,au lecteur1 ,ce ,trait lmentaire de chimie d',antoine de ,lavoisier se compose de deux tomes4 ,une version complte de cette publication accompagne la publication individuelle de chacun de ces deux tomes4 ,la version lectronique html restitue le mieux la prsentation du livre papier4 ,l'errata de cette dition a t pris en compte4 ,nous avons utilis une typographie plus moderne que celle de la version papier en remplaant les par des s4 ,la ponctuation n'a pas t modifie hormis quelques corrections mineures4 ,l'orthographe a t conserve4 ,seuls quelques mots ont t modifis4 ,la liste des modifications se trouve la fin du texte4 ,,trait ,l,,mentaire ,,de ,,chimie4 ,,tome ,,premier4 ,,trait ,l,,mentaire ,,de ,,chimie1 ,,pr,,sent ,,dans ,,un ,,ordre ,,nouveau ,,et ,d',,apr,s ,,les ,d,,couvertes ,,modernes2 ,avec ,figures3 ,par ,m4 ,,lavoisier1 de l',acadmie des ,sciences1 de la ,socit ,royale de ,mdecine1 des ,socits d',agriculture de ,paris d',orlans1 de la ,socit ,royale de ,londres1 de l',institut de ,bologne1 de la ,socit ,helvtique de ,basle1 de celles de ,philadelphie1 ,harlem1 ,manchester1 ,padoue1 c4 ,,tome ,,premier4 ,illustration ,a ,,paris1 ,chez ,,cuchet1 ,libraire1 rue htel ,serpente4 ,m4 ,,dcc4 ,,lxxxix4 ,sous le ,privilge de l',acadmie des ,sciences de la ,socit ,royale de ,mdecine4 ,,discours ,,pr,,liminaire4 ,,je n'avois pour objet lorsque j'ai entrepris cet ouvrage1 que de donner plus de dveloppement au ,mmoire que j'ai lu la sance publique de l',acadmie des ,sciences du mois d',avril #aghg1 sur la ncessit de rformer de perfectionner la ,nomenclature de la ,chimie4 ,c'est en m'occupant de ce travail1 que j'ai mieux senti que je ne l'avois encore fait jusqu'alors1 l'vidence des principes qui ont t poss par l',abb de ,condillac dans sa logique1 dans quelques autres de ses ouvrages4 ,il y tablit que nous ne pensons qu'avec le secours des mots2 que les langues sont de vritables mthodes analytiques2 que l'algbre la plus simple1 la plus exacte la mieux adapte son objet de toutes les manires de s'noncer1 est -la-fois une langue une mthode analytique2 enfin que l'art de raisonner se rduit une langue bien faite4 ,et en effet tandis que je croyois ne m'occuper que de ,nomenclature1 tandis que je n'avois pour objet que de perfectionner le langage de la ,chimie1 mon ouvrage s'est transform insensiblement entre mes mains1 sans qu'il m'ait t possible de m'en dfendre1 en un ,trait lmentaire de ,chimie4 ,l'impossibilit d'isoler la ,nomenclature de la science la science de la ,nomenclature1 tient ce que toute science physique est ncessairement forme de trois choses3 la srie des faits qui constituent la science2 les ides qui les rappellent2 les mots qui les expriment4 ,le mot doit faire natre l'ide2 l'ide doit peindre le fait3 ce sont trois empreintes d'un mme cachet2 comme ce sont les mots qui conservent les ides qui les transmettent1 il en rsulte qu'on ne peut perfectionner le langage sans perfectionner la science1 ni la science sans le langage1 que quelque certains que fussent les faits1 quelque justes que fussent les ides qu'ils auroient fait natre1 ils ne transmettroient encore que des impressions fausses1 si nous n'avions pas des expressions exactes pour les rendre4 ,la premire partie de ce ,trait fournira ceux qui voudront bien le mditer1 des preuves frquentes de ces vrits2 mais comme je me suis vu forc d'y suivre un ordre qui differe essentiellement de celui qui a t adopt jusqu' prsent dans tous les ouvrages de ,chimie1 je dois compte des motifs qui m'y ont dtermin4 ,c'est un principe bien constant1 dont la gnralit est bien reconnue dans les mathmatiques1 comme dans tous les genres de connoissances1 que nous ne pouvons procder pour nous instruire1 que du connu l'inconnu4 ,dans notre premire enfance nos ides viennent de nos besoins2 la sensation de nos besoins fait natre l'ide des objets propres les satisfaire1 insensiblement par une suite de sensations1 d'observations d'analyses1 il se forme une gnration successive d'ides toutes lies les unes aux autres1 dont un observateur attentif peut mme jusqu' un certain point1 retrouver le fil l'enchanement1 qui constituent l'ensemble de ce que nous savons4 ,lorsque nous nous livrons pour la premire fois l'tude d'une science1 nous sommes par rapport cette science1 dans un tat trs-analogue celui dans lequel sont les enfans1 la marche que nous avons suivre est prcisment celle que suit la nature dans la formation de leurs ides4 ,de mme que dans l'enfant l'ide est un effet de la sensation1 que c'est la sensation qui fait natre l'ide2 de mme aussi pour celui qui commence se livrer l'tude des sciences physiques1 les ides ne doivent tre qu'une consquence1 une suite immdiate d'une exprience ou d'une observation4 ,qu'il me soit permis d'ajouter que celui qui entre dans la carrire des sciences1 est dans une situation moins avantageuse que l'enfant mme qui acquiert ses premires ides2 si l'enfant s'est tromp sur les effets salutaires ou nuisibles des objets qui l'environnent1 la nature lui donne des moyens multiplis de se rectifier4 ,a chaque instant le jugement qu'il a port se trouve redress par l'exprience4 ,la privation ou la douleur viennent la suite d'un jugement faux2 la jouissance le plaisir la suite d'un jugement juste4 ,on ne tarde pas avec de tels matres devenir consquent1 on raisonne bientt juste quand on ne peut raisonner autrement sous peine de privation ou de souffrance4 ,il n'en est pas de mme dans l'tude dans la pratique des sciences2 les faux jugemens que nous portons1 n'intressent ni notre existence1 ni notre bien-tre2 aucun intrt physique ne nous oblige de nous rectifier3 l'imagination au contraire qui tend nous porter continuellement au-del du vrai2 l'amour-propre la confiance en nous-mmes1 qu'il sait si bien nous inspirer1 nous sollicitent tirer des consquences qui ne drivent pas immdiatement des faits3 en sorte que nous sommes en quelque faon intresss nous sduire nous-mmes4 ,il n'est donc pas tonnant que dans les sciences physiques en gnral1 on ait souvent suppos au lieu de conclure2 que les suppositions transmises d'ge en ge1 soient devenues de plus en plus imposantes par le poids des autorits qu'elles ont acquises1 qu'elles ayent enfin t adoptes regardes comme des vrits fondamentales1 mme par de trs-bons esprits4 ,le seul moyen de prvenir ces carts1 consiste supprimer ou au moins simplifier autant qu'il est possible le raisonnement1 qui est de nous qui seul peut nous garer2 le mettre continuellement l'preuve de l'exprience2 ne conserver que les faits qui ne sont que des donnes de la nature1 qui ne peuvent nous tromper2 ne chercher la vrit que dans l'enchanement naturel des expriences des observations1 de la mme manire que les ,mathmaticiens parviennent la solution d'un problme par le simple arrangement des donnes1 en rduisant le raisonnement des oprations si simples1 des jugemens si courts1 qu'ils ne perdent jamais de vue l'vidence qui leur sert de guide4 ,convaincu de ces vrits1 je me suis impos la loi de ne procder jamais que du connu l'inconnu1 de ne dduire aucune consquence qui ne drive immdiatement des expriences des observations1 d'enchaner les faits les vrits chimiques dans l'ordre le plus propre en faciliter l'intelligence aux commenans4 ,il toit impossible qu'en m'assujtissant ce plan1 je ne m'cartasse pas des routes ordinaires4 ,c'est en effet un dfaut commun tous les cours tous les traits de ,chimie1 de supposer ds les premiers pas des connoissances que l',elve ou le ,lecteur ne doivent acqurir que dans les leons subsquentes4 ,on commence dans presque tous par traiter des principes des corps2 par expliquer la table des affinits1 sans s'appercevoir qu'on est oblig de passer en revue ds le premier jour les principaux phnomnes de la ,chimie1 de se servir d'expressions qui n'ont point t dfinies1 de supposer la science acquise par ceux auxquels on se propose de l'enseigner4 ,aussi est-il reconnu qu'on n'apprend que peu de chose dans un premier cours de ,chimie2 qu'une anne suffit peine pour familiariser l'oreille avec le langage1 les yeux avec les appareils1 qu'il est presqu'impossible de former un ,chimiste en moins de trois ou quatre ans4 ,ces inconvniens tiennent moins la nature des choses qu' la forme de l'enseignement1 c'est ce qui m'a dtermin donner la ,chimie une marche qui me parot plus conforme celle de la nature4 ,je ne me suis pas dissimul qu'en voulant viter un genre de difficults je me jettois dans un autre1 qu'il me seroit impossible de les surmonter toutes2 mais je crois que celles qui restent n'appartiennent point l'ordre que je me suis prescrit2 qu'elles sont plutt une suite de l'tat d'imperfection o est encore la ,chimie4 ,cette science prsente des lacunes nombreuses qui interrompent la srie des faits1 qui exigent des raccordemens embarrassans difficiles4 ,elle n'a pas1 comme la ,gomtrie lmentaire1 l'avantage d'tre une science complette dont toutes les parties sont troitement lies entr'elles2 mais en mme tems sa marche actuelle est si rapide2 les faits s'arrangent d'une manire si heureuse dans la doctrine moderne1 que nous pouvons esprer1 mme de nos jours1 de la voir s'approcher beaucoup du degr de perfection qu'elle est susceptible d'atteindre4 ,cette loi rigoureuse1 dont je n'ai pas d m'carter1 de ne rien conclure au-del de ce que les expriences prsentent1 de ne jamais suppler au silence des faits1 ne m'a pas permis de comprendre dans cet ,ouvrage la partie de la ,chimie la plus susceptible1 peut-tre1 de devenir un jour une science exacte3 c'est celle qui traite des affinits chimiques ou attractions lectives4 ,m4 ,geoffroy1 ,m4 ,gellert1 ,m4 ,bergman1 ,m4 ,schele1 ,m4 de ,morveau1 ,m4 ,kirwan beaucoup d'autres ont dj rassembl une multitude de faits particuliers1 qui n'attendent plus que la place qui doit leur tre assigne2 mais les donnes principales manquent1 ou du moins celles que nous avons ne sont encore ni assez prcises ni assez certaines1 pour devenir la base fondamentale sur laquelle doit reposer une partie aussi importante de la ,chimie4 ,la science des affinits est d'ailleurs la ,chimie ordinaire ce que la ,gomtrie transcendante est la ,gomtrie lmentaire1 je n'ai pas cru devoir compliquer par d'aussi grandes difficults des ,elmens simples faciles qui seront1 ce que j'espre1 la porte d'un trs-grand nombre de ,lecteurs4 ,peut-tre un sentiment d'amour-propre a-t-il1 sans que je m'en rendisse compte moi-mme1 donn du poids ces rflexions4 ,m4 de ,morveau est au moment de publier l'article ,,affinit de l',encyclopdie mthodique1 j'avois bien des motifs pour redouter de travailler en concurrence avec lui4 ,on ne manquera pas d'tre surpris de ne point trouver dans un ,trait lmentaire de ,chimie1 un ,chapitre sur les parties constituantes lmentaires des corps3 mais je ferai remarquer ici que cette tendance que nous avons vouloir que tous les corps de la nature ne soient composs que de trois ou quatre lmens1 tient un prjug qui nous vient originairement des philosophes grecs4 ,l'admission de quatre lmens qui1 par la varit de leurs proportions1 composent tous les corps que nous connoissons1 est une pure hypothse imagine long tems avant qu'on et les premires notions de la ,physique exprimentale de la ,chimie4 ,on n'avoit point encore de faits1 l'on formoit des systmes2 aujourd'hui que nous avons rassembl des faits1 il semble que nous nous efforcions de les repousser1 quand ils ne quadrent pas avec nos prjugs2 tant il est vrai que le poids de l'autorit de ces pres de la philosophie humaine se fait encore sentir1 qu'elle pesera sans doute encore sur les gnrations venir4 ,une chose trs-remarquable1 c'est que tout en enseignant la doctrine des quatre lmens1 il n'est aucun ,chimiste qui par la force des faits n'ait t conduit en admettre un plus grand nombre4 ,les premiers ,chimistes qui ont crit depuis le renouvellement des ,lettres1 regardoient le soufre le sel comme des substances lmentaires qui entroient dans la combinaison d'un grand nombre de corps3 ils reconnoissoient donc l'existence de six lmens1 au lieu de quatre4 ,beccher admettoit trois terres1 c'toit de leur combinaison de la diffrence des proportions que rsultoit1 suivant lui1 la diffrence qui existe entre les substances mtalliques4 ,stahl a modifi ce systme3 tous les ,chimistes qui lui ont succd se sont permis d'y faire des changemens1 mme d'en imaginer d'autres1 mais tous se sont laiss entraner l'esprit de leur sicle1 qui se contentoit d'assertions sans preuves1 ou du moins qui regardoit souvent comme telles de trs-lgres probabilits4 ,tout ce qu'on peut dire sur le nombre sur la nature des lmens se borne suivant moi des discussions purement mtaphysiques3 ce sont des problmes indtermins qu'on se propose de rsoudre1 qui sont susceptibles d'une infinit de solutions1 mais dont il est trs-probable qu'aucune en particulier n'est d'accord avec la nature4 ,je me contenterai donc de dire que si par le nom d'lmens1 nous entendons dsigner les molcules simples indivisibles qui composent les corps1 il est probable que nous ne les connoissons pas3 que si au contraire nous attachons au nom d'lmens ou de principes des corps l'ide du dernier terme auquel parvient l'analyse1 toutes les substances que nous n'avons encore pu dcomposer par aucun moyen1 sont pour nous des lmens2 non pas que nous puissions assurer que ces corps que nous regardons comme simples1 ne soient pas eux-mmes composs de deux ou mme d'un plus grand nombre de principes1 mais puisque ces principes ne se sparent jamais1 ou plutt puisque nous n'avons aucun moyen de les sparer1 ils agissent notre gard la manire des corps simples1 nous ne devons les supposer composs qu'au moment o l'exprience l'observation nous en auront fourni la preuve4 ,ces rflexions sur la marche des ides1 s'appliquent naturellement au choix des mots qui doivent les exprimer4 ,guid par le travail que nous avons fait en commun en #aghg1 ,m4 de ,morveau1 ,m4 ,berthollet1 ,m4 de ,fourcroy moi sur la ,nomenclature de la ,chimie2 j'ai dsign autant que je l'ai pu les substances simples par des mots simples1 ce sont elles que j'ai t oblig de nommer les premires4 ,on peut se rappeller que nous nous sommes efforcs de conserver toutes ces substances les noms qu'elles portent dans la socit3 nous ne nous sommes permis de les changer que dans deux cas2 le premier l'gard des substances nouvellement dcouvertes qui n'avoient point encore t nommes1 ou du moins pour celles qui ne l'avoient t que depuis peu de tems1 dont les noms encore nouveaux n'avoient point t sanctionns par une adoption gnrale3 le second lorsque les noms adopts soit par les anciens1 soit par les modernes1 nous ont paru entraner des ides videmment fausses2 lorsqu'ils pouvoient faire confondre la substance qu'ils dsignoient avec d'autres1 qui sont doues de proprits diffrentes ou opposes4 ,nous n'avons fait alors aucune difficult de leur en substituer d'autres que nous avons emprunts principalement du ,grec3 nous avons fait en sorte qu'ils exprimassent la proprit la plus gnrale1 la plus caractristique de la substance2 nous y avons trouv l'avantage de soulager la mmoire des commenans qui retiennent difficilement un mot nouveau lorsqu'il est absolument vuide de sens1 de les accoutumer de bonne heure n'admettre aucun mot sans y attacher une ide4 ,a l'gard des corps qui sont forms de la runion de plusieurs substances simples1 nous les avons dsigns par des noms composs comme le sont les substances elles-mmes2 mais comme le nombre des combinaisons binaires est dj trs-considrable1 nous serions tombs dans le dsordre dans la confusion1 si nous ne nous fussions pas attachs former des classes4 ,le nom de classes de genres est dans l'ordre naturel des ides1 celui qui rappelle la proprit commune un grand nombre d'individus3 celui d'espces au contraire1 est celui qui ramne l'ide aux proprits particulires quelques individus4 ,ces distinctions ne sont pas faites comme on pourroit le penser1 seulement par la mtaphysique2 elles le sont par la nature4 ,un enfant1 dit l',abb de ,condillac1 appelle du nom d'arbre le premier arbre que nous lui montrons4 ,un second arbre qu'il voit ensuite lui rappelle la mme ide2 il lui donne le mme nom2 de mme un troisime1 un quatrime1 voil le mot d'arbre donn d'abord un individu1 qui devient pour lui un nom de classe ou de genre1 une ide abstraite qui comprend tous les arbres en gnral4 ,mais lorsque nous lui aurons fait remarquer que tous les arbres ne servent pas aux mmes usages1 que tous ne portent pas les mmes fruits1 il apprendra bientt les distinguer par des noms spcifiques particuliers4 ,cette logique est celle de toutes les sciences2 elle s'applique naturellement la ,chimie4 ,les acides1 par exemple1 sont composs de deux substances de l'ordre de celles que nous regardons comme simples1 l'une qui constitue l'acidit qui est commune tous2 c'est de cette substance que doit tre emprunt le nom de classe ou de genre3 l'autre qui est propre chaque acide1 qui les diffrencie les uns des autres1 c'est de cette substance que doit tre emprunt le nom spcifique4 ,mais dans la plupart des acides1 les deux principes constituans1 le principe acidifiant le principe acidifi1 peuvent exister dans des proportions diffrentes1 qui constituent toutes des points d'quilibre ou de saturation2 c'est ce qu'on observe dans l'acide sulfurique dans l'acide sulfureux2 nous avons exprim ces deux tats du mme acide en faisant varier la terminaison du nom spcifique4 ,les substances mtalliques qui ont t exposes l'action runie de l'air du feu1 perdent leur clat mtallique1 augmentent de poids prennent une apparence terreuse2 elles sont dans cet tat composes1 comme les acides1 d'un principe qui est commun toutes1 d'un principe particulier propre chacune3 nous avons d galement les classer sous un nom gnrique driv du principe commun1 le nom que nous avons adopt est celui d'oxide2 nous les avons ensuite diffrencies les unes des autres par le nom particulier du mtal auquel elles appartiennent4 ,les substances combustibles qui1 dans les acides dans les oxides mtalliques1 sont un principe spcifique particulier1 sont susceptibles de devenir leur tour un principe commun un grand nombre de substances4 ,les combinaisons sulfureuses ont t long-temps les seules connues en ce genre3 on sait aujourd'hui1 d'aprs les expriences de ,,mm4 ,vandermonde1 ,monge ,berthollet1 que le charbon se combine avec le fer1 peut-tre avec plusieurs autres mtaux2 qu'il en rsulte1 suivant les proportions1 de l'acier1 de la plombagine1 c4 ,on sait galement1 d'aprs les expriences de ,m4 ,pelletier1 que le phosphore se combine avec un grand nombre de substances mtalliques4 ,nous avons encore rassembl ces diffrentes combinaisons sous des noms gnriques drivs de celui de la substance commune1 avec une terminaison qui rappelle cette analogie1 nous les avons specifies par un autre nom driv de leur substance propre4 ,la nomenclature des tres composs de trois substances simples1 prsentoit un peu plus de difficults en raison de leur nombre1 sur-tout parce qu'on ne peut exprimer la nature de leurs principes constituans1 sans employer des noms plus composs4 ,nous avons eu considrer dans les corps qui forment cette classe1 tels que les sels neutres1 par exemple1 #a4 le principe acidifiant qui est commun tous2 #b4 le principe acidifiable qui constitue leur acide propre2 #c4 la base saline1 terreuse1 ou mtallique qui dtermine l'espce particulire de sel4 ,nous avons emprunt le nom de chaque classe de sels de celui du principe acidifiable1 commun tous les individus de la classe2 nous avons ensuite distingu chaque espce par le nom de la base saline1 terreuse1 ou mtallique1 qui lui est particulire4 ,un sel1 quoique compos des trois mmes principes1 peut tre cependant dans des tats trs-diffrens1 par la seule diffrence de leur proportion4 ,la nomenclature que nous avons adopte auroit t dfectueuse si elle n'et pas exprim ces diffrens tats1 nous y sommes principalement parvenus par des changemens de terminaison que nous avons rendu uniformes pour un mme tat des diffrens sels4 ,enfin nous sommes arrivs au point que par le mot seul1 on reconnot sur le champ quelle est la substance combustible qui entre dans la combinaison dont il est question2 si cette substance combustible est combine avec le principe acidifiant1 dans quelle proportion2 dans quel tat est cet acide2 quelle base il est uni2 s'il y a saturation exacte2 si c'est l'acide1 ou bien la base qui est en excs4 ,on conoit qu'il n'a pas t possible de remplir ces diffrentes vues sans blesser quelquefois des usages reus1 sans adopter des dnominations qui ont paru dures barbares dans le premier moment2 mais nous avons observ que l'oreille s'accoutumoit promptement aux mots nouveaux1 sur-tout lorsqu'ils se trouvoient lis un systme gnral raisonn4 ,les noms1 au surplus1 qui s'employoient avant nous1 tels que ceux de poudre d'algaroth1 de sel alembroth1 de pompholix1 d'eau phagdnique1 de turbith minral1 de colcothar1 beaucoup d'autres1 ne sont ni moins durs1 ni moins extraordinaires2 il faut une grande habitude beaucoup de mmoire pour se rappeller les substances qu'ils expriment1 sur-tout pour reconnotre quel genre de combinaison ils appartiennent4 ,les noms d'huile de tartre par dfaillance1 d'huile de vitriol1 de beurre d'arsenic d'antimoine1 de fleurs de zinc1 c4 sont plus impropres encore1 parce qu'ils font natre des ides fausses2 parce qu'il n'existe1 proprement parler1 dans le rgne minral1 sur-tout dans le rgne mtallique1 ni beurres1 ni huiles1 ni fleurs2 enfin parce que les substances qu'on dsigne sous ces noms trompeurs1 sont de violens poisons4 ,on nous a reproch lorsque nous avons publi notre ,essai de ,nomenclature chimique1 d'avoir chang la langue que nos matres ont parle1 qu'ils ont illustre qu'ils nous ont transmise2 mais on a oubli que c'toient ,bergman ,macquer qui avoient eux-mmes sollicit cette rforme4 ,le savant ,professeur d',upsal1 ,m4 ,bergman1 crivoit ,m4 de ,morveau1 dans les derniers temps de sa vie3 ne faites grace aucune dnomination impropre3 ceux qui savent dj entendront toujours2 ceux qui ne savent pas encore1 entendront plus tt4 ,peut-tre seroit-on plus fond me reprocher de n'avoir donn dans l',ouvrage que je prsente au ,public1 aucun historique de l'opinion de ceux qui m'ont prcd2 de n'avoir prsent que la mienne sans discuter celle des autres4 ,il en est rsult que je n'ai pas toujours rendu mes confrres1 encore moins aux ,chimistes trangers1 la justice qu'il toit dans mon intention de leur rendre3 mais je prie le ,lecteur de considrer que si l'on accumuloit les citations dans un ouvrage lmentaire1 si l'on s'y livroit de longues discussions sur l'historique de la science sur les travaux de ceux qui l'ont professe1 on perdroit de vue le vritable objet qu'on s'est propos1 l'on formeroit un ouvrage d'une lecture tout--fait fastidieuse pour les commenans4 ,ce n'est ni l'histoire de la science1 ni celle de l'esprit humain qu'on doit faire dans un trait lmentaire3 on ne doit y chercher que la facilit1 la clart2 on en doit soigneusement carter tout ce qui pourroit tendre dtourner l'attention4 ,c'est un chemin qu'il faut continuellement applanir1 dans lequel il ne faut laisser subsister aucun obstacle qui puisse apporter le moindre retard4 ,les sciences prsentent dj par elles-mmes assez de difficults1 sans en appeller encore qui leur sont trangres4 ,les ,chimistes s'appercevront facilement d'ailleurs que je n'ai presque fait usage dans la premire partie que des expriences qui me sont propres4 ,si quelquefois il a pu m'chapper d'adopter1 sans les citer1 les expriences ou les opinions de ,m4 ,berthollet1 de ,m4 de ,fourcroy1 de ,m4 de la ,place1 de ,m4 ,monge1 de ceux en gnral qui ont adopt les mmes principes que moi1 c'est que l'habitude de vivre ensemble1 de nous communiquer nos ides1 nos observations1 notre manire de voir1 a tabli entre nous une sorte de communaut d'opinions dans laquelle il nous est souvent difficile nous-mmes de distinguer ce qui nous appartient plus particulirement4 ,tout ce que je viens d'exposer sur l'ordre que je me suis efforc de suivre dans la marche des preuves des ides1 n'est applicable qu' la premire partie de cet ouvrage3 c'est elle seule qui contient l'ensemble de la doctrine que j'ai adopte2 c'est elle seule que j'ai cherch donner la forme vritablement lmentaire4 ,la seconde partie est principalement forme des tableaux de la nomenclature des sels neutres4 ,j'y ai joint seulement des explications trs-sommaires1 dont l'objet est de faire connotre les procds les plus simples pour obtenir les diffrentes espces d'acides connus3 cette seconde partie ne contient rien qui me soit propre2 elle ne prsente qu'un abrg trs-concis de rsultats extraits de diffrens ouvrages4 ,enfin j'ai donn dans la troisime partie une description dtaille de toutes les oprations relatives la ,chimie moderne4 ,un ouvrage de ce genre paroissoit desir depuis long-temps1 je crois qu'il sera de quelqu'utilit4 ,en gnral la pratique des expriences1 sur-tout des expriences modernes1 n'est point assez rpandue2 peut-tre si1 dans les diffrens ,mmoires que j'ai donns l',acadmie1 je me fusse tendu davantage sur le dtail des manipulations1 me serois-je fait plus facilement entendre1 la science auroit-elle fait des progrs plus rapides4 ,l'ordre des matires dans cette troisime partie m'a paru -peu-prs arbitraire1 je me suis seulement attach classer dans chacun des huit chapitres qui la composent1 les oprations qui ont ensemble le plus d'analogie4 ,on s'appercevra aisment que cette troisime partie n'a pu tre extraite d'aucun ouvrage1 que dans les articles principaux1 je n'ai pu tre aid que de ma propre exprience4 ,je terminerai ce ,discours prliminaire en transcrivant littralement quelques passages de ,m4 l',abb de ,condillac1 qui me paroissent peindre avec beaucoup de vrit l'tat o toit la ,chimie dans des temps trs-rapprochs du ntre#a4 ,ces passages qui n'ont point t faits exprs1 n'en acquerront que plus de force1 si l'application en parot juste4 ,au lieu d'observer les choses que nous voulions connotre1 nous avons voulu les imaginer4 ,de supposition fausse en supposition fausse1 nous nous sommes gars parmi une multitude d'erreurs2 ces erreurs tant devenues des prjugs1 nous les avons prises par cette raison pour des principes3 nous nous sommes donc gars de plus en plus4 ,alors nous n'avons su raisonner que d'aprs les mauvaises habitudes que nous avions contractes4 ,l'art d'abuser des mots sans les bien entendre a t pour nous l'art de raisonner44444444 ,quand les choses sont parvenues ce point1 quand les erreurs se sont ainsi accumules1 il n'y a qu'un moyen de remettre l'ordre dans la facult de penser2 c'est d'oublier tout ce que nous avons appris1 de reprendre nos ides leur origine1 d'en suivre la gnration1 de refaire1 comme dit ,bacon1 l'entendement humain4 ,ce moyen est d'autant plus difficile1 qu'on se croit plus instruit4 ,aussi des ,ouvrages o les sciences seroient traites avec une grande nettet1 une grande prcision1 un grand ordre1 ne seroient-ils pas la porte de tout le monde4 ,ceux qui n'auroient rien tudi les entendroient mieux que ceux qui ont fait de grandes tudes1 sur-tout que ceux qui ont crit beaucoup sur les sciences4 ,m4 l',abb de ,condillac ajoute la fin du chapitre ,v3 ,mais enfin les sciences ont fait des progrs1 parce que les ,philosophes ont mieux observ1 qu'ils ont mis dans leur langage la prcision l'exactitude qu'ils avoient mises dans leurs observations2 ils ont corrig la langue1 l'on a mieux raisonn4 #a ,partie #b1 ,chapitre ,i4 ,,table ,,des ,,chapitres ,,du ,,tome ,,premier4 ,,discours ,,pr,,liminaire1 page v ,,premiere ,,partie4 ,de la formation des fluides ariformes de leur dcomposition2 de la combustion des corps simples de la formation des acides4 ,,chap4 ,i4 ,des combinaisons du calorique de la formation des fluides lastiques ariformes1 #a ,,chap4 ,,ii4 ,vues gnrales sur la formation la constitution de l'atmosphre de la terre1 #bh ,,chap4 ,,iii4 ,analyse de l'air de l'atmosphre3 sa rsolution en deux fluides lastiques1 l'un respirable1 l'autre non respirable1 #cc ,,chap4 ,,iv4 ,nomenclature des diffrentes parties constitutives de l'air de l'atmosphre1 #ea ,,chap4 ,v4 ,de la dcomposition du gaz oxigne par le soufre1 le phosphore le charbon1 de la formation des acides en gnral1 #eg ,,chap4 ,,vi4 ,de la nomenclature des ,acides en gnral1 particulirement de ceux tirs du salptre du sel marin1 #gj ,,chap4 ,,vii4 ,de la dcomposition du ,gaz oxygne par les mtaux1 de la formation des ,oxides mtalliques1 #hb ,,chap4 ,,viii4 ,du principe radical de l',eau1 de sa dcomposition par le charbon par le fer1 #hg ,,chap4 ,,ix4 ,de la quantit de ,calorique qui se dgage des diffrentes espces de combustion1 #ajc ,combustion du ,phosphore1 #ajg ,combustion du ,charbon1 #ajh ,combustion du ,gaz hydrogne1 #aji ,formation de l',acide nitrique1 ibid4 ,combustion de la ,bougie1 #aab ,combustion de l',huile d'olive1 #aac ,,chap4 ,x4 ,de la combinaison des ,substances combustibles les unes avec les autres1 #aaf ,,chap4 ,,xi4 ,considrations sur les ,oxides les ,acides plusieurs bases1 sur la composition des matires vgtales animales1 #abc ,,chap4 ,,xii4 ,de la dcomposition des matires vgtales animales par l'action du feu1 #acb ,,chap4 ,,xiii4 ,de la dcomposition des ,oxides vgtaux par la fermentation vineuse1 #aci ,,chap4 ,,xiv4 ,de la fermentation putride1 #aec ,,chap4 ,,xv4 ,de la fermentation acteuse1 #aei ,,chap4 ,,xvi4 ,de la formation des ,sels neutres1 des diffrentes bases qui entrent dans leur composition1 #afb ,de la ,potasse1 #afd ,de la ,soude1 #afi ,de l',ammoniaque1 #agj ,de la ,chaux1 de la ,magnsie1 de la ,baryte de l',alumine1 #agb ,des ,substances mtalliques1 #agc ,,chap4 ,,xvii4 ,suite des rflexions sur les bases salifiables1 sur la formation des ,sels neutres1 #agf ,,seconde ,,partie4 ,de la ,combinaison des ,acides avec les bases salifiables1 de la ,formation des ,sels neutres4 ,,avertissement1 #ahi ,,tableau des ,substances simples1 #aib ,observations1 #aic ,tableau des ,radicaux ou bases oxidables acidifiables1 composs1 qui entrent dans les combinaisons la manire des substances simples1 #aif ,observations1 #aig ,observations sur les combinaisons de la lumire du calorique avec diffrentes substances1 #bjj ,tableau des combinaisons binaires de l'oxygne avec les substances mtalliques non mtalliques oxidables acidifiables1 #bjc ,observations1 ibid4 ,tableau des combinaisons de l',oxygne avec les radicaux composs1 #bjh ,observations1 #bji ,tableau des combinaisons binaires de l',azote avec les substances simples1 #bab ,observations1 #bac ,tableau des combinaisons binaires de l',hydrogne avec les substances simples1 #baf ,observations1 #bag ,tableau des combinaisons binaires du ,soufre non oxygn avec les substances simples1 #bbj ,observations1 #bba ,tableau des combinaisons binaires du ,phosphore non oxygn avec les substances simples1 #bbb ,observations1 #bbc ,tableau des combinaisons binaires du ,charbon non oxygn avec les substances simples1 #bbf ,observations1 #bbg ,observations sur les radicaux muriatique1 fluorique boracique1 sur leurs combinaisons1 #bbi ,observations sur la combinaison des mtaux les uns avec les autres1 #bcj ,tableau des combinaisons de l',azote ou ,radical nitrique1 port l'tat d'acide nitreux par la combinaison d'une suffisante quantit d'oxygne1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bca ,tableau des combinaisons de l',azote complettement satur d'oxigne1 port l'tat d'acide nitrique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bcb ,observations1 #bcc ,tableau des combinaisons de l',acide sulfurique ou ,soufre oxygn avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 par la voie humide1 #bch ,observations1 #bdj ,tableau des combinaisons de l',acide sulfureux avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bdc ,observations1 #bdd ,tableau des combinaisons du ,phosphore qui a reu un premier degr d'oxygnation1 qui a t port l'tat d',acide phosphoreux1 avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bdf ,tableau des combinaisons du ,phosphore satur d'oxygne1 ou ,acide phosphorique avec les substances salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bdg ,observations1 #bdh ,tableau des combinaisons du ,radical carbonique oxygn1 ou ,acide carbonique avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bej ,observations1 #bea ,tableau des combinaisons du ,radical muriatique oxygn1 ou ,acide muriatique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bec ,tableau des combinaisons de l',acide muriatique oxign avec les diffrentes bases salifiables avec lesquelles il est susceptible de s'unir1 #bed ,observations1 #bee ,tableau des combinaisons de l',acide nitro-muriatique avec les bases salifiables1 ranges par ordre alphabtique1 attendu que les affinits de cet acide ne sont point assez connues1 #beh ,observations1 #bei ,tableau des combinaisons du ,radical fluorique oxign1 ou ,acide fluorique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bfa ,observations1 #bfb ,tableau des combinaisons du ,radical boracique oxign1 avec les diffrentes bases salifiables auxquelles il est susceptible de s'unir dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bfd ,observations1 #bfe ,tableau des combinaisons de l',arsenic oxygn1 ou ,acide arsenique avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bfh ,observations1 #bfi ,tableau des combinaisons du ,molybdne oxygn1 ou ,acide molybdique avec les bases salifiables1 par ordre alphabtique1 #bgb ,observations1 #bgc ,tableau des combinaisons du ,tungstne oxygn1 ou ,acide tungstique avec les bases salifiables1 #bgd ,observations1 #bge ,tableau des combinaisons du ,radical tartareux oxygn1 ou ,acide tartareux avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bgg ,observations1 #bgh ,tableau des combinaisons du ,radical malique oxygn1 ou ,acide malique avec les bases salifiables par ordre alphabtique1 #bha ,observations1 #bhb ,tableau des combinaisons du ,radical citrique oxygn1 ou ,acide citrique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bhd ,observations1 #bhe ,tableau des combinaisons du ,radical pyro-ligneux oxygn1 ou ,acide pyro-ligneux avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bhf ,observations1 #bhg ,tableau des combinaisons du ,radical pyro-tartareux oxygn1 ou ,acide pyro-tartareux avec les diffrentes bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bhh ,observations1 #bhi ,tableau des combinaisons du ,radical pyro-muqueux oxygn1 ou ,acide pyro-muqueux avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bij ,observations1 #bia ,tableau des combinaisons du ,radical oxalique oxygn1 ou ,acide oxalique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bib ,observations1 #bic ,tableau des combinaisons du ,radical acteux oxygn1 par un premier degr d'oxignation avec les bases salifiables1 suivant l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bie ,observations1 #bie ,tableau des combinaisons du ,radical acteux oxygn par un second degr d'oxygnation1 ou ,acide actique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bih ,observations1 #bii ,tableau des combinaisons du ,radical succinique oxygn1 ou ,acide succinique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #cjj ,observations1 #cja ,tableau des combinaisons du ,radical benzoque oxygn1 ou ,acide benzoque1 avec les diffrentes bases salifiables1 ranges par ordre alphabtique1 #cjb ,observations1 #cjc ,tableau des combinaisons du ,radical camphorique oxygn1 ou ,acide camphorique1 avec les bases salifiables1 par ordre alphabtique1 #cjd ,observations1 #cje ,tableau des combinaisons du ,radical gallique oxygn1 ou ,acide gallique1 avec les bases salifiables ranges par ordre alphabtique1 #cjf ,observations1 #cjg ,tableau des combinaisons du ,radical lactique oxygn1 ou ,acide lactique1 avec les bases salifiables1 par ordre alphabtique1 #cjh ,observations1 #cji ,tableau des combinaisons du ,radical saccholactique oxygn1 ou ,acide saccholactique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #caj ,observations1 #caa ,tableau des combinaisons du ,radical formique oxygn1 ou ,acide formique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #cab ,observations1 #cac ,tableau des combinaisons du ,radical bombique oxygn1 ou ,acide bombique1 avec les substances salifiables1 par ordre alphabtique1 #cad ,observations1 #cae ,tableau des combinaisons du ,radical sbacique oxygn1 ou ,acide sbacique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #caf ,observations1 #cag ,tableau des combinaisons du ,radical lithique oxygn1 ou ,acide lithique1 avec les bases salifiables1 ranges par ordre alphabtique1 #cah ,observations1 #cai ,tableau des combinaisons du ,radical prussique oxygn1 ou ,acide prussique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #cbj ,observations1 #cbb ,illustration ,,trait ,l,,mentaire ,,de ,,chimie4 ,,premiere ,,partie4 ,de la formation des fluides ariformes de leur dcomposition2 de la combustion des corps simples de la formation des acides4 ,,chapitre ,,premier4 ,des combinaisons du calorique de la formation des fluides lastiques ariformes4 ,c',,est un phnomne constant dans la nature dont la gnralit a t bien tablie par ,boerhaave1 que lorsqu'on chauffe un corps quelconque1 solide ou fluide1 il augmente de dimension dans tous les sens4 ,les faits sur lesquels on s'est fond pour restreindre la gnralit de ce principe1 ne prsentent que des rsultats illusoires1 ou du moins dans lesquels se compliquent des circonstances trangres qui en imposent3 mais lorsqu'on est parvenu sparer les effets1 les rapporter chacun la cause laquelle ils appartiennent1 on s'apperoit que l'cartement des molcules par la chaleur1 est une loi gnrale constante de la ,nature4 ,si aprs avoir chauff jusqu' un certain point un corps solide1 en avoir ainsi cart de plus en plus toutes les molcules1 on le laisse refroidir1 ces mmes molcules se rapprochent les unes des autres dans la mme proportion1 suivant laquelle elles avoient t cartes2 le corps repasse par les mmes degrs d'extension qu'il avoit parcourus2 si on le ramne la mme temprature qu'il avoit en commenant l'exprience1 il reprend sensiblement le volume qu'il avoit d'abord4 ,mais comme nous sommes bien loigns de pouvoir obtenir un degr de froid absolu1 comme nous ne connoissons aucun degr de refroidissement que nous ne puissions supposer susceptible d'tre augment1 il en rsulte que nous n'avons pas encore pu parvenir rapprocher le plus qu'il est possible1 les molcules d'aucun corps1 que par consquent les molcules d'aucun corps ne se touchent dans la ,nature2 conclusion trs-singulire laquelle cependant il est impossible de se refuser4 ,on conoit que les molcules des corps tant ainsi continuellement sollicites par la chaleur s'carter les unes des autres1 elles n'auroient aucune liaison entr'elles1 qu'il n'y auroit aucun corps solide1 si elles n'toient retenues par une autre force qui tendt les runir1 pour ainsi dire les enchaner2 cette force1 quelle qu'en soit la cause1 a t nomme attraction4 ,ainsi les molcules des corps peuvent tre considres comme obissant deux forces1 l'une rpulsive1 l'autre attractive1 entre lesquelles elles sont en quilibre4 ,tant que la dernire de ces forces1 l'attraction1 est victorieuse1 le corps demeure dans l'tat solide2 si au contraire l'attraction est la plus foible1 si la chaleur a tellement cart les unes des autres les molcules du corps1 qu'elles soient hors de la sphre d'activit de leur attraction1 elles perdent l'adhrence qu'elles avoient entr'elles le corps cesse d'tre un solide4 ,l'eau nous prsente continuellement un exemple de ces phnomnes3 au-dessous de zro du thermomtre franois1 elle est dans l'tat solide1 elle porte le nom de glace2 au-dessus de ce mme terme1 ses molcules cessent d'tre retenues par leur attraction rciproque1 elle devient ce qu'on appelle un liquide3 enfin1 au-dessus de #hj degrs1 ses molcules obissent la rpulsion occasionne par la chaleur2 l'eau prend l'tat de vapeur ou de gaz1 elle se transforme en un fluide ariforme4 ,on en peut dire autant de tous les corps de la ,nature2 ils sont ou solides1 ou liquides1 ou dans l'tat lastique ariforme1 suivant le rapport qui existe entre la force attractive de leurs molcules la force rpulsive de la chaleur1 ou1 ce qui revient au mme1 suivant le degr de chaleur auquel ils sont exposs4 ,il est difficile de concevoir ces phnomnes sans admettre qu'ils sont l'effet d'une substance relle matrielle1 d'un fluide trs-subtil qui s'insinue travers les molcules de tous les corps qui les carte3 en supposant mme que l'existence de ce fluide ft une hypothse1 on verra dans la suite qu'elle explique d'une manire trs-heureuse les phnomnes de la ,nature4 ,cette substance1 quelle qu'elle soit1 tant la cause de la chaleur2 ou en d'autres termes la sensation que nous appellons chaleur1 tant l'effet de l'accumulation de cette substance1 on ne peut pas1 dans un langage rigoureux1 la dsigner par le nom de chaleur2 parce que la mme dnomination ne peut pas exprimer la cause l'effet4 ,c'est ce qui m'avoit dtermin1 dans le ,mmoire que j'ai publi en #aggg1 7,recueil de l',acadmie1 page #dbj17 la dsigner sous le nom de fluide ign de matire de la chaleur4 ,depuis1 dans le travail que nous avons fait en commun ,m4 de ,morveau1 ,m4 ,berthollet1 ,m4 de ,fourcroy moi1 sur la rforme du langage chimique1 nous avons cru devoir bannir ces priphrases qui allongent le discours1 qui le rendent plus tranant1 moins prcis1 moins clair1 qui souvent mme ne comportent pas des ides suffisamment justes4 ,nous avons en consquence dsign la cause de la chaleur1 le fluide minemment lastique qui la produit1 par le nom de calorique4 ,indpendamment de ce que cette expression remplit notre objet dans le systme que nous avons adopt1 elle a encore un autre avantage1 c'est de pouvoir s'adapter toutes sortes d'opinions2 puisque rigoureusement parlant1 nous ne sommes pas mme obligs de supposer que le calorique soit une matire relle3 il suffit1 comme on le sentira mieux par la lecture de ce qui va suivre1 que ce soit une cause rpulsive quelconque qui carte les molcules de la matire1 on peut ainsi en envisager les effets d'une manire abstraite mathmatique4 ,la lumire est-elle une modification du calorique1 ou bien le calorique est-il une modification de la lumire8 ,c'est sur quoi il est impossible de prononcer dans l'tat actuel de nos connoissances4 ,ce qu'il y a de certain1 c'est que dans un systme o l'on s'est fait une loi de n'admettre que des faits1 o l'on vite autant qu'il est possible de rien supposer au-del de ce qu'ils prsentent1 on doit provisoirement dsigner par des noms diffrens1 ce qui produit des effets diffrens4 ,nous distinguerons donc la lumire du calorique2 mais nous n'en conviendrons pas moins que la lumire le calorique ont des qualits qui leur sont communes1 que dans quelques circonstances ils se combinent peu prs de la mme manire1 produisent une partie des mmes effets4 ,ce que je viens de dire suffiroit dj pour bien dterminer l'ide qu'on doit attacher au mot de calorique4 ,mais il me reste une tche plus difficile remplir1 c'est de donner des ides justes de la manire dont le calorique agit sur les corps4 ,puisque cette matire subtile pntre travers les pores de toutes les substances que nous connoissons1 puisqu'il n'existe pas de vases travers lesquels elle ne s'chappe1 qu'il n'en est par consquent aucun qui puisse la contenir sans perte2 on ne peut en connotre les proprits que par des effets qui1 la plupart1 sont fugitifs difficiles saisir4 ,c'est sur les choses qu'on ne peut ni voir1 ni palper1 qu'il est sur-tout important de se tenir en garde contre les carts de l'imagination1 qui tend toujours s'lancer au-del du vrai1 qui a bien de la peine se renfermer dans le cercle troit que les faits lui circonscrivent4 ,nous venons de voir que le mme corps devenoit solide ou liquide1 ou fluide ariforme1 suivant la quantit de calorique dont il toit pntr1 ou1 pour parler d'une manire plus rigoureuse1 suivant que la force rpulsive du calorique toit gale l'attraction de ses molcules1 ou qu'elle toit plus forte1 ou plus foible qu'elle4 ,mais s'il n'existoit que ces deux forces1 les corps ne seroient liquides qu' un degr indivisible du thermomtre1 ils passeroient brusquement de l'tat de solide celui de fluide lastique ariforme4 ,ainsi l'eau1 par exemple1 l'instant mme o elle cesse d'tre glace1 commenceroit bouillir2 elle se transformeroit en un fluide ariforme1 ses molcules s'carteroient indfiniment dans l'espace3 s'il n'en est pas ainsi1 c'est qu'une troisime force1 la pression de l'atmosphre1 met obstacle cet cartement1 c'est par cette raison que l'eau demeure dans l'tat fluide depuis zro jusqu' #hj degrs du thermomtre franois2 la quantit de calorique qu'elle reoit dans cet intervalle est insuffisante pour vaincre l'effort occasionn par la pression de l'atmosphre4 ,on voit donc que1 sans la pression de l'atmosphre1 nous n'aurions pas de liquide constant2 nous ne verrions les corps dans cet tat qu'au moment prcis o ils se fondent3 la moindre augmentation de chaleur qu'ils recevroient ensuite1 en carteroit sur le champ les parties les disperseroit4 ,il y a plus1 sans la pression de l'atmosphre1 nous n'aurions pas1 proprement parler1 de fluides ariformes4 ,en effet1 au moment o la force de l'attraction seroit vaincue par la force rpulsive du calorique1 les molcules s'loigneroient indfiniment1 sans que rien limitt leur cartement1 si ce n'est leur propre pesanteur qui les rassembleroit pour former une atmosphre4 ,de simples rflexions sur les expriences les plus connues1 suffisent pour faire appercevoir la vrit de ce que je viens d'noncer4 ,elle se trouve d'ailleurs confirme d'une manire vidente par l'exprience qui suit1 dont j'ai dj donn le dtail l',acadmie en #aggg4 7,voyez ,mm4 page #dbf47 ,on remplit d'ther sulfurique#b un petit vase de verre troit1 ,a1 planche ,,vii1 fig4 #ag1 mont sur son pied ,p4 ,ce vase ne doit pas avoir plus de douze quinze lignes de diamtre environ deux pouces de hauteur4 ,on couvre ce vase avec une vessie humecte1 qu'on assujettit autour du col du vase par un grand nombre de tours de gros fil bien serrs3 pour plus grande sret1 on remet une seconde vessie par-dessus la premire1 on l'assujettit de la mme manire4 ,ce vase doit tre tellement rempli d'ther qu'il ne reste aucune portion d'air entre la liqueur la vessie2 on le place ensuite sous le rcipient ,,bcd1 d'une machine pneumatique dont le haut ,b doit tre garni d'une bote cuir1 traverse par une tige ,,ef1 dont l'extrmit ,f se termine en une pointe ou lame trs-aigue3 ce mme rcipient doit tre adapt un baromtre ,,gh4 #b ,je donnerai ailleurs la dfinition de la liqueur qu'on nomme ther1 j'en dveloperai les proprits4 ,je me contenterai de dire dans ce moment1 qu'on dsigne par ce nom une liqueur inflammable trs-volatile1 d'une pesanteur spcifique beaucoup moindre que l'eau1 mme que l'esprit-de-vin4 ,lorsque tout est ainsi dispos1 on fait le vuide sous le rcipient2 puis en faisant descendre la tige pointue ,,ef1 on crve la vessie4 ,aussi-tt l'ther commence bouillir avec une tonnante rapidit1 il se vaporise se transforme en un fluide lastique ariforme1 qui occupe tout le rcipient4 ,si la quantit d'ther est assez considrable pour que1 la vaporisation finie1 il en reste encore quelques goutes dans la fiole1 le fluide lastique qui s'est produit est susceptible de soutenir le baromtre adapt la machine pneumatique huit ou dix pouces environ pendant l'hiver1 vingt vingt-cinq pendant les chaleurs de l't4 ,on peut1 pour rendre cette exprience plus complette1 introduire un petit thermomtre dans le vase ,a qui contient l'ther1 on s'apperoit qu'il descend considrablement pendant tout le tems que dure la vaporisation4 ,on ne fait autre chose1 dans cette exprience1 que de supprimer le poids de l'atmosphre1 qui1 dans l'tat ordinaire1 pse sur la surface de l'ther1 les effets qui en rsultent prouvent videmment deux choses3 la premire1 qu'au degr de temprature dans lequel nous vivons1 l'ther seroit constamment dans l'tat d'un fluide ariforme1 si la pression de l'atmosphre n'y mettoit obstacle4 ,la seconde1 que ce passage de l'tat liquide l'tat ariforme1 est accompagn d'un refroidissement considrable1 par la raison que pendant la vaporisation1 une partie du calorique1 qui toit dans un tat de libert1 ou au moins d'quilibre dans les corps environnans1 se combine avec l'ther pour le porter l'tat de fluide ariforme4 ,la mme exprience russit avec tous les fluides vaporables1 tels que l'esprit-de-vin ou alkool1 l'eau le mercure mme2 avec cette diffrence cependant que l'atmosphre d'alkool qui se forme sous le rcipient1 ne peut soutenir le baromtre adapt la machine pneumatique1 en hiver1 qu' un pouce au-dessus de son niveau1 quatre ou cinq en t2 que l'eau ne le soutient qu' quelques lignes1 le mercure quelques fractions de ligne4 ,il y a donc moins de fluide vaporis lorsqu'on opre avec l'alkool1 que lorsqu'on opre avec l'ther2 moins encore avec l'eau1 sur-tout avec le mercure3 par consquent moins de calorique employ moins de refroidissement2 ce qui cadre parfaitement avec le rsultat des expriences4 ,un autre genre d'exprience prouve encore d'une manire aussi vidente que l'tat ariforme est une modification des corps qu'elle dpend du degr de temprature de pression qu'ils prouvent4 ,nous avons fait voir1 ,m4 de la ,place moi1 dans un ,mmoire que nous avons lu l',acadmie en #aggg1 mais qui n'a pas t imprim1 que lorsque l'ther toit soumis une pression de #bh pouces de mercure1 c'est--dire1 une pression gale celle de l'atmosphre1 il entroit en bullition #cb ou #cc degrs du thermomtre de mercure4 ,m4 de ,luc1 qui a fait des recherches analogues sur l'esprit-de-vin1 a reconnu qu'il entroit en bullition #fg degrs4 ,enfin1 tout le monde sait que l'eau commence bouillir #hj degrs4 ,l'bullition n'tant autre chose que la vaporisation d'un fluide1 ou le moment de son passage de l'tat liquide celui d'un fluide lastique ariforme1 il toit vident qu'en tenant constamment de l'ther une temprature suprieure #cc degrs au degr habituel de pression de l'atmosphre1 on devoit l'obtenir dans l'tat d'un fluide ariforme2 que la mme chose devoit arriver l'esprit-de-vin au-dessus de #fg degrs1 l'eau au-dessus de #hj1 c'est ce qui s'est trouv parfaitement confirm par les expriences suivantes#c4 #c ,mm4 ,acadm4 #aghj1 page #cce4 ,j'ai rempli avec de l'eau #ce ou #cf degrs du thermomtre un grand vase ,,abcd1 planche ,,vii1 figure #ae2 je le suppose transparent pour mieux faire sentir ce qui se passe dans son intrieur2 on peut encore tenir les mains assez long-temps dans de l'eau ce degr sans s'incommoder4 ,j'y ai plong des bouteilles gouleau renvers ,f1 ,g1 qui s'y sont emplies1 aprs quoi je les ai retournes de manire qu'elles eussent leur gouleau en en-bas1 appliqu contre le fond du vase4 ,les choses tant ainsi disposes1 j'ai introduit de l'ther sulfurique dans un trs-petit matras1 dont le col abc toit doublement recourb2 j'ai plong ce matras dans l'eau du vase ,,abcd1 j'ai engag1 comme on le voit reprsent dans la figure #ae1 l'extrmit de son col abc1 dans le gouleau d'une des bouteilles ,f3 ds que l'ther a commenc ressentir l'impression de la chaleur1 il est entr en bullition2 le calorique qui s'est combin avec lui1 l'a transform en un fluide lastique ariforme1 dont j'ai rempli successivement plusieurs bouteilles ,f1 ,g4 ,ce n'est point ici le lieu d'examiner la nature les proprits de ce fluide ariforme1 qui est trs-inflammable2 mais sans anticiper sur des connoissances que je ne dois pas supposer au lecteur1 j'observerai1 en me fixant sur l'objet qui nous occupe dans ce moment1 que l'ther1 d'aprs cette exprience1 est tout prs de ne pouvoir exister dans la planette que nous habitons que dans l'tat ariforme2 que si la pesanteur de notre atmosphre n'quivaloit qu' une colonne de #bj ou #bd pouces de mercure au lieu de #bh1 nous ne pourrions obtenir l'ther dans l'tat liquide1 au moins pendant l't2 que la formation de l'ther seroit par consquent impossible sur les montagnes un peu leves1 qu'il se convertiroit en gaz mesure qu'il seroit form1 moins qu'on n'employt des ballons trs-forts pour le condenser qu'on ne joignt le refroidissement la pression4 ,enfin1 que le degr de la chaleur du sang tant peu prs celui o l'ther passe de l'tat liquide l'tat ariforme1 il doit se vaporiser dans les premires voies1 qu'il est trs-vraisemblable que les proprits de ce mdicament tiennent cet effet1 pour ainsi dire1 mcanique4 ,ces expriences russissent encore mieux avec l'ther nitreux1 parce qu'il se vaporise un degr de chaleur moindre que l'ther sulfurique4 ,a l'gard de l'alkool ou esprit-de-vin1 l'exprience pour l'obtenir dans l'tat ariforme1 prsente un peu plus de difficult1 parce que ce fluide n'tant susceptible de se vaporiser qu' #fg degrs du thermomtre de ,raumur1 il faut que l'eau du bain soit entretenue presque bouillante1 qu' ce degr il n'est plus possible d'y plonger les mains4 ,il toit vident que la mme chose devoit arriver l'eau2 que ce fluide devoit galement se transformer en gaz en l'exposant un degr de chaleur suprieur celui qui le fait bouillir2 mais quoique convaincus de cette vrit1 nous avons cru cependant1 ,m4 de la ,place moi1 devoir la confirmer par une exprience directe1 en voici le rsultat4 ,nous avons rempli de mercure une jarre de verre ,a1 planche ,,vii1 figure #e1 dont l'ouverture toit retourne en en-bas1 nous avons pass dessous une soucoupe ,b1 galement remplie de mercure4 ,nous avons introduit dans cette jarre environ deux gros d'eau1 qui ont gagn le haut ,,cd de la jarre1 qui se sont rangs au-dessus de la surface du mercure2 puis nous avons plong le tout dans une grande chaudire de fer ,,efgh1 place sur un fourneau ,,ghik3 cette chaudire toit remplie d'eau sale en bullition1 dont la temprature excdoit #he degrs du thermomtre2 on sait1 en effet1 que l'eau charge de sels est susceptible de prendre un degr de chaleur suprieur de plusieurs degrs celui de l'eau bouillante4 ,ds que les #b gros d'eau1 placs dans la partie suprieure ,,cd de la jarre ou tube1 ont eu atteint la temprature de #hj degrs ou environ1 ils sont entrs en bullition1 au lieu d'occuper1 comme ils le faisoient1 le petit espace ,,acd1 ils se sont convertis en un fluide ariforme1 qui l'a remplie toute entire3 le mercure est mme descendu un peu au-dessous de son niveau1 la jarre auroit t renverse si elle n'avoit t trs-paisse1 par consquent fort pesante1 si elle n'avoit d'ailleurs t assujettie la soucoupe par du fil de fer4 ,si-tt qu'on retiroit la jarre du bain d'eau sale1 l'eau se condensoit le mercure remontoit2 mais elle reprenoit l'tat ariforme quelques instans aprs que l'appareil avoit t replong4 ,voil donc un certain nombre de substances qui se transforment en fluides ariformes des degrs de chaleur trs-voisins de ceux dans lesquels nous vivons4 ,nous verrons bientt qu'il en est d'autres1 tels que l'acide marin ou muriatique1 l'alkali volatil ou ammoniaque1 l'acide carbonique ou air fixe1 l'acide sulfureux1 c4 qui demeurent constamment dans l'tat ariforme1 au degr habituel de chaleur de pression de l'atmosphre4 ,tous ces faits particuliers1 dont il me seroit facile de multiplier les exemples1 m'autorisent faire un principe gnral de ce que j'ai dj annonc plus haut1 que presque tous les corps de la ,nature sont susceptibles d'exister dans trois tats diffrens2 dans l'tat de solidit1 dans l'tat de liquidit1 dans l'tat ariforme1 que ces trois tats d'un mme corps dpendent de la quantit de calorique qui lui est combine4 ,je dsignerai dornavant ces fluides ariformes sous le nom gnrique de gaz2 je dirai en consquence que1 dans toute espce de gaz1 on doit distinguer le calorique1 qui fait en quelque faon l'office de dissolvant1 la substance qui est combine avec lui qui forme sa base4 ,c'est ces bases des diffrens gaz qui sont encore peu connues1 que nous avons t obligs de donner des noms4 ,je les indiquerai dans le ,chapitre ,,iv de cet ,ouvrage1 aprs que j'aurai rendu compte de quelques phnomnes qui accompagnent l'chauffement le refroidissement des corps1 que j'aurai donn des ides plus prcises sur la constitution de notre atmosphre4 ,nous avons vu que les molcules de tous les corps de la ,nature toient dans un tat d'quilibre entre l'attraction1 qui tend les rapprocher les runir1 les efforts du calorique qui tend les carter4 ,ainsi non-seulement le calorique environne de toutes parts les corps1 mais encore il remplit les intervalles que leurs molcules laissent entr'elles4 ,on se formera une ide de ces dispositions1 si l'on se figure un vase rempli de petites balles de plomb dans lequel on verse une substance en poudre trs-fine1 telle que du sablon3 on conoit que cette substance se rpandra uniformment dans les intervalles que les balles laissent entr'elles les remplira4 ,les balles1 dans cet exemple1 sont au sablon ce que les molcules des corps sont au calorique2 avec cette diffrence que1 dans l'exemple cit1 les balles se touchent1 au lieu que les molcules des corps ne se touchent pas1 qu'elles sont toujours maintenues une petite distance les unes des autres par l'effort du calorique4 ,si des balles dont la figure est ronde1 on substituoit des hexadres1 des octadres1 ou des corps d'une figure rgulire quelconque d'une gale solidit1 la capacit des vuides qu'ils laisseroient entr'eux ne seroit plus la mme l'on ne pourroit plus y loger une aussi grande quantit de sablon4 ,la mme chose arrive l'gard de tous les corps de la ,nature2 les intervalles que leurs molcules laissent entr'elles ne sont pas tous d'une gale capacit3 cette capacit dpend de la figure de ces molcules1 de leur grosseur1 de la distance les unes des autres laquelle elles sont maintenues1 suivant le rapport qui existe entre leur force d'attraction1 la force rpulsive qu'exerce le calorique4 ,c'est dans ce sens qu'on doit entendre cette expression3 capacit des corps pour contenir la matire de la chaleur2 expression fort juste1 introduite par les ,physiciens ,anglois1 qui ont eu les premiers des notions exactes cet gard4 ,un exemple de ce qui se passe dans l'eau quelques rflexions sur la manire dont ce fluide mouille pntre les corps1 rendra ceci plus intelligible3 on ne sauroit trop s'aider dans les choses abstraites de comparaisons sensibles4 ,si l'on plonge dans l'eau des morceaux de diffrens bois1 gaux en volume1 d'un pied cube1 par exemple2 ce fluide s'introduira peu peu dans leurs pores2 ils se gonfleront augmenteront de poids3 mais chaque espce de bois admettra dans ses pores une quantit d'eau diffrente2 les plus lgers les plus poreux en logeront davantage2 ceux qui seront compactes serrs1 n'en laisseront pntrer qu'une trs-petite quantit3 enfin1 la proportion d'eau qu'ils recevront dpendra encore de la nature des molcules constituantes du bois1 de l'affinit plus ou moins grande qu'elles auront avec l'eau1 les bois trs-rsineux1 par exemple1 quoique trs-poreux1 en admettront trs-peu4 ,on pourra donc dire que les diffrentes espces de bois ont une capacit diffrente pour recevoir de l'eau2 on pourra mme connotre1 par l'augmentation de poids1 la quantit qu'ils en auront absorbe2 mais comme on ignorera la quantit d'eau qu'ils contenoient avant leur immersion1 il ne sera pas possible de connotre la quantit absolue qu'ils en contiendront en en sortant4 ,les mmes circonstances ont lieu l'gard des corps qui sont plongs dans le calorique2 en observant cependant que l'eau est un fluide incompressible1 tandis que le calorique est dou d'une grande lasticit1 ce qui signifie en d'autres termes que les molcules du calorique ont une grande tendance s'carter les unes des autres1 quand une force quelconque les a obliges de se rapprocher1 l'on conoit que cette circonstance doit apporter des changemens trs-notables dans les rsultats4 ,les choses amenes ce point de clart de simplicit1 il me sera ais de faire entendre quelles sont les ides qu'on doit attacher ces expressions2 calorique libre1 calorique combin1 quantit spcifique de calorique contenue dans les diffrens corps1 capacit pour contenir le calorique1 chaleur latente1 chaleur sensible1 toutes expressions qui ne sont point synonimes2 mais qui1 d'aprs ce que je viens d'exposer1 ont un sens strict dtermin4 ,c'est ce sens que je vais chercher encore fixer par quelques dfinitions4 ,le calorique libre est celui qui n'est engag dans aucune combinaison4 ,comme nous vivons au milieu d'un systme de corps avec lesquels le calorique a de l'adhrence1 il en rsulte que nous n'obtenons jamais ce principe dans l'tat de libert absolue4 ,le calorique combin est celui qui est enchan dans les corps par la force d'affinit ou d'attraction1 qui constitue une partie de leur substance1 mme de leur solidit4 ,on entend par cette expression calorique spcifique des corps1 la quantit de calorique respectivement ncessaire pour lever d'un mme nombre de degrs la temprature de plusieurs corps gaux en poids4 ,cette quantit de calorique dpend de la distance des molcules des corps1 de leur adhrence plus ou moins grande2 c'est cette distance1 ou plutt l'espace qui en rsulte1 qu'on a nomm1 comme je l'ai dj observ1 capacit pour contenir le calorique4 ,la chaleur1 considre comme sensation1 ou en d'autres termes1 la chaleur sensible1 n'est que l'effet produit sur nos organes par le passage du calorique qui se dgage des corps environnans4 ,en gnral nous n'prouvons de sensation que par un mouvement quelconque1 l'on pourroit poser comme un axiome1 point de mouvement1 point de sensation4 ,ce principe gnral s'applique naturellement au sentiment du froid du chaud3 lorsque nous touchons un corps froid1 le calorique qui tend se mettre en quilibre dans tous les corps1 passe de notre main dans le corps que nous touchons1 nous prouvons la sensation du froid4 ,l'effet contraire arrive lorsque nous touchons un corps chaud2 le calorique passe du corps notre main1 nous avons la sensation de la chaleur4 ,si le corps la main sont du mme degr de temprature1 ou peu prs1 nous n'prouvons aucune sensation1 ni de froid1 ni de chaud1 parce qu'alors il n'y a point de mouvement1 point de transport de calorique1 qu'encore une fois il n'y a pas de sensation sans un mouvement qui l'occasionne4 ,lorsque le thermomtre monte1 c'est une preuve qu'il y a du calorique libre qui se rpand dans les corps environnans3 le thermomtre1 qui est au nombre de ces corps1 en reoit sa part1 en raison de sa masse1 de la capacit qu'il a lui-mme pour contenir le calorique4 ,le changement qui arrive dans le thermomtre1 n'annonce donc qu'un dplacement de calorique1 qu'un changement arriv un systme de corps dont il fait partie2 il n'indique tout au plus que la portion de calorique qu'il a reue1 mais il ne mesure pas la quantit totale qui a t dgage1 dplace ou absorbe4 ,le moyen le plus simple le plus exact pour remplir ce dernier objet est celui imagin par ,m4 de la ,place1 qui est dcrit dans les ,mmoires de l',acadmie1 anne #aghj1 page #cfd4 ,on en trouve aussi une explication sommaire la fin de cet ,ouvrage4 ,il consiste placer le corps1 ou la combinaison d'o se dgage le calorique1 au milieu d'une sphre creuse de glace3 la quantit de glace fondue est une expression exacte de la quantit de calorique qui s'est dgage4 ,on peut1 l'aide de l'appareil que nous avons fait construire d'aprs cette ide1 connotre1 non pas comme on l'a prtendu1 la capacit qu'ont les corps pour contenir le calorique1 mais le rapport des augmentations ou diminutions que reoivent ces capacits1 par des nombres dtermins de degrs du thermomtre4 ,il est facile1 avec le mme appareil1 par diverses combinaisons d'expriences1 de connotre la quantit de calorique ncessaire pour convertir les corps solides en liquides ceux-ci en fluides ariformes1 rciproquement1 ce que les fluides lastiques abandonnent de calorique quand ils redeviennent liquides1 ceux-ci quand ils redeviennent solides4 ,on pourra donc parvenir un jour1 lorsque les expriences auront t assez multiplies1 dterminer le rapport de calorique qui constitue chaque espce de gaz4 ,je rendrai compte1 dans un ,chapitre particulier1 des principaux rsultats que nous avons obtenus en ce genre4 ,il me reste1 en finissant cet article1 dire un mot sur la cause de l'lasticit des gaz des fluides en vapeurs4 ,il n'est pas difficile d'appercevoir que cette lasticit tient celle du calorique1 qui parot tre le corps minemment lastique de la nature4 ,rien de plus simple que de concevoir qu'un corps devient lastique en se combinant avec un autre qui est lui-mme dou de cette proprit4 ,mais il faut convenir que c'est expliquer l'lasticit par l'lasticit2 qu'on ne fait par-l que reculer la difficult1 qu'il reste toujours expliquer ce que c'est que l'lasticit1 pourquoi le calorique est lastique4 ,en considrant l'lasticit dans un sens abstrait1 elle n'est autre chose que la proprit qu'ont les molcules d'un corps de s'loigner les unes des autres1 lorsqu'on les a forces de s'approcher4 ,cette tendance qu'ont les molcules du calorique s'carter1 a lieu mme de fort grandes distances4 ,on en sera convaincu si l'on considre que l'air est susceptible d'un grand degr de compression2 ce qui suppose que ses molcules sont dj trs-loignes les unes des autres3 car la possibilit de se rapprocher1 suppose une distance au moins gale la quantit du rapprochement4 ,or ces molcules de l'air qui sont dj trs-loignes entr'elles tendent encore s'loigner davantage3 en effet1 si on fait le vuide de ,boyle dans un trs-vaste rcipient1 les dernires portions d'air qui y restent se rpandent uniformment dans toute la capacit du vase1 quelque grand qu'il soit1 elles le remplissent en entier pressent contre ses parois3 or cet effet ne peut s'expliquer qu'en supposant que les molcules font un effort en tout sens pour s'carter1 l'on ne connot point la distance laquelle ce phnomne s'arrte4 ,il y a donc une vritable rpulsion entre les molcules des fluides lastiques2 ou du moins les choses se passent de la mme manire que si cette rpulsion avoit lieu1 on auroit quelque droit d'en conclure que les molcules du calorique se repoussent les unes les autres4 ,cette force de rpulsion une fois admise1 les explications relatives la formation des fluides ariformes ou gaz deviendroient fort simples3 mais il faut convenir en mme temps qu'une force rpulsive1 entre des molcules trs-petites1 qui agit de grandes distances est difficile concevoir4 ,il parotroit peut-tre plus naturel de supposer que les molcules du calorique s'attirent plus entr'elles que ne le font les molcules des corps1 qu'elles ne les cartent que pour obir la force d'attraction qui les oblige de se runir4 ,il se passe quelque chose d'analogue ce phnomne1 quand on plonge une ponge sche dans de l'eau3 elle se gonfle2 ses molcules s'cartent les unes des autres1 l'eau remplit tous les intervalles4 ,il est clair que cette ponge en se gonflant a acquis plus de capacit pour contenir de l'eau1 qu'elle n'en avoit auparavant4 ,mais peut-on dire que l'introduction de l'eau entre ses molcules leur ait communiqu une force rpulsive qui tende les carter les unes des autres8 ,non1 sans doute3 il n'y a au contraire que des forces attractives qui agissent dans ce cas1 ces forces sont1 #a4 la pesanteur de l'eau l'action qu'elle exerce en tout sens1 comme tous les fluides2 #b4 la force attractive des molcules de l'eau les unes l'gard des autres2 #c4 la force attractive des molcules de l'ponge entr'elles2 enfin1 l'attraction rciproque des molcules de l'eau de celles de l'ponge4 ,il est ais de concevoir que c'est de l'intensit du rapport de toutes ces forces1 que dpend l'explication du phnomne4 ,il est probable que l'cartement des molcules des corps par le calorique1 tient de mme une combinaison de diffrentes forces attractives1 c'est le rsultat de ces forces que nous cherchons exprimer d'une manire plus concise plus conforme l'tat d'imperfection de nos connoissances1 lorsque nous disons que le calorique communique une force rpulsive aux molcules des corps4 ,,chapitre ,,ii4 ,vues gnrales sur la formation la constitution de l'atmosphre de la terre4 ,,les considrations que je viens de prsenter sur la formation des fluides lastiques ariformes ou gaz1 jettent un grand jour sur la manire dont se sont formes1 dans l'origine des choses1 les atmosphres des plantes1 notamment celle de la terre4 ,on conoit que cette dernire doit tre le rsultat le mlange #a4 de toutes les substances susceptibles de se vaporiser ou plutt de rester dans l'tat ariforme1 au degr de temprature dans lequel nous vivons1 une pression gale au poids d'une colonne de mercure de #bh pouces de hauteur2 #b4 de toutes les substances fluides ou concrtes susceptibles de se dissoudre dans cet assemblage de diffrens gaz4 ,pour mieux fixer nos ides relativement cette matire sur laquelle on n'a point encore assez rflchi1 considrons un moment ce qui arriveroit aux diffrentes substances qui composent le globe1 si la temprature en toit brusquement change4 ,supposons1 par exemple1 que la terre se trouvt transporte tout coup dans une rgion beaucoup plus chaude du systme solaire2 dans la rgion de mercure1 par exemple1 o la chaleur habituelle est probablement fort suprieure celle de l'eau bouillante3 bientt l'eau1 tous les fluides susceptibles de se vaporiser des degrs voisins de l'eau bouillante1 le mercure lui-mme1 entreroient en expansion2 ils se transformeroient en fluides ariformes ou gaz1 qui deviendroient parties de l'atmosphre4 ,ces nouvelles espces d'air se mleroient avec celles dj existantes1 il en rsulteroit des dcompositions rciproques1 des combinaisons nouvelles1 jusqu' ce que les diffrentes affinits se trouvant satisfaites1 les principes qui composeroient ces diffrens airs ou gaz1 arrivassent un tat de repos4 ,mais une considration qui ne doit pas chapper1 c'est que cette vaporisation mme auroit des bornes3 en effet mesure que la quantit des fluides lastiques augmenteroit1 la pesanteur de l'atmosphre s'accrotroit en proportion3 or1 puisqu'une pression quelconque est un obstacle la vaporisation1 puisque les fluides les plus vaporables peuvent rsister1 sans se vaporiser1 une chaleur trs-forte1 quand on y oppose une pression proportionnellement plus forte encore2 enfin1 puisque l'eau elle-mme tous les liquides1 peuvent prouver dans la machine de ,papin1 une chaleur capable de les faire rougir1 on conoit que la nouvelle atmosphre arriveroit un degr de pesanteur tel1 que l'eau qui n'auroit pas t vaporise jusqu'alors1 cesseroit de bouillir1 resteroit dans l'tat de liquidit2 en sorte que mme dans cette supposition1 comme dans toute autre de mme genre1 la pesanteur de l'atmosphre seroit limite ne pourroit pas excder un certain terme4 ,on pourroit porter ces rflexions beaucoup plus loin1 examiner ce qui arriveroit aux pierres1 aux sels1 la plus grande partie des substances fusibles qui composent le globe3 on conoit qu'elles se ramolliroient1 qu'elles entreroient en fusion formeroient des fluides2 mais ces dernires considrations sortent de mon objet1 je me hte d'y rentrer4 ,par un effet contraire1 si la terre se trouvoit tout coup place dans des rgions trs-froides1 l'eau qui forme aujourd'hui nos fleuves nos mers1 probablement le plus grand nombre des fluides que nous connoissons1 se transformeroit en montagnes solides1 en rochers trs-durs1 d'abord diaphanes1 homognes blancs comme le cristal de roche2 mais qui1 avec le temps1 se mlant avec des substances de diffrente nature1 deviendroient des pierres opaques diversement colores4 ,l'air1 dans cette supposition1 ou au moins une partie des substances ariformes qui le composent1 cesseroient sans doute d'exister dans l'tat de vapeurs lastiques1 faute d'un degr de chaleur suffisant2 elles reviendroient donc l'tat de liquidit1 il en rsulteroit de nouveaux liquides dont nous n'avons aucune ide4 ,ces deux suppositions extrmes font voir clairement #a4 que solidit1 liquidit1 lasticit1 sont trois tats diffrens de la mme matire1 trois modifications particulires1 par lesquelles presque toutes les substances peuvent successivement passer1 qui dpendent uniquement du degr de chaleur auquel elles sont exposes1 c'est--dire1 de la quantit de calorique dont elles sont pntres2 #b4 qu'il est trs-probable que l'air est un fluide naturellement en vapeurs1 ou pour mieux dire1 que notre atmosphre est un compos de tous les fluides susceptibles d'exister dans un tat de vapeurs d'lasticit constante1 au degr habituel de chaleur de pression que nous prouvons2 #c4 qu'il ne seroit pas par consquent impossible qu'il se rencontrt dans notre atmosphre des substances extrmement compactes1 des mtaux mme1 qu'une substance mtallique1 par exemple1 qui seroit un peu plus volatile que le mercure1 seroit dans ce cas4 ,on sait que parmi les fluides que nous connoissons1 les uns1 comme l'eau l'alkool ou esprit-de-vin1 sont susceptibles de se mler les uns avec les autres dans toutes proportions3 les autres1 au contraire1 comme le mercure1 l'eau l'huile1 ne peuvent contracter que des adhrences momentanes1 ils se sparent les uns des autres lorsqu'ils ont t mlangs1 se rangent en raison de leur gravit spcifique4 ,la mme chose doit1 ou au moins peut arriver dans l'atmosphre3 il est possible1 il est mme probable qu'il s'est form dans l'origine qu'il se forme tous les jours des gaz qui ne sont que difficilement miscibles l'air de l'atmosphre qui s'en sparent2 si ces gaz sont plus lgers1 ils doivent se rassembler dans les rgions leves1 y former des couches qui nagent sur l'air atmosphrique4 ,les phnomnes qui accompagnent les mtores igns me portent croire qu'il existe ainsi dans le haut de l'atmosphre une couche d'un fluide inflammable1 que c'est au point de contact de ces deux couches d'air que s'oprent les phnomnes de l'aurore borale des autres mtores igns4 ,je me propose de dvelopper mes ides cet gard dans un ,mmoire particulier4 ,,chapitre ,,iii4 ,analyse de l'air de l'atmosphre3 sa rsolution en deux fluides lastiques1 l'un respirable1 l'autre non-respirable4 ,,telle est donc priori la constitution de notre atmosphre2 elle doit tre forme de la runion de toutes les substances susceptibles de demeurer dans l'tat ariforme au degr habituel de temprature de pression que nous prouvons4 ,ces fluides forment une masse de nature peu prs homogne1 depuis la surface de la terre jusqu' la plus grande hauteur laquelle on soit encore parvenu1 dont la densit dcrot en raison inverse des poids dont elle est charge2 mais comme je l'ai dit1 il est possible que cette premire couche soit recouverte d'une ou de plusieurs autres de fluides trs-diffrens4 ,il nous reste maintenant dterminer quel est le nombre quelle est la nature des fluides lastiques qui composent cette couche infrieure que nous habitons2 c'est sur quoi l'exprience va nous clairer4 ,la ,chimie moderne a fait cet gard un grand pas2 les dtails dans lesquels je vais entrer feront connotre que l'air de l'atmosphre est peut-tre de toutes les substances de cet ordre1 celle dont l'analyse est la plus exactement la plus rigoureusement faite4 ,la ,chimie prsente en gnral deux moyens pour dterminer la nature des parties constituantes d'un corps1 la composition la dcomposition4 ,lors1 par exemple1 que l'on a combin ensemble de l'eau de l'esprit-de-vin ou alkool1 que par le rsultat de ce mlange on a form l'espce de liqueur qui porte le nom d'eau-de-vie dans le commerce1 on a droit d'en conclure que l'eau-de-vie est un compos d'alkool d'eau3 mais on peut arriver la mme conclusion par voie de dcomposition1 en gnral on ne doit tre pleinement satisfait en ,chimie qu'autant qu'on a pu runir ces deux genres de preuves4 ,on a cet avantage dans l'analyse de l'air de l'atmosphre2 on peut le dcomposer le recomposer2 je me bornerai rapporter ici les expriences les plus concluantes qui aient t faites cet gard4 ,il n'en est presque aucunes qui ne me soient devenues propres1 soit parce que je les ai faites le premier1 soit parce que je les ai rptes sous un point de vue nouveau1 sous celui d'analyser l'air de l'atmosphre4 ,j'ai pris1 planche ,,ii1 figure #ad1 un matras ,a de #cf pouces cubiques environ de capacit dont le col ,,bcde toit trs-long1 avoit six sept lignes de grosseur intrieurement4 ,je l'ai courb1 comme on le voit reprsent1 planche ,,iv1 figure #b1 de manire qu'il pt tre plac dans un fourneau ,,mmnn1 tandis que l'extrmit ,e de son col iroit s'engager sous la cloche ,,fg1 place dans un bain de mercure ,,rrss4 ,j'ai introduit dans ce matras quatre onces de mercure trs-pur1 puis en suant avec un siphon que j'ai introduit sous la cloche ,,fg1 j'ai lev le mercure jusqu'en ,,ll3 j'ai marqu soigneusement cette hauteur avec une bande de papier coll1 j'ai observ exactement le baromtre le thermomtre4 ,les choses ainsi prpares1 j'ai allum du feu dans le fourneau ,,mmnn1 je l'ai entretenu presque continuellement pendant douze jours1 de manire que le mercure fut chauff presqu'au degr ncessaire pour le faire bouillir4 ,il ne s'est rien pass de remarquable pendant tout le premier jour3 le mercure quoique non bouillant1 toit dans un tat d'vaporation continuelle2 il tapissoit l'intrieur des vaisseaux de goutelettes1 d'abord trs-fines1 qui alloient ensuite en augmentant1 qui1 lorsqu'elles avoient acquis un certain volume1 retomboient d'elles-mmes au fond du vase1 se runissoient au reste du mercure4 ,le second jour1 j'ai commenc voir nager sur la surface du mercure de petites parcelles rouges1 qui1 pendant quatre ou cinq jours ont augment en nombre en volume1 aprs quoi elles ont cess de grossir sont restes absolument dans le mme tat4 ,au bout de douze jours voyant que la calcination du mercure ne faisoit plus aucun progrs1 j'ai teint le feu j'ai laiss refroidir les vaisseaux4 ,le volume de l'air contenu tant dans le matras que dans son col sous la partie vuide de la cloche1 rduit une pression de #bh pouces #aj degrs du thermomtre1 toit avant l'opration de #ej pouces cubiques environ4 ,lorsque l'opration a t finie1 ce mme volume pression temprature gale1 ne s'est plus trouv que de #db #dc pouces3 il y avoit eu par consquent une diminution de volume d'un sixime environ4 ,d'un autre ct ayant rassembl soigneusement les parcelles rouges qui s'toient formes1 les ayant spares autant qu'il toit possible du mercure coulant dont elles toient baignes1 leur poids s'est trouv de #de grains4 ,j'ai t oblig de rpter plusieurs fois cette calcination du mercure en vaisseaux clos1 parce qu'il est difficile1 dans une seule mme exprience1 de conserver l'air dans lequel on a opr1 les molcules rouges ou chaux de mercure qui s'est form4 ,il m'arrivera souvent de confondre ainsi1 dans un mme rcit1 le rsultat de deux ou trois expriences de mme genre4 ,l'air qui restoit aprs cette opration qui avoit t rduit aux cinq siximes de son volume1 par la calcination du mercure1 n'toit plus propre la respiration ni la combustion2 car les animaux qu'on y introduisoit y prissoient en peu d'instans1 les lumires s'y teignoient sur le champ1 comme si on les et plonges dans de l'eau4 ,d'un autre ct1 j'ai pris les #de grains de matire rouge qui s'toit forme pendant l'opration2 je les ai introduits dans une trs-petite cornue de verre laquelle toit adapt un appareil propre recevoir les produits liquides ariformes qui pourroient se sparer3 ayant allum du feu dans le fourneau1 j'ai observ qu' mesure que la matire rouge toit chauffe sa couleur augmentoit d'intensit4 ,lorsqu'ensuite la cornue a approch de l'incandescence1 la matire rouge a commenc perdre peu peu de son volume1 en quelques minutes elle a entirement disparu2 en mme temps il s'est condens dans le petit rcipient #da grains #a_/b de mercure coulant1 il a pass sous la cloche #g #h pouces cubiques d'un fluide lastique beaucoup plus propre que l'air de l'atmosphre entretenir la combustion la respiration des animaux4 ,ayant fait passer une portion de cet air dans un tube de verre d'un pouce de diamtre y ayant plong une bougie1 elle y rpandoit un clat blouissant2 le charbon au lieu de s'y consommer paisiblement comme dans l'air ordinaire1 y brloit avec flamme une sorte de dcrpitation1 la manire du phosphore1 avec une vivacit de lumire que les yeux avoient peine supporter4 ,cet air que nous avons dcouvert presque en mme temps1 ,m4 ,priestley1 ,m4 ,schele moi1 a t nomm par le premier1 air dphlogistiqu2 par le second1 air empiral4 ,je lui avois d'abord donn le nom d'air minemment respirable3 depuis1 on y a substitu celui d'air vital4 ,nous verrons bientt ce qu'on doit penser de ces dnominations4 ,en rflchissant sur les circonstances de cette exprience1 on voit que le mercure en se calcinant absorbe la partie salubre respirable de l'air1 ou1 pour parler d'une manire plus rigoureuse1 la base de cette partie respirable2 que la portion d'air qui reste est une espce de mofte1 incapable d'entretenir la combustion la respiration3 l'air de l'atmosphre est donc compos de deux fluides lastiques de nature diffrente pour ainsi dire oppose4 ,une preuve de cette importante vrit1 c'est qu'en recombinant les deux fluides lastiques qu'on a ainsi obtenus sparment1 c'est--dire1 les #db pouces cubiques de mofte1 ou air non respirable1 les #h pouces cubiques d'air respirable1 on reforme de l'air1 en tout semblable celui de l'atmosphre1 qui est propre peu prs au mme degr1 la combustion1 la calcination des mtaux1 la respiration des animaux4 ,quoique cette exprience fournisse un moyen infiniment simple d'obtenir sparment les deux principaux fluides lastiques qui entrent dans la composition de notre atmosphre1 elle ne nous donne pas des ides exactes sur la proportion de ces deux fluides4 ,l'affinit du mercure pour la partie respirable de l'air1 ou plutt pour sa base1 n'est pas assez grande pour qu'elle puisse vaincre entirement les obstacles qui s'opposent cette combinaison4 ,ces obstacles sont l'adhrence des deux fluides constitutifs de l'air de l'atmosphre la force d'affinit qui unit la base de l'air vital au calorique3 en consquence la calcination du mercure finie1 ou au moins porte aussi loin qu'elle peut l'tre1 dans une quantit d'air dtermine1 il reste encore un peu d'air respirable combin avec la mofte1 le mercure ne peut en sparer cette dernire portion4 ,je ferai voir dans la suite que la proportion d'air respirable d'air non respirable qui entre dans la composition de l'air atmosphrique est dans le rapport de #bg #gc1 au moins dans les climats que nous habitons3 je discuterai en mme temps les causes d'incertitude qui existent encore sur l'exactitude de cette proportion4 ,puisqu'il y a dcomposition de l'air dans la calcination du mercure1 puisqu'il y a fixation combinaison de la base de la partie respirable avec le mercure1 il rsulte des principes que j'ai prcdemment exposs1 qu'il doit y avoir dgagement de calorique de lumire2 l'on ne sauroit douter que ce dgagement n'ait lieu en effet3 mais deux causes empchent qu'il ne soit rendu sensible dans l'exprience dont je viens de rendre compte4 ,la premire1 parce que la calcination durant pendant plusieurs jours1 le dgagement de chaleur de lumire1 rparti sur un aussi long intervalle de temps1 est infiniment foible pour chaque instant en particulier3 la seconde1 parce que l'opration se faisant dans un fourneau l'aide du feu1 la chaleur occasionne par la calcination se confond avec celle du fourneau4 ,je pourrois ajouter que la partie respirable de l'air1 ou plutt sa base1 en se combinant avec le mercure1 n'abandonne pas la totalit du calorique qui lui toit uni1 qu'une partie demeure engage dans la nouvelle combinaison2 mais cette discussion les preuves que je serois oblig de rapporter1 ne seroient pas leur place ici4 ,il est au surplus ais de rendre sensible le dgagement de la chaleur de la lumire en oprant d'une manire plus prompte la dcomposition de l'air4 ,le fer1 qui a beaucoup plus d'affinit que le mercure avec la base de la partie respirable de l'air1 en fournit un moyen4 ,tout le monde connot aujourd'hui la belle exprience de ,m4 ,ingenhouz sur la combustion du fer4 ,on prend un bout de fil de fer trs-fin ,,bc1 planche ,,iv1 figure #ag1 tourn en spirale1 on fixe l'une de ses extrmits ,b1 dans un bouchon de lige ,a1 destin boucher la bouteille ,,defg4 ,on attache l'autre extrmit de ce fil de fer1 un petit morceau d'amadoue ,c4 ,les choses ainsi disposes1 on emplit avec de l'air dpouill de sa partie non respirable1 la bouteille ,,defg4 ,on allume l'amadoue ,c1 puis on l'introduit promptement1 ainsi que le fil de fer ,,bc dans la bouteille1 on la bouche comme on le voit dans la figure que je viens de citer4 ,aussi-tt que l'amadoue est plonge dans l'air vital1 elle commence brler avec un clat blouissant2 elle communique l'inflammation au fer1 qui brle lui mme en rpandant de brillantes tincelles1 lesquelles tombent au fond de la bouteille1 en globules arrondis qui deviennent noirs en se refroidissant1 qui conservent un reste de brillant mtallique4 ,le fer ainsi brl1 est plus cassant plus fragile1 que ne le seroit le verre lui-mme2 il se rduit facilement en poudre est encore attirable l'aimant1 moins cependant qu'il ne l'toit avant sa combustion4 ,m4 ,ingenhouz n'a examin ni ce qui arrivoit au fer1 ni ce qui arrivoit l'air dans cette opration1 en sorte que je me suis trouv oblig de la rpter avec des circonstances diffrentes dans un appareil plus propre rpondre mes vues4 ,j'ai rempli une cloche ,a1 planche ,,iv1 fig4 #c1 de six pintes environ de capacit d'air pur1 autrement dit1 de la partie minemment respirable de l'air4 ,j'ai transport1 l'aide d'un vase trs-plat1 cette cloche sur un bain de mercure contenu dans le bassin ,,bc2 aprs quoi j'ai sch soigneusement avec du papier gris la surface du mercure1 tant dans l'intrieur qu' l'extrieur de la cloche4 ,je me suis muni1 d'un autre ct1 d'une petite capsule de porcelaine ,d1 plate vase1 dans laquelle j'ai plac de petits coupeaux de fer tourns en spirale1 que j'ai arrangs de la manire qui m'a paru la plus favorable pour que la combustion se communiqut toutes les parties4 ,a l'extrmit d'un de ces coupeaux1 j'ai attach un petit morceau d'amadoue1 j'y ai ajout un fragment de phosphore1 qui pesoit peine un seizime de grain4 ,j'ai introduit la capsule sous la cloche en soulevant un peu cette dernire4 ,je n'ignore pas que par cette manire de procder1 il se mle une petite portion d'air commun avec l'air de la cloche2 mais ce mlange1 qui est peu considrable lorsqu'on opre avec adresse1 ne nuit point au succs de l'exprience4 ,lorsque la capsule ,d est introduite sous la cloche1 on succe une partie de l'air qu'elle contient1 afin d'lever le mercure dans son intrieur jusqu'en ,,ef2 on se sert cet effet d'un siphon ,,ghi1 qu'on passe par-dessous1 pour qu'il ne se remplisse pas de mercure1 on tortille un petit morceau de papier son extrmit4 ,il y a un art pour lever ainsi en suant le mercure sous la cloche3 si on se contentoit d'aspirer l'air avec le poumon1 on n'atteindroit qu' une trs-mdiocre lvation1 par exemple1 d'un pouce ou d'un pouce demi tout au plus1 tandis que par l'action des muscles de la bouche on lve1 sans se fatiguer1 ou au moins sans risquer de s'incommoder1 le mercure jusqu' #f #g pouces4 ,aprs que tout a t ainsi prpar1 on fait rougir au feu un fer recourb ,,mn1 planche ,,iv1 figure #af1 destin ces sortes d'expriences2 on le passe par-dessous la cloche avant qu'il ait eu le temps de se refroidir1 on l'approche du petit morceau de phosphore contenu dans la capsule de porcelaine ,d3 aussi-tt le phosphore s'allume1 il communique son inflammation l'amadoue1 celle-ci la communique au fer4 ,quand les copeaux ont t bien arrangs1 tout le fer brle jusqu'au dernier atme1 en rpandant une lumire blanche1 brillante1 semblable celle qu'on observe dans les toiles d'artifice ,chinois4 ,la grande chaleur qui s'opre pendant cette combustion1 liqufie le fer1 il tombe en globules ronds de grosseur diffrente1 dont le plus grand nombre reste dans la capsule1 dont quelques-uns sont lancs au dehors nagent sur la surface du mercure4 ,dans le premier instant de la combustion il y a une lgre augmentation dans le volume de l'air1 en raison de la dilatation occasionne par la chaleur3 mais bientt une diminution rapide succde la dilatation2 le mercure remonte dans la cloche1 lorsque la quantit de fer est suffisante1 que l'air avec lequel on opre est bien pur1 on parvient l'absorber presqu'en entier4 ,je dois avertir ici qu' moins qu'on ne veuille faire des expriences de recherches1 il vaut mieux ne brler que des quantits mdiocres de fer4 ,quand on veut pousser trop loin l'exprience absorber presque tout l'air1 la capsule ,d qui nage sur le mercure1 se rapproche trop de la vote de la cloche1 la grande chaleur jointe au refroidissement subit1 occasionn par le contact du mercure1 fait clater le verre3 le poids de la colonne de mercure qui vient tomber rapidement1 ds qu'il s'est fait une flure la cloche1 occasionne un flot qui fait jaillir une grande partie de ce fluide hors du bassin4 ,pour viter ces inconvniens tre sr du succs de l'exprience1 on ne doit gure brler plus d'un gros demi de fer sous une cloche de huit pintes de capacit4 ,cette cloche doit tre forte1 afin de rsister au poids de mercure qu'elle est destine contenir4 ,il n'est pas possible de dterminer la fois dans cette exprience1 le poids que le fer acquiert1 les changemens arrivs l'air4 ,si c'est l'augmentation de poids du fer son rapport avec l'absorption de l'air1 dont on cherche connotre la quantit1 on doit avoir soin de marquer trs-exactement sur la cloche1 avec un trait de diamant1 la hauteur du mercure avant aprs l'exprience2 on passe ensuite sous la cloche le siphon ,,gh1 planche ,,iv1 figure #c1 garni d'un papier qui empche qu'il ne s'emplisse de mercure4 ,on met le pouce sur l'extrmit ,g1 on rend l'air peu peu en soulevant le pouce4 ,lorsque le mercure est descendu son niveau1 on enlve doucement la cloche2 on dtache de la capsule les globules de fer qui y sont contenus2 on rassemble soigneusement ceux qui pourroient s'tre clabousss qui nagent sur le mercure1 on pse le tout4 ,ce fer est dans l'tat de ce que les anciens ,chimistes ont nomm thiops martial2 il a une sorte de brillant mtallique2 il est trs-cassant1 trs-friable1 se rduit en poudre sous le marteau sous le pilon4 ,lorsque l'opration a bien russi1 avec #ajj grains de fer on obtient #ace #acf grains d'thiops4 ,on peut donc compter sur une augmentation de poids au moins de #ce livres par quintal4 ,si l'on a donn cette exprience toute l'attention qu'elle mrite1 l'air se trouve diminu d'une quantit en poids exactement gale celle dont le fer est augment4 ,si donc on a brl #ajj grains de fer que l'augmentation de poids que ce mtal a acquise ait t de #ce grains1 la diminution du volume de l'air est assez exactement de #gj pouces cubiques raison d'un demi-grain par pouce cube4 ,on verra dans la suite de ces ,mmoires1 que le poids de l'air vital est en effet1 assez exactement1 d'un demi-grain par pouce cube4 ,je rappellerai ici une dernire fois que dans toutes les expriences de ce genre1 on ne doit point oublier de ramener par le calcul le volume de l'air au commencement la fin de l'exprience celui qu'on auroit eu #aj degrs du thermomtre1 une pression de #bh pouces3 j'entrerai dans quelques dtails sur la manire de faire ces corrections1 la fin de cet ,ouvrage4 ,si c'est sur la qualit de l'air restant dans la cloche1 qu'on se propose de faire des expriences1 on opre d'une manire un peu diffrente4 ,on commence alors1 aprs que la combustion est faite que les vaisseaux sont refroidis1 par retirer le fer la capsule qui le contenoit en passant la main sous la cloche travers le mercure3 ensuite on introduit sous cette mme cloche1 de la potasse ou alkali caustique1 dissous dans l'eau1 du sulfure de potasse1 ou telle autre substance qu'on juge propos1 pour examiner l'action qu'elles exercent sur l'air4 ,je reviendrai dans la suite sur ces moyens d'analyse de l'air1 quand j'aurai fait connotre la nature de ces diffrentes substances1 dont je ne parle qu'accidentellement dans ce moment4 ,on finit par introduire sous cette mme cloche1 autant d'eau qu'il est ncessaire pour dplacer tout le mercure2 aprs quoi on passe dessous un vaisseau ou espce de capsule trs-platte avec laquelle on la transporte dans l'appareil pneumato-chimique ordinaire l'eau1 o l'on opre plus en grand avec plus de facilit4 ,lorsqu'on a employ du fer trs-doux trs-pur1 que la portion respirable de l'air dans lequel s'est faite la combustion1 toit exempte de tout mlange d'air non respirable1 l'air qui reste aprs la combustion1 se trouve aussi pur qu'il l'toit avant la combustion2 mais il est rare que le fer ne contienne pas une petite quantit de matire charbonneuse3 l'acier sur-tout en contient toujours4 ,il est de mme extrmement difficile d'obtenir la portion respirable de l'air parfaitement pure1 elle est presque toujours mle d'une petite portion de la partie non respirable1 mais cette espce de mofte ne trouble en rien le rsultat de l'exprience1 elle se retrouve la fin en mme quantit qu'au commencement4 ,j'ai annonc qu'on pouvoit dterminer de deux manires la nature des parties constituantes de l'air de l'atmosphre2 par voie de dcomposition par voie de composition4 ,la calcination du mercure nous a fourni l'exemple de l'une de l'autre1 puisqu'aprs avoir enlev la partie respirable sa base par le mercure1 nous la lui avons rendue pour reformer de l'air en tout semblable celui de l'atmosphre4 ,mais on peut galement oprer cette composition de l'air en empruntant de diffrens rgnes les matriaux qui doivent le former4 ,on verra dans la suite que lorsqu'on dissout des matires animales dans de l'acide nitrique1 il se dgage une grande quantit d'un air qui teint les lumires1 qui est nuisible pour les animaux1 qui est en tout semblable la partie non respirable de l'air de l'atmosphre4 ,si #gc parties de ce fluide lastique on en ajoute #bg d'air minemment respirable tir du mercure1 rduit en chaux rouge par la calcination1 on forme un fluide lastique parfaitement semblable celui de l'atmosphre qui en a toutes les proprits4 ,il y a beaucoup d'autres moyens de sparer la partie respirable de l'air de la partie non respirable2 mais je ne pourrois les exposer ici sans emprunter des notions1 qui1 dans l'ordre des connoissances1 appartiennent aux ,chapitres suivans4 ,les expriences d'ailleurs que j'ai rapportes1 suffisent pour un ,trait ,elmentaire2 dans ces sortes de matires1 le choix des preuves est plus important que leur nombre4 ,je terminerai cet article en indiquant une proprit qu'a l'air de l'atmosphre qu'ont en gnral tous les fluides lastiques ou gaz que nous connoissons2 c'est celle de dissoudre l'eau4 ,la quantit d'eau qu'un pied cube d'air de l'atmosphre peut dissoudre1 est suivant les expriences de ,m4 de ,saussure1 de #ab grains3 d'autres fluides lastiques1 tels que l'acide carbonique1 paroissent en dissoudre davantage2 mais on n'a point fait encore d'expriences exactes pour en dterminer la quantit4 ,cette eau que contiennent les fluides lastiques ariformes1 donne lieu dans quelques expriences des phnomnes particuliers qui mritent beaucoup d'attention1 qui ont souvent jett les ,chimistes dans de grandes erreurs4 ,,chapitre ,,iv4 ,nomenclature des diffrentes parties constitutives de l'air de l'atmosphre4 ,,jusqu',,ici j'ai t forc de me servir de priphrases pour dsigner la nature des diffrentes substances qui composent notre atmosphre1 j'ai adopt provisoirement ces expressions1 partie respirable1 partie non respirable de l'air4 ,les dtails dans lesquels je vais entrer1 exigent que je prenne une marche plus rapide1 qu'aprs avoir cherch donner des ides simples des diffrentes substances qui entrent dans la composition de l'air de l'atmosphre1 je les exprime galement par des mots simples4 ,la temprature de la planette que nous habitons se trouvant trs-voisine du degr o l'eau passe de l'tat liquide l'tat solide1 rciproquement1 ce phnomne s'oprant frquemment sous nos yeux1 il n'est pas tonnant que dans toutes les langues1 au moins dans les climats o l'on prouve une sorte d'hiver1 on ait donn un nom l'eau devenue solide par l'absence du calorique4 ,mais il n'a pas d en tre de mme de l'eau rduite l'tat de vapeur par une plus grande addition de calorique4 ,ceux qui n'ont pas fait une tude particulire de ces objets1 ignorent encore1 qu' un degr un peu suprieur celui de l'eau bouillante1 l'eau se transforme en un fluide lastique ariforme1 susceptible comme tous les gaz1 d'tre reu contenu dans des vaisseaux1 qui conserve sa forme gazeuse tant qu'il prouve une temprature suprieure #hj degrs1 jointe une pression gale celle d'une colonne de #bh pouces de mercure4 ,ce phnomne ayant chapp la multitude1 aucune langue n'a dsign l'eau dans cet tat par un nom particulier2 il en est de mme de tous les fluides1 en gnral1 de toutes les substances qui ne sont point susceptibles de se vaporiser au degr habituel de temprature de pression dans lequel nous vivons4 ,par une suite de la mme cause on n'a point donn de nom la plupart des fluides ariformes dans l'tat liquide ou concret2 on ignoroit que ces fluides fussent le rsultat de la combinaison d'une base avec le calorique2 comme on ne les avoit jamais vus dans l'tat de liquide ni de solide1 leur existence sous cette forme toit inconnue mme des ,physiciens4 ,nous n'avons pas jug qu'il nous ft permis de changer des noms reus consacrs dans la socit par un antique usage4 ,nous avons donc attach au mot d'eau de glace1 leur signification vulgaire2 nous avons de mme exprim par le mot d'air la collection des fluides lastiques qui composent notre atmosphre2 mais nous ne nous sommes pas cru obligs au mme respect pour des dnominations trs-modernes nouvellement proposes par les ,physiciens4 ,nous avons pens que nous tions en droit de les rejetter de leur en substituer d'autres moins propres induire en erreur2 lors mme que nous nous sommes dtermins les adopter1 nous n'avons fait aucune difficult de les modifier d'y attacher des ides mieux arrtes plus circonscrites4 ,c'est principalement du ,grec que nous avons tir les mots nouveaux1 nous avons fait en sorte que leur tymologie rappelt l'ide des choses que nous nous proposions d'indiquer2 nous nous sommes attachs sur-tout n'admettre que des mots courts1 autant qu'il toit possible1 qui fussent susceptibles de former des adjectifs des verbes4 ,d'aprs ces principes1 nous avons conserv l'exemple de ,m4 ,macquer1 le nom de gaz employ par ,vanhelmont1 nous avons rang sous cette dnomination1 la classe nombreuse des fluides lastiques ariformes1 en faisant cependant une exception pour l'air de l'atmosphre4 ,le mot gaz est donc pour nous un nom gnrique1 qui dsigne le dernier degr de saturation d'une substance quelconque par le calorique2 c'est l'expression d'une manire d'tre des corps4 ,il s'agissoit ensuite de spcifier chaque espce de gaz1 nous y sommes parvenus en empruntant un second nom de celui de sa base4 ,nous appellerons donc gaz aqueux1 l'eau combine avec le calorique1 dans l'tat de fluide lastique ariforme3 la combinaison de l'ther avec le calorique1 sera le gaz thr2 celle de l'esprit-de-vin avec le calorique1 sera le gaz alkoolique2 nous aurons de mme le gaz acide muriatique1 le gaz ammoniaque1 ainsi de tous les autres4 ,je m'tendrai davantage sur cet article quand il sera question de nommer les diffrentes bases4 ,on a vu que l'air de l'atmosphre toit principalement compos de deux fluides ariformes ou gaz1 l'un respirable1 susceptible d'entretenir la vie des animaux1 dans lequel les mtaux se calcinent les corps combustibles peuvent brler2 l'autre qui a des proprits absolument opposes1 que les animaux ne peuvent respirer1 qui ne peut entretenir la combustion1 c4 ,nous avons donn la base de la portion respirable de l'air le nom d'oxygne1 en le drivant de deux mots ,grecs 1 acide1 1 j'engendre1 parce qu'en effet une des proprits les plus gnrales de cette base est de former des acides1 en se combinant avec la plupart des substances4 ,nous appellerons donc gaz oxygne la runion de cette base avec le calorique3 sa pesanteur dans cet tat est assez exactement d'un demi-grain poids de marc1 par pouce cube1 ou d'une once demie par pied cube1 le tout #aj degrs de temprature1 #bh pouces du baromtre4 ,les proprits chimiques de la partie non respirable de l'air de l'atmosphre n'tant pas encore trs-bien connues1 nous nous sommes contents de dduire le nom de sa base de la proprit qu'a ce gaz de priver de la vie les animaux qui le respirent3 nous l'avons donc nomm azote1 de l' privatif des ,grecs1 de 1 vie1 ainsi la partie non respirable de l'air sera le gaz azotique4 ,sa pesanteur est d'une once1 #b gros1 #dh grains le pied cube1 ou de #j1dddd grain le pouce cube4 ,nous ne nous sommes pas dissimul que ce nom prsentoit quelque chose d'extraordinaire2 mais c'est le sort de tous les noms nouveaux2 ce n'est que par l'usage qu'on se familiarise avec eux4 ,nous en avons d'ailleurs cherch long-temps un meilleur1 sans qu'il nous ait t possible de le rencontrer3 nous avions t tents d'abord de le nommer gaz alkaligne1 parce qu'il est prouv1 par les expriences de ,m4 ,berthollet1 comme on le verra dans la suite1 que ce gaz entre dans la composition de l'alkali volatil ou ammoniaque3 mais d'un autre ct1 nous n'avons point encore la preuve qu'il soit un des principes constitutifs des autres alkalis3 il est d'ailleurs prouv qu'il entre galement dans la combinaison de l'acide nitrique2 on auroit donc t tout aussi fond le nommer principe nitrigne4 ,enfin nous avons d rejetter un nom qui comportoit une ide systmatique1 nous n'avons pas risqu de nous tromper en adoptant celui d'azote de gaz azotique1 qui n'exprime qu'un fait ou plutt qu'une proprit1 celle de priver de la vie les animaux qui respirent ce gaz4 ,j'anticiperois sur des notions rserves pour des articles subsquens1 si je m'tendois davantage sur la nomenclature des diffrentes espces de gaz4 ,il me suffit d'avoir donn ici1 non la dnomination de tous1 mais la mthode de les nommer tous4 ,le mrite de la nomenclature que nous avons adopte1 consiste principalement en ce que la substance simple tant nomme1 le nom de tous ses composs dcoule ncessairement de ce premier mot4 ,,chapitre ,v4 ,de la dcomposition du gaz oxygne par le soufre1 le phosphore le charbon1 de la formation des acides en gnral4 ,,un des principes qu'on ne doit jamais perdre de vue dans l'art de faire des expriences1 est de les simplifier le plus qu'il est possible d'en carter toutes les circonstances qui peuvent en compliquer les effets4 ,nous n'oprerons donc pas1 dans les expriences qui vont faire l'objet de ce ,chapitre1 sur de l'air de l'atmosphre1 qui n'est point une substance simple4 ,il est bien vrai que le gaz azotique1 qui fait une partie du mlange qui le constitue1 parot tre purement passif dans les calcinations les combustions3 mais1 comme il les rallentit1 comme il n'est pas impossible mme qu'il en altre les rsultats dans quelques circonstances1 il m'a paru ncessaire de bannir cette cause d'incertitude4 ,j'exposerai donc1 dans les expriences dont je vais rendre compte1 le rsultat des combustions tel qu'il a lieu dans l'air vital ou gaz oxigne pur1 j'avertirai seulement des diffrences qu'elles prsentent quand le gaz oxygne est ml de diffrentes proportions de gaz azotique4 ,j'ai pris une cloche de cristal ,a1 planche ,,iv1 figure #c1 de cinq six pintes de capacit2 je l'ai emplie de gaz oxygne sur de l'eau1 aprs quoi je l'ai transporte sur le bain de mercure au moyen d'une capsule de verre que j'ai passe par dessous2 j'ai ensuite sech la surface du mercure j'y ai introduit #fa grains #a_/d de phosphore de ,kunkel1 que j'ai diviss dans deux capsules de porcelaine1 semblables celle qu'on voit en ,d1 figure #c1 sous la cloche ,a2 pour pouvoir allumer chacune de ces deux portions sparment1 que l'inflammation ne se communiqut pas de l'une l'autre1 j'ai recouvert l'une des deux avec un petit carreau de verre4 ,lorsque tout a t ainsi prpar1 j'ai lev le mercure dans la cloche la hauteur ,,ef1 en suant avec un siphon de verre ,,ghi1 mme figure1 qu'on introduit par-dessous la cloche3 pour qu'il ne se remplisse pas en passant travers le mercure1 on tortille son extrmit ,i1 un petit morceau de papier4 ,puis avec un fer recourb rougi au feu1 reprsent figure #af1 j'ai allum successivement le phosphore des deux capsules1 en commenant par celle qui n'toit point recouverte avec un carreau de verre4 ,la combustion s'est faite avec une grande rapidit1 avec une flamme brillante un dgagement considrable de chaleur de lumire4 ,il y a eu dans le premier instant une dilatation considrable du gaz oxygne1 occasionne par la chaleur2 mais bientt le mercure a remont au-dessus de son niveau1 il y a eu une absorption considrable3 en mme temps tout l'intrieur de la cloche s'est tapiss de flocons blancs1 lgers1 qui n'toient autre chose que de l'acide phosphorique concret4 ,la quantit de gaz oxygne employe1 toit1 toutes corrections faites1 au commencement de l'exprience1 de #afb pouces cubiques2 elle s'est trouve la fin seulement de #bc pouces #a_/d3 la quantit de gaz oxygne absorbe avoit donc t de #ach pouces #c_/d ou de #fi1cge grains4 ,la totalit du phosphore n'toit pas brle2 il en restoit dans les capsules quelques portions1 qui1 laves1 pour en sparer l'acide1 sches1 se sont trouves peser environ #af grains #a_/d3 ce qui rduit peu prs #de grains la quantit de phosphore brle3 je dis peu prs1 parce qu'il ne seroit pas impossible qu'il n'y et eu un ou deux grains d'erreur sur le poids du phosphore restant aprs la combustion4 ,ainsi dans cette opration1 #de grains de phosphore se sont combins avec #fi1cge grains d'oxygne2 comme rien de pesant ne passe travers le verre1 on a droit d'en conclure que le poids de la substance quelconque qui a rsult de cette combinaison qui s'toit rassemble en flocons blancs1 devoit s'lever la somme du poids de l'oxygne de celui du phosphore1 c'est--dire1 #aad1cge grains4 ,on verra bientt que ces flocons blancs ne sont autre chose qu'un acide concret4 ,en rduisant ces quantits au quintal1 on trouve qu'il faut employer #aed liv4 d'oxygne pour saturer #ajj liv4 de phosphore1 qu'il en rsulte #bed liv4 de flocons blancs ou acide phosphorique concret4 ,cette exprience prouve d'une manire vidente1 qu' un certain degr de temprature1 l'oxygne a plus d'affinit avec le phosphore qu'avec le calorique2 qu'en consquence le phosphore dcompose le gaz oxygne1 qu'il s'empare de sa base1 qu'alors le calorique1 qui devient libre1 s'chappe se dissipe en se rpartissant dans les corps environnans4 ,mais quelque concluante que ft cette exprience1 elle n'toit pas encore suffisamment rigoureuse3 en effet1 dans l'appareil que j'ai employ que je viens de dcrire1 il n'est pas possible de vrifier le poids des flocons blancs ou de l'acide concret qui s'est form2 on ne peut le conclure que par voie de calcul en le supposant gal la somme du poids de l'oxygne du phosphore3 or quelqu'vidente que ft cette conclusion1 il n'est jamais permis en ,physique en ,chimie1 de supposer ce qu'on peut dterminer par des expriences directes4 ,j'ai donc cru devoir refaire cette exprience un peu plus en grand1 avec un appareil diffrent4 ,j'ai pris un grand ballon de verre ,a1 planche ,,iv1 figure #d1 dont l'ouverture ,,ef avoit trois pouces de diamtre4 ,cette ouverture se recouvroit avec une plaque de cristal use l'meril1 laquelle toit perce de deux trous pour le passage des tuyaux yyy1 xxx4 ,avant de fermer le ballon avec sa plaque1 j'y ai introduit un support ,,bc surmont d'une capsule de porcelaine ,d1 qui contenoit #aej grains de phosphore3 tout tant ainsi dispos1 j'ai adapt la plaque de cristal sur l'ouverture du matras1 j'ai lutt avec du lut gras1 que j'ai recouvert avec des bandes de linge imbibes de chaux de blanc d'uf3 lorsque ce lut a t bien sch1 j'ai suspendu tout cet appareil au bras d'une balance1 j'en ai dtermin le poids un grain ou un grain demi prs4 ,j'ai ensuite adapt le tuyau xxx1 une petite pompe pneumatique1 j'ai fait le vuide2 aprs quoi ouvrant un robinet adapt au tuyau yyy1 j'ai introduit du gaz oxygne dans le ballon4 ,j'observerai que ce genre d'exprience se fait avec assez de facilit sur-tout avec beaucoup d'exactitude1 au moyen de la machine hydro-pneumatique dont nous avons donn la description1 ,m4 ,meusnier moi1 dans les ,mmoires de l',acadmie1 anne #aghb1 page #dff1 dont on trouvera une explication dans la dernire ,partie de cet ,ouvrage2 qu'on peut l'aide de cet instrument1 auquel ,m4 ,meusnier a fait depuis des additions des corrections importantes1 connotre d'une manire rigoureuse1 la quantit de gaz oxygne introduite dans le ballon1 celle qui s'est consomme pendant le cours de l'opration4 ,lorsque tout a t ainsi dispos1 j'ai mis le feu au phosphore avec un verre ardent4 ,la combustion a t extrmement rapide1 accompagne d'une grande flamme de beaucoup de chaleur3 mesure qu'elle s'oproit1 il se formoit une grande quantit de flocons blancs qui s'attachoient sur les parois intrieures du vase1 qui bientt l'ont obscurci entirement4 ,l'abondance des vapeurs toit mme telle1 que quoiqu'il rentrt continuellement de nouveau gaz oxygne qui auroit d entretenir la combustion1 le phosphore s'est bientt teint4 ,ayant laiss refroidir parfaitement tout l'appareil1 j'ai commenc par m'assurer de la quantit de gaz oxygne qui avoit t employe1 par peser le ballon avant de l'ouvrir4 ,j'ai ensuite lav1 sch pes la petite quantit de phosphore qui toit reste dans la capsule1 qui toit de couleur jaune d'ocre1 afin de la dduire de la quantit totale de phosphore employe dans l'exprience4 ,il est clair qu' l'aide de ces diffrentes prcautions1 il m'a t facile de constater1 #a4 le poids du phosphore brl2 #b4 celui des flocons blancs obtenus par la combustion2 #c4 le poids du gaz oxygne qui s'toit combin avec le phosphore4 ,cette exprience m'a donn peu prs les mmes rsultats que la prcdente3 il en a galement rsult que le phosphore en brlant1 absorboit un peu plus d'une fois demie son poids d'oxygne1 j'ai acquis de plus la certitude que le poids de la nouvelle substance produite toit gal la somme du poids du phosphore brl de l'oxygne qu'il avoit absorb3 ce qu'il toit au surplus facile de prvoir priori4 ,si le gaz oxygne qu'on a employ dans cette exprience toit pur1 le rsidu qui reste aprs la combustion est galement pur2 ce qui prouve qu'il ne s'chappe rien du phosphore qui puisse altrer la puret de l'air1 qu'il n'agit qu'en enlevant au calorique sa base1 c'est--dire1 l'oxygne qui y toit uni4 ,j'ai dit plus haut que si on brloit un corps combustible quelconque dans une sphre creuse de glace ou dans tout autre appareil construit sur le mme principe1 la quantit de glace fondue pendant la combustion1 toit une mesure exacte de la quantit de calorique dgag4 ,on peut consulter cet gard le ,mmoire que nous avons donn en commun l',acadmie1 ,m4 de la ,place moi1 anne #aghj1 page #cee4 ,ayant soumis la combustion du phosphore cette preuve1 nous avons reconnu qu'une livre de phosphore en brlant1 fondoit un peu plus de #ajj liv4 de glace4 ,la combustion du phosphore russit galement dans l'air de l'atmosphre1 avec ces deux diffrences seulement1 #a4 que la combustion est beaucoup moins rapide1 attendu qu'elle est rallentie par la grande proportion de gaz azotique qui se trouve ml avec le gaz oxygne3 #b4 que le cinquime de l'air1 tout au plus1 est seulement absorb1 parce que cette absorption se faisant toute aux dpens du gaz oxygne1 la proportion du gaz azotique devient telle vers la fin de l'opration1 que la combustion ne peut plus avoir lieu4 ,le phosphore par sa combustion1 soit dans l'air ordinaire1 soit dans le gaz oxygne1 se transforme1 comme je l'ai dj dit1 en une matire blanche floconneuse trs-lgre1 il acquiert des proprits toutes nouvelles3 d'insoluble qu'il toit dans l'eau1 non-seulement il devient soluble1 mais il attire l'humidit contenue dans l'air avec une tonnante rapidit1 il se rsout en une liqueur beaucoup plus dense que l'eau1 d'une pesanteur spcifique beaucoup plus grande4 ,dans l'tat de phosphore1 avant sa combustion1 il n'avoit presqu'aucun got2 par sa runion avec l'oxygne il prend un got extrmement aigre piquant3 enfin1 de la classe des combustibles1 il passe dans celle des substances incombustibles1 il devient ce qu'on appelle un acide4 ,cette conversibilit d'une substance combustible en un acide par l'addition de l'oxygne1 est1 comme nous le verrons bientt1 une proprit commune un grand nombre de corps3 or en bonne logique1 on ne peut se dispenser de dsigner sous un nom commun toutes les oprations qui prsentent des rsultats analogues2 c'est le seul moyen de simplifier l'tude des ,sciences1 il seroit impossible d'en retenir tous les dtails1 si on ne s'attachoit les classer4 ,nous nommerons donc oxygnation la conversion du phosphore en un acide1 en gnral la combinaison d'un corps combustible quelconque avec l'oxygne4 ,nous adopterons galement l'expression d'oxygner1 je dirai en consquence qu'en oxygnant le phosphore1 on le convertit en un acide4 ,le soufre est galement un corps combustible1 c'est--dire1 qui a la proprit de dcomposer l'air1 d'enlever l'oxygne au calorique4 ,on peut s'en assurer aisment par des expriences toutes semblables celles que je viens de dtailler pour le phosphore2 mais je dois avertir qu'il est impossible1 en oprant de la mme manire sur le soufre1 d'obtenir des rsultats aussi exacts que ceux qu'on obtient avec le phosphore2 par la raison que l'acide qui se forme par la combustion du soufre est difficile condenser1 que le soufre lui-mme brle avec beaucoup de difficult1 qu'il est susceptible de se dissoudre dans les diffrens gaz4 ,mais ce que je puis assurer1 d'aprs mes expriences1 c'est que le soufre en brlant1 absorbe de l'air2 que l'acide qui se forme est beaucoup plus pesant que n'toit le soufre2 que son poids est gal la somme du poids du soufre1 de l'oxygne qu'il a absorb2 enfin1 que cet acide est pesant1 incombustible1 susceptible de se combiner avec l'eau en toutes proportions3 il ne reste d'incertitude que sur la quantit de soufre d'oxygne qui constituent cet acide4 ,le charbon1 que tout jusqu' prsent porte faire regarder comme une substance combustible simple1 a galement la proprit de dcomposer le gaz oxygne d'enlever sa base au calorique3 mais l'acide qui rsulte de cette combustion ne se condense pas au degr de pression de temprature dans lequel nous vivons2 il demeure dans l'tat de gaz1 il faut une grande quantit d'eau pour l'absorber4 ,cet acide1 au surplus1 a toutes les proprits communes aux acides1 mais dans un degr plus foible1 il s'unit comme eux toutes les bases susceptibles de former des sels neutres4 ,on peut oprer la combustion du charbon1 comme celle du phosphore1 sous une cloche de verre ,a1 planche ,,iv1 figure #c1 remplie de gaz oxygne1 renverse dans du mercure3 mais comme la chaleur d'un fer chaud mme rouge1 ne suffiroit pas pour l'allumer1 on ajoute par-dessus le charbon1 un petit fragment d'amadoue un petit atome de phosphore4 ,on allume facilement le phosphore avec un fer rouge2 l'inflammation se communique ensuite l'amadoue1 puis au charbon4 ,on trouve le dtail de cette exprience1 ,mmoires de l',acadmie1 anne #agha1 page #ddh4 ,on y verra qu'il faut #gb parties d'oxygne en poids1 pour en saturer #bh de charbon1 que l'acide ariforme qui est produit1 a une pesanteur justement gale la somme des poids du charbon de l'oxygne qui ont servi le former4 ,cet acide ariforme a t nomm air fixe1 ou air fix par les premiers ,chimistes qui l'ont dcouvert2 ils ignoroient alors si c'toit de l'air semblable celui de l'atmosphre ou un autre fluide lastique1 vici gt par la combustion2 mais puisqu'il est constant aujourd'hui que cette substance ariforme est un acide1 qu'il se forme comme tous les autres acides1 par l'oxygnation d'une base1 il est ais de voir que le nom d'air fixe ne lui convient point4 ,ayant essay1 ,m4 de la ,place moi1 de brler du charbon dans l'appareil propre dterminer la quantit de calorique dgage1 nous avons trouv qu'une livre de charbon en brlant1 fondoit #if liv4 #f onces de glace3 #b liv4 #i onces1 #a gros1 #aj grains d'oxygne se combinent avec le charbon dans cette opration1 il se forme #c liv4 #i onces1 #a gros1 #aj grains de gaz acide3 ce gaz pse #j1fie grain le pouce cube1 ce qui donne #cdbdb pouces cubiques pour le volume total de gaz acide qui se forme par la combustion d'une livre de charbon4 ,je pourrois multiplier beaucoup plus les exemples de ce genre1 faire voir par une suite de faits nombreux1 que la formation des acides s'opre par l'oxygnation d'une substance quelconque2 mais la marche que je me suis engag suivre qui consiste ne procder que du connu l'inconnu1 ne prsenter au ,lecteur que des exemples puiss dans des choses qui lui ont t prcdemment expliques1 m'empche d'anticiper ici sur les faits4 ,les trois exemples d'ailleurs que je viens de citer1 suffisent pour donner une ide claire prcise de la manire dont se forment les acides4 ,on voit que l'oxigne est un principe commun tous1 que c'est lui qui constitue leur acidit2 qu'ils sont ensuite diffrencis les uns des autres par la nature de la substance acidifie4 ,il faut donc distinguer dans tout acide1 la base acidifiable laquelle ,m4 de ,morveau a donn le nom de radical1 le principe acidifiant1 c'est--dire1 l'oxigne4 ,,chapitre ,,vi4 ,de la nomenclature des ,acides en gnral1 particulirement de ceux tirs du salptre du sel marin4 ,,rien n'est plus ais1 d'aprs les principes poss dans le ,chapitre prcdent1 que d'tablir une nomenclature mthodique des acides3 le mot acide sera le nom gnrique2 chaque acide sera ensuite diffrenci dans le langage comme il l'est dans la nature1 par le nom de sa base ou de son radical4 ,nous nommerons donc acides en gnral1 le rsultat de la combustion ou de l'oxygnation du phosphore1 du soufre du charbon4 ,nous nommerons le premier de ces rsultats acide phosphorique1 le second acide sulfurique1 le troisime acide carbonique4 ,de mme1 dans toutes les occasions qui pourront se prsenter1 nous emprunterons du nom de la base la dsignation spcifique de chaque acide4 ,mais une circonstance remarquable que prsente l'oxygnation des corps combustibles1 en gnral1 d'une partie des corps qui se transforment en acides1 c'est qu'ils sont susceptibles de diffrens degrs de saturation2 les acides qui en rsultent1 quoique forms de la combinaison des deux mmes substances1 ont des proprits fort diffrentes1 qui dpendent de la diffrence de proportion4 ,l'acide phosphorique1 sur-tout l'acide sulfurique1 en fournissent des exemples4 ,si le soufre est combin avec peu d'oxygne1 il forme ce premier degr d'oxignation un acide volatil1 d'une odeur pntrante1 qui a des proprits toutes particulires4 ,une plus grande proportion d'oxygne le convertit en un acide fixe1 pesant1 sans odeur1 qui donne dans les combinaisons des produits fort diffrens du premier4 ,ici le principe de notre mthode de nomenclature sembloit se trouver en dfaut1 il paroissoit difficile de tirer du nom de la base acidifiable deux dnominations qui exprimassent1 sans circonlocution sans priphrase1 les deux degrs de saturation4 ,mais la rflexion1 plus encore peut-tre la ncessit1 nous ont ouvert de nouvelles ressources1 nous avons cru pouvoir nous permettre d'exprimer les varits des acides par de simples variations dans les terminaisons4 ,l'acide volatil du soufre avoit t dsign par ,stahl sous le nom d'acide sulfureux3 nous lui avons conserv ce nom1 nous avons donn celui de sulfurique l'acide du soufre complettement satur d'oxygne4 ,nous dirons donc1 en nous servant de ce nouveau langage1 que le soufre1 en se combinant avec l'oxygne1 est susceptible de deux degrs de saturation2 le premier constitue l'acide sulfureux1 qui est pntrant volatil2 le second constitue l'acide sulfurique1 qui est inodore fixe4 ,nous adopterons ce mme changement de terminaison pour tous les acides qui prsenteront plusieurs degrs de saturation2 nous aurons donc galement un acide phosphoreux un acide phosphorique1 un acide acteux un acide actique1 ainsi des autres4 ,toute cette partie de la chimie auroit t extrmement simple1 la nomenclature des acides n'auroit rien prsent d'embarrassant1 si1 lors de la dcouverte de chacun d'eux1 on et connu son radical ou sa base acidifiable4 ,l'acide phosphorique1 par exemple1 n'a t dcouvert que postrieurement la dcouverte du phosphore1 le nom qui lui a t donn a t driv en consquence de celui de la base acidifiable dont il est form4 ,mais lorsqu'au contraire l'acide a t dcouvert avant la base1 ou plutt lorsqu' l'poque o l'acide a t dcouvert1 on ignoroit quelle toit la base acidifiable laquelle il appartenoit1 alors on a donn l'acide la base des noms qui n'avoient aucun rapport entr'eux1 non-seulement on a surcharg la mmoire de dnominations inutiles1 mais encore on a port dans l'esprit des commenans mme des ,chimistes consomms1 des ides fausses que le tems seul la rflexion peuvent effacer4 ,nous citerons pour exemple l'acide du soufre4 ,c'est du vitriol de fer qu'on a retir cet acide dans le premier ge de la ,chimie2 on l'a nomm acide vitriolique1 en empruntant son nom de celui de la substance dont il toit tir4 ,on ignoroit alors que cet acide ft le mme que celui qu'on obtenoit du soufre par la combustion4 ,il en est de mme de l'acide ariforme auquel on a donn originairement le nom d'air fixe2 on ignoroit que cet acide ft le rsultat de la combinaison du carbone avec l'oxygne4 ,de-l une infinit de dnominations qui lui ont t donnes dont aucune ne transmet des ides justes4 ,rien ne nous a t plus facile que de corriger de modifier l'ancien langage l'gard de ces acides3 nous avons converti le nom d'acide vitriolique en celui d'acide sulfurique1 celui d'air fixe en celui d'acide carbonique2 mais il ne nous a pas t possible de suivre le mme plan l'gard des acides dont la base nous toit inconnue4 ,nous nous sommes trouvs alors forcs de prendre une marche inverse2 au lieu de conclure le nom de l'acide de celui de la base1 nous avons nomm au contraire la base d'aprs la dnomination de l'acide4 ,c'est ce qui nous est arriv pour l'acide qu'on retire du sel marin ou sel de cuisine4 ,il suffit1 pour dgager cet acide1 de verser de l'acide sulfurique sur du sel marin2 aussitt il se fait une vive effervescence1 il s'lve des vapeurs blanches d'une odeur trs-pntrante1 en faisant lgrement chauffer1 on dgage tout l'acide4 ,comme il est naturellement dans l'tat de gaz au degr de temprature de pression dans lequel nous vivons1 il faut des prcautions particulires pour le retenir4 ,l'appareil le plus commode le plus simple pour les expriences en petit1 consiste en une petite cornue ,g1 planche ,v1 fig4 #e1 dans laquelle on introduit du sel marin bien sec2 on verse dessus de l'acide sulfurique concentr1 aussi-tt on engage le bec de la cornue sous de petites jarres ou cloches de verre ,a1 mme figure1 qu'on a pralablement remplies de mercure4 ,a mesure que le gaz acide se dgage1 il passe dans la jarre gagne le haut en dplaant le mercure4 ,lorsque le dgagement se rallentit1 on chauffe lgrement on augmente le feu jusqu' ce qu'il ne passe plus rien4 ,cet acide a une grande affinit avec l'eau1 cette dernire en absorbe une norme quantit4 ,on peut s'en assurer en introduisant une petite couche d'eau dans la jarre de verre qui le contient2 en un instant l'acide se combine avec elle disparot en entier4 ,on profite de cette circonstance dans les laboratoires dans les arts1 pour obtenir l'acide du sel marin sous la forme de liqueur4 ,on se sert cet effet de l'appareil reprsent planche ,,iv1 figure premire4 ,il consiste #a4 dans une cornue ,a1 o l'on introduit le sel marin1 dans laquelle on verse de l'acide sulfurique par la tubulure ,h2 #b4 dans le ballon ,,cb destin recevoir la petite quantit de liqueur qui se dgage2 #c4 dans une suite de bouteilles deux gouleaux ,,ll',l'',l'''1 qu'on remplit d'eau moiti4 ,cette eau est destine absorber le gaz acide qui se dgage pendant la distillation4 ,cet appareil est plus amplement dcrit dans la dernire partie de cet ,ouvrage4 ,quoiqu'on ne soit encore parvenu ni composer1 ni dcomposer l'acide qu'on retire du sel marin1 on ne peut douter cependant qu'il ne soit form1 comme tous les autres1 de la runion d'une base acidifiable avec l'oxygne4 ,nous avons nomm cette base inconnue base muriatique1 radical muriatique1 en empruntant ce nom1 l'exemple de ,m4 ,bergman de ,m4 de ,morveau1 du mot latin muria1 donn anciennement au sel marin4 ,ainsi1 sans pouvoir dterminer quelle est exactement la composition de l'acide muriatique1 nous dsignerons sous cette dnomination un acide volatil1 dont l'tat naturel est d'tre sous forme gazeuse au degr de chaleur de pression que nous prouvons1 qui se combine avec l'eau en trs-grande quantit avec beaucoup de facilit2 enfin dans lequel le radical acidifiable tient si fortement l'oxygne1 qu'on ne connot jusqu' prsent aucun moyen de les sparer4 ,si un jour on vient rapporter le radical muriatique quelque substance connue1 il faudra bien alors changer sa dnomination lui donner un nom analogue celui de la base dont la nature aura t dcouverte4 ,l'acide muriatique prsente au surplus une circonstance trs-remarquable2 il est1 comme l'acide du soufre comme plusieurs autres1 susceptible de diffrens degrs d'oxygnation2 mais l'excs d'oxygne produit en lui un effet tout contraire celui qu'il produit dans l'acide du soufre4 ,un premier degr d'oxygnation transforme le soufre en un acide gazeux volatil1 qui ne se mle qu'en petite quantit avec l'eau3 c'est celui que nous dsignons avec ,stahl sous le nom d'acide sulfureux4 ,une dose plus forte d'oxygne le convertit en acide sulfurique1 c'est--dire en un acide qui prsente des qualits acides plus marques1 qui est beaucoup plus fixe1 qui ne peut exister dans l'tat de gaz qu' une haute temprature1 qui n'a point d'odeur qui s'unit l'eau en trs-grande quantit4 ,c'est le contraire dans l'acide muriatique2 l'addition d'oxygne le rend plus volatil1 d'une odeur plus pntrante1 moins miscible l'eau1 diminue ses qualits acides4 ,nous avions d'abord t tents d'exprimer ces deux degrs de saturation1 comme nous l'avions fait pour l'acide du soufre1 en faisant varier les terminaisons4 ,nous aurions nomm l'acide le moins satur d'oxygne acide muriateux1 le plus satur acide muriatique2 mais nous avons cru que cet acide qui prsente des rsultats particuliers1 dont on ne connot aucun autre exemple en ,chimie1 demandoit une exception1 nous nous sommes contents de le nommer acide muriatique oxygn4 ,il est un autre acide que nous nous contenterons de dfinir1 comme nous l'avons fait pour l'acide muriatique1 quoique sa base soit mieux connue3 c'est celui que les ,chimistes ont dsign jusqu'ici sous le nom d'acide nitreux4 ,cet acide se tire du nitre ou salptre par des procds analogues ceux qu'on emploie pour obtenir l'acide muriatique4 ,c'est galement par l'intermde de l'acide sulfurique qu'on le chasse de la base laquelle il est uni1 l'on se sert de mme cet effet de l'appareil reprsent planche ,,iv1 fig4 #a4 ,a mesure que l'acide passe1 une partie se condense dans le ballon1 l'autre est absorbe par l'eau des bouteilles ,,ll',l'',l''' qui devient d'abord verte1 puis bleue1 enfin jaune1 suivant le degr de concentration de l'acide4 ,il se dgage pendant cette opration une grande quantit de gaz oxygne ml d'un peu de gaz azotique4 ,l'acide qu'on tire ainsi du salptre1 est compos1 comme tous les autres1 d'oxygne uni une base acidifiable1 c'est mme le premier dans lequel l'existence de l'oxygne ait t bien dmontre4 ,les deux principes qui le constituent tiennent peu ensemble1 on les spare aisment en prsentant l'oxygne une substance avec laquelle il ait plus d'affinit qu'il n'en a avec la base acidifiable qui constitue l'acide du nitre4 ,c'est par des expriences de ce genre qu'on est parvenu reconnotre que l'azote ou base de la mofte entroit dans sa composition1 qu'elle toit sa base acidifiable4 ,l'azote est donc vritablement le radical nitrique1 ou l'acide du nitre est un vritable acide azotique4 ,on voit donc que pour tre d'accord avec nous-mmes avec nos principes1 nous aurions d adopter l'une ou l'autre de ces manires de nous noncer4 ,nous en avons t dtourns cependant par diffrens motifs2 d'abord il nous a paru difficile de changer le nom de nitre ou de salptre gnralement adopt dans les arts1 dans la socit dans la ,chimie4 ,nous n'avons pas cru1 d'un autre ct1 devoir donner l'azote le nom de radical nitrique1 parce que cette substance est galement la base de l'alkali volatil ou ammoniaque1 comme l'a dcouvert ,m4 ,berthollet4 ,nous continuerons donc de dsigner sous le nom d'azote la base de la partie non respirable de l'air atmosphrique1 qui est en mme tems le radical nitrique le radical ammoniaque4 ,nous conserverons galement le nom de nitreux de nitrique l'acide tir du nitre ou salptre4 ,plusieurs ,chimistes d'un grand poids ont dsapprouv notre condescendance pour les anciennes dnominations2 ils auroient prfr que nous eussions dirig uniquement nos efforts vers la perfection de la nomenclature1 que nous eussions reconstruit l'difice du langage chimique de fond en comble1 sans nous embarrasser de le raccorder avec d'anciens usages dont le tems effacera insensiblement le souvenir3 c'est ainsi que nous nous sommes trouvs exposs la fois la critique aux plaintes des deux partis opposs4 ,l'acide du nitre est susceptible de se prsenter dans un grand nombre d'tats qui dpendent du degr d'oxygnation qu'il a prouv1 c'est--dire1 de la proportion d'azote d'oxygne qui entre dans sa composition4 ,un premier degr d'oxygnation de l'azote constitue un gaz particulier que nous continuerons de dsigner sous le nom de gaz nitreux3 il est compos d'environ #b parties en poids d'oxygne d'une d'azote1 dans cet tat il est immiscible l'eau4 ,il s'en faut beaucoup que l'azote dans ce gaz soit satur d'oxygne1 il lui reste au contraire une grande affinit pour ce principe1 il l'attire avec une telle activit1 qu'il l'enlve mme l'air de l'atmosphre sitt qu'il est en contact avec lui4 ,la combinaison du gaz nitreux avec l'air de l'atmosphre est mme devenue un des moyens qu'on emploie pour dterminer la quantit d'oxigne contenu dans ce dernier1 pour juger de son degr de salubrit4 ,cette addition d'oxygne convertit le gaz nitreux en un acide puissant qui a une grande affinit avec l'eau1 qui est susceptible lui-mme de diffrens degrs d'oxygnation4 ,si la proportion de l'oxygne de l'azote est au-dessous de trois parties contre une1 l'acide est rouge fumant3 dans cet tat nous le nommons acide nitreux2 on peut en le faisant lgrement chauffer1 en dgager du gaz nitreux4 ,quatre parties d'oxygne contre une d'azote donnent un acide blanc sans couleur1 plus fixe au feu que le prcdent1 qui a moins d'odeur1 dont les deux principes constitutifs sont plus solidement combins3 nous lui avons donn1 d'aprs les principes exposs ci-dessus1 le nom d'acide nitrique4 ,ainsi l'acide nitrique est l'acide du nitre surcharg d'oxygne2 l'acide nitreux est l'acide du nitre surcharg d'azote1 ou1 ce qui est la mme chose1 de gaz nitreux2 enfin le gaz nitreux est l'azote qui n'est point assez sature d'oxygne pour avoir les proprits des acides4 ,c'est ce que nous nommerons plus bas un oxide4 ,,chapitre ,,vii4 ,de la dcomposition du ,gaz oxygne par les mtaux1 de la formation des ,oxides mtalliques4 ,,lorsque les substances mtalliques sont chauffes un certain degr de temprature1 l'oxygne a plus d'affinit avec elles qu'avec le calorique3 en consquence toutes les substances mtalliques1 si on en excepte l'or1 l'argent le platine1 ont la proprit de dcomposer le gaz oxygne1 de s'emparer de sa base d'en dgager le calorique4 ,on a dj vu plus haut comment s'oproit cette dcomposition de l'air par le mercure par le fer2 on a observ que la premire ne pouvoit tre regarde que comme une combustion lente2 que la dernire au contraire toit trs-rapide accompagne d'une flamme brillante4 ,s'il est ncessaire d'employer un certain degr de chaleur dans ces oprations1 c'est pour carter les unes des autres les molcules du mtal1 diminuer leur affinit d'aggrgation1 ou ce qui est la mme chose1 l'attraction qu'elles exercent les unes sur les autres4 ,les substances mtalliques pendant leur calcination augmentent de poids proportion de l'oxygne qu'elles absorbent2 en mme-tems elles perdent leur clat mtallique se rduisent en une poudre terreuse4 ,les mtaux dans cet tat ne doivent point tre considrs comme entirement saturs d'oxygne1 par la raison que leur action sur ce principe est balance par la force d'attraction qu'exerce sur lui le calorique4 ,l'oxygne dans la calcination des mtaux1 obit donc rellement deux forces1 celle exerce par le calorique1 celle exerce par le mtal2 il ne tend s'unir ce dernier qu'en raison de la diffrence de ces deux forces1 de l'excs de l'une sur l'autre1 cet excs en gnral n'est pas fort considrable4 ,aussi les substances mtalliques1 en s'oxygnant dans l'air dans le gaz oxygne1 ne se convertissent-elles point en acides1 comme le soufre1 le phosphore le charbon3 il se forme des substances intermdiaires qui commencent se rapprocher de l'tat salin1 mais qui n'ont pas encore acquis toutes les proprits salines4 ,les anciens ont donn le nom de chaux1 non-seulement aux mtaux amens cet tat1 mais encore toute substance qui avoit t expose long-tems l'action du feu sans se fondre4 ,ils ont fait en consquence du mot chaux un nom gnrique1 ils ont confondu sous ce nom1 la pierre calcaire1 qui d'un sel neutre qu'elle toit avant la calcination1 se convertit au feu en un alkali terreux1 en perdant moiti de son poids1 les mtaux qui s'associent par la mme opration une nouvelle substance dont la quantit excde quelquefois moiti de leur poids1 qui les rapproche de l'tat d'acide4 ,il auroit t contraire nos principes de classer sous un mme nom des substances si diffrentes1 sur-tout de conserver aux mtaux une dnomination si propre faire natre des ides fausses4 ,nous avons en consquence proscrit l'expression de chaux mtalliques1 nous y avons substitu celui d'oxides1 du grec 4 ,on voit d'aprs cela combien le langage que nous avons adopt est fcond expressif2 un premier degr d'oxygnation constitue les oxides2 un second degr constitue les acides termins en eux1 comme l'acide nitreux1 l'acide sulfureux2 un troisime degr constitue les acides en ique1 tels que l'acide nitrique1 l'acide sulfurique2 enfin nous pouvons exprimer un quatrime degr d'oxignation des substances1 en ajoutant l'pithte d'oxygn1 comme nous l'avons admis pour l'acide muriatique oxygn4 ,nous ne nous sommes pas contents de dsigner sous le nom d'oxides la combinaison des mtaux avec l'oxygne2 nous n'avons fait aucune difficult de nous en servir pour exprimer le premier degr d'oxygnation de toutes les substances1 celui qui1 sans les constituer acides1 les rapproche de l'tat salin4 ,nous appellerons donc oxide de soufre1 le soufre devenu mou par un commencement de combustion2 nous appellerons oxide de phosphore la substance jaune que laisse le phosphore quand il a brl4 ,nous dirons de mme que le gaz nitreux1 qui est le premier degr d'oxygnation de l'azote1 est un oxide d'azote4 ,enfin le rgne vgtal le rgne animal auront leurs oxides1 je ferai voir dans la suite combien ce nouveau langage jettera de lumires sur toutes les oprations de l'art de la nature4 ,les oxides mtalliques ont1 comme nous l'avons dj fait observer1 presque tous des couleurs qui leur sont propres1 ces couleurs varient non-seulement pour les diffrens mtaux1 mais encore suivant le degr d'oxygnation du mme mtal4 ,nous nous sommes donc trouvs obligs d'ajouter chaque oxide deux pithtes1 l'une qui indiqut le mtal oxid1 l'autre sa couleur2 ainsi nous dirons oxide noir de fer1 oxide rouge de fer1 oxide jaune de fer2 ces expressions rpondront celles d'thiops martial1 de colcothar1 de rouille de fer ou d'ocre4 ,nous dirons de mme oxide gris de plomb1 oxide jaune de plomb1 oxide rouge de plomb2 ces expressions dsigneront la cendre de plomb1 le massicot le minium4 ,ces dnominations seront quelquefois un peu longues1 sur-tout quand on voudra exprimer si le mtal a t oxid l'air1 s'il l'a t par la dtonation avec le nitre ou par l'action des acides2 mais au moins elles seront toujours justes feront natre l'ide prcise de l'objet qui y correspond4 ,les tables jointes cet ,ouvrage1 rendront ceci plus sensible4 ,,chapitre ,,viii4 ,du principe radical de l',eau1 de sa dcomposition par le charbon par le fer4 ,,jusqu',a ces derniers tems on avoit regard l'eau comme une substance simple1 les anciens n'avoient fait aucune difficult de la qualifier du nom d'lment3 c'toit sans doute une substance lmentaire pour eux1 puisqu'ils n'toient point parvenus la dcomposer1 ou au moins puisque les dcompositions de l'eau qui s'oproient journellement sous leurs yeux1 avoient chapp leurs observations3 mais on va voir que l'eau n'est plus un lment pour nous4 ,je ne donnerai point ici l'histoire de cette dcouverte qui est trs-moderne1 qui mme est encore conteste4 ,on peut consulter cet gard les ,mmoires de l',acadmie des ,sciences1 anne #agha4 ,je me contenterai de rapporter les principales preuves de la dcomposition de la recomposition de l'eau2 j'ose dire que quand on voudra bien les peser sans partialit1 on les trouvera dmonstratives4 ,,exp,,rience ,,premi,,re4 ,prparation4 ,on prend un tube de verre ,,ef1 planche ,,vii1 fig4 #aa1 de #h #ab lignes de diamtre1 qu'on fait passer travers un fourneau1 en lui donnant une lgre inclinaison de ,e en ,f4 ,a l'extrmit suprieure ,e de ce tube1 on ajuste une cornue de verre ,a1 qui contient une quantit d'eau distille bien connue1 son extrmit infrieure ,f1 un serpentin ,,ss' qui s'adapte en ,s' au gouleau d'un flacon ,h deux tubulures2 enfin l'une des deux tubulures du flacon s'adapte un tube de verre recourb ,,kk1 destin conduire les fluides ariformes ou gaz dans un appareil propre en dterminer la qualit la quantit4 ,il est ncessaire1 pour assurer le succs de cette exprience1 que le tube ,,ef soit de verre vert bien cuit d'une fusion difficile2 on l'enduit en outre d'un lut d'argile mle avec du ciment fait avec des poteries de grs rduites en poudre2 dans la crainte qu'il ne flchisse par le ramollissement1 on le soutient dans son milieu avec une barre de fer qui traverse le fourneau4 ,des tuyaux de porcelaine sont prfrables ceux de verre2 mais il est difficile de s'en procurer qui ne soient pas poreux1 presque toujours on y dcouvre quelques trous qui donnent passage l'air ou aux vapeurs4 ,lorsque tout a t ainsi dispos1 on allume du feu dans le fourneau ,,efcd1 on l'entretient de manire faire rougir le tube de verre ,,ef1 sans le fondre2 en mme tems on allume assez de feu dans le fourneau ,,vvxx1 pour entretenir toujours bouillante l'eau de la cornue ,a4 ,effet4 ,a mesure que l'eau de la cornue ,a se vaporise par l'bullition1 elle remplit l'intrieur du tube ,,ef1 elle en chasse l'air commun qui s'vacue par le tube ,,kk2 le gaz aqueux est ensuite condens par le refroidissement dans le serpentin ,,ss'1 il tombe de l'eau goutte goutte dans le flacon tubul ,h4 ,en continuant cette opration jusqu' ce que toute l'eau de la cornue ,a soit vapore1 en laissant bien goutter les vaisseaux1 on retrouve dans le flacon ,h une quantit d'eau rigoureusement gale celle qui toit dans la cornue ,a1 sans qu'il y ait eu dgagement d'aucun gaz2 en sorte que cette opration se rduit une simple distillation ordinaire1 dont le rsultat est absolument le mme que si l'eau n'et point t porte l'tat incandescent1 en traversant le tube intermdiaire ,,ef4 ,,exp,,rience ,,seconde4 ,preparation4 ,on dispose tout comme dans l'exprience prcdente1 avec cette diffrence seulement qu'on introduit dans le tube ,,ef vingt-huit grains de charbon concass en morceaux de mdiocre grosseur1 qui pralablement a t long-tems expos une chaleur incandescente dans des vaisseaux ferms4 ,on fait1 comme dans l'exprience prcdente1 bouillir l'eau de la cornue ,a jusqu' vaporation totale4 ,effet4 ,l'eau de la cornue ,a se distille dans cette exprience comme dans la prcdente2 elle se condense dans le serpentin1 coule goutte goutte dans le flacon ,h2 mais en mme tems il se dgage une quantit considrable de gaz1 qui s'chappe par le tuyau ,,kk1 qu'on recueille dans un appareil convenable4 ,l'opration finie1 on ne retrouve plus dans le tube ,,ef que quelques atmes de cendre2 les vingt-huit grains de charbon ont totalement disparu4 ,les gaz qui se sont dgags examins avec soin1 se trouvent peser ensemble #aac grains #g_/ajd2 ils sont de deux espces1 savoir #add pouces cubiques de gaz acide carbonique1 pesant #ajj grains1 #chj pouces cubiques d'un gaz extrmement lger1 pesant #ac grains #g_/aj1 qui s'allume par l'approche d'un corps enflamm lorsqu'il a le contact de l'air4 ,si on vrifie ensuite le poids de l'eau passe dans le flacon1 on la trouve diminue de #he grains #g_/aj4 #d ,on trouvera dans la dernire partie de cet ,ouvrage1 le dtail des procds qu'on emploie pour sparer les diffrentes espces de gaz pour les peser4 ,ainsi dans cette exprience1 #he grains #g_/aj d'eau1 plus #bh grains de charbon ont form #ajj grains d'acide carbonique1 plus #ac grains #g_/aj d'un gaz particulier susceptible de s'enflammer4 ,mais j'ai fait voir plus haut1 que pour former #ajj grains de gaz acide carbonique1 il falloit unir #gb grains d'oxygne #bh grains de charbon2 donc les #bh grains de charbon placs dans le tube de verre ont enlev l'eau #gb grains d'oxygne2 donc #he grains #g_/aj d'eau sont composs de #gb grains d'oxygne de #ac grains #g_/aj d'un gaz susceptible de s'enflammer4 ,on verra bientt qu'on ne peut pas supposer que ce gaz ait t dgag du charbon1 qu'il est consquemment un produit de l'eau4 ,j'ai supprim dans l'expos de cette exprience quelques dtails qui n'auroient servi qu' la compliquer jetter de l'obscurit dans les ides des lecteurs3 le gaz inflammable1 par exemple1 dissout un peu de charbon1 cette circonstance en augmente le poids diminue au contraire celui de l'acide carbonique2 l'altration qui en rsulte dans les quantits n'est pas trs-considrable2 mais j'ai cru devoir les rtablir par calcul1 prsenter l'exprience dans toute sa simplicit1 comme si cette circonstance n'avoit pas lieu4 ,au surplus1 s'il restoit quelques nuages sur la vrit des consquences que je tire de cette exprience1 ils seroient bientt dissips par les autres expriences que je vais rapporter l'appui4 ,,troisi,,me ,,exp,,rience4 ,prparation4 ,on dispose tout l'appareil comme dans l'exprience prcdente1 avec cette diffrence seulement1 qu'au lieu des #bh grains de charbon1 on met dans le tube ,,ef1 planche ,,vii1 fig4 #aa1 #bgd grains de petites lames de fer trs-doux roules en spirales4 ,on fait rougir le tube comme dans les expriences prcdentes2 on allume du feu sous la cornue ,a1 on entretient l'eau qu'elle contient toujours bouillante1 jusqu' ce qu'elle soit entirement vapore1 qu'elle ait pass en totalit dans le tube ,,ef1 qu'elle se soit condense dans le flacon ,h4 ,effet4 ,il ne se dgage point de gaz acide carbonique dans cette exprience1 mais seulement un gaz inflammable #ac fois plus lger que l'air de l'atmosphre3 le poids total qu'on en obtient est de #ae grains1 son volume est d'environ #daf pouces cubiques4 ,si on compare la quantit d'eau primitivement employe avec celle restante dans le flacon ,h1 on trouve un dficit de #ajj grains4 ,d'un autre ct1 les #bgd grains de fer renferms dans le tube ,,ef se trouvent peser #he grains de plus que lorsqu'on les y a introduits2 leur volume se trouve considrablement augment3 ce fer n'est presque plus attirable l'aimant1 il se dissout sans effervescence dans les acides2 en un mot1 il est dans l'tat d'oxide noir1 prcisment comme celui qui a t brl dans le gaz oxygne4 ,rflexions4 ,le rsultat de cette exprience prsente une vritable oxidation du fer par l'eau2 oxidation toute semblable celle qui s'opre dans l'air l'aide de la chaleur4 ,cent grains d'eau ont t dcomposs2 #he d'oxygne se sont unis au fer pour le constituer dans l'tat d'oxide noir1 il s'est dgag #ae grains d'un gaz inflammable particulier3 donc l'eau est compose d'oxygne de la base d'un gaz inflammable1 dans la proportion de #he parties contre #ae4 ,ainsi l'eau indpendamment de l'oxygne qui est un de ses principes1 qui lui est commun avec beaucoup d'autres substances1 en contient un autre qui lui est propre1 qui est son radical constitutif1 auquel nous nous sommes trouvs forcs de donner un nom4 ,aucun ne nous a paru plus convenable que celui d'hydrogne1 c'est--dire1 principe gnrateur de l'eau1 de eau1 de j'engendre4 ,nous appellerons gaz hydrogne la combinaison de ce principe avec le calorique1 le mot d'hydrogne seul exprimera la base de ce mme gaz1 le radical de l'eau,a4 ,a ,ajout dans l'errata du tome #b3 ,on a critiqu mme avec assez d'amertume cette expression hydrogne1 parce qu'on a prtendu qu'elle signifioit fils de l'eau1 non pas qui engendre l'eau4 ,mais qu'importe1 si l'expression est galement juste dans les deux sens8 les expriences rapportes dans ce ,chapitre1 prouvent que l'eau1 en se dcomposant1 donne naissance l'hydrogne1 sur-tout l'hydrogne donne naissance l'eau en se combinant avec l'oxigne4 ,on peut donc dire galement que l'eau engendre l'hydrogne1 que l'hydrogne engendre l'eau4 ,voil donc un nouveau corps combustible1 c'est--dire1 un corps qui a assez d'affinit avec l'oxygne pour l'enlever au calorique pour dcomposer l'air ou le gaz oxygne4 ,ce corps combustible a lui-mme une telle affinit avec le calorique1 qu' moins qu'il ne soit engag dans une combinaison1 il est toujours dans l'tat ariforme ou de gaz au degr habituel de pression de temprature dans lequel nous vivons4 ,dans cet tat de gaz1 il est environ #ac fois plus lger que l'air de l'atmosphre1 il n'est point absorbable par l'eau1 mais il est susceptible d'en dissoudre une petite quantit2 enfin il ne peut servir la respiration des animaux4 ,la proprit de brler de s'enflammer n'tant pour ce gaz comme pour tous les autres combustibles1 que la proprit de dcomposer l'air d'enlever l'oxygne au calorique1 on conoit qu'il ne peut brler qu'avec le contact de l'air ou du gaz oxygne4 ,aussi lorsqu'on emplit une bouteille de ce gaz qu'on l'allume1 il brle paisiblement au gouleau de la bouteille ensuite dans son intrieur1 mesure que l'air extrieur y pntre2 mais la combustion est successive lente1 elle n'a lieu qu' la surface o le contact des deux airs ou gaz s'opre4 ,il n'en est pas de mme lorsqu'on mle ensemble les deux airs avant de les allumer3 si par exemple aprs avoir introduit dans une bouteille gouleau troit une partie de gaz oxygne1 ensuite deux de gaz hydrogne1 on approche de son orifice un corps enflamm1 tel qu'une bougie ou un morceau de papier allum1 la combustion des deux gaz se fait d'une manire instantane avec une forte explosion4 ,on ne doit faire cette exprience que dans une bouteille de verre vert trs-forte qui n'excde pas une pinte de capacit qu'on enveloppe mme d'un linge1 autrement on s'exposeroit des accidens funestes par la rupture de la bouteille dont les fragmens pourroient tre lancs de grandes distances4 ,si tout ce que je viens d'exposer sur la dcomposition de l'eau est exact vrai1 si rellement cette substance est compose1 comme j'ai cherch l'tablir1 d'un principe qui lui est propre1 d'hydrogne combin avec l'oxygne1 il en rsulte qu'en runissant ces deux principes1 on doit refaire de l'eau1 c'est ce qui arrive en effet1 comme on va en juger par l'exprience suivante4 ,,quatri,,me ,,exp,,rience4 ,recomposition de l'eau4 ,prparation4 ,on prend un ballon ,a de cristal1 planche ,,iv1 fig4 #e1 large ouverture1 dont la capacit soit de #cj pintes environ2 on y mastique une platine de cuivre ,,bc perce de quatre trous auxquels aboutissent quatre tuyaux4 ,le premier ,hh est destin s'adapter par son extrmit h une pompe pneumatique par le moyen de laquelle on peut faire le vuide dans le ballon4 ,un second tuyau gg communique par son extrmit ,,mm avec un rservoir de gaz oxygne1 est destin l'amener dans le ballon4 ,un troisime d,dd' communique par son extrmit d,,nn avec un rservoir de gaz hydrogne3 l'extrmit d' de ce tuyau se termine par une ouverture trs-petite travers laquelle une trs-fine aiguille peut peine passer4 ,c'est par cette petite ouverture que doit sortir le gaz hydrogne contenu dans le rservoir2 pour qu'il ait une vtesse suffisante1 on doit lui faire prouver une pression de un ou deux pouces d'eau4 ,enfin la platine ,,bc est perce d'un quatrime trou1 lequel est garni d'un tube de verre mastiqu1 travers lequel passe un fil de mtal ,,gl1 l'extrmit ,l duquel est adapte une petite boule1 afin de pouvoir tirer une tincelle lectrique de ,l en d' pour allumer1 comme on le verra bientt1 le gaz hydrogne4 ,le fil de mtal ,,gl est mobile dans le tube de verre afin de pouvoir loigner la boule ,l de l'extrmit d' de l'ajutoir ,dd'4 ,les trois tuyaux d,dd'1 gg1 ,hh sont chacun garnis de leur robinet4 ,pour que le gaz hydrogne le gaz oxygne arrivent bien secs par les tuyaux respectifs qui doivent les amener au ballon ,a1 qu'ils soient dpouills d'eau autant qu'ils le peuvent tre1 on les fait passer travers des tubes ,,mm1 ,,nn d'un pouce environ de diamtre qu'on remplit d'un sel trs-dliquescent1 c'est--dire1 qui attire l'humidit de l'air avec beaucoup d'avidit1 tels que l'actite de potasse1 le muriate ou le nitrate de chaux4 ,voyez quelle est la composition de ces sels dans la seconde partie de cet ,ouvrage4 ,ces sels doivent tre en poudre grossire afin qu'ils ne puissent pas faire masse1 que le gaz passe facilement travers les interstices que laissent les morceaux4 ,on doit s'tre prmuni d'avance d'une provision suffisante de gaz oxygne bien pur2 pour s'assurer qu'il ne contient point d'acide carbonique1 on doit le laisser long-tems en contact avec de la potasse dissoute dans de l'eau1 qu'on a dpouille de son acide carbonique par de la chaux3 on donnera plus bas quelques dtails sur les moyens d'obtenir cet alkali4 ,on prpare avec le mme soin le double de gaz hydrogne4 ,le procd le plus sr pour l'obtenir exempt de mlange1 consiste le tirer de la dcomposition de l'eau par du fer bien ductile bien pur4 ,lorsque ces deux gaz sont ainsi prpars1 on adapte la pompe pneumatique au tuyau ,hh1 on fait le vuide dans le grand ballon ,a3 on y introduit ensuite l'un ou l'autre des deux gaz1 mais de prfrence le gaz oxygne par le tuyau gg1 puis on oblige par un certain degr de pression le gaz hydrogne entrer dans le mme ballon par le tuyau d,dd'1 dont l'extrmit d' se termine en pointe4 ,enfin on allume ce gaz l'aide d'une tincelle lectrique4 ,en fournissant ainsi de chacun des deux airs1 on parvient continuer trs-long-tems la combustion4 ,j'ai donn ailleurs la description des appareils que j'ai employs pour cette exprience1 j'ai expliqu comment on parvient mesurer les quantits de gaz consomms avec une rigoureuse exactitude4 ,voyez la troisime partie de cet ,ouvrage4 ,effet4 ,a mesure que la combustion s'opre1 il se dpose de l'eau sur les parois intrieures du ballon ou matras3 la quantit de cette eau augmente peu peu2 elle se runit en grosses goutes qui coulent se rassemblent dans le fond du vase4 ,en pesant le matras avant aprs l'opration1 il est facile de connotre la quantit d'eau qui s'est ainsi rassemble4 ,on a donc dans cette exprience une double vrification2 d'une part le poids des gaz employs1 de l'autre celui de l'eau forme1 ces deux quantits doivent tre gales4 ,c'est par une exprience de ce genre que nous avons reconnu1 ,m4 ,meusnier moi1 qu'il falloit #he parties en poids d'oxygne1 #ae parties galement en poids d'hydrogne1 pour composer #ajj parties d'eau4 ,cette exprience qui n'a point encore t publie1 a t faite en prsence d'une ,commission nombreuse de l',acadmie2 nous y avons apport les attentions les plus scrupuleuses1 nous avons lieu de la croire exacte un deux-centime prs tout au plus4 ,ainsi1 soit qu'on opre par voie de dcomposition ou de recomposition1 on peut regarder comme constant aussi bien prouv qu'on puisse le faire en ,chimie en ,physique1 que l'eau n'est point une substance simple2 qu'elle est compose de deux principes1 l'oxygne l'hydrogne1 que ces deux principes spars l'un de l'autre1 ont tellement d'affinit avec le calorique1 qu'ils ne peuvent exister que sous forme de gaz1 au degr de temprature de pression dans lequel nous vivons4 ,ce phnomne de la dcomposition de la recomposition de l'eau s'opre continuellement sous nos yeux1 la temprature de l'atmosphre par l'effet des affinits composes4 ,c'est cette dcomposition que sont dus1 comme nous le verrons bientt1 au moins jusqu' un certain point1 les phnomnes de la fermentation spiritueuse1 de la putrfaction1 mme de la vgtation4 ,il est bien extraordinaire qu'elle ait chapp jusqu'ici l'il attentif des ,physiciens des ,chimistes1 on doit en conclure que dans les sciences comme dans la morale il est difficile de vaincre les prjugs dont on a t originairement imbu1 de suivre une autre route que celle dans laquelle on est accoutum de marcher4 ,je terminerai cet article par une exprience beaucoup moins probante que celles que j'ai prcdemment rapportes1 mais qui m'a paru cependant faire plus d'impression qu'aucune autre sur un grand nombre de personnes4 ,si on brle une livre ou seize onces d'esprit-de-vin ou alkool dans un appareil propre recueillir toute l'eau qui se dgage pendant la combustion1 on en obtient #ag #ah onces#e4 ,or une matire quelconque ne peut rien fournir dans une exprience au-del de la totalit de son poids2 il faut donc qu'il s'ajoute une autre substance l'esprit-de-vin pendant sa combustion3 or j'ai fait voir que cette autre substance toit la base de l'air1 l'oxygne4 ,l'esprit-de-vin contient donc un des principes de l'eau1 l'hydrogne2 c'est l'air de l'atmosphre qui fournit l'autre1 l'oxygne3 nouvelle preuve que l'eau est une substance compose4 #e ,voyez la description de cet appareil dans la troisime partie de cet ,ouvrage4 ,,chapitre ,,ix4 ,de la quantit de ,calorique qui se dgage des diffrentes espces de combustion4 ,,nous avons vu qu'en oprant une combustion quelconque dans une sphre de glace creuse1 en fournissant pour l'entretenir de l'air zro du thermomtre1 la quantit de glace fondue dans l'intrieur de la sphre1 donnoit une mesure1 sinon absolue1 du moins relative des quantits de calorique dgag4 ,nous avons donn1 ,m4 de la ,place moi1 la description de l'appareil que nous avons employ dans ce genre d'expriences4 ,voyez ,mmoires de l',acad4 des ,sciences1 anne #aghj1 page #cee4 ,voyez aussi la #c;e partie de cet ,ouvrage4 ,ayant essay de dterminer les quantits de glace qui se fondoient par la combustion de trois des quatre substances combustibles simples1 savoir1 le phosphore1 le carbone l'hydrogne1 nous avons obtenu les rsultats qui suivent4 ,pour la combustion d'une livre de phosphore1 #ajj livres de glace4 ,pour la combustion d'une livre de carbone1 #if livres #h onces4 ,pour la combustion d'une livre de gaz hydrogne1 #bie livres #i onces #c gros demi4 ,la substance qui se forme par le rsultat de la combustion du phosphore1 tant un acide concret1 il est probable qu'il reste trs-peu de calorique dans cet acide1 que par consquent cette combustion fournit un moyen de connotre1 trs-peu de chose prs1 la quantit de calorique contenue dans le gaz oxygne4 ,mais quand on voudroit supposer que l'acide phosphorique retient encore une quantit considrable de calorique1 comme le phosphore en contenoit aussi une portion avant la combustion1 l'erreur ne pourroit jamais tre que de la diffrence1 par consquent de peu d'importance4 ,j'ai fait voir1 page #fj1 qu'une livre de phosphore en brlant absorboit #a livre #h onces d'oxygne2 puisqu'il y a en mme tems #ajj livres de glace fondue1 il en rsulte que la quantit de calorique contenue dans une livre de gaz oxygne1 est capable de faire fondre #ff livres #aj onces #e gros #bd grains de glace4 ,une livre de charbon en brlant ne fait fondre que #if livres #h onces de glace2 mais il s'absorbe en mme tems #b livres #i onces #a gros #aj grains de gaz oxygne4 ,or1 en partant des rsultats obtenus dans la combustion du phosphore1 #b liv4 #i onc4 #a gros #aj grains de gaz oxygne1 devroient abandonner assez de calorique pour fondre #aga livres #f onces #e gros de glace4 ,il disparot donc dans cette exprience une quantit de calorique qui auroit t suffisante pour faire fondre #gd liv4 #ad onc4 #e gros de glace2 mais comme l'acide carbonique n'est point1 comme le phosphorique1 dans l'tat concret aprs la combustion1 qu'il est au contraire dans l'tat gazeux1 il a fallu ncessairement une quantit de calorique pour le porter cet tat1 c'est cette quantit qui se trouve manquante dans la combustion ci-dessus4 ,en la divisant par le nombre de livres d'acide carbonique qui se forment par la combustion d'une livre de charbon1 on trouve que la quantit de calorique ncessaire pour porter une livre d'acide carbonique de l'tat concret l'tat gazeux1 feroit fondre #bj liv4 #ae onces #e gros de glace4 ,on peut faire un semblable calcul sur la combustion de l'hydrogne sur la formation de l'eau2 une livre de ce fluide lastique absorbe en brlant #e liv4 #aj onc4 #e gros #bd grains d'oxygne1 fait fondre #bie livres #i onces #c gros demi de glace4 liv4 onc4 gros4 ,or1 #e liv4 #aj onces #e gros #bd grains de gaz oxygne1 en passant de l'tat ariforme l'tat solide1 perdroient1 d'aprs les rsultats obtenus dans la combustion du phosphore1 assez de calorique pour faire fondre une quantit de glace gale #cgg #ab #c ,il ne s'en dgage dans la combustion du gaz hydrogne1 que #bie #b #c ------------------ ,il en reste donc dans l'eau qui se forme1 lors mme qu'elle est ramene zro du thermomtre1 #hb #i #g #a_/b ,or1 comme il se forme #f liv4 #aj onc4 #e gros #bd grains d'eau dans la combustion d'une livre de gaz hydrogne1 il en rsulte qu'il reste dans chaque livre d'eau1 zro du thermomtre1 une quantit de calorique gale celle ncessaire pour fondre #ab liv4 #e onc4 #b gros #dh grains de glace1 sans parler mme de celui contenu dans le gaz hydrogne1 dont il est impossible de tenir compte dans cette exprience1 parce que nous n'en connoissons pas la quantit4 ,d'o l'on voit que l'eau1 mme dans l'tat de glace1 contient encore beaucoup de calorique1 que l'oxygne en conserve une quantit trs-considrable en passant dans cette combinaison4 ,de ces diverses tentatives on peut rsumer les rsultats qui suivent4 ,combustion du ,phosphore4 liv4 onc4 gros gr4 ,quantit de phosphore brl1 #a ,quantit de gaz oxygne ncessaire pour la combustion1 #a #h --------------------- ,quantit d'acide phosphorique obtenu1 #b #h --------------------- ,quantit de calorique dgag par la combustion d'une livre de phosphore1 exprim par la quantit de livres de glace qu'il peut fondre1 #ajj1jjjjj ,quantit de calorique dgag de chaque livre de gaz oxygne dans la combustion du phosphore1 #ff1ffffg ,quantit de calorique qui se dgage dans la formation d'une livre d'acide phosphorique1 #dj1jjjjj ,quantit de calorique rest dans chaque livre d'acide phosphorique1 #j1jjjjj ,on suppose ici que l'acide phosphorique ne conserve aucune portion de calorique1 ce qui n'est pas rigoureusement vrai3 mais la quantit 7comme on l'a dj observ plus haut7 en est probablement trs-petite1 on ne la suppose nulle que faute de la pouvoir valuer4 ,combustion du ,charbon4 liv4 onc4 gros gr4 ,quantit de charbon brl1 #a ,quantit de gaz oxygne absorb pendant la combustion1 #b #i #a #aj ---------------------- ,quantit d'acide carbonique form1 #c #i #a #aj ---------------------- ,quantit de calorique dgag par la combustion d'une livre de charbon1 exprim par la quantit de livres de glace qu'il peut fondre1 #if1ejjjj ,quantit de calorique dgag de chaque livre de gaz oxygne1 #cg1ebhbc ,quantit de calorique qui se dgage dans la formation d'une livre de gaz acide carbonique1 #bg1jbjbd ,quantit de calorique que conserve une livre d'oxygne dans cette combustion1 #bi1achdd ,quantit de calorique ncessaire pour porter une livre d'acide carbonique l'tat de gaz1 #bj1igifj ,combustion du ,gaz hydrogne4 liv4 onc4 gros gr4 ,quantit de gaz hydrogne brl1 #a ,quantit de gaz oxygne employ pour la combustion1 #e #aj #e #bd ---------------------- ,quantit d'eau forme1 #f #aj #e #bd ---------------------- ,quantit de calorique dgag par la combustion d'une livre de gaz hydrogne1 #bie1ehiej ,quantit de calorique dgag par chaque livre de gaz oxygne1 #eb1afbhj ,quantit de calorique qui se dgage pendant la formation d'une livre d'eau1 #dd1cchdj ,quantit de calorique que conserve une livre d'oxygne dans sa combustion avec l'hydrogne1 #ad1ejchf ,quantit de calorique que conserve une livre d'eau zro1 #ab1cbhbc ,de la ,formation de l',acide nitrique4 ,lorsque l'on combine du gaz nitreux avec du gaz oxigne pour former de l'acide nitrique ou nitreux1 il y a une lgre chaleur produite2 mais elle est beaucoup moindre que celle qui a lieu dans les autres combinaisons de l'oxygne2 d'o il rsulte par une consquence ncessaire que le gaz oxygne1 en se fixant dans l'acide nitrique1 retient une grande partie du calorique qui lui toit combin dans l'tat de gaz4 ,il n'est point impossible sans doute de dterminer la quantit de calorique qui se dgage pendant la runion des deux gaz1 on en concluroit facilement ensuite celle qui demeure engage dans la combinaison4 ,on parviendroit obtenir la premire de ces donnes1 en oprant la combinaison du gaz nitreux du gaz oxygne dans un appareil environn de glace3 mais comme il se dgage peu de calorique dans cette combinaison1 on ne pourroit russir en dterminer la quantit1 qu'autant qu'on opreroit trs en grand avec des appareils embarrassans compliqus2 c'est ce qui nous a empchs jusqu'ici1 ,m4 de la ,place moi1 de la tenter4 ,en attendant1 on peut dj y suppler par des calculs qui ne peuvent pas s'carter beaucoup de la vrit4 ,nous avons fait dtonner1 ,m4 de la ,place moi1 dans un appareil glace une proportion convenable de salptre de charbon1 nous avons observ qu'une livre de salptre pouvoit1 en dtonant ainsi1 fondre #ab livres de glace4 ,mais une livre de salptre1 comme on le verra dans la suite1 contient3 onc4 gros grains4 ,potasse #g #f #ea1hd #deae1hd4 ,acide sec #h #a #bj1af #dgjj1af4 ,et les #h onces #a gros #bj grains #af d'acide1 sont eux-mmes composs de onc4 gros grains4 ,oxygne #f #c #ff1cd #cgch1cd4 ,mofte #a #e #be1hb #ifa1hb4 ,on a donc rellement brl dans cette opration #b gros #a grain #a_/c de charbon1 l'aide de #cgch1cd grains1 ou #f onces #c gros #ff1cd grains d'oxygne2 puisque la quantit de glace fondue dans cette combustion a t de #ab livres1 il en rsulte qu'une livre de gaz oxygne brl de la mme manire1 fondroit #bi1ehcbj ,a quoi ajoutant pour la quantit de calorique que conserve une livre d'oxygne dans sa combinaison avec le charbon1 pour constituer l'acide carbonique dans l'tat de gaz1 qui est1 comme on l'a vu plus haut1 de #bi1achdd -------- ,on a pour la quantit totale de calorique que contient une livre d'oxygne1 lorsqu'il est combin dans l'acide nitrique1 #eh1gbafd ,on a vu par le rsultat de la combustion du phosphore1 que dans l'tat de gaz oxygne il en contenoit au moins #ff1ffffg -------- ,donc1 en se combinant avec l'azote pour former de l'acide nitrique1 il n'en perd que #g1idejb -------- ,des expriences ultrieures apprendront si ce rsultat dduit par le calcul1 s'accorde avec des oprations plus directes4 ,cette norme quantit de calorique que l'oxygne porte avec lui dans l'acide nitrique1 explique pourquoi dans toutes les dtonations du nitre1 ou pour mieux dire1 dans toutes les occasions o l'acide nitrique se dcompose1 il y a un si grand dgagement de calorique4 ,combustion de la ,bougie4 ,aprs avoir examin quelques cas de combustions simples1 je vais donner des exemples de combustions plus composes2 je commence par la cire4 ,une livre de cette substance1 en brlant paisiblement dans l'appareil glace destin mesurer les quantits de calorique1 fond #acc liv4 #b onces #e gros #a_/c de glace4 ,or une livre de bougie1 suivant les expriences que j'ai rapportes1 ,mm4 de l',acad4 anne #aghd1 page #fjf1 contient3 onc4 gros grains4 ,charbon #ac #a #bc ,hydrogne #b #f #di liv4 de glace4 ,les #ac onces #a gros #bc grains de charbon1 d'aprs les expriences ci-dessus rapportes1 devoient fondre #gi1cicij ,les #b onces #f gros #di grains d'hydrogne1 devoient fondre #eb1cgfje --------- ,total1 #aca1gfiie ,on voit par ces rsultats1 que la quantit de calorique qui se dgage de la bougie qui brle1 est assez exactement gale celle qu'on obtiendroit en brlant sparment un poids de charbon d'hydrogne gal celui qui entre dans sa combinaison4 ,les expriences sur la combustion de la bougie ayant t rptes plusieurs fois1 j'ai lieu de prsumer qu'elles sont exactes4 ,combustion de l',huile d'olives4 ,nous avons enferm dans l'appareil ordinaire une lampe qui contenoit une quantit d'huile d'olives bien connue2 l'exprience finie1 nous avons dtermin exactement le poids de l'huile qui avoit t consomme1 celui de la glace qui avoir t fondue2 le rsultat a t qu'une livre d'huile d'olives en brlant pouvoit fondre #adh livr4 #ad onc4 #a gros de glace4 ,mais une livre d'huile d'olives1 d'aprs les expriences que j'ai rapportes1 ,mmoires de l',acad4 anne #aghd1 dont on trouvera un extrait dans le chapitre suivant1 contient3 onc4 gros grains4 ,charbon #ab #e #e ,hydrogne #c #b #fg liv4 de glace4 ,la combustion de #ab onces #e gros #e grains de charbon1 ne devoit fondre que #gf1ahgbc ,et celle de #c onces #b gros #fg grains d'hydrogne1 #fb1aejec --------- ,total1 #ach1ccggf ,il s'en est fondu #adh1hhccj ,le dgagement de calorique a donc t plus considrable qu'il ne devoit l'tre d'une quantit quivalente #aj1edeed --------- ,cette diffrence qui n'est pas au surplus trs-considrable peut tenir ou des erreurs invitables dans les expriences de ce genre1 ou ce que la composition de l'huile n'est pas encore assez rigoureusement connue4 ,mais il en rsulte toujours qu'il y a dj beaucoup d'ensemble d'accord dans la marche des expriences relatives la combinaison au dgagement du calorique4 ,ce qui reste faire dans ce moment dont nous sommes occups1 est de dterminer ce que l'oxygne conserve de calorique dans sa combinaison avec les mtaux pour les convertir en oxides2 ce que l'hydrogne en contient dans les diffrens tats dans lesquels il peut exister2 enfin de connotre d'une manire plus exacte la quantit de calorique qui se dgage dans la formation de l'eau4 ,il nous reste sur cette dtermination une incertitude assez grande qu'il est ncessaire de lever par de nouvelles expriences4 ,ces diffrens points bien connus1 nous esprons qu'ils le seront bientt1 nous nous trouverons vraisemblablement obligs de faire des corrections1 peut-tre mme assez considrables1 la plupart des rsultats que je viens d'exposer2 mais je n'ai pas cru que ce ft une raison de diffrer d'en aider ceux qui pourront se proposer de travailler sur le mme objet4 ,il est difficile quand on cherche les lmens d'une science nouvelle1 de ne pas commencer par des -peu-prs2 il est rare qu'il soit possible de la porter ds le premier jet son tat de perfection4 ,,chapitre ,x4 ,de la combinaison des ,substances combustibles les unes avec les autres4 ,,les substances combustibles tant en gnral celles qui ont une grande apptence pour l'oxygne1 il en rsulte qu'elles doivent avoir de l'affinit entr'elles1 qu'elles doivent tendre se combiner les unes avec les autres3 qu sunt eadem uni tertio sunt eadem inter se2 c'est ce qu'on observe en effet4 ,presque tous les mtaux1 par exemple1 sont susceptibles de se combiner les uns avec les autres1 il en rsulte un ordre de composs qu'on nomme alliage dans les usages de la socit4 ,rien ne s'oppose ce que nous adoptions cette expression3 ainsi nous dirons que la plupart des mtaux s'allient les uns avec les autres2 que les alliages1 comme toutes les combinaisons1 sont susceptibles d'un ou de plusieurs degrs de saturation3 que les substances mtalliques dans cet tat sont en gnral plus cassantes que les mtaux purs1 sur-tout lorsque les mtaux allis diffrent beaucoup par leur degr de fusibilit2 enfin nous ajouterons que c'est cette diffrence des degrs de fusibilit des mtaux que sont dus une partie des phnomnes particuliers que prsentent les alliages1 tels1 par exemple1 que la proprit qu'ont quelques espces de fer d'tre cassans chaud4 ,ces fers doivent tre considrs comme un alliage de fer pur1 mtal presqu'infusible1 avec une petite quantit d'un autre mtal1 quel qu'il soit1 qui se liqufie une chaleur beaucoup plus douce4 ,tant qu'un alliage de cette espce est froid1 que les deux mtaux sont dans l'tat solide1 il peut tre mallable3 mais si on le chauffe un degr suffisant pour liqufier celui des deux mtaux qui est le plus fusible1 les parties liquides interposes entre les solides doivent rompre la solution de continuit1 le fer doit devenir cassant4 ,a l'gard des alliages du mercure avec les mtaux1 on a coutume de les dsigner sous le nom d'amalgame1 nous n'avons vu aucun inconvnient leur conserver cette dnomination4 ,le soufre1 le phosphore1 le charbon sont galement susceptibles de se combiner avec les mtaux2 les combinaisons du soufre ont t en gnral dsignes sous le nom de pirites2 les autres n'ont point t nommes1 ou du moins elles ont reu des dnominations si modernes que rien ne s'oppose ce qu'elles soient changes4 ,nous avons donn aux premires de ces combinaisons le nom de sulfures1 aux secondes celui de phosphures1 enfin aux troisimes celui de carbures4 ,ainsi le soufre1 le phosphore1 le charbon oxygns forment des oxides ou des acides2 mais lorsqu'ils entrent dans des combinaisons sans s'tre auparavant oxygns1 ils forment des sulfures1 des phosphures des carbures4 ,nous tendrons mme ces dnominations aux combinaisons alkalines2 ainsi nous dsignerons sous le nom de sulfure de potasse la combinaison du soufre avec la potasse ou alkali fixe vgtal1 sous le nom de sulfure d'ammoniaque la combinaison du soufre avec l'alkali volatil ou ammoniaque4 ,l'hydrogne1 cette substance minemment combustible est aussi susceptible de se combiner avec un grand nombre de substances combustibles4 ,dans l'tat de gaz il dissout le carbone1 le soufre1 le phosphore plusieurs mtaux4 ,nous dsignerons ces combinaisons sous le nom de gaz hydrogne carbon1 de gaz hydrogne sulfur1 de gaz hydrogne phosphor4 ,le second de ces gaz1 le gaz hydrogne sulfur est celui que les chimistes ont dsign sous le nom de gaz hpatique1 que ,m4 ,schele a nomm gaz puant du soufre2 c'est lui que quelques eaux minrales doivent leurs vertus2 c'est aussi son manation que les djections animales doivent principalement leur odeur infecte4 ,a l'gard du gaz hydrogne phosphor1 il est remarquable par la proprit qu'il a de s'enflammer spontanment lorsqu'il a le contact de l'air ou mieux encore celui du gaz oxigne1 comme l'a dcouvert ,m4 ,gengembre4 ,ce gaz a l'odeur du poisson pourri1 il est probable qu'il s'exhale en effet un vritable gaz hydrogne phosphor de la chair des poissons par la putrfaction4 ,lorsque l'hydrogne le carbone s'unissent ensemble sans que l'hydrogne ait t port l'tat de gaz par le calorique1 il en rsulte une combinaison particulire connue sous le nom d'huile1 cette huile est ou fixe ou volatile1 suivant les proportions de l'hydrogne du carbone4 ,il ne sera pas inutile d'observer ici qu'un des principaux caractres qui distingue les huiles fixes retires des vgtaux par expression d'avec les huiles volatiles ou essentielles1 c'est que les premires contiennent un excs de carbone qui s'en spare lorsqu'on les chauffe au-del du degr de l'eau bouillante3 les huiles volatiles au contraire tant formes d'une plus juste proportion de carbone d'hydrogne1 ne sont point susceptibles d'tre dcomposes un degr de chaleur suprieur l'eau bouillante2 les deux principes qui les constituent demeurent unis2 ils se combinent avec le calorique pour former un gaz1 c'est dans cet tat que ces huiles passent dans la distillation4 ,j'ai donn la preuve que les huiles toient ainsi composes d'hydrogne de carbone dans un mmoire sur la combinaison de l'esprit de vin des huiles avec l'oxygne1 imprim dans le recueil de l',acadmie1 anne #aghd1 page #eic4 ,on y verra que les huiles fixes en brlant dans le gaz oxygne se convertissent en eau en acide carbonique1 qu'en appliquant le calcul l'exprience1 elles sont composes de #ba parties d'hydrogne de #gi parties de carbone4 ,peut-tre les substances huileuses solides1 telles que la cire1 contiennent-elles en outre un peu d'oxigne auquel elles doivent leur tat solide4 ,je suis au surplus occup dans ce moment d'expriences qui donneront un grand dveloppement toute cette thorie4 ,c'est une question bien digne d'tre examine1 de savoir si l'hydrogne est susceptible de se combiner avec le soufre1 le phosphore mme avec les mtaux dans l'tat concret4 ,rien n'indique sans doute priori que ces combinaisons soient impossibles2 car puisque les corps combustibles sont en gnral susceptibles de se combiner les uns avec les autres1 on ne voit pas pourquoi l'hydrogne feroit exception4 ,mais en mme-tems aucune exprience directe ne prouve encore ni la possibilit ni l'impossibilit de cette union4 ,le fer le zinc sont de tous les mtaux ceux dans lesquels on seroit le plus en droit de souponner une combinaison d'hydrogne3 mais en mme-tems ces mtaux ont la proprit de dcomposer l'eau2 comme dans les expriences chimiques il est difficile de se dbarrasser des derniers vestiges d'humidit1 il n'est pas facile de s'assurer si les petites portions de gaz hydrogne qu'on obtient dans quelques expriences sur ces mtaux leur toient combines1 ou bien si elles proviennent de la dcomposition de quelques molcules d'eau4 ,ce qu'il y a de certain1 c'est que plus on prend soin d'carter l'eau de ce genre d'exprience1 plus la quantit de gaz hydrogne diminue1 qu'avec de trs-grandes prcautions on parvient n'en avoir que des quantits presque insensibles4 ,quoi qu'il en soit1 que les corps combustibles1 notamment le soufre1 le phosphore les mtaux1 soient susceptibles ou non d'absorber de l'hydrogne1 on peut assurer au moins qu'il ne s'y combine qu'en trs-petite quantit2 que cette combinaison loin d'tre essentielle leur constitution1 ne peut tre regarde que comme une addition trangre qui en altre la puret4 ,c'est au surplus ceux qui ont embrass ce systme prouver par des expriences dcisives l'existence de cet hydrogne1 jusqu' prsent ils n'ont donn que des conjectures appuyes sur des suppositions4 ,,chapitre ,,xi4 ,considrations sur les ,oxides les ,acides plusieurs bases1 sur la composition des matires vgtales animales4 ,,nous avons examin dans le chapitre cinquime dans le chapitre huitime quel toit le rsultat de la combustion de l'oxygnation des quatre substances combustibles simples1 le phosphore1 le soufre1 le carbone l'hydrogne3 nous avons fait voir dans le chapitre dixime que les substances combustibles simples toient susceptibles de se combiner les unes avec les autres1 pour former des corps combustibles composs1 nous avons observ que les huiles en gnral1 principalement les huiles fixes des vgtaux1 appartenoient cette classe1 qu'elles toient toutes composes d'hydrogne de carbone4 ,il me reste traiter dans ce chapitre de l'oxygnation des corps combustibles composs1 faire voir qu'il existe des acides des oxides base double triple1 que la nature nous en fournit chaque pas des exemples1 que c'est principalement par ce genre de combinaisons qu'elle est parvenue former avec un aussi petit nombre d'lmens ou de corps simples une aussi grande varit de rsultats4 ,on avoit trs-anciennement remarqu qu'en mlant ensemble de l'acide muriatique de l'acide nitrique1 il en rsultoit un acide mixte qui avoit des proprits fort diffrentes de celles des deux acides dont il toit compos4 ,cet acide a t clbre par la proprit qu'il a de dissoudre l'or1 le ,roi des mtaux dans le langage alchimique1 c'est de-l que lui a t donne la qualification brillante d'eau rgale4 ,cet acide mixte1 comme l'a trs-bien prouv ,m4 ,berthollet1 a des proprits particulires dpendantes de l'action combine de ses deux bases acidifiables1 nous avons cru par cette raison devoir lui conserver un nom particulier4 ,celui d'acide nitro-muriatique nous a paru le plus convenable1 parce qu'il exprime la nature des deux substances qui entrent dans sa composition4 ,mais ce phnomne qui n'a t observ que pour l'acide nitro-muriatique se prsente continuellement dans le rgne vgtal3 il est infiniment rare d'y trouver un acide simple1 c'est--dire qui ne soit compos que d'une seule base acidifiable4 ,tous les acides de ce rgne ont pour base l'hydrogne le carbone1 quelquefois l'hydrogne1 le carbone le phosphore1 le tout combin avec une proportion plus ou moins considrable d'oxygne4 ,le rgne vgtal a galement des oxides qui sont forms des mmes bases doubles triples1 mais moins oxygnes4 ,les acides oxides du rgne animal sont encore plus composs2 il entre dans la combinaison de la plupart quatre bases acidifiables1 l'hydrogne1 le carbone1 le phosphore l'azote4 ,je ne m'tendrai pas beaucoup ici sur cette matire sur laquelle il n'y a pas long-tems que je me suis form des ides claires mthodiques3 je la traiterai plus fond dans des ,mmoires que je prpare pour l',acadmie4 ,la plus grande partie de mes expriences sont faites1 mais il est ncessaire que je les rpte que je les multiplie davantage1 afin de pouvoir donner des rsultats exacts pour les quantits4 ,je me contenterai en consquence de faire une courte numration des oxides acides vgtaux animaux1 de terminer cet article par quelques rflexions sur la constitution vgtale animale4 ,les oxides vgtaux deux bases sont le sucre1 les diffrentes espces de gomme que nous avons runies sous le nom gnrique de muqueux1 l'amidon4 ,ces trois substances ont pour radical l'hydrogne le carbone combins ensemble1 de manire ne former qu'une seule base1 ports l'tat d'oxide par une portion d'oxygne2 ils ne diffrent que par la proportion des principes qui composent la base4 ,on peut de l'tat d'oxide les faire passer celui d'acide en leur combinant une nouvelle quantit d'oxygne1 on forme ainsi1 suivant le degr d'oxygnation la proportion de l'hydrogne du carbone1 les diffrens acides vgtaux4 ,il ne s'agiroit plus pour appliquer la nomenclature des acides des oxides vgtaux les principes que nous avons prcdemment tablis pour les oxides les acides minraux1 que de leur donner des noms relatifs la nature des deux substances qui composent leur base4 ,les oxides les acides vgtaux seroient alors des oxides des acides hydro-carboneux3 bien plus on auroit encore dans cette mthode l'avantage de pouvoir indiquer sans priphrases quel est le principe qui est en excs1 comme ,m4 ,rouelle l'avoit imagin pour les extraits vgtaux3 il appeloit extracto-rsineux celui o l'extrait dominoit1 rsino-extractif celui qui participoit davantage de la rsine4 ,en partant des mmes principes1 en variant les terminaisons pour donner encore plus d'tendue ce langage1 on auroit pour dsigner les acides les oxides vgtaux1 les dnominations suivantes3 ,oxide hydro-carboneux4 ,oxide hydro-carbonique4 ,oxide carbone-hydreux4 ,oxyde carbone-hydrique4 ,acide hydro-carboneux4 ,acide hydro-carbonique4 ,acide hydro-carbonique oxygn4 ,acide carbone-hydreux4 ,acide carbone-hydrique4 ,acide carbone-hydrique oxygn4 ,il est probable que cette varit de langage sera suffisante pour indiquer toutes les varits que nous prsente la nature1 qu' mesure que les acides vgtaux seront bien connus1 ils se rangeront naturellement pour ainsi dire d'eux-mmes dans le cadre que nous venons de prsenter4 ,mais il s'en faut bien que nous soyons encore en tat de pouvoir faire une classification mthodique de ces substances3 nous savons quels sont les principes qui les composent1 il ne me reste plus aucun doute cet gard2 mais les proportions sont encore inconnues4 ,ce sont ces considrations qui nous ont dtermins conserver provisoirement les noms anciens2 maintenant encore que je suis un peu plus avanc dans cette carrire que je ne l'tois l'poque o notre essai de nomenclature a paru1 je me reprocherois de tirer des consquences trop dcides d'expriences qui ne sont pas encore assez prcises3 mais en convenant que cette partie de la ,chimie reste en souffrance1 je puis y ajouter l'esprance qu'elle sera bientt claircie4 ,je me trouve encore plus imprieusement forc de prendre le mme parti l'gard des oxides des acides trois quatre bases1 dont le rgne animal prsente un grand nombre d'exemples1 qui se rencontrent mme quelquefois dans le rgne vgtal4 ,l'azote1 par exemple1 entre dans la composition de l'acide prussique2 il s'y trouve joint l'hydrogne au carbone1 pour former une base triple2 il entre galement1 ce qu'on peut croire1 dans l'acide gallique4 ,enfin presque tous les acides animaux ont pour base l'azote1 le phosphore1 l'hydrogne le carbone4 ,une nomenclature qui entreprendroit d'exprimer la fois ces quatre bases1 seroit mthodique sans doute2 elle auroit l'avantage d'exprimer des ides claires dtermines3 mais cette cumulation de substantifs d'adjectifs grecs latins1 dont les ,chimistes mme n'ont point encore admis gnralement l'usage1 sembleroit prsenter un langage barbare1 galement difficile retenir prononcer4 ,la perfection d'ailleurs de la science doit prcder celle du langage1 il s'en faut bien que cette partie de la ,chimie soit encore parvenue au point auquel elle doit arriver un jour4 ,il est donc indispensable de conserver1 au moins pour un tems1 les noms anciens pour les acides oxides animaux4 ,nous nous sommes seulement permis d'y faire quelques lgres modifications2 par exemple1 de terminer en eux la dnomination de ceux dans lesquels nous souponnons que le principe acidifiable est en excs1 de terminer au contraire en ique le nom de ceux dans lesquels nous avons lieu de croire que l'oxygne est prdominant4 ,les acides vgtaux qu'on connot jusqu' prsent1 sont au nombre de treize2 savoir3 ,l'acide acteux4 ,l'acide actique4 ,l'acide oxalique4 ,l'acide tartareux4 ,l'acide pyro-tartareux4 ,l'acide citrique4 ,l'acide malique4 ,l'acide pyro-muqueux4 ,l'acide pyro-ligneux4 ,l'acide gallique4 ,l'acide benzoque4 ,l'acide camphorique4 ,l'acide succinique4 ,quoique tous ces acides soient1 comme je l'ai dit1 principalement presqu'uniquement composs d'hydrogne1 de carbone d'oxygne1 ils ne contiennent cependant1 proprement parler1 ni eau1 ni acide carbonique1 ni huile1 mais seulement les principes propres les former4 ,la force d'attraction qu'exercent rciproquement l'hydrogne1 le carbone l'oxygne1 est dans ces acides dans un tat d'quilibre qui ne peut exister qu' la temprature dans laquelle nous vivons3 pour peu qu'on les chauffe au-del du degr de l'eau bouillante1 l'quilibre est rompu2 l'oxygne l'hydrogne se runissent pour former de l'eau2 une portion du carbone s'unit l'hydrogne pour produire de l'huile2 il se forme aussi de l'acide carbonique par la combinaison du carbone de l'oxygne2 enfin il se trouve presque toujours une quantit excdente de charbon qui reste libre4 ,c'est ce que je me propose de dvelopper un peu davantage dans le ,chapitre suivant4 ,les oxides du rgne animal sont encore moins connus que ceux du rgne vgtal1 leur nombre mme est encore indtermin4 ,la partie rouge du sang1 la lymphe1 presque toutes les scrtions sont de vritables oxides2 c'est sous ce point de vue qu'il est important de les tudier4 ,quant aux acides animaux1 le nombre de ceux qui sont connus se borne actuellement six2 encore est-il probable que plusieurs de ces acides rentrent les uns dans les autres1 ou au moins ne diffrent que d'une manire peu sensible4 ,ces acides sont3 ,l'acide lactique4 ,l'acide saccho-lactique4 ,l'acide bombique4 ,l'acide formique4 ,l'acide sbacique4 ,l'acide prussique4 ,je ne place pas l'acide phosphorique au rang des acides animaux1 parce qu'il appartient galement aux trois rgnes4 ,la connexion des principes qui constituent les acides les oxides animaux1 n'est pas plus solide que celle des acides des oxides vgtaux2 un trs-lger changement dans la temprature suffit pour la troubler1 c'est ce que j'espre rendre plus sensible par les observations que je vais rapporter dans le ,chapitre suivant4 ,,chapitre ,,xii4 ,de la dcomposition des ,matires vgtales animales par l'action du feu4 ,,pour bien concevoir ce qui se passe dans la dcomposition des substances vgtales par le feu1 il faut non-seulement considrer la nature des principes qui entrent dans leur composition1 mais encore les diffrentes forces d'attraction que les molcules de ces principes exercent les unes sur les autres1 en mme-tems celle que le calorique exerce sur eux4 ,les principes vraiment constitutifs des vgtaux se rduisent trois1 comme je viens de l'exposer dans le ,chapitre prcdent2 l'hydrogne1 l'oxygne le carbone4 ,je les appelle constitutifs1 parce qu'ils sont communs tous les vgtaux1 qu'il ne peut exister de vgtaux sans eux2 la diffrence des autres substances qui ne sont essentielles qu' la constitution de tel vgtal en particulier1 mais non pas de tous les vgtaux en gnral4 ,de ces trois principes1 deux1 l'hydrogne l'oxygne1 ont une grande tendance s'unir au calorique se convertir en gaz2 tandis que le carbone au contraire est un principe fixe qui a trs-peu d'affinit avec le calorique4 ,d'un autre ct1 l'oxygne qui tend avec un degr de force peu prs gale s'unir1 soit avec l'hydrogne1 soit avec le carbone1 la temprature habituelle dans laquelle nous vivons1 a au contraire plus d'affinit avec le carbone une chaleur rouge2 l'oxygne quitte en consquence ce degr l'hydrogne1 s'unit au carbone pour former de l'acide carbonique4 ,je me servirai quelquefois de cette expression chaleur rouge1 quoiqu'elle n'exprime pas un degr de chaleur bien dtermine1 mais beaucoup suprieure cependant celle de l'eau bouillante4 ,quoique nous soyons bien loigns de connotre la valeur de toutes ces forces1 de pouvoir en exprimer l'nergie par des nombres1 au moins sommes-nous certains par ce qui se passe journellement sous nos yeux1 que quelque variables qu'elles soient en raison du degr de temprature1 ou1 ce qui est la mme chose1 en raison de la quantit de calorique avec lequel elles sont combines1 elles sont toutes peu prs en quilibre la temprature dans laquelle nous vivons2 ainsi les vgtaux ne contiennent ni huile1 ni eau1 ni acide carbonique,b2 mais ils contiennent les lmens de toutes ces substances4 ,l'hydrogne n'est point combin1 ni avec l'oxygne1 ni avec le carbone1 rciproquement2 mais les molcules de ces trois substances forment une combinaison triple1 d'o rsultent le repos l'quilibre4 ,b ,ajout dans l'errata du tome #b3 ,nota4 ,on conoit que je suppose ici des vgtaux rduits l'tat de dessication parfaite1 qu' l'gard de l'huile1 je n'entends pas parler des vgtaux qui en fournissent1 soit par expression froid1 soit par une chaleur qui n'excede pas celle de l'eau bouillante4 ,il n'est ici question que de l'huile empyreumatique qu'on obtient par la distillation feu nud1 un degr de feu suprieur l'eau bouillante4 ,c'est cette huile seule que j'annonce tre un produit de l'opration4 ,on peut voir ce que j'ai publi cet gard dans le volume de l',acadmie1 anne #aghf4 ,un changement trs-lger dans la temprature suffit pour renverser tout cet chaffaudage de combinaisons1 s'il est permis de se servir de cette expression4 ,si la temprature laquelle le vgtal est expos n'excde pas beaucoup celle de l'eau bouillante1 l'hydrogne l'oxygne se runissent forment de l'eau qui passe dans la distillation2 une portion d'hydrogne de carbone s'unissent ensemble pour former de l'huile volatile1 une autre portion de carbone devient libre1 comme le principe le plus fixe1 il reste dans la cornue4 ,mais si au lieu d'une chaleur voisine de l'eau bouillante on applique une substance vgtale une chaleur rouge1 alors ce n'est plus de l'eau qui se forme1 ou plutt mme celle qui pouvoit s'tre forme par la premire impression de la chaleur se dcompose2 l'oxygne s'unit au carbone avec lequel il a plus d'affinit ce degr2 il se forme de l'acide carbonique1 l'hydrogne devenu libre s'chappe sous la forme de gaz1 en s'unissant au calorique4 ,non-seulement ce degr il ne se forme point d'huile1 mais s'il s'en toit form1 elle seroit dcompose4 ,on voit donc que la dcomposition des matires vgtales se fait ce degr1 en vertu d'un jeu d'affinits doubles triples1 que tandis que le carbone attire l'oxygne pour former de l'acide carbonique1 le calorique attire l'hydrogne pour former du gaz hydrogne4 ,il n'est point de substance vgtale dont la distillation ne fournisse la preuve de cette thorie1 si toutefois on peut appeler de ce nom un simple nonc des faits4 ,qu'on distille du sucre2 tant qu'on ne lui fera prouver qu'une chaleur infrieure celle de l'eau bouillante1 il ne perdra qu'un peu d'eau de cristallisation2 il sera toujours du sucre il en conservera toutes les proprits3 mais sitt qu'on l'expose une chaleur tant soit peu suprieure celle de l'eau bouillante1 il noircit2 une portion de carbone se spare de la combinaison1 en mme tems il passe de l'eau lgrement acide1 un peu d'huile2 le charbon qui reste dans la cornue1 forme prs d'un tiers du poids originaire4 ,le jeu des affinits est encore plus compliqu dans les plantes qui contiennent de l'azote1 comme les crucifres1 dans celles qui contiennent du phosphore2 mais comme ces substances n'entrent qu'en petite quantit dans leur combinaison1 elles n'apportent pas de grands changemens1 au moins en apparence1 dans les phnomnes de la distillation3 il parot que le phosphore demeure combin avec le charbon1 qui lui communique de la fixit4 ,quant l'azote1 il s'unit l'hydrogne pour former de l'ammoniaque ou alkali volatil4 ,les matires animales tant composes peu prs des mmes principes que les plantes crucifres1 leur distillation donne le mme rsultat2 mais comme elles contiennent plus d'hydrogne plus d'azote1 elles fournissent plus d'huile plus d'ammoniaque4 ,pour faire connotre avec quelle ponctualit cette thorie rend compte de tous les phnomnes qui ont lieu dans la distillation des matires animales1 je ne citerai qu'un fait2 c'est la rectification la dcomposition totale des huiles volatiles animales1 appeles vulgairement huiles de ,dippel4 ,ces huiles1 lorsqu'on les obtient par une premire distillation feu nud1 sont brunes1 parce qu'elles contiennent un peu de charbon presque libre2 mais elles deviennent blanches par la rectification4 ,le carbone tient si peu ces combinaisons1 qu'il s'en spare par leur simple exposition l'air4 ,si on place une huile volatile animale bien rectifie par consquent blanche1 limpide transparente1 sous une cloche remplie de gaz oxygne1 en peu de tems le volume du gaz diminue il est absorb par l'huile4 ,l'oxygne se combine avec l'hydrogne de l'huile1 pour former de l'eau qui tombe au fond2 en mme tems la portion de charbon qui toit combine avec l'hydrogne1 devient libre se manifeste par sa couleur noire4 ,c'est par cette raison que ces huiles ne se conservent blanches claires1 qu'autant qu'on les enferme dans des flacons bien bouchs1 qu'elles noircissent ds qu'elles ont le contact de l'air4 ,les rectifications successives de ces mmes huiles prsentent un autre phnomne confirmatif de cette thorie4 ,a chaque fois qu'on les distille1 il reste un peu de charbon au fond de la cornue1 en mme tems il se forme un peu d'eau par la combinaison de l'oxygne de l'air des vaisseaux avec l'hydrogne de l'huile4 ,comme ce mme phnomne a lieu chaque distillation de la mme huile1 il en rsulte qu'au bout d'un grand nombre de rectifications successives1 sur-tout si on opre un degr de feu un peu fort dans des vaisseaux d'une capacit un peu grande1 la totalit de l'huile se trouve dcompose1 l'on parvient la convertir entirement en eau en charbon4 ,cette dcomposition totale de l'huile par des rectifications rptes1 est beaucoup plus longue beaucoup plus difficile1 quand on opre avec des vaisseaux d'une petite capacit1 sur-tout un degr de feu lent peu suprieur celui de l'eau bouillante4 ,je rendrai compte l',acadmie1 dans un ,mmoire particulier1 du dtail de mes expriences sur cette dcomposition des huiles2 mais ce que j'ai dit me parot suffire pour donner des ides prcises de la constitution des matires vgtales animales1 de leur dcomposition par le feu4 ,,chapitre ,,xiii4 ,de la dcomposition des ,oxides vgtaux par la fermentation vineuse4 ,,tout le monde sait comment se fait le vin1 le cidre1 l'hidromel en gnral toutes les boissons fermentes spiritueuses4 ,on exprime le jus des raisins des pommes2 on tend d'eau ce dernier2 on met la liqueur dans de grandes cuves1 on la tient dans un lieu dont la temprature soit au moins de #aj degrs du thermomtre de ,raumur4 ,bientt il s'y excite un mouvement rapide de fermentation1 des bulles d'air nombreuses viennent crver la surface1 quand la fermentation est son plus haut priode1 la quantit de ces bulles est si grande1 la quantit de gaz qui se dgage est si considrable1 qu'on croiroit que la liqueur est sur un brsier ardent qui y excite une violente bullition4 ,le gaz qui se dgage est de l'acide carbonique1 quand on le recueille avec soin1 il est parfaitement pur exempt du mlange de toute autre espce d'air ou de gaz4 ,le suc des raisins1 de doux de sucr qu'il toit1 se change dans cette opration en une liqueur vineuse qui1 lorsque la fermentation est complette1 ne contient plus de sucre1 dont on peut retirer par distillation une liqueur inflammable qui est connue dans le commerce dans les arts sous le nom d'esprit de vin4 ,on sent que cette liqueur tant un rsultat de la fermentation d'une matire sucre quelconque suffisamment tendue d'eau1 il auroit t contre les principes de notre nomenclature de la nommer plutt esprit de vin qu'esprit de cidre1 ou esprit de sucre ferment4 ,nous avons donc t forcs d'adopter un nom plus gnral1 celui d'alkool qui nous vient des arabes nous a paru propre remplir notre objet4 ,cette opration est une des plus frappantes des plus extraordinaires de toutes celles que la ,chimie nous prsente1 nous avons examiner d'o vient le gaz acide carbonique qui se dgage1 d'o vient l'esprit inflammable qui se forme1 comment un corps doux1 un oxide vgtal peut se transformer ainsi en deux substances si diffrentes1 dont l'une est combustible1 l'autre minemment incombustible4 ,on voit que pour arriver la solution de ces deux questions1 il falloit d'abord bien connotre l'analyse la nature du corps susceptible de fermenter1 les produits de la fermentation2 car rien ne se cre1 ni dans les oprations de l'art1 ni dans celles de la nature1 l'on peut poser en principes que dans toute opration1 il y a une gale quantit de matire avant aprs l'opration2 que la qualit la quantit des principes est la mme1 qu'il n'y a que des changemens1 des modifications4 ,c'est sur ce principe qu'est fond tout l'art de faire des expriences en ,chimie3 on est oblig de supposer dans toutes une vritable galit ou quation entre les principes du corps qu'on examine1 ceux qu'on en retire par l'analyse4 ,ainsi puisque du mot de raisin donne du gaz acide carbonique de l'alkool1 je puis dire que le mot de raisin acide carbonique alkool4 ,il rsulte de-l qu'on peut parvenir de deux manires claircir ce qui se passe dans la fermentation vineuse2 la premire1 en dterminant bien la nature les principes du corps fermentescible2 la seconde1 en observant bien les produits qui en rsultent par la fermentation1 il est vident que les connoissances que l'on peut acqurir sur l'un conduisent des consquences certaines sur la nature des autres1 rciproquement4 ,il toit important d'aprs cela que je m'attachasse bien connotre les principes constituans du corps fermentescible4 ,on conoit que pour y parvenir je n'ai pas t chercher les sucs de fruits trs-composs1 dont une analyse rigoureuse seroit peut-tre impossible4 ,j'ai choisi de tous les corps susceptibles de fermenter le plus simple2 le sucre dont l'analyse est facile1 dont j'ai dj prcdemment fait connotre la nature4 ,on se rappelle que cette substance est un vritable oxide vgtal1 un oxide deux bases2 qu'il est compos d'hydrogne de carbone port l'tat d'oxide par une certaine proportion d'oxygne1 que ces trois principes sont dans un tat d'quilibre qu'une force trs-lgre suffit pour rompre3 une longue suite d'expriences faites par diffrentes voies que j'ai rptes bien des fois1 m'a appris que les proportions des principes qui entrent dans la composition du sucre sont -peu-prs les suivantes4 ,hydrogne1 #h parties4 ,oxygne1 #fd ,carbone1 #bh --- ,total1 #ajj --- ,pour faire fermenter le sucre il faut d'abord l'tendre d'environ quatre parties d'eau4 ,mais de l'eau du sucre mls ensemble1 dans quelque proportion que ce soit1 ne fermenteroient jamais seuls1 l'quilibre subsisteroit toujours entre les principes de cette combinaison1 si on ne le rompoit par un moyen quelconque4 ,un peu de levure de bierre suffit pour produire cet effet pour donner le premier mouvement la fermentation3 elle se continue ensuite d'elle-mme jusqu' la fin4 ,je rendrai compte ailleurs des effets de la levure de ceux des fermens en gnral4 ,j'ai communment employ dix livres de levure en pte pour un quintal de sucre1 une quantit d'eau gale quatre fois le poids du sucre3 ainsi la liqueur fermentescible se trouvoit compose ainsi qu'il suit3 je donne ici les rsultats de mes expriences tels que je les ai obtenus1 en conservant mme jusqu'aux fractions que m'a donnes le calcul de rduction4 ,matriaux de la fermentation pour un quintal de sucre4 liv4 onc4 gr4 gr4 ,eau #djj ,sucre #ajj ,levure de biere en pte1 ,eau #g #c #f #dd compose de ,levure seche #b #ab #a #bh --------------------------- ,,total #eaj --------------------------- ,dtail des principes constituans des matriaux de la fermentation4 liv4 onc4 gr4 grains4 #djg livres #c onces #f gros ,hydrogne #fa #a #b #ga1dj #dd grains d'eau composes de ,oxygne #cdf #b #c #dd1fj #ajj livres de sucre ,hydrogne #h composes de ,oxygne #fd ,carbone #bh #b livres #ab onces #a gros ,carbone #ab #d #ei1jj #bh grains de levure ,azote #e #b1id seche composes de ,hydrogne #d #e #i1cj ,oxygne #a #aj #b #bh1gf ------------------------ ,,total #eaj ------------------------ ,rcapitulation des principes constituans des matriaux de la fermentation4 liv4 on4 gr4 grains4 liv4 onc4 gr4 gr4 ,oxygne de l'eau #cdj #daa #ab #f #a1cf de l'eau de la #f #b #c #dd1fj levure du sucre #fd de la levure #a #aj #b #bh1gf ,hydrogne de l'eau #fj #fi #f #h1gj de l'eau de la #a #a #b #ga1dj levure du sucre #h de la levure #d #e #i1cj ,carbone du sucre #bh #bh #ab #d #ei1jj de la levure #ab #d #ei1jj ,azote de la levure #e #b1id -------------------- ,,total #eaj -------------------- ,aprs avoir bien dtermin quelle est la nature la quantit des principes qui constituent les matriaux de la fermentation1 il reste examiner quels en sont les produits4 ,pour parvenir les connotre1 j'ai commenc par renfermer les #eaj livres de liqueur ci-dessus dans un appareil1 par le moyen duquel je pouvois1 non-seulement dterminer la qualit la quantit des gaz mesure qu'ils se dgageoient1 mais encore peser chacun des produits sparment1 telle poque de la fermentation que je le jugeois propos4 ,il seroit trop long de dcrire ici cet appareil1 qui se trouve au surplus dcrit dans la troisime partie de cet ,ouvrage4 ,je me bornerai donc rendre compte des effets4 ,une heure ou deux aprs que le mlange est fait1 sur-tout si la temprature dans laquelle on opre est de #ae #ah degrs1 on commence appercevoir les premiers indices de la fermentation3 la liqueur se trouble devient cumeuse2 il s'en dgage des bulles qui viennent crver la surface3 bientt la quantit de ces bulles augmente1 il se fait un dgagement abondant rapide de gaz acide carbonique trs-pur accompagn d'cume qui n'est autre chose que de la levure qui se spare4 ,au bout de quelques jours1 suivant le degr de chaleur1 le mouvement le dgagement de gaz diminue1 mais il ne cesse pas entirement2 ce n'est qu'aprs un intervalle de tems assez long que la fermentation est acheve4 ,le poids de l'acide carbonique sec qui se dgage dans cette opration est de #ce livres #e onces #d gros #ai grains4 ,ce gaz entrane en outre avec lui une portion assez considrable d'eau qu'il tient en dissolution1 qui est environ de #ac livres #ad onces #e gros4 ,il reste dans le vase dans lequel on opre une liqueur vineuse lgrement acide1 d'abord trouble1 qui s'claircit ensuite d'elle-mme1 qui laisse dposer une portion de levure4 ,cette liqueur pse en totalit #dfj livres #aa onces #f gros #ec grains4 ,enfin en analysant sparment toutes ces substances1 en les rsolvant dans leurs parties constituantes1 on trouve aprs un travail trs-pnible les rsultats qui suivent1 qui seront dtaills dans les mmoires de l',acadmie4 ,,tableau des rsultats obtenus par la fermentation4 liv4 on4 gr4 gr4 #ce livres #e onces #d gros d'oxygne #be #g #a #cd #ai grains d'acide carbonique composes de carbone #i #ad #b #eg #djh livres #ae onces #e gros d'oxygne #cdg #aj #ei #ad grains d'eau composes d'hydrogne #fa #e #d #bg #eg livres #aa onces #a gros d'oxygne combin #ca #f #a #fd #eh grains d'alkool avec l'hydrogne sec1 composes d'hydrogne combin #e #h #e #c avec l'oxygne d'hydrogne combin #d #e avec le carbone4 de carbone #af #aa #e #fc #b livres #h onces d'acide d'hydrogne #b #d acteux sec composes d'oxygne #a #aa #d de carbone #aj #d livres #a once #d gros d'hydrogne #e #a #fg #c grains de rsidu sucr composes d'oxygne #b #i #g #bg de carbone #a #b #b #ec #a livre #f onces d'hydrogne #b #b #da #ej grains de levure seche composes d'oxygne #ac #a #ad de carbone #f #b #cj d'azote #b #cg ----------------------- ------------------ #eaj livres #eaj ----------------------- ------------------ ,r,,capitulation des rsultats obtenus par la fermentation4 liv4 on4 gr4 gr4 #dji livres #aj onces de l'eau #cdg #aj #ei #ed grains d'oxygne de l'acide carbonique #be #g #a #cd de l'alkool #ca #f #a #fd de l'acide acteux #a #aa #d du rsidu sucr #b #i #g #bg de la levure #ac #a #ad #bh livres #ab onces de l'acide carbonique #i #ad #b #eg #e gros #ei grains de carbone de l'alkool #af #aa #e #fc de l'acide acteux #aj du rsidu sucr #a #b #b #ec de la levure #f #b #cj #ga livres #h onces de l'eau #fa #e #d #bg #f gros #ff grains d'hydrogne de l'eau de l'alkool #e #h #e #c combin avec le carbone #d #e dans l'alkool de l'acide acteux #b #d du rsidu sucr #e #a #fg de la levure #b #b #da #b gros #cg grains d'azote #b #cg ----------------------- ------------------ #eaj livres #eaj ----------------------- ------------------ ,quoique dans ces rsultats j'aye port jusqu'aux grains la prcision du calcul1 il s'en faut bien que ce genre d'expriences puisse comporter encore une aussi grande exactitude2 mais comme je n'ai opr que sur quelques livres de sucre1 que pour tablir des comparaisons j'ai t oblig de les rduire au quintal1 j'ai cru devoir laisser subsister les fractions telles que le calcul me les a donnes4 ,en rflchissant sur les rsultats que prsentent les tableaux ci-dessus1 il est ais de voir clairement ce qui se passe dans la fermentation vineuse4 ,on remarque d'abord que sur les cent livres de sucre qu'on a employes1 il y en a eu #d livres #a once #d gros #c grains qui sont restes dans l'tat de sucre non-dcompos1 en sorte qu'on n'a rellement opr que sur #ie livres #ad onces #e gros #fi grains de sucre2 c'est--dire1 sur #fa livres #f onces #de grains d'oxygne1 sur #g livres #aj onces #f gros #f grains d'hydrogne1 sur #bf livres #ac onces #e gros #ai grains de carbone4 ,or en comparant ces quantits on verra qu'elles sont suffisantes pour former tout l'esprit de vin ou alkool1 tout l'acide carbonique tout l'acide acteux qui a t produit par l'effet de la fermentation4 ,il n'est donc point ncessaire de supposer que l'eau se dcompose dans cette opration3 moins qu'on ne prtende que l'oxygne l'hydrogne sont dans l'tat d'eau dans le sucre2 ce que je ne crois pas1 puisque j'ai tabli au contraire qu'en gnral les trois principes constitutifs des vgtaux1 l'hydrogne1 l'oxygne le carbone toient entr'eux dans un tat d'quilibre2 que cet tat d'quilibre subsistoit tant qu'il n'toit point troubl1 soit par un changement de temprature1 soit par une double affinit1 que ce n'toit qu'alors que les principes se combinant deux deux formoient de l'eau de l'acide carbonique4 ,les effets de la fermentation vineuse se rduisent donc sparer en deux portions le sucre qui est un oxide2 oxygner l'une aux dpens de l'autre pour en former de l'acide carbonique2 dsoxygner l'autre en faveur de la premire pour en former une substance combustible qui est l'alkool3 en sorte que s'il toit possible de recombiner ces deux substances1 l'alkool l'acide carbonique1 on reformeroit du sucre4 ,il est remarquer au surplus que l'hydrogne le carbone ne sont pas dans l'tat d'huile dans l'alkool2 ils sont combins avec une portion d'oxygne qui les rend miscibles l'eau3 les trois principes1 l'oxygne1 l'hydrogne le carbone1 sont donc encore ici dans une espce d'tat d'quilibre2 en effet1 en les faisant passer travers un tube de verre ou de porcelaine rougi au feu1 on les recombine deux deux1 on retrouve de l'eau1 de l'hydrogne1 de l'acide carbonique du carbone4 ,j'avois avanc d'une manire formelle dans mes premiers ,mmoires sur la formation de l'eau1 que cette substance regarde comme un lment1 se dcomposoit dans un grand nombre d'oprations chimiques1 notamment dans la fermentation vineuse3 je supposois alors qu'il existoit de l'eau toute forme dans le sucre1 tandis que je suis persuad aujourd'hui qu'il contient seulement les matriaux propres la former4 ,on conoit qu'il a d m'en coter pour abandonner mes premires ides2 aussi n'est-ce qu'aprs plusieurs annes de rflexions1 d'aprs une longue suite d'expriences d'observations sur les vgtaux1 que je m'y suis dtermin4 ,je terminerai ce que j'ai dire sur la fermentation vineuse1 en observant qu'elle peut fournir un moyen d'analyse du sucre en gnral des substances vgtales susceptibles de fermenter4 ,en effet1 comme je l'ai dj indiqu au commencement de cet article1 je puis considrer les matires mises fermenter le rsultat obtenu aprs la fermentation1 comme une quation algbrique2 en supposant successivement chacun des lmens de cette quation inconnus1 j'en puis tirer une valeur1 rectifier ainsi l'exprience par le calcul le calcul par l'exprience4 ,j'ai souvent profit de cette mthode pour corriger les premiers rsultats de mes expriences1 pour me guider dans les prcautions prendre pour les recommencer3 mais ce n'est pas ici le moment d'entrer dans ces dtails sur lesquels je me suis au surplus tendu fort au long dans le ,mmoire que j'ai donn l',acadmie sur la ,fermentation vineuse1 qui sera incessamment imprim4 ,,chapitre ,,xiv4 ,de la ,fermentation putride4 ,,je viens de faire voir comment le corps sucr se dcomposoit1 lorsqu'il toit tendu d'une certaine quantit d'eau l'aide d'une douce chaleur2 comment les trois principes qui le constituent1 l'oxygne1 l'hydrogne le carbone1 qui toient dans un tat d'quilibre qui ne formoient dans l'tat de sucre ni de l'eau1 ni de l'huile1 ni de l'acide carbonique1 se sparoient pour se combiner dans un autre ordre2 comment une portion de carbone se runissoit l'oxygne pour former de l'acide carbonique2 comment une autre portion de carbone se combinoit avec de l'hydrogne avec de l'eau pour former de l'alkool4 ,les phnomnes de la putrfaction s'oprent de mme en vertu d'affinits trs-compliques4 ,les trois principes constitutifs du corps cessent galement1 dans cette opration1 d'tre dans un tat d'quilibre3 au lieu d'une combinaison ternaire1 il se forme des combinaisons binaires2 mais le rsultat de ces combinaisons est bien diffrent de celui que donne la fermentation vineuse4 ,dans cette dernire1 une partie des principes de la substance vgtale1 l'hydrogne par exemple1 reste uni une portion d'eau de carbone pour former de l'alkool4 ,dans la fermentation putride au contraire1 la totalit de l'hydrogne se dissipe sous la forme de gaz hydrogne3 en mme tems l'oxygne le carbone se runissant au calorique1 s'chappent sous la forme de gaz acide carbonique4 ,enfin quand l'opration est entirement acheve1 sur-tout si la quantit d'eau ncessaire pour la putrfaction n'a pas manqu1 il ne reste plus que la terre du vgtal mle d'un peu de carbone de fer4 ,la putrfaction des vgtaux n'est donc autre chose qu'une analyse complette des substances vgtales dans laquelle la totalit de leurs principes constitutifs se dgage sous forme de gaz1 l'exception de la terre qui reste dans l'tat de ce qu'on nomme terreau4 ,je donnerai dans la troisime partie de cet ,ouvrage1 une ide des appareils qu'on peut employer pour ce genre d'expriences4 ,tel est le rsultat de la putrfaction1 quand le corps qu'on y soumet ne contient que de l'oxygne1 de l'hydrogne1 du carbone un peu de terre3 mais ce cas est rare1 il parot mme que ces substances1 lorsqu'elles sont seules1 fermentent difficilement2 qu'elles fermentent mal1 qu'il faut un tems considrable pour que la putrfaction soit complette4 ,il n'en est pas de mme quand la substance mise fermenter contient de l'azote2 c'est ce qui a lieu l'gard de toutes les matires animales mme d'un assez grand nombre de matires vgtales4 ,ce nouvel ingrdient favorise merveilleusement la putrfaction3 c'est pour cette raison qu'on mlange les matires animales avec les vgtales1 lorsqu'on veut hter la putrfaction2 c'est dans ce mlange que consiste presque toute la science des amendemens des fumiers4 ,mais l'introduction de l'azote dans les matriaux de la putrfaction1 ne produit pas seulement l'effet d'en acclrer les phnomnes2 elle forme1 en se combinant avec l'hydrogne1 une nouvelle substance connue sous le nom d'alkali volatil ou ammoniaque4 ,les rsultats qu'on obtient en analysant les matires animales par diffrens procds1 ne laissent aucun doute sur la nature des principes qui constituent l'ammoniaque4 ,toutes les fois qu'on spare pralablement l'azote de ces matires1 elles ne donnent plus d'ammoniaque1 elles n'en donnent qu'autant qu'elles contiennent de l'azote4 ,cette composition de l'ammoniaque est d'ailleurs confirme par des expriences analytiques1 que ,m4 ,berthollet a dtailles dans les ,mmoires de l',acad4 anne #aghe1 page #caf2 il a donn diffrens moyens de dcomposer cette substance d'obtenir sparment les deux principes1 l'azote l'hydrogne1 qui entrent dans sa combinaison4 ,j'ai dj annonc plus haut 7voyez ,chapitre dixime7 que les corps combustibles toient presque tous susceptibles de se combiner les uns avec les autres4 ,le gaz hydrogne a minemment cette proprit2 il dissout le carbone1 le soufre le phosphore1 il rsulte de ces combinaisons ce que j'ai appel plus haut1 gaz hydrogne carbon1 gaz hydrogne sulfur1 gaz hydrogne phosphor4 ,les deux derniers de ces gaz ont une odeur particulire trs-dsagrable3 celle du gaz hydrogne sulfur a beaucoup de rapport avec celle des ufs gts corrompus2 celle du gaz hydrogne phosphor est absolument la mme que celle du poisson pourri2 enfin l'ammoniaque a une odeur qui n'est ni moins pntrante1 ni moins dsagrable que les prcdentes4 ,c'est de la combinaison de ces diffrentes odeurs que rsulte celle qui s'exhale des matires animales en putrfaction1 qui est si ftide4 ,tantt c'est l'odeur de l'ammoniaque qui est prdominante1 on la reconnot aisment ce qu'elle pique les yeux2 tantt c'est celle du soufre1 comme dans les matires fcales2 tantt enfin1 c'est celle du phosphore1 comme dans le hareng pourri4 ,j'ai suppos jusqu'ici que rien ne drangeoit le cours de la fermentation1 n'en troubloit les effets4 ,mais ,m4 de ,fourcroy ,m4 ,thouret ont observ1 relativement des cadavres enterrs une certaine profondeur garantis jusqu' un certain point du contact de l'air1 des phnomnes particuliers4 ,ils ont remarqu que souvent la partie musculaire se convertissoit en une vritable graisse animale4 ,ce phnomne tient ce que1 par quelque circonstance particulire1 l'azote que contenoient ces matires animales aura t dgag1 ce qu'il n'est rest que de l'hydrogne du carbone1 c'est--dire1 les matriaux propres faire de la graisse4 ,cette observation sur la possibilit de convertir en graisse les matires animales1 peut conduire un jour des dcouvertes importantes sur le parti qu'on en peut tirer pour les usages de la socit4 ,les djections animales1 telles que les matires fcales1 sont principalement composes de carbone d'hydrogne2 elles se rapprochent donc beaucoup de l'tat d'huile1 en effet elles en fournissent beaucoup par la distillation feu nud4 ,mais l'odeur insoutenable qui accompagne tous les produits qu'on en retire1 ne permet pas d'esprer de long-tems qu'on puisse les employer autre chose qu' faire des engrais4 ,je n'ai donn dans ce ,chapitre que des apperus1 parce que la composition des matires animales n'est pas encore trs-exactement connue4 ,on sait qu'elles sont composes d'hydrogne1 de carbone1 d'azote1 de phosphore1 de soufre2 le tout port l'tat d'oxide par une quantit plus ou moins grande d'oxygne3 mais on ignore absolument quelle est la proportion de ces principes4 ,le tems compltera cette partie de l'analyse chimique1 comme il en a complt dj quelques autres4 ,,chapitre ,,xv4 ,de la ,fermentation acteuse4 ,,la fermentation acteuse n'est autre chose que l'acidification du vin qui se fait l'air libre par l'absorption de l'oxygne4 ,l'acide qui en rsulte est l'acide acteux1 vulgairement appel vinaigre3 il est compos d'une proportion qui n'a point encore t dtermine1 d'hydrogne de carbone combins ensemble1 ports l'tat d'acide par l'oxygne4 ,le vinaigre tant un acide1 l'analogie conduisoit seule conclure qu'il contenoit de l'oxygne2 mais cette vrit est prouve de plus par des expriences directes4 ,premirement le vin ne peut se convertir en vinaigre qu'autant qu'il a le contact de l'air1 qu'autant que cet air contient du gaz oxygne4 ,secondement cette opration est accompagne d'une diminution du volume de l'air dans lequel elle se fait1 cette diminution de volume est occasionne par l'absorption du gaz oxygne4 ,troisimement on peut transformer le vin en vinaigre1 en l'oxygnant par quelqu'autre moyen que ce soit4 ,indpendamment de ces faits qui prouvent que l'acide acteux est un rsultat de l'oxygnation du vin1 une exprience de ,m4 ,chaptal1 professeur de ,chimie ,montpellier1 fait voir clairement ce qui se passe dans cette opration4 ,il prend du gaz acide carbonique dgag de la bire en fermentation2 il en imprgne de l'eau jusqu' saturation1 c'est--dire1 jusqu' ce qu'elle en ait absorb environ une quantit gale son volume2 il met cette eau la cave dans des vaisseaux qui ont communication avec l'air1 au bout de quelque tems le tout se trouve converti en acide acteux4 ,le gaz acide carbonique des cuves de bire en fermentation1 n'est pas entirement pur2 il est ml d'un peu d'alkool qu'il tient en dissolution3 il y a donc dans l'eau imprgne d'acide carbonique dgag de la fermentation vineuse1 tous les matriaux ncessaires pour former de l'acide acteux4 ,l'alkool fournit l'hydrogne une portion de carbone2 l'acide carbonique fournit du carbone de l'oxygne2 enfin l'air de l'atmosphre doit fournir ce qui manque d'oxygne pour porter le mlange l'tat d'acide acteux4 ,on voit par-l qu'il ne faut qu'ajouter de l'hydrogne l'acide carbonique pour le constituer acide acteux1 ou pour parler plus gnralement1 pour le transformer en un acide vgtal quelconque1 suivant le degr d'oxygnation2 qu'il ne faut au contraire que retrancher de l'hydrogne aux acides vgtaux pour les convertir en acide carbonique4 ,je ne m'tendrai pas davantage sur la fermentation acteuse l'gard de laquelle nous n'avons pas encore d'expriences exactes2 les faits principaux sont connus1 mais l'exactitude numrique manque4 ,on voit d'ailleurs que la thorie de l'actification est troitement lie celle de la constitution de tous les acides oxides vgtaux1 nous ne connoissons point encore la proportion des principes dont ils sont composs4 ,il est ais de s'appercevoir cependant que toute cette partie de la chimie marche rapidement comme toutes les autres1 vers sa perfection1 qu'elle est beaucoup plus simple qu'on ne l'avoit cru jusqu'ici4 ,,chapitre ,,xvi4 ,de la formation des ,sels neutres1 des diffrentes bases qui entrent dans leur composition4 ,,nous avons vu comment un petit nombre de substances simples1 ou au moins qui n'ont point t dcomposes jusqu'ici1 telles que l'azote1 le soufre1 le phosphore1 le carbone1 le radical muriatique l'hydrogne1 formoient en se combinant avec l'oxygne tous les oxides les acides du rgne vgtal du rgne animal3 nous avons admir avec quelle simplicit de moyens la nature multiplioit les proprits les formes1 soit en combinant ensemble jusqu' trois quatre bases acidifiables dans diffrentes proportions1 soit en changeant la dose d'oxygne destin les acidifier4 ,nous ne la trouverons ni moins varie1 ni moins simple1 ni sur-tout moins fconde dans l'ordre de choses que nous allons parcourir4 ,les substances acidifiables en se combinant avec l'oxygne1 en se convertissant en acides1 acquirent une grande tendance la combinaison2 elles deviennent susceptibles de s'unir avec des substances terreuses mtalliques1 c'est de cette runion que rsultent les sels neutres4 ,les acides peuvent donc tre regards comme de vritables principes salifians1 les substances auxquelles ils s'unissent pour former des sels neutres1 comme des bases salifiables3 c'est prcisment de la combinaison des principes salifians avec les bases salifiables que nous allons nous occuper dans cet article4 ,cette manire d'envisager les acides ne me permet pas de les regarder comme des sels1 quoiqu'ils aient quelques-unes de leurs proprits principales1 telles que la solubilit dans l'eau1 c4 ,les acides1 comme je l'ai dj fait observer1 rsultent d'un premier ordre de combinaisons2 ils sont forms de la runion de deux principes simples1 ou au moins qui se comportent la manire des principes simples1 ils sont par consquent pour me servir de l'expression de ,stahl1 dans l'ordre des mixtes4 ,les sels neutres1 au contraire1 sont d'un autre ordre de combinaisons1 ils sont forms de la runion de deux mixtes1 ils rentrent dans la classe des composs4 ,je ne rangerai pas non plus1 par la mme cause1 les alkalis#f ni les substances terreuses1 telles que la chaux1 la magnsie1 c4 dans la classe des sels1 je ne dsignerai par ce nom que des composs forms de la runion d'une substance simple oxygne avec une base quelconque4 #f ,on regardera peut-tre comme un dfaut de la mthode que j'ai adopte1 de m'avoir contraint rejetter les alkalis de la classe des sels1 je conviens que c'est un reproche qu'on peut lui faire2 mais cet inconvnient se trouve compens par de si grands avantages1 que je n'ai pas cru qu'il dt m'arrter4 ,je me suis suffisamment tendu dans les chapitres prcdens sur la formation des acides1 je n'ajouterai rien cet gard2 mais je n'ai rien dit encore des bases qui sont susceptibles de se combiner avec eux pour former des sels neutres2 ces bases que je nomme salifiables1 sont3 ,la potasse4 ,la soude4 ,l'ammoniaque4 ,la chaux4 ,la magnsie4 ,la baryte4 ,l'alumine4 ,et toutes les substances mtalliques4 ,je vais dire un mot de l'origine de la nature de chacune de ces bases en particulier4 ,de la ,potasse4 ,nous avons dj fait observer que lorsqu'on chauffoit une substance vgtale dans un appareil distillatoire1 les principes qui la composent1 l'oxygne1 l'hydrogne le carbone1 qui formoient une combinaison triple dans un tat d'quilibre1 se runissoient deux deux en obissant aux affinits qui doivent avoir lieu suivant le degr de temprature4 ,ainsi la premire impression du feu1 ds que la chaleur excde celle de l'eau bouillante1 l'oxygne l'hydrogne se runissent pour former de l'eau4 ,bientt aprs une portion de carbone une d'hydrogne se combinent pour former de l'huile4 ,lorsqu'ensuite par le progrs de la distillation on est parvenu une chaleur rouge1 l'huile l'eau mme qui s'toient formes se dcomposent2 l'oxygne le carbone forment l'acide carbonique1 une grande quantit de gaz hydrogne devenu libre se dgage s'chappe2 enfin il ne reste plus que du charbon dans la cornue4 ,la plus grande partie de ces phnomnes se retrouvent dans la combustion des vgtaux l'air libre3 mais alors la prsence de l'air1 introduit dans l'opration trois ingrdiens nouveaux1 dont deux au moins apportent des changemens considrables dans les rsultats de l'opration4 ,ces ingrdiens sont l'oxygne de l'air1 l'azote le calorique4 ,a mesure que l'hydrogne du vgtal ou celui qui rsulte de la dcomposition de l'eau est chass par le progrs du feu sous la forme de gaz hydrogne1 il s'allume au moment o il a le contact de l'air1 il reforme de l'eau1 le calorique des deux gaz qui devient libre1 au moins pour la plus grande partie1 produit la flamme4 ,lorsqu'ensuite tout le gaz hydrogne a t chass1 brl rduit en eau1 le charbon qui reste brle son tour1 mais sans flamme2 il forme de l'acide carbonique qui s'chappe1 emportant avec lui une portion de calorique qui le constitue dans l'tat de gaz3 le surplus du calorique devient libre1 s'chappe produit la chaleur la lumire qu'on observe dans la combustion du charbon4 ,tout le vgtal se trouve ainsi rduit en eau en acide carbonique2 il ne reste qu'une petite portion d'une matire terreuse grise1 connue sous le nom de cendre1 qui contient les seuls principes vraiment fixes qui entrent dans la constitution des vgtaux4 ,cette terre ou cendre dont le poids n'excde pas communment le vingtime de celui du vgtal1 contient une substance d'un genre particulier1 connue sous le nom d'alkali fixe vgtal ou de potasse4 ,pour l'obtenir on passe de l'eau sur les cendres2 l'eau se charge de la potasse qui est dissoluble1 elle laisse les cendres qui sont insolubles3 en vaporant ensuite l'eau1 on obtient la potasse qui est fixe1 mme un trs-grand degr de chaleur1 qui reste sous forme blanche concrte4 ,mon objet n'est point de dcrire ici l'art de prparer la potasse1 encore moins les moyens de l'obtenir pure3 je n'entre mme ici dans ces dtails que pour obir la loi que je me suis faite de n'admettre aucun mot qui n'ait t dfini4 ,la potasse qu'on obtient par ce procd est toujours plus ou moins sature d'acide carbonique1 la raison en est facile saisir3 comme la potasse ne se forme1 ou au moins n'est rendue libre qu' mesure que le charbon du vgtal est converti en acide carbonique par l'addition de l'oxygne1 soit de l'air1 soit de l'eau1 il en rsulte que chaque molcule de potasse se trouve au moment de sa formation en contact avec une molcule d'acide carbonique1 comme il y a beaucoup d'affinit entre ces deux substances1 il doit y avoir combinaison4 ,quoique l'acide carbonique soit celui de tous les acides qui tient le moins la potasse1 il est cependant difficile d'en sparer les dernires portions4 ,le moyen le plus habituellement employ consiste dissoudre la potasse dans de l'eau1 y ajouter deux ou trois fois son poids de chaux vive1 filtrer vaporer dans des vaisseaux ferms2 la substance saline qu'on obtient est de la potasse presqu'entirement dpouille d'acide carbonique4 ,dans cet tat1 elle est non-seulement dissoluble dans l'eau1 au moins partie gale2 mais elle attire encore celle de l'air avec une tonnante avidit3 elle fournit en consquence un moyen de scher l'air ou les gaz auxquels elle est expose4 ,elle est galement soluble dans l'esprit-de-vin ou alkool1 la diffrence de celle qui est sature d'acide carbonique1 qui n'est pas soluble dans ce dissolvant4 ,cette circonstance a fourni ,m4 ,berthollet un moyen d'avoir de la potasse parfaitement pure4 ,il n'y a point de vgtaux qui ne donnent plus ou moins de potasse par incinration2 mais on ne l'obtient pas galement pure de tous1 elle est ordinairement mle avec diffrens sels qu'il est ais d'en sparer4 ,on ne peut gure douter que les cendres1 autrement dit la terre que laissent les vgtaux lorsqu'on les brle1 ne prexistt dans ces vgtaux antrieurement la combustion2 cette terre forme1 ce qu'il parot1 la partie osseuse1 la carcasse du vgtal4 ,mais il n'en est pas de mme de la potasse2 on n'est encore parvenu sparer cette substance des vgtaux1 qu'en employant des procds ou des intermdes qui peuvent fournir de l'oxigne de l'azote1 tels que la combustion ou la combinaison avec l'acide nitrique2 en sorte qu'il n'est point dmontr que cette substance ne soit pas un produit de ces oprations4 ,j'ai commenc une suite d'expriences sur cet objet1 dont je serai bientt en tat de rendre compte4 ,de la ,soude4 ,la soude est1 comme la potasse1 un alkali qui se tire de la lixiviation des cendres des plantes1 mais de celles seulement qui croissent aux bords de la mer1 principalement du kali1 d'o est venu le nom d'alkali qui lui a t donn par les arabes3 elle a quelques proprits communes avec la potasse1 mais elle en a d'autres qui l'en distinguent4 ,en gnral ces deux substances portent chacune dans toutes les combinaisons salines des caractres qui leur sont propres4 ,la soude1 telle qu'on l'obtient de la lixiviation des plantes marines1 est le plus souvent entirement sature d'acide carbonique2 mais elle n'attire pas1 comme la potasse1 l'humidit de l'air2 au contraire elle s'y desseche2 ses cristaux s'effleurissent se convertissent en une poussire blanche qui a toutes les proprits de la soude1 qui n'en differe que parce qu'elle a perdu son eau de cristallisation4 ,on ne connot pas mieux jusqu'ici les principes constituans de la soude que ceux de la potasse1 on n'est pas mme certain si cette substance est toute forme dans les vgtaux1 antrieurement la combustion4 ,l'analogie pourroit porter croire que l'azote est un des principes constituans des alkalis en gnral1 on en a la preuve l'gard de l'ammoniaque1 comme je vais l'exposer3 mais on n'a1 relativement la potasse la soude que de lgres prsomptions qu'aucune exprience dcisive n'a encore confirmes4 ,de l',ammoniaque4 ,comme nous n'avions aucune connoissance prcise prsenter sur la composition de la soude de la potasse1 nous avons t obligs de nous borner dans les deux paragraphes prcdens indiquer les substances dont on les retire1 les moyens qu'on emploie pour les obtenir4 ,il n'en est pas de mme de l'ammoniaque1 que les anciens ont nomme alkali volatil4 ,m4 ,berthollet1 dans un ,mmoire imprim dans le recueil de l',acadmie1 anne #aghd1 page #caf1 est parvenu prouver par voie de dcomposition que #ajjj parties de cette substance en poids toient composes d'environ #hjg d'azote de #aic d'hydrogne4 ,c'est principalement par la distillation des matires animales qu'on obtient cette substance2 l'azote qui est un de leurs principes constituans1 s'unit la proportion d'hydrogne propre cette combinaison1 il se forme de l'ammoniaque3 mais on ne l'obtient point pure dans cette opration2 elle est mle avec de l'eau1 de l'huile1 en grande partie sature d'acide carbonique4 ,pour la sparer de toutes ces substances1 on la combine d'abord avec un acide tel1 par exemple1 que l'acide muriatique2 on l'en dgage ensuite1 soit par une addition de chaux1 soit par une addition de potasse4 ,lorsque l'ammoniaque a t ainsi amene son plus grand degr de puret1 elle ne peut plus exister que sous forme gazeuse1 la temprature ordinaire dans laquelle nous vivons2 elle a une odeur excessivement pntrante4 ,l'eau en absorbe une trs-grande quantit1 sur-tout si elle est froide si on ajoute la pression au refroidissement2 ainsi sature d'ammoniaque1 elle a t appele alkali volatil fluor3 nous l'appellerons simplement ammoniaque ou ammoniaque en liqueur1 nous dsignerons la mme substance1 quand elle sera dans l'tat ariforme1 par le nom de gaz ammoniac4 ,de la ,chaux1 de la ,magnsie1 de la ,baryte de l',alumine4 ,la composition de ces quatre terres est absolument inconnue2 comme on n'est point encore parvenu dterminer quelles sont leurs parties constituantes lmentaires1 nous sommes autoriss1 en attendant de nouvelles dcouvertes1 les regarder comme des tres simples3 l'art n'a donc aucune part la formation de ces terres1 la nature nous les prsente toutes formes4 ,mais comme elles ont la plupart1 sur-tout les trois premires1 une grande tendance la combinaison1 on ne les trouve jamais seules4 ,la chaux est presque toujours sature d'acide carbonique1 dans cet tat elle forme la craie1 les spaths calcaires1 une partie des marbres1 c4 ,quelquefois elle est sature d'acide sulfurique1 comme dans le gypse les pierres pltre2 d'autres fois avec l'acide fluorique1 elle forme le spath fluor ou vitreux4 ,enfin les eaux de la mer des fontaines sales en contiennent de combine avec l'acide muriatique4 ,c'est de toutes les bases salifiables celle qui est la plus abondamment rpandue dans la nature4 ,on rencontre la magnsie dans un grand nombre d'eaux minrales2 elle y est le plus communment combine avec l'acide sulfurique2 on la trouve aussi trs-abondamment dans l'eau de la mer1 o elle est combine avec l'acide muriatique2 enfin elle entre dans la composition d'un grand nombre de pierres4 ,la baryte est beaucoup moins abondante que les deux terres prcdentes2 on la trouve dans le rgne minral combine avec l'acide sulfurique1 elle forme alors le spath pesant2 quelquefois1 mais plus rarement1 elle est combine avec l'acide carbonique4 ,l'alumine ou base de l'alun a moins de tendance la combinaison que les prcdentes2 aussi la trouve-t-on souvent dans l'tat d'alumine1 sans tre combine avec aucun acide4 ,c'est principalement dans les argiles qu'on la rencontre2 elle en fait1 proprement parler1 la base4 ,des ,substances mtalliques4 ,les mtaux1 l'exception de l'or quelquefois de l'argent1 se prsentent rarement dans le rgne minral sous leur forme mtallique2 ils sont communment ou plus ou moins saturs d'oxygne1 ou combins avec du soufre1 de l'arsenic1 de l'acide sulfurique1 de l'acide muriatique1 de l'acide carbonique1 de l'acide phosphorique4 ,la docimasie la mtallurgie enseignent les sparer de toutes ces substances trangres1 nous renvoyons aux ouvrages qui traitent de cette partie de la ,chimie4 ,il est probable que nous ne connoissons qu'une partie des substances mtalliques qui existent dans la nature2 toutes celles1 par exemple1 qui ont plus d'affinit avec l'oxygne qu'avec le carbone1 ne sont pas susceptibles d'tre rduites ou ramenes l'tat mtallique1 elles ne doivent se prsenter nos yeux que sous la forme d'oxides qui se confondent pour nous avec les terres4 ,il est trs-probable que la baryte que nous venons de ranger dans la classe des terres1 est dans ce cas2 elle prsente dans le dtail des expriences des caractres qui la rapprochent beaucoup des substances mtalliques4 ,il seroit possible la rigueur que toutes les substances auxquelles nous donnons le nom de terres1 ne fussent que des oxides mtalliques1 irrductibles par les moyens que nous employons4 ,quoi qu'il en soit1 les substances mtalliques que nous connoissons1 celles que nous pouvons obtenir dans l'tat mtallique1 sont au nombre de dix-sept2 savoir3 ,l'arsenic4 ,le fer4 ,le molybdne4 ,l'tain4 ,le tungstne4 ,le plomb4 ,le manganse4 ,le cuivre4 ,le nickel4 ,le mercure4 ,le cobalt4 ,l'argent4 ,le bismuth4 ,le platine4 ,l'antimoine4 ,l'or4 ,le zinc4 ,je ne considrerai ici ces mtaux que comme des bases salifiables1 je n'entrerai dans aucun dtail sur leurs proprits relatives aux arts aux usages de la socit4 ,chaque mtal sous ces points de vue exigeroit un trait complet1 je sortirois absolument des bornes que je me suis prescrites4 ,,chapitre ,,xvii4 ,suite des rflexions sur les bases salifiables1 sur la formation des ,sels neutres4 ,,telles sont les bases salifiables1 c'est--dire1 susceptibles de se combiner avec les acides1 de former des sels neutres4 ,mais il faut observer que les alkalis les terres entrent purement simplement dans la composition des sels neutres1 sans aucun intermde qui serve les unir2 tandis qu'au contraire les mtaux ne peuvent se combiner avec les acides1 qu'autant qu'ils ont t pralablement plus ou moins oxygns4 ,on peut donc rigoureusement dire que les mtaux ne sont point dissolubles dans les acides1 mais seulement les oxides mtalliques4 ,ainsi lorsqu'on met une substance mtallique dans un acide1 la premire condition pour qu'elle puisse s'y dissoudre1 est qu'elle puisse s'y oxider1 elle ne le peut qu'en enlevant de l'oxygne1 ou l'acide1 ou l'eau1 dont cet acide est tendu3 c'est--dire1 en d'autres termes qu'une substance mtallique ne peut se dissoudre dans un acide1 qu'autant que l'oxygne qui entre1 soit dans la composition de l'eau1 soit dans celle de l'acide1 a plus d'affinit avec le mtal1 qu'il n'en a avec l'hydrogne ou la base acidifiable2 ou1 ce qui revient encore au mme1 qu'il n'y a de dissolution mtallique1 qu'autant qu'il y a dcomposition de l'eau ou de l'acide4 ,c'est de cette observation simple1 qui a chapp1 mme l'illustre ,bergman1 que dpend l'explication des principaux phnomnes des dissolutions mtalliques4 ,le premier de tous le plus frappant est l'effervescence1 ou1 pour parler d'une manire moins quivoque1 le dgagement de gaz qui a lieu pendant la dissolution4 ,ce gaz dans les dissolutions par l'acide nitrique est du gaz nitreux2 dans les dissolutions par l'acide sulfurique1 il est ou du gaz acide sulfureux1 ou du gaz hydrogne1 suivant que c'est aux dpens de l'acide sulfurique ou de l'eau que le mtal s'est oxid4 ,il est sensible que l'acide nitrique l'eau tant composs l'un l'autre de substances qui sparment ne peuvent exister que dans l'tat de gaz1 du moins la temprature dans laquelle nous vivons1 aussitt qu'on leur enlve l'oxygne1 le principe qui lui toit uni doit entrer sur le champ en expansion1 il doit prendre la forme gazeuse1 c'est ce passage rapide de l'tat liquide l'tat gazeux qui constitue l'effervescence4 ,il en est de mme de l'acide sulfurique2 les mtaux1 en gnral1 sur-tout par la voie humide1 n'enlvent point cet acide la totalit de l'oxygne2 ils ne le rduisent point en soufre1 mais en acide sulfureux qui ne peut galement exister que dans l'tat de gaz au degr de temprature de pression dans lequel nous vivons4 ,cet acide doit donc se dgager sous la forme de gaz1 c'est encore ce dgagement qu'est due l'effervescence4 ,un second phnomne est que toutes les substances mtalliques se dissolvent sans effervescence dans les acides quand elles ont t oxides avant la dissolution3 il est clair qu'alors le mtal n'ayant plus s'oxider1 il ne tend plus dcomposer ni l'acide ni l'eau2 il ne doit donc plus y avoir d'effervescence1 puisque l'effet qui le produisoit n'a plus lieu4 ,un troisime phnomne est que tous les mtaux se dissolvent sans effervescence dans l'acide muriatique oxygn3 ce qui se passe dans cette opration mrite quelques rflexions particulires4 ,le mtal dans ce cas enlve l'acide muriatique oxygn son excs d'oxygne2 il se forme d'une part un oxide mtallique1 de l'autre de l'acide muriatique ordinaire4 ,s'il n'y a pas d'effervescence dans ces sortes de dissolutions1 ce n'est pas qu'il ne soit de l'essence de l'acide muriatique d'exister sous la forme de gaz au degr de temprature dans lequel nous vivons1 mais ce gaz trouve dans l'acide muriatique oxygn plus d'eau qu'il n'en faut pour tre retenu pour demeurer sous forme liquide2 il ne se dgage donc pas comme l'acide sulfureux1 aprs s'tre combin avec l'eau dans le premier instant1 il se combine paisiblement ensuite avec l'oxide mtallique qu'il dissout4 ,un quatrime phnomne est que les mtaux qui ont peu d'affinit pour l'oxygne1 qui n'exercent pas sur ce principe une action assez forte pour dcomposer1 soit l'acide1 soit l'eau1 sont absolument indissolubles3 c'est par cette raison que l'argent1 le mercure1 le plomb1 ne sont pas dissolubles dans l'acide muriatique1 lorsqu'on les prsente cet acide dans leur tat mtallique2 mais si on les oxide auparavant1 de quelque manire que ce soit1 ils deviennent aussitt trs-dissolubles1 la dissolution se fait sans effervescence4 ,l'oxygne est donc le moyen d'union entre les mtaux les acides2 cette circonstance qui a lieu pour tous les mtaux comme pour tous les acides1 pourroit porter croire que toutes les substances qui ont une grande affinit avec les acides contiennent de l'oxygne4 ,il est donc assez probable que les quatre terres salifiables que nous avons dsignes ci-dessus contiennent de l'oxygne1 que c'est par ce latus qu'elles s'unissent aux acides4 ,cette considration sembleroit appuyer ce que j'ai prcdemment avanc l'article des terres1 que ces substances pourroient bien n'tre autre chose que des mtaux oxids avec lesquels l'oxygne a plus d'affinit qu'il n'en a avec le charbon1 qui par cette circonstance sont irrductibles4 ,au reste ce n'est ici qu'une conjecture que des expriences ultrieures pourront seules ou confirmer ou dtruire4 ,les acides connus jusqu'ici sont les suivans2 nous allons en les dsignant1 indiquer le nom du radical ou base acidifiable dont ils sont composs4 ,noms des acides4 ,nom de la base acidifiable ou radical de chaque acide1 avec des observations4 ---------------------------------------- ------------------------------- #a ,sulfureux4 ,soufre4 #b ,sulfurique4 #c ,phosphoreux4 ,phosphore4 #d ,phosphorique4 #e ,muriatique4 ,radical muriatique4 #f ,muriatique oxygn4 #g ,nitreux4 ,azote4 #h ,nitrique4 #i ,nitrique oxign4 #aj ,carbonique4 ,carbone4 #aa ,acteux4 ,tous ces acides paroissent tre forms de la #ab ,actique4 runion d'une base acidifiable double1 le #ac ,oxalique4 carbone l'hydrogne1 ne diffrer entr'eux #ad ,tartareux4 que par la diffrence de proportion de ces #ae ,pyro-tartareux4 deux bases de l'oxigne qui les acidifie2 #af ,citrique4 on n'a au surplus encore aucune suite #ag ,malique4 d'expriences bien faites cet gard4 #ah ,pyro-ligneux4 #ai ,pyro-muqueux4 #bj ,gallique4 ,on n'a encore que des connoissances #ba ,prussique4 trs-imparfaites sur la nature des radicaux #bb ,benzoque4 de ces acides2 on sait seulement #bc ,succinique4 que le carbone l'hydrogne en sont #bd ,camphorique4 les principales parties1 que l'acide #be ,lactique4 prussique contient de l'azote4 #bf ,saccho-lactique4 #bg ,bombique4 ,ces acides tous ceux qu'on obtient en #bh ,formique4 oxignant les matires animales1 paroissent #bi ,sbacique4 avoir pour base acidifiable le carbone1 l'hydrogne1 le phosphore l'azote4 #cj ,boracique4 ,le radical boracique ,la nature de ces deux #ca ,fluorique4 ,le radical fluorique radicaux est entirement inconnue4 #cb ,antimonique4 ,antimoine4 #cc ,argentique4 ,argent4 #cd ,arsenique4 ,arsenic4 #ce ,bismuthique4 ,bismuth4 #cf ,cobaltique4 ,cobalt4 #cg ,cuprique4 ,cuivre4 #ch ,stamnique4 ,etain4 #ci ,ferrique4 ,fer4 #dj ,manganique4 ,manganse4 #da ,hydrargirique4 ,mercure4 #db ,molybdique4 ,molybdne4 #dc ,nickelique4 ,nickel4 #dd ,aurique4 ,or4 #de ,platinique4 ,platine4 #df ,plombique4 ,plomb4 #dg ,tungstique4 ,tungstne4 #dh ,zincique4 ,zinc4 ,on voit que le nombre des acides est de #dh en y comprenant les #ag acides mtalliques qui sont encore peu connus1 mais sur lesquels ,m4 ,berthollet va donner incessamment un travail important4 ,on ne peut pas encore se flatter sans doute de les avoir tous dcouverts2 mais il est probable1 d'un autre ct1 qu'un examen plus approfondi fera connotre que plusieurs des acides vgtaux regards comme diffrens1 rentrent les uns dans les autres4 ,au reste1 on ne peut prsenter ici le tableau de la ,chimie que dans l'tat o elle est1 tout ce qu'on peut faire c'est de donner des principes pour nommer1 en conformit du mme systme1 les corps qui pourront tre dcouverts dans la suite4 ,le nombre des bases salifiables1 c'est--dire1 susceptibles d'tre converties en sels neutres par les acides1 est de vingt-quatre1 savoir3 ,trois alkalis4 ,quatre terres4 ,et dix-sept substances mtalliques4 ,la totalit des sels neutres qu'on peut concevoir dans l'tat actuel de nos connoissances est donc de #aaeb2 mais c'est en supposant que les acides mtalliques soient susceptibles de dissoudre d'autres mtaux2 cette dissolubilit des mtaux1 oxygns les uns par les autres1 est une science neuve qui n'a point encore t entame3 c'est de cette partie de la science que dpendent toutes les combinaisons vitreuses mtalliques4 ,il est d'ailleurs probable que toutes les combinaisons salines qu'on peut concevoir1 ne sont pas possibles1 ce qui doit rduire considrablement le nombre des sels que la nature l'art peuvent former4 ,mais quand on ne supposeroit que cinq six cens espces de sels possibles1 il est vident que si on vouloit donner toutes des dnominations arbitraires la manire des anciens1 si on les dsignoit1 ou par le nom des premiers auteurs qui les ont dcouverts1 ou par le nom des substances dont ils ont t tirs1 il en rsulteroit une confusion que la mmoire la plus heureuse ne pourroit pas dbrouiller4 ,cette mthode pouvoit tre tolrable dans le premier ge de la ,chimie2 elle pouvoit l'tre encore il y a vingt ans1 parce qu'alors on ne connoissoit pas au-del de trente espces de sels3 mais aujourd'hui que le nombre en augmente tous les jours1 que chaque acide qu'on dcouvre enrichit souvent la ,chimie de #bd sels nouveaux1 quelquefois de #dh en raison des deux degrs d'oxygnation de l'acide2 il faut ncessairement une mthode1 cette mthode est donne par l'analogie3 c'est celle que nous avons suivie dans la nomenclature des acides2 comme la marche de la nature est une1 elle s'appliquera naturellement la nomenclature des sels neutres4 ,lorsque nous avons nomm les diffrentes espces d'acides1 nous avons distingu dans ces substances la base acidifiable particulire chacun d'eux1 le principe acidifiant1 l'oxygne qui est commun tous4 ,nous avons exprim la proprit commune tous par le nom gnrique d'acide1 nous avons ensuite diffrenci les acides par le nom de la base acidifiable particulire chacun4 ,c'est ainsi que nous avons donn au soufre1 au phosphore1 au carbone oxygns le nom d'acide sulfurique1 d'acide phosphorique1 d'acide carbonique3 enfin nous avons cru devoir indiquer les diffrens degrs de saturation d'oxygne par une terminaison diffrente du mme mot4 ,ainsi nous avons distingu l'acide sulfureux de l'acide sulfurique1 l'acide phosphoreux de l'acide phosphorique4 ,ces principes appliqus la nomenclature des sels neutres1 nous ont obligs de donner un nom commun tous les sels dans la combinaison desquels entre le mme acide1 de les diffrencier ensuite par le nom de la base salifiable4 ,ainsi nous avons dsign tous les sels qui ont l'acide sulfurique pour acide1 par le nom de sulfates2 tous ceux qui ont l'acide phosphorique pour acide1 par le nom de phosphates1 ainsi des autres4 ,nous distinguerons donc sulfate de potasse1 sulfate de soude1 sulfate d'ammoniaque1 sulfate de chaux1 sulfate de fer1 c4 comme nous connoissons vingt-quatre bases1 tant alkalines que terreuses mtalliques1 nous aurons vingt-quatre espces de sulfates1 autant de phosphates1 de mme pour tous les autres acides4 ,mais comme le soufre est susceptible de deux degrs d'oxygnation1 qu'une premire dose d'oxygne constitue l'acide sulfureux1 une seconde l'acide sulfurique2 comme les sels neutres que forment ces deux acides avec les diffrentes bases ne sont pas les mmes1 qu'ils ont des proprits fort diffrentes1 il a fallu les distinguer encore par une terminaison particulire3 nous avons en consquence dsign par le nom de sulfites1 de phosphites1 c4 les sels neutres forms par l'acide le moins oxygn4 ,ainsi le soufre oxygn sera susceptible de former #dh sels neutres1 savoir vingt-quatre sulfates vingt-quatre sulfites1 ainsi des autres substances susceptibles de deux degrs d'oxygnation4 ,il seroit excessivement ennuyeux pour les lecteurs de suivre ces dnominations dans tous leurs dtails2 il suffit d'avoir expos clairement la mthode de nommer3 quand on l'aura saisie1 on pourra l'appliquer sans effort toutes les combinaisons possibles2 le nom de la substance combustible acidifiable connu1 on se rappellera toujours aisment le nom de l'acide qu'elle est susceptible de former1 celui de tous les sels neutres qui doivent en driver4 ,je m'en tiendrai donc ces notions lmentaires2 mais1 pour satisfaire en mme tems ceux qui pourroient avoir besoin de plus grands dtails1 j'ajouterai dans une seconde partie des ,tableaux qui prsenteront une rcapitulation gnrale1 non-seulement de tous les sels neutres1 mais en gnral de toutes les combinaisons chimiques4 ,j'y joindrai quelques courtes explications sur la manire la plus simple la plus sre de se procurer les diffrentes espces d'acides1 sur les proprits gnrales des sels neutres qui en rsultent4 ,je ne me dissimule pas qu'il auroit t ncessaire pour complter cet ,ouvrage1 d'y joindre des observations particulires sur chaque espce de sel1 sur sa dissolubilit dans l'eau dans l'esprit-de-vin1 sur la proportion d'acide de base qui entre dans sa composition1 sur sa quantit d'eau de cristallisation1 sur les diffrens degrs de saturation dont il est susceptible1 enfin sur le degr de force avec laquelle l'acide tient sa base4 ,ce travail immense a t commenc par ,m4 ,bergman1 ,m4 de ,morveau1 ,m4 ,kirwan quelques autres clbres ,chimistes2 mais il n'est encore que mdiocrement avanc1 les bases sur lesquelles il repose ne sont pas mme encore d'une exactitude rigoureuse4 ,des dtails aussi nombreux n'auroient pas pu convenir un ,ouvrage lmentaire1 le tems de rassembler les matriaux de complter les expriences auroit retard de plusieurs annes la publication de cet ,ouvrage4 ,c'est un vaste champ ouvert au zle l'activit des jeunes ,chimistes2 mais qu'il me soit permis de recommander1 en terminant ici ma tche1 ceux qui auront le courage de l'entreprendre1 de s'attacher plutt faire bien qu' faire beaucoup2 s'assurer d'abord par des expriences prcises multiplies de la composition des acides1 avant de s'occuper de celle des sels neutres4 ,tout difice destin braver les outrages du tems1 doit tre tabli sur des fondemens solides2 dans l'tat o est parvenue la ,chimie1 c'est en retarder la marche que d'tablir ses progrs sur des expriences qui ne sont ni assez exactes1 ni assez rigoureuses4 ,illustration ,,seconde ,,partie4 ,de la ,combinaison des ,acides avec les bases salifiables1 de la ,formation des ,sels neutres4 ,,avertissement4 ,,si j'avois voulu suivre strictement le plan que je m'tois form dans la distribution des diffrentes parties de cet ,ouvrage1 je me serois born dans les ,tableaux qui composeront cette seconde ,partie1 dans les explications qui les accompagnent1 donner de courtes dfinitions des diffrens acides que l'on connot1 une description abrge des procds par lesquels on les obtient1 j'y aurois joint une simple nomenclature des sels neutres qui rsultent de leurs combinaisons avec diffrentes bases4 ,mais j'ai reconnu que1 sans ajouter beaucoup au volume de cet ,ouvrage1 je pourrois en augmenter beaucoup l'utilit1 en prsentant sous la mme forme le tableau des substances simples1 de celles qui entrent dans la composition des acides des oxides1 leurs combinaisons4 ,cette addition n'augmente que de dix le nombre des ,tableaux strictement ncessaires pour la nomenclature de tous les sels neutres4 ,j'y prsente #a4 les substances simples1 ou du moins celles que l'tat actuel de nos connoissances nous oblige regarder comme telles4 #b4 ,les radicaux oxidables acidifiables doubles triples1 qui se combinent avec l'oxygne1 la manire des substances simples4 #c4 ,les combinaisons de l'oxygne avec les substances simples mtalliques non mtalliques4 #d4 ,les combinaisons de l'oxygne avec les radicaux composs4 #e4 ,les combinaisons de l'azote avec les substances simples4 #f4 ,les combinaisons de l'hydrogne avec les substances simples4 #g4 ,les combinaisons du soufre avec les substances simples4 #h4 ,les combinaisons du phosphore avec les substances simples4 #i4 ,les combinaisons du carbone avec les substances simples4 #aj4 ,les combinaisons de quelques autres radicaux avec les substances simples4 ,ces dix ,tableaux les ,observations qui les accompagnent1 forment une espce de rcapitulation des quinze premiers ,chapitres de cet ,ouvrage4 ,les ,tableaux qui sont la suite qui prsentent l'ensemble de toutes les combinaisons salines1 ont plus particulirement rapport aux ,chapitres ,,xiv ,,xv4 ,on s'appercevra facilement que j'ai beaucoup profit dans ce travail de ce que ,m4 de ,morveau a publi dans le premier volume de l',encyclopdie par ordre de matires2 en effet il m'auroit t difficile de puiser dans de meilleures sources1 sur-tout d'aprs la difficult de consulter les ouvrages trangers dans leur langue originale4 ,je ne le citerai qu'une seule fois1 au commencement de cette seconde ,partie1 pour ne pas tre oblig de le citer chaque article4 ,j'ai plac la suite de chaque ,tableau vis--vis autant qu'il a t possible les explications qui y sont relatives4 ,,tableau ,,des ,,substances ,,simples4 ,noms nouveaux4 ,noms anciens correspondans4 ---------------------------------------- --------------------------- ,lumire4 ,lumire4 ,substances simples ,calorique4 ,chaleur4 qui appartiennent ,principe de la chaleur4 aux trois rgnes ,fluide ign4 qu'on peut regarder ,feu4 comme les lmens ,matire du feu de la des corps4 chaleur4 ,oxygne4 ,air dphlogistiqu4 ,air empiral4 ,air vital4 ,base de l'air vital4 ,azote ,gaz phlogistiqu4 ,mofete4 ,base de la mofete4 ,hydrogne4 ,gaz inflammable4 ,base du gaz inflammable4 ,substances simples ,soufre4 ,soufre4 non mtalliques ,phosphore4 ,phosphore4 oxidables ,carbone4 ,charbon pur4 acidifiables4 ,radical muriatique4 ,inconnu4 ,radical fluorique4 ,inconnu4 ,radical boracique4 ,inconnu4 ,substances ,antimoine4 ,antimoine4 simples ,argent4 ,argent4 mtalliques ,arsenic4 ,arsenic4 oxidables ,bismuth4 ,bismuth4 acidifiables4 ,cobalt4 ,cobalt4 ,cuivre4 ,cuivre4 ,etain4 ,etain4 ,fer4 ,fer4 ,manganse4 ,manganse4 ,mercure4 ,mercure4 ,molybdne4 ,molybdne4 ,nickel4 ,nickel4 ,or4 ,or4 ,platine4 ,platine4 ,plomb4 ,plomb4 ,tungstne4 ,tungstne4 ,zinc4 ,zinc4 ,substances ,chaux4 ,terre calcaire1 chaux4 simples ,magnsie4 ,magnsie1 base du sel salifiables d',epsom4 terreuses4 ,baryte4 ,barote1 terre pesante4 ,alumine4 ,argile1 terre de l'alun1 base de l'alun4 ,silice4 ,terre siliceuse1 terre vitrifiable4 ,,observations ,sur le ,tableau des ,substances simples1 ou du moins de celles que l'tat actuel de nos connoissances nous oblige considrer comme telles4 ,,la ,chimie en soumettant des expriences les diffrens corps de la nature1 a pour objet de les dcomposer de se mettre en tat d'examiner sparment les diffrentes substances qui entrent dans leur combinaison4 ,cette science a fait de nos jours des progrs trs-rapides4 ,il sera facile de s'en convaincre si l'on consulte les diffrens auteurs qui ont crit sur l'ensemble de la ,chimie3 on verra que dans les premiers tems on regardoit l'huile le sel comme les principes des corps2 que l'exprience l'observation ayant amen de nouvelles connoissances1 on s'apperut ensuite que les sels n'toient point des corps simples1 qu'ils toient composs d'un acide d'une base1 que c'toit de cette runion que rsultoit leur tat de neutralit4 ,les dcouvertes modernes ont encore recul de plusieurs degrs les bornes de l'analyse#g1 elles nous ont clairs sur la formation des acides1 nous ont fait voir qu'ils toient forms par la combinaison d'un principe acidifiant commun tous1 l'oxygne1 d'un radical particulier pour chacun1 qui les diffrencie qui les constitue plutt tel acide que tel autre4 ,j'ai t encore plus loin dans cet ouvrage1 puisque j'ai fait voir1 comme ,m4 ,hassenfratz1 au surplus l'avoit dj annonc1 que les radicaux des acides eux-mmes ne sont pas toujours des substances simples1 mme dans le sens que nous attachons ce mot2 qu'ils sont ainsi que le principe huileux1 un compos d'hydrogne de carbone4 ,enfin ,m4 ,berthollet a prouv que les bases des sels n'toient pas plus simples que les acides eux-mmes1 que l'ammoniaque toit un compos d'azote d'hydrogne4 #g ,voyez ,mmoires de l',acadmie1 anne #aggf1 page #fga1 #aggh1 page #ece4 ,la ,chimie marche donc vers son but vers sa perfection1 en divisant1 subdivisant1 resubdivisant encore1 nous ignorons quel sera le terme de ses succs4 ,nous ne pouvons donc pas assurer que ce que nous regardons comme simple aujourd'hui le soit en effet3 tout ce que nous pouvons dire1 c'est que telle substance est le terme actuel auquel arrive l'analyse chimique1 qu'elle ne peut plus se subdiviser au-del dans l'tat actuel de nos connoissances4 ,il est prsumer que les terres cesseront bientt d'tre comptes au nombre des substances simples2 elles sont les seules de toute cette classe qui n'aient point de tendance s'unir l'oxygne1 je suis bien port croire que cette indiffrence pour l'oxygne1 s'il m'est permis de me servir de cette expression1 tient ce qu'elles en sont dj satures4 ,les terres1 dans cette manire de voir1 feroient des substances simples1 peut-tre des oxides mtalliques oxygnes jusqu' un certain point4 ,ce n'est au surplus qu'une simple conjecture que je prsente ici4 ,j'espre que le lecteur voudra bien ne pas confondre ce que je donne pour des vrits de fait d'exprience avec ce qui n'est encore qu'hypothtique4 ,je n'ai point fait entrer dans ce tableau les alkalis fixes1 tels que la potasse la soude1 parce que ces substances sont videmment composes1 quoiqu'on ignore cependant encore la nature des principes qui entrent dans leur combinaison4 ,,tableau des ,radicaux ou bases oxidables acidifiables1 composs1 qui entrent dans les combinaisons la manire des substances simples4 ,noms des ,radicaux4 ,observations4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,radicaux oxidables ,radical ,c'est la base de l'eau ou acidifiables nitro-muriatique1 ou rgale des anciens composs1 du radical de l'eau ,chimistes1 clbre par rgne minral4 rgale4 la proprit qu'elle a de dissoudre l'or4 ,radicaux ,radical tartareux4 ,les anciens ,chimistes hydro-carboneux1 ,radical malique4 ne connoissoient ou ,radical citrique4 point la composition carbone-hydreux ,radical pyro-ligneux4 des acides1 ne se du rgne ,radical pyro-muqueux4 doutant pas qu'ils vgtal1 ,radical pyro-tartareux4 fussent forms de la susceptibles ,radical oxalique4 runion d'un radical d'tre oxids ,radical acteux4 particulier chacun acidifis4 ,radical succinique4 d'eux d'un principe ,radical benzoque4 acidifiant commun ,radical camphorique tous1 ils n'ont pu ,radical gallique4 donner aucun nom des substances dont ils ,radicaux ,radical lactique4 n'avoient aucune ide3 hydro-carboneux ou ,radical saccholactique4 nous nous sommes donc carbone-hydreux du ,radical formique4 trouvs dans la rgne animal dans ,radical bombique4 ncessit de crer une la composition ,radical sbacique4 ,nomenclature pour cet desquels entre ,radical lithique4 objet2 mais nous avons presque toujours ,radical prussique4 prvenu en mme tems l'azote souvent que cette ,nomenclature le phosphore1 seroit susceptible de qui sont modification1 susceptibles d'tre mesure que la nature oxids acidifis4 des radicaux composs ,,xi4 seroit mieux connue4 ,voyez ce que j'ai dit cet gard1 chapitre ,,xi4 ,les radicaux du rgne vgtal donnent par un premier degr d'oxignation des oxides vgtaux2 tels que le sucre1 l'amidon1 la gomme ou le muqueux4 ,les radicaux animaux donnent des oxides animaux1 tels que la limphe1 c4 c4 ,,observations ,sur le ,tableau des ,radicaux ou bases oxydables acidifiables1 composs de la runion de plusieurs substances simples4 ,,les radicaux du rgne vgtal du rgne animal que prsente ce tableau1 qui tous sont susceptibles d'tre oxids acidifis1 n'ayant point encore t analyss avec prcision1 il est impossible de les assujtir encore une nomenclature rgulire4 ,des expriences dont quelques-unes me sont propres1 dont d'autres ont t faites par ,m4 ,hassenfratz1 m'ont seulement appris qu'en gnral1 presque tous les acides vgtaux1 tels que l'acide tartareux1 l'acide oxalique1 l'acide citrique1 l'acide malique1 l'acide acteux1 l'acide pyro-tartarique1 l'acide pyro-mucique1 ont pour radical l'hydrogne le carbone1 mais runis de manire ne former qu'une seule mme base2 que tous ces acides ne diffrent entr'eux que par la diffrence de proportion de ces deux substances1 par le degr d'oxygnation4 ,nous savons de plus1 principalement par les expriences de ,m4 ,berthollet1 que les radicaux du rgne animal1 quelques-uns mme du rgne vgtal sont plus composs1 qu'indpendamment de l'hydrogne du carbone1 ils contiennent encore souvent de l'azote1 quelquefois du phosphore2 mais il n'existe point encore de calculs exacts sur les quantits4 ,nous nous sommes donc trouvs forcs de donner1 la manire des anciens1 ces diffrens radicaux des noms drivs de celui de la substance dont ils ont t tirs4 ,sans doute1 un jour mesure que nos connoissances acquerront plus de certitude d'tendue1 tous ces noms disparotront1 ils ne subsisteront plus que comme un tmoignage de l'tat dans lequel la science chimique nous a t transmise3 ils feront place ceux des radicaux hydro-carboneux hydro-carbonique1 carbone-hydreux carbone-hydrique1 comme je l'ai expliqu dans le chapitre ,,xi1 le choix de ces noms sera dtermin par la proportion des deux bases dont ils sont composs4 ,on apperoit aisment que les huiles tant composes d'hydrogne de carbone1 elles sont de vritables radicaux carbone-hydreux ou hydro-carboneux1 en effet1 il suffit d'oxygner des huiles pour les convertir d'abord en oxides1 ensuite en acides vgtaux1 suivant le degr d'oxygnation4 ,on ne peut pas cependant assurer d'une manire positive que les huiles entrent toutes entires dans la composition des oxides des acides vgtaux2 il est possible qu'elles perdent auparavant une portion de leur hydrogne ou de leur carbone1 que ce qui reste de l'une de l'autre de ces substances ne soit plus dans la proportion ncessaire pour constituer des huiles4 ,c'est sur quoi nous avons encore besoin d'tre clairs par l'exprience4 ,nous ne connoissons1 proprement parler1 dans le rgne minral d'autre radical compos que le radical nitro-muriatique4 ,il est form par la runion de l'azote avec le radical muriatique4 ,les autres acides composs ont t beaucoup moins tudis1 ne prsentent pas d'ailleurs des phnomnes aussi frappans4 ,,observations ,sur les combinaisons de la ,lumire du ,calorique avec les diffrentes substances4 ,,je n'ai point form de ,tableau pour les combinaisons de la lumire du calorique avec les substances simples ou composes2 parce que nous n'avons point encore des ides suffisamment arrtes sur ces sortes de combinaisons4 ,nous savons1 en gnral1 que tous les corps de la nature sont plongs dans le calorique1 qu'ils en sont environns1 pntrs de toutes parts1 qu'il remplit tous les intervalles que laissent entr'elles leurs molcules3 que dans certains cas le calorique se fixe dans les corps1 de manire mme constituer leurs parties solides2 mais que le plus souvent il en carte les molcules1 il exerce sur elles une force rpulsive1 que c'est de son action ou de son accumulation plus ou moins grande que dpend le passage des corps de l'tat solide l'tat liquide1 de l'tat liquide l'tat ariforme4 ,enfin nous avons appel du nom gnrique de gaz toutes les substances portes l'tat ariforme par une addition suffisante de calorique2 en sorte que si nous voulons dsigner l'acide muriatique1 l'acide carbonique1 l'hydrogne1 l'eau1 l'alkool dans l'tat ariforme1 nous leur donnons le nom de gaz acide muriatique1 gaz acide carbonique1 gaz hydrogne1 gaz aqueux1 gaz alkool4 ,a l'gard de la lumire1 ses combinaisons sa manire d'agir sur les corps sont encore moins connues4 ,il parot seulement1 d'aprs les expriences de ,m4 ,berthollet1 qu'elle a une grande affinit avec l'oxygne1 qu'elle est susceptible de se combiner avec lui1 qu'elle contribue avec le calorique le constituer dans l'tat de gaz4 ,les expriences qui ont t faites sur la vgtation1 donnent aussi lieu de croire que la lumire se combine avec quelques parties des plantes1 que c'est cette combinaison qu'est due la couleur verte des feuilles la diversit de couleurs des fleurs4 ,il est au moins certain que les plantes qui croissent dans l'obscurit sont tioles1 qu'elles sont absolument blanches1 qu'elles sont dans un tat de langueur de souffrance1 qu'elles ont besoin pour reprendre leur vigueur naturelle pour se colorer1 de l'influence immdiate de la lumire4 ,on observe quelque chose de semblable sur les animaux eux-mmes2 les hommes1 les femmes1 les enfans s'tiolent jusqu' un certain point dans les travaux sdentaires des manufactures1 dans les logemens resserrs1 dans les rues troites des villes4 ,ils se dveloppent au contraire1 ils acquirent plus de force plus de vie dans la plupart des occupations champtres dans les travaux qui se font en plein air4 ,l'organisation1 le sentiment1 le mouvement spontan1 la vie1 n'existent qu' la surface de la terre dans les lieux exposs la lumire4 ,on diroit que la fable du flambeau de ,promthe toit l'expression d'une vrit philosophique qui n'avoit point chapp aux anciens4 ,sans la lumire la nature toit sans vie1 elle toit morte inanime3 un ,dieu bienfaisant1 en apportant la lumire1 a rpandu sur la surface de la terre l'organisation1 le sentiment la pense4 ,mais ce n'est point ici le lieu d'entrer dans aucuns dtails sur les corps organiss2 c'est dessein que j'ai vit de m'en occuper dans cet ,ouvrage1 c'est ce qui m'a empch de parler des phnomnes de la respiration1 de la sanguification de la chaleur animale4 ,je reviendrai un jour sur ces objets4 ,,tableau des ,combinaisons binaires de l'oxygne avec les substances mtalliques non mtalliques oxidables acidifiables4 ,premier degr d'oxignation4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms nouveaux4 ,noms anciens4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples non mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,le gaz oxygne4 ,air vital ou dphlogistiqu4 ,l'hydrogne4 ,on ne connot qu'un degr de combinaison de l'oxygne de l'hydrogne1 cette combinaison forme de l'eau4 ,l'azote4 ,oxide nitreux ou ,gaz nitreux4 base du gaz nitreux4 ,le carbone4 ,oxide de carbone4 ,inconnu4 ,le soufre4 ,oxide de soufre4 ,soufre mou4 ,le phosphore4 ,oxide de phosphore4 ,rsidu de la combustion du phosphore4 ,le radical muriatique4,oxide muriatique4 ,inconnu4 ,le radical fluorique4 ,oxide fluorique4 ,inconnu4 ,le radical boracique4 ,oxide boracique4 ,inconnu4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,l'antimoine4 ,oxide gris d'antimoine4 ,chaux grise d'antimoine4 ,l'argent4 ,oxide d'argent4 ,chaux d'argent4 ,l'arsenic4 ,oxide gris d'arsenic4 ,chaux grise d'arsenic4 ,le bismuth4 ,oxide gris de bismuth4 ,chaux grise de bismuth4 ,le cobalt4 ,oxide gris de cobalt4 ,chaux grise de cobalt4 ,le cuivre4 ,oxide rouge brun de ,chaux rouge brune de cuivre4 cuivre4 ,l'tain4 ,oxide gris d'tain4 ,chaux grise d'tain4 ,le fer4 ,oxide noir de fer4 ,ethiops martial4 ,le manganse4 ,oxide noir de manganse4,chaux noire de manganse4 ,le mercure4 ,oxide noir de mercure4 ,ethiops minral4 ,le molybdne4 ,oxide de molybdne4 ,chaux de molybdne4 ,le nickel4 ,oxide de nickel4 ,chaux de nickel4 ,l'or4 ,oxide jaune d'or4 ,chaux jaune d'or4 ,le platine4 ,oxide jaune de platine4 ,chaux jaune de platine4 ,le plomb4 ,oxide gris de plomb4 ,chaux grise de plomb4 ,le tungstne4 ,oxide de tungstne4 ,chaux de tungstne4 ,le zinc4 ,oxide gris de zinc4 ,chaux grise de zinc4 ,second degr d'oxignation4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms nouveaux4 ,noms anciens4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples non mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,l'hydrogne4 ,l'azote4 ,acide nitreux4 ,acide nitreux fumant4 ,le carbone4 ,acide carboneux4 ,inconnu4 ,le soufre4 ,acide sulfureux4 ,acide sulfureux4 ,le phosphore4 ,acide phosphoreux4 ,acide volatil du phosphore4 ,le radical muriatique4,acide muriateux4 ,inconnu4 ,le radical fluorique4 ,acide fluoreux4 ,inconnu4 ,le radical boracique4 ,acide boraceux4 ,inconnu4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,l'antimoine4 ,oxide blanc d'antimoine4 ,chaux blanche d'antimoine4 ,antimoine diaphortique4 ,l'argent4 444444444444444444444444 444444444444444444444444444 ,l'arsenic4 ,oxide blanc d'arsenic4 ,chaux blanche d'arsenic4 ,le bismuth4 ,oxide blanc de bismuth4 ,chaux blanche de bismuth4 ,le cobalt4 44444444444444444444444 444444444444444444444444444 ,le cuivre4 ,oxide vert bleu de ,chaux verte bleue de cuivre4 cuivre4 ,l'tain4 ,oxide blanc d'tain4 ,chaux blanche d'tain ou pote d'tain4 ,le fer4 ,oxide jaune rouge ,ocre rouille4 de fer4 ,le manganse4,oxide blanc de manganse4,chaux blanche de manganse4 ,le mercure4 ,oxide jaune rouge de ,turbith minral1 prcipit mercure4 rouge1 prcipit per se4 ,le molybdne4444444444444444444444444 444444444444444444444444444 ,le nickel4 444444444444444444444444 444444444444444444444444444 ,l'or4 ,oxide rouge d'or4 ,chaux rouge d'or4 ,prcipit pourpre de ,cassius4 ,le platine4 444444444444444444444444 444444444444444444444444444 ,le plomb4 ,oxide jaune rouge de ,massicot minium4 plomb4 ,le tungstne4444444444444444444444444 444444444444444444444444444 ,le zinc4 ,oxide blanc de zinc4 ,chaux blanche de zinc1 ,pompholix4 ,troisime degr d'oxignation4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms nouveaux4 ,noms anciens4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples non mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,l'hydrogne4 ,l'azote4 ,acide nitrique4 ,acide nitreux non fumant4 ,le carbone4 ,acide carbonique4 ,air fixe4 ,le soufre4 ,acide sulfurique4 ,acide vitriolique4 ,le phosphore4 ,acide phosphorique4,acide phosphorique4 ,le radical muriatique4,acide muriatique4 ,acide marin4 ,le radical fluorique4 ,acide fluorique4 ,inconnu des anciens4 ,le radical boracique4 ,acide boracique4 ,sel sdatif de ,homberg4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,l'antimoine4 ,acide antimonique4 444444444444444444444444 ,l'argent4 ,acide argentique4 444444444444444444444444 ,l'arsenic4 ,acide arsenique4 ,acide arsenical4 ,le bismuth4 ,acide bismutique4 444444444444444444444444 ,le cobalt4 ,acide cobaltique4 444444444444444444444444 ,le cuivre4 ,acide cuprique4 444444444444444444444444 ,l'tain4 ,acide stamnique4 444444444444444444444444 ,le fer4 ,acide ferrique4 444444444444444444444444 ,le manganse4 ,acide manganique4 444444444444444444444444 ,le mercure4 ,acide mercurique4 444444444444444444444444 ,le molybdne4 ,acide molybdique4 ,acide de la molybdne4 ,le nickel4 ,acide nickelique4 444444444444444444444444 ,l'or4 ,acide aurique4 444444444444444444444444 ,le platine4 ,acide platinique4 444444444444444444444444 ,le plomb4 ,oxide plombique4 444444444444444444444444 ,le tungstne4 ,acide tungstique4 ,acide de la tungstne4 ,le zinc4 ,acide zincique4 444444444444444444444444 ,quatrime degr d'oxignation4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms nouveaux4 ,noms anciens4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples non mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,l'hydrogne4 ,l'azote4 ,acide nitrique oxign4 ,inconnu4 ,le carbone4 ,acide carbonique oxign4 ,inconnu4 ,le soufre4 ,acide sulfurique oxign4 ,inconnu4 ,le phosphore4 ,acide phosphorique oxign4,inconnu4 ,le radical muriatique4,acide muriatique oxign4 ,acide marin dphlogistiqu4 ,le radical fluorique4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le radical boracique4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,l'antimoine4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,l'argent4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,l'arsenic4 ,acide arsenic oxign4 ,inconnu4 ,le bismuth4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le cobalt4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le cuivre4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,l'tain4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le fer4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le manganse4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le mercure4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le molybdne4 ,acide molybdique oxygn4 ,inconnu4 ,le nickel4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,l'or4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le platine4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le plomb4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le tungstne4 ,acide tungstique oxygn4 ,inconnu4 ,le zinc4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,,observations ,sur les combinaisons binaires de l',oxygne avec les substances simples mtalliques non mtalliques4 ,l',,oxyg,,ne est une des substances les plus abondamment rpandues dans la nature1 puisqu'elle forme prs du tiers en poids de notre atmosphre1 par consquent du fluide lastique que nous respirons4 ,c'est dans ce rservoir immense que vivent croissent les animaux les vgtaux1 c'est galement de lui que nous tirons principalement tout l'oxygne que nous employons dans nos expriences4 ,l'attraction rciproque qui s'exerce entre ce principe les diffrentes substances est telle1 qu'il est impossible de l'obtenir seul dgag de toute combinaison4 ,dans notre atmosphre1 il est uni au calorique qui le tient en tat de gaz1 il est ml avec environ deux tiers en poids de gaz azote4 ,il faut1 pour qu'un corps s'oxygne1 runir un certain nombre de conditions3 la premire est que les molcules constituantes de ce corps n'exercent pas sur elles-mmes une attraction plus forte que celle qu'elles exercent sur l'oxygne2 car il est vident qu'alors il ne peut plus y avoir de combinaison4 ,l'art dans ce cas peut venir au secours de la nature1 l'on peut diminuer presqu' volont l'attraction des molcules des corps1 en les chauffant1 c'est--dire1 en y introduisant du calorique4 ,echauffer un corps1 c'est carter les unes des autres les molcules qui le constituent2 comme l'attraction de ces molcules diminue suivant une certaine loi relative la distance1 il se trouve ncessairement un instant o les molcules exercent une plus forte attraction sur l'oxygne1 qu'elles n'en exercent sur elles-mmes2 c'est alors que l'oxygnation a lieu4 ,on conoit que le degr de chaleur auquel commence ce phnomne1 doit tre diffrent pour chaque substance4 ,ainsi1 pour oxygner la plupart des corps en gnral presque toutes les substances simples1 il ne s'agit que de les exposer l'action de l'air de l'atmosphre1 de les lever une temprature convenable4 ,cette temprature pour le plomb1 le mercure1 l'tain1 n'est pas fort suprieure celle dans laquelle nous vivons4 ,il faut au contraire un degr de chaleur assez grand pour oxygner le fer1 le cuivre1 c4 du moins par la voie sche lorsque l'oxygnation n'est point aide par l'action de l'humidit4 ,quelquefois l'oxygnation se fait avec une extrme rapidit1 alors elle est accompagne de chaleur1 de lumire mme de flamme2 telle est la combustion du phosphore dans l'air de l'atmosphre1 celle du fer dans le gaz oxygne4 ,celle du soufre est moins rapide3 enfin celle du plomb1 de l'tain de la plupart des mtaux1 se fait beaucoup plus lentement sans que le dgagement du calorique1 sur-tout de la lumire1 soit sensible4 ,il est des substances qui ont une telle affinit pour l'oxygne1 qui ont la proprit de s'oxygner une temprature si basse1 que nous ne les voyons que dans l'tat d'oxygnation4 ,tel est l'acide muriatique que l'art1 ni peut-tre la nature1 n'ont encore pu dcomposer1 qui ne se prsente nous que dans l'tat d'acide4 ,il est probable qu'il y a beaucoup d'autres substances du rgne minral qui1 comme l'acide muriatique1 sont ncessairement oxygnes au degr de chaleur dans lequel nous vivons2 c'est sans doute parce qu'elles sont dj satures d'oxygne1 qu'elles n'exercent plus aucune action sur ce principe4 ,l'exposition des substances simples l'air1 leves un certain degr de temprature1 n'est pas le seul moyen de les oxygner4 ,au lieu de leur prsenter l'oxygne uni au calorique1 on peut leur prsenter cette substance unie un mtal avec lequel elle ait peu d'affinit4 ,l'oxide rouge de mercure est un des plus propres remplir cet objet1 sur-tout l'gard des corps qui ne sont point attaqus par le mercure4 ,l'oxygne dans cet oxide tient trs-peu au mtal1 mme il n'y tient plus au degr de chaleur qui commence faire rougir le verre4 ,en consquence on oxygne avec beaucoup de facilit tous les corps qui en sont susceptibles1 en les mlant avec de l'oxide rouge de mercure1 en les levant un degr de chaleur mdiocre4 ,l'oxide noir de manganse1 l'oxide rouge de plomb1 les oxides d'argent1 en gnral presque tous les oxides mtalliques peuvent remplir jusqu' un certain point le mme objet1 en choisissant de prfrence ceux dans lesquels l'oxygne a le moins d'adhrence4 ,toutes les rductions ou revivifications mtalliques ne sont mme que des oprations de ce genre3 elles ne sont autre chose que des oxygnations du charbon par un oxide mtallique quelconque4 ,le charbon combin avec l'oxygne avec du calorique1 s'chappe sous forme de gaz acide carbonique1 le mtal reste pur revivifi4 ,on peut encore oxygner toutes les substances combustibles en les combinant1 soit avec du nitrate de potasse ou de soude1 soit avec du muriate oxygn de potasse4 ,a un certain degr de chaleur1 l'oxygne quitte le nitrate le muriate1 pour se combiner avec le corps combustible3 mais ces sortes d'oxygnation ne doivent tre tentes qu'avec des prcautions extrmes sur de trs-petites quantits4 ,l'oxygne entre dans la combinaison des nitrates sur-tout des muriates oxygns1 avec une quantit de calorique presqu'gale celle qui est ncessaire pour le constituer gaz oxygne4 ,cette immense quantit de calorique devient subitement libre au moment de sa combinaison avec les corps combustibles2 il en rsulte des dtonations terribles auxquelles rien ne rsiste4 ,enfin on peut oxygner par la voie humide une partie des corps combustibles1 transformer en acides la plupart des oxides des trois rgnes4 ,on se sert principalement cet effet de l'acide nitrique1 auquel l'oxygne tient peu qui le cde facilement un grand nombre de corps1 l'aide d'une douce chaleur4 ,on peut galement employer l'acide muriatique oxygn pour quelques-unes de ces oprations1 mais non pas pour toutes4 ,j'appelle binaires les combinaisons des substances simples avec l'oxygne1 parce qu'elles ne sont formes que de la runion de deux substances4 ,je nommerai combinaisons ternaires celles composes de trois substances simples1 combinaisons quaternaires celles composes de quatre substances4 ,,tableau des combinaisons de l',oxygne avec les radicaux composs4 ,combinaisons de l'oxigne avec les radicaux composs du rgne minral1 tels que ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des acides qui en rsultent4 ,noms ---------------------------------------- --------- des radicaux ,nomenclature ,nomenclature nouvelle4 ancienne4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le radical ,l'acide nitro-muriatique4,l'eau rgale4 nitro-muriatique4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxigne avec les radicaux carbone-hydreux hydro-carboneux du rgne vgtal1 tels que le radical3 99 ---------------------------------------- ---------------------------- tartarique4 ,l'acide tartareux4 inconnu des anciens4 malique4 ,l'acide malique4 inconnu des anciens4 citrique4 ,l'acide citrique4 ,l'acide du citron4 pyro-lignique4 ,l'acide pyro-ligneux4 ,l'acide empyreumatique du bois4 pyro-mucique4 ,l'acide pyro-muqueux4 ,l'acide empyreumatique du sucre4 pyro-tartarique4 ,l'acide pyro-tartareux4 ,l'acide empyreumatique du tartre4 oxalique4 ,l'acide oxalique4 ,le sel d'oseille4 actique4 ,l'acide acteux ou ,le vinaigre1 l'acide actique4 du vinaigre4 ,le vinaigre radical4 succinique4 ,l'acide succinique4 ,le sel volatil de succin4 benzoque4 ,l'acide benzoque4 ,les fleurs de benjoin4 camphorique4 ,l'acide camphorique4 inconnu des anciens4 gallique4 ,l'acide gallique4 ,le principe astringent des vgtaux4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxigne avec les radicaux carbone-hydreux hydro-carboneux du rgne animal1 auxquels se joint presque toujours l'azote souvent le phosphore1 tels que le radical3 9999 ---------------------------------------- ---------------------------- lactique4 ,l'acide lactique4 ,l'acide du petit lait aigri4 saccho-lactique4 ,l'acide saccho-lactique4 inconnu des anciens4 formique4 ,l'acide formique4 ,l'acide des fourmis4 bombique4 ,l'acide bombique4 inconnu des anciens4 sbacique4 ,l'acide sbacique4 inconnu des anciens4 lithique4 ,l'acide lithique4 ,le calcul de la vessie4 prussique4 ,l'acide prussique4 ,la matire colorante du bleu de ,prusse4 99 ,ces radicaux1 par un premier degr d'oxignation1 donnent le sucre1 l'amidon1 le muqueux1 en gnral tous les oxides vgtaux4 9999 ,ces radicaux1 par un premier degr d'oxignation1 donnent la limphe animale1 diffrentes humeurs1 en gnral tous les oxides animaux4 ,,observations ,sur les combinaisons de l',oxigne avec les ,radicaux composs4 ,,depuis que j'ai publi dans les ,mmoires de l',acadm4 anne #aggf1 pag4 #fga1 #aggh1 page #ece1 une nouvelle thorie sur la nature sur la formation des acides2 que j'en ai conclu que le nombre de ces substances devoit tre beaucoup plus grand qu'on ne l'avoit pens jusqu'alors1 une nouvelle carrire s'est ouverte en ,chimie3 au lieu de cinq ou six acides qu'on connoissoit1 on en a dcouvert successivement jusqu' trente1 le nombre des sels neutres s'est accru dans la mme proportion4 ,ce qui nous reste tudier maintenant1 est la nature des bases acidifiables le degr d'oxygnation dont elles sont susceptibles4 ,j'ai dj fait observer que dans le rgne minral1 presque tous les radicaux oxidables acidifiables toient simples2 que dans le rgne vgtal au contraire1 sur-tout dans le rgne animal1 il n'en existoit presque pas qui ne fussent composs au moins de deux substances1 d'hydrogne de carbone2 que souvent l'azote le phosphore s'y runissoient1 qu'il en rsultoit des radicaux quatre bases4 ,les oxides acides animaux vgtaux peuvent1 d'aprs ces observations1 diffrer entr'eux1 #a4 par le nombre des principes acidifians qui constituent leur base2 #b4 par la diffrente proportion de ces principes2 #c4 par le diffrent degr d'oxygnation2 ce qui suffit au-del pour expliquer le grand nombre de varits que nous prsente la nature4 ,il n'est pas tonnant1 d'aprs cela1 qu'on puisse convertir presque tous les acides vgtaux les uns dans les autres2 il ne s'agit1 pour y parvenir1 que de changer la proportion du carbone de l'hydrogne1 ou de les oxygner plus ou moins4 ,c'est ce qu'a fait ,m4 ,crell dans des expriences trs-ingnieuses1 qui ont t confirmes tendues depuis par ,m4 ,hassenfratz4 ,il en rsulte que le carbone l'hydrogne donnent par un premier degr d'oxygnation de l'acide tartareux1 par un second de l'acide oxalique1 par un troisime de l'acide acteux ou actique4 ,il parotroit seulement que le carbone entre dans une proportion un peu moindre dans la combinaison des acides acteux actique4 ,l'acide citrique l'acide malique diffrent trs-peu des prcdens4 ,doit-on conclure de ces rflexions1 que les huiles soient la base1 qu'elles soient le radical des acides vgtaux animaux8 ,j'ai dj expos mes doutes cet gard4 ,premirement1 quoique les huiles paroissent n'tre uniquement composes que d'hydrogne de carbone1 nous ne savons pas si la proportion qu'elles en contiennent est prcisment celle ncessaire pour constituer les radicaux des acides4 ,secondement1 puisque les acides vgtaux animaux ne sont pas seulement composs d'hydrogne1 de carbone1 mais que l'oxygne entre galement dans leur combinaison1 il n'y a pas de raison de conclure qu'ils contiennent plutt de l'huile que de l'acide carbonique de l'eau4 ,ils contiennent bien1 il est vrai1 les matriaux propres chacune de ces combinaisons2 mais ces combinaisons ne sont point ralises la temprature habituelle dont nous jouissons1 les trois principes sont dans un tat d'quilibre1 qu'un degr de chaleur un peu suprieur celui de l'eau bouillante suffit pour troubler4 ,on peut consulter ce que j'ai dit cet gard1 page #acb suivantes de cet ,ouvrage4 ,,tableau des combinaisons binaires de l',azote avec les substances simples4 ,combinaisons de l'azote avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,substances ,rsultat des combinaisons4 simples4 ---------------------------------------- ------------ ,nomenclature nouvelle4 ,nomenclature anc4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,le gaz azote4 ,air phlogistiqu1 mofte4 ,l'hydrogne4 ,l'ammoniaque4 ,alkali volatil4 ,l'oxigne4 ,oxide nitreux4 ,base du gaz nitreux4 ,acide nitreux4 ,acide nitreux fumant4 ,acide nitrique4 ,acide nitreux blanc4 ,le ,carbone4 ,azoture de carbone4 ,inconnue4 ,combinaison inconnue4 ,on sait seulement que le carbone est susceptible de se dissoudre dans l'azote1 il en rsulte un gaz azotique carbon4 ,le phosphore4 ,azoture de phosphore4 ,inconnue4 ,combinaison inconnue4 ,le soufre4 ,azoture de soufre4 ,inconnue4 ,combinaison inconnue4 ,on sait seulement que le soufre est susceptible de se dissoudre dans le gaz azotique1 il en rsulte un gaz azotique sulfur4 ,les radicaux ,l'azote se combine avec le ,inconnues4 composs4 carbone l'hydrogne1 quelquefois avec le phosphore1 pour former des radicaux composs1 qui sont susceptibles1 comme on l'a vu plus haut1 de s'oxider de s'acidifier4 ,ce principe entre gnralement dans tous les radicaux du rgne animal4 ,les substances ,ces combinaisons sont ,inconnues4 mtalliques4 absolument inconnues4 ,si elles sont dcouvertes un jour1 on les nommera azotures mtalliques4 ,la chaux4 ,toutes ces combinaisons ,la magnsie4 sont entirement inconnues4 ,la baryte4 ,si un jour elles sont ,l'alumine4 reconnues possibles1 elles ,la potasse4 seront nommes azotures de ,la soude4 chaux1 azotures magnsines1 c4 ,,observations ,sur l',azote sur ses combinaisons avec les substances simples4 ,l',,azote est un des principes les plus abondamment rpandus dans la nature4 ,combin avec le calorique1 il forme le gaz azote ou la mofte1 qui entre environ pour les deux tiers dans le poids de l'air de l'atmosphre4 ,il demeure constamment dans l'tat de gaz au degr de pression de temprature dans lequel nous vivons2 aucun degr de compression ni de froid n'ont encore pu le rduire l'tat liquide ou solide4 ,ce principe est aussi un des lmens qui constitue essentiellement les matires animales3 il y est combin avec le carbone l'hydrogne1 quelquefois avec le phosphore1 le tout est li par une certaine portion d'oxygne qui les met ou l'tat d'oxide1 ou celui d'acide1 suivant le degr d'oxygnation4 ,la nature des matires animales peut donc varier comme celles des matires vgtales1 de trois manires1 #a4 par le nombre des substances qui entrent dans la combinaison du radical1 #b4 par leur proportion1 #c4 par le degr d'oxygnation4 ,l'azote combin avec l'oxygne forme les oxides acides nitreux nitrique2 combin avec l'hydrogne1 il forme l'ammoniaque3 ses autres combinaisons avec les substances simples sont peu connues4 ,nous leur donnerons le nom d'azotures1 pour conserver l'identit de terminaison en ure que nous avons affecte toutes les substances non-oxygnes4 ,il est assez probable que toutes les substances alkalines appartiennent ce genre de combinaisons4 ,il y a plusieurs manires d'obtenir le gaz azote3 la premire1 de le tirer de l'air commun en absorbant par le sulfure de potasse ou de chaux dissous dans l'eau1 le gaz oxygne qu'il contient4 ,il faut douze ou quinze jours pour que l'absorption soit complette2 en supposant mme qu'on agite qu'on renouvelle les surfaces1 qu'on rompe la pellicule qui s'y forme4 ,la seconde1 de le tirer des matires animales en les dissolvant dans de l'acide nitrique affoibli presqu' froid4 ,l'azote1 dans cette opration1 se dgage sous forme de gaz1 on le reoit sous des cloches remplies d'eau dans l'appareil pneumato-chimique3 ml avec un tiers en poids de gaz oxygne1 il reforme de l'air atmosphrique4 ,une troisime manire d'obtenir le gaz azote1 est de le retirer du nitre par la dtonation1 soit avec le charbon1 soit avec quelques autres corps combustibles4 ,dans le premier cas1 le gaz azote se dgage ml avec du gaz acide carbonique1 qu'on absorbe ensuite par de l'alkali caustique ou de l'eau de chaux1 le gaz azote reste pur4 ,enfin un quatrime moyen d'obtenir le gaz azote1 est de le tirer de la combinaison de l'ammoniaque avec les oxides mtalliques4 ,l'hydrogne de l'ammoniaque se combine avec l'oxygne de l'oxide2 il se forme de l'eau1 comme l'a observ ,m4 de ,fourcroy3 en mme tems l'azote devenu libre1 se dgage sous la forme de gaz4 ,il n'y a pas long-tems que les combinaisons de l'azote sont connues en ,chimie4 ,m4 ,cavendish est le premier qui l'ait observ dans le gaz dans l'acide nitreux4 ,m4 ,berthollet l'a ensuite dcouvert dans l'ammoniaque dans l'acide prussique4 ,tout jusqu'ici porte croire que cette substance est un tre simple lmentaire2 rien ne prouve au moins qu'elle ait encore t dcompose1 ce motif suffit pour justifier la place que nous lui avons assigne4 ,,tableau des combinaisons binaires de l',hydrogne avec les substances simples4 ,noms des ,rsultat des combinaisons de l'hydrogne avec3 ,substances ---------------------------------------- ------------- simples4 ,nomenclature nouvelle4 ,observations4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,gaz hydrogne4 ,cette combinaison de ,l'azote4 ,ammoniaque ou alkali l'oxygne du carbone volatil4 comprend les huiles ,l'oxigne4 ,eau4 fixes volatiles1 forme le radical d'une ,le soufre4 ,combinaison inconnue4 99 partie des oxides ,le phosphore4 des acides vgtaux animaux2 lorsqu'elle ,le carbone4 ,radical hydro-carboneux a lieu dans l'tat ou carbone-hydreux4 de gaz1 il en rsulte du gaz hydrogne carbon4 ,l'antimoine4 ,hydrure d'antimoine4 ,aucunes de ces ,l'argent4 ,hydrure d'argent4 combinaisons ne sont ,l'arsenic4 ,hydrure d'arsenic4 connues1 il y a toute ,le bismuth4 ,hydrure de bismuth4 apparence qu'elles ne ,le cobalt4 ,hydrure de cobalt4 peuvent exister la ,le cuivre4 ,hydrure de cuivre4 temprature dans ,l'tain4 ,hydrure d'tain4 laquelle nous vivons1 ,le fer4 ,hydrure de fer4 cause de la grande ,le manganse4 ,hydrure de manganse4 affinit de l'hydrogne ,le mercure4 ,hydrure de mercure4 pour le calorique4 ,le molybdne4 ,hydrure de molybdne4 ,le nickel4 ,hydrure de nickel4 ,l'or4 ,hydrure d'or4 ,le platine4 ,hydrure de platine4 ,le plomb4 ,hydrure de plomb4 ,le tungstne4 ,hydrure de tungstne4 ,le zinc4 ,hydrure de zinc4 ,la potasse4 ,hydrure de potasse4 ,la soude4 ,hydrure de soude4 ,l'ammoniaque4 ,hydrure d'ammoniaque4 ,la chaux4 ,hydrure de chaux4 ,la magnsie4 ,hydrure de magnsie4 ,la baryte4 ,hydrure de baryte4 ,l'alumine4 ,hydrure d'alumine4 99 ,ces combinaisons ont lieu dans l'tat de gaz il en rsulte du gaz hydrogne sulfur phosphor4 ,,observations ,sur l',hydrogne1 sur le tableau de ses combinaisons4 ,l',,hydrog,,ne1 comme l'exprime sa dnomination1 est un des principes de l'eau2 il entre pour quinze centimes dans sa composition3 l'oxygne en forme les quatre-vingt-cinq autres centimes4 ,cette substance dont ses proprits mme l'existence ne sont connues que depuis trs-peu de tems1 est un des principes des plus abondamment rpandus dans la nature3 c'est un de ceux qui jouent le principal rle dans le rgne vgtal dans le rgne animal4 ,l'affinit de l'hydrogne pour le calorique est telle qu'il reste constamment dans l'tat de gaz au degr de chaleur de pression dans lequel nous vivons4 ,il nous est donc impossible de connotre ce principe dans un tat concret dpouill de toute combinaison4 ,pour obtenir l'hydrogne ou plutt le gaz hydrogne1 il ne faut que prsenter l'eau une substance pour laquelle l'oxygne ait plus d'affinit qu'il n'en a avec l'hydrogne4 ,aussitt l'hydrogne devient libre1 il se combine avec le calorique forme le gaz hydrogne4 ,c'est le fer qu'on a coutume d'employer pour oprer cette sparation1 il faut pour cela qu'il soit lev un degr de chaleur capable de le faire rougir4 ,le fer s'oxide dans cette opration1 devient semblable la mine de fer de l'le d',elbe4 ,dans cet tat il est beaucoup moins attirable l'aimant1 il se dissout sans effervescence dans les acides4 ,le carbone1 lorsqu'il est rouge embrs1 a galement la proprit de dcomposer l'eau d'enlever l'oxygne l'hydrogne3 mais alors il se forme de l'acide carbonique qui se mle avec le gaz hydrogne2 on l'en spare facilement1 parce que l'acide carbonique est absorbable par l'eau par les alkalis1 tandis que l'hydrogne ne l'est pas4 ,on peut encore obtenir du gaz hydrogne en faisant dissoudre du fer ou du zinc dans de l'acide sulfurique tendu d'eau4 ,ces deux mtaux qui ne dcomposent que trs-difficilement trs-lentement l'eau lorsqu'ils sont seuls1 la dcomposent au contraire avec beaucoup de facilit lorsqu'ils sont aids par la prsence de l'acide sulfurique4 ,l'hydrogne s'unit au calorique dans cette opration1 aussitt qu'il est dgag1 on l'obtient dans l'tat de gaz hydrogne4 ,quelques ,chimistes d'un ordre trs-distingu se persuadent que l'hydrogne est le phlogistique de ,stalh1 comme ce clbre ,chimiste admettoit du phlogistique dans les mtaux1 dans le soufre1 dans le charbon1 c4 ils sont obligs de supposer qu'il existe galement1 de l'hydrogne fix combin dans toutes ces substances3 ils le supposent1 mais ils ne le prouvent pas1 quand ils le prouveroient1 ils ne seroient pas beaucoup plus avancs1 puisque ce dgagement du gaz hydrogne n'explique en aucune manire les phnomnes de la calcination de la combustion4 ,il faudroit toujours en revenir l'examen de cette question2 le calorique la lumire qui se dgagent pendant les diffrentes espces de combustion1 sont-ils fournis par le corps qui brle ou par le gaz oxygne qui se fixe dans toutes les oprations8 certainement la supposition de l'hydrogne dans les diffrens corps combustibles ne jette aucune lumire sur cette question4 ,c'est au surplus ceux qui supposent prouver2 toute doctrine qui expliquera aussi bien aussi naturellement que la leur1 sans supposition1 aura au moins l'avantage de la simplicit4 ,on peut voir ce que nous avons publi sur cette grande question1 ,m4 de ,morveau1 ,m4 ,bertholet1 ,m4 de ,fourcroy moi1 dans la traduction de l'essai de ,m4 ,kirwan sur le phlogistique4 ,,tableau des combinaisons binaires du ,soufre non oxygn avec les substances simples4 ,noms des ,rsultat des combinaisons du soufre avec3 ,substances ---------------------------------------- ------------- simples4 ,nomenclature ,noms anciens correspondans nouvelle4 avec la nouvelle ,nomenclature4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,gaz du soufre4 ,l'oxigne4 ,oxide de soufre4 ,soufre mou4 ,acide sulfureux4 ,acide sulfureux4 ,acide sulfurique4 ,acide vitriolique4 ,l'hydrogne4 ,sulfure d'hydrogne4 ,combinaisons inconnues4 ,l'azote4 ,sulfure d'azote ou azote sulfur4 ,le phosphore4 ,sulfure de phosphore4 ,le carbone4 ,sulfure de carbone4 ,l'antimoine4 ,sulfure d'antimoine4 ,antimoine crud4 ,l'argent4 ,sulfure d'argent4 ,l'arsenic4 ,sulfure d'arsenic4 ,orpiment1 ralgar4 ,le bismuth4 ,sulfure de bismuth4 ,le cobalt4 ,sulfure de cobalt4 ,le cuivre4 ,sulfure de cuivre4 ,pyrite de cuivre4 ,l'tain4 ,sulfure d'tain4 ,le fer4 ,sulfure de fer4 ,pyrite de fer4 ,le manganse4 ,sulfure de manganse4 ,le mercure4 ,sulfure de mercure4 ,ethiops minral1 cinnabre4 ,le molybdne4 ,sulfure de molybdne4 ,le nickel4 ,sulfure de nickel4 ,l'or4 ,sulfure d'or4 ,le platine4 ,sulfure de platine4 ,le plomb4 ,sulfure de plomb4 ,galne4 ,le tungstne4 ,sulfure de tungstne4 ,le zinc4 ,sulfure de zinc4 ,blende4 ,la potasse4 ,sulfure de potasse4 ,foie de soufre base d'alkali fixe vgtal4 ,la soude4 ,sulfure de soude4 ,foie de soufre base d'alkali fixe minral4 ,l'ammoniaque4 ,sulfure d'ammoniaque4 ,foie de soufre volatil1 liqueur fumante de ,boyle4 ,la chaux4 ,sulfure de chaux4 ,foie de soufre base calcaire4 ,la magnsie4 ,sulfure de magnsie4 ,foie de soufre base de magnsie4 ,la baryte4 ,sulfure de baryte4 ,foie de soufre base de terre pesante4 ,l'alumine4 ,sulfure d'alumine4 ,combinaison inconnue4 ,,observations ,sur le ,soufre sur le tableau de ses combinaisons avec les substances simples4 ,,le ,,soufre est une des substances combustibles qui a le plus de tendance la combinaison4 ,il est naturellement dans l'tat concret la temprature habituelle dans laquelle nous vivons1 ne se liqufie qu' une chaleur suprieure de plusieurs degrs celle de l'eau bouillante4 ,la nature nous prsente le soufre tout form1 -peu-prs port au dernier degr de puret dont il est susceptible dans le produit des volcans2 elle nous le prsente encore1 beaucoup plus souvent dans l'tat d'acide sulfurique1 c'est--dire combin avec l'oxygne1 c'est dans cet tat qu'il se trouve dans les argiles1 dans les gypses1 c4 ,pour ramener l'tat de soufre l'acide sulfurique de ces substances1 il faut lui enlever l'oxygne1 on y parvient en le combinant une chaleur rouge avec du carbone4 ,il se forme de l'acide carbonique qui se dgage dans l'tat de gaz1 il reste un sulfure qu'on dcompose par un acide3 l'acide s'unit la base le soufre se prcipite4 ,,tableau des combinaisons binaires du ,phosphore non oxygn avec les substances simples4 ,noms des ,rsultat des combinaisons du phosphore avec3 ,substances ---------------------------------------- ------------- simples4 ,nomenclature nouvelle4 ,observations4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,gaz du phosphore4 ,l'oxigne4 ,oxide de phosphore4 ,acide phosphoreux4 ,acide phosphorique4 ,l'hydrogne4 ,phosphure d'hydrogne4 ,l'azote4 ,phosphure d'azote4 ,le soufre4 ,phosphure de soufre4 ,le carbone4 ,phosphure de carbone4 ,l'antimoine4 ,phosphure d'antimoine4 ,de toutes ces ,l'argent4 ,phosphure d'argent4 combinaisons1 on ne ,l'arsenic4 ,phosphure d'arsenic4 connot encore que le ,le bismuth4 ,phosphure de bismuth4 phosphure de fer1 ,le cobalt4 ,phosphure de cobalt4 auquel on a donn le ,le cuivre4 ,phosphure de cuivre4 nom trs-impropre de ,l'tain4 ,phosphure d'tain4 sidrite2 encore est-il ,le fer4 ,phosphure de fer4 incertain si le ,le manganse4 ,phosphure de manganse4 phosphore est oxign ,le mercure4 ,phosphure de mercure4 ou non oxign dans ,le molybdne4 ,phosphure de molybdne4 cette combinaison4 ,le nickel4 ,phosphure de nickel4 ,l'or4 ,phosphure d'or4 ,le platine4 ,phosphure de platine4 ,le plomb4 ,phosphure de plomb4 ,le tungstne4 ,phosphure de tungstne4 ,le zinc4 ,phosphure de zinc4 ,la potasse4 ,phosphure de potasse4 ,ces combinaisons ne ,la soude4 ,phosphure de soude4 sont point encore ,l'ammoniaque4 ,phosphure d'ammoniaque4 connues4 ,il y a apparence qu'elles sont ,la chaux4 ,phosphure de chaux4 impossibles1 d'aprs ,la baryte4 ,phosphure de baryte4 les expriences de ,la magnsie4 ,phosphure de magnsie4 ,m4 ,gengembre4 ,l'alumine4 ,phosphure d'alumine4 ,,observations ,sur le ,phosphore sur le ,tableau de ses combinaisons avec les substances simples4 ,,le ,,phosphore est une substance combustible simple1 dont l'existence avoit chapp aux recherches des anciens ,chimistes4 ,c'est en #affg que la dcouverte en fut faite par ,brandt1 qui fit mystre de son procd3 bientt aprs ,kunckel dcouvrit le secret de ,brandt2 il le publia1 le nom de phosphore de ,kunckel qui lui a t conserv jusqu' nos jours1 prouve que la reconnoissance publique se porte sur celui qui publie1 plutt que sur celui qui dcouvre1 quand il fait mystre de sa dcouverte4 ,c'est de l'urine seule qu'on tiroit alors le phosphore3 quoique la mthode de le prparer et t dcrite dans plusieurs ouvrages1 notamment par ,m4 ,homberg1 dans les mmoires de l',acadmie des ,sciences1 anne #afib1 l',angleterre a t long-tems en possession d'en fournir seule aux savans de toute l',europe4 ,ce fut en #agcg qu'il fut fait pour la premire fois en ,france1 au ,jardin ,royal des ,plantes1 en prsence des commissaires de l',acadmie des ,sciences4 ,maintenant on le tire d'une manire plus commode1 sur-tout plus conomique1 des os des animaux1 qui sont un vritable phosphate calcaire4 ,le procd le plus simple consiste1 d'aprs ,,mm4 ,gahn1 ,schele1 ,rouelle1 c4 calciner des os d'animaux adultes1 jusqu' ce qu'ils soient presque blancs4 ,on les pile on les passe au tamis de soie2 on verse ensuite dessus de l'acide sulfurique tendu d'eau1 mais en quantit moindre qu'il n'en faut pour dissoudre la totalit des os4 ,cet acide s'unit la terre des os pour former du sulfate de chaux3 en mme tems l'acide phosphorique est dgag reste libre dans la liqueur4 ,on dcante alors1 on lave le rsidu1 on runit l'eau du lavage la liqueur dcante2 on fait vaporer1 afin de sparer du sulfate de chaux qui se cristallise en filets soyeux1 on finit par obtenir l'acide phosphorique sous forme d'un verre blanc transparent qui1 rduit en poudre ml avec un tiers de son poids de charbon1 donne de bon phosphore4 ,l'acide phosphorique qu'on obtient par ce procd1 n'est jamais aussi pur que celui retir du phosphore1 soit par la combustion1 soit par l'acide nitrique2 il ne doit donc point tre employ pour des expriences de recherches4 ,le phosphore se rencontre dans presque toutes les substances animales1 dans quelques plantes qui ont1 d'aprs l'analyse chimique1 un caractre animal4 ,il y est ordinairement combin avec le carbone1 l'azote l'hydrogne1 il en rsulte des radicaux trs-composs4 ,ces radicaux sont communment ports l'tat d'oxide par une portion d'oxygne4 ,la dcouverte que ,m4 ,hassenfratz a faite de cette substance dans le charbon de bois1 feroit souponner qu'il est plus commun qu'on ne pense dans le rgne vgtal3 ce qu'il y a de certain1 c'est que des familles entires de plantes en fournissent quand on les traite convenablement4 ,je range le phosphore au rang des corps combustibles simples1 parce qu'aucune exprience ne donne lieu de croire qu'on puisse le dcomposer4 ,il s'allume #cb degrs du thermomtre4 ,,tableau des combinaisons binaires du ,carbone non oxygn avec les substances simples4 ,noms des ,rsultat des combinaisons du carbone avec3 ,substances ---------------------------------------- ------------- simples4 ,nomenclature nouvelle4 ,observations4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,l'oxigne4 ,oxide de carbone4 ,inconnu4 ,acide carbonique4 ,air fixe des anglois1 acide crayeux de ,m4 ,bucquet de ,m4 de ,fourcroy4 ,le soufre4 ,carbure de soufre4 ,combinaisons inconnues4 ,le phosphore4 ,carbure de phosphore4 ,l'azote4 ,carbure d'azote4 ,l'hydrogne4 ,radical carbone-hydreux4 ,huiles fixes volatiles4 ,l'antimoine4 ,carbure d'antimoine4 ,de toutes ces ,l'argent4 ,carbure d'argent4 combinaisons1 on ,l'arsenic4 ,carbure d'arsenic4 ne connot que ,le bismuth4 ,carbure de bismuth4 les carbures de ,le cobalt4 ,carbure de cobalt4 fer de zinc1 ,le cuivre4 ,carbure de cuivre4 auxquels on a ,l'tain4 ,carbure d'tain4 donn le nom de ,le fer4 ,carbure de fer4 ,plombagine2 les ,le manganse4 ,carbure de manganse4 autres n'ont encore ,le mercure4 ,carbure de mercure4 t ni faites ,le molybdne4 ,carbure de molybdne4 ni observes4 ,le nickel4 ,carbure de nickel4 ,l'or4 ,carbure d'or4 ,le platine4 ,carbure de platine4 ,le plomb4 ,carbure de plomb4 ,le tungstne4 ,carbure de tungstne4 ,le zinc4 ,carbure de zinc4 ,la potasse4 ,carbure de potasse4 ,la soude4 ,carbure de soude4 ,combinaisons inconnues4 ,l'ammoniaque4 ,carbure d'ammoniaque4 ,la chaux4 ,carbure de chaux4 ,la magnsie4 ,carbure de magnsie4 ,la baryte4 ,carbure de baryte4 ,combinaisons inconnues4 ,l'alumine4 ,carbure d'alumine4 ,,observations ,sur le ,carbone sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,comme aucune exprience ne nous a indiqu jusqu'ici la possibilit de dcomposer le carbone1 nous ne pouvons quant prsent le considrer que comme une substance simple4 ,il parot prouv par les expriences modernes1 qu'il est tout form dans les vgtaux1 j'ai dj fait observer qu'il y toit combin avec l'hydrogne1 quelquefois avec l'azote avec le phosphore1 pour former des radicaux composs2 enfin que ces radicaux toient ensuite ports l'tat d'oxides ou d'acides1 suivant la proportion d'oxygne qui y toit ajoute4 ,pour obtenir le carbone contenu dans les matires vgtales ou animales1 il ne faut que les faire chauffer un degr de feu d'abord mdiocre ensuite trs-fort1 afin de dcomposer les dernires portions d'eau que le charbon retient obstinment4 ,dans les oprations chimiques on se sert ordinairement de cornues de grs ou de porcelaine1 dans lesquelles on introduit le bois ou autres matires combustibles1 on pousse grand feu dans un bon fourneau de reverbre3 la chaleur volatilise1 ou1 ce qui est la mme chose1 convertit en gaz toutes les substances qui en sont susceptibles1 le carbone1 comme le plus fixe1 reste combin avec un peu de terre quelques sels fixes4 ,dans les arts la carbonisation du bois se fait par un procd moins coteux3 on dispose le bois en tas1 on le recouvre de terre1 de manire qu'il n'y ait de communication avec l'air que ce qu'il en faut pour faire brler le bois pour en chasser l'huile l'eau2 on touffe ensuite le feu1 en bouchant les trous qu'on avoit mnags la terre du fourneau4 ,il y a deux manires d'analyser le carbone1 sa combustion par le moyen de l'air ou plutt du gaz oxygne1 son oxygnation par l'acide nitrique4 ,on le convertit dans les deux cas en acide carbonique1 il laisse de la chaux1 de la potasse quelques sels neutres4 ,les ,chimistes se sont peu occups de ce genre d'analyse1 il n'est pas mme rigoureusement dmontr que la potasse existe dans le charbon avant la combustion4 ,,observations ,sur les ,radicaux muriatique1 fluorique boracique1 sur leurs combinaisons4 ,,on n'a point form de ,tableau pour prsenter le rsultat des combinaisons de ces substances1 soit entr'elles1 soit avec les autres corps combustibles2 parce qu'elles sont toutes absolument inconnues4 ,on sait seulement que ces radicaux s'oxygnent2 qu'ils forment les acides muriatique1 fluorique boracique1 qu'alors ils sont susceptibles d'entrer dans un grand nombre de combinaisons3 mais la ,chimie n'a pas encore pu parvenir les dsoxygner1 s'il est permis de se servir de cette expression1 les obtenir dans leur tat de simplicit4 ,il faudroit1 pour y parvenir1 trouver un corps pour lequel l'oxygne et plus d'affinit qu'il n'en a avec les radicaux muriatique1 fluorique boracique1 ou bien se servir de doubles affinits4 ,on peut voir dans les ,observations relatives aux acides muriatique1 fluorique boracique1 ce que nous savons de l'origine de leurs radicaux4 ,,observations ,sur la combinaison des ,mtaux les uns avec les autres4 ,,ce seroit ici le lieu1 pour terminer ce qui concerne les substances simples1 de prsenter des ,tableaux de la combinaison de tous les mtaux les uns avec les autres2 mais comme ces ,tableaux seroient trs-volumineux ne prsenteroient rien que d'incomplet1 moins de recherches qui n'ont point encore t faites1 je les ai supprims4 ,il me suffira de dire que toutes ces combinaisons portent le nom d'alliages1 qu'on doit nommer le premier le mtal qui entre en plus grande abondance dans la composition mtallique4 ,ainsi1 alliage d'or d'argent1 ou or alli d'argent1 annonce une combinaison o l'or est le mtal dominant4 ,les alliages mtalliques ont1 comme toutes les autres combinaisons1 leur degr de saturation3 il parotroit mme1 d'aprs les expriences de ,m4 de la ,briche1 qu'ils en ont deux trs-distincts4 ,,tableau des combinaisons de l',azote ou ,radical nitrique port l'tat d'acide nitreux par la combinaison d'une suffisante quantit d'oxygne1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leurs affinits avec cet acide4 ,combinaisons de l'acide nitreux avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des sels neutres4 ,noms des bases4 ---------------------------------------- ----- ,nomenclature ,observations4 nouvelle4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la baryte4 ,nitrite de baryte4 ,il n'y a qu'un ,la potasse4 ,nitrite de potasse4 trs-petit nombre ,la soude4 ,nitrite de soude4 d'annes que ces sels ,la chaux4 ,nitrite de chaux4 ont t dcouverts1 ,la magnsie4 ,nitrite de magnsie4 ils n'avoient point ,l'ammoniaque4 ,nitrite d'ammoniaque4encore t nomms4 ,l'alumine4 ,nitrite d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,nitrite de zinc4 ,comme les mtaux se ,l'oxide de fer4 ,nitrite de fer4 dissolvent dans les ,l'oxide de manganse4 ,nitrite de manganse4acides nitreux ,l'oxide de cobalt4 ,nitrite de cobalt4 nitrique1 diffrens ,l'oxide de nickel4 ,nitrite de nickel4 degrs d'oxignation1 ,l'oxide de plomb4 ,nitrite de plomb4 il doit en rsulter ,l'oxide d'tain4 ,nitrite d'tain4 des sels1 o l'acide ,l'oxide de cuivre4 ,nitrite de cuivre4 est rellement dans ,l'oxide de bismuth4 ,nitrite de bismuth4 des tats diffrens2 ,l'oxide d'antimoine4 ,nitrite d'antimoine4 ceux o le mtal est ,l'oxide d'arsenic4 ,nitrite d'arsenic4 le moins oxign ,l'oxide de mercure4 ,nitrite de mercure4 seront appels ,l'oxide d'argent4 99 ,nitrite d'argent4 nitrites2 ceux o il ,l'oxide d'or4 99 ,nitrite d'or4 l'est davantage seront ,l'oxide de platine4 99 ,nitrite de platine4 nomms nitrates3 mais la limite de cette distinction n'est pas trs aise saisir4 ,les anciens ne connoissoient aucuns de ces sels4 99 ,il y a grande apparence qu'il n'existe pas de nitrite d'argent1 d'or de platine1 mais seulement des nitrates de ces mtaux4 ,,tableau des combinaisons de l',azote complettement satur d'oxygne1 porte l'tat d'acide nitrique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,combinaisons de l'acide nitrique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des sels neutres4 ,noms des bases4 ---------------------------------------- ------ ,nomenclature ,nomenclature nouvelle4 ancienne4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la baryte4 ,nitrate de baryte4 ,nitre base de terre pesante4 ,la potasse4 ,nitrate de potasse1 ,nitre1 nitre base salptre4 d'alkali vgtal1 salptre4 ,la soude4 ,nitrate de soude4 ,nitre quadrangulaire4 ,nitre base d'alkali minral4 ,la chaux4 ,nitrate de chaux4 ,nitre calcaire1 nitre base terreuse4 ,eau mre de nitre ou de salptre4 ,la magnsie4 ,nitrate de magnsie4 ,nitre base de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,nitrate d'ammoniaque4,nitre ammoniacal4 ,l'alumine4 ,nitrate d'alumine4 ,alun nitreux1 nitre argileux1 nitre base de terre d'alun4 ,l'oxide de zinc4 ,nitrate de zinc4 ,nitre de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,nitrate de fer4 ,nitre de fer1 nitre martial4 ,l'oxide de manganse4,nitrate de manganse4,nitre de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,nitrate de cobalt4 ,nitre de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,nitrate de nickel4 ,nitre de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,nitrate de plomb4 ,nitre de plomb1 nitre de saturne4 ,l'oxide d'tain4 ,nitrate d'tain4 ,nitre d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,nitrate de cuivre4 ,nitre de cuivre1 nitre de ,vnus4 ,l'oxide de bismuth4 ,nitrate de bismuth4 ,nitre de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,nitrate d'antimoine4 ,nitre d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,nitrate d'arsenic4 ,nitre d'arsenic4 ,nitre arsenical4 ,l'oxide de mercure4 ,nitrate de mercure4 ,nitre mercuriel4 ,nitre de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,nitrate d'argent4 ,nitre d'argent4 ,nitre de lune1 pierre infernale4 ,l'oxide d'or4 ,nitrate d'or4 ,nitre d'or4 ,l'oxide de platine4 ,nitrate de platine4 ,nitre de platine4 ,,observations ,sur les ,acides nitreux nitrique1 sur le ,tableau de leurs combinaisons4 ,l',,acide nitreux l'acide nitrique se tirent d'un sel connu dans les arts sous le nom de salptre4 ,on extrait ce sel par lixiviation des dcombres des vieux btimens de la terre des caves1 des curies1 des granges1 en gnral des lieux habits4 ,l'acide nitrique est le plus souvent uni dans ces terres la chaux la magnsie1 quelquefois la potasse plus rarement l'alumine4 ,comme tous ces sels1 l'exception de celui base de potasse1 attirent l'humidit de l'air1 qu'ils seroient d'une conservation difficile dans les arts1 on profite de la plus grande affinit qu'a la potasse avec l'acide nitrique1 de la proprit qu'elle a de prcipiter la chaux1 la magnsie l'alumine1 pour ramener ainsi dans le travail du salptrier dans le rafinage qui se fait ensuite dans les magasins du ,roi1 tous les sels nitriques l'tat de nitrate de potasse ou de salptre4 ,pour obtenir l'acide nitreux de ce sel1 on met dans une cornue tubule trois parties de salptre trs-pur1 une d'acide sulfurique concentr3 on y adapte un ballon deux pointes1 auquel on joint l'appareil de ,woulfe1 c'est--dire1 des flacons plusieurs gouleaux moiti remplis d'eau runis par des tubes de verre4 ,on voit cet appareil reprsent pl4 ,,iv1 fig4 #a4 ,on lutte exactement toutes les jointures1 on donne un feu gradu3 il passe de l'acide nitreux en vapeurs rouges1 c'est--dire1 surcharg de gaz nitreux1 ou autrement dit1 qui n'est point oxygn autant qu'il le peut tre4 ,une partie de cet acide se condense dans le ballon1 dans l'tat d'une liqueur d'un jaune rouge trs-fonc2 le surplus se combine avec l'eau des bouteilles4 ,il se dgage en mme-tems une grande quantit de gaz oxygne1 par la raison qu' une temprature un peu leve l'oxygne a plus d'affinit avec le calorique qu'avec l'oxide nitreux1 tandis que le contraire arrive la temprature habituelle dans laquelle nous vivons4 ,c'est parce qu'une partie d'oxygne a quitt ainsi l'acide nitrique1 qu'il se trouve converti en acide nitreux4 ,on peut ramener cet acide de l'tat nitreux l'tat nitrique1 en le faisant chauffer une chaleur douce2 le gaz nitreux qui toit en excs s'chappe1 il reste de l'acide nitrique3 mais on n'obtient par cette voie qu'un acide nitrique trs-tendu d'eau1 il y a d'ailleurs une perte considrable4 ,on se procure de l'acide nitrique beaucoup plus concentr avec infiniment moins de perte1 en mlant ensemble du salptre de l'argile bien seche1 en les poussant au feu dans une cornue de grs4 ,l'argile se combine avec la potasse pour laquelle elle a beaucoup d'affinit3 en mme-tems il passe de l'acide nitrique trs-lgrement fumant1 qui ne contient qu'une trs-petite portion de gaz nitreux4 ,on l'en dbarrasse aisment1 en faisant chauffer foiblement l'acide dans une cornue3 on obtient une petite portion d'acide nitreux dans le rcipient1 il reste de l'acide nitrique dans la cornue4 ,on a vu dans le corps de cet ,ouvrage1 que l'azote toit le radical nitrique3 si vingt parties demie en poids d'azote1 on ajoute quarante-trois parties demie d'oxygne1 cette proportion constituera l'oxide ou le gaz nitreux2 si on ajoute cette premire combinaison #cf autres parties d'oxygne1 on aura de l'acide nitrique4 ,l'intermdiaire entre la premire la dernire de ces proportions1 donne diffrentes espces d'acides nitreux1 c'est--dire1 de l'acide nitrique plus ou moins imprgn de gaz nitreux4 ,j'ai dtermin ces proportions par voie de dcomposition1 je ne puis pas assurer qu'elles soient rigoureusement exactes2 mais elles ne peuvent pas s'carter beaucoup de la vrit4 ,m4 ,cavendish1 qui a prouv le premier par voie de composition1 que l'azote est le radical nitrique1 a donn des proportions un peu diffrentes dans lesquelles l'azote entre pour une plus forte proportion3 mais il est probable en mme tems que c'est de l'acide nitreux qu'il a form1 non de l'acide nitrique2 cette circonstance suffit pour expliquer jusqu' un certain point la diffrence des rsultats4 ,pour obtenir l'acide nitrique trs-pur1 il faut employer du nitre dpouill de tout mlange de corps trangers4 ,si1 aprs la distillation1 on souponne qu'il y reste quelques vestiges d'acide sulfurique1 on y verse quelques gouttes de dissolution de nitrate barytique1 l'acide sulfurique s'unit avec la baryte1 forme un sel neutre insoluble qui se prcipite4 ,on en spare avec autant de facilit les dernires portions d'acide muriatique qui pouvoient y tre contenues1 en y versant quelques gouttes de nitrate d'argent2 l'acide muriatique contenu dans l'acide nitrique1 s'unit l'argent avec lequel il a plus d'affinit1 se prcipite sous forme de muriate d'argent qui est presqu'insoluble4 ,ces deux prcipitations faites1 on distille jusqu' ce qu'il ait pass environ les sept huitimes de l'acide1 on est sr alors de l'avoir parfaitement pur4 ,l'acide nitrique est un de ceux qui a le plus de tendance la combinaison1 dont en mme tems la dcomposition est le plus facile4 ,il n'est presque point de substance simple1 si on en excepte l'or1 l'argent le platine1 qui ne lui enlve plus ou moins d'oxygne2 quelques-unes mme le dcomposent en entier4 ,il a t fort anciennement connu des ,chimistes1 ses combinaisons ont t plus tudies que celles d'aucun autre4 ,,mm4 ,macquer ,baum ont nomm nitres tous les sels qui ont l'acide nitrique pour acide4 ,nous avons driv leur nom de la mme origine2 mais nous en avons chang la terminaison1 nous les avons appels nitrates ou nitrites1 suivant qu'ils ont l'acide nitrique ou l'acide nitreux pour acide d'aprs la loi gnrale dont nous avons expliqu les motifs1 chapitre ,,xvi4 ,c'est galement par une suite des principes gnraux dont nous avons rendu compte1 que nous avons spcifi chaque sel par le nom de sa base4 ,,tableau des combinaisons de l',acide sulfurique ou ,soufre oxygn avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 par la voie humide4 ,combinaisons de l'acide sulfurique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,numros4 ,noms des bases4 ,sels neutres qui en rsultent4 ---------------------------------------- ---------------------------- #a ,la baryte4 ,sulfate de baryte4 #b ,la potasse4 ,sulfate de potasse4 #c ,la soude4 ,sulfate de soude4 #d ,la chaux4 ,sulfate de chaux4 #e ,la magnsie4 ,sulfate de magnsie4 #f ,l'ammoniaque4 ,sulfate d'ammoniaque4 #g ,l'alumine4 ,sulfate d'alumine ou alun4 #h ,l'oxide de zinc4 ,sulfate de zinc4 #i ,l'oxide de fer4 ,sulfate de fer4 #aj ,l'oxide de manganse4 ,sulfate de manganse4 #aa ,l'oxide de cobalt4 ,sulfate de cobalt4 #ab ,l'oxide de nickel4 ,sulfate de nickel4 #ac ,l'oxide de plomb4 ,sulfate de plomb4 #ad ,l'oxide d'tain4 ,sulfate d'tain4 #ae ,l'oxide de cuivre4 ,sulfate de cuivre4 #af ,l'oxide de bismuth4 ,sulfate de bismuth4 #ag ,l'oxide d'antimoine4 ,sulfate d'antimoine4 #ah ,l'oxide d'arsenic4 ,sulfate d'arsenic4 #ai ,l'oxide de mercure4 ,sulfate de mercure4 #bj ,l'oxide d'argent4 ,sulfate d'argent4 #ba ,l'oxide d'or4 ,sulfate d'or4 #bb ,l'oxide de platine4 ,sulfate de platine4 ,combinaisons de l'acide vitriolique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,,nomenclature ,,ancienne4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,numros4 ,noms des bases4 ,sels neutres qui en rsultent4 ---------------------------------------- ---------------------------- #a ,la terre pesante4 ,vitriol de terre pesante1 spath pesant4 #b ,l'alkali fixe vgtal4,tartre vitriol1 sel de duobus1 arcanum duplicatum4 #c ,l'alkali fixe minral4,sel de ,glauber4 #d ,la terre calcaire4 ,slnite1 gypse1 vitriol calcaire4 #e ,la magnsie4 ,vitriol de magnsie1 sel d',epsom1 sel de ,sedlitz4 #f ,l'alkali volatil4 ,sel ammoniacal secret de ,glauber4 #g ,la terre de l'alun4 ,alun4 #h ,la chaux de zinc4 ,vitriol blanc1 vitriol de ,goslard4 ,couperose blanche1 vitriol de zinc4 #i ,la chaux de fer4 ,couperose verte1 vitriol martial1 vitriol de fer4 #aj ,la chaux de manganse4,vitriol de manganse4 #aa ,la chaux de cobalt4 ,vitriol de cobalt4 #ab ,la chaux de nickel4 ,vitriol de nickel4 #ac ,la chaux de plomb4 ,vitriol de plomb4 #ad ,la chaux d'tain4 ,vitriol d'tain4 #ae ,la chaux de cuivre4 ,vitriol de cuivre1 couperose bleue4 #af ,la chaux de bismuth4 ,vitriol de bismuth4 #ag ,la chaux d'antimoine4 ,vitriol d'antimoine4 #ah ,la chaux d'arsenic4 ,vitriol d'arsenic4 #ai ,la chaux de mercure4 ,vitriol de mercure4 #bj ,la chaux d'argent4 ,vitriol d'argent4 #ba ,la chaux d'or4 ,vitriol d'or4 #bb ,la chaux de platine4 ,vitriol de platine4 ,,observations ,sur l',acide sulfurique sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on a long-tems retir l'acide sulfurique par distillation du sulfate de fer ou vitriol de mars1 dans lequel cet acide est uni au fer4 ,cette distillation a t dcrite par ,basile ,valentin1 qui crivoit dans le quinzime sicle4 ,on prfre aujourd'hui de le tirer du soufre par la combustion1 parce qu'il est beaucoup meilleur march que celui qu'on peut extraire des diffrens sels sulfuriques4 ,pour faciliter la combustion du soufre son oxygnation1 on y mle un peu de salptre ou nitrate de potasse en poudre4 ,ce dernier est dcompos1 fournit au soufre une portion de son oxygne1 qui facilite sa conversion en acide4 ,malgr l'addition de salptre1 on ne peut continuer la combustion du soufre dans des vaisseaux ferms1 quelque grands qu'ils soient1 que pendant un tems dtermin4 ,la combustion cesse par deux raisons2 #a4 parce que le gaz oxygne se trouve puis1 que l'air dans lequel se fait la combustion se trouve presque rduit l'tat de gaz azotique2 #b4 parce que l'acide lui-mme qui reste long-tems en vapeurs1 met obstacle la combustion4 ,dans les travaux en grand des arts1 on brle le mlange de soufre de salptre dans de grandes chambres dont les parois sont recouvertes de feuilles de plomb3 on laisse un peu d'eau au fond pour faciliter la condensation des vapeurs4 ,on se dbarrasse ensuite de cette eau1 en introduisant l'acide sulfurique qu'on a obtenu dans de grandes cornues3 on distille un degr de chaleur modr2 il passe une eau lgrement acide1 il reste dans la cornue de l'acide sulfurique concentr4 ,dans cet tat il est diaphane1 sans odeur1 il pse peu prs le double de l'eau4 ,on prolongeroit la combustion du soufre1 on acclreroit la fabrication de l'acide sulfurique1 si on introduisoit dans les grandes chambres doubles de plomb o se fait cette opration1 le vent de plusieurs soufflets qu'on dirigeroit sur la flamme4 ,on feroit vacuer le gaz azotique par de longs canaux ou espces de serpentins dans lesquels il seroit en contact avec de l'eau1 afin de le dpouiller de tout le gaz acide sulfureux ou acide sulfurique qu'il pourroit contenir4 ,suivant une premire exprience de ,m4 ,berthollet1 #fi parties de soufre en brlant absorbent #ca parties d'oxygne1 pour former #ajj parties d'acide sulfurique4 ,suivant une seconde exprience faite par une autre mthode1 #gb parties de soufre en absorbent #bh d'oxygne1 pour former la mme quantit de #ajj parties d'acide sulfurique sec4 ,cet acide ne dissout1 comme tous les autres1 les mtaux qu'autant qu'ils ont t pralablement oxids2 mais la plupart sont susceptibles de dcomposer une portion de l'acide1 de lui enlever assez d'oxygne pour devenir dissolubles dans le surplus3 c'est ce qui arrive l'argent1 au mercure mme au fer au zinc1 quand on les fait dissoudre dans de l'acide sulfurique concentr bouillant4 ,ces mtaux s'oxident se dissolvent1 mais ils n'enlvent pas assez d'oxygne l'acide pour le rduire en soufre2 ils le rduisent seulement l'tat d'acide sulfureux1 il se dgage alors sous la forme de gaz acide sulfureux4 ,lorsqu'on met de l'argent1 du mercure ou quelque mtal autre que le fer le zinc dans de l'acide sulfurique tendu d'eau1 comme ils n'ont pas assez d'affinit avec l'oxygne pour l'enlever1 ni au soufre1 ni l'acide sulfureux1 ni l'hydrogne1 ils sont absolument insolubles dans cet acide4 ,il n'en est pas de mme du zinc du fer3 ces deux mtaux1 aids par la prsence de l'acide1 dcomposent l'eau2 ils s'oxident ses dpens1 deviennent alors dissolubles dans l'acide1 quoiqu'il ne soit ni concentr ni bouillant4 ,,tableau des combinaisons de l',acide sulfureux avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,noms des bases4 ,noms des sel neutres4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,la baryte4 ,sulfite de baryte4 de l'acide ,la potasse4 ,sulfite de potasse4 sulfureux ,la soude4 ,sulfite de soude4 avec3 ,la chaux4 ,sulfite de chaux4 ,la magnsie4 ,sulfite de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,sulfite d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,sulfite d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,sulfite de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,sulfite de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,sulfite de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,sulfite de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,sulfite de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,sulfite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,sulfite d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,sulfite de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,sulfite de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,sulfite d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,sulfite d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 ,sulfite de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,sulfite d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,sulfite d'or4 ,l'oxide de platine4 ,sulfite de platine4 ,nota4 ,les anciens n'ont connu proprement parler de ces sels que le sulfite de potasse1 qui1 jusqu' ces derniers tems1 a conserv le nom de sel sulfureux de ,stalh4 ,avant la nouvelle nomenclature que nous avons propose1 on dsignoit les sels sulfureux comme il suit3 ,sel sulfureux de ,stalh base d'alkali fixe vgtal1 sel sulfureux de ,stalh base d'alkali fixe minral1 sel sulfureux de ,stalh base de terre calcaire4 ,on a suivi dans ce tableau l'ordre des affinits indiqu par ,m4 ,bergman pour l'acide sulfurique1 parce qu'en effet l'gard des alkalis des terres1 l'ordre est le mme pour l'acide sulfureux2 mais il n'est pas certain qu'il en soit de mme pour les oxides mtalliques4 ,,observations ,sur l',acide sulfureux1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide sulfureux est form1 comme l'acide sulfurique1 de la combinaison du soufre avec l'oxygne1 mais avec une moindre proportion de ce dernier4 ,on peut l'obtenir de diffrentes manires1 #a4 en faisant brler du soufre lentement1 #b4 en distillant de l'acide sulfurique sur de l'argent1 de l'antimoine1 du plomb1 du mercure ou du charbon3 une portion d'oxygne s'unit au mtal1 l'acide passe dans l'tat d'acide sulfureux4 ,cet acide existe naturellement dans l'tat de gaz au degr de temprature de pression dans lequel nous vivons2 mais il parot1 d'aprs des expriences de ,m4 ,clouet1 qu' un trs-grand degr de refroidissement1 il se condense devient liquide3 l'eau absorbe beaucoup plus de ce gaz acide qu'elle n'absorbe de gaz acide carbonique2 mais elle en absorbe beaucoup moins que de gaz acide muriatique4 ,c'est une vrit bien tablie1 que je n'ai peut-tre que trop rpte1 que les mtaux en gnral ne peuvent se dissoudre dans les acides1 qu'autant qu'ils peuvent s'y oxider3 or l'acide sulfureux tant dj dpouill d'une grande partie de l'oxygne ncessaire pour le constituer acide sulfurique1 il est plutt dispos en reprendre qu' en fournir la plupart des mtaux1 c'est pour cela qu'il ne peut les dissoudre1 moins qu'ils n'aient t pralablement oxids4 ,par une suite du mme principe1 les oxides mtalliques se dissolvent dans l'acide sulfureux sans effervescence mme avec beaucoup de facilit4 ,cet acide a mme1 comme l'acide muriatique1 la proprit de dissoudre des oxides mtalliques qui sont trop oxygns1 qui seroient par cela mme indissolubles dans l'acide sulfurique2 il forme alors avec eux de vritables sulfates4 ,on pourroit donc souponner qu'il n'existe que des sulfates mtalliques non des sulfites1 si les phnomnes qui ont lieu dans la dissolution du fer1 du mercure1 de quelques autres mtaux1 ne nous apprenoient que ces substances mtalliques sont susceptibles de s'oxider plus ou moins en se dissolvant dans les acides4 ,d'aprs cette observation le sel dans lequel le mtal sera le moins oxid devra porter le nom de sulfite1 celui dans lequel le mtal sera le plus oxid devra porter le nom de sulfate4 ,on ignore encore si cette distinction1 ncessaire pour le fer pour le mercure1 est applicable tous les autres sulfates mtalliques4 ,,tableau des combinaisons du ,phosphore qui a reu un premier degr d'oxygnation1 qui a t port l'tat d',acide phosphoreux1 avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- --------------------- ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,phosphite de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,phosphite de baryte4 phosphoreux ,la magnsie4 ,phosphite de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,phosphite de potasse4 ,la soude4 ,phosphite de soude4 ,l'ammoniaque4 ,phosphite d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,phosphite d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,phosphite de zinc4 99 ,l'oxide de fer4 ,phosphite de fer4 ,l'oxide de manganse4,phosphite de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,phosphite de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,phosphite de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,phosphite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,phosphite d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,phosphite de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,phosphite de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,phosphite d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,phosphite d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 ,phosphite de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,phosphite d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,phosphite d'or4 ,l'oxide de platine4 ,phosphite de platine4 99 ,l'existence des phosphites mtalliques n'est pas encore absolument certaine1 elle suppose que les mtaux sont susceptibles de se dissoudre dans l'acide phosphorique1 diffrens degrs d'oxygnation1 ce qui n'est pas encore prouv4 ,aucuns de ces sels n'avoient t nomms4 ,,tableau des combinaisons du ,phosphore satur d'oxygne1 ou ,acide phosphorique avec les substances salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide 994 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- --------------------- ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,phosphate de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,phosphate de baryte4 phosphorique ,la magnsie4 ,phosphate de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,phosphate de potasse4 ,la soude4 ,phosphate de soude4 ,l'ammoniaque4 ,phosphate d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,phosphate d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,phosphate de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,phosphate de fer4 ,l'oxide de manganse4,phosphate de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,phosphate de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,phosphate de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,phosphate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,phosphate d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,phosphate de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,phosphate de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,phosphate d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,phosphate d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 ,phosphate de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,phosphate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,phosphate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,phosphate de platine4 99 ,la plupart de ces sels ne sont connus que depuis trs-peu de tems1 n'avoient point encore t nomms4 ,,observations ,sur les ,acides phosphoreux phosphorique1 sur les ,tableaux de leurs combinaisons4 ,,on a vu1 l'article ,phosphore1 un prcis historique de la dcouverte de cette singulire substance1 quelques observations sur la manire dont il existe dans les vgtaux dans les animaux4 ,le moyen le plus sr pour obtenir l'acide phosphorique pur exempt de tout mlange1 est de prendre du phosphore en nature1 de le faire brler sous des cloches de verre1 dont on a humect l'intrieur en y promenant de l'eau distille4 ,il absorbe dans cette opration #b fois #a_/b son poids d'oxygne4 ,on peut obtenir cet acide concret en faisant cette mme combustion sur du mercure au lieu de la faire sur de l'eau3 il se prsente alors dans l'tat de floccons blancs qui attirent l'humidit de l'air avec une prodigieuse activit4 ,pour avoir ce mme acide dans l'tat d'acide phosphoreux1 c'est--dire1 moins oxygn1 il faut abandonner le phosphore une combustion extrmement lente1 le laisser tomber en quelque faon en dliquium l'air dans un entonnoir plac sur un flacon de cristal4 ,au bout de quelques jours on trouve le phosphore oxygn2 l'acide phosphoreux1 mesure qu'il s'est form1 s'est empar d'une portion d'humidit de l'air1 a coul dans le flacon4 ,l'acide phosphoreux se convertit au surplus aisment en acide phosphorique par une simple exposition l'air long-tems continue4 ,comme le phosphore a une assez grande affinit avec l'oxygne pour l'enlever l'acide nitrique l'acide muriatique oxygn1 il en rsulte encore un moyen simple peu dispendieux d'obtenir l'acide phosphorique4 ,lorsqu'on veut oprer par l'acide nitrique1 on prend une cornue tubule bouche avec un bouchon de cristal2 on l'emplit moiti d'acide nitrique concentr1 on fait chauffer lgrement1 puis on introduit par la tubulure de petits morceaux de phosphore4 ,ils se dissolvent avec effervescence2 en mme tems le gaz nitreux s'chappe sous la forme de vapeurs rutilantes4 ,on continue ainsi d'ajouter du phosphore jusqu' ce qu'il refuse de se dissoudre4 ,on pousse alors le feu un peu plus fort pour chasser les dernires portions d'acide nitrique1 on trouve l'acide phosphorique dans la cornue1 en partie sous forme concrte1 en partie sous forme liquide4 ,,tableau des combinaisons du ,radical carbonique oxygn1 ou ,acide carbonique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide 994 ,combinaisons de l'acide carbonique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,,noms ,,des ,,sels ,,neutres4 ,noms des bases4 ---------------------------------------- ------ ,nomenclature ,nomenclature ancienne4 nouvelle4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,carbonate ,la baryte4 de baryte4 ,terre pesante are ou effervescente4 ,la chaux4 de chaux4 ,terre calcaire1 spath calcaire1 craie4 ,la potasse4 de potasse4 ,alkali fixe vgtal effervescent1 mphite de potasse4 ,la soude4 de soude4 ,alkali fixe minral effervescent1 mphite de soude4 ,la magnsie4 de magnsie4 ,magnsie effervescente1 base du sel d',epsom effervescente1 mphite de magnsie4 ,l'ammoniaque4 d'ammoniaque4 ,alkali volatil effervescent1 mphite d'ammoniaque4 ,l'alumine4 d'alumine4 ,mphite argileux1 terre d'alun are4 ,l'oxide de zinc4 de zinc4 ,zinc spathique1 mphite de zinc4 ,l'oxide de fer4 de fer ,fer spathique1 mphite de fer4 ,l'oxide de manganse4de manganse4 ,mphite de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 de cobalt4 ,mphite de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 de nickel4 ,mphite de nickel4 ,l'oxide de plomb4 de plomb4 ,plomb spathique ou mphite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 d'tain4 ,mphite d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 de cuivre4 ,mphite de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 de bismuth4 ,mphite de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 d'antimoine4 ,mphite d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 d'arsenic4 ,mphite d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 de mercure4 ,mphite de mercure4 ,l'oxide d'argent4 d'argent4 ,mphite d'argent4 ,l'oxide d'or4 d'or4 ,mphite d'or4 ,l'oxide de platine4 de platine4 ,mphite de platine4 99 ,ces sels n'tant connus dfinis que depuis quelques annes1 il n'existe pas1 proprement parler1 pour eux de nomenclature ancienne4 ,on a cru cependant devoir les dsigner ici sous les noms que ,m4 de ,morveau leur a donns dans son premier volume de l',encyclopdie4 ,m4 ,bergman dsignoit les bases satures de cet acide par l'pithte are2 ainsi1 la terre calcaire are exprimoit la terre calcaire sature d'acide carbonique4 ,m4 de ,fourcroy avoit donn le nom d'acide crayeux l'acide carbonique1 le nom de craie tous les sels qui rsultent de la combinaison de cet acide avec les bases salifiables4 ,,observations ,sur l',acide carbonique sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,de tous les acides que nous connoissons1 l'acide carbonique est peut-tre celui qui est le plus abondamment rpandu dans la nature4 ,il est tout form dans les craies1 dans les marbres1 dans toutes les pierres calcaires1 il y est neutralis principalement par une terre particulire connue sous le nom de chaux4 ,pour le dgager de ces substances1 il ne faut que verser dessus de l'acide sulfurique1 ou tout autre acide qui ait plus d'affinit avec la chaux que n'en a l'acide carbonique3 il se fait une vive effervescence1 laquelle n'est produite que par le dgagement de cet acide1 qui prend la forme de gaz ds qu'il est libre4 ,ce gaz n'est susceptible de se condenser par aucun des degrs de refroidissement de pression auxquels il a t expos jusqu'ici3 il ne s'unit avec l'eau qu' peu prs volume gal1 il en rsulte un acide extrmement foible4 ,on peut encore obtenir l'acide carbonique assez pur1 en le dgageant de la matire sucre en fermentation2 mais alors il tient une petite portion d'alkool en dissolution4 ,le carbone est le radical de l'acide carbonique4 ,on peut en consquence former artificiellement cet acide1 en brlant du charbon dans du gaz oxygne1 ou bien en combinant de la poudre de charbon avec un oxide mtallique dans de justes proportions4 ,l'oxygne de l'oxide se combine avec le charbon1 forme du gaz acide carbonique1 le mtal devenu libre reparot sous sa forme mtallique4 ,c'est ,m4 ,black que nous devons les premires connoissances qu'on ait eues sur cet acide4 ,la proprit qu'il a de n'exister que sous forme de gaz au degr de temprature de pression dans lequel nous vivons1 l'avoit soustrait aux recherches des anciens ,chimistes4 ,si on pouvoit parvenir dcomposer cet acide par des moyens peu dispendieux1 on auroit fait une dcouverte bien prcieuse pour l'humanit1 puisqu'on pourroit obtenir libres les masses immenses de carbone que contiennent les terres calcaires1 les marbres1 c4 ,on ne le peut pas par des affinits simples1 puisque le corps qu'il faudroit employer pour dcomposer l'acide carbonique1 devroit tre au moins aussi combustible que le charbon mme1 qu'alors on ne feroit que changer un combustible contre un autre3 mais il n'est pas impossible d'y parvenir par des affinits doubles2 ce qui porte le croire1 c'est que la nature rsout compltement ce problme1 avec des matriaux qui ne lui cotent rien dans l'acte de la vgtation4 ,,tableau des combinaisons du ,radical muriatique oxygn1 ou ,acide muriatique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,combinaisons de l'acide muriatique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,,noms ,,des ,,sels ,,neutres4 ,noms des bases4 ---------------------------------------- ------ ,nomenclature ,nomenclature ancienne4 nouvelle4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,muriate ,la baryte4 de baryte4 ,sel marin base de terre pesante4 ,la potasse4 de potasse4 ,sel fbrifuge de ,sylvius4 ,sel marin base d'alkali fixe vgtal4 ,la soude4 de soude4 ,sel marin4 ,la chaux4 de chaux4 ,sel marin base terreuse4 ,huile de chaux4 ,la magnsie4 de magnsie4 ,sel d',epsom marin1 sel marin base de sel d',epsom ou de magnsie4 ,l'ammoniaque4 d'ammoniaque4 ,sel ammoniac4 ,l'alumine4 d'alumine4 ,alun marin1 sel marin base de terre d'alun4 ,l'oxide de zinc4 de zinc4 ,sel marin de zinc4 ,l'oxide de fer4 de fer4 ,sel de fer1 sel marin martial4 ,l'oxide de manganse4de manganse4 ,sel marin de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 de cobalt4 ,sel marin de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 de nickel4 ,sel marin de nickel4 ,l'oxide de plomb4 de plomb4 ,plomb corn4 ,l'oxide d'tain4 d'tain fumant4 ,liqueur fumante de ,libavius4 d'tain solide4 ,beurre d'tain solide4 ,l'oxide de cuivre4 de cuivre4 ,sel marin de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 de bismuth4 ,sel marin de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 d'antimoine4 ,sel marin d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 d'arsenic4 ,sel marin d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 de mercure doux4,mercure sublim doux1 aquila alba4 de mercure ,mercure sublim corrosif4 corrosif4 ,l'oxide d'argent4 d'argent4 ,argent corn4 ,l'oxide d'or4 d'or4 ,sel marin d'or4 ,l'oxide de platine4 de platine4 ,sel marin de platine4 ,,tableau des combinaisons de l',acide muriatique oxign avec les diffrentes bases salifiables avec lesquelles il est susceptible de s'unir4 ,combinaisons de l'acide muriatique oxign avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,,noms ,,des ,,sels ,,neutres4 ,noms des bases4 ---------------------------------------- ------ ,nomenclature nouvelle4 ,nomenclature ancienne4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la baryte4 ,muriate oxygn de baryte4 ,cet ordre de ,la potasse4 ,muriate oxygn de potasse4 sels qui toit ,la soude4 ,muriate oxygn de soude4 absolument ,la chaux4 ,muriate oxygn de chaux4 inconnu aux ,la magnsie4 ,muriate oxygn de magnsie4 anciens1 a t ,l'alumine4 ,muriate oxygn d'alumine4 dcouvert en ,l'oxide de zinc4 ,muriate oxygn de zinc4 #aghf par ,l'oxide de fer4 ,muriate oxygn de fer4 ,m4 ,berthollet4 ,l'oxide de manganse4,muriate oxygn de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,muriate oxygn de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,muriate oxygn de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,muriate oxygn de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,muriate oxygn d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,muriate oxygn de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,muriate oxygn de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,muriate oxygn d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,muriate oxygn d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 ,muriate oxygn de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,muriate oxygn d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,muriate oxygn d'or4 ,l'oxide de platine4 ,muriate oxygn de platine4 ,,observations ,sur l',acide muriatique sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide muriatique est rpandu trs-abondamment dans le rgne minral3 il y est uni avec diffrentes bases1 principalement avec la soude1 la chaux la magnsie4 ,c'est avec ces trois bases qu'on le rencontre dans l'eau de la mer dans celle de plusieurs lacs3 il est plus communment uni avec la soude dans les mines de sel gemme4 ,cet acide ne parot pas avoir t dcompos jusqu' ce jour dans aucune exprience chimique2 en sorte que nous n'avons nulle ide de la nature de son radical3 ce n'est mme que par analogie que nous concluons qu'il contient le principe acidifiant ou oxygne4 ,m4 ,berthollet avoit souponn que ce radical pouvoit tre de nature mtallique2 mais comme il parot que l'acide muriatique se forme journellement dans les lieux habits1 par la combinaison de miasmes de fluides ariformes1 il faudroit supposer qu'il existe un gaz mtallique dans l'atmosphre2 ce qui n'est pas sans doute impossible1 mais ce qu'on ne peut admettre1 au moins que d'aprs des preuves4 ,l'acide muriatique ne tient que mdiocrement aux bases avec lesquelles il est uni3 l'acide sulfurique l'en chasse1 c'est principalement par l'intermde de cet acide que les ,chimistes ont coutume de se le procurer4 ,on pourroit employer d'autres acides pour remplir ce mme objet1 par exemple1 l'acide nitrique1 mais cet acide tant volatil1 il auroit l'inconvnient de se mler avec l'acide muriatique dans la distillation4 ,il faut dans cette opration employer environ une partie d'acide sulfurique concentr1 deux de sel marin4 ,on se sert d'une cornue tubule dans laquelle on introduit d'abord le sel2 on y adapte un rcipient galement tubul1 la suite duquel on ajoute deux ou trois bouteilles remplies d'eau1 qui sont jointes par des tubes1 la manire de ,m4 ,woulfe4 ,la figure #a1 planche ,,iv1 reprsente cet appareil4 ,on lutte bien toutes les jointures1 aprs quoi on introduit l'acide sulfurique dans la cornue par la tubulure1 on la referme aussitt avec son bouchon de cristal4 ,c'est une proprit de l'acide muriatique1 de ne pouvoir exister que dans l'tat de gaz1 la temprature au degr de pression dans lequel nous vivons3 il seroit donc impossible de le coercer1 si on ne lui prsentoit de l'eau avec laquelle il a une grande affinit4 ,il s'unit dans une trs-grande proportion celle contenue dans les bouteilles adaptes au ballon2 lorsqu'elles en sont satures1 il en rsulte ce que les anciens appeloient esprit de sel fumant1 ce que nous appelons aujourd'hui acide muriatique4 ,celui qu'on obtient par ce procd1 n'est pas satur d'oxygne autant qu'il le peut tre1 il est susceptible d'en prendre une nouvelle dose1 si on le distille sur des oxides mtalliques1 tels que l'oxide de manganse1 l'oxide de plomb ou celui de mercure3 l'acide qui se forme alors1 que nous nommons acide muriatique oxygn1 ne peut exister comme le prcdent1 lorsqu'il est libre1 que dans l'tat gazeux2 il n'est plus susceptible d'tre absorb par l'eau en aussi grande quantit4 ,si on en imprgne ce fluide au-del d'une certaine proportion1 l'acide se prcipite au fond du vase sous forme concrte4 ,l'acide muriatique oxygn est susceptible comme l'a dmontr ,m4 ,berthollet1 de se combiner avec un grand nombre de bases salifiables2 les sels qu'il forme sont susceptibles de dtoner avec le carbone avec plusieurs substances mtalliques3 ces dtonations sont d'autant plus dangereuses1 que l'oxygne entre dans la composition du muriate oxygn avec une trs-grande quantit de calorique qui donne lieu par son expansion des explosions trs-dangereuses4 ,,tableau des combinaisons de l',acide nitro-muriatique avec les bases salifiables1 ranges par ordre alphabtique1 attendu que les affinits de cet acide ne sont point assez connues4 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,noms ,noms des sels neutres4 des bases4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,nitro-muriate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,nitro-muriate d'ammoniaque4 nitro-muriatique ,l'antimoine4 ,nitro-muriate d'antimoine4 avec3 ,l'argent4 ,phosphate de potasse4 ,l'arsenic4 ,nitro-muriate d'arsenic4 ,la baryte4 ,nitro-muriate de baryte4 ,le bismuth4 ,nitro-muriate de bismuth4 ,la chaux4 ,nitro-muriate de chaux4 ,le cobalt4 ,nitro-muriate de cobalt4 ,le cuivre4 ,nitro-muriate de cuivre4 ,l'tain4 ,nitro-muriate d'tain4 ,le fer4 ,nitro-muriate de fer4 ,la magnsie4 ,nitro-muriate de magnsie4 ,le manganse4 ,nitro-muriate de manganse4 ,le mercure4 ,nitro-muriate de mercure4 ,le molybdne4 ,nitro-muriate de molybdne4 ,le nickel4 ,nitro-muriate de nickel4 ,l'or4 ,nitro-muriate d'or4 ,le platine4 ,nitro-muriate de platine4 ,le plomb4 ,nitro-muriate de plomb4 ,la potasse4 ,nitro-muriate de potasse4 ,la soude4 ,nitro-muriate de soude4 ,le tungstne4 ,nitro-muriate de tungstne4 ,le zinc4 ,nitro-muriate de zinc4 ,nota4 ,la plupart de ces combinaisons1 sur-tout celles de l'acide nitro-muriatique avec les terres les alkalis ont t peu examines1 on ignore s'il se forme un sel mixte1 ou si les deux acides se sparent pour former deux sels distincts4 ,,observations ,sur l',acide nitro-muriatique sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide nitro-muriatique1 anciennement appel eau rgale1 est form par un mlange d'acide nitrique d'acide muriatique4 ,les radicaux de ces deux acides s'unissent ensemble dans cette combinaison1 il en rsulte un acide deux bases1 qui a des proprits particulires qui n'appartiennent aucun des deux sparment1 notamment celle de dissoudre l'or le platine4 ,dans les dissolutions nitro-muriatiques1 comme dans toutes les autres1 les mtaux commencent par s'oxider avant de se dissoudre2 ils s'emparent d'une portion de l'oxygne de l'acide1 il se dgage en mme-tems un gaz nitro-muriatique d'une espce particulire1 qui n'a encore t bien dcrit par personne4 ,son odeur est trs-dsagrable1 il est aussi funeste qu'aucun autre aux animaux qui le respirent2 il attaque les instrumens de fer les rouille2 l'eau en absorbe une assez grande quantit1 prend quelques caractres d'acidit4 ,j'ai eu occasion de faire ces observations1 lorsque j'ai trait le platine que je l'ai fait dissoudre trs-en grand dans l'acide nitro-muriatique4 ,j'avois d'abord souponn que dans le mlange de l'acide nitrique de l'acide muriatique1 ce dernier s'emparoit d'une partie de l'oxygne de l'acide nitrique1 qu'alors port l'tat d'acide muriatique oxygn1 il devenoit susceptible de dissoudre l'or2 mais plusieurs faits se refusent cette explication4 ,s'il en toit ainsi1 en faisant chauffer de l'acide nitro-muriatique1 il s'en dgageroit du gaz nitreux2 cependant on n'en obtient pas sensiblement4 ,je reviens donc considrer l'acide nitro-muriatique comme un acide deux bases1 j'adopte entirement cet gard les ides de ,m4 ,berthollet4 ,,tableau des combinaisons du ,radical fluorique oxign1 ou ,acide fluorique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,combinaisons de l'acide fluorique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,,noms ,,des ,,sels ,,neutres4 ,noms des bases4 ---------------------------------------- ---- ,nomenclature ,nomenclat4 ancienne4 nouvelle4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la chaux4 ,fluate de chaux4 ,toutes ces ,la baryte4 ,fluate de baryte4 combinaisons ont t ,la magnsie4 ,fluate de magnsie4 inconnues aux anciens ,la potasse4 ,fluate de potasse4 ,chimistes4 ,la soude4 ,fluate de soude4 ,l'ammoniaque4 ,fluate d'ammoniaque4 ,l'oxide de zinc4 ,fluate de zinc4 ,l'oxide de manganse4 ,fluate de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,fluate de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,fluate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,fluate d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,fluate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,fluate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,fluate de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,fluate d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,fluate de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,fluate de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,fluate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,fluate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,fluate de platine4 ,et par la voie sche4 ,l'alumine4 ,fluate d'alumine4 ,,observations ,sur l',acide fluorique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,la nature nous offre l'acide fluorique tout form dans le spath fluor1 spath phosphorique ou fluate de chaux3 il y est combin avec la terre calcaire1 forme un sel insoluble4 ,pour obtenir l'acide fluorique seul dgag de toute combinaison1 on met du spath fluor ou fluate de chaux dans une cornue de plomb2 on verse dessus de l'acide sulfurique1 on adapte la cornue un rcipient galement de plomb1 moiti rempli d'eau4 ,on donne une chaleur douce1 l'acide fluorique est absorb par l'eau du rcipient1 mesure qu'il se dgage4 ,comme cet acide est naturellement sous forme de gaz au degr de chaleur de pression dans lequel nous vivons1 on peut le recueillir dans cet tat dans l'appareil pneumato-chimique au mercure1 comme on y reoit le gaz acide marin1 le gaz acide sulfureux1 le gaz acide carbonique4 ,on est oblig de se servir pour cette opration de vaisseaux mtalliques1 parce que l'acide fluorique dissout le verre la terre siliceuse2 il communique mme de la volatilit ces deux substances1 il les enlve avec lui dans l'tat de gaz4 ,c'est ,m4 ,margraff que nous devons la premire connoissance de cet acide2 mais il ne l'a jamais obtenu que combin avec une quantit considrable de silice3 il ignoroit d'ailleurs que ce ft un acide particulier sui generis4 ,m4 le duc de ,liancourt1 dans un ,mmoire imprim sous le nom de ,m4 ,boulanger1 a tendu beaucoup plus loin nos connoissances sur les proprits de l'acide fluorique2 enfin ,m4 ,schele semble avoir mis la dernire main ce travail4 ,il ne reste plus aujourd'hui qu' dterminer quelle est la nature du radical fluorique2 mais comme il ne parot pas qu'on soit encore parvenu dcomposer l'acide1 on ne peut avoir aucun apperu de la nature du radical4 ,s'il y avoit quelques expriences tenter cet gard1 ce ne pourroit tre que par la voie des doubles affinits qu'on pourroit esprer quelque succs4 ,,tableau des combinaisons du ,radical boracique oxign1 avec les diffrentes bases salifiables auxquelles il est susceptible de s'unir dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,borate de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,borate de baryte4 boracique ,la magnsie4 ,borate de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,borate de potasse4 ,la soude4 ,borate de soude1 ou borax4 ,l'ammoniaque4 ,borate d'ammoniaque4 ,l'oxide de zinc4 ,borate de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,borate de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,borate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,borate d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,borate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,borate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,borate de nickel4 ,l'oxide de mercure4,borate de mercure4 ,l'alumine4 ,borate d'alumine4 ,nota4 ,la plupart de ces combinaisons n'ont t ni nommes1 ni connues par les anciens2 ils donnoient l'acide boracique le nom de sel sdatif1 ils donnoient le nom de borax base d'alkali fixe vgtal1 borax base d'alkali fixe minral1 borax base de terre calcaire1 aux combinaisons du sel sdatif avec la potasse1 la soude la chaux4 ,,observations ,sur l',acide boracique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on donne le nom de boracique un acide concret qu'on retire du borax1 sel qui nous vient de l',inde par le commerce4 ,quoique le borax ait t employ trs-anciennement dans les arts1 on n'a que des notions trs-incertaines sur son origine1 sur la manire de l'extraire de le purifier4 ,on a lieu de souponner que c'est un sel natif1 qui se trouve naturellement dans les terres de quelques contres de l',inde dans l'eau des lacs3 tout le commerce de ce sel se fait par les ,hollandois2 ils ont t long-tems seuls en possession de le purifier2 mais ,,mm4 l',eguillier1 dans une fabrique qu'ils ont leve ,paris1 sont parvenus rivaliser avec eux3 le procd de cette purification1 au surplus1 est encore un mystre4 ,l'analyse chimique nous a appris que le borax toit un sel neutre avec excs de base2 que cette base toit la soude1 qu'elle toit en partie neutralise par un acide particulier1 qui a t long-tems appel sel sdatif de ,homberg1 que nous avons dsign sous le nom d'acide boracique4 ,on le rencontre quelquefois libre dans l'eau des lacs2 celle du lac ,cherchiaio en ,italie en contient #id grains demi par pinte4 ,pour sparer l'acide boracique l'obtenir libre1 on commence par dissoudre le borax dans l'eau bouillante2 on filtre la liqueur trs-chaude on y verse de l'acide sulfurique1 ou un autre acide quelconque qui ait plus d'affinit avec la soude que n'en a l'acide boracique4 ,ce dernier se spare aussitt1 on l'obtient sous forme cristalline par refroidissement4 ,on a cru long-tems que l'acide boracique toit un produit de l'opration par laquelle on l'obtenoit3 on se persuadoit en consquence qu'il toit diffrent1 suivant l'acide qu'on avoit employ pour le sparer d'avec la soude4 ,aujourd'hui il est bien reconnu que l'acide boracique est toujours identiquement le mme1 de quelque manire qu'il ait t dgag1 pourvu toutefois qu'il ait t bien dpouill de tout acide tranger par le lavage1 qu'on l'ait purifi par une ou deux cristallisations successives4 ,l'acide boracique est soluble dans l'eau dans l'alkool4 ,il a la proprit de communiquer la flamme de ce dernier dans lequel on l'a dissous1 une couleur verte1 cette circonstance avoit fait croire qu'il contenoit du cuivre3 mais aucune exprience dcisive n'a confirm ce rsultat2 il y a apparence que si le borax contient quelquefois du cuivre1 il lui est accidentel4 ,cet acide se combine avec les substances salifiables1 par la voie humide par la voie sche4 ,il ne dissout pas directement les mtaux par la voie humide1 mais on peut parvenir oprer la combinaison par double affinit4 ,le ,tableau ci-dessus prsente les diffrentes substances avec lesquelles l'acide boracique peut s'unir dans l'ordre des affinits qui s'observent par la voie humide2 il exige un changement notable1 lorsqu'on opre par la voie sche3 alors l'alumine qui est place la dernire1 doit tre place immdiatement aprs la soude4 ,le radical boracique est entirement inconnu2 l'oxygne y tient tellement1 qu'il n'a pas encore t possible de l'en sparer par aucun moyen4 ,ce n'est mme que par analogie qu'on peut conclure que l'oxygne fait partie de sa combinaison1 comme de celle de tous les acides4 ,,tableau des combinaisons de l',arsenic oxygn1 ou ,acide arsenique avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,combinaisons de l'acide arsenique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des bases ,noms des sels neutres4 ,observation4 salifiables4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la chaux4 ,arseniate de chaux4 ,ce genre de ,la baryte4 ,arseniate de baryte4 sels toit absolument ,la magnsie4 ,arseniate de magnsie4 inconnu aux anciens4 ,la potasse4 ,arseniate de potasse4 ,m4 ,macquer1 qui a ,la soude4 ,arseniate de soude4 dcouvert en #agdf la ,l'ammoniaque4 ,arseniate d'ammoniaque4 combinaison de ,l'oxide de zinc4 ,arseniate de zinc4 l'acide arsenique ,l'oxide de manganse4,arseniate de manganse4 avec la potasse la ,l'oxide de fer4 ,arseniate de fer4 soude1 les avoit ,l'oxide de plomb4 ,arseniate de plomb4 nomms sels neutres ,l'oxide d'tain4 ,arseniate d'tain4 arsenicaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,arseniate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,arseniate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,arseniate de nickel4 ,l'oxyde de bismuth4 ,arseniate de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,arseniate de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,arseniate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,arseniate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,arseniate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,arseniate de platine4 ,l'alumine4 ,arseniate d'alumine4 ,,observations ,sur l',acide arsenique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,dans un ,mmoire imprim dans le recueil de l',acadmie1 anne #agdf1 ,m4 ,macquer a fait voir qu'en poussant au feu un mlange d'oxide blanc d'arsenic de nitre1 on obtenoit un sel neutre1 qu'il a nomm sel neutre arsenical4 ,on ignoroit entirement1 l'poque o ,m4 ,macquer a publi ce ,mmoire1 la cause de ce singulier phnomne1 comment une substance mtallique pouvoit jouer le rle d'un acide4 ,des expriences plus modernes nous ont appris que l'arsenic s'oxygnoit dans cette opration2 qu'il enlevoit l'oxygne l'acide nitrique1 qu' l'aide de ce principe il se convertissoit en un vritable acide1 qui se combinoit ensuite avec la potasse4 ,on connot aujourd'hui d'autres moyens1 non-seulement d'oxygner l'arsenic1 mais encore d'obtenir l'acide arsenique libre dgag de toute combinaison4 ,le plus simple est de dissoudre l'oxide blanc d'arsenic dans trois fois son poids d'acide muriatique3 on ajoute dans cette dissolution1 pendant qu'elle est encore bouillante1 une quantit d'acide nitrique double du poids de l'arsenic1 on vapore jusqu' siccit4 ,l'acide nitrique se dcompose dans cette opration2 son oxygne s'unit l'oxide d'arsenic pour l'acidifier2 le radical nitrique se dissipe sous forme de gaz nitreux4 ,a l'gard de l'acide muriatique1 il se convertit en gaz muriatique1 on peut le retenir par voie de distillation4 ,on s'assure qu'il ne reste plus d'acide tranger1 en calcinant l'acide concret jusqu' ce qu'il commence rougir3 ce qui reste ainsi dans le creuset est de l'acide arsenique pur4 ,il y a plusieurs autres manires d'oxygner l'arsenic de le convertir en un acide4 ,le procd que ,schele a employ que ,m4 de ,morveau a rpt avec un grand succs dans le laboratoire de ,dijon1 consiste distiller de l'acide muriatique oxygn sur de la manganse4 ,cet acide s'oxygne1 comme je l'ai dit ailleurs1 passe sous la forme d'acide muriatique sur-oxygn4 ,on le reoit dans un rcipient dans lequel on a mis de l'oxide blanc d'arsenic recouvert d'un peu d'eau distille4 ,l'arsenic blanc dcompose l'acide muriatique oxygn1 il lui enlve l'oxygne surabondant2 d'une part1 il se convertit en acide arsenique1 de l'autre l'acide muriatique oxygn redevient acide muriatique ordinaire4 ,on spare ces deux acides en distillant une chaleur douce1 qu'on augmente cependant sur la fin3 l'acide muriatique passe l'acide arsenique reste sous forme blanche concrte4 ,dans cet tat il est beaucoup moins volatil que l'oxide blanc d'arsenic4 ,trs-souvent l'acide arsenique tient en dissolution une portion d'oxide blanc d'arsenic qui n'a pas t suffisamment oxygn4 ,on n'est point expos cet inconvnient1 quand on a opr par l'acide nitrique1 qu'on en ajoute de nouveau1 jusqu' ce qu'il ne passt plus de gaz nitreux4 ,d'aprs ces diffrentes observations1 je dfinirai l'acide arsenique1 un acide mtallique blanc1 concret fixe au degr de feu qui le fait rougir1 form par la combinaison de l'arsenic avec l'oxygne1 qui se dissout dans l'eau1 qui est susceptible de se combiner avec un grand nombre de bases salifiables4 ,,tableau des combinaisons du ,molybdne oxygn1 ou ,acide molybdique avec les bases salifiables1 par ordre alphabtique 994 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,molybdate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,molybdate d'ammoniaque4 molybdique ,l'oxide d'antimoine4 ,molybdate d'antimoine4 avec3 ,l'oxide d'argent4 ,molybdate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,molybdate d'arsenic4 ,la baryte4 ,molybdate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,molybdate de bismuth4 ,la chaux4 ,molybdate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,molybdate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,molybdate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,molybdate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,molybdate de fer4 ,la magnsie4 ,molybdate de magnsie4 ,l'oxide de manganse4,molybdate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,molybdate de mercure4 ,l'oxide de nickel4 ,molybdate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,molybdate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,molybdate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,molybdate de plomb4 ,la potasse4 ,molybdate de potasse4 ,la soude4 ,molybdate de soude4 ,le zinc4 ,molybdate de zinc4 99 ,on a suivi dans le tableau l'ordre alphabtique1 parce que l'on ne connot pas bien les affinits de cet acide avec les diffrentes bases4 ,c'est ,m4 ,schele qu'on doit la dcouverte de cet acide1 comme de beaucoup d'autres4 ,nota4 ,toute cette classe de sels a t nouvellement dcouverte1 n'avoit point encore t nomme4 ,,observations ,sur l',acide molybdique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,le ,,molybd,,ne est une substance mtallique particulire1 qui est susceptible de s'oxygner au point de se transformer en un vritable acide concret4 ,pour y parvenir1 on introduit dans une cornue une partie de mine de molybdne1 telle que la nature nous la prsente1 qui est un vritable sulfure de molybdne2 on y ajoute cinq ou six parties d'un acide nitrique affoibli d'un quart d'eau environ1 on distille4 ,l'oxygne de l'acide nitrique se porte sur le molybdne sur le soufre2 il transforme l'un en un oxide mtallique1 l'autre en acide sulfurique4 ,on repasse de nouvel acide nitrique dans la mme proportion jusqu' quatre ou cinq fois2 quand il n'y a plus de vapeurs rouges1 le molybdne est oxygn autant qu'il le peut tre1 du moins par ce moyen1 on le trouve au fond de la cornue sous forme blanche1 pulvrulente1 comme de la craie4 ,cet acide est peu soluble1 on peut1 sans risquer d'en perdre beaucoup1 le laver avec de l'eau chaude4 ,cette prcaution est ncessaire pour le dbarrasser des dernires portions d'acide sulfurique1 qui pourroient y adhrer4 ,,tableau des combinaisons du ,tungstne oxygn1 ou ,acide tungstique avec les bases salifiables4 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,tungstate de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,tungstate de baryte4 tungstique ,la magnsie4 ,tungstate de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,tungstate de potasse4 ,la soude4 ,tungstate de soude4 ,l'ammoniaque4 ,tungstate d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,tungstate d'alumine4 ,l'oxide d'antimoine4 ,tungstate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,tungstate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,tungstate d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,tungstate de bismuth4 ,l'oxide de cobalt4 ,tungstate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,tungstate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,tungstate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,tungstate de fer4 ,l'oxide de manganse4,tungstate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,tungstate de mercure4 ,l'oxide de molybdne4,tungstate de molybdne4 ,l'oxide de nickel4 ,tungstate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,tungstate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,tungstate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,tungstate de plomb4 ,l'oxide de zinc4 ,tungstate de zinc4 ,,observations ,sur l',acide tungstique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on donne le nom de tungstne un mtal particulier dont la mine a t souvent confondue avec celles d'tain2 dont la cristallisation a du rapport avec celle des grenats2 dont la pesanteur spcifique excde #fjjj1 celle de l'eau tant suppose #ajjj2 enfin qui varie du blanc perl au rougetre au jaune4 ,on le trouve en plusieurs endroits de la ,saxe en ,bohme4 ,le volfram est aussi une vritable mine de tungstne1 qui se rencontre frquemment dans les mines de ,cornouailles4 ,le mtal qui porte le nom de tungstne1 est dans l'tat d'oxide dans ces deux espces de mines4 ,il parotroit mme qu'il est port1 dans la mine de tungstne1 au-del de l'tat d'oxide2 qu'il y fait fonction d'acide3 il y est uni la chaux4 ,pour obtenir cet acide libre1 on mle une partie de mine de tungstne avec quatre parties de carbonate de potasse1 on fait fondre le mlange dans un creuset4 ,lorsque la matire est refroidie1 on la met en poudre on verse dessus douze parties d'eau bouillante2 puis on ajoute de l'acide nitrique qui s'unit la potasse avec laquelle il a plus d'affinit1 en dgage l'acide tungstique3 cet acide se prcipite aussitt sous forme concrte4 ,on peut y repasser de l'acide nitrique qu'on vapore siccit1 continuer ainsi jusqu' ce qu'il ne se dgage plus de vapeurs rouges2 on est assur pour lors qu'il est compltement oxygn4 ,si on veut obtenir l'acide tungstique pur1 il faut oprer la fusion de la mine avec le carbonate de potasse dans un creuset de platine2 autrement la terre du creuset se mleroit avec les produits1 altreroit la puret de l'acide4 ,les affinits de l'acide tungstique avec les oxides mtalliques ne sont point dtermines1 c'est pour cette raison qu'on les a ranges par ordre alphabtique2 l'gard des autres substances salifiables1 on les a ranges dans l'ordre de leur affinit avec l'acide tungstique4 ,toute cette classe de sels n'avoit t ni connue ni nomme par les anciens4 ,,tableau des combinaisons du ,radical tartareux oxygn1 ou ,acide tartareux avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases4 ,,noms ,,des ,,sel ,,neutres4 salifiables4 ------------------------ ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,tartrite de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,tartrite de baryte4 tartareux ,la magnsie4 ,tartrite de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,tartrite de potasse4 ,la soude4 ,tartrite de soude4 ,l'ammoniaque4 ,tartrite d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,tartrite d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,tartrite de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,tartrite de fer4 ,l'oxide de manganse4,tartrite de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,tartrite de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,tartrite de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,tartrite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,tartrite d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,tartrite de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,tartrite de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,tartrite d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,tartrite d'arsenic4 ,l'oxide d'argent4 ,tartrite d'argent4 ,l'oxide de mercure4 ,tartrite de mercure4 ,l'oxide d'or4 ,tartrite d'or4 ,l'oxide de platine4 ,tartrite de platine4 ,,observations ,sur l',acide tartareux1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,tout le monde connot le tartre qui s'attache autour des tonneaux dans lesquels la fermentation du vin s'est acheve4 ,ce sel est compos d'un acide particulier sui generis1 combin avec la potasse1 mais de manire que l'acide est dans un excs considrable4 ,c'est encore ,m4 ,schele qui a enseign aux ,chimistes le moyen d'obtenir l'acide tartareux pur4 ,il a observ d'abord que cet acide avoit plus d'affinit avec la chaux qu'avec la potasse2 il prescrit en consquence de commencer par dissoudre du tartre purifi dans de l'eau bouillante1 d'y ajouter de la chaux jusqu' ce que tout l'acide soit satur4 ,le tartrite de chaux qui se forme1 est un sel presqu'insoluble qui tombe au fond de la liqueur1 sur-tout quand elle est refroidie2 on l'en spare par dcantation1 on le lave avec de l'eau froide on le sche2 aprs quoi on verse dessus de l'acide sulfurique tendu de #h #i fois son poids d'eau1 on fait digrer pendant douze heures1 une chaleur douce1 en observant de remuer de tems en tems3 l'acide sulfurique s'empare de la chaux1 forme du sulfate de chaux1 l'acide tartareux se trouve libre4 ,il se dgage pendant cette digestion une petite quantit de gaz qui n'a pas t examin4 ,au bout de douze heures on dcante la liqueur1 on lave le sulfate de chaux avec de l'eau froide pour emporter les portions d'acide tartareux dont il est imprgn2 on runit tous les lavages la premire liqueur1 on filtre1 on vapore on obtient l'acide tartareux concret4 ,deux livres de tartre purifi1 donnent environ onze onces d'acide4 ,la quantit d'acide sulfurique ncessaire pour cette quantit de tartre1 est de #h #aj onces d'acide concentr qu'on tend1 comme je viens de le dire1 de #h #i parties d'eau4 ,comme le radical combustible est en excs dans cet acide1 nous lui avons conserv la terminaison en eux1 nous avons nomm tartrites le rsultat de sa combinaison avec les substances salifiables4 ,la base de l'acide tartareux est le radical carbone-hydreux ou hydro-carboneux1 il parot qu'il y est moins oxygn que dans l'acide oxalique4 ,les expriences de ,m4 ,hassenfratz paroissent prouver que l'azote entre aussi dans la combinaison de ce radical1 mme en assez grande quantit4 ,en oxygnant l'acide tartareux1 on le convertit en acide oxalique1 en acide malique en acide acteux3 mais il est probable que la proportion de l'hydrogne du carbone change dans ces conversions1 que la diffrence du degr d'oxygnation n'est pas la seule cause qui constitue la diffrence de ces acides4 ,l'acide tartareux1 en se combinant avec les alkalis fixes1 est susceptible de deux degrs de saturation3 le premier constitue un sel avec excs d'acide1 nomm trs-improprement crme de tartre1 que nous avons nomm tartrite acidule de potasse4 ,la mme combinaison donne par un second degr de saturation un sel parfaitement neutre1 que nous nommons simplement tartrite de potasse1 qui est connu en pharmacie sous le nom de sel vgtal4 ,le mme acide combin avec la soude jusqu' saturation1 donne un tartrite de soude connu sous le nom de sel de seignette1 ou de sel polycreste de la ,rochelle4 ,,tableau des combinaisons du ,radical malique oxygn1 ou ,acide malique avec les bases salifiables par ordre alphabtique4 ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 salifiables4 ------------------------ ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,malate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,malate d'ammoniaque4 malique ,l'oxide d'antimoine4 ,malate d'antimoine4 avec3 ,l'oxide d'argent4 ,malate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,malate d'arsenic4 ,la baryte4 ,malate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,malate de bismuth4 ,la chaux4 ,malate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,malate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,malate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,malate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,malate de fer4 ,la magnsie4 ,malate de magnsie4 ,l'oxide de manganse4,malate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,malate de mercure4 ,l'oxide de nickel4 ,malate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,malate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,malate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,malate de plomb4 ,la potasse4 ,malate de potasse4 ,la soude4 ,malate de soude4 ,l'oxide de zinc4 ,malate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens4 ,,observations ,sur l',acide malique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide malique se trouve tout form dans le jus des pommes acides1 mres ou non mres1 d'un grand nombre d'autres fruits4 ,pour l'obtenir1 on commence par saturer le jus de pommes avec de la potasse ou de la soude4 ,on verse ensuite sur la liqueur sature1 de l'actite de plomb dissoute dans l'eau4 ,il se fait un change de bases2 l'acide malique se combine avec le plomb1 se prcipite4 ,on lave bien ce prcipit1 ou plutt ce sel qui est -peu-prs insoluble2 aprs quoi on y verse de l'acide sulfurique affoibli qui chasse l'acide malique1 s'empare du plomb1 forme avec lui un sulfate qui est de mme trs-peu soluble qu'on spare par filtration2 il reste l'acide malique libre en liqueur4 ,cet acide se trouve ml avec l'acide citrique avec l'acide tartareux dans un grand nombre de fruits3 il tient -peu-prs le milieu entre l'acide oxalique l'acide acteux2 c'est ce qui a port ,m4 ,hermbstadt lui donner le nom de vinaigre imparfait4 ,il est plus oxygn que l'acide oxalique1 mais il l'est moins que l'acide acteux4 ,il differe aussi de ce dernier par la nature de son radical1 qui contient un peu plus de carbone un peu moins d'hydrogne4 ,on peut le former artificiellement1 en traitant du sucre avec de l'acide nitrique4 ,si on s'est servi d'un acide tendu d'eau1 il ne se forme point de cristaux d'acide oxalique2 mais la liqueur contient rellement deux acides1 savoir l'acide oxalique1 l'acide malique1 probablement mme un peu d'acide tartareux4 ,pour s'en assurer1 il ne s'agit que de verser de l'eau de chaux sur la liqueur2 il se forme du tartrite de l'oxalate de chaux1 qui se dposent au fond comme insolubles2 il se forme en mme tems du malate de chaux qui reste en dissolution4 ,pour avoir l'acide pur libre1 on dcompose le malate de chaux par l'actite de plomb1 on enlve le plomb l'acide malique par l'acide sulfurique1 de la mme manire que quand on opre directement sur le jus des pommes4 ,,tableau des combinaisons du ,radical citrique oxygn1 ou ,acide citrique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide 994 ,combinaisons de l'acide citrique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des bases ,noms des sels ,observation4 salifiables4 neutres4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la baryte4 ,citrate de baryte4 ,toutes ces ,la chaux4 ,citrate de chaux4 combinaisons toient ,la magnsie4 ,citrate de magnsie4 inconnues aux ,la potasse4 ,citrate de potasse4 anciens chimistes4 ,la soude4 ,citrate de soude4 ,l'ammoniaque4 ,citrate d'ammoniaque4 ,l'oxide de zinc4 ,citrate de zinc4 ,l'oxide de manganse4,citrate de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,citrate de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,citrate de plomb4 ,l'oxide de cobalt4 ,citrate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,citrate de cuivre4 ,l'oxide d'arsenic4 ,citrate d'arsenic4 ,l'oxide de mercure ,citrate de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,citrate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,citrate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,citrate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,citrate de platine4 ,l'alumine4 ,citrate d'alumine4 99 ,les affinits de cet acide ont t dtermines par ,m4 ,bergman par ,m4 de ,breney1 de l',acadmie de ,dijon4 ,,observations ,sur l',acide citrique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on donne le nom de citrique l'acide en liqueur qu'on retire par expression du citron2 on le rencontre dans plusieurs autres fruits ml avec l'acide malique4 ,pour l'obtenir pur concentr1 on lui laisse dposer sa partie muqueuse par un long repos dans un lieu frais1 tel que la cave1 ensuite on le concentre par un froid de #d ou #e degrs au-dessous de zro du thermomtre de ,raumur3 l'eau se gle l'acide reste en liqueur4 ,on peut ainsi le rduire un huitime de son volume4 ,un trop grand degr de froid nuiroit au succs de l'opration1 parce que l'acide se trouveroit engag dans la glace1 qu'on auroit de la peine l'en sparer4 ,cette prparation de l'acide citrique est de ,m4 ,georgius4 ,on peut l'obtenir d'une manire plus simple encore1 en saturant du jus de citron avec de la chaux4 ,il se forme un citrate calcaire qui est indissoluble dans l'eau2 on lave ce sel1 on verse dessus de l'acide sulfurique1 qui s'empare de la chaux qui forme du sulfate de chaux1 sel presque insoluble4 ,l'acide citrique reste libre dans la liqueur4 ,,tableau des combinaisons du ,radical pyro-ligneux oxygn1 ou ,acide pyro-ligneux avec des bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- ------------------------ ,combinaisons ,la chaux4 ,pyro-lignite de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,pyro-lignite de baryte4 pyro-ligneux ,la potasse4 ,pyro-lignite de potasse4 avec3 ,la soude4 ,pyro-lignite de soude4 ,la magnsie4 ,pyro-lignite de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,pyro-lignite d'ammoniaque4 ,l'oxide de zinc4 ,pyro-lignite de zinc4 ,l'oxide de manganse4 ,pyro-lignite de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,pyro-lignite de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,pyro-lignite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,pyro-lignite d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,pyro-lignite de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,pyro-lignite de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,pyro-lignite de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,pyro-lignite d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,pyro-lignite de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,pyro-lignite de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,pyro-lignite d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,pyro-lignite d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,pyro-lignite d'or4 ,l'oxide de platine4 ,pyro-lignite de platine4 ,l'alumine4 ,pyro-lignite d'alumine4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide pyro-ligneux1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,les anciens ,chimistes avoient observ que la plupart des bois1 sur-tout ceux qui sont lourds compactes1 donnoient par la distillation feu nud un esprit acide d'une nature particulire2 mais personne1 avant ,m4 ,goettling1 ne s'toit occup d'en rechercher la nature4 ,le travail qu'il a donn sur ce sujet1 se trouve dans le ,journal de ,crell1 anne #aggi4 ,l'acide pyro-ligneux qu'on obtient par la distillation du bois feu nud1 est de couleur brune2 il est trs-charg d'huile de charbon2 pour l'obtenir plus pur1 on le rectifie par une seconde distillation4 ,il parot qu'il est peu prs le mme1 de quelque bois qu'il ait t tir4 ,m4 de ,morveau ,m4 ,eloi ,boursier de ,clervaux se sont attachs dterminer les affinits de cet acide avec les diffrentes bases salifiables2 c'est dans l'ordre qu'ils leur ont assign1 qu'on les prsente ici4 ,le radical de cet acide est principalement form d'hydrogne de carbone4 ,,tableau des combinaisons du ,radical pyro-tartareux oxygn1 ou ,acide pyro-tartareux avec les diffrentes bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide 994 ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 ---------------------------------------- --------------------------- ,combinaisons ,la potasse4 ,pyro-tartrite de potasse4 de l'acide ,la soude4 ,pyro-tartrite de soude4 pyro-tartareux ,la baryte4 ,pyro-tartrite de baryte4 avec3 ,la chaux4 ,pyro-tartrite de chaux4 ,la magnsie4 ,pyro-tartrite de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,pyro-tartrite d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,pyro-tartrite d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,pyro-tartrite de zinc4 ,l'oxide de manganse4 ,pyro-tartrite de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,pyro-tartrite de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,pyro-tartrite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,pyro-tartrite d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,pyro-tartrite de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,pyro-tartrite de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,pyro-tartrite de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,pyro-tartrite d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,pyro-tartrite de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,pyro-tartrite de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,pyro-tartrite d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,pyro-tartrite d'argent4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes4 99 ,on ne connot pas encore les affinits de cet acide3 mais comme il a beaucoup de rapport avec l'acide pyro-muqueux1 on les a supposes les mmes4 ,,observations ,sur l',acide pyro-tartareux1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on donne le nom de pyro-tartareux un acide empyreumatique peu concentr qu'on retire du tartre purifi par voie de distillation4 ,pour l'obtenir1 on remplit moiti de tartrite acidule de potasse ou tartre en poudre1 une cornue de verre2 on y adapte un rcipient tubul auquel on ajoute un tube qui s'engage sous une cloche dans l'appareil pneumato-chimique4 ,en graduant le feu1 on obtient une liqueur acide empyreumatique mle avec de l'huile3 on spare ces deux produits au moyen d'un entonnoir1 c'est la liqueur acide qu'on a nomme acide pyro-tartareux4 ,il se dgage dans cette distillation une prodigieuse quantit de gaz acide carbonique4 ,l'acide pyro-tartareux qu'on obtient1 n'est pas parfaitement pur2 il contient toujours de l'huile qu'il seroit souhaiter qu'on en pt sparer4 ,quelques auteurs ont conseill de le rectifier2 mais les ,acadmiciens de ,dijon ont constat que cette opration toit dangereuse1 qu'il y avoit explosion4 ,,tableau des combinaisons du ,radical pyro-muqueux oxygn1 ou ,acide pyro-muqueux avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- ----------------------- ,combinaisons ,la potasse4 ,pyro-mucite de potasse4 de l'acide ,la soude4 ,pyro-mucite de soude4 pyro-muqueux ,la baryte4 ,pyro-mucite de baryte4 avec3 ,la chaux4 ,pyro-mucite de chaux4 ,la magnsie4 ,pyro-mucite de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,pyro-mucite d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,pyro-mucite d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,pyro-mucite de zinc4 ,l'oxide de manganse4 ,pyro-mucite de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,pyro-mucite de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,pyro-mucite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,pyro-mucite d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,pyro-mucite de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,pyro-mucite de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,pyro-mucite de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,pyro-mucite d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,pyro-mucite de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,pyro-mucite d'antimoine4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide pyro-muqueux1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on retire l'acide pyro-muqueux du sucre de tous les corps sucrs par la distillation feu nud4 ,comme ces substances se boursouflent considrablement au feu1 on doit laisser vuides les sept huitimes de la cornue4 ,cet acide est d'un jaune qui tire sur le rouge3 on l'obtient moins color en le rectifiant par une seconde distillation4 ,il est principalement compos d'eau d'une petite portion d'huile lgrement oxygne4 ,quand il en tombe sur les mains1 il les tache en jaune1 ces taches ne s'en vont qu'avec l'piderme4 ,la manire la plus simple de le concentrer1 est de l'exposer la gele ou bien un froid artificiel3 si on l'oxygne par l'acide nitrique1 on le convertit en partie en acide oxalique en acide malique4 ,c'est mal -propos qu'on a prtendu qu'il se dgage beaucoup de gaz pendant la distillation de cet acide2 il n'en passe presque point quand la distillation est conduite lentement par un degr de feu modr4 ,,tableau des combinaisons du ,radical oxalique oxygn1 ou ,acide oxalique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- ------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,oxalate de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,oxalate de baryte4 oxalique ,la magnsie4 ,oxalate de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,oxalate de potasse4 ,la soude4 ,oxalate de soude4 ,l'ammoniaque4 ,oxalate d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,oxalate d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,oxalate de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,oxalate de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,oxalate de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,oxalate de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,oxalate de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,oxalate de plomb4 ,l'oxide de cuivre4 ,oxalate de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,oxalate de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,oxalate d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,oxalate d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 ,oxalate de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,oxalate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,oxalate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,oxalate de platine4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide oxalique1 sur le ,tableau de les combinaisons4 ,l',,acide oxalique se prpare principalement en ,suisse en ,allemagne2 il se tire du suc de l'oseille qu'on exprime1 dans lequel ses cristaux se forment par un long repos4 ,dans cet tat il est en partie satur par de l'alkali fixe vgtal ou potasse2 en sorte que c'est1 proprement parler1 un sel neutre avec un grand excs d'acide4 ,quand on veut obtenir l'acide pur1 il faut le former artificiellement1 on y parvient en oxygnant le sucre1 qui parot tre le vritable radical oxalique4 ,on verse en consquence sur une partie de sucre six huit parties d'acide nitrique1 on fait chauffer une chaleur douce2 il se produit une vive effervescence1 il se dgage une grande abondance de gaz nitreux2 aprs quoi en laissant reposer la liqueur1 il s'y forme des cristaux qui sont de l'acide oxalique trs-pur4 ,on les sche sur un papier gris pour en sparer les dernires portions d'acide nitrique dont il pourroit tre imbib2 pour tre encore plus sr de la puret de l'acide1 on le dissout dans de l'eau distille on le fait cristalliser une seconde fois4 ,l'acide oxalique n'est pas le seul qu'on puisse obtenir du sucre en l'oxygnant4 ,la mme liqueur qui a donn des cristaux d'acide oxalique1 par refroidissement contient en outre l'acide malique1 qui est un peu plus oxign4 ,enfin1 en oxygnant encore davantage le sucre1 on le convertit en acide acteux ou vinaigre4 ,l'acide oxalique uni une petite quantit de soude ou de potasse1 a1 comme l'acide tartareux1 la proprit d'entrer tout entier dans un grand nombre de combinaisons1 sans se dcomposer3 il en rsulte des sels deux bases1 qu'il a bien fallu nommer4 ,nous avons appel le sel d'oseille oxalate acidule de potasse4 ,il y a plus d'un sicle que l'acide oxalique est connu des ,chimistes4 ,m4 ,duclos en a fait mention dans les ,mmoires de l',acadmie des ,sciences1 anne #afhh4 ,il a t dcrit avec assez de soin par ,boerhaave3 mais ,m4 ,schele est le premier qui ait reconnu qu'il contenoit de la potasse toute forme1 qui ait dmontr son identit avec l'acide qu'on forme par l'oxygnation du sucre4 ,,tableau des combinaisons du ,radical acteux oxygn1 par un premier degr d'oxignation avec les bases salifiables1 suivant l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,noms des bases ,noms des sels salifiables4 neutres4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons de ,la baryte4 ,actite de baryte4 l'acide acteux ,la potasse4 ,actite de potasse4 avec3 ,la soude4 ,actite de soude4 ,la chaux4 ,actite de chaux4 ,la magnsie4 ,actite de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,actite d'ammoniaque4 ,l'oxide de zinc4 ,actite de zinc4 ,l'oxide de manganse4,actite de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,actite de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,actite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,actite d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,actite de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,actite de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,actite de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,actite d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,actite de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,actite de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,actite d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,actite d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,actite d'or4 ,l'oxide de platine4 ,actite de platine4 ,l'alumine4 ,actite d'alumine4 ,,nomenclature ,,ancienne4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons ,la terre pesante4 ,inconnue des anciens4 ,la de l'acide dcouverte en est due ,m4 de du vinaigre ,morveau qui l'a nomme acte avec3 barotique4 ,l'alkali fixe vgtal4 ,terre folie de tartre trs-secrte de ,muller1 arcane de tartre de ,basile ,valentin1 de ,paracelse1 ,magistre purgatif de tartre de ,schroder1 sel essentiel de vin de ,zwelfer1 tartre rgnr de ,tachnius1 sel diurtique de ,sylvius1 de ,wilson4 ,l'alkali fixe minral4 ,terre folie base d'alkali minral1 terre folie minrale1 terre folie cristallisable1 sel acteux minral4 ,la terre calcaire4 ,sel de craie1 sel de corail1 sel d'yeux d'crevisses2 ,hartman en a fait mention4 ,la base du sel d'epsom4,inconnue des anciens2 ,m4 ,wenzel est le premier qui en ait parl4 ,l'alkali volatil4 ,esprit de ,mendrrus ou de ,menderet1 sel acteux ammoniacal4 ,la chaux de zinc4 ,cette combinaison a t connue de ,glauber1 ,schwedemberg1 ,respour1 ,pott1 de ,m4 de ,lassone1 de ,m4 ,wenzel1 mais ils ne l'ont pas dsigne par un nom particulier4 ,la chaux de manganse4 ,inconnue des anciens4 ,la chaux de fer4 ,vinaigre martial4 ,cette combinaison a t dcrite par ,scheffer1 par ,,mm4 ,monnet1 ,wenzel le ,duc d',ayen4 ,la chaux de plomb4 ,sucre de ,saturne1 vinaigre de ,saturne1 sel de ,saturne4 ,la chaux d'tain4 ,cette combinaison a t connue de ,,mm4 ,lmery1 ,margraff1 ,monnet1 ,weslendorf ,wenzel1 mais ils ne lui ont pas donn de nom4 ,la chaux de cobalt4 ,encre de simpathie de ,m4 ,cadet4 ,la chaux de cuivre4 ,verd de gris1 cristaux de verdet1 cristaux de ,vnus1 verdet1 verdet distill4 ,la chaux de nickel4 ,inconnue des anciens4 ,la chaux d'arsenic4 ,liqueur fumante1 arsenico-acteuse1 ou phosphore liquide de ,m4 ,cadet4 ,la chaux de bismuth4 ,sucre de bismuth de ,m4 ,geoffroi4 ,cette combinaison a t connue de ,,mm4 ,gellert1 ,pott1 ,weslendorf1 ,bergman de ,morveau4 ,la chaux de mercure4 ,terre folie mercurielle4 ,m4 ,gebaver a fait mention en #agdh1 de cette combinaison2 elle a t dcrite par ,,mm4 ,hellot1 ,margraff1 ,baum1 ,navier1 ,monnet1 ,wenzel3 c'est le fameux remde anti-vnrien de ,keyser4 ,la chaux d'antimoine4 ,la chaux d'argent4 ,inconnue des anciens1 dcrite par ,,mm4 ,margraff1 ,monnet ,wenzel4 ,la chaux d'or4 ,cette combinaison est peu connue1 ,schroder ,juncker en ont fait mention4 ,la chaux de platine4 ,cette combinaison est inconnue4 ,l'alumine4 ,le vinaigre ne dissout1 comme s'en est assur ,m4 ,wenzel1 que trs-peu d'alumine4 99 ,les anciens ,chimistes n'ont gure connu de ces sels que l'actite de potasse1 celui de soude1 celui d'ammoniaque1 celui de cuivre celui de plomb2 la dcouverte de l'actite d'arsenic est due ,m4 ,cadet1 7voyez tome ,,iii des ,savans ,etrangers47 ,on doit principalement ,m4 ,wenzel1 aux ,acadmiciens de ,dijon1 ,m4 de ,lassonne ,m4 ,proust1 la connoissance que nous avons des proprits des autres actites4 ,il seroit possible que le radical acteux1 outre l'hydrogne le carbone1 contnt encore un peu d'azote4 ,il y a lieu de le souponner d'aprs la proprit qu'a l'actite de potasse de donner de l'ammoniaque par la distillation1 moins cependant que l'azote qui concoure la formation de cette ammoniaque1 ne soit d la dcomposition de la potasse elle-mme4 ,,observations ,sur le ,radical acteux oxygn par un premier degr d'oxygnation1 ou ,acide acteux1 sur ses combinaisons avec les bases salifiables4 ,,le radical acteux est compos de la runion du carbone de l'hydrogne ports l'tat d'acide par l'addition de l'oxygne4 ,cet acide est par consquent compos des mmes principes que l'acide tartareux1 que l'acide oxalique1 que l'acide citrique1 que l'acide malique1 c4 mais la proportion des principes est diffrente pour chacun de ces acides1 il parot que l'acide acteux est le plus oxygn de tous4 ,j'ai quelques raisons de croire qu'il contient aussi un peu d'azote1 que ce principe qui n'existe pas dans les autres acides vgtaux que je viens de nommer1 si ce n'est peut-tre dans l'acide tartareux1 est une des causes qui le diffrencie4 ,pour produire l'acide acteux ou vinaigre1 on expose le vin une temprature douce1 en y ajoutant un ferment1 qui consiste principalement dans la lie qui s'est prcdemment spare d'autre vinaigre pendant sa fabrication1 ou dans d'autres matires de mme nature4 ,la partie spiritueuse du vin 7le carbone l'hydrogne7 s'oxygnent dans cette opration1 c'est par cette raison qu'elle ne peut se faire qu' l'air libre1 qu'elle est toujours accompagne d'une diminution du volume de l'air4 ,il faut en consquence1 pour faire de bon vinaigre1 que le tonneau dans lequel on opre ne soit qu' moiti plein4 ,l'acide qui se forme ainsi est trs-volatil2 il est tendu d'une trs-grande quantit d'eau ml de beaucoup de substances trangres4 ,pour l'avoir pur on le distille une chaleur douce1 dans des vaisseaux de grs ou de verre3 mais ce qui parot avoir chapp aux ,chimistes1 c'est que l'acide acteux change de nature dans cette opration2 l'acide qui passe dans la distillation1 n'est pas exactement de mme nature que celui qui reste dans l'alambic2 ce dernier parotroit tre plus oxygn4 ,la distillation ne suffit pas pour dbarrasser l'acide acteux du phlegme tranger qui s'y trouve ml2 le meilleur moyen de le concentrer sans en altrer la nature1 consiste l'exposer un froid de quatre ou six degrs au-dessous de la congellation3 la partie aqueuse gle1 l'acide reste liquide4 ,il parot que l'acide acteux libre de toute combinaison1 est naturellement dans l'tat de gaz1 au degr de temprature de pression dans lequel nous vivons1 que nous ne pouvons le retenir qu'en le combinant avec une grande quantit d'eau4 ,il est d'autres procds plus chimiques pour obtenir l'acide acteux3 ils consistent oxygner l'acide du tartre1 l'acide oxalique ou l'acide malique par l'acide nitrique2 mais il y a lieu de croire que la proportion des bases qui composent le radical1 change dans cette opration4 ,au surplus ,m4 ,hassenfratz est occup dans ce moment rpter les expriences d'aprs lesquelles on a prtendu tablir la possibilit de ces conversions4 ,la combinaison de l'acide acteux avec les diffrentes bases salifiables1 se fait avec assez de facilit2 mais la plupart des sels qui en rsultent ne sont pas cristallisables2 la diffrence des sels forms par l'acide tartareux l'acide oxalique1 qui sont en gnral peu solubles4 ,le tartrite l'oxalate de chaux ne le sont pas mme sensiblement4 ,les malates tiennent un espce de milieu entre les oxalates les actates pour la solubilit1 comme l'acide qui les forme en tient un pour le degr d'oxignation4 ,il faut1 comme pour tous les autres acides1 que les mtaux soient oxygns1 pour pouvoir tre dissous dans l'acide acteux4 ,,tableau des combinaisons du ,radical acteux oxygn par un second degr d'oxygnation1 ou ,acide actique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,combinaisons de l'acide actique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des bases ,noms des sels ,observation4 salifiables4 neutres4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la baryte4 ,actate de baryte4 ,tous ces sels toient ,la potasse4 ,actate de potasse4 inconnus des anciens1 ,la soude4 ,actate de soude4 mme aujourd'hui1 les ,la chaux4 ,actate de chaux4 ,chimistes qui sont les ,la magnsie4 ,actate de magnsie4 plus au courant des ,l'ammoniaque4 ,actate d'ammoniaque4dcouvertes modernes1 ,l'oxide de zinc4 ,actate de zinc4 ne peuvent pas prononcer ,l'oxide de manganse4,actate de manganse4avec certitude1 si la ,l'oxide de fer4 ,actate de fer4 plupart des sels acteux ,l'oxide de plomb4 ,actate de plomb4 doivent tre rangs dans ,l'oxide d'tain4 ,actate d'tain4 la classe des actites ,l'oxide de cobalt4 ,actate de cobalt4 ou des actates4 ,l'oxide de cuivre4 ,actate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,actate de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,actate d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,actate de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,actate de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,actate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,actate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,actate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,actate de platine4 ,l'alumine4 ,actate d'alumine4 ,,observations ,sur l',acide actique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,nous avons donn au vinaigre radical le nom d'acide actique1 parce que nous avons suppos qu'il toit plus charg d'oxygne que le vinaigre ou acide acteux4 ,dans cette supposition1 le vinaigre radical ou acide actique seroit le dernier degr d'oxygnation que puisse prendre le radical hydro-carboneux2 mais quelque probable que soit cette consquence1 elle demande tre confirme par des expriences plus dcisives4 ,quoi qu'il en soit1 pour prparer le vinaigre radical1 on prend de l'actite de potasse1 qui est une combinaison d'acide acteux de potasse1 ou de l'actite de cuivre1 qui est une combinaison du mme acide avec du cuivre2 on verse dessus un tiers de son poids d'acide sulfurique concentr1 par la distillation on obtient un vinaigre trs-concentr1 qu'on nomme vinaigre radical ou acide actique4 ,mais1 comme je viens de l'indiquer1 il n'est point encore rigoureusement dmontr que cet acide soit plus oxygn que l'acide acteux ordinaire1 ni mme qu'il n'en differe pas par la diffrence de proportion des principes du radical4 ,,tableau des combinaisons du ,radical succinique oxygn1 ou ,acide succinique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,la baryte4 ,succinate de baryte4 de l'acide ,la chaux4 ,succinate de chaux4 succinique ,la potasse4 ,succinate de potasse4 avec3 ,la soude4 ,succinate de soude4 ,l'ammoniaque ,succinate d'ammoniaque4 ,la magnsie4 ,succinate de magnsie4 ,l'alumine4 ,succinate d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,succinate de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,succinate de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,succinate de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,succinate de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,succinate de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,succinate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,succinate d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,succinate de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,succinate de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,succinate d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,succinate d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 ,succinate de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,succinate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,succinate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,succinate de platine4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide succinique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide succinique se retire du succin1 karab ou ambre jaune1 par distillation4 ,il suffit de mettre cette substance dans une cornue1 de donner une chaleur douce2 l'acide succinique se sublime sous forme concrte dans le col de la cornue4 ,il faut viter de pousser trop loin la distillation1 pour ne pas faire passer l'huile4 ,l'opration finie1 on met le sel goutter sur du papier gris2 aprs quoi on le purifie par des dissolutions cristallisations rptes4 ,cet acide exige #bd parties d'eau froide pour tre tenu en dissolution1 mais il est beaucoup plus dissoluble dans l'eau chaude2 il n'altre que foiblement les teintures bleues vgtales1 il n'a pas dans un degr trs-minent les qualits d'acide4 ,m4 de ,morveau est le premier des ,chimistes qui ait essay de dterminer ses diffrentes affinits1 c'est d'aprs lui qu'elles sont indiques dans le ,tableau joint ces observations4 ,,tableau des combinaisons du ,radical benzoque oxygn1 ou ,acide benzoque1 avec les diffrentes bases salifiables1 ranges par ordre alphabtique4 ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,benzoate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,benzoate d'ammoniaque4 benzoque ,la baryte4 ,benzoate de baryte4 avec3 ,la chaux4 ,benzoate de chaux4 ,la magnsie4 ,benzoate de magnsie4 ,la potasse4 ,benzoate de potasse4 ,la soude4 ,benzoate de soude4 ,l'oxide d'antimoine4 ,benzoate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,benzoate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,benzoate d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,benzoate de bismuth4 ,l'oxide de cobalt4 ,benzoate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,benzoate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,benzoate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,benzoate de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,benzoate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,benzoate de mercure4 ,l'oxide de molybdne4 ,benzoate de molybdne4 ,l'oxide de nickel4 ,benzoate de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,benzoate de plomb4 ,l'oxide de tungstne4 ,benzoate de tungstne4 ,l'oxide de zinc4 ,benzoate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes1 mme encore aujourd'hui1 on n'a rien de satisfaisant encore sur les proprits de l'acide benzoque sur ses affinits4 ,,observations ,sur l',acide benzoque1 sur le ,tableau de ses combinaisons avec les bases salifiables4 ,,cet acide a t connu des anciens ,chimistes1 sous le nom de fleurs de benjoin2 on l'obtenoit par voie de sublimation4 ,depuis1 ,m4 ,geoffroy a dcouvert qu'on pouvoit1 galement l'extraire par la voie humide3 enfin ,m4 ,schele1 d'aprs un grand nombre d'expriences qu'il a faites sur le benjoin1 s'est arrt au procd qui suit4 ,on prend de bonne eau de chaux1 dans laquelle mme il est avantageux de laisser de la chaux en excs2 on la fait digrer portion par portion sur du benjoin rduit en poudre fine1 en remuant continuellement le mlange4 ,aprs une demi-heure de digestion1 on dcante on remet de nouvelle eau de chaux1 ainsi plusieurs fois1 jusqu' ce qu'on s'apperoive que l'eau de chaux ne se neutralise plus4 ,on rassemble toutes les liqueurs1 on les rapproche par vaporation2 quand elles sont rduites autant qu'elles le peuvent tre sans cristalliser1 on laisse refroidir3 on verse de l'acide muriatique goutte goutte1 jusqu' ce qu'il ne se fasse plus de prcipit4 ,la substance qu'on obtient par ce procd1 est l'acide benzoque concret4 ,,tableau des combinaisons du ,radical camphorique oxygn1 ou ,acide camphorique1 avec les bases salifiables1 par ordre alphabtique4 ,noms des bases ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- ---------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,camphorate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,camphorate d'ammoniaque4 camphorique ,l'oxide d'antimoine4 ,camphorate d'antimoine4 avec3 ,l'oxide d'argent4 ,camphorate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,camphorate d'arsenic4 ,la baryte4 ,camphorate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,camphorate de bismuth4 ,la chaux4 ,camphorate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,camphorate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,camphorate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,camphorate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,camphorate de fer4 ,la magnsie4 ,camphorate de magnsie4 ,l'oxide de manganse4 ,camphorate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,camphorate de mercure4 ,l'oxide de nickel4 ,camphorate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,camphorate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,camphorate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,camphorate de plomb4 ,la potasse4 ,camphorate de potasse4 ,la soude4 ,camphorate de soude4 ,l'oxide de zinc4 ,camphorate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide camphorique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,le camphre est une espce d'huile essentielle concrte1 qu'on retire par sublimation d'un laurier qui crot la ,chine au ,japon4 ,m4 ,kosegarten a distill jusqu' huit fois de l'acide nitrique sur du camphre1 il est parvenu ainsi l'oxygner le convertir en un acide trs-analogue l'acide oxalique4 ,il en differe cependant quelques gards1 c'est ce qui nous a dtermin lui conserver1 jusqu' nouvel ordre1 un nom particulier4 ,le camphre tant un radical carbone-hydreux ou hydro-carboneux1 il n'est pas tonnant qu'en l'oxygnant il forme de l'acide oxalique1 de l'acide malique plusieurs autres acides vgtaux4 ,les expriences rapportes par ,m4 ,kosegarten1 ne dmentent pas cette conjecture1 la plus grande partie des phnomnes qu'il a observs dans la combinaison de cet acide avec les bases salifiables s'observent de mme dans les combinaisons de l'acide oxalique ou de l'acide malique2 je serois donc assez port regarder l'acide camphorique comme un mlange d'acide oxalique d'acide malique4 ,,tableau des combinaisons du ,radical gallique oxygn1 ou ,acide gallique1 avec les bases salifiables ranges par ordre alphabtique4 ,noms des sels neutres4 ,noms des bases4 ------------------------ ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- ------- ,l'alumine4 ,gallate d'alumine4 ,l'ammoniaque4 ,gallate d'ammoniaque4 ,l'oxide d'antimoine4 ,gallate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,gallate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,gallate d'arsenic4 ,la baryte4 ,gallate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,gallate de bismuth4 ,la chaux4 ,gallate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,gallate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,gallate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,gallate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,gallate de fer4 ,la magnsie4 ,gallate de magnsie4 ,l'oxide de manganse4 ,gallate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,gallate de mercure4 ,l'oxide de nickel4 ,gallate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,gallate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,gallate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,gallate de plomb4 ,la potasse4 ,gallate de potasse4 ,la soude4 ,gallate de soude4 ,l'oxide de zinc4 ,gallate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide gallique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide gallique ou principe astringent se tire de la noix de galle1 soit par la simple infusion ou dcoction dans l'eau1 soit par une distillation un feu trs-doux4 ,ce n'est que depuis un trs petit nombre d'annes qu'on a donn une attention plus particulire cette substance4 ,,mm4 les ,commissaires de l',acadmie de ,dijon en ont suivi toutes les combinaisons ont donn le travail le plus complet qu'on et fait jusqu'alors4 ,quoique les proprits acides de ce principe ne soient pas trs-marques1 il rougit la teinture de tournesol1 il dcompose les sulfures1 il s'unit tous les mtaux1 quand ils ont t pralablement dissous par un autre acide1 il les prcipite sous diffrentes couleurs4 ,le fer1 par cette combinaison1 donne un prcipit d'un bleu ou d'un violet fonc4 ,cet acide1 si toutefois il mrite ce nom1 se trouve dans un grand nombre de vgtaux1 tels que le chne1 le saule1 l'iris des marais1 le fraisier1 le nimphea1 le quinquina1 l'corce la fleur de grenade1 dans beaucoup de bois d'corces4 ,on ignore absolument quel est son radical4 ,,tableau des combinaisons du ,radical lactique oxygn1 ou ,acide lactique1 avec les bases salifiables1 par ordre alphabtique4 ,noms des sels neutres4 ,noms des bases ------------------------ salifiables4 ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- ----------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,lactate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,lactate d'ammoniaque4 lactique ,l'oxide d'antimoine4 ,lactate d'antimoine4 avec3 ,l'oxide d'argent4 ,lactate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,lactate d'arsenic4 ,la baryte4 ,lactate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,lactate de bismuth4 ,la chaux4 ,lactate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,lactate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,lactate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,lactate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,lactate de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,lactate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,lactate de mercure4 ,l'oxide de nickel4 ,lactate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,lactate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,lactate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,lactate de plomb4 ,la potasse4 ,lactate de potasse4 ,la soude4 ,lactate de soude4 ,l'oxide de zinc4 ,lactate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide lactique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,m4 ,,sch,,ele est celui auquel nous devons les seules connoissances exactes que nous ayons sur l'acide lactique4 ,cet acide se rencontre dans le petit lait1 il y est uni un peu de terre4 ,pour l'obtenir on fait rduire par vaporation du petit lait au huitime de son volume2 on filtre pour bien sparer toute la partie caseuse2 on ajoute de la chaux1 qui s'empare de l'acide dont il est question qu'on en dgage ensuite par l'addition de l'acide oxalique3 on sait en effet que ce dernier acide forme avec la chaux un sel insoluble4 ,aprs que l'oxalate de chaux a t spar par dcantation1 on vapore la liqueur jusqu' consistance de miel2 on ajoute de l'esprit-de-vin qui dissout l'acide1 on filtre pour en sparer le sucre de lait les autres substances trangres4 ,il ne reste plus ensuite1 pour avoir l'acide lactique seul1 que de chasser l'esprit-de-vin par vaporation ou par distillation4 ,cet acide s'unit avec presque toutes les bases salifiables1 forme avec elles des sels incristallisables4 ,il parot se rapprocher1 beaucoup d'gards1 de l'acide acteux4 ,,tableau des combinaisons du ,radical saccholactique oxygn1 ou ,acide saccholactique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases ,noms des sels neutres4 salifiables4 ------------------------ ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- ---------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,saccholate de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,saccholate de baryte4 saccholactique ,la magnsie4 ,saccholate de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,saccholate de potasse4 ,la soude4 ,saccholate de soude4 ,l'ammoniaque4 ,saccholate d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,saccholate d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,saccholate de zinc4 ,l'oxide de manganse4,saccholate de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,saccholate de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,saccholate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,saccholate d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,saccholate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,saccholate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,saccholate de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,saccholate d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,saccholate de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,saccholate de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,saccholate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,saccholate d'argent4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues des anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide saccholactique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on peut extraire du petit lait par vaporation1 une espce de sucre qui a beaucoup de rapports avec celui des cannes sucre1 qui est trs-anciennement connu dans la pharmacie4 ,ce sucre est susceptible1 comme le sucre ordinaire1 de s'oxygner par diffrens moyens1 principalement par sa combinaison avec l'acide nitrique3 on repasse cet effet plusieurs fois de nouvel acide2 on concentre ensuite la liqueur par vaporation2 on met cristalliser on obtient de l'acide oxalique3 en mme tems il se spare une poudre blanche trs-fine1 qui est susceptible de se combiner avec les alkalis1 avec l'ammoniaque1 avec les terres1 mme avec quelques mtaux4 ,c'est cet acide concret dcouvert par ,schele1 qu'on a donn le nom d'acide saccho-lactique4 ,son action sur les mtaux est peu connue2 on sait seulement qu'il forme avec eux des sels trs-peu solubles4 ,l'ordre des affinits qu'on a suivi dans le ,tableau1 est celui indiqu par ,m4 ,bergman4 ,,tableau des combinaisons du ,radical formique oxign1 ou ,acide formique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des sels neutres4 ,noms des bases ------------------------ salifiables4 ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,la baryte4 ,formiate de baryte4 de l'acide ,la potasse4 ,formiate de potasse4 formique ,la soude4 ,formiate de soude4 avec3 ,la chaux4 ,formiate de chaux4 ,la magnsie4 ,formiate de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,formiate d'ammoniaque4 ,l'oxide de zinc4 ,formiate de zinc4 ,l'oxide de manganse4 ,formiate de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,formiate de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,formiate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,formiate d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,formiate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,formiate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,formiate de nickel4 ,l'oxide de bismuth4 ,formiate de bismuth4 ,l'oxide d'argent4 ,formiate d'argent4 ,l'alumine4 ,formiate d'alumine4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues des anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide formique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide formique a t connu ds le sicle dernier4 ,samuel ,ficher est le premier qui l'ait obtenu en distillant des fourmis4 ,m4 ,margraff a suivi ce mme objet dans un ,mmoire qu'il a publi en #agdi1 ,,mm4 ,ardwisson ,o,ehrn1 dans une dissertation qu'ils ont publie ,lipsic en #aggg4 ,l'acide formique se tire d'une grosse espce de fourmi rousse1 formica rufa1 qui habite les bois qui y forme de grandes fourmillires4 ,si c'est par distillation qu'on veut oprer1 on introduit les fourmis dans une cornue de verre ou dans une cucurbite garnie de son chapiteau2 on distille une chaleur douce1 on trouve l'acide formique dans le rcipient3 on en tire environ moiti du poids des fourmis4 ,lorsqu'on veut procder par voie de lixiviation1 on lave les fourmis l'eau froide1 on les tend sur un linge1 on y passe de l'eau bouillante1 qui se charge de la partie acide2 on peut mme exprimer lgrement ces insectes dans le linge1 l'acide en est plus fort4 ,pour l'obtenir pur concentr1 on le rectifie on en spare le phlegme par la gele4 ,,tableau des combinaisons du ,radical bombique oxygn1 ou ,acide bombique1 avec les substances salifiables1 par ordre alphabtique4 ,noms des sels neutres4 ,noms des bases ------------------------ salifiables4 ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,bombiate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,bombiate d'ammoniaque4 bombique ,l'oxide d'antimoine4 ,bombiate d'antimoine4 avec3 ,l'oxide d'argent4 ,bombiate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,bombiate d'arsenic4 ,la baryte4 ,bombiate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,bombiate de bismuth4 ,la chaux4 ,bombiate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,bombiate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,bombiate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,bombiate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,bombiate de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,bombiate de manganse4 ,la magnsie4 ,bombiate de magnsie4 ,l'oxide de mercure4 ,bombiate de mercure4 ,l'oxide de nickel ,bombiate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,bombiate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,bombiate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,bombiate de plomb4 ,la potasse4 ,bombiate de potasse4 ,la soude4 ,bombiate de soude4 ,l'oxide de zinc4 ,bombiate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide bombique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,lorsque le ver soie se change en crisalide1 ses humeurs paroissent prendre un caractre d'acidit4 ,il laisse mme chapper au moment o il se transforme en papillon1 une liqueur rousse trs-acide1 qui rougit le papier bleu1 qui a fix l'attention de ,m4 ,chaussier1 membre de l',acadmie de ,dijon4 ,aprs plusieurs tentatives pour obtenir cet acide pur1 voici le procd auquel il a cru devoir s'arrter4 ,on fait infuser des crisalides de vers soie dans de l'alcohol3 ce dissolvant se charge de l'acide1 sans attaquer les parties muqueuses ou gommeuses2 en faisant vaporer l'esprit-de-vin1 on a l'acide bombique assez pur4 ,on n'a pas encore dtermin avec prcision les proprits les affinits de cet acide4 ,il y a apparence que la famille des insectes en fourniroit beaucoup d'analogues4 ,son radical1 ainsi que celui de tous les acides du rgne animal1 parot tre compos de carbone1 d'hydrogne1 d'azote peut-tre de phosphore4 ,,tableau des combinaisons du ,radical sbacique oxygn1 ou ,acide sbacique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des sels neutres4 ,noms des bases ------------------------ salifiables4 ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,la baryte4 ,sbate de baryte4 de l'acide ,la potasse4 ,sbate de potasse4 sbacique ,la soude4 ,sbate de soude4 avec3 ,la chaux4 ,sbate de chaux4 ,la magnsie4 ,sbate de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,sbate d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,sbate d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,sbate de zinc4 ,l'oxide de manganse4 ,sbate de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,sbate de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,sbate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,sbate d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,sbate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,sbate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,sbate de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,sbate d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,sbate de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,sbate de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,sbate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,sbate d'argent4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide sbacique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,pour obtenir l'acide sbacique1 on prend du suif qu'on fait fondre dans un polon de fer2 on y jette de la chaux vive pulvrise1 on remue continuellement4 ,la vapeur qui s'lve du mlange est trs-piquante1 on doit tenir les vaisseaux levs afin d'viter de la respirer4 ,sur la fin on hausse le feu4 ,l'acide sbacique dans cette opration se porte sur la chaux forme du sbate calcaire1 espce de sel peu soluble3 pour le sparer des parties grasses dont il est empt1 on fait bouillir grande eau la masse2 le sbate calcaire se dissout1 le suif se fond surnage4 ,on spare ensuite le sel en faisant vaporer l'eau1 on le calcine une chaleur modre2 on redissout1 on fait cristalliser de nouveau on parvient l'avoir pur4 ,pour obtenir l'acide libre1 on verse de l'acide sulfurique sur le sbate de chaux ainsi purifi1 on distille2 l'acide sbacique passe clair dans le rcipient4 ,,tableau des combinaisons du ,radical lithique oxygn1 ou ,acide lithique1 avec les bases salifiables1 ranges par ordre alphabtique4 ,noms des bases ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,lithiate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,lithiate d'ammoniaque4 lithique ,l'oxide d'antimoine4 ,lithiate d'antimoine4 avec3 ,l'oxide d'argent4 ,lithiate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,lithiate d'arsenic4 ,la baryte4 ,lithiate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,lithiate de bismuth4 ,la chaux4 ,lithiate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,lithiate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,lithiate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,lithiate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,lithiate de fer4 ,la magnsie4 ,lithiate de magnsie4 ,l'oxide de manganse4 ,lithiate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,lithiate de mercure4 ,l'oxide de nickel4 ,lithiate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,lithiate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,lithiate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,lithiate de plomb4 ,la potasse4 ,lithiate de potasse4 ,la soude4 ,lithiate de soude4 ,l'oxide de zinc4 ,lithiate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues aux anciens4 ,,observations ,sur l',acide lithique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,le calcul de la vessie1 d'aprs les dernires expriences de ,bergman de ,schele1 parotroit tre une espce de sel concret base terreuse1 lgrement acide1 qui demande une grande quantit d'eau pour tre dissous4 ,mille grains d'eau bouillante en dissolvent peine trois grains1 la majeure partie recristallise par le refroidissement4 ,c'est cet acide concret auquel ,m4 de ,morveau a donn le nom d'acide lithiasique1 que nous nommons acide lithique4 ,la nature les proprits de cet acide sont encore peu connues4 ,il y a quelqu'apparence que c'est un sel acidule dj combin une base1 plusieurs raisons me portent croire que c'est un phosphate acidule de chaux4 ,si cette prsomption se confirme1 il faudra le rayer de la classe des acides particuliers4 ,,tableau des combinaisons du ,radical prussique oxygn1 ou ,acide prussique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,la potasse4 ,prussiate de potasse4 de l'acide ,la soude4 ,prussiate de soude4 prussique ,l'ammoniaque4 ,prussiate d'ammoniaque4 avec3 ,la chaux4 ,prussiate de chaux4 ,la baryte4 ,prussiate de baryte4 ,la magnsie4 ,prussiate de magnsie4 ,l'oxide de zinc4 ,prussiate de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,prussiate de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,prussiate de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,prussiate de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,prussiate de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,prussiate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,prussiate d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,prussiate de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,prussiate de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,prussiate d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,prussiate d'arsenic4 ,l'oxide d'argent4 ,prussiate d'argent4 ,l'oxide de mercure4 ,prussiate de mercure4 ,l'oxide d'or4 ,prussiate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,prussiate de platine4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues aux anciens4 ,,observations ,sur l',acide prussique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,je ne m'tendrai point ici sur les proprits de l'acide prussique1 ni sur les procds qu'on emploie pour l'obtenir pur dgag de toute combinaison4 ,les expriences qui ont t faites cet gard1 me paroissent laisser encore quelques nuages sur la vraie nature de cet acide4 ,il me suffira de dire qu'il se combine avec le fer1 qu'il lui donne la couleur bleue2 qu'il est galement susceptible de s'unir avec presque tous les mtaux1 mais que les alkalis1 l'ammoniaque la chaux le leur enlvent en vertu de leur plus grande force d'affinit4 ,on ne connot point le radical de l'acide prussique2 mais les expriences de ,m4 ,schele sur-tout celles de ,m4 ,berthollet1 donnent lieu de croire qu'il est compos de carbone d'azote2 c'est donc un acide base double3 quant l'acide phosphorique qui s'y rencontre1 il parot1 d'aprs les expriences de ,m4 ,hassenfratz1 qu'il y est accidentel4 ,quoique l'acide prussique s'unisse avec les mtaux1 avec les alkalis avec les terres1 la manire des acides1 il n'a cependant qu'une partie des proprits qu'on a coutume d'attribuer aux acides4 ,il seroit donc possible que ce ft improprement qu'on l'et rang dans cette classe4 ,mais1 comme je l'ai dj fait observer1 il me parot difficile de prendre une opinion dtermine sur la nature de cette substance1 jusqu' ce que la matire ait t claircie par de nouvelles expriences4 ,fin du ,tome premier4 ,,trait ,l,,mentaire ,,de ,,chimie4 ,,tome ,,second4 ,,trait ,l,,mentaire ,,de ,,chimie1 ,,pr,,sent ,,dans ,,un ,,ordre ,,nouveau ,,et ,d',,apr,s ,,les ,d,,couvertes ,,modernes2 ,avec ,figures3 ,par ,m4 ,,lavoisier1 de l',acadmie des ,sciences1 de la ,socit ,royale de ,mdecine1 des ,socits d',agriculture de ,paris d',orlans1 de la ,socit ,royale de ,londres1 de l',institut de ,bologne1 de la ,socit ,helvtique de ,basle1 de celles de ,philadelphie1 ,harlem1 ,manchester1 ,padoue1 c4 ,,tome ,,second4 ,illustration ,a ,,paris1 ,chez ,,cuchet1 ,libraire1 rue htel ,serpente4 ,m4 ,,dcc4 ,,lxxxix4 ,sous le ,privilge de l',acadmie des ,sciences de la ,socit ,royale de ,mdecine4 ,,table ,,des ,,chapitres ,,du ,,tome ,,second4 ,,troisieme ,,partie4 ,description des ,appareils des ,oprations manuelles de la ,chimie4 ,,introduction1 #cbc ,,chap4 ,i4 ,des instrumens propres dterminer le poids absolu la pesanteur spcifique des corps solides liquides1 #cbg ,,chap4 ,,ii4 ,de la ,gazomtrie1 ou de la mesure du poids du volume des substances ariformes1 #cdb 4 ,i4 ,description des ,appareils pneumato-chimiques1 ibid4 4 ,,ii4 ,du ,gazomtre1 #cdf 4 ,,iii4 ,de quelques autres manires de mesurer le volume des ,gaz1 #cfj 4 ,,iv4 ,de la manire de sparer les unes des autres les diffrentes espces de ,gaz1 #cfe 4 ,v4 ,des corrections faire au volume des ,gaz obtenus dans les expriences1 relativement la pression de l'atmosphre1 #cgj 4 ,,vi4 ,des corrections relatives aux diffrens degrs du ,thermomtre1 #cgh 4 ,,vii4 ,modle de calcul pour les corrections relatives au degr de pression de temprature1 #chj 4 ,,viii4 ,de la manire de dterminer le poids absolu des diffrens ,gaz1 #chd ,,chap4 ,,iii4 ,des ,appareils relatifs la mesure du ,calorique1 #chg ,description du ,calorimtre1 ibid4 ,,chap4 ,,iv4 ,des oprations purement mcaniques qui ont pour objet de diviser les corps1 #djc 4 ,i4 ,de la ,trituration1 de la ,porphirisation1 de la ,pulvrisation1 ibid4 4 ,,ii4 ,du ,tamisage du ,lavage1 #dji 4 ,,iii4 ,de la ,filtration1 #dab 4 ,,iv4 ,de la ,dcantation1 #dai ,,chap4 ,v4 ,des moyens que la ,chimie emploie pour carter les unes des autres les molcules des corps sans les dcomposer1 rciproquement pour les runir1 #dbb 4 ,i4 ,de la ,solution des ,sels1 #dbc 4 ,,ii4 ,de la ,lixiviation1 #dbh 4 ,,iii4 ,de l',evaporation1 #dca 4 ,,iv4 ,de la ,cristallisation1 #dcf 4 ,v4 ,de la ,distillation simple1 #ddb 4 ,,vi4 ,de la ,sublimation1 #ddh ,,chap4 ,,vi4 ,des ,distillations pneumato-chimiques1 des ,dissolutions mtalliques1 de quelques autres oprations qui exigent des ,appareils trs-compliqus1 #ddi 4 ,i4 ,des ,distillations composes1 des ,distillations pneumato-chimiques1 #ddi 4 ,,ii4 ,des dissolutions mtalliques1 #deh 4 ,,iii4 ,des ,appareils relatifs aux fermentations vineuse putride1 #dfa 4 ,,iv4 ,appareil particulier pour la dcomposition de l'eau1 #dfe 4 ,v4 ,de la prparation de l'emploi des ,luts1 #dfh ,,chap4 ,,vii4 ,des ,oprations relatives la combustion proprement dite la dtonation1 #dgh 4 ,i4 ,de la ,combustion du ,phosphore du ,charbon1 #dhb 4 ,,ii4 ,de la ,combustion des ,huiles1 #dic 4 ,,iii4 ,de la ,combustion de l',esprit-de-vin ou ,alkool1 #eja 4 ,,iv4 ,de la ,combustion de l',ether1 #ejc 4 ,v4 ,de la ,combustion du ,gaz hydrogne1 de la ,formation de l',eau1 #ejf 4 ,,vi4 ,de l',oxidation des ,mtaux1 #eac 4 ,,vii4 ,de la ,dtonation1 #ebd ,,chap4 ,,viii4 ,des ,instrumens ncessaires pour oprer sur les corps de trs-hautes tempratures1 #ecd 4 ,i4 ,de la ,fusion1 ibid4 4 ,,ii4 ,des ,fourneaux1 #ecg 4 ,,iii4 ,des moyens d'augmenter considrablement l'action du feu1 en substituant le gaz oxygne l'air de l'atmosphre1 #eeb ,,tables ,a ,l',,usage ,,des ,,chimistes4 #eei ,,table ,,des ,,matieres4 #eib ,,extrait des ,registres de l',acadmie ,royale des ,sciences4 ,du #d ,fvrier #aghi4 #fbj ,,extrait des ,registres de la ,socit ,royale de ,mdecine4 ,du #f ,fvrier #aghi4 #fbi ,,extrait des ,registres de la ,socit ,royale d',agriculture4 ,du #e ,fvrier #aghi4 #fej ,,errata #fed ,planches4 #fef ,illustration ,,troisi,,me ,,partie4 ,description des appareils des oprations manuelles de la ,chimie4 ,,introduction4 ,ce n'est pas sans dessein que je ne me suis pas tendu davantage dans les deux premires parties de cet ,ouvrage1 sur les oprations manuelles de la ,chimie4 ,j'ai reconnu1 d'aprs ma propre exprience1 que des descriptions minutieuses1 des dtails de procds des explications de planches1 figuroient mal dans un ouvrage de raisonnement2 qu'elles interrompoient la marche des ides1 qu'elles rendoient la lecture de l'ouvrage fastidieuse difficile4 ,d'un autre ct1 si je m'en fusse tenu aux simples descriptions sommaires que j'ai donnes jusqu'ici1 les commenans n'auroient pu prendre dans cet ,ouvrage que des ides trs-vagues de la ,chimie-pratique4 ,des oprations qu'il leur auroit t impossible de rpter1 ne leur auroient inspir ni confiance ni intrt3 ils n'auroient pas mme eu la ressource de chercher dans d'autres ouvrages de quoi suppler ce qui auroit manqu celui-ci4 ,indpendamment de ce qu'il n'en existe aucun o les expriences modernes se trouvent dcrites avec assez d'tendue1 il leur auroit t impossible de recourir des traits o les ides n'auroient point t prsentes dans le mme ordre1 o l'on n'auroit pas parl le mme langage2 en sorte que le but d'utilit que je me suis propos n'auroit pas t rempli4 ,j'ai pris1 d'aprs ces rflexions1 la rsolution de rserver pour une troisime partie la description sommaire de tous les appareils de toutes les oprations manuelles qui ont rapport la ,chimie lmentaire4 ,j'ai prfr de placer ce trait particulier la fin plutt qu'au commencement de cet ,ouvrage1 parce qu'il m'auroit t impossible de n'y pas supposer des connoissances que les commenans ne peuvent avoir1 qu'ils ne peuvent acqurir que par la lecture de l',ouvrage mme4 ,toute cette troisime partie doit tre en quelque faon considre comme l'explication des figures qu'on a coutume de rejetter la fin des ,mmoires1 pour ne point en couper le texte par des descriptions trop tendues4 ,quelque soin que j'aye pris pour mettre de la clart de la mthode dans cette partie de mon travail1 pour n'omettre la description d'aucun appareil essentiel1 je suis loin de prtendre que ceux qui veulent prendre des connoissances exactes en ,chimie1 puissent se dispenser de suivre des cours1 de frquenter les laboratoires de se familiariser avec les instrumens qu'on y emploie4 ,nihil est in intellectu quod non prius fuerit in sensu3 grande importante vrit que ne doivent jamais oublier ceux qui apprennent comme ceux qui enseignent1 que le clbre ,rouelle avoit fait tracer en gros caractres dans le lieu le plus apparent de son laboratoire4 ,les oprations chimiques se divisent naturellement en plusieurs classes1 suivant l'objet qu'elles se proposent de remplir3 les unes peuvent tre regardes comme purement mcaniques2 telle est la dtermination du poids des corps1 la mesure de leur volume1 la trituration1 la porphyrisation1 le tamisage1 le lavage1 la filtration3 les autres sont des oprations vritablement chimiques1 parce qu'elles emploient des forces des agens chimiques1 telles que la dissolution1 la fusion1 c4 ,enfin les unes ont pour objet de sparer les principes des corps1 les autres de les runir2 souvent mme elles ont ce double but1 il n'est pas rare que dans une mme opration1 comme dans la combustion1 par exemple1 il y ait la fois dcomposition recomposition4 ,sans adopter particulirement aucune de ces divisions1 auxquelles il seroit difficile de s'astreindre1 du moins d'une manire rigoureuse1 je vais prsenter le dtail des oprations chimiques1 dans l'ordre qui m'a paru le plus propre en faciliter l'intelligence4 ,j'insisterai particulirement sur les appareils relatifs la ,chimie moderne1 parce qu'ils sont encore peu connus1 mme de ceux qui font une tude particulire de cette science1 je pourrois presque dire1 d'une partie de ceux qui la professent4 ,,chapitre ,,premier4 ,des instrumens propres dterminer le poids absolu la pesanteur spcifique des corps solides liquides4 ,on ne connot jusqu' prsent aucun meilleur moyen pour dterminer les quantits de matires qu'on emploie dans les oprations chimiques1 celles qu'on obtient par le rsultat des expriences1 que de les mettre en quilibre avec d'autres corps qu'on est convenu de prendre pour terme de comparaison4 ,lors1 par exemple1 que nous voulons allier ensemble douze livres de plomb six livres d'tain1 nous nous procurons un levier de fer assez fort pour qu'il ne flchisse pas2 nous le suspendons dans son milieu de manire que ses deux bras soient parfaitement gaux2 nous attachons l'une de ses extrmits un poids de douze livres2 nous attachons l'autre du plomb1 nous en ajoutons jusqu' ce qu'il y ait quilibre1 c'est--dire jusqu' ce que le levier demeure parfaitement horisontal4 ,aprs avoir ainsi opr sur le plomb1 on opre sur l'tain2 on en use de la mme manire pour toutes les autres matires dont on veut dterminer la quantit4 ,cette opration se nomme peser2 l'instrument dont on se sert se nomme balance3 il est principalement compos1 comme tout le monde le sait1 d'un flau1 de deux bassins d'une aiguille4 ,quant au choix des poids la quantit de matire qui doit composer une unit1 une livre1 par exemple1 c'est une chose absolument arbitraire2 aussi voyons-nous que la livre differe d'un royaume un autre1 d'une province souvent mme d'une ville une autre4 ,les socits n'ont mme d'autre moyen de conserver l'unit qu'elles se sont choisie1 d'empcher qu'elle ne varie ne s'altre par la rvolution des tems1 qu'en formant ce qu'on nomme des talons1 qui sont dposs soigneusement conservs dans les greffes des jurisdictions4 ,il n'est point indiffrent sans doute dans le commerce pour les usages de la socit1 de se servir d'une livre ou d'une autre1 puisque la quantit absolue de matire n'est pas la mme1 que les diffrences mme sont trs-considrables4 ,mais il n'en est pas de mme pour les ,physiciens pour les ,chimistes4 ,peu importe dans la plupart des expriences1 qu'ils ayent employ une quantit ,a ou une quantit ,b de matire1 pourvu qu'ils expriment clairement les produits qu'ils ont obtenus de l'une ou de l'autre de ces quantits1 en fractions d'un usage commode1 qui runies toutes ensemble fassent un produit gal au tout4 ,ces considrations m'ont fait penser qu'en attendant que les hommes1 runis en socit1 se soient dtermins n'adopter qu'un seul poids qu'une seule mesure1 les ,chimistes1 de toutes les parties du monde1 pourroient sans inconvnient se servir de la livre de leur pays1 quelle qu'elle ft1 pourvu qu'au lieu de la diviser1 comme on l'a fait jusqu'ici1 en fractions arbitraires1 on se dtermint par une convention gnrale la diviser en diximes1 en centimes1 en millimes1 en dix-millimes1 c4 c'est--dire1 en fractions dcimales de livres4 ,on s'entendroit alors dans tous les pays1 comme dans toutes les langues3 on ne seroit pas sr1 il est vrai1 de la quantit absolue de matire qu'on auroit employe dans une exprience2 mais on connotroit sans difficult1 sans calcul1 le rapport des produits entr'eux2 ces rapports seroient les mmes pour les savans du monde entier1 l'on auroit vritablement pour cet objet un langage universel4 ,frapp de ces considrations1 j'ai toujours eu le projet de faire diviser la livre poids de marc en fractions dcimales1 ce n'est que depuis peu que j'y suis parvenu4 ,m4 ,fourch1 ,balancier1 successeur de ,m4 ,chemin1 rue de la ,ferronnerie1 a rempli cet objet avec beaucoup d'intelligence d'exactitude1 j'invite tous ceux qui s'occupent d'expriences1 se procurer de semblables divisions de la livre3 pour peu qu'ils ayent d'usage du calcul des dcimales1 ils seront tonns de la simplicit de la facilit que cette division apportera dans toutes leurs oprations4 ,je dtaillerai dans un ,mmoire particulier destin pour l',acadmie1 les prcautions les attentions que cette division de la livre exige4 ,en attendant que cette mthode soit adopte par les savans de tous les pays1 il est un moyen simple1 sinon d'atteindre au mme but1 au moins d'en approcher de simplifier les calculs4 ,il consiste convertir chaque pese les onces1 gros grains qu'on a obtenus1 en fractions dcimales de livre2 pour diminuer la peine que ce calcul pourroit prsenter1 j'ai form une table o ces calculs se trouvent tous faits ou au moins rduits de simples additions4 ,elle se trouve la fin de cette troisime partie3 voici la manire de s'en servir4 ,je suppose qu'on ait employ dans une exprience #d livres de matires1 que par le rsultat de l'opration on ait obtenu quatre produits diffrens ,a1 ,b1 ,c1 ,d1 pesant savoir1 liv4 onc4 gros grains4 ,produit ,a #b #e #c #fc ,produit ,b #a #b #g #ae ,produit ,c #c #a #cg ,produit ,d #d #c #bi ----------------------- ,total #d ----------------------- ,on transformera1 au moyen de la table1 ces fractions vulgaires en dcimales1 comme il suit3 ,pour le produit ,a4 ,fractions dcimales ,fractions vulgaires4 correspondantes4 liv4 onc4 gros gr4 liv4 #b #b1jjjjjjj #e #j1cabejjj #c #j1jbcdcge #fc #j1jjfhcei --------------------- --------- ,total #b #e #c #fc #b1cdbggcd --------------------- --------- ,pour le produit ,b4 liv4 onc4 gros gr4 liv4 #a #a1jjjjjjj #b #j1abejjjj #g #j1jedfhge #ae #j1jjafbgf --------------------- --------- ,total #a #b #g #ae #a1ahacaea --------------------- --------- ,pour le produit ,c4 ,fractions ,fractions dcimales vulgaires4 correspondantes4 onc4 gros gr4 liv4 #c #j1ahgejjj #a #j1jjghabe #cg #j1jjdjadh --------------- ---------- ,total #c #a #cg #j1aiicbgc --------------- ---------- ,pour le produit ,d4 onc4 gros gr4 liv4 #d #j1bejjjjj #c #j1jbcdcge #bi #j1jjcadfg --------------- ---------- ,total #d #c #bi #j1bgfehdb ---------------- ---------- ,en rcapitulant ces rsultats1 on aura en fractions dcimales3 ,pour le produit ,a #b1cdbggcd ,pour le produit ,b #a1ahacaea ,pour le produit ,c #j1aiicbgc ,pour le produit ,d #j1bgfehdb ---------- ,total #d1jjjjjjj ---------- ,les produits ainsi exprims en fractions dcimales1 sont ensuite susceptibles de toute espce de rduction de calcul1 on n'est plus oblig de rduire continuellement en grains les nombres sur lesquels on veut oprer1 de reformer ensuite avec ces mmes nombres des livres1 onces gros4 ,la dtermination du poids des matires des produits1 avant aprs les expriences1 tant la base de tout ce qu'on peut faire d'utile d'exact en ,chimie1 on ne sauroit y apporter trop d'exactitude4 ,la premire chose1 pour remplir cet objet1 est de se munir de bons instrumens4 ,on ne peut se dispenser d'avoir1 pour oprer commodment1 trois excellentes balances4 ,la premire doit peser jusqu' #ae #bj livres1 sans fatiguer le flau4 ,il n'est pas rare d'tre oblig dans des expriences chimiques de dterminer un demi-grain prs ou un grain tout au plus la tarre le poids de trs-grands vases d'appareils trs-pesans4 ,il faut1 pour arriver ce degr de prcision1 des balances faites par un artiste habile avec des prcautions particulires2 il faut sur-tout se faire une loi de ne jamais s'en servir dans un laboratoire o elles seroient immanquablement rouilles gtes3 elles doivent tre conserves dans un cabinet spar1 o il n'entre jamais d'acides4 ,celles dont je me sers ont t construites par ,m4 ,fortin2 leur flau a trois pieds de long1 elles runissent toutes les srets les commodits qu'on peut desirer4 ,je ne crois pas que1 l'exception de celles de ,ramsden1 il en existe qui puissent leur tre compares pour la justesse pour la prcision4 ,indpendamment de cette forte balance1 j'en ai deux autres qui sont bannies1 comme la premire1 du laboratoire2 l'une pse jusqu' #ah ou #bj onces1 la prcision du dixime de grain2 la troisime ne pse que jusqu' un gros1 les #eab;es de grain y sont trs-sensibles4 ,je donnerai l',acadmie1 dans un ,mmoire particulier1 une description de ces trois balances1 avec des dtails sur le degr de prcision qu'on en obtient4 ,ces instrumens au surplus dont on ne doit se servir que pour les expriences de recherche1 ne dispensent pas d'en avoir d'autres moins prcieux pour les usages courans du laboratoire4 ,on y a continuellement besoin d'une grosse balance flau de fer peint en noir1 qui puisse peser des terrines entires pleines de liquide1 des quantits d'eau de #dj #ej livres1 un demi-gros prs2 d'une seconde balance susceptible de peser jusqu' #h #aj livres1 #ab ou #ae grains prs2 enfin d'une petite balance la main1 pesant environ une livre1 la prcision du grain4 ,mais ce n'est pas encore assez d'avoir d'excellentes balances2 il faut les connotre1 les avoir tudies1 savoir s'en servir1 l'on n'y parvient que par un long usage avec beaucoup d'attention4 ,il est sur-tout important de vrifier souvent les poids dont on se sert3 ceux fournis chez les balanciers ayant t ajusts avec des balances qui ne sont pas extrmement sensibles1 ne se trouvent plus rigoureusement exacts quand on les prouve avec des balances aussi parfaites que celles que je viens d'annoncer4 ,ce seroit une excellente manire1 pour viter les erreurs dans les peses1 que de les rpter deux fois1 en employant pour les unes des fractions vulgaires de livre1 pour les autres des fractions dcimales4 ,tels sont les moyens qui ont paru jusqu'ici les plus propres dterminer les quantits de matires employes dans les expriences1 c'est--dire1 pour me servir de l'expression ordinaire1 dterminer le poids absolu des corps4 ,mais en adoptant cette expression1 je ne puis me dispenser d'observer que1 prise dans un sens strict1 elle n'est pas absolument exacte4 ,il est certain qu' la rigueur nous ne connoissons nous ne pouvons connotre que des pesanteurs relatives2 que nous ne pouvons les exprimer qu'en partant d'une unit conventionnelle3 il seroit donc plus vrai de dire que nous n'avons aucune mesure du poids absolu des corps4 ,passons maintenant ce qui concerne la pesanteur spcifique4 ,on a dsign sous ce nom le poids absolu des corps divis par leur volume1 ou ce qui revient au mme1 le poids que pse un volume dtermin d'un corps4 ,c'est la pesanteur de l'eau qu'on a choisie1 en gnral1 pour l'unit qui exprime ce genre de pesanteur4 ,ainsi quand on parle de la pesanteur spcifique de l'or1 on dit qu'il est dix-neuf fois aussi pesant que l'eau2 que l'acide sulfurique concentr est deux fois aussi pesant que l'eau1 ainsi des autres corps4 ,il est d'autant plus commode de prendre ainsi la pesanteur de l'eau pour unit1 que c'est presque toujours dans l'eau que l'on pse les corps dont on veut dterminer la pesanteur spcifique4 ,si1 par exemple1 on se propose de reconnotre la pesanteur spcifique d'un morceau d'or pur croui coups de marteau1 si ce morceau d'or pse dans l'air #h onces #d gros #b grains demi1 comme celui que ,m4 ,brisson a prouv1 page #e de son ,trait de la ,pesanteur spcifique1 on suspend cet or un fil mtallique trs-fin assez fort cependant pour pouvoir le supporter sans se rompre2 on attache ce fil sous le bassin d'une balance hydrostatique1 on pse l'or entirement plong dans un vase rempli d'eau4 ,le morceau d'or dont il est ici question1 a perdu dans l'exprience de ,m4 ,brisson #c gros #cg grains4 ,or1 il est vident que le poids que perd un corps quand on l'a pes dans l'eau1 n'est autre que le poids du volume d'eau qu'il dplace1 ou1 ce qui est la mme chose1 qu'un poids d'eau gal son volume2 d'o l'on peut conclure qu' volume gal l'or pse #dhih grains demi1 l'eau #bec3 ce qui donne #aicfag pour la pesanteur spcifique de l'or1 celle de l'eau tant suppose #ajjjj4 ,on peut oprer de la mme manire pour toutes les substances solides4 ,il est au surplus assez rare qu'on ait besoin en ,chimie de dterminer la pesanteur spcifique des corps solides1 moins qu'on ne travaille sur les alliages ou sur les verres mtalliques3 on a au contraire besoin presqu' chaque instant de connotre la pesanteur spcifique des fluides1 parce que c'est souvent le seul moyen qu'on ait de juger de leur degr de puret de concentration4 ,on peut galement remplir ce dernier objet avec un trs-grand degr de prcision1 au moyen de la balance hydrostatique1 en pesant successivement un corps solide1 tel1 par exemple1 qu'une boule de cristal de roche suspendue un fil d'or trs-fin1 dans l'air dans le fluide dont on veut dterminer la pesanteur spcifique4 ,le poids que perd la boule plonge dans le fluide1 est celui d'un volume gal de ce fluide4 ,en rptant successivement cette opration dans l'eau dans diffrens fluides1 on peut par un calcul trs-simple en conclure leur rapport de pesanteur spcifique1 soit entr'eux1 soit avec l'eau3 mais ce moyen ne seroit pas encore suffisamment exact1 ou au moins il seroit trs-embarrassant l'gard des liqueurs dont la pesanteur spcifique differe trs-peu de celle de l'eau1 par exemple1 l'gard des eaux minrales de toutes celles en gnral qui sont trs-peu charges de sels4 ,dans quelques travaux que j'ai entrepris sur cet objet qui ne sont point encore publics1 je me suis servi avec beaucoup d'avantages de pse-liqueurs trs-sensibles dont je vais donner une ide4 ,ils consistent dans un cylindre creux ,abcf1 planche ,,vii1 fig4 #f1 de cuivre jaune1 ou mieux encore d'argent1 lest par le bas en bcf avec de l'tain4 ,ce pse-liqueur est ici reprsent nageant dans un bocal lmno rempli d'eau4 ,a la partie suprieure du cylindre est adapte une tige faite d'un fil d'argent de #c_/d de ligne de diamtre tout au plus1 surmont d'un petit bassin d destin recevoir des poids4 ,on fait sur cette tige une marque en g1 dont on va expliquer l'usage4 ,on peut faire cet instrument de diffrentes dimensions2 mais il n'est suffisamment exact qu'autant qu'il dplace au moins quatre livres d'eau4 ,le poids de l'tain dont cet instrument est lest1 doit tre tel qu'il soit presqu'en quilibre dans de l'eau distille1 qu'il ne faille plus y ajouter pour le faire entrer jusqu' la marque g1 qu'un demi-gros ou un gros tout au plus4 ,on commence par dterminer une premire fois avec beaucoup d'exactitude le poids de cet instrument le nombre de gros ou de grains dont il faut le charger dans de l'eau distille1 une temprature donne pour le faire entrer jusqu' la marque g4 ,on fait la mme opration dans toutes les eaux dont on veut connotre la pesanteur spcifique1 on rapporte ensuite par le calcul les diffrences au pied cube1 la pinte ou la livre1 ou bien on les rduit en fractions dcimales4 ,cette mthode1 jointe quelques expriences faites avec les ractifs1 est une des plus sres pour dterminer la qualit des eaux1 on y apperoit des diffrences qui auroient chapp aux analyses chimiques les plus exactes4 ,je donnerai un jour le dtail d'un grand travail que j'ai fait sur cet objet4 ,les pse-liqueurs mtalliques ne peuvent servir que pour dterminer la pesanteur spcifique des eaux qui ne contiennent que des sels neutres ou des substances alkalines3 on peut aussi en faire construire de particuliers lests pour l'esprit-de-vin les liqueurs spiritueuses4 ,mais toutes les fois qu'il est question de dterminer la pesanteur spcifique des acides1 on ne peut employer que du verre4 ,on prend alors un cylindre creux de verre abc1 planche ,,vii1 figure #ad1 qu'on ferme hermtiquement la lampe en bcf2 on y soude dans sa partie suprieure un tube capillaire ad surmont par un petit bassin d4 ,on leste cet instrument avec du mercure1 on en introduit plus ou moins1 suivant la pesanteur des liqueurs qu'on se propose d'examiner4 ,on peut introduire dans le tube ad1 qui forme le col de cet instrument1 une petite bande de papier qui porte des divisions2 quoique ces divisions ne rpondent pas aux mmes fractions de grains dans des liqueurs dont la pesanteur spcifique est diffrente1 elles sont cependant commodes pour les valuations4 ,je ne m'tendrai pas davantage sur les moyens qui servent pour dterminer1 soit le poids absolu1 soit la pesanteur spcifique des solides des liquides2 les instrumens qu'on emploie ce genre d'expriences1 sont entre les mains de tout le monde1 on peut se les procurer aisment1 de plus grands dtails seroient inutiles4 ,il n'en sera pas de mme de la mesure des gaz3 la plupart des instrumens dont je me sers ne se trouvant nulle part n'ayant t dcrits dans aucun ouvrage1 il m'a paru ncessaire d'en donner une connoissance plus dtaille3 c'est l'objet que je me suis propos dans le ,chapitre suivant4 ,,chapitre ,,ii4 ,de la ,gazomtrie1 ou de la mesure du poids du volume des substances ariformes4 4 ,i4 ,description des ,appareils pneumato-chimiques4 ,les ,chimistes franois ont donn dans ces derniers tems le nom de pneumato-chimique un appareil la fois trs-ingnieux trs-simple1 imagin par ,m4 ,priestley1 qui est devenu absolument indispensable dans tous les laboratoires4 ,il consiste en une caisse ou cuve de bois plus ou moins grande1 planche ,v1 figures #a #b1 double de plomb lamin ou de feuilles de cuivre tam4 ,la figure #a reprsente cette cuve vue en perspective2 on en a suppos le devant un des cts enlevs dans la figure #b1 afin de faire mieux sentir la manire dont elle est construite dans son intrieur4 ,on distingue dans tout appareil de cette espce1 la tablette de la cuve ,,abcd1 figures #a #b1 le fond de la cuve ,,fghi1 fig4 #b4 ,l'intervalle qui se trouve entre ces deux plans est la cuve proprement dite1 ou la fosse de la cuve4 ,c'est dans cette partie creuse qu'on emplit les cloches3 on les retourne ensuite on les pose sur la tablette ,,abcd1 voyez la cloche ,f1 planche ,x4 ,on peut encore distinguer les bords de la cuve1 l'on donne ce nom tout ce qui excde le niveau de la tablette4 ,la cuve doit tre suffisamment remplie1 pour que la tablette soit toujours recouverte d'un pouce ou d'un pouce demi d'eau2 elle doit avoir assez de largeur de profondeur1 pour qu'il y en ait alors au moins un pied en tout sens dans la fosse de la cuve4 ,cette quantit suffit pour les expriences ordinaires2 mais il est un grand nombre de circonstances o il est commode1 o il est mme indispensable de se donner encore plus d'espace4 ,je conseille donc ceux qui veulent s'occuper utilement habituellement d'expriences de ,chimie1 de construire trs en grand ces appareils1 si le local le leur permet4 ,la fosse de ma cuve principale contient quatre pieds cubes d'eau1 la surface de sa tablette est de quatorze pieds quarrs4 ,malgr cette grandeur qui me paroissoit d'abord dmsure1 il m'arrive encore souvent de manquer de place4 ,il ne suffit pas encore dans un laboratoire o l'on est livr un courant habituel d'expriences1 d'avoir un seul de ces appareils1 quelque grand qu'il soit3 il faut1 indpendamment du magasin gnral1 en avoir de plus petits de portatifs mme1 qu'on place o le besoin l'exige prs du fourneau o l'on opre4 ,ce n'est qu'ainsi qu'on peut faire marcher plusieurs expriences la fois4 ,il y a d'ailleurs des oprations qui salissent l'eau de l'appareil1 qu'il est ncessaire de faire dans une cuve particulire4 ,il est sans doute beaucoup plus conomique de se servir de cuves de bois1 ou de baquets cercls de fer faits tout simplement avec des douves1 plutt que d'employer des caisses de bois doubles de cuivre ou de plomb4 ,je m'en suis moi-mme servi dans mes premires expriences2 mais j'ai bientt reconnu les inconvniens qui y sont attachs4 ,si l'eau n'y est pas toujours entretenue au mme niveau1 les douves qui se trouvent sec prennent de la retraite2 elles se disjoignent1 quand on vient ensuite mettre plus d'eau1 elle s'chappe par les jointures1 les planchers sont inonds4 ,les vaisseaux dont on se sert pour recevoir pour contenir les gaz dans cet appareil1 sont des cloches de cristal ,a1 figure #i4 ,pour les transporter d'un appareil un autre1 ou mme pour les mettre en rserve quand la cuve est trop embarrasse1 on se sert de plateaux ,,bc1 mme figure1 garnis d'un rebord de deux anses ,,de1 pour les transporter4 ,a l'gard de l'appareil pneumato-chimique au mercure1 aprs avoir essay d'en construire de diffrentes matires1 je me suis arrt dfinitivement au marbre4 ,cette substance est absolument impermable au mercure2 on n'a pas craindre1 comme avec le bois1 que les assemblages se djoignent1 ou que le mercure s'chappe par des gerures2 on n'a point non plus l'inquitude de la cassure1 comme avec le verre1 la fayence la porcelaine4 ,on choisit donc un bloc de marbre ,,bcde1 planche ,v1 figures #c #d1 de deux pieds de long1 de #ae #ah pouces de large1 de #aj pouces d'paisseur2 on le fait creuser jusqu' une profondeur mn1 figure #e1 d'environ quatre pouces1 pour former la fosse qui doit contenir le mercure3 pour qu'on puisse y remplir plus commodment les cloches ou jarres1 on y fait creuser en outre une profonde rigole ,,tv1 figures #c1 #d #e1 de quatre autres pouces au moins de profondeur3 enfin1 comme cette rigole pourroit tre embarrassante dans quelques expriences1 il est bon qu'on puisse la boucher la condamner volont1 l'on remplit cet objet au moyen de petites planches qui entrent dans une rainure xy1 figure #e4 ,je me suis dtermin faire construire deux cuves de marbre semblables celle que je viens de dcrire1 mais de grandeurs diffrentes2 j'en ai toujours par ce moyen une des deux qui me sert de rservoir pour conserver le mercure1 c'est de tous les rservoirs le plus sr le moins sujet aux accidens4 ,on peut oprer dans le mercure avec cet appareil1 exactement comme dans l'eau3 il faut seulement employer des cloches trs-fortes d'un petit diamtre1 ou des tubes de cristal qui ont un emptement par le bas1 comme celui reprsent fig4 #g2 les fayenciers qui les tiennent1 les nomment eudiomtres4 ,on voit une de ces cloches en place ,a1 fig4 #e1 ce qu'on nomme une jarre1 fig4 #f4 ,l'appareil pneumato-chimique au mercure est ncessaire pour toutes les oprations o il se dgage des gaz susceptibles d'tre absorbs par l'eau1 ce cas n'est pas rare1 puisqu'il a lieu gnralement dans toutes les combustions1 l'exception de celle des mtaux4 4 ,,ii4 ,du ,gazomtre4 ,je donne le nom de gazomtre un instrument dont j'ai eu la premire ide1 que j'avois fait excuter dans la vue de former un soufflet qui pt fournir continuellement uniformment un courant de gaz oxygne pour des expriences de fusion4 ,depuis1 nous avons fait1 ,m4 ,meusnier moi1 des corrections des additions considrables ce premier essai1 nous l'avons transform en un instrument pour ainsi dire universel1 dont il sera difficile de se passer toutes les fois qu'on voudra faire des expriences exactes4 ,le nom seul de cet instrument indique assez qu'il est destin mesurer le volume des gaz4 ,il consiste en un grand flau de balance1 de trois pieds de longueur ,,de1 planche ,,viii1 fig4 #a1 construit en fer trs-fort4 ,a chacune de ses extrmits ,,de1 est solidement fixe une portion d'arc de cercle galement en fer4 ,ce flau ne repose pas1 comme dans les balances ordinaires1 sur un couteau2 on y a substitu un tourillon cylindrique d'acier ,f1 fig4 #i1 qui porte sur des rouleaux mobiles3 on est parvenu ainsi diminuer considrablement la rsistance qui pouvoit mettre obstacle au libre mouvement de la machine1 puisque le frottement de la premire espce se trouve converti en un de la seconde4 ,ces rouleaux sont en cuivre jaune d'un grand diamtre3 on a pris de plus la prcaution de garnir les points qui supportent l'axe ou tourillon du flau1 avec des bandes de cristal de roche4 ,toute cette suspension est tablie sur une colonne solide1 de bois ,,bc1 fig4 #a4 ,a l'extrmit ,d de l'un des bras du flau1 est suspendu un plateau de balance ,p1 destin recevoir des poids4 ,la chane qui est plate s'applique contre la circonfrence de l'arc n,do1 dans une rainure pratique cet effet4 ,a l'extrmit ,e de l'autre bras du levier1 est attache une chane galement plate ikm1 qui par sa construction n'est pas susceptible de s'allonger ni de se raccourcir1 lorsqu'elle est plus ou moins charge4 ,a cette chane est adapt solidement en i un trier de fer trois branches ai1 ci1 hi1 qui supporte une grande cloche ,a de cuivre battu1 de #ah pouces de diamtre sur environ #bj pouces de hauteur4 ,on a reprsent toute cette machine en perspective dans la planche ,,viii1 fig4 #a2 on l'a suppose au contraire1 planche ,,ix1 fig4 #b #d1 partage en deux par un plan vertical1 pour laisser voir l'intrieur4 ,tout autour de la cloche dans le bas1 planche ,,ix1 fig4 #b1 est un rebord relev en-dehors qui forme une capacit partage en diffrentes cases #a1 #b1 #c1 #d1 c4 ,ces cases sont destines recevoir des poids de plomb reprsents sparment #a1 #b1 #c4 ,ils servent augmenter la pesanteur de la cloche dans les cas o l'on a besoin d'une pression considrable1 comme on le verra dans la suite2 ces cas au surplus sont extrmement rares4 ,la cloche cylindrique ,a est entirement ouverte par son fond de1 planc4 ,,ix1 fig4 #d2 elle est ferme par le haut au moyen d'une calotte de cuivre abc1 ouverte en bf1 ferme par le moyen d'un robinet g4 ,cette calotte1 comme on le voit par l'inspection des figures1 n'est pas place tout--fait la partie suprieure du cylindre2 elle est rentre en-dedans de quelques pouces1 afin que la cloche ne soit jamais plonge en entier sous l'eau1 qu'elle n'en soit pas recouverte4 ,si j'tois dans le cas de faire reconstruire un jour cette machine1 je desirerois que la calotte ft beaucoup plus surbaisse1 de manire qu'elle ne formt presque qu'un plan4 ,cette cloche ou rservoir air est reue dans un vase cylindrique ,,lmno1 planche ,,viii1 figure #a1 galement de cuivre qui est plein d'eau4 ,au milieu de ce vase cylindrique ,,lmno1 planche ,,ix1 fig4 #d1 s'lvent perpendiculairement deux tuyaux st1 xy1 qui se rapprochent un peu l'un de l'autre par leur extrmit suprieure ty4 ,ces tuyaux se prolongent jusqu'un peu au-dessus du niveau du bord suprieur ,,lm du vase ,,lmno4 ,quand la cloche abcde touche le fond ,,no1 ils entrent d'un demi-pouce environ dans la capacit conique b1 qui conduit au robinet g4 ,la figure #c1 pl4 ,,ix1 reprsente le fond du vase ,,lmno4 ,on voit au milieu une petite calotte sphrique creuse en-dessous1 assujettie soude par ses bords au fond du vase4 ,on peut la considrer comme le pavillon d'un petit entonnoir renvers1 auquel s'adaptent en s en x les tuyaux st1 xy1 fig4 #d4 ,ces tuyaux se trouvent par ce moyen en communication avec ceux mm1 nn1 oo1 pp1 qui sont placs horisontalement sur le fond de la machine1 fig4 #c1 qui1 tous quatre1 se runissent dans la calotte sphrique sx4 ,de ces quatre tuyaux1 trois sortent en-dehors du vase ,,lmno1 on peut les suivre planche ,,viii1 fig #a4 ,l'un dsign par les chiffres arabes #a1 #b1 #c1 s'ajuste en #c avec la partie suprieure d'une cloche ,v1 par l'intermde du robinet #d4 ,cette cloche est pose sur la tablette d'une petite cuve ,,ghik1 double de plomb dont l'intrieur se voit pl4 ,,ix1 fig4 #a4 ,le second tuyau est appliqu contre le vase ,,lmno1 de #f en #g3 il se continue ensuite en #g1 #h1 #i #aj1 vient s'engager en #aa sous la cloche ,v4 ,le premier de ces deux tuyaux est destin introduire le gaz dans la machine2 le second en faire passer des essais sous des cloches4 ,on dtermine le gaz entrer ou sortir1 suivant le degr de pression qu'on donne1 on parvient faire varier cette pression en chargeant plus ou moins le bassin ,p4 ,lors donc qu'on veut introduire de l'air1 on donne une pression nulle quelquefois mme ngative4 ,lorsqu'au contraire on veut en faire sortir1 on augmente la pression jusqu'au degr o on le juge propos4 ,le troisime tuyau #ab1 #ac1 #ad1 #ae est destin conduire l'air ou le gaz telle distance qu'on le juge propos pour les combustions1 combinaisons ou autres oprations de ce genre4 ,pour entendre l'usage du quatrime tuyau1 il est ncessaire que j'entre dans quelques explications4 ,je suppose que le vase ,,lmno1 fig4 #a1 soit rempli d'eau1 que la cloche ,a soit en partie pleine d'air en partie pleine d'eau3 il est vident qu'on peut proportionner tellement les poids placs dans le bassin ,p1 qu'il y ait un juste quilibre que l'air ne tende ni rentrer dans la cloche ,a1 ni en sortir2 l'eau dans cette supposition sera au mme niveau en-dedans au-dehors de la cloche4 ,il n'en sera plus de mme1 sitt qu'on aura diminu le poids plac dans le bassin ,p1 qu'il y aura pression du ct de la cloche3 alors le niveau de l'eau sera plus bas dans l'intrieur qu' l'extrieur de la cloche1 l'air de l'intrieur se trouvera plus charg que celui du dehors1 d'une quantit qui sera mesure exactement par le poids d'une colonne d'eau d'une hauteur gale la diffrence des deux niveaux4 ,m4 ,meusnier1 en partant de cette observation1 a imagin d'en dduire un moyen de reconnotre dans tous les instans le degr de pression qu'prouveroit l'air contenu dans la capacit de la cloche ,a1 planche ,,viii1 fig4 #a4 ,il s'est servi cet effet d'un siphon de verre deux branches #ai1 #bj1 #ba1 #bb #bc1 solidement mastiqu en #ai en #bc4 ,l'extrmit #ai de ce siphon communique librement avec l'eau de la cuve ou vase extrieur4 ,l'extrmit #bc au contraire communique avec le quatrime tuyau dont je me suis rserv il n'y a qu'un moment d'expliquer l'usage1 par consquent avec l'air de l'intrieur de la cloche1 par le tuyau st1 pl4 ,,ix1 fig4 #d4 ,enfin ,m4 ,meusnier a mastiqu en #af1 planche ,,viii1 fig4 #a1 un autre tube droit de verre #af1 #ag1 #ah1 qui communique par son extrmit #af avec l'eau du vase extrieur3 il est ouvert l'air libre par son extrmit suprieure #ah4 ,il est clair1 d'aprs ces dispositions1 que l'eau doit se tenir dans le tube #af1 #ag #ah1 constamment au niveau de celle de la cuve ou vase extrieur2 que l'eau au contraire dans la branche #ai1 #bj #ba1 doit se tenir plus haut ou plus bas1 suivant que l'air de l'intrieur de la cloche est plus ou moins press que l'air extrieur1 que la diffrence de hauteur entre ces deux colonnes1 observe dans le tube #af1 #ag #ah1 dans celui #ai1 #bj #ba1 doit donner exactement la mesure de la diffrence de pression4 ,on a fait placer en consquence entre ces deux tubes une rgle de cuivre gradue divise en pouces lignes1 pour mesurer ces diffrences4 ,on conoit que l'air en gnral tous les fluides lastiques ariformes tant d'autant plus lourds qu'ils sont plus comprims1 il toit ncessaire pour en valuer les quantits pour convertir les volumes en poids1 d'en connotre l'tat de compression3 c'est l'objet qu'on s'est propos de remplir par le mchanisme qu'on vient d'exposer4 ,mais ce n'est pas encore assez pour connotre la pesanteur spcifique de l'air ou des gaz pour dterminer leur poids sous un volume connu1 que de savoir quel est le degr de compression qu'ils prouvent1 il faut encore en connotre la temprature1 c'est quoi nous sommes parvenus l'aide d'un petit thermomtre dont la boule plonge dans la cloche ,a1 dont la graduation s'lve en-dehors3 il est solidement mastiqu dans une virole de cuivre qui se visse la calote suprieure de la cloche ,a4 ,voyez #bd #be1 planche ,,viii1 fig4 #a1 pl4 ,,ix1 fig4 #d4 ,ce mme thermomtre est reprsent sparment1 pl4 ,,viii1 fig4 #aj4 ,l'usage du gazomtre auroit encore prsent de grands embarras de grandes difficults1 si nous nous fussions borns ces seules prcautions4 ,la cloche1 en s'enfonant dans l'eau du vase extrieur ,,lmno1 perd de son poids1 cette perte de poids est gale celui de l'eau qu'elle dplace4 ,il en rsulte que la pression qu'prouve l'air ou le gaz contenu dans la cloche1 diminue continuellement mesure qu'elle s'enfonce2 que le gaz qu'elle a fourni dans le premier instant1 n'est pas de la mme densit que celui qu'elle fournit la fin2 que sa pesanteur spcifique va continuellement en dcroissant2 1 quoiqu' la rigueur ces diffrences puissent tre dtermines par le calcul1 on auroit t oblig des recherches mathmatiques qui auroient rendu l'usage de cet appareil embarrassant difficile4 ,pour remdier cet inconvnient1 ,m4 ,meusnier a imagin d'lever perpendiculairement au milieu du flau une tige quarre de fer #bf #bg1 pl4 ,,viii1 fig4 #a1 qui traverse une lentille creuse de cuivre #bh1 qu'on ouvre qu'on peut remplir de plomb4 ,cette lentille glisse le long de la tige #bf #bg2 elle se meut par le moyen d'un pignon dent qui engrane dans une crmaillre1 elle se fixe l'endroit qu'on juge propos4 ,il est clair que quand le levier ,,de est horisontal1 la lentille #bh ne pse ni d'un ct ni d'un autre2 elle n'augmente donc ni ne diminue la pression4 ,il n'en est plus de mme quand la cloche ,a s'enfonce davantage que le levier s'incline d'un ct1 comme on le voit fig4 #a4 ,alors le poids #bh qui n'est plus dans la ligne verticale qui passe par le centre de suspension1 pse du ct de la cloche augmente sa pression4 ,cet effet est d'autant plus grand1 que la lentille #bh est plus leve vers #bg1 parce que le mme poids exerce une action d'autant plus forte1 qu'il est appliqu l'extrmit d'un levier plus long4 ,on voit donc qu'en promenant le poids #bh le long de la tige #bf #bg1 suivant laquelle il est mobile1 on peut augmenter ou diminuer l'effet de la correction qu'il opre2 le calcul comme l'exprience1 prouvent qu'on peut arriver au point de compenser fort exactement la perte de poids que la cloche prouve tous les degrs de pression4 ,je n'ai encore rien dit de la manire d'valuer les quantits d'air ou de gaz fournies par la machine1 cet article est de tous le plus important4 ,pour dterminer avec une rigoureuse exactitude ce qui s'est dpens dans le cours d'une exprience1 rciproquement pour savoir ce qui en a t fourni1 nous avons tabli sur l'arc de cercle qui termine le levier ,,de1 fig4 #a1 un limbe de cuivre lm divis en degrs demi-degrs2 cet arc est fix au levier ,,de1 il est emport par un mouvement commun4 ,on mesure les quantits dont il s'abaisse1 au moyen d'un index fixe #bi1 #cj1 qui se termine en #cj par un nonnius qui donne les centimes de degr4 ,on voit1 planche ,,viii1 les dtails des diffrentes parties que nous venons de dcrire4 #a4 ,figure #b1 la chane plate qui soutient le bassin de balance ,p2 c'est celle de ,m4 ,vaucanson3 mais comme elle a l'inconvnient de s'allonger ou de se raccourcir suivant qu'elle est plus ou moins charge1 il y auroit eu de l'inconvnient l'employer la suspension de la cloche ,a4 #b4 ,figure #e1 la chane ikm1 qui1 dans la figure #a porte la cloche ,a3 elle est toute forme de plaques de fer limes1 enchevtres les unes dans les autres1 maintenues par des chevilles de fer4 ,quelque fardeau qu'on fasse supporter ce genre de chane1 elle ne s'alonge pas sensiblement4 #c4 ,figure #f1 l'trier trois branches1 par le moyen duquel est suspendue la cloche ,a avec des vis de rappel1 pour la fixer dans une position bien verticale4 #d4 ,figure #c1 la tige #bf1 #bg1 qui s'lve perpendiculairement au milieu du flau1 qui porte la lentille #bh4 #e4 ,figures #g #h1 les rouleaux avec la bande z de cristal de roche1 sur laquelle portent les contacts1 pour diminuer encore le frottement4 #f4 ,figure #d1 la pice qui porte l'axe des rouleaux4 #g4 ,figure #i1 le milieu du flau avec le tourillon sur lequel il est mobile4 #h4 ,figure #aj1 le thermomtre qui donne le degr de l'air contenu dans la cloche4 ,quand on veut se servir du gazomtre qu'on vient de dcrire1 il faut commencer par remplir d'eau le vase extrieur ,,lmno1 planche ,,viii1 fig4 #a1 jusqu' une hauteur dtermine1 qui doit toujours tre la mme dans toutes les expriences4 ,le niveau de l'eau doit tre pris quand le flau de la machine est horisontal4 ,ce niveau1 quand la cloche est fond1 se trouve augment de toute la quantit d'eau qu'elle a dplace2 il diminue au contraire mesure que la cloche approche de son plus haut point d'lvation4 ,on cherche ensuite par ttonnemens quelle est l'lvation laquelle doit tre fixe la lentille #bh1 pour que la pression soit gale dans toutes les positions du flau4 ,je dis peu prs1 parce que la correction n'est pas rigoureuse1 que des diffrences d'un quart de ligne mme d'une demi-ligne ne sont d'aucune consquence4 ,cette hauteur laquelle il faut lever la lentille1 n'est pas la mme pour tous les degrs de pression2 elle varie suivant que cette pression est de #a pouce1 #b pouces1 #c pouces1 c4 ,toutes ces dterminations doivent tre crites mesure sur un registre avec beaucoup d'ordre4 ,ces premires dispositions faites1 on prend une bouteille de huit dix pintes1 dont on dtermine bien la capacit en pesant exactement la quantit d'eau qu'elle peut contenir4 ,on renverse cette bouteille ainsi pleine dans la cuve ,,ghik1 fig4 #a4 ,on en pose le gouleau sur la tablette la place de la cloche ,v1 en engageant l'extrmit #aa du tuyau #g1 #h1 #i1 #aj1 #aa dans son gouleau4 ,on tablit la machine zro de pression1 on observe bien exactement le degr marqu par l'index sur le limbe3 puis ouvrant le robinet #h appuyant un peu sur la cloche ,a1 on fait passer autant d'air qu'il en faut pour remplir entirement la bouteille4 ,alors on observe de nouveau le limbe1 on est en tat de calculer le nombre de pouces cubes qui rpondent chaque degr4 ,aprs cette premire bouteille on en remplit une seconde1 une troisime1 c4 on recommence mme plusieurs fois cette opration1 mme avec des bouteilles de diffrentes capacits2 avec du tems une scrupuleuse attention on parvient jauger la cloche ,a dans toutes ses parties4 ,le mieux est de faire en sorte qu'elle soit bien tourne bien cylindrique1 afin d'viter les valuations les calculs4 ,l'instrument que je viens de dcrire que j'ai nomm gazomtre1 a t construit par ,m4 ,meigni le jeune1 ingnieur1 constructeur d'instrumens de physique1 brvet du ,roi4 ,il y a apport un soin1 une exactitude une intelligence rares4 ,c'est un instrument prcieux par le grand nombre des applications qu'on en peut faire1 parce qu'il est des expriences peu prs impossibles sans lui4 ,ce qui le renchrit1 c'est qu'un seul ne suffit pas1 il le faut double dans un grand nombre de cas1 comme dans la formation de l'eau1 dans celle de l'acide nitreux1 c4 ,c'est un effet invitable de l'tat de perfection dont la ,chimie commence s'approcher1 que d'exiger des instrumens des appareils dispendieux compliqus3 il faut s'attacher sans doute les simplifier1 mais il ne faut pas que ce soit aux dpens de leur commodit sur-tout de leur exactitude4 4 ,,iii4 ,de quelques autres manires de mesurer le volume des ,gaz4 ,le gazomtre dont je viens de donner la description dans le paragraphe prcdent1 est un instrument trop compliqu trop cher1 pour qu'on puisse l'employer habituellement la mesure des gaz dans les laboratoires2 il s'en faut mme beaucoup qu'il soit applicable toutes les circonstances4 ,il faut pour une multitude d'expriences courantes1 des moyens plus simples qui soient1 si l'on peut se permettre cette expression1 plus la main4 ,je vais dtailler ici ceux dont je me suis servi jusqu'au moment o j'ai eu un gazomtre ma disposition1 dont je me sers encore aujourd'hui de prfrence dans le cours ordinaire de mes expriences4 ,j'ai dcrit dans le paragraphe premier de ce chapitre les appareils pneumato-chimiques l'eau au mercure4 ,ils consistent1 comme on l'a vu1 en cuves plus ou moins grandes sur la tablette desquelles se posent les cloches destines recevoir les gaz4 ,je suppose qu' la suite d'une exprience quelconque1 on ait dans un appareil de cette espce un rsidu de gaz qui n'est absorbable ni par l'alkali ni par l'eau1 qui est contenu dans le haut d'une cloche ,,aef1 planche ,,iv1 fig4 #c1 dont on veut connotre le volume4 ,on commence par marquer avec une grande exactitude par le moyen de bandes de papier la hauteur ,,ef de l'eau ou du mercure4 ,il ne faut pas se contenter d'appliquer une seule marque d'un des cts de la cloche1 parce qu'il pourroit rester de l'incertitude sur le niveau du liquide3 il en faut au moins trois ou mme quatre en opposition les unes aux autres4 ,on doit ensuite1 si c'est sur du mercure qu'on opre1 faire passer sous la cloche de l'eau pour dplacer le mercure4 ,cette opration se fait facilement avec une bouteille qu'on emplit d'eau rase3 on en bouche l'orifice avec le doigt1 on la renverse on engage son col sous la cloche2 puis retournant la bouteille1 on en fait sortir l'eau qui s'lve au-dessus de la colonne de mercure qui la dplace4 ,lorsque tout le mercure est ainsi dplac1 on verse de l'eau sur la cuve ,,abcd1 de manire que le mercure en soit couvert d'un pouce environ4 ,on passe une assite ou un vase quelconque trs-plat sous la cloche1 on l'enlve pour la transporter sur une cuve eau1 planc4 ,v1 figures #a #b4 ,alors on transvase l'air dans une cloche qui a t gradue de la manire dont je vais l'expliquer1 on juge de la quantit du gaz par les graduations de la cloche4 ,a cette premire manire de dterminer le volume du gaz1 on peut en substituer une autre qu'il est bon d'employer comme moyen de vrification4 ,l'air ou le gaz une fois transvas1 on retourne la cloche qui le contenoit1 on y verse de l'eau jusqu'aux marques ,,ef2 on pse cette eau1 de son poids on en conclut le volume1 d'aprs cette donne qu'un pied cube ou #agbh pouces d'eau psent #gj liv4 ,on trouvera la fin de cette troisime partie une ,table o ces rductions se trouvent toutes faites4 ,la manire de graduer les cloches est extrmement facile1 je vais en donner le procd afin que chacun puisse s'en procurer4 ,il est bon d'en avoir de plusieurs grandeurs1 mme un certain nombre de chaque grandeur1 pour y avoir recours en cas d'accident4 ,on prend une cloche de cristal un peu forte1 longue troite2 on l'emplit d'eau dans la cuve reprsente planche ,v1 fig4 #a1 on la pose sur la tablette ,,abcd4 ,on doit avoir une place dtermine qui serve constamment ce genre d'opration1 afin que le niveau de la tablette sur laquelle on pose la cloche soit toujours le mme2 on vite par-l presque la seule erreur dont ce genre d'opration soit susceptible4 ,d'un autre ct1 on choisit une bouteille gouleau troit qui1 pleine rase1 contienne juste #f onces #c gros #fa grains d'eau1 ce qui rpond un volume de #aj pouces cubiques4 ,si on ne trouvoit pas de bouteille qui et prcisment cette capacit1 on en prendroit une un peu plus grande1 on y couleroit un peu de cire fondue avec de la rsine1 pour en diminuer la capacit3 cette bouteille sert d'talon pour jauger la cloche1 voici comme on y procde4 ,on fait passer l'air contenu dans cette bouteille dans la cloche qu'on se propose de graduer1 puis on fait une marque la hauteur jusqu' laquelle est descendue l'eau4 ,on ajoute une seconde mesure d'air on fait une nouvelle marque2 on continue ainsi jusqu' ce que toute l'eau de la cloche ait t dplace4 ,il est important pendant le cours de cette opration1 que la bouteille la cloche soient maintenues constamment la mme temprature1 que cette temprature differe peu de celle de l'eau de la cuve4 ,on doit donc viter d'appliquer les mains sur la cloche1 ou au moins de les y tenir long-tems1 pour ne la pas chauffer3 si mme on craignoit qu'elle ne l'et t1 il faudroit verser dessus de l'eau de la cuve pour la rafrachir4 ,la hauteur du baromtre du thermomtre est indiffrente pour cette opration1 pourvu qu'elle ne varie pas pendant qu'elle dure4 ,lorsque les marques ont t ainsi places de #aj pouces en #aj pouces sur la cloche1 on y trace une graduation avec une pointe de diamant emmanche dans une petite tige de fer4 ,on trouve des diamans ainsi monts pour un prix modique au ,louvre1 chez le successeur de ,passement4 ,on peut graduer de la mme manire des tubes de cristal pour le mercure3 on les divise alors de pouce en pouce mme de diximes de pouce en diximes de pouce4 ,la bouteille qui sert de jauge doit contenir juste #h onces #f gros #be grains de mercure2 c'est le poids quivalent un pouce cubique4 ,cette manire de dterminer les volumes d'air1 au moyen d'une cloche gradue1 comme on vient de l'exposer1 a l'avantage de n'exiger aucune correction pour la diffrence de hauteur qui existe entre le niveau de l'eau dans l'intrieur de la cloche1 celui de l'eau de la cuve3 mais il ne dispense pas des corrections relatives la hauteur du baromtre du thermomtre4 ,lorsqu'on dtermine au contraire le volume de l'air par le poids de l'eau contenue jusqu'aux marques ,,ef1 on a une correction de plus faire pour la diffrence des niveaux du fluide en-dedans en-dehors de la cloche1 comme je l'expliquerai dans le 4 ,v de ce chapitre4 4 ,,iv4 ,de la manire de sparer les unes des autres les diffrentes espces de ,gaz4 ,on n'a prsent dans le paragraphe prcdent qu'un cas des plus simples1 celui o l'on se propose de dterminer le volume d'un gaz pur non absorbable par l'eau3 les expriences conduisent ordinairement des rsultats plus compliqus1 il n'est pas rare d'obtenir la fois trois ou quatre espces de gaz diffrentes4 ,je vais essayer de donner une ide de la manire dont on parvient les sparer4 ,je suppose que j'aye sous la cloche ,a1 pl4 ,,iv1 fig4 #c1 une quantit ,,aef de diffrens gaz1 mls ensemble contenus par du mercure3 on doit commencer par marquer exactement avec des bandes de papier1 comme je l'ai prescrit dans le paragraphe prcdent1 la hauteur du mercure3 on fait ensuite passer sous la cloche une trs-petite quantit d'eau1 d'un pouce cubique1 par exemple3 si le mlange de gaz contient du gaz acide muriatique ou du gaz acide sulfureux1 il y aura sur-le-champ une absorption trs-considrable1 parce que c'est une proprit de ces gaz d'tre absorbs en grande quantit par l'eau1 sur-tout le gaz acide muriatique4 ,si le pouce cube d'eau qui a t introduit ne produit qu'une trs-lgre absorption peine gale son volume1 on en conclura que le mlange ne contient ni gaz acide muriatique1 ni gaz acide sulfureux1 ni mme de gaz ammoniaque2 mais on commencera ds-lors souponner qu'il est mlang de gaz acide carbonique1 parce qu'en effet l'eau n'absorbe de ce gaz qu'un volume peu prs gal au sien4 ,pour vrifier ce soupon1 on introduira sous la cloche de l'alkali caustique en liqueur3 s'il y a du gaz acide carbonique1 on observera une absorption lente qui durera plusieurs heures2 l'acide carbonique se combinera avec l'alkali caustique ou potasse1 ce qui restera ensuite n'en contiendra pas sensiblement4 ,on n'oubliera pas la suite de chaque exprience de coller des marques de papier sur la cloche1 l'endroit o rpondra la surface du mercure1 de les vernir ds qu'elles seront sches1 afin qu'on puisse plonger la cloche dans l'eau sans risquer de les dcoller4 ,il sera galement ncessaire de tenir note de la diffrence de niveau entre le mercure de la cloche celui de la cuve1 ainsi que de la hauteur du baromtre du degr du thermomtre4 ,lorsqu'on aura ainsi absorb par l'eau par la potasse tous les gaz qui en sont susceptibles1 on fera passer de l'eau sous la cloche pour en dplacer tout le mercure2 on couvrira1 comme je l'ai prescrit dans le paragraphe prcdent1 le mercure de la cuve d'environ deux pouces d'eau2 puis passant par-dessous la cloche une assite plate1 on la transportera sur la cuve pneumato-chimique l'eau3 l on dterminera la quantit d'air ou de gaz restant1 en la faisant passer dans une cloche gradue4 ,cela fait1 on en prendra diffrens essais dans de petites jarres1 par des expriences prliminaires on cherchera reconnotre quels sont peu prs les gaz auxquels on a affaire4 ,on introduira par exemple dans une des petites jarres remplie de ce gaz une bougie allume1 comme on le voit reprsent planche ,v1 fig4 #h4 ,si la bougie ne s'y teint pas1 on en conclura qu'il contient du gaz oxygne1 mme1 suivant que la flamme de la bougie sera plus ou moins clatante1 on pourra juger s'il en contient plus ou moins que l'air de l'atmosphre4 ,dans le cas au contraire o la bougie s'y teindroit1 on auroit une forte raison de prsumer que ce rsidu est1 pour la plus grande partie1 du gaz azote4 ,si l'approche de la bougie le gaz s'enflamme brle paisiblement la surface avec une flamme de couleur blanche1 on en conclura que c'est du gaz hydrogne pur2 si elle est bleue1 on aura lieu d'en conclure que ce gaz est carbon3 enfin s'il brle avec bruit dtonation1 c'est un mlange de gaz oxygne de gaz hydrogne4 ,on peut encore mler une portion du mme gaz avec du gaz oxygne2 s'il y a vapeurs rouges absorption1 on en conclura qu'il contient du gaz nitreux4 ,ces connoissances prliminaires donnent bien une ide de la qualit du gaz de la nature du mlange2 mais elles ne suffisent pas pour dterminer les proportions les quantits4 ,il faut alors avoir recours toutes les ressources de l'analyse1 c'est beaucoup que de savoir peu prs dans quel sens il faut diriger ses efforts4 ,je suppose que l'on ait reconnu que le rsidu sur lequel on opre soit un mlange de gaz azote de gaz oxygne3 pour en reconnotre la proportion1 on en fait passer une quantit dtermine1 #ajj parties par exemple1 dans un tube gradu de #aj #ab lignes de diamtre3 on y introduit du sulfure de potasse dissous dans l'eau1 on laisse le gaz en contact avec cette liqueur2 elle absorbe tout le gaz oxygne1 au bout de quelques jours il ne reste que du gaz azote4 ,si au contraire on a reconnu qu'on avoit affaire du gaz hydrogne1 on en fait passer une quantit dtermine dans un eudiomtre de ,volta2 on y joint une premire portion de gaz oxygne1 qu'on fait dtoner avec lui par l'tincelle lectrique3 on ajoute une seconde portion du mme gaz oxygne1 on fait dtoner de nouveau1 ainsi jusqu' ce qu'on ait obtenu la plus grande diminution possible de volume4 ,il se forme1 comme on sait1 dans cette dtonation1 de l'eau qui est absorbe sur-le-champ2 mais si le gaz hydrogne contenoit du carbone1 il se forme en mme tems de l'acide carbonique qui ne s'absorbe pas aussi promptement1 dont on peut reconnotre la quantit en facilitant son absorption par l'agitation de l'eau4 ,enfin si on a du gaz nitreux1 on peut encore en dterminer la quantit1 du moins peu prs1 par une addition de gaz oxygne1 d'aprs la diminution du volume qui en rsulte4 ,je m'en tiendrai ces exemples gnraux qui suffisent pour donner une ide de ce genre d'oprations4 ,un volume entier ne suffiroit pas1 si l'on vouloit prvoir tous les cas4 ,l'analyse des gaz est un art avec lequel il faut se familiariser2 mais comme ils ont la plupart de l'affinit les uns avec les autres1 il faut avouer qu'on n'est pas toujours sr de les avoir compltement spars4 ,c'est alors qu'il faut changer de marche de route1 refaire d'autres expriences sous une autre forme1 introduire quelque nouvel agent dans la combinaison1 en carter d'autres1 jusqu' ce qu'on soit sr d'avoir saisi la vrit4 4 ,v4 ,des corrections faire au volume des ,gaz obtenus dans les expriences1 relativement la pression de l'atmosphre4 ,c'est une vrit donne par l'exprience1 que les fluides lastiques en gnral sont compressibles en raison des poids dont ils sont chargs4 ,il est possible que cette loi souffre quelqu'altration aux approches du degr de compression qui seroit suffisant pour les rduire l'tat liquide1 de mme un degr de dilatation ou de compression extrme3 mais nous ne sommes pas prs de ces limites pour la plupart des gaz que nous soumettons des expriences4 ,quand je dis que les fluides lastiques sont compressibles en raison des poids dont ils sont chargs1 voici comme il faut entendre cette proposition4 ,tout le monde sait ce que c'est qu'un baromtre4 ,c'est1 proprement parler1 un siphon ,,abcd1 pl4 ,,xii1 fig4 #af1 plein de mercure dans la branche ,,ab1 plein d'air dans la branche ,,bcd4 ,si l'on suppose mentalement cette branche ,,bcd prolonge indfiniment jusqu'au haut de notre atmosphre1 on verra clairement que le baromtre n'est autre chose qu'une sorte de balance1 un instrument dans lequel on met une colonne de mercure en quilibre avec une colonne d'air4 ,mais il est facile de s'appercevoir que1 pour que cet effet ait lieu1 il est parfaitement inutile de prolonger la branche ,,bcd une aussi grande hauteur1 que comme le baromtre est plong dans l'air1 la colonne ,,ab de mercure sera galement en quilibre avec une colonne de mme diamtre d'air de l'atmosphre1 quoique la branche du siphon ,,bcd soit coupe en ,c qu'on en retranche la partie ,,cd4 ,la hauteur moyenne d'une colonne de mercure capable de faire quilibre avec le poids d'une colonne d'air prise depuis le haut de l'atmosphre jusqu' la surface de la terre1 est de #bh pouces de mercure1 du moins ,paris mme dans les quartiers bas de la ville3 ce qui signifie en d'autres termes que l'air la surface de la terre ,paris1 est communment press par un poids gal celui d'une colonne de mercure de #bh pouces de hauteur4 ,c'est ce que j'ai voulu exprimer dans cet ,ouvrage1 lorsque j'ai dit en parlant des diffrens gaz1 par exemple du gaz oxygne1 qu'il pesoit #a once #d gros le pied cube1 sous une pression de #bh pouces4 ,la hauteur de cette colonne de mercure diminue mesure que l'on s'lve qu'on s'loigne de la surface de la terre1 ou1 pour parler plus rigoureusement1 de la ligne de niveau forme par la surface de la mer2 parce qu'il n'y a que la colonne d'air suprieure au baromtre qui fasse quilibre avec le mercure1 que la pression de toute la quantit d'air qui est au-dessous du niveau o il est plac1 est nulle par rapport lui4 ,mais1 suivant quelle loi le baromtre baisse-t-il mesure que l'on s'lve2 ou1 ce qui revient au mme1 quelle est la loi suivant laquelle les diffrentes couches de l'atmosphre dcroissent de densit8 ,c'est ce qui a beaucoup exerc la sagacit des ,physiciens du dernier sicle4 ,l'exprience suivante a d'abord jett beaucoup de lumire sur cet objet4 ,si l'on prend un siphon de verre ,,abcde1 planche ,,xii1 fig4 #ag1 ferm en ,e ouvert en ,a1 qu'on y introduise quelques gouttes de mercure pour intercepter la communication entre la branche ,,ab la branche ,,be1 il est clair que l'air contenu dans la branche ,,bcde sera press1 comme tout l'air environnant par une colonne gale au poids de #bh pouces de mercure4 ,mais si on verse du mercure dans la branche ,,ab1 jusqu' #bh pouces de hauteur1 il est clair que l'air de la branche ,,bcde sera press par un poids gal deux fois #bh pouces de mercure2 or l'exprience a dmontr qu'alors au lieu d'occuper le volume total ,,be1 il n'occupera plus que celui ,,ce qui en est prcisment la moiti4 ,si cette premire colonne de #bh pouces de mercure1 on en ajoute deux autres galement de #bh pouces dans la branche ,,ac1 l'air de la branche ,,bcde sera comprim par quatre colonnes chacune gale au poids de #bh pouces de mercure1 il n'occupera plus que l'espace ,,de1 c'est--dire1 le quart du volume qu'il occupoit au commencement de l'exprience4 ,de ces rsultats qu'on peut varier d'une infinit de manires1 on en a dduit cette loi gnrale qui parot applicable tous les fluides lastiques1 que leur volume dcrot proportionnellement aux poids dont ils sont chargs2 ce qui peut aussi s'noncer en ces termes1 que le volume de tout fluide lastique est en raison inverse des poids dont il est comprim4 ,les expriences faites pour la mesure des hautes montagnes ont pleinement confirm l'exactitude de ces rsultats1 en supposant qu'ils s'cartent de la vrit1 les diffrences sont si excessivement petites qu'elles peuvent tre regardes comme rigoureusement nulles dans les expriences chimiques4 ,cette loi de la compression des fluides lastiques une fois bien entendue1 il est ais d'en faire l'application aux corrections qu'il est indispensable de faire au volume des airs ou gaz dans les expriences pneumato-chimiques4 ,ces corrections sont de deux genres2 les unes relatives la variation du baromtre1 les autres relatives la colonne d'eau ou de mercure contenus dans les cloches4 ,je vais faire en sorte de me rendre intelligible par des exemples3 je commencerai par le cas le plus simple4 ,je suppose qu'on ait obtenu #ajj pouces de gaz oxygne #aj degrs de temprature1 le baromtre marquant #bh pouces #f lignes4 ,on peut demander deux choses2 la premire quel est le volume que les #ajj pouces occuperoient sous une pression de #bh pouces1 au lieu de #bh pouces #f lignes2 la seconde quel est le poids des #ajj pouces de gaz obtenus8 ,pour rpondre ces deux questions1 on nommera x le nombre de pouces cubiques qu'occuperoient les #ajj pouces de gaz oxygne1 la pression de #bh pouces2 puisque les volumes sont en raison inverse des poids comprimans1 on aura #ajj1 pouces 3 x 33 #a_/bhe 3 #a_/bhj2 d'o l'on dduit aisment x #aja1ghf pouces4 ,c'est--dire1 que le mme air qui n'occupoit qu'un espace de #ajj pouces cubiques1 sous une pression de #bh pouces #f lignes de mercure1 en occuperoit un de #aja1ghf pouces1 la pression de #bh4 ,il n'est pas plus difficile de conclure le poids des mmes #ajj pouces d'air1 sous une pression de #bh pouces #f lignes4 ,car puisqu'ils rpondent #aja1ghf pouces1 la pression de #bh pouces1 qu' cette pression #aj degrs du thermomtre1 le pouce cube de gaz oxygne pse un demi-grain2 il s'en suit videmment que les #ajj pouces1 sous une pression de #bh pouces #f lignes1 psent #ej1hic grains4 ,on auroit pu arriver directement cette consquence par le raisonnement qui suit3 puisque les volumes de l'air1 en gnral d'un fluide lastique quelconque1 sont en raison inverse des poids qui le compriment1 il en rsulte par une consquence ncessaire que la pesanteur de ce mme air doit crotre proportionnellement au poids comprimant4 ,si donc1 #ajj pouces cubiques de gaz oxygne psent #ej grains1 la pression de #bh pouces1 combien peseront-ils la pression de #bh1e pouces1 on aura alors cette proportion1 #bh 3 #ej 33 #bh1e 3 x2 d'o l'on conclura galement x #ej1hic grains4 ,je passe un cas un peu plus compliqu4 ,je suppose que la cloche ,a1 planche ,,xii1 fig4 #ah1 contienne un gaz quelconque dans sa partie suprieure ,,acd2 que le reste de cette mme cloche soit rempli de mercure au-dessous de ,,cd1 que le tout soit plong dans un bassin ,,ghik contenant du mercure jusqu'en ,,ef4 ,enfin1 je suppose encore que la diffrence ,,ce de la hauteur du mercure dans la cloche dans le bassin soit de #f pouces1 que la hauteur du baromtre soit de #bg pouces #f lignes4 ,il est clair que d'aprs ces donnes1 l'air contenu dans la capacit ,,acd est press par le poids de l'atmosphre1 diminu du poids de la colonne de mercure ,,ce4 ,la force qui le presse est donc gale #bg1e pouces - #f1 pouces #ba1e pouces4 ,cet air est donc moins press que ne l'est l'air de l'atmosphre la hauteur moyenne du baromtre3 il occupe donc plus d'espace qu'il n'en devroit occuper1 la diffrence est prcisment proportionnelle la diffrence des poids qui le compriment4 ,si donc aprs avoir mesur l'espace ,,abc1 on l'a trouv1 par exemple1 de #abj pouces cubiques1 il faudra pour ramener le volume du gaz celui qu'il occuperoit1 une pression de #bh pouces1 faire la proportion suivante3 #abj pouces est au volume cherch que j'appellerai x1 comme #a_/ba1e est #a_/bh2 d'o l'on dduira x 7#abjba1e7_/bh #ib1adc pouces4 ,on a le choix dans ces sortes de calculs1 ou de rduire en lignes la hauteur du baromtre1 ainsi que la diffrence du niveau du mercure en-dedans en-dehors de la cloche1 ou de l'exprimer en fractions dcimales de pouces4 ,je prfre ce dernier parti1 qui rend le calcul plus court plus facile4 ,on ne doit point ngliger les mthodes d'abrviations pour les oprations qui se rptent souvent3 j'ai joint en consquence la suite de cette troisime partie1 sous le ,n4 ,,iv1 une table qui exprime les fractions dcimales de pouces correspondantes aux lignes fractions de lignes4 ,rien ne sera plus ais1 d'aprs cette table1 que de rduire en fractions dcimales de pouces les hauteurs du mercure qu'on aura observes en lignes4 ,on a des corrections semblables faire lorsqu'on opre dans l'appareil pneumato-chimique l'eau4 ,il faut galement1 pour obtenir des rsultats rigoureux1 tenir compte de la diffrence de hauteur de l'eau en-dehors en-dedans de la cloche4 ,mais1 comme c'est en pouces lignes du baromtre1 par consquent en pouces lignes de mercure1 que s'exprime la pression de l'atmosphre1 qu'on ne peut additionner ensemble que des quantits homognes1 on est oblig de rduire les diffrences de niveau exprimes en pouces lignes d'eau1 en une hauteur quivalente de mercure4 ,on part1 pour cette conversion1 de cette donne1 que le mercure est #ac1efha fois aussi pesant que l'eau4 ,on trouve la fin de cet ,ouvrage sous le ,n4 ,v1 une table l'aide de laquelle on peut faire promptement et facilement cette rduction4 4 ,,vi4 ,des ,corrections relatives aux diffrens degrs du ,thermomtre4 ,de mme que pour avoir le poids de l'air des gaz il est ncessaire de les rduire une pression constante1 telle que celle de #bh pouces de mercure2 de mme aussi il est ncessaire de les rduire une temprature dtermine3 car puisque les fluides lastiques sont susceptibles de se dilater par la chaleur de se condenser par le froid1 il en rsulte ncessairement qu'ils changent de densit1 que leur pesanteur n'est plus la mme sous un volume donn4 ,la temprature de #aj degrs tant moyenne entre les chaleurs de l't les froids de l'hiver1 cette temprature tant celle des souterrains1 celle en mme tems dont il est le plus facile de se rapprocher dans presque toutes les saisons de l'anne1 c'est celle que j'ai choisie pour y ramener les airs ou gaz4 ,m4 de ,luc a trouv que l'air de l'atmosphre augmentoit de #a_/bae de son volume par chaque degr du thermomtre mercure divis en #ha degrs de la glace l'eau bouillante2 ce qui donne pour un degr du thermomtre mercure divis en #hj parties1 #a_/baa4 ,les expriences de ,m4 ,monge sembleroient annoncer que le gaz hydrogne est susceptible d'une dilatation un peu plus forte2 il l'a trouve de #a_/ahj4 ,a l'gard de la dilatation des autres gaz1 nous n'avons pas encore d'expriences trs-exactes2 celles du moins qui existent n'ont pas t publies4 ,il parot cependant1 en juger par les tentatives que l'on connot1 que leur dilatabilit s'loigne peu de celle de l'air commun4 ,je crois donc pouvoir supposer que l'air de l'atmosphre se dilate de #a_/baj par chaque degr du thermomtre1 le gaz hydrogne de #a_/aij3 mais comme il reste quelque incertitude sur ces dterminations1 il faut1 autant qu'il est possible1 n'oprer qu' une temprature peu loigne de #aj degrs4 ,les erreurs qu'on peut alors commettre dans des corrections relatives au degr du thermomtre1 ne sont d'aucune consquence4 ,le calcul faire pour ces corrections est extrmement facile2 il consiste diviser le volume de l'air obtenu par #baj1 multiplier le nombre trouv par celui des degrs du thermomtre suprieur ou infrieur #aj degrs4 ,cette correction est ngative au-dessus de dix degrs1 additive au-dessous4 ,le rsultat qu'on obtient est le volume rel de l'air la temprature de #aj degrs4 ,on abrge on facilite beaucoup tous ces calculs1 en employant des tables de logarithmes4 4 ,,vii4 ,modle de calcul pour les ,corrections relatives au degr de pression de temprature4 ,maintenant que j'ai indiqu la manire de dterminer le volume des airs ou gaz de faire ce volume les corrections relatives la pression la temprature1 il me reste donner un exemple pris dans un cas compliqu1 afin de mieux faire sentir l'usage des tables qui se trouvent la fin de cet ,ouvrage4 ,exemple4 ,on a renferm dans une cloche ,a1 pl4 ,,iv1 fig4 #c1 une quantit d'air ,,aef1 qui s'est trouve occuper un volume de #cec pouces cubiques4 ,cet air toit contenu par de l'eau1 la hauteur ,,el de la colonne d'eau dans l'intrieur de la cloche toit de #d pouces demi au-dessus du niveau de celle de la cuve2 enfin le baromtre toit #bg pouces #i lignes demie1 le thermomtre #ae degrs4 ,on a brl dans cet air une substance quelconque1 telle que du phosphore1 dont le rsultat est l'acide phosphorique qui1 loin d'tre dans l'tat de gaz1 est au contraire dans l'tat concret4 ,l'air restant aprs la combustion occupoit un volume de #bie pouces2 la hauteur de l'eau dans l'intrieur de la cloche toit de #g pouces au-dessus de celle de la cuve1 le baromtre #bg pouces #i lignes #a_/d1 le thermomtre #af degrs4 ,il est question1 d'aprs ces donnes1 de dterminer quel est le volume de l'air avant aprs la combustion1 d'en conclure le volume de la partie qui a t absorbe4 ,calcul avant la combustion4 ,l'air contenu dans la cloche occupoit un volume de #cec pouces4 ,mais il n'toit press que par une colonne pouces de #bg pouces #i lignes #a_/b1 ou en fractions dcimales de pouces 7voyez table1 ,n4 ,,iv47 de #bg1giafg ,sur quoi il y a encore dduire la diffrence de niveau de #d pouces #a_/b d'eau2 ce qui rpond en mercure 7voyez la table1 ,n4 ,v47 #j1ccaff -------- ,la pression relle dont cet air toit charg1 n'toit donc que de #bg1dfjja -------- ,le volume des fluides lastiques diminuant en gnral en raison inverse des poids qui les compriment1 il est clair1 d'aprs ce que nous avons dit plus haut1 que pour avoir le volume des #cec pouces sous une pression de #bh pouces1 il faudra dire3 #cec pouces 3 x 33 #a_/bg1dfjja 3 #a_/bh ,d'o l'on conclura3 x 7#cec x #bg1dfjja7_/bh #cdf1aib pouces4 ,c'est le volume qu'auroit occup ce mme air sous une pression de vingt-huit pouces4 ,le #baj;e de ce volume gale #a1fej pouce2 ce qui donn pour les #e degrs suprieurs au dixime degr du thermomtre1 #h1bee pouces2 comme cette correction est soustractive1 on en conclura que le volume de l'air1 toute correction faite1 toit avant la combustion de #ccg1idb pouces4 ,calcul aprs la combustion4 ,en faisant le mme calcul sur le volume de l'air aprs la combustion1 on trouvera que la pression toit alors de #bg1ggjhc pouces - #j1eaeic pouces #bg1bedij pouces4 ,ainsi1 pour avoir le volume de l'air #bh pouces de pression1 il faudra multiplier #bie pouces1 volume trouv aprs la combustion1 par #bg1bedij pouces1 le diviser par #bh2 ce qui donnera pour le volume corrig1 #bhg1aej pouces4 ,le #baj;e de ce volume est #a1cfh pouce1 qui1 multipli par six degrs1 donne pour correction ngative de la temprature1 #h1bjh pouces4 ,d'o il rsulte que le volume de l'air1 toutes corrections faites1 toit aprs la combustion de #bgh1idb pouces4 ,rsultat4 pouces ,le volume1 toutes corrections faites1 avant la combustion toit de #ccg1idb ,il toit aprs la combustion de #bgh1idb ------- ,donc quantit d'air absorbe par la combustion du phosphore #ei1jjj ------- 4 ,,viii4 ,de la manire de dterminer le poids absolu des diffrens ,gaz4 ,dans tout ce que je viens d'exposer sur la manire de mesurer le volume des gaz d'y faire les corrections relatives au degr de pression de temprature1 j'ai suppos qu'on en connoissoit la pesanteur spcifique1 qu'on pouvoit en conclure leur poids absolu3 il me reste donner une ide des moyens par lesquels on peut parvenir cette connoissance4 ,on a un grand ballon ,a1 planc4 ,v1 fig4 #aj1 dont la capacit doit tre d'un demi-pied cube1 c'est--dire1 de #ag #ah pintes au moins2 on y mastique une virole de cuivre bcde laquelle s'adapte vis en de1 une platine laquelle tient un robinet fg4 ,enfin le tout se visse1 au moyen d'un double crou reprsent1 figure #ab1 sur une cloche ,,bcd dont la capacit doit tre de quelques pintes plus grande que celle du ballon4 ,cette cloche est ouverte par le haut1 la tubulure est garnie d'une virole de cuivre hi1 d'un robinet lm2 un de ces robinets est reprsent sparment1 figure #aa4 ,la premire opration faire est de dterminer la capacit de ce ballon2 on y parvient en l'emplissant d'eau1 en le pesant pour en connotre la quantit4 ,ensuite on vuide l'eau1 on sche le ballon en y introduisant un linge par l'ouverture de2 les derniers vestiges d'humidit disparoissent d'ailleurs1 lorsqu'on a fait une ou deux fois le vuide dans le ballon4 ,quand on veut dterminer la pesanteur d'un gaz1 on visse le ballon ,a sur la platine de la machine pneumatique1 au-dessous du robinet fg4 ,on ouvre ce mme robinet1 on fait le vuide du mieux qu'il est possible ayant grand soin d'observer la hauteur laquelle descend le baromtre d'preuve4 ,le vuide fait1 on referme le robinet1 on pse le ballon avec une scrupuleuse exactitude1 aprs quoi on le revisse sur la cloche ,,bcd1 qu'on suppose place sur la tablette de la cuve ,,abcd1 mme planche1 fig4 #a4 ,on fait passer dans cette cloche le gaz qu'on veut peser2 puis ouvrant le robinet fg le robinet lm1 le gaz contenu dans la cloche passe dans le ballon ,a3 en mme tems l'eau remonte dans la cloche ,,bcd4 ,il est ncessaire1 si l'on veut viter une correction embarrassante1 d'enfoncer la cloche dans la cuve jusqu' ce que le niveau de l'eau extrieure concoure avec celui de l'eau contenue dans l'intrieur de la cloche4 ,alors on ferme les robinets1 on dvisse le ballon on le repse4 ,le poids1 dduction faite de celui du ballon vuide1 donne la pesanteur du volume d'air ou de gaz qu'il contient4 ,en multipliant ce poids par #agbh pouces1 divisant le produit par un nombre de pouces cubes gal la capacit du ballon1 on a le poids du pied cube du gaz mis en exprience4 ,il est ncessaire de tenir compte dans ces dterminations de la hauteur du baromtre du degr du thermomtre2 aprs quoi rien n'est plus ais que de ramener le poids du pied cube qu'on a trouv celui qu'auroit eu le mme gaz #bh pouces de pression #aj degrs du thermomtre4 ,j'ai donn dans le paragraphe prcdent le dtail des calculs qu'exige cette opration4 ,il ne faut pas ngliger non plus de tenir compte de la petite portion d'air reste dans le ballon1 quand on a fait le vuide2 portion qu'il est facile d'valuer1 d'aprs la hauteur laquelle s'est soutenu le baromtre d'preuve4 ,si cette hauteur toit1 par exemple1 d'un centime de la hauteur totale du baromtre1 il en faudroit conclure qu'il est rest un centime d'air dans le ballon1 le volume du gaz qui y avoit t introduit ne seroit plus que des #ii_/ajj du volume total du ballon4 ,,chapitre ,,iii4 ,des ,appareils relatifs la mesure du ,calorique4 ,description du ,calorimtre4 ,l',appareil dont je vais essayer de donner une ide a t dcrit dans un mmoire que nous avons publi ,m4 de la ,place moi dans le recueil de l',acadmie1 anne #aghj1 page #cee4 ,c'est de ce mmoire que sera extrait tout ce que contient cet article4 ,si aprs avoir refroidi un corps quelconque zro du thermomtre1 on l'expose dans une atmosphre1 dont la temprature soit de #be degrs au-dessus du terme de la conglation1 il s'chauffera insensiblement depuis sa surface jusqu' son centre1 se rapprochera peu--peu de la temprature de #be degrs qui est celle du fluide environnant4 ,il n'en sera pas de mme d'une masse de glace qu'on auroit place dans la mme atmosphre3 elle ne se rapprochera nullement de la temprature de l'air ambiant1 mais elle restera constamment zro de temprature1 c'est--dire1 la glace fondante1 ce1 jusqu' ce que le dernier atme de glace soit fondu4 ,la raison de ce phnomne est facile concevoir3 il faut pour fondre de la glace1 pour la convertir en eau1 qu'il s'y combine une certaine proportion de calorique4 ,en consquence1 tout le calorique des corps environnans s'arrte la surface de la glace o il est employ la fondre3 cette premire couche fondue1 la nouvelle quantit de calorique qui survient en fond une seconde1 elle se combine galement avec elle pour la convertir en eau1 ainsi successivement de surfaces en surfaces1 jusqu'au dernier atme de glace qui sera encore zro du thermomtre1 parce que le calorique n'aura pas encore pu y pntrer4 ,que l'on imagine d'aprs cela une sphre de glace creuse1 la temprature de zro degr du thermomtre2 que l'on place cette sphre de glace dans une atmosphre1 dont la temprature soit1 par exemple1 de #aj degrs au-dessus de la conglation1 qu'on place dans son intrieur un corps chauff d'un nombre de degrs quelconques3 il suit de ce qu'on vient d'exposer deux consquences2 #a4 que la chaleur extrieure ne pntrera pas dans l'intrieur de la sphre2 #b4 que la chaleur d'un corps plac dans son intrieur ne se perdra pas non plus au-dehors2 mais qu'elle s'arrtera la surface intrieure de la cavit1 o elle sera continuellement employe fondre de nouvelles couches de glace1 jusqu' ce que la temprature du corps soit parvenue zro du thermomtre4 ,si on recueille avec soin l'eau qui se sera forme dans l'intrieur de la sphre de glace1 lorsque la temprature du corps plac dans son intrieur sera parvenue zro du thermomtre1 son poids sera exactement proportionnel la quantit de calorique que ce corps aura perdue1 en passant de sa temprature primitive celle de la glace fondante2 car il est clair qu'une quantit double de calorique doit fondre une quantit double de glace2 en sorte que la quantit de glace fondue est une mesure trs-prcise de la quantit de calorique employe produire cet effet4 ,on n'a considr ce qui se passoit dans une sphre de glace que pour mieux faire entendre la mthode que nous avons employe dans ce genre d'expriences1 dont la premire ide appartient ,m4 de la ,place4 ,il seroit difficile de se procurer de semblables sphres1 elles auroient beaucoup d'inconvniens dans la pratique2 mais nous y avons suppl au moyen de l'appareil suivant1 auquel je donnerai le nom de calorimtre4 ,je conviens que c'est s'exposer une critique1 jusqu' un certain point fonde1 que de runir ainsi deux dnominations1 l'une drive du latin1 l'autre drive du grec2 mais j'ai cru qu'en matire de science on pouvoit se permettre moins de puret dans le langage1 pour obtenir plus de clart dans les ides2 en effet je n'aurois pu employer un mot compos entirement tir du grec1 sans trop me rapprocher du nom d'autres instrumens connus1 qui ont un usage un but tout diffrent4 ,la figure premire de la planche ,,vi reprsente le calorimtre vu en perspective4 ,la figure #b de la mme planche reprsente sa coupe horisontale1 la figure #c une coupe verticale qui laisse voir tout son intrieur4 ,sa capacit est divise en trois parties2 pour mieux me faire entendre1 je les distinguerai par les noms de capacit intrieure1 capacit moyenne1 capacit extrieure4 ,la capacit intrieure ffff1 fig4 #c1 pl4 ,,vi1 est forme d'un grillage de fil de fer1 soutenu par quelques montans du mme mtal2 c'est dans cette capacit que l'on place les corps soumis l'exprience3 sa partie suprieure ,,lm se ferme au moyen d'un couvercle ,,gh reprsent sparment1 figure #d4 ,il est entirement ouvert par-dessus1 le dessous est form d'un grillage de fil de fer4 ,la capacit moyenne bbbbb1 figures #b #c1 est destine contenir la glace qui doit environner la capacit intrieure1 que doit fondre le calorique du corps mis en exprience3 cette glace est supporte retenue par une grille mm sous laquelle est un tamis nn2 l'un l'autre sont reprsents sparment1 figures #e #f4 ,a mesure que la glace est fondue par le calorique qui se dgage du corps plac dans la capacit intrieure1 l'eau coule travers la grille le tamis2 elle tombe ensuite le long du cne ccd1 figure #c1 du tuyau xy1 se rassemble dans le vase ,f1 figure #a1 plac au-dessous de la machine2 u est un robinet au moyen duquel on peut arrter volont l'coulement de l'eau intrieure4 ,enfin la capacit extrieure aaaaa1 fig4 #b #c est destine recevoir la glace qui doit arrter l'effet de la chaleur de l'air extrieur des corps environnans3 l'eau que produit la fonte de cette glace1 coule le long du tuyau s,t que l'on peut ouvrir ou fermer au moyen du robinet r4 ,toute la machine est recouverte par le couvercle ,,ff1 fig4 #g1 entirement ouvert dans sa partie suprieure1 ferm dans sa partie infrieure2 elle est compose de fer-blanc peint l'huile pour le garantir de la rouille4 ,pour mettre le calorimtre en exprience1 on remplit de glace pile la capacit moyenne bbbbb1 le couvercle ,,gh de la capacit intrieure1 la capacit extrieure aaaa1 le couvercle ,,ff1 figure #g1 de toute la machine4 ,on la presse fortement pour qu'il ne reste point de parties vuides1 puis on laisse gouter la glace intrieure2 aprs quoi on ouvre la machine pour y placer le corps que l'on veut mettre en exprience1 on la referme sur le champ4 ,on attend que le corps soit entirement refroidi1 que la glace qui a fondu soit suffisamment goute2 ensuite on pse l'eau qui s'est rassemble dans le vase ,f1 fig4 #a3 son poids est une mesure exacte de la quantit de calorique dgage du corps1 pendant qu'il s'est refroidi2 car il est visible que ce corps est dans la mme position qu'au centre de la sphre dont nous venons de parler1 puisque tout le calorique qui s'en dgage est arrt par la glace intrieure1 que cette glace est garantie de l'impression de toute autre chaleur1 par la glace renferme dans le couvercle dans la capacit extrieure4 ,les expriences de ce genre durent quinze1 dix-huit vingt heures2 quelquefois pour les acclrer1 on place de la glace bien goute dans la capacit intrieure1 on en couvre les corps que l'on veut refroidir4 ,la figure #h reprsente un seau de tle destin recevoir les corps sur lesquels on veut oprer2 il est garni d'un couvercle perc dans son milieu1 ferm avec un bouchon de lige1 travers par le tube d'un petit thermomtre4 ,la figure #i de la mme planche reprsente un matras de verre dont le bouchon est galement travers par le tube d'un petit thermomtre1 dont la boule une partie du tube plonge dans la liqueur2 il faut se servir de semblables matras toutes les fois que l'on opre sur les acides1 en gnral sur les substances qui peuvent avoir quelque action sur les mtaux4 ,,rs1 figure #aj1 est un petit cylindre creux que l'on place au fond de la capacit intrieure pour soutenir les matras4 ,il est essentiel que dans cette machine1 il n'y ait aucune communication entre la capacit moyenne la capacit extrieure2 ce que l'on prouvera facilement en remplissant d'eau la capacit extrieure4 ,s'il existoit une communication entre ces capacits1 la glace fondue par l'atmosphre dont la chaleur agit sur l'enveloppe de la capacit extrieure1 pourroit passer dans la capacit moyenne1 alors l'eau qui s'couleroit de cette dernire capacit1 ne seroit plus la mesure du calorique perdu par le corps mis en exprience4 ,lorsque la temprature de l'atmosphre n'est que de quelques degrs au-dessus de zro1 sa chaleur ne peut parvenir que trs-difficilement jusque dans la capacit moyenne1 puisqu'elle est arrte par la glace du couvercle de la capacit extrieure2 mais si la temprature extrieure toit au-dessous de zro1 l'atmosphre pourroit refroidir la glace intrieure2 il est donc essentiel d'oprer dans une atmosphre dont la temprature ne soit pas au-dessous de zro3 ainsi dans un tems de gele1 il faudra renfermer la machine dans un appartement dont on aura soin d'chauffer l'intrieur4 ,il est encore ncessaire que la glace dont on fait usage1 ne soit pas au-dessous de zro2 si elle toit dans ce cas1 il faudroit la piler1 l'tendre par couches fort minces1 la tenir ainsi pendant quelque tems dans un lieu dont la temprature ft au-dessus de zro4 ,la glace intrieure retient toujours une petite quantit d'eau qui adhre sa surface1 l'on pourroit croire que cette eau doit entrer dans le rsultat des expriences3 mais il faut observer qu'au commencement de chaque exprience1 la glace est dj imbibe de toute la quantit d'eau qu'elle peut ainsi retenir2 en sorte que si une petite partie de la glace fondue par le corps1 reste adhrente la glace intrieure1 la mme quantit1 trs-peu prs1 d'eau primitivement adhrente la surface de la glace1 doit s'en dtacher couler dans le vase3 car la surface de la glace intrieure change extrmement peu dans l'exprience4 ,quelques prcautions que nous ayons prises1 il nous a t impossible d'empcher l'air extrieur de pntrer dans la capacit intrieure1 lorsque la temprature toit #i ou #aj degrs1 au-dessus de la conglation4 ,l'air renferm dans cette capacit tant alors spcifiquement plus pesant que l'air extrieur1 il s'coule par le tuyau xy1 fig4 #c1 il est remplac par l'air extrieur qui entre dans le calorimtre1 qui dpose une partie de son calorique sur la glace intrieure3 il s'tablit ainsi dans la machine un courant d'air d'autant plus rapide1 que la temprature extrieure est plus leve1 ce qui fond continuellement une portion de la glace intrieure2 on peut arrter en grande partie l'effet de ce courant1 en fermant le robinet2 mais il vaut beaucoup mieux n'oprer que lorsque la temprature extrieure ne surpasse pas #c ou #d degrs2 car nous avons observ qu'alors la fonte de la glace intrieure1 occasionne par l'atmosphre1 est insensible1 en sorte que nous pouvons cette temprature1 rpondre de l'exactitude de nos expriences sur les chaleurs spcifiques des corps1 un quarantime prs4 ,nous avons fait construire deux machines pareilles celle que je viens de dcrire2 l'une d'elles est destine aux expriences dans lesquelles il n'est pas ncessaire de renouveller l'air intrieur2 l'autre machine sert aux expriences dans lesquelles le renouvellement de l'air est indispensable1 telles que celles de la combustion de la respiration3 cette seconde machine ne differe de la premire1 qu'en ce que les deux couvercles sont percs de deux trous travers lesquels passent deux petits tuyaux qui servent de communication entre l'air intrieur l'air extrieur2 on peut par leur moyen souffler de l'air atmosphrique dans l'intrieur du calorimtre pour y entretenir des combustions4 ,rien n'est plus simple avec cet instrument que de dterminer les phnomnes qui ont lieu dans les oprations o il y a dgagement1 ou mme absorption de calorique4 ,veut-on1 par exemple1 connotre ce qui se dgage de calorique d'un corps solide1 lorsqu'il se refroidit d'un certain nombre de degrs8 ,on lve sa temprature #hj degrs1 par exemple1 puis on le place dans la capacit intrieure ffff du calorimtre1 figures #b #c1 planche ,,vi1 on l'y laisse assez long-tems pour tre assur que sa temprature est revenue zro du thermomtre3 on recueille l'eau qui a t produite par la fonte de la glace1 pendant son refroidissement2 cette quantit d'eau divise par le produit de la masse du corps du nombre de degrs dont sa temprature primitive toit au-dessus de zro1 sera proportionnelle ce que les physiciens anglois ont nomm chaleur spcifique4 ,quant aux fluides on les renferme dans des vases de matire quelconque1 dont on a pralablement dtermin la chaleur spcifique3 on opre ensuite de la mme manire que pour les solides1 en observant seulement de dduire de la quantit totale d'eau qui a coul1 celle due au refroidissement du vase qui contenoit le fluide4 ,veut-on connotre la quantit de calorique qui se dgage de la combinaison de plusieurs substances8 on les amenera toutes la temprature zro1 en les tenant un tems suffisant dans de la glace pile2 ensuite on en fera le mlange dans l'intrieur du calorimtre1 dans un vase galement zro1 on aura soin de les y conserver jusqu' ce qu'elles soient revenues la temprature zro2 la quantit d'eau recueillie sera la mesure du calorique qui se sera dgag par l'effet de la combinaison4 ,la dtermination des quantits de calorique qui se dgagent dans les combustions dans la respiration des animaux1 n'offre pas plus de difficult3 on brle les corps combustibles dans la capacit intrieure du calorimtre2 on y laisse respirer des animaux tels que des cochons d'inde qui rsistent assez bien au froid1 on recueille l'eau qui coule3 mais comme le renouvellement de l'air est indispensable dans ce genre d'oprations1 il est ncessaire de faire arriver continuellement de nouvel air dans l'intrieur du calorimtre par un petit tuyau destin cet objet1 de le faire ressortir par un autre tuyau3 mais pour que l'introduction de cet air ne cause aucune erreur dans les rsultats1 on fait passer le tuyau qui doit l'amener travers de la glace pile1 afin qu'il arrive dans le calorimtre1 la temprature zro4 ,le tuyau de sortie de l'air doit galement traverser de la glace pile1 mais cette dernire portion de glace doit tre comprise dans l'intrieur de la capacit ffff du calorimtre1 l'eau qui en dcoule doit faire partie de celle que l'on recueille1 parce que le calorique que contenoit l'air avant de sortir fait partie du produit de l'exprience4 ,la recherche de la quantit de calorique spcifique contenue dans les diffrens gaz1 est un peu plus difficile cause de leur peu de densit2 car si on se contentoit de les renfermer dans des vases comme les autres fluides1 la quantit de glace fondue seroit si peu considrable que le rsultat de l'exprience seroit au moins trs-incertain4 ,nous avons employ pour ce genre d'expriences deux espces de serpentins ou tuyaux mtalliques rouls en spirales4 ,le premier contenu dans un vase rempli d'eau bouillante servoit chauffer l'air avant qu'il parvnt au calorimtre2 le second toit renferm dans la capacit intrieure ffff de cet instrument4 ,un thermomtre adapt une des extrmits de ce dernier serpentin1 indiquoit la chaleur de l'air ou du gaz qui entroit dans la machine2 un thermomtre adapt l'autre extrmit du mme serpentin indiquoit la chaleur du gaz ou de l'air sa sortie4 ,nous avons t ainsi porte de dterminer ce qu'une masse quelconque de diffrens airs ou gaz fondoit de glace en se refroidissant d'un certain nombre de degrs1 d'en dterminer le calorique spcifique4 ,le mme procd1 avec quelques prcautions particulires peut tre employ pour connotre la quantit de calorique qui se dgage dans la condensation des vapeurs de diffrens liquides4 ,les diffrentes expriences que l'on peut faire avec le calorimtre1 ne conduisent point des rsultats absolus2 elles ne donnent que des quantits relatives3 il toit donc question de choisir une unit qui pt former le premier degr d'une chelle avec laquelle on pt exprimer tous les autres rsultats4 ,la quantit de calorique ncessaire pour fondre une livre de glace1 nous a fourni cette unit3 or pour fondre une livre de glace1 il faut une livre d'eau leve #fj degrs du thermomtre mercure divis en #hj parties1 de la glace l'eau bouillante2 la quantit de calorique qu'exprime notre unit1 est donc celle ncessaire pour lever l'eau de zro #fj degrs4 ,cette unit dtermine1 il n'est plus question que d'exprimer en valeurs analogues les quantits de calorique qui se dgagent des diffrens corps1 en se refroidissant1 d'un certain nombre de degrs1 voici le calcul simple par le moyen duquel on y parvient3 je l'applique une de nos premires expriences4 ,nous avons pris des morceaux de tle coups par bandes rouls1 qui pesoient ensemble #g livres #aa onces #b gros #cf grains1 c'est--dire en fractions dcimales de livres1 #g1gjgjcai livres4 ,nous avons chauff cette masse dans un bain d'eau bouillante1 dans laquelle elle a pris environ #gh degrs de chaleur2 l'ayant tire de l'eau prestement1 nous l'avons introduite dans la capacit intrieure du calorimtre4 ,au bout de onze heures1 lorsque l'eau produite par la fonte de la glace intrieure a t suffisamment goute1 la quantit s'en est trouve de #a livre #a once #e gros #d grains #a1ajigie livre4 ,maintenant je puis dire si le calorique dgag de la tle par un refroidissement de #gh degrs1 a fondu #a1ajigie livre de glace1 combien un refroidissement de #fj degrs auroit-il produit2 ce qui donne #gh 3 #a1ajigie 3 3 #fj 3 x #j1hecfi livre4 ,enfin divisant cette quantit par le nombre de livres de tle employe1 c'est--dire par #g1gjgjcai livres1 on aura pour la quantit de glace que pourra faire fondre une livre de tle en se refroidissant de #fj degrs zro1 #j1aajggj livre4 ,le mme calcul s'applique tous les corps solides4 ,a l'gard des fluides1 tels que l'acide sulfurique1 l'acide nitrique1 c4 on les renferme dans un matras reprsent planche ,,vi1 fig4 #i4 ,il est bouch avec un bouchon de lige travers par un thermomtre dont la boule plonge dans la liqueur4 ,on place ce vaisseau dans un bain d'eau bouillante2 lorsque d'aprs le thermomtre on juge que la liqueur est leve un degr de chaleur convenable1 on retire le matras on le place dans le calorimtre4 ,on fait le calcul comme ci-dessus1 en ayant soin cependant de dduire de la quantit d'eau obtenue1 celle que le vase de verre auroit seul produite1 qu'il est en consquence ncessaire d'avoir dtermin par une exprience pralable4 ,je ne donne point ici le tableau des rsultats que nous avons obtenus1 parce qu'il n'est pas encore assez complet1 que diffrentes circonstances ont suspendu la suite de ce travail4 ,nous ne le perdons cependant pas de vue1 il n'y a point d'hiver que nous ne nous en soyons plus ou moins occups4 ,,chapitre ,,iv4 ,des oprations purement mcaniques qui ont pour objet de diviser les corps4 4 ,,premier4 ,de la ,trituration1 de la ,porphirisation1 de la ,pulvrisation4 ,la trituration1 la porphirisation la pulvrisation ne sont1 proprement parler1 que des oprations mcaniques prliminaires1 dont l'objet est de diviser1 de sparer les molcules des corps1 de les rduire en particules trs-fines4 ,mais quelque loin qu'on puisse porter ces oprations1 elles ne peuvent jamais rsoudre un corps en ses molcules primitives lmentaires3 elles ne rompent pas mme1 proprement parler1 son aggrgation2 en sorte que chaque molcule aprs la trituration la porphirisation1 forme encore un tout semblable la masse originaire qu'on avoit eu pour objet de diviser1 la diffrence des oprations vraiment chimiques1 telles1 par exemple1 que la dissolution qui dtruit l'aggrgation du corps1 carte les unes des autres les molcules constitutives intgrantes qui le composent4 ,toutes les fois qu'il est question de diviser des corps fragiles cassans1 on se sert pour cette opration de mortiers de pilons1 figures #a1 #b1 #c1 #d #e1 planche ,i4 ,ces mortiers sont ou de fonte de cuivre de fer comme celui reprsent1 figure #a2 ou de marbre de granit1 comme celui reprsent1 figure #b2 ou de bois de gayac1 comme celui reprsent1 figure #c2 ou de verre1 comme celui reprsent1 figure #d2 ou d'agathe1 comme celui reprsent1 figure #e3 enfin on en fait aussi de porcelaine1 comme celui reprsent1 figure #f4 ,les pilons dont on se sert pour triturer les corps sont aussi de diffrentes matires4 ,ils sont de fer ou de cuivre forg1 comme dans la figure premire1 de bois1 comme dans les figures #b #c2 enfin de verre1 de porcelaine ou d'agathe1 suivant la nature des objets qu'on veut triturer4 ,il est ncessaire d'avoir dans un laboratoire1 un assortiment de ces instrumens de diffrente grandeur4 ,les mortiers de porcelaine1 sur-tout ceux de verre1 ne peuvent pas tre employs la trituration proprement dite1 ils seroient bientt en pices si on frappoit dedans1 sans prcaution1 coups redoubls4 ,c'est en tournant le pilon dans le mortier1 en froissant avec adresse dextrit les molcules entre le pilon les parois du mortier qu'on parvient oprer la division4 ,la forme des mortiers n'est point indiffrente2 le fond en doit tre arrondi1 l'inclinaison des parois latrales doit tre telle que les matires en poudre retombent d'elles-mmes quand on relve le pilon3 un mortier trop plat seroit donc dfectueux1 la matire ne retomberoit ne se retourneroit pas4 ,des parois trop inclines prsenteroient un autre inconvnient1 elles rameneroient une trop grande quantit de la matire pulvriser sous le pilon1 elle ne seroit plus alors froisse serre entre deux corps durs1 la trop grande paisseur interpose nuiroit la pulvrisation4 ,par une suite du mme principe1 il ne faut pas mettre dans le mortier une trop grande quantit de matire2 il faut sur-tout1 autant qu'on le peut1 se dbarrasser de tems en tems des molcules qui sont dj pulvrises1 c'est ce qu'on opre par le tamisage1 autre opration dont il va tre bientt question4 ,sans cette prcaution on employeroit une force inutile1 on perdroit du tems diviser davantage ce qui l'toit suffisamment1 tandis qu'on n'acheveroit pas de pulvriser ce qui ne l'est pas assez4 ,en effet1 la portion de matire divise nuit la trituration de celle qui ne l'est pas2 elle s'interpose entre le pilon le mortier1 amortit l'effet du coup4 ,la porphirisation a reu sa dnomination du nom de la matire sur laquelle elle s'opre4 ,le plus communment on a une table plate de porphire ou d'une autre pierre du mme degr de duret ,,abcd1 planche ,i1 fig4 #g1 sur laquelle on tend la matire qu'on se propose de diviser2 on la froisse ensuite on la broye en promenant sur le porphire une molette ,m1 d'une pierre du mme degr de duret4 ,la partie de la molette qui porte sur le porphire1 ne doit pas tre parfaitement plane3 sa surface doit tre une portion de sphre d'un trs-grand rayon2 autrement quand on promeneroit la molette sur le porphire1 la matire se rangeroit tout autour du cercle qu'elle auroit dcrit1 sans qu'aucune portion s'engaget entre deux1 il n'y auroit pas de porphirisation4 ,on est par la mme raison oblig de faire retailler de tems en tems les molettes1 qui tendent devenir planes1 mesure qu'on s'en sert4 ,l'effet de la molette tant d'carter continuellement la matire de la porter vers les extrmits de la table de porphire1 on est oblig de la ramener souvent de l'accumuler au centre3 on se sert cet effet d'un couteau de fer1 de corne ou d'ivoire1 dont la lame doit tre trs-mince4 ,dans les travaux en grand on prfre1 pour oprer le broyement1 l'usage de grandes meules de pierres dures qui tournent l'une sur l'autre1 ou bien d'une meule verticale qui roule sur une meule horisontale4 ,dans tous ces cas1 on est souvent oblig d'humecter lgrement la matire1 dans la crainte qu'elle ne s'lve en poussire4 ,ces trois manires de rduire les corps en poudre1 ne conviennent pas toutes les matires3 il en est qu'on ne peut parvenir diviser1 ni au pilon1 ni au porphire1 ni la meule2 telles sont les matires trs-fibreuses1 comme le bois2 telles sont celles qui ont une sorte de tnacit d'lasticit1 comme la corne des animaux1 la gomme lastique1 c4 tels sont enfin les mtaux ductiles mallables1 qui s'applatissent sous le pilon au lieu de s'y rduire en poudre4 ,on se sert pour les bois de grosses limes connues sous le nom de rapes bois1 pl4 ,i1 fig4 #h4 ,on se sert pour la corne de limes un peu plus fines2 enfin on emploie pour les mtaux des limes encore plus fines1 telles sont celles reprsentes figures #i #aj4 ,il est quelques substances mtalliques qui ne sont ni assez cassantes pour tre mises en poudre par trituration1 ni assez dures pour pouvoir tre limes commodment4 ,le zinc est dans ce cas2 sa demi-mallabilit empche qu'on ne puisse le pulvriser au mortier3 si on le lime il empte la lime1 il en remplit les interstices1 bientt elle n'a presque plus d'action4 ,il y a une manire simple pour rduire le zinc en poudre1 c'est de le piler chaud dans un mortier de fonte de fer galement chaud2 il s'y triture alors aisment4 ,on peut encore le rendre cassant1 en le fondant avec un peu de mercure4 ,les artificiers qui employent le zinc pour faire des feux bleus1 ont recours l'un de ces deux moyens4 ,quand on n'a pas pour objet de mettre les mtaux dans un trs-grand tat de division1 on peut les rduire en grenailles en les coulant dans de l'eau4 ,enfin il y a un dernier moyen de diviser1 qu'on emploie pour les matires la fois pulpeuses fibreuses1 telles que les fruits1 les pommes de terre1 les racines1 c4 ,on les promne sur une rape1 planche ,i1 fig4 #aa1 en donnant un certain degr de pression1 on parvient ainsi les rduire en pulpe4 ,tout le monde connot la rape1 il seroit superflu d'en donner une description plus tendue4 ,on conoit que le choix des matires avec lesquelles on opre la trituration1 n'est point indiffrent3 on doit bannir le cuivre de tout ce qui a rapport aux alimens1 la pharmacie1 c4 ,les mortiers de marbre ou ceux de matires mtalliques ne peuvent tre employs pour triturer les matires acides2 c'est ce qui fait que les mortiers de bois trs-dur1 tel que le gayac ceux de verre de porcelaine de granit1 sont d'une grande commodit dans un laboratoire4 4 ,,ii4 ,du ,tamisage du ,lavage4 ,de quelque moyen mcanique qu'on se serve pour diviser les corps1 on ne peut parvenir donner le mme degr de finesse toutes leurs parties4 ,la poudre qu'on obtient de la plus longue de la plus exacte trituration1 est toujours un assemblage un mlange de molcules de diffrentes grosseurs4 ,on parvient se dbarrasser des plus grossires1 n'avoir qu'une poudre beaucoup plus homogne1 en employant des tamis1 figures #ab1 #ac1 #ad #ae1 planche ,i1 dont la grandeur de la maille soit proportionne la grosseur des molcules qu'on se propose d'obtenir3 tout ce qui est suprieur en grosseur aux dimensions de la maille1 reste sur le tamis1 on le repasse au pilon4 ,on voit deux de ces tamis reprsents figures #ab #ac4 ,l'un1 fig4 #ab1 est de crin ou de soie2 l'autre1 fig4 #ac1 est de peau dans laquelle on a fait des trous ronds avec un emporte-pice3 ce dernier est en usage dans l'art de fabriquer la poudre canon la poudre de chasse4 ,lorsqu'on est oblig de tamiser des matires trs-lgres1 trs-prcieuses qui se dispersent aisment2 ou bien lorsque rpandues dans l'air elles peuvent tre nuisibles ceux qui les respirent1 on se sert de tamis composs de trois pices1 fig4 #ad #ae2 savoir d'un tamis proprement dit ,,abcd1 fig4 #ae1 d'un couvercle ,,ef1 d'un fond ,,gh3 on voit ces trois parties assembles1 fig4 #ad4 ,il est un autre moyen plus exact que le tamisage1 d'obtenir des poudres de grosseur uniforme1 c'est le lavage2 mais il n'est praticable qu' l'gard des matires qui ne sont point susceptibles d'tre attaques altres par l'eau4 ,on dlaye on agite dans l'eau ou dans quelqu'autre liqueur les matires broyes qu'on veut obtenir en poudres de grosseur homogne2 on laisse reposer un moment la liqueur1 puis on la dcante encore trouble2 les parties les plus grossires restent au fond du vase4 ,on dcante une seconde fois1 on a un second dpt moins grossier que le premier4 ,on dcante une troisime fois pour obtenir un troisime dpt1 qui est au second pour la finesse ce que le second est au premier4 ,on continue cette manuvre jusqu' ce que l'eau soit claircie2 la poudre grossire ingale qu'on avoit originairement1 se trouve spare en une suite de dpts qui1 chacun en particulier1 sont d'un degr de finesse peu prs homogne4 ,le mme moyen1 le lavage1 ne s'emploie pas seulement pour sparer les unes des autres les molcules de matires homognes1 qui ne diffrent que par leur degr plus ou moins grand de division2 il fournit une ressource non moins utile pour sparer des matires du mme degr de finesse1 mais dont la pesanteur spcifique est diffrente3 c'est principalement dans le travail des mines qu'on fait usage de ce moyen4 ,on se sert pour le lavage dans les laboratoires1 de vaisseaux de diffrentes formes1 de terrines de grs1 de bocaux de verre1 c4 quelquefois pour dcanter la liqueur sans troubler le dpt qui s'est form1 on emploie le siphon4 ,cet instrument consiste en un tube de verre ,,abc1 planche ,,ii1 fig4 #aa1 recourb en ,b1 dont la branche ,,bc doit tre plus longue de quelques pouces que celle ,,ab4 ,pour n'tre point oblig de le tenir la main1 ce qui pourroit tre fatiguant dans quelques expriences1 on le passe dans un trou pratiqu au milieu d'une petite planche ,,de4 ,l'extrmit ,a du siphon doit tre plonge dans la liqueur du bocal ,,fg1 la profondeur jusqu' laquelle on se propose de vuider le vase4 ,d'aprs les principes hydrostatiques sur lesquels est fond l'effet du siphon1 la liqueur ne peut y couler qu'autant qu'on a chass l'air contenu dans son intrieur3 c'est ce qui se pratique au moyen d'un petit tube de verre ,,hi1 soud hermtiquement la branche ,,bc4 ,lors donc qu'on veut procurer par le moyen du siphon l'coulement de la liqueur du vase ,,fg dans celui ,,lm1 on commence par boucher avec le bout du doigt l'extrmit ,c de la branche ,,bc du siphon2 puis on suce avec la bouche1 jusqu' ce qu'on ait retir tout l'air du tube qu'il ait t remplac par de la liqueur3 alors on te le doigt1 la liqueur coule continue passer du vase ,,fg dans celui ,,lm4 4 ,,iii4 ,de la ,filtration4 ,on vient de voir que le tamisage toit une opration par laquelle on sparoit les unes des autres des molcules de diffrentes grosseurs2 que les plus fines passoient travers le tamis1 tandis que les plus grossires restoient dessus4 ,le filtre n'est autre chose qu'un tamis trs-fin trs-serr1 travers lequel les parties solides1 quelque divises qu'elles soient1 ne peuvent passer1 mais qui est cependant permable pour les fluides2 le filtre est donc1 proprement parler1 l'espce de tamis qu'on employe pour sparer des molcules solides qui sont trs-fines1 d'un fluide dont les molcules sont encore plus fines4 ,on se sert cet effet1 principalement en pharmacie1 d'toffes paisses d'un tissu trs serr3 celles de laine poils sont les plus propres remplir cet objet4 ,on leur donne ordinairement la forme d'un cne1 planche ,,ii1 fig4 #b3 cette espce de filtre porte le nom de chausse qui est relatif sa figure4 ,la forme conique a l'avantage de runir toute la liqueur qui coule1 en un seul point ,a1 on peut alors la recevoir dans un vase d'une ouverture trs-petite2 ce qui ne pourroit pas avoir lieu1 si la liqueur couloit de plusieurs points4 ,dans les grands laboratoires de pharmacie1 on a un chassis de bois reprsent planche ,,ii1 fig4 #a1 dans le milieu duquel on attache la chausse4 ,la filtration la chausse ne peut tre applicable qu' quelques oprations de pharmacie2 mais comme dans la plupart des oprations chimiques un mme filtre ne peut servir qu' une mme nature d'expriences1 comme il faudroit avoir un nombre de chausses considrables les laver avec un grand soin chaque opration1 on y a substitu une toffe trs-commune1 trs-bon march1 qui est la vrit trs-mince1 mais qui1 attendu qu'elle est feutre1 compense par le serr de son tissu ce qui pourroit lui manquer en paisseur3 cette toffe est du papier non coll4 ,il n'est aucun corps solide1 quelque divis qu'il soit1 qui passe travers les pores des filtres de papier2 les fluides au contraire les traversent avec beaucoup de facilit4 ,le seul embarras que prsente le papier employ comme filtre1 consiste dans la facilit avec laquelle il se perce se dchire1 sur-tout quand il est mouill4 ,on remdie cet inconvnient1 en le soutenant par le moyen de diverses espces de doublures4 ,si on a des quantits considrables de matires filtrer1 on se sert d'un chassis de bois ,,abcd1 planc4 ,,ii1 fig4 #c1 auquel sont adaptes des pointes de fer ou crochets3 on pose ce chassis sur deux petits traiteaux1 comme on le voit fig4 #d4 ,on place sur le quarr une toile grossire1 qu'on tend mdiocrement qu'on accroche aux pointes ou crochets de fer4 ,on tend ensuite une ou deux feuilles de papier sur la toile1 on verse dessus le mlange de matire liquide de matire solide dont on veut oprer la sparation4 ,le fluide coule dans la terrine ou autre vase quelconque ,f1 qu'on a mis sous le filtre4 ,les toiles qui ont servi cet usage1 se lavent1 ou bien on les renouvelle1 si on a lieu de craindre que les molcules dont elles peuvent rester imprgnes1 ne soient nuisibles dans des oprations subsquentes4 ,dans toutes les oprations ordinaires lorsqu'on n'a qu'une mdiocre quantit de liqueur filtrer1 on se sert d'entonnoirs de verre1 planche ,,ii1 fig4 #e1 pour contenir soutenir le papier2 on le plie alors de manire former un cne de mme figure que l'entonnoir4 ,mais alors on tombe dans un autre inconvnient2 le papier1 lorsqu'il est mouill1 s'applique tellement sur les parois du verre1 que la liqueur ne peut couler qu'il ne s'opre de filtration que par la pointe du cne3 alors l'opration devient trs-longue2 les matires htrognes d'ailleurs que contient la liqueur tant communment plus lourdes que l'eau1 elles se rassemblent la pointe du cne de papier1 elles l'obstruent1 la filtration ou s'arrte1 ou devient excessivement lente4 ,on a imagin diffrens procds pour remdier ces inconvniens1 qui sont plus graves qu'on ne le croiroit d'abord1 parce qu'ils se rptent tous les jours dans le cours des oprations chimiques4 ,un premier moyen a t de multiplier les plis du papier1 comme on le voit fig4 #f1 afin que la liqueur1 en suivant les sillons que forment les plis1 pt arriver la pointe du cne3 d'autres ont joint ce premier moyen l'usage de fragmens de paille1 qu'on place qu'on arrange dans l'entonnoir avant d'y placer le papier4 ,enfin1 le dernier moyen employ qui me parot runir le plus d'avantages1 consiste prendre de petites bandes de verre1 telles qu'on en trouve chez tous les vitriers1 qui sont connues sous le nom de rognures de verre4 ,on les courbe par le bout la lampe1 de manire former un crochet qui s'ajuste dans le bord suprieur de l'entonnoir2 on en dispose six huit de cette manire1 avant de placer le papier4 ,ces bandes de verre le maintiennent une distance suffisante des parois de l'entonnoir1 pour que la filtration s'opre4 ,la liqueur coule le long des bandes de verre1 se rassemble la pointe du cne4 ,on voit quelques-unes de ces bandes reprsentes fig4 #h3 on voit aussi fig4 #g un entonnoir de verre garni de bandes de verre d'un papier filtrer4 ,lorsqu'on a un grand nombre de filtrations faire marcher la fois1 il est trs-commode d'avoir une planche ,,ab1 planche ,,ii1 fig4 #i1 soutenue par des montans de bois ,,ac1 ,,bd1 perce de trous pour y placer les entonnoirs4 ,il y a des matires trs-paisses trs-visqueuses qui ne peuvent passer travers le papier1 qui ne peuvent tre filtres qu'aprs avoir subi quelques prparations4 ,la plus ordinaire consiste battre un blanc d'uf1 le diviser dans ces liqueurs1 les faire chauffer jusqu' l'bullition4 ,le blanc d'uf se coagule1 il se rduit en cume1 qui vient monter la surface qui entrane avec elle la plus grande partie des matires visqueuses qui s'opposoient la filtration4 ,on est oblig de prendre ce parti pour obtenir du petit-lait clair1 autrement il seroit trs-difficile de le faire passer par le filtre4 ,on remplit le mme objet l'gard des liqueurs spiritueuses1 avec un peu de colle de poisson dlaye dans de l'eau3 cette colle se coagule par l'action de l'alkool1 sans qu'on soit oblig de faire chauffer4 ,on conoit qu'une des conditions indispensables de la filtration est que le filtre ne puisse pas tre attaqu corrod par la liqueur qui doit y passer2 aussi ne peut-on pas filtrer les acides concentrs travers le papier4 ,il est vrai qu'on est rarement oblig d'avoir recours ce moyen1 parce que la plupart des acides s'obtiennent par voie de distillation1 que les produits de la distillation sont presque toujours clairs4 ,si cependant dans quelques cas trs-rares1 on est forc de filtrer des acides concentrs1 on se sert alors de verre pil1 ou1 ce qui est mieux encore1 de morceaux de quartz ou de cristal de roche grossirement concasss en partie rduits en poudre4 ,on place quelques-uns des plus gros morceaux dans le fond de l'entonnoir1 pour le boucher en partie2 on met par dessus des morceaux moins gros1 qui sont maintenus par les premiers2 enfin les portions les plus divises doivent occuper le dessus3 on remplit ensuite l'entonnoir avec de l'acide4 ,dans les usages de la socit1 on filtre l'eau des rivires pour l'obtenir limpide spare des substances htrognes qui la salissent3 on se sert cet effet de sable de rivire4 ,le sable runit plusieurs avantages qui le rendent propre cet usage3 premirement1 il est en fragmens arrondis1 ou au moins dont les angles sont uss2 les intervalles que prsentent des molcules de cette figure1 favorisent le passage de l'eau4 ,secondement1 ces molcules sont de diffrentes grosseurs1 les plus fines se rangent naturellement entre les plus grosses2 elles empchent donc qu'il ne se rencontre des vuides trop grands qui laisseroient passer des matires htrognes4 ,troisimement enfin1 le sable ayant t roul lav par l'eau des rivires pendant une longue rvolution de tems1 on est sr qu'il est dpouill de toute substance soluble dans l'eau1 que par consquent il ne peut absolument rien communiquer l'eau qui filtre au travers4 ,dans tous les cas1 comme dans celui-ci1 o le mme filtre doit servir long-tems1 il s'engorgeroit la liqueur cesseroit d'y passer si on ne le ntoyoit pas4 ,cette opration est simple l'gard des filtres de sable1 il ne s'agit que de le laver dans plusieurs eaux successives jusqu' ce qu'elle sorte claire4 4 ,,iv4 ,de la ,dcantation4 ,la dcantation est une opration qui peut suppler la filtration qui1 comme elle1 a pour objet de sparer d'avec un liquide les molcules concrtes qu'il contient4 ,on laisse cet effet reposer la liqueur dans des vases ordinairement coniques qui ont la forme de verres boire1 comme celui reprsent ,,abcde1 planche ,,ii1 fig4 #aj4 ,on fait dans les verreries des vases de cette figure1 qui sont de diffrentes grandeurs2 lorsqu'ils excdent deux ou trois pintes de capacit1 on supprime le pied ,,cde1 on y supple par un pied de bois dans lequel on les mastique4 ,la matire trangre se dpose au fond de ces vases par un repos plus ou moins long1 on obtient la liqueur claire en la versant doucement par inclinaison4 ,on voit que cette opration suppose que le corps suspendu dans le liquide est spcifiquement plus lourd que lui1 susceptible de se rassembler au fond3 mais quelquefois la pesanteur spcifique du dpt approche tellement de celle de la liqueur1 l'on est si prs de l'quilibre1 que le moindre mouvement suffit pour le remler2 alors au lieu de transvaser la liqueur de la sparer par dcantation1 on se sert du siphon reprsent fig4 ,,ii1 dont j'ai dj donn la description4 ,dans toutes les expriences o l'on veut dterminer avec une prcision rigoureuse le poids de la matire prcipite1 la dcantation est prfrable la filtration1 pourvu qu'on ait soin de laver grande eau plusieurs reprises le prcipit4 ,on peut bien1 il est vrai1 dterminer le poids du prcipit qu'on a spar par filtration1 en pesant le filtre avant aprs l'opration2 l'augmentation de poids que le filtre a acquise1 donne le poids du prcipit qui y est rest attach3 mais quand les quantits sont peu considrables1 la dessication plus ou moins grande du filtre1 les diffrentes proportions d'humidit qu'il peut retenir1 sont une source d'erreurs qu'il est important d'viter4 ,,chapitre ,v4 ,des moyens que la ,chimie emploie pour carter les unes des autres les molcules des corps sans les dcomposer1 rciproquement pour les runir4 ,j'ai dj fait observer qu'il existoit deux manires de diviser les corps3 la premire qu'on nomme division mchanique1 consiste sparer une masse solide en un grand nombre d'autres masses beaucoup plus petites4 ,on emploie pour remplir cet objet la force des hommes1 celle des animaux1 la pesanteur de l'eau applique aux machines hydrauliques1 la force expansive de l'eau rduite en vapeurs1 comme dans les machines feu1 l'impulsion du vent1 c4 ,mais toutes ces forces employes diviser les corps1 sont beaucoup plus bornes qu'on ne le croit communment4 ,avec un pilon d'un certain poids1 qui tombe d'une certaine hauteur1 on ne peut jamais rduire en poudre une matire donne au-del d'un certain degr de finesse1 la mme molcule qui parot si fine relativement nos organes est encore une montagne1 si on peut se servir de cette expression1 lorsqu'on la compare avec les molcules constitutives lmentaires du corps que l'on divise4 ,c'est en cela que diffrent les agens mchaniques des agens chimiques2 ces derniers divisent un corps dans ses molcules primitives4 ,si1 par exemple1 c'est un sel neutre1 ils portent la division de ses parties aussi loin qu'elle le peut tre sans que la molcule cesse d'tre une molcule de sel4 ,je vais donner dans ce chapitre des exemples de cette espce de division4 ,j'y joindrai quelques dtails sur des oprations qui y sont relatives4 4 ,i4 ,de la ,solution des ,sels4 ,on a long-tems confondu en chimie la solution la dissolution1 l'on dsignoit par le mme nom la division des parties d'un sel dans un fluide tel que l'eau1 la division d'un mtal dans un acide4 ,quelques rflexions sur les effets de ces deux oprations feront sentir qu'il n'est pas possible de les confondre4 ,dans la solution des sels1 les molcules salines sont simplement cartes les unes des autres1 mais ni le sel1 ni l'eau n'prouvent aucune dcomposition1 on peut les retrouver l'un l'autre en mme quantit qu'avant l'opration4 ,on peut dire la mme chose de la dissolution des rsines dans l'alkool dans les dissolvans spiritueux4 ,dans la dissolution des mtaux1 au contraire1 il y a toujours ou dcomposition de l'acide1 ou dcomposition de l'eau3 le mtal s'oxygne1 il passe l'tat d'oxide2 une substance gazeuse se dgage2 en sorte1 qu' proprement parler1 aucune des substances aprs la dissolution n'est dans le mme tat o elle toit auparavant4 ,c'est uniquement de la solution dont il sera question dans cet article4 ,pour bien saisir ce qui se passe dans la solution des sels1 il faut savoir qu'il se complique deux effets dans la plupart de ces oprations3 solution par l'eau1 solution par le calorique2 comme cette distinction donne l'explication de la plupart des phnomnes relatifs la solution1 je vais insister pour la bien faire entendre4 ,le nitrate de potasse1 vulgairement appel salptre1 contient trs-peu d'eau de cristallisation2 une foule d'expriences le prouvent2 peut-tre mme n'en contient-il pas3 cependant il se liqufie un degr de chaleur qui surpasse peine celui de l'eau bouillante4 ,ce n'est donc point l'aide de son eau de cristallisation qu'il se liqufie1 mais parce qu'il est trs-fusible de sa nature2 qu'il passe de l'tat solide l'tat liquide1 un peu au-dessus de la chaleur de l'eau bouillante4 ,tous les sels sont de mme susceptibles d'tre liqufis par le calorique2 mais une temprature plus ou moins haute4 ,les uns1 comme les actites de potasse de soude1 se fondent se liqufient une chaleur trs-mdiocre2 les autres1 au contraire1 comme le sulfate de chaux1 le sulfate de potasse1 c4 exigent une des plus fortes chaleurs que nous puissions produire4 ,cette liqufaction des sels par le calorique prsente exactement les mmes phnomnes que la liqufaction de la glace4 ,premirement elle s'opre de mme un degr de chaleur dtermin pour chaque sel1 ce degr est constant pendant tout le tems que dure la liqufaction du sel4 ,secondement1 il y a emploi de calorique au moment o le sel se fond1 dgagement lorsqu'il se fige2 tous phnomnes gnraux1 qui ont lieu lors du passage d'un corps quelconque de l'tat concret l'tat fluide rciproquement4 ,ces phnomnes de la solution par le calorique se compliquent toujours plus ou moins avec ceux de la solution par l'eau4 ,on en sera convaincu si l'on considre qu'on ne peut verser de l'eau sur un sel pour le dissoudre1 sans employer rellement un dissolvant mixte1 l'eau le calorique3 or on peut distinguer plusieurs cas diffrens1 suivant la nature la manire d'tre de chaque sel4 ,si par exemple un sel est trs-peu soluble par l'eau1 qu'il le soit beaucoup par le calorique1 il est clair que ce sel sera trs-peu soluble l'eau froide1 qu'il le sera beaucoup1 au contraire1 l'eau chaude2 tel est le nitrate de potasse1 sur-tout le muriate oxign de potasse4 ,si un autre sel au contraire est la fois peu soluble dans l'eau1 peu soluble dans le calorique1 il sera peu soluble dans l'eau froide comme dans l'eau chaude1 la diffrence ne sera pas trs-considrable2 c'est ce qui arrive au sulfate de chaux4 ,on voit donc qu'il y a une relation ncessaire entre ces trois choses2 solubilit d'un sel dans l'eau froide1 solubilit du mme sel dans l'eau bouillante1 degr auquel ce mme sel se liqufie par le calorique seul sans le secours de l'eau2 que la solubilit d'un sel chaud froid est d'autant plus grande qu'il est plus soluble par le calorique1 ou1 ce qui revient au mme1 qu'il est susceptible de se liqufier un degr plus infrieur de l'chelle du thermomtre4 ,telle est en gnral la thorie de la solution des sels4 ,mais je n'ai pu me former encore que des apperus gnraux1 parce que les faits particuliers manquent1 qu'il n'existe point assez d'expriences exactes4 ,la marche suivre pour completter cette partie de la chimie est simple2 elle consiste rechercher pour chaque sel ce qui s'en dissout dans une quantit donne d'eau diffrens degrs du thermomtre3 or comme on sait aujourd'hui avec beaucoup de prcision1 d'aprs les expriences que nous avons publies ,m4 de la ,place moi1 ce qu'une livre d'eau contient de calorique chaque degr du thermomtre1 il sera toujours facile de dterminer par des expriences simples la proportion de calorique d'eau qu'exige chaque sel pour tre tenu en dissolution1 ce qui s'en absorbe au moment o le sel se liqufie1 ce qui s'en dgage au moment o il cristallise4 ,on ne doit plus tre tonn d'aprs cela de voir que les sels mme qui sont dissolubles froid se dissolvent beaucoup plus rapidement dans l'eau chaude que dans l'eau froide4 ,il y a toujours emploi de calorique dans la dissolution des sels2 quand il faut que le calorique soit fourni de proche en proche par les corps environnans1 il en rsulte un dplacement qui ne s'opre que lentement4 ,l'opration au contraire se trouve tout d'un coup facilite acclre quand le calorique ncessaire la solution se trouve dja tout combin avec l'eau4 ,les sels1 en gnral1 en se dissolvant dans l'eau1 en augmentent la pesanteur spcifique1 mais cette rgle n'est pas absolument sans exception4 ,un jour venir on connotra la quantit de radical1 d'oxigne de base qui constituent chaque sel neutre2 on connotra la quantit d'eau de calorique ncessaire pour le dissoudre1 l'augmentation de pesanteur spcifique qu'il communique l'eau1 la figure des molcules lmentaires de ses cristaux2 on expliquera les circonstances les accidens de sa cristallisation1 c'est alors seulement que cette partie de la chimie sera complette4 ,m4 ,sguin a form le prospectus d'un grand travail en ce genre1 qu'il est bien capable d'excuter4 ,la solution des sels dans l'eau n'exige aucun appareil particulier4 ,on se sert avec avantage dans les oprations en petit de phioles mdecine de diffrentes grandeurs1 planche ,,ii1 figures #af #ag2 de terrines de grs1 mme planche ,a1 fig4 #a #b2 de matras col allong1 figure #ad2 de casseroles ou bassines de cuivre d'argent1 figures #ac #ae4 4 ,,ii4 ,de la ,lexiviation4 ,la lexiviation est une opration des arts de la chimie1 dont l'objet est de sparer des substances solubles dans l'eau d'avec d'autres substances qui sont insolubles4 ,on a coutume de se servir pour cette opration dans les arts dans les usages de la vie d'un grand cuvier ,,abcd1 planche ,,ii1 figure #ab1 perc en ,d prs de son fond d'un trou rond dans lequel on introduit une champlure de bois ,,de ou un robinet de mtal4 ,on met d'abord au fond du cuvier une petite couche de paille1 ensuite par-dessus la matire qu'on se propose de lessiver2 on la recouvre d'une toile1 on verse de l'eau froide ou chaude1 suivant que la substance est d'une solubilit plus ou moins grande4 ,l'eau s'imbibe dans la matire1 pour qu'elle la pntre mieux1 on tient pendant quelque tems ferm le robinet ,,de4 ,lorsqu'on juge qu'elle a eu le tems de dissoudre toutes les parties salines1 on la laisse couler par le robinet ,,de2 mais comme il reste toujours la matire insoluble une portion d'eau adhrente qui ne coule pas1 comme cette eau est ncessairement aussi charge de sel que celle qui a coul1 on perdroit une quantit considrable de parties salines1 si on ne repassoit plusieurs reprises de nouvelle eau la suite de la premire4 ,cette eau sert tendre celle qui est reste2 la substance saline se partage se fractionne1 au troisime ou quatrime relavage1 l'eau passe presque pure2 on s'en assure par le moyen du pse-liqueur dont il a t parl1 page #cch4 ,le petit lit de paille qu'on met au fond du vase sert procurer des interstices pour l'coulement de l'eau2 on peut l'assimiler aux pailles ou aux tiges de verre dont on se sert pour filtrer dans l'entonnoir1 qui empchent l'application trop immdiate du papier contre le verre4 ,a l'gard du linge qu'on met par-dessus la matire qu'on se propose de lessiver1 il n'est pas non plus inutile2 il a pour objet d'empcher que l'eau ne fasse un creux dans la matire l'endroit o on la verse1 qu'elle ne s'ouvre des issues particulires qui empcheroient que toute la masse ne ft lessive4 ,on imite plus ou moins cette opration des arts dans les expriences chimiques2 mais attendu qu'on se propose plus d'exactitude1 que lorsqu'il est question1 par exemple1 d'une analyse1 il faut tre sr de ne laisser dans le rsidu aucune partie saline ou soluble1 on est oblig de prendre quelques prcautions particulires4 ,la premire est d'employer plus d'eau que dans les lessives ordinaires1 d'y dlayer les matires avant de tirer la liqueur clair2 autrement toute la masse ne seroit pas galement lessive1 il pourroit mme arriver que quelques portions ne le fussent aucunement4 ,il faut aussi avoir soin de repasser de trs-grandes quantits d'eau1 on ne doit en gnral regarder l'opration comme termine1 que quand l'eau passe absolument dpouille de sel1 que l'aromtre indique1 qu'elle n'augmente plus de pesanteur spcifique en traversant la matire contenue dans le cuvier4 ,dans les expriences trs en petit1 on se contente communment de mettre dans des bocaux ou des matras de verre la matire qu'on se propose de lessiver2 on verse dessus de l'eau bouillante1 on filtre au papier dans un entonnoir de verre4 ,voy4 planche ,,ii1 figure #g4 ,on relave ensuite avec de l'eau bouillante4 ,quand on opre sur des quantits un peu plus grandes1 on dlaie les matires dans un chaudron d'eau bouillante1 on filtre avec le quarr de bois reprsent1 planche ,,ii1 figures #c #d qu'on garnit de toile d'un papier filtrer4 ,enfin dans les oprations trs en grand1 on emploie le baquet ou cuvier que j'ai dcrit au commencement de cet article1 qui est reprsent1 figure #ab4 4 ,,iii4 ,de l',evaporation4 ,l'vaporation a pour objet de sparer l'une de l'autre deux matires1 dont l'une au moins est liquide1 qui ont un degr de volatilit trs-diffrent4 ,c'est ce qui arrive lorsqu'on veut obtenir dans l'tat concret un sel qui a t dissous dans l'eau3 on chauffe l'eau on la combine avec le calorique qui la volatilise2 les molcules de sel se rapprochent en mme tems1 obissant aux loix de l'attraction1 elles se runissent pour reparotre sous leur forme solide4 ,on a pens que l'action de l'air influoit beaucoup sur la quantit de fluide qui s'vapore1 on est tomb cet gard dans des erreurs qu'il est bon de faire connotre4 ,il est sans doute une vaporation lente qui se fait continuellement d'elle-mme l'air libre1 la surface des fluides exposs la simple action de l'atmosphre4 ,quoique cette premire espce d'vaporation puisse tre jusqu' un certain point considre comme une dissolution par l'air1 il n'en est pas moins vrai que le calorique y concourt1 puisqu'elle est toujours accompagne de refroidissement3 on doit donc la regarder comme une dissolution mixte1 faite en partie par l'air1 en partie par le calorique4 ,mais il est un autre genre d'vaporation1 c'est celle qui a lieu l'gard d'un fluide entretenu toujours bouillant2 l'vaporation qui se fait alors par l'action de l'air n'est plus que d'un objet trs-mdiocre en comparaison de celle qui est occasionne par l'action du calorique3 ce n'est plus1 proprement parler1 l'vaporation qui a lieu1 mais la vaporisation2 or cette dernire opration ne s'acclre pas en raison des surfaces vaporantes1 mais en raison des quantits de calorique qui se combinent avec le liquide4 ,un trop grand courant d'air froid nuit quelquefois dans ces occasions la rapidit de l'vaporation1 par la raison qu'il enlve du calorique l'eau1 qu'il ralentit par consquent sa conversion en vapeurs4 ,il n'y a donc nul inconvnient couvrir jusqu' un certain point le vase o l'on fait vaporer un liquide entretenu toujours bouillant1 pourv que le corps qui couvre soit de nature drober peu de calorique1 qu'il soit1 pour me servir d'une expression du docteur ,francklin1 mauvais conducteur de chaleur2 les vapeurs s'chappent alors par l'ouverture qui leur est laisse1 il s'en vapore au moins autant souvent plus que quand on laisse un accs libre l'air extrieur4 ,comme dans l'vaporation1 le liquide que le calorique enlve est absolument perdu1 comme on le sacrifie pour conserver la substance fixe avec laquelle il toit combin1 on n'vapore jamais que des matires peu prcieuses1 telles par exemple que l'eau4 ,lorsqu'elles ont plus de valeur1 on a recours la distillation3 autre opration dans laquelle on conserve la fois le corps fixe le corps volatil4 ,les vaisseaux dont on se sert pour les vaporations1 sont des bassines de cuivre ou d'argent1 quelquefois de plomb1 telles que celle reprsente planche ,,ii1 fig4 #ac1 des casseroles galement de cuivre ou d'argent1 fig4 #ae4 ,des capsules de verre1 pl4 ,,iii1 fig4 #c #d4 ,des jattes de porcelaine4 ,des terrines de grs ,a1 planche ,,ii1 fig4 #a #b4 ,mais les meilleures de toutes les capsules vaporer1 sont des fonds de cornue des portions de matras de verre4 ,leur minceur qui est gale par-tout1 les rend plus propres que tout autre vaisseau se prter1 sans se casser1 une chaleur brusque des alternatives subites de chaud de froid4 ,on peut les faire soi-mme dans les laboratoires1 elles reviennent beaucoup moins cher que les capsules qu'on achte chez les fayanciers4 ,cet art de couper le verre ne se trouve dcrit nulle part1 je vais en donner une ide4 ,on se sert d'anneaux de fer ,,ac1 pl4 ,,iii1 fig4 #e1 que l'on soude une tige de fer ,,ab1 garnie d'un manche de bois ,d4 ,on fait rougir l'anneau de fer dans un fourneau1 puis on pose dessus le matras ,g1 fig4 #f1 qu'on se propose de couper3 lorsqu'on juge que le verre a t suffisamment chauff par l'anneau de fer rouge1 on jette quelques gouttes d'eau dessus1 le matras se casse ordinairement juste dans la ligne circulaire qui toit en contact avec l'anneau de fer4 ,d'autres vaisseaux vaporatoires1 d'un excellent usage1 sont de petites fioles de verre1 qu'on dsigne dans le commerce sous le nom de fioles mdecine4 ,ces bouteilles qui sont de verre mince commun1 supportent le feu avec une merveilleuse facilit1 sont trs-bon march4 ,il ne faut pas craindre que leur figure nuise l'vaporation de la liqueur4 ,j'ai dj fait voir que toutes les fois qu'on vaporoit le liquide au degr de l'bullition1 la figure du vaisseau contribuoit ou nuisoit peu la clrit de l'opration1 sur-tout quand les parois suprieures du vaisseau toient mauvais conducteurs de chaleur1 comme le verre4 ,on place une ou plusieurs de ces fioles sur une seconde grille de fer ,,fg1 planche ,,iii1 fig4 #b1 qu'on pose sur la partie suprieure d'un fourneau1 sous laquelle on entretient un feu doux4 ,on peut suivre de cette manire un grand nombre d'expriences la fois4 ,un autre appareil vaporatoire assez commode assez expditif consiste dans une cornue de verre qu'on met au bain de sable1 comme on le voit planche ,,iii1 fig4 #a1 qu'on recouvre avec un dme de terre cuite3 mais l'opration est toujours beaucoup plus lente1 quand on se sert du bain de sable2 elle n'est pas d'ailleurs exempte de dangers1 parce que le sable s'chauffant ingalement1 tandis que le verre ne peut pas se prter des degrs de dilatation locale1 le vaisseau est souvent expos casser4 ,il arrive mme quelquefois que le sable chaud fait exactement l'office des anneaux de fer reprsents planche ,,iii1 fig4 #e #f1 sur-tout lorsque le vase contient un fluide qui distille4 ,une goutte de fluide qui s'clabousse qui vient tomber sur les parois du vaisseau l'endroit du contact de l'anneau de sable1 le fait casser circulairement en deux parties termines par une ligne bien tranche4 ,dans les cas o l'vaporation exige une grande intensit de feu1 on se sert de creusets de terre2 mais en gnral on entend le plus communment par le mot vaporation une opration qui se fait au degr de l'eau bouillante1 ou trs-peu au-dessus4 4 ,,iv4 ,de la ,cristallisation4 ,la cristallisation est une opration dans laquelle les parties intgrantes d'un corps spares les unes des autres par l'interposition d'un fluide1 sont dtermines par la force d'attraction qu'elles exercent les unes sur les autres1 se rejoindre pour former des masses solides4 ,lorsque les molcules d'un corps sont simplement cartes par le calorique1 qu'en vertu de cet cartement ce corps est port l'tat de liquide1 il ne faut1 pour le ramener l'tat de solide1 c'est--dire pour oprer sa cristallisation1 que supprimer une partie du calorique log entre ses molcules1 autrement dit le refroidir4 ,si le refroidissement est lent si en mme tems il y a repos1 les molcules prennent un arrangement rgulier1 alors il y a cristallisation proprement dite3 si au contraire le refroidissement est rapide1 ou si en supposant un refroidissement lent on agite le liquide au moment o il va passer l'tat concret1 il y a cristallisation confuse4 ,les mmes phnomnes ont lieu dans les solutions par l'eau2 ou pour mieux dire1 les solutions par l'eau sont toujours mixtes1 comme je l'ai dj fait voir dans le paragraphe premier de ce chapitre3 elles s'oprent en partie par l'action de l'eau1 en partie par celle du calorique4 ,tant qu'il y a suffisamment d'eau de calorique pour carter les molcules du sel1 au point qu'elles soient hors de leur sphre d'attraction1 le sel demeure dans l'tat fluide4 ,l'eau le calorique viennent-ils manquer1 l'attraction des molcules salines les unes par rapport aux autres devient-elle victorieuse1 le sel reprend la forme concrte1 la figure des cristaux est d'autant plus rgulire1 que l'vaporation a t plus lente faite dans un lieu plus tranquille4 ,tous les phnomnes qui ont lieu dans la solution des sels se retrouvent galement dans leur cristallisation1 mais dans un sens inverse4 ,il y a dgagement de calorique au moment o le sel se runit reparot sous sa forme concrte solide1 il en rsulte une nouvelle preuve que les sels sont tenus la fois en dissolution par l'eau par le calorique4 ,c'est par cette raison qu'il ne suffit pas pour faire cristalliser les sels qui se liqufient aisment par le calorique1 de leur enlever l'eau qui les tenoit en dissolution2 il faut encore leur enlever le calorique1 le sel ne cristallise qu'autant que ces deux conditions sont remplies4 ,le salptre1 le muriate oxygn de potasse1 l'alun1 le sulfate de soude1 c4 en fournissent des exemples4 ,il n'en est pas de mme des sels qui exigent peu de calorique pour tre tenus en dissolution1 qui par cela mme sont peu prs galement solubles dans l'eau chaude dans l'eau froide2 il suffit de leur enlever l'eau qui les tenoit en dissolution pour les faire cristalliser1 ils reparoissent sous forme concrte dans l'eau bouillante mme1 comme on l'observe relativement au sulfate de chaux1 aux muriates de soude de potasse1 beaucoup d'autres4 ,c'est sur ces proprits des sels sur leur diffrence de solubilit chaud froid1 qu'est fond le raffinage du salptre4 ,ce sel1 tel qu'il est retir par une premire opration1 tel qu'il est livr par les salptriers1 est compos de sels dliquescens qui ne sont pas susceptibles de cristalliser1 tels que le nitrate le muriate de chaux2 de sels qui sont presqu'galement solubles chaud froid1 tels que les muriates de potasse de soude2 enfin de salptre1 qui est beaucoup plus soluble chaud qu' froid4 ,on commence par verser sur tous ces sels confondus ensemble une quantit d'eau suffisante pour tenir en dissolution les moins solubles de tous1 ce sont les muriates de soude de potasse4 ,cette quantit d'eau tient facilement en dissolution tout le salptre1 tant qu'elle est chaude2 mais il n'en est plus de mme lorsqu'elle se refroidit2 la majeure partie du salptre cristallise1 il n'en reste qu'environ un sixime tenu en dissolution1 qui se trouve confondu avec le nitrate calcaire avec les muriates4 ,le salptre qu'on obtient ainsi est un peu imprgn de sels trangers1 parce qu'il a cristallis dans une eau qui elle-mme en toit charge2 mais on l'en dpouille compltement par une nouvelle dissolution chaud avec trs-peu d'eau par une nouvelle cristallisation4 ,a l'gard des eaux surnageantes la cristallisation du salptre1 qui contiennent un mlange de salptre de diffrens sels1 on les fait vaporer pour en tirer du salptre brut1 qu'on purifie ensuite galement par deux nouvelles dissolutions cristallisations4 ,les sels base terreuse qui sont incristallisables1 sont rejetts s'ils ne contiennent point de nitrates2 si au contraire ils en contiennent1 on les tend avec de l'eau1 on prcipite la terre par le moyen de la potasse1 on laisse dposer1 on dcante1 on fait vaporer on met cristalliser4 ,ce qui s'observe dans le raffinage du salptre1 peut servir de rgle toutes les fois qu'il est question de sparer par voie de cristallisation plusieurs sels mls ensemble4 ,il faut alors tudier la nature de chacun1 la proportion qui s'en dissout dans des quantits donnes d'eau1 leur diffrence de solubilit chaud froid4 ,si ces proprits principales on joint celle qu'ont quelques sels de se dissoudre dans l'alkool ou dans un mlange d'alkool d'eau1 on verra qu'on a des ressources trs multiplies pour oprer la sparation des sels par voie de cristallisation4 ,mais il faut convenir en mme tems qu'il est difficile de rendre cette sparation complte absolue4 ,les vaisseaux qu'on emploie pour la cristallisation des sels1 sont des terrines de grs ,a1 planc4 ,,ii1 figures #a #b1 de grandes capsules applaties1 planche ,,iii1 fig4 #g4 ,lorsqu'on abandonne une solution saline une vaporation lente1 l'air libre la chaleur de l'atmosphre1 on doit employer des vases un peu levs1 tels que celui reprsent pl4 ,,iii1 fig4 #c1 afin qu'il y ait une paisseur un peu considrable de liqueur2 on obtient par ce moyen des cristaux beaucoup plus gros aussi rguliers qu'on puisse l'esprer4 ,non-seulement tous les sels cristallisent sous diffrentes formes1 mais encore la cristallisation de chaque sel varie suivant les circonstances de la cristallisation4 ,il ne faut pas en conclure que la figure des molcules salines ait rien d'indtermin dans chaque espce3 rien n'est plus constant au contraire que la figure des molcules primitives des corps1 sur-tout l'gard des sels4 ,mais les cristaux qui se forment sous nos yeux1 sont des aggrgations de molcules1 ces molcules1 quoique toutes parfaitement gales en figure en grosseur1 peuvent prendre des arrangemens diffrens1 qui donnent lieu une grande varit de figures toutes rgulires1 qui paroissent quelquefois n'avoir aucun rapport1 ni entr'elles1 ni avec la figure du cristal originaire4 ,cet objet a t savamment trait par ,m4 l',abb ,hay1 dans plusieurs ,mmoires prsents l',acadmie1 dans un ,ouvrage sur la structure des cristaux4 ,il ne reste plus mme qu' tendre la classe des sels ce qu'il a fait plus particulirement pour quelques pierres cristallises4 4 ,v4 ,de la ,distillation simple4 ,la distillation a deux objets bien dtermins3 je distinguerai en consquence deux espces de distillation1 la distillation simple la distillation compose4 ,c'est uniquement de la premire dont je m'occuperai dans cet article4 ,lorsqu'on soumet la distillation deux corps dont l'un est plus volatil1 c'est--dire1 a plus d'affinit que l'autre avec le calorique1 le but qu'on se propose est de les sparer3 le plus volatil prend la forme de gaz1 on le condense ensuite par refroidissement dans des appareils propres remplir cet objet4 ,la distillation n'est alors1 comme l'vaporation1 qu'une opration en quelque faon mcanique qui spare l'une de l'autre deux substances1 sans les dcomposer sans en altrer la nature4 ,dans l'vaporation c'toit le produit fixe qu'on cherchoit conserver1 sans s'embarrasser de conserver le produit volatil2 dans la distillation au contraire on s'attache le plus communment recueillir le produit volatil1 moins qu'on ne se propose de les conserver tous deux4 ,ainsi la distillation simple bien analyse ne doit tre considre que comme une vaporation en vaisseaux clos4 ,le plus simple de tous les appareils distillatoires est une bouteille ,a1 planc4 ,,iii1 fig4 #h1 dont on courbe1 dans la verrerie mme1 le col ,,bc en ,,bd4 ,cette bouteille ou fiole porte alors le nom de cornue2 on la place ou dans un fourneau de rverbre1 comme on le voit planche ,,xiii1 fig4 #b1 ou au bain de sable sous une couverture de terre cuite1 comme on le voit planche ,,iii1 fig4 #a4 ,pour recueillir pour condenser les produits1 on adapte la cornue un rcipient ,e1 planche ,,iii1 fig4 #i1 qu'on lute avec elle3 quelquefois1 sur-tout dans les oprations de pharmacie1 on se sert d'une cucurbite de verre ou de grs ,a1 planche ,,iii1 fig4 #ab1 surmonte de son chapiteau ,b1 ou bien d'un alambic de verre auquel tient un chapiteau d'une seule pice1 figure #ac4 ,on mnage ce dernier une tubulure1 c'est--dire une ouverture ,t1 qu'on bouche avec un bouchon de cristal us l'meril4 ,on voit que le chapiteau ,b de l'alambic a une rigole rr1 destine recevoir la liqueur qui se condense1 la conduire au bec r,s par lequel elle s'coule4 ,mais1 comme dans presque toutes les distillations il y a une expansion de vapeurs qui pourroit faire clater les vaisseaux1 on est oblig de mnager au ballon ou rcipient ,e1 fig4 #i1 un petit trou ,t1 par lequel on donne issue aux vapeurs4 ,d'o l'on voit qu'on perd dans cette manire de distiller tous les produits qui sont dans un tat constamment ariforme1 ceux mme qui1 ne perdant pas facilement cet tat1 n'ont pas le tems d'tre condenss dans l'intrieur du ballon4 ,cet appareil ne peut donc tre employ que dans les oprations courantes des laboratoires dans la pharmacie1 mais il est insuffisant pour toutes les oprations de recherches4 ,je dtaillerai l'article de la distillation compose1 les moyens qu'on a imagins pour recueillir sans perte la totalit des produits4 ,les vaisseaux de verre tant trs-fragiles ne rsistant pas toujours aux alternatives brusques du chaud du froid1 on a imagin de faire des appareils distillatoires en mtal4 ,ces instrumens sont ncessaires pour distiller de l'eau1 des liqueurs spiritueuses1 pour obtenir les huiles essentielles des vgtaux1 c4 ,on ne peut se dispenser dans un laboratoire bien mont d'avoir un ou deux alambics de cette espce de diffrente grandeur4 ,cet appareil distillatoire consiste dans une cucurbite de cuivre rouge tam ,a1 pl4 ,,iii1 fig4 #ae #af1 dans laquelle s'ajuste1 lorsqu'on le juge propos1 un bain-marie d'tain ,d1 figure #ag1 sur lequel on place le chapiteau ,f4 ,ce chapiteau peut galement s'ajuster sur la cucurbite de cuivre1 sans bain-marie ou avec le bain-marie1 suivant la nature des oprations4 ,tout l'intrieur du chapiteau doit tre en tain4 ,il est ncessaire1 sur-tout pour la distillation des liqueurs spiritueuses1 que le chapiteau ,f de l'alambic soit garni d'un rfrigrent ,,ss1 fig4 #af1 dans lequel on entretient toujours de l'eau frache4 ,on la laisse couler par le moyen du robinet ,r1 quand on s'apperoit qu'elle devient trop chaude1 on la renouvelle avec de la frache4 ,il est ais de concevoir quel est l'usage de cette eau2 l'objet de la distillation est de convertir en gaz la matire qu'on veut distiller qui est contenue dans la cucurbite1 cette conversion se fait l'aide du calorique fourni par le feu du fourneau3 mais il n'y auroit pas de distillation1 si ce mme gaz ne se condensoit pas dans le chapiteau1 s'il n'y perdoit pas la forme de gaz ne redevenoit pas liquide4 ,il est donc ncessaire que la substance que l'on distille dpose dans le chapiteau tout le calorique qui s'y toit combin dans la cucurbite1 par consquent que les parois du chapiteau soient toujours entretenues une temprature plus basse que celle qui peut maintenir la substance distiller dans l'tat de gaz4 ,l'eau du rfrigrent est destine remplir cet office4 ,on sait que l'eau se convertit en gaz #hj degrs du thermomtre franois1 l'esprit-de-vin ou alkool #fg1 l'ther #cb2 on conoit donc que ces substances ne distilleroient pas1 ou plutt qu'elles s'chapperoient en vapeurs ariformes1 si la chaleur du rfrigrent n'toit pas entretenue au-dessous de ces degrs respectifs4 ,dans la distillation des liqueurs spiritueuses en gnral des liqueurs trs-expansives1 le rfrigrent ne suffit pas pour condenser toutes les vapeurs qui s'lvent de la cucurbite3 alors au lieu de recevoir directement la liqueur du bec ,,tu de l'alambic dans un rcipient1 on interpose entre deux un serpentin4 ,on donne ce nom un instrument reprsent fig4 #ah4 ,il consiste en un tuyau tourn en spirale1 qui fait un grand nombre de rvolutions dans un seau de cuivre tam ,,bcde4 ,on entretient toujours de l'eau dans ce seau1 on la renouvelle quand elle s'chauffe4 ,cet instrument est en usage dans tous les atteliers de fabrication d'eau-de-vie2 on n'y emploie pas mme de chapiteau proprement dit ni de rfrigrent1 toute la condensation s'opre dans le serpentin4 ,celui reprsent dans la figure #ah1 a un tuyau double dont l'un est spcialement destin la distillation des matires odorantes4 ,quelquefois1 mme dans la distillation simple1 on est oblig d'ajouter une allonge entre la cornue le rcipient1 comme on le voit fig4 #aa4 ,cette disposition peut avoir deux objets2 ou de sparer l'un de l'autre des produits de diffrens degrs de volatilit1 ou d'loigner le rcipient du fourneau1 afin que la matire qui doit y tre contenue prouve moins de chaleur4 ,mais ces appareils plusieurs autres plus compliqus qui ont t imagins par les anciens1 sont bien loigns de rpondre aux vues de la ,chimie moderne3 on en jugera par les dtails dans lesquels j'entrerai l'article de la distillation compose4 4 ,,vi4 ,de la ,sublimation4 ,on donne le nom de sublimation la distillation des matires qui se condensent dans un tat concret3 ainsi on dit la sublimation du soufre1 la sublimation du sel ammoniac ou muriate ammoniacal1 c4 ,ces oprations n'exigent pas d'appareils particuliers2 cependant on a coutume d'employer pour la sublimation du soufre1 ce qu'on nomme des aludels4 ,ce sont des vaisseaux de terre ou de fayance qui s'ajustent les uns avec les autres1 qui se placent sur une cucurbite qui contient le soufre4 ,un des meilleurs appareils sublimatoires pour les matires qui ne sont point trs-volatiles1 est une fiole mdecine qu'on enfonce aux deux tiers dans un bain de sable2 mais alors on perd une partie du produit4 ,toutes les fois qu'on veut les conserver tous1 il faut se rapprocher des appareils pneumato-chimiques1 dont je vais donner la description dans le ,chapitre suivant4 ,,chapitre ,,vi4 ,des ,distillations pneumato-chimiques1 des ,dissolutions mtalliques1 de quelques autres oprations qui exigent des ,appareils trs-compliqus4 4 ,,premier4 ,des ,distillations composes1 des ,distillations pneumato-chimiques4 ,je n'ai prsent dans le 4 #e du ,chapitre prcdent1 la distillation1 que comme une opration simple1 dont l'objet est de sparer l'une de l'autre deux substances de volatilit diffrente3 mais le plus souvent la distillation fait plus2 elle opre une vritable dcomposition du corps qui y est soumis3 elle sort alors de la classe des oprations simples1 elle rentre dans l'ordre de celles qu'on peut regarder comme des plus compliques de la chimie4 ,il est sans doute de l'essence de toute distillation1 que la substance que l'on distille soit rduite l'tat de gaz dans la cucurbite par sa combinaison avec le calorique2 mais dans la distillation simple ce mme calorique se dpose dans le rfrigrent ou dans le serpentin1 la mme substance reprend son tat de liquidit4 ,il n'en est pas ainsi dans la distillation compose2 il y a dans cette opration dcomposition absolue de la substance soumise la distillation3 une portion telle que le charbon demeure fixe dans la cornue1 tout le reste se rduit en gaz d'un grand nombre d'espces4 ,les uns sont susceptibles de se condenser par le refroidissement1 de reparotre sous forme concrte liquide2 les autres demeurent constamment dans l'tat ariforme2 ceux-ci sont absorbables par l'eau1 ceux-l le sont par les alkalis2 enfin quelques-uns ne sont absorbables par aucune substance4 ,un appareil distillatoire ordinaire1 tel que ceux que j'ai dcrits dans le chapitre prcdent1 ne suffiroit pas pour retenir pour sparer des produits aussi varis3 on est donc oblig d'avoir recours des moyens beaucoup plus compliqus4 ,je pourrois placer ici un historique des tentatives qui ont t successivement faites pour retenir les produits ariformes qui se dgagent des distillations2 ce seroit une occasion de citer ,hales1 ,rouelle1 ,woulfe plusieurs autres chimistes clbres2 mais comme je me suis fait une loi d'tre aussi concis qu'il seroit possible1 j'ai pens qu'il valoit mieux dcrire tout d'un coup l'appareil le plus parfait1 plutt que de fatiguer le lecteur par le dtail de tentatives infructueuses faites dans un tems o l'on n'avoit encore que des ides trs-imparfaites sur la nature des gaz en gnral4 ,l'appareil dont je vais donner la description est destin la plus complique de toutes les distillations3 on pourra le simplifier ensuite suivant la nature des oprations4 ,a1 planche ,,iv1 figure #a1 reprsente une cornue de verre tubule en ,h1 dont le col ,b s'ajuste avec un ballon ,,gc deux pointes4 ,a la tubulure suprieure ,d de ce ballon s'ajuste un tube de verre ,,defg qui vient plonger par son extrmit g dans la liqueur contenue dans la bouteille ,l4 ,a la suite de la bouteille ,l qui est tubule en xxx sont trois autres bouteilles ,l'1 ,l''1 ,l'''1 qui ont de mme trois tubulures ou gouleaux x'1 x'1 x'2 x''1 x''1 x''2 x'''1 x'''1 x'''4 ,chaque bouteille est lie par un tube de verre xyz'1 x'y'z''1 x''y''z'''2 enfin la dernire tubulure de la bouteille ,l''' est adapt un tube x''',,rm qui aboutit sous une cloche de verre1 laquelle est place sur la tablette de l'appareil pneumato-chimique4 ,communment on met dans la premire bouteille un poids bien connu d'eau distille1 dans les trois autres de la potasse caustique tendue d'eau3 la tarre de ces bouteilles le poids de la liqueur alkaline qu'elles contiennent doivent tre dtermins avec un trs-grand soin4 ,tout tant ainsi dispos1 on lute toutes les jointures1 savoir celle ,b de la cornue au ballon1 celle ,d de la tubulure suprieure du ballon avec du lut gras recouvert de toile imbibe de chaux de blanc d'uf1 toutes les autres avec un lut de trbenthine cuite de cire fondues ensemble4 ,on voit d'aprs ces dispositions que lorsqu'on a mis le feu sous la cornue ,a1 que la substance qu'elle contient a commenc se dcomposer1 les produits les moins volatils doivent se condenser se sublimer dans le col mme de la cornue1 que c'est principalement-l que doivent se rassembler les substances concrtes3 que les matires plus volatiles telles que les huiles lgres1 l'ammoniaque beaucoup d'autres substances1 doivent se condenser dans le matras ,,gc2 que les gaz1 au contraire1 qui ne peuvent tre condenss par le froid1 doivent bouillonner travers les liqueurs contenues dans les bouteilles ,,ll',l'',l'''2 que tout ce qui est absorbable par l'eau doit rester dans la bouteille ,l2 que tout ce qui est susceptible d'tre absorb par l'alkali doit rester dans les bouteilles ,l',l'',l'''1 enfin que les gaz qui ne sont absorbables ni par l'eau1 ni par les alkalis1 doivent s'chapper par le tube ,,rm1 la sortie duquel ils peuvent tre reus dans des cloches de verre4 ,enfin ce qu'on appeloit autrefois le caput mortuum1 le charbon la terre comme absolument fixes1 doivent rester dans la cornue4 ,on a toujours dans cette manire d'oprer une preuve matrielle de l'exactitude du rsultat2 car le poids des matires en total doit tre le mme avant aprs l'opration3 si donc on a opr par exemple sur #h onces de gomme arabique ou d'amidon1 le poids du rsidu charbonneux qui restera dans la cornue ,a aprs l'opration1 plus celui des produits rassembls dans son col dans le matras ,,gc1 plus celui du gaz rassembl dans la cloche ,m1 plus enfin l'augmentation de poids acquise par les bouteilles ,l1 ,l'1 ,l''1 ,l'''2 tous ces poids1 dis-je1 runis doivent former un total de #h onces4 ,s'il y a plus ou moins1 il y a erreur1 il faut recommencer l'exprience jusqu' ce qu'on ait un rsultat dont on soit satisfait1 qui diffre peine de #f ou #h grains par livre de matire mise en exprience4 ,j'ai rencontr long-tems dans ce genre d'expriences des difficults presqu'insurmontables1 qui m'auroient oblig d'y renoncer1 si je ne fusse parvenu enfin les lever par un moyen trs-simple1 dont ,m4 ,hassenfratz m'a fourni l'ide4 ,le moindre ralentissement dans le degr de feu du fourneau1 beaucoup d'autres circonstances insparables de ce genre d'expriences occasionnent souvent des rabsorptions de gaz3 l'eau de la cuve rentre rapidement dans la bouteille ,l''' par le tube x''',,rm3 la mme chose arrive d'une bouteille l'autre1 souvent la liqueur remonte jusques dans le ballon ,c4 ,on prvient ces accidens en employant des bouteilles trois tubulures1 en adaptant l'une d'elles un tube capillaire ,st1 s't'1 s''t''1 s'''t'''1 dont le bout doit plonger dans la liqueur des bouteilles4 ,s'il y a absorption soit dans la cornue1 soit dans quelques-unes des bouteilles1 il rentre par ces tubes de l'air extrieur qui remplace le vuide qui s'est form1 on en est quitte pour avoir un petit mlange d'air commun dans les produits2 mais au moins l'exprience n'est pas entirement manque4 ,ces tubes peuvent bien admettre de l'air extrieur1 mais ils ne peuvent en laisser chapper1 parce qu'ils sont toujours bouchs dans leur partie infrieure tt't''t''' par le fluide des bouteilles4 ,on conoit que pendant le cours de l'exprience1 la liqueur des bouteilles doit remonter dans chacun de ces tubes une hauteur relative la pression qu'prouve l'air ou le gaz contenu dans la bouteille2 or cette pression est dtermine par la hauteur par le poids de la colonne de liquide contenu dans toutes les bouteilles subsquentes4 ,en supposant donc qu'il y ait trois pouces de liqueur dans chaque bouteille1 que la hauteur de l'eau de la cuve soit galement de trois pouces au-dessus de l'orifice du tuyau ,,rm1 enfin que la pesanteur spcifique des liqueurs contenues dans les bouteilles ne differe pas sensiblement de celle de l'eau2 l'air de la bouteille ,l sera comprim par un poids gal celui d'une colonne d'eau de #ab pouces4 ,l'eau s'levera donc de #ab pouces dans le tube ,st1 d'o il rsulte qu'il faut donner ce tube plus de #ab pouces de longueur au-dessus du niveau du liquide ab4 ,le tube s't' doit par la mme raison avoir plus de #i pouces1 le tube st plus de six1 le tube s'''t''' plus de trois4 ,on doit au surplus donner ces tubes plus que moins de longueur cause des oscillations qui ont souvent lieu4 ,on est oblig dans quelques cas d'introduire un semblable tube entre la cornue le ballon2 mais comme ce tube ne plonge point dans l'eau1 comme il n'est point bouch par un liquide1 au moins jusqu' ce qu'il en ait pass par le progrs de la distillation1 il faut en boucher l'ouverture suprieure avec un peu de lut1 ne l'ouvrir qu'au besoin1 ou lorsqu'il y a assez de liquide dans le matras ,c pour fermer l'extrmit du tube4 ,l'appareil dont je viens de donner la description1 ne peut pas tre employ dans des expriences exactes1 toutes les fois que les matires qu'on se propose de traiter ont une action trop rapide l'une sur l'autre1 ou lorsque l'une des deux ne doit tre introduite que successivement par petites parties1 comme il arrive dans les mlanges qui font une violente effervescence4 ,on se sert alors d'une cornue tubule ,a1 planche ,,vii1 fig4 #a4 ,on y introduit l'une des deux substances1 de prfrence celle qui est concrte1 puis on adapte on lute la tubulure un tube recourb ,,bcda termin dans sa partie suprieure ,b en entonnoir1 par son extrmit ,a en un tube capillaire3 c'est par l'entonnoir ,b de ce tube qu'on verse la liqueur4 ,il faut que la hauteur ,,bc soit assez grande pour que la liqueur qu'on doit introduire puisse faire quilibre avec la rsistance occasionne par celle contenue dans les bouteilles ,,ll',l'',l'''1 planche ,,iv1 figure #a4 ,ceux qui n'ont pas l'habitude de se servir de l'appareil distillatoire que je viens de decrire1 ne manqueront pas de s'effrayer de la grande quantit d'ouvertures qu'on est oblig de luter1 du tems qu'exigent les prliminaires de semblables expriences2 en effet si on fait entrer en ligne de compte les peses qu'il est ncessaire de faire avant l'exprience de rpter aprs1 les prparatifs sont beaucoup plus longs que l'exprience elle-mme4 ,mais aussi on est bien ddommag de ses peines quand l'exprience russit1 on acquiert en une seule fois plus de connoissances sur la nature de la substance animale ou vgtale qu'on a soumise la distillation1 que par plusieurs semaines du travail le plus assidu4 ,a dfaut de bouteilles triplement tubules1 on se sert de bouteilles deux gouleaux3 il est mme possible de mettre les trois tubes dans la mme ouverture1 de se servir de bouteilles ordinaires gouleaux renverss pourvu que l'ouverture soit suffisamment grande4 ,il faut avoir soin d'ajuster sur les bouteilles des bouchons qu'on use avec une lime trs-douce1 qu'on fait bouillir dans un mlange d'huile1 de cire de trbenthine4 ,on perce travers ces bouchons avec une lime nomme queue de rat1 voyez planche ,i1 fig4 #af1 autant de trous qu'il est ncessaire pour le passage des tubes3 on voit un de ces bouchons reprsent1 pl4 ,,iv1 figure #h4 4 ,,ii4 ,des ,dissolutions mtalliques4 ,j'ai dja fait sentir lorsque j'ai parl de la solution des sels dans l'eau1 combien il existoit de diffrence entre cette opration la dissolution mtallique4 ,on a vu que la solution des sels n'exigeoit aucun appareil particulier1 que tout vase y toit propre4 ,il n'en est pas de mme de la dissolution des mtaux2 pour ne rien perdre dans cette dernire1 pour obtenir des rsultats vraiment concluans1 il faut employer des appareils trs-compliqus1 dont l'invention appartient absolument aux chimistes de notre ge4 ,les mtaux en gnral se dissolvent avec effervescence dans les acides2 or l'effet auquel on a donn le nom d'effervescence n'est autre chose qu'un mouvement excit dans la liqueur dissolvante par le dgagement d'un grand nombre de bulles d'air ou de fluide ariforme qui partent de la surface du mtal1 qui crvent en sortant de la liqueur dissolvante4 ,m4 ,cavendish ,m4 ,priestley sont les premiers qui aient imagin des appareils simples pour recueillir ces fluides lastiques4 ,celui de ,m4 ,priestley consiste en une bouteille ,a1 pl4 ,,vii1 figure #b1 bouche en ,b avec un bouchon de lige trou dans son milieu1 qui laisse passer un tube de verre recourb en ,,bc1 qui s'engage sous des cloches remplies d'eau1 renverses dans un bassin plein d'eau3 on commence par introduire le mtal dans la bouteille ,a1 on verse l'acide par-dessus1 puis on bouche avec le bouchon garni de son tube ,,bc4 ,mais cet appareil n'est pas sans inconvnient1 du moins pour des expriences trs-exactes4 ,premirement lorsque l'acide est trs-concentr1 que le mtal est trs-divis1 l'effervescence commence souvent avant qu'on ait eu le tems de boucher la bouteille2 il y a perte de gaz1 on ne peut plus dterminer les quantits avec exactitude4 ,secondement dans toutes les oprations o l'on est oblig de faire chauffer1 il y a une partie de l'acide qui se distille qui se mle avec l'eau de la cuve2 en sorte qu'on se trompe dans le calcul des quantits d'acide dcomposes4 ,troisimement enfin l'eau de la cuve absorbe tous les gaz susceptibles de se combiner avec l'eau1 il est impossible de les recueillir sans perte4 ,pour remdier ces inconvniens1 j'avois d'abord imagin d'adapter une bouteille deux gouleaux ,a1 planche ,,vii1 figure #c1 un entonnoir de verre ,,bc qu'on y lute de manire ne laisser aucune issue l'air4 ,dans cet entonnoir entre une tige de cristal ,,de use en ,d l'meri avec l'entonnoir1 de manire le fermer comme le bouchon d'un flacon4 ,lorsqu'on veut oprer1 on commence par introduire dans la bouteille ,a la matire dissoudre3 on lute l'entonnoir1 on le bouche avec la tige ,,de1 puis on y verse de l'acide qu'on fait passer dans la bouteille en aussi petite quantit que l'on veut1 en soulevant doucement la tige3 on rpte successivement cette opration jusqu' ce qu'on soit arriv au point de saturation4 ,on a employ depuis un autre moyen qui remplit le mme objet1 qui dans certains cas est prfrable3 j'en ai dj donn une ide dans le paragraphe prcdent4 ,il consiste adapter l'une des tubulures de la bouteille ,a1 pl4 ,,vii1 fig4 #d1 un tube recourb ,,defg termin en ,d par une couverture capillaire1 en ,g par un entonnoir soud au tube2 on le lute soigneusement solidement dans la tubulure ,c4 ,lorsqu'on verse une petite goutte de liqueur dans le tube par l'entonnoir ,g1 elle tombe dans la partie ,f2 si on en ajoute davantage1 elle parvient dpasser la courbure ,e s'introduire dans la bouteille ,a3 l'coulement dure tant qu'on fournit de nouvelle liqueur par l'entonnoir ,g4 ,on conoit qu'elle ne peut jamais tre chasse en dehors du tube ,,efg1 qu'il ne peut jamais sortir d'air ou de gaz de la bouteille2 parce que le poids de la liqueur l'en empche fait l'effet d'un vritable bouchon4 ,pour remdier au second inconvnient1 celui de la distillation de l'acide1 qui s'opre sur-tout dans les dissolutions qui sont accompagnes de chaleur1 on adapte la cornue ,a1 planc4 ,,vii1 fig4 #a1 un petit matras tubul ,m qui reoit la liqueur qui se condense4 ,enfin pour sparer les gaz absorbables par l'eau1 tel que le gaz acide carbonique1 on ajoute une bouteille ,l deux gouleaux dans laquelle on met de l'alkali pur tendu d'eau3 l'alkali absorbe tout le gaz acide carbonique1 il ne passe plus1 communment1 sous la cloche par le tube ,,no1 qu'une ou deux espces de gaz tout au plus3 on a vu dans le premier chapitre de cette troisime partie comment on parvenoit les sparer4 ,si une bouteille d'alkali ne suffit pas1 on en ajoute jusqu' trois quatre4 4 ,,iii4 ,des ,appareils relatifs aux fermentations vineuse putride4 ,la fermentation vineuse la fermentation putride exigent des appareils particuliers1 destins uniquement ce genre d'expriences4 ,je vais dcrire celui que j'ai cru devoir dfinitivement adopter1 aprs y avoir fait successivement un grand nombre de corrections4 ,on prend un grand matras ,a1 planche ,x1 d'environ #ab pintes de capacit3 on y adapte une virole de cuivre ab solidement mastique1 dans laquelle se visse un tuyau coud cd garni d'un robinet e4 ,a ce tuyau s'adapte une espce de rcipient de verre trois pointes ,b1 au-dessous duquel est place une bouteille ,c avec laquelle il communique4 ,a la suite du rcipient ,b est un tube de verre ghi1 mastiqu en g en i avec des viroles de cuivre3 il est destin recevoir un sel concret trs-dliquescent1 tel que du nitrate ou du muriate de chaux1 de l'actite de potasse1 c4 ,enfin ce tube est suivi de deux bouteilles ,d1 ,e1 remplies jusqu'en xy d'alkali dissous dans l'eau1 bien dpouill d'acide carbonique4 ,toutes les parties de cet appareil sont runies les unes avec les autres par le moyen de vis d'crous qui se serrent2 les points de contact sont garnis de cuir gras qui empche tout passage de l'air3 enfin chaque pice est garnie de deux robinets1 de manire qu'on peut la fermer par ses deux extrmits1 peser ainsi chacune sparment toutes les poques de l'exprience qu'on le juge propos4 ,c'est dans le ballon ,a qu'on met la matire fermentescible1 du sucre par exemple1 de la levure de bire tendue d'une suffisante quantit d'eau dont le poids est bien dtermin4 ,quelquefois lorsque la fermentation est trop rapide1 il se forme une quantit considrable d'cume qui non-seulement remplit le col du ballon1 mais qui passe dans le rcipient ,b coule dans la bouteille ,c4 ,c'est pour recueillir cette mousse empcher qu'elle ne passe dans le tube dliquescent1 qu'on a donn une capacit considrable au rcipient ,b la bouteille ,c4 ,il ne se dgage dans la fermentation du sucre1 c'est--dire dans la fermentation vineuse1 que de l'acide carbonique qui emporte avec lui un peu d'eau qu'il tient en dissolution4 ,il en dpose une grande partie en passant par le tube ghi qui contient un sel dliquescent en poudre grossire1 on en connot la quantit par l'augmentation de poids acquise par le sel4 ,ce mme acide carbonique bouillonne ensuite travers la liqueur alkaline de la bouteille ,d1 dans laquelle il est conduit par le tube klm4 ,la petite portion qui n'a point t absorbe par l'alkali contenu dans cette premire bouteille1 n'chappe point la seconde ,e1 ordinairement il ne passe absolument rien sous la cloche ,f1 si ce n'est l'air commun qui toit contenu au commencement de l'exprience dans le vuide des vaisseaux4 ,le mme appareil peut servir pour les fermentations putrides2 mais alors il passe une quantit considrable de gaz hydrogne par le tube qrstu1 lequel est reu dans la cloche ,f2 comme le dgagement est rapide1 sur-tout en t1 il faut la changer frquemment4 ,ces fermentations exigent en consquence une surveillance continuelle1 tandis que la fermentation vineuse n'en exige aucune4 ,on voit qu'au moyen de cet appareil on peut connotre avec une grande prcision le poids des matriaux mis fermenter1 celui de tous les produits liquides ou ariformes qui s'en sont dgags4 ,on peut voir les dtails dans lesquels je suis entr sur le rsultat de la fermentation vineuse1 dans le ,chapitre ,,xiii de la premire partie de cet ,ouvrage1 page #aci4 4 ,,iv4 ,appareil particulier pour la dcomposition de l'eau4 ,j'ai dj expos1 dans la premire ,partie de cet ,ouvrage1 ,chapitre ,,viii1 page #hg1 les expriences relatives la dcomposition de l'eau2 j'viterai donc des rptitions inutiles1 je me bornerai des observations trs-sommaires4 ,les matires qui ont la proprit de dcomposer l'eau1 sont principalement le fer le charbon2 mais il faut pour cela qu'ils soient ports une chaleur rouge3 sans cette condition l'eau se rduit simplement en vapeurs1 elle se condense ensuite par le refroidissement1 sans avoir prouv la moindre altration3 une chaleur rouge au contraire1 le fer le charbon enlvent l'oxygne l'hydrogne2 dans le premier cas il se forme de l'oxide noir de fer1 l'hydrogne se dgage libre pur sous la forme de gaz2 dans le second il se forme du gaz acide carbonique qui se dgage ml avec le gaz hydrogne1 ce dernier est communment carbonis4 ,on se sert avec avantage1 pour dcomposer l'eau par le fer1 d'un canon de fusil dont on te la culasse4 ,on trouve aisment de ces sortes de canons chez les marchands de fraille4 ,on doit choisir les plus longs les plus forts3 lorsqu'ils sont trop courts qu'on craint que les luts ne s'chauffent trop1 on y fait souder en soudure forte un bout de tuyau de cuivre4 ,on place ce tuyau de fer dans un fourneau allong ,,cdef1 planche ,,vii1 fig4 #aa1 en lui donnant une inclinaison de quelques degrs de ,e en ,f3 cette inclinaison doit tre un peu plus grande qu'elle n'est prsente dans la fig4 #aa4 ,on adapte la partie suprieure ,e de ce tuyau1 une cornue de verre qui contient de l'eau qui est place sur un fourneau ,,vvxx4 ,on le lute par son extrmit infrieure ,f avec un serpentin ,,ss'1 qui s'adapte lui-mme avec un flacon tubul ,h1 o se rassemble l'eau qui a chapp la dcomposition4 ,enfin le gaz qui se dgage est port la cuve o il est reu sous des cloches par le tube ,,kk adapt la tubulure ,k du flacon ,h4 ,au lieu de la cornue ,a1 on peut employer un entonnoir ferm d'un robinet par le bas1 par lequel on laisse couler l'eau goutte goutte4 ,si-tt que cette eau est parvenue la partie o le tube est chauff1 elle se vaporise1 l'exprience a lieu de la mme manire que si elle toit fournie en vapeurs par le moyen de la cornue ,a4 ,dans l'exprience que nous avons faite1 ,m4 ,meusnier moi1 en prsence des ,commissaires de l',acadmie1 nous n'avions rien nglig pour obtenir la plus grande prcision possible dans les rsultats2 nous avions mme port le scrupule jusqu' faire le vuide dans les vaisseaux avant de commencer l'exprience1 afin que le gaz hydrogne que nous obtiendrions ft exempt de mlange de gaz azote4 ,nous rendrons compte l',acadmie1 dans un trs-grand dtail1 des rsultats que nous avons obtenus4 ,dans un grand nombre de recherches on est oblig de substituer au canon de fusil des tubes de verre1 de porcelaine ou de cuivre4 ,mais les premiers ont l'inconvnient d'tre faciles fondre3 pour peu que l'exprience ne soit pas bien mnage1 le tube s'applatit se dforme4 ,les tubes de porcelaine sont la plupart percs d'une infinit de petits trous imperceptibles par lesquels le gaz s'chappe1 surtout s'il est comprim par une colonne d'eau4 ,c'est ce qui m'a dtermin me procurer un tube de cuivre rouge1 que ,m4 de la ,briche a bien voulu faire couler plein faire forer sous ses yeux ,strasbourg4 ,ce tube est trs-commode pour oprer la dcomposition de l'alkool3 on sait en effet qu'expos une chaleur rouge1 il se rsout en carbone1 en gaz acide carbonique en gaz hydrogne4 ,ce mme tube peut galement servir la dcomposition de l'eau par le carbone1 un grand nombre d'expriences4 4 ,v4 ,de la prparation de l'emploi des ,luts4 ,si dans un tems o l'on perdoit une grande partie des produits de la distillation1 o l'on ne tenoit aucun compte de tout ce qui se sparoit sous forme de gaz1 en un mot o l'on ne faisoit aucune exprience exacte rigoureuse1 on sentoit dj la ncessit de bien luter les jointures des appareils distillatoires2 combien cette opration manuelle mcanique n'est-elle pas devenue plus importante1 depuis qu'on ne se permet plus de rien perdre dans les distillations dans les dissolutions1 depuis qu'on exige qu'un grand nombre de vaisseaux runis ensemble se comportent comme s'ils n'toient que d'une seule pice1 comme s'ils toient hermtiquement ferms2 enfin depuis qu'on n'est plus satisfait des expriences1 qu'autant que la somme du poids des produits obtenus est gale celui des matriaux mis en exprience4 ,la premire condition qu'on exige de tout lut destin fermer les jointures des vaisseaux1 est d'tre aussi impermable que le verre lui-mme1 de manire qu'aucune matire1 si subtile qu'elle soit1 l'exception du calorique1 ne puisse le pntrer4 ,une livre de cire fondue avec une once demie ou deux onces de trbenthine1 remplissent trs-bien ce premier objet2 il en rsulte un lut facile manier1 qui s'attache fortement au verre qui ne se laisse pas facilement pntrer3 on peut lui donner plus de consistance le rendre plus ou moins dur1 plus ou moins sec1 plus ou moins souple1 en y ajoutant diffrentes rsines4 ,cette classe de luts a l'avantage de pouvoir se ramollir par la chaleur1 ce qui les rend commodes pour fermer promptement les jointures des vaisseaux3 mais1 quelque parfaits qu'ils soient pour contenir les gaz les vapeurs1 il s'en faut bien qu'ils puissent tre d'un usage gnral4 ,dans presque toutes les oprations chimiques1 les luts sont exposs une chaleur considrable souvent suprieure au degr de l'eau bouillante3 or ce degr les rsines se ramollissent1 elles deviennent presque liquides1 les vapeurs expansives contenues dans les vaisseaux se font bientt jour bouillonnent travers4 ,on a donc t oblig d'avoir recours des matires plus propres rsister la chaleur1 voici le lut auquel les ,chimistes se sont arrts aprs beaucoup de tentatives2 non pas qu'il n'ait quelques inconvniens1 comme je le dirai bientt1 mais parce qu' tout prendre c'est encore celui qui runit le plus d'avantages4 ,je vais donner quelques dtails sur sa prparation sur-tout sur son emploi3 une longue exprience en ce genre m'a mis en tat d'applanir aux autres un grand nombre de difficults4 ,l'espce de lut dont je parle dans ce moment1 est connue des ,chimistes sous le nom de lut gras4 ,pour le prparer on prend de l'argile non cuite1 pure trs-sche2 on la rduit en poudre fine1 on la passe au tamis de soie4 ,on la met ensuite dans un mortier de fonte1 on la bat pendant plusieurs heures coups redoubls avec un lourd pilon de fer1 en l'arrosant peu peu avec de l'huile de lin cuite1 c'est--dire1 avec de l'huile de lin qu'on a oxygne rendue siccative par l'addition d'un peu de litharge4 ,ce lut est encore meilleur plus tenace1 il s'attache mieux au verre quand1 au lieu d'huile grasse ordinaire1 on emploie du vernis gras au succin4 ,ce vernis n'est autre chose qu'une dissolution de succin ou ambre jaune dans de l'huile de lin2 mais cette dissolution n'a lieu qu'autant que le succin a t pralablement fondu seul3 il perd dans cette opration pralable un peu d'acide succinique un peu d'huile4 ,le lut fait avec le vernis gras est1 comme je l'ai dit1 un peu prfrable celui fait avec de l'huile de lin seul2 mais il est beaucoup plus cher1 l'excdent de qualit qu'on acquiert n'est pas en proportion de l'excdent du prix3 aussi est-il rarement employ4 ,le lut gras rsiste trs-bien un degr de chaleur mme assez violent3 il est impermable aux acides aux liqueurs spiritueuses2 il prend bien sur les mtaux1 sur le grs1 sur la porcelaine sur le verre1 mais pourvu qu'ils ayent t pralablement bien schs4 ,si par malheur dans le cours d'une opration la liqueur en distillation s'est fait jour qu'il ait pntr quelque peu d'humidit1 soit entre le verre le lut1 soit entre diffrentes couches mme du lut1 il est d'une extrme difficult de reboucher les ouvertures qui se sont formes2 c'est un des principaux inconvniens1 peut-tre le seul1 que prsente l'usage du lut gras4 ,la chaleur ramollit ce lut1 mme au point de le faire couler2 il a besoin en consquence d'tre contenu4 ,le meilleur moyen est de le recouvrir avec des bandes de vessie1 qu'on mouille qu'on tortille tout autour4 ,on fait ensuite une ligature avec de gros fil au dessus au-dessous du lut1 puis on passe par-dessus le lut mme par consquent par-dessus la vessie qui le recouvre1 un grand nombre de tours de fil3 un lut arrang avec ces prcautions1 est l'abri de tout accident4 ,trs-souvent la figure des jointures des vaisseaux ne permet pas d'y faire une ligature1 c'est ce qui arrive au col des bouteilles trois gouleaux3 il faut d'ailleurs beaucoup d'adresse pour serrer suffisamment le fil sans branler l'appareil1 dans les expriences o les luts sont trs-multiplis1 on en drangeroit souvent plusieurs pour en arranger un seul4 ,alors on substitue la vessie la ligature des bandes de toile imbibes de blanc d'uf dans lequel on a dlay de la chaux4 ,on applique sur le lut gras les bandes de toile encore humides2 en peu de tems elles se schent acquirent une assez grande duret4 ,on peut appliquer ces mmes bandes sur les luts de cire de rsine4 ,de la colle forte dlaye dans de l'eau1 peut suppler au blanc d'uf4 ,la premire attention qu'on doit avoir avant d'appliquer un lut quelconque sur les jointures des vaisseaux1 est de les asseoir de les assujtir solidement1 de manire qu'ils ne puissent se prter aucun mouvement4 ,si c'est le col d'une cornue qu'on veut luter celui d'un rcipient1 il faut qu'il y entre peu prs juste2 s'il y a un peu de jeu1 il faut assujtir les deux vaisseaux en introduisant entre leurs cols de petits morceaux fort courts d'alumettes ou de bouchon4 ,si la disproportion des deux cols est trop grande1 on choisit un bouchon qui entre juste dans le col du matras ou rcipient2 on fait au milieu de ce bouchon un trou rond de la grosseur ncessaire pour recevoir le col de la cornue4 ,la mme prcaution est ncessaire l'gard des tubes recourbs1 qui doivent tre luts des gouleaux de bouteille1 comme dans la planche ,,iv1 fig4 #a4 ,on commence par choisir un bouchon qui entre juste dans le gouleau2 puis on le perce d'un trou avec une lime d'une espce nomme queue de rat4 ,voyez une de ces limes reprsente planc4 ,i1 fig4 #af4 ,quand un mme gouleau est destin recevoir deux tubes1 ce qui arrive trs-souvent1 sur-tout dfaut de bouteilles deux trois gouleaux1 on perce le bouchon de deux de trois trous1 pour qu'il puisse recevoir deux ou trois tubes4 ,on voit un de ces bouchons reprsent pl4 ,,iv1 fig4 #h4 ,ce n'est que lorsque l'appareil est ainsi solidement assujetti de manire ce qu'aucune partie n'en puisse jouer1 qu'on doit commencer luter4 ,on ramollit d'abord cet effet le lut1 en le ptrissant2 quelquefois mme1 sur-tout en hiver1 on est oblig de le faire lgrement chauffer3 on le roule ensuite entre les doigts1 pour le rduire en petits cylindres qu'on applique sur les vases qu'on veut luter1 en ayant soin de les appuyer de les applatir sur le verre1 afin qu'ils y contractent de l'adhrence4 ,a un premier petit cylindre on en ajoute un second1 qu'on applatit galement1 mais de manire que son bord empite sur le prcdent1 ainsi de suite4 ,quelque simple que soit cette opration1 il n'est pas donn tout le monde de la bien faire1 il n'est pas rare de voir les personnes peu au fait1 recommencer un grand nombre de fois des luts sans succs1 tandis que d'autres y russissent avec certitude ds la premire fois4 ,le lut fait1 on le recouvre1 comme je l'ai dit1 avec de la vessie bien ficele bien serre1 ou avec des bandes de toile imbibes de blanc d'uf de chaux4 ,je rpterai encore qu'il faut bien prendre garde1 en faisant un lut sur-tout en le ficelant1 d'branler tous les autres2 autrement on dtruiroit son propre ouvrage1 on ne parviendroit jamais clre les vaisseaux4 ,on ne doit jamais commencer une exprience1 sans avoir essay pralablement les luts4 ,il suffit pour cela1 ou de chauffer trs-lgrement la cornue ,a1 planc4 ,,iv1 fig4 #a1 ou de souffler de l'air par quelques-uns des tubes ss's''s'''2 le changement de pression qui en rsulte1 doit changer le niveau de la liqueur dans tous les tubes2 mais si l'appareil perd air de quelque part1 la liqueur se remet bientt son niveau2 elle reste au contraire constamment1 soit au-dessus1 soit au-dessous1 si l'appareil est bien ferm4 ,on ne doit pas oublier que c'est de la manire de luter1 de la patience1 de l'exactitude qu'on y apporte1 que dpendent tous les succs de la ,chimie moderne3 il n'est donc point d'opration qui demande plus de soins d'attention4 ,ce seroit un grand service rendre aux ,chimistes sur-tout aux ,chimistes pneumatiques1 que de les mettre en tat de se passer de luts1 ou du moins d'en diminuer considrablement le nombre4 ,j'avois d'abord pens faire construire des appareils dont toutes les parties fussent bouches frottement1 comme les flacons bouchs en cristal2 mais l'excution m'a prsent d'assez grandes difficults4 ,il m'a paru prfrable de suppler aux luts par le moyen de colonnes de mercure1 de quelques lignes de hauteur4 ,je viens de faire excuter dans cette vue un appareil dont je vais donner la description1 dont l'usage me parot pouvoir tre utile commode dans un grand nombre de circonstances4 ,il consiste dans une bouteille ,a1 planche ,,xii1 fig4 #ab1 double gouleau2 l'un intrieur bc1 communique avec le dedans de la bouteille2 l'autre extrieur de1 qui laisse un intervalle entre lui le prcdent1 qui forme tout autour une profonde rigole db1 ce1 destine recevoir du mercure4 ,c'est dans cette rigole qu'entre s'ajuste le couvercle de verre ,b4 ,il a par le bas des chancrures pour le passage des tubes de verre destins au dgagement des gaz4 ,ces tubes1 au lieu de plonger directement dans la bouteille ,a1 comme dans les appareils ordinaires1 se contournent auparavant1 comme on le voit fig4 #ac1 pour s'enfoncer dans la rigole1 pour passer par-dessous les chancrures du couvercle ,b3 ils remontent ensuite pour entrer dans la bouteille1 en passant par-dessus les bords du gouleau intrieur4 ,il est ais de voir que1 lorsque les tubes ont t mis en place1 que le couvercle ,b a t solidement assujetti1 que la rigole db1 ce a t remplie de mercure1 la bouteille se trouve ferme ne communique plus l'extrieur que par les tubes4 ,un appareil de cette espce sera trs-commode dans un grand nombre d'expriences2 mais on ne pourra le mettre en usage que dans la distillation des matires qui n'ont point d'action sur le mercure4 ,m4 ,sguin1 dont les secours actifs intelligens m'ont t si souvent utiles1 a mme dj command dans les verreries des cornues jointes hermtiquement des rcipiens2 en sorte qu'il seroit possible de parvenir n'avoir plus aucun lut4 ,on voit1 planche ,,xii1 fig4 #ad1 un appareil mont d'aprs les principes que je viens d'exposer4 ,,chapitre ,,vii4 ,des ,oprations relatives la combustion proprement dite la dtonation4 ,la combustion n'est autre chose1 d'aprs ce qui a t expos dans la premire ,partie de cet ,ouvrage1 que la dcomposition du gaz oxygne opre par un corps combustible4 ,l'oxygne qui forme la base de ce gaz est absorb1 le calorique la lumire deviennent libres se dgagent4 ,toute combustion entrane donc avec elle l'ide d'oxygnation1 tandis qu'au contraire l'oxygnation n'entrane pas essentiellement l'ide de combustion1 puisque la combustion proprement dite ne peut avoir lieu sans un dgagement de lumire de calorique4 ,il faut1 pour que la combustion s'opre1 que la base du gaz oxygne ait plus d'affinit avec le corps combustible1 qu'elle n'en a avec le calorique3 or cette attraction lective1 pour me servir de l'expression de ,bergman1 n'a lieu qu' un certain degr de temprature1 qui mme est diffrent pour chaque substance combustible2 de-l la ncessit de donner le premier mouvement la combustion par l'approche d'un corps chaud4 ,cette ncessit d'chauffer le corps qu'on se propose de brler1 tient des considrations qui n'ont encore fix l'attention d'aucun ,physicien1 auxquels je demande la permission de m'arrter quelques instans2 on verra qu'elles ne s'loignent pas de mon sujet4 ,l'tat actuel o nous voyons la nature est un tat d'quilibre auquel elle n'a pu arriver qu'aprs que toutes les combustions spontanes possibles au degr de chaleur dans lequel nous vivons1 toutes les oxygnations possibles ont eu lieu4 ,il ne peut donc y avoir de nouvelles combustions ou oxygnations1 qu'autant qu'on sort de cet tat d'quilibre qu'on transporte les substances combustibles dans une temprature plus leve4 ,eclaircissons par un exemple ce que cet nonc peut prsenter d'abstrait4 ,supposons que la temprature habituelle de la terre changet d'une trs-petite quantit1 qu'elle devnt seulement gale celle de l'eau bouillante3 il est vident que le phosphore tant combustible beaucoup au-dessous de ce degr1 cette substance n'existeroit plus dans la nature dans son tat de puret de simplicit1 elle se prsenteroit toujours dans l'tat d'acide1 c'est--dire oxygne1 son radical seroit au nombre des substances inconnues4 ,il en seroit successivement de mme de tous les corps combustibles1 si la temprature de la terre devenoit de plus en plus leve2 on arriveroit enfin un point o toutes les combustions possibles seroient puises1 o il ne pourroit plus exister de corps combustibles1 o tous seroient oxygns par consquent incombustibles4 ,revenons donc dire qu'il ne peut y avoir pour nous de corps combustibles1 que ceux qui sont incombustibles au degr de temprature dans lequel nous vivons2 ou ce qui veut dire la mme chose en d'autres termes1 qu'il est de l'essence de tout corps combustible de ne pouvoir jouir de la proprit combustible1 qu'autant qu'on l'chauffe qu'on le transporte au degr de chaleur o s'opre sa combustion4 ,ce degr une fois atteint la combustion commence1 le calorique qui se dgage par l'effet de la dcomposition du gaz oxygne1 entretient le degr de temprature ncessaire pour la continuer4 ,lorsqu'il en est autrement1 c'est--dire1 lorsque le calorique fourni par la dcomposition du gaz oxygne n'est pas suffisant pour que le degr de chaleur ncessaire la combustion se continue1 elle cesse3 c'est ce qu'on exprime lorsqu'on dit que le corps brle mal1 qu'il est difficilement combustible4 ,quoique la combustion ait quelque chose de commun avec la distillation1 sur-tout avec la distillation compose1 elle en diffre cependant en un point essentiel4 ,il y a bien dans la distillation sparation d'une partie des principes du corps que l'on y soumet1 combinaison de ces mmes principes dans un autre ordre1 dtermin par les affinits qui ont lieu la temprature laquelle s'est opre la distillation2 mais il y a plus dans la combustion1 il y a addition d'un nouveau principe1 l'oxygne1 dissipation d'un autre principe1 le calorique4 ,c'est cette ncessit d'employer l'oxygne dans l'tat de gaz d'en dterminer rigoureusement les quantits1 qui rend si embarrassantes les expriences relatives la combustion4 ,une autre difficult insparable de ces oprations1 tient ce que les produits qu'elles fournissent se dgagent presque toujours dans l'tat de gaz3 si donc il est difficile de retenir de rassembler les produits de la distillation1 il l'est bien davantage de recueillir ceux de la combustion2 aussi aucun des anciens ,chimistes n'en a-t-il eu la prtention1 ce genre d'exprience appartient-il absolument la ,chimie moderne4 ,aprs avoir rappel d'une manire gnrale le but qu'on doit se proposer dans les diffrentes expriences relatives la combustion1 je passe la description des diffrens appareils que j'ai imagins dans cette vue4 ,je n'adopterai dans les articles qui composeront ce ,chapitre1 aucune division relative la nature des combustibles2 je les classerai relativement la nature des appareils qui conviennent leur combustion4 4 ,i4 ,de la ,combustion du ,phosphore du ,charbon4 ,j'ai dj dcrit1 page #eg de cet ,ouvrage1 les appareils que j'ai employs pour la combustion du charbon du phosphore4 ,cependant1 comme j'avois alors plutt en vue de donner une ide du rsultat de ces combustions1 que d'enseigner le dtail des procds ncessaires pour les obtenir1 je ne me suis peut-tre pas assez tendu sur la manipulation relative ce genre d'expriences4 ,on commence1 pour oprer la combustion du phosphore ou du charbon1 par remplir de gaz oxygne dans l'appareil pneumato-chimique l'eau1 pl4 ,v1 fig4 #a1 une cloche de six pintes au moins de capacit4 ,lorsqu'elle est pleine rase que le gaz commence dgorger par-dessous1 on transporte cette cloche ,a sur l'appareil au mercure1 planche ,,iv1 fig4 #c1 l'aide d'un vaisseau de verre ou de fayance trs-plat1 qu'on passe par-dessous4 ,cette opration faite1 on sche bien avec du papier gris la surface du mercure1 tant dans l'intrieur qu' l'extrieur de la cloche4 ,cette opration demande quelques prcautions3 si on n'avoit pas l'attention de plonger le papier gris pendant quelque tems entirement sous le mercure avant de l'introduire sous la cloche1 on y feroit passer de l'air commun qui s'attache avec beaucoup de tnacit au papier4 ,on a d'un autre ct une petite capsule ,d1 de fer ou de porcelaine plate vase1 sur laquelle on place le corps qu'on veut brler1 aprs en avoir trs-exactement dtermin le poids la balance d'essai2 on recouvre ensuite cette capsule d'une autre un peu plus grande ,p1 qui fait son gard l'office de la cloche du plongeur1 on fait passer le tout travers le mercure3 aprs quoi on retire travers le mercure la capsule ,p qui ne servoit en quelque faon que de couvercle4 ,on peut viter l'embarras la difficult de faire passer les matires travers le mercure1 en soulevant un des cts de la cloche pendant un instant presqu'indivisible1 en introduisant ainsi1 par le passage qu'on s'est mnag1 la capsule avec le corps combustible4 ,il se mle dans cette seconde manire d'oprer un peu d'air commun avec le gaz oxygne2 mais ce mlange qui est peu considrable1 ne nuit ni au succs1 ni l'exactitude de l'exprience4 ,lorsque la capsule ,d1 planche ,,iv1 fig4 #c1 est introduite sous la cloche1 on suce une partie du gaz oxygne qu'elle contient pour lever le mercure jusqu'en ,,ef4 ,sans cette prcaution1 ds que le corps combustible seroit allum1 la chaleur dilateroit l'air2 elle en feroit passer une portion par-dessous la cloche1 on ne pourroit plus faire aucun calcul exact sur les quantits4 ,on se sert1 pour sucer l'air1 d'un siphon ,,ghi1 qu'on passe par-dessous la cloche2 pour qu'il ne s'emplisse pas de mercure1 on tortille son extrmit ,i un petit morceau de papier4 ,il y a un art pour lever ainsi en suant une colonne de mercure une hauteur de plusieurs pouces au-dessous de son niveau3 si on se contentoit d'aspirer l'air avec le poumon1 on n'atteindroit qu' une trs-mdiocre lvation1 par exemple1 d'un pouce ou d'un pouce demi tout au plus2 encore n'y parviendroit-on qu'avec de grands efforts2 tandis que par l'action des muscles de la bouche on peut lever sans se fatiguer1 ou au moins sans risquer de s'incommoder1 le mercure jusqu' six sept pouces4 ,un moyen plus commode encore est de se servir d'une petite pompe que l'on adapte au siphon ,,ghi3 on lve alors le mercure telle hauteur qu'on le juge propos1 pourvu qu'elle n'excde pas #bh pouces4 ,si le corps combustible est fort inflammable1 comme le phosphore1 on l'allume avec un fer recourb ,,mn1 planche ,,iv1 fig4 #af1 qu'on fait rougir au feu1 qu'on passe brusquement sous la cloche3 ds qu'il est en contact avec le phosphore1 ce dernier s'allume4 ,pour les corps moins combustibles1 tels que le fer1 quelques autres mtaux1 le charbon1 c4 on se sert d'un petit fragment d'amadoue sur lequel on place un atme de phosphore3 on allume galement ce dernier avec un fer rouge recourb2 l'inflammation se communique l'amadoue1 puis au corps combustible4 ,dans le premier instant de la combustion1 l'air se dilate le mercure descend2 mais lorsqu'il n'y a point de fluide lastique form1 comme dans la combustion du fer du phosphore1 l'absorption devient bientt sensible1 le mercure remonte trs-haut dans la cloche4 ,il faut en consquence avoir attention de ne point brler une trop grande quantit du corps combustible dans une quantit donne d'air2 autrement la capsule1 vers la fin de la combustion1 s'approcheroit trop du dme de la cloche1 la grande chaleur pourroit en occasionner la fracture4 ,j'ai indiqu1 ,chapitre ,,ii1 4 ,v ,,vi1 les oprations relatives la mesure du volume des gaz1 les corrections qu'il faut faire ce volume1 relativement la hauteur du baromtre au degr du thermomtre2 je n'ajouterai rien de plus cet gard1 l'exemple sur-tout que j'ai cit1 page #cha1 tant prcisment tir de la combustion du phosphore4 ,le procd que je viens de dcrire peut tre employ avec succs pour la combustion de toutes les substances concrtes1 mme pour celle des huiles fixes4 ,on brle ces dernires dans des lampes1 on les allume avec assez de facilit sous la cloche1 par le moyen du phosphore1 de l'amadoue d'un fer chaud2 mais ce moyen n'est pas sans dangers pour les substances qui sont susceptibles de se vaporiser un degr de chaleur mdiocre1 telles que l'ther1 l'esprit-de-vin1 les huiles essentielles4 ,ces substances volatiles se dissolvent en assez grande quantit dans le gaz oxygne2 quand on allume1 il se fait une dtonation subite qui enlve la cloche une grande hauteur qui la brise en clats4 ,j'ai prouv deux de ces dtonations1 dont des membres de l',acadmie ont pens1 ainsi que moi1 tre les victimes4 ,cette manire d'oprer a d'ailleurs un grand inconvnient3 elle suffit bien pour dterminer avec quelque exactitude la quantit de gaz oxygne absorb1 celle d'acide carbonique qui s'est form2 mais ces produits ne sont pas les seuls qui rsultent de la combustion3 il se forme de l'eau toutes les fois qu'on opre sur des matires vgtales ou animales1 parce qu'elles contiennent toutes de l'hydrogne en excs2 or l'appareil que je viens de dcrire1 ne permet ni de la rassembler1 ni d'en dterminer la quantit4 ,enfin1 mme pour l'acide phosphorique1 l'exprience est incomplte1 puisqu'il n'est pas possible de dmontrer dans cette manire d'oprer1 que le poids de l'acide est gal la somme du poids du phosphore de celui du gaz oxygne absorb4 ,je me suis donc trouv oblig de varier1 suivant les cas1 les appareils relatifs la combustion1 d'en employer plusieurs de diffrentes espces1 dont je vais donner successivement une ide3 je commence par celui destin la combustion du phosphore4 ,on prend un grand ballon de verre blanc ou de cristal ,a1 pl4 ,,iv1 fig4 #d1 dont l'ouverture ,,ef doit avoir deux pouces demi trois pouces de diamtre4 ,cette ouverture se recouvre avec une plaque de cuivre jaune ou laiton use l'meri1 qui est perce de deux trous pour le passage des tuyaux xxx1 yyy4 ,avant de fermer le ballon avec sa plaque1 on introduit dans son intrieur un support ,,bc surmont d'une capsule ,d de porcelaine1 sur laquelle on place le phosphore4 ,on lute ensuite la plaque de cuivre au ballon en ,,ef avec du lut gras qu'on recouvre avec des bandes de linge imbibes de blanc d'uf saupoudres de chaux4 ,on laisse scher pendant plusieurs jours1 puis on pse le tout avec une bonne balance4 ,ces prparatifs achevs1 on adapte une pompe pneumatique au tuyau xxx1 on fait le vuide dans le ballon2 aprs quoi on introduit du gaz oxygne par le tuyau yyy1 au moyen du gazomtre reprsent planche ,,viii1 figure #a1 dont j'ai donn la description1 ,chapitre ,,ii1 4 ,,ii4 ,on allume ensuite le phosphore avec un verre ardent1 on le laisse brler jusqu' ce que le nuage d'acide phosphorique concret qui se forme arrte la combustion4 ,alors on dlute on pse le ballon4 ,le poids1 dduction faite de la tarre1 donne celui de l'acide phosphorique qu'il contient4 ,il est bon1 pour plus d'exactitude1 d'examiner l'air ou le gaz contenu dans le ballon aprs la combustion1 parce qu'il peut tre plus ou moins pesant que l'air ordinaire1 qu'il faut tenir compte dans les calculs relatifs l'exprience1 de cette diffrence de pesanteur4 ,les mmes motifs qui m'ont engag construire un appareil particulier pour la combustion du phosphore1 m'ont dtermin de prendre le mme parti l'gard du charbon4 ,cet appareil consiste en un petit fourneau conique fait en cuivre battu1 reprsent en perspective1 plan4 ,,xii1 figure #i1 vu intrieurement1 figure #aa4 ,on y distingue le fourneau proprement dit ,,abc1 o doit se faire la combustion du charbon1 la grille de le cendrier ,f4 ,au milieu du fourneau est un tuyau ,,gh1 par lequel on introduit le charbon qui sert en mme tems de chemine pour vacuer l'air qui a servi la combustion4 ,c'est par le tuyau lmn qui communique avec le gazomtre1 qu'est amen l'air qui est destin entretenir la combustion2 cet air se rpand dans la capacit du cendrier ,f1 la pression qui lui est communique par le gazomtre1 l'oblige passer par la grille de1 souffler les charbons qui sont poss immdiatement dessus4 ,le gaz oxygne qui entre pour les #bh_/ajj dans la composition de l'air de l'atmosphre1 se convertit1 comme l'on sait1 en gaz acide carbonique dans la combustion du charbon4 ,le gaz azote au contraire ne change point d'tat2 il doit donc rester1 aprs la combustion1 un mlange de gaz azote de gaz acide carbonique4 ,pour donner issue ce mlange1 on a adapt la chemine ,,gh un tuyau op qui s'y visse en ,g1 de manire ne laisser chapper aucune portion d'air4 ,le mlange des deux gaz est conduit par ce tuyau des bouteilles remplies de potasse en liqueur bien dpouille d'acide carbonique1 travers laquelle il bouillonne4 ,le gaz acide carbonique est absorb par la potasse1 il ne reste que du gaz azote qu'on reoit dans un second gazomtre pour en dterminer la quantit4 ,une des difficults que prsente l'usage de cet appareil1 est d'allumer le charbon de commencer la combustion3 voici le moyen d'y parvenir4 ,avant d'emplir de charbon le fourneau ,,abc1 on en dtermine le poids avec une bonne balance de manire tre sr de ne point commettre une erreur de plus d'un ou deux grains2 on introduit ensuite dans la chemine ,,gh le tuyau ,,rs1 figure #aj1 dont le poids doit galement avoir t bien dtermin4 ,ce tuyau est creux ouvert par les deux bouts3 son extrmit ,s doit descendre jusqu'au fond du fourneau2 elle doit porter sur la grille de l'occuper toute entire4 ,ce n'est qu'aprs que le tuyau ,,rs a t ainsi plac1 qu'on introduit le charbon dans le fourneau4 ,on le pse alors de nouveau1 pour connotre la quantit de charbon qui y a t introduite4 ,ces oprations prliminaires acheves1 on met en place le fourneau1 on visse le tuyau lmn1 figure #i1 avec celui qui communique avec le gazomtre2 on visse le tuyau op avec celui qui conduit aux bouteilles remplies de potasse3 enfin au moment o l'on veut commencer la combustion1 on ouvre le robinet du gazomtre1 on jette un petit charbon allum par l'extrmit ,r du tuyau ,,rs2 ce charbon tombe sur la grille o le courant d'air le maintient allum4 ,alors on retire promptement le tuyau ,,rs2 on visse la chemine le tuyau op destin vacuer l'air1 on continue la combustion4 ,pour tre assur qu'elle est vraiment commence que l'opration a russi1 on a mnag un tuyau qrs garni son extrmit s d'un verre mastiqu1 travers lequel on peut voir si le charbon est allum4 ,j'oubliois d'observer que ce fourneau ses dpendances sont plongs dans une espce de baquet allong ,,tvxy1 fig4 #aa1 qui est rempli d'eau mme de glace1 afin de diminuer autant que l'on veut la chaleur de la combustion4 ,cette chaleur au surplus n'est jamais trs-vive1 parce qu'il ne peut y avoir de combustion qu'en proportion de l'air qui est fourni par le gazomtre1 qu'il n'y a d'ailleurs de charbon qui brle que celui qui porte immdiatement sur la grille4 ,a mesure qu'une molcule de charbon est consomme1 il en retombe une autre en vertu de l'inclinaison des parois du fourneau2 elle se prsente au courant d'air qui traverse la grille de1 elle brle comme la premire4 ,quant l'air qui a servi la combustion1 il traverse la masse de charbon qui n'a pas encore brl1 la pression exerce par le gazomtre l'oblige de s'chapper par le tuyau op1 de traverser les bouteilles remplies d'alkali4 ,on voit que dans cette exprience on a toutes les donnes ncessaires pour obtenir une analyse complette de l'air atmosphrique du charbon4 ,en effet1 on connot le poids du charbon2 on a par le moyen du gazomtre la mesure de la quantit d'air employe la combustion2 on peut dterminer la qualit la quantit de celui qui reste aprs la combustion2 on a le poids de la cendre qui s'est rassemble dans le cendrier3 enfin l'augmentation de poids des bouteilles qui contiennent la potasse en liqueur1 donne la quantit d'acide carbonique qui s'est form4 ,on peut galement connotre avec beaucoup de prcision1 par cette opration1 la proportion de carbone d'oxygne dont cet acide est compos4 ,je rendrai compte dans les ,mmoires de l',acadmie1 de la suite d'expriences que j'ai entreprises avec cet appareil sur tous les charbons vgtaux animaux4 ,il n'est pas difficile de voir qu'avec trs-peu de changemens on peut en faire une machine propre observer les principaux phnomnes de la respiration4 4 ,,ii4 ,de la ,combustion des ,huiles4 ,le charbon1 au moins quand il est pur1 tant une substance simple1 l'appareil destin le brler ne pouvoit pas tre trs-compliqu4 ,tout se rduisoit lui fournir le gaz oxygne ncessaire sa combustion1 sparer ensuite d'avec le gaz azote le gaz acide carbonique qui s'toit form4 ,les huiles sont plus composes que le charbon1 puisqu'elles rsultent de la combinaison au moins de deux principes1 le carbone l'hydrogne2 il reste en consquence1 aprs qu'on les a brles dans l'air commun1 de l'eau1 du gaz acide carbonique du gaz azote4 ,l'appareil qu'on emploie pour ce genre d'expriences1 doit avoir pour objet de sparer de recueillir ces trois espces de produit4 ,je me sers1 pour brler les huiles1 d'un grand bocal ,a reprsent planche ,,xii1 fig #d1 de son couvercle1 figure #e4 ,ce bocal est garni d'une virole de fer ,,bcde1 qui s'applique exactement sur le bocal en ,,de1 qui y est solidement mastique4 ,cette virole prend un plus grand diamtre en ,,bc1 laisse entr'elle les parois du bocal un intervalle ou rigole xxxx1 qu'on remplit de mercure3 le couvercle reprsent fig4 #e1 a de son ct en fg une virole de fer qui s'ajuste dans la rigole xxxx du bocal1 qui plonge dans le mercure2 ,le bocal ,a peut par ce moyen se fermer en un instant hermtiquement sans lut2 comme la rigole peut contenir une hauteur de mercure de deux pouces1 on voit qu'on peut faire prouver l'air contenu dans le bocal une pression de plus de deux pieds d'eau1 sans risquer qu'elle surmonte la rsistance du mercure4 ,le couvercle1 fig4 #e1 est perc de quatre trous destins au passage d'un gal nombre de tuyaux4 ,l'ouverture ,t est d'abord garnie d'une bote cuir travers laquelle doit passer la tige reprsente fig4 #c4 ,cette tige est destine remonter ou descendre la mche de la lampe1 comme je l'expliquerai ci-aprs2 les trois autres trous h1 i1 k1 sont destins1 savoir1 le premier au passage du tuyau qui doit amener l'huile1 le second au passage du tuyau qui doit amener l'air la lampe pour entretenir la combustion1 le troisime au passage du tuyau qui doit donner issue ce mme air lorsqu'il a servi la combustion4 ,la lampe destine brler l'huile dans le bocal1 est reprsente sparment1 fig4 #b de la mme planche2 on y voit le rservoir huile a avec une espce d'entonnoir par lequel on le remplit2 le siphon bcdefgh1 qui fournit l'huile la lampe2 le tuyau #g1 #h1 #i1 #aj1 qui amne l'air du gazomtre la mme lampe4 ,le tuyau bc est taraud extrieurement dans sa partie infrieure b1 se visse dans un crou contenu dans le couvercle du rservoir ,a2 par ce moyen1 en tournant le rservoir1 on peut le faire monter ou descendre amener l'huile la lampe1 au niveau o on le juge propos4 ,quand on veut remplir le siphon tablir la communication entre l'huile du rservoir a celle de la lampe #aa1 on ferme d'abord le robinet c1 on ouvre celui e1 on verse de l'huile par l'ouverture f1 qui est au haut du siphon4 ,ds qu'on voit parotre l'huile dans la lampe #aa un niveau convenable1 c'est--dire trois ou quatre lignes des bords1 on ferme le robinet k2 on continue verser de l'huile par l'ouverture e1 pour remplir la branche bcd4 ,quand elle est remplie1 on ferme le robinet f1 alors les deux branches du siphon tant pleines d'huile sans interruption1 la communication du rservoir la lampe est tablie4 ,la figure #a1 mme planche ,,xii1 reprsente la coupe de la lampe grossie pour rendre les dtails plus frappans plus sensibles4 ,on y voit le tuyau ik1 qui apporte l'huile2 aaaa1 la capacit qu'occupe la mche2 #i #aj1 le tuyau qui apporte l'air la lampe3 cet air se rpand dans la capacit dddddd1 puis il se distribue par le canal cccc par celui bbbb1 en-dedans en-dehors de la mche1 la manire des lampes d',argand1 ,quinquet ,lange4 ,pour faire mieux connotre l'ensemble de cet appareil1 pour que sa description mme rende plus facile l'intelligence de tous les autres de mme genre1 je l'ai reprsent tout entier en perspective1 planche ,,xi4 ,on y voit le gazomtre ,p qui fournit l'air2 l'ajutage #a #b par lequel il sort1 qui est garni d'un robinet #a2 #b #c1 un tuyau qui communique de ce premier gazomtre un second1 que l'on emplit pendant que le premier se vuide1 afin que l'mission de l'air se fasse sans interruption pendant tout le tems que doit durer l'opration2 #d #e1 un tube de verre garni d'un sel dliquescent en morceaux mdiocrement gros1 afin que l'air1 en se distribuant dans les interstices1 y dpose une grande partie de l'eau qu'il tenoit en dissolution4 ,comme on connot le poids du tube celui du sel dliquescent qu'il contient1 il est toujours facile de connotre la quantit d'eau qu'il a absorbe4 ,du tube #d #e que je nommerai tube dliquescent1 l'air est conduit la lampe #aa par le tube #e1 #f1 #g1 #h1 #i1 #aj4 ,l il se divise2 une partie vient alimenter la flamme par-dehors1 l'autre par-dedans1 la manire des lampes d',argand1 ,quinquet ,lange4 ,cet air1 dont une partie a ainsi servi la combustion de l'huile1 forme avec elle en l'oxygnant du gaz acide carbonique de l'eau4 ,une partie de cette eau se condense sur les parois du bocal ,a1 une autre partie est tenue en dissolution dans l'air par la chaleur de la combustion3 mais cet air qui est pouss par la pression qu'il reoit du gazomtre1 est oblig de passer par le tuyau #ab1 #ac1 #ad #ae1 d'o il est conduit dans la bouteille #af dans le serpentin #ag #ah1 o l'eau achve de se condenser mesure que l'air se refroidit4 ,enfin si quelque peu d'eau restoit encore en dissolution dans l'air1 elle seroit absorbe par le sel dliquescent contenu dans le tube #ai #bj4 ,toutes les prcautions qu'on vient d'indiquer n'ont d'autre objet que de recueillir l'eau qui s'est forme1 d'en dterminer la quantit3 il reste ensuite valuer l'acide carbonique le gaz azote4 ,on y parvient au moyen des bouteilles #bb #be1 qui sont moiti remplies de potasse en liqueur dpouille d'acide carbonique par la chaux4 ,l'air qui a servi la combustion1 y est conduit par les tuyaux #bj1 #ba1 #bc #bd1 il y dpose le gaz acide carbonique qu'il contient4 ,on n'a reprsent dans cette figure1 pour la simplifier1 que deux bouteilles remplies de potasse en liqueur2 mais il en faut beaucoup davantage1 je ne crois pas qu'on puisse en employer moins de neuf4 ,il est bon de mettre dans la dernire de l'eau de chaux1 qui est le ractif le plus sr le plus sensible pour reconnotre l'acide carbonique3 si elle ne se trouble pas1 on peut tre assur qu'il ne reste pas de gaz acide carbonique dans l'air1 du moins en quantit sensible4 ,il ne faut pas croire que l'air qui a servi la combustion1 lorsqu'il a travers les neuf bouteilles1 ne contienne plus que du gaz azote2 il est encore ml d'une assez grande quantit de gaz oxigne qui a chapp la combustion4 ,on fait passer ce mlange travers un sel dliquescent contenu dans le tube de verre #bh #bi1 afin de le dpouiller des portions d'eau qu'il auroit pu dissoudre en traversant les bouteilles de potasse d'eau de chaux4 ,enfin on conduit le rsidu d'air un gazomtre par le tuyau #bi #cj3 on en dtermine la quantit2 on en prend des chantillons qu'on essaye par le sulfure de potasse1 afin de savoir la proportion de gaz oxygne de gaz azote qu'il contient4 ,on sait que dans la combustion des huiles1 la mche se charbonne au bout d'un certain tems1 qu'elle s'obstrue4 ,il y a d'ailleurs une longueur dtermine de mche qu'il faut atteindre1 mais qu'il ne faut pas outre-passer1 sans quoi il monte par les tuyaux capillaires de la mche plus d'huile que le courant d'air n'en peut consommer1 la lampe fume4 ,il toit donc ncessaire qu'on pt allonger ou raccourcir la mche de dehors sans ouvrir l'appareil3 c'est quoi on est parvenu1 au moyen de la tige #ca1 #cb1 #cc #cd1 qui passe travers une bote cuir qui rpond au porte-mche4 ,on a donn cette tige un mouvement trs-doux au moyen d'un pignon qui engraine dans une crmaillre4 ,on voit cette tige ses accessoires reprsents sparment1 pl4 ,,xii1 fig4 #c4 ,il m'a sembl encore qu'en enveloppant la flamme de la lampe avec un petit bocal de verre ouvert par les deux bouts1 la combustion en alloit mieux4 ,ce bocal est en place dans la planche ,,xi4 ,je n'entrerai pas dans de plus grands dtails sur la construction de cet appareil1 qui est susceptible d'tre chang modifi de diffrentes manires4 ,je me contenterai d'ajouter que1 lorsqu'on veut oprer1 on commence par peser la lampe avec son rservoir l'huile qu'elle contient2 qu'on la met en place2 qu'on l'allume2 qu'aprs avoir donn de l'air en ouvrant le robinet du gazomtre1 on place le bocal ,a2 qu'on l'assujtit au moyen d'une petite planche ,,bc1 sur laquelle il repose1 de deux tiges de fer qui la traversent qui se vissent au couvercle4 ,il y a de cette manire un peu d'huile brle pendant qu'on ajuste le bocal au couvercle l'on en perd le produit2 il y a galement une petite portion d'air qui s'chappe du gazomtre qu'on ne peut recueillir2 mais ces quantits sont peu considrables dans des expriences en grand2 elles sont d'ailleurs susceptibles d'tre values4 ,je rendrai compte dans les ,mmoires de l',acadmie1 des difficults particulires attaches ce genre d'expriences1 des moyens de les lever4 ,ces difficults sont telles1 qu'il ne m'a pas encore t possible d'obtenir des rsultats rigoureusement exacts pour les quantits4 ,j'ai bien la preuve que les huiles fixes se rsolvent entirement en eau en gaz acide carbonique1 qu'elles sont composes d'hydrogne de carbone2 mais je n'ai rien d'absolument certain sur les proportions4 4 ,,iii4 ,de la ,combustion de l',esprit-de-vin ou ,alkool4 ,la combustion de l'alkool peut la rigueur se faire dans l'appareil qui a t dcrit ci-dessus pour la combustion du charbon pour celle du phosphore4 ,on place sous une cloche ,a1 planche ,,iv1 fig4#c1 une lampe remplie d'alkool2 on attache la mche un atme de phosphore1 on allume avec un fer recourb qu'on passe par-dessous la cloche3 mais cette manire d'oprer est susceptible de beaucoup d'inconvniens4 ,il seroit d'abord imprudent d'employer du gaz oxygne1 par la crainte de la dtonation3 on n'est pas mme entirement exempt de ce risque1 lorsque l'on emploie de l'air atmosphrique1 j'en ai fait1 en prsence de quelques membres de l',acadmie1 une preuve qui a pens leur devenir funeste ainsi qu' moi4 ,au lieu de prparer l'exprience comme j'tois dans l'habitude de le faire1 au moment mme o je devois oprer1 je l'avois dispose ds la veille4 ,l'air atmosphrique contenu dans la cloche1 avoit eu en consquence le tems de dissoudre de l'alkool3 la vaporisation de l'alkool avoit mme t favorise par la hauteur de la colonne de mercure que j'avois leve en ,,ef1 planche ,,iv1 fig4 #c4 ,en consquence1 au moment o je voulus allumer le petit morceau de phosphore la lampe avec le fer rouge1 il se fit une dtonation violente qui enleva la cloche qui la brisa en mille pices contre le plancher du laboratoire4 ,il rsulte de l'impossibilit o l'on est d'oprer dans du gaz oxygne1 qu'on ne peut brler par ce moyen que de trs-petites quantits d'alkool1 de #aj #ab grains par exemple1 les erreurs qu'on peut commettre sur d'aussi petites quantits1 ne permettent de prendre aucune confiance dans les rsultats4 ,j'ai essay dans les expriences dont j'ai rendu compte l',acadmie 7,voy4 ,mm4 ,acad4 anne #aghd1 pag4 #eic7 de prolonger la dure de la combustion1 en allumant la lampe d'alkool dans l'air ordinaire1 en refournissant ensuite du gaz oxygne sous la cloche mesure qu'il s'en toit consomm2 mais le gaz acide carbonique qui se forme met obstacle la combustion1 d'autant plus que l'alkool est peu combustible qu'il brle difficilement dans de l'air moins bon que l'air commun2 on ne peut donc encore brler de cette manire que de trs-petites quantits d'alkool4 ,peut-tre cette combustion russiroit-elle dans l'appareil reprsent planche ,,xi2 mais je n'ai pas os l'y tenter4 ,le bocal ,a o se fait la combustion1 a environ #adjj pouces cubiques de capacit2 s'il se faisoit une dtonation dans un aussi grand vaisseau1 elle auroit des suites terribles dont il seroit difficile de se garantir4 ,je ne renonce pas cependant la tenter4 ,c'est par une suite de ces difficults que je me suis born jusqu'ici des expriences trs en petit sur l'alkool1 ou bien des combustions faites1 dans des vaisseaux ouverts1 comme dans l'appareil reprsent pl4 ,,ix1 fig4 #e1 dont je donnerai la description dans le 4 #e de ce ,chapitre4 ,je reprendrai dans d'autres tems la suite de ce travail1 si du moins je puis parvenir lever les obstacles qu'il m'a prsents jusqu'ici4 4 ,,iv4 ,de la ,combustion de l',ether4 ,la combustion de l'ther en vaisseaux clos1 ne comporte pas prcisment les mmes difficults que celle de l'alkool2 mais elle en prsente d'un autre genre qui ne sont pas moins difficiles vaincre1 qui m'arrtent encore dans ce moment4 ,j'avois cru pouvoir profiter1 pour oprer cette combustion1 de la proprit qu'a l'ther de se dissoudre dans l'air de l'atmosphre1 de le rendre inflammable sans dtonation4 ,j'ai fait construire1 d'aprs cette ide1 un rservoir ther abcd1 pl4 ,,xii1 fig4 #h1 auquel l'air du gazomtre est amen par un tuyau #a1 #b1 #c1 #d4 ,cet air se rpand d'abord dans un double fond pratiqu la partie suprieure ac du rservoir4 ,l il se distribue par sept tuyaux descendans ef1 gh1 ik1 c4 la pression qu'il reoit de la part du gazomtre1 l'oblige de bouillonner travers l'ther contenu1 dans le vase abcd4 ,on peut1 mesure que l'ther est ainsi dissous emport par l'air1 en rendre au rservoir abcd1 au moyen d'un rservoir supplmentaire ,e1 port par un tuyau de cuivre op1 de #ae #ah pouces de haut1 qui se ferme au moyen d'un robinet4 ,j'ai t oblig de donner une assez grande hauteur ce tuyau1 afin que l'ther qui est contenu dans le flacon ,e puisse vaincre la rsistance occasionne par la pression exerce par le gazomtre4 ,l'air ainsi charg de vapeurs d'ther est repris par le tuyau #e1 #f1 #g1 #h1 #i1 conduit dans le bocal ,a o il s'chappe par un ajutoir trs-fin l'extrmit duquel on l'allume4 ,ce mme air1 aprs avoir servi la combustion1 passe par la bouteille #af1 planche ,,xi1 par le serpentin #ag #ah1 par le tube dliquescent o il dpose l'eau dont il s'toit charg2 le gaz acide carbonique est ensuite absorb par l'alkali contenu dans les bouteilles #bb #be4 ,je supposois1 lorsque j'ai fait construire cet appareil1 que la combinaison d'air atmosphrique d'ther qui s'opre dans le rservoir abcd1 planc4 ,,xii1 figure #h1 toit dans la juste proportion qui convient la combustion1 c'est en quoi j'tois dans l'erreur3 il y a un excs d'ther trs-considrable1 il faut en consquence une nouvelle combinaison d'air atmosphrique pour oprer la combustion totale4 ,il en rsulte qu'une lampe construite de cette manire brle dans l'air ordinaire qui fournit la quantit d'oxygne manquante pour la combustion2 mais qu'elle ne peut brler dans des vaisseaux o l'air ne se renouvelle pas4 ,aussi la lampe s'teignoit-elle peu de tems aprs qu'elle toit enferme dans le bocal ,a1 planche ,,xii1 figure #h4 ,pour remdier cet inconvnient1 j'ai essay d'amener cette lampe de l'air atmosphrique par un tuyau latral #i1 #aj1 #aa1 #ab1 #ac1 #ad #ae2 je l'ai distribu circulairement autour de la mche3 mais quelque lger que ft le courant d'air1 la flamme toit si mobile1 elle tenoit si peu la mche1 qu'il suffisoit pour la souffler2 en sorte que je n'ai point encore pu russir la combustion de l'ther4 ,je ne dsespre cependant pas d'y parvenir1 au moyen de quelques changemens que je fais faire cet appareil4 4 ,v4 ,de la ,combustion du ,gaz hydrogne1 de la ,formation de l',eau4 ,la formation de l'eau a cela de particulier1 que les deux substances qui y concourent1 l'oxygne l'hydrogne1 sont l'une l'autre dans l'tat ariforme avant la combustion1 que l'une l'autre se transforment par le rsultat de cette opration1 en une substance liquide qui est l'eau4 ,cette combustion seroit donc fort simple n'exigeroit pas des appareils fort compliqus1 s'il toit possible de se procurer des gaz oxygne hydrogne parfaitement purs qui fussent combustibles sans reste4 ,on pourroit alors oprer dans de trs-petits vaisseaux2 en y refournissant continuellement les deux gaz dans la proportion convenable1 on continueroit indfiniment la combustion4 ,mais jusqu'ici les ,chimistes n'ont encore employ que du gaz oxygne mlang de gaz azote4 ,il en a rsult qu'ils n'ont pu entretenir que pendant un tems limit trs-court la combustion du gaz hydrogne dans des vaisseaux clos3 en effet1 le rsidu de gaz azote augmentant continuellement1 la flamme s'affoiblit elle finit par s'teindre4 ,cet inconvnient est d'autant plus grand1 que le gaz oxygne qu'on emploie est moins pur3 il faut alors1 ou cesser la combustion se rsoudre n'oprer que sur de petites quantits1 ou refaire le vuide pour se dbarrasser du gaz azote3 mais dans ce dernier cas on vaporise une portion de l'eau qui s'est forme1 il en rsulte une erreur d'autant plus dangereuse1 qu'on n'a pas de moyen sr de l'apprcier4 ,ces rflexions me font dsirer de pouvoir rpter un jour les principales expriences de la ,chimie pneumatique avec du gaz oxygne absolument exempt de mlange de gaz azote1 le sel muriatique oxygn de potasse en fournit les moyens4 ,le gaz oxygne qu'on en retire ne parot contenir de l'azote qu'accidentellement2 en sorte qu'avec des prcautions on pourra l'obtenir parfaitement pur4 ,en attendant que j'aye pu reprendre cette suite d'expriences1 voici l'appareil que nous avons employ1 ,m4 ,meusnier moi1 pour la combustion du gaz hydrogne4 ,il n'y aura rien y changer1 lorsqu'on aura pu se procurer des gaz purs1 si ce n'est qu'on pourra diminuer la capacit du vase o se fait la combustion4 ,j'ai pris un matras ou ballon large ouverture ,a1 pl4 ,,iv1 fig4 #e1 j'y ai adapt une platine ,,bc1 laquelle toit soude une douille creuse de cuivre g,,fd1 ferme par le haut laquelle venoient aboutir trois tuyaux4 ,le premier d,dd' se terminoit en d' par une ouverture trs-petite peine capable de laisser passer une aiguille fine2 il communiquoit avec le gazomtre reprsent pl4 ,,viii1 fig4 #a1 lequel toit rempli de gaz hydrogne4 ,le tuyau oppos gg communiquoit avec un autre gazomtre tout semblable1 qui toit rempli de gaz oxygne3 un troisime tuyau ,hh s'adaptoit une machine pneumatique1 pour qu'on pt faire le vuide dans le ballon ,a4 ,enfin la platine ,,bc toit en outre perce d'un trou garni d'un tube de verre travers lequel passoit un fil de mtal g,l1 l'extrmit duquel toit adapte une petite boule ,l de cuivre1 afin qu'on pt tirer une tincelle lectrique de ,l en d'1 allumer ainsi le gaz hydrogne amen par le tuyau d,dd'4 ,pour que les deux gaz arrivassent aussi secs qu'il toit possible1 on avoit rempli deux tubes ,,mm1 ,,nn1 d'un pouce demi de diamtre environ1 d'un pied de longueur1 avec de la potasse concrte bien dpouille d'acide carbonique concasse en morceaux assez gros pour que les gaz pussent passer librement entre les interstices4 ,j'ai prouv depuis que du nitrate ou du muriate de chaux bien secs en poudre grossire1 toient prfrables la potasse1 qu'ils enlevoient plus d'eau une quantit donne d'air4 ,pour oprer avec cet appareil1 on commence par faire le vuide dans le ballon ,a1 au moyen de la pompe pneumatique adapte au tuyau ,,fhh2 aprs quoi on y introduit du gaz oxygne1 en tournant le robinet r du tube gg4 ,le degr du limbe du gazomtre observ avant aprs l'introduction du gaz1 indique la quantit qui en est entre dans le ballon4 ,on ouvre ensuite le robinet s du tube d,dd'1 afin de faire arriver le gaz hydrogne2 aussitt1 soit avec une machine lectrique1 soit avec une bouteille de ,leyde1 on fait passer une tincelle de la boule ,l l'extrmit d' du tube par lequel se fait l'coulement du gaz hydrogne1 il s'allume aussitt4 ,il faut1 pour que la combustion ne soit ni trop lente ni trop rapide1 que le gaz hydrogne arrive avec une pression d'un pouce demi deux pouces d'eau1 que le gaz oxygne n'arrive au contraire qu'avec trois lignes au plus de pression4 ,la combustion ainsi commence1 elle se continue2 mais en s'affoiblissant mesure que la quantit de gaz azote qui reste de la combustion des deux gaz augmente4 ,il arrive enfin un moment o la portion de gaz azote devient telle1 que la combustion ne peut plus avoir lieu1 alors la flamme s'teint4 ,il faut faire en sorte de prvenir cette extinction spontane2 parce qu'au moyen de ce qu'il y a pression plus forte dans le rservoir de gaz hydrogne que dans celui de gaz oxygne1 il se feroit un mlange des deux dans le ballon1 que ce mlange passeroit ensuite dans le rservoir de gaz oxygne4 ,il faut donc arrter la combustion en fermant le robinet du tuyau d,dd'1 ds qu'on s'apperoit que la flamme s'affoiblit un certain point1 avoir une grande attention pour ne point se laisser surprendre4 ,a une premire combustion ainsi faite on peut en faire succder une seconde1 une troisime1 c4 ,on refait alors le vuide comme la premire fois2 on remplit le ballon de gaz oxygne1 on ouvre le robinet du tuyau par lequel s'introduit le gaz hydrogne1 on allume par l'tincelle lectrique4 ,pendant toutes ces oprations1 l'eau qui se forme1 se condense sur les parois du ballon ruisselle de toutes parts3 elle se rassemble au fond1 il est ais d'en dterminer le poids quand on connot celui du ballon4 ,nous rendrons compte un jour1 ,m4 ,meusnier moi1 des dtails de l'exprience que nous avons faite avec cet appareil1 dans les mois de janvier de fvrier #aghe1 en prsence d'une grande partie des membres de l',acadmie4 ,nous avons tellement multipli les prcautions1 que nous avons lieu de la croire exacte4 ,d'aprs le rsultat que nous avons obtenu1 #ajj parties d'eau en poids sont composes de #he d'oxygne de #ae d'hydrogne4 ,il est encore un autre appareil pour la combustion1 avec lequel on ne peut pas faire des expriences aussi exactes qu'avec les prcdens1 mais qui prsente un rsultat trs-frappant trs-propre tre prsent dans un cours de ,physique de ,chimie4 ,il consiste dans un serpentin ,,ef1 planche ,,ix1 figure #e1 renferm dans un seau de mtal ,,abcd4 ,a la partie suprieure ,e du tuyau de ce serpentin1 on adapte une chemine ,,gh compose d'un double tuyau2 savoir1 de la continuation du serpentin d'un tuyau de fer-blanc qui l'environne4 ,ces deux tuyaux laissent entr'eux un intervalle d'un pouce environ1 qu'on remplit avec du sable4 ,a l'extrmit infrieure du tuyau intrieur ,k1 s'adapte un tube de verre1 au-dessous une lampe esprit-de-vin ,,lm1 la ,quinquet4 ,les choses ainsi prpares1 la quantit d'alkool contenue dans la lampe ayant t bien dtermine1 on allume4 ,l'eau qui se forme pendant la combustion de l'alkool1 s'lve par le tube ,,ke2 elle se condense dans le serpentin contenu dans le seau ,,abcd1 va ressortir en tat d'eau par l'extrmit ,f du tube o elle est reue dans une bouteille ,p4 ,la double enveloppe ,,gh est destine empcher que le tube ne se refroidisse dans sa partie montante1 que l'eau ne s'y condense4 ,elle redescendroit le long du tube1 sans qu'on pt en dterminer la quantit2 il pourroit d'ailleurs en retomber sur la mche des gouttes1 qui ne manqueroient pas de l'teindre4 ,l'objet de cet appareil est donc d'entretenir toujours chaude toute la partie ,,gh que j'appelle la chemine1 toujours froide au contraire la partie qui forme le serpentin proprement dit2 en sorte que l'eau soit toujours dans l'tat de vapeurs dans la partie montante1 qu'elle se condense sitt qu'elle est engage dans la partie descendante4 ,cet appareil a t imagin par ,m4 ,meusnier3 j'en ai donn la description dans les ,mmoires de l',acadmie1 anne #aghd1 page #eic #eid4 ,on peut1 en oprant avec prcaution1 c'est--dire en entretenant l'eau qui environne le serpentin1 toujours froide1 retirer prs de #ag onces d'eau de la combustion de #af onces d'esprit-de-vin ou alkool4 4 ,,vi4 ,de l',oxidation des ,mtaux4 ,on dsigne principalement par le nom de calcination ou oxidation1 une opration dans laquelle les mtaux exposs un certain degr de chaleur se convertissent en oxides1 en absorbant l'oxygne de l'air4 ,cette combinaison se fait en raison de ce que l'oxygne a plus d'affinit1 du moins un certain degr de temprature1 avec les mtaux1 qu'il n'en a avec le calorique4 ,en consquence le calorique devient libre se dgage3 mais comme l'opration1 lorsqu'elle se fait dans l'air commun1 est successive lente1 le dgagement du calorique est peu sensible4 ,il n'en est pas de mme1 lorsque la calcination s'opre dans le gaz oxygne2 elle se fait alors d'une manire beaucoup plus rapide1 elle est souvent accompagne de chaleur de lumire2 en sorte qu'on ne peut douter que les substances mtalliques ne soient de vritables corps combustibles4 ,les mtaux n'ont pas tous le mme degr d'affinit pour l'oxygne4 ,l'or l'argent1 par exemple1 mme le platine ne peuvent l'enlever au calorique1 quelque degr de chaleur que ce soit4 ,quant aux autres mtaux1 ils s'en chargent d'une quantit plus ou moins grande1 1 en gnral1 ils en absorbent jusqu' ce que ce principe soit en quilibre entre la force du calorique qui le retient1 celle du mtal qui l'attire4 ,cet quilibre est une loi gnrale de la nature dans toutes les combinaisons4 ,dans les oprations de docimasie dans toutes celles relatives aux arts1 on acclre l'oxidation du mtal en donnant un libre accs l'air extrieur4 ,quelquefois mme on y joint l'action d'un soufflet dont le courant est dirig sur la surface du mtal4 ,l'opration est encore plus rapide1 si on souffle du gaz oxygne2 ce qui est trs-facile l'aide du gazomtre dont j'ai donn la description4 7,voyez page #cdf47 ,alors le mtal brle avec flamme1 l'oxidation est termine en quelques instans3 mais on ne peut employer ce dernier moyen que pour des expriences trs en petit1 cause de la chert du gaz oxygne4 ,dans l'essai des mines en gnral dans toutes les oprations courantes des laboratoires1 on est dans l'usage de calciner ou oxider les mtaux sur un plat ou soucoupe de terre cuite1 pl4 ,,iv1 fig4 #f1 qu'on place sur un bon fourneau3 on nomme ces plats ou soucoupes tts rtir4 ,de tems en tems on remue la matire qu'on veut calciner1 afin de renouveller les surfaces4 ,toutes les fois qu'on opre sur une substance mtallique qui n'est pas volatile1 qu'il ne se dissipe rien pendant l'opration1 il y a augmentation de poids du mtal4 ,mais des expriences faites ainsi en plein air1 n'auroient jamais conduit reconnotre la cause de l'augmentation du poids des mtaux pendant leur oxidation4 ,ce n'est que du moment o l'on a commenc oprer dans des vaisseaux ferms dans des quantits dtermines d'air1 qu'on a t vritablement sur la voie de la dcouverte des causes de ce phnomne4 ,un premier moyen qu'on doit ,m4 ,priestley1 consiste exposer le mtal qu'on se propose de calciner1 sur une capsule ,n de porcelaine1 planc4 ,,iv1 fig4 #aa1 place sur un support un peu lev ,,ik2 le recouvrir avec une cloche de cristal ,a plonge dans un bassin plein d'eau ,,bcde1 lever l'eau jusqu'en ,,gh1 en suant l'air de la cloche avec un siphon qu'on passe par-dessous3 on fait ensuite tomber sur le mtal le foyer d'un verre ardent4 ,en quelques minutes l'oxidation s'opre2 une partie de l'oxygne contenu dans l'air se combine avec le mtal2 il y a une diminution proportionne dans le volume de l'air1 ce qui reste n'est plus que du gaz azote1 encore ml cependant d'une petite quantit de gaz oxygne4 ,j'ai expos le dtail des expriences que j'ai faites avec cet appareil dans mes opuscules physiques chimiques1 imprimes en #aggc1 pages #bhc1 #bhd1 #bhe #bhf4 ,on peut substituer le mercure l'eau1 l'exprience n'en est que plus concluante4 ,un autre procd dont j'ai expos le rsultat dans les ,mmoires de l',acadmie1 anne #aggd1 page #cea1 dont la premire ide appartient ,boyle1 consiste introduire le mtal sur lequel on veut oprer dans une cornue ,a1 pl4 ,,iii1 fig4 #bj1 dont on tire la lampe l'extrmit du col1 qu'on ferme hermtiquement en ,c4 ,on oxide ensuite le mtal1 en tenant la cornue sur un feu de charbon1 en la chauffant avec prcaution4 ,le poids du vaisseau des matires qu'il contient1 ne change pas tant qu'on n'a pas rompu l'extrmit ,c du bec de la cornue2 mais sitt qu'on procure l'air extrieur une issue pour rentrer1 il le fait avec sifflement4 ,cette opration ne seroit pas sans quelque danger1 si on scelloit hermtiquement la cornue sans avoir fait sortir auparavant une portion de l'air qu'elle contenoit2 la dilatation occasionne par la chaleur pourroit faire clater le vaisseau1 avec risque pour ceux qui le tiendroient ou qui seroient dans le voisinage4 ,pour prvenir ce danger1 on doit faire chauffer la cornue avant de la sceller la lampe en faire sortir une portion d'air qu'on reoit sous une cloche dans l'appareil pneumato-chimique1 afin de pouvoir en dterminer la quantit4 ,je n'ai point multipli1 autant que je l'aurois desir1 ces oxidations1 je n'ai obtenu de rsultats satisfaisans qu'avec l'tain3 le plomb ne m'a pas bien russi4 ,il seroit souhaiter que quelqu'un voult bien reprendre ce travail tenter l'oxidation dans diffrens gaz2 il seroit1 je crois1 bien ddommag des peines attaches ce genre d'expriences4 ,tous les oxides de mercure tant susceptibles de se revivifier sans addition1 de restituer dans son tat de puret l'oxygne qu'ils ont absorb1 aucun mtal n'toit plus propre devenir le sujet d'expriences trs-concluantes sur la calcination l'oxidation des mtaux4 ,j'avois d'abord tent1 pour oprer l'oxidation du mercure dans les vaisseaux ferms1 de remplir une cornue de gaz oxygne1 d'y introduire une petite portion de mercure d'adapter son col une vessie moiti remplie de gaz oxygne1 comme on le voit reprsent planche ,,iv1 fig4 #ab4 ,je faisois ensuite chauffer le mercure de la cornue2 en continuant trs-long-tems l'opration1 j'tois parvenu en oxider une petite portion1 former de l'oxide rouge qui nageoit la surface3 mais la quantit de mercure que je suis parvenu oxider de cette manire1 toit si petite1 que la moindre erreur commise dans la dtermination des quantits de gaz oxygne avant aprs l'oxidation1 auroit jett la plus grande incertitude sur mes rsultats4 ,j'tois toujours inquiet d'ailleurs1 non sans de justes raisons1 qu'il ne se ft chapp de l'air travers des pores de la vessie1 d'autant plus qu'elle se racornit pendant l'opration par la chaleur du fourneau dans lequel on opre1 moins qu'on ne la recouvre de linges entretenus toujours humides4 ,on opre d'une manire plus sre avec l'appareil reprsent planc4 ,,iv1 figure #b4 7,voyez ,mm4 ,acad4 anne #agge1 page #ehj47 ,il consiste en une cornue ,a1 au bec de laquelle on soude la lampe d'mailleur un tuyau de verre recourb ,,bcde1 de #aj #ab lignes de diamtre1 qui s'engage sous une cloche ,,fg contenue retourne dans un bassin plein d'eau ou de mercure4 ,cette cornue est soutenue sur les barres d'un fourneau ,,mmnn3 on peut aussi se servir d'un bain de sable4 ,on parvient avec cet appareil oxider en plusieurs jours un peu de mercure dans l'air ordinaire1 obtenir un peu d'oxide rouge qui nage la surface3 on peut mme le rassembler1 le revivifier comparer les quantits de gaz obtenu avec l'absorption qui a eu lieu pendant la calcination2 7voyez page #ce les dtails que j'ai donns sur cette exprience7 mais ce genre d'oprations ne pouvant se faire que trs en petit1 il reste toujours de l'incertitude sur les quantits4 ,la combustion du fer dans le gaz oxygne tant une vritable oxidation1 je dois en faire mention ici4 ,l'appareil qu'emploie ,m4 ,ingen-,housz pour cette opration1 est reprsent pl4 ,,iv1 fig4 #ag4 ,j'en ai dj donn la description1 page #da1 je ne puis qu'y renvoyer4 ,on peut aussi brler oxider du fer sous des cloches de verre remplies de gaz oxygne1 de la mme manire qu'on brle du phosphore ou du charbon4 ,on se sert galement pour cette opration de l'appareil reprsent planche ,,iv1 fig4 #c1 dont j'ai donn la description1 p4 #fa4 ,il faut dans cette exprience1 comme dans la combustion1 attacher l'une des extrmits du fil de fer1 ou des copeaux de fer qu'on se propose de brler1 un petit morceau d'amadoue un atme de phosphore3 le fer chaud qu'on passe sous la cloche allume le phosphore2 celui-ci allume l'amadoue1 l'inflammation se communique au fer4 ,m4 ,ingen-,housz nous a appris qu'on pouvoit brler ou oxider de la mme manire tous les mtaux1 l'exception de l'or1 de l'argent du mercure4 ,il ne s'agit que de se procurer ces mtaux en fils trs-fins ou en feuilles minces coupes par bandes2 on les tortille avec du fil de fer1 ce dernier mtal communique aux autres la proprit de s'enflammer de s'oxider4 ,nous venons de voir comment on parvenoit oxider de trs-petites quantits de mercure dans les vaisseaux ferms dans des volumes d'air limits3 ce n'est de mme qu'avec beaucoup de peine qu'on parvient oxider ce mtal1 mme l'air libre4 ,on se sert ordinairement dans les laboratoires pour cette opration d'un matras ,a1 planche ,,iv1 fig4 #aj1 cul trs-plat1 qui a un col ,,bc trs-allong termin par une trs-petite ouverture3 ce vaisseau porte le nom d'enfer de ,boyle4 ,on y introduit assez de mercure pour couvrir son fond1 on le place sur un bain de sable qu'on entretient un degr de chaleur fort approchant du mercure bouillant4 ,en continuant ainsi pendant plusieurs mois1 avec cinq ou six de ces matras1 en renouvellant de tems en tems le mercure1 on parvient obtenir quelques onces de cet oxide4 ,cet appareil a un grand inconvnient1 c'est que l'air ne s'y renouvelle pas assez2 mais1 d'un autre ct1 si on donnoit l'air extrieur une circulation trop libre1 il emporteroit avec lui du mercure en dissolution1 au bout de quelques jours on n'en retrouveroit plus dans le vaisseau4 ,comme de toutes les expriences que l'on peut faire sur l'oxidation des mtaux1 celles sur le mercure sont les plus concluantes1 il seroit souhaiter qu'on pt imaginer un appareil simple au moyen duquel on pt dmontrer cette oxidation les rsultats qu'on en obtient dans les cours publics4 ,on y parviendroit1 ce me semble1 par des moyens analogues ceux que j'ai dcrits pour la combustion des huiles ou du charbon2 mais je n'ai pu reprendre encore ce genre d'expriences4 ,l'oxide de mercure se revivifie1 comme je l'ai dit1 sans addition2 il suffit de le faire chauffer un degr de chaleur lgrement rouge4 ,l'oxygne ce degr a plus d'affinit avec le calorique qu'avec le mercure1 il se forme du gaz oxygne2 mais ce gaz est toujours ml d'un peu de gaz azote1 ce qui indique que le mercure en absorbe une petite portion pendant son oxidation4 ,il contient aussi presque toujours un peu de gaz acide carbonique2 ce qu'on doit sans doute attribuer aux ordures qui s'y mlent1 qui se charbonnent qui convertissent ensuite une portion de gaz oxygne en gaz acide carbonique4 ,si les ,chimistes toient rduits tirer de l'oxide de mercure fait par voie de calcination1 tout le gaz oxygne qu'ils emploient dans leurs expriences1 le prix excessif de cette prparation rendroit absolument impraticables les expriences un peu en grand4 ,mais on peut galement oxygner le mercure par l'acide nitrique1 on obtient un oxide rouge plus pur que celui mme qui a t fait par voie de calcination4 ,on le trouve tout prpar dans le commerce un prix modr3 il faut choisir de prfrence celui qui est en morceaux solides form de lames douces au toucher qui tiennent ensemble4 ,celui qui est en poudre est quelquefois mlang d'oxide rouge de plomb3 il ne parot pas que celui en morceaux solides soit susceptible de la mme altration4 ,j'ai quelquefois essay de prparer moi-mme cet oxide par l'acide nitrique3 la dissolution du mtal faite1 j'vaporois jusqu' siccit1 je calcinois le sel1 ou dans des cornues1 ou dans des capsules faites avec des fragmens de matras coups par la mthode que j'ai indique2 mais jamais je n'ai pu parvenir l'avoir aussi beau que celui du commerce4 ,on le tire1 je crois1 de ,hollande4 ,pour obtenir le gaz oxygne de l'oxide de mercure1 j'ai coutume de me servir d'une cornue de porcelaine laquelle j'adapte un long tube de verre qui s'engage sous des cloches dans l'appareil pneumato-chimique l'eau4 ,je place au bout du tube un vase plong dans l'eau1 dans lequel se rassemble le mercure mesure qu'il se revivifie4 ,le gaz oxygne ne commence passer que quand la cornue devient rouge4 ,c'est un principe gnral que ,m4 ,berthollet a bien tabli1 qu'une chaleur obscure ne suffit pas pour former du gaz oxygne2 il faut de la lumire3 ce qui semble prouver que la lumire est un de ses principes constituans4 ,on doit dans la revivification de l'oxide rouge de mercure rejeter les premires portions de gaz qu'on obtient1 parce qu'elles sont mles d'air commun en raison de celui contenu dans le vuide des vaisseaux3 mais avec cette prcaution mme1 on ne parvient pas obtenir du gaz oxygne parfaitement pur2 il contient communment un dixime de gaz azote1 presque toujours une trs-petite portion de gaz acide carbonique4 ,on se dbarrasse de ce dernier1 au moyen d'une liqueur alkaline caustique travers laquelle on fait passer le gaz qu'on a obtenu4 ,a l'gard du gaz azote1 on ne connot aucun moyen de l'en sparer2 mais on peut en connotre la quantit1 en laissant le gaz oxygne pendant une quinzaine de jours en contact avec du sulfure de soude ou de potasse4 ,le gaz oxygne est absorb2 il forme de l'acide sulfurique avec le soufre1 il ne reste que le gaz azote seul4 ,il y a beaucoup d'autres moyens de se procurer du gaz oxygne3 on peut le tirer de l'oxide noir de manganse ou du nitrate de potasse par une chaleur rouge1 l'appareil qu'on emploie est peu prs le mme que celui que j'ai dcrit pour l'oxide rouge de mercure4 ,il faut seulement un degr de chaleur plus fort au moins gal celui qui est susceptible de ramollir le verre3 on ne peut en consquence employer que des cornues de grs ou de porcelaine4 ,mais le meilleur de tous1 c'est--dire le plus pur1 est celui qu'on dgage du muriate oxygn de potasse par la simple chaleur4 ,cette opration peut se faire dans une cornue de verre1 le gaz qu'on obtient est absolument pur1 pourv toutefois que l'on rejette les premires portions qui sont mles d'air des vaisseaux4 4 ,,vii4 ,de la ,dtonation4 ,j'ai fait voir1 ,chapitre ,,ix1 page #ajc suiv4 que l'oxygne1 en se combinant dans les diffrens corps1 ne se dpouilloit pas toujours de tout le calorique qui le constituoit dans l'tat de gaz2 qu'il entroit1 par exemple1 avec presque tout son calorique dans la combinaison qui forme l'acide nitrique dans celle qui forme l'acide muriatique oxygn2 en sorte que l'oxygne dans le nitre sur-tout dans le muriate oxygn1 toit jusqu' un certain point dans l'tat de gaz oxygne condens rduit au plus petit volume qu'il puisse occuper4 ,le calorique dans ces combinaisons exerce un effort continuel sur l'oxygne1 pour le ramener l'tat de gaz3 l'oxigne en consquence y tient peu2 la moindre force suffit pour lui rendre la libert1 il reparot souvent dans un instant presque indivisible dans l'tat de gaz4 ,c'est ce passage brusque de l'tat concret l'tat ariforme qu'on a nomm dtonation1 parce qu'en effet il est ordinairement accompagn de bruit de fracas4 ,le plus communment ces dtonations s'oprent par la combinaison du charbon1 soit avec le nitre1 soit avec le muriate oxygn4 ,quelquefois pour faciliter encore l'inflammation1 on y ajoute du soufre2 c'est ce mlange fait dans de justes proportions avec des manipulations convenables1 qui constitue la poudre canon4 ,l'oxygne par la dtonation avec le charbon change de nature1 il se convertit en acide carbonique4 ,ce n'est donc pas du gaz oxygne qui se dgage1 mais du gaz acide carbonique1 du moins quand le mlange a t fait dans de justes proportions4 ,il se dgage en outre du gaz azote dans la dtonation du nitre1 parce que l'azote est un des principes constituans de l'acide nitrique4 ,mais l'expansion subite instantane de ces gaz ne suffit pas pour expliquer tous les phnomnes relatifs la dtonation4 ,si cette cause y influoit seule1 la poudre seroit d'autant plus forte que la quantit de gaz dgag dans un tems donn seroit plus considrable2 ce qui ne s'accorde pas toujours avec l'exprience4 ,j'ai eu occasion d'prouver des espces de poudre tirer qui produisoient un effet presque double de la poudre ordinaire1 quoiqu'elles donnassent un sixime de gaz de moins par la dtonation4 ,il y a apparence que la quantit de calorique qui se dgage au moment de la dtonation1 contribue beaucoup en augmenter l'effet1 on peut en concevoir plusieurs raisons4 ,premirement1 quoique le calorique pntre assez librement travers les pores de tous les corps1 il ne peut cependant y passer que successivement en un tems donn3 lors donc que la quantit qui se dgage la fois est trop considrable1 qu'elle est beaucoup plus grande que celle qui peut se dbiter1 s'il est permis de se servir de cette expression1 par les pores des corps1 il doit agir la manire des fluides lastiques ordinaires renverser tout ce qui s'oppose son passage4 ,une partie de cet effet doit avoir lieu1 lorsqu'on allume de la poudre dans un canon3 quoique le mtal qui le compose soit permable pour le calorique1 la quantit qui s'en dgage la fois est tellement grande1 qu'elle ne trouve pas une issue assez prompte travers les pores du mtal2 elle fait donc un effort en tous sens1 c'est cet effort qui est employ chasser le boulet4 ,secondement1 le calorique produit ncessairement un second effet qui dpend galement de la force rpulsive que ses molcules paroissent exercer les unes sur les autres3 il dilate les gaz qui se dgagent au moment de l'inflammation de la poudre1 cette dilatation est d'autant plus grande que la temprature est plus leve4 ,troisimement1 il est possible qu'il y ait dcomposition de l'eau dans l'inflammation de la poudre1 qu'elle fournisse de l'oxygne au charbon pour former de l'acide carbonique4 ,si les choses se passent ainsi1 il doit se dgager rapidement1 au moment de la dtonation de la poudre1 une grande quantit de gaz hydrogne qui se dbande qui contribue augmenter la force de l'explosion4 ,on sentira combien cette circonstance doit contribuer augmenter l'effet de la poudre1 si l'on considre que le gaz hydrogne ne pse qu'un grain deux tiers par pinte2 qu'il n'en faut par consquent qu'une trs-petite quantit en poids pour occuper un trs-grand espace1 qu'il doit exercer une force expansive prodigieuse1 quand il passe de l'tat liquide l'tat ariforme4 ,quatrimement enfin une portion d'eau non dcompose doit se rduire en vapeurs dans l'inflammation de la poudre1 l'on sait que dans l'tat de gaz elle occupe un volume #ag #ah cent fois plus grand que lorsqu'elle est dans l'tat liquide4 ,j'ai dj fait une assez grande suite d'expriences sur la nature des fluides lastiques qui se dgagent de la dtonation du nitre avec le charbon avec le soufre2 j'en ai fait aussi quelques-unes avec le muriate oxygn de potasse4 ,c'est un moyen qui conduit des connoissances assez prcises sur les parties constituantes de ces sels1 j'ai dj donn1 ,tome ,,xi du recueil des ,mmoires prsents l',acadmie par des savans trangers1 page #fbe1 quelques rsultats principaux de mes expriences des consquences auxquelles elles m'ont conduit relativement l'analyse de l'acide nitrique4 ,maintenant que je me suis procur des appareils plus commodes1 je me prpare rpter les mmes expriences un peu plus en grand1 j'obtiendrai plus de prcision dans les rsultats3 en attendant1 je vais rendre compte des procds que j'ai adopts employs jusqu' prsent4 ,je recommande avec bien de l'instance ceux qui voudront rpter quelques-unes de ces expriences1 d'y apporter une extrme prudence2 de se mfier de tout mlange o il entre du salptre1 du charbon du soufre1 plus encore de ceux dans lesquels il entre du sel muriatique oxygn de potasse combin mlang avec ces deux matires4 ,je me suis prmuni de canons de pistolets de six pouces de longueur environ de cinq six lignes de diamtre4 ,j'en ai bouch la lumire avec une pointe de clou frappe force1 casse dans le trou mme1 sur laquelle j'ai fait couler un peu de soudure blanche de ferblantier1 afin qu'il ne restt aucune issue l'air par cette ouverture4 ,on charge ces canons avec une pte mdiocrement humecte1 faite avec des quantits bien connues de salptre de charbon rduits en poudre impalpable1 ou de tout autre mlange susceptible de dtoner4 ,a chaque portion de matire qu'on introduit dans le canon1 on doit bourer avec un bton qui soit du mme calibre1 peu prs comme on charge les fuses4 ,la matire ne doit pas emplir le pistolet tout--fait jusqu' sa bouche2 il est bon qu'il reste quatre ou cinq lignes de vuide l'extrmit3 alors on ajoute un bout de #b pouces de long environ de mche nomme toupille4 ,la seule difficult de ce genre d'expriences1 sur-tout si l'on ajoute du soufre au mlange1 est de saisir le point d'humectation convenable3 si la matire est trop humide1 elle n'est point susceptible de s'allumer1 si elle est trop sche1 la dtonation est trop vive peut devenir dangereuse4 ,quand on n'a pas pour objet de faire une exprience rigoureusement exacte1 on allume la mche1 quand elle est prs de communiquer l'inflammation la matire1 on plonge le pistolet sous une grande cloche d'eau dans l'appareil pneumato-chimique4 ,la dtonation commence1 elle se continue sous l'eau1 le gaz se dgage avec plus ou moins de rapidit1 suivant que la matire est plus ou moins sche4 ,il faut1 tant que la dtonation dure1 tenir le bout du pistolet inclin1 afin que l'eau ne rentre pas dans l'intrieur4 ,j'ai quelquefois recueilli ainsi le gaz produit par la dtonation d'une once demie ou de deux onces de nitre4 ,il n'est pas possible1 dans cette manire d'oprer1 de connotre la quantit de gaz acide carbonique qui se dgage1 parce qu'une partie est absorbe par l'eau mesure qu'il la traverse2 mais l'acide carbonique une fois absorb1 il reste le gaz azote2 si on a la prcaution de l'agiter pendant quelques minutes dans de la potasse caustique en liqueur1 on l'obtient pur1 il est ais d'en dterminer le volume le poids4 ,il est mme possible d'arriver par cette mthode une connoissance assez prcise de la quantit de gaz acide carbonique1 en rptant l'exprience un grand nombre de fois en faisant varier les doses du charbon1 jusqu' ce qu'on soit arriv la juste proportion qui fait dtoner la totalit du nitre4 ,alors1 d'aprs le poids du charbon employ1 on dtermine celui d'oxygne qui a t ncessaire pour le saturer1 on en conclut la quantit d'oxygne contenu dans une quantit donne de nitre4 ,il est au surplus un autre moyen que j'ai pratiqu qui conduit des rsultats plus srs2 c'est de recevoir dans des cloches remplies de mercure le gaz qui se dgage4 ,le bain de mercure que j'ai maintenant1 est assez grand pour qu'on puisse y placer des cloches de douze quinze pintes de capacit4 ,de pareilles cloches1 comme l'on sent1 ne sont pas trs-maniables quand elles sont remplies de mercure2 aussi faut-il employer pour les remplir des moyens particuliers que je vais indiquer4 ,on place la cloche sur le bain de mercure2 on passe par-dessous un siphon de verre dont on a adapt l'extrmit extrieure une petite pompe pneumatique3 on fait jouer le piston1 on lve le mercure jusqu'au haut de la cloche4 ,lorsqu'elle est ainsi remplie1 on y fait passer le gaz de la dtonation de la mme manire que dans une cloche qui seroit remplie d'eau4 ,mais1 je le rpte1 ce genre d'expriences exige les plus grandes prcautions4 ,j'ai vu quelquefois1 quand le dgagement du gaz toit trop rapide1 des cloches pleines de mercure pesant plus de #aej livres1 s'enlever par la force de l'explosion3 le mercure jaillissoit au loin1 la cloche toit brise en un grand nombre d'clats4 ,lorsque l'exprience a russi que le gaz est rassembl sous la cloche1 on en dtermine le volume comme je l'ai indiqu pages #cfa #cfb4 ,on y introduit ensuite un peu d'eau1 puis de la potasse dissoute dans l'eau dpouille d'acide carbonique1 on parvient en faire une analyse rigoureuse1 comme je l'ai enseign pages #cfe suivantes4 ,il me tarde d'avoir mis la dernire main aux expriences que j'ai commences sur les dtonations1 parce qu'elles ont un rapport immdiat avec les objets dont je suis charg1 qu'elles jetteront1 ce que j'espre1 quelques lumires sur les oprations relatives la fabrication de la poudre4 ,,chapitre ,,viii4 ,des ,instrumens ncessaires pour oprer sur les corps de trs-hautes tempratures4 4 ,,premier4 ,de la ,fusion4 ,lorsqu'on carte les unes des autres1 par le moyen de l'eau1 les molcules d'un sel1 cette opration1 comme nous l'avons vu plus haut1 se nomme solution4 ,ni le dissolvant1 ni le corps tenu en dissolution ne sont dcomposs dans cette opration2 aussi ds l'instant que la cause qui tenoit les molcules cartes cesse1 elles se runissent1 la substance saline reparot telle qu'elle toit ayant la solution4 ,on opre aussi de vritables solutions par le feu1 c'est--dire1 en introduisant en accumulant entre les molcules d'un corps une grande quantit de calorique4 ,cette solution des corps par le feu se nomme fusion4 ,les fusions en gnral se font dans des vases que l'on nomme creusets1 l'une des premires conditions est qu'ils soient moins fusibles que la substance qu'ils doivent contenir4 ,les ,chimistes de tous les ges ont en consquence attach une grande importance se procurer des creusets de matires trs-rfractaires1 c'est--dire1 qui eussent la proprit de rsister un trs-grand degr de feu4 ,les meilleurs sont ceux qui sont faits avec de l'argile trs-pure ou de la terre porcelaine4 ,on doit viter d'employer pour cet usage les argiles mlanges de silice ou de terre calcaire1 parce qu'elles sont trop fusibles4 ,toutes celles qu'on tire aux environs de ,paris sont dans ce cas2 aussi les creusets qu'on fabrique dans cette ville fondent-ils une chaleur assez mdiocre1 ne peuvent-ils servir que dans un trs-petit nombre d'oprations chimiques4 ,ceux qui viennent de ,hesse sont assez bons1 mais on doit prfrer ceux de terre de ,limoges qui paroissent tre absolument infusibles4 ,il existe en ,france un grand nombre d'argiles propres faire des creusets2 telle est celle1 par exemple1 dont on se sert pour les creusets de la glacerie de ,saint-,gobin4 ,on donne aux creusets diffrentes formes1 suivant les oprations auxquelles on se propose de les employer4 ,on a reprsent celles qui sont le plus usites dans les fig4 #g1 #h1 #i #aj de la planche ,,vii4 ,ceux reprsents figure #i1 qui sont presque ferms par en haut1 se nomment tutes4 ,quoique la fusion puisse souvent avoir lieu sans que le corps qui y est soumis change de nature se dcompose1 cette opration est cependant aussi un des moyens de dcomposition de recomposition que la ,chimie emploie4 ,c'est par la fusion qu'on extrait tous les mtaux de leurs mines1 qu'on les revivifie1 qu'on les moule1 qu'on les allie les uns aux autres2 c'est par elle que l'on combine l'alkali le sable pour former du verre1 que se fabriquent les pierres colores1 les maux1 c4 ,les anciens ,chimistes employoient beaucoup plus frquemment l'action d'un feu violent1 que nous ne le faisons aujourd'hui4 ,depuis qu'on a introduit plus de rigueur dans la manire de faire des expriences1 on prfre la voie humide la voie sche1 on n'a recours la fusion que lorsqu'on a puis tous les autres moyens d'analyse4 ,pour appliquer aux corps l'action du feu1 on se sert de fourneaux1 il me reste dcrire ceux qu'on emploie pour les diffrentes oprations de la ,chimie4 4 ,,ii4 ,des ,fourneaux4 ,les fourneaux sont les instrumens dont on fait le plus d'usage en ,chimie3 c'est de leur bonne ou de leur mauvaise construction que dpend le sort d'un grand nombre d'oprations2 en sorte qu'il est d'une extrme importance de bien monter un laboratoire en ce genre4 ,un fourneau est une espce de tour cylindrique creuse ,,abcd1 quelquefois un peu vase par le haut1 planche ,,xiii1 fig4 #a4 ,elle doit avoir au moins deux ouvertures latrales1 une suprieure ,f qui est la porte du foyer1 une infrieure ,g qui est la porte du cendrier4 ,dans l'intervalle de ces deux portes le fourneau est partag en deux par une grille place horisontalement1 qui forme une espce de diaphragme qui est destine soutenir le charbon4 ,on a indiqu la place de cette grille par la ligne ,,hi4 ,la capacit qui est au-dessus de la grille1 c'est--dire au-dessus de la ligne ,,hi1 se nomme foyer1 parce qu'en effet c'est dans cette partie que l'on entretient le feu2 la capacit qui est au-dessous porte le nom de cendrier1 par la raison que c'est dans cette partie que se rassemblent les cendres mesure qu'elles se forment4 ,le fourneau reprsent planche ,,xiii1 fig4 #a1 est le moins compliqu de tous ceux dont on se sert en ,chimie1 il peut tre employ cependant un grand nombre d'usages4 ,on peut y placer des creusets1 y fondre du plomb1 de l'tain1 du bismuth1 en gnral toutes les matires qui n'exigent pas pour tre fondues1 un degr de feu trs-considrable4 ,on peut y faire des calcinations mtalliques1 placer dessus des bassines1 des vaisseaux vaporatoires1 des capsules de fer pour former des bains de sable1 comme on le voit reprsent pl4 ,,iii1 fig4 #a #b4 ,c'est pour le rendre applicable ces diffrentes oprations1 qu'on a mnag dans le haut des chancrures mmmm2 autrement la bassine qu'on auroit pose sur le fourneau auroit intercept tout passage l'air1 le charbon se seroit teint4 ,si ce fourneau ne produit qu'un degr de chaleur mdiocre1 c'est que la quantit de charbon qu'il peut consommer est limite par la quantit d'air qui peut passer par l'ouverture ,g du cendrier4 ,on augmenteroit beaucoup son effet1 en aggrandissant cette ouverture2 mais le grand courant d'air qui conviendroit dans quelques expriences1 auroit de l'inconvnient dans beaucoup d'autres1 c'est ce qui oblige de garnir un laboratoire de fourneaux de diffrentes formes construits sous diffrens points de vue4 ,il en faut sur-tout plusieurs semblables celui que je viens de dcrire1 de diffrentes grandeurs4 ,une autre espce de fourneau1 peut-tre encore plus ncessaire1 est le fourneau de rverbre reprsent planche ,,xiii1 figure #b4 ,il est compos1 comme le fourneau simple1 d'un cendrier ,,hikl dans sa partie infrieure1 d'un foyer ,,klmn1 d'un laboratoire ,,mnop1 d'un dme ,,rsrs2 enfin le dme est surmont d'un tuyau ,,ttvv1 auquel on peut en ajouter plusieurs autres1 suivant le genre des expriences4 ,c'est dans la partie ,,mnop nomme le laboratoire1 que se place la cornue ,a qu'on a indique par une ligne ponctue2 elle y est soutenue sur deux barres de fer qui traversent le fourneau4 ,son col sort par une chancrure latrale faite partie dans la pice qui forme le laboratoire1 partie dans celle qui forme le dme4 ,a cette cornue s'adapte un rcipient ,b4 ,dans la plupart des fourneaux de rverbre qui se trouvent tout faits chez les potiers de terre ,paris1 les ouvertures tant infrieures que suprieures sont beaucoup trop petites2 elles ne donnent point passage un volume d'air assez considrable2 comme la quantit de charbon consomme1 ou1 ce qui revient au mme1 comme la quantit de calorique dgage est peu prs proportionnelle la quantit d'air qui passe par le fourneau1 il en rsulte que ces fourneaux ne produisent pas tout l'effet qu'on pourroit desirer dans un grand nombre d'oprations4 ,pour admettre d'abord par le bas un volume d'air suffisant1 il faut1 au lieu d'une ouverture ,g au cendrier1 en avoir deux ,,gg3 on en condamne une lorsqu'on le juge propos1 alors on n'obtient plus qu'un degr de feu modr2 on les ouvre au contraire l'une l'autre1 quand on veut donner le plus grand coup de feu que le fourneau puisse produire4 ,l'ouverture suprieure ,,ss du dme1 ainsi que celle des tuyaux ,,vvxx1 doit tre aussi beaucoup plus grande qu'on n'a coutume de la faire4 ,il est important de ne point employer des cornues trop grosses relativement la grandeur du fourneau4 ,il faut qu'il y ait toujours un espace suffisant pour le passage de l'air entre les parois du fourneau celles du vaisseau qui y est contenu4 ,la cornue ,a dans la figure #b est un peu trop petite pour ce fourneau1 je trouve plus facile d'en avertir que de faire rectifier la figure4 ,le dme a pour objet d'obliger la flamme la chaleur environner de toutes parts la cornue de la rverbrer2 c'est de-l qu'est venu le nom de fourneau de rverbre4 ,sans cette rverbration de la chaleur1 la cornue ne seroit chauffe que par son fond2 les vapeurs qui s'en lveroient se condenseroient dans la partie suprieure1 elles se recohoberoient continuellement sans passer dans le rcipient3 mais au moyen du dme1 la cornue se trouve chauffe de toutes parts2 les vapeurs ne peuvent donc se condenser que dans le col dans le rcipient1 elles sont forces de sortir de la cornue4 ,quelquefois1 pour empcher que le fond de la cornue ne soit chauff ou refroidi trop brusquement1 pour viter que ces alternatives de chaud de froid n'en occasionnent la fracture1 on place sur les barres une petite capsule de terre cuite dans laquelle on met un peu de sable1 on pose sur ce sable le fond de la cornue4 ,dans beaucoup d'oprations on enduit les cornues de diffrens luts4 ,quelques-uns de ces luts n'ont pour objet que de les dfendre des alternatives de chaud de froid2 quelquefois ils ont pour objet de contenir le verre1 ou plutt de former une double cornue qui supple celle de verre dans les oprations o le degr de feu est assez fort pour le ramollir4 ,le premier de ces luts se fait avec de la terre four laquelle on joint un peu de bourre ou poil de vache3 on fait une pte de ces matires1 on l'tend sur les cornues de verre ou de grs4 ,si au lieu de terre four qui est dj mlange1 on n'avoit que de l'argile ou de la glaise pure1 il faudroit y ajouter du sable4 ,a l'gard de la bourre1 elle est utile pour mieux lier ensemble la terre3 elle brle la premire impression du feu2 mais les interstices qu'elle laisse empchent que l'eau qui est contenue dans la terre1 en se vaporisant1 ne rompe la continuit du lut qu'il ne tombe en poussire4 ,le second lut est compos d'argile de fragmens de poteries de grs grossirement pils4 ,on en fait une pte assez ferme1 qu'on tend sur les cornues4 ,ce lut se dessche se durcit par le feu1 forme lui-mme une vritable cornue supplmentaire1 qui contient les matires quand la cornue de verre vient se ramollir4 ,mais ce lut n'est d'aucune utilit dans les expriences o on a pour objet de recueillir les gaz1 parce qu'il est toujours poreux que les fluides ariformes passent au travers4 ,dans un grand nombre d'oprations1 en gnral toutes les fois qu'on n'a pas besoin de donner aux corps qu'on traite un degr de chaleur trs-violent1 le fourneau de rverbre peut servir de fourneau de fusion4 ,on supprime alors le laboratoire ,,mnop1 on tablit la place le dme ,,rsrs1 comme on le voit reprsent planche ,,xiii1 fig4 #c4 ,un fourneau de fusion trs-commode est celui reprsent figure #d4 ,il est compos d'un foyer ,,abcd1 d'un cendrier sans porte d'un dme ,,abgh4 ,il est trou en ,e pour recevoir le bout d'un soufflet qu'on y lute solidement4 ,il doit tre proportionnellement moins haut qu'il n'est reprsent dans la figure4 ,ce fourneau ne procure pas un degr de feu trs-violent2 mais il suffit pour toutes les oprations courantes4 ,il a de plus l'avantage d'tre transport commodment1 de pouvoir tre plac dans tel lieu du laboratoire qu'on le juge propos4 ,mais ces fourneaux particuliers ne dispensent pas d'avoir dans un laboratoire une forge garnie d'un bon soufflet1 ce qui est encore plus important1 un bon fourneau de fusion4 ,je vais donner la description de celui dont je me sers1 dtailler les principes d'aprs lesquels je l'ai construit4 ,l'air ne circule dans un fourneau que parce qu'il s'chauffe en passant travers les charbons3 alors il se dilate2 devenu plus lger que l'air environnant1 il est forc de monter par la pression des colonnes latrales1 il est remplac par de nouvel air qui arrive de toutes parts1 principalement par-dessous4 ,cette circulation de l'air a lieu lorsque l'on brle du charbon mme dans un simple rchaut3 mais il est ais de concevoir que la masse d'air qui passe par un fourneau ainsi ouvert de toutes parts1 ne peut pas tre1 toutes choses d'ailleurs gales1 aussi grande que celle qui est contrainte de passer par un fourneau form en tour creuse1 comme le sont en gnral les fourneaux chimiques1 que par consquent la combustion ne peut pas y tre aussi rapide4 ,soit suppos1 par exemple1 un fourneau ,,abcdef1 planche ,,xiii1 figure #e1 ouvert par le haut rempli de charbons ardens2 la force avec laquelle l'air sera oblig de passer travers les charbons1 sera mesure par la diffrence de pesanteur spcifique de deux colonnes ,,ac1 l'une d'air froid pris en-dehors du fourneau1 l'autre d'air chaud pris en-dedans4 ,ce n'est pas qu'il n'y ait encore de l'air chauff au-dessus de l'ouverture ,,ab du fourneau1 il est certain que son excs de lgret doit entrer aussi pour quelque chose dans le calcul2 mais comme cet air chaud est continuellement refroidi emport par l'air extrieur1 cette portion ne peut pas faire beaucoup d'effet4 ,mais si ce mme fourneau on ajoute un grand tuyau creux de mme diamtre que lui ,,ghab1 qui dfende l'air qui a t chauff par les charbons ardens1 d'tre refroidi1 dispers emport par l'air environnant1 la diffrence de pesanteur spcifique en vertu de laquelle s'oprera la circulation de l'air1 ne sera plus celle de deux colonnes ,,ac1 l'une extrieure1 l'autre intrieure2 ce sera celle de deux colonnes gales ,,gc4 ,or1 chaleur gale1 si la colonne ,,gc #c;,,ac1 la circulation de l'air se fera en raison d'une force triple4 ,il est vrai que je suppose ici que l'air contenu dans la capacit ,,ghcd est autant chauff que l'toit l'air contenu dans la capacit ,,abcd1 ce qui n'est pas rigoureusement vrai2 car la chaleur doit dcrotre de ,,ab ,,gh3 mais comme il est vident que l'air de la capacit ,,ghab est beaucoup plus chaud que l'air extrieur1 il en rsulte toujours que l'addition de la tour creuse ,,ghab augmente la rapidit du courant d'air1 qu'il en passe plus travers les charbons1 que par consquent il y aura plus de combustion4 ,conclurons-nous de ces principes qu'il faille augmenter indfiniment la longueur du tuyau ,,ghab8 ,non sans doute2 car puisque la chaleur de l'air diminue de ,,ab en ,,gh1 ne ft-ce que par le refroidissement caus cet air par le contact des parois du tuyau1 il en rsulte que la pesanteur spcifique de l'air qui le traverse diminue graduellement1 que si le tuyau toit prolong un certain point1 on arriveroit un terme o la pesanteur spcifique de l'air seroit gale en-dedans en-dehors du tuyau2 il est vident qu'alors cet air froid qui ne tendroit plus monter1 seroit une masse dplacer qui apporteroit une rsistance l'ascension de l'air infrieur4 ,bien plus1 comme cet air est ncessairement ml de gaz acide carbonique1 que ce gaz est plus lourd que l'air atmosphrique1 il arriveroit1 si ce tuyau toit assez long pour que l'air avant de parvenir son extrmit pt se rapprocher de la temprature extrieure1 qu'il tendroit redescendre2 d'o il faut conclure que la longueur des tuyaux qu'on ajoute sur les fourneaux est limite par la nature des choses4 ,les consquences auxquelles nous conduisent ces rflexions1 sont #a4 que le premier pied de tuyau qu'on ajoute sur le dme d'un fourneau1 fait plus d'effet que le sixime1 par exemple2 que le sixime en fait plus que le dixime3 mais aucune exprience ne nous a encore fait connotre quel terme on doit s'arrter2 #b4 que ce terme est d'autant plus loign que le tuyau est moins bon conducteur de chaleur1 puisque l'air s'y refroidit d'autant moins2 en sorte que la terre cuite est beaucoup prfrable la tle pour faire des tuyaux de fourneaux1 que si mme on les formoit d'une double enveloppe1 si on remplissoit l'intervalle de charbon pil1 qui est une des substances la moins propre transmettre la chaleur1 on retarderoit le refroidissement de l'air1 on augmenteroit par consquent la rapidit du courant la possibilit d'employer un tuyau plus long2 #c4 que le foyer du fourneau tant l'endroit le plus chaud celui par consquent o l'air qui le traverse est le plus dilat1 cette partie du fourneau doit tre aussi la plus volumineuse1 qu'il est ncessaire d'y mnager un renflement considrable4 ,il est d'une ncessit d'autant plus indispensable de donner beaucoup de capacit cette partie du fourneau1 qu'elle n'est pas seulement destine au passage de l'air qui doit favoriser1 ou pour mieux dire1 oprer la combustion2 elle doit encore contenir le charbon le creuset2 en sorte qu'on ne peut compter pour le passage de l'air que l'intervalle que laissent entr'eux les charbons4 ,c'est d'aprs ces principes que j'ai construit mon fourneau de fusion1 je ne crois pas qu'il en existe aucun qui produise un effet plus violent4 ,cependant je n'ose pas encore me flatter d'tre arriv la plus grande intensit de chaleur qu'on puisse produire dans les fourneaux chimiques4 ,on n'a point encore dtermin par des expriences exactes l'augmentation de volume que prend l'air en traversant un fourneau de fusion2 en sorte qu'on ne connot point le rapport qu'on doit observer entre les ouvertures infrieures suprieures d'un fourneau3 on connot encore moins la grandeur absolue qu'il convient de donner ces ouvertures4 ,les donnes manquent donc1 on ne peut encore arriver au but que par ttonnement4 ,ce fourneau est reprsent pl4 ,,xiii1 fig4 #f4 ,je lui ai donn1 d'aprs les principes que je viens d'exposer1 la forme d'un sphrode elliptique ,,abcd1 dont les deux bouts sont coups par un plan qui passeroit par chacun des foyers perpendiculairement au grand axe4 ,au moyen du renflement qui rsulte de cette figure1 le fourneau peut tenir une masse de charbon considrable1 il reste encore dans l'intervalle assez d'espace pour le passage du courant d'air4 ,pour que rien ne s'oppose au libre accs de l'air extrieur1 je l'ai laiss entirement ouvert par-dessous1 l'exemple de ,m4 ,macquer1 qui avoit dj pris cette mme prcaution pour son fourneau de fusion1 je l'ai pos sur un trpied4 ,la grille dont je me sers est claire-voie en fer mplat2 pour que les barreaux opposent moins d'obstacle au passage de l'air1 je les ai fait poser non sur leur ct plat1 mais sur le ct le plus troit1 comme on le voit figure #g4 ,enfin j'ai ajout la partie suprieure ,,ab un tuyau de #ah pieds de long en terre cuite1 dont le diamtre intrieur est presque de moiti de celui du fourneau4 ,quoique j'obtienne dj avec ce fourneau un feu suprieur celui qu'aucun ,chimiste se soit encore procur jusqu'ici1 je le crois susceptible d'tre sensiblement augment par les moyens simples que j'ai indiqus dont le principal consiste rendre le tuyau ,,fgab le moins bon conducteur de chaleur qu'il soit possible4 ,il me reste dire un mot du fourneau de coupelle ou fourneau d'essai4 ,lorsqu'on veut connotre si du plomb contient de l'or ou de l'argent1 on le chauffe grand feu dans de petites capsules faites avec des os calcins1 qui1 en termes d'essai1 se nomment coupelles4 ,le plomb s'oxide1 il devient susceptible de se vitrifier1 il s'imbibe s'incorpore avec la coupelle4 ,on conoit que le plomb ne peut s'oxider qu'avec le contact de l'air2 ce ne peut donc tre1 ni dans un creuset o le libre accs de l'air extrieur est interdit1 ni mme au milieu d'un fourneau travers les charbons ardens1 puisque l'air de l'intrieur d'un fourneau altr par la combustion rduit pour la plus grande partie l'tat de gaz azote de gaz acide carbonique1 n'est plus propre la calcination l'oxidation des mtaux4 ,il a donc fallu imaginer un appareil particulier o le mtal ft en mme tems expos la grande violence du feu1 garanti du contact de l'air devenu incombustible par son passage travers les charbons4 ,le fourneau destin remplir ce double objet1 a t nomm1 dans les arts1 fourneau de coupelle4 ,il est communment de forme quarre1 ainsi qu'il est reprsent planche ,,xiii1 fig4 #h4 ,voyez1 aussi sa coupe1 fig4 #aj4 ,comme tous les fourneaux1 bien construits1 il doit avoir un cendrier ,,aabb1 un foyer ,,bbcc1 un laboratoire ,,ccdd1 un dme ,,ddee4 ,c'est dans le laboratoire qu'on place ce qu'on nomme la mouffle4 ,c'est une espce de petit four ,,gh1 figures #i #aj1 fait de terre cuite ferm par le fond4 ,on le pose sur des barres qui traversent le fourneau1 il s'ajuste avec l'ouverture ,g de la porte1 on l'y lute avec de l'argile dlaye avec de l'eau4 ,c'est dans cette espce de four que se placent les coupelles4 ,on met du charbon dessus dessous la mouffle par les portes du dme du foyer3 l'air qui est entr par les ouvertures du cendrier1 aprs avoir servi la combustion1 s'chappe par l'ouverture suprieure ,,ee4 ,a l'gard de la mouffle1 l'air extrieur y pntre par la porte ,,gg1 il y entretient la calcination mtallique4 ,en rflchissant sur cette construction1 on s'apperoit aisment combien elle est vicieuse4 ,elle a deux inconvniens principaux3 quand la porte ,,gg est ferme1 l'oxidation se fait lentement difficilement dfaut d'air pour l'entretenir2 lorsqu'elle est ouverte1 le courant d'air froid qui s'introduit fait figer le mtal suspend l'opration4 ,il ne seroit pas difficile de remdier ces inconvniens1 en construisant la mouffle le fourneau de manire qu'il y et un courant d'air extrieur toujours renouvell qui rast la surface du mtal4 ,on feroit passer cet air travers un tuyau de terre qui seroit entretenu rouge par le feu mme du fourneau1 afin que l'intrieur de la mouffle ne ft jamais refroidi2 on feroit en quelques minutes ce qui demande souvent un tems considrable4 ,m4 ,sage a t conduit par d'autres principes de semblables consquences4 ,il place la coupelle qui contient le plomb alli de fin dans un fourneau ordinaire travers les charbons2 il la recouvre avec une petite mouffle de porcelaine1 quand le tout est suffisamment chaud1 il dirige sur le mtal le courant d'air d'un soufflet ordinaire main3 la coupellation de cette manire se fait avec une grande facilit1 ce qu'il parot1 avec beaucoup d'exactitude4 4 ,,iii4 ,des moyens d'augmenter considrablement l'action du feu1 en substituant le gaz oxygne l'air de l'atmosphre4 ,on a obtenu avec les grands verres ardens qui ont t construits jusqu' ce jour1 tels que ceux de ,tchirnausen celui de ,m4 de ,trudaine1 une intensit de chaleur un peu plus grande que celle qui a lieu dans les fourneaux chimiques1 mme dans les fours o l'on cuit la porcelaine dure4 ,mais ces instrumens sont extrmement chers1 ils ne vont pas mme jusqu' fondre la platine brute2 en sorte que leur avantage1 relativement l'effet qu'ils produisent1 n'est presque d'aucune considration1 qu'il est plus que compens par la difficult de se les procurer mme d'en faire usage4 ,les miroirs concaves diamtre gal font un peu plus d'effet que les verres ardens2 on en a la preuve par les expriences faites par ,,mm4 ,macquer ,baum1 avec le miroir de ,m4 l',abb ,bouriot3 mais comme la direction des rayons rflchis est de bas en haut1 il faut oprer en l'air sans support2 ce qui rend absolument impossible le plus grand nombre des expriences chimiques4 ,ces considrations m'avoient dtermin d'abord essayer de remplir de grandes vessies de gaz oxygne1 y adapter un tube susceptible d'tre ferm par un robinet1 m'en servir pour animer avec ce gaz le feu des charbons allums4 ,l'intensit de chaleur fut telle1 mme dans mes premires tentatives1 que je parvins fondre une petite quantit de platine brute avec assez de facilit4 ,c'est ce premier succs que je dois l'ide du gazomtre dont j'ai donn la description1 page #cdf suivantes4 ,je l'ai substitu aux vessies2 comme on peut donner au gaz oxygne le degr de pression qu'on juge propos1 on peut non-seulement s'en procurer un coulement continu1 mais lui donner mme un grand degr de vitesse4 ,le seul appareil dont on ait besoin pour ce genre d'expriences1 consiste en une petite table ,,abcd1 pl4 ,,xii1 fig4 #ae1 perce d'un trou en ,f1 travers lequel on fait passer un tube de cuivre ou d'argent ,,fg1 termin en ,g par une trs-petite ouverture qu'on peut ouvrir ou fermer par le moyen du robinet ,h4 ,ce tube se continue par dessous la table en lmno1 va s'adapter au gazomtre avec l'intrieur duquel il communique4 ,lorsqu'on veut oprer1 on commence faire avec le tourne-vis ,,ki un creux de quelques lignes de profondeur dans un gros charbon noir4 ,on place dans ce creux le corps que l'on veut fondre3 on allume ensuite le charbon avec un chalumeau de verre1 la flamme d'une chandelle ou d'une bougie2 aprs quoi on l'expose au courant de gaz oxygne qui sort avec rapidit par le bec ou extrmit ,g du tube ,,fg4 ,cette manire d'oprer ne peut tre employe que pour les corps qui peuvent tre mis sans inconvnient en contact avec les charbons1 tels que les mtaux1 les terres simples1 c4 ,a l'gard des corps dont les principes ont de l'affinit avec le charbon que cette substance dcompose1 comme les sulfates1 les phosphates1 en gnral presque tous les sels neutres1 les verres mtalliques1 les maux1 c4 on se sert de la lampe d'mailleur1 travers de laquelle on fait passer un courant de gaz oxygne4 ,alors1 au lieu de l'ajutage recourb ,,eg1 on se sert de celui coud ,,st1 qu'on visse la place qui dirige le courant de gaz oxygne travers la flamme de la lampe4 ,l'intensit de chaleur que donne ce second moyen n'est pas aussi forte que celle qu'on obtient par le premier1 ce n'est qu'avec beaucoup de peine qu'on parvient fondre la platine4 ,les supports dont on se sert dans cette seconde manire d'oprer1 sont ou des coupelles d'os calcins1 ou de petites capsules de porcelaine1 ou mme des capsules ou cuillers mtalliques4 ,pourvu que ces dernires ne soient pas trop petites1 elles ne fondent pas1 attendu que les mtaux sont bons conducteurs de chaleur1 que le calorique se rpartit en consquence promptement facilement dans toute la masse1 n'en chauffe que mdiocrement chacune des parties4 ,on peut voir dans les volumes de l',acadmie1 anne #aghb1 page #dgf1 #aghc1 page #egc1 la suite d'expriences que j'ai faites avec cet appareil4 ,il en rsulte1 #a4 que le cristal de roche1 c'est--dire la terre siliceuse pure1 est infusible2 mais qu'elle devient susceptible de ramollissement de fusion1 ds qu'elle est mlange4 #b4 ,que la chaux1 la magnsie la baryte ne sont fusibles ni seules1 ni combines ensemble2 mais qu'elles facilitent1 sur-tout la chaux1 la fusion de toutes les autres substances4 #c4 ,que l'alumine est compltement fusible seule1 qu'il rsulte de sa fusion une substance vitreuse opaque trs-dure1 qui raye le verre comme les pierres prcieuses4 #d4 ,que toutes les terres pierres composes se fondent avec beaucoup de facilit1 forment un verre brun4 #e4 ,que toutes les substances salines1 mme l'alkali fixe1 se volatilisent en peu d'instans4 #f4 ,que l'or1 l'argent1 etc4 probablement la platine1 se volatilisent lentement ce degr de feu1 se dissipent sans aucune circonstance particulire4 #g4 ,que toutes les autres substances mtalliques1 l'exception du mercure1 s'oxident quoique places sur un charbon2 qu'elles y brlent avec une flamme plus ou moins grande diversement colore1 finissent par se dissiper entirement4 #h4 ,que les oxides mtalliques brlent galement tous avec flamme2 ce qui semble tablir un caractre distinctif de ces substances1 ce qui me porte croire1 comme ,bergman l'avoit souponn1 que la baryte est un oxide mtallique1 quoiqu'on ne soit pas encore parvenu en obtenir le mtal dans son tat de puret4 #i4 ,que parmi les pierres prcieuses1 les unes1 comme le rubis1 sont susceptibles de se ramollir et de se souder1 sans que leur couleur mme que leur poids soient altrs2 que d'autres1 comme l'hyacinthe dont la fixit est presque gale celle du rubis1 perdent facilement leur couleur2 que la topase de ,saxe1 la topase le rubis du ,bresil non-seulement se dcolorent promptement ce degr de feu1 mais qu'ils perdent mme un cinquime de leur poids1 qu'il reste1 lorsqu'ils ont subi cette altration1 une terre blanche semblable en apparence du quartz blanc ou du biscuit de porcelaine2 enfin que l'meraude1 la chrysolite le grenat fondent presque sur-le-champ en un verre opaque color4 #aj4 ,qu' l'gard du diamant1 il prsente une proprit qui lui est toute particulire1 celle de se brler la manire des corps combustibles de se dissiper entirement4 ,il est un autre moyen dont je n'ai point encore fait usage1 pour augmenter encore davantage l'activit du feu par le moyen du gaz oxygne2 c'est de l'employer souffler un feu de forge4 ,m4 ,achard en a eu la premire ide2 mais les procds qu'il a employs au moyen desquels il croyoit dphlogistiquer l'air de l'atmosphre1 ne l'ont conduit rien de satisfaisant4 ,l'appareil que je me propose de faire construire1 sera trs-simple3 il consistera dans un fourneau ou espce de forge d'une terre extrmement rfractaire2 sa figure sera peu prs semblable celle du fourneau reprsent planche ,,xiii1 figure #d2 il sera seulement moins lev en gnral construit sur de plus petites dimensions4 ,il aura deux ouvertures1 l'une en ,e laquelle s'adaptera le bout d'un soufflet1 une seconde toute semblable laquelle s'ajustera un tuyau qui communiquera avec le gazomtre4 ,je pousserai d'abord le feu aussi loin qu'il sera possible par le vent du soufflet2 quand je serai parvenu ce point1 je remplirai entirement le fourneau de charbons embrass2 puis interceptant tout--coup le vent du soufflet1 je donnerai par l'ouverture d'un robinet accs au gaz oxygne du gazomtre1 je le ferai arriver avec quatre ou cinq pouces de pression4 ,je puis runir ainsi le gaz oxygne de plusieurs gazomtres1 de manire en faire passer jusqu' huit neuf pieds cubes travers le fourneau1 je produirai une intensit de chaleur certainement trs-suprieure tout ce que nous connoissons4 ,j'aurai soin de tenir l'ouverture suprieure du fourneau trs-grande1 afin que le calorique ait une libre issue1 qu'une expansion trop rapide de ce fluide si minemment lastique ne produise point une explosion4 ,,fin4 ,,tables ,a ,l',,usage ,,des ,,chimistes4 ,,tables ,a ,l',,usage ,,des ,,chimistes4 ,n4 ,i4 ,table pour convertir les onces1 gros grains en fractions dcimales de livre1 poids de marc4 ,,table ,,pour ,,les ,,grains4 ,grains ,fractions dcimales ,grains ,fractions dcimales poids de livre poids de livre de marc4 correspondantes4 de marc4 correspondantes4 ---------------------------------------- -------------------- livre4 livre4 #a #j1jjjajhejg #ac #j1jjadajeia #b #j1jjjbagjad #ad #j1jjaeaijih #c #j1jjjcbeeba #ae #j1jjafbgfje #d #j1jjjdcdjbh #af #j1jjagcfaab #e #j1jjjedbece #ag #j1jjahddfai #f #j1jjjfeajdb #ah #j1jjaiecabe #g #j1jjjgeiedi #ai #j1jjbjfafcc #h #j1jjjhfhjef #bj #j1jjbagjadj #i #j1jjjigfefc #ba #j1jjbbghfdg #aj #j1jjajhejgj #bb #j1jjbchgaed #aa #j1jjaaicegg #bc #j1jjbdieffa #ab #j1jjacjbjhd #bd #j1jjbfjdafh ,grains ,fractions dcimales ,grains ,fractions dcimales poids de livre poids de livre de marc4 correspondantes4 de marc4 correspondantes4 ---------------------------------------- -------------------- livre4 livre4 #be #j1jjbgabfge #ea #j1jjeeccheg #bf #j1jjbhbaahb #eb #j1jjefdbcfd #bg #j1jjbibifhi #ec #j1jjegejhga #bh #j1jjcjchaif #ed #j1jjeheicgh #bi #j1jjcadfgjc #ee #j1jjeifghhe #cj #j1jjcbeebaj #ef #j1jjfjgfcgb #ca #j1jjccfcgag #eg #j1jjfahdhii #cb #j1jjcdgbbbd #eh #j1jjfbicdjf #cc #j1jjcehjgca #ei #j1jjfdjaiac #cd #j1jjcfhibch #fj #j1jjfeajdbj #ce #j1jjcgiggde #fa #j1jjffahibg #cf #j1jjcijfbeb #fb #j1jjfgbgdcd #cg #j1jjdjadgei #fc #j1jjfhceida #ch #j1jjdabcbff #fd #j1jjfiddddh #ci #j1jjdbcaggc #fe #j1jjgjebiee #dj #j1jjdcdjbhj #ff #j1jjgafadfb #da #j1jjdddhghg #fg #j1jjgbfiifi #db #j1jjdeegbid #fh #j1jjgcghdef #dc #j1jjdffehja #fi #j1jjgdhfihc #dd #j1jjdggdcjh #gj #j1jjgeiedij #de #j1jjdhhbhae #ga #j1jjggjciig #df #j1jjdiiacbb #gb #j1jjghabejd #dg #j1jjejiihbi #gc #j1jjgibajaa #dh #j1jjebjhccf #gd #j1jjhjbieah #di #j1jjecafhdc #ge #j1jjhachjbe #ej #j1jjedbecej #gf #j1jjhbdfecb ,grains ,fractions dcimales ,grains ,fractions dcimales poids de livre poids de livre de marc4 correspondantes4 de marc4 correspondantes4 ---------------------------------------- -------------------- livre4 livre4 #gg #j1jjhceejci #hi #j1jjifegabc #gh #j1jjhdfcedf #ij #j1jjigfefcj #gi #j1jjhegbjec #ia #j1jjihgdacg #hj #j1jjhfhjefj #ib #j1jjiihbfdd #ha #j1jjhghijfg #ic #j1jajjiaaea #hb #j1jjhhigegd #id #j1jajaiifeh #hc #j1jjijjfjha #ie #j1jajcjhafe #hd #j1jjiaadehh #if #j1jajdaffgb #he #j1jjibbcjie #ig #j1jajebeagi #hf #j1jjiccafjb #ih #j1jajfccfhf #hg #j1jjiddjaji #ii #j1jajgdbaic #hh #j1jjiedhfaf #ajj #j1jajhejgjj ,,pour ,,les ,,gros4 ,,pour ,,les ,,onces4 gros4 livre4 onces4 livre4 #a #j1jjghabe #a #j1jfbejjj #b #j1jaefbej #b #j1abejjjj #c #j1jbcdcge #c #j1ahgejjj #d #j1jcabejj #d #j1bejjjjj #e #j1jcijfbe #e #j1cabejjj #f #j1jdfhgej #f #j1cgejjjj #g #j1jedfhge #g #j1dcgejjj #h #j1jfbejjj #h #j1ejjjjjj #i #j1jgjcabe #i #j1efbejjj #aj #j1jghabej #aj #j1fbejjjj #aa #j1jheicge #aa #j1fhgejjj #ab #j1jicgejj #ab #j1gejjjjj #ac #j1ajaefbe #ac #j1habejjj #ad #j1ajicgej #ad #j1hgejjjj #ae #j1aagahge #ae #j1icgejjj #af #j1abejjjj #af #a1jjjjjjj ,n4 ,,ii4 ,,table pour convertir les fractions dcimales de livre en fractions vulgaires4 ,,pour ,,les ,,dixiemes ,,de ,,livre4 ,,pour ,,les ,,milliemes ,,de ,,livre4 ,fractions,fractions vulgaires ,fractions,fractions vulgaires dcimales de livre dcimales de livre de livre4 correspondantes4 de livre4 correspondantes4 ------------------------------ ------------------------------ livre4 onces4 gros4 grains4 livre4 onces4 gros4 grains4 #j1a #a #d #eg1fj #j1jja #i1bb #j1b #c #a #dc1bj #j1jjb #ah1dc #j1c #d #f #bh1hj #j1jjc #bg1fe #j1d #f #c #ad1dj #j1jjd #cf1hf #j1e #h #h #j #j1jje #df1jh #j1f #i #d #eg1fj #j1jjf #ee1cj #j1g #aa #a #dc1bj #j1jjg #fd1ea #j1h #ab #f #bh1hj #j1jjh #a #a1gc #j1i #ad #c #ad1dj #j1jji #a #aj1id #a1 #af #j #j #j1jaj #a #bj1af ,,pour ,,les ,,centiemes ,,pour ,,les ,,dix ,,milliemes ,,de ,,livre4 ,,de ,,livre4 livre4 onces4 gros4 grains4 livre4 grains4 #j1ja #a #bj1af #j1jjja #j1ib #j1jb #b #dj1cb #j1jjjb #a1hd #j1jc #c #fj1dh #j1jjjc #b1gf #j1jd #e #h1fd #j1jjjd #c1fi #j1je #f #bh1hj #j1jjje #d1fa #j1jf #g #dh1if #j1jjjf #e1ec #j1jg #a #j #fi1ab #j1jjjg #f1de #j1jh #a #b #ag1bh #j1jjjh #g1cg #j1ji #a #c #cg1dd #j1jjji #h1bi #j1aj #a #d #eg1fj #j1jjaj #i1bb ,,pour ,,les ,,cent ,,milliemes ,,pour ,,les ,,millioniemes ,,de ,,livre4 ,,de ,,livre4 ,fractions,fractions vulgaires ,fractions ,fractions vulgaires dcimales de livre dcimales de livre de livre4 correspondantes4 de livre4 correspondantes4 ------------------------------ ------------------------------- livre4 grains4 livre4 grains4 #j1jjjja #j1ji #j1jjjjja #j1ja #j1jjjjb #j1ah #j1jjjjjb #j1jb #j1jjjjc #j1bh #j1jjjjjc #j1jc #j1jjjjd #j1cg #j1jjjjjd #j1jd #j1jjjje #j1df #j1jjjjje #j1je #j1jjjjf #j1ee #j1jjjjjf #j1jf #j1jjjjg #j1fd #j1jjjjjg #j1jg #j1jjjjh #j1gd #j1jjjjjh #j1jh #j1jjjji #j1hc #j1jjjjji #j1ji #j1jjjaj #j1ib #j1jjjjaj #j1aj ,n4 ,,iii4 ,,table du nombre de ,pouces cubes correspondans un poids dtermin d'eau4 ,,table ,,pour ,,les ,,grains4 ,grains d'eau1 ,nombre de ,grains d'eau1 ,nombre de poids pouces cubes poids pouces cubes de marc4 correspondans4 de marc4 correspondans4 ---------------------------- ---------------------------- #a #j1jjc #bc #j1jfb #b #j1jje #bd #j1jfe #c #j1jjh #be #j1jfg #d #j1jaa #bf #j1jgj #e #j1jac #bg #j1jgc #f #j1jaf #bh #j1jgf #g #j1jai #bi #j1jgh #h #j1jbb #cj #j1jha #i #j1jbd #ca #j1jhd #aj #j1jbg #cb #j1jhf #aa #j1jcj #cc #j1jhi #ab #j1jcb #cd #j1jib #ac #j1jce #ce #j1jid #ad #j1jch #cf #j1jig #ae #j1jdj #cg #j1ajj #af #j1jdc #ch #j1ajc #ag #j1jdf #ci #j1aje #ah #j1jdi #dj #j1ajh #ai #j1jea #da #j1aaa #bj #j1jed #db #j1aac #ba #j1jeg #dc #j1aaf #bb #j1jei #dd #j1aai ,grains d'eau1 ,nombre de ,grains d'eau1 ,nombre de poids pouces cubes poids pouces cubes de marc4 correspondans4 de marc4 correspondans4 ---------------------------- ---------------------------- #de #j1aba #ei #j1aei #df #j1abd #fj #j1afb #dg #j1abg #fa #j1afe #dh #j1acj #fb #j1afg #di #j1acb #fc #j1agj #ej #j1ace #fd #j1agc #ea #j1ach #fe #j1age #eb #j1adj #ff #j1agh #ec #j1adc #fg #j1aha #ed #j1adf #fh #j1ahd #ee #j1adh #fi #j1ahf #ef #j1aea #gj #j1ahi #eg #j1aed #ga #j1aib #eh #j1aeg #gb #j1aid ,,table ,,pour ,,les ,,gros4 ,,table ,,pour ,,les ,,onces4 pou4 cub4 pou4 cub4 #a #j1aic #a #a1edc #b #j1chf #b #c1jhf #c #j1egi #c #d1fbi #d #j1ggb #d #f1agb #e #j1ife #e #g1gae #f #a1aeh #f #i1beh #g #a1cea #g #aj1hja #h #a1edc #h #ab1cdd #i #ac1hhg #aj #ae1dcj #aa #af1igc #ab #ah1eaf #ac #bj1jei #ad #ba1fjb #ae #bc1ade #af #bd1fhg ,,table ,,pour ,,les ,,livres4 ,livres d'eau1 ,nombre de ,livres d'eau1 ,nombre de poids pouces cubes poids pouces cubes de marc4 correspondans4 de marc4 correspondans4 ---------------------------- ---------------------------- pou4 cub4 pou4 cub4 #a #bd1fhg #bj #dic1gdj #b #di1cgd #ba #eah1dbg #c #gd1jfa #bb #edc1aad #d #ih1gdh #bc #efg1hja #e #abc1dbj #bd #eib1ddh #f #adh1abb #be #fag1age #g #agb1hji #bf #fda1hfb #h #aig1dif #bg #fff1edi #i #bbb1ahj #bh #fia1bcf #aj #bdf1hgj #bi #gae1ibc #aa #bga1eeg #cj #gdj1faj #ab #bif1bdd #dj #ihg1dhj #ac #cbj1ica #ej #abcd1bjj #ad #cde1fah #fj #adha1bbj #ae #cgj1cje #gj #agbh1jjj #af #cid1iib #hj #aigd1ifj #ag #dai1fgf #ij #bbba1hjj #ah #ddd1cfj #ajj #bcbh1gjj #ai #dfi1jej ,n4 ,,iv4 ,,table pour convertir les lignes fractions de lignes en fractions dcimales de pouce4 ,,table ,,pour ,,les ,,fractions ,,table ,,pour ,,les ,,lignes4 ,,de ,,ligne4 ,douzimes ,fractions dcimales ,fractions dcimales de de pouce lignes4 de pouce lignes4 correspondantes4 correspondantes4 ------------------------------ ------------------------------ pouces4 pouces4 #a #j1jjfid #a #j1jhccc #b #j1jachi #b #j1afffg #c #j1jbjhc #c #j1bejjj #d #j1jbggh #d #j1ccccc #e #j1jcdgb #e #j1daffg #f #j1jdafg #f #j1ejjjj #g #j1jdhfa #g #j1ehccc #h #j1jeeef #h #j1ffffg #i #j1jfbej #i #j1gejjj #aj #j1jfidd #aj #j1hcccc #aa #j1jgfci #aa #j1iaffg #ab #j1jhccc #ab #a1jjjjj ,n4 ,v4 ,,table pour convertir les hauteurs d'eau observes dans les cloches ou jarres1 en hauteurs correspondantes de mercure exprimes en fractions dcimales de pouce4 ,hauteur ,hauteur correspondante ,hauteur ,hauteur correspondante de l'eau du mercure de l'eau du mercure exprime exprime en fractions exprime exprime en fractions en lignes4 dcimales de pouce4 en lignes4 dcimales de pouce4 --------------------------------- --------------------------------- lignes4 pouces4 pou4 lig4 pouces4 #a #j1jjfad #bj #j1abbhd #b #j1jabbh #ba #j1abhih #c #j1jahdc #bb #j1aceab #d #j1jbdeg #bc #j1adabf #e #j1jcjga #b #j1adgda #f #j1jcfhe #c #j1bbaaa #g #j1jdbii #d #j1bidha #h #j1jdiad #e #j1cfheb #i #j1jeebh #f #j1ddbbb #aj #j1jfadb #g #j1eaeic #aa #j1jfgef #h #j1ehifc #ab #j1jgcgj #i #j1ffccc #ac #j1jgihe #aj #j1gcgjd #ad #j1jheii #aa #j1hajgd #ae #j1jibac #ab #j1hhddd #af #j1jihbg #ac #j1iehae #ag #j1ajdda #ad #a1jcahe #ah #j1aajee #ae #a1ajeef #ai #j1aafgj #af #a1agibf ,n4 ,,vi4 ,,table des quantits de pouces cubiques franois correspondans une once1 mesure de ,m4 ,priestley4 ,onces1 mesure,pouces cubiques ,onces1 mesure,pouces cubiques de franois de franois ,m4 ,priestley4correspondans4 ,m4 ,priestley4correspondans4 ----------------------------- ----------------------------- pou4 cub4 pou4 cub4 #a #a1efg #bj #ca1cdj #b #c1acd #cj #dg1jaj #c #d1gja #dj #fb1fhj #d #f1bfh #ej #gh1cej #e #g1hce #fj #id1jbj #f #i1djb #gj #aji1fij #g #aj1ifi #hj #abe1cfj #h #ab1ecf #ij #ada1jcj #i #ad1ajc #ajj #aef1gjj #aj #ae1fgj #bjj #cac1djj #aa #ag1bcg #cjj #dgj1ajj #ab #ah1hjd #djj #fbf1hjj #ac #bj1cga #ejj #ghc1ejj #ad #ba1ich #fjj #idj1bjj #ae #bc1eje #gjj #ajif1ijj #af #be1jgb #hjj #abec1fjj #ag #bf1fci #ijj #adaj1cjj #ah #bh1bjf #ajjj #aefg1jjj #ai #bi1ggc ,n4 ,,vii4 ,,table des pesanteurs des diffrens gaz #bh pouces de pression #aj degrs du thermomtre4 ,poids ,poids du pied ,noms des airs du pouce cube4 ,,observations4 ou gaz4 cube4 ---------------------------------------- --------------------------- grains4 on4 gro4 gra4 ,air atmosphrique4 #j1dfjje #a #c #c1jj ,d'aprs mes expr4 ,gaz azote4 #j1ddddd #a #b #dh1jj ,d'aprs mes expr4 ,gaz oxigne4 #j1ejfid #a #d #ab1jj ,d'aprs mes expr4 ,gaz hydrogne4 #j1jceci #fa1ae ,d'aprs mes expr4 ,gaz acide carbonique4 #j1fhihe #b #dj1jj ,d'aprs mes expr4 ,gaz nitreux4 #j1edfij #a #e #i1jd ,d'aprs ,m4 ,kirwan4 ,gaz ammoniaque4 #j1bgdhh #f #dc1jj ,d'aprs ,m4 ,kirwan4 ,gaz acide sulfureux4 #a1jchbj #c #ff1jj ,d'aprs ,m4 ,kirwan4 ,n4 ,,viii4 ,,table des ,pesanteurs spcifiques des substances minrales1 extraite de l'ouvrage de ,m4 ,,brisson4 ,,substances ,m,,talliques4 ,noms des ,pesan- ,poids ,poids substances ,,vari,t,s4 teur du pouce du mtalliques4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,or4 ,or #bd karats1 fondu #aibeha #ab #c #fb #acdh #a #j #da non forg4 ,le mme fondu forg4#aicfag #ab #d #bh #acee #e #j #fj ,or au titre de ,paris1 #agdhfc #aa #b #dh #abbd #j #e #ah ou #bb karats1 fondu non forg4 ,le mme fondu forg4#agehid #aa #c #ae #abca #d #a #b ,or au titre de la #agdjbb #aa #b #ag #abah #b #c #ea monoie de ,france1 ou #ba #bb_/cb karats1 fondu non forg4 ,le mme monoy4 #agfdgd #aa #c #cf #abce #e #j #ea ,or au titre des #aegjij #aj #a #cc #ajii #aj #j #df bijoux1 ou #bj karats1 fondu non forg4 ,le mme1 fondu #aeggdf #aj #a #eg #aajd #c #d #cj forg4 ,argent4 ,argent #ab deniers #ajdgdc #f #f #bb #gcc #c #a #eb fondu non forg4 ,le mme fondu forg4#ajeajg #f #f #cf #gce #aa #g #dc ,argent au titre de #ajageb #f #d #ee #gab #d #a #eg ,paris1 ou #aa deniers #aj grains1 fondu non forg4 ,le mme1 fondu #ajcgfe #f #e #eh #gbf #e #e #cb forg4 ,argent au titre de la #ajjdgf #f #d #g #gjc #e #b #cf monoie de ,france1 ou #aj deniers #ba grains1 fondu non forg4 ,le mme monoy4 #ajdjgg #f #e #gj #gbh #h #d #ga ,platine4 ,platine brut en #aefjag #aj #j #fe #ajib #a #g #ag grenailles4 ,le mme dcap1 par #afgeba #aj #f #fb #aagb #aj #b #ei l'acide muriatique4 ,platine purifi fondu4#aiejjj #ab #e #h #acfe #j #j #j ,platine purifi forg4#bjccff #ac #a #cb #adbc #h #g #fg ,platine purifi1 pass#bajdag #ac #e #h #adgb #ad #e #df par la filiere4 ,platine purifi pass #bbjfij #ad #b #ca #aedd #ac #b #ag au laminoir4 ,cuivre4 ,cuivre rouge fondu #gghhj #e #j #bh #ede #b #d #ce non forg4 ,le mme fondu pass #hhghe #e #f #c #fba #g #g #bf la filiere4 ,cuivre jaune fondu #hcieh #e #c #ch #ehg #aa #b #bf non forg4 ,le mme fondu pass #hedda #e #d #bb #eih #a #c #aj la filiere4 ,fer4 ,fer fondu4 #gbjgj #d #e #bg #ejd #g #f #eb ,fer forg en barre1 #gghhj #e #j #bh #ede #b #d #ce croui ou non croui4 ,acier ni tremp1 ni #ghcca #e #j #dd #edh #e #j #da croui4 ,le mme croui non #ghdjd #e #j #dg #edh #ac #a #ga tremp4 ,le mme croui #ghahj #e #j #ci #edg #d #a #bj ensuite tremp4 ,le mme tremp non #ghafc #e #j #ch #edg #b #b #c croui4 ,etain4 ,etain pur de #gbiad #d #e #eh #eaj #f #b #fh ,cornouailles1 fondu non croui4 ,le mme fondu #gbiid #d #e #fa #eaj #ae #b #de croui4 ,etain de ,mlac1 #gbifc #d #e #fj #eaj #aa #f #fa fondu non croui4 ,le mme fondu #gcjfe #d #e #fd #eaa #g #b #ag croui4 ,plomb4 ,plomb fondu4 #aacebc #g #b #fb #gid #aj #d #dd ,zinc4 ,zinc fondu4 #gaijh #d #e #ba #ejc #e #e #da ,bismuth4 ,bismuth fondu4 #ihbbg #f #b #fg #fhg #i #c #bh ,cobalt4 ,cobalt fondu4 #ghaai #e #j #cf #edf #ac #b #de ,antimoine4 ,antimoine fondu4 #fgjba #d #b #ed #dfi #b #b #ei ,antimoine crud4 #djfdc #b #e #e #bhd #h #j #i ,verre d'antimoine4 #didfd #c #a #dg #cdf #c #g #fd ,arsenic4 ,arsenic fondu4 #egfcc #c #e #fd #djc #f #g #ab ,nickel4 ,nickel fondu4 #ghjgj #e #j #ce #edf #g #f #eb ,molybdne4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #dgche #c #j #da #cca #aa #a #fi ,tungstne4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #fjffe #c #g #cc #dbd #aj #c #fj ,mercure4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #acefha #h #f #be #idi #ab #b #ac ,,pierres ,,pr,,cieuses4 ,noms des ,pesan- ,poids ,poids pierres ,,vari,t,s4 teur du pouce du prcieuses4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,diamant4 ,diamant ,oriental #cebab #b #b #ai #bdf #g #e #fi blanc4 ,diamant ,oriental #cecaj #b #b #bb #bdg #b #e #ee couleur de rose4 ,rubis4 ,rubis ,oriental4 #dbhcc #b #f #ae #bii #ac #b #bf ,rubis ,spinelle4 #cgfjj #b #c #cf #bfc #c #a #dc ,rubis ,balai4 #cfdeh #b #b #fe #bee #c #b #bf ,rubis du ,brsil4 #cecaa #b #b #bb #bdg #b #f #dg ,topaze4 ,topaze ,orientale4 #djajf #b #d #eg #bhj #aa #f #gj ,topaze-pistache #djfae #b #e #d #bhd #d #g #c ,orientale4 ,topaze du ,brsil4 #cecfe #b #b #bd #bdg #h #g #c ,topaze de ,saxe4 #cefdj #b #b #ce #bdi #g #e #cb ,topaze blanche de #ceece #b #b #ca #bdh #aa #g #bf ,saxe4 ,saphir4 ,saphir ,oriental4 #ciida #b #d #ea #bgi #i #c #aj ,saphir ,oriental blanc4 #ciiaa #b #d #ej #bgi #f #j #ah ,saphir du ,puy4 #djgfi #b #e #aj #bhe #f #a #b ,saphir du ,brsil4 #cacjg #b #j #ag #bai #b #c #e ,girasol4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #djjjj #b #d #ec #bhj #j #j #j ,jargon4 ,jargon de ,ceylan4 #ddafa #b #f #fe #cji #b #j #ah ,hyacinthe4 ,hyacinthe commune4 #cfhgc #b #c #i #beh #a #e #bb ,vermeille4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #dbbii #b #e #fg #bif #a #c #fe ,grenat4 ,grenat de ,bohme4 #dahhh #b #e #eb #bic #c #c #dg ,grenat en cristal #djfbg #b #e #e #bhd #f #a #eg dodcadre4 ,grenat en cristal #bdfhd #a #d #eh #agb #ab #d #fb #bd faces1 volcanis4 ,grenat ,syrien4 #djjjj #b #d #ec #bhj #j #j #j ,emeraude4 ,emeraude du ,prou4 #bggee #a #f #bh #aid #d #d #ce ,chrysolite4 ,chrysolite des #bghba #a #f #ca #aid #aa #g #dd ,joailliers4 ,chrysolite du ,brsil4 #bfibc #a #e #fi #ahh #g #c #a ,aigue- ,aigue marine ,orientale #cedhi #b #b #bi #bdh #f #f #aj marine4 ou ,bril4 ,aigue-marine #bgbbg #a #f #h #aij #i #c #bh ,occidentale4 ,,pierres ,,siliceuses4 ,noms des ,pesan- ,poids ,poids pierres ,,vari,t,s4 teur du pouce du siliceuses4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,cristal de ,cristal de ,roche #bfecj #a #e #ed #ahe #aa #b #fd ,roche4 limpide de ,madagascar4 ,cristal de ,roche du #bfebf #a #e #ed #ahe #aj #g #ba ,brsil4 ,cristal de ,roche #bfedh #a #e #ee #ahe #ac #c #a glatineux ou d',europe4 ,quartz4 ,quartz cristallis4 #bfedf #a #e #ee #ahe #ac #a #af ,quartz en masse4 #bfdga #a #e #eb #ahe #d #f #a ,grs4 ,grs des ,paveurs4 #bdaeh #a #d #ch #afi #a #e #da ,grs des ,rmouleurs4 #badbi #a #c #h #aej #j #j #bh ,grs des ,couteliers4 #baaac #a #b #fh #adg #ab #e #ah ,grs luisant de #befaf #a #e #bj #agi #d #g #fg ,fontainebleau4 ,pierre faux grain #befch #a #e #ba #agi #g #c #dg moyen d',auvergne4 ,pierre faux de #bebih #a #e #h #agg #a #c #a ,lorraine4 ,agathe4 ,agathe ,orientale4 #beija #a #e #ca #aha #d #g #ba ,agathe ,onix4 #bfcge #a #e #di #ahd #aj #j #j ,calcdoine4 ,calcdoine limpide4 #bffdj #a #e #ei #ahf #g #e #cb ,cornaline4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #bfacg #a #e #dj #ahb #ae #b #ed ,sardoine4 ,sardoine pure4 #bfjbe #a #e #cf #ahb #b #f #ci ,prase4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #behje #a #e #bg #ahj #aj #a #bj ,pierre ,pierre fusil blonde4 #beida #a #e #cb #aha #i #c #aj fusil4 ,pierre fusil #behag #a #e #bh #ahj #aa #d #b noirtre4 ,caillou4 ,caillou ,onix4 #bffdd #a #e #ei #ahf #h #a #b ,caillou de ,rennes4 #bfech #a #e #ee #ahe #ab #b #c ,pierre 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #bdhce #a #d #fc #agc #ac #d #ab meuliere4 ,jade4 ,jade blanc4 #biejb #a #g #ba #bjf #h #a #eg ,jade verd4 #biffj #a #g #bg #bjg #i #g #bf ,jaspe rouge4 #bffab #a #e #eh #ahf #d #d #be ,jaspe brun4 #bfiaa #a #e #fi #ahh #f #j #ah ,jaspe jaune4 #bgaja #a #f #d #ahi #aa #b #cf ,jaspe4 ,jaspe violet4 #bgaaa #a #f #d #ahi #ab #c #cc ,jaspe gris4 #bgfdj #a #f #bd #aic #g #e #cb ,jaspe ,onix ou rubann4 #bhafj #a #f #dc #aig #a #g #bf ,schorl4 ,schorl noir1 #ccfcf #b #a #cb #bce #g #a #fb prismatique hexadre4 ,schorl noir spathique4 #ccheb #b #a #dj #bcf #ae #c #bh ,schorl noir en masse1 #bibbe #a #g #aa #bjd #i #a #dc dit ,basalte noir antique4 ,,pierres ,,argileuses ,,ou ,,alumineuses4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,serpentine4 ,serpentine opaque #bdbie #a #d #dc #agj #a #j #bc verte d',italie1 dite ,gabro des ,florentins4 ,statite4 ,craie de ,brianon #bgbgd #a #f #aj #aij #ad #e #ef grossiere4 ,craie d',espagne4 #bgijb #a #f #cd #aie #e #j #ad ,pierre ollaire feuillete du #bgfhg #a #f #bf #aic #ab #g #dj ,dauphin4 ,pierre ollaire #bheca #a #f #eg #aii #aa #c #ef feuillete de ,sude4 ,talc4 ,talc de ,moscovie4 #bgiag #a #f #cd #aie #f #e #df ,mica noir4 #bijjd #a #g #c #bjc #j #c #db ,schiste4 ,schiste commun4 #bfgah #a #e #fa #ahg #j #c #bd ,ardoise neuve4 #bhece #a #f #eg #aii #aa #g #bf ,pierre rasoir #bhgfc #a #f #ff #bja #e #c #dg blanche4 ,pierre rasoir noire #cacaa #b #j #ag #bai #b #f #dg blanche4 ,,pierres ,,calcaires4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,spath ,spath calcaire #bgaea #a #f #f #aij #j #g #ba calcaire4 rhombodal dit ,cristal d',islande4 ,spath calcaire #bgada #a #f #e #ahi #ae #f #bd pyramidal1 dit ,dent de cochon4 ,albtre4 ,albtre ,oriental #bgcjb #a #f #aa #aia #b #f #db blanc antique4 ,marbre4 ,marbre campan vert4 #bgdag #a #f #af #aia #ad #e #df ,marbre campan rouge4 #bgbdb #a #f #i #aij #aa #j #fj ,marbre blanc de #bgafh #a #f #f #aij #b #f #ch ,carare4 ,marbre blanc de ,paros4 #bhcgf #a #f #ea #aih #aj #j #fe ,pierres ,pierre de ,s4 ,leu1 #afeic #a #j #dc #aaf #b #c #bd calcaires de la carriere de btir4 ,s4 ,leu4 ,pierre de ,s4 ,leu1 de #ahjid #a #a #bh #abf #aj #d #af la carriere de ,notre ,dame4 ,pierre de ,vergelet1 #afedb #a #j #db #aae #ab #e #df du plus gros grain4 ,pierre d',arcueil4 #bjfje #a #b #di #add #c #f #f ,pierre de ,liais du #bjggh #a #b #ef #ade #g #a #f fond de ,bagneux1 de la carriere de ,mad4 ,ricateau4 ,pierre de ,liais du #bcijb #a #d #bh #afg #e #j #ad fond de ,bagneux1 de la carriere de ,m4 ,ory4 ,pierre des carrieres #achfd #j #g #ad #ig #a #f #aj de ,bour4 ,pierre de ,passy prs #bccdj #a #d #g #afc #f #j #df ,tonnerre4 ,,spaths4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,spath pesant,spath pesant blanc4 #ddcjj #f #gj #caj #a #d #eh ou ,sulfate de baryte4 ,spath fluor1,spath fluor blanc4 #caeee #b #j #bf #bbj #ad #a #bj ou ,fluate de chaux4 ,spath fluor rouge4 #caiaa #b #j #ci #bbc #f #j #ah ,spath fluor vert4 #cahag #b #j #cf #bbb #aa #b #ag ,spath fluor bleu4 #cafhh #b #j #ca #bba #ac #j #cb ,spath fluor violet4 #cageg #b #j #cd #bbb #d #f #bj ,z,,olite4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,zolite4 ,zolite tincelante #bdhfh #a #d #fd #agd #a #a #eb rouge d'delfors4 ,zolite tincelante #bjgci #a #b #ed #ade #b #f #aj blanche4 ,zolite cristallise4 #bjhcc #a #b #eh #ade #ac #b #bf ,,peischtein ,,ou ,,pierre ,,de ,,poix4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,pierres ,pierre de poix noire4 #bjdii #a #b #de #adc #g #g #g de poix4 ,pierre de poix jaune4 #bjhfj #a #b #ei #adf #j #b #dj ,pierre de poix rouge4 #bffie #a #e #fa #ahf #ac #f #eb ,pierre de poix #bcaia #a #d #b #afb #e #c #aj noirtre4 ,,pierres ,m,,lang,,es4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,porphire4 ,porphire rouge4 #bgfea #a #f #bd #aic #h #g #ba ,porphire rouge du #bgicc #a #f #ce #aie #h #c #gj ,dauphin4 ,serpentin4 ,serpentin vert4 #bhifj #a #g #a #bjb #aa #d #ab ,serpentin noir dit #bicci #a #g #ae #bje #e #g #ed variolite du ,dauphin4 ,serpentin vert du #bihhc #a #g #cf #bji #b #g #ab ,dauphin4 ,ophite4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #bigbb #a #g #cj #bjh #j #f #ff ,granitelle4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #cjfbf #a #g #fc #bad #f #j #fe ,granit4 ,granit rouge d',egypte4 #bfeda #a #e #ee #ahe #ab #d #ec ,granit d'un beau #bgfji #a #f #bc #aic #d #a #dh rouge4 ,granit de la ,valle #bgafc #a #f #f #aij #b #b #c de ,girardmas dans les ,vosges4 ,,pierres ,,de ,,volcans4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,pierres ,pierre-ponce4 #iade #d #ec #fd #j #a #ff de volcans4 ,lave pleine de #bcdhj #a #d #ac #afd #e #f #f ,volcans1 dite ,pierre obsidienne4 ,pierre de ,volvic4 #bcbje #a #d #b #afb #f #g #di ,basalte de la chausse #bhfdb #a #f #fa #bjj #g #g #ag des ,gans4 ,basalte prismatique #bdbae #a #d #dj #afi #h #j #df d',auvergne4 ,basalte1 dit pierre #bdaec #a #d #ch #afi #a #a #f de touche4 ,,vitrifications ,,artificielles4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,verres4 ,laitier des forges4 #bhedh #a #f #eh #aii #ac #c #a ,verre des bouteilles4 #bgcbe #a #f #ab #aia #d #c #ad ,verre vert ou commun #bfdbc #a #e #ej #ahd #ae #c #a des vitres4 ,verre blanc ou cristal #bhibb #a #g #j #bjb #g #b #h de ,france4 ,cristal des glaces de #bdhhb #a #d #fe #agd #b #f #bj ,s4 ,gobin4 ,cristal d',angleterre1 #ccbic #b #a #ai #bcc #j #f #ch dit ,flint-glass ,verre de borax4 #bfjgj #a #e #cg #ahb #g #f #eb ,porcelaine dure du #badeg #a #c #i #aej #c #a #cd ,roi1 ou de ,sves4 ,porcelaines4,porcelaine de ,limoges4 #bcdaj #a #d #aj #afc #ac #g #bf ,porcelaine de la ,chine4 #bchdg #a #d #bf #aff #ad #f #ff ,,mati,,res ,,inflammables4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,soufre4 ,soufre natif4 #bjccb #a #b #ci #adb #e #a #cd ,soufre fondu4 #aiijg #a #b #bc #aci #e #c #ef ,bitumes4 ,charbon de terre #acbib #j #f #fd #ic #j #e #df compacte4 ,ambre gris4 #ibfc #j #d #eh #fd #ac #c #dg ,ambre jaune ou #ajghj #j #e #db #ge #g #b #fc ,succin transparent4 ,,table des ,pesanteurs spcifiques des ,fluides4 ,,eaux4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- -------------------------------- on4 g4 grai4 liv4 on4 g4 gr4 ,eaux4 ,eau distille4 #ajjjj #j #e #ac #a_/c #gj #j #j #j ,eau de pluie4 #ajjjj #j #e #ac #a_/c #gj #j #j #j ,eau de la ,seine #ajjja1e #j #e #ac1d #gj #j #a #be filtre4 ,eau d',arcueil4 #ajjjd1f #j #e #ac1e #gj #j #d #i ,eau de ,ville-d',avray4 #ajjjd1c #j #e #ac1e #gj #j #c #fa ,eau de mer4 #ajbfc #j #e #bc #ga #ac #c #dg ,eau du lac ,asphaltite1#abdjc #j #f #ca #hf #ac #a #f ou de la ,mer morte4 ,,liqueurs ,,spiritueuses4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,vins4 ,vin de ,bourgogne4 #iiae #j #e #aj #fi #f #c #fj ,vin de ,bordeaux4 #iici #j #e #aa #fi #i #a #be ,vin de ,malvoisie de #ajchb #j #e #bh #gb #aj #f #bj ,madre4 ,bierre rouge4 #ajcch #j #e #bf #gb #e #f #fa ,bierre blanche4 #ajbca #j #e #bb #ga #i #f #gj ,cidre4 #ajaha #j #e #bj #ga #d #b #ac ,esprit- ,alkool du commerce4 #hcga #j #d #be #eh #i #c #cj de-vin1 ou alkool4 ,alkool trs-rectifi4 #hbic #j #d #bb #eh #j #f #ch ,alkool ml d'eau4 ,alkool4 ,eau4 parties4 parties4 #ae #a #hebg #j #d #cj #ei #aa #j #ad #ad #b #hfgd #j #d #cf #fj #aa #d #c #ac #c #hhae #j #d #da #fa #aa #b #ag #ab #d #hidg #j #d #df #fb #aj #j #cg #aa #e #ijge #j #d #ea #fc #h #c #ad #aj #f #iaii #j #d #ee #fd #f #b #bb #i #g #icag #j #d #fj #fe #c #d #b #h #h #idbg #j #d #fd #fe #ae #f #dc #g #i #ieai #j #d #fg #ff #aj #a #b #f #aj #ieih #j #d #gj #fg #b #g #eh #e #aa #ifgd #j #e #a #fg #aa #c #ff #d #ab #igcc #j #e #c #fh #b #j #ee #c #ac #igia #j #e #f #fh #h #d #ec #b #ad #iheb #j #e #h #fh #ae #c #bh #a #ae #iiai #j #e #aj #fi #f #g #ca ,ethers4 ,ether sulfurique4 #gcif #j #c #fj #ea #ab #b #ei ,ether nitrique4 #ijhh #j #d #ea #fc #i #f #fa ,ether muriatique4 #gbif #j #c #ef #ea #a #a #af ,ether actique4 #hffd #j #d #ce #fj #aj #b #fh ,,liqueurs ,,acides4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,acides ,acide sulfurique4 #ahdji #a #a #ci #abh #ac #f #cc minraux4 ,acide nitrique4 #abgae #f #dc #hi #j #j #df ,acide muriatique4 #aaidj #f #ad #hc #i #b #ag ,acides ,acide acteux rouge4 #ajbea #j #e #bc #ga #ab #j #fe vgtaux4 ,acide acteux blanc4 #ajace #j #e #ah #gj #ae #j #fi ,acide acteux #ajjie #j #e #ag #gj #aj #e #i distill4 ,acide actique4 #ajfbf #j #e #cg #gd #f #j #fe ,acides ,acide formique4 #iidb #j #e #aa #fi #i #d #b animaux4 ,,alkali ,,volatil ,,ou ,,ammoniaque4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,ammoniaque4 ,ammoniaque en liqueur4 #higj #j #d #dg #fb #ab #e #i ,,liqueurs ,,huileuses4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------- onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,huiles ,huile essentielle de #hfig #j #d #cg #fj #ad #j #cg volatiles1 trbenthine4 ou essentielles4,trbenthine liquide4 #iiaj #j #e #aj #fi #e #g #bf ,huile essentielle de #hich #j #d #df #fb #i #j #cb ,lavande4 ,huile essentielle de #ajcfc #j #e #bg #gb #h #e #ah ,grofle4 ,huile essentielle de #ajdci #j #e #cj #gc #a #a #be ,canelle4 ,huiles ,huile d'olives4 #iaec #j #d #ed #fd #a #a #f fixes1 ou grasses4 ,huile d'amande douce4 #iagj #j #d #ed #fd #c #j #bc ,huile de lin4 #idjc #j #d #fc #fe #ac #a #f ,huile de pavot4 #ibhh #j #d #eg #fd #aj #e #ah ,huile de fane4 #iagf #j #d #ee #fd #c #e #ej ,huile de baleine4 #ibcc #j #d #eg #fd #aj #j #ee ,,liqueurs ,,animales4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,liqueurs ,lait de femme4 #ajbjc #j #e #ba #ga #f #e #fd animales4 ,lait de jument4 #ajcdf #j #e #bf #gb #f #f #a ,lait d'nesse4 #ajcee #j #e #bg #gb #g #f #f ,lait de chvre4 #ajcda #j #e #bf #gb #f #a #ci ,lait de brebis4 #ajdji #j #e #bi #gb #ac #f #cc ,lait de vache4 #ajcbd #j #e #be #gb #d #b #bb ,petit-lait de vache #ajaic #j #e #bj #ga #e #d #fg clarifi4 ,urine humaine4 #ajajf #j #e #ag #gj #a #f #gj ,,table des ,pesanteurs spcifiques de quelques substances vgtales animales4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,rsines4 ,rsines jaune ou #ajgbg #e #dj #ge #a #c #bh blanche du pin4 ,arcanon4 #ajheg #e #de #ge #ae #g #fc ,galipot4 #ajhai #e #ed #ge #aa #e #ei ,baras4 #ajdda #e #cj #gc #a #c #aj ,sandaraque4 #ajibj #e #dh #gf #g #j #bc ,mastic4 #ajgdb #e #da #ge #c #j #fj ,storax4 #aajih #e #ed #gg #aj #g #eh ,rsine ou gomme #aacih #e #bh #gb #ab #d #dd copale opaque4 ,gomme copale #ajdeb #e #cj #gc #b #d #ga transparente4 ,gomme copale de #ajfjj #e #cf #gd #c #a #dc ,madagascar4 ,gomme copale de la #ajfbh #e #cg #gd #f #b #ej ,chine4 ,rsine ou ,gomme ,elmi4 #ajahb #e #bj #ga #d #c #e ,rsine ou gomme #ajbhd #e #bd #ga #ae #f #cc anime d',orient4 ,rsine ou gomme #ajdbf #e #bi #gb #ae #e #ej anime d',occident4 ,labdanum4 #aahfb #f #aa #hc #j #d #be ,labdanum in tortis4 #bdicc #a #d #fg #agd #h #c #gj ,rsine ou gomme de #abbhi #f #bg #hf #j #b #fh gayac4 ,rsine de jalap4 #abahe #f #bc #he #d #e #ee ,sang-dragon4 #abjde #f #ah #hd #e #j #bc ,rsine ou gomme-laque4 #aacij #e #fe #gi #aa #e #cb ,rsine tacamaque4 #ajdfc #e #ca #gc #c #f #fa ,benjoin4 #ajibd #e #dh #gf #g #c #fe ,rsine ou gomme #ajfjd #e #cf #gd #c #e #ac alouchi4 ,rsine ou gomme #aabdd #e #fj #gh #aa #b #de caragne4 ,rsine ou gomme #icce #d #fa #fe #e #d #ab lastique4 ,camphre4 #ihhg #e #i #fi #c #b #ed ,gommes- ,gomme ammoniaque4 #abjga #f #ai #hd #g #g #dd rsines4 ,gomme sraphique4 #abjjh #f #af #hd #j #g #ab ,gomme de lierre1 ou #abidh #f #ea #ij #aj #a #bi hdre4 ,gomme gutte4 #abbaf #f #bd #he #h #a #ci ,euphorbe4 #aabdd #e #fj #gh #aa #b #de ,oliban ou encens4 #aagcb #f #f #hb #a #g #fc ,mirrhe4 #acfjj #g #d #ie #c #a #dc ,bdelium4 #acgag #e #fe #gi #aj #a #eg ,scammone d',alep4 #abced #f #bi #hf #g #e #ac ,scammone de ,smyrne4 #abgdc #f #dd #hi #c #a #eb ,galbanum4 #ababj #f #bj #hd #ac #c #cg ,assa ftida4 #acbge #f #fd #ib #ad #f #bi ,sarcocolle4 #abfhd #f #db #hh #ab #d #fb ,opopanax4 #afbbf #a #j #cj #aac #i #b #cf ,gommes4 ,gomme commune1 #adhag #j #g #di #ajc #aa #d #b ou de ,pas4 ,gomme arabique4 #adebc #g #ch #aja #aj #d #dd ,gomme adraganthe4 #acafa #f #ei #ib #b #j #ah ,gomme de ,bassora4 #adcdf #g #cb #ajj #f #f #a ,gomme d',acajou4 #addef #g #cf #aja #c #j #da ,gomme monbain4 #adbjf #g #bf #ii #g #j #da ,sucs ,suc de rglisse4 #agbbh #a #j #fg #abj #i #d #ba paissis4 ,suc d'acacia4 #aeaec #g #fb #ajf #a #a #f ,suc d'arec4 #adegc #g #dj #ajb #j #a #bi ,cachou4 #acihj #g #ah #ig #ac #f #f ,alos hpatique4 #acehf #g #c #ie #a #e #d ,alos socotrin4 #acgie #g #aa #if #i #j #bc ,hypociste4 #aebfc #g #ff #ajf #ac #c #dg ,opium4 #accff #f #fg #ic #h #g #c ,fcules4 ,indigo4 #gfij #j #c #ga #ec #ac #b #ag ,roucou4 #eief #j #c #f #da #aa #j #da ,cires ,cire jaune4 #ifdh #e #j #fg #h #d #dd graisses4 ,cire blanche4 #ifhf #e #b #fg #ab #f #dg ,cire d'ouarouchi4 #higj #d #dg #fb #ab #e #i ,beurre de cacao4 #hiaf #d #de #fb #f #d #ec ,blanc de baleine4 #idcc #d #fd #ff #j #c #gj ,graisse de buf4 #ibcb #d #eg #fd #i #g #fc ,graisse de veau4 #icda #d #fa #fe #f #a #ci ,graisse de mouton4 #ibce #d #eg #fd #aj #b #dj ,suif4 #idai #d #fd #fe #ad #g #ca ,graisse de cochon4 #icfh #d #fb #fe #i #a #eb ,lard4 #idgh #d #ff #ff #e #d #ba ,beurre4 #idbc #d #fd #fe #ae #c #a ,bois4 ,chne de #fj ans3 le #aagjj #f #e #ha #ad #c #ad cur4 ,lige4 #bdjj #a #ah #af #ab #f #bi ,orme3 le tronc4 #fgaj #c #ce #df #ae #d #ab ,fresne3 le tronc4 #hdej #d #bg #ei #b #c #ad ,htre4 #hebj #d #cj #ei #aj #a #ff ,aune4 #hjjj #d #aa #ef #j #j #j ,erable4 #geej #c #ff #eb #ac #d #eh ,noyer de ,france4 #fgaj #c #ce #df #ae #d #ab ,saule4 #ehej #c #b #dj #ae #a #dc ,tilleul4 #fjdj #c #i #db #d #c #fj ,sapin mle4 #eejj #b #fa #ch #h #j #j ,sapin femelle4 #dihj #b #db #cd #ac #f #f ,peuplier4 #chcj #a #ga #bf #ab #g #di ,peuplier blanc #ebid #b #ed #cg #j #g #ca d',espagne4 ,pommier4 #gicj #d #h #ee #h #a #bj ,poirier4 #ffaj #c #ca #df #d #b #dj ,coignassier4 #gjej #c #dg #di #e #d #eh ,nefflier4 #iddj #d #fd #ff #a #b #ag ,prunier4 #ghej #d #e #ed #ae #a #dc ,olivier4 #ibgj #d #eh #fd #ad #a #ff ,cerisier4 #gaej #c #ea #ej #j #f #bi ,coudrier ou noisetier4 #fjjj #c #h #db #j #j #j ,buis de ,france4 #iabj #d #eb #fc #ac #c #cg ,buis de ,hollande4 #acbhj #f #fd #ib #ae #b #fc ,if de ,hollande4 #ghhj #d #f #ee #b #d #ce ,if d',espagne4 #hjgj #d #ac #ef #g #f #eb ,cyprs d',espagne4 #fddj #c #bd #de #a #b #ag ,thuya4 #efjh #b #fe #ci #d #j #ee ,grenadier4 #acedj #g #a #id #ab #c #fj ,mrier d',espagne4 #higj #d #dg #fb #ab #e #i ,gayac4 #acccj #f #ff #ic #d #g #di ,oranger4 #gjej #c #dg #di #e #d #eh ,,table ,,des ,,matieres4 ,a ,,acides4 ,ils rsultent en gnral d'un premier ordre de combinaisons formes par la runion de deux principes simples1 #afc4-,savoir1 d'un radical particulier d'un principe acidifiant commun tous1 l'oxigne1 #fi4-;,c'est1 en gnral1 le rsultat de la combustion ou de l'oxignation d'un corps1 #gj4-,leurs dnominations gnrales se tirent de celle de leur base acidifiable1 #gb4-;,difficults de les nommer lorsque les bases sont inconnues1 #ga #gc4 ,leurs noms se terminent en eux lorsqu'ils contiennent peu d'oxigne1 #gb4-;,ils se terminent en ique1 lorsqu'ils sont plus chargs de ce principe1 ibid4-,ils peuvent tre regards comme de vritables principes salifians1 #afc4-,leurs combinaisons avec les bases salifiables1 #ahi4-,leur nombre s'est beaucoup accru depuis les nouvelles dcouvertes chimiques1 #bji4 ,chaque acide nouveau enrichit la ,chimie de #bd ou de #dh sels1 #ahc4 ,,acide acteux1 vulgairement appel vinaigre1 #aei4-,son radical est compos d'une proportion encore indtermine d'hydrogne de carbone1 #aei #afj4-;,il est le rsultat de l'oxignation du vin1 ibid4-,il absorbe l'oxigne de l'air en se formant1 ibid4-,tableau de ses combinaisons1 #afj4 ---- ,actique4 ,tableau de ses combinaisons1 #bih4-;,appel autrefois vinaigre radical4 ,dernier degr d'oxygnation1 que puisse prendre le radical hydro-carboneux4-,il n'est pas encore dmontr qu'il soit plus oxign que l'acide acteux2 il pourroit en diffrer par la diffrence de proportion des principes du radical4-,moyens de l'obtenir1 #bii4 ---- ,animaux4 ,on n'en connot encore que six1 #aca4-;,il parot qu'ils se rapprochent beaucoup les uns des autres1 #aca4-;,il entre ordinairement dans leur composition #d bases acidifiables1 #abe4 ,,acide arsenique4 ,tableau de ses combinaisons1 #bfi4-;,enlve l'oxigne l'acide nitrique1 devient un vritable acide1 soluble dans l'eau4-,se combine avec la potasse avec un grand nombre de bases salifiables1 #bfi1 #bgj #bga4-,plusieurs moyens de l'obtenir1 #bfi1 #bgj4 ---- ,benzoque4 ,tableau de ses combinaisons1 #cjb4-,on l'obtient par sublimation par la voie humide4-,procd pour l'obtenir4-,on le recueille sous forme concrte1 #cjc4 ---- ,bombique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cad4-,se tire de la chrysalide du ver soie4-,moyen de l'obtenir4 ,ses proprits ses affinits ne sont pas bien dtermines4-,son radical parot tre compos de carbone1 d'hydrogne peut-tre de phosphore1 #cac4 ---- ,boracique4 ,combinaison du radical boracique avec l'oxigne1 #bbi4-,tableau de ses combinaisons1 #bfd4-,se tire du borax4-,sel sdatif des anciens1 #bfe4-,moyens de l'obtenir du borax1 #bff4 ,ses proprits1 ses affinits diffrentes selon qu'on opre par voie sche ou par voie humide4-,son radical est inconnu4-,ce n'est que par analogie qu'on croit que l'oxigne fait partie de sa composition1 #bfg4 ---- ,camphorique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cjd4 ,moyens de l'obtenir4-,il est trs-analogue l'acide oxalique4-,il peut tre regard comme un mlange d'acide oxalique d'acide malique1 #cje4 ---- ,carbonique4 ,trs-abondamment rpandu dans la nature4-,tout form dans les craies1 les marbres1 neutralis par la chaux4 ,moyens de l'obtenir4-,il s'unit l'eau -peu-prs volume gal4-,le carbone est son radical4-,on peut le former artificiellement en oxignant le carbone1 #bea4-,sa formation dans la combustion des vgtaux1 #aff4-;,il emporte avec lui une portion de calorique qui le constitue dans l'tat de gaz1 ibid4-,il est un des produits de la fermentation vineuse1 #aci4-,on le convertit en un acide vgtal en lui combinant de l'hydrogne1 #afj4-,sa dcomposition seroit bien importante pour les arts4-,on peut y parvenir par les affinits doubles1 #beb2-,tableau de ses combinaisons1 #bea4 ---- ,citrique4 ,tableau de ses combinaisons1 #bhd4-,on le tire du jus de citron2 on le trouve dans beaucoup d'autres fruits4-,moyens de l'obtenir pur1 #bhe4 ,,acide ,fluorique4 ,combinaison du radical fluorique avec l'oxigne1 #bbi4-,tableau de ses combinaisons1 #bfa4 ,il est tout form dans le spath fluor1 spath phosphorique4-,moyens de le dgager de ses bases4-,il est naturellement sous forme de gaz4-,dissout le verre4 ,on pourroit tenter de le dcomposer par les affinits doubles1 #bfc4 ---- ,formique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cab4-;,il a t connu dans le sicle dernier4-,espce de fourmi dont on le tire4-,moyens de l'obtenir1 #cac4 ---- ,gallique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cjf4-,se tire de la noix de galle4-,moyen de l'obtenir4-,ses proprits acides sont peu marques4 ,il se trouve dans beaucoup de vgtaux4-,son radical est inconnu1 #cjg4 ---- ,lactique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cjh4-,se trouve dans le petit lait4 ,procds pour l'obtenir4 ,s'unit avec toutes les bases salifiables4-,il a beaucoup de rapport avec l'acide acteux1 #cji4 ---- ,lithique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cah4-,moyens de l'obtenir4-,ses proprits sont peu connues4-,il pourroit bien tre dj combin une base dans l'tat de phosphate de chaux1 #cai4 ,,acide malique4 ,tableau de ses combinaisons1 #bhj4-,se trouve tout form dans le jus de pommes d'autres fruits4-,moyen de l'obtenir4 ,il est ml avec l'acide citrique tartareux dans beaucoup de fruits4-,tient le milieu entre l'acide oxalique l'acide acteux4 ,son radical contient du carbone de l'hydrogne4 ,on le forme artificiellement1 #bhb1 #bhc4 ---- ,marin4 ,est naturellement dans l'tat de gaz1 au degr de pression de l'atmosphre1 #id4 ,voy4 ,acide ,muriatique4 ---- ,marin oxign4 ,s'obtient en distillant de l'acide marin sur des oxides mtalliques1 #beg4 ,voy4 ,acide ,muriatique oxign4 ---- ,molybdique4 ,tableau de ses combinaisons4-,moyens de l'obtenir4-,on le recueille sous forme pulvrulente de couleur blanche comme de la craie4-,il est toujours concret peu soluble1 #bgc4 ---- ,muriatique4 ,combinaison du radical muriatique avec l'oxigne1 #bbi4-,son nom driv de celui latin muria1 #gf4-;,il est dans l'tat de gaz au degr de pression de temprature ordinaire1 #gd4-,se combine facilement avec l'eau1 #gf4-;,il est trs-rpandu dans le rgne minral1 uni diffrentes bases4-,n'a t dcompos dans aucune exprience chimique4-,son radical est inconnu1 #ge #bee4-,opinion sur sa nature1 #bee4 ,tient foiblement ses bases4-,moyens de l'en sparer4 ,appareils pour la distillation1 #bdf4 ,on le surcharge d'oxigne1 en le distillant sur des oxides mtalliques1 tels que le manganse1 #bdg4-;,il est susceptible de diffrens genres d'oxignation1 #gf4-,l'excs d'oxigne le rend moins miscible l'eau1 #gg2 plus volatil1 ibid4-,pourquoi on n'a pas donn son nom la terminaison en eux1 ibid4-,tableau de ses combinaisons1 #bec4 ,,acide muriatique oxign4 ,il est plus volatil que l'acide muriatique ordinaire1 #gg4 ,il ne peut exister que sous forme gazeuse4-,n'est absorbable par l'eau qu'en petite quantit4-,se combine avec un grand nombre de bases salifiables4-,les sels qu'il forme dtonnent avec le carbone4-,ces dtonations sont dangereuses1 par l'expansion du calorique1 #beg4-;,il dissout les substances mtalliques sans effervescence1 #agh4-;,il perd son excs d'oxigne dans la dissolution des mtaux devient acide muriatique ordinaire1 #agh4-,tableau de ses combinaisons1 #bed4 ,,acide nitreux4 ,raisons de lui conserver ce nom2 celui d'azotique lui conviendroit mieux1 #gi4-,se tire ordinairement du salptre1 #gg #bcc4-,moyens de l'obtenir1 #bcd4-;,il est le rsultat de la combinaison de l'oxigne de l'azote1 #gh #bad4-;,c'est l'acide du nitre surcharg d'azote ou de gaz nitreux1 #ha4-;,et par consquent un vritable acide azoteux1 #gh4-;,il est le premier dans lequel l'existence de l'oxigne ait t bien dmontre1 ibid4 ,les principes qui le constituent tiennent peu ensemble1 ibid4 ,il est rouge fumant1 #ha4-;,il laisse chapper son excs de gaz nitreux une lgre chaleur1 ibid4 ,il est form par la runion de trois parties d'oxigne d'une d'azote1 #hj4-,tableau de ses combinaisons1 #bcc4 ---- ,nitrique4 ,le gaz azote est son radical1 #ef4-;,c'est l'acide nitreux surcharg d'oxigne1 #ha4-;,il est compos de #d parties d'oxigne une d'azote1 ibid4-,il est blanc1 sans couleur1 plus fixe au feu que l'acide nitreux1 ibid4-,se tire ordinairement du salptre1 #bcc4-,moyens de l'obtenir1 #bcd suiv4-,retient une grande partie du calorique de l'oxigne qui est entr dans sa composition1 #aaj4 ,le calorique s'en dgage avec fracas lors de sa dcomposition1 #aab4-,peut servir oxigner beaucoup de substances par la voie humide1 #bjg4-;,il est uni trs-souvent la chaux la magnsie1 #bcc4-,moyens de l'obtenir pur1 #bcf4-;,il a une grande tendance la combinaison se dcompose lui-mme aisment1 #bcg4 ,tableau de ses combinaisons1 #bcc4 ,,acide nitro-muriatique4 ,anciennement appel eau rgale4-,c'est un acide deux bases1 #bei1 #bfj4-;,il a des proprits particulires qui dpendent de l'action combine de ses deux bases acidifiables1 #abd #bei4 ,les mtaux s'oxident dans cet acide avant de s'y dissoudre4-,gaz qui se dgagent pendant la dissolution1 #bei4-,tableau de ses combinaisons1 #bei4 ---- ,oxalique4 ,tableau de ses combinaisons1 #bib4-;,il se retire du suc de l'oseille2 il se trouve dans cette plante uni la potasse1 dans l'tat d'un sel neutre avec excs d'acide4-,moyen de le dgager de sa base4-,il cristallise lorsqu'il est pur4 ,uni sa base peut entrer tout entier dans un grand nombre de combinaisons2 il en rsulte des sels deux bases1 #bic1 #bid4 ,,acide phosphoreux4 ,combinaison du phosphore avec l'oxigne par une combustion lente1 #bdh4-,se convertit en acide phosphorique par une longue exposition l'air1 #bdi4-,tableau de ses combinaisons1 #bdf4 ---- ,phosphorique4 ,produit par la combustion du phosphore dans le gaz oxigne1 #ei4 ,il est naturellement dans l'tat concret aprs la combustion1 #fa1 #ajd #bdh4 ,moyen de l'obtenir pur1 #bdh4-,quantit d'oxigne qu'absorbe le phosphore dans sa conversion en acide1 ibid4-,ne peut pas tre regard comme un acide animal1 parce qu'il appartient aux trois rgnes1 #aca4 ,tableau de ses combinaisons1 #bdf4 ---- ,prussique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cbj4-,uni au fer il le colore en bleu4 ,son radical est inconnu4 ,c'est un acide base double ou triple1 dont l'azote est un des principes constituans1 #cbj1 #cba1 #cbb #dae4-;,il ne jouit mme que d'une partie des proprits acides1 #cba1 #cbb4 ---- ,pyro-ligneux4 ,tableau de ses combinaisons1 #bhf4-,se retire du bois4-,moyens de l'obtenir pur4-,son radical est form d'hydrogne de carbone4-,il est le mme de quelque nature de bois qu'on le retire1 #bhg4 ,,acide pyro-muqueux4 ,tableau de ses combinaisons1 #bij4 ,on le retire de tous les corps sucrs par la distillation feu nud4-,accidens viter4-,procd pour le concentrer4-,on le convertit en acide malique en acide oxalique en l'oxignant1 #bia4 ---- ,pyro-tartareux4 ,on le retire du tartre par distillation feu nud4-,moyens pour l'obtenir4-,il se dgage pendant la distillation une grande quantit d'acide carbonique4-,explosion dans la rectification1 #bhi4-,tableau de ses combinaisons1 #bhh4 ---- ,saccho-lactique4 ,tableau de ses combinaisons1 #caj4 ,extrait du sucre de petit-lait4-,son action sur les mtaux peu connue4-,les sels qui rsultent de sa combinaison avec les bases salifiables sont peu solubles1 #caa4 ---- ,sbacique4 ,tableau de ses combinaisons1 #caf4-;,c'est la graisse animale oxigne4 ,moyen de l'obtenir1 #cag4 ---- ,succinique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cjj4-,on le retire du succin4-,moyens de l'obtenir4-,il n'a pas dans un degr trs-minent les qualits acides1 #cja4 ---- ,sulfureux4 ,premier degr d'oxignation du soufre1 #ga #bdd4-,les mtaux lorsqu'ils sont oxids sont dissolubles dans cet acide1 #bdd1 #bde4-,on l'obtient par diffrens procds1 #bdd4-;,il est dans l'tat de gaz la pression ordinaire de l'atmosphre4-,il se condense par le froid1 #bdd4 ,tableau de ses combinaisons1 #bdc4 ,,acide sulfurique4 ,il est form par la combinaison du soufre de l'oxigne1 #ff1 #gb #bdj4-,proportion d'oxigne qui entre dans sa combinaison1 #bda1 #bdb4-;,il est incombustible1 #ff4-,son poids est gal celui du soufre qu'on a brl pour le former1 de l'oxigne qu'il a absorb pendant la combustion1 ibid4 ,difficult de le condenser1 ibid4-,il se combine avec l'eau en toutes proportions1 #fg4-,on le trouve tout form dans les argiles1 les gypses4-,moyens de le ramener l'tat de soufre par voie de dcomposition d'affinit1 #bba4-;,dcompose le nitre1 #gh4-,les mtaux le dcomposent le rduisent l'tat d'acide sulfureux1 #bdb4-,tableau de ses combinaisons avec les bases salifiables1 #bch #bci4 ---- ,tartareux4 ,tableau de ses combinaisons4-,moyens de l'obtenir pur4-,son radical est en excs4-,c'est par cette raison qu'on a donn son nom la terminaison en eux4 ,sa base est le radical carbone-hydreux4-,l'azote entre dans sa composition4-,en l'oxignant on le change en acides malique1 oxalique acteux1 #bgh1 #bgi #bhj4-,on observe deux degrs de saturation dans ses combinaisons avec les alkalis4-,le premier degr avec excs d'acide2 tartrite acidule de potasse4-,le second degr1 sel parfaitement neutre2 tartrite de potasse1 #bgi1 #bhj4 ,,acide tunstique4 ,tableau de ses combinaisons4-,se retire de la mine de tunstene1 dans laquelle il est dj sous forme d'acide4-,moyens de l'obtenir4-,ses affinits avec les acides mtalliques ne sont pas dtermines1 #bge1 #bgf4 ---- ,vgtaux4 -,on en connot #ac jusqu' prsent1 #abi4-,leur composition est connue1 mais la proportion des principes qui les constituent ne l'est pas encore1 #abg #afa4-;,ils ont tous pour base l'hydrogne1 le carbone quelquefois le phosphore1 #abd1 #aig1 #aih4-;,ils ne diffrent entr'eux que par la proportion d'hydrogne de carbone1 par leur degr d'oxignation1 #abf4-,quoique composs d'hydrogne de carbone1 ne contiennent cependant ni eau1 ni acide carbonique2 mais les principes propres les former1 #acj4-,peuvent se convertir les uns dans les autres1 en changeant la proportion de leurs principes constituans1 #baj4 ,,affinit,s4 ,les donnes manquent encore pour entreprendre un trait complet sur cet objet1 ,discours prliminaire1 xiij xiv4-,il s'en exerce de doubles triples dans la dcomposition des vgtaux1 #ace4-;,elles sont trs-compliques dans la putrfaction1 #aec4 ,,agens chimiques4 ,ce que c'est1 #dbb4 ,,air atmosphrique compos de deux fluides lastiques1 l'un respirable l'autre qui ne l'est pas1 #ci #ed4-,observations sur les expriences analytiques1 relatives l'air atmosphrique1 #dh suiv4-,sa dcomposition par le mercure1 #cd suiv4 ,n'est plus respirable aprs la calcination du mercure1 #cg4-;,est dcompos par le fer1 #dj4-;,diminue d'une quantit en poids gale l'augmentation que le fer acquiert dans sa calcination1 #dg4-;,est dcompos par le gaz nitreux1 #hj4-,par la combustion du soufre1 #ff4 ,voy4 ,atmosphre4 ---- ,fixe4 ,premier nom de l'acide carbonique1 #fh4 ,voy4 ,acide carbonique4 ---- ,vital4 ,voy4 ,gaz oxigne4 ,,alkali de la soude se retire de la lexiviation des cendres des plantes qui croissent au bord de la mer1 principalement du kali1 #afi4-,on ne connot pas ses principes constituans1 #agj4-,on ne sait pas si cette substance est toute forme dans les vgtaux antrieurement la combustion1 ibid4-,elle est presque toujours sature d'acide carbonique1 #afi4-,ses cristaux s'effleurissent l'air y perdent leur eau de cristallisation1 ibid4 ,,alkali fixe1 ou ,potasse4 ,c'est un rsultat de la combustion des vgtaux1 #aff4-,moyens de l'obtenir1 #afg4-,on ne connot pas les principes constituans1 #agj4-,l'analogie pourroit porter croire que l'azote est un des principes constituans des alkalis en gnral1 ibid4-,se volatilise trs-promptement au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4 ,,alkool4 ,raisons qui ont fait adopter ce nom gnrique pour toutes les liqueurs spiritueuses1 #adj4-;,il est compos de carbone d'hydrogne1 #aej4-,l'hydrogne le carbone ne sont pas dans l'tat d'huile dans cette combinaison1 ibid4-,se dcompose en passant travers un tube de verre rougi au feu1 ibid4-,appareil pour sa combustion1 #eja4 ,,alliages4 ,combinaison des mtaux les uns avec les autres1 #aaf4-;,celui des mentaux qui prdomine donne le nom l'alliage4-,les alliages ont leur degr de saturation trs-marqu1 #bcj4 ,,alumine4 ,c'est principalement dans les argiles qu'on la rencontre1 #agc4-,la composition de cette terre est absolument inconnue1 #agb4-;,elle a moins de tendance la combinaison que les autres terres1 #agc4-;,est parfaitement fusible au feu aliment par le gaz oxigne1 #eee4-,son tat aprs la combustion1 ibid4 ,,amalgamme4 ,combinaison du mercure avec les autres mtaux1 #aag4 ,,amidon4 ,oxide vgtal deux bases1 #abe4 ,,ammoniaque4 ,rsultat de la combinaison de l'azote de l'hydrogne1 #gi #aee4-,sur #ajjj parties elle est compose de #hjg d'azote de #aic d'hydrogne1 #aga4-,moyens de l'amener un grand degr de puret1 ibid4-,lorsqu'elle est trs-pure1 elle ne peut exister que sous forme gazeuse1 ibid4-,dans l'tat ariforme elle porte le nom de gaz ammoniac1 #agb4-;,dans cet tat l'eau en absorbe une grande quantit1 #aga4 ,,appareils chimiques4 ,raisons qui ont dtermin en placer la description la fin de l'ouvrage1 #cbd4 ---- ,pneumato-chimiques l'eau au mercure4 ,leur description1 #cdb suiv4 ,,argent se volatilise lentement au feu aliment par le gaz1 oxigne1 #eef4 ,,arsenic est susceptible de s'oxigner4-,dans cet tat il a la proprit de s'unir aux bases salifiables1 #bfi suiv4 ,,atmosphere terrestre4 ,sa constitution1 #ag1 #bh suiv4 ,son analyse1 #cc4-;,compose de tous les fluides susceptibles d'exister dans un tat de vapeurs d'lasticit constante au degr habituel de chaleur de pression que nous prouvons1 #ca4-,sa pression est un obstacle la vaporisation1 #bi4-,quelles sont ses parties constituantes1 #ea4-,sa limite1 #bi4 ,voy4 ,air atmosphrique1 ,gaz oxigne1 ,gaz azote4 ,,attraction tend runir les molcules des corps1 tandis que le calorique tend les carter1 #c4 ,,aurores borales4 ,conjectures sur les causes qui les produisent1 #cb4 ,,azote4 ,c'est la partie non respirable de l'air1 #gi4-;,c'est un des principes le plus abondamment rpandu dans la nature1 #bac4-;,avec le calorique il forme le gaz azote qui demeure toujours dans l'tat de gaz la pression de l'atmosphre1 #bac4-;,combin avec l'oxigne1 il forme les acides nitreux nitrique1 #gi1 #bad #bce4-,se trouve dans les substances vgtales animales1 #ace #aih4-,sur-tout dans les matieres animales dont il forme un des principes1 #bac4-;,combin avec l'hydrogne1 il forme l'ammoniaque1 #gi1 #bad4-;,dans la dcomposition des vgtaux des matieres animales1 il s'unit l'hydrogne pour former l'ammoniaque1 #acf1 #aee4-;,c'est un des principes constituans de l'acide prussique1 #bae4-,ses combinaisons avec les substances simples sont peu connues4 ,elles portent le nom d'azotures1 #bad4 ,b ,,balances4 ,instrumens dont l'objet est de dterminer le poids absolu des corps4-,combien il en faut dans un laboratoire4-,de leur perfection4-,des prcautions pour les conserver1 #ccc suiv4 ---- ,hydrostatique4 ,moyen de s'en servir4-,ses usages1 #ccf1 #ccg4 ,,barom,,tre4 ,corrections baromtriques du volume des gaz1 relativement la diffrence de pression de l'atmosphre1 #cga suiv4-,modle de calcul pour ces corrections1 #chj suiv4 ,,bases salifiables4 ,il en existe #bd2 savoir1 #c alkalis1 #d terres1 #ag substances mtalliques1 #ahb4 ,,baryte4 ,la composition de cette terre est encore inconnue1 #agb4-;,il est probable que c'est un oxide mtallique1 #agd4-,mais qui n'est pas rductible par les moyens que nous employons1 ibid4 ,elle est peu abondante2 on ne la trouve que dans le rgne minral1 #agc4-;,effet que produit sur elle le feu le plus violent1 aliment par le gaz oxigne4 ,,borax4 ,sel concret avec excs de base qui est la soude4 ,son origine est inconnue4 ,sa purification est encore un mystre1 #bfe1 #bff4 ,,bougie4 ,sa combustion1 #aab4 ,c ,,calcul de la vessie fournit l'acide lithique1 #cai4 ,,calorim,,tre4 ,sa description1 #chg suiv4-,principes de sa construction1 ibid4 ,manire de s'en servir1 #cif suiv4 ,,calorique4 ,cause de la chaleur1 #e4-,peut tre considr d'une manire abstraite1 #f4-;,comment il agit sur les corps1 #f1 #g4-,paroit tre le plus lastique de la nature1 #bd4-,tous les corps y sont plongs1 il remplit les intervalles que laissent entr'elles leurs molcules4-,il se fixe quelquefois de manire constituer leurs parties solides4-,c'est de son accumulation que dpend l'tat ariforme1 #bjj4-;,il fait l'office de dissolvant dans toute espce de gaz1 #ag4-,on appelle du nom gnrique de gaz toute substance porte l'tat ariforme par une addition suffisante de calorique1 #bjj4-,le soufre le charbon en brlant lui enlevent l'oxigne1 #ff4-;,il en est de mme du gaz hydrogne1 #ie4-,moyen de mesurer la quantit qui s'en dgage des corps pendant leur combustion1 #bc1 #ajc suiv4-,appareil imagin pour remplir cet objet1 #chg4-,plan d'expriences pour dterminer la quantit que la plupart des corps en contiennent1 #aae4-,son dgagement dans la combustion du fer1 #da4-;,dans la combinaison des mtaux avec la base du gaz oxigne1 #hb4-;,dans la combustion du charbon1 #ff #ajh4-;,dans la combustion du phosphore1 #ajg4-;,dans la combustion de la cire1 #aac4-;,dans la combustion de l'huile d'olives1 ibid4-,dans la combustion du gaz hydrogne1 #aji4-;,il reste uni l'oxigne1 dans la formation de l'acide nitrique1 #aaj4-;,il entre dans la composition des nitrates des muriates1 en quantit presqu'gale celle qui est ncessaire pour constituer le gaz oxigne1 #bjg4-;,il se dgage avec une telle abondance dans la combinaison de l'oxigne avec les corps combustibles1 que rien ne peut rsister son expansion1 #bjg4-;,il dcompose les substances vgtales animales1 #acb4 ,,calorique combin4 ,tient aux corps par l'attraction constitue une partie de leur substance1 #ba4 ---- ,libre4 ,c'est celui qui n'est engag dans aucune combinaison1 #ba4 ---- ,spcifique des corps4 ,c'est le rapport des quantits de calorique1 ncessaires pour lever d'un mme nombre de degrs1 la temprature de plusieurs corps gaux en poids1 #ba4 ,,camphre4 ,espce d'huile concrte qu'on retire par sublimation d'un laurier du ,japon1 #cje4 ,,capsules de porcelaine1 servent de support aux substances dans la fusion par le gaz oxigne1 #eee4 ,,carbone ou charbon pur4 ,substance simple combustible1 #fg #bbg4-,manire d'oprer sa combustion1 #fg4-;,dcompose le gaz oxigne une certaine temprature1 #fg1acc1 #bbg #bbh2-;appareil pour sa combustion1 #dhc suiv4-,quantit de calorique qui se dgage dans cette opration1 #fg1 #ajh4-;,enlve sa base au calorique1 #fg4-;,dcompose l'eau une chaleur rouge enlve l'oxigne l'hydrogne1 #ia1 #bah4-;,il s'en dissout une portion dans le gaz hydrogne1 #ib #aah4 ,il est contenu dans le fer dans l'acier1 #dh4-;,il existe dans les vgtaux antrieurement la combustion1 forme avec le phosphore1 l'hydrogne l'azote1 des radicaux composs1 #bbg4-,moyens d'obtenir celui qui est contenu dans les matires vgtales animales1 #bbg #bbh4-,ses combinaisons avec les substances simples1 #bbd4-;,il a trs-peu d'affinit avec le calorique1 #acc4-;,il forme une des parties constituantes des huiles1 #aai4-;,et en gnral de tous les acide vgtaux1 #abd4-;,il tient trs-peu aux huiles volatiles animales1 #acf4-;,il fait partie du radical des gommes1 du sucre de l'amidon1 #abe4-;,il est combin dans ces substances avec l'hydrogne1 de manire ne former qu'une seule base porte l'tat d'oxide par une portion d'oxigne1 #abf4-,quantit qu'en contient le sucre1 #adb4 ,,carbures1 nom donn aux combinaisons du carbone avec les mtaux1 #aah4 ,,cendres1 elles forment ordinairement la vingtime portion du poids d'un vgtal brl1 #aff4-;,il parot qu'elles existent dans les vgtaux avant leur incinration4 ,c'est la terre qui forme la partie osseuse ou la carcasse des vgtaux1 #afh4 ,,chaleur dilate les corps1 #a4-,ses causes4-,ncessaire l'oxignation4-,diffrente pour l'oxignation des diffrens corps1 #bjc suiv4-,ce qu'on entend par cette expression1 #acc4 ,voy4 ,calorique4 ,,chaleur sensible4 ,n'est que l'effet produit sur nos organes par le dgagement du calorique des corps environnans1 #bb4 ,,charbon de bois4 ,l'on croit qu'il contient du phosphore1 #bbe4-,sert de support aux substances simples fondues au feu aliment par le gaz oxigne1 #eed4 ,,chaux4 ,c'est de toutes les bases salifiables la plus abondamment rpandue dans la nature1 #agb4-,sa composition est absolument inconnue1 ibid4-,elle est presque toujours sature d'acide carbonique1 forme alors la craie1 les spaths calcaires une partie des marbres1 ibid4-,les anciens ont appel de ce nom gnrique1 toutes les substances long-tems exposes au feu sans se fondre1 #hc4-;,effet que produit sur elle le feu le plus violent aliment par le gaz oxigne1 #eee4 ,,chrysolyte4 ,se fond presque sur le champ au feu aliment par le gaz oxigne1 #eeg4 ,,cire4 ,quantit de calorique qui se dgage pendant sa combustion1 #aac4 ,,clarification4 ,moyen pour mettre une liqueur en tat d'tre filtre1 #dag4 ,,cloches4 ,manire de les graduer1 #cfb1 #cfc4 ,,combustion du fer1 #da suiv4-,du phosphore1 #eg suiv4-,du soufre4-,du charbon1 #fg suiv4-,du gaz hydrogne1 #ig suiv4 ,voyez ces mots4-,thorie de la combustion des vgtaux1 #afe4-,la plus grande portion du vgtal est rduite en eau en acide carbonique1 #aff4-,oprations relatives la combustion1 #dgh suiv4-,conditions ncessaires pour l'oprer1 #dhj suiv4 ,,creusets1 instrumens propres la fusion1 #cce4 ,,cristal de roche4 ,effet que produit sur lui le feu le plus violent aliment par le gaz oxigne1 #eee4 ,,cristallisation4 ,opration par laquelle les parties intgrantes d'un corps qui toient spares par un fluide1 sont runies par la force d'attraction1 #dcg4-;,calorique qui se dgage pendant cette opration1 ibid4-,vaisseaux dans lesquels on l'opre1 #dda #ddb4 ,d ,d,,cantation4 ,peut suppler la filtration1 #dai4-;,elle est prfrable dans les oprations qui exigent une prcision rigoureuse1 #dbj4 ,d,,tonnation4 ,explication de ses phnomnes1 #ebf suiv4-,ils sont produits par le passage brusque instantan d'une substance concrte l'tat ariforme1 #ebe4-;,expriences sur celle du salptre1 #ebi suiv4 ,,diamant1 se brle la manire des corps combustibles1 s'vapore au feu aliment par le gaz oxigne1 #eeg4 ,,dissolutions mtalliques4 ,appareils pour les oprer1 #dfj suiv4 ,,distillation compose4 ,elle opre une vritable dcomposition4-,c'est une des oprations des plus compliques de la ,chimie4-,appareils pour cet objet1 #ddi suiv4 ---- ,simple4 ,n'est autre chose qu'une vaporation en vaisseaux clos4-,appareils distillatoires1 #ddc suiv4 ,e ,,eau4 ,ses diffrens tats selon la quantit de calorique qui lui est combine1 #d #ed4-,se transforme en un fluide lastique un degr de chaleur suprieur celui de l'bullition1 #ae4-,se dissout dans les gaz1 #ej4-,regarde par les anciens comme un lment ou substance simple1 #hg4-,preuves qu'elle est compose1 #ajj4-;,d'un radical qui lui est propre d'oxigne1 #id4-,son passage travers un tube de verre incandescent1 #hi4-;,appareil pour sa dcomposition1 #dfe suiv4-,sa dcomposition par le carbone1 #hg #ij4-,sa dcomposition par le fer2 il n'y a pas de dgagement d'acide carbonique1 #hg1 #ib #ih4-,oxide de fer qui en rsulte1 #ic4-,phnomnes de la fermentation spiritueuse de la putrfaction dus la dcomposition de l'eau1 #aja4-;,cette dcomposition s'opre continuellement dans la nature1 #ajj4-,les principes qui la constituent spars l'un de l'autre ne peuvent exister que sous forme de gaz1 ibid4-,sa recomposition1 #if suiv4 #ejf suiv4-#he ,parties en poids d'oxigne #ae en poids d'hydrogne1 composent #ajj parties d'eau1 #ajj4-,se combine avec le gaz acide carbonique1 #fg4-,se combine en toutes proportions avec l'acide sulfurique1 ibid4-,avec l'acide muriatique trs-facilement1 #ge4-,n'est pas toute forme dans le sucre1 #aej4 ,,eau rgale4 ,nom ancien donn un acide compos qui dissout l'or1 #abd4 ,voy4 ,acide nitro-muriatique4 ,,ebullition1 n'est autre chose que la vaporisation d'un fluide ou sa combinaison avec le calorique1 #ab4 ,,effervescence1 est produite par le passage rapide d'un corps solide ou liquide l'tat gazeux1 #agg4 ,,elasticit4 ,comment on doit la concevoir1 #be suiv4 ,,emeraude1 fond sur le champ en un verre opaque au feu aliment par le gaz oxigne1 #eeg4 ,,ether1 seroit habituellement dans l'tat ariforme sans la pression de l'atmosphre1 #i4-,se vaporise #cc degrs1 #ac suiv4-,appareil pour sa combustion1 #ejc suiv4 ,,evaporation4 ,opration pour sparer deux substances qui ont un degr de volatilit diffrent1 #dca suiv4-,action du calorique dans cette opration1 #dcc4 ,f ,,fer4 ,il dcompose l'air atmosphrique1 #da4-;,il augmente de poids dans la calcination d'une quantit gale celle que l'air a perdue1 #dg4-;,appareil pour son oxidation1 #eai4-,sa combustion dans le gaz oxigne1 #da4-;,il dcompose l'eau s'oxide un degr de chaleur rouge1 #ib1 #ic #bah4-;,il est moins attirable l'aimant aprs qu'il a dcompos l'eau2 c'est de l'oxide noir de fer1 #db #ic4-;,ce mtal contient de la matire charbonneuse1 #dh4 ,,fermentation acteuse4 ,c'est l'acidification du vin l'air libre par l'absorption de l'oxigne1 #aei4 ---- ,putride1 s'opre en raison d'affinits trs-compliques1 #aec4-;,appareil relatif cette opration1 #dfa suiv4-,l'hydrogne se dgage sous la forme de gaz pendant la dcomposition des substances animales1 #aed4-;,il se forme des combinaisons binaires1 #aec4 ---- ,vineuse4 ,moyens de l'exciter1 #aci4-,moyen d'analyse des substances susceptibles de fermenter1 #aea4-;,description des appareils relatifs cette opration1 #dfa suiv4-,ses rsultats ses effets1 #aej suiv4-,dtail de ce qui se passe dans la dcomposition du sucre1 #adi4 ,,filtration4 ,c'est un tamisage qui ne laisse passer que les parties liquides1 #dac4 ,,filtres4 ,de leur choix des moyens de s'en servir1 #dab suiv4 ,,fluides lastiques4 ,sont une modification des corps1 #aa4-;,il s'absorbe du calorique dans leur formation1 ibid4-,s'obtiennent un degr de chaleur dtermin1 #ab4-,leurs noms gnriques particuliers1 #ed4 ,,fourmis4 ,espce qui fournit l'acide formique1 #cac4 ,,fourneaux4 ,de leur construction1 #ecg suiv4-,des fourneaux de fusion1 #edc suiv4-,leur objet1 ibid4-,principes de leur construction1 #edg suiv4-,moyen de faire passer travers un courant de gaz oxigne1 #egg suiv4 ---- de ,coupelle4 ,sa description1 #eej suiv4-,son objet #ede4-,sa construction est vicieuse1 #eea4-,moyens qu'a employs ,m4 ,sage pour y suppler1 #eea #eeb4 ,,fusion4 ,c'est une vritable solution par le feu1 #ecd4-;,description de l'appareil pour l'oprer l'aide du gaz oxigne1 #eeb suiv4 ,g ,,gaz4 ,explication de ce mot1 #ag4-;,c'est le nom gnrique par lequel on dsigne une substance quelconque1 assez imprgne de calorique pour passer de l'tat liquide l'tat ariforme1 #ec1 #ed #bjj4-;,ils dissolvent l'eau1 #ej4-,manire d'en mesurer le poids le volume1 #cfj suiv4 #chd suiv4-,moyens de les sparer les uns des autres1 #cfe suiv4-,de la correction faire leur volume1 relativement la pression de l'atmosphre1 #cgj suiv4-,et aux degrs du thermomtre1 #cgh4 ---- ,aqueux4 ,eau combine avec le calorique1 #ed4 ,,gaz acide carbonique1 form par la combustion du charbon dans le gaz oxygne1 #fg4-;,est susceptible d'tre absorb par l'eau1 #fg4-,ne se condense pas au degr de pression de l'atmosphre1 ibid4-,de tous les gaz c'est celui qui dissout le plus d'eau1 #ej4-,s'unit toutes les bases susceptibles de former des sels neutres1 #fg4-,provenant de la dcomposition de l'eau par le charbon1 #ia4 ---- ,acide muriatique4 ,moyens de le dgager1 #gd4 ---- ,azote4 ,fait partie de l'air atmosphrique1 #ci #bjc4-,plusieurs manires de l'obtenir1 #bad1 #bae4-,sa pesanteur1 #ee4-,ses proprits chimiques ne sont pas encore bien connues1 ibid4-,il prive de la vie les animaux qui le respirent1 #ef4-,l'azote entre dans la composition de l'acide nitrique1 ibid4-,dans celle de l'ammoniaque1 ibid4 ---- ,hpatique4 ,c'est le gaz hydrogne sulfur1 #aah4 ---- ,hydrogne est form par l'union du calorique de l'hydrogne1 #id #bag4-;,c'est le radical constitutif de l'eau1 #id4-,on l'obtient en prsentant l'eau un corps pour lequel l'oxigne ait plus d'affinit2 l'hydrogne s'unit au calorique pour le former1 #bag4-,se dgage dans la dcomposition de l'eau par le fer1 #ic4-;,et dans celle de l'eau par le charbon1 #ia4-,moyens de l'obtenir pur1 #ih4-,sa pesanteur1 #ie4-,ne peut se condenser au degr de pression de l'atmosphre1 #ii4-;,enleve l'oxigne au calorique dcompose l'air dans la combustion1 #ie4-,sa combustion avec le gaz oxigne s'opre instantanment avec explosion4--,prcautions qu'exige cette exprience1 #if4-;,appareil pour sa combustion en grand1 #ejf suiv4-,quantit de calorique qui se dgage pendant sa combustion1 #aji4-;,dans la combustion des vgtaux il s'allume par le contact de l'air produit la flamme1 #aff4-;,il n'est pas absorbable par l'eau1 #ie4-;,il se combine avec tous les corps combustibles1 #aef4-;,il dissout le carbone1 #aah4-,le phosphore1 ibid4-,le soufre1 ibid4-,les mtaux1 ibid4-,dnomination qu'il prend alors1 ibid4-,on en obtient d'autant moins qu'on a pris plus de prcautions pour carter l'eau dans les expriences sur les mtaux1 #abb4 ,,gaz hydrogne carbon4 ,rsultat de la combinaison du gaz hydrogne avec le carbone1 #aef4 ---- ,hydrogne phosphor4 ,rsultat de la combinaison du gaz hydrogne avec le phosphore1 #aef #bbe4-,s'enflamme spontanment lorsqu'il a le contact de l'air1 #aai4-;,il a l'odeur du poisson pourri1 ibid4-,et il s'exhale vraisemblablement de la chair des poissons en putrfaction1 ibid4 ,,gaz hydrogne sulfur4 ,rsultat de la combinaison du gaz hydrogne avec le soufre1 #aef4-;,c'est son manation que les djections animales doivent leur odeur infecte1 #aai4 ---- ,inflammable4 ,voy4 ,gaz hydrogne4 ---- ,nitro-muriatique4 ,se dgage pendant la dissolution de l'or dans l'acide nitro-muriatique4-,n'a pas encore t dcrit4-,son odeur est dsagrable4-,il est funeste aux animaux qui le respirent4-,l'eau en absorbe une grande quantit1 #bei4 ---- ,nitreux4 ,premier degr de combinaison de l'azote avec l'oxigne1 #hj4-;,c'est une espece d'oxide d'azote1 #ha4-,proportions d'azote d'oxigne qui le constituent1 #hj4-,surcharg d'oxigne1 compose un acide trs-puissant1 l'acide nitrique1 ibid4-,enleve l'oxigne l'air de l'atmosphre1 ibid4-,sert d'eudiomtre pour connotre la quantit d'oxigne contenue dans l'air atmosphrique1 ibid4-,il est immiscible l'eau1 ibid4 ---- ,oxigne4 ,combinaison de l'oxigne avec le calorique1 #ee4-,moyen de s'assurer s'il ne contient point d'acide carbonique1 #ih4-,le calorique la lumire qui se dgagent dans la combustion sont-ils fournis par le corps qui brle1 ou par le gaz oxigne qui se fixe dans les oprations8 #bai4-;,est dcompos par le charbon1 #fg4-,par le phosphore1 #eh suiv4-,perd son calorique dans cette combinaison1 #fj4-,sa dcomposition par les mtaux1 #hb4-,par le fer #da4-,par le soufre1 #ff4-;,entre dans la dcomposition de l'air atmosphrique1 #ee4-,retir de l'oxide de mercure1 #ebc4-,retir de l'oxide de manganse ou du nitrate de potasse1 #ebd4-;,change de nature par la dtonnation avec le charbon1 se convertit en acide carbonique1 #ebe4-,moyen de s'en servir pour augmenter l'intensit du feu1 #eeb4-,son emploi dans les fusions1 ibid4 ,,gazom,,tre4 ,instrument propre mesurer le volume des substances ariformes1 #cdb4-,sa description1 #cdf suiv4-,sa graduation1 #ceh suiv4-,expriences qui ont donn l'ide de sa construction1 #eec4-,on peut avec cet instrument donner un grand degr de vtesse au gaz oxigne1 #eec2- l'employer augmenter l'action du feu1 #eec suiv4 ,,gazom,,trie4 ,c'est l'art de mesurer le poids le volume des substances ariformes1 #cdb4 ,,gommes4 ,oxides vgtaux deux bases1 #abe4-,runies sous le nom gnrique de muqueux1 ibid4 ,,graisse animale4 ,forme par la partie musculaire de cadavres enterrs une certaine profondeur privs du contact de l'air1 #aeg4-,le suif fournit l'acide sbacique1 #cag4 ,,grenat4 ,fond presque sur le champ au feu aliment par le gaz oxigne1 #eeg4 ,h ,,huiles4 ,elles sont composes de carbone d'hydrogne1 #aai4-;,ce sont de vritables radicaux carbone-hydreux1 #aih4-,proportion des principes qui les constituent1 #abj4-,sont-elles base ou radical des acides vgtaux animaux4-,raisons qui font pencher pour la ngative1 #baa4-;,appareil pour leur combustion1 #dic suiv4-,se convertissent en brlant en acide carbonique en eau1 #abj4 ---- d',olives4 ,quantit de calorique qui s'en dgage1 #aac4 ---- ,fixes4 ,contiennent un excs de carbone1 #aai4-;,elles le perdent un degr de chaleur suprieur l'eau bouillante1 #aai4 ,,huiles volatiles4 ,elles sont formes par une juste proportion d'hydrogne de carbone1 #aai4-;,a un degr suprieur l'eau bouillante1 elles se combinent au calorique pour former un gaz2 c'est dans cet tat qu'elles passent dans la distillation1 #abj4 ---- ,volatiles animales4 ,le carbone y tient si peu qu'il s'en spare par leur simple exposition l'air libre1 #acf #acg4-;,il se spare encore plus promptement quand on les expose dans le gaz oxigne1 l'huile devient noire2 en mme tems il se forme de l'eau1 #acg4-;,elles redeviennent blanches par la rectification le charbon s'en spare1 #acf4-;,elles se dcomposent se convertissent entirement en charbon en eau par des rectifications rptes1 #acf #acg4 ,,hyacinthe4 ,perd sa couleur au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef #eeg4 ,,hydrog,,ne4 ,est un des principes de l'eau1 #bag4-,son existence ses proprits ne sont connues que depuis peu de tems4-,c'est un des principes les plus rpandus dans la nature4-,il joue le principal rle dans le rgne animal vgtal1 #bag4-,son affinit avec le calorique est telle qu'il est toujours dans l'tat de gaz4-,il est impossible de l'obtenir seul sous forme concrte1 #bag suiv4-,on l'obtient dans l'tat de gaz en dcomposant l'eau par le fer par le carbone1 #bah4-,sa combinaison avec le phosphore1 #bbe4-;,avec l'oxigne1 #bag4-;,est-il susceptible de se combiner avec les corps simples dans l'tat concret8 #aba4-;,ce ne peut tre qu'en trs-petite quantit1 ibid4-,il est un des principes constitutifs des huiles1 du radical de tous les acides vgtaux animaux1 #aai4-;,de l'amidon1 des gommes1 du sucre1 #abe4-,quantit qu'en contient le sucre1 #adb4-,quelques chimistes ont suppos que c'toit le phlogistique de ,stahl4-,ils ne le prouvent point4-,ils n'expliquent pas les phnomnes de la calcination de la combustion1 #bai4 ,i ,,instrumens propres dterminer le poids absolu la pesanteur spcifique des corps1 #cbg suiv4-,description de la machine qui sert les comparer4,elle se nomme balance4,l'action se nomme pese4,variation de l'unit d'un pays l'autre4-,de la ncessit de n'employer que des poids dont on connot les rapports entre eux1 #cbg suiv4 ,l ,,lampe d'mailleur4 ,sert d'intermdiaire1 dans la fusion par le gaz oxigne1 pour les substances composes qui ont de l'affinit avec le charbon1 #eed4 ,,lavage4 ,moyen de diviser les corps en poudres de grosseurs uniformes1 #dbj4 ,,lexiviation4 ,opration dont l'objet est de sparer les substances solubles dans l'eau de celles qui ne le sont pas1 #dbh suiv4 ,,limes4 ,servent diviser les matires soit mallables1 soit fibreuses1 #djh4 ,,limphe4 ,oxide animal1 #acj4 ,,lumi,,re4 ,qualits qui lui sont communes avec le calorique1 #f4-,ncessaire aux animaux comme aux vgtaux4-,il n'existe d'tres organiss que dans les lieux exposs la lumire1 #bjb4-,son dgagement dans la combustion du fer1 #da4-,sa manire d'agir sur les corps est inconnue4-,elle contribue avec le calorique constituer l'oxigne dans l'tat de gaz4-,se combine avec quelques parties des plantes2 c'est cette combinaison qu'est due la couleur verte des feuilles1 #bja4 ,,luts1 7prparation des7 #dfh4-,rsineux4-,gras4-,de chaux de blanc d'ufs1 #dfi1 #dgj suiv4-,leur emploi1 #dge suiv4-,moyens d'y suppler1 #dgg4-,pour enduire les cornues1 #eda4 ,m ,,magn,,sie4 ,la composition de cette terre est absolument inconnue1 #agb4-,on la trouve dans l'eau de la mer1 #agc4-;,et dans un grand nombre d'eaux minrales1 #agc4-;,effet que produit sur elle le feu le plus violent1 aliment par le gaz oxigne1 #eee4 ,,mati,,res fcales sont composes de carbone d'hydrogne1 #aeg4-,produisent de l'huile par la distillation1 ibid4 ,,mercure4 ,appareil pour son oxidation1 #ce1 #ejg suiv4-,absorbe dans cette opration la partie respirable de l'air1 #ch4-,ne l'absorbe pas en entier1 #dj4 ,m,,taux4 ,sont susceptibles de se combiner les uns avec les autres1 #aaf4-,ne sont pas dissolubles dans les acides2 il faut qu'ils ayent t ports auparavant l'tat d'oxides1 #agf4 ,,miroirs concaves4 ,ont un plus grand degr d'intensit que les verres ardens4-,la difficult de s'en servir rend impossibles un grand nombre des expriences chimiques1 #eec4 ,,moph,,te4 ,voy4 ,azote ,gaz ,azote4 ,,mol,,cules lmentaires des corps ne se touchent point1 #c4 ,,molybd,,ne4 ,substance mtallique qui a la proprit de s'oxigner de former un vritable acide4-,la nature nous le prsente dans l'tat de sulfure de molybdne1 #bgc4 ,,mortiers4 ,leur description4,leur usage1 #djd #dje4 ,,muriates oxigns4 ,le calorique entre dans leur composition en quantit presqu'gale celle qui est ncessaire pour constituer le gaz oxigne1 #bjg4 ,n ,,nitrates4 ,sels rsultans de l'union de l'acide nitrique avec diffrentes bases1 #bcg4-;,appareil pour en retirer l'acide1 #gh4-;,dgagement de gaz oxigne qui l'accompagne1 ibid4 ,,nitrites4 ,sels rsultans de l'union de l'acide nitreux avec diffrentes bases1 #bcg4 ,,noix de galle4 ,elles fournissent le principe astringent ou acide gallique par une simple infusion dans l'eau1 #cjg4 ,,nomenclature4 ,systme gnral d'aprs lequel elle est forme4-,discours prliminaire4-,ses difficults1 #abh4-,le point o en est la science oblige de conserver au moins pour un tems les noms anciens pour les acides oxides animaux vgtaux1 #abi4 ,o ,,odeur ftide4 ,elle est produite par la dissolution des corps combustibles dans le gaz hydrogne1 #aef4 ,,op,,rations manuelles de la ,chimie4-,se divisent en plusieurs classes1 #cbe4-,les unes ne sont que mchaniques1 elles ne font que diviser les corps4-,les autres sont vritablement chimiques1 #cbe suiv4 ,,or1 se dissout dans l'acide nitro-muriatique4-,s'oxide avant sa dissolution1 #bei4-,se volatilise lentement au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4 ,,os des animaux4 ,ce sont de vritables phosphates de chaux1 #bbd4 ,,oxides4 ,nom gnrique pour exprimer le premier degr d'oxignation de toutes les substances1 #he4-,le rgne vgtal le rgne animal ont leurs oxides1 ibid4 ---- ,a deux bases1 moyen d'expliquer sans priphrase le principe qui est en excs1 #abf4 ---- ,animaux4 ,leur nombre est encore indtermin1 #acj4-;,il entre ordinairement dans leur composition #d bases oxidables1 #abe4-,les principes qui les constituent se dsunissent un trs-lger changement de temprature1 #aca4 ,,oxides mtalliques4 ,combinaisons de l'oxigne avec les mtaux1 #hb4-,les anciens ,chimistes les confondoient sous le nom de chaux1 avec un grand nombre de substances de nature trs-diffrente1 #hd4-,on les spcifie par leur couleur qui varie en raison de la quantit plus ou moins grande d'oxigne qu'ils contiennent1 #he4-;,brlent avec flamme au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4-,rflexions sur ce phnomne1 ibid4 ---- ,vgtaux4 ,leur nomenclature1 #ach suiv4-,se dcomposent un degr de chaleur suprieur l'eau bouillante2 le calorique rompt l'quilibre qui existoit entre les parties qui les constituoient1 #acj4-;,comment ils different entr'eux1 #baj4-,leur dcomposition par la fermentation vineuse1 #aci4 ---- ,rouge de mercure4 ,l'oxigne y tient trs-peu4 ,moyens d'oxider les corps une chaleur mdiocre1 #bjf4 ,,oxig,,nation4 ,combinaison d'un corps avec l'oxigne1 #ff4 ,,oxig,,ne1 a une grande affinit pour la lumire4-,elle contribue avec le calorique le constituer dans l'tat de gaz1 #bja4-;,dans cet tat il forme la partie respirable de l'air1 #ed4-;,il entre pour un tiers dans le poids de notre atmosphre2 l'azote constitue les deux autres tiers1 #bjc4-;,abandonne le calorique pour s'unir l'hydrogne dans la combustion1 #ie4-;,c'est le principe acidifiant de tous les acides1 #fi4-,un premier degr de combinaison de ce principe avec l'azote forme le gaz nitreux1 #hj4-,un second degr constitue l'acide nitreux1 ibid4-,un troisieme constitue l'acide nitrique1 #bad4-,ses combinaisons avec les substances simples se nomment binaires1 ternaires1 quaternaires1 selon le nombre de ces substances1 #bjg4-,tableau de ses combinaisons binaires avec les substances simples mtalliques non mtalliques1 #bjc4-,se dgage pendant la dcomposition du nitre par l'acide sulfurique1 #gh4-;,il tient peu l'acide nitrique1 #bjg4-;,condition ncessaire pour sa combinaison1 #bjc suiv4-,il est le moyen d'union entre les mtaux les acides1 #agi4-,tout porte croire que les substances qui ont une grande affinit avec les acides contiennent de l'oxigne1 #agi4-;,et qu'il entre dans la composition des terres regardes comme simples1 #ahj4-,quantit que le sucre en contient1 #adb4-;,il conserve une grande partie de son calorique en se combinant au gaz nitreux1 #aaj4 ,p ,,pesanteur spcifique4 ,on a dsign sous ce nom le poids absolu des corps divis par leur volume4-,on dtermine cette pesanteur par le moyen de la balance hydrostatique1 #ccg4 ,,pese-,,liqueurs1 servent dterminer la pesanteur spcifique des fluides1 #cch4-,leur description4-,manire de s'en servir4 ,on les construit en verre en mtal1 #cch suiv4 ,,phosphore4 ,substance inconnue des anciens ,chimistes4 ,c'est un produit de l'art4 ,epoque de sa dcouverte4 ,on le retire prsent des os des animaux4-,manire de le prparer1 #bbd4-;,c'est un corps combustible simple4-,il se rencontre1 ce qu'il parot1 dans toutes les substances animales dans quelques plantes1 #aih1 #aii1 #bbe4-;,il y est ordinairement combin avec l'azote1 l'hydrogne1 c4-,il s'allume #cb degrs de chaleur1 #bbe4-;,dcompose le gaz oxigne cette temprature1 #eh suiv4-,absorbe une fois demie son poids d'oxigne1 #fc4-,se convertit en un acide1 #ff4-;,il devient incombustible par la combinaison avec l'oxigne1 #fe4-;,appareils pour sa combustion1 #eh1 #fa1 #dhb suiv4-,quantit de calorique qui se dgage pendant sa combustion1 #fb #ajg4-,ses combinaisons avec les substances simples1 #bbc4-;,avec les mtaux1 #aah4-;,avec le gaz hydrogne1 ibid4-,il parot qu'il demeure combin avec le charbon dans la distillation des vgtaux1 #acf4-;,enleve l'oxigne l'acide nitrique l'acide muriatique oxign1 #bdi4-;,c'est une des bases des acides animaux1 #abd4 ,,pierres composes1 se fondent au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4 ---- ,prcieuses4 ,celles qui sont dcolores par le feu aliment de gaz oxigne1 ont l'apparence d'une terre blanche1 de la porcelaine1 #eeg4 ,,plantes4 ,la couleur des feuilles la diversit de celles des fleurs tient la combinaison de la lumire avec elles1 #bja4-;,contiennent du phosphore1 #bbe4 ,,poids4 ,division de la livre en fractions dcimales1 moyen de simplifier les calculs1 #ccc4-,table pour convertir les fractions dcimales en fractions vulgaires rciproquement4 ,,porphirisation4 ,instrumens propres l'oprer1 #djc4 ,,potasse4 ,son origine4-,procds pour l'extraire1 #afe suiv4-,il n'est pas dmontr qu'elle existe dans le charbon avant la combustion1 #bbh4-;,il ne parot pas qu'on puisse l'extraire des vgtaux sans des intermedes qui fournissent de l'azote de l'oxigne1 #afi4-,presque toujours sature d'acide carbonique1 pourquoi1 #afg4-;,elle est soluble dans l'eau1 #afh4-;,elle attire l'humidit de l'air avec une grande rapidit4-,elle est en consquence trs-propre oprer la dessication des gaz1 #afh4-;,elle est soluble dans l'esprit-de-vin1 ibid4 ,,poudre canon4 ,il se dgage de l'azote du gaz acide carbonique dans son inflammation1 #ebe #ebf4 ,,pression de l'atmosphre4 ,elle met obstacle l'cartement des molcules des corps1 #h4-,sans elle il n'y auroit pas de fluides proprement dits1 ibid4-,expriences qui le prouvent1 #i #aj4 ,,pulv,,risation4 ,instrumens propres l'oprer1 #djc4 ,,putr,,faction4 ,ses phnomnes sont dus en partie la dcomposition de l'eau1 #aja4-;,est trs-lente lorsque le corps qui l'prouve ne contient pas d'azote1 #aee4-;,c'est dans le mlange des substances vgtales animales que consiste toute la science des amendemens des fumiers1 #aee4 ---- ,des vgtaux1 n'est autre chose que l'analyse des substances vgtales dans laquelle la totalit de leurs principes se dgage sous la forme de gaz1 #aed4 ,,pyrites1 nom que les anciens donnoient la combinaison du soufre des mtaux1 #aag4 ,r ,,radical acteux4 ,tableau de ses combinaisons1 #bid4-;,acide deux bases4-,c'est le plus oxign des acides vgtaux4-,contient un peu d'azote4-,moyens de l'obtenir de l'avoir pur4-,libre de toute combinaison1 il est dans l'tat de gaz au degr de temprature dans lequel nous vivons4-,la plupart des sels qu'il forme avec les bases salifiables ne sont pas cristallisables1 #bie suiv4 ---- ,boracique4 ,sa nature est inconnue1 #bbi4 ---- ,fluorique4 ,sa nature est inconnue1 #bbi4-,ses combinaisons avec l'oxigne1 ibid4 ,,radical malique4 ,tableau de ses combinaisons1 #bha4 ---- ,muriatique4 ,sa nature est encore inconnue1 #bbi4 ---- ,tartareux4 ,tableau de ses combinaisons1 #bbg4 ,,radicaux des acides1 leur tableau1 #aif4-;,combinaisons des radicaux simples avec l'oxigne1 #bjc suiv4-,combinaison des radicaux composs avec l'oxigne1 #bjh suiv4 ---- ,hydro-carboneux ,carbone-hydreux1 #aih4 ---- ,oxidables ,acidifiables4 ,sont simples dans le rgne minral4-,sont composs dans les deux autres1 #bji4 ,,rape4 ,sert diviser les substances pulpeuses1 #dje4 ,r,,ductions mtalliques4 ,ne sont autre chose que des oxignations du charbon par l'oxigne contenu dans les oxides mtalliques1 #bjf4 ,,respiration4 ,raisons qui ont empch d'en parler dans cet ouvrage1 #bjb4 ,,rubis4 ,se ramollit1 se soude se fond sans altration de sa couleur1 par l'action du feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4 ---- du ,brsil4 ,se dcolore perd un cinquime de son poids au feu aliment par le gaz oxigne1 #eeg4 ,s ,,salp,,tre4 ,combinaisons de l'acide nitrique de la potasse1 #bcc4-,moyens d'obtenir ce sel1 ibid4-,son rafinage fond sur la diffrente solubilit des sels1 #dci1 #ddj4 ,,sang4 ,la partie rouge est un oxide animal1 #acj4 ,s,,cr,,tions animales4 ,sont de vritables oxides1 #acj4 ,,sel marin4 ,combinaison de l'acide muriatique de la soude1 #bei4 ---- ,muriatique oxign de potasse4 ,fournit un gaz oxigne absolument pur1 #ejg4 ---- ,sdatif4 ,voy4 ,acide ,boracique1 #bfe4 ---- ,neutres4 ,leur formation1 #afb #ahi4-;,ils rsultent de la runion d'une substance simple oxigne avec une base quelconque1 #afd4-,ou1 ce qui est la mme chose1 de l'union des acides avec les substances mtalliques terreuses alkalines1 #afb4-,quelles sont les bases4 salifiables susceptibles de se combiner avec les acides1 #afb1 #afd4-,le nombre des sels connus a augment en raison des acides qui ont t dcouverts1 #bji4-;,dans l'tat actuel de nos connoissances1 il est de #aaeb1 #ahb4-,mais il est probable que toutes ces combinaisons salines ne sont pas possibles1 #ahc4-;,combinaisons salines prsentes sous la forme de tableaux4-,on a suivi pour les classer les mmes principes que pour les substances simples1 #ahc suiv4-,leur nomenclature1 #ahc4-,on les distingue par le nom de leur base salifiable1 #ahd suiv4-,plan d'expriences sur les sels neutres1 #ahg4-;,de leur solution1 #djc4-,par le calorique1 #dbd #dch4-,on confondoit autrefois la solution la dissolution1 #dbc #dbd4-;,des diffrens degrs de solubilit des sels1 #dbf suiv4-,travail faire sur les sels neutres1 #dbh4 ,,siphon4 ,sa description1 #dab4 ,,soufre4 ,substance combustible qui est dans l'tat concret la temprature de l'atmosphre1 qui se liqufie1 une chaleur suprieure l'eau bouillante1 #bba4-,sa combinaison avec les substances simples1 ibid4-,avec le gaz hydrogne1 #aah4-;,avec diffrens autres gaz1 #ff4-;,avec le charbon1 #fg4-;,il dcompose l'air1 #ff4-;,enleve l'oxigne au calorique1 ibid4-,il est susceptible de plusieurs degrs de saturation en se combinant avec l'oxigne1 #gb4-,moyen d'exciter sa combustion pour la formation de l'acide sulfurique1 #bda4 ,,sublimation4-,distillation des matires qui se condensent sous forme concrte1 #ddh4 ,,substances animales sont composes d'hydrogne1 de carbone1 de phosphore1 d'azote de soufre1 le tout port l'tat d'oxide par une portion d'oxigne1 #aeh4-,leur distillation donne les mmes rsultats que les plantes crucifres1 #acf4-;,elles donnent seulement plus d'huile plus d'ammoniaque1 en raison de l'azote de l'hydrogne qu'elles contiennent dans une plus grande proportion1 #acf4-;,elles favorisent la putrfaction1 parce qu'elles contiennent de l'azote1 #aee4-;,elles peuvent varier en raison de la proportion de leurs principes constituans de leur degr d'oxignation1 #bac4-,sont dcomposes par le feu1 #acb4 ,,substances combustibles4 ,ce sont celles qui ont une grande apptence pour l'oxigne1 #aaf4-,peuvent s'oxigner par leur combinaison avec les nitrates les muriates oxigns1 #bjf #bjg4 ---- ,mtalliques4 ,a l'exception de l'or quelquefois de l'argent1 elles se prsentent rarement dans la nature sous la forme mtallique1 #agc4-;,celles que nous pouvons rduire sous forme mtallique sont au nombre de #ag1 #agd4-;,celles qui ont plus d'affinit avec l'oxigne qu'avec le carbone ne sont pas susceptibles d'tre amenes cet tat1 #agd4-;,considres comme bases salifiables1 #age4-,ne peuvent le dissoudre que lorsqu'elles s'oxident1 #agf #agg4-,l'effervescence qui a lieu pendant leur dissolution dans les acides prouve qu'elles s'oxident1 ibid4-,se dissolvent sans effervescence dans les acides lorsqu'elles ont t pralablement oxides1 #agh4-,se dissolvent sans effervescence dans l'acide muriatique oxign1 ibid4-,dans l'acide sulfureux1 #bde4-;,celles qui sont trop oxignes s'y dissolvent forment des sulfates mtalliques1 ibid4-,dcomposent toutes le gaz oxigne1 except l'or l'argent1 #hb1 #bjc suiv4-,elles s'oxident perdent leur clat mtallique1 #hc4-,pendant cette opration elles augmentent de poids proportion de l'oxigne qu'elles absorbent1 ibid4-,les anciens donnoient improprement le nom de chaux aux mtaux calcins ou oxides mtalliques1 #hc4-;,appareils pour acclrer l'oxidation1 #ead suiv4-,n'ont pas toutes le mme degr d'affinit pour l'oxigne1 #eac4-,lorsqu'on ne peut en sparer l'oxigne1 elles demeurent constamment dans l'tat d'oxides se confondent pour nous avec les terres1 #agd4-;,dcomposent l'acide sulfurique en lui enlevant une portion de son oxigne1 alors elles s'y dissolvent1 #bdb4-,leurs combinaisons les unes avec les autres1 #bcj4-,les alliages qui en rsultent sont plus cassans que les mtaux allis1 #aaf4-;,c'est leurs diffrens degrs de fusibilit que sont dus une partie des phnomnes que prsentent ces combinaisons1 #aag4-;,brlent avec flamme colore se dissipent entirement au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4-,toutes1 except le mercure1 s'y oxident sur un charbon1 ibid4 ,,substances salines se volatilisent au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4 ---- ,simples4 ,leur dfinition4 ,ce sont celles que la chimie n'a pas encore pu parvenir dcomposer1 #aic suiv4-,leur tableau1 #aib4-,leurs combinaisons avec le soufre1 #bba4-;,avec le phosphore1 #bbc4-;,avec le carbone1 #bbg4-;,avec l'hydrogne1 #bag4-;,avec l'azote1 #bac4 ---- ,vgtales4 ,leurs principes constitutifs sont l'hydrogne le carbone1 #acb4-;,contiennent quelquefois du phosphore de l'azote1 #acf4-,manire d'envisager leur composition leur dcomposition1 #acb4-,leur dcomposition se fait en vertu d'affinits doubles triples1 #ace4-,tous les principes qui les composent sont en quilibre entr'eux au degr de temprature dans lequel nous vivons1 #acc4-,leur distillation fournit la preuve de cette thorie1 #ace4-;,a un degr peu suprieur l'eau bouillante1 une partie du carbone devient libre1 #acd4-,l'hydrogne l'oxigne se runissent pour former de l'eau1 ibid4-,une portion d'hydrogne de carbone s'unissent forment de l'huile volatile1 ibid4-,a une chaleur rouge l'huile forme seroit dcompose1 #ace4-,l'oxigne alors s'unit au carbone avec lequel il a plus d'affinit ce degr1 #acd4-,l'hydrogne s'chappe sous la forme de gaz en s'unissant au calorique1 ibid4 ,,sucre4 ,oxide vgtal deux bases1 #abe4-,son analyse1 #adb suiv4-,en l'oxignant on forme de l'acide oxalique1 de l'acide malique1 de l'acide acteux1 selon la proportion d'oxigne1 #bid4-,moyens de rompre l'quilibre de ses principes par la fermentation1 #adb4-,rcapitulation des rsultats obtenus par la fermentation1 #adh4-;,contient les substances propres former de l'eau1 mais non de l'eau toute forme1 #aea4 ---- de lait oxign forme l'acide saccholactique1 #caa4 ,,sulfates4 ,combinaisons de l'acide sulfurique avec les diffrentes bases1 #bde4 ---- ,mtalliques4 ,combinaisons des mtaux avec l'acide sulfurique1 #bde4 ,,sulfites4 ,combinaisons de l'acide sulfureux avec les diffrentes bases1 #bde4 ---- ,mtalliques pourroient bien ne pas exister1 #bde4 ,,sulfures4 ,combinaisons du soufre avec les mtaux1 #aah4 ,t ,,tableau des acides de leurs bases salifiables1 #ahj suiv4-,des substances simples1 #aib4-;,des radicaux composs1 #aif4-;,des combinaisons de l'oxigne1 #bjc1 #bjh4-;,des combinaisons de l'azote1 #bab4-;,de l'hydrogne1 #baf4-;,du soufre1 #bbj4-;,du phosphore1 #bbb4-;,du carbone1 #bbf4-;,de l'acide nitrique1 #bcb4-;,de l'acide sulfurique1 #bch4-;,de l'acide sulfureux1 #bdc4-;,de l'acide phosphoreux1 #bdf4-;,de l'acide phosphorique1 #bdg4-;,de l'acide carbonique1 #bej4-;,de l'acide muriatique1 #bec4-;,de l'acide muriatique oxign1 #bed4-;,de l'acide nitro-muriatique1 #beh4-;,de l'acide fluorique1 #bfa4-;,de l'acide boracique1 #bfd4-;,de l'acide arsenique1 #bfh4-;,de l'acide molybdique1 #bgb4-;,de l'acide tunstique1 #bgd4-;,de l'acide tartareux1 #bgg4-;,de l'acide malique1 #bha4-;,de l'acide citrique1 #bhd4-;,de l'acide pyro-ligneux1 #bhf4-;,de l'acide pyro-tartareux1 #bhh4-;,de l'acide pyro-muqueux1 #bij4-;,de l'acide oxalique1 #bib4-;,de l'acide actique1 #bih1-;,de l'acide succinique1 #cjj4-;,de l'acide benzoque1 #cjb4-;,de l'acide camphorique1 #cjd4-;,de l'acide gallique1 #cjf4-;,de l'acide lactique1 #cjh4-;,de l'acide saccholactique1 #caj4-;,de l'acide formique1 #cab4-;,de l'acide bombique1 #cad4-;,de l'acide sbacique1 #caf4-;,de l'acide lithique1 #cah4-;,de l'acide prussique1 #cbj4 ,,tamisage4 ,moyen de sparer les corps en molcules de grosseurs -peu-prs uniformes1 #dji4 ,,tartre est compos de l'acide appel tartarum1 de potasse4-,moyen de le dcomposer pour en obtenir l'acide pur1 #cgh1 #cgi4 ,,tartrite acidule de potasse4 ,combinaison de la potasse de l'acide tartareux1 avec excs d'acide1 #bhj4 ---- de potasse4 ,sel parfaitement neutre1 rsultant de la combinaison de l'acide tartareux de la potasse1 #bhj4 ,,terre ou terreau4 ,principe fixe qui reste aprs l'analyse des substances vgtales fermentes1 #aed4 ---- ,on les regarde comme des tres simples1 #agb4-;,il y a quelques raisons de penser qu'elles contiennent de l'oxigne1 #ahj1 ibid4-,et peut-tre qu'elles sont des mtaux oxids1 ibid4-,elles ont une grande tendance la combinaison1 #agb4 ,,terres composes4 ,se fondent au feu aliment par le gaz oxigne sous la forme d'un verre blanc1 #eef4 ,,thermom,,tre4 ,corrections du volume des gaz relatives aux diffrens degrs du thermomtre4-,modle de calcul pour ces corrections1 #chj suiv4 ,,topaze de ,saxe4 ,se dcolore perd un cinquime de son poids au feu aliment par le gaz oxigne1 #eeg4 ,,trituration4 ,instrumens propres l'oprer1 #djc4 ,,tunst,,ne4 ,mtal particulier souvent confondu avec l'tain4-,sa cristallisation4-,sa pesanteur spcifique4-,il se trouve naturellement dans l'tat d'oxide4-,il fait fonction d'acide4-,il y est uni la chaux1 #bge4 ,v ,,vaisseaux vaporatoires4 ,leur forme1 #dcd suiv4 ,,vaporisation4 ,passage d'un fluide liquide l'tat ariforme1 #ab4 ,,verres ardens4 ,ne produisent pas d'aussi grands effets qu'on avoit lieu de l'attendre #eeb4 ,,vers soie4 ,sa crysalide fournit l'acide bombique1 #cae4 ,w ,,wolfram4 ,substance mtallique4-,vritable tunstne1 #bge4 ,fin de la ,table des ,matires4 ,,extrait des ,registres de l',acadmie ,royale des ,sciences4 ,du #d ,fvrier #aghi4 ,l',acadmie nous a chargs1 ,m4 d',arcet moi1 de lui rendre compte d'un ,trait lmentaire de ,chimie1 que lui a prsent ,m4 ,lavoisier4 ,ce ,trait est divis en trois parties3 la premire a principalement pour objet1 la formation des fluides ariformes leur dcomposition1 la combustion des corps simples1 la formation des acides4 ,les molcules des corps peuvent tre considres comme obissant deux forces1 l'une rpulsive1 l'autre attractive4 ,pendant que la derniere de ces forces l'emporte1 le corps demeure dans l'tat solide2 si1 au contraire1 l'attraction est plus foible1 les parties du corps perdent l'adhrence qu'elles avoient entr'elles1 il cesse d'tre un solide4 ,la force rpulsive est due au fluide trs-subtil qui s'insinue travers les molcules de tous les corps1 qui les carte2 cette substance1 quelle qu'elle soit1 tant la cause de la chaleur1 ou1 en d'autres termes1 la sensation que nous appelons chaleur1 tant l'effet de l'accumulation de cette substance1 on ne peut pas1 dans un langage rigoureux1 la dsigner par le nom de chaleur1 parce que la mme dnomination ne peut pas exprimer la cause l'effet2 c'est ce qui a dtermin ,m4 ,lavoisier1 avec les autres ,auteurs de la ,nomenclature chimique1 la dsigner sous le nom de calorique4 ,nous nous contenterons1 dans ce rapport1 d'employer la nomenclature adopte par ,m4 ,lavoisier2 mais dans le cours de son ouvrage1 aprs avoir tabli1 par les expriences les plus exactes1 les faits qui doivent servir de base aux connoissances chimiques1 il a toujours soin de justifier la nomenclature dont il fait usage1 de suivre les rapports qui doivent se trouver entre les ides les mots qui les reprsentent4 ,s'il n'existoit que la force attractive des molcules de la matire1 la force rpulsive du calorique1 les corps passeroient brusquement de l'tat de solide celui de fluide ariforme2 mais une troisime force1 la pression de l'atmosphre1 met obstacle cet cartement1 c'est cet obstacle qu'est due l'existence des fluides4 ,m4 ,lavoisier tablit1 par plusieurs expriences1 quel est le degr de pression qui est ncessaire pour contenir diffrentes substances dans l'tat liquide1 quel est le degr de chaleur ncessaire pour vaincre cette rsistance4 ,mais il y a un certain nombre de substances qui1 la pression de notre atmosphre au degr de froid connu1 n'abandonnent jamais l'tat de fluide ariforme2 ce sont celles-l qu'on dsigne sous le nom de gaz4 ,puisque les molcules de tous les corps de la nature sont dans un tat d'quilibre entre l'attraction1 qui tend les rapprocher les runir1 les efforts du calorique1 qui tend les carter1 non-seulement le calorique environne de toutes parts les corps1 mais encore il remplit les intervalles que leurs molcules laissent entr'elles1 comme c'est un fluide extrmement compressible1 il s'y accumule1 il s'y resserre s'y combine en partie4 ,de ces considrations1 ,m4 ,lavoisier dduit l'explication de ce qu'on doit entendre par le calorique libre1 le calorique combin1 la capacit de calorique1 la chaleur absolue1 la chaleur latente1 la chaleur sensible4 ,on pourroit lui reprocher d'avoir insist trop peu sur la proprit lastique compressible du calorique1 de-l rsulte une diffrence entre ses principes la thorie de ,m4 ,black1 sur la capacit de chaleur1 mais en cartant cette considration1 les ides de ,m4 ,lavoisier ont acquis l'avantage d'avoir plus de clart4 ,aprs ces principes gnraux1 ,m4 ,lavoisier dcrit le moyen qu'a imagin ,m4 de la ,place pour dterminer par la quantit de glace fondue1 celle du calorique qui s'est dgag au milieu de cette glace1 d'un corps qui toit lev une certaine temprature1 ou d'une combinaison qui s'y est forme4 ,il passe ensuite des vues gnrales sur la formation la constitution de l'atmosphre de la terre1 non-seulement en la considrant dans l'tat o elle se trouve1 mais encore dans diffrens tats hypothtiques4 ,notre atmosphre est forme de toutes les substances susceptibles de demeurer dans l'tat ariforme au degr habituel de temprature de pression que nous prouvons4 ,il toit bien important de dterminer quel est le nombre quelle est la nature des fluides lastiques qui composent cette couche infrieure que nous habitons4 ,on sait que les connoissances que nous avons acquises sur cet objet1 font la gloire de la ,chimie moderne2 que non-seulement on a analys ces fluides1 mais qu'on a encore appris connotre une foule de combinaisons qu'ils formoient avec les substances terrestres1 que par-l le vide immense que les anciens ,chimistes cherchoient dguiser par quelques suppositions1 a t combl pour la plus grande partie4 ,il est bien intressant de voir celui qui a le plus contribu nous procurer ces connoissances nouvelles1 en tracer lui-mme le tableau1 rapprocher les rsultats des expriences qui ont fait l'objet d'un grand nombre de ses ,mmoires1 perfectionner ces expriences tous les appareils qu'il a fallu imaginer2 mais il n'est pas possible de suivre dans un extrait les descriptions que ,m4 ,lavoisier prsente avec beaucoup de concision1 sur l'analyse de l'air de l'atmosphre1 la dcomposition du gaz oxigne par le soufre1 le phosphore le charbon1 sur la formation des acides en gnral1 la dcomposition du gaz oxigne par les mtaux1 la formation des oxides mtalliques1 le principe radical de l'eau1 sa dcomposition par le charbon par le fer1 la quantit de calorique qui se dgage des diffrentes espces de combustion1 la formation de l'acide nitrique4 ,aprs tous ces objets1 ,m4 ,lavoisier examine la combinaison des substances combustibles les unes avec les autres4 ,le soufre1 le phosphore1 le charbon ont la proprit de s'unir avec les mtaux1 de-l naissent les combinaisons que ,m4 ,lavoisier dsigne sous le nom de sulfures1 phosphures carbures4 ,l'hydrogne peut aussi se combiner avec un grand nombre de substances combustibles2 dans l'tat de gaz1 il dissout le carbone ou charbon pur1 le soufre1 le phosphore1 de-l viennent les diffrentes espces de gaz inflammable4 ,lorsque l'hydrogne le carbone s'unissent ensemble1 sans que l'hydrogne ait t port l'tat de gaz par le calorique1 il en rsulte1 selon ,m4 ,lavoisier1 cette combinaison particuliere qui est connue sous le nom d'huile1 cette huile est fixe ou volatile1 selon les proportions de l'hydrogne du carbone4 ,il a expos dans les ,mmoires de #aghd1 les expriences qui l'ont conduit cette opinion4 ,cependant il nous parot que cette opinion n'est pas l'abri des objections1 nous nous contenterons d'en proposer une4 ,toutes les huiles donnent un peu d'eau un peu d'acide lorsqu'on les distille1 en ritrant les distillations1 on peut les rduire entirement en eau1 en acide1 en charbon1 en gaz carbonique en gaz hydrogne carbon4 ,cet acide cette eau qu'on retire dans chaque opration1 n'annoncent-ils pas qu'il entroit de l'oxigne dans la composition de l'huile2 car il est facile de prouver que l'air qui est contenu dans les vaisseaux qui servent la distillation1 n'a pas pu contribuer d'une manire sensible leur production8 ,il falloit d'abord examiner les phnomnes que prsente l'oxignation des quatre substances combustibles simples1 le phosphore1 le soufre1 le carbone l'hydrogne2 mais ces substances1 en se combinant les unes avec les autres1 ont form des corps combustibles composs1 tels que les huiles1 dont l'oxignation doit prsenter d'autres rsultats4 ,selon ,m4 ,lavoisier1 il existe des acides des oxides base double triple3 il donne en gnral le nom d'oxide toutes les substances qui ne sont pas assez oxignes pour prendre le caractre acide4 ,tous les acides du rgne vgtal ont pour base l'hydrogne le carbone1 quelquefois l'hydrogne1 le carbone le phosphore4 ,les acides oxides du rgne animal sont encore plus composs2 il entre dans la composition de la plupart quatre bases acidifiables1 l'hydrogne1 le carbone1 le phosphore l'azote4 ,m4 ,lavoisier tche de rendre raison par ces principes trs-simples1 de la nature de la diffrence des acides vgtaux des autres substances d'une nature vgtale d'une nature animale2 il ne seroit pas juste dans ce moment de juger avec svrit ces apperus ingnieux1 parce que l',auteur se propose de les dvelopper dans des ,mmoires particuliers4 ,l'hydrogne1 l'oxigne le carbone1 sont des principes communs tous les vgtaux1 pour cette raison1 ,m4 ,lavoisier les appelle primitifs4 ,ces principes1 en raison de la quantit de calorique avec lequel ils se trouvent combins dans les vgtaux1 sont tous -peu-prs en quilibre la temprature dans laquelle nous vivons2 ainsi les vgtaux ne contiennent ni huile1 ni eau1 ni acide carbonique1 seulement les lmens de toutes ces substances2 mais un changement lger dans la temprature suffit pour renverser cet ordre de combinaison4 ,l'hydrogne l'oxigne s'unissent plus intimment forment de l'eau qui passe dans la distillation2 une portion de l'hydrogne une portion du carbone se runissent ensemble pour former de l'huile volatile1 une autre partie du carbone devient libre reste dans la cornue4 ,dans les substances animales1 l'azote1 qui est un de leurs principes primitifs1 s'unit une portion d'hydrogne pour former l'alkali volatil4 ,m4 ,lavoisier donne des explications analogues celles que nous venons d'indiquer1 des phnomnes des produits de la fermentation vineuse1 de la putrfaction4 ,il y a un grand rapport entre ces dernieres ides de ,m4 ,lavoisier celles que ,m4 ,higgins a exposes dans un trait sur l'acide acteux1 la distillation1 la fermentation1 c4 qu'il a publi en #aghf1 dans lequel il admet la formation de l'eau des huiles par l'action de la chaleur2 mais n'ayant pas distingu le gaz hydrogne qu'il appelle phlogistique 7ce qui est tout--fait indiffrent71 du charbon de leur combinaison1 il n'a pu dterminer les effets de la chaleur de la fermentation avec autant d'exactitude que ,m4 ,lavoisier4 ,les substances acidifiables1 en s'unissant avec l'oxigne en se convertissant en acides1 acquirent une grande tendance la combinaison3 elles deviennent propres s'unir avec des substances terreuses mtalliques4 ,mais une circonstance remarquable distingue ces deux espces de combinaison2 c'est que les mtaux ne peuvent contracter d'union avec les acides que par l'intermde de l'oxigne1 de manire qu'il faut qu'ils soient rduits en oxides1 ou qu'ils dcomposent l'eau dont ils dgagent alors le gaz hydrogne1 ou qu'ils trouvent de l'oxigne dans l'acide1 c'est ainsi qu'ils forment du gaz nitreux avec l'acide nitrique4 ,la considration des phnomnes qui accompagnent les dissolutions1 conduit ,m4 ,lavoisier celle des bases alkalines1 des terres des mtaux1 dterminer le nombre des sels qui peuvent rsulter de la combinaison de ces diffrentes bases avec tous les acides connus4 ,dans la seconde partie de son ouvrage1 ,m4 ,lavoisier prsente successivement le tableau des substances simples1 ou plutt de celles que l'tat actuel de nos connoissances nous oblige considrer comme telles1 celui des radicaux ou bases oxidables acidifiables1 composes de la runion de plusieurs substances simples1 ceux des combinaisons de l'azote1 de l'hydrogne1 du carbone1 du soufre du phosphore1 avec des substances simples1 enfin ceux des combinaisons de tous les acides connus1 avec les diffrentes bases4 ,chaque tableau est accompagn d'une explication sur la nature les prparations de la substance qui en est l'objet1 sur ses principales combinaisons4 ,m4 ,lavoisier a runi1 dans la troisime partie de son ouvrage1 la description sommaire de tous les appareils de toutes les oprations manuelles qui ont rapport la ,chimie lmentaire4 ,les dtails indispensables dans lesquels il faut entrer1 auroient interrompu la marche des ides rapides qu'il a prsentes dans les deux premires parties1 en auroient rendu la lecture fatigante4 ,cette description est d'autant plus prcieuse1 que non-seulement elle est faite avec beaucoup de mthode de clart1 mais encore qu'elle a particulirement pour objet les appareils relatifs la ,chimie moderne1 dont plusieurs sont ds ,m4 ,lavoisier lui-mme1 qui1 en gnral1 sont encore peu connus1 mme de ceux qui font une tude particulire de la ,chimie2 mais il est impossible de tracer une esquisse de ces descriptions1 nous sommes obligs de nous borner l'numration des chapitres dans lesquels elles sont classes4 ,le chapitre premier traite des instrumens propres dterminer le poids absolu la pesanteur spcifique des corps solides liquides4 ,le second est destin la gazomtrie1 ou la mesure du poids du volume des substances ariformes4 ,le chapitre troisime contient la description des oprations purement mcaniques1 qui ont pour objet de diviser les corps1 telles que la trituration1 la porphirisation1 le tamisage1 la filtration1 c4 ,m4 ,lavoisier dcrit1 dans le chapitre cinquime1 les moyens que la ,chimie emploie pour carter les unes des autres les molcules des corps sans les dcomposer1 rciproquement pour les runir1 ce qui comprend la solution des sels1 leur lexiviation1 leur vaporation1 leur cristallisation1 les appareils distillatoires4 ,les distillations pneumato-chimiques1 les dissolutions mtalliques1 quelques autres oprations qui exigent des appareils trs-compliqus1 sont l'objet du sixime chapitre4 ,le chapitre septime contient la description des oprations relatives la combustion la dtonnation4 ,les appareils qui sont dcrits dans ce chapitre sont entirement nouveaux4 ,enfin le chapitre huitime est destin aux instrumens ncessaires pour oprer sur les corps de trs-hautes tempratures4 ,toutes ces descriptions sont rendues sensibles par un grand nombre de planches qui prsentent tous les dtails qu'on peut desirer1 qui sont graves avec beaucoup de soin4 ,nous ne devons pas laisser ignorer la reconnoissance des ,chimistes1 qu'elles ne sont point l'ouvrage d'un burin mercenaire1 mais qu'elles sont des au zle aux talens varis du traducteur de l'ouvrage de ,m4 ,kirwan sur le phlogistique4 ,ces nouveaux lmens sont termins par quatre tables2 la premire donne le nombre des pouces cubiques correspondans un poids dtermin d'eau2 la seconde est destine convertir les fractions vulgaires en fractions dcimales1 rciproquement2 la troisime prsente le poids des diffrens gaz1 la quatrime1 la pesanteur spcifique des diffrentes substances4 ,ainsi ,m4 ,lavoisier1 en partant des notions les plus simples des objets les plus lmentaires1 conduit successivement aux combinaisons plus composes4 ,ses raisonnemens sont presque toujours fonds sur des expriences rigoureuses1 ou plutt ils n'en sont que le rsultat2 il finit par donner les lmens de l'art des expriences qui doit servir de guide aux ,chimistes qui1 au lieu de se livrer de vaines hypothses1 veulent tablir leurs opinions la balance la main4 ,l'ouvrage est prcd d'un discours dans lequel ,m4 ,lavoisier rend compte des motifs qui l'ont engag l'entreprendre1 de la marche qu'il a suivie dans son excution4 ,s'tant impos la loi de ne rien conclure au-del de ce que les expriences prsentent de ne jamais suppler au silence des faits1 il n'a point compris dans ses lmens la partie de la ,chimie la plus susceptible peut-tre de devenir un jour une science exacte1 c'est celle qui traite des affinits ou attractions chimiques2 mais les donnes principales manquent1 ou du moins celles que nous avons ne sont encore ni assez prcises1 ni assez certaines pour devenir la base sur laquelle doit porter une partie aussi importante de la ,chimie4 ,m4 ,lavoisier a la modestie d'avouer qu'une considration secrte a peut-tre donn du poids aux raisons qu'il pouvoit avoir de se taire sur les affinits2 c'est que ,m4 de ,morveau est au moment de publier l'article affinit de l',encyclopdie mthodique1 qu'il a redout de traiter en concurrence avec lui1 un objet qui exige des discussions trs-dlicates4 ,quoique les ,savans s'empressent de toutes parts de rendre justice aux connoissances profondes de ,m4 de ,morveau1 il doit nanmoins tre flatt d'un aveu qui honore galement celui qui l'a fait4 ,si ,m4 ,lavoisier ne parle point1 dans ce ,trait1 des parties constituantes lmentaires des corps1 c'est qu'il regarde comme hypothtique tout ce qu'on a dit sur les quatre lmens3 il est probable que nous ne connoissons pas les molcules simples indivisibles qui composent les corps2 mais il est un terme auquel nous conduisent nos analyses1 ce sont les derniers rsultats que nous en obtenons1 qui sont pour nous des substances simples1 ou1 si l'on veut1 des lmens4 ,mais l'objet principal de ce discours est de faire sentir la liaison qui se trouve entre l'abus des mots les ides fausses1 entre la prcision du langage les progrs des sciences4 ,nous pensons que ces nouveaux ,elmens sont trs-dignes d'tre imprims sous le privilge de l',acadmie4 ,fait l',acadmie1 le #d ,fvrier #aghi4 ,sign1 ,d',,arcet ,,bertholet4 ,je certifie le prsent extrait conforme l'original1 au jugement de l',acadmie4 ,a ,paris1 ce #g ,fvrier #aghi4 ,sign1 le ,marquis ,,de ,,condorcet4 ,,extrait des ,registres de la ,socit ,royale de ,mdecine4 ,du #f ,fvrier #aghi4 ,la ,socit nous a chargs1 ,m4 de ,horne moi1 d'examiner un ,ouvrage de ,m4 ,lavoisier1 ayant pour titre1 ,trait lmentaire de ,chimie1 prsent dans un ordre nouveau1 d'aprs les dcouvertes modernes4 ,comme ce ,trait1 que nous avons lu avec le plus vif intrt1 offre une mthode lmentaire diffrente de toutes celles qu'on a suivies dans les ,ouvrages du mme genre1 nous avons cru devoir en rendre un compte trs-dtaill la ,compagnie4 ,les ,physiciens1 tous les hommes1 qui s'adonnent l'tude de la ,philosophie naturelle1 savent que c'est aux expriences de ,m4 ,lavoisier qu'est due la rvolution que la ,chimie a prouve depuis quelques annes2 peine ,m4 ,black eut-il fait connotre1 il y a bientt vingt ans1 l'tre fugace qui adoucit la chaux les alkalis1 qui avoit jusques-l chapp aux recherches des ,chimistes2 peine ,m4 ,priestley eut-il donn ses premires expriences sur l'air fixe ce qu'il appeloit les diffrentes espces d'air1 que ,m4 ,lavoisier1 qui ne s'toit encore appliqu qu' mettre dans les oprations de ,chimie de l'exactitude de la prcision1 conut le vaste projet de rpter de varier toutes les expriences des deux clbres ,physiciens ,anglois1 de poursuivre avec une ardeur infatigable une carrire nouvelle1 dont il prvoyoit ds-lors l'tendue4 ,il sentit sur-tout que l'art de faire des expriences vraiment utiles1 de contribuer aux progrs de la science de l'analyse1 consistoit ne rien laisser chapper1 tout recueillir1 tout peser4 ,cette ide ingnieuse1 laquelle sont dues toutes les dcouvertes modernes1 l'engagea imaginer1 pour les effervescences1 pour les combustions1 pour la calcination des mtaux1 c4 des appareils capables de porter la lumire la plus vive sur la cause les rsultats de ces oprations4 ,on connot trop gnralement aujourd'hui la plupart des faits des dcouvertes que cette route exprimentale nouvelle a fait natre1 pour que nous ayons besoin d'en suivre ici les dtails2 nous nous contenterons de rappeler que c'est l'aide de ces procds1 l'aide de ce nouveau sens1 ajout1 pour ainsi dire1 ceux que le ,physicien possdoit dj1 que ,m4 ,lavoisier est parvenu tablir des vrits une doctrine nouvelles sur la combustion1 sur la calcination des mtaux1 sur la nature de l'eau1 sur la formation des acides1 sur la dissolution des mtaux1 sur la fermentation sur les principaux phnomnes de la nature4 ,ces instrumens si ingnieux1 cette mthode exprimentale si exacte si diffrente des procds employs autrefois par les ,chimistes1 n'ont cess1 depuis #aggb1 de devenir entre les mains de ,m4 ,lavoisier des ,physiciens qui ont suivi la mme route1 une source fconde de dcouvertes4 ,les ,mmoires de l',acadmie des ,sciences offrent1 depuis #aggb jusqu'en #aghf1 une suite non interrompue de travaux1 d'expriences1 d'analyses faites par ce ,physicien sur le mme plan4 ,ce qu'il y a de plus frappant pour ceux qui aiment suivre les progrs de l'esprit humain dans ce genre de recherches1 dont on n'avoit aucune ide il y a vingt ans1 c'est que toutes les dcouvertes qui se sont succdes depuis cette poque1 n'ont fait que confirmer les premiers rsultats trouvs par ,m4 ,lavoisier1 donner plus de force plus de solidit la doctrine qu'il a propose4 ,une autre considration1 qui nous parot galement importante1 c'est que les expriences de ,bergman1 de ,schele1 de ,,mm4 ,cavendish1 ,priestley1 d'un grand nombre d'autres ,chimistes dans diffrentes parties de l',europe1 quoique faites sous des points de vue avec des moyens diffrens en apparence1 se sont tellement accordes avec les rsultats gnraux dont nous parlions plus haut1 que cet accord1 bien propre convaincre les ,physiciens qui cherchent la vrit sans prvention1 avec le courage ncessaire pour rsister aux prjugs1 n'a fait que rendre plus solides plus inbranlables les fondemens sur lesquels repose la nouvelle doctrine chimique4 ,c'est dans cet tat de la science1 c'est l'poque o les faits nouveaux1 gnralement reconnus1 n'excitent encore des discussions entre les ,physiciens1 que relativement leur explication1 que ,m4 ,lavoisier1 auteur de la plus grande partie de ces dcouvertes1 de la thorie simple lumineuse qu'elles ont cre1 s'est propos d'enchaner dans un nouvel ordre les vrits nouvelles1 d'offrir aux ,savans1 ainsi qu' ceux qui veulent le devenir1 l'ensemble de ses travaux4 ,ceux qui ont suivi avec soin les progrs successifs de la ,chimie1 ne trouveront dans l',ouvrage dont nous nous occupons1 que les faits qu'ils connoissent dj2 mais ils se prsenteront eux dans un ordre qui les frappera par sa clart sa prcision4 ,ce sera donc spcialement sur la marche des faits1 des ides des raisonnemens tracs par ,m4 ,lavoisier1 que nous insisterons dans ce rapport4 ,ce ,trait est divis en trois parties4 ,dans la premire1 ,m4 ,lavoisier expose les lmens de la science les bases sur lesquelles elle est fonde4 ,c'est sur les corps les plus simples1 sur le premier ordre de leurs combinaisons1 que roule cette premire partie1 comme nous le dirons tout--l'heure4 ,la seconde partie prsente les tableaux de toutes les combinaisons de ces corps simples entr'eux1 des mixtes qu'ils forment les uns avec les autres4 ,les composs salins neutres en sont particulirement le sujet4 ,dans la troisime partie1 ,m4 ,lavoisier dcrit les appareils nouveaux1 dont il a imagin la plus grande partie1 l'aide desquels il a tabli les vrits exposes dans la premire partie4 ,considrons chacune de ces parties plus en dtail1 suivons l',auteur jusqu' ses dernires divisions1 pour faire connotre l'utilit l'importance de son ,ouvrage4 ,premire ,partie4 ,en exposant1 dans un ,discours prliminaire1 les motifs qui l'ont engag crire son ,ouvrage1 ,m4 ,lavoisier annonce que c'est en s'occupant de la nomenclature en dveloppant ses ides sur les avantages la ncessit de lier les mots aux faits1 qu'il a t entran comme malgr lui faire un ,trait lmentaire de ,chimie2 que cette nomenclature mthodique l'ayant conduit du connu l'inconnu1 cette marche qu'il s'est trouv forc de suivre1 lui a paru propre guider les pas de ceux qui veulent tudier la ,chimie2 il pense que1 quoique cette science ait encore beaucoup de lacunes ne soit pas complette comme la ,gomtrie lmentaire1 les faits qui la composent s'arrangent cependant d'une manire si heureuse dans la doctrine moderne1 qu'il est permis de la comparer cette dernire1 qu'on peut esprer de la voir s'approcher1 de nos jours1 du degr de perfection qu'elle est susceptible d'atteindre4 ,son but a t de ne rien conclure au-del de l'exprience1 de ne jamais suppler au silence des faits4 ,c'est pour cela qu'il n'a point parl des principes des corps1 sur lesquels on a depuis si long-temps donn des ides vagues1 dans les coles dans les ,ouvrages lmentaires2 qu'il n'a rien dit des attractions ou affinits chimiques1 qui ne sont point encore connues1 suivant lui1 avec l'exactitude ncessaire pour en exposer les gnralits dans des lmens4 ,il termine ce discours en retraant les raisons les motifs qui ont guid les ,chimistes dans le travail de la nouvelle nomenclature1 en faisant voir quelle influence les noms exacts proposs dans ce travail1 peuvent avoir sur les progrs l'tude de la science4 ,la premire partie qui suit immdiatement ce ,discours prliminaire1 comprend dix-sept chapitres4 ,m4 ,lavoisier annonce qu'il traite1 dans cette premire ,partie1 de la formation des fluides ariformes de leur dcomposition2 de la combustion des corps simples1 de la formation des acides4 ,ce titre1 qui n'auroit certainement pas rappel aux anciens ,chimistes l'ensemble de leur science1 le comprend cependant tout entier pour ceux qui la possdent1 en effet1 l'un de nous en traant la marche l'tat de toutes les connoissances chimiques modernes dans quelques sances sur les fluides lastiques1 a fait voir que toute la science est comprise dans l'histoire de leur dveloppement de leur fixation4 ,il est donc vrai de dire1 que quoique le domaine de la ,chimie ait t singulirement agrandi par le nombre considrable de faits nouveaux qu'elle a acquis depuis quelques annes1 le rapprochement1 la liaison la cohrence de ces faits1 peuvent en resserrer les lmens dans l'esprit de ceux qui les possdent1 de ceux qu'une mthode exacte guide dans leurs tudes2 si les expriences semblent effrayer l'imagination par leur nombre1 les rsultats simples qu'on en tire1 les donnes gnrales qu'elles fournissent1 font vanouir les difficults1 rendent le travail de la mmoire plus facile4 ,cette vrit sera mise dans tout son jour1 par l'expos des divers objets compris dans cette premire partie de l'ouvrage de ,m4 ,lavoisier4 ,le premier ,chapitre traite de la combinaison des corps avec le calorique ou la matire de la chaleur1 de la formation des fluides lastiques4 ,le calorique dilate tous les corps en cartant leurs molcules1 qui tendent se rapprocher par la force d'attraction4 ,on peut donc considrer son effet comme celui d'une force rpulsive ou oppose l'attraction4 ,lorsque l'attraction des molcules est plus forte1 que l'cartement ou la force rpulsive communique par le calorique1 le corps est solide2 si la force rpulsive l'emporte sur l'attraction1 les molcules s'cartent jusqu' un certain point1 la fusion1 enfin la fluidit lastique naissent de cet effet4 ,comme la diminution ou l'enlvement du calorique permet le rapprochement des molcules des corps dont l'attraction agit alors librement1 comme on peut concevoir un refroidissement toujours croissant1 beaucoup plus fort que celui que nous connoissons1 consquemment un rapprochement proportionn dans les molcules des corps1 il s'ensuit que ces molcules ne se touchent pas1 qu'il existe des intervalles entr'elles2 ces intervalles sont remplis par le calorique4 ,on peut l'y accumuler2 c'est cette accumulation qui dtruit l'attraction de ces molcules1 qui donne enfin naissance un fluide lastique4 ,tous les corps liquides prendroient1 la surface du globe1 cette forme de fluides lastiques1 si la pression de l'air atmosphrique ne s'y opposoit pas1 c'est en raison de cette pression qu'il faut que la temprature de l'eau soit leve #hj degrs pour qu'elle se rduise en vapeur2 l'ther #cj ou #cc degrs1 l'alkool #fg1 ,mais les fluides supposs rduits en vapeurs par la suppression du poids de l'atmosphre1 se formeroient bientt un obstacle eux-mmes par leur pression4 ,on voit d'aprs cela qu'un fluide lastique ou un gaz n'est qu'une combinaison d'un corps quelconque ou d'une base avec le calorique4 ,on voit encore que1 suivant les espaces ou les intervalles compris entre les molcules des diffrens corps1 il faudra plus ou moins de calorique pour les dilater au mme point2 c'est cette diffrence qu'on nomme capacit de chaleur1 la quantit de calorique ncessaire pour lever chaque corps la mme temprature1 se nomme chaleur ou calorique spcifique4 ,comme les corps1 en se combinant au calorique1 deviennent des fluides lastiques1 l'lasticit parot tre due la rpulsion des molcules du calorique1 ou plutt une attraction plus forte entre ces dernires1 qu'entre celles des corps fluides lastiques1 qui sont alors repousses par l'effet du premier4 ,ces ides simples fondes sur des expriences exactes1 conduisent l',auteur donner1 dans le second chapitre1 des vues sur la formation la constitution de l'atmosphre de la terre2 elle doit tre forme des substances susceptibles de se volatiliser au degr ordinaire de chaleur qui existe sur le globe1 la pression moyenne qui soutient le mercure #bh pouces4 ,la terre tant suppose la place d'une plante beaucoup plus rapproche du soleil1 comme l'est ,mercure1 l'eau1 le mercure mme entreroient en expansion1 se mleroient l'air jusqu' ce que cette expansion ft limite par la pression exerce par ces nouveaux fluides lastiques4 ,si le globe toit1 au contraire1 transport une distance beaucoup plus loigne du soleil qu'il ne l'est1 l'eau seroit solide comme une pierre dure transparente4 ,la solidit1 la liquidit1 la fluidit lastique sont donc des modifications des corps dues au calorique4 ,les fluides habituellement vaporeux qui forment notre atmosphre1 doivent1 ou se mler lorsqu'ils ont de l'affinit1 ou se sparer suivant l'ordre de leurs pesanteurs spcifiques1 s'ils ne sont pas susceptibles de s'unir4 ,m4 ,lavoisier pense que la couche suprieure de l'atmosphre est surmonte des gaz inflammables lgers qu'il regarde comme la matire le foyer des mtores lumineux4 ,il toit trs-naturel que ces considrations gnrales sur l'atmosphre de la terre fussent suivies de l'analyse de l'air qui la compose2 cette analyse fait le sujet du troisime chapitre1 dans lequel est consigne une des plus belles dcouvertes du sicle de la ,chimie moderne4 ,la combustion du mercure dans un ballon1 la perte de poids d'un sixime de l'air1 l'augmentation correspondante du poids du mercure1 la qualit dltre des cinq siximes d'air restant2 la sparation de l'air de la chaux de mercure fortement chauffe1 la puret de celui-ci1 la recomposition de l'air semblable celui de l'atmosphre par l'addition de cette partie tire du mercure celle reste dans le ballon2 la chaleur vive la flamme brillante dgage de l'air par le fer qu'on y brle1 suffisent ,m4 ,lavoisier pour prouver que l'air atmosphrique est un compos de deux fluides lastiques diffrens1 l'un respirable1 l'autre non respirable1 que le premier forme #j1bg1 le second #j1gc4 ,dans le quatrime chapitre1 ce ,savant expose les noms donns ces deux gaz qui composent l'air atmosphrique1 les raisons qui les ont fait proposer2 le premier porte1 comme on sait1 le nom d'air vital de gaz oxigne1 le second celui de gaz azote4 ,la quantit des deux principes de l'atmosphre tant connue1 la nature du gaz oxigne occupe ensuite ,m4 ,lavoisier4 ,le cinquime chapitre est destin l'examen de la dcomposition du gaz oxigne ou air vital par le soufre1 le phosphore1 le charbon1 de la formation des acides4 ,cent grains de phosphore brl dans un ballon bien plein d'air vital1 absorbent #aed grains de cet air ou de sa base1 forment #bed grains d'acide phosphorique concret4 ,vingt-huit grains de charbon absorbent #gb grains d'air vital1 forment #ajj grains d'acide carbonique4 ,le soufre en absorbe plus que son poids devient acide sulfurique4 ,la base de cet air a donc la proprit1 en se combinant avec ces trois corps combustibles1 de les convertir en acides2 de-l le nom d'oxigne donn cette base de l'air vital1 celui d'oxignation donn l'opration par laquelle cette base se fixe4 ,la nomenclature des diffrens acides forme le sujet du sixime chapitre2 le nom gnral d'acide dsigne la combinaison avec l'oxigne2 les noms particuliers appartiennent aux bases diffrentes unies l'oxigne4 ,le soufre forme l'acide sulfurique1 le phosphore l'acide phosphorique1 le carbone ou charbon pur l'acide carbonique4 ,la terminaison varie dans ces mots exprime la proportion d'oxigne2 ainsi le soufre combin avec peu d'oxigne dans l'tat d'un acide foible1 donne l'acide sulfureux1 tandis qu'une plus grande proportion de ce principe acidifiant1 forme l'acide sulfurique4 ,nous n'insisterons pas davantage sur les principes de cette nomenclature1 qui sont dj bien connus de la ,socit4 ,m4 ,lavoisier donne1 la fin de ce chapitre1 les proportions d'azote d'oxigne qui constituent l'acide du nitre en diffrens tats1 comme l'a dcouvert ,m4 ,cavendish4 ,il parle1 dans le septime chapitre1 de la dcomposition du gaz oxigne par les mtaux4 ,on sait que ces corps combustibles absorbent la base de l'air vital plus ou moins facilement1 des tempratures plus ou moins leves2 mais comme l'affinit de ces corps pour l'oxigne est en gnral rarement plus forte que celle de celui-ci pour le calorique1 les mtaux s'y combinent plus ou moins difficilement4 ,les composs des mtaux d'oxigne n'tant pas des acides1 on a propos le nom d'oxides pour les dsigner1 au lieu de celui de chaux1 qui toit quivoque1 fond sur une fausse analogie4 ,m4 ,lavoisier donne les dtails de cette nomenclature la fin de ce chapitre4 ,il traite1 dans le huitime1 du principe radical de l'eau1 de la dcomposition de ce fluide par le charbon le fer4 ,l'eau que l'on fait passer travers un tube de verre ou de porcelaine rougi au feu1 se rduit seulement en vapeur1 sans prouver d'altration4 ,en passant travers le mme tube charg de vingt-huit grains de charbon1 il y a #he grains d'eau change de nature1 le charbon disparot4 ,on obtient #ajj grains ou #add pouces d'acide carbonique1 qui contiennent1 outre les #bh grains de carbone1 #gb grains d'oxigne1 provenant ncessairement de l'eau1 puisqu'aucun autre corps n'a pu le lui fournir2 ce gaz acide carbonique est ml de #ac grains ou #chj pouces cubes de gaz inflammable2 ces #ac grains ajouts aux #gb grains d'oxigne enlev par le carbone1 font les #he grains d'eau qui manquent2 en effet1 en brlant dans un appareil ferm #he grains d'air vital #ae de gaz inflammable1 on a #ajj grains d'eau4 ,l'eau est donc compose de ces deux principes4 ,l'oxigne est dj connu par les dtails prcdens2 la base du gaz inflammable a t nomme hydrogne1 ou principe radical de l'eau2 ,m4 ,lavoisier en dcrit les proprits sur-tout celles qu'il a dans l'tat de gaz4 ,le neuvime chapitre contient des dtails absolument neufs sur la quantit de calorique qui se dgage dans la combustion de diffrens corps combustibles1 ou1 ce qui est la mme chose en d'autres termes1 pendant la fixation de l'air vital ou gaz oxigne4 ,pour bien concevoir l'objet de cet article important1 rappelons que l'air vital est1 comme tous les autres fluides lastiques1 une base solidifiable unie du calorique2 que ce gaz ne peut se fixer1 ou sa base devenir solide dans les combinaisons o elle entre1 qu'en perdant le calorique qui la tenoit carte divise en fluide lastique4 ,cela pos1 il est clair qu'en partant d'une exprience o l'air vital parot laisser dposer sa base la plus solide possible en perdant tout le calorique qu'il contient1 on aura une mesure peu de chose prs exacte de la quantit absolue de calorique contenu dans une quantit donne de gaz oxigne4 ,mais comment mesurer cette chaleur4 ,m4 ,lavoisier s'est servi1 pour cela1 d'un appareil ingnieux1 dont la premire ide est due ,m4 ,wilcke1 ,physicien ,anglois1 mais qui a t chang bien perfectionn par ,m4 de la ,place4 ,ce sont des enveloppes de tle garnies de glace1 laissant un espace vide dans lequel on fait les expriences de combustion1 absolument comme dans une sphre de glace assez paisse pour que la temprature extrieure n'influe en aucune manire sur sa cavit intrieure4 ,le calorique se spare pendant la fixation de l'oxigne1 fond une partie de cette glace1 proportionnelle la quantit qui s'en dgage4 ,en oprant ainsi la combustion du phosphore1 ,m4 ,lavoisier a vu qu'une livre de ce combustible fond #ajj livres de glace1 en absorbant une livre #h onces d'air vital2 comme l'acide phosphorique concret qui rsulte de cette combustion parot contenir l'oxigne le plus solide le plus spar de calorique1 il en conclut que1 dans l'tat d'air vital1 une livre d'oxigne contient une quantit de calorique suffisante pour fondre #ff livres #aj onces #e gros #bd grains de glace zero4 ,en partant de cette exprience1 ,m4 ,lavoisier a trouv qu'une livre de charbon absorbant #b livres #i onces #a gros #aj grains d'oxigne1 ne faisant fondre que #if livres #h onces de glace1 tout le calorique contenu dans cette quantit d'air vital n'est pas dgag1 puisqu'il se seroit fondu #aga livres #f onces #e gros de glace2 la diffrence de cette quantit de calorique1 c'est--dire1 une quantit capable de fondre #gd livres #ad onces #e gros de glace1 est employe tenir sous forme de gaz #c livres #i onces #a gros #aj grains d'acide carbonique1 produit dans cette opration4 ,la combustion du gaz hydrogne brl dans l'appareil de glace1 lui a prsent le rsultat suivant relativement au dgagement du calorique4 ,une livre de ce gaz absorbe #e livres #aj onces #e gros #bd grains d'air vital en brlant2 il se dgage dans cette combustion une quantit de calorique capable de faire fondre #bie livres #i onces #c gros demi de glace2 or1 comme cette dose d'air vital auroit donn1 si on l'avoit fait servir la combustion du phosphore1 o l'oxigne parot tre le plus solide possible1 une quantit de calorique suffisante pour fondre #cgg livres #ab onces #c gros de glace1 il s'ensuit que la diffrence de ces deux quantits de calorique1 qui est exprime par celle de #hb livres #i onces #g gros demi de glace fondue1 reste dans l'eau #j de temprature1 que chaque livre de ce liquide cette temprature1 contient dans la portion d'oxigne qui fait un de ses principes1 une quantit de calorique capable de fondre #ab livres #e onces #b gros #dh grains de glace4 ,m4 ,lavoisier a trouv1 par les mmes expriences1 la quantit de calorique contenu dans l'oxigne de l'acide nitrique1 celle qui se dgage dans la combustion de la cire de l'huile2 si ces recherches avoient t suivies avec un soin gal sur la quantit de calorique que chaque mtal dgage de l'air vital en absorbant l'oxigne1 ou en se calcinant1 cette apprciation seroit1 comme le dit ,m4 ,lavoisier la fin de ce chapitre1 d'une grande utilit pour l'explication de beaucoup de phnomnes chimiques4 ,l',auteur dcrit dans le dixieme chapitre la nature gnrale des combinaisons des substances combustibles dj examines dans les chapitres prcdens1 les unes avec les autres4 ,les alliages des mtaux1 les dissolutions du soufre1 du phosphore1 du charbon dans le gaz hydrogne1 l'union du carbone de l'hydrogne qui constitue les huiles en gnral1 sont indiqus successivement4 ,dans ce chapitre comme dans tous les prcdens1 on trouve des vues neuves sur l'union encore inconnue de plusieurs substances combustibles entr'elles4 ,dans tous les chapitres prcdens qui ont pour objet la dcomposition de l'air vital1 l'absorption de l'oxigne par les corps combustibles les phnomnes de leur combustion de leurs produits1 il n'est question que des substances combines1 une une avec l'oxigne4 ,le deuxime chapitre prsente les combinaisons de ce principe acidifiant avec plusieurs bases la fois1 consquemment des oxides des acides plusieurs bases1 de la composition des matieres vgtales animales4 ,on reconnot par la lecture de ce chapitre la clart des principes de la ,chimie moderne1 en mme tems la richesse de la nature dans la varit des composs qu'elle forme avec trs-peu d'lmens4 ,l'analyse la plus exacte prouve que l'hydrogne le carbone privs de la plus grande quantit de leur calorique unis ensemble dans des proportions diffrentes1 des quantits diverses d'oxigne constituent les matieres vgtales1 ,m4 ,lavoisier range ces matieres parmi les oxides lorsque la quantit d'oxigne est trop peu abondante pour leur donner le caractre acide1 ou parmi les acides lorsque ce principe y est plus abondant4 ,le phosphore l'azote font quelquefois partie de ces composs2 alors ils se rapprochent des matieres animales4 ,ainsi trois ou quatre corps simples unis en diffrentes proportions dans diffrens tats de pression ou de privation de calorique1 suffisent la ,chimie moderne pour rendre raison de la diversit des matieres vgtales1 oxides acides2 en y ajoutant l'azote1 le phosphore le soufre1 les composs plus compliqus qui en rsultent1 donnent une ide exacte de la nature des substances animales1 oxides ou acides4 ,m4 ,lavoisier fait voir qu'on pourroit suivant les regles de la nouvelle ,nomenclature dsigner les principales especes des matieres vgtales composes d'hydrogne1 de carbone d'oxigne1 soit oxides1 soit acides2 mais la ncessit d'associer trop de mots pour dsigner ces composs formeroit un langage barbare1 l',auteur prfre les noms des treize acides vgtaux des six acides animaux1 adopts dans la nouvelle ,nomenclature4 ,il termine ce chapitre par le dnombrement de ces acides4 ,ces principes aussi clairs que simples sur la composition des substances vgtales animales1 conduisent ,m4 ,lavoisier faire connotre avec une gale clart dans le douzieme chapitre1 la dcomposition de ces matires par le feu4 ,des trois principes les plus abondans qui les constituent1 l'hydrogne l'oxigne tendent prendre la forme de gaz par leur combinaison avec le calorique2 le troisime ou le carbone n'a pas la mme proprit4 ,une chaleur au-dessus de celle o ces principes restent en quilibre1 doit donc dtruire cet quilibre4 ,a une temprature suprieure celle de l'eau bouillante1 l'oxigne s'unit l'hydrogne forme de l'eau qui se dgage2 une partie du carbone unie sparment l'hydrogne forme de l'huile2 une autre se prcipite seule4 ,une chaleur beaucoup plus forte1 comme celle qu'on nomme chaleur rouge1 spare ces principes dans un autre ordre1 dcompose mme l'huile formee par la premiere chaleur1 rduit entirement les matires vgtales de l'acide carbonique1 de l'eau une partie de charbon isole4 ,l'azote1 le phosphore le soufre ajouts ces premiers principes1 dans les matires animales compliquent cet effet du feu1 donnent naissance l'ammoniaque que ces matieres fournissent dans leur distillation4 ,tous ces phnomnes ne tiennent qu' des changemens de proportions dans l'union des principes leur diverse affinit pour le calorique4 ,des changemens galement simples ont lieu dans les fermentations vineuse1 putride acteuse1 dont ,m4 ,lavoisier expose avec soin les phnomnes dans les chapitres #ac1 #ad #ae4 ,ces oprations naturelles paroissoient autrefois inexplicables aux ,chimistes1 il n'y a pas plus de quinze ans qu'on dsesproit encore d'en apprcier la cause4 ,m4 ,lavoisier par des procds ingnieux est parvenu prouver que dans la fermentation vineuse1 la matiere sucre qu'il regarde comme un oxide qui est forme suivant ses recherches1 de #h parties d'hydrogne1 #bh de carbone1 #fd d'oxigne1 sur cent parties de cette matire1 est spare en deux portions 7par le changement le partage seul de l'oxigne entre les deux bases oxidables71 une grande partie du carbone prend plus d'oxigne en se sparant de l'hydrogne1 se convertit en gaz acide carbonique qui se dgage pendant cette fermentation1 tandis que l'hydrogne1 priv de l'oxigne uni un peu de carbone1 l'eau ajoute1 constitue l'alkool4 ,ainsi la nature change par cette fermentation des combinaisons ternaires en combinaisons binaires4 ,un effet analogue a lieu dans la putrfaction4 ,les cinq substances simples combustibles qui forment les bases oxidables acidifiables des matires animales1 l'hydrogne1 le carbone1 l'azote1 le soufre le phosphore1 qui sont unies en diffrentes proportions l'oxigne1 se dgagent peu--peu en gaz hydrogne sulfur1 carbon1 phosphor1 en gaz azote1 en gaz acide carbonique1 en gaz ammoniaque4 ,la fermentation acteuse ne consiste que dans l'absorption de l'oxigne qui y porte plus de principe acidifiant4 ,il semble que l'acide carbonique n'ait besoin que d'hydrogne pour devenir acide acteux1 puisqu'en effet1 tez ce dernier principe au vinaigre1 il passe l'tat d'acide carbonique4 ,quoique cette thorie de la putrfaction de l'actification paroisse presque aussi simple que celle de la fermentation vineuse1 ,m4 ,lavoisier convient que la ,chimie n'est pas aussi avance dans la connoissance de ces deux phnomnes1 que dans celle du premier4 ,dans le seizime chapitre1 l'auteur considre la formation des sels neutres les bases de ces sels4 ,les acides dont ,m4 ,lavoisier a expos la nature dans les premiers chapitres1 peuvent se combiner avec quatre bases terreuses1 trois bases alkalines dix-sept bases mtalliques4 ,il expose succinctement l'origine1 l'extraction les principales proprits de la potasse1 de la soude1 de l'ammoniaque1 de la chaux1 de la magnsie1 de la baryte de l'alumine2 ces matires1 si l'on en excepte l'ammoniaque1 sont les moins connues de tous les corps naturels1 quoique1 d'aprs quelques expriences1 on pense qu'elles sont composes1 on n'en a point encore spar les lmens2 aussi ,m4 ,lavoisier n'en parle-t-il que trs-brivement4 ,il termine cet expos en annonant qu'il est possible que les alkalis fixes se forment pendant la combustion des substances vgtales l'air4 ,l'un de nous a dj fait prsumer dans plusieurs mmoires dans ses leons1 que l'azote1 qu'il a considr comme principe des alkalis ou comme alkaligne1 pourroit bien se prcipiter de l'atmosphre dans les substances vgtales qu'on brle dans l'atmosphre4 ,alors l'air atmosphrique seroit un rservoir des principes acidifiant alkalifiant o la nature puiseroit sans cesse ces principes pour les fixer dans des bases1 produire les diverses matires salines1 acides alkalines4 ,mais cette assertion1 loin d'tre une vrit dmontre1 ne doit tre regarde que comme une hypothse1 jusqu' ce que les expriences dont on s'occupe en ce moment dans plusieurs laboratoires1 aient permis de prononcer4 ,le chapitre dix-septime dernier de cette premire partie de l'ouvrage de ,m4 ,lavoisier1 contient une suite de rflexions sur la formation des sels neutres1 sur leurs bases qu'il nomme salifiables4 ,il y fait voir que les terres les alkalis s'unissent aux acides sans prouver d'altration1 qu'il n'en est pas de mme des mtaux4 ,aucun de ces corps ne peut se combiner avec les acides sans s'oxigner2 ils enlvent l'oxigne soit l'eau dont ils sparent l'hydrogne en gaz1 soit aux acides eux-mmes dont ils volatilisent une portion de la base unie une portion d'oxigne4 ,de ce dgagement nat l'effervescence qui accompagne la dissolution des mtaux dans les acides4 ,on pourroit peut-tre dsirer dans ce chapitre des dtails plus tendus sur les dissolutions mtalliques2 mais ,m4 ,lavoisier vouloit mettre une grande prcision dans cette partie de son ,ouvrage1 celle qu'il y a mise en effet1 en rend la marche plus rapide sans nuire la clart des principes qui y sont exposs4 ,ce chapitre est termin par un dnombrement des quarante-huit substances simples qui peuvent tre oxides acidifies dans diffrens tats1 en y comprenant les dix-sept substances mtalliques1 qu'il croit devoir aussi considrer comme des acides1 lorsqu'elles sont portes un grand degr d'oxignation4 ,il rsulte de ce dnombrement que quarante-huit acides qui peuvent tre unis vingt-quatre bases terreuses1 alkalines mtalliques1 donnent #aaeb sels neutres1 dont la nature les proprits n'auroient jamais t connues avec prcision si1 comme l'observe ,m4 ,lavoisier1 on avoit continu leur donner des noms1 ou impropres1 ou insignifians1 comme on l'avoit fait l'poque des premires dcouvertes de ,chimie1 qui cependant peuvent tre placs avec ordre dans la mmoire1 l'aide de la nouvelle nomenclature4 ,tels sont les faits1 tel est l'ordre qui les lie1 telles sont les consquences qui en dcoulent naturellement1 consigns dans la premire partie de ce ,trait lmentaire4 ,nous les avons fait connotre assez en dtail1 pour que la ,socit pt apprcier l'ensemble du travail de ,m4 ,lavoisier1 le comparer ce qu'toit encore la science chimique il y a vingt ans4 ,on a pu y voir qu' l'aide des expriences modernes1 les lmens de cette science sont aujourd'hui beaucoup plus faciles saisir qu'ils n'toient autrefois1 parce que tout se rduit concevoir les effets gnraux du calorique1 distinguer les matires simples1 bases de toutes les combinaisons possibles1 considrer leur union avec l'oxigne2 c'est presque sur ces trois faits gnraux que sont fonds les dtails contenus dans la premire partie4 ,en y ajoutant les attractions de l'oxigne pour les diffrens corps1 les dcompositions qui rsultent des effets de ces attractions1 on auroit l'ensemble complet de ces ,elmens4 ,mais ,m4 ,lavoisier a omis cet objet dessein1 nous avons expos ailleurs les raisons qui l'ont dtermin prendre ce parti4 ,seconde ,partie4 ,aprs avoir rendu un compte exact de la marche nouvelle que ,m4 ,lavoisier a suivie dans la premire partie1 qui constitue seule les lmens de la science1 il ne sera pas ncessaire d'entrer dans des dtails aussi tendus pour faire connotre les deux autres parties4 ,la seconde est entirement destine prsenter dans des tableaux les combinaisons salines neutres1 ou les composs de deux mixtes1 car on se rappellera facilement que les acides sont des mixtes forms de bases unies l'oxigne1 les oxides mtalliques galement forms de l'oxigne uni aux mtaux1 enfin les terres les alkalis vraisemblablement des composs4 ,mais pour rendre cette seconde partie plus complette1 ,m4 ,lavoisier a mis avant les tableaux des sels neutres1 dix tableaux qui offrent les combinaisons simples dont il a t parl dans la premire partie1 qui sont destins servir de rsum cette premire partie4 ,on trouve dans ces #aj tableaux1 #a4 les substances simples1 ou au moins celles que les ,chimistes ne sont pas parvenus dcomposer1 au nombre de #cc1 savoir la lumire1 le calorique1 l'oxigne1 l'azote1 l'hydrogne1 le soufre1 le phosphore1 le carbone1 le radical muriatique1 le radical fluorique1 le radical boracique1 les dix-sept substances mtalliques1 la chaux1 la magnsie1 la baryte1 l'alumine la silice2 #b4 les bases oxidables acidifiables1 composes au nombre de #bj1 qui comprennent le radical nitro-muriatique1 les radicaux des douze acides vgtaux1 ceux des sept acides animaux2 #c4 les combinaisons de l'oxigne avec les substances simples2 #d4 les combinaisons des vingt radicaux composs1 avec l'oxigne2 ou les acides nitro-muriatiques1 les douze acides vgtaux1 les sept acides animaux2 #e4 les combinaisons binaires de l'azote avec les substances simples3 ,m4 ,lavoisier nomme celles de ces combinaisons qui ne sont pas connues1 des azotures2 #f4 les combinaisons binaires de l'hydrogne avec les mmes substances simples3 ,m4 ,lavoisier dsigne par le nom d'hydrures celles de ces combinaisons qui n'ont point t examines2 #g4 les combinaisons binaires du soufre avec les corps simples2 except les acides sulfurique sulfureux1 toutes ces combinaisons sont des sulfures2 #h4 celles du phosphore avec les mmes corps2 tels sont l'oxide de phosphore1 les acides phosphoreux phosphorique1 les phosphures2 #i4 celles du carbone avec les substances simples1 savoir l'oxide de carbone1 l'acide carbonique les carbures2 #aj4 enfin celles de quelques autres radicaux avec les substances simples4 ,a ces tableaux sont jointes des observations dans lesquelles ,m4 ,lavoisier donne l'explication1 retrace sous de nouveaux points de vue1 une partie des faits consigns dans la premire partie4 ,les tableaux des sels neutres sont au nombre de trente-quatre2 on y trouve successivement les nitrites1 les nitrates1 les sulfates1 les sulfites1 les phosphites1 les phosphates1 les carbonates1 les muriates1 les muriates oxigns1 les nitro-muriates1 les fluates1 les borates1 les arsniates1 les molybdates1 les tunstates1 les tartrites1 les malates1 les citrates1 les pyrolignites1 les pyrotartrites1 les pyromucites1 les oxalates1 les actites1 les actates1 les succinates1 les benzoates1 les camphorates1 les gallates1 les lactates1 les saccholates1 les formiates1 les bombiates1 les sebates1 les lithiates les prussiates4 ,le nombre de chaque classe de ces sels neutres contenus dans ces tableaux1 est presque dans tous de vingt-quatre4 ,m4 ,lavoisier a eu soin de disposer ces sels suivant l'ordre connu des affinits de leurs bases pour les acides4 ,comme la plupart de ces acides sont nouvellement dcouverts1 l',auteur a joint chaque tableau des observations sur la manire de prparer ces sels1 sur l'poque de leurs dcouvertes1 sur les ,chimistes qui elles sont dues1 souvent mme sur la comparaison de leur nature de leurs proprits4 ,m4 ,lavoisier n'a point eu l'intention d'offrir1 dans cette seconde partie1 une histoire des sels neutres2 il n'a rien dit de la forme1 de la saveur1 de la dissolubilit1 de la dcomposition des sels neutres1 ni de la proportion de l'adhrence de leurs principes4 ,ces dtails1 que l'on trouve dans les ,elmens de ,chimie de l'un de nous1 n'entroient point dans le plan de ,m4 ,lavoisier2 son but toit de prsenter une esquisse rapide de ces combinaisons1 il est trs-bien rempli par les tableaux par les courtes notices qui les accompagnent4 ,troisime ,partie4 ,la troisime partie1 qui a pour titre3 ,description des appareils des oprations manuelles de la ,chimie1 montre aussi bien que les deux premires1 combien la science a acquis de moyens1 la diffrence qui existe entre les expriences que l'on fait aujourd'hui celles que l'on faisoit autrefois4 ,m4 ,lavoisier a rejett cette description la fin1 parce que les dtails qu'elle exige1 auroient dtourn l'attention trop occup l'esprit des ,lecteurs1 si elle avoit t place avec la thorie1 parce que d'ailleurs elle suppose des connoissances qu'on n'a pu acqurir qu'en lisant les deux premires parties4 ,quoique ,m4 ,lavoisier l'ait prsente comme une explication des planches qu'on place ordinairement la fin d'un ouvrage1 nous y avons trouv une mthode descriptive trs-claire1 des observations intressantes sur l'usage des instrumens sur les phnomnes que prsentent les corps qu'on soumet leur action4 ,sans prtendre donner ici un extrait de cette troisime partie1 qui n'en est pas susceptible1 nous nous bornerons offrir un lger apperu des principaux objets contenus dans les huit chapitres qui la composent4 ,le premier traite des instrumens ncessaires pour dterminer le poids absolu la pesanteur spcifique des corps solides fluides2 telles sont les balances exactes de diffrentes sensibilits1 depuis celles o l'on pse #ej #fj livres1 jusqu' celles qui trbuchent des #eab;e4 de grain 7,m4 ,lavoisier y propose des poids en fractions dcimales de la livre1 au lieu des divisions de la livre en onces1 gros grains72 tels sont encore la balance hydrostatique1 les aromtres1 sur-tout celui dont se sert ,m4 ,lavoisier1 qui lui est particulier4 ,dans le chapitre second1 sont dcrits les instrumens propres mesurer les gaz1 les cuves pneumato-chimiques l'eau au mercure1 les diffrens rcipiens1 le ballon peser les gaz1 la machine construite par les soins de ,m4 ,lavoisier1 pour mesurer le volume connotre la quantit des gaz suivant la pression la temprature qu'ils prouvent4 ,m4 ,lavoisier nomme cette ingnieuse machine gazomtre4 ,le chapitre ,,iii est destin la description d'un instrument imagin par ,m4 de la ,place1 pour dterminer la chaleur spcifique des corps la quantit de calorique qui se dgage dans les combustions1 dans la respiration des animaux dans toutes les oprations de la ,chimie4 ,cette utile machine1 dont nous avons dj indiqu les avantages dans la premire partie1 est nomme calorimtre par ,m4 ,lavoisier4 ,on trouve exposs1 dans le quatrime chapitre1 les instrumens dont on se sert dans les simples oprations mcaniques de la ,chimie1 telles que la trituration1 la porphyrisation1 le tamisage1 le lavage1 la filtration la dcantation4 ,le cinquime chapitre contient la description des moyens des instrumens qu'on emploie pour oprer l'cartement ou le rapprochement des molcules des corps2 tels sont les vases destins la solution des sels1 la lixiviation1 l'vaporation1 la cristallisation1 la distillation simple1 ou vaporation en vaisseaux clos4 ,m4 ,lavoisier dcrit1 dans le sixime chapitre1 les instrumens qui servent aux distillations composes pneumato-chimiques1 sur-tout les appareils de ,woulfe1 varis de beaucoup de manires2 ceux qu'on emploie dans les dissolutions mtalliques2 ceux qu'il a imagins pour recueillir les produits des fermentations vineuse putride1 pour la dcomposition de l'eau4 ,il y joint une histoire des diffrens luts de leurs diverses utilits4 ,les dtails contenus dans le septime chapitre1 font connotre les appareils dont ce ,physicien s'est servi avec succs pour connotre avec exactitude les phnomnes qui ont lieu dans la combustion du phosphore1 du charbon1 des huiles1 de l'alkool1 de l'ther1 du gaz hydrogne1 consquemment dans la recomposition de l'eau1 ainsi que dans l'oxidation des mtaux4 ,enfin le huitime dernier chapitre de l',ouvrage traite des instrumens des procds propres exposer les corps de hautes tempratures2 il y est question de la fusion1 des creusets1 des fourneaux1 de la thorie de leur construction1 du moyen d'augmenter considrablement l'action du feu1 en substituant l'air atmosphrique l'air vital ou gaz oxigne4 ,quand ces dtails ne seroient que des descriptions simples des machines auxquelles la ,chimie doit toutes ses nouvelles connoissances1 ils n'en seroient pas moins utiles1 on n'en auroit pas moins d'obligation ,m4 ,lavoisier1 pour avoir publi des procds des appareils trop peu connus1 mme d'une partie de ceux qui professent aujourd'hui la ,chimie1 comme l'a dit l',auteur4 ,mais ce n'est point seulement une description sche aride que prsente cette troisime partie2 on y dcrit l'usage des diverses machines1 on y fait connotre la manire de s'en servir1 les phnomnes qu'elles offrent l'observateur2 souvent mme des points particuliers de la thorie gnrale expose dans tout l'ouvrage1 portent un jour clatant sur le rsultat des oprations auxquelles servent ces instrumens4 ,on peut considrer cette troisime partie comme une histoire des principaux appareils ncessaires aux oprations de la ,chimie moderne1 sans lesquels on ne pourroit plus esprer de faire faire des progrs cette science4 ,les planches places la fin de l'ouvrage1 ont t graves avec soin par la personne qui nous a dj donn la traduction de ,kirwan1 qui sait allier la culture des ,lettres celle des ,arts des ,sciences4 ,l'ouvrage est termin par des tables o sont exposes la pesanteur du pied cube des diffrens gaz1 la pesanteur spcifique d'un grand nombre de corps naturels1 les mthodes pour convertir les fractions vulgaires en fractions dcimales rciproquement1 des moyens de correction pour la pesanteur des gaz relativement la hauteur du mercure dans le baromtre dans le thermomtre4 ,ces tables deviennent aujourd'hui aussi ncessaires aux ,chimistes pour obtenir des rsultats exacts dans leurs expriences1 que le sont les tables de logarithmes aux ,gomtres aux ,astronomes1 pour l'exactitude la rapidit de leurs calculs4 ,nous pensons que l',ouvrage de ,m4 ,lavoisier mrite l'approbation de la ,socit1 d'tre imprim sous son privilge4 ,au ,louvre1 le #f ,fvrier #aghi4 ,sign1 ,,de ,,horne ,,de ,,fourcroy4 ,la ,socit ,royale de ,mdecine ayant entendu1 dans sa sance tenue au ,louvre le #f du prsent mois1 la lecture du ,rapport ci-dessus1 en a entirement adopt le contenu4 ,ce que je certifie vritable4 ,ce #g ,fvrier #aghi4 ,sign1 ,,vicq ,d',,azyr1 ,secrtaire perptuel4 ,,extrait des ,registres de la ,socit ,royale d',agriculture4 ,du #e ,fvrier #aghi4 ,nous avons t chargs par la ,socit ,royale d',agriculture1 ,m4 de ,fourcroy moi1 de lui rendre compte d'un ,trait lmentaire de ,chimie1 par ,m4 ,lavoisier4 ,des ,savans de l',europe1 l'un de ceux qui a le plus contribu l'heureuse rvolution que la ,chimie pneumatique a prouve de nos jours1 c'est1 sans contredit1 ,m4 ,lavoisier4 ,les ,mmoires importans qu'il a publis depuis quinze ans1 les faits brillans dont on lui est spcialement redevable1 toutes les expriences connues qu'il a vrifies avec un zle infatigable1 l'lgance la prcision des appareils qu'il a imagins1 la thorie nouvelle enfin sur laquelle il a singulirement influ1 qu'on peut vraiment regarder comme lui tant propre1 faisoient desirer que ,m4 ,lavoisier rduist ces nombreux matriaux en un corps d'ouvrage1 sur-tout qu'il en ft un ouvrage lmentaire3 il toit difficile de mieux remplir ce vu4 ,ce ,trait peut servir l'tude de la ,chimie par la mthode l'ordre qui y regnent2 quant au ,chimiste dj familiaris avec la science1 il y trouvera les faits runis classs1 ainsi que de grandes vues sur le systme de notre atmosphre1 de la vgtation1 de l'animalisation1 c4 ce qui offre une vaste carrire ses recherches4 ,la ,chimie recule de jour en jour ses bornes2 elle embrasse maintenant toutes les sciences physiques1 l',agriculture est peut-tre une de celles qui aura le plus s'applaudir des succs de la ,chimie2 l'analyse tant le seul moyen de conduire srement la connoissance des terres1 des amendemens des engrais3 enfin la ,chimie pneumatique peut seule expliquer les grands phnomnes de la vgtation1 la formation des diffrens principes des vgtaux1 l'tiolement des plantes1 c4 c'est elle qui nous a fait connotre cette double mission d'un gaz homicide d'un gaz vital4 ,dans le petit nombre d'ouvrages qui ont t rcemment publis sur la ,chimie1 tout tant neuf1 la nomenclature1 les faits1 l'application de la mthode des ,gomtres ces mmes faits1 la thorie entire1 l'analyse d'un pareil ,trait seroit une tche longue difficile remplir2 nous nous bornerons donc des rflexions sur ce nouvel ordre de choses1 qui1 au milieu de beaucoup de proslites1 a encore quelques dtracteurs4 ,on peut tablir comme vrit qu'il n'y a pas d'art mcanique1 le dernier de tous1 dont la nomenclature ne soit moins vicieuse1 moins insignifiante1 que ne l'toit celle de l'ancienne ,chimie4 ,pas un mot dans l'ancienne langue chimique qui n'ait t enfant par l'amour du mystre1 quelquefois mme par le charlatanisme4 ,glauber1 ,stahl1 emports par le torrent l'espce de mode rgnante alors1 introduisent1 l'un1 son sel admirable1 l'autre1 son double arcane4 ,un mot neuf1 mot qui n'a aucune acception1 peut en recevoir une1 il n'en est pas de mme d'un mot dj usit4 ,il falloit donc une langue nouvelle pour une nouvelle science1 des mots nouveaux pour de nouveaux produits2 enfin1 il falloit crer des expressions pour les phnomnes que croit journellement la ,chimie4 ,il importoit sur-tout que cette nomenclature ft raisonne1 que le mot fixt l'ide1 que1 semblable la langue des ,grecs des ,latins1 les augmentatifs1 les privatifs1 le changement natre des ides accessoires prcises1 c'est l'objet que remplissent1 par exemple1 les mots soufre1 sulfate1 sulfite1 sulfure4 ,tel est le but qu'ont rempli les ,savans qui se sont runis pour former cette nouvelle nomenclature1 le ,trait de ,m4 ,lavoisier la rend trs-intelligible4 ,rien de plus imposant dans l'ouvrage de ,m4 ,lavoisier que ce nombre d'expriences ingnieuses1 dont beaucoup lui appartiennent1 toutes prsentes avec cette prcision mathmatique1 inconnue avant cette poque1 que ,rouelle avoit devine1 qui1 soumettant l'analyse la rigueur du calcul1 fait le complment de la science1 en rendant la recomposition des corps aussi facile que leur dcomposition4 ,l'ancienne ,chimie parvenoit bien quelquefois la synthse3 elle dcomposoit recomposoit l'alun1 les vitriols1 les sels neutres en gnral1 elle minralisoit rvivifioit les mtaux2 mais l'eau1 mais l'air chappoient son analyse4 ,elle les regardoit comme des corps simples lmentaires1 il toit rserv la ,chimie pneumatique de leur faire subir la double loi de la dcomposition de la recomposition4 ,il nous reste parler de la thorie1 puisque nous sommes restreints des gnralits4 ,cette thorie pose sur une grande masse de faits1 qui lui forment un rempart solide o elle parot inattaquable3 elle ne le seroit pas1 sans doute1 si elle prtendoit tout expliquer1 mais elle sait s'arrter quand les faits lui manquent1 ou qu'ils sont en trop petit nombre pour consolider de nouveaux points de doctrine4 ,tel est le caractre de sagesse qui la distingue de l'ancienne thorie1 qui expliquoit tout de dix manires diffrentes1 parce qu'au dfaut de routes1 il faut se pratiquer des sentiers4 ,dans la thorie actuelle1 les faits s'enchanent2 chaque proposition est taye d'expriences qui se pressent1 on parot rduit ne pouvoir pas en tirer d'autres consquences que celles que prsente cette mme thorie4 ,nous pensons donc que cet ,ouvrage1 dont plusieurs chapitres sont immdiatement applicables la ,physique de terminaison devinssent autant de moyen de faire vgtale1 mrite l'approbation de la ,socit ,royale d',agriculture4 ,sign1 ,,de ,,fourcroy ,,cadet ,,de ,,vaux4 ,je certifie cet ,extrait conforme l'original au jugement de la ,socit4 ,a ,paris1 ce #f ,fvrier #aghi4 ,sign1 ,,broussonet1 ,secrtaire perptuel4 ,de l',imprimerie de ,,chardon1 rue de la ,harpe4 #aghi4 ,fautes corriger1 ,additions4 ,,page #dc1 lignes #d #i1 copeaux lisez coupeaux #dd1 ligne #i1 figure #ad lis4 figure #af #ge1 ligne #ad1 dans un ballon e lis4 dans le ballon cb4 #gg1 pn4 mtreux lis4 nitreux #gh1 ligne #f1 mesure que l'acide passe ajoutez une partie se condense dans le ballon1 l'autre est absorbe par l'eau4 #id1 ligne #ba1 ajoutez en note au bas de la page ,on a critiqu mme avec assez d'amertume cette expression hydrogne1 parce qu'on a prtendu qu'elle signifioit fils de l'eau1 non pas qui engendre l'eau4 ,mais qu'importe1 si l'expression est galement juste dans les deux sens8 les expriences rapportes dans ce ,chapitre1 prouvent que l'eau1 en se dcomposant1 donne naissance l'hydrogne1 sur-tout l'hydrogne donne naissance l'eau en se combinant avec l'oxigne4 ,on peut donc dire galement que l'eau engendre l'hydrogne1 que l'hydrogne engendre l'eau4 #if1 antpnul4 ,bc lis4 ,,bc #aah1 ligne #bb suiv4 gaz hydrogne carbonis1 gaz hydrogne sulfuris1 gaz hydrogne phosphoris lis4 carbon1 sulfur1 phosphor4 ,la mme faute a pu chapper dans d'autres endroits4 #acc1 pnul4 dern4 ainsi les vgtaux ne contiennent ni huile1 ni eau1 ni acide carbonique1 ajoutez la note suivante au bas de la page4 ,nota4 ,on conoit que je suppose ici des vgtaux rduits l'tat de dessication parfaite1 qu' l'gard de l'huile1 je n'entends pas parler des vgtaux qui en fournissent1 soit par expression froid1 soit par une chaleur qui n'excde pas celle de l'eau bouillante4 ,il n'est ici question que de l'huile empyreumatique qu'on obtient par la distillation feu nud1 un degr de feu suprieur l'eau bouillante4 ,c'est cette huile seule que j'annonce tre un produit de l'opration4 ,on peut voir ce que j'ai publi cet gard dans le volume de l',acadmie1 anne #aghf4 ,page #adf1 lignes #af #ag1 #cig livres #i onces #bi grains lis4 #dfj livres #aa onces #f gros #ec grains #afc1 ligne #g1 dont lis4 que #agb1 ligne #a1 ammoniaque lis4 ammoniac #aif1 ligne #h1 tartarique lis4 tartareux ,ibid4 ligne #aa1 pyrolignique lis4 pyroligneux ligne #ab1 pyromucique lis4 pyromuqueux ligne #ac1 pyrotartarique lis4 pyrotartareux ligne #ae1 actique lis4 acteux #bed1 ,supprimez du ,tableau muriate oxygn d'ammoniaque1 attendu que cette combinaison n'existe pas4 #bid1 lignes #ad1 #ae #af1 effacez ce mme sel satur de chaux1 oxalate acidule de potasse de chaux #chd1 ligne #bb1 d'un robinet l lis4 d'un robinet lm ,illustrations3 ,planche ,i1 ,planche ,,ii1 ,planche ,,iii1 ,planche ,,iv1 ,planche ,v1 ,planche ,,vi1 ,planche ,,vii1 ,planche ,,viii1 ,planche ,,ix1 ,planche ,x1 ,planche ,,xi ,planche ,,xii1 ,planche ,,xiii4 ,paulze ,lavoisier ,sculpsit4 99 99 99 99 99 ,liste des modifications3 ,page #ad3 prt remplac par prs 7que l'ther1 444 est tout prs7 ,page #bc3 act par exact 7,le moyen le plus simple le plus exact7 ,page #bd3 lorqu'on par lorsqu'on 7lorsqu'on les a forces7 ,page #eh3 semblable par semblables 7j'ai diviss dans deux capsules de porcelaine1 semblables 4447 ,page #abe3 oxygns par oxygnes 7,le rgne vgtal444 des mmes bases doubles triples1 mais moins oxygnes47 ,page #aha3 ajout de 7,la nature de ces deux radicaux7 ,page #aib3 ,cobolt par ,cobalt ,page #aig3 quel-unes par quelques-unes 7,des expriences dont quelques-unes7 ,page #bja3 le par les 7dans les rues troites des villes7 ,page #bac3 animales par vgtales 7comme celles des matires vgtales7 ,page #bbd3 outes par toutes 7dans presque toutes7 ,page #bci3 ,vitrol par ,vitriol 7,vitriol de magnsie7 ,page #bej3 aide par acide 7les bases satures de cet acide7 ,page #cac3 ,ochrn par ,o,ehrn 7,,mm4 ,ardwisson ,o,ehrn7 ,page #che3 un remplac par une 7lorsqu'on a fait une ou deux fois7 ,page #cif3 figure par figures 7figures #b #c7 ,page #daf3 sons remplac par sous 7qui sont connues sous le nom de rognures de verre47 ,page #ddc3 lutte par lute 7qu'on lute avec elle7 ,page #ecb3 de puis par puis de 7ensuite un peu d'eau1 puis de la potasse dissoute7 ,page #eda3 virer par viter 7 pour viter que ces alternatives7 ,page #ehh3 ,rsine par ,rsines 7dans la colonne une de la table7 ,page #eif3 posphoreux par phosphoreux 7,,acide phosphoreux7 ,page #fjj3 excite par existe 7,il en existe #bd7 ,page #fjf3 rparer par sparer 7,moyens de les sparer7 ,page #faf3 ,,subtances par ,,substances 7,,substances combustibles47 ,page #fdh3 ajout des 7,il y joint une histoire des diffrens luts7