje/1 e/ dcl> d*u de t\te succession1 honneur et dignit4 ,on le proscrit1 et on dlie ses vassaux du s]m5t de fidlit qu'ils lui avoi5t prt4 ,que les pr9ces1 qui ne croi5t jamais leur p\voir assez t5du1 int]rog5t ,*>les ,,vii2 qu'ils lui dem&5t s'il importe aux rois d'affoiblir et d'humili] leur nation1 au po9t qu'elle ne puisse les ret5ir sur le bord de l'abme que leur dm5ce ou leurs passions creus5t s\s leurs pas6 ,*>les ,,vii avoit des qualits e/imables1 mais aucune de celles qui lui toi5t ncessaires p\r ram5] ses sujets de leur erreur1 et conqurir son royaume presque entirem5t occup p> ses ennemis4 ,ce ne fut po9t lui qui sauva la ,france du j\g des ,anglais1 et les =a se r5f]m] dans leur le3 ce fur5t les ,franais qui lui toi5t affectionns1 et qui1 =ce de con/ance et de c\rage1 placr5t leur pr9ce sur le trne1 et1 si j'ose le dire1 sans qu'il daignt les second]4 ,la lic5ce des temps1 la foiblesse de son pre1 ses propres malheurs et ses disgraces1 n'avoi5t encore dvelopp en lui aucun tal5t1 qu& ,*>les ,,vi m\rut4 ,ri5 n'e/ capable de donn] des qualits hroques une ame commune4 ,aprs une va9e inauguration1 l'oisivet et les d\ceurs d'une vie prive sembloi5t seules en droit de le t\*]2 une matresse et des favoris qui le g\v]nr5t1 lui t5oi5t lieu d'un empire4 ,heureusem5t ils eur5t plus de c\rage et d'lvation d'ame que lui1 et il leur importoit de relev] sa =tune4 ,on peut conjectur] que ce pr9ce1 n sur un trne aff]mi1 et dans des temps assez heureux1 p\r que ses p>tisans euss5t tr\v leur avantage le laiss] languir dans la mollesse1 se s]oit livr ces passions l*es et p>esseuses qui r5d5t les peuples malheureux1 et p]d5t les plus puissantes mon>*ies4 ,l'esprit de faction1 qui1 en divisant la ,france l'avoit livre ses propres fureurs et aux armes des ,anglais1 s]vit lui-mme de remde aux maux qu'il avoit causs4 ,cet esprit1 capable d'inspir] le plus gr& c\rage1 et de donn] aux passions la plus gr&e activit1 e/ quelquefois capable de produire1 p5dant quelques mom5s1 dans une mon>*ie1 des actions aussi extraord9aires que l'am\r de la patrie et de la lib]t en produit *ez les peuples les plus jal\x de leur indp5dance4 ,il agit avec d'autant plus de =ce sur les p>tisans de ,*>les1 que les affaires de ses ennemis p>oissoi5t dans la situation la plus avantageuse4 ,ils s5tir5t qu'ils avoi5t beso9 de faire des prodiges de valeur4 ,on espra1 si je puis p>l] a9si1 p> dsespoir1 et la confiance s'accrut avec les ob/acles qu'il falloit va9cre4 ,bi5tt les ,franais crur5t que le ciel s'intressoit p> des miracles la =tune de leur roi4 ,les p>tisans du roi d',anglet]re et du duc de ,b\rgogne fur5t tonns des exploits de ,jeanne d',arc1 et les prir5t p\r autant d'av]tissem5s p> lesquels ,dieu les invitoit *ang] de p>ti4 ,les ,anglais croyant voir les oprations du diable o les ,franais voyoi5t le doigt de ,dieu1 fur5t va9cus p> leurs t]reurs paniques4 ,h5ri ,v toit mort1 et le rg5t1 p5dant la m9orit de son fils1 p\voit avoir des tal5s suprieurs1 mais n'eut pas la mme autorit4 ,*>les triompha de t\t ct1 et ses ennemis1 p\r se ma9t5ir dans des conqutes qui leur *appoi5t1 appesantir5t leur j\g2 ils se fir5t har4 ,les ,franais dsirr5t d'obir au fils de leurs anci5s rois1 et la rvolution fut prompte et entire4 ,si j'avois fait ici une pe9ture plus dtaille des calamits s\s lesquelles les ,franais gmir5t p5dant le rgne de ,*>les ,,vi1 et des succs qui rp>r5t leurs disgraces1 on v]roit aism5t qu'il avoit d se =m] dans le royaume un ordre de *oses1 d'intrt et de passions t\t n\veau4 ,en effet1 la nation1 t\j\rs emporte lo9 d'elle-mme p> des vnem5s biz>res et inatt5dus1 et t\j\rs place dans des circon/ances qui la mettoi5t hors de t\te rgle1 p]dit la tradition de ses c\tumes4 ,la ncessit1 la plus imprieuse des lois1 anantissoit *aque j\r d'anci5s usages1 et *aque j\r en produisoit de n\veaux1 qui p\r la plup>t ne subsi/oi5t qu'un in/ant4 ,on sacrifia au bi5 de sa faction des prjugs et des intrts qu'on n'auroit pas sacrifis au bi5 de la patrie4 ,le s\v5ir des tats-gnraux fut en quelque sorte p]du4 ,p]sonne ne songea rclam] ses anci5nes immunits4 ,t\s les corps1 t\s les ordres du royaume se d=mr5t2 t&is que les uns voyoi5t *app] de leurs ma9s l'autorit dont ils avoi5t j\i1 les autres acquroi5t un crdit et des prrogatives qui leur avoi5t t inconnus4 ,aprs que les ,anglois eur5t enf9 p]du t\tes les prov9ces qu'ils possdoi5t en-de de la m]1 les ,franais obir5t sans rsi/ance au zle que des succs1 qu'ils n'avoi5t pas os espr]1 avoi5t encore augm5t1 et se laissr5t emport] p> ce s5tim5t plus lo9 qu'ils n'auroi5t v\lu dans d'autres conjonctures4 ,fatigu des maux qu'on avoit s\ff]ts1 on n'en dem&oit que la f91 telle qu'elle pt tre1 et l'av5ir ne p\voit ri5 (frir d'effrayant4 ,aprs tant d'agitations1 de tr\bles1 de rvolutions1 on ne dem&oit que le repos4 ,si on toit malheureux1 on s5toit mo9s ses malheurs1 p>ce qu'on les comp>oit des calamits plus gr&es dont on toit pe9e dlivr1 et on v\loit du mo9s j\ir tranquillem5t de sa misre4 ,il toit naturel de s'ab&onn] sans dfiance la modration de ,*>les1 qu'on aimoit d'autant plus qu'on l'avoit mieux s]vi2 t\s les ordres de l'tat crur5t que sa =tune toit leur ouvrage2 et un pr9ce1 aussi dur que ,*>les toit huma91 n'auroit pas p>u un matre incommode1 il s'toit =m une n\velle gnration qui ignoroit les c\tumes anci5nes2 et qu& ,*>les fut enf9 assis tranquillem5t sur le trne de ses pres1 et qu'il fallut donn] une =me au g\v]nem5t inc]ta91 les ,franais1 mo9s heureux que les ,anglais dans des circon/ances p>eilles1 ne tr\vr5t po9t p>mi eux une loi *re t\s les ordres de citoy5s1 qui les guidt dans cette opration dlicate4 ,ce fut des n\veauts produites p5dant le rgne de ,*>les4 ,c'e/ de la rg5ce des ,anglais en ,france qu'on =ma avec prcipitation et au has>d le n\veau g\v]nem5t3 et c'e/ pr9cipalem5t l'autorit que les gr&s et le p>lem5t acquir5t1 qu'il faut faire att5tion1 p>ce qu'elle dev9t le pr9cipal ressort de t\s les vnem5s4 ,,rem>ques ,,et ,,preuves ,,des ,obs]vations sur l'hi/oire de ,france4 ,,suite ,,du ,,livre ,i,i,ime4 ,,*apitre ,,iii4 #ih ,se uns g5ti%ome baille une pucelle g>d] un autre g5tilhomme son home1 et soit de son lignage ou d'autre1 si il la dpuceloit et il en porroit e/re pr\vs1 il en p]droit fi1 tant fu/ce la vol5t de la pucelle4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #a1 ,c4 #ea47 ,se il gesoit la fame son home1 ou la fille1 se elle e/oit pucelle1 ou se li hom avoit aucunes de ses p>5tes1 et elle fu/ pucelle1 et il l'eu/ baill g>d] son seigneur1 et il li depucella/1 il ne t5dra jamais ri5s de lui4 7,ibid4 ,l4 #a1 ,c4 #eb47 ,il s]oit trop long de rapport] ici les autorits qui s]v5t de preuve t\t ce que j'ai dit des devoirs respectifs des suz]a9s et des vassaux4 ,voyez les tablissem5s de ,s4 ,l\is 7,l4 #a1 ,c4 #dh1 #ej1 #ea1 #eb1 et ,l4 #b4 ,c4 #db47 ,voyez encore ,beaumanoir 7,c4 #b47 #ii ,se un home a plusieurs seignors1 il puet sans mespr5dre de sa foi aid] son premi] seignor qui il a fait homage devant les autres en t\tes *oses et en t\tes manires contre ses autres seignors1 p>ceque il e/ dev5u home des autres sauve sa loyaut1 et aussi puet il aid] *ascun des autres1 sauf le premi] et sauf ceaux qui il a fait homage avant que celuy qui il vodra aid]4 7,assises de ,jrus4 ,c4 #bbb47 ,voyez les ,c4 #bjd et #bie1 o il e/ dit que les c\tumes du royaume de ,jrusalem1 rdiges s\s ,godefroi de ,b\illon1 sont les mmes que celles du royaume de ,france4 ,hoc quoque ratum similit] et firmum volumus obs]v>e1 quod si =t rex ,francorum insultum fec]it imp]io1 tu 9 propria tua p]sona auxilium nobis prbebis de omni casam5to quod nobis habes3 et si nos regi ,francorum et ejus regno insultum fec]imus1 tu similit] ipsi 9 propria tua p]sona auxilium pr/abis de omni casam5to quod de eo habes4 ,ce trait fut conclu le #c ju9 #aahf1 entre ,h5ri ,i1 alors roi des ,roma9s1 et depuis emp]eur s\s le nom de ,h5ri ,,vi1 et ,hugues ,,iii1 duc de ,b\rgogne4 ,dans le trait dont j'ai p>l1 et conclu le #aj m>s #aaja1 entre le roi d',anglet]re1 duc de ,norm&ie1 et le comte ,rob]t de ,fl&re1 il e/ dit3 comes ,rob]tus ad ,philippum ibit cum decem militibus tantum1 et alii prdicti milites remanebunt cum rege 7,h5rico7 9 s]vitio et fidelitate sua4 7,art4 #ai74 #ajj ,se aucuns e/ semons p\r aidi] son seigneur deff5dre contre ses ennemis1 il n'e/ pas t5us1 se il ne vieut1 oissir hors des fis ou du mo9s des arrires-fis son seigneur contre les ennemis son seigneur2 c> il s]oit cl]e *ose que ses sires asseuroit-il ne deff5droit pas1 puisque il i/roit de sa t]re et de sa seigneurie1 et ses ,hons n'e/ pas t5us li aidi] autrui assaillir hors de ses fis4 7,beaum4 ,c4 #b47 #aja ,m4 ,ducange fait m5tion d'une *>te de #abbj1 o il e/ dit3 ,prs5tibus et ad hoc vocatis hom9ibus meis p>ibus1 videlicet ,d4 ,vuillelmo de ,brule milite1 ,johanne cl]ico1 ,hugone1 ,clavel de ,hovem1 ,s>a ,esbl\s>ude et filia ejus majorisa qui p>es me et dom9o suo propt] hoc adjudicati judicav]unt4 #ajb ,qu& le roi de ,france oit les n\velles et compla9tes qui de t\s les cts v5oi5t des g5s le roi d',anglet]re1 m\lt en fu ir4 ,si m&a tanto/ les p]s de ,france1 et leur montra les injures que le roy d',anglet]re lui faisoit1 et les conjura que drois lui en dis5t2 et les p]s jugr5t qu'on envoya deux des p]s au roi d',anglet]re4 ,tantt on y envoya l'vesque de ,beauvais et l'vesque de ,noyon2 et ne f9ir5t1 si v9dr5t en ,anglet]re1 et tr\vr5t le roi en un si5 *a/el qu'on appelle ,w9desore4 ,l lui baillr5t leurs lettres et lui dir5t3 sire1 les p]s de ,france ont jug qu'on v\s adj\rne sur les dem&es que le roi de ,france v\s fait1 et n\s qui sommes p]s de ,france v\s y adj\rnons1 etc4 7,*ron4 de ,fl&4 ,c4 #cc47 ,tel toit la faon rgulire de procd]4 ,il e/ assez extraord9aire que les vques de ,beauvais et de ,noyon aill5t en ,anglet]re1 et ne se cont5te pas d'aj\rn] le roi d',anglet]re ,r\51 capitale de son du* de ,norm&ie4 #ajc ,du meffait ke li sires f]oit son home lige1 ou son propre c\rs1 ou son coses ki ne s]oi5t mie du fief ke on ti5t de lui1 ne plaid]oit-il ja en sa c\rt1 a9s s'enclam]oit au s5gneur de qui ses sires t5roit4 ,c> li home n'ont mie pooir de jugem5t faire seur le c\rs leur s5gneur1 ne de ses =faits am5d]1 se ce n'e/ du fait ki app>ti5gne au fief dont il e/ sires4 7,p4 de ,font1 ,c4 #ba1 4 #ce47 ,avant le rgne de ,philippe-,augu/e1 un seigneur qui son suz]a9 faisoit dni de ju/ice p> le refus de t5ir sa c\r1 p\voit lui dcl>] la gu]re1 et s'il la faisoit avec succs1 il se s\/rayoit son autorit1 soit en prtant hommage au seigneur dont il n'toit que l'arrire-vassal1 soit en r5dant sa t]re purem5t allodiale1 s'il toit assez puissant p\r se pass] d'un protecteur4 ,il e/ vrai qu'on en devoit v5ir r>em5t ces extrmits1 vu la manire dont on faisoit alors la gu]re2 les p>ties belligrantes1 aprs s'tre pilles et brles1 s'accommodoi5t ord9airem5t p> une sorte de trait qui rtablissoit la foi et l'hommage sur l'anci5 pi$4 ,j'ai deux propositions pr\v] dans cette rem>que2 #a4 ,que le dni de ju/ice de la "p du suz]a91 toit une cause lgitime de gu]re2 #b4 ,qu'il s'exposoit p]dre son droit de suz]a9et sur son vassal4 ,se li sires a son hons lige1 et il li die1 v5ez-v\s-en o moi1 c> je veuil gu]roi] mon seigneur1 qui m'a v le jugem5t de sa c\rt4 ,li hons doit respondre en tele manire son seigneur2 sire1 je iray volonti]s savoir mon seigneur1 ou au roi1 se il e/ a9si que v\s dites4 ,adonc il doit v5ir au seigneur1 et doit dire2 sire1 messire dit que v\s lui avs v le jugem5t de vo/re c\rt et p\r ce suis je v5u en vo/re c\rt p\r savoir en la vrit1 c> messire m'a semons que je aille en gu]re en contre v\s4 ,et se li seigneur li dit que il ne f]a ja nul jugem5t en sa c\r2 li hons en doit tanto/ all] son seigneur1 et ses sires li doit p\rveoir de ses desp5s3 et se il ne s'en voloit all] o lui1 il en p]droit son fi p> droit4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #a4 ,c4 #de47 ,on ne peut ri5 oppos] l'autorit qu'on vi5t de lire1 et1 p\r le rem>qu] en passant1 elle n\s montre ce qu'il faut p5s] de ces hi/ori5s1 qui ne manqu5t jamais de trait] de rebelles les seigneurs qui faisoi5t la gu]re au roi1 et qui ne doiv5t tre appels que felons1 s'ils avoi5t comm5c la gu]re contre la rgle et l'ordre prescrit p> les c\tumes fodales4 ,de ce que le droit de gu]re toit tabli entre le suz]a9 et le vassal p\r dni de ju/ice1 il s'ensuit ncessairem5t que le suz]a91 en refusant de t5ir sa c\r la dem&e de son vassal1 s'exposoit p]dre sa suz]a9et1 s'il faisoit la gu]re malheureusem5t4 ,s4 ,l\is dit1 dans ses tablissem5s1 7,l4 #a1 ,c4 #eb17 que qu& li sires ve le jugem5t de sa c\rt1 il 7son vassal7 ne t5dra jamais ri5 de lui1 a9s t5dra de celui qui s]a p>-dessus son seigneur4 ,mais je ne pr(it]ai pas de cette autorit p\r appuy] mon s5tim5t2 c> je conjecture que la c\tume dont ,s4 ,l\is r5d compte1 n'exi/oit po9t avant le rgne de ,philippe-,augu/e1 c'e/--dire1 que s\s les premi]s ,capti5s1 il n'y avoit po9t de voie juridique p\r priv] des droits de suz]a9et un seigneur qui refusoit la ju/ice son vassal2 il falloit lui faire la gu]re4 ,ce n'e/ qu'aprs l'tablissem5t de l'appel en dni de ju/ice ou dfaute de droit1 qu'on eut rec\rs aux voies de la ju/ice4 ,or1 c'e/ s\s le rgne de ,philippe-,augu/e qu'on vit le premi] exemple d'un vassal1 qui1 n'tant pas assez =t p\r faire la gu]re son seigneur qui lui dnioit le jugem5t de sa c\r1 porta sa pla9te au suz]a9 de ce seigneur en dni de ju/ice4 ,je pr\ve que cette dm>*e toit une n\veaut2 #a4 p>ce qu'elle n'avoit aucune analogie avec les usages pratiqus dans la seconde race4 ,en effet1 qu& un seigneur refusoit alors de jug] un de ses ju/iciables1 l'affaire n'toit po9t porte au tribunal du comte vois9 ou des envoys royaux2 on ne le privoit po9t de sa ju/ice ni de ses autres droits seigneuriaux1 mais ces magi/rats se mettoi5t simplem5t en g>nison *ez le seigneur jusqu' ce qu'il juget4 ,si vassus no/] ju/itias non fec]it1 tunc et comes et missus ad ipsius casam s$eant et de suo vivant qu\sque ju/itiam faciat4 7,cap4 an4 #ggi4 art4 #ba47 #b4 ,nos monum5s ne p>l5t d'aucun appel en dni de ju/ice1 avant le rgne de ,philippe-,augu/e4 ,e/-il vraisemblable qu'une c\tume qui suppose un comm5cem5t d'ordre et de bonne police1 ft connue dans un temps o t\t t5doit1 au contraire1 la plus mon/rueuse an>*ie8 ,on dev9e aism5t les causes qui ont pu contribu] l'tablissem5t de l'appel en dfaute de droit2 et il e/ vrai que1 qu& cette c\tume fut autorise1 un vassal qui on avoit refus la ju/ice1 toit dlivr de t\t devoir de vasselage l'g>d de son suz]a94 ,le passage des tablissem5s de ,s4 ,l\is1 que je vi5s de rapport]1 ne peut po9t tre quivoque1 et je ne conois pas comm5t le prsid5t de ,montesquieu ose avanc] qu'en cas de dni de ju/ice1 un suz]a9 ne p]doit pas sa suz]a9et1 mais seulem5t le droit de jug] l'affaire l'occasion de laquelle il y avoit pla9te de dfaute de droit4 ,ce n'et pas t le punir2 on ne s]oit pas entr dans l'esprit du g\v]nem5t fodal1 qui1 en cas de dni de ju/ice1 autorisoit le vassal se s\/raire l'autorit de son suz]a93 la gu]re lui avoit d'abord donn ce droit2 la =me judiciaire devoit le lui cons]v]4 ,qu'on me p]mette encore quelques rflexions au sujet de la gu]re que le vassal avoit droit de faire son suz]a91 en cas de dni de ju/ice4 ,je prie le lecteur de relire le premi] passage des tablissem5s de ,s4 ,l\is1 que je vi5s de rapport] dans cette rem>que2 il e/ suivi des p>oles suivantes4 ,et se li *ief seigneur avoit respondu1 je f] droit volonti]s vo/re seigneur en ma c\rt1 li hons devroit all] son seigneur et dire3 ,sire mon *ief seigneur m'a dit que il v\s f]a volonti]s droit en sa c\rt4 ,et se li sires dit2 je n'ent]r jamais en sa c\rt1 mes v5s v\s-en o moi1 si come je v\s ai semons4 ,adont p\rroit bi5 dire li hons1 je n'iray pas1 p>ce que ne p]droit ja p> droit ne fi ne autre *ose4 ,t\tes ces alles et ces v5ues du vassal toi5t vraisemblablem5t des =malits n\velles s\s le rgne de ,s4 ,l\is4 ,au ton mme que pr5d ce pr9ce1 qui a fait t\s ses ef=ts p\r dtruire le droit de gu]re entre les seigneurs1 on peut conjectur] qu'elles toi5t trs-peu accrdites4 ,adont p\rroit bi5 dire li hons1 etc4 ,ce n'e/ po9t a9si qu'on s'exprime en r5dant compte d'une c\tume con/ante et av\e de t\t le monde4 ,s4 ,l\is semble appr\v] la rponse du vassal1 mais non pas l'ordonn]4 ,ce qui confirme mes s\pons1 c'e/ que cette manire de procd] suppos]oit dans un seigneur quelque p\voir direct sur ses arrire-vassaux1 ou les vassaux de son vassal immdiat2 et cep5dant il e/ c]ta9 que ,s4 ,l\is lui-mme n'osoit encore affect] aucun droit sur ses arrire-vassaux3 un fait rapport p> ,jo9ville1 et que p]sonne n'ignore1 en e/ la preuve4 ,philippe-le-,h>di fut le premi] des rois ,capti5s qui se fit autoris] p> un arrt de l'*iqui] de ,r\51 j\ir d'un p\voir direct et immdiat sur les arrire-vassaux du du* de ,norm&ie4 ,concordatum fuit quod dicta citatio et responsio ad dom9um regem tantummodo1 et non ad alios1 pl5>i p]t9ebant1 et quod dicti nobiles qui prohibitionem fec]ant hom9ibus suis1 ne ad m&atum dom9i regis prdicta fac]5t1 em5dabunt4 ,cet arrt1 de la c\r de l'*iqui]1 e/ cit p> ,brussel4 7,trait de l'usage des fiefs1 ,l4 #b1 ,c4 #f47 ,philippe-le-,bel v\lut j\ir dans plusieurs prov9ces du droit n\veau que son prdcesseur avoit acquis en ,norm&ie2 mais il e/ c]ta9 que les seigneurs de ,b\rgogne1 du comt de ,=ez et des v*s de ,langres et d',autun1 s'en plaignir5t comme d'une inju/ice4 7,voyez leurs remontrances ,l\is ,x4 ,ordonnances du ,l\vre1 ,t4 #a1 p4 #eeg47 ,,*apitre ,,iv4 #ajd ,voyez le glossaire de ,ducange1 au mot fidelitas4 #aje ,la loi de ,*>lemagne1 qui df5doit le s]vice militaire aux vques1 et dont j'ai r5du compte dans le premi] livre de cet ouvrage1 ne subsi/a pas long-temps aprs lui2 et ce fur5t sans d\te les c\rses des ,norm&s et les gu]res prives des seigneurs qui la fir5t oubli]4 ,quoniam quosdam episcoporum ab exp$itionis labore corporis def5dit imbecillitas4444444 ne p] eorum abs5tiam res milit>is disp5dium patiatur44444 cuilibet fidelium no/rorum1 quem sibi utilem judicav]9t1 committant4 7,cap4 an4 #hde1 art4 #h47 ,il p>ot1 p> ce capitulaire1 qu'il n'y avoit que les vques1 que leur ge ou leurs infirmits ret5oi5t *ez eux1 qui ne fir5t pas la gu]re en p]sonne1 et qu'ils toi5t alors obligs de donn] leurs tr\pes quelque seigneur4 ,ce s]vice1 qui n'avoit d'abord t1 a9si que je l'ai dit1 qu'une prrogative seigneuriale1 dev9t p> la rvolution du g\v]nem5t une *>ge des t]res que le cl]g possdoit4 ,les prlats1 dont les prdcesseurs n'avoi5t po9t p>u dans les armes1 se fir5t de cette abs5ce un droit de ne po9t s]vir en p]sonne leurs suz]a9s la gu]re4 ,ne pue5t 7les bi5s donns l'glise7 rev5ir en ma9 laie p\r le meffet de *aux qui sont g\v]neurs des glises4 ,p\r *e de t\s meffs quelque ils soi5t1 li me9burnisseur des glises si se pass5t p> am5des d'arg5t4 7,beaum4 ,c4 #de47 #ajf ,l'ar*evque de ,rheims1 les vques de ,laon1 ,beauvais1 ,noyon et ,*lons4 ,l'vque de ,langres ne comm5a relev] directem5t du roi que s\s le rgne de ,l\is-le-,jeune4 7,voyez le trait des fiefs de ,brussel1 ,l4 #b1 ,c4 #ac47 #ajg 7,voyez le trait de ,brussel sur les fiefs1 ,l4 #b1 ,c4 #ag1 #ah1 #ai et #bj47 ,ce savant criva9 pr\ve trs-bi5 que les ducs de ,norm&ie et d',aquita9e1 les comtes de ,poit\1 de ,t\l\se1 de ,fl&re et de ,bretagne1 j\issoi5t du droit de rgale dans les seigneuries1 et que le duc de ,b\rgogne et le comte de ,troyes ou de ,*ampagne n'avoi5t pas le mme avantage4 ,c'e/ en qualit de ducs de ,france1 et non de rois1 que les ,capti5s avoi5t le mme droit de rgale sur plusieurs glises4 ,dans le d]ni]1 il s'leva de gr&es conte/ations au sujet de la rgale2 et les crits qu'on publia sur cette matire pr\v5t combi5 on ignoroit nos antiquits et notre anci5 droit public4 ,je rem>qu]ai que le mot rgale ne tire pas son tymologie de regius1 regalis1 qui signifie royal1 rgali51 ce qui app>ti5t au roi1 mais de rgale ou rgal1 vieux mot franais1 qui signifioit fte1 cadeau1 bon traitem5t4 #ajh ,cl]ici trahunt causam feodorum 9 curiam *ri/ianitatis1 propt] hoc quod dicunt1 quod fiduci vel sacram5tum fu]unt int] eos int] quos causa v]titur1 et propt] hanc occasionem p]dunt dom9i ju/itiam feodorum suorum4 7,ord4 ,phil4 ,aug47 #aji ,c> ju/ice si c\/e m\t s\v5t g>d] et ma9t5ir plus que ele ne vaut4 7,beaum4 ,c4 #bg47 ,voil une preuve c]ta9e de la dcad5ce o les ju/ices des seigneurs toi5t tombes dans le temps de ,beaumanoir4 ,les molum5s en avoi5t t d'abord trs-considrables4 ,p\r jug] de ce que le produit des (ficialits valoit aux ecclsia/iques1 voyez dans les preuves des lib]ts de l'glise gallicane1 les disc\rs de ,pi]re ,rog]1 lu ar*evque de ,s5s1 et de ,rog] ,b]tr&i1 vque d',autun1 la confr5ce qui se t9t en prs5ce de ,philippe-de-,valois1 sur la juridiction ecclsia/ique1 le #ae dcembre #acbi4 #aaj ,voyez dans le recueil des hi/ori5s de ,france1 p> ,dom ,b\quet1 ,t4 #d1 p4 #fa1 la lettre du pape ,virgile ,auxanius1 vque d',arles1 qu'il fait son lgat dans les ,gaules4 ,a la page suivante1 on tr\ve le bref du mme pape aux vques des ,gaules4 ,quapropt] ,auxanio fratri et co-episcopo no/ro ,arelat5sis civitatis ,anti/iti1 vices no/ras c>itas ve/ras nos d$isse cognoscet2 ut si aliqua1 quod absit1 =tassis em]s]it cont5tio1 congregatis ibi fratribus et co-episcopis no/ris1 causas canonica et apo/olica autoritate discuti5s1 ,deo placita quitate diff9dat2 cont5tiones v] si qu1 quas dom9us auf]at1 9 fidei causa contig]9t1 aut emis]it =te negotium quod pro magnitud9e sui ,apo/olic ,s$is magis judicio debeat t]m9>i1 ad no/ram1 discussa v]itate1 prf]at s9e dilatione notitiam4 #aaa ,at illi 7,salonius et ,sagitt>ius7 cum adhuc propitium sibi regem esse noss5t1 ad eum acc$unt1 implorantes se inju/e remotos sibique tribui lic5tiam ut ad papam urbis ,roman acc$]e debeant4 ,rex v] annu5s petitionibus eorum1 datis epi/olis1 eos abire p]misit4 ,qui acc$5tes coram papa ,joanne1 exponunt se nullius rationis exi/5tibus causis dimotos4 ,ille epi/olas ad regem dirigit 9 quibus locis eosdem re/itui jubet4 7,greg4 ,tur4 ,l4 #e1 ,c4 #ba74 #aab ,/ultiti elogio d5ot&i1 qui illam ,petri ,s$em aliquo pravo dogmate fall]e posse arbitrati sunt1 qu nec se fallit1 nec ab aliqua hresi unquam falli potuit4 7,ann4 ,met4 an4 #hfd47 #aac ,conc$o p] hoc pactum confirmationis no/r1 tibi beato ,petro pr9cipi ,apo/olorum1 et pro te vic>io tuo dom9o ,pas*ali summo pontifici et univ]sali pap et successoribus ejus 9 p]petuum1 sicut prdecessoribus no/ris usque nunc 9 ve/ra pote/ate et ditione t5ui/is1 et disposui/is civitatem ,romanam cum ducato suo1 et suburbanis atque viculis omnibus et t]ritoriis ejus montanis4444 has omnes supradictas prov9cias1 urbes1 civitates1 oppida et ca/ella1 viculos et t]ritoria1 simulque et patrimonia jam dict ecclesi tu1 beate ,petre apo/ole1 et p] te vic>io tuo spirituali patri no/ro dom9o ,pas*ali summo pontifici et univ]sali pap1 ejusque successoribus usque ad f9em sculi eodem modo confirmamus1 ut 9 suo det9eant jure1 pr9cipatu ac ditione4444 salva sup] eosdem ducatus no/ra 9 omnibus dom9atione1 et illorum ad no/ram p>tem subjectione4444 nullamque 9 eis nobis p>tem aut pote/atem dispon5di aut judic&i1 subtrah5dive aut m9or&i v9dicamus2 nisi qu&o ab illo1 qui eo tempore hujus sanct ecclesi regim5 t5u]it1 fu]imus4 ,et si quilibet homo de supradictis civitatibus ad ve/ram ecclesiam p]t95tibus ad nos v5]it1 subtrah]e se vol5s de ve/ra jurisdictione1 vel pote/ate1 vel quamlibet aliam iniquam ma*9ationem metu5s1 vel culpam fugi5s1 nullo modo eum alit] recipiemus1 nisi ad ju/am pro eo faci5dam int]cessionem1 ita duntaxat si culpa quam commisit1 v5alis fu]it inv5ta4 7,don4 ,lud4 ,pii ad ,s$4 ,apo/74 ,electione sua aliorumque episcoporum ac ct]um fidelium regni no/ri voluntate1 cons5su et acclamatione1 cum aliis ar*iepiscopis et episcopis ,w5ilo 9 dicesi sua1 apud ,aureliani civitatem1 9 ,basilica ,sanct ,crucis1 me secundum traditionem ecclesia/icam regem consecravit et 9 regni regim9e *rismate sacro p]unxit1 et diademate atque regni sceptro 9 regni solio sublimavit1 qua consecratione vel regni sublimitate supplant>i vel projici nullo debu]am1 saltem s9e audi5tia et judicio episcoporum quorum m9i/]io 9 regem sum consecratus1 et qui ?roni ,dei sunt dicti1 9 quibus ,deus s$et1 et p] quos sua dec]nit judicia1 quorum pat]nis correptionibus et ca/igatoriis judiciis me subd]e fui p>atus et inprs5ti sum subditus4 7,cap4 an4 #hei1 art4 #c47 #aad ,quod solus ,romanus pontifex judicatur univ]salis1 quod ille solus possit depon]e episcopos vel reconcili>e4444 quod absque synodali conv5tu possit episcopos depon]e vel reconcili>e4444 quod illi soli licet de canonica abbatiam fac]e1 et contra divitem episcopatum divid]e1 et inopes unire4444 quod illi liceat de s$e ad s$em1 necessitate cog5te1 episcopos transmut>e1 quod de omni ecclesia quocumque volu]it1 cl]icum valeat ord9>e4444 quod nulla synodus absque prcepto ejus debet g5]alis voc>i4 7,dict4 ,greg4 ,,viii4 pap47 ,quelques savans reg>d5t cette pice comme suppose1 et d'autres croi5t qu'elle e/ en effet l'ouvrage du pape ,grgoire ,,vii4 ,quoi qu'il en soit1 elle e/ trs-anci5ne1 et on ne peut s'emp*] de conv5ir qu'elle ne conti5ne en peu de mots t\tes les prt5tions que la c\r de ,rome s'e/ faites4 ,quod illi soli licet pro temporis necessitate novas leges cond]e1 novas plebes congreg>e4444 quod solus possit uti imp]ialibus insigniis1 quod solius pap p$es omnes pr9cipes deoscul5tur4 ,quod unicum e/ nom5 9 mundo pap videlicet4 ,quod illi liceat imp]atores depon]e4444 quod s5t5tia illius nullo debeat retract>i1 et ipse omnium solus retract>e possit1 quod nem9e ipse judic>i debeat4444 quod ,romanus ,pontifex1 si canonice fu]it ord9atus1 m]itis ,b4 ,petri indubitant] efficitur sanctus1 te/ante sancto ,ennodio1 ,papi5si episcopo1 ei multis sanctis patribus fav5tibus1 sicut 9 decretis beati ,symma*i pap cont9etur4444 quod fidelitate iniquorum subjectos pote/ absolv]e4 7,ibid74 #aae ,li appel doiv5t e/re fet en montant de dgr en dgr1 sans nul seigneur trespass]4 ,mais il n'e/ pas a9s9t la c\r de *rti5t qui ne vieut1 c> de quelque juge que *e soit1 l'en puet apel] l'apo/oile1 et qui vieut1 il puet apel] de dgr en dgr1 si comme du doi5 l'vesque1 et de l'vesque l'ar*evesque1 et de l'ar*evesque l'apo/oile4 7,beaum4 ,c4 #fa47 ,,*apitre ,v4 #aaf ,si rex ,francorum vellet firm>e 9 ,villanova sup] ,*]um1 firm>e pot]it44444 si comes sancti ,egidii 7nom et titre qu'on donnoit quelquefois au comte de ,t\l\se7 nollet esse 9 pace1 dom9us no/] rex ,franci non erit 9 auxilium contra nos1 et nos omnia mala qu possumus fac]e fac]emus4 7,trait de l'an #aaie1 entre ,philippe-,augu/e1 et ,ri*>d ,i1 corps diplom4 de ,dumont74 #aag ,li rois ne puet mettre ban en la t]re au b>on1 sans son ass5tem5t1 ni li b]s ne puet mettre ban en la t]re au vavassor4 7,e/abl4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #a1 ,c4 #bd47 #aah ,9 hoc concordati sunt rex et b>ones1 quod b5e volunt quod ipsi 7episcopi7 cognoscant de feodo1 et si quis convictus fu]it de p]jurio vel transgressione fidei1 injungant ei pecuniam2 s$ propt] hoc non amittat dom9us feodi ju/itiam feodi1 nec propt] hoc se capiant ad feodum4 7,ordon4 ,phil4 ,aug74 ,nos omnes regni majores att5to animo p]cipi5tes quod regnum non p] jus scriptum1 nec p] cl]icorum arrogantiam1 s$ p] sudores bellicos fu]it adquisitum1 prs5ti decreto omnium juram5to /atuimus ac sancimus ut nullus cl]icus vel lacus alium de ct]o trahat 9 causam coram ord9>io judice vel delegato1 nisi sup] hresi1 matrimonio1 vel usuris1 amissione omnium bonorum suorum et unius membri mutilatione transgressoribus imm95te4444 r$ucantur ad /atum ecclesi primitiv1 et 9 contemplatione viv5tes1 nobis1 sicut decet1 activam vitam duc5tibus1 o/5dant miracula qu dudum sculo recess]unt4 7,preuv4 des lib]t4 de l'glis4 ,gall4 ,t4 #a1 p4 #bbi74 ,n\s avons lu p> le commun ass5t et octroy de n\s t\s1 le duc de ,b\rgogne1 le comte ,p]ron ,bretaigne1 le comte d',ang\lesme et le comte de ,s4 ,pol1 ce que s'aucun de cette communit avoit affaire env]s le cl]gi1 tel aide comme cil quatre devant dits esg>d]oi5t que on li deuts faire1 n\s li f]ions1 etc4 7,ibid74 #aai ,il e/ important de faire ici une rem>que au sujet du mot p>lem5t1 p\r prv5ir les erreurs o un lecteur peu att5tif p\rroit tomb]4 ,j'ai dit1 en p>lant du g\v]nem5t fodal en ,france1 que sur la f9 de la seconde race1 et s\s les premi]s ,capti5s1 il n'y eut po9t d'assemble de la nation en qui rsidt la puissance publique1 et qui et droit de faire des lois auxquelles *aque seigneur ft oblig d'obir4 ,la foi et l'hommage entre les suz]a9s et leurs vassaux1 t\s vrais despotes dans leurs t]res1 toi5t les seuls li5s qui les uniss5t4 ,cep5dant p\r suppler1 autant qu'il toit possible1 cette puissance publique dont on s5t t\j\rs la ncessit1 les seigneurs qui avoi5t quelques affaires communes1 imag9r5t de s'assembl] dans un lieu commode dont ils conv5oi5t1 et prir5t l'habitude d'invit] leurs amis et leurs vois9s s'y r5dre1 p\r dlibr] de conc]t sur leurs prt5tions1 et la manire dont ils se comport]oi5t4 ,ces espces de congrs1 qu'on t9t assez s\v5t l'occasion des croisades1 des entreprises du cl]g1 etc4 se nommoi5t alors p>lem5s1 p>ce qu'on y p>lem5toit4 ,il faut se g>d] de confondre ces assembles avec la c\r de ju/ice du roi1 qu'on ne comm5a nomm] p>lem5t1 que v]s le milieu du treizime sicle2 7voyez le trait des fiefs de ,brussel1 p4 #cba47 ,les seigneurs qui t5oi5t les assises ou les plaids du roi1 pr(itant de l'occasion qui les rassembloit p\r confr] ensemble sur leurs affaires communes ou p>ticulires1 a9si qu'ils avoi5t c\tume de faire dans les assembles ou congrs dont je p>le1 on s'avisa de se s]vir du mot de p>lem5t1 p\r dsign] la c\r de ju/ice du roi2 et bi5tt ce nom lui fut attribu privativem5t1 soit p>ce que la c\r du roi =moit une assemble plus augu/e et plus importante que les autres1 soit p>ce qu'elle s'assembloit rgulirem5t plusieurs fois l'anne1 et que les autres assembles n'avoi5t1 quant leur convocation et t5ue1 ri5 de rguli] et de fixe4 ,c'e/ dans le s5s de congrs que ,villeh>do9 emploie le mot de p>lem5t1 a9si qu'on en peut jug] p> les passages suivans4 ,aprs pri/r5t li b>on 7qui toi5t croiss7 un p>lem5t ,soissons1 p\r savoir qu& il voldroi5t movoir1 et quel "p il voldroi5t t\rn]4 ,a celle foix ne se por5t accord]1 porce que il lor sembla que il n'avoi5t mie encore asss g5s croisi4 ,en tot cet an 7#abjj7 ne se passa onques deux mois1 que il n'assemblass5t p>lem5t ,compiegne en qui fur5t tuit li comte et li b>on qui croisi e/oi5t 7art4 #aj71 pri/r5t un p>lem5t al *ief del mois ,soisons1 p] savoir que il p\rroi5t faire4 ,cil qui fur5t li ,cu5s ,baldu9 de ,fl&res1 et de ,h5naut1 et li ,cu5s ,loeys de ,blois et de ,*>tra91 li ,cu5s ,j(froy del ,p]*e1 li ,cu5s ,hues de ,s4 ,pol1 et ma9t autre preudome4 7art4 #bj47 ,les p>lem5s ou congrs ne faisoi5t po9t p>tie du g\v]nem5t fodal4 ,quelque seigneur que ce ft1 toit le matre de les propos] et s'y r5doit qui v\loit4 ,on conv5oit quelquefois dans ces assembles de quelques articles qui n'obligeoi5t que ceux qui les avoi5t signs2 c'toi5t des conv5tions ou des traits de ligue1 d'alliance ou de paix1 et non pas des lois4 #abj ,on ne me dem&]a pas1 je crois1 les preuves de cette proposition2 on les tr\ve p>-t\t1 et p]sonne n'ignore que les femmes ont hrit sans conte/ation des fiefs les plus considrables2 voyez l'hi/oire1 imprime il y a quelques annes1 de la runion des gr&s fiefs la c\ronne4 ,il n'y a qu'un hi/ori5 aussi peu in/ruit de nos c\tumes et de nos lois anci5nes que le ,p4 ,daniel1 qui ait pu dire1 dans la vie du roi ,rob]t et de ,h5ri ,i1 que les gr&s fiefs toi5t rv]sibles la c\ronne1 p> le dfaut d'hoirs mles et lgitimes4 ,,*apitre ,,vi4 #aba ,je n'ai po9t os fix] l'poque o se fit1 dans les ju/ices des rois ,capti5s1 la confusion dont je p>le1 et je crois qu'il e/ impossible de la dt]m9] d'une manire c]ta9e4 ,on p\rra peut-tre dire que cette confusion des c\rs de ju/ice comm5a lorsque les vassaux les plus puissans se fir5t des droits p>ticuli]s1 et =mr5t un ordre "p1 en ne reg>dant plus comme leurs pairs les seigneurs qui relevoi5t1 comme eux1 immdiatem5t de la c\ronne1 mais qui n'avoi5t que des seigneuries mo9s ri*es et mo9s t5dues4 ,cette op9ion e/ trs-vraisemblable1 et j'en conclurai qu'il e/ impossible de fix] l'poque de la confusion des c\rs de ju/ice1 puisqu'il n'e/ pas possible de dire en quel temps prcism5t le nombre des pairs fut fix d\ze4 ,en s'ab&onnant des conjectures1 on aj\t]a que les d\ze seigneurs qui prir5t le titre de pairs du royaume1 s\s le rgne de ,philippe-,augu/e1 n'int]dir5t pas l'entre du p>lem5t aux seigneurs dont ils se sp>oi5t1 et qui relevoi5t1 comme eux1 immdiatem5t de la c\ronne1 p>ce qu'tant acc\tums les voir sig] avec eux1 ils ne songr5t po9t faire cette exclusion1 ou qu'il leur aura p>u trop dur de les exclure des assises du roi4 ,on aj\t]a que cette premire condesc5dance aura s]vi de prtexte p\r faire assi/] aux jugem5s des pairs1 d'autres seigneurs qui ne relevoi5t pas immdiatem5t de la c\ronne1 mais qui comm5oi5t p>otre gaux en dignit ceux qui en relevoi5t immdiatem5t1 et qui1 malgr cet avantage1 toi5t dgrads depuis qu'il s'toit tabli des pairs qui =moi5t un ordre sp>4 ,t\t cet arrangem5t n'e/ que l'ouvrage de l'imag9ation4 ,je rponds que c'e/ le propre de la raison d'tre di/raite et nglig5te1 p>ce qu'elle se lasse2 mais que la vanit n'a ni nglig5ce ni di/raction4 ,p\rquoi des seigneurs1 qui affectoi5t une supriorit m>que sur leurs gaux en dignit1 les auroi5t-ils mnags1 qu& il s'agissoit de ne les plus reconnotre p\r leurs juges8 ,c'e/ alors1 au contraire1 qu'ils auroi5t d se comport] avec le plus d'att5tion et de f]met3 c> le droit de n'tre jug que p> ses pairs toit c]ta9em5t le droit le plus ess5tiel au g\v]nem5t fodal1 et la prrogative dont les seigneurs toi5t avec raison le plus jal\x4 ,c'e/ p>ce que les d\ze pairs n'exclur5t po9t des assises qu'ils t5oi5t *ez le roi1 les seigneurs dont ils se sp>oi5t1 que j'os]ois avanc] que la confusion des ju/ices des ,capti5s a prcd l'tablissem5t des d\ze pairs4 ,je prie de se rappel] ce que j'ai dit ailleurs1 qu'il e/ trs-vraisemblable que les d]ni]s rois ,c>lov+i5s ne t9r5t po9t leur c\r de ju/ice2 et que c'e/ en (frant sa mdiation ses vassaux1 et en se s\mettant leur arbitrage dans ses propres qu]elles1 que s\s la troisime race le roi reprit sa qualit de juge1 et que les seigneurs les plus puissans1 quelquefois lasss de la gu]re ou hors d'tat de la faire1 s'acc\tumr5t reconnotre l'autorit d'une c\r fodale4 ,c'e/ alors vraisemblablem5t que se fit la confusion de t\tes les ju/ices diffr5tes que devoi5t avoir les ,capti5s4 ,les gr&s vassaux rclamoi5t r>em5t la c\r du roi1 et qu& ils y portoi5t leurs pla9tes1 c'toit dans des beso9s pressans3 ils ne songeoi5t pas alors faire des *icanes1 ou plutt conte/] sur leurs droits4 ,avec quelque rapidit que les abus fiss5t des progrs1 sur-t\t en ,france1 e/-il probable qu'on et dj os appel] au p>lem5t de #abaf1 les vques d',aux]re1 de ,*>tres1 de ,s5lis1 de ,lysieux1 les comtes de ,pon?ieu1 de ,dreux1 de ,bretagne1 de ,s4 ,pol1 de ,joigny1 de ,beaumont1 d',al5on1 et le seigneur des ,ro*es1 ,sn*al d',anj\1 si la confusion des ju/ices n'avoit comm5c qu'aprs l'tablissem5t des d\ze pairs1 qui toit inconte/ablem5t une n\veaut s\s le rgne de ,philippe-,augu/e8 ,judicatum e/ ibidem p>ibus regni ,franci1 videlicet v5]abili patre no/ro ,a4 ,rem5se ar*iepiscopo et dilectis fratribus no/ris ,willelmo ,l+on5si1 ,ph4 ,belvac5si1 ,s4 ,noviom5si1 episcopis1 nobis etiam 7,*atalaun5si episcopo7 et ab ,odone1 duce ,burgundi1 et multis episcopis et b>onibus regni ,franci1 videlicet ,altisiodor5si1 ,r4 ,c>not5si1 ,g4 ,silvanect5si1 et ,j4 ,lexovi5si episcopis1 et ,w4 comite ,pontivi1 ,r4 comite ,droc>um1 ,p4 comite ,britani1 ,g4 comite sancti ,pauli1 ,w4 de ,ruspibus ,s5escallo ,&egav5si1 ,w4 comite ,joigniaci1 ,j4 comite ,belli ,montis1 ,r4 comite de ,al5on4 ,cet arrt1 r5du en #abaf1 dans le procs qu',er>d de ,br5e et sa femme int5tr5t ,blan*e1 comtesse de ,*ampagne1 et son fils ,?ibauld1 se tr\ve dans le glossaire de ,m4 ,ducange1 au mot submon]e4 ,on sait d'ailleurs que dans le mme temps le *anceli]1 le b\tilli]1 le *ambellan et le conntable1 c'e/--dire1 les pr9cipaux (fici]s dome/iques du pr9ce1 et vassaux p> leurs *>ges1 espce de fiefs la mo9s noble1 sigeoi5t de ple9 droit dans le p>lem5t4 ,la preuve en e/ claire1 puisqu'en #abbd1 la comtesse ,jeanne de ,fl&re les rcusa p\r juges dans le procs que ,jean1 sire de ,nesle1 lui int5ta en appel de faute de droit3 cette rcusation dev9t la matire d'un n\veau procs1 o t\s les pairs int]v9r5t1 et leur ordre enti]1 dans une affaire qui intressoit sa dignit1 fut jug p> des seigneurs d'une classe infrieure4 ,l'arrt portoit que les quatre (fici]s ou vassaux rcuss toi5t en possession d'assi/] au jugem5t des pairs4 7,voyez le glossaire de ,ducange1 au mot p>es74 ,j'ai appel le *anceli]1 le b\tilli]1 le *ambellan et le conntable1 des dome/iques du roi1 et je crois n'avoir pas tort1 p>ce qu'ils toi5t (fici]s de la maison des ,capti5s et non pas de la c\ronne4 ,ils n'avoi5t aucune juridiction1 ni mme aucune fonction au-dehors des doma9es du roi et de sa maison4 ,ils ne p\voi5t mme en avoir aucune1 att5du la =me du g\v]nem5t fodal qui r5doit *aque seigneur s\v]a9 dans sa t]re4 ,li rois ne puet mettre ban en la t]re au b>on1 sans son ass5tem5t1 ne li p]s ne puet mettre ban en la t]re au vavassor4 7,e/ab de ,/4 ,l\is1 ,l4 #a1 ,c4 #bd47 ,les prlats et les b>ons avoi5t leur c\r les mmes (fici]s que les ,capti5s1 et ces (fici]s ex]oi5t dans les seigneuries de leurs suz]a9s1 les mmes fonctions que les (fici]s du roi ex]oi5t dans les doma9es du pr9ce4 ,ceux du roi ont fait =tune avec leur matre4 ,de simples (fici]s de la p]sonne et de la maison du pr9ce1 ils sont dev5us gr&s (fici]s de la c\ronne1 qu& la ru9e du g\v]nem5t fodal a revtu les rois de t\te la puissance publique4 ,j'aj\t]ai ici un mot au sujet des seigneurs qui relevoi5t immdiatem5t de la c\ronne1 l'avnem5t de ,hugues-,capet au trne1 et qui t5oi5t leurs fiefs en mme dignit que les ducs et les comtes1 seuls compris depuis au nombre des pairs4 ,tels toi5t les comtes de ,v]m&ois1 ,*>tres1 ,blois1 ,t\rs1 ,anj\1 ,meaux1 ,mcon1 ,p]*e1 ,aux]re1 c4 les sires de ,b\rbon-,montmor5cy1 ,beaujeu1 ,c\ssi1 c4 7,voyez le trait de ,brussel1 p4 #fdg1 et le glossaire de ,ducange au mot p>es74 ,plusieurs de ces seigneurs toi5t en mme temps trop puissans et trop loigns du du* de ,france1 p\r que les prdcesseurs de ,hugues-,capet1 en qualit de ducs de ,france1 les euss5t =cs de relev] de leur du*2 et les autres toi5t trop vois9s des d]ni]s ,c>lov+i5s1 p\r n'avoir russi facilem5t cons]v] leur immdiatet la c\ronne4 ,on p\rroit faire sur cette matire plusieurs diss]tations1 trs-longues1 et mme curieuses1 mais trop peu importantes relativem5t l'objet que je me propose1 p\r que je les entrepr5ne4 ,il me suffit qu'il soit pr\v en gnral que d'autres seigneurs que ceux qu'on nomme les d\ze pairs relevoi5t immdiatem5t de la c\ronne4 ,j'aj\t]ai que t\tes les seigneuries qui avoi5t le titre de comt s\s ,hugues-,capet avoi5t relev immdiatem5t de la c\ronne s\s les d]ni]s ,c>lov+i5s3 tels toi5t les comtes de ,prigord1 d',ang\lme1 de ,poiti]s1 c4 ,si ces seigneurs n'en relevoi5t plus immdiatem5t1 qu& ,hugues-,capet monta sur le trne1 c'toit p> une suite des tr\bles arrivs sur la f9 de la seconde race1 et qui drangr5t l'ordre naturel des vasselages4 #abb ,voyez dans la rem>que #f du troisime *apitre de ce livre1 ce que j'ai dit sur l'appel en dni de ju/ice4 ,c'toit une c\tume con/ante d'tre aj\rn p> deux de ses pairs4 ,s\s le rgne de ,l\is ,,viii1 la comtesse de ,fl&re ne l'ayant t que p> deux *evali]s1 prt5dit que cet aj\rnem5t toit nul2 mais elle p]dit son procs1 et le p>lem5t jugea qu'elle avoit t suffisamm5t aj\rne4 #abc ,h5ri1 duc de ,b\rgogne1 tant mort sans po/rit1 le roi ,rob]t1 son neveu1 s'emp>a de ce du*1 dont il donna l'inve/iture ,h5ri son second fils4 ,ce pr9ce p>v9t la c\ronne p> la mort de ,hugues son frre an1 et se dessaisit du du* de ,b\rgogne en faveur de son frre ,rob]t1 *ef de la premire maison royale de ,b\rgogne1 qui ne s'teignit que s\s le rgne du roi ,jean4 ,,*apitre ,,vii4 #abd ,je croyois n'avoir plus combattre l'abb du ,bos2 mais l'orig9e de nos communes me remet aux ma9s avec lui4 ,les ,gaulois ont eu des snats s\s les emp]eurs roma9s2 p5dant la premire et la seconde race de nos rois1 on tr\ve dans les ,gaules des magi/rats connus s\s les noms de ,ra*e9burgii ou de ,scab9ei3 du mot scab9eus on a fait *ev92 les *ev9s ont t des (fici]s municipaux de quelques communes4 ,ces frles matriaux suffis5t l'abb du ,bos p\r btir un sy/me1 et prt5dre que les conseils de plusieurs communes et leur juridiction soi5t un re/e des anci5s snats des ,gaulois4 ,t\t cela se ti5t1 selon lui2 il ne voit aucune lacune2 et c]ta9em5t ce n'e/ po9t la faute de cet criva91 si les b\rgeois n'ont pas t\j\rs t libres et heureux4 ,premirem5t1 il y avoit long-temps que les snats des ,gaulois ne subsi/oi5t plus1 qu& les ,franais fir5t leur conqute2 et je l'ai pr\v dans une rem>que de mon premi] livre2 j'y r5voie le lecteur4 ,en second lieu1 j'ai fait voir que les ,ra*9b\rgs ou ,scab9s toi5t de simples (fici]s des ducs1 des comtes et de leurs c5t5i]s1 ou plutt qu'ils s]voi5t d'assesseurs dans les tribunaux de ces magi/rats1 et y faisoi5t peu prs les mmes fonctions que les jurs font auj\rd'hui en ,anglet]re4 ,on pr\ve encore p> nos anci5s monum5s1 que ces ,ra*9b\rgs ou ,scab9s entroi5t dans les tats-gnraux et prov9ciaux1 s\s la seconde race4 ,quelle ressemblance peut-on donc tr\v] entre ces (fici]s et les snateurs ,gaulois1 qui l'abb du ,bos accorde les plus gr&es prrogatives8 ,qui ne voit pas que les mots ,ra*9burgius et ,scab9eus ne peuv5t signifi] les magi/rats d'une juridiction roma9e8 ,malgr leur t]m9aison lat9e1 qui ne s5t que ces mots sont purem5t g]ma9s1 et ne peuv5t dsign] p> consqu5t qu'un (fici] connu dans les c\tumes de la jurisprud5ce g]manique8 ,qu& il s]oit vrai que les ,gaulois euss5t cons]v des snats s\s la dom9ation des ,franais1 c]ta9em5t on ne p\rroit pas dire que les ,ra*9b\rgs ou ,scab9s fuss5t les magi/rats de ces snats4 ,il s]oit impossible l'abb du ,bos de concili] la gr&e autorit qu'il donne aux snateurs ,gaulois1 avec le p\voir mdiocre que les lois saliques et ripuaires attribu5t aux ,ra*9b\rgs4 ,il ne s]oit pas mo9s extraord9aire de v\loir reconnotre dans ces ,scab9s les (fici]s municipaux de nos communes4 ,suffit-il de v\loir1 avec le sec\rs d'une tymologie =ce1 qu'on ait fait le mot d',e*ev9 de celui de ,scab91 p\r que les ,ra*9b\rgs ou ,scab9s de la premire et de la seconde race devi5n5t les *ev9s des communes de la troisime8 ,leurs fonctions1 leurs privilges1 leurs droits sont trop diffr5s1 p\r qu'on puisse les confondre4 ,l'abb du ,bos ne nie pas que le droit de commune n'ait t donn plusieurs villes s\s la troisime race1 et comm5t ni]oit-il un fait pr\v p> mille pices au!ntiques1 qui sont entre les ma9s de t\t le monde8 ,mais on tr\ve1 dit-il1 ds le d\zime sicle1 plusieurs villes du royaume de ,france1 comme ,t\l\se1 ,rheims et ,b\logne1 a9si que plusieurs autres1 en possession des droits de commune1 et surt\t du droit d'avoir une ju/ice municipale1 tant en matire crim9elle qu'en matire civile1 sans que1 d'un autre ct1 on les voie crites sur aucune li/e des villes qui les rois de la troisime race avoi5t1 soit octroy1 soit r5du le droit de commune1 sans qu'on voie la *>te p> laquelle ces pr9ces leur avoi5t accord ce droit comme un droit n\veau4 ,avec ce bel argum5t1 l'abb du ,bos n'imag9e pas qu'on puisse ne pas voir dans nos juridictions municipales les t]nels snats des ,gaulois4 ,si on tr\ve plusieurs villes qui j\issoi5t1 ds le d\zime sicle1 du droit de commune1 cela n'e/ pas surpr5ant1 puisque ,l\is-le-,gros1 qui v5dit le premi] des privilges ses villes1 comm5a rgn] en #aajh4 ,qu'import5t ces li/es dont p>le l'abb du ,bos8 ,p5se-t-il qu'elles soi5t t\tes v5ues jusqu' n\s8 ,qu& il en s]oit sr1 p\rquoi v\droit-il tr\v] sur ces li/es des villes qui n'toi5t pas du doma9e du roi1 et qui t5oi5t leurs droits de commune de leur seigneur p>ticuli]1 et non pas du pr9ce8 ,c'e/ ,l\is ,,viii qui1 le premi] des ,capti5s1 prt5dit que lui seul p\voit donn] le droit de commune4 ,t\tes ces propositions s]ont pr\ves dans les rem>ques suivantes4 ,l'abb du ,bos fait un raisonnem5t plus spcieux1 en disant que quelques *>tes des communes sont plutt une confirmation qu'une collation des droits de commune4 ,ri5 n'e/ plus vrai2 mais il me semble que l'abb du ,bos n'en peut ri5 conclure en faveur de son sy/me4 ,p>ce que plusieurs *>tes ne p>oiss5t que confirm] des privilges dj acquis1 e/-ce une raison p\r que des *>tes prcd5tes1 que n\s avons p]dues1 ne les euss5t pas confrs8 ,et quelles p]tes en ce g5re n'avons-n\s pas faites8 ,n'a-t-on pas lieu de conjectur]1 ou plutt d'tre c]ta91 que plusieurs villes1 a9si que je le dis dans le corps de mon ouvrage1 n'att5dir5t pas le cons5tem5t de leur seigneur p\r s'rig] en communes8 ,les *>tes qu'on leur donnoit ensuite n'toi5t que des *>tes de confirmation4 ,n'e/-il pas c]ta9 que les b\rgeois se dfioi5t de la bonne foi de leurs seigneurs1 et que1 comptant trs-peu sur les traits qu'ils passoi5t avec eux1 ils avoi5t raison de ne pas se cont5t] de la *>te primitive qui leur avoit confr le droit de commune8 ,il toit prud5t de pr(it] de t\tes les occasions o ils p\voi5t se faire donn] des *>tes confirmatives2 c'toit li] plus troitem5t les seigneurs2 et p\r peu qu'on p>c\re les ordonnances du ,l\vre1 on v]ra qu'en effet les villes eur5t s\v5t cette sagesse4 ,que l'abb du ,bos n\s dise ensuite que plusieurs villes assur5t qu'elles ont t\j\rs eu juridiction sur elles-mmes1 et un tribunal compos de leurs propres citoy5s2 c'e/ n\s pr\v] simplem5t que les villes adopt5t1 comme les p>ticuli]s1 les *imres qui flatt5t leur vanit2 vrit dont p]sonne ne d\te4 ,nicolas ,b]gi]1 p]sonnage trs-illu/re dans la rpublique des lettres1 a crit un mmoire en faveur des prt5tions de la ville de ,rheims1 et je convi5s1 avec l'abb du ,bos1 que ,b]gi] e/ un savant d'un mrite trs-di/+u et que son hi/oire des gr&s *em9s de l'empire roma9 e/ excell5te2 mais ,b]gi] aura v\lu flatt] les ,rmois ses compatriotes1 et d'ailleurs il n'e/ pas infaillible4 ,si son mmoire conti5t des raisons triomphantes p\r pr\v] que de t\t temps la ville de ,rheims a j\i du droit de commune1 p\rquoi l'abb du ,bos n'en a-t-il pas fait usage dans son hi/oire critique1 p\r pr\v] le p>adoxe qu'il avance8 ,il aj\te que le p>lem5t de ,p>is a reconnu1 p> un arrt1 la ju/ice des droits de la ville de ,rheims4 ,cette autorit e/ sans d\te trs-respectable1 mais quelle e/ la compagnie qui ne soit jamais trompe8 ,le p>lem5t ne s]a sans d\te pas (f5s1 si je pr5ds la lib]t de dire qu'il p\rroit se faire1 p5dant qu'il jugeoit le procs de ,rheims1 qu'il n'et pas assez appr(ondi une "q de notre anci5 droit public4 ,ce qui e/ c]ta9 sur la matire que je traite1 c'e/ que les communes les plus anci5nes dont il n\s re/e quelque monum5t1 fur5t tablies dans les doma9es du roi1 et ne remont5t pas au-del du rgne de ,l\is-le-,gros4 ,si on me disoit que ce pr9ce n'e/ peut-tre pas l'inv5teur des communes1 qu'il en a peut-tre tr\v le modle dans les t]res de quelque seigneur2 je rpondrois que cela e/ possible1 et qu'il peut =t bi5 se faire que quelque seigneur et dj trait avec ses sujets1 mais qu'on n'en a aucune preuve4 ,dire que quelques villes ont pu cons]v] leur lib]t p5dant les tr\bles qui donnr5t naissance au g\v]nem5t fodal1 et reconnotre cep5dant un seigneur1 c'e/ avanc] la plus gr&e des absurdits4 ,s\t5ir que quelques villes1 en se rvoltant1 ont pu sec\] le j\g de leur seigneur avant le rgne de ,l\is-le-,gros1 c'e/ faire des conjectures qui n'ont aucune vraisemblance1 et que t\s les faits connus sembl5t dm5tir4 #abe ,firmitates urbis deb5t det9]i juratis 9 /atutali 9 quo tradit fu]unt juratis4 7,*>t4 de ,j4 comte ,dreux1 p\r la ville de ,domm>t1 en #abdf47 ,je n'ai rapport aucune autorit p\r pr\v] ce que j'ai dit des droits civils et judiciaires des communes3 il me semble que les propositions que j'ai avances1 ne s]ont po9t contr$ites4 ,il n'en e/ pas t\t--fait de mme du droit de gu]re2 j'ai tr\v quelquefois des p]sonnes qui se piqu5t de connotre notre hi/oire1 et qui avoi5t de la pe9e croire ce que je disois des milices des communes3 on e/ t\j\rs port jug] des temps anci5s p> celui o l'on se tr\ve4 ,ut quicumque =is fec]it hom9i qui hanc communiam jurav]it1 major et p>es communie1 si clamor ad eos ind v5]it1 de corpore suo vel de rebus suis ju/itiam faciant secundm delib]ationem ipsorum1 nisi =s factum secundm eorum delib]ationem em5dav]it4 7,*>t4 de ,phil4 ,aug4 p\r la ville de ,beauvais1 art4 #c74 ,si v] ille qui =s factum fec]it1 ad aliquod receptaculum p]rex]it1 major et p>es communie dom9um receptaculi1 vel eum qui 9 loco ejus erit1 sup] hoc conv5i5t1 et de inimico suo1 si eis secundm delib]ationem eorum satisfec]it1 placebit1 et si satisfac]e nolu]it1 de rebus vel de hom9ibus ejus v9dictam secundm delib]ationem ipsorum faci5t4 7,ibid4 art4 #d74 ,nullus enim homo de communie1 pecuniam suam ho/ibus suis cr$id]it vel accommodav]it1 qu&i gu]ra durav]it1 quia si fec]it1 p>jurus erit4 7,ibid4 art4 #aj47 ,et si aliqu& contra ho/es suos extr villam communie exi]it1 nullus eorum cum ho/ibus loquatur1 nisi majoris et p>ium lic5tia4 7,ibid4 art4 #aa47 #abf ,volumus etiam ut de villis infr ,banleugam suam con/itutis1 eam habeant ju/itiam quam ibi hact5s habu]unt4 7,*>t4 p\r la ville de ,beauvais47 ,cette juridiction que ,philippe-,augu/e cons]ve aux b\rgeois de ,beauvais1 en leur donnant une *>te de commune1 toit donc une usurpation2 mo9s qu'on ne dise que la *>te que je cite1 n'toit po9t la premire qui et t donne la ville de ,beauvais1 et que ,philippe-,augu/e1 en lui accordant de n\veaux privilges1 confirme les anci5s4 ,quoi qu'il en soit1 il e/ v5u jusqu' n\s quelques *>tes dont les dispositions suppos5t qu'indp5damm5t de t\t trait1 de t\te concession1 la ville j\issoit dj des droits que son seigneur lui accorde4 ,voyez dans les ordonnances du ,l\vre1 7,t4 #h1 p4 #aig17 la transaction du #aa ,janvi] #acab1 entre l'vque de ,cl]mont et la ville nomme en lat9 ,laudosum1 et que ,sec\sse croit tre ,ludesse dans l'lection de ,cl]mont4 ,on voit dans le prambule de cette pice1 que l'vque de ,cl]mont prt5doit que les habitans de ,ludesse lui devoi5t p> an1 p\r leur taille1 #eb liv4 payables en monnoie c\rante1 qu'il avoit droit d'exig] une c]ta9e mesure de bl de *aque propritaire de t]re1 et que t\t habitant qui avoit des bufs de lab\r ou des *evaux1 toit t5u transport] son *teau de ,beaureg>d1 son bois1 son fo9 et son avo9e4 ,le prlat prt5doit avoir droit de m>*ausse et de page dans ce lieu1 et nioit aux habitans qu'ils euss5t droit de commune4 ,et quod1 dit l'vque1 ex quo nos non docebamus quo titulo prdicta petebamus1 pro tanto dicebant nos non posse eadem pet]e44444 ,dicebant dicti consules et habitantes se prdictis usos fuisse1 et pluribus aliis privilegiis1 lib]tatibus et fran*isiis2 nobis 9 oppositum dic5tibus quod supposito quod usi fuiss5t1 de prmissis1 tales usus et consuetud9es nobis non pot]ant prjudicium g5]>e1 etc4 ,t\s les raisonnem5s des deux p>ties pr\v5t videmm5t que la ville de ,ludesse n'avoit po9t reu de *>te de commune de son seigneur4 ,elle auroit produit cette *>te1 si elle l'avoit eue1 ou du mo9s elle auroit dit que les vques de ,cl]mont l'avoi5t gratifie du droit de commune1 et qu'elle en avoit p]du l'acte4 ,la conte/ation fut t]m9e p> une transaction qui ma9t9t les b\rgeois de ,ludesse dans la j\issance de leurs fran*ises4 #abg ,sci5dum e/ enim quod hom9es communie mee1 de m&ato et voluntate me1 mecum 9 prs5ti dom9i regis 9 palatio suo apud ,p>is app>u]unt1 et quod dom9us rex ad petitionem meam univ]sos hom9es communie mee 9 su protectione suscepit et advocatione1 p] decem libras c5suales 9 natali dom9i annuatm hr$it>ias ab ipsis dom9o regi p]solv5das4 7,*>t4 du comte de ,poix1 p\r les habitans de sa ville1 en #abjh47 #abh ,voyez le ,glossaire de ,ducange au mot communa4 ,ludovicus ,,viii reputabat civitates omnes suas esse 9 quibus communi ess5t1 dit ce savant auteur2 et il appr\ve cette prt5tion1 ce qui me surpr5d beauc\p4 ,nec injuria1 aj\te-t-il1 cum eo ipso de9ceps oppidorum incol quodam modo dom9orum dom9io absoluti1 regi ipsi p>]5t4 ,quod prodit auctor 7hi/4 ,ludovici ,,vii1 p4 #dah71 ubi tradit ,vezeliaces communiam int] se faci5tes1 communit] conjurasse1 quod ecclesi dom9o ult]is non subjac]5t4 ,eadem habet ,aimonius1 7,l4 #e1 ,c4 #fe47 ,guib]tus v] de vit su 7,c4 #aj71 int] missas s]monem habuit de execrabilibus communiis illis1 9 quibus contr jus et fas viol5t] s]vi dom9orum jure se subtrahunt4 ,je ne conois po9t en v]tu de quel pr9cipe on peut avanc] que le droit de commune1 qu'un seigneur accordoit ses sujets1 les affran*t de sa seigneurie4 ,p>ce qu'un seigneur p> sa *>te de commune r5onoit au privilge honteux d'tre un tyran1 p>ce qu'il limitoit ses droits et p]mettoit ses sujets d'tre des hommes1 e/-il p]mis d'en conclure qu'il avoit r5onc sa seigneurie8 ,le s5s commun rpr\ve une p>eille consqu5ce4 ,qu& le comte de ,poix v\loit que ses sujets miss5t leurs privilges s\s la protection et l'avocatie du roi1 prt5doit-il p]dre sa seigneurie8 ,les rois1 en pr5ant s\s leur protection les traits que quelques seigneurs passr5t avec leurs sujets1 ne fur5t que de simples g>ans2 et il s]oit ridicule de p5s] que cette g>antie leur donnt quelque n\veau droit de seigneurie ou de s\v]a9et sur les contractans4 ,en p>tant des pr9cipes du g\v]nem5t fodal1 la g>antie du roi de ,france ne lui donnoit pas plus de droit sur les t]res des seigneurs1 qu'elle en donne auj\rd'hui un pr9ce1 sur deux puissances indp5dantes dont il g>antit les engagem5s4 ,les autorits que rapporte ,ducange1 ne pr\v5t pas le droit1 mais seulem5t les prt5tions des rois de ,france et des communes4 ,les uns v\loi5t abus] de leur g>antie1 p\r se ml] du g\v]nem5t des seigneurs dans leurs t]res1 et les autres du p\voir qui leur avoit t accord1 et v\loi5t encore l'augm5t]1 en feignant seulem5t de pr5dre des prcautions p\r l'aff]mir4 ,comm5t la prt5tion de ,l\is ,,viii peut-elle tre lgitime1 si ce n'e/ que p> une conjuration et une rvolte que la commune de ,vezelay veut se s\/raire l'autorit de son abb8 ,p\rquoi ,guib]t traite-t-il d'excrables les communes qui refus5t de reconnotre leur seigneur1 si on croyoit dans ce temps-l que le droit de b\rgeoisie et dtruit t\s les droits seigneuriaux8 ,il ne faut que jet] les yeux sur quelques *>tes de communes1 p\r voir que les seigneurs en les donnant1 ne crur5t jamais avoir p]du leurs droits de seigneurie ou de s\v]a9et sur leurs b\rgeois4 ,ils croyoi5t avoir tabli une rgle fixe1 et n'tre plus les matres de g\v]n] arbitrairem5t4 #abi ,se a9ss9t /oit que uns hom eu/ gu]re un autre1 et il v5i/ la ju/ice p\r li f]e asseur]1 puisque il le requi]t1 il doit f]e jur] celui del qui il se pla9t1 ou fianc] que il ne li f]a domage ne il ne li si51 et se il d$ans ce li fet domage2 et il puet e/re pr\v1 il en s]a p5dus3 c> ce e/ appel trive enfra9te qui e/ une des grans traisons qui soit4444 se a9ss9t e/oit que il ne voli/ asseur]1 et la ju/ice li deff5di/ et dei/3 je v\s deff5s que v\s ne v\s allis p> devant ce que v\s aurs asseur1 et se il s'en alloit sur ce que la ju/ice li auroit deff5du1 et l'en ardi/ celui sa maison1 ou l'en li e/repa/ ses vignes1 ou l'en li tua/1 il en s]oit aussi bi5 c\pable1 comme s'il l'eu/ fait4 7,etabl4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #a1 ,c4 #bh47 ,qu& un diffr5d toit port une c\r de ju/ice1 si une des p>ties promettoit de ne commettre aucune ho/ilit contre son adv]saire1 celui-ci toit oblig de pr5dre le mme engagem5t4 ,n\s en avons la preuve dans une lettre de ,philippe-,augu/e ,blan*e1 comtesse de ,*ampagne4 ,mittimus ad vos dilectos et fideles no/ros1 ,guil4 de ,b>ris1 et ,ma! de ,montemor5ciaci1 ut 9 manu eorum detis rectas ,treugas ,er>do de ,br5a et suis de vobis et ve/ris4 ,sci5tes pro c]to1 quod ipse ,er>dus coram nobis rectas d$it et fiduciavit ,treugas nobis et no/ris de se et suis4 ,sciatis quod ,treug i/ dur>e deb5t quamdi placitum durabit corm nobis int] vos1 c4 #acj ,n\s com&ons que se aucun vuelt appel] aucun de multre1 que il soit ois2 et quant il voldra f]e sa clameur1 que l'en li die3 se tu vuels de multre1 tu s]a ois1 mais il convi5t que tu te lies tele pe9e s(rir come ton adv]saire s(r]oit se il e/oit ata9t3 et sois c]ta9 que tu n'auras po9t de bataille1 a9s te convi5dra pruev] p> tesmo9s1 comme il te ple/ pruev]2 tant qu& que tu congnoitrois que aidi] te doie2 et se vaille un qui te doict valoir1 qu> nos l'o/ons nule prueve qui ai/ es1 re*u en cort laie siques ore1 =s la bataille2 et sa*e bi5 que ton adv]saire porra dire contre tes tesmo9s4444 et qu& il v5dra au po9ct dont la bataille soloit v5ir1 cil qui prueva p> la bataille1 se bataille fu/1 pruev]a p> tesmo9s1 et la ju/ice f]a v5ir les tesmo9s asc\/s de celi que les requi]t1 se il sont dess\bs son povoir4444 en tele manire ira l'en avant es qu]eles de trason1 de rap9e1 de arson1 de l>rec91 et de t\s crimes o aura p]il de p]dre ou vie ou membre4 ,en qu]ele de t]rage1 *il qui dem&]a hom com son s]f1 il f]a sa dem&e et porsievra sa qu]ele jusques au po9ct de la bataille1 cil qui prov]oit p> bataille1 prov]a p> tesmo9s1 ou p> *>tes2 ou p> autres prueves bons et loyaulx qui ont e/ acc\tum en cort laie jusques ore1 et ce que il prova/ p> bataille1 il prov]a p> tesmo9s3 et se il faut ses prueve il demorra la volont au seigneur por l'am5de4 ,cette ordonnance de ,s4 ,l\is e/ sans date2 quelques savans croi5t qu'elle e/ de l'an #abfj4 ,se aucun veult fauss] jugem5t au pays o il ap>ti5t que jugem5t soit fauss1 il n'i aura po9t de bataille1 mes les cla9s et les repons et les autres de/ra9s du plet s]ont aports en no/re cort1 et selonc les errem5s du plet1 l'en s]a depeci] le jugem5t ou t5ir1 et *il qui s]a tr\v en son tort l'am5d]a selonc la c\/ume de la t]re4 7,ibid47 ,qu& les ,franais eur5t adopt la jurisprud5ce de duel judiciaire1 on se battit galem5t p\r les que/ions de droit comme p\r celles de fait4 ,dans l'an>*ie gnrale o le royaume toit tomb1 de n\velles lois ne prir5t po9t la place des anci5nes qu'on avoit oublies1 a9si on n'avoit1 p> exemple1 aucune raison p\r dcid] si la reprs5tation devoit avoir lieu ou non1 et si le p>tage d'une succession devoit se faire d'une manire plutt que d'une autre4 ,dans l'inc]titude o l'on se tr\voit1 on laissa au sort1 c'e/--dire1 au combat judiciaire1 dcid] ces que/ions4 ,*aque op9ion fut df5due p> des *ampions1 et lorsque1 avec le sec\rs du temps et du duel1 les c\tumes fur5t con/ates dans une seigneurie1 et qu'on eut quelque rgle fixe sur les que/ions de droit1 les juges n'ordonnr5t plus de duel que dans les procs dont le jugem5t dp5doit de faits obscurs et inc]ta9s4 ,sont deux manires de fauss] jugem5t1 desquelles si un des apiaux se doit dem5] p> gages1 si e/ qu& l'en aj\/e avec l'apel vila9 cas1 l'autre se doit dem5] p> errem5s seur quoi li jugem5s fu fs44444 v\s avs sait jugem5t faus et mauvais comme mauvs que v\s e/es1 ou p> l\i]1 ou p> promesse1 ou p> autre mauvaise cause1 laquel il met avant1 li apiaux se dem5e p> gages4 7,beaum4 ,c4 #fg47 ,il convi5t apel] de degr en degr1 *e/ dire selonc *eque li hommage desc5d5t d\ plus bas au plus pro*a9 seigneur aprs444 li appel doiv5t e/re fet en montant de degr en degr sans nul seigneur trespass]4 7,ibid4 ,c4 #fa47 #aca ,depuis ,hugues-,capet jusqu' ,philippe-,augu/e1 les prvts r5dir5t compte de leur adm9i/ration au sn*al de la c\r1 dont l'(fice1 confr en fief1 donnoit celui qui en toit p\rvu1 l'autorit la plus t5due sur t\s les doma9es du roi4 ,le sn*al toit une espce de maire du palais2 il s'toit r5du suspect au pr9ce1 et ,philippe-,augu/e en supprima l'(fice en #aaia1 ou1 p\r p>l] l'anci5 langage1 ne confra plus ce fief4 ,je n'ai po9t p>l dans le corps de mon ouvrage de ce *angem5t1 p>ce que c'toit une affaire purem5t dome/ique1 qui n'intressoit en ri5 le g\v]nem5t gnral1 qui e/ le seul objet que je me propose4 ,philippe-,augu/e p>tagea ses doma9es en diffr5s di/ricts1 dont *acun compr5oit plusieurs prvts2 et la tte de *aque di/rict1 qu'on nomma bailliage1 il plaa un premi] magi/rat nomm bailli1 qui eut sur les prvts de son ressort la mme autorit de surveillance que le sn*al de la c\r avoit eue aup>avant sur t\s4 ,dans le livre suivant1 il s]a beauc\p p>l de ces baillis qui fur5t un des pr9cipaux in/rum5s de la ru9e des fiefs4 #acb ,les prdcesseurs de ,s4 ,l\is avoi5t un conseil p\r l'adm9i/ration de leurs affaires p>ticulires et de leurs doma9es4 ,ce conseil embrassoit t\tes les p>ties du g\v]nem5t4 ,il avoit so9 des f9ances du pr9ce1 rgloit la gu]re1 la paix1 et expdioit en consqu5ce les ordres ncessaires1 c4 ,mais je crois que ce n'e/ que s\s le rgne de ,sa9t-,l\is1 que ce conseil prit connoissance des procs1 et dev9t une c\r de judicature qui donna naissance1 a9si qu'on le v]ra dans la suite1 au conseil des p>ties1 la *ambre des comptes1 et au tribunal que n\s appelons le gr& conseil4 ,p\rquoi le conseil du pr9ce auroit-il eu la prrogative de jug] avant le rgne de ,s4 ,l\is1 puisqu'on ne voit po9t quelles sortes de p]sonnes ou d'affaires auroi5t t s\mises sa juridiction8 ,les seigneurs qui relevoi5t du roi avoi5t sa c\r fodale ou le p>lem5t p\r juge3 ses sujets1 soit g5til%ommes1 qui possdoi5t des t]res en roture1 soit b\rgeois ou vila9s1 toi5t jugs p> les prvts1 les baillis et les (fici]s municipaux dont les ju/ices toi5t s\v]a9es1 ou jugeoi5t en d]ni] ressort1 puisque t\t s'y dcidoit p> le duel judiciaire1 de mme que dans le re/e du royaume4 ,a l'g>d des (fici]s subalt]nes de sa c\r et de ses dome/iques1 ils toi5t s\mis la juridiction de quelque gr& (fici]1 comme le *anceli]1 le conntable1 le b\tilli] ou le *ambellan4 ,aprs que ,s4 ,l\is eut tabli dans ses t]res l'appel dont j'ai p>l1 il fallut ncessairem5t qu'il =mt auprs de lui un tribunal1 p\r connotre des jugem5s des baillis dont on appell]oit sa p]sonne4 ,il n'e/ pas vraisemblable qu' la naissance de cette n\velle jurisprud5ce1 les appels int]jets des s5t5ces r5dues p> les baillis fuss5t ports au p>lem5t4 ,cette c\r fodale1 dont t\s les juges toi5t alors de gr&s seigneurs1 auroit cru se dgrad] en jugeant des affaires peu importantes1 ou des affaires qui ne reg>doi5t que des g5s peu importans4 ,si le p>lem5t avoit d'abord connu de ces appels1 p\rquoi le conseil du roi auroit-il comm5c dev5ir une c\r de judicature8 ,le p>lem5t ne dut pr5dre connoissance des appels que qu& cette n\velle jurisprud5ce fut dev5ue gnrale1 et qu'il fut "q de r=m] les jugem5s r5dus dans les ju/ices des gr&s vassaux4 ,ma9tefois ay veu1 dit ,jo9ville1 que le bon ,sa9t 7,s4 ,l\is7 aprs qu'il avoit ouy la messe en e/1 il se alloit esbattre au bois de ,vic5nes1 et se seoit au pi d'un *esne1 et n\s faisoit seoi] t\s emprs lui2 et t\s ceuls qui avoi5t affaire lui1 v5oi5t lui p>l] sans ce que aucun huissir ne autre leur donna/ empes*em5t1 et dem&oit hautem5t de sa b\*e s'il y avoit nul qui eu/ p>tie4 ,voil l'orig9e de ce tribunal dome/ique dont je p>le4 ,tr5te-six ans aprs la mort de ,s4 ,l\is1 le p>lem5t avoit1 en quelque sorte1 *ang de nature p> le *angem5t qui s'toit fait dans ses magi/rats1 et le conseil avoit dj tellem5t pris la =me d'une c\r de ju/ice1 qu'il p>tageoit1 concurremm5t avec le p>lem5t1 la connoissance des appels int]jets des juridictions subalt]nes4 ,j'en tire la preuve du trait que ,philippe-le-,bel passa avec l'ar*evque de ,lyon1 dans le mois de janvi] #acjf2 il y e/ dit qu'on p\rra appel] au p>lem5t ou au conseil du roi1 des s5t5ces du juge sculi] de ,lyon2 et on aj\te3 ,discutietur cognitio i/ius ressorti seu appellationum 9 p>lam5to ,p>isi5si1 vel corm duobus vel tribus viris probis de concilio regis non suspectis p] dom9um regem deputatis4 ,la n\velle jurisprud5ce de ,s4 ,l\is causa un *angem5t prodigieux dans t\tes les p>ties du g\v]nem5t3 j'en p>l]ai dans le livre suivant4 #acc ,n\s faisons savoir que n\s1 no/re *i] c\s9 et fal ,ed\>d44444 octroons que s'il advi5t qu'on appelle de lui1 ou de ses s5es*auls ou de leurs lieut5ans qui ore sont ou aprs s]ont en t\tes les t]res que il a ou aura en ,gascogne1 ,ag5ois1 ,caors91 ,pi]regort1 ,lem\s9 et en ,xantonge1 n\s ou no/re c\rt p> quele a*oison que ce soit de mauvs et de fauls jugem5t1 ou de dfaute de droit ou en quele autre mani]e faite ou faire444444 octroons n\s notre *i] c\s91 que de apiauls que v5dront en notre c\rt1 de lui1 ou de ses s5es*auls1 ou de leurs lieut5ans1 en quelque cas que ce soit1 que n\s les appellans revoirons et leur donrons espace de trois mois des le hore que il s]oit requis de celi qui aura appell1 de leur jugem5t am5d]1 et de faire droit se dfaut i e/2 et si ne le font d$ans le temps devant dit1 si puiss5t les appellans adoncques ret\rn] en no/re c\rt1 et ret5ir droit en no/re c\rt4 7,lett4 ,pat4 de #abhc47 #acd ,li qu5s n'e/ pas t5us pre/] ses hommes p\r al] jug] en la c\rt de ses s\gez se il ne li ple/1 si comme sont li autre seigneur dess\s li leur hommes4 ,et tuit *il qui ont dfaute d'hommes p> quoi il ne pue5t jugem5t f]e en leur c\rt1 pue5t mettre le plet en la c\rt du conte1 et la li doiv5t li homme et li conte jugi]4 7,beaum4 ,c4 #fg47 ,sire je di que *es jugem5t qui e/ prononcis contre moi1 et auquel ,p4444444444 s'e/ accord1 e/ faux et mauvs et deloaux1 et tel le f]ai contre le dis ,p4444444444 qui s'e/ accords1 p> moi ou p> mon homme qui f]e le puet et doit p\r moi1 comme *il qui a esso9e1 et laquelle je mont]rai bi5 en lieu conv5able1 en la c\rt des *e5s ou en autre la ou droit me m5ra p> reson de cet appel4 7,ibid4 ,c4 #fa47 ,il y avoit donc des c\rs qui1 p\vant ordonn] le duel judiciaire1 n'avoi5t pas le droit de le t5ir *ez elles1 et r5voyoi5t le combat la c\r du suz]a94 ,il e/ trs-vraisemblable que ce droit dont p>le ,beaumanoir1 toit une usurpation rc5te des b>ons4 ,le c\/ume de ,biauveisis e/ tels que li seigneurs ne jug5t pas en leurs c\rs4 7,beaum4 ,capit4 #fg47 7,voyez les conseils de ,pi]re de ,fonta9e1 ,c4 #bb1 4 #ad47 ,li rois ,felippe 7c'e/ ,philippe-,augu/e7 envoia jadis t\t son conseil en la c\rt l'abb de ,corbie1 p\r un jugem5t ki i e/oit fausss4 ,brussel1 dans ses additions au trait de l'usage des fiefs1 rapporte un arrt r5du en #abaa1 p> l'*iqui] de ,norm&ie1 qui pr\ve ce que je dis ici au sujet des appels4 ,rob]tus ,brunet1 et alii 9 assisia judicav]unt1 quod ,erembeure hab]et sais9am2 9 ,scac>io judicatum fuit1 quod illud judicium erat falsum1 et habuit ,aalesia sais9am suam4 #ace ,nus g5ti%om ne puet dem&] am&em5t de jugem5t que l'en li face1 a9s convi5t que l'en le fausse t\t oultre1 ou que il le ti5ne p\r bon1 se ce n'e/ en la cort le roy2 c> illuec pu5t t\te g5t dem&] am&em5t de jugem5t4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,liv4 #a1 ,c4 #gf47 ,nus hom c\/umi] ne puet jugem5t f]e froissi] ne contr$ire1 et se ses sires li avoit fet bon jugem5t et loal1 et dem&ats am&em5t de jugem5t1 il f]oit au seigneur am5de de sa loi #e s\ls1 ou #e sols et demi1 selon la c\/ume de la *a/el]ie1 et se il avoit dit son seigneur1 v\s m'avs fet faux jugem5t1 et le jugem5t fu/ bon et loaux1 il f]oit au seigneur six sols d'am5de4 7,ibid4 ,l4 #a4 ,c4 #acf47 #acf ,qu& la p>tie dem&e qui ensi5t de tel jugem5t1 et tuit li home se tais5t1 =s que doi1 ki dis5t qu'il ensiev5t1 se on en fait am5de1 p\r coi s]oit elle fait =s ciaus qui si as5tir5t ap]tem5t1 =s k'es cas qui devant sunt dit4 ,mais ka la p>tie dem&e ki ensi5t ce/ jugem5t1 se t\t li homs disoi5t ensemble1 n\s l'ensievons2 et puis dei/ la p>tie1 sire1 faites p>l] vos homes li uns aprs l'autre enssi comme je leur dem&]ai1 en ce/ cas s'il en faisoit am5de1 l'am5d]oit il t\s4 7,p4 de ,fonta9e1 ,c4 #bb4 4 #i4 ,voyez ,beaum4 ,c4 #fa47 #acg ,je te di qui de la cort le comte de ,pontyu1 la o li home avoi5t fait un jugem5t1 fi/ cil aj\rn] les homes le comte en la cort le roi1 ne s'en peuv5t pass] p\r ri5s qui deiss5t1 ne que li ,que5s dei/1 que il ne recordass5t le jugem5t k'il i avoi5t fait en la cort le comte1 et illuec en faussa l'en deux des homes le comte2 mais il s'en dlivra p> droit disant1 p\rce ke li jugem5s n'avoit pas e/ fait contre celui qui le faussoit1 et l'am5d]5t li home au roi et *elui ki le faussa4 7,p4 de ,fonta9e1 ,c4 #bb1 4 #ag47 ,f9 des rem>ques du livre troisime4 ,,rem>ques ,,et ,,preuves ,,des ,obs]vations sur l'hi/oire de ,france4 ,,livre ,,quatri,,me4 ,,*apitre ,,premi]4 #ach ,li ,b]s ne ses ju/ices ne doiv5t pas f]e recors au vavassor de ri5s du monde qui soit gi p>devant eux4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 ,i1 ,c4 #dj47 ,je plac]ai dans cette rem>que les preuves des usurpations rc5tes qu'avoi5t faites les b>ons1 et dont je p>le dans le premi] *apitre de ce quatrime livre4 ,li ,que5s les 7ses vassaux7 puet f]e semondre p> ses s]j5s s]em5ts p> un ou p> pluriex4 7,beaum4 ,c4 #b47 ,li ,que5s et tuit cil qui ti5n5t en b>onie ont bi5 droit seur leur h\mes p> reson de s\v]a91 que se il ont me/i] de =t]e*e leur h\mes p\r leur gu]re1 ou p\r mettre leurs prisonni]s ou leurs g>nisons1 ou p\r aus g>d]1 ou p\r le p\rfit quemum d\ pax1 il le pue5t p5re1 c4 7,beaum4 ,c4 #eh47 ,cet auteur aj\te t\t de suite que si le vassal a beso9 de son *teau1 p>ce que il e/ lui-mme en gu]re1 le suz]a9 doit le lui g>antir4 ,il dit encore que si le vassal a un hritage ou possession qui nuise ou convi5ne =t la maison ou au *teau de son suz]a91 celui-ci ne peut pas le contra9dre v5dre1 mais bi5 cons5tir un *ange4 ,se li h\me d'aucun seigneur fet de son fief1 ou d'une p>tie de son fief1 arri]e-fief1 contre c\/ume sans le congi de son seigneur1 sito/ comme li sires li fet1 il le puet p5re comme li si5 propre p\r le meffet4 7,beaum4 ,c4 #b47 ,aucun puet son fief e/rangi] ne v5dre p> p>ties sans l'otroi d\ seigneur de qui il le ti5t4 ,ne puet ou fran*ir son s]f sans l'otroi de *elui de qui en ti5t li fief3 c> li drois que je ai seur mon s]f e/ du droit de mon fief1 doncques1 se je li ai donn fran*ise1 apetice-je mon fief4 ,ne pue nus donn] abriegem5t de s]vi*es de fief ne fran*ises de hiretages sans l'autorit de son p>dessus4 7,ibid4 ,c4 #de47 ,nus vavasor ne g5ti%om ne puet fran*ir son home de cors en nule mani]e sans l'ass5tem5t au b>on ou du *ief seigneur4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #a1 ,c4 #cd47 ,il e/ p>l du droit de ra*at dans une ordonnance du #a ,mai #abji4 ,qu&ocumque contig]it2 pro illo totali feodo s]vitium dom9o fi]i1 quilibet eorum secundm quod de feodo illo t5ebit1 s]vitium t5ebitur exhib]e1 et illi dom9o des]vire et r$d]e ra*atum et omnem ju/itiam4 7,art4 #b74 ,p> l'ordonnance du mois de mai #abce1 on voit que le droit de ra*at se payoit *aque mutation1 mme en ligne directe4 ,qu& ,beaumanoir crivit en #abhc1 son ouvrage sur les c\tumes de ,beauvoisis1 le ra*at n'avoit plus lieu qu'en ligne collatrale2 mais peut-tre que cette c\tume n'toit pas gnrale4 ,il dit1 ,c4 #bg1 quant fief es*iet hoirs qui sont de co/1 il i a ra*at4 ,en p>lant de lods et v5tes1 il dit quant hiretages e/ v5dus1 se il e/ de fief1 li sires a le qu9t d]ni] d\ prix de la v5te4 ,ce droit n'a sans d\te t imag9 qu'aprs que les b>ons eur5t tabli comme une maxime con/ante1 que les possesseurs des fiefs1 qui relevoi5t d'eux1 ne p\voi5t po9t1 selon l'expression de ,beaumanoir1 les e/rangi]4 ,le p\voir de lev] des subsides sur ses vassaux n'e/ pas une *ose dont on puisse d\t]2 on en tr\ve les preuves dans mille endroits4 ,mais il faut bi5 se g>d] de croire avec quelques criva9s1 que les vassaux eux-mmes payass5t ces subsides ou aides de leurs propres d5i]s4 ,brussel rapporte dans son trait de l'usage des fiefs1 7,l4 #c1 ,c4 #ad71 des lettres-pat5tes de ,philippe-le-,bel du #f octobre #acaa1 adresses au bailli d',orlans1 p> lesquelles il lui ordonne de lev] dans les t]res des b>ons de son ressort1 le subside du m>iage de sa fille ,isabelle avec ,ed\>d ,,ii1 roi d',anglet]re2 et cela de la mme manire et aussi =tem5t quant la somme1 que les b>ons ont c\tume d'exig] dans leurs t]res le m>iage de leur fille4 ,cela suffit p\r indiqu] comm5t les b>ons levoi5t des aides sur leurs vassaux1 ou plutt sur les sujets de leurs vassaux4 ,s'ils avoi5t s\mis leurs vassaux mmes pay] cette sorte de taxe de leurs d5i]s1 e/-il vraisemblable que ,philippe-le-,bel1 qui affectoit sur les b>ons les mmes droits qu'ils s'toi5t faits eux-mmes sur leurs vassaux1 et eu p\r eux quelque mnagem5t8 ,cette conduite s]oit contraire t\t le re/e de la politique de ce pr9ce1 aussi h>di et entrepr5ant1 que adroit et rus4 ,quicumque etim1 siv mat]1 siv aliquis amicorum1 habeat cu/odiam fm9 qu sit h]es1 debet pr/>e securitatem dom9o quo t5ebit 9 capite1 quod m>itata non erit1 nisi de lic5ti ipsius dom9i et s9e ass5su amicorum4 7,ord4 an4 #abdf1 art4 #b74 ,quant dame remei5t veve1 et elle a une fille1 et elle assebloie1 et li sires qui elle s]a feme lige viegne lui et li requi]re1 dame je vuel que v\s me donns seuret que v\s ne m>is votre fille sans mon conseil et sans le conseil au l9age son p]re1 c> elle e/ feme de mon home lige1 p\r ce ne vuel je pas que ele soit =s conseille1 et convi5t que la dame li do9t p> droit2 et qu& la pucelle s]a en aage de m>i]1 se la dame tru qui la li dema9t1 ele doit v5ir son seigneur1 et au lignage dev]s le p]e la damoiselle1 et leur doit dire en tele mani]e2 seigneur l'en me requi]t ma fille m>i]1 et je ne la vuel pas m>i] sans vo/re consel2 ore mels bon consel que tel homme me la dem&e1 et le doit nomm]1 et se li sires dit1 je ne voel mie que cil l'ait1 qu> tiex homme la dem&e qui e/ plus ri*es e/ plus g5ti%om et ri*es1 que cil de qui v\s p>ls1 qui vol5ti]s la pr5dra1 et se li lignage dit1 encore en savons n\s un plus ri*e et plus g5ti%om que nus de ceux2 adonc si doiv5t reg>d] le meilleur des trois et le plus pr\fitable la damoiselle1 et cil qui dira le meilleur des trois1 si en doit /re creus2 et se la dame la m>ioit sans le conseil au seigneur1 et sans le conseil au lignage dev]s le p]e1 puisque li sires li auroit donne1 elle p]droit ses meubls4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #a1 ,c4 #fa47 ,on voit p> ce d]ni] passage1 qui s]t de comm5taire celui qui le prcde1 combi5 le ,p4 ,daniel se trompe1 qu& il avance qu'un vassal se r5doit c\pable de flonie1 et s'exposoit p> consqu5t p]dre son fief1 s'il m>ioit un de ses enfans sans le cons5tem5t de son suz]a94 ,s4 ,l\is1 qui1 p> intrt p]sonnel et p> am\r de l'ordre et du bi5 public1 ne *]*oit qu' tablir la subord9ation la plus exacte et la plus m>que entre le vassal et le suz]a91 se s]oit-il exprim1 comme il fait dans le passage de ses tablissem5s que je vi5s de cit]1 si la c\tume et t plus favorable l'autorit du suz]a98 ,on ne sauroit trop se dfi] de nos hi/ori5s2 il m'e/ arriv plus d'une fois de rec\rir la pice qu'ils cit5t en m>ge1 et de n'y ri5 tr\v] de ce qu'ils y ont vu4 ,en #abjj1 la comtesse ,blan*e de ,*ampagne passa l'acte suivant avec ,philippe-,augu/e4 ,ego propri me voluntate juravi1 quod s9 consilio et ass5su et propri voluntate dom9i mei ,philippi regis ,francorum1 non accip]em m>itum1 et quod ei tradam filiam meam et alium infantem meum1 si ego remans]im gravida de meo m>ito1 c4 ,p\rquoi ,philippe-,augu/e et la comtesse de ,*ampagne auroi5t-ils pass un p>eil acte1 si la conv5tion qu'il cont5oit et t de droit commun dans le g\v]nem5t fodal8 ,p\rquoi ces expressions de la comtesse de ,*ampagne1 propri voluntate juravi8 ,p\rquoi ,philippe-,augu/e1 si jal\x de ses droits1 auroit-il nglig de s'exprim] dans cet acte1 qu'il ne dem&oit cet engagem5t la comtesse de ,*ampagne1 que comme une confirmation du droit de suz]a91 et une reconnoissance plus =melle de la "p de cette pr9cesse1 d'un devoir tabli p> la c\tume1 et auquel elle ne p\voit manqu] sans trahir la foi du vasselage8 ,ce sont de p>eils traits qui vraisemblablem5t ont contribu tablir de n\veaux usages et de n\veaux droits4 ,il me faudroit faire une longue diss]tation1 si je v\lois expos] ici t\tes les raisons qui m'ont dt]m9 croire que les c\tumes dont je r5ds compte dans le premi] *apitre de ce livre1 toi5t des n\veauts entirem5t inconnues avant le rgne de ,l\is-le-,gros4 ,qu'on se rappelle les circon/ances o se =ma le g\v]nem5t fodal2 qu'on songe qu'il dut bi5 plus sa naissance l'esprit d'indp5dance qu' l'esprit de tyrannie1 sur-t\t entre les seigneurs2 et l'on s]a port jug] que les c\tumes dont je vi5s de p>l] dans cette rem>que1 ne p\voi5t pas tre tablies s\s les premi]s ,capti5s4 ,je l'ai dj dit1 et je le rpte encore4 ,je me suis fait une rgle que je crois sre1 c'e/ de ne reg>d] comme c\tumes primitives du g\v]nem5t fodal1 que celles qui ont une analogie m>que avec quelqu'une des lois connues s\s la seconde race2 celles qui y sont contraires1 doiv5t sans d\te tre des n\veauts introduites p> le temps1 dans un g\v]nem5t o la =ce1 la viol5ce et l'adresse dcidoi5t de t\t1 et o un seul exemple dev5oit un titre p\r t\t os]1 t\t entrepr5dre et t\t excut]4 ,j'ai avanc dans le livre prcd5t1 que les ju/ices des seigneurs1 quoique t\tes s\v]a9es1 n'avoi5t pas la mme compt5ce s\s ,hugues-,capet2 p>ce que je tr\ve cette diffr5te attribution des ju/ices tablies p> ,*>lemagne4 7,voyez la rem>que #b1 *apitre #b1 du livre prcd5t74 ,je dis actuellem5t que le droit de prv5tion dont les b>ons j\issoi5t l'g>d de leurs vassaux s\s le rgne de ,s4 ,l\is1 toit un droit n\vellem5t acquis2 p>ce que je le tr\ve contraire aux tablissem5s de la seconde race4 ,je me cont5t]ai de rapport] en preuve un passage qu'on a dj lu dans quelque rem>que prcd5te4 ,si vassus no/] ju/itias non fec]it1 tunc1 et comes et missus ad ipsius casam s$eant et de suo vivant qu\sque ju/itiam faciat4 7,cap4 an4 #ggi1 art4 #ba74 ,peut-il y avoir une preuve plus =te que le droit de prv5tion1 d'une ju/ice sur l'autre1 toit inconnu s\s la seconde race1 puisque le comte et l'envoy royal ne p\voi5t po9t connotre1 dans le cas mme du dni de ju/ice1 d'une affaire dont la connoissance app>t5oit la ju/ice d'un seigneur p>ticuli]8 ,qu& on voit avec quelle espce de fureur les seigneurs dmembroi5t leurs t]res1 s\s les prdcesseurs de ,l\is-le-,gros1 p\r se faire des vassaux2 qu& on considre leur manie de t\t rig] en fief1 comm5t p\rroit-on croire que la c\tume dont ,beaumanoir p>le1 et qui df5doit d'apetici] son fief et d'affran*ir son s]f1 ne ft pas n\velle8 ,on voit d'abord qu'un gr& vassal de la c\ronne e/ cit aux assises du roi p> deux de ses pairs2 dans la suite la comtesse ,jeanne de ,fl&re se pla9t que le roi ne l'a fait aj\rn] que p> deux *evali]s4 ,cette entreprise toit donc n\velle1 et ce n\veau droit a sans d\te pris naissance dans le mme temps que les b>ons avoi5t comm5c faire aj\rn] leurs vassaux p> de simples s]g5s4 ,cum esset cont5tio int] ,johannam comitissam ,fl&ri4444 ,dom9us rex fecit comitissam cit>i corm se p] duos milites4 ,comitissa ad diem comp>5s proposuit se non fuisse suffici5t] citatam p] duos milites1 quia p] p>es suos cit>i debebat4 ,p>tibus appodiantibus se sup] hoc1 judicatum e/ 9 curi dom9i regis quod comitissa fu]at suffici5t] et compet5t] citata p] duos milits1 et quod t5ebat et valebat submonitio p] eos facta de comitissa4 7,voyez cet arrt du p>lem5t1 dans le trait des fiefs de ,brussel4 ,l4 #b1 ,c4 #bd474 ,il n\s re/e un ouvrage prcieux et trs-propre n\s donn] des lumires sur les poques de l'orig9e de nos diffr5tes c\tumes2 ce sont les assises de ,jrusalem4 ,godefroy de ,b\illon et les seigneurs qui les rdigr5t1 toi5t passs dans la ,pale/9e v]s la f9 du onzime sicle4 ,n'e/-il pas raisonnable de p5s] que les c\tumes dont ils convi5n5t entre eux1 toi5t pratiques en ,france leur d"p1 et que ceux de nos usages dont ils ne dis5t ri51 y toi5t alors encore inconnus8 ,les tablissem5s de ,s4 ,l\is1 tels que n\s les avons auj\rd'hui1 =m5t un ouvrage trs-biz>re4 ,le compilateur inepte qui les a rassembls1 a t\t confondu4 ,obs]vations1 rem>ques1 lois p\r les doma9es1 rglem5s1 conseils1 ri5 n'e/ di/+u2 et ce n'e/ qu'avec le sec\rs d'une critique con/ante qu'il faut les tudi]1 si on ne veut pas c\rir les risques de se tromp] *aque in/ant4 #aci ,b>onie ne dep>t mie entre fr]es1 se leur p]e ne leur a facte p>tie4 ,mes li aisns doit faire av5ant bi5fet aux puisns1 et li doit les filles m>i]4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #a1 ,c4 #bd47 7,voyez la troisime diss]tation de ,ducange1 sur la vie de ,s4 ,l\is p> ,jo9ville74 ,on appeloit t5ir en fr]age un fief1 qu& les puns faisoi5t hommage leur frre an p\r les portions de t]res dmembres qui =moi5t leurs apanages2 et t5ir en p>age1 qu& ils ne faisoi5t pas hommage leur an1 et que celui-ci r5doit hommage son suz]a9 p\r les apanages des puns4 ,se li b]s fait l'aide p> dessus les vavasors1 il les doit m&] p> devant li1 et se li vavasor avoi5t ap>ageors qu'ils deuss5t mettre en l'aide1 il leur doit mettre jor que il auront leur ap>ageors1 et li vavasor doit dire z autres ap>ageors que eus viegn5t tel jor voir faire l'aide4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #a1 ,c4 #db47 ,quicquid t5etur de dom9o ligie1 vel alio modo1 si contig]it p] successionem hr$um1 vel quocumque alio modo divisionem ind fi]i1 quocumque modo fiat1 omnis qui de illo feodo t5ebit1 de dom9o feodi pr9cipalit] et nullo m$io t5ebit1 sicut unus antea t5ebat priusqum divisio facta esset4 7,ordon4 du #a mai #abji1 art4 #a74 #adj ,nus ne ti5t en b>onie1 se il ne "p de b>onie p> p>tie ou p> fr]age1 ou se il n'a le don d\ roi sans ri5s ret5ir =s le ressort4 ,et qui a m>*ir1 *a/ell]ie1 ou paage ou lige e/age1 il ti5t en b>onie1 droitem5t p>l]4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #b1 ,b4 #cf47 ,voil des usages inconte/ablem5t n\veaux4 ,dans l'orig9e1 on ne qualifioit de b>ons que les seigneurs qui relevoi5t immdiatem5t d'un des gr&s vassaux de la c\ronne4 ,des vassaux mme immdiats de la c\ronne ne pr5oi5t s\v5t que ce titre2 tels toi5t les b>ons de ,b\rbon1 de ,montmor5cy1 etc4 ,les ducs1 gr&s vassaux du royaume1 ne pr5oi5t quelquefois que ce titre2 je me rappelle d'avoir vu une pice o le duc de ,b\rgogne ne se qualifie que de b>on de ,b\rgogne4 ,si je ne me trompe1 un comte de ,*ampagne1 roi de ,nav>re1 e/ appel b>on4 #ada ,on a vu dans la rem>que #fe1 *apitre #c1 du second livre1 que les lettres de sauveg>de ou de protection avoi5t t connues des rois ,mrov+i5s2 les premi]s ,c>lov+i5s en donnr5t aussi3 mais cet usage se p]dit sans d\te1 qu& leurs successeurs n'eur5t plus ni considration ni p\voir dans l'tat4 ,quel cas auroit-on fait des pat5tes et des ordres de ,*>les-le-,simple et de ,l\is-le-,fa9ant8 ,p\rquoi se s]oi5t-ils compromis en essayant d'en donn]8 ,le rgne de ,*>les-le-,*auve avoit acc\tum les ,franais ne plus obir4 ,ri5 n'toit plus contraire aux pr9cipes du g\v]nem5t fodal que ces prceptions1 sur-t\t si on les considre relativem5t aux seigneurs de la premire classe4 ,ce n'e/ sans d\te que qu& les fiefs eur5t s\ff]t diffr5tes atte9tes1 que les rois ,capti5s comm5cr5t faire revivre cette c\tume oublie1 ou plutt la crr5t3 c> je crois qu'alors1 on ignoroit trs-p>faitem5t t\t ce qui s'toit pass s\s les deux premires races4 ,se aucuns s'avoe homs le roy1 le roy le ti5t en sa g>de jusques tant que contr]es soit pr\vs4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #a1 ,c4 #ca47 ,se aucuns ju/ice pr5d un home le roy1 aucun ju/isable qui au roi savoe1 en quelque mes*iet que ce soit1 en prs5t fet en sa ju/ice ou en sa seignorie1 et il noie le prs5t1 la ju/ice qui le suivra si pr\v]a le prs5t p>devant la ju/ice le roy1 si en s]ont en sais9ne la g5t le roy avant t\te uvre4 7,ibid4 ,l4 #b1 ,c4 #b47 ,voyez encore les tablissem5s de ,s4 ,l\is1 7,l4 #b1 ,c4 #ac72 on y tr\ve que si un homme aj\rn une ju/ice royale1 ne veut pas en reconnotre le juge1 il doit lui dire3 ,sires1 je ai un seigneur p> qui je ne ve nul droit1 et sui c\*ant et levant en tel lieu1 en tele seignorie4 ,mais si l'aj\rn1 au lieu de dcl9] a9si la juridiction du tribunal devant lequel il comp>ot1 rpondoit l'affaire1 le juge royal s'en tr\voit saisi au prjudice du juge naturel4 ,c> l1 dit ,s4 ,l\is1 ou ces pls e/ entams et commancis1 illuec doit pr5dre la f9 selonc droit escrit1 en code des juges ubi1 en code de =o compet5ti1 en la loi qui comm5ce ,nemo4 ,les ecclsia/iques lisoi5t dans ce temps-l le code de ,ju/9i54 ,s4 ,l\is le fit traduire3 il e/ bi5 s+uli] que dans un g\v]nem5t fodal1 on cite les lois des emp]eurs ,roma9s4 ,ce mlange biz>re annonoit que les ,franais v]roi5t bi5tt anantir les c\tumes b>b>es et absurdes des fiefs4 #adb ,si quis etiam de prdictis ,lomb>dis1 ,caorc9is1 et aliis ali5ig5is morantur 9 t]ris et jurisdictionibus aliorum dom9orum tue baillivie1 siv s9t cl]i1 siv s9t laci1 ex p>te no/r requiras eosdem1 ut eos de t]r expellant4444 ut non oporteat quod manum sup] 8 apponamus4 7,ordon4 de janvi] #abfh47 ,l'en m5d]a t\s les bailliz que il fac5t g>d] en leurs baillages et en la t]re aux b>ons qui sont en leurs baillages1 ladite ord5ance de deff5dre les vila9s s]m5s1 les bordeaux communs1 les jeux de ds1 etc4 7,ordon4 de #abgb47 #adc ,un arrt du p>lem5t1 de la ,p5tecte de #abhf1 r5du en faveur des ju/ices du duc d',aquita9e1 pr\ve combi5 la n\velle doctr9e des cas royaux avoit dj fait de progrs4 ,m&abitur s5escallo regis ,franci quod g5tibus regis ,angli r$dat curiam de subditis suis1 9 casibus non p]t95tibus ad regem ,franci4 ,il e/ vid5t que c'e/ la prrogative qu'affectr5t les b>ons1 de connotre de c]ta9s dlits privilgis1 dans les t]res de leurs vassaux1 qui fit imag9] p> les baillis du roi1 des cas royaux4 ,je rem>qu]ai en passant1 que cet arrt du p>lem5t s]t encore pr\v] le fait dont il s'agit dans la rem>que prcd5te4 ,ce sn*al dont p>le le p>lem5t1 avoit dans son ressort les tats du duc d',aquita9e4 ,savoir faisons que comme n\s ayons octro1 aux nobles de ,*ampagne aucunes reque/res1 que il n\s faisoi5t1 en ret5ant les cas qui t\*5t no/re royal maje/2 et n\s euss5t requis que les cas n\s leurs v\llisions claircir1 n\s les avons clairci en cette manire1 c'e/ assavoir1 que le royal maje/ e/ ent5du es cas qui de droit ou de anci5ne c\/ume pu5t et doi5t app>t5ir s\v]a9 pr9ce et nul autre4 ,en tesmo+1 etc4 7lett4 "p4 du #a septembre #acae47 #add ,se aucuns hom se pla9t en la cort le roy de son seigneur1 li hom n'en f]a ja droit ne am5de son seigneur1 a9ois se la ju/ice savoit que il les pl$oiat1 il en f]oit le plet rema9dre1 et li sires droit au roy dont il aurroit pl$oy4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #a1 ,c4 #ee47 #ade ,voirs e/ que li rois e/ s\v]a9s p> dessus t\s et a de son droit le gnral g>de d\ royaume4 7,beaum4 ,c4 #cd47 ,c\/ume e/ li qu5s t5u g>d]1 et f]a li g>d] ses s\gs que nus le corrompe1 et si li qu5s meisme le v\loit corrompre ou s\ffrir que elos fuss5t corrompus1 ne le devroit pas li rois s\sffrir1 c> il e/ t5us g>d] et f]e g>d] les c\/umes de son royaume4 7,ibid4 ,c4 #bd47 ,pi]re de ,fonta9e dit la mme *ose dans ses conseils4 ,voir au roy qui les c\/umes d\ pax sunt g>d] et faire t5ir4 7,c4 #bb1 4 #be47 ,si comme p\r refaire pontz et *ausses1 ou m\/i]s1 ou autres aisem5s quemuns1 en tis cas puet li rois1 et autres que li rois1 non4 7,beaum4 ,c4 #di47 ,de n\vel nus ne puet f]evile de quemune o royaume de ,france sans l'ass5tem5t d\ roy4 7,ibid4 ,*ap4 #ej47 ,,*apitre ,,ii4 #adf ,avant le rgne de ,s4 ,l\is1 ce qu'on appeloit tablissem5s aux lois1 n'toit que des traits entre le roi et des seigneurs4 ,j'en donn]ai p\r exemple une pice qu'on nomme communm5t une ordonnance1 et qui n'e/ en effet qu'un trait4 ,c'e/ l'acte pass en #abjf1 entre ,philippe-,augu/e1 la comtesse de ,*ampagne1 et le sire de ,dampi]re4 ,philippus1 ,dei grati1 ,francorum rex1 nov]9t univ]si ad quos litt] prs5tes p]v5]9t1 quod hoc e/ /abilim5tum quod nos fecimus de ,judeis p] ass5sum et voluntatem delict et fidelis no/r comitiss ,trec5tium1 et ,guidonis de ,damnapetra4444 hoc autem /abilim5tum durabit1 qu\sque nos et comitissa ,trec5sis1 et ,guido de ,damnapetra qui hoc fecimus1 p] nos et p] illos ex b>onibus no/ris quos ad hoc voc>e volu]imus1 illud diffaciamus4 ,l'acte du mois de novembre #abbc1 n'e/ encore qu'un trait4 ,ludovicus ,dei grati ,franci rex1 omnibus ad quos litt] prs5tes p]v5]9t1 salutem4 ,nov]itis quod p] voluntatem et ass5sum ar*iepiscoporum1 episcoporum1 comitum1 b>onum et militum regni ,franci qui ,judeos hab5t et qui ,judeos non hab5t1 fecimus /abilim5tum sup] ,judeos1 quod jurav]unt t55dum illi quorum nom9a scribuntur4 ,ces sortes d'actes ou de traits se passoi5t entre les seigneurs qui s'toi5t r5dus aux assises du roi1 et qui1 se tr\vant runis1 pr(itoi5t de cet avantage p\r trait] ensemble1 comme ils faisoi5t quelquefois dans les congrs dont j'ai p>l ailleurs4 ,il falloit que l'on comm5t ds-lors avoir quelques ides de la ncessit de publi] des lois gnrales1 puisqu'on se has>de de dire dans le troisime article de cette pice3 ,sci5dum quod nos et b>ones no/ri /atuimus et ord9avimus de /atu ,judeorum1 quod nullus no/rum alt]ius ,judeos accip]e pote/ vel ret9]e1 et hoc intellig5dum e/ tam de 8 qui /abilim5tum jurav]unt4 ,les ,juifs toi5t des espces de s]fs1 et app>t5oi5t aux seigneurs1 comme les hommes de poote ou atta*s la glbe4 ,on tr\ve encore quelque *ose de plus =t dans un p>eil acte1 que ,s4 ,l\is fit au mois de dcembre de #abcj4 ,si aliqui b>ones nolu]9t hoc jur>e1 ipsos compellemus1 ad quod alii b>ones no/ri cum posse suo bon fide juv>e t5ebuntur4 ,t\tes ces pices sont dans les ordonnances du ,l\vre4 #adg ,qu& li rois fait aucun e/ablisem5t especiaum5t en son doma9e1 li b>one ne laiss5t pas p\r *e us] en leurs t]res selonc les an*i5nes c\/umes1 mais quant li e/ablissem5t e/ g5]aux1 il doit c\rre p> t\t le royaume et n\s devons croire que tel e/ablissem5t sont fet p> trs-gr& conseil1 et p\r le quemun p\rfit4 7,beaum4 ,c4 #dh47 ,p\r *e que n\s p>lons en *e livre plureix de s\v]a91 et de *e que il puet et doive f]e1 aucunes p]sonnes si p\rroi5t ent5dre1 p\r *e n\s nommons ne duc ne comte1 que *e fu/ d\ roy4 ,il falloit que le prjug favorable l'autorit lgislative du roi et fait des progrs bi5 considrables s\s le rgne de ,s4 ,l\is1 puisque ,beaumanoir se croit oblig de prv5ir a9si ses lecteurs1 de peur qu'ils ne se tromp5t4 ,il cont9ue4 ,mes en t\s les liex l o li rois n'e/ pas nomms1 n\s ent5dons de *aux qui ti5n5t en b>onie1 c> *ascuns des b>ons si e/ s\v]a9 en sa b>onie2 voirs e/ que e/ li rois e/ s\v]a9s p> dessus t\s1 et a de son droit le gnral g>de d\ royaume1 p> quoi il puet f]e tex e/ablissem5s comme il li ple/ p\r le quemun p\rfit1 et *e que il e/ablit i doit e/re t5u4 7,beaum4 ,c4 #cd47 ,beaumanoir semble n'avoir po9t de s5tim5t qui fixe sur cette matire2 il semble mme se contr$ire3 c'e/ qu'il r5d plutt compte de l'op9ion publique que de la si5ne4 ,les appels des ju/ices seigneuriales aux ju/ices royales1 contribur5t beauc\p faire reg>d] le roi comme le g>di5 et le protecteur gnral des c\tumes du royaume2 et de-l il n'y avoit pas lo9 lui attribu] une sorte de puissance lgislative4 ,je f9irai cette rem>que p> un passage important d'une ordonnance1 que ,philippe-le-,long donna en dcembre #acbj4 ,comme n\s ayons fait nos ord5ances p> no/re gr& conseil lesqueles n\s v\lons e/re t5ues et f]mem5t g>des sans corrompre1 n\s v\lons et comm&ons que aucun de nos notaires ne mette ou escripte es lettres qui comm&es li s]ont le langage1 non contre/ant ord5ances faites ou faire1 et se p> adv5ture aucunes les e/oi5t comm&es contre nos ord5ances p> leur s]m5t1 ils ne pass]ons ne sign]ont icelles lettres1 avant qu'ils n\s en ay5t aviss4 ,ri5 n'e/ plus propre faire connotre comm5t s'e/ =me d'une manire l5te et ins5sible la puissance lgislative du pr9ce2 cela devoit tre a9si dans un pays o il n'y avoit aucune loi1 et o de simples c\tumes g\v]noi5t t\t4 ,t&is que les successeurs de ,s4 ,l\is cont9uoi5t faire des ordonnances1 les seigneurs cont9uoi5t de leur ct y dsobir1 qu& ils y avoi5t intrt1 et qu'ils p\voi5t le faire impunm5t4 #adh ,quiconque va contre l'e/ablissem5t1 il *iet en l'am5de de *aux qui contre l'e/ablissem5t iront1 et *acun b>on et autres qui ont ju/ice en leurs t]res1 ont les am5des de leurs s\gs qui enfraign5t les e/ablissem5s selonc la taussation que li rois fi/1 mais *e e/ ent5dre quant il font t5ir en leur t]re l'e/ablissem5t le roy2 c> se il en sont rebelle ou nglig5t et li rois p> leur dfaute i met le ma91 il en puet lev] les am5des4 7,beaum4 ,c4 #di47 #adi ,t\t ce qui n\s re/e de monum5s de ces temps-l en fait foi4 ,c'toit l'intrt du cl]g1 qui1 ayant se pla9dre des seigneurs dont ses t]res relevoi5t1 et des protecteurs qu'il avoit *oisis1 toit p>v5u faire du roi une espce de vidame gnral1 qui devoit df5dre ses immunits et ses droits1 dans t\te l't5due du royaume4 ,li roi g5]aum5t a le g>de de t\tes les esglises d\ royaume1 mes especiaum5t *ascuns b>on l'a en sa b>onnie1 se p> r5onciation ne s'en e/ o/s1 mes se li b>on r5on*e especiaum5t la g>de d'aucune esglise1 adoncques vi5t ele en la g>de especiaum5t du roy4 ,n\s n'ent5dons pas p\r*e se li rois le g>de gnral des esglises qui sont dess\s les b>ons1 que il i doit metre la ma9 p\r g>d] tant comme li b>on f]a de le g>de son devoir1 mais se li b>on leur fet tort en se g>de1 ou il ne les vi5t g>d] de *aus qui t\t leur font1 adoncques se pue5t il traire au roy comme s\v]a91 et *e pr\v contre le b>on qui le devoit g>d]1 la g>de espcial demeure au roy4 7,beaum4 ,c4 #df47 ,beaumanoir aj\te3 ,aucunes esglises sont qui ont privilege des roys de ,france1 li quel privilege tesmoign5t que eles sont en *ief et en membres en le g>de le roy1 et ne p\rquant se lex esglises ou li membres de tex esglises sont en la t]re des aucuns des b>ons1 et e/oi5t au tans que li privilege leur fu donns1 li privilege ne ote pas la g>de espcial d\ b>on1 c> quant li roys donne1 conf]me ou otroie aucune *ose1 il e/ ent5du sauf le droit d'autrui4 7,ibid47 #aej ,voyez1 dans le ,glossaire de ,ducange1 au mot apan>e1 l'arrt du p>lem5t1 de la ,t\ssa9t en #abhc1 qui adjuge ,philippe-le-,h>di le comt de ,poiti]s et la seigneurie d',auv]gne1 en db\tant ,*>les1 roi de ,sicile1 de ses prt5tions et dem&es4 ,aprs les signatures des ar*evques de ,rheims1 ,b\rges1 ,n>bonne1 des vques de ,langres1 ,ami5s1 ,dol1 de l'vque lu de ,beauvais et de l'abb de ,s4 ,d5is1 on tr\ve dans cet acte celle du doy5 de ,s4 ,m>t9 de ,t\rs1 de plusieurs ar*idiacres et *ano9es1 c4 #aea ,voyez dans les re*]*es de ,pasqui]1 7,l4 #b1 ,c4 #c17 les raisons sur lesquelles il se fonde p\r croire que l'ordonnance dont il rapporte un extrait1 conc]ne le p>lem5t t5u en #acjd ou #acje4 #aeb ,il n'aura nulz prelaz dputs en p>lem5s1 c> le roi fait consci5ce de eus empe*i] au g\v]nem5t de leurs esprituauts1 et li roys veut avoir en son p>lem5t g5s qui y puiss5t ent5dre cont9uellem5t sans en p>tir1 et qui ne soi5t occups d'autre grans occupations4 7,ordon4 du #c dcembre #acai47 #aec ,qu& no/re dit p>lem5t s]a f9y1 n\s m&]ons no/re dit *anceli]1 les trois mai/res prsid5s de no/re dit p>lem5t1 et dix p]sonnes tant cl]cs comme lacs de no/re conseil tels comme il n\s plaira1 lesquels ordonn]ont selon no/re vol5t de no/re dit p>lem5t1 tant de la gr&-*ambre de no/re dit p>lem5t1 et de la *ambre des enque/es1 comme des reque/es1 p\r le p>lem5t adv5ir2 et jurront p> leurs s]m5ts1 qu'ils n\s nomm]ont des plus suffisans qui soi5t en no/re dit p>lem5t1 et n\s diront quel nombre de p]sonnes il dura suffire4 7,ordon4 du #h avril #acdb1 art4 #g47 #aed ,conqu]itur idem dux 7,britanni7 sup] eo quod curia no/ra indiff]5t] admittit appellationes ab (ficialibus seu curiis vassalorum et subditorum ipsius ad nos emissas1 emisso dicto duce1 ad quem debet primo et conv5it antiquitus appell>i 7,lett4 ,pat4 de ,l\is ,x1 de #acae1 art4 #g47 ,sup] eo quod idem dux conqu]itur quod int]dum no/ra curia conc$it de integr&is et executioni m&&is 9 dicto ducatu p] baillivos1 s]vi5tes et alios (fici>ios no/ros1 litt]as confectas sup] contractibus factis cum subditis ducatus prdicti4 7,ibid4 art4 #i74 ,sup] eo quod curia no/ra de novo recipit applagiam5ta a subditis dicti ducis 9 ejus prjudicium4 7,ibid4 art4 #aj47 ,conqu]itur idem dux sup] eo quod nonnuli sui subditi litt]as a curi no/r reportant indiff]5t] ad baillivos et alios (ficiales no/ros1 tacito 9 eisdem quod sunt subditi ducis ejusdem2 virtute qu>um litt]>um alios subditos ducatus et g5tes ducis ipsius infe/ant spius multiplicit] ac mole/ant1 licet p] appellationem1 vel alit] non s9t a jurisdictione dicti ducis exempti4 7,ibid4 art4 #ab47 #aee ,s4 ,l\is cite assez s\v5t les lois roma9es1 dans ses tablissem5s2 ,pi]re de ,fonta9e en fait un usage encore plus frqu5t dans ses conseils4 ,on peut jug] du progrs qu'on fit dans l'tude du droit roma91 et combi5 on toit prp> en adopt] les ides2 puisque dans une ordonnance du premi] avril #acae1 il e/ dj p>l du crime de lse-maje/4 ,cum pet]5t nullum1 qui ville ,tolose consul1 siv capitul>ius aut decurio sit1 vel fu]it1 aut filius ejusdem1 pro aliquo crim9e sibi impositi1 illo duntaxat lese maje/atis excepto1 que/ionibus subjici1 etc4 7art4 #ai47 ,s\s ,philippe-le-,bel1 on voit plusieurs pices o se tr\ve l'expression de lsion de la maje/ royale4 ,c'e/ aussi aux lois roma9es que n\s devons l'usage de la "q4 ,nos jurisconsultes les plus anci5s donn5t la qualit d'emp]eur au roi de ,france4 ,e/ roi et emp]eur en son royaume1 et qui y puet faire loi et edict son plaisir4 7dit ,b\tilli]1 somme rurale1 ,tit4 #cd47 ,sa*s1 aj\te-il ailleurs1 que le roi de ,france1 qui e/ emp]eur en son royaume1 peut faire ord5ances qui ti5n5t et vaill5t loy1 ordonn] et con/itu] t\tes con/itutions4 ,peut aussi remettre1 quitt] et p>donn] t\t crime crim9el1 crime civil2 donn] graces et respit des dettes c9q ans1 trois ans et un an4 ,legitim]1 affran*ir et anoblir1 relev] de neglig5ces1 donn] en cause ou causes1 et gnralem5t de faire t\t1 et autant que droit imprial app>ti5t4 7,ibid4 ,l4 #b1 ,t4 #a47 ,la neufime mani]e si e/ crime de sacrilege1 si comme p> croire contre la sa9te foy de ,jesus-,*ri/1 spirituellem5t p>l]1 crime de sacrilege1 si e/ de faire1 dire ou v5ir contre l'e/ablissem5t du roy ou de son pr9ce1 c> de v5ir contre1 c'e/ enc\rir pe9e capitale de sacrilege4 7,ibid4 ,t4 #bd47 ,possession acquise contre le roy no/re sire1 ne ti5t lieu p> la raison de sa dignit1 et aussi de sa maje/ impriale1 c> il e/ conditeur de loy et p\r cela loy p\r et p> lui faicte ne lui doit e/re contraire1 c> il ne *et en nul exemple contre autre1 ni ri5s ne se doit comp>] lui1 et p\r ce nul ne peut acqu]re droict de ses sujets4 7,ibid4 ,t4 #ca47 ,il s]oit assez curieux de suivre la doctr9e de nos jurisconsultes les plus clbres4 ,f]rault1 qui crivoit s\s le rgne de ,l\is ,,xii1 dit3 ,antiqu lege regi1 qu salica nuncupatur1 omne jus omnisque pote/as 9 regem1 translata e/1 et sicut imp]atori soli hoc conv5it 9 subditos1 x et regi2 nam rex ,franci omnia jura imp]atoris habet1 quia non recognoscit1 9 temporalibus sup]iorem4 7,de jur4 et privil4 ,reg4 ,franc74 ,je v\drois savoir de quel article de la loi salique ,f]rault infroit que t\te la puissance publique avoit t confre au pr9ce4 ,jamais1 aprs avoir lu la loi salique1 a-t-on pu l'appel] ,lex regia8 ,selon les app>5ces1 ,f]rault n'en connoissoit que le nom3 d'ailleurs1 qu'importoit s\s ,l\is ,,xii1 t\t ce qu'avoit pu /atu] la loi salique8 ,il y avoit plusieurs sicles que1 tombe dans l'oubli et le mpris1 elle avoit t dtruite p> des c\tumes contraires1 et ne p\voit pas avoir plus d'autorit sur les ,franais1 que les lois des ,babyloni5s1 des gypti5s1 ou des anci5s ,grecs4 ,fidelitas supremo regi no/ro debita1 non solum debita e/ ut supremo dom9o feudali1 s$ multo magis ut regi2 multa enim sunt feuda non dep5d5tia rege1 s$ ab allaudis qu nullo mov5tur1 nec rege quidem1 s$ nullus e/ locus 9 hoc regno qui non subsit suprem jurisdictioni et maje/ati regi1 nec sac] quidm1 ut dixi4 ,aliud jurisdictio et maje/as regia1 aliud dom9um directum feudale vel c5suale1 et eorum recognitio4 7,dum\l91 comm5taire sur la c\tume de ,p>is1 ,tit4 #a4 ,gloss4 9 v]b4 ,m\vant de lui47 ,adv]te quod hc pote/as pote/ compet]e dom9o no/ro regi duplici jure1 primo ex natura feudi1 concessionis vel inve/itur rei tanqum ad quemlibet dom9um1 si sit imm$iatus dom9us directus1 et de hoc dictum e/ supr2 secundo tanqum ad regem jure illo regali quo omnia 9 regno nonnisi legibus suis1 scilicet regis possid5tur nec alit] possid]i possunt4 7,ibid4 ,tit4 #a4 ,gloss4 9 v]b4 ,j\] de son fief47 ,fidelitates ill ligi et feuda ligia inf]iorum dom9orum1 quorum fit m5tio1 non sic dicuntur1 nec sunt v]1 s$ impropri1 abusiv et magis quam impropri4 7,ibid4 ,tit4 #a4 ,gloss4 9 v]b4 ,le fief47 ,rex non pote/ 9 aliquo priv>i jurisdictione regi quam habet 9 (f5sum1 quia =malis et ess5tialis virtus regis e/ jurisdictio qu prorss de se e/ inabdicabilis rege man5te rege1 nec e/ sep>abilis regi dignitate s9 sui velut subjecti corruptione4 7,ibid4 ,t4 #a4 ,gloss4 9 v]b4 ,s]m5t de faut47 ,en lisant ,dum\l9 et ,loyseau1 qu'on appelle p> habitude les lumires du b>reau1 on a quelque pe9e concevoir comm5t ils cons]v5t leur anci5ne rputation2 elle devroit tre un peu d*ue1 depuis qu'on met de la dialectique dans les ouvrages1 qu'on raisonne sur des ides et non pas sur des mots2 qu'on comm5ce connotre le droit naturel1 qu'on le reg>de comme la base et le fondem5t du droit politique et civil1 et que des savans ont publi une f\le de monum5s prcieux qui n\s mett5t porte de connotre notre hi/oire et notre droit public4 ,j'avois d'abord eu desse9 de recueillir les pr9cipales erreurs de ces deux jurisconsultes1 sur les matires relatives nos antiquits1 et de les rfut] dans une rem>que1 mais j'ai vu avec effroi qu'il me faudroit compos] un gros ouvrage4 ,d'ailleurs1 la conv]sation de quelques g5s de robe m'a fait s\ponn] qu'on ne rvre encore la doctr9e de ces deux criva9s1 que p>ce qu'on les lit peu1 quoiqu'on les cite s\v5t4 ,dum\l91 trs-suprieur ,loyseau1 toit un trs-gr& gnie2 c'toit le plus gr& homme de son sicle2 mais il en avoit plusieurs dfauts2 s'il r5aissoit dans le ntre1 il r\giroit de ses erreurs1 et n\s clair]oit4 #aef ,on tr\ve1 dans les ordonnances du ,l\vre1 7,t4 #g1 p4 #g17 un trait du #b janvi] #acjg1 entre ,philippe-le-,bel d'une "p1 et l'vque et le *apitre de ,vivi]s de l'autre1 qu'il e/ curieux et important de connotre4 ,le prambule de cette pice fait voir combi5 les (fici]s du roi *icanoi5t les seigneurs qui possdoi5t leurs t]res en alleu4 ,on leur conte/oit t\tes leurs prt5tions2 ou1 si on conv5oit de leurs droits1 on ne les attaquoit pas avec mo9s d'op9itret4 ,l'vque de ,vivi]s cons5tit t5ir son alleu en fief1 p\r tre tranquille *ez lui4 ,dictus enim episcopus et successores sui ,vav>i5ses episcopi qui pro tempore fu]9t1 jur>e debebunt se esse fideles de p]sonis et t]ris suis nobis et successoribus no/ris regibus ,franci2 licet t]ram sum a nem9i t5]e1 s$ eam hab]e allodialem noscantur4 7,art4 #b47 ,,*apitre ,,iii4 #aeg ,de monet con/ituimus similit]1 ut amplis non habeat 9 libr p5sante nisi vig9ti-duos solidos1 et de ipsis vig9ti-duobus solidis monet>ius habeat solidum unum1 et illos alios r$dat4 7,cap4 an4 #gee1 art4 #bg47 ,s\s le rgne de ,*>lemagne mme il se commit plusieurs fraudes dans la fabrication des espces2 et p\r y remdi]1 ce pr9ce ordonna que les monnoies ne se frapp]oi5t qu' sa c\r4 ,de falsis monetis1 quia 9 multis locis contr ju/itiam et contr edictum no/rum fiunt1 vlumus ut nullo alio loco moneta sit1 nisi 9 palatio no/ro2 nisi =te nobis it]m alit] fu]it ord9atum4 7,cap4 an4 #hje1 art4 #ah47 ,de monetis1 ut 9 nullo loco moneta p]cutiatur nisi ad ,curtem4 7,cap4 an4 #hje1 art4 #g47 ,n\s avons une *>te de l'an #hcf4 ,voyez le recueil de ,dom ,b\quet1 7,t4 #f1 p4 #fji17 p> laquelle ,l\is-le-,dbonnaire confirme le droit que les vques du ,mans avoi5t obt5u de battre monnoie dans leur ville4 ,il e/ ordonn aux juges de ne pas tr\bl] ces prlats dans la j\issance de leur droit4 ,p> un capitulaire de l'an #hbb1 art #ah1 il p>ot qu'il se commettoit de trs-gr&es malv]sations dans la fabrication des espces1 et qu'il y avoit des monnoies dans plusieurs endroits du royaume4 ,sequ5tes consuetud9em prdecessorum no/rorum1 sicut 9 illorum capitulis inv5itur1 con/ituimus ut 9 nullo loco alio 9 omni regno no/ro moneta fiat1 nisi 9 palatio no/ro et 9 ,qu5torico ac ,rotomago1 qu moneta ad ,qu5toricum ex antiqu consuetud9e p]t9et1 et 9 ,remis1 et 9 ,s5onis1 et 9 ,p>isio1 et 9 ,aurelianis1 et 9 ,cavillono1 et 9 ,metullo1 et 9 ,n>bon4 7,edic4 ,pi/54 an4 #hfd4 art4 #ab47 ,baluze obs]ve1 dans une note sur cet article1 qu'on fabriquoit encore des espces dans plusieurs autres villes1 comme le ,mans1 ,b\rges1 ,t\rs1 c4 ,l'article suivant du mme dit de ,pi/es1 pr\ve que ces monnoies app>t5oi5t en propre des seigneurs ecclsia/iques ou lacs1 soit qu'ils euss5t obt5u cet g>d les mmes concessions que les vques du ,mans avoi5t obt5ues1 soit qu'ils en euss5t usurp le droit4 ,ut hi 9 quorum pote/ate de9ceps monet p]mans]9t1 omni grati et cupiditate seu lucro po/posito1 fideles monet>ios eligant1 sicut ,dei et no/ram gratiam volunt hab]e4 7,art4 #ac47 ,qu& les ducs et les comtes se r5dir5t s\v]a9s1 il toit t\t simple qu'ils s'emp>ass5t de la monnoie qu'ils tr\voi5t tablie dans leur seigneurie4 ,p5dant la rvolution1 d'autres seigneurs puissans rigr5t vraisemblablem5t une monnoye dans leurs t]res1 ou cons]vr5t leur droit1 s'ils fur5t assez =ts p\r le df5dre4 ,ducange1 7voyez son glossaire au mot moneta17 a cru que les monnoies du roi toi5t reues dans t\t le royaume1 t&is que les espces fabriques p> les seigneurs n'avoi5t c\rs que dans l't5due de leurs seigneuries4 ,cela p\voit tre a9si dans les premi]s comm5cem5s de l'usurpation4 ,peut-tre mme que les seigneurs se cont5tr5t alors de p]cevoir les droits utiles de la monnoie1 et frappoi5t leurs espces la m>que du roi2 mais cette c\tume ne dut pas tre de longue dure4 ,elle n'e/ po9t analogue au re/e du g\v]nem5t1 ni aux murs de ce temps-l4 ,on ne concevroit po9t p\rquoi les seigneurs1 qui avoi5t pris dans leurs doma9es la mme autorit que le roi avoit dans les si5s1 auroi5t eu quelque mnagem5t sur l'article des monnoies4 ,les gr&s vassaux1 les prlats et les b>ons qui avoi5t leurs monnoies1 se fir5t bi5tt un co9 p>ticuli]2 et il e/ c]ta9 que1 qu& ,hugues-,capet monta sur le trne1 les monnoies de ce pr9ce n'avoi5t aucun privilge p>ticuli]1 et n'toi5t reues que dans ses doma9es4 ,les savans bndict9s1 qui ont donn une dition du glossaire de ,ducange1 ont rfut compltem5t l'erreur de ce clbre criva92 ,brussel l'avoit dj fait avec succs dans son trait de l'usage des fiefs3 je r5voie mes lecteurs ces deux ouvrages4 ,il faut t\j\rs se rappel] que t\s les seigneurs ne battoi5t pas monnoie2 j'ai dj dit qu'il n'y en avoit gures plus de #hj dans le royaume qui euss5t ce droit4 ,je p>l]ai dans ce *apitre du diffr5t prix qu'a eu l'arg5t diffr5tes poques2 et on tr\v]a la preuve de ce que j'avance dans la table des v>iations des espces que le ,blanc a jo9te son trait hi/orique des monnoies de ,france1 ou dans celle qui e/ la tte de *aque volume des ordonnances du ,l\vre1 et qui e/ beauc\p plus t5due et plus exacte4 #aeh ,promittimus quod omnibus qui monetam hujusmodi insolutam vel alias recipi5t 9 futurum1 id quod de ipsius valore ratione m9oris pond]is1 alley siv legis de]it1 9 integrum de no/ro suplebimus1 ipsosque indamnos s]vabimus 9 hac p>te1 nos et t]ram no/ram1 hr$es et successores no/ros ac no/ra et eorum bona et specialit] omnes r$ditus no/ros et prov5tus quoscumque totius domanii1 de voluntate et ass5su *>issim consortis no/r ,johanne1 reg9 ,franci1 ad hoc 9 integrum obligantes4 7,ord4 de mai #abie74 #aei ,le #b octobre #acad1 ,philippe-le-,bel ordonna aux bonnes villes d'envoy] ,p>is deux ou trois notables b\rgeois2 p\r lui donn] leurs avis sur le rglem5t des monnoies4 7,voyez les ordonnances du ,l\vre1 ,t4 #a1 p4 #edh47 ,en *acune monnoye des prlats et des b>ons1 y aura une g>de de p> le roi ses propres c\ts et dp5s1 laquelle g>de p\r ce que fraude contre les ordonnances ne puisse e/re faite1 delivr]a les d5i]s de tel poids comme il s]a ord51 et s]a t\s les a*aps d'arg5t et de billon2 et que l'on ne p\rra fondre ne mettre f\rnel1 se la dite g>de n'e/ prs5te1 p>quoi l'on ne puisse fondre nulles monnoyes contre les dites ordonnances1 et iront les mai/res des monnoyes le roy p> t\tes les monnoyes des prelats et des b>ons1 et pr5dront les boi/es des dites monnoyes1 et en f]ont essay1 p\r savoir si icelles monnoyes s]ont faites de tel poids et de telle loi comme ils doiv5t e/re4 7,ord4 de #acae47 ,s4 ,l\is avoit dj prt5du avant ,philippe-le-,bel1 que sa monnoie devoit avoir c\rs dans t\t le royaume4 ,il dit dans une ordonnance de #abfb3 ,puet et doit c\rre la monnoye le roy p> t\t son royaume sans contr$it de nulli qui ait propre monnoye1 ou po9t que ele c\rra en la t]re le roy4 ,il y a gr&e app>5ce que cette ordonnance ne fut po9t obs]ve2 il n'y eut t\t au plus que quelques vques et quelques b>ons vois9s des doma9es du roi qui obir5t4 ,voyez dans les ordonnances du ,l\vre1 7,t4 #b1 p4 #fjc17 la lettre de ,philippe-le-,bel au duc de ,b\rgogne4 ,depuis la r=me que ce pr9ce fit dans ses monnoies en #acjf1 il ne fit plus que deux augm5tations dans les espces1 ou du mo9s n\s n'en connoissons pas d'avantage4 ,en #acaj1 le m>c d'arg5t valut trois livres sept sols six d5i]s2 en #acac1 il rev9t deux livres quatorze sols sept d5i]s4 #afj ,volumus etiam quod missi nobis pro f9anciis faci5dis1 meliores f9ancias faciant pro nobis1 quod supra dictum e/1 si possit2 det]iores autem non recipiant ullo modo4 7,ord4 de l'an #abia1 art4 #aj74 ,je ne rapporte cette ordonnance1 antrieure la gr&e opration des monnoies1 que p\r faire connotre quelle avoit t\j\rs t la politique de ,philippe-le-,bel1 et elle lui dev9t plus ncessaire1 qu& il n'osa plus altr] les espces4 ,le pr9ce ayant tabli en #acjb une trs-=te imposition dans ses doma9es1 au sujet de la gu]re qu'il faisoit en ,fl&re1 exempta ceux qui la pay]oi5t de t\te autre subv5tion1 de prt =c1 et du s]vice militaire4 ,dans l'in/ruction secrte qu'il donna ses baillis1 il leur recomm&a d'essay] de faire les mmes leves dans les t]res des b>ons4 ,et cette ord5ance1 leur dit-il1 t5s secre1 mesmem5t1 l'article de la t]re des b>ons1 qu> il n\s s]oit trop gr& domage1 se il le savoi5t1 et en t\tes les bonnes manires que v\s p\rrs1 les m5s ce que ils le veill5t suffrir1 et les noms de ceux que v\s y tr\v]s contraires1 n\s rescrivs ha/ivem5t1 ce que n\s metions conseil de les ram5]1 et les m5s et traitis p> belles p>oles1 et si c\rtoisem5t que escl&e n'en puisse v5ir4 7,ordon4 du ,l\vre1 ,t4 #a1 p4 #cga47 ,qu& ,philippe-le-,bel v\lut obt5ir1 en #acjd1 une subv5tion gnrale1 il traita1 comme il le dit lui-mme dans son ordonnance du #i juillet #acjd1 avec les ar*evques1 vques1 abbs1 doy5s1 *apitres1 c\v5s1 c4 ducs1 comtes1 b>ons et autres nobles1 p\r qu'il lui fu/ octroi de grace une subv5tion gnrale des nobles p]sonnes et des roturi]s4 7,ordon4 du ,l\vre1 ,t4 #a1 p4 #dab47 #afa ,le temps a respect plusieurs de ces lettres-pat5tes4 ,fasons savoir et recognoissons que la d]nire subv5tion que il n\s ont faite 7les b>ons1 vassaux et nobles d',auv]gne7 de pure grace sans ce que il y fuss5t t5us que de grace2 et v\lons et leur octroyons que les autres subv5tions que il n\s ont faites ne leur fac5t nul prjudice2 es *oses es quelles ils n'toi5t t5us1 ne p> ce nul n\veau droit ne n\s soit acquis ne am5uisi4 7,ordon4 du ,l\vre1 ,t4 #a1 p4 #daa47 ,philippe-,augu/e donna de p>eilles lettres-pat5tes la comtesse de ,*ampagne4 ,philippus1 ,dei grati ,francorum rex1 dilect et fideli su ,blan*1 comitiss ,trec5si1 salutem et dilectionem4 ,nov]itis quod auxilium illud quod amore ,dei et no/ro promisi/i faci5dum ad subsidium t]r ,albig5sis3 vicesima p>te r$dituum ve/rorum1 d$uctis rationabilibus exp5sis1 ad nullam nobis vel hr$ibus no/ris trahemus consequ5tiam vel consuetud9em 7actum ,mel$uni1 anno #abba74 ,s4 ,l\is fit de p>eilles collectes dans les villes1 et leur donna de p>eilles lettres-pat5tes4 ,comme on ne se g\v]noit encore que p> des c\tumes1 et qu'un seul fait avoit s\v5t suffi p\r tablir un n\veau droit1 il toit indisp5sable de ne ri5 accord] et donn] au pr9ce ou quelque seigneur1 sans obt5ir en mme temps une *>te ou des lettres-pat5tes qui notifiass5t que le subside accord ne tir]oit po9t consqu5ce p\r l'av5ir4 ,les communes1 qui craignoi5t t\j\rs qu'on ne v\lt exig] d'elles des contributions plus considrables que celles dont elles toi5t conv5ues1 et traitant de leur lib]t1 n'accordoi5t ri5 p>-del les taxes rgles p> leurs *>tes1 sans faire reconnotre que c'toit un don gratuit4 ,voyez ,ord4 du ,l\vre1 ,t4 #a1 p4 #ehj1 l'ordonnance de mai #acae1 portant que la subv5tion tablie p\r l'arme de ,fl&re cess]a4 ,il faut que ce subside ft lev p> l'autorit seule de ,philippe-le-,bel1 puisque ,l\is ,x dit dans son ordonnance3 la reque/e des nobles et des autres g5s de no/re royaume disans icelle subv5tion e/re leve non duem5t et requ]ans ladite subv5tion cess] d\ t\t1 c4 ,l\is ,x dit que son pre avoit supprim ce subside p> une ordonnance2 mais sans d\te que s\s ma91 ,philippe-le-,bel avoit ordonn ses (fici]s de cont9u] le p]cevoir2 ri5 n'toit plus digne de la politique de ce pr9ce4 ,l\is ,x aj\te dans la mme ordonnance3 v\lons encore que1 p\r cause de la dite subv5tion leve1 nul n\veau droit ne n\s soit acquis p\r le temps v5ir1 et nul prjudice aux g5s de no/re royaume n'en soit a9s9t4 ,c'e/ sans d\te de cet impt1 lev illicitem5t1 sans avoir trait avec ceux de qui on l'exigeoit1 que p>l5t les hi/ori5s1 qu& ils reprs5t5t le royaume prt se s\lev]4 ,cette entreprise de ,philippe-le-,bel toit en effet trs-h>die1 et *oquoit t\tes les ides des diffr5s ordres de l'tat4 ,on avoit vu ce pr9ce entr] en ngociation avec les v5deurs de m>e de ,p>is1 p\r faire un *angem5t dans les droits qu'il p]cevoit sur leur comm]ce3 n\s faisons savoir t\s prs5s et v5ir1 que comme la supplication des m>*&s de poisson de plusieurs p>ties dessus la m] n\s ai5s o/ et abatu la fausse c\/ume appele ,hallebic e/ant ,p>is sur la m>*&ise de poisson1 et il fuss5t ass5ti1 et le n\s euss5t (f]t que no/re c\/ume que n\s avons ,p>is sur le poisson se d\bla/1 ou cas que ladite fausse c\/ume *]roit1 n\s v\lons donc en avant que no/re dite c\/ume soit leve d\ble1 en la manire que li dit m>*ant l'ont accord et volu4 7,ord4 du ,l\vre1 ,t4 #a1 p4 #gia47 #afb ,il s]oit curieux de voir les lettres de convocation de ,philippe-le-,bel2 malheureusem5t n\s n'en avons aucune1 et je me cont5t]ai de rapport] ici celles que ,philippe-le-,long adressa en #acbj la ville de ,n>bonne4 ,philippe p> la grace de ,dieu roi de ,france et de ,nav>re1 nos ams fauls les habitans de ,n>bonne1 salut et dilection4 ,comme n\s desirons de t\t no/re cur1 et sur t\tes les autres *oses qui n\s t\*5t1 g\v]ni] no/re royaume et no/re peuple en paix et en tranquillit1 p> l'aide de ,dieu1 et ref\rm] no/re dit royaume es p>ties o il en a me/i] p\r pr(it commun1 et au pr(it de nos subgis qui a en arrires ont t gravs et oprims en m\lt de manires1 p> la malice d'aucunes g5s1 si comme n\s le savons p> vois commune1 et p> ins9uation de plusieurs bonnes g5s dignes de foy1 ayans ord5 en no/re conseil avec n\s en no/re ville de ,poiti]s1 aux huitines de la pro*a9e fe/e de ,p5!c\/e1 p\r adreci] no/re p\voir p> t\tes les voyes et manire que il p\rra e/re fait1 selon raison et quit1 et voillons e/re fait p> si gr& dlibration et si p\r revem5t1 p> le conseil des prlats1 b>ons et bonnes villes de no/re royaume1 et mesmem5t de v\s1 que ce soit au plaisir de ,dieu1 et au pr(it de no/re peuple2 n\s v\s m&ons et requ]ons sur la fealit en quoy v\s e/es t5us et a/ra9s n\s1 que v\s eslisis quatre p]sonnes de la ville de ,n>bonne dessus dite1 des plus sages et plus notables qui au dit j\rs so9t ,poiti]s in/ruits et fonds s\ffisamm5t de faire avis] et accord] avecques n\s t\t ce que v\s p\rris faire se v\s y e/is prs5s4 ,donn ,p>is le tr5time j\r de m>s #acbj4 #afc ,se aucuns avoit donn aucune religion ou aucune abas une pice de t]re1 li sires et qui fi ce s]oit ne le s\ffr$roit pas p> droit1 se il le voloit1 a9s le p\rroit bi5 pr5dre en sa ma92 mes cil qui l'aumosne aura e/ donne1 doit v5ir au seigneur1 et li doit dire1 ,sire1 ce n\s a e/ donn en ausmone1 se li v\s ple/ n\s le t5ions1 et se il v\s ple/ n\s l'o/]ons de no/re ma9 d$ans t]me av5ant4 ,si leur doit li sires esg>d] que ils la doiv5t o/] d$ans l'an et li j\r de leur ma91 et se il ne l'o/oi5t1 li sires la porroit pr5dre comme en son doma9e1 et si ne l'en repr5droit ja p> droit4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #a1 ,c4 #abc47 ,ce fut p\r p\voir acqurir librem5t1 que le cl]g se s\mit pay] un droit d'amortissem5t aux seigneurs dans les t]res de qui il acqu]roit p> a*at ou p>don quelques possessions4 #afd ,il ne duit pas nul g5tilhomme dess\s le roi s\ffrir de n\vel que b\rjois s'accroisse en fief1 c> il s]oit contre l'tablissem5t qui e/ fet d\ roy p\r le p\rfit des g5ti%ommes en gnral p> t\t le royaume4 7,beaum4 ,c4 #dh47 ,s4 ,l\is1 p\r faire pass] plus aism5t sa loi1 avoit tabli que la taxe de franc-fief s]oit paye au b>on dans la seigneurie duquel un roturi] acqu]roit un fief4 ,en #acji1 ,philippe-le-,bel rgla que t\t l'arg5t qui provi5droit de la pre/ation de s]m5t des vques et des abbs1 s]oit dpos entre les ma9s de son gr&-aumni]1 p\r tre employ m>i] de pauvres demoiselles4 7,ord4 du ,l\vre1 ,t4 #a1 p4 #dgb47 #afe ,le droit de gu]re a t de t\s les droits de s\v]a9et ou de fief1 celui dont les seigneurs ont t jal\x le plus long-temps1 et tant qu'il subsi/]oit1 il toit impossible qu'on vt natre quelque police con/ante dans le royaume1 et que la puissance legislative pt agir avec succs4 ,un vque d',aquita9e imag9a en #ajcb1 de publi] qu'un ange lui avoit apport du ciel un crit1 p> lequel il toit ordonn aux seigneurs de se reconcili] et de faire la paix4 ,les circon/ances toi5t favorables ce m5songe pieux2 le royaume pr\voit une disette gnrale1 et la fam9e y causoit des maladies extraord9aires4 ,on s5tit la ncessit d'apais] la colre de ,dieu2 et dans l'tat de langueur o se tr\vr5t les ,franais1 ils fur5t1 p5dant quelques annes1 plus tranquilles4 ,ds qu'ils eur5t rec\vr leurs =ces1 les gu]res prives recomm5cr5t avec autant de fureur que jamais4 ,en #ajda1 on conv9t d'une trve gnrale p\r de c]ta9s temps et de c]ta9s j\rs que la religion consacre d'une manire p>ticulire au culte de ,dieu4 ,cette trve toit l'ouvrage des conciles nationaux et prov9ciaux1 qui ne cessoi5t po9t d'ordonn] la paix s\s pe9e d'excommunication1 p>ce que les doma9es des vques et des mona/res s\ffroi5t beauc\p des gu]res prives des seigneurs4 ,la lic5ce du g\v]nem5t fodal produisoit cep5dant encore les mmes dsordres1 lorsqu'une espce d'en?\sia/e1 homme de la lie du peuple1 prt5dit que ,jsus-,*ri/ et la vi]ge lui avoi5t app>u et comm& de pr*] la paix2 il montroit p\r preuve de sa mission1 une image qui reprs5toit la vi]ge t5ant l'enfant ,jsus dans ses bras1 et aut\r de laquelle toi5t crits ces mots1 ,agnus ,dei1 qui tollis peccata mundi1 dona nobis pacem4 ,l'loqu5ce grossire de ce prdicateur1 qu'on croyoit inspir1 eut le succs qu'elle devoit avoir sur des hommes ignorans1 crdules et qui aimoi5t le m]veilleux4 ,plusieurs seigneurs cessr5t de se faire la gu]re1 mais leur tranquillit ne fut pas de longue dure2 des en?\sia/es et des hommes pieux auroi5t exhort inutilem5t les ,franais la paix1 si la puissance royale n'avoit pas fait *aque j\r de n\veaux progrs4 ,s4 ,l\is travailla avec t\t le zle que peuv5t inspir] la religion et l'am\r de l'ordre1 proscrire les gu]res prives2 mais les ob/acles qu'il r5contra fur5t plus gr&s que son p\voir4 ,ne p\vant pas extirp] la manie aveugle des ,franais1 il t*a de la s\mettre quelques rgles4 ,il tablit qu'on ne p\rroit comm5c] la gu]re que qu>ante j\rs aprs le dlit ou l'injure qui mettoit en droit de la faire4 ,cette manire de trve1 qui donnoit le temps aux p>ties de ngoci]1 de se calm]1 de se rappro*]1 fut appele la qu>anta9e le roi1 et n'toit qu'une ext5sion de la n\velle c\tume des assurem5s4 ,les simples b>ons n'osant plus se mesur] avec le roi1 p]dir5t en quelque sorte leur droit de gu]re contre lui2 mais ils le cons]vr5t entre eux1 et ,philippe-le-,bel y porta atte9te en #abif4 ,dom9us rex1 pro communi utilitate et necessitate regni sui1 /atuit quod durante gu]r su2 nulla alia gu]ra fiat 9 regno4 ,et si =te int] aliquos jam mota sit gu]ra1 quod datis treugis vel assecuram5tis1 secundm consuetud9es locorum1 duraturis p] annum2 et anno f9ito it]um cont9u5tur1 et omnes ali gu]r cess5t donec gu]ra regis fu]it f9ita4 7,ord4 du mois d'octobre #abif74 ,n\s p\r ladite gu]re et p\r autres ju/es causes1 df5dons sus pe9e de corps et d'avoir1 que durant notre ditte gu]re1 nuls ne fac5t gu]re ne portem5s d'armes l'un contre l'autre en no/re royaume4 7,ord4 du #ai juillet #acad47 ,dans les prov9ces du midi1 les seigneurs toi5t bi5 plus raisonnables que dans les prov9ces sept5trionales2 c>1 p> une ordonnance du #i janvi] #acje1 ,philippe-le-,bel1 la requte des vques et des b>ons de ,langu$oc1 avoit dj df5du p\r t\j\rs1 dans cette p>tie du royaume1 les gu]res prives1 s\s pe9e d'tre trait comme p]turbateur du repos public4 7,voyez les ord4 du ,l\vre1 ,t4 #a1 p4 #cij47 ,cess5t d\ t\t t\tes manires de gu]re qu& ore jusques tant que n\s en m&i5s no/re vol5t1 non contre/ans u c\/umes de pas1 graces ou privilges octrois ou faisant au contraire2 lesquels n\s de no/re auctorit et pla9 pooir ral1 mettons et v\lons e/re en susp5s1 t\t comme il n\s plaira4 7,ordon4 du #a ju9 #acah47 ,philippe-le-,long enjo9t ses baillis de saisir les bi5s des contrev5ans1 et de mettre leur p]sonne en prison4 ,rem>quez dans cette ordonnance le ton de suprme lgislateur que pr5d le roi1 et les mnagem5s qu'il e/ en mme-temps oblig d'avoir p\r les prjugs des seigneurs4 ,philippe-le-,bel entret5oit une arme sur pi$2 t\s les hi/ori5s le dis5t2 plusieurs ordonnances le suppos5t4 ,voyez l'ordonnance du #ah juillet #acah2 il y e/ p>l des g5s d'armes et des g5s de pi$ la solde du roi2 ils toi5t reu p> le m>*al et le matre des arbaltri]s1 et recevoi5t leur montre p> les trsori]s de la gu]re et le cl]c des arbaltri]s4 ,le mme pr9ce avoit encore acquis le droit de convoqu] l'arrire-ban dans t\t le royaume1 a9si qu'il e/ pr\v p> les lettres-pat5tes que son fils ,l\is ,x donna en consqu5ce des pla9tes des seigneurs du du* de ,b\rgogne1 du comt de ,=ts et des t]res du sire de ,beaujeu4 ,feudales v] dictorum ducis1 comitis1 et dom9i ,bellijoci1 vel alios eisdem imm$iate subditos1 nisi hom9es no/ri fu]9t1 et religiosos 9 ipsorum t]r et jurisdictione ac g>da exi/5tes1 ad ex]citus no/ros v5ire1 vel pro eis f9anciam vel em5dam nobis pr/>e nullat5s compellemus1 nisi 9 casu retrobanni 9 quo casu quilibet de regno no/ro t5etur2 dum tam5 hoc de m&ato no/ro p] totum regnum no/rum g5]alit] fiat1 si necessitas fu]it g5]alis4 7,lett4 pat4 du #ag mai #acae47 #aff ,sup] eo quod ass]it idem dux 7,britanni7 g>diam ecclesi>um ducats ,britanni spect>e ad ipsum1 et se esse 9 possessione ejusdem et tam ipsum quam ejus prdecessores ab antiquo fuisse1 qu possessione p] g5tes no/ras turb>i dicitur indebite et de novo4 7,lett4 pat4 de #acae4 art4 #a474 ,sup] cognitione et punitione facti armorum cujuslibet indebiti 9 ducatu prdicto1 9 cujus possessione idem dux se ass]it esse et sui antecessores ab antiquo fu]unt1 ac p] g5tes no/ras sup] hoc1 ut dicitur1 m9s rationabilit] imp$itur4 7,ibid4 art4 #b47 ,sup] eo quod prfatus dux ass]it1 quod 9 ejus prjudicium1 et inju/ contr dictum ducem et ejus subditos1 adjornam5ti seu simplicis ju/ici1 nonnullis int]dm no/r litt] conc$antur4 7,ibid4 art4 #d47 ,sup] eo quod conqu]itur idem dux1 quod nonnullis no/r litt] conc$untur quibus ipsi duci m&atur ut dampna et inju/itias quas ab eodem vel ejus subditis sibi ass]unt esse illatas1 r$ucat 9 /atum pri/9um indilate1 alioqu9 damus baillivis no/ris1 eisdem litt]is1 9 m&atis1 ut prdicta compleant 9 ejusdem ducis defectum4 7,ibid4 art4 #f47 ,,*apitre ,,iv4 #afg ,voyez dans les ordonnances du ,l\vre1 ,t4 #a1 p4 #eea1 les lettres-pat5tes de ,l\is-,hut9 en faveur des seigneurs de ,norm&ie1 p4 #eeg1 l'ordonnance d'avril en #acae1 sur les remontrances des seigneurs de ,b\rgogne et des v*s de ,langres1 d',autun1 et du comt de ,=ts2 p4 #efa1 l'ordonnance du #ae mai #acae2 p4 #efg1 l'ordonnance du #ag mai #acae2 p4 #egc1 l'ordonnance de mai #acae1 faite la supplication des nobles de ,*ampagne1 et p4 #egf1 les additions faites cette d]nire ordonnance4 ,t\tes ces pices sont extrmem5t curieuses2 on y tr\v]a des preuves de la plup>t des propositions que j'ai avances au sujet des progrs de la puissance royale4 ,on v]ra que les baillis et les prvts du roi ex]oi5t sans aucun mnagem5t leurs fonctions dans t\tes les t]res des seigneurs4 ,ils arrtoi5t leurs p]sonnes1 se saisissoi5t de leurs *teaux1 =t]esses1 villes2 imposoi5t p>-t\t des am5des arbitraires1 qu'ils exigeoi5t avec la d]nire rigueur1 et jugeoi5t leurs sujets en premire in/ance4 ,les seigneurs dem&5t-ils n'tre s\mis la juridiction des juges royaux qu'en cause d'appel p\r dfaute de droit ou p\r mauvais et faux jugem5t8 ,octroy1 rpond-on1 si ce n'e/ en cas qui n\s app>ti5gne p\r cause de ressort ou de s\v]a9et4 ,volumus quod omnes (fici>ii et m9i/ri no/ri t]r>um prdict>um1 9 pr9cipio suorum regim9um1 public jur5t quod ex c]t sci5ti non usurpabunt jurisdictionem eorum aut de e se intromitt5t1 nisi 9 casibus ad nos spectantibus1 vel quos v]isimilit] cr$5t ad nos s9e fraude aliqu p]t9]e4 ,sup] eo autem quod monet extra regnum no/rum cus1 vel aurum vel arg5tum quod hab]5t 9 massa vel vasis1 p] (fici>ios no/ros vel successorum no/rorum non auf]5tur ab eis1 nec inviti eas v5d]e compellantur4 ,tels toi5t les progrs du droit de g>de et de protection que ,philippe-le-,bel s'toit arrog sur t\tes les monnoies du royaume4 ,que rpond ,l\is ,x des seigneurs qui font ces dem&es ou pla9tes8 ,eis talit] providebimus quod pot]unt cont5t>i1 et ord9ationem ad utilitatem no/r reipublic faciemus4 ,voici la manire obscure et quivoque dont ,l\is ,hut9 rpond au sujet des sauveg>des ou protections4 ,g>das etiam novas p] /atuta dom9i g5itoris no/ri prohibitas1 nullas esse volumus et c5semus1 nisi illi qui eas allegav]9t1 ipsas probav]9t esse antiquas4 ,nec 9 membris alicujus mona/]ii vel ecclesi1 9 eorum vel alicujus ipsorum jurisdictione alta vel bassa exi/5tibus1 specialem g>dam1 quamquam ipsius ecclesi vel mona/]ii caput 9 no/ra sit g>da speciali1 nos intelligimus hab]e1 nisi 9 impositione g>d expresse actum fu]it1 vel nisi prdictam g>dam membrorum prdictorum prescrips]imus compet5t]4 ,j'invite mes lecteurs lire avec att5tion les pices que j'ai indiques au comm5cem5t de cette rem>que3 quoiqu'elle soit dj assez longue1 je ne puis m'emp*] de p>l] d'autres abus dont le duc de ,bretagne1 lui-mme1 se plaignoit ,l\is ,hut91 au sujet des lettres de sauveg>de4 ,sup] eo quod ejusdem ducats subditi ad evad5dam suorum maleficiorum punitionem debitam1 se 9 g>di no/r ponunt1 et s]vi5tes no/ri eos indiff]5t] suscipiunt 9 eadem4 ,quoi6 de simples s]g5s royaux s'toi5t arrog le droit de donn] des sauveg>des6 ,jamais abus ne fut plus dang]eux2 il toit capable de mettre ob/acle au progrs du g\v]nem5t et de la puissance lgislative4 ,que rpond ,l\is ,x cette pla9te8 ,quod tales1 nisi 9 casibus appellationis p] eos ad curiam no/ram emiss1 9 g>di no/r non recipiantur4 #afh ,insup] prcipimus quod ubi ecclesi acquisi]9t possessiones1 quas hab5t amortisatas tribus dom9is1 non computata p]sona qu 9 ecclesiam tran/ulit possessiones easdem1 nulla eis p] ju/ici>ios no/ros mole/ia inf]atur4 7,ord4 de #abge1 art4 #b47 ,on voit p> cette mme ordonnance1 de ,philippe-le-,h>di1 que les (fici]s royaux faisoi5t ds lors t\s leurs ef=ts p\r faire du droit d'amortissem5t une prrogative de la c\ronne4 ,s5escalli1 baillivi1 prpositi1 vicecomites 7,dans quelques pays les vicomtes n'toi5t pas des seigneurs revtus d'un fief considrable p> le comte2 ce n'toi5t que des hommes de lois1 des juges qui r5doi5t la ju/ice au nom du comte7 et alii ju/ici>ii no/ri cess5t et ab/9eant mole/>e ecclesi sup] acquisitionibus quas hact5s fec]unt 9 t]ris b>onum no/rorum qui et quorum prdecessores no/ri et prdecessorum no/rorum temporibus p] longam pati5tiam1 usi fuisse noscuntur public4 ,on n'eut aucun g>d cette ordonnance1 s\s le rgne de ,philippe-le-,long4 ,si p]son ignobiles feoda vel retr feoda no/ra acquisi]9t extr t]ras b>onum pr$ictorum 7ceux qui avoi5t cons]v la facult de p]cevoir la taille du franc-fief7 s9 no/ro ass5su1 et x fit quod int] nos et p]sonam qu ali5av]it res ipsas1 non s9t tres vel plures int]m$ii ,dom9i1 p]cepimus si t5eant ad s]vitium m9s compet5s1 quod pre/5t nobis e/imationem fructuum trium annorum1 et si e/ s]vitium compet5s nihilom9s e/imationem fructuum trium annorum solv5t r]um talit] acquisit>um4 7,ord4 de #abia1 art4 #i47 de ,lauri]e a jo9t une note au mot compet5s1 disant que1 qu& le s]vice toit compt5t1 ,philippe-le-,h>di avoit dcid qu'on ne devoit po9t pay] au roi les droits de franc-fief4 ,philippe-le-,bel1 p> son ordonnance1 les exigea1 mme dans le cas de s]vice compt5t4 ,cette taxe1 encore inc]ta9e1 s\s son rgne1 fut exactem5t paye s\s celui de ,philippe-le-,long4 ,on appeloit s]vice compt5t1 le s]vice qu'un fief r5doit son seigneur1 dans t\te la rigueur des c\tumes fodales1 sans prt5dre j\ir cet g>d de quelque immunit4 #afi ,en #acah1 ,philippe-le-,long donna des lettres-pat5tes1 portant que les s]fs de ses doma9es s]oi5t affran*is en payant f9ance4 ,l\is ,hut9 en avoit donn de p>eilles le #c juillet #acae3 on y tr\ve ces p>oles rem>quables3 comme selonc le droit de nature *ascun doit nai/re franc4 ,p\rquoi donc faire a*et] des hommes un droit que la nature leur donne8 ,ces lettres-pat5tes de ,l\is ,x n'avoi5t app>emm5t po9t eu leur effet1 soit p> la nglig5ce des (fici]s du roi1 soit p>ce que les s]fs n'avoi5t po9t un pcule assez considrable p\r a*et] leur lib]t1 ou qu'ils n'osr5t pas se fi] au g\v]nem5t4 ,la plup>t des philosophes et des politiques ont fait d'assez mauvais raisonnem5s sur la "q de l'esclavage ou de la s]vitude4 ,ils ont considr la condition des esclaves telle qu'elle toit *ez les anci5s1 et autrefois *ez les seigneurs de fiefs1 et ils ont condamn l'esclavage2 c]ta9em5t ils ont raison4 ,mais e/-il de l'ess5ce d'un esclave d'avoir p\r matre un tyran8 ,p\rquoi ne p\rroit-il pas y avoir entre le matre et l'esclave des lois huma9es1 qui leur assignass5t des devoirs respectifs8 ,p\rquoi n'y auroit-il pas un tribunal dont l'esclave pt implor] la protection contre la duret de son matre8 ,dans un g\v]nem5t trs-sage1 l'esclavage e/ un mal1 p>ce qu'on doit s'en pass]2 et que1 dgradant les hommes1 il appr5droit aux citoy5s bannir l'galit qui fait leur bonheur4 ,*ez les ,sp>tiates1 les ,roma9s1 etc4 la s]vitude toit un mal1 elle en s]oit un *ez les ,suisses1 les ,sudois1 etc4 mais dans un g\v]nem5t o l'on ne connot aucune galit1 non-seulem5t entre les citoy5s1 mais mme entre les diffr5s ordres de l'tat1 la s]vitude p\rroit peut-tre produire un bi51 et corrig] quelques inconvni5s des lois4 ,je dem&e quel gr& prs5t c'e/ p\r les hommes que la lib]t1 dans un pays o le g\v]nem5t n'a pas p\rvu la subsi/ance de *aque citoy51 et p]met un luxe sc&aleux de sacrifi] des millions d'hommes ses frivoles beso9s4 ,que f]iez-v\s de votre lib]t1 si v\s tiez accabl s\s le poids de la misre8 ,ne s5tez-v\s pas qu'esclave de la pauvret1 v\s n'tes libre que de nom1 et que v\s reg>d]ez comme une faveur du ciel1 qu'un matre veuille v\s recueillir8 ,la ncessit1 plus puissante que des lois inutiles qui v\s dcl>5t libre1 v\s r5dra esclave4 #agj ,c'e/ p> une ordonnance du #ab m>s #acaf1 que ,philippe-le-,long tablit dans les pr9cipales villes un capita9e p\r en comm&] les b\rgeois1 et dans *aque bailliage un capita9e gnral4 ,ce pr9ce dit que c'e/ la prire des communes qu'il a fait cet arrangem5t2 et il aj\te que1 comme le peuple e/ assez pauvre et assez misrable p\r v5dre quelquefois ses armes af9 de subsi/]1 *aque b\rgeois les dpos]a dans un ars5al public1 et qu'on ne les lui dlivr]a1 que qu& il s]a "q du s]vice de sa maje/1 et qu'on le comm&]a4 7,ord4 du ,l\vre1 ,t4 #a1 p4 #fce47 #aga ,s]a cri publiquem5t1 et deff5dons sur pa9e de corps et d'avoir t\s nobles et non nobles1 que durant le temps de ces prs5tes gu]res1 aucun d'eulz l'autre ne meuve en face gu]re en quelque manire que ce soit c\v]te ou ouv]te1 ne ne face faire sur pa9e de corps ou d'avoir1 et ayons ordonn et ordonnons que se aucuns fait le contraire1 la ju/ice du lieu1 sn*al1 baillifs1 prvts ou autres appels ad ce1 se meti] e/1 les bonnes g5s du pas pr5gn5t tels gu]ri]s et les contra+n5t sans delay p> ret5ue de corps et explettem5s de leurs bi5s1 faire paix et cessi] du t\t de gu]ri]4 7,ordon4 de m>s #acaf1 faite sur la requte des tats-gnraux1 art4 #cd47 ,que les progrs de la raison sont l5ts6 ,les ,franais toi5t fatigus de leurs gu]res prives1 et ils ne savoi5t pas dem&] une loi gnrale et p]ptuelle qui les dcl>t un crime capital contre la socit1 et df5dt p\r t\j\rs t\t seigneur les voies de fait1 s\s pe9e d'tre trait comme p]turbateur du repos public4 #agb ,n\s ne povons croire que aucun puisse ne doit faire d\te que n\s et no/re maje/ royal n'app>ti5gne1 seulem5t et p\r le t\t en no/re royaume1 le me/i]1 le fait1 la provision et t\te l'ordonnance de monoie et de faire monnoi] tels monoies et donn] tel c\rs1 p\r tel prix comme il n\s plai/ et bon n\s semble4 7,lett4 ,pat4 du #af janvi] #acdf47 ,,*apitre ,v4 #agc ,item exactiones et on]a gravissima pecuni>um p] ,curiam ,romanam ecclesi regni no/ri imposita1 quibus regnum no/rum mis]abilit] depaup]atum extitit1 siv etiam impon5das1 vel impon5da lev>i aut colligi nullat5s volumus1 nisi duntaxat pro rationabili1 pi et urg5tissim caus1 vel inevitabili necessitate1 ac de spontaneo et expresso cons5su no/ro et ipsius ecclesi regni no/ri4 7,ordon4 de m>s #abfh1 art4 #e47 ,j'ai lu dans le ,longu]uana1 que l'abb de ,longu]ue croyoit cette pice suspecte4 ,si l'auteur de ce petit ouvrage avoit pris la pe9e d'expos] les raisons sur lesquelles toit fond le s5tim5t de ce savant homme1 on p\rroit les exam9]2 mais on n'en dit ri51 et j'av\e fran*em5t que je ne les dev9e pas4 ,si je ne me trompe1 on ne tr\ve ri5 dans cette pice qui puisse faire s\ponn] que quelque faussaire l'ait fabrique dans un temps po/rieur ,s4 ,l\is4 ,il toit naturel que le cl]g de ,france1 ru9 p> les exactions p]ptuelles de la c\r de ,rome1 rec\rt la protection d'un pr9ce qui avoit la g>de gnrale des glises de son royaume2 et il toit la fois du devoir et de l'intrt de ,s4 ,l\is de l'accord]3 sa politique lui en faisoit une loi1 et sa pit toit trop claire p\r en tre al>me4 ,quoi qu'il en soit1 il e/ c]ta9 que l'glise de ,france fut mo9s docile s\s le j\g de la c\r de ,rome1 que le re/e de la *rti5t4 ,on voit que les successeurs de ,s4 ,l\is accordr5t leur protection leur cl]g1 dont ils tirr5t des sec\rs assez abondans1 et qu'en consqu5ce1 les glises de ,france fur5t plus mnages p> les papes que celles des autres tats qui en envioi5t le sort4 ,j'en tire la preuve du trait que ,philippe-le-,bel passa avec l'vque de ,vivi]s1 et dont j'ai dj eu occasion de p>l] dans une rem>que#aef du ,i,ie *apitre de ce livre4 ,curabimus s$e apo/olic impetr>e1 quod ,viv>i5sis ecclesia et alie ecclesie ,viv>i5sis diocesis1 non t5eantur solv]e decimam1 nisi cum decima levabitur 9 ecclesi gallican2 et quod 9 collectis1 contributionibus et procurationibus1 de9ceps tract5tur1 sicut alie ecclesie de regno ,francie tractabuntur4 7art4 #bf47 #agd ,philippe-le-,bel crivit1 p5dant la gu]re de ,fl&re1 aux vques p\r les pri] de lui accord] des dcimes4 ,n\s avons encore la lettre qu'il adressa l'vque d',ami5s4 ,quo circ dilectionem ve/ram requirimus et rogamus1 quat5s prdictas necessitates et on]a dilig5tius att5d5tes1 et quod 9 hoc casu causa no/ra1 ecclesi>um et p]son>um ecclesia/ic>um ac dicti regni1 s+ul>it] omnium1 g5]alit] s+ulorum1 agi dignoscitur1 et proprium cujuslibet prosequitur int]esse1 nobis 9 tant necessitatis urg5ti prdictam decimam 9 prs5ti solv]e et exhib]e curetis1 et ab abbatibus1 prioribus1 ecclesiis1 capitulis1 conv5tibus1 collegiis1 et aliis p]sonis ecclesia/icis regul>ibus et secul>ibus civitatis et diocesis ,ambian5sis faciatis prs5tialit] exhib]i4 ,je rem>qu]ai en passant qu'il n'e/ po9t p>l dans cette lettre du cons5tem5t du pape p\r dem&] une dcime1 et qu'a9si quelques criva9s ont eu tort1 en p>lant1 il y a quelques annes1 des immunits du cl]g1 de dire que les rois de ,france n'ont jamais fait aucune dem&e d'aide ou de subside leur cl]g1 sans avoir obt5u aup>avant le cons5tem5t de la c\r de ,rome4 ,premirem5t1 qu& ,philippe-le-,bel crivit la lettre que je vi5s de rapport]1 comm5t auroit-il t d'usage d'obt5ir du pape la p]mission de lev] des dcimes avant que de les dem&]1 puisque ,philippe-le-,bel e/ le premi] de nos rois qui ait fait une p>eille dem&e8 ,comm5t auroit-il pu lui v5ir dans l'esprit de croire l'agrm5t du pape pralable et ncessaire p\r requrir une dcime qu'il n'exigeoit pas comme un droit1 mais qu'il reg>doit comme une grce8 ,secondem5t1 si le cons5tem5t de la c\r de ,rome et t ncessaire1 ,philippe-le-,bel en auroit c]ta9em5t p>l dans sa lettre1 et il n'en dit pas un mot4 ,si on prt5d que c'e/ un oubli1 et que ce pr9ce avoit obt5u la p]mission de dem&] une dcime au cl]g2 qu'on m'explique comm5t la dem&e de ,philippe-le-,bel lui suscita un diffr5d avec ,boniface ,,viii3 de quoi auroit pu se pla9dre ce pape1 aprs avoir donn son cons5tem5t8 ,p\rquoi auroit-il df5du au cl]g de donn] des sec\rs d'arg5t ,philippe8 #age ,les successeurs de ,philippe-le-,bel ne pur5t dem&] de dcimes au cl]g1 sans y tre autoriss p> une bulle du ,sa9t ,sige1 qui rgloit mme la =me dans laquelle la dcime accorde s]oit leve4 ,n\s les en quittons 7les ecclsia/iques7 except t\tes voies ce qui peut e/re deu des disimes octrois p> no/re ,sa9t-,p]e le pape1 sur ces diz prelats et autres g5s d'glise avant l'assemble de ,p>is faite au mois de fvri] de l'an #acef1 qui se lv]a p> les diz ord9aires selon la f\rme des bulles sur ces faits4 7,ord4 du #d mai #aceh47 ,les rois de ,france se s\mir5t cette rgle1 p\r prv5ir t\te conte/ation entre eux et la c\r de ,rome4 ,qu& en consqu5ce de quelque t5ue des tats1 soit gnraux1 soit prov9ciaux1 le cl]g cons5toit1 conjo9tem5t avec la noblesse et le ti]s-tat1 la leve de quelque subside qui se p]cevoit sur la v5te des d5res ou m>*&ises1 on n'avoit pas beso9 du cons5tem5t du pape4 ,il e/ sr du mo9s qu'aucune ordonnance ni aucun hi/ori5 n'en font m5tion4 #agf ,le p>lem5t que ,philippe-le-,bel r5dit sd5taire ,p>is1 devoit s'y t5ir deux fois l'an1 ,pques et la ,t\ssa9t1 et *aque sance devoit tre de deux mois4 ,il y ara deux p>lem5s1 li uns des quiex comm5c]a l'octaves des ,pasques1 et li autres l'octaves de la ,t\sa9ct1 et ne dur]a *acun que deux mois4 7,ord4 rapporte p> ,pasqui]1 ,l4 #b1 ,c4 #c47 ,il s]oit =t difficile de dire avec une c]ta9e prcision1 combi5 de temps subsi/a cet ordre tabli p> ,philippe-le-,bel4 ,si on veut tablir l'poque fixe de la p]ptuit du p>lem5t1 je crois qu'on se donn]a beauc\p de pe9e sans succs2 c> cette poque1 selon les app>5ces1 n'exi/e po9t4 ,si on se cont5te de re*]*] en quel temps peu prs le p>lem5t dev9t p]ptuel1 on tr\v]a dans nos monum5s des lumires satisfaisantes4 ,dans une ordonnance du #c dcembre #acai1 il e/ dit3 ,il n'aura nulz prlaz dput en p>lem5t1 c> le roi fait consci5ce de eus empe*i] au g\v]nem5t de leurs exprituauts1 et li roi veut avoir en son p>lem5t g5s qui y puiss5t ent5dre cont9uellem5t sans en p>tir1 et qui ne soi5t occups d'autres grans occupations4 ,si p> le p>lem5t on ne veut ent5dre que la gr&-*ambre1 qu'on appeloit p> excell5ce le p>lem5t1 il e/ vid5t que cette compagnie ne fut po9t r5due p]ptuelle p> ,philippe-le-,long1 a9si qu'on p\rroit le conclure du rglem5t que je vi5s de rapport]2 puisqu'il e/ rgl p> ordonnance de l'anne suivante1 que la *ambre des enqutes se p>tageoit en deux *ambres1 p\r plus despe*] de besoignes1 et dur]oit p> t\t l'an en p>lem5t et hors4 ,mais si on reg>de la *ambre des enqutes comme faisant p>tie de la c\r suprieure de ju/ice du roi1 il e/ sr que le p>lem5t1 ou du mo9s une p>tie du p>lem5t1 t5oit ses assises p5dant t\te l'anne4 ,les g5s des enque/es1 dit ,pasqui]1 ,l4 #b ,c4 #c1 d'aprs l'ordonnance que je cite1 toi5t t5us de v5ir t\tes les aprs-d9es depuis ,pasques jusqu' la ,sa9t-,mi*el1 et dur]a cette *ambre p> l'afflu5ce des procs p> t\t l'an du p>lem5t et dehors2 et nanmo9s le p>lem5t clos p\rront les conseill]s d'icelui se tr\v] aux enque/es1 p\r jug] le procs avecques les autres3 quoy faisans ils s]ont pays de leurs salaires et vacations extraord9aires4 ,les affaires se multipliant de j\r en j\r1 dans un temps qu'on n'avoit encore aucune loi1 et que les c\tumes n'toi5t po9t rdiges p> crit1 il e/ trs-vraisemblable que l'ordre tabli dans le p>lem5t p> ,philippe-le-,long1 en #acbj1 subsi/a con/amm5t aprs lui4 ,t\s les ans on nommoit un n\veau p>lem5t1 c'e/--dire1 qu'on faisoit une nom9ation des magi/rats qui devoi5t t5ir cette c\r2 et sans qu'il y et une ordonnance gnrale qui la r5dt p]ptuelle1 et *anget l'ordre tabli p> ,philippe-le-,bel1 on lui ordonna1 p> des lettres p>ticulires1 et suivant le beso91 de cont9u] ses assises3 cet usage subsi/oit encore en #aceh4 ,voyez dans les ordonnances du ,l\vre1 ,t4 #d1 p4 #gbc1 une ordonnance de ,*>les1 rg5t du royaume1 du #ah octobre #aceh1 qui /atue que les (fici]s du p>lem5t qui devoi5t f9ir ses sances1 cont9u]ont jug] jusqu' ce qu'il y ait un n\veau p>lem5t assembl4 ,voyez encore ,t4 #d1 p4 #gbe1 une autre ordonnance du mme rg5t1 du #ai m>s #acei1 qui porte que les prsid5s du p>lem5t1 l$it p>lem5t non sant1 jug]ont t\tes les affaires qui s]ont portes devant eux4 ,il y a t\te app>5ce que ,*>les ,v1 p5dant t\t son rgne1 se comporta l'g>d du p>lem5t1 comme il avoit fait p5dant la prison du roi son pre4 ,le peuple avoit le mme beso9 d'avoir cont9uellem5t des juges p\r t]m9] ses diffr5ds4 ,d'ailleurs1 p]sonne n'ignore que ce pr9ce1 a9si qu'on le v]ra dans le livre suivant1 avoit une affection p>ticulire p\r les magi/rats du p>lem5t1 qui toi5t p>ticulirem5t atta*s aux intrts de la c\ronne4 ,en #acef1 ce pr9ce avoit dcl> aux tats-gnraux1 qu'il auroit so9 qu' l'av5ir les *ambres du p>lem5t1 des enqutes et des requtes1 t9ss5t leurs assises p5dant t\te l'anne4 ,il en a t du p>lem5t p>mi n\s1 comme de t\t le re/e1 on agissoit au j\r le j\r1 sans vue gnrale1 et c'toit aux circon/ances t\t ordonn] et t\t rgl]4 ,je crois avec ,pasqui]1 que c'e/ s\s le rgne de ,*>les ,,vi1 qu'il se fit une gr&e rvolution dans t\s les autres ordres de la nation4 ,la foiblesse du c]veau du roi et les p>tialits des pr9ces fur5t cause1 dit-il1 qu'ayant leurs esprits b&s ailleurs1 on ne se s\v9t plus d'envoy] de n\veaux rles de conseill]s1 et p> ce moy5 le p>lem5t fut cont9u4 ,les magi/rats qui se tr\vr5t en place1 cont9ur5t leurs fonctions p\r que la ju/ice ft t\j\rs adm9i/re4 ,ils se t9r5t t\j\rs assembls1 p>ce qu'ils y toi5t acc\tums1 et que l'abondance des procs les y =oit4 ,d'ailleurs1 la c\r1 occupe d'objets plus intressans p\r elle1 avoit galem5t oubli de leur ordonn] de cont9u] ou de susp5dre leurs sances4 ,cet ordre se tr\va t\t tabli s\s le rgne de ,*>les ,,viii4 ,voyez l'ordonnance de ce pr9ce1 en avril #adec1 p\r la r=mation de la ju/ice et police du p>lem5t1 art4 #b et #c4 ,les (fices dev9r5t p]ptuels1 et qu& quelque membre du p>lem5t m\rut1 la compagnie *oisit elle-mme son successeur4 ,v\lons et ordonnons que nul ne soit mis ou dit lieu et nombre ord9aire dessusdit 7des prsid5s et conseill]s du p>lem5t7 qu& le lieu vacqu]a1 se premi]em5t il n'e/ tesmoign n\s p> no/re am et fal *anceli]1 et p> les g5s de no/r$it p>lem5t1 e/re s\ffisant ex]c] l$it (fice1 et p\r e/re mis ou dit lieu et nombre dessusdit1 et se plusieurs le requ]oi5t ou e/oi5t ce nomms que on preigne et lise li plus s\ffisant4 7,ord4 du #e fvri] #achh1 art4 #e47 ,que dores en avant quant les lieux de prsid5s et des autres g5s de no/re p>lem5t vacqu]roit1 ceulz qui y s]ont mis1 soi5t pr9s mis p> lection1 et que lors no/re dit *anceli] aille en sa p]sonne en no/re c\rt de no/re dit p>lem5t1 en la pres5ce du quel y soit faicte la dicte election1 et y soi5t pr9ses bonnes p]sonnes1 sages1 lectres1 exp]tes et notables selon les lieux o ils s]ont mis1 af9 qu'il soit p\rveu de telles p]sonnes comme il app>ti5t tel sige1 et sans aucune faveur ou accepcion de p]sonnes2 et aussi que entre les autres1 l'on y mette de nobles p]sonnes qui s]ont ce s\ffisans4 7,ord4 du #g janvi] #adjj1 art4 #ah47 #agg ,au sujet de l'orig9e des appels comme d'abus1 voyez l',in/itution au droit ecclsia/ique1 p> l'abb ,fleury1 p>tie #c1 *ap4 #bd4 ,au sujet des cas privilgis1 voyez ,b\tilli]1 7,l4 #b1 ,tit4 #a47 #agh ,ea propt] nobis humilit] supplicav]unt memorati ar*iepiscopi1 episcopi1 capitula notabilia1 decani1 abbates1 ct]ique prlati et viri ecclesia/ici atque sci5tifici univ]sitatum /udiorum g5]alium regni et ,delph9ats no/rorum prdictorum reprs5tantes1 quat5s eorum delib]ationibus et conclusionibus sic secundm ,deum1 ju/itiam et s9c]itatem consci5ti>um su>um acceptis1 tam respectu prfatorum decretorum et canonum ipsius sacro-sant g5]alis ,synodi ,basili5sis1 quam alias 9 8 qu pro utilitate reipublic ecclesi regni et ,delph9ats no/rorum fu]unt int] eosdem delib]ata et conclusa1 regium no/rum cons5sum prb]e1 eaque proteg]e efficacit] et exequi ac inviolabilit] p] omnes subditos no/ros obs]v>i fac]e et m&>e dign>emur444 quo circ delectis et fidelibus consili>iis no/ris prs5s t55tibus et qui 9 futurum t5ebunt p>lam5ta1 omnibusque ju/iti>iis regni et ,delph9ats no/rorum ct]is (fici>iis1 etc4 7,prag4 ,sanct4 ,tit4 #be47 ,,*apitre ,,vi4 #agi ,antiquissimo enim tempore1 sic erat 9 dom9orum pote/ate connexum1 ut qu&o vell5t1 poss5t (f]re rem 9 feudum se datam2 po/e v] conv5tum e/1 ut p] annum tantum firmitatem hab]5t1 de9de /atutum e/ ut usque ad vitam fidelis p]duc]etur4 7,lib4 ,feudorum1 ,tit4 #a74 ,conrad ,,ii toit contempora9 de notre roi ,rob]t et de ,h5ri ,i4 ,il comm5a rgn] en #ajbd1 et m\rut en #ajci4 ,cum v] ,conradus ,romam pr(icisc]etur petitum e/ fidelibus qui 9 ejus erant s]vitio1 ut lege ab eo promulgat hoc etiam ad nepotes ex filio produc]e dign>etur1 et ut frat] fratri s9 legitimo hr$e defuncto 9 b5eficio quod eorum patris fuit succ$at4 7,ibid4 ,t4 #a47 ,frd]ic ,i1 contempora9 de notre ,l\is-le-,jeune et de ,philippe-,augu/e1 m\rut en #aaij4 ,le livre des fiefs que je cite ici1 fut crit s\s son rgne2 et il y e/ encore dit3 sci5dum e/ quod b5eficium adv5i5s ex lat]e ultr fratres patrueles non progr$itur successione ab antiquis sapi5tibus con/itut1 licet mod]no tempore usque ad septimum g5iculum sit usurpatum1 quod 9 masculis desc5d5tibus novo jure 9 inf9itum ext5ditur4 #ahj ,plusieurs criva9s ,allem&s croi5t que l',empire fut hrditaire jusqu' ,h5ri ,,iv2 quelques-uns mme p5s5t qu'il ne fut vritablem5t lectif qu'aprs le rgne de ,h5ri ,,vi4 ,je dem&]ois ces criva9s3 ,conrad ,i ne fut-il pas lu8 ,t\tes les hi/oires n'en sont-elles pas autant de preuves8 ,h5ri1 duc de ,saxe1 et surnomm l',oiseleur1 fut sans d\te lu emp]eur1 puisque ,conrad voyant que ce pr9ce toit trop puissant p\r ne pas usurp] l',empire1 ou ne s'en pas sp>]1 conseilla de le *oisir p\r son successeur4 ,il e/ vrai que sa po/rit1 p5dant trois gnrations1 occupa le trne2 mais cela ne pr\ve ri5 contre le droit de l',empire et de la nation ,allem&e4 ,qu& mme il s]oit c]ta9 que ces pr9ces n'auroi5t pas att5du une lection p\r pr5dre le titre d'emp]eurs1 que p\rroit-on conclure de trois dm>*es irrgulires1 contre l'ligibilit de l',empire8 ,aprs la mort d',o?on ,,iii1 ,h5ri ,,ii1 duc de ,bavire1 surnomm le ,boiteux1 ne fut-il pas lu emp]eur1 de mme que son successeur ,conrad ,,ii1 duc de ,franconie8 ,il me semble que les tmoignages des hi/ori5s sur t\s ces faits1 ne sont po9t quivoques1 et ds lors quels motifs raisonnables peut-on avoir de d\t]8 ,puff5dorf dit dans son ouvrage intitul1 de ,/atu ,imp]ii ,g]manici1 et publi s\s le nom de ,sev]9 de ,monzambano2 ,proc]es 9 ,imp]atorem 7,h5ricum7 insurgunt1 eumque regno dejiciunt1 edit con/itutione1 ut de9ceps filius regis1 et si dignus1 p] spontaneam electionem non p] successionis1 l9eam prov5iret4 7,c4 #f4 4 #g47 ,cette dite se t9t ,=*eim1 et la con/itution dont p>le ,puff5dorf1 se tr\ve dans le recueil de ,golda/4 ,si de ce fait on v\loit infr] que la c\ronne toit hrditaire avant ,h5ri ,,iv1 on auroit tort1 ce me semble4 ,t\t ce qu'on en peut conclure1 c'e/ que les lections ne s'toi5t pas faites bi5 rgulirem5t1 et que quatre pr9ces de la maison de ,saxe1 et trois de la maison de ,franconie s'tant succds1 leurs p>tisans p\voi5t avoir v\lu r5dre quivoque le droit de l',empire2 et que p\r dissip] t\t d\te et prv5ir les entreprises ambitieuses des emp]eurs1 il toit ncessaire de port] une loi qui r5\vellt les anci5nes con/itutions et c\tumes du corps g]manique4 ,dans un sicle d'ignorance1 et o la =ce a beauc\p de p\voir1 cette prcaution toit =t utile4 #aha ,ri*>d1 duc de ,corn\aille1 et ,alphonse ,x1 roi de ,ca/ille4 ,l'int]rgne ne f9it qu'en #acgc1 p> l'lection de ,rodolphe1 comte de ,hapsb\rg4 ,f9 des rem>ques du livre quatrime4 ,,rem>ques ,,et ,,preuves ,,des ,obs]vations sur l'hi/oire de ,france4 ,,livre ,,c9qui,,me4 ,,*apitre ,,premi]4 #ahb ,voyez le c9quime *apitre du livre prcd5t1 o j'ai p>l assez au long de la dcad5ce du p\voir des ecclsia/iques4 ,diffr5tes occupations m'ont emp*1 jusqu'au comm5cem5t de #aggb1 de song] mettre en ordre les rem>ques et les preuves d'un ouvrage qui toit fait depuis plusieurs annes2 et j'av\e que ce n'e/ qu' contre-cur que je pr5ds la plume p\r travaill] encore l'hi/oire d'un peuple frivole1 inconsidr1 que sa pati5ce1 son eng\em5t1 son luxe et son am\r de l'arg5t ont peut-tre r5du incorrigible4 ,je cde aux sollicitations de mes amis3 ils p5s5t que t\t n'e/ pas absolum5t dsespr2 et puisqu'ils le veul5t1 je vais cont9u] m'occup] des fautes de nos pres4 ,si n\s p\vons encore en pr(it] p\r les rp>]1 mon travail ne s]a pas inutile1 et j'aurai r5du ma patrie le s]vice le plus important4 ,si nos maux sont sans remdes1 p>ce que nos ames sont avilies et corrompues1 on me fait espr] que notre hi/oire p\rra s]vir de leon aux peuples qui ne sont encore que sur le p5*ant du prcipice2 en voyant nos malheurs1 ils appr5dront en cra9dre de p>eils p\r eux1 et peut-tre f]ont-ils des ef=ts utiles p\r les prv5ir4 #ahc ,sicque vol5tes eumdem comitem 7,&egav5sem7 hujusmodi su probitatis et prcell5tium m]itorum obt5tu honoribus promov]e prcipuis1 et non m9s regni no/ri solium vet]um dignitatum ornatibus re=m>e1 comitem ipsum de grati no/r abundanti et pl5itud9e regi pote/atis1 prfati regni no/ri4 ,creamus et promovemus 9 p>em1 et p>itatis hujusmodi dignitatem ,&egavi comitatui annex5tes1 prs5tium t5ore /atuimus ut tam 9 se quam successoribus ejusdem comitis ,&egav5sis1 qui pro tempore fu]9t1 pro ejusdem regni p]petuis honoribus habeatur1 omniumque p>itatis ejusdem1 quemadmodm dilig5s et fidelis dux ,burgundi comp> ejus jure et prrogativ ltetur4 ,lettres d'rection du comt d',anj\ en pairie4 ,elles sont du mois de septembre #abig4 ,le du* de ,bretagne et le comt d',artois fur5t rigs en mme temps en pairie1 et les lettres de ,philippe-le-,bel leur attribu5t les mmes prrogatives4 ,c'e/ dans le mme esprit que ,l\is ,x rigea le comt de ,poiti]s en pairie1 p\r ,philippe son frre4 ,quod nunc 9 p]petuum dictus ,philippus1 ejusque successores comites pictavi5ses qui pro tempore fu]9t p>es s9t ,franci1 et aliorum ,franci p>ium prrogativis1 privilegiis lib]tatibus p]petuo gaudeant et utantur4 ,voyez les lettres p> lesquelles ,philippe-le-,long et son frre ,*>les-le-,bel rigr5t en pairie le comt d',evreux1 la b>onie de ,b\rbon1 le comt de la ,m>*e4 ,ces pices ont depuis s]vi de modle t\tes les rections suivantes2 et les n\veaux pairs n'ont jamais s\ponn que leurs droits disp>otroi5t successivem5t1 mesure que l'autorit royale f]oit des progrs aux dp5s de la lib]t de la nation4 ,il e/ assez biz>re qu'en faisant des ef=ts cont9uels p\r faire oubli] les prrogatives des fiefs et ru9] les gr&s vassaux1 nos rois crass5t cep5dant de n\veaux pairs auxquels ils attribuoi5t t\s les droits de l'anci5ne pairie4 ,ne soyons pas tonns de cette biz>r]ie4 ,dans t\s pays o le g\v]nem5t n'a aucune rgle fixe1 les passions les plus opposes entre elles1 doiv5t g\v]n] successivem5t2 et il ne peut en rsult] que la politique la plus draisonnable3 auj\rd'hui l'ambition ou l'av>ice dcid]a de t\t1 et dema9 ce s]a la vanit ou la prodigalit4 ,les successeurs de ,s4 ,l\is aspirr5t un p\voir arbitraire1 p>ce qu'il e/ d\x de ne tr\v] aucun ob/acle ses volonts2 a9si ils v\loi5t cras] t\t ce qui toit puissant2 mais p>ce qu'ils toi5t va9s1 et que l'anci5 g\v]nem5t les avoit acc\tums jug] de la gr&eur du suz]a9 p> celle de ses vassaux1 ils v\loi5t encore faire des gr&s4 #ahd ,p]sonne ne d\te que ,hugues-,capet et ses premi]s successeurs ne donnass5t des apanages leurs enfans puns2 et il e/ pr\v p> t\s nos monum5s1 que ces t]res di/raites du doma9e du roi1 et reg>des comme des propres1 passoi5t aux filles mmes1 et p> consqu5t dans les maisons des seigneurs auxquels elles toi5t m>ies4 ,j'ai fait voir dans les rem>ques des livres prcd5s1 que l'inalinabilit des t]res de la c\ronne n'toit qu'une *imre avant les tats de #acef4 ,ne faut-il pas conclure de cette doctr9e que s\s les premi]s ,capti5s1 les apanages donns aux pr9ces puns toi5t di/raits p\r t\j\rs de la c\ronne8 ,p\rquoi les rois auroi5t-ils cru qu'ils p\voi5t alin] p\r t\j\rs leurs doma9es en faveur des trang]s1 et qu'ils ne le p\voi5t pas en faveur de leurs enfans1 p\r lesquels ils devoi5t avoir plus d'affection8 ,alphonse1 comte de ,poit\ et d',auv]gne1 tant mort sans enfans1 son frre ,*>les1 roi de ,sicile1 se porta p\r son hriti]1 et int5ta procs ,philippe-le-,h>di son neveu1 qui s'toit emp> de la succession4 ,les raisons que ,*>les allgue p\r df5dre ses droits1 pr\v5t qu'on ne mettoit alors aucune diffr5ce entre les t]res di/raites du doma9e du roi et les autres natures de bi54 ,mais on m'object]a qu'il p]dit son procs4 ,quod de g5]ali consuetud9e hact5s multis g5]ationibus regem pl5ius obs]v>i1 cum donatio qucumque hr$itagii proc$it dom9o rege uni de fratribus suis donatoris ipso s9 hr$e proprii corporis viam univ]s c>nis +resso1 donationes ips ad ipsum donatorem aut ejus hr$em succ$5tem 9 regno rev]tuntur pl5o jure4 ,arrt du p>lem5t4 ,on le tr\ve dans le glossaire de ,ducange1 au mot apan>e3 rem>quez les clauses uni de fratribus suis4444 s9 hr$e proprii corporis4 ,il falloit donc1 p\r que la sub/itution en faveur du roi et lieu1 que ce ft le pr9ce mme qui avoit reu l'apanage1 qui ne laisst aucun hriti] ou aucun enfant3 s9 hr$e proprii corporis1 pr\ve videmm5t que les filles n'toi5t pas exclues2 c>1 elles ont t\j\rs t comprises s\s le nom d'hriti] depuis l'tablissem5t du g\v]nem5t fodal2 et je p\rrois plac] ici c5t autorits qui ne laiss5t aucun d\te4 ,philippe-le-,bel1 dit du ,tillet1 ordonne p> son codicille que le comt de ,poiti]s1 dont il avoit apanag son second fils1 connu depuis s\s le nom de ,philippe-le-,long1 s]oit rv]sible la c\ronne1 au dfaut d'hoirs mles4 ,les apanages passoi5t donc aux filles1 puisque ,philippe-le-,bel croit qu'il e/ ncessaire de les exclure p> une clause expresse4 ,l'exemple que donna ce pr9ce ne dev9t po9t une rgle gnrale de notre droit1 on ne porta po9t une loi4 ,s\s ses successeurs1 les filles cont9ur5t hrit] des apanages donns leurs pres4 ,n\s en tr\vons la preuve dans le diplome p> lequel ,philippe-de-,valois confre les comts d',anj\ et du ,ma9e son fils ,jean4 ,si l$it ,jehan no/re fils trpassoit de ce/ sicle1 n\s survivans lui1 et de lui ne demeurant hoirs masle1 mais seulem5t fille ou filles1 en icelui cas les comts d',anj\ et du ,ma9e rev5ront n\s et au royaume de ,france1 et la fille1 si elle toit seule ou l'aisne1 s'il y en avoit plusieurs1 emport]oit sept mille livres t\rnois de t]re ou de r5te value de t]re2 et la seconde auroit deux mille de t]re et c9quante mille livres t\rnois p\r une fois444 ni plus gr& droit ne p\rroi5t lesdites filles dem&] ni avoir en la succession du dit ,jehan no/re fils1 quant en cely cas les comts d',anj\ et du ,ma9e rev5ront au dit royaume de ,france4 ,les filles cont9ur5t hrit] des apanages donns leur bran*e2 elles eur5t mme le droit d'en dem&] p\r elles1 et j'en tr\ve la preuve inconte/able dans l'dit du mois d'octobre #acgd1 p> lequel ,*>les ,v rgle la portion hrditaire que *acun de ses enfans doit avoir aprs sa mort4 ,v\lons et ordonnons que ,m>ie no/re fille soit cont5te de c5t mille francs que n\s lui avons ordonn donn] en m>iage avec tels e/orem5s et g>nisons comme il app>ti5t fille de ,france1 et p\r t\t droit de p>tage ou appanaige que elle p\rroit dem&] en nos t]res et seigneuries4 ,il donne soixante mille livres sa seconde fille aux mmes conditions4 ,cette autorit e/ si claire et si prcise1 qu'elle n'a beso9 d'aucun comm5taire4 ,la mascul9it des apanages n'e/ l'ouvrage d'aucune loi p>ticulire2 c'e/ une c\tume dont ,philippe-le-,bel a donn le premi] exemple1 et que n\s avons enf9 reg>de comme une loi sacre4 ,elle ne comm5a s'accrdit] qu'aprs que les tats de #acef eur5t =c le dauph91 p5dant la prison de son pre1 dcl>] que les doma9es de la c\ronne s]oi5t dsormais inalinables4 ,avons promis et promettons en bonne foy aux g5s des dits trois tats1 que n\s t5rons1 g>d]ons et deff5drons de t\t no/re p\voir1 les hautesses1 noblesses1 dignits1 fran*ises de la dicte c\ronne1 et t\s les doma9es qui y app>ti5n5t et peuv5t app>t5ir1 et que iceux n\s ne alin]ons ne ne s\ff]rons e/re ali5nez ne e/rangiez4 7,ordon4 du mois de m>s #acef1 art4 #da47 ,cet article ne fut pas mieux obs]v que les autres de la mme ordonnance4 ,les rois ne v\loi5t tre gns p> aucune rgle1 et leurs favoris ne s\ffroi5t pas patiemm5t qu'on leur df5dt de pill] l'tat4 ,l'inalinabilit des doma9es1 et p> une consqu5ce naturelle1 la mascul9it des apanages ont enf9 fait =tune4 ,les g5s de robe se sont dcl>s les protecteurs de cette doctr9e avec un zle1 qui enf91 a triomph de la prodigalit de nos rois et de l'activit de leurs c\rtisans4 ,il a fallu rec\rir des subtilits1 et on a imag9 les engagem5s et les *anges4 ,c'e/ un prjug bi5 ridicule qui n\s atta*e la loi de l'inalinabilit du doma9e4 ,elle toit sage1 qu& les tats la dem&r5t2 on se flattoit que le roi1 ri*e de ses propres t]res1 si on ne lui p]mettoit pas de les alin]1 p\rroit suffire ses beso9s1 ne dem&]oit plus des subsides si considrables ses peuples1 ou les dem&]oit plus r>em5t3 mais depuis que les rois sont p>v5us a tablir arbitrairem5t des impts1 cette loi si vante e/ p]nicieuse1 ou p\r le mo9s inutile4 #ahe ,voyez ce sujet dans les ordonnances du ,l\vre1 7,t4 #a1 p4 #eea17 les lettres de ,l\is ,x1 du #ad m>s #acad1 p> lesquelles il confirme les privilges des ,norm&s4 ,il s'engage p\r lui et ses successeurs rtablir les monnoies sur le pi$ qu'elles toi5t s\s ,s4 ,l\is1 et n'exig] que les s]vices tablis p> les c\tumes anci5nes1 7p4 #eeg47 ,sur les remontrances des nobles de ,b\rgogne1 des v*s de ,langres et d',autun1 et du comt de ,=e/1 le roi s'engage p> son ordonnance du mois d'avril #acae1 ne faire aucune acquisition dans les t]res des seigneurs1 ou s'il acqui]t des fiefs1 il en f]a acquitt] les s]vices4 ,le droit de faire la gu]re e/ confirm aux nobles4 ,le roi ne p\rra convoqu] p\r la gu]re que ses vassaux immdiats4 ,on rtablira les monnoies de ,s4 ,l\is1 et les ju/ices des seigneurs s]ont respectes p> les (fici]s royaux1 7p4 #efa47 ,l'ordonnance du #ae mai #acae1 ordonne de faire des re*]*es1 p\r s'in/ruire de la =me du g\v]nem5t1 s\s ,s4 ,l\is1 et la rtablir1 7p4 #efg47 ,l'ordonnance du #ag mai #acae1 dit la mme *ose que les prcd5tes4 ,le sixime article en e/ rem>quable4 ,les seigneurs ayant t\te ju/ice1 ou leurs (fici]s1 auront la connoissance de t\tes les obligations1 mme de celles qui auront t passes s\s le scel royal4 ,executiones v] litt]>um1 et cognitiones desc5dantes ab eisdem sup] obligationibus quibuscumque1 sub no/ris sigillis confect>um1 eisdem 9 t]ris eorum1 ubi omnimodam hab5t ju/itiam1 prt]quam 9 debitis no/ris1 vel si neglig5t] defectivi fu]9t1 conc$imus faci5das4 ,que cette doctr9e toit contraire ce que les pratici5s avoi5t tabli au sujet des cas royaux1 et au droit de prv5tion qu'on avoit attribu aux juges royaux6 7,p4 #egc47 ,l'ordonnance de ,mai #acae p]met aux seigneurs de donn] des fiefs des nobles1 p\rvu que leur seigneurie n'en soit pas trop dim9ue1 et ordonne de respect] les ju/ices p>ticulires1 c4 ,cette ordonnance fut suivie d'additions donnes peu de j\rs aprs2 il y e/ dit que les nobles p\rront donn] sur leurs fiefs des p5sions annuelles leurs s]viteurs nobles et roturi]s1 p\rvu que le fief n'en soit pas trop dim9u4 ,on aj\te que les hommes que le roi donn]a aux seigneurs p\r dess]vir les fiefs qu'il possd]a dans leur m\vance1 s]ont t5us de leur obir1 faute de quoi les seigneurs p\rront saisir le fief possd p> le roi1 p4 #ehg4 ,lettres-pat5tes du #bb juillet #acae1 en faveur des habitans de ,norm&ie1 ,les anci5s privilges des fiefs sont rtablis4 ,aucun ne obeisse ceux qui en no/re nom auront v\lu pr5dre d5res quelconques p\r nos g>nisons et ncessit1 si ils n'apport5t lettres-pat5tes scelles de notre scel ou du mai/re de no/re ho/el4 ,et jaoit qu'ils apport5t lettres de n\s1 ou du dit mai/re1 ils soi5t t5us appel] la ju/ice du lieu1 et faire pris] p> loyaux hommes les d5res1 et pay] le prix qui en s]a tr\v1 avant qu'ils les emport5t4 ,et qui f]a le contraire soit arre/ p> sil qui il app>ti5dra eux corrig]1 p4 #fag4 ,lettres de janvi] #acae1 qui rtabliss5t les seigneurs de ,langu$oc dans le droit de donn] des fiefs aux glises1 sans amortissem5t1 et aux roturi]s1 sans droit de franc-fief1 p4 #fhh4 ,ordonnance de ju9 #acag1 sur les remontrances des habitans d',auv]gne4 ,elle ne pr\ve pas mo9s que les pices prcd5tes1 quelle =ce les anci5s prjugs cons]voi5t1 et elle n'e/ pas mo9s favorable au g\v]nem5t1 ou plutt l'an>*ie des fiefs4 ,tome ,,ii4 p4 #fa4 ,lettres-pat5tes de ,philippe-de-,valois du #h fvri] #accj1 p\r p]mettre dans le du* d',aquita9e les gu]res prives2 mais condition qu'elles s]oi5t dcl>es dans les =mes1 et acceptes p> ceux qui elles s]oi5t faites1 et qu'elles cess]oi5t p5dant que le roi s]oit en gu]re contre ses ennemis4 ,de plus1 les proclamations1 les contra9tes et les autres =malits qui devoi5t prcd] ces gu]res1 devoi5t tre faites p> le m9i/re des sn*aux royaux1 et non p> les (fici]s des seigneurs hauts-ju/ici]s1 si ce n'e/ au refus et p> la nglig5ce des (fici]s du roi1 p4 #eeb4 ,le #i avril #acec1 le roi ,jean r5\velle l'ordonnance de ,s4 ,l\is1 nomme la qu>anta9e le roi1 t\*ant les gu]res prives4 ,au sujet des g>di5s et des sauveg>des dont je p>le dans mon ouvrage1 voyez dans les ordonnances du ,l\vre1 ,t4 #e1 p4 #d1 les lettres du #f mai #aceg1 p> lesquelles ,*>les ,v donne des g>di5s au prieur de ,pompone4 ,ces g>di5s toi5t nomms p\r protg] les bi5s des cli5s1 les df5dre de t\te injure et punir leurs ennemis4 ,ils faisoi5t pos] sur des poteaux la sauveg>de royale1 et assignoi5t devant les juges royaux ceux qui avoi5t fait quelque tort leur cli5t4 ,si les c\pables ne comp>oissoi5t pas1 on leur faisoit la gu]re1 et il toit ordonn1 omnibus ju/icialibus et subditis no/ris1 dante t5ore pres5tium 9 m&atis1 ut prefatis g>datoribus 9 pr$ictis et ea tang5tibus1 p>eant efficacit] et int5dant1 pre/antque auxilium1 favorem et consilium1 si opus fu]it1 et sup] hoc fu]9t requisiti4 ,ces lettres de sauveg>de dev9r5t trs-communes s\s les ,valois4 ,t&is que les prjugs de la nation se montroi5t avec tant de =ce1 et qu'on v\loit rduire les fils de ,philippe-le-,bel n'tre encore que les g>di5s et les cons]vateurs des c\tumes anci5nes1 on leur attribuoit quelquefois une autorit despotique qui peut *ang] son gr t\tes les c\tumes1 et suppler t\tes les =mes usites4 ,je n'en cit]ai p\r exemple qu'un arrt du p>lem5t1 qui1 s\s le rgne de ,*>les-le-,bel1 adjugea le comt de ,fl&re ,l\is1 comte de ,nev]s4 ,philippus quondam rex ,franci et ,nav>r1 ad requisitionem dicti comitis ,fl&ri defuncti et dict>um p>tium1 autoritate regi et c]t sci5ti approbav]at et confirmav]at1 cum int]positione decreti sui et pronuntiatione fact prmiss sic posse fi]i1 et valida esse1 toll5do consuetud9es contr>ias1 si qu ess5t1 et suppl5do de pl5itud9e pote/atis omnes defectum1 si quis =sitn esset4 ,cette pice e/ rapporte p> ,lancelot p4 #cjb1 du recueil des pices conc]nant la pairie4 ,on voit que la nation s5toit la ncessit d'une puissance lgislative1 et toit effraye de la voir t\te entire entre les ma9s du roi4 ,de l1 s'e/ =me p>mi n\s cette op9ion gnralem5t reue1 que le roi e/ s\v]a9 lgislateur1 mais qu'il e/ oblig d'obir aux lois que n\s appelons fondam5tales2 et p> ce galima?ias1 n\s n\s flattons d'tre v5us b\t de di/+u] le despotisme de la mon>*ie4 ,nos g5s de robe1 qui ont rdig t\tes ces sottises en sy/me1 n'ont pas vu qu'un peuple n'e/ pas libre1 ds qu'il ne fait pas lui-mme ses lois2 et que ce que n\s appelons la mon>*ie1 n'e/ que le premi] *elon du despotisme4 ,ils n'ont pas compris qu'il e/ de l'ess5ce de la puissance lgislative de p\voir abrog] les anci5nes lois1 comme d'en faire de n\velles4 ,la gn] p> des bornes1 c'e/ v\loir qu'on ne puisse appliqu] de remde efficace aux maux prs5s2 c'e/ v\loir qu'on flotte t\j\rs entre l'an>*ie et la tyrannie4 #ahf ,philippe-le-,bel fit en octobre #abid une ordonnance p\r tablir la re9e rg5te1 dans le cas que son fils ft m9eur1 en montant sur le trne1 et dem&a plusieurs gr&s seigneurs la g>antie de cette ordonnance4 ,il y a1 dit du ,puy1 trait de la majorit de nos rois1 p4 #adf1 dans le trsor des *>tes1 numro #e1 treize lettres d'autant de gr&s qui appr\v5t la rg5ce de ladite re9e1 et qui promett5t de l'entret5ir et faire obs]v]4 ,ces assurem5s1 dats de #abii et de #acjj1 sont scells p> l'ar*evque de ,rheims1 l'vque de ,*lons1 l'vque de ,beauvais1 ,*>les1 comte d',anj\1 ,l\is1 comte d',evreux1 ,rob]t1 comte d',artois1 ,rob]t1 duc de ,b\rgogne1 *ambri] de ,france1 ,jean1 duc de ,bretagne1 ,jean1 comte de ,dreux1 ,hucs de ,*a/illon1 comte de ,blois1 ,hugues le ,brun1 comte de la ,m>*e1 ,rob]t1 comte de ,b\laigue1 ,guy1 comte de ,sa9t-,paul1 b\teilli] de ,france4 ,philippe-le-,long ayant des diffr5s avec le comte de ,fl&re1 au sujet de quelques articles du trait de paix conclu entre ce comte et ,philippe-le-,bel1 le pape ,jean ,,xxii fut *oisi p\r arbitre2 et les pairs dcl>r5t qu'ils s'engageoi5t ne donn] aucun sec\rs au roi1 dans le cas qu'il violt quelque article conv5u p> la mdiation4 ,voyez dans le recueil des pices conc]nant la pairie1 p4 #bif4 ,decl>atio p>ium ,franci de non assi/5do nec s]vitia pr/&o regi ,galli4 ,dans le mme recueil1 p4 #bid1 on tr\ve des lettres du comte de ,valois du #bg ju9 #acai1 au sujet de cette dcl>ation2 et il e/ vrai qu'il dit qu'elle e/ n\velle et contraire aux c\tumes3 combi5 que en dit conseil soi5t aucunes *oses cont5ues tranges et non acc\tumes de rois1 ne de lignage1 ne de pairs de ,france4 ,il faut1 je crois1 se g>d] d'tre de l'avis du comte de ,valois1 qui ignoroit nos antiquits1 ou qui1 dans ce mom5t avoit quelque raison de flatt] le roi4 ,dans le trait que ,s4 ,l\is fit avec l',anglet]re1 les deux puissances nommr5t des cons]vateurs ou des g>di5s qui s'engagr5t s]vir contre leur seigneur1 s'il violoit quelque article du trait4 ,voyez le ,corps diplomatique de ,dumont4 ,on retr\ve encore la mme /ipulation dans le trait de #abei entre les mmes puissances4 ,cet engagem5t des cons]vateurs toit t\t--fait dans l'esprit du g\v]nem5t fodal4 ,puisqu'il y avoit des cas o le vassal toit autoris faire la gu]re son suz]a91 et que ,s4 ,l\is en convi5t lui-mme dans ses tablissem5s3 puisque le comte de ,valois voyoit t\s les j\rs le roi en gu]re contre quelques pairs de son royaume1 p\voit-il de bonne foi reg>d] la dcl>ation qu'on lui dem&oit1 comme une n\veaut trange et contraire aux c\tumes8 ,on c\rt risque de se tromp] s\v5t1 si on n'a pas l'art de dc\vrir dans nos monum5s anci5s1 ce que la flatt]ie y met quelquefois4 ,il s]oit inutile de m't5dre plus au long p\r pr\v] une vrit dont presque p]sonne ne peut d\t]4 ,on sait que l'usage des cons]vateurs a subsi/ en ,europe long-temps aprs l'avnem5t de ,philippe-de-,valois au trne4 ,voyez ce que j'ai dit l-dessus dans le droit public de l',europe1 *ap4 #b4 #ahg ,au roi seul1 et p\r le t\t app>ti5t donn] et octroy] sauveg>de et grace playdoy] p> procureur1 et lettres d'tat et nobilitations et lgitimations4 ,au roy app>ti5t seul et p\r le t\t de faire rmission de crimes et rappels de bancs4 ,si le roy a fait grace et rmission de crime avant condamnation et bannissem5t1 ensuite nul autre ,sr4 pair1 ne autre b>on ne peut puis connotre du cas1 ne foy entremettre en aucune manire4 ,au roy seul et p\r le t\t app>ti5t amortir en t\t son royaume1 ce que les *oses puiss5t tre dites amorties2 c>1 suppos que les pairs1 b>ons et autres sujets du roi amortiss5t p\r tant comme il leur t\*e ce qui e/ t5u d'eux1 t\tes voyes ne peuv5t ne ne doiv5t les *oses p> eux amorties avoit effet d'amortissem5t1 jusqu' que le roi les amortisse2 mais peut le roy faire contra9dre les possesseurs de les mettre hors de leurs ma9s d$ans l'an1 et iceux mettre en son doma9e si ils ne le font4 ,au roi app>ti5t seul et p\r le t\t en son royaume et non autres octroy] et ordonn] t\tes foires et t\s m>*s1 et les allans1 demeurans et ret\rnans sont en sa sauveg>de et protection1 c4 ,on voit p> cet arrt1 combi5 les gr&s seigneurs avoi5t de pe9e r5onc] leurs prrogatives fodales4 ,c]ta9em5t le p>lem5t ne l'auroit po9t port en #acgb1 si on n'avoit pas encore conte/ au roi le droit qu'on lui attribue ici4 ,je rem>qu]ai en passant1 que cette pice fait trs-bi5 connotre l'esprit du p>lem5t1 dont j'ai dj eu occasion de p>l] dans les livres prcd5s1 et qui ne t5doit qu' humili] les gr&s4 ,jamais il n'a dit plus vrai1 que lorsque dans ces d]ni]s temps et avant que d'tre cass1 il s'e/ encore glorifi dans ses remontrances1 d'avoir travaill sans rel*e tablir le p\voir arbitraire qu'il esproit de p>tag]1 et dont il a t enf9 la victime4 #ahh ,j'ai rapport dans les rem>ques #afj et #afa du livre #d1 *apitre #c1 plusieurs autorits p\r pr\v] que les prdcesseurs de ,philippe-de-,valois n'avoi5t pas le droit d'tablir leur gr de n\veaux impts3 j'aurois pu en aj\t] mille autres1 si cette "q toit d\teuse4 ,p\r faire connotre quelle toit cet g>d la situation des *oses s\s le rgne de ,philippe-de-,valois1 il suffira de rapport] ici l'ordonnance de ce pr9ce du #ag fvri] #acdi4 ,n\s ay5s fait montr] et expos] nos amez les b\rgeois et habitans de no/re bonne ville de ,p>is1 les grans et innum]ables frais1 mises et desp5s dessus dits support]4444 ont libralem5t v\lu et accord p\r t\te leur communit1 eue sur ce premirem5t bonne dlibration et advis1 que p> l'espace d'un an entirem5t accompli1 c4 ,il e/ dit ensuite quelle condition on accorde ce subside annuel4 #a4 ,philippe-de-,valois r5once1 tant p\r lui que p\r la re9e et ses enfans1 au droit de prise dans ,p>is et dans les bi5s des ,p>isi5s4 ,j'ai dj p>l de ce droit odieux1 auquel on avoit c5t fois r5onc1 qui subsi/oit1 et qui1 bi5 lo9 de dim9u]1 toit dev5u au contraire plus considrable1 les (fici]s de la maison du roi et les juges mmes du p>lem5t l'ayant t5du jusqu' eux4 #b4 ,les habitans de ,p>is ne s]ont t5us d'all] ni d'envoy] p5dant ladite anne l',o/ p\r arrires-bans1 qu& mme ils ti5droi5t des fiefs4 #c4 ,t\s les emprunts1 tant au nom du roi et de la re9e que de leurs enfans1 cess]ont4 #d4 ,p5dant que l'imposition conv5ue s]a leve1 les hritages que les b\rgeois de ,p>is possd5t dans t\t le royaume1 ne s]ont sujets aucune autre subv5tion4 ,si v\lons et octrayons p> ces prs5tes1 de notre grace especial aux dits b\rgeois que cette aide ou octroy que fait n\s ont de ladite imposition1 ne porte ou puisse port]1 au temps av5ir aucun prjudice eulx et aux me/i]s de ladite ville1 ne leurs privilges1 lib]ts et fran*ises1 ne que p> ce n\vel droit n\s soit acquis contre eulx1 ne aussi eulx contre n\s1 mais le t5ons subside gracieux4 ,on v]ra dans les *apitres suivans1 o je p>l]ai des tats de #acee et #acef1 combi5 la nation toit jal\se du droit d'accord] librem5t et gratuitem5t ses subsides4 #ahi ,on croit assez communm5t que les filles en ,france sont exclues de la c\ronne1 en v]tu du texte de la loi salique1 qui dit3 de t]r v] salic nulla portio hr$itatis muli]i v5iat1 s$ ad virilem sexum tot t]r hr$itas p]v5iat4 ,p\r se dsabus]1 il n'e/ "q que de savoir ce qu'il faut ent5dre p> t]re salique1 et je r5voie ce que j'ai dit l-dessus dans la rem>que #gi du livre #b1 *apitre #e4 ,on y v]ra que la t]re salique n'toit que ce que n\s appelons un propre4 ,on v]ra que les francs reg>doi5t comme inju/e et b>b>e1 la loi qui ne p]mettoit pas aux filles d'avoir leur "p dans ces sortes de bi5s2 et que la c\tume avoit mme tabli des =malits qui autorisoi5t un pre appel] ses filles au p>tage de ses propres ou de la t]re salique4 ,aprs cela1 je laisse jug] au lecteur1 si le texte que je vi5s de rapport]1 peut avoir quelque rapport la succession du trne4 ,qu& on p\rroit mme reg>d] la royaut comme un propre1 il faudroit conv5ir qu'un roi ,mrov+i5 auroit pu j\ir du mme privilge que ses sujets1 et laiss] ses filles une "p de sa c\ronne4 ,tant que les ,franais fur5t au-del du ,rh91 les filles n'eur5t aucun droit la succession du trne4 ,il ne devoit pas entr] dans l'esprit d'une nation sauvage1 pauvre1 libre1 gu]rire1 et p\r qui la royaut n'toit autre *ose que le gnralat de l'arme1 d'obir des re9es et d'en faire les *efs de leurs expditions militaires4 ,aprs s'tre tablis au-de du ,rh91 les ,franais1 comme on l'a vu1 cons]vr5t dans les ,gaules leurs murs1 leurs lois et leur g\v]nem5t2 les filles ne dur5t donc po9t tre appeles au p>tage de la c\ronne4 ,quelque +nieuse que soit l'ambition se faire des droits et t5t] des entreprises1 on ne tr\ve nulle "p que quelque pr9cesse de la maison de ,clovis ait prt5du succd] son pre1 ou p>tag] la c\ronne avec ses frres4 ,s\s la seconde race1 les filles n'eur5t pas plus de droit que s\s la premire2 voyez la rem>que #de du livre #b1 *ap4 ,i4 ,mais il me semble qu'il faut bi5 se g>d] de croire que la c\tume pratique s\s les ,mrov+i5s et les successeurs de ,pep91 dt s]vir de rgle et avoir =ce de loi s\s les ,capti5s4 ,il se fit1 comme on l'a vu1 la plus trange rvolution dans les murs et le g\v]nem5t4 ,t\t le pass fut oubli2 la faveur du despotisme et de l'an>*ie1 que la foiblesse des d]ni]s ,c>lov+i5s avoit tablis1 il n'y avoit po9t de c\tume1 quelque biz>re qu'elle ft1 qui ne pt s'accrdit]4 ,les femmes1 qui n'avoi5t eu aucune "p aux fonctions publiques1 dev9r5t1 a9si que je l'ai dit1 des magi/rats4 ,elles prsidr5t leur c\r de ju/ice et se r5dir5t dans celles de leur suz]a9 p\r jug]4 ,elles fur5t s\v]a9es et hritr5t des fiefs les plus importans1 et qui n'toi5t pas mo9s considrables que ceux de ,hugues ,capet4 ,p\rquoi donc la royaut1 qui n'toit plus elle-mme considre que comme la premire et la plus m95te des seigneuries1 auroit-elle t une seigneurie mascul9e1 t&is que t\tes les autres passoi5t aux filles8 ,depuis ,hugues ,capet jusqu' ,l\is ,hut91 on n'et po9t occasion de trait] cette "q2 mais ce d]ni] pr9ce1 ne laissant qu'une fille p\r lui succd]1 ne voit-on pas1 aux difficults qu'pr\va ,philippe-le-,long1 que ri5 n'toit plus quivoque ni plus inc]ta9 que l'ordre de la succession au trne8 ,au dfaut de lois et d'exemples dans la succession ,capti5ne1 il toit naturel qu'une sorte d'analogie s]vt de rgle1 la mort de ,l\is ,x2 et ce qui se passoit l'g>d de t\tes les autres successions1 devoit donc port] les ,franais exclure ,philippe-le-,long du trne1 p\r y plac] sa nice4 ,ce pr9ce1 en effet1 ne succda po9t son frre1 sans tr\v] de gr&s ob/acles4 ,je ne dev9e po9t quelles raison il p\voit allgu] p\r df5dre et faire valoir ses prt5tions4 ,auroit-il cit la loi salique et la c\tume des deux premires races8 ,il n'y avoit pas vraisemblablem5t deux hommes dans le royaume qui en fuss5t in/ruits4 ,auroit-il p>l des peuples les plus clbres de l'antiquit8 ,philippe-le-,long et les ,franais ignoroi5t p>faitem5t l'hi/oire anci5ne4 ,auroit-il prt5du que les femmes1 bornes p> leur foiblesse aux so9s conomiques de leur maison1 sont incapables de g\v]n] une nation8 ,on ne l'auroit pas ent5du1 c> les ,franais toi5t galans1 et leur *eval]ie prs1 qui les avoit endurcis la fatigue1 ils n'toi5t gure plus in/ruits des devoirs du g\v]nem5t et de l'adm9i/ration que la femme la plus ignorante4 ,ils toi5t acc\tums voir tomb] en qu5\ille les plus gr&es pr9cipauts2 et puisqu'ils avoi5t s\ff]t que des pr9cesses g\v]nass5t en qualit de rg5tes1 ils devoi5t tre disposs leur dfr] la royaut4 ,quoi qu'il en soit1 la fille de ,l\is ,hut9 eut des p>tisans1 p>mi lesquels on compte des pr9ces de sa maison4 ,philippe-le-,long fut oblig de ngoci] avec eux1 et la du*esse de ,b\rgogne prote/a contre son c\ronnem5t4 ,antiqua du*issa ,burgundi appellatione1 ut dicebatur1 facta1 intim>i fecit p>ibus qui coronationi int]]ant1 ne 9 ipsam proc$]5t1 donc tractatum esset de jure1 quod ,joanna juv5cula puella ,ludovici regis defuncti primog5ita1 habeat 9 regni ,franci et ,nav>r4 ,i/is tam5 non ob/antibus1 coronationis fe/um fuit solemnit] celebratum1 januis civitatis clausis et armatis ad e>um cu/odiam deputatis4 ,philippe-le-,long n'eut qu'un fils nomm ,l\is1 qui m\rut au b]ceau1 et quatre filles qui lui survcur5t4 ,*>les-le-,bel1 son frre1 se s]vit contre ces pr9cesses de l'exemple que ,philippe-le-,long avoit donn contre la fille de ,l\is ,x4 ,si on a rem>qu comm5t les c\tumes se sont =mes s\s notre troisime race1 si on a fait att5tion que s\s l'empire des c\tumes un gr& exemple a autant de =ce qu'une loi1 on ne d\t]a po9t que l'lvation de ,*>les-le-,bel au trne ne soit l'poque de l'op9ion qui a tabli l'ordre de succession que n\s connoissons1 et que n\s reg>dons auj\rd'hui comme la plus sacre de nos lois2 on m'object]a sans d\te que le droit des mles n'toit pas encore bi5 c]ta91 que puisque ,*>les-le-,bel lui-mme tant prt m\rir1 et laissant sa femme grosse1 sembla d\t] de la lgitimit de l'exclusion des filles4 ,qu& le roy ,*>les app]ut que m\rir lui conv5oit1 il advisa que s'il adv5oit que ce ft une fille1 que les d\ze pairs et hauts b>ons de ,france euss5t conseil et avis entr'eux d'en ordonn]1 et donnass5t le royaume celui qui auroit droit p> droit4 ,je rponds que cette dcl>ation de ,*>les1 en lui faisant dire t\t ce qu'elle ne dit peut-tre pas1 n'toit po9t le fruit d'un d\te1 mais du dsir qu'il avoit de se voir succd] p> sa fille1 qu'il prfroit1 quoiqu'elle ne ft pas encore ne1 la bran*e des ,valois4 ,j'aj\t]ai que l'op9ion de l'exclusion des filles toit si bi5 tablie dans la nation1 p> l'exemple des deux d]ni]s rgnes1 qu',ed\>d ,,iii n'osa po9t l'(f5s]4 ,c'toit comme mle1 plus pro*e p>5t des d]ni]s rois1 que ,philippe-de-,valois1 qu'il dem&a la c\ronne4 ,l'lvation de ce d]ni] pr9ce assura le droit des mles4 ,si les armes d',ed\>d avoi5t t assez heureuses p\r dp\ill] son concurr5t1 et =c] les ,franais cons5tir sa dem&e1 on auroit vu les pr9cesses exclues de la succession1 et cep5dant donn] leurs enfans mles un droit dont il ne leur auroit pas t p]mis de j\ir4 ,l'hi/oire1 si je ne me trompe1 (fre un p>eil ordre de succession4 ,prt5dre que le droit des mles la c\ronne n'ait t c]ta9 et bi5 con/at que s\s ,*>les ,,vii1 c'e/ une erreur3 il e/ vrai que ,*>les ,,vi d%rita le dauph91 et appela sa succession sa fille ,ca!r9e1 qui devoit p\s] ,h5ri ,v4 ,mais que peut-on conclure d'une disposition faite dans un temps de tr\ble et de p>ti1 et qui fut reg>de comme une inju/ice8 ,le violem5t de l'ordre ne pr\va pas qu'il n'y avoit po9t d'ordre4 ,ce qu'a fait ,*>les ,,vi dmontre seulem5t que l'imbcillit e/ oblige de cd] l'esprit1 la foiblesse la =ce1 et que la loi du va9queur e/ suprieure t\tes les lois4 ,si la c\r d',anglet]re avoit russi dans son entreprise1 il s]oit t\j\rs vrai de dire que s\s les rgnes de ,philippe-le-,long1 de ,*>les-le-,bel et de ,philippe-de-,valois1 la c\ronne avoit t dcl>e mascul9e2 et que p> une rvolution1 elle toit dev5ue fm99e s\s le rgne de ,*>les ,,vi4 #aij ,sumes e/ f]unt purpos de faire gratieusem5t et dbonnairem5t ad ceux qui voil5t faire dev]s n\s leur devoir1 et n'e/ mie no/re ent5tion de vos tollir n\ duem5t nos droitures1 mais p5sons de faire droit t\s1 et de repr5dre les bons lois et les co/umes que suivit au temps de no/re ance/re primogniteur ,s4 ,l\is roi de ,france4 ,et aussi n'e/ mie no/re vol5t de qu]re no/re gaigne en vo/re damage p> es*ang] de monois ou p> exaction ou male toltes ni5t dues1 c>1 la diex meviez1 assetz en avons p> no/re e/at et no/re honneur ma9t5]4 ,a9z volons nos subgets1 tant come n\s p\rrons2 cez]1 et les lib]ts et privilges de t\z et espcialem5t de ,sa9te ,eglise1 df5dre espcialem5t ma9t5ir en no/re poair4 ,et si volons totefois es busoignes du roielme1 avoir et suir le bon conseil des pi]s1 prelats1 nobles et autres sages nos foialz dudit roielme1 sans ri5 sodisnem5t ou volunteirem5t faire ou comm5c]4 7,lettre d',ed\>d ,,iii1 du #h fvri] #aedj1 aux tats du royaume de ,france74 #aia ,ri5 n'e/ mieux pr\v1 comme on l'a vu dans les rem>ques prcd5tes1 que les fran*ises et l'indp5dance de la nation au sujet des impts4 ,l'exemple que ,philippe-le-,bel avoit donn d'tablir de n\veaux droits1 fut suivi p> ses successeurs1 qu& ils pur5t se flatt] de le faire impunm5t4 ,philippe-de-,valois mnagea les p]sonnes puissantes1 mais il pilla les foibles4 ,au sujet des *angem5s qu'il fit dans les monnoies1 *>ge p\r le peuple qui t\rnoit au pr(it du pr9ce1 voyez la table jo9te aux ordonnances du ,l\vre4 ,,*apitre ,,ii4 #aib ,le roi ,jean p>v9t la c\ronne1 le #bc avril #acej1 fut sacr un mois aprs2 et le #af du mois de fvri] suivant1 qui toit le mois de fvri] de l'an #acej1 p>ce que l'anne ne comm5oit alors qu' ,pques1 les tats-gnraux des prov9ces mridionales et sept5trionales fur5t assembls ,p>is4 ,n\s n'avons aucun monum5t qui n\s in/ruise de leur conduite4 #aic ,voyez le *apitre c9quime du quatrime livre4 #aid ,promettons en bonne foy1 af9 que union1 et accort soit en no/re royaume que ces *oses s]ont accordez t\tes les g5s de no/re dit pays1 et de ce n\s faisons =t1 et ce les induirons1 et se meti] e/1 les contra+drons p> t\tes les voyes et manires que n\s p\rrons et que conseille n\s s]a p> les trois e/atz dessus diz1 7,ordon4 du #bh dcembre #acee1 art4 #a17 p> le conseil des supr9t5dans ez leuz p> les rois e/atz dessus dits1 eslirons et e/ablirons bonnes p]sonnes et honne/es et sanz s\zpon p\r le fait du nos monnoyes4 7,ibid4 art4 #h47 ,n\s ne donn]ons trves ni ab/9ances 7aux ennemis17 si n\s n'en sommes bi5 conseilli]z et p> plusieurs p]sonnes des trois e/atz4 7,ibid4 art4 #ca47 ,e/ ordonn que les trois e/atz dessus diz1 s]ont ordonnez et depputez c]ta9es p]sonnes bonnes et honne/es1 solables et royauls1 et sans aucun s\pon1 qui p> le pays ordonn]ont les *oses dessus dites1 qui auront receveur et m9i/re selon l'ordonnance et in/ruction qui s]a faite sur ce2 et outre les commissaires ou dputs p>ticuli]s du pays et des contres1 s]ont ord5s et e/ablis p> les trois /atz dessus dix1 neuf p]sonnes bonnes et honne/es1 c'e/ assavoir de *ascun e/at trois1 qui s]ont g5]altz et sup]9t5dans sur t\s les autres1 et qui auront deux receveurs g5]aulx prudhommes bi5s solables4 7,ibid4 art4 #b47 ,aux deputs dessus diz1 tant les g5]aulz comme les p>ticuli]s1 s]ont t5us de obir t\tes manires de g5s de quelque e/at ou condition que il soi5t1 de quelque privilege que il eus5t2 et p\rront e/re con/ra9s p> le diz depputs p> t\tes voyes et mani]es que bon leur sembl]a1 et se il y en avoit aucuns rebelles1 ce que je n'aveigne1 que les diz depputs p>ticuli]s ne puiss5t contra9dre1 ilz les aj\rn]ont p> devant les g5]aulz sup]9t5dans qui les p\rront contra9dre et punir1 selon ce que bon leur sembl]a1 *acunz ceulz de son e/at1 pres5s t\tes voyes et conseillans leurs compagnons des autres es e/atz4 7,ibid4 art4 #c47 ,v\lons ordonnons que durant cette pres5te aide1 t\s autres subsides cess]ont4 7,ibid4 art4 #bg47 ,t\tes les aides dessus dittes1 pr\ffiz et am5des quelconques que d'icelles aides ou p\r cause ou *oisons d'icelles i/ront ou av5dront p> quelque mani]e que ce soit1 s]ont t\rnes et conv]ties enti]em5t ou fait de la gu]re1 sans ce que n\s1 no/re trs *]e compaigne1 no/re trs *] am fils le duc de ,norm&ie1 autres de nos enfans1 de no/re sanc ou de no/re l9aige1 ou autres de nos (fici]s1 lieut5ans1 conne/able1 m>es*aux1 admiraulz1 mai/re des arbale/ri]s1 trsori]s ou autres (fici]s quelconques1 en puiss5t pr5dre1 lev]1 exig] ou dem&] aucune *ose p> quelque manire que ce soit1 ne faire t\rn] ou conv]tir en autres *oses que en la gu]re ou armes dessus dites4 ,et ne s]ont les dites aides et ce qui en i/ra1 leves ni di/ribues p> nos g5s1 p> nos trsori]s ou p> nos (fici]s1 mais p> autres bonnes g5s saiges1 loyaulz et solables1 ord5nez1 commis et depputs p> les trois e/atz dessus diz1 tant s frontires comme ailleurs1 o il les convi5dra di/ribu]4 7,ibid4 art4 #ae47 ,il e/ encore dit dans ce mme article que les receveurs des tats f]ont s]m5t sur les vangiles1 de ne dlivr] de l'arg5t que p> ordre des commissaires des tats1 et que le roi1 la re9e et les pr9ces de la famille royale jur]ont de mme de n'en po9t dem&]4 ,c'e/ p\r abrg] que je ne rapporte pas ici le texte de l'ordonnance mme4 ,se p> importunit ou autrem5t1 aucun impetroit lettres ou m&em5s de n\s ou d'autres au contraire1 les diz depputs1 commissaires ou receveurs jur]ont aux sa9tes vangiles de ,dieu1 que aux dites lettres ou m&em5s ne obeiront2 ne di/ribu]ont l'arg5t ailleurs ou autrem5t que diz e/2 et s'il le faisoi5t p\r quelconques m&em5s qu'il leur v5i/1 il s]oi5t privs de leurs (fices1 et mis en prison f]me1 de laquelle il ne p\rroi5t yssis1 ni e/re esl>gis p> cession de bi5s ou autrem5t1 jusques tant que il euss5t entirem5t pay1 et r5du t\t ce qu'il en auroi5t baill4 ,et si p> av5ture1 aucuns de nos (fici]s ou autres1 s\s un umbre de m&em5s ou imptrations aucunes v\loi5t ou s'ef=oi5t de pr5dre le dit arg5t1 les diz dputs ou receveurs leur p\rroi5t et s]oi5t t5us de rsi/] de fait1 et p\rroi5t assembl] leurs vois9s des bonnes villes et autres1 selon que bon leur sembl]oit1 p\r euls resi/]1 comme dit e/4 7ibid4 art4 #e47 ,de p>eilles prcautions de la "p des tats1 sont une preuve des viol5ces que le g\v]nem5t toit acc\tum d'ex]c]4 ,qu'on se rappelle que le droit de prise subsi/oit encore1 et ce droit s]voit de prtexte t\tes les rap9es qu'on v\loit faire4 ,se dans le premi] j\r de m>s pro*a9 av5ant1 t\s n'e/oi5t accort des *oses dessus dites1 et de celles qui cy aprs s]ont dcl>es et spcifies1 ou au mo9s se il n'app>oit que n\s en eussions fait notre dilig5ce bi5 et suffisam5t d$ans le dit j\r1 les dites aydes cess]oi5t du t\t4 7,ibid4 art4 #a47 ,se il plaisoit ,dieu que p> sa grace1 et p> l'aide de noz bons sulgis1 nos dittes gu]res1 fuss5t f9ies dudans un an1 les dites aides cess]oi5t du t\t2 et se l'arg5t1 et de ce qui en s]a lev avoit aucun re/e ou rsidu1 il s]oit t\rn ou conv]ti ou pr\ffit et es ncessits des pas o il auroit t cuilli1 selon l'ord5ance des trois taz dessus dit4 7,ibid4 art4 #g47 #aie ,j'ai pr\v dans les rem>ques du *apitre ,,ii1 livre ,,iv1 qu'avant le rgne de ,s4 ,l\is1 il n'y avoit po9t de puissance lgislative dans le royaume4 ,on a vu que les droits respectifs des suz]a9s et des vassaux v>ioi5t cont9uellem5t1 et que *aque seigneur toit un vrai despote dans ses t]res1 avant qu'il et trait avec ses sujets et donn des *>tes de commune4 ,j'ai fait voir quelle toit la doctr9e de ,beaumanoir sur le droit de faire des lois gnrales1 qu'il n'ose attribu] ouv]tem5t au roi1 qui n'toit encore reg>d que comme le g>di5 et le cons]vateur des c\tumes4 ,on comm5oit s5tir la ncessit d'un lgislateur1 et ce qui facilita sans d\te les progrs rapides de la doctr9e de ,beaumanoir1 c'e/ le respect qu'on avoit p\r la v]tu de ,s4 ,l\is4 ,d'ailleurs le beso9 d'une puissance lgislative dans la socit1 e/ une de ces vrits s5sibles et vid5tes auxquelles l'esprit huma9 ne peut se refus] qu& on la lui prs5te4 ,on laissa donc pr5dre au roi la prrogative de faire des lois1 p>ce que dans la pr(onde ignorance o le g\v]nem5t fodal avoit jet les esprits1 p]sonne ne p\voit se d\t] que la nation pt avoir quelque droit de se g\v]n] p> elle-mme4 ,mais comme on ne savoit po9t en quoi devoit consi/] la puissance lgislative1 on cons]va encore t\s les prjugs et t\tes les passions du g\v]nem5t des fiefs4 ,en effet1 si on *]*e pntr] l'esprit qui dictoit les requtes et les remontrances prs5tes au fils de ,philippe-le-,bel1 on voit que les seigneurs laissoi5t au roi le droit de publi] ses lois1 mais en se rs]vant celui de dsobir1 si les lois les *oquoi5t4 ,c'e/ s\s les rgnes de ces pr9ces que1 selon les app>5ces1 comm5a s'tablir la doctr9e que le roi e/ lgislateur1 mais qu'il doit g\v]n] con=mm5t aux lois2 c'e/--dire1 qu'il peut faire des lois n\velles1 et ne peut cep5dant abrog] ou contr>i] les anci5nes3 absurdit que les gnrations se sont successivem5t transmises1 que n\s rptons t\s les j\rs1 et qui ne n\s *oque pas1 ou p>ce que n\s y sommes acc\tums1 ou p>ce que n\s n'ent5dons pas ce que n\s disons4 ,il e/ vraisemblable que t\tes les fois que ,philippe-de-,valois et ses prdcesseurs assemblr5t la nation1 en suivant l'exemple que leur avoit donn ,philippe-le-,bel1 le pr9ce et la nation s'exposr5t mutuellem5t leurs beso9s4 ,les tats dem&oi5t des rglem5s p\r corrig] quelques abus ou p\r tablir une n\velle police1 et le roi les publioit en son nom4 ,la loi toit faite de conc]t1 et la puissance lgislative toit en quelque sorte p>tage4 ,mais comme les ordonnances p>oissoi5t l'ouvrage seul d'un pr9ce1 et qu'on n'y voyoit que son nom1 on s'acc\tuma reg>d] le seul lgislateur2 et les tats1 entrans p> l'op9ion publique1 crur5t n'avoir que le droit ridicule de faire des dolances et des remontrances4 ,si cette doctr9e n'et pas t reg>de comme un pr9cipe inconte/able du g\v]nem5t1 qu& le roi ,jean monta sur le trne1 e/-il vraisemblable que t\s les ordres de l'tat1 qui toi5t galem5t mcont5s en #acee1 au lieu de v\loir p>tag] la puissance lgislative1 euss5t trait avec le roi1 et cru avoir beso9 de son nom et de son autorit p\r faire des rglem5s8 ,la loi n'auroit-elle pas p>u s\s une =me t\te diffr5te de celle qu'elle a8 ,t\tes nos c\tumes1 t\s nos usages se sont tablis d'une manire ins5sible1 et c'e/ p\r cela qu'il e/ si difficile d'en fix] l'poque4 ,quoi qu'il en soit1 il e/ c]ta9 que les tats de #acee reg>doi5t le roi comme le lgislateur de la nation4 #aif ,p\rce que p> av5ture nos gu]res ne s]ont pas f9es du t\t en cette prs5te anne1 les g5s de trois e/az s'assembl]ont ,p>is avec les g5s de no/re conseil la sa9t au ,dieu pro*a91 p> eulx ou p> leurs procureurs suffisamm5t fonds1 ord5n]ont ensemble de n\s faire ayde conv5able p\r noz gu]res1 considr les qualits et l'e/at d'icelles2 et aussi si au temps av5ir n\s avi5s autres gu]res1 il n\s en f]ont ayde conv5able1 selon la dlibration des trois e/az s5s ce que les deux puiss5t li] le ti]s3 et se t\s les trois e/az n'e/oi5t d'accord ensemble1 la *ose demeurroit s5s det]m9ation1 mais en ce cas n\s ret\rn]ions no/re doma9e des monnoyes1 et nos au/res1 except le fait des pr9ses1 lesquelles en ce cas n\s ne p\rrions faire si ce n'e/oit en payant l'arg5t et p> ju/e prix4 7,ord4 du #bh dcembre #acee1 art4 #bg47 #aig ,on tr\ve dans les ordonnances du ,l\vre1 ,t4 #d1 p4 #aha1 une commission en date du #c m>s #acef1 donne aux lus des bailliages de ,cl]mont en ,auv]gne et de ,sa9t ,fl\r1 qui pr\ve ce que j'avance ici3 ont avis 7les tats-gnraux7 que v\s aurs pooir et autorit de n\s1 de m5d] et faire assembl] ,cl]mont et ,s4 ,fl\r ou ailleurs es dittes dioceses ou nom des trois e/az gnralem5t et espcialem5t t\s ceulx des trois e/az des dittes dioceses1 et aucuns d'eulx1 a9si et t\tes fois que bon v\s sembl]a1 p\r le fait dessus diz et les dpp5dances3 et n\s des ma9t5ant l'octroyons et avons octroy4 ,je n'ai tr\v1 malgr les re*]*es que j'ai pu faire1 aucune pice qui fasse conjectur] que les sur9t5dans des aides euss5t le droit de convoqu] les tats-gnraux4 ,t\tes les ordonnances1 au contraire1 et les faits connus invit5t croire qu'ils ne l'avoi5t pas4 ,comme l'hi/oire e/ mo9s faite p\r n\s appr5dre ce qui s'e/ pass1 que p\r n\s in/ruire de ce que n\s devons faire1 je m>qu]ai trs-expressm5t1 que si la nation se tr\ve jamais rassemble1 elle doit1 en se sp>ant1 nomm] des commissaires *>gs d'excut] ses ordres1 et qui se fass5t respect]1 en tant les matres de convoqu] extraord9airem5t les tats4 ,sans cette prcaution1 on peut prdire la nation qu'on tr\v]a sans pe9e le secret de r5dre inutile t\t ce qu'elle aura fait1 et de lui r$onn] les f]s qu'elle aura t5t de bris]4 ,je ne fais que rpt] ici ce que j'ai dj dit dans le corps de mon ouvrage2 mais la matire e/ si importante1 et n\s sommes si inconsidrs1 que ma rptition e/ bi5 p>donnable4 #aih ,n\s rappellons t\tes les lettres et commissions p] n\s donnes1 tant sur le fait des diz subsides et aydes du temps pass1 tant aux g5]aux ,p>is1 aux esleus p>ticuli]s p> les dioceses et autrem5t3 et aussi t\tes mani]es de r=mations ,p>is et ailleurs1 et le pooir eulx et *ascun d'eulz donn p> no/re dit seigneur 7le roi ,jean7 ou n\s s\bz quelconques f\rmes de p>oles1 ne p\r quelconque cause que ce soit1 et leur pooir remettons et ret5ons et n\s1 et leur def5dons que dores en avant il ne s'en entremett5t en quelque mani]e1 et les reputons p\r e/re privs p]sonnes4 7,ordon4 du #ad mai #aceh1 art #d474 ,c]ta9es p]sonnes1 c'e/ assavoir un *ascun e/at1 s]ont esleus p> les dites g5s d'glise1 nobles1 et bonnes villes et commis de p> n\s p\r le fait des dites aides ord5] et mettre f94 7,ibid4 art4 #ag47 ,dans la commission du #b m>s #acef1 que j'ai cite dans la note prcd5te1 il e/ dit3 ont ordonn 7les tats de #acef1 les plus puissans qu'il y ait eu en ,france7 et avisi que v\s soyez les esleus es villes et dioceses de ,cl]mont et de ,s4 ,fl\r1 et aurs povoir de no/re autorit de asseoir1 cuillir et recevoir p> n\s ou p> autre que v\s dput]s ad ce1 es villes et diocese de ,cl]mont et de ,/4 ,fl\rs t\tes les rev5ues dudit ayde1 povoir de contra9dre et faire contra9dre1 c4 ,ne p\rront ri5s faire les gnraulx sup]9t5d5z des trois e/az dessus diz1 ou fait de leur adm9i/ration1 se il ne sont d'accort t\s ensemble1 et se il adv5oit que il fuss5t descort des *oses qui reg>d5t leurs (fices1 nos g5s du p>lem5t les p\rroi5t accord] et ordonn] du descort4 7,ord4 du #bh ,dcembre #acee1 art4 #e47 #aii ,uns g5ti%om ne r5d c\/umes ne peages de ri5s qu'il a*ete ne qu'il v5de se il n'a*ete p\r rev5dre et p\r gaign]4 7,e/ab4 de ,s4 ,l\is1 ,l4 #a1 ,c4 #eh47 ,dans les capitulaires de ,*>lemagne et de ,l\is-le-,dbonnaire1 on tr\ve plusieurs articles qui pr\v5t que la noblesse faisoit le comm]ce4 ,je p\rrois cit] ici plusieurs *>tes de commune donnes p> des seigneurs puissans leurs sujets1 et dans lesquelles ils se rs]voi5t un c]ta9 temps m>qu p\r v5dre privativem5t1 non pas les seules d5res qui prov5oi5t de leurs t]res1 mais celles mme qu'ils avoi5t a*etes p\r les rev5dre4 #bjj ,c'e/ ces intrigues et ces ligues1 dont je p>le dans le corps de mon ouvrage1 qu'a rapport l'article #dh de l'ordonnance du mois de m>s #acef1 et donne sur la dem&e des tats4 ,n\s f]ons jur] audit *anceli]1 aux g5s dudit gr& conseil et aux au/res (fici]s et conseill]s qui sont ent\r n\s1 sur sa9tes vangiles de ,dieu1 qu'ils ne f]ont ensemble confdration1 conspiration ou alliance1 et p> exprs leur avons df5du et enjo9t et comm& sur pe9e d'e/re privs de t\s (fices royaulz p]ptuellem5t et s5s rappel1 au cas qu'il f]ont le contraire4 ,l'article #eb de la mme ordonnance aj\te3 p\r ce qu'il e/ v5u no/re cognoissance que auscuns des p]sonnes qui fur5t ,p>is l'assemble d'environ la ,s4 ,remy d]nirem5t pass1 et l'assemble du c9quime j\r de fvri] en suivant1 et qui v5dront aux autres assembles1 ont enc\ru la malivol5ce1 ou p\rroi5t enc\rre d'aucuns des (fici]s p\r le temps de no/re dit seigneur et de n\s1 lesquels se sont de fait eff>cis1 se ils euss5t peu1 de eulz gr&em5t navr]1 bleci]1 ou mettre mort ou faire mettre1 et encore p\rroi5t faire1 c4 #bja ,les aides1 subsides1 gabelles ont peu pr\ffit ou fait des gu]res ou elles e/oi5t ordonnes1 p>ce que aucuns se sont ef=cis p> mauvais conseil de les di/ribu] et conv]tir en d'autres usages dont t\t li royaume e/ gr&em5t grev4 7,ordon4 du mois de m>s #acef1 art4 #b47 ,p\r ce qu'il e/ no/re cognoissance v5u que plusieurs subgs du royaume ont m\lt e/ grevs et dommagis p> ceulz qui ont t commis lev]1 impos]1 et exploit] la gabelle1 imposition et subside octroyez en l'anne passe1 et que ce que ils levoi5t1 ils ne t\rnoi5t pas moiti au pr\fit de la gu]re1 mais leur pr\fit s+uli] et p>ticuli]1 c4 7,ibid4 art4 #bj7 ,je n'ignore pas qu'il faut se dfi] des ordonnances et les tudi] avec une critique svre4 ,dans les temps anci5s1 comme auj\rd'hui1 le conseil ne se piquoit pas de respect] t\j\rs la vrit4 ,il me s]oit facile d'en cit] v+t exemples2 mais je me cont5t]ai d'av]tir mes lecteurs1 qu'avant de compt] sur une ordonnance1 il faut exam9] avec so9 dans quelles circon/ances elle a t publie1 et quel esprit ou quel intrt l'a dicte3 c'e/ une rgle que je me suis prescrite1 et que j'ai obs]ve religieusem5t4 ,p\r jug] combi5 l'ordonnance que je vi5s de cit]1 doit avoir de poids1 et combi5 les repro*es qu'on fait aux ag5s des tats1 sont mrits1 il suffit de rem>qu] que cette ordonnance ne fut po9t l'ouvrage du seul conseil1 ce qui la r5droit suspecte2 mais qu'elle fut dresse de conc]t avec les tats2 et ils n'auroi5t pas pass cette accusation contre leurs (fici]s1 si elle n'et t fonde4 ,,*apitre ,,iii4 #bjb ,les dputs aux tats recevoi5t de leurs commettans des in/ructions et des p\voirs qu'il ne leur toit po9t p]mis de pass]2 et le conseil lui-mme conv5oit de cette vrit4 ,nos v\s m&ons que v\s envoys v]s n\s ,b\rges ce/e pro*a9e ,pasques flories1 suffici5s et sages qui n\s puissions avoir conseil1 et qui apport5t avec eux sufficiant pooir de v\s1 p> quoy ce qui s]a fait avec eux et avec les autres bonnes villes1 soit f]me et e/able p> le pr(it commun4 ,lettres de convocation de ,philippe-le-,long en #acaf1 aux habitans de la ville d',alby2 7,voyez4 ,d4 ,vaissete ,t4 ,,iv4 preuves1 p4 #aed47 ,n\s v\s m&ons et requ]ons1 sur la falit en quoy v\s e/es t5us et a/ra9s n\s1 que v\s eslisis quatre p]sonnes de la ville de ,n>bonne dessus dite1 des plus sages et plus notables1 qui audit j\r soi5t ,poiti]s in/ruits et fonds suffisam5t du faire avis] et accord] avecques n\s t\t ce que v\s p\rris faire se t\s y e/is prs5s4 ,lettres de convocation du #cj m>s #acbj1 7,ibid4 ,d4 ,vaissete1 p4 #afb47 ,au premi] j\rs de m>s pro*a9 v5ant1 s'assembl]ont en no/re ville de ,p>is1 les p]sonnes des trois e/az dessus diz1 p> eulz ou p> procureurs s\ffisam5t fonds1 p\r veoir et oir1 c4 7,ordon4 du #bh dcembre #acee4 art4 #f47 ,p\r ce que lesdites aides ne sont accordes que p\r un an tant seulem5t1 les p]sonnes des trois e/az dessus diz p> eulz ou leurs procureurs suffisam5t fonds s'assembl]ont1 c4 7,ibid4 art4 #g47 ,cette doctr9e toit si con/ante et si c]ta9e1 que dans les tats de #achb1 les dputs des villes rpondir5t aux dem&es du roi1 qu'ils avoi5t ordre d'ent5dre simplem5t les propositions qu'on leur f]oit1 et qu'il leur toit df5du de ri5 conclure4 ,ils aj\tr5t qu'ils f]oi5t leur rapport1 et qu'ils ne nglig]oi5t ri5 p\r dt]m9] leurs commettans se con=m] aux volonts du roi4 ,s'tant rassembls1 ils dcl>r5t qu'on ne p\voit va9cre l'opposition gnrale des peuples au rtablissem5t des impts1 et qu'ils toi5t rsolus de se port] aux d]nires extrmits p\r l'emp*]4 ,les dputs de la prov9ce de ,s5s outrepassr5t leurs p\voirs et fur5t dsav\s p> leurs commettans1 qui ne payr5t po9t le subside accord4 ,des bailliages ont mme quelquefois refus de contribu] aux *>ges de l'tat1 s\s prtexte qu'aucun reprs5tant n'avoit cons5ti en leur nom4 ,ils avoi5t raison1 puisque t\te aide toit reg>de comme un don libre1 volontaire et gratuit4 #bjc ,p\r prv5ir t\t emb>ras1 j'av]tis encore ici le lecteur que ce mois de fvri] dont je p>le1 app>t5oit l'anne #acef1 p>ce que l'anne ne comm5oit alors qu' ,pques4 #bjd ,n\s avons p\r obvi] ce 7la nglig5ce1 l'infidlit1 c4 des m9i/res7 enjo9t e/roitem5t t\s ceulz et *ascun p> soi1 que n\s avons ma9t5us1 esleus et ret5us dudit gr& conseil1 p> le bon avis et conseil des diz trois e/az1 c4 7,ordon4 du mois de m>s #acef1 art4 #db47 #bje ,voyez l'ordonnance du mois de m>s #acef1 les art4 #g et #ab1 au sujet des repro*es qu'on faisoit au p>lem5t4 ,l'article #ac reg>de la *ambre des comptes4 ,au sujet des autres abus dont je p>le1 et qu'on eut l'imprud5ce d'attaqu] la fois et trop prcipitamm5t1 voyez les articles #h1 #bd1 #be1 #bh1 #cj1 #ca1 #cg1 #ch1 #dd1 #de1 #df et #dg4 #bjf ,avons accord et ordonn1 accordons et ordonnons de la volont et cons5tem5t des diz trois e/az que les diz g5]alz deputs sur le subside ou fait de leur adm9i/ration1 ne puiss5t ri5 faire1 se il ne sont d'accort t\t ensemble ou au mo9s les siz1 d'un *acun e/at deux4 7,ibid4 art4 #c47 #bjg ,ord5ons que sans autres lettres ou m&em5s de no/re dit seigneur ou de nos g5s1 les diz trois e/az se puiss5t rassembl] en la ville de ,p>is1 ou ailleurs1 o bon leur sembl]a p> deux ou trois fois et plus si me/i] e/1 dudit lundi de quasimodo jusques l'autre premi] j\r de m>s mil trois c5t c9quante-sept1 p\r p\rveoir et advis] sur le fait de la dicte gu]re et la provision et ordonnance de la dicte aide1 et sur le bon g\v]nem5t du royaume4 7,ibid4 art4 #e47 ,s'il re/e quelque d\te au sujet de la puissance lgislative1 que j'ai dit que les tats reconnoissoi5t dans le roi ,jean1 je prie de bi5 pes] les expressions de ces d]ni]s articles et de jug]4 #bjh ,app]t cl]em5t et notoirem5t que aucun d'eulz comme trai/res et conspirateurs en contre la maje/ de ,monsieur et de n\s1 et de l'honneur et bi5 de la c\ronne et royaume de ,france1 en ont t depuis ju/icis et mors vila9em5t1 et les autres s'en sont f\iz1 qui n'ont os att5dre la voie de la ju/ice1 et se sont r5dus nos ennemis de t\t leur p\voir publiquem5t et notoirem5t4 ,lettres pat5tes du #bh mai #acei1 p> lesquelles le dauph91 rg5t1 rtablit dans leurs titres et dignits les v+t-deux (fici]s1 de/itus p> les tats de #acef4 ,il y a peu de pices plus importantes que celle-ci3 que doit dev5ir le g\v]nem5t1 qu& on voit l\] publiquem5t la plus honteuse flatt]ie et calomni] le patriotisme8 ,,*apitre ,,iv4 #bji ,rap9 ,?oiras1 dans sa diss]tation sur le g\v]nem5t des ,anglo-,saxons1 croit que les fiefs toi5t tablis en ,anglet]re avant la conqute de ,guillaume1 duc de ,norm&ie2 mais j'ai peur que ce savant hi/ori5 n'ait pris p\r des fiefs les t]res que ces rois ,saxons donnoi5t leurs c\rtisans1 et qui n'toi5t autre *ose que les dons de nos rois mrov+i5s1 et que j'ai cru devoir appel] des bnfices4 ,il e/ dmontr1 si je ne me trompe1 que les peuples g]maniques n'avoi5t aucune ide des fiefs2 la plup>t ne cultivant po9t la t]re1 n'avoi5t aucune demeure fixe4 ,n'tant que des brig&s unis p\r faire du but9 qu'ils p>tageoi5t galem5t1 toit-il naturel qu'ils imag9ass5t de v5dre leurs s]vices8 ,si les fiefs toi5t tablis en ,anglet]re qu& ,guillaume y passa1 ,rap9 auroit d n\s en expliqu] la nature4 ,ces fiefs n'avoi5t-ils rapport qu' l'ordre conomique des familles1 comme ceux que ,*>les ,m>tel tablit2 ou =moi5t-ils1 comme s\s nos d]ni]s ,c>lov+i5s1 le droit public de la nation8 ,il auroit fallu faire connotre les vnem5s qui avoi5t produit cette rvolution4 ,si elle et t plus anci5ne que la conqute1 le g\v]nem5t fodal des ,anglais auroit eu un c>actre p>ticuli]1 et il me semble1 au contraire1 qu'il p>ot tre fait sur le modle de celui des ,norm&s4 ,si on y rem>que quelque diffr5ce1 c'e/ qu'il toit t\t simple qu'en faisant des libralits en ,anglet]re1 ,guillaume ne s'assujettit pas aux c\tumes qui le gnoi5t en ,norm&ie4 ,il toit libre de mettre dans ses diplomes d'inve/iture les clauses qui lui toi5t les plus favorables2 et la ,france1 a9si qu'on l'a vu1 lui en f\rnissoit des exemples4 ,hume n\s dit que le va9queur p>tagea l',anglet]re en sept c5ts b>onies1 qui t\tes relevr5t immdiatem5t de la c\ronne2 que les ju/ices des b>ons ne fur5t po9t s\v]a9es dans leurs t]res1 et que le roi s\mit les fiefs une lgre r$evance4 ,je le crois sans pe9e1 c> ,guillaume devoit altr] et tempr] les c\tumes qui lui toi5t incommodes en ,norm&ie4 ,il s5toit combi5 il lui toit utile que les gr&s fiefs relevass5t immdiatem5t de lui4 ,la s\v]a9et des ju/ices norm&es ress]roit dsagrablem5t sa juridiction2 et il savoit p> expri5ce que plus il s]oit ri*e1 plus il s]oit puissant4 #baj ,il y a deux copies de cette *>te dans le livre r\ge de l'*iqui]3 ,ma?ieu ,p>is en donne aussi deux copies1 et ,black/one en f\rnit une c9quime dans son savant recueil des lois d',anglet]re4 ,il y a quelques diffr5ces entre t\tes ces copies1 sur-t\t dans le prambule et la conclusion de la *>te2 mais le corps de la pice e/ ess5tiellem5t le mme4 ,black/one tr\ve un peu extraord9aire1 qu'ayant t envoye dans t\s les comts d',anglet]re et dpose dans les mona/res1 on n'en tr\va plus aucune copie s\s le rgne de ,jean-sans-,t]re2 et de-l il p>ot d\t] de la ralit de cette *>te4 ,je n'entrepr5drai po9t de discut] les raisons de ce savant ,anglais1 dont je n'ent5ds pas la langue4 ,je convi5s qu'il e/ extraord9aire que t\tes les copies de la *>te de ,h5ri ,i ai5t disp>u en mme-temps2 mais le s]oit-il mo9s que t\te l',anglet]re et cru avoir une *>te qu'on ne lui avoit pas donne8 ,quoi qu'il en soit1 il me suffit1 p\r fond] mes raisonnem5s1 que les ,anglais fuss5t p]suads qu'ils avoi5t reu de ,h5ri ,i une *>te qui rtablissoit leurs anci5nes lib]ts4 #baa ,concessimus etiam omnibus lib]is hom9ibus regni no/ri pro nobis et hr$ibus no/ris 9 p]petuum1 omnes lib]tates subscriptas hab5das et t55das eis et hr$ibus suis de nobis et hr$ibus no/ris4 7,mag4 ,c>t4 art4 #a47 ,nulla vidua di/r+atur ad se m>it&um dum volu]it viv]e s9 m>ito1 x tamn quod securitatem faciat quod se non m>itabit s9 ass5su no/ro1 si de nobis t5u]it2 vel s9 ass5su dom9i sui de quo t5u]it1 si de alio t5u]it4 7,ibid4 art4 #h47 ,on a vu que le royaume fut p>tag en sept c5ts b>onies4 ,ces b>ons immdiats ab&onnr5t une p>tie de leurs t]res et se fir5t des vassaux1 dont le nombre1 selon les hi/ori5s1 monta soixante mille deux c5t qu9ze4 ,en lisant les articles de la gr&e *>te1 que je ne rapporte ici que p\r faire voir avec quelle sagesse les seigneurs ,anglais traitr5t avec ,jean-sans-,t]re1 on p\rra s'ap]cevoir que ,guillaume-le-,conqurant avoit tabli en ,anglet]re les c\tumes fodales de ,france4 ,nullum scutagium vel auxilium ponatur 9 regno no/ro1 nisi p] commune consilium regni no/ri nisi ad corpus no/rum r$im5dum1 et primog5itum filium no/rum militem faci5dum1 et ad filiam no/ram primog5itam m>it&am1 et ad hc non fiat nisi rationabile auxilium4 ,simili modo fiat de ,auxiliis de civitate ,london4 7,ibid4 art4 #ac47 et civitas ,london habeat omnes antiquas lib]tates et lib]as consuetud9es suas1 tam p] t]ras quam p] aquas4 ,pret]e volumus et conc$imus quod omnes ali civitates et ,burgi et ville et portus habeant omnes lib]tates et lib]as consuetud9es suas3 7,ibid4 art4 #ac47 nos non conc$emus de ct]o alicui quod capiat auxilium de lib]is hom9ibus suis nisi ad corpus suum r$im5dum1 et ad faci5dum primog5itum filium suum militem1 et ad primog5itam filiam suam m>it&am1 et ad hoc non fiat nisi rationabile auxilium4 7,ibid4 art4 #e47 ,communia placita non sequantur curiam no/ram1 s$ t5eantur 9 aliquo loco c]to4 7,ibid4 art4 #ag47 ,nos1 vel si extr regnum fu]imus1 capitalis ju/ici>ius no/]1 mittimus duos ju/ici>ios p] unum quemque comitatum1 p] quatuor vices 9 anno1 qui cum quatuor militibus cujuslibet comitatus electis p] comitatum1 capiant 9 comitatu et 9 die et loco comitatus assisas pr$ictas4 7,ibid4 art4 #ah47 ,lib] homo non am]cietur pro p>vo delicto nisi secundm modum delicti1 et pro magno delicto am]cietur secundm magnitud9em delicti salvo cont5em5to suo2 et m]cator eodem modo salv m]c&is su2 et villanus eodem modo am]cietur salvo wa9nagio suo1 si incid]9t 9 mis]icordiam no/ram2 et nulla pr$ict>um mis]icordi>um ponatur nisi p] sacram5tum proborum hom9um devisneto4 7,ibid4 art4 #bj47 ,nullus con/abul>ius vel alius ballivus no/] capiat blada vel alia catalia alicujus1 nisi /atm ind r$dat d5>ios1 aut respectum ind hab]e possit de voluntate debitoris4 7,ibid4 art4 #bh47 ,nullus vice-comes vel ballivus no/] vel aliquis alius capiat equos vel c>etas alicujus lib]i hom9is1 pro c>iagio faci5do1 nisi de voluntate ipsius lib]i hom9is4 7,ibid4 art4 #cj47 ,breve quod vocatur precipe1 de ct]o non fiat alicui de aliquo t5em5to1 und lib] homo amitt]e possit curiam suam4 7,ibid4 art4 #cd47 ,nullus lib] homo capiatur1 imprisonetur1 aut dissaisiatur1 aut urtagetur1 aut aliquo modo de/ruatur2 nec sup] eum ibimus1 nec sup] eum mittemus1 nisi p] legale judicium p>ium suorum1 vel p] legem t]r4 7,ibid4 art4 #ci47 ,omnes m]catores habeant salvum et securum exire de ,angli1 et v5ire 9 ,angliam1 et mor>i et ire p] ,angliam1 tam p] t]ram quam p] aquam1 ab m5dum et v5d5dum s9 omnibus mali/oltis p] antiquas et rectas consuetud9es1 prt]quam 9 tempore guv]ro1 et si s9t de t]r contr nos guv]riva4 ,et si tales inv5iantur 9 t]r no/r 9 pr9cipio guv]re1 atta*i5tur s9 dampno corporum et r]um1 donec sciatur nobis vel capitali ju/ici>io no/ro1 quomodo m]catores t]r no/r tract5tur qui tm inv5i5tur 9 t]r contr nos guv]riva2 et si no/ri salvi s9t ibi1 alii salvi s9t 9 t]r no/r4 7,ibid4 art4 #da47 #bab ,9 p]petum facimus et conc$imus eis1 7b>onibus7 securitatem subscriptam1 videlicet quod b>ones eligant vig9ti qu9que b>ones de regno quos volu]9t1 qui debeant pro totis viribus suis obs]v>e1 t5]e et fac]e obs]v>i pacem et lib]tates quas eis concessimus1 et hac pres5ti c>t no/r confirmavimus4 ,x scilicet quod si nos vel ju/ici>ius no/]1 vel baillivi no/ri1 vel aliquis de m9i/ris no/ris 9 aliquo erg aliquem design]imus1 vel aliquem articulorum pacis aut securitatis transgressi fu]imus1 et delictum o/5sum fu]it quatuor b>onibus de prdictis vig5ti qu9que b>onibus1 illi quatuor b>ones acc$ant ad nos vel ad ju/ici>ium no/rum1 si fu]imus extr regnum1 propon5tes nobis excessum1 pet5t ut excessum illum s9 dilatione faciamus em5d>i2 et si nos excessum non em5dav]imus vel si fu]imus extr regnum1 ju/ici>ius no/] non em5dav]it intr tempus quadrag9ta di]um comput&um tempore quo mon/ratum fu]it nobis vel ju/ici>io no/ro si extr regnum fu]imus1 prdicti quatuor b>ones ref]ant causam illam ad residuas de vig5ti qu9que b>onibus2 et illi vig5ti qu9que b>ones cum communa totius t]r1 di/r+ant et gravabunt nos modire omnibus quibus pot]unt1 scilicet p] captionem ,ca/rorum t]r>um1 possessionum1 et aliis modis quibus pot]unt1 donec fu]it em5datum secundm arbitrium eorum1 salva p]sona no/ra et reg9e no/re et lib]orum no/rorum1 et cum fu]it em5datum1 int5dant nobis sicut pris2 et quicumque volu]it de t]r1 juret quod ad pr$icta omnia exequ5da p>ebit m&atis pr$ictorum vig5ti qu9que b>onum1 et quod gravabit nos pro posse suo cum ipsis2 et nos public et lib] damus lic5tiam jur&i cuilibet qui jur>e volu]it et nulli unqum jur>e prohibemus4 ,omnes autem illos de t]r qui p] se et sponte su nolu]9t jur>e vig5ti qu9que b>onibus de di/r+5do et grav&o nos cum eis1 faciemus jur>e eosdem de m&ato no/ro sicut pr$ictum e/4 ,et si aliquis de vig5ti qu9que b>onibus decess]it1 vel t]r recess]it1 vel aliquo modo imp$itus fu]it1 quom9s i/ pr$icta poss5t exequi1 qui residui fu]9t de pr$ictis vig5ti qu9que b>onibus1 eligant alium loco ipsius pro arbitrio suo1 qui simili modo erit juratus qu9 et cet]i4 ,9 omnibus autem que i/is vig5ti qu9que b>onibus commituntur exequ5da1 si =t ipsi vig5ti qu9que pres5tes fu]9t1 et int] se sup] re aliqu discordav]9t1 vel aliqui ex eis summoniti nol9t vel nequeant int]esse1 ratum habeatur et firmum quod major p>s eorum qui pres5tes fu]9t provid]it vel precep]it1 ac si omnes vig5ti qu9que 9 hoc cons5siss5t1 et prdicti vig5ti qu9que jur5t quod omnia ant dicta fidelit] obs]vabunt1 et pro toto posse suo faci5t obs]v>i4 ,et nos nihil impetrabimus ab aliquo p] nos nec p] alium p] quod aliqua i/>um concessionum et lib]tatum revocetur et m9uatur2 et si aliquid tale impetratum fu]it1 irritum sit et inane1 et nunquam eo utemur p] nos nec p] alium4 7,c>t4 ,mag4 art4 #fa47 #bac ,p\r se conva9cre que la gr&e *>te donna un n\veau c>actre aux ,anglais1 il suffit de voir dans le recueil de ,black/one1 les pices qui conc]n5t les successeurs de ,jean-sans-,t]re4 ,voyez la *>te de ,h5ri ,,iii du #aa fvri] #abbd1 v\s y tr\v]ez les mmes articles1 l'exception de la juridiction des v+t-c9q b>ons1 dont il e/ p>l dans la rem>que prcd5te4 ,l'acte d',ed\>d ,i1 du #e novembre #abig1 e/ rem>quable4 ,sa*iez que n\s al honeur de ,dieu et de se9te glise e au pr(i/ de t\t no/re roiaume avoit graunt pur n\s et pur nos heyrs1 ke la graunt *>tre de fraun*ises e la *>tre de la =e/e lesquels feur5t faites p> un commun as5t de t\t le roiaume en le tems le roi ,hanry no/re p]e1 soi5t t5ues en t\z leur po9tz sauns nul blemissem5t4 ,e volums ke meismes celes *>tres des\tz no/re seal soi5t envieez nos ju/ices aussi bi5 de la =e/1 cume z autres1 e t\s les visc\ntes des c\nteez1 e t\z nos m9i/res1 e t\tes nos citeez p>mi la t]re ensemblem5t ore noz brefz2 en les qui eux s]ra c\nt5u kil fac5t les avaunt dites *>tres publi]2 e ke il f\nt dire au peuple ke nos les avumes graunteez de t5ir les on t\tz leur po9tz4444444 et volums ke si nuls jugem5z soi5t donnez desoremes enc\ntre les po9tz des *>tres avaunt dites p> ju/ices e p> nos autres m9i/res qui c\ntre les po9tz des *>tres ti5n5t pl$z devaunt eaux1 soi5t defez et pur ny5t t5us4 ,e voloms ke mieismes celes *>tres des\tz no/re seal soi5t envieez z glises ca!drales p>mi no/re roiaume1 e la demeorg5t1 e soi5t deus fiez p> an lues devaunt le peuple4 ,e ke arceveesques1 vesques do+n5t s5t5ces du graunt escum5g c\ntre t\z ceaux qui c\ntre les avaunt dites *>tres v5dr\nt ou en fait1 ou en ayde1 ou en conseil1 ou nul poynt enfre9dront1 ou enc\ntre v5dr\nt2 et ke celes s5t5ces soi5t d5unciez e publiez deux foys p> an p> les avant dits prelas4 ,et si meismes les prelas vesques ou nul deux soi5t necglig5tz la d5unciatiun susdite faire p> les arceveesques de ,caunt]bire e du ,evewyk qui p> tems f]r\nt1 si en me croy5t2 soi5t repris e di/r9tz a meismes cele d5unciaciun f]e en la f\rme avaunt dite44444 et au suit avaons graunte pur n\s e pur nos heyrs1 z arceveesques1 vesques1 abees1 prieurs e z autre g5tz de se9t glise1 e z c\ntes1 e b>\ns1 e t\te la communaut de la t]re que mes pur nuls busoignie ti5 man]e des aydes mises ne prises de no/re royaume1 ne pr5drums ke p> commun ass5t de tut le royaume1 e a commun pr(i/ de meisme le roiaume1 sauve les anci5nes aydes e prises dues e ac\/umees1 e pur ce ke t\t le plus de la communaut del roiaume se s5t5t durem5t grevez de la malet\te des leynes1 c'e/ sav] de *escun sac de leyne qu>ante s\s a n\s unt prie ke n\s les v\sessums reless]2 n\s a leur pri]e les avums ple9em5t relesse1 e avums graunte ke cela ne autre mes ne pr5drons sauntz leur commun ass5t e lur bone volonte4 ,je ne puis me disp5s] de rapport] encore ici l'acte du mme ,ed\>d ,i1 du #f m>s #abii4 ,on v]ra que les ,anglais toi5t =tem5t atta*s la gr&e *>te1 et que l'esprit de cette pice dev9t l'esprit gnral de la nation4 ,que celes *>tres soi5t bailles *escun viscont d',englet]re des\tz le seal le roi a lire quatre foiz p> an devant le poeple en ple9 conte1 e e/ asavoir a pro*e9 conte apres la ,se9t ,mi*el1 al pro*e9 conte apres la ,noel1 al pro*e9 conte apres la ,pasque1 et a pro*e9 conte apres la ,se9t ,johan4 ,et a celes deus *>tres en *escun poynt1 et en *escun article1 de eles f]mem5t t5ir ou rem$ie ne fu/ avant p> la commune ley1 soi5t eslus en *escun conte p> la commune de meismes le conte1 trois prodes hommes *ivali]s ou autres loiaux1 sages et avises qui soi5t ju/ices1 jures et assignes p> les lettres le roi ov]tes de so5 grant seal1 de oyr et det]m9] santz autres bref qe leur commun g>ant1 les ple9tes qe se f]ront de t\s iceaux qe v5dront ou mespr5dront en nul desditz poyntz des avant dites *>tres es contetz ou ils sont assignes1 ausi bi5 de deuz fran*ises come dehors1 e ausi bi5 des m9i/res le roi hors de leur places come des autres2 et les pl9tes oyr de j\r en j\r santz delay les t]m95t santz allu] les delais qe sont allu] p> commune ley4 ,e qe meismes ceaux *ivali]s ai5t po] de punir t\s ceaux qe s]ront atte9tz de trepas fait en contre nul po9t des *>tres avant dites1 ou rem$ie ne fu/ avant p> commune ley1 ausi come avant e/ dit p> enprisonem5t1 ou p> rance\n1 ou p> am]ciem5t1 selon ce qe la tres p>s le dem&e1 et p> ces n5t5d pas le roi ne nul de ceaux qe fu/ a ce/ ordonem5t f]e1 qe les *ivali]s avant dits tiegn5t nul play le po] qe donne leur s]ra1 en cas ou avant ces h\res fu/ rem$ie1 p\rveu selont la commune ley p> bref1 ne qe prejudice en soit fet la commune ley ne a les *>tres avant dites en nul de leur po9tz4 ,e voet le roi qe si t\s treis ne soi5t pres5ts1 ou ne purront z t\tes les fois ent5dre a faire leur (fice en la f\rme avant dite1 qe deus des treis le fac5t1 e ordone e/ qe les viscontes e les baillifs ent5dantz z les com&em5ts des avant dites ju/ices en quant qe ap5t a leur (fice4 ,ed\>d ,i confirma encore le #ad fvri] #acjj1 la gr&e *>te et la *>te des =ts2 il e/ dit dans cet acte3 ,volumus et conc$imus pro nobis et h]$ibus no/ris1 quod si quo /atuta fu]9t contr>ia dictis c>tis vel alicui articulo 9 iisdem c>tis cont5to1 ea de communi concilio regni no/ri modo debito em5d5tur vel etiam adnull5tur4 ,je ne rapport]ai pas un plus gr& nombre d'autorits2 il suffit de p>c\rir les ordonnances des successeurs de ,jean-sans-,t]re1 p\r voir combi5 t\te la nation e/ atta*e la gr&e *>te4 ,c'e/ t\j\rs le mme esprit qui rgne dans t\tes les lois4 ,les ordonnances comm5c5t t\j\rs p> ordonn] que la gr&e *>te s]a obs]ve2 c'e/ une loi fondam5tale dont on ne s'c>te jamais4 ,les ,anglais fur5t mo9s empresss faire de n\velles lois qu' confirm] les anci5nes1 ce qui consolidoit la fois leurs murs1 leur c>actre et leur g\v]nem5t4 ,avoit-on repro*] au g\v]nem5t quelque infidlit8 ,on ne se cont5toit po9t de faire des pla9tes vagues4 ,on exigeoit du roi un n\veau s]m5t1 et on rappeloit dans la n\velle ordonnance l'article de la loi qui avoit t viole ou transgresse3 les abus n'avoi5t pas le temps de s'accrdit]4 ,avant que de f9ir cette rem>que1 je dirai que dans les ordonnances qui ont suivi la gr&e *>te1 il n'e/ plus p>l de cette juridiction ou de ce tribunal =m p> v+t-c9q b>ons1 et de/9 rp>] les torts et les inju/ices du roi4 ,peut-tre n'avoit-on eu rec\rs cet expdi5t un peu viol5t1 que p>ce que les assembles du p>lem5t n'toi5t ni fixes ni rgulires2 elles le dev9r5t bi5tt3 le p>lem5t fut convoqu t\s les ans1 et on ne s5tit plus la ncessit d'avoir des tribuns qui veillass5t d'une manire p>ticulire la sret publique4 #bad ,on a vu1 dans les notes prcd5tes1 que ,guillaume-le-,conqurant s\mit t\tes les t]res d',anglet]re quelques r$evances1 et on imag9e sans pe9e que ses successeurs ne t>dr5t pas v\loir les augm5t]4 ,plus les pr9ces sont ignorans et foibles1 plus ils croi5t que l'arg5t supple t\t3 a9si ,jean-sans-,t]re exigea des ecclsia/iques et des b>ons1 la septime p>tie de leur mobili]1 et tablit plusieurs reprises des impts arbitraires4 ,cette viol5ce s\leva la nation1 et on ne manqua po9t d'tablir dans la gr&e *>te que le roi ne p\rroit faire aucune leve d'arg5t sans le cons5tem5t des b>ons4 ,eausi avoms grante pur n\s et pur nos heirs z ercevesques1 vesques1 abbs e prieurs et z autres g5tz de se9t glise1 e z contes1 e b>ons1 e tote la communaute de la t]re qe mes pur nule besoigne ti5 man]e des aides1 mises ne prises de no/re roiaume ne pr5drons1 =s qe p> commun ass5t de t\t le roiaume1 et a commun pr(it de meisme le roiaume1 sauve les aunci5es aides e prises dues a c\/umes4 7,ordonnance d',ed\>d ,i1 du #aj octobre #abig1 art4 #f4 ,autre ordonnance du mme pr9ce1 donne la tr5te-quatrime anne de son rgne47 ,nullum ,tallagium vel auxilium p] nos vel h]$es no/ros1 9 regno no/ro ponatur seu levetur s9 voluntate et ass5su ar*iepiscoporum1 episcoporum1 comitum1 b>onum1 militum1 ,burg5sium et aliorum lib]orum communium de regno no/ro4 7,art4 #a47 #bae ,on ne peut se dguis] que les prdcesseurs de ,jean-sans-,t]re n'euss5t dans leurs ma9s t\te la puissance lgislative4 ,les b>ons1 assez =ts p\r =c] le roi donn] la gr&e *>te1 n'os5t ri5 insr] dans cette pice qui indique qu'ils ai5t quelque prt5tion de conc\rir la loi4 ,la *>te qu'ils arra*5t au pr9ce e/ t\te son ouvrage4 ,concessimus etiam omnibus lib]is hom9ibus regni no/ri1 pro nobis et h]$ibus no/ris 9 p]petum omnes lib]tates subscriptas hab5das et t55das eis et h]$ibus suis de nobis et h]$ibus no/ris4 7,art4 #a47 ,a la tte de cette *>te du roi ,jean1 on tr\ve1 dans un exemplaire1 une atte/ation des vques d',anglet]re1 dans laquelle ils dis5t3 ,sciatis nos inspexisse c>tam quam dom9us no/] ,johannes illu/ris rex ,angli fecit comitibus1 b>onibus et lib]is hom9ibus suis ,angli de lib]tate sanct ecclesi1 et lib]tatibus et lib]is consuetud9ibus suis eisdem ab eo concessis sub hac =m4 ,si on fait att5tion la doctr9e et aux prjugs du temps dont je p>le1 on ne d\t]a po9t que les deux passages que je vi5s de cit] ne pr\v5t la proposition que j'ai avance4 ,la nation croyoit avoir si peu le droit de faire les lois avec le pr9ce1 que la gr&e *>te e/ mo9s une loi qu'un trait4 7,voyez une pice que ,black/one a mise la suite de la gr&e *>te47 ,hec e/ conv5tio facta int] dom9um ,johannem regem ,angli ex un p>te1 et ,rob]tum444444 et alios comites et b>ones et lib]os hom9es totius regni ex alt] p>te4 ,la gr&e *>te fit une rvolution1 et le g\v]nem5t tant entirem5t *ang1 le roi ne put port] des lois sans le cons5tem5t de son p>lem5t4 ,ce sont les tablissem5tz le roi ,edw>d fils le roi ,h5ry1 faitz ,w]tsm' son prim'p>lem5t g5]al aprs son coronem5t1 l5dima9e de la clause de pask'1 l'an de son regne ti]ce1 p> son conseil1 et p> l'ass5tem5t des arcevesques1 evesques1 abbez1 prieurs1 c\ntes1 b>ons1 et la comm9atte de la t]re illesqes semons4 7,ordon4 du #be avril #abge47 ,ds que le cons5tem5t d'un ordre e/ ncessaire p\r faire et publi] la loi1 il faut av\] que cet ordre e/ en p>tie lgislateur4 ,suivez les ordonnances recueillies p> ,black/one1 et v\s v]rez que le roi ne fait plus de loi sans le cons5tem5t des gr&s1 et que bi5tt on dem&e celui des communes4 #baf ,les ,anglais ne sont po9t d'accord entre eux sur le temps o les communes entrr5t dans le p>lem5t2 et je ne suis po9t assez v]s dans leur hi/oire p\r os] entrepr5dre de dcid] cette "q4 ,je me born]ai faire ici quelques rflexions que j'ab&onne aux lecteurs4 ,dans l'article #ad de la gr&e *>te1 qui rgle de quelle manire on convoqu]a le conseil de la nation1 il e/ dit que le roi f]a somm]1 p> des ordres p>ticuli]s1 les ar*evques1 vques1 abbs1 comtes et les pr9cipaux b>ons1 et somm] en gnral1 p> ses baillis1 les vassaux les mo9s importans de la c\ronne4 ,il n'e/ po9t p>l des communes2 il n'e/ po9t mme p>l de la ville de ,londres2 n'en peut-on pas conclure qu'elles n'entroi5t po9t au p>lem5t8 ,cette conjecture e/ d'autant plus vraisemblable1 que s\s les prdcesseurs de ,jean-sans-,t]re1 le p>lem5t n'toit que la c\r fodale du roi2 et en v]tu de quel titre les p>ticuli]s de ,londres ou des comtes auroi5t-ils t appels p\r sig] avec les pairs du royaume8 ,l'orgueil des fiefs ne p]mettoit pas ce mlange4 ,sciatis nos inspexisse c>tam quam ,dom9us no/] ,johannes illu/ris rex ,angli fecit comitibus1 b>onibus et lib]is hom9ibus suis ,angli1 c4 ,il me semble qu'on ne peut po9t infr] de ce passage1 que j'ai dj cit dans une rem>que prcd5te1 que le roi ,jean et trait avec les communes3 elles sont nommes1 il e/ vrai2 mais p\rquoi ne le s]oi5t-elles pas1 puisque les gr&s /ipuloi5t en leur faveur8 ,en #abii ,ed\>d ,i confirma la gr&e *>te et la *>te des =ts4 ,le roi les ad de novel grante r5ovele e confirme1 et a la reque/e des prelatz1 contes et b>ons en so5 p>lem5t a ,wesm5/re en qu>emme l'an de so5 regne vynt et utisme ad c]ta9e f\rme1 c4 ,ce passage1 si je ne me trompe1 dcide que les communes n'entrr5t pas dans ce p>lem5t1 on en auroit c]ta9em5t fait m5tion4 ,les gr&s vassaux1 t\j\rs att5tifs aux entreprises du roi dont ils se dfioi5t1 et qui1 p\r df5dre leur lib]t1 avoi5t le bon s5s de protg] celle du peuple1 auroi5t-ils nglig de p>l] de ses reprs5tans1 s'ils euss5t t admis dans le p>lem5t8 ,l'acte d',ed\>d en auroit acquis plus de =ce4 ,cep5dant je tr\ve1 dans une ordonnance du #be avril #abge1 que les communes fur5t appeles au p>lem5t4 ,j'ai apport cette autorit la f9 de la note prcd5te1 et je prie d'y rem>qu] ces expressions3 p> l'ass5tem5t des arcevesques1 evesques1 abbs1 prieurs1 c\ntes1 b>ons et la comm9alt de la t]re illesques semons1 elles sont dcisives4 ,dans le /atut du #cj octobre #abgi1 il e/ encore p>l des communes4 ,ja en no/re pros*e9 p>lem5t a ,we/m\/re apres le dit tretit les prelatz1 c\ntes et b>ons et la comunalt de no/re roialme illocques assembles en avisem5t sur ce/e busoigne4 ,ne p\rroit-on pas infr] de-l que la prs5ce des communes n'toit pas ncessaire p\r donn] au p>lem5t le droit et le p\voir de faire des lois8 ,on les convoquoit qu& les circon/ances l'exigeoi5t1 ou qu& on v\loit r5dre l'assemble plus augu/e4 ,al honeur de ,dieu et de ,se9t ,eglise1 et en am5dem5t des oppressions du peuple1 le roi ,edw>d1 filz le roi ,edw>d filz au roi ,edw>d filz le roi ,h5ri1 son p>lem5t gil tynt a ,wesmon/] apres la fe/e de la purification de ,no/re ,dame1 l'an de son regne primes1 la reque/e de la commune de son roialme p> les ptitions mys devant luy et son conseil en l$it p>lem5t p> ass5t des prelatz1 c\ntes1 b>ons es autres grantz audit p>lem5t assembles ad graunte p> luy et ses heiz] t\tzj\rs les articles s\tzescritz4 ,il p>ot p> cette ordonnance de #acbg que les communes n'entrr5t pas dans ce p>lem5t1 et se cont5tr5t de prs5t] leurs remontrances4 ,on croit voir une c\tume qui se =me l5tem5t1 et qui1 malgr les contr>its qu'elle pr\ve de temps en temps1 ne laisse pas d'acqurir t\s les j\rs de n\velles =ces4 ,dans l'ordonnance de #acbh1 il e/ p>l du cons5tem5t du peuple1 de mme que de celui des seigneurs4 ,p> ass5t de prelatz1 c\ntes et b>ons et autres grantz1 et tote la communalt du roialme audit p>lem5t semons1 ordona et e/ablit en meisme le p>lem5t les *oses s\/hascrites en la =me qe s\scrit4 ,en #accf on ne tr\ve plus le mme langage4 ,ces sont les *oses accordes en p>lem5t no/re seigneur le roi ,edw>d ti]ce apres le conque/1 t5u ,wesmon/]1 le lundi pro*e9 apres my qu>emme1 l'an de son regne dieme p> l$it no/re seigneur le roi1 de l'ass5t des prelatz1 c\ntes et b>ons1 et aux9t la reque/e des *ival]s1 des c\ntes et g5tz de commune p> lor petition mise en dit p>lem5t4 ,dans l'ordonnance du #bg septembre #accg1 il e/ dit4 ,accorde p> no/re seigneur le roi1 prelats1 c\ntes1 b>ons des ass5t des g5ts de commune en p>lem5t semons ,we/mon/]4 ,dans l'ordonnance du #af avril #acdj1 on tr\ve encore que le cons5tem5t du peuple e/ ncessaire p\r faire la loi4 ,volons et grantoms et e/ablissons p> n\s et p> nos heirs et successeurs p> ass5t des prelatz1 c\ntes1 b>ons et communes de nos dit roialme d',anglet]re4 ,cette rem>que devi5droit trop longue1 si je v\lois suivre t\tes les ordonnances4 ,en f9issant1 je me cont5t]ai d'obs]v]1 que celle de #acig1 mrite une att5tion p>ticulire4 ,le p>lem5t v5du ,ri*>d ,,ii tablit la prrogative royale1 de faon que le g\v]nem5t dev5oit arbitraire4 ,cette ordonnance fut annulle p> le p>lem5t convoqu l'avnem5t de ,h5ri ,,iv au trne en #acii1 et c'e/ peut-tre l l'poque de la s\v]a9et du p>lem5t4 ,,*apitre ,v4 #bag ,son pre1 ,philippe1 comte d',evreux1 petit-fils de ,philippe-le-,h>di1 avoit p\s ,jeanne1 fille et hritire de ,l\is ,hut91 qui possdoit p> le *ef de sa mre le royaume de ,nav>re et les comts de ,*ampagne et de ,brie4 ,philippe-de-,valois1 remit ,jeanne1 comtesse d',evreux1 le royaume de ,nav>re1 mais il ne v\lut po9t se dessaisir des comts de ,*ampagne et de ,brie qui app>t5oi5t galem5t cette pr9cesse4 ,philippe-de-,valois prt5doit que ses prdcesseurs ayant possd ces deux comts p5dant tr5te ans1 il y avoit prescription en faveur de la c\ronne4 #bah ,avons octroy et octroyons auxditz prelatz et autres g5s d'glise1 nobles1 bonnes villes et platz pays1 et aus habitans dudit royaume de ladite ,langu$oyl1 que les octroiz1 aydes1 dons1 subsides et imposicions et gabelles autrefois faitz no/re dit seigneur1 ses devanci]s1 n\s1 ne ce/e prs5te ayde ne soi5t t5iz ne ram5ez consequ5ce1 depte ne s]vitude1 et que en aucune mani]e ce ne face1 porte ou eng5dre eulx ne aucuns d'eulx1 ne leurs successeurs1 s]vitude1 dommage ne prjudice2 aucun pr\ffit ne n\vel droit no/re dit seigneur1 n\s ne aus successeurs de lui et de n\s1 en sais9e ne en propriet1 p\r le temps pass et av5ir1 et confessons p\r no/re dit seigneur1 p\r n\s et p\r les successeurs de lui et de n\s1 que ce ont il fait de leur lib]alit et c\rtoisie et p> manire de pur don4 7,ord4 du #ad mai #aceh1 art4 #bj47 ,je prie de comp>] le /yle de cette ordonnance avec celui des ordonnances ,anglaises que j'ai cites dans les rem>ques prcd5tes4 ,on voit que les successeurs de ,philippe-le-,bel p>l5t en lgislateurs1 et que ceux de ,jean-sans-,t]re p>tag5t avec leur nation la puissance lgislative4 #bai ,p>ce que p> importunit des requ]ans1 n\s avons pass ou p\rrions pass] et accord] en temps av5ir1 s5z advis et delib]acion de no/re conseil ou autrem5t1 plusieurs *oses qui ont t ou sont1 ou p\rroi5t e/re en dommage de no/re dit seigneur1 de n\s ou du peuple dudit royaume ou d'auscun d'ice-lui contre le bi5 de ju/ice1 n\s avons ord5 et promis1 ord5ons et promettons que dores en avant n\s ne f]ons1 ou pass]ons1 f]ons faire ne pass] aucuns dons1 remissions de crimes1 ou ord5ances d'(fici]s1 capita9es1 ou autres *oses quelconques t\*ant le fait des gu]res1 le dema9e du royaume et la f9ance de no/re dit seigneur et de n\s1 s5z la pres5ce1 advis et delib]ation de trois g5s de no/re dit gr& conseil ensemble t\t du mo9s et en no/re pres5ce4 ,v\lons et ord5ons que es lettres qui en s]ont faites1 lesdites g5z de no/re grant conseil1 c'e/ assavoir trois du mo9s de ceulx qui auro9t e/ ausdittes lettres pass] et accord]1 le s\bscripsant de leurs ma9s1 ou qu'ils y mett5t leurs signes1 s'ils ne sav5t crire1 avant que les secrtaires ou notaires les sign5t4 7,ibid4 art4 #aa47 #bbj ,p> exemple1 aprs avoir df5du dans l'article #ab1 que les lettres-pat5tes soi5t scelles du sceau secret1 et ordonn de n'avoir aucun g>d celles qui s]oi5t a9si scelles1 on lit3 deff5dons t\s les ju/ici]s et subgs du dit royaume qu'ils n'y obiss5t1 si ce n'e/ en cas de ncessit1 et les cas t\*ant l'e/at et le g\v]nem5t de no/re ho/el1 et autre cas l ou l'en a ac\/um] scell]4 ,cette malheureuse m?ode de faire des lois inutiles1 ou qui ne sont propres qu' laiss] la lib]t de t\t faire son gr1 n'a que trop t imite p> les successeurs de ,*>les ,v4 ,l'inconsidration franaise aime espr] contre t\te raison2 elle ne voit jamais la fraude qu'on prp>e1 et qu& elle e/ oblige enf9 de l'ap]cevoir1 elle croit que le lgislateur1 entran p> les vnem5s1 fait le mal malgr lui et va se corrig]4 ,n\s avons peu d'ordonnances qui1 la faveur de quelque clause ou de quelque malheureux1 c4 ne se dtruise elle-mme4 #bba ,n\s avons ord5 et ord5ons que n\s pr5drons et aurons sur l$it peuple es p>tie de la ,langu$oyl l'aide qui n\s e/ ncessaire et qui ne grev]a pas tant no/re peuple de trop1 comme f]oit la mutacion de no/re monnoye1 seulem5t1 c'e/ assavoir1 d\se d5i]s p\r la livre de t\tes m>*&ises et d5res qui s]ont v5dues es p>ties de la ,langu$oyl1 et le pai]a le v5deur1 et ayde sur le sel et aussi auront le troisime sur les v9s et autres bevrages2 lesquelles sur le sel et sur les v9s et autres bevrages s]ont levs et cueillis p> la =me et mani]e que n\s avons ord5 et ord5ons au mo9s de grief de no/re peuple que n\s p\rrons3 lesquelles n\s f]ons mettre es commissions et in/ructions que n\s envoirons ceulx que n\s deput]ons sur ce es p>ties de ,langu$oyl4 7,ordon4 du #e dcembre #acfj1 art4 #a47 ,cette ordonnance ne fait aucune m5tion du cons5tem5t des tats p\r la leve du subside qu'elle tablit2 =malit laquelle on n'auroit pas manqu s'ils euss5t t assembls4 ,en second lieu1 ces diffr5tes impositions sont tablies p\r six ans1 ce qui e/ contraire la pratique des tats1 qui n'accordoi5t jamais un subside annuel4 ,ces raisons ont fait conjectur] ,sec\sse1 second compilateur des ordonnances du ,l\vre1 que le roi ,jean avoit tabli cette aide de son autorit prive2 et il me semble qu'on p\rroit encore donn] d'autres preuves p\r appuy] son op9ion3 mais il n'e/ pas "q de cela4 ,sec\sse aj\te1 prface du ,t4 #c1 p4 #ia1 qu'il ne fut pas ncessaire d'assembl] les tats p\r impos] cette aide1 p>ce qu'elle toit lgitime1 c'e/--dire1 due p> une loi et p> les pr9cipes du droit fodal1 suivant lesquels les vassaux et les sujets devoi5t une aide leur seigneur dans trois cas2 lorsqu'il fait son fils an *evali]1 lorsqu'il m>ie sa fille ane1 et lorsqu'il e/ oblig de pay] une ranon4 ,sec\sse n'avoit sans d\te pas fait att5tion que p> l'usage des fiefs1 le droit que le suz]a9 avoit d'exig] des aides dans trois cas1 ne s't5doit que sur les sujets de ses vassaux1 et non sur les vassaux mmes4 7,voyez ce que j'ai dit l-dessus livre #d1 *ap4 #a1 rem>que #ach47 ,p> exemple1 en supposant que le b>on de ,montmor5cy dt une aide de c5t francs au roi1 ce n'toit pas de ses propres d5i]s qu'il payoit cette somme1 mais il la levoit sur les habitans de ses t]res p\r la remettre au roi4 ,l'aide exige p> le roi ,jean1 toit contraire la lib]t fodale2 elle s't5doit sur les vassaux mmes2 c> un droit tabli sur les consommations1 devoit tre galem5t pay p> t\t le monde4 ,secondem5t1 qu& un seigneur armoit son fils an1 *evali]1 m>ioit sa fille ane1 ou toit fait prisonni] de gu]re1 il ne dp5doit po9t de lui d'tablir arbitrairem5t une imposition4 ,dans l'un de ces trois cas les vassaux s'assembloi5t1 jugeoi5t ce qu'il toit ncessaire de donn]1 et faisoi5t la rp>tition dans leurs t]res4 ,si le roi ,jean avoit p5s que l'aide qu'il tablissoit lui toit due p> les raisons que ,sec\sse allgue1 p\rquoi n'en diroit-il ri5 dans son ordonnance8 p\rquoi ne se s\mettoit-il pas aux =mes tablies p> le g\v]nem5t fodal8 ,il y a t\te app>5ce que ce pr9ce1 fi] de l'autorit que son fils avoit acquise1 et de l'humiliation o ses sujets toi5t tombs p> leur faute1 ne d\toit po9t qu'il ne fut le matre de t\t os]4 ,j'ai eu une fois l'honneur d'entret5ir ,sec\sse sur cette matire *ez le m>quis d',arg5son2 et je le =ai me dire1 au gr& sc&ale de t\t le monde1 que la con/itution primitive des ,franais e/ une mon>*ie absolue2 qu'un roi de ,france e/ ess5tiellem5t matre de t\t2 que les ,capti5s1 en se r5dant t\t-puissans1 n'ont fait que repr5dre l'autorit lgitime qui leur app>t5oit2 qu'en respectant quelquefois les c\tumes1 ils n'ont pas u de leurs droits1 mais ont mnag p> prud5ce et p> bont nos prjugs1 p\r n\s en dlivr] plus srem5t4 ,il aj\ta enf9 que les lois et les s]m5s mmes que nos rois font leur sacre1 ne sont po9t des titres qu'on puisse leur oppos]4 ,voil la doctr9e d'un homme qui n'avoit po9t d'autre pr9cipe de droit public que ceux de nos g5s de robe4 ,puisque l'occasion s'en prs5te1 je relev]ai ici une autre erreur de ,sec\sse au sujet d'une imposition sur le sel1 tablie p> ,*>les ,v4 ,s]a v5du *acun muid 7de sel7 la mesure de ,p>is1 oultre le prix que le m>*& en devra avoir1 v+t-quatre francs p\r conv]tir au sujet de la dicte dlivrance 7du roi ,jean74 7,ordon4 du #g dcembre #acff1 art4 #c47 ,sec\sse croit que cette ordonnance fut r5due la clture des tats t5us cette anne ,compigne2 mais il p\rroit bi5 se tromp]4 ,je rem>qu]ai d'abord qu'il e/ dit dans cette ordonnance qu'elle a t faite p> le roi en son conseil4 ,si elle avoit t r5due la suite d'une t5ue d'tats1 ,*>les ,v n'auroit po9t manqu de le dire2 le n\vel impt toit assez considrable p\r qu'on n'oublit pas de publi] que la nation y avoit cons5ti4 ,j'aj\t]ai en second lieu que n\s ne connoissons les tats de ,compigne de #acff que p> le neuvime article de l'ordonnance du #ai juillet de l'anne suivante2 et qu'il e/ dit dans ce neuvime article1 que dans ces tats on s'toit pla9t de l'imposition sur la gabelle1 et que le roi l'avoit rduite moiti4 ,sur le sujet de la gabelle du ,sel1 duquel de l'assemble p> n\s d]nirem5t t5ue ,compigne1 n\s ouymes plusieurs compla9tes de nos subgs1 qui de ce s\v5t se d\loi5t1 n\s qui t\j\s avons eu et avons p>fait desir de relev] nos subgs de t\s griefs1 avons deuem5t am5dri et retran* du t\t1 la moiti du droit et pr\ffit que n\s y pr5ons et avons acc\tum de pr5dre1 et ad ce pris v\lons que sans dlai1 il soit ram54 ,c'e/ p>ce qu'il y avoit des tats la f9 de #acff1 que ,sec\sse ne balance po9t de reg>d] comme leur ouvrage1 l'ordonnance dont n\s p>lons4 ,cette pice e/ date1 il e/ vrai1 du mois de dcembre2 mais il falloit faire att5tion que l'anne1 ne comm5ant alors qu' ,pques1 le mois de dcembre n'toit po9t le d]ni] mois de l'anne1 et qu'il re/oit encore plus de temps qu'il n'en falloit ,*>les ,v p\r t5ir les tats qui le gnoi5t1 et qu'il r5voyoit le plutt qu'il toit possible4 ,je croirois que les tats de #acff ont t po/rieurs l'ordonnance du #g dcembre1 c'e/--dire1 n'ont t t5us que dans le mois de janvi] ou mme de fvri]4 ,je croirois que les pla9tes qui clatr5t en voyant une imposition de v+t-quatre livres sur *aque muid de sel1 inquitr5t ,*>les ,v1 et le =cr5t assembl] la nation4 ,il e/ dit dans l'ordonnance du #ai juillet #acfg1 que les tats de l'anne prcd5te dim9ur5t la moiti de la gabelle1 et j'en conclus qu'ils ne peuv5t po9t avoir fait l'ordonnance du #g dcembre4 ,qui os]oit p5s]1 quelque av>e que ft ,*>les ,v1 qu'il et os tablir un impt de qu>ante-huit livres sur *aque muid de sel1 dans un temps o il falloit encore agir avec une c]ta9e prcaution1 que le royaume toit ru91 et que le m>c d'arg5t ne valoit que c5t s\s8 ,soit que l'ordonnance du #g dcembre ait prcd les tats1 soit qu'elle ft leur ouvrage1 il e/ t\j\rs c]ta9 que ,*>les ,v tablit des impts de son autorit prive1 c'e/ quoi il faut faire une att5tion p>ticulire4 ,p\r pr\v] cette vrit1 j'aj\t]ai qu'en #acga1 la noblesse de ,langu$oc ou des prov9ces mridionales1 refusa de pay] un subside tabli p\r la df5se du pays4 ,si cette imposition et t accorde p> les tats1 p\rquoi la noblesse auroit-elle appel au p>lem5t de l'ordonnance du roi8 p\rquoi auroit-elle dit qu'on violoit ses privilges8 ,enf91 ,*>les ,v ne se s]oit pas s]vi dans les lettres pat5tes qu'il adressa aux sn*aux de ,t\l\se1 ,c>cassonne et ,beaucaire1 des expressions qu'il emploie4 ,nos att5d5tes emolum5ta qucumque dict>um impositionum et subsidiorum aliorum1 9 opus communis deff5sionis patri1 ad omnium et s+ulorum habitatorum ejusdem1 tm nobilium quam innobilium1 utilitatem et commodum deb]e conv]ti1 quamobrm ord9asse mem9imus1 nem9em cujusvis conditionis aut /atus1 ind =m lib]um4 ,ce pr9ce1 p\r confondre la noblesse1 auroit-il oubli de dire que les tats avoi5t cons5ti l'aide qu'il levoit1 s'il ne l'et pas1 en effet1 tablie de son autorit prive8 #bbb ,savoir faisons t\s pres5s et av5ir que sur plusieurs reque/es n\s faites p> plusieurs prelatz et autres g5s d'eglise1 plusieurs nobles1 tant de notre sang comme autres1 et plusieurs bonnes villes de no/re royaume1 qui d>ra9em5t ont e/ a ,ami5s no/re m&em5t p\r avoir avis et dlib]acion avecques eulz sur le fait de la gu]re et provision de la deff5se de no/re royaume1 n\s p> la delib]acion de no/re grant conseil avons ord5 et ord5ons1 c4 7,ordon4 du #c dcembre #acfc47 ,f9 des rem>ques du livre c9quime4 ,,rem>ques ,,et ,,preuves ,,des ,obs]vations sur l'hi/oire de ,france4 ,,livre ,,sixi,,me4 ,,*apitre ,,premi]4 #bbc ,s\s la premire race1 les rois r5doi5t la ju/ice p> eux-mmes2 et en leur abs5ce1 le maire du palais t5oit leur place4 ,les affaires multiplies qu'eur5t les ,c>lov+i5s1 ne leur p]mir5t pas s\v5t de prsid] le tribunal de leur ju/ice2 l',apocrisiaire et le comte ,palat9 remplir5t cet g>d leurs fonctions4 ,s\s la troisime race1 les premi]s ,capti5s ne manqur5t jamais d'assi/] leurs plaids ou assises1 qui prir5t enf9 le nom de p>lem5t4 ,ils avoi5t le plus gr& intrt de voir ce qui se passoit dans cette c\r1 soit p\r influ] dans les jugem5s1 soit p\r p>lem5t] ou confr] avec les seigneurs qui s'y r5doi5t1 et qui pr(itoi5t quelquefois de cette occasion p\r trait] ensemble et rgl] leurs affaires4 ,il e/ vraisemblable que les ,capti5s ne cessr5t de se r5dre leur p>lem5t avec rgul>it1 que qu& cette c\r1 un peu dgrade1 ne fut plus compose de leurs pr9cipaux vassaux4 ,les mmes raisons qui dgtr5t les seigneurs de l'adm9i/ration de la ju/ice1 aprs l'abolition du duel judiciaire1 en dur5t aussi dgt] ces pr9ces4 ,bi5tt je p>l]ai =t au long de l'autorit que le p>lem5t comm5a pr5dre s\s les successeurs du roi ,jean4 ,je me cont5t]ai de rappel] ici ce que j'ai dj pr\v dans les livres prcd5s1 que n'y ayant po9t d'tats-gnraux ou d'assembles de la nation1 avant le rgne de ,philippe-le-,bel1 les prdcesseurs de ce pr9ce1 soit p\r acrdit] l'op9ion qui leur attribuoit la puissance lgislative1 soit p\r donn] plus de =ce leurs tablissem5s1 les v5oi5t eux-mmes publi] dans le p>lem5t1 et cette crmonie se faisoit t\j\rs avec beauc\p d'clat4 ,*>les ,v rtablit cette c\tume oublie1 p\r qu'on regrettt mo9s les tats-gnraux4 ,les (fici]s du p>lem5t avoi5t de la rputation et il toit sr de les conduire son gr4 #bbd ,nec non acquisitione feudorum1 retr(eudorum et allodiorum francorum 9 no/ris feudis et retr(eudis et aliorum dom9orum 9 quacumque p>te regni no/ri1 eaque feuda1 retr(euda et allodia ipsi et eorum pr$ecessores t5u]unt et poss$]unt pacific et quiet2 usique fu]unt secundm m]itum et facultates p]son>um loriis oratis et aliis ornam5tis ad /atum militi p]t95tibus2 necnon jure assum5di militiam armatam1 pr\t nobili g5]e et orig9e regni no/ri4 7,lettres-pat5tes du #i aot #acga74 #bbe ,on a d rem>qu] dans mon ouvrage que le g\v]nem5t fodal avoit fait disp>otre t\s les s5tim5s d'honneur1 de patriotisme et de bi5 public que les ,franais devoi5t aux lois de ,*>lemagne4 ,on ne s]vit plus la gu]re son suz]a91 que p>ce qu'on toit c5s pay p> le fief qu'on t5oit de lui4 ,c'e/ p\r cela que t\t1 jusqu'aux dons et aux p5sions qu'on donnoit un g5tilhomme1 fut reg>d comme un fief2 voyez le second *apitre du troisime livre4 ,c'e/ cette avidit m]c5aire qu'il falloit dtruire p\r =m] un bon g\v]nem5t2 mais elle toit *re un pr9ce qui n'aimoit que le p\voir arbitraire4 #bbf 7,ordonnances du ,l\vre4 ,t4 #f1 p4 #cce47 ,voyez les lettres-pat5tes de ,*>les ,v1 en faveur d'une compagnie d'usuri]s qui on accorde le privilge de faire l'usure p5dant six ans dans les villes d',ami5s1 ,abbeville et ,meaux4 ,a9si t\tes voyes que ils ne p\rront pr5dre oultre deux d5i]s p\r franc p> *ascune sepma9e1 compt] le franc p\r v9t sols t\rnois la pice1 et ne pr5dront po9t d'usure4 7,art4 #b47 ,que ilz puiss5t t5ir1 avoir1 et ex]c] p> eulz1 leurs facteurs1 g5s et famili]s1 publiquem5t et notoirem5t1 *anges et ouvr\]s ap>anm5t1 et ouv]t es dictes villes1 s'il leur plat et bon leur semble2 nonob/ant que en quelles villes soi5t /atuts et ordonnances ce contraire4 7,art4 #d47 ,que devant les diz six ans1 ils pre/]ont1 comme dit e/1 sur t\tes mani]es de gaiges except sa9tes reliques1 calices1 etc4 sans ce qu'il en puiss5t p> nos juges et (fici]s ou autres p]sonnes quelconque e/re repris1 ne faire ou pai] p\r ce aucune am5de corporelle1 pcuniaire ou autre quelconque4 7,art4 #e47 ,quoique dans le quatorzime sicle1 ce comm]ce d'usures ne p>t po9t aussi rvoltant qu'il le s]oit auj\rd'hui1 les articles qu'on vi5t de lire indiqu5t cep5dant qu'il toit contraire aux murs publiques4 ,ces produits usuraires toi5t compts au nombre des rev5us ord9aires de la c\ronne1 comme il e/ pr\v p> le premi] article de l'ordonnance du d]ni] fvri] #acgh4 ,t\s les d5i]s qui i/]ont des eaux et =ez1 avec les ra*ats1 qu9s d5i]s1 amortissem5s1 f9ances de francs fiez1 compositions ord9aires des ,juifs1 anoblissem5s1 am5des de p>lem5t1 et aussi les rev5us des monnoyes avec les compositions des usuri]s1 pass5t et viegn5t p> no/re dit tresor en la mani]e qui dessus e/ dit4 ,ces usuri]s toi5t ,juifs ou ,itali5s4 7,tome #f1 p4 #dgg47 ,lettres-pat5tes du #b ju9 #achj1 accordes c9q usuri]s p\r faire exclusivem5t1 p5dant qu9ze ans1 l'usure dans la ville de ,troye4 ,on leur p]met de pr5dre un plus gros intrt qu'aux prcd5s4 ,si aucunes femmes r5ommes e/re de fole vie1 e/oi5t d$ans les maisons des diz m>*&s1 qui v\lsiss5t dire et ma9t5ir p> leur cautelle et mauvai/i1 e/re ou avoir e/ ef=ces p> les diz m>*&s ou aucun d'eulz1 que se propos] ycelles femmes ne fuss5t po9t reues1 ne les diz m>*&s ou aucuns d'eulz p\r ce empes*i] en corps ne en bi5s4 7,art4 #be47 ,s'il av5oit que aucuns m&em5s ou pri]es v5iss5t n\s de "p no/re sa9t pre1 d'aucuns legatz de c\rt de ,rome1 ou d'autre p]sonne de sa9te glise quelle que elle feu/1 p\r pr5dre ou arre/] les devant diz m>*&s1 leurs compaignons1 leurs m5ies1 leurs bi5s ou aucuns d'eulz1 et d'eulz faire vuid] hors de ladicte ville ou de no/re royaume1 n\s ne f]ons ou s\ffr]ons faire audessus diz1 ne leurs bi5s aucuns arre/1 de/\rbi] ne empes*em5t1 comm5t que ce soit1 que ils ne ay5t temps s\ffisant p\r eulz p>tir1 et leurs bi5s emport] hors de notre dit royaume4 7,art4 #bf47 #bbg ,voyez dans le livre prcd5t la rem>que #ahg du premi] *apitre4 ,,*apitre ,,ii4 #bbh ,auquel no/re dit fr]e 7le duc d',anj\17 n\s des ma9t5ant p\r lors donnons autorit et pl5i]e puissance de g\v]n]1 g>d] et deff5dre no/re dit royaume p\r le temps dessus dit1 de crer (fici]s p\r le fait de ju/ice1 et p\r t\tes *oses t\*ans les dictes g>des1 def5se et g\v]nem5t1 t\tes fois qu'il s]a beso+z et app>ti5dra a faire selon raison1 tant en la mani]e qui a e/ acc\tum de faire ou temps pass donn] et octroy] lettres de ju/ice1 de pres5tations et collations de b5efices n\s app>t5ans tant cause de regale comme autrem5t1 lettres de remission de crimes1 deliz et malefices1 faire cuillir1 lev] et recevoir t\tes les r5tes et rev5us1 pr(fiz et emolum5s ord9aires et extraord9aires du no/re dit royaume1 et sur icelles pr5dre ou faire pr5dre ce qui s]a ncessaire p\r la dp5se du g\v]nem5t2 g>de et deff5se d'icelui royaume4 ,saufs et excepts p>exprs les lieux1 t]res et pays p> n\s ord5ez p\r l'e/at et g\v]nem5t de nos diz enfans et de ceulx qui auront la g>de et le g\v]nem5t de eulx4 7,ord4 du mois d'octobre #acgd47 ,l'autorit du rg5t toit absolum5t la mme que celle du roi4 ,t\tes les ordonnances1 t\s les actes1 t\s les ordres toi5t donns et intituls au nom du rg5t1 et scells de son sceau p>ticuli]4 #bbi ,consid]ans aussi les grans gris1 p]tes1 dommaiges1 oppresions1 tribulacions et mes*iez et quels nos diz subjs ont e/1 et qu'ils ont s\ff]ts1 supports et s\t5us p> nos ennemiz2 et que ces *oses non ob/anz1 ils ont t\j\rs v\l5ti]s pais les diz aides1 comme nos vraiz subjs et obissans2 et p\r ce v\lans et dsirans yceulx aucunem5t relev] et alegi] des p]tes1 dommaiges et oppressions dessus dictes1 p> avis et meure dlibracion de no/re dit peuple1 de no/re autorit royal1 pla9e puissance1 c]ta9e sci5ce et grace spcial1 avons quits1 remis et annull1 et p> ces prs5tes quietons1 remettons et annullons et mettons du t\t au nant t\s aides et subsides quelzconques qui p\r le fait des dictes gu]res ont e/ imposez1 cuilliz et levs depuis no/re prdcesseur le roi 7,philippe-le-,bel que ,dieux absoille17 jusqu' ce j\r d'ui1 soi5t f\ages1 imposicions1 gabelles1 treiziemes1 quatorzimes et autres quelzconques ils soi5t et comm5t qu'ilz soi5t diz et nomms1 et v\lons et ordonnons p> ces mmes lettres que les diz aides et subsides de *acun d'iceux nos diz subjs soi5t et demeur5t francs quictes et exemps dores en avant t\s j\rs1 mais comme ils e/oi5t p> avant le temps de no/re dit prdecesseur le roi 7,philippe-le-,bel7 et avec que ce avons octroi et octroyons p> ces prs5tes nos diz subgs que *ose qu'ilz ai5t pai cause de dessus diz aides1 ne leur t\rne aucun prjudice ne leurs successeurs1 ne que ils puisi5t e/re trait aucune consqu5ce ores ne ou temps av5ir4 7,lettres-pat5tes du #af novembre #achj47 ,le lecteur s]a peut-tre bi5 aise de connotre quelques-uns des abus que ,*>les-le-,sage introduisit dans l'adm9i/ration des f9ances1 aprs qu'il et ru9 l'autorit des tats4 ,v\lons et ordonnons1 que dores en avant1 en *acun diocse ou les aydes ordonnes p\r la def5se de no/re dit royaulme ont c\rs1 t\s les d5i]s qui des dites aides isront1 demeur5t et soi5t g>des en iceulx dioceses1 tant et jusques ad ce que ncessit soit de les pr5dre p\r le payem5t de g5s d'armes1 hormis et except que de ncessit pr5dre en fauldra p\r le faict de la provision et def5se de no/re dit royaulme4 7,ordon4 r5due en consqu5ce des tats t5us ,*>tres en #acfg1 art4 #c47 ,avons accord iceulx g5s d'eglise1 nobles et g5s de bonnes villes confirm leurs privilleiges1 et ordonnances royaulx eulx donnez p> nos prdcesseurs roys de ,france2 et aussi les ordonnances faites p> feu no/re dit seigneur et p]e1 t\tes fois qu'il leur plaira4 7,ibid4 art4 #ac47 ,les p]sonnes tablies dans les prov9ces p\r la leve des aides1 f]ont pass] t\s les mois au receveur gnral ,p>is les sommes qu'elles auront t\*es4 7,rglem5t du #ac novembre #acgb sur les f9ances1 art4 #c47 ,les dons et graces qu'il plaira au roi faire dores en avant1 et les causes p\rquoi1 s]ont cont5ues et dclaires expressm5t es lettres qui s]ont faite sur ce2 et il plaira au roy comm&] ses g5s de comptes que t\tes lettres de dons fais ses (fici]s et s]viteur sur le fait des aides signes et vrifies selon la t5eur de ce/e prs5te ord5ance1 ils allo5t es comptes de ceulx qui il app>ti5dra1 sans difficult aucune4 7,ibid art4 #f47 ,les gnraux conseill]s v]ront *acun mois sans faillir l'e/at du receveur g5]al au t\t et au ju/e1 et ceux qui s]ont ordonn al] p> dev]s le roy1 lui en port]ont t\s les mois un abrgi2 lequel il ret5d]a et f]a g>d] p> qui lui plaira4 7,ibid4 art4 #ab47 ,les g5]aux auront dlib]acion1 les re/ra9dront et mod]]ont au mieux qu'ils p\rront au pr\fit du roy4 7,ibid art4 #ae47 ,s]a p> t\t le royaume de ,france1 l'imposition de #ab d5i]s p> livre1 et s]a baille p> t\s les dioceses1 p> les esleus commis ce1 "p4 7,ordon4 du mois d'avril #acgd1 art4 #a47 ,le treizieme du v9 qui y s]a v5du en gros1 s]a lev et baill "p4 7,ibid4 art4 #b47 ,le qu>t d5i] du v9 qui s]a v5du tav]ne1 s]a lev et baill p> les diz esleus une autre "p4 7,ibid4 art4 #c47 ,s]ont levs les f\aiges2 c'e/ assavoir1 es villes f]mes1 six francs p> feu2 et au plat pays deux francs p\r feu2 le =t portant le foible4 7,ibid4 art4 #d47 ,v\lons et ordonnons que t\tes les receptes de no/re royaume1 vi5n5t et soi5t reues en no/re trsor ,p>is2 et que aucuns =s les tresori]s que n\s y ord5]ons1 n'y ait aucune connoissance4 7,ord4 du d]ni] fvri] #acgh4 art #a47 ,n\s aurons un signet p\r mettre es lettres sans lequel nul d5i] de no/re dit doma9e ne s]a pay4 7,ibid4 art4 #d47 ,assignacions d'arrrages1 dons1 transports1 ali5nacions1 *angem5s de t]re1 v5tes et composicions des r5tes temps et vie1 hritage ou vol5t1 s]ont signes dudit signet1 et a9si auront leur effet1 autrem5t non4 7,ibid4 art4 #e47 #bcj ,comme la convocation et assemble gnral que n\s avons fait faire et t5ir ,p>is1 des g5s d'glise1 nobles1 b\rgeois et habitans des bonnes villes de notre royaume de la ,langu$oyl1 p\r avoir avis sur la df5se et provision d'icellui2 ilz se fuss5t compla9s des aides1 subsides1 c4444 ,n\s v\lons nos dictes g5s et subgis en leurs dictes immunits1 nobleces1 fran*ises1 lib]ts1 privilges1 con/itucions1 usaiges et c\/umes anci5nes1 remettre1 ressaisir1 re/itu]1 ma9t5ir et g>d]1 et les relev] en t\t no/re povoir de t\s griefs1 *>ges et oppressions quelconques1 p> le conseil1 avis1 delib]acion de nos tres *i]s et ames oncles et autres pr\*a9s de no/re sanc1 et de no/re conseil1 v\lons1 ordonnons et octroyons de no/re pla9e puissance1 c]ta9e sci5ce et autorit royal1 que les aides1 subsides1 imposicions et subv5cions quelconques1 de quelque nom ou condicion qui soi5t1 ou p> quelque manire ils ai5t e/ imposs sur nos dictes g5s et peuple1 qui ai5t eu c\r en no/re dit royaume du temps de no/re dit seigneur et pre et autres nos prdcesseurs1 depuis le temps du roi ,philippe-le-,bel1 no/re prdcesseur1 soi5t casses1 o/es et abolies1 et quelles o/ons1 cassons et abolissons et mettons au nant p> la t5eur de ces pres5tes4 ,aprs avoir lu le prambule de cette ordonnance1 on ne m'accus]a pas1 je crois1 d'avoir repro* ,*>les ,v des inju/ices1 des rap9es et des vexations qu'il n'a pas commises4 ,une nation qui a pu lui donn] le surnom de sage1 e/ elle-mme bi5 ins5se6 ,une acadmie qui propose son loge aux insipides b\rs\ffls orateurs qu'elle c\ronne1 e/ bi5 ignorante ou bi5 dv\e la s]vitude4 ,on voit1 p> la t5eur de cette ordonnance1 que les lettres du #af novembre #achj1 que j'ai rapportes dans la note prcd5te1 n'avoi5t pas t mises excution4 ,si en effet les impositions extorques et leves contre t\tes les rgles1 avoi5t t abolies1 le conseil n'auroit pas fait cette ordonnance1 ou du mo9s n'auroit pas manqu de faire valoir la fidlit avec laquelle il auroit rempli ses engagem5s4 ,il n'e/ que trop vrai que le g\v]nem5t n'avoit aucun g>d aux ordonnances mmes les plus sol5nelles4 ,il ne les reg>doit que comme un pige t5du la crdule simplicit du peuple4 ,on donnoit des lettres-pat5tes p\r calm] l'inquitude des esprits2 on promettoit de corrig] les abus2 et qu& la tranquillit toit rtablie1 bi5 lo9 de p5s] remplir ses promesses1 on ne mditoit que de n\velles fraudes4 ,je repr5ds la suite de l'ordonnance4 ,et v\lons et dec]nons que1 p> les c\rs que ycelles imposicions1 subcides et subv5cions ont eu en no/re dit royaume n\s1 nos prdecesseurs1 successeurs1 ou aucuns de n\s ne en puissions avoir acquis aucun droit1 ne aucun prjudice e/re eng5drs nos dictes g5s et peuple1 ne leurs immunits1 nobleces1 fran*ises1 lib]ts1 privilges1 con/itucions1 usaiges et c\/umes dessus dictes1 ne aucune d'icelles en quelque manire que ce soit2 et oultre v\lons et dc]nons de no/re dicte pla9e puissance1 c]ta9e sci5ce et auctorit royal que t\tes les immunits1 droits1 fran*ises1 lib]ts1 privilges1 con/itucions1 usaiges et c\/umes anci5nes et t\tes les ordonnances royaux dont et desquelles j\issoi5t et usoi5t les dictes g5s d'glise1 nobles1 bonnes villes et le peuple de no/re dit royaume en la ,langu$oyl1 ou aucun des eslus dessus diz1 ou temps du roi ,philippe-le-,bel1 depuis jusques ores1 leur soi5t re/itus et re/ablis2 et n\s p> ces meismes pres5tes leur re/ituons et re/ablissons et de c]ta9e sci5ce v\lons et dec]nons qu'ilz demeur5t en l'e/at et f]met qu'ils e/oi5t lors1 sans e/re enfra9s ou dommaigis en aucune manire1 et yceulz leur avons confirms et confirmons p> la t5eur de ces pres5tes1 nonob/ant faiz1 usaiges ou ordonnances fait ou faictes depuis le temps du d4 feu roy ,philippe-le-,bel ce contraires2 et en oultre v\lons et dec]nons que si l'encontre de ce aucune *ose a e/ faicte depuis ycellui temps jusques ores1 n\s ne nos successeurs ne n\s en puissions aid] aucunem5t1 mais les mettons du t\t au nant p> ces mesmes pres5tes4 7,ordon4 de janvi] #achj47 ,cette ordonnance e/ po/rieure aux lettres-pat5tes rapportes dans la rem>que prcd5te1 et qui sont en date du #af novembre #achj4 ,c> il faut t\j\rs se rappel] que l'anne comm5oit ,pques4 ,si on a lu mes rem>ques avec quelque att5tion1 on a d y tr\v] une preuve bi5 suivie des lib]ts de la nation1 au sujet des subsides1 aides1 impositions1 c4 depuis que les rois1 ne se cont5tant plus de leurs rev5us ord9aires1 ont dem& des sec\rs extraord9aires leurs sujets4 ,j'ai rapport fidellem5t quelques lettres-pat5tes ou quelque dcl>ation de *aque pr9ce1 p> lesquelles il reconnot que les subv5tions qu'on lui accorde sont de purs dons gratuits1 et qu'il n'en infr]a aucun droit ni aucune prt5tion sur ses sujets4 ,cette suite d'autorits fait connotre quel toit le droit public de nos pres2 ces titres subsi/5t1 et on peut t\j\rs dem&] aux rois en v]tu de quel p\voir ils ont dp\ill la nation d'une immunit qu'elle n'a jamais v\lu ab&onn]4 ,qu& n\s cr\pirions encore dans l'ignorance du quatorzime sicle2 qu& n\s croirions encore /upidem5t qu'une premire inju/ice donne le droit d'en commettre une seconde1 il faudroit conv5ir que les rap9es1 les fraudes et les viol5ces du roi ,jean et de ,*>les-le-,sage n'ont po9t laiss leurs successeurs le droit de les imit]2 puisqu'on vi5t de voir que ces rap9es1 ces fraudes et ces viol5ces ont t condamnes1 et qu'un n\veau trait entre la nation et le pr9ce a rtabli l'anci5 droit4 ,quel contra/e les pices que j'ai rapportes1 vont =m] avec la conduite que t9t ,*>les ,,vi aprs son ret\r de ,fl&re6 #bca ,les esleus qui s]ont ordonns sur l$it fait 7des aides7 auront la connoissance sur lesdits f]mi]s1 et f]ont droit aux p>ties et de pla91 sans figure de jugem5t2 et en cas d'appel1 p>ties s]ont r5voyes devant ceux qui auront la connoissance dudit fait1 lesquels y s]ont ordonns de p> le roi no/re sire4 7,ordon4 du #ba janvi] #achb1 art4 #af47 ,si aucuns appelle desdits esleus1 l'appellation vi5dra p>-devant les gnraux conseilleurs ,p>is sur le fait desdites aides1 p>eillem5t qu'autrefois a t fait1 et qui ne relv]a son appel d$ans un mois1 il s]a de*eu d'icelluy appel1 et l'am5d]a de v+t livres p>isis2 mais ils p\rront r5onc] sans am5de d$ans huit j\rs2 et s'ils p\rsuiv5t1 et il e/ dit bi5 jug et mal appel1 p> les gnraux conseilleurs dessus dit1 l'am5de ou quoi enc\rra l'appellant1 s]a de soixante livres p>isis4 7,ibid4 art4 #ba47 ,les gnraux des aides et les lus avoi5t d'abord t1 comme on l'a vu1 des (fici]s nomms p> les tats mmes p\r excut] leurs ordres1 faire obs]v] les ordonnances1 et veill] aux intrts de la nation dans le temps qu'elle n'toit pas assemble4 ,a son ret\r d',anglet]re1 le roi ,jean les nomma1 a9si que le pr\ve le premi] article de l'ordonnance du #e dcembre #acfj1 que j'ai rapport dans la rem>que #bba du livre prcd5t1 *apitre #e4 ,que dores en avant1 dit le mme pr9ce dans son ordonnance du #e dcembre #acfc1 t\tes les excutions qui s]ont faire1 tant p\r le fait de notre dlivrance 7c'e/--dire des aides et subsides qu'il avoit tablis p\r pay] sa ranon7 comme autres quelconques soi5t faits p> nos s]g5s royaux ou autres ord9aires du pays1 et non p> autres p]sonnes3 et n\s m&ons aux commissaires sur l$it fait et t\s autres qui il app>ti5dra1 que se ils ont ordonn aucuns deputs sur ce autres que les diz s]g5s1 ils les rappell5t du t\t1 et n\s1 des ma9t5ant les o/ons des diz (fices et les rappellons4 7,art4 #i47 ,*>les ,v nomma aussi les lus1 mais comme plus habile ou plus adroit que les autres pr9ces1 il feignit quelques fois de p]mettre que ces (fici]s de f9ance fuss5t *oisis dans le bailliage mme dans lequel ils devoi5t ex]c] leurs fonctions4 ,t\s les eleuz1 receveurs1 gr5eti]s1 controlleurs et autres (fici]s s]ont visits1 et leurs euvres et g\v]nem5t sceuz3 et ceulz qui ne s]ont tr\vs p\r le fait suffisans en discretion1 loyaut et dilig5ce1 ou ne ex]c]ont leurs (fices en p]sonne1 en s]ont mis hors1 et y p\rvoirons d'autres bons et conv5ables1 que n\s fairons eslire ou pays1 ou s]ont ailleurs si le cas si (fre4 7,ordon4 du #ba novembre #acgi1 sur le fait des aides et gabelles1 art4 #a74 #bcb ,on tr\ve dans les ordonnances du ,l\vre1 tom4 #g1 pag4 #bh1 des lettres-pat5tes en date du #bd octobre #achc1 qui port5t que l'aide tablie s]a paye p> t\tes sortes de p]sonnes1 et notamm5t p> ceux des habitans de ,langu$oc qui s'en prt5d5t exempts4 ,cette pice e/ curieuse4 ,la comtesse de ,val5t9ois1 le sire de ,t\rnoy et plusieurs autres b>ons prt5doi5t exempt] leurs t]res en v]tu des traits qu'ils avoi5t fait avec le roi ou des lettres-pat5tes qu'ils en avoi5t obt5ues4 ,*>les ,,vi leur rpond4 ,n\s consid]ons que les diz aides n'ont pas tant seulem5t e/ octroye p\r la g>de et deff5se de ceulz qui ne sont taillables1 mais aussi qui sont taillables1 et de t\s autres de quelconques e/at ou condition qu'ils soi5t1 demorans et habitans en no/re royaume2 consid]ons aussi que les dittes aides ne sont pas p> mani]e de f\age1 mais p> mani]e de imposition et gabelle2 quoi t\te mani]e de g5s qui a*et5t ou v5d5t sont t5us1 sans ce que ceulz de notre sanc et lignage ou autres en soi5t excepts2 et a9si que du temps qu'ils se di5t avoir les diz privileges1 n'e/oi5t mu les gu]res a9sy comme elles sont1 et que d'une *ose f]oit que ceux qui sont frans 7c'es--dire sont sujets pay] la taille leurs seigneurs7 feuss5t de pire conditions que les autres4 ,le roi df5d1 p> ces mmes lettres-pat5tes1 son p>lem5t de connotre des appellations faites au sujet des aides p> ceux qui se croi5t exempts en v]tu de quelque titre4 ,combi5 de gr&es f9ances fuss5t exiges1 tant de taille que gabelles quatrieme et impositions1 t\tes fois elles e/oi5t mal di/ribues et les appliquoi5t les seigneurs1 et ceux qui en avoi5t le g\v]nem5t leurs plaisirs et pr(its1 tellem5t qu' gr&e difficult le roy et la reyne en avoi5t-ils1 ou p\voi5t avoir p\r leur dp5se ord9aire1 et aussi leurs enfans p\r leurs necessitez4 7,hi/4 de ,*>les ,,vi1 p> ,jean ,juv5al des ,urs9s1 ar*4 de ,rheims1 p4 #aha74 ,en ce temps 7#adjf7 c'toit gr&e piti de voir le g\v]nem5t du royaume3 les ducs pr5oi5t t\t1 et le di/ribuoi5t leurs s]viteurs1 a9si que bon leur sembloit2 et le roi et monseigneur le ,dauph9 n'avoi5t de quoy ils puss5t s\t5ir leur moy5 tat4 7,ibid4 p4 #ahf47 ,a laquelle taille 7celle qui fut leve au sujet de m>iage de la fille de ,*>les ,,vi avec le roi d',anglet]re71 n\s v\lons et ordonnons que t\tes les p]sonnes de quelque e/at qu'ils soi5t1 contribu5t1 soi5t nos diz (fici]s et de nos diz oncles et fr]e et des autres de no/re sang ou autres1 except nobles e/rais de noble ligne1 non m>*&s ne t5ans f]mes et m>*is1 mais frequ5tans les armes ou qui les ont frequ5tes au temps pass1 et de pres5t sont en tel e/at p> bleceures1 maladies ou grant aage1 que plus ne le pev5t frequ5t]1 et aussi excepts g5s d'glise et p\res m5dians4 7,ord4 du #bh m>s #acie1 art4 #ad47 7,ordon4 du ,l\vre1 tom4 #g1 p4 #ebd74 ,voyez l'in/ruction du #d janvi] #acie1 sur le fait des aides4 ,il y e/ dit que les nobles issus de noble race vivant noblem5t1 qui port5t les armes1 ou qui ne s]ont plus en tat de les port]1 s]ont exempts des aides p\r les fruits de leurs t]res qu'ils v5dront en gros ,p>is2 mais qu'ils pay]ont le qu>t p\r les fruits qu'ils v5dront en dtail4 ,si les nobles aff]m5t leurs t]res s\s la condition qu'ils recueill]ont une p>tie des fruits1 et que l'autre p>tie app>ti5dra au f]mi]1 ils ne pay]ont po9t l'aide p\r la portion qui leur revi5dra1 et le f]mi] la pay]a p\r celle qui lui app>ti5dra4 ,s'aucuns abbs ou prieurs conv5tuels s'en veul5t exempt] 7de l'aide7 que leurs temporels soi5t pr9s et mis en la ma9 du roy ou leurs bi5s saisis4 #bcc ,jusqu' cette poque1 les ecclsia/iques n'avoi5t contribu que de conc]t avec les autres ordres assembls p\r reprs5t] la nation1 ou en consqu5ce de quelque bulle p> laquelle le pape accordoit au roi une ou plusieurs dcimes4 ,lesquels prelatz et cl]gi communaum5t et comme reprs5tans l'glise de no/re dit royaume1 comme dit e/1 p> grant et meure delib]acion p\r les causes dessus dictes1 le n\s ai5t a9si cons5ti et accord 7les aides7 p\rveu que ce feu/ sans prjudice des lib]ts et fran*ises des glises et des p]sonnes ecclsia/iques1 et que ce ne feu/ trait consqu5ce ou temps v5ir1 et aussi que les excucions qui se f]oi5t p\r le payem5t d'iceulx aides1 sur les p]sonnes d'glise1 cessant t\te contra9te de ju/ice laie1 et ne feuss5t t5us de pay] no/re pr\ffit autres aides les ditz trois ans durans4 ,n\s1 considres les *oses dessus dictes1 et que les provisions sur ce requises p> les dictes g5s d'glise sont raisonnables1 avons accept et acceptons l'octroy et cons5tem5t dessus diz des diz prelaz et cl]gi p> =me et mani]e qu'ils le n\s ont cons5ti et accord1 et leur avons octroi et octroions p> ces prs5tes1 que ce soit s5z prjudice de leurs lib]ts et fran*ises1 et aussi de n\s et de nos droitz4 7,let4 pat4 du #b aot #acih47 ,le cl]g toit bi5 aveugle1 s'il croyoit que ces lettres-pat5tes lui cons]voi5t ses immunits1 et que ses assembles p>ticulires s]oi5t une b>rire plus =te que les tats-gnraux contre les entreprises du g\v]nem5t le plus indig5t et le plus avide4 ,ces d]nires p>oles1 et aussi de n\s et de nos droits1 devoi5t l'effray]1 et lui faire prvoir quelles s]oi5t les prt5tions des m9i/res4 ,p\r ne laiss] aucun d\te sur l'orig9e de nos assembles p>ticulires du cl]g1 j'aj\t]ai ici d'autres lettres-pat5tes en date du mme j\r que les prcd5tes1 et adresses aux lus sur le fait des aides4 ,savoir v\s faisons que444444 de l'accort et cons5tem5t des prelaz et autres g5s d'glise de no/re dit royaume1 qui p\r c]ta9es causes ont n'agaires e/ assembles ,p>is p> dev]s n\s1 avons ordonn et v\lons que iceulx aides soi5t mis sus et ai5t c\rs p>-t\t no/re dit royaume p\r l'anne av5ir444 et que iceulx aides contribu5t t\tes p]sonnes quelconques1 tant g5s d'glise comme autres1 de quelque e/at et condicion qu'ils soi5t1 act5du que ce sont cons5ti les diz prelaz et autres g5s d'glise4 ,en imposant arbitrairem5t la noblesse et le ti]s-tat1 le g\v]nem5t n'avoit eu quelque condesc5dance p\r le cl]g1 que p>ce qu'il r$\toit son p\voir sur l'esprit du peuple1 et sur-t\t ses int]dits et ses excommunications4 ,si les vques avoi5t t assez bons patriotes ou assez clairs p\r se s]vir de leur autorit1 ils auroi5t pu r5dre la nation sa lib]t1 ses fran*ises et ses tats-gnraux4 ,un peu de fanatisme1 quoi qu'en puiss5t dire nos petits philosophes d'auj\rd'hui1 n\s auroit t d'une gr&e ress\rce4 ,le cl]g ne s'e/ pas bi5 tr\v de sa l*e politique1 puisqu' l'exception de la capitation et des v+times ou diximes1 il e/ s\mis t\tes les mmes *>ges que les autres citoy5s1 et qu'il ne cons]ve cette exception qu'en l'a*etant p> des dons gratuits s\v5t rpts4 ,voyez les remontrances qu'il fit1 il y a quelques annes1 lorsque1 s\s le m9i/re de ,ma*ault1 contrleur-gnral1 on v\lut l'assujettir pay] le v+time qui subsi/a aprs la paix d',aix-la-,*apelle4 ,on attaqua alors1 dans plusieurs crits1 les immunits du cl]g4 ,il c5sura les lettres ,ne repugnante1 c4 ,voyez encore cette c5sure1 et v\s jug]ez que les vques cons]v5t t\j\rs les mmes maximes1 ne song5t qu' eux1 et sont t\j\rs prts sacrifi] la nation entire leurs intrts p>ticuli]s2 mais si le cl]g cons]ve son mme esprit1 le g\v]nem5t1 de son ct1 cons]ve son mme c>actre1 et ,ma*ault aura un successeur plus heureux que lui4 ,,*apitre ,,iii4 #bcd ,nos consid]antes att5t gratiam et lib]alitatem dicti dom9i et fratris no/ri regis1 et amorem specialem quem ad nos 9 hoc et 9 aliis g5]e precipimus et habemus1 insup] quod naturalit] ad ipsum et ejus regnum1 quibus honores no/ros suscepimus1 multiplicit] afficimur1 impositiones et cet]a subsidia quacumque valeant nom9e nuncup>i1 qu 9 regno ,franci nunc levantur1 et qu ibidem 9 futurum p] dictum dom9um et fratrem no/rum regem1 vel successores suos pro lib]atione dicti dom9i g5itoris no/ri1 pro facto gu]r>um et aliis dicti regni et reipublic necessitatibus levabuntur1 cons5timus ex nunc pro vobis et ve/ris h]$ibus et successoribus1 univ]sas quat5s nos et successores no/ros tangit et tang]e pot]it1 colligi et lev>i 9 toto ducatu prdicto1 dm tam5 9 8 impon5dis nos et successores no/ri evocemur1 si alios p>es ,franci contig]it evoc>i4 7,lettres-pat5tes de ,philippe1 duc de ,b\rgogne1 du #b ju9 #acfd47 ,,f9 ,,du ,,tome ,,second4 ,,table ,des ,*apitres cont5us dans le second ,tome4 ,,suite ,,du ,,livre ,,troisi,,me4 ,,*ap4 ,,iii4 ,devoirs respectifs des suz]a9s et des vassaux4 ,de la jurisprud5ce tablie dans les ju/ices fodales4 ,son insuffisance ma9t5ir une rgle fixe et uni=me4 page #a ,,*ap4 ,,iv4 ,des fiefs possds p> les ecclsia/iques4 ,de la puissance que le cl]g acquit dans le royaume4 #ah ,,*ap4 ,v4 ,des causes qui conc\roi5t la dcad5ce et la cons]vation du g\v]nem5t fodal4 ,qu'il toit vraisemblable que le cl]g s'emp>]oit de t\te la puissance publique4 #bi ,,*ap4 ,,vi4 ,ru9e d'un des appuis du g\v]nem5t fodal1 l'galit des =ces4 ,des causes qui contribur5t augm5t] considrablem5t la puissance de ,philippe-,augu/e4 #df ,,*ap4 ,,vii4 ,de l'tablissem5t et du progrs des communes4 ,ru9e d'un troisime appui de la police fodale2 les ju/ices des seigneurs p]d5t leur s\v]a9et4 #eh ,,livre ,,quatri,,me4 ,,*ap4 ,i4 ,des *angem5s surv5us dans les droits et les devoirs respectifs des suz]a9s et des vassaux4 ,progrs de la prrogative royale jusqu'au rgne de ,philippe-le-,h>di4 #gg ,,*ap4 ,,ii4 ,de la puissance lgislative attribue au roi4 ,naissance de cette doctr9e1 des causes qui contribur5t ses progrs4 #ij ,,*ap4 ,,iii4 ,exam5 de la politique de ,philippe-le-,bel4 ,p> quels moy5s il r5d inutile le droit de gu]re des seigneurs1 le seul des quatre appuis du g\v]nem5t fodal qui subsi/t1 et qui les r5doit indociles4 ,orig9e des tats-gnraux4 ,ils contribur5t r5dre le pr9ce plus puissant4 #ajc ,,*ap4 ,,iv4 ,rgnes des trois fils de ,philippe-le-,bel4 ,ru9e du g\v]nem5t fodal4 ,union des gr&s fiefs la c\ronne4 #abe ,,*ap4 ,v4 ,dcad5ce de l'autorit que le pape et les vques avoi5t acquise s\s les d]ni]s ,c>lov+i5s et les premi]s rois de la troisime race4 #acf ,,*ap4 ,,vi4 ,p> quelles causes le g\v]nem5t a subsi/ en ,allemagne1 p5dant qu'il a t dtruit en ,france4 #aeh ,,livre ,,c9qui,,me4 ,,*ap4 ,i4 ,situation de la ,france l'avnem5t de ,philippe de ,valois au trne4 tat dans lequel ce pr9ce laissa le royaume sa mort4 #agd ,,*ap4 ,,ii4 ,rgne du roi ,jean4 ,des tats t5us en #acee4 ,ils essai5t de donn] une n\velle =me au g\v]nem5t4 ,exam5 de leur conduite2 p\rquoi ils *\5t dans leur entreprise4 #aic ,,*ap4 ,,iii4 ,suite du rgne du roi ,jean4 ,des tats convoqus p> le dauph91 aprs la bataille de ,poiti]s en #acef4 ,exam5 de leur conduite4 #bbh ,,*ap4 ,,iv4 ,des causes p> lesquelles le g\v]nem5t a pris en ,anglet]re une =me diffr5te qu'en ,france4 #bdd ,,*ap4 ,v4 ,suite du rgne du roi ,jean4 ,dsordres qui suiv5t les tats de #acef4 ,conduite du dauph9 p\r repr5dre l'autorit qu'il avoit p]due4 ,situation du royaume la mort du roi ,jean4 #bhf ,,livre ,,sixi,,me4 ,,*ap4 ,i4 ,rgne de ,*>les ,v4 ,exam5 de sa conduite4 ,situation inc]ta9e du g\v]nem5t la mort de ce pr9ce4 #cja ,,*ap4 ,,ii4 ,rgne de ,*>les ,,vi4 ,la nation rec\vre ses fran*ises au sujet des impositions4 ,exam5 des tats de #achb4 ,etablissem5t des impts arbitraires4 #caf ,,*ap4 ,,iii4 ,suite du rgne de ,*>les ,,vi4 ,les ,franais p]d5t le s\v5ir de leurs anci5nes c\tumes1 et le c>actre que le g\v]nem5t des fiefs leur avoit donn4 #cch ,,rem>ques ,,et ,,preuves4 ,,suite ,,du ,,livre ,,troisi,,me4 ,,*apitre ,,iii4 #cec ,,*apitre ,,iv4 #cfd ,,*apitre ,v4 #cgb ,,*apitre ,,vi4 #cgg ,,*apitre ,,vii4 #chg ,,livre ,,quatri,,me4 ,,*apitre ,i4 #daa ,,*apitre ,,ii4 #dbh ,,*apitre ,,iii4 #ddc ,,*apitre ,,iv4 #dfb ,,*apitre ,v4 #dga ,,*apitre ,,vi4 #dhb ,,livre ,,c9qui,,me4 ,,*apitre ,i4 #dhf ,,*apitre ,,ii4 #eaf ,,*apitre ,,iii4 #eca ,,*apitre ,,iv4 #ece ,,*apitre ,v4 #eeh ,,livre ,,sixi,,me4 ,,*apitre ,i4 #egj ,,*apitre ,,ii4 #ege ,,*apitre ,,iii4 #eie ,f9 de la ,table4 99 99 99 99 99 ,corrections4 ,page #d3 aisoit remplac p> faisoit 7il lui faisoit quelque injure74 ,page #aj3 insr le r5voi #aja4 ,page #af3 d5ire remplac p> d]nire 7 la d]nire extrmit74 ,page #af3 ele remplac p> elle 7plus elle devoit nuire74 ,page #ag3 appr5nant remplac p> appr5ant 7en appr5ant qu'un canton de ses doma9es74 ,page #bf3 reg>dr5r remplac p> reg>dr5t 7se reg>dr5t comme les dpositaires74 ,page #bi3 ,,*apitre ,,vi remplac p> ,,*apitre ,v4 ,page #ch3 convir5t remplac p> conv9r5t 7,ils conv9r5t de se df5dre74 ,page #dh3 considrales remplac p> considrables 7les t]res toi5t mo9s considrables74 ,page #ei3 desseigneurs remplac p> des seigneurs 7des seigneurs plus huma9s74 ,page #fb3 a remplac p> la 7la misre prs5te74 ,page #ff3 pr5oi5i remplac p> pr5oi5t 7qui ne pr5oi5t les armes74 ,page #gd3 due remplac p> duel 7au duel judiciaire74 ,page #hj3 abondonnr5t remplac p> ab&onnr5t 7,les m9eurs leur ab&onnr5t74 ,page #hb3 ux remplac p> aux 7contraire aux maximes fodales74 ,page #he3 *angna remplac p> *angea 7,s4 ,l\is *angea t\t l'ordre tabli74 ,page #ic3 viol5ee remplac p> viol5ce 7de la =ce et de la viol5ce74 ,page #if3 bis>r]ie remplac p> biz>r]ie 7cette biz>r]ie1 presque inconcevable74 ,page #aba3 toi5t remplac p> toit 7n'y toit jamais prp>e74 ,page #abc3 il faut peut-tre lire contracte au lieu de con/ate 7l'habitude que les trois ordres avoi5t con/ate74 ,page #acf3 ,,*apitre ,,vi remplac p> ,,*apitre ,v4 ,page #ade3 pre-premire remplac p> premire 7,c'toit la premire ho/ilit74 ,page #aee3 insr le r5voi #agh4 ,page #afj3 songoi5t remplac p> songeoi5t 7qui ne songeoi5t qu' leurs intrts74 ,page #afj3 insr le r5voi #ahj4 ,page #afa3 cons]v] remplac p> cons]vr5t 7cons]vr5t p> tradition74 ,page #afd3 ravagoi5t remplac p> ravageoi5t 7qui ravageoi5t cette ri*e prov9ce74 ,page #ahg3 acc\tum remplac p> acc\tume 7n'toit-elle pas acc\tume74 ,page #ahh3 manisfe/e remplac p> manife/e 7une espce de manife/e74 ,page #aie3 *affaud remplac p> *afaud 7m\rir sur un *afaud74 ,page #bji3 v\s remplac p> n\s 7comm5t p\rriez-v\s n\s reg>d]74 ,page #bbj3 m9itres remplac p> m9i/res 7qu'ils avoi5t mises leurs m9i/res74 ,page #bbe3 insr le r5voi #bja4 ,page #bbh3 qu'elle remplac p> quelle 7quelle s]oit bi5tt son adresse74 ,page #bdj3 de remplac p> des 7m>*ant aux frais des p>ties74 ,page #bdi3 ic5ce remplac p> lic5ce 7rprim] la lic5ce74 ,page #bea3 provisionel remplac p> provisionnel 7un ordre mom5tan et provisionnel74 ,page #bee3 t\j\s remplac p> t\j\rs 7t\j\rs ennemis les uns des autres74 ,page #bee3 gl(ioi5t remplac p> glorifioi5t 7et se glorifioi5t d'obt5ir sp>m5t74 ,page #bee3 r5itrons remplac p> r5atront 7r5atront sans pe9e74 ,page #bee3 l9jusice remplac p> l'inju/ice 7l'inju/ice faite un simple p>ticuli]74 ,page #bfi3 hipocrisie remplac p> hypocrisie 7l'artifice1 les ruses1 l'hypocrisie74 ,page #bgj3 ddac5ce remplac p> dcad5ce 7la dcad5ce de leur religion74 ,page #bgf3 trompes remplac p> trompe 7si je ne me trompe74 ,page #bhe3 ,hol&oise remplac p> ,holl&oise 7et qu'une arme ,holl&oise74 ,page #cac3 pupile remplac p> pupille 7entre les ma9s de leur pupille74 ,page #cbj3 sdititions remplac p> sditions 7,ces sditions inspirr5t74 ,page #ccb3 insr le r5voi #bca4 ,page #ccg3 noblese remplac p> noblesse 7de la noblesse et du ti]s-tat74 ,page #cee3 alli remplac p> alii 7et alii prdicti milites74 ,page #cef3 ,nom&ie remplac p> ,norm&ie 7son du* de ,norm&ie74 ,page #cfb3 ect4 remplac p> etc4 7bi5 dire li hons1 etc474 ,page #cfg3 norr5t remplac p> noss5t 7esse noss5t1 ad eum acc$unt74 ,page #cha3 *ancelli] remplac p> *anceli] 7le *anceli]1 le b\tilli]1 le *ambellan74 ,page #chc3 d5i]s remplac p> d]ni]s 7s\s les d]ni]s ,c>lov+i5s74 ,page #chf3 t]m9iason remplac p> t]m9aison 7,malgr leur t]m9aison lat9e74 ,page #chg3 timologie remplac p> tymologie 7avec le sec\rs d'une tymologie =ce74 ,page #cif3 communisi remplac p> communiis 7de execrabilibus communiis illis74 ,page #djb3 ,ibtd remplac p> ,ibid 7,ibid4 ,c4 #fa474 ,page #djd3 dsns remplac p> dans 7dans ses t]res74 ,page #dji3 fais9am remplac p> sais9am deux fois 7quod ,erembeure hab]et sais9am7 et 7et habuit ,aalesia sais9am suam74 ,page #daa3 ,quees remplac p> ,que5s 7,li ,que5s et tuit cil qui ti5n5t en b>onie74 ,page #dbb3 lib]s remplac p> li b]s 7,se li b]s fait l'aide p> dessus les vavasors74 ,page #dac3 un remplac p> une 7dans une ordonnance du #a ,mai #abji74 ,page #dcj3 ide remplac p> ides 7quelques ides de la ncessit74 ,page #dcj3 r5voi 7#b7 supprim3 dans les ordonnances du ,l\vre7#b74 ,page #dcf3 eonc$it remplac p> conc$it 7no/ra curia conc$it74 ,page #dcg3 ro-roma9es remplac p> roma9es 7,c'e/ aussi aux lois roma9es74 ,page #dch3 coire remplac p> croire 7croire contre la sa9te foy74 ,page #dda3 ,d\m\l9 remplac p> ,dum\l9 7,en lisant ,dum\l9 et ,loyseau74 ,page #ddc3 alico remplac p> alio 7ut nullo alio loco moneta sit74 ,page #ddc3 p]cuti>ur remplac p> p]cutiatur 7nullo loco moneta p]cutiatur nisi ad ,curtem74 ,page #ddg3 insr legis 7alley siv legis de]it74 ,page #ded3 p]sonne remplac p> p]sonnes 7quatre p]sonnes de la ville de ,n>bonne74 ,page #dfc3 t\te remplac p> t\tes 7dans t\tes les t]res des seigneurs74 ,page #dfe3 arrogs remplac p> arrog 7s'toi5t arrog le droit74 ,page #dfe3 curian remplac p> curiam 7appellationis p] eos ad curiam no/ram emiss74 ,page #dfh3 quelle remplac p> qu'elle 7telle qu'elle toit *ez les anci5s74 ,page #dgf3 satifaisantes remplac p> satisfaisantes 7des lumires satisfaisantes74 ,page #dia3 siv remplac p> s9 7s9 hr$e proprii corporis74 ,page #ejj3 receuil remplac p> recueil 7du recueil des pices74 ,page #ebc3 aulieu remplac p> au lieu 7au lieu de v\loir p>tag]74 ,page #ebi3 de de remplac p> de 7,ordon4 du mois de m>s #acef47 ,page #ecg3 b>onnies remplac p> b>onies 7sept c5ts b>onies74 ,page #edb3 nobisvel remplac p> nobis vel 7quo mon/ratum fu]it nobis vel ju/ici>io no/ro74 ,page #ede3 enconseil remplac p> en conseil 7ou en ayde1 ou en conseil74 ,page #eef3 fiuz remplac p> filz 7le roi ,edw>d1 filz le roi ,edw>d74 ,page #eeg3 f\scrit remplac p> s\scrit 7en la =me qe s\scrit74 ,page #efb3 aumo9s remplac p> au mo9s 7et ord5ons au mo9s de grief74 ,page #eff3 l'auteur ne fait pas la di/9ction entre plutt et plus tt 7qu'il r5voyoit le plutt qu'il toit possible74 ,page #egc3 cc remplac p> ce 7ce comm]ce d'usures74 ,page #fjj3 ,ia remplac p> la 7,f9 de la ,table74