,note sur la transcription3 ,les erreurs clairem5t introduites p> le typographe ont t corriges4 ,l'or?ographe d'orig9e a t cons]ve et n'a pas t h>monise4 ,cette v]sion intgre les corrections de l'errata4 ,,la ,,femme ,,affran*ie ,bruxelles4--,typ4 de ,a4 ,,lacroix1 ,,van ,,me55 ,,et ,cie1 imprimeurs-diteurs4 ,,la ,,femme ,,affran*ie ,r,,ponse ,a ,,mm4 ,,mi*elet1 ,,pr\dhon1 4 ,,de ,,gir>d91 ,a4 ,,comte ,,et ,,aux ,,autres ,,novateurs ,,mod]nes ,,p> ,,mme ,,j5ny ,p4 ,d',h,,ric\rt ,,tome #a ,,bruxelles ,a4 ,,lacroix1 ,,van ,,me55 ,,et ,cie1 ,,diteurs ,,rue ,,de ,,la ,,putt]ie1 #cc ,,p>is ,,*ez ,,t\s ,,les ,,libraires #ahfj ,t\s droits rs]vs4 ,a ,,mes ,,lecteurs1 ,a ,,mes ,,adv]saires1 ,a ,,mes ,,amis ,a ,,mes ,,lecteurs ,lectrices et lecteurs1 le b de cet ouvrage et les motifs qui me l'ont fait entrepr5dre1 je vais v\s les dire1 af9 que v\s ne p]diez pas votre temps me lire1 si ce que conti5t ce volume ne convi5t pas votre tempram5t intellectuel et moral4 ,mon b e/ de pr\v] que la femme a les mmes droits que l'homme4 ,de rclam]1 en consqu5ce son mancipation2 ,enf9 d'indiqu] aux femmes qui p>tag5t ma manire de voir1 les pr9cipales mesures qu'elles ont pr5dre p\r obt5ir ju/ice4 ,le mot mancipation1 prtant l'quivoque1 fixons en d'abord le s5s4 mancip] la femme1 ce n'e/ pas lui reconnatre le droit d'us] et d'abus] de l'am\r3 cette mancipation-l n'e/ que l'esclavage des passions2 l'exploitation de la beaut et de la jeunesse de la femme p> l'homme2 l'exploitation de l'homme p> la femme p\r sa =tune ou son crdit4 mancip] la femme1 c'e/ la reconnatre et la dcl>] libre1 l'gale de l'homme1 devant la loi sociale et morale et devant le travail4 ,a l'heure qu'il e/1 sur t\te la surface du globe1 la femme1 s\s c]ta9s rapports1 n'e/ pas s\mise la mme loi morale que l'homme3 sa *a/et e/ livre presque sans df5se aux passions brutales de l'autre sexe1 et elle subit s\v5t seule les consqu5ces d'une faute commise deux4 ,dans le m>iage1 la femme e/ s]ve2 ,devant l'in/ruction nationale1 elle e/ sacrifie2 ,devant le travail1 elle e/ infriorise2 ,civilem5t1 elle e/ m9eure2 ,politiquem5t1 elle n'exi/e pas2 ,elle n'e/ l'gale de l'homme que qu& il s'agit d'tre punie et de pay] les impts4 ,je rev5dique le droit de la femme1 p>ce qu'il e/ temps de faire honte au ,x,i,xe sicle de son c\pable dni de ju/ice env]s la moiti de l'espce huma9e2 ,p>ce que l'tat d'infriorit dans lequel n\s sommes ma9t5ues1 corrompt les murs1 diss\t la socit1 enlaidit et affaiblit la race2 ,p>ce que le progrs des lumires1 auquel p>ticipe la femme1 l'a trans=me en =ce sociale1 et que cette =ce n\velle produit le mal1 dfaut du bi5 qu'on ne lui laisse pas faire2 ,p>ce que le temps d'accord] des r=mes e/ arriv1 puisque les femmes prote/5t contre l'ordre qui les opprime1 les unes p> le dda9 des lois1 des prjugs2 les autres en s'emp>5t des positions conte/es1 en s'organisant en socits p\r rev5diqu] leur "p de droit huma91 comme cela se fait en ,amrique4 ,enf9 p>ce qu'il me semble utile de rpondre v]tem5t1 non plus avec de la s5tim5talit1 aux hommes qui1 effrays du m\vem5t mancipateur1 appell5t leur aide je ne sais quelle fausse sci5ce p\r pr\v] que la femme e/ hors du droit2 et p\ss5t l'inconv5ance et44444 le contraire du c\rage1 jusqu' l'insulte1 jusqu'aux outrages les plus rvoltants4 ,j'ai dit le b et les motifs de cet ouvrage qui s]a divis en quatre p>ties4 ,dans la premire1 n\s pass]ons en revue les doctr9es des pr9cipaux novateurs en ce qui t\*e la femme1 ses fonctions1 ses droits1 et n\s rfut]ons les contre-mancipateurs1 ,p4 ,j4 ,pr\dhon1 ,j4 ,mi*elet et ,a4 ,comte4 ,dans la deuxime1 n\s donn]ons une ?orie philosophique du droit2 n\s comp>]ons1 d'aprs les pr9cipes tablis dans cette ?orie1 ce qu'e/ la femme devant la loi1 la moralit1 le travail1 avec ce qu'elle devrait tre2 enf9 n\s rfut]ons les pr9cipales objections des adv]saires de l'galit des sexes4 ,dans la troisime n\s trait]ons de l'am\r et du m>iage1 et donn]ons les pr9cipaux motifs de nos =mules d'mancipation4 ,enf9 la quatrime p>tie1 spcialem5t de/9e aux femmes1 effleur]a les gr&es que/ions ?oriques et pratiques qui ont rapport la priode militante3 pr(ession de foi s]vant de drapeau1 =mation d'un apo/olat1 bau*e d'ducation rationnelle1 =mation d'une cole normale1 cration d'un j\rnal1 organisation d'ateli]s1 etc4 ,lectrices et lecteurs1 plusieurs des adv]saires de la cause que je df5ds1 ont port la discussion sur le t]ra9 sci5tifique1 et n'ont pas recul devant la nudit des lois biologiques et des dtails anatomiques3 je les en l\e3 le corps tant respectable1 il n'y po9t d'indc5ce p>l] des lois qui le rgiss5t2 mais comme ce s]ait de ma "p une inconsqu5ce que de croire blmable en moi ce que j'appr\ve en eux1 v\s v\drez bi5 ne pas v\s tonn] que je les suive sur le t]ra9 qu'ils ont *oisi1 p]suade que la sci5ce1 *a/e fille de la p5se1 ne saurait p]dre sa *a/et s\s la plume d'une honnte femme1 pas plus que s\s celle d'un honnte homme4 ,lectrices et lecteurs1 je n'ai qu'une prire v\s faire3 c'e/ de me p>donn] la simplicit de mon /yle4 ,il m'aurait fallu pr5dre trop de pe9e p\r crire comme t\t le monde2 encore e/-il probable que je n'y eusse pas russi4 ,je fais uvre de consci5ce3 si j'claire les uns1 si je fais rfl*ir les autres1 si j'veille dans le cur des hommes le s5tim5t de la ju/ice1 dans celui des femmes le s5tim5t de leur dignit2 si je suis claire p\r t\s1 bi5 comprise de t\s1 utile t\s1 mme mes adv]saires1 cela me suffira1 et me consol]a d'avoir dplu ceux qui n'aim5t les ides que comme ils aim5t les femmes3 en gr&e toilette4 ,a ,,mes ,,adv]saires4 ,plusieurs d'entre v\s1 messieurs les adv]saires de la gr&e et sa9te cause que je df5ds1 m'ont cite1 trs videmm5t sans m'avoir lue1 ne sa*ant mme pas crire mon nom4 ,a ceux-l je n'ai ri5 dire1 s9on que leur op9ion m'importe =t peu4 ,d'autres1 qui se sont donn la pe9e de lire mes prcd5ts travaux dans la ,revue philosophique et dans la ,ragione1 m'accus5t de ne pas crire comme une femme1 d'tre brutale1 sans mnagem5t p\r mes adv]saires1 de n'tre qu'une ma*9e raisonnem5t et de manqu] de cur4 ,messieurs1 je ne puis pas crire autrem5t qu'une femme1 puisque j'ai l'honneur d'tre femme4 ,si je suis brutale et ne mnage pas mes adv]saires1 c'e/ p>ce qu'ils me p>aiss5t ceux de la raison et de la ju/ice2 c'e/ p>ce qu'eux1 les =ts1 les bi5 arms1 attaqu5t brutalem5t1 sans mnagem5t un sexe qu'ils ont eu le so9 de r5dre timide et de ds>m]2 c'e/ p>ce qu'enf9 je crois trs licite de df5dre la faiblesse contre la tyrannie qui a l'audace et l'insol5ce de s'rig] en droit4 ,si je v\s app>ais s\s l'aspect peu rcratif d'une ma*9e raisonnem5t1 c'e/ d'abord p>ce que la nature m'a faite a9si1 et que je ne vois aucune bonne raison p\r modifi] son uvre2 puis p>ce qu'il n'e/ pas mauvais qu'une femme majeure v\s pr\ve que son sexe1 qu& il ne cra9t pas votre jugem5t1 raisonne aussi bi5 et s\v5t mieux que le vtre4 ,je n'ai pas de cur1 dites-v\s2 j'en manque peut-tre p\r les tyrans1 mais la lutte que j'entrepr5ds1 pr\ve au mo9s que je n'en manque pas p\r les victimes3 j'en ai donc une dose suffisante1 d'autant plus que je ne dsire pas du t\t v\s plaire ni ne me s\cie d'tre aime d'aucun d'entre v\s4 ,croyez-moi1 messieurs1 d%abituez-v\s de confondre le cur avec les n]fs2 ne crez plus un type imag9aire de femme p\r en faire la mesure de vos jugem5ts sur les femmes relles3 c'e/ a9si que v\s faussez votre raison et que1 sans p>ti pris1 v\s dev5ez ce qu'il y a de plus hassable et de mo9s e/imable au monde3 des tyrans4 ,a ,,mes ,,amis4 ,ma9t5ant v\s1 mes amis connus et inconnus1 quelques lignes de rem]cm5ts4 ,v\s avez t\s compris que la femme tant une crature huma9e1 a le droit de se dvelopp] et de manife/]1 comme l'homme1 sa spontanx2 ,qu'elle a le droit1 comme l'homme1 d'employ] son activit2 qu'elle a le droit1 comme l'homme1 d'tre respecte dans sa dignit1 et l'usage qu'elle croit devoir faire de son libre arbitre2 ,que1 de moiti dans l'ordre social1 productrice1 contribuable1 ju/iciable des lois1 elle a le droit de compt] p\r moiti dans la socit4 ,v\s avez t\s compris que c'e/ dans la j\issance de ces droits div]s que consi/e son mancipation2 non dans la facult d'us] de l'am\r en dehors d'une loi morale base sur la ju/ice et le respect de soi-mme4 ,m]ci d'abord v\s1 ,ausonio ,fran*i1 reprs5tant de la ,philosophie ,critique en ,italie1 homme aussi m95t p> la pr(ondeur de vos ides1 que p> l'imp>tialit et l'lvation de votre c>actre1 et qui avez prt si gnreusem5t et si longtemps les colonnes de votre ,ragione mes premi]s travaux4 ,m]ci v\s1 mes *]s collaborateurs de la ,revue philosophique de ,p>is1 ,*>les ,lemonni]1 ,massol1 ,gup91 ,bro?i]1 etc41 qui n'avez pas hsit remettre l'ordre du j\r la "q de l'mancipation de mon sexe2 qui avez accueilli1 dans vos colonnes1 des travaux de femme avec tant d'imp>tialit1 et m'avez en t\te occasion1 tmoign intrt et sympa?ie4 ,m]ci v\s en p>ticuli]1 mon plus anci5 ami1 ,*>les ,fauvety1 infatigable *]*eur de vrit1 dont le /yle lgant1 spirituel et limpide1 si vritablem5t franais1 e/ seulem5t et t\j\rs au s]vice des ides de progrs et des aspirations gnreuses1 comme votre ri*e biblio?que1 vos conseils1 sont au s]vice de ceux qui veul5t clair] l'humanit4 ,p\rquoi1 hlas6 joignez-v\s tant de tal5t et de qualits1 le dfaut de v\s effac] t\j\rs p\r faire place aux autres6 ,m]ci v\s1 ,*>les ,r5\vi]1 le plus savant reprs5tant de la ,philosophie ,critique en ,france1 qui joignez une doctr9e si pr(onde1 un esprit si f91 un jugem5t si sr1 j'aj\t]ais3 tant de mode/ie et de v]tu sans fa/e1 si je ne savais que c'e/ v\s mcont5t] que d'occup] le public de v\s4 ,c'e/ dans vos enc\ragem5ts1 dans votre approbation1 mes amis et anci5s collaborateurs1 que j'ai puis la =ce ncessaire l'uvre que j'entrepr5ds2 il e/ donc ju/e que je v\s en rem]cie en prs5ce de t\s4 ,il e/ ju/e galem5t que je tmoigne publiquem5t ma reconnaissance aux j\rnaux itali5s1 anglais1 holl&ais1 amrica9s1 allem&s qui ont traduit plusieurs de mes articles2 aux hommes et aux femmes de ces div]s pays et ceux de ma patrie qui ont bi5 v\lu me tmoign] de la sympa?ie et m'enc\rag] dans la lutte que j'entrepr5ds contre les adv]saires du droit de mon sexe4 ,c'e/ v\s t\s mes amis1 ,franais et trang]s1 que je ddie cet ouvrage4 ,puisse-t-il tre utile p>t\t au triomphe de la lib]t de la femme et de l'galit de t\s devant la loi3 c'e/ le seul s\hait que puisse faire une ,franaise qui croit l'unit de la famille huma9e1 aussi bi5 qu' la lgitimit des autonomies nationales1 et qui aime t\s les peuples p>ce que t\s sont les organes d'un seul gr& corps3 l',humanit4 ,,premi,,re ,,p>tie ,exam5 des pr9cipales doctr9es mod]nes conc]nant la ,femme et ses ,droits4 ,,communi/es ,,mod]nes ,les ,communi/es ont p\r pr9cipe d'organisation sociale1 non pas1 comme on les en accuse p> ignorance ou mauvaise foi1 la loi agraire1 mais la j\issance en commun de la t]re1 des in/rum5ts de travail et des produits3 ,de *acun selon ses =ces1 *acun selon ses beso9s1 telle e/ la =mule de la plup>t d'entre eux4 ,n\s n'avons pas exam9] dans cet ouvrage la valeur sociale de cette doctr9e1 mais seulem5t con/at] ce que le ,communisme p5se de la ,femme et de ses ,droits4 ,les ,communi/es mod]nes peuv5t se class] en ,religieux et en ,politiques4 ,p>mi les premi]s1 sont les ,sa9t-,simoni5s1 les ,fusioni5s et les ,philadelphes4 ,p>mi seconds1 sont les galitaires1 les ,unitaires1 les ,ic>i5s1 etc4 ,les premi]s considr5t la ,femme comme l'gale de l',homme4 ,p\r les autres elle e/ libre1 *ez quelques-uns avec une nuance de subord9ation4 ,les ,unitaires1 qui ont l>gem5t puis dans ,f\ri]1 proclam5t la ,femme libre et leur gale4 ,n\s ne p>l]ons ici que de quelques sectes communi/es1 rs]vant p\r deux articles sp>s ce qui conc]ne les ,sa9t-,simoni5s et les ,fusioni5s4 ,les ,philadelphes1 admettant ,dieu et l'me immortelle1 pos5t ces deux pr9cipes3 ,dieu e/ le *ef de l',ordre social2 la ,frat]nit e/ la loi qui rgit les rapports huma9s4 ,la ,religion1 p\r les ,philadelphes1 e/ la pratique de la ,frat]nit2 le ,progrs e/ un dogme1 la ,communaut e/ la loi de l'individu devant ,dieu et la consci5ce4 ,en ce qui conc]ne les rapports des sexes et les droits de la ,femme1 ,m4 ,pecqueur s'exprime a9si dans son ouvrage3 ,la ,rpublique de ,dieu1 aux pages #aid et #aie3 galit complte de l'homme et de la femme2 ,m>iage monogame1 int5tionnellem5t indissoluble comme tat normal2 telle e/ la seconde consqu5ce pratique du dogme de la frat]nit religieuse4 #a ,,galit4 ,n\s ne v5ons pas apport] des preuves l'vid5ce2 celui qui n'e/ pas frapp de l'galit des sexes1 a la raison oblitre p> le prjug1 ou le cur refroidi p> l'gsme4 ,dans le milieu cr p> la religion de frat]nit et d'galit1 les femmes tr\v]ont1 ds leurs jeunes annes1 les mmes moy5s et les mmes conditions de dveloppem5t de fonction et de rmunration1 enf9 les ,m,,mes ,,droits1 le mme b social p\rsuivre1 que les hommes2 et mesure que les murs correspondront aux f9s religieuses et morales de l'union1 la loi vivante dduira les consqu5ces pratiques de t\t ordre1 cont5ues en g]me dans le dogme de l'galit complte des sexes4 #d ,,monogamie ,,et ,,indissolubilit4 ,p\r compr5dre la lgitimit du m>iage monogame illimit ou indf9i1 il suffit de considr]3 #a les exig5ces de notre nature intime1 c'e/ dire les c>actres de l'am\r2 son aspiration in/9ctive l'union et la fusion des deux tres1 la dure et la p]ptuit2 le beso9 de se possd] rciproquem5t1 et d'en avoir la foi p\r s'aim]2 enf9 l'in/9ct1 le dsir1 les affections irrsi/ibles1 univ]selles1 et les joies de la pat]nit et de la famille2 #b les conditions physiologiques de la gnration1 qui exig5t la monogamie1 p\r que la reproduction et la cons]vation bonne et progressive de l'espce soit assure2 #c les exig5ces sociales et religieuses qui veul5t que les rapports de t\s g5res soi5t prdt]m9s et rgul>iss1 af9 que *acun ait scurit dans son att5te et dans sa possession1 et que les p5*ants fondam5taux de notre nature ai5t la possibilit de se satisfaire44444 ,prt5dre import] la ,polygamie1 la promiscuit1 ou le bail lgal dans un tel milieu 7la ,socit ,philadelphe71 c'e/ videmm5t dcrt] l'gsme et le bon plaisir de la *air dans le mme temps qu'on proclame le devoir et la dignit4 ,on ne conoit pas que deux tre moraux1 lis une fois d'un am\r pur1 cess5t de s'aim]1 de se complaire1 au mo9s de se support]1 lorsque dj ils sont supposs aim] indi/9ctem5t leurs frres et surs avec dv\em5t et sacrifice4 ,encore mo9s conoit-on que leurs frres et surs song5t dt\rn] cet am\r rciproque de deux d'entre la famille leur avantage p]sonnel2 c> on appelle cela infamie4 ,m4 ,pecqueur admet cep5dant que1 dans des cas =t r>es1 le divorce puisse tre prononc p\r cause d'incompatibilit d'humeur4 ,dans ce cas1 l'p\x qui aurait tort s]ait exclu de la rpublique et l'autre p\rrait se rem>i]4 ,selon ,m4 ,pecqueur l'indissolubilit du m>iage ne reg>de pas nos socits antagoniques2 c> l'auteur dit la page #aig3 ,le ,divorce e/ un gr& malheur1 non seulem5t p\r les p\x1 mais p\r la religion2 t\tefois dans le monde de ,cs> o il s'agit de pure ju/ice1 c'e/ encore le mo9dre des maux1 lorsque les individus sont rsolus la sp>ation de fait1 et la convoitise d'autres li5s4 ,on fait cl&e/9em5t le mal2 on e/ cause ou occasion de t5tation et de *ute p\r les autres4 ,le sc&ale e/ connu quoiqu'on fasse2 de telle sorte que ni la socit1 ni les p\x1 ni les enfants1 ni la morale ne tr\v5t leur bi5 la conscration de la p]ptuit absolue4 ,il n'e/ po9t *>itable1 il e/ impie de =c] re/] cte cte1 deux tres dont l'un au mo9s maltraite1 hait1 exploite ou matrise l'autre4 ,il e/ galem5t odieux de leur p]mettre la sp>ation de corps sans leur p]mettre en mme temps de se livr] des affections *a/es1 lorsqu'on y rpond en honntet et lib]t4 ,a9si donc p\r les ,philadelphes1 expliqus p> ,m4 ,pecqueur1 le ,m>iage e/ monogame1 indissoluble int5tionnellem5t2 le divorce e/ une tri/e ncessit du monde actuel1 t&is que la sp>ation e/ une *ose immorale4 ,enf9 la femme e/ libre et l'gale de l'homme4 ,une autre secte communi/e1 celle des ,ic>i5s1 ne s'occupe ni de la nature1 ni des droits de la ,femme4 ,son *ef1 ,m4 ,cabet1 anci5 procureur gnral1 tait trop imbu des doctr9es du ,code ,civil1 peu lgante p>aphrase de l'aptre ,paul1 p\r ne pas tre p]suad que la femme doit re/] en dehors du droit politique1 et qu'elle doit se subordonn] l'homme en gnral1 et son m>i1 bon ou mauvais1 en p>ticuli]4 ,r5dons t\tefois ju/ice aux disciples de ,m4 ,cabet3 je n'en ai pas tr\v un seul de son avis sur cette gr&e "q4 ,un soir1 qu'en #ahdh1 ,m4 ,cabet prsidait un club trs nombreux1 il fut pri p> une femme de mettre aux voix cette "q3 ,la femme e/-elle l'gale de l'homme devant le droit social et politique8 ,presque t\tes les ma9s se levr5t p\r l'affirmative2 la contre-preuve aucune ma9 ne se leva2 aucun homme ne prote/a contre cette affirmation4 ,une salve d'applaudissem5ts p>tit des tribunes remplies de femmes2 et ,m4 ,cabet fut assez dconc]t du rsultat4 ,il semblait ignor] que le peuple1 m9emm5t logique1 n'argutie po9t p\r lud] ou re/re9dre les applications du pr9cipe qu'il adopte4 ,ce vote du club ,cabet s'e/ r5\vel devant moi dans trois autres3 les porteurs de paletots riai5t des rclamations de la brave ,jeanne ,duro91 mais les porteurs de bl\ses n'en riai5t pas ,m4 ,dezamy1 reprs5tant d'une autre nuance communi/e1 s'exprime a9si dans le ,code de la ,communaut1 page #acb3 ,plus de dom9ation m>itale6 ,lib]t des alliances6 galit p>faite entre les deux sexes6 ,libre divorce6 ,et la page #bff1 s\s ce titre3 ,lois de l'union des sexes1 qui auront p\r effet de prv5ir t\te discorde et t\te dbau*e1 l'auteur aj\te3 ,art4 #a;er4 ,l'am\r mutuel1 la sympa?ie intime1 la p>it de cur de deux tres1 =m5t et lgitim5t leur union4 ,art4 #b4 ,il y aura entre les deux sexes galit p>faite4 ,art4 #c4 ,aucun li5 que l'am\r mutuel ne p\rra en*an] l'un l'autre l'homme et la femme4 ,art4 #d4 ,ri5 n'emp*]a les amants qui se sont sp>s de s'unir de n\veau1 et aussi s\v5t qu'ils aspir]ont l'un v]s l'autre4 ,la morale de ,m4 ,dezamy n'e/ pas de notre gt1 n\s prfrons celle du communi/e ,pecqueur2 mais n\s sommes heureuse de con/at] que le ,communisme mod]ne1 divis sur la "q du m>iage1 de la famille et de la morale dans les relations des sexes1 n'a qu'une voix lorsqu'il s'agit de la lib]t de la femme et de l'galit des sexes devant la loi et la ,socit4 ,en cela1 le ,communisme mod]ne e/ trs suprieur l'anci52 pratiqu *ez plusieurs peuples1 enseign p> ,platon1 ,morelly1 etc4 ,c'e/ un signe des temps1 que cette plus ju/e apprciation de la femme et l'introduction du pr9cipe de son droit dans des doctr9es qui1 autrefois1 n'en t5ai5t aucun compte4 ,la plup>t des ,communi/es app>ti5n5t la classe des travailleurs3 ce qui pr\ve que le peuple surt\t s5t cette gr&e vrit3 que la lib]t de la femme e/ id5tique celle des masses4 ,et ce ne sont pas ,,mm4 ,pr\dhon1 ,comte1 ,mi*elet et leurs adeptes qui auront puissance de lui faire rebr\ss] *em91 et de jet] de la glace sur ses s5tim5ts4 ,,sa9t-,,simoni5s ,ma mre1 zle prote/ante et d'une gr&e svrit de murs1 rpr\vait le ,sa9t ,simonisme1 et ne p]mettait jamais qu'on en p>lt devant moi autrem5t que p\r le condamn]3 elle pr5ait gr& so9 que pas une ligne de la doctr9e n\velle ne tombt s\s mes yeux4 tait-ce naturel esprit d'opposition8 tait-ce in/9ct de ju/ice8 ,je l'ignore2 mais je ne m'associais po9t au blme que j'ent5dais exprim] aut\r de moi2 une seule *ose en tait rsulte3 la curiosit de connatre ce qu'on nommait des dogmes immoraux4 ,j'tais dans ces dispositions1 lorsqu'un j\r1 me tr\vant avec ma mre non lo9 du ,palais de ,ju/ice1 je vis avanc] une runion d'hommes portant un gracieux co/ume3 c'tai5t les ,sa9t-,simoni5s allant en corps df5dre1 contre les p\rsuites du p>quet1 leur glise naissante4 ,j'en fus trs mue2 je me s5tis en communion avec ces jeunes g5s qui allai5t confess] leur foi3 il me semblait qu'ils ne m'tai5t po9t trang]s1 qu'ils luttai5t p\r une cause qui tait mi5ne ou mritait ma sympa?ie1 et les l>mes me v9r5t aux yeux4 ,de gr& cur1 j'aurais embrass ceux que j'ent5dais les df5dre1 et d'aussi gr& cur battu ceux qui prt5dai5t que leur condamnation s]ait ju/e4 ,ma mre tant trop gnreuse p\r s'associ] ces d]ni]s1 n\s n\s loignmes sans ri5 dire4 ,je sus1 sans connatre aucun dtail1 que l'glise ,sa9t-,simoni5ne avait t disp]se4 ,ce ne fut que quelques annes aprs1 qu'ayant fait la connaissance d'une dame ,sa9t-,simoni5ne1 je pus lire les crits de la doctr9e1 et me =m] une ide des aspirations et des dogmes de l'cole de ,sa9t-,simon4 ,si la nature de cet ouvrage m'en int]dit l'analyse1 il ne peut m'tre repro* de tmoign] mes sympa?ies p\r ceux qui ont eu de gr&es et gnreuses aspirations2 p\r ceux qui1 au po9t de vue critique1 ont r5du des s]vices rels la cause du ,progrs2 p\r ceux qui ont mis l'ordre du j\r la solution des deux problmes capitaux de notre poque3 l'mancipation de la femme et du travailleur4 ,les ,sa9t-,simoni5s ont t assez attaqus1 assez calomnis p\r qu'une femme1 qui n'e/ pas ,sa9t-,simoni5ne1 puisse considr] comme un devoir de leur r5dre ju/ice1 en reconnaissant le bi5 qu'ils ont fait4 ,oui1 v\s avez le droit d'tre fi]s de votre nom de ,sa9t-,simoni5s1 v\s qui avez proclam l'obligation de travaill] sans rel*e l'amlioration physique1 morale et intellectuelle de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre2 ,v\s qui avez proclam la sa9tet de la sci5ce1 de l'art1 de l'indu/rie1 du travail s\s t\tes ses =mes2 ,v\s qui avez proclam l'galit des sexes dans la famille1 dans le temple et dans l'tat2 ,v\s qui avez p>l de paix et de frat]nit ce monde livr la gu]re du canon et de la concurr5ce2 ,v\s qui avez critiqu l'anci5 dogme et t\tes les in/itutions mauvaises qui en sont sorties2 ,oui1 je le rpte1 v\s avez bi5 mrit du ,progrs1 bi5 mrit de l',humanit2 et v\s avez le droit de port] avec orgueil votre gr& nom d'cole2 c> il e/ beau d'avoir v\lu l'mancipation de la femme1 du travail et du travailleur2 il e/ gnreux1 comme tant d'entre v\s l'ont fait1 d'y avoir consacr sa jeunesse et sa =tune4 ,p> vos aspirations1 v\s avez t les cont9uateurs de #hi1 puisque v\s songiez ralis] ce qui tait en g]me dans la ,dcl>ation des ,droits3 voil les titres de votre gr&eur2 voil p\rquoi votre nom ne prira pas4 ,mais si1 p> vos s5tim5ts1 v\s app>t5iez la gr&e re de #hi1 la =me sociale dans laquelle v\s prt5diez inc>n] vos pr9cipes1 app>t5ant au ,moy5 ,age1 le sicle a d s'loign] de v\s4 ,sduits p> le my/icisme tr9itaire1 illusionns p> un faux po9t de vue hi/orique1 v\s prt5diez ressuscit] la hir>*ie et la ?ocratie dans une humanit travaille p> le pr9cipe contraire3 le triomphe de la lib]t individuelle dans l'galit sociale4 ,voil p\rquoi le sicle ne p\vait pas v\s suivre4 ,les femmes non plus ne p\vai5t pas v\s suivre1 c> elles s5t5t qu'elles ne peuv5t tre affran*ies que p> le travail et la puret des murs2 qu'en matrisant1 non pas en imitant les passions mascul9es4 ,elles s5t5t que leur puissance de moralisation ti5t autant leur *a/et qu' leur intellig5ce2 elles sav5t que celles qui us5t le plus de la lib]t en am\r1 n'aim5t ni n'e/im5t l'autre sexe2 qu'en gnral1 elles emploi5t leur asc5dant sur lui p\r le p]v]tir1 le ru9] et dsol] leurs compagnes1 diss\dre la famille et la civilisation2 qu'en consqu5ce1 elles sont les plus dang]euses ennemies de l'mancipation de leur sexe3 c> l'homme1 dgris de sa passion1 ne peut avoir le dsir d'mancip] celles qui l'ont tromp1 ru91 dmoralis4 ,l'or?odoxie ,sa9t-,simoni5ne s'e/ donc1 mon avis1 gr&em5t trompe sur les voies et moy5s de ralisation4 ,lui en f]ons-n\s un crime8 ,non1 c]tes3 les problmes sociaux ne sont pas des problmes ma?matiques2 il y a mrite les pos]1 dv\em5t et c\rage en p\rsuivre la solution1 lors mme qu'on la manqu]ait compltem5t4 ,n\s savons t\s que ce sont les ,sa9t-,simoni5s qui ont mis l'ordre du j\r de l'poque la "q de l'mancipation fm99e3 il y aurait +ratitude aux femmes qui rclam5t la lib]t et l'galit1 de mconnatre la dette de reconnaissance qu'elles ont contracte env]s eux4 ,c'e/ un devoir p\r elles que de dire leurs compagnes3 le ca*et du ,sa9t-,simonisme e/ la df5se de la lib]t de la femme2 p>t\t donc o v\s r5contrez un ,sa9t-,simoni51 v\s p\vez lui press] la ma9 frat]nellem5t2 en lui v\s avez un df5seur de votre droit4 ,esquissons ma9t5ant l'ensemble de la doctr9e ,sa9t-,simoni5ne en ce qui conc]ne la femme et ses droits4 ,t\s les ,sa9t-,simoni5s admett5t que les deux sexes sont gaux2 ,que le c\ple =me l'individu social2 ,que le m>iage e/ le li5 sacr des gnrations2 l'association d'un homme et d'une femme p\r l'accomplissem5t d'une uvre sac]dotale1 sci5tifique1 arti/ique ou indu/rielle2 ,t\s admett5t le divorce et le passage un autre li52 seulem5t les uns sont plus svres que les autres sur les conditions du divorce4 ,entre eux1 il y a dissid5ce sur la "q des murs4 ,ol9de ,rodrigues et ,baz>d n'admettai5t pas de liaison d'am\r en dehors du m>iage4 ,m4 ,enfant9 pr(essait1 au contraire1 la plus gr&e lib]t en am\r4 ,n\s devons aj\t] qu'il ne donnait son op9ion qu'une valeur relative et provisoire1 puisqu'il disait que la loi des relations des sexes ne p\vait tre fixe d'une manire sre et df9itive que p> le conc\rs de la femme1 et que1 d'autre "p1 il prescrivait la cont95ce ses disciples les plus rappro*s1 jusqu' l'avnem5t de la ,femme dont il se reg>dait comme le prcurseur4 ,au re/e1 p\r donn] nos lecteurs une ide plus prcise des s5tim5ts des ,sa9t-,simoni5s sur ce qui t\*e la femme1 citons quelques passages de leurs crits3 ,l'exploitation de la femme p> l'homme exi/e encore1 dit ,m4 ,enfant92 c'e/ ce qui con/itue la ncessit de notre apo/olat4 ,cette exploitation1 cette subalt]nit contre nature1 p> rapport l'av5ir1 a p\r effet1 d'un ct1 le m5songe1 la fraude1 et d'autre "p1 la viol5ce1 les passions brutales3 tels sont les vices qu'il faut faire cess]4 7,religion ,sa9t-,simoni5ne1 #ahcb1 page #e47 ,la femme1 avons-n\s dit1 e/ l'gale de l'homme2 elle e/ auj\rd'hui esclave2 c'e/ son matre qui doit l'affran*ir4 7,id41 page #ab47 ,il n'y aura de loi et de morale df9itives qu'alors que la femme aura p>l4 7,id41 page #ah47 ,au nom de ,dieu1 s'crie ,m4 ,enfant9 dans son ,appel la ,femme1 au nom de ,dieu et de t\tes les s\ffrances que l'humanit1 sa fille *rie1 ress5t auj\rd'hui dans sa *air2 au nom de la classe la plus pauvre et la plus nombreuse dont les filles sont v5dues l'oisivet et les fils livrs la gu]re2 au nom de t\s ces hommes et de t\tes ces femmes qui jett5t le voile brillant du m5songe ou les sales haillons de la dbau*e sur leur secrte ou publique pro/itution2 au nom de ,sa9t-,simon qui e/ v5u annonc] l'homme et la femme leur galit morale1 sociale et religieuse1 je conjure la femme de me rpondre4 7,entreti5 du #g dcembre #ahca47 ,de son ct1 ,baz>d t]m9e une bro*ure1 publie en janvi] #ahcb1 p> ces p>oles3 ,et n\s aussi1 n\s avons hte de l'avnem5t de la femme2 et n\s aussi1 n\s l'appelons de t\te notre puissance2 mais c'e/ au nom de l'am\r pur qu'elle a fait pntr] dans le cur de l'homme et que l'homme auj\rd'hui e/ prt lui r5dre2 c'e/ au nom de la dignit qui lui e/ promise dans le m>iage2 c'e/1 enf9 et p> dessus t\t1 au nom de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre1 dont jusqu'ici elle a p>tag la s]vitude et les humiliations1 et que sa voix entranante peut seule auj\rd'hui a*ev] de s\/raire la dure exploitation que les dbris du pass font encore pes] sur elle4 ,ah6 v\s avez gr&em5t raison1 ,enfant9 et ,baz>d6 ,tant que la femme ne s]a pas libre et l'gale de l'homme2 tant qu'elle ne s]a pas p>t\t ses cts1 les d\leurs1 les dsordres1 la gu]re1 l'exploitation du faible s]ont le tri/e lot de l'humanit4 ,pi]re ,l]\x1 l'homme le plus d\x1 le meilleur et le plus simple que je connaisse1 crit son t\r dans son #d;e volume de l',encyclopdie ,n\velle1 article galit1 les pages rem>quables suivantes3 ,il n'y a pas deux tres diffr5ts1 l'homme et la femme1 il n'y a qu'un tre huma9 s\s deux faces qui correspond5t et se runiss5t p> l'am\r4 ,l'homme et la femme sont p\r =m] le c\ple2 ils en sont les deux p>ties4 ,hors du c\ple1 en dehors de l'am\r et du m>iage1 il n'y a plus de sexe2 il y a des tres huma9s d'orig9e commune1 de facults semblables4 ,l'homme e/ t\s les mom5ts de sa vie1 s5sation1 s5tim5t1 connaissance1 la femme aussi4 ,la df9ition e/ donc la mme4 ,aprs avoir tabli1 d'aprs ses ides1 que les femmes ont un type diffr5t de celui de l'homme1 il cont9ue3 ,mais ce type ne les sp>e pas du re/e de l'humanit1 et n'en fait pas une race "p qu'il faille di/+u] philosophiquem5t de l'homme444 ,l'am\r abs5t1 elles se manife/5t l'homme comme p]sonnes huma9es1 et se rang5t1 comme l'homme1 s\s les div]ses catgories de la socit civile4 ,aprs avoir fait obs]v] que quelque div]s que soi5t les hommes1 ils n'en sont pas mo9s gaux1 p>ce qu'ils sont t\s s5sation1 s5tim5t1 connaissance1 ,pi]re ,l]\x1 appliquant ce pr9cipe la "q du droit de la femme1 aj\te3 ,de quelque manire qu'on envisage cette "q1 on e/ conduit proclam] l'galit de l'homme et de la femme4 ,c>1 si n\s considrons la femme dans le c\ple1 la femme e/ l'gale de l'homme1 puisque le c\ple mme e/ fond sur l'galit1 puisque l'am\r mme e/ l'galit1 et que l o ne rgne pas la ju/ice1 c'e/ dire l'galit1 l ne peut rgn] l'am\r1 mais le contraire de l'am\r4 ,et si n\s considrons la femme hors du c\ple1 c'e/ un tre semblable l'homme1 d\ des mmes facults des degrs div]s2 une de ces v>its dans l'unit qui con/itu5t le monde et la socit huma9e4 ,l'auteur dit que la femme ne doit rev5diqu] l'galit que comme p\se et p]sonne huma9e2 que la reconnatre libre p>ce qu'elle a un sexe1 c'e/ la dcl>] matresse non seulem5t d'us]1 mais d'abus] de l'am\r2 qu'il ne faut pas que l'abus de l'am\r soit l'apanage et le signe de la lib]t4 ,il dit que la femme n'a de sexe que p\r celui qu'elle aime1 dont elle e/ aime2 que p\r t\t autre elle ne peut tre qu'une p]sonne huma9e4 ,en se plaant ce po9t de vue1 cont9ue-t-il1 il faut dire aux femmes3 v\s avez droit l'galit deux titres di/9cts1 comme p]sonnes huma9es et comme p\ses4 ,comme p\ses v\s tes nos gales1 c> l'am\r mme1 c'e/ l'galit4 ,comme p]sonnes huma9es1 votre cause e/ celle de t\s1 elle e/ la mme que celle du peuple2 elle se lie la gr&e cause rvolutionnaire1 c'e/ dire au progrs gnral du g5re huma94 ,v\s tes nos gales non p>ce que v\s tes femmes1 mais p>ce qu'il n'y a plus ni esclaves ni s]fs4 ,voil la vrit qu'il faut dire aux hommes et aux femmes2 mais c'e/ fauss] cette vrit et la trans=m] en erreur que de dire aux femmes v\s tes un sexe "p1 un sexe en possession de l'am\r4 mancipez-v\s1 c'e/ dire usez et abusez de l'am\r4 ,la femme a9si trans=me en ,vnus impudique1 p]d la fois sa dignit comme p]sonne huma9e1 et sa dignit comme femme1 c'e/ dire comme tre capable de =m] un c\ple huma9 s\s la sa9te loi de l'am\r4 ,l'excell5t ,p4 ,l]\x dem&e qui ne s5t pas1 qui n'av\e pas auj\rd'hui l'galit des sexes8 ,qui os]ait s\t5ir que la femme e/ un tre infrieur dont l'homme e/ le guide et le fanal8 ,que la femme relve de l'homme qui ne relve que de lui-mme et de ,dieu8 ,qui os]ait auj\rd'hui s\t5ir de telles absurdits1 brave et honnte ,pi]re ,l]\x8 ,c'e/ ,p4 ,j4 ,pr\dhon1 l'homme qui v\s appelait ,!opompe et ,ptissi]2 c'e/ ,m4 ,mi*elet qui prt5d que la femme e/ cre p\r tre une trs ennuyeuse p\pe de son *] m>i4 ,mais rev5ons v\s4 ,v\s prt5dez que ,dieu e/ &rogyne2 qu'en lui coexi/5t les deux pr9cipes mle et femelle sur le pi$ d'galit2 que consquemm5t en ,dieu l'homme et la femme sont gaux4 ,j'y cons5s volonti]s1 quoique je n'en sa*e absolum5t ri54 ,mais lorsque v\s aj\tez que la femme a mrit t\t autant que l'homme1 p>ce qu'elle a p>tag t\tes les crises d\l\reuses de l'ducation successive du g5re huma92 ,que c'e/ l'am\r1 qui ne peut exi/] sans la femme1 qui n\s a conduits de la loi d'esclavage celle d'galit2 ,que consquemm5t la femme e/ de moiti dans le travail des sicles2 ,l1 il n'y a plus de my/re2 je m'associe donc v\s de t\t mon cur p\r rpt] aux hommes les invitations et les leons que v\s donnez ces mles +rats et rcalcitrants3 ,si n\s sommes libres c'e/ en p>tie p> la femme3 qu'elle soit libre p> n\s4 ,mais l'e/-elle8 ,e/-elle p> n\s traite en gale8 p\se1 tr\ve-t-elle l'galit dans l'am\r et le m>iage8 ,p]sonne huma9e tr\ve-t-elle l'galit dans la cit8 ,voil la "q4444444444444 ,notre loi civile e/1 au sujet de la femme1 un modle d'absurdes contradictions4 ,suivant la loi roma9e1 la femme vivait p]ptuellem5t en tutelle3 au mo9s dans cette lgislation t\t tait en p>fait accord2 la femme y tait t\j\rs m9eure4 ,n\s1 n\s la dcl>ons1 dans une multitude de cas1 aussi libre que l'homme4 ,p\r elle plus de tutelle gnrale ou de fiction de tutelle2 son ge de majorit e/ fix2 elle e/ apte p> elle-mme hrit]2 elle hrite p> p>ties gales2 elle possde et dispose de sa proprit2 il y a mme plus1 dans la communaut entre p\x1 n\s admettons la sp>ation de bi54 ,mais e/-il "q du li5 mme du m>iage1 o ce ne sont plus des ri*esses qui sont en jeu1 mais o il s'agit de n\s et de nos mres1 de n\s et nos surs1 de n\s et de nos filles1 oh6 alors n\s sommes intraitables dans nos lois1 n\s n'admettons plus d'galit2 n\s v\lons que la femme se dcl>e notre infrieure1 notre s]vante1 qu'elle n\s jure obissance4 ,vraim5t n\s t5ons plus l'arg5t qu' l'am\r2 n\s avons plus de considration p\r des sacs d'cus que p\r la dignit huma9e3 c> n\s mancipons les femmes en tant que propritaires2 mais en tant que nos femmes1 notre loi les dcl>e infrieures n\s4 ,il s'agit p\rtant du li5 o l'galit de l'homme et de la femme e/ la plus vid5te1 du li5 p\r a9si dire o clate cette galit1 o elle e/ si ncessaire proclam] que sans elle ce li5 n'exi/e pas4 ,mais p> une absurde contradiction1 notre loi civile *oisit ce mom5t p\r proclam] l'infriorit de la femme2 elle la condamne l'obissance1 lui fait prt] un faux s]m5t1 et abuse de l'am\r p\r lui faire outrag] l'am\r4 ,ce s]a1 je n'en d\te pas1 p\r les ges futurs1 le signe c>actri/ique de notre tat moral que cet article de nos lois qui consacre en t]mes si =mels l'9galit dans l'am\r4 ,on dira de n\s3 ils compr5ai5t si peu la ju/ice1 qu'ils ne compr5ai5t pas mme l'am\r1 qui e/ la ju/ice son degr le plus div92 ils compr5ai5t si peu l'am\r1 qu'ils n'y faisai5t pas mme entr] la ju/ice1 et que dans leur livre de la ju/ice1 dans leur ,code1 la =mule du m>iage1 le seul sacrem5t dont ils euss5t encore quelque ide1 au lieu de consacr] l'galit1 consacrait l'9galit2 au lieu de l'union1 la dsunion2 au lieu de l'am\r qui galise et qui id5tifie1 je ne sais quel rapport contradictoire et mon/rueux1 fond la fois sur l'id5tit et sur l'infriorit et l'esclavage4 ,oui1 comme ces =mules de la loi des ,d\ze ,tables que n\s citons auj\rd'hui1 qu& n\s v\lons pr\v] la b>b>ie des anci5s roma9s1 et leur ignorance de la ju/ice2 cet article de nos codes s]a cit un j\r p\r c>actris] notre grossiret et notre ignorance1 c> l'abs5ce d'une notion leve de la ju/ice y e/ aussi m>que que l'abs5ce d'une notion leve de l'am\r4 ,t\t suit de l relativem5t la condition des femmes1 ou plutt t\t se ratta*e ce po9t3 c> respect]ons-n\s l'galit de la femme comme p]sonne huma9e1 qu& n\s sommes assez ins5ss p\r lui ni] cette qualit comme p\se8 ,la femme auj\rd'hui e/-elle vraim5t1 en tant que p]sonne huma9e1 traite en gale de l'homme8 ,je ne veux pas entr] dans ce va/e sujet4 ,je me borne une seule "q3 quelle ducation reoiv5t les femmes8 ,v\s les traitez comme v\s traitez le peuple4 ,a elles aussi v\s laissez la vieille religion qui ne n\s convi5t plus4 ,ce sont des enfants qui l'on cons]ve le plus longtemps possible le maillot1 comme si ce n'tait pas l le bon moy5 p\r les d=m]1 p\r dtruire la fois la rectitude de leur esprit et la c&eur de leur me4 ,que fait d'ailleurs la socit p\r elles8 ,de quelles c>rires leur ouvre-t-elle l'accs8 ,et p\rtant il e/ vid5t p\r qui y rfl*it1 que nos arts1 nos sci5ces1 nos indu/ries1 f]ont autant de progrs n\veaux qu& les femmes s]ont appeles1 qu'ils en ont fait1 il y a quelques sicles1 qu& les s]fs ont t appels4 ,t\s v\s plaignez de la misre et du malheur qui ps5t sur vos tri/es socits1 abolissez les ca/es qui subsi/5t encore2 abolissez la ca/e o v\s t5ez r5f]me la moiti du g5re huma94 ,ces quelques pages1 lecteurs1 v\s donn5t la mesure des s5tim5ts des ,sa9t-,simoni5s or?odoxes et dissid5ts1 et ju/ifi5t la sympa?ie qu'pr\v5t les femmes majeures1 p\r ceux qui ont si *aleureusem5t plaid leur cause4 ,,fusioni5s ,m4 ,l\is de ,t\rreil1 rvlateur du ,fusionisme1 e/ un homme qu'on ne peut voir sans sympa?ie1 ni ent5dre sans plaisir1 p>ce qu'il e/ bi5veillant1 p>le bi51 et que ses ides sont trs logiquem5t en*anes3 une fois ses pr9cipes admis1 on e/ contra9t de le suivre jusqu'au b\t4 ,m4 de ,t\rreil s'exprime a9si dans la ,revue philosophique de mai #ahef1 au sujet de la femme et de ses droits3 ,la nature se rduit trois gr&s pr9cipes co-t]nels ou ag5ts producteurs de t\tes *oses4 ,ces pr9cipes sont3 ,le pr9cipe femelle ou passif1 ,le pr9cipe mle ou actif1 ,et le pr9cipe mixte ou unificatif1 p>ticipant des deux1 que l'on appelle ,am\r4 ,dieu e/ donc ,femelle1 ,mle et ,&rogyne dans son unit tr9aire4 ,il e/ simultanm5t de t\te t]nit ,mre1 ,pre et ,am\r1 au lieu d'tre1 comme les ?ologi5s le dis5t1 ,pre1 ,fils et ,sa9t-,esprit1 trois ag5ts de mme sve1 incapables de ri5 produire44444 ,v\s concevrez facilem5t1 mon *] frre1 que si dans la tr9it div9e1 le sexe fm99 et le sexe mascul9 sont sur la mme ligne1 ils se tr\v]ont galem5t sur la mme ligne dans l'humanit4 ,le rle que la femme div9e j\e au ,ciel1 la femme huma9e le j\]a sur la t]re44444 ,e/-il 7,dieu7 seulem5t du sexe mascul91 les hommes diront que le sexe mascul9 e/ le seul noble1 et que la femme n'a t cre que p\r le s]vice de l'homme1 comme l'homme e/ cr p\r ,dieu4 ,l'on mettra mme en d\te si elle a une me1 et l'on croira lui faire une grce en l'admettant dans la vie comme quelque *ose4 ,suiv5t dans le texte les enseignem5ts de l'aptre ,paul sur la femme et le m>iage2 puis l'auteur cont9ue3 ,voil1 mon *] frre1 le rle que le *ri/ianisme assigne la femme4 ,si cette doctr9e tait donc suivie de po9t en po9t1 et si elle ne devait pas tre remplace p> une autre suprieure1 la femme se tr\v]ait p]ptuit condamne une subalt]nisation humiliante p\r elle4 ,mais le ,fusionisme qui e/ la doctr9e du salut p\r t\s1 ne p]met aucun d'tre sacrifi1 c'e/ p\rquoi la femme e/ l'gale de l'homme1 et l'homme e/ l'gal de la femme1 comme en ,dieu1 la ,mre t]nelle e/ l'gale du ,pre t]nel1 et le ,pre t]nel e/ l'gal de la ,mre t]nelle4 ,m4 de ,t\rreil croit que la ,mre donne la =me1 et le ,pre1 la vie1 deux *oses aussi ncessaires l'une que l'autre p\r con/itu] l'tre4 ,puisque la femme e/ l'gale de l'homme en pr9cipe absolu1 cont9ue-t-il1 et qu'elle lui e/ co-t]nelle1 il y a inju/ice la subalt]nis] l'homme dans le relatif1 et la ,g5se commet une erreur grossire en la faisant procd] de l'homme4 ,si l'un des deux p\vait tre avant l'autre1 ce s]ait la femme2 c> la rigueur on p\rrait concevoir l'tre sans la vie1 mais il s]ait bi5 impossible de concevoir la vie sans l'tre4 ,l'tre sans la vie s]ait un tre mort1 mais que s]ait la vie sans l'tre8 ,ce s]ait une vie qui n'exi/]ait pas1 la ngation1 l'abs5ce de la vie1 le nant4 ,donc1 dans l'ordre logique1 la femme e/ la premire44444 ,non seulem5t la femme doit tre l'gale de l'homme1 d'aprs ce que n\s avons vu1 mais dans l'nonciation et le classem5t1 elle doit tre nomme et classe la premire4 ,la femme e/ le m\le qui p]fectionne ou dprave l'espce1 selon que ce m\le e/ bi5 ou mal4 ,le sort de l'humanit dp5d donc de la femme1 puisqu'elle a une action t\te puissante sur le fruit qu'elle porte dans son se94 ,pure1 bonne1 intellig5te1 elle produira des tres sa9s1 intellig5ts et bons4 ,impure1 borne et m*ante1 elle produira des tres malsa9s1 in9tellig5ts et m*ants4 ,en un mot1 l'enfant s]a ce que s]a sa mre1 p>ce que nul ne peut donn] que ce qu'il a4 ,il importe donc que la femme soit dveloppe comme l'homme1 que son ducation soit univ]selle1 que sa p]sonne soit honore1 respecte1 ent\re de sollicitude1 af9 que ri5 dans le milieu social ne vi5ne la modifi] en mal4 ,de/9e p> l'tre ,suprme =m] de sa *air1 de son sang et de son me l'tre huma91 de/9e le n\rrir de son lait et faire sa premire ducation1 deux actes qui ont la plus gr&e influ5ce sur la vie individuelle1 la femme doit tre considre comme l'ag5t pr9cipal de p]fectionnem5t4 ,ce rle la classe naturellem5t un rang trs lev dans la socit1 et exige d'elle des p]fections suprieures4 ,aussi s]a-t-elle dans l'av5ir l'image de la sagesse div9e sur la t]re1 comme l'homme en reprs5t]a la puissance4 ,a l'homme revi5dra plus p>ticulirem5t l'action2 la femme1 le conseil4 ,l'homme aura l'initiative des entreprises difficiles2 la femme en modr]a ou en excit]a l'ardeur4 ,l'homme dompt]a la plante2 la femme l'embellira4 ,l'homme symbolis]a la sci5ce et l'indu/rie2 la femme symbolis]a la posie et l'art4 ,t\j\rs l'un aura beso9 de l'autre2 ils m>*]ont p>alllem5t ensemble1 et se complt]ont rciproquem5t l'un p> l'autre4 ,voil1 mon *] frre1 d'une faon racc\rcie1 l'ide que l'on doit se faire de la femme4 ,l'homme et la femme ne sont pas deux tres radicalem5t sp>s2 ils ne font eux deux qu'un seul tre4 ,subalt]nis] la femme l'homme1 ou l'homme la femme1 c'e/ donc mutil] l'tre huma9 et mal compr5dre son intrt4 ,p\r que l'humanit soit heureuse1 il ne faut pas que l'une de ses deux moitis s\ffre4 ,et comm5t ne s\ffrirait-elle pas si elle e/ ass]vie1 opprime p> l'autre6 ,notre de/9e sur la t]re1 c'e/ de con/itu] l'tre collectif dans sa consci5ce propre4 ,p\r cela1 il faut ralis] l'&rogyne humanitaire4 ,or1 l'&rogyne humanitaire ncessite aup>avant l'&rogyne individuel1 lequel ne peut tre con/itu que p> le m>iage h>monique4 ,le m>iage e/ donc la gr&e loi =matrice ou d=matrice de l'tre collectif1 selon qu'il e/ conu p> le lgislateur d'une manire con=me ou contraire la de/9e huma9e4 ,c'e/ dans le m>iage que se tr\ve la s\rce du bi5 et du mal2 savez-v\s p\rquoi8 ,c'e/ p>ce que dans l'acte qui unit l'homme la femme1 et o le c\ple ne =me plus qu'un corps1 les deux mes se fusionn5t p> une donation rciproque1 qui fait que l'me de l'homme et l'me de la femme s'uniss5t l'une l'autre p\r l't]nit4 ,en sorte que1 aprs la conjonction1 l'me de la femme adhre l'me de l'homme et l'accompagne p>t\t1 p5dant que l'me de l'homme adhre l'me de la femme et ne la quitte plus4 ,d'o il suit que si l'me de l'homme e/ dprave1 elle dprave la femme laquelle elle e/ unie1 en ex]ant sur elle une action cont9ue1 mme di/ance4 ,comme aussi1 la dpravation de la femme unie un homme1 dprave celui-ci son insu1 p> une action occulte et p]man5te4 ,les mes de deux tres dpravs peuv5t donc tre conjo9tes insp>ablem5t1 sans p\r cela con/itu] l'&rogyne individuel1 qui e/ le b div9 du m>iage ou de l'union des sexes4 ,l'&rogyne individuel n'e/ possible qu' la condition de l'unit4 ,mais l'unit ne saurait tre con/itue p> le mal4 ,il n'y a que le bi51 le vrai1 le p>fait1 qui runiss5t les conditions de l'unit4 ,le mal1 le faux1 l'imp>fait1 sont ess5tiellem5t div]s de leur nature4 ,deux tres m*ants1 sans s9crit1 ple9s de vices1 ne produiront p> leur conjonction qu'une division de plus en plus gr&e4 ,ils s]ont unis2 mais p\r se t\rm5t] rciproquem5t4 ,jamais l'unit ne s]a con/itue p> eux2 et sans la con/itution de l'unit ou de l'&rogyne individuel1 il ne s]ait pas possible de ralis] la de/9e huma9e4 ,p\r que l'&rogyne individuel exi/e dans le c\ple1 il faut la communion spirituelle p>faite1 c'e/ dire la communaut de p5se1 de s5tim5t et de volont4 ,mais comm5t deux individus qui1 au lieu d'tre rgis p> la vrit1 ne sont rgis que p> leurs passions dvoyes1 p\rrai5t-ils eux deux n'en faire qu'un8 ,cela e/ impossible4 ,v\s p\vez compr5dre1 mon *] frre1 d'aprs ce peu de p>oles1 combi5 le m>iage e/ sa9t1 et combi5 il importe de ne contract] que des unions h>moniques1 c> s\v5t le malheur de la vie dp5d d'une conjonction irrfl*ie4 ,ayant eu occasion de me r5contr] plusieurs fois avec l'honorable ,m4 de ,t\rreil1 je lui dem&ai quelques dtails prcis sur la lib]t de la femme et le m>iage4 ,voici le rsum de ceux qu'il a bi5 v\lu me donn]3 ,l'ducation e/ la mme p\r les deux sexes2 ,la femme suit librem5t la vocation qui lui vi5t de ,dieu2 seule elle en e/ juge2 ,dans t\s les grades et emplois de la rpublique de ,dieu1 la femme e/ ct de l'homme2 ,depuis l'ge de c9quante ans1 t\t individu des deux sexes e/ g\v]nant et prtre2 ,la reproduction de l'espce1 devant tre l'uvre de l'am\r de p]sonnes sa9es d'esprit et de corps1 avant d'y procd]1 l'p\se s]a engage se confess] la prtresse et l'p\x au prtre1 af9 d'tre clairs sur l'opportunit ou les inconvni5ts d'un rappro*em5t4 ,il n'y a qu'un seul cas de dissolution du m>iage3 c'e/ qu& les p\x sont arrivs la fusion complte1 c'e/ dire se s5tir1 se savoir rciproquem5t1 ne plus ri5 avoir *ang]4 ,alors il devi5t ncessaire de *ang] de li5s1 et de travaill] *acun de son ct se fusionn] avec un autre conjo9t4 ,dans l'tat actuel de l'humanit1 cette fusion ne peut avoir lieu2 mais plus t>d1 qu& n\s s]ons plus p>faits1 elle devi5dra possible plusieurs fois dans la vie4 ,le ,fusionisme e/1 comme on le voit1 un socialisme my/ique4 ,ses sectateurs sont des g5s d\x et bons1 et trs tolrants env]s ceux qui ne p5s5t pas comme eux4 ,,phalan/,,ri5s ,le ca*et de l'cole ,f\riri/e1 ,socitaire ou ,phalan/ri5ne e/ le respect de la lib]t individuelle1 bas sur les notions suivantes3 ,t\te nature e/ bonne2 elle ne se p]v]tit qu'en fonctionnant dans un mauvais milieu4 ,p]sonne ne ressemblant exactem5t aux autres1 *acun doit tre seul juge de ses aptitudes1 et ne doit recevoir loi que de lui-mme4 ,les attractions sont proportionnelles aux de/9es4 ,si les disciples de mon compatriote ,*>les ,f\ri]1 ne s'exprim5t pas exactem5t a9si1 t\t ce qu'ils ont crit e/ empre9t de ces p5ses4 ,f\ri] et ses disciples ont-ils raison de croire que la loi d'attraction passionnelle soit appele seule organis] le monde indu/riel1 moral et social8 ,que l'lm5t primordial d'une socit doive tre la commune ,socitaire ou ,phalan/re8 ,que les passions les plus opposes1 les plus div]ses1 soi5t les conditions s9e qua non de l'h>monie8 ,que la rtribution des uvres et du conc\rs doive se faire selon le ,travail1 le ,capital et le ,tal5t8 ,c'e/ ce que n\s n'avons pas exam9] ici4 ,la seule *ose qui doive n\s occup] dans cette rapide revue des op9ions contempora9es1 e/ de re*]*] quels sont les s5tim5ts et les ides de ,f\ri] et de son cole en ce qui conc]ne l'objet pr9cipal de ce livre4 ,quelques pages du *ef et une analyse sommaire y suffiront4 ,voici ce qu'crit ,f\ri] dans la ,?orie des quatre ,m\vem5ts1 dition de #ahdh1 pages #adf1 #adg et suivantes3 ,que les anci5s philosophes de la ,grce et de ,rome ai5t ddaign les intrts des femmes1 il n'y a ri5 d'tonnant cela1 puisque ces rhteurs tai5t t\s des p>tisans outrs de la pdra/ie qu'ils avai5t mise en gr& honneur dans la belle antiquit4 ,ils jetai5t le ridicule sur la frqu5tation des femmes3 cette passion tait considre comme d%onorante4444 ,ces murs obt5ai5t le suffrage unanime des philosophes qui1 depuis le v]tueux ,socrate jusqu'au dlicat ,anacron1 n'affi*ai5t que l'am\r sodomite et le mpris des femmes1 qu'on relguait au deuxime tage1 f]mes comme dans un srail1 et bannies de la socit des hommes4 ,ces gts biz>res n'ayant pas pris faveur *ez les mod]nes1 on a lieu de s'tonn] que nos philosophes ai5t hrit de la ha9e que les anci5s savants portai5t aux femmes1 et qu'ils ai5t cont9u raval] le sexe1 au sujet de quelques a/uces auxquelles la femme e/ =ce p> l'oppression qui pse sur elle1 c> on lui fait un crime de t\te p>ole ou p5se con=me au vu de la nature 4444444 7p4 #adf74 ,quoi de plus inconsqu5t que l'op9ion de ,did]ot1 qui prt5d que p\r crire aux femmes1 il faut tremp] sa plume dans l'arc en ciel et saup\dr] l'criture avec la p\ssire des ailes du papillon8 ,les femmes peuv5t rpliqu] aux philosophes3 votre civilisation n\s p]scute ds que n\s obissons la nature2 on n\s oblige de pr5dre un c>actre factice1 n'c\t] que des impulsions contraires nos dsirs4 ,p\r n\s faire gt] cette doctr9e1 il faut bi5 que v\s mettiez en jeu les illusions et le langage m5song]1 comme v\s faites l'g>d du soldat que v\s b]cez dans les lauri]s et l'immortalit p\r l't\rdir sur sa misrable condition4 ,s'il tait vraim5t heureux1 il p\rrait accueillir un langage simple et vridique qu'on se g>de bi5 de lui adress]4 ,il en e/ de mme des femmes2 si elles tai5t libres et heureuses1 elles s]ai5t mo9s avides d'illusions et de cajol]ies1 et il ne s]ait plus ncessaire p\r leur crire1 de mettre contribution l'arc en ciel et les papillons 444 7p4 #adf et #adg74 ,lorsqu'elle 7la ,philosophie7 raille sur les vices des femmes1 elle fait sa propre critique2 c'e/ elle qui produit ces vices p> un sy/me social qui1 comprimant leurs facults ds l'enfance et p5dant t\t le c\rs de leur vie1 les =ce rec\rir la fraude p\r se livr] la nature4 ,v\loir jug] les femmes sur le c>actre vicieux qu'elles dploi5t en civilisation1 c'e/ comme si l'on v\lait jug] la nature de l'homme sur le c>actre du paysan russe1 qui n'a aucune ide d'honneur et de lib]t1 ou comme si l'on jugeait les ca/ors sur l'hbtem5t qu'ils montr5t dans l'tat dome/ique1 t&is que dans l'tat de lib]t et de travail comb9 ils devi5n5t les plus intellig5ts de t\s les quadrupdes4 ,mme contra/e rgn]a entre les femmes esclaves de la civilisation et les femmes libres de l'ordre comb92 elles surpass]ont les hommes en dv\em5t indu/riel1 en loyaut1 en noblesse2 mais hors de l'tat libre et comb91 la femme devi5t1 comme le ca/or dome/ique ou le paysan russe1 un tre tellem5t infrieur sa de/9e et ses moy5s1 qu'on incl9e la mpris] qu& on la juge sup]ficiellem5t et sur les app>5ces 7p4 #adg74 ,une *ose surpr5ante c'e/ que les femmes se soi5t montres t\j\rs suprieures aux hommes qu& elles ont pu dploy] sur le trne leurs moy5s naturels1 dont le diadme leur assure un libre usage4 ,n'e/-il pas c]ta9 que sur huit s\v]a9es1 libres et sans p\x1 il en e/ sept qui ont rgn avec gloire1 t&is que sur huit rois1 on compte habituellem5t sept s\v]a9s faibles4444 ,les lisabe?1 les ,ca!r9e ne faisai5t pas la gu]re1 mais elles savai5t *oisir leurs gnraux1 et c'e/ assez p\r les avoir bons4 ,dans t\te autre bran*e d'adm9i/ration1 les femmes n'ont-elles pas donn des leons l'homme8 ,quel pr9ce a surpass en f]met ,m>ie-,?rse qui1 dans un mom5t de dsa/re o la fidlit de ses sujets e/ *ancelante1 o ses m9i/res sont frapps de /upeur1 entrepr5d elle seule de retremp] t\s les c\rages8 ,elle sait intimid] p> son abord la dite de ,hongrie mal dispose en sa faveur2 elle h>angue les ,magnats en langue lat9e1 et amne ses propres ennemis jur] sur leurs sabres de m\rir p\r elle4 ,voil un indice des prodiges qu'opr]ait l'mulation fm99e dans un ordre social qui laiss]ait un libre essor ses facults 7p4 #adh74 ,et v\s1 sexe oppresseur1 ne surpass]iez-v\s pas les dfauts repro*s aux femmes1 si une ducation s]vile v\s =mait comme elles v\s croire des automates faits p\r obir aux prjugs1 et p\r ramp] devant un matre que le has>d v\s donn]ait8 ,n'a-t-on pas vu vos prt5tions de supriorit confondues p> ,ca!r9e qui a f\l aux pi$s le sexe mascul98 ,en in/ituant des favoris titrs1 elle a tran l'homme dans la b\e1 et pr\v qu'il peut1 dans la ple9e lib]t1 se raval] lui-mme au dess\s de la femme dont l'avilissem5t e/ =c1 et p> consqu5t excusable4 ,il faudrait1 p\r confondre la tyrannie des hommes1 qu'il exi/t p5dant un sicle un troisime sexe1 mle et femelle et plus =t que l'homme4 ,ce n\veau sexe pr\v]ait c\ps de gaules que les hommes sont faits p\r ses plaisirs aussi bi5 que les femmes2 alors on ent5drait les hommes rclam] contre la tyrannie du sexe h]maphrodite1 et confess] que la =ce ne doit pas tre l'unique rgle du droit4 ,or ces privilges1 cette indp5dance qu'ils rclam]ai5t contre le troisime sexe1 p\rquoi refus5t-ils de les accord] aux femmes 7p4 #adh78 ,en signalant ces femmes qui ont su pr5dre leur essor1 depuis la ,virago1 comme ,m>ie-,?rse1 jusqu' celles de nuances plus rad\cies1 comme les ,n9on et les ,svign1 je suis fond dire que la femme1 en tat de lib]t1 surpass]a l'homme dans t\tes les fonctions de l'esprit ou du corps qui ne sont pas l'attribut de la =ce physique 7p4 #adh74 ,dj l'homme semble le press5tir2 il s'indigne et s'al>me lorsque les femmes dm5t5t le prjug qui les accuse d'infriorit4 ,la jal\sie mascul9e a surt\t clat contre les femmes auteurs2 la philosophie les a c>tes des honneurs acadmiques1 et r5voyes ignom9ieusem5t au mnage 44444 7p4 #adh74 ,quelle e/ auj\rd'hui leur exi/5ce 7celle des femmes78 ,elles ne viv5t que de privations1 mme dans l'indu/rie o l'homme a t\t envahi1 jusqu'aux m9utieuses occupations de la c\ture et de la plume1 t&is qu'on voit des femmes s'escrim] aux pnibles travaux de la campagne4 ,n'e/-il pas sc&aleux de voir des a?ltes de tr5te ans accr\pis devant un bureau1 et voiturant avec des bras velus une tasse de caf1 comme s'il manquait de femmes et d'enfants p\r vaqu] aux vtilleuses occupations des bureaux et du mnage 7p4 #aei78 ,quels sont donc les moy5s de subsi/ance p\r les femmes prives de =tune8 ,la qu5\ille ou bi5 leurs *>mes1 qu& elles en ont4 ,oui1 la pro/itution plus ou mo9s gaze1 voil leur unique ress\rce1 que la philosophie leur conte/e encore2 voil le sort abject auquel les rduit cette civilisation1 cet esclavage conjugal qu'elles n'ont pas mme song attaqu] 7p4 #aej74 ,f\ri] repro*e amrem5t aux femmes auteurs de n'avoir pas *]* les moy5s de faire cess] un tel tat de *oses2 et il aj\te avec gr&e raison3 ,leur indol5ce cet g>d e/ une des causes qui ont accru le mpris de l'homme4 ,l'esclave n'e/ jamais plus mprisable que p> une aveugle s\mission qui p]suade l'oppresseur que sa victime e/ ne p\r l'esclavage 7p4 #aej74 ,f\ri] a raison mais444 lev] les autres1 c'e/ risqu] de se p]dre dans la f\le2 et t\t le monde n'e/ pas capable de ce degr d'abngation4 ,mais combattre p\r le droit des faibles1 qu& les hommes v\s ont admise dans leurs rangs1 c'e/ se prp>] un rude *em9 et une l\rde croix4 ,d'abord on s'expose la ha9e et la raill]ie des hommes2 puis les femmes d'une demi-culture1 corrodes p> la jal\sie1 inv5t5t mille calomnies p\r v\s p]dre2 elles feign5t de se sc&alis] qu'une femme ose prote/] contre l'infriorit et l'exploitation de son sexe2 elles se ligu5t avec les matres1 cri5t plus =t qu'eux1 et p\r peu que v\s soyez crdules1 elles v\s affirm]ont qu'elles ont surpris l'ennemie1 un nombre incalculable de fois1 en conv]sation44444 peu difiante avec le mal9 esprit4 ,or1 t\te femme n'e/ pas trempe p\r hauss] les paules devant cette cohue d'esprits malsa9s44444 on aime trop la paix1 on manque de c\rage1 et l'on n'aime pas assez la ju/ice1 n'e/-ce pas1 mesdames8 ,rev5ons ,f\ri]4 ,on sait qu'il admet plusieurs priodes sociales4 ,le pivot de *acune d'elles e/1 selon lui1 tir de l'am\r et du degr de lib]t de la femme4 ,en ?se gnrale1 dit-il1 les progrs sociaux et *angem5ts de priode s'opr5t en raison du progrs des femmes v]s la lib]t1 et les dcad5ces d'ordre social s'opr5t en raison du dcroissem5t de la lib]t des femmes 7p4 #acb74 ,dans un autre endroit il aj\te en p>lant des philosophes3 ,s'ils trait5t de morale1 ils oubli5t de reconnatre et de rclam] les droits du sexe faible dont l'oppression dtruit la ju/ice dans sa base4 ,autre "p il dit encore3 ,or1 ,dieu ne reconnat p\r lib]t que celle qui s't5d aux deux sexes et non pas un seul2 aussi v\lut-il que t\s les g]mes des horreurs sociales1 comme la sauvag]ie1 la b>b>ie1 la civilisation1 n'euss5t d'autre pivot que l'ass]vissem5t des femmes2 et que t\s les g]mes du bi5 social1 comme les sixime1 septime1 huitime priode n'euss5t d'autre pivot1 d'autre b\ssole1 que l'affran*issem5t progressif du sexe faible4 ,on a repro* ,f\ri] d'avoir v\lu l'mancipation am\reuse des femmes3 ri5 n'e/ plus vrai4 ,mais p\r le lui repro*] comme une immoralit1 il faudrait que les hommes blmass5t leurs propres murs4 ,or ces messieurs se considrant comme trs purs1 quoique possds de la papillonne en am\r1 l'infidlit et la possession simultane de plusieurs femmes n'tant qu'un jeu p\r eux1 je ne vois vraim5t pas ce qu'ils peuv5t blm] dans ,f\ri]4 ,ou ce qu'ils font e/ bi51 et alors ce ne peut tre un mal p\r la femme4 ,ou ce qu'ils font e/ mal3 alors p\rquoi le font-ils8 ,f\ri] croyait l'unit de la loi morale et l'galit des sexes2 il croyait la lgitimit des murs de ces messieurs1 mo9s la p]fidie et l'hypocrisie2 voil p\rquoi il prt5d mancip] la femme en am\r3 il e/ logique4 ,du re/e il a t\j\rs rpt que les murs qu'il peignait1 s]ai5t du dsordre en priode civilise2 qu'elles ne p\rrai5t s'tablir que progressivem5t dans les priodes subsqu5tes4 ,p>mi les phalan/ri5s beauc\p rep\ss5t aussi bi5 les murs am\reuses de ,f\ri] que sa ,?odice1 et j'ai ent5du moi-mme plusieurs leons dans lesquelles l'orateur condamnait1 non seulem5t la fausset dans les rapports conjugaux1 mais encore la lgret des murs4 ,f\ri] et l'or?odoxie ,sa9t-,simoni5ne ont commis la mme erreur au sujet de l'mancipation de la femme2 mais les hommes1 je le rpte1 s]ai5t bi5 audacieux de leur en faire un crime1 puisqu'ils se p]mett5t pis2 quant aux femmes1 s\t5ues et aimes p> ces r=mateurs1 qu'elles imit5t la pieuse conduite de ,sem et de ,japhet3 on doit des g>ds son pre1 que ce soit l'ide ou le v9 qui l'ait mis en tat d'ivresse4 ,ma9t5ant que n\s avons cit le matre1 numrons les pr9cipaux po9ts de la doctr9e ,f\riri/e1 en ce qui t\*e la lib]t de la femme et l'galit des sexes3 #a ,l'homme et la femme se compos5t des mmes lm5ts physiques1 intellectuels et moraux3 il y a donc entre les sexes id5tit de nature4 #b ,la proportion de ces lm5ts diffre *ez les deux sexes1 et con/itue la diffr5ce qui exi/e entre eux4 #c ,cette diffr5ce e/ quilibre de manire ce que la valeur soit gale4 ,o l'homme e/ le plus =t1 il pr5d le pas sur la femme1 o celle-ci e/ la plus =te1 elle pr5d le pas sur l'homme4 #d ,l'homme app>ti5t au mode majeur3 il l'emporte sur la femme en intellect1 en logique1 en gr&e indu/rie1 en amiti2 lui donc de crer les sci5ces positives1 d'en*an] les faits1 de rgir les relations comm]ciales1 de reli] t\s les intrts1 d'organis] les gr\pes et les sries4 ,la femme apporte t\tes ces *oses son aide indisp5sable2 mais p> le fait de ses aptitudes1 elle n'y r5d que des s]vices secondaires4 #e ,la femme app>ti5t au mode m9eur3 elle l'emporte sur l'homme dans l'intellig5ce qui applique1 approprie2 dans l'intuition qui met l'homme sur la pi/e des bi5s que doit atte9dre la logique mascul9e2 dans la sphre de la mat]nit o elle prside l'ducation1 c> elle compr5d mieux que l'homme les moy5s employ] p\r amlior] l'espce s\s t\s les rapports2 enf9 dans la sphre de l'am\r o elle a droit et p\voir de polic]1 de raff9] les rapports des deux sexes1 de /imul] les hommes aux conqutes de l'intellig5ce1 l'amlioration des conditions physiques du globe1 de l'indu/rie1 de l'art1 des relations sociales1 etc4 ,de mme que la femme int]vi5t jusqu' c]ta9 po9t dans le mode majeur1 l'homme entre dans le mode m9eur o son conc\rs e/ indisp5sable4 ,a9si en gnral1 *ez l'homme prdom9e la tte1 *ez la femme1 le cur2 mais comme t\s deux ont un cur et une tte1 l'homme1 p> son cur1 devi5t un aide dans le mode m9eur1 et la femme1 p> sa tte1 en devi5t un dans le mode majeur4 #f ,il y a des hommes qui sont femmes p> le cur et la tte2 des femmes qui sont hommes p> la tte et le cur2 dans l'humanit1 ils =m5t #a_/h d'exception4 ,t\te lib]t et t\t droit leur sont reconnus4 #g ,*aque membre du phalan/re suit sa vocation1 obx ses attractions1 c> les attractions sont proportionnelles aux de/9es4 ,donc le #a_/h d'exception dans les deux sexes1 ayant attraction p\r des travaux qui sont plus spcialem5t du ressort du sexe diffr5t1 e/ p>faitem5t libre de s'y livr]4 #h ,t\t homme et t\te femme majeurs ont un vote gal4 #i ,t\t e/ rgl p> les *efs des deux sexes1 *oisis p> le libre vote des deux sexes4 #aj ,t\tes les *>ges1 depuis la prsid5ce du gr\pe celle du globe1 sont conjo9tem5t remplies p> un homme et une femme qui divis5t entre eux les dtails de leur commune fonction4 #aa ,la mre e/ tutrice de ses enfants3 ils app>ti5n5t elle seule2 le pre n'a de droits sur eux que si la mre veut bi5 lui en confr]4 ,tel e/ le sommaire de la doctr9e ,f\riri/e sur le sujet qui n\s occupe4 ,si l'cole ,socitaire n'e/ pas dans la vrit complte1 au mo9s faut-il reconnatre qu'elle a pris le vrai *em9 p\r y arriv]4 ,que sa ?orie du classem5t et de la prdom9ance des facults selon les sexes soit exacte ou non1 l'erreur n'aurait pas de f*eux rsultats dans la pratique4 ,la femme tant libre de suivre ses aptitudes1 tant de moiti dans les droits et les fonctions1 p\rrait t\j\rs se plac] dans le #h;e exceptionnel1 sans cra9dre de r5contr]1 p\r la r5voy] aux so9s du mnage1 tels jal\x mieux organiss qu'elle p\r modul] en m9eur4 ,je me rappelle1 ce propos1 c]ta9 avocat1 po9t du t\t femmel91 pr(essant un dda9 magnifique p\r le sexe auquel app>t5ait sa mre1 digne1 en un mot1 d'tre disciple de ,p4 ,j4 ,pr\dhon4 ,savez-v\s ce que ce monsieur avait ret5u de ses leons de droit8 ,l'art de balay] proprem5t une *ambre1 de faire reluire les meubles1 d'ourl] g5tim5t des s]viettes et des m\*oirs et de confectionn] des sauces4 ,ne tr\vez-v\s pas1 illu/re ,pr\dhon1 qu'il et t plus lgitimem5t conseill d'all] repass] des col]ettes1 que c]ta9es femmes qui criv5t de bons articles de ,philosophie8 ,mais rev5ons ,f\ri]4 ,p>mi les coles sociali/es1 celle de ,f\ri] occupe une place di/+ue2 elle e/ une de celles qui mrit5t le plus la reconnaissance des femmes1 p> les pr9cipes d'mancipation qu'elle a poss4 ,n\s sp>ons ici1 bi5 ent5du1 ces pr9cipes de ,lib]t et d'galit1 de t\t ce qui se rapporte la "q des murs1 que n\s ne p\vons rs\dre de la mme manire que ,f\ri]1 pas plus p\r la femme que p\r l'homme4 ,m4 ,,erne/ ,,leg\v ,hriti] d'un nom qui oblige1 ,m4 ,erne/ ,leg\v1 criva9 lgant1 loqu5t1 ple9 de passion1 a fait une ,hi/oire morale des femmes1 d'o s'exhale un p>fum d'honntet et d'am\r du ,progrs qui fait du bi5 au cur et rassrne l'esprit4 ,dans *acune des pages de ce livre1 on surpr5d l'lan d'un cur bon1 d'un esprit lev1 que rvolt5t l'inju/ice1 l'oppression1 la laideur morale4 ,l'auteur a bi5 mrit des femmes1 et c'e/ avec bonheur que je saisis l'occasion de le rem]ci] au nom de celles qui1 en div]s pays1 lutt5t l'heure qu'il e/ p\r l'mancipation de la moiti du g5re huma94 ,j'ai dj vulg>is en ,italie les donnes gnrales du livre de ,m4 ,leg\v4 ,cet ouvrage e/ tellem5t connu p>mi n\s1 qu'une analyse m'en p>atrait sup]flue1 si je ne croyais que1 dans un livre o il e/ "q des droits de la femme1 on ne peut lgitimem5t se disp5s] de p>l] de ,m4 ,leg\v et de rappel] la sympa?ie dont n\s honorait son pre4 ,voici donc le compte-r5du que j'ai fait de l',hi/oire morale des femmes dans la ,ragione de ,tur91 numros du #af aot1 du #f et du #bj septembre #ahef4 ,quel e/ l'objet de l'ouvrage de ,m4 ,leg\v8 ,laissons-le lui-mme le dire4 ,l'objet de ce livre se rsume p> ces mots3 rclam] la lib]t fm99e au nom des deux pr9cipes mmes des adv]saires de cette lib]t3 la tradition et la diffr5ce 7des sexes72 c'e/ dire1 montr] dans la tradition le progrs1 et dans la diffr5ce l'galit4 ,dieu a cr l'espce huma9e d\ble1 n\s n'en utilisons que la moiti2 la nature dit deux1 n\s disons un3 il faut dire comme la nature4 ,l'unit elle-mme1 au lieu d'y prir1 s]a seulem5t alors l'unit vritable1 c'e/ dire non pas l'absorption /rile d'un des deux t]mes au pr(it de l'autre1 mais la fusion vivante de deux individualits frat]nelles1 accroissant la puissance commune de t\te la =ce de leur dveloppem5t p>ticuli]4 ,l'esprit fm99 e/ t\ff1 mais il n'e/ pas mort44444 ,n\s ne p\vons pas confisqu] notre gr une =ce cre p> ,dieu1 te9dre un flambeau allum de sa ma91 seulem5t dt\rn de son b2 cette =ce1 au lieu de crer1 dtruit2 ce flambeau consume au lieu d'clair]4 ,ouvrons donc l>ges portes l'entre du monde cet lm5t n\veau1 n\s en avons beso94 ,puis1 exam9ant la situation des femmes1 l'auteur aj\te3 ,aucune hi/oire ne prs5te1 n\s le croyons1 plus de prjugs iniques combattre1 plus de blessures secrtes gurir4 ,p>l]ons-n\s du prs5t8 ,filles1 pas d'ducation publique p\r elles1 pas d'enseignem5t pr(essionnel1 pas de vie possible sans m>iage1 pas de m>iage sans dot4 p\ses1 elles ne possd5t pas lgalem5t leurs bi5s1 elles ne possd5t pas leurs p]sonnes1 elles ne peuv5t pas donn]1 elles ne peuv5t pas recevoir1 elles sont s\s le c\p d'un int]dit t]nel4 ,mres1 elles n'ont pas le droit lgal de dirig] l'ducation de leurs enfants1 elles ne peuv5t ni les m>i] ni les emp*] de se m>i]1 ni les loign] de la maison pat]nelle1 ni les y ret5ir4 ,membres de la cit1 elles ne peuv5t ni tre tutrices d'un orphel91 autre que leur fils ou leur petit-fils1 ni faire p>tie d'un conseil de famille1 ni tmoign] dans un te/am5t2 elles n'ont pas le droit d'atte/] l'tat civil la naissance d'un enfant6 ,p>mi les ouvri]s1 quelle classe e/ la plus misrable8 ,les femmes4 ,qui e/-ce qui gagne seize s\s1 dix-huit s\s p\r d\ze heures de travail8 ,les femmes4 ,sur qui tomb5t t\tes les *>ges des enfants naturels8 ,sur les femmes4 ,qui supporte t\te la honte des fautes commises p> la passion8 ,les femmes4 ,puis1 aprs avoir montr la position des femmes ri*es1 il cont9ue3 ,et a9si1 esclaves p>t\t1 esclaves de la misre1 esclaves de la ri*esse1 esclaves de l'ignorance1 elles ne peuv5t se ma9t5ir gr&es et pures qu' =ce de noblesse native et de v]tu presque surhuma9e4 ,une telle dom9ation peut-elle dur]8 videmm5t non4 ,elle tombe =cm5t devant le pr9cipe de l'quit naturelle2 et le mom5t e/ v5u de rclam]1 p\r les femmes1 leur "p de droits et surt\t de devoirs2 de faire s5tir t\t ce que l'assujettissem5t leur enlve et t\t ce qu'une ju/e lib]t leur r5dra2 de montr] enf9 le bi5 qu'elles ne font pas1 et le bi5 qu'elles peuv5t faire4 ,le pass n\s montre la femme de plus en plus opprime mesure que l'on remonte le c\rs des sicles3 ,la rvolution franaise 7elle-mme71 qui a t\t r5\vel af9 d'affran*ir les hommes1 n'a1 p\r a9si dire1 ri5 fait p\r l'mancipation des femmes44444 #ia a respect presque t\tes les s]vitudes fm99es de #hh1 et le ,consulat les a consacres dans le ,code civil4 ,ce fut1 selon ,m4 ,leg\v1 la faute de la philosophie du ,x,v,i,i,ie sicle1 c>3 ,la femme e/1 selon ,did]ot1 une c\rtisane2 selon ,montesquieu1 un enfant agrable2 selon ,r\sseau1 un objet de plaisir p\r l'homme2 selon ,voltaire1 ri544444 ,condorcet et ,sieys dem&ai5t mme l'mancipation politique des femmes2 mais leurs prote/ations fur5t t\ffes p> les voix puissantes des trois gr&s cont9uateurs du ,x,v,i,i,ie sicle1 ,mirabeau1 ,danton1 ,robespi]re4 ,s\s le ,consulat1 la lib]t fm99e n'eut pas d'adv]saire plus dcid 7que ,bonap>te73 homme du ,midi1 le spiritualisme de la femme lui *appe2 homme de gu]re1 il voit dans la famille un camp1 et y veut avant t\t la discipl9e2 despote1 il y voit un tat1 et y veut avant t\t l'obissance4 ,c'e/ lui qui t]m9a une discussion au ,conseil p> ces mots3 il y a une *ose qui n'e/ pas franaise1 c'e/ qu'une femme puisse faire ce qui lui plat44444 ,t\j\rs l'homme 7dans la p5se de ,bonap>te72 t\j\rs l'honneur de l'homme6 ,quant au bonheur de la femme1 il n'en e/ pas "q une seule fois 7dans le ,code civil74 ,c'e/ au nom de la faiblesse des femmes1 au nom de la tradition1 qui les montre t\j\rs subalt]nes1 c'e/ au nom de leurs fonctions mnagres1 que les adv]saires de l'mancipation des femmes s'y oppos5t3 ,les in/ruire c'e/ les dp>]1 dit ironiquem5t ,m4 ,leg\v2 et ils ne veul5t pas qu'on leur gte leurs j\ets4 ,puis il cont9ue srieusem5t3 ,que n\s importe la tradition8 ,que n\s importe l'hi/oire8 ,il e/ une autorit plus =te1 que le cons5tem5t du g5re huma91 c'e/ le droit4 ,qu& mille autres sicles de s]vitude vi5drai5t s'aj\t] t\s ceux qui sont dj passs1 leur accord ne p\rrait abolir le droit primordial qui dom9e t\t1 le droit absolu de p]fectionnem5t que *aque tre a reu1 p> cela seul qu'il a t cr4 ,a ceux qui bas5t leur opposition sur les fonctions dome/iques de la femme1 il rpond3 ,si l 7dans le mnage7 e/ leur royaume1 elles doiv5t donc y tre re9es2 leurs facults propres leur y assur5t l'autorit1 et leurs adv]saires sont =cs1 p> leurs propres pr9cipes1 de les mancip] comme filles1 comme p\ses1 comme mres4 ,ou1 au contraire1 on veut t5dre leur sphre d'influ5ce1 leur donn] un rle dans l'tat2 et n\s croyons qu'il leur en faut un2 eh bi56 c'e/1 encore dans cette dissemblance 7entre les deux sexes7 qu'il convi5t de le *]*]4 ,lorsque deux tres se val5t1 c'e/ presque t\j\rs p>ce qu'ils diffr5t1 non p>ce qu'ils se ressembl5t4 ,lo9 de dpossd] les hommes1 la mission des femmes s]a donc de faire ce que les hommes ne font pas1 d'aspir] aux places vides1 de reprs5t] enf9 dans la cit l'esprit de la femme4 ,comme on le voit1 ,m4 ,leg\v rclame l'mancipation civile des femmes au nom du droit t]nel1 au nom du bonheur de la famille1 au nom de la cit2 leur oppression sculaire e/ un fait inique1 et il jette une p>ole de blme t\s ceux qui l'ont p]ptue4 ,cette p>ole d'homme de cur et de ju/ice aura peut-tre quelque poids auprs des femmes1 qui se sont acc\tumes si bi5 l'esclavage qu'elles n'en r\giss5t pas1 qu'elles ne le s5t5t mme plus6 ,dans son premi] livre1 ,la ,fille1 divis en sept *apitres1 ,m4 ,leg\v pr5d l'enfant sa naissance2 il la montre infriorise dans les religions et les lgislations anci5nes p> ,man\1 p> ,mose1 ,rome1 ,sp>te1 ,a?nes1 s\s le rgime fodal2 et il se dem&e p\rquoi1 de nos j\rs encore1 une sorte de dfaveur e/ jete sur la naissance de la fille8 ,c'e/1 dit-il1 p>ce qu'elle ne cont9u]a ni l'uvre ni le nom de son pre2 c'e/ p>ce que son av5ir fait natre mille inquitudes4 ,la vie e/ si rude et si inc]ta9e p\r une fille6 ,pauvre1 que de *ances de misre6 ,ri*e1 que de *ances de d\leurs morales6 ,si elle ne doit avoir que son travail p\r s\ti51 comm5t lui donn] un tat qui la n\rrisse1 dans une socit o les femmes gagn5t pe9e de quoi ne pas m\rir8 ,si elle n'a pas de dot1 comm5t la m>i]1 dans ce monde o la femme1 ne reprs5tant jamais qu'un passif1 e/ =ce d'a*et] son m>i844444 ,ds ce db1 et dans ce b]ceau d'enfant44444 n\s avons tr\v et entrevu t\tes les *anes qui att5d5t les femmes3 insuffisance de l'ducation p\r la fille ri*e2 insuffisance du salaire p\r la fille pauvre2 exclusion de la plup>t des pr(essions2 subalt]nit dans la maison conjugale4 ,dans le *apitre #bme l'auteur montre p> quelles phases la fille1 prive du droit d'hrit]1 e/ arrive de nos j\rs p>tag] galem5t avec ses frres2 puis1 passant au droit d'ducation 7*ap4 #cme71 il rpond ceux qui prt5d5t1 que donn] une =te ducation la femme1 ce s]ait la gt] et port] atte9te la famille3 ,la div]sit de leur nature 7de l'homme et de la femme7 se dveloppant p> l'id5tit de leurs objets d'tudes1 on peut dire1 que les femmes s]ont d'autant plus femmes1 qu'elles s]ont plus virilem5t leves4 ,eh bi51 c'e/ au nom de la famille1 au nom du salut de la famille1 au nom de la mat]nit1 du m>iage1 du mnage1 qu'il faut rclam] p\r les filles une =te et srieuse ducation444 ,sans savoir1 pas de mre compltem5t mre2 sans savoir1 pas d'p\se vraim5t p\se4 ,il ne s'agit pas1 en dc\vrant l'intellig5ce fm99e les lois de la nature1 de faire de t\tes nos filles des a/ronomes et des physici5nes3 voit-on1 que les hommes devi5n5t des lat9i/es p\r avoir employ dix ans de leur vie l'tude du lat98 ,il s'agit de tremp] vig\reusem5t leur p5se p> le comm]ce de la sci5ce2 et de les prp>] entr] en p>tage de t\tes les ides de leurs m>is1 de t\tes les tudes de leurs enfants444 ,l'ignorance amne mille dfauts1 mille g>em5ts p\r l'p\se44444 ,tel m>i qui se moque de la sci5ce1 et t sauv p> elle du d%onneur4 ,insi/ant sur le droit de la femme1 l'auteur aj\te3 ,eh bi56 comme telle 7comme crature de ,dieu71 elle a le droit au dveloppem5t le plus complet de son esprit et de son cur4 ,lo9 donc de n\s ces va9es objections tires de nos lois d'un j\r6 ,c'e/ au nom de l't]nit que v\s lui devez la lumire4 ,et plus lo9 s'indignant il s'crie3 ,quoi6 l'tat paie une univ]sit p\r les hommes1 une cole polyte*nique p\r les hommes1 des cons]vatoires d'arts et mti]s p\r les hommes1 des coles d'agriculture p\r les hommes44444 et p\r les femmes1 que fonde-t-il3 ,des coles primaires6 ,encore n'e/-ce pas mme lui qui les a cres1 c'e/ la commune4444 ,aucune 9galit n'e/ plus blessante4 ,il y a des tribunaux et des prisons p\r les femmes1 il doit y avoir une ducation publique p\r les femmes2 v\s n'avez pas le droit de punir celles que v\s n'in/ruisez pas6 ,m4 ,leg\v dem&e1 en consqu5ce1 l'ducation publique p\r les filles dans des a?nes qui1 p> un enseignem5t appr(ondi de la ,france1 de ses lois1 de ses annales1 de sa posie1 f]ont de nos femmes des franaises4 ,la patrie seule peut enseign] l'am\r de la patrie4 ,les religions et les lgislations anci5nes punissai5t gravem5t les dlits et les crimes contre la puret des femmes 7tablit ,m4 ,leg\v dans son #dme *apitre74 ,notre code1 pr(ondm5t immoral1 ne punit pas la sduction1 ne punit que drisoirem5t la corruption1 et qu'insuffisamm5t le viol4 ,dcl>] nulle la promesse de m>iage e/ une effrayante immoralit2 ne po9t p]mettre la re*]*e de la pat]nit1 et admettre celle de la mat]nit1 e/ aussi cruel qu'immoral4 ,si l'on comp>e la sollicitude du lgislateur p\r la proprit avec sa sollicitude p\r la puret1 on reconnatra combi5 la loi se s\cie peu de cette d]nire4 ,la loi n'admet comme c\pable qu'un seul rapt d'honneur1 le viol1 mais elle df9it1 p\rsuit et *tie deux manires de drob] l'arg5t3 le vol et le dol2 il y a des fil\s d'cus1 il n'y a pas de fil\s de *a/et4 ,qu'un homme ait sduit une fille de #ae ans p> une promesse de m>iage1 il a le droit de v5ir dire la ju/ice3 voici ma signature1 cela e/ vrai2 mais je la r5ie2 une dette de cur e/ nulle devant la loi4 ,l'auteur indign s'crie plus lo93 ,a9si donc de t\tes p>ts1 dans la pratique et dans la ?orie1 dans le monde et dans la loi1 p\r les classes ri*es comme p\r les classes pauvres1 ab&on de la puret publique1 bride sur le c\ t\s les dsirs effrns ou dpravateurs444 ,des manufacturi]s sduis5t leurs travailleuses1 des *efs d'ateli] *ass5t les jeunes filles qui ne veul5t pas s'ab&onn] eux1 des matres corromp5t leurs s]vantes4 ,sur #ejhc filles p]dues que comptait le grave ,p>5t-,du*telet1 ,p>is1 en #ahcj1 il y avait #bhe dome/iques sduites p> leurs matres et r5voyes4 ,des commis m>*&s1 des (fici]s1 des tudiants dprav5t de pauvres filles de prov9ce ou de campagne1 les entran5t ,p>is o ils les ab&onn5t1 et o la pro/itution les recueille44444 ,dans t\s les gr&s c5tres d'indu/rie1 ,rheims1 ,lille1 il se tr\ve des compagnies organises p\r le recrutem5t des maisons de dbau*e de ,p>is4 ,m4 ,leg\v dans son indignation d'honnte homme1 aj\te3 ,qu'on *tie la jeune fille c\pable1 soit2 mais *tiez aussi l'homme4 ,elle e/ dj punie1 elle1 punie p> l'ab&on1 punie p> le d%onneur1 punie p> les remords1 punie p> neuf mois de s\ffrances1 punie p> la *>ge d'un enfant lev]3 qu'il soit donc frapp son t\r2 si non1 ce n'e/ pas la pudeur publique que v\s df5dez1 a9si que v\s le dites1 c'e/ la suz]a9et mascul9e dans ce qu'elle a de plus vil1 le droit du ,seigneur6 ,l'impunit assure aux hommes d\ble le nombre des enfants naturels4 ,l'impunit n\rrit le lib]t9age2 or le lib]t9age n]ve la race1 b\lev]se les =tunes1 et fltrit les enfants4 ,l'impunit alim5te la pro/itution2 or la pro/itution dtruit la sant publique1 et fait un mti] de la p>esse et de la lic5ce4 ,l'impunit1 enf91 livre la moiti de la nation en proie aux vices de l'autre3 sa condamnation e/ dans ce seul mot4 ,dans le *apitre #eme l'auteur tr\vant1 avec raison1 qu'on m>ie les filles trop jeunes1 v\drait ne les voir entr] en mnage qu' #bb ans2 les uvres de *>it1 les tudes solides1 les plaisirs innoc5ts1 et la notion du vritable am\r1 suffirai5t les cons]v] pures jusqu' cet ge4 ,si donc1 dit-il1 la jeune fille appr5d1 que ri5 n'e/ plus mortel ce s5tim5t div9 7l'am\r7 que les caprices phmres qui os5t s'appel] de son nom2 si elle l'entrevoit tel qu'un de ces r>es trsors qu'on n'acqui]t qu'en les conqurant1 qu'on ne g>de qu'en les mritant2 si elle sait que le cur1 qui veut tre digne de le recevoir1 doit se purifi] comme un sanctuaire1 et s'agr&ir comme un temple2 alors1 soyez en sr1 cet idal sublime1 grav en elle1 la dgt]a p> sa seule beaut des va9es images qui le pr(an5t ou le p>odi5t2 on n'adore pas les idoles qu& on connat ,dieu4 ,qu'e/-ce que le m>iage8 se dem&e ,m4 ,leg\v4 7,*ap4 #f47 ,c'e/ l'union de deux cratures libres1 s'associant p\r se p]fectionn] p> l'am\r4 ,l'antiquit1 ni le moy5 ge ne le considrai5t a9si4 ,le pre de l'antiquit transmettait au m>i le droit de proprit qu'il avait sur sa fille moy5nant une somme de44444 ,a ,a?nes la fille1 mme m>ie1 faisait p>tie de la succession pat]nelle1 et devait quitt] son m>i p\r p\s] l'hriti]4 ,a ,rome le pre1 aprs avoir m>i sa fille1 p\vait la repr5dre et la faire p\s] un autre4 ,*ez les b>b>es elle app>t5ait celui qui payait le mundium son pre4 ,s\s la fodalit l'on disposait galem5t de la fille sans son cons5tem5t4 ,la rvolution franaise l'a mancipe s\s ce rapport3 il faut qu'elle cons5te son m>iage2 mais les murs lui t5t le bnfice de cette mancipation2 on la m>ie trop jeune1 elle ne sait pas ce qu'elle fait2 c'e/ l'intrt1 presque t\j\rs1 qui dt]m9e les p>5ts la m>i]4 ,p\r que la femme pr(ite de son mancipation lgale1 il faut qu'elle ait au mo9s v+t-deux ans1 qu'elle *oisisse librem5t1 que les p>5ts se cont5t5t d'loign] d'elle ceux qu'elle ne doit pas *oisir1 qu'ils se born5t l'clair]1 la conseill]2 c> de l'am\r des p\x dp5d le bonheur et la v]tu de la femme4 ,l'auteur v\drait aussi la suppression des actes respectueux1 qui sont un att5tat la maje/ pat]nelle4 ,exam9ant ensuite 7*ap4 #g7 l'orig9e du d\aire1 la trans=mation de la dot1 les fianailles et le m>iage1 ,m4 ,leg\v montre le mundium pay d'abord au pre ou au frre2 puis1 plus t>d1 la jeune fille1 dev5ir1 avec les autres dons nuptiaux1 l'orig9e du d\aire1 qu'il v\drait voir obligatoire de nos j\rs4 ,passant la dot1 il tablit que1 l5tem5t con/itue dans le monde roma91 elle fut d'abord la proprit du m>i2 puis1 p> le progrs1 dev9t la proprit de la femme4 ,notre code a p>faitem5t protg la dot2 mais la loi devrait contra9dre les p>5ts ri*es dot] leurs filles p\r qu'elles puiss5t se m>i]4 ,autrefois une jeune fille tait fiance p> l'engagem5t de son pre et de l'homme qui la dem&ait2 plus t>d les arrhes donnes au pre le fur5t la fille1 et les lois int]v9r5t p\r r5dre obligatoires les promesses de m>iage4 ,auj\rd'hui1 en ,france1 il n'y a plus de fiancs1 il n'y a que des futurs4 ,dans le livre #b;e l'auteur di/+ue l'amante de la matresse1 le culte de l'am\r pur de celui de l'am\r s5suel2 le premi] produit l'am\r du bi51 le patriotisme1 le respect p\r la femme2 le second ne la considre que comme un objet de plaisir et de dda94 ,l'antiquit n'a pas connu l'am\r pur2 le moy5 ge1 qui le connaissait1 s'e/ p>tag entre lui et l'am\r s5suel2 auj\rd'hui l'on compr5d que les deux am\rs doiv5t tre runis2 que l'amante et la matresse ne doiv5t faire qu'une dans la p]sonne de l'p\se4 ,le troisime livre1 l'p\se1 e/ divis en sept *apitres4 ,la subord9ation de la femme dans le m>iage 7*ap4 #a;er71 le dda9 p\r la mre v5ai5t de deux ides fausses3 l'infriorit de sa nature2 sa passivit dans la reproduction de l'espce1 o elle remplissait le rle de la t]re1 l'g>d d'un g]me quelconque4 ,la sci5ce mod]ne e/ v5ue dtruire ces bases d'infriorisation1 en dmontrant3 #a ,que le g]me huma91 avant d'avoir sa =me df9itive1 passe1 dans le se9 de sa mre1 p> des degrs progressifs d'animalit2 #b que dans t\tes les espces1 animales et vgtales1 les femelles sont cons]vatrices de la race et la ramn5t leur type propre4 ,*ez les ,roma9s 7*ap4 #b7 deux sortes de m>iages mettai5t la femme1 me1 corps et bi5s1 dans la ma9 de son m>i2 une troisime espce1 la laissant dans la famille de son pre1 elle recevait une dot1 hritait1 adm9i/rait son bi54 ,les b>b>es et la fodalit fir5t de la femme une pupille1 du m>i un adm9i/rateur1 et l'on fit un pas v]s l'galit des p\x p> l'in/itution des acquts4 ,auj\rd'hui la jeune fille se m>ie s\s le rgime dotal1 s\s celui de la sp>ation de bi5s r>em5t1 et s\s celui de la communaut pr9cipalem5t4 ,ce d]ni]1 qui e/ la rgle1 p]met au m>i de dispos] des bi5s de sa conjo9te1 de v5dre le mobili]1 de s'emp>] mme des bij\x de sa femme p\r en p>] sa matresse4 ,a9si1 dlicatesse1 dignit1 cette loi ne respecte ri51 dit ,m4 ,leg\v4 ,l'omnipot5ce du m>i e/ un crime de la loi t\s les po9ts de vue3 elle viole manife/em5t le pr9cipe mod]ne1 qui exige que t\te autorit soit borne et surveille4 ,livr] au m>i la =tune de la femme1 c'e/ la condamn] elle-mme une t]nelle m9orit morale1 c'e/ le crer1 lui1 matre absolu des actions et presque de l'me de sa compagne4 ,puis l'auteur1 s'adressant ceux qui prt5d5t ju/ifi] l'omnipot5ce m>itale au nom de l'incapacit de la femme3 ,en va9 les faits prote/5t-ils contre cette prt5due incapacit2 en va9 la ralit dit-elle3 ,a qui e/ due la prosprit de la plup>t des maisons de comm]ce8 ,aux femmes4 ,qui tablit1 qui g\v]ne les mille magas9s de modes et d'objets de gt8 ,les femmes4 ,p> qui se s\ti5n5t les maisons d'ducation1 les f]mes1 s\v5t mme les manufactures8 ,p> les femmes4 ,n'importe1 le code refuse l'p\se la prvoyance qui cons]ve1 l'intellig5ce qui adm9i/re1 jusqu' la t5dresse mat]nelle qui conomise1 et la *>te conjugale devi5t l'expression de cette phrase ddaigneuse3 la femme la plus raisonnable n'atte9t jamais au bon s5s d'un g>on de quatorze ans4 ,comm5t faudrait-il s'y pr5dre p\r remdi] cet tat de *oses inique et honteux8 ,il faudrait faire trois p>ts des bi5s des conjo9ts3 une p\r la femme2 elle lui s]ait remise aprs c9q ans de m>iage3 une p\r le m>i3 une troisime commune1 qui s]ait adm9i/re p> l'homme s\s surveillance d'un conseil de famille1 lequel conseil1 en cas d'incapacit ou de dilapidation1 aurait droit de lui enlev] provisoirem5t cette ge/ion p\r la confi] la femme4 ,s'il e/ une *ose inique 7*ap4 #c71 rvoltante1 c'e/ le p\voir du m>i sur la p]sonne1 les actions de sa femme2 c'e/ le droit de correction sur elle1 encore tolr de nos j\rs4 ,il faut un p\voir directeur dans le mnage1 il faut que le m>i soit dpositaire de ce p\voir1 qui doit tre limit1 contrl p> le conseil de famille4 ,l'omnipot5ce lgale dmoralise le m>i1 qui f9it p> croire la lgitimit de son despotisme4 ,on dit que les murs tabliss5t prcism5t le contraire de ce que prescriv5t les lois3 c'e/ gnralem5t vrai2 mais c'e/ aux dp5s du c>actre de la femme1 oblige d'avoir rec\rs la ruse4 ,r5dons aux femmes la lib]t1 dit ,m4 ,leg\v1 puisque la lib]t e/ la vrit6 ,ce s]a du mme c\p affran*ir les hommes4 ,une s]vitude cre t\j\rs deux esclaves3 celui qui ti5t la *ane et celui qui la porte4 ,l'antiquit 7*ap4 #d71 le moy5 ge1 des sicles plus prs de n\s ont puni svrem5t1 cruellem5t mme l'adultre de la femme1 et n'ont pas admis que l'homme pt se r5dre c\pable de ce dlit l'g>d de sa conjo9te4 ,notre code actuel reconnat bi5 que le m>i peut commettre l'adultre1 mais seulem5t dans le cas o il entreti5t sa matresse s\s le toit conjugal2 la femme e/ adultre p>t\t1 et elle e/ svrem5t punie2 quant au m>i1 la pe9e dont on le frappe e/ drisoire4 ,une telle impunit1 dit ,m4 ,leg\v1 ne blesse pas seulem5t l'ordre1 c'e/ une insulte la morale publique1 c'e/ une leon de dbau*e donne p> la loi elle-mme4 ,si1 p> l'adultre1 la femme blesse le cur d'un honnte homme1 introduit de faux hriti]s dans la famille1 au mo9s elle ne peut ri5 di/raire de la =tune1 t&is que le m>i1 dans le mme cas1 tant matre de t\t1 peut ru9] la maison1 t\t en augm5tant le nombre des enfants naturels1 et en provoquant les torts de sa femme p> son ab&on et sa brutalit4 ,le m>i d'ailleurs e/ plus c\pable que la femme1 c> il va au devant de l'adultre1 t&is qu'au contraire il vi5t la femme s\s mille =mes attrayantes4 ,cep5dant l'adultre de la femme mrite une plus gr&e punition que celui de l'homme44444 ,ah6 ,m4 ,leg\v1 e/-ce logique644444 ,l'p\se ori5tale 7*ap4 #e7 tait et e/ encore une esclave1 une gnratrice2 l'p\se roma9e tait quelque peu de plus2 celle du moy5 ge devait son corps son m>i1 mais les c\rs d'am\r avai5t dcid que ses affections p\vai5t1 devai5t mme app>t5ir un autre4 ,auj\rd'hui l'idal du m>iage a gr&i3 on compr5d qu'il e/ la fusion de deux mes1 une cole de p]fectionnem5t mutuel1 et que les deux p\x doiv5t tre t\t enti]s l'un l'autre4 ,ce qui n\s a conduit cet idal n\veau de l'union conjugale 7*ap4 #f7 ce sont les luttes civilisatrices de l'glise contre le divorce et la rpudiation4 ,de sa nature le m>iage e/ indissoluble2 mais dans l'tat actuel des *oses1 o l'idal ne se ralise que trs exceptionnellem5t1 le lgislateur a d r5dre possible la sp>ation des p\x3 cette mesure e/ immorale et malheureuse autant p\r les conjo9ts que p\r leurs enfants4 ,le seul remde aux dsordres des mnages1 c'e/ le divorce1 "q dans laquelle l'glise n'a pas int]v5ir4 ,t\t le d]ni] *apitre de ce troisime livre e/ une condamnation du *angem5t en am\r1 une affirmation de l'indissolubilit du m>iage et de la sa9tet du li5 conjugal4 ,le quatrime livre1 la mre1 compr5d six *apitres4 ,jusqu' ces d]ni]s temps 7*ap4 #a;er7 on a cru que la femme n'tait qu'une t]re1 o l'homme1 crateur de l'espce1 dposait le g]me huma94 ,la sci5ce mod]ne e/ v5ue r5v]s] cette fausse doctr9e et relev] la femme en dmontrant ces trois faits inconte/ables3 #a ,qu' p>tir du mom5t de la conception le g]me huma9 passe p> des degrs successifs d'animalit jusqu' ce qu'il acquire sa =me propre2 #b que le sexe fm99 e/ cons]vateur des races1 puisqu'il les ramne t\j\rs son type1 aussi bi5 dans notre espce que dans les espces animales et vgtales2 #c que la femme e/ physiologiquem5t d'une nature suprieure l'homme1 p>ce qu'il e/ auj\rd'hui dmontr que plus l'app>eil respiratoire e/ plac haut dans l'organisme1 plus l'espce e/ leve dans l'*elle des tres2 et que la femme respire p> la p>tie suprieure1 et l'homme p> la p>tie infrieure des p\mons4 ,la mat]nit 7*ap4 #b7 ne donna pas aux femmes des droits sur leurs enfants1 mais contribua cep5dant leur mancipation2 a9si dans l',inde on ne p\vait rpudi] une femme qui avait des fils1 et ,rome ce fut la mat]nit que les femmes dur5t leur sortie de tutelle4 ,c'e/ une iniquit 7*ap4 #c7 que de donn] au pre seul l'autorit pat]nelle2 la mre doit avoir un droit gal lui sur ses enfants4 ,la direction suprme app>ti5t bi5 au pre1 mais il faut qu'un conseil de famille limite1 surveille cette direction et la puisse transport] la mre en cas d'indignit de son conjo9t4 ,l'ducation des enfants 7*ap4 #d7 app>ti5t de droit la mre1 p>ce qu'elle les connat mieux1 et qu'il faut qu'elle puisse acqurir sur ses fils t\te l'influ5ce dont elle aura beso9 plus t>d p\r les conseill] et les consol]4 ,l'ducation publique ne peut conv5ir aux g>ons que qu& ils ont atte9t leur d\zime anne2 lorsqu'ils sont plus jeunes elle a de mauvais rsultats p\r leur c>actre4 ,l'auteur dem&e qu'on n'infriorise pas le gr&-pre et la gr&'mre mat]nels dans la tutelle1 comme la loi le fait auj\rd'hui2 et il considre comme une impit de ne po9t donn] la mre un droit gal celui du pre au sujet de leur cons5tem5t au m>iage de leurs enfants4 ,la mat]nit lgitime 7*ap4 #e7 e/ un bonheur p\r la femme ri*e2 la misre1 s\v5t le *agr9 p\r la femme pauvre4 ,la mat]nit illgitime e/ p\r les femmes de t\s les rangs une s\rce de d\leurs1 de honte et de crimes4 ,p\r la fille ri*e1 c'e/ le d%onneur1 un emp*em5t t]nel au m>iage2 p\r la fille pauvre1 c'e/ la misre1 la honte1 si elle g>de son enfant2 c'e/ le crime1 si elle le dtruit4 ,et la loi ose prononc] l'impunit contre le corrupteur1 contre le sducteur1 contre l'homme qui n'a pas hsit de sacrifi] un mom5t de passion t\t l'av5ir d'une femme1 t\t l'av5ir d'un enfant6 ,l'tat doit v5ir en aide t\tes les mres pauvres1 p>ce qu'il e/ dans son intrt que la gnration soit =te1 vig\reuse1 et que ce sont les mres qui sont cons]vatrices de la race4 ,que le gnie des femmes se mette l'uvre2 que l'on fonde sur t\s les po9ts de la ,france des cr*es et des salles d'asile4 ,la veuve indi5ne 7*ap4 #f7 se brlait1 la veuve juive tait t5ue de se rem>i] c]ta9s hommes dsigns p> la loi2 la veuve grecque et la veuve b>b>e passai5t s\s la tutelle de leurs fils1 et cette d]nire mme ne p\vait se rem>i] sans sa p]mission2 la veuve *rti5ne tait condamne la rclusion3 aucune de ces femmes n'avait de droit sur ses enfants4 ,le code franais r5d la veuve sa lib]t t\t entire1 la fait r5tr] dans son droit de majorit1 la nomme tutrice et directrice de ses enfants2 c'e/ un a*em9em5t la lib]t dans le m>iage4 ,le c9quime livre1 la ,femme1 se divise en #e *apitres4 ,l'antiquit t\t entire a opprim la femme1 quoiqu'elle reconnt en elle quelque *ose de suprieur1 et en ft une prophtesse et une prtresse4 ,la femme *rti5ne des premi]s sicles1 qui seule put dtrn] la femme paenne1 non seulem5t savait subir le m>tyre aussi c\rageusem5t que l'homme1 mais se di/+uait p> son imm5se *>it1 p> la puret et la lucidit de doctr9e qui la r5dait conseillre des docteurs4 ,on ne sait en ralit jusqu'o peut all] la femme2 on ne peut la jug] d'aprs ce qu'elle e/ auj\rd'hui1 puisqu'elle e/ l'uvre de l't]nelle oppression de l'homme3 ,qui n\s dit qu'un gr& nombre des maux qui d*ir5t notre monde1 et des problmes insolubles qui le travaill5t1 n'ont pas en p>tie p\r cause l'annihilation d'une des deux =ces de la cration1 la mise en int]dit du gnie fm998 ,avons-n\s le droit de dire la moiti du g5re huma93 v\s n'aurez pas votre "p dans la vie et dans l'tat8 ,n'e/-ce pas leur dni] 7aux femmes7 leur titre de cratures huma9es8 ,n'e/-ce pas d%rit] l'tat mme8 ,oui1 la femme doit avoir sa place dans la vie civile1 conclut ,m4 ,leg\v4 ,la femme et l'homme sont gaux 7*ap4 #b71 mais diffr5ts4 ,a l'homme la syn?se1 la supriorit dans t\t ce qui dem&e des vues d'ensemble1 le gnie1 la =ce musculaire2 la femme l'esprit d'analyse1 la connaissance de l'individuel1 l'imag9ation1 la t5dresse1 la grce4 ,l'homme a plus de =ce de raison et de corps1 la femme a plus de =ce de cur1 et une m]veilleuse p]spicacit laquelle l'homme n'atte9dra jamais4 ,le p>tage a9si fix1 que doit faire la femme8 ,dans la famille1 la t*e de la femme 7*ap4 #c7 e/ le g\v]nem5t de l'intrieur1 l'ducation des enfants1 la consolation du m>i dont elle doit tre l'inspiratrice4 ,a ct de l'homme m95t1 et dans l'ombre1 il y a t\j\rs une femme2 cette c>rire d'utilit ca*e1 et de dv\em5t mode/e1 e/ ce qui convi5t le mieux aux femmes4 ,dans la vie civile elles peuv5t p>c\rir avec succs plusieurs c>rires3 l'art1 la littrature1 l'enseignem5t1 l'adm9i/ration1 la mdec9e4 ,la pudeur mme exige qu'on appelle les femmes comme mdec9s1 non pas auprs des hommes1 mais auprs des femmes2 c> il y a un outrage t]nel t\te puret1 c'e/ que leur ignorance livre =cm5t l'inquisition mascul9e1 le my/re des s\ffrances de leurs surs44444 ,les maladies n]veuses surt\t1 tr\v]ai5t dans le gnie fm99 le seul adv]saire1 qui puisse les saisir et les combattre4 ,l'auteur dit qu'il e/ du devoir de la socit de veill] ce que les femmes pauvres n'ai5t pas un salaire de deux ti]s ou de trois qu>ts plus faible que celui des hommes2 ce que dans les manufactures1 elles n'ai5t pas les travaux les plus dang]eux et les mo9s rtribus4 ,p>5t-,du*telet1 dit-il1 atte/e que sur trois mille cratures p]dues1 #ce seulem5t avai5t un tat qui p\vait les n\rrir1 et que #a1djj avai5t t prcipites dans cette horrible vie p> la misre6 ,une d'elles1 qu& elle s'y rsolut1 n'avait pas mang depuis trois j\rs4 ,m4 ,leg\v tr\ve honteux que les hommes fass5t concurr5ce aux femmes dans les indu/ries qui ont p\r objet les *oses de toilette et de gt4 ,dans son d]ni] *apitre 7*ap4 #e7 l'auteur reconnat la capacit rem>quable des femmes dans l'adm9i/ration1 et en cite de nombreux exemples4 ,il dem&e qu'elles ai5t celles des prisons de femmes1 des hospices1 des bureaux de bi5faisance1 la tutelle lgale des enfants tr\vs1 enf9 le maniem5t de t\t ce qui conc]ne la *>it sociale1 p>ce qu'elles s'en acquitt]ont inf9im5t mieux que les hommes4 ,mais il leur refuse t\te p>ticipation aux actes politiques et ce qui t\*e au g\v]nem5t1 p>ce qu'elles n'ont pas d'aptitude p\r ces *oses4 ,enf9 il t]m9e a9si3 ,notre t*e e/ a*eve2 n\s avons exam9 les pr9cipales phases de la vie des femmes dans leurs rles de filles1 d'p\ses1 de mres1 de femmes1 en comp>ant le prs5t au pass1 et en *]*ant indiqu] l'av5ir1 c'e/ dire en signalant le mal1 con/atant le mieux1 *]*ant le bi54 ,quel pr9cipe n\s a s]vi de guide8 ,l'galit dans la diffr5ce4 ,au nom de ce pr9cipe1 quelles amliorations avons-n\s dem&es dans les lois et dans les murs8 ,p\r les filles3 ,r=me de l'ducation4 ,loi sur la sduction4 loignem5t de l'ge du m>iage4 ,int]v5tion relle des fiancs dans la rdaction de leur contrat4 ,abolition des sommations respectueuses1 qui ps5t sur les pres comme une injure1 sur les enfants comme une inju/ice4 ,p\r les p\ses3 ,une majorit4 ,adm9i/ration et droit de dispos] d'une p>tie de leurs bi5s p>ticuli]s4 ,droit de p>atre en ju/ice sans le cons5tem5t de leur m>i4 ,limitation du p\voir du m>i sur la p]sonne de la femme4 ,cration d'un conseil de famille1 *>g de contrl] cette "p de p\voir4 ,p\r les mres3 ,droit de direction4 ,droit d'ducation4 ,droit de cons5tem5t au m>iage de leurs enfants4 ,loi sur la re*]*e de la pat]nit4 ,cration d'un conseil de famille p\r jug] les diss5tim5ts graves entre le pre et la mre4 ,p\r les femmes3 ,admission la tutelle et au conseil de famille4 ,admission aux pr(essions prives4 ,admission1 dans les limites de leurs qualits et de leurs devoirs1 aux pr(essions sociales4 ,on le voit1 ,m4 ,leg\v n'a qu'un b1 celui de faire avanc] d'un pas l'mancipation des femmes2 il ne dem&e pas t\t ce qu'il croit ju/e1 mais t\t ce qui lui p>at mr et possible4 ,n\s devons le rem]ci] de sa prud5ce3 il a ram5 bi5 des hommes notre cause1 et les a prp>s ent5dre la voix de la femme1 p>lant haut et f]me de son droit comme p\se et comme crature huma9e2 comme travailleuse et comme membre du corps social4 ,a ct de ,m4 ,leg\v1 en dehors des coles sociales1 se place une phalange d'hommes ju/es et gnreux qui ont crit en notre faveur4 ,n\s les rem]cions t\s de leur bonne p>ole4 ,m4 ,e4 ,,de ,,gir>d94 ,a la page #db de sa bro*ure3 ,la lib]t dans le ,m>iage1 ,m4 ,e4 de ,gir>d9 dit avec beauc\p de raison3 ,l'homme nat de la femme4 ,donc t\t ce qui pr(it]a la femme s]a pr(itable l'homme4 ,combattre et va9cre p\r elle1 c'e/ combattre et va9cre p\r lui4 ,inspir p> ces excell5ts s5tim5ts1 le clbre publici/e a re*]* les causes de l'esclavage et de la dgradation de la femme1 et les moy5s de les p>alys]4 ,t\t enfant a p\r pre le m>i de la mre3 tel e/1 selon ,m4 de ,gir>d91 le pr9cipe de ces deux gr&es inju/ices3 s]vage de la femme m>ie2 9galit des enfants devant la loi qui les divise en lgitimes et illgitimes4 ,p\r que les enfants soi5t gaux1 p\r que la femme soit affran*ie du j\g de l'homme1 il faut1 dit l'auteur1 sub/itu] le rgime de la mat]nit celui de la pat]nit2 modifi] le ,m>iage1 et r5dre la femme indp5dante p> l'in/itution et l'univ]salisation du d\aire4 ,laissons du re/e ,m4 de ,gir>d9 expos] lui-mme sa doctr9e4 ,il faut1 dit-il1 *oisir entre ces deux rgimes3 ,entre le rgime de la pat]nit prsume qui e/ le rgime de la loi1 et le rgime de la mat]nit1 portant elle-mme sa preuve1 qui e/ le rgime de la nature2 celui-ci con=me la vrit inconte/able1 celui-l condamn p> la /ati/ique inconte/e4 ,le rgime de la pat]nit1 c'e/ l'9galit des enfants devant la mre et devant la loi1 c'e/ la femme possde et ne se possdant pas244444 ce n'e/ plus l'esclavage lgal de la femme1 mais c'e/ encore le s]vage conjugal4 7,lib]t dans le m>iage1 p4 #ff47 ,sans l'galit des enfants devant la mre1 l'galit des citoy5s devant la loi n'e/ qu'une impo/ure1 c> videmm5t et inconte/ablem5t1 cette galit n'exi/e pas p\r #b1hjj1jjj enfants1 qui arbitrairem5t qualifis d'illgitimes1 sont mis hors du droit commun en violation de la loi naturelle4 7,id41 p4 #dd47 ,selon ,m4 de ,gir>d91 les consqu5ces logiques du rgime de la mat]nit s]ai5t3 ,l'abolition du m>iage civil2 ,le nom seul de la mre donn l'enfant2 ,l'hritage plac seulem5t dans la ligne mat]nelle4 ,le m>iage1 dit-il1 e/ un acte purem5t individuel et1 comme clbration1 un acte purem5t religieux4 7,id4 p4 #fd47 ,le m>iage e/ un acte de la foi1 non de la loi2 c'e/ la foi le rgir2 ce n'e/ pas la loi le rgl]4 ,ds que la loi int]vi5t1 elle int]vi5t sans droit1 sans ncessit1 sans utilit4 ,p\r un abus qu'elle a la prt5tion d'c>t]1 elle en fait natre d'innombrables qui sont pires1 et dont ensuite la socit s\ffre gravem5t1 sans se r5dre compte de la cause qui les a produits4 7,id41 p4 #ab47 ,la lib]t lgale dans le m>iage1 c'e/ l'am\r durable dans le mnage2 l'indissolubilit dans le m>iage1 c'e/ l'am\r habituel hors du mnage4 7,id41 p4 #ea47 ,au sujet de l'hritage et de la dot1 l'auteur s'exprime a9si3 ,hrit] la mort de sa mre1 p>ce que mat]nit et c]titude sont deux t]mes quipoll5ts1 et recevoir du vivant de son pre1 p>ce que pat]nit et d\te sont deux t]mes insp>ables1 telle e/ la loi vraie de la nature4 7,id41 p4 #eb47 ,dans la p5se de ,m4 de ,gir>d91 la femme a les mmes droits que l'homme la lib]t et l'galit2 les sexes sont gaux1 non p> la similitude1 mais p> l'quival5ce des facults et des fonctions1 l'homme produit1 acqui]t1 la femme adm9i/re1 p>gne3 c'e/ donc l'homme de p\rvoir aux frais du mnage4 ,son devoir1 en s'unissant une femme1 e/ de lui con/itu] un d\aire inalinable1 qui lui p]mette de remplir conv5ablem5t ses fonctions mat]nelles1 et de se s\/raire aux vices qui rsult5t frquemm5t de la misre et de l'ab&on4 ,si l'on objecte ,m4 de ,gir>d9 que le salaire de l'ouvri] e/ insuffisant p\r satisfaire ce devoir3 ,eh bi51 rpond le gnreux publici/e1 relevez le prix du salaire1 en loignant des travaux indu/riels les femmes et les enfants qui l'abaiss5t p> la concurr5ce faite aux hommes4 ,et si cette mesure ne suffit pas p\r quilibr] les recettes et les dp5ses1 v\s augm5t]ez le salaire1 c> il n'y a pas une considration au nom de laquelle j'admette1 que p\r ne pas dim9u] le pr(it de tels hommes1 d'autres hommes s]ont t]nellem5t condamns l'insuffisance du salaire2 et que1 p\r mettre telles femmes l'abri du viol1 d'autres femmes s]ont ncessairem5t v\es la pro/itution4 7,id41 p4 #bf47 ,m4 de ,gir>d91 comp>ant le sort de l'p\se s\s les deux rgimes s'exprime a9si3 ,s\s le rgime de la pat]nit1 l'p\se comble des bi5s de la =tune1 fl*it s\s le poids d'une oisevit qui1 le plus s\v5t1 enfivre et g>e son imag9ation4 ,elle ne sait que faire p\r employ] son temps4 ,la femme ne fait ri51 p>ce que l'homme fait t\t4 ,l'p\se qui n'a pas apport de dot et qui n'a pas reu de d\aire1 fl*it s\s le poids d'un travail contre nature qui l'oblige1 p> conomie1 de se sp>] de son enfant peu de j\rs aprs lui avoir donn la naissance1 et de le mettre en n\rrice lo9 d'elle1 moy5nant c9q ou six francs p> mois2 d'all] travaill] d'un ct lorsque son m>i travaille de l'autre2 et de ne se rejo9dre que le soir1 en r5trant *acun de l'ateli] qui les a t5us loigns de leur mnage t\te la j\rne3 si c'e/ l ce qu'on appelle la famille1 cela vaut-il en consci5ce le bruit qu'on en fait8 ,s\s le rgime de la mat]nit1 au contraire1 plus la femme e/ ri*e1 mo9s elle e/ dsuvre2 c> non seulem5t elle a ses enfants n\rrir1 lev]1 in/ruire1 surveill]1 mais encore elle a adm9i/r] sa =tune qui s]a la leur4 ,cons]v] cette =tune1 l'accrotre encore2 voil de quoi occup] ses loisirs1 calm] son imag9ation1 la refrn]4 ,c'e/ tort qu'on suppose que les femmes sont peu aptes la ge/ion des affaires2 elles y excell5t p\r si peu qu'elles s'y appliqu5t1 ou qu'elles y ai5t t ex]ces4 7,id4 p4 #ce et #cf47 ,assez longtemps l'homme a t la p]sonnification de la gu]re1 de l'esclavage1 de la conqute2 c'e/ au t\r de la femme d'tre la p]sonnification de la paix1 de la lib]t1 de la civilisation4 ,dans ce rgime n\veau 7celui de la mat]nit7 *acun des deux a sa "p2 l'homme le travail1 le gnie de l'entreprise2 la femme l'p>gne et l'esprit de prvoyance4 ,l'homme spcule1 la femme adm9i/re2 ,l'homme acqui]t1 la femme cons]ve2 ,l'homme apporte1 la femme transmet2 ,la dot demeure l'attribut du pre1 l'hritage devi5t le privilge de la mre2 ,*acun des deux ex]ce a9si la fonction qui lui e/ naturelle1 et con=mm5t l'ess5ce des *oses4 7,id4 p4 #ec et #ed47 ,plusieurs femmes se sont dem& si ,m4 de ,gir>d9 reconnat le droit politique aux femmes4 ,il n'en dit ri5 dans son ouvrage3 ,la lib]t dans le m>iage1 ni dans sa ,politique univ]selle4 ,mais qu& un homme crit que3 ,la femme1 s'app>t5ant et ne relevant que de sa raison1 a les mmes droits que l'homme la lib]t et l'galit2 ,que le suffrage univ]sel doit tre individuel et direct2 ,que t\t porteur d'une assurance gnrale a droit d'y pr5dre "p2 ,il e/ clair qu'on peut en induire1 sans de gr&s ef=ts de logique1 que la femme libre et gale l'homme1 ,la femme comprise dans l'univ]salit1 ,la femme ayant1 comme l'homme1 sa police d'assurance1 a le droit1 comme l'homme1 d'tre lecteur1 ligible et de vot] individuellem5t et directem5t4 ,or1 comme ,m4 de ,gir>d9 n'e/ pas de ceux qui recul5t devant les consqu5ces de leurs pr9cipes1 n\s sommes porte croire qu'il admet p\r la femme l'ex]cice du droit politique4 ,on me racontait qu'en #ahdh1 un de ces tri/es p]sonnages qui n'ont ni assez d'intellig5ce p\r tre consqu5ts1 ni assez de ju/ice p\r compr5dre les opprims1 prorait devant ,m4 de ,gir>d91 contre les prt5tions qu'avai5t c]ta9es femmes d'entr] dans la vie politique4 ,p\rquoi pas8 aurait dem& ,m4 de ,gir>d94 ,croyez-v\s que ,mme de ,gir>d9 dpos]ait dans l'urne lectorale un vote mo9s intellig5t que celui de son valet de *ambre8 ,si cette anecdote e/ vraie1 l'op9ion du publici/e sur le droit politique de la femme n'e/ pas d\teuse4 ,la lib]t dans le ,m>iage a s\lev1 p>mi les collets monts1 une tempte d'indignation plus ou mo9s vraie2 p5dant quelque temps il a fallu du c\rage p\r se dcl>] hautem5t *ampion 7fm997 de l'auteur4 ,abolir le ,m>iage6 s'criai5t les unes en se voilant la face d'un air pudibond4 ,faire de l',am\r une spculation6 s'criai5t d'autres qui1 app>emm5t1 avai5t cons]v leur sa9te innoc5ce et leur sa9te ignorance baptismales4 ,voyons1 ,mesdames1 leur disait-on1 trve la dlicatesse et la s5tim5talit de conv5tion4 ,que les hommes se laiss5t pr5dre notre masque1 ri5 de plus simple2 mais entre femmes1 quoi bon j\] la comdie8 ,m4 de ,gir>d9 ne supprime pas rellem5t le ,m>iage2 il le trans=me s\s quelques rapports1 et le laisse intact s\s le po9t de vue religieux4 ,donc1 si son sy/me prvalait1 v\s p\rriez v\s m>i] devant les m9i/res de vos cultes respectifs1 absolum5t comme la *ose avait lieu il y a quelque soixante-dix ans1 et v\s ne s]iez pas plus scrupuleuses que vos gr&'mres qui se croyai5t alors suffisamm5t m>ies4 ,d'autre "p1 en supprimant le ,m>iage civil1 l'auteur n'int]dit pas telles ou telles /ipulations p>ticulires3 donc1 p\r peu que v\s ayez la religion du ,code1 il v\s s]ait loisible de /ipul] dans votre contrat not>i3 #a ,que v\s s]ez s\mises vos m>is2 #b ,que v\s leur laiss]ez adm9i/r] votre =tune1 mme contrairem5t vos intrts et ceux de vos enfants2 #c ,que1 sans leur autorisation1 v\s ne p\rrez ni plaid]1 ni ri5 entrepr5dre1 ni ri5 v5dre1 ni ri5 recevoir1 ni ri5 donn]2 #d ,que v\s r5oncez1 tant qu'ils vivront1 t\te autorit sur vos enfants2 qu'ils p\rront1 s'ils le veul5t1 v\s les enlev]2 v\s relgu] lo9 d'eux1 les faire lev] p> qui bon leur sembl]a1 mme p> leur matresse2 enf9 les m>i] contrairem5t votre volont2 #e ,que v\s leur reconnaissez le droit de port] ailleurs leur am\r1 leurs so9s1 leur =tune et la vtre1 p\rvu que la *ose ne se passe pas s\s votre toit2 #f ,qu'enf9 v\s leur reconnaissez le droit si1 dlaisses1 v\s v\s atta*ez un autre1 de v\s tran] devant un tribunal1 de v\s d%onor]1 de v\s faire emprisonn] avec les voleuses et les pro/itues2 que mme1 en p>eille occurr5ce1 v\s les dcl>ez excusables de v\s tu]4 ,oui1 ,mesdames1 v\s p\rriez /ipul] t\t cela1 c> ,m4 de ,gir>d9 ne conte/e p]sonne le droit de manqu] de dignit et d'tre imbcile2 de quoi donc alors v\s plaignez-v\s8 ,v\s repro*ez ,m4 de ,gir>d9 de faire de l'am\r une spculation6 ,v\driez-v\s bi5 me dire ce que sont auj\rd'hui la plup>t des m>iages o l'on a l'impudeur de spcul] mme sur la mort6 o l'on dem&e combi5 une jeune fille a de dot1 d'esprances et quel ge ont les p>5ts6 ,rpondez1 femmes3 ,e/-il vrai que l'imm5se majorit des filles sduites sont mises1 p> la honte et la pauvret1 hors d'tat d'lev] leurs enfants8 ,que1 ce que v\s nommez une premire faute1 p\sse la plup>t d'entre elles faire trafic de leurs *>mes8 ,que l'imm5se majorit des hommes oubli5t1 aprs la passion satisfaite1 et la femme qu'ils ont g>e1 et l'innoc5te crature qui leur doit la vie8 ,e/-il vrai que le hideux et cruel gsme des hommes et la confiance ins5se des femmes donn5t1 *aque anne1 un nombre effrayant d'enfants dits illgitimes1 dont une gr&e p>tie peupl]ont les prisons1 les bagnes1 les maisons de tolrance8 ,e/-il vrai1 enf91 que ce mme gsme et cette mme confiance sont cause que des milli]s d'exi/5ces huma9es sont crim9ellem5t t\ffes8 ,et si t\tes ces hontes1 t\tes ces d\leurs1 t\s ces crimes sont vrais2 ,s'il y a tant de filles sduites1 dsoles2 ,s'il y a tant d'enfants ab&onns2 ,s'il y a tant d'infanticides2 ,si la loi ne protge pas la femme trompe1 r5due mre2 ,si cette loi n'oblige le sducteur aucune rp>ation2 ,si l'op9ion publique laisse la victime t\te la honte2 ,p\rquoi repro*ez-v\s un homme de rappel] la jeune fille que de l'am\r peut sortir la mat]nit8 ,de lui dire que1 d'avance1 elle doit p\rvoir l'av5ir de l'enfant qui peut natre1 af9 de ne po9t le jet] la *>it publique1 et de ne pas risqu] elle-mme de desc5dre dans ces s5t9es immondes qui sont la honte et la dgradation de notre sexe8 ,v\s repro*ez donc un homme de pr5dre notre p>ti contre les passions g/es et brutales de son sexe1 et contre l'impunit que leur accord5t les lois8 ,v\s lui repro*ez donc de pr5dre en ma9 le p>ti de la morale et de la sant1 contre la dgradation de l'me et du corps8 ,une jeune fille1 dites-v\s1 /ipul] la v5te de sa p]sonne6 ,quelle diffr5ce ess5tielle tr\vez-v\s entre cette sorte de contrat1 et ceux qui se font auj\rd'hui devant notaire l'occasion des m>iages8 ,e/-ce que la plup>t d'entre v\s1 mesdames1 n'avez pas a*et vos m>is p> tant de dot1 tant de r5tes1 tant d'esprances8 ,et si ,messieurs vos m>is n'ont pas tr\v honteux de se v5dre1 et si v\s mmes ne les en e/imez pas mo9s1 p\rriez-v\s bi5 me dire d'aprs quel pr9cipe v\s jug]iez honteux qu'une jeune fille en fit autant p\r lev] ses enfants et vivre sans se pro/itu]8 ,p\r moi1 je ne le vois pas du t\t4 ,mesdames1 v\s tes de gr&es enfants3 les hommes feign5t d'avoir du dda9 p\r la femme qui songe son intrt dans l'am\r444 p>ce qu'ils veul5t1 si c'e/ possible1 g>d] leur arg5t1 voil t\t4 ,e/-ce dire que j'admette t\tes les ides de ,m4 de ,gir>d98 ,non4 ,j'admets avec lui que la femme ne peut tre libre et l'gale de l'homme1 en tant qu'p\se1 que p> la trans=mation du m>iage4 ,que1 dans l'tat d'inscurit o elle se tr\ve quant au salaire et la mat]nit hors du m>iage1 la femme fait bi5 de pr5dre des mesures p\r que l'homme ne se d*>ge pas sur elle des obligations de la pat]nit4 ,j'admettrais volonti]s que l'enfant ne portt que le nom de sa mre1 si les hommes n'y rpugnai5t pas tant4 ,l'enfant1 app>t5ant t\s deux1 devrait port] les deux noms1 et *oisir sa majorit celui des deux qu'il prfre2 ou bi5 les filles devrai5t port] le nom de la mre et les fils celui du pre lors de la majorit4 ,j'admets volonti]s l'galit des enfants devant la mre et la loi2 c> la bt>dise e/ un non-s5s devant la nature et une iniquit sociale4 ,mais ce que je n'admets pas1 c'e/ l'idal que ,m4 de ,gir>d9 s'e/ =m des fonctions respectives de *aque sexe2 ,c'e/ l'exclusion de la femme des c>rires actives2 ,c'e/ l'univ]salisation du d\aire2 ,c'e/ enf9 l'ducation familiale4 ,dire que l'homme reprs5te le travail1 le gnie de l'entreprise1 qu'il spcule1 acqui]t1 apporte2 que la femme reprs5te l'p>gne1 l'esprit de prvoyance1 qu'elle adm9i/re1 cons]ve1 transmet1 c'e/ tablir une srie qui ne me p>at ri5 mo9s que con=me la nature des *oses1 puisqu'il e/ notoire qu'un gr& nombre de femmes font ce que ,m4 de ,gir>d9 attribue l'autre sexe1 et vice v]sa4 ,les fonctions1 p\r tre conv5ablem5t remplies1 doiv5t tre le rsultat des aptitudes3 or1 la nature1 except en ce qui t\*e la reproduction de l'espce1 ne p>at pas les avoir sries selon les sexes4 ,depuis l'orig9e des socits1 n\s avons t5t de le faire2 mais l'hi/oire e/ l p\r n\s rvl]1 qu'en agissant a9si1 n\s ne sommes p>v5us qu' tyrannis] les m9orits vig\reuses qui donn5t un dm5ti de telles prt5tions4 ,or1 ,m4 de ,gir>d91 admettant priori une srie fausse1 e/ conduit1 sans s'en ap]cevoir1 prp>] des *anes p\r t\tes les femmes que la nature n'a pas faites en vue de l'ordre de conv5tion qu'il v\drait voir se ralis]4 ,exclure la femme des c>rires actives p\r la conf9] dans les so9s de l'intrieur1 c'e/ t5t] une *ose impossible1 f]m] la voie au progrs1 replac] la femme s\s le j\g de l'homme4 ,c'e/ t5t] une *ose impossible1 p>ce qu'il y a des indu/ries qui ne peuv5t tre ex]ces que p> les femmes2 p>ce que beauc\p de femmes qui ne se m>i]ai5t pas ou s]ai5t sans =tune1 veuves et sans ress\rces1 ne p\rrai5t re/] honorables qu'en se livrant une activit qui cep5dant leur s]ait int]dite4 ,ne voir la femme que dans le mnage e/ un po9t de vue re/re9t qui ret>de l'avnem5t de sa lib]t4 ,c'e/ f]m] la voie au progrs1 p>ce qu'il y a des fonctions sociales qui ne s]ont bi5 remplies que qu& les femmes y p>ticip]ont1 et des que/ions sociales qui ne s]ont rsolues que qu& la femme s]a place prs de l'homme p\r les labor]4 ,c'e/ replac] la femme s\s le j\g de l'homme1 p>ce qu'il e/ dans la nature huma9e de prt5dre dom9] et matris] celui auquel on f\rnit le pa9 de *aque j\r4 ,v\loir faire pass] le d\aire l'tat d'in/itution1 c'e/ prt5dre re/aur] l'un des plus tri/es aspects du pass1 au mom5t o l'humanit e/ en m>*e v]s l'av5ir2 celui qui n\s montre la femme a*ete p> l'homme4 ,l'univ]salisation du d\aire s]ait donc un att5tat la lib]t et la dignit morale de la femme4 ,enf91 prt5dre que *aque mre doit elle-mme faire l'ducation de ses enfants1 n\s p>at (frir autant d'impossibilit que de dang] social4 ,si t\te femme bi5 con/itue e/ apte mettre au monde des enfants et les n\rrir de son lait1 bi5 peu sont capables de dvelopp] leur intellig5ce et leur cur1 p>ce que l'ducation e/ une fonction spciale qui requi]t une aptitude p>ticulire dont ne peuv5t tre d\es t\tes les mres4 ,ensuite l'ducation de famille p]ptue la div]g5ce des op9ions1 des s5tim5ts1 entreti5t les prjugs1 favorise le dveloppem5t de la vanit1 de l'gsme1 et t5d1 p> ce fait1 p>alys] le s5tim5t le plus noble1 le plus civilisateur3 celui de la solid>it univ]selle4 ,assurm5t1 l'heure qu'il e/1 plusieurs motifs peuv5t ju/ifi] l'ducation de famille1 mais1 p\r le bi5 de l'humanit1 il e/ dsir] que les p>5ts qui sont en communion sur les ides n\velles runiss5t leurs enfants p\r les =m] la vie sociale1 au lieu de les lev] *acun "p4 ,je s\mets cette bau*e de critique ,m4 de ,gir>d9 dans l'intrt du pr9cipe qu'il a t\j\rs df5du3 ,la dignit individuelle et la lib]t huma9e4 ,m4 ,,mi*elet4 ,plusieurs femmes ont vivem5t critiqu le livre de l',am\r de ,m4 ,mi*elet4 ,p>mi ces critiques1 t\tes trs bonnes1 une surt\t1 celle de ,mme ,anglique ,arnaud1 insre dans la ,gazette de ,nice1 n\s a p>u p>ticulirem5t rem>quable p> l'lvation des pr9cipes1 la haute raison1 la f9esse d'esprit1 la dlicatesse1 le *>me et le f9i de la =me4 ,c'e/ une p]le de critique4 ,p\rquoi ce mcont5tem5t des femmes intellig5tes contre un aussi honnte homme que ,m4 ,mi*elet8 ,c'e/ p>ce que1 p\r lui1 la femme e/ une malade p]ptuelle qu'on doit enf]m] dans un gynce1 en compagnie d'une ,jeanneton quelconque1 ne tr\vant pas au-dess\s d'elle la socit des p\les et des d9dons4 ,or1 n\s1 femmes de l',occid5t1 n\s avons l'audace de prt5dre que n\s ne sommes po9t malades1 et que n\s avons une sa9te horreur du h>em et du gynce4 ,la femme1 selon ,m4 ,mi*elet1 e/ un tre de nature oppose celle de l'homme2 une crature faible1 t\j\rs blesse1 trs b>omtrique1 en consqu5ce mauvais ouvri]4 ,elle e/ incapable d'ab/raire1 de gnralis]1 de compr5dre les uvres de consci5ce2 elle n'aime pas s'occup] d'affaires1 et elle e/ dp\rvue1 en p>tie1 du s5s juridique4 ,mais1 en revan*e1 elle se rvle t\te d\ceur1 t\t am\r1 t\t *>me1 t\t dv\em5t4 ,cre p\r l'homme1 elle e/ l'autel de son cur1 son rafra*issem5t1 sa consolation4 ,auprs d'elle1 il se retrempe1 s'enc\rage1 puise la =ce ncessaire l'accomplissem5t de sa haute mission de travailleur1 de crateur1 d'organisateur4 ,il doit l'aim]1 la soign]1 la n\rrir2 tre t\t la fois son pre1 son amant1 son in/ituteur1 son prtre1 son mdec91 sa g>de-malade et sa femme de *ambre4 ,lorsqu' dix-huit ans1 vi]ge de raison1 de cur et de corps1 elle e/ donne ce m>i qui doit en avoir v+t-huit1 ni plus ni mo9s1 il la conf9e la campagne1 dans un *>mant rduit1 lo9 du monde1 lo9 de ses p>5ts1 de ses amis1 avec la ru/aude dont n\s p>lions t\t l'heure2 la ,georgette de l'cole des femmes1 p> exemple1 c> ,dor9e s]ait dang]euse4 ,p\rquoi cette sque/ration en ple9 ,x,i,xe sicle8 dem&ez-v\s4 ,p>ce que le m>i ne peut ri5 sur sa femme qu& elle voit le monde1 et peut t\t sur elle dans la solitude4 ,or1 il faut qu'il puisse t\t1 puisque c'e/ lui de =m] son cur1 de lui donn] des ides1 d'bau*] en elle l'inc>nation de lui-mme4 ,la femme1 sa*ez-le1 lectrices1 e/ de/9e reflt] de plus en plus son m>i1 jusqu' ce que la diffr5ce d]nire1 celle que ma9ti5t la sp>ation des sexes1 soit enf9 efface p> la mort qui produira l'unit dans l'am\r4 ,au b\t d'une diza9e d'annes de mnage1 il e/ p]mis la femme de fran*ir la clture du gynce1 et d'entr] dans le monde1 qui s'appelle le gr& combat de la vie4 ,elle y r5contr]a plus d'un dang]2 mais elle les vit]a t\s1 si elle ti5t la promesse qu'elle a jure de se confess] son m>i44444 ,on voit que ,m4 ,mi*elet respecte les droits de l'me4 ,le m>i qui1 cette poque1 s'e/ spcialis1 a ncessairem5t baiss3 de l dang] p\r la femme d'en aim] un autre2 de s'pr5dre p> exemple de son jeune neveu3 dans le livre1 elle ne succombe pas1 p>ce qu'elle se confesse au m>i2 mais il peut arriv] qu'elle ait succomb1 qu'elle se rep5te et sollicite une correction de son seigneur et matre4 ,celui-ci doit refus] d'abord1 mais1 si elle insi/e1 plutt que de la dsespr]1 ,m4 ,mi*elet1 qui p\r ri5 au monde ne v\drait dsespr] une femme1 conseille au m>i d'adm9i/r] sa femme le *tim5t que les mres font subir leurs m>mots4 ,po9t de sp>ation entre l'homme et la femme2 qu& celle-ci s'e/ donne1 elle ne s'app>ti5t plus444 ,elle e/ de plus en plus l'inc>nation de l'homme qui l'a p\se2 la fcondation la trans=me en lui1 tellem5t que les enfants de l'amant ou du second m>i ressembl5t au premi] imprgnateur4 ,l'homme ayant dix annes de plus que la femme meurt le premi]3 l'p\se doit g>d] le veuvage3 son rle alors jusqu' la mort e/ de fcond] en elle et aut\r d'elle les ides qu'a laisses son m>i2 de re/] le c5tre de ses amitis2 de lui crer des disciples po/humes1 et de se faire tellem5t si5ne qu'elle le rejoigne dans la mort4 ,quant au m>i survivant1 ce qui peut arriv]1 l'auteur ne n\s dit pas s'il doit se rem>i]4 ,il e/ probable que non1 puisque l'am\r n'exi/e qu' deux44444 mo9s que ,m4 ,mi*elet1 qui rpr\ve la polygamie p\r ce monde-ci1 ne l'admette comme *ose morale dans la vie ultra-t]re/re4 ,v\s le voyez1 lecteurs1 dans le livre de ,m4 ,mi*elet1 la femme e/ cre p\r l'homme2 sans lui1 elle ne s]ait ri52 c'e/ lui qui prononce le fiat lux dans son intellig5ce2 c'e/ lui qui la fait son image comme ,dieu a fait l'homme la si5ne4 ,en acceptant la lg5de biblique1 n\s p\vions1 n\s femmes1 en appel] d',adam ,dieu2 c> ce n'tait pas ,adam mais ,dieu qui avait cr ve2 en admettant la ,g5se selon ,m4 ,mi*elet1 po9t de prtexte1 po9t d'excuse la dsobissance3 il faut que la femme se subordonne l'homme1 qu'elle s'y s\mette1 c> elle lui app>ti5t comme l'uvre l'ouvri]1 comme le vase au poti]4 ,le livre de ,m4 ,mi*elet et les deux tudes de ,m4 ,pr\dhon sur la femme ne sont que deux =mes d'une mme p5se4 ,la seule diffr5ce qui exi/e entre ces messieurs1 c'e/ que le premi] e/ d\x comme miel et le second am] comme abs9!4 ,et cep5dant j'aime mieux le brutal que le pote1 p>ce que les injures et les c\ps rvolt5t et font cri]3 lib]t6 lib]t6 t&is que les complim5ts endorm5t et font support] l*em5t les *anes4 ,il y aurait quelque cruaut maltrait] ,m4 ,mi*elet qui se pique d'am\r et de posie1 et qui1 en consqu5ce1 a l'pid]me s5sible2 n\s ne le battrons donc que sur les paules de ,m4 ,pr\dhon qu'on peut bomb>d] b\let r\ge1 n\s cont5tant de relev]1 dans le livre de ,m4 ,mi*elet1 ce qui n'e/ pas dans celui de ,m4 ,pr\dhon4 ,les deux pr9cipales colonnes du livre de l',am\r sont3 #a ,que la femme e/ un tre bless1 faible1 b>omtrique1 con/amm5t malade4 #b ,que la femme app>ti5t l'homme qui l'a fconde et s'inc>ne en elle2 proposition pr\ve p> la ressemblance des enfants de la femme avec le m>i1 quel que soit le pre des enfants4 ,m4 ,mi*elet et ses admirateurs et disciples ne conte/]ont pas que la seule bonne m?ode p\r s'assur] de la vrit d'un pr9cipe ou de la lgitimit d'une gnralisation1 c'e/ la vrification p> les faits2 ils ne conte/]ont pas davantage que gnralis] des exceptions1 crer des lois imag9aires et pr5dre ces prt5dues lois p\r base d'argum5tation1 n'app>ti5t qu'aux ab]rations du moy5 ge1 pr(ondm5t ddaignes des esprits srieux et d'une raison svre4 ,appliquons sans mnagem5t ces donnes aux deux pr9cipales affirmations de ,m4 ,mi*elet4 ,il e/ de pr9cipe en ,biologie qu'aucun tat physiologique n'e/ un tat morbide2 consquemm5t1 la crise m5suelle p>ticulire la femme n'e/ po9t une maladie1 mais un phnomne normal dont le drangem5t amne des p]turbations dans la sant gnrale4 ,la femme n'e/ donc pas une malade1 p>ce que son sexe e/ s\mis une loi p>ticulire4 ,peut-on dire que la femme soit une blesse1 p>ce qu'elle a m5suellem5t une solution de cont9uit dont la cicatrisation e/ de quelques lignes8 ,pas davantage4 ,ce s]ait une drision que de nomm] bless p]ptuel un homme auquel il pr5drait fantaisie de s'gratign] *aque mois le b\t du doigt4 ,m4 ,mi*elet e/ trop in/ruit p\r que je lui appr5ne que l'hmorragie normale ne provi5t po9t de cette blessure de l'ovaire1 dont il fait si gr& bruit1 mais d'une conge/ion de l'organe ge/ateur4 ,la femme e/-elle malade l'occasion de la loi p>ticulire son sexe8 ,trs exceptionnellem5t oui3 mais dans les classes oisives1 o des c>ts de rgime1 une ducation physique in9tellig5te et mille causes que je n'ai pas signal] ici1 r5d5t les femmes valtud9aires4 ,gnralem5t1 non4 ,t\tes nos vig\reuses paysannes1 t\tes nos robu/es femmes des ports et des bu&]ies qui ont les pi$s dans l'eau en t\t temps1 t\tes nos travailleuses1 nos comm]antes1 nos pr(esseurs1 nos dome/iques qui vaqu5t allgrem5t leurs affaires et leurs plaisirs1 n'pr\v5t aucun malaise ou n'en pr\v5t que =t peu4 ,a9si donc ,m4 ,mi*elet1 non seulem5t s'e/ tromp en rigeant une loi physiologique en tat morbide1 mais encore il a p* contre la m?ode rationnelle1 en gnralisant quelques exceptions1 et en p>tant de cette gnralisation dm5tie p> l'imm5se majorit des faits1 p\r con/ruire un sy/me d'ass]vissem5t4 ,si c'e/ de la facult d'ab/raire et de gnralis]1 comme il l'emploie1 que ,m4 ,mi*elet dp\ille la femme1 n\s n'avons qu' flicit] cette d]nire4 ,non seulem5t la femme e/ malade1 dit ,m4 ,mi*elet1 p> suite d'une loi biologique1 mais elle e/ t\j\rs malade2 elle a des affections utr9es1 des d>tres1 les affections hrditaires peuv5t pr5dre *ez elle plusieurs =mes effrayantes1 etc4 ,n\s dem&ons ,m4 ,mi*elet s'il considre son sexe comme t\j\rs malade1 p>ce qu'il e/ rong p> le canc]1 dfigur p> des d>tres2 p>ce que les affections hrditaires le tortur5t autant que n\s et qu'il e/ bi5 plus dcim1 affaibli que le ntre1 p> les honteuses maladies fruits de ses excs4 ,a quoi donc p5se ,m4 ,mi*elet de p>l] des maladies des femmes1 en prs5ce de celles des hommes t\t aussi nombreuses8 ,la femme ne doit ni divorc] ni se rem>i] p>ce que l'homme l'a faite si5ne4 ,ce qui le pr\ve1 c'e/ que les enfants de l'amant ou du second m>i ressembl5t l'p\x premi]4 ,s'il en e/ a9si1 monsieur1 il n'y a pas d'enfants qui ressembl5t leur mre4 ,il n'y a pas d'enfants qui ressembl5t l'un des asc5dants ou des collatraux de l'un des p\x4 ,t\t enfant ressemble au premi] qu'a connu sa mre4 ,p\rriez-v\s alors n\s expliqu] p\rquoi1 si s\v5t1 il ne lui ressemble pas8 ,p\rquoi il ressemble un aeul1 un oncle1 une tante1 un frre1 une sur de l'un des conjo9ts8 ,p\rquoi dans c]ta9es villes du sud de la ,france1 les habitants ont cons]v le type grec1 attribu aux femmes1 au lieu de pr5dre celui des pres b>b>es8 ,p\rquoi les ngresses qui conoiv5t d'un blanc1 mett5t au j\r un multre1 le plus s\v5t porteur de grosses lvres1 d'un nez pat et de *eveux la9eux8 ,p\rquoi beauc\p d'enfants ressembl5t c]ta9s portraits qui ont frapp la mre8 ,p\rquoi enf9 des physiologi/es1 impressionns p> des faits nombreux1 ont cru p\voir prononc] que la femme e/ cons]vatrice du type8 ,en prs5ce de ces faits indniables1 que devi5t votre prt5due loi1 je v\s le dem&e v\s-mme8 ,elle r5tre dans le doma9e des *imres4 ,il y a des g5s qui p5s5t que *ez la femme e/ une =ce pla/ique qui lui fait ptrir son fruit sur le modle que l'am\r1 la ha9e ou la peur ont pe9t dans son c]veau2 que l'enfant ne s]ait a9si qu'une sorte de photographie d'une image crbrale de la mre4 ,a l'aide de cette ?orie1 l'on p\rrait expliqu] la ressemblance de l'enfant avec le pre1 avec le premi] m>i1 avec des p>5ts ou amis vivants ou aims et morts1 avec des portraits1 des /atues et mme des animaux2 mais p> elle1 il s]ait impossible d'expliqu] comm5t une femme peut reproduire dans son enfant les traits d'un asc5dant de son m>i ou d'elle1 asc5dant qu'elle n'a jamais vu1 mme en portrait2 ni comm5t1 malgr le dsir qu'elle en a1 l'enfant ne ressemble pas l'un de ceux qu'elle aime1 etc4 ,t5ons-n\s dans une sage rs]ve3 les lois de la gnration et de la ressemblance ne sont pas connues4 ,si l'on p>vi5t les dc\vrir1 ce ne s]a que p> de longues et pati5tes obs]vations1 l'aide d'une sage critique et d'un honorable p>ti pris d'imp>tialit4 ,l'on ne cre pas les lois1 on les dc\vre3 l'ignorance e/ plus sa9e l'esprit que l'erreur3 gnralis] quelques faits1 sans t5ir compte de milli]s de faits plus nombreux qui les contr$is5t1 ce n'e/ pas faire de la sci5ce1 mais de la mtaphysique potique1 et cette mtaphysique1 quelque gracieusem5t drape qu'elle soit1 e/ l'ennemie de la raison1 de la sci5ce et de la vrit4 ,m4 ,mi*elet me p>donn]a cette petite leon de m?ode4 ,je ne me s]ais pas p]mis de la lui donn]1 si les hommes sa suite et celle de ,m4 ,pr\dhon1 ne rptai5t comme des p]roquets bi5 appris3 que la femme e/ dp\ille des hautes facults intellectuelles1 qu'elle e/ impropre la sci5ce1 qu'elle ne compr5d ri5 la m?ode1 et autres billeveses de cette =ce4 ,de semblables allgations mett5t les femmes1 s\s le rapport de la politesse et de la mode/ie1 dans une position t\t exceptionnelle3 elles ne doiv5t aucun g>d ceux qui les ni5t2 leur plus importante affaire1 l'heure qu'il e/1 e/ de pr\v] aux hommes qu'ils se tromp5t et qu'on les trompe3 qu'une femme e/ trs capable d'appr5dre aux premi]s d'entre eux comm5t on tr\ve une loi1 comm5t on en con/ate la ralit1 comm5t et quelle condition il e/ p]mis de se croire et de se dire rationnel et rationali/e4 ,avant de t]m9]1 arrtons-n\s sur quelques passages du livre de l',am\r4 ,je s]ais curieuse de savoir quelle femme s'adresse ,m4 ,mi*elet lorsqu'il dit3 ,faites-moi grce de votre gr&e discussion sur l'galit des sexes4 ,la femme n'e/ pas seulem5t notre gale1 mais en bi5 des po9ts suprieure4 ,tt ou t>d elle saura t\t4 ,ici la "q e/ de dcid] si elle doit t\t savoir son premi] ge d'am\r84444 ,oh6 qu'elle y p]drait64444 ,jeunesse1 fra*eur et posie1 veut-elle1 du premi] c\p1 laiss] t\t cela8 ,e/-elle si presse d'tre vieille8 ,p>don1 monsieur2 v\s oubliez que v\s avez dcrt qu'il n'y a plus de vieille femme2 ri5 ne peut donc vieillir la femme4 ,il y a savoir et savoir1 dites-v\s2 mme t\t ge la femme doit savoir autrem5t que l'homme4 ,c'e/ mo9s la sci5ce qu'il lui faut1 que la suprme fleur de sci5ce et son lixir vivant4 ,qu'e/-ce que c'e/ que cette fleur et cet lixir vivant de la sci5ce1 monsieur8 ,p\vez-v\s1 sans posie1 en t]mes prcis et df9is m'expliqu] ce que cela veut dire8 ,p\vez-v\s me pr\v] moi1 femme1 que je veux possd] la sci5ce autrem5t que v\s8 ,pr5ez g>de6 disciple de la lib]t1 v\s n'avez pas le droit de p5s] et de v\loir ma place4 ,j'ai comme v\s une intellig5ce et un libre arbitre que v\s tes t5u1 d'aprs vos pr9cipes1 de respect] s\v]a9em5t4 ,or1 je v\s int]dis de p>l] p\r aucune femme2 je v\s l'int]dis au nom de ce que v\s appelez les droits de l'me4 ,v\s ne niez po9t1 dites-v\s1 qu'une jeune femme1 la rigueur1 ne puisse lire et connatre t\t1 trav]s] t\tes les preuves o passe l'esprit des hommes1 et re/] p\rtant v]tueuse4 ,n\s s\t5ons seulem5t1 aj\tez-v\s1 que cette me fane de lecture1 tanne de romans1 qui vit habituellem5t de l'alcool des spectacles1 de l'eau =te des c\rs d'assises1 s]a1 non pas corrompue peut-tre1 mais vulg>ise1 commune1 triviale1 comme la borne publique4 ,cette borne e/ une bonne pi]re1 il suffirait de la cass] p\r voir qu'elle e/ blan*e au d$ans4 ,cela n'emp*e pas qu'au dehors elle ne soit =t tri/em5t sale1 en t\t po9t du mme aspect que le ruisseau de la rue dont elle a les clab\ssures4 ,e/-ce l1 madame1 l'idal que v\s rclamez p\r celle qui doit re/] le temple de l'homme1 l'autel de son cur1 o *aque j\r il repr5dra la flamme de l'am\r pur8 ,trve d'images et de m\vem5ts oratoires1 ,m4 ,mi*elet2 aucune de n\s ne rclame p\r la femme une dgradation quelconque4 ,n\s n'aurions beso9 de ri5 rclam] de ce que v\s blmez1 puisque c'e/ p>faitem5t autoris et pratiqu4 ,je ne veux po9t v\s accus] de mauvaise foi1 d'irrflexion et de trop de tolrance morale1 et cep5dant c>tons votre manteau potique1 et traduisons votre p5se en prose3 l'habit ne f]a plus oubli] l'ide4 ,lorsqu'on rclame l'in/ruction p\r le peuple1 p]sonne s'e/-il jamais avis de croire qu'il tait "q de lui faire lire des romans1 d'agr&ir les c\rs d'assises af9 qu'il assi/t aux dbats et de multipli] les ?tres8 ,non1 n'e/-ce pas3 quels motifs v\s autoris5t alors p5s] que ceux et celles qui rclam5t p\r la femme une in/ruction solide1 v\luss5t ce quoi v\s ne songez pas p\r le peuple8 ,d'autre "p1 e/-ce que v\s cultivez l'intellig5ce de l'homme p> les romans1 les spectacles de c\r d'assises et autres8 ,e/-ce dans ces *oses que consi/e son savoir8 ,non1 n'e/-ce pas4 ,qu'y a-t-il alors de commun entre ce que v\s blmez et la sci5ce que n\s v\lons p\r la femme2 et p\rquoi n\s attribu] de sottes ides p\r v\s donn] le plaisir de fraill] contre des fantmes8 ,t\tes vos gr&es dames se n\rriss5t de romans1 de spectacles1 d'motions judiciaires1 et elles ne sont ni vulgaires1 ni triviales1 ni comp>ables des bornes salies p> la b\e3 ce que v\s leur dites n'e/ donc pas plus vrai que gracieux4 ,mais si v\s leur faites de mauvais complim5ts qu'elles ne mrit5t pas1 en revan*e v\s les absolvez trop facilem5t4 c\tez bi51 monsieur1 quels sont nos pr9cipes1 af9 de ne plus risqu] de v\s montr] inju/e notre g>d4 ,la corruption1 p\r n\s1 n'e/ pas seulem5t le dfaut de *a/et1 la re*]*e honteuse de la galant]ie2 mais t\t mauvais s5tim5t habituel1 t\t affaiblissem5t du s5s moral2 et n\s condamnons absolum5t t\t ce qui peut dim9u] le ressort de l'me et la dt\rn] de la pratique de la ju/ice1 de la v]tu1 du respect de soi-mme4 ,en consqu5ce n\s pr(essons que les spectacles de c\r d'assises habitu5t le cur l'ins5sibilit1 et doiv5t tre vits aussi bi5 que les excutions4 ,n\s pr(essons que la scne mod]ne e/ gnralem5t mauvaise1 puisqu'on y excite l'intrt p\r des adultres1 des voleurs1 des sducteurs1 des pro/itues2 que l'me y e/ dans une atmosphre malsa9e et affaiblissante4 ,n\s pr(essons enf9 que l'on doit tre trs temprant dans la lecture des romans1 p>ce qu'en gnral qu& ils ne corromp5t pas les murs1 ils fauss5t le jugem5t et font p]dre un temps prcieux4 ,si n\s aimons et e/imons l'art1 n\s n\s indignons du mauvais emploi qu'on en fait1 et n\s e/imons peu ceux qui s'en s]v5t p\r g>] le cur et p]v]tir le s5s moral4 ,n\s disons aux femmes3 in/ruisez v\s1 soyez dignes et *a/es2 la vie e/ *ose srieuse1 employez la srieusem5t4 ,v\s voyez1 monsieur1 que le femme borne sale n'e/ pas du t\t l'idal que n\s rvons4 ,e/-ce que v\s1 un homme de cur1 v\s trait]iez de misrables et de corrompues des femmes1 p>ce qu'elles ne veul5t plus tre esclaves8 ,et v\s aussi1 p5s]iez v\s que la lib]t qui eng5dre dans l'homme la p]sonnalit et la v]tu1 produirait dans la femme la dgradation morale8 ,ah6 laissez les calomnies ceux qui n'ont pas de cur2 ce n'e/ pas votre fait v\s1 qui p\vez-v\s tromp] p>ce que v\s tes un gr& pote1 mais qui ne p\vez v\loir le mal que p>ce que v\s croirez que c'e/ le bi54 ,les femmes qui dem&5t tre libres1 gr& pote f\rvoy1 sont celles qui s5t5t leur dignit1 le rle vritable de leur sexe dans l'humanit2 celles l veul5t que les femmes qui les suivront dans la c>rire du travail ne soi5t plus obliges de vivre de l'homme1 p>ce que vivre de lui c'e/ au mo9s pro/itu] sa dignit1 et presque t\j\rs la p]sonne entire4 ,elles veul5t que la femme soit l'gale de l'homme p\r l'aim] sa9tem5t1 se dv\] sans calcul1 ne plus rus]1 tromp]1 et devi5ne un utile auxiliaire au lieu d'une s]vante1 d'un j\et4 ,elles connaiss5t notre influ5ce sur v\s2 esclaves1 n\s ne p\vons que v\s abaiss]2 l'heure qu'il e/ n\s v\s r5dons l*es1 g/es1 improbes2 n\s v\s lanons *aque mat9 comme des vaut\rs sur la socit p\r f\rnir nos folles dp5ses1 ou p\r dot] nos enfants3 n\s1 femmes de l'mancipation1 n\s ne v\lons plus que notre sexe j\e cet odieux rle et soit1 p> son esclavage1 un in/rum5t de dmoralisation et de dissolution sociale3 ,e/-ce v\s44444 ,v\s1 ,m4 ,mi*elet1 qui n\s en f]iez un crime6 ,eh bi56 je ne le crois pas2 v\s me le diriez v\s-mme1 que je ne le croirais pas4 ,v\s plaant un po9t de vue dplorablem5t re/re9t1 v\s avez cru voir t\tes les femmes dans quelques valtud9aires2 et votre bon cur s'e/ mu p\r elles1 et v\s avez v\lu les protg]4 ,si v\s eussiez reg>d de haut et de lo91 v\s auriez vu t\tes les travailleuses de la p5se et des bras2 v\s auriez compris que l'9galit e/ p\r elles une s\rce de corruption et de s\ffrance4 ,alors de votre beau et *aleureux /yle1 v\s auriez crit1 non pas ce livre de l',am\r que rep\ss5t t\tes les femmes intellig5tes et rfl*ies1 mais un gr& et beau livre p\r rev5diqu] le droit de la moiti du g5re huma94 ,le malheur1 l'irrp>able malheur e/1 qu'au lieu de mont] sur les sommets p\r reg>d] t\t ce qui se meut s\s le va/e horizon1 v\s v\s tes enf]m dans une troite valle o n'ap]cevant que de ples violettes1 v\s en avez induit que t\te fleur e/ violette ple1 t&is que la nature a cr des milli]s d'espces bi5 autrem5t =tes et vig\reuses1 et qui ont1 comme v\s1 droit la t]re1 l'air1 l'eau et au soleil4 ,votre livre1 quels que soi5t votre am\r1 votre bont et vos bonnes int5tions p\r la femme1 s]ait un imm5se dang] p\r la cause de sa lib]t1 consquemm5t p\r celle des gr&s pr9cipes de #hi1 si les hommes tai5t d'humeur gt] votre morale3 mais ils re/]ont ce qu'ils sont2 et la dignit de la femme1 t5ue en veil p> leur brutalit1 leur despotisme1 leur ab&on1 leurs sales murs1 n'ira pas s'endormir s\s l'ombrage v]doyant1 frais1 coquet et p]fidem5t p>fum de ce manc5illi] qu'on appelle3 le livre de l',am\r4 99 99 99 99 99 ,depuis que n\s avons crit ce qui prcde1 ,m4 ,mi*elet a publi un n\veau livre3 ,la ,femme1 dans lequel ct de bi5 belles pages ple9es de cur et de posie1 s'en tr\v5t que n\s ne v\lons pas qualifi] p\r ne pas contri/] l'auteur4 ,m4 ,mi*elet s'e/ videmm5t am5d2 n\s le montr]ons t\t l'heure3 les critiques de femmes ne lui ont pas t inutiles2 mais p\r s'en v5g] un peu1 il prt5d que leur langage a t dict p> des directeurs philosophes et autres4 ,n\s connaissons p]sonnellem5t quelques unes de ces dames1 et n\s p\vons affirm] ,m4 ,mi*elet qu'elles n'ont aucun directeur d'aucune sorte3 au contraire4 ,e/-ce aussi p> suite de rancune que l'auteur prt5d que la femme aime l'homme1 non p\r ce qu'il vaut1 mais p>ce qu'il lui plat1 et qu'elle fait ,dieu son image1 un ,dieu de prfr5ce et de caprice qui sauve celui qui lui a plu844444 ,en ?ologie fm99e1 aj\te ,m4 ,mi*elet1 ,dieu dirait3 je t'aime1 c> tu es p*eur2 c> tu n'z pas de mrite2 je n'ai nulle raison de t'aim]1 mais il m'e/ d\x de faire grce4 ,trs bi51 ,m4 ,mi*elet3 a9si votre sexe aime la femme p\r ce quelle vaut2 on n'ent5d jamais dire un homme1 pris de quelque indigne crature3 que v\lez-v\s1 je l'aime6 ,votre am\r e/ t\j\rs sage1 raisonnablem5t donn2 il n'y a que les femmes mritantes qui plais5t4 ,je me dem&e alors p\rquoi tant d'honntes femmes sont dlaisses1 malheureuses1 et tant de femmes impures1 vicieuses1 p\rsuivies1 adores1 en possession de l'art de *>m]1 de ru9] et de p]v]tir les hommes4 ,je ne sais si le ,dieu de la ?ologie fm99e s]ait un ,dieu de prfr5ce et de caprice1 sauvant sans raison celui qui lui plat2 mais je sais bi5 que ce n'e/ pas n\s qui avons inv5t la grce et la prde/9ation1 mo9s que les pres des conciles et de l'glise1 les pres de la ,r=me1 au lieu d'app>t5ir au sexe sans caprice1 qui aime les g5s p\r ce qu'ils val5t1 n'ai5t app>t5u mon sexe fantaisi/e4 ,l'hi/oire se s]ait-elle trompe8 ,e/-ce que sa9t ,paul1 sa9t ,augu/91 ,lu!r1 ,calv91 l'auteur de l',augu/9us1 les docteurs de ,port-,royal etc41 tai5t des femmes8 ,je s\ponne =t que le dogme de la grce et celui de la prde/9ation s]ai5t re/s inconnus de l'humanit1 si les femmes euss5t fait une religion4 ,m4 ,mi*elet dplore l'tat de divorce qui s'tablit entre les sexes3 n\s le dplorons comme lui3 mais nos pla9tes n'y remdi]ont pas4 ,les hommes fui5t le m>iage p> des motifs qui ne leur font pas honneur3 ils ont discrtion les filles pauvres que la misre met leur m]ci2 ils fui5t le m>iage p>ce qu'ils ne veul5t pas leurs cts une vraie femme1 c'e/ dire une femme autonome2 la lib]t1 ils la veul5t p\r eux2 p\r leur femme1 l'esclavage4 ,de leur ct1 les femmes t5d5t l'affran*issem5t1 et c'e/ un bi5 p\r elles1 comme c'en e/ un p\r les hommes3 elles ne s'en laiss]ont pas dt\rn]2 d'autre "p1 comme les hommes sont attirs p> le luxe de la toilette1 qu'ils nglig5t les femmes simples1 celles qui veul5t plaire et ret5ir les hommes1 imit5t les lorettes3 qui la faute6 ,e/-ce la ntre qui dsirons v\s plaire et tre aimes1 ou la vtre qui l'on ne peut plaire que p> la toilette8 ,si v\s n\s aimiez p\r ce que n\s valons1 et non p>ce que nos robes et nos bij\x v\s plais5t1 n\s ne v\s ru9]ions pas4 ,signalons en quelques lignes les contradictions et diffr5ces qui se tr\v5t entre le premi] et le second ouvrage de ,m4 ,mi*elet4 ,dans t\s les deux la femme e/ la flamme d'am\r et la flamme du foy]1 une religion1 une h>monie1 une posie1 la g>di5ne du foy] dome/ique1 une mnagre dont les so9s sont anoblis p> l'am\r3 c'e/ sa grce qu'e/ due la civilisation3 elle doit tre la grce s9on la beaut4 ,dans les deux livres1 le mnage doit tre isol3 la femme ne doit avoir aucune amiti p>ticulire2 mre1 frres et surs l'emp*5t de s'absorb] comme elle le doit dans son m>i4 ,on sait ce que n\s p5sons de cette absorption2 n\s dirons seulem5t ici que si les amis et p>5ts de la femme doiv5t tre lim9s1 ceux de l'homme ne devrai5t pas l'tre mo9s3 la mre et les amis du m>i ont plus de puissance de nuire la femme1 que ceux de cette d]nire de nuire au m>i3 de tri/es et nombreux faits le pr\v5t4 ,dans le livre de l',am\r la femme e/ une rceptivit1 incapable de compr5dre les uvres de consci5ce2 elle doit t\t recevoir du m>i au po9t de vue intellectuel et moral4 ,dans le livre de la ,femme1 elle e/ la moiti du c\ple1 a la mme raison que l'homme1 e/ capable des plus hautes spculations et s'ent5d p>faitem5t l'adm9i/ration2 c'e/ elle qui donne l'enfant l'ducation qui influ]a sur t\t le re/e de sa vie4 ,tant que la femme1 dit l'auteur1 n'e/ pas l'associe du travail et de l'action1 n\s sommes s]fs1 n\s ne p\vons ri51 elle peut mme tre en sci5ce mdicale l'gale de l'homme3 elle e/ une cole1 elle e/ seule ducatrice1 etc4 ,trs bi5 jusque l2 et sans d\te ,m4 ,mi*elet s]ait consqu5t1 s'il ne s'tait mis en tte un idal mascul9 et un idal fm99 qui vi5n5t gt] t\t3 il s'e/ dit3 l'homme e/ un crateur1 la femme une h>monie dont le b et la de/9ation e/ l'am\r1 et1 en consqu5ce1 il n\s trace p\r cette d]nire un plan d'ducation diffrant de celui qui doit dvelopp] l'homme3 ce qui convi5t la femme1 ce sont les sci5ces naturelles2 l'hi/oire ne doit lui tre enseigne que p\r =m] en elle une f]me foi morale et religieuse4 ,comme l'am\r e/ sa vocation1 *aque ge de la femme doit correspondre un objet d'am\r3 les fleurs1 la p\pe1 les enfants pauvres1 puis l'amant1 puis le m>i et les enfants1 puis le so9 des jeunes orphel9es1 des prisonnires1 etc4 ,dans le livre de l',am\r1 la femme seule semble t5ue de se confess] au m>i4 ,dans le livre de la ,femme1 l'obligation e/ rciproque4 ,la veuve du livre de l',am\r ne doit pas se rem>i]1 celle du livre de la ,femme peut p\s] un ami de son m>i1 ou mieux quelqu'un que lui *oisit le m\rant2 si elle e/ trop ge1 elle peut patronn] un jeune homme2 mais elle f]ait mieux de protg] des jeunes filles1 de rconcili] des mnages1 de facilit] des m>iages1 de surveill] des prisonnires1 etc4 ,n\s ne p\ss]ons pas plus lo9 l'analyse3 t\t ce que n\s p\rrions object] la doctr9e de l'auteur1 se tr\v]a dans l'article ,pr\dhon et la suite de l'ouvrage4 ,m4 ,a4 ,,comte4 ,qu'tait-ce que ,m4 ,augu/e ,comte1 mort en septembre #aheg8 ,p\r rs\dre cette "q1 il faut pralablem5t p>tag] l'homme en deux1 non pas comme l'ent5dait le sage roi ,salomon au sujet de l'enfant conte/ p> deux mres1 mais p> la p5se1 en en faisant deux hommes di/9cts3 un philosophe et un rvlateur4 ,m4 ,comte qui a r5i et insult son matre ,sa9t-,simon1 n'e/ que le vulg>isateur de ses travaux1 rcemm5t dits3 voil p\r l'aspect rationnel4 ,ce qu'il a en propre1 c'e/ une organisation socio-religieuse qui ne peut tre l'uvre d'un esprit sa94 ,ce qu'il a en propre1 c'e/ un /yle l\rd1 sec1 insulteur1 orgueilleux au po9t d'en tre rvoltant2 *>g et sur*>g d'adjectifs et d'adv]bes4 ,ce qu'il a en propre1 c'e/ d'avoir noy quelques ides dans des volumes qui n'ont pas mo9s de #gej #hjj pages1 petit c>actre4 ,je ne v\s conseille pas de les lire1 lecteurs1 mo9s que1 en votre me et consci5ce1 v\s ne croyiez avoir mrit un gr& nombre d'annes de purgatoire et que v\s ne prfriez les faire sur la t]re que44444 je ne sais s'il faut dire en haut ou en bas1 puisque l'a/ronomie a b\lev]s t\tes les situations du monde matriel et spirituel4 ,les disciples de ,m4 ,comte se divis5t en deux coles3 celle des ,philosophes ,positivi/es et celle des ,sac]dotes4 ,les premi]s rep\ss5t l'organisation religieuse de ,m4 ,comte1 et ne sont en ralit que les enfants de la ,philosophie mod]ne1 et de trs e/imables adv]saires de cette *ose nbuleuse qu'on nomme la ,mtaphysique4 ,n\s ne p\vons donc les avoir en vue dans cet article3 a9si1 que ,m4 ,littr et ses honorables amis ne fronc5t po9t le s\rcil en n\s lisant3 n\s n'avons maille p>tir qu'avec le gr& prtre et ses sac]dotes4 ,la doctr9e de ,m4 ,comte sur la femme t5ant l'ensemble de son sy/me social1 disons d'abord un mot de ce sy/me4 ,il n'y a pas de ,dieu2 il n'y a pas d'me3 ce que n\s devons ador]1 c'e/ l',humanit1 reprs5te p> les meilleurs de notre espce44444 ,il y a trois lm5ts sociaux3 la femme1 le prtre et l'homme4 ,la femme e/ la provid5ce morale1 la g>di5ne des murs4 ,sans l'am\r t\t my/ique1 je veux bi5 le croire1 que ,m4 ,comte eut p\r madame ,clotilde de ,vaux1 il e/ probable que la femme n'et pas t la ,provid5ce morale2 grce cet am\r1 elle n'e/ ri5 mo9s que cela4 ,on va voir qu'elle n'en e/ pas plus avance4 ,de nature suprieure celle de l'homme 7au dire de ,m4 ,comte71 elle n'en e/ pas mo9s s\mise lui1 en consqu5ce d'un p>adoxe philosophique que n\s n'avons po9t rfut] dans cet ouvrage4 ,la fonction de la femme e/ de moralis] l'homme1 t*e qu'elle ne peut bi5 remplir que dans la vie prive2 donc t\tes les fonctions sociales et sac]dotales lui sont int]dites4 ,elle doit tre prs]ve du travail1 r5onc] la dot et l'hritage2 l'homme e/ *>g de la n\rrir2 fille1 elle e/ la *>ge de son pre ou de ses frres2 p\se1 celle de son m>i2 veuve1 celle de ses fils4 ,a dfaut de ses s\ti5s naturels1 l'tat1 sur la dem&e du sac]doce1 subvi5t ses beso9s4 ,le m>iage e/ in/itu p\r le p]fectionnem5t des p\x1 surt\t p\r celui de l'homme3 la reproduction de l'espce en e/ si peu le b1 qu'un j\r1 le progrs des sci5ces en p]met l'espoir1 la femme p\rra reproduire seule l'humanit1 de manire ralis] et gnralis] l'hypo?se de la ,vi]ge ,mre4 ,alors on p\rra rglem5t] la production huma9e en ne confiant qu'aux plus dignes femmes la t*e de concevoir et de mettre au j\r les enfants1 surt\t les membres du sac]doce4 ,le divorce n'e/ pas p]mis et le veuvage e/ t]nel p\r les deux sexes4 ,tel e/1 en rsum1 la doctr9e ,comti/e en ce qui conc]ne la femme1 le m>iage et la procration4 ,comme le lecteur p\rrait n\s s\ponn] d'exagration malicieuse1 prions le de lire att5tivem5t les pages suivantes1 manes de la plume de l'inv5teur du sy/me4 ,selon lui1 les femmes n'ont jamais dem& leur mancipation2 les hommes qui la rclam5t p\r elles1 ne sont1 dans le /yle ple9 d'amnit de ,m4 ,comte1 que des utopi/es corrompus des rtrogrades4 ,t\s les ges de transition1 dit-il1 ont suscit comme le ntre des ab]rations sophi/iques sur la condition sociale des femmes4 ,mais la loi naturelle qui assigne au sexe effectif une exi/5ce ess5tiellem5t dome/ique1 n'a jamais t gravem5t altre44444 ,les femmes tai5t alors 7dans l'antiquit7 trop abaisses p\r rep\ss] dignem5t1 mme p> leur sil5ce1 les doctorales ab]rations de leurs prt5dus df5seurs44444 ,mais *ez les mod]nes1 l'heureuse lib]t des femmes occid5tales1 leur p]met de manife/] des rpugnances dcisives1 qui suffis5t1 dfaut de ratification rationnelle1 p\r neutralis] ces divagations de l'esprit1 inspires p> le drglem5t du cur 7,politique positive1 t4 ,i]1 p4 #bdd et #bde74 ,sans discut] de va9es utopies rtrogrades1 il importe de s5tir1 p\r mieux apprci] l'ordre rel1 que si les femmes obt5ai5t jamais cette galit temporelle que dem&5t1 sans leur aveu1 leurs prt5dus df5seurs1 leurs g>anties sociales en s\ffrirai5t autant que leur c>actre moral4 ,c> elles se tr\v]ai5t a9si assujties1 dans la plup>t des c>rires1 une active concurr5ce j\rnalire qu'elles ne p\rrai5t s\t5ir1 en mme temps que la rivalit pratique corromprait les pr9cipales s\rces de l'affection mutuelle44444 ,l'homme doit n\rrir la femme1 telle e/ la loi naturelle de notre espce 7,id4 p4 #bdh74 ,il faut concevoir la ju/e indp5dance du sexe affectif comme fonde sur deux conditions connexes1 son affran*issem5t univ]sel du travail extrieur et sa libre r5onciation t\te ri*esse44444 7,les femmes7 prtresses dome/iques de l'humanit1 nes p\r modifi] p> l'affection le rgne ncessaire de la =ce1 elles doiv5t fuir1 comme radicalem5t dgradante1 t\te p>ticipation au comm&em5t 7,politique posit41 tome ,,iv1 p4 #fi74 ,la dgradation morale m'a p>u plus gr&e encore1 qu& la femme s'enri*it p> son propre travail4 ,l'pret cont9ue du ga9 lui fait p]dre alors jusqu' cette bi5veillance spontane que cons]ve l'autre type au milieu de ses dissipations4 ,il ne peut exi/] de pires *efs indu/riels que les femmes 7,cat4 ,pos4 p4 #bhf74 ,a9si1 mesdames1 qui prfrez le travail la pro/itution1 qui passez j\rs et nuits p\r subv5ir aux beso9s de votre famille1 il e/ bi5 ent5du que v\s v\s dgradez2 une femme ne doit ri5 faire2 respect et gloire la p>esse4 ,v\s1 ,victoria d',anglet]re1 ,isabelle d',espagne1 v\s comm&ez1 donc v\s v\s dgradez radicalem5t4 ,m4 ,comte prt5d que la supriorit mascul9e e/ inconte/able en t\t ce qui conc]ne le c>actre proprem5t dit s\rce du comm&em5t44444 que l'intellig5ce de l'homme e/ plus =te1 plus t5due que celle de la femme 7,cat4 ,pos41 p4 #bgg74 ,une sa9e apprciation de l'ordre univ]sel f]a compr5dre au sexe affectif combi5 la s\mission importe la dignit 7,id41 p4 #gj74 ,le sac]doce f]a s5tir aux femmes le mrite de la s\mission1 en dveloppant cette admirable maxime d',ari/ote3 la pr9cipale =ce de la femme consi/e surmont] la difficult d'obir2 leur ducation les aura prp>es compr5dre que t\te dom9ation1 lo9 de les lev] rellem5t1 les dgrade ncessairem5t1 en altrant leur pr9cipale valeur1 p\r att5dre de la =ce l'asc5dant qui n'e/ d qu' l'am\r 7,cat4 ,pos41 p4 #bhg74 ,voici quelques pages du sy/me de ,politique ,positive1 t4 ,,iv3 elles sont trop curieuses p\r ne pas intress] le lecteur4 ,af9 de mieux c>actris] l'indp5dance fm99e1 je crois devoir introduire une hypo?se h>die1 que le progrs huma9 ralis]a peut-tre1 quoique je ne doive exam9] ni qu& ni comm5t4 ,si l'app>eil mascul9 ne contribue notre gnration que d'aprs une simple excitation1 drive de sa de/9ation organique1 on conoit la possibilit de remplac] ce /imulant p> un ou plusieurs autres dont la femme dispos]ait librem5t4 ,l'abs5ce d'une telle facult *ez les espces vois9es ne saurait suffire p\r l'int]dire la race la plus m95te et la plus modifiable44444 ,si l'indp5dance fm99e peut jamais atte9dre cette limite1 d'aprs l'ensemble du progrs moral1 intellectuel et mme matriel1 la fonction sociale du sexe affectif se tr\v]a notablem5t p]fectionne4 ,alors cess]ait t\te fluctuation entre la brutale apprciation qui prvaut encore1 et la noble doctr9e sy/matise p> le positivisme4 ,la production la plus ess5tielle 7celle de notre espce7 devi5drait indp5dante des caprices d'un in/9ct p]turbateur1 dont la rpression normale con/itue jusqu'ici le pr9cipal cueil de la discipl9e huma9e4 ,une telle attribution se tr\v]ait naturellem5t transfre1 avec une responsabilit complte1 ses meilleurs organes1 seuls capables de s'y prs]v] d'un vicieux entranem5t1 af9 d'y ralis] t\tes les amliorations qu'il comporte 7p4 #fh et #fi74 ,ce qui veut dire en bon franais1 lectrices1 que vi5dra peut-tre le temps o v\s f]ez des enfants sans le conc\rs de ces messieurs2 que cette fonction s]a confie celles d'entre v\s qui en s]ont le plus digne1 et qu'elles s]ont r5dues responsables de l'imp]fection du produit4 ,ds lors1 repr5d l'auteur1 l'utopie de la ,vi]ge-,mre devi5dra p\r les plus pures et les plus m95tes1 une limite idale1 directem5t propre rsum] le p]fectionnem5t huma91 a9si p\ss jusqu' sy/matis] la procration en l'anoblissant44444 ,le succs devant surt\t dp5dre du dveloppem5t gnral des relations entre l'me et le corps1 sa re*]*e p]man5te 7celle du problme de la virg9it fconde7 in/itu]a dignem5t l'tude sy/matique de l'h>monie vitale1 en lui procurant la fois le b le plus noble et les meilleurs organes 7p4 #bda74 ,traduisons3 l'tude des relations du c]veau avec le corps n\s conduira dc\vrir le moy5 de procrer des enfants sans le conc\rs de l'homme2 c'e/ le b le plus noble de cette tude2 comme la facult d'tre vi]ge-mre1 doit tre l'idal que se propos]ont d'atte9dre les femmes les plus pures et les plus m95tes4 ,voil1 p\rsuit ,m4 ,comte1 comm5t je suis conduit reprs5t] l'utopie de la ,vi]ge-,mre comme le rsum syn?tique de la religion positive1 dont elle comb9e t\s les aspects 7p4 #gf74 ,traduction3 ,procrer des enfants sans le conc\rs de l'homme1 rsume la religion positive et en comb9e t\s les aspects4 ,cela peut tre =t beau1 mais rationnel et positif44444 qu'en p5sez v\s1 lecteurs8 ,la rationalit du problme1 aj\te l'auteur1 e/ fonde sur la dt]m9ation du vritable (fice de l'app>eil mascul91 de/9 surt\t f\rnir au sang un fluide excitateur1 capable de =tifi] t\tes les oprations vitales1 tant animales qu'organiques4 ,comp>ativem5t ce s]vice gnral1 la /imulation fcondante devi5t un cas p>ticuli]1 de plus en plus secondaire1 mesure que l'organisme s'lve4 ,on conoit a9si que *ez la plus noble espce1 ce liquide cesse d'tre indisp5sable l'veil du g]me1 qui p\rrait artificiellem5t rsult] de plusieurs autres s\rces1 mme matrielles1 surt\t d'une meilleure raction du sy/me n]veux sur le sy/me vasculaire 7p4 #bgf74 ,t\t cela s]ait possible1 j'en convi5s1 si le fluide dont v\s p>lez1 ,gr&-,prtre1 avait surt\t la fonction gnrale que v\s lui attribuez2 ,si la reproduction de notre espce p> le conc\rs des deux sexes1 n'tait pas une loi2 ,si l'on p\vait cons]v] une espce en dtruisant sa loi2 ,si les faits ne contr$isai5t pas la possibilit de l'hypo?se4 ,or mettre un si devant une loi naturelle et les phnomnes qui en sont l'expression1 n'e/ qu'une grosse absurdit3 on explique les lois1 on ne les r=me pas sans modifi] pr(ondm5t l'tre qu'elles rgiss5t2 on ne les dtruit pas sans dtruire cet tre3 c> l'tre individuel e/ la loi en =me4 ,l'auteur s'arrte a9si sur les consqu5ces de l'hypo?se absurde4 ,ds lors on conoit que la civilisation1 non seulem5t dispose l'homme mieux apprci] la femme1 mais augm5te la p>ticipation de ce sexe la reproduction huma9e qui doit1 la limite1 man] uniquem5t de lui4 ,p]sonnellem5t envisage1 une telle modification doit amlior] la con/itution crbrale et corporelle des deux sexes1 en y dveloppant la *a/et cont9ue dont l'importance fut de plus en plus press5tie p> l'in/9ct univ]sel1 mme p5dant les drglem5ts 7p4 #bgg74 ,dome/iquem5t considre1 cette trans=mation r5drait la con/itution de la famille huma9e plus con=me l'esprit gnral de la sociocratie1 en compltant la ju/e mancipation de la femme1 a9si dev5ue indp5dante de l'homme1 mme physiquem5t4 ,l'asc5dant normal du sexe affectif ne s]ait plus conte/able env]s des enfants exclusivem5t mans de lui4 ,mais le pr9cipal rsultat consi/]ait p]fectionn] l'in/itution fondam5tale du m>iage 7,amlioration des p\x sans motif sexuel7 dont la ?orie positive devi5drait alors irrcusable4 ,a9si purifi1 le li5 conjugal pr\v]ait une amlioration aussi prononce que qu& la ,monogamie y remplaa la ,polygamie2 c> on gnralis]ait l'utopie du ,moy5 ,age1 o la ,mat]nit se conciliait avec la ,virg9it4 ,apprcie civiquem5t1 cette in/itution p]met seule de rgl] la plus importante des productions1 qui ne saurait dev5ir assez sy/matisable1 tant qu'elle s'accomplira dans le dlire et sans responsabilit4 ,rs]ve ses meilleurs organes1 cette fonction p]fectionn]ait la race huma9e en dt]m9ant mieux la transmission des amliorations dues l'ensemble des influ5ces extrieures tant sociales que p]sonnelles44444 ,la procration sy/matique devant demeur] plus ou mo9s conc5tre *ez les meilleurs types1 la comp>aison des deux cas suscit]ait1 outre de prcieuses lumires1 une importante in/itution qui procur]ait la ,sociocratie le pr9cipal avantage de la ,?ocratie4 ,c> le dveloppem5t du n\veau mode f]ait bi5tt surgir une ca/e sans hrdit1 mieux adapte que la population vulgaire au recrutem5t des *efs spirituels et mme temporels1 dont l'autorit repos]ait alors sur une orig9e vraim5t suprieure qui ne fuirait pas l'exam54 ,l'ensemble de ces indications suffit p\r faire apprci] l'utopie de la ,vi]ge-,mre1 de/9e procur] au ,positivisme un rsum syn?tique1 quivalant celui que l'in/itution de l',eu*>i/ie f\rnit au ,ca?olicisme 7p4 #bgh et #bgi74 ,il e/ =t cra9dre1 hlas6 que les disciples du gr& homme1 quelqu'ard5ts *]*eurs d'h>monie vitale qu'ils puiss5t tre1 ne tr\v5t jamais le rsum syn?tique du ,positivisme1 l'quival5t de l',eu*>i/ie3 et ce s]a gr& dommage3 comm&] des enfants comme on comm&e des *aussures1 et les laiss] p\r compte aux mres qui les aurai5t mal russis1 et t =t commode4 ,et que f]ont1 je v\s le dem&e1 les futurs conducteurs de l'humanit1 s'ils n'obti5n5t le respect et l'obissance qu' la condition de pr\v] qu'ils sont fils de vi]ges8 ,mais ne plaisantons pas avec un aussi grave p]sonnage que le ,gr&-,prtre de l',humanit2 disons seulem5t en passant1 que jamais on ne vit a?e se montr] plus pr(ondm5t *rti5 que lui p> le mpris de l'uvre de *air4 c\tons-le la page #bhf de l'ouvrage prcit4 ,inutile la cons]vation individuelle1 l'in/9ct sexuel ne conc\rt que d'une manire accessoire et mme quivoque la propagation de l'espce4 ,les philosophes vraiem5t dgags de t\te sup]/ition1 doiv5t de plus en plus le reg>d] comme t5dant surt\t tr\bl] la de/9ation pr9cipale du fluide vivifiant4 ,mais sans att5dre que l'utopie fm99e se tr\ve ralise1 on peut dt]m9]1 s9on l'atrophie1 du mo9s l'in]tie de cette sup]ftation crbrale1 avec plus de facilit que ne l'indiqu5t les ef=ts insuffisants du ?ologisme4 ,outre que l'ducation positive f]a p>t\t s5tir les vices d'un tel in/9ct1 et suscit]a l'espoir cont9u de sa dsutude1 l'ensemble du rgime f9al doit naturellem5t in/itu] son g>d1 un traitem5t rvulsif plus efficace que les au/rits ca?oliques4 ,c> l'essor univ]sel de l'exi/5ce dome/ique et de la vie publique dvelopp]a tellem5t les affections sympa?iques1 que le s5tim5t1 l'intellig5ce et l'activit conc\rront t\j\rs fltrir et rprim] le plus p]turbateur des p5*ants g/es4 ,malgr t\t cet essor et t\tes ces fltrissures1 dfiez-v\s1 ,gr&-,prtre6 ,croyez-moi1 employez le camphre1 beauc\p de camphre2 mettez-en p>t\t comme c]ta9 amphitryon mettait de la muscade4 ,c'e/ en prvision des excommunications lances p> v\s contre ce vil in/9ct1 cet in/9ct inutile1 que la nature a prodigu du camphre4 ,en somme v\s voyez1 lectrices1 que si ,m4 ,comte n\s croit mo9s =tes que l'homme de corps1 d'esprit1 de c>actre1 en revan*e il n\s croit meilleures que lui4 ,n\s sommes la provid5ce morale1 des anges g>di5s3 il rve p\r n\s l'affran*issem5t p> le r5v]sem5t d'une loi naturelle4 ,mais en att5dant il n\s place s\s le j\g de l'homme en n\s disp5sant du travail2 ,il rive nos f]s1 en n\s engageant patel9em5t n\s dp\ill] de notre avoir2 ,il n\s dit de la plus d\ce voix du monde3 ne comm&ez jamais3 cela v\s dgrad]ait2 ,votre gr&e =ce e/ d'obir celui que votre de/9e e/ de dirig]4 ,v\s ne s]ez ri5 dans le temple1 ri5 dans l'tat2 ,dans la famille v\s tes prtresses dome/iques1 les auxiliaires du sac]doce4 ,trois sacrem5ts sur neuf v\s sont refuss3 celui de la de/9ation p>ce que1 p\r v\s1 il se confond avec celui du m>iage2 celui de la retraite1 p>ce que v\s n'avez pas de pr(ession2 enf9 celui de l'incorporation1 p>ce qu'une femme ne peut1 p> elle-mme1 mrit] une apo?ose p]sonnelle et publique4 ,si v\s avez t de dignes auxiliaires1 v\s s]ez ent]res prs de ceux que v\s aurez influ5cs1 comme leurs autres auxiliaires utiles3 le *i51 le *eval1 le buf et l'ne2 et l'on f]a m5tion de v\s lorsqu'on honor]a le membre de l'humanit auquel v\s aurez app>t5u4 ,rfut]ons-n\s de telles doctr9es8 ,non4 ,ce que n\s aurions en dire1 s]a plus utilem5t plac dans l'article consacr ,m4 ,pr\dhon qui a l>gem5t puis dans la doctr9e de ,m4 ,comte4 ,qu& aux sac]dotes qui cont9u5t les enseignem5ts de leur matre1 cont5tons-n\s de les r5voy] ce que je disais ,m4 ,comte dans la ,revue ,philosophique de dcembre #ahee4 ,les femmes d'auj\rd'hui sont1 en gnral1 intellig5tes1 p>ce qu'elles reoiv5t une ducation suprieure celle que recevai5t leurs mres4 ,la plup>t d'entre elles se livr5t l'exi/5ce active soit dans les arts1 soit dans l'indu/rie2 les hommes les y reconnaiss5t leurs mules1 et av\5t mme qu'elles leur sont suprieures dans l'adm9i/ration4 ,aucun homme1 digne de ce nom1 n'os]ait conte/] que la femme ne soit son gale1 et que bi5tt arriv]a le j\r de son mancipation civile4 ,les femmes1 de leur ct1 plus indp5dantes1 plus dignes1 sans qu'elles ai5t ri5 p]du de leur grce et de leur d\ceur1 ne compr5n5t plus votre fameux axiome3 l'homme doit n\rrir la femme2 elle compr5drai5t encore mo9s votre admirable maxime d',ari/ote1 bonne p\r les esclaves du ,gynce4 ,soyez bi5 conva9cu que t\te vraie femme rira du vtem5t de nuages que v\s prt5dez lui donn]1 de l'enc5s dont v\s v\lez l'asphyxi]2 c> elle ne se s\cie plus d'adoration1 elle veut du respect1 de l'galit2 elle veut port] sans entraves son intellig5ce et son activit dans les sphres propres ses aptitudes2 elle veut aid] l'homme1 son frre1 dfri*] le *amp de la ?orie1 le doma9e de la pratique2 elle prt5d que *aque tre huma9 e/ juge de ses aptitudes2 elle ne reconnat aucun homme1 aucune doctr9e le droit de fix] sa place et de jalonn] sa r\te4 ,c'e/ p> le travail de la gu]re que le patriciat s'e/ con/itu1 c'e/ p> le travail pacifique que le s]vage s'e/ mancip1 c'e/ aussi p> le travail que la femme prt5d conqurir ses droits civils4 ,voil1 monsieur1 ce que sont1 ce que veul5t tre beauc\p de femmes auj\rd'hui3 voyez si ce n'e/ pas folie de v\loir ressuscit] le gynce et l'atrium p\r ces femmes imprgnes des ides du ,x,v,i,i,ie sicle1 travailles p> les ides de #hi et des r=mateurs mod]nes4 ,dire de telles femmes qu'elles ne s]ont ri5 ni dans l'tat1 ni dans le m>iage1 ni dans la sci5ce1 ni dans l'art1 ni dans l'indu/rie1 ni mme dans votre p>adis subjectif1 e/ quelque *ose de tellem5t norme que je ne conois pas1 p\r mon compte1 que l'ab]ration puisse all] aussi lo94 ,v\s ne tr\v]iez plus une int]locutrice v\s disant3 qu'une femme ne peut presque jamais mrit] une apo?ose p]sonnelle et publique444 que des vues qui suppos5t l'expri5ce la plus complte et la rflexion la plus pr(onde sont naturellem5t int]dites au sexe dont les contemplations ne saurai5t gure dpass] avec succs l'ence9te de la vie prive444 que la dgradation morale de la femme e/ encore plus gr&e qu& elle s'enri*it p> son propre travail444 qu'il n'y a pas de pires *efs indu/riels que les femmes444 ,et si quelque femme arrire avait l'imbcillit et l'impudeur de t5ir un semblable langage1 les hommes de quelque valeur n'aurai5t p\r elle que du dda94 ,mais v\s1 monsieur1 qui v\lez annihil] la femme1 de quel pr9cipe tirez-v\s une semblable consqu5ce8 ,de ce qu'elle e/1 dites-v\s1 puissance affective4444 oui1 mais ce compte l'homme l'e/ aussi2 et e/-ce que la femme1 aussi bi5 que lui1 n'e/ pas galem5t intellig5ce et activit8 ,e/-ce sur une prdom9ance t\t accid5telle que l'on peut relgu] une moiti de l'espce huma9e p> del les nuages de la s5tim5talit8 ,et t\te discipl9e srieuse ne doit-elle pas t5dre dvelopp]1 non pas une face de l'tre1 mais la pondration1 l'h>monie de t\tes ses faces4 ,la d%>monie e/ la s\rce du dsordre1 du laid4 ,la femme s5tim5tale seulem5t commet d'irrp>ables c>ts1 l'homme rationnel seulem5t e/ une sorte de mon/re1 et celui *ez lequel prdom9e l'activit n'e/ qu'une brute4 ,puisque v\s croyez en ,gall et ,spurzheim1 v\s savez que l'encphale des deux sexes se ressemble1 qu'il e/ modifiable *ez l'un comme *ez l'autre1 que t\te l'ducation e/ fonde sur cette modificabilit3 comm5t ne v\s e/-il po9t v5u l'esprit que si l'homme e/ en masse plus rationnel que la femme1 c'e/ p>ce qu'ducation1 lois et murs dvelopp5t *ez lui les lobes antrieurs du c]veau2 t&is que *ez la femme l'ducation1 les lois1 les murs dvelopp5t surt\t les lobes po/rieurs de cet organe2 et comm5t1 ayant con/at ces faits1 n'avez-v\s pas t conduit conclure que1 puisque les organes ne se dvelopp5t qu'en consqu5ce des excitants qui leur sont adresss1 il e/ probable que l'homme et la femme1 s\mis aux mmes excitants crbraux1 se dvelopp]ont de la mme manire avec les nuances propres *aque individualit2 et que si la femme se dveloppe h>moniquem5t s\s ses trois aspects1 il faut qu'elle se manife/e socialem5t s\s trois aspects4 ,songez-y1 monsieur1 votre pr9cipe e/ trois fois faux1 trois fois en contradiction avec la sci5ce1 avec la raison2 en prs5ce de la physiologie du c]veau t\tes les ?ories de classem5t tomb5t3 les femmes sont les gales des hommes devant le sy/me n]veux3 elles ne p\vai5t leur tre infrieures que devant la suprmatie musculaire attaque p> l'inv5tion de la p\dre et que va rduire en p\ssire le triomphe de la mcanique4 ,que de *oses j'aurais encore v\s dire1 monsieur1 si cette bau*e de critique n'tait dj trop longue2 mais1 quelque mauvaise qu'elle soit1 comme elle n'a dans mon esprit que le s5s d'une prote/ation de femme contre vos doctr9es1 je crois p\voir m'en t5ir l4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,la dixime et la onzime tude du d]ni] ouvrage de ,m4 ,pr\dhon3 ,la ,ju/ice dans la ,rvolution et dans l'glise1 r5f]m5t t\te la doctr9e de l'auteur sur la ,femme1 l',am\r et le ,m>iage4 ,avant d'en donn] l'analyse et d'en bau*] la critique1 je dois mettre mes lecteurs au c\rant du comm5cem5t de polmique qui p>at avoir donn lieu la publication des tranges doctr9es de notre gr& critique4 ,dans la ,revue ,philosophique de dcembre #ahef1 on publia de moi l'article suivant1 s\s le titre de3 ,m4 ,pr\dhon et la "q des femmes3 ,les femmes ont un faible p\r les batailleurs1 dit-on2 c'e/ vrai1 mais il ne faut pas le leur repro*]3 elles aim5t jusqu' l'app>5ce du c\rage1 qui e/ une belle et sa9te *ose4 ,je suis femme1 ,m4 ,pr\dhon e/ un gr& batailleur de la p5se1 donc je ne puis m'emp*] d'pr\v] p\r lui e/ime et sympa?ie1 s5tim5ts auxquels il devra la modration de l'attaque que je dirige contre ses op9ions sur le rle de la femme dans l'humanit4 ,dans son premi] mmoire sur la proprit1 dition de #ahda1 note de la page #bfe1 on lit ce p>adoxe dans le gt du ,coran3 ,entre la femme et l'homme il peut exi/] am\r1 passion1 li5 d'habitude1 et t\t ce qu'on v\dra1 il n'y a pas vritablem5t socit4 ,l'homme et la femme ne vont pas de compagnie4 ,la diffr5ce de sexe lve entre eux une sp>ation de mme nature que celle que la diffr5ce des races met entre les animaux4 ,aussi1 lo9 d'applaudir ce qu'on appelle auj\rd'hui mancipation de la femme1 incl9]ais-je bi5 plutt1 s'il fallait en v5ir cette extrmit1 mettre la femme en rclusion4 ,dans le troisime mmoire sur la proprit1 mme dition1 page #hj3 ,cela signifie que la femme1 p> nature et p> de/9ation1 n'e/ ni associe1 ni citoy5ne1 ni fonctionnaire public4 ,j'ouvre la ,cration de l'ordre dans l'humanit1 dition de #ahdc1 page #eeb1 et je lis3 ,c'e/ en traitant de l'ducation qu'on aura dt]m9] le rle de la femme dans la socit4 ,la femme1 jusqu' ce qu'elle soit p\se1 e/ appr5tie1 t\t au plus s\s-matresse1 l'ateli] comme dans la famille1 elle re/e m9eure et ne fait po9t p>tie de la cit4 ,la femme n'e/ pas1 comme on le dit vulgairem5t1 la moiti ni l'gale de l'homme1 mais le complm5t vivant et sympa?ique qui a*ve de faire de lui une p]sonne4 ,dans les ,contradictions conomiques1 dition de #ahdf1 p4 #bed1 on lit3 ,p\r moi1 plus j'y p5se et mo9s je puis me r5dre compte1 hors de la famille et du mnage1 de la de/9e de la femme3 c\rtisane ou mnagre 7mnagre1 dis-je1 et non pas s]vante71 je n'y vois pas de milieu4 ,j'avais t\j\rs ri de ces p>adoxes2 ils n'avai5t mes yeux pas plus de valeur doctr9ale que les mille autres b\tades si familires au clbre critique4 ,il y a quelques sema9es1 un petit j\rnal prt5dit que ,m4 ,pr\dhon avait1 dans des entreti5s p>ticuli]s1 =mul t\t un sy/me bas sur l'omnipot5ce mascul9e1 et il publiait ce sy/me dans ses colonnes4 ,de deux *oses l'une1 me dis-je3 ou le j\rnali/e m5t1 ou bi5 il dit vrai2 s'il m5t1 son b vid5t e/ de ru9] ,m4 ,pr\dhon dans l'esprit des progressi/es et de lui faire p]dre sa lgitime "p d'influ5ce1 il faut qu'il en soit av]ti2 s'il dit vrai p\r le pass1 il faut encore que ,m4 ,pr\dhon soit av]ti du fait1 p>ce qu'il e/ impossible1 tant pre de plusieurs filles1 que le s5tim5t pat]nel ne l'ai pas mis dans le *em9 de la raison4 ,il faut que je le sa*e2 et j'crivis ,m4 ,pr\dhon1 qui1 ds le l5dema91 me fit la rponse que je vais transcrire textuellem5t3 ,madame1 ,je ne connais pas l'article publi p> ,m4 ,*>les ,rob9 dans le ,tlgraphe d'hi]1 #g4 ,af9 de m'difi] sur cette p>aphrase1 comme v\s qualifiez l'article de ,m4 ,rob91 j'ai *]* dans mon premi] mmoire sur la proprit1 page #bfe1 dition ,g>ni] frres 7je n'en ai pas d'autres71 et je n'y ai pas tr\v de note4 ,j'ai *]* dans mes autres bro*ures la page #bfe1 et n'ai vu de note nulle "p4 ,il m'e/ donc impossible de rpondre votre premire "q4 ,je ne sais trop ce que v\s appelez mes op9ions sur la femme1 le m>iage et la famille2 c> sur ce *apitre1 pas plus que sur celui de la proprit1 je ne crois avoir donn le droit p]sonne de p>l] de mes op9ions4 ,j'ai fait de la critique conomique et sociale2 en faisant cette critique 7je pr5ds le mot dans sa signification leve71 j'ai pu mettre bi5 des jugem5ts d'une vrit plus ou mo9s relative1 je n'ai nulle "p1 que je sa*e1 =mul un dogmatisme1 une ?orie1 un ensemble de pr9cipes1 en un mot un sy/me4 ,t\t ce que je puis v\s dire1 c'e/ d'abord1 en ce qui me conc]ne1 que mes op9ions se sont =mes progressivem5t et dans une direction con/ante2 qu' l'heure o je v\s cris1 je n'ai pas dvi de cette direction2 et que1 s\s cette rs]ve1 mes op9ions actuelles sont p>faitem5t d'accord avec ce qu'elles tai5t il y a #ag ans1 lorsque je publiai mon premi] mmoire4 ,en second lieu1 et p> rapport v\s1 ,madame1 qui en m'int]rogeant ne me laissez pas ignor] vos s5tim5ts1 je v\s dirai1 avec t\te la fran*ise que votre lettre exige1 et que v\s att5dez d'un compatriote1 que je n'envisage pas la "q du m>iage1 de la femme et de la famille comme v\s1 ni comme aucun des criva9s novateurs dont les ides sont v5ues ma connaissance2 que je n'admets pas1 p> exemple1 que la femme ait le droit1 auj\rd'hui1 de sp>] sa cause de celle de l'homme1 et de rclam] p\r elle-mme une ju/ice spciale1 comme si son premi] ennemi et tyran son m>i 7ou pre7 et ses enfants1 la ju/ice la plus rig\reuse puisse jamais faire d'elle l',,gale de l'homme2 que je n'admets pas non plus que cette infriorit du sexe fm99 con/itue p\r lui ni s]vage1 ni humiliation1 ni amo9drissem5t dans la dignit1 la lib]t et le bonheur3 je s\ti5s que c'e/ le contraire qui e/ la vrit4 ,je considre donc l'espce de croisade que font en ce mom5t quelques e/imables dames de l'un et l'autre hmisphre1 en faveur des prrogatives de leur sexe1 comme un symptme de la rnovation gnrale qui s'opre1 mais comme un symptme exagr1 un affolem5t qui ti5t prcism5t l'infirmit du sexe1 et son incapacit de se connatre et de se rgir lui-mme4 ,j'ai lu1 ,madame1 quelques-uns de vos articles4 ,j'ai tr\v que votre esprit1 votre c>actre1 vos connaissances v\s mettai5t c]ta9em5t hors de pair avec une inf9it de mles qui n'ont de leur sexe que la facult proltaire4 ,a cet g>d1 s'il fallait dcid] de votre ?se p> des comp>aisons de cette espce1 nul d\te que v\s n'obt5iez ga9 de cause4 ,mais v\s avez trop de bon s5s p\r ne pas compr5dre qu'il ne s'agit po9t ici de comp>] individu individu2 c'e/ le sexe fm99 t\t enti]1 dans sa collectivit1 qu'il faut comp>] au mascul91 af9 de savoir si ces deux moitis1 complm5taires l'une de l'autre1 de l'&rogyne humanitaire sont ou ne sont pas gales4 ,d'aprs ce pr9cipe1 je ne crois pas que votre sy/me1 qui e/1 je crois1 celui de l'galit ou de l'quival5ce1 puisse se s\t5ir1 et je le reg>de comme une dfaillance de notre poque4 ,v\s m'avez int]pell1 ,madame1 avec une brusqu]ie t\te franc-comtoise4 ,je dsire que v\s pr5iez mes p>oles en bonne "p1 et p>ce que je ne suis sans d\te pas d'accord de t\t avec v\s1 que v\s ne voyiez pas en moi un ennemi de la femme1 un dtracteur de votre sexe1 digne de l'animadv]sion des jeunes filles1 des p\ses et des mres4 ,les rgles d'une discussion loyale v\s oblig5t d'admettre au mo9s que v\s p\vez v\s tromp]1 que je puis avoir raison1 qu'alors c'e/ moi qui suis vritablem5t le df5seur et l'ami de la femme2 je ne v\s dem&e pas autre *ose4 ,c'e/ une bi5 gr&e "q que v\s et vos compagnes v\s avez s\leve2 et je tr\ve que jusqu'ici v\s l'avez traite t\t fait la lgre4 ,mais la mdiocrit de raison avec laquelle ce sujet a t trait ne doit pas tre considre comme une f9 de non-recevoir3 j'e/ime au contraire que c'e/ un motif p\r que les t5ants de l'galit des deux sexes fass5t de plus gr&s ef=ts4 ,a cet g>d1 je ne d\te pas1 ,madame1 que v\s ne v\s signaliez de plus belle et j'att5ds avec impati5ce le volume que v\s m'annoncez2 je v\s promets de le lire avec t\te l'att5tion dont je suis capable4 ,aprs la lecture de cette lettre1 je transcrivis la note que n'avait pas retr\ve ,m4 ,pr\dhon et je la lui envoyai avec l'article de ,m4 ,*>les ,rob94 ,comme il ne m'a pas rpondu1 son sil5ce m'autorise croire le j\rnali/e4 ,ah6 v\s p]si/ez s\t5ir que la femme e/ infrieure1 m9eure6 v\s croyez que les femmes s'incl9]ont pieusem5t devant l'arrt tomb du haut de votre autocratie6 ,non pas1 ,monsieur1 non pas2 il n'en s]a pas1 il ne peut en tre a9si4 ,a n\s deux donc1 monsieur ,pr\dhon6 ,mais d'abord db>rassons le dbat de ma p]sonnalit4 ,v\s me considrez comme une exception en me disant que s'il fallait dcid] de ma ?se p> des comp>aisons entre une f\le d'hommes et moi1 nul d\te que la dcision ne ft en faveur de mes op9ions4 c\tez bi5 ma rponse3 ,t\te loi vraie e/ absolue4 ,l'ignorance ou l'ineptie des grammairi5s1 morali/es1 jurisconsultes et autres philosophes1 a seule imag9 le prov]be3 ,po9t de rgle sans exception4 ,la manie d'impos] des rgles la nature au lieu d'tudi] les si5nes1 a confirm plus t>d cet aphorisme de l'ignorance4 ,qui a dit cela8 ,v\s1 dans la ,cration de l'ordre dans l'humanit1 page #b4 ,p\rquoi votre lettre e/-elle en contradiction avec cette doctr9e8 ,avez-v\s *ang d'op9ion8 ,alors1 je v\s prie de me dire si les hommes de valeur ne sont pas t\t aussi exceptionnels dans leur sexe que les femmes de mrite dans le leur4 ,v\s avez dit3 ,quelles que soi5t les diffr5ces exi/ant entre les hommes1 ils sont gaux p>ce qu'ils sont des tres huma9s4 ,il faut1 s\s pe9e d'inconsqu5ce1 que v\s aj\tiez3 ,quelles que soi5t les diffr5ces exi/ant entre les sexes1 ils sont gaux p>ce qu'ils font p>tie de l'espce huma9e44444 mo9s que v\s ne pr\viez que les femmes ne font pas p>tie de l'humanit4 ,la valeur individuelle n'tant pas la base du droit entre les hommes1 ne peut le dev5ir entre les sexes4 ,votre complim5t e/ donc une contradiction4 ,j'aj\te enf9 que je me s5s lie d'une trop intime solid>it avec mon sexe1 p\r tre jamais cont5te de m'en voir ab/raire p> un procd illogique4 ,je suis femme1 je m'en honore2 je me rj\is que l'on fasse quelque cas de moi1 non p\r moi-mme1 qu'on l'ent5de bi51 mais p>ce que cela contribue modifi] l'op9ion des hommes l'g>d de mon sexe4 ,une femme qui se tr\ve heureuse de s'ent5dre dire3 ,v\s tes un homme1 n'e/ mes yeux qu'une sotte1 une crature indigne av\ant la supriorit du sexe mascul92 et les hommes qui croi5t lui faire un complim5t ne sont que d'imp]t95ts vaniteux4 ,si j'acqui]s quelque mrite1 j'honor]ai les femmes1 j'en rvl]ai les aptitudes1 je ne pass]ai pas plus dans l'autre sexe que ,m4 ,pr\dhon ne quitte le si5 p>ce qu'il s'lve p> son intellig5ce au dessus de la t\rbe des hommes sots et ignorants2 et si l'ignorance de la masse des hommes ne prjuge ri5 contre leur droit1 l'ignorance de la masse des femmes ne prjuge ri5 non plus contre le leur4 ,ceci dit1 passons4 ,v\s affirmez que l'homme et la femme ne =m5t pas vritablem5t socit4 ,dites-n\s alors ce que c'e/ que le m>iage1 ce que c'e/ qu'une socit4 ,v\s affirmez que la diffr5ce de sexe met entre l'homme et la femme une sp>ation de mme nature que celle que la diffr5ce des races met entre les animaux4 ,alors pr\vez3 ,que la race n'e/ pas ess5tiellem5t =me de deux sexes2 ,que l'homme et la femme peuv5t se reproduire sp>m5t2 ,que leur produit commun e/ un mtis ou un mulet2 ,qu'il y a entre eux des c>actres dissemblables en dehors de la sexualit4 ,et si v\s v\s tirez votre gloire de ce magnifique t\r de =ce1 v\s aurez encore pr\v]3 ,que la diffr5ce de race correspond une diffr5ce de droit2 ,que les noirs1 les jaunes et les cuivrs app>t5ant des races infrieures la race caucasi5ne1 ne peuv5t vritablem5t s'associ] avec elle2 qu'elles sont m9eures4 ,allons1 monsieur1 tudiez l'an?ropologie1 la physiologie1 la phrnologie1 et s]vez-v\s de votre dialectique srielle p\r n\s pr\v] t\t cela4 ,v\s incl9ez mettre la femme en rclusion1 au lieu de l'mancip]8 ,pr\vez aux hommes qu'ils en ont le droit2 aux femmes1 qu'elles doiv5t se laiss] mettre s\s clef4 ,je dcl>e p\r mon compte que je ne m'y laiss]ais pas mettre4 ,m4 ,pr\dhon sait de quoi il m5ace le prtre qui mettrait la ma9 sur ses enfants8 ,eh bi56 la majorit des femmes ne s'en ti5drait pas la m5ace env]s ceux qui aurai5t la musulmane incl9ation de ,m4 ,pr\dhon4 ,v\s affirmez que1 p> nature et p> de/9ation1 la femme n'e/ ni associe1 ni citoy5ne1 ni fonctionnaire4 ,dites-n\s d'abord quelle nature il faut avoir p\r tre t\t cela4 ,rvlez-n\s la nature de la femme1 puisque v\s prt5dez la connatre mieux qu'elle ne se connat4 ,rvlez-n\s sa de/9ation1 qui app>emm5t n'e/ pas celle que n\s lui voyons ni qu'elle se croit4 ,v\s affirmez que la femme1 jusqu' son m>iage1 n'e/ dans l'ateli] social qu'appr5tie1 t\t au plus s\s-matresse2 qu'elle e/ m9eure dans la famille et ne fait po9t p>tie de la cit4 ,pr\vez alors qu'elle n'accomplit pas dans l'ateli] social1 dans la famille1 des uvres quival5tes ou gales celles de l'homme4 ,pr\vez qu'elle e/ mo9s utile que l'homme4 ,pr\vez que les qualits qui donn5t l'homme le droit de citoy5 n'exi/5t pas *ez la femme4 ,je s]ai svre avec v\s1 monsieur1 sur ce *apitre4 ,subalt]nis] la femme dans un ordre social o il faut qu'elle travaille p\r vivre1 c'e/ v\loir la pro/itution3 c> le dda9 du producteur s't5d la valeur du produit2 et qu& une telle doctr9e e/ contraire la sci5ce1 au bon s5s1 au progrs1 la s\t5ir e/ une cruaut1 une mon/ruosit morale4 ,la femme qui ne peut vivre en travaillant ne peut le faire qu'en se pro/ituant3 gale l'homme ou c\rtisane1 voil l'alt]native4 ,aveugle qui ne le voit pas4 ,v\s ne voyez d'autre sort p\r la femme que d'tre c\rtisane ou mnagre4 ,ouvrez donc les yeux et rvez mo9s1 monsieur1 et dites-moi si elles sont uniquem5t mnagres ou si elles sont c\rtisanes t\tes ces utiles et c\rageuses femmes qui viv5t honorablem5t3 ,p> les arts1 la littrature1 l'enseignem5t2 ,qui fond5t des ateli]s nombreux et prospres2 ,qui dirig5t des maisons de comm]ce2 ,qui sont assez bonnes adm9i/ratrices p\r que beauc\p d'entre elles dissimul5t ou rp>5t les fautes rsultant de l'incurie ou des dsordres de leurs m>is4 ,pr\vez-n\s donc que t\t cela e/ mal2 ,pr\vez-n\s que ce n'e/ pas le rsultat du progrs huma92 ,pr\vez-n\s que le travail1 ca*et de l'espce huma9e1 que le travail que v\s considrez comme le gr& mancipateur1 que le travail qui fait les hommes gaux et libres1 n'a pas la v]tu de faire les femmes gales et libres4 ,si v\s n\s pr\vez cela1 n\s aurons enregi/r] une contradiction de plus4 ,v\s n'admettez pas que la femme ait le droit de rclam] p\r elle une ju/ice spciale1 comme si l'homme tait son premi] ennemi et tyran4 ,c'e/ v\s1 monsieur1 qui faites une ju/ice spciale p\r la femme2 elle ne veut1 elle1 que le droit commun4 ,oui1 monsieur1 jusqu'ici l'homme en subalt]nisant la femme1 a t son tyran1 son ennemi4 ,je suis de votre avis lorsqu' la page #eg de votre premi] mmoire sur la proprit1 v\s dites que tant que le =t et le faible ne sont pas gaux1 ils sont trang]s1 ils ne =m5t po9t une alliance1 ils sont ennemis4 ,oui1 trois fois oui1 monsieur1 tant que l'homme et la femme ne s]ont pas gaux1 la femme e/ en droit de considr] l'homme comme son tyran et son ennemi4 ,la ju/ice la plus rig\reuse ne peut faire de la femme l',,gale de l'homme6 ,et c'e/ une femme que v\s placez dans votre op9ion au dessus d'une f\le d'hommes1 que v\s affirmez une p>eille *ose6 ,quelle contradiction6 ,c'e/ un affolem5t1 que les femmes rclamant leur droit6 ,affolem5t semblable celui des esclaves se prt5dant crs p\r la lib]t2 celui des b\rgeois de #hi pr\vant que les hommes sont gaux devant la loi4 ,savez-v\s qui tait1 qui e/ affol8 ,ce sont les matres1 les nobles1 les blancs1 les hommes qui ont ni1 ni5t et ni]ont que les esclaves1 les b\rgeois1 les noirs1 les femmes sont ns p\r la lib]t et l'galit4 ,le sexe auquel j'app>ti5s e/ incapable de se connatre et de se rgir1 dites-v\s6 ,pr\vez qu'il e/ dnu d'intellig5ce2 ,pr\vez que les gr&es impratrices et les gr&es re9es n'ont pas g\v]n aussi bi5 que les gr&s emp]eurs et les gr&s rois2 ,pr\vez contre t\s les faits pat5ts que les femmes ne sont pas en gnral bonnes obs]vatrices et bonnes adm9i/ratrices2 ,puis pr\vez encore que t\s les hommes se connaiss5t p>faitem5t1 se rgiss5t admirablem5t1 que le progrs m>*e comme sur des r\lettes4 ,la femme n'e/ ni la moiti1 ni l'gale de l'homme1 elle e/ son complm5t1 elle a*ve de faire de lui une p]sonne2 les deux sexes =m5t l'&rogyne huma96 ,voyons1 srieusem5t1 monsieur1 qu'e/-ce que signifie ce cliquetis de mots vides8 ,ce sont des mtaphores indignes de figur] dans le langage sci5tifique1 qu& il s'agit de notre espce et des autres espces zoologiques suprieures4 ,la lionne1 la l\ve1 la tigresse ne sont pas plus des moitis ni des complm5ts de leurs mles que la femme ne l'e/ de l'homme4 ,o la nature a mis deux extriorits1 deux volonts1 elle dit deux units1 deux enti]s1 non pas un1 ni deux demies2 l'ari?mtique de la nature ne peut tre dtruite p> les fantaisies de l'imag9ation4 ,e/-ce sur les qualits individuelles que se fonde l'galit devant la loi8 ,m4 ,pr\dhon n\s rpond dans la ,cration de l'ordre dans l'humanit1 pages #bji et #baj3 ,ni la naissance1 ni la figure1 ni les facults1 ni la =tune1 ni le rang1 ni la pr(ession1 ni le tal5t1 ni ri5 de ce qui di/+ue les individus n'tablit entre eux une diffr5ce d'espce3 tant t\s hommes1 et la loi ne rglant que des rapports huma9s1 elle e/ la mme p\r t\s2 en sorte que1 p\r tablir des exceptions1 il faudrait pr\v] que les individus excepts sont au dessus ou au dess\s de l'espce huma9e4 ,pr\vez-n\s1 ,monsieur1 que les femmes sont au dessus ou au dess\s de l'espce huma9e1 qu'elles n'en font pas p>tie1 ou bi51 s\s pe9e de contradiction1 subissez les consqu5ces de votre doctr9e4 ,v\s dites dans la ,rvolution sociale1 page #eg3 ,ni la consci5ce1 ni la raison1 ni la lib]t1 ni le travail1 =ces pures1 facults premires et cratrices1 ne peuv5t1 sans prir tre mcanises444 ,c'e/ en elles-mmes qu'e/ leur raison d'tre2 c'e/ dans leurs uvres qu'elles doiv5t tr\v] leur raison d'agir4 ,en cela consi/e la p]sonne huma9e1 p]sonne sacre1 etc4 ,pr\vez1 ,monsieur1 que les femmes n'ont ni consci5ce1 ni raison1 ni lib]t morale1 qu'elles ne travaill5t pas4 ,s'il e/ dmontr qu'elles ont les facults premires et cratrices1 respectez leur p]sonne huma9e1 c> elle e/ sacre4 ,dans la ,cration de l'ordre dans l'humanit1 page #dab1 v\s dites3 ,p> la spcification1 le travail satisfait au vu de notre p]sonnalit1 qui t5d inv9ciblem5t se diffr5ci]1 se r5dre indp5dante1 conqurir sa lib]t et son c>actre4 ,pr\vez donc que les femmes n'ont pas des travaux spcialiss1 et si les faits v\s dm5t5t1 reconnaissez que1 fatalem5t1 elles vont l'indp5dance1 la lib]t4 ,conte/ez-v\s qu'elles soi5t vos gales p>ce qu'en masse elles sont mo9s intellig5tes que les hommes8 ,d'abord1 je le conte/e1 mais je n'aurais nul beso9 de le conte/]2 c'e/ v\s-mme qui allez rs\dre cette difficult la page #bib de la ,cration de l'ordre dans l'humanit3 ,l'9galit des capacits1 qu& elle n'a pas p\r cause les vices de con/itution1 les mutilations ou la misre1 rsulte de l'ignorance gnrale1 de l'insuffisance des m?odes1 de la nullit ou de la fausset de l'ducation1 de la div]g5ce de l'intuition p> dfaut de srie1 d'o naiss5t l'p>pillem5t et la confusion des ides4 ,or1 t\s ces faits producteurs d'9galit sont ess5tiellem5t anormaux1 donc l'9galit des capacits e/ anormale4 ,a mo9s que v\s ne pr\viez que les femmes sont mutiles de nature1 je ne vois pas trop comm5t v\s p\vez *app] la consqu5ce de votre syllogisme3 non seulem5t l'infriorit fm99e a les mmes s\rces que l'ignorance mascul9e1 mais l'ducation publique leur e/ refuse1 les gr&es coles pr(essionnelles f]mes2 celles qui1 p> leur intellig5ce1 gal5t les plus intellig5ts d'entre v\s ont eu v+t fois plus de difficults et de prjugs va9cre4 ,v\lez-v\s subalt]nis] les femmes p>ce qu'en gnral elles ont mo9s de =ce musculaire que v\s2 mais ce compte les hommes faibles ne devrai5t pas tre les gaux des autres1 et v\s combattez cette consqu5ce v\s-mme en disant la page #eg de votre premi] mmoire sur la proprit3 ,la balance sociale e/ l'galisation du =t et du faible4 ,si je v\s ai mnag1 ,m4 ,pr\dhon1 c'e/ p>ce que v\s tes un homme intellig5t et progressif1 et qu'il e/ impossible que v\s re/iez s\s l'influ5ce des docteurs du moy5 ge sur une "q1 t&is que v\s tes en avant de la majorit de vos contempora9s sur tant d'autres4 ,v\s r5onc]ez s\t5ir une srie logique sans fondem5t1 v\s rappelant1 comme v\s l'avez si bi5 dit la page #bja de la ,cration de l'ordre dans l'humanit3 ,que la plup>t des ab]rations et *imres philosophiques sont v5ues de ce qu'on attribue aux sries logiques une ralit qu'elles n'ont pas1 et que l'on s'e/ ef=c d'expliqu] la nature de l'homme p> des ab/ractions4 ,v\s reconnatrez que t\tes les espces animales suprieures se compos5t de deux sexes2 ,que dans aucune la femelle n'e/ l'infrieure du mle1 si ce n'e/ quelquefois p> la =ce1 qui ne peut tre la base du droit huma92 ,v\s r5onc]ez l'&rogynie1 qui n'e/ qu'un rve4 ,la femme1 individu di/9ct1 d\ de consci5ce1 d'intellig5ce1 de volont1 d'activit1 comme l'homme1 ne s]a plus sp>e de lui devant le droit4 ,v\s direz de t\tes et de t\s comme la page #dg de votre premi] mmoire sur la proprit3 ,la lib]t e/ un droit absolu1 p>ce qu'elle e/ l'homme comme l'impntrabilit e/ la matire1 une condition s9e qua non d'exi/5ce4 ,l'galit e/ un droit absolu1 p>ce que sans l'galit il n'y a pas de socit4 ,et v\s mont]ez a9si au second degr de la sociabilit1 que v\s df9issez v\s-mme3 la reconnaissance en autrui d'une p]sonnalit gale la ntre4 ,j'en appelle donc de ,m4 ,pr\dhon gris p> le ?ologisme1 ,m4 ,pr\dhon clair p> les faits et la sci5ce1 mu p> les d\leurs et les dsordres rsultant de sa propre doctr9e4 ,j'espre que je ne r5contr]ai pas sa massue d',h]cule leve contre la sa9te bannire de la vrit et du droit2 contre la femme1 cet tre si faible physiquem5t1 si =t moralem5t1 qui1 sanglante1 abreuve de fiel s\s sa c\ronne de roses1 a*ve de gravir la rude montagne o bi5tt le progrs lui donn]a sa lgitime place ct de l'homme4 ,mais si mon espoir tait du1 ent5dez-le bi51 ,m4 ,pr\dhon1 v\s me tr\v]iez f]me sur la br*e1 et1 quelle que soit votre =ce1 je v\s jure que v\s ne me r5v]s]iez pas4 ,je df5drais c\rageusem5t le droit et la dignit de vos filles contre le despotisme et l'g>em5t logique de leur pre1 et la victoire me re/]ait1 c>1 en df9itive1 elle e/ t\j\rs la vrit4 ,m4 ,pr\dhon rpondit cette mise en demeure p> la lettre suivante1 imprime dans la ,revue ,philosophique de janvi] #aheg3 ,p>is1 #bj dcembre #ahef4 ,a madame ,j5ny d',hric\rt4 ,eh bi56 ,madame1 que v\s disais-je dans ma lettre du #h octobre8 ,je considre l'espce de croisade que font1 en ce mom5t1 quelques e/imables dames de l'un et de l'autre hmisphre1 en faveur de leur sexe1 comme un symptme de la rvolution gnrale qui s'opre1 mais comme un symptme exagr1 un affolem5t qui ti5t prcism5t l'infirmit du sexe et son incapacit de se connatre et de se rgir lui-mme4 ,je comm5ce p> retir] le mot d'affolem5t1 qui a pu v\s bless]1 mais qui n'tait pas1 v\s le savez1 de/9 la publicit4 ,ce po9t rgl1 je v\s dirai1 ,madame1 avec t\s les g>ds que je dois votre qualit de femme1 que je ne m'att5dais pas v\s voir confirm] si tt1 p> votre ptulante int]pellation1 mon jugem5t4 ,je ne savais pas d'abord d'o v5ait le mcont5tem5t fm99 qui p\sse les plus braves1 les plus di/+ues d'entre v\s1 un assaut contre la suprmatie pat]nelle et m>itale4 ,je me disais1 non sans inquitude3 ,qu'y a-t-il donc8 qu'e/-ce qui les tr\ble8 que n\s repro*5t-elles8 ,a laquelle de nos facults1 de nos v]tus1 de nos prrogatives1 ou bi5 de nos dfaillances1 de nos l*ets1 de nos misres1 e/-ce qu'elles en veul5t8 ,e/-ce le cri de leur nature outrage1 ou une ab]ration de leur ent5dem5t8 ,votre attaque1 jo9te aux tudes que j'ai immdiatem5t comm5ces sur la matire1 e/ v5ue enf9 me tir] de pe9e4 ,non1 ,madame1 v\s ne connaissez ri5 votre sexe2 v\s ne savez pas le premi] mot de la "q que v\s et vos honorables ligueuses agitez avec tant de bruit et si peu de succs4 ,et si v\s ne la compr5ez po9t1 cette "q2 si1 dans les huit pages de rponse que v\s avez faites ma lettre1 il y a qu>ante p>alogismes1 cela ti5t prcism5t1 comme je v\s l'ai dit1 votre infirmit sexuelle4 ,j'ent5ds p> ce mot1 dont l'exactitude n'e/ peut-tre pas irrpro*able1 la qualit de votre ent5dem5t1 qui ne v\s p]met de saisir le rapport des *oses1 qu'autant que n\s1 hommes1 v\s les faisons t\*] du doigt4 ,il y a *ez v\s1 au c]veau comme dans le v5tre1 c]ta9 organe incapable p> lui-mme de va9cre son in]tie native1 et que l'esprit mle e/ seul capable de faire fonctionn]1 ce quoi il ne russit mme pas t\j\rs4 ,tel e/1 ,madame1 le rsultat de mes obs]vations directes et positives3 je le livre votre sagacit ob/tricale1 et v\s laisse en calcul]1 p\r votre ?se1 les consqu5ces incalculables4 ,j'engag]ai volonti]s avec v\s1 ,madame1 dans la ,revue ,philosophique1 une discussion fond sur cette obscure matire4 ,mais1 et ceci v\s le compr5drez comme moi1 plus la "q e/ va/e1 plus elle t\*e nos intrts sociaux et dome/iques les plus sacrs1 plus aussi elle exige que n\s y apportions de gravit et de prud5ce4 ,voici donc ce qu'il me p>at indisp5sable de faire3 ,d'abord1 v\s n\s avez promis un livre1 et je l'att5ds4 ,j'ai beso9 de cette pice qui complt]a mes docum5ts et p>a*v]a ma dmon/ration4 ,depuis que v\s m'avez fait l'honneur de m'crire et que j'ai eu celui de v\s rpondre1 j'ai fait1 sur la femme1 de trs srieuses et trs intressantes tudes1 que je ne dem&e qu' rectifi] si elles sont errones2 comme aussi je dsire y mettre le sceau1 si1 comme j'ai t\t lieu de le prsum]1 votre publication ne m'apporte qu'une confirmation de plus4 ,j'ai con/at1 sur faits et pices1 la vrit de t\tes les ass]tions que v\s me sommez de rtract]1 savoir3 ,que la diffr5ce de sexe lve entre l'homme et la femme une sp>ation ,,analogue--je n'ai pas dit gale-- celle que la diffr5ce des races et des espces met entre les animaux2 ,qu'en raison de cette sp>ation ou diffr5ce1 l'homme et la femme ne sont po9t associs3 je n'ai pas dit qu'ils ne puss5t tre autre *ose2 ,que1 p> consqu5t1 la femme ne peut tre dite citoy5ne qu'en tant qu'elle e/ l'p\se du citoy51 comme on dit madame la prsid5te l'p\se du prsid5t3 ce qui n'implique pas qu'il n'exi/e po9t p\r elle d'autre rle4 ,en deux mots1 je suis en mesure d'tablir1 p> l'obs]vation et le raisonnem5t1 les faits1 que la femme1 plus faible que l'homme quant la =ce musculaire1 v\s-mme le reconnaissez1 ne lui e/ pas mo9s infrieure quant ,,la ,,puissance ,,indu/rielle1 ,,arti/ique1 ,,philosophique ,,et ,,morale2 en sorte que si la condition de la femme dans la socit doit tre rgle1 a9si que v\s le rclamez p\r elle1 p> la mme ju/ice que la condition de l'homme1 c'e/ f9i d'elle3 elle e/ esclave4 ,a quoi j'aj\te aussitt1 que c'e/ prcism5t le sy/me que je rep\sse3 le pr9cipe du droit pur1 rig\reux1 de ce droit t]rible que le ,roma9 comp>ait une pe dga9e1 jus /rictum1 et qui rgit entre eux les individus d'un mme sexe1 n'tant pas le mme que celui qui g\v]ne les rapports entre individus de sexes diffr5ts4 ,quel e/ ce pr9cipe1 diffr5t de la ju/ice1 et qui cep5dant n'exi/]ait pas sans la ju/ice3 que t\s les hommes s5t5t au fond de l'me et dont v\s autres femmes ne v\s d\tez seulem5t pas8 ,e/ ce l'am\r8 pas davantage444 ,je v\s le laisse dev9]4 ,et si votre pntration russit dbr\ill] ce my/re1 je cons5s1 ,madame1 v\s sign] un c]tificat de gnie2 ,et eris mihi magnus ,apollo4 ,mais alors v\s m'aurez donn ga9 de cause4 ,voil1 ,madame1 en quelques lignes1 quelles conclusions je suis p>v5u1 et que la lecture de votre livre ne modifi]a srem5t pas4 ,cep5dant1 comme t\te =ce il e/ possible que vos obs]vations p]sonnelles v\s ai5t m5e des rsultats diamtralem5t contraires1 la bonne foi du dbat1 le respect de nos lecteurs et de n\s-mmes exig5t qu'avant d'entam] la controv]se1 communication rciproque soit faite entre n\s de t\tes les pices recueillies4 ,v\s p\rrez pr5dre connaissance des mi5nes4 ,une autre condition1 que je v\s supplie1 ,madame1 de pr5dre en bonne "p1 et dont1 s\s aucun prtexte1 je ne sairaos me dp>tir1 c'e/ que v\s *oisirez un p>ra94 ,v\s ne v\lez pas1 v\s v\s tes cet g>d prononce n]giquem5t1 que dans une discussion aussi srieuse votre adv]saire fasse le mo9dre sacrifice la galant]ie2 et v\s avez raison4 ,mais moi1 ,madame1 qui suis si lo9 d'admettre vos prt5tions1 je ne puis a9si me donn] quittance de ce que prescrit env]s les dames la civilit virile et honnte2 et comme je me propose1 d'ailleurs1 de v\s faire s]vir de sujet d'expri5ce2 comme1 aprs avoir fait1 p\r l'in/ruction de mes lecteurs1 l'autopsie intellectuelle et morale de c9q ou six femmes du plus gr& mrite1 je compte faire aussi la vtre1 v\s concevez qu'il m'e/ de t\te impossibilit d'argum5t] sur v\s1 de v\s1 avec v\s1 sans m'expos] *aque mot viol] t\tes les bi5sances4 ,je compr5ds1 ,madame1 qu'une p>eille condition v\s *agr9e3 c'e/ un dsavantage de votre position qu'il v\s faut c\rageusem5t subir4 ,v\s tes dem&eur1 et1 comme femme1 v\s v\s prt5dez tyrannise4 ,p>aissez donc devant le tribunal de l'incorruptible op9ion avec cette *ane de tyrannie qui v\s indigne1 et qui1 selon moi1 n'exi/e que dans le drglem5t de votre imag9ation4 ,v\s n'en s]ez que plus intressante4 ,aussi bi5 v\s v\s moqu]iez de moi1 si1 t&is que je s\ti5s la prpot5ce de l'homme1 je comm5ais1 en disputant de pair compagnon avec v\s1 p> v\s accord] l'galit de la femme6 ,v\s n'avez pas compt1 j'imag9e1 que je tomb]ais dans cette inconsqu5ce4 ,les *ampions1 du re/e1 ne v\s manqu]ont pas4 ,et je n'att5ds pas mo9s que ceci de votre c\rtoisie1 madame3 celui que v\s me *oisirez p\r antagoni/e1 qui devra sign] et affirm] t\s vos articles1 assum] la responsabilit de vos dits et contr$its1 s]a digne de v\s et de moi2 tel1 enf91 que je n'aurai pas le droit de me pla9dre que v\s m'avez jet un homme de paille4 ,ce qui m'a le plus surpris1 depuis que cette hypo?se de l'galit des sexes1 r5\vele des ,grecs comme tant d'autres1 s'e/ produite p>mi n\s1 a t de voir qu'elle comptait p>mi ses p>tisans presque autant d'hommes que de femmes4 ,j'ai longtemps *]* la raison de cette biz>r]ie1 que j'attribuais d'abord au zle *eval]esque3 je crois1 auj\rd'hui1 l'avoir tr\ve4 ,elle n'e/ pas l'avantage des *evali]s4 ,je s]ais heureux1 ,madame1 p\r eux et p\r v\s1 qu'il ressortt de cet exam5 sol5nel que les n\veaux mancipateurs de la femme sont les gnies les plus hauts1 les plus l>ges1 les plus progressifs1 s9on1 les plus mles1 du sicle4 ,v\s dites1 ,madame1 que les femmes ont un faible p\r les batailleurs4 ,c'e/ sans d\te cause de cela que v\s m'avez f\aill d'importance3 ,qui aime bi5 *tie bi54--,j'avais trois ans et demi qu& ma mre1 p\r se db>rass] de moi1 m'envoya *ez la matresse d'cole du qu>ti]1 une excell5te fille1 qu'on appelait la ,madelon4 ,un j\r1 p\r quelque sottise1 la ,madelon me m5aa de me donn] le f\et4 ,a ce mot1 j'entrai en fureur1 je lui arra*ai son m>t9et et le lui jetai la figure4 ,j'ai t\j\rs t un sujet dsobissant4 ,j'aim]ais autant1 madame1 ne pas v\s voir pr5dre vis--vis de moi ces airs de f\ette-coco1 qui ne vont plus un homme sur le ret\r2 mais je laisse cela votre discrtion4 ,frappez1 r$\blez1 ne me mnagez pas2 et s'il m'arrivait de regimb] contre la frule1 croyez1 ,madame1 que je n'en suis pas mo9s votre affectionn s]viteur et compatriote4 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 ,a mon t\r1 repr5ant la p>ole dans le numro de fvri] de la mme anne1 je rpondis ,m4 ,pr\dhon3 ,il m'e/ int]dit1 monsieur1 de rpondre votre lettre sur le ton peu conv5able que v\s avez cru p\voir pr5dre env]s moi3 ,p> respect p\r la gravit de mon sujet2 ,p> respect p\r nos lecteurs2 ,p> respect p\r moi-mme4 ,v\s v\s tr\vez mal l'aise dans le c]cle de ,popilius qu'a trac aut\r de v\s la ma9 d'une femme2 t\t le monde le compr5d1 moi comme les autres4 ,mal arm p\r la df5se1 plus mal arm peut-tre p\r l'attaque1 v\s v\driez bi5 *app]1 et je le conois de re/e2 votre habilet de tactici5 e/ en pure p]te3 v\s ne sortirez du c]cle fatal que va9cu1 soit p> moi1 soit p> v\s1 si v\s av\ez votre faiblesse sur le po9t en litige1 en cont9uant de refus] une discussion s\s des prtextes drisoires2 soit enf9 p> l'op9ion publique1 qui v\s octroi]a votre c]tificat d'inconsqu5ce1 le mo9s dsirable de t\s p\r un dialectici54 ,ceci bi5 ent5du1 je dois v\s dire que je suis p]sonnellem5t satisfaite que v\s attaquiez1 dans le droit des femmes1 la cause de la ju/ice et du progrs4 ,c'e/ p\r cette cause un gage de succs3 v\s avez t\j\rs t fatal t\t ce que v\s avez v\lu s\t5ir4 ,il e/ vrai que votre attitude dans cette "q fait de v\s l'alli du dogmatisme moy5 ge2 il e/ vrai que les reprs5tants (ficiels de ce dogmatisme s'emp>5t1 l'heure qu'il e/1 de vos argum5ts et de votre nom p\r ma9t5ir leur influ5ce sur les femmes1 et1 p> elles1 sur les hommes et sur les enfants1 et cela p\r re/aur] le pass1 t\ff] l'av5ir4 ,e/-ce votre int5tion8 ,je ne le crois pas4 ,a mes yeux1 v\s tes un dmolisseur1 un de/ructeur1 *ez lequel l'in/9ct emporte p>fois l'intellig5ce et qui il drobe la vue nette des consqu5ces de ses crits3 nature de lutte1 il v\s faut des adv]saires2 et1 faute d'ennemis1 v\s frappez cruellem5t sur ceux qui combatt5t dans les mmes rangs que v\s4 ,dans t\s vos crits on s5t que la seconde ducation1 celle que donn5t le respect et l'am\r de la femme1 v\s a compltem5t manqu4 ,v5ons votre lettre4 ,v\s me repro*ez d'avoir fait qu>ante p>alogismes3 il fallait au mo9s en cit] un4 ,cep5dant voyons4 ,v\s dites3 entre l'homme et la femme il y a une sp>ation de mme nature que celle que la diffr5ce de race met entre les animaux4 ,la femme1 p> nature et p> de/9ation1 n'e/ ni associe1 ni citoy5ne1 ni fonctionnaire4 ,elle n'e/1 jusqu' son m>iage1 qu'appr5tie dans l'ateli] social1 t\t au plus s\s-matresse2 elle e/ m9eure dans la famille et ne fait po9t p>tie de la cit4 ,v\s ne concevez pas p\r elle de de/9e hors du mnage3 elle ne peut tre que mnagre ou c\rtisane4 ,elle e/ incapable de se connatre et de se rgir4 ,faire un p>alogisme1 c'e/ tre ct de la "q2 or1 tais-je ct de la "q en v\s disant3 ,p\r que t\s ces p>adoxes devi5n5t vrits1 v\s avez pr\v]3 ,que l'homme et la femme ne sont pas de la mme race2 ,qu'ils peuv5t se reproduire sp>m5t2 ,que leur produit commun e/ un mtis ou un mulet2 ,que la diffr5ce de races correspond la diffr5ce de droits4 ,v\s avez n\s dire ce que c'e/ qu'une association1 ce que c'e/ qu'une nature citoy5ne ou fonctionnaire4 ,v\s avez pr\v] que la femme e/ mo9s utile que l'homme dans la socit2 ,qu' l'heure qu'il e/1 elle e/ ncessairem5t mnagre qu& elle n'e/ pas c\rtisane2 ,qu'elle e/ dnue d'intellig5ce1 qu'elle ne sait ri5 rgir4 ,v\s prt5dez que la femme n'a pas le droit de dem&] p\r elle une ju/ice spciale4 ,quel p>alogisme ai-je commis1 en v\s faisant rem>qu] que ce n'e/ pas elle mais v\s qui la dem&ez1 puisque v\s posez en pr9cipe l'9galit des sexes devant le droit huma98 ,t\t ce que v\s dites relativem5t la prt5due infriorit de la femme et les consqu5ces que v\s en tirez s'appliquant aux races huma9es infrieures la ntre1 il me s]ait bi5 facile de dmontr] que les consqu5ces de vos pr9cipes sont le rtablissem5t de l'esclavage4 ,le plus p>fait a le droit d'exploit] son pr(it le plus faible1 au lieu d'tre son ducateur444 ,admirable doctr9e1 ,monsieur1 ple9e d'intellig5ce du progrs1 ple9e de gnrosit6 ,je v\s en fais mon trs s9cre complim5t4 ,v\s dites que le travail spcialis e/ le gr& mancipateur de l'individualit huma9e2 que le travail1 la consci5ce1 la lib]t1 la raison ne tr\v5t qu'en eux leur raison d'tre et d'agir2 que ces =ces pures con/itu5t la p]sonne huma9e qui e/ sacre4 ,v\s posez en pr9cipe que la loi e/ la mme p\r t\s2 en sorte que1 p\r tablir des exceptions1 il faudrait pr\v] que les individus excepts sont au dessus ou au dess\s de l'espce huma9e4 ,v\s dites que la balance sociale e/ l'galisation du =t et du faible2 que t\s ont les mmes droits1 non p> ce qui les diffr5cie1 mais p> ce qui leur e/ commun1 la qualit d'tres huma9s4 ,ai-je fait des p>alogismes en v\s disant3 ,alors v\s ne p\vez1 en raison de sa faiblesse et mme d'une infriorit suppose1 exclure la femme de l'galit de droit3 vos pr9cipes v\s l'int]dis5t1 mo9s que v\s ne pr\viez3 ,qu'elle e/ au dessus ou au dess\s de l'espce huma9e1 qu'elle n'en fait pas p>tie2 ,qu'elle e/ dp\rvue de consci5ce1 de ju/ice1 de raison2 qu'elle ne travaille pas1 qu'elle n'excute pas des travaux spcialiss4 ,il e/ vid5t1 ,monsieur1 que votre doctr9e sur le droit gnral e/ en contradiction avec votre doctr9e sur le droit de la femme2 il e/ vid5t que v\s tes trs inconsqu5t et que1 quelque habile que v\s soyez1 v\s ne p\vez sortir de cet emb>ras4 ,dans ce que v\s appelez une rponse1 il y a quelques passages qui val5t la pe9e qu'on s'y arrte4 ,v\s v\s dem&ez ce qui p\sse les plus braves1 les plus di/+ues d'entre n\s un assaut contre la suprmatie pat]nelle et m>itale4 ,v\s ne compr5ez pas le m\vem5t1 c> v\s auriez dit la suprmatie mascul9e4 ,a mon t\r je v\s dem&e3 ,qu'e/-ce qui aurait p\ss ,m4 ,pr\dhon1 esclave roma91 pr5dre le rle de ,sp>tacus8 ,qu'e/-ce qui aurait p\ss ,m4 ,pr\dhon1 s]f fodal1 organis] une ,jacqu]ie8 ,qu'e/-ce qui aurait p\ss ,m4 ,pr\dhon1 esclave noir1 dev5ir un ,t\ssa9t-,l\v]ture8 ,qu'e/-ce qui aurait p\ss ,m4 ,pr\dhon1 s]f russe1 pr5dre le rle de ,p\tga*ef8 ,qu'e/-ce qui aurait p\ss ,m4 ,pr\dhon1 b\rgeois de #hi1 r5v]s] les privilges de la noblesse et du cl]g8 ,qu'e/-ce qui p\sse ,m4 ,pr\dhon444 mais je ne veux pas faire d'actualit4 ,qu'aurait rpondu ,m4 ,pr\dhon t\s les possesseurs de prrogatives1 de suprmatie1 qui ne manquai5t pas de s'adress]1 eux aussi1 cette nave dem&e3 ,ah a6 que n\s veut donc ce vil esclave1 cet indigne s]f1 cet audacieux et /upide b\rgeois8 ,a laquelle de nos facults1 de nos v]tus1 de nos prrogatives en veut-il8 ,e/-ce le cri de sa nature outrage ou une ab]ration de son ent5dem5t8 ,la rponse que se f]a ,m4 ,pr\dhon e/ celle que lui f]ont t\tes les femmes majeures4 ,il y a dans le c]veau de la femme1 dites-v\s1 un organe que l'esprit mle e/ seul capable de faire fonctionn]4 ,r5dez donc la sci5ce le s]vice de le lui indiqu] et de dmontr] son mode de fonctionnem5t4 ,quant l'autre organe dont v\s p>lez1 c'e/ sans d\te son in]tie qui l'a fait df9ir p> quelques-uns3 p>vum animal furibondum1 octo ligam5tis alligatum4 ,avant de *oisir p\r preuves de vos ass]tions des faits anatomiques et physiologiques1 consultez un mdec9 in/ruit3 voil ce que v\s conseille non seulem5t ma sagacit ob/tricale1 mais aussi ma sagacit mdicale4 ,v\s m'(frez de me communiqu] vos obs]vations directes et positives4 ,quoi6 ,monsieur1 en quelques sema9es il v\s a t possible de f\ill] dans les pr(ondeurs de l'organisation sa9e et malade6 de p>c\rir t\t le ddale des fonctions engages dans la "q6 ,c'e/ plus qu'une m]veille3 malgr t\te ma bonne volont1 je ne puis y croire1 mo9s que v\s ne pr\viez que v\s tes un rvlateur en communication avec un ,dieu quelconque4 ,v\lez-v\s que je v\s dise t\te ma p5se8 ,c'e/ que v\s n'avez tudi les *oses ni directem5t ni indirectem5t1 et que c'e/ moi qu'il app>ti5t de v\s dire que v\s ne connaissez pas la femme2 que v\s ne savez pas le premi] mot de la "q4 ,vos c9q ou six autopsies1 purem5t intellectuelles et morales1 ne pr\v5t qu'une *ose3 votre inexpri5ce en physiologie4 ,v\s avez pris navem5t le scalpel de votre imag9ation p\r celui de la sci5ce4 ,a propos d'autopsie1 v\s me dites que v\s att5dez l'ouvrage que j'ai promis1 p\r faire la mi5ne4 ,il s]ait sans d\te =t honorable p\r moi d'tre t5due sur votre table de dissection1 en aussi bonne compagnie que celle que v\s me promettez1 mais l'in/ruction de mes futurs lecteurs ne me p]met pas de gt] cette satisfaction4 ,je ne mettrai s\s presse que qu& votre propre ouvrage aura p>u1 c>1 moi aussi1 je me propose de faire votre autopsie3 dissquez-moi donc ma9t5ant2 je v\s promets de mon ct que je m'en acquitt]ai consci5cieusem5t1 proprem5t et dlicatem5t4 ,la femme1 dites-v\s1 plus faible que l'homme quant la =ce musculaire1 ne lui e/ pas mo9s infrieure quant la ,,puissance ,,indu/rielle1 ,,arti/ique1 ,,philosophique ,,et ,,morale2 en sorte que1 si la condition de la femme dans la socit doit tre rgle1 a9si que je le rclame p\r elle1 p> la mme ju/ice que la condition de l'homme1 c'e/ f9i d'elle3 elle e/ esclave4 ,homme t]rible1 v\s s]ez donc t\j\rs inconsqu5t1 t\j\rs en contradiction avec v\s-mme et avec les faits6 ,quelle e/ la base du droit p\r v\s8 ,la simple qualit d'tre huma93 t\t ce qui di/+ue les individus disp>at devant le droit4 ,eh bi56 lors mme qu'il s]ait vrai que les femmes fuss5t infrieures aux hommes1 s'ensuivrait-il que leurs droits ne fuss5t pas les mmes8 ,d'aprs v\s1 pas le mo9s du monde si elles font p>tie de l'espce huma9e4 ,il n'y a pas deux ju/ices1 il n'y en a qu'une2 il n'y pas deux droits1 il n'y en a qu'un1 dans le s5s absolu4 ,la reconnaissance et le respect de l'autonomie individuelle dans le plus infime des tres huma9s1 aussi bi5 que dans l'homme et la femme de gnie1 telle e/ la loi qui doit prsid] aux relations sociales2 faut-il que ce soit une femme qui v\s le dise6 ,voyons ma9t5ant ce que vaut votre srie homme et femme4 ,quant la reproduction de l'espce1 ils =m5t srie2 ceci e/ hors de conte/e4 ,quant au re/e1 =m5t-ils srie8 ,non4 ,si c'tait une loi que la femme ft musculairem5t plus faible que l'homme1 la plus =te des femmes s]ait plus faible que l'homme le mo9s =t3 or1 les faits dmontr5t j\rnellem5t le contraire4 ,si c'tait une loi que les femmes fuss5t infrieures aux hommes en puissance indu/rielle1 la plus puissante des femmes en indu/rie s]ait infrieure l'homme le mo9s =t3 or les faits dmontr5t j\rnellem5t qu'il y a des femmes trs bonnes indu/rielles1 trs bonnes adm9i/ratrices2 des hommes trs ineptes et inaptes dans ce mode d'activit4 ,si c'tait une loi que les femmes fuss5t infrieures aux hommes en puissance arti/ique1 la meilleure arti/e s]ait infrieure au mo9dre des arti/es mles3 or les faits n\s dmontr5t j\rnellem5t le contraire2 il y a plus de gr&es tragdi5nes que de gr&s tragdi5s1 beauc\p d'hommes sont des mazettes en musique et en pe9ture1 beauc\p de femmes sont1 au contraire1 rem>quables s\s ces deux rapports1 etc41 etc4 ,que rsulte-t-il de t\t cela8 ,que votre srie e/ fausse1 puisque les faits la dtruis5t4 ,comm5t l'avez-v\s =me8 ,voil ce qu'il e/ curieux d'tudi]4 ,v\s avez *oisi quelques hommes rem>quables2 et1 p> un procd d'ab/raction commode1 v\s avez vu en eux t\s les hommes1 mme les crt9s2 v\s avez ensuite pris quelques femmes1 sans t5ir compte le mo9s du monde des diffr5ces de culture1 d'in/ruction1 de milieu1 et v\s les avez comp>es aux hommes m95ts1 avec le so9 d'oubli] celles qui v\s aurai5t gn2 puis1 concluant du p>ticuli] au gnral1 crant deux entits1 v\s avez conclu4 ,s+ulire manire de raisonn]1 en vrit4 ,v\s tes tomb dans la manie d'impos] des rgles la nature au lieu d'tudi] les si5nes1 et v\s avez mrit que je v\s appliquasse vos propres p>oles3 ,la plup>t des ab]rations et *imres philosophiques sont v5ues de ce qu'on attribue aux sries logiques une ralit qu'elles n'ont pas2 et l'on s'e/ ef=c d'expliqu] la nature de l'homme p> des ab/ractions4 ,et encore si c'tait au pr(it de vos doctr9es sur les bases du droit1 cela p\rrait se compr5dre2 mais c'e/ p\r les r5v]s]6 ,v\s v\s trans=mez en sphynx p\r me propos] une nigme4 ,quel e/ le droit1 dites-v\s1 qui n'e/ pas la ju/ice1 et qui cep5dant n'exi/]ait pas sans elle1 qui prside aux relations des deux sexes1 le jus /rictum ne rgissant que les individus du mme sexe8 ,si v\s le dev9ez1 v\s m'aurez donn ga9 de cause4 ,il n'e/ pas ncessaire d'tre le gr& ,apollon p\r dev9] que c'e/ le droit de grce1 de misricorde1 env]s un infrieur qui n'e/ pas arm du droit /rict4 ,si j'ai bi5 dev91 v\s avez t\t simplem5t fait une ptition de pr9cipe en supposant rsolu prcism5t ce que je conte/e4--,je s\ti5s qu'il n'y a qu'un droit1 qu'un seul droit prside aux relations des individus et des sexes1 et que le droit de misricorde e/ du doma9e du s5tim5t4 ,v\s dsirez qu'il soit pr\v que les n\veaux mancipateurs de la femme sont les gnies les plus hauts1 les plus l>ges et les plus progressifs du sicle4 ,rj\issez-v\s1 ,monsieur1 votre s\hait e/ accompli3 une simple comp>aison entre eux et leurs adv]saires v\s le pr\v]a4 ,les mancipateurs1 pr5ant la femme au b]ceau de l'humanit1 la voi5t l5tem5t m>*] v]s l'mancipation civile4 ,intellig5ts disciples du progrs1 ils veul5t1 en lui t5dant une ma9 frat]nelle1 l'aid] remplir sa de/9e4 ,les non-mancipateurs1 niant la loi hi/orique1 mconnaissant le m\vem5t progressif et p>allle du prolt>iat1 de la femme et de l'indu/rie v]s l'affran*issem5t1 veul5t rep\ss] la femme bi5 au del du moy5 ge1 jusqu' ,romulus et aux patri>*es bibliques4 ,les mancipateurs1 croyant l'autonomie individuelle1 la respectant1 et reconnaissant que la femme en a une1 veul5t l'aid] la conqurir4 ,jugeant du beso9 qu'un tre libre a de la lib]t1 p> le beso9 qu'ils en ont eux-mmes1 ils sont consqu5ts4 ,les non-mancipateurs1 aveugls p> l'orgueil1 p]v]tis p> un am\r aussi effrn qu'in9tellig5t de dom9ation1 ne veul5t la lib]t que p\r eux4 ,ces g/es1 si ombrageux contre ce qui m5ace la leur1 veul5t que la moiti de l'espce huma9e soit dans leurs f]s4 ,les mancipateurs ont assez de cur et d'idal p\r dsir] une compagne avec laquelle ils puiss5t faire *ange de s5tim5ts et de p5ses2 qui puisse les amlior] s\s quelques rapports1 et tre amliore p> eux s\s d'autres3 ils aim5t et respect5t la femme4 ,les non-mancipateurs1 sans idal1 sans am\r1 ass]vis leurs s5s1 leur orgueil1 mpris5t la femme2 ne veul5t avoir en elle qu'une femelle1 une s]vante1 une ma*9e produire des petits4 ,ce sont des mles1 ce ne sont pas encore des hommes4 ,les mancipateurs veul5t le p]fectionnem5t de l'espce huma9e s\s le triple po9t de vue physique1 intellectuel et moral3 ils sav5t qu'on n'amliore pas les races sans *oisir et r5dre les mres plus p>faites4 ,les non-mancipateurs ont bi5 autre *ose en tte1 ma foi1 que l'amlioration de l'espce3 que leurs enfants soi5t in9tellig5ts1 m*ants1 laids1 dif=mes2 ils song5t bi5 mo9s cela qu' tre les matres4 ,sont-ils assez physiologi/es p\r avoir seulem5t song que les facults dp5d5t de l'organisation1 que l'organisation e/ modifiable1 que les modifications se transmett5t1 que la femme a une imm5se "p dans cette transmission1 une "p peut-tre plus gr&e que l'homme8 ,qu'il e/ donc ess5tiel de la mettre en tat de remplir cette gr&e fonction de la manire la plus utile l'humanit4 ,les mancipateurs veul5t que l'humanit m>*e en avant1 qu'elle n'oscille plus entre le pass et l'av5ir2 ils sav5t quelle e/ l'influ5ce des femmes d'abord sur les enfants1 puis sur les hommes2 ils sav5t que la femme ne peut s]vir le progrs que si elle y tr\ve son compte2 qu'elle ne l'y tr\v]a que p> la lib]t2 qu'elle ne l'aim]a que si son intellig5ce s'lve p> l'tude1 que si son cur se purifie des petits gsmes de famille p> l'am\r prdom9ant de la gr&e famille huma9e4 ,comme ils veul5t s9crem5t le b1 ils veul5t s9crem5t les moy5s3 tant que la moiti du g5re huma9 travaill]a comme elle le fait dtruire l'difice con/ruit p> quelques membres de l'autre moiti2 tant qu'une moiti du g5re huma91 celle qui g\v]ne occultem5t l'autre1 aura la face t\rne v]s le pass1 les jalons qui indiqu5t l'av5ir s]ont m5acs d'tre arra*s4 ,faites-v\s un crime aux mancipateurs de le compr5dre1 de v\loir conjur] le pril1 et faites-v\s une v]tu aux non-mancipateurs du sot orgueil qui leur met une cat>acte sur les yeux8 ,encore quelques mots et j'aurai f9i4 ,v\s aim]iez autant1 me dites-v\s1 que je ne prisse po9t avec v\s des airs de ,f\ette-,coco4 ,je le crois sans pe9e4 ,mais1 avez-v\s bi5 le droit de v\s en pla9dre1 v\s qui v\s tes con/itu le ,pre-,f\etteur des conomi/es et des sociali/es8 ,je n'irai jamais env]s v\s jusqu'o v\s tes all env]s eux4 ,il faut que v\s pr5iez votre p>ti de ma =me brusque1 quelquefois dure4 ,je suis implacable l'g>d de ce qui me p>at faux et inju/e2 et1 fussiez-v\s mon frre1 je ne v\s combattrais p> mo9s prem5t3 avant t\t li5 de cur et de famille1 doiv5t pass] l'am\r de la ju/ice et celui de l'humanit4 ,je dois ma9t5ant mes lecteurs et v\s1 ,monsieur1 l'expos de la ?se que j'entrepr5ds de s\t5ir3 c> le mot mancipation des femmes a t et e/ encore bi5 div]sem5t int]prt4 ,devant le droit1 l'homme et la femme sont gaux1 soit qu'on admette l'galit de facults1 soit qu'on la rep\sse4 ,mais p\r qu'une vrit soit utile1 il faut qu'elle convi5ne au milieu dans lequel on veut l'introduire4 ,le droit absolu tant reconnu1 re/e la pratique4 ,dans la pratique1 je vois deux sortes de droits3 la femme e/ mre p\r l'ex]cice de l'un d'eux2 mais je reconnais que la pratique du second s]ait dang]euse actuellem5t p> suite de l'ducation que la plup>t d'entr'elles ont reue4 ,v\s me compr5ez sans qu'il soit ncessaire que je m'explique plus clairem5t dans une ,revue qui doit s'int]dire les matires sociales et politiques4 ,recevez1 ,monsieur1 l'assurance de ma p>faite considration4 ,les directeurs de la ,revue m'ayant prv5ue que mon adv]saire refusait de cont9u] la polmique1 je rsumai a9si son ,cr$o sur les droits et la nature de la femme dans la ,revue de m>s #aheg3 ,a ,,mm4 les directeurs de la ,revue philosophique et religieuse4 ,messieurs1 ,v\s me prv5ez que ,m4 ,pr\dhon ne veut pas rpondre aux que/ions que je lui ai poses2 je n'ai ni les moy5s ni la volont de l'y contra9dre4 ,je ne re*]*]ai pas les motifs de sa dt]m9ation2 je n'ai p\r le mom5t qu' enregi/r] son ,cr$o1 qui peut se rsum] a9si3 ,je crois qu'entre l'homme et la femme il y a une sp>ation de mme nature que celle que la diffr5ce de race met entre les animaux2 ,je crois que1 p> nature et p> de/9ation1 la femme n'e/ ni associe1 ni fonctionnaire1 ni citoy5ne2 ,je crois que1 dans l'ateli] social1 elle n'e/1 jusqu' son m>iage1 qu'appr5tie1 t\t au plus s\s-matresse2 ,je crois qu'elle e/ m9eure dans la famille1 l'art1 la sci5ce1 l'indu/rie1 la philosophie1 et qu'elle n'e/ ,,ri5 dans la cit2 ,je crois qu'elle ne peut tre que mnagre ou c\rtisane2 ,je crois qu'elle e/ incapable de se connatre et de se rgir2 ,je crois f]mem5t que la base de l'galit des droits e/ dans la simple qualit d'tre huma92 or1 la femme ne p\vant avoir des droits gaux ceux de l'homme1 j'affirme qu'elle n'app>ti5t pas l'espce huma9e4 ,m4 ,pr\dhon s5t-il combi5 son ,cr$o e/ en opposition avec la sci5ce1 avec les faits1 avec la loi du progrs1 avec les t5dances de notre sicle1 et n'ose-t-il t5t] de le ju/ifi] p> des preuves8 ,s5t-il que ce ,cr$o le classe p>mi les fauteurs du dogmatisme du moy5 ge1 et recule-t-il devant une telle responsabilit8 ,s'il en tait a9si1 je le l\]ais de son prud5t sil5ce1 et mon plus vif dsir s]ait qu'il le g>dt t\j\rs sur la "q qui n\s divise4 ,p\r trait] un sujet il faut l'aim] et le compr5dre2 je n'os]ais dire que ,m4 ,pr\dhon n'aime pas la femme1 mais ce que j'affirme1 c'e/ qu'il ne la compr5d pas3 il ne voit en elle que la femelle de l'homme2 son organisation p>ticulire p>at le r5dre impropre l'exam5 d'un tel sujet4 ,m4 ,pr\dhon1 dans l'ouvrage qu'il prp>e1 promet de trait] la "q du rle et des droits de la femme2 si sa doctr9e a p\r base les affirmations p>adoxales de son ,cr$o1 j'espre qu'il pr5dra1 cette fois1 la pe9e de les appuy] au mo9s sur des semblants de preuves que j'exam9]ai avec t\te l'att5tion dont je suis capable4 ,m4 ,pr\dhon1 reculant devant la discussion1 ne peut *app] ma critique4 ,agrez1 ,messieurs1 etc4 ,les deux tudes de ,m4 ,pr\dhon ne sont que le dveloppem5t de ce ,cr$o4 ,j'ai promis de dissqu] l'auteur1 a9si vais-je faire4 ,qu'on ne me repro*e pas d'tre impitoyable2 ,m4 ,pr\dhon l'a mrit2 ,qu'on ne me repro*e pas d'tre une ma*9e raisonnem5t2 avec un tel adv]saire1 on ne doit tre que cela4 ,qu'on ne me repro*e pas d'tre brutale2 ,m4 ,pr\dhon s'e/ montr l'g>d des femmes1 mme des plus illu/res1 d'une brutalit et d'une inju/ice qui dpass5t t\tes les bornes4 ,si je suis brutale1 je m'ef=c]ai1 moi1 de ne pas tre inju/e4 ,p\r la commodit des lecteurs et la plus facile comprh5sion de mon exposition et de ma critique1 je divis]ai ce travail en plusieurs p>agraphes4 ,i ,eh bi56 ,monsieur ,pr\dhon1 v\s avez v\lu la gu]re avec les femmes6444 ,gu]re v\s aurez4 ,v\s avez crit1 non sans raison1 que les ,comtois sont une race ttue3 or je suis votre compatriote2 et comme la femme p\sse gnralem5t plus lo9 que l'homme les qualits et les dfauts1 je v\s dis3 ttu1 ttue et demie4 ,j'ai lev le drapeau s\s lequel s'abrit]ont un j\r vos filles1 si elles sont dignes du nom qu'elles port5t2 je le ti5drai d'une ma9 f]me1 et ne le laiss]ai jamais abattre2 contre vos p>eils1 j'ai un cur et des griffes de lionne4 ,v\s dbutez p> dire que v\s ne v\liez po9t trait] de l'galit des sexes1 mais qu'une demi d\za9e d'insurges1 aux doigts ta*s d'encre1 v\s ayant mis un dfi d'os] tir] la "q au clair1 v\s tablirez sur faits et pices l',,inf,,riorit ,,physique1 ,,intellectuelle ,,et ,,morale ,,de ,,la ,,femme2 que v\s pr\v]ez que son mancipation e/ la mme *ose que sa pro/itution2 et pr5drez en ma9 sa df5se contre les divagations de quelques impures que le p* a r5dues folles 7#c;e volume1 p4 #ccg74 ,moi seule1 v\s enf]mant dans un c]cle de contradictions1 ai os v\s dfi] de tir] la "q au clair3 je rsume donc en moi les quelques impures que le p* a r5dues folles4 ,de semblables outrages ne peuv5t m'atte9dre1 ,monsieur2 l'e/ime1 la considration1 l'amiti prcieuse d'hommes et de femmes m9emm5t recomm&ables1 suffis5t rduire nant d'indignes ins9uations4 ,aussi ne les relv]ais-je pas1 tant elles m'inspir5t de dda91 si je n'avais v\s dire que le temps e/ pass o l'on p\vait espr] t\ff] la voix d'une femme en attaquant sa puret4 ,si1 l'homme qui rclame ses droits et veut en pr\v] la lgitimit1 v\s ne dem&ez pas s'il e/ probe1 *a/e1 etc42 la femme qui fait la mme rev5dication1 v\s n'avez pas le dem&] davantage4 ,j'aurais donc le malheur d'tre ce qu'il y a de pire au monde s\s le rapport de la *a/et1 que cela n'amo9drirait nullem5t la valeur de ma rev5dication4 ,je rpugne t\te ju/ification2 mais je dois la sa9te cause que je df5ds1 je dois mes amis de v\s dire que l'ducation morale que m'a donne ma sa9te et regrettable mre1 des tudes sci5tifiques et philosophiques srieuses1 des occupations cont9uelles m'ont ma9t5ue dans ce qu'on appelle vulgairem5t la bonne voie1 et ont aff]mi l'horreur que j'pr\ve p\r t\te tyrannie1 qu'elle s'appelle homme ou tempram5t4 ,v\s accusez votre biographe d'avoir commis une indignit en dirigeant une ins9uation contre une femme1 p>ce que cette femme e/ la vtre2 quelle indignit ne commettez-v\s pas v\s-mme en en outrageant plusieurs8 ,et si v\s blmez ceux qui calomni5t les murs de ,m4 ,pr\dhon1 p>ce qu'il n'e/ pas de leur avis1 de quel il croyez-v\s qu'on reg>de vos ins9uations calomnieuses contre des femmes p>ce qu'elles ne p5s5t pas comme v\s8 ,v\s prt5dez que n\s n'avons plus de murs1 p>ce que n\s manquons de respect la dignit d'autrui3 qui donc plus que v\s1 ,monsieur1 a donn ce dte/able exemple8 ,v\s qui v\s dites *ampion des pr9cipes de #hi1 quels hommes et quelles femmes attaquez-v\s8 ,ceux et celles qui sont diffr5ts degrs1 div]s po9ts de vue dans le c\rant de ces pr9cipes4 ,votre colre n'a po9t de bornes contre ,g4 ,s&1 notre gr& prosateur1 l'auteur des bullet9s de la rpublique de #dh4 ,v\s dprciez ,mme de ,/al1 que v\s n'avez pas lue1 et qui tait plus avance que la plup>t des criva9s mles de son poque4 ,deux *afauds se dress5t1 deux femmes y mont5t3 ,mme ,rol& et ,m>ie-,anto9ette4 ,ce n'e/ pas moi1 femme1 qui jett]ai l'insulte la re9e dcapite1 m\rant avec dignit1 avec c\rage2 non1 devant le billot je m'incl9e et j'essuie mes l>mes1 quelle que soit la tte qui vi5ne s'y pos]4 ,mais enf9 ,m>ie-,anto9ette m\rait victime des fautes que lui avait fait commettre son ducation pr9cire contre les pr9cipes n\veaux1 t&is que ,mme ,rol&1 la *a/e et noble femme1 m\rait p\r la rvolution et m\rait en la bnissant4 ,d'o vi5t que v\s saluez la re9e de vos sympa?ies et que v\s n'avez1 p\r la rvolutionnaire1 que des p>oles de blme et de dda98 ,et les hommes qui app>ti5n5t au gr& p>ti de l'av5ir1 comm5t les traitez-v\s8 ,les ,girond9s1 femmel9s2 ,robespi]re et ses adhr5ts1 ca/rats2 ,le d\x ,b]n>d9 de ,sa9t-,pi]re1 femmel92 ,m4 ,leg\v et ceux qui p5s5t comme lui sur l'mancipation des femmes1 femmel9s2 ,m4 de ,gir>d91 absurde2 ,brang]1 pitoyable auteur et femmel92 ,jean-,jacques1 non seulem5t le pr9ce des femmel9s1 mais le plus gr& ennemi du peuple et de la rvolution1 lui qui e/ videmm5t le pr9cipal auteur de notre rvolution franaise4 ,n'e/-il pas p]mis de v\s dem&]1 ,monsieur1 si v\s tes p\r ou contre la rvolution4 ,m4 ,pr\dhon1 v\s avez p]du vos droits t\t mnagem5t1 puisque v\s ne mnagez pas ceux qui ne v\s ont ni (f5s1 ni provoqu1 ceux qui n'ont po9t prt5du v\s ass]vir3 les hommes ont manqu de c\rage2 ils aurai5t d v\s arrt] lorsque v\s v\s engagiez sur la p5te des p]sonnalits blessantes2 ce qu'ils n'ont pas fait1 je le fais1 moi femme1 qui ne cra9s ni ri5 ni p]sonne que ma consci5ce4 ,m4 ,pr\dhon1 le plus gr& ennemi du peuple1 e/ l'criva9 qui1 f\lant aux pi$s la raison et la consci5ce1 la sci5ce et les faits1 appelle son aide t\tes les ignorances1 t\s les despotismes du pass p\r g>] l'esprit du peuple sur les droits de la moiti de l'espce huma9e4 ,m4 ,pr\dhon1 le plus gr& ennemi de la rvolution1 e/ celui qui la montre aux femmes comme un p\vantail2 qui les dta*e de sa sa9te cause en la confondant avec la ngation de leurs droits2 qui attaque et vilip5de les g5s de progrs2 qui ose enf91 au nom des pr9cipes d'mancipation gnrale1 proclam] l'annihilation sociale et la s]vitude conjugale de t\te une moiti de l'humanit4 ,voil1 ,monsieur1 l'ennemi du peuple et de la rvolution4 ,,ii ,j'en tais l de ma rponse lorsque1 m'tant repose p\r repr5dre hale9e et rfl*ir1 je me calmai4 ,ah a6 me dis-je1 ai-je donc le s5s commun de pr5dre au srieux cette *ose in=me qu'honor5t du nom de ?orie1 de braves g5s que les c\ps de grosse caisse et de tam-tam de ,m4 ,pr\dhon t\rdiss5t tel po9t qu'ils en voi5t des toiles en ple9 midi et le soleil en ple9 m9uit8 ,voyons1 calmons-n\s2 ne donnons pas la *ose plus d'importance qu'elle n'en a2 et puisqu'il faut que j'expose cette *ose mes lecteurs1 faisons-le du ton qui convi5t4 ,laissons ,m4 ,pr\dhon s'expliqu] lui-mme4 ,aussitt cette bonne rsolution prise1 j'voquai ,m4 ,pr\dhon1 et lui dis en t\te humilit3 ,matre1 je vi5s v\s p\r que v\s me disiez ce que c'e/ que la ,femme et aussi un peu ce que c'e/ que l'homme4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,v\s faites bi52 c> moi seul suis capable de v\s r5seign]2 c\tez-moi donc4 ,l'tre huma9 complet1 adquat sa de/9e1 je p>le du physique1 c'e/ le mle qui1 p> sa virilit1 atte9t le plus haut degr de t5sion musculaire et n]veuse que comporte sa nature et sa f91 et p> l le maximum d'action dans le travail et le combat4 ,la femme e/ un ,,dim9utif de l'homme qui il manque un organe p\r dev5ir autre *ose qu'un phbe4 ,elle e/ un rceptacle p\r les g]mes que seul l'homme produit1 un lieu d'incubation comme la t]re p\r le gra9 de bl2 organe in]te p> lui-mme et sans b p> rapport la femme4 ,une semblable organisation44444 prsuppose la subord9ation du sujet4 ,en elle-mme1 je p>le t\j\rs du physique1 la femme n'a pas de raison d'tre3 c'e/ un in/rum5t de reproduction qu'il a plu la nature de *oisir de prfr5ce t\t autre4 ,la femme1 de ce premi] *ef1 e/ infrieure devant l'homme3 une sorte de moy5 t]me entre lui et le re/e du rgne animal4 7#c;e volume3 ,la ,ju/ice1 etc41 p4 #cci47 ,et rem>quez que je ne suis pas seul de mon avis3 ,la femme n'e/ pas seulem5t autre que l'homme1 disait ,p>acelse2 elle e/ autre p>ce qu'elle e/ mo9dre1 p>ce que son sexe con/itue p\r elle une facult de mo9s4 ,l o la virilit manque1 le sujet e/ incomplet2 l o elle e/ te le sujet d*oit4 ,il ne lui manque 7 la femme7 au po9t de vue physique que de produire des g]mes4 ,de mme au po9t de vue de l'intellig5ce la femme a des p]ceptions1 de la mmoire1 de l'imag9ation2 elle e/ capable d'att5tion1 de rflexion1 de jugem5t3 que lui manque-t-il8 ,de produire des g]mes1 c'e/ dire des ides4 7,id4 p4 #ced74 ,or1 suivez bi5 mon raisonnem5t3 tant admis que la =ce compte p\r quelque *ose dans l'tablissem5t du droit 7,id4 p4 #ddb72 tant admis1 d'autre "p1 que la femme e/ un ti]s mo9s =te que l'homme1 elle s]a donc l'homme1 s\s le rapport physique1 comme #b e/ #c4 ,consquemm5t dans l'ateli] social1 la valeur des produits de la femme1 s]a d'un ti]s au dess\s de celle des produits de l'homme2 donc dans la rp>tition des avantages sociaux1 la proportion s]a la mme3 voil ce que dit la ju/ice4 ,l'homme s]a t\j\rs le plus =t et t\j\rs produira le plus1 ce qui veut dire que l'homme s]a le matre et que la femme obira3 dura lex1 s$ lex4 7,id4 p4 #cdb47 ,d'ailleurs1 songez-y1 la femme tombe la *>ge de l'homme p5dant la gs9e2 sa faiblesse physique1 ses infirmits1 sa mat]nit1 l'exclu5t fatalem5t et juridiquem5t de t\te direction politique1 doctr9ale1 indu/rielle 7,id4 p4 #bdc74 ,passons ma9t5ant au second po9t4 ,mais d'abord ret5ez bi5 ceci1 c'e/ que la femme1 comme t\te *ose1 e/ ant9omique2 la femme considre en dehors de l'influ5ce de l'homme1 c'e/ la ?se2 la femme considre s\s l'influ5ce de l'homme1 c'e/ l'anti?se3 or1 c'e/ la ?se que n\s exam9ons ma9t5ant4 ,abordons donc la femme ?tique s\s le rapport intellectuel4 ,n\s admettrons d'abord comme pr9cipe1 que la p5se e/ proportionnelle la =ce 7,id4 p4 #cdi72 d'o n\s sommes en droit de conclure que l'homme a l'intellig5ce plus =te que la femme4 ,aussi voyons-n\s l'homme seul possd] le gnie4 ,quant la femme1 elle n'e/ ri5 dans la sci5ce2 on ne lui doit aucune inv5tion1 pas mme sa qu5\ille et son fuseau4 ,elle ne gnralise po9t1 ne syn?tise po9t2 son esprit e/ anti-mtaphysique2 elle ne peut produire d'uvre rgulire1 pas mme un roman2 elle ne compose que des macdo9es1 des mon/res2 elle fait des pigrammes1 de la satire1 ne sait pas =mul] un jugem5t1 ni le motiv]2 ce n'e/ pas elle qui a cr les mots ab/raits3 cause1 temps1 espace1 quantit1 rapport44444 la femme e/ une vraie table t\rnante4 7,id4 p4 #ceg47 ,je v\s ai dj dit que la femme ne produit pas plus de g]mes intellectuels que de g]mes physiques3 son infriorit intellectuelle porte sur la qualit du produit autant que sur l'int5sit et la dure de l'action et1 comme dans cette faible nature1 la dfectuosit de l'ide rsulte du peu d'n]gie de la p5se1 on peut bi5 dire que la femme a l'esprit ess5tiellem5t faux1 d'une fausset irrmdiable4 7,id4 p4 #cdi47 ,des ides dc\sues1 des raisonnem5ts contre-s5s1 des *imres prises p\r des ralits1 de va9es analogies riges en pr9cipes1 une direction d'esprit fatalem5t incl9e v]s l'anantissem5t3 ,voil l'intellig5ce de la femme4 7,id4 p4 #cdh47 ,oui la femme e/ un tre passif1 n]vant1 dont la conv]sation puise comme les embrassem5ts4 ,celui qui veut cons]v] entire la =ce de son esprit et de son corps1 la fuira4 7,id4 p4 #cei47 ,sans l'homme qui lui s]t de rvlateur et de v]be1 elle ne sortirait pas de l'tat be/ial4 ,,moi4 ,calmez-v\s1 ,matre1 et dites-moi s'il e/ vrai que v\s ayez maltrait les femmes de lettres4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,des femmes de lettres6 ,e/-ce qu'il y en a8 ,la femme auteur n'exi/e pas2 c'e/ une contradiction4 ,le rle de la femme dans les lettres1 e/ le mme que dans la manufacture2 elle s]t l o le gnie n'e/ plus de s]vice1 comme une bro*e1 comme une bob9e4 7,id4 p4 #cfj47 ,en retran*ant d'un livre de femme ce qui vi5t d'emprunt1 imitation1 lieu commun et grappillage1 il se rduit quelques g5tillesses2 comme philosophie ri54 ,a la comm&ite des ides1 la femme n'apporte ri5 du si51 pas plus qu' la gnration4 7,id4 p4 #cei47 ,,moi4 ,ah6 je compr5ds3 v\s v\lez dire que1 comme auteur1 la femme de gnie n'exi/e pas4 ,mais ce compte1 sur tant d'hommes qui criv5t1 combi5 y en a-t-il p>mi eux qui ai5t du gnie et n'emprunt5t ri5 p]sonne8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,je convi5s qu'il y a beauc\p de femmel9s2 ce qui n'emp*e pas que la femme f]ait mieux d'all] repass] ses coll]ettes1 que de se ml] d'crire2 c> on peut l'affirm] sans cra9te de calomnie1 la femme qui s'+re de philosoph] et d'crire1 tue sa progniture p> le travail de son c]veau et ses bais]s qui s5t5t l'homme2 le plus sr p\r elle et le plus honorable e/ de r5onc] la famille et la mat]nit2 la de/9e l'a m>que au front2 faite seulem5t p\r l'am\r1 le titre de concub9e lui suffit1 s9on c\rtisane4 7,id4 p4 #cei47 ,considrons ma9t5ant la femme ?tique s\s le po9t de vue moral4 ,n\s admettrons d'abord comme pr9cipe que la v]tu e/ en raison de la =ce et de l'intellig5ce1 d'o n\s sommes en droit de conclure que l'homme e/ plus v]tueux que la femme44444 ,ne riez pas3 cela tr\ble mes ides4 ,je vais plus lo93 l'homme seul e/ v]tueux2 l'homme seul a le s5s de la ju/ice2 l'homme seul a la comprh5sion du droit4 ,dites-moi1 je v\s prie qui produit *ez l'homme cette n]gie de volont1 cette confiance en lui-mme1 cette fran*ise1 cette audace1 t\tes ces qualits puissantes que l'on e/ conv5u de dsign] p> un seul mot1 le ,moral8 ,qui lui inspire avec le s5tim5t de sa dignit1 le dgt du m5songe1 la ha9e de l'inju/ice1 et l'horreur de t\te dom9ation8 ,ri5 autre *ose que la consci5ce de sa =ce et de sa raison4 ,,moi4 ,mais alors1 ,matre1 si l'homme e/ t\t cela1 p\rquoi donc repro*ez-v\s aux hommes de notre poque de manqu] de c\rage1 de dignit1 de ju/ice1 de raison1 de bonne foi8 ,qu& je repr5ds p> le m5u les t]ribles rquisitoires que v\s avez fulm9s contre la g5t mascul9e1 je ne compr5ds pas du t\t le s5s de la tirade que v\s v5ez de me dbit]4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,considrez ce que v\s nommez irrvr5cieusem5t une tirade1 comme le rep\ssoir oblig de l'immoralit fm99e4 ,elle n'e/ que p\r mettre en relief cette vrit3 que la consci5ce de la femme e/ plus dbile de t\te la diffr5ce qui sp>e son esprit du ntre2 sa moralit e/ d'une autre nature2 ce qu'elle conoit comme bi5 et mal1 n'e/ pas id5tiquem5t le mme que ce que l'homme conoit lui-mme comme bi5 et mal1 en sorte que1 relativem5t n\s1 la femme peut tre qualifie un tre immoral4 ,p> sa nature 7elle7 e/ dans un tat de dmoralisation con/ante1 t\j\rs en de ou au del de la ju/ice44444 ,la ju/ice lui e/ insupportable44444 ,sa consci5ce e/ antijuridique4 7,id4 p4 #cfd et #cfe47 ,elle e/ ari/ocrate1 aime les privilges1 les di/9ctions2 dans t\tes les rvolutions qui ont la lib]t et l'galit p\r objet1 ce sont les femmes qui rsi/5t le plus4 ,elles ont fait plus de mal la rvolution de ,fvri] que t\tes les =ces conjures de la raction virile4 7,id4 p4 #cff47 ,les femmes ont si peu le s5s juridique1 que le lgislateur qui a fix l'ge de la responsabilit morale1 p\r les deux sexes1 seize ans1 aurait pu la recul] p\r les femmes jusqu' qu>ante-c9q4 ,la femme ne vaut dcidm5t comme consci5ce qu' cet ge4 7,id4 p4 #cgb47 ,d'elle-mme1 la femme e/ impudique 7,id4 p4 #cgb74 ,c'e/ donc de l'homme qu'elle reoit la pudeur qui e/ le produit de la dignit virile1 le corollaire de la ju/ice4 7,id4 p4 #cga47 ,la femme n'a pas d'autre incl9ation1 pas d'autre aptitude que l'am\r4 ,aux uvres de l'am\r1 l'initiative app>ti5t vraiem5t la femme4 7,id4 p4 #cga47 ,,moi4 ,que de g5s v\s allez surpr5dre1 ,matre1 en leur rvlant que la pudeur vi5t de l'homme2 que consquemm5t t\tes les jeunes filles sduites1 t\tes les petites filles dont les tribunaux puniss5t les corrupteurs et les violateurs1 ne sont que des coqu9es qui ont1 p> leur initiative1 fait oubli] aux hommes leur rle d'inspirateur de *a/et6 ,v\s m'clairez1 illu/re ,matre2 et je vais crire un mmoire p\r dem&] que t\tes les femmes et filles sduites et violes soi5t punies comme elles le mrit5t2 et que1 p\r consol] les sducteurs1 suborneurs1 corrupteurs et violateurs1 pauvres victimes innoc5tes de la frocit fm99e1 d'avoir p* contre le corollaire de la ju/ice et le produit de la dignit virile1 on cultive =ce roses1 af9 que les maires des qu>ante mille communes de ,france et de celles de l',algrie les c\ronn5t rosi]s4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,raillez tant qu'il v\s plaira2 la femme n'en e/ pas mo9s si p]v]se de sa nature que1 p> incl9ation1 elle re*]*e les mles laids1 vieux et m*ants4 7,id4 p4 #cff47 ,,moi4 ,n'e/-ce pas un peu exagr1 ,matre8 ,m4 ,,pr\dhon 7oubliant ce qu'il vi5t de dire74 ,la femme prfre t\j\rs un mannequ9 joli1 g5til1 un honnte homme2 un galant91 un fripon1 en obti5t t\t ce qu'il veut3 elle n'a que du dda9 p\r l'homme capable de sacrifi] son am\r sa consci5ce4 7,id4 p4 #cff47 ,v\s voyez ce qu'e/ la femme3 ,improductive p> nature1 in]te1 sans indu/rie1 ni ent5dem5t1 sans ju/ice et sans pudeur1 elle a beso9 qu'un pre1 un frre1 un amant1 un p\x1 un matre1 un homme enf91 lui donne1 si je puis a9si dire1 l'aimantation qui la r5d capable des v]tus viriles1 des facults sociales et intellectuelles4 7,id4 p4 #cgb47 ,et comme t\te sa philosophie1 sa religion1 sa politique1 son conomie1 son indu/rie se rsolv5t en un mot3 ,am\r4 7,id4 p4 #cgc47 ,irons-n\s ma9t5ant de cet tre t\t enti] l'am\r faire un contre-matre1 un +nieur1 un capita9e1 un ngociant1 un f9anci]1 un conomi/e1 un adm9i/rateur1 un savant1 un arti/e1 un pr(esseur1 un philosophe1 un lgislateur1 un juge1 un orateur1 un gnral d'arme1 un *ef d'tat8 ,la "q porte en elle-mme sa rponse4 7,id4 p4 #cgd47 ,j'ai pos et pr\v ma ?se1 je vais pr5dre mes conclusions4 ,puisque dans l'action conomique1 politique et sociale1 la =ce du corps et celle de l'esprit conc\r5t ensemble et se multipli5t l'une p> l'autre1 la valeur physique et intellectuelle de l'homme s]a la valeur physique et intellectuelle de la femme comme #c #c e/ #b #b1 soit #i #d4 7,id4 p4 #cfj47 ,au po9t de vue moral comme au po9t de vue physique et intellectuel1 sa valeur1 7celle de la femme7 e/ encore comme #b e/ #c4 ,leur "p d'influ5ce comp>e entre eux1 s]a comme #c #c #c e/ #b #b #b2 soit #bg #h4 ,dans ces conditions la femme ne peut prt5dre balanc] la puissance virile2 sa subord9ation e/ 9vitable4 ,de p> la nature et devant la ju/ice1 elle ne pse pas le ti]s de l'homme4 7,id4 p4 #cge47 ,avez-v\s bi5 compris8 ,,moi4 ,=t bi54 ,votre ?orie1 si ?orie il y a1 n'e/ qu'un tissu de p>adoxes2 vos prt5dus pr9cipes sont dm5tis p> les faits1 vos consqu5ces sont galem5t dm5ties p> les faits2 v\s affirmez comme un rvlateur1 mais v\s ne pr\vez jamais comme doit le faire un philosophe4 ,il y a tellem5t d'ignorance et de sotte mtaphysique dans t\t ce que v\s dites1 que j'aime mieux v\s croire de mauvaise foi1 que d'tre oblige de v\s pr5dre en dda94 ,je v\s ai patiemm5t c\te lorsque v\s m'avez dit1 en le disant de t\tes les femmes3 ,v\s tes in]te1 passive1 v\s n'avez le g]me de ri52 ,v\s tes un int]mdiaire entre l'homme et l'animal1 v\s n'avez pas de raison d'tre2 ,v\s tes immorale2 impudique1 imbcile1 ari/ocrate1 ennemie de la lib]t1 de l'galit et de la ju/ice2 ,a votre t\r1 t*ez de m'c\t] tranquillem5t p5dant que je rfut]ai vos dires p> des faits1 p> la sci5ce et p> la raison4 ,,iii ,il n'y a1 de votre propre aveu1 qu'une bonne m?ode de dmon/ration1 c'e/ celle d'appuy] t\te affirmation sur des faits bi5 tablis1 non contr$its p> d'autres1 lgitimem5t sris4 ,voyons comm5t v\s avez suivi cette m?ode4 ,p\r n\s pr\v] que la femme ?tique ou considre en dehors de l'influ5ce de l'homme1 e/ telle que v\s la dpeignez1 il faut1 d'aprs la m?ode rationnelle1 que v\s n\s mettiez en prs5ce d'une mnag]ie de ces femmes1 puis d'une autre mnag]ie compose d'hommes n'ayant jamais subi l'influ5ce de la femme1 af9 que n\s puissions vrifi] p> n\s-mmes l'activit native de ceux-ci et l'in]tie native de celles-l4 ,avez-v\s eu votre disposition1 avez-v\s la ntre ces preuves de fait8 ,non3 et si v\s ne les avez ni ne p\vez les avoir1 qu'e/-ce que votre ?se1 s9on l'illusion d'un c]veau malade d'orgueil et de ha9e p\r la femme8 #a ,v\s dites3 l'homme seul produit les g]mes physiques1 l'anatomie rpond3 ,c'e/ la femme qui produit le g]me2 l'organe qui1 *ez elle1 comme *ez les autres femelles1 remplit cette fonction1 e/ l'ovaire4 #b ,v\s dites3 la femme e/ un dim9utif de l'homme2 c'e/ un mle imp>fait1 l'anatomie dit3 l'homme et la femme sont deux tres di/9cts1 *acun complets1 munis *acun d'un app>eil spcial1 aussi ncessaires l'un que l'autre4 #c ,v\s dites avec ,p>acelse1 dont ce n'e/ pas la seule sottise1 o la virilit manque1 l'tre e/ incomplet2 o elle e/ te1 il d*oit4 ,le simple bon s5s rpond3 l'tre ne peut tre incomplet ou d*oir1 que s'il s'loigne de son type2 or1 le type de la femme e/ la fm9it1 non la mascul9it444 ,si1 comme v\s1 j'tais am\reuse du p>adoxe1 je dirais3 l'homme e/ une femme incomplte1 puisque c'e/ la femme qui produit le g]me2 son rle e/ trs d\teux dans la reproduction1 et la sci5ce p\rra bi5 appr5dre s'en pass] un j\r4 ,c'e/ le p>adoxe d',augu/e ,comte2 il vaut le vtre4 ,p\r pr\v] que la femme n'e/ qu'un mle imp>fait1 il faudrait tablir p> des faits1 que l'homme auquel on retran*e la virilit1 voit se dvelopp] en lui les organes propres la femme2 devi5t apte la conception1 la ge/ation1 l'acc\*em5t1 l'allaitem5t4 ,or je n'ai jamais appris qu'aucun g>di5 du srail se fut trans=m en odalisque2 et v\s1 mon ,matre8 #d ,v\s dites3 les organes propres la femme sont in]tes et sans b p\r elle2 la ,physiologie rpond3 le travail qu'accompliss5t ces organes e/ imm5se2 la grossesse et la crise qui la t]m9e1 en sont d'inconte/ables preuves4 ,l'influ5ce de ces organes se fait s5tir non seulem5t sur la sant gnrale1 mais dans l'ordre intellectuel et moral4 ,la ,pa?ologie1 non mo9s loqu5te1 n\s pe9t les dsordres pr(onds qu'amne *ez la femme la cont95ce =ce1 l'incont95ce1 l'excs ou la p]v]sion de vitalit de ces organes que v\s prt5dez in]tes4 #e ,v\s dites3 la femme e/ une t]re1 un lieu d'incubation p\r le g]me4 ,l'anatomie v\s a rpondu que la femme seule produit le g]me4 ,lisez ce que j'ai rpondu votre ami ,mi*elet au sujet de la ressemblance des enfants1 et v\s saurez ce que les faits aj\t5t la rponse de la sci5ce4 ,votre affirmation n'e/ pas mo9s absurde en prs5ce de ces faits que celle d'un ignorant qui prt5drait que la t]re laquelle on confi]ait de la gra9e d'illet ou de *ne1 a la proprit d'en faire sortir des roses et des palmi]s4 ,de cette supposition fausse que la femme n'a pas de g]mes au physique1 v\s concluez3 donc elle n'a pas de g]mes intellectuels et moraux44444 ,e/-ce bi5 v\s qui osez accus] la femme de pr5dre de fausses analogies p\r des pr9cipes8 ,conv5ez que1 qu& un homme s'en p]met d'aussi foli*onnes1 et les pr5d p\r des pr9cipes1 on doit avoir plus envie de rire que de se f*]4 #f ,v\s dites qu'intellectuellem5t et moralem5t la femme e/1 p> elle-mme1 un nant4 ,or1 si je ne m'abuse1 v\s admettez que nos fonctions ont p\r base nos organes1 et v\s placez les fonctions de l'intellig5ce et de la moralit dans le c]veau1 conu selon ,gall ou peu prs4 ,eh bi56 l',anatomie v\s dit3 *ez les deux sexes la masse crbrale e/ semblable p\r la composition et1 aj\te la ,phrnologie1 p\r le nombre des organes4 ,la ,biologie aj\te3 la loi de dveloppem5t de nos organes e/ l'ex]cice qui suppose l'action et la raction1 dont le rsultat e/ d'augm5t] le volume1 la consi/ance et la vitalit de l'organe ex]c4 ,il s'agissait donc1 p\r conva9cre vos lecteurs de la vrit de vos affirmations1 d'tablir que les deux sexes sont s\mis aux mmes ex]cices du c]veau1 aux mmes excitants1 et que1 malgr cette id5tit d'ducation1 la femme re/e con/amm5t infrieure4 ,avez-v\s fait cette preuve8 ,y avez-v\s mme song8 ,non4 ,c> si v\s y aviez song1 votre ?se tait c\le fond1 puisque v\s auriez t oblig de v\s av\] que l'homme et la femme ne peuv5t se ressembl]1 c> on dit l'homme ds son enfance3 rsi/e1 lutte2 ,a la femme3 cde1 s\mets-toi t\j\rs4 ,a l'homme3 sois toi-mme1 dis h>dim5t ta p5se2 l'ambition e/ une v]tu2 tu peux prt5dre t\t4 ,a la femme3 dissimule1 calcule ta mo9dre p>ole1 respecte les prjugs2 la mode/ie1 l'abngation3 voil ton lot2 tu ne peux arriv] ri54 ,a l'homme3 la sci5ce1 le tal5t1 le c\rage t'ouvriront t\tes les c>rires1 te f]ont honor] de t\s4 ,a la femme3 la sci5ce t'e/ inutile3 si tu en z1 tu pass]as p\r une pdante2 et si tu z du c\rage1 tu s]as ddaigneusem5t appele ,virago4 ,a l'homme3 p\r toi sont in/itus les lyces1 les univ]sits1 les coles spciales1 les gr&s prix2 t\s les tablissem5ts qui peuv5t dvelopp] ton intellig5ce2 t\tes les biblio?ques o e/ accumule la sci5ce du pass4 ,a la femme3 p\r toi l'hi/oire en madrigaux1 la lecture des livres d'heures et des romans4 ,tu n'z que faire de lyces1 d'coles spciales1 de gr&s prix1 de ri5 qui lve ton esprit et agr&isse tes vues3 une femme savante e/ si ridicule6 ,il faut que l'homme montre la sci5ce qu'il n'a s\v5t qu'en sup]ficie1 mais que la femme dissimule celle qu'elle possde rellem5t4 ,il faut que l'homme p>aisse c\rageux qu& s\v5t il n'e/ qu'un l*e2 mais que la femme feigne la poltronn]ie1 qu& en ralit elle n'a pas peur4 ,c> o l'homme e/ rput gr&1 sublime1 on tr\ve la femme ridicule1 quelquefois odieuse4 ,si v\s v\s tiez con/at1 comme v\s deviez le faire1 ces gymna/iques diamtralem5t opposes1 l'une t5dant dvelopp] l'tre1 l'ennoblir1 l'autre l'abaiss]1 l'imbcilifi]1 au lieu d'crire les sottises que v\s avez crites1 v\s v\s s]iez dit3 il faut que la femme ait bi5 de l'initiative p\r rsi/] l'inique sy/me de compression qui pse sur elle2 il faut qu'elle ait bi5 du ressort p\r se montr] si s\v5t suprieure la plup>t des hommes en intellig5ce1 et t\j\rs en moralit4 ,je s]ais curieuse de savoir1 ,monsieur1 ce que s]ai5t vos mles s'ils tai5t s\mis au mme sy/me que n\s4 ,reg>dez donc ceux qui n'ont pas pass p> vos tudes1 et dites-moi s'ils ne sont pas gnralem5t au dess\s des femmes non cultives4 ,reg>dez donc les hommes qui ont subi l'ducation fm99e2 e/-ce qu'ils n'ont pas t\tes les mivr]ies1 t\te l'troitesse d'esprit des femmelettes8 ,voyez au contraire ces femmes qui1 p> la volont de leurs ducateurs ou leur propre n]gie1 ont t s\mises la discipl9e mascul9e et1 sur votre consci5ce1 dites-moi si elles n'gal5t pas les plus intellig5ts1 les plus f]mes d'entre v\s8 #g ,v\s dites3 la =ce intellectuelle e/ en raison de la =ce physique4 ,les faits rpond5t3 les gr&es p5ses1 les uvres utiles dat5t de l'poque o les =ces physiques comm5c5t dcl9]4 ,les faits dis5t encore3 le tempram5t a?ltique1 qui e/ le plus vig\reux1 e/ le mo9s intellectuel3 les /atuaires l'ont bi5 compris1 eux qui taill5t ,h]cule avec un gros corps et une petite tte4 #h ,v\s dites que la moralit e/ en raison directe de la =ce physique et intellectuelle comb9es3 c'e/ une plaisant]ie que n\s ne rfut]ons pas2 t\t le monde sait trop bi5 que ces *oses n'ont aucun rapport1 et que les faits dm5t5t votre ass]tion4 #i ,v\s dites3 la femme tant mo9s =te d'un ti]s1 aura dans l'ateli] social un ti]s de privilges de mo9s que l'homme4 ,sur quels lm5ts tablissez-v\s cette proportion8 ,p\r l'tablir1 avez-v\s prom5 un dynamomtre dans nos dp>tem5ts1 et mesur la =ce de *aque homme et de *aque femme8 ,mais votre affirmation ft-elle vraie1 e/-ce qu'on n'emploie que la =ce dans l'ateli] social8 et l'adresse1 qu'en faisons-n\s1 gr& conomi/e8 ,quels muscles samsoni5s faut-il p\r t5ir des critures1 adm9i/r]1 mesur] des t(fes1 c\p] et c\dre des vtem5ts1 etc41 etc48 ,et quel e/ le b de la civilisation1 si ce n'e/ de n\s d*>g] de l'emploi de notre =ce sur les ma*9es1 af9 de n'employ] que notre intellig5ce et notre adresse8 #aj ,v\s dites3 les infirmits1 la faiblesse1 la mat]nit de la femme1 son aptitude l'am\r l'exclu5t de t\te fonction2 elle e/ juridiquem5t et fatalem5t exclue de t\te direction politique1 indu/rielle et doctr9ale4 ,elle ne peut tre *ef politique44444 ,et l'hi/oire n\s montre un gr& nombre d'impratrices1 de re9es1 de rg5tes1 de pr9cesses s\v]a9es qui ont g\v]n avec sagesse1 avec gloire1 et se sont montres trs suprieures beauc\p de s\v]a9s444 mo9s que ,m>ie-,?rse1 ,ca!r9e ,,ii1 ,isabelle et ,blan*e de ,ca/ille et beauc\p d'autres ne soi5t que des ,my!s4 ,la femme ne peut tre lgislateur44444 t\tes les femmes que je vi5s de cit]1 l'ont t et beauc\p d'autres encore4 ,les femmes ne peuv5t tre ni philosophes ni pr(esseurs444 ,hypa?ie1 massacre p> les *rti5s1 pr(essait la ,philosophie avec clat2 dans le moy5 ge et plus t>d1 des ,itali5nes ont rempli des *aires de ,philosophie1 de ,droit1 de ,ma?matiques1 et ont excit l'admiration et l'en?\siasme2 en ,france1 l'heure qu'il e/1 des polyte*nici5s font trs gr& cas de la gomtre ,sophie ,g]ma9 qui s'avisait de compr5dre ,kant4 ,la femme ne peut tre ngociante1 adm9i/ratrice44444 ,et une gr&e p>tie de la population fm99e se livre au ngoce1 remplit les emplois du comm]ce4 ,on av\e mme que c'e/ au gnie adm9i/ratif des femmes qu'e/ presque t\j\rs due la prosprit des maisons4 ,la femme ne peut tre contre-matre1 *ef d'ateli]4444 ,or une f\le de femmes dirig5t des ateli]s1 inv5t5t1 p]fectionn5t1 ti5n5t seules des fabriques et contribu5t p> leur gt et leur activit l'accroissem5t de la ri*esse nationale1 et la rputation indu/rielle de notre ,france4 ,la femme ne peut tre arti/e44444 ,et t\t le monde sait que le plus gr& arti/e littraire de notre poque e/ une femme1 ,g4 ,s&2 et t\t le monde s'e/ incl9 devant ,du*esnois1 ,m>s1 ,georges1 ,maxime1 ,ri/ori1 ,ra*el1 ,dorval2 et t\t le monde s'e/ arrt devant les belles toiles de ,rosa ,bonheur2 et depuis le rveil des beaux-arts1 *aque sicle a enregi/r quelques femmes clbres4 ,n\s r5controns la femme p>t\t1 travaillant p>t\t1 rivalisant avec l'homme4444 et ,m4 ,pr\dhon prt5d qu'elle ne peut tre nulle "p1 qu'elle en e/ exclue fatalem5t et juridiquem5t2 que si elle g\v]ne et lgifre comme ,m>ie-,?rse1 c'e/ une contradiction4 ,que si elle philosophe comme ,hypa?ie1 c'e/ une contradiction2 ,que si elle comm&e une arme et remporte des victoires comme l'p\se du va9queur de ,calais1 si elle se bat comme ,jeanne d',arc1 ,jeanne ,ha*ette1 madame ,g>ibaldi et des milli]s d'autres1 c'e/ une contradiction4 ,que si elle e/ ngociante1 adm9i/ratrice1 *ef d'ateli] comme des milli]s de femmes1 c'e/ une contradiction4 ,que si elle e/ savante comme le docteur ,boiv91 ,sophie ,g]ma91 et beauc\p d'autres1 si elle e/ pr(esseur comme beauc\p d'entre n\s le sont1 c'e/ une contradiction4 ,la ?se s\t5ue p> ,m4 ,pr\dhon1 e/1 comme n\s v5ons de le voir1 contr$ite p> la sci5ce et p> les faits4 ,on se dem&e s'il e/ possible qu'il ignore les plus simples notions de l',anatomie et de la ,biologie2 on se dem&e s'il e/ possible qu'il soit aveugle au po9t de ne pas voir que la femme e/ dans la ralit t\t ce qu'il prt5d qu'elle ne peut tre fatalem5t et juridiquem5t1 dans son absurde et injurieuse ?orie2 et n\s croyons que l'auteur e/ atte9t d'ignorance et d'aveuglem5t volontaires4 #aa ,v\s n\s accusez1 ,m4 ,pr\dhon1 d'avoir beauc\p nui la ,rpublique de ,fvri]4 ,qu'e/-ce dire8 ,e/-ce n\s qui l'avons r5v]se ou bi5 le vote des hommes8 ,si ce sont les hommes1 que n\s repro*ez-v\s8 ,et si v\s croyez qu'ils ont cd notre influ5ce1 de quel droit prt5dez-v\s qu'ils aim5t plus que n\s la lib]t et l'galit1 et qu'ils ai5t plus que n\s le s5s de la ju/ice8 ,vos repro*es sont plaisants3 depuis l'orig9e des socits c'e/ l'homme qui e/ le matre2 or1 le vieux monde s'e/ affaiss s\s le poids de l'esclavage1 de l'usure1 des vices les plus honts2 le monde mod]ne m5ace de prir p> l'9galit et ses tri/es consqu5ces2 v\s av\ez v\s-mme que l'inju/ice e/ p>t\t dans ce monde fait p> votre sexe1 et v\s dites que l'homme a le s5s juridique6 ,et en prs5ce de l'9galit1 de l'oppression cres p> les hommes1 de leur am\r des di/9ctions puriles1 des bassesses qu'il font p\r un b\t de ruban1 v\s accusez les femmes d'aim] l'9galit et les privilges6 ,elles peuv5t les aim]1 comme v\s1 mais elles sont meilleures que v\s1 si elles ne sont pas plus ju/es3 elles pri5t p\r le va9cu1 v\s1 v\s le tuez6 ,je ne nie pas que les femmes n'ai5t fait beauc\p de mal la ,rvolution de ,fvri]1 c> elles sont aussi intellig5tes que les hommes et ont une gr&e influ5ce sur eux4 ,mais qu'a fait p\r elles cette ,rvolution1 je v\s prie8 ,ceux qui g\v]nai5t alors l'op9ion ont eu beso9 d'elles3 ,les plus actives se sont mises leur s]vice1 sans calcul1 avec un enti] dv\em5t4 ,qu& v\s v\s tes crus bi5 assis1 p> dcision de la ,*ambre1 v\s leur avez f]m les portes des assembles o elles l>gissai5t leur cur p\r y compr5dre le gr& intrt national et la frat]nit univ]selle4 ,ce que cette mesure1 s\t5ue p> un prtre *rti51 le pa/eur ,a?anase ,coqu]el1 pre1 a produit de froissem5t dans le cur des femmes1 ne saurait se r5dre3 c> n\s ne sommes plus aux premi]s sicles de l'glise ou au ,moy5 ,age3 ce n'e/ pas en va9 que le sang des libres soldats de #hi c\le dans nos ve9es4 ,ent5dez-moi bi51 ,m4 ,pr\dhon1 v\s et t\s ceux qui sont assez aveugles1 assez orgueilleux1 assez despotes p\r v\s ressembl]1 et ret5ez bi5 ce que je vais v\s dire4 ,la femme e/ comme le peuple3 elle ne veut plus de vos rvolutions qui n\s dcim5t au pr(it de quelques ambitieux bav>ds4 ,elle veut la lib]t et l'galit p\r t\tes et t\s1 ou elle saura bi5 emp*] qu'elles ne soi5t p\r p]sonne4 ,n\s1 femmes de ,progrs1 n\s n\s dcl>ons hautem5t adv]saires de quiconque ni]a le droit de la femme la lib]t4 ,nos surs du peuple qui se sont indignes de leur exclusion des runions populaires1 v\s dis5t3 il y a bi5 assez longtemps que v\s n\s leurrez3 il e/ temps que cela f9isse4 ,n\s ne n\s laissons plus pr5dre vos gr&s mots de ,ju/ice1 de ,lib]t1 d'galit1 qui ne sont que de la fausse monnaie tant qu'ils ne s'appliqu5t qu' la moiti de l'espce huma9e4 ,v\lez-v\s sauv] le monde qui prit8 appelez la femme vos cts4 ,si v\s ne v\lez pas le faire1 laissez-n\s en repos1 phraseurs insipides2 v\s n'tes que d'ambitieux hypocrites3 n\s ne v\lons pas que nos hommes v\s suiv5t1 et ils ne v\s suivront pas4 ,m4 ,,pr\dhon1 s'veillant en sursaut3 ,insurge6 ,insurge aux doigts ta*s d'encre6 ,impure que le p* a r5due folle6 ,,moi4 ,il e/ inutile de v\s emport]1 ,matre2 v\s frappez sur une tte de granit4 ,v\s m'avez expos votre femme ?se2 je v\s ai discut comme c'tait mon droit4 ,repr5ez un peu de calme p\r m'expos] votre femme anti?se4 ,m4 ,pr\dhon e/ longtemps se r5dre matre de son indignation3 y tant enf9 p>v5u1 n\s r5\ons l'entreti54 ,,iv ,m4 ,,pr\dhon4 ,j'ai dit que la femme1 considre en dehors de l'influ5ce mascul9e1 e/ un nant444444 ,,moi4 ,oui1 ,matre2 p>ce que c'e/ une pure cration de votre p5se4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,mais la femme1 considre s\s l'influ5ce de l'homme1 e/ la moiti de l'tre huma91 et je *ante des litanies en son honneur4 ,,moi4 ,v\s faites donc r5tr] la femme dans l'humanit p> la porte de l',&rogynie1 af9 de lui r5dre sa "p de droits8444 ,c'e/ drlet1 mais cela m'e/ gal4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,non pas6 non pas6 ,la femme avoir des droits6444 ,jamais1 tant que je s]ai ,p4 ,j4 ,pr\dhon4 ,elle e/ bi5 le complm5t de l'homme qui1 sans elle1 ne s]ait qu'une brute44444 ,,moi4 ,ah6 a1 mon docte ,matre1 comm5t t\t cela s'arrange-t-il dans votre c]veau8 ,v\s m'avez dit jusqu'ici que la femme doit t\t l'homme1 puis v\s me dites ma9t5ant que1 sans la femme1 l'homme ne s]ait qu'une brute444 ,il n'e/ donc pas adquat sa de/9e comme v\s l'avez affirm8 ,et si la femme n'e/ ri5 sans lui1 et qu'il ne soit ri5 sans la femme1 je ne vois plus du t\t sur quoi v\s v\s appuyez p\r faire de lui l'initiateur de cette pauvre malheureuse4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,je n'ai po9t m'expliqu] l dessus3 c'e/ mon ide4 ,je comp>e seulem5t les qualits respectives des sexes1 et comme je tr\ve qu'elles sont incommutables44444 ,,moi4 ,ah6 ,j'entrevois3 alors v\s ne les quilibrez pas1 p>ce que v\s p5sez qu'elles ne se ressembl5t pas2 et1 ne p\vant prjug] les droits de la femme1 v\s la laissez libre4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,comm5t6 ,comm5t6 ,la femme libre6 ,quelle horreur6 ,avez-v\s donc rsolu de me faire tomb] en convulsion8 ,la femme1 quelqu'm95tes que soi5t ses qualits1 doit s]vir l'homme en sil5ce et en t\te humilit4 ,,moi4 ,fran*em5t1 ,matre1 t\t cela me semble un galimatias o1 t\t ,satan que v\s tes1 v\s ne sauriez v\s-mme voir g\tte4 ,m4 ,,pr\dhon4 c\tez-moi sans plus davantage m'int]rompre1 si v\s v\lez me compr5dre4 ,l'homme1 sans la grce fm99e1 ne s]ait pas sorti de la brutalit du premi] ge2 il viol]ait sa femelle1 t\ff]ait ses petits1 f]ait la *asse ses p>eils p\r les dvor]4 ,la femme e/ la consci5ce de l'homme p]sonnifie1 l'inc>nation de sa jeunesse1 de sa raison et de sa ju/ice1 de ce qu'il y a en lui de plus pur et de plus intime1 de plus sublime 7#c;e volume4 ,ju/ice1 etc41 p4 #ddf74 ,idalit de son tre1 elle devi5t p\r lui un pr9cipe d'animation1 une grce de =ce1 de prud5ce1 de ju/ice1 de pati5ce1 de c\rage1 de sa9tet1 d'esprance1 de consolation1 sans laquelle il s]ait incapable de s\t5ir le f>deau de la vie1 de g>d] sa dignit1 de se support] lui-mme1 de remplir sa de/9e4 ,c'e/ p> elle1 p> la grce de sa div9e p>ole1 que l'homme donne la vie et la ralit ses ides1 en les ram5ant sans cesse de l'ab/rait au concret4 ,auxiliaire du ct de la ju/ice1 elle e/ l'ange de pati5ce1 de rsignation1 de tolrance1 la g>di5ne de sa foi1 le miroir de sa consci5ce1 la s\rce de ses dv\em5ts4 ,va9cu1 c\pable1 c'e/ encore dans le se9 de la femme qu'il tr\ve la consolation et le p>don4 ,l'homme a la =ce1 la femme la beaut4 ,p> sa beaut1 elle doit tre l'expression de la ,ju/ice et l'attrait qui n\s y porte44444 elle s]a meilleure que l'homme44444 elle s]a le moteur de t\te ju/ice1 de t\te sci5ce1 de t\te indu/rie1 de t\te v]tu 7,id41 p4 #dch74 ,aussi la beaut e/ la vraie de/9ation du sexe2 c'e/ sa condition naturelle1 son tat 7,id41 p4 #dci74 ,la femme e/ l'me de t\t3 sans elle t\te beaut s'van\it2 la nature e/ tri/e1 les pi]res prcieuses sans clat2 t\s nos arts1 enfants de l'am\r1 insipides1 la moiti de notre travail sans valeur4 ,si1 s\s le rapport de la vigueur1 l'homme e/ la femme comme #c e/ #b1 la femme1 s\s le rapport de la beaut1 e/ aussi l'homme comme #c e/ #b 7,id41 p4 #cdj74 ,si du corps n\s passons l'esprit et la consci5ce1 la femme1 p> sa beaut1 va se rvl] avec de n\veaux avantages 7,id41 p4 #cdd74 ,l'esprit de la femme e/ plus intuitif1 plus concret1 plus beau que celui de l'homme2 il semble l'homme1 et il l'e/ en effet1 plus circonspect1 plus prud5t1 plus rs]v1 plus sage1 plus gal2 c'e/ ,m9]ve1 protectrice d',a*ille et d',ulysse1 qui apaise la f\gue de l'un1 et fait honte l'autre de ses p>adoxes et de ses r\]ies2 c'e/ la ,vi]ge que la litanie *rti5ne appelle sige de ,sapi5ce 7,id41 p4 #dab74 ,la qualit de l'esprit fm99 a p\r effet de s]vir au gnie de l'homme de contre-preuve1 en refltant ses p5ses s\s un angle qui les lui fait p>atre plus belles si elles sont ju/es1 plus absurdes si elles sont fausses2 en consqu5ce simplifi] notre savoir1 le cond5s] en des propositions simples1 faciles saisir comme de simples faits1 et dont la comprh5sion intuitive1 aphori/ique1 image1 t\t en mettant la femme en p>tage de la philosophie et des spculations de l'homme1 lui en r5d lui-mme la mmoire plus nette1 la dige/ion plus lgre44444 ,il n'e/ pas un homme p>mi les plus savants1 les plus inv5tifs1 les plus pr(onds qui n'pr\ve1 de ses communications avec les femmes1 une sorte de rafra*issem5t44444 ,les vulg>isateurs sont en gnral des esprits fm9iss2 mais l'homme n'aime pas s]vir la gloire de l'homme1 et la nature prvoyante a *>g la femme de ce rle 7,id41 p4 #ddb et #dda74 ,qu'elle p>le donc1 qu'elle crive mme1 je l'y autorise et je l'y invite2 mais qu'elle le fasse selon la mesure de son intellig5ce fm99e1 puisque c'e/ cette condition qu'elle peut n\s s]vir et n\s plaire1 s9on je lui te la p>ole 7,id41 p4 #dje74 ,l'homme a la =ce2 mais cette con/ance dont il se vante en sus1 il la ti5t surt\t de la femme44444 ,p> elle 7la femme7 il dure et appr5d le vritable hrosme4 ,a l'occasion elle saura lui donn] l'exemple1 alors elle s]a plus sublime que lui 7,id41 p4 #ddc74 ,la femme r5dra le droit aimable et1 de ce glaive d\ble tran*ant1 f]a un rameau de paix44444 ,po9t de ju/ice sans tolrance2 or1 c'e/ l'ex]cice de la tolrance que la femme excelle2 p> la s5sibilit de son cur1 la dlicatesse de ses impressions1 p> la t5dresse de son me1 p> son am\r1 enf91 elle arrondit les angles tran*ants de la ju/ice1 dtruit ses asprits1 d'une div9it de t]reur1 fait une div9it de misricorde4 ,la ju/ice1 mre de paix1 ne s]ait p\r l'humanit qu'une cause de dsunion sans ce tempram5t qu'elle reoit surt\t de la femme4 7,id41 p4 #ddc et #ddd47 ,et quelle *a/et possde la femme6 ,avec quelle con/ance elle att5d son fianc6 ,quelle cont95ce elle obs]ve p5dant l'abs5ce ou la maladie de son m>i6 ,ah6 la femme seule sait tre pudique444 ,p> cette pudeur qui e/ sa prrogative la plus prcieuse1 elle triomphe des emportem5ts de l'homme et ravit son cur4 7,id41 p4 #ddd47 ,et quelle sagesse dans le *oix qu'elle fait du compagnon de sa vie6 ,elle veut l'homme =t1 vaillant1 +nieux2 elle le mconnat s'il n'e/ que g5til et mignon4 ,ma9t5ant1 ma peu *re1 peu docile1 et =t peu rvr5cieuse disciple1 rsumons-n\s4 ,la femme1 s\s le rapport de la beaut physique intellectuelle et morale1 e/ l'homme comme #c e/ deux2 a9si l'on peut bi5 dire qu'entre l'homme et la femme il exi/e une c]ta9e quival5ce1 prov5ant de leur comp>aison respective1 au d\ble po9t de vue de la =ce et de la beaut2 si p> le travail1 le gnie et la ju/ice l'homme e/ la femme comme #bg e/ #h1 son t\r p> les grces de la figure et de l'esprit1 p> l'amnit du c>actre et la t5dresse du cur1 elle e/ l'homme comme #bg e/ #h44444 ,mais ces qualits respectives sont incommutables1 ne peuv5t tre la matire d'aucun contrat444 ,or1 comme t\te "q de prpondrance dans le g\v]nem5t de la vie huma9e1 ressortit soit de l'ordre conomique1 soit de l'ordre philosophique ou juridique1 il e/ vid5t que la supriorit de la beaut1 mme intellectuelle et morale1 ne peut crer une comp5sation la femme1 dont la condition e/ a9si fatalem5t subordonne4 7,id41 p4 #dde47 ,me compr5ez-v\s ma9t5ant8 ,,moi4 ,ce que je compr5ds1 c'e/ que cela e/ pur sophisme1 *ose facile dmontr]2 c'e/ que1 si votre ?se e/ absurde1 votre anti?se1 quelque complim5teuse qu'elle soit1 l'e/ t\t autant2 c'e/ que v\s avez entass contradictions sur contradictions1 et c'e/ p\r moi un tri/e spectacle que de voir une intellig5ce aussi =te et aussi belle que la vtre se livr] de tels ex]cices4 ,v\s allez jug] v\s-mme si mes repro*es et mes regrets sont fonds4 ,dans la ,?se v\s dites3 l'homme seul e/ p> lui-mme intellig5t et ju/e1 seul il e/ adquat sa de/9e2 la femme n'a pas de raison d'tre2 sans l'homme elle ne sortirait pas de l'tat be/ial4 ,dans l'anti?se3 sans la femme1 qui e/ le pr9cipe d'animation de l'homme1 le moteur de t\te sci5ce1 de t\t art1 de t\te indu/rie1 de t\te v]tu2 sans la femme1 qui r5d la ju/ice possible1 la p5se comprh5sible et applicable1 l'homme1 bi5 lo9 d'tre p> lui-mme ju/e1 intellig5t1 travailleur1 ne s]ait qu'une brute qui viol]ait sa femelle1 trangl]ait ses petits et f]ait la *asse ses p>eils p\r les dvor]4 ,que rsulte-t-il de ces affirmations div]g5tes8 ,que si la femme seule e/ inadquate sa de/9e1 l'homme seul e/ inadquat la si5ne1 et que l'adquation de l'un et de l'autre se fait p> la syn?se de leurs qualits respectives4 ,il en rsulte encore que1 de votre propre aveu1 l'homme reoit autant de la femme que celle-ci reoit de lui1 puisque1 s'il la tire de l'tat be/ial1 elle le tire de l'tat de brute froce4 ,il en rsulte enf9 que1 t\j\rs de votre propre aveu1 il y a quival5ce entre les qualits respectives des deux sexes4 ,seulem5t v\s prt5dez que ces qualits ne peuv5t se mesur]1 ne peuv5t tre p\r cela matire contrat1 et que les qualits de l'homme1 important plus l'tat social que celles de la femme1 celle-ci doit tre subordonne au premi]4 ,dites-moi1 ,monsieur1 y a-t-il commutabilit entre les qualits qui diffr5ci5t les hommes8 ,entre l'homme de gnie et le mode/e *iffonni]8 ,entre le philosophe qui r5\velle l'esprit huma9 et le portefaix qui ne sait mme pas lire8 ,entre le c]veau qui dc\vre une gr&e loi naturelle et celui qui ne p5se ri58 ,rpondre affirmativem5t e/ impossible3 c> on ne comp>e que des *oses de mme nature4 ,or1 s'il ne peut y avoir commutabilit entre des individus si diffr5ts1 il n'y a donc pas1 d'aprs votre sy/me1 matire entre eux contrat social8 ,p\rquoi donc alors prt5dez-v\s que ces hommes doiv5t tre gaux socialem5t8 ,p\rquoi donc acceptez-v\s qu'ils puiss5t associ]1 dans un contrat p>ticuli]1 des *oses qui ne peuv5t tre s\mises une commune mesure8 ,il n'e/ pas beso9 d'tre bi5 =t en philosophie1 en conomie1 ,monsieur1 p\r savoir qu'un contrat quelconque e/ un aveu d'insuffisance p]sonnelle2 que l'on ne s'associ]ait pas si l'on p\vait se pass] des autres2 et qu'en gnral les contractants ont p\r motif de se complt]1 s\s un c]ta9 po9t de vue1 en mettant la commutabilit o la nature des *oses ne l'a pas mise4 ,dans une uvre commune1 l'un apporte son ide1 un autre ses bras1 un troisime son arg5t1 un quatrime la cli5tle3 si *acun d'eux avait eu t\t cela ensemble1 aucun n'aurait song s'associ]3 une heureuse insuffisance les a rappro*s1 et leur a fait tablir l'quival5ce entre *acun des apports qui ne p\vai5t tre s\mis une commune mesure4 ,donc il s]ait vrai que les qualits respectives des sexes diffr5t comme v\s le prt5dez1 que1 p> cela mme qu'elles sont galem5t ncessaires l'uvre collective1 elles sont ess5tiellem5t matire contrat et quival5tes4 ,mais diffr5t-elles comme v\s le dites8 ,v\s savez ce que rpond5t et la sci5ce et les faits4 ,n\s n'y revi5drons pas4 ,t\tes vos di/9ctions de beaut et de =ce ne sont que des classem5ts de fantaisie4 ,n\s savons t\s que sur dix-huit millions de mles franais1 l'heure qu'il e/1 n\s avons quelques hommes de gnie1 trs spciali/es1 un peu plus d'hommes de tal5t1 peut-tre pas quatre philosophes1 normm5t de mdiocrits et une f\le imm5se de nullits4 ,c'e/ donc une drision d'tablir le droit de prpot5ce d'un sexe d'aprs des qualits qui1 d'une "p1 ne sont pas *ez *acun de ses membres1 et de l'autre se tr\v5t s\v5t un plus haut degr dans le sexe qu'on prt5d s\mettre4 ,d'ailleurs votre sexe possdt-il les qualits que v\s lui attribuez1 l'exclusion du mi51 puisque1 de votre aveu1 il n'y aurait ni civilisation1 ni sci5ce1 ni art1 ni ju/ice1 sans les qualits que v\s dites spciales la femme2 que sans ces qualits l'homme ne s]ait qu'une brute et un an?ropophage1 il en rsult]ait que la femme e/ au mo9s l'quival5te de l'homme1 si ce n'e/ sa suprieure4 ,relevons ma9t5ant quelques-unes de vos contradictions4 #are ,?se4 ,la femme e/ une sorte de moy5 t]me entre l'homme et le re/e des animaux4 ,anti?se4 ,non2 la femme e/ l'idalisation de l'homme1 dans ce qu'il a de plus sublime et de plus pur4 #b;e ,?se4 ,la femme e/ une crature in]te1 sans ent5dem5t1 qui n'a pas de raison d'tre4 ,anti?se4 ,non2 la femme e/ le pr9cipe d'animation de l'homme2 sans elle1 il ne p\rrait remplir sa de/9e2 elle e/ le mobile de t\te ju/ice1 de t\te sci5ce1 de t\te indu/rie1 de t\te civilisation1 de t\te v]tu4 #c;e ,?se4 ,la femme ne sait ni =mul] un jugem5t1 ni le motiv]2 elle n'a que des ides dc\sues1 des raisonnem5ts contre s5s2 elle pr5d des *imres p\r des ralits1 ne compose que des macdo9es1 des mon/res4 ,anti?se4 ,non2 l'intellig5ce de la femme e/ plus belle que celle de l'homme2 elle a l'esprit plus sage1 plus prud5t1 plus rs]v2 elle fait la contre-preuve des ides mascul9es4 ,c'e/ ,m9]ve faisant honte ,ulysse de ses p>adoxes et de ses r\]ies2 c'e/ un sige de ,sapi5ce4 #d;e ,?se4 ,sans l'aimantation de l'homme1 la femme ne sortirait pas de l'tat be/ial4 ,anti?se4 ,sans l'aimantation de la femme1 l'homme ne s]ait qu'une bte froce4 #e;e ,?se4 ,la femme qui philosophe et crit tue sa progniture2 elle f]ait mieux d'all] repass] ses coll]ettes2 elle n'e/ bonne qu' tre concub9e et c\rtisane4 ,anti?se4 ,la femme doit entr] en p>ticipation de la philosophie et des spculations de l'homme1 et les vulg>is] p> ses crits4 #f;e ,?se4 ,la conv]sation de la femme puise1 n]ve2 celui qui v\dra cons]v] intacte la =ce de son esprit et de son corps fuira la femme4 ,anti?se4 ,la conv]sation de la femme rafra*it les hommes les plus m95ts4 #g;e ,?se4 ,la femme a la consci5ce dbile2 elle e/ immorale1 anti-juridique2 elle ne vaut comme responsabilit morale qu' qu>ante-c9q ans4 ,anti?se4 ,la femme e/ le miroir de la consci5ce de l'homme1 l'inc>nation de cette consci5ce2 p> elle seule la ju/ice devi5t possible2 elle e/ la g>di5ne des murs2 elle e/ suprieure l'homme en beaut morale4 #h;e ,?se4 ,la femme e/ sans v]tu4 ,anti?se4 ,la femme excelle dans la tolrance2 c'e/ p> elle que l'homme appr5d la con/ance et le vritable hrosme4 #i;e ,?se4 ,la femme e/ impudique3 c'e/ elle qui a l'initiative aux uvres de l'am\r4 ,anti?se4 ,la femme seule sait tre pudique2 en pr9cipe1 il n'y a pas de femmes impures2 c'e/ la femme qui calme les emportem5ts s5suels de l'homme4 #aj;e ,?se4 ,la femme prfre un mle laid1 vieux et m*ant2 ,non1 la femme prfre un mannequ9 joli1 g5til1 un galant91 un fripon4 ,anti?se4 ,non2 la femme veut l'homme =t1 vaillant1 +nieux2 elle le mconnat qu& il n'e/ qu'un mannequ9 joli1 g5til1 un galant94 ,j'irais a9si jusqu' c5t1 et je f]ais une croix p\r recomm5c] une autre c5ta9e4 ,e/-il bi5 possible1 ,monsieur1 que v\s v\s moquiez a9si de vos lecteurs6 ,m4 ,,pr\dhon4 ,la contradiction n'e/ pas dans ma p5se1 mais seulem5t dans les t]mes4 ,la femme de ma ?se e/ celle qui n'a pas subi l'aimantation mascul9e1 t&is qu'au contraire1 celle de l'anti?se l'a subie4 ,,moi4 ,v\s ririez bi5 de n\s1 si n\s pr5ions au srieux une telle rponse4 ,quoi1 v\s avez vu des femmes hors de la socit1 et qui aurai5t pu pr5dre les hommes p\r des oies de frre ,philippe8 ,v\s avez con/at que1 dans cette mnag]ie1 on p5sait faux1 on crivait mal1 on ne valait comme consci5ce qu' qu>ante-c9q ans8 ,que l1 en l'abs5ce des hommes1 les femmes ont l'initiative aux uvres de l'am\r8 ,que la conv]sation de ces femmes puise1 n]ve les hommes qui n'y sont pas8 ,que ces femmes prfr5t les hommes vieux1 laids1 m*ants1 ou les mannequ9s jolis1 g5tils1 qui ne sont pas leur disposition8 ,si la femme de votre ?se e/ celle qui n'a pas subi l'influ5ce mascul9e1 p\rquoi pr5ez-v\s les femmes que v\s attaquez p>mi celles qui l'ont subie8 ,vos contradictions1 mon ,matre1 sont de vraies et bonnes contradictions4 ,p\r v\s comme p\r n\s1 il n'y a qu'une femme3 celle qui vit dans la socit de l'homme1 qui a comme lui des dfauts et des vices1 et l'influ5ce autant qu'elle en e/ influ5ce3 l'autre n'a jamais exi/ que dans le c]veau des my/iques et des halluc9s4 ,mais laissons cela4 ,on m'a dit que v\s aviez p>l de l'am\r3 cela me sembl]ait impossible1 si je ne v\s savais pas tant d'audace4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,j'en ai p>l1 a9si que du ,m>iage4 ,,moi4 ,eh bi56 faisons une petite excursion sur ces deux t]ritoires4 ,p>lons de l',am\r d'abord4 ,,vi ,m4 ,,pr\dhon1 sec\ant la tte3 l',am\r6444 ,il m'ennuie et m'emb>rasse beauc\p4 ,je n'ai pu p>v5ir encore me mettre d'accord avec moi l-dessus4 ,j'ai d'abord df9i l'am\r3 l'attrait des deux sexes l'un v]s l'autre en vue de la reproduction1 aj\tant que cet attrait se purifie p> l'adjonction de l',idal4 ,j'ai mme1 ce sujet1 tr\v une =t jolie *ose3 c'e/ qu'il y a une division sexuelle p>ce qu'on ne peut idalis] que l'objectif 7#c;e vol4 p4 #aib74 ,,moi4 ,pe/e6 ,comme v\s y allez6 ,alors t\tes les espces animales et vgtales o les sexes sont sp>s ont un idal en am\r8 ,un idal dans le c]veau d'un *eval et d'une jum5t1 passe1 puisqu'il y a c]veau2 mais o se log]a celui de la fleur mle et de la fleur femelle8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,je n'ai1 ma foi1 pas song me faire cette "q4 ,rev5ons1 s'il v\s plat1 la df9ition de l'am\r huma94 ,je dis donc que l'am\r e/ un attrait donn en vue de la reproduction2 cep5dant je p5se aussi qu' l'am\r proprem5t dit1 la progniture e/ odieuse 7p4 #bjh74 ,,moi4 ,mais il y a contradiction444 ,m4 ,,pr\dhon4 ,que v\lez-v\s que j'y fasse8 ,v\s saurez1 qu' mes yeux1 l'homme et la femme =m5t l'organe de la ju/ice1 l',&rogyne humanitaire4 ,or j'affirme que l'am\r e/ le mobile de la ju/ice1 p>ce que c'e/ lui qui attire l'une v]s l'autre1 les deux moitis du c\ple4 ,c'e/ donc p> l'am\r que la consci5ce de l'homme et de la femme s'ouvre la ju/ice2 ce qui n'emp*e pas qu'il ne soit la plus puissante fatalit au moy5 de laquelle la nature ait tr\v le secret d'obscurcir en n\s la raison1 d'afflig] la consci5ce et d'en*an] le libre-arbitre4 7,id41 p4 #bjg47 ,,moi4 ,le mobile de la ju/ice1 le s5tim5t qui ouvre la consci5ce des sexes la ju/ice1 qui =me l'organe juridique1 tr\bl] la raison et afflig] la consci5ce6 ,mais il y a contradiction4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,encore une fois1 que v\lez-v\s que j'y fasse8 ,l'am\r1 re*]* p\r lui-mme1 r5d l'homme indigne et la femme vile 7pag4 #dai71 et t5ez1 l'am\r1 mme sanctionn p> la ju/ice1 je ne l'aime pas4 7,id41 p4 #dej47 ,,moi4 ,n'avez-v\s pas dit que1 sans l'am\r inspir l'homme p> la beaut de la femme1 il n'y aurait ni art1 ni sci5ce1 ni indu/rie1 ni ju/ice1 que l'homme ne s]ait qu'une brute8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,ah6 j'en ai dit bi5 d'autres6444 ,cet am\r1 moteur de ju/ice1 pre de la civilisation1 e/ cep5dant l'abolition de la ju/ice 7,id41 p4 #dfe71 ce qui exige qu'on l'c>te aussitt son (fice de moteur rempli4 ,l'lan1 le m\vem5t donn1 il faut se pass] de lui4 ,dans le m>iage1 il doit avoir la plus petite "p possible2 t\te conv]sation am\reuse1 mme entre fiancs1 mme entre p\x1 e/ messante1 de/ructive du respect dome/ique1 de l'am\r du travail et de la pratique du devoir social4 7,id41 p4 #dgc47 ,un m>iage de pure incl9ation e/ prs de la honte et le pre qui y donne son cons5tem5t mrite le blme4 7,id41 p4 #dhc47 ,,moi4 ,un pre mrit] le blme p>ce qu'il unit ceux qui cd5t au mobile de la ju/ice6 ,m4 ,,pr\dhon4 ,que les jeunes g5s s'p\s5t sans rpugnance1 la bonne heure444 ,mais qu& un fils1 une fille1 p\r satisfaire son incl9ation1 f\le aux pi$s le vu de son pre1 l'exhrdation e/ p\r celui-ci le premi] des droits et le plus sa9t des devoirs4 7,id41 p4 #dhc47 ,,moi4 ,a9si l'am\r1 moteur de ju/ice1 cause de civilisation1 ncessaire la reproduction1 e/ en mme temps une *ose honteuse1 qu'on doit cra9dre et bannir du m>iage et qui1 en c]ta9s cas1 mrite l'exhrdation444 ,que les ,dieux bniss5t vos contradictions1 et que la po/rit leur soit lgre6 ,m4 ,,pr\dhon1 s\cieux3 ,je ne puis ri5 v\s dire de plus satisfaisant sur la matire2 mais1 en revan*e1 p>lons du m>iage2 je suis vritablem5t de premire =ce sur ce sujet4 ,t\te fonction suppose un organe2 l'homme e/ l'organe de la lib]t2 mais la ju/ice exige un organe compos de deux t]mes1 c'e/ le c\ple4 ,il faut que les deux p]sonnes qui le compos5t soi5t dissemblables et 9gales p>ce que1 si elles tai5t p>eilles1 elles ne se complt]ai5t pas l'une l'autre2 ce s]ai5t deux t\ts indp5dants1 sans action rciproque1 incapables p\r cette raison de produire de la ju/ice444 ,en pr9cipe1 il n'y a de diffr5ce entre l'homme et la femme qu'une simple dim9ution d'n]gie dans les facults4 ,l'homme e/ plus =t1 la femme e/ plus faible1 voil t\t444 ,l'homme e/ la puissance de ce que la femme e/ l'idal1 et rciproquem5t la femme e/ l'idal de ce que l'homme e/ la puissance4 7,id41 p4 #dgd47 ,l',&rogyne pos1 je df9is le ,m>iage1 le sacrem5t de la ju/ice1 le my/re vivant de l'h>monie univ]selle2 la =me donne p> la nature mme la religion du g5re huma94 ,dans une sphre mo9s haute1 le m>iage e/ l'acte p> lequel l'homme et la femme1 s'levant au dessus de l'am\r et des s5s1 dcl>5t leur volont de s'unir selon le ,droit1 et de p\rsuivre1 autant qu'il e/ en eux1 la de/9e sociale1 en travaillant au ,progrs de la ,ju/ice4 ,dans cette religion de la famille1 on peut dire que l'p\x ou le pre e/ le prtre1 la femme l'idole1 les enfants1 le peuple44444 ,t\s sont dans la ma9 du pre1 n\rris de son travail1 protgs de son pe1 s\mis son g\v]nem5t1 ressortissant de son tribunal1 hriti]s et cont9uateurs de sa p5se444444 ,la femme re/e subordonne l'homme1 p>ce qu'elle e/ un objet de culte1 et qu'il n'y a pas de commune mesure entre la =ce et l'idal44444 ,l'homme m\rra p\r elle1 comme il meurt p\r sa foi et ses dieux1 mais il g>d]a le comm&em5t et la responsabilit4 7,id4 p4 #dgd et #dge47 ,en rsultat les p\x sont gaux1 puisqu'il y a communaut de =tune1 d'honneur1 de dv\em5t absolu2 en pr9cipe et dans la pratique44444 cette galit n'exi/e pas1 ne peut pas exi/]44444 ,l'galit des droits supposant une balance des avantages dont la nature a d\ la femme avec les facults plus puissantes de l'homme1 il en rsult]ait que la femme1 au lieu de s'lev] p> cette balance1 s]ait dnature1 avilie4 ,p> l'idalit de son tre1 la femme e/ p\r a9si dire hors prix44444 ,p\r qu'elle cons]ve cette grce ine/imable1 qui n'e/ pas en elle une facult positive1 mais une qualit1 un mode1 un tat1 il faut qu'elle accepte la loi de la puissance m>itale3 l'galit la r5drait odieuse1 s]ait la dissolution du m>iage1 la mort de l'am\r1 la p]te du g5re huma94 7,id41 p4 #ded47 ,et la gloire de l'homme e/ de rgn] sur cette m]veilleuse crature1 de p\voir se dire3 c'e/ moi-mme idalis1 c'e/ plus que moi1 et p\rtant ce ne s]ait ri5 sans moi44444 ,malgr cela ou cause de cela1 je suis et je dois re/] le *ef de la communaut3 que je lui cde le comm&em5t1 elle s'avilit et n\s prissons4 7,id41 p4 #dgb47 ,le m>iage doit tre monogame p>ce que la consci5ce e/ commune entre les p\x1 et qu'elle ne peut pas1 sans se diss\dre1 admettre un ti]s p>ticipant4 7,id41 p4 #dge47 ,il doit tre indissoluble1 p>ce que la consci5ce e/ immuable1 et que les p\x ne saurai5t se donn] un re*ange sans commettre un sacrilge4 ,s'ils sont obligs de se sp>] le digne n'a beso9 que de gurir les plaies faites sa consci5ce et son cur1 l'autre n'a plus le droit d'aspir] au m>iage3 ce qu'il lui faut1 c'e/ le concub9age4 7,id41 p4 #dgf47 ,he96 ,que dites-v\s de cette ?orie l8 ,,moi4 ,jusqu'ici j'avais refus de croire au dieu ,prote2 mais en v\s contemplant1 j'abjure mon incrdulit1 ,matre4 ,v\s n\s app>aissez d'abord s\s l'habit et la =me de ,man\1 et n\s dbitez sa physiologie2 ,v\s n\s app>aissez ensuite1 et successivem5t1 s\s la =me et les vtem5ts de ,mose1 de sa9t ,?omas d',aqu91 de sa9t ,bonav5ture2 v\s v\s inc>nez un mom5t dans ,p>acelse2 ,enf9 v\s pr5ez la toge roma9e1 p> dessus laquelle v\s endossez le frac disgracieux d',augu/e ,comte4 ,t\t cela e/ bi5 vieux1 bi5 laid p\r notre poque44444 ,e/-ce que1 vraim5t1 v\s n'avez pas mieux n\s donn] que la rsurrection du droit roma9 au beau temps o ,c9c9natus mangeait t\t nu son plat de l5tilles8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,quoi6 conte/]iez-v\s que le m>iage p> conf>reation n'e/ pas le *ef-d'uvre de la consci5ce huma9e8 ,,moi4 ,si je v\s le conte/e8 ,p> dieu1 oui2 et bi5 d'autres *oses encore4 ,mais1 dites-moi1 quel s5s donnez-v\s aux mots sacrem5t1 my/re1 qui sonn5t si creux et si faux dans votre b\*e8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,malgr t\tes mes explications sur le m>iage1 il n'en re/e pas mo9s un my/re 7,id41 p4 #deg74 ,voil t\t ce que je puis v\s dire de plus clair4 ,il faut que v\s compr5iez que le m>iage e/ une in/itution sui g5]is1 =me t\t la fois au = extrieur p> le contrat1 au = intrieur p> le sacrem5t1 et qui prit aussitt que l'un ou l'autre de ces deux lm5ts disp>at4 7,id41 p4 #baa47 ,il faut que v\s compr5iez encore que le m>iage e/ une fonction de l'humanit1 hors de laquelle l'am\r devi5t un flau1 la di/9ction des sexes n'a plus de s5s1 la p]ptuation de l'espce con/itue p\r les vivants un dommage rel1 la ju/ice e/ contre nature et le plan de la cration absurde4 7,id41 p4 #bca47 ,,moi4 ,le plan de la cration absurde et la ju/ice contre nature sans le m>iage6 ,qu'e/-ce que cela veut dire en bon franais1 ,matre8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,quoi6 ,votre intellig5ce e/ si dbile qu'elle ne compr5d pas que1 sans le m>iage1 il n'y a pas1 il ne peut pas y avoir de ju/ice8 ,,moi4 ,alors le m>iage e/ ncessaire t\s8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,non2 mais t\s y p>ticip5t et en reoiv5t l'influ5ce p> la filiation1 la consangu9it1 l'adoption1 l'am\r qui1 univ]sel p> ess5ce1 n'a pas beso9 p\r agir1 de cohabitation44444 ,au po9t de vue animique ou spirituel1 le m>iage e/ p\r *acun de n\s une condition de flicit444 ,t\t adulte1 sa9 d'esprit et de corps1 que la solitude ou l'ab/raction n'a pas sque/r du re/e des vivants1 aime1 et1 en v]tu de cet am\r1 se fait un m>iage en son cur444 ,la ju/ice qui e/ la f9 du m>iage1 et que l'on peut obt5ir soit p> l'initiation dome/ique1 soit p> la communion civique1 soit enf9 p> l'am\r my/ique suffit au bonheur dans t\tes les conditions d'ge et de =tune4 7,id41 p4 #dha47 ,et ne confondez pas le m>iage avec t\t autre union1 avec le concub9age1 p> exemple1 qui e/ la m>que d'une consci5ce faible4 ,je ne condamne cep5dant pas le concub9at c> la socit n'e/ pas l'uvre d'un j\r1 la v]tu e/ d'une pratique difficile1 sans p>l] de ceux qui le m>iage e/ inaccessible4 ,a mon avis1 il e/ dans l'intrt des femmes1 des enfants et des murs que le lgislateur rglem5te le concub9age4 ,t\t enfant devrait port] le nom du pre concub9 qui p\rvoi]ait sa subsi/ance et aux frais de son ducation2 la concub9e dlaisse aurait droit aussi une indemnit1 mo9s qu'elle n'ait la premire convol en un autre concub9age4 7,id41 p4 #dgg47 ,mais ce n'e/ pas du concub9age1 c'e/ du m>iage que ressort t\te ju/ice1 t\t droit4 ,ceci e/ tellem5t vrai1 que si v\s tez le m>iage1 la mre re/e avec sa t5dresse1 mais sans autorit1 sans droits3 d'elle son fils il n'y a plus de ju/ice2 il y a bt>dise1 un premi] pas en arrire1 un ret\r l'immoralit4 7,id41 p4 #ceg47 ,,moi4 ,t\t ce que v\s v5ez de me dire sur l'am\r1 le m>iage1 la ju/ice et le droit1 r5f]me tant d'quivoques1 d'erreurs1 de sophismes1 et une si haute dose de pa?os1 mon ,matre1 que1 p\r v\s rfut] aprs v\s avoir pralablem5t clairci1 il ne faudrait ri5 mo9s qu'un gros volume4 ,n\s allons donc n\s cont5t] d'insi/] sur les po9ts pr9cipaux4 ,,vii #a ,l',&rogyne1 p> df9ition1 e/ un tre runissant les deux sexes4 ,or1 le m>iage ne fait po9t de l'homme et de la femme un seul tre2 *acun d'eux cons]ve son individualit2 donc votre ,&rogyne humanitaire ne vaut pas la pe9e d'tre discut3 ce n'e/ qu'une fantaisie4 #b ,t\te fonction suppose un organe1 c'e/ vrai1 mais quels faits v\s autoris5t dire que le c\ple m>i e/ l'organe de la ju/ice8 ,surt\t lorsque v\s pr5ez v\s-mme la pe9e de v\s contr$ire1 en av\ant que l'on produit de la ju/ice hors du m>iage2 qu'on n'a pas beso9 d'tre m>i p\r tre ju/e8 ,l'organe de la ju/ice e/ en *acun de n\s1 comme t\s les autres2 c'e/ le s5s moral qui entre en action lorsqu'il s'agit d'apprci] la valeur morale d'un acte1 ou d'appliqu] notre propre conduite la sci5ce morale accepte p> la raison du sicle4 #c ,d'aprs v\s1 la balance1 c'e/ l'galit2 l'galit c'e/ la ju/ice3 il y a donc1 de votre "p1 contradiction d'exig] de deux cratures d\es *acune de lib]t1 de volont1 d'intellig5ce1 qu'elles se reconnaiss5t 9gales p\r produire de l'galit4 #d ,affirm]1 comme v\s l'avez fait1 que le progrs e/ la ralisation de l'idal p> le libre arbitre2 que1 consquemm5t1 l'idal e/ suprieur la ralit1 et que l'homme progresse p>ce qu'il se laisse guid] p> lui2 puis affirm] que la femme e/ l'idal de l'homme et que1 cep5dant1 elle e/ mo9dre et doit obir1 c'e/ une d\ble contradiction4 ,si l'on admettait votre po9t de d"p1 la logique exig]ait que l'homme se laisst guid] p> la femme4 ,mais quoi bon discut] une *ose qui n'(fre aucun s5s l'intellig5ce8 ,si l'homme1 d'aprs v\s1 reprs5te en ralit la =ce1 la raison1 la ju/ice1 la femme tant l'idalisation de l'homme1 s]ait donc la plus gr&e =ce1 la plus haute raison1 la plus sublime ju/ice44444 ,avez-v\s prt5du dire cela1 v\s qui affirmez le contraire8 #e ,dire que le m>iage e/ une in/itution sui g5]is1 un sacrem5t1 un my/re1 c'e/ affirm] quoi8 ,et quelles lumires p5sez-v\s n\s avoir donnes8 tes-v\s bi5 sr de v\s tre compris plus que n\s ne v\s avons compris8 ,j'en d\te4 #f ,p\rriez-v\s n\s dmontr] p\rquoi dans une association entre des hommes =ts1 intellig5ts et des hommes faibles et borns1 la ju/ice exige l'galit1 le respect de la dignit de t\s1 et dcl>e avili l'esclave qui se s\met1 t&is que dans l'association de l'homme et de la femme1 id5tiques d'espce selon v\s1 la femme qui1 t\j\rs selon v\s1 e/ l'tre faible et born1 s]ait avilie et devi5drait odieuse p> l'galit8 ,p\rriez-v\s n\s expliqu] aussi comm5t dans un c\ple producteur de ju/ice ou d'galit1 cette galit s]ait la mort de l'am\r et la p]te du g5re huma98 ,conv5ez qu'un tel tohu-bohu de non s5s et de contradictions (fre autant de my/res insondables que votre m>iage4 #g ,n\s ne p>l]ons po9t ensemble du divorce3 n\s n\s en rfr]ons la raison et la consci5ce mod]nes que la dissolution des murs et de la famille1 dues en gr&e p>tie l'indissolubilit du m>iage1 mett5t mme de se prononc]4 ,quelles raisons d'ailleurs donnez-v\s p\r s\t5ir votre op9ion8 ,une plaisant]ie2 que la rupture du m>iage e/ un sacrilge2 une affirmation dm5tie p> les faits3 que la consci5ce e/ immuable4 #h ,entre le bt>d et sa mre1 il n'y a pas de ju/ice1 dites-v\s4 ,votre consci5ce e/ plus jeune de deux mille et quelques c5ts ans que la consci5ce mod]ne1 ,monsieur4 ,dans l'uvre de la reproduction1 la t*e remplir env]s le n\vel tre se p>tage entre les p>5ts4 ,a la femme plus vivante1 plus la/ique1 plus rsi/ante1 e/ dvolue la p>tie la plus prilleuse de cette t*e4 ,tu risqu]as ta vie p\r =m] l'humanit de ta propre sub/ance1 lui a dit la nature4 ,a l'homme de pay] sa dette env]s ses enfants1 en btissant le toit o ils s'abrit5t1 d'apport] la n\rriture que tu labores ou prp>es p\r eux4 ,a lui d'accomplir ses devoirs env]s ses fils p> l'emploi de ses =ces1 comme tu l'accomplis1 toi1 en f\rnissant ton sang et ton lait4 ,vos droits sur l'enfant ressort5t1 aj\te la consci5ce1 de son incapacit de se guid] lui-mme1 des devoirs que v\s remplissez env]s lui1 de l'obligation o v\s tes de =m] sa raison1 sa consci5ce1 d'en faire un citoy5 utile et moral4 ,eh bi56 ,monsieur1 qu'arrive-t-il1 la plup>t du temps1 dans les cas de bt>dise8 ,c'e/ que le pre1 ayant l*em5t1 cruellem5t1 contre t\te ju/ice1 ds]t sa t*e1 la mre seule a rempli le d\ble devoir env]s ses enfants3 elle a t la fois pre et mre4 ,et c'e/ qu& cette mre a un d\ble droit que v\s osez dire qu'elle n'en a aucun6 qu'entre elle et son fils il n'y a pas de ju/ice6 ,en vrit1 j'aim]ais mieux vivre au milieu des sauvages que dans une socit qui p5s]ait et s5tirait comme v\s4 ,une mre1 ,monsieur1 a sur son enfant un droit inconte/able1 c> elle a risqu sa propre vie p\r lui donn] le j\r3 le pre n'acqui]t des droits sur lui que qu& il remplit son devoir3 lorsqu'il ne le remplit pas1 il n'a pas de droit2 a9si le veut la raison4 ,dans cette "q1 le m>iage ne signifie ri54 ,si j'tais bt>de1 et que mon pre m'et l*em5t ab&onne1 je l'aurais mpris et ha comme le b\rreau de ma mre1 comme un homme sans cur et sans consci5ce1 un vil g/e3 et j'aurais d\blem5t aim et respect celle qui et t la fois ma mre et mon pre3 ,voil ce que dis5t1 ,monsieur1 ma consci5ce1 ma raison et mon cur4 #i ,qu'e/-ce que votre m>iage1 premire =me donne p> la nature la religion du g5re huma91 o la femme e/ une idole qui fait la cuis9e et raccommode les *ausses de son prtre8 ,qu'e/-ce que cette in/itution o l'homme e/ c5s df5dre1 de son pe1 sa femme et ses enfants que la loi df5d1 mme contre lui8 ,o l'homme e/ c5s n\rrir de son travail celle qui travaille s\v5t plus que lui ou lui apporte une dot8 ,la femme et les enfants ressortir du tribunal de l'homme6 ,que les dieux n\s prs]v5t de cet affreux ret\r aux murs patri>cales et roma9es6 ,femmes et enfants ressort5t du tribunal social1 et c'e/ plus sr p\r eux3 au mo9s la femme franaise n'a pas cra9dre que son ,abraham sacrifie son petit ,isaac1 ni que son despote dome/ique1 laissant l'enfant t]re1 comme le vieux ,roma91 le condamne a9si la mort4 ,la socit a un cur et des procureurs gnraux qui1 heureusem5t1 ne compr5n5t plus le tribunal de famille comme ,m4 ,p4 ,j4 ,pr\dhon4 ,il e/ vrai que notre auteur e/ un pimnide qui s'veille aprs un sommeil de plus de deux mille ans4 ,j'ai f9i1 ,matre2 avez-v\s quelque *ose me dire encore8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,c]ta9em5t4 ,j'ai v\s p>l] du rle de la femme4 ,ce rle e/ le so9 du mnage1 l'ducation de l'enfance1 l'in/ruction des jeunes filles s\s la surveillance des magi/rats1 le s]vice de la *>it publique4 ,n\s n'os]ions aj\t] les ftes nationales et les spectacles qu'on p\rrait df9ir les semailles de l'am\r 7#c;e vol4 p4 #dhj74 ,l'homme e/ travailleur1 la femme mnagre4 ,le mnage e/ la ple9e manife/ation de la femme4 ,p\r la femme le mnage e/ une ncessit d'honneur1 disons mme de toilette4 ,de mme que t\te sa production littraire se rduit t\j\rs un roman intime dont t\te la valeur e/ de s]vir1 p> l'am\r et le s5tim5t1 la vulg>isation de la ju/ice2 de mme sa production indu/rielle se ramne en d]nire analyse des travaux de mnage2 elle ne sortira jamais de ce c]cle4 7,id41 p4 #dhb47 ,,moi4 ,v\s me p]mettrez de m'tonn]1 ,matre1 que la femme1 qui a l'esprit d'une fausset irrmdiable1 qui e/ immorale1 qui ne compose que des macdo9es1 des mon/res1 qui pr5d des *imres p\r des ralits1 qui ne sait pas mme faire un roman1 sa*e cep5dant1 de votre aveu1 faire un roman p\r vulg>is] la ju/ice p> le s5tim5t et l'am\r4 ,elle compr5d donc1 s5t donc et aime donc la ju/ice8 ,je v\s f]ai rem>qu] ensuite que les so9s du mnage sont un travail2 ,que l'ducation e/ un travail2 ,que le s]vice de la *>it publique e/ un travail2 ,que l'organisation et l'int5dance des ftes et des spectacles suppos5t des travaux v>is4 ,que vulg>is] la ju/ice p> un roman intime e/ un travail2 ,d'o il rsulte que la femme e/ une travailleuse1 c'e/ dire une productrice d'utilit2 elle ne diffr]ait donc de l'homme que p> le g5re de production2 et il n'y aurait plus qu' exam9] si le travail de la femme e/ aussi utile la socit que celui de l'homme4 ,je me *>ge1 qu& v\s v\drez1 d'tablir p> les faits cette quival5ce4 ,je v\s f]ai rem>qu]1 en second lieu1 que l'ducation de l'enfance1 celle des jeunes filles1 le s]vice de la *>it publique1 l'organisation des ftes et spectacles1 la vulg>isation de la ju/ice p> la littrature ne font pas p>tie des travaux du mnage2 qu'alors la femme n'e/ pas uniquem5t mnagre4 ,je v\s f]ai rem>qu] troisimem5t que nos contre-matresses1 nos comm]antes1 nos arti/es1 nos comptables1 nos commises1 nos pr(esseurs ne sont pas plus mnagres que vos contre-matres1 vos comm]ants1 vos arti/es1 vos t5eurs de livres1 vos commis et vos pr(esseurs2 que nos cuis9ires1 nos femmes de *ambre ne le sont pas plus que vos cuis9i]s1 ptissi]s1 confiseurs1 valets de *ambre2 que1 dans t\tes ces fonctions et dans bi5 d'autres1 les femmes gal5t les hommes1 ce qui pr\ve qu'elles ne sont pas mo9s faites que v\s p\r les emplois qui ne ti5n5t po9t au mnage1 et que v\s n'tes pas mo9s faits qu'elles p\r ceux qui y ti5n5t4 ,a9si les faits brutaux trangl5t vos affirmations1 et n\s montr5t que la femme peut n'tre ni mnagre ni c\rtisane4 ,dites-moi enf91 ,matre1 quelle e/ la situation de t\tes les femmes relativem5t t\s les hommes8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,l'infriorit2 c> le sexe fm99 t\t enti] remplit l'g>d de l'autre sexe1 s\s c]ta9s rapports1 le rle de l'p\se l'g>d de l'p\x3 cela ressort de l'ensemble des facults respectives4 ,,moi4 ,a9si donc il n'y a ni lib]t ni galit p\r la femme mme qui n'a pas un pre ou un m>i8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,la femme vraim5t libre e/ la femme *a/e2 e/ *a/e celle qui n'pr\ve aucune motion am\reuse p\r p]sonne1 pas mme p\r son m>i4 7,id41 p4 #dhc47 ,,moi4 ,une telle femme n'e/ pas *a/e3 c'e/ une /atue4 ,la *a/et tant une v]tu1 suppose la dom9ation de la raison et du s5s moral sur un in/9ct3 donc la femme *a/e e/ celle qui dom9e c]ta9 in/9ct1 non pas celle qui en e/ dp\rvue4 ,j'aj\te que la femme qui se livre son m>i sans attrait j\e le rle d'une pro/itue4 ,je savais bi5 que v\s n'ent5diez ri5 l'am\r ni la femme6 ,v\lez-v\s que1 p\r t]m9]1 n\s comp>ions votre doctr9e sur le droit de la femme celle que v\s pr(essez sur le droit en gnral8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,volonti]s444 puisque je ne puis faire autrem5t4 ,,moi4 ,v\s admettez que la femme e/ d'espce id5tique l'homme8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,oui1 seulem5t ses facults sont mo9s n]giques4 ,,moi4 ,je v\s accorde cela p\r les beso9s de la discussion4 ,exposez-moi votre doctr9e gnrale sur le droit1 j'en f]ai l'application la femme1 et v\s tir]ez la conclusion4 ,,viii ,m4 ,,pr\dhon4 ,la loi ne rglant que des rapports huma9s1 elle e/ la mme p\r t\s2 en sorte que1 p\r tablir des exceptions1 il faudrait pr\v] que les individus excepts sont au dessus ou au dess\s de l'espce huma9e4 7,crat4 de l'ordre1 etc41 p4 #baj47 ,,moi4 ,or1 v\s av\ez que la femme n'e/ ni au dessus ni au dess\s de l'espce huma9e1 mais e/ d'espce id5tique l'homme2 donc la loi e/ la mme p\r elle que p\r l'homme4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,je conclus le contraire1 p>ce que l'homme e/ le plus =t4 ,,moi4 ,contradiction1 mon ,matre4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,ni la figure1 ni la naissance1 ni les facults1 ni la =tune1 ni le rang1 ni la pr(ession1 ni le tal5t1 ni ri5 de ce qui di/+ue les individus n'tablit entre eux une diffr5ce d'espce3 tant t\s hommes1 et la loi ne rglant que des rapports huma9s1 elle e/ la mme p\r t\s4 7,ordre dans l'humanit1 p4 #bji47 ,,moi4 ,or1 la femme e/ d'ess5ce id5tique l'homme2 elle n'en diffre que p> des modes et qualits qui1 selon v\s1 ne la font po9t diffr] d'ess5ce2 donc encore la loi e/ la mme p\r elle que p\r l'homme4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,c'e/ logique2 mais je conclus le contraire1 p>ce que l'homme e/ le plus =t4 ,,moi4 ,contradiction1 mon ,matre4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,la balance sociale e/ l'galisation du =t et du faible4 ,tant que le =t et le faible ne sont pas gaux1 ils sont trang]s1 ils ne =m5t po9t une alliance1 ils sont ennemis4 7#a;er ,mmoire sur la proprit1 p4 #eg47 ,,moi4 ,or1 d'aprs v\s1 l'homme e/ le =t et la femme le faible d'une espce id5tique2 donc la balance sociale doit les galis]1 p\r qu'ils ne soi5t ni trang]s ni ennemis4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,c'e/ logique2 mais je prt5ds1 moi1 qu'ils doiv5t tre 9galiss dans la socit et dans le m>iage4 ,l'homme doit avoir la prpot5ce1 p>ce qu'il e/ le plus =t4 ,,moi4 ,contradiction1 mon ,matre4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,de l'id5tit de la raison *ez t\s les hommes1 et du s5tim5t de respect qui les porte ma9t5ir t\t prix leur dignit mutuelle1 rsulte l'galit devant la ju/ice4 7#a;er volume ,de la ju/ice1 etc41 p4 #ahc47 ,*acun e/ n libre3 entre les lib]ts individuelles il n'y a d'autre juge que la balance1 qui e/ l'galit2 l'id5tit d'ess5ce ne p]met pas de crer une hir>*ie4 7#b;e vol4 t\te la #h;e tude47 ,,moi4 ,or1 la femme e/ d'ess5ce id5tique l'homme4 ,elle e/ ne libre3 entre elle et l'homme il n'y a donc d'autre juge que l'galit2 il n'e/ donc pas p]mis d'tablir entre eux une hir>*ie4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,c'e/ logique4 ,mais je conclus au contraire qu'il faut hir>*is] les sexes et donn] la prpot5ce l'homme1 p>ce qu'il e/ le plus =t4 ,,moi4 ,contradiction1 mon ,matre4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,c'e/ la dignit de l'me huma9e de ne v\loir s\ffrir qu'aucune de ses puissances subalt]nise les autres1 de v\loir que t\tes soi5t au s]vice de l'ensemble2 l e/ la morale1 l e/ la v]tu4 ,qui dit h>monie ou accord1 en effet1 suppose ncessairem5t des t]mes en opposition4 ,essayez une hir>*ie1 une prpot5ce1 v\s p5siez faire de l'ordre1 v\s ne faites que de l'absolutisme4 7#b;e vol4 de la ,ju/ice1 p4 #cha et #chb47 ,,moi4 ,la femme1 selon v\s1 =me avec l'homme un organisme1 celui de la ju/ice4 ,or les deux moitis de l'&rogyne ont1 t\j\rs d'aprs v\s1 des qualits div]ses1 appeles s'h>monis] dans l'galit s\s pe9e de faire de l'absolutisme au lieu de faire de l'ordre2 donc la facult fm99e e/ appele s'quilibr] avec la facult mascul9e dans l'galit4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,c'e/ logique3 mais je conclus que la dignit de l'&rogyne humanitaire e/ d'ass]vir la facult fm99e et de faire du despotisme1 p>ce que l'homme e/ le plus =t4 ,,moi4 ,contradiction1 mon ,matre4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,la ju/ice e/ le respect spontanm5t pr\v et rciproquem5t g>anti de la dignit huma9e1 en quelque p]sonne et en quelque circon/ance qu'elle se tr\ve compromise4 7#a;er vol4 de la ,ju/ice1 p4 #ahb47 ,,moi4 ,or la femme e/ une p]sonne huma9e1 ayant une dignit qu'on doit respect] et g>antir p> la loi de rciprocit2 donc on ne peut manqu] de respect env]s la dignit fm99e sans manqu] la ju/ice4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,c'e/ logique2 mais quoique la femme soit une p]sonne huma9e1 id5tique d'espce avec l'homme et que je croie qu'il n'y a pas d'autre base du droit que l'galit1 je n'en affirme pas mo9s que la dignit de la femme e/ infrieure celle de l'homme1 p>ce qu'il e/ le plus =t4 ,,moi4 ,contradiction1 mon ,matre4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,le droit e/ p\r *acun la facult d'exig] des autres le respect de la dignit huma9e dans sa p]sonne1 le devoir e/ l'obligation p\r *acun de respect] cette dignit en autrui4 7#a;er vol4 de la ,ju/ice1 p4 #ahc47 ,,moi4 ,or la femme tant d'espce id5tique1 l'homme a une dignit gale la si5ne2 donc elle doit tre respecte dans sa dignit1 c'e/ dire dans sa p]sonne1 sa lib]t1 sa proprit1 ses affections2 c'e/ son droit comme p]sonne huma9e1 et l'homme ne peut le mconnatre sans manqu] la ju/ice et son devoir4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,c'e/ logique4 ,mais moi1 je prt5ds que la femme n'a pas le droit que mes pr9cipes lui attribu5t2 que l'homme seul a des droits1 p>ce que l'homme e/ le plus =t4 ,,moi4 ,contradiction1 mon ,matre4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,la lib]t e/ un droit absolu1 p>ce qu'elle e/ l'homme comme l'impntrabilit e/ la matire1 une condition s9e qu non d'exi/5ce4 7#a;er mmoire sur la ,proprit1 p4 #dg47 ,,moi4 ,or la femme e/ un tre huma91 elle a donc un droit absolu la lib]t1 qui e/ sa condition s9e qu non d'exi/5ce4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,c'e/ logique4 ,mais je conclus au contraire que la femme n'a pas beso9 de lib]t1 que cette condition s9e qu non d'exi/5ce p\r notre espce1 ne reg>de pas la moiti de l'espce1 qu'il n'y a que l'homme qui ne puisse exi/] sans lib]t1 p>ce qu'il e/ le plus =t4 ,,moi4 ,contradiction1 mon ,matre4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,l'galit e/ un droit absolu1 p>ce que sans l'galit1 il n'y a pas de socit4 7,id47 ,,moi4 ,or la femme e/ un tre huma9 et social2 elle a donc un droit absolu cette galit sans laquelle1 dans la socit1 elle ne s]ait qu'une p>ia4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,c'e/ logique4 ,mais je n'en conclus pas mo9s que la femme n'a pas plus de droit l'galit qu' la lib]t4 ,que quoique de mme espce que l'homme1 consquemm5t devant relev] de la loi d'galit1 cep5dant elle n'en relve pas1 et doit tre 9gale et s\mise l'homme1 p>ce qu'il e/ le plus =t4 ,,moi4 ,fi6 mon ,matre4 ,v\s contr$ire de la sorte e/ honteux p\r votre rputation4 ,il aurait mieux valu s\t5ir que la femme n'a pas les mmes droits que l'homme1 p>ce qu'elle e/ d'une autre espce4 ,m4 ,,pr\dhon4 ,la femme e/ t5ue de s5tir qu'elle n'a pas une dignit gale celle de l'homme2 dans leur association =me p\r produire de la ju/ice1 les notions de droit et de devoir ne s]ont plus corrlatives4 ,l'homme aura t\s les droits et n'accept]a de devoirs que ceux qu'il v\dra bi5 se reconnatre4 ,,moi4 ,songez-v\s que l'homme1 aprs avoir ni la dignit et le droit de la femme1 travaill]a de plus en plus l'abtir dans l'intrt de son despotisme8 ,m4 ,,pr\dhon4 ,cela ne me reg>de pas3 la famille doit tre mure3 le m>i y e/ prtre et roi4 ,si1 comme t\te lib]t opprime1 la femme regimbe1 n\s lui dirons quelle ne se connat pas elle-mme1 qu'elle e/ incapable de se jug] et de se rgir2 qu'elle e/ un nant2 n\s l'outrag]ons dans sa valeur morale1 n\s la ni]ons dans son intellig5ce et son activit3 et =ce de l'intimid]1 n\s p>vi5drons la faire taire3 c> mordieu6 il faut que l'homme re/e le matre1 puisqu'il e/ le plus =t6 ,,moi4 ,niez et outragez2 cela ne n\s fait ri51 ,matre3 les seigneurs usai5t de cette m?ode contre vos pres leurs s]fs444 auj\rd'hui on s'indigne contre eux4 ,les possesseurs d'esclaves usai5t et us5t de cette m?ode contre les noirs1 et le monde civilis s'indigne contre eux1 l'esclavage e/ re/re9t et t5d disp>atre4 ,en att5dant je signale mes lecteurs vos contradictions3 votre autorit sur les esprits en s]a1 j'espre1 amo9drie4 ,ceux qui prt5dront1 d'aprs la majeure des syllogismes prcd5ts1 que v\s fondez le droit sur l'id5tit d'espce1 ab/raction faite des qualits individuelles2 que v\s croyez le droit et le devoir corrlatifs1 que v\s v\lez l'galit1 la lib]t1 auront t\t aussi raison que ceux qui prt5dront1 d'aprs la conclusion des mmes syllogismes1 que v\s basez le droit sur la =ce1 la supriorit des facults2 que v\s acceptez l'9galit1 le despotisme1 niez la lib]t individuelle et l'galit sociale1 et ne croyez po9t la corrlation du droit et du devoir4 ,s'il e/ tri/e p\r v\s d'tre tomb dans des contradictions aussi mon/rueuses1 croyez qu'il ne l'e/ pas mo9s p\r moi1 dans l'intrt de ma cause1 de les signal] devant t\s4 ,pr5ant en ma9 la cause de mon sexe1 j'tais dans l'obligation de ripo/] vos attaques1 en ret\rnant contre v\s t\tes vos allgations contre n\s4 ,il fallait le faire1 non p> des dngations et des dclamations qui ne pr\v5t ri51 ou p> des affirmations sans preuves selon votre procd2 mais en v\s opposant la sci5ce et les faits2 en ne me s]vant que de la m?ode rationnelle que v\s prconisez sans v\s en s]vir1 en v\s *>geant s\v5t de v\s contr$ire qu& les preuves de fait euss5t dem& trop de dtail et de temps4 ,v\s accusiez les femmes de pr5dre des *imres p\r des ralits444 ,je v\s ai pr\v que v\s mritez ce repro*e1 puisque votre ?orie e/ en contradiction avec la sci5ce et les faits4 ,v\s accusiez les femmes d'rig] en pr9cipes de va9es analogies444 ,je v\s ai pr\v que v\s en avez fait autant1 en induisant de la prt5due abs5ce de g]mes physiques *ez la femme1 l'abs5ce de g]mes intellectuels et moraux4 ,v\s accusiez la femme de raisonn] contre s5s4444 je v\s ai mis en prs5ce de vos propres pr9cipes1 p\r en tir] des consqu5ces contradictoires4 ,v\s accusiez la femme de ne faire que des ,macdo9es1 des ,mon/res444 ,l'anatomie de votre ?orie pr\ve que v\s en savez faire t\t autant4 ,v\s accusiez la femme d'in9tellig5ce1 de dfaut de ju/ice1 de v]tu1 de *a/et444 ,j'en appelle v\s mme1 et v\s dites positivem5t le contraire4 ,o v\s tes fantasque1 contradictoire1 j'en appelle moi1 femme1 la logique4 ,o v\s manquez de m?ode1 moi1 femme1 j'emploie la m?ode sci5tifique et rationnelle4 ,o v\s dm5tez vos propres pr9cipes1 j'en appelle ces mmes pr9cipes p\r v\s jug] et v\s condamn]4 ,lequel de n\s deux1 ,monsieur1 e/ le plus raisonnable et le plus rationnel8 ,ma mode/ie s\ffre1 je v\s l'av\e1 de p5s] que j'ai j\ le rle de ,m9]ve faisant honte ,ulysse de ses p>adoxes et de ses r\]ies4 ,enf91 cet ennuyeux rle e/ f9i6 ,je v\s ai adress tant de durets1 et d'un ton si f]me et si rsolu1 que j'aurais regret de v\s quitt] sans v\s dire quelques bonnes p>oles p>tant du fond de mon cur4 ,v\s devez tre bi5 conva9cu de ma s9crit1 c> v\s voyez que v\s avez affaire une femme qui ne recule devant p]sonne2 qu'on n'intimide pas1 quelque gr& qu'on soit et quelque nom qu'on porte4 ,v\s p\vez tre mon adv]saire3 je ne s]ai jamais votre ennemie1 c> je v\s e/ime comme un honnte homme1 un vig\reux p5seur1 une des gloires de la ,france1 une des illu/rations de notre ,comt1 t\j\rs si *re au cur de ses enfants1 enf9 comme une des admirations de ma jeunesse4 ,v\s et moi1 ,m4 ,pr\dhon1 n\s app>t5ons la gr&e arme qui donne l'assaut la citadelle des abus et y porte la m9e et la sape3 je ne fuis pas cette solid>it4 ,e/-il donc si ncessaire que n\s n\s battions8 ,vivons en paix2 je puis v\s en pri] sans m'abaiss]1 puisque je ne v\s cra9s pas4 ,compr5ez une *ose que je v\s dis sans fiel3 c'e/ que v\s tes incapable de compr5dre la femme1 et qu'en cont9uant la lutte1 v\s la rang]ez immanquablem5t s\s la bannire de la ,contre-,rvolution4 ,votre orgueil a mis inimiti entre v\s et la femme1 et v\s lui avez mordu le talon3 p]sonne ne s]ait plus afflig que moi de la voir v\s cras] la tte4 ,r,,sum4 ,comp>aissez t\s1 novateurs mod]nes1 devant le public votre juge1 et v5ez v\s rsum] v\s-mmes4 ,,le ,,communi/e4 ,les deux sexes diffr5t1 ne rempliss5t pas les mmes fonctions2 mais ils sont gaux devant la loi4 ,p\r que la femme soit rellem5t mancipe1 il faut faire subir la socit une refonte conomique et supprim] le m>iage4 ,,le ,,philadelphe ,,et ,l',,ic>i54 ,n\s sommes de votre avis1 except en ce qui t\*e le m>iage1 frre4 ,,le ,,sa9t-,,simoni5 ,,or?odoxe4 ,si le ,*ri/ianisme a mpris la femme1 s'il l'a opprime1 c'e/1 qu' ses yeux1 elle reprs5tait la matire1 le monde1 le mal4 ,n\s qui v5ons donn] le vritable s5s de la ,tr9it1 n\s rhabilitons ou expliquons ce que nos prdcesseurs ont condamn4 ,la femme e/ l'gale de l'homme1 p>ce qu'en ,dieu1 qui e/ t\t1 la matire e/ gale l'esprit4 ,avec l'homme1 la femme =me le c\ple qui e/ l'individu social1 le fonctionnaire4 ,comme la femme e/ trs diffr5te de l'homme1 n\s ne n\s p]mettons pas de la jug]2 n\s n\s cont5tons de l'appel] p\r qu'elle se rvle4 ,cep5dant n\s p5sons qu'elle ne peut s'affran*ir qu'en s'mancipant dans l'am\r4 ,,pi]re ,,l]\x1 s'agitant4 ,pr5ez g>de6 ,ce n'e/ pas en tant que sexe que la femme doit tre affran*ie2 ce n'e/ qu'en qualit d'p\se et de p]sonne huma9e4 ,elle n'a de sexe que p\r celui qu'elle aime2 p\r t\s les autres hommes elle e/ ce qu'ils sont eux-mmes3 s5sation--s5tim5t--connaissance4 ,il faut qu'elle soit libre dans le m>iage et la cit1 comme le doit tre l'homme lui-mme4 ,,le ,,fusioni51 int]rompant4 ,v\s avez raison1 ,pi]re ,l]\x2 mais le prop9ant n'a pas t\t fait tort non plus2 la femme e/ libre et l'gale de l'homme en t\t1 p>ce que l'esprit et la matire sont gaux en ,dieu1 p>ce que l'homme et la femme =m5t ensemble l'&rogyne huma91 drivation de l'&rogyne div94 ,n'e/-ce pas1 ma *re sur8 ,,moi4 ,p]mettez-moi1 mes frres1 de ne po9t entr] dans vos dbats ?ologiques3 je n'ai pas les ailes assez =tes p\r v\s suivre dans le se9 de ,dieu1 af9 de m'assur] s'il e/ esprit et matire1 &rogyne ou non1 b9aire1 tr9aire1 quat]naire ou ri5 du t\t de cela4 ,il me suffit que v\s conv5iez t\s que la femme doit tre libre et l'gale de l'homme4 ,je ne me p]mettrai qu'une seule obs]vation3 c'e/ que votre notion du c\ple ou de l'&rogyne1 au fond une seule et mme *ose1 t5d fatalem5t l'ass]vissem5t de mon sexe3 qu&1 p> une mtaphore1 une fiction l'on fait de deux tres d\s *acun d'une volont1 d'un libre arbitre et d'une intellig5ce "p1 une seule unit3 dans la pratique sociale1 cette unit se manife/e p> une seule intellig5ce1 une seule volont1 un seul libre arbitre2 et l'individualit qui prvaut dans notre monde1 e/ celle qui e/ d\e de la =ce du poignet3 l'autre e/ annihile1 et le droit donn au c\ple n'e/ en ralit que le droit du plus =t4 ,l'usage que fait ,m4 ,pr\dhon de l'&rogynie devrait v\s gurir de cette fantaisie-l2 comme l'usage que vos prdcesseurs ont fait du t]naire devrait v\s avoir g>antis de la mtaphysique tr9itaire4 ,ceci soit dit sans v\s (f5s]1 ,messieurs1 j'ai une antipa?ie prononce p\r les tr9its et les &rogynies quelconques2 je suis ennemie jure de t\te mtaphysique1 qu'elle soit pr(ane ou sacre2 c'e/ un vice de con/itution aggrav *ez moi p> ,kant et son cole4 ,,un ,,phalan/,,ri54 ,p\r ,dieu6 ,messieurs1 laissons l ce my/icisme4 ,l'homme et la femme diffr5t1 mais ils sont aussi ncessaires l'un que l'autre la gr&e uvre que doit accomplir l'humanit3 donc ils sont gaux4 ,comme *aque individu a droit de se dvelopp] intgralem5t1 de se manife/] compltem5t p\r remplir la t*e p>cellaire que lui attribu5t ses attractions1 l'on ne peut pas plus mettre en "q la lib]t d'un sexe que de l'autre4 ,l'homme module en majeur1 la femme en m9eur1 avec un huitime d'exception2 mais1 comme dans t\tes les fonctions gnrales1 la comb9aison des deux modes e/ ncessaire1 il e/ clair que *acune d'elles doit tre d\ble1 et que la femme doit tre p>t\t de moiti avec l'homme4 ,m4 ,,de ,,gir>d91 avec un peu de brusqu]ie4 ,messieurs1 je convi5s avec v\s que la femme doit tre libre et l'gale de l'homme2 seulem5t je s\ti5s que sa fonction e/ d'adm9i/r]1 d'p>gn]1 d'lev] ses enfants1 t&is que l'homme travaille et apporte dans le mnage le produit de ses labeurs4 ,comme je veux que la femme soit dlivre du s]vage1 et que je veux r5dre t\s les enfants lgitimes1 je supprime le m>iage civil et j'in/itue le d\aire univ]sel4 ,m4 ,,leg\v1 s\riant4 ,v\s allez bi5 vite et bi5 lo9 mon *] ,monsieur2 v\s eff>\*ez t\t le monde4 ,au fond du cur1 je crois bi5 comme v\s l'galit des sexes p> l'quival5ce des fonctions1 mais je me g>de bi5 d'en s\ffl] mot4 ,je me cont5te de rclam] p\r les femmes l'in/ruction1 une dim9ution de s]vage conjugal et des emplois de *>it3 comptant bi51 entre n\s1 que1 ces conqutes obt5ues1 les femmes s]ont en mesure1 p> leur in/ruction et leur utilit con/ate1 de s'affran*ir t\t fait4 ,eh bi56 malgr ma rs]ve et ma modration1 v\s v]rez que les uns me trait]ont de femmel91 les autres de sans-culotte6 ,m4 ,,mi*elet1 se levant les l>mes aux yeux4 ,hlas6 ,messieurs1 t\s v\s faites fausse r\te2 et j'ai gr&e d\leur1 mon *] acadmici5 ,leg\v1 de v\s voir employ] votre plume lgante mettre les femmes dans une voie aussi prilleuse et aussi draisonnable4 ,quant v\s1 ,messieurs1 qui rclamez p\r la femme la lib]t et l'galit de droits1 v\s n'y tes po9t autoriss p> elle2 elle ne dem&e aucun droit2 qu'en f]ait-elle1 cet tre faible1 t\j\rs malade1 t\j\rs bless6 ,la ,pauvre44444 ,quel peut tre son rle ici bas1 si ce n'e/ d'tre adore de son m>i1 qui doit se con/itu] son in/ituteur1 son mdec91 son confesseur1 sa g>de malade1 sa femme de *ambre2 la t5ir en s]re *aude1 et1 avec t\s ces so9s si multiplis1 gagn] encore le pa9 quotidi52 c> la femme ne peut1 ni ne doit travaill]2 elle e/ l'am\r et l'autel du cur de l'homme4 ,quelques uns d'entre v\s ont os prononc] le vila9 mot3 ,divorce4 ,pas de ,divorce6 ,la femme qui s'e/ donne1 a reu l'empre9te de l'homme4 ,v\s ne devez pas la quitt]1 quelque c\pable qu'elle puisse tre4 ,j'ai p5s d'abord qu' votre mort elle devait pr5dre le deuil jusqu' la tombe1 au del de laquelle il y aura fusion d'elle et de son m>i dans l'unit de l',am\r4 ,mais je me suis ravis3 v\s p\vez v\s nomm] un successeur4 ,t&is que ,m4 ,mi*elet se rassi$ en s'essuyant les yeux1 on voit se lev] le c\v]cle d'un c]cueil4 ,m4 ,,comte4 ,dignem5t et admirablem5t p>l6 illu/re pr(esseur1 prononce une voix spulcrale4 ,comm5t6 ,v\s1 ici6444 s'crie l'assemble4 ,on ne meurt donc pas t\t enti] comme v\s l'enseigniez vos disciples8 ,m4 ,,comte4 ,non1 ,messieurs2 et j'ai t =t agrablem5t surpris de voir que je m'tais tromp4 ,mais ce n'e/ pas p\r v\s in/ruire de la vie d'outre tombe que je revi5s2 cela n'aurait pas valu la pe9e d'un drangem5t4 ,c'e/ p\r tmoign] au gr& pr(esseur ,mi*elet t\te la satisfaction que j'pr\ve1 le voir si ri*em5t potis] l'idal que je me suis fait de la femme1 et jet] tant de fleurs sur l'admirable maxime d',ari/ote et le comm&em5t du gr& sa9t ,paul4 ,oui1 ,matre trois fois illu/re1 v\s avez bi5 dit3 la femme e/ faite p\r l'homme1 doit lui obir1 se dv\]2 n'e/ qu'une dole dans la vie prive1 absolum5t ri5 dans la vie publique4 ,oui1 l'homme doit travaill] p\r elle2 oui le m>iage e/ indissoluble2 t\t cela e/ d'un ,augu/e-,comtisme irrpro*able4 ,je n'ai qu'un regret3 c'e/ que v\s n'ayez pas cons]v les oraisons jaculatoires de la femme son m>i et de celui-ci sa femme3 il eut t d'un bon exemple et d'un bel effet1 de les voir *aque mat91 ag5\ills l'un en face de l'autre1 les ma9s jo9tes et les yeux f]ms4 ,j'espre que ce n'e/ qu'un oubli1 et que v\s rtablirez ce dtail dans la pro*a9e dition4 ,je v\s flicite hautem5t de l'heureuse ide que v\s avez eue de ju/ifi] l'absorption de la femme p> l'homme1 l'aide d'une blessure et des my/res de l'imprgnation3 cela f]a gr& effet sur les ignorants4 ,les femmes rvoltes1 et les ins5ss au cur corrompu qui les s\ti5n5t1 diront que v\s tes un g/e potique et naf2 notre *] ,pr\dhon1 un g/e brutal2 moi1 un g/e p> ,a plus ,b4 ,laissons les dire3 je v\s appr\ve et v\s bnis4 ,l'app>ition se disposait se rec\*] dans son c]cueil2 moi qui c\doie volonti]s les fantmes1 je la tirai p> un co9 de son suaire et1 quoiqu'elle me fit un ge/e de ,vade retro non quivoque1 j'eus le c\rage de reprs5t] humblem5t au dfunt ,gr&-,prtre1 que le front de ,m4 ,pr\dhon mritait t\t autant d'tre bni que celui de ,m4 ,mi*elet4 ,le dfunt leva dignem5t l'index et le m$ium de sa dextre d*>ne sur la tte altire et peu vnrante du gr& critique1 qui ne se c\rba po9t et ne p>ut pas inf9im5t flatt4 ,comme c'tait son t\r de p>l]1 ,m4 ,pr\dhon se leva et dit3 ,messieurs les ,communi/es1 les ,philadelphes1 les ,fusioni5s1 les ,phalan/ri5s1 les ,sa9t-,simoni5s1 et v\s1 ,messieurs de ,gir>d9 et ,leg\v a9si que t\s vos adhr5ts1 v\s tes t\s des femmel9s1 et des g5s h>dis dans l'absurde4 ,si mon ami ,mi*elet v\s a dor1 p>fum et sucr la pilulle1 je ne puis avoir son adresse et sa modration1 c> v\s savez que1 p> tempram5t1 moi1 ,p4 ,j4 ,pr\dhon1 je ne suis ni t5dre1 ni pote4 ,p]mettez-moi donc de v\s dire t\t brutalem5t la vrit sur une "q o v\s n'ent5dez pas le premi] mot4 ,l'glise1 sa9t ,?omas d',aqu91 sa9t ,bonav5ture1 sa9t ,paul1 ,augu/e ,comte1 aussi bi5 que les ,roma9s1 les ,grecs1 ,man\ et ,mahomet1 enseign5t que la femme e/ faite p\r le plaisir et l'utilit de l'homme1 et qu'elle lui doit tre s\mise2 or j'ai suffisamm5t tabli ces gr&es vrits p> des affirmations sans rplique4 ,il e/ donc auj\rd'hui dmontr p\r quiconque croit en moi1 que la femme e/ un tre passif1 n'ayant g]me de ri51 qui doit t\t l'homme1 que1 consquemm5t1 elle lui app>ti5t comme l'uvre l'ouvri]4 ,ma solution devant p>atre un peu brutale1 ou trop antique ou moy5 ge1 j'ai pris aux novateurs mod]nes leur petite drl]ie d',&rogynie2 j'ai fait du ,c\ple l'organe de la ,ju/ice3 dans ce c\ple la femme1 trans=me p> l'homme1 devi5t une triple beaut1 une idole dome/ique1 s\mise en t\t son prtre4 ,je l'enf]me dans le mnage1 et p]mets qu'elle ait l'int5dance des ftes et spectacles1 l'ducation des enfants et des jeunes filles1 etc4 ,n'e/-il pas vid5t1 ,messieurs1 que la femme1 p>ce qu'elle e/ plus faible que n\s1 e/1 de p> la ju/ice1 condamne n\s obir8 ,et que sa lib]t consi/e n'pr\v] aucune motion am\reuse1 mme p\r son m>i8 ,n'e/-il pas vid5t1 en consqu5ce1 que v\s1 qui ne p5sez pas comme moi1 tes des femmel9s1 des g5s absurdes1 et que les femmes qui ne veul5t pas plus tre esclaves que n\s autres ne cons5tions l'tre en #hi1 sont des insurges1 des impures que le p* a r5dues folles8 ,la majorit de l'assemble rit2 ,m4 de ,gir>d9 hausse les paules2 ,m4 ,leg\v se mord les lvres p\r ne pas s\rire2 ,m4 ,mi*elet p>at inquiet de cette sortie qui peut t\t gt]4 ,comme1 en prononant le mot insurge1 l'orateur m'a reg>de de trav]s avec une int5tion trs m>que1 je ne puis m'emp*] de lui dire3 ,oui1 je mrite le nom d'insurge comme nos pres de #hi4 ,quant v\s1 si v\s ne v\s am5dez1 je cra9s bi5 de v\s voir m\rir dm5t confess et extrme-onctionn444 et v\s l'aurez bi5 mrit6 ,ma9t5ant1 dp\illons le vote de votre honorable assemble1 ,messieurs4 ,quatre coles3 les ,communi/es1 les ,sa9t-,simoni5s1 les ,fusioni5s1 les ,phalan/ri5s et un publici/e1 ,m4 de ,gir>d91 qui fait autant de bruit lui t\t seul qu'une cole1 sont p\r la lib]t de la femme et l'galit des sexes4 ,,mm4 ,comte1 ,pr\dhon1 ,mi*elet sont contre la lib]t de la femme et l'galit des sexes4 ,m4 ,leg\v et ses innombrables adhr5ts veul5t la lib]t de la femme1 et dsir5t qu'elle travaille dev5ir l'gale de l'homme p> l'quival5ce des fonctions4 ,ce qui veut dire que l'imm5se majorit de ceux qui p5s5t sont1 diffr5ts degrs1 p\r notre mancipation4 ,ma9t5ant que mes lecteurs sont au fait de vos op9ions div]ses1 ,messieurs1 moi1 femme1 de p>l]1 de moi-mme p\r mon droit1 sans m'appuy] sur autre *ose que sur la ,ju/ice et la ,raison4 ,,f9 ,,du ,,premi] ,,volume4 ,,table ,,du ,,premi] ,,volume4 ,pages ,a mes lecteurs1 mes adv]saires1 mes amis4 ,a mes lecteurs #e ,a mes adv]saires #i ,a mes amis #aa ,,premi,,re ,,p>tie4 ,communi/es mod]nes #ag ,sa9t-,simoni5s #bd ,fusioni5s #cg ,phalan/ri5s #dd ,m4 ,erne/ ,leg\v #ef ,m4 4 de ,gir>d9 #gh ,m4 ,mi*elet #ia ,m4 ,a4 ,comte #aaj ,m4 ,pr\dhon #abf ,rsum #bba ,,errata4 ,page #aj1 ligne #a1 au lieu de3 ne sa*ant pas crire1 lisez3 ne sa*ant pas mme crire4 ,page #ba1 ligne #bg1 au lieu de3 brave ,jeanne ,dura91 lisez3 brave ,jeanne ,d]o94 ,page #aja1 ligne #c1 au lieu de3 une borne pi]re1 lisez3 une bonne ,n pi]re4 ,page #ajf1 ligne #ah1 au lieu de3 ai5t app>t5u1 lisez3 n'ai5t app>t5u4 ,page #ajg1 ligne #bg1 au lieu de3 devai5t tre1 lisez3 doiv5t tre4 ,page #abd1 ligne #bf1 au lieu de3 que'ducation1 lisez3 qu'ducation4 ,page #adb1 ligne #ab1 au lieu de3 de rgir1 lisez3 de se rgir4 ,page #afc1 ligne #e1 au lieu de3 je le ti5dra1 lisez3 je le ti5drai4 ,page #aid1 ligne #f1 au lieu de3 ne sont que de1 lisez3 ne sont que des4 ,page #bjg1 ligne #bh1 au 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