,note sur la transcription3 ,les erreurs clairem5t introduites p> le typographe ont t corriges4 ,l'or?ographe d'orig9e a t cons]ve et n'a pas t h>monise4 ,cette v]sion intgre les corrections de l'errata4 ,,la ,,femme ,,affran*ie ,bruxelles4--,typ4 de ,a4 ,,lacroix1 ,,van ,,me55 ,,et ,,cie1 imprimeurs-diteurs4 ,,la ,,femme ,,affran*ie ,r,,ponse ,a ,,mm4 ,,mi*elet1 ,,pr\dhon1 4 ,,de ,,gir>d91 ,a4 ,,comte ,,et ,,aux ,,autres ,,novateurs ,,mod]nes ,,p> ,,mme ,,j5ny ,p4 ,d',h,,ric\rt ,,tome ,,ii ,,bruxelles ,,p>is ,a ,,lacroix1 ,,van ,,me55 ,,et ,cie1 ,,diteurs ,,*ez ,,t\s ,,les ,,libraires ,,rue ,,de ,,la ,,putt]ie1 #cc #ahfj ,t\s droits rs]vs4 ,,deuxi,,me ,,p>tie ,droit et ,devoir2 objections contre le ,droit des ,femmes2 la ,femme devant les murs et le ,code civile4 ,,*apitre ,,premi]4 ,,bases ,,et ,,=mules ,,des ,,droits ,,et ,,des ,,devoirs4 ,i ,avant de dire quelle "p de droit et de devoir n\s rclamons p\r la femme1 n\s avons df9ir ces deux notions insp>ables qui se suppos5t1 s'expliqu5t et se complt5t4 ,fille de mon sicle1 lve des doctr9es rsumes p> notre glorieuse ,rvolution1 je n'irai pas *]*] les s\rces du ,droit et du ,devoir dans le monde du ,surnaturalisme4 ,non2 je laisse aux d]ni]s *os du monde anci5 l'irrationnelle fantaisie d'employ] leur argum5tation1 base sur l'inconnu1 pr\v] que le ,droit n\s e/ octroy1 le ,devoir impos p> un ,dieu quelconque4 ,je dis au contraire que l'un et l'autre ont en n\s leur orig9e2 qu'ils ressort5t de l'ensemble de nos facults1 de notre de/9e1 des rapports ncessaires que n\s s\t5ons avec n\s-mmes1 avec nos semblables1 avec la nature4 ,je dis que si l'orig9e1 l'explication1 la loi1 la =mule du ,droit et du ,devoir ne sont pas cont5ues dans ces faits et ces rapports1 c'e/ que le ,droit et le ,devoir n'exi/5t pas4 ,mais c'e/ p>ce que je crois f]mem5t qu'elles y sont cont5ues1 que j'essai]ai de les en dgag]4 ,il e/ temps enf9 que se vulg>ise cette vrit1 prcieuse et fconde1 que n\s avons des ,droits et des ,devoirs1 indp5damm5t de t\te doctr9e religieuse4 ,quoi6 diront quelques p]sonnes timores1 v\s1 une femme1 v\s osez lim9] ,dieu des que/ions de ,droit et de ,devoir6444 ,ah6 il ne v\s manque plus que de rpt] cette phrase impie3 ,dieu1 c'e/ le mal6 ,lecteur1 c'e/ une p5se vraie1 ca*e s\s une =me p>adoxale4 ,dieu1 dans son concept absolu1 n'e/ pas le mal2 mais l'humanit p5se que ,dieu s\s sa face relative1 ,dieu =mul p> notre intellig5ce1 ,dieu ca* s\s le symbole inv5t p> n\s1 de bi5 qu'il app>aissait l'orig9e1 devi5t le mal1 lorsque l'humanit qui progresse1 a dpass en sci5ce et en moralit l'objet immobile de son anci5ne adoration4 ,dem&ez aux *rti5s des premi]s sicles1 hriti]s de deux croyances philosophiques symbolises p> ,paul dans l'unit de ,dieu et celle de la race huma9e1 si les dieux des nations qui leur semblai5t divis] cette d\ble unit1 ne leur app>aissai5t pas comme le mal44448 ,c]tes oui1 puisque1 de ces dieux de leurs anctres ils ont fait des dmons4 ,il e/ vrai que j'lim9e ,dieu des que/ions de ,droit et du ,devoir2 mais c'e/ p>ce qu'au po9t de vue rationnel1 il n'e/ pas le fondem5t de ces deux notions2 et que1 les ratta*] la div9it1 c'e/ les livr] t\tes les *ances de mort que subit ncessairem5t le dogme religieux4 ,que font en effet les peuples qui voi5t en ,dieu la s\rce du ,droit et du ,devoir8 ,qu& ,dieu tombe du pide/al qu'ils lui avai5t dress1 le ,droit et le ,devoir disp>aiss5t avec lui du sanctuaire de la consci5ce4 ,l'hi/oire n\s montre ces peuples livrant le ,droit au despotisme qui le dvore2 l'hi/oire n\s les montre en mme temps livrs aux passions g/es1 se vautrant dans les orgies du s5sualisme1 c'e/ dire ayant p]du l'ide du ,devoir et de la dignit de leur nature4 ,si ,dieu p>le1 c'e/ dans les lois de l'univ]s physique1 intellectuel et moral4 ,son v]be sur la t]re1 c'e/ l'humanit se rvlant elle-mme1 non pas la vrit absolue1 mais la vrit indf9im5t progressive4 ,c'e/ donc dans les lois et les rapports qui sont en n\s et hors de n\s que n\s p\vons con/at]1 et que n\s devons *]*] la vrit sur le ,droit et le ,devoir4 ,cep5dant ne croyez pas1 lecteurs1 que je mconnaisse l'utilit du s5tim5t religieux1 que je nie l'exi/5ce objective des faits inconnus qui s]v5t de fondem5t aux dogmes2 non1 c> je ne compr5drais plus p\rquoi notre espce e/ religieuse2 ,p\rquoi elle s'e/ dveloppe dans le se9 des religions2 ,p\rquoi les socits huma9es se dissolv5t1 lorsque t\t dogme a p]du son empire sur les mes4 ,je ne compr5drais plus la gr&e loi biologique qui in/itue les p5*ants et t5dances des tres1 en vue d'objets qui y correspond5t4 ,si1 nos in/9cts nutritifs1 correspond5t les sub/ances alim5taires2 ,si1 notre beso9 de connatre1 correspond la nature2 ,si1 notre beso9 d'aim]1 de n\s associ]1 correspond5t nos semblables2 ,l'unit de loi n'exige-t-elle pas qu' nos in/9cts religieux1 correspond5t des ralits8 ,que ces ralits *app5t nos moy5s de vrification1 qu'elles ne soi5t po9t objet de connaissance1 ce n'e/ pas un motif p\r les ni]2 mais c'en e/ un suffisant p\r savoir que t\tes les ides que n\s n\s en =mons1 n'ont de valeur que p\r n\s et que1 s\s pe9e de n\s montr] absurdes et de fauss] notre s5s moral1 n\s devons les mettre en h>monie avec la sci5ce et la morale de notre poque2 c> si elles sont au dessus de ces *oses1 elles ne doiv5t pas les contr$ire4 ,ces quelques lignes pr\v]ont aux p]sonnes qui1 du rationalisme dont sont empre9ts mes prcd5ts travaux1 ont cru p\voir conclure mon matrialisme et peut-tre mon a?isme1 qu'elles se sont trompes sur mon compte4 ,le ,matrialisme et l',a?isme ne sont po9t des crimes1 mais1 mon s5tim5t1 de tri/es erreurs1 et je ne les p>tage pas4 ,j'app>ti5s ce petit nombre qui1 ne p\vant s'arrt] dans la ngation /rile1 *]*5t une affirmation suprieure et fconde4 ,j'app>ti5s ce petit nombre qui1 ne tr\vant pas la satisfaction de leurs beso9s religieux dans les enseignem5ts d'un dogme vieilli et rtrograde1 la tr\v5t dans un dogme plus l>ge que peut accept] la consci5ce et la ,raison4 ,j'app>ti5s ce petit nombre vraim5t religieux1 qui appell5t de t\tes les aspirations du cur1 la n\velle doctr9e gnrale1 seule capable de n\s reli] dans l'am\r et la communaut de b4 ,mais p\r moi1 la ,religion1 n'e/ po9t une base2 elle e/ un c\ronnem5t4 ,p\r moi1 la ,religion n'e/ pas une rac9e2 elle e/ une fleur4 ,p\r moi1 la ,religion n'explique ni la ,sci5ce1 ni la ,morale1 n'e/ le fondem5t ni du ,droit ni du ,devoir2 elle e/ la rsultante de t\tes ces sa9tes *oses2 elle en e/ l'pan\issem5t potique1 le p>fum4 ,si elle ne sort d'elles comme la fleur de sa tige1 elle n'a pas d'autre raison d'tre qu'une ab]ration de l'in/9ct religieux1 abruti p> l'ignorance1 affol p> une imag9ation drgle4 ,aprs cette dcl>ation de pr9cipes que j'ai cru devoir mes amis et mes ennemis1 passons l'objet de ce *apitre4 ,,ii ,le ,droit et le ,devoir ressortant de nos beso9s1 de notre de/9e1 des rapports que n\s s\t5ons2 et supposant l'intellig5ce et le libre arbitre1 ne peuv5t tre conu que p> l'tre huma91 p>ce que seul1 il e/ capable de con/at] les rapports qui li5t les *oses1 de dc\vrir les lois de ces rapports2 ,p>ce que seul il se di/+ue trs nettem5t de ce qui n'e/ pas lui2 ,p>ce que seul il peut1 jusqu' c]ta9es limites1 viol] les lois qu'il connat2 ,p>ce que seul1 enf91 il peut dc\vrir le b gnral des lois ou la de/9e4 ,la =mule des ,droits et des ,devoirs e/ donc une cration huma9e2 ,le ,droit et le ,devoir sont donc des dc\v]tes de l'intellig5ce huma9e2 ,la ,ju/ice qui les rsume e/ donc comme la ,sci5ce une uvre huma9e1 a9si que l'affirm5t admirablem5t ,feu]ba* et aprs lui ,pr\dhon4 ,p> cette cration1 l'humanit fait un monde "p1 le monde moral1 le monde de la ,ju/ice1 compos comme notre plante de diffr5tes c\*es2 monde de plus en plus en opposition avec le monde physique qui e/ celui de la hir>*ie et de la fatalit4 ,au po9t de dveloppem5t o en e/ arriv la ,ju/ice1 comm5t df9irons-n\s le ,droit et le ,devoir s\s leur aspect le plus gnral8 ,n\s dirons3 le ,droit e/ la prt5tion lgitime de t\t tre huma9 au dveloppem5t et l'ex]cice de ses facults1 consquemm5t la possession des objets qui en sont les excitants propres1 dans les limites de l'galit4 ,le ,devoir1 corrlatif au ,droit1 et qui en e/ l'explication et la ju/ification1 e/ l'emploi de nos facults et de leurs excitants en vue et dans le s5s de notre de/9e4 ,t\s les ,droits et ,devoirs p>ticuli]s driv5t de ce ,droit et de ce ,devoir fondam5taux1 ou n'exi/5t que p\r les g>antir4 ,le ,droit1 tel que n\s v5ons de le df9ir1 e/ donc l'ex]cice mme de la vie1 la condition s9e qua non de l'accomplissem5t du ,devoir ou de la ralisation de la de/9e4 ,on ne peut donc valablem5t l'alin]1 mme en p>tie1 sans amo9drir sa vie1 fauss] sa de/9e4 ,et si l'ignorance1 la =ce n\s en raviss5t une p>tie1 n\s p\vons1 n\s devons en p\rsuivre la rev5dication3 c> il n'y a pas de ,droit contre le ,droit1 et on ne prescrit pas contre lui4 ,p> l'ensemble de nos beso9s et p\r remplir notre de/9e1 n\s s\t5ons trois sortes de rapports pr9cipaux3 #a ,avec n\s-mmes2 #b ,avec la nature2 #c ,avec nos semblables4 ,de l trois =mes du ,droit et du ,devoir1 que n\s ne p\vons compr5dre qu'en n\s =mant une ide nette de notre ,de/9e4 ,,iii ,la de/9e de l'tre organis e/ donne dans l'ensemble de ses facults4 ,quelle s]a donc celle de l'tre huma91 animal intellig5t1 aimant1 sociable1 d\ du s5s de la ju/ice1 de libre arbitre1 d'idalit1 d'aptitudes nombreuses p> lesquelles il modifie t\t ce qui l'ent\re1 af9 de satisfaire son dsir de bi5 tre et de bonheur8 ,qui1 laiss au seuil de l'animalit p> la nature1 se cre lui-mme humanit1 en dveloppant peu peu ce qui le di/+ue des espces infrieures8 videmm5t1 p\r quiconque rfl*it1 cette de/9e s]a d'organis] progressivem5t une socit fonde sur la ,ju/ice et la ,bi5veillance o *acun1 ne dp5dant que de soi-mme1 tr\v]a dans la sci5ce1 la satisfaction de ses beso9s intellectuels1 et les pr9cipes propres dirig] ses facults productrices2 dans ses semblables1 la satisfaction de ses beso9s d'aim]1 de s'associ]1 de p]ptu] son espce2 dans la culture des arts1 des sci5ces1 de l'indu/rie1 la satisfaction de ses aptitudes2 et dans les produits qu'il obti5t de leur ex]cice1 celle de ses beso9s matriels et de ses plaisirs4 ,et comme il ne p\rra remplir cette t*e d'intrt huma91 sans l'h>monis] lui-mme1 sans agir pr(ondm5t sur son globe1 sans l'humanis] p> l'emploi de son activit1 en lui imprimant progressivem5t le ca*et de sa ,raison1 ou pr9cipe d'ordre1 il en rsulte que la de/9e de notre espce peut tre df9ie3 la cration de l',ordre dans l',humanit et sur le globe qui lui e/ s\mis4 ,cette t*e impose l'espce1 requi]t une multitude d'aptitudes trop diffr5tes p\r qu'elles se tr\v5t runies en *acun de n\s4 ,aussi1 s\s les c>actres gnraux qui font de n\s une seule espce1 se ca*5t de si pr(ondes dissemblances1 qu'on peut tablir en pr9cipe qu'il y a autant d'hommes diffr5ts qu'il y a d'individus mascul9s1 autant de femmes diffr5tes que d'individus fm99s4 ,cette div]sit devi5t vid5te en raison de la culture3 t\t le monde sait que deux paysans se ressembl5t bi5 plus que deux hommes in/ruits4 ,de l il suit que la j\issance du droit individuel e/ la g>antie du progrs social1 puisque ce progrs dp5d du libre dveloppem5t des aptitudes1 et qu'elles ne peuv5t se dvelopp] que p> la lib]t3 donc quiconque e/ ennemi de la lib]t et l'entrave1 s'il n'e/ un aveugle1 e/ un ennemi de la de/9e collective et du ,droit4 ,,iv ,j'ai dit qu'il e/ dans la ncessit de notre de/9e de s\t5ir trois sortes de rapports3 avec n\s-mme1 avec la nature1 avec nos semblables4 ,exam9ons les premi]s4 ,*acun de n\s se prs5te l'analyse comme une ,socit de facults qui1 t\tes1 ont droit de fonctionn]1 p>ce que t\tes sont ncessaires l'h>monie de l'ensemble4 ,c]ta9es de nos impulsions sont antagoniques2 et celles qui ont p\r b la satisfaction de nos beso9s g/es1 ont une prop5sion con/ante dpass] leurs limites lgitimes1 consquemm5t opprim] celles qui n\s reli5t nos semblables4 ,qu& n\s sommes tiraills en s5s contraire1 qu& la dissid5ce e/ en n\s1 qui f]a cess] le conflit en dt]m9ant l'option8 videmm5t notre libre arbitre1 influ5c p> une autre facult4 ,mais p\r n\s dcid] en vue de notre de/9e1 quelle doit tre la facult rectrice1 s9on la ,raison ou pr9cipe d'ordre en *acun de n\s8 ,c'e/ donc en tablissant en n\s la hir>*ie des facults en vue de la de/9e1 et s\s le g\v]nem5t de la ,raison1 qu'aucune de nos facults ne s]a sacrifie2 que t\tes s'h>monis]ont selon l'expression de ,m4 ,pr\dhon p\r le bi5 et la gloire de l'ensemble4 ,c'e/ dans l'tablissem5t et le ma9ti5 de cette hir>*ie que consi/e le gr& devoir ,autonomique1 ou de g\v]nem5t de soi p> soi4 ,a9si1 dans ce premi] ordre de rapports1 il y a ,droit de *aque facult s'ex]c]2 ,droit de *acune d'elles son excitant propre2 ,mais en mme temps ,devoir p\r *acune de ne s'ex]c] que p\r le bi5 de l'ensemble2 c'e/ dire de ne jamais dpass] ses limites et p\r cela d'obir la ,raison4 ,a9si celui qui donne la prdom9ance ses in/9cts nutritifs1 opprime habituellem5t en lui les facults intellectuelles1 et dveloppe les in/9cts g/es aux dp5s des in/9cts de ,ju/ice et de ,sociabilit3 il viole son ,devoir autonomique4 ,celui qui1 p> une exaltation vicieuse de son imag9ation1 refuse ses facults nutritives l'ex]cice auquel elles ont droit1 affaiblit la ,raison1 exalte l'orgueil jusqu' l'intolrance1 met la folie dans le doma9e intellectuel et moral3 celui l viole aussi le ,devoir autonomique4 ,la ,sagesse et le ,devoir sont1 je le rpte1 de s\mettre notre tre t\t enti] la ,raison3 l'exaltation mme du s5s de la ,ju/ice1 le plus lev de t\s1 e/ un mal4 ,v ,quelle s]a la rgle du ,droit et du ,devoir dans nos rapports avec la nature1 avec les tres s5sibles des espces infrieures8 ,l'tre huma91 ,raison1 ,ju/ice1 ,lib]t1 a ,droit sur les cratures de son globe deux titres3 d'abord p\r sa cons]vation1 puis comme p\voir h>monisant4 ,d'm95ts p5seurs m'arrt]ont ici p\r me dire3 v\s confondez le fait avec le ,droit4 ,ce d]ni] e/ une cration de la ,consci5ce huma9e2 il n'exi/e que de l'tre huma9 son semblable p>ce qu'il suppose la rciprocit1 et la possibilit d'une rev5dication devant une autre consci5ce4 ,je rponds3 oui le ,droit e/ une cration de l'humanit1 mais seulem5t en tant que notion et =mules4 ,nos =mules expos5t la vrit des rapports1 mais ne sont po9t ces rapports1 pas plus que la =mule de la loi d'attraction n'e/ l'attraction4 ,une notion e/ ncessairem5t tire des *oses qui la conti5n5t et consquemm5t lui tai5t antcd5tes1 c> notre esprit ne cre ni les faits ni les rapports1 ni les lois1 il ne fait que les dc\vrir1 les df9ir et les sy/matis]4 ,avant de savoir que n\s avons des droits1 n\s le s5tons2 si n\s ne le s5tions pas1 n\s ne le saurions jamais4 ,oui1 le ,droit suppose la rciprocit dans les rapports huma9s1 mais ne s\t5ons-n\s de rapports qu'avec nos semblables8 ,n'en s\t5ons-n\s pas avec n\s-mme1 en tant que ,socit de facults8 ,n'en s\t5ons-n\s pas avec les tres infrieurs8 ,prt5dre1 p> exemple1 qu'entre l'animal et n\s il n'y a ni ,droit ni ,ju/ice1 n'e/-ce pas affirm] qu'il y a t\t un ordre de rapports d'o peut tre bannie la notion d\ble et corrlative de ,droit et de ,devoir8 ,eh6 bi51 je ne puis accept] cela4 ,p\rquoi1 s'il en tait a9si1 dirait-on3 c'e/ mal1 qu& on voit quelqu'un tortur] une bte ou la faire m\rir de faim8 ,une *ose n'e/ mal que qu& elle e/ contraire au ,devoir1 et elle n'a ce c>actre que qu& elle e/ la violation d'un ,droit4 ,je ne compr5ds pas1 s'il n'y a pas de ,ju/ice entre l'animal et n\s1 p\rquoi l'on applaudit aux lois protectrices des animaux4 ,si les animaux n'ont pas de ,droit1 on viole celui de leur propritaire1 en rglant la manire dont il doit se s]vir de ces tres s5sibles4 ,je sais que l'on explique ces lois p> l'obligation d'emp*] l'homme de s'endurcir1 et de le prp>] tre bon p\r ses semblables4 ,on en a dit probablem5t autant des lois protectrices des esclaves4 ,mais la consci5ce qui e/ t\t autant mue p> le ,s5tim5t qu'claire p> la ,raison1 va plus lo9 sans le savoir elle-mme4 ,si elle analysait1 elle compr5drait que1 s\s t\te loi de protection1 il y a la reconnaissance implicite d'un ,droit4 ,on peut m'object] encore qu'en transportant la notion du ,droit au del de l'humanit1 j'an?ropomorphise les animaux et que1 si je le fais1 je suis t5ue1 p\r tre consqu5te1 de respect] leur vie1 leur progniture et l'ex]cice de t\tes leurs facults4 ,je n'an?ropomorphise pas les animaux3 je n'assimile pas leur ,droit au ntre2 mais leur reconnaissant un ,droit1 admettant qu'entre eux et n\s il y a ,ju/ice1 je suis t5ue de m'expliqu] rationnellem5t la diffr5ce que je mets entre eux et n\s s\s le rapport du ,droit1 et de fix] le pr9cipe en v]tu duquel je puis lgitimem5t dispos] d'eux et en lim9]4 ,alors je me dis3 notre race e/ la ,raison et la ,ju/ice du globe3 c'e/ elle qui en a le g\v]nem5t p\r l'h>monis]3 elle e/ aux autres cratures1 ce que notre ,raison et notre ,ju/ice p]sonnelles sont nos autres facults4 ,or p]sonne de n\s ne conte/e que notre ,raison et notre ,ju/ice ne puiss5t lgitimem5t supprim] ceux de nos actes ou dsirs qui s]ai5t contraires notre h>monie p]sonnelle4 ,donc l'espce huma9e1 ,raison et ,ju/ice de la t]re1 a le droit d'lim9] t\t ce qui nuit son h>monie avec la cration qui lui e/ confie et dont elle fait une p>tie de son organisme4 ,mais lorsque n\s cons]vons des tres s5sibles qui se font nos auxiliaires1 devi5n5t en quelque sorte un de nos organes1 et accompliss5t a9si inconsciemm5t un ,devoir1 c'e/ n\s de leur reconnatre leur ,droit naturel dans la mesure exige p> l',ordre4 ,l'animal s5t son ,droit1 c> il regimbe1 se rvolte1 faut-il l'en dp\ill] p>ce qu'il ne le connat pas2 p>ce qu'il ne peut le =mul]2 p>ce que1 comme l'esclave abruti1 il n'a que notre voix p\r le rev5diqu]8 ,oui1 de n\s l'animal1 il y a ,ju/ice2 ,ju/ice faite p> n\s seuls1 au nom de la ,raison1 seul juge de la mesure des rapports4 ,celui qui fait s\ffrir une crature s5sible sans ncessit vid5te2 qui en abuse comme d'une *ose1 qui ne la r5d pas aussi heureuse que possible1 qui ne la fait pas progress]1 e/ non seulem5t un tre cruel1 mais s\v5t un l*e qui abuse de sa supriorit intellectuelle p\r viol] le droit le plus sacr3 celui des faibles2 c'e/ le mme qui1 dans l'anci5ne ,rome1 jetait son esclave au vivi] p\r engraiss] ses murnes1 qui l'atta*ait dans son ve/ibule avec cet criteau au dessus de sa tte3 pr5ez g>de au *i56 qui se s]vait du se9 de l'esclave femelle1 comme d'une pelotte1 p\r y piqu] ses p+les p5dant la toilette4 ,j'aj\t]ai1 p\r complt] ma p5se et ju/ifi] ma manire de voir1 qu' mes yeux1 il n'y a pas un acte ou un rapport huma9 qui ne doive tre s\mis la notion du ,devoir corrlative celle du ,droit3 c> notre espce n'e/ pas l'humanit en dehors de cette d\ble notion2 elle ne s]ait plus qu'une famille animale3 en consqu5ce nos rapports avec la nature ne peuv5t tre exclus de la ?orie du ,droit4 ,je dem&e p>don mes adv]saires de diffr] d'avis avec eux sur ce po9t si grave de ,philosophie3 mais ils compr5dront qu'une femme qui ne cons5t pas tre un dagu]rotype mascul91 doit os] dire sa p5se et avoir confiance en sa ,raison4 ,,vi ,dans les deux premi]s ordres de rapports que n\s avons envisags1 le ,droit et le ,devoir t5d5t fond] l'h>monie ou l',ordre p> la ,hir>*ie4 ,p\rquoi8 ,p>ce que le ,droit et le ,devoir sont1 en tant que notions et sy/matisation1 des crations de la ,raison huma9e qui1 lgitimem5t1 se subordonne t\t4 ,p>ce qu'en *acun de n\s1 cette subord9ation doit exi/]1 puisque *acun de n\s n'a qu'une ,raison4 ,p>ce qu'en dehors de l',humanit sur ce globe1 il ne peut y avoir entre elle et les tres infrieurs que des rapports de subord9ation4 ,entre nos facults d'espces diffr5tes1 il faut un ,rgulateur2 ,entre n\s et les cratures infrieures1 il faut un rgulateur encore2 ,dans le premi] cas c'e/ la ,raison individuelle qui g\v]ne2 ,dans le second c'e/ la ,raison de l'humanit4 ,mais cette loi de ,hir>*ie peut-elle rationnellem5t s'appliqu] aux rapports des tres huma9s entre eux8 ,non2 c> ils sont de la mme espce2 ,c> *acun d'eux a sa raison1 son s5s moral1 son libre-arbitre1 sa volont2 ,c> *acun d'eux n'e/ qu'un lm5t de de/9e collective2 un tre incomplet au po9t de vue de cette de/9e1 et n'a pas plus la facult de class] les autres1 que les autres de le class]2 ,c> *acun d'eux e/ progressif en lui-mme et dans sa race et peut1 p> la culture1 mont] du d]ni] rang au plus lev s\s le rapport de l'utilit4 ,qu' l'orig9e des socits1 l'homme1 se di/+uant pe9e des autres espces sur lesquelles il tablissait son ,droit p> la ruse et la =ce1 ait transport cette notion brutale dans les rapports huma9s1 ait confondu le semblable faible d'esprit ou de corps avec l'animal1 se soit cru1 au mme titre1 droit de possession sur eux1 et n'ait reconnu comme libres et gaux lui que les =ts et les intellig5ts1 les *oses ne p\vai5t se pass] autrem5t peut-tre4 ,que1 plus dveloppe1 l'humanit ait trans=m la notion de ,droit sur le modle du g\v]nem5t de soi-mme1 ait1 en consqu5ce1 tabli la hir>*ie et subordonn c]ta9es classes1 c]ta9es ca/es1 aux individus qu'elle considrait comme les reprs5tants de la ,raison et de la ,ju/ice1 les *oses ne p\vai5t peut-tre encore se pass] autrem5t4 ,mais n\s1 franais1 enfants de #hi1 disciples d'une philosophie qui tablit ses axiomes1 non plus sur les a priori de la fantaisie1 mais sur les faits et les lois de la nature et de l'humanit1 n\s concevons p>faitem5t auj\rd'hui que l'tre huma9 ne peut tre comp> ni une *ose1 ni quelqu'une de nos facults2 ,qu'tant d'espce id5tique1 n\s avons un droit id5tique2 ,qu'il ne s'agit que d'quilibr] nos droits individuels2 ,que la loi d'quilibre1 c'e/ l'galit2 ,que l'galit c'e/ la ,ju/ice2 ,qu'en dehors de l'galit1 il n'y a plus ,raison ni ,ju/ice1 mais rgne de la =ce1 ret\r la brutalit de la nature qui e/ si infrieure n\s p> l'abs5ce de moralit et de bont4 ,a la lumire de cette ,rvlation de la consci5ce de la ,france1 la notion de la socit se trans=me4 ,la socit n'e/ plus une hir>*ie1 ce n'e/ plus un tre de raison1 inc>n dans un ou quelques-uns2 c'e/ quelque *ose de bi5 autrem5t gr& et beau2 c'e/ un ensemble organis d'tres huma9s1 associs p\r se g>antir mutuellem5t l'ex]cice de leur ,droit individuel1 se facilit] la pratique du ,devoir1 *ang] quitablem5t leurs produits1 et travaill] de conc]t la ralisation progressive de la de/9e huma9e4 ,c'e/ une autonomie collective1 g\v]ne p> la ,loi1 syn?se de la ,raison1 de la ,ju/ice et de l',am\r de t\s4 ,l'tat n'e/ plus que l'ensemble des organes sociaux1 fonctionnant au pr(it de t\s4 ,le ,p\voir n'e/ plus qu'une fonction dlgue p> la volont nationale4 ,conue a9si1 la socit labore progressivem5t quatre =mes du ,droit3 ,droit naturel1 ,droit ,civil1 ,droit ,politique1 ,droit conomique4 ,,vii ,p> ,droit naturel1 la ,socit ne peut plus ent5dre la satisfaction des seuls beso9s animaux3 c> l'tre huma9 n'e/ pas une brute3 il e/ une ,intellig5ce1 une ,raison1 une ,ju/ice2 il e/ aussi l'art1 l'indu/rie1 la ,lib]t4 ,donc1 de ,droit naturel1 t\te crature huma9e e/ libre1 autonome1 doit dvelopp] ses facults1 ex]c] ses aptitudes sans autre limite que l'galit1 ou le respect du droit id5tiquem5t le mme en autrui4 ,qu& la ,raison gnrale s]a suffisamm5t pntre de ces notions1 elle =mul]a non seulem5t des lois p\r protg] galem5t la vie1 l'honneur1 la proprit lgitime des associs1 contre quiconque pntr]ait dans la sphre d'autrui p\r la tr\bl] ou la dtruire2 mais1 de plus1 elle mettra la disposition de t\s1 les moy5s de dveloppem5t qu'elle p\rra gnralis]3 tels que l'enseignem5t des sci5ces1 des arts1 de l'indu/rie1 des lois1 etc4 ,elle compr5dra que c'e/ son ,devoir et son intrt4 ,son devoir1 p>ce que la socit p\rsuit la ralisation d'une de/9e dont *acun de ses membres e/ un lm5t2 ,son devoir1 p>ce que t\s les co-associs ont un droit gal aux avantages sociaux2 ,son devoir1 p>ce qu'ils sont runis p\r se g>antir la j\issance de leurs droits1 et se facilit] la pratique du ,devoir4 ,son intrt1 p>ce qu'en travaillant r5dre possible *acun de ses membres la puissance de se bi5 g\v]n]1 elle assure la scurit de t\s4 ,la ,raison gnrale1 modifie p> la notion mod]ne de la socit1 r=m]a pr(ondm5t son ,droit ,civil4 ,devant ce ,droit1 t\s les individus majeurs et sa9s d'esprit1 s]ont reconnus aptes conc\rir aux actes de la vie civile1 dispos] de leur travail1 de leur =tune4 ,la socit se cont5t]a de sauveg>d] les intrts des m9eurs et des int]dits et d'emp*] que1 dans aucun contrat1 puisse s'introduire une clause att5tatoire la dignit de la p]sonne et l'ex]cice de ses droits4 ,t\tes les fonctions tant du ressort du ,droit ,civil1 la socit respect]a la manife/ation de l'activit de *acun1 et s\mettra les fonctions publiques l'lection ou au conc\rs4 ,le ,travail e/ notre gr& ,devoir3 c'e/ p> lui que se ralise la de/9e huma9e2 c'e/ p> lui que se produit le bi5-tre2 c'e/ le pre de t\t bi51 l'auxiliaire de la v]tu4 ,la ,raison gnrale1 claire p> la sci5ce conomique qui se =me1 compr5dra que le travail e/ un ,droit1 puisque vivre1 p\r l'individu social1 e/ un ,droit2 elle trans=m]a donc le gr& ateli] national1 et p>vi5dra progressivem5t introduire l'galit1 c'e/ dire l'quit1 dans le doma9e de l'*ange4 ,le ,droit conomique n'exi/e pas3 l'humanit le tir]a de ses entrailles s\ffrantes et de son c]veau1 comme elle en a tir t\s les autres4 ,*acun devant avoir des ,droits naturels1 civils et conomiques gaux1 et un intrt gal ce que les lois et les in/itutions soi5t au pr(it de t\s1 a1 p> cela mme1 un ,droit gal conc\rir aux actes politiques qui sauveg>d5t ses autres droits1 et l'aide desquels les progrs raliss dans les esprits s'inc>n5t dans les faits sociaux4 ,la ,raison gnrale1 bi5 pntre de ces vrits1 organis]a s\s la loi d'galit1 le conc\rs de t\s la vie politique1 conc\rs p> lequel seul on peut se rput] libre1 en n'obissant qu' la loi qu'on a faite ou cons5tie4 ,tel e/ l'idal de la socit fonde p> la ,rvolution ,franaise2 idal qui confond t\tes les races1 t\s les peuples devant le ,droit4 ,a l'aide de cet idal suprieur1 glorieux ,cr$o de la foi de nos pres1 n\s compr5ons que les individualits1 les nations et les races suprieures ne sont pas des matres1 mais des frres ans1 des ducateurs2 qu'elles commett5t une l*et1 un crime de lse-humanit lorsqu'elles opprim5t et abrutiss5t au pr(it de leurs passions g/es1 ceux que la ,raison leur confie comme lves2 ,n\s compr5ons que1 devant le dogme de la ,p]fectibilit1 tomb5t t\s leurs hypocrites prtextes de dom9ation2 ,qu'enf91 en violant les droits de leurs semblables1 elles ni5t les leurs propres2 qu'en les traitant comme s'ils tai5t des brutes1 elles se rang5t elles-mmes au rang des brutes qui n'ont p\r loi que la =ce et la ruse4 ,si la notion du ,droit se trans=me avec l'idal social de #hi1 combi51 en mme temps1 se prcise1 se purifie1 s'lve la sublime notion du ,devoir6 ,respect] les ,droits d'autrui gaux ceux qu'on se reconnat2 ,protg] quiconque e/ opprim qu& la socit n'e/ pas prs5te ou n'a pas p\rvu2 ,faire respect] sa dignit1 son ,droit2 c> ne pas punir celui qui1 sciemm5t et m*amm5t1 y att5te1 c'e/ se r5dre complice de ses mauvaises passions1 du mal qu'il fait1 de celui qu'il peut faire p> suite de l'impunit de sa premire faute2 ,travaill]1 non pas seulem5t dans son intrt p>ticuli]1 mais en vue de la de/9e collective1 obs]vant1 autant qu'il e/ en soi1 la bonne foi et l'quit dans l'*ange des produits2 ,s'ef=c] de connatre sa propre capacit1 non p\r en tir] vanit1 ce qui e/ puril2 mais af9 de r5dre t\s les s]vices dont on e/ capable1 au gr& corps dont on e/ un organe2 ,contribu] selon ses =ces1 son intellig5ce1 au ,progrs d'autrui1 l'tablissem5t de la ,ju/ice1 la vulg>isation des ides vraies et morales1 la de/ruction des ides fausses2 ,se considr] comme in/ituteur des ignorants1 comme ,ju/ici]1 comme solidaire de t\s2 ,aim] la patrie dans l',humanit et la famille dans la ,patrie2 ,*rir p> dessus t\t la ,ju/ice4 ,tels sont les pr9cipaux devoirs de ceux qui accept5t l'idal n\veau2 de ceux qui ne sont plus des esclaves1 mais des organes de la socit qu'ont fonde et scelle de leur sang nos glorieux pres4 ,et l'on ne peut remplir ces devoirs sans travaill] s'h>monis] soi-mme3 admirable conomie de ressort1 qui met d'accord notre p]fectionnem5t propre avec le bi5 gnral1 l'am\r et le respect de nos semblables et de l',ordre4 ,,viii ,plusieurs fois1 lectrices1 n\s avons prononc le mot ,lib]t2 j'espre qu'aucune ne s'e/ mprise sur le s5s que n\s lui attribuons4 ,la lib]t n'e/ pas le p\voir de faire t\t ce qu'on veut et qu'on e/ capable de faire3 cela1 c'e/ la lic5ce2 la lib]t1 c'e/ l'ex]cice des facults dans les limites de l'galit ou du ,droit id5tique en autrui1 dans les limites du ,devoir4 ,jusqu' quel po9t la socit a-t-elle le droit de s'immisc] dans le g\v]nem5t de n\s-mme et de limit] notre lib]t8 ,c'e/ qu& p> des actes1 et seulem5t p> des actes1 n\s transportons dans la sphre d'autrui le tr\ble que n\s avons tabli dans la ntre3 c> n\s ne p\vons en agir a9si sans viol] le ,droit de quelqu'un4 ,quant aux actes qui ne nuis5t qu' n\s-mme1 la socit n'a pas les rgl] p> la loi4 ,ce qu'elle doit faire1 c'e/ de n\s in/ruire1 et de s'organis] de telle sorte1 que n\s n'ayons pas beso9 de les commettre4 ,il e/ de mme bi5 ent5du qu'en p>lant de l'galit1 n\s n'avons pas prt5du que n\s fussions gaux ou mme quival5ts en valeur physique1 intellectuelle1 morale et fonctionnelle3 non seulem5t n\s diffrons t\s2 mais encore1 dans la mme srie de travaux1 les uns excell5t1 d'autres sont mdiocres1 d'autres encore1 infrieurs4 ,ce n'e/ pas p>ce que v\s tes gales en beaut1 en =ces1 en intellig5ce1 en bont1 en tal5t1 ni entre v\s1 ni avec vos frres1 ,mesdames1 que v\s tes gales eux et vos surs devant l'hritage3 c'e/ p>ce que1 sur ce po9t1 on veut bi5 reconnatre que v\s app>t5ez l'espce huma9e et que1 sans d*oir dans l'op9ion1 vos p>5ts peuv5t av\] que v\s tes1 dans leur t5dresse1 les gales de ,messieurs vos frres4 ,de mme ce n'e/ pas p> l'galit de valeur que les tres huma9s socialiss doiv5t tre gaux en ,droit1 c'e/ p>ce que t\s1 quelqu'humbles qu'ils soi5t1 ont le ,droit semblable de se dvelopp]1 d'agir librem5t1 d'accomplir leur de/9e4 ,travaillons donc la cration de la lib]t dans l'galit4 ,inc>nons ces sa9tes *oses dans la loi1 les in/itutions sociales1 la pratique gnrale et notre pratique p>ticulire4 ,que *acun puise dans un mme milieu les lm5ts qui convi5n5t sa nature4 ,l'un s]a ,cdre ou ,*ne1 l'autre un arbrisseau mode/e ou bi5 une simple fleur1 c'e/ possible1 c'e/ probable mme2 mais p]sonne n'aura le droit de se pla9dre2 c> *acun s]a et f]a t\t ce qu'il p\rra tre et faire4 ,il n'y aura plus1 comme auj\rd'hui1 ce qui e/ le crime de quelques uns et la faute de t\s1 des cratures huma9es qui meur5t sans se connatre1 sans avoir pu se dvelopp] et r5dre les s]vices auxquels les appelait leur organisation4 ,l'hi/oire n\s dit3 l'ex]cice du ,droit e/ tellem5t li au ,progrs1 que de n\veaux progrs ont t faits p> l',humanit1 *aque fois que la socit des libres a l>gi ses rangs p\r y admettre de n\veaux mancips1 ou *aque fois qu'elle a proclam la reconnaissance de n\veaux droits et mis ses in/itutions en accord avec eux4 ,p> sottise ou p> gsme1 ne re/ons pas s\rds cet enseignem5t3 c> n\s sommes c\pables de t\t le mal et de t\t le malheur qui se produis5t p> l'abs5ce de ,lib]t et d'galit1 et la culpabilit e/ comme le sommet des hauts difices3 elle attire la f\dre4 ,,ix ,et ma9t5ant1 lecteurs1 rsumons ce *apitre4 ,les notions de ,droit et de ,devoir1 qui sont insp>ables1 ne peuv5t tre conues que p> l'tre huma94 ,le ,droit fondam5tal1 p\r *acun de n\s1 e/ la prt5tion lgitime que n\s avons n\s dvelopp]1 ex]c] nos facults et possd] les *oses au moy5 desquelles et sur lesquelles elles agiss5t4 ,le ,devoir fondam5tal1 corrlatif au ,droit1 e/ l'emploi de nos facults et de leurs excitants en vue1 et dans le s5s de la de/9e4 ,t\te de/9e e/ donne p> l'ensemble des facults3 d'aprs ce pr9cipe1 celle de notre espce e/ de fond] une socit base sur la ,ju/ice et la ,bont2 de satisfaire t\s nos beso9s p> la cration de la sci5ce1 de l'indu/rie1 de l'art2 de n\s h>monis] individuellem5t et collectivem5t1 et d'h>monis] progressivem5t notre globe mesure que n\s mettons l'ordre en n\s4 ,le ,droit1 p\r *acun de n\s1 compr5d non seulem5t la vie matrielle1 la lib]t de nos m\vem5ts1 notre scurit1 mais le dveloppem5t de notre ,raison1 de notre intellig5ce1 de notre moralit1 de notre am\r1 de nos facults productrices1 de notre autonomie4 ,notre ,devoir e/ d'employ] t\tes nos facults la ralisation de notre t*e p>ticulire1 t*e qui n\s e/ dvolue p> nos attractions1 qui e/ prcise et dirige p> la ,raison1 r5due possible p> l'ducation1 et qui e/ accomplie p> l'activit et la lib]t4 ,dans nos rapports avec n\s-mme1 comme ensemble de facults2 ,droit lgitime de *acune d'elles s'ex]c]2 ,devoir de t\tes de se s\mettre l'approbation et au contrle de la ,raison1 en *acun de n\s pr9cipe d',ordre4 ,dans nos rapports avec la nature1 ,droit de possession concd p> nos beso9s et p> notre titre de p\voir h>monisant du globe2 ,devoir env]s les cratures s5sibles qui sont en notre puissance4 ,dans nos rapports avec nos semblables1 ,droit et ,devoir rciproques2 limitation de la lib]t individuelle p> la lib]t individuelle1 gale en autrui1 ou =mation de l'quilibre des droits semblables dans l'galit4 ,en consqu5ce1 reconnaissance des pr9cipes suivants3 ,t\t tre huma9 e/1 de ,droit1 libre et autonome1 jusqu' la limite de la lib]t et de l'autonomie d'autrui2 ,t\t tre huma9 a un droit gal aux lm5ts intellectuels acquis la socit1 et aux in/itutions gnrales2 ,t\t tre huma9 a ,droit la rmunration quitable du travail qui p\rvoit ses beso9s2 ,t\t tre huma9 majeur a la mme dignit civile4 ,t\tes les fonctions publiques lui sont accessibles sans autre =malit que le conc\rs1 ou le *oix des co-associs4 ,dans aucune de ses /ipulations1 l'tre huma9 ne peut trait] de sa p]sonne1 de sa lib]t4 ,ses engagem5ts sont p]sonnels4 ,t\t tre huma9 tant gal aux autres devant le ,droit naturel1 civil et conomique1 e/1 en pr9cipe1 gal aux autres devant le ,droit politique1 cr p\r sauveg>d] les prcd5ts1 faire desc5dre dans les faits sociaux les progrs raliss dans les ides1 et emp*] que nul ne subisse la loi qu'il n'a pas contribu =mul]4 ,tels sont1 ,mesdames1 les pr9cipes du ,droit mod]ne1 proclams du haut de ce n\veau ,s9a1 la ,france1 notre *re et glorieuse patrie1 au milieu des clairs et des tonn]res de notre ,rvolution4 ,ah6 ,bnie soit elle cette ,rvolution qui a dit l'esclave3 ,relve ton front1 brise tes *anes3 c> tu es un homme4 ,devant moi1 gnie de l',humanit mod]ne1 il n'y a pas de noirs1 de blancs1 de jaunes1 de cuivrs2 il n'y a pas d',allem&s1 d',anglais1 de ,franais1 d',itali5s1 il y a des tres huma9s1 t\s gaux devant le ,droit1 t\s gaux devant moi1 p>ce qu'ils sont t\s gaux devant la ,raison4 ,relevez-v\s t\s1 hommes c\rbs s\s le sceptre1 s\s la h\lette1 s\s le f\et ou s\s le bton1 c> v\s n'avez pas de matres2 les ans d'entre v\s ne sont que vos in/ituteurs1 et votre ducation aura son t]me4 ,relevez-v\s t\s1 hommes frres3 c\tez ma voix qui v\s crie3 l'tre huma9 ne peut tre heureux et v]tueux1 ne peut tre digne et utile1 ne peut tre une crature huma9e1 enf91 que p> la lib]t individuelle dans l'galit collective4 ,et on l'a /upidem5t maudite cette voix sa9te qui v5ait sub/itu] la ju/ice la =ce1 rappel] l'humanit au s5tim5t de sa dignit1 la remettre dans la voie de ses sublimes de/9es6 ,on l'a /upidem5t maudite1 cette voix consolante qui promettait le bonheur p> le travail et la lib]t2 qui lectrisait d'un ple l'autre t\t ce qui s\ffrait1 t\t ce qui pleurait1 t\t cet imm5se tr\peau d'hommes et de femmes mis au rang des brutes p> les passions odieusem5t g/es et p]v]ses d'une poigne de privilgis6 ,rvolution sa9te1 qu'ils te jett5t leurs d]ni]s ana?mes1 les disciples du pr9cipe qui se meurt6 ,tu z cri3 ,dlivrance univ]selle6 ,ils s'ob/95t b>r] la r\te du ,progrs2 mais l'humanit leur pass]a sur le corps p\r obir son gnie3 ,c> la ,femme comm5ce compr5dre4 ,,*apitre ,,ii ,,objections ,,contre ,l',,mancipation ,,des ,,femmes4 ,i ,de quels argum5ts se s]v5t les adv]saires de l'mancipation des femmes1 p\r ni] l'galit des sexes devant le ,droit8 ,les uns1 ?osophes de vieille ro*e1 prt5d5t que la moiti de l'humanit e/ condamne p> ,dieu mme se s\mettre l'autre p>ce que1 dis5t-ils1 la premire femme a p*4 ,ne v\lant po9t sortir du t]ra9 solide de la ,ju/ice1 de la ,raison et des faits pr\vs1 n\s ne discut]ons po9t avec cette classe d'adv]saires4 ,les autres1 qui prt5d5t relev] de l'esprit mod]ne1 et affi*5t plus ou mo9s la prt5tion d'tre disciples des doctr9es de lib]t1 condamn5t la femme l'infriorit et l'obissance p>ce que1 dis5t-ils1 elle e/ plus faible physiquem5t1 et intellectuellem5t que l'homme2 ,p>ce qu'elle remplit des fonctions d'un ordre infrieur2 ,p>ce qu'elle produit mo9s que l'homme au po9t de vue indu/riel2 ,p>ce que son tempram5t p>ticuli] l'emp*e de remplir c]ta9es fonctions2 ,p>ce qu'elle n'e/ propre qu' la vie d'intrieur2 que sa vocation e/ d'tre mre et mnagre1 de se consacr] entirem5t son m>i et ses enfants2 ,p>ce que l'homme la protge et la n\rrit2 ,p>ce que l'homme e/ son m&ataire1 et ex]ce le droit p\r elle et p\r lui2 ,p>ce que la femme n'a pas plus le temps que la capacit d'ex]c] c]ta9s droits4 ,les droits de la femme sont dans sa beaut et notre am\r1 aj\t5t quelques-uns1 faisant la b\*e en cur4 ,la femme ne rclame pas2 beauc\p de femmes mmes sont sc&alises de la rev5dication faite p> quelques-unes1 cont9u5t d'autres mles4 ,et l'on ne mnage ni les raill]ies1 ni les calomnies1 ni les injures aux femmes c\rageuses qui plaid5t la cause du ,droit1 et aux hommes qui les s\ti5n5t1 esprant1 p> l1 intimid] les premires et dgt] les seconds4 ,va9 espoir2 les temps ne sont plus o l'on p\vait n\s intimid]4 ,s'il e/ p]mis de r$\t] l'op9ion de ceux qu'on croit plus ju/es et plus intellig5ts que soi1 ce s]ait folie que de se tr\bl] devant ceux auxquels on se s5t en mesure de dmontr] leur irrationalit et leur inju/ice4 ,cette d\ble dmon/ration1 n\s allons essay] de la faire1 en repr5ant un un les argum5ts de ces ,messieurs4 #a ,la femme ne peut avoir les mmes droits que l'homme1 p>ce qu'elle lui e/ infrieure en facults intellectuelles1 dites-v\s1 ,messieurs4 ,de cette proposition1 n\s sommes en droit d'induire que v\s considrez les facults huma9es comme base du ,droit2 ,que la loi1 proclamant l'galit de ,droit p\r votre sexe1 v\s tes t\s gaux en qualits1 t\s aussi =ts1 aussi intellig5ts les uns que les autres4 ,qu'enf91 pas une femme n'e/ aussi =te1 aussi intellig5te que v\s2 je ne puis dire3 que le mo9dre d'entre v\s1 puisque1 si le droit e/ fond sur les qualits1 comme il e/ gal1 il faut que vos qualits soi5t gales4 ,or1 ,messieurs que devi5n5t ces prt5tions en prs5ce des faits1 qui v\s montr5t t\s 9gaux en =ce et en intellig5ce8 ,que devi5n5t ces prt5tions en prs5ce des faits1 qui n\s montr5t une f\le de femmes plus =tes que beauc\p d'hommes2 une f\le de femmes plus intellig5tes que la gr&e masse des hommes8 tant 9gaux de =ce et d'intellig5ce1 et cep5dant dcl>s gaux en ,droit1 il e/ donc vid5t que v\s n'avez pas fond le ,droit sur les qualits4 ,et si v\s n'avez pas t5u compte de ces qualits qu& il s'e/ agi de votre ,droit1 p\rquoi donc en p>lez v\s si haut qu& il e/ "q de celui de la femme8 ,si les facults tai5t la base du ,droit1 ,messieurs1 comme les qualits sont 9gales1 le droit s]ait 9gal2 et1 p\r tre ju/e1 il faudrait accord] le ,droit ceux qui ju/ifi5t des facults ncessaires et en exclure les autres3 ce compte beauc\p de femmes s]ai5t appeles et une inf9it d'hommes exclus4 ,voyez o l'on va qu& on n'a pas l'n]gie intellectuelle de se r5dre compte des pr9cipes6 ,v\s n'avez qu'un moy5 de n\s v9c] de l'galit1 c'e/ de pr\v] que n\s n'app>t5ons pas la mme espce que v\s4 #b ,la femme1 aj\tez-v\s1 ne peut avoir les mmes droits que l'homme p>ce que1 mre et mnagre1 elle ne remplit que des fonctions d'un ordre infrieur4 ,de cette seconde proposition1 n\s sommes en droit d'induire que les fonctions sont la base du ,droit2 ,que vos fonctions sont quival5tes1 puisque le droit e/ gal2 ,que les fonctions de la femme ne sont pas quival5tes celles de l'homme4 ,v\s avez donc pr\v]1 ,messieurs1 que les fonctions individuellem5t remplies p> *acun de v\s s'quival5t2 que1 p> exemple1 ,cuvi]1 ,ge(froy ,/-,hilaire1 ,arago1 ,fulton1 ,jacqu>d1 un c]ta9 nombre d'inv5teurs et de savants n'ont pas plus fait1 ne font pas plus p\r l'humanit et la ,civilisation qu'un nombre gal de fabricants de ttes d'p+les4 ,v\s avez pr\v] ensuite que les travaux de la mat]nit1 ceux du mnage auxquels le travailleur doit sa vie1 sa sant1 sa =ce1 la possibilit d'accomplir sa t*e2 que ces fonctions sans lesquelles il n'y aurait pas d'humanit1 ne sont pas quival5tes1 c'e/ dire aussi utiles au corps social que celles du fabricant de bij\x ou de j\ets d'enfants4 ,v\s avez pr\v] enf9 que les fonctions d'in/itutrice1 de ngociante1 de t5euse de livres1 de commise1 de c\turire1 de modi/e1 de cuis9ire1 de femme de *ambre1 etc41 n'quival5t pas celles d'in/ituteur1 de ngociant1 de comptable1 de commis1 de tailleur1 de *apeli]1 de cuis9i]1 de valet de *ambre1 etc42 ,je convi5s qu'il e/ f*eux p\r votre triomphante argum5tation1 de se cass] le nez contre les milli]s de faits qui n\s montr5t la femme relle remplissant1 en concurr5ce avec v\s1 des fonctions trs nombreuses2 mais enf9 les *oses sont a9si1 et il faut bi5 en t5ir compte4 ,messieurs1 je v\s accro*e aux cornes de ce dilemme3 si les fonctions sont la base du ,droit1 comme le ,droit e/ gal1 les fonctions sont quival5tes1 et alors la femme n'en remplit po9t d'infrieures1 puisqu'il n'y en a po9t4 ,celles qu'elle remplit sont alors quival5tes aux vtres et1 p> cette quival5ce1 elle r5tre dans l'galit4 ,ou bi5 les fonctions ne sont pas la base du ,droit2 v\s n'en avez pas t5u compte lorsqu'il s'e/ agi d'tablir votre ,droit3 alors p\rquoi p>lez-v\s des fonctions qu& il e/ "q du ,droit de la femme8 ,tirez-v\s de l comme v\s p\rrez3 ce n'e/ pas moi qui v\s dcro*]ai4 ,,ii #c ,la femme produit mo9s que l'homme indu/riellem5t1 dites-v\s4 ,admettons que cela soit vrai2 comptez-v\s p\r ri5 la gr&e fonction mat]nelle8 ,les risques que c\rt la femme en l'accomplissant8 ,comptez-v\s p\r ri5 les travaux du mnage1 les so9s qui v\s sont prodigus et auxquels v\s devez propret et sant8 ,si la quantit du produit e/ l'orig9e de l'galit de ,droit1 p\rquoi ceux qui ne produis5t que peu de *ose1 ceux qui ne produis5t ri51 et v\s t\s qui produisez 9galem5t avez-v\s un ,droit gal8 ,p\rquoi tant de femmes qui produis5t1 t&is que leurs m>is ou leurs fils s'amus5t et dissip5t1 n'ont elles pas des droits et ces d]ni]s en ont-ils8 ,v\s ne faites pas entr] la "q du produit dans celle du ,droit qu& il s'agit de l'homme1 p\rquoi donc l'y faites-v\s entr] qu& il s'agit de la femme8 ,v\s le voyez1 ,messieurs1 t\j\rs irrfl*is1 irrationnels1 inju/es4 #d ,la femme ne peut tre l'gale de l'homme1 p>ce que son tempram5t p>ticuli] lui int]dit c]ta9es fonctions4 ,bi51 ,messieurs2 alors un lgislateur p\rrait1 sans draison1 dcrt] que t\s les hommes qui1 p> tempram5t1 sont impropres au mti] des armes1 p> exemple1 sont hors de l'galit de ,droit8 ,le tempram5t1 s\rce de ,droit6 ,si une femme avait crit p>eille sottise1 elle s]ait tympanise d'un b\t du monde l'autre4 ,p\rquoi1 ,messieurs1 n'excluez-v\s pas de l'galit t\s les hommes faibles1 t\s ceux qui sont incapables de remplir les fonctions que v\s prjugez la femme incapable de remplir8 ,lorsqu'il s'agit de v\s1 v\s admettez bi5 que le droit de remplir t\te fonction ne suppose ni la facult ni la volont d'en us]2 p\rquoi ne raisonnez-v\s pas de mme lorsqu'il e/ "q de n\s8 ,que p5s]iez-v\s des femmes si1 ayant vos droits et v\s le s]vage1 elles v\s t5ai5t dans une position infrieure s\s le prtexte que v\s ne p\vez pas accomplir la gr&e fonction de la ge/ation et de l'allaitem5t8 ,l'homme1 dirai5t-elles1 ne p\vant tre mre et n\rrice1 n'aura pas le droit d'tre in/ruit comme n\s1 d'avoir comme n\s une dignit civile4 ,son tempram5t grossi] le r5d incapable d'tre tmo9 dans un acte de naissance et de mort2 il e/ vid5t que sa maladresse l'exclut juridiquem5t des fonctions diplomatiques2 donc n\s ne p\vons lui reconnatre le ,droit de les brigu]1 etc4 ,eh6 bi51 ,messieurs1 v\s raisonnez de la mme manire1 en excluant la femme de l'galit s\s le prtexte1 qu'en gnral1 elle e/ d'un tempram5t mo9s =t que le vtre3 c'e/ dire que v\s raisonnez d'une manire absurde4 #e ,la femme ne peut tre l'gale de l'homme en ,droit p>ce qu'il la protge et la n\rrit4 ,si c'e/ p>ce que v\s n\s protgez et n\s n\rrissez1 que n\s ne devons pas avoir notre ,droit1 ,messieurs1 r5dez donc leur ,droit aux filles majeures et aux veuves que v\s ne n\rrissez ni ne protgez4 ,r5dez donc leur ,droit aux p\ses qui n'ont nul beso9 de votre protection1 puisque la loi les protge1 mme contre v\s2 aux p\ses que v\s ne n\rrissez pas1 puisqu'elles v\s apport5t soit une dot soit une pr(ession1 soit des s]vices que v\s s]iez obligs de rtribu]1 si t\t autre v\s les r5dait4 ,et si1 tre n\rri p> quelqu'un suffit p\r se voir enlev] son ,droit1 tez le donc cette f\le d'hommes n\rris p> les rev5us ou le travail de leurs femmes4 #f ,l'homme1 p\r l'ex]cice de c]ta9s droits1 e/ le m&ataire de la femme4 ,messieurs1 un m&ataire e/ librem5t *oisi et ne s'impose pas3 je ne v\s accepte pas p\r m&ataires3 je suis assez intellig5te p\r faire mes affaires moi-mme1 et je v\s prie de me r5dre1 a9si qu' t\tes les femmes qui p5s5t comme moi1 un m&at dont v\s abusez indignem5t4 ,si les femmes m>ies1 p\r avoir la paix1 veul5t bi5 v\s cont9u] leur m&at1 c'e/ leur affaire2 mais aucun de v\s ne peut lgitimem5t cons]v] celui des veuves et des filles majeures4 #g ,la femme n'a pas beso9 des mmes droits que l'homme1 p>ce qu'elle n'a pas plus le temps que la capacit de les ex]c]4 ,la femme a-t-elle mo9s de temps et de capacit que vos ouvri]s cl\s d\ze heures p> j\r sur leurs travaux morcels et abrutissants8 ,affirmez donc1 si v\s l'osez6 ,faut-il mo9s de temps et de capacit p\r dpos] dans un procs crim9el1 comme le fait la femme1 que p\r tre tmo9 d'un acte civil ou d'un contrat not>i1 droit que la femme n'a pas8 ,faut-il mo9s de temps et de capacit p\r tre tutrice de ses fils et adm9i/r] leur =tune1 comme le fait la femme1 que p\r tre tutrice d'un trang] et d'un neveu et adm9i/r] la leur1 droit que la femme n'a pas8 ,faut-il mo9s de temps et de capacit p\r dirig] une fabrique1 une maison de comm]ce1 des ouvri]s1 comme le font tant de femmes1 que p\r tre la tte d'un bureau1 d'une adm9i/ration publique et en dirig] les employs1 droit que la femme n'a pas8 ,faut-il mo9s de temps et de capacit p\r se livr] l'enseignem5t dans une p5sion nombreuse1 comme le font tant de femmes1 que dans une *aire de facult1 comme l'homme seul en a le droit8 ,la femme pr\ve1 p> ses uvres1 que la capacit et le temps ne lui manqu5t pas plus qu' v\s4 ,les faits trangl5t des affirmations dont v\s devriez r\gir4 ,fi6 ,je ne v\drais pas tre homme1 de peur de dire de semblables *oses1 et d'tre conduit prt5dre qu'une in/itutrice1 une femme de lettres1 une arti/e1 une habile ngociante1 n'ont pas la capacit d'un portefaix ou d'un *iffonni]1 p>ce qu'elles n'ont pas de b>be au m5ton4 #h ,les ,droits de la femme sont dans sa beaut et dans l'am\r de l'homme4 ,des droits bass sur la beaut1 et sur cette *ose fragile qu'on appelle un am\r d'homme6 ,qu'e/-ce que cela1 je v\s prie1 ,messieurs8 ,alors la femme aura des ,droits si elle e/ belle et autant qu'elle le s]a2 si elle e/ aime et autant qu'elle le s]a8 ,vieille1 laide1 dlaisse1 il faudra la mettre dans la hotte du relve-*iffons p\r la transport] aux gmonies8 ,si une femme disait de telles *oses1 quel tolle univ]sel6 ,et les hommes prt5d5t qu'ils sont rationnels6 ,n\s flicitons les femmes d'avoir trop de s5s commun1 p\r l'tre jamais de cette manire4 ,aprs t\s ces argum5ts qui ne s\ti5n5t pas l'analyse1 arrive enf9 la triomphante objection3 les femmes ne rev5diqu5t pas leurs ,droits3 beauc\p d'entre elles sont mme sc&alises des rclamations faites p> quelques-unes au nom de t\tes4 ,les femmes ne rclam5t pas1 ,messieurs8 ,que font donc1 l'heure qu'il e/1 une f\le d',amrica9es8 ,que font donc dj quelques femmes anglaises8 ,qu'ont fait ici en #ahdh ,jeanne ,d]o91 ,paul9e ,rol& et plusieurs autres8 ,que fais-je auj\rd'hui1 au nom d'une lgion de femmes dont je suis l'int]prte8 ,t\tes les femmes ne rclam5t pas1 non2 mais ne savez-v\s pas que t\te rev5dication de ,droit se pose d'abord isolm5t8 ,que les esclaves1 habitus leurs *anes1 ne les s5t5t que lorsque les initiateurs leur montr5t les meurtrissures qu'elles ont empre9tes dans leur *air8 ,quelques-unes seulem5t rclam5t1 dites-v\s2 mais e/-ce donc d'aprs le pr9cipe ou le nombre1 que l'on juge de la bont d'une cause8 ,avez-v\s att5du que t\te la population mle rev5diqut son droit au suffrage univ]sel p\r le dcrt]8 ,avez-v\s att5du la rev5dication de t\s les esclaves de vos colonies p\r les mancip]8 ,oui1 c'e/ vrai1 ,messieurs1 beauc\p de femmes sont contre l'mancipation de leur sexe4 ,qu'e/-ce que cela pr\ve8 ,qu'il y a des cratures huma9es assez abaisses p\r avoir p]du t\t s5tim5t de dignit2 mais non pas que le ,droit n'e/ pas le ,droit4 ,p>mi les noirs1 il y en a beauc\p qui hass5t1 dnonc5t1 livr5t au f\et et la mort ceux d'entre eux qui mdit5t de bris] leurs f]s3 qui a raison1 qui a le s5tim5t de la dignit huma9e1 de ces d]ni]s ou des autres8 ,n\s rev5diquons notre place vos cts1 ,messieurs1 p>ce que l'id5tit d'espce n\s donne le ,droit de l'occup]4 ,n\s rev5diquons notre ,droit1 p>ce que l'infriorit dans laquelle n\s sommes t5ues1 e/ une des causes les plus actives de la dissolution des murs4 ,n\s rev5diquons notre ,droit1 p>ce que n\s sommes p]suades que la femme a son ca*et propre pos] sur la ,sci5ce1 la ,philosophie1 la ,ju/ice et la ,politique4 ,n\s rev5diquons notre ,droit1 enf91 p>ce que n\s sommes conva9cues que les que/ions gnrales1 dont le dfaut de solution m5ace de ru9e notre ,civilisation mod]ne1 ne peuv5t tre rsolues qu'avec le conc\rs de la femme1 dlivre de ses f]s et laisse libre dans son gnie4 ,n'e/-ce pas1 ,messieurs1 que c'e/ une gr&e preuve de notre insanit1 de notre impuret1 que cet imm5se dsir pr\v p> n\s1 d'arrt] la corruption des murs1 de travaill] au triomphe de la ,ju/ice1 l'avnem5t du rgne du ,devoir et de la ,raison1 l'tablissem5t d'un ordre de *oses o l'humanit1 plus digne et plus heureuse1 p\rsuivra ses glorieuses de/9es sans accompagnem5t de canon1 sans effusion de sang v]s8 ,n'e/-ce pas que les femmes de l'mancipation sont des impures que le p* a r5dues folles1 des tres incapables de compr5dre la ju/ice et les uvres de consci5ce8 ,,iii ,concluons1 ,messieurs4 ,lors mme qu'il s]ait vrai1 ce que je nie1 que la femme v\s soit infrieure2 lors mme qu'il s]ait vrai1 ce que les faits dmontr5t faux1 qu'elle ne peut remplir aucune des fonctions que v\s remplissez1 qu'elle n'e/ propre qu' la mat]nit et au mnage1 elle n'en s]ait pas mo9s votre gale devant le ,droit1 p>ce que le ,droit ne se base ni sur la supriorit des facults1 ni sur celle des fonctions qui en ressort5t1 mais sur l'id5tit d'espce4 ,crature huma9e comme v\s1 ayant comme v\s une intellig5ce1 une volont1 un libre-arbitre1 des aptitudes div]ses1 la femme a le ,droit1 comme v\s1 d'tre libre1 autonome1 de dvelopp] librem5t ses facults1 d'ex]c] librem5t son activit3 lui trac] sa r\te1 la rduire en s]vage1 comme v\s le faites1 e/ donc une violation du ,droit huma9 dans la p]sonne de la femme3 c'e/ un odieux abus de la =ce4 ,au po9t de vue des faits1 cette violation de ,droit revt la =me d'une dplorable inconsqu5ce3 c> il se tr\ve que beauc\p de femmes sont trs suprieures la plup>t des hommes2 d'o il rsulte que le ,droit e/ accord ceux qui ne devrai5t pas l'avoir1 d'aprs votre doctr9e1 et refus celles qui1 d'aprs la mme doctr9e1 devrai5t le possd]1 puisqu'elles ju/ifi5t des qualits requises4 ,il se tr\ve que v\s reconnaissez le ,droit aux qualits et fonctions1 p>ce qu'on e/ homme1 et que v\s cessez de le reconnatre dans le mme cas1 p>ce qu'on e/ femme4 ,et v\s vantez votre haute ,raison1 et v\s v\s vantez de possd] le s5s de la ,ju/ice6 ,pr5ez g>de1 ,messieurs6 ,nos droits ont le mme fondem5t que les vtres2 en niant les premi]s1 v\s niez en pr9cipe les d]ni]s4 ,encore un mot v\s1 prt5dus disciples des doctr9es de #hi1 et n\s aurons f9i4 ,savez-v\s p\rquoi tant de femmes prir5t p>ti p\r notre gr&e ,rvolution1 armr5t les hommes et b]cr5t leurs enfants au *ant de la ,m>seillaise8 ,c'e/ p>ce que1 s\s la ,dcl>ation des ,droits de l',homme et du ,citoy51 elles croyai5t voir la ,dcl>ation des ,droits de la ,femme et de la ,citoy5ne4 ,qu& l',assemble se fut *>ge de les dtromp]1 en manquant de logique leur g>d1 en f]mant leurs runions1 elles ab&onnr5t la ,rvolution1 et v\s savez ce qui adv9t4 ,savez-v\s p\rquoi1 en #ahdh1 tant de femmes1 surt\t p>mi le peuple1 se dcl>r5t p\r la ,rvolution8 ,c'e/ qu'elles esprr5t que l'on s]ait plus consqu5t leur g>d que p> le pass4 ,lorsque1 dans leur sot orgueil et leur in9tellig5ce1 les reprs5tants1 non seulem5t leur int]dir5t de se runir1 mais les *assr5t des assembles d'hommes1 les femmes ab&onnr5t la ,rvolution1 en dta*r5t leurs m>is et leurs fils1 et v\s savez encore ce qui adv9t4 ,compr5ez-v\s enf91 ,messieurs les inconsqu5ts8 ,je v\s le dis en vrit1 t\tes vos luttes sont va9es1 si la femme ne m>*e pas avec v\s4 ,un ordre de *oses peut s'tablir p> un c\p de ma92 mais il ne se ma9ti5t que p> l'adhsion des majorits2 et ces majorits1 ,messieurs1 c'e/ n\s1 femmes1 qui les =mons p> l'influ5ce que n\s avons sur les hommes1 p> l'ducation que n\s leur donnons avec notre lait4 ,n\s p\vons leur inspir]1 ds le b]ceau1 am\r1 ha9e ou indiffr5ce p\r c]ta9s pr9cipes3 c'e/ l qu'e/ notre =ce2 et v\s tes des aveugles de ne pas compr5dre que si la femme e/ d'un ct1 l'homme de l'autre1 l'humanit e/ condamne faire l'uvre de ,pnlope4 ,messieurs1 la femme e/ mre p\r la lib]t civile1 et n\s v\s dcl>ons que n\s considr]ons dsormais comme ennemi du ,progrs et de la ,rvolution quiconque s'lv]a contre notre lgitime rev5dication2 t&is que n\s rang]ons p>mi les amis du ,progrs et de la ,rvolution ceux qui se prononc]ont p\r notre mancipation civile1 ,,fut-,,ce ,,vos ,,adv]saires4 ,si v\s refusez d'c\t] nos lgitimes rclamations1 n\s v\s accus]ons devant la po/rit du crime que v\s repro*ez aux possesseurs d'esclaves4 ,n\s v\s accus]ons devant la po/rit d'avoir ni les facults de la femme1 p>ce que v\s avez eu peur de sa concurr5ce4 ,n\s v\s accus]ons devant la po/rit de lui avoir refus ju/ice1 af9 d'en faire votre s]vante et votre j\et4 ,n\s v\s accus]ons devant la po/rit d'tre les ennemis du ,droit et du ,progrs4 ,et notre accusation demeur]a deb\t et vivante devant les gnrations futures qui1 plus claires1 plus ju/es1 plus morales que v\s1 dt\rn]ont avec dda91 avec mpris1 les yeux de la tombe de leurs pres4 ,,*apitre ,,iii4 ,,tat ,,de ,,la ,,femme ,,fran,,aise ,,devant ,,les ,m,,urs ,,et ,,la ,l,,gislation4 ,,dialogue ,,entre ,,une ,,jeune ,,femme ,,et ,l',,auteur4 ,i ,l',,auteur4 ,que concluez-v\s1 ,madame1 des pr9cipes et des faits que n\s avons tablis dans les deux prcd5ts *apitres8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,que la femme tant1 comme l'homme1 un tre huma91 un lm5t de de/9e collective1 un membre du corps social1 la logique exige qu'elle soit considre comme son gale devant le droit4 ,qu'en consqu5ce1 elle doit tr\v] dans la loi et la pratique sociales le respect de son autonomie1 les mmes ress\rces que l'homme p\r son dveloppem5t intellectuel1 l'emploi de son activit1 la mme protection p\r sa dignit1 sa moralit4 ,l',,auteur4 ,=t bi54 ,voyons donc comm5t se comport5t1 l'g>d de la femme1 notre socit et notre lgislation4 ,n\s avons de nombreux lyces1 des coles spciales1 des acadmies4 ,ce sont des in/itutions nationales3 la femme y a donc droit4 ,or1 v\s savez qu'elle ne peut s'y prs5t]2 que le ,collge de ,france mme lui e/ int]dit4 ,je sais que1 p\r ju/ifi] ce dni de ju/ice1 on dit que la femme n'a pas beso9 de haut enseignem5t p\r remplir les fonctions qui lui sont dvolues p> la nature2 que n'ayant ni la vocation1 ni le temps1 il e/ inutile que les portes des coles spciales s'ouvr5t devant elle1 etc4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,n\s1 jeune gnration de femmes1 n\s prote/ons contre ces allgations au nom de la ju/ice1 du s5s commun et des faits4 ,si la femme e/ v9ce des tablissem5ts s\t5us p> le budget de l'tat1 qu'on l'exempte aussi de l'impt4 ,je ne vois pas p\rquoi n\s contribu]ions pay] les frais d'in/itutions dont n\s ne pr(itons pas4 ,si la femme n'a pas vocation1 il e/ inutile de lui f]m] les coles1 elle ne les frqu5t]a pas plus que les hommes qui n'y vont pas4 ,si la femme n'a pas le temps de les frqu5t]1 il e/ vid5t que l'int]diction e/ ridicule3 on ne fait pas ce qu'on n'a pas le temps de faire4 ,mais ces allgations sont-elles de bonne foi8 ,non c]tes2 c> dire que la femme1 p\r remplir ses mode/es fonctions1 n'a nul beso9 d'tre aussi in/ruite que l'homme1 c'e/ suppos] qu'elle se borne celles-l2 et l'on sait bi5 que cela n'e/ pas vrai4 ,c'e/ oubli] ensuite que1 de/9e ex]c] sur l'homme p\x et fils une influ5ce qui les dirige et les trans=me1 il faut mettre la femme en tat de r5dre cette influ5ce bonne et leve4 ,en df9itive1 d'ailleurs1 comme les hommes ne fond5t pas leur droit de p>ticip] aux bi5faits de l'ducation nationale sur leur vocation et sur leur temps1 je ne vois pas que notre temps et notre vocation puiss5t tre p\r n\s la base du mme droit4 ,l',,auteur4 ,et cep5dant1 ,madame1 la socit pr5d son p>ti de ce dni de ju/ice1 et la masse des femmes se dcl>5t contre celles qui1 d'une trempe vig\reuse1 prote/5t contre cet tat de *oses4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,notre jeune gnration e/ trop impati5te du j\g1 p\r ne pas se rang] avec v\s4 ,il n'y en a plus gure p>mi n\s qui s'imag95t1 comme nos gr&'-mres1 que la femme e/ plus cre p\r l'homme que lui p\r elle2 ,que la femme e/ infrieure l'homme et doit lui obir2 ,que la femme ne doit pas recevoir la mme ducation que l'homme2 ,qu'une femme ne peut avoir de vocations id5tiques celles de l'homme4 ,n\s comm5ons tr\v] =t surpr5ant qu'un prosateur b>bu1 dont les uvres n'ont pas fran*i la frontire1 un faiseur de t>t9es quotidi5nes1 puiss5t atta*] la rosette leur habit1 t&is que ,g4 ,s&1 dont le nom e/ univ]sel1 ne saurait tre dcore2 ,qu'un paysagi/e puisse tre rcomp5s de la croix qu'on ne song]ait pas donn] cette admirable femme1 ,rosa ,bonheur1 qui n\s fait communi] avec les animaux1 et1 p> les yeux1 n\s r5d meilleurs p\r t\t ce qui vit4 ,si une femme obti5t une di/9ction1 c'e/ en qualit de g>de-malade444 p>ce que les hommes n'envi5t pas la fonction de sur de *>it4 ,,ii ,,emploi ,,de ,l',,activit4 ,l',,auteur4 ,non seulem5t la femme ne tr\ve po9t accs dans les tablissem5ts d'in/ruction nationale1 mais une f\le de fonctions prives lui sont int]dites2 les hommes s'emp>5t de celles qui lui convi5drai5t le mieux1 et s\v5t lui laiss5t celles qui convi5drai5t mieux aux hommes3 c'e/ a9si que des femmes port5t des f>deaux1 t&is que1 selon la plaisante expression de ,f\ri]1 des hommes voitur5t une tasse de caf avec des bras velus4 ,il y a plus3 si des hommes et des femmes sont en concurr5ce de fonction1 l'homme e/ mieux rtribu que la femme p\r le mme travail2 et la socit tr\ve cela t\t simple et =t ju/e4 ,=t ju/e de pay] l'acc\*euse mo9s que l'acc\*eur4 ,l'in/itutrice que l'in/ituteur1 ,la femme pr(esseur que son concurr5t mle1 ,la comptable que le comptable1 ,la commise que le commis1 ,la cuis9ire que le cuis9i]1 etc41 etc4 ,cette dprciation du travail de la femme fait que1 dans les pr(essions qu'elle ex]ce1 elle ne gagne1 le plus s\v5t en s'extnuant1 que de quoi m\rir l5tem5t de faim4 ,p\rquoi1 je v\s le dem&e1 galit de fonction et de travail1 rtribu] mo9s la femme que l'homme8 ,p\rquoi la rtribu]1 comme on le fait1 contre t\te quit1 dans les travaux qu'elle excute seule8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,v\s savez1 ,madame1 que1 p\r ju/ifi] cela1 on prt5d que n\s avons mo9s de beso9s que l'homme2 puis que l'quilibre se rtablit dans le mnage p> le ga9 suprieur de ce d]ni]4 ,l',,auteur4 ,je connais ces prtextes inv5ts p\r endormir la consci5ce2 mais v\s1 femme de la gnration n\velle1 les acceptez-v\s8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,non3 c> la femme1 devant tre l'gale de l'homme en t\t1 doit l'tre dans le droit indu/riel comme dans les autres4 ,il n'e/ pas vrai d'abord que n\s ayons mo9s de beso9s que l'homme3 n\s n\s rsignons mieux aux privations1 voil t\t4 ,il n'e/ pas vrai davantage que1 d'une manire gnrale1 l'quilibre dans le mnage se rtablisse3 il faudrait p\r cela que t\te femme ft m>ie3 or1 on se m>ie de mo9s en mo9s1 il y a donc beauc\p de filles1 beauc\p de veuves *>ges d'enfants2 une f\le innombrable de femmes m>ies des hommes qui divis5t leur ga9 entre deux mnages ou le dissip5t au cab>et1 au jeu1 etc4 ,d'o il rsulte qu'on rtribue mo9s une fille1 une veuve1 une femme ab&onne de son m>i1 p>ce que1 dans le mnage1 qui n'exi/e pas alors1 l'quilibre se rtablit4 ,oh6 suprme bon s5s6 ,l',,auteur4 ,et comme la mdiocrit de nos beso9s et le magnifique quilibre dont on p>le1 n'exi/5t que dans l'imag9ation1 la femme relle1 tr\vant que la faim et les privations sont des htes incommodes1 se v5d l'homme et se hte de vivre1 p>ce qu'elle sait que1 vieille1 elle n'aurait pas de quoi mang]4 ,et l'quilibre se rtablit p> la dmoralisation des deux sexes1 la dsolation des familles1 la ru9e des =tunes1 l'tiolem5t de la gnration prs5te et future4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,en vrit1 ,madame1 quoique le moy5 ge ft bi5 travaill p> des doctr9es contraires la dignit de la femme1 les b>ons fodaux lui tai5t mo9s opposs que les fils de leurs s]fs mancips3 ,si j'ai bonne mmoire1 plusieurs femmes ont port le bonnet de docteur dans ces temps anci5s1 et ont occup1 surt\t en ,italie1 des *aires de ,philosophie1 de ,droit1 de ,ma?matique1 et ont excit l'admiration et l'en?\siasme4 ,si j'ai bonne mmoire encore1 plusieurs femmes ont t reues docteur en mdec9e1 et c'tai5t la plup>t du temps les *tela9es qui ex]ai5t aut\r d'elles l'art de gurir2 beauc\p d'entre elles savai5t prp>] des baumes4 ,auj\rd'hui l'une des fonctions1 surt\t1 qu'on ne confie pas notre sexe e/ l'ex]cice de la mdec9e4 ,il me semble cep5dant qu'une socit faisant quelque cas de la pudeur1 ne devrait pas hsit] en confi] l'ex]cice aux femmes qui ont aptitude4 ,que les hommes soi5t traits p> les hommes1 cela se conoit2 mais qu'une femme confie les secrets de son tempram5t un homme1 que cet homme1 cet trang]1 pose ses yeux et sa ma9 sur son corps1 c'e/ une impudeur1 c'e/ une honte6 ,l',,auteur4 ,n'e/-ce pas la faute des hommes qui p]suad5t aux femmes que leur sexe1 n'ayant pas aptitude la sci5ce1 il n'y aurait pas scurit p\r elles se mettre entre les ma9s d'un mdec9 de leur sexe8 ,n'e/-ce pas la faute des hommes qui exig5t de leurs femmes qu'elles se fass5t assi/] p> un acc\*eur au lieu d'une acc\*euse8 ,ce qu'il y a de curieux1 c'e/ que les honntes femmes hsit5t mo9s se laiss] visit] et t\*] p> un mdec9 que celles dites non *a/es444 mo9s que celles-ci ne *m5t de consolateurs3 ,v\s direz que ce s\ci n'e/ pas int]dit aux femmes honntes444 ,incl9ons-n\s donc1 ,madame1 devant l'honorable confiance et le *>mant c>actre de ,messieurs les m>is dont les femmes ont de frqu5tes vapeurs1 et des affections plus on mo9s utr9es4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,un s5tim5t de ,m4 ,e4 ,leg\v m'a frappe3 c'e/ la confiance qu'il exprime en notre p]spicacit et en notre dlicatesse p\r le traitem5t des affections n]veuses1 si n\s tions appeles ex]c] la mdec9e4 ,l',,auteur4 ,il a l'intuition de la vrit2 si l'homme1 en gnral1 compr5d mieux le muscle et l'os1 n\s compr5ons mieux le n]f et la vie4 ,la femme mdec9 a gnralem5t un lm5t de diagno/ic qui manque l'homme3 c'e/ une disposition s5tir l'tat de son malade3 voil p\rquoi les nvroses ne s]ont prv5ues et rellem5t guries1 que lorsque les femmes s'en ml]ont sci5tifiquem5t4 ,aj\tons que ce s]a seulem5t alors que les enfants s]ont conv5ablem5t traits dans leurs maladies1 p>ce que la femme a l'intuition de l'tat de l'enfant2 elle l'aime1 se met en communion avec lui2 devant tre mre1 elle e/ organise p\r tre avec l'enfant dans un rapport bi5 autrem5t intime que l'homme4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,a priori1 ce que v\s dites l me semble vrai4 ,l',,auteur4 ,de mme1 ,madame1 que l'on ne peut pratiqu] la ,ju/ice qu'en s5tant les autres en soi1 l'on ne peut1 croyez-le1 pratiqu] avec succs la ,mdec9e1 qu'en s5tant ceux que l'on traite3 la sci5ce n'e/ ri5 sans cette communion3 il faut aim] ses semblables p\r p\voir les gurir1 p>ce que les ress\rces ?rapeutiques v>i5t selon l'tat individuel des sujets4 ,donc1 de mme que l'am\r seul ne peut suffire1 la sci5ce seule ne suffit pas1 puisqu'il faut1 p\r gurir1 que1 dans sa gnralit1 elle s'individualise2 ce qui ne peut se faire que p> l'intuition1 fille de la bi5veillance et de la dlicatesse n]veuse4 ,mais laissons ce sujet qui n\s conduirait trop lo91 et r$isons que la femme cultive1 laisse libre dans la manife/ation de son gnie1 e/ de/9e trans=m] la ,mdec9e comme t\te *ose1 en y mettant son propre ca*et4 ,ma9t5ant rsumons-n\s1 ,madame4 ,n\s v5ons de voir que notre sexe ne peut1 qu'exceptionnellem5t1 tr\v] dans l'emploi de son activit les moy5s de suffire ses beso9s1 c'e/ dire les moy5s de re/] moral4 ,que1 trait comme s]f1 on lui int]dit non seulem5t plusieurs c>rires1 mais encore que1 lorsqu'il se r5contre en concurr5ce avec l'autre1 il e/ gnralem5t mo9s bi5 rtribu que ce d]ni]4 ,de telle sorte que la femme1 rpute plus faible1 e/ oblige de travaill] plus =t1 p\r ne pas gagn] davantage4 ,que p5sez-v\s de notre raison et de notre quit8 ,,iii ,,*a/et ,,de ,,la ,,femme4 ,l',,auteur4 ,notre idal du ,droit tant la ,lib]t dans l'galit suppose l'unit de loi ,morale et une gale protection p\r t\s4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,en effet1 dans une socit1 il ne peut pas plus y avoir deux ,morales que deux sortes de ,droits fondam5taux1 qu& l'galit e/ la base4 ,l',,auteur4 ,nos murs et notre lgislation n'ont pas votre brutale logique1 ,madame4 ,il y a deux ,morales3 une peu exigeante1 facile2 c'e/ celle de l'homme4 ,l'autre svre1 difficile2 c'e/ celle de la femme4 ,la ,socit rationnelle44444 comme elle l'e/ t\j\rs1 a *>g du l\rd f>deau les paules de l'tre rput faible1 inconsi/ant1 et a plac le f>deau lg] sur celles du =t1 sans d\te p>ce qu'il e/ rput le sage1 le c\rageux3 n'e/-ce pas quitable8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,cela me semble au contraire trs inju/e et =t peu raisonnable4 ,si la femme e/ faible1 imp>faite et l'homme =t et raisonnable1 on doit mo9s exig] de la premire que du d]ni]4 ,prt5dre que la femme peut et doit tre suprieure l'homme en moralit1 c'e/ av\] qu'elle possde plus que lui les facults qui lv5t notre espce au dessus des autres3 c'e/ donc une contradiction4 ,le s5s moral donnant la puissance de se g\v]n] en vue d'un idal de p]fection1 si la femme le possde plus que l'homme1 que devi5t l'excell5ce de celui-ci qui av\e ne p\voir va9cre ses in/9cts brutaux8 ,l',,auteur4 ,v\s tes trop curieuse1 ,madame2 la ,socit se contr$it1 mais ne s'explique pas2 elle n'e/ pas du t\t philosophe4 ,elle a dcid que l'excell5ce de l'homme ne l'oblige po9t va9cre t\tes les passions qui nuis5t autrui1 mais seulem5t celles qui ont p\r po9t de mire la pice de monnaie4 ,s'il v\s drobe votre montre ou votre m\*oir1 c'e/ un coqu9 digne de la prison2 mais s'il v\s drobe votre joie1 en sduisant votre fille1 s'il la jette dans une voie de dsordres et de honte1 et v\s expose m\rir de d\leur1 c'e/ un *>mant g>on4 ,e/-ce que v\s v\s s]iez mis dans l'esprit que la moralit1 l'honneur et l'av5ir de votre fille euss5t autant de valeur que votre montre ou votre m\*oir8 ,dans une faute contre ce qu'on nomme la *a/et1 l'unit de morale et la logique exig5t qu'il y ait deux c\pables1 et l'quit prononce que le provocateur e/ plus c\pable que le provoqu4 ,notre socit modle prt5d qu'il n'y a qu'un c\pable1 le faible1 le crdule1 le provoqu2 l'autre e/ un dlicieux conqurant auquel s\ri5t t\tes les mres4 ,ceci bi5 ent5du1 le ,code dcl>e qu'une fille de qu9ze ans e/ seule responsable de ce qu'on nomme son honneur4 ,il ne punit po9t le sducteur2 donc il ne le reconnat po9t c\pable4 ,si l'on enlve une m9eure1 si on la viole1 si on la corrompt p\r le compte d'autrui1 on e/ puni1 la vrit1 mais d'une manire =t insuffisante4 ,une pauvre enfant de seize ou dix-sept ans e/-elle dev5ue ence9te1 le sducteur1 presque t\j\rs1 l'ab&onne4 ,que re/e-t-il l'imprud5te8 une vie brise1 un veuvage t]nel1 un enfant lev]4 ,si1 p\r apais] son pre furieux1 elle lui montre des lettres qui pr\v5t la pat]nit du misrable1 l'engagem5t qu'il a pris de reconnatre l'enfant et de p\rvoir en p>tie ses beso9s1 une promesse de m>iage peut-tre1 le pre rpte ces dures p>oles de la loi3 ,t\te promesse de m>iage e/ nulle4 ,t\t enfant naturel re/e la *>ge de la mre4 ,la re*]*e de la pat]nit e/ int]dite4 ,a9si donc1 ,messieurs1 ne v\s gnez pas1 sduisez les filles en leur promettant le m>iage1 signez cette promesse de votre plus beau p>aphe2 soyez1 de fait1 pres de plusieurs enfants et laissez aux filles1 qui gagn5t si peu1 la *>ge de les lev]2 v\s n'avez ri5 cra9dre4 ,la femme e/ condamne p> la loi et p> l'op9ion port] le f>deau de ses fautes et des vtres2 c> c'e/ une crature t\t la fois bi5 faible et bi5 =te3 faible1 p\r qu'on puisse l'opprim]1 =te1 plus =te que v\s1 p\r qu'on puisse la condamn]3 elle a le sort de t\tes les victimes4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,a ces critiques1 j'ai s\v5t ent5du rpondre3 ,que les mres g>d5t leurs filles6 ,et j'ai dit3 g>d] ses filles e/ facile aux privilgies2 mais e/-ce que les ouvrires peuv5t g>d] les leurs qui vont en appr5tissage onze ou d\ze ans8 ,e/-ce qu'elles peuv5t les accompagn] dans leurs ateli]s1 lorsqu'elles vont essay] ou report] de l'ouvrage8 ,si l'on convi5t que les filles ont beso9 d'tre g>des1 et qu'il n'y ait qu'une imp]ceptible m9orit de mres qui puiss5t ex]c] cette surveillance1 il e/ clair que le devoir social e/ de faire des lois p\r les protg] t\tes4 ,l',,auteur4 ,p>faitem5t raisonn1 ,madame2 mais p\r trans=m] la loi1 il faut travaill] trans=m] l'op9ion4 ,v\s voyez que les femmes accept5t les deux ,morales2 qu'elles ne se s5t5t pas mont] la honte au front de ce que leur sexe e/ sacrifi la dgtante lubricit de l'autre4 ,lo9 de l1 ces esclaves sans p5se jett5t la pi]re la pauvre fille sduite et ab&onne1 t\t en ouvrant deux battants leur porte au suborneur4 ,elles font plus1 elles lui confi5t l'av5ir de leur fille s\s le c\v]t de l'*>pe municipale4 ,elles mpris5t la lorette et la p5sionnaire du lupan>1 mais elles reoiv5t ceux dont les vices1 l'gsme et l'arg5t entreti5n5t ces deux plaies4 ,elles ne s5t5t pas que recevoir *ez soi1 le sa*ant1 un homme qui a sduit et dlaiss une fille1 un homme qui entreti5t une lorette1 ou un homme qui frqu5te les lieux infmes1 c'e/ se r5dre complice de leurs actes et de la dgradation1 de l'oppression de leur propre sexe4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,ah6 bon ,dieu1 si n\s suivions vos pr9cipes1 combi5 peu d'hommes n\s devrions admettre dans notre socit6 ,l',,auteur4 ,soyez consqu5te1 ,madame2 si v\s ne v\s croyez pas p]mis de recevoir une pro/itue1 v\s ne p\vez logiquem5t v\s p]mettre de recevoir le pro/itu qui la paie4 ,les hommes s]ai5t plus *a/es1 si les honntes femmes tai5t plus svres et levai5t leurs fils dans la *a/et1 au lieu de rpt] comme de cruelles idiotes3 ,j'ai l* mon coq1 ca*ez vos p\les4 ,il faut que les jeunes g5s jett5t la g\rme du cur4 ,ce qui1 traduit en bon franais1 signifie3 mon fils a le droit de pr5dre vos filles1 et de trait] le sexe auquel j'app>ti5s comme un g\t1 ou comme un j\et qu'on brise sans scrupule4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,v\s reconnatrez1 j'espre1 que n\s1 femmes de la jeune gnration1 n\s sommes mo9s inconsqu5tes que nos mres1 puisque n\s n'admettons pas deux ,morales1 mais une seule4 ,l',,auteur4 ,oui1 v\s tes plus logiques1 mais v\s manquez d'idal2 et1 au lieu de purifi] la ,morale et d'y s\mettre les deux sexes1 comme des esclaves rvoltes1 v\s v\s s\mettez la ,morale rel*e ou plutt l'immoralit de l'autre sexe4 ,v\s oubliez que la lib]t doit produire des fruits de salut et non pas la dcomposition4 ,v\s compr5ez l'galit comme les ,roma9es de la dcad5ce1 dans le vice4 ,pauvres enfants1 e/-ce bi5 votre faute8 ,la loi qui ab&onne votre *a/et aux passions de l'homme1 a-t-elle pu v\s donn] une gr&e e/ime p\r cette v]tu8 ,ne devez-v\s pas croire1 au contraire1 que ce qui e/ licite p\r l'homme1 peccadille p\r lui1 l'e/ p\r v\s2 au lieu de p5s] que ce qui ne v\s e/ pas p]mis1 ne le lui e/ pas davantage8 ,ah6 v\s tes t\j\rs les esclaves de l'homme1 v\s qui v\s s\mettez sa loi ,morale au lieu de l'lev] la vtre6 ,arrtez-v\s donc1 en voyant les fruits am]s d'une semblable erreur4 ,reg>dez3 p>t\t l'adultre1 la pro/itution s\s t\tes les =mes1 l'ab&on de milli]s d'enfants1 l'infanticide t\s ses degrs1 la corruption s'ex]ant au gr& j\r la porte de c]ta9es fabriques1 l'enregi/rem5t de filles de seize ans dans la gr&e arme de la pro/itution1 une f\le d'hommes1 assez bas desc5dus p\r j\] le rle d'hommes entret5us1 et l'am\r fuyant de la t]re p\r cd] la place la passion be/iale1 effrne1 qui dvore les mes et les corps3 voil ce que v\s avez accept en acceptant l'immoralit mascul9e6 ,oui1 il n'y a qu'une ,morale1 mais ce n'e/ pas la *ose hideuse qui amne ces p\vantables rsultats4 ,ne v\s avilissez donc pas en pr5ant les hommes p\r modles4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,comm5t *app] la dgradation1 si les murs et la loi donn5t l'homme le droit du seigneur8 ,si1 d'autre "p1 n\s sommes obliges de vivre des passions de l'homme1 p>ce que n\s ne p\vons n\s suffire p> notre travail8 ,si enf9 notre activit inquite ne tr\ve pas d'emploi1 p>ce que l'homme1 s'emp>ant de t\t1 n\s condamne la misre et au dsuvrem5t8 ,l',,auteur4 ,c'e/ p\r sortir de cette situation que v\s devez rclam] n]giquem5t et con/amm5t vos droits2 v\s emp>] rsolm5t1 qu& cela se peut1 des situations conte/es2 avoir une initiative1 au lieu de song]1 comme v\s le faites1 v\s p>] et exploit] l'homme4 ,croyez-v\s donc que ceux qui ont conquis leurs ,droits1 l'ont fait p> la p>esse1 la futilit1 le vice8 ,non c]tes2 mais p> le travail1 la con/ance1 le c\rage2 en comptant sur eux et non sur les autres4 ,,iv ,,droit ,,politique4 ,l',,auteur4 ,n\s avons tabli que le ,droit tant absolum5t gal p\r les deux sexes1 le ,droit politique app>ti5t en pr9cipe la femme1 comme t\t autre ,droit4 ,or v\s savez1 ,madame1 que si v\s contribuez comme l'homme aux *>ges publiques2 ,que si v\s tes de moiti dans la reproduction et la cons]vation des citoy5s2 ,que si1 p> votre travail1 v\s contribuez comme l'homme la production de la ri*esse nationale2 ,qu'enf9 si1 p> vos intrts et vos affections1 les que/ions gnrales v\s import5t t\t autant qu' l'homme1 ,cep5dant v\s n'avez aucun ,droit politique3 on semble croire que les affaires gnrales ne v\s reg>d5t pas4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,j'ai ent5du dire que1 dans les *oses d'intrt gnral1 l'homme a une d\ble reprs5tation4 ,l',,auteur4 ,il reprs5te la femme comme le mon>que ses sujets1 le matre ses esclaves4 ,si l'homme peut reprs5t] sa femme et lui1 il ne peut reprs5t] les filles majeures et les veuves2 p\rquoi celles-ci ne se reprs5t5t-elles pas elles-mmes comme les hommes non m>is8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,s\v5t l'on a prt5du devant moi que la femme e/ r5f]me dans un c]cle d'ides trop troites1 p> suite de ses occupations habituelles1 p\r tre capable de f\rnir un vote intellig5t4 ,l',,auteur4 ,n'aviez v\s pas rpondre cela que les ouvri]s1 r5f]ms dans les m9imes dtails de leur mti]1 ne saurai5t s'lev] mieux que les femmes la comprh5sion des que/ions gnrales8 ,que t\s les votants ne sont pas des philosophes8 ,que1 p> la grce de la b>be1 nos paysans1 nos m9eurs1 nos tisseurs1 nos casseurs de pi]res1 nos balayeurs1 nos *iffonni]s1 n'ont pas1 j\r fixe1 l'intuition des beso9s du pays8 ,que les femmes1 l'heure qu'il e/1 ne s'occup5t pas mo9s ni plus mal de politique que les hommes1 qu'elles en discut5t avec eux1 et ont s\v5t une gr&e influ5ce sur le vote de leurs m>is8 ,qu'enf91 puisqu'on reconnat le ,droit politique l'homme1 indp5damm5t de son degr d'intellig5ce et d'in/ruction1 de la nature de ses occupations et de l'tat de sa sant1 v\s ne compr5ez pas p\rquoi l'on ti5drait compte de ces *oses qu& il s'agit du ,droit politique de la femme8 ,n'auriez v\s pu aj\t]3 il e/ assez s+uli] que tant d'imbciles aill5t vot]1 t&is que des femmes intellig5tes1 clbres mme1 sont rep\sses de l'urne lectorale4 ,il e/ assez outrecuidant de la "p des hommes de suppos] que des femmes arti/es1 des ngociantes1 des in/itutrices1 sont mo9s capables1 au po9t de vue politique1 que des cureurs d'gt1 des porteurs d'eau1 des *>bonni]s et des balayeurs4 ,t\te franaise majeure a le ,droit de rclam] sa #cf millionime "p du vote gnral3 elle e/ s]ve politique1 tant qu'elle en e/ dp\ille1 p>ce qu'elle subit des lois qu'elle n'a pas conc\ru faire1 et paie des impts qu'elle n'a pas conc\ru fix]4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,je n'ai ri5 dire cela1 s9on que je ne me s5s pas porte rclam] mon ,droit politique4 ,cette rev5dication me laiss]ait froide1 t&is que celle du ,droit civil me tr\ve prte la s\t5ir *audem5t4 ,l',,auteur4 ,v\s ne me surpr5ez pas1 ,madame2 la r\te de l'humanit se divise p> tapes2 v\s s5tez1 sans v\s en r5dre compte1 qu'elle n'en peut f\rnir deux la fois4 ,v\s tes prte p\r le droit civil1 dont la j\issance et la pratique v\s mriront p\r le ,droit politique4 ,il e/ dans la pratique de l',humanit1 que les majeurs de l'espce ne reconnaiss5t de ,droits aux m9eurs1 en dehors des plus simples droits naturels1 que lorsque ceux-ci les rev5diqu5t jusqu' la rvolte3 les majeurs en ceci n'ont qu'un tort1 c'e/ de trop att5dre1 et de ne pas travaill] faire mrir leurs cadets p\r la pratique du ,droit4--,mais en pr9cipe t\tes les fois que l'ex]cice d'un droit compromettrait gravem5t des intrts plus au mo9s gnraux1 il e/ bon de ne l'accord] qu' ceux qui le rclam5t1 c> qu& ils ne le font pas1 c'e/ qu'il n'en s5t5t pas l'importance1 et il y aurait cra9dre qu'ils n'en fiss5t un mauvais usage4 ,mais qu& ce ,droit e/ rev5diqu1 que sa privation entrane des d\leurs et des dsordres1 il faut le reconnatre1 s\s pe9e d'oppression1 de dni de ,ju/ice4 ,or la privation du ,droit civil e/ p\r les femmes une s\rce de d\leurs1 de malheurs1 de corruption1 d'humiliation2 la rev5dication de ce ,droit se pose1 elles sont mres p\r l'obt5ir3 ce s]ait donc un dni de ,ju/ice que de refus] de le reconnatre4 ,il n'en e/ pas de mme p\r le ,droit politique3 elles ne le dsir5t ni ne le rclam5t4 ,rappelez-v\s1 ,madame1 que dans t\t sujet il y a la ?orie et la pratique4 ,l'une e/ l'absolu1 l'idal qu'on se propose de ralis]1 l'autre e/ la mesure dans laquelle il e/ sage et prud5t d'introduire l'idal dans un milieu donn4 ,a9si1 de ,droit absolu1 n\s sommes en t\t les gales des hommes2 mais si n\s prt5dions ralis] cet absolu dans notre milieu actuel1 bi5 lo9 de m>*] en avant1 il y aurait recul et an>*ie3 le ,droit dvor]ait le ,droit4 ,le bon s5s exige qu'une r=me ne soit applique qu' des lm5ts prp>s s'y s\mettre4 ,v ,,fonctions ,,publiques4 ,l',,auteur4 ,le pr9cipe pos p> l'idal n\veau e/ que t\s les membres du corps social sont aptes brigu] les fonctions publiques4 ,comp>ons ce pr9cipe aux dcisions de la loi franaise4 ,la femme e/ dcl>e incapable de remplir aucune fonction publique4 ,il lui e/ int]dit d'tre tmo9 dans les actes de l'tat civil1 dans les te/am5ts1 et t\t autre acte reu p> (fici] public4 ,a l'exception de la mre et des asc5dantes1 elle e/ exclue de la tutelle et du conseil de famille4 ,p> une magnifique inconsqu5ce1 ces lois g\v]n5t le pays o la plus haute des fonctions1 la ,rg5ce1 peut *oir une femme4 ,rem>quez1 ,madame1 que si n\s sommes incapables tant de po9ts de vue1 n\s dev5ons t\t c\p trs capables1 qu& il s'agit de rpondre de nos actes au crim9el et au correctionnel2 trs croyables1 qu& il s'agit d'envoy]1 p> notre tmoignage1 un homme aux galres ou la mort2 trs capables1 trs responsables dans les transactions que n\s fesons et signons comme filles majeures ou veuves4 ,des g5s qui se sont donn la difficile t*e de n\s dor] cette amre pilulle qu'on nomme le ,code ,civil1 n\s dis5t3 mais1 ,mesdames1 le lgislateur savait1 qu'tant mres et mnagres1 v\s ne p\viez remplir des fonctions publiques3 ,v\s convi5drez v\s-mmes qu'une femme ence9te ou n\rrice1 une femme ret5ue p> les so9s de l'intrieur1 ne peut tre ni m9i/re1 ni jur1 ni dput1 ni44444 etc4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,mais1 ,messieurs leur rpondrons-n\s1 les femmes ne sont pas con/amm5t ence9tes1 p]ptuellem5t n\rrices1 puisque beauc\p n'ont pas d'enfants1 re/5t filles1 et ne s'occup5t pas plus que v\s des so9s de l'intrieur4 ,l'ge o v\s entrez dans les fonctions publiques1 e/ celui o1 nos fonctions mat]nelles tant remplies1 n\s n'avons plus qu' n\s ennuy] prodigieusem5t1 si notre =tune n\s en laisse le loisir4 ,l',,auteur4 ,ces ,messieurs prt5d5t que la mat]nit n\s a pris trop de temps p\r que n\s ayons pu cultiv] les facults ncessaires aux fonctions publiques3 ils prt5d5t aussi que cette mat]nit arrte l'essor de nos hautes facults4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,a ceci n\s leur rpondrons que l'am\r et le lib]t9age leur font p]dre bi5 plus de temps qu' n\s la mat]nit1 et arrt5t bi5 autrem5t l'essor de leurs hautes facults4 ,quoi6 il faut que les filles1 les veuves1 les femmes de qu>ante ans ne puiss5t remplir aucune fonction publique1 p>ce que la majorit des femmes e/ occupe de v+t tr5te c9q ans1 r5\vel] la population6 ,en vrit1 c'e/ plaisant6 ,les hommes convi5n5t qu'il n'y a qu'un petit nombre d'entre eux qui rempliss5t les fonctions publiques2 puis1 qu& il s'agit des femmes1 il semble aussitt que t\tes prt5d5t les remplir1 et qu'il n'y en a pas une qui n'en soit emp*e p> la mat]nit et le m>iage4 ,on dit que le peuple franais e/ spirituel1 que1 n mal91 il inv5ta le ,vaudeville2 je n'y contr$is pas2 mais s]ais-je indiscrte de m'in=m] s'il a inv5t le s5s commun et la logique8 ,ah6 qu'ils se tais5t ces malheureux int]prtes du ,code2 n\s n'avons pas beso9 de leurs gloses1 p\r que les auteurs de leurs lois ai5t le contraire de notre am\r4 ,,vi ,,la ,,femme ,,dans ,,le ,,m>iage4 ,l',,auteur4 ,voyons comm5t la socit1 qui doit veill] ce que *acun de ses membres n'aline ni sa p]sonne1 ni sa lib]t1 ni sa dignit1 remplit ce devoir env]s la femme m>ie4 ,n\s savons que la fille majeure et la veuve sont capables de t\s les actes de proprit2 qu'elles sont libres1 et ne doiv5t obissance qu' la loi4 ,la femme se m>ie-t-elle8 ,t\t *ange3 ce n'e/ plus proprem5t une femme libre1 c'e/ une s]ve4 ,la loi1 en dcl>ant qu'elle suit la condition de son m>i1 c'e/ dire qu'elle e/ rpute de la mme nation que lui1 dnationalise la femme franaise qui se m>ie avec un trang]4 ,l'article #bac oblige la femme l'obissance4 ,l'article #bad lui enjo9t de suivre son m>i p>t\t o il juge propos de rsid]4 ,plusieurs autres articles /atu5t que la femme ne peut plaid] sans l'autorisation du m>i1 lors-mme qu'elle s]ait m>*&e1 et quelle que soit la =me de son contrat2 ,que1 mme sp>e de bi5s et non commune1 elle ne peut ni alin]1 ni hypo?qu]1 ni acqurir titre gratuit ou onreux sans le cons5tem5t du m>i dans l'acte ou p> crit2 ,qu'elle ne peut ni donn]1 ni recevoir entre vifs1 sans le dit cons5tem5t4 ,dans t\s ces cas1 si le m>i refuse d'autoris]1 la femme peut avoir rec\rs au prsid5t4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,et si le m>i e/ int]dit1 abs5t1 frapp d'une pe9e afflictive ou infamante1 s'il e/ m9eur et sa femme majeure8 ,l',,auteur4 ,alors la femme se fait autoris] p> le prsid5t4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,mais la femme e/ donc en tutelle lorsqu'elle e/ m>ie2 elle ne peut donc *app] la tutelle du m>i que p\r tomb] s\s celle du tribunal8 ,n'e/-ce pas p\r la femme franaise le rtablissem5t re/re9t de la loi roma9e8 ,cess] d'tre de son pays1 s'absorb] corps et bi5s dans un homme1 obir et suivre comme un *i56 ,et cela dans un pays o la femme travaille1 gagne1 adm9i/re1 e/ j\rnellem5t appele df5dre ses intrts et ceux de ses enfants1 s\v5t contre son m>i6 ,mais cela e/ rvoltant1 ,madame4 ,l',,auteur4 ,je ne v\s en v]rai jamais assez rvolte4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,supposons que les p>5ts de la jeune fille n'ai5t cons5ti la m>i] qu' la condition qu'elle ne quitt]a pas le pays2 supposons encore qu'il soit tabli p> les g5s de l'art que la contre o le m>i veut la conduire compromettra sa sant1 la tu]a peut-tre1 la femme1 dans ces cas1 ne s]ait-elle pas disp5se de suivre son m>i8 ,l',,auteur4 ,non c]ta9em5t3 d'une "p on ne peut faire de conv5tions valables contre la loi2 de l'autre1 cette mme loi ne met aucune re/riction l'obligation o e/ la femme de suivre le m>i4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,a9si un m>i s]ait assez sclrat p\r v\loir tu] sa femme qu& elle lui aurait donn un enfant1 et g>d] sa dot p> la tutelle1 il le p\rrait sans c\rir aucun risque en *oisissant bi5 le climat8 ,et si elle se rfugiait auprs de la mre qui l'a porte dans son se91 le m>i aurait le droit de v5ir l'arra*] de ses bras8 ,l',,auteur4 ,il p\rrait mme s'vit] cette pe9e1 en envoyant la g5d>m]ie *]*] sa femme4 ,t\t le monde condamn]ait cet homme1 la consci5ce publique se s\lv]ait44444 ,mais la loi lui a livr la victime1 elle ne peut ri5 contre lui4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,ah6 je ne m'tonne plus qu'il y ait auj\rd'hui tant de jeunes filles qui recul5t devant le m>iage6 ,moi-mme1 j'aurais connu ces lois1 qu'il e/ c]ta9 que je ne me s]ais pas m>ie4 ,heureusem5t les hommes val5t gnralem5t mieux que les lois4 ,l',,auteur4 ,p\rquoi v\s tonn] de l'uvre du lgislateur1 ,madame1 il n'a fait qu'appliqu] dans t\s ses dtails la doctr9e de l'aptre ,paul4 ,si v\s avez reu la bndiction d'un pa/eur *rti51 quelque secte qu'il app>ti5ne1 il v\s a rappel que la femme doit tre s\mise son m>i comme l'glise ,jsus-,*ri/4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,mais sa9t ,paul ne m'int]dit pas de recevoir quelque *ose d'une amie1 ni de faire une r5te ma vieille g\v]nante qui ne peut att5dre mon te/am5t4 ,l',,auteur4 ,eh6 qui peut assur] au lgislateur que v\s ne soyez pas capable de recevoir44444 d'un ami8 ,la femme1 desc5dante d've1 n'e/-elle pas1 selon la pittoresque expression de sa9ts auteurs1 un nid d'esprits immondes1 la porte de l'enf]1 un tre si corrompu que le bais] mme d'une mre n'e/ pas pur8 ,en consqu5ce1 ne doit-elle pas tre t5ue en p]ptuelle suspicion8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,voil d'infmes p>oles4 ,a9si la loi ne f]ait que cont9u] la tradition du ,moy5 ,age1 et son article #icd ne s]ait que l'expression du mpris atta* p> les hommes au front de leurs mres6 ,ah6 a ,madame1 ne p\vons-n\s1 p> un contrat1 n\s s\/raire aux dispositions lgales qui abaiss5t notre dignit ou n\s rduis5t en s]vage8 ,l',,auteur4 ,v\s ne le p\vez pas3 la loi frapp]ait ce contrat de nullit4 ,v\s avez deux ress\rces3 ne po9t v\s m>i]1 ou v\s m>i] s\s un rgime qui v\s laisse le plus indp5dantes possible1 en att5dant que n\s ayons fait r=m] la loi4 ,l'union volontaire1 non sanctionne p> la socit1 (fre de tels inconvni5ts p\r le bonheur et l'intrt des enfants et de la femme1 que je n'os]ais la conseill] p]sonne4 ,re/e donc p>l] du *oix du rgime s\s lequel on doit se m>i]4 ,,*apitre ,,iv 7,suite du prcd5t47 ,,vii ,,contrat ,,de ,,m>iage4 ,l',,auteur4 ,on peut faire un contrat de m>iage s\s l'un de ces quatre rgimes3 ,communaut1 ,dotal1 ,sans sp>ation de bi5s1 ,sp>ation de bi5s4 ,suivez avec la plus gr&e att5tion le sommaire que je vais v\s donn] de *acun d'eux4 ,s\s le rgime de la ,communaut1 le m>i adm9i/re seul les bi5s communs4 ,ces bi5s se compos5t du mobili]1 mme de celui qui *oit p> succession ou donation1 mo9s que le donataire n'ait exprim une volont contraire2 ,deuximem5t3 de t\s les fruits1 intrts de quelque nature qu'ils soi5t2 ,troisimem5t3 de t\s les immeubles acquis p5dant le m>iage4 ,le m>i peut v5dre1 alin]1 hypo?qu] t\tes ces *oses1 sans le conc\rs de la femme2 il a mme la facult de dispos] p> don des effets mobili]s4 ,il adm9i/re encore les bi5s p]sonnels de la femme et peut1 avec son cons5tem5t1 alin] ses immeubles4 ,la femme a-t-elle une dette antrieure sans titre au!ntique ou date c]ta9e8 ,ce n'e/ pas sur les bi5s de la communaut que cette dette e/ paye1 mais sur l'immeuble propre la femme2 si cette dette provi5t d'une succession immobilire1 l'on n'en p\rsuit le rec\vrem5t que sur les immeubles de la succession2 si la dette e/ celle du m>i1 l'on peut s'adress] aux bi5s de la communaut4 ,les am5des enc\rues p> le m>i peuv5t se p\rsuivre contre les bi5s de la communaut2 celles de la femme ne le sont que sur la nue proprit de ses bi5s p]sonnels4 ,t\s les actes faits p> l'homme engag5t la communaut1 mais ceux de la femme1 mme autorise p> ju/ice1 n'engag5t pas les bi5s communs1 si ce n'e/ p\r le comm]ce qu'elle ex]ce avec l'autorisation du m>i4 ,enf91 en l'abs5ce du m>i1 c'e/ dire qu& on ne sait s'il e/ vivant ou mort1 la femme ne peut ni s'oblig]1 ni engag] les bi5s communs4 ,voil1 ,madame le droit commun de la ,france1 le rgime s\s lequel on e/ rput m>i qu& on n'a pas fait de contrat4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,je vois que s\s votre droit commun de la ,france1 la femme e/ une nullit1 une exploite1 une p>ia2 ,que son m>i peut faire don du mobili] commun sa matresse et mettre l'p\se sur la paille2 ,que le m>i peut lui t] ses vtem5ts de re*ange1 ses bij\x1 p\r en p>] sa matresse2 ,et comme on lui ordonne l'obissance1 et qu'on la met s\s le p\voir de l'homme qui peut tre brutal1 il e/ clair qu'elle ne s'avis]a pas de refus] l'engagem5t1 l'alination1 la v5te de ses bi5s p]sonnels1 et expos]a de la sorte elle et ses enfants manqu] de t\t4 ,et comme la femme n'e/ pas la nullit que suppose la loi2 qu'au contraire1 elle travaille et augm5te l'avoir commun2 que c'e/ s\v5t elle qu'il e/ d1 le m>i peut dispos] du fruit de ce travail p\r pay] ses dettes1 ses am5des1 entret5ir des femmes et se livr] t\s les dsordres4 ,p>mi le peuple1 on ne fait gure de contrat3 donc un m>i brutal et mauvais sujet peut v5dre le petit mnage et les mode/es ornem5ts de la femme1 autant de fois que celle-ci aura pu s'en procur] de n\veaux p> son labeur p]sonnel4 ,l',,auteur4 ,je ne le nie pas2 mais ne p\rrait-on dire que le lgislateur n'a pu suppos] un m>i capable d'abus] de son p\voir lgal8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,n\s ne p\vons admettre une aussi pitoyable raison4 ,les lois sont faites p\r prv5ir le mal3 elles suppos5t donc la possibilit de le commettre3 on n'en f]ait pas p\r des sa9ts4 ,qu& une loi autorise la tyrannie1 et l'exploitation du faible1 c'e/ une loi dte/able2 c> elle dmoralise le =t1 en l'exposant dev5ir despote et cruel2 elle dmoralise le faible1 en le =ant l'hypocrisie1 en lui tant le s5tim5t de sa valeur et en brisant en lui t\t ressort4 ,elle te9t *ez t\s les deux la notion du droit et de la corrlation du droit et du devoir dans les rapports entre semblables4 ,l',,auteur4 ,v\s avez p>faitem5t raison4 ,p\r f9ir ce que n\s avons dire du rgime de la communaut1 aj\tons qu'il e/ p]mis la femme de /ipul] dans son contrat qu'en cas de dissolution de la communaut1 elle p\rra repr5dre non seulem5t ses bi5s rs]vs propres1 mais encore t\t ou p>tie de ceux qu'elle mis en commun1 dduction faite de ses dettes p]sonnelles4 ,lorsque cette /ipulation n'exi/e pas au contrat1 la femme1 lors de la dissolution de la communaut1 a le droit d'y r5onc]1 et1 si elle l'a imprudemm5t accepte1 elle n'e/ t5ue de pay] les dettes que jusqu' concurr5ce de la portion du bi5 qu'elle en retir]ait4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,cette lueur de ju/ice n'e/ qu'une illusion puisque1 en cas de dettes faites p> le m>i1 la femme peut p]dre t\t ou p>tie de ce qui lui revi5drait2 puisque1 d'autre "p1 elle peut p]dre son avoir p]sonnel en signant l'alination de ses bi5s p\r aid] son m>i4 ,r5onons ce rgime1 ,madame2 dans la communaut entre p\x1 telle que l'ent5d la loi1 la femme e/ livre pi$s et po+s lis l'homme quel qu'il soit4 ,m>ions-n\s sans communaut4 ,l',,auteur4 ,ent5dons-n\s3 si le contrat porte que les p\x se m>i5t sans communaut1 voici ce qui a lieu4 ,le m>i adm9i/re seul les bi5s meubles et immeuble de sa femme1 absolum5t comme s\s le rgime de la communaut2 ,les rev5us de ces bi5s sont affects aux dp5ses du mnage2 ,les immeubles de la femme peuv5t tre alins avec l'autorisation du m>i ou de la ju/ice1 comme s\s le rgime de la communaut4 ,la seule comp5sation e/ que la femme peut /atu] qu'elle p\rra1 sur ses seules quittances1 recevoir annuellem5t une c]ta9e portion de ses rev5us p\r ses beso9s p]sonnels4 ,si elle ne p>ticipe po9t aux dettes1 elle ne p>ticipe po9t aux ga9s que ses rev5us ont pu mettre son m>i en tat de ralis]4 ,avec ces rev5us1 il peut s'enri*ir et se faire une =tune "p1 laquelle sa femme n'aura jamais aucun droit4 ,conv5ez que c'e/ pay] un peu *] l'avantage d'avoir quelque somme en propre1 et de ne pas s'humili] t5dre la ma9 au dt5teur de votre =tune1 comme on e/ oblige de le faire s\s le rgime de la communaut o la femme peut manqu] de t\t au milieu d'une =tune qui e/ la si5ne propre4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,ce rgime ne vaut ri54 ,passons celui de la sp>ation de bi5s4 ,n'e/-il pas meilleur8 ,l',,auteur4 ,en effet2 c>1 s\s ce rgime1 la femme adm9i/re seule ses bi5s meubles et immeubles1 dispose de ses rev5us1 mo9s de /ipulations contraires1 et en donne un ti]s p\r s\t5ir les frais du mnage4 ,mais elle ne peut ni alin]1 ni hypo?qu] ses immeubles sans l'autorisation de son m>i ou de la ju/ice4 ,si1 d'autre "p1 c'e/ le m>i qui adm9i/re ses bi5s1 ce qu'il s]ait =t difficile d'emp*]1 lorsqu'il le v\drait1 il n'e/ comptable env]s elle que des fruits prs5ts4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,e/-ce que le rgime dotal vaut mieux p\r n\s que celui de la sp>ation de bi5s8 ,l',,auteur4 ,v\s allez en jug] v\s-mme4 ,qu& on dcl>e1 et il faut le dcl>]1 qu'on se m>ie s\s le rgime dotal1 il n'y a de dotal que le bi5 dcl> tel2 les autres sont dits p>aph]naux ou extra-dotaux4 ,en pr9cipe1 et mo9s qu'il ne soit autrem5t conv5u1 les bi5s dotaux sont inalinables2 le m>i seul les adm9i/re1 et1 comme dans le contrat sans communaut1 la femme peut t\*] c]ta9es sommes sur ses seules quittances4 ,les bi5s p>aph]naux sont1 comme dans le contrat s\s le rgime de la sp>ation de bi5s1 adm9i/rs p> la femme1 qui en t\*e seule les rev5us1 et ils peuv5t tre alins avec l'autorisation du m>i ou de la ju/ice4 ,si le m>i adm9i/re ces bi5s sur une procuration de sa femme1 il e/ t5u env]s elle comme t\t autre m&ataire2 ,s'il adm9i/re sans m&at et sans opposition1 il n'e/ t5u de reprs5t]1 qu& il en e/ requis1 que les fruits exi/ants2 ,s'il adm9i/re1 malgr l'opposition de la femme1 il doit compte de t\s les fruits depuis l'poque de sa ge/ion usurpe4 ,les p\x peuv5t /ipul] une socit d'acquts1 c'e/ dire une association p\r *oses acquises p5dant la dure du m>iage4 ,je n'ai pas beso9 de v\s dire que cette communaut e/ adm9i/re p> le m>i seul4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,mais p\r se m>i] s\s le rgime de la sp>ation de bi5s ou s\s le rgime dotal1 ne faut-il pas des immeubles8 ,l',,auteur4 ,non2 le bi5 dotal et le bi5 sp> peuv5t tre de l'arg5t4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,les femmes1 traites en s]ves s\s le rgime de la communaut1 le sont en m9eures s\s le rgime dotal avec p>aph]naux et s\s celui de la sp>ation de bi5s4 ,si un m>i tait assez raisonnable p\r r\gir la p5se de fltrir sa compagne du /igmate de la s]vitude1 n'y aurait-il pas moy5 de faire d'autres /ipulations8 ,l',,auteur4 ,l'homme ne peut rhabilit] sa compagne2 la loi le lui int]dit p> l'article #achh1 qui dcl>e que les p\x ne peuv5t drog] aux droits rsultant de la puissance m>itale sur la p]sonne de la femme et des enfants1 ou qui app>ti5n5t au m>i comme *ef4 ,aussi un notaire qui rdig]ait le contrat suivant3 ,art4 #a;er4 ,les p\x se reconnaiss5t une dignit gale1 p>ce qu'ils sont au mme titre des cratures huma9es4 ,art4 #b4 ,ils se reconnaiss5t mutuellem5t les mmes droits sur les enfants qui natront d'eux et1 dans leurs diffr5ds1 pr5dront des arbitres4 ,art4 #c4 ,*acun des p\x se rs]ve une p>tie de ses bi5s dont il dispos]a sans l'autorisation de l'autre2 ,art4 #d4 ,les p\x mett5t en commun telle "p dt]m9e de leur apport p\r s\t5ir les frais du mnage1 p\rvoir l'ducation des enfants et aux ncessits du travail commun2 ,art4 #e4 ,ce bi5 commun ne peut tre engag sans le cons5tem5t des p\x2 ,art4 #f4 ,conva9cus en leur me et consci5ce qu'on ne peut alin] sa p]sonne1 sa dignit1 son libre arbitre1 les p\x ne se reconnaiss5t aucune puissance l'un sur l'autre2 ils confi5t la dure et le respect du li5 qui les unit l'affection qui peut seule le lgitim]4 ,un notaire1 dis-je1 qui aurait rdig ce contrat1 s]ait dp\ill de sa *>ge1 puis confi aux alini/es1 et le contrat s]ait nul comme contraire la loi1 aux bonnes murs et l'ordre public4 ,compr5ez-v\s1 ,madame1 p\rquoi les femmes1 beauc\p plus intellig5tes et indp5dantes qu'autrefois1 se m>i5t beauc\p mo9s8 ,compr5ez-v\s p\rquoi les filles du peuple1 qui ont vu si s\v5t leurs mres malheureuses et dp\illes de leur pauvre avoir1 se s\ci5t beauc\p mo9s de se m>i]8 ,on blme les femmes6444 ,c'e/ la loi qu'il faut blm] et r=m]4 ,c> les mauvaises lois produis5t les mauvaises murs4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,ce que v\s dites l e/ bi5 vrai3 sur v+t mnages1 il n'y en a quelquefois pas un o l'on n'ent5de dire la femme3 ,ah6 si j'avais su6 ,si l'on n\s m>iait mo9s jeunes et que n\s connussions la loi1 assurm5t les m>iages devi5drai5t de mo9s en mo9s nombreux4 ,p\r en f9ir avec cet exam5 de la loi1 encore une "q1 ,madame4 ,e/-ce que l'apport de la femme n'a pas hypo?que sur les bi5s du m>i8 ,l',,auteur4 ,sur quels bi5s la femme ouvrire repr5dra-t-elle son mnage v5du8 ,sur quels bi5s les femmes de ngociants dont la dot a s]vi pay] le fonds du m>i1 repr5dront-elles cette dot en cas de mauvaises affaires8 ,dem&ez aux femmes lgalem5t sp>es la valeur de cette hypo?que1 ou plutt de cette disposition de la loi3 elles v\s en diront de belles6 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,j'ai connu des femmes de comm]ants en faillite3 elles se plaign5t que la loi les traite plus rig\reusem5t que les autres4 ,l',,auteur4 ,le ,m>iage tant donn ce qu'il e/1 le lgislateur a p>faitem5t fait d'emp*] qu'il ne se trans=mt en une ligue contre l'intrt de t\s4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,jusqu' ce que la loi qui rgit le contrat de m>iage soit r=me1 s\s lequel de ces deux rgimes3 le dotal ou celui de la sp>ation de bi5s1 conseillez-v\s aux femmes de se m>i]8 ,l',,auteur4 ,si les conjo9ts ne sont pas dans les affaires et que la femme apporte des bi5s-fonds considrables1 le mieux peut-tre s]ait qu'elle se m>it s\s le rgime dotal avec autorisation de recevoir une =te somme annuelle2 si les p>5ts lui connaissai5t de la f]met1 ils p\rrai5t lui con/itu] en outre des p>aph]naux1 et /ipul] t\j\rs une socit d'acquts4 ,dans t\t autre situation1 je conseille aux femmes de se m>i] s\s le rgime de la sp>ation de bi5s4 ,la femme1 matresse de ses fonds1 peut les confi] son m>i et s'associ] avec lui comme avec t\t autre4 ,j'ai connu une jeune femme comm]ante qui s'y e/ prise a9si3 elle s'e/ con/itu son apport en arg5t comme bi5 propre1 puis1 qu& elle a t m>ie1 elle a prt cette somme son m>i qui s'e/ engag pay] tant d'intrts4 ,comme elle avait en outre un emploi dans la maison1 elle reut des molum5ts proportionns4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,mais si la femme e/ ouvrire8 ,l',,auteur4 ,il n'y a pas de diffr5ce4 ,c'e/ presque t\j\rs la femme qui apporte le petit mnage1 et elle y ti5t d'autant plus qu'il lui a cot bi5 des j\rs et des nuits de labeur2 il e/ donc trs important que le m>i ne puisse ni le v5dre1 ni le donn]2 comme il e/ important qu'il ne puisse la contra9dre lui donn] l'arg5t qu'elle a confi franc franc la caisse d'p>gne4 ,il faut donc qu'elle ne se m>ie pas1 comme elle le fait1 sans contrat2 c> elle s]ait la m]ci de son conjo9t1 tant rpute m>ie s\s le rgime de la communaut4 ,des notaires se p]mett5t de rsi/]1 qu& on dcl>e v\loir se m>i] s\s t\t autre rgime que celui de la communaut3 ils n'en ont pas le droit2 v\s p\vez les =c]2 (fici]s de la loi1 ils ne sont pas l p\r la critiqu]4 ,mesdames1 ri*es et pauvres1 il e/ de votre intrt et de celui de vos enfants de connatre les affaires2 de re/] matresses de votre avoir3 votre dignit l'exige4 ,votre devoir e/ d'in/ruire vos filles de la situation que leur fait la loi dans le m>iage1 af9 qu'elles vit5t leur ru9e1 et qu'elles travaill5t la r=me qui doit mettre la femme la place qu'elle a le droit d'occup]4 ,,viii ,,la ,,femme ,m,,re ,,et ,,tutrice4 ,l',,auteur4 ,exam9ons ma9t5ant comm5t la loi compr5d les droits de la mre et de la tutrice4 ,l'article #cgb met l'enfant s\s l'autorit des p>5ts jusqu' sa majorit ou son mancipation2 mais comme la femme e/ absorbe dans le m>i1 l'article #cgc rduit le mot p>5ts signifi] le pre1 qui seul ex]ce l'autorit pat]nelle p5dant le m>iage4 ,la mre tutrice n'ex]ce pas1 rem>quez-le1 l'autorit mat]nelle1 la loi n'en reconnat pas4 ,a9si la femme qui1 seule dans la reproduction1 peut dire3 je sais1 e/ efface devant l'homme qui ne peut dire que3 je crois4 ,p\rquoi cela8 ,p>ce que c'e/ un moy5 d'ass\plir la femme1 d'assur] l'autorit du m>i sur elle4 ,une femme1 trop malheureuse1 peut enc\rir le sc&ale d'une sp>ation publique p\r *app] son b\rreau2 mais on sait qu'elle se rs\t r>em5t quitt] ses enfants3 elle re/]a donc1 puis]a le calice am] jusqu' la lie p\r demeur] auprs d'eux4 ,elle ira mme jusqu' subir l'outrage de les voir lev] dans sa propre maison p> l'indigne favorite de son m>i4 ,s\ffrez1 cdez1 humiliez-v\s1 signez ce contrat d'alination de vos bi5s1 ou je v\s enlve vos enfants3 voil ce que le m>i a le droit de dire sa femme4 ,la femme exaspre se rs\t-elle dem&] la sp>ation8 ,p5dant le procs1 c'e/ le m>i qui g>de l'adm9i/ration des enfants1 mo9s que1 sur la dem&e de la famille1 le juge ne tr\ve des motifs srieux p\r les adjug] la mre4 ,ce n'e/ pas t\t3 l'enfant peut donn] de graves sujets de pla9te ses p>5ts4 ,s'il n'a pas seize ans1 le pre peut le faire dt5ir1 sans que le prsid5t ait le droit de refus]3 il n'a ce droit1 que lorsque l'enfant a des bi5s p]sonnels ou a plus de seize annes4 ,rem>quez que1 dans ce cas si grave1 la mre n'e/ pas mme consulte4 ,la puissance pat]nelle de la mre s]a-t-elle gale1 sur ce po9t1 celle du pre1 si elle re/e veuve et tutrice8 ,non1 la mre1 p\r faire enf]m] l'enfant1 e/ t\j\rs t5ue de prs5t] au prsid5t une requte appuye p> deux pro*es p>5ts du dfunt4 ,le pre rem>i g>de1 de droit1 la tutelle de ses enfants2 la la mre la p]d si elle se rem>ie sans s'tre pralablem5t fait cont9u] la tutelle p> le conseil de famille4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,a9si donc1 ,madame1 aux yeux du lgislateur1 l'enfant app>ti5t plus son pre qu' sa mre2 il e/ mo9s *] la famille mat]nelle qu' la pat]nelle2 la mre e/ rpute mo9s t5dre1 mo9s sage que le pre2 l'homme e/ prsum si bon1 si ju/e1 si raisonnable1 qu'une m>tre mme ne saurait l'influ5c]444 ,en vrit1 t\t cela e/ odieux et absurde4 ,l',,auteur4 ,je ne dis pas non4 ,v\s savez que le cons5tem5t des p>5ts e/ ncessaire p\r le m>iage de leurs enfants m9eurs2 v\s savez encore qu'en cas de dissid5ce entre le pre et la mre ou l'aeul et l'aeule1 si les premi]s sont morts1 les articles #adh et #aej dcl>5t que le cons5tem5t du pre ou de l'aeul suffit4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,je connais cette leon lgale d'+ratitude donne aux enfants4 ,mais rev5ons sur la tutelle1 ,madame4 ,l',,auteur4 ,volonti]s4 ,la loi dit bi5 que la tutelle des enfants app>ti5t de droit l'p\x qui survit2 que le pre ou la mre ex]ce l'autorit pat]nelle2 que l'un comme l'autre a le droit d'adm9i/r] les bi5s du pupille et de s'en attribu] les rev5us jusqu' ce qu'il ait dix-huit ans3 mais voyez la diffr5ce4 ,v\s savez dj que les =malits p\r faire enf]m] l'enfant ne sont pas les mmes p\r la mre tutrice que p\r le pre tuteur2 v\s savez que le pre qui se rem>ie n'a pas beso9 de se faire cont9u] la tutelle p> le conseil de famille1 t&is que la mre la p]d p> l'omission de cette =malit4 ,de plus1 le pre a le droit de nomm] sa femme survivante un conseil de tutelle p\r ses enfants m9eurs2 la femme n'a pas ce droit4 ,l'p\x survivant peut nomm] un tuteur dans la prvision de son dcs avant la majorit des pupilles3 la nom9ation faite p> le pre e/ valable2 celle qui e/ faite p> la mre ne l'e/ que lorsqu'elle e/ confirme p> le conseil de famille4 ,la famille mat]nelle p>ticipe du dda9 de la loi p\r la femme3 a9si l'enfant d\blem5t orphel9 tombe de droit s\s la tutelle de son aeul pat]nel et1 son dfaut1 s\s celle du mat]nel1 et a9si en remontant1 dit l'article #djb1 de manire que l'asc5dant pat]nel soit t\j\rs prfr l'asc5dant mat]nel du mme degr4 ,p5dant que n\s p>lons de tutelle1 aj\tons que le m>i e/ tuteur de droit de sa femme int]dite1 mais que la femme d'un int]dit n'a que la facult d'tre tutrice et1 si elle e/ nomme1 le conseil de famille rgle la =me et les conditions de son adm9i/ration4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,enf91 ,madame1 je vois que la loi n\s considre et n\s traite comme des tres infrieurs2 qu'elle sacrifie l'homme non seulem5t notre dignit de cratures huma9es1 nos intrts de travailleuses et de propritaires1 mais encore notre dignit mat]nelle4 ,un fils1 suffisamm5t imbu de la religion du ,code civil1 doit ncessairem5t considr] son pre comme plus raisonnable1 plus sage1 plus capable que sa mre4 ,je ne vois pas trop ce que celle-ci aurait lui rpondre1 s'il lui disait3 il e/ vrai que v\s avez risqu votre vie p\r me mettre au j\r1 que v\s avez pass bi5 des nuits prs de mon b]ceau1 que v\s m'avez envelopp de votre t5dresse1 appris ce qui e/ bi5 et aid le pratiqu]2 il e/ vrai que je suis votre bonheur et votre joie2 mais mon pre e/ vivant2 il a seul autorit sur moi2 je n'ai donc pas v\s consult]2 d'ailleurs quoi bon8 ,des hommes sages1 des lgislateurs qui ont bi5 tudi votre imp>faite1 votre dbile nature1 ont port des lois qui me pr\v5t que v\s n'tes propre qu' mettre au monde des enfants1 et v\s occup] des so9s du pot au feu4 ,on v\s a t\tes juges si peu sages1 si peu prud5tes1 si peu capables1 qu'on v\s refuse le droit de ri5 rgir2 qu'on v\s s\met en t\t la volont de l'homme et que1 qu& le m>i n'e/ pas l1 le juge et la famille int]vi5n5t4 ,un tel disc\rs1 quelque rvoltant qu'il p>aisse1 ne s]ait-il pas con=me aux s5tim5ts que doit inspir] l'tude du ,code civil8 ,l',,auteur4 ,p>faitem5t1 ,madame3 et si1 en gnral1 le cur huma9 ne valait pas mieux que ce code1 les femmes1 p\r tre respectes de leurs enfants1 n'aurai5t qu'un p>ti pr5dre3 celui de ne mettre au monde que des bt>ds4 ,n'e/-il pas surpr5ant1 dites-moi1 que des lois faites p\r moralis] et cont5ir1 t5d5t produire t\t le contraire8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,et l'on fait si gr& bruit de notre ,code civil6 ,que sont donc ceux des autres nations8 ,,ix ,,rupture ,,de ,l',,association ,,conjugale4 ,l',,auteur4 ,on a reconnu de t\t temps qu'il y a des cas o les p\x doiv5t tre sp>s4 ,la rvolution tablit le divorce2 le premi] empire le ma9t9t en le re/reignant2 la ,re/auration1 dt]m9e p> l'glise que cela ne reg>de pas1 l'abolit le #h mai #ahaf4 ,l'expri5ce pr\ve surabondamm5t que l'indissolubilit du m>iage e/ la s\rce p]man5te de dsordres sans nombre2 le plus actif dissolvant de la famille2 et que la sp>ation du corps1 lo9 de remdi] quelque *ose1 contribue la de/ruction des murs4 ,t\tes les phrases creuses1 t\s les raisonnem5ts sonores1 ne peuv5t dtruire la signification des faits4 ,n\s ne rpt]ons pas ce qu'ont dit les nombreux criva9s qui ont dem& le rtablissem5t du divorce2 n\s n\s cont5tons de n\s jo9dre eux ici1 n\s rs]vant de rev5ir plus lo9 sur ce grave sujet4 ,il s'agit p\r n\s1 en ce mom5t1 de con/at] la diffr5ce mise p> la loi entre le m>i et la femme qui plaid5t en sp>ation4 ,les p\x peuv5t dem&] la sp>ation si l'un d'eux e/ condamn une pe9e infamante1 p\r cause d'injures graves1 de svices et d'adultre de la femme4 ,arrtons-n\s sur ce d]ni] dlit4 ,v\s croyez sans d\te que l'adultre e/ le manque de fidlit d'un p\x env]s l'autre1 et que la punition e/ semblable p\r un dlit semblable1 *ez l'homme et *ez la femme8 ,v\s v\s trompez4 ,la femme commet le dlit d'adultre p>t\t2 on peut en f\rnir la preuve p> lettres et tmo9s1 et ce dlit e/ puni de trois mois deux ans de rclusion1 que le m>i peut faire cess] en repr5ant sa femme4 ,dans le flagrant dlit1 le m>i e/ excusable de tu] l'adultre et son complice4 ,l'homme n'e/ adultre nulle "p4 ,qu'il l\e dans sa maison un app>tem5t sa matresse2 qu'il passe ses j\rnes *ez elle2 que de nombreuses lettres pr\v5t son infidlit2 que mille tmo9s atte/5t ces *oses1 cet honnte m>i n'e/ po9t adultre4 ,s'il p\ssait l'impud5ce jusqu' entret5ir sa matresse dans le domicile commun1 s]ait-il adultre8 ,non3 il y aurait injure grave env]s sa femme qui p\rrait l'attaqu] en ju/ice1 et il s]ait pri de pay] une am5de de quelques c5ta9es de francs4 ,en ralit l'homme n'e/ puni de l'adultre que comme complice d'une femme m>ie4 ,p\r ju/ifi] la diffr5ce qu'on tablit entre l'infidlit du m>i et celle de la femme1 on attribue plus de gravit la faute de cette d]nire44444 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,p]mettez-moi de v\s arrt] ici4 ,il e/ facile de dmontr] que l'infidlit du m>i e/ plus grave que celle de la femme4 ,la femme1 ne p\vant dispos] de son avoir sans l'autorisation du m>i1 ne peut gure compromettre sa =tune p\r un amant4 ,au contraire1 le m>i peut v5dre et dissip] t\t ce qu'il possde2 employ] mme l'avoir de la communaut1 le fruit du travail et de la bonne adm9i/ration de sa femme1 entret5ir sa matresse3 je connais plusieurs cas de cette espce4 ,donc l'adultre du m>i e/ plus nuisible aux intrts de la famille que celui de la femme4 ,la femme adultre peut introduire de faux hriti]s dans la famille du m>i3 c'e/ mal1 j'en convi5s2 ce n'e/ pas moi qui la ju/ifi]ai2 mais en df9itive1 ces enfants adultr9s ont une famille1 de la t5dresse1 des so9s4 ,si le m>i a des enfants hors du m>iage1 ils sont ou d'une femme m>ie ou d'une femme libre4 ,dans le premi] cas1 en introduisant de faux hriti]s *ez son vois91 il agit comme l'p\se adultre4 ,dans le second1 il soigne ses enfants ou les ab&onne4 ,s'il les soigne1 il nuit aux intrts de l'p\se et des enfants lgitimes2 s'il les laisse la *>ge de la mre1 il met une femme dans l'emb>ras1 brise s\v5t sa vie2 l'enfant plac l'hospice1 e/ sans famille1 sans t5dresse et va grossir la population des prisons1 des bagnes et des lupan>s4 ,dans t\t cela1 d'ailleurs1 n'y a-t-il qu'une "q de filiation et d'hritage8 ,et le cur d'une femme1 et sa dignit1 et son bonheur1 qu'en fait-on8 ,songe-t-on ce que n\s devons s\ffrir de l'infidlit1 du dda91 de l'ab&on de notre m>i8 ,songe-t-on que cet ab&on1 jo9t au beso9 d'aim] et au fatal exemple qui n\s e/ donn1 n\s p\sse pay] de ret\r l'am\r qu'on n\s tmoigne2 et qu'a9si l'adultre tolr dans le m>i produit l'adultre de la femme8 ,l'adultre des deux sexes e/ un gr& mal4 ,au po9t de vue moral1 la faute e/ la mme2 mais au po9t de vue social et familial1 mais au po9t de vue de la position des enfants1 elle e/ videmm5t beauc\p plus grave commise p> l'homme que p> la femme1 p>ce que le premi] a t\t p\voir p\r ru9] la famille1 mettre avec impunit le tr\ble et la d\leur dans sa maison et crer une population malheureuse1 v\e l'ab&on1 le plus s\v5t au vice4 ,voil ce que n\s p5sons auj\rd'hui1 n\s1 jeunes femmes1 qui rfl*issons2 et t\s les di?yrambes intresss des hommes ne peuv5t plus n\s faire pr5dre le *ange4 ,ils dis5t3 mais s\v5t ce ne n'e/ pas le m>i de la femme adultre qui e/ adultre4 ,n\s rpondons3 la socit ne se s\cie pas des individualits2 il suffit que l'adultre de l'homme ait des fruits plus am]s que celui de la femme1 p\r qu'il soit svrem5t et non mo9s svrem5t puni que celui de cette d]nire4 ,ils dis5t3 c'e/ une *ose indigne et cruelle que de mettre la d\leur dans le cur d'un honnte homme4 ,n\s rpondons3 c'e/ une *ose t\t aussi indigne que de mettre la d\leur dans le cur d'une honnte femme4 ,ils dis5t3 c'e/ un vol que de =c] un homme travaill] p\r des enfants qui ne sont pas si5s4 ,n\s rpondons3 ,c'e/ un vol d'employ] les rev5us ou le fruit du travail de sa femme n\rrir des enfants qui lui sont trang]s1 et s\t5ir la femme qui la dsole2 c'e/ un vol que de dt\rn] sa propre =tune ou le fruit de son propre travail de la maison qu'ils doiv5t s\t5ir1 p\r les port] une femme trangre4 ,et v\s tes non seulem5t plus c\pables que n\s1 ,messieurs1 p>ce que le rsultat de votre adultre e/ pire que le rsultat du ntre2 mais p>ce que1 v\s posant en *efs et en modles1 v\s n\s devez l'exemple4 ,et v\s tes la fois iniques et /upides d'exig]1 de celles que v\s nommez vos infrieures en raison1 en sagesse1 en prud5ce1 en ju/ice1 qu'elles soi5t plus raisonnables1 plus sages1 plus prud5tes et plus ju/es que v\s4 ,voil1 ,madame1 ce que n\s p5sons et disons4 ,l',,auteur4 ,v\s p>lez d'or2 ce n'e/ pas moi qui v\s contr$irai2 j'aime voir la jeunesse se dress] rsolum5t contre les prjugs1 et prote/] contre eux au nom de l'unit de la morale4 ,mais n\s voil1 je crois1 bi5 lo9 de notre sujet1 le procs en sp>ation de corps4 ,rev5ons-y donc1 s'il v\s plat4 ,la dem&e en sp>ation tant admise1 le juge autorise la femme quitt] le domicile conjugal2 et elle va rsid] dans la maison dsigne p> ce magi/rat qui fixe la provision alim5taire que devra f\rnir le m>i4 ,presque prisonnire sur p>ole1 elle e/ t5ue de ju/ifi] de sa rsid5ce dans la maison *oisie1 s\s pe9e d'tre prive de sa p5sion1 et d'tre dcl>e1 mme dem&]esse1 non recevable cont9u] ses p\rsuites4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,mais p\rquoi cet esclavage et cette m5ace d'un refus de ju/ice8 ,l',,auteur4 ,p>ce que le m>i1 rput pre de l'enfant qu'elle peut concevoir p5dant le procs1 doit avoir la possibilit de la surveill]4 ,comme l'a si bi5 dit ,m4 de ,gir>d91 la pat]nit lgale e/ la s\rce pr9cipale du s]vage de la femme m>ie4 ,p5dant le procs1 le m>i re/e dt5teur des bi5s de la femme1 qu'il soit dem&eur ou df5deur2 il a l'adm9i/ration des enfants1 sauf dcision contraire du juge4 ,si1 dans le cas de communaut1 la femme a fait faire inv5taire du mobili]1 c'e/ le m>i qui en e/ g>di54 ,enf9 la sp>ation e/ prononce2 la femme r5tre comme elle peut1 =ce de papi] timbr1 dans ce qui lui re/e4 ,croyez-v\s qu'elle soit libre p\r cela8 ,po9t du t\t3 le m>i a t\j\rs droit de surveillance sur elle cause des enfants qui peuv5t surv5ir1 et elle ne peut se pass] de l'autorisation du m>i ou de la ju/ice p\r dispos] de ses bi5s1 les hypo?qu]1 etc4 ,il n'y a de rompu que l'obligation de vivre ensemble et la communaut d'intrts4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,je compr5ds auj\rd'hui comm5t l'indissolubilit du m>iage1 n'ayant p\r palliatif que le tri/e remde de la sp>ation1 met le concub9age en honneur et produit des crimes odieux4 ,c]ta9es consci5ces faibles ne peuv5t-elles en effet faire naufrage la vue d'une *ane qui doit dur] autant que leur vie1 et ne pas tre t5tes de la rompre p> le f] et p> le poison8 ,il e/ probable que1 si les m>is ne laissai5t pas la lib]t leurs p\ses sp>es1 les crimes contre les p]sonnes se multipli]ai5t4 ,et si l'on se sp>e jeune1 e/-il de la nature huma9e de re/] dans l'isolem5t8 ,faut-il tre puni t\te sa vie de ce qu'on s'e/ tromp8 ,dans de tels cas1 quelle autre ress\rce que le concub9age1 et qui os]ait le blm]8 ,et l'on appelle la sp>ation un remde6 ,t\t l'heure v\s m'avez laiss entrevoir que le m>i peut1 en c]ta9s cas1 dsav\] l'enfant de sa femme4 ,je croyais qu'il n'y a pas de bt>ds dans le m>iage4 ,l',,auteur4 ,v\s tes dans l'erreur4 ,si le m>i ou ses hriti]s pr\v5t que depuis le trois c5time au c5t quatre-v+time j\r1 c'e/ dire depuis le dixime ou sixime mois avant la naissance de l'enfant1 le m>i tait abs5t ou emp* p> quelqu'accid5t physique d'en tre le pre2 ou bi5 si la naissance a t ca*e1 la pat]nit peut tre dsav\e4 ,elle peut encore l'tre p\r l'enfant n avant le c5t quatre-v+time j\r du m>iage1 mo9s que le m>i n'ait eu connaissance de la grossesse1 n'ait assi/ l'acte de naissance1 ne l'ait sign ou si l'enfant e/ dcl> non viable4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,comm5t se fait ce dsaveu8 ,l',,auteur4 ,le m>i ou ses hriti]s attaqu5t la lgitimit de l'enfant dans un dlai dt]m91 et le tribunal /atue d'aprs les preuves adm9i/res4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,a9si l'honneur de la femme et l'av5ir de l'enfant sont (f]ts en holocau/e une "q d'hritage8 ,l',,auteur4 ,p>faitem5t4 ,quant ce que v\s nommez l'honneur de la femme1 la loi ne s'en s\cie gure1 elle qui int]dit la re*]*e de la pat]nit1 except dans le cas d'enlvem5t de la mre m9eure2 elle qui p]met la re*]*e de la mat]nit1 p\rvu que l'enfant pr\ve qu'il e/ le mme que celui dont la femme e/ acc\*e1 et qu'il apporte un comm5cem5t de preuves p> crit4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,il me p>at peu probable qu'on puisse con/at] la mat]nit au b\t de qu9ze ou v+t ans4 ,d'autre "p1 si les preuves p> crit suffis5t p\r la re*]*e de la mat]nit1 p\rquoi ne suffirai5t-elles pas celle de la pat]nit8 ,dites-moi1 e/-il p]mis l'enfant de re*]*] sa mre si elle e/ m>ie8 ,l',,auteur4 ,c]ta9em5t3 et cette re*]*e n'e/ int]dite qu'aux enfants adultr9s et ince/ueux4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,a9si donc on peut tr\bl] t\t jamais l'av5ir d'une femme p> la re*]*e de la mat]nit8 ,l',,auteur4 ,oui3 mais v\s ne le dplor]ez pas en songeant que l'honneur d'une femme n'e/ pas de ne pas faire d'enfant1 mais bi5 de les lev] et de les guid] dans la vie4 ,les enfants ns hors m>iage ont une situation lgale trs malheureuse2 le lgislateur1 imbu de la croyance au p* orig9el1 les r5d responsables de la faute de leurs p>5ts4 ,or1 ,madame1 devant l'humanit et devant la consci5ce1 il n'y a po9t de bt>ds2 donc il ne doit pas y en avoir devant la socit4 ,lorsque la femme y aura sa place1 elle p\rsuivra la r=me des lois qui port5t l'empre9te de dogmes suranns2 en att5dant1 combattons celles qui rappell5t l'ana?me lanc sur n\s en consqu5ce du my! d've4 ,x ,r,,sum ,,et ,,conseils4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,avant d'all] plus lo91 rcapitulons ce que n\s avons dit jusqu'ici4 ,devant l'idal du ,droit1 n\s devons tre libres1 gales aux hommes2 donc n\s avons droit comme eux t\s les moy5s de dveloppem5t1 droit comme eux faire de nos facults l'emploi qui n\s convi5t1 droit comme eux t\t ce qui con/itue la dignit du citoy54 ,or1 dans l'tat actuel1 la femme e/ s]ve1 sacrifie l'homme2 ,elle n'a pas de droits politiques2 ,elle e/ infriorise dans la cit1 bannie de l'ex]cice des fonctions publiques2 ,elle e/ mo9s rtribue que l'homme galit de travail2 ,dans le m>iage1 elle e/ absorbe1 humilie1 mise la m]ci de son conjo9t1 dp\ille de ses droit mat]nels2 ,dans la famille1 elle e/ m9eure2 ses droits de tutelle sont infrieurs ceux de l'homme2 ,au po9t de vue des murs1 elle e/ presque ab&onne aux passions de l'autre sexe3 elle en porte seule les consqu5ces4 ,juge faible1 in9tellig5te1 incapable1 qu& il s'agit de droits et de fonctions1 elle e/1 p> une contradiction flagrante1 rpute =te1 intellig5te1 capable1 lorsqu'il s'agit de morale1 lorsqu'il s'agit d'tre punie qu&1 fille majeure ou veuve1 il e/ "q de se g\v]n] et de rgir sa =tune4 ,et des g5s1 dont le c]veau s'e/ crt9is dans la vase du moy5 ge1 en prs5ce de notre situation1 os5t s'cri]3 ,les femmes6 ,mais elles sont libres6 ,elles sont heureuses6 ,que signifi5t donc les rclamations des plus braves d'entre elles8 ,ces ,messieurs sont matres de notre =tune1 de notre dignit1 de nos enfants2 ils peuv5t n\s t] notre nationalit1 dissip] notre bi51 le produit de notre travail et de notre bonne adm9i/ration avec des matresses2 n\s tortur] sans tmo9s1 n\s faire m\rir de d\leur et de honte2 n\s conduire s\s le canon ou sur le bord d'un m>ais dont l'air n\s tu]a2 n\s contra9dre subir mille affronts1 leur livr] les bi5s que notre contrat n\s avait rs]vs1 soit en n\s intimidant1 soit en n\s m5aant d'loign] nos enfants2 ils ne n\s laiss5t d'emplois que ceux qui les ennui5t ou ne leur sembl5t pas assez lucratifs1 et puis1 aprs cela1 ils sont tonns de nos pla9tes1 de nos prote/ations1 de notre rvolte6 ,l',,auteur4 ,ne v\s passionnez pas contre eux3 riez-en1 ,madame2 ce sont les mmes hommes qui veul5t tre libres2 ce sont les mmes hommes qui blm5t les planteurs et tr\v5t lgitimes les rclamations des esclaves2 ce sont les mmes hommes qui ont tr\v =t ju/e que leurs pres s]fs et b\rgeois priss5t les droits que leur refusai5t la noblesse et le cl]g4 ,plaignez leur in9tellig5ce1 leur manque de cur1 leur dfaut de ju/ice3 ils ne compr5n5t pas qu'ils j\5t l'g>d de la femme le rle des planteurs1 des seigneurs et des prtres4 ,qu& les femmes le v\dront =tem5t1 la loi s]a trans=me4 ,t\te mre doit d'abord in/ruire sa fille de la position qui lui e/ faite dans le m>iage2 des risques t]ribles et nombreux qu'elle c\rt dans l'am\r4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,un c]ta9 nombre d'entre n\s1 effrayes du s]vage que subit la femme m>ie1 ne v\lant po9t pass] s\s les f\r*es caud9es du m>iage1 introduis5t de plus en plus dans nos murs une =me d'union durable et honnte qu'on peut nomm] m>iage libre2 liaison qu'il n'e/ pas p]mis de confondre avec ces rappro*em5ts passag]s si d%onorants p\r les deux sexes4 ,l',,auteur4 ,beauc\p d'inconvni5ts sont atta*s au m>iage libre4 ,d'abord les murs ne blm]ont pas l'homme qui ab&onn]a sa compagne1 mme aprs v+t ans d'union1 mme avec des enfants4 ,il y a mieux3 cette action indigne ne l'emp*]a pas de tr\v] des mres qui n'hsit]ont pas l'accept] p\r g5dre4 ,d'autre "p1 la femme1 quelle que soit la *a/et de sa conduite1 r5contr]a con/amm5t sur sa r\te des collets monts ou d'hypocrites adultres qui lui tmoign]ont du dda91 qui lui f]m]ont leur porte1 quoiqu'elles l'ouvr5t son conjo9t4 ,s\v5t elle v]ra l'homme auquel elle fait le sacrifice de sa rputation oubli] de la faire respect]1 cons5tir frqu5t] les p]sonnes *ez lesquelles elle n'e/ pas admise4 ,cep5dant la rpugnance p\r le m>iage lgal e/ si gr&e *ez c]ta9es femmes dignes et rfl*ies1 qu'elles prfr5t enc\rir t\tes les mauvaises *ances que de s'en*an]4 ,qu'elles r5d5t alors leur situation le mo9s prilleuse possible3 elles peuv5t y russir p> un contrat d'association qui assure leurs droits dans le travail commun1 et g>antisse l'av5ir des enfants4 ,l'homme les respect]a davantage1 qu& il aura des obligations remplir env]s elles comme associes3 ,s'il refusait de sign] un tel contrat1 la femme s]ait une ins5se d'accept] sa compagnie1 c> il s]ait c]ta9 qu'il n'e/ qu'un g/e et cons]ve une arrire-p5se d'exploitation et d'ab&on4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,une autre classe de femmes1 n'ayant pas mo9s de rpugnance p\r la crmonie lgale que les prcd5tes1 mais qui la subiss5t p>ce qu'elles craign5t l'op9ion1 n'os5t dplaire leur famille et n'ont pas foi en la con/ance de l'homme1 s'inquit5t comm5t elles p\rrai5t concili] leur dignit avec la situation que leur fait la loi4 ,l',,auteur4 ,deux faits id5tiques1 qui se sont passs il y a quelques annes aux tats-,unis1 diront ces femmes-l ce qu'elles ont faire4 ,miss ,lucy ,/one et ,miss ,anto9ette ,br[n1 deux femmes du p>ti de l'mancipation qui p>c\r5t l',amrique du ,nord en faisant des lectures1 tai5t re*]*es p> deux frres1 les ,messieurs ,blackwell4 ,en ,amrique1 comme p>t\t1 la loi subordonne la femme m>ie4 ,la position tait difficile p\r les mancipatrices3 se m>i] s\s la loi d'infriorit1 c'tait viol] leurs pr9cipes2 s'unir librem5t1 c'tait nuire leur considration et s't] le p\voir d'agir4 ,elle s'en tirr5t =t habilem5t4 ,*acune d'elles1 de conc]t avec son fianc1 rdigea une prote/ation contre la loi qui rgit le m>iage2 prote/ation suivie de conv5tions p> lesquelles les futurs conjo9ts se reconnaissai5t mutuellem5t gaux et libres1 dcl>ant ne se m>i] devant le magi/rat que p> respect p\r l'op9ion4 ,puis1 aprs la crmonie lgale1 les p\x publir5t dans les j\rnaux cet engagem5t rciproque4 ,que les femmes qui ont le s5tim5t de leur dignit fass5t sign] et sign5t un tel acte4 ,devant la loi1 il e/ nul2 mais il ne le s]a pas devant la consci5ce des tmo9s qui y auront assi/4 ,si la femme e/ ce qu'elle doit tre1 honnte et srieuse1 et que le m>i viole ses promesses1 il s]a rput un malhonnte homme4 ,du re/e1 le respect de sa signature lui s]a facilit1 si la femme se m>ie1 comme n\s le conseillons1 s\s le rgime dotal avec p>aph]naux et socit d'acquts1 ou s\s celui de la sp>ation de bi5s4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,a9si dans le m>iage libre1 contrat d'association enregi/r2 dans le m>iage lgal1 prote/ation devant tmo9s contre la loi qui subalt]nise la femme1 contrat s\s le rgime dotal avec p>aph]naux ou s\s celui de la sp>ation de bi5s1 tels sont les moy5s p> lesquels v\s jugez que la femme franaise peut prote/] contre la loi du m>iage actuel1 en att5dant que le lgislateur la r=me4 ,l',,auteur4 ,oui1 ,madame2 si cette =me de prote/ation e/ insuffisante1 elle n'e/ pas immorale comme celle qui se produit auj\rd'hui p> l'adultre1 la pr(anation du m>iage dev5u un ignoble m>* o l'on se v5d une femme p\r tant de dot4 ,la mesure que n\s proposons aux femmes f]a rfl*ir le lgislateur2 la =me de prote/ation qu'on se p]met auj\rd'hui dtruit la famille1 les murs et la sant publique4 ,en att5dant que les r=mes lgales soi5t obt5ues1 n\s f]ions bi5 aussi de v5ir en aide aux femmes ouvrires1 malheureuses en mnage1 et qui ne peuv5t plaid] en sp>ation p>ce qu'elles n'ont pas d'arg5t4 ,il e/ temps d'appr5dre aux m>is ouvri]s qu'on n'e/ pas matre1 comme ils le croi5t et le dis5t1 de battre sa femme1 de la mettre sur la paille avec ses enfants4 ,n'oublions pas1 ,madame1 que1 dans t\s les rangs1 il y a de dte/ables m>is1 et que notre uvre1 n\s1 e/ de df5dre contre eux leurs femmes1 surt\t lorsqu'elles manqu5t des moy5s ncessaires p\r le faire elles-mmes conv5ablem5t4 ,,troisi,,me ,,p>tie ,nature et fonctions de la femme2 ,am\r et m>iage2 ,r=mes lgales4 ,,*apitre ,,premi]4 ,,nature ,,et ,,fonctions ,,de ,,la ,,femme4 ,i ,p\r t\te consci5ce de bonne foi1 n\s croyons avoir suffisamm5t1 quoique sommairem5t tabli1 que le droit social e/ id5tique p\r les deux sexes1 p>ce qu'ils sont d'espce id5tique4 ,la "q de droit1 mise hors de discussion1 n\s p\vons ma9t5ant re*]*] quel usage la femme f]a de son droit2 en d'autres t]mes1 quelles fonctions elle e/ apte remplir d'aprs l'ensemble de sa nature4 ,m>quons d'abord la diffr5ce pr(onde qui exi/e entre le droit et la fonction1 puis df9issons et divisons cette d]nire4 ,le ,droit e/ la condition s9e qua non du dveloppem5t et des manife/ations de l'tre huma93 il e/ absolu1 gnral p\r t\te l'espce1 p>ce que les individus qui la compos5t1 doiv5t lgitimem5t p\voir se dvelopp] et se manife/]4 ,la ,fonction e/ l'emploi des facults de l'individu en vue d'un b utile lui-mme et aux autres3 la fonction e/ donc une production d'utilit et1 en d]nire analyse1 la manife/ation des aptitudes prdom9antes *ez *acun de n\s1 soit naturellem5t1 soit p> suite de l'ducation et de l'habitude4 ,la socit1 ayant des beso9s de t\te espce1 a des fonctions de t\te nature et de porte div]se3 on p\rrait class] a9si ces fonctions3 #a ,fonctions sci5tifiques et philosophiques2 #b ,fonctions indu/rielles2 #c ,fonctions arti/iques2 #d ,fonctions d'ducation2 #e ,fonctions mdicales2 #f ,fonctions de sret2 #g ,fonctions judiciaires2 #h ,fonctions d'*ange et de circulation2 #i ,fonctions adm9i/ratives et g\v]nem5tales2 #aj ,fonctions lgislatives2 #aa ,fonctions de solid>it ou de bi5faisance sociale et d'in/itutions prv5tives4 ,cette classification trs imp>faite et insuffisante1 si n\s faisions un trait d'organisme social1 tant t\t ce qu'il faut p> rapport l'usage que n\s devons en faire1 n\s n\s y ti5drons ici4 ,les hommes1 et les femmes leur suite1 ont jug conv5able jusqu'ici de class] l'homme et la femme sp>m5t2 de df9ir *aque type1 et de dduire de cet idal les fonctions propres *aque sexe4 ,ni les uns ni les autres n'ont v\lu voir que des faits nombreux dm5t5t leur classification4 ,quoi6 s'cri5t les classificateurs1 niez-v\s que les sexes ne diffr5t8 ,niez-v\s que1 s'ils diffr5t1 ils n'ai5t des fonctions diffr5tes8 ,si notre classification ne v\s p>at pas bonne1 critiquez-l1 ri5 de mieux2 mais p\r la remplac] p> une meilleure4 ,critiqu] votre classification1 ,mesdames et ,messieurs1 a9si f]ai-je2 mais si les lm5ts me manqu5t p\r en tablir une meilleure1 p\vez-v\s1 devez-v\s mme m'engag] v\s en prs5t] une8 ,me croyez-v\s un homme p\r exig] de moi l'abus de l' priori1 et les procds p> gr& c>t et c\ps de sabre8 ,pr\dhon a raison1 murmur5t ces ,messieurs3 la femme e/ incapable d'ab/raire1 de gnralis]1 de se connatre44444 ,vraim5t1 ,messieurs1 v\s p5sez que c'e/ p> incapacit que je ne veux pas v\s prs5t] une classification des sexes1 une ?orie de la nature de la femme844444 ,expdions-n\s donc p\r pr\v] le contraire3 au lieu d'une ?orie1 je v\s en donn]ai quatre4 ,,premi,,re ,,esquisse4 ,l'homme et la femme ne =m5t srie que s\s le rapport de la reproduction de l'espce2 t\s les autres c>actres p> lesquels on a t5t de les diffr5ci]1 ne sont que des gnralits contr$ites p> une multitude de faits3 or1 comme une gnralit n'e/ pas une loi1 l'on ne peut ri5 en induire1 ri5 en dduire d'absolu au po9t de vue de la fonction4 ,d'autre "p1 les espces zoologiques ont leur plus gr&e diffr5ce radicale dans le sy/me n]veux1 surt\t dans la plus ou mo9s gr&e masse et complexit de l'encphale3 or1 l'anatomie admet1 aprs expri5ces nombreuses1 que1 relativem5t la masse totale du corps1 le c]veau de la femme gale en volume celui de l'homme2 que la composition de t\s deux e/ la mme et1 selon la ,phrnologie1 que les organes du c]veau sont les mmes dans les deux sexes4 ,enf9 il e/ de pr9cipe en ,biologie1 que les organes se dvelopp5t p> l'ex]cice et s'atrophi5t p> le repos cont9u3 or1 l'homme et la femme n'ex]c5t pas de la mme manire leurs organes encphaliques2 la gymna/ique ducationnelle1 les murs1 les prjugs1 les habitudes imposes1 t5d5t dvelopp] dans la tte mascul9e ce qu'on atrophie dans la tte fm99e2 d'o il rsulte que les diffr5ces con/ates empiriquem5t ne sont nullem5t le rsultat de la nature1 mais celui des causes accid5telles qui les ont produites4 ,conclusion3 donc les deux sexes1 levs de mme1 se dvelopp]ont de mme et s]ont aptes aux mmes fonctions1 except en ce qui conc]ne la reproduction de l'espce4 ,voil1 ,messieurs1 une ?orie de t\te pice1 trs s\t5able au po9t de vue ,anatomo-,biologique1 et que je v\s dfie de pr\v] fausse3 c> j'aurais rponse t\tes vos objections4 ,,ii ,,deuxi,,me ,,esquisse4 ,n\s reconnaissons en pr9cipe que les sexes =m5t srie s\s le rapport physique1 intellectuel1 moral1 consquemm5t fonctionnel4 ,n\s croyons qu'ils doiv5t se subordonn] l'un l'autre en raison de leur excell5ce relative2 et n\s pr5ons p\r pi]re de t\*e de leur valeur respective la de/9e de l'espce4 ,si n\s comp>ons les sexes entre eux1 n\s con/atons d'une manire gnrale que l'homme n'e/ qu'une femme enlaidie s\s t\s les rapports2 n\s con/atons en second lieu qu'il e/ bi5 plus animal que la femme1 puisque son sy/me pileux e/ plus dvelopp et qu'il respire de plus bas2 en sorte qu'il e/ trs videmm5t un int]mdiaire entre la femme et les gr&es espces de s+es4 ,la femme seule r5f]me et dveloppe le g]me huma92 elle e/ cratrice et cons]vatrice de la race4 ,il n'e/ pas bi5 sr que le conc\rs de l'homme soit ncessaire p\r l'uvre de la reproduction2 c'e/ un moy5 qu'a *oisi la nature2 mais la sci5ce huma9e p>vi5dra1 n\s l'esprons1 dlivr] la femme de cette sujtion insupportable4 ,l'analogie n\s autorise croire que la femme1 seule dpositaire du g]me huma91 l'e/ galem5t de t\s les g]mes intellectuels et moraux3 d'o il rsulte qu'elle e/ l'inspiratrice de t\te sci5ce1 de t\te dc\v]te1 de t\te ju/ice2 la mre de t\te v]tu4 ,nos inductions analogiques sont confirmes p> les faits3 la femme fait usage de son intellig5ce dans le concret2 elle e/ f9e obs]vatrice2 l'homme n'e/ propre qu' con/ruire des p>adoxes et se p]dre dans l'abme mtaphysique3 la sci5ce n'e/ sortie des limbes de l'a priori sans confirmation1 que depuis l'avnem5t de la =me de l'esprit fm99 dans ce doma9e3 aussi dirons-n\s que les vrais savants sont des esprits fm9iss4 ,s\s le rapport moral1 l'homme et la femme diffr5t beauc\p3 le premi] e/ dur1 brutal1 sans dlicatesse1 dp\rvu de s5sibilit1 de pudeur3 ses rapports habituels avec l'autre sexe ont beauc\p de pe9e le modifi]2 la femme e/ naturellem5t d\ce1 aimante1 s5sible1 quitable1 pudique2 c'e/ elle que l'homme doit la ju/ice et ses autres v]tus1 qu& il en a3 d'o il rsulte que c'e/ vraim5t la femme seule qu'e/ d le progrs social3 voil p\rquoi *aque pas fait v]s la civilisation e/ m>qu p> un pas de la femme v]s la lib]t4 ,si n\s considrons *acun des sexes dans leur rapport avec la de/9e huma9e1 n\s sommes obligs de n\s av\] que1 si la prdom9ance de l'homme a eu sa raison d'tre dans la ncessit d'bau*] cette de/9e1 la prm95ce de la femme e/ assure s\s le rgne futur du droit et de la paix4 ,il a fallu lutt] et combattre p\r tablir la ju/ice et s\mettre la nature l'humanit2 ce devait tre le rle de l'homme qui reprs5te la =ce musculaire1 l'esprit de lutte2 mais comme on peut dj prvoir dans un av5ir pro*a9 l'avnem5t de la paix1 la sub/itution du travail pacifique et des ngociations la gu]re1 il e/ clair que la femme devra pr5dre la direction des affaires huma9es auxquelles l'appell]ont alors ses facults mieux adaptes la f9 dsormais p\rsuivie4 ,la femme a d se dvelopp] socialem5t et se manife/] socialem5t la d]nire1 p> la mme raison que l'espce huma9e e/ la d]nire cration de notre globe3 l'tre le plus p>fait app>at t\j\rs aprs ceux qui ont s]vi le prp>]4 ,comme il e/ dmontr d'autre "p1 que1 dans l'*elle des organismes div]s1 l'organe qui se suraj\te aux autres p\r con/itu] un *angem5t d'espce1 g\v]ne ceux que l'individu ti5t des espces infrieures1 de mme la femme1 compltem5t dveloppe dans un corps social organis p\r la paix et le travail pacifique1 s]a l'organe n\veau qui g\v]n]a le corps social4 ,e/-ce dire que la femme doive opprim] l'homme8 ,non c]tes2 elle mconnatrait les s]vices r5dus et faillirait sa d\ce nature2 mais elle lui f]a compr5dre que sa gloire e/ d'obir1 de se subordonn] l'autre sexe1 p>ce qu'il e/ mo9s p>fait1 et que ses qualits ne sont plus ncessaires au bi5 gnral4 ,v\s riez1 ,messieurs1 de cette seconde ?orie2 v\s la tr\vez absurde44444 ,c'e/ vrai3 c> elle e/ la contre p>tie de la femme ?tique de ,m4 ,pr\dhon4 ,passons donc au troisime ex]cice4 ,,iii ,,troisi,,me ,,esquisse4 ,t\te classification de l'espce huma9e e/ une pure cration subjective1 c'e/ dire qui n'a de raison d'tre que dans la =me donne la p]ception p> l'intellig5ce2 la conception mme de l'humanit avec l'numration des c>actres qui sont rputs la di/+u] des autres espces1 e/ b\ffie de subjectivit4 ,la vrit e/ que pas un tre huma9 ne se ressemble2 qu'il y a autant d'hommes et de femmes diffr5ts que d'hommes et de femmes p\r compos] l'espce4 ,les classifications1 en t\tes *oses1 sont des erreurs de l'esprit1 p>ce que la nature hait l'id5tit et ne se rpte jamais3 il n'y a pas deux gra9s de sable1 deux g\ttes d'eau1 deux feuilles qui se ressembl5t2 et trs probablem5t le soleil1 depuis qu'il exi/e1 n'a pas app>u deux fois id5tiquem5t le mme son lev]4 ,et c'e/ malgr l'vid5ce de ces vrits1 malgr la conviction o n\s sommes des illusions des s5s1 de la dbilit de notre intellig5ce qui ne peut ri5 connatre de la nature intime des tres2 qui ne saisit que quelques lignes fugitives de leurs c>actres p]sonnels2 et c'e/ malgr t\tes ces *oses que n\s osons tablir des sries1 leur attribu] des c>actres que vi5n5t contr$ire les faits1 et viol5t]1 tortur] les seuls tres qui exi/5t1 les individus1 au nom de cette autre *ose qui n'exi/e que dans notre c]veau malade3 le g5re1 la classe6 ,les fruits am]s qu'a produits notre manie de classification devrai5t cep5dant n\s en gurir4 ,n'e/-ce pas cette maladie qui1 p\ssant les ?ocrates1 les lgislateurs divis] l'humanit en ca/es1 en classes1 a caus la plup>t des malheurs de notre espce8 ,n'e/-ce pas grce ces excrables divisions que n\s avons un pass hideux dont les *os ne r5voi5t notre oreille p\vante que des sanglots1 des cris de colre1 de rvolte1 de maldiction1 de v5geance1 de s9i/res bruits d'armes et de *anes8 ,n'e/-ce pas grce elles encore que1 sur les pages de notre hi/oire1 t\tes macules de sang et de l>mes1 et qui exhal5t une odeur de *>ni]1 on ne lit que tyrannie1 abrutissem5t1 dmoralisation8 ,n'e/-ce pas encore grce elles que le roi et le sujet1 le matre et le s]f1 le blanc et le ngre1 l'homme et la femme se dmoralis5t p> l'oppression1 l'inju/ice1 la cruaut d'une "p2 la ruse1 la bassesse1 la v5geance de l'autre8 ,e/-ce que le mal et le malheur ne sont pas p>t\t1 p>ce que l'9galit1 fille de classifications ins5ses1 e/ p>t\t8 ,ah6 qui n\s dlivr]a donc de notre draison6 ,classons les animaux1 les vgtaux1 les m9raux1 si n\s v\lons6 nos erreurs n'ont aucune influ5ce sur eux et ne peuv5t les tr\bl]2 mais respectons l'espce huma9e qui *app]ait t\te classification1 lors mme que ce procd s]ait raisonnable1 p>ce que *aque tre huma9 e/ mobile1 progressif1 et diffre bi5 plus de ses semblables1 que l'animal le plus lev ne diffre des si5s4 ,laissons donc *acun faire sa propre loi d'autonomie1 se manife/] selon sa nature1 et veillons seulem5t ce que le droit soit gal p\r t\s2 ce que le =t n'opprime pas le faible2 ce que t\te fonction soit confie celui qui pr\ve tre le plus apte la remplir3 voil t\t ce que n\s p\vons1 t\t ce que n\s devons faire1 si n\s t5ons n\s montr] sages et ju/es4 ,l'h>monie exi/e dans la nature1 p>ce que *aque tre y suit paisiblem5t les lois qui rgiss5t son individualit3 il en s]a de mme dans l'humanit1 lorsque la raison collective compr5dra que l'ordre huma9 e/ prtabli dans le conc\rs des facults individuelles laisses libres dans leurs manife/ations2 et que c'e/ ret>d] l'avnem5t de l'ordre1 de la paix et du bonheur que d'tablir un ordre factice1 t\t de fantaisie3 c'e/ dire un vritable dsordre4 ,g>dons-n\s donc de t\te classification des facults et des fonctions selon les sexes3 outre qu'elle s]ait fausse1 elle n\s conduirait la cruaut2 c> n\s opprim]ions ceux et celles qui ne s]ai5t ni assez s\ples p\r s'y s\mettre1 ni assez hypocrites p\r le p>atre2 et n\s le f]ions sans pr(it p\r la de/9e huma9e1 mais1 t\t au contraire1 son dtrim5t4 ,voil1 ,messieurs1 une ?orie nom9ali/e2 et je v\s dfie de la r5v]s] p> des raisons suffisantes3 c> j'aurais1 comme p\r la premire1 rponse t\tes vos objections4 ,arrivons notre d]nire ?orie qui e/ la vtre p\r les majeures et les m9eures2 mais e/ le contraire p\r les conclusions4 ,,iv ,t\s les app>eils d'un mme organisme se modifi5t les uns les autres et1 p> ce fait1 les fonctions se modifi5t mutuellem5t4 ,or l'homme et la femme diffr5t l'un de l'autre p> un app>eil important4 ,donc *acun des deux sexes doit diffr] l'un de l'autre1 non seulem5t p> l'app>eil qui les di/+ue1 mais p> t\tes les modifications qu'amne la prs5ce de cet app>eil4 ,voil1 ,messieurs1 mon premi] syllogisme3 je sais que n\s n\s n'aurons pas maille p>tir l dessus3 c'e/ de la ,biologie classique4 ,re*]*ons anatomiquem5t les diffr5ces organiques que la sexualit fait subir l'homme et la femme4 ,sy/me n]veux4 ,les n]fs1 dit du s5tim5t1 sont plus dvelopps *ez la femme que *ez l'homme2 ceux du m\vem5t le sont mo9s2 le c]velet e/ plus dvelopp dans la tte de l'homme que dans celle de la femme2 *ez celle-ci le diamtre antro-po/rieur du c]veau l'emporte sur le bi-latral qui e/ relativem5t plus gr& dans le sexe mascul93 on rem>que aussi que les organes de l'obs]vation1 de la circonspection1 de la ruse et de la philogniture sont plus volum9eux dans la tte de la femme que dans celle de l'homme1 *ez lequel prdom95t les organes rationnels1 ceux du combat et de la de/ruction4 ,sy/me locomoteur4 ,l'homme e/ plus gr& que la femme1 a les os plus compacts1 les muscles plus gros et mieux n\rris1 les t5dons plus =ts2 son ?orax a une direction oppose celui de la femme3 dans celui de la femme1 la plus gr&e l>geur e/ entre les paules1 *ez l'homme1 elle e/ la base2 le bass9 e/ plus l>ge1 plus vas dans le sexe fm99 que *ez l'autre4 ,sy/mes pid]mique et cellulaire4 ,l'homme a la peau plus pileuse que la femme2 ce qu'on nomme la graisse e/ mo9s abondant dans l'organisme mascul9 que dans le fm992 gnralem5t la peau de l'homme e/ plus rude et t\tes ses =mes sont mo9s arrondies2 la femme a les *eveux plus longs1 plus soyeux4 ,organes splan*niques4 ,la masse crbrale e/ relativem5t la mme *ez les deux sexes1 a9si que les organes du c]veau1 sauf les prdom9ances que n\s avons signales2 le sy/me respiratoire diffre un peu3 la femme respire de plus haut que l'homme3 *ez celui-ci la circulation e/ plus active1 plus n]gique4 ,a ces diffr5ces physiques correspond5t les diffr5ces intellectuelles et morales4 ,la femme1 ayant les n]fs du s5tim5t plus dvelopps1 e/ plus impressionnable et plus mobile que l'homme4 tant plus faible et aussi volontaire1 elle obti5t p> l'adresse et la ruse ce qu'elle ne peut obt5ir p> la =ce2 sa faiblesse lui donne de la timidit1 de la circonspection1 le beso9 de se s5tir protge4 ,les travaux qui exig5t de la =ce lui rpugn5t4 ,sa de/9ation mat]nelle la r5d ennemie de la de/ruction1 de la gu]re2 et son organisation plus dlicate lui fait r$\t] et fuir la lutte4 ,cette mme de/9ation mat]nelle imprime un ca*et p>ticuli] son intellig5ce3 elle aime le concret1 et t5d t\j\rs faire pass] l'ide dans les faits1 l'inc>n]1 lui donn] une =me arrte2 son raisonnem5t e/ l'intuition ou l'ap]ception rapide d'un rapport gnral1 d'une vrit que l'homme ne dgage qu'avec beauc\p de pe9e1 l'aide des *asses logiques4 ,la femme e/ meilleure obs]vatrice que l'homme1 et p\sse plus lo9 que lui l'induction2 elle e/ en consqu5ce plus pntrante1 et bi5 meilleur juge de la valeur morale et intellectuelle de ceux qui l'ent\r5t4 ,plus que l'homme1 elle a le s5tim5t du beau1 la dlicatesse du cur1 l'am\r du bi51 le respect de la pudeur1 la vnration p\r t\t ce qui e/ suprieur4 ,plus prvoyante que lui1 elle a plus d'ordre et d'conomie1 et surveille les dtails adm9i/ratifs avec une consci5ce qui va s\v5t jusqu' la purilit4 ,la femme e/ adroite1 applique3 elle excelle dans les travaux de gt1 et possde de gr&es t5dances arti/iques4 ,plus d\ce1 plus t5dre1 plus pati5te que l'homme1 elle aime t\t ce qui e/ faible1 protge t\t ce qui s\ffre2 t\te d\leur1 t\te misre met une l>me dans ses yeux1 tire un s\pir de sa poitr9e4 ,voil bi5 la femme1 telle que v\s la dpeignez1 ,messieurs4 ,puis t\s aj\tez3 ,la vocation de la femme e/ donc l'am\r1 la mat]nit1 le mnage1 les occupations sd5taires4 ,elle e/ trop faible p\r les travaux qui exig5t la =ce et p\r ceux de la gu]re4 ,elle e/ trop impressionnable et trop s5sible1 trop bonne1 trop d\ce p\r tre lgislateur1 juge et jur4 ,son gt p\r les dtails d'intrieur1 la vie retire et les graves fonctions de la mat]nit indiqu5t assez qu'elle n'e/ pas faite p\r des emplois publics4 ,elle e/ trop mobile p\r cultiv] utilem5t la sci5ce2 trop faible et trop occupe ailleurs1 p\r suivre des expri5ces s\t5ues4 ,son g5re de rationalit la r5d impropre l'laboration des ?ories2 et elle aime trop le concret et les dtails1 p\r s'intress] srieusem5t aux ides gnrales1 ce qui l'loigne de t\tes les hautes fonctions pr(essorales et de celles qui exig5t des tudes srieuses4 ,sa place e/ donc au foy] p\r amlior] l'homme1 le s\t5ir1 le soign]1 lui procur] les joies de la pat]nit et remplir l'(fice d'une bonne mnagre4 ,voil vos conclusions3 voici les mi5nes1 en admettant1 p> hypo?se1 ce que j'affirme avec v\s de la femme4 ,v #a ,la femme portant dans la ,philosophie et la ,sci5ce sa f9esse d'obs]vation1 son am\r du concret1 corrig]a la t5dance exagre de l'homme l'ab/raction1 et dmontr]a la fausset des ?ories con/ruites sur l'a priori1 sur quelques faits seulem5t4 ,c'e/ alors que disp>atra l'ontologie2 que l'on reconnatra qu'une hypo?se n'e/ qu'un po9t d'int]rogation2 que la vrit e/ t\j\rs de nature intelligible1 quelqu'inconnue qu'elle puisse tre2 on ne gnralis]a que des faits connus1 l'on vit]a soigneusem5t d'rig] de simples gnralits en lois1 et n\s aurons a9si une vritable philosophie1 de vraies sci5ces huma9es1 p>ce qu'elles port]ont l'empre9te des deux sexes4 #b ,la femme portant ses facults propres dans l'indu/rie1 y introduira de plus en plus l'art1 la p]fection dans les dtails4 ,cultive dans le s5s de ses aptitudes1 elle tr\v]a d'+nieux moy5s d'application des dc\v]tes sci5tifiques4 #c ,pati5te1 d\ce1 bonne1 plus morale que l'homme1 elle e/ ducatrice ne de l'enfance1 moralisatrice de l'homme fait2 la plup>t des fonctions ducationnelles lui revi5n5t de droit2 et elle a sa place m>que dans l'enseignem5t spcial4 #d ,p> sa vive intuition1 sa f9esse d'obs]vation1 la femme seule peut dc\vrir la ?rapeutique des nvroses2 son adresse la r5dra prcieuse dans t\tes les oprations *irurgicales dlicates4 ,c'e/ elle que doit incomb] le so9 de trait] les affections des femmes et des enfants1 p>ce qu'elle seule e/ capable de les bi5 compr5dre2 elle a sa place m>que dans les hpitaux1 non seulem5t p\r la cure des maladies1 mais p\r l'excution et la surveillance des dtails d'adm9i/ration et des so9s donn] aux malades4 #f ,la prs5ce de la femme dans les fonctions judiciaires1 comme jur et arbitre1 s]a p\r t\s une g>antie de vritable ju/ice huma9e1 c'e/ dire d'quit4 ,la femme seule p> sa d\ceur1 sa misricorde1 ses dispositions sympa?iques et sa f9esse d'obs]vation1 peut bi5 compr5dre que1 dans t\te faute commise1 la socit a sa "p de culpabilit3 c> elle doit s'organis] plus p\r prv5ir le mal que p\r le punir4 ,ce po9t de vue1 surt\t fm991 trans=m]a le sy/me pnit5tiaire et suscit]a de nombreuses in/itutions4 ,c'e/ alors seulem5t que t\s compr5dront que la pe9e inflige au c\pable doit tre un moy5 de rp>ation et de rgnration2 la socit ne tu]a plus comme quelqu'un de faible qui a peur3 elle am5d]a l'assass9 au lieu de l'imit]2 elle =c]a le voleur travaill] p\r re/itu] ce qu'il a pris2 elle ne se croira plus le droit1 lorsqu'elle enf]me un condamn1 de lui t] sa raison1 de le p\ss] au dsespoir1 au suicide1 p> le rgime cellulaire2 de le priv] compltem5t du m>iage1 de l'acc\pl] avec plus corrompu que lui4 ,connaissant bi5 sa "p de culpabilit1 la socit rp>]a les torts de son incurie dans les pnit5ci]s3 elle s]a f]me1 mais bonne et moralisatrice3 elle f]a l1 l'ducation qu'elle aurait d faire dehors1 et prp>]a des maisons de travail p\r les librs1 af9 que le mpris et la peur dont les p\rsuiv5t des g5s s\v5t pires qu'eux1 ne les p\ss5t pas la rcidive4 #g ,la femme1 portant1 dans le mnage social son esprit d'ordre et d'conomie1 son am\r des dtails et son horreur des pap]asses et des dp5ses folles1 r=m]a l'adm9i/ration3 elle simplifi]a t\t2 supprim]a les s9cures1 le cumul des emplois1 et produira beauc\p avec peu1 au lieu de produire1 comme l'homme1 peu avec beauc\p3 la b\rse des contribuables ne s'en pla9dra pas4 #h ,s\s l'influ5ce directe de la femme lgislateur1 n\s aurons un remaniem5t de t\tes les lois3 d'abord et avant t\t1 n\s aurons des moy5s prv5tifs1 une ducation obligatoire2 puis le code de procdure s]a simplifi2 du code civil refondu1 disp>atront t\tes les lois conc]nant les enfants naturels et l'9galit des sexes2 les lois sur les murs s]ont plus svres1 le code pnal plus rationnel et plus quitable4 ,p> les r=mes adm9i/ratives nes de l'in/9ct conomique de la femme1 les impts s]ont dim9us2 son horreur du sang et de la gu]re rduira de beauc\p l'affreux impt du sang4 ,ayant voix dlibrative1 et sa*ant1 p> ses d\leurs et son am\r1 ce que vaut un homme1 ce ne s]a qu' bon esci5t qu'elle vot]a des leves de citoy5s p\r ces b\*]ies qu'on nomme des gu]res3 elle ne le f]a que lorsque le t]ritoire s]a m5ac1 ou qu'il faudra protg] les nationalits opprimes2 dans t\t autre cas1 elle emploira le sy/me de la conciliation4 #i ,la femme1 qui e/ bi5 plus conome et bi5 meilleure analy/e que l'homme1 srieusem5t in/ruite1 aura bi5tt reconnu que les nations1 comme les individus1 diffr5t d'aptitudes1 et que le b de ces diffr5ces e/ l'union et la frat]nit p> l'*ange des produits3 elle dt\rn]a donc son pays de cultiv] c]ta9es bran*es d'indu/rie dans lesquelles d'autres peuples sont suprieurs et produis5t meilleur compte2 elle le gurira de la folle prt5tion de se suffire lui-mme1 et le dt\rn]a de sacrifi] l'intrt de la masse des consommateurs celui de quelques producteurs3 a9si peu peu tomb]ont les b>rires et les d\anes qui sp>5t les div]s organes de l'humanit3 il y aura des traits d'*ange1 et t\t le monde y gagn]a p> le bon m>*1 et la suppression des dp5ses faites p\r s\t5ir une adm9i/ration d\anire1 trop s\v5t vexatoire4 ,les qualits et facults de la femme en font non seulem5t une ducatrice1 mais lui assur5t la prpondrance dans t\tes les fonctions qui relv5t de la solid>it sociale3 elle seule sait consol]1 enc\rag]1 moralis] d\cem5t1 s\lag] avec dlicatesse2 elle a le gnie de la *>it2 c'e/ donc elle que doiv5t rev5ir la surveillance et la direction des hpitaux1 des prisons de femme1 l'adm9i/ration des bureaux de sec\rs1 la surveillance des enfants ab&onns1 etc4 ,c'e/ elle qu'on devra les in/itutions qui donn]ont du travail aux ouvri]s sans ouvrage1 et sauv]ont les librs de la p>esse et de la rcidive4 ,voil1 ,messieurs1 sans sortir des donnes de votre ?orie1 la femme place p>t\t ct de l'homme1 except dans les rudes travaux dont les ma*9es v\s disp5s]ont v\s-mmes1 et dans les in/itutions militaires qui disp>atront un j\r selon t\te probabilit4 ,jusqu'ici les in/itutions1 les lois1 les sci5ces1 la philosophie port5t surt\t l'empre9te mascul9e3 t\tes ces *oses ne sont huma9es qu' demi2 p\r qu'elles le devi5n5t t\t fait1 il faut que la femme s'y associe o/5siblem5t et lgalem5t2 consquemm5t qu'elle soit cultive comme v\s3 la culture ne la r5dra pas semblable v\s1 ne le craignez pas3 la rose et l'illet croissant dans le mme sol1 s\s le mme ciel1 s\s le mme soleil1 avec les so9s du mme j>d9i]1 re/5t rose et illet3 ils sont d'autant plus beaux que les lm5ts qu'ils trans=m5t sont plus abondants1 et qu'ils sont mieux cultivs3 si l'homme et la femme diffr5t1 l'ducation semblable ne f]a que les diffr5ci] davantage1 p>ce que *acun d'eux s'en s]vira p\r dvelopp] ce qui lui e/ p>ticuli]4 ,dans l'intrt de t\tes *oses et de t\s1 il faut que la femme entre dans t\s les emplois2 ait sa fonction dans t\tes les fonctions3 aprs l'intrt gnral de l'humanit1 vi5t celui de la famille3 il ne peut pass] avant4 ,puisque la femme1 l'heure qu'il e/1 e/1 en gnral1 mre et mnagre t\t en remplissant une f\le d'autres fonctions1 elle ne le s]a pas mo9s en se *>geant de quelques-unes de plus2 et d'ailleurs l'poque o l'on entre dans c]ta9es fonctions importantes e/ celle o la femme a t]m9 sa t*e mat]nelle4 ,quelques femmes fonctionnaires publics n'emp*]ont pas l'imm5se majorit de leurs compagnes de re/] dans la vie prive1 pas plus que quelques hommes dans le mme cas1 n'emp*5t la masse des hommes d'y demeur] en gnral4 ,,vi ,v\s admettez enf9 une classification1 me dites v\s1 ,messieurs2 et v\s conv5ez1 de plus1 qu'il y a des fonctions mascul9es et des fonctions fm99es4 --,v\s v\s mpr5ez1 ,messieurs3 v\s m'accusiez d'tre incapable de v\s donn] une ?orie complte1 je v\s ai donn l'bau*e de quatre2 bau*e qu'il me s]ait facile d't5dre et de p>faire4 ,mais je n'admets pas une seule de ces ?ories dans son ensemble4 --,v\s tes donc clectique8 --,que les ,dieux m'en g>d5t3 j'ai autant de rpugnance p\r l'clectisme que p\r le nombre trois et l'&rogynie4 ,je n'admets pas la ?orie de l'id5tit des sexes1 p>ce que je crois avec la ,biologie qu'une diffr5ce organique ess5tielle modifie l'tre t\t enti]2 qu'a9si la femme doit diffr] de l'homme4 ,je n'admets pas la ?orie de la supriorit d'un sexe ni de l'autre1 p>ce qu'elle e/ absurde3 l'humanit e/ homme-femme ou femme-homme2 on ne sait ce que s]ait un sexe1 s'il n'tait pas incessamm5t modifi p> ses rapports avec l'autre1 et n\s ne les connaissons qu'a9si modifis3 ce qu'il y a de c]ta91 c'e/ qu'ils sont ensemble la condition d'tre de l'humanit2 qu'ils sont galem5t ncessaires1 galem5t utiles l'un l'autre et la socit4 ,je n'admets pas ma troisime ?orie p>ce qu'elle e/ d'un nom9alisme outr2 s'il e/ bi5 vrai que t\s les individus des deux sexes diffr5t de l'un l'autre d'une manire bi5 autrem5t notable que ceux des autres espces1 il n'en e/ pas mo9s vrai qu'une classification1 fonde sur un c>actre anatomique con/ant1 e/ lgitime1 et que le pr9cipe de classification e/ dans la nature des *oses2 c> si les *oses n\s app>aiss5t classes1 c'e/ qu'elles le sont3 les lois de l'esprit sont les mmes que celles de la nature en ce qui t\*e la connaissance3 il faut l'admettre1 mo9s d'tre sceptique ou idali/e1 or je ne suis ni l'un ni l'autre2 je ne suis pas non plus rali/e dans l'acception philosophique du mot1 c> je ne crois pas que l'espce soit quelque *ose en dehors des individus en qui elle se manife/e3 elle e/ en eux et p> eux1 ce qui revi5t dire qu'il y a des individus id5tiques s\s un ou plusieurs rapports1 quoique diffr5ts s\s t\s les autres4 ,enf9 je n'admets pas la quatrime ?orie1 quoique son pr9cipe soit vrai1 p>ce que les faits nombreux qui contr$is5t les c>actres diffr5tiels1 ne me p]mett5t pas de croire que ces c>actres soi5t des lois tablies p> la sexualit4 ,en effet1 il y des c]veaux d'hommes sur des ttes de femme et vice v]s4 ,des hommes mobiles1 impressionnables2 des femmes f]mes et ins5sibles4 ,des femmes gr&es1 =tes1 muscles1 s\levant un homme comme une plume2 des hommes petits1 frles1 d'une extrme dlicatesse de con/itution4 ,des femmes qui ont une voix de /5tor1 des manires rudes2 des hommes qui ont la voix d\ce1 des manires gracieuses4 ,des femmes qui ont les *eveux c\rts1 raides1 sont b>bues1 ont la peau rude1 les =mes anguleuses2 des hommes qui ont les *eveux longs1 soyeux1 sont imb]bes1 gras1 replets4 ,des femmes qui ont une circulation n]gique2 des hommes qui en ont une faible et l5te4 ,des femmes fran*es1 t\rdies1 h>dies2 des hommes russ1 dissimuls1 timides4 ,des femmes viol5tes1 qui aim5t la lutte1 la gu]re1 la dispute2 qui pr\v5t le beso9 de tempt] t\t propos2 des hommes d\x1 pati5ts1 ayant horreur de la lutte et trs poltrons4 ,des femmes qui aim5t l'ab/raction1 gnralis5t et syn?tis5t beauc\p1 qui n'ont d'intuition d'aucune sorte2 des hommes intuitifs1 f9s obs]vateurs1 bons analy/es1 incapables de gnralis]444444 ,j'en connais bon nombre4 ,des femmes ins5sibles aux uvres d'art1 qui ne s5t5t pas le beau2 des hommes remplis d'en?\siasme p\r l'un et l'autre4 ,des femmes immorales1 impudiques1 sans respect p\r ri5 ni p]sonne2 des hommes moraux1 *a/es1 vnrants4 ,des femmes dissipatrices1 dsordonnes2 des hommes conomes et p>cimonieux jusqu' l'av>ice4 ,des femmes pr(ondm5t g/es1 s*es1 disposes exploit] la faiblesse1 la bont1 la sottise ou la misre d'autrui2 des hommes ple9s de gnrosit1 de mansutude1 prts se sacrifi]4 ,que rsulte-t-il de ces faits indniables8 ,c'e/ que la loi des diffr5ces sexuelles ne se manife/e pas p> les c>actres gnraux qu'on a tablis4 ,c'e/ que ces c>actres peuv5t =t bi5 n'tre que le rsultat de l'ducation1 de la diffr5ce des prjugs1 de celle des occupations1 etc4 ,c'e/ que1 de ces gnralits p\vant tre le fruit d'une diffr5ce de gymna/ique et de milieu1 l'on ne peut ri5 lgitimem5t conclure quant aux fonctions de la femme3 ne s]ait-il pas absurde1 en effet1 de prt5dre qu'une femme organise p\r la philosophie et les sci5ces1 ne peut1 ne doit pas s'en occup] p>ce qu'elle e/ femme1 t&is qu'au homme incapable1 mais assez sot et assez vaniteux p\r ignor] son incapacit1 peut et doit s'en occup] p>ce qu'il e/ homme8 ,les fonctions app>ti5n5t ceux qui pr\v5t leur aptitude et non pas une ab/raction qu'on appelle sexe3 c> en df9itive t\te fonction e/ individuelle dans sa totalit ou dans ses lm5ts4 ,,vii ,n\s avons dit p\rquoi n\s rep\ssons les ?ories que n\s avons esquisses2 disons p\rquoi n\s ne donnons ni ne v\lons donn] une classification des sexes4 ,n\s ne donnons pas une classification1 p>ce que n\s n'en avons ni ne p\vons en avoir une2 les lm5ts manqu5t p\r l'tablir4 ,une induction biologique n\s p]met d'affirm] qu'elle exi/e2 mais dans le milieu actuel1 il e/ impossible d'en dgag] la loi3 le vritable ca*et fm99 ne s]a connu qu'aprs un ou deux sicles d'ducation semblable et de droits gaux3 alors po9t ne s]a beso9 de faire une classification1 c> la fonction ira naturellem5t au fonctionnaire s\s un rgime d'galit o les lm5ts sociaux se class]ont d'eux-mmes4 ,mes croyances et mes esprances en ce qui conc]ne cet av5ir1 je ne les dirai pas2 c> je puis tre dans l'erreur1 puisque je n'ai pas de faits p\r contrl] mes intuitions1 et t\t ce qui e/ purem5t utopie a t\j\rs un ct dang]eux4 ,d'ailleurs1 n'ai-je pas dit qu'euss-je une classification1 je ne la donn]ais pas8 ,p\rquoi8 ,p>ce qu'on en f]ait1 comme t\j\rs1 un dte/able usage1 si elle tait adopte4 ,jusqu'ici ne s'e/-on pas s]vi de classifications bases sur des c>actres qu'on a reconnus purem5t transitoires plus t>d1 p\r opprim]1 d=m] et calomni] ceux qu'on relguait dans les rangs infrieurs8 ,l'hi/oire e/ l p\r n\s donn] ce salutaire enseignem5t4 ,la ville pdaille1 la g5t taillable et corvable m]ci1 n'tait bonne qu' battre l'eau des tangs et se laiss] tondre jusqu'au vif3 o e/-elle auj\rd'hui8 elle inv5te1 g\v]ne1 lgifre et trans=me peu peu notre globe1 dva/ p> l'espce suprieure seule capable1 en un sj\r riant et paisible4 ,sur t\te classification de l'espce huma9e soit en ca/es1 en classes1 en sexes1 repos5t trois iniquits4 ,la premire e/ de faire un crime l'individu rejet dans la srie infrieure1 de ne po9t ressembl] au type de conv5tion qu'on s'en e/ =m1 t&is qu'on p]met =t bi5 l'tre1 dit suprieur1 de ne pas ressembl] son type3 c'e/ a9si qu'un homme faible1 l*e1 in9tellig5t1 un modi/e1 un brodeur1 n'en sont pas mo9s des hommes1 t&is qu'une virago1 une femme f]me1 c\rageuse1 une gr&e s\v]a9e1 une philosophe ne sont pas des femmes1 mais des hommes qu'on n'aime pas1 et qu'on livre en pture aux btes et aux femmelettes jal\ses qui les d*ir5t4 ,la seconde iniquit e/ de se s]vir du type de conv5tion p\r d=m] l'tre class dans la srie infrieure1 p\r tu] ses n]gies1 emp*] son progrs4 ,alors1 p\r arriv] au b1 on organise l'ducation1 le milieu social1 on inv5te des prjugs et l'on russit en gnral si bi5 que l'opprim1 qui s'ignore1 se croit rellem5t de nature infrieure1 se rsigne ses f]s et va jusqu' s'indign] de la rvolte de ceux de sa srie qui sont trop n]giques et p]sonnels p\r n'avoir pas ragi contre ce que l'imbcillit sociale prt5dait faire d'eux4 ,la troisime iniquit e/ de se s]vir de l'tat d'abaissem5t o l'on a rduit l'opprim p\r le calomni] et ni] ses droits3 on s'crie3 reg>dez3 ,voil le s]f6 ,voil l'esclave6 ,voil le ngre6 ,voil l'ouvri]6 ,voil la femme6 ,quels droits v\lez-v\s reconnatre ces natures infrieures et dbiles8 ,ils sont incapables de se connatre et de se rgir3 n\s devons donc p5s]1 v\loir et g\v]n] p\r eux4 ,eh6 non1 ,messieurs1 ce ne sont pas l des hommes et des femmes3 ce sont les tri/es produits de votre gsme1 de votre affreux esprit de dom9ation1 de votre imbcillit44444 ,s'il y avait des dieux inf]naux1 je v\s y dv\]ais sans piti et de t\t mon cur6 ,au lieu de calomni] vos semblables p\r cons]v] vos privilges1 donnez leur l'in/ruction1 la lib]t2 alors seulem5t v\s aurez le droit de v\s prononc] sur leur nature3 c> on ne peut connatre la nature d'une crature huma9e que lorsqu'elle se dveloppe en t\te lib]t dans l'galit4 ,j'ai ju/ifi1 je crois1 ma rpugnance donn] une classification des sexes1 et p> l'impossibilit d'en tablir actuellem5t une raisonnable1 et p> la cra9te bi5 lgitime de l'usage qu'on en f]ait4 ,mais on m'object]a1 non sans raison1 qu'il faut une classification p\r la pratique sociale4 ,j'y cons5s de t\t mon cur1 puisque j'ai fait t\tes mes rs]ves1 et pr\v l'inanit des classifications actuelles4 ,comme mon pr9cipe e/ que la fonction doit all] au fonctionnaire qui pr\ve sa capacit1 je dis qu' l'heure qu'il e/1 p> la diffr5ce d'ducation1 l'homme et la femme ont des fonctions di/9ctes2 et qu'il faut donn] cette d]nire la place qu'en gnral elle mrite4 ,j'aj\te que c'e/ une violation du droit naturel de la femme que de la =m] en vue des fonctions qu'on lui de/9e3 elle doit1 s\s t\s les rapports1 tre dans le droit commun3 pas plus qu' l'homme1 on ne peut lgitimem5t lui dire3 ton sexe ne peut faire cela1 ne peut prt5dre cela3 si elle le fait et y prt5d1 c'e/ que son sexe peut le faire et y prt5dre3 s'il ne le p\vait1 il ne le f]ait pas2 le premi] droit e/ la lib]t1 le premi] devoir la culture de ses aptitudes1 le dveloppem5t de sa raison1 de sa puissance d'utilit3 un ,dieu dit-il le contraire1 ce ne s]ait pas la consci5ce1 mais ce ,dieu qui aurait m5ti4 ,que la femme donc pr5ne la place qui convi5t son dveloppem5t actuel1 mais qu'elle se rappelle sans cesse que cette place n'e/ po9t fixe et qu'elle doit t5dre mont] t\j\rs1 jusqu'au j\r o sa nature spciale se rvlant p> l'galit d'ducation1 d'in/ruction1 de ,droit et de ,devoir1 elle pr5dra p>t\t sa place lgitime ct de l'homme et sur la mme ligne que lui4 ,qu'elle rie de t\tes les folles utopies labores sur sa nature1 ses fonctions dt]m9es p\r l't]nit1 et se rappelle qu'elle e/1 non pas ce que la nature1 mais ce que l'esclavage1 les prjugs1 l'ignorance1 l'ont faite3 qu'elle se dlivre de t\tes ces *anes et ne se laisse plus intimid] et abrutir4 ,a9si ,messieurs1 t\te ma p5se sur la nature et les fonctions de la femme peut se rsum] dans les quelques propositions suivantes3 ,je crois1 p>ce qu'une induction physiologique m'y autorise que1 sur le fonds gnral de l'humanit1 commun aux deux sexes1 la sexualit imprime un ca*et4 ,en fait1 j'ignore2 et v\s n'en savez pas plus que moi1 quels sont les vritables c>actres ressortant de la di/9ction des sexes1 et je crois qu'ils ne peuv5t se rvl] que p> la lib]t dans l'galit1 la p>it d'in/ruction et d'ducation4 ,dans la pratique sociale1 les fonctions doiv5t app>t5ir qui peut les remplir3 donc la femme doit remplir les fonctions auxquelles elle se montre apte1 et l'on doit s'organis] p\r que cela ait lieu4 ,quelles sont ces fonctions relatives son degr de dveloppem5t actuel8 ,je v\s le dirai plus lo91 ,messieurs4 ,,*apitre ,,ii4 ,l',,am\r1 ,,sa ,,fonction ,,dans ,l',,humanit4 ,i ,v\s dites l'enfant qui m5t3 c'e/ mal de tromp]3 tu ne v\drais pas qu'on te trompt4 ,v\s dites l'enfant qui drobe3 c'e/ mal de vol]3 tu ne v\drais pas qu'on te volt4 ,v\s dites l'enfant qui abuse de sa =ce1 de son intellig5ce p\r t\rm5t] son compagnon plus jeune3 tu ne v\drais pas qu'on te ft ces *oses2 tu es un m*ant et un l*e4 ,voil de bonnes leons4 ,p\rquoi donc alors1 qu& l'enfant e/ dev5u jeune homme1 dites-v\s3 il faut que les jeunes g5s jett5t la g\rme du cur8 ,jet] la g\rme du cur1 c'e/ tromp] des jeunes filles1 p]dre leur av5ir1 pratiqu] l'adultre1 entret5ir des lorettes1 frqu5t] le lupan>4 ,et ce sont des mres1 ce sont des femmes1 qui cons5t5t a9si la pr(anation de leur sexe6 ,ce sont les mmes qui ont df5du leurs fils de vol] un j\et1 qui leur p]mett5t de vol] l'honneur et le repos des autres6 ,ce sont les mmes qui ont fait honte leurs fils du m5songe1 qui leur p]mett5t de tromp] de pauvres filles6 ,ce sont les mmes qui ont fait leurs fils un crime d'opprim] plus faibles qu'eux1 qui leur p]mett5t d'tre oppresseurs et l*es env]s les femmes6 ,puis elles se plaign5t ensuite que leurs fils se comport5t mal env]s elles2 qu'ils se d%onor5t et se ru95t2 ,qu'ils s\hait5t la mort de leurs p>5ts1 af9 d'enri*ir les usuri]s auxquels ils ont emprunt p\r entret5ir le luxe de leurs matresses2 ,elles se plaign5t qu'ils dtruis5t leur sant et ne donn5t leurs mres que des petits fils tiols1 p\r l'exi/5ce desquels elles s]ont dans de cont9uelles angoisses4 ,eh6 ,mesdames1 v\s n'avez que ce que v\s mritez3 portez le poids d'une solid>it que v\s ne p\vez fuir4 ,v\s avez autoris ,messieurs vos fils jet] la g\rme du cur1 subissez en les consqu5ces4 ,mais une mre ne peut tre la confid5te de son fils1 dit-on4 ,p\rquoi cela1 ,madame1 si v\s l'avez lev de manire ne v\s po9t faire de confid5ces d%onorantes8 ,il n'aurait pas v\s en faire1 si v\s l'aviez habitu se va9cre1 respect] t\te femme comme sa mre1 t\te petite fille comme sa sur2 trait] autrui comme il tr\ve ju/e d'tre trait2 si t\s lui aviez bi5 inculqu qu'il n'y a qu'une morale1 laquelle les deux sexes sont galem5t a/re9ts d'obir2 si v\s lui aviez fait honor]1 aim] et pratiqu] le travail2 si v\s lui aviez dit que n\s vivons p\r n\s p]fectionn]1 pratiqu] la ,ju/ice et la ,bi5veillance1 et r5dre l'humanit ce qu'elle fait p\r n\s en n\s protgeant1 n\s clairant1 n\s moralisant1 n\s ent\rant de scurit et de bi5-tre2 qu'enf9 notre gloire e/ de n\s s\mettre la gr&e loi du ,devoir4 ,si v\s l'aviez a9si lev1 ,madame1 en surpr5ant *ez votre fils les premi]s signes du vif attrait que l'homme pr\ve v]s l'autre sexe1 bi5 lo9 d'ab&onn] aux has>ds de l'inexpri5ce l'ducation de cet in/9ct1 v\s f]iez ce que v\s avez fait p\r les autres3 v\s appr5driez au jeune homme le s\mettre une sage discipl9e4 ,au lieu de rpt] cette p>ole niaisem5t atroce3 il faut que les jeunes g5s jett5t la g\rme du cur1 v\s pr5driez affectueusem5t les ma9s de votre fils et1 les yeux fixs sur les si5s1 v\s lui diriez3 ,mon enfant1 la nature veut qu'une femme t'attire dsormais plus que moi1 et ma9ti5ne ou dtruise ce que j'ai si laborieusem5t lev3 ,je n'en murmure pas3 il faut que les *oses soi5t a9si4 ,mais ma t5dresse et mon devoir exig5t que je t'claire en cette grave circon/ance4 ,dis-moi1 si un jeune homme1 p\r satisfaire l'in/9ct qui s'veille en toi ma9t5ant1 corrompait ta sur1 sacrifiait sa vie1 que p5s]ais-tu de lui8 ,que f]ais-tu8 ,le jeune homme1 habitu ds l'enfance pratiqu] la ,ju/ice1 ne manqu]ait pas de rpondre3 je p5s]ais qu'il e/ p]v]s et l*e444 ,e/-ce qu'on ne le punirait pas1 ma ,mre8 --,non1 mon fils1 le sducteur n'e/ pas puni p> la loi4 --,eh6 bi5 je le tu]ais3 c> je r5tre dans mon droit de ju/ici]1 qu& la loi n'a pas p\rvu4 --,bi51 mon enfant4 ,a9si tu ne s]as l'g>d d'aucune jeune fille ni p]v]s ni l*e2 tu ne mrit]as pas de subir l'arrt que tu z prononc1 c'e/ dire d'tre tu4 ,tu respect]as donc t\tes les jeunes filles comme tu veux qu'on respecte ta sur1 comme tu v\drais qu'on respectt ta fille4 ,autre "q3 que p5s]ais-tu d'un homme qui m'aurait entrane trahir ton pre2 lui aurait enlev mon cur et mes so9s2 m'aurait dt\rne des graves devoirs de la mat]nit8 ,que p5s]ais-tu de celui qui se conduirait a9si l'g>d de ta propre compagne8 --,je le jug]ais comme l'autre et ne le trait]ais pas mieux4 --,bi5 encore4 ,a9si donc tu respect]as t\tes les femmes m>ies comme tu veux qu'on respecte ta mre et ta femme2 et si tu en r5contres quelqu'une p\r laquelle tu te s5tes de l'incl9ation1 quelqu'autre assez dloyale p\r *]*] te plaire1 tu les fuiras3 c> le seul remde contre la passion1 c'e/ la fuite4 ,une multitude de femmes1 d'abord innoc5tes1 ont t dt\rnes de la droite voie p> des hommes qui ne p5s5t pas comme toi4 ,auj\rd'hui elles se v5g5t sur ton sexe du mal qu'il leur a fait4 ,elles corromp5t et ru95t les hommes qui1 dans leur compagnie1 p]d5t le s5s moral1 appr5n5t rire de ce que tu crois et vnres1 compromett5t et p]d5t leur sant4 ,te s5s-tu le tri/e c\rage de t'expos] de semblables risques8 ,le jeune homme1 ex]c ds l'enfance s\mettre ses p5*ants la ,raison et la ,ju/ice1 rpondra3 --,non1 ma mre1 je ne f]ai pas ce que je ne v\drais pas qu'et fait ma compagne2 je ne veux ni me dgrad] moralem5t1 ni p]dre ma sant1 ni contribu] p\r ma "p p]ptu] un tat de *oses qui dgrade le sexe auquel app>ti5n5t ma femme1 ma mre1 ma sur et mes filles1 si j'ai le bonheur d'en avoir4 ,je t'av\e trs s9crem5t que je prvois en moi une lutte viol5te2 mais grce la gymna/ique morale laquelle tu m'z habitu1 grce l'idal de de/9e que tu m'z donn1 que j'ai accept dans la plnitude de ma ,raison et qui me trace mon ,devoir1 je ne dsespre pas de me va9cre4 --,cette victoire te s]a mo9s difficile obt5ir1 si tu t'occupes utilem5t et srieusem5t3 c> alors tu appell]as la vitalit dans les rgions suprieures du c]veau4 ,tu f]as sagem5t d'aj\t] cela beauc\p d'ex]cice physique2 de t'ab/5ir d'une n\rriture trop sub/antielle1 et surt\t de boissons excitantes3 tu connais les ractions du physique sur le moral4 vite avec so9 les lectures lic5cieuses1 les conv]sations dplaces2 donne place dans ton esprit la vi]ge qui doit s'unir toi3 p5se et agis comme si tu tais en sa prs5ce1 cela te g>d]a et te purifi]a4 ,ce d\x idal te r5dra =t contre la t5tation1 et contribu]a beauc\p te r5dre froid auprs des femmes qui tu ne dois donn] aucune place dans ton cur4 ,l'am\r1 mon enfant1 e/ une *ose =t grave p> ses consqu5ces2 c> les tres qu'il unit se modifi5t l'un p> l'autre3 il laisse des traces1 quelque peu de dure qu'il ait eue4 ,son b1 c'e/ le ,m>iage dont une des f9s e/ la cont9uit de l'espce4 ,or tu connais les effets de la solid>it du sang2 il e/ donc trs important que tu ne *oisisses p\r compagne1 qu'une femme dont le c>actre1 les murs1 les pr9cipes soi5t d'accord avec les ti5s2 non seulem5t p\r ton bonheur propre1 mais p\r l'organisation mme de tes enfants1 l'unit de leur nature et de leur conduite4 ,si la passion ne te laisse pas suffisamm5t libre1 vi5s moi3 j'y v]rai ta place1 et si je te dis3 mon fils1 cette femme t'abaiss]a1 te f]a commettre des fautes2 de son fait1 tes enfants auront telles mauvaises incl9ations2 elle n'e/ pas d\e p\r les lev] en vue de ton idal qu'elle n'accept]a jamais1 p>ce qu'elle e/ va9e et g/e2 si je te dis cela1 je sais1 mon fils1 que1 quelle que soit ta s\ffrance1 tu r5onc]as une femme que tu n'aim]ais plus au b\t de quelques mois d'union1 et que tu prfr]as une d\leur passagre une vie de malheur4 ,,ii ,cette mme mre qui vi5t de montr] son fils p\rquoi l',am\r doit tre s\mis la ,raison1 la ,ju/ice2 qui vi5t de lui indiqu] ce qu'il doit faire p\r en va9cre le ct be/ial1 s'ap]oit galem5t de l'veil de cet in/9ct *ez sa fille4 ,elle s'emp>e de son att5tion1 gagne sa confiance1 en lui rvlant ce qui se passe en elle2 en lui disant qu' son ge1 elle s5tait de mme4 --,jusqu'ici1 cont9ue-t-elle1 tu n'z t qu'une enfant2 ma9t5ant comm5ce ta c>rire de femme4 ,tu dsires l'affection d'un homme et ton cur s'meut la d\ce p5se d'tre mre4 ,n'en r\gis pas1 ma fille3 c'e/ lgitime1 condition que tes dsirs soi5t s\mis la ,raison et la loi du ,devoir4 ,bi5 des piges vont tre t5dus s\s tes pas2 c> les hommes de t\t ge adress5t une jeune fille mille p>oles flatteuses1 et l'ent\r5t d'hommages qui la r5d5t va9e et coquette1 si elle a la faiblesse de s'en laiss] enivr]4 ,p]suade-toi bi5 que t\tes ces adorations ne s'adress5t pas p]sonnellem5t toi1 mais ta jeunesse1 au brillant de tes yeux1 au vel\t de ta peau1 et que fusses-tu beauc\p meilleure que tu n'es1 trs suprieure en intellig5ce1 ces mmes hommes s]ai5t /rictem5t et froidem5t polis1 si tu avais tr5te ans de plus4 ,cette p5se1 prs5te ton esprit1 te f]a s\rire de leur j>gon frivole et banal1 et te prs]v]a de plusieurs faiblesses1 telles que la rivalit de toilette1 les petites jal\sies1 le dfaut ridicule de faire la petite fille c9quante ans4 ,ne devant p\s] qu'un homme1 il te suffit donc d'tre aime d'un seul de la manire que tu le s\haites4 ,une femme qui se comporte volontairem5t de manire capt] le cur de plusieurs hommes1 et leur laisse croire qu'ils sont prfrs *acun en p>ticuli]1 e/ une indigne coquette qui p*e contre la ,ju/ice et la ,bi5veillance3 contre la ,ju/ice1 en ce qu'elle dem&e un s5tim5t qu'elle ne paie pas de ret\r2 qu'elle agit l'g>d d'autrui comme elle tr\v]ait 9quitable qu'on agt env]s elle2 contre la ,bi5veillance1 en ce qu'elle risque de faire s\ffrir des curs s9cres1 et sacrifie leur repos une j\issance de vanit3 une telle femme1 mon enfant1 e/ mprisable3 elle e/ une dang]euse ennemie de son sexe3 d'abord p>ce qu'elle en donne une mauvaise op9ion1 puis p>ce qu'elle e/ l'ennemie du repos des autres femmes3 je te sais trop simple1 trop vraie1 trop digne1 p\r cra9dre de te voir tomb] dans de p>eils c>ts4 ,tu m'z av\ que ta jeune imag9ation rvait un homme4 ,bi5 lo9 de *ass] cet idal1 aie-le t\j\rs prs5t ton esprit1 beauc\p mo9s s\s son aspect physique que s\s celui de l'intellig5ce1 de la moralit1 du travail4 ,cette image-l te prs]v]a mieux que t\s mes conseils1 que t\te la surveillance que je p\rrais1 mais ne v\drai jamais ex]c]1 p>ce que ce s]ait indigne de toi et de moi4 ,n'oublie pas t\tefois qu'un idal e/ un absolu2 que la ralit e/ t\j\rs dfectueuse3 ne *]*e donc pas dans l'homme auquel tu donn]as ton cur1 un idal ralis2 mais les qualits et facults qui lui p]mettront1 avec ton aide1 de se rappro*] de ce que tu dsires le voir4 ,toi-mme es l'idal d'un homme1 non telle que tu es1 mais telle qu'il t'aid]a dev5ir4 ,j'insi/e sur ce po9t1 ma fille1 p>ce que ri5 n'e/ plus dang]eux que de prt5dre tr\v] l'idal dans la ralit3 cela n\s r5d trop difficiles1 peu indulg5ts2 et si n\s avons l'imag9ation vive et peu de ,raison1 n\s r5d malheureux et n\s entrane dans mille c>ts4 ,tu sais et s5s que le b de l'am\r1 c'e/ le ,m>iage3 or un de tes devoirs d'amante et d'p\se1 e/ le p]fectionnem5t de celui auquel tu s]as lie4 ,tu s]as avec lui dans deux rapports diffr5ts3 d'abord sa fiance1 puis son p\se4 ,ta puissance modificatrice1 dans le premi] cas1 s'ex]c]a en raison directe du dsir qu'il aura de te plaire et de te mrit]2 dans le second1 en proportion de sa confiance1 de son e/ime et de sa t5dresse p\r toi4 ,dans le premi] cas1 il v\dra se modifi]2 dans le second1 il se modifi]a sans le savoir4 --,comm5t1 ma mre1 e/-ce qu'il ne m'aim]a pas t\j\rs de mme6 --,l'am\r1 ma fille1 subit des trans=mations auxquelles n\s devons n\s att5dre et n\s s\mettre3 au db1 c'e/ une fivre de l'me2 mais la fivre e/ un tat qui ne p\rrait dur] sans nuire l'ensemble de la vie4 ,ton m>i1 t\t en t'aimant plus pr(ondm5t peut-tre1 t'aim]a mo9s vivem5t qu'avant le ,m>iage4 ,ton am\r se trans=m]a1 p\rquoi le si5 ne f]ait-il pas de mme8 ,tu ne saurais imag9] que de dsordres sont la suite de l'ignorance des femmes sur ce po9t1 et de la va9e p\rsuite de l'idal en am\r4 ,a9si beauc\p de femmes1 croyant que leur m>i ne les aime plus1 p>ce qu'il les aime autrem5t1 se dta*5t de lui1 s\ffr5t et trahiss5t leurs devoirs2 d'autres rvant la p]fection dans l'homme aim1 croyant l'y tr\v] et se dsabusant aprs la fivre1 s'loign5t de lui1 l'accusant de les avoir trompes3 elles en aim5t d'autres avec la mme illusion1 suivie de la mme dsillusion1 jusqu' ce qu'arrive la vieillesse qui ne les gurit pas de leur *imre4 ,enf9 il y en a d'autres qui1 ne compr5ant de l'am\r que la premire priode1 cess5t d'aim] l'homme qui l'a fran*ie et c\r5t aprs un autre am\r qui leur apporte la mme fivre3 celles-l1 tu le compr5ds1 n'ont pas la mo9dre ide des graves devoirs de la femme dans l'am\r4 ,ce que je vi5s de te dire des femmes e/ galem5t vrai des hommes4 ,tu vit]as ces cueils1 toi1 ma fille1 qui t'es habitue ds l'enfance te s\mettre la ,raison2 qui sais que t\te ralit e/ imp>faite2 que l'habitude amortit les s5tim5ts4 ,tu pr5dras donc l'homme qui te convi5t1 tel qu'il e/1 te proposant de l'amlior]1 de le r5dre heureux2 sa*ant d'avance que son am\r se trans=m]a sans s'te9dre1 si tu sais si bi5 t'emp>] de sa t5dresse1 de sa confiance et de son e/ime1 qu'il tr\ve auprs de toi bon conseil1 paix1 aide et scurit4 ,tu es trop pure1 ma fille1 p\r prvoir t\s les piges qui te s]ont t5dus4 ,c'e/ donc moi d'arm] ta jeune prud5ce3 tu tr\v]as peut-tre sur ta r\te des hommes m>is ou engags d'autres femmes qui1 selon l'expression consacre te f]ont la c\r1 et te dbit]ont mille sophismes p\r ju/ifi] leur conduite4 --,leurs sophismes1 ma mre1 *\rai5t contre cette simple rponse3 ,monsieur1 comme je s]ais dsespre qu'une femme m'enlevt celui que j'aime1 que je la mpris]ais et la harais1 t\s vos complim5ts ne p\rront me p]suad] que je doive faire ce que je ne v\drais pas qu'on me ft4 ,si v\s y rev5ez1 je prvi5s la p]sonne intresse4 --,c'e/ bi51 mon enfant3 mais si un jeune homme libre te p>lait de t5dresse1 t'crivait en secret8 --,ne p\rrait-il avoir de bonnes raisons p\r en agir a9si1 ma ,mre8 --,aucune1 mon enfant4 ,il faut que tu sa*es qu'auj\rd'hui les hommes sont trs corrompus2 qu'une f\le d'entre eux fui5t le m>iage1 voltig5t de femme en femme1 abus5t de notre crdulit1 et se s]v5t du langage le plus passionn p\r n\s jet] dans une voie de honte et de p]dition4 ,or1 mon enfant1 sa*e le bi5 encore1 c'e/ n\s qui portons le poids des fautes de l'homme et des ntres3 les promesses v]bales et crites d'un homme ne l'engag5t pas4 ,si1 te laissant entran]1 tu dev5ais mre1 l'enfant re/]ait ta *>ge3 il n'y aurait plus de m>iage p\r toi3 je ne te p>le po9t de notre d\leur et de notre honte1 ni des risques t]ribles auxquels tu expos]ais ton frre1 qui p\rrait prir en punissant le vil sducteur que la loi ne punit pas4 ,si donc un homme te re*]*ait en se ca*ant de n\s1 c'e/ que ses int5tions sont mauvaises1 sois-en sure2 c'e/ qu'il te considre comme un ho*et qu'il se propose de bris] qu& il ne lui plaira plus4 ,or1 ma fille1 tu sais que la femme e/ cre p\r tre la digne compagne de l'homme1 son gale2 qu'elle n'e/ pas ne p\r lui tre sacrifie comme un objet de plaisir4 ,bi5 lo9 donc de te laiss] sduire1 pr(ite de l'influ5ce que ta jeunesse et ta grce te donn5t sur les hommes p\r les rappel] leurs devoirs3 tu sauv]as peut-tre a9si plusieurs femmes2 tu donn]as de ton sexe une meilleure op9ion1 et tu prp>]as un bon exemple ta fille en le donnant tes compagnes1 dont plusieurs le suivront af9 de p>tag] l'e/ime qui t'ent\r]a3 rappelle-toi t\j\rs qu'aucun de nos actes ne nuit pas qu' n\s-mmes2 mais que n\s sommes solidaires2 qu'en consqu5ce1 nul ne peut se p]dre ni se sauv] seul4 ,encore un mot1 mon enfant4 ,dans tes inc]titudes1 n'hsite pas v5ir me confi] ce qui te tr\ble3 ne dis pas3 ma mre e/ trop raisonnable p\r que je lui fasse "p de cela4 ,n'e/-ce pas en me refaisant enfant p\r te compr5dre1 que j'ai pu remplir ma sa9te t*e d'ducatrice8 sois p]suade qu'il ne me s]a pas plus difficile de me refaire jeune fille p\r te compr5dre1 t\t en demeurant mre t5dre et exprim5te p\r te conseill]4 ,tu es libre3 je ne suis pas ton c5seur1 mais ta sur ane qui t'aime avec dv\em5t1 et veut ton bonheur p> dessus t\te *ose4 ,p\r me rcomp5s] de mon am\r et de mes longs so9s1 je ne te dem&e que d'tre ta meilleure amie1 c'e/ dire celle devant laquelle on p5se et s5t t\t haut4 ,e/-ce trop te dem&]1 toi qui es ma joie et ma c\ronne8 ,voil1 ,mesdames1 comme la femme majeure travaille faire l'ducation de l',am\r4 ,,iii ,jeune homme et jeune fille frqu5t5t la socit4 ,la mre prud5te sait qu'on ins9ue d\cem5t son fils qu'elle e/ un collet mont1 une radoteuse qui ne connat ri5 aux passions2 qui ne se d\te pas que t\t e/ bon dans la nature et doit tre respect2 et qui a si mal lu l'hi/oire de notre espce1 qu'elle n'a pas su voir que l'humanit a t\tes les =mes de l'am\r3 le polygamique et le poly&rique et mme444 l'ambigu4 ,elle sait qu'on lui dit encore que la satisfaction de l'in/9ct brutal e/ une ncessit de sant p\r l'homme1 et que les lupan>s sont des lieux d'utilit publique4 ,elle sait1 enf91 que de jeunes vapores sans pr9cipes solides1 font sa fille de dang]euses confid5ces4 ,il e/ temps1 contre ces doctr9es affaiblissantes1 et des exemples p]nicieux1 de donn] ses enfants la philosophie de l',am\r4 ,selon sa m?ode1 elle la leur fait =mul] elle-mme4 ,mon fils1 dit-elle1 quel e/ le b de l'attraction des molcules m9rales les unes v]s les autres8 ,,le ,,fils4 ,c'e/ de produire un corps ayant une =me dt]m9e4 ,,la ,m,,re4 ,quel e/ le b de l'attraction de la plante p\r la *aleur1 la lumire1 l'air1 les lm5ts qu'elle absorbe8 ,,le ,,fils4 ,la production de son propre corps1 le dveloppem5t de ses organes1 de ses proprits1 sa cons]vation4 ,,la ,m,,re4 ,et toi1 ma fille1 sais-tu quel e/ le b de l'attraction du pi/il et des tam9es de la plante8 ,,la ,,fille4 ,la production d'un tre semblable ses p>5ts4 ,,la ,m,,re4 ,p\rquoi pr\vons-n\s1 et les animaux pr\v5t-ils attrait ou attraction p\r c]ta9s alim5ts8 ,,le ,,fils4 ,il e/ clair que c'e/ p\r tre incit mettre en m\vem5t les organes qui procur5t l'organisme les lm5ts propres produire le sang4 ,,la ,m,,re4 ,p\rquoi les deux sexes d'une mme espce pr\v5t-ils attraction l'un v]s l'autre8 ,,la ,,fille4 ,p\r la production des petits qui p]ptu5t l'espce4 ,,la ,m,,re4 ,p\rquoi les femelles des animaux1 et s\v5t les mles1 pr\v5t-ils attrait ou attraction p\r soign] les jeunes8 ,,la ,,fille4 ,af9 de les cons]v]1 et de leur donn] l'ducation dont ils sont capables p\r qu'ils puiss5t se p\rvoir eux-mmes4 ,,la ,m,,re4 tes-v\s bi5 srs1 mes enfants1 que les attraits n'ai5t pas p\r b l'attrait mme1 un plaisir se procur]8 ,,le ,,fils4 ,le plaisir ne me semble que le moy5 de port] l'tre remplir une fonction ncessaire ou utile4 ,a9si le b de nos attraits ou attractions sci5tifiques1 arti/iques1 indu/rielles1 n'e/ pas le plaisir que n\s avons les satisfaire1 mais la production de la sci5ce1 de l'art1 de l'indu/rie4 ,,la ,,fille4 ,c'e/ dire l'augm5tation1 le progrs de notre intellig5ce p> la connaissance des lois de la nature1 af9 de modifi] cette nature en vue de nos beso9s et de nos plaisirs4 ,,la ,m,,re4 ,a quel attrait ou attraction e/ due la ,socit8 ,,le ,,fils4 ,a notre attrait p\r nos semblables4 ,,la ,,fille4 ,cet attrait e/ pre de la ,ju/ice et de la ,bont3 il les produit4 ,,la ,m,,re4 ,v\lez-v\s gnralis] le c>actre de l'attrait ou attraction1 d'aprs ce que n\s v5ons de dire8 ,,le ,,fils4 ,le b de t\te attraction ou attrait e/ la production1 le progrs1 la cons]vation des tres4 ,,la ,m,,re4 ,t\s les in/9cts qui ne sont que des attraits ou attractions1 sont-ils bons8 ,,le ,,fils4 ,p\r les animaux1 s\mis la fatalit1 oui1 p>ce qu'ils vont directem5t au b1 sans p>atre dvi] jamais4 ,dans notre espce1 ils sont bons en pr9cipe1 si n\s considrons leur f92 mais ils peuv5t dev5ir mauvais p> les dviations que leur fait subir notre lib]t4 ,,la ,m,,re4 ,a quelle m>que p\vons-n\s reconnatre que notre in/9ct e/ dans sa voie8 ,,la ,,fille4 ,en en comp>ant l'usage avec le b2 en s'assurant que cet usage ne nuit pas la pratique de la ,ju/ice1 qu'il ne lse en n\s le droit d'aucune facult1 c'e/ dire qu'il ne tr\ble pas plus notre h>monie individuelle que celle d'autrui2 c> c'e/ dans ces conditions seulem5t qu'il peut conc\rir la ralisation de l'idal social4 ,,la ,m,,re4 ,trs bi54 ,ma9t5ant appliquez cette doctr9e gnrale l'am\r huma91 mes enfants4 ,,le ,,fils4 ,puisque l'am\r e/ une des =mes de l'attraction1 et que le b gnral de l'attraction e/ la production1 le progrs1 la cons]vation des tres et des espces1 il e/ vid5t que l'am\r huma9 doit avoir ces c>actres4 ,sa pr9cipale fonction me p>at tre la reproduction de l'espce4 ,,la ,,fille4 ,il me semble1 frre1 que tu lui fais une "p insuffisante1 puisque1 ce b rempli1 deux honntes p\x ne cess5t pas de s'aim]1 et que l'on peut s'aim] sans avoir d'enfants4 ,,la ,m,,re4 ,tu z raison1 ma fille2 nos facults tant plus nombreuses1 plus dveloppes que celles des animaux1 notre am\r ne saurait tre incomplet comme le leur2 il ne saurait non plus tre le mme dans notre espce progressive que dans les espces fatales et improgressives p> elles-mmes4 ,*ez n\s1 *aque facult1 conv5ablem5t employe1 aide au p]fectionnem5t de t\tes les autres2 mal employe1 rompt notre h>monie et n\s fait desc5dre3 il en e/ de mme de notre am\r4 ,que dis-je1 cette passion e/ surt\t celle qui n\s fait gr&ir ou d*oir4 ,v\s le savez1 mes enfants1 l'humanit ne s'avance qu'en se =mulant un idal de p]fection et en s'ef=ant de le ralis]4 ,*aque passion a son idal qui se modifie p> celui de l'ensemble4 ,a l'orig9e1 l'homme animal donnait p\r b l'am\r le plaisir rsultant de la satisfaction d'un beso9 t\t physique3 il ne se s\ciait pas du b le plus vid5t3 la progniture4 ,un peu plus t>d1 l'homme1 mo9s grossi]1 aima la femme p\r sa beaut et sa fcondit3 c'e/ l'ge patri>cal de l'am\r4 ,plus t>d encore les races sept5trionales trans=mr5t cet in/9ct3 l'am\r se dcomposa1 si je puis a9si dire3 l'amant eut l'am\r de l'me2 la femme fut aime non seulem5t p\r sa beaut1 mais comme inspiratrice de hauts faits3 l'p\x n'eut que le corps et les enfants fur5t le fruit du m>iage3 c'e/ l'ge *eval]esque de l'am\r4 ,depuis que le travail pacifique s'e/ organis et a prvalu dans l'op9ion1 l'am\r e/ entr dans une n\velle phase3 beauc\p de mod]nes le considr5t comme initiateur du travail4 ,les uns reg>d5t l'attrait du plaisir comme j\ant le pr9cipal rle dans la production indu/rielle1 et laiss5t t\te lib]t l'attraction1 quelque incon/ante qu'elle puisse tre2 d'autres cons]v5t le c\ple1 trans=m5t la femme en mobile d'action3 c'e/ l'am\r qu'elle inspire qui excite les ef=ts du travailleur4 ,ce qui e/ donc acquis jusqu'ici l'humanit1 c'e/ que l'am\r a p\r f9 la p]ptuit de l'espce1 la modification de l'homme p> la femme et la production du travail4 ,dans un idal suprieur de ,ju/ice1 les sexes tant gaux devant le ,droit1 l'am\r aura un b plus lev3 les p\x se runiront p>ce qu'il y aura con=mit de pr9cipes1 union des curs1 m>iage des intellig5ces1 travail commun3 l'am\r les unira p\r d\bl] leurs =ces1 p\r les modifi] l'un p> l'autre3 du *oc de leur cur1 jailliront des s5tim5ts qu'aucun d'eux n'aurait eus seul2 de l'union de leur intellig5ce1 natront des p5ses qu'aucun d'eux n'aurait eues seul2 du conc\rs qu'ils se prt]ont dans leur travail commun1 sortiront des uvres qu'aucun d'eux n'aurait accomplies seul1 comme de l'union de t\t leur tre1 natront des gnrations n\velles plus p>faites que les prcd5tes1 p>ce qu'elles s]ont le produit d'une h>monie aussi p>faite que possible4 ,ce ne s]a donc que qu& la femme pr5dra sa lgitime place1 que l'humanit v]ra l'am\r dans t\te sa spl5deur1 et que cette passion1 subv]sive auj\rd'hui dans l'9galit et l'incohr5ce1 devi5dra ce qu'elle doit tre3 un des gr&s in/rum5ts de ,progrs4 ,n\s1 mes enfants1 qui sommes trop raisonnables p\r pr5dre le moy5 p> lequel la nature n\s porte remplir ses int5tions p\r ses int5tions mmes1 n\s n\s g>d]ons bi5 de croire que l'am\r a le plaisir p\r b2 d'autre "p1 n\s avons trop le respect de l'galit1 p\r n\s imag9] qu'il n'e/ fait qu'au pr(it d'un sexe4 ,n\s re/]ons fidles l'idal de nos gr&es de/9es1 en df9issant l'am\r3 l'attraction rciproque de l'homme et de la femme dans le b de p]ptu] l'espce1 d'amlior] les conjo9ts l'un p> l'autre s\s le rapport de l'intellig5ce et du s5tim5t et de faire progress] la sci5ce1 l'art1 l'indu/rie p> le travail du c\ple4 ,,iv ,des sophi/es t'ont dit1 mon fils1 que t\s nos p5*ants sont dans la nature1 qu'ils sont bons et doiv5t tre respects4 ,tu leur z dem& sans d\te si le p5*ant au vol1 l'assass9at1 au viol1 l'an?ropophagie1 qui sont dans la nature1 sont de bons p5*ants et p\rquoi1 lo9 de les respect]1 la socit en punit la manife/ation4 ,tu leur z dmontr1 je p5se1 qu'il n'y a ri5 de respectable dans l'exagration ou la p]v]sion des p5*ants4 ,tu leur a dmontr1 je l'espre1 que la nature e/ une fatalit brutale contre laquelle n\s sommes t5us de lutt] en n\s et hors de n\s2 que notre ,ju/ice et notre v]tu ne se compos5t que des conqutes faites sur elle en n\s2 comme t\t ce qui con/itue notre bi5-tre physique1 n'e/ que le rsultat des conqutes faites sur elle hors de n\s4 ,ces sophi/es t'ont dit que l'am\r vi5t et s'en va sans qu'on sa*e ni comm5t1 ni p\rquoi2 qu'on ne peut pas plus lui comm&] de natre que de dur]4 ,ceci e/ vrai1 mon fils1 du dsir brutal de la *air1 qui n'e/ que la passion des brutes et s'te9t p> la possession4 ,ceci e/ encore vrai de cette passion complexe qui a son sige dans l'imag9ation et dans les s5s1 et f9it avec l'illusion t\j\rs peu durable4 ,mais cela n'e/ pas vrai de l'am\r proprem5t dit4 ,celui-l voit les dfauts et les qualits de l'tre aim2 seulem5t il plit les premi]s et exalte les d]nires2 et il espre faire cess] peu peu ce qui le blesse4 ,ce s5tim5t qui remplit le cur e/ pati5t2 il cra9t de s'effac]2 il s'ent\re de prcautions p\r demeur] con/ant2 s'il s'te9t1 ce n'e/ pas sans qu'on le sa*e3 c> on s\ffre de cruelles tortures avant de se rs\dre ne plus aim]4 ,on t'a dit que l'am\r e/ incompressible3 sommes-n\s donc des tres de fatalit8 ,ce sophisme r5d l'homme l*e1 le dprave3 c> quoi bon lutt] contre ce que l'on dit inv9cible1 et p\rquoi ne pas lui sacrifi] les meilleures de nos t5dances8 ,exam9e1 mon fils1 la conduite des p>tisans d'une telle doctr9e4 ,l'idal huma9 exige qu'ils ne fass5t po9t autrui ce qu'ils ne tr\v]ai5t pas ju/e qu'on leur ft2 et ils sduis5t les filles1 les r5d5t mres1 les ab&onn5t sans se s\ci] des enfants ns de ces unions2 sans se s\ci] que la jeune mre se suicide1 meure de d\leur ou se corrompe2 sans se s\ci] que les p>5ts desc5d5t dans la tombe4 ,comme d'immondes reptiles1 ils se gliss5t au foy] dome/ique d'autrui1 raviss5t leur ami l'affection de sa femme1 et le =c5t travaill] p\r les enfants de l'adultre4 ,la femme qui croit l'am\r incompressible manque ses engagem5ts env]s son m>i2 se fait une vie de ruse2 met le dsordre et la d\leur dans l'intrieur d'autres femmes dont elle brise la vie4 ,voil comm5t ceux qui pratiqu5t le sophisme rempliss5t leur devoir d'tre ju/es1 de ne po9t contri/] leurs semblables1 de travaill] au bonheur1 l'amlioration de ceux qui les ent\r5t1 de prs]v] le faible de l'oppression et du mal4 ,a cette incompressibilit prt5due de l'am\r1 ils sacrifi5t la ,ju/ice1 la bont1 le bonheur1 le repos1 l'honneur des autres2 s'engag5t dans une voie de dsordres1 mett5t la dissolution dans la famille et la ,socit3 en un mot1 ils (fr5t en holocau/e l'in/9ct be/ial1 le s5s moral et la ,raison4 ,on t'a dit encore que t\t am\r e/ dans la nature3 le polygamique et le poly&rique aussi bi5 que celui du c\ple con/ant4 ,oui1 mon enfant1 t\t am\r e/ dans la nature huma9e1 comme y sont t\t vice et t\te v]tu4 ,mais tu sais qu'il ne suffit pas qu'une *ose soit en n\s1 p\r qu'elle soit bi53 il faut qu'elle soit con=me l'idal de notre de/9e1 con=me notre h>monie3 elle e/ mal dans le cas contraire4 ,l'am\r1 tel que n\s l'avons df9i1 a beso9 de dure et d'galit2 de dure p>ce qu'on ne se modifie pas en quelques mois2 qu'on n'accomplit pas de gr&es uvres en quelques mois2 qu'on n'lve pas des enfants en quelques mois3 la dure e/ si bi5 une aspiration de l'am\r1 qu'il s'imag9e que l't]nit aura pe9e lui suffire4 ,il lui faut l'galit2 le p>tage lui e/ odieux3 donc il veut un p\r une et une p\r un4 ,or1 la polygamie et la poly&rie sont la ngation de l'galit1 de la dignit dans l'am\r4 ,considrons dans leurs effets ces deux dviations de l'in/9ct4 ,la polygamie ori5tale 9galise pr(ondm5t les cratures huma9es1 trans=me la femme en btail1 mutile des millions d'hommes p\r g>d] les h>ems1 dprave le possesseur de femmes p> le despotisme et la cruaut2 conc5tre t\te sa vitalit sur un seul in/9ct aux dp5s de l'intellig5ce1 de la ,raison1 de l'activit2 d'o il rsulte qu'il e/ p]du p\r la sci5ce1 l'art1 l'indu/rie1 la ,socit selon le ,droit2 qu'il se s\met sans rpugnance au despotisme1 et t5d passivem5t le c\ au cordon4 ,l pas d'influ5ce de la femme qu'on s\met a un amo9drissem5t calcul2 qui se dprave d'une manire hideuse aussi bi5 que l'eunuque son g>di54 ,a9si l'9galit devant l'am\r et devant le ,droit1 l'ab&on des arts1 des sci5ces1 de l'indu/rie1 l'n]vem5t intellectuel et physique1 l'abaissem5t du s5s moral sont les vices inhr5ts la polygamie de l',ori5t4 ,tu le vois1 n\s voil lo9 de l'idal de nos de/9es4 ,dans notre ,occid5t1 la ,polygamie de fait produit le btail du lupan>1 des lgions de c\rtisanes qui ru95t les familles4 ,comme beauc\p de ces femmes ne sont pas sa9es1 elles communiqu5t ceux qui les frqu5t5t d'affreuses maladies qui m95t leur tempram5t1 et prp>5t a9si des gnrations faibles1 consquemm5t des mes peu =tes1 des intellig5ces abaisses4 ,j'en appelle l'preuve de la conscription3 jamais on ne vit tant d'exemptions p\r insuffisance de taille1 et cep5dant on e/ mo9s exigeant que p> le pass3 jamais on n'en vit tant p> vices de con/itution et maladies organiques4 ,vici] la gnration dans son g]me1 n'e/ pas le seul crime de notre polygamie2 elle n]ve la population qui la pratique2 c> ri5 ne porte aux excs1 consquemm5t l'affaiblissem5t1 comme le *angem5t de relations4 ,d'autre "p nos polygames se trans=m5t en ma*9es s5sation2 leur intellig5ce s'abaisse2 ils devi5n5t hbts1 g/es4 ,reg>de1 mon fils1 ces tri/es jeunes g5s d'auj\rd'hui1 tiols p> les vices de leurs pres et les leurs3 ils sont railleurs1 sans foi1 riant des *oses les plus sa9tes1 mprisant1 non seulem5t leurs dignes compagnes1 les femmes corrompues1 mais encore t\t le sexe auquel app>ti5n5t leurs mres3 reg>de-les1 ils sont grossi]s faire lev] le cur3 plus ri5 n'attire leur respect3 ils jett5t la femme en *eveux blancs dans le ruisseau p\r g>d] le haut du pav2 ils rudoi5t le vieill>d1 ils font r\gir la jeune fille p> leurs cyniques disc\rs3 la polygamie les a r5dus ignobles1 et a tu l'urbanit franaise aussi bi5 que t\te dignit4 ,ils te diront que les femmes ne val5t gure mieux qu'eux4 ,mais ce rsultat devi5t 9vitable dans un pays o les femmes ne sont pas enf]mes4 ,la ,poly&rie y e/ la compagne oblige de la ,polygamie2 c> puisque les hommes se croi5t p]mis d'avoir plusieurs femmes1 p\rquoi les femmes se croirai5t-elles int]dit d'avoir plusieurs hommes8 ,en somme1 mon fils1 les rsultats de l'am\r incompressible1 de la ,polygamie et de la ,poly&rie dans notre ,occid5t sont3 ,la sduction et la corruption des femmes2 ,l'adultre1 l'abaissem5t des c>actres1 l'amo9drissem5t moral et intellectuel des deux sexes2 ,l'affaiblissem5t1 l'abt>dissem5t de la race2 ,la fausset1 la ruse1 la cruaut1 les inju/ices de t\tes natures1 l'exploitation de la femme p> l'homme p\r sa beaut2 celle de l'homme p> la femme p\r son arg5t ou son crdit2 ,la dissolution et la ru9e de la famille2 ,*aque anne quelques milli]s d'enfants naturels1 sans compt] les grossesses supprimes3 ,voil la valeur des ?ories mises en pratique4 ,n'e/-ce pas que t\t cela e/ bi5 con=me notre idal de l'am\r huma98 ,bi5 con=me notre idal de la de/9e huma9e qui exige que n\s progressions1 et fassions progress] les autres dans le bi52 que n\s pratiquions la ,ju/ice et la ,bont8 ,encore un mot1 et n\s aurons f9i4 ,qu& ,rome eut cess de croire la *a/et1 la religion du s]m5t2 qu& elle se vautra dans les murs polygamiques et poly&riques2 qu& elle prit le plaisir p\r b1 la tyrannie se montra4 ,ri5 de plus naturel3 l'homme n'en*ane que celui qui s'e/ en*an lui mme s\s le j\g de l'in/9ct be/ial3 celui qui sait se g\v]n]1 n'obx pas l'homme3 il ne s'incl9e que devant la loi1 lorsqu'elle e/ l'expression de la ,raison4 ,rappelle-toi1 mon fils1 qu'on n'e/ puissant que p> la *a/et3 c'e/ seulem5t alors qu'on peut produire de gr&es *oses dans la sci5ce1 l'art1 l'indu/rie2 c'e/ seulem5t alors qu'on peut pratiqu] la ,ju/ice1 tre digne de la lib]t4 ,en dehors de la *a/et1 il n'y a que dgradation1 inju/ice1 impuissance1 esclavage2 et t\te nation qui l'ab&onne tombe des bras du despotisme dans la tombe4 ,ne te laisse donc pas branl] p> les sophismes mod]nes2 aie t\j\rs devant ta p5se tes obligations de crature morale et libre1 tes devoirs de membre de l'humanit2 s\mets t\t en toi la ,raison1 la ,ju/ice1 au s5tim5t de ta dignit et vis en homme1 non pas en brute4 ,blank ,page ,,*apitre ,,iii4 ,,m>iage 7,,dialogue74 ,i ,,la ,,jeune ,,femme4 ,n\s allons p>l] du ,m>iage au po9t de vue de l'idal mod]ne3 comm5t le df9irez-v\s8 ,l',,auteur4 ,l'am\r1 sanctionn p> la ,socit4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,considrez-v\s le ,m>iage comme indissoluble8 ,l',,auteur4 ,devant la loi1 non2 mais au mom5t de leur union les p\x doiv5t avoir ple9e confiance que le li5 ne se diss\dra pas4 ,je crois que le ,m>iage e/ appel dev5ir indissoluble p> la seule volont des p\x2 qu'il ne peut l'tre que de cette manire4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,quelle "p faites-v\s la ,socit dans le ,m>iage8 ,l',,auteur4 ,v\s la fix]ez v\s-mme1 en v\s rappelant nos pr9cipes4 ,si l'homme et la femme sont des tres libres1 dans aucune priode de leur vie1 ils ne peuv5t lgalem5t et valablem5t p]dre leur lib]t4 ,si l'homme et la femme sont des tres socialem5t gaux1 dans aucun de leurs rapports1 ils ne peuv5t lgalem5t1 valablem5t tre subordonns l'un l'autre4 ,si le b con/ant de l'tre huma9 e/ de se p]fectionn] p> la lib]t et de *]*] le bonheur1 aucune loi ne peut lgitimem5t1 valablem5t le dt\rn] de cette voie4 ,si le b de la ,socit doit tre d'galis] les individus1 elle ne peut1 sans =faire sa mission1 con/itu] l'9galit des p]sonnes et des droits4 ,si la ,socit ne peut1 sans iniquit1 entr] dans le doma9e de la lib]t individuelle1 elle ne peut lgitimem5t1 valablem5t1 prescrire des devoirs qui ne relv5t que du = intrieur1 et annul] la lib]t morale4 ,concluez ma9t5ant4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,de ces pr9cipes il rsulte que1 dans le ,m>iage1 l'homme et la femme doiv5t demeur] libres1 gaux2 que la ,socit n'a le droit d'int]v5ir dans leur association que p\r les galis]2 qu'elle n'a pas le droit de leur prescrire des devoirs qui ne relv5t que de l'am\r ni1 consquemm5t1 d'en punir la violation1 qu'elle ne peut1 en pr9cipe1 prononc] ou refus] le divorce1 p>ce1 qu'aux p\x seuls il app>ti5t de savoir1 s'il n'e/ pas utile p\r leur bonheur et leur progrs de se sp>] l'un de l'autre4 ,l',,auteur4 ,bi5 conclu1 ,madame2 mais si la ,socit n'a de droit ni sur le corps ni sur l'me des p\x1 en tant qu'p\x2 si elle ne peut1 sans abus de p\voir1 s'immisc] dans aucun de leurs rapports intimes1 elle a le droit et le devoir d'int]v5ir dans le ,m>iage au po9t de vue des intrts et au po9t de vue des enfants4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,en effet dans l'union des sexes1 il n'y a pas seulem5t association de deux p]sonnes libres et gales1 il y a encore association de capital et de travail2 puis1 des p\x1 provi5n5t des enfants1 l'ducation1 la pr(ession1 la subsi/ance desquels il faut p\rvoir4 ,l',,auteur4 ,or1 la protection gnrale des intrts et des jeunes gnrations incombe de droit la ,socit4 ,aux yeux de la loi1 les p\x ne doiv5t tre considrs que comme des associs1 s'obligeant employ] tel apport et leur travail telle ou telle *ose df9ie4 ,la ,socit n'enregi/re qu'un contrat d'intrt dont elle g>antit l'excution1 comme celle de t\t autre contrat1 et dont elle publie la rupture1 s'il y a lieu1 p> la volont des conjo9ts3 ,d'autre "p1 c'e/ une "q de vie et de mort p\r la ,socit que l'ducation des jeunes gnrations4 ,les enfants1 tant des tres libres en dveloppem5t et devant1 d'aprs la direction qu'ils auront reue1 nuire ou tre utiles leurs concitoy5s1 la ,socit a le droit de veill] sur eux1 d'assur] leur exi/5ce matrielle1 leur av5ir moral1 de fix] l'ge du ,m>iage1 de confi] les enfants1 en cas de sp>ation1 l'p\x le plus digne et1 s'ils sont indignes t\s deux1 de les leur enlev]4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,v\s allez peut-tre un peu lo91 ,madame2 d'une "p1 les enfants n'app>ti5n5t-ils pas leurs p>5ts8 ,de l'autre1 la socit ne peut-elle se tromp] sur les meilleurs pr9cipes leur donn]8 ,l',,auteur4 ,les enfants n'app>ti5n5t pas leurs p>5ts1 ,madame1 p>ce qu'ils ne sont pas des ,,*oses3 ,a ceux qui s'ob/9]ai5t croire qu'ils sont une proprit n\s dirions3 la ,socit a le droit d'expropri] p\r cause d'utilit publique4 ,ensuite le droit social sur les enfants se borne1 en fait de pr9cipes1 ceux de la ,morale3 ,la ,socit n'a pas de droit sur les croyances religieuses qui sont du doma9e du = intrieur4 ,un p\voir qui enlv]ait des enfants leurs p>5ts p>ce qu'ils n'ont pas telle foi religieuse1 f]ait du despotisme et mrit]ait l'excration univ]selle4 ,que v\s disiez3 la ,socit n'a pas le droit d'impos] un dogme aux enfants1 v\s s]ez dans le vrai2 mais je ne concevrais pas que v\s eussiez la p5se de lui int]dire le droit de leur enseign]1 mme contre la volont des p>5ts1 la sci5ce qui claire1 la morale qui purifie3 ,e/-ce que le devoir de la ,socit n'e/ pas de faire progress] ses membres1 et quelqu'un peut-il avoir le droit de t5ir une crature huma9e dans l'ignorance et le mal8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,v\s avez raison1 ,madame1 et je passe condamnation4 ,rev5ons au ,m>iage4 ,je vois avec plaisir que v\s v\s loignez de l'op9ion de plusieurs novateurs mod]nes qui ni5t la lgitimit de l'int]v5tion sociale dans l'union des sexes4 ,l',,auteur4 ,si cette union re/ait sans g>antie1 qui en s\ffrirait8 ,ce ne sont pas les hommes1 mais bi5 les femmes et les enfants4 ,p]sonne ne peut oblig] un homme demeur] avec une femme qu'il n'aime plus2 mais il faut qu'il soit contra9t remplir ses devoirs l'g>d des enfants ns de son union1 t5ir ses engagem5ts d'intrts3 en faisant tort sa compagne1 en *appant aux *>ges de la pat]nit1 il us]ait de sa lib]t p\r nuire autrui3 la socit a le droit de ne le pas s\ffrir4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,a9si1 ,madame1 v\s ne reconnaissez pas la ,socit le droit de li] les mes ni les corps2 mais celui d'tre g>ante du contrat de ,m>iage1 et de l'obligation des p\x env]s les enfants futurs2 de les =c]1 en cas de sp>ation1 remplir cette d]nire obligation8 ,l',,auteur4 ,oui1 ,madame2 a9si1 en cas de rupture1 la ,socit n'aurait qu' con/at] publiquem5t les *>ges des p\x1 le nombre des enfants1 le nom de celui des deux auquel la tutelle en e/ re/e1 soit de cons5tem5t mutuel1 soit d'autorit sociale4 ,en se bornant ce rle1 la socit f]ait plus p\r emp*] la sp>ation des p\x que t\t ce qu'elle a follem5t imag9 jusqu'ici4 ,les ex-conjo9ts s]ai5t libres de se rem>i]3 mais quelle femme v\drait s'unir un homme *>g de plusieurs enfants1 ou qui se s]ait mal comport avec sa premire compagne8 ,quel homme cons5tirait s'unir une femme qui se tr\v]ait dans le mme cas8 ,p5sez-v\s que la difficult qu'on pr\v]ait contract] un n\veau m>iage1 ne s]ait pas un fre9 l'incon/ance et aux mauvais procds qui conduis5t une rupture8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,je crois en effet que le m>iage1 tel que v\s le concevez1 aurait plus de *ances de dure que le ntre3 d'abord p>ce qu'il e/ dans notre nature de t5ir davantage ce qu'on peut p]dre4 ,je me suis dem& s\v5t p\rquoi beauc\p d'hommes demeur5t fidles leur matresse et ont env]s elle de bons procds1 t&is qu'ils en manqu5t l'g>d de leur femme et leur sont infidles2 je me suis dem& encore p\rquoi beauc\p de c\ples1 longtemps heureux lorsqu'ils tai5t librem5t unis1 sont malheureux1 s\v5t obligs de se sp>] lgalem5t1 lorsqu'ils ont f9i p> se m>i]1 et je n'ai pu voir d'autres raisons ces *oses que celles-ci3 n\s t5ons ce que n\s savons p\voir n\s *app]4 ,l'homme a plus d'g>ds p\r une femme qui n'e/ pas sa proprit lgale1 son infrieure1 que p\r celle a9si trans=me p> la loi4 ,cep5dant il faut l'av\]1 vos ides1 ,madame1 sembl]ont exc5triques4 ,l',,auteur4 ,et cep5dant elles ne sont qu'une application des lois franaises2 en effet nos lois n'tabliss5t-elles pas que les conv5tions ne peuv5t avoir p\r objet que des *oses1 non des p]sonnes8 ,que la ,socit ne reconnat pas les vux et n'en p\rsuit pas la violation8 ,or1 la loi du m>iage actuel aline les conjo9ts l'un l'autre2 la femme app>ti5t son m>i2 elle e/ en sa puissance4 ,qu'e/-ce qu'un tel contrat1 s9on la violation du pr9cipe qui dcl>e que t\te conv5tion ne peut avoir p\r objet les p]sonnes8 ,s]ait-il plus p]mis d'alin] sa p]sonne p> un contrat de ,m>iage que p> un contrat d'esclavage8 ,quelques-uns dis5t qu'il e/ p]mis de dispos] de sa lib]t comme on l'ent5d1 mme p\r y r5onc]4 ,en effet1 on peut le faire1 comme on peut se donn] la mort2 mais us] de sa lib]t p\r y r5onc] ou se tu]1 e/ beauc\p mo9s us] d'un droit que viol] les lois de la nature morale ou physique3 ce sont des actes de folie qu'on doit pla9dre1 mais qu'il n'e/ pas p]mis d'rig] en loi4 ,p\rquoi la ,socit ne reconnat-elle pas les vux et n'en p\rsuit-elle pas la violation1 si ce n'e/ p>ce qu'elle reconnat qu'il lui e/ int]dit1 elle1 de pntr] dans le = intrieur8 ,si ce n'e/ p>ce qu'elle n'admet pas qu'un individu puisse alin] son tre moral et intellectuel plus que son corps1 et se v\] l'immobilit lorsque son devoir e/1 au contraire1 de progress]8 ,je dem&e alors si cette mme ,socit n'e/ pas inconsqu5te d'exig] des p\x des vux p]ptuels1 d'exig] de la femme vu d'obissance1 vu tacite de livr] sa p]sonne aux dsirs de l'p\x8 ,e/-ce que la lib]t morale des p\x n'e/ pas aussi respectable que celle des religieuses1 des prtres1 des mo9es8 ,e/-ce qu'aux yeux de la nature et de la ,raison1 les individus m>is ont plus le droit d'alin] leur tre moral et intellectuel1 leur lib]t et leur p]sonne que les g5s en religion8 ,autre inconsqu5ce de la loi3 elle dcl>e le ,m>iage une ,socit2 l'acte de m>iage e/ donc un acte de ,socit3 ,or1 je le dem&e1 dans un seul acte de ce g5re1 e/-il enjo9t p> la loi l'un des associs1 d'obir1 de se s\mettre une m9orit p]ptuelle1 d'tre absorb8 ,je ne d\te pas que la loi ne dcl>t un tel acte nul entre associs libres2 p\rquoi donc lgitime-t-elle une telle mon/ruosit dans la ,socit des p\x8 ,re/e de b>b>ie1 ,madame1 si l'on veut bi5 y rfl*ir4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,j'espre que1 p> raison et p> ncessit1 l'on r=m]a la loi dans un temps plus ou mo9s pro*e3 mais ce qui ne s]a pas r=m1 ce sont les =mules du ,m>iage religieux qui prescriv5t aux p\x les mmes vux que le ,code1 et s\mett5t1 comme lui1 la femme l'homme4 ,l',,auteur4 ,eh6 ,que n\s importe1 ,madame1 puisque1 grce la lib]t1 le ,m>iage religieux n'e/ qu'une bndiction dont on peut se pass]4 ,celles dont le tempram5t e/ d'all] l'glise1 au ,temple1 la ,synagogue doiv5t avoir t\te lib]t de se faire bnir p> leurs prtres respectifs3 cela ne reg>de pas la ,socit4 ,ce qu'il faut1 c'e/ que si1 plus t>d1 leurs vux ne leur sembl5t pas valables1 l'autorit sociale ne les leur r5de pas obligatoires3 ,elles ont le droit d'tre absurdes1 mais la ,socit n'a pas le droit de leur impos] l'absurdit3 ,son devoir e/1 au contraire1 de les clair] et de les r5dre libres4 ,,ii ,,la ,,jeune ,,femme4 ,ceux qui ont subordonn la femme dans le ,m>iage1 s'appui5t sur ce que1 dis5t-ils1 il faut unit de direction dans la famille1 consquemm5t une autorit2 or videmm5t votre ?orie ru9e cette autorit4 ,l',,auteur4 ,qu'e/ ce que l'autorit8 ,dans la pratique1 elle se manife/e p> la fonction du g\v]nem5t4 ,autrefois elle reposait sur deux pr9cipes reconnus auj\rd'hui radicalem5t faux3 le ,droit div9 et l',9galit4 ,elle tait un ,droit p\r ceux qui l'ex]ai5t1 qu'ils s'appelass5t rois1 ari/ocrates1 prtres1 hommes3 alors le ,peuple1 l'glise1 la ,femme avai5t le ,devoir d'obir aux lus de ,dieu1 leurs suprieurs p> la grce du droit octroy d'en haut4 ,mais1 dans l'op9ion mod]ne1 l'autorit n'e/ plus qu'une fonction dlgue p> les intresss p\r excut] leur volont4 ,n\s n'avons pas exam9] ici si cette conception mod]ne s'e/ inc>ne dans les faits2 si le pr9cipe anci5 n'e/ pas en lutte contre le pr9cipe n\veau2 si les dpositaires de l'autorit politique et familiale n'ont pas de folles prt5tions de droit div92 n\s avons seulem5t con/at] ce qu'e/ dev5ue la notion de l'autorit dans la p5se et le s5tim5t actuels4 ,que s]ait l'autorit dans le ,m>iage1 d'aprs l'op9ion mod]ne1 s9on la dlgation faite p> l'un des p\x l'autre1 du g\v]nem5t des affaires et de la famille1 s9on une dlgation de fonction1 non plus un droit8 ,et si l'homme et la femme sont1 en pr9cipe1 socialem5t gaux1 si les aptitudes1 raison d'tre de t\te fonction1 ne dp5d5t pas du sexe1 de quel droit la ,socit int]vi5drait-elle p\r donn] l'autorit soit l'homme soit la femme8 ,s'il y a beso9 d'une autorit dans le mnage1 e/-ce que les p\x ne sauront pas bi5 en *>g] celui des deux qui saura le mieux et le plus utilem5t l'ex]c]8 ,mais1 entre conjo9ts1 y a-t-il vraim5t place p\r l'autorit8 ,non3 il n'y a place que p\r la division du travail1 la bonne ent5te sur des intrts communs4 ,se consult]1 se mettre d'accord1 se p>tag] la t*e1 re/] matre *acun dans son dp>tem5t3 voil ce qu'ont faire et ce que font gnralem5t les p\x4 ,la loi e/ si peu dans nos murs1 que voici ce qui se passe auj\rd'hui3 beauc\p de dames ri*es traduis5t a9si deux articles du ,code3 le m>i obira sa femme1 et la suivra p>t\t o elle jug]a conv5able d'all] rsid] ou se prom5]4 ,et les m>is obiss5t1 p>ce qu'on doit mnag] une femme bi5 dote2 p>ce que ce s]ait un sc&ale que de contr>i] sa femme2 p>ce qu'on a beso9 d'elle1 ne p\vant1 sans se d%onor]1 entret5ir une matresse4 ,les m>is des gr&s c5tres de population *app5t l'obissance p> l'am\r hors du m>iage2 ils ne comm&5t pas2 ,madame e/ libre4 ,p>mi les travailleurs de la b\rgeoisie et du peuple1 il e/ admis dans la pratique que p]sonne ne comm&e1 et qu'un m>i ne doit ri5 faire sans consult] sa femme et avoir son cons5tem5t4 ,dans t\s les rangs1 si quelque m>i e/ assez naf p\r pr5dre au srieux son prt5du droit1 il e/ cit comme un m*ant homme1 un despote intolrable que sa femme peut har et tromp] en sret de consci5ce2 et ce qu'il y a de curieux1 c'e/ que les sp>ations lgales n'ont1 la plup>t1 au fond d'autre motif que l'ex]cice des droits et prrogatives concds p> la loi ,messieurs les m>is4 ,je v\s le dem&e ma9t5ant1 ,madame1 quoi bon ma9t5ir contre la raison et les murs1 une autorit qui n'exi/e pas1 ou qui passe l'p\x condamn la subir8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,sur ce po9t1 je suis t\t fait de votre avis2 pas une femme de la n\velle gnration ne pr5d au srieux les droits du m>i4 ,mais votre ?orie n'attaque pas que son autorit2 elle attaque aussi l'indissolubilit du ,m>iage qui1 dit-on1 e/ ncessaire la dignit de ce li52 au bonheur1 l'av5ir des enfants1 la moralit de la famille4 ,l',,auteur4 ,je prt5ds1 au contraire1 que ma ?orie assure1 autant qu'il e/ huma9em5t possible1 la p]ptuit et la puret du ,m>iage4 ,auj\rd'hui1 qu& ce li5 e/ s]r1 les p\x1 ne craignant plus de se p]dre1 tr\v5t1 dans cette abs5ce de cra9te1 le g]me d'un refroidissem5t rciproque2 ils peuv5t se qu]ell]1 manqu] de procds1 s'tre infidles2 il y aura sc&ale1 sp>ation lgale peut-tre2 mais ils sont rivs l'un l'autre3 ils ne peuv5t se dev5ir trang]s4 ,mettez en p]spective de ce tableau celui d'un mnage o le li5 e/ dissoluble3 t\t *ange2 l'p\x despote et brutal rprime ses mauvais p5*ants1 p>ce qu'il sait que sa compagne1 qu'il aime aprs t\t1 le quitt]ait1 port]ait un autre les so9s dont il e/ combl1 et qu'une femme honorable ne v\drait pas la remplac]4 ,le m>i1 dispos tre infidle1 re/e dans le devoir1 p>ce que son ab&on1 ses outrages loign]ai5t sa femme1 nuirai5t sa rputation et l'emp*]ai5t de =m] un li5 honorable4 ,l'homme blas n'p\s]ait plus la dot d'une jeune fille1 p>ce qu'il saurait que1 promptem5t dsillusionne1 au lieu de rec\rir l'adultre1 la jeune femme romprait une union mal assortie4 ,la femme qui se prvaut de sa dot1 de la ncessit o e/ son m>i de lui tre fidle p\r le tyrannis]1 cra9drait un divorce qui attir]ait sur elle le blme et la jett]ait dans l'isolem5t4 ,une femme ac>itre n'os]ait plus faire s\ffrir son m>i1 une coquette le tromp] ou le dsol]2 qui les p\s]ait aprs une rupture8 ,ne voyez-v\s pas les m>iages libres plus heureux et plus durables que les autres8 ,n'tes-v\s pas conv5ue v\s-mme qu'il suffit s\v5t1 p\r que les conjo9ts se sp>5t1 qu'ils ai5t t lgalem5t m>is8 ,j'ai connu p\r mon compte une union libre1 trs heureuse p5dant v+t-deux ans1 qui se rompit au b\t de trois ans de m>iage lgal p> la sp>ation2 j'en ai connu d'autres de mo9s longue dure que la lgalit a contribu diss\dre au lieu de les t]nis]4 ,on ne saurait croire combi5 d'p\x1 en #ahdh1 r5trr5t dans une meilleure voie lorsqu'ils craignir5t que la loi du ,divorce ne ft vote4 ,si le ,divorce1 simple expdi5t1 peut produire de bons rsultats1 que ne devrait-on pas att5dre d'une loi rationnelle6 ,il n'y a qu' rfl*ir p\r compr5dre que la dissolubilit volontaire1 sans int]v5tion sociale1 r5drait les unions mieux assorties1 c> l'on aurait intrt1 p\r sa propre rputation1 de ne se pr5dre qu'avec la conviction morale de p\voir se g>d]2 alors seulem5t il n'y aurait plus d'excuse l'infidlit2 la loyaut entr]ait dans les rapports des p\x4 ,la loi de la p]ptuit a t\t fauss1 t\t corrompu3 du ct de la femme1 elle favorise1 elle ncessite la ruse2 du ct de l'homme1 elle favorise la brutalit1 le despotisme2 elle provoque des deux cts l'adultre1 l'empoisonnem5t1 l'assass9at et conduit ces sp>ations dont *aque j\r augm5te le nombre1 qui1 en donnant un dm5ti la ncessit de l'indissolubilit du ,m>iage1 jett5t les conjo9ts dans une situation d\l\reuse1 prilleuse1 et tran5t leur suite une f\le de dsordres4 ,en effet1 si les p\x sont sp>s jeunes1 le concub9age e/ leur refuge4 ,l'homme1 dans cette fausse position1 tr\ve beauc\p de g5s qui l'excus5t2 mais la femme e/ oblige de se ca*]1 de trembl] la p5se d'une grossesse et444 de la faire disp>atre4 ,la sp>ation lgale conduit les p\x non seulem5t au concub9age1 la ha9e rciproque mais provoque la naissance d'une f\le d'enfants dont l'av5ir e/ compromis1 p]du p> le fait de leur illgitimit4 ,que les p\x1 selon leur droit1 soi5t libres et t\t r5tr]a dans l'ordre1 p>ce que t\t se f]a dans la lumire et la vrit4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,mais l'av5ir des enfants1 ,madame8 ,l',,auteur4 ,la moralit des enfants e/ plus assure s\s le rgime de la lib]t que s\s celui de l'indissolubilit1 c> ils n'assi/]ai5t pas longtemps ces cruels dmls1 ces dsordres qui1 auj\rd'hui1 les r5d5t dissimuls1 vicieux1 leur font pr5dre en mpris ou en ha9e l'un de leurs auteurs1 quelquefois t\s les deux qu& ils ne les pr5n5t pas p\r modles3 si la vie commune devi5t impossible aux p>5ts1 ce qui s]a plus r>e s\s la loi de lib]t1 les enfants ne s]ont pas s\mis la puissance de g5s qui viol5t les lois de la morale reue3 ils v]ront peut-tre ces p>5ts contract] un n\veau li51 comme auj\rd'hui1 mais ce li5 s]a honor de t\s4 ,de ces unions p\rront natre des enfants comme auj\rd'hui2 mais ces enfants1 au lieu d'tre jets l'hospice1 p>tag]ont avec les premi]s la t5dresse et l'hritage de leur pre ou de leur mre4 ,les enfants1 dits lgitimes1 p]dront en =tune1 c'e/ vrai2 mais ils gagn]ont en bons exemples2 beauc\p d'enfants qui sont auj\rd'hui dans la catgorie des illgitimes1 pass]ont dans la premire et ne s]ont plus condamns p> l'ab&on m\rir jeunes1 ou bi5 cr\pir dans l'ignorance1 le vice1 la misre2 se voir imprim] au front1 comme leur faute propre1 la faute de leurs p>5ts1 p> une f\le d'imbciles et de g5s sans cur qui n'ont eux-mmes de g>antie de ce qu'ils nomm5t leur lgitimit1 que la prsomption que leur accorde la loi4 ,,iii ,,la ,,jeune ,,femme4 ,de longtemps encore1 peut-tre1 la ,raison collective ne compr5dra comme v\s la lib]t dans l'union des sexes1 et l'on se croira le droit1 non seulem5t de li] les intrts1 mais l'me et le corps des p\x4 ,l',,auteur4 ,autant qu'il peut n\s tre p]mis de prvoir1 la ,socit1 p\r ralis] notre conception1 doit f\rnir pralablem5t deux tapes3 elle doit dcrt] d'abord le divorce motiv2 plus t>d1 elle dcrt]a le divorce prononc huis-clos1 sur la dem&e des p\x ou de l'un d'eux4 ,n\s ne n\s occup]ons pas de cette d]nire =me de rupture du li5 conjugal1 mais de celle qui e/ le plus prs de n\s3 le divorce motiv4 ,p\r v\s1 jeune femme1 quelles s]ai5t les raisons valables d'une dem&e en divorce8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,d'abord celles qui1 auj\rd'hui1 donn5t lieu la sp>ation de corps et de bi5s3 adultre de la femme1 svices1 injures graves1 condamnation d'un p\x une pe9e afflictive on infamante1 mauvaise grance du m>i quant aux bi5s2 de plus l'infidlit du m>i1 qualifie adultre1 l'incompatibilit d'humeur1 des vices notables1 tels que l'ivrogn]ie1 la passion du jeu1 etc4 ,l',,auteur4 ,trs bi52 ces motifs suffis5t4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,p5dant l'in/ance en ,divorce1 la femme devrait tre aussi libre que l'homme4 ,l'enfant qui natrait d'elle1 aprs plus de dix mois de sp>ation1 s]ait rput naturel1 lors mme que le divorce ne s]ait pas prononc2 il port]ait son nom et hrit]ait d'elle comme un de ses enfants lgitimes4 ,l',,auteur4 ,qui adm9i/r]a les enfants et les bi5s p5dant l'in/ance8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,le tribunal doit dcid] qui adm9i/r]a les enfants d'aprs les motifs de la dem&e en ,divorce et le tmoignage de p>5ts1 amis et vois9s4 ,l',,auteur4 ,mais si les p\x ne dem&5t divorc] que p\r incompatibilit d'humeur et sont t\s deux honorables8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,ils s]ont invits s'ent5dre p\r se p>tag] les enfants1 ou les confi] l'un d'eux1 ou donn] les filles et les g>ons t\t jeunes la mre1 laissant au pre les g>ons au dessus de qu9ze ans4 ,le tribunal1 en outre1 nomm]ait dans la famille mat]nelle une subroge tutrice p\r les enfants laisss au pre2 et dans la famille pat]nelle1 un subrog tuteur p\r les enfants demeurs la mre4 ,cette subroge tutelle1 t\te morale1 ne cess]ait qu' la majorit des enfants4 ,l',,auteur4 ,et dans le cas o les p>5ts s]ai5t galem5t indignes8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,dans ce cas r>e1 le prsid5t1 au nom de la ,socit1 leur enlv]ait l'adm9i/ration des enfants et les confi]ait la tutelle de l'un des membres d'une famille1 mettant la subroge tutelle dans l'autre4 ,l',,auteur4 ,trs bi52 je vois avec plaisir que v\s v\s tes gurie de cette fausse croyance que les enfants app>ti5n5t aux p>5ts1 et que v\s compr5ez la haute fonction de la ,socit comme protectrice des m9eurs4 ,p5dant le procs en divorce1 qui aura l'adm9i/ration des bi5s8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,si le contrat e/ fait s\s le rgime de la sp>ation de bi5s1 et p\r les p>aph]naux1 il n'y a pas lieu pos] la "q3 *acun adm9i/re ses propres4 ,mais je s]ais assez emb>rasse de v\s rpondre p\r le cas de communaut1 p\r le cas o les fonds sont engags dans un ngoce commun1 adm9i/rs p> un seul des p\x4 ,la loi d'auj\rd'hui ne me semble pas sauveg>d] suffisamm5t les les intrts de la femme dans les cas de sp>ation4 ,l',,auteur4 ,sans n\s emb>rass] dans une f\le de cas p>ticuli]s qui se modifi5t ou se contr$is5t1 tablissons que dans les cas de communaut1 l'adm9i/ration des bi5s s]a enleve l'p\x si la dem&e en divorce e/ fonde sur sa mauvaise grance1 ses habitudes dissipatrices ou sur sa condamnation une pe9e afflictive et infamante2 que1 dans t\t autre cas1 il s]a fait inv5taire des bi5s et de l'tat des affaires1 et qu'un subrog tuteur de la famille de l'p\x v9c de l'adm9i/ration s]a nomm p\r surveill] la grance de l'p\x nomm adm9i/rateur qui s]a t5u de pay] l'autre une p5sion alim5taire jusqu' ce que le ,divorce soit prononc4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,et s'il n'y a aucune =tune1 ,madame8 ,l',,auteur4 ,jusqu' ce que les p\x soi5t trang]s1 ils se doiv5t assi/ance3 le tribunal p\rra donc =c] l'p\x qui gagne le plus v5ir en aide celui qui gagne le mo9s4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,combi5 de temps devrait s'c\l] entre la dposition de la dem&e et l'arrt de divorce8 ,l',,auteur4 ,une anne1 af9 que les p\x ai5t le temps de rfl*ir4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,le divorce e/ prononc1 *acun des ex-conjo9ts e/ r5tr dans sa lib]t1 leur p]mettrons-n\s de se m>i] d'autres8 ,l',,auteur4 ,mais assurm5t1 ,madame2 que signifi]ait sans cela notre critique de la sp>ation8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,quoi6 l'p\x adultre1 brutal1 celui qui aurait fait s\ffrir son conjo9t1 qui aurait eu t\s les torts1 j\irait comme l'autre du privilge de p\voir se rem>i]8 ,j'av\e que cela me *oque4 ,l',,auteur4 ,p>ce que v\s n'tes pas suffisamm5t imbue des doctr9es de lib]t et du s5tim5t du ,droit3 le ,m>iage e/ de droit naturel p\r t\t adulte2 la socit n'a donc pas le droit de l'int]dire ou d'en faire un privilge2 d'autre "p1 dans t\t divorce1 des deux cts1 il y a des torts ou insuffisance de l'un p> rapport l'autre2 celui ou celle qui commet adultre1 s]a peut-tre un modle de fidlit avec un conjo9t qui rpondra mieux son tempram5t et son humeur2 celui qui a t brutal1 viol5t1 s]a peut-tre t\t autre avec une femme ayant un c>actre diffr5t2 enf91 rptons-le1 int]dire le m>iage1 c'e/ v\loir le lib]t9age1 et la socit n'a pas d'intrt se p]v]tir4 ,donc les deux ex-conjo9ts ont le droit de se m>i]2 mais la loi doit veill] ce que t\s soi5t av]tis des *>ges qui ps5t sur eux p> suite de leur premi] m>iage1 et sa*5t qu'ils sont divorcs4 ,en consqu5ce1 la ,socit a le droit de publi] l'acte de divorce1 et d'exig] que les divorcs p\rvoi5t aux beso9s de leurs enfants m9eurs et que l'acte de divorce1 jo9t celui qui con/ate cette obligation1 accompagne la publication des bans d'un n\veau m>iage3 en cela1 po9t d'inju/ice ni d'abus de p\voir3 c> *acun subira la consqu5ce des actions qu'il a faites en p>faite lib]t4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,et l'on ne fix]ait pas le nombre de fois qu'un divorc p\rrait se m>i]8 ,l',,auteur4 ,p\rquoi faire8 fixez-v\s le nombre de fois que peut se m>i] un veuf et une veuve8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,mais un lib]t91 un m*ant homme p\rrait se m>i] dix fois et r5dre a9si dix femmes malheureuses444 ,l',,auteur4 ,que dites-v\s l1 ,madame6 ,v\s croyez srieusem5t qu'il y aura une femme assez ins5se p\r p\s] un homme neuf fois divorc1 un homme oblig d'accompagn] la publication de ses bans de neuf actes de divorce1 de neuf jugem5ts qui le condamn5t pay] tant de p5sion p\r sept1 huit et plus d'enfants6 ,v\s croyez srieusem5t qu'une femme cons5te dev5ir la compagne d'un homme semblable6 ,cet homme p\rrait bi5 se m>i] deux fois1 mais trois1 p5sez-v\s que ce soit possible8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,v\s avez raison1 et1 en rfl*issant1 les mesures que v\s indiquez p>atront peut-tre svres4 ,l',,auteur4 ,je le sais2 mais notre b n'e/ pas de favoris] le divorce ni les unions subsqu5tes2 c'e/1 t\t au contraire1 d'emp*]1 autant que possible1 l'un p> la difficult de =m] les autres4 ,or1 p\r cela1 il n'e/ pas beso9 de gn] la lib]t individuelle1 mais de la r5dre responsable de ses actes1 et de la riv] tellem5t la *ane qu'elle-mme s'e/ =ge1 qu'elle ne puisse ni la rejet]1 ni la faire port] d'autres sans qu'ils n'en soi5t dm5t av]tis et qu'ils n'y cons5t5t4 ,,iv ,,la ,,jeune ,,femme4 ,la socit devrait-elle p]mettre les unions disproportionnes s\s le rapport de l'ge8 ,n'e/-ce pas expos] une femme l'adultre1 que de lui faire p\s] dix-sept ou dix-huit ans un homme de tr5te1 qu>ante et mme c9quante ans8 ,quels rapports de s5tim5ts et de manire de voir peuv5t exi/] alors entre les p\x8 ,la femme voit en son m>i une sorte de pre qu'elle ne peut cep5dant aim] ni respect] comme un pre1 et elle re/e t\te sa vie m9eure4 ,l',,auteur4 ,ces unions sont trs f*euses p\r la femme et p\r la gnration1 et elles s]ai5t p\r la plup>t vites1 si la loi fixait l'ge du m>iage p\r les deux sexes v+t-quatre ou v+t-c9q ans4 ,a dix-sept ans1 n\s n\s m>ions p\r tre appeles ,madame1 p\r port] une robe magnifique et une c\ronne de fleurs d'orang]2 c]tes n\s ne le f]ions pas v+t-c9q4 ,si la fleur n'e/ appele =m] son fruit que qu& elle e/ p>faite1 il doit en tre de mme de l'homme et de la femme3 or1 dans nos climats1 l'organisation de l'un et de l'autre n'e/ complte qu' l'ge de v+t-quatre ou v+t-c9q ans4 ,la femme donne plus et fatigue plus dans la gr&e uvre de la reproduction2 la mettre dans le cas d'tre prmaturm5t mre1 e/ donc l'expos] de plus gr&s maux4 ,d'abord on la =ce p>tag] entre elle et son fruit les lm5ts qui sont ncessaires sa propre nutrition1 ce qui affaiblit elle et l'enfant4 ,on arrte son dveloppem5t1 on altre sa con/itution1 on la prdispose aux affections utr9es1 et on l'expose dev5ir valtud9aire l'ge o elle devrait j\ir d'une sant vig\reuse4 ,l'affaiblissem5t physique entrane celui du c>actre3 la femme devi5t n]veuse1 irritable1 s\v5t fantasque2 elle n'a pu n\rrir ses enfants2 elle ne s]a pas capable de les lev]2 elle en f]a des p\pes1 et favoris]a le dveloppem5t des dfauts qui1 plus t>d1 dev5ant des vices1 dsol]ont la famille et la socit4 ,cette femme1 mre avant l'ge1 non seulem5t ne s]a pas la compagne srieuse1 la conseillre de son m>i qui1 tant beauc\p plus g qu'elle1 s'en amus]a comme d'une petite fille1 mais t\te sa vie elle s]a sa pupille et rus]a p\r faire sa propre volont4 ,a9si affaiblir la femme s\s t\s les rapports1 abrg] sa vie1 la mettre en tutelle1 prp>] des gnrations tioles et mal leves1 tels sont les rsultats les plus clairs du m>iage prcoce des femmes4 ,il suffirait1 p\r t5ir les femmes dans un s]vage volontaire et p\r organis] le h>em p>mi n\s1 de pr(it] de la p]mission de la loi qui autorise leur m>iage qu9ze ans4 ,p\r qu'une femme ne soit pas esclave1 puisse tre mre sans dommage p\r sa sant1 et au pr(it de la bonne organisation des enfants2 p\r qu'elle soit une p\se digne et srieuse1 prte remplir t\s ses devoirs1 je le rpte1 il ne faut pas la m>i] avant v+t-quatre ou v+t-c9q ans2 il ne faut pas lui faire p\s] un homme plus g qu'elle4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,mais on prt5d que le m>i doit avoir dix ans de plus que la femme1 p>ce que celle-ci vieillit plus vite3 qu'il e/ ncessaire qu'il ait l'expri5ce de la vie p\r apprci] sa femme et la r5dre heureuse4 ,l',,auteur4 ,erreurs et prjugs que t\t cela1 ,madame4 ,la femme ne vieillit plus que l'homme que p> le m>iage et la mat]nit prmaturs3 un homme et une femme bi5 cons]vs ne sont pas plus vieux l'un que l'autre au mme ge4 ,seulem5t la femme cons5t vieillir1 l'homme y cons5t beauc\p mo9s1 puisqu'il ne r\git pas1 lorsqu'il a les *eveux gris1 d'p\s] une jeune fille et d'affi*] la ridicule prt5tion d'en tre aim d'am\r4 ,il faut d%abitu] les hommes de se croire p]ptuellem5t dans le bel ge de plaire2 de s'imag9] qu'ils sont t\t aussi agrables nos yeux qu& ils sont vieux ou laids que s'ils tai5t des ,adonis4 ,il faut leur r$ire sans cesse que ce qui e/ malsant p\r n\s l'e/ p\r eux2 et qu'une vieille femme ne s]ait pas plus ridicule de re*]*] l'am\r d'un jeune homme1 qu'un vieill>d de prt5dre celui d'une jeune femme4 ,le m>i et la femme doiv5t tre peu prs du mme ge2 d'abord p\r se trait] plus facilem5t en gaux1 puis p>ce qu'il y a plus d'h>monie dans la manire de s5tir et de voir et dans le tempram5t1 t\tes *oses trs ncessaires l'organisation des enfants4 ,il le faut encore1 p\r que la femme ne soit pas t5te d'infidlit3 v\s savez que de dsordres naiss5t des unions disproportionnes s\s le rapport de l'ge4 ,il faut1 dit-on1 que l'homme ait vcu2 c'e/ l'op9ion des g5s qui p]mett5t leurs fils de jet] la g\rme du cur2 qui croi5t que l'homme peut se vautr] dans la fange des mauvais lieux et qu'il y a deux morales4 ,or1 ,madame1 n\s ne sommes pas de ces g5s-l4 ,v\s ne donn]ez pas votre fille un homme qui ait vcu1 p>ce qu'il s]ait blas1 la p]v]tirait ou l'expos]ait1 p> la dsillusion1 *]*] dans un autre ce que ne lui donne pas son m>i4 ,ce que n\s avons dit p\r votre fille1 n\s le dirons p\r votre fils3 il ne faut pas qu'il p\se une femme plus jeune que lui2 c> v\s ne devez pas plus v\loir une situation dsavantageuse p\r votre belle-fille que p\r votre fille3 t\tes deux v\s sont *res et respectables devant la solid>it du sexe4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,j'lv]ai mon fils1 ,madame1 de manire ce qu'il compr5ne que la =mule du m>iage prescrite p> le ,code n'e/ qu'un re/e de b>b>ie2 que sa femme ne doit obissance qu'au ,devoir2 qu'elle e/ un tre libre1 son gale2 qu'il n'a de droits sur sa p]sonne que ceux qu'elle-mme lui accorde4 ,je lui dirai que l'am\r e/ une plante dlicate qu'on doit cultiv] p\r qu'elle ne meure pas2 que le sans-gne et la malpropret la fltriss5t2 qu'il doit donc soign] sa p]sonne1 tant m>i1 comme il le faisait p\r tre agrable aux yeux de sa fiance4 ,je lui dirai3 ne dem&e ri5 qu' l'am\r de ta femme2 rappelle-toi que plus d'un m>i a excit la rpulsion p> la brutalit d'une premire nuit de noces4 ,le m>iage1 mon fils1 e/ une *ose grave et sa9te3 la puret en e/ le plus bel ornem5t2 sa*e que beauc\p d'hommes ont d l'adultre de leur femme aux tri/es so9s qu'ils ont pris de dprav] leur imag9ation4 ,bi5 lo9 d'us] de ton influ5ce sur celle qui s]a la moiti de toi-mme1 p\r la r5dre docile tes volonts1 p\r en faire ton *o1 dveloppe en elle la ,raison1 le c>actre3 en l'levant1 tu t'amlior]as et te prp>]as un conseil et un s\ti54 ,je t'ai m>i s\s le rgime de la sp>ation de bi5s af9 que ta femme soit arme contre toi1 si tu manques tes pr9cipes2 et si jamais tu me donnes la d\leur d'y manqu]1 ta femme devi5dra d\blem5t ma fille2 je s]ai sa compagne1 sa consolatrice1 et je te f]m]ai mes bras et ma maison4 ,l',,auteur4 ,trs bi51 ,madame1 et v\s f]ez bi5 d'aj\t]3 intresse ta femme ton travail2 fais qu'elle veuille t\j\rs tre occupe1 p>ce que le travail e/ le cons]vateur de la *a/et4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,a ma fille1 je dirai3 l'ordre social dans lequel n\s vivons exige1 mon enfant1 que tu adm9i/res ta maison2 c'e/ une fonction dont notre sexe ne s]a relev que dans un ordre de *oses encore lo9 de n\s4 ,n'oublie pas que la prosprit de la famille dp5d de l'esprit d'ordre et d'conomie de la femme4 ,ce que ta =tune ou ton travail spcial te disp5s5t de faire1 rgle-le et surveille-le4 ,auj\rd'hui1 le luxe de la toilette et de l'ameublem5t dpasse t\tes les bornes4 ,le luxe en soi n'e/ pas un mal1 mais1 actuellem5t1 il e/ un gr& mal relatif1 p>ce qu'on n'a pas encore rsolu le problme d'augm5t]1 de v>i] les produits1 sans augm5t] en mme temps la misre et l'abrutissem5t des travailleurs4 ,sois donc simple3 cela n'exclut pas l'lgance1 mais seulem5t ces monceaux de soie1 de d5telles qui tran5t dans la p\ssire du macadam2 mais ces diamants1 ces pi]res prcieuses qui font la =tune de quelques-uns aux dp5s de la moralit de beauc\p d'autres1 et qui ne sont que des capitaux enf\is1 dont la mobilisation f]ait gr& bi54 ,ne te laisse pas pr5dre ce sophisme3 il faut que les honntes femmes se p>5t p\r emp*] les hommes de pass] leur temps avec les filles de joie4 ,ne s]ais-tu pas honteuse de lutt] de toilette avec des femmes que tu n'e/imes pas2 et l'homme qui s]ait ret5u p> de semblables moy5s1 en vaudrait-il la pe9e8 ,je t'ai in/ruite de ta situation lgale comme p\se1 mre1 et propritaire2 je te m>ie s\s le rgime de la sp>ation de bi5s p\r p>gn] ton m>i la t5tation de se considr] comme ton matre2 p\r qu'il soit oblig de pr5dre ton avis1 et de voir en toi son associe4 ,malgr ces prcautions1 tu s]as m9eure1 puisque la loi le veut a9si4 ,mais notre loi n'e/ pas la ,raison3 n'oublie jamais que tu es une crature huma9e1 c'e/ dire un tre d\1 comme ton m>i1 d'intellig5ce1 de s5tim5ts1 de libre arbitre1 de volont2 que tu ne dois de s\mission qu' la ,raison et ta consci5ce2 que s'il e/ de ton devoir de faire des sacrifices la paix dans les petites *oses1 et de tolr] les dfauts de ton m>i1 comme il doit tolr] les ti5s1 il n'e/ pas mo9s de ton devoir de rsi/] rsolum5t un brutal3 je le veux6 ,tu s]as mre1 je l'espre2 n\rris toi-mme tes enfants2 lve-les dans les pr9cipes de ,droit et de ,devoir que j'ai dposs dans ton intellig5ce et dans ton cur1 af9 d'en faire1 non seulem5t des femmes et des hommes ju/es1 bons1 *a/es1 mais des ouvri]s de la gr&e uvre du ,progrs4 ,tu connais la gr&e ,de/9e de notre espce2 tu connais tes ,droits et tes ,devoirs3 je n'ai donc pas te rpt] que la femme n'e/ pas plus faite p\r l'homme que celui-ci p\r celle-l2 qu'en consqu5ce1 la femme ne peut1 sans manqu] son devoir1 se p]dre et s'absorb] dans l'homme3 c> elle doit aim] avec lui ses enfants1 la patrie1 l'humanit2 elle doit plus ses enfants qu' lui-mme2 et1 entre l'gsme de la famille et les s5tim5ts gnraux d'un ordre plus lev1 la femme ne doit pas plus hsit] que l'homme sacrifi] les premi]s la ,ju/ice4 ,l',,auteur4 ,on dira1 ,madame1 que v\s enseignez bi5 virilem5t votre fille4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,puisque de nos j\rs les hommes j\5t de la m&ol9e1 ne faut-il pas que les femmes p>l5t srieusem5t8 ,puisque des hommes1 au nom de leur naf gsme1 prt5d5t confisqu] la femme leur pr(it1 lui vant5t les *>mes du gynce1 supprim5t ses droits et lui pr*5t les d\ceurs de l'absorption1 ne faut-il pas que les femmes ragiss5t contre ces doctr9es soporifiques1 et rappell5t leurs filles au s5tim5t de la dignit et de la p]sonnalit8 ,l',,auteur4 ,je v\s appr\ve de t\t mon cur3 ,ma9t5ant que n\s sommes d'accord peu prs sur t\s les po9ts1 n\s n'avons plus qu' n\s rsum] et donn] l'bau*e des pr9cipales r=mes ncessaires opr] p\r que la femme soit place dans une situation plus con=me au ,droit et la ,ju/ice4 ,blank ,page ,,*apitre ,,iv4 ,r,,sum1 ,r,,=mes ,,propos,,es4 ,i ,l',,auteur4 ,l'id5tit de ,droit tant fonde sur l'id5tit d'espce1 et la femme tant de la mme espce que l'homme1 que doit-elle tre devant la dignit civile1 dans l'emploi de son activit et le ,m>iage8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,l'gale de l'homme4 ,l',,auteur4 ,comm5t s]a-t-elle l'gale de l'homme en dignit civile8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,lorsqu'elle s]a membre du conseil de famille1 aura place au jury et prs de t\t fonctionnaire civil2 s]a membre des conseils de ,prud'hommes1 des tribunaux de comm]ce2 lorsqu'elle s]a tmo9 dans t\s les cas o e/ requis le tmoignage de l'homme4 ,l',,auteur4 ,p\rquoi le tmoignage de la femme doit-il tre admis dans t\s les cas o e/ requis celui de l'homme8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,p>ce que la femme e/ aussi croyable que l'homme2 qu'elle e/1 comme lui1 une p]sonne civile4 ,l',,auteur4 ,p\rquoi doit-elle tre membre1 comme l'homme1 du conseil de famille8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,p>ce qu'une tante1 une p>5te1 une amie ont autant d'intrt aux *oses qui s'y pass5t qu'un oncle1 un p>5t1 un ami2 ,p>ce que la famille e/ compose de deux sexes et non d'un4 ,l',,auteur4 ,p\rquoi la femme doit-elle avoir sa place au jury8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,p>ce que le ,code la dcl>ant l'gale de l'homme devant la culpabilit1 le dlit1 le crime et la punition1 elle e/1 p> ce fait1 dcl>e compr5dre comme l'homme le mal en autrui2 ,p>ce que le jury tant une g>antie p\r le c\pable1 la c\pable doit en avoir une semblable2 ,p>ce que1 si le crim9el e/ mieux compris p> les hommes1 la crim9elle le s]a mieux p> les femmes2 ,p>ce que la ,socit t\t entire tant (f5se p> le crime1 il faut que cette ,socit1 compose de deux sexes1 soit reprs5te p> les deux p\r le jug] et le condamn]4 ,p>ce qu'enf91 p\r ce qui ti5t l'apprciation du s5s moral1 l'lm5t fm99 e/ d'autant plus ncessaire que les hommes prt5d5t que notre sexe1 en gnral1 e/ plus moral et plus misricordieux que le leur4 ,l',,auteur4 ,p\rquoi la femme doit-elle avoir sa place auprs des fonctionnaires civils8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,p>ce que la ,socit1 reprs5te p> ces fonctionnaires1 e/ compose des deux sexes2 ,p>ce que1 dans plusieurs fonctions civiles1 mme auj\rd'hui1 il y a un dp>tem5t plus spcial la femme2 ,p>ce que1 dans l'acte de clbration du ,m>iage1 p> exemple1 si la femme n'app>at pas comme magi/rat1 non seulem5t la ,socit n'e/ pas suffisamm5t reprs5te1 mais l'p\se peut se considr] comme livre au p\voir d'un homme p> t\s les hommes du pays4 ,l',,auteur4 ,p\rquoi la femme doit-elle avoir sa place dans les conseils de ,prud'hommes et les tribunaux de comm]ce8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,p>ce qu'elle e/ de moiti dans la production indu/rielle2 ,p>ce qu'elle e/ de moiti dans le comm]ce2 ,p>ce qu'elle s'ent5d aussi bi5 que l'homme1 si ce n'e/ mieux1 aux transactions et aux contrats2 ,p>ce que1 dans t\te "q d'intrt1 elle doit se reprs5t] elle-mme4 ,l',,auteur4 ,comm5t la femme s]a-t-elle l'gale de l'homme dans l'emploi de son activit et de ses autres facults8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,lorsqu'il y aura p\r elle des collges1 des acadmies1 des coles spciales et que t\tes les c>rires lui s]ont accessibles4 ,l',,auteur4 ,p\rquoi les femmes doiv5t-elles recevoir la mme ducation nationale que les hommes8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,p>ce qu'elles ex]c5t une imm5se influ5ce sur les ides1 les s5tim5ts et la conduite des hommes1 et qu'il e/ de l'intrt social que cette influ5ce soit salutaire2 ,p>ce qu'il e/ de l'intrt de t\s d'agr&ir les vues et d'lev] les s5tim5ts des femmes p\r qu'elles se s]v5t de leur asc5dant naturel au pr(it du ,progrs1 du vrai1 du bi51 du beau moral2 ,p>ce que la femme a le droit1 comme l'homme1 de cultiv] son intellig5ce1 et d'acqurir les connaissances que donne l'tat2 ,p>ce qu'enf91 payant sa "p des frais de l'ducation nationale1 c'e/ un vol qu'on lui fait1 que de lui int]dire d'y p>ticip]4 ,l',,auteur4 ,p\rquoi la femme doit-elle tre admise dans les acadmies1 les coles pr(essionnelles8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,p>ce que la ,socit1 n'ayant le droit de ni] aucune aptitude *ez aucun de ses membres1 n'a consquemm5t pas le droit d'emp*] celui qui prt5d les possd] de les cultiv]1 ni de lui f]m] les trsors de sci5ce et de pratique dont elle dispose2 ,p>ce qu'il y a des femmes nes *imi/es1 mdec9s1 ma?matici5nes1 etc42 et que ces femmes ont le droit de tr\v] dans les in/itutions sociales les mmes ress\rces que les hommes p\r la culture de leurs aptitudes2 ,p>ce qu'il y a des pr(essions ex]ces p> les femmes qui ont beso9 des enseignem5ts qu'on leur int]dit4 ,l',,auteur4 ,p\rquoi t\tes les c>rires doiv5t-elles tre accessibles aux femmes8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,p>ce que la femme e/ une crature libre1 dont on n'a le droit ni de conte/] ni de gn] la vocation2 ,p>ce qu'elle n'entr]a pas plus que l'homme dans les c>rires que lui int]dis5t son tempram5t1 son dfaut d'aptitude et de temps2 qu'il e/ donc t\t aussi inutile de les lui int]dire qu'on ne le fait c]ta9s hommes4 ,l',,auteur4 ,v\s n'int]disez pas mme les c>rires o il faut de la =ce1 o l'on s'expose des prils8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,on n'int]dit pas aux femmes d'tre *>p5ti]s1 c\vreurs1 et elles ne le sont pas1 p>ce que leur nature s'y oppose2 c'e/ prcism5t p>ce que la nature s'y oppose1 que je tr\v]ais la ,socit peu raisonnable de s'en ml]4 ,ce qui e/ impossible1 on n'a pas beso9 de l'int]dire et1 si ce que l'on a dcl> impossible1 se fait1 c'e/ que c'tait possible3 or la ,socit n'a pas le droit d'int]dire le possible aucun de ses membres2 cela lui p>t-il mme exc5trique1 lorsqu'il e/ "q de vocation4 ,l',,auteur4 ,que *acun remplisse sa fonction prive ses risques et prils3 c'e/ bi52 mais n'y a-t-il pas c]ta9es fonctions publiques qui ne convi5n5t pas aux femmes8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,nul ne le sait puisqu'on ne les dveloppe pas p\r les remplir2 et1 en ft-il a9si1 l'int]diction s]ait inutile3 le conc\rs f]ait ju/ice de prt5tions mal fondes4 ,l',,auteur4 ,comm5t la femme s]a-t-elle l'gale de l'homme dans le m>iage8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,qu& la p]sonne des p\x ne s]a pas engage p> le m>iage2 lorsque les engagem5ts s]ont rciproques et que la femme ne s]a pas traite en m9eure et absorbe p> l'homme4 ,et il faut qu'il en soit a9si3 ,p>ce qu'il n'e/ pas licite d'alin] sa p]sonnalit2 qu'une semblable alination e/ immorale et nulle de soi2 ,p>ce que la femme1 individu di/9ct1 ne peut tre srieusem5t absorbe p> l'homme1 et qu'une loi e/ absurde qu& elle repose sur une fiction et suppose une *ose impossible2 ,p>ce qu'enf9 la femme1 devant tre l'gale de l'homme devant la ,socit1 ne peut1 s\s aucun prtexte1 p]dre cette galit p> suite d'une association plus intime avec lui4 ,l',,auteur4 ,il y a deux que/ions dans le ,m>iage1 outre celle de la p]sonne2 c'e/ celle des bi5s et des enfants4 ,ne p5sez-v\s pas que la femme m>ie doive tre comme la fille majeure matresse de ses bi5s1 libre d'ex]c] t\te pr(ession qui lui convi5dra1 matresse de v5dre1 d'a*et]1 de donn]1 de recevoir1 de plaid]8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,l'homme m>i ayant t\s ces droits1 il e/ vid5t que la femme m>ie doit les possd] s\s la loi d'galit4 ,n'tes-v\s pas de cet avis8 ,l',,auteur4 ,dans t\te association1 l'on engage une "p de lib]t sur c]ta9s po9ts conv5us4 ,or les p\x sont associs1 donc ils ne peuv5t tre aussi compltem5t libres que des trang]s l'g>d l'un de l'autre3 seulem5t il faut1 rptons-le1 que la situation soit la mme et les engagem5ts rciproques3 ,si la femme ne peut ni v5dre1 ni alin]1 ni donn]1 ni recevoir1 ni e/] en jugem5t sans le cons5tem5t du m>i1 il n'e/ pas p]mis au m>i de faire ces *oses sans le cons5tem5t de sa femme2 s'il n'e/ pas p]mis la femme d'ex]c] une pr(ession sans le cons5tem5t du m>i1 il n'e/ pas p]mis celui-ci d'en ex]c] une sans le cons5tem5t de la femme2 si la femme ne peut engag] la communaut sans le m&at du m>i1 celui-ci ne peut l'engag] sans le m&at de la femme4 ,je vais plus lo91 je n'admettrais pas volonti]s que la femme1 avant v+t-c9q ans accomplis1 donnt son m>i l'autorisation d'alin] ri5 de ce qui app>ti5t l'un des deux3 le m>i a trop d'influ5ce sur elle p\r qu'elle soit rellem5t libre avant cet ge4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,mais si l'un des deux s'oppose p> caprice1 ou p> de mauvais motifs ce que l'autre fasse une *ose conv5able et avantageuse8 ,l',,auteur4 ,dans les diffr5ds qui survi5n5t entre associs1 s\v5t l'on pr5d des arbitres3 l'arbitre gnral entre les p\x e/ la ,socit1 reprs5te p> le p\voir judiciaire2 mais n\s croyons qu'il s]ait bon d'tablir entre eux un arbitre p]ptuel qui aurait un premi] degr de juridiction3 ce s]ait le conseil de famille1 organis t\t autrem5t qu'il ne l'e/ auj\rd'hui4 ,devant ce tribunal intime1 mieux mme d'apprci] que t\t autre1 les p\x port]ai5t1 non seulem5t les diffr5ds surv5us entre eux t\*ant les que/ions d'intrt1 mais ceux qui aurai5t rapport l'ducation1 la pr(ession et au m>iage des enfants4 ,ce tribunal /atu]ait en premi] ressort1 et bi5 des sc&ales s]ai5t vits p> ses dcisions1 dont on p\rrait du re/e t\j\rs appel] devant le tribunal social4 ,je n'ai nul beso9 d'aj\t] que le droit du pre et de la mre sur les enfants e/ absolum5t gal2 que si le droit de l'un des deux p\vait tre conte/1 ce ne s]ait pas celui de la mre qui seule peut dire je sais1 je suis c]ta9e que ces enfants sont moi4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,en effet1 il e/ rvoltant que la plnitude du droit se tr\ve du ct de la simple prsomption lgale1 de l'acte de foi1 de l'inc]titude4 ,considrant le m>iage comme une association d'gaux1 ne p5s]iez-v\s pas qu'il s]ait utile de m>qu] cette galit et la di/9ction des p]sonnalits dans le nom port p> les p\x et leurs enfants8 ,l',,auteur4 ,c]ta9em5t1 ,madame2 le j\r du m>iage1 *acun des p\x jo9drait son nom celui de son conjo9t3 cela se fait dj dans c]ta9s cantons de la ,suisse et mme en ,france *ez quelques p>ticuli]s4 ,les enfants1 jusqu' leur m>iage1 devrai5t port] le d\ble nom de leurs p>5ts2 ce j\r-l les filles ne g>d]ai5t que le nom de la mre et les fils celui du pre2 ou bi51 si l'on veut introduire dans cette "q le rgime de lib]t il s]ait /atu qu' la majorit1 l'enfant *oisirait lui-mme celui des deux noms qu'il veut port] et transmettre4 ,,ii ,,la ,,jeune ,,femme4 ,ma9t5ant1 ,madame1 rev5ons1 comme v\s me l'avez promis1 sur le droit politique4 ,l',,auteur4 ,une nation e/ une association d'individus libres et gaux1 conc\rant1 p> leur travail et leurs contributions1 au ma9ti5 de l'uvre commune2 ils ont le droit inconte/able de faire t\t ce qui e/ ncessaire p\r que leurs p]sonnes1 leurs droits et leurs bi5s ne soi5t pas lss4 ,l'homme a des droits politiques p>ce qu'il e/ libre1 l'gal de ses co-associs2 selon d'autres p>ce qu'il e/ producteur et contribuable2 or la femme1 tant1 p> id5tit d'espce1 libre et l'gale de l'homme2 tant de fait productrice et contribuable1 ayant les mmes intrts gnraux que l'homme1 il e/ vid5t qu'elle a les mmes droits politiques que lui4 ,voil les pr9cipes1 passons l'application4 ,n\s avons dit ailleurs qu'il ne suffit pas qu'une *ose soit vraie d'une manire absolue1 qu'il faut1 s\s pe9e de *ang] le bi5 en mal1 qu'on ti5ne compte du milieu dans lequel on prt5d l'introduire3 c'e/ ce que les hommes oubli5t beauc\p trop4 ,la vrit pratique dans notre "q e/ qu'il n'e/ bon de reconnatre le droit politique que dans la mesure o il e/ rclam1 p>ce que ceux qui ne le rclam5t pas sont intellectuellem5t incapables de s'en s]vir et que1 s'ils l'ex]c5t1 c'e/1 dans la plup>t des cas1 contre leurs propres intrts3 ,la prud5ce exig]ait que l'on s'assurt que le possesseur du droit e/ rellem5t mancip1 qu'il ne s]a pas l'in/rum5t aveugle d'un homme ou d'un p>ti4 ,or1 dans l'tat actuel1 non seulem5t les femmes ne rclam5t pas leurs droits politiques1 mais elles ri5t lorsqu'on leur en p>le3 elles se font l'honneur de se croire ineptes sur ce qui reg>de les intrts gnraux3 elles se reconnaiss5t donc incapables4 ,d'autre "p1 elles sont m9eures civilem5t1 esclaves des prjugs1 dp\rvues d'in/ruction gnrale1 s\mises p\r la plup>t l'influ5ce du m>i1 de l'amant ou du confesseur1 en ce qui conc]ne la politique2 engages en majorit dans les voies du pass4 ,si donc elles entrai5t sans prp>ation dans la vie politique1 ou elles d\bl]ai5t les hommes1 ou elles f]ai5t recul] l'humanit4 ,v\s compr5ez ma9t5ant1 ,madame1 p\rquoi beauc\p de femmes plus capables qu'une inf9it d'hommes de conc\rir aux gr&s actes politiques1 aim5t mieux y r5onc] que de compromettre la cause du ,progrs p> l'ext5sion du ,droit t\tes les femmes4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,p]sonnellem5t1 je suis de votre avis2 mais il faut prvoir et rs\dre les objections qui p\rront v\s tre faites p> des femmes =t intellig5tes3 ces femmes l v\s diront3 songez-y1 la ngation du ,droit e/ une iniquit1 c> c'e/ la ngation de l'galit et de la nature huma9e4 ,il e/ aussi faux que dang]eux de pos] en pr9cipe la reconnaissance du ,droit seulem5t dans la mesure o il e/ rclam2 c> il e/ notoire que ce ne sont pas1 en gnral1 les esclaves qui song5t rclam] leurs ,droits3 votre affirmation condamne donc l'mancipation des esclaves1 des s]fs1 et le suffrage univ]sel4 ,ce que v\s objectez contre le ,droit1 l'occasion de l'incapacit des femmes1 et du vila9 rle qu'elles j\]ai5t1 peut t\t aussi bi5 l'tre contre les hommes qui ne sont gure plus mancips qu'elles2 qui sont s\v5t la d\blure de leur femme ou de leur confesseur1 ou n'ont d'autre op9ion que celle de leur comit lectoral4 ,dans le ,droit1 comme en t\te *ose1 il faut un appr5tissage3 les femmes s'en s]viront d'abord mal1 puis mieux1 puis bi52 c> c'e/ beauc\p plus en j\ant d'un in/rum5t qu'on appr5d s'en s]vir1 qu'en en appr5ant la ?orie4 ,l'ex]cice du ,droit donne de l'lvation1 de la dignit1 gr&it l'individu dans sa propre e/ime1 et lui fait tudi] les que/ions qu'il aurait ngliges s'il n'et d s'en ml] p\r conc\rir les rs\dre4 ,v\lez-v\s donc que les femmes pr5n5t cur les intrts gnraux8 ,donnez-leur le ,droit politique4 ,voil1 ,madame1 ce que l'on p\rra v\s object]4 ,l',,auteur4 ,c'e/ ce que m'objectai5t en #ahdh plusieurs femmes m95tes et plusieurs hommes dv\s au triomphe des pr9cipes n\veaux4 ,je leur rpondais alors1 et je leur rpondrais encore auj\rd'hui3 ,n\s s]ions bi5 vite d'accord1 si notre ,socit mod]ne n'tait pas le ?tre de la lutte de deux pr9cipes diamtralem5t opposs4 ,la "q n'e/ pas de dcid] si le ,droit politique app>ti5t la femme1 s'il la dvelopp]ait1 la gr&irait1 etc42 mais bi5 de savoir si elle en us]ait p\r faire triomph] le pr9cipe qui dit l'humanit3 en avant6 ,ou bi5 p\r faire triomph] celui qui lui dit3 en arrire6 ,quel e/ le b du ,droit politique8 videmm5t1 c'e/ d'accomplir un gr& ,devoir dans le s5s du ,progrs4 ,eh bi56 n'e/-il pas dang]eux de l'accord] ceux qui s'en s]virai5t contre le b8 ,quoi6 ,v\s luttez p\r le ,droit1 af9 d'obt5ir le triomphe d'une sa9te cause1 et v\s n'pr\v]iez aucune hsitation l'accord] ceux qui1 c]ta9em5t1 se s]virai5t du ,droit p\r tu] le ,droit6 ,v\s me repro*ez de faire comme les ,jsuites qui ti5n5t beauc\p mo9s compte de la ,ju/ice que de l'utilit4 ,eh6 ,messieurs1 si v\s aviez eu moiti de leur habilet1 il y a longtemps que v\s auriez russi4 ,v\s1 comme de vrais sauvages1 v\s v\s croiriez d%onors si v\s aviez de la prud5ce1 de l'esprit pratique2 si v\s v\s prs5tiez au combat autrem5t que le corps nu3 cela peut tre trs beau1 trs c\rageux1 mais s5s1 c'e/ autre *ose4 ,je ne commets pas l'iniquit de ni] le ,droit1 puisque je ne le nie pas2 seulem5t je ne veux pas qu'on le rev5dique1 p>ce qu'il se suicid]ait4 ,je ne pose pas en pr9cipe que t\t espce de ,droit ne doit tre reconnu que dans la mesure o il e/ rclam1 puisque je ne v\s p>le que du ,droit politique3 il y a des droits qui se pos5t d'eux-mmes3 tels que ceux de vivre1 de se dvelopp]1 de j\ir du fruit de son travail1 et il e/ honteux p\r une socit de ne pas les reconnatre dans t\te leur t5due4 ,mais on ne s'veille que plus t>d au s5tim5t du ,droit civil1 et plus t>d encore celui du ,droit politique3 t5ez donc compte de la m>*e logique de l'humanit1 et ne re/ez pas dans l'absolu4 ,je sais que ce que j'objecte l'endroit de l'incapacit des femmes e/ t\t aussi vrai de celle des hommes2 mais e/-ce une raison1 p>ce que v\s avez reconnu le ,droit des masses ignorantes qui ne le rclamai5t pas1 p\r que l'on se montre aussi peu sage l'g>d des femmes qui sont dans la mme situation8 ,je me corrig]ai1 ,messieurs1 de ce que v\s nommez mon intellig5ce ari/ocrate1 si je vois vos mancips politiques compr5dre les t5dances de la civilisation1 et se s]vir de leur ,droit p\r faire triomph] la lib]t et l'galit1 de manire dsespr] les fauteurs du pass4 ,jusque-l1 p]mettez-moi de g>d] mon op9ion4 ,et j'ai g>d mon op9ion1 ,madame2 qui e/ celle-ci3 l'ex]cice du ,droit politique n'e/ un moy5 de r=me et de ,progrs que si ceux qui en j\iss5t croi5t au ,progrs1 s'inquit5t des r=mes3 dans des dispositions contraires1 le vote ne peut tre que l'expression des prjugs1 des erreurs1 des passions2 au lieu d'appr5dre1 comme on dit1 l'ex]c] en s'en s]vant1 on l'emploi]a t\t simplem5t se mutil] les doigts4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,ne p\rrait-on v\s object] que1 d'aprs votre ?orie du ,droit1 t\s tant gaux1 p]sonne ne peut s'arrog] la fonction de di/ribu] les droits8 ,l',,auteur4 ,la ?orie1 c'e/ l'idal v]s lequel doit t5dre la pratique2 si l'on n'avait pas cet idal1 on ne saurait en v]tu de quels pr9cipes se dirig]2 mais dans la ralit sociale1 il y a des majeurs1 et des m9eurs de/9s dev5ir majeurs4 ,si je disais que les majeurs ont le droit d'accord] ou de refus] le droit aux m9eurs1 je manqu]ais ess5tiellem5t mes pr9cipes3 c'e/ la loi1 expression des consci5ces les plus avances1 en att5dant qu'elle le soit de la consci5ce de t\s1 qui prononce sur la majorit politique et en fixe les conditions4 ,le droit e/ virtuel en *acun de n\s3 donc nul n'a le droit de le donn]1 de l't]1 de le conte/]3 il se reconnat qu& on e/ en tat de l'ex]c] et qu'on le rev5dique2 et l'on pr\ve que l'on e/ en tat de l'ex]c]1 qu& on satisfait aux conditions fixes p> la loi4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,quelles s]ai5t1 d'aprs v\s1 ces conditions p\r la j\issance du ,droit politique8 ,l',,auteur4 ,v+t-c9q ans d'ge et un c]tificat qui atte/e qu'on sait lire1 crire1 calcul]2 qu'on possde lm5tairem5t l'hi/oire et la gographie de son pays2 de plus1 une bonne ?orie du ,droit et du ,devoir et de la de/9e de l'humanit sur cette t]re4 ,l'assimilation d'un petit volume suffirait1 comme v\s le voyez1 p\r que t\t homme et t\te femme de v+t-c9q ans et sa9s d'esprit1 puss5t j\ir de leurs droits politiques1 aprs avoir subi une initiation p> la j\issance des droits civils4 ,mais1 je v\s le dem&e1 que peuv5t faire du ,droit politique ceux qui confond5t la lib]t avec la lic5ce1 qui sav5t pe9e ce que c'e/ qu'un ,droit et un ,devoir et sont mme incapables d'crire leur bullet96 ,les hommes ont leurs droits1 qu'ils les g>d5t3 un droit reconnu ne se retran*e pas2 qu'ils se r5d5t aptes les ex]c]4 ,quant aux femmes1 qu'elles s'mancip5t d'abord civilem5t et qu'elles s'in/ruis5t3 leur t\r vi5dra4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,il e/ bi5 important1 ,madame1 que les hommes compr5n5t que v\s ne niez pas1 mais que v\s aj\rnez seulem5t les droits politiques de notre sexe4 ,l',,auteur4 ,soyez tranquille2 ils ne s'y tromp]ont pas1 ils ne pr5dront pas un conseil dict p> la prud5ce p\r un aveu d'infriorit et une dmission4 ,,iii ,,la ,,jeune ,,femme4 ,v\driez-v\s ma9t5ant =mul] les r=mes lgales que n\s devons dem&] successivem5t4 ,l',,auteur4 ,en ce qui conc]ne la vie civile n\s devons dem&]3 ,que l'trangre puisse se faire naturalis] franaise autrem5t que p> le m>iage4 ,que la femme ne p]de pas sa nationalit p> le mme sacrem5t civil4 ,que la femme soit admise sign]1 comme tmo91 les actes de l'tat civil et t\s ceux qui lui ont t int]dits jusqu'ici4 ,v\s savez que dj1 en drogation la loi1 les sages-femmes sign5t les actes de naissance des enfants naturels non reconnus1 et que1 dans c]ta9s actes de notorit1 rdigs p> le juge de paix1 le tmoignage des femmes e/ admis4 ,n\s dem&]ons que les indu/rielles1 les ngociantes fass5t p>tie des conseils de ,prud'hommes1 et plus t>d des tribunaux de comm]ce2 que dans t\t jugem5t crim9el1 les femmes ai5t place au jury2 qu'aux femmes soi5t confies l'adm9i/ration et la surveillance des hpitaux1 des prisons de femmes1 des bureaux de *>it4 ,que1 dans *aque commune1 soit nomme une mairesse p\r surveill] les coles de filles1 les cr*es et les n\rrices4 ,v\s savez1 ,madame1 que dj1 t\j\rs en drogation la loi1 des femmes rempliss5t des emplois publics1 puisque le pr(essorat et l'inspection des coles de filles et des cr*es et asiles1 fonds p> les communes1 leur sont confis et que d'autres femmes ont des bureaux de po/e1 de papi] timbr1 etc4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,voil p\r le ,droit civil en gnral2 quelles r=mes dem&]ons-n\s en ce qui conc]ne la femme m>ie8 ,l',,auteur4 ,n\s dem&]ons que le domicile conjugal soit celui qu'habit5t ensemble les p\x1 non plus l'homme seul4 ,que l'on supprime les articles qui prescriv5t la femme d'obir son m>i et de le suivre p>t\t o il juge propos de rsid]4 ,que l'int]diction de v5dre1 hypo?qu]1 recevoir1 donn]1 plaid]1 etc41 sans le cons5tem5t du m>i ou de la ju/ice1 soit t5due l'homme relativem5t la femme4 ,que le m>iage s\s le rgime de la sp>ation de bi5s devi5ne le droit public de la ,france4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,quelles r=mes dem&]ez-v\s quant au conseil de famille et la tutelle8 ,l',,auteur4 ,n\s dem&]ons que le conseil de famille soit compos de v+t p]sonnes3 dix hommes et dix femmes1 p>5ts1 allis1 amis1 *oisis p> les p\x4 ,que les attributions de ce conseil1 prsid p> le juge de paix1 soi5t dt]m9es de manire ce qu'il dcide en premi] ressort les diffr5ds surv5us entre les p\x quant aux enfants1 aux bi5s1 la tutelle1 etc4 ,n\s dem&]ons que t\te femme puisse tre nomme tutrice et subroge tutrice4 ,que la tutelle de l'p\x int]dit soit dfre t\j\rs p> le conseil de famille4 ,que la femme puisse nomm]1 comme l'homme1 un tuteur df9itif et un conseil de tutelle son m>i survivant4 ,que les p\x puiss5t nomm]1 de leur vivant1 en cas de prdcs1 le pre un subrog tuteur de sa famille1 la mre une subroge tutrice de la si5ne1 af9 que les enfants soi5t t\j\rs s\s l'influ5ce des deux sexes4 ,que la subroge tutelle1 en l'abs5ce d'une volont manife/e1 app>ti5ne de droit un membre de la famille du dfunt1 du mme sexe que lui4 ,qu'en cas de second m>iage1 si l'enfant e/ ls ou malheureux1 le subrog tuteur ou la subroge tutrice puisse se le faire adjug] p> le conseil de famille1 sauf rec\rs du tuteur la ju/ice4 ,qu'en cas de mort du pre et de la mre1 la tutelle app>ti5ne de droit l'asc5dant le plus pro*e1 et la subroge tutelle l'asc5dante la plus pro*e de l'autre ligne4 ,s'il y a concurr5ce entre les deux lignes1 que le conseil de famille *oisisse le tuteur dans l'une et le subrog tuteur dans l'autre et dans le sexe diffr5t4 ,que les devoirs de tutelle et de subroge tutelle compr5n5t1 non seulem5t les intrts matriels1 mais aussi les intrts moraux et intellectuels des pupilles4 ,que le pre tuteur p]de de droit la tutelle des enfants s'il se rem>ie sans se l'tre fait pralablem5t cont9u] p> le conseil de famille4 ,qu'enf9 l'tat organise une ,socit de tutelle p\r les enfants dlaisss1 de manire ce que les g>ons soi5t s\s le patronage des hommes et les filles s\s celui des femmes3 cette socit s]ait un gr& conseil de famille4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,j'aime mieux votre conception que celle de la loi1 non seulem5t p>ce que la femme y e/ l'gale de l'homme1 mais p>ce que les pupilles s]ont mieux protgs3 j'ai connu des hommes qui ont fait int]dire leur femme1 exalte p> leurs mauvais traitem5ts1 af9 de re/] matres de leurs bi5s2 d'autre "p1 v\s savez que d'enfants sont malheureux et lss p> le second m>iage de leur pre6 ,une m>tre a t\t p\voir p\r faire s\ffrir les pauvres petits4 ,mais v\s n'avez pas p>l1 ,madame1 de l'autorit des p>5ts sur leurs enfants4 ,l',,auteur4 ,l'autorit des p>5ts sur leurs enfants e/ la mme3 l'expression autorit pat]nelle e/ incomplte2 la vritable s]ait autorit p>5tale4 ,sur ce *apitre1 n\s dem&]ons que1 s'il y a dissid5ce entre le pre et la mre au sujet des enfants1 le conseil de famille dcide en premi] ressort4 ,que le pre et la mre ne puiss5t faire enf]m] l'enfant qu'tant d'accord t\s deux4 ,que le pre tuteur et la mre tutrice ne puiss5t avoir rec\rs cette mesure qu'avec le conc\rs du subrog tuteur ou de la subroge tutrice1 ou1 en cas de dissid5ce1 avec l'approbation du conseil de famille2 sauf t\j\rs le rec\rs la ju/ice4 ,que la majorit d'ge du m>iage soit fixe v+t-c9q ans p\r les deux sexes1 et que les actes respectueux soi5t supprims4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,dem&]ons-n\s que la sp>ation de bi5s et celle de corps qui entrane l'autre1 soi5t supprimes8 ,l',,auteur4 ,non3 ,mais n\s dem&]ons que le ,divorce soit rtabli4 ,qu'on puisse divorc] p\r adultre de l'un des p\x1 svices1 injure grave1 condamnation une pe9e afflictive et infamante1 vices notables1 incompatibilit d'humeur1 cons5tem5t mutuel4 ,que1 p5dant le procs en sp>ation de corps ou en ,divorce1 l'adm9i/ration des enfants soit confie l'p\x le plus digne et que1 si t\s deux sont indignes1 il soit nomm un tuteur et un subrog tuteur de sexes diffr5ts4 ,que si t\s deux sont dignes1 ils s'arrang5t l'amiable devant le conseil de famille4 ,que les p\x m>is s\s le rgime dotal ou celui de la sp>ation de bi5s rgiss5t leurs bi5s propres4 ,que1 si la dem&e a p\r motif la mauvaise grance des bi5s communs1 l'adm9i/ration en soit enleve l'p\x1 p\r tre confie la femme4 ,que1 si la dem&e a p\r motif la condamnation une pe9e infamante1 l'autre p\x re/e adm9i/rateur4 ,que1 dans t\t autre cas1 il soit fait inv5taire1 et que l'p\x le plus utile soit nomm cons]vateur s\s la surveillance d'un ou deux membres de la famille de l'autre p\x1 avec obligation de lui f\rnir une provision alim5taire4 ,que l'arrt prononant le divorce ou la sp>ation porte le nombre1 le nom et l'ge des enfants issus du m>iage2 la somme annuelle que *aque p\x e/ t5u de f\rnir p\r leur entreti5 et leur ducation4 ,que cet arrt nonce qui les enfants sont confis soit de cons5tem5t mutuel1 soit d'autorit familiale ou judiciaire4 ,qu'il soit affi* au tribunal civil1 au tribunal de comm]ce1 la porte de la mairie et insr dans les pr9cipaux j\rnaux du dp>tem5t4 ,que cet acte accompagne la publication des bans d'un m>iage subsqu5t s\s des pe9es trs graves4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,ces mesures sont svres3 s'il e/ facile de divorc]1 il ne s]a pas facile de se m>i] ensuite4 ,l',,auteur4 ,je ne le nie pas1 ,madame2 mais il vaut mieux emp*] le divorce p> la difficult de se m>i] ensuite1 qu'en y mettant des re/rictions3 dans le premi] cas1 l'emp*em5t vi5t des entraves qu'on s'e/ cr soi-mme3 on s'e/ fait son sort2 dans le second la lib]t individuelle e/ atte9te p> l'autorit sociale3 ce qui e/ un abus de p\voir4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,abordons les r=mes lgales conc]nant les murs4 ,l',,auteur4 ,n\s dem&]ons que t\te promesse de m>iage1 si elle n'e/ pas remplie1 soit punie d'une am5de et de dommages-intrts4 ,que t\t homme1 qu'une fille mre p\rra pr\v] p> tmo9s ou p> lettres1 devoir tre le pre de son enfant1 soit s\mis aux *>ges de la pat]nit4 ,que la re*]*e de la pat]nit soit autorise comme celle de la mat]nit4 ,que la sduction d'une fille de mo9s de v+t-c9q ans soit svrem5t punie4 ,qu'une fille ne puisse tre enregi/re au bureau des murs qu'aprs v+t-c9q ans accomplis1 et qu'elle soit mise en correction avant cet ge1 si elle se livre la pro/itution4 ,que t\te femme de mauvaises murs soit punie de la prison et de l'am5de1 si elle a reu un homme au dess\s de v+t-c9q ans1 et que la pe9e soit t]rible si elle n'e/ pas sa9e4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,on dira que la pat]nit ne peut tre pr\ve1 ,madame4 ,l',,auteur4 ,je ne nie pas qu'il ne soit possible que le pre attribu l'enfant naturel ne soit pas le vrai pre3 mais ce qui doit tre tabli p> des preuves1 c'e/ qu'il s'e/ mis dans le cas d'tre rput tel2 c'e/ la probabilit de la pat]nit dans le m>iage1 t5due la pat]nit hors du m>iage4 ,tant pis p\r les hommes qui s'y laiss]ont pr5dre3 c'e/ une honte que d'atta*] l'impunit au plus dsordonn1 au plus subv]sif des p5*ants g/es3 il faut que les femmes ne support5t plus seules la *>ge des enfants naturels et ne soi5t plus t5tes de les ab&onn]4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,mais s'il e/ tabli qu'un homme m>i s'e/ mis dans le cas d'tre pre hors du mnage8 ,l',,auteur4 ,ce doit tre d'abord un cas de divorce1 puis de punition p\r lui et sa complice4 ,quant l'enfant1 l'homme doit en subir la *>ge de conc]t avec la mre4 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,voil des lois bi5 draconi5nes6 ,l',,auteur4 ,ne voyez-v\s pas1 ,madame1 que la corruption n\s ens]re me et corps2 que si n\s ne ragissons pas n]giquem5t contre elle p> la svrit des lois1 p> la r=me de l'ducation et le rveil de l'idal1 notre socit ne s]a bi5tt plus qu'un imm5se lupan>8 ,,la ,,jeune ,,femme4 ,hlas6 ,ce n'e/ que trop vrai4 ,l',,auteur4 ,dem&ons donc1 ,madame1 non seulem5t une r=me rationnelle de l'ducation nationale1 mais encore que les lyces soi5t d\bls p\r les filles4 ,que t\s les tablissem5ts de haut enseignem5t dp5dant de l'tat1 leur soi5t ouv]ts comme aux g>ons4 ,qu'elles soi5t admises recevoir les mmes grades univ]sitaires1 les mmes diplmes de capacit que les hommes4 ,que t\tes les c>rires s'ouvr5t devant elles comme devant les hommes2 ,af9 que releves dans l'op9ion p> l'galit1 leur activit ne soit plus rtribue d'une manire drisoire2 qu'elles puiss5t vivre de leur travail et que la misre1 le dc\ragem5t1 le suicide ne t]m95t plus leur vie1 qu& elles ne *oisiss5t pas le tri/e rle d'lm5ts de dmoralisation4 ,blank ,page ,,quatri,,me ,,p>tie uvres de l'poque transitoire2 ,apo/olat de la ,femme2 ,pr(ession de foi2 ducation rationnelle4 ,,*apitre ,i4 ,,appel ,,aux ,,femmes1 ,,apo/olat1 ,,pr(ession ,,de ,,foi1 ,,etc4 ,i ,,appel ,,aux ,,femmes4 ,femmes de ,progrs1 c'e/ v\s que j'adresse la d]nire p>tie de ce livre4 ,prtez l'oreille mes p>oles au nom du bi5 gnral1 au nom de vos filles et de vos fils4 ,v\s dites3 les murs se corromp5t2 les lois1 en ce qui conc]ne notre sexe1 ont beso9 d'une r=me4 ,c'e/ vrai3 mais p5sez-v\s que con/at] le mal1 suffise p\r le gurir8 ,v\s dites3 tant que la femme s]a m9eure dans la ,cit1 l'tat1 le ,m>iage1 elle le s]a dans l'ateli] social1 elle s]a =ce de vivre de l'homme3 c'e/ dire de l'avilir en s'abaissant elle-mme4 ,c'e/ vrai3 mais croyez-v\s que1 con/at] ces *oses1 suffise p\r remdi] notre abaissem5t8 ,v\s dites3 l'ducation que reoiv5t les deux sexes e/ dplorable au po9t de vue de la de/9e de l'humanit4 ,c'e/ vrai3 mais croyez-v\s qu'affirm] cela1 suffise p\r amlior]1 trans=m] les m?odes d'ducation8 ,e/-ce que les p>oles1 les pla9tes1 les prote/ations peuv5t *ang] quelque *ose8 ,ce n'e/ pas se lam5t] qu'il faut3 c'e/ agir4 ,ce n'e/ pas seulem5t dem&] ju/ice et r=me qu'il faut3 c'e/ travaill] soi-mme la r=me1 c'e/ pr\v] p> ses uvres qu'on e/ digne d'obt5ir ju/ice2 c'e/ pr5dre rsolum5t la place conte/e2 en un mot1 c'e/ avoir de l'intellig5ce1 du c\rage et de l'activit4 ,sur qui donc auriez-v\s le droit de compt]1 si v\s v\s ab&onnez v\s-mmes8 ,e/-ce sur les hommes8 ,votre incurie1 votre sil5ce ont en p>tie dc\rag ceux qui s\t5ai5t votre ,droit3 c'e/ pe9e s'ils v\s df5d5t contre ceux qui1 p\r v\s opprim]1 appell5t leur aide t\tes les ignorances1 t\s les despotismes1 t\s les gsmes1 t\s les p>adoxes qu'ils mpris5t eux-mmes lorsqu'il s'agit de leur sexe4 ,l'on v\s insulte1 l'on v\s outrage1 l'on v\s nie ou l'on v\s pla9t1 af9 de v\s ass]vir1 et c'e/ pe9e si v\s v\s en indignez6 ,qu& donc aurez-v\s honte du rle auquel on v\s condamne8 ,qu& donc rpondrez-v\s l'appel que des hommes intellig5ts et gnreux v\s ont fait8 ,qu& donc cess]ez-v\s d'tre des photographies mascul9es1 et v\s dcid]ez-v\s complt] la ,rvlation de l'humanit1 en faisant enf9 ent5dre le ,v]be de la ,femme dans la ,religion1 la ,ju/ice1 la ,politique et la ,sci5ce8 ,que faire8 ,dites-v\s4 ,que faire1 ,mesdames8 ,eh6 ,ce que font des femmes de foi4 ,reg>dez celles qui ont donn leur me un dogme2 elles s'organis5t1 enseign5t1 criv5t1 agiss5t sur leur milieu et sur les jeunes gnrations1 af9 de faire triomph] la foi qui a l'adhsion de leur consci5ce4 ,p\rquoi n'en faites-v\s pas autant8 ,vos rivales criv5t des livres t\t empre9ts de surnaturalisme et de morale individuali/e1 p\rquoi n'en crivez-v\s pas qui port5t le ca*et du rationalisme1 de la ,morale solidaire et d'une sa9te foi au ,progrs8 ,vos rivales fond5t des maisons d'ducation1 =m5t des pr(esseurs1 af9 de s'emp>] des gnrations n\velles au pr(it de leurs dogmes et de leurs pratiques1 p\rquoi n'en faites-v\s pas autant au pr(it des ides n\velles8 ,vos rivales organis5t des ateli]s1 p\rquoi ne les imitez-v\s pas8 ,e/-ce que ce qui leur e/ licite1 ne v\s le s]ait pas8 ,e/-ce qu'un g\v]nem5t qui dit relev] des pr9cipes de #hi et e/ issu du droit ,rvolutionnaire1 p\rrait avoir la p5se d'entrav] les hritires directes des pr9cipes poss p> #hi1 t&is qu'il laiss]ait agir librem5t celles qui leur sont plus ou mo9s ho/iles8 ,aucune de v\s n'admet une telle possibilit1 n'e/-ce pas8 ,que faire6 ,v\s avez fond] un j\rnal p\r s\t5ir vos rclamations4 ,v\s avez con/itu] un comit encyclopdique1 qui rdige une suite de traits sur les pr9cipales bran*es des connaissances huma9es1 af9 d'clair] les femmes et le peuple4 ,v\s avez fond] un ,in/itut polyte*nique p\r les femmes4 ,v\s avez aid] vos surs ouvrires s'organis] en ateli]s d'aprs des pr9cipes conomiques plus quitables que ceux d'auj\rd'hui4 ,v\s avez facilit] le ret\r au bi5 des femmes g>es qui v\s dem&]ont aide et conseil4 ,v\s avez travaill] de t\tes vos =ces la r=me des m?odes d'ducation4 ,et1 en prs5ce d'une t*e si complexe1 v\s dem&ez3 que faire8 ,ah6 si v\s avez du cur et du c\rage1 femmes majeures1 levez-v\s6 ,levez-v\s6 ,et que les plus intellig5tes1 les plus in/ruites et celles qui ont du temps et de la lib]t con/itu5t l',apo/olat de la ,femme4 ,qu'aut\r de cet ,apo/olat1 se rang5t t\tes les femmes de ,progrs1 af9 que *acune s]ve la cause commune selon ses moy5s4 ,et rappelez-v\s1 rappelez-v\s surt\t que l',union fait la =ce4 ,,ii ,,pr(ession ,,de ,,foi4 ,l'union fait la =ce1 oui2 mais condition qu'elle soit fonde sur des pr9cipes communs1 non sur le dv\em5t une ou plusieurs p]sonnes4 ,c> les p]sonnes pass5t et peuv5t *ang]3 les pr9cipes re/5t4 ,donc votre noyau de cri/allisation1 ,mesdames1 doit tre mo9s l',apo/olat que les pr9cipes qu'il pr(esse1 que son ,cr$o1 sa pr(ession de foi2 c> il lui en faut une p\r ralli] les intellig5ces et les curs1 et les dirig] v]s un b unique4 ,p]mettez-moi1 ,mesdames1 d'essay] ici l'bau*e de ce ,cr$o1 que n\s divis]ons en six titres et v+t quatre articles4 #a ,,loi ,,de ,l',,humanit4 #a ,la loi de l'humanit e/ le ,progrs4 #b ,n\s nommons ,progrs le dveloppem5t de l'individu et de l'espce en vue de la ralisation d'un idal de ,ju/ice et de bonheur1 idal de mo9s en mo9s imp>fait et qui e/ le produit des facults huma9es4 #c ,la loi de ,progrs n'e/ pas purem5t fatale1 comme les lois du monde2 elle se comb9e avec notre loi propre ou libre-arbitre2 d'o il rsulte que l'humanit peut1 p5dant un c]ta9 temps1 comme l'individu1 demeur] /ationnaire et mme rtrograd]4 #b ,,individu1 ,,sa ,,loi1 ,,ses ,,mobiles4 #d ,*acun de n\s e/ un ensemble de facults de/9es =m] une h>monie s\s la prsid5ce de la ,raison ou pr9cipe d'ordre4 #e ,la ,raison reconnat *acune des facults le droit de s'ex]c] en vue du bi5 de l'ensemble1 et dans la mesure du droit gal pos p> les autres facults4 #f ,*acun de n\s a p\r aiguillon de ses actes le dsir du bi5-tre et du bonheur1 et doit se propos] p\r f9 le triomphe de notre lib]t sur ce que les lois gnrales de l'univ]s ont de blessant p\r notre organisme2 et1 dans l'ordre moral1 le triomphe sur la t5dance incessante de nos in/9cts g/es se sacrifi] les in/9cts plus levs de la ,ju/ice et de la ,sociabilit4 #g ,la de/9e de l'individu s'accomplit p> le dveloppem5t de ses facults1 le travail1 la ,lib]t dans l'galit4 #c ,,bi5 ,,et ,,mal ,,physiques4 #h ,la s\ffrance n'e/ qu'un dsaccord mis en n\s ou p> notre faute1 ou p> celle d'un mauvais milieu1 ou p> la solid>it du sang4 ,c'e/ un produit de notre insuffisance1 de nos erreurs ou de celles de nos prdcesseurs dans la vie4 #i ,la s\ffrance et le mal sont des /imulants au ,progrs1 p> la lutte qu'on s\ti5t p\r en gurir et en g>antir soi et ses successeurs3 si l'on ne s\ffrait pas1 l'on ne progress]ait pas1 p>ce que ri5 ne ti5drait en veil et en action l'intellig5ce et les autres facults4 #aj ,se rsign] la s\ffrance qu'on peut vit] sans commettre le mal moral1 c'e/ affaiblir son tre2 c'e/ un mal1 une erreur ou une l*et4 #aa ,s'impos] des s\ffrances1 except celles que ncessite la lutte contre l'exagration des p5*ants1 e/ un acte de folie qui t5d d%>monis] notre tre1 et le r5d impropre remplir sa fonction dans l'humanit4 #d ,,mal ,,moral ,,et ,,bi5 ,,moral4 #ab ,le mal et le bi51 dans le s5s moral1 ne sont pas des sub/ances1 des tres en soi1 mais l'expression de rapports jugs vrais au faux entre l'acte de notre libre-arbitre et l'idal du bi5 pos p> la consci5ce4 #ac ,l'me d'une nation1 c'e/ le ,bi5 et le ,ju/e3 ce qui e/ pr\v p> ces deux faits3 *ute des civilisations et des empires p> l'affaiblissem5t du s5s moral2 dcad5ce1 p> ce seul fait1 malgr le progrs littraire1 arti/ique1 sci5tifique et indu/riel4 #ad ,l'affaiblissem5t du s5s moral e/ le rsultat de l'abs5ce d'un idal lev du ,bi5 et de la ,ju/ice1 et produit la prdom9ance croissante des facults g/es sur les facults sociales4 #ae ,la lutte e/ en n\s p> la con/itution mme de notre tre1 p>ce qu'il y a antagonisme entre les in/9cts qui t5d5t notre satisfaction propre1 et ceux qui n\s reli5t nos semblables2 p>ce que1 d'autre "p1 les premi]s n\s sont donns dans t\te leur pre vigueur1 t&is que les autres ne n\s sont donns qu'en g]me p\r que n\s ayons la gloire de n\s lev] n\s-mmes de l'animalit l',humanit4 ,de ces faits1 il rsulte que la v]tu1 c'e/ dire l'ex]cice du libre-arbitre et de la =ce morale contre les empitem5ts des facults g/es1 e/ et s]a t\j\rs ncessaire p\r les ma9t5ir dans leurs limites lgitimes1 et les emp*] d'opprim] les facults suprieures4 #e ,,humanit1 ,,sa ,,de/9,e4 #af ,l'humanit e/ une4 ,les races et nations qui la compos5t n'en sont que les organes ou lm5ts d'organe1 et elles ont leur t*e spciale4 ,l'idal mod]ne e/ de les reli] dans une intime solid>it1 comme sont relis entre eux les organes d'un mme corps4 #ag ,l'humanit e/ elle-mme l'auteur de son ,progrs1 de sa ,ju/ice1 de son idal qu'elle p]fectionne mesure qu'elle devi5t plus s5sible1 plus rationnelle et compr5d mieux l'univ]s1 ses lois et elle-mme4 #ah ,l'tude att5tive de l'hi/oire de notre espce n\s montre que la de/9e collective de l',humanit e/ de s'lev] au dessus de l'animalit1 en cultivant les facults qui lui sont spciales1 et de crer en mme temps les arts1 les sci5ces1 l'indu/rie1 la ,socit1 af9 d'assur] de plus en plus et un nombre t\j\rs plus gr&1 la lib]t1 les moy5s de se p]fectionn] et le bi5-tre4 #ai ,l'hi/oire n\s dit encore que le ,progrs e/ en raison du degr de lib]t1 du nombre des libres et de la pratique de l'galit4 ,d'o il rsulte que la ,lib]t individuelle dans l'galit sociale e/ un droit imprescriptible1 le seul moy5 de donn] *aque individu puissance d'accomplir sa de/9e qui e/ un lm5t de la de/9e collective3 ,voil p\rquoi la ,france depuis #hi se propose p\r idal le triomphe de la ,lib]t et de l'galit4 #f ,,galit ,,des ,,sexes4 #bj ,les deux sexes1 tant d'espce id5tique1 sont1 devant la ,ju/ice1 et doiv5t tre devant la loi et la ,socit1 p>faitem5t gaux en ,droit4 #ba ,le c\ple e/ une ,socit =me p> l',am\r2 une association de deux tres di/9cts et gaux1 qui ne saurai5t s'absorb]1 dev5ir un seul tre1 un &rogyne4 #bb ,la femme n'a pas rclam] ses droits en tant que femme1 mais uniquem5t comme p]sonne huma9e et membre du corps social4 #bc ,la femme doit prote/] en tant qu'p\se1 p]sonne huma9e et citoy5ne contre les lois qui la subordonn5t1 et rev5diqu] ses droits jusqu' ce qu'on les ait reconnus4 #bd ,ce que quelques-uns ont nomm l'mancipation de la femme dans l',am\r1 e/ son esclavage1 la p]te de la civilisation1 la dgnresc5ce physique et morale de l'espce4 ,la femme1 tri/em5t mancipe de cette manire1 bi5 lo9 d'tre libre1 e/ l'esclave de ses in/9cts1 et l'esclave des passions de l'homme4 99 99 99 99 99 ,quelqu'incomplte et imp>faite que soit cette pr(ession de foi provisoire1 si v\s v\s gr\piez aut\r d'elle1 ,mesdames1 v\s r$onn]iez un idal votre sexe qui se corrompt et conduit l'autre l'abme4 ,v\s imprim]iez l'ducation un ca*et de ,ju/ice1 d'unit1 de rationalit qu'elle n'a jamais eu jusqu'ici4 ,v\s agr&iriez et trans=m]iez la ,morale4 ,pntres d'une vive foi en la solid>it huma9e1 v\s travaill]iez srieusem5t la r=me des murs4 ,au lieu de mpris] les g>s des deux sexes1 v\s emploi]iez t\t p\r les remettre dans la droite voie3 c> pas un de n\s ne peut se croire innoc5t1 tant qu'il y a des c\pables4 ,v\s moralis]iez le travail et les travailleuses4 ,en un mot1 v\s pr\v]iez p> vos uvres1 que v\s tes dignes de j\ir des droits que v\s rev5diquez2 et v\s f]m]iez la b\*e ces insipides babill>ds qui dblatr5t en v]s et en prose contre l'activit de la femme1 la capacit de la femme1 la sci5ce de la femme1 la rationalit et l'esprit pratique de la femme4 ,mille ans de dngations ne val5t pas contre eux1 croyez-moi1 ,mesdames1 c9q annes bi5 remplies de travaux utiles et de dv\em5t actif4 ,,iii ,,comit ,,encyclop,,dique4 ,rev5ons1 ,mesdames1 sur quelques-unes des uvres collectives que je v\s ai signales1 et p>lons t\t d'abord du ,comit ,encyclopdique4 ,le b de ce ,comit devrait tre de vulg>is] les connaissances acquises jusqu'ici p> l',humanit1 en se con=mant la doctr9e gnrale esquisse dans le p>agraphe prcd5t4 ,le ,comit se compos]ait d'un nombre illimit de femmes1 cultivant *acune quelque spcialit arti/ique1 sci5tifique1 littraire2 elles se class]ai5t en autant de sections qu'il y aurait de bran*es de connaissances trait]1 et les membres de *aque section s'ent5drai5t entre elles p\r se divis] le travail4 ,les membres du ,comit ne p]drai5t pas de vue que leurs ouvrages s'adress5t la classe des lecteurs peu ou po9t in/ruits2 que1 consquemm5t1 elles doiv5t se prs]v] du /yle sci5tifique1 s'exprim] simplem5t1 m?odiquem5t1 et ne pas laiss] sans df9ition trs claire les t]mes te*niques dont elles s]ai5t p>fois obliges de se s]vir4 ,le travail individuel a*ev1 devrait v5ir celui de la section qui l'exam9]ait quant au fond2 puis celui du ,comit runi qui n'aurait s'occup] que de la cl>t1 dont il p\rrait mieux jug] que les spcialits1 trop habitues au langage de la sci5ce qu'elles cultiv5t p\r s'ap]cevoir suffisamm5t qu& il ne peut tre compris de t\s4 ,outre ce rle de public d'preuve1 le ,comit devrait veill] scrupuleusem5t ce que l'auteur respecte les pr9cipes gnraux qui sont la base de la pr(ession de foi4 ,a9si p> exemple1 un auteur qui trait]ait de la =mation de notre globe et des manife/ations successives de la vie sur la plante1 ne devrait pas s'c>t] de la m?ode rationnelle1 et ne p\rrait1 en consqu5ce1 prs5t] un crateur posant les assises de la t]re et s\fflant la vie dans des n>9es quelconques4 ,un auteur qui trait]ait d'hi/oire univ]selle1 n'aurait pas subordonn] les gr&s faits de l'humanit la v5ue et la mission d'un homme1 comme l'a fait ,bossuet2 mais faire ressortir la loi de ,progrs1 t\t subordonn] au dveloppem5t de la ,ju/ice et des facults qui n\s sont spciales4 ,le ,comit devrait bi5 compr5dre qu'il n'e/ pas l p\r cont9u] le pass1 p\r expliqu] les faits p> l'inconnu1 mais p\r prp>] l'av5ir1 et expliqu] les faits p> les lois qui n'en sont que la gnralisation4 ,l'ouvrage1 appr\v p> le ,comit1 s]ait livr l'impression et port]ait en tte du titre3 ,comit des femmes du ,progrs2 et1 au dess\s du titre1 le nom de l'auteur ou des auteurs4 ,en s'organisant et travaillant de cette manire1 en livrant au meilleur compte possible leurs traits1 les femmes1 en peu d'annes1 aurai5t fait une encyclopdie populaire qui r=m]ait la ,raison1 dvelopp]ait le s5s moral du peuple et de leur sexe1 vulg>is]ait1 f]ait aim] les pr9cipes du monde mod]ne que le monde anci5 t*e d't\ff]4 ,en agissant a9si1 les femmes in/ruites f]ai5t plus p\r le ,progrs1 plus contre les rvolutions sanglantes1 les dsordres qui les accompagn5t et les ractions qui les t]m95t1 que t\tes les mesures de rpression qui sont si =t du gt mascul9 et dont le rsultat infaillible e/ une n\velle tempte4 ,outre l'avantage imm5se de r5dre possible une encyclopdie rationnelle et populaire bon m>*1 le ,comit (frirait ses membres le moy5 de s'in/ruire4 ,bi5 peu d'entre n\s ont des connaissances gnrales suffisantes1 quelque =tes d'ailleurs que n\s soyons sur une spcialit3 notre ducation a t si dfectueuse6 ,dans le se9 du ,comit1 *acune agr&irait sa propre sphre en agr&issant celle de ses compagnes3 les travaux p>ticuli]s en vaudrai5t mieux1 p>ce que t\tes les connaissances se ti5n5t4 ,a9si en se dv\ant l'ducation nationale1 les membres du ,comit complt]ai5t la leur4 ,,iv ,,in/itut4 ,n\s rclamons le d\blem5t des lyces1 des coles spciales3 mais la r\t9e e/ si t5ace1 les prjugs si gr&s1 qu'il se pass]a bi5 du temps1 peut-tre1 avant qu'on ait fait droit nos lgitimes rclamations2 il faut donc n\s pass] des hommes jusqu' ce qu'ils ai5t honte de leur inju/ice et de leur draison4 ,comm5t n\s y pr5drons-n\s en ce qui t\*e l'in/ruction8 ,n\s n'avons qu'une *ose faire2 c'e/ de fond] un ,in/itut polyte*nique p\r cultiv] les vocations dites exceptionnelles1 et =m] des in/itutrices d'aprs les pr9cipes mod]nes4 ,a cette proposition1 plusieurs objections sont faites4 ,p\rquoi1 dira-t-on1 cultiv] *ez les femmes des spcialits qui ne peuv5t tre des pr(essions p\r elles8 ,v\s les exposez des dboires1 des s\ffrances4 ,n\s p\rrions rpondre3 p\se d'un a/ronome1 la ma?matici5ne p>tag]a ses travaux2 ,la *imi/e1 p\se d'un *imi/e1 lui aid]a2 p\se d'un manufacturi]1 elle lui r5dra de gr&s s]vices4 ,la physici5ne1 la mcanici5ne1 la femme mdec91 etc41 p\s]ont de prfr5ce le physici51 le mcanici51 le mdec91 et le travail commun donn]a des rsultats suprieurs4 ,n\s p\rrions encore rpondre que la femme disp5se du travail p> la ri*esse ou l'aisance1 a t\j\rs du temps de re/e2 qu'il e/ plus sa9 p\r elle de l'employ] la culture d'une sci5ce ou d'un art1 qu' c\rir les magas9s1 faire des visites oiseuses1 s'occup] de *iffons ou1 p\r se prs]v] des billem5ts1 fil] quelqu'intrigue avec un amant qui ne l'amuse gure4 ,voil ce que n\s p\rrions rpondre1 si n\s tions purem5t utilitaires1 mais comme avant l'utilit e/ le ,droit1 n\s disons3 ,les femmes qui ont des vocations1 dites exceptionnelles1 ont le droit de les cultiv] comme les hommes4 ,si elles ne se prp>ai5t pas pr5dre leur place1 si elles ne s5tai5t pas vivem5t qu'elles ont le droit de la pr5dre1 si elles ne s\ffrai5t pas de leur inju/e exclusion1 cette place1 elles ne l'aurai5t jamais4 ,il faut donc qu'elles s\ffr5t et s'indign5t3 c'e/ de l que sortira la reconnaissance de leur ,droit4 ,d'ailleurs la jeune ,amrique e/ l3 n\s aurons le moy5 d'y tr\v] de l'emploi p\r les vocations exceptionnelles4 ,ce ne s]a pas la premire fois que la ,france aura =c ses enfants mettre leur intellig5ce et leur indu/rie au s]vice d'autres pays4 ,d'autres n\s dis5t3 ,ne tr\vez-v\s donc pas les in/itutrices suffisamm5t in/ruites1 que v\s v\lez en =m] p> d'autres m?odes8 ,n\s rpondons3 leur in/ruction e/ morcele1 incomplte1 littraire1 si l'on veut1 mais dp\rvue de t\te philosophie1 de t\t po9t de vue gnral2 on leur inculque une f\le de notions fausses et contradictoires2 elles n'ont pas la f]met de refus] d'enseign] ce qu'elles ne croi5t pas1 et mnag5t des prjugs1 qu'au fond du cur1 elles ne p>tag5t po9t4 ,l'lve de l',in/itut s]ait1 au contraire1 une rationali/e1 une progressi/e1 solidem5t imbue de l',idal qu'on lui aurait fait vrifi] p> l'tude de l'hi/oire1 des religions et des lois2 elle ne dirait que ce qu'elle p5s]ait2 ne f]ait pratiqu] que ce qu'elle croirait et pratiqu]ait elle-mme4 ,digne1 morale1 vraie1 autant p> pr9cipe que p> habitude1 m?odiquem5t et philosophiquem5t in/ruite1 s5tant l'importance de la vie1 la gravit de son rle1 portant dans t\s ses rapports l'ide du ,droit et du ,devoir1 la fille de l',in/itut saurait p>t\t remplir la t*e que lui impos5t ses aptitudes et son titre de membre de l'humanit4 ,ce ne s]ait pas elle1 la vrit1 qui dirait lang\reusem5t et sottem5t son m>i3 toi1 ri5 que toi1 t\j\rs toi2 mon enfant c'e/ encore toi2 c> on lui aurait appris que c'e/ manqu] ce qu'on se doit1 que de s'absorb] dans un tre t\j\rs faible1 s\v5t vicieux et despote2 que ce s]ait manqu] son devoir env]s l'humanit1 que de mettre une affection p>ticulire au dessus des affections gnrales1 et de se dispos] a9si sacrifi] la ju/ice et l'univ]s un s5tim5t g/e4 ,a l'in/ruction solide et m?odique1 ncessaire l'in/itutrice1 l'lve de l',in/itut jo9drait les connaissances anatomiques1 physiologiques et hyginiques si ncessaires ceux qui dirig5t l'ducation1 et la meilleure m?ode d'enseignem5t1 celle de ,frbel modifie1 p> exemple4 ,p5se-t-on que des in/itutrices a9si =mes1 manqu]ai5t d'occupation8 ,je ne le crois pas4 ,sur t\te la surface de l',europe1 des familles dv\es l'ide n\velle1 auj\rd'hui assez emb>rasses p\r donn] une in/itutrice leurs enfants1 ne manqu]ai5t pas d'en dem&] une l',in/itut4 ,la supriorit de connaissances et de m?ode engag]ait1 d'autre "p1 une f\le de g5s prfr] les lves de l',in/itut p\r les leons p>ticulires4 ,enf91 les lves de la maison mre fond]ai5t en ,france et l'trang] des p5sions qui ne s]ai5t1 p> l'esprit et l'enseignem5t1 que des succursales de l',in/itut2 p5sions dans lesquelles les p>5ts qui p>tag5t notre foi ne manqu]ai5t pas de plac] leurs filles2 t&is que les p>5ts qui n'ont aucun pr9cipe arrt1 et qui =m5t la gr&e majorit1 y env]rai5t les leurs cause de la v>it des connaissances1 et de la solidit des pr9cipes qu'elles y puis]ai5t4 ,t\tes ces enfants de l',in/itut et leurs lves =m]ai5t bi5tt une pp9ire de r=matrices qui rgnr]ai5t la famille1 et prp>]ai5t la trans=mation pacifique de la ,socit1 l'ext5sion du ,droit et le progrs de la ,ju/ice4 ,on dem&e qui =m]ait le corps enseignant de l',in/itut4 ,n\s rpondons3 autant que possible1 des membres du ,comit encyclopdique3 c> ce qui e/ important1 c'e/ l'unit de ,doctr9e4 ,on dit encore3 mais y aura-t-il assez de femmes capables p\r remplir cette d\ble t*e8 ,n\s rpondons de n\veau3 oui2 c> en t\te bran*e des connaissances1 sont1 p>mi n\s1 des spciali/es di/+ues3 que t\tes ces femmes veuill5t1 et les *oses s'organis]ont promptem5t4 ,v ,,j\rnal4 ,depuis quelque temps1 dans les rangs des femmes avances se fait s5tir le beso9 d'une feuille priodique1 non seulem5t p\r s\t5ir la cause de leur ,droit et travaill] la r=me des murs et de l'ducation1 mais p\r crer une critique et une littrature n\velles1 et tr\v] le placem5t d'articles srieux que les j\rnaux mascul9s1 mme dirigs p> des hommes de ,progrs1 rep\ss5t de leurs colonnes1 dans lesquelles ils admett5t les travaux s\v5t mdiocres de g5s qui ne sont pas dans le c\rant de la ,r=me4 ,n\s n'apprci]ons pas cette conduite de quelques-uns de ceux qui se dis5t nos frres3 mais puisque beauc\p d'entr'eux n\s refus5t l'hospitalit1 au lieu de n\s en lam5t] et de n\s en tonn]1 btissons-n\s une maison qui soit n\s4 ,p\r r5dre des s]vices et russir1 le j\rnal ne devrait arbor] le drapeau d'aucune secte sociale1 et devrait lim9] les que/ions politiques et religieuses proprem5t dites3 c> il ne saurait desc5dre dans l'arne des passions de sectes et de p>tis sans nuire la cause qu'il df5drait4 ,la rdaction devrait tre pntre de cette vrit3 que la bonne foi1 l'honneur1 le dv\em5t se r5contr5t s\s t\tes les bannires2 que l'habitude1 l'ducation1 les relations de famille n\s class5t bi5 plus que notre volont4 ,c'e/ en se t5ant ce po9t de vue lev1 qu'il lui s]ait possible de re/] ju/e1 quitable1 et mme indulg5te env]s les p]sonnes1 t\t en combattant les doctr9es errones4 ,le j\rnal devrait tre le drapeau d'une n\velle cole fonde1 non plus sur le ,my/icisme ou la ,mtaphysique1 mais sur la ,raison qui dduit nos ,droits et nos ,devoirs de nos facults1 de nos beso9s1 de nos rapports4 ,l'uvre de ce j\rnal s]ait de modifi] l'op9ion p> la critique rationnelle des lois1 des in/itutions1 des murs qui opprim5t la femme2 ,de p\rsuivre1 p> voie de ptition1 les r=mes mres dans les esprits2 ,de signal] les faits de misre et de corruption fruits de l'ignorance1 de l'oisivet et de la situation prcaire des femmes2 ,d'intress] les p>ticuli]s et le g\v]nem5t des mesures spciales propres dim9u] l'ignorance et la misre2 ,d'labor] les m?odes d'ducation au po9t de vue mod]ne2 ,de critiqu] les uvres d'art et de littrature1 non pas seulem5t au po9t de vue de la =me1 c> l'art p\r l'art e/ une niais]ie2 mais au po9t de vue du fond et de la porte morale2 ,de r5dre compte des ouvrages srieux2 ,de mettre la sci5ce la porte de t\s2 ,de travaill] l'laboration de la morale solidaire2 ,enf91 de s\t5ir la polmique que s\lv]ai5t ses doctr9es1 en mesurant ses c\ps sur ceux des adv]saires2 c> il le faut dans notre spirituel pays de ,france1 o l'on a t\j\rs raison qu& on e/ battant1 t\j\rs tort qu& on e/ battu4 ,que celles qui me lis5t y rfl*iss5t3 si elles veul5t s9crem5t le triomphe de leur cause1 la r=me pacifique de la ,socit1 il faut qu'elles devi5n5t une puissance2 et elles ne le s]ont que p> un organe priodique de publicit4 ,un livre1 quelque bon et =t qu'il puisse tre1 ne produit qu'une impression fugitive sur le public3 mais une feuille qui vi5t poques rappro*es et j\r fixe frapp] les mmes cordes du c]veau1 leur fait contract] l'habitude de vibr] d'une c]ta9e manire3 ce qui1 une premire fois1 semble trange1 quelquefois inadmissible1 f9it p> p>atre trs admissible et trs normal qu& on s'y e/ acc\tum4 ,une cause e/ gagne qu& l'op9ion e/ p\r elle3 or cette op9ion1 en ce qui conc]ne notre droit1 c'e/ n\s de la =m] et1 je le rpte1 c'e/ beauc\p mo9s p> des livres que p> un j\rnal que n\s y p>vi5drons4 ,,vi ,,ateli]s4 ,une "q tait l'ordre du j\r en #ahdh2 elle e/ t\j\rs palpitante au fond des *oses3 c'e/ le ,droit au travail1 dont se sont raills une f\le de g5s c\rte vue1 p>ce qu'ils n'ont pas compris que le ,droit au travail e/ celui de vivre1 dont ne peut tre lim9 celui qui e/ n2 p>ce qu'ils n'ont pas compris que le ,droit au travail e/ le droit la dignit1 la v]tu2 que c'e/ la ,ju/ice entrant dans le doma9e de l'activit et de l'*ange2 c'e/ dire la ,ju/ice entrant dans sa quatrime phase p\r con/itu] le ,droit indu/riel4 ,n\s n'avons po9t n\s arrt] sur cette grave et brlante "q qui n'e/ pas prs d'tre rsolue2 seulem5t n\s v\drions que les femmes de progrs s'occupass5t d'organis] des ateli]s d'aprs les pr9cipes de l'association1 de manire ce que le salaire des travailleuses augm5tt3 t\t le monde sait que cela se peut4 ,ce qui se peut encore1 c'e/ de fond] des ateli]s d'appr5tissage o les jeunes filles s]ai5t prs]ves de la corruption qui les atte9t dans les ateli]s dp5dant de l'indu/rie prive3 ce sujet n\s p\rrions faire de bi5 tri/es rvlations4 ,ce qui se peut1 enf91 c'e/ de faire vot] aux associes de ces ateli]s un rglem5t qui expulse t\te femme de murs condamnables1 comme sont lim9s d'une association d'hommes actuellem5t exi/ante1 ceux qui se sont enivrs trois fois4 ,l',apo/olat ne p\rrait-il encore organis] ce qui l'e/ p>mi des ouvrires ,amrica9es1 des associations de *a/et8 ,c'e/ dans ces ateli]s de travailleuses et d'appr5ties1 c'e/ dans ces associations de femmes1 que l',apo/olat p\rrait le mieux rappel] l'ouvrire au s5tim5t de sa valeur1 de sa dignit1 la relev] ses propres yeux1 lui p>l] de ses devoirs de femme1 de mre et d'p\se1 lui rvl] nos gr&es de/9es1 lui inculqu] la meilleure m?ode d'lev] ses enfants1 la r5dre enf9 un in/rum5t de salut social4 ,ah6 ,ce ne sont pas les travailleuses1 ,mesdames1 qu'on tr\ve jal\ses des supriorits qui se r5contr5t dans leur sexe4 ,comme elles en sont fires1 au contraire2 comme elles les aim5t1 qu& elles s5t5t qu'elles en sont aimes1 e/imes2 qu'on ne dsire ri5 tant que de les clair]1 de les in/ruire4 ,comme l'aptre de leur sexe les v]rait1 la figure s\riante1 atta*] leurs reg>ds att5tifs sur elle1 lorsqu'elle leur dirait3 mes bonnes amies1 voil la droite voie2 celle que v\s devez suivre p\r respect] en v\s le noble c>actre de l'humanit4 ,travailleuses de la p5se1 travailleuses des bras1 n\s sommes t\tes utiles l'accomplissem5t de l'uvre commune4 ,p> v\s seules1 femmes du peuple1 la ,france peut tre rgnre et sauve1 si v\s savez compr5dre et remplir vos gr&es fonctions de mres et d'p\ses4 ,in/ruisez d\cem5t et frat]nellem5t vos enfants et vos m>is comme je v\s in/ruis moi-mme2 rptez-leur sans cesse que les ,droits sont la condition de l'accomplissem5t des devoirs2 que le ,devoir e/ leur raison d'tre1 leur ju/ification4 ,jusqu'ici les rvolutionnaires ont p>l des droits1 et ont laiss les devoirs dans l'ombre2 c'e/ v\s1 femmes1 rtablir l'h>monie2 c> le ,droit seul c'e/ la lic5ce1 l'oppression2 le ,devoir seul c'e/ la s]vitude4 ,appr5ez t\t ce qui v\s ent\re que l'on ne doit pas sacrifi] la patrie la famille1 pas plus que la dignit p]sonnelle et la ,ju/ice au bi5-tre4 ,c'e/ en agissant comme je v\s le conseille1 que v\s v\s montr]ez dignes de nos braves gr&s pres qui combattai5t nu pi$s et sans pa9 p\r la df5se du sol national et de la ,lib]t4 ,femmes de la b\rgeoisie1 ent5dez-moi bi51 c'e/ en aimant vos surs du peuple et le peuple lui-mme d'un am\r de mre1 c'e/ en v\s dv\ant les clair]1 les moralis]1 c'e/ en v\s levant au dessus des passions mascul9es qui divis5t1 et non pas en les p>tageant et1 ce qui e/ plus odieux1 en les excitant1 que v\s rappro*]ez les curs et fusionn]ez les intrts2 que v\s travaill]ez faire de la ,france1 la vritable ,gr&e ,nation1 digne de s]vir d'exemple l',univ]s4 ,,*apitre ,,ii4 ,,ducation ,,rationnelle2 ,,lettres ,a ,,une ,,in/itutrice4 ,i ,n\s sommes conv5ues1 ,madame1 que l'ducation prive e/ t\j\rs dfectueuse1 p>ce que l'enfant1 ne vivant pas dans la socit de ses gaux1 ne s'habitue pas la vie sociale1 et qu'il s'imprgne de t\s les prjugs de la famille4 ,n\s sommes conv5ues encore que la fonction d'ducateur1 requrant des facults spciales1 ne peut pas tre remplie p> t\s les pres et t\tes les mres2 ce qui conduit encore la ncessit de l'ducation collective4 ,v\s v\lez fond]1 dites-v\s1 une maison modle et v\s me dem&ez mes conseils4 ,je v\s les donn]ai bi5 volonti]s2 mais v\s t*]ez de me compr5dre demi-mots2 c> je ne puis v\s donn] ici que des indications trs gnrales4 ,n\s df9irons l'ducation3 l'art de dvelopp] l'tre huma9 en vue de sa de/9e p>ticulire1 mise en h>monie avec la de/9e collective de notre espce4 ,v\s et vos collaboratrices devez donc v\s tre =m l',idal de cette de/9e1 et avoir en elle foi complte4 ,en outre1 v\s et vos collaboratrices devez connatre la nature huma9e en gnral1 et v\s faire une ide nette de celle de *acune de vos lves4 ,enf91 il faut que v\s possdiez une bonne m?ode1 c'e/ dire une m?ode rationnelle de direction4 ,p>mi les df9itions qui ont t donnes de notre nature1 se tr\v5t celles-ci3 ,l'homme e/ un compos d'esprit et de matire2 ,l'homme e/ une intellig5ce s]vie p> des organes2 ,l'homme e/ s5sation--s5tim5t--connaissance2 ,l'homme e/ une lib]t organise4 ,mais ni v\s ni moi ne savons ce que c'e/ que la matire1 ce que c'e/ que l'esprit ou l'me1 o f9it l'un o comm5ce l'autre2 ces df9itions1 fuss5t-elles vraies1 ne n\s peuv5t s]vir ri54 ,la troisime e/ incomplte1 puisqu'elle nglige le libre arbitre1 la meilleure arme de l'ducateur4 ,la quatrime1 qui e/ de ,p4 ,j4 ,pr\dhon1 flatt]ait assez notre p5*ant2 mais n\s sommes bi5 obliges de n\s dire qu'elle n'e/ pas exacte1 puisqu'une p>tie de notre vie se passe dans la fatalit de l'in/9ct4 ,v\s v\s rappelez que n\s avons df9i l'tre huma93 un ensemble de facults de/9es s'h>monis] p> la lib]t s\s la prsid5ce de la ,raison2 mais cette df9ition a beso9 d'tre dveloppe p> l'ducateur2 c'e/ dire qu'il doit bi5 connatre nos div]s gr\pes de facults1 l'ge de leur prpondrance1 leur antagonisme1 etc4 ,il doit considr] *acun de n\s comme une syn?se vivante1 o l'organe et la fonction sont insp>ablem5t unis2 tellem5t dp5dants l'un de l'autre1 qu'on ne peut opprim]1 exalt] l'un1 sans opprim]1 exalt] l'autre2 qu'en un mot t\te manife/ation de ce qu'on nomme l'me1 se rvle comme fonction d'une p>tie de notre corps1 consquemm5t que1 cultiv] le corps1 c'e/ cultiv] l'me et rciproquem5t4 ,ceci bi5 ent5du1 v\s devez avoir t\j\rs prs5t la p5se que la vie n'e/ pas un tre en soi1 qu'elle e/ le produit d'un rapport3 a9si il n'y aurait pas de vie vgtative au c]veau1 si cet organe n'tait excit p> la prs5ce du sang1 s'il n'tait pas mis en contact1 en rapport avec lui2 il n'y aurait po9t d'images dans le c]veau1 s'il n'tait mis en rapport1 p> les s5s1 avec les corps qui les occasionn5t1 pas plus qu'il n'y aurait vie de l'e/omac1 s'il n'tait mis en rapport avec le bol alim5taire4 ,de ces obs]vations1 v\s devez conclure qu'il suffit1 p\r dvelopp] un organe et le r5dre =t et vivant1 de l'expos]1 dans une ju/e mesure et graduellem5t1 l'action de ses excitants propres3 que t\t organe gr&it vitalem5t p> la lutte et s'tiole p> le repos4 ,l'ex]cice s\t5u d'un organe quelconque1 outre qu'il le dveloppe1 le r5d plus =t1 plus vivant1 produit l'habitude4 ,l'habitude qui1 v\s le savez1 modifie pr(ondm5t notre tre1 n\s imprime un ca*et p>ticuli]1 n\s r5d indiffr5tes1 agrables1 ncessaires mmes1 des impressions et des *oses d'abord dsagrables ou nuisibles2 n\s r5d facile ce que n\s croyions impossible2 n\s fait1 en un mot1 une seconde nature1 transmissible p> la gnration4 ,t\tes ces lois physiologiques sont vos armes3 c'e/ v\s de savoir conv5ablem5t les employ]4 ,il y a en n\s deux doma9es3 celui de l'in/9ct et celui du libre arbitre3 le premi]1 qui e/ le plus t5du1 compr5d nos impulsions simples et involontaires4 ,ces impulsions sont aveugles1 et se divis5t en plusieurs gr\pes3 celles qui sont les premires veilles1 se rapport5t la cons]vation de n\s-mmes3 l'enfant e/ un gsme organis4 ,vi5t ensuite le gr\pe des impulsions sociales qui n\s reli5t nos semblables2 puis les impulsions cons]vatrices de l'espce qui s'veill5t dans la jeunesse1 et entr5t en lutte contre les facults sociales4 ,avec ces gr\pes qui se rapport5t notre cons]vation individuelle1 celle de l'espce et de la socit1 il y en a d'autres qui n\s mett5t en rapport avec la nature p\r la connatre et la modifi]3 telles sont les facults intellectuelles1 sci5tifiques1 arti/iques1 indu/rielles1 la t5dance l'idal1 etc4 ,t\tes ces impulsions ont p\r m9i/re la volont1 qu'il faut bi5 se g>d] de confondre avec le libre-arbitre1 ou facult de *oisir1 entre deux incitations contempora9es1 celle laquelle on obira de prfr5ce4 ,une division et une analyse philosophique de nos facults1 de l'influ5ce que *acune d'elles ex]ce sur t\tes les autres1 ne saurait tr\v] place dans ces indications gnrales2 n\s dirons seulem5t que v\s devez donn] une gr&e =ce1 p> un ex]cice cont9uel1 aux in/9cts sociaux et la ,raison qui juge de la vrit des rapports1 af9 que les facults g/es et celles de la cons]vation de l'espce demeur5t dans leurs limites lgitimes3 c> elles sont naturellem5t plus nombreuses et plus =tes que celles qui n\s reli5t nos semblables4 ,dans l'idal qui doit avoir la foi de vos lves1 l'humanit e/ son uvre propre3 ce qu'elle a produit et produira de bi5 e/ et s]a le rsultat du dveloppem5t de ses facults1 du triomphe de sa volont1 de sa ,raison1 de sa lib]t sur les fatalits naturelles4 ,un tel idal v\s oblige1 non seulem5t cultiv] la ,raison de vos lves1 mais encore respect] en elles la lib]t1 la volont1 l'in/9ct de lutte3 v\s p]suadant bi5 que les tres de volont faible ne sont bons qu' port] des f]s et ne peuv5t tre v]tueux4 ,p\r se respect] et1 p> suite1 respect] autrui1 il faut se s5tir libre et digne2 donc v\s ne devez pas amo9drir dans vos lves le s5tim5t de leur valeur et de leur dignit4 ,t\s nos progrs tant dus la culture de notre intellig5ce1 de notre ,raison et de notre ,s5sibilit1 vos so9s doiv5t t5dre les dvelopp] *ez vos lves2 les habitu] ne ri5 croire de ce qui contr$it la sci5ce2 c> t\t s]ait p]du si v\s placiez en elles la contradiction4 ,la rgul>it et la ju/esse de nos fonctions dp5dant du bon tat de nos organes1 v\s devez pr5dre t\s les moy5s p\r que la sant de vos lves soit solide1 vig\reuse4 ,une sant faible fait autant d'esclaves que le dfaut de volont ou de dignit1 ou que la prdom9ance des in/9cts g/es4 ,n\s voil donc bi5 lo9 dj de la m?ode anci5ne1 puisque v\s ne devez ni humili]1 ni frapp] vos lves1 ni bris] leur volont1 ni leur ordonn] de croire1 ni les punir en nuisant leur sant1 ni leur tolr] la s\mission au mal physique ou moral qu'elles peuv5t emp*]4 ,ces gnralits dites1 arrtons-n\s sur l'ducation physique4 ,,ii ,l'ducation comm5ce ds le b]ceau2 je v\s conseille donc d'avoir un tablissem5t prp>atoire annexe p\r les enfants de six mois c9q ans4 ,v\s les f]iez dirig] et surveill] p> des jeunes filles pralablem5t in/ruites de la m?ode de ,frbel un peu modifie4 ,lo9 de s\/raire ces jeunes enfants l'influ5ce du froid1 de la *aleur1 etc41 acc\tumez-les graduellem5t les subir1 le premi] surt\t4 ,t\s les j\rs1 mo9s de contre-indications qui ne peuv5t tre que temporaires1 l'enfant doit pr5dre un ba9 d'eau froide de quelques m9utes1 puis tre prom5 l'air qu& il ne pleut pas4 ,jamais il ne doit tre t5u dans une salle *auffe au pole4 ,aussitt qu'il peut s'asseoir1 v\s le f]ez mettre sur une c\v]ture et le laiss]ez se r\l]1 essay] ses =ces4 ,v\s recomm&]ez aux mres de s'ab/5ir d'emmaillot] leurs enfants2 d'avoir le so9 de leur laiss] les membres et la poitr9e libres1 la tte nue ou trs lgrem5t c\v]te2 de t\rn] leur petit lit de manire ce qu'ils ai5t la lumire directem5t en face si elle e/ peu vive1 et directem5t oppose si elle l'e/ beauc\p1 af9 d'vit] le /rabisme1 la fatigue des yeux ou leur diffr5ce de =ce2 v\s leur recomm&]ez aussi de les c\*] plus longtemps sur le ct gau*e que sur le droit1 p>ce que l'enfant =t jeune a le foie trs dvelopp4 ,qu& l'enfant m>*]a seul1 v\s prescrirez qu'on lui laisse pr5dre t\t le m\vem5t qu'il lui plaira1 en le s\mettant1 p> l'imitation1 c]ta9s m\vem5ts rgls1 af9 de dvelopp] et d'galis] la =ce de ses muscles1 et de le prp>] une gymna/ique srieuse laquelle v\s s\mettrez t\tes vos lves de c9q seize ou dix-sept ans4 ,aux ex]cices gymna/iques1 v\s aj\t]ez la natation et des prom5ades auxquelles v\s donn]ez t\j\rs un b utile4 ,je v\s recomm&e d'vit] la flanelle sur la peau1 les vtem5ts trop *auds2 po9t de corsets2 que vos lves soi5t vtues de pantalons1 de tuniques flottantes1 ret5ues la taille p> une ce9ture qu& elles sortiront1 et d'un *apeau rond contre la pluie et le soleil4 ,ne les h>celez pas des t]nels3 pr5ds g>de1 tu vas pr5dre froid1 tu vas te m\ill]1 tu vas gagn] un c\p de soleil1 tu vas d*ir] ou salir ta robe1 ton pantalon3 laissez-les libres et acqurir de l'expri5ce leurs dp5s2 il n'y a que celle-l dont on pr(ite4 ,v\s n'aurez pas non plus la maladresse de leur int]dire de grimp] aux arbres1 de fran*ir les fosss1 de lutt] ensemble1 s\s prtexte que ce sont des ex]cices mascul9s3 jamais ne dites vos enfants3 une fille ne doit pas faire cela3 c'e/ bon p\r un g>on4 ,quelles bonnes raisons auriez-v\s lui en donn]8 l'usage n'e/ pas une rponse conva9cante p\r une rationali/e4 ,acc\tumez vos enfants l'ordre et la propret1 c> on transporte le gt de l'ordre physique dans les *oses morales et intellectuelles4 ,et1 comme v\s v\lez qu'elles sa*5t que *acun e/ t5u de subir les consqu5ces de ses propres actes1 et n'a le droit de compt] que sur soi p\r rp>] ses fautes et sa maladresse2 que1 devant la ,ju/ice1 p]sonne ne n\s doit ri5 p\r ri52 que c'e/ un acte de pure bont que de r5dre un s]vice sans comp5sation1 habituez-les de bonne heure se suffire selon leurs =ces1 nettoy] elles-mmes les ta*es qu'elles se font1 raccommod] leur l+e puis1 peu peu1 faire leur lit1 nettoy] leur *ambre1 leurs vtem5ts1 leurs *aussures1 aid] p> esc\ades aux travaux de la cuis9e1 de la bu&]ie1 etc4 ,dcl>ez aux mres qui v\s confi5t l'ducation de leurs filles1 que v\s les levez de manire ce qu'elles ne s]v5t aucun homme3 que1 de ret\r dans leur famille1 elles ne r5dront leurs frres aucun s]vice sans quival5t1 p>ce qu'elles se considr]ont comme leurs gales4 ,les enfants sont exigeants1 despotes1 p>ce qu'ils ne compr5n5t pas la ,ju/ice4 ,v\s devez donc v\s att5dre voir les plus jeunes de vos filles exig] des gr&es et des dome/iques les s]vices qu'elles ne peuv5t se r5dre1 et se montr] insol5tes et colres lorsqu'on refus]a4 ,ne v\s puisez pas faire de la morale3 dem&ez-leur tranquillem5t ce qu'elles donn5t en *ange des s]vices qu'elles dem&5t4 ,ri51 s]ont-elles =ces de v\s rpondre4 ,eh6 bi51 leur direz-v\s1 v\s n'avez donc ri5 exig]4 ,v\s tes faibles1 bi5 pla9dre de ne p\voir v\s suffire1 d'avoir beso9 des g5s qui n'ont nul beso9 de v\s3 t\t ce que l'on fait p\r v\s e/ donc pure bont2 or1 mes *res enfants1 ne tr\v]iez-v\s pas que ce s]ait une sotte manire de v\s r5dre bonnes p\r les autres1 que de s'y pr5dre votre g>d comme v\s v\s y pr5ez l'g>d de telles et telles8 ,r5driez-v\s un s]vice que v\s ne devez pas1 celles qui l'exig]ai5t insolemm5t8 ,elles s]ont bi5 =ces de v\s rpondre que non4 ,alors1 leur direz-v\s1 dem&ez ce s]vice comme v\s tr\v]iez ju/e qu'on v\s le dem&t4 ,quelque jeune que soit une enfant1 ne cdez jamais ses caprices et ses exigeances3 rappelez-v\s qu'un enfant n'e/ =t que de la faiblesse de ceux qui l'ent\r5t3 il ne pleure ni ne crie crdit4 ,t\tefois que votre rsi/ance soit calme2 ne grondez pas1 n'levez pas la voix1 n'essayez pas d'intimid] l'enfant3 il faut qu'il cde la ncessit ou la raison1 non pas la peur qui affaiblit l'me4 ,disons quelques mots du rgime alim5taire4 ,les jeunes mres qui port]ont leurs enfants votre maison annexe1 v\s dem&]ont s\v5t des conseils sur ce po9t3 dites-leur que t\te mre doit n\rrir son enfant1 mo9s qu'il ne soit con/at qu'elle e/ trop faible ou atte9te d'une affection organique2 qu'aprs le lait de la mre1 celui qui convi5t le mieux1 e/ celui d'une autre femme ayant peu prs le mme ge1 la mme c>nation1 la mme c\leur d'yeux et de *eveux2 mais1 qu'en gnral1 si elles ne sont pas bi5 sres de la n\rrice1 il vaut mieux lev] l'enfant au bib]on3 le meilleur lait p\r cet usage s]ait celui de la jum5t2 mais comme il e/ difficile de se le procur]1 il faut avoir celui de la mme va*e3 le lait de *vre r5d les enfants vifs1 capricieux1 mobiles3 il faut l'vit]4 ,peu peu l'on aj\te cette n\rriture de la panade faite avec de la crote de pa9 dess*e au f\r4 ,en gnral l'alim5tation doit tre rgle sur la d5tition3 plus celle-ci e/ difficile et t>dive1 mo9s la n\rriture doit tre sub/antielle1 et plus l'allaitem5t doit se prolong]4 ,qu& l'enfant mange seul1 comme il faut vit] la prdom9ance de l'in/9ct nutritif qui p\sse l'gsme et emp*e la culture d'un idal lev1 la n\rriture doit tre simple3 le lait1 les ufs1 les lgumes1 les fruits cuits ou bi5 mrs et le pa9 discrtion3 telle doit tre la base de l'alim5tation de l'enfant2 la vi&e doit tre donne en trs petite quantit et t\j\rs bi5 cuite3 un rgime de vi&es presque crues1 r5d dur et arrogant4 ,je v\s recomm&e p> dessus t\t d'vit] p\r vos lves1 le ?1 le caf1 les liqueurs1 les pices et le v9 pur4 ,rappelez-v\s que les excitants sont s\v5t le g]me des t]ribles habitudes qui tu5t l'enfance4 ,v\s vit]ez aussi avec so9 les bonbons et les ptiss]ies qui gt5t l'e/omac1 et v\s ne promettrez jamais ces *oses en rcomp5se1 pas plus que v\s ne donn]ez du pa9 sec comme punition4 ,vos enfants sont des tres huma9s que v\s devez conduire p> l'honneur non p> les papilles n]veuses de la langue4 ,rev5ons aux qualits morales4 ,,iii ,l'enfant e/ naturellem5t voleur p>ce qu'il e/ g/e1 et ne compr5d pas la ,ju/ice2 ,il e/ naturellem5t m5teur p>ce qu'il sait ce qui dplat1 veut le faire p\r se cont5t]1 mais ne veut pas tre grond et puni2 ,il e/ naturellem5t colre p>ce qu'il s'aime1 et s'irrite qu'on rsi/e ce qui lui plat2 ,faible1 il e/ rus1 =t il frappe sans piti2 r>em5t il e/ gnreux p>ce qu'il ne s5t que lui-mme2 ,en gnral1 il e/ trs t5dre au mal et se lam5te p\r la mo9dre *ose2 ,selon son degr de =ce1 il e/ tyran ou l*e et s\rnois4 ,mais il a l'imag9ation vive1 la mmoire bonne1 un trsor de foi 9puisable1 une admirable logique1 l'in/9ct d'imitation1 et la div9ation des s5tim5ts qu'pr\v5t p\r lui ceux qui l'ent\r5t4 ,df5dez1 s\s pe9e de r5voi immdiat1 vos collaboratrices et vos dome/iques de dire vos lves des contes de sorci]s1 de rev5ants1 de l\ps-g>\s1 de croquemita9e3 il vaudrait mieux qu'elles fiss5t mille fautes1 que d'tre ret5ues d'en faire une seule p> la cra9te d'une de ces absurdits2 que jamais les contes de fe ne tr\v5t d'accs dans votre maison3 cela fausse l'esprit3 que ri5 n'entre dans la p5se de vos lves qui ne puisse y demeur]2 ne les trompez jamais3 s'il n'e/ pas possible de satisfaire une "q1 il vaut mieux leur dire qu'elles ne sont pas en tat de compr5dre la rponse4 ,vos enfants tant obs]vatrices et imitatrices1 v\s veill]ez ce que ri5 de ce qu'elles v]ront et ent5dront ne puisse tre imit3 vos exemples vaudront t\j\rs mieux que des leons4 ,agissez de manire ce que vos enfants s5t5t que v\s les aimez1 af9 qu'elles v\s aim5t et ai5t ple9e confiance en v\s2 mais en mme temps qu'elles soi5t conva9cues de votre ,raison et de votre f]met4 ,rappelez-v\s surt\t que1 lorsqu'elles sont jeunes1 v\s ne les corrig]ez qu'en en appelant leur gsme4 ,a celles qui sont voleuses1 po9t de morale2 pr5ez-leur la *ose qu'elles prfr5t4 ,qu& elles s'en lam5t]ont1 dites-leur simplem5t3 p\rquoi avez-v\s fait votre compagne ce que v\s tes dsoles qu'on v\s ait fait8 ,r5dez ce que v\s avez pris et dites celle que v\s avez lse3 je suis f*e de t'avoir fait ce que je ne v\drais pas que tu me fisses4 ,si v\s rcidivez1 v\s aurez la honte de re/] la maison1 t&is que vos compagnes vi5dront avec moi faire une prom5ade p\r s'in/ruire sur telle *ose3 la voleuse mrite d'tre ignorante4 ,a celles qui sont m5teuses1 po9t de morale2 pr5ez l'air srieux2 et qu& elles v\s dis5t quelque *ose3 je ne sais si cela e/ vrai1 rpondrez-v\s2 comm5t v\lez-v\s que je croie quelqu'un qui a t assez l*e p\r ne pas dire la vrit4 ,la m5teuse tmoign]a de la honte et du *agr91 v\s promettra de ne plus recomm5c]3 alors rev5ez fran*em5t elle et ne lui rep>lez plus de sa faute que p\r lui dire3 tu n'avais pas song que m5tir accuse de la cra9te1 que la cra9te e/ une l*et1 que tu ne devais pas m5tir aux autres1 p>ce que tu ne v\drais pas qu'on te m5tt2 je suis sre que1 ma9t5ant que tu z rfl*i1 tu ne commettras pas cette vila9e action4 ,si votre lve e/ colre et frappe1 exigez que la p]sonne frappe le lui r5de1 af9 qu'elle sa*e ce que c'e/2 puis enf]mez-la dans une *ambre sans dire un mot4 ,lorsqu'elle s]a rev5ue au calme1 dites-lui tranquillem5t qu'elle s'e/ fait pass] p\r folle1 a excit la piti1 donn un mauvais exemple et (f5s quelqu'un2 qu'il ne lui s]a p]mis de r5tr] au milieu des autres que lorsqu'elle aura fait ses excuses la p]sonne qu'elle a (f5se1 et dit ses compagnes3 je suis f*e d'avoir fait ce que je n'aurais pas v\lu qu'on me ft1 et d'avoir donn un exemple que j'aurais tr\v mauvais qu'on me donnt4 ,si l'enfant e/ volontaire1 ob/9e1 dem&ez-lui p\rquoi elle veut ou ne veut pas faire telle *ose3 elle v\s le dira4 ,dmontrez-lui qu'elle se trompe et p\rquoi elle se trompe1 faites l'en conv5ir et dites-lui d\cem5t3 qu'il n'y a ri5 de mieux que de r5onc] v\loir une *ose que1 p> erreur1 on a d'abord v\lue2 ri5 de faible et de draisonnable1 comme de p]si/] v\loir ce qu'on ne croit pas le mieux2 que1 du re/e1 elle e/ libre1 mais que v\s pr\v]ez du *agr91 v\s qui l'aimez1 si elle prfre son orgueil votre apprciation4 ,si elle frappe plus faible qu'elle1 immdiatem5t r5dez-le lui2 et qu& elle pleur]a1 aj\tez3 moi qui reprs5te la ,ju/ice1 je t'ai punie sans colre1 p\r te faire r5tr] en toi-mme et t'excit] compr5dre qu'on e/ une l*e de frapp] qui ne peut se df5dre2 prs5te tes excuses et ne fais pas plus faible que toi1 le mal que tu ne v\drais pas que plus =t te ft4 ,dans votre tablissem5t annexe1 recomm&ez aux surveillantes de ne pas laiss] la jeune enfant frapp] l'objet contre lequel elle s'e/ heurte et1 si elle le fait1 de l'appel] petite sotte et de ne pas faire att5tion ses pleurs1 mo9s qu'elle ne se soit blesse1 auquel cas on devrait la soign] sans la pla9dre4 ,recomm&ez-leur p>eillem5t de ne pas p]mettre que les enfants t\rm5t5t les animaux que v\s aurez1 p\r cultiv] leur sympa?ie env]s t\t ce qui vit4 ,si une lve e/ l*e1 se laisse battre1 faites-lui en une gr&e honte2 obligez-la se df5dre vig\reusem5t2 c> il faut qu'elle s'habitue se croire aussi respectable que les autres1 rsi/] l'oppression1 df5dre plus faible qu'elle2 il n'y a de tyrans que p>ce qu'il y a des majorits de l*es4 ,si l'lve e/ malade1 soignez-la tranquillem5t3 ne la plaignez pas et1 qu& elle p\rra raisonn]1 dem&ez-lui si ses pla9tes la guriront1 et p\rquoi elle risque d'ennuy] les autres sans pr(it p\r elle4 ,ne s\ffrez jamais qu'une lve v\s fasse un rapport secret2 mais exigez que les lves s'av]tiss5t mutuellem5t2 punissez les gr&es qui ne le font pas1 et prescrivez que l'on amne devant v\s celle1 qui plusieurs fois1 aura commis une action blmable1 et que celles qui l'ont av]tie soi5t ses accusatrices4 ,*assez sans misricorde de votre tablissem5t l'lve qui aura expos sa classe se faire punir p\r sa faute non av\e3 c> cela rvle un c>actre orgueilleux1 inju/e et poltron4 ,vos lves1 p> l'am\r d'elles-mmes1 arriv]ont de la sorte pratiqu] et compr5dre la ,ju/ice1 s5tir qu'elles n'ont droit ri5 att5dre d'autrui qu& elles ne donn5t ri5 en *ange3 c'e/ encore leur gsme que v\s devez v\s adress] p\r les r5dre s5sibles et bonnes4 ,elles sav5t qu'en leur r5dant des so9s et des s]vices p\r lesquels elles ne donn5t ri51 on use de bont non de ,ju/ice leur g>d2 faites-leur compr5dre que le moy5 de s'acquitt]1 e/ de se montr] polies env]s ceux et celles qui ont t bons p\r elles1 de leur r5dre t\s les s]vices qu'elles p\rront1 et d'agir l'g>d des faibles comme les =ts ont agi env]s elles4 ,il n'y a qu'un seul cas o t\s soyez autorise les faire jen]2 c'e/ qu& elles ont prfr employ] leur arg5t en dp5ses frivoles1 qu' le donn] aux pauvres qui leur dem&ai5t l'aumne4 ,alors faites-leur s5tir dans leur *air la s\ffrance de leurs semblables4 ,c'e/ en s'habituant se s5tir en autrui qu'on devi5t bon3 la s5sibilit et la bont ne sont que l'ext5sion de l'gsme1 qui devi5t d'autant plus prpondrant la circonfr5ce qu'il l'e/ mo9s son c5tre ou p]sonnalit4 ,je ne saurais trop insi/]1 ,madame1 sur le *apitre de la toilette3 votre devoir e/ de faire compr5dre aux mres que v\s ne v\lez pas que vos lves soi5t des p\pes de luxe1 p>ce que v\s v\lez en faire des femmes srieuses1 te9dre1 autant qu'il e/ en v\s1 les g]mes de vanit qui sont dans l'enfant bi5 vtu1 et les g]mes de ha9e1 d'envie1 de rvolte que la vue de ces enfants dveloppe dans l'me des filles du pauvre4 ,dites ces mres t\rdies que qu& v\s leur r5drez leurs filles1 elles prfr]ont se p>] avec simplicit et consacr] le surplus vtir une pauvre travailleuse sans ouvrage1 que de l'excit] se p]v]tir p> la vue de ses d5telles et de ses v+t mtres de soie4 ,en habituant vos enfants se s]vir elles-mmes et *ang] leurs s]vices1 v\s les avez acc\tumes l'galit2 v\s leur avez fait press5tir que la socit e/ fonde sur l'*ange des s]vices1 et que t\tes les fonctions utiles sont honorables4 ,ne p]dez jamais de vue une seule occasion de faire ressortir cette d]nire vrit1 en leur dmontrant qu& elles s]ont en ge1 que les fonctions les plus leves ont p\r base celles qui le p>aiss5t le mo9s1 et ne sont r5dues possibles que p> l'exi/5ce de ces d]nires3 a9si1 leur direz-v\s1 si les dome/iques n'employai5t pas leur temps comme ils le font1 je n'aurais pas celui de v\s lev]4 ,que s]ait-ce si j'tais oblige de btir ma maison1 de fabriqu] mes meubles1 de tiss]1 de taill]1 de c\dre mes vtem5ts1 mon l+e8 ,v\s le voyez1 mes enfants1 t\te fonction utile e/ honorable et ncessaire p\r l'accomplissem5t des autres2 n\s devons donc g>d et respect t\s ceux qui en rempliss5t1 quelque humbles qu'elles soi5t4 ,rappelez-v\s qu'on ne vaut dans la socit que p> le travail1 puisque la socit e/ base sur le travail3 notre devoir e/ donc de n\s mettre en tat de remplir une fonction utile n\s et aux autres1 et qui donne lieu l'*ange des s]vices4 ,v\s ne p]mettrez pas1 ,madame1 que vos lves r5onc5t jamais faire une *ose possible qui n'e/ pas au dessus de leurs =ces1 ni qu'elles se s\mett5t ce qu'elles peuv5t vit]3 rappelez-v\s que la rsignation au mal physique et moral dont on peut triomph]1 n'e/ pas sagesse1 mais l*et2 que cette rsignation l e/ l'ennemie du ,progrs et l'auxiliaire de la tyrannie4 ,je n'ai nul beso9 de v\s rappel] que v\s devez mnag] beauc\p la dignit de vos lves et ne leur faire de rprim&es publiques que dans des cas r>es et exceptionnels4 ,presque t\j\rs1 p\r ne pas dire t\j\rs1 pr5ez "p l'lve qui a fait une faute1 et dem&ez-lui avec calme et bont p\rquoi elle a commis un acte rprh5sible2 dites-lui qu'elle s'imag9e avoir eu raison2 que v\s tes prte l'ent5dre2 =cez-la1 p> une suite d'int]rogations mises sa porte1 conv5ir de son tort et tr\v] le moy5 de le rp>]4 ,s'il e/ "q d'un dfaut habituel1 aj\tez3 que ce dfaut la r5dra malheureuse et f]a s\ffrir ceux qu'elle aime le plus2 que si elle le veut1 elle peut s'en corrig]1 que v\s l'e/imez assez p\r savoir qu'elle le v\dra et qu'elle en aura la =ce2 que v\s l'y aid]ez en la prv5ant et en la dirigeant2 qu'enf9 v\s tes prte v\s *>g] de cette t*e p>ce que v\s l'aimez de t\t votre cur1 et que v\s dsirez vivem5t qu'elle soit e/ime et *rie de t\s4 ,v\s v]rez alors comme ce brave petit tre1 relev dans sa propre e/ime1 laiss libre dans sa volont1 v\s aimant et ayant confiance en v\s1 f]a t\s ses ef=ts p\r obt5ir votre approbation4 ,si elle retombe1 ne la grondez pas1 plaignez-la et dites-lui d\cem5t3 c\rage1 ma fille1 moi-mme j'avais tel dfaut2 qu& j'eus pris la rsolution de m'en corrig]1 j'y retombai v+t-c9q fois le premi] mois1 v+t le second1 qu9ze le troisime et a9si t\j\rs en dim9uant jusqu' ce que j'en fusse gurie4 ,fais de mme et tu va9cras3 c> t\t e/ possible1 dans le doma9e moral1 la t\te puissance de la volont4 ,,iv ,une habitude que v\s devez faire pr5dre de bonne heure vos lves1 c'e/ de faire t\s les soirs leur exam5 de consci5ce3 ri5 n'aide la correction de soi-mme comme cette sage pratique4 ,aussitt donc qu'elles auront c9q ou six ans1 v\s ou vos collaboratrices les pr5drez "p avant de les c\*] et on leur dira3 ,voyons ce que n\s avons fait de bi5 et de mal auj\rd'hui4 ,v\s leur rappell]ez alors une une leurs fautes sans les leur repro*]1 aj\tant *acune3 cela n'e/ pas bi5 p>ce que n\s avons fait ce que n\s ne v\drions pas qui n\s ft fait4 ,avez-v\s rp> cela autant que v\s l'avez pu8 ,avez-v\s fait vos excuses8 ,et comme il ne faut pas que l'enfant vite seulem5t le mal1 mais encore qu'elle fasse le bi51 v\s aj\t]ez3 n\s aurions d donn] un s\ ce pauvre1 p>ce que1 si n\s tions malheureux1 n\s v\drions qu'on n\s donnt2 n\s aurions d df5dre telle petite compagne que n\s avons laiss battre1 p>ce que n\s v\drions qu'on n\s df5dt1 etc41 etc4 ,dema9 n\s f]ons telle rp>ation qui n\s e/ possible et veill]ons mieux sur n\s4 ,qu& l'lve p\rra faire seule son exam5 et aura la consci5ce assez f]me p\r ne pas se faire d'illusions1 ne lui dites que ce mot1 qu& elle commet une faute3 je te r5voie ce soir devant ta consci5ce4 ,habituez surt\t votre lve respect] son juge int]ne1 ne pas se croire p]mis de p5s] et de faire ce qu'elle n'os]ait av\]4 ,votre pr9cipale t*e1 s\s le rapport moral1 e/ de lui faire s5tir que1 si son imp]fection doit la r5dre mode/e et indulg5te1 son devoir e/ de s'amlior]1 et de croire en sa =ce et en l'efficacit de sa volont4 ,rem>quez1 ,madame1 que je v\s p>le de mode/ie1 non pas d'humilit2 la mode/ie consi/e ne pas s'exagr] sa valeur et sa puissance d'action2 l'humilit e/ un s5tim5t vil qui porte s'abaiss]1 se mconnatre1 se mettre au dess\s de t\s et s\ffrir de t\s2 or ri5 n'e/ plus oppos notre idal que ce vice qui favorise la p>esse1 la l*et1 e/ une ngation de la ju/ice1 de l'ordre et de la solid>it1 une prp>ation la tyrannie1 et e/ le fond du c>actre de l'esclave3 g>antissez avec so9 vos lves de cette dbilit morale4 ,jusqu'ici l'lve1 n'tant qu'une g/e1 v\s avez d pr5dre p\r mesure de ses actes env]s les autres1 l'am\r qu'elle se porte elle-mme et lui donn] p\r critre cette maxime3 fais ou ne fais pas ce que tu v\drais ou ne v\drais pas qu'on te ft4 ,elle ne s'e/ pas ap]ue1 qu'en df5dant plus faible qu'elle1 p> exemple1 si elle faisait en un po9t ce qu'elle v\drait qu'on ft p\r elle af9 de n'tre po9t accable1 d'un autre ct1 en frappant celle qui frappe1 elle lui fait ce qu'elle ne v\drait pas qu'on lui ft4 ,il e/ temps que v\s r=miez ce que les maximes bases sur l'gsme ont de faux1 en le trans=mant a9si3 fais autrui ce que tu tr\v]ais ju/e et quitable qu'on te ft2 ne lui fais pas ce que tu tr\v]ais inju/e et 9quitable qui te ft fait4 ,sans cette trans=mation des maximes primitives1 vos lves ne compr5drai5t pas que la socit se p]mt d'tre ju/icire1 ni qu'aucun de n\s et le droit et le devoir de l'tre1 qu& la socit n'e/ pas prs5te ou n'a pas p\rvu4 ,or1 rem>quez1 ,madame1 que notre conception de la socit exige imprieusem5t la modification que je v\s indique4 ,les =mules tires de l'am\r de soi tai5t bonnes qu& le p\voir tait cru dlgu d'en haut1 et la ju/ice mane de ,dieu1 dont le roi et le prtre tai5t les m9i/res3 alors t\t r$ressem5t app>t5ait ,dieu et ceux qu'il avait commis cet effet4 ,mais auj\rd'hui n\s savons que t\te ju/ice mane de n\s1 et que la socit qui n'e/ que la collection organise des individus qui la compos5t1 ne saurait avoir d'autre ,morale ni d'autres droits que les leurs4 ,si donc la vieille ,morale disait3 ,dieu et ses lieut5ants app>ti5t le droit de ju/ice2 quant v\s1 individus1 aimez vos ennemis2 lorsqu'on v\s s\fflette sur une j\e1 t5dez l'autre2 lorsqu'on v\s enlve votre tunique1 donnez encore votre manteau2 v\s ne sauriez trop v\s abaiss]1 trop s\ffrir des autres2 laissez la ju/ice ,dieu et1 p> votre humiliation1 frayez-v\s une r\te v]s le ciel2 si dis-je la vieille ,morale dit cela1 v\s1 prtresse de la ,morale n\velle1 sortie de l'idal n\veau1 v\s tes au contraire t5ue de dire vos lves3 tant que v\s ne connaissez pas la loi ,morale1 v\s n'tes ni bonnes ni m*antes2 qu& v\s la connaissez1 p> votre libre *oix1 v\s p\vez tre l'un ou l'autre4 ,en v\s e/ la =ce ncessaire p\r triomph] de l'exagration de vos in/9cts4 ,v\s tes les gales de t\s2 *]*ez v\s bi5 connatre1 af9 de remplir1 s'il se peut1 la fonction laquelle v\s appell5t vos facults2 ne s\ffrez pas1 si cela v\s e/ possible1 qu'une incapacit v\s supplante3 v\s v\s le devez v\s-mmes et au corps social4 ,cratures progressives1 ne t5tez pas de ju/ifi] vos fautes p> votre faiblesse1 c> v\s tes obliges de v\s amlior] et d'amlior] les autres4 ,votre devoir tant d'emp*] le mal en v\s et hors de v\s1 v\s ne devez ni commettre ni s\ffrir l'inju/ice et la m*ancet1 c> v\s tes responsables1 non seulem5t du mal que v\s faites et du bi5 que v\s ngligez d'accomplir1 mais encore des vices d'autrui et du mal qui en rsulte1 si1 p\vant les corrig] ou les cont5ir1 v\s ne l'avez pas fait4 ,et p\r que cette morale ne r5de pas vos lves dures1 peu indulg5tes1 orgueilleuses1 habituez-les compt] et pes] leurs dfauts1 connatre leurs imp]fections1 ne pas se montr] plus svres env]s autrui qu'elles ne le sont p\r elles-mmes2 tolr] des dfauts qui ne caus5t pas un mal rel1 comme elles tr\v5t bon qu'on tolre les leurs3 se bi5 p]suad]1 qu'en ma9tes circon/ances1 on n\s blesse bi5 plus p> t\rd]ie que de propos dlibr1 et qu'il s]ait absurde de n\s en f*]1 puisqu'il e/ notoire que s\v5t n\s en avons fait autant2 qu'enf91 il n'y a pas de dfaut plus insupportable que la susceptibilit1 p>ce qu'elle met la torture ceux qui n\s ent\r5t1 emp*e l'pan*em5t1 et qu'un c>actre mticuleux p]d ses amis les meilleurs1 c> il n'y a pas de socit possible avec un buisson d'p9es4 ,faites-leur bi5 compr5dre que1 ne pas tolr] le mal en autrui1 ne signifie pas s'rig] en c5seurs et pr(esseurs de ,morale1 mais ne pas cons5tir p\r soi et les autres dev5ir victime d'une inju/ice ou d'un dfaut capital4 ,a9si leves1 vos lves1 ds l'ge de d\ze ans1 sauront1 p> leur pratique j\rnalire1 en se r5dant les s]vices d'ordre et de propret1 que t\t travail utile e/ honorable4 ,en *angeant leurs s]vices1 elles ont appris que la socit e/ base sur le travail et l'*ange2 ,en recevant et r5dant des s]vices gratuits1 elles ont appris la bont2 ,en df5dant contre leurs compagnes leur dignit1 leurs droits et ceux des faibles1 elles ont appris la ju/ice et la solid>it2 ,en triomphant des ob/acles que v\s avez su mesur] leurs =ces1 elles ont appris qu'on ne doit jamais se rsign] au mal qu'on peut supprim] ou dim9u]2 ,en luttant contre leurs dfauts1 en triomphant de plusieurs1 elles ont appris qu'elles sont des tres progressifs1 et que la volont e/ t\te puissante2 ,p> votre calme1 votre imp>tialit1 votre ju/ice1 votre quit1 votre indulg5ce1 elles ont pris une haute ide du p\voir social que v\s reprs5tez auprs d'elles3 elles sav5t qu'il doit clair]1 moralis]1 punir selon l'int5tion et dans le b de faire rfl*ir1 d'amlior]2 ,elles ne possd5t que trois axiomes3 fais aux autres ce que tu v\drais qui te fut fait dans les limites de la ju/ice et de l'quit2 ,ne fais pas aux autres ce que tu ne tr\v]ais ni ju/e ni quitable qu'ils te fiss5t2 ,ne s\ffre pas des autres1 ni contre les autres1 ce qui n'e/ ni ju/e ni quitable2 ,mais ces axiomes sont dans leur pratique3 c'e/ l'me de leur vie1 le crit]ium de l'exam5 de consci5ce qu'elles font *aque soir4 ,ce ne sont pas1 la vrit1 de pr(ondes ?orici5nes que vos lves2 mais ce sont de bonnes et s9cres pratici5nes1 plus =tes en ,sociologie et en ,morale que t\s nos phraseurs3 elles sont prtes faire de leur pratique une doctr9e4 ,,*apitre ,,iii4 ,,ducation ,,rationnelle 7,,suite74 ,v ,l'enfant ab/rait et gnralise plus que n\s1 mais pas de la mme manire1 p>ce qu'il ne compr5d que le concret3 sa gnralisation exagre le dispose confondre les espces et mal voir les individus4 ,p\r qu'il ne soit pas t\te sa vie dans l' peu prs1 il faut mettre t\s ses so9s dvelopp] en lui l'esprit d'analyse1 comb9 sans cesse avec la comp>aison4 ,a pe9e l'enfant meut-il les bras avec int5tion1 qu'il veut t\t voir et t\t t\*]2 c'e/ alors que v\s f]iez bi5 de l'amus] m?odiquem5t avec les j\ets de ,frbel1 de manire ce qu'il applique *aque *ose t\s les s5s qui y sont applicables4 ,arrte-t-il ses yeux sur autre *ose8 ,suivez la mme m?ode4 ,reg>de-t-il une rose1 p> exemple8 dites-lui1 en lui montrant *aque dtail3 rose--tige--feuilles v]tes--p9es qui piqu5t2 et en la portant ses n>9es3 elle s5t bon4 ,ayez so91 autant que v\s le p\vez1 p\r faire ressortir l'analyse1 de mettre immdiatem5t aprs quelque *ose d'oppos2 a9si l'odeur de la rose opposez celle du s\ci2 la =me de la b\le1 opposez celle du cube4 ,qu& l'enfant p>l]a1 ne lui laissez pas pr5dre l'habitude d'appel] un *eval dada1 un *i5 t\t\1 des fri&ises nanan2 mais acc\tumez-le nomm] *aque *ose p> son nom1 et pr5ez gr& so9 de lui faire dcrire l'objet dont il v\s p>le p\r la premire fois3 s'il v\s p>le d'une *vre1 p> exemple1 aidez-le v\s dire qu'elle a un corps1 un c\1 une tte et quatre pattes1 des poils de telle c\leur1 de gros yeux1 une b>be et des cornes2 qu'elle m>*ait ou grimpait1 ou br\tait l'h]be2 qu'elle baissait la tte et prs5tait les cornes qu& on l'appro*ait2 qu'elle ne s5tait pas bon2 que son poil tait d\x ou rude1 etc4 ,en habituant a9si l'enfant l'analyse1 il acqu]ra1 de ce qu'il voit1 des ides nettes2 tablira des gr\pes p> comp>aison1 et ne s]a dispos de sa vie se cont5t] d'expressions vagues1 de notions mal df9ies1 vice intellectuel de la plup>t d'entre n\s4 ,l'enfant1 avons-n\s dit1 ne compr5d que le concret2 c'e/ donc un contre-s5s que de meubl] sa mmoire de mots qui reprs5t5t des notions ab/raites ou des s5tim5ts qu'il ne peut pr\v]3 ri5 n'e/ affligeant comme de le voir trans=m en oiseau jaseur1 rcitant une fable de ,la ,fonta9e1 une page d'hi/oire ou de grammaire4 ,dans votre maison annexe ou tablissem5t prp>atoire1 vos lves ont appris en j\ant lire1 crire1 calcul] et un peu dess9]2 aussitt qu'elles sont avec v\s1 il faut1 peu peu1 leur faire compr5dre que le travail n'e/ pas un jeu1 mais un devoir4 ,p]mettez-moi1 ,madame1 d'insi/] ici sur l'ordre et la succession des tudes1 autant que sur la m?ode d'enseignem5t4 ,l'hi/oire1 la littrature doiv5t n'tre un objet spcial d'tude qu'assez t>d2 il faut que la ,raison et le gt soi5t dvelopps avant d'y song]2 j'en dis autant de la ,philosophie ?orique4 ,mais t\te l'ducation doit tre une philosophie pratique3 l'lve doit tre philosophe sans le savoir1 comme elle e/ morali/e sans le savoir3 et ses gr&es tudes hi/oriques doiv5t tre jalonnes sans qu'elle s'en d\te4 ,soyez assez bonne1 ,madame1 p\r me suivre avec att5tion dans les indications sommaires que je vais v\s donn]1 af9 d'claircir ma p5se4 ,votre lve doit savoir sa langue3 il faut donc qu'elle appr5ne la grammaire1 la syntaxe1 l'or?ographe4 ,au lieu de comm5c]1 avec elle1 p> la grammaire p>ticulire1 a9si que le fait t\t le monde1 comm5cez p> la grammaire gnrale ou philosophique et l'analyse logique2 dites l'lve3 t\t mot qui reprs5te une p]sonne ou une *ose e/ un nom2 t\t mot qui reprs5te une qualit e/ un adjectif2 t\t mot qui reprs5te l'exi/5ce simultane d'un nom et d'une qualit e/ un v]be2 t\t mot qui m>que les rapports de situation1 direction1 cause1 etc41 e/ une prposition1 le sujet e/ l'objet de la qualit2 le rgime e/ ce qui e/ s\s la dp5dance de la qualit4 ,montrez de nombreux exemples de ces mots2 faites soigneusem5t di/+u] une proposition pr9cipale d'une incid5te1 une proposition directe d'une inv]se2 faites mettre *aque mot sa place logique1 retr\v] le v]be tre dans t\tes les comb9aisons4 ,p\r appr5dre l'or?ographe d'usage1 il suffit que l'lve connaisse les v>iations du temps et du g5re1 et lise *aque page des dictes qu'elle f]a1 jusqu' ce qu'elle soit peu prs sre de l'crire sans faute s\s la dicte3 c> la dicte n'e/ pas p\r appr5dre l'or?ographe1 mais p\r s'assur] qu'on la reti5t1 et signal] les mots que l'on a beso9 d'crire dix ou qu9ze fois1 jusqu' ce qu'on n'y laisse plus de fautes4 ,qu& votre lve e/ =te en grammaire gnrale1 en analyse logique et en or?ographe d'usage1 passez la grammaire p>ticulire2 divisez le nom en ,nom et prnom2 l'adjectif en ,adjectif1 p>ticipe1 adv]be1 article1 etc42 donnez sur *aque *ose les plus gr&s dtails2 exigez des analyses grammaticales raisonnes1 et faites faire de nombreux ex]cices de syntaxe4 ,p\r l',ari?mtique1 expliquez bi5 les pr9cipes2 exigez que les lves r5d5t compte de t\s les dtails de leurs oprations2 de l'ari?mtique passez l'algbre1 puis la ,gomtrie1 dont elles ont pris le gt avec les j\ets de ,frbel4 ,*aque sema9e1 conduisez vos lves une fois au cab9et zoologique2 une autre1 dans les gal]ies m9ralogiques2 une autre1 enf91 au j>d9 botanique4 ,excitez leur curiosit1 leur att5tion1 de manire ce que *acune reti5ne bi5 une *ose4 ,de ret\r1 faites-les dess9] ce qu'elles ont vu1 puis donnez *acune1 t\t haut1 le nom du pays natal de l'animal1 de la plante1 du m9ral qu'elle a rem>qu2 les murs de l'un1 les usages auxquels sont employs les autres dans l'indu/rie1 la mdec9e1 etc4 ,nommez les acclimateurs1 les inv5teurs1 af9 que les lves s5t5t le progrs en t\tes *oses4 ,pr(itez de ces leons p\r donn] l'esquisse de la gographie naturelle et politique du pays1 et engagez l'lve en faire la c>te1 relat] t\t ce que v\s lui en avez dit1 re*]*] et dcrire t\s les animaux1 t\tes les plantes1 t\s les m9raux de ce pays4 ,comme *aque in/ant v\s tes oblige de dire l'lve3 cet animal1 cette plante sont de tel ordre1 de telle famille1 elle s]a dsireuse d'appr5dre la classification des sci5ces qu'elle tudie1 ce qui abrg]a beauc\p votre t*e1 et v\s donn]a occasion de faire obs]v] que les classifications ne sont que des m?odes artificielles1 cres p> l'esprit huma91 cause de son insuffisance2 qu'elles ne ti5n5t compte que de c]ta9s po9ts de ressemblance1 et nglig5t les diffr5ces s\v5t trs nombreuses2 qu'en consqu5ce1 elles ne reprs5t5t pas la nature1 mais c]ta9s rapports gnraux dc\v]ts p> n\s4 ,a celles qui ont fran*i ces premires tudes et les cont9u5t sur plan*e1 v\s f]ez voir des expri5ces de *imie1 de physique et des ma*9es4 ,les explications que v\s donn]ez sur les cas p>ticuli]s1 v\s conduiront p>l] des lois et des classifications de ces sci5ces1 et la curiosit des lves1 l'intrt que v\s aurez excit1 f]ont le re/e4 ,n'oubliez jamais de pr5dre la sci5ce son db1 d'en montr] le progrs1 d'en nomm] les inv5teurs et ceux qui l'ont p]fectionne1 augm5te2 c> il faut que l'lve s5te et voie le progrs p>t\t4 ,pr(itez des belles nuits p\r faire connatre vos enfants le nom des con/ellations4 ,devant le magique spectacle d'un ciel calme et toil1 donnez-leur vos leons d'a/ronomie1 la ?orie de la =mation des globes1 et les lois de la mcanique cle/e3 t\t naturellem5t cela les conduira v\s int]rog] sur le ntre et ses vicissitudes2 sur les crations successives de la plante1 manife/es dans les c\*es gologiques qu'elles ont tudies4 ,dites-leur la ?orie des savants sur t\tes ces *oses1 et montrez-leur les crations t]re/res s'levant du m9ral n\s p> une srie de trans=mations progressives1 de manire se prs5t] comme nos bau*es1 comme notre espce arrte div]s po9ts de son dveloppem5t4 ,elles v]ront alors que n\s sommes la syn?se de notre plante1 et qu'il n'y a pas mo9s progrs dans les uvres de la nature que dans les ntres4 ,p\r complt] les tudes prcd5tes1 v\s aurez so9 de donn] vos lves des notions d'anatomie comp>e sur squelette et sur plan*e et1 en mme temps1 des notions de physiologie1 t]m9ant le t\t p> un c\rs d'hygine4 ,ici1 comme dans les tudes prcd5tes1 v\s leur f]ez t\*] du doigt le progrs dans la srie des espces1 dans le dveloppem5t individuel1 et dans celui de la sci5ce que n\s avons de ces *oses3 v\s signal]ez leur reconnaissance les savants qui ont dc\v]t et class les faits1 et labor les ?ories qui mett5t en vid5ce les lois4 ,,vi ,l'lve sait que les classifications ne sont que des m?odes artificielles3 elle a pu s'en assur] en voyant les diffr5ces qu'elles nglig5t1 et p> les v>iations et modifications qu'elles ont subies4 ,v\s n'avez pas nglig les rem>ques cet g>d p\r lui faire obs]v] qu'elles sont le produit de nos facults3 n\s obs]vons les phnomnes concrets1 lui avez-v\s dit2 n\s les comp>ons et1 p> l1 n\s en con/atons les ressemblances et les diffr5ces2 p> notre facult d'ab/raire1 n\s dta*ons les similitudes individuelles1 et n\s en =mons une sorte d'tre de raison qu'on appelle une espce1 un gr\pe1 une famille1 etc42 mais en ralit1 dans la nature1 il n'y a que des individus plus ou mo9s dissemblants ou ressemblants3 les ab/ractions ne sont pas des *oses4 ,v\s avez eu bi5 so9 aussi de l'emp*] de se crer des idoles sci5tifiques1 et de se mpr5dre sur la porte du langage de la sci5ce4 ,a9si v\s lui avez dmontr que t\te ide gnrale et ab/raite n'a de ralit que dans les faits3 que1 p> exemple1 la c\leur bleue n'exi/e pas en dehors des objets qui ont cette coloration1 pas plus que la p5se en dehors des c]veaux qui p5s5t1 et les lois en dehors des individus d'o on les a ab/raites4 ,v\s lui avez bi5 dit qu'une ide ab/raite ou gnrale n'exprime qu'une qualit des *oses2 que lorsque l'on dit1 p> exemple3 p> la loi d'attraction1 les corps t5d5t v]s le c5tre de la t]re1 cela ne signifie pas qu'il y a1 en dehors des corps1 quelque *ose qu'on nomme loi d'attraction1 mais seulem5t que t\s les corps ont une qualit faisant p>tie d'eux-mmes1 qui les fait se dirig] v]s le c5tre du globe1 lequel c5tre a la proprit de les attir]2 qu'en consqu5ce dire3 voil la loi de telle srie1 cela signifie3 t\s les tres de telle srie ont telle qualit active4 ,p]sonnifi] une ab/raction1 en faire un tre "p p\r la commodit du langage1 c'e/ bi53 mais il ne faut pas s'y laiss] tromp]4 ,v\lant faire de votre lve une crature rationnelle1 v\s lui avez dmontr que le seul objet de notre connaissance e/ ce que n\s p\vons obs]v]1 soit en n\s soit hors de n\s2 que cet objet de l'obs]vation ext]ne ou int]ne1 ne n\s e/ connu que p>ce qu'il app>at1 c'e/ dire e/ un phnomne ou bi5 une loi des phnomnes2 v\s lui avez fait soigneusem5t di/+u] les phnomnes physiques1 ou d'obs]vation ext]ne1 d'avec les phnomnes intellectuels et moraux1 ou d'obs]vation int]ne4 ,a mesure que sa raison se dvelopp]a1 v\s lui f]ez dc\vrir elle-mme que ri5 de ce qui occupe notre p5se n'e/ simple2 que t\t1 au contraire1 e/ une syn?se4 ,p\r les phnomnes physiques1 ri5 ne lui p>atra plus vid5t1 puisqu'il n'y en a pas un qui ne soit une runion de qualits2 p\r nos phnomnes int]nes1 cela ne lui s]a pas plus difficile1 p>ce qu'elle ne s]a pas imbue d'ides mtaphysiques3 en effet1 en se repliant sur elle-mme p\r s'exam9]1 elle convi5dra que l'ide des corps se reprs5te comme une syn?se2 que la plus simple des ides ab/raites qui se rapport5t eux1 se compose au mo9s de deux t]mes3 a9si elle ne peut song] une c\leur1 sans song] en mme temps une portion d't5due qui la supporte4 ,quant aux facults intellectuelles et morales1 elle av\]a qu'elles n'exi/5t pas hors d'une syn?se4 ,qu'e/-ce1 en effet1 que l'imag9ation en dehors des images qui la manife/5t8 ,la mmoire sans les *oses qui la rempliss5t8 ,l'am\r ou la ha9e sans un moi aimant ou hassant1 et la *ose aime ou hae8 ,qu'e/-ce mme que ce moi sans la suite des phnomnes de mmoire qui le con/itu5t8 ,votre lve1 habitue l'analyse1 la rflexion1 au raisonnem5t1 v\s dira sans d\te3 dans t\s les phnomnes1 il y a deux aspects3 la fixit et la mobilit ou le dev5ir4 ,je suis bi5 la mme p]sonne du b]ceau jusqu' la tombe1 et cep5dant je sais bi5 que1 pas une m9ute je ne suis la mme2 que je me modifie incessamm5t dans mon corps et dans mes facults4 ,il me p>at en tre de mme1 des degrs diffr5ts1 p\r t\t ce que je connais4 ,qu'e/-ce que cette *ose fixe qui fait l'unit individuelle des tres1 leur id5tit et que je ne puis saisir8 ,rpondez sans hsit]1 ,madame3 tu me poses la "q qui t\rm5te le plus les esprits levs depuis l'orig9e de notre espce2 et laquelle on ne peut rpondre qu' l'aide d'hypo?ses invrifiables4 ,tu le sais1 notre ,raison n'e/ faite que p\r connatre les phnomnes et leurs lois1 non p\r connatre l'ess5ce des *oses ni les causes premires qui ne sont pas du doma9e de la sci5ce4 ,de ce que n\s ne p\vons connatre le ct fixe des phnomnes1 s'ensuit-il que n\s devions le ni]8 ,ce s]ait absurde3 puisque cette fixit e/ un phnomne p]u p> la ,raison4 ,n\s e/-il int]dit de =m] une hypo?se sur cette *ose dont la nature se drobe la connaissance8 ,non2 mais pr5ds g>de6 ,rappelle-toi qu'une hypo?se ne peut tre t\t au plus qu'une probabilit4 ,n'oublie pas non plus que la ,raison et la ,sci5ce te dmontr5t que t\t e/ compos1 consquemm5t t5du1 divisible1 limit1 en relation2 que la div]sit e/ la condition de l'unit1 et qu'un tre e/ d'autant plus p>fait qu'il e/ plus compos4 ,d'autre "p1 ton s5tim5t te dit que les lois qui rgiss5t l'ensemble des *oses ne se contr$is5t pas2 que les lois qui rgiss5t ta p5se sont id5tiques celles de l'univ]s3 tu ne peux donc accept] ou crer une hypo?se fonde sur le simple1 l'9t5du1 l'indivisible1 l'absolu1 l'inf9i4 ,ces mots n'ont aucun s5s p\r la p5se1 et sont contradictoires la ,raison et la ,sci5ce4 ,il s]ait absurde1 tu dois le compr5dre1 de prt5dre les ju/ifi]1 en allguant l'exi/5ce d'un ordre de *oses rgi p> des lois opposes celles de la ,raison et de l'univ]s4 ,qui a vu cet ordre de *oses8 ,qui os]ait prt5dre1 sans preuves possibles1 que cet univ]s1 que n\s croyons un1 e/ contradictoire lui-mme8 ,c'e/ en dirigeant a9si vos lves1 ,madame1 en les prs]vant avec so9 de la maladie mtaphysique1 que v\s les prs]v]ez en mme temps des vices intellectuels en si gr&e vogue auj\rd'hui4 ,ce ne s]ont pas elles qui pr5dront des lois p\r des tres en soi2 discut]ont gravem5t sur les causes premires et les ess5ces1 comme si elles avai5t reu leurs confid5ces intimes2 gnralis]ont des faits exceptionnels2 rang]ont s\s une loi des phnomnes qui n'y sont pas s\mis2 ni]ont des faits bi5 obs]vs1 s\s prtexte qu'ils ne r5tr5t pas dans le cadre des lois connues2 tir]ont d'un fait des consqu5ces qu'il ne conti5t pas2 introduiront la classification dans ce qui ne saurait la comport]2 tabliront de fausses sries2 btiront des hypo?ses sur des po9tes d'aiguille4 ,non1 elles considr]ont t\te ?orie sci5tifique comme une solution provisoire1 un po9t d'int]rogation1 et t\te hypo?se ou ?orie contradictoire la ,raison et aux faits pr\vs1 n'attir]a que leur dda94 ,vos lves obs]v5t bi51 raisonn5t bi51 ont une ide gnrale et prcise des sci5ces naturelles1 de la ,physique1 de la ,*imie1 de l',anatomie1 de la ,physiologie1 de l'hygine2 elles sav5t leur langue1 ont de bonnes notions d',a/ronomie1 de ,ma?matiques2 peuv5t class] un animal1 une plante1 un m9ral et connaiss5t sommairem5t la gographie et l'hi/oire des peuples des contres dont elles ont tudi les produits3 elles ont la ,philosophie1 la ,morale et la ,sociologie pratiques2 elles croi5t la loi du ,progrs2 elles sav5t ce qu'e/ l'humanit1 ce qu'elles lui doiv5t1 c> v\s leur avez dit3 si c'e/ la nature qui a cr ces animaux1 c'e/ le gnie et le travail de notre espce qui les ont dompts2 ,si c'e/ la nature qui a cr t\te ces sub/ances solides1 c'e/ le gnie et le travail de notre espce qui les ont trans=ms en difices1 et en maisons p\r n\s abrit]2 ,si c'e/ la nature qui f\rnit le m>bre et la pi]re1 c'e/ le gnie et le travail de notre espce qui en font des /atues1 des ornem5ts1 des objets d'utilit2 ,si c'e/ la nature qui a cr le l91 le *anvre1 si c'e/ elle qui f\rnit les matriaux dont on extrait les c\leurs1 c'e/ le gnie et le travail huma9s qui les trans=m5t en vtem5ts1 en ri*es pe9tures2 ,si c'e/ la nature qui donne les mtaux1 c'e/ le gnie et le travail huma9 qui les pur5t1 les faonn5t1 et en font des remplaants de nos =ces musculaires1 des aides infatigables1 des ornem5ts2 ,si c'e/ la nature qui a cr nos facults1 c'e/ notre gnie et notre travail qui les ont dveloppes1 de plus en plus p]fectionnes1 et cr p> elles1 l'art1 la sci5ce1 l'indu/rie1 la ,socit1 la ,ju/ice progressive4 ,v\s le voyez1 mes enfants1 n\s sommes plus gr&s que la nature3 c> n\s avons puissance de la dompt]1 de la faonn]3 notre arme1 contre elle1 c'e/ le travail3 c'e/ lui qui fait notre puissance et notre gloire1 et n\s r5d dignes d'occup] une place dans l'humanit4 ,v\s le voyez encore1 *acun de n\s reoit t\t de l'espce3 la vie1 n\s la devons nos p>5ts2 ,notre n\rriture1 n\s la devons aux cultivateurs1 ceux qui font leurs in/rum5ts de travail2 ,nos vtem5ts1 n\s les devons aux nombreux ouvri]s qui f\rniss5t les matires premires1 les fil5t1 les tiss5t1 les teign5t1 les taill5t1 les c\s5t2 ,notre abri1 n\s le devons ceux qui extrai5t la pi]re1 la *aux1 le f]1 le pltre2 prp>5t la brique1 c\l5t le v]re1 c\p5t le bois2 t\s ceux qui peign5t1 tapiss5t1 dcor5t et meubl5t nos demeures1 p\r qu'elles n\s soi5t commodes2 ,notre sci5ce1 n\s la devons ceux qui ont assembl ces collections1 rempli ces muses1 plant ces j>d9s1 inv5t ces ma*9es1 fait ces classifications1 ces m?odes que n\s admirons2 ceux qui ont rfl*i sur les faits1 tr\v leurs lois1 et leurs applications dans l'indu/rie et l'art2 ,notre scurit1 la possibilit de j\ir en paix du fruit de nos labeurs1 de ne pas tre dp\ills1 opprims1 tus p> plus =ts que n\s1 n\s les devons encore an gnie de l'humanit qui a tir de lui-mme et =mul les pr9cipes de ,ju/ice et d'quit4 ,t\t ce que n\s sommes1 n\s le devons donc notre espce qui a p5s et travaill1 p5se et travaille p\r n\s2 notre devoir e/ donc1 au po9t de vue de la ,ju/ice1 de r5dre1 autant qu'il e/ en n\s1 l'humanit ce qu'elle a fait et fait p\r n\s1 en travaillant son pr(it et au ntre4 ,a9si prp>es1 ,madame1 vos lves sont en tat d'tudi] avec fruit l'hi/oire de leur espce4 ,,vii ,n\s voici1 ,madame1 sur un t]ra9 neuf et m\vant3 celui de l',hi/oire dont la sci5ce n'e/ pas faite encore4 ,v\s avez montr en t\t la loi de ,progrs2 il faut lui donn] une clatante confirmation dans l'enseignem5t de l'hi/oire4 ,montrez d'abord notre espce place1 son orig9e1 sur un globe inculte1 t\rm5t p> les volcans et les inondations2 plus malheureuse que les autres1 p>ce qu'elle e/ plus s5sible et plus ds>me2 ayant de gr&s beso9s et de faibles moy5s2 des passions g/es trs =tes1 des facults suprieures pe9e bau*es2 af9 que vos lves compr5n5t ce qu'il a d falloir de temps l'humanit p\r appr5dre cultiv] la t]re1 se con/ruire des habitations1 tir] p>ti des =ces naturelles qui la tuai5t aup>avant1 s'organis] en div]ses socits1 crer les sci5ces1 les arts1 l'indu/rie1 et t\t modifi] en se modifiant elle-mme4 ,elles compr5dront alors que l'espce a d fran*ir bi5 des ob/acles p\r arriv] o elle en e/2 qu'elle a d s\v5t s'g>]2 que le m\vem5t progressif1 ne p\vant se faire que d'ensemble p\r *aque nation1 il e/ impossible d'y procd] p> gr& c>t1 c'e/ dire de fran*ir les poques ou nuances int]mdiaires entre la situation intellectuelle et morale o se tr\v5t les masses1 et l'idal pos p> les natures plus leves2 faites-leur bi5 compr5dre alors que notre devoir n'e/ pas de ralis] l'idal enti] dans les faits sociaux1 mais de travaill] n\s en rappro*] de quelques pas1 et d'lev] nos successeurs de manire ce qu'ils s'en rappro*5t encore plus que n\s4 ,comme t\te sci5ce se compose de faits relis p> une loi1 v\s devez donn] vos lves la loi de l',hi/oire3 cette loi e/ le dveloppem5t de la ,morale s\s l'influ5ce de la ,philosophie1 de la ,religion1 des ,sci5ces1 des ,arts et de l',indu/rie4 ,v\s considr]ez donc *aque peuple comme un organe ,moral de l'humanit1 et v\s le montr]ez desc5dant plus ou mo9s vite dans la tombe1 lorsqu'il r5once la ,morale ou qu'il ne progresse plus4 ,v\s compr5ez que1 dans un tel plan1 ne peuv5t entr] des fables1 des dtails purils1 des masses de faits entasss ple mle sans m?ode1 sans critique1 sans moralit gnrale1 sans loi2 que t\tes ces *oses ne sont pas plus l',hi/oire1 que des plantes non classes ne sont la ,botanique4 ,il m'e/ impossible1 v\s le concevez1 de v\s trac] un plan d',hi/oire3 cela n\s conduirait trop lo93 mais un simple exemple v\s f]a compr5dre mon ide3 il s'agit p\r l'lve d'tudi] l'hi/oire de ,france et d',anglet]re1 p> exemple4 ,or la loi de la premire e/1 au po9t de vue de la ,ju/ice1 le dveloppem5t de l'unit dans la ,ju/ice ou de l'galit1 comme la loi de l'hi/oire d',anglet]re e/1 s\s le mme rapport1 le dveloppem5t de la div]sit dans la ,ju/ice ou de la lib]t individuelle4 ,ces deux lois poses1 v\s divisez *aque hi/oire en autant de priodes qu'il e/ ncessaire p\r la dmon/ration de la loi2 ayant le so9 de les tran*] assez p\r que *acune ait un aspect propre2 gr\pant aut\r de l'ide pr9cipale la philosophie1 la religion1 les sci5ces1 les arts1 etc41 en notant avec le plus gr& so9 le rle de ces lm5ts p\r ou contre le ,progrs3 la vie des p]sonnages ne doit valoir que comme preuve vivante et le fait des vrits avances p> v\s4 ,*aque priode se compose d'lm5ts ,critiques1 ,cons]vateurs1 ,r=mateurs et ,indiffr5ts qui se tr\v5t reprs5ts p> des doctr9es et des hommes1 du conflit et du mlange desquels sort l'ordre asc5dant ou desc5dant de la priode suivante qui donne naissance aux quatre lm5ts prcits1 mais trans=ms4 ,deux obs]vations sont ici ncessaires3 ,v\s ne devez pas reprs5t] les doctr9es et les hommes comme exclusivem5t bons ou mauvais1 cons]vateurs ou novateurs1 etc41 mais comme pr9cipalem5t une de ces *oses4 ,la seconde obs]vation e/ que l'lve doit s'habitu] jug] la valeur morale d'un vnem5t ou d'un p]sonnage sur la doctr9e morale de l'poque o s'e/ pass l'un et a vcu l'autre3 l'quit e/ un devoir env]s les morts aussi bi5 qu'env]s les vivants4 ,comme le ,progrs s'acclre1 avant trois c5ts ans d'ici1 nos desc5dants p\rront jug] bi5 immorales1 bi5 inju/es1 c]ta9es lois et op9ions dont n\s n\s enorgueillissons auj\rd'hui2 soyons donc quitables env]s le pass1 af9 que l'av5ir ne n\s soit pas trop svre4 ,esprons1 ,madame1 qu'une section du ,comit encyclopdique v\s donn]a1 sur l',hi/oire1 une suite de traits qui v\s p>gn]ont le travail philosophique que v\s s]iez oblige de faire4 ,un mot sur le rle de la ,philosophie et de la ,religion4 ,la premire doit tre reprs5te vos lves comme fille surt\t de la ,raison1 et ayant un rle pr9cipalem5t critique2 la seconde e/ surt\t fille du s5tim5t religieux1 et j\e pr9cipalem5t le rle d'lm5t cons]vateur4 ,v\s reprs5t]ez vos lves le s5tim5t religieux comme inhr5t la nature huma9e2 comme une aspiration indf9ie n\s reli] avec l'univ]s et nos semblables2 comme une disposition s5tir qu'il y a des rapports entre n\s et les lois dont n\s voyons les rsultats1 sans que n\s puissions en atte9dre les causes4 ,v\s m>qu]ez avec so9 les div]ses trans=mations de ce s5tim5t s\s l'influ5ce du dveloppem5t intellectuel et moral1 jusqu'au mom5t o l'humanit1 arrivant la conception de sa propre loi1 la loi morale1 la ncessit de l'accord qui doit exi/] entre la ,v]tu et le bonheur1 f\rnit sa d]nire tape s5tim5tale1 en aj\tant la croyance en la ,div9it celle en l',immortalit de la consci5ce individuelle1 ,immortalit qui1 selon la belle expression de ,m4 ,*>les ,r5\vi]1 e/ le droit au ,progrs4 ,insi/ez beauc\p p\r faire compr5dre vos lves que le s5tim5t religieux ne saurait tre une loi de notre tre sans en tre une de l'univ]s4 ,sans rgir des rapports dont un des t]mes1 quoiqu'inconnu1 n'en exi/e pas mo9s2 que la ,div9it et l',immortalit ne saurai5t tre les objets de la foi huma9e1 sans avoir une ralit objective1 p>ce que la voix de la nature ne trompe jamais2 et sp>ez le s5tim5t religieux d'avec les religions4 ,les ,religions1 dites-leur1 sont con/ruites avec la sci5ce et la moralit des poques o elles app>aiss5t3 elles donn5t les =mules et les reprs5tations des objets du s5tim5t religieux3 le philosophe pur croit en la ,div9it1 mais il ne la df9it pas2 il croit presque t\j\rs en l'immortalit du ,moi1 mais il ne *]*e pas se figur] ce qu'elle s]a3 il p5se seulem5t qu'au del de la tombe1 se tr\v]a la sanction des actes moraux3 le philosophe de notre poque1 faisant un pas de plus1 p5s]a que1 dans notre trans=mation1 il y aura progrs4 ,le croyant se fait une ide prcise de ,dieu1 de la nature de ce qui p]si/e en n\s1 de ce que n\s f]ons dans l'exi/5ce qui suivra celle-ci1 des pe9es et des rcomp5ses1 etc4 ,le philosophe tr\ve dans sa foi s5tim5tale1 indf9ie1 l'appui1 mais non la s\rce et la raison du ,droit et du ,devoir2 p\r le croyant1 jusqu'ici1 la morale n'a d'autre s\rce que la ,religion2 s'il cessait de croire celle-ci1 l'autre n'aurait plus de base4 ,le vice de t\te religion positive1 jusqu' nos j\rs1 a t d'immobilis] l'humanit2 le s]vice qu'elles ont r5du1 a t de vulg>is] c]ta9es notions p>mi les masses4 ,elles sont t\tes1 p5dant un c]ta9 temps1 le s\ti5 des pr9cipes moraux les plus avancs4 ,mais comme elles se prt5d5t immuables et que l'humanit progresse1 arrive l'in/ant o elles sont dpasses en ,rationalit1 en ,sci5ce et en ,moralit3 il faut alors qu'elles disp>aiss5t1 sans quoi l'humanit m\rrait3 ,t\j\rs la lutte contre elles e/ rude et longue1 et elle ne cesse que qu& un idal religieux n\veau s'e/ emp> des majorits3 c> les religions ne cd5t la place qu'aux religions1 non aux philosophies4 ,un tel *angem5t e/ t\j\rs prcd d'un *angem5t de pr9cipes1 autant que d'un progrs dans les doctr9es morales3 jamais ,rome et la ,grce n'euss5t accept le ,dieu1 roi unique1 si d'abord elles n'euss5t accept l'unit du p\voir dans les ma9s d'un ,cs>3 c> les nations ont une t5dance inv9cible model] leur g\v]nem5t et leurs lois sur leurs conceptions religieuses1 et vice v]s3 il rsulte de cela1 qu'un pays qui *ange de pr9cipes et de lois1 t5d inv9ciblem5t *ang] de ,religion4 ,voil1 ,madame1 l'enseignem5t que vos lves doiv5t retir] de l'tude des religions3 c> c'e/ surt\t p> l'tude des religions et des philosophies1 qu'elles peuv5t connatre le gnie des peuples4 ,n'oubliez pas de leur faire faire la critique rationnelle des ,philosophies1 mesure que v\s leur prs5t]ez l'ensemble de *aque doctr9e4 ,qu'elles admir5t les hommes de gnie1 la bonne heure2 qu'elles respect5t ,platon et ,sp9osa1 ,ari/ote et ,hegel1 ,desc>tes et ,leibniz1 ri5 de mieux2 mais montrez-leur en quoi ils ont fait fausse r\te2 c> vos enfants ne doiv5t pas plus avoir de fti*es p>mi les hommes que p>mi les *oses3 elles doiv5t re/] elles-mmes1 et n'tre le dagu]rotype de p]sonne4 ,dans le c\rs de vos tudes hi/oriques1 v\s ne nglig]ez pas non plus de v\s arrt] suffisamm5t sur les doctr9es conomiques et sociales1 les diffr5tes =mes politiques et les lois1 et le rapport de ces *oses1 avec la ju/ice4 ,dans ces tudes1 vos lves doiv5t tr\v] leur critre dans la ,doctr9e que v\s leur avez inculque t\*ant les de/9es huma9es1 et la ?orie des ,droits et des ,devoirs4 ,v\s me direz1 ,madame1 que le plan que je vi5s d'bau*] sur votre dem&e1 exige un ensemble de connaissances que v\s ne possdez pas4 ,je le sais3 aussi v\s conseill-je de v\s ent\r] de collaboratrices qui ai5t une ou deux spcialits3 mais votre devoir e/ d'assi/] aux leons1 et de veill] ce que jamais on ne s'loigne de la direction rationnelle4 ,v\s s]ez peut-tre oblige1 au db1 d'employ] quelques pr(esseurs de l'autre sexe2 mais v\s re*]*]ez celles d'entre vos enfants qui ont des vocations spciales2 v\s les cultiv]ez et au b\t de quelques annes1 votre tablissem5t n'aura que des pr(esseurs femmes4 ,le g5re d'ducation que je v\s propose d'appliqu]1 ,madame1 f]a de vos lves des femmes simples1 =tes1 vig\reuses1 srieuses et raisonneuses1 plus in/ruites que la plup>t des hommes in/ruits d'auj\rd'hui2 elles s]ont en tat de r=m] la famille1 de faire trans=m] les lois qui subalt]nis5t leur sexe4 ,elles pr\v]ont1 p> leurs uvres1 ce qui e/ la meilleure et la plus sre des preuves1 que la rationalit e/ gale *ez les deux sexes2 que la *ose doit tre a9si p\r qu'ils soi5t socialem5t gaux4 ,le ,s5tim5t et la ,raison n'galis5t pas les tres1 p>ce que le premi] doit tre dirig1 cont5u1 r=m p> la seconde4 ,en consqu5ce ceux qui prt5d5t que1 *ez l'homme1 prdom9e la ,raison et *ez la femme le ,s5tim5t1 bi5 lo9 d'galis] les sexes p> l'quival5ce1 doiv5t cont9u] subordonn] la femme l'homme4 ,la ,raison tant en t\te crature huma9e ce qui juge de la vrit des rapports1 ce qui tablit l'ordre1 si l'homme en tait d\ plus que la femme1 il s]ait rellem5t son *ef1 ce que vos lves n'admettront jamais1 p>ce qu'elles se sauront1 comme beauc\p de femmes se sav5t dj1 la preuve vivante du contraire1 et qu'elles jug]ont fausse une ?orie contr$ite p> les faits4 ,,viii ,t\tes les religions1 dites positives et naturelles1 tant des crations de la consci5ce huma9e1 v\s me dem&]ez sans d\te1 ,madame1 s'il v\s e/ p]mis d'en inculqu] une vos lves2 s'il e/ mme possible qu'elles y croi5t lorsqu'elles s]ont rationnellem5t leves4 ,il n'y a que les esprits sans porte1 les curs sans *aleur qui ne se pos5t pas d'hypo?se sur l',univ]s1 la ,div9it1 l',immortalit individuelle1 l'accord de la ,ju/ice et du bonheur1 etc41 etc4 ,or1 vos lves ne s]ont pas de ce nombre3 cette hypo?se1 orig9e d'une religion positive1 elles se la pos]ont et la rs\dront1 si v\s ne la posez et ne la rsolvez p\r elles4 ,la femme e/ trop vivante1 elle qui donne la vie1 et vos enfants auront une trop =te p]sonnalit1 p\r croire l'anantissem5t de leur tre4 ,v\s leur aurez appris que t\te t5dance exi/e en vue d'une f92 elles s5tiront et compr5dront qu'en elles se tr\v5t une f\le d'aptitudes et de beso9s qu'une seule vie ne peut dvelopp] et satisfaire3 elles en induiront une vie future1 que leur vif s5tim5t de la ju/ice ne leur p]mettra pas de concevoir autrem5t que comme la consqu5ce logique de l'emploi de celle-ci4 ,anti sub/antiali/es et anti rali/es p> ducation1 elles ne croiront qu'aux individus2 les phnomnes s]ont p\r elles les seules *oses en soi2 les espces qui n'exi/5t que dans et p> les individus1 s]ont s\ponnes de n'tre que des tapes progressives1 des manife/ations1 des =mes de la loi de ,progrs inhr5te t\t ce qui e/4 ,de ces inductions1 sortira la ngation de la mort qui ne s]a plus p\r vos enfants qu'une trans=mation plus pr(onde de l'individu1 du pr9cipe ou loi d'unit de *aque tre4 ,vos lves sauront que si la ju/ice e/ la loi de la consci5ce morale1 c'e/ qu'elle e/ une loi de l'univ]s2 que si cette mme consci5ce reg>de la flicit comme une consqu5ce oblige de la ju/ice1 c'e/ qu'il e/ dans la nature des *oses que cette h>monie exi/e3 or1 comme l'tude de l',hi/oire et l'expri5ce leur pr\v]ont que cette h>monie n'exi/e pas sur cette t]re1 elles en induiront qu'elle doit exi/] ailleurs4 ,ces inductions et beauc\p d'autres dont n\s n'avons pas p>l] ici1 p>ce que n\s ne traitons pas de dogmes1 tant lgitimes p\r une consci5ce droite1 conduiront vos enfants se =mul] une croyance2 c'e/ p\r cela que j'e/ime que v\s p\vez sans scrupule en dpos] une dans leurs jeunes curs4 ,quant votre cra9te de voir la religion branle dans l'esprit de vos lves p> la c]titude qu'elles auront plus t>d que t\te religion positive e/ un produit de la consci5ce1 v\s n'avez pas v\s en proccup]1 si v\s avez pris le so9 de mettre l'hypo?se religieuse en accord p>fait avec la sci5ce1 la morale et la raison4 ,n\s n'avons nul beso9 d'une ,rvlation div9e p\r croire4 ,e/-ce que le savant ne croit pas sa ?orie8 ,vos lves d'ailleurs1 ne sauront-elles pas que la base de t\te c]titude e/ dans la foi8 ,e/-ce que1 p\r acqurir des connaissances1 n\s ne devons pas1 pralablem5t1 faire acte de foi env]s l'exi/5ce des corps extrieurs1 la con/ance des lois qui rgiss5t les *oses1 l'exi/5ce de nos facults et la valeur positive de leur apprciation8 ,vos lves ne sav5t-elles pas que1 mme ces *oses admises sans preuve1 t\t repose1 p\r l'av5ir sur la probabilit8 ,qui p\rrait pr\v] que le soleil se lv]a dema91 que le f] ne devi5dra pas m\ comme du coton1 que ce qui tait n\rriture hi] ne s]a pas poison dema98 ,p]sonne ni ri51 s9on notre foi que l'univ]s et les lois qui rgiss5t les *oses demeur5t1 sont p]si/ants8 ,la raison de vos lves ne saurait tre ni rvolte1 ni effraye d'avoir la foi p\r c\ronnem5t puisqu'elle l'a p\r base4 tre susp5dus entre deux abmes de foi1 ne n\s p\vante pas3 ce qui n\s fait recul]1 c'e/ de tr\v] la contradiction sur le t]ra9 o les deux abmes se r5contr5t3 c'e/ cette contradiction que v\s devez vit] p> dessus t\tes *oses4 ,donnez donc de bonne heure une religion positive vos enfants1 mais ent5dez-le bi51 une religion qui ne soit que l'pan\issem5t potique de t\s vos enseignem5ts4 ,v\s leur aurez dmontr que t\t e/ limit1 compos1 relatif2 que le degr de p]fection des tres e/ en raison de leur complication2 v\s ne p\rriez donc1 sans contradiction1 leur reprs5t] la ,div9it comme simple1 inf9ie1 absolue4 ,l'tude de la ,biologie leur aura pr\v que1 si elles sont suprieures aux animaux1 c'e/ p>ce qu'elles sont plus composes qu'eux et ont un plus gr& nombre de facults2 v\s ne p\rriez donc1 sans contradiction1 leur enseign] que ce qui p]si/]a en elles s]a d'autant plus p>fait qu'il s]a plus simple4 ,t\tes leurs tudes leur auront dmontr que l'humanit progressive1 s'e/ leve et s'lve incessamm5t de l'animalit et du mal v]s l'humanit et le bi52 qu'elle e/ l'auteur de sa ju/ice1 de sa v]tu1 aussi bi5 que de ses sci5ces1 de ses arts1 de son indu/rie1 v\s ne p\rriez leur enseign]1 sans contradiction1 que cette humanit e/ d*ue1 incapable de ri5 p> elle-mme et reoit d'en haut la ,ju/ice4 ,elles sauront qu'avec la pratique du bi51 notre t*e ici bas e/ la culture du globe1 les crations sci5tifiques1 indu/rielles et arti/iques2 le p]fectionnem5t de la socit et des lois1 af9 de crer1 p\r t\s1 la plus gr&e somme de bi5-tre et de lib]t1 v\s ne p\rriez donc leur enseign]1 sans contradiction1 que la t]re e/ une valle de l>mes dont elles doiv5t se dt\rn] avec horreur2 que le monde ou la socit e/ hassable2 qu'il faut le mpris] et le fuir1 et que la sci5ce1 qui e/ le c]ta91 doit tre subordonne au dogme1 qui n'e/ que l'hypo?se4 ,elles s]ont conva9cues que le travail e/ notre gloire2 que c'e/ p> lui que n\s remplissons notre de/9e1 et que n\s n\s r5dons semblables aux puissances qui rgiss5t l'univ]s2 que plus l'tre e/ p>fait1 plus il travaille2 v\s ne p\rriez donc1 sans contradiction1 leur enseign] que le travail e/ un *tim5t1 une m>que de dgradation4 ,elles s]ont assez dveloppes s\s le rapport de la ,ju/ice1 p\r savoir que t\te faute e/ p]sonnelle1 que t\te punition a p\r b l'am5dem5t du c\pable1 et doit tre proportionne l'int5tion et la gravit du dlit2 v\s ne p\rriez donc1 sans contradiction1 leur reprs5t] la ,div9it v\ant la race huma9e au malheur et au crime p\r le p* d'un seul2 svissant dans un b de v5geance1 non d'amlioration1 condamnant la crature punie v\loir t]nellem5t le mal1 ce qui quivaut1 dans le lgislateur t\t puissant1 l'am\r du mal4 ,elles sauront que le bi5 et le mal moral sont des faits de lib]t et que *acun doit1 logiquem5t1 subir les consqu5ces de ses actes p\r qu'il y ait ,ju/ice2 v\s ne p\rriez donc1 sans contradiction1 leur enseign] que1 quelles que soi5t leurs uvres1 elles sont prde/9es p> la volont div9e1 un bonheur ou un malheur t]nel4 ,elles s]ont p]suades que n\s sommes solidaires1 que nul ne saurait p*] sans que la socit ne soit en p>tie c\pable1 consquemm5t en p>tie responsable2 que t\te faute e/ la fois individuelle et sociale2 que n\s sommes lis comme les organes d'un mme corps2 v\s ne p\rriez donc1 sans les dmoralis] et contr$ire t\s vos enseignem5ts1 leur dire qu'on peut se sauv] seul1 et que1 si elles sont sauves1 elles auront du bonheur voir s\ffrir leurs semblables des supplices atroces et sans f94 ,dans ce qu'elles voi5t1 sav5t1 connaiss5t1 elles con/at]ont la loi de progrs1 c'e/ dire de m\vem5t asc5dant2 la rcomp5se des ef=ts de la nature et de l'humanit dans un accroissem5t de puissance et de travail2 v\s ne p\rriez donc1 sans contradiction1 leur propos] p\r idal de rcomp5se future la contemplation1 le repos1 la dim9ution de leurs n]gies4 ,elles sauront que la base du ,droit e/ la lib]t et l'galit1 elles aim]ont et pratiqu]ont cette doctr9e2 v\s ne p\rriez donc1 sans contradiction1 leur reprs5t] le monde futur comme une royaut despotique avec une hir>*ie de sujets4 ,songez srieusem5t ce que je vi5s de v\s dire1 ,madame2 c> votre responsabilit e/ des plus graves3 il ne v\s e/ p]mis1 s\s aucun prtexte1 de contribu] mettre la contradiction et le dsordre dans la socit1 en les mettant dans l'intellig5ce et le cur de vos lves4 ,il faut que t\t1 en elles1 conv]ge v]s un mme b3 donnez-leur donc une ,religion qui1 bi5 qu'au dessus de la ,raison1 ne lui soit pas contradictoire2 qui1 bi5 que n'tant la s\rce d'aucun ,droit ni d'aucun ,devoir1 appuie cep5dant l'un et l'autre4 ,quelle que soit la vivacit de leur foi1 vos lves s]ont tolrantes et prs]ves de la folie my/ique1 c> une nuance raisonnable de d\te plan]a sur leur croyance3 elles se diront sagem5t3 je crois1 mais je ne sais pas2 et l'humanit a dj pass p> tant d'hypo?ses6 ,les autres consci5ces individuelles ont1 comme moi1 l'aspiration religieuse1 la croyance en l'immortalit p]sonnelle2 n\s v>ions sur les dtails2 absolum5t p>lant1 qui se trompe8 ,t\s n\s croyons avoir raison2 vivons donc en paix jusqu' la dmon/ration de l'erreur p> les faits2 ou1 si n\s discutons1 que ce soit en frres4 ,vos lves s]ont assez imbues de l'idal social mod]ne1 p\r compr5dre que la ,religion e/ une manife/ation individuelle1 non une manife/ation sociale2 que l'tat1 qui reprs5te la collectivit1 ne peut lgitimem5t s'infod] une secte quelconque2 qu'en un mot1 l'tat ne doit pas avoir une religion positive1 af9 qu'aucune consci5ce ne soit opprime4 ,elles croiront assez l'galit et la dignit huma9es p\r rep\ss] t\t sac]doce organis2 on enseigne une sci5ce1 non pas une hypo?se3 on propose celle-ci1 et jamais aucun prtre ne se cont5t]ait de ce sage et mode/e rle3 c'e/ l'in/ituteur qui dirige l'enfant2 l'adulte doit se dirig] lui-mme4 ,donnez1 ,madame1 donnez vos enfants une religion qui les s\ti5ne dans la sa9te lutte de la v]tu et du dv\em5t2 une religion qui lve leur esprit et leur cur1 et exalte leur c\rage4 ,si l'on peut lgitimem5t hsit] s'(frir en holocau/e1 lorsque la mort app>at comme le nant de la consci5ce1 t\s les dv\em5ts sont possibles lorsqu'on se considre comme un des r\ages de l',ordre de ,ju/ice1 et qu'on ne voit dans la mort qu'une trans=mation1 un agr&issem5t du moi huma94 ,que vos enfants tr\v5t dans une religion admise p> leur raison et leur s5tim5t1 un port assur contre les temptes de l'me2 dans leurs frres div9s des amis1 des tmo9s de leurs victoires1 une p5se =tifiante3 celle de ne pas travaill] sans tmo9 au bi5 gnral1 si elles sont mconnues de leurs contempora9s4 ,oh6 croyez-le1 elles s]ont meilleures1 plus dv\es1 plus gr&es1 si elles sont bi5 p]suades qu'ayant s]vi dans leur vie prs5te l',ordre de ,ju/ice et de ,bont1 elles s]ont reues vivantes dans son se9 p\r cont9u] le s]vir encore1 et y tr\v] l'h>monie de la ,ju/ice et du ,bonheur4 ,,*apitre ,,ix4 ,r,,sum ,,et ,,conclusion4 ,sur quelques po9ts du globe1 un c]ta9 nombre de femmes prote/5t contre les lois qui plac5t leur sexe en m9orit1 en dem&5t l'abrogation ou la r=me1 et rev5diqu5t leur lgitime "p de droit huma94 ,des esprits futiles et sans porte ri5t de ce m\vem5t qui comm5ce et ira gr&issant sans cesse4 ,des esprits srieux1 mais ret5us dans les li5s des vieux prjugs1 s'en effrai5t et s'en tonn5t2 en *]*5t navem5t la raison o ils ne peuv5t la tr\v]1 et conoiv5t la gigantesque esprance d'arrt] c\rt le m\vem5t mancipateur4 ,une fois p\r t\tes1 il faut les dt\rn] de ce labeur +rat1 en leur faisant t\*] du doigt les ralits4 ,la dom9ation de l'homme sur la femme1 et la m9orit civile de celle-ci avai5t leur prtexte quasi lgitime lorsque la femme1 ma9t5ue dans l'ignorance1 tait rellem5t infrieure l'homme en intellig5ce1 en c>actre1 en activit2 ,lorsqu'elle n'avait et ne se croyait p\r fonction que la mat]nit et les so9s du mnage2 ,lorsqu'elle tr\vait un s\ti5 lgitime qui l'aimait1 la protgeait2 ,lorsque1 infrieure p> l'ducation elle se croyait aussi de nature infrieure1 et considrait comme son devoir env]s ,dieu l'obissance son m>i4 ,les *oses tai5t-elles bi5 a9si8 ,je n'en discut]ai pas3 prfre le pass qui veut2 moi j'aime mieux l'av5ir o je vois l'am\r complet dans l'galit1 la fusion des mes1 la confiance entire et rciproque1 l'ef=t commun p\r une uvre commune1 l'union sa9te1 pure1 entire jusqu'au tombeau qui ne s]a p\r le survivant qu'un b]ceau d'immortalit4 ,il n'e/ "q ni de ce que n\s prfrons1 ni de ce que n\s rvons les uns ou les autres3 mais seulem5t de ce qui peut tre1 d'aprs l'tat des esprits et des *oses3 c'e/ folie que de v\loir ram5] le monde en arrire3 la sagesse consi/e rgl] sa m>*e en avant4 ,p\rquoi la femme rev5dique-t-elle son droit la lib]t et l'galit8 ,c'e/ d'abord p>ce que1 beauc\p plus in/ruite que p> le pass1 elle s5t mieux sa dignit et les droits de sa p]sonnalit4 ,c'e/ p>ce que les leons et l'exemple des hommes l'ont loigne de la foi complte au dogme anci51 qu'elle n'accepte plus que s\s bnfice d'inv5taire2 c'e/ dire en rep\ssant ce qui heurte ses s5tim5ts n\veaux4 ,elle s5t trop ce qu'elle vaut auj\rd'hui1 p\r se croire infrieure l'homme et t5ue de lui obir3 elle ne croit pas plus au droit div9 de l'autre sexe sur elle1 que ce sexe ne croit au droit div9 du pr9ce et du prtre sur les peuples4 ,s\s l'influ5ce du pr9cipe d'mancipation gnrale1 pos p> la ,rvolution franaise1 la femme1 mle t\tes les luttes comme actrice ou m>tyr2 comme mre1 p\se1 amante1 fille1 sur1 s'e/ modifie pr(ondm5t dans ses s5tim5ts et ses p5ses3 il et t absurde qu'elle v\lt la lib]t et l'galit p\r les hommes1 p>ce qu'ils sont des cratures huma9es1 sans lev] son cur1 et sans rv] son affran*issem5t propre1 puisqu'elle aussi e/ une crature huma9e3 l'esprit rvolutionnaire a r5du la femme indp5dante3 il faut en pr5dre son p>ti4 ,la femme n'tant plus enf]me dans les so9s du mnage et des enfants1 mais1 au contraire1 pr5ant une "p t\j\rs croissante la production de la ri*esse nationale et individuelle1 il e/ vid5t qu'elle a beso9 de lib]t et d'indp5dance1 et qu'elle doit avoir1 dans la famille et les affaires une t\t autre place que p> le pass3 elle le s5t et le sait1 il faut encore en pr5dre son p>ti1 et lui faire cette place3 le bon s5s et la ju/ice l'exig5t4 ,la femme ne p\vant plus se m>i] sans une dot ou une pr(ession1 ne peut plus considr] le m>iage comme son tat naturel2 elle e/ de plus en plus mise dans la ncessit tri/e ou heureuse de se suffire elle-mme1 de se considr]1 non plus comme le complm5t de l'homme1 mais comme un tre p>faitem5t di/9ct4 ,cette situation faite la femme exige donc de pr(ondes r=mes lgales et sociales3 elle le sait ou le s5t3 il faut encore en pr5dre son p>ti1 et travaill] ces r=mes1 s\s pe9e de voir la civilisation mod]ne prir p> la m9orit de la femme1 comme la civilisation anci5ne a pri p> l'esclavage4 ,l'homme n'aime plus la femme3 il *]*e en elle un complm5t oblig de dot1 un associ commode1 un moy5 de se procur] quelques s5sations ou di/ractions1 une s]vante1 une g>de malade non rtribue2 la femme ne l'ignore pas2 et1 son t\r1 elle n'aime plus l'homme2 cette dsolante situation des sexes en face l'un de l'autre1 exige que la femme soit dlivre de la tutelle de l'homme qui la heurte1 l'irrite1 la ru9e trop s\v5t2 qui se s]t durem5t de droits sans fondem5t dans la nature des *oses3 droits qu'elle ne veut plus subir p>ce qu'elle e/ trop intellig5te auj\rd'hui2 et p>ce qu'elle aime beauc\p mo9s son conjo9t dont elle se sait n'tre plus suffisamm5t aime4 ,l'on n'ignore pas ce qu'e/ dev5u le m>iage1 et quel usage une inf9it d'hommes font des privilges qu'ils ont comme *efs de la communaut4 ,p> leurs passions1 leurs vices1 leur incurie1 ils dsol5t s\v5t leur femme et compromett5t leur av5ir et celui de leurs enfants4 ,la femme comm5ce ne plus v\loir de cette situation humiliante et dang]euse3 elle murmure1 elle s'insurge dans son cur1 et beauc\p de jeunes femmes dj prfr5t r5onc] l'union lgale que de subir les consqu5ces du m>iage actuel3 que peut faire la socit p\r p>] ce dang]1 s9on r=m] le m>iage8 ,a9si la femme ne veut plus tre m9eure p>ce qu'elle ne l'e/ plus devant l'intellig5ce2 ,p>ce qu'elle ne l'e/ plus devant la production2 ,p>ce que la situation qui lui e/ faite exige son galit avec l'homme4 ,et n\s disons1 et n\s rptons qu'il faut en pr5dre son p>ti et opr] progressivem5t des r=mes1 si l'on ne veut que la civilisation prisse4 ,p\r que le m\vem5t dont on s'tonne ne se produist pas1 il ne fallait pas cultiv] l'esprit de la femme2 ,il ne fallait pas lui donn] une l>ge et l\rde "p dans le travail2 ,il ne fallait pas p]mettre que l'homme pt se v5dre la femme p\r une dot1 ou que celle-ci ft son gale ou sa suprieure en utilit dans le travail du c\ple2 ,il ne fallait pas proclam] l'galit de ,droit p\r t\t tre huma92 ,il ne fallait pas ru9] dans le cur de la femme la doctr9e qui div9ise l'autorit et la subord9ation4 ,mais puisqu'on a fait1 laiss faire et laiss pass]1 il faut subir les consqu5ces de la situation prs5te1 et ne pas blm] la femme lorsqu'elle tmoigne avoir pr(it des leons qu'on lui donne2 on ne peut plus ressuscit] le pass1 ni r5dre la femme ses naves croyances1 ses niaises s\missions1 son ignorance et son exi/5ce ca*e3 on l'a dveloppe p\r la lib]t et l'galit1 qu'on lui donne donc l'une et l'autre2 c> elle ne =m]a des hommes libres qu' la condition d'tre libre elle-mme4 ,dans l'ouvrage que v\s t]m9ez1 lecteur1 je n'ai pos et s\t5u qu'une ?se3 celle de l'galit de ,droit p\r les deux sexes2 je n'avais donc pas me proccup] des fonctions de la femme1 c'e/ dire de l'usage que1 p> suite de sa nature p>ticulire1 si elle en a une1 elle s]a librem5t conduite faire de son droit4 ,je me s]ais mme int]dit de rpondre cette simple "q3 ,y a-t-il dans la ,socit des fonctions mascul9es et des fonctions fm99es8 ,si1 p> une inconcevable ab]ration1 c]ta9es g5s n'euss5t fait des fonctions qu'ils attribu5t la femme1 des causes d'infriorit devant le ,droit4 ,j'ai d dire alors3 ne confondons pas le droit et la fonction3 le ,droit e/ la condition1 la facult gnrale et absolue2 la ,fonction e/ la manife/ation des aptitudes individuelles qui sont limites3 p]sonne n'a la puissance d'us] de t\s ses droits1 et *acun en use selon sa nature propre1 et les circon/ances dans lesquelles il se tr\ve3 il se peut que les femmes n'ai5t pas aptitude p\r une f\le de fonctions2 que la mat]nit et les so9s de l'intrieur p\r lesquels la majorit d'entre elles sont =mes auj\rd'hui1 les emp*5t d'entr] dans une f\le de c>rires3 cela ne signifie ri5 quant la "q de ,droit3 elles ne sont pas plus obliges d'tre autres qu'elles ne sont1 que l'imm5se majorit des hommes ne se tr\ve oblige d'us] de t\s ses droits4 ,si1 comme on le croit1 la femme n'e/ pas apte remplir c]ta9es fonctions prives ou publiques1 ou qu'elle n'en ait pas le temps1 on n'a nul beso9 de les lui int]dire2 si1 au contraire1 on lui croit l'aptitude et le temps1 en l'emp*ant de se manife/]1 on commet une iniquit1 un acte d'odieuse tyrannie3 le droit e/ absolu1 il ne se sc9de pas1 il e/ un3 qu& il se diffr5cie1 ce n'e/ plus le ,droit1 c'e/ le privilge1 c'e/ dire l'inju/ice4 ,t\tefois1 p\r qu'on ne m'accuse pas d'lud] ou de t\rn] les que/ions1 p>ce que je ne puis ou ne veux pas les rs\dre1 j'ai dcl> nettem5t ma p5se et j'ai dit3 en pr9cipe1 je n'admets pas que1 devant le ,droit1 on puisse lgitimem5t class] les fonctions en mascul9es et fm99es1 quoique j'admette qu'elles se class5t dans la pratique selon le degr de dveloppem5t des sexes et leurs aptitudes actuelles4 ,je ne puis admettre en pr9cipe une classification devant le ,droit1 p>ce que cela suppos]ait qu'on a tr\v la loi p]man5te des c>actres qui di/+u5t radicalem5t les sexes2 ,p>ce que cela suppos]ait que les sexes sont immobiles1 improgressifs4 ,or les ?ories qui tabliss5t une classification1 sont lo9 de rvl] la loi1 puisqu'elles sont contr$ites p> une multitude innombrable de faits4 ,et si leur c>actre empirique suffit p\r les rejet]1 que s]a-ce1 si l'on considre les tri/es consqu5ces qu'elles entran5t6 ,elles fauss5t l'ducation1 dtruis5t la spontanx du sexe jug infrieur2 ,elles conduis5t l'oppression de la m9orit vig\reuse qui ne s'e/ pas s\mise a l'tiolem5t calcul2 ,elles font tablir le privilge dans le ,droit2 ,elles emp*5t l'humanit de se dvelopp] librem5t1 et la priv5t de la moiti de ses =ces4 ,elles conduis5t calomni] la nature et ni] la valeur de ceux qu'on a comprims1 ref\ls1 auxquels on a donn une nature factice4 ,ces motifs sont assez graves p\r que n\s rep\ssions t\tes les ?ories1 t\tes les classifications en vogue1 et p\r que n\s ne n\s p]mettions pas la fantaisie d'en essay] une1 qui ne s]ait pas meilleure que celles des autres1 puisque les lm5ts n\s manqu5t1 et ne peuv5t tre donns que p> le libre dveloppem5t des deux sexes dans l'galit4 ,non pas1 je l'ai dit1 que je nie la diffr5ce fonctionnelle des sexes3 non3 une induction lgitime m'autorise croire que la diffr5ce sexuelle modifie t\t l'tre1 consquemm5t le jeu des facults3 c'e/ p\r cela que la femme doit tre p>t\t et1 ct de l'homme3 c> je ne cess]ai de le rpt]3 t\t ce qui e/ de l'humanit n'aura rellem5t ce c>actre1 que lorsqu'il s]a frapp de l'empre9te des deux sexes3 si1 p\r procrer un tre huma91 les deux sont ncessaires1 p\r mettre au monde une loi viable1 un jugem5t vraim5t quitable1 il faut l'homme et la femme4 ,t\t exi/e dans l'humanit p> les deux sexes2 si t\t e/ imp>fait1 c'e/ p>ce que l'influ5ce de la femme e/ indirecte2 il faut qu'elle devi5ne directe p\r ht] le ,progrs4 ,rep\ssant en pr9cipe t\te classification devant le ,droit1 et laissant la ,lib]t et l'galit la t*e de manife/] les vritables c>actres diffr5tiels des deux moitis de l'humanit1 je n'ai pas d m'arrt] sur la prt5due mission1 sur la prt5due vocation propre *aque sexe1 ni discut] la valeur des affirmations suivantes et autres semblables3 ,la femme e/ g>di5ne des s5tim5ts1 de la morale2 ,la vocation de la femme e/ de plaire l'homme et de s'en faire aim]2 ,la femme e/ une religion2 c'e/ une puret2 etc41 etc4 ,cela n\s aurait m5e trop lo9 de df9ir d'abord les t]mes1 puis de faire compr5dre l'inanit et le dang] de semblables ides4 ,disons seulem5t en passant que la premire affirmation e/ dang]euse en ce qu'elle conduit jug] plus svrem5t la femme que l'homme au po9t de vue de la morale1 consquemm5t porte ma9t5ir les fausses apprciations que n\s avons combattues dans le *apitre de l',am\r et du ,m>iage3 qu& un seul sexe e/ rput g>di5 des murs1 les murs se corromp5t3 c> l'un ne p*e pas sans l'autre4 ,d'autre "p c'e/ une tri/e ide que de prt5dre que la vocation de la femme e/ de plaire a l'homme et de s'en faire aim]3 c'e/ avec cette morale l que l'on fait de la femme un tre futile1 rus2 qu'on la prp>e l'adultre qu& elle e/ malheureuse en mnage2 au lib]t9age qu& elle e/ pauvre3 la vocation de la femme e/ d'tre un tre social1 digne1 utile et moral1 une p\se sage et bonne1 une mre t5dre1 att5tive1 claire capable de faire des citoy5s et des citoy5nes honorables3 sa vocation ne diffre pas en gnral de celle de l'homme qui1 lui aussi1 doit tre un p\x sage et bon1 un pre t5dre ne donnant ses enfants que de sages exemples et de bonnes leons1 t\t en remplissant lui-mme sa t*e de citoy5 et de producteur4 ,si la femme doit plaire l'homme et s'en faire aim]1 l'homme doit galem5t plaire la femme et s'en faire aim]3 cette condition seule1 remplie des deux p>ts1 e/ le bonheur et l'h>monie du mnage4 ,mais laissons t\tes ces que/ions incid5telles3 mon livre e/ crit1 non p\r suivre les classificateurs sur le t]ra9 de l'imag9ation1 p\r discut] p]te de vue sur le rle des sexes2 non pas mme p\r pos] le ,droit de la femme en consqu5ce de sa diffr5ce et de son utilit autre que celle de l'homme2 mais crit uniquem5t p\r pos] le ,droit de la femme la ,lib]t dans l'galit p>ce qu'elle e/1 comme l'homme1 une crature huma9e2 p>ce qu'a9si que le dit ,p4 ,l]\x1 il n'y a plus ni esclaves ni s]fs devant le ,droit franais4 ,je n'apporte pas une ide n\velle3 je ne fais que cont9u] la tradition de la majorit des hommes de ,progrs1 et je me cont5te de la dvelopp]1 de l'expliqu]1 de la s\t5ir et de l'am5d]4 ,j'aurais nglig peut-tre de relev] l'op9ion suranne de la m9orit1 si ceux qui la reprs5t5t1 n'avai5t le privilge de se faire c\t] d'un nombreux public4 ,mais comme ce privilge r5d leurs erreurs dang]euses et que1 de leur fait1 beauc\p de femmes pr5n5t en av]sion les pr9cipes de #hi1 je ne me suis pas crue libre de laiss] compromettre ces pr9cipes sacrs auprs du sexe qui1 p> l'ducation et l'influ5ce1 dispose en gr&e p>tie de l'av5ir de la ,dmocratie4 ,j'ai donc d pr\v] la maladroite m9orit progressi/e qu'elle abuse de l'a priori1 con/ruit des ?ories d'ass]vissem5t sur des lois imag9aires1 manque de m?ode1 se met con/amm5t en contradiction flagrante avec les faits1 avec la sci5ce1 avec la logique1 avec ses propres pr9cipes sur le ,droit4 ,cette preuve1 je l'ai faite durem5t1 sans mnagem5t aucun3 c'tait mon droit et mon devoir4 ,lo9 de m'en rep5tir1 je suis prte la p>a*ev]1 si ces ,messieurs ne la tr\v5t pas suffisante2 c> jamais1 tant que je p\rrai t5ir une plume1 je ne p]mettrai p]sonne de prs5t] les doctr9es du ,moy5 ,age s\s l'tiquette de notre glorieuse ,rvolution1 sans faire ent5dre une prote/ation n]gique4 ,le rsum du livre qu'on vi5t de lire e/ dans les deux syllogismes suivants3 ,la femme doit tre libre et l'gale de l'homme devant le ,droit1 p>ce qu'elle e/ un tre huma92 ,or elle e/ m9eure1 opprime1 s\v5t sacrifie2 ,donc il y a lieu d'opr] de nombreuses r=mes af9 que1 p>t\t1 elle pr5ne ct de l'homme sa place lgitime4 ,t\te r=me dans les lois doit tre prp>e p> une r=me dans l'ducation et dans les murs2 ,or les murs se dprav5t1 le m>iage se corrompt1 l'ducation des filles n'a ni base ni porte2 ,donc il faut travaill] l'ducation de l'am\r et de la femme1 et r=m] le m>iage1 t\t en posant et s\t5ant la rev5dication des droits de la femme4 ,et1 dveloppant ma p5se1 j'ai dit3 ,l'galit de ,droit entre les hommes1 dcrte p> le lgislateur1 et admise p> la consci5ce mod]ne1 n'e/ videmm5t pas base sur l'galit ou l'quival5ce des hommes entre eux1 puisque l'expri5ce n\s les montre t\s 9gaux en facults intellectuelles1 en s5tim5t1 en activit1 en =ce1 etc4 ,sur quoi donc e/ appuye cette galit devant le ,droit8 ,ce ne peut tre que sur les c>actres qui leur sont communs2 sur les c>actres spcifiques qui les rang5t dans une mme espce4 ,or la femme e/-elle d'espce id5tique l'homme8 possde-t-elle les c>actres spcifiques de l'humanit8 ,trs videmm5t1 oui4 ,donc l'galit de ,droit1 tant fonde sur l'id5tit des c>actres spcifiques1 non sur des v>its individuelles1 il s'ensuit logiquem5t que la femme laquelle1 sans folie1 on ne peut conte/] ces c>actres1 e/1 en pr9cipe et trs lgitimem5t1 l'gale de l'homme devant le droit social4 ,puisqu'il en e/ a9si1 la femme e/ donc1 de droit1 libre et autonome2 matresse1 en consqu5ce1 de manife/] comme l'homme son activit dans t\tes les c>rires prives4 ,t\t ce qui e/ socialis p\r le dveloppem5t intellectuel et moral des membres du corps social1 doit tre aussi bi5 son pr(it qu' celui de l'homme4 ,s\s aucun prtexte1 on ne peut l'loign] des fonctions publiques1 plus qu'on ne les int]dit l'homme4 ,sa dignit civile e/ la mme que celle de l'homme1 et t\s les droits qui en ressort5t sont les mmes4 ,dans le ,m>iage1 elle doit tre l'gale1 c'e/ dire l'associe de l'homme4 ,dans le doma9e politique1 elle a les mmes droits que lui4 ,c'e/ donc une iniquit que de l'v9c] de l'ducation nationale1 de ni] et ref\l] ses aptitudes1 de lui f]m] les coles spciales1 de lui refus] c]ta9s diplmes et de lui int]dire c]ta9es c>rires4 ,c'e/ donc une iniquit que de l'infrioris] civilem5t1 de la rep\ss] des emplois1 de la dcl>] incapable4 ,c'e/ donc une iniquit de l'absorb] dans le m>iage1 d'en faire une s]ve1 ou t\t au mo9s une m9eure4 ,c'e/ donc une iniquit que de lui t] sa dignit et son autorit mat]nelles1 lorsque le m>i e/ vivant4 ,c'e/ donc un surcrot d'iniquit1 aprs l'avoir dcl>e faible1 incapable1 m9eure s\s tant de rapports1 de la rput] trs =te et trs capable1 trs majeure1 lorsqu'il s'agit d'tre juge1 condamne1 punie et de pay] les impts2 plus =te et plus capable que l'homme1 lorsqu'il s'agit de puret1 et de lui laiss] la *>ge des enfants naturels1 le f>deau de sa faute et de celle de l'homme4 ,voil ce que n\s p5sons1 ce que n\s disons2 et n\s le r$irons bi5 haut et sans cesse2 et n\s le r$irons si haut et si s\v5t1 que celles qui dorm5t dans un bonheur relatif t\t g/e1 ou dans l'immoralit o t\te dignit s'oublie1 s]ont bi5 =ces de se rveill]1 et de song] la situation et l'av5ir de leurs filles4 ,jusqu' ce que notre sang soit glac p> la mort1 n\s dem&]ons ,ju/ice p\r la moiti du g5re huma92 ,n\s dem&]ons que l'on donne une ducation nationale aux filles2 ,que t\tes les c>rires leur soi5t accessibles1 t\s les diplmes accords2 ,que la dignit civile leur soit ple9em5t reconnue2 ,que le ,m>iage soit une socit fonde sur l'galit1 s\s la protection du conseil de famille2 ,que le pre et la mre ai5t un droit gal sur les enfants2 ,que la puret de la femme soit suffisamm5t protge contre l'homme et contre elle-mme2 ,que la femme pr5ne progressivem5t1 mesure qu'elle se dvelopp]a1 sa place lgitime p>t\t ct de l'homme1 dans la lgislation1 l'adm9i/ration1 la ,ju/ice1 la ,sci5ce1 la ,philosophie1 comme elle l'a dj dans l',indu/rie et l',art4 ,et n\s disons aux femmes de ,progrs3 con/ituez un ,apo/olat2 ,modifiez l'op9ion p> une feuille priodique2 ,travaillez p> vos crits1 clair]1 moralis] le peuple et les femmes2 ,fondez et dirigez un va/e tablissem5t d'ducation p\r les filles1 af9 d'avoir une pp9ire de r=matrices2 ,associez et moralisez les ouvrires2 ,relevez les femmes g>es2 ,travaillez faire l'ducation de l',am\r1 plac] le ,m>iage sur sa vritable base3 c> lorsque l',am\r n'e/ plus que la re*]*e d'une s5sation1 et que le ,m>iage tombe en dsutude1 la socit m>*e sa dissolution4 ,v\s t\tes qui avez cur l'uvre sa9te de l'mancipation gnrale de l'humanit1 reliez-v\s sur t\s les po9ts du globe2 enf]mez le monde civilis dans un rseau1 af9 de c5tralis] vos ef=ts1 de donn] de l'unit aux doctr9es1 et de prp>] le rgne de la frat]nit huma9e p> l'ext9ction des ha9es et des prjugs de nations et de races4 loignez t\tes les que/ions oiseuses sur la nature et les fonctions de *aque sexe3 devant le ,droit1 elles ne signifi5t ri53 *acun fait et ne doit faire que les *oses auxquelles il e/ apte2 et l'on ne brigue pas des fonctions p\r lesquelles on manque de capacit ou de temps4 ,faites-bi5 compr5dre aux femmes m9eures p> l'intellig5ce que1 rclam] l'galit de ,droit1 ce n'e/ pas prt5dre la similitude de fonctions2 qu'elles ne s]ont pas plus contra9tes d'tre autre *ose qu'elles ne sont s\s un rgime d'galit1 que s\s celui que n\s avons l'heure qu'il e/2 que t\te la diffr5ce1 s\s ce rapport1 consi/]a en ce que celles qui1 auj\rd'hui1 ne peuv5t faire c]ta9es *oses p>ce qu'elles sont femmes1 s]ont admises les faire1 p>ce qu'elles s]ont des tres huma9s4 ,faites-leur bi5 compr5dre qu'elles sont absurdes de se pos] en types et modles de leur sexe1 et de prt5dre que t\tes les autres femmes ne doiv5t avoir que leurs aptitudes1 leurs gts3 faites-leur rem>qu] que n\s diffrons t\s2 que n\s devons respect] l'individualit d'autrui comme n\s tr\vons ju/e qu'on respecte la ntre2 que si l'on reg>de comme lgitime et naturel qu'elles n'ai5t d'autre vocation que les so9s du mnage1 fonction trs ncessaire1 trs utile et trs respectable1 elles doiv5t tr\v] t\t aussi lgitime et naturel que d'autres femmes prfr5t des fonctions diffr5tes4 ,enf91 faites-leur honte de l'indigne habitude o elles sont de dprci] les qualits suprieures qu'elles n'ont pas1 qu& elles les r5contr5t *ez une p]sonne de leur sexe3 dites-leur1 ce qui e/ vrai1 qu'elles s'attir5t a9si le dda9 des hommes qui ont1 en gnral1 trop de bon s5s p\r ne pas reconnatre et av\] la supriorit d'une femme1 et pr\v5t naturellem5t de la piti p\r celles qui1 au lieu de s'en honor] p> un s5tim5t naturel de solid>it1 refus5t de la reconnatre4 ,femmes franaises1 plus p>ticulirem5t mes surs1 v\s mes d]nires p>oles4 ,le gnie de la ,gaule1 mis dans les f]s p> l'pe de ,rome et la foi de l',asie1 s'e/ rveill en #aghi4 ,p\rquoi1 filles de la ,gaule1 laissez-v\s plir le div9 flambeau de la ,rsurrection8 ,p>mi nos peuplades hroques qui ne croyai5t pas la mort et adorai5t la gloire et la lib]t1 v\s tiez prtresses2 ,v\s occupiez le sommet de la hir>*ie religieuse2 ,v\s tiez pr(ondm5t respectes2 ,votre puret tait protge p> la loi2 ,fires1 c\rageuses1 *a/es1 bonnes ducatrices1 v\s-mmes leviez les hommes qui faisai5t trembl] ,rome et la ,grce2 ,runies en conseil1 v\s t]m9iez les diffr5ds qui s'levai5t entre les peuples2 ,et notre vieille ,gaule ne s'e/ pas rveille t\t entire2 elle v\s a laisses dans l'ombre p>ce que1 p5dant son long sommeil1 v\s les sa9tes1 les prtresses1 avez t dp\illes de votre aurole2 vos fils corrompus et dgnrs v\s ont dcl>es impures2 v\s ont fait desc5dre au rle d'int]mdiaires entre l'homme et l'animal2 v\s ont traites de nids d'esprits immondes2 v\s ont t t\t respect1 t\te p]sonnalit dans le m>iage2 dp\illes de t\te influ5ce sur les affaires du pays2 la ,gaule s'e/ releve de sa tombe en g>dant des lambeaux du suaire dans lequel l'avai5t enveloppe ses oppresseurs2 e/-ce p\r cela que v\s la mconnaissez8 ,femmes franaises1 mes surs1 v\s avez *oisir entre le gnie de notre race qui dit3 respect la dignit de la femme1 place p\r elle dans la ,cit1 dans l'tat1 dans le ,sac]doce1 et le vieux gnie trang] qui n\s exclut et n\s dgrade4 ,v\s avez *oisir1 et il faut v\s dcid]1 p\r que le monde mod]ne n'avorte pas en b\ton4 ,n'employez donc plus votre r$\table influ5ce contre le ,progrs et vos intrts les plus *]s4 ,n'levez-donc plus vos fils et vos filles dans la ha9e ou l'indiffr5ce des in/itutions que n\s ont conquises nos pres au prix de tant de sang1 de l>mes et de d\leurs4 ,ah6 v\s s]iez bi5 c\pables1 si v\s saviez ce que v\s faites6 ,mais1 hlas6 ,des s]vantes1 des meubles de luxe1 des esclaves3 ,voil ce qu'on s'ef=ce incessamm5t de faire de v\s2 et v\s abaissez votre t\r le coeur et la moralit de l'autre sexe qui ne compr5d pas que1 sans v\s1 on ne peut ri5 fond]1 ri5 ma9t5ir4 ,qu& donc ouvrira-t-on les yeux6 ,messieurs les prt5dus progressi/es1 un d]ni] mot4 ,l'glise attire la femme1 la rappro*e de l'autel1 la div9ise en ,m>ie2 un des si5s va mme jusqu' rclam] p\r elle le droit politique4 ,v\s1 que faites-v\s8 ,v\s repr5ez contre n\s le langage que t5ait autrefois l'glise1 et dont elle v\drait peut-tre bi5 ne s'tre jamais s]vie4 ,prt5dez-v\s donc con/ruire l'av5ir avec les ru9es du pass8 ,v\s faites tant de maladroits ef=ts p\r n\s livr] aux inspirations de ce qui en re/e1 qu'en vrit n\s s]ions t5tes de le croire4 ,mais n\s ne v\s laiss]ons pas faire1 ,messieurs2 n\s ne laiss]ons pas les femmes pr5dre en ha9e les pr9cipes sacrs du ,droit huma91 p>ce qu'il t\s plat de les subordonn] vos petites passions1 vos mesqu9s gsmes1 vos vieux prjugs d'ducation4 ,n\s sp>ons de v\s la ,rvolution4 ,n\s prote/ons contre vos doctr9es ,moy5 ,age4 ,n\s1 femmes du ,progrs1 n\s v\lons ragir contre le monde social et moral que votre incurie a laiss s'organis]3 c> n\s avons honte de cette gnration d'avortons g/es qui a p]du le s5s des gr&es et nobles *oses4 ,n\s avons honte de ces fils qui font orgie sur la tombe de leurs pres et outrag5t leurs gr&es ombres plores de leur rire incrdule et cynique4 ,n\s avons honte de cette mascul9it dcrpite qui conduit la ,france1 notre ,france1 au c]cueil entre l'arme du c(fre-=t et une procession de c\rtisanes4 ,n\s ne v\lons pas que nos fils la cont9u5t4 ,n\s ne v\lons pas que nos filles soi5t des lm5ts de dissolution4 ,nos pres ont promis la lib]t au monde3 v\s1 ,messieurs1 qui niez le droit de la moiti de l'humanit1 n'tes pas propres dgag] leur promesse4 ,place donc la femme1 af9 que1 dlivre de ses honteux li5s1 elle mette la paix o v\s mettez la gu]re1 l'quit o v\s mettez le privilge4 ,v\s n'avez plus de ,morale1 plus d'idal3 place1 place la femme1 ,messieurs1 af9 qu'elle v\s r$onne l'un et l'autre4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,du ,,second ,,volume4 ,,deuxi,,me ,,p>tie4 ,pages ,droit et ,devoir2 objections contre le ,droit des ,femmes1 la ,femme devant les murs et le ,code civil #e ,,*apitre ,i]4 ,bases et =mules des ,droits et ,devoirs #g ,,*apitre ,,ii4 ,objections contre l'mancipation des ,femmes #cc ,,*apitre ,,iii4 tat de la ,femme dans les murs et la lgislation4 ,i4 ,dialogue entre une jeune femme et l'auteur #dh ,,ii4 ,emploi de l'autorit #ea ,,iii4 ,*>it de la ,femme #ec ,,iv4 ,droit politique #fa ,v4 ,fonctions publiques #fe ,,vi4 ,la ,femme dans le m>iage #fg ,,*apitre ,,iv4 ,suite du prcd5t4 ,,vii4 ,contrat de m>iage #ga ,,viii4 ,la ,femme mre et tutrice #ha ,,ix4 ,rupture de l'association conjugale #he ,x4 ,rsum et conseils #ic ,,troisi,,me ,,p>tie4 ,nature et fonctions de la ,femme1 am\r et m>iage2 ,r=mes lgales #ii ,,*apitre ,i]4 ,nature et fonctions de la ,femme #aja ,,*apitre ,,ii4 ,l'am\r1 sa fonction dans l'humanit #abg ,,*apitre ,,iii4 ,m>iage 7dialogue7 #aea ,,*apitre ,,iv4 ,rsum1 ,r=mes proposes #agg ,,quatri,,me ,,p>tie4 uvres de l'poque transitoire2 ,apo/olat de la ,femme2 ,pr(ession de foi1 ducation rationnelle #aii ,,*apitre ,i]4 ,appel aux ,femmes1 ,apo/olat1 ,pr(ession de foi1 etc4 ,i4 ,appel aux ,femmes #bja ,,ii4 ,pr(ession de foi #bjd ,,iii4 ,comit encyclopdique #baj ,,iv4 ,in/itut #bae ,v4 ,j\rnal #bag ,,vi4 ,ateli]s #bai ,,*apitre ,,ii4 ducation rationnelle1 ,lettres une in/itutrice #bbc ,,*apitre ,,iii4 ducation rationnelle 7suite7 #bde ,,*apitre ,,iv4 ,rsum et ,conclusion #bga ,,errata4 ,page #cj1 ligne #e1 au lieu de3 se s\mettre1 lisez3 de se s\mettre4 ,page #dh1 au lieu de3 tat de la femme franaise dans1 lisez3 devant4 ,page #eh1 ligne #bj1 au lieu de3 n'y a1 lisez3 n'y ait4 ,page #hi1 ligne #ac1 au lieu de3 le dsole1 lisez3 la dsole4 ,page #aai1 ligne #ba1 au lieu de3 nom9ali/e1 lisez3 nom9alisme4 ,page #acd1 ligne #af1 au lieu de3 et l'idal1 lisez3 es l'idal4 ,page #ade1 ligne #bc1 au lieu de3 l'honneur des autres les1 lisez3 l'honneur des autres2 s'4 ,page #afg1 ligne #ah1 au lieu de3 ils devi5nes1 lisez3 ils devi5n5t4 ,page #bjd1 ligne #b1 au lieu de3 numa9es1 lisez3 huma9es4 ,page #bah1 ligne #bg1 au lieu de3 ses camps1 lisez3 ses c\ps4