,au lecteur1 ,ce ,trait lmentaire de chimie d',antoine de ,lavoisier se compose de deux tomes4 ,une version complte de cette publication accompagne la publication individuelle de chacun de ces deux tomes4 ,la version lectronique html restitue le mieux la prsentation du livre papier4 ,l'errata de cette dition a t pris en compte4 ,nous avons utilis une typographie plus moderne que celle de la version papier en remplaant les par des s4 ,la ponctuation n'a pas t modifie hormis quelques corrections mineures4 ,l'orthographe a t conserve4 ,seuls quelques mots ont t modifis4 ,la liste des modifications se trouve la fin du texte4 ,,trait ,l,,mentaire ,,de ,,chimie4 ,,tome ,,second4 ,,trait ,l,,mentaire ,,de ,,chimie1 ,,pr,,sent ,,dans ,,un ,,ordre ,,nouveau ,,et ,d',,apr,s ,,les ,d,,couvertes ,,modernes2 ,avec ,figures3 ,par ,m4 ,,lavoisier1 de l',acadmie des ,sciences1 de la ,socit ,royale de ,mdecine1 des ,socits d',agriculture de ,paris d',orlans1 de la ,socit ,royale de ,londres1 de l',institut de ,bologne1 de la ,socit ,helvtique de ,basle1 de celles de ,philadelphie1 ,harlem1 ,manchester1 ,padoue1 c4 ,,tome ,,second4 ,illustration ,a ,,paris1 ,chez ,,cuchet1 ,libraire1 rue htel ,serpente4 ,m4 ,,dcc4 ,,lxxxix4 ,sous le ,privilge de l',acadmie des ,sciences de la ,socit ,royale de ,mdecine4 ,,table ,,des ,,chapitres ,,du ,,tome ,,second4 ,,troisieme ,,partie4 ,description des ,appareils des ,oprations manuelles de la ,chimie4 ,,introduction1 #cbc ,,chap4 ,i4 ,des instrumens propres dterminer le poids absolu la pesanteur spcifique des corps solides liquides1 #cbg ,,chap4 ,,ii4 ,de la ,gazomtrie1 ou de la mesure du poids du volume des substances ariformes1 #cdb 4 ,i4 ,description des ,appareils pneumato-chimiques1 ibid4 4 ,,ii4 ,du ,gazomtre1 #cdf 4 ,,iii4 ,de quelques autres manires de mesurer le volume des ,gaz1 #cfj 4 ,,iv4 ,de la manire de sparer les unes des autres les diffrentes espces de ,gaz1 #cfe 4 ,v4 ,des corrections faire au volume des ,gaz obtenus dans les expriences1 relativement la pression de l'atmosphre1 #cgj 4 ,,vi4 ,des corrections relatives aux diffrens degrs du ,thermomtre1 #cgh 4 ,,vii4 ,modle de calcul pour les corrections relatives au degr de pression de temprature1 #chj 4 ,,viii4 ,de la manire de dterminer le poids absolu des diffrens ,gaz1 #chd ,,chap4 ,,iii4 ,des ,appareils relatifs la mesure du ,calorique1 #chg ,description du ,calorimtre1 ibid4 ,,chap4 ,,iv4 ,des oprations purement mcaniques qui ont pour objet de diviser les corps1 #djc 4 ,i4 ,de la ,trituration1 de la ,porphirisation1 de la ,pulvrisation1 ibid4 4 ,,ii4 ,du ,tamisage du ,lavage1 #dji 4 ,,iii4 ,de la ,filtration1 #dab 4 ,,iv4 ,de la ,dcantation1 #dai ,,chap4 ,v4 ,des moyens que la ,chimie emploie pour carter les unes des autres les molcules des corps sans les dcomposer1 rciproquement pour les runir1 #dbb 4 ,i4 ,de la ,solution des ,sels1 #dbc 4 ,,ii4 ,de la ,lixiviation1 #dbh 4 ,,iii4 ,de l',evaporation1 #dca 4 ,,iv4 ,de la ,cristallisation1 #dcf 4 ,v4 ,de la ,distillation simple1 #ddb 4 ,,vi4 ,de la ,sublimation1 #ddh ,,chap4 ,,vi4 ,des ,distillations pneumato-chimiques1 des ,dissolutions mtalliques1 de quelques autres oprations qui exigent des ,appareils trs-compliqus1 #ddi 4 ,i4 ,des ,distillations composes1 des ,distillations pneumato-chimiques1 #ddi 4 ,,ii4 ,des dissolutions mtalliques1 #deh 4 ,,iii4 ,des ,appareils relatifs aux fermentations vineuse putride1 #dfa 4 ,,iv4 ,appareil particulier pour la dcomposition de l'eau1 #dfe 4 ,v4 ,de la prparation de l'emploi des ,luts1 #dfh ,,chap4 ,,vii4 ,des ,oprations relatives la combustion proprement dite la dtonation1 #dgh 4 ,i4 ,de la ,combustion du ,phosphore du ,charbon1 #dhb 4 ,,ii4 ,de la ,combustion des ,huiles1 #dic 4 ,,iii4 ,de la ,combustion de l',esprit-de-vin ou ,alkool1 #eja 4 ,,iv4 ,de la ,combustion de l',ether1 #ejc 4 ,v4 ,de la ,combustion du ,gaz hydrogne1 de la ,formation de l',eau1 #ejf 4 ,,vi4 ,de l',oxidation des ,mtaux1 #eac 4 ,,vii4 ,de la ,dtonation1 #ebd ,,chap4 ,,viii4 ,des ,instrumens ncessaires pour oprer sur les corps de trs-hautes tempratures1 #ecd 4 ,i4 ,de la ,fusion1 ibid4 4 ,,ii4 ,des ,fourneaux1 #ecg 4 ,,iii4 ,des moyens d'augmenter considrablement l'action du feu1 en substituant le gaz oxygne l'air de l'atmosphre1 #eeb ,,tables ,a ,l',,usage ,,des ,,chimistes4 #eei ,,table ,,des ,,matieres4 #eib ,,extrait des ,registres de l',acadmie ,royale des ,sciences4 ,du #d ,fvrier #aghi4 #fbj ,,extrait des ,registres de la ,socit ,royale de ,mdecine4 ,du #f ,fvrier #aghi4 #fbi ,,extrait des ,registres de la ,socit ,royale d',agriculture4 ,du #e ,fvrier #aghi4 #fej ,,errata #fed ,planches4 #fef ,illustration ,,troisi,,me ,,partie4 ,description des appareils des oprations manuelles de la ,chimie4 ,,introduction4 ,ce n'est pas sans dessein que je ne me suis pas tendu davantage dans les deux premires parties de cet ,ouvrage1 sur les oprations manuelles de la ,chimie4 ,j'ai reconnu1 d'aprs ma propre exprience1 que des descriptions minutieuses1 des dtails de procds des explications de planches1 figuroient mal dans un ouvrage de raisonnement2 qu'elles interrompoient la marche des ides1 qu'elles rendoient la lecture de l'ouvrage fastidieuse difficile4 ,d'un autre ct1 si je m'en fusse tenu aux simples descriptions sommaires que j'ai donnes jusqu'ici1 les commenans n'auroient pu prendre dans cet ,ouvrage que des ides trs-vagues de la ,chimie-pratique4 ,des oprations qu'il leur auroit t impossible de rpter1 ne leur auroient inspir ni confiance ni intrt3 ils n'auroient pas mme eu la ressource de chercher dans d'autres ouvrages de quoi suppler ce qui auroit manqu celui-ci4 ,indpendamment de ce qu'il n'en existe aucun o les expriences modernes se trouvent dcrites avec assez d'tendue1 il leur auroit t impossible de recourir des traits o les ides n'auroient point t prsentes dans le mme ordre1 o l'on n'auroit pas parl le mme langage2 en sorte que le but d'utilit que je me suis propos n'auroit pas t rempli4 ,j'ai pris1 d'aprs ces rflexions1 la rsolution de rserver pour une troisime partie la description sommaire de tous les appareils de toutes les oprations manuelles qui ont rapport la ,chimie lmentaire4 ,j'ai prfr de placer ce trait particulier la fin plutt qu'au commencement de cet ,ouvrage1 parce qu'il m'auroit t impossible de n'y pas supposer des connoissances que les commenans ne peuvent avoir1 qu'ils ne peuvent acqurir que par la lecture de l',ouvrage mme4 ,toute cette troisime partie doit tre en quelque faon considre comme l'explication des figures qu'on a coutume de rejetter la fin des ,mmoires1 pour ne point en couper le texte par des descriptions trop tendues4 ,quelque soin que j'aye pris pour mettre de la clart de la mthode dans cette partie de mon travail1 pour n'omettre la description d'aucun appareil essentiel1 je suis loin de prtendre que ceux qui veulent prendre des connoissances exactes en ,chimie1 puissent se dispenser de suivre des cours1 de frquenter les laboratoires de se familiariser avec les instrumens qu'on y emploie4 ,nihil est in intellectu quod non prius fuerit in sensu3 grande importante vrit que ne doivent jamais oublier ceux qui apprennent comme ceux qui enseignent1 que le clbre ,rouelle avoit fait tracer en gros caractres dans le lieu le plus apparent de son laboratoire4 ,les oprations chimiques se divisent naturellement en plusieurs classes1 suivant l'objet qu'elles se proposent de remplir3 les unes peuvent tre regardes comme purement mcaniques2 telle est la dtermination du poids des corps1 la mesure de leur volume1 la trituration1 la porphyrisation1 le tamisage1 le lavage1 la filtration3 les autres sont des oprations vritablement chimiques1 parce qu'elles emploient des forces des agens chimiques1 telles que la dissolution1 la fusion1 c4 ,enfin les unes ont pour objet de sparer les principes des corps1 les autres de les runir2 souvent mme elles ont ce double but1 il n'est pas rare que dans une mme opration1 comme dans la combustion1 par exemple1 il y ait la fois dcomposition recomposition4 ,sans adopter particulirement aucune de ces divisions1 auxquelles il seroit difficile de s'astreindre1 du moins d'une manire rigoureuse1 je vais prsenter le dtail des oprations chimiques1 dans l'ordre qui m'a paru le plus propre en faciliter l'intelligence4 ,j'insisterai particulirement sur les appareils relatifs la ,chimie moderne1 parce qu'ils sont encore peu connus1 mme de ceux qui font une tude particulire de cette science1 je pourrois presque dire1 d'une partie de ceux qui la professent4 ,,chapitre ,,premier4 ,des instrumens propres dterminer le poids absolu la pesanteur spcifique des corps solides liquides4 ,on ne connot jusqu' prsent aucun meilleur moyen pour dterminer les quantits de matires qu'on emploie dans les oprations chimiques1 celles qu'on obtient par le rsultat des expriences1 que de les mettre en quilibre avec d'autres corps qu'on est convenu de prendre pour terme de comparaison4 ,lors1 par exemple1 que nous voulons allier ensemble douze livres de plomb six livres d'tain1 nous nous procurons un levier de fer assez fort pour qu'il ne flchisse pas2 nous le suspendons dans son milieu de manire que ses deux bras soient parfaitement gaux2 nous attachons l'une de ses extrmits un poids de douze livres2 nous attachons l'autre du plomb1 nous en ajoutons jusqu' ce qu'il y ait quilibre1 c'est--dire jusqu' ce que le levier demeure parfaitement horisontal4 ,aprs avoir ainsi opr sur le plomb1 on opre sur l'tain2 on en use de la mme manire pour toutes les autres matires dont on veut dterminer la quantit4 ,cette opration se nomme peser2 l'instrument dont on se sert se nomme balance3 il est principalement compos1 comme tout le monde le sait1 d'un flau1 de deux bassins d'une aiguille4 ,quant au choix des poids la quantit de matire qui doit composer une unit1 une livre1 par exemple1 c'est une chose absolument arbitraire2 aussi voyons-nous que la livre differe d'un royaume un autre1 d'une province souvent mme d'une ville une autre4 ,les socits n'ont mme d'autre moyen de conserver l'unit qu'elles se sont choisie1 d'empcher qu'elle ne varie ne s'altre par la rvolution des tems1 qu'en formant ce qu'on nomme des talons1 qui sont dposs soigneusement conservs dans les greffes des jurisdictions4 ,il n'est point indiffrent sans doute dans le commerce pour les usages de la socit1 de se servir d'une livre ou d'une autre1 puisque la quantit absolue de matire n'est pas la mme1 que les diffrences mme sont trs-considrables4 ,mais il n'en est pas de mme pour les ,physiciens pour les ,chimistes4 ,peu importe dans la plupart des expriences1 qu'ils ayent employ une quantit ,a ou une quantit ,b de matire1 pourvu qu'ils expriment clairement les produits qu'ils ont obtenus de l'une ou de l'autre de ces quantits1 en fractions d'un usage commode1 qui runies toutes ensemble fassent un produit gal au tout4 ,ces considrations m'ont fait penser qu'en attendant que les hommes1 runis en socit1 se soient dtermins n'adopter qu'un seul poids qu'une seule mesure1 les ,chimistes1 de toutes les parties du monde1 pourroient sans inconvnient se servir de la livre de leur pays1 quelle qu'elle ft1 pourvu qu'au lieu de la diviser1 comme on l'a fait jusqu'ici1 en fractions arbitraires1 on se dtermint par une convention gnrale la diviser en diximes1 en centimes1 en millimes1 en dix-millimes1 c4 c'est--dire1 en fractions dcimales de livres4 ,on s'entendroit alors dans tous les pays1 comme dans toutes les langues3 on ne seroit pas sr1 il est vrai1 de la quantit absolue de matire qu'on auroit employe dans une exprience2 mais on connotroit sans difficult1 sans calcul1 le rapport des produits entr'eux2 ces rapports seroient les mmes pour les savans du monde entier1 l'on auroit vritablement pour cet objet un langage universel4 ,frapp de ces considrations1 j'ai toujours eu le projet de faire diviser la livre poids de marc en fractions dcimales1 ce n'est que depuis peu que j'y suis parvenu4 ,m4 ,fourch1 ,balancier1 successeur de ,m4 ,chemin1 rue de la ,ferronnerie1 a rempli cet objet avec beaucoup d'intelligence d'exactitude1 j'invite tous ceux qui s'occupent d'expriences1 se procurer de semblables divisions de la livre3 pour peu qu'ils ayent d'usage du calcul des dcimales1 ils seront tonns de la simplicit de la facilit que cette division apportera dans toutes leurs oprations4 ,je dtaillerai dans un ,mmoire particulier destin pour l',acadmie1 les prcautions les attentions que cette division de la livre exige4 ,en attendant que cette mthode soit adopte par les savans de tous les pays1 il est un moyen simple1 sinon d'atteindre au mme but1 au moins d'en approcher de simplifier les calculs4 ,il consiste convertir chaque pese les onces1 gros grains qu'on a obtenus1 en fractions dcimales de livre2 pour diminuer la peine que ce calcul pourroit prsenter1 j'ai form une table o ces calculs se trouvent tous faits ou au moins rduits de simples additions4 ,elle se trouve la fin de cette troisime partie3 voici la manire de s'en servir4 ,je suppose qu'on ait employ dans une exprience #d livres de matires1 que par le rsultat de l'opration on ait obtenu quatre produits diffrens ,a1 ,b1 ,c1 ,d1 pesant savoir1 liv4 onc4 gros grains4 ,produit ,a #b #e #c #fc ,produit ,b #a #b #g #ae ,produit ,c #c #a #cg ,produit ,d #d #c #bi ----------------------- ,total #d ----------------------- ,on transformera1 au moyen de la table1 ces fractions vulgaires en dcimales1 comme il suit3 ,pour le produit ,a4 ,fractions dcimales ,fractions vulgaires4 correspondantes4 liv4 onc4 gros gr4 liv4 #b #b1jjjjjjj #e #j1cabejjj #c #j1jbcdcge #fc #j1jjfhcei --------------------- --------- ,total #b #e #c #fc #b1cdbggcd --------------------- --------- ,pour le produit ,b4 liv4 onc4 gros gr4 liv4 #a #a1jjjjjjj #b #j1abejjjj #g #j1jedfhge #ae #j1jjafbgf --------------------- --------- ,total #a #b #g #ae #a1ahacaea --------------------- --------- ,pour le produit ,c4 ,fractions ,fractions dcimales vulgaires4 correspondantes4 onc4 gros gr4 liv4 #c #j1ahgejjj #a #j1jjghabe #cg #j1jjdjadh --------------- ---------- ,total #c #a #cg #j1aiicbgc --------------- ---------- ,pour le produit ,d4 onc4 gros gr4 liv4 #d #j1bejjjjj #c #j1jbcdcge #bi #j1jjcadfg --------------- ---------- ,total #d #c #bi #j1bgfehdb ---------------- ---------- ,en rcapitulant ces rsultats1 on aura en fractions dcimales3 ,pour le produit ,a #b1cdbggcd ,pour le produit ,b #a1ahacaea ,pour le produit ,c #j1aiicbgc ,pour le produit ,d #j1bgfehdb ---------- ,total #d1jjjjjjj ---------- ,les produits ainsi exprims en fractions dcimales1 sont ensuite susceptibles de toute espce de rduction de calcul1 on n'est plus oblig de rduire continuellement en grains les nombres sur lesquels on veut oprer1 de reformer ensuite avec ces mmes nombres des livres1 onces gros4 ,la dtermination du poids des matires des produits1 avant aprs les expriences1 tant la base de tout ce qu'on peut faire d'utile d'exact en ,chimie1 on ne sauroit y apporter trop d'exactitude4 ,la premire chose1 pour remplir cet objet1 est de se munir de bons instrumens4 ,on ne peut se dispenser d'avoir1 pour oprer commodment1 trois excellentes balances4 ,la premire doit peser jusqu' #ae #bj livres1 sans fatiguer le flau4 ,il n'est pas rare d'tre oblig dans des expriences chimiques de dterminer un demi-grain prs ou un grain tout au plus la tarre le poids de trs-grands vases d'appareils trs-pesans4 ,il faut1 pour arriver ce degr de prcision1 des balances faites par un artiste habile avec des prcautions particulires2 il faut sur-tout se faire une loi de ne jamais s'en servir dans un laboratoire o elles seroient immanquablement rouilles gtes3 elles doivent tre conserves dans un cabinet spar1 o il n'entre jamais d'acides4 ,celles dont je me sers ont t construites par ,m4 ,fortin2 leur flau a trois pieds de long1 elles runissent toutes les srets les commodits qu'on peut desirer4 ,je ne crois pas que1 l'exception de celles de ,ramsden1 il en existe qui puissent leur tre compares pour la justesse pour la prcision4 ,indpendamment de cette forte balance1 j'en ai deux autres qui sont bannies1 comme la premire1 du laboratoire2 l'une pse jusqu' #ah ou #bj onces1 la prcision du dixime de grain2 la troisime ne pse que jusqu' un gros1 les #eab;es de grain y sont trs-sensibles4 ,je donnerai l',acadmie1 dans un ,mmoire particulier1 une description de ces trois balances1 avec des dtails sur le degr de prcision qu'on en obtient4 ,ces instrumens au surplus dont on ne doit se servir que pour les expriences de recherche1 ne dispensent pas d'en avoir d'autres moins prcieux pour les usages courans du laboratoire4 ,on y a continuellement besoin d'une grosse balance flau de fer peint en noir1 qui puisse peser des terrines entires pleines de liquide1 des quantits d'eau de #dj #ej livres1 un demi-gros prs2 d'une seconde balance susceptible de peser jusqu' #h #aj livres1 #ab ou #ae grains prs2 enfin d'une petite balance la main1 pesant environ une livre1 la prcision du grain4 ,mais ce n'est pas encore assez d'avoir d'excellentes balances2 il faut les connotre1 les avoir tudies1 savoir s'en servir1 l'on n'y parvient que par un long usage avec beaucoup d'attention4 ,il est sur-tout important de vrifier souvent les poids dont on se sert3 ceux fournis chez les balanciers ayant t ajusts avec des balances qui ne sont pas extrmement sensibles1 ne se trouvent plus rigoureusement exacts quand on les prouve avec des balances aussi parfaites que celles que je viens d'annoncer4 ,ce seroit une excellente manire1 pour viter les erreurs dans les peses1 que de les rpter deux fois1 en employant pour les unes des fractions vulgaires de livre1 pour les autres des fractions dcimales4 ,tels sont les moyens qui ont paru jusqu'ici les plus propres dterminer les quantits de matires employes dans les expriences1 c'est--dire1 pour me servir de l'expression ordinaire1 dterminer le poids absolu des corps4 ,mais en adoptant cette expression1 je ne puis me dispenser d'observer que1 prise dans un sens strict1 elle n'est pas absolument exacte4 ,il est certain qu' la rigueur nous ne connoissons nous ne pouvons connotre que des pesanteurs relatives2 que nous ne pouvons les exprimer qu'en partant d'une unit conventionnelle3 il seroit donc plus vrai de dire que nous n'avons aucune mesure du poids absolu des corps4 ,passons maintenant ce qui concerne la pesanteur spcifique4 ,on a dsign sous ce nom le poids absolu des corps divis par leur volume1 ou ce qui revient au mme1 le poids que pse un volume dtermin d'un corps4 ,c'est la pesanteur de l'eau qu'on a choisie1 en gnral1 pour l'unit qui exprime ce genre de pesanteur4 ,ainsi quand on parle de la pesanteur spcifique de l'or1 on dit qu'il est dix-neuf fois aussi pesant que l'eau2 que l'acide sulfurique concentr est deux fois aussi pesant que l'eau1 ainsi des autres corps4 ,il est d'autant plus commode de prendre ainsi la pesanteur de l'eau pour unit1 que c'est presque toujours dans l'eau que l'on pse les corps dont on veut dterminer la pesanteur spcifique4 ,si1 par exemple1 on se propose de reconnotre la pesanteur spcifique d'un morceau d'or pur croui coups de marteau1 si ce morceau d'or pse dans l'air #h onces #d gros #b grains demi1 comme celui que ,m4 ,brisson a prouv1 page #e de son ,trait de la ,pesanteur spcifique1 on suspend cet or un fil mtallique trs-fin assez fort cependant pour pouvoir le supporter sans se rompre2 on attache ce fil sous le bassin d'une balance hydrostatique1 on pse l'or entirement plong dans un vase rempli d'eau4 ,le morceau d'or dont il est ici question1 a perdu dans l'exprience de ,m4 ,brisson #c gros #cg grains4 ,or1 il est vident que le poids que perd un corps quand on l'a pes dans l'eau1 n'est autre que le poids du volume d'eau qu'il dplace1 ou1 ce qui est la mme chose1 qu'un poids d'eau gal son volume2 d'o l'on peut conclure qu' volume gal l'or pse #dhih grains demi1 l'eau #bec3 ce qui donne #aicfag pour la pesanteur spcifique de l'or1 celle de l'eau tant suppose #ajjjj4 ,on peut oprer de la mme manire pour toutes les substances solides4 ,il est au surplus assez rare qu'on ait besoin en ,chimie de dterminer la pesanteur spcifique des corps solides1 moins qu'on ne travaille sur les alliages ou sur les verres mtalliques3 on a au contraire besoin presqu' chaque instant de connotre la pesanteur spcifique des fluides1 parce que c'est souvent le seul moyen qu'on ait de juger de leur degr de puret de concentration4 ,on peut galement remplir ce dernier objet avec un trs-grand degr de prcision1 au moyen de la balance hydrostatique1 en pesant successivement un corps solide1 tel1 par exemple1 qu'une boule de cristal de roche suspendue un fil d'or trs-fin1 dans l'air dans le fluide dont on veut dterminer la pesanteur spcifique4 ,le poids que perd la boule plonge dans le fluide1 est celui d'un volume gal de ce fluide4 ,en rptant successivement cette opration dans l'eau dans diffrens fluides1 on peut par un calcul trs-simple en conclure leur rapport de pesanteur spcifique1 soit entr'eux1 soit avec l'eau3 mais ce moyen ne seroit pas encore suffisamment exact1 ou au moins il seroit trs-embarrassant l'gard des liqueurs dont la pesanteur spcifique differe trs-peu de celle de l'eau1 par exemple1 l'gard des eaux minrales de toutes celles en gnral qui sont trs-peu charges de sels4 ,dans quelques travaux que j'ai entrepris sur cet objet qui ne sont point encore publics1 je me suis servi avec beaucoup d'avantages de pse-liqueurs trs-sensibles dont je vais donner une ide4 ,ils consistent dans un cylindre creux ,abcf1 planche ,,vii1 fig4 #f1 de cuivre jaune1 ou mieux encore d'argent1 lest par le bas en bcf avec de l'tain4 ,ce pse-liqueur est ici reprsent nageant dans un bocal lmno rempli d'eau4 ,a la partie suprieure du cylindre est adapte une tige faite d'un fil d'argent de #c_/d de ligne de diamtre tout au plus1 surmont d'un petit bassin d destin recevoir des poids4 ,on fait sur cette tige une marque en g1 dont on va expliquer l'usage4 ,on peut faire cet instrument de diffrentes dimensions2 mais il n'est suffisamment exact qu'autant qu'il dplace au moins quatre livres d'eau4 ,le poids de l'tain dont cet instrument est lest1 doit tre tel qu'il soit presqu'en quilibre dans de l'eau distille1 qu'il ne faille plus y ajouter pour le faire entrer jusqu' la marque g1 qu'un demi-gros ou un gros tout au plus4 ,on commence par dterminer une premire fois avec beaucoup d'exactitude le poids de cet instrument le nombre de gros ou de grains dont il faut le charger dans de l'eau distille1 une temprature donne pour le faire entrer jusqu' la marque g4 ,on fait la mme opration dans toutes les eaux dont on veut connotre la pesanteur spcifique1 on rapporte ensuite par le calcul les diffrences au pied cube1 la pinte ou la livre1 ou bien on les rduit en fractions dcimales4 ,cette mthode1 jointe quelques expriences faites avec les ractifs1 est une des plus sres pour dterminer la qualit des eaux1 on y apperoit des diffrences qui auroient chapp aux analyses chimiques les plus exactes4 ,je donnerai un jour le dtail d'un grand travail que j'ai fait sur cet objet4 ,les pse-liqueurs mtalliques ne peuvent servir que pour dterminer la pesanteur spcifique des eaux qui ne contiennent que des sels neutres ou des substances alkalines3 on peut aussi en faire construire de particuliers lests pour l'esprit-de-vin les liqueurs spiritueuses4 ,mais toutes les fois qu'il est question de dterminer la pesanteur spcifique des acides1 on ne peut employer que du verre4 ,on prend alors un cylindre creux de verre abc1 planche ,,vii1 figure #ad1 qu'on ferme hermtiquement la lampe en bcf2 on y soude dans sa partie suprieure un tube capillaire ad surmont par un petit bassin d4 ,on leste cet instrument avec du mercure1 on en introduit plus ou moins1 suivant la pesanteur des liqueurs qu'on se propose d'examiner4 ,on peut introduire dans le tube ad1 qui forme le col de cet instrument1 une petite bande de papier qui porte des divisions2 quoique ces divisions ne rpondent pas aux mmes fractions de grains dans des liqueurs dont la pesanteur spcifique est diffrente1 elles sont cependant commodes pour les valuations4 ,je ne m'tendrai pas davantage sur les moyens qui servent pour dterminer1 soit le poids absolu1 soit la pesanteur spcifique des solides des liquides2 les instrumens qu'on emploie ce genre d'expriences1 sont entre les mains de tout le monde1 on peut se les procurer aisment1 de plus grands dtails seroient inutiles4 ,il n'en sera pas de mme de la mesure des gaz3 la plupart des instrumens dont je me sers ne se trouvant nulle part n'ayant t dcrits dans aucun ouvrage1 il m'a paru ncessaire d'en donner une connoissance plus dtaille3 c'est l'objet que je me suis propos dans le ,chapitre suivant4 ,,chapitre ,,ii4 ,de la ,gazomtrie1 ou de la mesure du poids du volume des substances ariformes4 4 ,i4 ,description des ,appareils pneumato-chimiques4 ,les ,chimistes franois ont donn dans ces derniers tems le nom de pneumato-chimique un appareil la fois trs-ingnieux trs-simple1 imagin par ,m4 ,priestley1 qui est devenu absolument indispensable dans tous les laboratoires4 ,il consiste en une caisse ou cuve de bois plus ou moins grande1 planche ,v1 figures #a #b1 double de plomb lamin ou de feuilles de cuivre tam4 ,la figure #a reprsente cette cuve vue en perspective2 on en a suppos le devant un des cts enlevs dans la figure #b1 afin de faire mieux sentir la manire dont elle est construite dans son intrieur4 ,on distingue dans tout appareil de cette espce1 la tablette de la cuve ,,abcd1 figures #a #b1 le fond de la cuve ,,fghi1 fig4 #b4 ,l'intervalle qui se trouve entre ces deux plans est la cuve proprement dite1 ou la fosse de la cuve4 ,c'est dans cette partie creuse qu'on emplit les cloches3 on les retourne ensuite on les pose sur la tablette ,,abcd1 voyez la cloche ,f1 planche ,x4 ,on peut encore distinguer les bords de la cuve1 l'on donne ce nom tout ce qui excde le niveau de la tablette4 ,la cuve doit tre suffisamment remplie1 pour que la tablette soit toujours recouverte d'un pouce ou d'un pouce demi d'eau2 elle doit avoir assez de largeur de profondeur1 pour qu'il y en ait alors au moins un pied en tout sens dans la fosse de la cuve4 ,cette quantit suffit pour les expriences ordinaires2 mais il est un grand nombre de circonstances o il est commode1 o il est mme indispensable de se donner encore plus d'espace4 ,je conseille donc ceux qui veulent s'occuper utilement habituellement d'expriences de ,chimie1 de construire trs en grand ces appareils1 si le local le leur permet4 ,la fosse de ma cuve principale contient quatre pieds cubes d'eau1 la surface de sa tablette est de quatorze pieds quarrs4 ,malgr cette grandeur qui me paroissoit d'abord dmsure1 il m'arrive encore souvent de manquer de place4 ,il ne suffit pas encore dans un laboratoire o l'on est livr un courant habituel d'expriences1 d'avoir un seul de ces appareils1 quelque grand qu'il soit3 il faut1 indpendamment du magasin gnral1 en avoir de plus petits de portatifs mme1 qu'on place o le besoin l'exige prs du fourneau o l'on opre4 ,ce n'est qu'ainsi qu'on peut faire marcher plusieurs expriences la fois4 ,il y a d'ailleurs des oprations qui salissent l'eau de l'appareil1 qu'il est ncessaire de faire dans une cuve particulire4 ,il est sans doute beaucoup plus conomique de se servir de cuves de bois1 ou de baquets cercls de fer faits tout simplement avec des douves1 plutt que d'employer des caisses de bois doubles de cuivre ou de plomb4 ,je m'en suis moi-mme servi dans mes premires expriences2 mais j'ai bientt reconnu les inconvniens qui y sont attachs4 ,si l'eau n'y est pas toujours entretenue au mme niveau1 les douves qui se trouvent sec prennent de la retraite2 elles se disjoignent1 quand on vient ensuite mettre plus d'eau1 elle s'chappe par les jointures1 les planchers sont inonds4 ,les vaisseaux dont on se sert pour recevoir pour contenir les gaz dans cet appareil1 sont des cloches de cristal ,a1 figure #i4 ,pour les transporter d'un appareil un autre1 ou mme pour les mettre en rserve quand la cuve est trop embarrasse1 on se sert de plateaux ,,bc1 mme figure1 garnis d'un rebord de deux anses ,,de1 pour les transporter4 ,a l'gard de l'appareil pneumato-chimique au mercure1 aprs avoir essay d'en construire de diffrentes matires1 je me suis arrt dfinitivement au marbre4 ,cette substance est absolument impermable au mercure2 on n'a pas craindre1 comme avec le bois1 que les assemblages se djoignent1 ou que le mercure s'chappe par des gerures2 on n'a point non plus l'inquitude de la cassure1 comme avec le verre1 la fayence la porcelaine4 ,on choisit donc un bloc de marbre ,,bcde1 planche ,v1 figures #c #d1 de deux pieds de long1 de #ae #ah pouces de large1 de #aj pouces d'paisseur2 on le fait creuser jusqu' une profondeur mn1 figure #e1 d'environ quatre pouces1 pour former la fosse qui doit contenir le mercure3 pour qu'on puisse y remplir plus commodment les cloches ou jarres1 on y fait creuser en outre une profonde rigole ,,tv1 figures #c1 #d #e1 de quatre autres pouces au moins de profondeur3 enfin1 comme cette rigole pourroit tre embarrassante dans quelques expriences1 il est bon qu'on puisse la boucher la condamner volont1 l'on remplit cet objet au moyen de petites planches qui entrent dans une rainure xy1 figure #e4 ,je me suis dtermin faire construire deux cuves de marbre semblables celle que je viens de dcrire1 mais de grandeurs diffrentes2 j'en ai toujours par ce moyen une des deux qui me sert de rservoir pour conserver le mercure1 c'est de tous les rservoirs le plus sr le moins sujet aux accidens4 ,on peut oprer dans le mercure avec cet appareil1 exactement comme dans l'eau3 il faut seulement employer des cloches trs-fortes d'un petit diamtre1 ou des tubes de cristal qui ont un emptement par le bas1 comme celui reprsent fig4 #g2 les fayenciers qui les tiennent1 les nomment eudiomtres4 ,on voit une de ces cloches en place ,a1 fig4 #e1 ce qu'on nomme une jarre1 fig4 #f4 ,l'appareil pneumato-chimique au mercure est ncessaire pour toutes les oprations o il se dgage des gaz susceptibles d'tre absorbs par l'eau1 ce cas n'est pas rare1 puisqu'il a lieu gnralement dans toutes les combustions1 l'exception de celle des mtaux4 4 ,,ii4 ,du ,gazomtre4 ,je donne le nom de gazomtre un instrument dont j'ai eu la premire ide1 que j'avois fait excuter dans la vue de former un soufflet qui pt fournir continuellement uniformment un courant de gaz oxygne pour des expriences de fusion4 ,depuis1 nous avons fait1 ,m4 ,meusnier moi1 des corrections des additions considrables ce premier essai1 nous l'avons transform en un instrument pour ainsi dire universel1 dont il sera difficile de se passer toutes les fois qu'on voudra faire des expriences exactes4 ,le nom seul de cet instrument indique assez qu'il est destin mesurer le volume des gaz4 ,il consiste en un grand flau de balance1 de trois pieds de longueur ,,de1 planche ,,viii1 fig4 #a1 construit en fer trs-fort4 ,a chacune de ses extrmits ,,de1 est solidement fixe une portion d'arc de cercle galement en fer4 ,ce flau ne repose pas1 comme dans les balances ordinaires1 sur un couteau2 on y a substitu un tourillon cylindrique d'acier ,f1 fig4 #i1 qui porte sur des rouleaux mobiles3 on est parvenu ainsi diminuer considrablement la rsistance qui pouvoit mettre obstacle au libre mouvement de la machine1 puisque le frottement de la premire espce se trouve converti en un de la seconde4 ,ces rouleaux sont en cuivre jaune d'un grand diamtre3 on a pris de plus la prcaution de garnir les points qui supportent l'axe ou tourillon du flau1 avec des bandes de cristal de roche4 ,toute cette suspension est tablie sur une colonne solide1 de bois ,,bc1 fig4 #a4 ,a l'extrmit ,d de l'un des bras du flau1 est suspendu un plateau de balance ,p1 destin recevoir des poids4 ,la chane qui est plate s'applique contre la circonfrence de l'arc n,do1 dans une rainure pratique cet effet4 ,a l'extrmit ,e de l'autre bras du levier1 est attache une chane galement plate ikm1 qui par sa construction n'est pas susceptible de s'allonger ni de se raccourcir1 lorsqu'elle est plus ou moins charge4 ,a cette chane est adapt solidement en i un trier de fer trois branches ai1 ci1 hi1 qui supporte une grande cloche ,a de cuivre battu1 de #ah pouces de diamtre sur environ #bj pouces de hauteur4 ,on a reprsent toute cette machine en perspective dans la planche ,,viii1 fig4 #a2 on l'a suppose au contraire1 planche ,,ix1 fig4 #b #d1 partage en deux par un plan vertical1 pour laisser voir l'intrieur4 ,tout autour de la cloche dans le bas1 planche ,,ix1 fig4 #b1 est un rebord relev en-dehors qui forme une capacit partage en diffrentes cases #a1 #b1 #c1 #d1 c4 ,ces cases sont destines recevoir des poids de plomb reprsents sparment #a1 #b1 #c4 ,ils servent augmenter la pesanteur de la cloche dans les cas o l'on a besoin d'une pression considrable1 comme on le verra dans la suite2 ces cas au surplus sont extrmement rares4 ,la cloche cylindrique ,a est entirement ouverte par son fond de1 planc4 ,,ix1 fig4 #d2 elle est ferme par le haut au moyen d'une calotte de cuivre abc1 ouverte en bf1 ferme par le moyen d'un robinet g4 ,cette calotte1 comme on le voit par l'inspection des figures1 n'est pas place tout--fait la partie suprieure du cylindre2 elle est rentre en-dedans de quelques pouces1 afin que la cloche ne soit jamais plonge en entier sous l'eau1 qu'elle n'en soit pas recouverte4 ,si j'tois dans le cas de faire reconstruire un jour cette machine1 je desirerois que la calotte ft beaucoup plus surbaisse1 de manire qu'elle ne formt presque qu'un plan4 ,cette cloche ou rservoir air est reue dans un vase cylindrique ,,lmno1 planche ,,viii1 figure #a1 galement de cuivre qui est plein d'eau4 ,au milieu de ce vase cylindrique ,,lmno1 planche ,,ix1 fig4 #d1 s'lvent perpendiculairement deux tuyaux st1 xy1 qui se rapprochent un peu l'un de l'autre par leur extrmit suprieure ty4 ,ces tuyaux se prolongent jusqu'un peu au-dessus du niveau du bord suprieur ,,lm du vase ,,lmno4 ,quand la cloche abcde touche le fond ,,no1 ils entrent d'un demi-pouce environ dans la capacit conique b1 qui conduit au robinet g4 ,la figure #c1 pl4 ,,ix1 reprsente le fond du vase ,,lmno4 ,on voit au milieu une petite calotte sphrique creuse en-dessous1 assujettie soude par ses bords au fond du vase4 ,on peut la considrer comme le pavillon d'un petit entonnoir renvers1 auquel s'adaptent en s en x les tuyaux st1 xy1 fig4 #d4 ,ces tuyaux se trouvent par ce moyen en communication avec ceux mm1 nn1 oo1 pp1 qui sont placs horisontalement sur le fond de la machine1 fig4 #c1 qui1 tous quatre1 se runissent dans la calotte sphrique sx4 ,de ces quatre tuyaux1 trois sortent en-dehors du vase ,,lmno1 on peut les suivre planche ,,viii1 fig #a4 ,l'un dsign par les chiffres arabes #a1 #b1 #c1 s'ajuste en #c avec la partie suprieure d'une cloche ,v1 par l'intermde du robinet #d4 ,cette cloche est pose sur la tablette d'une petite cuve ,,ghik1 double de plomb dont l'intrieur se voit pl4 ,,ix1 fig4 #a4 ,le second tuyau est appliqu contre le vase ,,lmno1 de #f en #g3 il se continue ensuite en #g1 #h1 #i #aj1 vient s'engager en #aa sous la cloche ,v4 ,le premier de ces deux tuyaux est destin introduire le gaz dans la machine2 le second en faire passer des essais sous des cloches4 ,on dtermine le gaz entrer ou sortir1 suivant le degr de pression qu'on donne1 on parvient faire varier cette pression en chargeant plus ou moins le bassin ,p4 ,lors donc qu'on veut introduire de l'air1 on donne une pression nulle quelquefois mme ngative4 ,lorsqu'au contraire on veut en faire sortir1 on augmente la pression jusqu'au degr o on le juge propos4 ,le troisime tuyau #ab1 #ac1 #ad1 #ae est destin conduire l'air ou le gaz telle distance qu'on le juge propos pour les combustions1 combinaisons ou autres oprations de ce genre4 ,pour entendre l'usage du quatrime tuyau1 il est ncessaire que j'entre dans quelques explications4 ,je suppose que le vase ,,lmno1 fig4 #a1 soit rempli d'eau1 que la cloche ,a soit en partie pleine d'air en partie pleine d'eau3 il est vident qu'on peut proportionner tellement les poids placs dans le bassin ,p1 qu'il y ait un juste quilibre que l'air ne tende ni rentrer dans la cloche ,a1 ni en sortir2 l'eau dans cette supposition sera au mme niveau en-dedans au-dehors de la cloche4 ,il n'en sera plus de mme1 sitt qu'on aura diminu le poids plac dans le bassin ,p1 qu'il y aura pression du ct de la cloche3 alors le niveau de l'eau sera plus bas dans l'intrieur qu' l'extrieur de la cloche1 l'air de l'intrieur se trouvera plus charg que celui du dehors1 d'une quantit qui sera mesure exactement par le poids d'une colonne d'eau d'une hauteur gale la diffrence des deux niveaux4 ,m4 ,meusnier1 en partant de cette observation1 a imagin d'en dduire un moyen de reconnotre dans tous les instans le degr de pression qu'prouveroit l'air contenu dans la capacit de la cloche ,a1 planche ,,viii1 fig4 #a4 ,il s'est servi cet effet d'un siphon de verre deux branches #ai1 #bj1 #ba1 #bb #bc1 solidement mastiqu en #ai en #bc4 ,l'extrmit #ai de ce siphon communique librement avec l'eau de la cuve ou vase extrieur4 ,l'extrmit #bc au contraire communique avec le quatrime tuyau dont je me suis rserv il n'y a qu'un moment d'expliquer l'usage1 par consquent avec l'air de l'intrieur de la cloche1 par le tuyau st1 pl4 ,,ix1 fig4 #d4 ,enfin ,m4 ,meusnier a mastiqu en #af1 planche ,,viii1 fig4 #a1 un autre tube droit de verre #af1 #ag1 #ah1 qui communique par son extrmit #af avec l'eau du vase extrieur3 il est ouvert l'air libre par son extrmit suprieure #ah4 ,il est clair1 d'aprs ces dispositions1 que l'eau doit se tenir dans le tube #af1 #ag #ah1 constamment au niveau de celle de la cuve ou vase extrieur2 que l'eau au contraire dans la branche #ai1 #bj #ba1 doit se tenir plus haut ou plus bas1 suivant que l'air de l'intrieur de la cloche est plus ou moins press que l'air extrieur1 que la diffrence de hauteur entre ces deux colonnes1 observe dans le tube #af1 #ag #ah1 dans celui #ai1 #bj #ba1 doit donner exactement la mesure de la diffrence de pression4 ,on a fait placer en consquence entre ces deux tubes une rgle de cuivre gradue divise en pouces lignes1 pour mesurer ces diffrences4 ,on conoit que l'air en gnral tous les fluides lastiques ariformes tant d'autant plus lourds qu'ils sont plus comprims1 il toit ncessaire pour en valuer les quantits pour convertir les volumes en poids1 d'en connotre l'tat de compression3 c'est l'objet qu'on s'est propos de remplir par le mchanisme qu'on vient d'exposer4 ,mais ce n'est pas encore assez pour connotre la pesanteur spcifique de l'air ou des gaz pour dterminer leur poids sous un volume connu1 que de savoir quel est le degr de compression qu'ils prouvent1 il faut encore en connotre la temprature1 c'est quoi nous sommes parvenus l'aide d'un petit thermomtre dont la boule plonge dans la cloche ,a1 dont la graduation s'lve en-dehors3 il est solidement mastiqu dans une virole de cuivre qui se visse la calote suprieure de la cloche ,a4 ,voyez #bd #be1 planche ,,viii1 fig4 #a1 pl4 ,,ix1 fig4 #d4 ,ce mme thermomtre est reprsent sparment1 pl4 ,,viii1 fig4 #aj4 ,l'usage du gazomtre auroit encore prsent de grands embarras de grandes difficults1 si nous nous fussions borns ces seules prcautions4 ,la cloche1 en s'enfonant dans l'eau du vase extrieur ,,lmno1 perd de son poids1 cette perte de poids est gale celui de l'eau qu'elle dplace4 ,il en rsulte que la pression qu'prouve l'air ou le gaz contenu dans la cloche1 diminue continuellement mesure qu'elle s'enfonce2 que le gaz qu'elle a fourni dans le premier instant1 n'est pas de la mme densit que celui qu'elle fournit la fin2 que sa pesanteur spcifique va continuellement en dcroissant2 1 quoiqu' la rigueur ces diffrences puissent tre dtermines par le calcul1 on auroit t oblig des recherches mathmatiques qui auroient rendu l'usage de cet appareil embarrassant difficile4 ,pour remdier cet inconvnient1 ,m4 ,meusnier a imagin d'lever perpendiculairement au milieu du flau une tige quarre de fer #bf #bg1 pl4 ,,viii1 fig4 #a1 qui traverse une lentille creuse de cuivre #bh1 qu'on ouvre qu'on peut remplir de plomb4 ,cette lentille glisse le long de la tige #bf #bg2 elle se meut par le moyen d'un pignon dent qui engrane dans une crmaillre1 elle se fixe l'endroit qu'on juge propos4 ,il est clair que quand le levier ,,de est horisontal1 la lentille #bh ne pse ni d'un ct ni d'un autre2 elle n'augmente donc ni ne diminue la pression4 ,il n'en est plus de mme quand la cloche ,a s'enfonce davantage que le levier s'incline d'un ct1 comme on le voit fig4 #a4 ,alors le poids #bh qui n'est plus dans la ligne verticale qui passe par le centre de suspension1 pse du ct de la cloche augmente sa pression4 ,cet effet est d'autant plus grand1 que la lentille #bh est plus leve vers #bg1 parce que le mme poids exerce une action d'autant plus forte1 qu'il est appliqu l'extrmit d'un levier plus long4 ,on voit donc qu'en promenant le poids #bh le long de la tige #bf #bg1 suivant laquelle il est mobile1 on peut augmenter ou diminuer l'effet de la correction qu'il opre2 le calcul comme l'exprience1 prouvent qu'on peut arriver au point de compenser fort exactement la perte de poids que la cloche prouve tous les degrs de pression4 ,je n'ai encore rien dit de la manire d'valuer les quantits d'air ou de gaz fournies par la machine1 cet article est de tous le plus important4 ,pour dterminer avec une rigoureuse exactitude ce qui s'est dpens dans le cours d'une exprience1 rciproquement pour savoir ce qui en a t fourni1 nous avons tabli sur l'arc de cercle qui termine le levier ,,de1 fig4 #a1 un limbe de cuivre lm divis en degrs demi-degrs2 cet arc est fix au levier ,,de1 il est emport par un mouvement commun4 ,on mesure les quantits dont il s'abaisse1 au moyen d'un index fixe #bi1 #cj1 qui se termine en #cj par un nonnius qui donne les centimes de degr4 ,on voit1 planche ,,viii1 les dtails des diffrentes parties que nous venons de dcrire4 #a4 ,figure #b1 la chane plate qui soutient le bassin de balance ,p2 c'est celle de ,m4 ,vaucanson3 mais comme elle a l'inconvnient de s'allonger ou de se raccourcir suivant qu'elle est plus ou moins charge1 il y auroit eu de l'inconvnient l'employer la suspension de la cloche ,a4 #b4 ,figure #e1 la chane ikm1 qui1 dans la figure #a porte la cloche ,a3 elle est toute forme de plaques de fer limes1 enchevtres les unes dans les autres1 maintenues par des chevilles de fer4 ,quelque fardeau qu'on fasse supporter ce genre de chane1 elle ne s'alonge pas sensiblement4 #c4 ,figure #f1 l'trier trois branches1 par le moyen duquel est suspendue la cloche ,a avec des vis de rappel1 pour la fixer dans une position bien verticale4 #d4 ,figure #c1 la tige #bf1 #bg1 qui s'lve perpendiculairement au milieu du flau1 qui porte la lentille #bh4 #e4 ,figures #g #h1 les rouleaux avec la bande z de cristal de roche1 sur laquelle portent les contacts1 pour diminuer encore le frottement4 #f4 ,figure #d1 la pice qui porte l'axe des rouleaux4 #g4 ,figure #i1 le milieu du flau avec le tourillon sur lequel il est mobile4 #h4 ,figure #aj1 le thermomtre qui donne le degr de l'air contenu dans la cloche4 ,quand on veut se servir du gazomtre qu'on vient de dcrire1 il faut commencer par remplir d'eau le vase extrieur ,,lmno1 planche ,,viii1 fig4 #a1 jusqu' une hauteur dtermine1 qui doit toujours tre la mme dans toutes les expriences4 ,le niveau de l'eau doit tre pris quand le flau de la machine est horisontal4 ,ce niveau1 quand la cloche est fond1 se trouve augment de toute la quantit d'eau qu'elle a dplace2 il diminue au contraire mesure que la cloche approche de son plus haut point d'lvation4 ,on cherche ensuite par ttonnemens quelle est l'lvation laquelle doit tre fixe la lentille #bh1 pour que la pression soit gale dans toutes les positions du flau4 ,je dis peu prs1 parce que la correction n'est pas rigoureuse1 que des diffrences d'un quart de ligne mme d'une demi-ligne ne sont d'aucune consquence4 ,cette hauteur laquelle il faut lever la lentille1 n'est pas la mme pour tous les degrs de pression2 elle varie suivant que cette pression est de #a pouce1 #b pouces1 #c pouces1 c4 ,toutes ces dterminations doivent tre crites mesure sur un registre avec beaucoup d'ordre4 ,ces premires dispositions faites1 on prend une bouteille de huit dix pintes1 dont on dtermine bien la capacit en pesant exactement la quantit d'eau qu'elle peut contenir4 ,on renverse cette bouteille ainsi pleine dans la cuve ,,ghik1 fig4 #a4 ,on en pose le gouleau sur la tablette la place de la cloche ,v1 en engageant l'extrmit #aa du tuyau #g1 #h1 #i1 #aj1 #aa dans son gouleau4 ,on tablit la machine zro de pression1 on observe bien exactement le degr marqu par l'index sur le limbe3 puis ouvrant le robinet #h appuyant un peu sur la cloche ,a1 on fait passer autant d'air qu'il en faut pour remplir entirement la bouteille4 ,alors on observe de nouveau le limbe1 on est en tat de calculer le nombre de pouces cubes qui rpondent chaque degr4 ,aprs cette premire bouteille on en remplit une seconde1 une troisime1 c4 on recommence mme plusieurs fois cette opration1 mme avec des bouteilles de diffrentes capacits2 avec du tems une scrupuleuse attention on parvient jauger la cloche ,a dans toutes ses parties4 ,le mieux est de faire en sorte qu'elle soit bien tourne bien cylindrique1 afin d'viter les valuations les calculs4 ,l'instrument que je viens de dcrire que j'ai nomm gazomtre1 a t construit par ,m4 ,meigni le jeune1 ingnieur1 constructeur d'instrumens de physique1 brvet du ,roi4 ,il y a apport un soin1 une exactitude une intelligence rares4 ,c'est un instrument prcieux par le grand nombre des applications qu'on en peut faire1 parce qu'il est des expriences peu prs impossibles sans lui4 ,ce qui le renchrit1 c'est qu'un seul ne suffit pas1 il le faut double dans un grand nombre de cas1 comme dans la formation de l'eau1 dans celle de l'acide nitreux1 c4 ,c'est un effet invitable de l'tat de perfection dont la ,chimie commence s'approcher1 que d'exiger des instrumens des appareils dispendieux compliqus3 il faut s'attacher sans doute les simplifier1 mais il ne faut pas que ce soit aux dpens de leur commodit sur-tout de leur exactitude4 4 ,,iii4 ,de quelques autres manires de mesurer le volume des ,gaz4 ,le gazomtre dont je viens de donner la description dans le paragraphe prcdent1 est un instrument trop compliqu trop cher1 pour qu'on puisse l'employer habituellement la mesure des gaz dans les laboratoires2 il s'en faut mme beaucoup qu'il soit applicable toutes les circonstances4 ,il faut pour une multitude d'expriences courantes1 des moyens plus simples qui soient1 si l'on peut se permettre cette expression1 plus la main4 ,je vais dtailler ici ceux dont je me suis servi jusqu'au moment o j'ai eu un gazomtre ma disposition1 dont je me sers encore aujourd'hui de prfrence dans le cours ordinaire de mes expriences4 ,j'ai dcrit dans le paragraphe premier de ce chapitre les appareils pneumato-chimiques l'eau au mercure4 ,ils consistent1 comme on l'a vu1 en cuves plus ou moins grandes sur la tablette desquelles se posent les cloches destines recevoir les gaz4 ,je suppose qu' la suite d'une exprience quelconque1 on ait dans un appareil de cette espce un rsidu de gaz qui n'est absorbable ni par l'alkali ni par l'eau1 qui est contenu dans le haut d'une cloche ,,aef1 planche ,,iv1 fig4 #c1 dont on veut connotre le volume4 ,on commence par marquer avec une grande exactitude par le moyen de bandes de papier la hauteur ,,ef de l'eau ou du mercure4 ,il ne faut pas se contenter d'appliquer une seule marque d'un des cts de la cloche1 parce qu'il pourroit rester de l'incertitude sur le niveau du liquide3 il en faut au moins trois ou mme quatre en opposition les unes aux autres4 ,on doit ensuite1 si c'est sur du mercure qu'on opre1 faire passer sous la cloche de l'eau pour dplacer le mercure4 ,cette opration se fait facilement avec une bouteille qu'on emplit d'eau rase3 on en bouche l'orifice avec le doigt1 on la renverse on engage son col sous la cloche2 puis retournant la bouteille1 on en fait sortir l'eau qui s'lve au-dessus de la colonne de mercure qui la dplace4 ,lorsque tout le mercure est ainsi dplac1 on verse de l'eau sur la cuve ,,abcd1 de manire que le mercure en soit couvert d'un pouce environ4 ,on passe une assite ou un vase quelconque trs-plat sous la cloche1 on l'enlve pour la transporter sur une cuve eau1 planc4 ,v1 figures #a #b4 ,alors on transvase l'air dans une cloche qui a t gradue de la manire dont je vais l'expliquer1 on juge de la quantit du gaz par les graduations de la cloche4 ,a cette premire manire de dterminer le volume du gaz1 on peut en substituer une autre qu'il est bon d'employer comme moyen de vrification4 ,l'air ou le gaz une fois transvas1 on retourne la cloche qui le contenoit1 on y verse de l'eau jusqu'aux marques ,,ef2 on pse cette eau1 de son poids on en conclut le volume1 d'aprs cette donne qu'un pied cube ou #agbh pouces d'eau psent #gj liv4 ,on trouvera la fin de cette troisime partie une ,table o ces rductions se trouvent toutes faites4 ,la manire de graduer les cloches est extrmement facile1 je vais en donner le procd afin que chacun puisse s'en procurer4 ,il est bon d'en avoir de plusieurs grandeurs1 mme un certain nombre de chaque grandeur1 pour y avoir recours en cas d'accident4 ,on prend une cloche de cristal un peu forte1 longue troite2 on l'emplit d'eau dans la cuve reprsente planche ,v1 fig4 #a1 on la pose sur la tablette ,,abcd4 ,on doit avoir une place dtermine qui serve constamment ce genre d'opration1 afin que le niveau de la tablette sur laquelle on pose la cloche soit toujours le mme2 on vite par-l presque la seule erreur dont ce genre d'opration soit susceptible4 ,d'un autre ct1 on choisit une bouteille gouleau troit qui1 pleine rase1 contienne juste #f onces #c gros #fa grains d'eau1 ce qui rpond un volume de #aj pouces cubiques4 ,si on ne trouvoit pas de bouteille qui et prcisment cette capacit1 on en prendroit une un peu plus grande1 on y couleroit un peu de cire fondue avec de la rsine1 pour en diminuer la capacit3 cette bouteille sert d'talon pour jauger la cloche1 voici comme on y procde4 ,on fait passer l'air contenu dans cette bouteille dans la cloche qu'on se propose de graduer1 puis on fait une marque la hauteur jusqu' laquelle est descendue l'eau4 ,on ajoute une seconde mesure d'air on fait une nouvelle marque2 on continue ainsi jusqu' ce que toute l'eau de la cloche ait t dplace4 ,il est important pendant le cours de cette opration1 que la bouteille la cloche soient maintenues constamment la mme temprature1 que cette temprature differe peu de celle de l'eau de la cuve4 ,on doit donc viter d'appliquer les mains sur la cloche1 ou au moins de les y tenir long-tems1 pour ne la pas chauffer3 si mme on craignoit qu'elle ne l'et t1 il faudroit verser dessus de l'eau de la cuve pour la rafrachir4 ,la hauteur du baromtre du thermomtre est indiffrente pour cette opration1 pourvu qu'elle ne varie pas pendant qu'elle dure4 ,lorsque les marques ont t ainsi places de #aj pouces en #aj pouces sur la cloche1 on y trace une graduation avec une pointe de diamant emmanche dans une petite tige de fer4 ,on trouve des diamans ainsi monts pour un prix modique au ,louvre1 chez le successeur de ,passement4 ,on peut graduer de la mme manire des tubes de cristal pour le mercure3 on les divise alors de pouce en pouce mme de diximes de pouce en diximes de pouce4 ,la bouteille qui sert de jauge doit contenir juste #h onces #f gros #be grains de mercure2 c'est le poids quivalent un pouce cubique4 ,cette manire de dterminer les volumes d'air1 au moyen d'une cloche gradue1 comme on vient de l'exposer1 a l'avantage de n'exiger aucune correction pour la diffrence de hauteur qui existe entre le niveau de l'eau dans l'intrieur de la cloche1 celui de l'eau de la cuve3 mais il ne dispense pas des corrections relatives la hauteur du baromtre du thermomtre4 ,lorsqu'on dtermine au contraire le volume de l'air par le poids de l'eau contenue jusqu'aux marques ,,ef1 on a une correction de plus faire pour la diffrence des niveaux du fluide en-dedans en-dehors de la cloche1 comme je l'expliquerai dans le 4 ,v de ce chapitre4 4 ,,iv4 ,de la manire de sparer les unes des autres les diffrentes espces de ,gaz4 ,on n'a prsent dans le paragraphe prcdent qu'un cas des plus simples1 celui o l'on se propose de dterminer le volume d'un gaz pur non absorbable par l'eau3 les expriences conduisent ordinairement des rsultats plus compliqus1 il n'est pas rare d'obtenir la fois trois ou quatre espces de gaz diffrentes4 ,je vais essayer de donner une ide de la manire dont on parvient les sparer4 ,je suppose que j'aye sous la cloche ,a1 pl4 ,,iv1 fig4 #c1 une quantit ,,aef de diffrens gaz1 mls ensemble contenus par du mercure3 on doit commencer par marquer exactement avec des bandes de papier1 comme je l'ai prescrit dans le paragraphe prcdent1 la hauteur du mercure3 on fait ensuite passer sous la cloche une trs-petite quantit d'eau1 d'un pouce cubique1 par exemple3 si le mlange de gaz contient du gaz acide muriatique ou du gaz acide sulfureux1 il y aura sur-le-champ une absorption trs-considrable1 parce que c'est une proprit de ces gaz d'tre absorbs en grande quantit par l'eau1 sur-tout le gaz acide muriatique4 ,si le pouce cube d'eau qui a t introduit ne produit qu'une trs-lgre absorption peine gale son volume1 on en conclura que le mlange ne contient ni gaz acide muriatique1 ni gaz acide sulfureux1 ni mme de gaz ammoniaque2 mais on commencera ds-lors souponner qu'il est mlang de gaz acide carbonique1 parce qu'en effet l'eau n'absorbe de ce gaz qu'un volume peu prs gal au sien4 ,pour vrifier ce soupon1 on introduira sous la cloche de l'alkali caustique en liqueur3 s'il y a du gaz acide carbonique1 on observera une absorption lente qui durera plusieurs heures2 l'acide carbonique se combinera avec l'alkali caustique ou potasse1 ce qui restera ensuite n'en contiendra pas sensiblement4 ,on n'oubliera pas la suite de chaque exprience de coller des marques de papier sur la cloche1 l'endroit o rpondra la surface du mercure1 de les vernir ds qu'elles seront sches1 afin qu'on puisse plonger la cloche dans l'eau sans risquer de les dcoller4 ,il sera galement ncessaire de tenir note de la diffrence de niveau entre le mercure de la cloche celui de la cuve1 ainsi que de la hauteur du baromtre du degr du thermomtre4 ,lorsqu'on aura ainsi absorb par l'eau par la potasse tous les gaz qui en sont susceptibles1 on fera passer de l'eau sous la cloche pour en dplacer tout le mercure2 on couvrira1 comme je l'ai prescrit dans le paragraphe prcdent1 le mercure de la cuve d'environ deux pouces d'eau2 puis passant par-dessous la cloche une assite plate1 on la transportera sur la cuve pneumato-chimique l'eau3 l on dterminera la quantit d'air ou de gaz restant1 en la faisant passer dans une cloche gradue4 ,cela fait1 on en prendra diffrens essais dans de petites jarres1 par des expriences prliminaires on cherchera reconnotre quels sont peu prs les gaz auxquels on a affaire4 ,on introduira par exemple dans une des petites jarres remplie de ce gaz une bougie allume1 comme on le voit reprsent planche ,v1 fig4 #h4 ,si la bougie ne s'y teint pas1 on en conclura qu'il contient du gaz oxygne1 mme1 suivant que la flamme de la bougie sera plus ou moins clatante1 on pourra juger s'il en contient plus ou moins que l'air de l'atmosphre4 ,dans le cas au contraire o la bougie s'y teindroit1 on auroit une forte raison de prsumer que ce rsidu est1 pour la plus grande partie1 du gaz azote4 ,si l'approche de la bougie le gaz s'enflamme brle paisiblement la surface avec une flamme de couleur blanche1 on en conclura que c'est du gaz hydrogne pur2 si elle est bleue1 on aura lieu d'en conclure que ce gaz est carbon3 enfin s'il brle avec bruit dtonation1 c'est un mlange de gaz oxygne de gaz hydrogne4 ,on peut encore mler une portion du mme gaz avec du gaz oxygne2 s'il y a vapeurs rouges absorption1 on en conclura qu'il contient du gaz nitreux4 ,ces connoissances prliminaires donnent bien une ide de la qualit du gaz de la nature du mlange2 mais elles ne suffisent pas pour dterminer les proportions les quantits4 ,il faut alors avoir recours toutes les ressources de l'analyse1 c'est beaucoup que de savoir peu prs dans quel sens il faut diriger ses efforts4 ,je suppose que l'on ait reconnu que le rsidu sur lequel on opre soit un mlange de gaz azote de gaz oxygne3 pour en reconnotre la proportion1 on en fait passer une quantit dtermine1 #ajj parties par exemple1 dans un tube gradu de #aj #ab lignes de diamtre3 on y introduit du sulfure de potasse dissous dans l'eau1 on laisse le gaz en contact avec cette liqueur2 elle absorbe tout le gaz oxygne1 au bout de quelques jours il ne reste que du gaz azote4 ,si au contraire on a reconnu qu'on avoit affaire du gaz hydrogne1 on en fait passer une quantit dtermine dans un eudiomtre de ,volta2 on y joint une premire portion de gaz oxygne1 qu'on fait dtoner avec lui par l'tincelle lectrique3 on ajoute une seconde portion du mme gaz oxygne1 on fait dtoner de nouveau1 ainsi jusqu' ce qu'on ait obtenu la plus grande diminution possible de volume4 ,il se forme1 comme on sait1 dans cette dtonation1 de l'eau qui est absorbe sur-le-champ2 mais si le gaz hydrogne contenoit du carbone1 il se forme en mme tems de l'acide carbonique qui ne s'absorbe pas aussi promptement1 dont on peut reconnotre la quantit en facilitant son absorption par l'agitation de l'eau4 ,enfin si on a du gaz nitreux1 on peut encore en dterminer la quantit1 du moins peu prs1 par une addition de gaz oxygne1 d'aprs la diminution du volume qui en rsulte4 ,je m'en tiendrai ces exemples gnraux qui suffisent pour donner une ide de ce genre d'oprations4 ,un volume entier ne suffiroit pas1 si l'on vouloit prvoir tous les cas4 ,l'analyse des gaz est un art avec lequel il faut se familiariser2 mais comme ils ont la plupart de l'affinit les uns avec les autres1 il faut avouer qu'on n'est pas toujours sr de les avoir compltement spars4 ,c'est alors qu'il faut changer de marche de route1 refaire d'autres expriences sous une autre forme1 introduire quelque nouvel agent dans la combinaison1 en carter d'autres1 jusqu' ce qu'on soit sr d'avoir saisi la vrit4 4 ,v4 ,des corrections faire au volume des ,gaz obtenus dans les expriences1 relativement la pression de l'atmosphre4 ,c'est une vrit donne par l'exprience1 que les fluides lastiques en gnral sont compressibles en raison des poids dont ils sont chargs4 ,il est possible que cette loi souffre quelqu'altration aux approches du degr de compression qui seroit suffisant pour les rduire l'tat liquide1 de mme un degr de dilatation ou de compression extrme3 mais nous ne sommes pas prs de ces limites pour la plupart des gaz que nous soumettons des expriences4 ,quand je dis que les fluides lastiques sont compressibles en raison des poids dont ils sont chargs1 voici comme il faut entendre cette proposition4 ,tout le monde sait ce que c'est qu'un baromtre4 ,c'est1 proprement parler1 un siphon ,,abcd1 pl4 ,,xii1 fig4 #af1 plein de mercure dans la branche ,,ab1 plein d'air dans la branche ,,bcd4 ,si l'on suppose mentalement cette branche ,,bcd prolonge indfiniment jusqu'au haut de notre atmosphre1 on verra clairement que le baromtre n'est autre chose qu'une sorte de balance1 un instrument dans lequel on met une colonne de mercure en quilibre avec une colonne d'air4 ,mais il est facile de s'appercevoir que1 pour que cet effet ait lieu1 il est parfaitement inutile de prolonger la branche ,,bcd une aussi grande hauteur1 que comme le baromtre est plong dans l'air1 la colonne ,,ab de mercure sera galement en quilibre avec une colonne de mme diamtre d'air de l'atmosphre1 quoique la branche du siphon ,,bcd soit coupe en ,c qu'on en retranche la partie ,,cd4 ,la hauteur moyenne d'une colonne de mercure capable de faire quilibre avec le poids d'une colonne d'air prise depuis le haut de l'atmosphre jusqu' la surface de la terre1 est de #bh pouces de mercure1 du moins ,paris mme dans les quartiers bas de la ville3 ce qui signifie en d'autres termes que l'air la surface de la terre ,paris1 est communment press par un poids gal celui d'une colonne de mercure de #bh pouces de hauteur4 ,c'est ce que j'ai voulu exprimer dans cet ,ouvrage1 lorsque j'ai dit en parlant des diffrens gaz1 par exemple du gaz oxygne1 qu'il pesoit #a once #d gros le pied cube1 sous une pression de #bh pouces4 ,la hauteur de cette colonne de mercure diminue mesure que l'on s'lve qu'on s'loigne de la surface de la terre1 ou1 pour parler plus rigoureusement1 de la ligne de niveau forme par la surface de la mer2 parce qu'il n'y a que la colonne d'air suprieure au baromtre qui fasse quilibre avec le mercure1 que la pression de toute la quantit d'air qui est au-dessous du niveau o il est plac1 est nulle par rapport lui4 ,mais1 suivant quelle loi le baromtre baisse-t-il mesure que l'on s'lve2 ou1 ce qui revient au mme1 quelle est la loi suivant laquelle les diffrentes couches de l'atmosphre dcroissent de densit8 ,c'est ce qui a beaucoup exerc la sagacit des ,physiciens du dernier sicle4 ,l'exprience suivante a d'abord jett beaucoup de lumire sur cet objet4 ,si l'on prend un siphon de verre ,,abcde1 planche ,,xii1 fig4 #ag1 ferm en ,e ouvert en ,a1 qu'on y introduise quelques gouttes de mercure pour intercepter la communication entre la branche ,,ab la branche ,,be1 il est clair que l'air contenu dans la branche ,,bcde sera press1 comme tout l'air environnant par une colonne gale au poids de #bh pouces de mercure4 ,mais si on verse du mercure dans la branche ,,ab1 jusqu' #bh pouces de hauteur1 il est clair que l'air de la branche ,,bcde sera press par un poids gal deux fois #bh pouces de mercure2 or l'exprience a dmontr qu'alors au lieu d'occuper le volume total ,,be1 il n'occupera plus que celui ,,ce qui en est prcisment la moiti4 ,si cette premire colonne de #bh pouces de mercure1 on en ajoute deux autres galement de #bh pouces dans la branche ,,ac1 l'air de la branche ,,bcde sera comprim par quatre colonnes chacune gale au poids de #bh pouces de mercure1 il n'occupera plus que l'espace ,,de1 c'est--dire1 le quart du volume qu'il occupoit au commencement de l'exprience4 ,de ces rsultats qu'on peut varier d'une infinit de manires1 on en a dduit cette loi gnrale qui parot applicable tous les fluides lastiques1 que leur volume dcrot proportionnellement aux poids dont ils sont chargs2 ce qui peut aussi s'noncer en ces termes1 que le volume de tout fluide lastique est en raison inverse des poids dont il est comprim4 ,les expriences faites pour la mesure des hautes montagnes ont pleinement confirm l'exactitude de ces rsultats1 en supposant qu'ils s'cartent de la vrit1 les diffrences sont si excessivement petites qu'elles peuvent tre regardes comme rigoureusement nulles dans les expriences chimiques4 ,cette loi de la compression des fluides lastiques une fois bien entendue1 il est ais d'en faire l'application aux corrections qu'il est indispensable de faire au volume des airs ou gaz dans les expriences pneumato-chimiques4 ,ces corrections sont de deux genres2 les unes relatives la variation du baromtre1 les autres relatives la colonne d'eau ou de mercure contenus dans les cloches4 ,je vais faire en sorte de me rendre intelligible par des exemples3 je commencerai par le cas le plus simple4 ,je suppose qu'on ait obtenu #ajj pouces de gaz oxygne #aj degrs de temprature1 le baromtre marquant #bh pouces #f lignes4 ,on peut demander deux choses2 la premire quel est le volume que les #ajj pouces occuperoient sous une pression de #bh pouces1 au lieu de #bh pouces #f lignes2 la seconde quel est le poids des #ajj pouces de gaz obtenus8 ,pour rpondre ces deux questions1 on nommera x le nombre de pouces cubiques qu'occuperoient les #ajj pouces de gaz oxygne1 la pression de #bh pouces2 puisque les volumes sont en raison inverse des poids comprimans1 on aura #ajj1 pouces 3 x 33 #a_/bhe 3 #a_/bhj2 d'o l'on dduit aisment x #aja1ghf pouces4 ,c'est--dire1 que le mme air qui n'occupoit qu'un espace de #ajj pouces cubiques1 sous une pression de #bh pouces #f lignes de mercure1 en occuperoit un de #aja1ghf pouces1 la pression de #bh4 ,il n'est pas plus difficile de conclure le poids des mmes #ajj pouces d'air1 sous une pression de #bh pouces #f lignes4 ,car puisqu'ils rpondent #aja1ghf pouces1 la pression de #bh pouces1 qu' cette pression #aj degrs du thermomtre1 le pouce cube de gaz oxygne pse un demi-grain2 il s'en suit videmment que les #ajj pouces1 sous une pression de #bh pouces #f lignes1 psent #ej1hic grains4 ,on auroit pu arriver directement cette consquence par le raisonnement qui suit3 puisque les volumes de l'air1 en gnral d'un fluide lastique quelconque1 sont en raison inverse des poids qui le compriment1 il en rsulte par une consquence ncessaire que la pesanteur de ce mme air doit crotre proportionnellement au poids comprimant4 ,si donc1 #ajj pouces cubiques de gaz oxygne psent #ej grains1 la pression de #bh pouces1 combien peseront-ils la pression de #bh1e pouces1 on aura alors cette proportion1 #bh 3 #ej 33 #bh1e 3 x2 d'o l'on conclura galement x #ej1hic grains4 ,je passe un cas un peu plus compliqu4 ,je suppose que la cloche ,a1 planche ,,xii1 fig4 #ah1 contienne un gaz quelconque dans sa partie suprieure ,,acd2 que le reste de cette mme cloche soit rempli de mercure au-dessous de ,,cd1 que le tout soit plong dans un bassin ,,ghik contenant du mercure jusqu'en ,,ef4 ,enfin1 je suppose encore que la diffrence ,,ce de la hauteur du mercure dans la cloche dans le bassin soit de #f pouces1 que la hauteur du baromtre soit de #bg pouces #f lignes4 ,il est clair que d'aprs ces donnes1 l'air contenu dans la capacit ,,acd est press par le poids de l'atmosphre1 diminu du poids de la colonne de mercure ,,ce4 ,la force qui le presse est donc gale #bg1e pouces - #f1 pouces #ba1e pouces4 ,cet air est donc moins press que ne l'est l'air de l'atmosphre la hauteur moyenne du baromtre3 il occupe donc plus d'espace qu'il n'en devroit occuper1 la diffrence est prcisment proportionnelle la diffrence des poids qui le compriment4 ,si donc aprs avoir mesur l'espace ,,abc1 on l'a trouv1 par exemple1 de #abj pouces cubiques1 il faudra pour ramener le volume du gaz celui qu'il occuperoit1 une pression de #bh pouces1 faire la proportion suivante3 #abj pouces est au volume cherch que j'appellerai x1 comme #a_/ba1e est #a_/bh2 d'o l'on dduira x 7#abjba1e7_/bh #ib1adc pouces4 ,on a le choix dans ces sortes de calculs1 ou de rduire en lignes la hauteur du baromtre1 ainsi que la diffrence du niveau du mercure en-dedans en-dehors de la cloche1 ou de l'exprimer en fractions dcimales de pouces4 ,je prfre ce dernier parti1 qui rend le calcul plus court plus facile4 ,on ne doit point ngliger les mthodes d'abrviations pour les oprations qui se rptent souvent3 j'ai joint en consquence la suite de cette troisime partie1 sous le ,n4 ,,iv1 une table qui exprime les fractions dcimales de pouces correspondantes aux lignes fractions de lignes4 ,rien ne sera plus ais1 d'aprs cette table1 que de rduire en fractions dcimales de pouces les hauteurs du mercure qu'on aura observes en lignes4 ,on a des corrections semblables faire lorsqu'on opre dans l'appareil pneumato-chimique l'eau4 ,il faut galement1 pour obtenir des rsultats rigoureux1 tenir compte de la diffrence de hauteur de l'eau en-dehors en-dedans de la cloche4 ,mais1 comme c'est en pouces lignes du baromtre1 par consquent en pouces lignes de mercure1 que s'exprime la pression de l'atmosphre1 qu'on ne peut additionner ensemble que des quantits homognes1 on est oblig de rduire les diffrences de niveau exprimes en pouces lignes d'eau1 en une hauteur quivalente de mercure4 ,on part1 pour cette conversion1 de cette donne1 que le mercure est #ac1efha fois aussi pesant que l'eau4 ,on trouve la fin de cet ,ouvrage sous le ,n4 ,v1 une table l'aide de laquelle on peut faire promptement et facilement cette rduction4 4 ,,vi4 ,des ,corrections relatives aux diffrens degrs du ,thermomtre4 ,de mme que pour avoir le poids de l'air des gaz il est ncessaire de les rduire une pression constante1 telle que celle de #bh pouces de mercure2 de mme aussi il est ncessaire de les rduire une temprature dtermine3 car puisque les fluides lastiques sont susceptibles de se dilater par la chaleur de se condenser par le froid1 il en rsulte ncessairement qu'ils changent de densit1 que leur pesanteur n'est plus la mme sous un volume donn4 ,la temprature de #aj degrs tant moyenne entre les chaleurs de l't les froids de l'hiver1 cette temprature tant celle des souterrains1 celle en mme tems dont il est le plus facile de se rapprocher dans presque toutes les saisons de l'anne1 c'est celle que j'ai choisie pour y ramener les airs ou gaz4 ,m4 de ,luc a trouv que l'air de l'atmosphre augmentoit de #a_/bae de son volume par chaque degr du thermomtre mercure divis en #ha degrs de la glace l'eau bouillante2 ce qui donne pour un degr du thermomtre mercure divis en #hj parties1 #a_/baa4 ,les expriences de ,m4 ,monge sembleroient annoncer que le gaz hydrogne est susceptible d'une dilatation un peu plus forte2 il l'a trouve de #a_/ahj4 ,a l'gard de la dilatation des autres gaz1 nous n'avons pas encore d'expriences trs-exactes2 celles du moins qui existent n'ont pas t publies4 ,il parot cependant1 en juger par les tentatives que l'on connot1 que leur dilatabilit s'loigne peu de celle de l'air commun4 ,je crois donc pouvoir supposer que l'air de l'atmosphre se dilate de #a_/baj par chaque degr du thermomtre1 le gaz hydrogne de #a_/aij3 mais comme il reste quelque incertitude sur ces dterminations1 il faut1 autant qu'il est possible1 n'oprer qu' une temprature peu loigne de #aj degrs4 ,les erreurs qu'on peut alors commettre dans des corrections relatives au degr du thermomtre1 ne sont d'aucune consquence4 ,le calcul faire pour ces corrections est extrmement facile2 il consiste diviser le volume de l'air obtenu par #baj1 multiplier le nombre trouv par celui des degrs du thermomtre suprieur ou infrieur #aj degrs4 ,cette correction est ngative au-dessus de dix degrs1 additive au-dessous4 ,le rsultat qu'on obtient est le volume rel de l'air la temprature de #aj degrs4 ,on abrge on facilite beaucoup tous ces calculs1 en employant des tables de logarithmes4 4 ,,vii4 ,modle de calcul pour les ,corrections relatives au degr de pression de temprature4 ,maintenant que j'ai indiqu la manire de dterminer le volume des airs ou gaz de faire ce volume les corrections relatives la pression la temprature1 il me reste donner un exemple pris dans un cas compliqu1 afin de mieux faire sentir l'usage des tables qui se trouvent la fin de cet ,ouvrage4 ,exemple4 ,on a renferm dans une cloche ,a1 pl4 ,,iv1 fig4 #c1 une quantit d'air ,,aef1 qui s'est trouve occuper un volume de #cec pouces cubiques4 ,cet air toit contenu par de l'eau1 la hauteur ,,el de la colonne d'eau dans l'intrieur de la cloche toit de #d pouces demi au-dessus du niveau de celle de la cuve2 enfin le baromtre toit #bg pouces #i lignes demie1 le thermomtre #ae degrs4 ,on a brl dans cet air une substance quelconque1 telle que du phosphore1 dont le rsultat est l'acide phosphorique qui1 loin d'tre dans l'tat de gaz1 est au contraire dans l'tat concret4 ,l'air restant aprs la combustion occupoit un volume de #bie pouces2 la hauteur de l'eau dans l'intrieur de la cloche toit de #g pouces au-dessus de celle de la cuve1 le baromtre #bg pouces #i lignes #a_/d1 le thermomtre #af degrs4 ,il est question1 d'aprs ces donnes1 de dterminer quel est le volume de l'air avant aprs la combustion1 d'en conclure le volume de la partie qui a t absorbe4 ,calcul avant la combustion4 ,l'air contenu dans la cloche occupoit un volume de #cec pouces4 ,mais il n'toit press que par une colonne pouces de #bg pouces #i lignes #a_/b1 ou en fractions dcimales de pouces 7voyez table1 ,n4 ,,iv47 de #bg1giafg ,sur quoi il y a encore dduire la diffrence de niveau de #d pouces #a_/b d'eau2 ce qui rpond en mercure 7voyez la table1 ,n4 ,v47 #j1ccaff -------- ,la pression relle dont cet air toit charg1 n'toit donc que de #bg1dfjja -------- ,le volume des fluides lastiques diminuant en gnral en raison inverse des poids qui les compriment1 il est clair1 d'aprs ce que nous avons dit plus haut1 que pour avoir le volume des #cec pouces sous une pression de #bh pouces1 il faudra dire3 #cec pouces 3 x 33 #a_/bg1dfjja 3 #a_/bh ,d'o l'on conclura3 x 7#cec x #bg1dfjja7_/bh #cdf1aib pouces4 ,c'est le volume qu'auroit occup ce mme air sous une pression de vingt-huit pouces4 ,le #baj;e de ce volume gale #a1fej pouce2 ce qui donn pour les #e degrs suprieurs au dixime degr du thermomtre1 #h1bee pouces2 comme cette correction est soustractive1 on en conclura que le volume de l'air1 toute correction faite1 toit avant la combustion de #ccg1idb pouces4 ,calcul aprs la combustion4 ,en faisant le mme calcul sur le volume de l'air aprs la combustion1 on trouvera que la pression toit alors de #bg1ggjhc pouces - #j1eaeic pouces #bg1bedij pouces4 ,ainsi1 pour avoir le volume de l'air #bh pouces de pression1 il faudra multiplier #bie pouces1 volume trouv aprs la combustion1 par #bg1bedij pouces1 le diviser par #bh2 ce qui donnera pour le volume corrig1 #bhg1aej pouces4 ,le #baj;e de ce volume est #a1cfh pouce1 qui1 multipli par six degrs1 donne pour correction ngative de la temprature1 #h1bjh pouces4 ,d'o il rsulte que le volume de l'air1 toutes corrections faites1 toit aprs la combustion de #bgh1idb pouces4 ,rsultat4 pouces ,le volume1 toutes corrections faites1 avant la combustion toit de #ccg1idb ,il toit aprs la combustion de #bgh1idb ------- ,donc quantit d'air absorbe par la combustion du phosphore #ei1jjj ------- 4 ,,viii4 ,de la manire de dterminer le poids absolu des diffrens ,gaz4 ,dans tout ce que je viens d'exposer sur la manire de mesurer le volume des gaz d'y faire les corrections relatives au degr de pression de temprature1 j'ai suppos qu'on en connoissoit la pesanteur spcifique1 qu'on pouvoit en conclure leur poids absolu3 il me reste donner une ide des moyens par lesquels on peut parvenir cette connoissance4 ,on a un grand ballon ,a1 planc4 ,v1 fig4 #aj1 dont la capacit doit tre d'un demi-pied cube1 c'est--dire1 de #ag #ah pintes au moins2 on y mastique une virole de cuivre bcde laquelle s'adapte vis en de1 une platine laquelle tient un robinet fg4 ,enfin le tout se visse1 au moyen d'un double crou reprsent1 figure #ab1 sur une cloche ,,bcd dont la capacit doit tre de quelques pintes plus grande que celle du ballon4 ,cette cloche est ouverte par le haut1 la tubulure est garnie d'une virole de cuivre hi1 d'un robinet lm2 un de ces robinets est reprsent sparment1 figure #aa4 ,la premire opration faire est de dterminer la capacit de ce ballon2 on y parvient en l'emplissant d'eau1 en le pesant pour en connotre la quantit4 ,ensuite on vuide l'eau1 on sche le ballon en y introduisant un linge par l'ouverture de2 les derniers vestiges d'humidit disparoissent d'ailleurs1 lorsqu'on a fait une ou deux fois le vuide dans le ballon4 ,quand on veut dterminer la pesanteur d'un gaz1 on visse le ballon ,a sur la platine de la machine pneumatique1 au-dessous du robinet fg4 ,on ouvre ce mme robinet1 on fait le vuide du mieux qu'il est possible ayant grand soin d'observer la hauteur laquelle descend le baromtre d'preuve4 ,le vuide fait1 on referme le robinet1 on pse le ballon avec une scrupuleuse exactitude1 aprs quoi on le revisse sur la cloche ,,bcd1 qu'on suppose place sur la tablette de la cuve ,,abcd1 mme planche1 fig4 #a4 ,on fait passer dans cette cloche le gaz qu'on veut peser2 puis ouvrant le robinet fg le robinet lm1 le gaz contenu dans la cloche passe dans le ballon ,a3 en mme tems l'eau remonte dans la cloche ,,bcd4 ,il est ncessaire1 si l'on veut viter une correction embarrassante1 d'enfoncer la cloche dans la cuve jusqu' ce que le niveau de l'eau extrieure concoure avec celui de l'eau contenue dans l'intrieur de la cloche4 ,alors on ferme les robinets1 on dvisse le ballon on le repse4 ,le poids1 dduction faite de celui du ballon vuide1 donne la pesanteur du volume d'air ou de gaz qu'il contient4 ,en multipliant ce poids par #agbh pouces1 divisant le produit par un nombre de pouces cubes gal la capacit du ballon1 on a le poids du pied cube du gaz mis en exprience4 ,il est ncessaire de tenir compte dans ces dterminations de la hauteur du baromtre du degr du thermomtre2 aprs quoi rien n'est plus ais que de ramener le poids du pied cube qu'on a trouv celui qu'auroit eu le mme gaz #bh pouces de pression #aj degrs du thermomtre4 ,j'ai donn dans le paragraphe prcdent le dtail des calculs qu'exige cette opration4 ,il ne faut pas ngliger non plus de tenir compte de la petite portion d'air reste dans le ballon1 quand on a fait le vuide2 portion qu'il est facile d'valuer1 d'aprs la hauteur laquelle s'est soutenu le baromtre d'preuve4 ,si cette hauteur toit1 par exemple1 d'un centime de la hauteur totale du baromtre1 il en faudroit conclure qu'il est rest un centime d'air dans le ballon1 le volume du gaz qui y avoit t introduit ne seroit plus que des #ii_/ajj du volume total du ballon4 ,,chapitre ,,iii4 ,des ,appareils relatifs la mesure du ,calorique4 ,description du ,calorimtre4 ,l',appareil dont je vais essayer de donner une ide a t dcrit dans un mmoire que nous avons publi ,m4 de la ,place moi dans le recueil de l',acadmie1 anne #aghj1 page #cee4 ,c'est de ce mmoire que sera extrait tout ce que contient cet article4 ,si aprs avoir refroidi un corps quelconque zro du thermomtre1 on l'expose dans une atmosphre1 dont la temprature soit de #be degrs au-dessus du terme de la conglation1 il s'chauffera insensiblement depuis sa surface jusqu' son centre1 se rapprochera peu--peu de la temprature de #be degrs qui est celle du fluide environnant4 ,il n'en sera pas de mme d'une masse de glace qu'on auroit place dans la mme atmosphre3 elle ne se rapprochera nullement de la temprature de l'air ambiant1 mais elle restera constamment zro de temprature1 c'est--dire1 la glace fondante1 ce1 jusqu' ce que le dernier atme de glace soit fondu4 ,la raison de ce phnomne est facile concevoir3 il faut pour fondre de la glace1 pour la convertir en eau1 qu'il s'y combine une certaine proportion de calorique4 ,en consquence1 tout le calorique des corps environnans s'arrte la surface de la glace o il est employ la fondre3 cette premire couche fondue1 la nouvelle quantit de calorique qui survient en fond une seconde1 elle se combine galement avec elle pour la convertir en eau1 ainsi successivement de surfaces en surfaces1 jusqu'au dernier atme de glace qui sera encore zro du thermomtre1 parce que le calorique n'aura pas encore pu y pntrer4 ,que l'on imagine d'aprs cela une sphre de glace creuse1 la temprature de zro degr du thermomtre2 que l'on place cette sphre de glace dans une atmosphre1 dont la temprature soit1 par exemple1 de #aj degrs au-dessus de la conglation1 qu'on place dans son intrieur un corps chauff d'un nombre de degrs quelconques3 il suit de ce qu'on vient d'exposer deux consquences2 #a4 que la chaleur extrieure ne pntrera pas dans l'intrieur de la sphre2 #b4 que la chaleur d'un corps plac dans son intrieur ne se perdra pas non plus au-dehors2 mais qu'elle s'arrtera la surface intrieure de la cavit1 o elle sera continuellement employe fondre de nouvelles couches de glace1 jusqu' ce que la temprature du corps soit parvenue zro du thermomtre4 ,si on recueille avec soin l'eau qui se sera forme dans l'intrieur de la sphre de glace1 lorsque la temprature du corps plac dans son intrieur sera parvenue zro du thermomtre1 son poids sera exactement proportionnel la quantit de calorique que ce corps aura perdue1 en passant de sa temprature primitive celle de la glace fondante2 car il est clair qu'une quantit double de calorique doit fondre une quantit double de glace2 en sorte que la quantit de glace fondue est une mesure trs-prcise de la quantit de calorique employe produire cet effet4 ,on n'a considr ce qui se passoit dans une sphre de glace que pour mieux faire entendre la mthode que nous avons employe dans ce genre d'expriences1 dont la premire ide appartient ,m4 de la ,place4 ,il seroit difficile de se procurer de semblables sphres1 elles auroient beaucoup d'inconvniens dans la pratique2 mais nous y avons suppl au moyen de l'appareil suivant1 auquel je donnerai le nom de calorimtre4 ,je conviens que c'est s'exposer une critique1 jusqu' un certain point fonde1 que de runir ainsi deux dnominations1 l'une drive du latin1 l'autre drive du grec2 mais j'ai cru qu'en matire de science on pouvoit se permettre moins de puret dans le langage1 pour obtenir plus de clart dans les ides2 en effet je n'aurois pu employer un mot compos entirement tir du grec1 sans trop me rapprocher du nom d'autres instrumens connus1 qui ont un usage un but tout diffrent4 ,la figure premire de la planche ,,vi reprsente le calorimtre vu en perspective4 ,la figure #b de la mme planche reprsente sa coupe horisontale1 la figure #c une coupe verticale qui laisse voir tout son intrieur4 ,sa capacit est divise en trois parties2 pour mieux me faire entendre1 je les distinguerai par les noms de capacit intrieure1 capacit moyenne1 capacit extrieure4 ,la capacit intrieure ffff1 fig4 #c1 pl4 ,,vi1 est forme d'un grillage de fil de fer1 soutenu par quelques montans du mme mtal2 c'est dans cette capacit que l'on place les corps soumis l'exprience3 sa partie suprieure ,,lm se ferme au moyen d'un couvercle ,,gh reprsent sparment1 figure #d4 ,il est entirement ouvert par-dessus1 le dessous est form d'un grillage de fil de fer4 ,la capacit moyenne bbbbb1 figures #b #c1 est destine contenir la glace qui doit environner la capacit intrieure1 que doit fondre le calorique du corps mis en exprience3 cette glace est supporte retenue par une grille mm sous laquelle est un tamis nn2 l'un l'autre sont reprsents sparment1 figures #e #f4 ,a mesure que la glace est fondue par le calorique qui se dgage du corps plac dans la capacit intrieure1 l'eau coule travers la grille le tamis2 elle tombe ensuite le long du cne ccd1 figure #c1 du tuyau xy1 se rassemble dans le vase ,f1 figure #a1 plac au-dessous de la machine2 u est un robinet au moyen duquel on peut arrter volont l'coulement de l'eau intrieure4 ,enfin la capacit extrieure aaaaa1 fig4 #b #c est destine recevoir la glace qui doit arrter l'effet de la chaleur de l'air extrieur des corps environnans3 l'eau que produit la fonte de cette glace1 coule le long du tuyau s,t que l'on peut ouvrir ou fermer au moyen du robinet r4 ,toute la machine est recouverte par le couvercle ,,ff1 fig4 #g1 entirement ouvert dans sa partie suprieure1 ferm dans sa partie infrieure2 elle est compose de fer-blanc peint l'huile pour le garantir de la rouille4 ,pour mettre le calorimtre en exprience1 on remplit de glace pile la capacit moyenne bbbbb1 le couvercle ,,gh de la capacit intrieure1 la capacit extrieure aaaa1 le couvercle ,,ff1 figure #g1 de toute la machine4 ,on la presse fortement pour qu'il ne reste point de parties vuides1 puis on laisse gouter la glace intrieure2 aprs quoi on ouvre la machine pour y placer le corps que l'on veut mettre en exprience1 on la referme sur le champ4 ,on attend que le corps soit entirement refroidi1 que la glace qui a fondu soit suffisamment goute2 ensuite on pse l'eau qui s'est rassemble dans le vase ,f1 fig4 #a3 son poids est une mesure exacte de la quantit de calorique dgage du corps1 pendant qu'il s'est refroidi2 car il est visible que ce corps est dans la mme position qu'au centre de la sphre dont nous venons de parler1 puisque tout le calorique qui s'en dgage est arrt par la glace intrieure1 que cette glace est garantie de l'impression de toute autre chaleur1 par la glace renferme dans le couvercle dans la capacit extrieure4 ,les expriences de ce genre durent quinze1 dix-huit vingt heures2 quelquefois pour les acclrer1 on place de la glace bien goute dans la capacit intrieure1 on en couvre les corps que l'on veut refroidir4 ,la figure #h reprsente un seau de tle destin recevoir les corps sur lesquels on veut oprer2 il est garni d'un couvercle perc dans son milieu1 ferm avec un bouchon de lige1 travers par le tube d'un petit thermomtre4 ,la figure #i de la mme planche reprsente un matras de verre dont le bouchon est galement travers par le tube d'un petit thermomtre1 dont la boule une partie du tube plonge dans la liqueur2 il faut se servir de semblables matras toutes les fois que l'on opre sur les acides1 en gnral sur les substances qui peuvent avoir quelque action sur les mtaux4 ,,rs1 figure #aj1 est un petit cylindre creux que l'on place au fond de la capacit intrieure pour soutenir les matras4 ,il est essentiel que dans cette machine1 il n'y ait aucune communication entre la capacit moyenne la capacit extrieure2 ce que l'on prouvera facilement en remplissant d'eau la capacit extrieure4 ,s'il existoit une communication entre ces capacits1 la glace fondue par l'atmosphre dont la chaleur agit sur l'enveloppe de la capacit extrieure1 pourroit passer dans la capacit moyenne1 alors l'eau qui s'couleroit de cette dernire capacit1 ne seroit plus la mesure du calorique perdu par le corps mis en exprience4 ,lorsque la temprature de l'atmosphre n'est que de quelques degrs au-dessus de zro1 sa chaleur ne peut parvenir que trs-difficilement jusque dans la capacit moyenne1 puisqu'elle est arrte par la glace du couvercle de la capacit extrieure2 mais si la temprature extrieure toit au-dessous de zro1 l'atmosphre pourroit refroidir la glace intrieure2 il est donc essentiel d'oprer dans une atmosphre dont la temprature ne soit pas au-dessous de zro3 ainsi dans un tems de gele1 il faudra renfermer la machine dans un appartement dont on aura soin d'chauffer l'intrieur4 ,il est encore ncessaire que la glace dont on fait usage1 ne soit pas au-dessous de zro2 si elle toit dans ce cas1 il faudroit la piler1 l'tendre par couches fort minces1 la tenir ainsi pendant quelque tems dans un lieu dont la temprature ft au-dessus de zro4 ,la glace intrieure retient toujours une petite quantit d'eau qui adhre sa surface1 l'on pourroit croire que cette eau doit entrer dans le rsultat des expriences3 mais il faut observer qu'au commencement de chaque exprience1 la glace est dj imbibe de toute la quantit d'eau qu'elle peut ainsi retenir2 en sorte que si une petite partie de la glace fondue par le corps1 reste adhrente la glace intrieure1 la mme quantit1 trs-peu prs1 d'eau primitivement adhrente la surface de la glace1 doit s'en dtacher couler dans le vase3 car la surface de la glace intrieure change extrmement peu dans l'exprience4 ,quelques prcautions que nous ayons prises1 il nous a t impossible d'empcher l'air extrieur de pntrer dans la capacit intrieure1 lorsque la temprature toit #i ou #aj degrs1 au-dessus de la conglation4 ,l'air renferm dans cette capacit tant alors spcifiquement plus pesant que l'air extrieur1 il s'coule par le tuyau xy1 fig4 #c1 il est remplac par l'air extrieur qui entre dans le calorimtre1 qui dpose une partie de son calorique sur la glace intrieure3 il s'tablit ainsi dans la machine un courant d'air d'autant plus rapide1 que la temprature extrieure est plus leve1 ce qui fond continuellement une portion de la glace intrieure2 on peut arrter en grande partie l'effet de ce courant1 en fermant le robinet2 mais il vaut beaucoup mieux n'oprer que lorsque la temprature extrieure ne surpasse pas #c ou #d degrs2 car nous avons observ qu'alors la fonte de la glace intrieure1 occasionne par l'atmosphre1 est insensible1 en sorte que nous pouvons cette temprature1 rpondre de l'exactitude de nos expriences sur les chaleurs spcifiques des corps1 un quarantime prs4 ,nous avons fait construire deux machines pareilles celle que je viens de dcrire2 l'une d'elles est destine aux expriences dans lesquelles il n'est pas ncessaire de renouveller l'air intrieur2 l'autre machine sert aux expriences dans lesquelles le renouvellement de l'air est indispensable1 telles que celles de la combustion de la respiration3 cette seconde machine ne differe de la premire1 qu'en ce que les deux couvercles sont percs de deux trous travers lesquels passent deux petits tuyaux qui servent de communication entre l'air intrieur l'air extrieur2 on peut par leur moyen souffler de l'air atmosphrique dans l'intrieur du calorimtre pour y entretenir des combustions4 ,rien n'est plus simple avec cet instrument que de dterminer les phnomnes qui ont lieu dans les oprations o il y a dgagement1 ou mme absorption de calorique4 ,veut-on1 par exemple1 connotre ce qui se dgage de calorique d'un corps solide1 lorsqu'il se refroidit d'un certain nombre de degrs8 ,on lve sa temprature #hj degrs1 par exemple1 puis on le place dans la capacit intrieure ffff du calorimtre1 figures #b #c1 planche ,,vi1 on l'y laisse assez long-tems pour tre assur que sa temprature est revenue zro du thermomtre3 on recueille l'eau qui a t produite par la fonte de la glace1 pendant son refroidissement2 cette quantit d'eau divise par le produit de la masse du corps du nombre de degrs dont sa temprature primitive toit au-dessus de zro1 sera proportionnelle ce que les physiciens anglois ont nomm chaleur spcifique4 ,quant aux fluides on les renferme dans des vases de matire quelconque1 dont on a pralablement dtermin la chaleur spcifique3 on opre ensuite de la mme manire que pour les solides1 en observant seulement de dduire de la quantit totale d'eau qui a coul1 celle due au refroidissement du vase qui contenoit le fluide4 ,veut-on connotre la quantit de calorique qui se dgage de la combinaison de plusieurs substances8 on les amenera toutes la temprature zro1 en les tenant un tems suffisant dans de la glace pile2 ensuite on en fera le mlange dans l'intrieur du calorimtre1 dans un vase galement zro1 on aura soin de les y conserver jusqu' ce qu'elles soient revenues la temprature zro2 la quantit d'eau recueillie sera la mesure du calorique qui se sera dgag par l'effet de la combinaison4 ,la dtermination des quantits de calorique qui se dgagent dans les combustions dans la respiration des animaux1 n'offre pas plus de difficult3 on brle les corps combustibles dans la capacit intrieure du calorimtre2 on y laisse respirer des animaux tels que des cochons d'inde qui rsistent assez bien au froid1 on recueille l'eau qui coule3 mais comme le renouvellement de l'air est indispensable dans ce genre d'oprations1 il est ncessaire de faire arriver continuellement de nouvel air dans l'intrieur du calorimtre par un petit tuyau destin cet objet1 de le faire ressortir par un autre tuyau3 mais pour que l'introduction de cet air ne cause aucune erreur dans les rsultats1 on fait passer le tuyau qui doit l'amener travers de la glace pile1 afin qu'il arrive dans le calorimtre1 la temprature zro4 ,le tuyau de sortie de l'air doit galement traverser de la glace pile1 mais cette dernire portion de glace doit tre comprise dans l'intrieur de la capacit ffff du calorimtre1 l'eau qui en dcoule doit faire partie de celle que l'on recueille1 parce que le calorique que contenoit l'air avant de sortir fait partie du produit de l'exprience4 ,la recherche de la quantit de calorique spcifique contenue dans les diffrens gaz1 est un peu plus difficile cause de leur peu de densit2 car si on se contentoit de les renfermer dans des vases comme les autres fluides1 la quantit de glace fondue seroit si peu considrable que le rsultat de l'exprience seroit au moins trs-incertain4 ,nous avons employ pour ce genre d'expriences deux espces de serpentins ou tuyaux mtalliques rouls en spirales4 ,le premier contenu dans un vase rempli d'eau bouillante servoit chauffer l'air avant qu'il parvnt au calorimtre2 le second toit renferm dans la capacit intrieure ffff de cet instrument4 ,un thermomtre adapt une des extrmits de ce dernier serpentin1 indiquoit la chaleur de l'air ou du gaz qui entroit dans la machine2 un thermomtre adapt l'autre extrmit du mme serpentin indiquoit la chaleur du gaz ou de l'air sa sortie4 ,nous avons t ainsi porte de dterminer ce qu'une masse quelconque de diffrens airs ou gaz fondoit de glace en se refroidissant d'un certain nombre de degrs1 d'en dterminer le calorique spcifique4 ,le mme procd1 avec quelques prcautions particulires peut tre employ pour connotre la quantit de calorique qui se dgage dans la condensation des vapeurs de diffrens liquides4 ,les diffrentes expriences que l'on peut faire avec le calorimtre1 ne conduisent point des rsultats absolus2 elles ne donnent que des quantits relatives3 il toit donc question de choisir une unit qui pt former le premier degr d'une chelle avec laquelle on pt exprimer tous les autres rsultats4 ,la quantit de calorique ncessaire pour fondre une livre de glace1 nous a fourni cette unit3 or pour fondre une livre de glace1 il faut une livre d'eau leve #fj degrs du thermomtre mercure divis en #hj parties1 de la glace l'eau bouillante2 la quantit de calorique qu'exprime notre unit1 est donc celle ncessaire pour lever l'eau de zro #fj degrs4 ,cette unit dtermine1 il n'est plus question que d'exprimer en valeurs analogues les quantits de calorique qui se dgagent des diffrens corps1 en se refroidissant1 d'un certain nombre de degrs1 voici le calcul simple par le moyen duquel on y parvient3 je l'applique une de nos premires expriences4 ,nous avons pris des morceaux de tle coups par bandes rouls1 qui pesoient ensemble #g livres #aa onces #b gros #cf grains1 c'est--dire en fractions dcimales de livres1 #g1gjgjcai livres4 ,nous avons chauff cette masse dans un bain d'eau bouillante1 dans laquelle elle a pris environ #gh degrs de chaleur2 l'ayant tire de l'eau prestement1 nous l'avons introduite dans la capacit intrieure du calorimtre4 ,au bout de onze heures1 lorsque l'eau produite par la fonte de la glace intrieure a t suffisamment goute1 la quantit s'en est trouve de #a livre #a once #e gros #d grains #a1ajigie livre4 ,maintenant je puis dire si le calorique dgag de la tle par un refroidissement de #gh degrs1 a fondu #a1ajigie livre de glace1 combien un refroidissement de #fj degrs auroit-il produit2 ce qui donne #gh 3 #a1ajigie 3 3 #fj 3 x #j1hecfi livre4 ,enfin divisant cette quantit par le nombre de livres de tle employe1 c'est--dire par #g1gjgjcai livres1 on aura pour la quantit de glace que pourra faire fondre une livre de tle en se refroidissant de #fj degrs zro1 #j1aajggj livre4 ,le mme calcul s'applique tous les corps solides4 ,a l'gard des fluides1 tels que l'acide sulfurique1 l'acide nitrique1 c4 on les renferme dans un matras reprsent planche ,,vi1 fig4 #i4 ,il est bouch avec un bouchon de lige travers par un thermomtre dont la boule plonge dans la liqueur4 ,on place ce vaisseau dans un bain d'eau bouillante2 lorsque d'aprs le thermomtre on juge que la liqueur est leve un degr de chaleur convenable1 on retire le matras on le place dans le calorimtre4 ,on fait le calcul comme ci-dessus1 en ayant soin cependant de dduire de la quantit d'eau obtenue1 celle que le vase de verre auroit seul produite1 qu'il est en consquence ncessaire d'avoir dtermin par une exprience pralable4 ,je ne donne point ici le tableau des rsultats que nous avons obtenus1 parce qu'il n'est pas encore assez complet1 que diffrentes circonstances ont suspendu la suite de ce travail4 ,nous ne le perdons cependant pas de vue1 il n'y a point d'hiver que nous ne nous en soyons plus ou moins occups4 ,,chapitre ,,iv4 ,des oprations purement mcaniques qui ont pour objet de diviser les corps4 4 ,,premier4 ,de la ,trituration1 de la ,porphirisation1 de la ,pulvrisation4 ,la trituration1 la porphirisation la pulvrisation ne sont1 proprement parler1 que des oprations mcaniques prliminaires1 dont l'objet est de diviser1 de sparer les molcules des corps1 de les rduire en particules trs-fines4 ,mais quelque loin qu'on puisse porter ces oprations1 elles ne peuvent jamais rsoudre un corps en ses molcules primitives lmentaires3 elles ne rompent pas mme1 proprement parler1 son aggrgation2 en sorte que chaque molcule aprs la trituration la porphirisation1 forme encore un tout semblable la masse originaire qu'on avoit eu pour objet de diviser1 la diffrence des oprations vraiment chimiques1 telles1 par exemple1 que la dissolution qui dtruit l'aggrgation du corps1 carte les unes des autres les molcules constitutives intgrantes qui le composent4 ,toutes les fois qu'il est question de diviser des corps fragiles cassans1 on se sert pour cette opration de mortiers de pilons1 figures #a1 #b1 #c1 #d #e1 planche ,i4 ,ces mortiers sont ou de fonte de cuivre de fer comme celui reprsent1 figure #a2 ou de marbre de granit1 comme celui reprsent1 figure #b2 ou de bois de gayac1 comme celui reprsent1 figure #c2 ou de verre1 comme celui reprsent1 figure #d2 ou d'agathe1 comme celui reprsent1 figure #e3 enfin on en fait aussi de porcelaine1 comme celui reprsent1 figure #f4 ,les pilons dont on se sert pour triturer les corps sont aussi de diffrentes matires4 ,ils sont de fer ou de cuivre forg1 comme dans la figure premire1 de bois1 comme dans les figures #b #c2 enfin de verre1 de porcelaine ou d'agathe1 suivant la nature des objets qu'on veut triturer4 ,il est ncessaire d'avoir dans un laboratoire1 un assortiment de ces instrumens de diffrente grandeur4 ,les mortiers de porcelaine1 sur-tout ceux de verre1 ne peuvent pas tre employs la trituration proprement dite1 ils seroient bientt en pices si on frappoit dedans1 sans prcaution1 coups redoubls4 ,c'est en tournant le pilon dans le mortier1 en froissant avec adresse dextrit les molcules entre le pilon les parois du mortier qu'on parvient oprer la division4 ,la forme des mortiers n'est point indiffrente2 le fond en doit tre arrondi1 l'inclinaison des parois latrales doit tre telle que les matires en poudre retombent d'elles-mmes quand on relve le pilon3 un mortier trop plat seroit donc dfectueux1 la matire ne retomberoit ne se retourneroit pas4 ,des parois trop inclines prsenteroient un autre inconvnient1 elles rameneroient une trop grande quantit de la matire pulvriser sous le pilon1 elle ne seroit plus alors froisse serre entre deux corps durs1 la trop grande paisseur interpose nuiroit la pulvrisation4 ,par une suite du mme principe1 il ne faut pas mettre dans le mortier une trop grande quantit de matire2 il faut sur-tout1 autant qu'on le peut1 se dbarrasser de tems en tems des molcules qui sont dj pulvrises1 c'est ce qu'on opre par le tamisage1 autre opration dont il va tre bientt question4 ,sans cette prcaution on employeroit une force inutile1 on perdroit du tems diviser davantage ce qui l'toit suffisamment1 tandis qu'on n'acheveroit pas de pulvriser ce qui ne l'est pas assez4 ,en effet1 la portion de matire divise nuit la trituration de celle qui ne l'est pas2 elle s'interpose entre le pilon le mortier1 amortit l'effet du coup4 ,la porphirisation a reu sa dnomination du nom de la matire sur laquelle elle s'opre4 ,le plus communment on a une table plate de porphire ou d'une autre pierre du mme degr de duret ,,abcd1 planche ,i1 fig4 #g1 sur laquelle on tend la matire qu'on se propose de diviser2 on la froisse ensuite on la broye en promenant sur le porphire une molette ,m1 d'une pierre du mme degr de duret4 ,la partie de la molette qui porte sur le porphire1 ne doit pas tre parfaitement plane3 sa surface doit tre une portion de sphre d'un trs-grand rayon2 autrement quand on promeneroit la molette sur le porphire1 la matire se rangeroit tout autour du cercle qu'elle auroit dcrit1 sans qu'aucune portion s'engaget entre deux1 il n'y auroit pas de porphirisation4 ,on est par la mme raison oblig de faire retailler de tems en tems les molettes1 qui tendent devenir planes1 mesure qu'on s'en sert4 ,l'effet de la molette tant d'carter continuellement la matire de la porter vers les extrmits de la table de porphire1 on est oblig de la ramener souvent de l'accumuler au centre3 on se sert cet effet d'un couteau de fer1 de corne ou d'ivoire1 dont la lame doit tre trs-mince4 ,dans les travaux en grand on prfre1 pour oprer le broyement1 l'usage de grandes meules de pierres dures qui tournent l'une sur l'autre1 ou bien d'une meule verticale qui roule sur une meule horisontale4 ,dans tous ces cas1 on est souvent oblig d'humecter lgrement la matire1 dans la crainte qu'elle ne s'lve en poussire4 ,ces trois manires de rduire les corps en poudre1 ne conviennent pas toutes les matires3 il en est qu'on ne peut parvenir diviser1 ni au pilon1 ni au porphire1 ni la meule2 telles sont les matires trs-fibreuses1 comme le bois2 telles sont celles qui ont une sorte de tnacit d'lasticit1 comme la corne des animaux1 la gomme lastique1 c4 tels sont enfin les mtaux ductiles mallables1 qui s'applatissent sous le pilon au lieu de s'y rduire en poudre4 ,on se sert pour les bois de grosses limes connues sous le nom de rapes bois1 pl4 ,i1 fig4 #h4 ,on se sert pour la corne de limes un peu plus fines2 enfin on emploie pour les mtaux des limes encore plus fines1 telles sont celles reprsentes figures #i #aj4 ,il est quelques substances mtalliques qui ne sont ni assez cassantes pour tre mises en poudre par trituration1 ni assez dures pour pouvoir tre limes commodment4 ,le zinc est dans ce cas2 sa demi-mallabilit empche qu'on ne puisse le pulvriser au mortier3 si on le lime il empte la lime1 il en remplit les interstices1 bientt elle n'a presque plus d'action4 ,il y a une manire simple pour rduire le zinc en poudre1 c'est de le piler chaud dans un mortier de fonte de fer galement chaud2 il s'y triture alors aisment4 ,on peut encore le rendre cassant1 en le fondant avec un peu de mercure4 ,les artificiers qui employent le zinc pour faire des feux bleus1 ont recours l'un de ces deux moyens4 ,quand on n'a pas pour objet de mettre les mtaux dans un trs-grand tat de division1 on peut les rduire en grenailles en les coulant dans de l'eau4 ,enfin il y a un dernier moyen de diviser1 qu'on emploie pour les matires la fois pulpeuses fibreuses1 telles que les fruits1 les pommes de terre1 les racines1 c4 ,on les promne sur une rape1 planche ,i1 fig4 #aa1 en donnant un certain degr de pression1 on parvient ainsi les rduire en pulpe4 ,tout le monde connot la rape1 il seroit superflu d'en donner une description plus tendue4 ,on conoit que le choix des matires avec lesquelles on opre la trituration1 n'est point indiffrent3 on doit bannir le cuivre de tout ce qui a rapport aux alimens1 la pharmacie1 c4 ,les mortiers de marbre ou ceux de matires mtalliques ne peuvent tre employs pour triturer les matires acides2 c'est ce qui fait que les mortiers de bois trs-dur1 tel que le gayac ceux de verre de porcelaine de granit1 sont d'une grande commodit dans un laboratoire4 4 ,,ii4 ,du ,tamisage du ,lavage4 ,de quelque moyen mcanique qu'on se serve pour diviser les corps1 on ne peut parvenir donner le mme degr de finesse toutes leurs parties4 ,la poudre qu'on obtient de la plus longue de la plus exacte trituration1 est toujours un assemblage un mlange de molcules de diffrentes grosseurs4 ,on parvient se dbarrasser des plus grossires1 n'avoir qu'une poudre beaucoup plus homogne1 en employant des tamis1 figures #ab1 #ac1 #ad #ae1 planche ,i1 dont la grandeur de la maille soit proportionne la grosseur des molcules qu'on se propose d'obtenir3 tout ce qui est suprieur en grosseur aux dimensions de la maille1 reste sur le tamis1 on le repasse au pilon4 ,on voit deux de ces tamis reprsents figures #ab #ac4 ,l'un1 fig4 #ab1 est de crin ou de soie2 l'autre1 fig4 #ac1 est de peau dans laquelle on a fait des trous ronds avec un emporte-pice3 ce dernier est en usage dans l'art de fabriquer la poudre canon la poudre de chasse4 ,lorsqu'on est oblig de tamiser des matires trs-lgres1 trs-prcieuses qui se dispersent aisment2 ou bien lorsque rpandues dans l'air elles peuvent tre nuisibles ceux qui les respirent1 on se sert de tamis composs de trois pices1 fig4 #ad #ae2 savoir d'un tamis proprement dit ,,abcd1 fig4 #ae1 d'un couvercle ,,ef1 d'un fond ,,gh3 on voit ces trois parties assembles1 fig4 #ad4 ,il est un autre moyen plus exact que le tamisage1 d'obtenir des poudres de grosseur uniforme1 c'est le lavage2 mais il n'est praticable qu' l'gard des matires qui ne sont point susceptibles d'tre attaques altres par l'eau4 ,on dlaye on agite dans l'eau ou dans quelqu'autre liqueur les matires broyes qu'on veut obtenir en poudres de grosseur homogne2 on laisse reposer un moment la liqueur1 puis on la dcante encore trouble2 les parties les plus grossires restent au fond du vase4 ,on dcante une seconde fois1 on a un second dpt moins grossier que le premier4 ,on dcante une troisime fois pour obtenir un troisime dpt1 qui est au second pour la finesse ce que le second est au premier4 ,on continue cette manuvre jusqu' ce que l'eau soit claircie2 la poudre grossire ingale qu'on avoit originairement1 se trouve spare en une suite de dpts qui1 chacun en particulier1 sont d'un degr de finesse peu prs homogne4 ,le mme moyen1 le lavage1 ne s'emploie pas seulement pour sparer les unes des autres les molcules de matires homognes1 qui ne diffrent que par leur degr plus ou moins grand de division2 il fournit une ressource non moins utile pour sparer des matires du mme degr de finesse1 mais dont la pesanteur spcifique est diffrente3 c'est principalement dans le travail des mines qu'on fait usage de ce moyen4 ,on se sert pour le lavage dans les laboratoires1 de vaisseaux de diffrentes formes1 de terrines de grs1 de bocaux de verre1 c4 quelquefois pour dcanter la liqueur sans troubler le dpt qui s'est form1 on emploie le siphon4 ,cet instrument consiste en un tube de verre ,,abc1 planche ,,ii1 fig4 #aa1 recourb en ,b1 dont la branche ,,bc doit tre plus longue de quelques pouces que celle ,,ab4 ,pour n'tre point oblig de le tenir la main1 ce qui pourroit tre fatiguant dans quelques expriences1 on le passe dans un trou pratiqu au milieu d'une petite planche ,,de4 ,l'extrmit ,a du siphon doit tre plonge dans la liqueur du bocal ,,fg1 la profondeur jusqu' laquelle on se propose de vuider le vase4 ,d'aprs les principes hydrostatiques sur lesquels est fond l'effet du siphon1 la liqueur ne peut y couler qu'autant qu'on a chass l'air contenu dans son intrieur3 c'est ce qui se pratique au moyen d'un petit tube de verre ,,hi1 soud hermtiquement la branche ,,bc4 ,lors donc qu'on veut procurer par le moyen du siphon l'coulement de la liqueur du vase ,,fg dans celui ,,lm1 on commence par boucher avec le bout du doigt l'extrmit ,c de la branche ,,bc du siphon2 puis on suce avec la bouche1 jusqu' ce qu'on ait retir tout l'air du tube qu'il ait t remplac par de la liqueur3 alors on te le doigt1 la liqueur coule continue passer du vase ,,fg dans celui ,,lm4 4 ,,iii4 ,de la ,filtration4 ,on vient de voir que le tamisage toit une opration par laquelle on sparoit les unes des autres des molcules de diffrentes grosseurs2 que les plus fines passoient travers le tamis1 tandis que les plus grossires restoient dessus4 ,le filtre n'est autre chose qu'un tamis trs-fin trs-serr1 travers lequel les parties solides1 quelque divises qu'elles soient1 ne peuvent passer1 mais qui est cependant permable pour les fluides2 le filtre est donc1 proprement parler1 l'espce de tamis qu'on employe pour sparer des molcules solides qui sont trs-fines1 d'un fluide dont les molcules sont encore plus fines4 ,on se sert cet effet1 principalement en pharmacie1 d'toffes paisses d'un tissu trs serr3 celles de laine poils sont les plus propres remplir cet objet4 ,on leur donne ordinairement la forme d'un cne1 planche ,,ii1 fig4 #b3 cette espce de filtre porte le nom de chausse qui est relatif sa figure4 ,la forme conique a l'avantage de runir toute la liqueur qui coule1 en un seul point ,a1 on peut alors la recevoir dans un vase d'une ouverture trs-petite2 ce qui ne pourroit pas avoir lieu1 si la liqueur couloit de plusieurs points4 ,dans les grands laboratoires de pharmacie1 on a un chassis de bois reprsent planche ,,ii1 fig4 #a1 dans le milieu duquel on attache la chausse4 ,la filtration la chausse ne peut tre applicable qu' quelques oprations de pharmacie2 mais comme dans la plupart des oprations chimiques un mme filtre ne peut servir qu' une mme nature d'expriences1 comme il faudroit avoir un nombre de chausses considrables les laver avec un grand soin chaque opration1 on y a substitu une toffe trs-commune1 trs-bon march1 qui est la vrit trs-mince1 mais qui1 attendu qu'elle est feutre1 compense par le serr de son tissu ce qui pourroit lui manquer en paisseur3 cette toffe est du papier non coll4 ,il n'est aucun corps solide1 quelque divis qu'il soit1 qui passe travers les pores des filtres de papier2 les fluides au contraire les traversent avec beaucoup de facilit4 ,le seul embarras que prsente le papier employ comme filtre1 consiste dans la facilit avec laquelle il se perce se dchire1 sur-tout quand il est mouill4 ,on remdie cet inconvnient1 en le soutenant par le moyen de diverses espces de doublures4 ,si on a des quantits considrables de matires filtrer1 on se sert d'un chassis de bois ,,abcd1 planc4 ,,ii1 fig4 #c1 auquel sont adaptes des pointes de fer ou crochets3 on pose ce chassis sur deux petits traiteaux1 comme on le voit fig4 #d4 ,on place sur le quarr une toile grossire1 qu'on tend mdiocrement qu'on accroche aux pointes ou crochets de fer4 ,on tend ensuite une ou deux feuilles de papier sur la toile1 on verse dessus le mlange de matire liquide de matire solide dont on veut oprer la sparation4 ,le fluide coule dans la terrine ou autre vase quelconque ,f1 qu'on a mis sous le filtre4 ,les toiles qui ont servi cet usage1 se lavent1 ou bien on les renouvelle1 si on a lieu de craindre que les molcules dont elles peuvent rester imprgnes1 ne soient nuisibles dans des oprations subsquentes4 ,dans toutes les oprations ordinaires lorsqu'on n'a qu'une mdiocre quantit de liqueur filtrer1 on se sert d'entonnoirs de verre1 planche ,,ii1 fig4 #e1 pour contenir soutenir le papier2 on le plie alors de manire former un cne de mme figure que l'entonnoir4 ,mais alors on tombe dans un autre inconvnient2 le papier1 lorsqu'il est mouill1 s'applique tellement sur les parois du verre1 que la liqueur ne peut couler qu'il ne s'opre de filtration que par la pointe du cne3 alors l'opration devient trs-longue2 les matires htrognes d'ailleurs que contient la liqueur tant communment plus lourdes que l'eau1 elles se rassemblent la pointe du cne de papier1 elles l'obstruent1 la filtration ou s'arrte1 ou devient excessivement lente4 ,on a imagin diffrens procds pour remdier ces inconvniens1 qui sont plus graves qu'on ne le croiroit d'abord1 parce qu'ils se rptent tous les jours dans le cours des oprations chimiques4 ,un premier moyen a t de multiplier les plis du papier1 comme on le voit fig4 #f1 afin que la liqueur1 en suivant les sillons que forment les plis1 pt arriver la pointe du cne3 d'autres ont joint ce premier moyen l'usage de fragmens de paille1 qu'on place qu'on arrange dans l'entonnoir avant d'y placer le papier4 ,enfin1 le dernier moyen employ qui me parot runir le plus d'avantages1 consiste prendre de petites bandes de verre1 telles qu'on en trouve chez tous les vitriers1 qui sont connues sous le nom de rognures de verre4 ,on les courbe par le bout la lampe1 de manire former un crochet qui s'ajuste dans le bord suprieur de l'entonnoir2 on en dispose six huit de cette manire1 avant de placer le papier4 ,ces bandes de verre le maintiennent une distance suffisante des parois de l'entonnoir1 pour que la filtration s'opre4 ,la liqueur coule le long des bandes de verre1 se rassemble la pointe du cne4 ,on voit quelques-unes de ces bandes reprsentes fig4 #h3 on voit aussi fig4 #g un entonnoir de verre garni de bandes de verre d'un papier filtrer4 ,lorsqu'on a un grand nombre de filtrations faire marcher la fois1 il est trs-commode d'avoir une planche ,,ab1 planche ,,ii1 fig4 #i1 soutenue par des montans de bois ,,ac1 ,,bd1 perce de trous pour y placer les entonnoirs4 ,il y a des matires trs-paisses trs-visqueuses qui ne peuvent passer travers le papier1 qui ne peuvent tre filtres qu'aprs avoir subi quelques prparations4 ,la plus ordinaire consiste battre un blanc d'uf1 le diviser dans ces liqueurs1 les faire chauffer jusqu' l'bullition4 ,le blanc d'uf se coagule1 il se rduit en cume1 qui vient monter la surface qui entrane avec elle la plus grande partie des matires visqueuses qui s'opposoient la filtration4 ,on est oblig de prendre ce parti pour obtenir du petit-lait clair1 autrement il seroit trs-difficile de le faire passer par le filtre4 ,on remplit le mme objet l'gard des liqueurs spiritueuses1 avec un peu de colle de poisson dlaye dans de l'eau3 cette colle se coagule par l'action de l'alkool1 sans qu'on soit oblig de faire chauffer4 ,on conoit qu'une des conditions indispensables de la filtration est que le filtre ne puisse pas tre attaqu corrod par la liqueur qui doit y passer2 aussi ne peut-on pas filtrer les acides concentrs travers le papier4 ,il est vrai qu'on est rarement oblig d'avoir recours ce moyen1 parce que la plupart des acides s'obtiennent par voie de distillation1 que les produits de la distillation sont presque toujours clairs4 ,si cependant dans quelques cas trs-rares1 on est forc de filtrer des acides concentrs1 on se sert alors de verre pil1 ou1 ce qui est mieux encore1 de morceaux de quartz ou de cristal de roche grossirement concasss en partie rduits en poudre4 ,on place quelques-uns des plus gros morceaux dans le fond de l'entonnoir1 pour le boucher en partie2 on met par dessus des morceaux moins gros1 qui sont maintenus par les premiers2 enfin les portions les plus divises doivent occuper le dessus3 on remplit ensuite l'entonnoir avec de l'acide4 ,dans les usages de la socit1 on filtre l'eau des rivires pour l'obtenir limpide spare des substances htrognes qui la salissent3 on se sert cet effet de sable de rivire4 ,le sable runit plusieurs avantages qui le rendent propre cet usage3 premirement1 il est en fragmens arrondis1 ou au moins dont les angles sont uss2 les intervalles que prsentent des molcules de cette figure1 favorisent le passage de l'eau4 ,secondement1 ces molcules sont de diffrentes grosseurs1 les plus fines se rangent naturellement entre les plus grosses2 elles empchent donc qu'il ne se rencontre des vuides trop grands qui laisseroient passer des matires htrognes4 ,troisimement enfin1 le sable ayant t roul lav par l'eau des rivires pendant une longue rvolution de tems1 on est sr qu'il est dpouill de toute substance soluble dans l'eau1 que par consquent il ne peut absolument rien communiquer l'eau qui filtre au travers4 ,dans tous les cas1 comme dans celui-ci1 o le mme filtre doit servir long-tems1 il s'engorgeroit la liqueur cesseroit d'y passer si on ne le ntoyoit pas4 ,cette opration est simple l'gard des filtres de sable1 il ne s'agit que de le laver dans plusieurs eaux successives jusqu' ce qu'elle sorte claire4 4 ,,iv4 ,de la ,dcantation4 ,la dcantation est une opration qui peut suppler la filtration qui1 comme elle1 a pour objet de sparer d'avec un liquide les molcules concrtes qu'il contient4 ,on laisse cet effet reposer la liqueur dans des vases ordinairement coniques qui ont la forme de verres boire1 comme celui reprsent ,,abcde1 planche ,,ii1 fig4 #aj4 ,on fait dans les verreries des vases de cette figure1 qui sont de diffrentes grandeurs2 lorsqu'ils excdent deux ou trois pintes de capacit1 on supprime le pied ,,cde1 on y supple par un pied de bois dans lequel on les mastique4 ,la matire trangre se dpose au fond de ces vases par un repos plus ou moins long1 on obtient la liqueur claire en la versant doucement par inclinaison4 ,on voit que cette opration suppose que le corps suspendu dans le liquide est spcifiquement plus lourd que lui1 susceptible de se rassembler au fond3 mais quelquefois la pesanteur spcifique du dpt approche tellement de celle de la liqueur1 l'on est si prs de l'quilibre1 que le moindre mouvement suffit pour le remler2 alors au lieu de transvaser la liqueur de la sparer par dcantation1 on se sert du siphon reprsent fig4 ,,ii1 dont j'ai dj donn la description4 ,dans toutes les expriences o l'on veut dterminer avec une prcision rigoureuse le poids de la matire prcipite1 la dcantation est prfrable la filtration1 pourvu qu'on ait soin de laver grande eau plusieurs reprises le prcipit4 ,on peut bien1 il est vrai1 dterminer le poids du prcipit qu'on a spar par filtration1 en pesant le filtre avant aprs l'opration2 l'augmentation de poids que le filtre a acquise1 donne le poids du prcipit qui y est rest attach3 mais quand les quantits sont peu considrables1 la dessication plus ou moins grande du filtre1 les diffrentes proportions d'humidit qu'il peut retenir1 sont une source d'erreurs qu'il est important d'viter4 ,,chapitre ,v4 ,des moyens que la ,chimie emploie pour carter les unes des autres les molcules des corps sans les dcomposer1 rciproquement pour les runir4 ,j'ai dj fait observer qu'il existoit deux manires de diviser les corps3 la premire qu'on nomme division mchanique1 consiste sparer une masse solide en un grand nombre d'autres masses beaucoup plus petites4 ,on emploie pour remplir cet objet la force des hommes1 celle des animaux1 la pesanteur de l'eau applique aux machines hydrauliques1 la force expansive de l'eau rduite en vapeurs1 comme dans les machines feu1 l'impulsion du vent1 c4 ,mais toutes ces forces employes diviser les corps1 sont beaucoup plus bornes qu'on ne le croit communment4 ,avec un pilon d'un certain poids1 qui tombe d'une certaine hauteur1 on ne peut jamais rduire en poudre une matire donne au-del d'un certain degr de finesse1 la mme molcule qui parot si fine relativement nos organes est encore une montagne1 si on peut se servir de cette expression1 lorsqu'on la compare avec les molcules constitutives lmentaires du corps que l'on divise4 ,c'est en cela que diffrent les agens mchaniques des agens chimiques2 ces derniers divisent un corps dans ses molcules primitives4 ,si1 par exemple1 c'est un sel neutre1 ils portent la division de ses parties aussi loin qu'elle le peut tre sans que la molcule cesse d'tre une molcule de sel4 ,je vais donner dans ce chapitre des exemples de cette espce de division4 ,j'y joindrai quelques dtails sur des oprations qui y sont relatives4 4 ,i4 ,de la ,solution des ,sels4 ,on a long-tems confondu en chimie la solution la dissolution1 l'on dsignoit par le mme nom la division des parties d'un sel dans un fluide tel que l'eau1 la division d'un mtal dans un acide4 ,quelques rflexions sur les effets de ces deux oprations feront sentir qu'il n'est pas possible de les confondre4 ,dans la solution des sels1 les molcules salines sont simplement cartes les unes des autres1 mais ni le sel1 ni l'eau n'prouvent aucune dcomposition1 on peut les retrouver l'un l'autre en mme quantit qu'avant l'opration4 ,on peut dire la mme chose de la dissolution des rsines dans l'alkool dans les dissolvans spiritueux4 ,dans la dissolution des mtaux1 au contraire1 il y a toujours ou dcomposition de l'acide1 ou dcomposition de l'eau3 le mtal s'oxygne1 il passe l'tat d'oxide2 une substance gazeuse se dgage2 en sorte1 qu' proprement parler1 aucune des substances aprs la dissolution n'est dans le mme tat o elle toit auparavant4 ,c'est uniquement de la solution dont il sera question dans cet article4 ,pour bien saisir ce qui se passe dans la solution des sels1 il faut savoir qu'il se complique deux effets dans la plupart de ces oprations3 solution par l'eau1 solution par le calorique2 comme cette distinction donne l'explication de la plupart des phnomnes relatifs la solution1 je vais insister pour la bien faire entendre4 ,le nitrate de potasse1 vulgairement appel salptre1 contient trs-peu d'eau de cristallisation2 une foule d'expriences le prouvent2 peut-tre mme n'en contient-il pas3 cependant il se liqufie un degr de chaleur qui surpasse peine celui de l'eau bouillante4 ,ce n'est donc point l'aide de son eau de cristallisation qu'il se liqufie1 mais parce qu'il est trs-fusible de sa nature2 qu'il passe de l'tat solide l'tat liquide1 un peu au-dessus de la chaleur de l'eau bouillante4 ,tous les sels sont de mme susceptibles d'tre liqufis par le calorique2 mais une temprature plus ou moins haute4 ,les uns1 comme les actites de potasse de soude1 se fondent se liqufient une chaleur trs-mdiocre2 les autres1 au contraire1 comme le sulfate de chaux1 le sulfate de potasse1 c4 exigent une des plus fortes chaleurs que nous puissions produire4 ,cette liqufaction des sels par le calorique prsente exactement les mmes phnomnes que la liqufaction de la glace4 ,premirement elle s'opre de mme un degr de chaleur dtermin pour chaque sel1 ce degr est constant pendant tout le tems que dure la liqufaction du sel4 ,secondement1 il y a emploi de calorique au moment o le sel se fond1 dgagement lorsqu'il se fige2 tous phnomnes gnraux1 qui ont lieu lors du passage d'un corps quelconque de l'tat concret l'tat fluide rciproquement4 ,ces phnomnes de la solution par le calorique se compliquent toujours plus ou moins avec ceux de la solution par l'eau4 ,on en sera convaincu si l'on considre qu'on ne peut verser de l'eau sur un sel pour le dissoudre1 sans employer rellement un dissolvant mixte1 l'eau le calorique3 or on peut distinguer plusieurs cas diffrens1 suivant la nature la manire d'tre de chaque sel4 ,si par exemple un sel est trs-peu soluble par l'eau1 qu'il le soit beaucoup par le calorique1 il est clair que ce sel sera trs-peu soluble l'eau froide1 qu'il le sera beaucoup1 au contraire1 l'eau chaude2 tel est le nitrate de potasse1 sur-tout le muriate oxign de potasse4 ,si un autre sel au contraire est la fois peu soluble dans l'eau1 peu soluble dans le calorique1 il sera peu soluble dans l'eau froide comme dans l'eau chaude1 la diffrence ne sera pas trs-considrable2 c'est ce qui arrive au sulfate de chaux4 ,on voit donc qu'il y a une relation ncessaire entre ces trois choses2 solubilit d'un sel dans l'eau froide1 solubilit du mme sel dans l'eau bouillante1 degr auquel ce mme sel se liqufie par le calorique seul sans le secours de l'eau2 que la solubilit d'un sel chaud froid est d'autant plus grande qu'il est plus soluble par le calorique1 ou1 ce qui revient au mme1 qu'il est susceptible de se liqufier un degr plus infrieur de l'chelle du thermomtre4 ,telle est en gnral la thorie de la solution des sels4 ,mais je n'ai pu me former encore que des apperus gnraux1 parce que les faits particuliers manquent1 qu'il n'existe point assez d'expriences exactes4 ,la marche suivre pour completter cette partie de la chimie est simple2 elle consiste rechercher pour chaque sel ce qui s'en dissout dans une quantit donne d'eau diffrens degrs du thermomtre3 or comme on sait aujourd'hui avec beaucoup de prcision1 d'aprs les expriences que nous avons publies ,m4 de la ,place moi1 ce qu'une livre d'eau contient de calorique chaque degr du thermomtre1 il sera toujours facile de dterminer par des expriences simples la proportion de calorique d'eau qu'exige chaque sel pour tre tenu en dissolution1 ce qui s'en absorbe au moment o le sel se liqufie1 ce qui s'en dgage au moment o il cristallise4 ,on ne doit plus tre tonn d'aprs cela de voir que les sels mme qui sont dissolubles froid se dissolvent beaucoup plus rapidement dans l'eau chaude que dans l'eau froide4 ,il y a toujours emploi de calorique dans la dissolution des sels2 quand il faut que le calorique soit fourni de proche en proche par les corps environnans1 il en rsulte un dplacement qui ne s'opre que lentement4 ,l'opration au contraire se trouve tout d'un coup facilite acclre quand le calorique ncessaire la solution se trouve dja tout combin avec l'eau4 ,les sels1 en gnral1 en se dissolvant dans l'eau1 en augmentent la pesanteur spcifique1 mais cette rgle n'est pas absolument sans exception4 ,un jour venir on connotra la quantit de radical1 d'oxigne de base qui constituent chaque sel neutre2 on connotra la quantit d'eau de calorique ncessaire pour le dissoudre1 l'augmentation de pesanteur spcifique qu'il communique l'eau1 la figure des molcules lmentaires de ses cristaux2 on expliquera les circonstances les accidens de sa cristallisation1 c'est alors seulement que cette partie de la chimie sera complette4 ,m4 ,sguin a form le prospectus d'un grand travail en ce genre1 qu'il est bien capable d'excuter4 ,la solution des sels dans l'eau n'exige aucun appareil particulier4 ,on se sert avec avantage dans les oprations en petit de phioles mdecine de diffrentes grandeurs1 planche ,,ii1 figures #af #ag2 de terrines de grs1 mme planche ,a1 fig4 #a #b2 de matras col allong1 figure #ad2 de casseroles ou bassines de cuivre d'argent1 figures #ac #ae4 4 ,,ii4 ,de la ,lexiviation4 ,la lexiviation est une opration des arts de la chimie1 dont l'objet est de sparer des substances solubles dans l'eau d'avec d'autres substances qui sont insolubles4 ,on a coutume de se servir pour cette opration dans les arts dans les usages de la vie d'un grand cuvier ,,abcd1 planche ,,ii1 figure #ab1 perc en ,d prs de son fond d'un trou rond dans lequel on introduit une champlure de bois ,,de ou un robinet de mtal4 ,on met d'abord au fond du cuvier une petite couche de paille1 ensuite par-dessus la matire qu'on se propose de lessiver2 on la recouvre d'une toile1 on verse de l'eau froide ou chaude1 suivant que la substance est d'une solubilit plus ou moins grande4 ,l'eau s'imbibe dans la matire1 pour qu'elle la pntre mieux1 on tient pendant quelque tems ferm le robinet ,,de4 ,lorsqu'on juge qu'elle a eu le tems de dissoudre toutes les parties salines1 on la laisse couler par le robinet ,,de2 mais comme il reste toujours la matire insoluble une portion d'eau adhrente qui ne coule pas1 comme cette eau est ncessairement aussi charge de sel que celle qui a coul1 on perdroit une quantit considrable de parties salines1 si on ne repassoit plusieurs reprises de nouvelle eau la suite de la premire4 ,cette eau sert tendre celle qui est reste2 la substance saline se partage se fractionne1 au troisime ou quatrime relavage1 l'eau passe presque pure2 on s'en assure par le moyen du pse-liqueur dont il a t parl1 page #cch4 ,le petit lit de paille qu'on met au fond du vase sert procurer des interstices pour l'coulement de l'eau2 on peut l'assimiler aux pailles ou aux tiges de verre dont on se sert pour filtrer dans l'entonnoir1 qui empchent l'application trop immdiate du papier contre le verre4 ,a l'gard du linge qu'on met par-dessus la matire qu'on se propose de lessiver1 il n'est pas non plus inutile2 il a pour objet d'empcher que l'eau ne fasse un creux dans la matire l'endroit o on la verse1 qu'elle ne s'ouvre des issues particulires qui empcheroient que toute la masse ne ft lessive4 ,on imite plus ou moins cette opration des arts dans les expriences chimiques2 mais attendu qu'on se propose plus d'exactitude1 que lorsqu'il est question1 par exemple1 d'une analyse1 il faut tre sr de ne laisser dans le rsidu aucune partie saline ou soluble1 on est oblig de prendre quelques prcautions particulires4 ,la premire est d'employer plus d'eau que dans les lessives ordinaires1 d'y dlayer les matires avant de tirer la liqueur clair2 autrement toute la masse ne seroit pas galement lessive1 il pourroit mme arriver que quelques portions ne le fussent aucunement4 ,il faut aussi avoir soin de repasser de trs-grandes quantits d'eau1 on ne doit en gnral regarder l'opration comme termine1 que quand l'eau passe absolument dpouille de sel1 que l'aromtre indique1 qu'elle n'augmente plus de pesanteur spcifique en traversant la matire contenue dans le cuvier4 ,dans les expriences trs en petit1 on se contente communment de mettre dans des bocaux ou des matras de verre la matire qu'on se propose de lessiver2 on verse dessus de l'eau bouillante1 on filtre au papier dans un entonnoir de verre4 ,voy4 planche ,,ii1 figure #g4 ,on relave ensuite avec de l'eau bouillante4 ,quand on opre sur des quantits un peu plus grandes1 on dlaie les matires dans un chaudron d'eau bouillante1 on filtre avec le quarr de bois reprsent1 planche ,,ii1 figures #c #d qu'on garnit de toile d'un papier filtrer4 ,enfin dans les oprations trs en grand1 on emploie le baquet ou cuvier que j'ai dcrit au commencement de cet article1 qui est reprsent1 figure #ab4 4 ,,iii4 ,de l',evaporation4 ,l'vaporation a pour objet de sparer l'une de l'autre deux matires1 dont l'une au moins est liquide1 qui ont un degr de volatilit trs-diffrent4 ,c'est ce qui arrive lorsqu'on veut obtenir dans l'tat concret un sel qui a t dissous dans l'eau3 on chauffe l'eau on la combine avec le calorique qui la volatilise2 les molcules de sel se rapprochent en mme tems1 obissant aux loix de l'attraction1 elles se runissent pour reparotre sous leur forme solide4 ,on a pens que l'action de l'air influoit beaucoup sur la quantit de fluide qui s'vapore1 on est tomb cet gard dans des erreurs qu'il est bon de faire connotre4 ,il est sans doute une vaporation lente qui se fait continuellement d'elle-mme l'air libre1 la surface des fluides exposs la simple action de l'atmosphre4 ,quoique cette premire espce d'vaporation puisse tre jusqu' un certain point considre comme une dissolution par l'air1 il n'en est pas moins vrai que le calorique y concourt1 puisqu'elle est toujours accompagne de refroidissement3 on doit donc la regarder comme une dissolution mixte1 faite en partie par l'air1 en partie par le calorique4 ,mais il est un autre genre d'vaporation1 c'est celle qui a lieu l'gard d'un fluide entretenu toujours bouillant2 l'vaporation qui se fait alors par l'action de l'air n'est plus que d'un objet trs-mdiocre en comparaison de celle qui est occasionne par l'action du calorique3 ce n'est plus1 proprement parler1 l'vaporation qui a lieu1 mais la vaporisation2 or cette dernire opration ne s'acclre pas en raison des surfaces vaporantes1 mais en raison des quantits de calorique qui se combinent avec le liquide4 ,un trop grand courant d'air froid nuit quelquefois dans ces occasions la rapidit de l'vaporation1 par la raison qu'il enlve du calorique l'eau1 qu'il ralentit par consquent sa conversion en vapeurs4 ,il n'y a donc nul inconvnient couvrir jusqu' un certain point le vase o l'on fait vaporer un liquide entretenu toujours bouillant1 pourv que le corps qui couvre soit de nature drober peu de calorique1 qu'il soit1 pour me servir d'une expression du docteur ,francklin1 mauvais conducteur de chaleur2 les vapeurs s'chappent alors par l'ouverture qui leur est laisse1 il s'en vapore au moins autant souvent plus que quand on laisse un accs libre l'air extrieur4 ,comme dans l'vaporation1 le liquide que le calorique enlve est absolument perdu1 comme on le sacrifie pour conserver la substance fixe avec laquelle il toit combin1 on n'vapore jamais que des matires peu prcieuses1 telles par exemple que l'eau4 ,lorsqu'elles ont plus de valeur1 on a recours la distillation3 autre opration dans laquelle on conserve la fois le corps fixe le corps volatil4 ,les vaisseaux dont on se sert pour les vaporations1 sont des bassines de cuivre ou d'argent1 quelquefois de plomb1 telles que celle reprsente planche ,,ii1 fig4 #ac1 des casseroles galement de cuivre ou d'argent1 fig4 #ae4 ,des capsules de verre1 pl4 ,,iii1 fig4 #c #d4 ,des jattes de porcelaine4 ,des terrines de grs ,a1 planche ,,ii1 fig4 #a #b4 ,mais les meilleures de toutes les capsules vaporer1 sont des fonds de cornue des portions de matras de verre4 ,leur minceur qui est gale par-tout1 les rend plus propres que tout autre vaisseau se prter1 sans se casser1 une chaleur brusque des alternatives subites de chaud de froid4 ,on peut les faire soi-mme dans les laboratoires1 elles reviennent beaucoup moins cher que les capsules qu'on achte chez les fayanciers4 ,cet art de couper le verre ne se trouve dcrit nulle part1 je vais en donner une ide4 ,on se sert d'anneaux de fer ,,ac1 pl4 ,,iii1 fig4 #e1 que l'on soude une tige de fer ,,ab1 garnie d'un manche de bois ,d4 ,on fait rougir l'anneau de fer dans un fourneau1 puis on pose dessus le matras ,g1 fig4 #f1 qu'on se propose de couper3 lorsqu'on juge que le verre a t suffisamment chauff par l'anneau de fer rouge1 on jette quelques gouttes d'eau dessus1 le matras se casse ordinairement juste dans la ligne circulaire qui toit en contact avec l'anneau de fer4 ,d'autres vaisseaux vaporatoires1 d'un excellent usage1 sont de petites fioles de verre1 qu'on dsigne dans le commerce sous le nom de fioles mdecine4 ,ces bouteilles qui sont de verre mince commun1 supportent le feu avec une merveilleuse facilit1 sont trs-bon march4 ,il ne faut pas craindre que leur figure nuise l'vaporation de la liqueur4 ,j'ai dj fait voir que toutes les fois qu'on vaporoit le liquide au degr de l'bullition1 la figure du vaisseau contribuoit ou nuisoit peu la clrit de l'opration1 sur-tout quand les parois suprieures du vaisseau toient mauvais conducteurs de chaleur1 comme le verre4 ,on place une ou plusieurs de ces fioles sur une seconde grille de fer ,,fg1 planche ,,iii1 fig4 #b1 qu'on pose sur la partie suprieure d'un fourneau1 sous laquelle on entretient un feu doux4 ,on peut suivre de cette manire un grand nombre d'expriences la fois4 ,un autre appareil vaporatoire assez commode assez expditif consiste dans une cornue de verre qu'on met au bain de sable1 comme on le voit planche ,,iii1 fig4 #a1 qu'on recouvre avec un dme de terre cuite3 mais l'opration est toujours beaucoup plus lente1 quand on se sert du bain de sable2 elle n'est pas d'ailleurs exempte de dangers1 parce que le sable s'chauffant ingalement1 tandis que le verre ne peut pas se prter des degrs de dilatation locale1 le vaisseau est souvent expos casser4 ,il arrive mme quelquefois que le sable chaud fait exactement l'office des anneaux de fer reprsents planche ,,iii1 fig4 #e #f1 sur-tout lorsque le vase contient un fluide qui distille4 ,une goutte de fluide qui s'clabousse qui vient tomber sur les parois du vaisseau l'endroit du contact de l'anneau de sable1 le fait casser circulairement en deux parties termines par une ligne bien tranche4 ,dans les cas o l'vaporation exige une grande intensit de feu1 on se sert de creusets de terre2 mais en gnral on entend le plus communment par le mot vaporation une opration qui se fait au degr de l'eau bouillante1 ou trs-peu au-dessus4 4 ,,iv4 ,de la ,cristallisation4 ,la cristallisation est une opration dans laquelle les parties intgrantes d'un corps spares les unes des autres par l'interposition d'un fluide1 sont dtermines par la force d'attraction qu'elles exercent les unes sur les autres1 se rejoindre pour former des masses solides4 ,lorsque les molcules d'un corps sont simplement cartes par le calorique1 qu'en vertu de cet cartement ce corps est port l'tat de liquide1 il ne faut1 pour le ramener l'tat de solide1 c'est--dire pour oprer sa cristallisation1 que supprimer une partie du calorique log entre ses molcules1 autrement dit le refroidir4 ,si le refroidissement est lent si en mme tems il y a repos1 les molcules prennent un arrangement rgulier1 alors il y a cristallisation proprement dite3 si au contraire le refroidissement est rapide1 ou si en supposant un refroidissement lent on agite le liquide au moment o il va passer l'tat concret1 il y a cristallisation confuse4 ,les mmes phnomnes ont lieu dans les solutions par l'eau2 ou pour mieux dire1 les solutions par l'eau sont toujours mixtes1 comme je l'ai dj fait voir dans le paragraphe premier de ce chapitre3 elles s'oprent en partie par l'action de l'eau1 en partie par celle du calorique4 ,tant qu'il y a suffisamment d'eau de calorique pour carter les molcules du sel1 au point qu'elles soient hors de leur sphre d'attraction1 le sel demeure dans l'tat fluide4 ,l'eau le calorique viennent-ils manquer1 l'attraction des molcules salines les unes par rapport aux autres devient-elle victorieuse1 le sel reprend la forme concrte1 la figure des cristaux est d'autant plus rgulire1 que l'vaporation a t plus lente faite dans un lieu plus tranquille4 ,tous les phnomnes qui ont lieu dans la solution des sels se retrouvent galement dans leur cristallisation1 mais dans un sens inverse4 ,il y a dgagement de calorique au moment o le sel se runit reparot sous sa forme concrte solide1 il en rsulte une nouvelle preuve que les sels sont tenus la fois en dissolution par l'eau par le calorique4 ,c'est par cette raison qu'il ne suffit pas pour faire cristalliser les sels qui se liqufient aisment par le calorique1 de leur enlever l'eau qui les tenoit en dissolution2 il faut encore leur enlever le calorique1 le sel ne cristallise qu'autant que ces deux conditions sont remplies4 ,le salptre1 le muriate oxygn de potasse1 l'alun1 le sulfate de soude1 c4 en fournissent des exemples4 ,il n'en est pas de mme des sels qui exigent peu de calorique pour tre tenus en dissolution1 qui par cela mme sont peu prs galement solubles dans l'eau chaude dans l'eau froide2 il suffit de leur enlever l'eau qui les tenoit en dissolution pour les faire cristalliser1 ils reparoissent sous forme concrte dans l'eau bouillante mme1 comme on l'observe relativement au sulfate de chaux1 aux muriates de soude de potasse1 beaucoup d'autres4 ,c'est sur ces proprits des sels sur leur diffrence de solubilit chaud froid1 qu'est fond le raffinage du salptre4 ,ce sel1 tel qu'il est retir par une premire opration1 tel qu'il est livr par les salptriers1 est compos de sels dliquescens qui ne sont pas susceptibles de cristalliser1 tels que le nitrate le muriate de chaux2 de sels qui sont presqu'galement solubles chaud froid1 tels que les muriates de potasse de soude2 enfin de salptre1 qui est beaucoup plus soluble chaud qu' froid4 ,on commence par verser sur tous ces sels confondus ensemble une quantit d'eau suffisante pour tenir en dissolution les moins solubles de tous1 ce sont les muriates de soude de potasse4 ,cette quantit d'eau tient facilement en dissolution tout le salptre1 tant qu'elle est chaude2 mais il n'en est plus de mme lorsqu'elle se refroidit2 la majeure partie du salptre cristallise1 il n'en reste qu'environ un sixime tenu en dissolution1 qui se trouve confondu avec le nitrate calcaire avec les muriates4 ,le salptre qu'on obtient ainsi est un peu imprgn de sels trangers1 parce qu'il a cristallis dans une eau qui elle-mme en toit charge2 mais on l'en dpouille compltement par une nouvelle dissolution chaud avec trs-peu d'eau par une nouvelle cristallisation4 ,a l'gard des eaux surnageantes la cristallisation du salptre1 qui contiennent un mlange de salptre de diffrens sels1 on les fait vaporer pour en tirer du salptre brut1 qu'on purifie ensuite galement par deux nouvelles dissolutions cristallisations4 ,les sels base terreuse qui sont incristallisables1 sont rejetts s'ils ne contiennent point de nitrates2 si au contraire ils en contiennent1 on les tend avec de l'eau1 on prcipite la terre par le moyen de la potasse1 on laisse dposer1 on dcante1 on fait vaporer on met cristalliser4 ,ce qui s'observe dans le raffinage du salptre1 peut servir de rgle toutes les fois qu'il est question de sparer par voie de cristallisation plusieurs sels mls ensemble4 ,il faut alors tudier la nature de chacun1 la proportion qui s'en dissout dans des quantits donnes d'eau1 leur diffrence de solubilit chaud froid4 ,si ces proprits principales on joint celle qu'ont quelques sels de se dissoudre dans l'alkool ou dans un mlange d'alkool d'eau1 on verra qu'on a des ressources trs multiplies pour oprer la sparation des sels par voie de cristallisation4 ,mais il faut convenir en mme tems qu'il est difficile de rendre cette sparation complte absolue4 ,les vaisseaux qu'on emploie pour la cristallisation des sels1 sont des terrines de grs ,a1 planc4 ,,ii1 figures #a #b1 de grandes capsules applaties1 planche ,,iii1 fig4 #g4 ,lorsqu'on abandonne une solution saline une vaporation lente1 l'air libre la chaleur de l'atmosphre1 on doit employer des vases un peu levs1 tels que celui reprsent pl4 ,,iii1 fig4 #c1 afin qu'il y ait une paisseur un peu considrable de liqueur2 on obtient par ce moyen des cristaux beaucoup plus gros aussi rguliers qu'on puisse l'esprer4 ,non-seulement tous les sels cristallisent sous diffrentes formes1 mais encore la cristallisation de chaque sel varie suivant les circonstances de la cristallisation4 ,il ne faut pas en conclure que la figure des molcules salines ait rien d'indtermin dans chaque espce3 rien n'est plus constant au contraire que la figure des molcules primitives des corps1 sur-tout l'gard des sels4 ,mais les cristaux qui se forment sous nos yeux1 sont des aggrgations de molcules1 ces molcules1 quoique toutes parfaitement gales en figure en grosseur1 peuvent prendre des arrangemens diffrens1 qui donnent lieu une grande varit de figures toutes rgulires1 qui paroissent quelquefois n'avoir aucun rapport1 ni entr'elles1 ni avec la figure du cristal originaire4 ,cet objet a t savamment trait par ,m4 l',abb ,hay1 dans plusieurs ,mmoires prsents l',acadmie1 dans un ,ouvrage sur la structure des cristaux4 ,il ne reste plus mme qu' tendre la classe des sels ce qu'il a fait plus particulirement pour quelques pierres cristallises4 4 ,v4 ,de la ,distillation simple4 ,la distillation a deux objets bien dtermins3 je distinguerai en consquence deux espces de distillation1 la distillation simple la distillation compose4 ,c'est uniquement de la premire dont je m'occuperai dans cet article4 ,lorsqu'on soumet la distillation deux corps dont l'un est plus volatil1 c'est--dire1 a plus d'affinit que l'autre avec le calorique1 le but qu'on se propose est de les sparer3 le plus volatil prend la forme de gaz1 on le condense ensuite par refroidissement dans des appareils propres remplir cet objet4 ,la distillation n'est alors1 comme l'vaporation1 qu'une opration en quelque faon mcanique qui spare l'une de l'autre deux substances1 sans les dcomposer sans en altrer la nature4 ,dans l'vaporation c'toit le produit fixe qu'on cherchoit conserver1 sans s'embarrasser de conserver le produit volatil2 dans la distillation au contraire on s'attache le plus communment recueillir le produit volatil1 moins qu'on ne se propose de les conserver tous deux4 ,ainsi la distillation simple bien analyse ne doit tre considre que comme une vaporation en vaisseaux clos4 ,le plus simple de tous les appareils distillatoires est une bouteille ,a1 planc4 ,,iii1 fig4 #h1 dont on courbe1 dans la verrerie mme1 le col ,,bc en ,,bd4 ,cette bouteille ou fiole porte alors le nom de cornue2 on la place ou dans un fourneau de rverbre1 comme on le voit planche ,,xiii1 fig4 #b1 ou au bain de sable sous une couverture de terre cuite1 comme on le voit planche ,,iii1 fig4 #a4 ,pour recueillir pour condenser les produits1 on adapte la cornue un rcipient ,e1 planche ,,iii1 fig4 #i1 qu'on lute avec elle3 quelquefois1 sur-tout dans les oprations de pharmacie1 on se sert d'une cucurbite de verre ou de grs ,a1 planche ,,iii1 fig4 #ab1 surmonte de son chapiteau ,b1 ou bien d'un alambic de verre auquel tient un chapiteau d'une seule pice1 figure #ac4 ,on mnage ce dernier une tubulure1 c'est--dire une ouverture ,t1 qu'on bouche avec un bouchon de cristal us l'meril4 ,on voit que le chapiteau ,b de l'alambic a une rigole rr1 destine recevoir la liqueur qui se condense1 la conduire au bec r,s par lequel elle s'coule4 ,mais1 comme dans presque toutes les distillations il y a une expansion de vapeurs qui pourroit faire clater les vaisseaux1 on est oblig de mnager au ballon ou rcipient ,e1 fig4 #i1 un petit trou ,t1 par lequel on donne issue aux vapeurs4 ,d'o l'on voit qu'on perd dans cette manire de distiller tous les produits qui sont dans un tat constamment ariforme1 ceux mme qui1 ne perdant pas facilement cet tat1 n'ont pas le tems d'tre condenss dans l'intrieur du ballon4 ,cet appareil ne peut donc tre employ que dans les oprations courantes des laboratoires dans la pharmacie1 mais il est insuffisant pour toutes les oprations de recherches4 ,je dtaillerai l'article de la distillation compose1 les moyens qu'on a imagins pour recueillir sans perte la totalit des produits4 ,les vaisseaux de verre tant trs-fragiles ne rsistant pas toujours aux alternatives brusques du chaud du froid1 on a imagin de faire des appareils distillatoires en mtal4 ,ces instrumens sont ncessaires pour distiller de l'eau1 des liqueurs spiritueuses1 pour obtenir les huiles essentielles des vgtaux1 c4 ,on ne peut se dispenser dans un laboratoire bien mont d'avoir un ou deux alambics de cette espce de diffrente grandeur4 ,cet appareil distillatoire consiste dans une cucurbite de cuivre rouge tam ,a1 pl4 ,,iii1 fig4 #ae #af1 dans laquelle s'ajuste1 lorsqu'on le juge propos1 un bain-marie d'tain ,d1 figure #ag1 sur lequel on place le chapiteau ,f4 ,ce chapiteau peut galement s'ajuster sur la cucurbite de cuivre1 sans bain-marie ou avec le bain-marie1 suivant la nature des oprations4 ,tout l'intrieur du chapiteau doit tre en tain4 ,il est ncessaire1 sur-tout pour la distillation des liqueurs spiritueuses1 que le chapiteau ,f de l'alambic soit garni d'un rfrigrent ,,ss1 fig4 #af1 dans lequel on entretient toujours de l'eau frache4 ,on la laisse couler par le moyen du robinet ,r1 quand on s'apperoit qu'elle devient trop chaude1 on la renouvelle avec de la frache4 ,il est ais de concevoir quel est l'usage de cette eau2 l'objet de la distillation est de convertir en gaz la matire qu'on veut distiller qui est contenue dans la cucurbite1 cette conversion se fait l'aide du calorique fourni par le feu du fourneau3 mais il n'y auroit pas de distillation1 si ce mme gaz ne se condensoit pas dans le chapiteau1 s'il n'y perdoit pas la forme de gaz ne redevenoit pas liquide4 ,il est donc ncessaire que la substance que l'on distille dpose dans le chapiteau tout le calorique qui s'y toit combin dans la cucurbite1 par consquent que les parois du chapiteau soient toujours entretenues une temprature plus basse que celle qui peut maintenir la substance distiller dans l'tat de gaz4 ,l'eau du rfrigrent est destine remplir cet office4 ,on sait que l'eau se convertit en gaz #hj degrs du thermomtre franois1 l'esprit-de-vin ou alkool #fg1 l'ther #cb2 on conoit donc que ces substances ne distilleroient pas1 ou plutt qu'elles s'chapperoient en vapeurs ariformes1 si la chaleur du rfrigrent n'toit pas entretenue au-dessous de ces degrs respectifs4 ,dans la distillation des liqueurs spiritueuses en gnral des liqueurs trs-expansives1 le rfrigrent ne suffit pas pour condenser toutes les vapeurs qui s'lvent de la cucurbite3 alors au lieu de recevoir directement la liqueur du bec ,,tu de l'alambic dans un rcipient1 on interpose entre deux un serpentin4 ,on donne ce nom un instrument reprsent fig4 #ah4 ,il consiste en un tuyau tourn en spirale1 qui fait un grand nombre de rvolutions dans un seau de cuivre tam ,,bcde4 ,on entretient toujours de l'eau dans ce seau1 on la renouvelle quand elle s'chauffe4 ,cet instrument est en usage dans tous les atteliers de fabrication d'eau-de-vie2 on n'y emploie pas mme de chapiteau proprement dit ni de rfrigrent1 toute la condensation s'opre dans le serpentin4 ,celui reprsent dans la figure #ah1 a un tuyau double dont l'un est spcialement destin la distillation des matires odorantes4 ,quelquefois1 mme dans la distillation simple1 on est oblig d'ajouter une allonge entre la cornue le rcipient1 comme on le voit fig4 #aa4 ,cette disposition peut avoir deux objets2 ou de sparer l'un de l'autre des produits de diffrens degrs de volatilit1 ou d'loigner le rcipient du fourneau1 afin que la matire qui doit y tre contenue prouve moins de chaleur4 ,mais ces appareils plusieurs autres plus compliqus qui ont t imagins par les anciens1 sont bien loigns de rpondre aux vues de la ,chimie moderne3 on en jugera par les dtails dans lesquels j'entrerai l'article de la distillation compose4 4 ,,vi4 ,de la ,sublimation4 ,on donne le nom de sublimation la distillation des matires qui se condensent dans un tat concret3 ainsi on dit la sublimation du soufre1 la sublimation du sel ammoniac ou muriate ammoniacal1 c4 ,ces oprations n'exigent pas d'appareils particuliers2 cependant on a coutume d'employer pour la sublimation du soufre1 ce qu'on nomme des aludels4 ,ce sont des vaisseaux de terre ou de fayance qui s'ajustent les uns avec les autres1 qui se placent sur une cucurbite qui contient le soufre4 ,un des meilleurs appareils sublimatoires pour les matires qui ne sont point trs-volatiles1 est une fiole mdecine qu'on enfonce aux deux tiers dans un bain de sable2 mais alors on perd une partie du produit4 ,toutes les fois qu'on veut les conserver tous1 il faut se rapprocher des appareils pneumato-chimiques1 dont je vais donner la description dans le ,chapitre suivant4 ,,chapitre ,,vi4 ,des ,distillations pneumato-chimiques1 des ,dissolutions mtalliques1 de quelques autres oprations qui exigent des ,appareils trs-compliqus4 4 ,,premier4 ,des ,distillations composes1 des ,distillations pneumato-chimiques4 ,je n'ai prsent dans le 4 #e du ,chapitre prcdent1 la distillation1 que comme une opration simple1 dont l'objet est de sparer l'une de l'autre deux substances de volatilit diffrente3 mais le plus souvent la distillation fait plus2 elle opre une vritable dcomposition du corps qui y est soumis3 elle sort alors de la classe des oprations simples1 elle rentre dans l'ordre de celles qu'on peut regarder comme des plus compliques de la chimie4 ,il est sans doute de l'essence de toute distillation1 que la substance que l'on distille soit rduite l'tat de gaz dans la cucurbite par sa combinaison avec le calorique2 mais dans la distillation simple ce mme calorique se dpose dans le rfrigrent ou dans le serpentin1 la mme substance reprend son tat de liquidit4 ,il n'en est pas ainsi dans la distillation compose2 il y a dans cette opration dcomposition absolue de la substance soumise la distillation3 une portion telle que le charbon demeure fixe dans la cornue1 tout le reste se rduit en gaz d'un grand nombre d'espces4 ,les uns sont susceptibles de se condenser par le refroidissement1 de reparotre sous forme concrte liquide2 les autres demeurent constamment dans l'tat ariforme2 ceux-ci sont absorbables par l'eau1 ceux-l le sont par les alkalis2 enfin quelques-uns ne sont absorbables par aucune substance4 ,un appareil distillatoire ordinaire1 tel que ceux que j'ai dcrits dans le chapitre prcdent1 ne suffiroit pas pour retenir pour sparer des produits aussi varis3 on est donc oblig d'avoir recours des moyens beaucoup plus compliqus4 ,je pourrois placer ici un historique des tentatives qui ont t successivement faites pour retenir les produits ariformes qui se dgagent des distillations2 ce seroit une occasion de citer ,hales1 ,rouelle1 ,woulfe plusieurs autres chimistes clbres2 mais comme je me suis fait une loi d'tre aussi concis qu'il seroit possible1 j'ai pens qu'il valoit mieux dcrire tout d'un coup l'appareil le plus parfait1 plutt que de fatiguer le lecteur par le dtail de tentatives infructueuses faites dans un tems o l'on n'avoit encore que des ides trs-imparfaites sur la nature des gaz en gnral4 ,l'appareil dont je vais donner la description est destin la plus complique de toutes les distillations3 on pourra le simplifier ensuite suivant la nature des oprations4 ,a1 planche ,,iv1 figure #a1 reprsente une cornue de verre tubule en ,h1 dont le col ,b s'ajuste avec un ballon ,,gc deux pointes4 ,a la tubulure suprieure ,d de ce ballon s'ajuste un tube de verre ,,defg qui vient plonger par son extrmit g dans la liqueur contenue dans la bouteille ,l4 ,a la suite de la bouteille ,l qui est tubule en xxx sont trois autres bouteilles ,l'1 ,l''1 ,l'''1 qui ont de mme trois tubulures ou gouleaux x'1 x'1 x'2 x''1 x''1 x''2 x'''1 x'''1 x'''4 ,chaque bouteille est lie par un tube de verre xyz'1 x'y'z''1 x''y''z'''2 enfin la dernire tubulure de la bouteille ,l''' est adapt un tube x''',,rm qui aboutit sous une cloche de verre1 laquelle est place sur la tablette de l'appareil pneumato-chimique4 ,communment on met dans la premire bouteille un poids bien connu d'eau distille1 dans les trois autres de la potasse caustique tendue d'eau3 la tarre de ces bouteilles le poids de la liqueur alkaline qu'elles contiennent doivent tre dtermins avec un trs-grand soin4 ,tout tant ainsi dispos1 on lute toutes les jointures1 savoir celle ,b de la cornue au ballon1 celle ,d de la tubulure suprieure du ballon avec du lut gras recouvert de toile imbibe de chaux de blanc d'uf1 toutes les autres avec un lut de trbenthine cuite de cire fondues ensemble4 ,on voit d'aprs ces dispositions que lorsqu'on a mis le feu sous la cornue ,a1 que la substance qu'elle contient a commenc se dcomposer1 les produits les moins volatils doivent se condenser se sublimer dans le col mme de la cornue1 que c'est principalement-l que doivent se rassembler les substances concrtes3 que les matires plus volatiles telles que les huiles lgres1 l'ammoniaque beaucoup d'autres substances1 doivent se condenser dans le matras ,,gc2 que les gaz1 au contraire1 qui ne peuvent tre condenss par le froid1 doivent bouillonner travers les liqueurs contenues dans les bouteilles ,,ll',l'',l'''2 que tout ce qui est absorbable par l'eau doit rester dans la bouteille ,l2 que tout ce qui est susceptible d'tre absorb par l'alkali doit rester dans les bouteilles ,l',l'',l'''1 enfin que les gaz qui ne sont absorbables ni par l'eau1 ni par les alkalis1 doivent s'chapper par le tube ,,rm1 la sortie duquel ils peuvent tre reus dans des cloches de verre4 ,enfin ce qu'on appeloit autrefois le caput mortuum1 le charbon la terre comme absolument fixes1 doivent rester dans la cornue4 ,on a toujours dans cette manire d'oprer une preuve matrielle de l'exactitude du rsultat2 car le poids des matires en total doit tre le mme avant aprs l'opration3 si donc on a opr par exemple sur #h onces de gomme arabique ou d'amidon1 le poids du rsidu charbonneux qui restera dans la cornue ,a aprs l'opration1 plus celui des produits rassembls dans son col dans le matras ,,gc1 plus celui du gaz rassembl dans la cloche ,m1 plus enfin l'augmentation de poids acquise par les bouteilles ,l1 ,l'1 ,l''1 ,l'''2 tous ces poids1 dis-je1 runis doivent former un total de #h onces4 ,s'il y a plus ou moins1 il y a erreur1 il faut recommencer l'exprience jusqu' ce qu'on ait un rsultat dont on soit satisfait1 qui diffre peine de #f ou #h grains par livre de matire mise en exprience4 ,j'ai rencontr long-tems dans ce genre d'expriences des difficults presqu'insurmontables1 qui m'auroient oblig d'y renoncer1 si je ne fusse parvenu enfin les lever par un moyen trs-simple1 dont ,m4 ,hassenfratz m'a fourni l'ide4 ,le moindre ralentissement dans le degr de feu du fourneau1 beaucoup d'autres circonstances insparables de ce genre d'expriences occasionnent souvent des rabsorptions de gaz3 l'eau de la cuve rentre rapidement dans la bouteille ,l''' par le tube x''',,rm3 la mme chose arrive d'une bouteille l'autre1 souvent la liqueur remonte jusques dans le ballon ,c4 ,on prvient ces accidens en employant des bouteilles trois tubulures1 en adaptant l'une d'elles un tube capillaire ,st1 s't'1 s''t''1 s'''t'''1 dont le bout doit plonger dans la liqueur des bouteilles4 ,s'il y a absorption soit dans la cornue1 soit dans quelques-unes des bouteilles1 il rentre par ces tubes de l'air extrieur qui remplace le vuide qui s'est form1 on en est quitte pour avoir un petit mlange d'air commun dans les produits2 mais au moins l'exprience n'est pas entirement manque4 ,ces tubes peuvent bien admettre de l'air extrieur1 mais ils ne peuvent en laisser chapper1 parce qu'ils sont toujours bouchs dans leur partie infrieure tt't''t''' par le fluide des bouteilles4 ,on conoit que pendant le cours de l'exprience1 la liqueur des bouteilles doit remonter dans chacun de ces tubes une hauteur relative la pression qu'prouve l'air ou le gaz contenu dans la bouteille2 or cette pression est dtermine par la hauteur par le poids de la colonne de liquide contenu dans toutes les bouteilles subsquentes4 ,en supposant donc qu'il y ait trois pouces de liqueur dans chaque bouteille1 que la hauteur de l'eau de la cuve soit galement de trois pouces au-dessus de l'orifice du tuyau ,,rm1 enfin que la pesanteur spcifique des liqueurs contenues dans les bouteilles ne differe pas sensiblement de celle de l'eau2 l'air de la bouteille ,l sera comprim par un poids gal celui d'une colonne d'eau de #ab pouces4 ,l'eau s'levera donc de #ab pouces dans le tube ,st1 d'o il rsulte qu'il faut donner ce tube plus de #ab pouces de longueur au-dessus du niveau du liquide ab4 ,le tube s't' doit par la mme raison avoir plus de #i pouces1 le tube st plus de six1 le tube s'''t''' plus de trois4 ,on doit au surplus donner ces tubes plus que moins de longueur cause des oscillations qui ont souvent lieu4 ,on est oblig dans quelques cas d'introduire un semblable tube entre la cornue le ballon2 mais comme ce tube ne plonge point dans l'eau1 comme il n'est point bouch par un liquide1 au moins jusqu' ce qu'il en ait pass par le progrs de la distillation1 il faut en boucher l'ouverture suprieure avec un peu de lut1 ne l'ouvrir qu'au besoin1 ou lorsqu'il y a assez de liquide dans le matras ,c pour fermer l'extrmit du tube4 ,l'appareil dont je viens de donner la description1 ne peut pas tre employ dans des expriences exactes1 toutes les fois que les matires qu'on se propose de traiter ont une action trop rapide l'une sur l'autre1 ou lorsque l'une des deux ne doit tre introduite que successivement par petites parties1 comme il arrive dans les mlanges qui font une violente effervescence4 ,on se sert alors d'une cornue tubule ,a1 planche ,,vii1 fig4 #a4 ,on y introduit l'une des deux substances1 de prfrence celle qui est concrte1 puis on adapte on lute la tubulure un tube recourb ,,bcda termin dans sa partie suprieure ,b en entonnoir1 par son extrmit ,a en un tube capillaire3 c'est par l'entonnoir ,b de ce tube qu'on verse la liqueur4 ,il faut que la hauteur ,,bc soit assez grande pour que la liqueur qu'on doit introduire puisse faire quilibre avec la rsistance occasionne par celle contenue dans les bouteilles ,,ll',l'',l'''1 planche ,,iv1 figure #a4 ,ceux qui n'ont pas l'habitude de se servir de l'appareil distillatoire que je viens de decrire1 ne manqueront pas de s'effrayer de la grande quantit d'ouvertures qu'on est oblig de luter1 du tems qu'exigent les prliminaires de semblables expriences2 en effet si on fait entrer en ligne de compte les peses qu'il est ncessaire de faire avant l'exprience de rpter aprs1 les prparatifs sont beaucoup plus longs que l'exprience elle-mme4 ,mais aussi on est bien ddommag de ses peines quand l'exprience russit1 on acquiert en une seule fois plus de connoissances sur la nature de la substance animale ou vgtale qu'on a soumise la distillation1 que par plusieurs semaines du travail le plus assidu4 ,a dfaut de bouteilles triplement tubules1 on se sert de bouteilles deux gouleaux3 il est mme possible de mettre les trois tubes dans la mme ouverture1 de se servir de bouteilles ordinaires gouleaux renverss pourvu que l'ouverture soit suffisamment grande4 ,il faut avoir soin d'ajuster sur les bouteilles des bouchons qu'on use avec une lime trs-douce1 qu'on fait bouillir dans un mlange d'huile1 de cire de trbenthine4 ,on perce travers ces bouchons avec une lime nomme queue de rat1 voyez planche ,i1 fig4 #af1 autant de trous qu'il est ncessaire pour le passage des tubes3 on voit un de ces bouchons reprsent1 pl4 ,,iv1 figure #h4 4 ,,ii4 ,des ,dissolutions mtalliques4 ,j'ai dja fait sentir lorsque j'ai parl de la solution des sels dans l'eau1 combien il existoit de diffrence entre cette opration la dissolution mtallique4 ,on a vu que la solution des sels n'exigeoit aucun appareil particulier1 que tout vase y toit propre4 ,il n'en est pas de mme de la dissolution des mtaux2 pour ne rien perdre dans cette dernire1 pour obtenir des rsultats vraiment concluans1 il faut employer des appareils trs-compliqus1 dont l'invention appartient absolument aux chimistes de notre ge4 ,les mtaux en gnral se dissolvent avec effervescence dans les acides2 or l'effet auquel on a donn le nom d'effervescence n'est autre chose qu'un mouvement excit dans la liqueur dissolvante par le dgagement d'un grand nombre de bulles d'air ou de fluide ariforme qui partent de la surface du mtal1 qui crvent en sortant de la liqueur dissolvante4 ,m4 ,cavendish ,m4 ,priestley sont les premiers qui aient imagin des appareils simples pour recueillir ces fluides lastiques4 ,celui de ,m4 ,priestley consiste en une bouteille ,a1 pl4 ,,vii1 figure #b1 bouche en ,b avec un bouchon de lige trou dans son milieu1 qui laisse passer un tube de verre recourb en ,,bc1 qui s'engage sous des cloches remplies d'eau1 renverses dans un bassin plein d'eau3 on commence par introduire le mtal dans la bouteille ,a1 on verse l'acide par-dessus1 puis on bouche avec le bouchon garni de son tube ,,bc4 ,mais cet appareil n'est pas sans inconvnient1 du moins pour des expriences trs-exactes4 ,premirement lorsque l'acide est trs-concentr1 que le mtal est trs-divis1 l'effervescence commence souvent avant qu'on ait eu le tems de boucher la bouteille2 il y a perte de gaz1 on ne peut plus dterminer les quantits avec exactitude4 ,secondement dans toutes les oprations o l'on est oblig de faire chauffer1 il y a une partie de l'acide qui se distille qui se mle avec l'eau de la cuve2 en sorte qu'on se trompe dans le calcul des quantits d'acide dcomposes4 ,troisimement enfin l'eau de la cuve absorbe tous les gaz susceptibles de se combiner avec l'eau1 il est impossible de les recueillir sans perte4 ,pour remdier ces inconvniens1 j'avois d'abord imagin d'adapter une bouteille deux gouleaux ,a1 planche ,,vii1 figure #c1 un entonnoir de verre ,,bc qu'on y lute de manire ne laisser aucune issue l'air4 ,dans cet entonnoir entre une tige de cristal ,,de use en ,d l'meri avec l'entonnoir1 de manire le fermer comme le bouchon d'un flacon4 ,lorsqu'on veut oprer1 on commence par introduire dans la bouteille ,a la matire dissoudre3 on lute l'entonnoir1 on le bouche avec la tige ,,de1 puis on y verse de l'acide qu'on fait passer dans la bouteille en aussi petite quantit que l'on veut1 en soulevant doucement la tige3 on rpte successivement cette opration jusqu' ce qu'on soit arriv au point de saturation4 ,on a employ depuis un autre moyen qui remplit le mme objet1 qui dans certains cas est prfrable3 j'en ai dj donn une ide dans le paragraphe prcdent4 ,il consiste adapter l'une des tubulures de la bouteille ,a1 pl4 ,,vii1 fig4 #d1 un tube recourb ,,defg termin en ,d par une couverture capillaire1 en ,g par un entonnoir soud au tube2 on le lute soigneusement solidement dans la tubulure ,c4 ,lorsqu'on verse une petite goutte de liqueur dans le tube par l'entonnoir ,g1 elle tombe dans la partie ,f2 si on en ajoute davantage1 elle parvient dpasser la courbure ,e s'introduire dans la bouteille ,a3 l'coulement dure tant qu'on fournit de nouvelle liqueur par l'entonnoir ,g4 ,on conoit qu'elle ne peut jamais tre chasse en dehors du tube ,,efg1 qu'il ne peut jamais sortir d'air ou de gaz de la bouteille2 parce que le poids de la liqueur l'en empche fait l'effet d'un vritable bouchon4 ,pour remdier au second inconvnient1 celui de la distillation de l'acide1 qui s'opre sur-tout dans les dissolutions qui sont accompagnes de chaleur1 on adapte la cornue ,a1 planc4 ,,vii1 fig4 #a1 un petit matras tubul ,m qui reoit la liqueur qui se condense4 ,enfin pour sparer les gaz absorbables par l'eau1 tel que le gaz acide carbonique1 on ajoute une bouteille ,l deux gouleaux dans laquelle on met de l'alkali pur tendu d'eau3 l'alkali absorbe tout le gaz acide carbonique1 il ne passe plus1 communment1 sous la cloche par le tube ,,no1 qu'une ou deux espces de gaz tout au plus3 on a vu dans le premier chapitre de cette troisime partie comment on parvenoit les sparer4 ,si une bouteille d'alkali ne suffit pas1 on en ajoute jusqu' trois quatre4 4 ,,iii4 ,des ,appareils relatifs aux fermentations vineuse putride4 ,la fermentation vineuse la fermentation putride exigent des appareils particuliers1 destins uniquement ce genre d'expriences4 ,je vais dcrire celui que j'ai cru devoir dfinitivement adopter1 aprs y avoir fait successivement un grand nombre de corrections4 ,on prend un grand matras ,a1 planche ,x1 d'environ #ab pintes de capacit3 on y adapte une virole de cuivre ab solidement mastique1 dans laquelle se visse un tuyau coud cd garni d'un robinet e4 ,a ce tuyau s'adapte une espce de rcipient de verre trois pointes ,b1 au-dessous duquel est place une bouteille ,c avec laquelle il communique4 ,a la suite du rcipient ,b est un tube de verre ghi1 mastiqu en g en i avec des viroles de cuivre3 il est destin recevoir un sel concret trs-dliquescent1 tel que du nitrate ou du muriate de chaux1 de l'actite de potasse1 c4 ,enfin ce tube est suivi de deux bouteilles ,d1 ,e1 remplies jusqu'en xy d'alkali dissous dans l'eau1 bien dpouill d'acide carbonique4 ,toutes les parties de cet appareil sont runies les unes avec les autres par le moyen de vis d'crous qui se serrent2 les points de contact sont garnis de cuir gras qui empche tout passage de l'air3 enfin chaque pice est garnie de deux robinets1 de manire qu'on peut la fermer par ses deux extrmits1 peser ainsi chacune sparment toutes les poques de l'exprience qu'on le juge propos4 ,c'est dans le ballon ,a qu'on met la matire fermentescible1 du sucre par exemple1 de la levure de bire tendue d'une suffisante quantit d'eau dont le poids est bien dtermin4 ,quelquefois lorsque la fermentation est trop rapide1 il se forme une quantit considrable d'cume qui non-seulement remplit le col du ballon1 mais qui passe dans le rcipient ,b coule dans la bouteille ,c4 ,c'est pour recueillir cette mousse empcher qu'elle ne passe dans le tube dliquescent1 qu'on a donn une capacit considrable au rcipient ,b la bouteille ,c4 ,il ne se dgage dans la fermentation du sucre1 c'est--dire dans la fermentation vineuse1 que de l'acide carbonique qui emporte avec lui un peu d'eau qu'il tient en dissolution4 ,il en dpose une grande partie en passant par le tube ghi qui contient un sel dliquescent en poudre grossire1 on en connot la quantit par l'augmentation de poids acquise par le sel4 ,ce mme acide carbonique bouillonne ensuite travers la liqueur alkaline de la bouteille ,d1 dans laquelle il est conduit par le tube klm4 ,la petite portion qui n'a point t absorbe par l'alkali contenu dans cette premire bouteille1 n'chappe point la seconde ,e1 ordinairement il ne passe absolument rien sous la cloche ,f1 si ce n'est l'air commun qui toit contenu au commencement de l'exprience dans le vuide des vaisseaux4 ,le mme appareil peut servir pour les fermentations putrides2 mais alors il passe une quantit considrable de gaz hydrogne par le tube qrstu1 lequel est reu dans la cloche ,f2 comme le dgagement est rapide1 sur-tout en t1 il faut la changer frquemment4 ,ces fermentations exigent en consquence une surveillance continuelle1 tandis que la fermentation vineuse n'en exige aucune4 ,on voit qu'au moyen de cet appareil on peut connotre avec une grande prcision le poids des matriaux mis fermenter1 celui de tous les produits liquides ou ariformes qui s'en sont dgags4 ,on peut voir les dtails dans lesquels je suis entr sur le rsultat de la fermentation vineuse1 dans le ,chapitre ,,xiii de la premire partie de cet ,ouvrage1 page #aci4 4 ,,iv4 ,appareil particulier pour la dcomposition de l'eau4 ,j'ai dj expos1 dans la premire ,partie de cet ,ouvrage1 ,chapitre ,,viii1 page #hg1 les expriences relatives la dcomposition de l'eau2 j'viterai donc des rptitions inutiles1 je me bornerai des observations trs-sommaires4 ,les matires qui ont la proprit de dcomposer l'eau1 sont principalement le fer le charbon2 mais il faut pour cela qu'ils soient ports une chaleur rouge3 sans cette condition l'eau se rduit simplement en vapeurs1 elle se condense ensuite par le refroidissement1 sans avoir prouv la moindre altration3 une chaleur rouge au contraire1 le fer le charbon enlvent l'oxygne l'hydrogne2 dans le premier cas il se forme de l'oxide noir de fer1 l'hydrogne se dgage libre pur sous la forme de gaz2 dans le second il se forme du gaz acide carbonique qui se dgage ml avec le gaz hydrogne1 ce dernier est communment carbonis4 ,on se sert avec avantage1 pour dcomposer l'eau par le fer1 d'un canon de fusil dont on te la culasse4 ,on trouve aisment de ces sortes de canons chez les marchands de fraille4 ,on doit choisir les plus longs les plus forts3 lorsqu'ils sont trop courts qu'on craint que les luts ne s'chauffent trop1 on y fait souder en soudure forte un bout de tuyau de cuivre4 ,on place ce tuyau de fer dans un fourneau allong ,,cdef1 planche ,,vii1 fig4 #aa1 en lui donnant une inclinaison de quelques degrs de ,e en ,f3 cette inclinaison doit tre un peu plus grande qu'elle n'est prsente dans la fig4 #aa4 ,on adapte la partie suprieure ,e de ce tuyau1 une cornue de verre qui contient de l'eau qui est place sur un fourneau ,,vvxx4 ,on le lute par son extrmit infrieure ,f avec un serpentin ,,ss'1 qui s'adapte lui-mme avec un flacon tubul ,h1 o se rassemble l'eau qui a chapp la dcomposition4 ,enfin le gaz qui se dgage est port la cuve o il est reu sous des cloches par le tube ,,kk adapt la tubulure ,k du flacon ,h4 ,au lieu de la cornue ,a1 on peut employer un entonnoir ferm d'un robinet par le bas1 par lequel on laisse couler l'eau goutte goutte4 ,si-tt que cette eau est parvenue la partie o le tube est chauff1 elle se vaporise1 l'exprience a lieu de la mme manire que si elle toit fournie en vapeurs par le moyen de la cornue ,a4 ,dans l'exprience que nous avons faite1 ,m4 ,meusnier moi1 en prsence des ,commissaires de l',acadmie1 nous n'avions rien nglig pour obtenir la plus grande prcision possible dans les rsultats2 nous avions mme port le scrupule jusqu' faire le vuide dans les vaisseaux avant de commencer l'exprience1 afin que le gaz hydrogne que nous obtiendrions ft exempt de mlange de gaz azote4 ,nous rendrons compte l',acadmie1 dans un trs-grand dtail1 des rsultats que nous avons obtenus4 ,dans un grand nombre de recherches on est oblig de substituer au canon de fusil des tubes de verre1 de porcelaine ou de cuivre4 ,mais les premiers ont l'inconvnient d'tre faciles fondre3 pour peu que l'exprience ne soit pas bien mnage1 le tube s'applatit se dforme4 ,les tubes de porcelaine sont la plupart percs d'une infinit de petits trous imperceptibles par lesquels le gaz s'chappe1 surtout s'il est comprim par une colonne d'eau4 ,c'est ce qui m'a dtermin me procurer un tube de cuivre rouge1 que ,m4 de la ,briche a bien voulu faire couler plein faire forer sous ses yeux ,strasbourg4 ,ce tube est trs-commode pour oprer la dcomposition de l'alkool3 on sait en effet qu'expos une chaleur rouge1 il se rsout en carbone1 en gaz acide carbonique en gaz hydrogne4 ,ce mme tube peut galement servir la dcomposition de l'eau par le carbone1 un grand nombre d'expriences4 4 ,v4 ,de la prparation de l'emploi des ,luts4 ,si dans un tems o l'on perdoit une grande partie des produits de la distillation1 o l'on ne tenoit aucun compte de tout ce qui se sparoit sous forme de gaz1 en un mot o l'on ne faisoit aucune exprience exacte rigoureuse1 on sentoit dj la ncessit de bien luter les jointures des appareils distillatoires2 combien cette opration manuelle mcanique n'est-elle pas devenue plus importante1 depuis qu'on ne se permet plus de rien perdre dans les distillations dans les dissolutions1 depuis qu'on exige qu'un grand nombre de vaisseaux runis ensemble se comportent comme s'ils n'toient que d'une seule pice1 comme s'ils toient hermtiquement ferms2 enfin depuis qu'on n'est plus satisfait des expriences1 qu'autant que la somme du poids des produits obtenus est gale celui des matriaux mis en exprience4 ,la premire condition qu'on exige de tout lut destin fermer les jointures des vaisseaux1 est d'tre aussi impermable que le verre lui-mme1 de manire qu'aucune matire1 si subtile qu'elle soit1 l'exception du calorique1 ne puisse le pntrer4 ,une livre de cire fondue avec une once demie ou deux onces de trbenthine1 remplissent trs-bien ce premier objet2 il en rsulte un lut facile manier1 qui s'attache fortement au verre qui ne se laisse pas facilement pntrer3 on peut lui donner plus de consistance le rendre plus ou moins dur1 plus ou moins sec1 plus ou moins souple1 en y ajoutant diffrentes rsines4 ,cette classe de luts a l'avantage de pouvoir se ramollir par la chaleur1 ce qui les rend commodes pour fermer promptement les jointures des vaisseaux3 mais1 quelque parfaits qu'ils soient pour contenir les gaz les vapeurs1 il s'en faut bien qu'ils puissent tre d'un usage gnral4 ,dans presque toutes les oprations chimiques1 les luts sont exposs une chaleur considrable souvent suprieure au degr de l'eau bouillante3 or ce degr les rsines se ramollissent1 elles deviennent presque liquides1 les vapeurs expansives contenues dans les vaisseaux se font bientt jour bouillonnent travers4 ,on a donc t oblig d'avoir recours des matires plus propres rsister la chaleur1 voici le lut auquel les ,chimistes se sont arrts aprs beaucoup de tentatives2 non pas qu'il n'ait quelques inconvniens1 comme je le dirai bientt1 mais parce qu' tout prendre c'est encore celui qui runit le plus d'avantages4 ,je vais donner quelques dtails sur sa prparation sur-tout sur son emploi3 une longue exprience en ce genre m'a mis en tat d'applanir aux autres un grand nombre de difficults4 ,l'espce de lut dont je parle dans ce moment1 est connue des ,chimistes sous le nom de lut gras4 ,pour le prparer on prend de l'argile non cuite1 pure trs-sche2 on la rduit en poudre fine1 on la passe au tamis de soie4 ,on la met ensuite dans un mortier de fonte1 on la bat pendant plusieurs heures coups redoubls avec un lourd pilon de fer1 en l'arrosant peu peu avec de l'huile de lin cuite1 c'est--dire1 avec de l'huile de lin qu'on a oxygne rendue siccative par l'addition d'un peu de litharge4 ,ce lut est encore meilleur plus tenace1 il s'attache mieux au verre quand1 au lieu d'huile grasse ordinaire1 on emploie du vernis gras au succin4 ,ce vernis n'est autre chose qu'une dissolution de succin ou ambre jaune dans de l'huile de lin2 mais cette dissolution n'a lieu qu'autant que le succin a t pralablement fondu seul3 il perd dans cette opration pralable un peu d'acide succinique un peu d'huile4 ,le lut fait avec le vernis gras est1 comme je l'ai dit1 un peu prfrable celui fait avec de l'huile de lin seul2 mais il est beaucoup plus cher1 l'excdent de qualit qu'on acquiert n'est pas en proportion de l'excdent du prix3 aussi est-il rarement employ4 ,le lut gras rsiste trs-bien un degr de chaleur mme assez violent3 il est impermable aux acides aux liqueurs spiritueuses2 il prend bien sur les mtaux1 sur le grs1 sur la porcelaine sur le verre1 mais pourvu qu'ils ayent t pralablement bien schs4 ,si par malheur dans le cours d'une opration la liqueur en distillation s'est fait jour qu'il ait pntr quelque peu d'humidit1 soit entre le verre le lut1 soit entre diffrentes couches mme du lut1 il est d'une extrme difficult de reboucher les ouvertures qui se sont formes2 c'est un des principaux inconvniens1 peut-tre le seul1 que prsente l'usage du lut gras4 ,la chaleur ramollit ce lut1 mme au point de le faire couler2 il a besoin en consquence d'tre contenu4 ,le meilleur moyen est de le recouvrir avec des bandes de vessie1 qu'on mouille qu'on tortille tout autour4 ,on fait ensuite une ligature avec de gros fil au dessus au-dessous du lut1 puis on passe par-dessus le lut mme par consquent par-dessus la vessie qui le recouvre1 un grand nombre de tours de fil3 un lut arrang avec ces prcautions1 est l'abri de tout accident4 ,trs-souvent la figure des jointures des vaisseaux ne permet pas d'y faire une ligature1 c'est ce qui arrive au col des bouteilles trois gouleaux3 il faut d'ailleurs beaucoup d'adresse pour serrer suffisamment le fil sans branler l'appareil1 dans les expriences o les luts sont trs-multiplis1 on en drangeroit souvent plusieurs pour en arranger un seul4 ,alors on substitue la vessie la ligature des bandes de toile imbibes de blanc d'uf dans lequel on a dlay de la chaux4 ,on applique sur le lut gras les bandes de toile encore humides2 en peu de tems elles se schent acquirent une assez grande duret4 ,on peut appliquer ces mmes bandes sur les luts de cire de rsine4 ,de la colle forte dlaye dans de l'eau1 peut suppler au blanc d'uf4 ,la premire attention qu'on doit avoir avant d'appliquer un lut quelconque sur les jointures des vaisseaux1 est de les asseoir de les assujtir solidement1 de manire qu'ils ne puissent se prter aucun mouvement4 ,si c'est le col d'une cornue qu'on veut luter celui d'un rcipient1 il faut qu'il y entre peu prs juste2 s'il y a un peu de jeu1 il faut assujtir les deux vaisseaux en introduisant entre leurs cols de petits morceaux fort courts d'alumettes ou de bouchon4 ,si la disproportion des deux cols est trop grande1 on choisit un bouchon qui entre juste dans le col du matras ou rcipient2 on fait au milieu de ce bouchon un trou rond de la grosseur ncessaire pour recevoir le col de la cornue4 ,la mme prcaution est ncessaire l'gard des tubes recourbs1 qui doivent tre luts des gouleaux de bouteille1 comme dans la planche ,,iv1 fig4 #a4 ,on commence par choisir un bouchon qui entre juste dans le gouleau2 puis on le perce d'un trou avec une lime d'une espce nomme queue de rat4 ,voyez une de ces limes reprsente planc4 ,i1 fig4 #af4 ,quand un mme gouleau est destin recevoir deux tubes1 ce qui arrive trs-souvent1 sur-tout dfaut de bouteilles deux trois gouleaux1 on perce le bouchon de deux de trois trous1 pour qu'il puisse recevoir deux ou trois tubes4 ,on voit un de ces bouchons reprsent pl4 ,,iv1 fig4 #h4 ,ce n'est que lorsque l'appareil est ainsi solidement assujetti de manire ce qu'aucune partie n'en puisse jouer1 qu'on doit commencer luter4 ,on ramollit d'abord cet effet le lut1 en le ptrissant2 quelquefois mme1 sur-tout en hiver1 on est oblig de le faire lgrement chauffer3 on le roule ensuite entre les doigts1 pour le rduire en petits cylindres qu'on applique sur les vases qu'on veut luter1 en ayant soin de les appuyer de les applatir sur le verre1 afin qu'ils y contractent de l'adhrence4 ,a un premier petit cylindre on en ajoute un second1 qu'on applatit galement1 mais de manire que son bord empite sur le prcdent1 ainsi de suite4 ,quelque simple que soit cette opration1 il n'est pas donn tout le monde de la bien faire1 il n'est pas rare de voir les personnes peu au fait1 recommencer un grand nombre de fois des luts sans succs1 tandis que d'autres y russissent avec certitude ds la premire fois4 ,le lut fait1 on le recouvre1 comme je l'ai dit1 avec de la vessie bien ficele bien serre1 ou avec des bandes de toile imbibes de blanc d'uf de chaux4 ,je rpterai encore qu'il faut bien prendre garde1 en faisant un lut sur-tout en le ficelant1 d'branler tous les autres2 autrement on dtruiroit son propre ouvrage1 on ne parviendroit jamais clre les vaisseaux4 ,on ne doit jamais commencer une exprience1 sans avoir essay pralablement les luts4 ,il suffit pour cela1 ou de chauffer trs-lgrement la cornue ,a1 planc4 ,,iv1 fig4 #a1 ou de souffler de l'air par quelques-uns des tubes ss's''s'''2 le changement de pression qui en rsulte1 doit changer le niveau de la liqueur dans tous les tubes2 mais si l'appareil perd air de quelque part1 la liqueur se remet bientt son niveau2 elle reste au contraire constamment1 soit au-dessus1 soit au-dessous1 si l'appareil est bien ferm4 ,on ne doit pas oublier que c'est de la manire de luter1 de la patience1 de l'exactitude qu'on y apporte1 que dpendent tous les succs de la ,chimie moderne3 il n'est donc point d'opration qui demande plus de soins d'attention4 ,ce seroit un grand service rendre aux ,chimistes sur-tout aux ,chimistes pneumatiques1 que de les mettre en tat de se passer de luts1 ou du moins d'en diminuer considrablement le nombre4 ,j'avois d'abord pens faire construire des appareils dont toutes les parties fussent bouches frottement1 comme les flacons bouchs en cristal2 mais l'excution m'a prsent d'assez grandes difficults4 ,il m'a paru prfrable de suppler aux luts par le moyen de colonnes de mercure1 de quelques lignes de hauteur4 ,je viens de faire excuter dans cette vue un appareil dont je vais donner la description1 dont l'usage me parot pouvoir tre utile commode dans un grand nombre de circonstances4 ,il consiste dans une bouteille ,a1 planche ,,xii1 fig4 #ab1 double gouleau2 l'un intrieur bc1 communique avec le dedans de la bouteille2 l'autre extrieur de1 qui laisse un intervalle entre lui le prcdent1 qui forme tout autour une profonde rigole db1 ce1 destine recevoir du mercure4 ,c'est dans cette rigole qu'entre s'ajuste le couvercle de verre ,b4 ,il a par le bas des chancrures pour le passage des tubes de verre destins au dgagement des gaz4 ,ces tubes1 au lieu de plonger directement dans la bouteille ,a1 comme dans les appareils ordinaires1 se contournent auparavant1 comme on le voit fig4 #ac1 pour s'enfoncer dans la rigole1 pour passer par-dessous les chancrures du couvercle ,b3 ils remontent ensuite pour entrer dans la bouteille1 en passant par-dessus les bords du gouleau intrieur4 ,il est ais de voir que1 lorsque les tubes ont t mis en place1 que le couvercle ,b a t solidement assujetti1 que la rigole db1 ce a t remplie de mercure1 la bouteille se trouve ferme ne communique plus l'extrieur que par les tubes4 ,un appareil de cette espce sera trs-commode dans un grand nombre d'expriences2 mais on ne pourra le mettre en usage que dans la distillation des matires qui n'ont point d'action sur le mercure4 ,m4 ,sguin1 dont les secours actifs intelligens m'ont t si souvent utiles1 a mme dj command dans les verreries des cornues jointes hermtiquement des rcipiens2 en sorte qu'il seroit possible de parvenir n'avoir plus aucun lut4 ,on voit1 planche ,,xii1 fig4 #ad1 un appareil mont d'aprs les principes que je viens d'exposer4 ,,chapitre ,,vii4 ,des ,oprations relatives la combustion proprement dite la dtonation4 ,la combustion n'est autre chose1 d'aprs ce qui a t expos dans la premire ,partie de cet ,ouvrage1 que la dcomposition du gaz oxygne opre par un corps combustible4 ,l'oxygne qui forme la base de ce gaz est absorb1 le calorique la lumire deviennent libres se dgagent4 ,toute combustion entrane donc avec elle l'ide d'oxygnation1 tandis qu'au contraire l'oxygnation n'entrane pas essentiellement l'ide de combustion1 puisque la combustion proprement dite ne peut avoir lieu sans un dgagement de lumire de calorique4 ,il faut1 pour que la combustion s'opre1 que la base du gaz oxygne ait plus d'affinit avec le corps combustible1 qu'elle n'en a avec le calorique3 or cette attraction lective1 pour me servir de l'expression de ,bergman1 n'a lieu qu' un certain degr de temprature1 qui mme est diffrent pour chaque substance combustible2 de-l la ncessit de donner le premier mouvement la combustion par l'approche d'un corps chaud4 ,cette ncessit d'chauffer le corps qu'on se propose de brler1 tient des considrations qui n'ont encore fix l'attention d'aucun ,physicien1 auxquels je demande la permission de m'arrter quelques instans2 on verra qu'elles ne s'loignent pas de mon sujet4 ,l'tat actuel o nous voyons la nature est un tat d'quilibre auquel elle n'a pu arriver qu'aprs que toutes les combustions spontanes possibles au degr de chaleur dans lequel nous vivons1 toutes les oxygnations possibles ont eu lieu4 ,il ne peut donc y avoir de nouvelles combustions ou oxygnations1 qu'autant qu'on sort de cet tat d'quilibre qu'on transporte les substances combustibles dans une temprature plus leve4 ,eclaircissons par un exemple ce que cet nonc peut prsenter d'abstrait4 ,supposons que la temprature habituelle de la terre changet d'une trs-petite quantit1 qu'elle devnt seulement gale celle de l'eau bouillante3 il est vident que le phosphore tant combustible beaucoup au-dessous de ce degr1 cette substance n'existeroit plus dans la nature dans son tat de puret de simplicit1 elle se prsenteroit toujours dans l'tat d'acide1 c'est--dire oxygne1 son radical seroit au nombre des substances inconnues4 ,il en seroit successivement de mme de tous les corps combustibles1 si la temprature de la terre devenoit de plus en plus leve2 on arriveroit enfin un point o toutes les combustions possibles seroient puises1 o il ne pourroit plus exister de corps combustibles1 o tous seroient oxygns par consquent incombustibles4 ,revenons donc dire qu'il ne peut y avoir pour nous de corps combustibles1 que ceux qui sont incombustibles au degr de temprature dans lequel nous vivons2 ou ce qui veut dire la mme chose en d'autres termes1 qu'il est de l'essence de tout corps combustible de ne pouvoir jouir de la proprit combustible1 qu'autant qu'on l'chauffe qu'on le transporte au degr de chaleur o s'opre sa combustion4 ,ce degr une fois atteint la combustion commence1 le calorique qui se dgage par l'effet de la dcomposition du gaz oxygne1 entretient le degr de temprature ncessaire pour la continuer4 ,lorsqu'il en est autrement1 c'est--dire1 lorsque le calorique fourni par la dcomposition du gaz oxygne n'est pas suffisant pour que le degr de chaleur ncessaire la combustion se continue1 elle cesse3 c'est ce qu'on exprime lorsqu'on dit que le corps brle mal1 qu'il est difficilement combustible4 ,quoique la combustion ait quelque chose de commun avec la distillation1 sur-tout avec la distillation compose1 elle en diffre cependant en un point essentiel4 ,il y a bien dans la distillation sparation d'une partie des principes du corps que l'on y soumet1 combinaison de ces mmes principes dans un autre ordre1 dtermin par les affinits qui ont lieu la temprature laquelle s'est opre la distillation2 mais il y a plus dans la combustion1 il y a addition d'un nouveau principe1 l'oxygne1 dissipation d'un autre principe1 le calorique4 ,c'est cette ncessit d'employer l'oxygne dans l'tat de gaz d'en dterminer rigoureusement les quantits1 qui rend si embarrassantes les expriences relatives la combustion4 ,une autre difficult insparable de ces oprations1 tient ce que les produits qu'elles fournissent se dgagent presque toujours dans l'tat de gaz3 si donc il est difficile de retenir de rassembler les produits de la distillation1 il l'est bien davantage de recueillir ceux de la combustion2 aussi aucun des anciens ,chimistes n'en a-t-il eu la prtention1 ce genre d'exprience appartient-il absolument la ,chimie moderne4 ,aprs avoir rappel d'une manire gnrale le but qu'on doit se proposer dans les diffrentes expriences relatives la combustion1 je passe la description des diffrens appareils que j'ai imagins dans cette vue4 ,je n'adopterai dans les articles qui composeront ce ,chapitre1 aucune division relative la nature des combustibles2 je les classerai relativement la nature des appareils qui conviennent leur combustion4 4 ,i4 ,de la ,combustion du ,phosphore du ,charbon4 ,j'ai dj dcrit1 page #eg de cet ,ouvrage1 les appareils que j'ai employs pour la combustion du charbon du phosphore4 ,cependant1 comme j'avois alors plutt en vue de donner une ide du rsultat de ces combustions1 que d'enseigner le dtail des procds ncessaires pour les obtenir1 je ne me suis peut-tre pas assez tendu sur la manipulation relative ce genre d'expriences4 ,on commence1 pour oprer la combustion du phosphore ou du charbon1 par remplir de gaz oxygne dans l'appareil pneumato-chimique l'eau1 pl4 ,v1 fig4 #a1 une cloche de six pintes au moins de capacit4 ,lorsqu'elle est pleine rase que le gaz commence dgorger par-dessous1 on transporte cette cloche ,a sur l'appareil au mercure1 planche ,,iv1 fig4 #c1 l'aide d'un vaisseau de verre ou de fayance trs-plat1 qu'on passe par-dessous4 ,cette opration faite1 on sche bien avec du papier gris la surface du mercure1 tant dans l'intrieur qu' l'extrieur de la cloche4 ,cette opration demande quelques prcautions3 si on n'avoit pas l'attention de plonger le papier gris pendant quelque tems entirement sous le mercure avant de l'introduire sous la cloche1 on y feroit passer de l'air commun qui s'attache avec beaucoup de tnacit au papier4 ,on a d'un autre ct une petite capsule ,d1 de fer ou de porcelaine plate vase1 sur laquelle on place le corps qu'on veut brler1 aprs en avoir trs-exactement dtermin le poids la balance d'essai2 on recouvre ensuite cette capsule d'une autre un peu plus grande ,p1 qui fait son gard l'office de la cloche du plongeur1 on fait passer le tout travers le mercure3 aprs quoi on retire travers le mercure la capsule ,p qui ne servoit en quelque faon que de couvercle4 ,on peut viter l'embarras la difficult de faire passer les matires travers le mercure1 en soulevant un des cts de la cloche pendant un instant presqu'indivisible1 en introduisant ainsi1 par le passage qu'on s'est mnag1 la capsule avec le corps combustible4 ,il se mle dans cette seconde manire d'oprer un peu d'air commun avec le gaz oxygne2 mais ce mlange qui est peu considrable1 ne nuit ni au succs1 ni l'exactitude de l'exprience4 ,lorsque la capsule ,d1 planche ,,iv1 fig4 #c1 est introduite sous la cloche1 on suce une partie du gaz oxygne qu'elle contient pour lever le mercure jusqu'en ,,ef4 ,sans cette prcaution1 ds que le corps combustible seroit allum1 la chaleur dilateroit l'air2 elle en feroit passer une portion par-dessous la cloche1 on ne pourroit plus faire aucun calcul exact sur les quantits4 ,on se sert1 pour sucer l'air1 d'un siphon ,,ghi1 qu'on passe par-dessous la cloche2 pour qu'il ne s'emplisse pas de mercure1 on tortille son extrmit ,i un petit morceau de papier4 ,il y a un art pour lever ainsi en suant une colonne de mercure une hauteur de plusieurs pouces au-dessous de son niveau3 si on se contentoit d'aspirer l'air avec le poumon1 on n'atteindroit qu' une trs-mdiocre lvation1 par exemple1 d'un pouce ou d'un pouce demi tout au plus2 encore n'y parviendroit-on qu'avec de grands efforts2 tandis que par l'action des muscles de la bouche on peut lever sans se fatiguer1 ou au moins sans risquer de s'incommoder1 le mercure jusqu' six sept pouces4 ,un moyen plus commode encore est de se servir d'une petite pompe que l'on adapte au siphon ,,ghi3 on lve alors le mercure telle hauteur qu'on le juge propos1 pourvu qu'elle n'excde pas #bh pouces4 ,si le corps combustible est fort inflammable1 comme le phosphore1 on l'allume avec un fer recourb ,,mn1 planche ,,iv1 fig4 #af1 qu'on fait rougir au feu1 qu'on passe brusquement sous la cloche3 ds qu'il est en contact avec le phosphore1 ce dernier s'allume4 ,pour les corps moins combustibles1 tels que le fer1 quelques autres mtaux1 le charbon1 c4 on se sert d'un petit fragment d'amadoue sur lequel on place un atme de phosphore3 on allume galement ce dernier avec un fer rouge recourb2 l'inflammation se communique l'amadoue1 puis au corps combustible4 ,dans le premier instant de la combustion1 l'air se dilate le mercure descend2 mais lorsqu'il n'y a point de fluide lastique form1 comme dans la combustion du fer du phosphore1 l'absorption devient bientt sensible1 le mercure remonte trs-haut dans la cloche4 ,il faut en consquence avoir attention de ne point brler une trop grande quantit du corps combustible dans une quantit donne d'air2 autrement la capsule1 vers la fin de la combustion1 s'approcheroit trop du dme de la cloche1 la grande chaleur pourroit en occasionner la fracture4 ,j'ai indiqu1 ,chapitre ,,ii1 4 ,v ,,vi1 les oprations relatives la mesure du volume des gaz1 les corrections qu'il faut faire ce volume1 relativement la hauteur du baromtre au degr du thermomtre2 je n'ajouterai rien de plus cet gard1 l'exemple sur-tout que j'ai cit1 page #cha1 tant prcisment tir de la combustion du phosphore4 ,le procd que je viens de dcrire peut tre employ avec succs pour la combustion de toutes les substances concrtes1 mme pour celle des huiles fixes4 ,on brle ces dernires dans des lampes1 on les allume avec assez de facilit sous la cloche1 par le moyen du phosphore1 de l'amadoue d'un fer chaud2 mais ce moyen n'est pas sans dangers pour les substances qui sont susceptibles de se vaporiser un degr de chaleur mdiocre1 telles que l'ther1 l'esprit-de-vin1 les huiles essentielles4 ,ces substances volatiles se dissolvent en assez grande quantit dans le gaz oxygne2 quand on allume1 il se fait une dtonation subite qui enlve la cloche une grande hauteur qui la brise en clats4 ,j'ai prouv deux de ces dtonations1 dont des membres de l',acadmie ont pens1 ainsi que moi1 tre les victimes4 ,cette manire d'oprer a d'ailleurs un grand inconvnient3 elle suffit bien pour dterminer avec quelque exactitude la quantit de gaz oxygne absorb1 celle d'acide carbonique qui s'est form2 mais ces produits ne sont pas les seuls qui rsultent de la combustion3 il se forme de l'eau toutes les fois qu'on opre sur des matires vgtales ou animales1 parce qu'elles contiennent toutes de l'hydrogne en excs2 or l'appareil que je viens de dcrire1 ne permet ni de la rassembler1 ni d'en dterminer la quantit4 ,enfin1 mme pour l'acide phosphorique1 l'exprience est incomplte1 puisqu'il n'est pas possible de dmontrer dans cette manire d'oprer1 que le poids de l'acide est gal la somme du poids du phosphore de celui du gaz oxygne absorb4 ,je me suis donc trouv oblig de varier1 suivant les cas1 les appareils relatifs la combustion1 d'en employer plusieurs de diffrentes espces1 dont je vais donner successivement une ide3 je commence par celui destin la combustion du phosphore4 ,on prend un grand ballon de verre blanc ou de cristal ,a1 pl4 ,,iv1 fig4 #d1 dont l'ouverture ,,ef doit avoir deux pouces demi trois pouces de diamtre4 ,cette ouverture se recouvre avec une plaque de cuivre jaune ou laiton use l'meri1 qui est perce de deux trous pour le passage des tuyaux xxx1 yyy4 ,avant de fermer le ballon avec sa plaque1 on introduit dans son intrieur un support ,,bc surmont d'une capsule ,d de porcelaine1 sur laquelle on place le phosphore4 ,on lute ensuite la plaque de cuivre au ballon en ,,ef avec du lut gras qu'on recouvre avec des bandes de linge imbibes de blanc d'uf saupoudres de chaux4 ,on laisse scher pendant plusieurs jours1 puis on pse le tout avec une bonne balance4 ,ces prparatifs achevs1 on adapte une pompe pneumatique au tuyau xxx1 on fait le vuide dans le ballon2 aprs quoi on introduit du gaz oxygne par le tuyau yyy1 au moyen du gazomtre reprsent planche ,,viii1 figure #a1 dont j'ai donn la description1 ,chapitre ,,ii1 4 ,,ii4 ,on allume ensuite le phosphore avec un verre ardent1 on le laisse brler jusqu' ce que le nuage d'acide phosphorique concret qui se forme arrte la combustion4 ,alors on dlute on pse le ballon4 ,le poids1 dduction faite de la tarre1 donne celui de l'acide phosphorique qu'il contient4 ,il est bon1 pour plus d'exactitude1 d'examiner l'air ou le gaz contenu dans le ballon aprs la combustion1 parce qu'il peut tre plus ou moins pesant que l'air ordinaire1 qu'il faut tenir compte dans les calculs relatifs l'exprience1 de cette diffrence de pesanteur4 ,les mmes motifs qui m'ont engag construire un appareil particulier pour la combustion du phosphore1 m'ont dtermin de prendre le mme parti l'gard du charbon4 ,cet appareil consiste en un petit fourneau conique fait en cuivre battu1 reprsent en perspective1 plan4 ,,xii1 figure #i1 vu intrieurement1 figure #aa4 ,on y distingue le fourneau proprement dit ,,abc1 o doit se faire la combustion du charbon1 la grille de le cendrier ,f4 ,au milieu du fourneau est un tuyau ,,gh1 par lequel on introduit le charbon qui sert en mme tems de chemine pour vacuer l'air qui a servi la combustion4 ,c'est par le tuyau lmn qui communique avec le gazomtre1 qu'est amen l'air qui est destin entretenir la combustion2 cet air se rpand dans la capacit du cendrier ,f1 la pression qui lui est communique par le gazomtre1 l'oblige passer par la grille de1 souffler les charbons qui sont poss immdiatement dessus4 ,le gaz oxygne qui entre pour les #bh_/ajj dans la composition de l'air de l'atmosphre1 se convertit1 comme l'on sait1 en gaz acide carbonique dans la combustion du charbon4 ,le gaz azote au contraire ne change point d'tat2 il doit donc rester1 aprs la combustion1 un mlange de gaz azote de gaz acide carbonique4 ,pour donner issue ce mlange1 on a adapt la chemine ,,gh un tuyau op qui s'y visse en ,g1 de manire ne laisser chapper aucune portion d'air4 ,le mlange des deux gaz est conduit par ce tuyau des bouteilles remplies de potasse en liqueur bien dpouille d'acide carbonique1 travers laquelle il bouillonne4 ,le gaz acide carbonique est absorb par la potasse1 il ne reste que du gaz azote qu'on reoit dans un second gazomtre pour en dterminer la quantit4 ,une des difficults que prsente l'usage de cet appareil1 est d'allumer le charbon de commencer la combustion3 voici le moyen d'y parvenir4 ,avant d'emplir de charbon le fourneau ,,abc1 on en dtermine le poids avec une bonne balance de manire tre sr de ne point commettre une erreur de plus d'un ou deux grains2 on introduit ensuite dans la chemine ,,gh le tuyau ,,rs1 figure #aj1 dont le poids doit galement avoir t bien dtermin4 ,ce tuyau est creux ouvert par les deux bouts3 son extrmit ,s doit descendre jusqu'au fond du fourneau2 elle doit porter sur la grille de l'occuper toute entire4 ,ce n'est qu'aprs que le tuyau ,,rs a t ainsi plac1 qu'on introduit le charbon dans le fourneau4 ,on le pse alors de nouveau1 pour connotre la quantit de charbon qui y a t introduite4 ,ces oprations prliminaires acheves1 on met en place le fourneau1 on visse le tuyau lmn1 figure #i1 avec celui qui communique avec le gazomtre2 on visse le tuyau op avec celui qui conduit aux bouteilles remplies de potasse3 enfin au moment o l'on veut commencer la combustion1 on ouvre le robinet du gazomtre1 on jette un petit charbon allum par l'extrmit ,r du tuyau ,,rs2 ce charbon tombe sur la grille o le courant d'air le maintient allum4 ,alors on retire promptement le tuyau ,,rs2 on visse la chemine le tuyau op destin vacuer l'air1 on continue la combustion4 ,pour tre assur qu'elle est vraiment commence que l'opration a russi1 on a mnag un tuyau qrs garni son extrmit s d'un verre mastiqu1 travers lequel on peut voir si le charbon est allum4 ,j'oubliois d'observer que ce fourneau ses dpendances sont plongs dans une espce de baquet allong ,,tvxy1 fig4 #aa1 qui est rempli d'eau mme de glace1 afin de diminuer autant que l'on veut la chaleur de la combustion4 ,cette chaleur au surplus n'est jamais trs-vive1 parce qu'il ne peut y avoir de combustion qu'en proportion de l'air qui est fourni par le gazomtre1 qu'il n'y a d'ailleurs de charbon qui brle que celui qui porte immdiatement sur la grille4 ,a mesure qu'une molcule de charbon est consomme1 il en retombe une autre en vertu de l'inclinaison des parois du fourneau2 elle se prsente au courant d'air qui traverse la grille de1 elle brle comme la premire4 ,quant l'air qui a servi la combustion1 il traverse la masse de charbon qui n'a pas encore brl1 la pression exerce par le gazomtre l'oblige de s'chapper par le tuyau op1 de traverser les bouteilles remplies d'alkali4 ,on voit que dans cette exprience on a toutes les donnes ncessaires pour obtenir une analyse complette de l'air atmosphrique du charbon4 ,en effet1 on connot le poids du charbon2 on a par le moyen du gazomtre la mesure de la quantit d'air employe la combustion2 on peut dterminer la qualit la quantit de celui qui reste aprs la combustion2 on a le poids de la cendre qui s'est rassemble dans le cendrier3 enfin l'augmentation de poids des bouteilles qui contiennent la potasse en liqueur1 donne la quantit d'acide carbonique qui s'est form4 ,on peut galement connotre avec beaucoup de prcision1 par cette opration1 la proportion de carbone d'oxygne dont cet acide est compos4 ,je rendrai compte dans les ,mmoires de l',acadmie1 de la suite d'expriences que j'ai entreprises avec cet appareil sur tous les charbons vgtaux animaux4 ,il n'est pas difficile de voir qu'avec trs-peu de changemens on peut en faire une machine propre observer les principaux phnomnes de la respiration4 4 ,,ii4 ,de la ,combustion des ,huiles4 ,le charbon1 au moins quand il est pur1 tant une substance simple1 l'appareil destin le brler ne pouvoit pas tre trs-compliqu4 ,tout se rduisoit lui fournir le gaz oxygne ncessaire sa combustion1 sparer ensuite d'avec le gaz azote le gaz acide carbonique qui s'toit form4 ,les huiles sont plus composes que le charbon1 puisqu'elles rsultent de la combinaison au moins de deux principes1 le carbone l'hydrogne2 il reste en consquence1 aprs qu'on les a brles dans l'air commun1 de l'eau1 du gaz acide carbonique du gaz azote4 ,l'appareil qu'on emploie pour ce genre d'expriences1 doit avoir pour objet de sparer de recueillir ces trois espces de produit4 ,je me sers1 pour brler les huiles1 d'un grand bocal ,a reprsent planche ,,xii1 fig #d1 de son couvercle1 figure #e4 ,ce bocal est garni d'une virole de fer ,,bcde1 qui s'applique exactement sur le bocal en ,,de1 qui y est solidement mastique4 ,cette virole prend un plus grand diamtre en ,,bc1 laisse entr'elle les parois du bocal un intervalle ou rigole xxxx1 qu'on remplit de mercure3 le couvercle reprsent fig4 #e1 a de son ct en fg une virole de fer qui s'ajuste dans la rigole xxxx du bocal1 qui plonge dans le mercure2 ,le bocal ,a peut par ce moyen se fermer en un instant hermtiquement sans lut2 comme la rigole peut contenir une hauteur de mercure de deux pouces1 on voit qu'on peut faire prouver l'air contenu dans le bocal une pression de plus de deux pieds d'eau1 sans risquer qu'elle surmonte la rsistance du mercure4 ,le couvercle1 fig4 #e1 est perc de quatre trous destins au passage d'un gal nombre de tuyaux4 ,l'ouverture ,t est d'abord garnie d'une bote cuir travers laquelle doit passer la tige reprsente fig4 #c4 ,cette tige est destine remonter ou descendre la mche de la lampe1 comme je l'expliquerai ci-aprs2 les trois autres trous h1 i1 k1 sont destins1 savoir1 le premier au passage du tuyau qui doit amener l'huile1 le second au passage du tuyau qui doit amener l'air la lampe pour entretenir la combustion1 le troisime au passage du tuyau qui doit donner issue ce mme air lorsqu'il a servi la combustion4 ,la lampe destine brler l'huile dans le bocal1 est reprsente sparment1 fig4 #b de la mme planche2 on y voit le rservoir huile a avec une espce d'entonnoir par lequel on le remplit2 le siphon bcdefgh1 qui fournit l'huile la lampe2 le tuyau #g1 #h1 #i1 #aj1 qui amne l'air du gazomtre la mme lampe4 ,le tuyau bc est taraud extrieurement dans sa partie infrieure b1 se visse dans un crou contenu dans le couvercle du rservoir ,a2 par ce moyen1 en tournant le rservoir1 on peut le faire monter ou descendre amener l'huile la lampe1 au niveau o on le juge propos4 ,quand on veut remplir le siphon tablir la communication entre l'huile du rservoir a celle de la lampe #aa1 on ferme d'abord le robinet c1 on ouvre celui e1 on verse de l'huile par l'ouverture f1 qui est au haut du siphon4 ,ds qu'on voit parotre l'huile dans la lampe #aa un niveau convenable1 c'est--dire trois ou quatre lignes des bords1 on ferme le robinet k2 on continue verser de l'huile par l'ouverture e1 pour remplir la branche bcd4 ,quand elle est remplie1 on ferme le robinet f1 alors les deux branches du siphon tant pleines d'huile sans interruption1 la communication du rservoir la lampe est tablie4 ,la figure #a1 mme planche ,,xii1 reprsente la coupe de la lampe grossie pour rendre les dtails plus frappans plus sensibles4 ,on y voit le tuyau ik1 qui apporte l'huile2 aaaa1 la capacit qu'occupe la mche2 #i #aj1 le tuyau qui apporte l'air la lampe3 cet air se rpand dans la capacit dddddd1 puis il se distribue par le canal cccc par celui bbbb1 en-dedans en-dehors de la mche1 la manire des lampes d',argand1 ,quinquet ,lange4 ,pour faire mieux connotre l'ensemble de cet appareil1 pour que sa description mme rende plus facile l'intelligence de tous les autres de mme genre1 je l'ai reprsent tout entier en perspective1 planche ,,xi4 ,on y voit le gazomtre ,p qui fournit l'air2 l'ajutage #a #b par lequel il sort1 qui est garni d'un robinet #a2 #b #c1 un tuyau qui communique de ce premier gazomtre un second1 que l'on emplit pendant que le premier se vuide1 afin que l'mission de l'air se fasse sans interruption pendant tout le tems que doit durer l'opration2 #d #e1 un tube de verre garni d'un sel dliquescent en morceaux mdiocrement gros1 afin que l'air1 en se distribuant dans les interstices1 y dpose une grande partie de l'eau qu'il tenoit en dissolution4 ,comme on connot le poids du tube celui du sel dliquescent qu'il contient1 il est toujours facile de connotre la quantit d'eau qu'il a absorbe4 ,du tube #d #e que je nommerai tube dliquescent1 l'air est conduit la lampe #aa par le tube #e1 #f1 #g1 #h1 #i1 #aj4 ,l il se divise2 une partie vient alimenter la flamme par-dehors1 l'autre par-dedans1 la manire des lampes d',argand1 ,quinquet ,lange4 ,cet air1 dont une partie a ainsi servi la combustion de l'huile1 forme avec elle en l'oxygnant du gaz acide carbonique de l'eau4 ,une partie de cette eau se condense sur les parois du bocal ,a1 une autre partie est tenue en dissolution dans l'air par la chaleur de la combustion3 mais cet air qui est pouss par la pression qu'il reoit du gazomtre1 est oblig de passer par le tuyau #ab1 #ac1 #ad #ae1 d'o il est conduit dans la bouteille #af dans le serpentin #ag #ah1 o l'eau achve de se condenser mesure que l'air se refroidit4 ,enfin si quelque peu d'eau restoit encore en dissolution dans l'air1 elle seroit absorbe par le sel dliquescent contenu dans le tube #ai #bj4 ,toutes les prcautions qu'on vient d'indiquer n'ont d'autre objet que de recueillir l'eau qui s'est forme1 d'en dterminer la quantit3 il reste ensuite valuer l'acide carbonique le gaz azote4 ,on y parvient au moyen des bouteilles #bb #be1 qui sont moiti remplies de potasse en liqueur dpouille d'acide carbonique par la chaux4 ,l'air qui a servi la combustion1 y est conduit par les tuyaux #bj1 #ba1 #bc #bd1 il y dpose le gaz acide carbonique qu'il contient4 ,on n'a reprsent dans cette figure1 pour la simplifier1 que deux bouteilles remplies de potasse en liqueur2 mais il en faut beaucoup davantage1 je ne crois pas qu'on puisse en employer moins de neuf4 ,il est bon de mettre dans la dernire de l'eau de chaux1 qui est le ractif le plus sr le plus sensible pour reconnotre l'acide carbonique3 si elle ne se trouble pas1 on peut tre assur qu'il ne reste pas de gaz acide carbonique dans l'air1 du moins en quantit sensible4 ,il ne faut pas croire que l'air qui a servi la combustion1 lorsqu'il a travers les neuf bouteilles1 ne contienne plus que du gaz azote2 il est encore ml d'une assez grande quantit de gaz oxigne qui a chapp la combustion4 ,on fait passer ce mlange travers un sel dliquescent contenu dans le tube de verre #bh #bi1 afin de le dpouiller des portions d'eau qu'il auroit pu dissoudre en traversant les bouteilles de potasse d'eau de chaux4 ,enfin on conduit le rsidu d'air un gazomtre par le tuyau #bi #cj3 on en dtermine la quantit2 on en prend des chantillons qu'on essaye par le sulfure de potasse1 afin de savoir la proportion de gaz oxygne de gaz azote qu'il contient4 ,on sait que dans la combustion des huiles1 la mche se charbonne au bout d'un certain tems1 qu'elle s'obstrue4 ,il y a d'ailleurs une longueur dtermine de mche qu'il faut atteindre1 mais qu'il ne faut pas outre-passer1 sans quoi il monte par les tuyaux capillaires de la mche plus d'huile que le courant d'air n'en peut consommer1 la lampe fume4 ,il toit donc ncessaire qu'on pt allonger ou raccourcir la mche de dehors sans ouvrir l'appareil3 c'est quoi on est parvenu1 au moyen de la tige #ca1 #cb1 #cc #cd1 qui passe travers une bote cuir qui rpond au porte-mche4 ,on a donn cette tige un mouvement trs-doux au moyen d'un pignon qui engraine dans une crmaillre4 ,on voit cette tige ses accessoires reprsents sparment1 pl4 ,,xii1 fig4 #c4 ,il m'a sembl encore qu'en enveloppant la flamme de la lampe avec un petit bocal de verre ouvert par les deux bouts1 la combustion en alloit mieux4 ,ce bocal est en place dans la planche ,,xi4 ,je n'entrerai pas dans de plus grands dtails sur la construction de cet appareil1 qui est susceptible d'tre chang modifi de diffrentes manires4 ,je me contenterai d'ajouter que1 lorsqu'on veut oprer1 on commence par peser la lampe avec son rservoir l'huile qu'elle contient2 qu'on la met en place2 qu'on l'allume2 qu'aprs avoir donn de l'air en ouvrant le robinet du gazomtre1 on place le bocal ,a2 qu'on l'assujtit au moyen d'une petite planche ,,bc1 sur laquelle il repose1 de deux tiges de fer qui la traversent qui se vissent au couvercle4 ,il y a de cette manire un peu d'huile brle pendant qu'on ajuste le bocal au couvercle l'on en perd le produit2 il y a galement une petite portion d'air qui s'chappe du gazomtre qu'on ne peut recueillir2 mais ces quantits sont peu considrables dans des expriences en grand2 elles sont d'ailleurs susceptibles d'tre values4 ,je rendrai compte dans les ,mmoires de l',acadmie1 des difficults particulires attaches ce genre d'expriences1 des moyens de les lever4 ,ces difficults sont telles1 qu'il ne m'a pas encore t possible d'obtenir des rsultats rigoureusement exacts pour les quantits4 ,j'ai bien la preuve que les huiles fixes se rsolvent entirement en eau en gaz acide carbonique1 qu'elles sont composes d'hydrogne de carbone2 mais je n'ai rien d'absolument certain sur les proportions4 4 ,,iii4 ,de la ,combustion de l',esprit-de-vin ou ,alkool4 ,la combustion de l'alkool peut la rigueur se faire dans l'appareil qui a t dcrit ci-dessus pour la combustion du charbon pour celle du phosphore4 ,on place sous une cloche ,a1 planche ,,iv1 fig4#c1 une lampe remplie d'alkool2 on attache la mche un atme de phosphore1 on allume avec un fer recourb qu'on passe par-dessous la cloche3 mais cette manire d'oprer est susceptible de beaucoup d'inconvniens4 ,il seroit d'abord imprudent d'employer du gaz oxygne1 par la crainte de la dtonation3 on n'est pas mme entirement exempt de ce risque1 lorsque l'on emploie de l'air atmosphrique1 j'en ai fait1 en prsence de quelques membres de l',acadmie1 une preuve qui a pens leur devenir funeste ainsi qu' moi4 ,au lieu de prparer l'exprience comme j'tois dans l'habitude de le faire1 au moment mme o je devois oprer1 je l'avois dispose ds la veille4 ,l'air atmosphrique contenu dans la cloche1 avoit eu en consquence le tems de dissoudre de l'alkool3 la vaporisation de l'alkool avoit mme t favorise par la hauteur de la colonne de mercure que j'avois leve en ,,ef1 planche ,,iv1 fig4 #c4 ,en consquence1 au moment o je voulus allumer le petit morceau de phosphore la lampe avec le fer rouge1 il se fit une dtonation violente qui enleva la cloche qui la brisa en mille pices contre le plancher du laboratoire4 ,il rsulte de l'impossibilit o l'on est d'oprer dans du gaz oxygne1 qu'on ne peut brler par ce moyen que de trs-petites quantits d'alkool1 de #aj #ab grains par exemple1 les erreurs qu'on peut commettre sur d'aussi petites quantits1 ne permettent de prendre aucune confiance dans les rsultats4 ,j'ai essay dans les expriences dont j'ai rendu compte l',acadmie 7,voy4 ,mm4 ,acad4 anne #aghd1 pag4 #eic7 de prolonger la dure de la combustion1 en allumant la lampe d'alkool dans l'air ordinaire1 en refournissant ensuite du gaz oxygne sous la cloche mesure qu'il s'en toit consomm2 mais le gaz acide carbonique qui se forme met obstacle la combustion1 d'autant plus que l'alkool est peu combustible qu'il brle difficilement dans de l'air moins bon que l'air commun2 on ne peut donc encore brler de cette manire que de trs-petites quantits d'alkool4 ,peut-tre cette combustion russiroit-elle dans l'appareil reprsent planche ,,xi2 mais je n'ai pas os l'y tenter4 ,le bocal ,a o se fait la combustion1 a environ #adjj pouces cubiques de capacit2 s'il se faisoit une dtonation dans un aussi grand vaisseau1 elle auroit des suites terribles dont il seroit difficile de se garantir4 ,je ne renonce pas cependant la tenter4 ,c'est par une suite de ces difficults que je me suis born jusqu'ici des expriences trs en petit sur l'alkool1 ou bien des combustions faites1 dans des vaisseaux ouverts1 comme dans l'appareil reprsent pl4 ,,ix1 fig4 #e1 dont je donnerai la description dans le 4 #e de ce ,chapitre4 ,je reprendrai dans d'autres tems la suite de ce travail1 si du moins je puis parvenir lever les obstacles qu'il m'a prsents jusqu'ici4 4 ,,iv4 ,de la ,combustion de l',ether4 ,la combustion de l'ther en vaisseaux clos1 ne comporte pas prcisment les mmes difficults que celle de l'alkool2 mais elle en prsente d'un autre genre qui ne sont pas moins difficiles vaincre1 qui m'arrtent encore dans ce moment4 ,j'avois cru pouvoir profiter1 pour oprer cette combustion1 de la proprit qu'a l'ther de se dissoudre dans l'air de l'atmosphre1 de le rendre inflammable sans dtonation4 ,j'ai fait construire1 d'aprs cette ide1 un rservoir ther abcd1 pl4 ,,xii1 fig4 #h1 auquel l'air du gazomtre est amen par un tuyau #a1 #b1 #c1 #d4 ,cet air se rpand d'abord dans un double fond pratiqu la partie suprieure ac du rservoir4 ,l il se distribue par sept tuyaux descendans ef1 gh1 ik1 c4 la pression qu'il reoit de la part du gazomtre1 l'oblige de bouillonner travers l'ther contenu1 dans le vase abcd4 ,on peut1 mesure que l'ther est ainsi dissous emport par l'air1 en rendre au rservoir abcd1 au moyen d'un rservoir supplmentaire ,e1 port par un tuyau de cuivre op1 de #ae #ah pouces de haut1 qui se ferme au moyen d'un robinet4 ,j'ai t oblig de donner une assez grande hauteur ce tuyau1 afin que l'ther qui est contenu dans le flacon ,e puisse vaincre la rsistance occasionne par la pression exerce par le gazomtre4 ,l'air ainsi charg de vapeurs d'ther est repris par le tuyau #e1 #f1 #g1 #h1 #i1 conduit dans le bocal ,a o il s'chappe par un ajutoir trs-fin l'extrmit duquel on l'allume4 ,ce mme air1 aprs avoir servi la combustion1 passe par la bouteille #af1 planche ,,xi1 par le serpentin #ag #ah1 par le tube dliquescent o il dpose l'eau dont il s'toit charg2 le gaz acide carbonique est ensuite absorb par l'alkali contenu dans les bouteilles #bb #be4 ,je supposois1 lorsque j'ai fait construire cet appareil1 que la combinaison d'air atmosphrique d'ther qui s'opre dans le rservoir abcd1 planc4 ,,xii1 figure #h1 toit dans la juste proportion qui convient la combustion1 c'est en quoi j'tois dans l'erreur3 il y a un excs d'ther trs-considrable1 il faut en consquence une nouvelle combinaison d'air atmosphrique pour oprer la combustion totale4 ,il en rsulte qu'une lampe construite de cette manire brle dans l'air ordinaire qui fournit la quantit d'oxygne manquante pour la combustion2 mais qu'elle ne peut brler dans des vaisseaux o l'air ne se renouvelle pas4 ,aussi la lampe s'teignoit-elle peu de tems aprs qu'elle toit enferme dans le bocal ,a1 planche ,,xii1 figure #h4 ,pour remdier cet inconvnient1 j'ai essay d'amener cette lampe de l'air atmosphrique par un tuyau latral #i1 #aj1 #aa1 #ab1 #ac1 #ad #ae2 je l'ai distribu circulairement autour de la mche3 mais quelque lger que ft le courant d'air1 la flamme toit si mobile1 elle tenoit si peu la mche1 qu'il suffisoit pour la souffler2 en sorte que je n'ai point encore pu russir la combustion de l'ther4 ,je ne dsespre cependant pas d'y parvenir1 au moyen de quelques changemens que je fais faire cet appareil4 4 ,v4 ,de la ,combustion du ,gaz hydrogne1 de la ,formation de l',eau4 ,la formation de l'eau a cela de particulier1 que les deux substances qui y concourent1 l'oxygne l'hydrogne1 sont l'une l'autre dans l'tat ariforme avant la combustion1 que l'une l'autre se transforment par le rsultat de cette opration1 en une substance liquide qui est l'eau4 ,cette combustion seroit donc fort simple n'exigeroit pas des appareils fort compliqus1 s'il toit possible de se procurer des gaz oxygne hydrogne parfaitement purs qui fussent combustibles sans reste4 ,on pourroit alors oprer dans de trs-petits vaisseaux2 en y refournissant continuellement les deux gaz dans la proportion convenable1 on continueroit indfiniment la combustion4 ,mais jusqu'ici les ,chimistes n'ont encore employ que du gaz oxygne mlang de gaz azote4 ,il en a rsult qu'ils n'ont pu entretenir que pendant un tems limit trs-court la combustion du gaz hydrogne dans des vaisseaux clos3 en effet1 le rsidu de gaz azote augmentant continuellement1 la flamme s'affoiblit elle finit par s'teindre4 ,cet inconvnient est d'autant plus grand1 que le gaz oxygne qu'on emploie est moins pur3 il faut alors1 ou cesser la combustion se rsoudre n'oprer que sur de petites quantits1 ou refaire le vuide pour se dbarrasser du gaz azote3 mais dans ce dernier cas on vaporise une portion de l'eau qui s'est forme1 il en rsulte une erreur d'autant plus dangereuse1 qu'on n'a pas de moyen sr de l'apprcier4 ,ces rflexions me font dsirer de pouvoir rpter un jour les principales expriences de la ,chimie pneumatique avec du gaz oxygne absolument exempt de mlange de gaz azote1 le sel muriatique oxygn de potasse en fournit les moyens4 ,le gaz oxygne qu'on en retire ne parot contenir de l'azote qu'accidentellement2 en sorte qu'avec des prcautions on pourra l'obtenir parfaitement pur4 ,en attendant que j'aye pu reprendre cette suite d'expriences1 voici l'appareil que nous avons employ1 ,m4 ,meusnier moi1 pour la combustion du gaz hydrogne4 ,il n'y aura rien y changer1 lorsqu'on aura pu se procurer des gaz purs1 si ce n'est qu'on pourra diminuer la capacit du vase o se fait la combustion4 ,j'ai pris un matras ou ballon large ouverture ,a1 pl4 ,,iv1 fig4 #e1 j'y ai adapt une platine ,,bc1 laquelle toit soude une douille creuse de cuivre g,,fd1 ferme par le haut laquelle venoient aboutir trois tuyaux4 ,le premier d,dd' se terminoit en d' par une ouverture trs-petite peine capable de laisser passer une aiguille fine2 il communiquoit avec le gazomtre reprsent pl4 ,,viii1 fig4 #a1 lequel toit rempli de gaz hydrogne4 ,le tuyau oppos gg communiquoit avec un autre gazomtre tout semblable1 qui toit rempli de gaz oxygne3 un troisime tuyau ,hh s'adaptoit une machine pneumatique1 pour qu'on pt faire le vuide dans le ballon ,a4 ,enfin la platine ,,bc toit en outre perce d'un trou garni d'un tube de verre travers lequel passoit un fil de mtal g,l1 l'extrmit duquel toit adapte une petite boule ,l de cuivre1 afin qu'on pt tirer une tincelle lectrique de ,l en d'1 allumer ainsi le gaz hydrogne amen par le tuyau d,dd'4 ,pour que les deux gaz arrivassent aussi secs qu'il toit possible1 on avoit rempli deux tubes ,,mm1 ,,nn1 d'un pouce demi de diamtre environ1 d'un pied de longueur1 avec de la potasse concrte bien dpouille d'acide carbonique concasse en morceaux assez gros pour que les gaz pussent passer librement entre les interstices4 ,j'ai prouv depuis que du nitrate ou du muriate de chaux bien secs en poudre grossire1 toient prfrables la potasse1 qu'ils enlevoient plus d'eau une quantit donne d'air4 ,pour oprer avec cet appareil1 on commence par faire le vuide dans le ballon ,a1 au moyen de la pompe pneumatique adapte au tuyau ,,fhh2 aprs quoi on y introduit du gaz oxygne1 en tournant le robinet r du tube gg4 ,le degr du limbe du gazomtre observ avant aprs l'introduction du gaz1 indique la quantit qui en est entre dans le ballon4 ,on ouvre ensuite le robinet s du tube d,dd'1 afin de faire arriver le gaz hydrogne2 aussitt1 soit avec une machine lectrique1 soit avec une bouteille de ,leyde1 on fait passer une tincelle de la boule ,l l'extrmit d' du tube par lequel se fait l'coulement du gaz hydrogne1 il s'allume aussitt4 ,il faut1 pour que la combustion ne soit ni trop lente ni trop rapide1 que le gaz hydrogne arrive avec une pression d'un pouce demi deux pouces d'eau1 que le gaz oxygne n'arrive au contraire qu'avec trois lignes au plus de pression4 ,la combustion ainsi commence1 elle se continue2 mais en s'affoiblissant mesure que la quantit de gaz azote qui reste de la combustion des deux gaz augmente4 ,il arrive enfin un moment o la portion de gaz azote devient telle1 que la combustion ne peut plus avoir lieu1 alors la flamme s'teint4 ,il faut faire en sorte de prvenir cette extinction spontane2 parce qu'au moyen de ce qu'il y a pression plus forte dans le rservoir de gaz hydrogne que dans celui de gaz oxygne1 il se feroit un mlange des deux dans le ballon1 que ce mlange passeroit ensuite dans le rservoir de gaz oxygne4 ,il faut donc arrter la combustion en fermant le robinet du tuyau d,dd'1 ds qu'on s'apperoit que la flamme s'affoiblit un certain point1 avoir une grande attention pour ne point se laisser surprendre4 ,a une premire combustion ainsi faite on peut en faire succder une seconde1 une troisime1 c4 ,on refait alors le vuide comme la premire fois2 on remplit le ballon de gaz oxygne1 on ouvre le robinet du tuyau par lequel s'introduit le gaz hydrogne1 on allume par l'tincelle lectrique4 ,pendant toutes ces oprations1 l'eau qui se forme1 se condense sur les parois du ballon ruisselle de toutes parts3 elle se rassemble au fond1 il est ais d'en dterminer le poids quand on connot celui du ballon4 ,nous rendrons compte un jour1 ,m4 ,meusnier moi1 des dtails de l'exprience que nous avons faite avec cet appareil1 dans les mois de janvier de fvrier #aghe1 en prsence d'une grande partie des membres de l',acadmie4 ,nous avons tellement multipli les prcautions1 que nous avons lieu de la croire exacte4 ,d'aprs le rsultat que nous avons obtenu1 #ajj parties d'eau en poids sont composes de #he d'oxygne de #ae d'hydrogne4 ,il est encore un autre appareil pour la combustion1 avec lequel on ne peut pas faire des expriences aussi exactes qu'avec les prcdens1 mais qui prsente un rsultat trs-frappant trs-propre tre prsent dans un cours de ,physique de ,chimie4 ,il consiste dans un serpentin ,,ef1 planche ,,ix1 figure #e1 renferm dans un seau de mtal ,,abcd4 ,a la partie suprieure ,e du tuyau de ce serpentin1 on adapte une chemine ,,gh compose d'un double tuyau2 savoir1 de la continuation du serpentin d'un tuyau de fer-blanc qui l'environne4 ,ces deux tuyaux laissent entr'eux un intervalle d'un pouce environ1 qu'on remplit avec du sable4 ,a l'extrmit infrieure du tuyau intrieur ,k1 s'adapte un tube de verre1 au-dessous une lampe esprit-de-vin ,,lm1 la ,quinquet4 ,les choses ainsi prpares1 la quantit d'alkool contenue dans la lampe ayant t bien dtermine1 on allume4 ,l'eau qui se forme pendant la combustion de l'alkool1 s'lve par le tube ,,ke2 elle se condense dans le serpentin contenu dans le seau ,,abcd1 va ressortir en tat d'eau par l'extrmit ,f du tube o elle est reue dans une bouteille ,p4 ,la double enveloppe ,,gh est destine empcher que le tube ne se refroidisse dans sa partie montante1 que l'eau ne s'y condense4 ,elle redescendroit le long du tube1 sans qu'on pt en dterminer la quantit2 il pourroit d'ailleurs en retomber sur la mche des gouttes1 qui ne manqueroient pas de l'teindre4 ,l'objet de cet appareil est donc d'entretenir toujours chaude toute la partie ,,gh que j'appelle la chemine1 toujours froide au contraire la partie qui forme le serpentin proprement dit2 en sorte que l'eau soit toujours dans l'tat de vapeurs dans la partie montante1 qu'elle se condense sitt qu'elle est engage dans la partie descendante4 ,cet appareil a t imagin par ,m4 ,meusnier3 j'en ai donn la description dans les ,mmoires de l',acadmie1 anne #aghd1 page #eic #eid4 ,on peut1 en oprant avec prcaution1 c'est--dire en entretenant l'eau qui environne le serpentin1 toujours froide1 retirer prs de #ag onces d'eau de la combustion de #af onces d'esprit-de-vin ou alkool4 4 ,,vi4 ,de l',oxidation des ,mtaux4 ,on dsigne principalement par le nom de calcination ou oxidation1 une opration dans laquelle les mtaux exposs un certain degr de chaleur se convertissent en oxides1 en absorbant l'oxygne de l'air4 ,cette combinaison se fait en raison de ce que l'oxygne a plus d'affinit1 du moins un certain degr de temprature1 avec les mtaux1 qu'il n'en a avec le calorique4 ,en consquence le calorique devient libre se dgage3 mais comme l'opration1 lorsqu'elle se fait dans l'air commun1 est successive lente1 le dgagement du calorique est peu sensible4 ,il n'en est pas de mme1 lorsque la calcination s'opre dans le gaz oxygne2 elle se fait alors d'une manire beaucoup plus rapide1 elle est souvent accompagne de chaleur de lumire2 en sorte qu'on ne peut douter que les substances mtalliques ne soient de vritables corps combustibles4 ,les mtaux n'ont pas tous le mme degr d'affinit pour l'oxygne4 ,l'or l'argent1 par exemple1 mme le platine ne peuvent l'enlever au calorique1 quelque degr de chaleur que ce soit4 ,quant aux autres mtaux1 ils s'en chargent d'une quantit plus ou moins grande1 1 en gnral1 ils en absorbent jusqu' ce que ce principe soit en quilibre entre la force du calorique qui le retient1 celle du mtal qui l'attire4 ,cet quilibre est une loi gnrale de la nature dans toutes les combinaisons4 ,dans les oprations de docimasie dans toutes celles relatives aux arts1 on acclre l'oxidation du mtal en donnant un libre accs l'air extrieur4 ,quelquefois mme on y joint l'action d'un soufflet dont le courant est dirig sur la surface du mtal4 ,l'opration est encore plus rapide1 si on souffle du gaz oxygne2 ce qui est trs-facile l'aide du gazomtre dont j'ai donn la description4 7,voyez page #cdf47 ,alors le mtal brle avec flamme1 l'oxidation est termine en quelques instans3 mais on ne peut employer ce dernier moyen que pour des expriences trs en petit1 cause de la chert du gaz oxygne4 ,dans l'essai des mines en gnral dans toutes les oprations courantes des laboratoires1 on est dans l'usage de calciner ou oxider les mtaux sur un plat ou soucoupe de terre cuite1 pl4 ,,iv1 fig4 #f1 qu'on place sur un bon fourneau3 on nomme ces plats ou soucoupes tts rtir4 ,de tems en tems on remue la matire qu'on veut calciner1 afin de renouveller les surfaces4 ,toutes les fois qu'on opre sur une substance mtallique qui n'est pas volatile1 qu'il ne se dissipe rien pendant l'opration1 il y a augmentation de poids du mtal4 ,mais des expriences faites ainsi en plein air1 n'auroient jamais conduit reconnotre la cause de l'augmentation du poids des mtaux pendant leur oxidation4 ,ce n'est que du moment o l'on a commenc oprer dans des vaisseaux ferms dans des quantits dtermines d'air1 qu'on a t vritablement sur la voie de la dcouverte des causes de ce phnomne4 ,un premier moyen qu'on doit ,m4 ,priestley1 consiste exposer le mtal qu'on se propose de calciner1 sur une capsule ,n de porcelaine1 planc4 ,,iv1 fig4 #aa1 place sur un support un peu lev ,,ik2 le recouvrir avec une cloche de cristal ,a plonge dans un bassin plein d'eau ,,bcde1 lever l'eau jusqu'en ,,gh1 en suant l'air de la cloche avec un siphon qu'on passe par-dessous3 on fait ensuite tomber sur le mtal le foyer d'un verre ardent4 ,en quelques minutes l'oxidation s'opre2 une partie de l'oxygne contenu dans l'air se combine avec le mtal2 il y a une diminution proportionne dans le volume de l'air1 ce qui reste n'est plus que du gaz azote1 encore ml cependant d'une petite quantit de gaz oxygne4 ,j'ai expos le dtail des expriences que j'ai faites avec cet appareil dans mes opuscules physiques chimiques1 imprimes en #aggc1 pages #bhc1 #bhd1 #bhe #bhf4 ,on peut substituer le mercure l'eau1 l'exprience n'en est que plus concluante4 ,un autre procd dont j'ai expos le rsultat dans les ,mmoires de l',acadmie1 anne #aggd1 page #cea1 dont la premire ide appartient ,boyle1 consiste introduire le mtal sur lequel on veut oprer dans une cornue ,a1 pl4 ,,iii1 fig4 #bj1 dont on tire la lampe l'extrmit du col1 qu'on ferme hermtiquement en ,c4 ,on oxide ensuite le mtal1 en tenant la cornue sur un feu de charbon1 en la chauffant avec prcaution4 ,le poids du vaisseau des matires qu'il contient1 ne change pas tant qu'on n'a pas rompu l'extrmit ,c du bec de la cornue2 mais sitt qu'on procure l'air extrieur une issue pour rentrer1 il le fait avec sifflement4 ,cette opration ne seroit pas sans quelque danger1 si on scelloit hermtiquement la cornue sans avoir fait sortir auparavant une portion de l'air qu'elle contenoit2 la dilatation occasionne par la chaleur pourroit faire clater le vaisseau1 avec risque pour ceux qui le tiendroient ou qui seroient dans le voisinage4 ,pour prvenir ce danger1 on doit faire chauffer la cornue avant de la sceller la lampe en faire sortir une portion d'air qu'on reoit sous une cloche dans l'appareil pneumato-chimique1 afin de pouvoir en dterminer la quantit4 ,je n'ai point multipli1 autant que je l'aurois desir1 ces oxidations1 je n'ai obtenu de rsultats satisfaisans qu'avec l'tain3 le plomb ne m'a pas bien russi4 ,il seroit souhaiter que quelqu'un voult bien reprendre ce travail tenter l'oxidation dans diffrens gaz2 il seroit1 je crois1 bien ddommag des peines attaches ce genre d'expriences4 ,tous les oxides de mercure tant susceptibles de se revivifier sans addition1 de restituer dans son tat de puret l'oxygne qu'ils ont absorb1 aucun mtal n'toit plus propre devenir le sujet d'expriences trs-concluantes sur la calcination l'oxidation des mtaux4 ,j'avois d'abord tent1 pour oprer l'oxidation du mercure dans les vaisseaux ferms1 de remplir une cornue de gaz oxygne1 d'y introduire une petite portion de mercure d'adapter son col une vessie moiti remplie de gaz oxygne1 comme on le voit reprsent planche ,,iv1 fig4 #ab4 ,je faisois ensuite chauffer le mercure de la cornue2 en continuant trs-long-tems l'opration1 j'tois parvenu en oxider une petite portion1 former de l'oxide rouge qui nageoit la surface3 mais la quantit de mercure que je suis parvenu oxider de cette manire1 toit si petite1 que la moindre erreur commise dans la dtermination des quantits de gaz oxygne avant aprs l'oxidation1 auroit jett la plus grande incertitude sur mes rsultats4 ,j'tois toujours inquiet d'ailleurs1 non sans de justes raisons1 qu'il ne se ft chapp de l'air travers des pores de la vessie1 d'autant plus qu'elle se racornit pendant l'opration par la chaleur du fourneau dans lequel on opre1 moins qu'on ne la recouvre de linges entretenus toujours humides4 ,on opre d'une manire plus sre avec l'appareil reprsent planc4 ,,iv1 figure #b4 7,voyez ,mm4 ,acad4 anne #agge1 page #ehj47 ,il consiste en une cornue ,a1 au bec de laquelle on soude la lampe d'mailleur un tuyau de verre recourb ,,bcde1 de #aj #ab lignes de diamtre1 qui s'engage sous une cloche ,,fg contenue retourne dans un bassin plein d'eau ou de mercure4 ,cette cornue est soutenue sur les barres d'un fourneau ,,mmnn3 on peut aussi se servir d'un bain de sable4 ,on parvient avec cet appareil oxider en plusieurs jours un peu de mercure dans l'air ordinaire1 obtenir un peu d'oxide rouge qui nage la surface3 on peut mme le rassembler1 le revivifier comparer les quantits de gaz obtenu avec l'absorption qui a eu lieu pendant la calcination2 7voyez page #ce les dtails que j'ai donns sur cette exprience7 mais ce genre d'oprations ne pouvant se faire que trs en petit1 il reste toujours de l'incertitude sur les quantits4 ,la combustion du fer dans le gaz oxygne tant une vritable oxidation1 je dois en faire mention ici4 ,l'appareil qu'emploie ,m4 ,ingen-,housz pour cette opration1 est reprsent pl4 ,,iv1 fig4 #ag4 ,j'en ai dj donn la description1 page #da1 je ne puis qu'y renvoyer4 ,on peut aussi brler oxider du fer sous des cloches de verre remplies de gaz oxygne1 de la mme manire qu'on brle du phosphore ou du charbon4 ,on se sert galement pour cette opration de l'appareil reprsent planche ,,iv1 fig4 #c1 dont j'ai donn la description1 p4 #fa4 ,il faut dans cette exprience1 comme dans la combustion1 attacher l'une des extrmits du fil de fer1 ou des copeaux de fer qu'on se propose de brler1 un petit morceau d'amadoue un atme de phosphore3 le fer chaud qu'on passe sous la cloche allume le phosphore2 celui-ci allume l'amadoue1 l'inflammation se communique au fer4 ,m4 ,ingen-,housz nous a appris qu'on pouvoit brler ou oxider de la mme manire tous les mtaux1 l'exception de l'or1 de l'argent du mercure4 ,il ne s'agit que de se procurer ces mtaux en fils trs-fins ou en feuilles minces coupes par bandes2 on les tortille avec du fil de fer1 ce dernier mtal communique aux autres la proprit de s'enflammer de s'oxider4 ,nous venons de voir comment on parvenoit oxider de trs-petites quantits de mercure dans les vaisseaux ferms dans des volumes d'air limits3 ce n'est de mme qu'avec beaucoup de peine qu'on parvient oxider ce mtal1 mme l'air libre4 ,on se sert ordinairement dans les laboratoires pour cette opration d'un matras ,a1 planche ,,iv1 fig4 #aj1 cul trs-plat1 qui a un col ,,bc trs-allong termin par une trs-petite ouverture3 ce vaisseau porte le nom d'enfer de ,boyle4 ,on y introduit assez de mercure pour couvrir son fond1 on le place sur un bain de sable qu'on entretient un degr de chaleur fort approchant du mercure bouillant4 ,en continuant ainsi pendant plusieurs mois1 avec cinq ou six de ces matras1 en renouvellant de tems en tems le mercure1 on parvient obtenir quelques onces de cet oxide4 ,cet appareil a un grand inconvnient1 c'est que l'air ne s'y renouvelle pas assez2 mais1 d'un autre ct1 si on donnoit l'air extrieur une circulation trop libre1 il emporteroit avec lui du mercure en dissolution1 au bout de quelques jours on n'en retrouveroit plus dans le vaisseau4 ,comme de toutes les expriences que l'on peut faire sur l'oxidation des mtaux1 celles sur le mercure sont les plus concluantes1 il seroit souhaiter qu'on pt imaginer un appareil simple au moyen duquel on pt dmontrer cette oxidation les rsultats qu'on en obtient dans les cours publics4 ,on y parviendroit1 ce me semble1 par des moyens analogues ceux que j'ai dcrits pour la combustion des huiles ou du charbon2 mais je n'ai pu reprendre encore ce genre d'expriences4 ,l'oxide de mercure se revivifie1 comme je l'ai dit1 sans addition2 il suffit de le faire chauffer un degr de chaleur lgrement rouge4 ,l'oxygne ce degr a plus d'affinit avec le calorique qu'avec le mercure1 il se forme du gaz oxygne2 mais ce gaz est toujours ml d'un peu de gaz azote1 ce qui indique que le mercure en absorbe une petite portion pendant son oxidation4 ,il contient aussi presque toujours un peu de gaz acide carbonique2 ce qu'on doit sans doute attribuer aux ordures qui s'y mlent1 qui se charbonnent qui convertissent ensuite une portion de gaz oxygne en gaz acide carbonique4 ,si les ,chimistes toient rduits tirer de l'oxide de mercure fait par voie de calcination1 tout le gaz oxygne qu'ils emploient dans leurs expriences1 le prix excessif de cette prparation rendroit absolument impraticables les expriences un peu en grand4 ,mais on peut galement oxygner le mercure par l'acide nitrique1 on obtient un oxide rouge plus pur que celui mme qui a t fait par voie de calcination4 ,on le trouve tout prpar dans le commerce un prix modr3 il faut choisir de prfrence celui qui est en morceaux solides form de lames douces au toucher qui tiennent ensemble4 ,celui qui est en poudre est quelquefois mlang d'oxide rouge de plomb3 il ne parot pas que celui en morceaux solides soit susceptible de la mme altration4 ,j'ai quelquefois essay de prparer moi-mme cet oxide par l'acide nitrique3 la dissolution du mtal faite1 j'vaporois jusqu' siccit1 je calcinois le sel1 ou dans des cornues1 ou dans des capsules faites avec des fragmens de matras coups par la mthode que j'ai indique2 mais jamais je n'ai pu parvenir l'avoir aussi beau que celui du commerce4 ,on le tire1 je crois1 de ,hollande4 ,pour obtenir le gaz oxygne de l'oxide de mercure1 j'ai coutume de me servir d'une cornue de porcelaine laquelle j'adapte un long tube de verre qui s'engage sous des cloches dans l'appareil pneumato-chimique l'eau4 ,je place au bout du tube un vase plong dans l'eau1 dans lequel se rassemble le mercure mesure qu'il se revivifie4 ,le gaz oxygne ne commence passer que quand la cornue devient rouge4 ,c'est un principe gnral que ,m4 ,berthollet a bien tabli1 qu'une chaleur obscure ne suffit pas pour former du gaz oxygne2 il faut de la lumire3 ce qui semble prouver que la lumire est un de ses principes constituans4 ,on doit dans la revivification de l'oxide rouge de mercure rejeter les premires portions de gaz qu'on obtient1 parce qu'elles sont mles d'air commun en raison de celui contenu dans le vuide des vaisseaux3 mais avec cette prcaution mme1 on ne parvient pas obtenir du gaz oxygne parfaitement pur2 il contient communment un dixime de gaz azote1 presque toujours une trs-petite portion de gaz acide carbonique4 ,on se dbarrasse de ce dernier1 au moyen d'une liqueur alkaline caustique travers laquelle on fait passer le gaz qu'on a obtenu4 ,a l'gard du gaz azote1 on ne connot aucun moyen de l'en sparer2 mais on peut en connotre la quantit1 en laissant le gaz oxygne pendant une quinzaine de jours en contact avec du sulfure de soude ou de potasse4 ,le gaz oxygne est absorb2 il forme de l'acide sulfurique avec le soufre1 il ne reste que le gaz azote seul4 ,il y a beaucoup d'autres moyens de se procurer du gaz oxygne3 on peut le tirer de l'oxide noir de manganse ou du nitrate de potasse par une chaleur rouge1 l'appareil qu'on emploie est peu prs le mme que celui que j'ai dcrit pour l'oxide rouge de mercure4 ,il faut seulement un degr de chaleur plus fort au moins gal celui qui est susceptible de ramollir le verre3 on ne peut en consquence employer que des cornues de grs ou de porcelaine4 ,mais le meilleur de tous1 c'est--dire le plus pur1 est celui qu'on dgage du muriate oxygn de potasse par la simple chaleur4 ,cette opration peut se faire dans une cornue de verre1 le gaz qu'on obtient est absolument pur1 pourv toutefois que l'on rejette les premires portions qui sont mles d'air des vaisseaux4 4 ,,vii4 ,de la ,dtonation4 ,j'ai fait voir1 ,chapitre ,,ix1 page #ajc suiv4 que l'oxygne1 en se combinant dans les diffrens corps1 ne se dpouilloit pas toujours de tout le calorique qui le constituoit dans l'tat de gaz2 qu'il entroit1 par exemple1 avec presque tout son calorique dans la combinaison qui forme l'acide nitrique dans celle qui forme l'acide muriatique oxygn2 en sorte que l'oxygne dans le nitre sur-tout dans le muriate oxygn1 toit jusqu' un certain point dans l'tat de gaz oxygne condens rduit au plus petit volume qu'il puisse occuper4 ,le calorique dans ces combinaisons exerce un effort continuel sur l'oxygne1 pour le ramener l'tat de gaz3 l'oxigne en consquence y tient peu2 la moindre force suffit pour lui rendre la libert1 il reparot souvent dans un instant presque indivisible dans l'tat de gaz4 ,c'est ce passage brusque de l'tat concret l'tat ariforme qu'on a nomm dtonation1 parce qu'en effet il est ordinairement accompagn de bruit de fracas4 ,le plus communment ces dtonations s'oprent par la combinaison du charbon1 soit avec le nitre1 soit avec le muriate oxygn4 ,quelquefois pour faciliter encore l'inflammation1 on y ajoute du soufre2 c'est ce mlange fait dans de justes proportions avec des manipulations convenables1 qui constitue la poudre canon4 ,l'oxygne par la dtonation avec le charbon change de nature1 il se convertit en acide carbonique4 ,ce n'est donc pas du gaz oxygne qui se dgage1 mais du gaz acide carbonique1 du moins quand le mlange a t fait dans de justes proportions4 ,il se dgage en outre du gaz azote dans la dtonation du nitre1 parce que l'azote est un des principes constituans de l'acide nitrique4 ,mais l'expansion subite instantane de ces gaz ne suffit pas pour expliquer tous les phnomnes relatifs la dtonation4 ,si cette cause y influoit seule1 la poudre seroit d'autant plus forte que la quantit de gaz dgag dans un tems donn seroit plus considrable2 ce qui ne s'accorde pas toujours avec l'exprience4 ,j'ai eu occasion d'prouver des espces de poudre tirer qui produisoient un effet presque double de la poudre ordinaire1 quoiqu'elles donnassent un sixime de gaz de moins par la dtonation4 ,il y a apparence que la quantit de calorique qui se dgage au moment de la dtonation1 contribue beaucoup en augmenter l'effet1 on peut en concevoir plusieurs raisons4 ,premirement1 quoique le calorique pntre assez librement travers les pores de tous les corps1 il ne peut cependant y passer que successivement en un tems donn3 lors donc que la quantit qui se dgage la fois est trop considrable1 qu'elle est beaucoup plus grande que celle qui peut se dbiter1 s'il est permis de se servir de cette expression1 par les pores des corps1 il doit agir la manire des fluides lastiques ordinaires renverser tout ce qui s'oppose son passage4 ,une partie de cet effet doit avoir lieu1 lorsqu'on allume de la poudre dans un canon3 quoique le mtal qui le compose soit permable pour le calorique1 la quantit qui s'en dgage la fois est tellement grande1 qu'elle ne trouve pas une issue assez prompte travers les pores du mtal2 elle fait donc un effort en tous sens1 c'est cet effort qui est employ chasser le boulet4 ,secondement1 le calorique produit ncessairement un second effet qui dpend galement de la force rpulsive que ses molcules paroissent exercer les unes sur les autres3 il dilate les gaz qui se dgagent au moment de l'inflammation de la poudre1 cette dilatation est d'autant plus grande que la temprature est plus leve4 ,troisimement1 il est possible qu'il y ait dcomposition de l'eau dans l'inflammation de la poudre1 qu'elle fournisse de l'oxygne au charbon pour former de l'acide carbonique4 ,si les choses se passent ainsi1 il doit se dgager rapidement1 au moment de la dtonation de la poudre1 une grande quantit de gaz hydrogne qui se dbande qui contribue augmenter la force de l'explosion4 ,on sentira combien cette circonstance doit contribuer augmenter l'effet de la poudre1 si l'on considre que le gaz hydrogne ne pse qu'un grain deux tiers par pinte2 qu'il n'en faut par consquent qu'une trs-petite quantit en poids pour occuper un trs-grand espace1 qu'il doit exercer une force expansive prodigieuse1 quand il passe de l'tat liquide l'tat ariforme4 ,quatrimement enfin une portion d'eau non dcompose doit se rduire en vapeurs dans l'inflammation de la poudre1 l'on sait que dans l'tat de gaz elle occupe un volume #ag #ah cent fois plus grand que lorsqu'elle est dans l'tat liquide4 ,j'ai dj fait une assez grande suite d'expriences sur la nature des fluides lastiques qui se dgagent de la dtonation du nitre avec le charbon avec le soufre2 j'en ai fait aussi quelques-unes avec le muriate oxygn de potasse4 ,c'est un moyen qui conduit des connoissances assez prcises sur les parties constituantes de ces sels1 j'ai dj donn1 ,tome ,,xi du recueil des ,mmoires prsents l',acadmie par des savans trangers1 page #fbe1 quelques rsultats principaux de mes expriences des consquences auxquelles elles m'ont conduit relativement l'analyse de l'acide nitrique4 ,maintenant que je me suis procur des appareils plus commodes1 je me prpare rpter les mmes expriences un peu plus en grand1 j'obtiendrai plus de prcision dans les rsultats3 en attendant1 je vais rendre compte des procds que j'ai adopts employs jusqu' prsent4 ,je recommande avec bien de l'instance ceux qui voudront rpter quelques-unes de ces expriences1 d'y apporter une extrme prudence2 de se mfier de tout mlange o il entre du salptre1 du charbon du soufre1 plus encore de ceux dans lesquels il entre du sel muriatique oxygn de potasse combin mlang avec ces deux matires4 ,je me suis prmuni de canons de pistolets de six pouces de longueur environ de cinq six lignes de diamtre4 ,j'en ai bouch la lumire avec une pointe de clou frappe force1 casse dans le trou mme1 sur laquelle j'ai fait couler un peu de soudure blanche de ferblantier1 afin qu'il ne restt aucune issue l'air par cette ouverture4 ,on charge ces canons avec une pte mdiocrement humecte1 faite avec des quantits bien connues de salptre de charbon rduits en poudre impalpable1 ou de tout autre mlange susceptible de dtoner4 ,a chaque portion de matire qu'on introduit dans le canon1 on doit bourer avec un bton qui soit du mme calibre1 peu prs comme on charge les fuses4 ,la matire ne doit pas emplir le pistolet tout--fait jusqu' sa bouche2 il est bon qu'il reste quatre ou cinq lignes de vuide l'extrmit3 alors on ajoute un bout de #b pouces de long environ de mche nomme toupille4 ,la seule difficult de ce genre d'expriences1 sur-tout si l'on ajoute du soufre au mlange1 est de saisir le point d'humectation convenable3 si la matire est trop humide1 elle n'est point susceptible de s'allumer1 si elle est trop sche1 la dtonation est trop vive peut devenir dangereuse4 ,quand on n'a pas pour objet de faire une exprience rigoureusement exacte1 on allume la mche1 quand elle est prs de communiquer l'inflammation la matire1 on plonge le pistolet sous une grande cloche d'eau dans l'appareil pneumato-chimique4 ,la dtonation commence1 elle se continue sous l'eau1 le gaz se dgage avec plus ou moins de rapidit1 suivant que la matire est plus ou moins sche4 ,il faut1 tant que la dtonation dure1 tenir le bout du pistolet inclin1 afin que l'eau ne rentre pas dans l'intrieur4 ,j'ai quelquefois recueilli ainsi le gaz produit par la dtonation d'une once demie ou de deux onces de nitre4 ,il n'est pas possible1 dans cette manire d'oprer1 de connotre la quantit de gaz acide carbonique qui se dgage1 parce qu'une partie est absorbe par l'eau mesure qu'il la traverse2 mais l'acide carbonique une fois absorb1 il reste le gaz azote2 si on a la prcaution de l'agiter pendant quelques minutes dans de la potasse caustique en liqueur1 on l'obtient pur1 il est ais d'en dterminer le volume le poids4 ,il est mme possible d'arriver par cette mthode une connoissance assez prcise de la quantit de gaz acide carbonique1 en rptant l'exprience un grand nombre de fois en faisant varier les doses du charbon1 jusqu' ce qu'on soit arriv la juste proportion qui fait dtoner la totalit du nitre4 ,alors1 d'aprs le poids du charbon employ1 on dtermine celui d'oxygne qui a t ncessaire pour le saturer1 on en conclut la quantit d'oxygne contenu dans une quantit donne de nitre4 ,il est au surplus un autre moyen que j'ai pratiqu qui conduit des rsultats plus srs2 c'est de recevoir dans des cloches remplies de mercure le gaz qui se dgage4 ,le bain de mercure que j'ai maintenant1 est assez grand pour qu'on puisse y placer des cloches de douze quinze pintes de capacit4 ,de pareilles cloches1 comme l'on sent1 ne sont pas trs-maniables quand elles sont remplies de mercure2 aussi faut-il employer pour les remplir des moyens particuliers que je vais indiquer4 ,on place la cloche sur le bain de mercure2 on passe par-dessous un siphon de verre dont on a adapt l'extrmit extrieure une petite pompe pneumatique3 on fait jouer le piston1 on lve le mercure jusqu'au haut de la cloche4 ,lorsqu'elle est ainsi remplie1 on y fait passer le gaz de la dtonation de la mme manire que dans une cloche qui seroit remplie d'eau4 ,mais1 je le rpte1 ce genre d'expriences exige les plus grandes prcautions4 ,j'ai vu quelquefois1 quand le dgagement du gaz toit trop rapide1 des cloches pleines de mercure pesant plus de #aej livres1 s'enlever par la force de l'explosion3 le mercure jaillissoit au loin1 la cloche toit brise en un grand nombre d'clats4 ,lorsque l'exprience a russi que le gaz est rassembl sous la cloche1 on en dtermine le volume comme je l'ai indiqu pages #cfa #cfb4 ,on y introduit ensuite un peu d'eau1 puis de la potasse dissoute dans l'eau dpouille d'acide carbonique1 on parvient en faire une analyse rigoureuse1 comme je l'ai enseign pages #cfe suivantes4 ,il me tarde d'avoir mis la dernire main aux expriences que j'ai commences sur les dtonations1 parce qu'elles ont un rapport immdiat avec les objets dont je suis charg1 qu'elles jetteront1 ce que j'espre1 quelques lumires sur les oprations relatives la fabrication de la poudre4 ,,chapitre ,,viii4 ,des ,instrumens ncessaires pour oprer sur les corps de trs-hautes tempratures4 4 ,,premier4 ,de la ,fusion4 ,lorsqu'on carte les unes des autres1 par le moyen de l'eau1 les molcules d'un sel1 cette opration1 comme nous l'avons vu plus haut1 se nomme solution4 ,ni le dissolvant1 ni le corps tenu en dissolution ne sont dcomposs dans cette opration2 aussi ds l'instant que la cause qui tenoit les molcules cartes cesse1 elles se runissent1 la substance saline reparot telle qu'elle toit ayant la solution4 ,on opre aussi de vritables solutions par le feu1 c'est--dire1 en introduisant en accumulant entre les molcules d'un corps une grande quantit de calorique4 ,cette solution des corps par le feu se nomme fusion4 ,les fusions en gnral se font dans des vases que l'on nomme creusets1 l'une des premires conditions est qu'ils soient moins fusibles que la substance qu'ils doivent contenir4 ,les ,chimistes de tous les ges ont en consquence attach une grande importance se procurer des creusets de matires trs-rfractaires1 c'est--dire1 qui eussent la proprit de rsister un trs-grand degr de feu4 ,les meilleurs sont ceux qui sont faits avec de l'argile trs-pure ou de la terre porcelaine4 ,on doit viter d'employer pour cet usage les argiles mlanges de silice ou de terre calcaire1 parce qu'elles sont trop fusibles4 ,toutes celles qu'on tire aux environs de ,paris sont dans ce cas2 aussi les creusets qu'on fabrique dans cette ville fondent-ils une chaleur assez mdiocre1 ne peuvent-ils servir que dans un trs-petit nombre d'oprations chimiques4 ,ceux qui viennent de ,hesse sont assez bons1 mais on doit prfrer ceux de terre de ,limoges qui paroissent tre absolument infusibles4 ,il existe en ,france un grand nombre d'argiles propres faire des creusets2 telle est celle1 par exemple1 dont on se sert pour les creusets de la glacerie de ,saint-,gobin4 ,on donne aux creusets diffrentes formes1 suivant les oprations auxquelles on se propose de les employer4 ,on a reprsent celles qui sont le plus usites dans les fig4 #g1 #h1 #i #aj de la planche ,,vii4 ,ceux reprsents figure #i1 qui sont presque ferms par en haut1 se nomment tutes4 ,quoique la fusion puisse souvent avoir lieu sans que le corps qui y est soumis change de nature se dcompose1 cette opration est cependant aussi un des moyens de dcomposition de recomposition que la ,chimie emploie4 ,c'est par la fusion qu'on extrait tous les mtaux de leurs mines1 qu'on les revivifie1 qu'on les moule1 qu'on les allie les uns aux autres2 c'est par elle que l'on combine l'alkali le sable pour former du verre1 que se fabriquent les pierres colores1 les maux1 c4 ,les anciens ,chimistes employoient beaucoup plus frquemment l'action d'un feu violent1 que nous ne le faisons aujourd'hui4 ,depuis qu'on a introduit plus de rigueur dans la manire de faire des expriences1 on prfre la voie humide la voie sche1 on n'a recours la fusion que lorsqu'on a puis tous les autres moyens d'analyse4 ,pour appliquer aux corps l'action du feu1 on se sert de fourneaux1 il me reste dcrire ceux qu'on emploie pour les diffrentes oprations de la ,chimie4 4 ,,ii4 ,des ,fourneaux4 ,les fourneaux sont les instrumens dont on fait le plus d'usage en ,chimie3 c'est de leur bonne ou de leur mauvaise construction que dpend le sort d'un grand nombre d'oprations2 en sorte qu'il est d'une extrme importance de bien monter un laboratoire en ce genre4 ,un fourneau est une espce de tour cylindrique creuse ,,abcd1 quelquefois un peu vase par le haut1 planche ,,xiii1 fig4 #a4 ,elle doit avoir au moins deux ouvertures latrales1 une suprieure ,f qui est la porte du foyer1 une infrieure ,g qui est la porte du cendrier4 ,dans l'intervalle de ces deux portes le fourneau est partag en deux par une grille place horisontalement1 qui forme une espce de diaphragme qui est destine soutenir le charbon4 ,on a indiqu la place de cette grille par la ligne ,,hi4 ,la capacit qui est au-dessus de la grille1 c'est--dire au-dessus de la ligne ,,hi1 se nomme foyer1 parce qu'en effet c'est dans cette partie que l'on entretient le feu2 la capacit qui est au-dessous porte le nom de cendrier1 par la raison que c'est dans cette partie que se rassemblent les cendres mesure qu'elles se forment4 ,le fourneau reprsent planche ,,xiii1 fig4 #a1 est le moins compliqu de tous ceux dont on se sert en ,chimie1 il peut tre employ cependant un grand nombre d'usages4 ,on peut y placer des creusets1 y fondre du plomb1 de l'tain1 du bismuth1 en gnral toutes les matires qui n'exigent pas pour tre fondues1 un degr de feu trs-considrable4 ,on peut y faire des calcinations mtalliques1 placer dessus des bassines1 des vaisseaux vaporatoires1 des capsules de fer pour former des bains de sable1 comme on le voit reprsent pl4 ,,iii1 fig4 #a #b4 ,c'est pour le rendre applicable ces diffrentes oprations1 qu'on a mnag dans le haut des chancrures mmmm2 autrement la bassine qu'on auroit pose sur le fourneau auroit intercept tout passage l'air1 le charbon se seroit teint4 ,si ce fourneau ne produit qu'un degr de chaleur mdiocre1 c'est que la quantit de charbon qu'il peut consommer est limite par la quantit d'air qui peut passer par l'ouverture ,g du cendrier4 ,on augmenteroit beaucoup son effet1 en aggrandissant cette ouverture2 mais le grand courant d'air qui conviendroit dans quelques expriences1 auroit de l'inconvnient dans beaucoup d'autres1 c'est ce qui oblige de garnir un laboratoire de fourneaux de diffrentes formes construits sous diffrens points de vue4 ,il en faut sur-tout plusieurs semblables celui que je viens de dcrire1 de diffrentes grandeurs4 ,une autre espce de fourneau1 peut-tre encore plus ncessaire1 est le fourneau de rverbre reprsent planche ,,xiii1 figure #b4 ,il est compos1 comme le fourneau simple1 d'un cendrier ,,hikl dans sa partie infrieure1 d'un foyer ,,klmn1 d'un laboratoire ,,mnop1 d'un dme ,,rsrs2 enfin le dme est surmont d'un tuyau ,,ttvv1 auquel on peut en ajouter plusieurs autres1 suivant le genre des expriences4 ,c'est dans la partie ,,mnop nomme le laboratoire1 que se place la cornue ,a qu'on a indique par une ligne ponctue2 elle y est soutenue sur deux barres de fer qui traversent le fourneau4 ,son col sort par une chancrure latrale faite partie dans la pice qui forme le laboratoire1 partie dans celle qui forme le dme4 ,a cette cornue s'adapte un rcipient ,b4 ,dans la plupart des fourneaux de rverbre qui se trouvent tout faits chez les potiers de terre ,paris1 les ouvertures tant infrieures que suprieures sont beaucoup trop petites2 elles ne donnent point passage un volume d'air assez considrable2 comme la quantit de charbon consomme1 ou1 ce qui revient au mme1 comme la quantit de calorique dgage est peu prs proportionnelle la quantit d'air qui passe par le fourneau1 il en rsulte que ces fourneaux ne produisent pas tout l'effet qu'on pourroit desirer dans un grand nombre d'oprations4 ,pour admettre d'abord par le bas un volume d'air suffisant1 il faut1 au lieu d'une ouverture ,g au cendrier1 en avoir deux ,,gg3 on en condamne une lorsqu'on le juge propos1 alors on n'obtient plus qu'un degr de feu modr2 on les ouvre au contraire l'une l'autre1 quand on veut donner le plus grand coup de feu que le fourneau puisse produire4 ,l'ouverture suprieure ,,ss du dme1 ainsi que celle des tuyaux ,,vvxx1 doit tre aussi beaucoup plus grande qu'on n'a coutume de la faire4 ,il est important de ne point employer des cornues trop grosses relativement la grandeur du fourneau4 ,il faut qu'il y ait toujours un espace suffisant pour le passage de l'air entre les parois du fourneau celles du vaisseau qui y est contenu4 ,la cornue ,a dans la figure #b est un peu trop petite pour ce fourneau1 je trouve plus facile d'en avertir que de faire rectifier la figure4 ,le dme a pour objet d'obliger la flamme la chaleur environner de toutes parts la cornue de la rverbrer2 c'est de-l qu'est venu le nom de fourneau de rverbre4 ,sans cette rverbration de la chaleur1 la cornue ne seroit chauffe que par son fond2 les vapeurs qui s'en lveroient se condenseroient dans la partie suprieure1 elles se recohoberoient continuellement sans passer dans le rcipient3 mais au moyen du dme1 la cornue se trouve chauffe de toutes parts2 les vapeurs ne peuvent donc se condenser que dans le col dans le rcipient1 elles sont forces de sortir de la cornue4 ,quelquefois1 pour empcher que le fond de la cornue ne soit chauff ou refroidi trop brusquement1 pour viter que ces alternatives de chaud de froid n'en occasionnent la fracture1 on place sur les barres une petite capsule de terre cuite dans laquelle on met un peu de sable1 on pose sur ce sable le fond de la cornue4 ,dans beaucoup d'oprations on enduit les cornues de diffrens luts4 ,quelques-uns de ces luts n'ont pour objet que de les dfendre des alternatives de chaud de froid2 quelquefois ils ont pour objet de contenir le verre1 ou plutt de former une double cornue qui supple celle de verre dans les oprations o le degr de feu est assez fort pour le ramollir4 ,le premier de ces luts se fait avec de la terre four laquelle on joint un peu de bourre ou poil de vache3 on fait une pte de ces matires1 on l'tend sur les cornues de verre ou de grs4 ,si au lieu de terre four qui est dj mlange1 on n'avoit que de l'argile ou de la glaise pure1 il faudroit y ajouter du sable4 ,a l'gard de la bourre1 elle est utile pour mieux lier ensemble la terre3 elle brle la premire impression du feu2 mais les interstices qu'elle laisse empchent que l'eau qui est contenue dans la terre1 en se vaporisant1 ne rompe la continuit du lut qu'il ne tombe en poussire4 ,le second lut est compos d'argile de fragmens de poteries de grs grossirement pils4 ,on en fait une pte assez ferme1 qu'on tend sur les cornues4 ,ce lut se dessche se durcit par le feu1 forme lui-mme une vritable cornue supplmentaire1 qui contient les matires quand la cornue de verre vient se ramollir4 ,mais ce lut n'est d'aucune utilit dans les expriences o on a pour objet de recueillir les gaz1 parce qu'il est toujours poreux que les fluides ariformes passent au travers4 ,dans un grand nombre d'oprations1 en gnral toutes les fois qu'on n'a pas besoin de donner aux corps qu'on traite un degr de chaleur trs-violent1 le fourneau de rverbre peut servir de fourneau de fusion4 ,on supprime alors le laboratoire ,,mnop1 on tablit la place le dme ,,rsrs1 comme on le voit reprsent planche ,,xiii1 fig4 #c4 ,un fourneau de fusion trs-commode est celui reprsent figure #d4 ,il est compos d'un foyer ,,abcd1 d'un cendrier sans porte d'un dme ,,abgh4 ,il est trou en ,e pour recevoir le bout d'un soufflet qu'on y lute solidement4 ,il doit tre proportionnellement moins haut qu'il n'est reprsent dans la figure4 ,ce fourneau ne procure pas un degr de feu trs-violent2 mais il suffit pour toutes les oprations courantes4 ,il a de plus l'avantage d'tre transport commodment1 de pouvoir tre plac dans tel lieu du laboratoire qu'on le juge propos4 ,mais ces fourneaux particuliers ne dispensent pas d'avoir dans un laboratoire une forge garnie d'un bon soufflet1 ce qui est encore plus important1 un bon fourneau de fusion4 ,je vais donner la description de celui dont je me sers1 dtailler les principes d'aprs lesquels je l'ai construit4 ,l'air ne circule dans un fourneau que parce qu'il s'chauffe en passant travers les charbons3 alors il se dilate2 devenu plus lger que l'air environnant1 il est forc de monter par la pression des colonnes latrales1 il est remplac par de nouvel air qui arrive de toutes parts1 principalement par-dessous4 ,cette circulation de l'air a lieu lorsque l'on brle du charbon mme dans un simple rchaut3 mais il est ais de concevoir que la masse d'air qui passe par un fourneau ainsi ouvert de toutes parts1 ne peut pas tre1 toutes choses d'ailleurs gales1 aussi grande que celle qui est contrainte de passer par un fourneau form en tour creuse1 comme le sont en gnral les fourneaux chimiques1 que par consquent la combustion ne peut pas y tre aussi rapide4 ,soit suppos1 par exemple1 un fourneau ,,abcdef1 planche ,,xiii1 figure #e1 ouvert par le haut rempli de charbons ardens2 la force avec laquelle l'air sera oblig de passer travers les charbons1 sera mesure par la diffrence de pesanteur spcifique de deux colonnes ,,ac1 l'une d'air froid pris en-dehors du fourneau1 l'autre d'air chaud pris en-dedans4 ,ce n'est pas qu'il n'y ait encore de l'air chauff au-dessus de l'ouverture ,,ab du fourneau1 il est certain que son excs de lgret doit entrer aussi pour quelque chose dans le calcul2 mais comme cet air chaud est continuellement refroidi emport par l'air extrieur1 cette portion ne peut pas faire beaucoup d'effet4 ,mais si ce mme fourneau on ajoute un grand tuyau creux de mme diamtre que lui ,,ghab1 qui dfende l'air qui a t chauff par les charbons ardens1 d'tre refroidi1 dispers emport par l'air environnant1 la diffrence de pesanteur spcifique en vertu de laquelle s'oprera la circulation de l'air1 ne sera plus celle de deux colonnes ,,ac1 l'une extrieure1 l'autre intrieure2 ce sera celle de deux colonnes gales ,,gc4 ,or1 chaleur gale1 si la colonne ,,gc #c;,,ac1 la circulation de l'air se fera en raison d'une force triple4 ,il est vrai que je suppose ici que l'air contenu dans la capacit ,,ghcd est autant chauff que l'toit l'air contenu dans la capacit ,,abcd1 ce qui n'est pas rigoureusement vrai2 car la chaleur doit dcrotre de ,,ab ,,gh3 mais comme il est vident que l'air de la capacit ,,ghab est beaucoup plus chaud que l'air extrieur1 il en rsulte toujours que l'addition de la tour creuse ,,ghab augmente la rapidit du courant d'air1 qu'il en passe plus travers les charbons1 que par consquent il y aura plus de combustion4 ,conclurons-nous de ces principes qu'il faille augmenter indfiniment la longueur du tuyau ,,ghab8 ,non sans doute2 car puisque la chaleur de l'air diminue de ,,ab en ,,gh1 ne ft-ce que par le refroidissement caus cet air par le contact des parois du tuyau1 il en rsulte que la pesanteur spcifique de l'air qui le traverse diminue graduellement1 que si le tuyau toit prolong un certain point1 on arriveroit un terme o la pesanteur spcifique de l'air seroit gale en-dedans en-dehors du tuyau2 il est vident qu'alors cet air froid qui ne tendroit plus monter1 seroit une masse dplacer qui apporteroit une rsistance l'ascension de l'air infrieur4 ,bien plus1 comme cet air est ncessairement ml de gaz acide carbonique1 que ce gaz est plus lourd que l'air atmosphrique1 il arriveroit1 si ce tuyau toit assez long pour que l'air avant de parvenir son extrmit pt se rapprocher de la temprature extrieure1 qu'il tendroit redescendre2 d'o il faut conclure que la longueur des tuyaux qu'on ajoute sur les fourneaux est limite par la nature des choses4 ,les consquences auxquelles nous conduisent ces rflexions1 sont #a4 que le premier pied de tuyau qu'on ajoute sur le dme d'un fourneau1 fait plus d'effet que le sixime1 par exemple2 que le sixime en fait plus que le dixime3 mais aucune exprience ne nous a encore fait connotre quel terme on doit s'arrter2 #b4 que ce terme est d'autant plus loign que le tuyau est moins bon conducteur de chaleur1 puisque l'air s'y refroidit d'autant moins2 en sorte que la terre cuite est beaucoup prfrable la tle pour faire des tuyaux de fourneaux1 que si mme on les formoit d'une double enveloppe1 si on remplissoit l'intervalle de charbon pil1 qui est une des substances la moins propre transmettre la chaleur1 on retarderoit le refroidissement de l'air1 on augmenteroit par consquent la rapidit du courant la possibilit d'employer un tuyau plus long2 #c4 que le foyer du fourneau tant l'endroit le plus chaud celui par consquent o l'air qui le traverse est le plus dilat1 cette partie du fourneau doit tre aussi la plus volumineuse1 qu'il est ncessaire d'y mnager un renflement considrable4 ,il est d'une ncessit d'autant plus indispensable de donner beaucoup de capacit cette partie du fourneau1 qu'elle n'est pas seulement destine au passage de l'air qui doit favoriser1 ou pour mieux dire1 oprer la combustion2 elle doit encore contenir le charbon le creuset2 en sorte qu'on ne peut compter pour le passage de l'air que l'intervalle que laissent entr'eux les charbons4 ,c'est d'aprs ces principes que j'ai construit mon fourneau de fusion1 je ne crois pas qu'il en existe aucun qui produise un effet plus violent4 ,cependant je n'ose pas encore me flatter d'tre arriv la plus grande intensit de chaleur qu'on puisse produire dans les fourneaux chimiques4 ,on n'a point encore dtermin par des expriences exactes l'augmentation de volume que prend l'air en traversant un fourneau de fusion2 en sorte qu'on ne connot point le rapport qu'on doit observer entre les ouvertures infrieures suprieures d'un fourneau3 on connot encore moins la grandeur absolue qu'il convient de donner ces ouvertures4 ,les donnes manquent donc1 on ne peut encore arriver au but que par ttonnement4 ,ce fourneau est reprsent pl4 ,,xiii1 fig4 #f4 ,je lui ai donn1 d'aprs les principes que je viens d'exposer1 la forme d'un sphrode elliptique ,,abcd1 dont les deux bouts sont coups par un plan qui passeroit par chacun des foyers perpendiculairement au grand axe4 ,au moyen du renflement qui rsulte de cette figure1 le fourneau peut tenir une masse de charbon considrable1 il reste encore dans l'intervalle assez d'espace pour le passage du courant d'air4 ,pour que rien ne s'oppose au libre accs de l'air extrieur1 je l'ai laiss entirement ouvert par-dessous1 l'exemple de ,m4 ,macquer1 qui avoit dj pris cette mme prcaution pour son fourneau de fusion1 je l'ai pos sur un trpied4 ,la grille dont je me sers est claire-voie en fer mplat2 pour que les barreaux opposent moins d'obstacle au passage de l'air1 je les ai fait poser non sur leur ct plat1 mais sur le ct le plus troit1 comme on le voit figure #g4 ,enfin j'ai ajout la partie suprieure ,,ab un tuyau de #ah pieds de long en terre cuite1 dont le diamtre intrieur est presque de moiti de celui du fourneau4 ,quoique j'obtienne dj avec ce fourneau un feu suprieur celui qu'aucun ,chimiste se soit encore procur jusqu'ici1 je le crois susceptible d'tre sensiblement augment par les moyens simples que j'ai indiqus dont le principal consiste rendre le tuyau ,,fgab le moins bon conducteur de chaleur qu'il soit possible4 ,il me reste dire un mot du fourneau de coupelle ou fourneau d'essai4 ,lorsqu'on veut connotre si du plomb contient de l'or ou de l'argent1 on le chauffe grand feu dans de petites capsules faites avec des os calcins1 qui1 en termes d'essai1 se nomment coupelles4 ,le plomb s'oxide1 il devient susceptible de se vitrifier1 il s'imbibe s'incorpore avec la coupelle4 ,on conoit que le plomb ne peut s'oxider qu'avec le contact de l'air2 ce ne peut donc tre1 ni dans un creuset o le libre accs de l'air extrieur est interdit1 ni mme au milieu d'un fourneau travers les charbons ardens1 puisque l'air de l'intrieur d'un fourneau altr par la combustion rduit pour la plus grande partie l'tat de gaz azote de gaz acide carbonique1 n'est plus propre la calcination l'oxidation des mtaux4 ,il a donc fallu imaginer un appareil particulier o le mtal ft en mme tems expos la grande violence du feu1 garanti du contact de l'air devenu incombustible par son passage travers les charbons4 ,le fourneau destin remplir ce double objet1 a t nomm1 dans les arts1 fourneau de coupelle4 ,il est communment de forme quarre1 ainsi qu'il est reprsent planche ,,xiii1 fig4 #h4 ,voyez1 aussi sa coupe1 fig4 #aj4 ,comme tous les fourneaux1 bien construits1 il doit avoir un cendrier ,,aabb1 un foyer ,,bbcc1 un laboratoire ,,ccdd1 un dme ,,ddee4 ,c'est dans le laboratoire qu'on place ce qu'on nomme la mouffle4 ,c'est une espce de petit four ,,gh1 figures #i #aj1 fait de terre cuite ferm par le fond4 ,on le pose sur des barres qui traversent le fourneau1 il s'ajuste avec l'ouverture ,g de la porte1 on l'y lute avec de l'argile dlaye avec de l'eau4 ,c'est dans cette espce de four que se placent les coupelles4 ,on met du charbon dessus dessous la mouffle par les portes du dme du foyer3 l'air qui est entr par les ouvertures du cendrier1 aprs avoir servi la combustion1 s'chappe par l'ouverture suprieure ,,ee4 ,a l'gard de la mouffle1 l'air extrieur y pntre par la porte ,,gg1 il y entretient la calcination mtallique4 ,en rflchissant sur cette construction1 on s'apperoit aisment combien elle est vicieuse4 ,elle a deux inconvniens principaux3 quand la porte ,,gg est ferme1 l'oxidation se fait lentement difficilement dfaut d'air pour l'entretenir2 lorsqu'elle est ouverte1 le courant d'air froid qui s'introduit fait figer le mtal suspend l'opration4 ,il ne seroit pas difficile de remdier ces inconvniens1 en construisant la mouffle le fourneau de manire qu'il y et un courant d'air extrieur toujours renouvell qui rast la surface du mtal4 ,on feroit passer cet air travers un tuyau de terre qui seroit entretenu rouge par le feu mme du fourneau1 afin que l'intrieur de la mouffle ne ft jamais refroidi2 on feroit en quelques minutes ce qui demande souvent un tems considrable4 ,m4 ,sage a t conduit par d'autres principes de semblables consquences4 ,il place la coupelle qui contient le plomb alli de fin dans un fourneau ordinaire travers les charbons2 il la recouvre avec une petite mouffle de porcelaine1 quand le tout est suffisamment chaud1 il dirige sur le mtal le courant d'air d'un soufflet ordinaire main3 la coupellation de cette manire se fait avec une grande facilit1 ce qu'il parot1 avec beaucoup d'exactitude4 4 ,,iii4 ,des moyens d'augmenter considrablement l'action du feu1 en substituant le gaz oxygne l'air de l'atmosphre4 ,on a obtenu avec les grands verres ardens qui ont t construits jusqu' ce jour1 tels que ceux de ,tchirnausen celui de ,m4 de ,trudaine1 une intensit de chaleur un peu plus grande que celle qui a lieu dans les fourneaux chimiques1 mme dans les fours o l'on cuit la porcelaine dure4 ,mais ces instrumens sont extrmement chers1 ils ne vont pas mme jusqu' fondre la platine brute2 en sorte que leur avantage1 relativement l'effet qu'ils produisent1 n'est presque d'aucune considration1 qu'il est plus que compens par la difficult de se les procurer mme d'en faire usage4 ,les miroirs concaves diamtre gal font un peu plus d'effet que les verres ardens2 on en a la preuve par les expriences faites par ,,mm4 ,macquer ,baum1 avec le miroir de ,m4 l',abb ,bouriot3 mais comme la direction des rayons rflchis est de bas en haut1 il faut oprer en l'air sans support2 ce qui rend absolument impossible le plus grand nombre des expriences chimiques4 ,ces considrations m'avoient dtermin d'abord essayer de remplir de grandes vessies de gaz oxygne1 y adapter un tube susceptible d'tre ferm par un robinet1 m'en servir pour animer avec ce gaz le feu des charbons allums4 ,l'intensit de chaleur fut telle1 mme dans mes premires tentatives1 que je parvins fondre une petite quantit de platine brute avec assez de facilit4 ,c'est ce premier succs que je dois l'ide du gazomtre dont j'ai donn la description1 page #cdf suivantes4 ,je l'ai substitu aux vessies2 comme on peut donner au gaz oxygne le degr de pression qu'on juge propos1 on peut non-seulement s'en procurer un coulement continu1 mais lui donner mme un grand degr de vitesse4 ,le seul appareil dont on ait besoin pour ce genre d'expriences1 consiste en une petite table ,,abcd1 pl4 ,,xii1 fig4 #ae1 perce d'un trou en ,f1 travers lequel on fait passer un tube de cuivre ou d'argent ,,fg1 termin en ,g par une trs-petite ouverture qu'on peut ouvrir ou fermer par le moyen du robinet ,h4 ,ce tube se continue par dessous la table en lmno1 va s'adapter au gazomtre avec l'intrieur duquel il communique4 ,lorsqu'on veut oprer1 on commence faire avec le tourne-vis ,,ki un creux de quelques lignes de profondeur dans un gros charbon noir4 ,on place dans ce creux le corps que l'on veut fondre3 on allume ensuite le charbon avec un chalumeau de verre1 la flamme d'une chandelle ou d'une bougie2 aprs quoi on l'expose au courant de gaz oxygne qui sort avec rapidit par le bec ou extrmit ,g du tube ,,fg4 ,cette manire d'oprer ne peut tre employe que pour les corps qui peuvent tre mis sans inconvnient en contact avec les charbons1 tels que les mtaux1 les terres simples1 c4 ,a l'gard des corps dont les principes ont de l'affinit avec le charbon que cette substance dcompose1 comme les sulfates1 les phosphates1 en gnral presque tous les sels neutres1 les verres mtalliques1 les maux1 c4 on se sert de la lampe d'mailleur1 travers de laquelle on fait passer un courant de gaz oxygne4 ,alors1 au lieu de l'ajutage recourb ,,eg1 on se sert de celui coud ,,st1 qu'on visse la place qui dirige le courant de gaz oxygne travers la flamme de la lampe4 ,l'intensit de chaleur que donne ce second moyen n'est pas aussi forte que celle qu'on obtient par le premier1 ce n'est qu'avec beaucoup de peine qu'on parvient fondre la platine4 ,les supports dont on se sert dans cette seconde manire d'oprer1 sont ou des coupelles d'os calcins1 ou de petites capsules de porcelaine1 ou mme des capsules ou cuillers mtalliques4 ,pourvu que ces dernires ne soient pas trop petites1 elles ne fondent pas1 attendu que les mtaux sont bons conducteurs de chaleur1 que le calorique se rpartit en consquence promptement facilement dans toute la masse1 n'en chauffe que mdiocrement chacune des parties4 ,on peut voir dans les volumes de l',acadmie1 anne #aghb1 page #dgf1 #aghc1 page #egc1 la suite d'expriences que j'ai faites avec cet appareil4 ,il en rsulte1 #a4 que le cristal de roche1 c'est--dire la terre siliceuse pure1 est infusible2 mais qu'elle devient susceptible de ramollissement de fusion1 ds qu'elle est mlange4 #b4 ,que la chaux1 la magnsie la baryte ne sont fusibles ni seules1 ni combines ensemble2 mais qu'elles facilitent1 sur-tout la chaux1 la fusion de toutes les autres substances4 #c4 ,que l'alumine est compltement fusible seule1 qu'il rsulte de sa fusion une substance vitreuse opaque trs-dure1 qui raye le verre comme les pierres prcieuses4 #d4 ,que toutes les terres pierres composes se fondent avec beaucoup de facilit1 forment un verre brun4 #e4 ,que toutes les substances salines1 mme l'alkali fixe1 se volatilisent en peu d'instans4 #f4 ,que l'or1 l'argent1 etc4 probablement la platine1 se volatilisent lentement ce degr de feu1 se dissipent sans aucune circonstance particulire4 #g4 ,que toutes les autres substances mtalliques1 l'exception du mercure1 s'oxident quoique places sur un charbon2 qu'elles y brlent avec une flamme plus ou moins grande diversement colore1 finissent par se dissiper entirement4 #h4 ,que les oxides mtalliques brlent galement tous avec flamme2 ce qui semble tablir un caractre distinctif de ces substances1 ce qui me porte croire1 comme ,bergman l'avoit souponn1 que la baryte est un oxide mtallique1 quoiqu'on ne soit pas encore parvenu en obtenir le mtal dans son tat de puret4 #i4 ,que parmi les pierres prcieuses1 les unes1 comme le rubis1 sont susceptibles de se ramollir et de se souder1 sans que leur couleur mme que leur poids soient altrs2 que d'autres1 comme l'hyacinthe dont la fixit est presque gale celle du rubis1 perdent facilement leur couleur2 que la topase de ,saxe1 la topase le rubis du ,bresil non-seulement se dcolorent promptement ce degr de feu1 mais qu'ils perdent mme un cinquime de leur poids1 qu'il reste1 lorsqu'ils ont subi cette altration1 une terre blanche semblable en apparence du quartz blanc ou du biscuit de porcelaine2 enfin que l'meraude1 la chrysolite le grenat fondent presque sur-le-champ en un verre opaque color4 #aj4 ,qu' l'gard du diamant1 il prsente une proprit qui lui est toute particulire1 celle de se brler la manire des corps combustibles de se dissiper entirement4 ,il est un autre moyen dont je n'ai point encore fait usage1 pour augmenter encore davantage l'activit du feu par le moyen du gaz oxygne2 c'est de l'employer souffler un feu de forge4 ,m4 ,achard en a eu la premire ide2 mais les procds qu'il a employs au moyen desquels il croyoit dphlogistiquer l'air de l'atmosphre1 ne l'ont conduit rien de satisfaisant4 ,l'appareil que je me propose de faire construire1 sera trs-simple3 il consistera dans un fourneau ou espce de forge d'une terre extrmement rfractaire2 sa figure sera peu prs semblable celle du fourneau reprsent planche ,,xiii1 figure #d2 il sera seulement moins lev en gnral construit sur de plus petites dimensions4 ,il aura deux ouvertures1 l'une en ,e laquelle s'adaptera le bout d'un soufflet1 une seconde toute semblable laquelle s'ajustera un tuyau qui communiquera avec le gazomtre4 ,je pousserai d'abord le feu aussi loin qu'il sera possible par le vent du soufflet2 quand je serai parvenu ce point1 je remplirai entirement le fourneau de charbons embrass2 puis interceptant tout--coup le vent du soufflet1 je donnerai par l'ouverture d'un robinet accs au gaz oxygne du gazomtre1 je le ferai arriver avec quatre ou cinq pouces de pression4 ,je puis runir ainsi le gaz oxygne de plusieurs gazomtres1 de manire en faire passer jusqu' huit neuf pieds cubes travers le fourneau1 je produirai une intensit de chaleur certainement trs-suprieure tout ce que nous connoissons4 ,j'aurai soin de tenir l'ouverture suprieure du fourneau trs-grande1 afin que le calorique ait une libre issue1 qu'une expansion trop rapide de ce fluide si minemment lastique ne produise point une explosion4 ,,fin4 ,,tables ,a ,l',,usage ,,des ,,chimistes4 ,,tables ,a ,l',,usage ,,des ,,chimistes4 ,n4 ,i4 ,table pour convertir les onces1 gros grains en fractions dcimales de livre1 poids de marc4 ,,table ,,pour ,,les ,,grains4 ,grains ,fractions dcimales ,grains ,fractions dcimales poids de livre poids de livre de marc4 correspondantes4 de marc4 correspondantes4 ---------------------------------------- -------------------- livre4 livre4 #a #j1jjjajhejg #ac #j1jjadajeia #b #j1jjjbagjad #ad #j1jjaeaijih #c #j1jjjcbeeba #ae #j1jjafbgfje #d #j1jjjdcdjbh #af #j1jjagcfaab #e #j1jjjedbece #ag #j1jjahddfai #f #j1jjjfeajdb #ah #j1jjaiecabe #g #j1jjjgeiedi #ai #j1jjbjfafcc #h #j1jjjhfhjef #bj #j1jjbagjadj #i #j1jjjigfefc #ba #j1jjbbghfdg #aj #j1jjajhejgj #bb #j1jjbchgaed #aa #j1jjaaicegg #bc #j1jjbdieffa #ab #j1jjacjbjhd #bd #j1jjbfjdafh ,grains ,fractions dcimales ,grains ,fractions dcimales poids de livre poids de livre de marc4 correspondantes4 de marc4 correspondantes4 ---------------------------------------- -------------------- livre4 livre4 #be #j1jjbgabfge #ea #j1jjeeccheg #bf #j1jjbhbaahb #eb #j1jjefdbcfd #bg #j1jjbibifhi #ec #j1jjegejhga #bh #j1jjcjchaif #ed #j1jjeheicgh #bi #j1jjcadfgjc #ee #j1jjeifghhe #cj #j1jjcbeebaj #ef #j1jjfjgfcgb #ca #j1jjccfcgag #eg #j1jjfahdhii #cb #j1jjcdgbbbd #eh #j1jjfbicdjf #cc #j1jjcehjgca #ei #j1jjfdjaiac #cd #j1jjcfhibch #fj #j1jjfeajdbj #ce #j1jjcgiggde #fa #j1jjffahibg #cf #j1jjcijfbeb #fb #j1jjfgbgdcd #cg #j1jjdjadgei #fc #j1jjfhceida #ch #j1jjdabcbff #fd #j1jjfiddddh #ci #j1jjdbcaggc #fe #j1jjgjebiee #dj #j1jjdcdjbhj #ff #j1jjgafadfb #da #j1jjdddhghg #fg #j1jjgbfiifi #db #j1jjdeegbid #fh #j1jjgcghdef #dc #j1jjdffehja #fi #j1jjgdhfihc #dd #j1jjdggdcjh #gj #j1jjgeiedij #de #j1jjdhhbhae #ga #j1jjggjciig #df #j1jjdiiacbb #gb #j1jjghabejd #dg #j1jjejiihbi #gc #j1jjgibajaa #dh #j1jjebjhccf #gd #j1jjhjbieah #di #j1jjecafhdc #ge #j1jjhachjbe #ej #j1jjedbecej #gf #j1jjhbdfecb ,grains ,fractions dcimales ,grains ,fractions dcimales poids de livre poids de livre de marc4 correspondantes4 de marc4 correspondantes4 ---------------------------------------- -------------------- livre4 livre4 #gg #j1jjhceejci #hi #j1jjifegabc #gh #j1jjhdfcedf #ij #j1jjigfefcj #gi #j1jjhegbjec #ia #j1jjihgdacg #hj #j1jjhfhjefj #ib #j1jjiihbfdd #ha #j1jjhghijfg #ic #j1jajjiaaea #hb #j1jjhhigegd #id #j1jajaiifeh #hc #j1jjijjfjha #ie #j1jajcjhafe #hd #j1jjiaadehh #if #j1jajdaffgb #he #j1jjibbcjie #ig #j1jajebeagi #hf #j1jjiccafjb #ih #j1jajfccfhf #hg #j1jjiddjaji #ii #j1jajgdbaic #hh #j1jjiedhfaf #ajj #j1jajhejgjj ,,pour ,,les ,,gros4 ,,pour ,,les ,,onces4 gros4 livre4 onces4 livre4 #a #j1jjghabe #a #j1jfbejjj #b #j1jaefbej #b #j1abejjjj #c #j1jbcdcge #c #j1ahgejjj #d #j1jcabejj #d #j1bejjjjj #e #j1jcijfbe #e #j1cabejjj #f #j1jdfhgej #f #j1cgejjjj #g #j1jedfhge #g #j1dcgejjj #h #j1jfbejjj #h #j1ejjjjjj #i #j1jgjcabe #i #j1efbejjj #aj #j1jghabej #aj #j1fbejjjj #aa #j1jheicge #aa #j1fhgejjj #ab #j1jicgejj #ab #j1gejjjjj #ac #j1ajaefbe #ac #j1habejjj #ad #j1ajicgej #ad #j1hgejjjj #ae #j1aagahge #ae #j1icgejjj #af #j1abejjjj #af #a1jjjjjjj ,n4 ,,ii4 ,,table pour convertir les fractions dcimales de livre en fractions vulgaires4 ,,pour ,,les ,,dixiemes ,,de ,,livre4 ,,pour ,,les ,,milliemes ,,de ,,livre4 ,fractions,fractions vulgaires ,fractions,fractions vulgaires dcimales de livre dcimales de livre de livre4 correspondantes4 de livre4 correspondantes4 ------------------------------ ------------------------------ livre4 onces4 gros4 grains4 livre4 onces4 gros4 grains4 #j1a #a #d #eg1fj #j1jja #i1bb #j1b #c #a #dc1bj #j1jjb #ah1dc #j1c #d #f #bh1hj #j1jjc #bg1fe #j1d #f #c #ad1dj #j1jjd #cf1hf #j1e #h #h #j #j1jje #df1jh #j1f #i #d #eg1fj #j1jjf #ee1cj #j1g #aa #a #dc1bj #j1jjg #fd1ea #j1h #ab #f #bh1hj #j1jjh #a #a1gc #j1i #ad #c #ad1dj #j1jji #a #aj1id #a1 #af #j #j #j1jaj #a #bj1af ,,pour ,,les ,,centiemes ,,pour ,,les ,,dix ,,milliemes ,,de ,,livre4 ,,de ,,livre4 livre4 onces4 gros4 grains4 livre4 grains4 #j1ja #a #bj1af #j1jjja #j1ib #j1jb #b #dj1cb #j1jjjb #a1hd #j1jc #c #fj1dh #j1jjjc #b1gf #j1jd #e #h1fd #j1jjjd #c1fi #j1je #f #bh1hj #j1jjje #d1fa #j1jf #g #dh1if #j1jjjf #e1ec #j1jg #a #j #fi1ab #j1jjjg #f1de #j1jh #a #b #ag1bh #j1jjjh #g1cg #j1ji #a #c #cg1dd #j1jjji #h1bi #j1aj #a #d #eg1fj #j1jjaj #i1bb ,,pour ,,les ,,cent ,,milliemes ,,pour ,,les ,,millioniemes ,,de ,,livre4 ,,de ,,livre4 ,fractions,fractions vulgaires ,fractions ,fractions vulgaires dcimales de livre dcimales de livre de livre4 correspondantes4 de livre4 correspondantes4 ------------------------------ ------------------------------- livre4 grains4 livre4 grains4 #j1jjjja #j1ji #j1jjjjja #j1ja #j1jjjjb #j1ah #j1jjjjjb #j1jb #j1jjjjc #j1bh #j1jjjjjc #j1jc #j1jjjjd #j1cg #j1jjjjjd #j1jd #j1jjjje #j1df #j1jjjjje #j1je #j1jjjjf #j1ee #j1jjjjjf #j1jf #j1jjjjg #j1fd #j1jjjjjg #j1jg #j1jjjjh #j1gd #j1jjjjjh #j1jh #j1jjjji #j1hc #j1jjjjji #j1ji #j1jjjaj #j1ib #j1jjjjaj #j1aj ,n4 ,,iii4 ,,table du nombre de ,pouces cubes correspondans un poids dtermin d'eau4 ,,table ,,pour ,,les ,,grains4 ,grains d'eau1 ,nombre de ,grains d'eau1 ,nombre de poids pouces cubes poids pouces cubes de marc4 correspondans4 de marc4 correspondans4 ---------------------------- ---------------------------- #a #j1jjc #bc #j1jfb #b #j1jje #bd #j1jfe #c #j1jjh #be #j1jfg #d #j1jaa #bf #j1jgj #e #j1jac #bg #j1jgc #f #j1jaf #bh #j1jgf #g #j1jai #bi #j1jgh #h #j1jbb #cj #j1jha #i #j1jbd #ca #j1jhd #aj #j1jbg #cb #j1jhf #aa #j1jcj #cc #j1jhi #ab #j1jcb #cd #j1jib #ac #j1jce #ce #j1jid #ad #j1jch #cf #j1jig #ae #j1jdj #cg #j1ajj #af #j1jdc #ch #j1ajc #ag #j1jdf #ci #j1aje #ah #j1jdi #dj #j1ajh #ai #j1jea #da #j1aaa #bj #j1jed #db #j1aac #ba #j1jeg #dc #j1aaf #bb #j1jei #dd #j1aai ,grains d'eau1 ,nombre de ,grains d'eau1 ,nombre de poids pouces cubes poids pouces cubes de marc4 correspondans4 de marc4 correspondans4 ---------------------------- ---------------------------- #de #j1aba #ei #j1aei #df #j1abd #fj #j1afb #dg #j1abg #fa #j1afe #dh #j1acj #fb #j1afg #di #j1acb #fc #j1agj #ej #j1ace #fd #j1agc #ea #j1ach #fe #j1age #eb #j1adj #ff #j1agh #ec #j1adc #fg #j1aha #ed #j1adf #fh #j1ahd #ee #j1adh #fi #j1ahf #ef #j1aea #gj #j1ahi #eg #j1aed #ga #j1aib #eh #j1aeg #gb #j1aid ,,table ,,pour ,,les ,,gros4 ,,table ,,pour ,,les ,,onces4 pou4 cub4 pou4 cub4 #a #j1aic #a #a1edc #b #j1chf #b #c1jhf #c #j1egi #c #d1fbi #d #j1ggb #d #f1agb #e #j1ife #e #g1gae #f #a1aeh #f #i1beh #g #a1cea #g #aj1hja #h #a1edc #h #ab1cdd #i #ac1hhg #aj #ae1dcj #aa #af1igc #ab #ah1eaf #ac #bj1jei #ad #ba1fjb #ae #bc1ade #af #bd1fhg ,,table ,,pour ,,les ,,livres4 ,livres d'eau1 ,nombre de ,livres d'eau1 ,nombre de poids pouces cubes poids pouces cubes de marc4 correspondans4 de marc4 correspondans4 ---------------------------- ---------------------------- pou4 cub4 pou4 cub4 #a #bd1fhg #bj #dic1gdj #b #di1cgd #ba #eah1dbg #c #gd1jfa #bb #edc1aad #d #ih1gdh #bc #efg1hja #e #abc1dbj #bd #eib1ddh #f #adh1abb #be #fag1age #g #agb1hji #bf #fda1hfb #h #aig1dif #bg #fff1edi #i #bbb1ahj #bh #fia1bcf #aj #bdf1hgj #bi #gae1ibc #aa #bga1eeg #cj #gdj1faj #ab #bif1bdd #dj #ihg1dhj #ac #cbj1ica #ej #abcd1bjj #ad #cde1fah #fj #adha1bbj #ae #cgj1cje #gj #agbh1jjj #af #cid1iib #hj #aigd1ifj #ag #dai1fgf #ij #bbba1hjj #ah #ddd1cfj #ajj #bcbh1gjj #ai #dfi1jej ,n4 ,,iv4 ,,table pour convertir les lignes fractions de lignes en fractions dcimales de pouce4 ,,table ,,pour ,,les ,,fractions ,,table ,,pour ,,les ,,lignes4 ,,de ,,ligne4 ,douzimes ,fractions dcimales ,fractions dcimales de de pouce lignes4 de pouce lignes4 correspondantes4 correspondantes4 ------------------------------ ------------------------------ pouces4 pouces4 #a #j1jjfid #a #j1jhccc #b #j1jachi #b #j1afffg #c #j1jbjhc #c #j1bejjj #d #j1jbggh #d #j1ccccc #e #j1jcdgb #e #j1daffg #f #j1jdafg #f #j1ejjjj #g #j1jdhfa #g #j1ehccc #h #j1jeeef #h #j1ffffg #i #j1jfbej #i #j1gejjj #aj #j1jfidd #aj #j1hcccc #aa #j1jgfci #aa #j1iaffg #ab #j1jhccc #ab #a1jjjjj ,n4 ,v4 ,,table pour convertir les hauteurs d'eau observes dans les cloches ou jarres1 en hauteurs correspondantes de mercure exprimes en fractions dcimales de pouce4 ,hauteur ,hauteur correspondante ,hauteur ,hauteur correspondante de l'eau du mercure de l'eau du mercure exprime exprime en fractions exprime exprime en fractions en lignes4 dcimales de pouce4 en lignes4 dcimales de pouce4 --------------------------------- --------------------------------- lignes4 pouces4 pou4 lig4 pouces4 #a #j1jjfad #bj #j1abbhd #b #j1jabbh #ba #j1abhih #c #j1jahdc #bb #j1aceab #d #j1jbdeg #bc #j1adabf #e #j1jcjga #b #j1adgda #f #j1jcfhe #c #j1bbaaa #g #j1jdbii #d #j1bidha #h #j1jdiad #e #j1cfheb #i #j1jeebh #f #j1ddbbb #aj #j1jfadb #g #j1eaeic #aa #j1jfgef #h #j1ehifc #ab #j1jgcgj #i #j1ffccc #ac #j1jgihe #aj #j1gcgjd #ad #j1jheii #aa #j1hajgd #ae #j1jibac #ab #j1hhddd #af #j1jihbg #ac #j1iehae #ag #j1ajdda #ad #a1jcahe #ah #j1aajee #ae #a1ajeef #ai #j1aafgj #af #a1agibf ,n4 ,,vi4 ,,table des quantits de pouces cubiques franois correspondans une once1 mesure de ,m4 ,priestley4 ,onces1 mesure,pouces cubiques ,onces1 mesure,pouces cubiques de franois de franois ,m4 ,priestley4correspondans4 ,m4 ,priestley4correspondans4 ----------------------------- ----------------------------- pou4 cub4 pou4 cub4 #a #a1efg #bj #ca1cdj #b #c1acd #cj #dg1jaj #c #d1gja #dj #fb1fhj #d #f1bfh #ej #gh1cej #e #g1hce #fj #id1jbj #f #i1djb #gj #aji1fij #g #aj1ifi #hj #abe1cfj #h #ab1ecf #ij #ada1jcj #i #ad1ajc #ajj #aef1gjj #aj #ae1fgj #bjj #cac1djj #aa #ag1bcg #cjj #dgj1ajj #ab #ah1hjd #djj #fbf1hjj #ac #bj1cga #ejj #ghc1ejj #ad #ba1ich #fjj #idj1bjj #ae #bc1eje #gjj #ajif1ijj #af #be1jgb #hjj #abec1fjj #ag #bf1fci #ijj #adaj1cjj #ah #bh1bjf #ajjj #aefg1jjj #ai #bi1ggc ,n4 ,,vii4 ,,table des pesanteurs des diffrens gaz #bh pouces de pression #aj degrs du thermomtre4 ,poids ,poids du pied ,noms des airs du pouce cube4 ,,observations4 ou gaz4 cube4 ---------------------------------------- --------------------------- grains4 on4 gro4 gra4 ,air atmosphrique4 #j1dfjje #a #c #c1jj ,d'aprs mes expr4 ,gaz azote4 #j1ddddd #a #b #dh1jj ,d'aprs mes expr4 ,gaz oxigne4 #j1ejfid #a #d #ab1jj ,d'aprs mes expr4 ,gaz hydrogne4 #j1jceci #fa1ae ,d'aprs mes expr4 ,gaz acide carbonique4 #j1fhihe #b #dj1jj ,d'aprs mes expr4 ,gaz nitreux4 #j1edfij #a #e #i1jd ,d'aprs ,m4 ,kirwan4 ,gaz ammoniaque4 #j1bgdhh #f #dc1jj ,d'aprs ,m4 ,kirwan4 ,gaz acide sulfureux4 #a1jchbj #c #ff1jj ,d'aprs ,m4 ,kirwan4 ,n4 ,,viii4 ,,table des ,pesanteurs spcifiques des substances minrales1 extraite de l'ouvrage de ,m4 ,,brisson4 ,,substances ,m,,talliques4 ,noms des ,pesan- ,poids ,poids substances ,,vari,t,s4 teur du pouce du mtalliques4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,or4 ,or #bd karats1 fondu #aibeha #ab #c #fb #acdh #a #j #da non forg4 ,le mme fondu forg4#aicfag #ab #d #bh #acee #e #j #fj ,or au titre de ,paris1 #agdhfc #aa #b #dh #abbd #j #e #ah ou #bb karats1 fondu non forg4 ,le mme fondu forg4#agehid #aa #c #ae #abca #d #a #b ,or au titre de la #agdjbb #aa #b #ag #abah #b #c #ea monoie de ,france1 ou #ba #bb_/cb karats1 fondu non forg4 ,le mme monoy4 #agfdgd #aa #c #cf #abce #e #j #ea ,or au titre des #aegjij #aj #a #cc #ajii #aj #j #df bijoux1 ou #bj karats1 fondu non forg4 ,le mme1 fondu #aeggdf #aj #a #eg #aajd #c #d #cj forg4 ,argent4 ,argent #ab deniers #ajdgdc #f #f #bb #gcc #c #a #eb fondu non forg4 ,le mme fondu forg4#ajeajg #f #f #cf #gce #aa #g #dc ,argent au titre de #ajageb #f #d #ee #gab #d #a #eg ,paris1 ou #aa deniers #aj grains1 fondu non forg4 ,le mme1 fondu #ajcgfe #f #e #eh #gbf #e #e #cb forg4 ,argent au titre de la #ajjdgf #f #d #g #gjc #e #b #cf monoie de ,france1 ou #aj deniers #ba grains1 fondu non forg4 ,le mme monoy4 #ajdjgg #f #e #gj #gbh #h #d #ga ,platine4 ,platine brut en #aefjag #aj #j #fe #ajib #a #g #ag grenailles4 ,le mme dcap1 par #afgeba #aj #f #fb #aagb #aj #b #ei l'acide muriatique4 ,platine purifi fondu4#aiejjj #ab #e #h #acfe #j #j #j ,platine purifi forg4#bjccff #ac #a #cb #adbc #h #g #fg ,platine purifi1 pass#bajdag #ac #e #h #adgb #ad #e #df par la filiere4 ,platine purifi pass #bbjfij #ad #b #ca #aedd #ac #b #ag au laminoir4 ,cuivre4 ,cuivre rouge fondu #gghhj #e #j #bh #ede #b #d #ce non forg4 ,le mme fondu pass #hhghe #e #f #c #fba #g #g #bf la filiere4 ,cuivre jaune fondu #hcieh #e #c #ch #ehg #aa #b #bf non forg4 ,le mme fondu pass #hedda #e #d #bb #eih #a #c #aj la filiere4 ,fer4 ,fer fondu4 #gbjgj #d #e #bg #ejd #g #f #eb ,fer forg en barre1 #gghhj #e #j #bh #ede #b #d #ce croui ou non croui4 ,acier ni tremp1 ni #ghcca #e #j #dd #edh #e #j #da croui4 ,le mme croui non #ghdjd #e #j #dg #edh #ac #a #ga tremp4 ,le mme croui #ghahj #e #j #ci #edg #d #a #bj ensuite tremp4 ,le mme tremp non #ghafc #e #j #ch #edg #b #b #c croui4 ,etain4 ,etain pur de #gbiad #d #e #eh #eaj #f #b #fh ,cornouailles1 fondu non croui4 ,le mme fondu #gbiid #d #e #fa #eaj #ae #b #de croui4 ,etain de ,mlac1 #gbifc #d #e #fj #eaj #aa #f #fa fondu non croui4 ,le mme fondu #gcjfe #d #e #fd #eaa #g #b #ag croui4 ,plomb4 ,plomb fondu4 #aacebc #g #b #fb #gid #aj #d #dd ,zinc4 ,zinc fondu4 #gaijh #d #e #ba #ejc #e #e #da ,bismuth4 ,bismuth fondu4 #ihbbg #f #b #fg #fhg #i #c #bh ,cobalt4 ,cobalt fondu4 #ghaai #e #j #cf #edf #ac #b #de ,antimoine4 ,antimoine fondu4 #fgjba #d #b #ed #dfi #b #b #ei ,antimoine crud4 #djfdc #b #e #e #bhd #h #j #i ,verre d'antimoine4 #didfd #c #a #dg #cdf #c #g #fd ,arsenic4 ,arsenic fondu4 #egfcc #c #e #fd #djc #f #g #ab ,nickel4 ,nickel fondu4 #ghjgj #e #j #ce #edf #g #f #eb ,molybdne4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #dgche #c #j #da #cca #aa #a #fi ,tungstne4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #fjffe #c #g #cc #dbd #aj #c #fj ,mercure4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #acefha #h #f #be #idi #ab #b #ac ,,pierres ,,pr,,cieuses4 ,noms des ,pesan- ,poids ,poids pierres ,,vari,t,s4 teur du pouce du prcieuses4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,diamant4 ,diamant ,oriental #cebab #b #b #ai #bdf #g #e #fi blanc4 ,diamant ,oriental #cecaj #b #b #bb #bdg #b #e #ee couleur de rose4 ,rubis4 ,rubis ,oriental4 #dbhcc #b #f #ae #bii #ac #b #bf ,rubis ,spinelle4 #cgfjj #b #c #cf #bfc #c #a #dc ,rubis ,balai4 #cfdeh #b #b #fe #bee #c #b #bf ,rubis du ,brsil4 #cecaa #b #b #bb #bdg #b #f #dg ,topaze4 ,topaze ,orientale4 #djajf #b #d #eg #bhj #aa #f #gj ,topaze-pistache #djfae #b #e #d #bhd #d #g #c ,orientale4 ,topaze du ,brsil4 #cecfe #b #b #bd #bdg #h #g #c ,topaze de ,saxe4 #cefdj #b #b #ce #bdi #g #e #cb ,topaze blanche de #ceece #b #b #ca #bdh #aa #g #bf ,saxe4 ,saphir4 ,saphir ,oriental4 #ciida #b #d #ea #bgi #i #c #aj ,saphir ,oriental blanc4 #ciiaa #b #d #ej #bgi #f #j #ah ,saphir du ,puy4 #djgfi #b #e #aj #bhe #f #a #b ,saphir du ,brsil4 #cacjg #b #j #ag #bai #b #c #e ,girasol4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #djjjj #b #d #ec #bhj #j #j #j ,jargon4 ,jargon de ,ceylan4 #ddafa #b #f #fe #cji #b #j #ah ,hyacinthe4 ,hyacinthe commune4 #cfhgc #b #c #i #beh #a #e #bb ,vermeille4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #dbbii #b #e #fg #bif #a #c #fe ,grenat4 ,grenat de ,bohme4 #dahhh #b #e #eb #bic #c #c #dg ,grenat en cristal #djfbg #b #e #e #bhd #f #a #eg dodcadre4 ,grenat en cristal #bdfhd #a #d #eh #agb #ab #d #fb #bd faces1 volcanis4 ,grenat ,syrien4 #djjjj #b #d #ec #bhj #j #j #j ,emeraude4 ,emeraude du ,prou4 #bggee #a #f #bh #aid #d #d #ce ,chrysolite4 ,chrysolite des #bghba #a #f #ca #aid #aa #g #dd ,joailliers4 ,chrysolite du ,brsil4 #bfibc #a #e #fi #ahh #g #c #a ,aigue- ,aigue marine ,orientale #cedhi #b #b #bi #bdh #f #f #aj marine4 ou ,bril4 ,aigue-marine #bgbbg #a #f #h #aij #i #c #bh ,occidentale4 ,,pierres ,,siliceuses4 ,noms des ,pesan- ,poids ,poids pierres ,,vari,t,s4 teur du pouce du siliceuses4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,cristal de ,cristal de ,roche #bfecj #a #e #ed #ahe #aa #b #fd ,roche4 limpide de ,madagascar4 ,cristal de ,roche du #bfebf #a #e #ed #ahe #aj #g #ba ,brsil4 ,cristal de ,roche #bfedh #a #e #ee #ahe #ac #c #a glatineux ou d',europe4 ,quartz4 ,quartz cristallis4 #bfedf #a #e #ee #ahe #ac #a #af ,quartz en masse4 #bfdga #a #e #eb #ahe #d #f #a ,grs4 ,grs des ,paveurs4 #bdaeh #a #d #ch #afi #a #e #da ,grs des ,rmouleurs4 #badbi #a #c #h #aej #j #j #bh ,grs des ,couteliers4 #baaac #a #b #fh #adg #ab #e #ah ,grs luisant de #befaf #a #e #bj #agi #d #g #fg ,fontainebleau4 ,pierre faux grain #befch #a #e #ba #agi #g #c #dg moyen d',auvergne4 ,pierre faux de #bebih #a #e #h #agg #a #c #a ,lorraine4 ,agathe4 ,agathe ,orientale4 #beija #a #e #ca #aha #d #g #ba ,agathe ,onix4 #bfcge #a #e #di #ahd #aj #j #j ,calcdoine4 ,calcdoine limpide4 #bffdj #a #e #ei #ahf #g #e #cb ,cornaline4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #bfacg #a #e #dj #ahb #ae #b #ed ,sardoine4 ,sardoine pure4 #bfjbe #a #e #cf #ahb #b #f #ci ,prase4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #behje #a #e #bg #ahj #aj #a #bj ,pierre ,pierre fusil blonde4 #beida #a #e #cb #aha #i #c #aj fusil4 ,pierre fusil #behag #a #e #bh #ahj #aa #d #b noirtre4 ,caillou4 ,caillou ,onix4 #bffdd #a #e #ei #ahf #h #a #b ,caillou de ,rennes4 #bfech #a #e #ee #ahe #ab #b #c ,pierre 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #bdhce #a #d #fc #agc #ac #d #ab meuliere4 ,jade4 ,jade blanc4 #biejb #a #g #ba #bjf #h #a #eg ,jade verd4 #biffj #a #g #bg #bjg #i #g #bf ,jaspe rouge4 #bffab #a #e #eh #ahf #d #d #be ,jaspe brun4 #bfiaa #a #e #fi #ahh #f #j #ah ,jaspe jaune4 #bgaja #a #f #d #ahi #aa #b #cf ,jaspe4 ,jaspe violet4 #bgaaa #a #f #d #ahi #ab #c #cc ,jaspe gris4 #bgfdj #a #f #bd #aic #g #e #cb ,jaspe ,onix ou rubann4 #bhafj #a #f #dc #aig #a #g #bf ,schorl4 ,schorl noir1 #ccfcf #b #a #cb #bce #g #a #fb prismatique hexadre4 ,schorl noir spathique4 #ccheb #b #a #dj #bcf #ae #c #bh ,schorl noir en masse1 #bibbe #a #g #aa #bjd #i #a #dc dit ,basalte noir antique4 ,,pierres ,,argileuses ,,ou ,,alumineuses4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,serpentine4 ,serpentine opaque #bdbie #a #d #dc #agj #a #j #bc verte d',italie1 dite ,gabro des ,florentins4 ,statite4 ,craie de ,brianon #bgbgd #a #f #aj #aij #ad #e #ef grossiere4 ,craie d',espagne4 #bgijb #a #f #cd #aie #e #j #ad ,pierre ollaire feuillete du #bgfhg #a #f #bf #aic #ab #g #dj ,dauphin4 ,pierre ollaire #bheca #a #f #eg #aii #aa #c #ef feuillete de ,sude4 ,talc4 ,talc de ,moscovie4 #bgiag #a #f #cd #aie #f #e #df ,mica noir4 #bijjd #a #g #c #bjc #j #c #db ,schiste4 ,schiste commun4 #bfgah #a #e #fa #ahg #j #c #bd ,ardoise neuve4 #bhece #a #f #eg #aii #aa #g #bf ,pierre rasoir #bhgfc #a #f #ff #bja #e #c #dg blanche4 ,pierre rasoir noire #cacaa #b #j #ag #bai #b #f #dg blanche4 ,,pierres ,,calcaires4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,spath ,spath calcaire #bgaea #a #f #f #aij #j #g #ba calcaire4 rhombodal dit ,cristal d',islande4 ,spath calcaire #bgada #a #f #e #ahi #ae #f #bd pyramidal1 dit ,dent de cochon4 ,albtre4 ,albtre ,oriental #bgcjb #a #f #aa #aia #b #f #db blanc antique4 ,marbre4 ,marbre campan vert4 #bgdag #a #f #af #aia #ad #e #df ,marbre campan rouge4 #bgbdb #a #f #i #aij #aa #j #fj ,marbre blanc de #bgafh #a #f #f #aij #b #f #ch ,carare4 ,marbre blanc de ,paros4 #bhcgf #a #f #ea #aih #aj #j #fe ,pierres ,pierre de ,s4 ,leu1 #afeic #a #j #dc #aaf #b #c #bd calcaires de la carriere de btir4 ,s4 ,leu4 ,pierre de ,s4 ,leu1 de #ahjid #a #a #bh #abf #aj #d #af la carriere de ,notre ,dame4 ,pierre de ,vergelet1 #afedb #a #j #db #aae #ab #e #df du plus gros grain4 ,pierre d',arcueil4 #bjfje #a #b #di #add #c #f #f ,pierre de ,liais du #bjggh #a #b #ef #ade #g #a #f fond de ,bagneux1 de la carriere de ,mad4 ,ricateau4 ,pierre de ,liais du #bcijb #a #d #bh #afg #e #j #ad fond de ,bagneux1 de la carriere de ,m4 ,ory4 ,pierre des carrieres #achfd #j #g #ad #ig #a #f #aj de ,bour4 ,pierre de ,passy prs #bccdj #a #d #g #afc #f #j #df ,tonnerre4 ,,spaths4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,spath pesant,spath pesant blanc4 #ddcjj #f #gj #caj #a #d #eh ou ,sulfate de baryte4 ,spath fluor1,spath fluor blanc4 #caeee #b #j #bf #bbj #ad #a #bj ou ,fluate de chaux4 ,spath fluor rouge4 #caiaa #b #j #ci #bbc #f #j #ah ,spath fluor vert4 #cahag #b #j #cf #bbb #aa #b #ag ,spath fluor bleu4 #cafhh #b #j #ca #bba #ac #j #cb ,spath fluor violet4 #cageg #b #j #cd #bbb #d #f #bj ,z,,olite4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,zolite4 ,zolite tincelante #bdhfh #a #d #fd #agd #a #a #eb rouge d'delfors4 ,zolite tincelante #bjgci #a #b #ed #ade #b #f #aj blanche4 ,zolite cristallise4 #bjhcc #a #b #eh #ade #ac #b #bf ,,peischtein ,,ou ,,pierre ,,de ,,poix4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,pierres ,pierre de poix noire4 #bjdii #a #b #de #adc #g #g #g de poix4 ,pierre de poix jaune4 #bjhfj #a #b #ei #adf #j #b #dj ,pierre de poix rouge4 #bffie #a #e #fa #ahf #ac #f #eb ,pierre de poix #bcaia #a #d #b #afb #e #c #aj noirtre4 ,,pierres ,m,,lang,,es4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,porphire4 ,porphire rouge4 #bgfea #a #f #bd #aic #h #g #ba ,porphire rouge du #bgicc #a #f #ce #aie #h #c #gj ,dauphin4 ,serpentin4 ,serpentin vert4 #bhifj #a #g #a #bjb #aa #d #ab ,serpentin noir dit #bicci #a #g #ae #bje #e #g #ed variolite du ,dauphin4 ,serpentin vert du #bihhc #a #g #cf #bji #b #g #ab ,dauphin4 ,ophite4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #bigbb #a #g #cj #bjh #j #f #ff ,granitelle4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 #cjfbf #a #g #fc #bad #f #j #fe ,granit4 ,granit rouge d',egypte4 #bfeda #a #e #ee #ahe #ab #d #ec ,granit d'un beau #bgfji #a #f #bc #aic #d #a #dh rouge4 ,granit de la ,valle #bgafc #a #f #f #aij #b #b #c de ,girardmas dans les ,vosges4 ,,pierres ,,de ,,volcans4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,pierres ,pierre-ponce4 #iade #d #ec #fd #j #a #ff de volcans4 ,lave pleine de #bcdhj #a #d #ac #afd #e #f #f ,volcans1 dite ,pierre obsidienne4 ,pierre de ,volvic4 #bcbje #a #d #b #afb #f #g #di ,basalte de la chausse #bhfdb #a #f #fa #bjj #g #g #ag des ,gans4 ,basalte prismatique #bdbae #a #d #dj #afi #h #j #df d',auvergne4 ,basalte1 dit pierre #bdaec #a #d #ch #afi #a #a #f de touche4 ,,vitrifications ,,artificielles4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,verres4 ,laitier des forges4 #bhedh #a #f #eh #aii #ac #c #a ,verre des bouteilles4 #bgcbe #a #f #ab #aia #d #c #ad ,verre vert ou commun #bfdbc #a #e #ej #ahd #ae #c #a des vitres4 ,verre blanc ou cristal #bhibb #a #g #j #bjb #g #b #h de ,france4 ,cristal des glaces de #bdhhb #a #d #fe #agd #b #f #bj ,s4 ,gobin4 ,cristal d',angleterre1 #ccbic #b #a #ai #bcc #j #f #ch dit ,flint-glass ,verre de borax4 #bfjgj #a #e #cg #ahb #g #f #eb ,porcelaine dure du #badeg #a #c #i #aej #c #a #cd ,roi1 ou de ,sves4 ,porcelaines4,porcelaine de ,limoges4 #bcdaj #a #d #aj #afc #ac #g #bf ,porcelaine de la ,chine4 #bchdg #a #d #bf #aff #ad #f #ff ,,mati,,res ,,inflammables4 ,pesan- ,poids ,poids ,noms des ,,vari,t,s4 teur du pouce du pierres4 spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,soufre4 ,soufre natif4 #bjccb #a #b #ci #adb #e #a #cd ,soufre fondu4 #aiijg #a #b #bc #aci #e #c #ef ,bitumes4 ,charbon de terre #acbib #j #f #fd #ic #j #e #df compacte4 ,ambre gris4 #ibfc #j #d #eh #fd #ac #c #dg ,ambre jaune ou #ajghj #j #e #db #ge #g #b #fc ,succin transparent4 ,,table des ,pesanteurs spcifiques des ,fluides4 ,,eaux4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- -------------------------------- on4 g4 grai4 liv4 on4 g4 gr4 ,eaux4 ,eau distille4 #ajjjj #j #e #ac #a_/c #gj #j #j #j ,eau de pluie4 #ajjjj #j #e #ac #a_/c #gj #j #j #j ,eau de la ,seine #ajjja1e #j #e #ac1d #gj #j #a #be filtre4 ,eau d',arcueil4 #ajjjd1f #j #e #ac1e #gj #j #d #i ,eau de ,ville-d',avray4 #ajjjd1c #j #e #ac1e #gj #j #c #fa ,eau de mer4 #ajbfc #j #e #bc #ga #ac #c #dg ,eau du lac ,asphaltite1#abdjc #j #f #ca #hf #ac #a #f ou de la ,mer morte4 ,,liqueurs ,,spiritueuses4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,vins4 ,vin de ,bourgogne4 #iiae #j #e #aj #fi #f #c #fj ,vin de ,bordeaux4 #iici #j #e #aa #fi #i #a #be ,vin de ,malvoisie de #ajchb #j #e #bh #gb #aj #f #bj ,madre4 ,bierre rouge4 #ajcch #j #e #bf #gb #e #f #fa ,bierre blanche4 #ajbca #j #e #bb #ga #i #f #gj ,cidre4 #ajaha #j #e #bj #ga #d #b #ac ,esprit- ,alkool du commerce4 #hcga #j #d #be #eh #i #c #cj de-vin1 ou alkool4 ,alkool trs-rectifi4 #hbic #j #d #bb #eh #j #f #ch ,alkool ml d'eau4 ,alkool4 ,eau4 parties4 parties4 #ae #a #hebg #j #d #cj #ei #aa #j #ad #ad #b #hfgd #j #d #cf #fj #aa #d #c #ac #c #hhae #j #d #da #fa #aa #b #ag #ab #d #hidg #j #d #df #fb #aj #j #cg #aa #e #ijge #j #d #ea #fc #h #c #ad #aj #f #iaii #j #d #ee #fd #f #b #bb #i #g #icag #j #d #fj #fe #c #d #b #h #h #idbg #j #d #fd #fe #ae #f #dc #g #i #ieai #j #d #fg #ff #aj #a #b #f #aj #ieih #j #d #gj #fg #b #g #eh #e #aa #ifgd #j #e #a #fg #aa #c #ff #d #ab #igcc #j #e #c #fh #b #j #ee #c #ac #igia #j #e #f #fh #h #d #ec #b #ad #iheb #j #e #h #fh #ae #c #bh #a #ae #iiai #j #e #aj #fi #f #g #ca ,ethers4 ,ether sulfurique4 #gcif #j #c #fj #ea #ab #b #ei ,ether nitrique4 #ijhh #j #d #ea #fc #i #f #fa ,ether muriatique4 #gbif #j #c #ef #ea #a #a #af ,ether actique4 #hffd #j #d #ce #fj #aj #b #fh ,,liqueurs ,,acides4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,acides ,acide sulfurique4 #ahdji #a #a #ci #abh #ac #f #cc minraux4 ,acide nitrique4 #abgae #f #dc #hi #j #j #df ,acide muriatique4 #aaidj #f #ad #hc #i #b #ag ,acides ,acide acteux rouge4 #ajbea #j #e #bc #ga #ab #j #fe vgtaux4 ,acide acteux blanc4 #ajace #j #e #ah #gj #ae #j #fi ,acide acteux #ajjie #j #e #ag #gj #aj #e #i distill4 ,acide actique4 #ajfbf #j #e #cg #gd #f #j #fe ,acides ,acide formique4 #iidb #j #e #aa #fi #i #d #b animaux4 ,,alkali ,,volatil ,,ou ,,ammoniaque4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,ammoniaque4 ,ammoniaque en liqueur4 #higj #j #d #dg #fb #ab #e #i ,,liqueurs ,,huileuses4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------- onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,huiles ,huile essentielle de #hfig #j #d #cg #fj #ad #j #cg volatiles1 trbenthine4 ou essentielles4,trbenthine liquide4 #iiaj #j #e #aj #fi #e #g #bf ,huile essentielle de #hich #j #d #df #fb #i #j #cb ,lavande4 ,huile essentielle de #ajcfc #j #e #bg #gb #h #e #ah ,grofle4 ,huile essentielle de #ajdci #j #e #cj #gc #a #a #be ,canelle4 ,huiles ,huile d'olives4 #iaec #j #d #ed #fd #a #a #f fixes1 ou grasses4 ,huile d'amande douce4 #iagj #j #d #ed #fd #c #j #bc ,huile de lin4 #idjc #j #d #fc #fe #ac #a #f ,huile de pavot4 #ibhh #j #d #eg #fd #aj #e #ah ,huile de fane4 #iagf #j #d #ee #fd #c #e #ej ,huile de baleine4 #ibcc #j #d #eg #fd #aj #j #ee ,,liqueurs ,,animales4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,liqueurs ,lait de femme4 #ajbjc #j #e #ba #ga #f #e #fd animales4 ,lait de jument4 #ajcdf #j #e #bf #gb #f #f #a ,lait d'nesse4 #ajcee #j #e #bg #gb #g #f #f ,lait de chvre4 #ajcda #j #e #bf #gb #f #a #ci ,lait de brebis4 #ajdji #j #e #bi #gb #ac #f #cc ,lait de vache4 #ajcbd #j #e #be #gb #d #b #bb ,petit-lait de vache #ajaic #j #e #bj #ga #e #d #fg clarifi4 ,urine humaine4 #ajajf #j #e #ag #gj #a #f #gj ,,table des ,pesanteurs spcifiques de quelques substances vgtales animales4 ,pesan- ,poids ,poids ,,especes4 ,,vari,t,s4 teur du pouce du spci- cube4 pied cube4 fique4 ---------------------------------------- ------------------------------ onc4 g4 gr4liv4 on4 g4 gr4 ,rsines4 ,rsines jaune ou #ajgbg #e #dj #ge #a #c #bh blanche du pin4 ,arcanon4 #ajheg #e #de #ge #ae #g #fc ,galipot4 #ajhai #e #ed #ge #aa #e #ei ,baras4 #ajdda #e #cj #gc #a #c #aj ,sandaraque4 #ajibj #e #dh #gf #g #j #bc ,mastic4 #ajgdb #e #da #ge #c #j #fj ,storax4 #aajih #e #ed #gg #aj #g #eh ,rsine ou gomme #aacih #e #bh #gb #ab #d #dd copale opaque4 ,gomme copale #ajdeb #e #cj #gc #b #d #ga transparente4 ,gomme copale de #ajfjj #e #cf #gd #c #a #dc ,madagascar4 ,gomme copale de la #ajfbh #e #cg #gd #f #b #ej ,chine4 ,rsine ou ,gomme ,elmi4 #ajahb #e #bj #ga #d #c #e ,rsine ou gomme #ajbhd #e #bd #ga #ae #f #cc anime d',orient4 ,rsine ou gomme #ajdbf #e #bi #gb #ae #e #ej anime d',occident4 ,labdanum4 #aahfb #f #aa #hc #j #d #be ,labdanum in tortis4 #bdicc #a #d #fg #agd #h #c #gj ,rsine ou gomme de #abbhi #f #bg #hf #j #b #fh gayac4 ,rsine de jalap4 #abahe #f #bc #he #d #e #ee ,sang-dragon4 #abjde #f #ah #hd #e #j #bc ,rsine ou gomme-laque4 #aacij #e #fe #gi #aa #e #cb ,rsine tacamaque4 #ajdfc #e #ca #gc #c #f #fa ,benjoin4 #ajibd #e #dh #gf #g #c #fe ,rsine ou gomme #ajfjd #e #cf #gd #c #e #ac alouchi4 ,rsine ou gomme #aabdd #e #fj #gh #aa #b #de caragne4 ,rsine ou gomme #icce #d #fa #fe #e #d #ab lastique4 ,camphre4 #ihhg #e #i #fi #c #b #ed ,gommes- ,gomme ammoniaque4 #abjga #f #ai #hd #g #g #dd rsines4 ,gomme sraphique4 #abjjh #f #af #hd #j #g #ab ,gomme de lierre1 ou #abidh #f #ea #ij #aj #a #bi hdre4 ,gomme gutte4 #abbaf #f #bd #he #h #a #ci ,euphorbe4 #aabdd #e #fj #gh #aa #b #de ,oliban ou encens4 #aagcb #f #f #hb #a #g #fc ,mirrhe4 #acfjj #g #d #ie #c #a #dc ,bdelium4 #acgag #e #fe #gi #aj #a #eg ,scammone d',alep4 #abced #f #bi #hf #g #e #ac ,scammone de ,smyrne4 #abgdc #f #dd #hi #c #a #eb ,galbanum4 #ababj #f #bj #hd #ac #c #cg ,assa ftida4 #acbge #f #fd #ib #ad #f #bi ,sarcocolle4 #abfhd #f #db #hh #ab #d #fb ,opopanax4 #afbbf #a #j #cj #aac #i #b #cf ,gommes4 ,gomme commune1 #adhag #j #g #di #ajc #aa #d #b ou de ,pas4 ,gomme arabique4 #adebc #g #ch #aja #aj #d #dd ,gomme adraganthe4 #acafa #f #ei #ib #b #j #ah ,gomme de ,bassora4 #adcdf #g #cb #ajj #f #f #a ,gomme d',acajou4 #addef #g #cf #aja #c #j #da ,gomme monbain4 #adbjf #g #bf #ii #g #j #da ,sucs ,suc de rglisse4 #agbbh #a #j #fg #abj #i #d #ba paissis4 ,suc d'acacia4 #aeaec #g #fb #ajf #a #a #f ,suc d'arec4 #adegc #g #dj #ajb #j #a #bi ,cachou4 #acihj #g #ah #ig #ac #f #f ,alos hpatique4 #acehf #g #c #ie #a #e #d ,alos socotrin4 #acgie #g #aa #if #i #j #bc ,hypociste4 #aebfc #g #ff #ajf #ac #c #dg ,opium4 #accff #f #fg #ic #h #g #c ,fcules4 ,indigo4 #gfij #j #c #ga #ec #ac #b #ag ,roucou4 #eief #j #c #f #da #aa #j #da ,cires ,cire jaune4 #ifdh #e #j #fg #h #d #dd graisses4 ,cire blanche4 #ifhf #e #b #fg #ab #f #dg ,cire d'ouarouchi4 #higj #d #dg #fb #ab #e #i ,beurre de cacao4 #hiaf #d #de #fb #f #d #ec ,blanc de baleine4 #idcc #d #fd #ff #j #c #gj ,graisse de buf4 #ibcb #d #eg #fd #i #g #fc ,graisse de veau4 #icda #d #fa #fe #f #a #ci ,graisse de mouton4 #ibce #d #eg #fd #aj #b #dj ,suif4 #idai #d #fd #fe #ad #g #ca ,graisse de cochon4 #icfh #d #fb #fe #i #a #eb ,lard4 #idgh #d #ff #ff #e #d #ba ,beurre4 #idbc #d #fd #fe #ae #c #a ,bois4 ,chne de #fj ans3 le #aagjj #f #e #ha #ad #c #ad cur4 ,lige4 #bdjj #a #ah #af #ab #f #bi ,orme3 le tronc4 #fgaj #c #ce #df #ae #d #ab ,fresne3 le tronc4 #hdej #d #bg #ei #b #c #ad ,htre4 #hebj #d #cj #ei #aj #a #ff ,aune4 #hjjj #d #aa #ef #j #j #j ,erable4 #geej #c #ff #eb #ac #d #eh ,noyer de ,france4 #fgaj #c #ce #df #ae #d #ab ,saule4 #ehej #c #b #dj #ae #a #dc ,tilleul4 #fjdj #c #i #db #d #c #fj ,sapin mle4 #eejj #b #fa #ch #h #j #j ,sapin femelle4 #dihj #b #db #cd #ac #f #f ,peuplier4 #chcj #a #ga #bf #ab #g #di ,peuplier blanc #ebid #b #ed #cg #j #g #ca d',espagne4 ,pommier4 #gicj #d #h #ee #h #a #bj ,poirier4 #ffaj #c #ca #df #d #b #dj ,coignassier4 #gjej #c #dg #di #e #d #eh ,nefflier4 #iddj #d #fd #ff #a #b #ag ,prunier4 #ghej #d #e #ed #ae #a #dc ,olivier4 #ibgj #d #eh #fd #ad #a #ff ,cerisier4 #gaej #c #ea #ej #j #f #bi ,coudrier ou noisetier4 #fjjj #c #h #db #j #j #j ,buis de ,france4 #iabj #d #eb #fc #ac #c #cg ,buis de ,hollande4 #acbhj #f #fd #ib #ae #b #fc ,if de ,hollande4 #ghhj #d #f #ee #b #d #ce ,if d',espagne4 #hjgj #d #ac #ef #g #f #eb ,cyprs d',espagne4 #fddj #c #bd #de #a #b #ag ,thuya4 #efjh #b #fe #ci #d #j #ee ,grenadier4 #acedj #g #a #id #ab #c #fj ,mrier d',espagne4 #higj #d #dg #fb #ab #e #i ,gayac4 #acccj #f #ff #ic #d #g #di ,oranger4 #gjej #c #dg #di #e #d #eh ,,table ,,des ,,matieres4 ,a ,,acides4 ,ils rsultent en gnral d'un premier ordre de combinaisons formes par la runion de deux principes simples1 #afc4-,savoir1 d'un radical particulier d'un principe acidifiant commun tous1 l'oxigne1 #fi4-;,c'est1 en gnral1 le rsultat de la combustion ou de l'oxignation d'un corps1 #gj4-,leurs dnominations gnrales se tirent de celle de leur base acidifiable1 #gb4-;,difficults de les nommer lorsque les bases sont inconnues1 #ga #gc4 ,leurs noms se terminent en eux lorsqu'ils contiennent peu d'oxigne1 #gb4-;,ils se terminent en ique1 lorsqu'ils sont plus chargs de ce principe1 ibid4-,ils peuvent tre regards comme de vritables principes salifians1 #afc4-,leurs combinaisons avec les bases salifiables1 #ahi4-,leur nombre s'est beaucoup accru depuis les nouvelles dcouvertes chimiques1 #bji4 ,chaque acide nouveau enrichit la ,chimie de #bd ou de #dh sels1 #ahc4 ,,acide acteux1 vulgairement appel vinaigre1 #aei4-,son radical est compos d'une proportion encore indtermine d'hydrogne de carbone1 #aei #afj4-;,il est le rsultat de l'oxignation du vin1 ibid4-,il absorbe l'oxigne de l'air en se formant1 ibid4-,tableau de ses combinaisons1 #afj4 ---- ,actique4 ,tableau de ses combinaisons1 #bih4-;,appel autrefois vinaigre radical4 ,dernier degr d'oxygnation1 que puisse prendre le radical hydro-carboneux4-,il n'est pas encore dmontr qu'il soit plus oxign que l'acide acteux2 il pourroit en diffrer par la diffrence de proportion des principes du radical4-,moyens de l'obtenir1 #bii4 ---- ,animaux4 ,on n'en connot encore que six1 #aca4-;,il parot qu'ils se rapprochent beaucoup les uns des autres1 #aca4-;,il entre ordinairement dans leur composition #d bases acidifiables1 #abe4 ,,acide arsenique4 ,tableau de ses combinaisons1 #bfi4-;,enlve l'oxigne l'acide nitrique1 devient un vritable acide1 soluble dans l'eau4-,se combine avec la potasse avec un grand nombre de bases salifiables1 #bfi1 #bgj #bga4-,plusieurs moyens de l'obtenir1 #bfi1 #bgj4 ---- ,benzoque4 ,tableau de ses combinaisons1 #cjb4-,on l'obtient par sublimation par la voie humide4-,procd pour l'obtenir4-,on le recueille sous forme concrte1 #cjc4 ---- ,bombique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cad4-,se tire de la chrysalide du ver soie4-,moyen de l'obtenir4 ,ses proprits ses affinits ne sont pas bien dtermines4-,son radical parot tre compos de carbone1 d'hydrogne peut-tre de phosphore1 #cac4 ---- ,boracique4 ,combinaison du radical boracique avec l'oxigne1 #bbi4-,tableau de ses combinaisons1 #bfd4-,se tire du borax4-,sel sdatif des anciens1 #bfe4-,moyens de l'obtenir du borax1 #bff4 ,ses proprits1 ses affinits diffrentes selon qu'on opre par voie sche ou par voie humide4-,son radical est inconnu4-,ce n'est que par analogie qu'on croit que l'oxigne fait partie de sa composition1 #bfg4 ---- ,camphorique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cjd4 ,moyens de l'obtenir4-,il est trs-analogue l'acide oxalique4-,il peut tre regard comme un mlange d'acide oxalique d'acide malique1 #cje4 ---- ,carbonique4 ,trs-abondamment rpandu dans la nature4-,tout form dans les craies1 les marbres1 neutralis par la chaux4 ,moyens de l'obtenir4-,il s'unit l'eau -peu-prs volume gal4-,le carbone est son radical4-,on peut le former artificiellement en oxignant le carbone1 #bea4-,sa formation dans la combustion des vgtaux1 #aff4-;,il emporte avec lui une portion de calorique qui le constitue dans l'tat de gaz1 ibid4-,il est un des produits de la fermentation vineuse1 #aci4-,on le convertit en un acide vgtal en lui combinant de l'hydrogne1 #afj4-,sa dcomposition seroit bien importante pour les arts4-,on peut y parvenir par les affinits doubles1 #beb2-,tableau de ses combinaisons1 #bea4 ---- ,citrique4 ,tableau de ses combinaisons1 #bhd4-,on le tire du jus de citron2 on le trouve dans beaucoup d'autres fruits4-,moyens de l'obtenir pur1 #bhe4 ,,acide ,fluorique4 ,combinaison du radical fluorique avec l'oxigne1 #bbi4-,tableau de ses combinaisons1 #bfa4 ,il est tout form dans le spath fluor1 spath phosphorique4-,moyens de le dgager de ses bases4-,il est naturellement sous forme de gaz4-,dissout le verre4 ,on pourroit tenter de le dcomposer par les affinits doubles1 #bfc4 ---- ,formique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cab4-;,il a t connu dans le sicle dernier4-,espce de fourmi dont on le tire4-,moyens de l'obtenir1 #cac4 ---- ,gallique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cjf4-,se tire de la noix de galle4-,moyen de l'obtenir4-,ses proprits acides sont peu marques4 ,il se trouve dans beaucoup de vgtaux4-,son radical est inconnu1 #cjg4 ---- ,lactique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cjh4-,se trouve dans le petit lait4 ,procds pour l'obtenir4 ,s'unit avec toutes les bases salifiables4-,il a beaucoup de rapport avec l'acide acteux1 #cji4 ---- ,lithique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cah4-,moyens de l'obtenir4-,ses proprits sont peu connues4-,il pourroit bien tre dj combin une base dans l'tat de phosphate de chaux1 #cai4 ,,acide malique4 ,tableau de ses combinaisons1 #bhj4-,se trouve tout form dans le jus de pommes d'autres fruits4-,moyen de l'obtenir4 ,il est ml avec l'acide citrique tartareux dans beaucoup de fruits4-,tient le milieu entre l'acide oxalique l'acide acteux4 ,son radical contient du carbone de l'hydrogne4 ,on le forme artificiellement1 #bhb1 #bhc4 ---- ,marin4 ,est naturellement dans l'tat de gaz1 au degr de pression de l'atmosphre1 #id4 ,voy4 ,acide ,muriatique4 ---- ,marin oxign4 ,s'obtient en distillant de l'acide marin sur des oxides mtalliques1 #beg4 ,voy4 ,acide ,muriatique oxign4 ---- ,molybdique4 ,tableau de ses combinaisons4-,moyens de l'obtenir4-,on le recueille sous forme pulvrulente de couleur blanche comme de la craie4-,il est toujours concret peu soluble1 #bgc4 ---- ,muriatique4 ,combinaison du radical muriatique avec l'oxigne1 #bbi4-,son nom driv de celui latin muria1 #gf4-;,il est dans l'tat de gaz au degr de pression de temprature ordinaire1 #gd4-,se combine facilement avec l'eau1 #gf4-;,il est trs-rpandu dans le rgne minral1 uni diffrentes bases4-,n'a t dcompos dans aucune exprience chimique4-,son radical est inconnu1 #ge #bee4-,opinion sur sa nature1 #bee4 ,tient foiblement ses bases4-,moyens de l'en sparer4 ,appareils pour la distillation1 #bdf4 ,on le surcharge d'oxigne1 en le distillant sur des oxides mtalliques1 tels que le manganse1 #bdg4-;,il est susceptible de diffrens genres d'oxignation1 #gf4-,l'excs d'oxigne le rend moins miscible l'eau1 #gg2 plus volatil1 ibid4-,pourquoi on n'a pas donn son nom la terminaison en eux1 ibid4-,tableau de ses combinaisons1 #bec4 ,,acide muriatique oxign4 ,il est plus volatil que l'acide muriatique ordinaire1 #gg4 ,il ne peut exister que sous forme gazeuse4-,n'est absorbable par l'eau qu'en petite quantit4-,se combine avec un grand nombre de bases salifiables4-,les sels qu'il forme dtonnent avec le carbone4-,ces dtonations sont dangereuses1 par l'expansion du calorique1 #beg4-;,il dissout les substances mtalliques sans effervescence1 #agh4-;,il perd son excs d'oxigne dans la dissolution des mtaux devient acide muriatique ordinaire1 #agh4-,tableau de ses combinaisons1 #bed4 ,,acide nitreux4 ,raisons de lui conserver ce nom2 celui d'azotique lui conviendroit mieux1 #gi4-,se tire ordinairement du salptre1 #gg #bcc4-,moyens de l'obtenir1 #bcd4-;,il est le rsultat de la combinaison de l'oxigne de l'azote1 #gh #bad4-;,c'est l'acide du nitre surcharg d'azote ou de gaz nitreux1 #ha4-;,et par consquent un vritable acide azoteux1 #gh4-;,il est le premier dans lequel l'existence de l'oxigne ait t bien dmontre1 ibid4 ,les principes qui le constituent tiennent peu ensemble1 ibid4 ,il est rouge fumant1 #ha4-;,il laisse chapper son excs de gaz nitreux une lgre chaleur1 ibid4 ,il est form par la runion de trois parties d'oxigne d'une d'azote1 #hj4-,tableau de ses combinaisons1 #bcc4 ---- ,nitrique4 ,le gaz azote est son radical1 #ef4-;,c'est l'acide nitreux surcharg d'oxigne1 #ha4-;,il est compos de #d parties d'oxigne une d'azote1 ibid4-,il est blanc1 sans couleur1 plus fixe au feu que l'acide nitreux1 ibid4-,se tire ordinairement du salptre1 #bcc4-,moyens de l'obtenir1 #bcd suiv4-,retient une grande partie du calorique de l'oxigne qui est entr dans sa composition1 #aaj4 ,le calorique s'en dgage avec fracas lors de sa dcomposition1 #aab4-,peut servir oxigner beaucoup de substances par la voie humide1 #bjg4-;,il est uni trs-souvent la chaux la magnsie1 #bcc4-,moyens de l'obtenir pur1 #bcf4-;,il a une grande tendance la combinaison se dcompose lui-mme aisment1 #bcg4 ,tableau de ses combinaisons1 #bcc4 ,,acide nitro-muriatique4 ,anciennement appel eau rgale4-,c'est un acide deux bases1 #bei1 #bfj4-;,il a des proprits particulires qui dpendent de l'action combine de ses deux bases acidifiables1 #abd #bei4 ,les mtaux s'oxident dans cet acide avant de s'y dissoudre4-,gaz qui se dgagent pendant la dissolution1 #bei4-,tableau de ses combinaisons1 #bei4 ---- ,oxalique4 ,tableau de ses combinaisons1 #bib4-;,il se retire du suc de l'oseille2 il se trouve dans cette plante uni la potasse1 dans l'tat d'un sel neutre avec excs d'acide4-,moyen de le dgager de sa base4-,il cristallise lorsqu'il est pur4 ,uni sa base peut entrer tout entier dans un grand nombre de combinaisons2 il en rsulte des sels deux bases1 #bic1 #bid4 ,,acide phosphoreux4 ,combinaison du phosphore avec l'oxigne par une combustion lente1 #bdh4-,se convertit en acide phosphorique par une longue exposition l'air1 #bdi4-,tableau de ses combinaisons1 #bdf4 ---- ,phosphorique4 ,produit par la combustion du phosphore dans le gaz oxigne1 #ei4 ,il est naturellement dans l'tat concret aprs la combustion1 #fa1 #ajd #bdh4 ,moyen de l'obtenir pur1 #bdh4-,quantit d'oxigne qu'absorbe le phosphore dans sa conversion en acide1 ibid4-,ne peut pas tre regard comme un acide animal1 parce qu'il appartient aux trois rgnes1 #aca4 ,tableau de ses combinaisons1 #bdf4 ---- ,prussique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cbj4-,uni au fer il le colore en bleu4 ,son radical est inconnu4 ,c'est un acide base double ou triple1 dont l'azote est un des principes constituans1 #cbj1 #cba1 #cbb #dae4-;,il ne jouit mme que d'une partie des proprits acides1 #cba1 #cbb4 ---- ,pyro-ligneux4 ,tableau de ses combinaisons1 #bhf4-,se retire du bois4-,moyens de l'obtenir pur4-,son radical est form d'hydrogne de carbone4-,il est le mme de quelque nature de bois qu'on le retire1 #bhg4 ,,acide pyro-muqueux4 ,tableau de ses combinaisons1 #bij4 ,on le retire de tous les corps sucrs par la distillation feu nud4-,accidens viter4-,procd pour le concentrer4-,on le convertit en acide malique en acide oxalique en l'oxignant1 #bia4 ---- ,pyro-tartareux4 ,on le retire du tartre par distillation feu nud4-,moyens pour l'obtenir4-,il se dgage pendant la distillation une grande quantit d'acide carbonique4-,explosion dans la rectification1 #bhi4-,tableau de ses combinaisons1 #bhh4 ---- ,saccho-lactique4 ,tableau de ses combinaisons1 #caj4 ,extrait du sucre de petit-lait4-,son action sur les mtaux peu connue4-,les sels qui rsultent de sa combinaison avec les bases salifiables sont peu solubles1 #caa4 ---- ,sbacique4 ,tableau de ses combinaisons1 #caf4-;,c'est la graisse animale oxigne4 ,moyen de l'obtenir1 #cag4 ---- ,succinique4 ,tableau de ses combinaisons1 #cjj4-,on le retire du succin4-,moyens de l'obtenir4-,il n'a pas dans un degr trs-minent les qualits acides1 #cja4 ---- ,sulfureux4 ,premier degr d'oxignation du soufre1 #ga #bdd4-,les mtaux lorsqu'ils sont oxids sont dissolubles dans cet acide1 #bdd1 #bde4-,on l'obtient par diffrens procds1 #bdd4-;,il est dans l'tat de gaz la pression ordinaire de l'atmosphre4-,il se condense par le froid1 #bdd4 ,tableau de ses combinaisons1 #bdc4 ,,acide sulfurique4 ,il est form par la combinaison du soufre de l'oxigne1 #ff1 #gb #bdj4-,proportion d'oxigne qui entre dans sa combinaison1 #bda1 #bdb4-;,il est incombustible1 #ff4-,son poids est gal celui du soufre qu'on a brl pour le former1 de l'oxigne qu'il a absorb pendant la combustion1 ibid4 ,difficult de le condenser1 ibid4-,il se combine avec l'eau en toutes proportions1 #fg4-,on le trouve tout form dans les argiles1 les gypses4-,moyens de le ramener l'tat de soufre par voie de dcomposition d'affinit1 #bba4-;,dcompose le nitre1 #gh4-,les mtaux le dcomposent le rduisent l'tat d'acide sulfureux1 #bdb4-,tableau de ses combinaisons avec les bases salifiables1 #bch #bci4 ---- ,tartareux4 ,tableau de ses combinaisons4-,moyens de l'obtenir pur4-,son radical est en excs4-,c'est par cette raison qu'on a donn son nom la terminaison en eux4 ,sa base est le radical carbone-hydreux4-,l'azote entre dans sa composition4-,en l'oxignant on le change en acides malique1 oxalique acteux1 #bgh1 #bgi #bhj4-,on observe deux degrs de saturation dans ses combinaisons avec les alkalis4-,le premier degr avec excs d'acide2 tartrite acidule de potasse4-,le second degr1 sel parfaitement neutre2 tartrite de potasse1 #bgi1 #bhj4 ,,acide tunstique4 ,tableau de ses combinaisons4-,se retire de la mine de tunstene1 dans laquelle il est dj sous forme d'acide4-,moyens de l'obtenir4-,ses affinits avec les acides mtalliques ne sont pas dtermines1 #bge1 #bgf4 ---- ,vgtaux4 -,on en connot #ac jusqu' prsent1 #abi4-,leur composition est connue1 mais la proportion des principes qui les constituent ne l'est pas encore1 #abg #afa4-;,ils ont tous pour base l'hydrogne1 le carbone quelquefois le phosphore1 #abd1 #aig1 #aih4-;,ils ne diffrent entr'eux que par la proportion d'hydrogne de carbone1 par leur degr d'oxignation1 #abf4-,quoique composs d'hydrogne de carbone1 ne contiennent cependant ni eau1 ni acide carbonique2 mais les principes propres les former1 #acj4-,peuvent se convertir les uns dans les autres1 en changeant la proportion de leurs principes constituans1 #baj4 ,,affinit,s4 ,les donnes manquent encore pour entreprendre un trait complet sur cet objet1 ,discours prliminaire1 xiij xiv4-,il s'en exerce de doubles triples dans la dcomposition des vgtaux1 #ace4-;,elles sont trs-compliques dans la putrfaction1 #aec4 ,,agens chimiques4 ,ce que c'est1 #dbb4 ,,air atmosphrique compos de deux fluides lastiques1 l'un respirable l'autre qui ne l'est pas1 #ci #ed4-,observations sur les expriences analytiques1 relatives l'air atmosphrique1 #dh suiv4-,sa dcomposition par le mercure1 #cd suiv4 ,n'est plus respirable aprs la calcination du mercure1 #cg4-;,est dcompos par le fer1 #dj4-;,diminue d'une quantit en poids gale l'augmentation que le fer acquiert dans sa calcination1 #dg4-;,est dcompos par le gaz nitreux1 #hj4-,par la combustion du soufre1 #ff4 ,voy4 ,atmosphre4 ---- ,fixe4 ,premier nom de l'acide carbonique1 #fh4 ,voy4 ,acide carbonique4 ---- ,vital4 ,voy4 ,gaz oxigne4 ,,alkali de la soude se retire de la lexiviation des cendres des plantes qui croissent au bord de la mer1 principalement du kali1 #afi4-,on ne connot pas ses principes constituans1 #agj4-,on ne sait pas si cette substance est toute forme dans les vgtaux antrieurement la combustion1 ibid4-,elle est presque toujours sature d'acide carbonique1 #afi4-,ses cristaux s'effleurissent l'air y perdent leur eau de cristallisation1 ibid4 ,,alkali fixe1 ou ,potasse4 ,c'est un rsultat de la combustion des vgtaux1 #aff4-,moyens de l'obtenir1 #afg4-,on ne connot pas les principes constituans1 #agj4-,l'analogie pourroit porter croire que l'azote est un des principes constituans des alkalis en gnral1 ibid4-,se volatilise trs-promptement au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4 ,,alkool4 ,raisons qui ont fait adopter ce nom gnrique pour toutes les liqueurs spiritueuses1 #adj4-;,il est compos de carbone d'hydrogne1 #aej4-,l'hydrogne le carbone ne sont pas dans l'tat d'huile dans cette combinaison1 ibid4-,se dcompose en passant travers un tube de verre rougi au feu1 ibid4-,appareil pour sa combustion1 #eja4 ,,alliages4 ,combinaison des mtaux les uns avec les autres1 #aaf4-;,celui des mentaux qui prdomine donne le nom l'alliage4-,les alliages ont leur degr de saturation trs-marqu1 #bcj4 ,,alumine4 ,c'est principalement dans les argiles qu'on la rencontre1 #agc4-,la composition de cette terre est absolument inconnue1 #agb4-;,elle a moins de tendance la combinaison que les autres terres1 #agc4-;,est parfaitement fusible au feu aliment par le gaz oxigne1 #eee4-,son tat aprs la combustion1 ibid4 ,,amalgamme4 ,combinaison du mercure avec les autres mtaux1 #aag4 ,,amidon4 ,oxide vgtal deux bases1 #abe4 ,,ammoniaque4 ,rsultat de la combinaison de l'azote de l'hydrogne1 #gi #aee4-,sur #ajjj parties elle est compose de #hjg d'azote de #aic d'hydrogne1 #aga4-,moyens de l'amener un grand degr de puret1 ibid4-,lorsqu'elle est trs-pure1 elle ne peut exister que sous forme gazeuse1 ibid4-,dans l'tat ariforme elle porte le nom de gaz ammoniac1 #agb4-;,dans cet tat l'eau en absorbe une grande quantit1 #aga4 ,,appareils chimiques4 ,raisons qui ont dtermin en placer la description la fin de l'ouvrage1 #cbd4 ---- ,pneumato-chimiques l'eau au mercure4 ,leur description1 #cdb suiv4 ,,argent se volatilise lentement au feu aliment par le gaz1 oxigne1 #eef4 ,,arsenic est susceptible de s'oxigner4-,dans cet tat il a la proprit de s'unir aux bases salifiables1 #bfi suiv4 ,,atmosphere terrestre4 ,sa constitution1 #ag1 #bh suiv4 ,son analyse1 #cc4-;,compose de tous les fluides susceptibles d'exister dans un tat de vapeurs d'lasticit constante au degr habituel de chaleur de pression que nous prouvons1 #ca4-,sa pression est un obstacle la vaporisation1 #bi4-,quelles sont ses parties constituantes1 #ea4-,sa limite1 #bi4 ,voy4 ,air atmosphrique1 ,gaz oxigne1 ,gaz azote4 ,,attraction tend runir les molcules des corps1 tandis que le calorique tend les carter1 #c4 ,,aurores borales4 ,conjectures sur les causes qui les produisent1 #cb4 ,,azote4 ,c'est la partie non respirable de l'air1 #gi4-;,c'est un des principes le plus abondamment rpandu dans la nature1 #bac4-;,avec le calorique il forme le gaz azote qui demeure toujours dans l'tat de gaz la pression de l'atmosphre1 #bac4-;,combin avec l'oxigne1 il forme les acides nitreux nitrique1 #gi1 #bad #bce4-,se trouve dans les substances vgtales animales1 #ace #aih4-,sur-tout dans les matieres animales dont il forme un des principes1 #bac4-;,combin avec l'hydrogne1 il forme l'ammoniaque1 #gi1 #bad4-;,dans la dcomposition des vgtaux des matieres animales1 il s'unit l'hydrogne pour former l'ammoniaque1 #acf1 #aee4-;,c'est un des principes constituans de l'acide prussique1 #bae4-,ses combinaisons avec les substances simples sont peu connues4 ,elles portent le nom d'azotures1 #bad4 ,b ,,balances4 ,instrumens dont l'objet est de dterminer le poids absolu des corps4-,combien il en faut dans un laboratoire4-,de leur perfection4-,des prcautions pour les conserver1 #ccc suiv4 ---- ,hydrostatique4 ,moyen de s'en servir4-,ses usages1 #ccf1 #ccg4 ,,barom,,tre4 ,corrections baromtriques du volume des gaz1 relativement la diffrence de pression de l'atmosphre1 #cga suiv4-,modle de calcul pour ces corrections1 #chj suiv4 ,,bases salifiables4 ,il en existe #bd2 savoir1 #c alkalis1 #d terres1 #ag substances mtalliques1 #ahb4 ,,baryte4 ,la composition de cette terre est encore inconnue1 #agb4-;,il est probable que c'est un oxide mtallique1 #agd4-,mais qui n'est pas rductible par les moyens que nous employons1 ibid4 ,elle est peu abondante2 on ne la trouve que dans le rgne minral1 #agc4-;,effet que produit sur elle le feu le plus violent1 aliment par le gaz oxigne4 ,,borax4 ,sel concret avec excs de base qui est la soude4 ,son origine est inconnue4 ,sa purification est encore un mystre1 #bfe1 #bff4 ,,bougie4 ,sa combustion1 #aab4 ,c ,,calcul de la vessie fournit l'acide lithique1 #cai4 ,,calorim,,tre4 ,sa description1 #chg suiv4-,principes de sa construction1 ibid4 ,manire de s'en servir1 #cif suiv4 ,,calorique4 ,cause de la chaleur1 #e4-,peut tre considr d'une manire abstraite1 #f4-;,comment il agit sur les corps1 #f1 #g4-,paroit tre le plus lastique de la nature1 #bd4-,tous les corps y sont plongs1 il remplit les intervalles que laissent entr'elles leurs molcules4-,il se fixe quelquefois de manire constituer leurs parties solides4-,c'est de son accumulation que dpend l'tat ariforme1 #bjj4-;,il fait l'office de dissolvant dans toute espce de gaz1 #ag4-,on appelle du nom gnrique de gaz toute substance porte l'tat ariforme par une addition suffisante de calorique1 #bjj4-,le soufre le charbon en brlant lui enlevent l'oxigne1 #ff4-;,il en est de mme du gaz hydrogne1 #ie4-,moyen de mesurer la quantit qui s'en dgage des corps pendant leur combustion1 #bc1 #ajc suiv4-,appareil imagin pour remplir cet objet1 #chg4-,plan d'expriences pour dterminer la quantit que la plupart des corps en contiennent1 #aae4-,son dgagement dans la combustion du fer1 #da4-;,dans la combinaison des mtaux avec la base du gaz oxigne1 #hb4-;,dans la combustion du charbon1 #ff #ajh4-;,dans la combustion du phosphore1 #ajg4-;,dans la combustion de la cire1 #aac4-;,dans la combustion de l'huile d'olives1 ibid4-,dans la combustion du gaz hydrogne1 #aji4-;,il reste uni l'oxigne1 dans la formation de l'acide nitrique1 #aaj4-;,il entre dans la composition des nitrates des muriates1 en quantit presqu'gale celle qui est ncessaire pour constituer le gaz oxigne1 #bjg4-;,il se dgage avec une telle abondance dans la combinaison de l'oxigne avec les corps combustibles1 que rien ne peut rsister son expansion1 #bjg4-;,il dcompose les substances vgtales animales1 #acb4 ,,calorique combin4 ,tient aux corps par l'attraction constitue une partie de leur substance1 #ba4 ---- ,libre4 ,c'est celui qui n'est engag dans aucune combinaison1 #ba4 ---- ,spcifique des corps4 ,c'est le rapport des quantits de calorique1 ncessaires pour lever d'un mme nombre de degrs1 la temprature de plusieurs corps gaux en poids1 #ba4 ,,camphre4 ,espce d'huile concrte qu'on retire par sublimation d'un laurier du ,japon1 #cje4 ,,capsules de porcelaine1 servent de support aux substances dans la fusion par le gaz oxigne1 #eee4 ,,carbone ou charbon pur4 ,substance simple combustible1 #fg #bbg4-,manire d'oprer sa combustion1 #fg4-;,dcompose le gaz oxigne une certaine temprature1 #fg1acc1 #bbg #bbh2-;appareil pour sa combustion1 #dhc suiv4-,quantit de calorique qui se dgage dans cette opration1 #fg1 #ajh4-;,enlve sa base au calorique1 #fg4-;,dcompose l'eau une chaleur rouge enlve l'oxigne l'hydrogne1 #ia1 #bah4-;,il s'en dissout une portion dans le gaz hydrogne1 #ib #aah4 ,il est contenu dans le fer dans l'acier1 #dh4-;,il existe dans les vgtaux antrieurement la combustion1 forme avec le phosphore1 l'hydrogne l'azote1 des radicaux composs1 #bbg4-,moyens d'obtenir celui qui est contenu dans les matires vgtales animales1 #bbg #bbh4-,ses combinaisons avec les substances simples1 #bbd4-;,il a trs-peu d'affinit avec le calorique1 #acc4-;,il forme une des parties constituantes des huiles1 #aai4-;,et en gnral de tous les acide vgtaux1 #abd4-;,il tient trs-peu aux huiles volatiles animales1 #acf4-;,il fait partie du radical des gommes1 du sucre de l'amidon1 #abe4-;,il est combin dans ces substances avec l'hydrogne1 de manire ne former qu'une seule base porte l'tat d'oxide par une portion d'oxigne1 #abf4-,quantit qu'en contient le sucre1 #adb4 ,,carbures1 nom donn aux combinaisons du carbone avec les mtaux1 #aah4 ,,cendres1 elles forment ordinairement la vingtime portion du poids d'un vgtal brl1 #aff4-;,il parot qu'elles existent dans les vgtaux avant leur incinration4 ,c'est la terre qui forme la partie osseuse ou la carcasse des vgtaux1 #afh4 ,,chaleur dilate les corps1 #a4-,ses causes4-,ncessaire l'oxignation4-,diffrente pour l'oxignation des diffrens corps1 #bjc suiv4-,ce qu'on entend par cette expression1 #acc4 ,voy4 ,calorique4 ,,chaleur sensible4 ,n'est que l'effet produit sur nos organes par le dgagement du calorique des corps environnans1 #bb4 ,,charbon de bois4 ,l'on croit qu'il contient du phosphore1 #bbe4-,sert de support aux substances simples fondues au feu aliment par le gaz oxigne1 #eed4 ,,chaux4 ,c'est de toutes les bases salifiables la plus abondamment rpandue dans la nature1 #agb4-,sa composition est absolument inconnue1 ibid4-,elle est presque toujours sature d'acide carbonique1 forme alors la craie1 les spaths calcaires une partie des marbres1 ibid4-,les anciens ont appel de ce nom gnrique1 toutes les substances long-tems exposes au feu sans se fondre1 #hc4-;,effet que produit sur elle le feu le plus violent aliment par le gaz oxigne1 #eee4 ,,chrysolyte4 ,se fond presque sur le champ au feu aliment par le gaz oxigne1 #eeg4 ,,cire4 ,quantit de calorique qui se dgage pendant sa combustion1 #aac4 ,,clarification4 ,moyen pour mettre une liqueur en tat d'tre filtre1 #dag4 ,,cloches4 ,manire de les graduer1 #cfb1 #cfc4 ,,combustion du fer1 #da suiv4-,du phosphore1 #eg suiv4-,du soufre4-,du charbon1 #fg suiv4-,du gaz hydrogne1 #ig suiv4 ,voyez ces mots4-,thorie de la combustion des vgtaux1 #afe4-,la plus grande portion du vgtal est rduite en eau en acide carbonique1 #aff4-,oprations relatives la combustion1 #dgh suiv4-,conditions ncessaires pour l'oprer1 #dhj suiv4 ,,creusets1 instrumens propres la fusion1 #cce4 ,,cristal de roche4 ,effet que produit sur lui le feu le plus violent aliment par le gaz oxigne1 #eee4 ,,cristallisation4 ,opration par laquelle les parties intgrantes d'un corps qui toient spares par un fluide1 sont runies par la force d'attraction1 #dcg4-;,calorique qui se dgage pendant cette opration1 ibid4-,vaisseaux dans lesquels on l'opre1 #dda #ddb4 ,d ,d,,cantation4 ,peut suppler la filtration1 #dai4-;,elle est prfrable dans les oprations qui exigent une prcision rigoureuse1 #dbj4 ,d,,tonnation4 ,explication de ses phnomnes1 #ebf suiv4-,ils sont produits par le passage brusque instantan d'une substance concrte l'tat ariforme1 #ebe4-;,expriences sur celle du salptre1 #ebi suiv4 ,,diamant1 se brle la manire des corps combustibles1 s'vapore au feu aliment par le gaz oxigne1 #eeg4 ,,dissolutions mtalliques4 ,appareils pour les oprer1 #dfj suiv4 ,,distillation compose4 ,elle opre une vritable dcomposition4-,c'est une des oprations des plus compliques de la ,chimie4-,appareils pour cet objet1 #ddi suiv4 ---- ,simple4 ,n'est autre chose qu'une vaporation en vaisseaux clos4-,appareils distillatoires1 #ddc suiv4 ,e ,,eau4 ,ses diffrens tats selon la quantit de calorique qui lui est combine1 #d #ed4-,se transforme en un fluide lastique un degr de chaleur suprieur celui de l'bullition1 #ae4-,se dissout dans les gaz1 #ej4-,regarde par les anciens comme un lment ou substance simple1 #hg4-,preuves qu'elle est compose1 #ajj4-;,d'un radical qui lui est propre d'oxigne1 #id4-,son passage travers un tube de verre incandescent1 #hi4-;,appareil pour sa dcomposition1 #dfe suiv4-,sa dcomposition par le carbone1 #hg #ij4-,sa dcomposition par le fer2 il n'y a pas de dgagement d'acide carbonique1 #hg1 #ib #ih4-,oxide de fer qui en rsulte1 #ic4-,phnomnes de la fermentation spiritueuse de la putrfaction dus la dcomposition de l'eau1 #aja4-;,cette dcomposition s'opre continuellement dans la nature1 #ajj4-,les principes qui la constituent spars l'un de l'autre ne peuvent exister que sous forme de gaz1 ibid4-,sa recomposition1 #if suiv4 #ejf suiv4-#he ,parties en poids d'oxigne #ae en poids d'hydrogne1 composent #ajj parties d'eau1 #ajj4-,se combine avec le gaz acide carbonique1 #fg4-,se combine en toutes proportions avec l'acide sulfurique1 ibid4-,avec l'acide muriatique trs-facilement1 #ge4-,n'est pas toute forme dans le sucre1 #aej4 ,,eau rgale4 ,nom ancien donn un acide compos qui dissout l'or1 #abd4 ,voy4 ,acide nitro-muriatique4 ,,ebullition1 n'est autre chose que la vaporisation d'un fluide ou sa combinaison avec le calorique1 #ab4 ,,effervescence1 est produite par le passage rapide d'un corps solide ou liquide l'tat gazeux1 #agg4 ,,elasticit4 ,comment on doit la concevoir1 #be suiv4 ,,emeraude1 fond sur le champ en un verre opaque au feu aliment par le gaz oxigne1 #eeg4 ,,ether1 seroit habituellement dans l'tat ariforme sans la pression de l'atmosphre1 #i4-,se vaporise #cc degrs1 #ac suiv4-,appareil pour sa combustion1 #ejc suiv4 ,,evaporation4 ,opration pour sparer deux substances qui ont un degr de volatilit diffrent1 #dca suiv4-,action du calorique dans cette opration1 #dcc4 ,f ,,fer4 ,il dcompose l'air atmosphrique1 #da4-;,il augmente de poids dans la calcination d'une quantit gale celle que l'air a perdue1 #dg4-;,appareil pour son oxidation1 #eai4-,sa combustion dans le gaz oxigne1 #da4-;,il dcompose l'eau s'oxide un degr de chaleur rouge1 #ib1 #ic #bah4-;,il est moins attirable l'aimant aprs qu'il a dcompos l'eau2 c'est de l'oxide noir de fer1 #db #ic4-;,ce mtal contient de la matire charbonneuse1 #dh4 ,,fermentation acteuse4 ,c'est l'acidification du vin l'air libre par l'absorption de l'oxigne1 #aei4 ---- ,putride1 s'opre en raison d'affinits trs-compliques1 #aec4-;,appareil relatif cette opration1 #dfa suiv4-,l'hydrogne se dgage sous la forme de gaz pendant la dcomposition des substances animales1 #aed4-;,il se forme des combinaisons binaires1 #aec4 ---- ,vineuse4 ,moyens de l'exciter1 #aci4-,moyen d'analyse des substances susceptibles de fermenter1 #aea4-;,description des appareils relatifs cette opration1 #dfa suiv4-,ses rsultats ses effets1 #aej suiv4-,dtail de ce qui se passe dans la dcomposition du sucre1 #adi4 ,,filtration4 ,c'est un tamisage qui ne laisse passer que les parties liquides1 #dac4 ,,filtres4 ,de leur choix des moyens de s'en servir1 #dab suiv4 ,,fluides lastiques4 ,sont une modification des corps1 #aa4-;,il s'absorbe du calorique dans leur formation1 ibid4-,s'obtiennent un degr de chaleur dtermin1 #ab4-,leurs noms gnriques particuliers1 #ed4 ,,fourmis4 ,espce qui fournit l'acide formique1 #cac4 ,,fourneaux4 ,de leur construction1 #ecg suiv4-,des fourneaux de fusion1 #edc suiv4-,leur objet1 ibid4-,principes de leur construction1 #edg suiv4-,moyen de faire passer travers un courant de gaz oxigne1 #egg suiv4 ---- de ,coupelle4 ,sa description1 #eej suiv4-,son objet #ede4-,sa construction est vicieuse1 #eea4-,moyens qu'a employs ,m4 ,sage pour y suppler1 #eea #eeb4 ,,fusion4 ,c'est une vritable solution par le feu1 #ecd4-;,description de l'appareil pour l'oprer l'aide du gaz oxigne1 #eeb suiv4 ,g ,,gaz4 ,explication de ce mot1 #ag4-;,c'est le nom gnrique par lequel on dsigne une substance quelconque1 assez imprgne de calorique pour passer de l'tat liquide l'tat ariforme1 #ec1 #ed #bjj4-;,ils dissolvent l'eau1 #ej4-,manire d'en mesurer le poids le volume1 #cfj suiv4 #chd suiv4-,moyens de les sparer les uns des autres1 #cfe suiv4-,de la correction faire leur volume1 relativement la pression de l'atmosphre1 #cgj suiv4-,et aux degrs du thermomtre1 #cgh4 ---- ,aqueux4 ,eau combine avec le calorique1 #ed4 ,,gaz acide carbonique1 form par la combustion du charbon dans le gaz oxygne1 #fg4-;,est susceptible d'tre absorb par l'eau1 #fg4-,ne se condense pas au degr de pression de l'atmosphre1 ibid4-,de tous les gaz c'est celui qui dissout le plus d'eau1 #ej4-,s'unit toutes les bases susceptibles de former des sels neutres1 #fg4-,provenant de la dcomposition de l'eau par le charbon1 #ia4 ---- ,acide muriatique4 ,moyens de le dgager1 #gd4 ---- ,azote4 ,fait partie de l'air atmosphrique1 #ci #bjc4-,plusieurs manires de l'obtenir1 #bad1 #bae4-,sa pesanteur1 #ee4-,ses proprits chimiques ne sont pas encore bien connues1 ibid4-,il prive de la vie les animaux qui le respirent1 #ef4-,l'azote entre dans la composition de l'acide nitrique1 ibid4-,dans celle de l'ammoniaque1 ibid4 ---- ,hpatique4 ,c'est le gaz hydrogne sulfur1 #aah4 ---- ,hydrogne est form par l'union du calorique de l'hydrogne1 #id #bag4-;,c'est le radical constitutif de l'eau1 #id4-,on l'obtient en prsentant l'eau un corps pour lequel l'oxigne ait plus d'affinit2 l'hydrogne s'unit au calorique pour le former1 #bag4-,se dgage dans la dcomposition de l'eau par le fer1 #ic4-;,et dans celle de l'eau par le charbon1 #ia4-,moyens de l'obtenir pur1 #ih4-,sa pesanteur1 #ie4-,ne peut se condenser au degr de pression de l'atmosphre1 #ii4-;,enleve l'oxigne au calorique dcompose l'air dans la combustion1 #ie4-,sa combustion avec le gaz oxigne s'opre instantanment avec explosion4--,prcautions qu'exige cette exprience1 #if4-;,appareil pour sa combustion en grand1 #ejf suiv4-,quantit de calorique qui se dgage pendant sa combustion1 #aji4-;,dans la combustion des vgtaux il s'allume par le contact de l'air produit la flamme1 #aff4-;,il n'est pas absorbable par l'eau1 #ie4-;,il se combine avec tous les corps combustibles1 #aef4-;,il dissout le carbone1 #aah4-,le phosphore1 ibid4-,le soufre1 ibid4-,les mtaux1 ibid4-,dnomination qu'il prend alors1 ibid4-,on en obtient d'autant moins qu'on a pris plus de prcautions pour carter l'eau dans les expriences sur les mtaux1 #abb4 ,,gaz hydrogne carbon4 ,rsultat de la combinaison du gaz hydrogne avec le carbone1 #aef4 ---- ,hydrogne phosphor4 ,rsultat de la combinaison du gaz hydrogne avec le phosphore1 #aef #bbe4-,s'enflamme spontanment lorsqu'il a le contact de l'air1 #aai4-;,il a l'odeur du poisson pourri1 ibid4-,et il s'exhale vraisemblablement de la chair des poissons en putrfaction1 ibid4 ,,gaz hydrogne sulfur4 ,rsultat de la combinaison du gaz hydrogne avec le soufre1 #aef4-;,c'est son manation que les djections animales doivent leur odeur infecte1 #aai4 ---- ,inflammable4 ,voy4 ,gaz hydrogne4 ---- ,nitro-muriatique4 ,se dgage pendant la dissolution de l'or dans l'acide nitro-muriatique4-,n'a pas encore t dcrit4-,son odeur est dsagrable4-,il est funeste aux animaux qui le respirent4-,l'eau en absorbe une grande quantit1 #bei4 ---- ,nitreux4 ,premier degr de combinaison de l'azote avec l'oxigne1 #hj4-;,c'est une espece d'oxide d'azote1 #ha4-,proportions d'azote d'oxigne qui le constituent1 #hj4-,surcharg d'oxigne1 compose un acide trs-puissant1 l'acide nitrique1 ibid4-,enleve l'oxigne l'air de l'atmosphre1 ibid4-,sert d'eudiomtre pour connotre la quantit d'oxigne contenue dans l'air atmosphrique1 ibid4-,il est immiscible l'eau1 ibid4 ---- ,oxigne4 ,combinaison de l'oxigne avec le calorique1 #ee4-,moyen de s'assurer s'il ne contient point d'acide carbonique1 #ih4-,le calorique la lumire qui se dgagent dans la combustion sont-ils fournis par le corps qui brle1 ou par le gaz oxigne qui se fixe dans les oprations8 #bai4-;,est dcompos par le charbon1 #fg4-,par le phosphore1 #eh suiv4-,perd son calorique dans cette combinaison1 #fj4-,sa dcomposition par les mtaux1 #hb4-,par le fer #da4-,par le soufre1 #ff4-;,entre dans la dcomposition de l'air atmosphrique1 #ee4-,retir de l'oxide de mercure1 #ebc4-,retir de l'oxide de manganse ou du nitrate de potasse1 #ebd4-;,change de nature par la dtonnation avec le charbon1 se convertit en acide carbonique1 #ebe4-,moyen de s'en servir pour augmenter l'intensit du feu1 #eeb4-,son emploi dans les fusions1 ibid4 ,,gazom,,tre4 ,instrument propre mesurer le volume des substances ariformes1 #cdb4-,sa description1 #cdf suiv4-,sa graduation1 #ceh suiv4-,expriences qui ont donn l'ide de sa construction1 #eec4-,on peut avec cet instrument donner un grand degr de vtesse au gaz oxigne1 #eec2- l'employer augmenter l'action du feu1 #eec suiv4 ,,gazom,,trie4 ,c'est l'art de mesurer le poids le volume des substances ariformes1 #cdb4 ,,gommes4 ,oxides vgtaux deux bases1 #abe4-,runies sous le nom gnrique de muqueux1 ibid4 ,,graisse animale4 ,forme par la partie musculaire de cadavres enterrs une certaine profondeur privs du contact de l'air1 #aeg4-,le suif fournit l'acide sbacique1 #cag4 ,,grenat4 ,fond presque sur le champ au feu aliment par le gaz oxigne1 #eeg4 ,h ,,huiles4 ,elles sont composes de carbone d'hydrogne1 #aai4-;,ce sont de vritables radicaux carbone-hydreux1 #aih4-,proportion des principes qui les constituent1 #abj4-,sont-elles base ou radical des acides vgtaux animaux4-,raisons qui font pencher pour la ngative1 #baa4-;,appareil pour leur combustion1 #dic suiv4-,se convertissent en brlant en acide carbonique en eau1 #abj4 ---- d',olives4 ,quantit de calorique qui s'en dgage1 #aac4 ---- ,fixes4 ,contiennent un excs de carbone1 #aai4-;,elles le perdent un degr de chaleur suprieur l'eau bouillante1 #aai4 ,,huiles volatiles4 ,elles sont formes par une juste proportion d'hydrogne de carbone1 #aai4-;,a un degr suprieur l'eau bouillante1 elles se combinent au calorique pour former un gaz2 c'est dans cet tat qu'elles passent dans la distillation1 #abj4 ---- ,volatiles animales4 ,le carbone y tient si peu qu'il s'en spare par leur simple exposition l'air libre1 #acf #acg4-;,il se spare encore plus promptement quand on les expose dans le gaz oxigne1 l'huile devient noire2 en mme tems il se forme de l'eau1 #acg4-;,elles redeviennent blanches par la rectification le charbon s'en spare1 #acf4-;,elles se dcomposent se convertissent entirement en charbon en eau par des rectifications rptes1 #acf #acg4 ,,hyacinthe4 ,perd sa couleur au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef #eeg4 ,,hydrog,,ne4 ,est un des principes de l'eau1 #bag4-,son existence ses proprits ne sont connues que depuis peu de tems4-,c'est un des principes les plus rpandus dans la nature4-,il joue le principal rle dans le rgne animal vgtal1 #bag4-,son affinit avec le calorique est telle qu'il est toujours dans l'tat de gaz4-,il est impossible de l'obtenir seul sous forme concrte1 #bag suiv4-,on l'obtient dans l'tat de gaz en dcomposant l'eau par le fer par le carbone1 #bah4-,sa combinaison avec le phosphore1 #bbe4-;,avec l'oxigne1 #bag4-;,est-il susceptible de se combiner avec les corps simples dans l'tat concret8 #aba4-;,ce ne peut tre qu'en trs-petite quantit1 ibid4-,il est un des principes constitutifs des huiles1 du radical de tous les acides vgtaux animaux1 #aai4-;,de l'amidon1 des gommes1 du sucre1 #abe4-,quantit qu'en contient le sucre1 #adb4-,quelques chimistes ont suppos que c'toit le phlogistique de ,stahl4-,ils ne le prouvent point4-,ils n'expliquent pas les phnomnes de la calcination de la combustion1 #bai4 ,i ,,instrumens propres dterminer le poids absolu la pesanteur spcifique des corps1 #cbg suiv4-,description de la machine qui sert les comparer4,elle se nomme balance4,l'action se nomme pese4,variation de l'unit d'un pays l'autre4-,de la ncessit de n'employer que des poids dont on connot les rapports entre eux1 #cbg suiv4 ,l ,,lampe d'mailleur4 ,sert d'intermdiaire1 dans la fusion par le gaz oxigne1 pour les substances composes qui ont de l'affinit avec le charbon1 #eed4 ,,lavage4 ,moyen de diviser les corps en poudres de grosseurs uniformes1 #dbj4 ,,lexiviation4 ,opration dont l'objet est de sparer les substances solubles dans l'eau de celles qui ne le sont pas1 #dbh suiv4 ,,limes4 ,servent diviser les matires soit mallables1 soit fibreuses1 #djh4 ,,limphe4 ,oxide animal1 #acj4 ,,lumi,,re4 ,qualits qui lui sont communes avec le calorique1 #f4-,ncessaire aux animaux comme aux vgtaux4-,il n'existe d'tres organiss que dans les lieux exposs la lumire1 #bjb4-,son dgagement dans la combustion du fer1 #da4-,sa manire d'agir sur les corps est inconnue4-,elle contribue avec le calorique constituer l'oxigne dans l'tat de gaz4-,se combine avec quelques parties des plantes2 c'est cette combinaison qu'est due la couleur verte des feuilles1 #bja4 ,,luts1 7prparation des7 #dfh4-,rsineux4-,gras4-,de chaux de blanc d'ufs1 #dfi1 #dgj suiv4-,leur emploi1 #dge suiv4-,moyens d'y suppler1 #dgg4-,pour enduire les cornues1 #eda4 ,m ,,magn,,sie4 ,la composition de cette terre est absolument inconnue1 #agb4-,on la trouve dans l'eau de la mer1 #agc4-;,et dans un grand nombre d'eaux minrales1 #agc4-;,effet que produit sur elle le feu le plus violent1 aliment par le gaz oxigne1 #eee4 ,,mati,,res fcales sont composes de carbone d'hydrogne1 #aeg4-,produisent de l'huile par la distillation1 ibid4 ,,mercure4 ,appareil pour son oxidation1 #ce1 #ejg suiv4-,absorbe dans cette opration la partie respirable de l'air1 #ch4-,ne l'absorbe pas en entier1 #dj4 ,m,,taux4 ,sont susceptibles de se combiner les uns avec les autres1 #aaf4-,ne sont pas dissolubles dans les acides2 il faut qu'ils ayent t ports auparavant l'tat d'oxides1 #agf4 ,,miroirs concaves4 ,ont un plus grand degr d'intensit que les verres ardens4-,la difficult de s'en servir rend impossibles un grand nombre des expriences chimiques1 #eec4 ,,moph,,te4 ,voy4 ,azote ,gaz ,azote4 ,,mol,,cules lmentaires des corps ne se touchent point1 #c4 ,,molybd,,ne4 ,substance mtallique qui a la proprit de s'oxigner de former un vritable acide4-,la nature nous le prsente dans l'tat de sulfure de molybdne1 #bgc4 ,,mortiers4 ,leur description4,leur usage1 #djd #dje4 ,,muriates oxigns4 ,le calorique entre dans leur composition en quantit presqu'gale celle qui est ncessaire pour constituer le gaz oxigne1 #bjg4 ,n ,,nitrates4 ,sels rsultans de l'union de l'acide nitrique avec diffrentes bases1 #bcg4-;,appareil pour en retirer l'acide1 #gh4-;,dgagement de gaz oxigne qui l'accompagne1 ibid4 ,,nitrites4 ,sels rsultans de l'union de l'acide nitreux avec diffrentes bases1 #bcg4 ,,noix de galle4 ,elles fournissent le principe astringent ou acide gallique par une simple infusion dans l'eau1 #cjg4 ,,nomenclature4 ,systme gnral d'aprs lequel elle est forme4-,discours prliminaire4-,ses difficults1 #abh4-,le point o en est la science oblige de conserver au moins pour un tems les noms anciens pour les acides oxides animaux vgtaux1 #abi4 ,o ,,odeur ftide4 ,elle est produite par la dissolution des corps combustibles dans le gaz hydrogne1 #aef4 ,,op,,rations manuelles de la ,chimie4-,se divisent en plusieurs classes1 #cbe4-,les unes ne sont que mchaniques1 elles ne font que diviser les corps4-,les autres sont vritablement chimiques1 #cbe suiv4 ,,or1 se dissout dans l'acide nitro-muriatique4-,s'oxide avant sa dissolution1 #bei4-,se volatilise lentement au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4 ,,os des animaux4 ,ce sont de vritables phosphates de chaux1 #bbd4 ,,oxides4 ,nom gnrique pour exprimer le premier degr d'oxignation de toutes les substances1 #he4-,le rgne vgtal le rgne animal ont leurs oxides1 ibid4 ---- ,a deux bases1 moyen d'expliquer sans priphrase le principe qui est en excs1 #abf4 ---- ,animaux4 ,leur nombre est encore indtermin1 #acj4-;,il entre ordinairement dans leur composition #d bases oxidables1 #abe4-,les principes qui les constituent se dsunissent un trs-lger changement de temprature1 #aca4 ,,oxides mtalliques4 ,combinaisons de l'oxigne avec les mtaux1 #hb4-,les anciens ,chimistes les confondoient sous le nom de chaux1 avec un grand nombre de substances de nature trs-diffrente1 #hd4-,on les spcifie par leur couleur qui varie en raison de la quantit plus ou moins grande d'oxigne qu'ils contiennent1 #he4-;,brlent avec flamme au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4-,rflexions sur ce phnomne1 ibid4 ---- ,vgtaux4 ,leur nomenclature1 #ach suiv4-,se dcomposent un degr de chaleur suprieur l'eau bouillante2 le calorique rompt l'quilibre qui existoit entre les parties qui les constituoient1 #acj4-;,comment ils different entr'eux1 #baj4-,leur dcomposition par la fermentation vineuse1 #aci4 ---- ,rouge de mercure4 ,l'oxigne y tient trs-peu4 ,moyens d'oxider les corps une chaleur mdiocre1 #bjf4 ,,oxig,,nation4 ,combinaison d'un corps avec l'oxigne1 #ff4 ,,oxig,,ne1 a une grande affinit pour la lumire4-,elle contribue avec le calorique le constituer dans l'tat de gaz1 #bja4-;,dans cet tat il forme la partie respirable de l'air1 #ed4-;,il entre pour un tiers dans le poids de notre atmosphre2 l'azote constitue les deux autres tiers1 #bjc4-;,abandonne le calorique pour s'unir l'hydrogne dans la combustion1 #ie4-;,c'est le principe acidifiant de tous les acides1 #fi4-,un premier degr de combinaison de ce principe avec l'azote forme le gaz nitreux1 #hj4-,un second degr constitue l'acide nitreux1 ibid4-,un troisieme constitue l'acide nitrique1 #bad4-,ses combinaisons avec les substances simples se nomment binaires1 ternaires1 quaternaires1 selon le nombre de ces substances1 #bjg4-,tableau de ses combinaisons binaires avec les substances simples mtalliques non mtalliques1 #bjc4-,se dgage pendant la dcomposition du nitre par l'acide sulfurique1 #gh4-;,il tient peu l'acide nitrique1 #bjg4-;,condition ncessaire pour sa combinaison1 #bjc suiv4-,il est le moyen d'union entre les mtaux les acides1 #agi4-,tout porte croire que les substances qui ont une grande affinit avec les acides contiennent de l'oxigne1 #agi4-;,et qu'il entre dans la composition des terres regardes comme simples1 #ahj4-,quantit que le sucre en contient1 #adb4-;,il conserve une grande partie de son calorique en se combinant au gaz nitreux1 #aaj4 ,p ,,pesanteur spcifique4 ,on a dsign sous ce nom le poids absolu des corps divis par leur volume4-,on dtermine cette pesanteur par le moyen de la balance hydrostatique1 #ccg4 ,,pese-,,liqueurs1 servent dterminer la pesanteur spcifique des fluides1 #cch4-,leur description4-,manire de s'en servir4 ,on les construit en verre en mtal1 #cch suiv4 ,,phosphore4 ,substance inconnue des anciens ,chimistes4 ,c'est un produit de l'art4 ,epoque de sa dcouverte4 ,on le retire prsent des os des animaux4-,manire de le prparer1 #bbd4-;,c'est un corps combustible simple4-,il se rencontre1 ce qu'il parot1 dans toutes les substances animales dans quelques plantes1 #aih1 #aii1 #bbe4-;,il y est ordinairement combin avec l'azote1 l'hydrogne1 c4-,il s'allume #cb degrs de chaleur1 #bbe4-;,dcompose le gaz oxigne cette temprature1 #eh suiv4-,absorbe une fois demie son poids d'oxigne1 #fc4-,se convertit en un acide1 #ff4-;,il devient incombustible par la combinaison avec l'oxigne1 #fe4-;,appareils pour sa combustion1 #eh1 #fa1 #dhb suiv4-,quantit de calorique qui se dgage pendant sa combustion1 #fb #ajg4-,ses combinaisons avec les substances simples1 #bbc4-;,avec les mtaux1 #aah4-;,avec le gaz hydrogne1 ibid4-,il parot qu'il demeure combin avec le charbon dans la distillation des vgtaux1 #acf4-;,enleve l'oxigne l'acide nitrique l'acide muriatique oxign1 #bdi4-;,c'est une des bases des acides animaux1 #abd4 ,,pierres composes1 se fondent au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4 ---- ,prcieuses4 ,celles qui sont dcolores par le feu aliment de gaz oxigne1 ont l'apparence d'une terre blanche1 de la porcelaine1 #eeg4 ,,plantes4 ,la couleur des feuilles la diversit de celles des fleurs tient la combinaison de la lumire avec elles1 #bja4-;,contiennent du phosphore1 #bbe4 ,,poids4 ,division de la livre en fractions dcimales1 moyen de simplifier les calculs1 #ccc4-,table pour convertir les fractions dcimales en fractions vulgaires rciproquement4 ,,porphirisation4 ,instrumens propres l'oprer1 #djc4 ,,potasse4 ,son origine4-,procds pour l'extraire1 #afe suiv4-,il n'est pas dmontr qu'elle existe dans le charbon avant la combustion1 #bbh4-;,il ne parot pas qu'on puisse l'extraire des vgtaux sans des intermedes qui fournissent de l'azote de l'oxigne1 #afi4-,presque toujours sature d'acide carbonique1 pourquoi1 #afg4-;,elle est soluble dans l'eau1 #afh4-;,elle attire l'humidit de l'air avec une grande rapidit4-,elle est en consquence trs-propre oprer la dessication des gaz1 #afh4-;,elle est soluble dans l'esprit-de-vin1 ibid4 ,,poudre canon4 ,il se dgage de l'azote du gaz acide carbonique dans son inflammation1 #ebe #ebf4 ,,pression de l'atmosphre4 ,elle met obstacle l'cartement des molcules des corps1 #h4-,sans elle il n'y auroit pas de fluides proprement dits1 ibid4-,expriences qui le prouvent1 #i #aj4 ,,pulv,,risation4 ,instrumens propres l'oprer1 #djc4 ,,putr,,faction4 ,ses phnomnes sont dus en partie la dcomposition de l'eau1 #aja4-;,est trs-lente lorsque le corps qui l'prouve ne contient pas d'azote1 #aee4-;,c'est dans le mlange des substances vgtales animales que consiste toute la science des amendemens des fumiers1 #aee4 ---- ,des vgtaux1 n'est autre chose que l'analyse des substances vgtales dans laquelle la totalit de leurs principes se dgage sous la forme de gaz1 #aed4 ,,pyrites1 nom que les anciens donnoient la combinaison du soufre des mtaux1 #aag4 ,r ,,radical acteux4 ,tableau de ses combinaisons1 #bid4-;,acide deux bases4-,c'est le plus oxign des acides vgtaux4-,contient un peu d'azote4-,moyens de l'obtenir de l'avoir pur4-,libre de toute combinaison1 il est dans l'tat de gaz au degr de temprature dans lequel nous vivons4-,la plupart des sels qu'il forme avec les bases salifiables ne sont pas cristallisables1 #bie suiv4 ---- ,boracique4 ,sa nature est inconnue1 #bbi4 ---- ,fluorique4 ,sa nature est inconnue1 #bbi4-,ses combinaisons avec l'oxigne1 ibid4 ,,radical malique4 ,tableau de ses combinaisons1 #bha4 ---- ,muriatique4 ,sa nature est encore inconnue1 #bbi4 ---- ,tartareux4 ,tableau de ses combinaisons1 #bbg4 ,,radicaux des acides1 leur tableau1 #aif4-;,combinaisons des radicaux simples avec l'oxigne1 #bjc suiv4-,combinaison des radicaux composs avec l'oxigne1 #bjh suiv4 ---- ,hydro-carboneux ,carbone-hydreux1 #aih4 ---- ,oxidables ,acidifiables4 ,sont simples dans le rgne minral4-,sont composs dans les deux autres1 #bji4 ,,rape4 ,sert diviser les substances pulpeuses1 #dje4 ,r,,ductions mtalliques4 ,ne sont autre chose que des oxignations du charbon par l'oxigne contenu dans les oxides mtalliques1 #bjf4 ,,respiration4 ,raisons qui ont empch d'en parler dans cet ouvrage1 #bjb4 ,,rubis4 ,se ramollit1 se soude se fond sans altration de sa couleur1 par l'action du feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4 ---- du ,brsil4 ,se dcolore perd un cinquime de son poids au feu aliment par le gaz oxigne1 #eeg4 ,s ,,salp,,tre4 ,combinaisons de l'acide nitrique de la potasse1 #bcc4-,moyens d'obtenir ce sel1 ibid4-,son rafinage fond sur la diffrente solubilit des sels1 #dci1 #ddj4 ,,sang4 ,la partie rouge est un oxide animal1 #acj4 ,s,,cr,,tions animales4 ,sont de vritables oxides1 #acj4 ,,sel marin4 ,combinaison de l'acide muriatique de la soude1 #bei4 ---- ,muriatique oxign de potasse4 ,fournit un gaz oxigne absolument pur1 #ejg4 ---- ,sdatif4 ,voy4 ,acide ,boracique1 #bfe4 ---- ,neutres4 ,leur formation1 #afb #ahi4-;,ils rsultent de la runion d'une substance simple oxigne avec une base quelconque1 #afd4-,ou1 ce qui est la mme chose1 de l'union des acides avec les substances mtalliques terreuses alkalines1 #afb4-,quelles sont les bases4 salifiables susceptibles de se combiner avec les acides1 #afb1 #afd4-,le nombre des sels connus a augment en raison des acides qui ont t dcouverts1 #bji4-;,dans l'tat actuel de nos connoissances1 il est de #aaeb1 #ahb4-,mais il est probable que toutes ces combinaisons salines ne sont pas possibles1 #ahc4-;,combinaisons salines prsentes sous la forme de tableaux4-,on a suivi pour les classer les mmes principes que pour les substances simples1 #ahc suiv4-,leur nomenclature1 #ahc4-,on les distingue par le nom de leur base salifiable1 #ahd suiv4-,plan d'expriences sur les sels neutres1 #ahg4-;,de leur solution1 #djc4-,par le calorique1 #dbd #dch4-,on confondoit autrefois la solution la dissolution1 #dbc #dbd4-;,des diffrens degrs de solubilit des sels1 #dbf suiv4-,travail faire sur les sels neutres1 #dbh4 ,,siphon4 ,sa description1 #dab4 ,,soufre4 ,substance combustible qui est dans l'tat concret la temprature de l'atmosphre1 qui se liqufie1 une chaleur suprieure l'eau bouillante1 #bba4-,sa combinaison avec les substances simples1 ibid4-,avec le gaz hydrogne1 #aah4-;,avec diffrens autres gaz1 #ff4-;,avec le charbon1 #fg4-;,il dcompose l'air1 #ff4-;,enleve l'oxigne au calorique1 ibid4-,il est susceptible de plusieurs degrs de saturation en se combinant avec l'oxigne1 #gb4-,moyen d'exciter sa combustion pour la formation de l'acide sulfurique1 #bda4 ,,sublimation4-,distillation des matires qui se condensent sous forme concrte1 #ddh4 ,,substances animales sont composes d'hydrogne1 de carbone1 de phosphore1 d'azote de soufre1 le tout port l'tat d'oxide par une portion d'oxigne1 #aeh4-,leur distillation donne les mmes rsultats que les plantes crucifres1 #acf4-;,elles donnent seulement plus d'huile plus d'ammoniaque1 en raison de l'azote de l'hydrogne qu'elles contiennent dans une plus grande proportion1 #acf4-;,elles favorisent la putrfaction1 parce qu'elles contiennent de l'azote1 #aee4-;,elles peuvent varier en raison de la proportion de leurs principes constituans de leur degr d'oxignation1 #bac4-,sont dcomposes par le feu1 #acb4 ,,substances combustibles4 ,ce sont celles qui ont une grande apptence pour l'oxigne1 #aaf4-,peuvent s'oxigner par leur combinaison avec les nitrates les muriates oxigns1 #bjf #bjg4 ---- ,mtalliques4 ,a l'exception de l'or quelquefois de l'argent1 elles se prsentent rarement dans la nature sous la forme mtallique1 #agc4-;,celles que nous pouvons rduire sous forme mtallique sont au nombre de #ag1 #agd4-;,celles qui ont plus d'affinit avec l'oxigne qu'avec le carbone ne sont pas susceptibles d'tre amenes cet tat1 #agd4-;,considres comme bases salifiables1 #age4-,ne peuvent le dissoudre que lorsqu'elles s'oxident1 #agf #agg4-,l'effervescence qui a lieu pendant leur dissolution dans les acides prouve qu'elles s'oxident1 ibid4-,se dissolvent sans effervescence dans les acides lorsqu'elles ont t pralablement oxides1 #agh4-,se dissolvent sans effervescence dans l'acide muriatique oxign1 ibid4-,dans l'acide sulfureux1 #bde4-;,celles qui sont trop oxignes s'y dissolvent forment des sulfates mtalliques1 ibid4-,dcomposent toutes le gaz oxigne1 except l'or l'argent1 #hb1 #bjc suiv4-,elles s'oxident perdent leur clat mtallique1 #hc4-,pendant cette opration elles augmentent de poids proportion de l'oxigne qu'elles absorbent1 ibid4-,les anciens donnoient improprement le nom de chaux aux mtaux calcins ou oxides mtalliques1 #hc4-;,appareils pour acclrer l'oxidation1 #ead suiv4-,n'ont pas toutes le mme degr d'affinit pour l'oxigne1 #eac4-,lorsqu'on ne peut en sparer l'oxigne1 elles demeurent constamment dans l'tat d'oxides se confondent pour nous avec les terres1 #agd4-;,dcomposent l'acide sulfurique en lui enlevant une portion de son oxigne1 alors elles s'y dissolvent1 #bdb4-,leurs combinaisons les unes avec les autres1 #bcj4-,les alliages qui en rsultent sont plus cassans que les mtaux allis1 #aaf4-;,c'est leurs diffrens degrs de fusibilit que sont dus une partie des phnomnes que prsentent ces combinaisons1 #aag4-;,brlent avec flamme colore se dissipent entirement au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4-,toutes1 except le mercure1 s'y oxident sur un charbon1 ibid4 ,,substances salines se volatilisent au feu aliment par le gaz oxigne1 #eef4 ---- ,simples4 ,leur dfinition4 ,ce sont celles que la chimie n'a pas encore pu parvenir dcomposer1 #aic suiv4-,leur tableau1 #aib4-,leurs combinaisons avec le soufre1 #bba4-;,avec le phosphore1 #bbc4-;,avec le carbone1 #bbg4-;,avec l'hydrogne1 #bag4-;,avec l'azote1 #bac4 ---- ,vgtales4 ,leurs principes constitutifs sont l'hydrogne le carbone1 #acb4-;,contiennent quelquefois du phosphore de l'azote1 #acf4-,manire d'envisager leur composition leur dcomposition1 #acb4-,leur dcomposition se fait en vertu d'affinits doubles triples1 #ace4-,tous les principes qui les composent sont en quilibre entr'eux au degr de temprature dans lequel nous vivons1 #acc4-,leur distillation fournit la preuve de cette thorie1 #ace4-;,a un degr peu suprieur l'eau bouillante1 une partie du carbone devient libre1 #acd4-,l'hydrogne l'oxigne se runissent pour former de l'eau1 ibid4-,une portion d'hydrogne de carbone s'unissent forment de l'huile volatile1 ibid4-,a une chaleur rouge l'huile forme seroit dcompose1 #ace4-,l'oxigne alors s'unit au carbone avec lequel il a plus d'affinit ce degr1 #acd4-,l'hydrogne s'chappe sous la forme de gaz en s'unissant au calorique1 ibid4 ,,sucre4 ,oxide vgtal deux bases1 #abe4-,son analyse1 #adb suiv4-,en l'oxignant on forme de l'acide oxalique1 de l'acide malique1 de l'acide acteux1 selon la proportion d'oxigne1 #bid4-,moyens de rompre l'quilibre de ses principes par la fermentation1 #adb4-,rcapitulation des rsultats obtenus par la fermentation1 #adh4-;,contient les substances propres former de l'eau1 mais non de l'eau toute forme1 #aea4 ---- de lait oxign forme l'acide saccholactique1 #caa4 ,,sulfates4 ,combinaisons de l'acide sulfurique avec les diffrentes bases1 #bde4 ---- ,mtalliques4 ,combinaisons des mtaux avec l'acide sulfurique1 #bde4 ,,sulfites4 ,combinaisons de l'acide sulfureux avec les diffrentes bases1 #bde4 ---- ,mtalliques pourroient bien ne pas exister1 #bde4 ,,sulfures4 ,combinaisons du soufre avec les mtaux1 #aah4 ,t ,,tableau des acides de leurs bases salifiables1 #ahj suiv4-,des substances simples1 #aib4-;,des radicaux composs1 #aif4-;,des combinaisons de l'oxigne1 #bjc1 #bjh4-;,des combinaisons de l'azote1 #bab4-;,de l'hydrogne1 #baf4-;,du soufre1 #bbj4-;,du phosphore1 #bbb4-;,du carbone1 #bbf4-;,de l'acide nitrique1 #bcb4-;,de l'acide sulfurique1 #bch4-;,de l'acide sulfureux1 #bdc4-;,de l'acide phosphoreux1 #bdf4-;,de l'acide phosphorique1 #bdg4-;,de l'acide carbonique1 #bej4-;,de l'acide muriatique1 #bec4-;,de l'acide muriatique oxign1 #bed4-;,de l'acide nitro-muriatique1 #beh4-;,de l'acide fluorique1 #bfa4-;,de l'acide boracique1 #bfd4-;,de l'acide arsenique1 #bfh4-;,de l'acide molybdique1 #bgb4-;,de l'acide tunstique1 #bgd4-;,de l'acide tartareux1 #bgg4-;,de l'acide malique1 #bha4-;,de l'acide citrique1 #bhd4-;,de l'acide pyro-ligneux1 #bhf4-;,de l'acide pyro-tartareux1 #bhh4-;,de l'acide pyro-muqueux1 #bij4-;,de l'acide oxalique1 #bib4-;,de l'acide actique1 #bih1-;,de l'acide succinique1 #cjj4-;,de l'acide benzoque1 #cjb4-;,de l'acide camphorique1 #cjd4-;,de l'acide gallique1 #cjf4-;,de l'acide lactique1 #cjh4-;,de l'acide saccholactique1 #caj4-;,de l'acide formique1 #cab4-;,de l'acide bombique1 #cad4-;,de l'acide sbacique1 #caf4-;,de l'acide lithique1 #cah4-;,de l'acide prussique1 #cbj4 ,,tamisage4 ,moyen de sparer les corps en molcules de grosseurs -peu-prs uniformes1 #dji4 ,,tartre est compos de l'acide appel tartarum1 de potasse4-,moyen de le dcomposer pour en obtenir l'acide pur1 #cgh1 #cgi4 ,,tartrite acidule de potasse4 ,combinaison de la potasse de l'acide tartareux1 avec excs d'acide1 #bhj4 ---- de potasse4 ,sel parfaitement neutre1 rsultant de la combinaison de l'acide tartareux de la potasse1 #bhj4 ,,terre ou terreau4 ,principe fixe qui reste aprs l'analyse des substances vgtales fermentes1 #aed4 ---- ,on les regarde comme des tres simples1 #agb4-;,il y a quelques raisons de penser qu'elles contiennent de l'oxigne1 #ahj1 ibid4-,et peut-tre qu'elles sont des mtaux oxids1 ibid4-,elles ont une grande tendance la combinaison1 #agb4 ,,terres composes4 ,se fondent au feu aliment par le gaz oxigne sous la forme d'un verre blanc1 #eef4 ,,thermom,,tre4 ,corrections du volume des gaz relatives aux diffrens degrs du thermomtre4-,modle de calcul pour ces corrections1 #chj suiv4 ,,topaze de ,saxe4 ,se dcolore perd un cinquime de son poids au feu aliment par le gaz oxigne1 #eeg4 ,,trituration4 ,instrumens propres l'oprer1 #djc4 ,,tunst,,ne4 ,mtal particulier souvent confondu avec l'tain4-,sa cristallisation4-,sa pesanteur spcifique4-,il se trouve naturellement dans l'tat d'oxide4-,il fait fonction d'acide4-,il y est uni la chaux1 #bge4 ,v ,,vaisseaux vaporatoires4 ,leur forme1 #dcd suiv4 ,,vaporisation4 ,passage d'un fluide liquide l'tat ariforme1 #ab4 ,,verres ardens4 ,ne produisent pas d'aussi grands effets qu'on avoit lieu de l'attendre #eeb4 ,,vers soie4 ,sa crysalide fournit l'acide bombique1 #cae4 ,w ,,wolfram4 ,substance mtallique4-,vritable tunstne1 #bge4 ,fin de la ,table des ,matires4 ,,extrait des ,registres de l',acadmie ,royale des ,sciences4 ,du #d ,fvrier #aghi4 ,l',acadmie nous a chargs1 ,m4 d',arcet moi1 de lui rendre compte d'un ,trait lmentaire de ,chimie1 que lui a prsent ,m4 ,lavoisier4 ,ce ,trait est divis en trois parties3 la premire a principalement pour objet1 la formation des fluides ariformes leur dcomposition1 la combustion des corps simples1 la formation des acides4 ,les molcules des corps peuvent tre considres comme obissant deux forces1 l'une rpulsive1 l'autre attractive4 ,pendant que la derniere de ces forces l'emporte1 le corps demeure dans l'tat solide2 si1 au contraire1 l'attraction est plus foible1 les parties du corps perdent l'adhrence qu'elles avoient entr'elles1 il cesse d'tre un solide4 ,la force rpulsive est due au fluide trs-subtil qui s'insinue travers les molcules de tous les corps1 qui les carte2 cette substance1 quelle qu'elle soit1 tant la cause de la chaleur1 ou1 en d'autres termes1 la sensation que nous appelons chaleur1 tant l'effet de l'accumulation de cette substance1 on ne peut pas1 dans un langage rigoureux1 la dsigner par le nom de chaleur1 parce que la mme dnomination ne peut pas exprimer la cause l'effet2 c'est ce qui a dtermin ,m4 ,lavoisier1 avec les autres ,auteurs de la ,nomenclature chimique1 la dsigner sous le nom de calorique4 ,nous nous contenterons1 dans ce rapport1 d'employer la nomenclature adopte par ,m4 ,lavoisier2 mais dans le cours de son ouvrage1 aprs avoir tabli1 par les expriences les plus exactes1 les faits qui doivent servir de base aux connoissances chimiques1 il a toujours soin de justifier la nomenclature dont il fait usage1 de suivre les rapports qui doivent se trouver entre les ides les mots qui les reprsentent4 ,s'il n'existoit que la force attractive des molcules de la matire1 la force rpulsive du calorique1 les corps passeroient brusquement de l'tat de solide celui de fluide ariforme2 mais une troisime force1 la pression de l'atmosphre1 met obstacle cet cartement1 c'est cet obstacle qu'est due l'existence des fluides4 ,m4 ,lavoisier tablit1 par plusieurs expriences1 quel est le degr de pression qui est ncessaire pour contenir diffrentes substances dans l'tat liquide1 quel est le degr de chaleur ncessaire pour vaincre cette rsistance4 ,mais il y a un certain nombre de substances qui1 la pression de notre atmosphre au degr de froid connu1 n'abandonnent jamais l'tat de fluide ariforme2 ce sont celles-l qu'on dsigne sous le nom de gaz4 ,puisque les molcules de tous les corps de la nature sont dans un tat d'quilibre entre l'attraction1 qui tend les rapprocher les runir1 les efforts du calorique1 qui tend les carter1 non-seulement le calorique environne de toutes parts les corps1 mais encore il remplit les intervalles que leurs molcules laissent entr'elles1 comme c'est un fluide extrmement compressible1 il s'y accumule1 il s'y resserre s'y combine en partie4 ,de ces considrations1 ,m4 ,lavoisier dduit l'explication de ce qu'on doit entendre par le calorique libre1 le calorique combin1 la capacit de calorique1 la chaleur absolue1 la chaleur latente1 la chaleur sensible4 ,on pourroit lui reprocher d'avoir insist trop peu sur la proprit lastique compressible du calorique1 de-l rsulte une diffrence entre ses principes la thorie de ,m4 ,black1 sur la capacit de chaleur1 mais en cartant cette considration1 les ides de ,m4 ,lavoisier ont acquis l'avantage d'avoir plus de clart4 ,aprs ces principes gnraux1 ,m4 ,lavoisier dcrit le moyen qu'a imagin ,m4 de la ,place pour dterminer par la quantit de glace fondue1 celle du calorique qui s'est dgag au milieu de cette glace1 d'un corps qui toit lev une certaine temprature1 ou d'une combinaison qui s'y est forme4 ,il passe ensuite des vues gnrales sur la formation la constitution de l'atmosphre de la terre1 non-seulement en la considrant dans l'tat o elle se trouve1 mais encore dans diffrens tats hypothtiques4 ,notre atmosphre est forme de toutes les substances susceptibles de demeurer dans l'tat ariforme au degr habituel de temprature de pression que nous prouvons4 ,il toit bien important de dterminer quel est le nombre quelle est la nature des fluides lastiques qui composent cette couche infrieure que nous habitons4 ,on sait que les connoissances que nous avons acquises sur cet objet1 font la gloire de la ,chimie moderne2 que non-seulement on a analys ces fluides1 mais qu'on a encore appris connotre une foule de combinaisons qu'ils formoient avec les substances terrestres1 que par-l le vide immense que les anciens ,chimistes cherchoient dguiser par quelques suppositions1 a t combl pour la plus grande partie4 ,il est bien intressant de voir celui qui a le plus contribu nous procurer ces connoissances nouvelles1 en tracer lui-mme le tableau1 rapprocher les rsultats des expriences qui ont fait l'objet d'un grand nombre de ses ,mmoires1 perfectionner ces expriences tous les appareils qu'il a fallu imaginer2 mais il n'est pas possible de suivre dans un extrait les descriptions que ,m4 ,lavoisier prsente avec beaucoup de concision1 sur l'analyse de l'air de l'atmosphre1 la dcomposition du gaz oxigne par le soufre1 le phosphore le charbon1 sur la formation des acides en gnral1 la dcomposition du gaz oxigne par les mtaux1 la formation des oxides mtalliques1 le principe radical de l'eau1 sa dcomposition par le charbon par le fer1 la quantit de calorique qui se dgage des diffrentes espces de combustion1 la formation de l'acide nitrique4 ,aprs tous ces objets1 ,m4 ,lavoisier examine la combinaison des substances combustibles les unes avec les autres4 ,le soufre1 le phosphore1 le charbon ont la proprit de s'unir avec les mtaux1 de-l naissent les combinaisons que ,m4 ,lavoisier dsigne sous le nom de sulfures1 phosphures carbures4 ,l'hydrogne peut aussi se combiner avec un grand nombre de substances combustibles2 dans l'tat de gaz1 il dissout le carbone ou charbon pur1 le soufre1 le phosphore1 de-l viennent les diffrentes espces de gaz inflammable4 ,lorsque l'hydrogne le carbone s'unissent ensemble1 sans que l'hydrogne ait t port l'tat de gaz par le calorique1 il en rsulte1 selon ,m4 ,lavoisier1 cette combinaison particuliere qui est connue sous le nom d'huile1 cette huile est fixe ou volatile1 selon les proportions de l'hydrogne du carbone4 ,il a expos dans les ,mmoires de #aghd1 les expriences qui l'ont conduit cette opinion4 ,cependant il nous parot que cette opinion n'est pas l'abri des objections1 nous nous contenterons d'en proposer une4 ,toutes les huiles donnent un peu d'eau un peu d'acide lorsqu'on les distille1 en ritrant les distillations1 on peut les rduire entirement en eau1 en acide1 en charbon1 en gaz carbonique en gaz hydrogne carbon4 ,cet acide cette eau qu'on retire dans chaque opration1 n'annoncent-ils pas qu'il entroit de l'oxigne dans la composition de l'huile2 car il est facile de prouver que l'air qui est contenu dans les vaisseaux qui servent la distillation1 n'a pas pu contribuer d'une manire sensible leur production8 ,il falloit d'abord examiner les phnomnes que prsente l'oxignation des quatre substances combustibles simples1 le phosphore1 le soufre1 le carbone l'hydrogne2 mais ces substances1 en se combinant les unes avec les autres1 ont form des corps combustibles composs1 tels que les huiles1 dont l'oxignation doit prsenter d'autres rsultats4 ,selon ,m4 ,lavoisier1 il existe des acides des oxides base double triple3 il donne en gnral le nom d'oxide toutes les substances qui ne sont pas assez oxignes pour prendre le caractre acide4 ,tous les acides du rgne vgtal ont pour base l'hydrogne le carbone1 quelquefois l'hydrogne1 le carbone le phosphore4 ,les acides oxides du rgne animal sont encore plus composs2 il entre dans la composition de la plupart quatre bases acidifiables1 l'hydrogne1 le carbone1 le phosphore l'azote4 ,m4 ,lavoisier tche de rendre raison par ces principes trs-simples1 de la nature de la diffrence des acides vgtaux des autres substances d'une nature vgtale d'une nature animale2 il ne seroit pas juste dans ce moment de juger avec svrit ces apperus ingnieux1 parce que l',auteur se propose de les dvelopper dans des ,mmoires particuliers4 ,l'hydrogne1 l'oxigne le carbone1 sont des principes communs tous les vgtaux1 pour cette raison1 ,m4 ,lavoisier les appelle primitifs4 ,ces principes1 en raison de la quantit de calorique avec lequel ils se trouvent combins dans les vgtaux1 sont tous -peu-prs en quilibre la temprature dans laquelle nous vivons2 ainsi les vgtaux ne contiennent ni huile1 ni eau1 ni acide carbonique1 seulement les lmens de toutes ces substances2 mais un changement lger dans la temprature suffit pour renverser cet ordre de combinaison4 ,l'hydrogne l'oxigne s'unissent plus intimment forment de l'eau qui passe dans la distillation2 une portion de l'hydrogne une portion du carbone se runissent ensemble pour former de l'huile volatile1 une autre partie du carbone devient libre reste dans la cornue4 ,dans les substances animales1 l'azote1 qui est un de leurs principes primitifs1 s'unit une portion d'hydrogne pour former l'alkali volatil4 ,m4 ,lavoisier donne des explications analogues celles que nous venons d'indiquer1 des phnomnes des produits de la fermentation vineuse1 de la putrfaction4 ,il y a un grand rapport entre ces dernieres ides de ,m4 ,lavoisier celles que ,m4 ,higgins a exposes dans un trait sur l'acide acteux1 la distillation1 la fermentation1 c4 qu'il a publi en #aghf1 dans lequel il admet la formation de l'eau des huiles par l'action de la chaleur2 mais n'ayant pas distingu le gaz hydrogne qu'il appelle phlogistique 7ce qui est tout--fait indiffrent71 du charbon de leur combinaison1 il n'a pu dterminer les effets de la chaleur de la fermentation avec autant d'exactitude que ,m4 ,lavoisier4 ,les substances acidifiables1 en s'unissant avec l'oxigne en se convertissant en acides1 acquirent une grande tendance la combinaison3 elles deviennent propres s'unir avec des substances terreuses mtalliques4 ,mais une circonstance remarquable distingue ces deux espces de combinaison2 c'est que les mtaux ne peuvent contracter d'union avec les acides que par l'intermde de l'oxigne1 de manire qu'il faut qu'ils soient rduits en oxides1 ou qu'ils dcomposent l'eau dont ils dgagent alors le gaz hydrogne1 ou qu'ils trouvent de l'oxigne dans l'acide1 c'est ainsi qu'ils forment du gaz nitreux avec l'acide nitrique4 ,la considration des phnomnes qui accompagnent les dissolutions1 conduit ,m4 ,lavoisier celle des bases alkalines1 des terres des mtaux1 dterminer le nombre des sels qui peuvent rsulter de la combinaison de ces diffrentes bases avec tous les acides connus4 ,dans la seconde partie de son ouvrage1 ,m4 ,lavoisier prsente successivement le tableau des substances simples1 ou plutt de celles que l'tat actuel de nos connoissances nous oblige considrer comme telles1 celui des radicaux ou bases oxidables acidifiables1 composes de la runion de plusieurs substances simples1 ceux des combinaisons de l'azote1 de l'hydrogne1 du carbone1 du soufre du phosphore1 avec des substances simples1 enfin ceux des combinaisons de tous les acides connus1 avec les diffrentes bases4 ,chaque tableau est accompagn d'une explication sur la nature les prparations de la substance qui en est l'objet1 sur ses principales combinaisons4 ,m4 ,lavoisier a runi1 dans la troisime partie de son ouvrage1 la description sommaire de tous les appareils de toutes les oprations manuelles qui ont rapport la ,chimie lmentaire4 ,les dtails indispensables dans lesquels il faut entrer1 auroient interrompu la marche des ides rapides qu'il a prsentes dans les deux premires parties1 en auroient rendu la lecture fatigante4 ,cette description est d'autant plus prcieuse1 que non-seulement elle est faite avec beaucoup de mthode de clart1 mais encore qu'elle a particulirement pour objet les appareils relatifs la ,chimie moderne1 dont plusieurs sont ds ,m4 ,lavoisier lui-mme1 qui1 en gnral1 sont encore peu connus1 mme de ceux qui font une tude particulire de la ,chimie2 mais il est impossible de tracer une esquisse de ces descriptions1 nous sommes obligs de nous borner l'numration des chapitres dans lesquels elles sont classes4 ,le chapitre premier traite des instrumens propres dterminer le poids absolu la pesanteur spcifique des corps solides liquides4 ,le second est destin la gazomtrie1 ou la mesure du poids du volume des substances ariformes4 ,le chapitre troisime contient la description des oprations purement mcaniques1 qui ont pour objet de diviser les corps1 telles que la trituration1 la porphirisation1 le tamisage1 la filtration1 c4 ,m4 ,lavoisier dcrit1 dans le chapitre cinquime1 les moyens que la ,chimie emploie pour carter les unes des autres les molcules des corps sans les dcomposer1 rciproquement pour les runir1 ce qui comprend la solution des sels1 leur lexiviation1 leur vaporation1 leur cristallisation1 les appareils distillatoires4 ,les distillations pneumato-chimiques1 les dissolutions mtalliques1 quelques autres oprations qui exigent des appareils trs-compliqus1 sont l'objet du sixime chapitre4 ,le chapitre septime contient la description des oprations relatives la combustion la dtonnation4 ,les appareils qui sont dcrits dans ce chapitre sont entirement nouveaux4 ,enfin le chapitre huitime est destin aux instrumens ncessaires pour oprer sur les corps de trs-hautes tempratures4 ,toutes ces descriptions sont rendues sensibles par un grand nombre de planches qui prsentent tous les dtails qu'on peut desirer1 qui sont graves avec beaucoup de soin4 ,nous ne devons pas laisser ignorer la reconnoissance des ,chimistes1 qu'elles ne sont point l'ouvrage d'un burin mercenaire1 mais qu'elles sont des au zle aux talens varis du traducteur de l'ouvrage de ,m4 ,kirwan sur le phlogistique4 ,ces nouveaux lmens sont termins par quatre tables2 la premire donne le nombre des pouces cubiques correspondans un poids dtermin d'eau2 la seconde est destine convertir les fractions vulgaires en fractions dcimales1 rciproquement2 la troisime prsente le poids des diffrens gaz1 la quatrime1 la pesanteur spcifique des diffrentes substances4 ,ainsi ,m4 ,lavoisier1 en partant des notions les plus simples des objets les plus lmentaires1 conduit successivement aux combinaisons plus composes4 ,ses raisonnemens sont presque toujours fonds sur des expriences rigoureuses1 ou plutt ils n'en sont que le rsultat2 il finit par donner les lmens de l'art des expriences qui doit servir de guide aux ,chimistes qui1 au lieu de se livrer de vaines hypothses1 veulent tablir leurs opinions la balance la main4 ,l'ouvrage est prcd d'un discours dans lequel ,m4 ,lavoisier rend compte des motifs qui l'ont engag l'entreprendre1 de la marche qu'il a suivie dans son excution4 ,s'tant impos la loi de ne rien conclure au-del de ce que les expriences prsentent de ne jamais suppler au silence des faits1 il n'a point compris dans ses lmens la partie de la ,chimie la plus susceptible peut-tre de devenir un jour une science exacte1 c'est celle qui traite des affinits ou attractions chimiques2 mais les donnes principales manquent1 ou du moins celles que nous avons ne sont encore ni assez prcises1 ni assez certaines pour devenir la base sur laquelle doit porter une partie aussi importante de la ,chimie4 ,m4 ,lavoisier a la modestie d'avouer qu'une considration secrte a peut-tre donn du poids aux raisons qu'il pouvoit avoir de se taire sur les affinits2 c'est que ,m4 de ,morveau est au moment de publier l'article affinit de l',encyclopdie mthodique1 qu'il a redout de traiter en concurrence avec lui1 un objet qui exige des discussions trs-dlicates4 ,quoique les ,savans s'empressent de toutes parts de rendre justice aux connoissances profondes de ,m4 de ,morveau1 il doit nanmoins tre flatt d'un aveu qui honore galement celui qui l'a fait4 ,si ,m4 ,lavoisier ne parle point1 dans ce ,trait1 des parties constituantes lmentaires des corps1 c'est qu'il regarde comme hypothtique tout ce qu'on a dit sur les quatre lmens3 il est probable que nous ne connoissons pas les molcules simples indivisibles qui composent les corps2 mais il est un terme auquel nous conduisent nos analyses1 ce sont les derniers rsultats que nous en obtenons1 qui sont pour nous des substances simples1 ou1 si l'on veut1 des lmens4 ,mais l'objet principal de ce discours est de faire sentir la liaison qui se trouve entre l'abus des mots les ides fausses1 entre la prcision du langage les progrs des sciences4 ,nous pensons que ces nouveaux ,elmens sont trs-dignes d'tre imprims sous le privilge de l',acadmie4 ,fait l',acadmie1 le #d ,fvrier #aghi4 ,sign1 ,d',,arcet ,,bertholet4 ,je certifie le prsent extrait conforme l'original1 au jugement de l',acadmie4 ,a ,paris1 ce #g ,fvrier #aghi4 ,sign1 le ,marquis ,,de ,,condorcet4 ,,extrait des ,registres de la ,socit ,royale de ,mdecine4 ,du #f ,fvrier #aghi4 ,la ,socit nous a chargs1 ,m4 de ,horne moi1 d'examiner un ,ouvrage de ,m4 ,lavoisier1 ayant pour titre1 ,trait lmentaire de ,chimie1 prsent dans un ordre nouveau1 d'aprs les dcouvertes modernes4 ,comme ce ,trait1 que nous avons lu avec le plus vif intrt1 offre une mthode lmentaire diffrente de toutes celles qu'on a suivies dans les ,ouvrages du mme genre1 nous avons cru devoir en rendre un compte trs-dtaill la ,compagnie4 ,les ,physiciens1 tous les hommes1 qui s'adonnent l'tude de la ,philosophie naturelle1 savent que c'est aux expriences de ,m4 ,lavoisier qu'est due la rvolution que la ,chimie a prouve depuis quelques annes2 peine ,m4 ,black eut-il fait connotre1 il y a bientt vingt ans1 l'tre fugace qui adoucit la chaux les alkalis1 qui avoit jusques-l chapp aux recherches des ,chimistes2 peine ,m4 ,priestley eut-il donn ses premires expriences sur l'air fixe ce qu'il appeloit les diffrentes espces d'air1 que ,m4 ,lavoisier1 qui ne s'toit encore appliqu qu' mettre dans les oprations de ,chimie de l'exactitude de la prcision1 conut le vaste projet de rpter de varier toutes les expriences des deux clbres ,physiciens ,anglois1 de poursuivre avec une ardeur infatigable une carrire nouvelle1 dont il prvoyoit ds-lors l'tendue4 ,il sentit sur-tout que l'art de faire des expriences vraiment utiles1 de contribuer aux progrs de la science de l'analyse1 consistoit ne rien laisser chapper1 tout recueillir1 tout peser4 ,cette ide ingnieuse1 laquelle sont dues toutes les dcouvertes modernes1 l'engagea imaginer1 pour les effervescences1 pour les combustions1 pour la calcination des mtaux1 c4 des appareils capables de porter la lumire la plus vive sur la cause les rsultats de ces oprations4 ,on connot trop gnralement aujourd'hui la plupart des faits des dcouvertes que cette route exprimentale nouvelle a fait natre1 pour que nous ayons besoin d'en suivre ici les dtails2 nous nous contenterons de rappeler que c'est l'aide de ces procds1 l'aide de ce nouveau sens1 ajout1 pour ainsi dire1 ceux que le ,physicien possdoit dj1 que ,m4 ,lavoisier est parvenu tablir des vrits une doctrine nouvelles sur la combustion1 sur la calcination des mtaux1 sur la nature de l'eau1 sur la formation des acides1 sur la dissolution des mtaux1 sur la fermentation sur les principaux phnomnes de la nature4 ,ces instrumens si ingnieux1 cette mthode exprimentale si exacte si diffrente des procds employs autrefois par les ,chimistes1 n'ont cess1 depuis #aggb1 de devenir entre les mains de ,m4 ,lavoisier des ,physiciens qui ont suivi la mme route1 une source fconde de dcouvertes4 ,les ,mmoires de l',acadmie des ,sciences offrent1 depuis #aggb jusqu'en #aghf1 une suite non interrompue de travaux1 d'expriences1 d'analyses faites par ce ,physicien sur le mme plan4 ,ce qu'il y a de plus frappant pour ceux qui aiment suivre les progrs de l'esprit humain dans ce genre de recherches1 dont on n'avoit aucune ide il y a vingt ans1 c'est que toutes les dcouvertes qui se sont succdes depuis cette poque1 n'ont fait que confirmer les premiers rsultats trouvs par ,m4 ,lavoisier1 donner plus de force plus de solidit la doctrine qu'il a propose4 ,une autre considration1 qui nous parot galement importante1 c'est que les expriences de ,bergman1 de ,schele1 de ,,mm4 ,cavendish1 ,priestley1 d'un grand nombre d'autres ,chimistes dans diffrentes parties de l',europe1 quoique faites sous des points de vue avec des moyens diffrens en apparence1 se sont tellement accordes avec les rsultats gnraux dont nous parlions plus haut1 que cet accord1 bien propre convaincre les ,physiciens qui cherchent la vrit sans prvention1 avec le courage ncessaire pour rsister aux prjugs1 n'a fait que rendre plus solides plus inbranlables les fondemens sur lesquels repose la nouvelle doctrine chimique4 ,c'est dans cet tat de la science1 c'est l'poque o les faits nouveaux1 gnralement reconnus1 n'excitent encore des discussions entre les ,physiciens1 que relativement leur explication1 que ,m4 ,lavoisier1 auteur de la plus grande partie de ces dcouvertes1 de la thorie simple lumineuse qu'elles ont cre1 s'est propos d'enchaner dans un nouvel ordre les vrits nouvelles1 d'offrir aux ,savans1 ainsi qu' ceux qui veulent le devenir1 l'ensemble de ses travaux4 ,ceux qui ont suivi avec soin les progrs successifs de la ,chimie1 ne trouveront dans l',ouvrage dont nous nous occupons1 que les faits qu'ils connoissent dj2 mais ils se prsenteront eux dans un ordre qui les frappera par sa clart sa prcision4 ,ce sera donc spcialement sur la marche des faits1 des ides des raisonnemens tracs par ,m4 ,lavoisier1 que nous insisterons dans ce rapport4 ,ce ,trait est divis en trois parties4 ,dans la premire1 ,m4 ,lavoisier expose les lmens de la science les bases sur lesquelles elle est fonde4 ,c'est sur les corps les plus simples1 sur le premier ordre de leurs combinaisons1 que roule cette premire partie1 comme nous le dirons tout--l'heure4 ,la seconde partie prsente les tableaux de toutes les combinaisons de ces corps simples entr'eux1 des mixtes qu'ils forment les uns avec les autres4 ,les composs salins neutres en sont particulirement le sujet4 ,dans la troisime partie1 ,m4 ,lavoisier dcrit les appareils nouveaux1 dont il a imagin la plus grande partie1 l'aide desquels il a tabli les vrits exposes dans la premire partie4 ,considrons chacune de ces parties plus en dtail1 suivons l',auteur jusqu' ses dernires divisions1 pour faire connotre l'utilit l'importance de son ,ouvrage4 ,premire ,partie4 ,en exposant1 dans un ,discours prliminaire1 les motifs qui l'ont engag crire son ,ouvrage1 ,m4 ,lavoisier annonce que c'est en s'occupant de la nomenclature en dveloppant ses ides sur les avantages la ncessit de lier les mots aux faits1 qu'il a t entran comme malgr lui faire un ,trait lmentaire de ,chimie2 que cette nomenclature mthodique l'ayant conduit du connu l'inconnu1 cette marche qu'il s'est trouv forc de suivre1 lui a paru propre guider les pas de ceux qui veulent tudier la ,chimie2 il pense que1 quoique cette science ait encore beaucoup de lacunes ne soit pas complette comme la ,gomtrie lmentaire1 les faits qui la composent s'arrangent cependant d'une manire si heureuse dans la doctrine moderne1 qu'il est permis de la comparer cette dernire1 qu'on peut esprer de la voir s'approcher1 de nos jours1 du degr de perfection qu'elle est susceptible d'atteindre4 ,son but a t de ne rien conclure au-del de l'exprience1 de ne jamais suppler au silence des faits4 ,c'est pour cela qu'il n'a point parl des principes des corps1 sur lesquels on a depuis si long-temps donn des ides vagues1 dans les coles dans les ,ouvrages lmentaires2 qu'il n'a rien dit des attractions ou affinits chimiques1 qui ne sont point encore connues1 suivant lui1 avec l'exactitude ncessaire pour en exposer les gnralits dans des lmens4 ,il termine ce discours en retraant les raisons les motifs qui ont guid les ,chimistes dans le travail de la nouvelle nomenclature1 en faisant voir quelle influence les noms exacts proposs dans ce travail1 peuvent avoir sur les progrs l'tude de la science4 ,la premire partie qui suit immdiatement ce ,discours prliminaire1 comprend dix-sept chapitres4 ,m4 ,lavoisier annonce qu'il traite1 dans cette premire ,partie1 de la formation des fluides ariformes de leur dcomposition2 de la combustion des corps simples1 de la formation des acides4 ,ce titre1 qui n'auroit certainement pas rappel aux anciens ,chimistes l'ensemble de leur science1 le comprend cependant tout entier pour ceux qui la possdent1 en effet1 l'un de nous en traant la marche l'tat de toutes les connoissances chimiques modernes dans quelques sances sur les fluides lastiques1 a fait voir que toute la science est comprise dans l'histoire de leur dveloppement de leur fixation4 ,il est donc vrai de dire1 que quoique le domaine de la ,chimie ait t singulirement agrandi par le nombre considrable de faits nouveaux qu'elle a acquis depuis quelques annes1 le rapprochement1 la liaison la cohrence de ces faits1 peuvent en resserrer les lmens dans l'esprit de ceux qui les possdent1 de ceux qu'une mthode exacte guide dans leurs tudes2 si les expriences semblent effrayer l'imagination par leur nombre1 les rsultats simples qu'on en tire1 les donnes gnrales qu'elles fournissent1 font vanouir les difficults1 rendent le travail de la mmoire plus facile4 ,cette vrit sera mise dans tout son jour1 par l'expos des divers objets compris dans cette premire partie de l'ouvrage de ,m4 ,lavoisier4 ,le premier ,chapitre traite de la combinaison des corps avec le calorique ou la matire de la chaleur1 de la formation des fluides lastiques4 ,le calorique dilate tous les corps en cartant leurs molcules1 qui tendent se rapprocher par la force d'attraction4 ,on peut donc considrer son effet comme celui d'une force rpulsive ou oppose l'attraction4 ,lorsque l'attraction des molcules est plus forte1 que l'cartement ou la force rpulsive communique par le calorique1 le corps est solide2 si la force rpulsive l'emporte sur l'attraction1 les molcules s'cartent jusqu' un certain point1 la fusion1 enfin la fluidit lastique naissent de cet effet4 ,comme la diminution ou l'enlvement du calorique permet le rapprochement des molcules des corps dont l'attraction agit alors librement1 comme on peut concevoir un refroidissement toujours croissant1 beaucoup plus fort que celui que nous connoissons1 consquemment un rapprochement proportionn dans les molcules des corps1 il s'ensuit que ces molcules ne se touchent pas1 qu'il existe des intervalles entr'elles2 ces intervalles sont remplis par le calorique4 ,on peut l'y accumuler2 c'est cette accumulation qui dtruit l'attraction de ces molcules1 qui donne enfin naissance un fluide lastique4 ,tous les corps liquides prendroient1 la surface du globe1 cette forme de fluides lastiques1 si la pression de l'air atmosphrique ne s'y opposoit pas1 c'est en raison de cette pression qu'il faut que la temprature de l'eau soit leve #hj degrs pour qu'elle se rduise en vapeur2 l'ther #cj ou #cc degrs1 l'alkool #fg1 ,mais les fluides supposs rduits en vapeurs par la suppression du poids de l'atmosphre1 se formeroient bientt un obstacle eux-mmes par leur pression4 ,on voit d'aprs cela qu'un fluide lastique ou un gaz n'est qu'une combinaison d'un corps quelconque ou d'une base avec le calorique4 ,on voit encore que1 suivant les espaces ou les intervalles compris entre les molcules des diffrens corps1 il faudra plus ou moins de calorique pour les dilater au mme point2 c'est cette diffrence qu'on nomme capacit de chaleur1 la quantit de calorique ncessaire pour lever chaque corps la mme temprature1 se nomme chaleur ou calorique spcifique4 ,comme les corps1 en se combinant au calorique1 deviennent des fluides lastiques1 l'lasticit parot tre due la rpulsion des molcules du calorique1 ou plutt une attraction plus forte entre ces dernires1 qu'entre celles des corps fluides lastiques1 qui sont alors repousses par l'effet du premier4 ,ces ides simples fondes sur des expriences exactes1 conduisent l',auteur donner1 dans le second chapitre1 des vues sur la formation la constitution de l'atmosphre de la terre2 elle doit tre forme des substances susceptibles de se volatiliser au degr ordinaire de chaleur qui existe sur le globe1 la pression moyenne qui soutient le mercure #bh pouces4 ,la terre tant suppose la place d'une plante beaucoup plus rapproche du soleil1 comme l'est ,mercure1 l'eau1 le mercure mme entreroient en expansion1 se mleroient l'air jusqu' ce que cette expansion ft limite par la pression exerce par ces nouveaux fluides lastiques4 ,si le globe toit1 au contraire1 transport une distance beaucoup plus loigne du soleil qu'il ne l'est1 l'eau seroit solide comme une pierre dure transparente4 ,la solidit1 la liquidit1 la fluidit lastique sont donc des modifications des corps dues au calorique4 ,les fluides habituellement vaporeux qui forment notre atmosphre1 doivent1 ou se mler lorsqu'ils ont de l'affinit1 ou se sparer suivant l'ordre de leurs pesanteurs spcifiques1 s'ils ne sont pas susceptibles de s'unir4 ,m4 ,lavoisier pense que la couche suprieure de l'atmosphre est surmonte des gaz inflammables lgers qu'il regarde comme la matire le foyer des mtores lumineux4 ,il toit trs-naturel que ces considrations gnrales sur l'atmosphre de la terre fussent suivies de l'analyse de l'air qui la compose2 cette analyse fait le sujet du troisime chapitre1 dans lequel est consigne une des plus belles dcouvertes du sicle de la ,chimie moderne4 ,la combustion du mercure dans un ballon1 la perte de poids d'un sixime de l'air1 l'augmentation correspondante du poids du mercure1 la qualit dltre des cinq siximes d'air restant2 la sparation de l'air de la chaux de mercure fortement chauffe1 la puret de celui-ci1 la recomposition de l'air semblable celui de l'atmosphre par l'addition de cette partie tire du mercure celle reste dans le ballon2 la chaleur vive la flamme brillante dgage de l'air par le fer qu'on y brle1 suffisent ,m4 ,lavoisier pour prouver que l'air atmosphrique est un compos de deux fluides lastiques diffrens1 l'un respirable1 l'autre non respirable1 que le premier forme #j1bg1 le second #j1gc4 ,dans le quatrime chapitre1 ce ,savant expose les noms donns ces deux gaz qui composent l'air atmosphrique1 les raisons qui les ont fait proposer2 le premier porte1 comme on sait1 le nom d'air vital de gaz oxigne1 le second celui de gaz azote4 ,la quantit des deux principes de l'atmosphre tant connue1 la nature du gaz oxigne occupe ensuite ,m4 ,lavoisier4 ,le cinquime chapitre est destin l'examen de la dcomposition du gaz oxigne ou air vital par le soufre1 le phosphore1 le charbon1 de la formation des acides4 ,cent grains de phosphore brl dans un ballon bien plein d'air vital1 absorbent #aed grains de cet air ou de sa base1 forment #bed grains d'acide phosphorique concret4 ,vingt-huit grains de charbon absorbent #gb grains d'air vital1 forment #ajj grains d'acide carbonique4 ,le soufre en absorbe plus que son poids devient acide sulfurique4 ,la base de cet air a donc la proprit1 en se combinant avec ces trois corps combustibles1 de les convertir en acides2 de-l le nom d'oxigne donn cette base de l'air vital1 celui d'oxignation donn l'opration par laquelle cette base se fixe4 ,la nomenclature des diffrens acides forme le sujet du sixime chapitre2 le nom gnral d'acide dsigne la combinaison avec l'oxigne2 les noms particuliers appartiennent aux bases diffrentes unies l'oxigne4 ,le soufre forme l'acide sulfurique1 le phosphore l'acide phosphorique1 le carbone ou charbon pur l'acide carbonique4 ,la terminaison varie dans ces mots exprime la proportion d'oxigne2 ainsi le soufre combin avec peu d'oxigne dans l'tat d'un acide foible1 donne l'acide sulfureux1 tandis qu'une plus grande proportion de ce principe acidifiant1 forme l'acide sulfurique4 ,nous n'insisterons pas davantage sur les principes de cette nomenclature1 qui sont dj bien connus de la ,socit4 ,m4 ,lavoisier donne1 la fin de ce chapitre1 les proportions d'azote d'oxigne qui constituent l'acide du nitre en diffrens tats1 comme l'a dcouvert ,m4 ,cavendish4 ,il parle1 dans le septime chapitre1 de la dcomposition du gaz oxigne par les mtaux4 ,on sait que ces corps combustibles absorbent la base de l'air vital plus ou moins facilement1 des tempratures plus ou moins leves2 mais comme l'affinit de ces corps pour l'oxigne est en gnral rarement plus forte que celle de celui-ci pour le calorique1 les mtaux s'y combinent plus ou moins difficilement4 ,les composs des mtaux d'oxigne n'tant pas des acides1 on a propos le nom d'oxides pour les dsigner1 au lieu de celui de chaux1 qui toit quivoque1 fond sur une fausse analogie4 ,m4 ,lavoisier donne les dtails de cette nomenclature la fin de ce chapitre4 ,il traite1 dans le huitime1 du principe radical de l'eau1 de la dcomposition de ce fluide par le charbon le fer4 ,l'eau que l'on fait passer travers un tube de verre ou de porcelaine rougi au feu1 se rduit seulement en vapeur1 sans prouver d'altration4 ,en passant travers le mme tube charg de vingt-huit grains de charbon1 il y a #he grains d'eau change de nature1 le charbon disparot4 ,on obtient #ajj grains ou #add pouces d'acide carbonique1 qui contiennent1 outre les #bh grains de carbone1 #gb grains d'oxigne1 provenant ncessairement de l'eau1 puisqu'aucun autre corps n'a pu le lui fournir2 ce gaz acide carbonique est ml de #ac grains ou #chj pouces cubes de gaz inflammable2 ces #ac grains ajouts aux #gb grains d'oxigne enlev par le carbone1 font les #he grains d'eau qui manquent2 en effet1 en brlant dans un appareil ferm #he grains d'air vital #ae de gaz inflammable1 on a #ajj grains d'eau4 ,l'eau est donc compose de ces deux principes4 ,l'oxigne est dj connu par les dtails prcdens2 la base du gaz inflammable a t nomme hydrogne1 ou principe radical de l'eau2 ,m4 ,lavoisier en dcrit les proprits sur-tout celles qu'il a dans l'tat de gaz4 ,le neuvime chapitre contient des dtails absolument neufs sur la quantit de calorique qui se dgage dans la combustion de diffrens corps combustibles1 ou1 ce qui est la mme chose en d'autres termes1 pendant la fixation de l'air vital ou gaz oxigne4 ,pour bien concevoir l'objet de cet article important1 rappelons que l'air vital est1 comme tous les autres fluides lastiques1 une base solidifiable unie du calorique2 que ce gaz ne peut se fixer1 ou sa base devenir solide dans les combinaisons o elle entre1 qu'en perdant le calorique qui la tenoit carte divise en fluide lastique4 ,cela pos1 il est clair qu'en partant d'une exprience o l'air vital parot laisser dposer sa base la plus solide possible en perdant tout le calorique qu'il contient1 on aura une mesure peu de chose prs exacte de la quantit absolue de calorique contenu dans une quantit donne de gaz oxigne4 ,mais comment mesurer cette chaleur4 ,m4 ,lavoisier s'est servi1 pour cela1 d'un appareil ingnieux1 dont la premire ide est due ,m4 ,wilcke1 ,physicien ,anglois1 mais qui a t chang bien perfectionn par ,m4 de la ,place4 ,ce sont des enveloppes de tle garnies de glace1 laissant un espace vide dans lequel on fait les expriences de combustion1 absolument comme dans une sphre de glace assez paisse pour que la temprature extrieure n'influe en aucune manire sur sa cavit intrieure4 ,le calorique se spare pendant la fixation de l'oxigne1 fond une partie de cette glace1 proportionnelle la quantit qui s'en dgage4 ,en oprant ainsi la combustion du phosphore1 ,m4 ,lavoisier a vu qu'une livre de ce combustible fond #ajj livres de glace1 en absorbant une livre #h onces d'air vital2 comme l'acide phosphorique concret qui rsulte de cette combustion parot contenir l'oxigne le plus solide le plus spar de calorique1 il en conclut que1 dans l'tat d'air vital1 une livre d'oxigne contient une quantit de calorique suffisante pour fondre #ff livres #aj onces #e gros #bd grains de glace zero4 ,en partant de cette exprience1 ,m4 ,lavoisier a trouv qu'une livre de charbon absorbant #b livres #i onces #a gros #aj grains d'oxigne1 ne faisant fondre que #if livres #h onces de glace1 tout le calorique contenu dans cette quantit d'air vital n'est pas dgag1 puisqu'il se seroit fondu #aga livres #f onces #e gros de glace2 la diffrence de cette quantit de calorique1 c'est--dire1 une quantit capable de fondre #gd livres #ad onces #e gros de glace1 est employe tenir sous forme de gaz #c livres #i onces #a gros #aj grains d'acide carbonique1 produit dans cette opration4 ,la combustion du gaz hydrogne brl dans l'appareil de glace1 lui a prsent le rsultat suivant relativement au dgagement du calorique4 ,une livre de ce gaz absorbe #e livres #aj onces #e gros #bd grains d'air vital en brlant2 il se dgage dans cette combustion une quantit de calorique capable de faire fondre #bie livres #i onces #c gros demi de glace2 or1 comme cette dose d'air vital auroit donn1 si on l'avoit fait servir la combustion du phosphore1 o l'oxigne parot tre le plus solide possible1 une quantit de calorique suffisante pour fondre #cgg livres #ab onces #c gros de glace1 il s'ensuit que la diffrence de ces deux quantits de calorique1 qui est exprime par celle de #hb livres #i onces #g gros demi de glace fondue1 reste dans l'eau #j de temprature1 que chaque livre de ce liquide cette temprature1 contient dans la portion d'oxigne qui fait un de ses principes1 une quantit de calorique capable de fondre #ab livres #e onces #b gros #dh grains de glace4 ,m4 ,lavoisier a trouv1 par les mmes expriences1 la quantit de calorique contenu dans l'oxigne de l'acide nitrique1 celle qui se dgage dans la combustion de la cire de l'huile2 si ces recherches avoient t suivies avec un soin gal sur la quantit de calorique que chaque mtal dgage de l'air vital en absorbant l'oxigne1 ou en se calcinant1 cette apprciation seroit1 comme le dit ,m4 ,lavoisier la fin de ce chapitre1 d'une grande utilit pour l'explication de beaucoup de phnomnes chimiques4 ,l',auteur dcrit dans le dixieme chapitre la nature gnrale des combinaisons des substances combustibles dj examines dans les chapitres prcdens1 les unes avec les autres4 ,les alliages des mtaux1 les dissolutions du soufre1 du phosphore1 du charbon dans le gaz hydrogne1 l'union du carbone de l'hydrogne qui constitue les huiles en gnral1 sont indiqus successivement4 ,dans ce chapitre comme dans tous les prcdens1 on trouve des vues neuves sur l'union encore inconnue de plusieurs substances combustibles entr'elles4 ,dans tous les chapitres prcdens qui ont pour objet la dcomposition de l'air vital1 l'absorption de l'oxigne par les corps combustibles les phnomnes de leur combustion de leurs produits1 il n'est question que des substances combines1 une une avec l'oxigne4 ,le deuxime chapitre prsente les combinaisons de ce principe acidifiant avec plusieurs bases la fois1 consquemment des oxides des acides plusieurs bases1 de la composition des matieres vgtales animales4 ,on reconnot par la lecture de ce chapitre la clart des principes de la ,chimie moderne1 en mme tems la richesse de la nature dans la varit des composs qu'elle forme avec trs-peu d'lmens4 ,l'analyse la plus exacte prouve que l'hydrogne le carbone privs de la plus grande quantit de leur calorique unis ensemble dans des proportions diffrentes1 des quantits diverses d'oxigne constituent les matieres vgtales1 ,m4 ,lavoisier range ces matieres parmi les oxides lorsque la quantit d'oxigne est trop peu abondante pour leur donner le caractre acide1 ou parmi les acides lorsque ce principe y est plus abondant4 ,le phosphore l'azote font quelquefois partie de ces composs2 alors ils se rapprochent des matieres animales4 ,ainsi trois ou quatre corps simples unis en diffrentes proportions dans diffrens tats de pression ou de privation de calorique1 suffisent la ,chimie moderne pour rendre raison de la diversit des matieres vgtales1 oxides acides2 en y ajoutant l'azote1 le phosphore le soufre1 les composs plus compliqus qui en rsultent1 donnent une ide exacte de la nature des substances animales1 oxides ou acides4 ,m4 ,lavoisier fait voir qu'on pourroit suivant les regles de la nouvelle ,nomenclature dsigner les principales especes des matieres vgtales composes d'hydrogne1 de carbone d'oxigne1 soit oxides1 soit acides2 mais la ncessit d'associer trop de mots pour dsigner ces composs formeroit un langage barbare1 l',auteur prfre les noms des treize acides vgtaux des six acides animaux1 adopts dans la nouvelle ,nomenclature4 ,il termine ce chapitre par le dnombrement de ces acides4 ,ces principes aussi clairs que simples sur la composition des substances vgtales animales1 conduisent ,m4 ,lavoisier faire connotre avec une gale clart dans le douzieme chapitre1 la dcomposition de ces matires par le feu4 ,des trois principes les plus abondans qui les constituent1 l'hydrogne l'oxigne tendent prendre la forme de gaz par leur combinaison avec le calorique2 le troisime ou le carbone n'a pas la mme proprit4 ,une chaleur au-dessus de celle o ces principes restent en quilibre1 doit donc dtruire cet quilibre4 ,a une temprature suprieure celle de l'eau bouillante1 l'oxigne s'unit l'hydrogne forme de l'eau qui se dgage2 une partie du carbone unie sparment l'hydrogne forme de l'huile2 une autre se prcipite seule4 ,une chaleur beaucoup plus forte1 comme celle qu'on nomme chaleur rouge1 spare ces principes dans un autre ordre1 dcompose mme l'huile formee par la premiere chaleur1 rduit entirement les matires vgtales de l'acide carbonique1 de l'eau une partie de charbon isole4 ,l'azote1 le phosphore le soufre ajouts ces premiers principes1 dans les matires animales compliquent cet effet du feu1 donnent naissance l'ammoniaque que ces matieres fournissent dans leur distillation4 ,tous ces phnomnes ne tiennent qu' des changemens de proportions dans l'union des principes leur diverse affinit pour le calorique4 ,des changemens galement simples ont lieu dans les fermentations vineuse1 putride acteuse1 dont ,m4 ,lavoisier expose avec soin les phnomnes dans les chapitres #ac1 #ad #ae4 ,ces oprations naturelles paroissoient autrefois inexplicables aux ,chimistes1 il n'y a pas plus de quinze ans qu'on dsesproit encore d'en apprcier la cause4 ,m4 ,lavoisier par des procds ingnieux est parvenu prouver que dans la fermentation vineuse1 la matiere sucre qu'il regarde comme un oxide qui est forme suivant ses recherches1 de #h parties d'hydrogne1 #bh de carbone1 #fd d'oxigne1 sur cent parties de cette matire1 est spare en deux portions 7par le changement le partage seul de l'oxigne entre les deux bases oxidables71 une grande partie du carbone prend plus d'oxigne en se sparant de l'hydrogne1 se convertit en gaz acide carbonique qui se dgage pendant cette fermentation1 tandis que l'hydrogne1 priv de l'oxigne uni un peu de carbone1 l'eau ajoute1 constitue l'alkool4 ,ainsi la nature change par cette fermentation des combinaisons ternaires en combinaisons binaires4 ,un effet analogue a lieu dans la putrfaction4 ,les cinq substances simples combustibles qui forment les bases oxidables acidifiables des matires animales1 l'hydrogne1 le carbone1 l'azote1 le soufre le phosphore1 qui sont unies en diffrentes proportions l'oxigne1 se dgagent peu--peu en gaz hydrogne sulfur1 carbon1 phosphor1 en gaz azote1 en gaz acide carbonique1 en gaz ammoniaque4 ,la fermentation acteuse ne consiste que dans l'absorption de l'oxigne qui y porte plus de principe acidifiant4 ,il semble que l'acide carbonique n'ait besoin que d'hydrogne pour devenir acide acteux1 puisqu'en effet1 tez ce dernier principe au vinaigre1 il passe l'tat d'acide carbonique4 ,quoique cette thorie de la putrfaction de l'actification paroisse presque aussi simple que celle de la fermentation vineuse1 ,m4 ,lavoisier convient que la ,chimie n'est pas aussi avance dans la connoissance de ces deux phnomnes1 que dans celle du premier4 ,dans le seizime chapitre1 l'auteur considre la formation des sels neutres les bases de ces sels4 ,les acides dont ,m4 ,lavoisier a expos la nature dans les premiers chapitres1 peuvent se combiner avec quatre bases terreuses1 trois bases alkalines dix-sept bases mtalliques4 ,il expose succinctement l'origine1 l'extraction les principales proprits de la potasse1 de la soude1 de l'ammoniaque1 de la chaux1 de la magnsie1 de la baryte de l'alumine2 ces matires1 si l'on en excepte l'ammoniaque1 sont les moins connues de tous les corps naturels1 quoique1 d'aprs quelques expriences1 on pense qu'elles sont composes1 on n'en a point encore spar les lmens2 aussi ,m4 ,lavoisier n'en parle-t-il que trs-brivement4 ,il termine cet expos en annonant qu'il est possible que les alkalis fixes se forment pendant la combustion des substances vgtales l'air4 ,l'un de nous a dj fait prsumer dans plusieurs mmoires dans ses leons1 que l'azote1 qu'il a considr comme principe des alkalis ou comme alkaligne1 pourroit bien se prcipiter de l'atmosphre dans les substances vgtales qu'on brle dans l'atmosphre4 ,alors l'air atmosphrique seroit un rservoir des principes acidifiant alkalifiant o la nature puiseroit sans cesse ces principes pour les fixer dans des bases1 produire les diverses matires salines1 acides alkalines4 ,mais cette assertion1 loin d'tre une vrit dmontre1 ne doit tre regarde que comme une hypothse1 jusqu' ce que les expriences dont on s'occupe en ce moment dans plusieurs laboratoires1 aient permis de prononcer4 ,le chapitre dix-septime dernier de cette premire partie de l'ouvrage de ,m4 ,lavoisier1 contient une suite de rflexions sur la formation des sels neutres1 sur leurs bases qu'il nomme salifiables4 ,il y fait voir que les terres les alkalis s'unissent aux acides sans prouver d'altration1 qu'il n'en est pas de mme des mtaux4 ,aucun de ces corps ne peut se combiner avec les acides sans s'oxigner2 ils enlvent l'oxigne soit l'eau dont ils sparent l'hydrogne en gaz1 soit aux acides eux-mmes dont ils volatilisent une portion de la base unie une portion d'oxigne4 ,de ce dgagement nat l'effervescence qui accompagne la dissolution des mtaux dans les acides4 ,on pourroit peut-tre dsirer dans ce chapitre des dtails plus tendus sur les dissolutions mtalliques2 mais ,m4 ,lavoisier vouloit mettre une grande prcision dans cette partie de son ,ouvrage1 celle qu'il y a mise en effet1 en rend la marche plus rapide sans nuire la clart des principes qui y sont exposs4 ,ce chapitre est termin par un dnombrement des quarante-huit substances simples qui peuvent tre oxides acidifies dans diffrens tats1 en y comprenant les dix-sept substances mtalliques1 qu'il croit devoir aussi considrer comme des acides1 lorsqu'elles sont portes un grand degr d'oxignation4 ,il rsulte de ce dnombrement que quarante-huit acides qui peuvent tre unis vingt-quatre bases terreuses1 alkalines mtalliques1 donnent #aaeb sels neutres1 dont la nature les proprits n'auroient jamais t connues avec prcision si1 comme l'observe ,m4 ,lavoisier1 on avoit continu leur donner des noms1 ou impropres1 ou insignifians1 comme on l'avoit fait l'poque des premires dcouvertes de ,chimie1 qui cependant peuvent tre placs avec ordre dans la mmoire1 l'aide de la nouvelle nomenclature4 ,tels sont les faits1 tel est l'ordre qui les lie1 telles sont les consquences qui en dcoulent naturellement1 consigns dans la premire partie de ce ,trait lmentaire4 ,nous les avons fait connotre assez en dtail1 pour que la ,socit pt apprcier l'ensemble du travail de ,m4 ,lavoisier1 le comparer ce qu'toit encore la science chimique il y a vingt ans4 ,on a pu y voir qu' l'aide des expriences modernes1 les lmens de cette science sont aujourd'hui beaucoup plus faciles saisir qu'ils n'toient autrefois1 parce que tout se rduit concevoir les effets gnraux du calorique1 distinguer les matires simples1 bases de toutes les combinaisons possibles1 considrer leur union avec l'oxigne2 c'est presque sur ces trois faits gnraux que sont fonds les dtails contenus dans la premire partie4 ,en y ajoutant les attractions de l'oxigne pour les diffrens corps1 les dcompositions qui rsultent des effets de ces attractions1 on auroit l'ensemble complet de ces ,elmens4 ,mais ,m4 ,lavoisier a omis cet objet dessein1 nous avons expos ailleurs les raisons qui l'ont dtermin prendre ce parti4 ,seconde ,partie4 ,aprs avoir rendu un compte exact de la marche nouvelle que ,m4 ,lavoisier a suivie dans la premire partie1 qui constitue seule les lmens de la science1 il ne sera pas ncessaire d'entrer dans des dtails aussi tendus pour faire connotre les deux autres parties4 ,la seconde est entirement destine prsenter dans des tableaux les combinaisons salines neutres1 ou les composs de deux mixtes1 car on se rappellera facilement que les acides sont des mixtes forms de bases unies l'oxigne1 les oxides mtalliques galement forms de l'oxigne uni aux mtaux1 enfin les terres les alkalis vraisemblablement des composs4 ,mais pour rendre cette seconde partie plus complette1 ,m4 ,lavoisier a mis avant les tableaux des sels neutres1 dix tableaux qui offrent les combinaisons simples dont il a t parl dans la premire partie1 qui sont destins servir de rsum cette premire partie4 ,on trouve dans ces #aj tableaux1 #a4 les substances simples1 ou au moins celles que les ,chimistes ne sont pas parvenus dcomposer1 au nombre de #cc1 savoir la lumire1 le calorique1 l'oxigne1 l'azote1 l'hydrogne1 le soufre1 le phosphore1 le carbone1 le radical muriatique1 le radical fluorique1 le radical boracique1 les dix-sept substances mtalliques1 la chaux1 la magnsie1 la baryte1 l'alumine la silice2 #b4 les bases oxidables acidifiables1 composes au nombre de #bj1 qui comprennent le radical nitro-muriatique1 les radicaux des douze acides vgtaux1 ceux des sept acides animaux2 #c4 les combinaisons de l'oxigne avec les substances simples2 #d4 les combinaisons des vingt radicaux composs1 avec l'oxigne2 ou les acides nitro-muriatiques1 les douze acides vgtaux1 les sept acides animaux2 #e4 les combinaisons binaires de l'azote avec les substances simples3 ,m4 ,lavoisier nomme celles de ces combinaisons qui ne sont pas connues1 des azotures2 #f4 les combinaisons binaires de l'hydrogne avec les mmes substances simples3 ,m4 ,lavoisier dsigne par le nom d'hydrures celles de ces combinaisons qui n'ont point t examines2 #g4 les combinaisons binaires du soufre avec les corps simples2 except les acides sulfurique sulfureux1 toutes ces combinaisons sont des sulfures2 #h4 celles du phosphore avec les mmes corps2 tels sont l'oxide de phosphore1 les acides phosphoreux phosphorique1 les phosphures2 #i4 celles du carbone avec les substances simples1 savoir l'oxide de carbone1 l'acide carbonique les carbures2 #aj4 enfin celles de quelques autres radicaux avec les substances simples4 ,a ces tableaux sont jointes des observations dans lesquelles ,m4 ,lavoisier donne l'explication1 retrace sous de nouveaux points de vue1 une partie des faits consigns dans la premire partie4 ,les tableaux des sels neutres sont au nombre de trente-quatre2 on y trouve successivement les nitrites1 les nitrates1 les sulfates1 les sulfites1 les phosphites1 les phosphates1 les carbonates1 les muriates1 les muriates oxigns1 les nitro-muriates1 les fluates1 les borates1 les arsniates1 les molybdates1 les tunstates1 les tartrites1 les malates1 les citrates1 les pyrolignites1 les pyrotartrites1 les pyromucites1 les oxalates1 les actites1 les actates1 les succinates1 les benzoates1 les camphorates1 les gallates1 les lactates1 les saccholates1 les formiates1 les bombiates1 les sebates1 les lithiates les prussiates4 ,le nombre de chaque classe de ces sels neutres contenus dans ces tableaux1 est presque dans tous de vingt-quatre4 ,m4 ,lavoisier a eu soin de disposer ces sels suivant l'ordre connu des affinits de leurs bases pour les acides4 ,comme la plupart de ces acides sont nouvellement dcouverts1 l',auteur a joint chaque tableau des observations sur la manire de prparer ces sels1 sur l'poque de leurs dcouvertes1 sur les ,chimistes qui elles sont dues1 souvent mme sur la comparaison de leur nature de leurs proprits4 ,m4 ,lavoisier n'a point eu l'intention d'offrir1 dans cette seconde partie1 une histoire des sels neutres2 il n'a rien dit de la forme1 de la saveur1 de la dissolubilit1 de la dcomposition des sels neutres1 ni de la proportion de l'adhrence de leurs principes4 ,ces dtails1 que l'on trouve dans les ,elmens de ,chimie de l'un de nous1 n'entroient point dans le plan de ,m4 ,lavoisier2 son but toit de prsenter une esquisse rapide de ces combinaisons1 il est trs-bien rempli par les tableaux par les courtes notices qui les accompagnent4 ,troisime ,partie4 ,la troisime partie1 qui a pour titre3 ,description des appareils des oprations manuelles de la ,chimie1 montre aussi bien que les deux premires1 combien la science a acquis de moyens1 la diffrence qui existe entre les expriences que l'on fait aujourd'hui celles que l'on faisoit autrefois4 ,m4 ,lavoisier a rejett cette description la fin1 parce que les dtails qu'elle exige1 auroient dtourn l'attention trop occup l'esprit des ,lecteurs1 si elle avoit t place avec la thorie1 parce que d'ailleurs elle suppose des connoissances qu'on n'a pu acqurir qu'en lisant les deux premires parties4 ,quoique ,m4 ,lavoisier l'ait prsente comme une explication des planches qu'on place ordinairement la fin d'un ouvrage1 nous y avons trouv une mthode descriptive trs-claire1 des observations intressantes sur l'usage des instrumens sur les phnomnes que prsentent les corps qu'on soumet leur action4 ,sans prtendre donner ici un extrait de cette troisime partie1 qui n'en est pas susceptible1 nous nous bornerons offrir un lger apperu des principaux objets contenus dans les huit chapitres qui la composent4 ,le premier traite des instrumens ncessaires pour dterminer le poids absolu la pesanteur spcifique des corps solides fluides2 telles sont les balances exactes de diffrentes sensibilits1 depuis celles o l'on pse #ej #fj livres1 jusqu' celles qui trbuchent des #eab;e4 de grain 7,m4 ,lavoisier y propose des poids en fractions dcimales de la livre1 au lieu des divisions de la livre en onces1 gros grains72 tels sont encore la balance hydrostatique1 les aromtres1 sur-tout celui dont se sert ,m4 ,lavoisier1 qui lui est particulier4 ,dans le chapitre second1 sont dcrits les instrumens propres mesurer les gaz1 les cuves pneumato-chimiques l'eau au mercure1 les diffrens rcipiens1 le ballon peser les gaz1 la machine construite par les soins de ,m4 ,lavoisier1 pour mesurer le volume connotre la quantit des gaz suivant la pression la temprature qu'ils prouvent4 ,m4 ,lavoisier nomme cette ingnieuse machine gazomtre4 ,le chapitre ,,iii est destin la description d'un instrument imagin par ,m4 de la ,place1 pour dterminer la chaleur spcifique des corps la quantit de calorique qui se dgage dans les combustions1 dans la respiration des animaux dans toutes les oprations de la ,chimie4 ,cette utile machine1 dont nous avons dj indiqu les avantages dans la premire partie1 est nomme calorimtre par ,m4 ,lavoisier4 ,on trouve exposs1 dans le quatrime chapitre1 les instrumens dont on se sert dans les simples oprations mcaniques de la ,chimie1 telles que la trituration1 la porphyrisation1 le tamisage1 le lavage1 la filtration la dcantation4 ,le cinquime chapitre contient la description des moyens des instrumens qu'on emploie pour oprer l'cartement ou le rapprochement des molcules des corps2 tels sont les vases destins la solution des sels1 la lixiviation1 l'vaporation1 la cristallisation1 la distillation simple1 ou vaporation en vaisseaux clos4 ,m4 ,lavoisier dcrit1 dans le sixime chapitre1 les instrumens qui servent aux distillations composes pneumato-chimiques1 sur-tout les appareils de ,woulfe1 varis de beaucoup de manires2 ceux qu'on emploie dans les dissolutions mtalliques2 ceux qu'il a imagins pour recueillir les produits des fermentations vineuse putride1 pour la dcomposition de l'eau4 ,il y joint une histoire des diffrens luts de leurs diverses utilits4 ,les dtails contenus dans le septime chapitre1 font connotre les appareils dont ce ,physicien s'est servi avec succs pour connotre avec exactitude les phnomnes qui ont lieu dans la combustion du phosphore1 du charbon1 des huiles1 de l'alkool1 de l'ther1 du gaz hydrogne1 consquemment dans la recomposition de l'eau1 ainsi que dans l'oxidation des mtaux4 ,enfin le huitime dernier chapitre de l',ouvrage traite des instrumens des procds propres exposer les corps de hautes tempratures2 il y est question de la fusion1 des creusets1 des fourneaux1 de la thorie de leur construction1 du moyen d'augmenter considrablement l'action du feu1 en substituant l'air atmosphrique l'air vital ou gaz oxigne4 ,quand ces dtails ne seroient que des descriptions simples des machines auxquelles la ,chimie doit toutes ses nouvelles connoissances1 ils n'en seroient pas moins utiles1 on n'en auroit pas moins d'obligation ,m4 ,lavoisier1 pour avoir publi des procds des appareils trop peu connus1 mme d'une partie de ceux qui professent aujourd'hui la ,chimie1 comme l'a dit l',auteur4 ,mais ce n'est point seulement une description sche aride que prsente cette troisime partie2 on y dcrit l'usage des diverses machines1 on y fait connotre la manire de s'en servir1 les phnomnes qu'elles offrent l'observateur2 souvent mme des points particuliers de la thorie gnrale expose dans tout l'ouvrage1 portent un jour clatant sur le rsultat des oprations auxquelles servent ces instrumens4 ,on peut considrer cette troisime partie comme une histoire des principaux appareils ncessaires aux oprations de la ,chimie moderne1 sans lesquels on ne pourroit plus esprer de faire faire des progrs cette science4 ,les planches places la fin de l'ouvrage1 ont t graves avec soin par la personne qui nous a dj donn la traduction de ,kirwan1 qui sait allier la culture des ,lettres celle des ,arts des ,sciences4 ,l'ouvrage est termin par des tables o sont exposes la pesanteur du pied cube des diffrens gaz1 la pesanteur spcifique d'un grand nombre de corps naturels1 les mthodes pour convertir les fractions vulgaires en fractions dcimales rciproquement1 des moyens de correction pour la pesanteur des gaz relativement la hauteur du mercure dans le baromtre dans le thermomtre4 ,ces tables deviennent aujourd'hui aussi ncessaires aux ,chimistes pour obtenir des rsultats exacts dans leurs expriences1 que le sont les tables de logarithmes aux ,gomtres aux ,astronomes1 pour l'exactitude la rapidit de leurs calculs4 ,nous pensons que l',ouvrage de ,m4 ,lavoisier mrite l'approbation de la ,socit1 d'tre imprim sous son privilge4 ,au ,louvre1 le #f ,fvrier #aghi4 ,sign1 ,,de ,,horne ,,de ,,fourcroy4 ,la ,socit ,royale de ,mdecine ayant entendu1 dans sa sance tenue au ,louvre le #f du prsent mois1 la lecture du ,rapport ci-dessus1 en a entirement adopt le contenu4 ,ce que je certifie vritable4 ,ce #g ,fvrier #aghi4 ,sign1 ,,vicq ,d',,azyr1 ,secrtaire perptuel4 ,,extrait des ,registres de la ,socit ,royale d',agriculture4 ,du #e ,fvrier #aghi4 ,nous avons t chargs par la ,socit ,royale d',agriculture1 ,m4 de ,fourcroy moi1 de lui rendre compte d'un ,trait lmentaire de ,chimie1 par ,m4 ,lavoisier4 ,des ,savans de l',europe1 l'un de ceux qui a le plus contribu l'heureuse rvolution que la ,chimie pneumatique a prouve de nos jours1 c'est1 sans contredit1 ,m4 ,lavoisier4 ,les ,mmoires importans qu'il a publis depuis quinze ans1 les faits brillans dont on lui est spcialement redevable1 toutes les expriences connues qu'il a vrifies avec un zle infatigable1 l'lgance la prcision des appareils qu'il a imagins1 la thorie nouvelle enfin sur laquelle il a singulirement influ1 qu'on peut vraiment regarder comme lui tant propre1 faisoient desirer que ,m4 ,lavoisier rduist ces nombreux matriaux en un corps d'ouvrage1 sur-tout qu'il en ft un ouvrage lmentaire3 il toit difficile de mieux remplir ce vu4 ,ce ,trait peut servir l'tude de la ,chimie par la mthode l'ordre qui y regnent2 quant au ,chimiste dj familiaris avec la science1 il y trouvera les faits runis classs1 ainsi que de grandes vues sur le systme de notre atmosphre1 de la vgtation1 de l'animalisation1 c4 ce qui offre une vaste carrire ses recherches4 ,la ,chimie recule de jour en jour ses bornes2 elle embrasse maintenant toutes les sciences physiques1 l',agriculture est peut-tre une de celles qui aura le plus s'applaudir des succs de la ,chimie2 l'analyse tant le seul moyen de conduire srement la connoissance des terres1 des amendemens des engrais3 enfin la ,chimie pneumatique peut seule expliquer les grands phnomnes de la vgtation1 la formation des diffrens principes des vgtaux1 l'tiolement des plantes1 c4 c'est elle qui nous a fait connotre cette double mission d'un gaz homicide d'un gaz vital4 ,dans le petit nombre d'ouvrages qui ont t rcemment publis sur la ,chimie1 tout tant neuf1 la nomenclature1 les faits1 l'application de la mthode des ,gomtres ces mmes faits1 la thorie entire1 l'analyse d'un pareil ,trait seroit une tche longue difficile remplir2 nous nous bornerons donc des rflexions sur ce nouvel ordre de choses1 qui1 au milieu de beaucoup de proslites1 a encore quelques dtracteurs4 ,on peut tablir comme vrit qu'il n'y a pas d'art mcanique1 le dernier de tous1 dont la nomenclature ne soit moins vicieuse1 moins insignifiante1 que ne l'toit celle de l'ancienne ,chimie4 ,pas un mot dans l'ancienne langue chimique qui n'ait t enfant par l'amour du mystre1 quelquefois mme par le charlatanisme4 ,glauber1 ,stahl1 emports par le torrent l'espce de mode rgnante alors1 introduisent1 l'un1 son sel admirable1 l'autre1 son double arcane4 ,un mot neuf1 mot qui n'a aucune acception1 peut en recevoir une1 il n'en est pas de mme d'un mot dj usit4 ,il falloit donc une langue nouvelle pour une nouvelle science1 des mots nouveaux pour de nouveaux produits2 enfin1 il falloit crer des expressions pour les phnomnes que croit journellement la ,chimie4 ,il importoit sur-tout que cette nomenclature ft raisonne1 que le mot fixt l'ide1 que1 semblable la langue des ,grecs des ,latins1 les augmentatifs1 les privatifs1 le changement natre des ides accessoires prcises1 c'est l'objet que remplissent1 par exemple1 les mots soufre1 sulfate1 sulfite1 sulfure4 ,tel est le but qu'ont rempli les ,savans qui se sont runis pour former cette nouvelle nomenclature1 le ,trait de ,m4 ,lavoisier la rend trs-intelligible4 ,rien de plus imposant dans l'ouvrage de ,m4 ,lavoisier que ce nombre d'expriences ingnieuses1 dont beaucoup lui appartiennent1 toutes prsentes avec cette prcision mathmatique1 inconnue avant cette poque1 que ,rouelle avoit devine1 qui1 soumettant l'analyse la rigueur du calcul1 fait le complment de la science1 en rendant la recomposition des corps aussi facile que leur dcomposition4 ,l'ancienne ,chimie parvenoit bien quelquefois la synthse3 elle dcomposoit recomposoit l'alun1 les vitriols1 les sels neutres en gnral1 elle minralisoit rvivifioit les mtaux2 mais l'eau1 mais l'air chappoient son analyse4 ,elle les regardoit comme des corps simples lmentaires1 il toit rserv la ,chimie pneumatique de leur faire subir la double loi de la dcomposition de la recomposition4 ,il nous reste parler de la thorie1 puisque nous sommes restreints des gnralits4 ,cette thorie pose sur une grande masse de faits1 qui lui forment un rempart solide o elle parot inattaquable3 elle ne le seroit pas1 sans doute1 si elle prtendoit tout expliquer1 mais elle sait s'arrter quand les faits lui manquent1 ou qu'ils sont en trop petit nombre pour consolider de nouveaux points de doctrine4 ,tel est le caractre de sagesse qui la distingue de l'ancienne thorie1 qui expliquoit tout de dix manires diffrentes1 parce qu'au dfaut de routes1 il faut se pratiquer des sentiers4 ,dans la thorie actuelle1 les faits s'enchanent2 chaque proposition est taye d'expriences qui se pressent1 on parot rduit ne pouvoir pas en tirer d'autres consquences que celles que prsente cette mme thorie4 ,nous pensons donc que cet ,ouvrage1 dont plusieurs chapitres sont immdiatement applicables la ,physique de terminaison devinssent autant de moyen de faire vgtale1 mrite l'approbation de la ,socit ,royale d',agriculture4 ,sign1 ,,de ,,fourcroy ,,cadet ,,de ,,vaux4 ,je certifie cet ,extrait conforme l'original au jugement de la ,socit4 ,a ,paris1 ce #f ,fvrier #aghi4 ,sign1 ,,broussonet1 ,secrtaire perptuel4 ,de l',imprimerie de ,,chardon1 rue de la ,harpe4 #aghi4 ,fautes corriger1 ,additions4 ,,page #dc1 lignes #d #i1 copeaux lisez coupeaux #dd1 ligne #i1 figure #ad lis4 figure #af #ge1 ligne #ad1 dans un ballon e lis4 dans le ballon cb4 #gg1 pn4 mtreux lis4 nitreux #gh1 ligne #f1 mesure que l'acide passe ajoutez une partie se condense dans le ballon1 l'autre est absorbe par l'eau4 #id1 ligne #ba1 ajoutez en note au bas de la page ,on a critiqu mme avec assez d'amertume cette expression hydrogne1 parce qu'on a prtendu qu'elle signifioit fils de l'eau1 non pas qui engendre l'eau4 ,mais qu'importe1 si l'expression est galement juste dans les deux sens8 les expriences rapportes dans ce ,chapitre1 prouvent que l'eau1 en se dcomposant1 donne naissance l'hydrogne1 sur-tout l'hydrogne donne naissance l'eau en se combinant avec l'oxigne4 ,on peut donc dire galement que l'eau engendre l'hydrogne1 que l'hydrogne engendre l'eau4 #if1 antpnul4 ,bc lis4 ,,bc #aah1 ligne #bb suiv4 gaz hydrogne carbonis1 gaz hydrogne sulfuris1 gaz hydrogne phosphoris lis4 carbon1 sulfur1 phosphor4 ,la mme faute a pu chapper dans d'autres endroits4 #acc1 pnul4 dern4 ainsi les vgtaux ne contiennent ni huile1 ni eau1 ni acide carbonique1 ajoutez la note suivante au bas de la page4 ,nota4 ,on conoit que je suppose ici des vgtaux rduits l'tat de dessication parfaite1 qu' l'gard de l'huile1 je n'entends pas parler des vgtaux qui en fournissent1 soit par expression froid1 soit par une chaleur qui n'excde pas celle de l'eau bouillante4 ,il n'est ici question que de l'huile empyreumatique qu'on obtient par la distillation feu nud1 un degr de feu suprieur l'eau bouillante4 ,c'est cette huile seule que j'annonce tre un produit de l'opration4 ,on peut voir ce que j'ai publi cet gard dans le volume de l',acadmie1 anne #aghf4 ,page #adf1 lignes #af #ag1 #cig livres #i onces #bi grains lis4 #dfj livres #aa onces #f gros #ec grains #afc1 ligne #g1 dont lis4 que #agb1 ligne #a1 ammoniaque lis4 ammoniac #aif1 ligne #h1 tartarique lis4 tartareux ,ibid4 ligne #aa1 pyrolignique lis4 pyroligneux ligne #ab1 pyromucique lis4 pyromuqueux ligne #ac1 pyrotartarique lis4 pyrotartareux ligne #ae1 actique lis4 acteux #bed1 ,supprimez du ,tableau muriate oxygn d'ammoniaque1 attendu que cette combinaison n'existe pas4 #bid1 lignes #ad1 #ae #af1 effacez ce mme sel satur de chaux1 oxalate acidule de potasse de chaux #chd1 ligne #bb1 d'un robinet l lis4 d'un robinet lm ,illustrations3 ,planche ,i1 ,planche ,,ii1 ,planche ,,iii1 ,planche ,,iv1 ,planche ,v1 ,planche ,,vi1 ,planche ,,vii1 ,planche ,,viii1 ,planche ,,ix1 ,planche ,x1 ,planche ,,xi ,planche ,,xii1 ,planche ,,xiii4 ,paulze ,lavoisier ,sculpsit4 99 99 99 99 99 ,liste des modifications3 ,page #che3 un remplac par une 7lorsqu'on a fait une ou deux fois7 ,page #cif3 figure par figures 7figures #b #c7 ,page #daf3 sons remplac par sous 7qui sont connues sous le nom de rognures de verre47 ,page #ddc3 lutte par lute 7qu'on lute avec elle7 ,page #ecb3 de puis par puis de 7ensuite un peu d'eau1 puis de la potasse dissoute7 ,page #eda3 virer par viter 7 pour viter que ces alternatives7 ,page #ehh3 ,rsine par ,rsines 7dans la colonne une de la table7 ,page #eif3 posphoreux par phosphoreux 7,,acide phosphoreux7 ,page #fjj3 excite par existe 7,il en existe #bd7 ,page #fjf3 rparer par sparer 7,moyens de les sparer7 ,page #faf3 ,,subtances par ,,substances 7,,substances combustibles47 ,page #fdh3 ajout des 7,il y joint une histoire des diffrens luts7