,au lecteur1 ,ce ,trait lmentaire de chimie d',antoine de ,lavoisier se compose de deux tomes4 ,une version complte de cette publication accompagne la publication individuelle de chacun de ces deux tomes4 ,la version lectronique html restitue le mieux la prsentation du livre papier4 ,l'errata de cette dition1 plac la fin du tome #b1 a t pris en compte4 ,veuillez noter que les planches sont prsentes la fin du tome #b4 ,nous avons utilis une typographie plus moderne que celle de la version papier en remplaant les par des s4 ,la ponctuation n'a pas t modifie hormis quelques corrections mineures4 ,l'orthographe a t conserve4 ,seuls quelques mots ont t modifis4 ,la liste des modifications se trouve la fin du texte4 ,,trait ,l,,mentaire ,,de ,,chimie4 ,,tome ,,premier4 ,,trait ,l,,mentaire ,,de ,,chimie1 ,,pr,,sent ,,dans ,,un ,,ordre ,,nouveau ,,et ,d',,apr,s ,,les ,d,,couvertes ,,modernes2 ,avec ,figures3 ,par ,m4 ,,lavoisier1 de l',acadmie des ,sciences1 de la ,socit ,royale de ,mdecine1 des ,socits d',agriculture de ,paris d',orlans1 de la ,socit ,royale de ,londres1 de l',institut de ,bologne1 de la ,socit ,helvtique de ,basle1 de celles de ,philadelphie1 ,harlem1 ,manchester1 ,padoue1 c4 ,,tome ,,premier4 ,illustration ,a ,,paris1 ,chez ,,cuchet1 ,libraire1 rue htel ,serpente4 ,m4 ,,dcc4 ,,lxxxix4 ,sous le ,privilge de l',acadmie des ,sciences de la ,socit ,royale de ,mdecine4 ,,discours ,,pr,,liminaire4 ,,je n'avois pour objet lorsque j'ai entrepris cet ouvrage1 que de donner plus de dveloppement au ,mmoire que j'ai lu la sance publique de l',acadmie des ,sciences du mois d',avril #aghg1 sur la ncessit de rformer de perfectionner la ,nomenclature de la ,chimie4 ,c'est en m'occupant de ce travail1 que j'ai mieux senti que je ne l'avois encore fait jusqu'alors1 l'vidence des principes qui ont t poss par l',abb de ,condillac dans sa logique1 dans quelques autres de ses ouvrages4 ,il y tablit que nous ne pensons qu'avec le secours des mots2 que les langues sont de vritables mthodes analytiques2 que l'algbre la plus simple1 la plus exacte la mieux adapte son objet de toutes les manires de s'noncer1 est -la-fois une langue une mthode analytique2 enfin que l'art de raisonner se rduit une langue bien faite4 ,et en effet tandis que je croyois ne m'occuper que de ,nomenclature1 tandis que je n'avois pour objet que de perfectionner le langage de la ,chimie1 mon ouvrage s'est transform insensiblement entre mes mains1 sans qu'il m'ait t possible de m'en dfendre1 en un ,trait lmentaire de ,chimie4 ,l'impossibilit d'isoler la ,nomenclature de la science la science de la ,nomenclature1 tient ce que toute science physique est ncessairement forme de trois choses3 la srie des faits qui constituent la science2 les ides qui les rappellent2 les mots qui les expriment4 ,le mot doit faire natre l'ide2 l'ide doit peindre le fait3 ce sont trois empreintes d'un mme cachet2 comme ce sont les mots qui conservent les ides qui les transmettent1 il en rsulte qu'on ne peut perfectionner le langage sans perfectionner la science1 ni la science sans le langage1 que quelque certains que fussent les faits1 quelque justes que fussent les ides qu'ils auroient fait natre1 ils ne transmettroient encore que des impressions fausses1 si nous n'avions pas des expressions exactes pour les rendre4 ,la premire partie de ce ,trait fournira ceux qui voudront bien le mditer1 des preuves frquentes de ces vrits2 mais comme je me suis vu forc d'y suivre un ordre qui differe essentiellement de celui qui a t adopt jusqu' prsent dans tous les ouvrages de ,chimie1 je dois compte des motifs qui m'y ont dtermin4 ,c'est un principe bien constant1 dont la gnralit est bien reconnue dans les mathmatiques1 comme dans tous les genres de connoissances1 que nous ne pouvons procder pour nous instruire1 que du connu l'inconnu4 ,dans notre premire enfance nos ides viennent de nos besoins2 la sensation de nos besoins fait natre l'ide des objets propres les satisfaire1 insensiblement par une suite de sensations1 d'observations d'analyses1 il se forme une gnration successive d'ides toutes lies les unes aux autres1 dont un observateur attentif peut mme jusqu' un certain point1 retrouver le fil l'enchanement1 qui constituent l'ensemble de ce que nous savons4 ,lorsque nous nous livrons pour la premire fois l'tude d'une science1 nous sommes par rapport cette science1 dans un tat trs-analogue celui dans lequel sont les enfans1 la marche que nous avons suivre est prcisment celle que suit la nature dans la formation de leurs ides4 ,de mme que dans l'enfant l'ide est un effet de la sensation1 que c'est la sensation qui fait natre l'ide2 de mme aussi pour celui qui commence se livrer l'tude des sciences physiques1 les ides ne doivent tre qu'une consquence1 une suite immdiate d'une exprience ou d'une observation4 ,qu'il me soit permis d'ajouter que celui qui entre dans la carrire des sciences1 est dans une situation moins avantageuse que l'enfant mme qui acquiert ses premires ides2 si l'enfant s'est tromp sur les effets salutaires ou nuisibles des objets qui l'environnent1 la nature lui donne des moyens multiplis de se rectifier4 ,a chaque instant le jugement qu'il a port se trouve redress par l'exprience4 ,la privation ou la douleur viennent la suite d'un jugement faux2 la jouissance le plaisir la suite d'un jugement juste4 ,on ne tarde pas avec de tels matres devenir consquent1 on raisonne bientt juste quand on ne peut raisonner autrement sous peine de privation ou de souffrance4 ,il n'en est pas de mme dans l'tude dans la pratique des sciences2 les faux jugemens que nous portons1 n'intressent ni notre existence1 ni notre bien-tre2 aucun intrt physique ne nous oblige de nous rectifier3 l'imagination au contraire qui tend nous porter continuellement au-del du vrai2 l'amour-propre la confiance en nous-mmes1 qu'il sait si bien nous inspirer1 nous sollicitent tirer des consquences qui ne drivent pas immdiatement des faits3 en sorte que nous sommes en quelque faon intresss nous sduire nous-mmes4 ,il n'est donc pas tonnant que dans les sciences physiques en gnral1 on ait souvent suppos au lieu de conclure2 que les suppositions transmises d'ge en ge1 soient devenues de plus en plus imposantes par le poids des autorits qu'elles ont acquises1 qu'elles ayent enfin t adoptes regardes comme des vrits fondamentales1 mme par de trs-bons esprits4 ,le seul moyen de prvenir ces carts1 consiste supprimer ou au moins simplifier autant qu'il est possible le raisonnement1 qui est de nous qui seul peut nous garer2 le mettre continuellement l'preuve de l'exprience2 ne conserver que les faits qui ne sont que des donnes de la nature1 qui ne peuvent nous tromper2 ne chercher la vrit que dans l'enchanement naturel des expriences des observations1 de la mme manire que les ,mathmaticiens parviennent la solution d'un problme par le simple arrangement des donnes1 en rduisant le raisonnement des oprations si simples1 des jugemens si courts1 qu'ils ne perdent jamais de vue l'vidence qui leur sert de guide4 ,convaincu de ces vrits1 je me suis impos la loi de ne procder jamais que du connu l'inconnu1 de ne dduire aucune consquence qui ne drive immdiatement des expriences des observations1 d'enchaner les faits les vrits chimiques dans l'ordre le plus propre en faciliter l'intelligence aux commenans4 ,il toit impossible qu'en m'assujtissant ce plan1 je ne m'cartasse pas des routes ordinaires4 ,c'est en effet un dfaut commun tous les cours tous les traits de ,chimie1 de supposer ds les premiers pas des connoissances que l',elve ou le ,lecteur ne doivent acqurir que dans les leons subsquentes4 ,on commence dans presque tous par traiter des principes des corps2 par expliquer la table des affinits1 sans s'appercevoir qu'on est oblig de passer en revue ds le premier jour les principaux phnomnes de la ,chimie1 de se servir d'expressions qui n'ont point t dfinies1 de supposer la science acquise par ceux auxquels on se propose de l'enseigner4 ,aussi est-il reconnu qu'on n'apprend que peu de chose dans un premier cours de ,chimie2 qu'une anne suffit peine pour familiariser l'oreille avec le langage1 les yeux avec les appareils1 qu'il est presqu'impossible de former un ,chimiste en moins de trois ou quatre ans4 ,ces inconvniens tiennent moins la nature des choses qu' la forme de l'enseignement1 c'est ce qui m'a dtermin donner la ,chimie une marche qui me parot plus conforme celle de la nature4 ,je ne me suis pas dissimul qu'en voulant viter un genre de difficults je me jettois dans un autre1 qu'il me seroit impossible de les surmonter toutes2 mais je crois que celles qui restent n'appartiennent point l'ordre que je me suis prescrit2 qu'elles sont plutt une suite de l'tat d'imperfection o est encore la ,chimie4 ,cette science prsente des lacunes nombreuses qui interrompent la srie des faits1 qui exigent des raccordemens embarrassans difficiles4 ,elle n'a pas1 comme la ,gomtrie lmentaire1 l'avantage d'tre une science complette dont toutes les parties sont troitement lies entr'elles2 mais en mme tems sa marche actuelle est si rapide2 les faits s'arrangent d'une manire si heureuse dans la doctrine moderne1 que nous pouvons esprer1 mme de nos jours1 de la voir s'approcher beaucoup du degr de perfection qu'elle est susceptible d'atteindre4 ,cette loi rigoureuse1 dont je n'ai pas d m'carter1 de ne rien conclure au-del de ce que les expriences prsentent1 de ne jamais suppler au silence des faits1 ne m'a pas permis de comprendre dans cet ,ouvrage la partie de la ,chimie la plus susceptible1 peut-tre1 de devenir un jour une science exacte3 c'est celle qui traite des affinits chimiques ou attractions lectives4 ,m4 ,geoffroy1 ,m4 ,gellert1 ,m4 ,bergman1 ,m4 ,schele1 ,m4 de ,morveau1 ,m4 ,kirwan beaucoup d'autres ont dj rassembl une multitude de faits particuliers1 qui n'attendent plus que la place qui doit leur tre assigne2 mais les donnes principales manquent1 ou du moins celles que nous avons ne sont encore ni assez prcises ni assez certaines1 pour devenir la base fondamentale sur laquelle doit reposer une partie aussi importante de la ,chimie4 ,la science des affinits est d'ailleurs la ,chimie ordinaire ce que la ,gomtrie transcendante est la ,gomtrie lmentaire1 je n'ai pas cru devoir compliquer par d'aussi grandes difficults des ,elmens simples faciles qui seront1 ce que j'espre1 la porte d'un trs-grand nombre de ,lecteurs4 ,peut-tre un sentiment d'amour-propre a-t-il1 sans que je m'en rendisse compte moi-mme1 donn du poids ces rflexions4 ,m4 de ,morveau est au moment de publier l'article ,,affinit de l',encyclopdie mthodique1 j'avois bien des motifs pour redouter de travailler en concurrence avec lui4 ,on ne manquera pas d'tre surpris de ne point trouver dans un ,trait lmentaire de ,chimie1 un ,chapitre sur les parties constituantes lmentaires des corps3 mais je ferai remarquer ici que cette tendance que nous avons vouloir que tous les corps de la nature ne soient composs que de trois ou quatre lmens1 tient un prjug qui nous vient originairement des philosophes grecs4 ,l'admission de quatre lmens qui1 par la varit de leurs proportions1 composent tous les corps que nous connoissons1 est une pure hypothse imagine long tems avant qu'on et les premires notions de la ,physique exprimentale de la ,chimie4 ,on n'avoit point encore de faits1 l'on formoit des systmes2 aujourd'hui que nous avons rassembl des faits1 il semble que nous nous efforcions de les repousser1 quand ils ne quadrent pas avec nos prjugs2 tant il est vrai que le poids de l'autorit de ces pres de la philosophie humaine se fait encore sentir1 qu'elle pesera sans doute encore sur les gnrations venir4 ,une chose trs-remarquable1 c'est que tout en enseignant la doctrine des quatre lmens1 il n'est aucun ,chimiste qui par la force des faits n'ait t conduit en admettre un plus grand nombre4 ,les premiers ,chimistes qui ont crit depuis le renouvellement des ,lettres1 regardoient le soufre le sel comme des substances lmentaires qui entroient dans la combinaison d'un grand nombre de corps3 ils reconnoissoient donc l'existence de six lmens1 au lieu de quatre4 ,beccher admettoit trois terres1 c'toit de leur combinaison de la diffrence des proportions que rsultoit1 suivant lui1 la diffrence qui existe entre les substances mtalliques4 ,stahl a modifi ce systme3 tous les ,chimistes qui lui ont succd se sont permis d'y faire des changemens1 mme d'en imaginer d'autres1 mais tous se sont laiss entraner l'esprit de leur sicle1 qui se contentoit d'assertions sans preuves1 ou du moins qui regardoit souvent comme telles de trs-lgres probabilits4 ,tout ce qu'on peut dire sur le nombre sur la nature des lmens se borne suivant moi des discussions purement mtaphysiques3 ce sont des problmes indtermins qu'on se propose de rsoudre1 qui sont susceptibles d'une infinit de solutions1 mais dont il est trs-probable qu'aucune en particulier n'est d'accord avec la nature4 ,je me contenterai donc de dire que si par le nom d'lmens1 nous entendons dsigner les molcules simples indivisibles qui composent les corps1 il est probable que nous ne les connoissons pas3 que si au contraire nous attachons au nom d'lmens ou de principes des corps l'ide du dernier terme auquel parvient l'analyse1 toutes les substances que nous n'avons encore pu dcomposer par aucun moyen1 sont pour nous des lmens2 non pas que nous puissions assurer que ces corps que nous regardons comme simples1 ne soient pas eux-mmes composs de deux ou mme d'un plus grand nombre de principes1 mais puisque ces principes ne se sparent jamais1 ou plutt puisque nous n'avons aucun moyen de les sparer1 ils agissent notre gard la manire des corps simples1 nous ne devons les supposer composs qu'au moment o l'exprience l'observation nous en auront fourni la preuve4 ,ces rflexions sur la marche des ides1 s'appliquent naturellement au choix des mots qui doivent les exprimer4 ,guid par le travail que nous avons fait en commun en #aghg1 ,m4 de ,morveau1 ,m4 ,berthollet1 ,m4 de ,fourcroy moi sur la ,nomenclature de la ,chimie2 j'ai dsign autant que je l'ai pu les substances simples par des mots simples1 ce sont elles que j'ai t oblig de nommer les premires4 ,on peut se rappeller que nous nous sommes efforcs de conserver toutes ces substances les noms qu'elles portent dans la socit3 nous ne nous sommes permis de les changer que dans deux cas2 le premier l'gard des substances nouvellement dcouvertes qui n'avoient point encore t nommes1 ou du moins pour celles qui ne l'avoient t que depuis peu de tems1 dont les noms encore nouveaux n'avoient point t sanctionns par une adoption gnrale3 le second lorsque les noms adopts soit par les anciens1 soit par les modernes1 nous ont paru entraner des ides videmment fausses2 lorsqu'ils pouvoient faire confondre la substance qu'ils dsignoient avec d'autres1 qui sont doues de proprits diffrentes ou opposes4 ,nous n'avons fait alors aucune difficult de leur en substituer d'autres que nous avons emprunts principalement du ,grec3 nous avons fait en sorte qu'ils exprimassent la proprit la plus gnrale1 la plus caractristique de la substance2 nous y avons trouv l'avantage de soulager la mmoire des commenans qui retiennent difficilement un mot nouveau lorsqu'il est absolument vuide de sens1 de les accoutumer de bonne heure n'admettre aucun mot sans y attacher une ide4 ,a l'gard des corps qui sont forms de la runion de plusieurs substances simples1 nous les avons dsigns par des noms composs comme le sont les substances elles-mmes2 mais comme le nombre des combinaisons binaires est dj trs-considrable1 nous serions tombs dans le dsordre dans la confusion1 si nous ne nous fussions pas attachs former des classes4 ,le nom de classes de genres est dans l'ordre naturel des ides1 celui qui rappelle la proprit commune un grand nombre d'individus3 celui d'espces au contraire1 est celui qui ramne l'ide aux proprits particulires quelques individus4 ,ces distinctions ne sont pas faites comme on pourroit le penser1 seulement par la mtaphysique2 elles le sont par la nature4 ,un enfant1 dit l',abb de ,condillac1 appelle du nom d'arbre le premier arbre que nous lui montrons4 ,un second arbre qu'il voit ensuite lui rappelle la mme ide2 il lui donne le mme nom2 de mme un troisime1 un quatrime1 voil le mot d'arbre donn d'abord un individu1 qui devient pour lui un nom de classe ou de genre1 une ide abstraite qui comprend tous les arbres en gnral4 ,mais lorsque nous lui aurons fait remarquer que tous les arbres ne servent pas aux mmes usages1 que tous ne portent pas les mmes fruits1 il apprendra bientt les distinguer par des noms spcifiques particuliers4 ,cette logique est celle de toutes les sciences2 elle s'applique naturellement la ,chimie4 ,les acides1 par exemple1 sont composs de deux substances de l'ordre de celles que nous regardons comme simples1 l'une qui constitue l'acidit qui est commune tous2 c'est de cette substance que doit tre emprunt le nom de classe ou de genre3 l'autre qui est propre chaque acide1 qui les diffrencie les uns des autres1 c'est de cette substance que doit tre emprunt le nom spcifique4 ,mais dans la plupart des acides1 les deux principes constituans1 le principe acidifiant le principe acidifi1 peuvent exister dans des proportions diffrentes1 qui constituent toutes des points d'quilibre ou de saturation2 c'est ce qu'on observe dans l'acide sulfurique dans l'acide sulfureux2 nous avons exprim ces deux tats du mme acide en faisant varier la terminaison du nom spcifique4 ,les substances mtalliques qui ont t exposes l'action runie de l'air du feu1 perdent leur clat mtallique1 augmentent de poids prennent une apparence terreuse2 elles sont dans cet tat composes1 comme les acides1 d'un principe qui est commun toutes1 d'un principe particulier propre chacune3 nous avons d galement les classer sous un nom gnrique driv du principe commun1 le nom que nous avons adopt est celui d'oxide2 nous les avons ensuite diffrencies les unes des autres par le nom particulier du mtal auquel elles appartiennent4 ,les substances combustibles qui1 dans les acides dans les oxides mtalliques1 sont un principe spcifique particulier1 sont susceptibles de devenir leur tour un principe commun un grand nombre de substances4 ,les combinaisons sulfureuses ont t long-temps les seules connues en ce genre3 on sait aujourd'hui1 d'aprs les expriences de ,,mm4 ,vandermonde1 ,monge ,berthollet1 que le charbon se combine avec le fer1 peut-tre avec plusieurs autres mtaux2 qu'il en rsulte1 suivant les proportions1 de l'acier1 de la plombagine1 c4 ,on sait galement1 d'aprs les expriences de ,m4 ,pelletier1 que le phosphore se combine avec un grand nombre de substances mtalliques4 ,nous avons encore rassembl ces diffrentes combinaisons sous des noms gnriques drivs de celui de la substance commune1 avec une terminaison qui rappelle cette analogie1 nous les avons specifies par un autre nom driv de leur substance propre4 ,la nomenclature des tres composs de trois substances simples1 prsentoit un peu plus de difficults en raison de leur nombre1 sur-tout parce qu'on ne peut exprimer la nature de leurs principes constituans1 sans employer des noms plus composs4 ,nous avons eu considrer dans les corps qui forment cette classe1 tels que les sels neutres1 par exemple1 #a4 le principe acidifiant qui est commun tous2 #b4 le principe acidifiable qui constitue leur acide propre2 #c4 la base saline1 terreuse1 ou mtallique qui dtermine l'espce particulire de sel4 ,nous avons emprunt le nom de chaque classe de sels de celui du principe acidifiable1 commun tous les individus de la classe2 nous avons ensuite distingu chaque espce par le nom de la base saline1 terreuse1 ou mtallique1 qui lui est particulire4 ,un sel1 quoique compos des trois mmes principes1 peut tre cependant dans des tats trs-diffrens1 par la seule diffrence de leur proportion4 ,la nomenclature que nous avons adopte auroit t dfectueuse si elle n'et pas exprim ces diffrens tats1 nous y sommes principalement parvenus par des changemens de terminaison que nous avons rendu uniformes pour un mme tat des diffrens sels4 ,enfin nous sommes arrivs au point que par le mot seul1 on reconnot sur le champ quelle est la substance combustible qui entre dans la combinaison dont il est question2 si cette substance combustible est combine avec le principe acidifiant1 dans quelle proportion2 dans quel tat est cet acide2 quelle base il est uni2 s'il y a saturation exacte2 si c'est l'acide1 ou bien la base qui est en excs4 ,on conoit qu'il n'a pas t possible de remplir ces diffrentes vues sans blesser quelquefois des usages reus1 sans adopter des dnominations qui ont paru dures barbares dans le premier moment2 mais nous avons observ que l'oreille s'accoutumoit promptement aux mots nouveaux1 sur-tout lorsqu'ils se trouvoient lis un systme gnral raisonn4 ,les noms1 au surplus1 qui s'employoient avant nous1 tels que ceux de poudre d'algaroth1 de sel alembroth1 de pompholix1 d'eau phagdnique1 de turbith minral1 de colcothar1 beaucoup d'autres1 ne sont ni moins durs1 ni moins extraordinaires2 il faut une grande habitude beaucoup de mmoire pour se rappeller les substances qu'ils expriment1 sur-tout pour reconnotre quel genre de combinaison ils appartiennent4 ,les noms d'huile de tartre par dfaillance1 d'huile de vitriol1 de beurre d'arsenic d'antimoine1 de fleurs de zinc1 c4 sont plus impropres encore1 parce qu'ils font natre des ides fausses2 parce qu'il n'existe1 proprement parler1 dans le rgne minral1 sur-tout dans le rgne mtallique1 ni beurres1 ni huiles1 ni fleurs2 enfin parce que les substances qu'on dsigne sous ces noms trompeurs1 sont de violens poisons4 ,on nous a reproch lorsque nous avons publi notre ,essai de ,nomenclature chimique1 d'avoir chang la langue que nos matres ont parle1 qu'ils ont illustre qu'ils nous ont transmise2 mais on a oubli que c'toient ,bergman ,macquer qui avoient eux-mmes sollicit cette rforme4 ,le savant ,professeur d',upsal1 ,m4 ,bergman1 crivoit ,m4 de ,morveau1 dans les derniers temps de sa vie3 ne faites grace aucune dnomination impropre3 ceux qui savent dj entendront toujours2 ceux qui ne savent pas encore1 entendront plus tt4 ,peut-tre seroit-on plus fond me reprocher de n'avoir donn dans l',ouvrage que je prsente au ,public1 aucun historique de l'opinion de ceux qui m'ont prcd2 de n'avoir prsent que la mienne sans discuter celle des autres4 ,il en est rsult que je n'ai pas toujours rendu mes confrres1 encore moins aux ,chimistes trangers1 la justice qu'il toit dans mon intention de leur rendre3 mais je prie le ,lecteur de considrer que si l'on accumuloit les citations dans un ouvrage lmentaire1 si l'on s'y livroit de longues discussions sur l'historique de la science sur les travaux de ceux qui l'ont professe1 on perdroit de vue le vritable objet qu'on s'est propos1 l'on formeroit un ouvrage d'une lecture tout--fait fastidieuse pour les commenans4 ,ce n'est ni l'histoire de la science1 ni celle de l'esprit humain qu'on doit faire dans un trait lmentaire3 on ne doit y chercher que la facilit1 la clart2 on en doit soigneusement carter tout ce qui pourroit tendre dtourner l'attention4 ,c'est un chemin qu'il faut continuellement applanir1 dans lequel il ne faut laisser subsister aucun obstacle qui puisse apporter le moindre retard4 ,les sciences prsentent dj par elles-mmes assez de difficults1 sans en appeller encore qui leur sont trangres4 ,les ,chimistes s'appercevront facilement d'ailleurs que je n'ai presque fait usage dans la premire partie que des expriences qui me sont propres4 ,si quelquefois il a pu m'chapper d'adopter1 sans les citer1 les expriences ou les opinions de ,m4 ,berthollet1 de ,m4 de ,fourcroy1 de ,m4 de la ,place1 de ,m4 ,monge1 de ceux en gnral qui ont adopt les mmes principes que moi1 c'est que l'habitude de vivre ensemble1 de nous communiquer nos ides1 nos observations1 notre manire de voir1 a tabli entre nous une sorte de communaut d'opinions dans laquelle il nous est souvent difficile nous-mmes de distinguer ce qui nous appartient plus particulirement4 ,tout ce que je viens d'exposer sur l'ordre que je me suis efforc de suivre dans la marche des preuves des ides1 n'est applicable qu' la premire partie de cet ouvrage3 c'est elle seule qui contient l'ensemble de la doctrine que j'ai adopte2 c'est elle seule que j'ai cherch donner la forme vritablement lmentaire4 ,la seconde partie est principalement forme des tableaux de la nomenclature des sels neutres4 ,j'y ai joint seulement des explications trs-sommaires1 dont l'objet est de faire connotre les procds les plus simples pour obtenir les diffrentes espces d'acides connus3 cette seconde partie ne contient rien qui me soit propre2 elle ne prsente qu'un abrg trs-concis de rsultats extraits de diffrens ouvrages4 ,enfin j'ai donn dans la troisime partie une description dtaille de toutes les oprations relatives la ,chimie moderne4 ,un ouvrage de ce genre paroissoit desir depuis long-temps1 je crois qu'il sera de quelqu'utilit4 ,en gnral la pratique des expriences1 sur-tout des expriences modernes1 n'est point assez rpandue2 peut-tre si1 dans les diffrens ,mmoires que j'ai donns l',acadmie1 je me fusse tendu davantage sur le dtail des manipulations1 me serois-je fait plus facilement entendre1 la science auroit-elle fait des progrs plus rapides4 ,l'ordre des matires dans cette troisime partie m'a paru -peu-prs arbitraire1 je me suis seulement attach classer dans chacun des huit chapitres qui la composent1 les oprations qui ont ensemble le plus d'analogie4 ,on s'appercevra aisment que cette troisime partie n'a pu tre extraite d'aucun ouvrage1 que dans les articles principaux1 je n'ai pu tre aid que de ma propre exprience4 ,je terminerai ce ,discours prliminaire en transcrivant littralement quelques passages de ,m4 l',abb de ,condillac1 qui me paroissent peindre avec beaucoup de vrit l'tat o toit la ,chimie dans des temps trs-rapprochs du ntre#a4 ,ces passages qui n'ont point t faits exprs1 n'en acquerront que plus de force1 si l'application en parot juste4 ,au lieu d'observer les choses que nous voulions connotre1 nous avons voulu les imaginer4 ,de supposition fausse en supposition fausse1 nous nous sommes gars parmi une multitude d'erreurs2 ces erreurs tant devenues des prjugs1 nous les avons prises par cette raison pour des principes3 nous nous sommes donc gars de plus en plus4 ,alors nous n'avons su raisonner que d'aprs les mauvaises habitudes que nous avions contractes4 ,l'art d'abuser des mots sans les bien entendre a t pour nous l'art de raisonner44444444 ,quand les choses sont parvenues ce point1 quand les erreurs se sont ainsi accumules1 il n'y a qu'un moyen de remettre l'ordre dans la facult de penser2 c'est d'oublier tout ce que nous avons appris1 de reprendre nos ides leur origine1 d'en suivre la gnration1 de refaire1 comme dit ,bacon1 l'entendement humain4 ,ce moyen est d'autant plus difficile1 qu'on se croit plus instruit4 ,aussi des ,ouvrages o les sciences seroient traites avec une grande nettet1 une grande prcision1 un grand ordre1 ne seroient-ils pas la porte de tout le monde4 ,ceux qui n'auroient rien tudi les entendroient mieux que ceux qui ont fait de grandes tudes1 sur-tout que ceux qui ont crit beaucoup sur les sciences4 ,m4 l',abb de ,condillac ajoute la fin du chapitre ,v3 ,mais enfin les sciences ont fait des progrs1 parce que les ,philosophes ont mieux observ1 qu'ils ont mis dans leur langage la prcision l'exactitude qu'ils avoient mises dans leurs observations2 ils ont corrig la langue1 l'on a mieux raisonn4 #a ,partie #b1 ,chapitre ,i4 ,,table ,,des ,,chapitres ,,du ,,tome ,,premier4 ,,discours ,,pr,,liminaire1 page v ,,premiere ,,partie4 ,de la formation des fluides ariformes de leur dcomposition2 de la combustion des corps simples de la formation des acides4 ,,chap4 ,i4 ,des combinaisons du calorique de la formation des fluides lastiques ariformes1 #a ,,chap4 ,,ii4 ,vues gnrales sur la formation la constitution de l'atmosphre de la terre1 #bh ,,chap4 ,,iii4 ,analyse de l'air de l'atmosphre3 sa rsolution en deux fluides lastiques1 l'un respirable1 l'autre non respirable1 #cc ,,chap4 ,,iv4 ,nomenclature des diffrentes parties constitutives de l'air de l'atmosphre1 #ea ,,chap4 ,v4 ,de la dcomposition du gaz oxigne par le soufre1 le phosphore le charbon1 de la formation des acides en gnral1 #eg ,,chap4 ,,vi4 ,de la nomenclature des ,acides en gnral1 particulirement de ceux tirs du salptre du sel marin1 #gj ,,chap4 ,,vii4 ,de la dcomposition du ,gaz oxygne par les mtaux1 de la formation des ,oxides mtalliques1 #hb ,,chap4 ,,viii4 ,du principe radical de l',eau1 de sa dcomposition par le charbon par le fer1 #hg ,,chap4 ,,ix4 ,de la quantit de ,calorique qui se dgage des diffrentes espces de combustion1 #ajc ,combustion du ,phosphore1 #ajg ,combustion du ,charbon1 #ajh ,combustion du ,gaz hydrogne1 #aji ,formation de l',acide nitrique1 ibid4 ,combustion de la ,bougie1 #aab ,combustion de l',huile d'olive1 #aac ,,chap4 ,x4 ,de la combinaison des ,substances combustibles les unes avec les autres1 #aaf ,,chap4 ,,xi4 ,considrations sur les ,oxides les ,acides plusieurs bases1 sur la composition des matires vgtales animales1 #abc ,,chap4 ,,xii4 ,de la dcomposition des matires vgtales animales par l'action du feu1 #acb ,,chap4 ,,xiii4 ,de la dcomposition des ,oxides vgtaux par la fermentation vineuse1 #aci ,,chap4 ,,xiv4 ,de la fermentation putride1 #aec ,,chap4 ,,xv4 ,de la fermentation acteuse1 #aei ,,chap4 ,,xvi4 ,de la formation des ,sels neutres1 des diffrentes bases qui entrent dans leur composition1 #afb ,de la ,potasse1 #afd ,de la ,soude1 #afi ,de l',ammoniaque1 #agj ,de la ,chaux1 de la ,magnsie1 de la ,baryte de l',alumine1 #agb ,des ,substances mtalliques1 #agc ,,chap4 ,,xvii4 ,suite des rflexions sur les bases salifiables1 sur la formation des ,sels neutres1 #agf ,,seconde ,,partie4 ,de la ,combinaison des ,acides avec les bases salifiables1 de la ,formation des ,sels neutres4 ,,avertissement1 #ahi ,,tableau des ,substances simples1 #aib ,observations1 #aic ,tableau des ,radicaux ou bases oxidables acidifiables1 composs1 qui entrent dans les combinaisons la manire des substances simples1 #aif ,observations1 #aig ,observations sur les combinaisons de la lumire du calorique avec diffrentes substances1 #bjj ,tableau des combinaisons binaires de l'oxygne avec les substances mtalliques non mtalliques oxidables acidifiables1 #bjc ,observations1 ibid4 ,tableau des combinaisons de l',oxygne avec les radicaux composs1 #bjh ,observations1 #bji ,tableau des combinaisons binaires de l',azote avec les substances simples1 #bab ,observations1 #bac ,tableau des combinaisons binaires de l',hydrogne avec les substances simples1 #baf ,observations1 #bag ,tableau des combinaisons binaires du ,soufre non oxygn avec les substances simples1 #bbj ,observations1 #bba ,tableau des combinaisons binaires du ,phosphore non oxygn avec les substances simples1 #bbb ,observations1 #bbc ,tableau des combinaisons binaires du ,charbon non oxygn avec les substances simples1 #bbf ,observations1 #bbg ,observations sur les radicaux muriatique1 fluorique boracique1 sur leurs combinaisons1 #bbi ,observations sur la combinaison des mtaux les uns avec les autres1 #bcj ,tableau des combinaisons de l',azote ou ,radical nitrique1 port l'tat d'acide nitreux par la combinaison d'une suffisante quantit d'oxygne1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bca ,tableau des combinaisons de l',azote complettement satur d'oxigne1 port l'tat d'acide nitrique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bcb ,observations1 #bcc ,tableau des combinaisons de l',acide sulfurique ou ,soufre oxygn avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 par la voie humide1 #bch ,observations1 #bdj ,tableau des combinaisons de l',acide sulfureux avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bdc ,observations1 #bdd ,tableau des combinaisons du ,phosphore qui a reu un premier degr d'oxygnation1 qui a t port l'tat d',acide phosphoreux1 avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bdf ,tableau des combinaisons du ,phosphore satur d'oxygne1 ou ,acide phosphorique avec les substances salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bdg ,observations1 #bdh ,tableau des combinaisons du ,radical carbonique oxygn1 ou ,acide carbonique avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bej ,observations1 #bea ,tableau des combinaisons du ,radical muriatique oxygn1 ou ,acide muriatique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bec ,tableau des combinaisons de l',acide muriatique oxign avec les diffrentes bases salifiables avec lesquelles il est susceptible de s'unir1 #bed ,observations1 #bee ,tableau des combinaisons de l',acide nitro-muriatique avec les bases salifiables1 ranges par ordre alphabtique1 attendu que les affinits de cet acide ne sont point assez connues1 #beh ,observations1 #bei ,tableau des combinaisons du ,radical fluorique oxign1 ou ,acide fluorique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bfa ,observations1 #bfb ,tableau des combinaisons du ,radical boracique oxign1 avec les diffrentes bases salifiables auxquelles il est susceptible de s'unir dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bfd ,observations1 #bfe ,tableau des combinaisons de l',arsenic oxygn1 ou ,acide arsenique avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bfh ,observations1 #bfi ,tableau des combinaisons du ,molybdne oxygn1 ou ,acide molybdique avec les bases salifiables1 par ordre alphabtique1 #bgb ,observations1 #bgc ,tableau des combinaisons du ,tungstne oxygn1 ou ,acide tungstique avec les bases salifiables1 #bgd ,observations1 #bge ,tableau des combinaisons du ,radical tartareux oxygn1 ou ,acide tartareux avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bgg ,observations1 #bgh ,tableau des combinaisons du ,radical malique oxygn1 ou ,acide malique avec les bases salifiables par ordre alphabtique1 #bha ,observations1 #bhb ,tableau des combinaisons du ,radical citrique oxygn1 ou ,acide citrique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bhd ,observations1 #bhe ,tableau des combinaisons du ,radical pyro-ligneux oxygn1 ou ,acide pyro-ligneux avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bhf ,observations1 #bhg ,tableau des combinaisons du ,radical pyro-tartareux oxygn1 ou ,acide pyro-tartareux avec les diffrentes bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bhh ,observations1 #bhi ,tableau des combinaisons du ,radical pyro-muqueux oxygn1 ou ,acide pyro-muqueux avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bij ,observations1 #bia ,tableau des combinaisons du ,radical oxalique oxygn1 ou ,acide oxalique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bib ,observations1 #bic ,tableau des combinaisons du ,radical acteux oxygn1 par un premier degr d'oxignation avec les bases salifiables1 suivant l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bie ,observations1 #bie ,tableau des combinaisons du ,radical acteux oxygn par un second degr d'oxygnation1 ou ,acide actique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #bih ,observations1 #bii ,tableau des combinaisons du ,radical succinique oxygn1 ou ,acide succinique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #cjj ,observations1 #cja ,tableau des combinaisons du ,radical benzoque oxygn1 ou ,acide benzoque1 avec les diffrentes bases salifiables1 ranges par ordre alphabtique1 #cjb ,observations1 #cjc ,tableau des combinaisons du ,radical camphorique oxygn1 ou ,acide camphorique1 avec les bases salifiables1 par ordre alphabtique1 #cjd ,observations1 #cje ,tableau des combinaisons du ,radical gallique oxygn1 ou ,acide gallique1 avec les bases salifiables ranges par ordre alphabtique1 #cjf ,observations1 #cjg ,tableau des combinaisons du ,radical lactique oxygn1 ou ,acide lactique1 avec les bases salifiables1 par ordre alphabtique1 #cjh ,observations1 #cji ,tableau des combinaisons du ,radical saccholactique oxygn1 ou ,acide saccholactique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #caj ,observations1 #caa ,tableau des combinaisons du ,radical formique oxygn1 ou ,acide formique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #cab ,observations1 #cac ,tableau des combinaisons du ,radical bombique oxygn1 ou ,acide bombique1 avec les substances salifiables1 par ordre alphabtique1 #cad ,observations1 #cae ,tableau des combinaisons du ,radical sbacique oxygn1 ou ,acide sbacique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #caf ,observations1 #cag ,tableau des combinaisons du ,radical lithique oxygn1 ou ,acide lithique1 avec les bases salifiables1 ranges par ordre alphabtique1 #cah ,observations1 #cai ,tableau des combinaisons du ,radical prussique oxygn1 ou ,acide prussique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 #cbj ,observations1 #cbb ,illustration ,,trait ,l,,mentaire ,,de ,,chimie4 ,,premiere ,,partie4 ,de la formation des fluides ariformes de leur dcomposition2 de la combustion des corps simples de la formation des acides4 ,,chapitre ,,premier4 ,des combinaisons du calorique de la formation des fluides lastiques ariformes4 ,c',,est un phnomne constant dans la nature dont la gnralit a t bien tablie par ,boerhaave1 que lorsqu'on chauffe un corps quelconque1 solide ou fluide1 il augmente de dimension dans tous les sens4 ,les faits sur lesquels on s'est fond pour restreindre la gnralit de ce principe1 ne prsentent que des rsultats illusoires1 ou du moins dans lesquels se compliquent des circonstances trangres qui en imposent3 mais lorsqu'on est parvenu sparer les effets1 les rapporter chacun la cause laquelle ils appartiennent1 on s'apperoit que l'cartement des molcules par la chaleur1 est une loi gnrale constante de la ,nature4 ,si aprs avoir chauff jusqu' un certain point un corps solide1 en avoir ainsi cart de plus en plus toutes les molcules1 on le laisse refroidir1 ces mmes molcules se rapprochent les unes des autres dans la mme proportion1 suivant laquelle elles avoient t cartes2 le corps repasse par les mmes degrs d'extension qu'il avoit parcourus2 si on le ramne la mme temprature qu'il avoit en commenant l'exprience1 il reprend sensiblement le volume qu'il avoit d'abord4 ,mais comme nous sommes bien loigns de pouvoir obtenir un degr de froid absolu1 comme nous ne connoissons aucun degr de refroidissement que nous ne puissions supposer susceptible d'tre augment1 il en rsulte que nous n'avons pas encore pu parvenir rapprocher le plus qu'il est possible1 les molcules d'aucun corps1 que par consquent les molcules d'aucun corps ne se touchent dans la ,nature2 conclusion trs-singulire laquelle cependant il est impossible de se refuser4 ,on conoit que les molcules des corps tant ainsi continuellement sollicites par la chaleur s'carter les unes des autres1 elles n'auroient aucune liaison entr'elles1 qu'il n'y auroit aucun corps solide1 si elles n'toient retenues par une autre force qui tendt les runir1 pour ainsi dire les enchaner2 cette force1 quelle qu'en soit la cause1 a t nomme attraction4 ,ainsi les molcules des corps peuvent tre considres comme obissant deux forces1 l'une rpulsive1 l'autre attractive1 entre lesquelles elles sont en quilibre4 ,tant que la dernire de ces forces1 l'attraction1 est victorieuse1 le corps demeure dans l'tat solide2 si au contraire l'attraction est la plus foible1 si la chaleur a tellement cart les unes des autres les molcules du corps1 qu'elles soient hors de la sphre d'activit de leur attraction1 elles perdent l'adhrence qu'elles avoient entr'elles le corps cesse d'tre un solide4 ,l'eau nous prsente continuellement un exemple de ces phnomnes3 au-dessous de zro du thermomtre franois1 elle est dans l'tat solide1 elle porte le nom de glace2 au-dessus de ce mme terme1 ses molcules cessent d'tre retenues par leur attraction rciproque1 elle devient ce qu'on appelle un liquide3 enfin1 au-dessus de #hj degrs1 ses molcules obissent la rpulsion occasionne par la chaleur2 l'eau prend l'tat de vapeur ou de gaz1 elle se transforme en un fluide ariforme4 ,on en peut dire autant de tous les corps de la ,nature2 ils sont ou solides1 ou liquides1 ou dans l'tat lastique ariforme1 suivant le rapport qui existe entre la force attractive de leurs molcules la force rpulsive de la chaleur1 ou1 ce qui revient au mme1 suivant le degr de chaleur auquel ils sont exposs4 ,il est difficile de concevoir ces phnomnes sans admettre qu'ils sont l'effet d'une substance relle matrielle1 d'un fluide trs-subtil qui s'insinue travers les molcules de tous les corps qui les carte3 en supposant mme que l'existence de ce fluide ft une hypothse1 on verra dans la suite qu'elle explique d'une manire trs-heureuse les phnomnes de la ,nature4 ,cette substance1 quelle qu'elle soit1 tant la cause de la chaleur2 ou en d'autres termes la sensation que nous appellons chaleur1 tant l'effet de l'accumulation de cette substance1 on ne peut pas1 dans un langage rigoureux1 la dsigner par le nom de chaleur2 parce que la mme dnomination ne peut pas exprimer la cause l'effet4 ,c'est ce qui m'avoit dtermin1 dans le ,mmoire que j'ai publi en #aggg1 7,recueil de l',acadmie1 page #dbj17 la dsigner sous le nom de fluide ign de matire de la chaleur4 ,depuis1 dans le travail que nous avons fait en commun ,m4 de ,morveau1 ,m4 ,berthollet1 ,m4 de ,fourcroy moi1 sur la rforme du langage chimique1 nous avons cru devoir bannir ces priphrases qui allongent le discours1 qui le rendent plus tranant1 moins prcis1 moins clair1 qui souvent mme ne comportent pas des ides suffisamment justes4 ,nous avons en consquence dsign la cause de la chaleur1 le fluide minemment lastique qui la produit1 par le nom de calorique4 ,indpendamment de ce que cette expression remplit notre objet dans le systme que nous avons adopt1 elle a encore un autre avantage1 c'est de pouvoir s'adapter toutes sortes d'opinions2 puisque rigoureusement parlant1 nous ne sommes pas mme obligs de supposer que le calorique soit une matire relle3 il suffit1 comme on le sentira mieux par la lecture de ce qui va suivre1 que ce soit une cause rpulsive quelconque qui carte les molcules de la matire1 on peut ainsi en envisager les effets d'une manire abstraite mathmatique4 ,la lumire est-elle une modification du calorique1 ou bien le calorique est-il une modification de la lumire8 ,c'est sur quoi il est impossible de prononcer dans l'tat actuel de nos connoissances4 ,ce qu'il y a de certain1 c'est que dans un systme o l'on s'est fait une loi de n'admettre que des faits1 o l'on vite autant qu'il est possible de rien supposer au-del de ce qu'ils prsentent1 on doit provisoirement dsigner par des noms diffrens1 ce qui produit des effets diffrens4 ,nous distinguerons donc la lumire du calorique2 mais nous n'en conviendrons pas moins que la lumire le calorique ont des qualits qui leur sont communes1 que dans quelques circonstances ils se combinent peu prs de la mme manire1 produisent une partie des mmes effets4 ,ce que je viens de dire suffiroit dj pour bien dterminer l'ide qu'on doit attacher au mot de calorique4 ,mais il me reste une tche plus difficile remplir1 c'est de donner des ides justes de la manire dont le calorique agit sur les corps4 ,puisque cette matire subtile pntre travers les pores de toutes les substances que nous connoissons1 puisqu'il n'existe pas de vases travers lesquels elle ne s'chappe1 qu'il n'en est par consquent aucun qui puisse la contenir sans perte2 on ne peut en connotre les proprits que par des effets qui1 la plupart1 sont fugitifs difficiles saisir4 ,c'est sur les choses qu'on ne peut ni voir1 ni palper1 qu'il est sur-tout important de se tenir en garde contre les carts de l'imagination1 qui tend toujours s'lancer au-del du vrai1 qui a bien de la peine se renfermer dans le cercle troit que les faits lui circonscrivent4 ,nous venons de voir que le mme corps devenoit solide ou liquide1 ou fluide ariforme1 suivant la quantit de calorique dont il toit pntr1 ou1 pour parler d'une manire plus rigoureuse1 suivant que la force rpulsive du calorique toit gale l'attraction de ses molcules1 ou qu'elle toit plus forte1 ou plus foible qu'elle4 ,mais s'il n'existoit que ces deux forces1 les corps ne seroient liquides qu' un degr indivisible du thermomtre1 ils passeroient brusquement de l'tat de solide celui de fluide lastique ariforme4 ,ainsi l'eau1 par exemple1 l'instant mme o elle cesse d'tre glace1 commenceroit bouillir2 elle se transformeroit en un fluide ariforme1 ses molcules s'carteroient indfiniment dans l'espace3 s'il n'en est pas ainsi1 c'est qu'une troisime force1 la pression de l'atmosphre1 met obstacle cet cartement1 c'est par cette raison que l'eau demeure dans l'tat fluide depuis zro jusqu' #hj degrs du thermomtre franois2 la quantit de calorique qu'elle reoit dans cet intervalle est insuffisante pour vaincre l'effort occasionn par la pression de l'atmosphre4 ,on voit donc que1 sans la pression de l'atmosphre1 nous n'aurions pas de liquide constant2 nous ne verrions les corps dans cet tat qu'au moment prcis o ils se fondent3 la moindre augmentation de chaleur qu'ils recevroient ensuite1 en carteroit sur le champ les parties les disperseroit4 ,il y a plus1 sans la pression de l'atmosphre1 nous n'aurions pas1 proprement parler1 de fluides ariformes4 ,en effet1 au moment o la force de l'attraction seroit vaincue par la force rpulsive du calorique1 les molcules s'loigneroient indfiniment1 sans que rien limitt leur cartement1 si ce n'est leur propre pesanteur qui les rassembleroit pour former une atmosphre4 ,de simples rflexions sur les expriences les plus connues1 suffisent pour faire appercevoir la vrit de ce que je viens d'noncer4 ,elle se trouve d'ailleurs confirme d'une manire vidente par l'exprience qui suit1 dont j'ai dj donn le dtail l',acadmie en #aggg4 7,voyez ,mm4 page #dbf47 ,on remplit d'ther sulfurique#b un petit vase de verre troit1 ,a1 planche ,,vii1 fig4 #ag1 mont sur son pied ,p4 ,ce vase ne doit pas avoir plus de douze quinze lignes de diamtre environ deux pouces de hauteur4 ,on couvre ce vase avec une vessie humecte1 qu'on assujettit autour du col du vase par un grand nombre de tours de gros fil bien serrs3 pour plus grande sret1 on remet une seconde vessie par-dessus la premire1 on l'assujettit de la mme manire4 ,ce vase doit tre tellement rempli d'ther qu'il ne reste aucune portion d'air entre la liqueur la vessie2 on le place ensuite sous le rcipient ,,bcd1 d'une machine pneumatique dont le haut ,b doit tre garni d'une bote cuir1 traverse par une tige ,,ef1 dont l'extrmit ,f se termine en une pointe ou lame trs-aigue3 ce mme rcipient doit tre adapt un baromtre ,,gh4 #b ,je donnerai ailleurs la dfinition de la liqueur qu'on nomme ther1 j'en dveloperai les proprits4 ,je me contenterai de dire dans ce moment1 qu'on dsigne par ce nom une liqueur inflammable trs-volatile1 d'une pesanteur spcifique beaucoup moindre que l'eau1 mme que l'esprit-de-vin4 ,lorsque tout est ainsi dispos1 on fait le vuide sous le rcipient2 puis en faisant descendre la tige pointue ,,ef1 on crve la vessie4 ,aussi-tt l'ther commence bouillir avec une tonnante rapidit1 il se vaporise se transforme en un fluide lastique ariforme1 qui occupe tout le rcipient4 ,si la quantit d'ther est assez considrable pour que1 la vaporisation finie1 il en reste encore quelques goutes dans la fiole1 le fluide lastique qui s'est produit est susceptible de soutenir le baromtre adapt la machine pneumatique huit ou dix pouces environ pendant l'hiver1 vingt vingt-cinq pendant les chaleurs de l't4 ,on peut1 pour rendre cette exprience plus complette1 introduire un petit thermomtre dans le vase ,a qui contient l'ther1 on s'apperoit qu'il descend considrablement pendant tout le tems que dure la vaporisation4 ,on ne fait autre chose1 dans cette exprience1 que de supprimer le poids de l'atmosphre1 qui1 dans l'tat ordinaire1 pse sur la surface de l'ther1 les effets qui en rsultent prouvent videmment deux choses3 la premire1 qu'au degr de temprature dans lequel nous vivons1 l'ther seroit constamment dans l'tat d'un fluide ariforme1 si la pression de l'atmosphre n'y mettoit obstacle4 ,la seconde1 que ce passage de l'tat liquide l'tat ariforme1 est accompagn d'un refroidissement considrable1 par la raison que pendant la vaporisation1 une partie du calorique1 qui toit dans un tat de libert1 ou au moins d'quilibre dans les corps environnans1 se combine avec l'ther pour le porter l'tat de fluide ariforme4 ,la mme exprience russit avec tous les fluides vaporables1 tels que l'esprit-de-vin ou alkool1 l'eau le mercure mme2 avec cette diffrence cependant que l'atmosphre d'alkool qui se forme sous le rcipient1 ne peut soutenir le baromtre adapt la machine pneumatique1 en hiver1 qu' un pouce au-dessus de son niveau1 quatre ou cinq en t2 que l'eau ne le soutient qu' quelques lignes1 le mercure quelques fractions de ligne4 ,il y a donc moins de fluide vaporis lorsqu'on opre avec l'alkool1 que lorsqu'on opre avec l'ther2 moins encore avec l'eau1 sur-tout avec le mercure3 par consquent moins de calorique employ moins de refroidissement2 ce qui cadre parfaitement avec le rsultat des expriences4 ,un autre genre d'exprience prouve encore d'une manire aussi vidente que l'tat ariforme est une modification des corps qu'elle dpend du degr de temprature de pression qu'ils prouvent4 ,nous avons fait voir1 ,m4 de la ,place moi1 dans un ,mmoire que nous avons lu l',acadmie en #aggg1 mais qui n'a pas t imprim1 que lorsque l'ther toit soumis une pression de #bh pouces de mercure1 c'est--dire1 une pression gale celle de l'atmosphre1 il entroit en bullition #cb ou #cc degrs du thermomtre de mercure4 ,m4 de ,luc1 qui a fait des recherches analogues sur l'esprit-de-vin1 a reconnu qu'il entroit en bullition #fg degrs4 ,enfin1 tout le monde sait que l'eau commence bouillir #hj degrs4 ,l'bullition n'tant autre chose que la vaporisation d'un fluide1 ou le moment de son passage de l'tat liquide celui d'un fluide lastique ariforme1 il toit vident qu'en tenant constamment de l'ther une temprature suprieure #cc degrs au degr habituel de pression de l'atmosphre1 on devoit l'obtenir dans l'tat d'un fluide ariforme2 que la mme chose devoit arriver l'esprit-de-vin au-dessus de #fg degrs1 l'eau au-dessus de #hj1 c'est ce qui s'est trouv parfaitement confirm par les expriences suivantes#c4 #c ,mm4 ,acadm4 #aghj1 page #cce4 ,j'ai rempli avec de l'eau #ce ou #cf degrs du thermomtre un grand vase ,,abcd1 planche ,,vii1 figure #ae2 je le suppose transparent pour mieux faire sentir ce qui se passe dans son intrieur2 on peut encore tenir les mains assez long-temps dans de l'eau ce degr sans s'incommoder4 ,j'y ai plong des bouteilles gouleau renvers ,f1 ,g1 qui s'y sont emplies1 aprs quoi je les ai retournes de manire qu'elles eussent leur gouleau en en-bas1 appliqu contre le fond du vase4 ,les choses tant ainsi disposes1 j'ai introduit de l'ther sulfurique dans un trs-petit matras1 dont le col abc toit doublement recourb2 j'ai plong ce matras dans l'eau du vase ,,abcd1 j'ai engag1 comme on le voit reprsent dans la figure #ae1 l'extrmit de son col abc1 dans le gouleau d'une des bouteilles ,f3 ds que l'ther a commenc ressentir l'impression de la chaleur1 il est entr en bullition2 le calorique qui s'est combin avec lui1 l'a transform en un fluide lastique ariforme1 dont j'ai rempli successivement plusieurs bouteilles ,f1 ,g4 ,ce n'est point ici le lieu d'examiner la nature les proprits de ce fluide ariforme1 qui est trs-inflammable2 mais sans anticiper sur des connoissances que je ne dois pas supposer au lecteur1 j'observerai1 en me fixant sur l'objet qui nous occupe dans ce moment1 que l'ther1 d'aprs cette exprience1 est tout prs de ne pouvoir exister dans la planette que nous habitons que dans l'tat ariforme2 que si la pesanteur de notre atmosphre n'quivaloit qu' une colonne de #bj ou #bd pouces de mercure au lieu de #bh1 nous ne pourrions obtenir l'ther dans l'tat liquide1 au moins pendant l't2 que la formation de l'ther seroit par consquent impossible sur les montagnes un peu leves1 qu'il se convertiroit en gaz mesure qu'il seroit form1 moins qu'on n'employt des ballons trs-forts pour le condenser qu'on ne joignt le refroidissement la pression4 ,enfin1 que le degr de la chaleur du sang tant peu prs celui o l'ther passe de l'tat liquide l'tat ariforme1 il doit se vaporiser dans les premires voies1 qu'il est trs-vraisemblable que les proprits de ce mdicament tiennent cet effet1 pour ainsi dire1 mcanique4 ,ces expriences russissent encore mieux avec l'ther nitreux1 parce qu'il se vaporise un degr de chaleur moindre que l'ther sulfurique4 ,a l'gard de l'alkool ou esprit-de-vin1 l'exprience pour l'obtenir dans l'tat ariforme1 prsente un peu plus de difficult1 parce que ce fluide n'tant susceptible de se vaporiser qu' #fg degrs du thermomtre de ,raumur1 il faut que l'eau du bain soit entretenue presque bouillante1 qu' ce degr il n'est plus possible d'y plonger les mains4 ,il toit vident que la mme chose devoit arriver l'eau2 que ce fluide devoit galement se transformer en gaz en l'exposant un degr de chaleur suprieur celui qui le fait bouillir2 mais quoique convaincus de cette vrit1 nous avons cru cependant1 ,m4 de la ,place moi1 devoir la confirmer par une exprience directe1 en voici le rsultat4 ,nous avons rempli de mercure une jarre de verre ,a1 planche ,,vii1 figure #e1 dont l'ouverture toit retourne en en-bas1 nous avons pass dessous une soucoupe ,b1 galement remplie de mercure4 ,nous avons introduit dans cette jarre environ deux gros d'eau1 qui ont gagn le haut ,,cd de la jarre1 qui se sont rangs au-dessus de la surface du mercure2 puis nous avons plong le tout dans une grande chaudire de fer ,,efgh1 place sur un fourneau ,,ghik3 cette chaudire toit remplie d'eau sale en bullition1 dont la temprature excdoit #he degrs du thermomtre2 on sait1 en effet1 que l'eau charge de sels est susceptible de prendre un degr de chaleur suprieur de plusieurs degrs celui de l'eau bouillante4 ,ds que les #b gros d'eau1 placs dans la partie suprieure ,,cd de la jarre ou tube1 ont eu atteint la temprature de #hj degrs ou environ1 ils sont entrs en bullition1 au lieu d'occuper1 comme ils le faisoient1 le petit espace ,,acd1 ils se sont convertis en un fluide ariforme1 qui l'a remplie toute entire3 le mercure est mme descendu un peu au-dessous de son niveau1 la jarre auroit t renverse si elle n'avoit t trs-paisse1 par consquent fort pesante1 si elle n'avoit d'ailleurs t assujettie la soucoupe par du fil de fer4 ,si-tt qu'on retiroit la jarre du bain d'eau sale1 l'eau se condensoit le mercure remontoit2 mais elle reprenoit l'tat ariforme quelques instans aprs que l'appareil avoit t replong4 ,voil donc un certain nombre de substances qui se transforment en fluides ariformes des degrs de chaleur trs-voisins de ceux dans lesquels nous vivons4 ,nous verrons bientt qu'il en est d'autres1 tels que l'acide marin ou muriatique1 l'alkali volatil ou ammoniaque1 l'acide carbonique ou air fixe1 l'acide sulfureux1 c4 qui demeurent constamment dans l'tat ariforme1 au degr habituel de chaleur de pression de l'atmosphre4 ,tous ces faits particuliers1 dont il me seroit facile de multiplier les exemples1 m'autorisent faire un principe gnral de ce que j'ai dj annonc plus haut1 que presque tous les corps de la ,nature sont susceptibles d'exister dans trois tats diffrens2 dans l'tat de solidit1 dans l'tat de liquidit1 dans l'tat ariforme1 que ces trois tats d'un mme corps dpendent de la quantit de calorique qui lui est combine4 ,je dsignerai dornavant ces fluides ariformes sous le nom gnrique de gaz2 je dirai en consquence que1 dans toute espce de gaz1 on doit distinguer le calorique1 qui fait en quelque faon l'office de dissolvant1 la substance qui est combine avec lui qui forme sa base4 ,c'est ces bases des diffrens gaz qui sont encore peu connues1 que nous avons t obligs de donner des noms4 ,je les indiquerai dans le ,chapitre ,,iv de cet ,ouvrage1 aprs que j'aurai rendu compte de quelques phnomnes qui accompagnent l'chauffement le refroidissement des corps1 que j'aurai donn des ides plus prcises sur la constitution de notre atmosphre4 ,nous avons vu que les molcules de tous les corps de la ,nature toient dans un tat d'quilibre entre l'attraction1 qui tend les rapprocher les runir1 les efforts du calorique qui tend les carter4 ,ainsi non-seulement le calorique environne de toutes parts les corps1 mais encore il remplit les intervalles que leurs molcules laissent entr'elles4 ,on se formera une ide de ces dispositions1 si l'on se figure un vase rempli de petites balles de plomb dans lequel on verse une substance en poudre trs-fine1 telle que du sablon3 on conoit que cette substance se rpandra uniformment dans les intervalles que les balles laissent entr'elles les remplira4 ,les balles1 dans cet exemple1 sont au sablon ce que les molcules des corps sont au calorique2 avec cette diffrence que1 dans l'exemple cit1 les balles se touchent1 au lieu que les molcules des corps ne se touchent pas1 qu'elles sont toujours maintenues une petite distance les unes des autres par l'effort du calorique4 ,si des balles dont la figure est ronde1 on substituoit des hexadres1 des octadres1 ou des corps d'une figure rgulire quelconque d'une gale solidit1 la capacit des vuides qu'ils laisseroient entr'eux ne seroit plus la mme l'on ne pourroit plus y loger une aussi grande quantit de sablon4 ,la mme chose arrive l'gard de tous les corps de la ,nature2 les intervalles que leurs molcules laissent entr'elles ne sont pas tous d'une gale capacit3 cette capacit dpend de la figure de ces molcules1 de leur grosseur1 de la distance les unes des autres laquelle elles sont maintenues1 suivant le rapport qui existe entre leur force d'attraction1 la force rpulsive qu'exerce le calorique4 ,c'est dans ce sens qu'on doit entendre cette expression3 capacit des corps pour contenir la matire de la chaleur2 expression fort juste1 introduite par les ,physiciens ,anglois1 qui ont eu les premiers des notions exactes cet gard4 ,un exemple de ce qui se passe dans l'eau quelques rflexions sur la manire dont ce fluide mouille pntre les corps1 rendra ceci plus intelligible3 on ne sauroit trop s'aider dans les choses abstraites de comparaisons sensibles4 ,si l'on plonge dans l'eau des morceaux de diffrens bois1 gaux en volume1 d'un pied cube1 par exemple2 ce fluide s'introduira peu peu dans leurs pores2 ils se gonfleront augmenteront de poids3 mais chaque espce de bois admettra dans ses pores une quantit d'eau diffrente2 les plus lgers les plus poreux en logeront davantage2 ceux qui seront compactes serrs1 n'en laisseront pntrer qu'une trs-petite quantit3 enfin1 la proportion d'eau qu'ils recevront dpendra encore de la nature des molcules constituantes du bois1 de l'affinit plus ou moins grande qu'elles auront avec l'eau1 les bois trs-rsineux1 par exemple1 quoique trs-poreux1 en admettront trs-peu4 ,on pourra donc dire que les diffrentes espces de bois ont une capacit diffrente pour recevoir de l'eau2 on pourra mme connotre1 par l'augmentation de poids1 la quantit qu'ils en auront absorbe2 mais comme on ignorera la quantit d'eau qu'ils contenoient avant leur immersion1 il ne sera pas possible de connotre la quantit absolue qu'ils en contiendront en en sortant4 ,les mmes circonstances ont lieu l'gard des corps qui sont plongs dans le calorique2 en observant cependant que l'eau est un fluide incompressible1 tandis que le calorique est dou d'une grande lasticit1 ce qui signifie en d'autres termes que les molcules du calorique ont une grande tendance s'carter les unes des autres1 quand une force quelconque les a obliges de se rapprocher1 l'on conoit que cette circonstance doit apporter des changemens trs-notables dans les rsultats4 ,les choses amenes ce point de clart de simplicit1 il me sera ais de faire entendre quelles sont les ides qu'on doit attacher ces expressions2 calorique libre1 calorique combin1 quantit spcifique de calorique contenue dans les diffrens corps1 capacit pour contenir le calorique1 chaleur latente1 chaleur sensible1 toutes expressions qui ne sont point synonimes2 mais qui1 d'aprs ce que je viens d'exposer1 ont un sens strict dtermin4 ,c'est ce sens que je vais chercher encore fixer par quelques dfinitions4 ,le calorique libre est celui qui n'est engag dans aucune combinaison4 ,comme nous vivons au milieu d'un systme de corps avec lesquels le calorique a de l'adhrence1 il en rsulte que nous n'obtenons jamais ce principe dans l'tat de libert absolue4 ,le calorique combin est celui qui est enchan dans les corps par la force d'affinit ou d'attraction1 qui constitue une partie de leur substance1 mme de leur solidit4 ,on entend par cette expression calorique spcifique des corps1 la quantit de calorique respectivement ncessaire pour lever d'un mme nombre de degrs la temprature de plusieurs corps gaux en poids4 ,cette quantit de calorique dpend de la distance des molcules des corps1 de leur adhrence plus ou moins grande2 c'est cette distance1 ou plutt l'espace qui en rsulte1 qu'on a nomm1 comme je l'ai dj observ1 capacit pour contenir le calorique4 ,la chaleur1 considre comme sensation1 ou en d'autres termes1 la chaleur sensible1 n'est que l'effet produit sur nos organes par le passage du calorique qui se dgage des corps environnans4 ,en gnral nous n'prouvons de sensation que par un mouvement quelconque1 l'on pourroit poser comme un axiome1 point de mouvement1 point de sensation4 ,ce principe gnral s'applique naturellement au sentiment du froid du chaud3 lorsque nous touchons un corps froid1 le calorique qui tend se mettre en quilibre dans tous les corps1 passe de notre main dans le corps que nous touchons1 nous prouvons la sensation du froid4 ,l'effet contraire arrive lorsque nous touchons un corps chaud2 le calorique passe du corps notre main1 nous avons la sensation de la chaleur4 ,si le corps la main sont du mme degr de temprature1 ou peu prs1 nous n'prouvons aucune sensation1 ni de froid1 ni de chaud1 parce qu'alors il n'y a point de mouvement1 point de transport de calorique1 qu'encore une fois il n'y a pas de sensation sans un mouvement qui l'occasionne4 ,lorsque le thermomtre monte1 c'est une preuve qu'il y a du calorique libre qui se rpand dans les corps environnans3 le thermomtre1 qui est au nombre de ces corps1 en reoit sa part1 en raison de sa masse1 de la capacit qu'il a lui-mme pour contenir le calorique4 ,le changement qui arrive dans le thermomtre1 n'annonce donc qu'un dplacement de calorique1 qu'un changement arriv un systme de corps dont il fait partie2 il n'indique tout au plus que la portion de calorique qu'il a reue1 mais il ne mesure pas la quantit totale qui a t dgage1 dplace ou absorbe4 ,le moyen le plus simple le plus exact pour remplir ce dernier objet est celui imagin par ,m4 de la ,place1 qui est dcrit dans les ,mmoires de l',acadmie1 anne #aghj1 page #cfd4 ,on en trouve aussi une explication sommaire la fin de cet ,ouvrage4 ,il consiste placer le corps1 ou la combinaison d'o se dgage le calorique1 au milieu d'une sphre creuse de glace3 la quantit de glace fondue est une expression exacte de la quantit de calorique qui s'est dgage4 ,on peut1 l'aide de l'appareil que nous avons fait construire d'aprs cette ide1 connotre1 non pas comme on l'a prtendu1 la capacit qu'ont les corps pour contenir le calorique1 mais le rapport des augmentations ou diminutions que reoivent ces capacits1 par des nombres dtermins de degrs du thermomtre4 ,il est facile1 avec le mme appareil1 par diverses combinaisons d'expriences1 de connotre la quantit de calorique ncessaire pour convertir les corps solides en liquides ceux-ci en fluides ariformes1 rciproquement1 ce que les fluides lastiques abandonnent de calorique quand ils redeviennent liquides1 ceux-ci quand ils redeviennent solides4 ,on pourra donc parvenir un jour1 lorsque les expriences auront t assez multiplies1 dterminer le rapport de calorique qui constitue chaque espce de gaz4 ,je rendrai compte1 dans un ,chapitre particulier1 des principaux rsultats que nous avons obtenus en ce genre4 ,il me reste1 en finissant cet article1 dire un mot sur la cause de l'lasticit des gaz des fluides en vapeurs4 ,il n'est pas difficile d'appercevoir que cette lasticit tient celle du calorique1 qui parot tre le corps minemment lastique de la nature4 ,rien de plus simple que de concevoir qu'un corps devient lastique en se combinant avec un autre qui est lui-mme dou de cette proprit4 ,mais il faut convenir que c'est expliquer l'lasticit par l'lasticit2 qu'on ne fait par-l que reculer la difficult1 qu'il reste toujours expliquer ce que c'est que l'lasticit1 pourquoi le calorique est lastique4 ,en considrant l'lasticit dans un sens abstrait1 elle n'est autre chose que la proprit qu'ont les molcules d'un corps de s'loigner les unes des autres1 lorsqu'on les a forces de s'approcher4 ,cette tendance qu'ont les molcules du calorique s'carter1 a lieu mme de fort grandes distances4 ,on en sera convaincu si l'on considre que l'air est susceptible d'un grand degr de compression2 ce qui suppose que ses molcules sont dj trs-loignes les unes des autres3 car la possibilit de se rapprocher1 suppose une distance au moins gale la quantit du rapprochement4 ,or ces molcules de l'air qui sont dj trs-loignes entr'elles tendent encore s'loigner davantage3 en effet1 si on fait le vuide de ,boyle dans un trs-vaste rcipient1 les dernires portions d'air qui y restent se rpandent uniformment dans toute la capacit du vase1 quelque grand qu'il soit1 elles le remplissent en entier pressent contre ses parois3 or cet effet ne peut s'expliquer qu'en supposant que les molcules font un effort en tout sens pour s'carter1 l'on ne connot point la distance laquelle ce phnomne s'arrte4 ,il y a donc une vritable rpulsion entre les molcules des fluides lastiques2 ou du moins les choses se passent de la mme manire que si cette rpulsion avoit lieu1 on auroit quelque droit d'en conclure que les molcules du calorique se repoussent les unes les autres4 ,cette force de rpulsion une fois admise1 les explications relatives la formation des fluides ariformes ou gaz deviendroient fort simples3 mais il faut convenir en mme temps qu'une force rpulsive1 entre des molcules trs-petites1 qui agit de grandes distances est difficile concevoir4 ,il parotroit peut-tre plus naturel de supposer que les molcules du calorique s'attirent plus entr'elles que ne le font les molcules des corps1 qu'elles ne les cartent que pour obir la force d'attraction qui les oblige de se runir4 ,il se passe quelque chose d'analogue ce phnomne1 quand on plonge une ponge sche dans de l'eau3 elle se gonfle2 ses molcules s'cartent les unes des autres1 l'eau remplit tous les intervalles4 ,il est clair que cette ponge en se gonflant a acquis plus de capacit pour contenir de l'eau1 qu'elle n'en avoit auparavant4 ,mais peut-on dire que l'introduction de l'eau entre ses molcules leur ait communiqu une force rpulsive qui tende les carter les unes des autres8 ,non1 sans doute3 il n'y a au contraire que des forces attractives qui agissent dans ce cas1 ces forces sont1 #a4 la pesanteur de l'eau l'action qu'elle exerce en tout sens1 comme tous les fluides2 #b4 la force attractive des molcules de l'eau les unes l'gard des autres2 #c4 la force attractive des molcules de l'ponge entr'elles2 enfin1 l'attraction rciproque des molcules de l'eau de celles de l'ponge4 ,il est ais de concevoir que c'est de l'intensit du rapport de toutes ces forces1 que dpend l'explication du phnomne4 ,il est probable que l'cartement des molcules des corps par le calorique1 tient de mme une combinaison de diffrentes forces attractives1 c'est le rsultat de ces forces que nous cherchons exprimer d'une manire plus concise plus conforme l'tat d'imperfection de nos connoissances1 lorsque nous disons que le calorique communique une force rpulsive aux molcules des corps4 ,,chapitre ,,ii4 ,vues gnrales sur la formation la constitution de l'atmosphre de la terre4 ,,les considrations que je viens de prsenter sur la formation des fluides lastiques ariformes ou gaz1 jettent un grand jour sur la manire dont se sont formes1 dans l'origine des choses1 les atmosphres des plantes1 notamment celle de la terre4 ,on conoit que cette dernire doit tre le rsultat le mlange #a4 de toutes les substances susceptibles de se vaporiser ou plutt de rester dans l'tat ariforme1 au degr de temprature dans lequel nous vivons1 une pression gale au poids d'une colonne de mercure de #bh pouces de hauteur2 #b4 de toutes les substances fluides ou concrtes susceptibles de se dissoudre dans cet assemblage de diffrens gaz4 ,pour mieux fixer nos ides relativement cette matire sur laquelle on n'a point encore assez rflchi1 considrons un moment ce qui arriveroit aux diffrentes substances qui composent le globe1 si la temprature en toit brusquement change4 ,supposons1 par exemple1 que la terre se trouvt transporte tout coup dans une rgion beaucoup plus chaude du systme solaire2 dans la rgion de mercure1 par exemple1 o la chaleur habituelle est probablement fort suprieure celle de l'eau bouillante3 bientt l'eau1 tous les fluides susceptibles de se vaporiser des degrs voisins de l'eau bouillante1 le mercure lui-mme1 entreroient en expansion2 ils se transformeroient en fluides ariformes ou gaz1 qui deviendroient parties de l'atmosphre4 ,ces nouvelles espces d'air se mleroient avec celles dj existantes1 il en rsulteroit des dcompositions rciproques1 des combinaisons nouvelles1 jusqu' ce que les diffrentes affinits se trouvant satisfaites1 les principes qui composeroient ces diffrens airs ou gaz1 arrivassent un tat de repos4 ,mais une considration qui ne doit pas chapper1 c'est que cette vaporisation mme auroit des bornes3 en effet mesure que la quantit des fluides lastiques augmenteroit1 la pesanteur de l'atmosphre s'accrotroit en proportion3 or1 puisqu'une pression quelconque est un obstacle la vaporisation1 puisque les fluides les plus vaporables peuvent rsister1 sans se vaporiser1 une chaleur trs-forte1 quand on y oppose une pression proportionnellement plus forte encore2 enfin1 puisque l'eau elle-mme tous les liquides1 peuvent prouver dans la machine de ,papin1 une chaleur capable de les faire rougir1 on conoit que la nouvelle atmosphre arriveroit un degr de pesanteur tel1 que l'eau qui n'auroit pas t vaporise jusqu'alors1 cesseroit de bouillir1 resteroit dans l'tat de liquidit2 en sorte que mme dans cette supposition1 comme dans toute autre de mme genre1 la pesanteur de l'atmosphre seroit limite ne pourroit pas excder un certain terme4 ,on pourroit porter ces rflexions beaucoup plus loin1 examiner ce qui arriveroit aux pierres1 aux sels1 la plus grande partie des substances fusibles qui composent le globe3 on conoit qu'elles se ramolliroient1 qu'elles entreroient en fusion formeroient des fluides2 mais ces dernires considrations sortent de mon objet1 je me hte d'y rentrer4 ,par un effet contraire1 si la terre se trouvoit tout coup place dans des rgions trs-froides1 l'eau qui forme aujourd'hui nos fleuves nos mers1 probablement le plus grand nombre des fluides que nous connoissons1 se transformeroit en montagnes solides1 en rochers trs-durs1 d'abord diaphanes1 homognes blancs comme le cristal de roche2 mais qui1 avec le temps1 se mlant avec des substances de diffrente nature1 deviendroient des pierres opaques diversement colores4 ,l'air1 dans cette supposition1 ou au moins une partie des substances ariformes qui le composent1 cesseroient sans doute d'exister dans l'tat de vapeurs lastiques1 faute d'un degr de chaleur suffisant2 elles reviendroient donc l'tat de liquidit1 il en rsulteroit de nouveaux liquides dont nous n'avons aucune ide4 ,ces deux suppositions extrmes font voir clairement #a4 que solidit1 liquidit1 lasticit1 sont trois tats diffrens de la mme matire1 trois modifications particulires1 par lesquelles presque toutes les substances peuvent successivement passer1 qui dpendent uniquement du degr de chaleur auquel elles sont exposes1 c'est--dire1 de la quantit de calorique dont elles sont pntres2 #b4 qu'il est trs-probable que l'air est un fluide naturellement en vapeurs1 ou pour mieux dire1 que notre atmosphre est un compos de tous les fluides susceptibles d'exister dans un tat de vapeurs d'lasticit constante1 au degr habituel de chaleur de pression que nous prouvons2 #c4 qu'il ne seroit pas par consquent impossible qu'il se rencontrt dans notre atmosphre des substances extrmement compactes1 des mtaux mme1 qu'une substance mtallique1 par exemple1 qui seroit un peu plus volatile que le mercure1 seroit dans ce cas4 ,on sait que parmi les fluides que nous connoissons1 les uns1 comme l'eau l'alkool ou esprit-de-vin1 sont susceptibles de se mler les uns avec les autres dans toutes proportions3 les autres1 au contraire1 comme le mercure1 l'eau l'huile1 ne peuvent contracter que des adhrences momentanes1 ils se sparent les uns des autres lorsqu'ils ont t mlangs1 se rangent en raison de leur gravit spcifique4 ,la mme chose doit1 ou au moins peut arriver dans l'atmosphre3 il est possible1 il est mme probable qu'il s'est form dans l'origine qu'il se forme tous les jours des gaz qui ne sont que difficilement miscibles l'air de l'atmosphre qui s'en sparent2 si ces gaz sont plus lgers1 ils doivent se rassembler dans les rgions leves1 y former des couches qui nagent sur l'air atmosphrique4 ,les phnomnes qui accompagnent les mtores igns me portent croire qu'il existe ainsi dans le haut de l'atmosphre une couche d'un fluide inflammable1 que c'est au point de contact de ces deux couches d'air que s'oprent les phnomnes de l'aurore borale des autres mtores igns4 ,je me propose de dvelopper mes ides cet gard dans un ,mmoire particulier4 ,,chapitre ,,iii4 ,analyse de l'air de l'atmosphre3 sa rsolution en deux fluides lastiques1 l'un respirable1 l'autre non-respirable4 ,,telle est donc priori la constitution de notre atmosphre2 elle doit tre forme de la runion de toutes les substances susceptibles de demeurer dans l'tat ariforme au degr habituel de temprature de pression que nous prouvons4 ,ces fluides forment une masse de nature peu prs homogne1 depuis la surface de la terre jusqu' la plus grande hauteur laquelle on soit encore parvenu1 dont la densit dcrot en raison inverse des poids dont elle est charge2 mais comme je l'ai dit1 il est possible que cette premire couche soit recouverte d'une ou de plusieurs autres de fluides trs-diffrens4 ,il nous reste maintenant dterminer quel est le nombre quelle est la nature des fluides lastiques qui composent cette couche infrieure que nous habitons2 c'est sur quoi l'exprience va nous clairer4 ,la ,chimie moderne a fait cet gard un grand pas2 les dtails dans lesquels je vais entrer feront connotre que l'air de l'atmosphre est peut-tre de toutes les substances de cet ordre1 celle dont l'analyse est la plus exactement la plus rigoureusement faite4 ,la ,chimie prsente en gnral deux moyens pour dterminer la nature des parties constituantes d'un corps1 la composition la dcomposition4 ,lors1 par exemple1 que l'on a combin ensemble de l'eau de l'esprit-de-vin ou alkool1 que par le rsultat de ce mlange on a form l'espce de liqueur qui porte le nom d'eau-de-vie dans le commerce1 on a droit d'en conclure que l'eau-de-vie est un compos d'alkool d'eau3 mais on peut arriver la mme conclusion par voie de dcomposition1 en gnral on ne doit tre pleinement satisfait en ,chimie qu'autant qu'on a pu runir ces deux genres de preuves4 ,on a cet avantage dans l'analyse de l'air de l'atmosphre2 on peut le dcomposer le recomposer2 je me bornerai rapporter ici les expriences les plus concluantes qui aient t faites cet gard4 ,il n'en est presque aucunes qui ne me soient devenues propres1 soit parce que je les ai faites le premier1 soit parce que je les ai rptes sous un point de vue nouveau1 sous celui d'analyser l'air de l'atmosphre4 ,j'ai pris1 planche ,,ii1 figure #ad1 un matras ,a de #cf pouces cubiques environ de capacit dont le col ,,bcde toit trs-long1 avoit six sept lignes de grosseur intrieurement4 ,je l'ai courb1 comme on le voit reprsent1 planche ,,iv1 figure #b1 de manire qu'il pt tre plac dans un fourneau ,,mmnn1 tandis que l'extrmit ,e de son col iroit s'engager sous la cloche ,,fg1 place dans un bain de mercure ,,rrss4 ,j'ai introduit dans ce matras quatre onces de mercure trs-pur1 puis en suant avec un siphon que j'ai introduit sous la cloche ,,fg1 j'ai lev le mercure jusqu'en ,,ll3 j'ai marqu soigneusement cette hauteur avec une bande de papier coll1 j'ai observ exactement le baromtre le thermomtre4 ,les choses ainsi prpares1 j'ai allum du feu dans le fourneau ,,mmnn1 je l'ai entretenu presque continuellement pendant douze jours1 de manire que le mercure fut chauff presqu'au degr ncessaire pour le faire bouillir4 ,il ne s'est rien pass de remarquable pendant tout le premier jour3 le mercure quoique non bouillant1 toit dans un tat d'vaporation continuelle2 il tapissoit l'intrieur des vaisseaux de goutelettes1 d'abord trs-fines1 qui alloient ensuite en augmentant1 qui1 lorsqu'elles avoient acquis un certain volume1 retomboient d'elles-mmes au fond du vase1 se runissoient au reste du mercure4 ,le second jour1 j'ai commenc voir nager sur la surface du mercure de petites parcelles rouges1 qui1 pendant quatre ou cinq jours ont augment en nombre en volume1 aprs quoi elles ont cess de grossir sont restes absolument dans le mme tat4 ,au bout de douze jours voyant que la calcination du mercure ne faisoit plus aucun progrs1 j'ai teint le feu j'ai laiss refroidir les vaisseaux4 ,le volume de l'air contenu tant dans le matras que dans son col sous la partie vuide de la cloche1 rduit une pression de #bh pouces #aj degrs du thermomtre1 toit avant l'opration de #ej pouces cubiques environ4 ,lorsque l'opration a t finie1 ce mme volume pression temprature gale1 ne s'est plus trouv que de #db #dc pouces3 il y avoit eu par consquent une diminution de volume d'un sixime environ4 ,d'un autre ct ayant rassembl soigneusement les parcelles rouges qui s'toient formes1 les ayant spares autant qu'il toit possible du mercure coulant dont elles toient baignes1 leur poids s'est trouv de #de grains4 ,j'ai t oblig de rpter plusieurs fois cette calcination du mercure en vaisseaux clos1 parce qu'il est difficile1 dans une seule mme exprience1 de conserver l'air dans lequel on a opr1 les molcules rouges ou chaux de mercure qui s'est form4 ,il m'arrivera souvent de confondre ainsi1 dans un mme rcit1 le rsultat de deux ou trois expriences de mme genre4 ,l'air qui restoit aprs cette opration qui avoit t rduit aux cinq siximes de son volume1 par la calcination du mercure1 n'toit plus propre la respiration ni la combustion2 car les animaux qu'on y introduisoit y prissoient en peu d'instans1 les lumires s'y teignoient sur le champ1 comme si on les et plonges dans de l'eau4 ,d'un autre ct1 j'ai pris les #de grains de matire rouge qui s'toit forme pendant l'opration2 je les ai introduits dans une trs-petite cornue de verre laquelle toit adapt un appareil propre recevoir les produits liquides ariformes qui pourroient se sparer3 ayant allum du feu dans le fourneau1 j'ai observ qu' mesure que la matire rouge toit chauffe sa couleur augmentoit d'intensit4 ,lorsqu'ensuite la cornue a approch de l'incandescence1 la matire rouge a commenc perdre peu peu de son volume1 en quelques minutes elle a entirement disparu2 en mme temps il s'est condens dans le petit rcipient #da grains #a_/b de mercure coulant1 il a pass sous la cloche #g #h pouces cubiques d'un fluide lastique beaucoup plus propre que l'air de l'atmosphre entretenir la combustion la respiration des animaux4 ,ayant fait passer une portion de cet air dans un tube de verre d'un pouce de diamtre y ayant plong une bougie1 elle y rpandoit un clat blouissant2 le charbon au lieu de s'y consommer paisiblement comme dans l'air ordinaire1 y brloit avec flamme une sorte de dcrpitation1 la manire du phosphore1 avec une vivacit de lumire que les yeux avoient peine supporter4 ,cet air que nous avons dcouvert presque en mme temps1 ,m4 ,priestley1 ,m4 ,schele moi1 a t nomm par le premier1 air dphlogistiqu2 par le second1 air empiral4 ,je lui avois d'abord donn le nom d'air minemment respirable3 depuis1 on y a substitu celui d'air vital4 ,nous verrons bientt ce qu'on doit penser de ces dnominations4 ,en rflchissant sur les circonstances de cette exprience1 on voit que le mercure en se calcinant absorbe la partie salubre respirable de l'air1 ou1 pour parler d'une manire plus rigoureuse1 la base de cette partie respirable2 que la portion d'air qui reste est une espce de mofte1 incapable d'entretenir la combustion la respiration3 l'air de l'atmosphre est donc compos de deux fluides lastiques de nature diffrente pour ainsi dire oppose4 ,une preuve de cette importante vrit1 c'est qu'en recombinant les deux fluides lastiques qu'on a ainsi obtenus sparment1 c'est--dire1 les #db pouces cubiques de mofte1 ou air non respirable1 les #h pouces cubiques d'air respirable1 on reforme de l'air1 en tout semblable celui de l'atmosphre1 qui est propre peu prs au mme degr1 la combustion1 la calcination des mtaux1 la respiration des animaux4 ,quoique cette exprience fournisse un moyen infiniment simple d'obtenir sparment les deux principaux fluides lastiques qui entrent dans la composition de notre atmosphre1 elle ne nous donne pas des ides exactes sur la proportion de ces deux fluides4 ,l'affinit du mercure pour la partie respirable de l'air1 ou plutt pour sa base1 n'est pas assez grande pour qu'elle puisse vaincre entirement les obstacles qui s'opposent cette combinaison4 ,ces obstacles sont l'adhrence des deux fluides constitutifs de l'air de l'atmosphre la force d'affinit qui unit la base de l'air vital au calorique3 en consquence la calcination du mercure finie1 ou au moins porte aussi loin qu'elle peut l'tre1 dans une quantit d'air dtermine1 il reste encore un peu d'air respirable combin avec la mofte1 le mercure ne peut en sparer cette dernire portion4 ,je ferai voir dans la suite que la proportion d'air respirable d'air non respirable qui entre dans la composition de l'air atmosphrique est dans le rapport de #bg #gc1 au moins dans les climats que nous habitons3 je discuterai en mme temps les causes d'incertitude qui existent encore sur l'exactitude de cette proportion4 ,puisqu'il y a dcomposition de l'air dans la calcination du mercure1 puisqu'il y a fixation combinaison de la base de la partie respirable avec le mercure1 il rsulte des principes que j'ai prcdemment exposs1 qu'il doit y avoir dgagement de calorique de lumire2 l'on ne sauroit douter que ce dgagement n'ait lieu en effet3 mais deux causes empchent qu'il ne soit rendu sensible dans l'exprience dont je viens de rendre compte4 ,la premire1 parce que la calcination durant pendant plusieurs jours1 le dgagement de chaleur de lumire1 rparti sur un aussi long intervalle de temps1 est infiniment foible pour chaque instant en particulier3 la seconde1 parce que l'opration se faisant dans un fourneau l'aide du feu1 la chaleur occasionne par la calcination se confond avec celle du fourneau4 ,je pourrois ajouter que la partie respirable de l'air1 ou plutt sa base1 en se combinant avec le mercure1 n'abandonne pas la totalit du calorique qui lui toit uni1 qu'une partie demeure engage dans la nouvelle combinaison2 mais cette discussion les preuves que je serois oblig de rapporter1 ne seroient pas leur place ici4 ,il est au surplus ais de rendre sensible le dgagement de la chaleur de la lumire en oprant d'une manire plus prompte la dcomposition de l'air4 ,le fer1 qui a beaucoup plus d'affinit que le mercure avec la base de la partie respirable de l'air1 en fournit un moyen4 ,tout le monde connot aujourd'hui la belle exprience de ,m4 ,ingenhouz sur la combustion du fer4 ,on prend un bout de fil de fer trs-fin ,,bc1 planche ,,iv1 figure #ag1 tourn en spirale1 on fixe l'une de ses extrmits ,b1 dans un bouchon de lige ,a1 destin boucher la bouteille ,,defg4 ,on attache l'autre extrmit de ce fil de fer1 un petit morceau d'amadoue ,c4 ,les choses ainsi disposes1 on emplit avec de l'air dpouill de sa partie non respirable1 la bouteille ,,defg4 ,on allume l'amadoue ,c1 puis on l'introduit promptement1 ainsi que le fil de fer ,,bc dans la bouteille1 on la bouche comme on le voit dans la figure que je viens de citer4 ,aussi-tt que l'amadoue est plonge dans l'air vital1 elle commence brler avec un clat blouissant2 elle communique l'inflammation au fer1 qui brle lui mme en rpandant de brillantes tincelles1 lesquelles tombent au fond de la bouteille1 en globules arrondis qui deviennent noirs en se refroidissant1 qui conservent un reste de brillant mtallique4 ,le fer ainsi brl1 est plus cassant plus fragile1 que ne le seroit le verre lui-mme2 il se rduit facilement en poudre est encore attirable l'aimant1 moins cependant qu'il ne l'toit avant sa combustion4 ,m4 ,ingenhouz n'a examin ni ce qui arrivoit au fer1 ni ce qui arrivoit l'air dans cette opration1 en sorte que je me suis trouv oblig de la rpter avec des circonstances diffrentes dans un appareil plus propre rpondre mes vues4 ,j'ai rempli une cloche ,a1 planche ,,iv1 fig4 #c1 de six pintes environ de capacit d'air pur1 autrement dit1 de la partie minemment respirable de l'air4 ,j'ai transport1 l'aide d'un vase trs-plat1 cette cloche sur un bain de mercure contenu dans le bassin ,,bc2 aprs quoi j'ai sch soigneusement avec du papier gris la surface du mercure1 tant dans l'intrieur qu' l'extrieur de la cloche4 ,je me suis muni1 d'un autre ct1 d'une petite capsule de porcelaine ,d1 plate vase1 dans laquelle j'ai plac de petits coupeaux de fer tourns en spirale1 que j'ai arrangs de la manire qui m'a paru la plus favorable pour que la combustion se communiqut toutes les parties4 ,a l'extrmit d'un de ces coupeaux1 j'ai attach un petit morceau d'amadoue1 j'y ai ajout un fragment de phosphore1 qui pesoit peine un seizime de grain4 ,j'ai introduit la capsule sous la cloche en soulevant un peu cette dernire4 ,je n'ignore pas que par cette manire de procder1 il se mle une petite portion d'air commun avec l'air de la cloche2 mais ce mlange1 qui est peu considrable lorsqu'on opre avec adresse1 ne nuit point au succs de l'exprience4 ,lorsque la capsule ,d est introduite sous la cloche1 on succe une partie de l'air qu'elle contient1 afin d'lever le mercure dans son intrieur jusqu'en ,,ef2 on se sert cet effet d'un siphon ,,ghi1 qu'on passe par-dessous1 pour qu'il ne se remplisse pas de mercure1 on tortille un petit morceau de papier son extrmit4 ,il y a un art pour lever ainsi en suant le mercure sous la cloche3 si on se contentoit d'aspirer l'air avec le poumon1 on n'atteindroit qu' une trs-mdiocre lvation1 par exemple1 d'un pouce ou d'un pouce demi tout au plus1 tandis que par l'action des muscles de la bouche on lve1 sans se fatiguer1 ou au moins sans risquer de s'incommoder1 le mercure jusqu' #f #g pouces4 ,aprs que tout a t ainsi prpar1 on fait rougir au feu un fer recourb ,,mn1 planche ,,iv1 figure #af1 destin ces sortes d'expriences2 on le passe par-dessous la cloche avant qu'il ait eu le temps de se refroidir1 on l'approche du petit morceau de phosphore contenu dans la capsule de porcelaine ,d3 aussi-tt le phosphore s'allume1 il communique son inflammation l'amadoue1 celle-ci la communique au fer4 ,quand les copeaux ont t bien arrangs1 tout le fer brle jusqu'au dernier atme1 en rpandant une lumire blanche1 brillante1 semblable celle qu'on observe dans les toiles d'artifice ,chinois4 ,la grande chaleur qui s'opre pendant cette combustion1 liqufie le fer1 il tombe en globules ronds de grosseur diffrente1 dont le plus grand nombre reste dans la capsule1 dont quelques-uns sont lancs au dehors nagent sur la surface du mercure4 ,dans le premier instant de la combustion il y a une lgre augmentation dans le volume de l'air1 en raison de la dilatation occasionne par la chaleur3 mais bientt une diminution rapide succde la dilatation2 le mercure remonte dans la cloche1 lorsque la quantit de fer est suffisante1 que l'air avec lequel on opre est bien pur1 on parvient l'absorber presqu'en entier4 ,je dois avertir ici qu' moins qu'on ne veuille faire des expriences de recherches1 il vaut mieux ne brler que des quantits mdiocres de fer4 ,quand on veut pousser trop loin l'exprience absorber presque tout l'air1 la capsule ,d qui nage sur le mercure1 se rapproche trop de la vote de la cloche1 la grande chaleur jointe au refroidissement subit1 occasionn par le contact du mercure1 fait clater le verre3 le poids de la colonne de mercure qui vient tomber rapidement1 ds qu'il s'est fait une flure la cloche1 occasionne un flot qui fait jaillir une grande partie de ce fluide hors du bassin4 ,pour viter ces inconvniens tre sr du succs de l'exprience1 on ne doit gure brler plus d'un gros demi de fer sous une cloche de huit pintes de capacit4 ,cette cloche doit tre forte1 afin de rsister au poids de mercure qu'elle est destine contenir4 ,il n'est pas possible de dterminer la fois dans cette exprience1 le poids que le fer acquiert1 les changemens arrivs l'air4 ,si c'est l'augmentation de poids du fer son rapport avec l'absorption de l'air1 dont on cherche connotre la quantit1 on doit avoir soin de marquer trs-exactement sur la cloche1 avec un trait de diamant1 la hauteur du mercure avant aprs l'exprience2 on passe ensuite sous la cloche le siphon ,,gh1 planche ,,iv1 figure #c1 garni d'un papier qui empche qu'il ne s'emplisse de mercure4 ,on met le pouce sur l'extrmit ,g1 on rend l'air peu peu en soulevant le pouce4 ,lorsque le mercure est descendu son niveau1 on enlve doucement la cloche2 on dtache de la capsule les globules de fer qui y sont contenus2 on rassemble soigneusement ceux qui pourroient s'tre clabousss qui nagent sur le mercure1 on pse le tout4 ,ce fer est dans l'tat de ce que les anciens ,chimistes ont nomm thiops martial2 il a une sorte de brillant mtallique2 il est trs-cassant1 trs-friable1 se rduit en poudre sous le marteau sous le pilon4 ,lorsque l'opration a bien russi1 avec #ajj grains de fer on obtient #ace #acf grains d'thiops4 ,on peut donc compter sur une augmentation de poids au moins de #ce livres par quintal4 ,si l'on a donn cette exprience toute l'attention qu'elle mrite1 l'air se trouve diminu d'une quantit en poids exactement gale celle dont le fer est augment4 ,si donc on a brl #ajj grains de fer que l'augmentation de poids que ce mtal a acquise ait t de #ce grains1 la diminution du volume de l'air est assez exactement de #gj pouces cubiques raison d'un demi-grain par pouce cube4 ,on verra dans la suite de ces ,mmoires1 que le poids de l'air vital est en effet1 assez exactement1 d'un demi-grain par pouce cube4 ,je rappellerai ici une dernire fois que dans toutes les expriences de ce genre1 on ne doit point oublier de ramener par le calcul le volume de l'air au commencement la fin de l'exprience celui qu'on auroit eu #aj degrs du thermomtre1 une pression de #bh pouces3 j'entrerai dans quelques dtails sur la manire de faire ces corrections1 la fin de cet ,ouvrage4 ,si c'est sur la qualit de l'air restant dans la cloche1 qu'on se propose de faire des expriences1 on opre d'une manire un peu diffrente4 ,on commence alors1 aprs que la combustion est faite que les vaisseaux sont refroidis1 par retirer le fer la capsule qui le contenoit en passant la main sous la cloche travers le mercure3 ensuite on introduit sous cette mme cloche1 de la potasse ou alkali caustique1 dissous dans l'eau1 du sulfure de potasse1 ou telle autre substance qu'on juge propos1 pour examiner l'action qu'elles exercent sur l'air4 ,je reviendrai dans la suite sur ces moyens d'analyse de l'air1 quand j'aurai fait connotre la nature de ces diffrentes substances1 dont je ne parle qu'accidentellement dans ce moment4 ,on finit par introduire sous cette mme cloche1 autant d'eau qu'il est ncessaire pour dplacer tout le mercure2 aprs quoi on passe dessous un vaisseau ou espce de capsule trs-platte avec laquelle on la transporte dans l'appareil pneumato-chimique ordinaire l'eau1 o l'on opre plus en grand avec plus de facilit4 ,lorsqu'on a employ du fer trs-doux trs-pur1 que la portion respirable de l'air dans lequel s'est faite la combustion1 toit exempte de tout mlange d'air non respirable1 l'air qui reste aprs la combustion1 se trouve aussi pur qu'il l'toit avant la combustion2 mais il est rare que le fer ne contienne pas une petite quantit de matire charbonneuse3 l'acier sur-tout en contient toujours4 ,il est de mme extrmement difficile d'obtenir la portion respirable de l'air parfaitement pure1 elle est presque toujours mle d'une petite portion de la partie non respirable1 mais cette espce de mofte ne trouble en rien le rsultat de l'exprience1 elle se retrouve la fin en mme quantit qu'au commencement4 ,j'ai annonc qu'on pouvoit dterminer de deux manires la nature des parties constituantes de l'air de l'atmosphre2 par voie de dcomposition par voie de composition4 ,la calcination du mercure nous a fourni l'exemple de l'une de l'autre1 puisqu'aprs avoir enlev la partie respirable sa base par le mercure1 nous la lui avons rendue pour reformer de l'air en tout semblable celui de l'atmosphre4 ,mais on peut galement oprer cette composition de l'air en empruntant de diffrens rgnes les matriaux qui doivent le former4 ,on verra dans la suite que lorsqu'on dissout des matires animales dans de l'acide nitrique1 il se dgage une grande quantit d'un air qui teint les lumires1 qui est nuisible pour les animaux1 qui est en tout semblable la partie non respirable de l'air de l'atmosphre4 ,si #gc parties de ce fluide lastique on en ajoute #bg d'air minemment respirable tir du mercure1 rduit en chaux rouge par la calcination1 on forme un fluide lastique parfaitement semblable celui de l'atmosphre qui en a toutes les proprits4 ,il y a beaucoup d'autres moyens de sparer la partie respirable de l'air de la partie non respirable2 mais je ne pourrois les exposer ici sans emprunter des notions1 qui1 dans l'ordre des connoissances1 appartiennent aux ,chapitres suivans4 ,les expriences d'ailleurs que j'ai rapportes1 suffisent pour un ,trait ,elmentaire2 dans ces sortes de matires1 le choix des preuves est plus important que leur nombre4 ,je terminerai cet article en indiquant une proprit qu'a l'air de l'atmosphre qu'ont en gnral tous les fluides lastiques ou gaz que nous connoissons2 c'est celle de dissoudre l'eau4 ,la quantit d'eau qu'un pied cube d'air de l'atmosphre peut dissoudre1 est suivant les expriences de ,m4 de ,saussure1 de #ab grains3 d'autres fluides lastiques1 tels que l'acide carbonique1 paroissent en dissoudre davantage2 mais on n'a point fait encore d'expriences exactes pour en dterminer la quantit4 ,cette eau que contiennent les fluides lastiques ariformes1 donne lieu dans quelques expriences des phnomnes particuliers qui mritent beaucoup d'attention1 qui ont souvent jett les ,chimistes dans de grandes erreurs4 ,,chapitre ,,iv4 ,nomenclature des diffrentes parties constitutives de l'air de l'atmosphre4 ,,jusqu',,ici j'ai t forc de me servir de priphrases pour dsigner la nature des diffrentes substances qui composent notre atmosphre1 j'ai adopt provisoirement ces expressions1 partie respirable1 partie non respirable de l'air4 ,les dtails dans lesquels je vais entrer1 exigent que je prenne une marche plus rapide1 qu'aprs avoir cherch donner des ides simples des diffrentes substances qui entrent dans la composition de l'air de l'atmosphre1 je les exprime galement par des mots simples4 ,la temprature de la planette que nous habitons se trouvant trs-voisine du degr o l'eau passe de l'tat liquide l'tat solide1 rciproquement1 ce phnomne s'oprant frquemment sous nos yeux1 il n'est pas tonnant que dans toutes les langues1 au moins dans les climats o l'on prouve une sorte d'hiver1 on ait donn un nom l'eau devenue solide par l'absence du calorique4 ,mais il n'a pas d en tre de mme de l'eau rduite l'tat de vapeur par une plus grande addition de calorique4 ,ceux qui n'ont pas fait une tude particulire de ces objets1 ignorent encore1 qu' un degr un peu suprieur celui de l'eau bouillante1 l'eau se transforme en un fluide lastique ariforme1 susceptible comme tous les gaz1 d'tre reu contenu dans des vaisseaux1 qui conserve sa forme gazeuse tant qu'il prouve une temprature suprieure #hj degrs1 jointe une pression gale celle d'une colonne de #bh pouces de mercure4 ,ce phnomne ayant chapp la multitude1 aucune langue n'a dsign l'eau dans cet tat par un nom particulier2 il en est de mme de tous les fluides1 en gnral1 de toutes les substances qui ne sont point susceptibles de se vaporiser au degr habituel de temprature de pression dans lequel nous vivons4 ,par une suite de la mme cause on n'a point donn de nom la plupart des fluides ariformes dans l'tat liquide ou concret2 on ignoroit que ces fluides fussent le rsultat de la combinaison d'une base avec le calorique2 comme on ne les avoit jamais vus dans l'tat de liquide ni de solide1 leur existence sous cette forme toit inconnue mme des ,physiciens4 ,nous n'avons pas jug qu'il nous ft permis de changer des noms reus consacrs dans la socit par un antique usage4 ,nous avons donc attach au mot d'eau de glace1 leur signification vulgaire2 nous avons de mme exprim par le mot d'air la collection des fluides lastiques qui composent notre atmosphre2 mais nous ne nous sommes pas cru obligs au mme respect pour des dnominations trs-modernes nouvellement proposes par les ,physiciens4 ,nous avons pens que nous tions en droit de les rejetter de leur en substituer d'autres moins propres induire en erreur2 lors mme que nous nous sommes dtermins les adopter1 nous n'avons fait aucune difficult de les modifier d'y attacher des ides mieux arrtes plus circonscrites4 ,c'est principalement du ,grec que nous avons tir les mots nouveaux1 nous avons fait en sorte que leur tymologie rappelt l'ide des choses que nous nous proposions d'indiquer2 nous nous sommes attachs sur-tout n'admettre que des mots courts1 autant qu'il toit possible1 qui fussent susceptibles de former des adjectifs des verbes4 ,d'aprs ces principes1 nous avons conserv l'exemple de ,m4 ,macquer1 le nom de gaz employ par ,vanhelmont1 nous avons rang sous cette dnomination1 la classe nombreuse des fluides lastiques ariformes1 en faisant cependant une exception pour l'air de l'atmosphre4 ,le mot gaz est donc pour nous un nom gnrique1 qui dsigne le dernier degr de saturation d'une substance quelconque par le calorique2 c'est l'expression d'une manire d'tre des corps4 ,il s'agissoit ensuite de spcifier chaque espce de gaz1 nous y sommes parvenus en empruntant un second nom de celui de sa base4 ,nous appellerons donc gaz aqueux1 l'eau combine avec le calorique1 dans l'tat de fluide lastique ariforme3 la combinaison de l'ther avec le calorique1 sera le gaz thr2 celle de l'esprit-de-vin avec le calorique1 sera le gaz alkoolique2 nous aurons de mme le gaz acide muriatique1 le gaz ammoniaque1 ainsi de tous les autres4 ,je m'tendrai davantage sur cet article quand il sera question de nommer les diffrentes bases4 ,on a vu que l'air de l'atmosphre toit principalement compos de deux fluides ariformes ou gaz1 l'un respirable1 susceptible d'entretenir la vie des animaux1 dans lequel les mtaux se calcinent les corps combustibles peuvent brler2 l'autre qui a des proprits absolument opposes1 que les animaux ne peuvent respirer1 qui ne peut entretenir la combustion1 c4 ,nous avons donn la base de la portion respirable de l'air le nom d'oxygne1 en le drivant de deux mots ,grecs 1 acide1 1 j'engendre1 parce qu'en effet une des proprits les plus gnrales de cette base est de former des acides1 en se combinant avec la plupart des substances4 ,nous appellerons donc gaz oxygne la runion de cette base avec le calorique3 sa pesanteur dans cet tat est assez exactement d'un demi-grain poids de marc1 par pouce cube1 ou d'une once demie par pied cube1 le tout #aj degrs de temprature1 #bh pouces du baromtre4 ,les proprits chimiques de la partie non respirable de l'air de l'atmosphre n'tant pas encore trs-bien connues1 nous nous sommes contents de dduire le nom de sa base de la proprit qu'a ce gaz de priver de la vie les animaux qui le respirent3 nous l'avons donc nomm azote1 de l' privatif des ,grecs1 de 1 vie1 ainsi la partie non respirable de l'air sera le gaz azotique4 ,sa pesanteur est d'une once1 #b gros1 #dh grains le pied cube1 ou de #j1dddd grain le pouce cube4 ,nous ne nous sommes pas dissimul que ce nom prsentoit quelque chose d'extraordinaire2 mais c'est le sort de tous les noms nouveaux2 ce n'est que par l'usage qu'on se familiarise avec eux4 ,nous en avons d'ailleurs cherch long-temps un meilleur1 sans qu'il nous ait t possible de le rencontrer3 nous avions t tents d'abord de le nommer gaz alkaligne1 parce qu'il est prouv1 par les expriences de ,m4 ,berthollet1 comme on le verra dans la suite1 que ce gaz entre dans la composition de l'alkali volatil ou ammoniaque3 mais d'un autre ct1 nous n'avons point encore la preuve qu'il soit un des principes constitutifs des autres alkalis3 il est d'ailleurs prouv qu'il entre galement dans la combinaison de l'acide nitrique2 on auroit donc t tout aussi fond le nommer principe nitrigne4 ,enfin nous avons d rejetter un nom qui comportoit une ide systmatique1 nous n'avons pas risqu de nous tromper en adoptant celui d'azote de gaz azotique1 qui n'exprime qu'un fait ou plutt qu'une proprit1 celle de priver de la vie les animaux qui respirent ce gaz4 ,j'anticiperois sur des notions rserves pour des articles subsquens1 si je m'tendois davantage sur la nomenclature des diffrentes espces de gaz4 ,il me suffit d'avoir donn ici1 non la dnomination de tous1 mais la mthode de les nommer tous4 ,le mrite de la nomenclature que nous avons adopte1 consiste principalement en ce que la substance simple tant nomme1 le nom de tous ses composs dcoule ncessairement de ce premier mot4 ,,chapitre ,v4 ,de la dcomposition du gaz oxygne par le soufre1 le phosphore le charbon1 de la formation des acides en gnral4 ,,un des principes qu'on ne doit jamais perdre de vue dans l'art de faire des expriences1 est de les simplifier le plus qu'il est possible d'en carter toutes les circonstances qui peuvent en compliquer les effets4 ,nous n'oprerons donc pas1 dans les expriences qui vont faire l'objet de ce ,chapitre1 sur de l'air de l'atmosphre1 qui n'est point une substance simple4 ,il est bien vrai que le gaz azotique1 qui fait une partie du mlange qui le constitue1 parot tre purement passif dans les calcinations les combustions3 mais1 comme il les rallentit1 comme il n'est pas impossible mme qu'il en altre les rsultats dans quelques circonstances1 il m'a paru ncessaire de bannir cette cause d'incertitude4 ,j'exposerai donc1 dans les expriences dont je vais rendre compte1 le rsultat des combustions tel qu'il a lieu dans l'air vital ou gaz oxigne pur1 j'avertirai seulement des diffrences qu'elles prsentent quand le gaz oxygne est ml de diffrentes proportions de gaz azotique4 ,j'ai pris une cloche de cristal ,a1 planche ,,iv1 figure #c1 de cinq six pintes de capacit2 je l'ai emplie de gaz oxygne sur de l'eau1 aprs quoi je l'ai transporte sur le bain de mercure au moyen d'une capsule de verre que j'ai passe par dessous2 j'ai ensuite sech la surface du mercure j'y ai introduit #fa grains #a_/d de phosphore de ,kunkel1 que j'ai diviss dans deux capsules de porcelaine1 semblables celle qu'on voit en ,d1 figure #c1 sous la cloche ,a2 pour pouvoir allumer chacune de ces deux portions sparment1 que l'inflammation ne se communiqut pas de l'une l'autre1 j'ai recouvert l'une des deux avec un petit carreau de verre4 ,lorsque tout a t ainsi prpar1 j'ai lev le mercure dans la cloche la hauteur ,,ef1 en suant avec un siphon de verre ,,ghi1 mme figure1 qu'on introduit par-dessous la cloche3 pour qu'il ne se remplisse pas en passant travers le mercure1 on tortille son extrmit ,i1 un petit morceau de papier4 ,puis avec un fer recourb rougi au feu1 reprsent figure #af1 j'ai allum successivement le phosphore des deux capsules1 en commenant par celle qui n'toit point recouverte avec un carreau de verre4 ,la combustion s'est faite avec une grande rapidit1 avec une flamme brillante un dgagement considrable de chaleur de lumire4 ,il y a eu dans le premier instant une dilatation considrable du gaz oxygne1 occasionne par la chaleur2 mais bientt le mercure a remont au-dessus de son niveau1 il y a eu une absorption considrable3 en mme temps tout l'intrieur de la cloche s'est tapiss de flocons blancs1 lgers1 qui n'toient autre chose que de l'acide phosphorique concret4 ,la quantit de gaz oxygne employe1 toit1 toutes corrections faites1 au commencement de l'exprience1 de #afb pouces cubiques2 elle s'est trouve la fin seulement de #bc pouces #a_/d3 la quantit de gaz oxygne absorbe avoit donc t de #ach pouces #c_/d ou de #fi1cge grains4 ,la totalit du phosphore n'toit pas brle2 il en restoit dans les capsules quelques portions1 qui1 laves1 pour en sparer l'acide1 sches1 se sont trouves peser environ #af grains #a_/d3 ce qui rduit peu prs #de grains la quantit de phosphore brle3 je dis peu prs1 parce qu'il ne seroit pas impossible qu'il n'y et eu un ou deux grains d'erreur sur le poids du phosphore restant aprs la combustion4 ,ainsi dans cette opration1 #de grains de phosphore se sont combins avec #fi1cge grains d'oxygne2 comme rien de pesant ne passe travers le verre1 on a droit d'en conclure que le poids de la substance quelconque qui a rsult de cette combinaison qui s'toit rassemble en flocons blancs1 devoit s'lever la somme du poids de l'oxygne de celui du phosphore1 c'est--dire1 #aad1cge grains4 ,on verra bientt que ces flocons blancs ne sont autre chose qu'un acide concret4 ,en rduisant ces quantits au quintal1 on trouve qu'il faut employer #aed liv4 d'oxygne pour saturer #ajj liv4 de phosphore1 qu'il en rsulte #bed liv4 de flocons blancs ou acide phosphorique concret4 ,cette exprience prouve d'une manire vidente1 qu' un certain degr de temprature1 l'oxygne a plus d'affinit avec le phosphore qu'avec le calorique2 qu'en consquence le phosphore dcompose le gaz oxygne1 qu'il s'empare de sa base1 qu'alors le calorique1 qui devient libre1 s'chappe se dissipe en se rpartissant dans les corps environnans4 ,mais quelque concluante que ft cette exprience1 elle n'toit pas encore suffisamment rigoureuse3 en effet1 dans l'appareil que j'ai employ que je viens de dcrire1 il n'est pas possible de vrifier le poids des flocons blancs ou de l'acide concret qui s'est form2 on ne peut le conclure que par voie de calcul en le supposant gal la somme du poids de l'oxygne du phosphore3 or quelqu'vidente que ft cette conclusion1 il n'est jamais permis en ,physique en ,chimie1 de supposer ce qu'on peut dterminer par des expriences directes4 ,j'ai donc cru devoir refaire cette exprience un peu plus en grand1 avec un appareil diffrent4 ,j'ai pris un grand ballon de verre ,a1 planche ,,iv1 figure #d1 dont l'ouverture ,,ef avoit trois pouces de diamtre4 ,cette ouverture se recouvroit avec une plaque de cristal use l'meril1 laquelle toit perce de deux trous pour le passage des tuyaux yyy1 xxx4 ,avant de fermer le ballon avec sa plaque1 j'y ai introduit un support ,,bc surmont d'une capsule de porcelaine ,d1 qui contenoit #aej grains de phosphore3 tout tant ainsi dispos1 j'ai adapt la plaque de cristal sur l'ouverture du matras1 j'ai lutt avec du lut gras1 que j'ai recouvert avec des bandes de linge imbibes de chaux de blanc d'uf3 lorsque ce lut a t bien sch1 j'ai suspendu tout cet appareil au bras d'une balance1 j'en ai dtermin le poids un grain ou un grain demi prs4 ,j'ai ensuite adapt le tuyau xxx1 une petite pompe pneumatique1 j'ai fait le vuide2 aprs quoi ouvrant un robinet adapt au tuyau yyy1 j'ai introduit du gaz oxygne dans le ballon4 ,j'observerai que ce genre d'exprience se fait avec assez de facilit sur-tout avec beaucoup d'exactitude1 au moyen de la machine hydro-pneumatique dont nous avons donn la description1 ,m4 ,meusnier moi1 dans les ,mmoires de l',acadmie1 anne #aghb1 page #dff1 dont on trouvera une explication dans la dernire ,partie de cet ,ouvrage2 qu'on peut l'aide de cet instrument1 auquel ,m4 ,meusnier a fait depuis des additions des corrections importantes1 connotre d'une manire rigoureuse1 la quantit de gaz oxygne introduite dans le ballon1 celle qui s'est consomme pendant le cours de l'opration4 ,lorsque tout a t ainsi dispos1 j'ai mis le feu au phosphore avec un verre ardent4 ,la combustion a t extrmement rapide1 accompagne d'une grande flamme de beaucoup de chaleur3 mesure qu'elle s'oproit1 il se formoit une grande quantit de flocons blancs qui s'attachoient sur les parois intrieures du vase1 qui bientt l'ont obscurci entirement4 ,l'abondance des vapeurs toit mme telle1 que quoiqu'il rentrt continuellement de nouveau gaz oxygne qui auroit d entretenir la combustion1 le phosphore s'est bientt teint4 ,ayant laiss refroidir parfaitement tout l'appareil1 j'ai commenc par m'assurer de la quantit de gaz oxygne qui avoit t employe1 par peser le ballon avant de l'ouvrir4 ,j'ai ensuite lav1 sch pes la petite quantit de phosphore qui toit reste dans la capsule1 qui toit de couleur jaune d'ocre1 afin de la dduire de la quantit totale de phosphore employe dans l'exprience4 ,il est clair qu' l'aide de ces diffrentes prcautions1 il m'a t facile de constater1 #a4 le poids du phosphore brl2 #b4 celui des flocons blancs obtenus par la combustion2 #c4 le poids du gaz oxygne qui s'toit combin avec le phosphore4 ,cette exprience m'a donn peu prs les mmes rsultats que la prcdente3 il en a galement rsult que le phosphore en brlant1 absorboit un peu plus d'une fois demie son poids d'oxygne1 j'ai acquis de plus la certitude que le poids de la nouvelle substance produite toit gal la somme du poids du phosphore brl de l'oxygne qu'il avoit absorb3 ce qu'il toit au surplus facile de prvoir priori4 ,si le gaz oxygne qu'on a employ dans cette exprience toit pur1 le rsidu qui reste aprs la combustion est galement pur2 ce qui prouve qu'il ne s'chappe rien du phosphore qui puisse altrer la puret de l'air1 qu'il n'agit qu'en enlevant au calorique sa base1 c'est--dire1 l'oxygne qui y toit uni4 ,j'ai dit plus haut que si on brloit un corps combustible quelconque dans une sphre creuse de glace ou dans tout autre appareil construit sur le mme principe1 la quantit de glace fondue pendant la combustion1 toit une mesure exacte de la quantit de calorique dgag4 ,on peut consulter cet gard le ,mmoire que nous avons donn en commun l',acadmie1 ,m4 de la ,place moi1 anne #aghj1 page #cee4 ,ayant soumis la combustion du phosphore cette preuve1 nous avons reconnu qu'une livre de phosphore en brlant1 fondoit un peu plus de #ajj liv4 de glace4 ,la combustion du phosphore russit galement dans l'air de l'atmosphre1 avec ces deux diffrences seulement1 #a4 que la combustion est beaucoup moins rapide1 attendu qu'elle est rallentie par la grande proportion de gaz azotique qui se trouve ml avec le gaz oxygne3 #b4 que le cinquime de l'air1 tout au plus1 est seulement absorb1 parce que cette absorption se faisant toute aux dpens du gaz oxygne1 la proportion du gaz azotique devient telle vers la fin de l'opration1 que la combustion ne peut plus avoir lieu4 ,le phosphore par sa combustion1 soit dans l'air ordinaire1 soit dans le gaz oxygne1 se transforme1 comme je l'ai dj dit1 en une matire blanche floconneuse trs-lgre1 il acquiert des proprits toutes nouvelles3 d'insoluble qu'il toit dans l'eau1 non-seulement il devient soluble1 mais il attire l'humidit contenue dans l'air avec une tonnante rapidit1 il se rsout en une liqueur beaucoup plus dense que l'eau1 d'une pesanteur spcifique beaucoup plus grande4 ,dans l'tat de phosphore1 avant sa combustion1 il n'avoit presqu'aucun got2 par sa runion avec l'oxygne il prend un got extrmement aigre piquant3 enfin1 de la classe des combustibles1 il passe dans celle des substances incombustibles1 il devient ce qu'on appelle un acide4 ,cette conversibilit d'une substance combustible en un acide par l'addition de l'oxygne1 est1 comme nous le verrons bientt1 une proprit commune un grand nombre de corps3 or en bonne logique1 on ne peut se dispenser de dsigner sous un nom commun toutes les oprations qui prsentent des rsultats analogues2 c'est le seul moyen de simplifier l'tude des ,sciences1 il seroit impossible d'en retenir tous les dtails1 si on ne s'attachoit les classer4 ,nous nommerons donc oxygnation la conversion du phosphore en un acide1 en gnral la combinaison d'un corps combustible quelconque avec l'oxygne4 ,nous adopterons galement l'expression d'oxygner1 je dirai en consquence qu'en oxygnant le phosphore1 on le convertit en un acide4 ,le soufre est galement un corps combustible1 c'est--dire1 qui a la proprit de dcomposer l'air1 d'enlever l'oxygne au calorique4 ,on peut s'en assurer aisment par des expriences toutes semblables celles que je viens de dtailler pour le phosphore2 mais je dois avertir qu'il est impossible1 en oprant de la mme manire sur le soufre1 d'obtenir des rsultats aussi exacts que ceux qu'on obtient avec le phosphore2 par la raison que l'acide qui se forme par la combustion du soufre est difficile condenser1 que le soufre lui-mme brle avec beaucoup de difficult1 qu'il est susceptible de se dissoudre dans les diffrens gaz4 ,mais ce que je puis assurer1 d'aprs mes expriences1 c'est que le soufre en brlant1 absorbe de l'air2 que l'acide qui se forme est beaucoup plus pesant que n'toit le soufre2 que son poids est gal la somme du poids du soufre1 de l'oxygne qu'il a absorb2 enfin1 que cet acide est pesant1 incombustible1 susceptible de se combiner avec l'eau en toutes proportions3 il ne reste d'incertitude que sur la quantit de soufre d'oxygne qui constituent cet acide4 ,le charbon1 que tout jusqu' prsent porte faire regarder comme une substance combustible simple1 a galement la proprit de dcomposer le gaz oxygne d'enlever sa base au calorique3 mais l'acide qui rsulte de cette combustion ne se condense pas au degr de pression de temprature dans lequel nous vivons2 il demeure dans l'tat de gaz1 il faut une grande quantit d'eau pour l'absorber4 ,cet acide1 au surplus1 a toutes les proprits communes aux acides1 mais dans un degr plus foible1 il s'unit comme eux toutes les bases susceptibles de former des sels neutres4 ,on peut oprer la combustion du charbon1 comme celle du phosphore1 sous une cloche de verre ,a1 planche ,,iv1 figure #c1 remplie de gaz oxygne1 renverse dans du mercure3 mais comme la chaleur d'un fer chaud mme rouge1 ne suffiroit pas pour l'allumer1 on ajoute par-dessus le charbon1 un petit fragment d'amadoue un petit atome de phosphore4 ,on allume facilement le phosphore avec un fer rouge2 l'inflammation se communique ensuite l'amadoue1 puis au charbon4 ,on trouve le dtail de cette exprience1 ,mmoires de l',acadmie1 anne #agha1 page #ddh4 ,on y verra qu'il faut #gb parties d'oxygne en poids1 pour en saturer #bh de charbon1 que l'acide ariforme qui est produit1 a une pesanteur justement gale la somme des poids du charbon de l'oxygne qui ont servi le former4 ,cet acide ariforme a t nomm air fixe1 ou air fix par les premiers ,chimistes qui l'ont dcouvert2 ils ignoroient alors si c'toit de l'air semblable celui de l'atmosphre ou un autre fluide lastique1 vici gt par la combustion2 mais puisqu'il est constant aujourd'hui que cette substance ariforme est un acide1 qu'il se forme comme tous les autres acides1 par l'oxygnation d'une base1 il est ais de voir que le nom d'air fixe ne lui convient point4 ,ayant essay1 ,m4 de la ,place moi1 de brler du charbon dans l'appareil propre dterminer la quantit de calorique dgage1 nous avons trouv qu'une livre de charbon en brlant1 fondoit #if liv4 #f onces de glace3 #b liv4 #i onces1 #a gros1 #aj grains d'oxygne se combinent avec le charbon dans cette opration1 il se forme #c liv4 #i onces1 #a gros1 #aj grains de gaz acide3 ce gaz pse #j1fie grain le pouce cube1 ce qui donne #cdbdb pouces cubiques pour le volume total de gaz acide qui se forme par la combustion d'une livre de charbon4 ,je pourrois multiplier beaucoup plus les exemples de ce genre1 faire voir par une suite de faits nombreux1 que la formation des acides s'opre par l'oxygnation d'une substance quelconque2 mais la marche que je me suis engag suivre qui consiste ne procder que du connu l'inconnu1 ne prsenter au ,lecteur que des exemples puiss dans des choses qui lui ont t prcdemment expliques1 m'empche d'anticiper ici sur les faits4 ,les trois exemples d'ailleurs que je viens de citer1 suffisent pour donner une ide claire prcise de la manire dont se forment les acides4 ,on voit que l'oxigne est un principe commun tous1 que c'est lui qui constitue leur acidit2 qu'ils sont ensuite diffrencis les uns des autres par la nature de la substance acidifie4 ,il faut donc distinguer dans tout acide1 la base acidifiable laquelle ,m4 de ,morveau a donn le nom de radical1 le principe acidifiant1 c'est--dire1 l'oxigne4 ,,chapitre ,,vi4 ,de la nomenclature des ,acides en gnral1 particulirement de ceux tirs du salptre du sel marin4 ,,rien n'est plus ais1 d'aprs les principes poss dans le ,chapitre prcdent1 que d'tablir une nomenclature mthodique des acides3 le mot acide sera le nom gnrique2 chaque acide sera ensuite diffrenci dans le langage comme il l'est dans la nature1 par le nom de sa base ou de son radical4 ,nous nommerons donc acides en gnral1 le rsultat de la combustion ou de l'oxygnation du phosphore1 du soufre du charbon4 ,nous nommerons le premier de ces rsultats acide phosphorique1 le second acide sulfurique1 le troisime acide carbonique4 ,de mme1 dans toutes les occasions qui pourront se prsenter1 nous emprunterons du nom de la base la dsignation spcifique de chaque acide4 ,mais une circonstance remarquable que prsente l'oxygnation des corps combustibles1 en gnral1 d'une partie des corps qui se transforment en acides1 c'est qu'ils sont susceptibles de diffrens degrs de saturation2 les acides qui en rsultent1 quoique forms de la combinaison des deux mmes substances1 ont des proprits fort diffrentes1 qui dpendent de la diffrence de proportion4 ,l'acide phosphorique1 sur-tout l'acide sulfurique1 en fournissent des exemples4 ,si le soufre est combin avec peu d'oxygne1 il forme ce premier degr d'oxignation un acide volatil1 d'une odeur pntrante1 qui a des proprits toutes particulires4 ,une plus grande proportion d'oxygne le convertit en un acide fixe1 pesant1 sans odeur1 qui donne dans les combinaisons des produits fort diffrens du premier4 ,ici le principe de notre mthode de nomenclature sembloit se trouver en dfaut1 il paroissoit difficile de tirer du nom de la base acidifiable deux dnominations qui exprimassent1 sans circonlocution sans priphrase1 les deux degrs de saturation4 ,mais la rflexion1 plus encore peut-tre la ncessit1 nous ont ouvert de nouvelles ressources1 nous avons cru pouvoir nous permettre d'exprimer les varits des acides par de simples variations dans les terminaisons4 ,l'acide volatil du soufre avoit t dsign par ,stahl sous le nom d'acide sulfureux3 nous lui avons conserv ce nom1 nous avons donn celui de sulfurique l'acide du soufre complettement satur d'oxygne4 ,nous dirons donc1 en nous servant de ce nouveau langage1 que le soufre1 en se combinant avec l'oxygne1 est susceptible de deux degrs de saturation2 le premier constitue l'acide sulfureux1 qui est pntrant volatil2 le second constitue l'acide sulfurique1 qui est inodore fixe4 ,nous adopterons ce mme changement de terminaison pour tous les acides qui prsenteront plusieurs degrs de saturation2 nous aurons donc galement un acide phosphoreux un acide phosphorique1 un acide acteux un acide actique1 ainsi des autres4 ,toute cette partie de la chimie auroit t extrmement simple1 la nomenclature des acides n'auroit rien prsent d'embarrassant1 si1 lors de la dcouverte de chacun d'eux1 on et connu son radical ou sa base acidifiable4 ,l'acide phosphorique1 par exemple1 n'a t dcouvert que postrieurement la dcouverte du phosphore1 le nom qui lui a t donn a t driv en consquence de celui de la base acidifiable dont il est form4 ,mais lorsqu'au contraire l'acide a t dcouvert avant la base1 ou plutt lorsqu' l'poque o l'acide a t dcouvert1 on ignoroit quelle toit la base acidifiable laquelle il appartenoit1 alors on a donn l'acide la base des noms qui n'avoient aucun rapport entr'eux1 non-seulement on a surcharg la mmoire de dnominations inutiles1 mais encore on a port dans l'esprit des commenans mme des ,chimistes consomms1 des ides fausses que le tems seul la rflexion peuvent effacer4 ,nous citerons pour exemple l'acide du soufre4 ,c'est du vitriol de fer qu'on a retir cet acide dans le premier ge de la ,chimie2 on l'a nomm acide vitriolique1 en empruntant son nom de celui de la substance dont il toit tir4 ,on ignoroit alors que cet acide ft le mme que celui qu'on obtenoit du soufre par la combustion4 ,il en est de mme de l'acide ariforme auquel on a donn originairement le nom d'air fixe2 on ignoroit que cet acide ft le rsultat de la combinaison du carbone avec l'oxygne4 ,de-l une infinit de dnominations qui lui ont t donnes dont aucune ne transmet des ides justes4 ,rien ne nous a t plus facile que de corriger de modifier l'ancien langage l'gard de ces acides3 nous avons converti le nom d'acide vitriolique en celui d'acide sulfurique1 celui d'air fixe en celui d'acide carbonique2 mais il ne nous a pas t possible de suivre le mme plan l'gard des acides dont la base nous toit inconnue4 ,nous nous sommes trouvs alors forcs de prendre une marche inverse2 au lieu de conclure le nom de l'acide de celui de la base1 nous avons nomm au contraire la base d'aprs la dnomination de l'acide4 ,c'est ce qui nous est arriv pour l'acide qu'on retire du sel marin ou sel de cuisine4 ,il suffit1 pour dgager cet acide1 de verser de l'acide sulfurique sur du sel marin2 aussitt il se fait une vive effervescence1 il s'lve des vapeurs blanches d'une odeur trs-pntrante1 en faisant lgrement chauffer1 on dgage tout l'acide4 ,comme il est naturellement dans l'tat de gaz au degr de temprature de pression dans lequel nous vivons1 il faut des prcautions particulires pour le retenir4 ,l'appareil le plus commode le plus simple pour les expriences en petit1 consiste en une petite cornue ,g1 planche ,v1 fig4 #e1 dans laquelle on introduit du sel marin bien sec2 on verse dessus de l'acide sulfurique concentr1 aussi-tt on engage le bec de la cornue sous de petites jarres ou cloches de verre ,a1 mme figure1 qu'on a pralablement remplies de mercure4 ,a mesure que le gaz acide se dgage1 il passe dans la jarre gagne le haut en dplaant le mercure4 ,lorsque le dgagement se rallentit1 on chauffe lgrement on augmente le feu jusqu' ce qu'il ne passe plus rien4 ,cet acide a une grande affinit avec l'eau1 cette dernire en absorbe une norme quantit4 ,on peut s'en assurer en introduisant une petite couche d'eau dans la jarre de verre qui le contient2 en un instant l'acide se combine avec elle disparot en entier4 ,on profite de cette circonstance dans les laboratoires dans les arts1 pour obtenir l'acide du sel marin sous la forme de liqueur4 ,on se sert cet effet de l'appareil reprsent planche ,,iv1 figure premire4 ,il consiste #a4 dans une cornue ,a1 o l'on introduit le sel marin1 dans laquelle on verse de l'acide sulfurique par la tubulure ,h2 #b4 dans le ballon ,,cb destin recevoir la petite quantit de liqueur qui se dgage2 #c4 dans une suite de bouteilles deux gouleaux ,,ll',l'',l'''1 qu'on remplit d'eau moiti4 ,cette eau est destine absorber le gaz acide qui se dgage pendant la distillation4 ,cet appareil est plus amplement dcrit dans la dernire partie de cet ,ouvrage4 ,quoiqu'on ne soit encore parvenu ni composer1 ni dcomposer l'acide qu'on retire du sel marin1 on ne peut douter cependant qu'il ne soit form1 comme tous les autres1 de la runion d'une base acidifiable avec l'oxygne4 ,nous avons nomm cette base inconnue base muriatique1 radical muriatique1 en empruntant ce nom1 l'exemple de ,m4 ,bergman de ,m4 de ,morveau1 du mot latin muria1 donn anciennement au sel marin4 ,ainsi1 sans pouvoir dterminer quelle est exactement la composition de l'acide muriatique1 nous dsignerons sous cette dnomination un acide volatil1 dont l'tat naturel est d'tre sous forme gazeuse au degr de chaleur de pression que nous prouvons1 qui se combine avec l'eau en trs-grande quantit avec beaucoup de facilit2 enfin dans lequel le radical acidifiable tient si fortement l'oxygne1 qu'on ne connot jusqu' prsent aucun moyen de les sparer4 ,si un jour on vient rapporter le radical muriatique quelque substance connue1 il faudra bien alors changer sa dnomination lui donner un nom analogue celui de la base dont la nature aura t dcouverte4 ,l'acide muriatique prsente au surplus une circonstance trs-remarquable2 il est1 comme l'acide du soufre comme plusieurs autres1 susceptible de diffrens degrs d'oxygnation2 mais l'excs d'oxygne produit en lui un effet tout contraire celui qu'il produit dans l'acide du soufre4 ,un premier degr d'oxygnation transforme le soufre en un acide gazeux volatil1 qui ne se mle qu'en petite quantit avec l'eau3 c'est celui que nous dsignons avec ,stahl sous le nom d'acide sulfureux4 ,une dose plus forte d'oxygne le convertit en acide sulfurique1 c'est--dire en un acide qui prsente des qualits acides plus marques1 qui est beaucoup plus fixe1 qui ne peut exister dans l'tat de gaz qu' une haute temprature1 qui n'a point d'odeur qui s'unit l'eau en trs-grande quantit4 ,c'est le contraire dans l'acide muriatique2 l'addition d'oxygne le rend plus volatil1 d'une odeur plus pntrante1 moins miscible l'eau1 diminue ses qualits acides4 ,nous avions d'abord t tents d'exprimer ces deux degrs de saturation1 comme nous l'avions fait pour l'acide du soufre1 en faisant varier les terminaisons4 ,nous aurions nomm l'acide le moins satur d'oxygne acide muriateux1 le plus satur acide muriatique2 mais nous avons cru que cet acide qui prsente des rsultats particuliers1 dont on ne connot aucun autre exemple en ,chimie1 demandoit une exception1 nous nous sommes contents de le nommer acide muriatique oxygn4 ,il est un autre acide que nous nous contenterons de dfinir1 comme nous l'avons fait pour l'acide muriatique1 quoique sa base soit mieux connue3 c'est celui que les ,chimistes ont dsign jusqu'ici sous le nom d'acide nitreux4 ,cet acide se tire du nitre ou salptre par des procds analogues ceux qu'on emploie pour obtenir l'acide muriatique4 ,c'est galement par l'intermde de l'acide sulfurique qu'on le chasse de la base laquelle il est uni1 l'on se sert de mme cet effet de l'appareil reprsent planche ,,iv1 fig4 #a4 ,a mesure que l'acide passe1 une partie se condense dans le ballon1 l'autre est absorbe par l'eau des bouteilles ,,ll',l'',l''' qui devient d'abord verte1 puis bleue1 enfin jaune1 suivant le degr de concentration de l'acide4 ,il se dgage pendant cette opration une grande quantit de gaz oxygne ml d'un peu de gaz azotique4 ,l'acide qu'on tire ainsi du salptre1 est compos1 comme tous les autres1 d'oxygne uni une base acidifiable1 c'est mme le premier dans lequel l'existence de l'oxygne ait t bien dmontre4 ,les deux principes qui le constituent tiennent peu ensemble1 on les spare aisment en prsentant l'oxygne une substance avec laquelle il ait plus d'affinit qu'il n'en a avec la base acidifiable qui constitue l'acide du nitre4 ,c'est par des expriences de ce genre qu'on est parvenu reconnotre que l'azote ou base de la mofte entroit dans sa composition1 qu'elle toit sa base acidifiable4 ,l'azote est donc vritablement le radical nitrique1 ou l'acide du nitre est un vritable acide azotique4 ,on voit donc que pour tre d'accord avec nous-mmes avec nos principes1 nous aurions d adopter l'une ou l'autre de ces manires de nous noncer4 ,nous en avons t dtourns cependant par diffrens motifs2 d'abord il nous a paru difficile de changer le nom de nitre ou de salptre gnralement adopt dans les arts1 dans la socit dans la ,chimie4 ,nous n'avons pas cru1 d'un autre ct1 devoir donner l'azote le nom de radical nitrique1 parce que cette substance est galement la base de l'alkali volatil ou ammoniaque1 comme l'a dcouvert ,m4 ,berthollet4 ,nous continuerons donc de dsigner sous le nom d'azote la base de la partie non respirable de l'air atmosphrique1 qui est en mme tems le radical nitrique le radical ammoniaque4 ,nous conserverons galement le nom de nitreux de nitrique l'acide tir du nitre ou salptre4 ,plusieurs ,chimistes d'un grand poids ont dsapprouv notre condescendance pour les anciennes dnominations2 ils auroient prfr que nous eussions dirig uniquement nos efforts vers la perfection de la nomenclature1 que nous eussions reconstruit l'difice du langage chimique de fond en comble1 sans nous embarrasser de le raccorder avec d'anciens usages dont le tems effacera insensiblement le souvenir3 c'est ainsi que nous nous sommes trouvs exposs la fois la critique aux plaintes des deux partis opposs4 ,l'acide du nitre est susceptible de se prsenter dans un grand nombre d'tats qui dpendent du degr d'oxygnation qu'il a prouv1 c'est--dire1 de la proportion d'azote d'oxygne qui entre dans sa composition4 ,un premier degr d'oxygnation de l'azote constitue un gaz particulier que nous continuerons de dsigner sous le nom de gaz nitreux3 il est compos d'environ #b parties en poids d'oxygne d'une d'azote1 dans cet tat il est immiscible l'eau4 ,il s'en faut beaucoup que l'azote dans ce gaz soit satur d'oxygne1 il lui reste au contraire une grande affinit pour ce principe1 il l'attire avec une telle activit1 qu'il l'enlve mme l'air de l'atmosphre sitt qu'il est en contact avec lui4 ,la combinaison du gaz nitreux avec l'air de l'atmosphre est mme devenue un des moyens qu'on emploie pour dterminer la quantit d'oxigne contenu dans ce dernier1 pour juger de son degr de salubrit4 ,cette addition d'oxygne convertit le gaz nitreux en un acide puissant qui a une grande affinit avec l'eau1 qui est susceptible lui-mme de diffrens degrs d'oxygnation4 ,si la proportion de l'oxygne de l'azote est au-dessous de trois parties contre une1 l'acide est rouge fumant3 dans cet tat nous le nommons acide nitreux2 on peut en le faisant lgrement chauffer1 en dgager du gaz nitreux4 ,quatre parties d'oxygne contre une d'azote donnent un acide blanc sans couleur1 plus fixe au feu que le prcdent1 qui a moins d'odeur1 dont les deux principes constitutifs sont plus solidement combins3 nous lui avons donn1 d'aprs les principes exposs ci-dessus1 le nom d'acide nitrique4 ,ainsi l'acide nitrique est l'acide du nitre surcharg d'oxygne2 l'acide nitreux est l'acide du nitre surcharg d'azote1 ou1 ce qui est la mme chose1 de gaz nitreux2 enfin le gaz nitreux est l'azote qui n'est point assez sature d'oxygne pour avoir les proprits des acides4 ,c'est ce que nous nommerons plus bas un oxide4 ,,chapitre ,,vii4 ,de la dcomposition du ,gaz oxygne par les mtaux1 de la formation des ,oxides mtalliques4 ,,lorsque les substances mtalliques sont chauffes un certain degr de temprature1 l'oxygne a plus d'affinit avec elles qu'avec le calorique3 en consquence toutes les substances mtalliques1 si on en excepte l'or1 l'argent le platine1 ont la proprit de dcomposer le gaz oxygne1 de s'emparer de sa base d'en dgager le calorique4 ,on a dj vu plus haut comment s'oproit cette dcomposition de l'air par le mercure par le fer2 on a observ que la premire ne pouvoit tre regarde que comme une combustion lente2 que la dernire au contraire toit trs-rapide accompagne d'une flamme brillante4 ,s'il est ncessaire d'employer un certain degr de chaleur dans ces oprations1 c'est pour carter les unes des autres les molcules du mtal1 diminuer leur affinit d'aggrgation1 ou ce qui est la mme chose1 l'attraction qu'elles exercent les unes sur les autres4 ,les substances mtalliques pendant leur calcination augmentent de poids proportion de l'oxygne qu'elles absorbent2 en mme-tems elles perdent leur clat mtallique se rduisent en une poudre terreuse4 ,les mtaux dans cet tat ne doivent point tre considrs comme entirement saturs d'oxygne1 par la raison que leur action sur ce principe est balance par la force d'attraction qu'exerce sur lui le calorique4 ,l'oxygne dans la calcination des mtaux1 obit donc rellement deux forces1 celle exerce par le calorique1 celle exerce par le mtal2 il ne tend s'unir ce dernier qu'en raison de la diffrence de ces deux forces1 de l'excs de l'une sur l'autre1 cet excs en gnral n'est pas fort considrable4 ,aussi les substances mtalliques1 en s'oxygnant dans l'air dans le gaz oxygne1 ne se convertissent-elles point en acides1 comme le soufre1 le phosphore le charbon3 il se forme des substances intermdiaires qui commencent se rapprocher de l'tat salin1 mais qui n'ont pas encore acquis toutes les proprits salines4 ,les anciens ont donn le nom de chaux1 non-seulement aux mtaux amens cet tat1 mais encore toute substance qui avoit t expose long-tems l'action du feu sans se fondre4 ,ils ont fait en consquence du mot chaux un nom gnrique1 ils ont confondu sous ce nom1 la pierre calcaire1 qui d'un sel neutre qu'elle toit avant la calcination1 se convertit au feu en un alkali terreux1 en perdant moiti de son poids1 les mtaux qui s'associent par la mme opration une nouvelle substance dont la quantit excde quelquefois moiti de leur poids1 qui les rapproche de l'tat d'acide4 ,il auroit t contraire nos principes de classer sous un mme nom des substances si diffrentes1 sur-tout de conserver aux mtaux une dnomination si propre faire natre des ides fausses4 ,nous avons en consquence proscrit l'expression de chaux mtalliques1 nous y avons substitu celui d'oxides1 du grec 4 ,on voit d'aprs cela combien le langage que nous avons adopt est fcond expressif2 un premier degr d'oxygnation constitue les oxides2 un second degr constitue les acides termins en eux1 comme l'acide nitreux1 l'acide sulfureux2 un troisime degr constitue les acides en ique1 tels que l'acide nitrique1 l'acide sulfurique2 enfin nous pouvons exprimer un quatrime degr d'oxignation des substances1 en ajoutant l'pithte d'oxygn1 comme nous l'avons admis pour l'acide muriatique oxygn4 ,nous ne nous sommes pas contents de dsigner sous le nom d'oxides la combinaison des mtaux avec l'oxygne2 nous n'avons fait aucune difficult de nous en servir pour exprimer le premier degr d'oxygnation de toutes les substances1 celui qui1 sans les constituer acides1 les rapproche de l'tat salin4 ,nous appellerons donc oxide de soufre1 le soufre devenu mou par un commencement de combustion2 nous appellerons oxide de phosphore la substance jaune que laisse le phosphore quand il a brl4 ,nous dirons de mme que le gaz nitreux1 qui est le premier degr d'oxygnation de l'azote1 est un oxide d'azote4 ,enfin le rgne vgtal le rgne animal auront leurs oxides1 je ferai voir dans la suite combien ce nouveau langage jettera de lumires sur toutes les oprations de l'art de la nature4 ,les oxides mtalliques ont1 comme nous l'avons dj fait observer1 presque tous des couleurs qui leur sont propres1 ces couleurs varient non-seulement pour les diffrens mtaux1 mais encore suivant le degr d'oxygnation du mme mtal4 ,nous nous sommes donc trouvs obligs d'ajouter chaque oxide deux pithtes1 l'une qui indiqut le mtal oxid1 l'autre sa couleur2 ainsi nous dirons oxide noir de fer1 oxide rouge de fer1 oxide jaune de fer2 ces expressions rpondront celles d'thiops martial1 de colcothar1 de rouille de fer ou d'ocre4 ,nous dirons de mme oxide gris de plomb1 oxide jaune de plomb1 oxide rouge de plomb2 ces expressions dsigneront la cendre de plomb1 le massicot le minium4 ,ces dnominations seront quelquefois un peu longues1 sur-tout quand on voudra exprimer si le mtal a t oxid l'air1 s'il l'a t par la dtonation avec le nitre ou par l'action des acides2 mais au moins elles seront toujours justes feront natre l'ide prcise de l'objet qui y correspond4 ,les tables jointes cet ,ouvrage1 rendront ceci plus sensible4 ,,chapitre ,,viii4 ,du principe radical de l',eau1 de sa dcomposition par le charbon par le fer4 ,,jusqu',a ces derniers tems on avoit regard l'eau comme une substance simple1 les anciens n'avoient fait aucune difficult de la qualifier du nom d'lment3 c'toit sans doute une substance lmentaire pour eux1 puisqu'ils n'toient point parvenus la dcomposer1 ou au moins puisque les dcompositions de l'eau qui s'oproient journellement sous leurs yeux1 avoient chapp leurs observations3 mais on va voir que l'eau n'est plus un lment pour nous4 ,je ne donnerai point ici l'histoire de cette dcouverte qui est trs-moderne1 qui mme est encore conteste4 ,on peut consulter cet gard les ,mmoires de l',acadmie des ,sciences1 anne #agha4 ,je me contenterai de rapporter les principales preuves de la dcomposition de la recomposition de l'eau2 j'ose dire que quand on voudra bien les peser sans partialit1 on les trouvera dmonstratives4 ,,exp,,rience ,,premi,,re4 ,prparation4 ,on prend un tube de verre ,,ef1 planche ,,vii1 fig4 #aa1 de #h #ab lignes de diamtre1 qu'on fait passer travers un fourneau1 en lui donnant une lgre inclinaison de ,e en ,f4 ,a l'extrmit suprieure ,e de ce tube1 on ajuste une cornue de verre ,a1 qui contient une quantit d'eau distille bien connue1 son extrmit infrieure ,f1 un serpentin ,,ss' qui s'adapte en ,s' au gouleau d'un flacon ,h deux tubulures2 enfin l'une des deux tubulures du flacon s'adapte un tube de verre recourb ,,kk1 destin conduire les fluides ariformes ou gaz dans un appareil propre en dterminer la qualit la quantit4 ,il est ncessaire1 pour assurer le succs de cette exprience1 que le tube ,,ef soit de verre vert bien cuit d'une fusion difficile2 on l'enduit en outre d'un lut d'argile mle avec du ciment fait avec des poteries de grs rduites en poudre2 dans la crainte qu'il ne flchisse par le ramollissement1 on le soutient dans son milieu avec une barre de fer qui traverse le fourneau4 ,des tuyaux de porcelaine sont prfrables ceux de verre2 mais il est difficile de s'en procurer qui ne soient pas poreux1 presque toujours on y dcouvre quelques trous qui donnent passage l'air ou aux vapeurs4 ,lorsque tout a t ainsi dispos1 on allume du feu dans le fourneau ,,efcd1 on l'entretient de manire faire rougir le tube de verre ,,ef1 sans le fondre2 en mme tems on allume assez de feu dans le fourneau ,,vvxx1 pour entretenir toujours bouillante l'eau de la cornue ,a4 ,effet4 ,a mesure que l'eau de la cornue ,a se vaporise par l'bullition1 elle remplit l'intrieur du tube ,,ef1 elle en chasse l'air commun qui s'vacue par le tube ,,kk2 le gaz aqueux est ensuite condens par le refroidissement dans le serpentin ,,ss'1 il tombe de l'eau goutte goutte dans le flacon tubul ,h4 ,en continuant cette opration jusqu' ce que toute l'eau de la cornue ,a soit vapore1 en laissant bien goutter les vaisseaux1 on retrouve dans le flacon ,h une quantit d'eau rigoureusement gale celle qui toit dans la cornue ,a1 sans qu'il y ait eu dgagement d'aucun gaz2 en sorte que cette opration se rduit une simple distillation ordinaire1 dont le rsultat est absolument le mme que si l'eau n'et point t porte l'tat incandescent1 en traversant le tube intermdiaire ,,ef4 ,,exp,,rience ,,seconde4 ,preparation4 ,on dispose tout comme dans l'exprience prcdente1 avec cette diffrence seulement qu'on introduit dans le tube ,,ef vingt-huit grains de charbon concass en morceaux de mdiocre grosseur1 qui pralablement a t long-tems expos une chaleur incandescente dans des vaisseaux ferms4 ,on fait1 comme dans l'exprience prcdente1 bouillir l'eau de la cornue ,a jusqu' vaporation totale4 ,effet4 ,l'eau de la cornue ,a se distille dans cette exprience comme dans la prcdente2 elle se condense dans le serpentin1 coule goutte goutte dans le flacon ,h2 mais en mme tems il se dgage une quantit considrable de gaz1 qui s'chappe par le tuyau ,,kk1 qu'on recueille dans un appareil convenable4 ,l'opration finie1 on ne retrouve plus dans le tube ,,ef que quelques atmes de cendre2 les vingt-huit grains de charbon ont totalement disparu4 ,les gaz qui se sont dgags examins avec soin1 se trouvent peser ensemble #aac grains #g_/ajd2 ils sont de deux espces1 savoir #add pouces cubiques de gaz acide carbonique1 pesant #ajj grains1 #chj pouces cubiques d'un gaz extrmement lger1 pesant #ac grains #g_/aj1 qui s'allume par l'approche d'un corps enflamm lorsqu'il a le contact de l'air4 ,si on vrifie ensuite le poids de l'eau passe dans le flacon1 on la trouve diminue de #he grains #g_/aj4 #d ,on trouvera dans la dernire partie de cet ,ouvrage1 le dtail des procds qu'on emploie pour sparer les diffrentes espces de gaz pour les peser4 ,ainsi dans cette exprience1 #he grains #g_/aj d'eau1 plus #bh grains de charbon ont form #ajj grains d'acide carbonique1 plus #ac grains #g_/aj d'un gaz particulier susceptible de s'enflammer4 ,mais j'ai fait voir plus haut1 que pour former #ajj grains de gaz acide carbonique1 il falloit unir #gb grains d'oxygne #bh grains de charbon2 donc les #bh grains de charbon placs dans le tube de verre ont enlev l'eau #gb grains d'oxygne2 donc #he grains #g_/aj d'eau sont composs de #gb grains d'oxygne de #ac grains #g_/aj d'un gaz susceptible de s'enflammer4 ,on verra bientt qu'on ne peut pas supposer que ce gaz ait t dgag du charbon1 qu'il est consquemment un produit de l'eau4 ,j'ai supprim dans l'expos de cette exprience quelques dtails qui n'auroient servi qu' la compliquer jetter de l'obscurit dans les ides des lecteurs3 le gaz inflammable1 par exemple1 dissout un peu de charbon1 cette circonstance en augmente le poids diminue au contraire celui de l'acide carbonique2 l'altration qui en rsulte dans les quantits n'est pas trs-considrable2 mais j'ai cru devoir les rtablir par calcul1 prsenter l'exprience dans toute sa simplicit1 comme si cette circonstance n'avoit pas lieu4 ,au surplus1 s'il restoit quelques nuages sur la vrit des consquences que je tire de cette exprience1 ils seroient bientt dissips par les autres expriences que je vais rapporter l'appui4 ,,troisi,,me ,,exp,,rience4 ,prparation4 ,on dispose tout l'appareil comme dans l'exprience prcdente1 avec cette diffrence seulement1 qu'au lieu des #bh grains de charbon1 on met dans le tube ,,ef1 planche ,,vii1 fig4 #aa1 #bgd grains de petites lames de fer trs-doux roules en spirales4 ,on fait rougir le tube comme dans les expriences prcdentes2 on allume du feu sous la cornue ,a1 on entretient l'eau qu'elle contient toujours bouillante1 jusqu' ce qu'elle soit entirement vapore1 qu'elle ait pass en totalit dans le tube ,,ef1 qu'elle se soit condense dans le flacon ,h4 ,effet4 ,il ne se dgage point de gaz acide carbonique dans cette exprience1 mais seulement un gaz inflammable #ac fois plus lger que l'air de l'atmosphre3 le poids total qu'on en obtient est de #ae grains1 son volume est d'environ #daf pouces cubiques4 ,si on compare la quantit d'eau primitivement employe avec celle restante dans le flacon ,h1 on trouve un dficit de #ajj grains4 ,d'un autre ct1 les #bgd grains de fer renferms dans le tube ,,ef se trouvent peser #he grains de plus que lorsqu'on les y a introduits2 leur volume se trouve considrablement augment3 ce fer n'est presque plus attirable l'aimant1 il se dissout sans effervescence dans les acides2 en un mot1 il est dans l'tat d'oxide noir1 prcisment comme celui qui a t brl dans le gaz oxygne4 ,rflexions4 ,le rsultat de cette exprience prsente une vritable oxidation du fer par l'eau2 oxidation toute semblable celle qui s'opre dans l'air l'aide de la chaleur4 ,cent grains d'eau ont t dcomposs2 #he d'oxygne se sont unis au fer pour le constituer dans l'tat d'oxide noir1 il s'est dgag #ae grains d'un gaz inflammable particulier3 donc l'eau est compose d'oxygne de la base d'un gaz inflammable1 dans la proportion de #he parties contre #ae4 ,ainsi l'eau indpendamment de l'oxygne qui est un de ses principes1 qui lui est commun avec beaucoup d'autres substances1 en contient un autre qui lui est propre1 qui est son radical constitutif1 auquel nous nous sommes trouvs forcs de donner un nom4 ,aucun ne nous a paru plus convenable que celui d'hydrogne1 c'est--dire1 principe gnrateur de l'eau1 de eau1 de j'engendre4 ,nous appellerons gaz hydrogne la combinaison de ce principe avec le calorique1 le mot d'hydrogne seul exprimera la base de ce mme gaz1 le radical de l'eau,a4 ,a ,ajout dans l'errata du tome #b3 ,on a critiqu mme avec assez d'amertume cette expression hydrogne1 parce qu'on a prtendu qu'elle signifioit fils de l'eau1 non pas qui engendre l'eau4 ,mais qu'importe1 si l'expression est galement juste dans les deux sens8 les expriences rapportes dans ce ,chapitre1 prouvent que l'eau1 en se dcomposant1 donne naissance l'hydrogne1 sur-tout l'hydrogne donne naissance l'eau en se combinant avec l'oxigne4 ,on peut donc dire galement que l'eau engendre l'hydrogne1 que l'hydrogne engendre l'eau4 ,voil donc un nouveau corps combustible1 c'est--dire1 un corps qui a assez d'affinit avec l'oxygne pour l'enlever au calorique pour dcomposer l'air ou le gaz oxygne4 ,ce corps combustible a lui-mme une telle affinit avec le calorique1 qu' moins qu'il ne soit engag dans une combinaison1 il est toujours dans l'tat ariforme ou de gaz au degr habituel de pression de temprature dans lequel nous vivons4 ,dans cet tat de gaz1 il est environ #ac fois plus lger que l'air de l'atmosphre1 il n'est point absorbable par l'eau1 mais il est susceptible d'en dissoudre une petite quantit2 enfin il ne peut servir la respiration des animaux4 ,la proprit de brler de s'enflammer n'tant pour ce gaz comme pour tous les autres combustibles1 que la proprit de dcomposer l'air d'enlever l'oxygne au calorique1 on conoit qu'il ne peut brler qu'avec le contact de l'air ou du gaz oxygne4 ,aussi lorsqu'on emplit une bouteille de ce gaz qu'on l'allume1 il brle paisiblement au gouleau de la bouteille ensuite dans son intrieur1 mesure que l'air extrieur y pntre2 mais la combustion est successive lente1 elle n'a lieu qu' la surface o le contact des deux airs ou gaz s'opre4 ,il n'en est pas de mme lorsqu'on mle ensemble les deux airs avant de les allumer3 si par exemple aprs avoir introduit dans une bouteille gouleau troit une partie de gaz oxygne1 ensuite deux de gaz hydrogne1 on approche de son orifice un corps enflamm1 tel qu'une bougie ou un morceau de papier allum1 la combustion des deux gaz se fait d'une manire instantane avec une forte explosion4 ,on ne doit faire cette exprience que dans une bouteille de verre vert trs-forte qui n'excde pas une pinte de capacit qu'on enveloppe mme d'un linge1 autrement on s'exposeroit des accidens funestes par la rupture de la bouteille dont les fragmens pourroient tre lancs de grandes distances4 ,si tout ce que je viens d'exposer sur la dcomposition de l'eau est exact vrai1 si rellement cette substance est compose1 comme j'ai cherch l'tablir1 d'un principe qui lui est propre1 d'hydrogne combin avec l'oxygne1 il en rsulte qu'en runissant ces deux principes1 on doit refaire de l'eau1 c'est ce qui arrive en effet1 comme on va en juger par l'exprience suivante4 ,,quatri,,me ,,exp,,rience4 ,recomposition de l'eau4 ,prparation4 ,on prend un ballon ,a de cristal1 planche ,,iv1 fig4 #e1 large ouverture1 dont la capacit soit de #cj pintes environ2 on y mastique une platine de cuivre ,,bc perce de quatre trous auxquels aboutissent quatre tuyaux4 ,le premier ,hh est destin s'adapter par son extrmit h une pompe pneumatique par le moyen de laquelle on peut faire le vuide dans le ballon4 ,un second tuyau gg communique par son extrmit ,,mm avec un rservoir de gaz oxygne1 est destin l'amener dans le ballon4 ,un troisime d,dd' communique par son extrmit d,,nn avec un rservoir de gaz hydrogne3 l'extrmit d' de ce tuyau se termine par une ouverture trs-petite travers laquelle une trs-fine aiguille peut peine passer4 ,c'est par cette petite ouverture que doit sortir le gaz hydrogne contenu dans le rservoir2 pour qu'il ait une vtesse suffisante1 on doit lui faire prouver une pression de un ou deux pouces d'eau4 ,enfin la platine ,,bc est perce d'un quatrime trou1 lequel est garni d'un tube de verre mastiqu1 travers lequel passe un fil de mtal ,,gl1 l'extrmit ,l duquel est adapte une petite boule1 afin de pouvoir tirer une tincelle lectrique de ,l en d' pour allumer1 comme on le verra bientt1 le gaz hydrogne4 ,le fil de mtal ,,gl est mobile dans le tube de verre afin de pouvoir loigner la boule ,l de l'extrmit d' de l'ajutoir ,dd'4 ,les trois tuyaux d,dd'1 gg1 ,hh sont chacun garnis de leur robinet4 ,pour que le gaz hydrogne le gaz oxygne arrivent bien secs par les tuyaux respectifs qui doivent les amener au ballon ,a1 qu'ils soient dpouills d'eau autant qu'ils le peuvent tre1 on les fait passer travers des tubes ,,mm1 ,,nn d'un pouce environ de diamtre qu'on remplit d'un sel trs-dliquescent1 c'est--dire1 qui attire l'humidit de l'air avec beaucoup d'avidit1 tels que l'actite de potasse1 le muriate ou le nitrate de chaux4 ,voyez quelle est la composition de ces sels dans la seconde partie de cet ,ouvrage4 ,ces sels doivent tre en poudre grossire afin qu'ils ne puissent pas faire masse1 que le gaz passe facilement travers les interstices que laissent les morceaux4 ,on doit s'tre prmuni d'avance d'une provision suffisante de gaz oxygne bien pur2 pour s'assurer qu'il ne contient point d'acide carbonique1 on doit le laisser long-tems en contact avec de la potasse dissoute dans de l'eau1 qu'on a dpouille de son acide carbonique par de la chaux3 on donnera plus bas quelques dtails sur les moyens d'obtenir cet alkali4 ,on prpare avec le mme soin le double de gaz hydrogne4 ,le procd le plus sr pour l'obtenir exempt de mlange1 consiste le tirer de la dcomposition de l'eau par du fer bien ductile bien pur4 ,lorsque ces deux gaz sont ainsi prpars1 on adapte la pompe pneumatique au tuyau ,hh1 on fait le vuide dans le grand ballon ,a3 on y introduit ensuite l'un ou l'autre des deux gaz1 mais de prfrence le gaz oxygne par le tuyau gg1 puis on oblige par un certain degr de pression le gaz hydrogne entrer dans le mme ballon par le tuyau d,dd'1 dont l'extrmit d' se termine en pointe4 ,enfin on allume ce gaz l'aide d'une tincelle lectrique4 ,en fournissant ainsi de chacun des deux airs1 on parvient continuer trs-long-tems la combustion4 ,j'ai donn ailleurs la description des appareils que j'ai employs pour cette exprience1 j'ai expliqu comment on parvient mesurer les quantits de gaz consomms avec une rigoureuse exactitude4 ,voyez la troisime partie de cet ,ouvrage4 ,effet4 ,a mesure que la combustion s'opre1 il se dpose de l'eau sur les parois intrieures du ballon ou matras3 la quantit de cette eau augmente peu peu2 elle se runit en grosses goutes qui coulent se rassemblent dans le fond du vase4 ,en pesant le matras avant aprs l'opration1 il est facile de connotre la quantit d'eau qui s'est ainsi rassemble4 ,on a donc dans cette exprience une double vrification2 d'une part le poids des gaz employs1 de l'autre celui de l'eau forme1 ces deux quantits doivent tre gales4 ,c'est par une exprience de ce genre que nous avons reconnu1 ,m4 ,meusnier moi1 qu'il falloit #he parties en poids d'oxygne1 #ae parties galement en poids d'hydrogne1 pour composer #ajj parties d'eau4 ,cette exprience qui n'a point encore t publie1 a t faite en prsence d'une ,commission nombreuse de l',acadmie2 nous y avons apport les attentions les plus scrupuleuses1 nous avons lieu de la croire exacte un deux-centime prs tout au plus4 ,ainsi1 soit qu'on opre par voie de dcomposition ou de recomposition1 on peut regarder comme constant aussi bien prouv qu'on puisse le faire en ,chimie en ,physique1 que l'eau n'est point une substance simple2 qu'elle est compose de deux principes1 l'oxygne l'hydrogne1 que ces deux principes spars l'un de l'autre1 ont tellement d'affinit avec le calorique1 qu'ils ne peuvent exister que sous forme de gaz1 au degr de temprature de pression dans lequel nous vivons4 ,ce phnomne de la dcomposition de la recomposition de l'eau s'opre continuellement sous nos yeux1 la temprature de l'atmosphre par l'effet des affinits composes4 ,c'est cette dcomposition que sont dus1 comme nous le verrons bientt1 au moins jusqu' un certain point1 les phnomnes de la fermentation spiritueuse1 de la putrfaction1 mme de la vgtation4 ,il est bien extraordinaire qu'elle ait chapp jusqu'ici l'il attentif des ,physiciens des ,chimistes1 on doit en conclure que dans les sciences comme dans la morale il est difficile de vaincre les prjugs dont on a t originairement imbu1 de suivre une autre route que celle dans laquelle on est accoutum de marcher4 ,je terminerai cet article par une exprience beaucoup moins probante que celles que j'ai prcdemment rapportes1 mais qui m'a paru cependant faire plus d'impression qu'aucune autre sur un grand nombre de personnes4 ,si on brle une livre ou seize onces d'esprit-de-vin ou alkool dans un appareil propre recueillir toute l'eau qui se dgage pendant la combustion1 on en obtient #ag #ah onces#e4 ,or une matire quelconque ne peut rien fournir dans une exprience au-del de la totalit de son poids2 il faut donc qu'il s'ajoute une autre substance l'esprit-de-vin pendant sa combustion3 or j'ai fait voir que cette autre substance toit la base de l'air1 l'oxygne4 ,l'esprit-de-vin contient donc un des principes de l'eau1 l'hydrogne2 c'est l'air de l'atmosphre qui fournit l'autre1 l'oxygne3 nouvelle preuve que l'eau est une substance compose4 #e ,voyez la description de cet appareil dans la troisime partie de cet ,ouvrage4 ,,chapitre ,,ix4 ,de la quantit de ,calorique qui se dgage des diffrentes espces de combustion4 ,,nous avons vu qu'en oprant une combustion quelconque dans une sphre de glace creuse1 en fournissant pour l'entretenir de l'air zro du thermomtre1 la quantit de glace fondue dans l'intrieur de la sphre1 donnoit une mesure1 sinon absolue1 du moins relative des quantits de calorique dgag4 ,nous avons donn1 ,m4 de la ,place moi1 la description de l'appareil que nous avons employ dans ce genre d'expriences4 ,voyez ,mmoires de l',acad4 des ,sciences1 anne #aghj1 page #cee4 ,voyez aussi la #c;e partie de cet ,ouvrage4 ,ayant essay de dterminer les quantits de glace qui se fondoient par la combustion de trois des quatre substances combustibles simples1 savoir1 le phosphore1 le carbone l'hydrogne1 nous avons obtenu les rsultats qui suivent4 ,pour la combustion d'une livre de phosphore1 #ajj livres de glace4 ,pour la combustion d'une livre de carbone1 #if livres #h onces4 ,pour la combustion d'une livre de gaz hydrogne1 #bie livres #i onces #c gros demi4 ,la substance qui se forme par le rsultat de la combustion du phosphore1 tant un acide concret1 il est probable qu'il reste trs-peu de calorique dans cet acide1 que par consquent cette combustion fournit un moyen de connotre1 trs-peu de chose prs1 la quantit de calorique contenue dans le gaz oxygne4 ,mais quand on voudroit supposer que l'acide phosphorique retient encore une quantit considrable de calorique1 comme le phosphore en contenoit aussi une portion avant la combustion1 l'erreur ne pourroit jamais tre que de la diffrence1 par consquent de peu d'importance4 ,j'ai fait voir1 page #fj1 qu'une livre de phosphore en brlant absorboit #a livre #h onces d'oxygne2 puisqu'il y a en mme tems #ajj livres de glace fondue1 il en rsulte que la quantit de calorique contenue dans une livre de gaz oxygne1 est capable de faire fondre #ff livres #aj onces #e gros #bd grains de glace4 ,une livre de charbon en brlant ne fait fondre que #if livres #h onces de glace2 mais il s'absorbe en mme tems #b livres #i onces #a gros #aj grains de gaz oxygne4 ,or1 en partant des rsultats obtenus dans la combustion du phosphore1 #b liv4 #i onc4 #a gros #aj grains de gaz oxygne1 devroient abandonner assez de calorique pour fondre #aga livres #f onces #e gros de glace4 ,il disparot donc dans cette exprience une quantit de calorique qui auroit t suffisante pour faire fondre #gd liv4 #ad onc4 #e gros de glace2 mais comme l'acide carbonique n'est point1 comme le phosphorique1 dans l'tat concret aprs la combustion1 qu'il est au contraire dans l'tat gazeux1 il a fallu ncessairement une quantit de calorique pour le porter cet tat1 c'est cette quantit qui se trouve manquante dans la combustion ci-dessus4 ,en la divisant par le nombre de livres d'acide carbonique qui se forment par la combustion d'une livre de charbon1 on trouve que la quantit de calorique ncessaire pour porter une livre d'acide carbonique de l'tat concret l'tat gazeux1 feroit fondre #bj liv4 #ae onces #e gros de glace4 ,on peut faire un semblable calcul sur la combustion de l'hydrogne sur la formation de l'eau2 une livre de ce fluide lastique absorbe en brlant #e liv4 #aj onc4 #e gros #bd grains d'oxygne1 fait fondre #bie livres #i onces #c gros demi de glace4 liv4 onc4 gros4 ,or1 #e liv4 #aj onces #e gros #bd grains de gaz oxygne1 en passant de l'tat ariforme l'tat solide1 perdroient1 d'aprs les rsultats obtenus dans la combustion du phosphore1 assez de calorique pour faire fondre une quantit de glace gale #cgg #ab #c ,il ne s'en dgage dans la combustion du gaz hydrogne1 que #bie #b #c ------------------ ,il en reste donc dans l'eau qui se forme1 lors mme qu'elle est ramene zro du thermomtre1 #hb #i #g #a_/b ,or1 comme il se forme #f liv4 #aj onc4 #e gros #bd grains d'eau dans la combustion d'une livre de gaz hydrogne1 il en rsulte qu'il reste dans chaque livre d'eau1 zro du thermomtre1 une quantit de calorique gale celle ncessaire pour fondre #ab liv4 #e onc4 #b gros #dh grains de glace1 sans parler mme de celui contenu dans le gaz hydrogne1 dont il est impossible de tenir compte dans cette exprience1 parce que nous n'en connoissons pas la quantit4 ,d'o l'on voit que l'eau1 mme dans l'tat de glace1 contient encore beaucoup de calorique1 que l'oxygne en conserve une quantit trs-considrable en passant dans cette combinaison4 ,de ces diverses tentatives on peut rsumer les rsultats qui suivent4 ,combustion du ,phosphore4 liv4 onc4 gros gr4 ,quantit de phosphore brl1 #a ,quantit de gaz oxygne ncessaire pour la combustion1 #a #h --------------------- ,quantit d'acide phosphorique obtenu1 #b #h --------------------- ,quantit de calorique dgag par la combustion d'une livre de phosphore1 exprim par la quantit de livres de glace qu'il peut fondre1 #ajj1jjjjj ,quantit de calorique dgag de chaque livre de gaz oxygne dans la combustion du phosphore1 #ff1ffffg ,quantit de calorique qui se dgage dans la formation d'une livre d'acide phosphorique1 #dj1jjjjj ,quantit de calorique rest dans chaque livre d'acide phosphorique1 #j1jjjjj ,on suppose ici que l'acide phosphorique ne conserve aucune portion de calorique1 ce qui n'est pas rigoureusement vrai3 mais la quantit 7comme on l'a dj observ plus haut7 en est probablement trs-petite1 on ne la suppose nulle que faute de la pouvoir valuer4 ,combustion du ,charbon4 liv4 onc4 gros gr4 ,quantit de charbon brl1 #a ,quantit de gaz oxygne absorb pendant la combustion1 #b #i #a #aj ---------------------- ,quantit d'acide carbonique form1 #c #i #a #aj ---------------------- ,quantit de calorique dgag par la combustion d'une livre de charbon1 exprim par la quantit de livres de glace qu'il peut fondre1 #if1ejjjj ,quantit de calorique dgag de chaque livre de gaz oxygne1 #cg1ebhbc ,quantit de calorique qui se dgage dans la formation d'une livre de gaz acide carbonique1 #bg1jbjbd ,quantit de calorique que conserve une livre d'oxygne dans cette combustion1 #bi1achdd ,quantit de calorique ncessaire pour porter une livre d'acide carbonique l'tat de gaz1 #bj1igifj ,combustion du ,gaz hydrogne4 liv4 onc4 gros gr4 ,quantit de gaz hydrogne brl1 #a ,quantit de gaz oxygne employ pour la combustion1 #e #aj #e #bd ---------------------- ,quantit d'eau forme1 #f #aj #e #bd ---------------------- ,quantit de calorique dgag par la combustion d'une livre de gaz hydrogne1 #bie1ehiej ,quantit de calorique dgag par chaque livre de gaz oxygne1 #eb1afbhj ,quantit de calorique qui se dgage pendant la formation d'une livre d'eau1 #dd1cchdj ,quantit de calorique que conserve une livre d'oxygne dans sa combustion avec l'hydrogne1 #ad1ejchf ,quantit de calorique que conserve une livre d'eau zro1 #ab1cbhbc ,de la ,formation de l',acide nitrique4 ,lorsque l'on combine du gaz nitreux avec du gaz oxigne pour former de l'acide nitrique ou nitreux1 il y a une lgre chaleur produite2 mais elle est beaucoup moindre que celle qui a lieu dans les autres combinaisons de l'oxygne2 d'o il rsulte par une consquence ncessaire que le gaz oxygne1 en se fixant dans l'acide nitrique1 retient une grande partie du calorique qui lui toit combin dans l'tat de gaz4 ,il n'est point impossible sans doute de dterminer la quantit de calorique qui se dgage pendant la runion des deux gaz1 on en concluroit facilement ensuite celle qui demeure engage dans la combinaison4 ,on parviendroit obtenir la premire de ces donnes1 en oprant la combinaison du gaz nitreux du gaz oxygne dans un appareil environn de glace3 mais comme il se dgage peu de calorique dans cette combinaison1 on ne pourroit russir en dterminer la quantit1 qu'autant qu'on opreroit trs en grand avec des appareils embarrassans compliqus2 c'est ce qui nous a empchs jusqu'ici1 ,m4 de la ,place moi1 de la tenter4 ,en attendant1 on peut dj y suppler par des calculs qui ne peuvent pas s'carter beaucoup de la vrit4 ,nous avons fait dtonner1 ,m4 de la ,place moi1 dans un appareil glace une proportion convenable de salptre de charbon1 nous avons observ qu'une livre de salptre pouvoit1 en dtonant ainsi1 fondre #ab livres de glace4 ,mais une livre de salptre1 comme on le verra dans la suite1 contient3 onc4 gros grains4 ,potasse #g #f #ea1hd #deae1hd4 ,acide sec #h #a #bj1af #dgjj1af4 ,et les #h onces #a gros #bj grains #af d'acide1 sont eux-mmes composs de onc4 gros grains4 ,oxygne #f #c #ff1cd #cgch1cd4 ,mofte #a #e #be1hb #ifa1hb4 ,on a donc rellement brl dans cette opration #b gros #a grain #a_/c de charbon1 l'aide de #cgch1cd grains1 ou #f onces #c gros #ff1cd grains d'oxygne2 puisque la quantit de glace fondue dans cette combustion a t de #ab livres1 il en rsulte qu'une livre de gaz oxygne brl de la mme manire1 fondroit #bi1ehcbj ,a quoi ajoutant pour la quantit de calorique que conserve une livre d'oxygne dans sa combinaison avec le charbon1 pour constituer l'acide carbonique dans l'tat de gaz1 qui est1 comme on l'a vu plus haut1 de #bi1achdd -------- ,on a pour la quantit totale de calorique que contient une livre d'oxygne1 lorsqu'il est combin dans l'acide nitrique1 #eh1gbafd ,on a vu par le rsultat de la combustion du phosphore1 que dans l'tat de gaz oxygne il en contenoit au moins #ff1ffffg -------- ,donc1 en se combinant avec l'azote pour former de l'acide nitrique1 il n'en perd que #g1idejb -------- ,des expriences ultrieures apprendront si ce rsultat dduit par le calcul1 s'accorde avec des oprations plus directes4 ,cette norme quantit de calorique que l'oxygne porte avec lui dans l'acide nitrique1 explique pourquoi dans toutes les dtonations du nitre1 ou pour mieux dire1 dans toutes les occasions o l'acide nitrique se dcompose1 il y a un si grand dgagement de calorique4 ,combustion de la ,bougie4 ,aprs avoir examin quelques cas de combustions simples1 je vais donner des exemples de combustions plus composes2 je commence par la cire4 ,une livre de cette substance1 en brlant paisiblement dans l'appareil glace destin mesurer les quantits de calorique1 fond #acc liv4 #b onces #e gros #a_/c de glace4 ,or une livre de bougie1 suivant les expriences que j'ai rapportes1 ,mm4 de l',acad4 anne #aghd1 page #fjf1 contient3 onc4 gros grains4 ,charbon #ac #a #bc ,hydrogne #b #f #di liv4 de glace4 ,les #ac onces #a gros #bc grains de charbon1 d'aprs les expriences ci-dessus rapportes1 devoient fondre #gi1cicij ,les #b onces #f gros #di grains d'hydrogne1 devoient fondre #eb1cgfje --------- ,total1 #aca1gfiie ,on voit par ces rsultats1 que la quantit de calorique qui se dgage de la bougie qui brle1 est assez exactement gale celle qu'on obtiendroit en brlant sparment un poids de charbon d'hydrogne gal celui qui entre dans sa combinaison4 ,les expriences sur la combustion de la bougie ayant t rptes plusieurs fois1 j'ai lieu de prsumer qu'elles sont exactes4 ,combustion de l',huile d'olives4 ,nous avons enferm dans l'appareil ordinaire une lampe qui contenoit une quantit d'huile d'olives bien connue2 l'exprience finie1 nous avons dtermin exactement le poids de l'huile qui avoit t consomme1 celui de la glace qui avoir t fondue2 le rsultat a t qu'une livre d'huile d'olives en brlant pouvoit fondre #adh livr4 #ad onc4 #a gros de glace4 ,mais une livre d'huile d'olives1 d'aprs les expriences que j'ai rapportes1 ,mmoires de l',acad4 anne #aghd1 dont on trouvera un extrait dans le chapitre suivant1 contient3 onc4 gros grains4 ,charbon #ab #e #e ,hydrogne #c #b #fg liv4 de glace4 ,la combustion de #ab onces #e gros #e grains de charbon1 ne devoit fondre que #gf1ahgbc ,et celle de #c onces #b gros #fg grains d'hydrogne1 #fb1aejec --------- ,total1 #ach1ccggf ,il s'en est fondu #adh1hhccj ,le dgagement de calorique a donc t plus considrable qu'il ne devoit l'tre d'une quantit quivalente #aj1edeed --------- ,cette diffrence qui n'est pas au surplus trs-considrable peut tenir ou des erreurs invitables dans les expriences de ce genre1 ou ce que la composition de l'huile n'est pas encore assez rigoureusement connue4 ,mais il en rsulte toujours qu'il y a dj beaucoup d'ensemble d'accord dans la marche des expriences relatives la combinaison au dgagement du calorique4 ,ce qui reste faire dans ce moment dont nous sommes occups1 est de dterminer ce que l'oxygne conserve de calorique dans sa combinaison avec les mtaux pour les convertir en oxides2 ce que l'hydrogne en contient dans les diffrens tats dans lesquels il peut exister2 enfin de connotre d'une manire plus exacte la quantit de calorique qui se dgage dans la formation de l'eau4 ,il nous reste sur cette dtermination une incertitude assez grande qu'il est ncessaire de lever par de nouvelles expriences4 ,ces diffrens points bien connus1 nous esprons qu'ils le seront bientt1 nous nous trouverons vraisemblablement obligs de faire des corrections1 peut-tre mme assez considrables1 la plupart des rsultats que je viens d'exposer2 mais je n'ai pas cru que ce ft une raison de diffrer d'en aider ceux qui pourront se proposer de travailler sur le mme objet4 ,il est difficile quand on cherche les lmens d'une science nouvelle1 de ne pas commencer par des -peu-prs2 il est rare qu'il soit possible de la porter ds le premier jet son tat de perfection4 ,,chapitre ,x4 ,de la combinaison des ,substances combustibles les unes avec les autres4 ,,les substances combustibles tant en gnral celles qui ont une grande apptence pour l'oxygne1 il en rsulte qu'elles doivent avoir de l'affinit entr'elles1 qu'elles doivent tendre se combiner les unes avec les autres3 qu sunt eadem uni tertio sunt eadem inter se2 c'est ce qu'on observe en effet4 ,presque tous les mtaux1 par exemple1 sont susceptibles de se combiner les uns avec les autres1 il en rsulte un ordre de composs qu'on nomme alliage dans les usages de la socit4 ,rien ne s'oppose ce que nous adoptions cette expression3 ainsi nous dirons que la plupart des mtaux s'allient les uns avec les autres2 que les alliages1 comme toutes les combinaisons1 sont susceptibles d'un ou de plusieurs degrs de saturation3 que les substances mtalliques dans cet tat sont en gnral plus cassantes que les mtaux purs1 sur-tout lorsque les mtaux allis diffrent beaucoup par leur degr de fusibilit2 enfin nous ajouterons que c'est cette diffrence des degrs de fusibilit des mtaux que sont dus une partie des phnomnes particuliers que prsentent les alliages1 tels1 par exemple1 que la proprit qu'ont quelques espces de fer d'tre cassans chaud4 ,ces fers doivent tre considrs comme un alliage de fer pur1 mtal presqu'infusible1 avec une petite quantit d'un autre mtal1 quel qu'il soit1 qui se liqufie une chaleur beaucoup plus douce4 ,tant qu'un alliage de cette espce est froid1 que les deux mtaux sont dans l'tat solide1 il peut tre mallable3 mais si on le chauffe un degr suffisant pour liqufier celui des deux mtaux qui est le plus fusible1 les parties liquides interposes entre les solides doivent rompre la solution de continuit1 le fer doit devenir cassant4 ,a l'gard des alliages du mercure avec les mtaux1 on a coutume de les dsigner sous le nom d'amalgame1 nous n'avons vu aucun inconvnient leur conserver cette dnomination4 ,le soufre1 le phosphore1 le charbon sont galement susceptibles de se combiner avec les mtaux2 les combinaisons du soufre ont t en gnral dsignes sous le nom de pirites2 les autres n'ont point t nommes1 ou du moins elles ont reu des dnominations si modernes que rien ne s'oppose ce qu'elles soient changes4 ,nous avons donn aux premires de ces combinaisons le nom de sulfures1 aux secondes celui de phosphures1 enfin aux troisimes celui de carbures4 ,ainsi le soufre1 le phosphore1 le charbon oxygns forment des oxides ou des acides2 mais lorsqu'ils entrent dans des combinaisons sans s'tre auparavant oxygns1 ils forment des sulfures1 des phosphures des carbures4 ,nous tendrons mme ces dnominations aux combinaisons alkalines2 ainsi nous dsignerons sous le nom de sulfure de potasse la combinaison du soufre avec la potasse ou alkali fixe vgtal1 sous le nom de sulfure d'ammoniaque la combinaison du soufre avec l'alkali volatil ou ammoniaque4 ,l'hydrogne1 cette substance minemment combustible est aussi susceptible de se combiner avec un grand nombre de substances combustibles4 ,dans l'tat de gaz il dissout le carbone1 le soufre1 le phosphore plusieurs mtaux4 ,nous dsignerons ces combinaisons sous le nom de gaz hydrogne carbon1 de gaz hydrogne sulfur1 de gaz hydrogne phosphor4 ,le second de ces gaz1 le gaz hydrogne sulfur est celui que les chimistes ont dsign sous le nom de gaz hpatique1 que ,m4 ,schele a nomm gaz puant du soufre2 c'est lui que quelques eaux minrales doivent leurs vertus2 c'est aussi son manation que les djections animales doivent principalement leur odeur infecte4 ,a l'gard du gaz hydrogne phosphor1 il est remarquable par la proprit qu'il a de s'enflammer spontanment lorsqu'il a le contact de l'air ou mieux encore celui du gaz oxigne1 comme l'a dcouvert ,m4 ,gengembre4 ,ce gaz a l'odeur du poisson pourri1 il est probable qu'il s'exhale en effet un vritable gaz hydrogne phosphor de la chair des poissons par la putrfaction4 ,lorsque l'hydrogne le carbone s'unissent ensemble sans que l'hydrogne ait t port l'tat de gaz par le calorique1 il en rsulte une combinaison particulire connue sous le nom d'huile1 cette huile est ou fixe ou volatile1 suivant les proportions de l'hydrogne du carbone4 ,il ne sera pas inutile d'observer ici qu'un des principaux caractres qui distingue les huiles fixes retires des vgtaux par expression d'avec les huiles volatiles ou essentielles1 c'est que les premires contiennent un excs de carbone qui s'en spare lorsqu'on les chauffe au-del du degr de l'eau bouillante3 les huiles volatiles au contraire tant formes d'une plus juste proportion de carbone d'hydrogne1 ne sont point susceptibles d'tre dcomposes un degr de chaleur suprieur l'eau bouillante2 les deux principes qui les constituent demeurent unis2 ils se combinent avec le calorique pour former un gaz1 c'est dans cet tat que ces huiles passent dans la distillation4 ,j'ai donn la preuve que les huiles toient ainsi composes d'hydrogne de carbone dans un mmoire sur la combinaison de l'esprit de vin des huiles avec l'oxygne1 imprim dans le recueil de l',acadmie1 anne #aghd1 page #eic4 ,on y verra que les huiles fixes en brlant dans le gaz oxygne se convertissent en eau en acide carbonique1 qu'en appliquant le calcul l'exprience1 elles sont composes de #ba parties d'hydrogne de #gi parties de carbone4 ,peut-tre les substances huileuses solides1 telles que la cire1 contiennent-elles en outre un peu d'oxigne auquel elles doivent leur tat solide4 ,je suis au surplus occup dans ce moment d'expriences qui donneront un grand dveloppement toute cette thorie4 ,c'est une question bien digne d'tre examine1 de savoir si l'hydrogne est susceptible de se combiner avec le soufre1 le phosphore mme avec les mtaux dans l'tat concret4 ,rien n'indique sans doute priori que ces combinaisons soient impossibles2 car puisque les corps combustibles sont en gnral susceptibles de se combiner les uns avec les autres1 on ne voit pas pourquoi l'hydrogne feroit exception4 ,mais en mme-tems aucune exprience directe ne prouve encore ni la possibilit ni l'impossibilit de cette union4 ,le fer le zinc sont de tous les mtaux ceux dans lesquels on seroit le plus en droit de souponner une combinaison d'hydrogne3 mais en mme-tems ces mtaux ont la proprit de dcomposer l'eau2 comme dans les expriences chimiques il est difficile de se dbarrasser des derniers vestiges d'humidit1 il n'est pas facile de s'assurer si les petites portions de gaz hydrogne qu'on obtient dans quelques expriences sur ces mtaux leur toient combines1 ou bien si elles proviennent de la dcomposition de quelques molcules d'eau4 ,ce qu'il y a de certain1 c'est que plus on prend soin d'carter l'eau de ce genre d'exprience1 plus la quantit de gaz hydrogne diminue1 qu'avec de trs-grandes prcautions on parvient n'en avoir que des quantits presque insensibles4 ,quoi qu'il en soit1 que les corps combustibles1 notamment le soufre1 le phosphore les mtaux1 soient susceptibles ou non d'absorber de l'hydrogne1 on peut assurer au moins qu'il ne s'y combine qu'en trs-petite quantit2 que cette combinaison loin d'tre essentielle leur constitution1 ne peut tre regarde que comme une addition trangre qui en altre la puret4 ,c'est au surplus ceux qui ont embrass ce systme prouver par des expriences dcisives l'existence de cet hydrogne1 jusqu' prsent ils n'ont donn que des conjectures appuyes sur des suppositions4 ,,chapitre ,,xi4 ,considrations sur les ,oxides les ,acides plusieurs bases1 sur la composition des matires vgtales animales4 ,,nous avons examin dans le chapitre cinquime dans le chapitre huitime quel toit le rsultat de la combustion de l'oxygnation des quatre substances combustibles simples1 le phosphore1 le soufre1 le carbone l'hydrogne3 nous avons fait voir dans le chapitre dixime que les substances combustibles simples toient susceptibles de se combiner les unes avec les autres1 pour former des corps combustibles composs1 nous avons observ que les huiles en gnral1 principalement les huiles fixes des vgtaux1 appartenoient cette classe1 qu'elles toient toutes composes d'hydrogne de carbone4 ,il me reste traiter dans ce chapitre de l'oxygnation des corps combustibles composs1 faire voir qu'il existe des acides des oxides base double triple1 que la nature nous en fournit chaque pas des exemples1 que c'est principalement par ce genre de combinaisons qu'elle est parvenue former avec un aussi petit nombre d'lmens ou de corps simples une aussi grande varit de rsultats4 ,on avoit trs-anciennement remarqu qu'en mlant ensemble de l'acide muriatique de l'acide nitrique1 il en rsultoit un acide mixte qui avoit des proprits fort diffrentes de celles des deux acides dont il toit compos4 ,cet acide a t clbre par la proprit qu'il a de dissoudre l'or1 le ,roi des mtaux dans le langage alchimique1 c'est de-l que lui a t donne la qualification brillante d'eau rgale4 ,cet acide mixte1 comme l'a trs-bien prouv ,m4 ,berthollet1 a des proprits particulires dpendantes de l'action combine de ses deux bases acidifiables1 nous avons cru par cette raison devoir lui conserver un nom particulier4 ,celui d'acide nitro-muriatique nous a paru le plus convenable1 parce qu'il exprime la nature des deux substances qui entrent dans sa composition4 ,mais ce phnomne qui n'a t observ que pour l'acide nitro-muriatique se prsente continuellement dans le rgne vgtal3 il est infiniment rare d'y trouver un acide simple1 c'est--dire qui ne soit compos que d'une seule base acidifiable4 ,tous les acides de ce rgne ont pour base l'hydrogne le carbone1 quelquefois l'hydrogne1 le carbone le phosphore1 le tout combin avec une proportion plus ou moins considrable d'oxygne4 ,le rgne vgtal a galement des oxides qui sont forms des mmes bases doubles triples1 mais moins oxygnes4 ,les acides oxides du rgne animal sont encore plus composs2 il entre dans la combinaison de la plupart quatre bases acidifiables1 l'hydrogne1 le carbone1 le phosphore l'azote4 ,je ne m'tendrai pas beaucoup ici sur cette matire sur laquelle il n'y a pas long-tems que je me suis form des ides claires mthodiques3 je la traiterai plus fond dans des ,mmoires que je prpare pour l',acadmie4 ,la plus grande partie de mes expriences sont faites1 mais il est ncessaire que je les rpte que je les multiplie davantage1 afin de pouvoir donner des rsultats exacts pour les quantits4 ,je me contenterai en consquence de faire une courte numration des oxides acides vgtaux animaux1 de terminer cet article par quelques rflexions sur la constitution vgtale animale4 ,les oxides vgtaux deux bases sont le sucre1 les diffrentes espces de gomme que nous avons runies sous le nom gnrique de muqueux1 l'amidon4 ,ces trois substances ont pour radical l'hydrogne le carbone combins ensemble1 de manire ne former qu'une seule base1 ports l'tat d'oxide par une portion d'oxygne2 ils ne diffrent que par la proportion des principes qui composent la base4 ,on peut de l'tat d'oxide les faire passer celui d'acide en leur combinant une nouvelle quantit d'oxygne1 on forme ainsi1 suivant le degr d'oxygnation la proportion de l'hydrogne du carbone1 les diffrens acides vgtaux4 ,il ne s'agiroit plus pour appliquer la nomenclature des acides des oxides vgtaux les principes que nous avons prcdemment tablis pour les oxides les acides minraux1 que de leur donner des noms relatifs la nature des deux substances qui composent leur base4 ,les oxides les acides vgtaux seroient alors des oxides des acides hydro-carboneux3 bien plus on auroit encore dans cette mthode l'avantage de pouvoir indiquer sans priphrases quel est le principe qui est en excs1 comme ,m4 ,rouelle l'avoit imagin pour les extraits vgtaux3 il appeloit extracto-rsineux celui o l'extrait dominoit1 rsino-extractif celui qui participoit davantage de la rsine4 ,en partant des mmes principes1 en variant les terminaisons pour donner encore plus d'tendue ce langage1 on auroit pour dsigner les acides les oxides vgtaux1 les dnominations suivantes3 ,oxide hydro-carboneux4 ,oxide hydro-carbonique4 ,oxide carbone-hydreux4 ,oxyde carbone-hydrique4 ,acide hydro-carboneux4 ,acide hydro-carbonique4 ,acide hydro-carbonique oxygn4 ,acide carbone-hydreux4 ,acide carbone-hydrique4 ,acide carbone-hydrique oxygn4 ,il est probable que cette varit de langage sera suffisante pour indiquer toutes les varits que nous prsente la nature1 qu' mesure que les acides vgtaux seront bien connus1 ils se rangeront naturellement pour ainsi dire d'eux-mmes dans le cadre que nous venons de prsenter4 ,mais il s'en faut bien que nous soyons encore en tat de pouvoir faire une classification mthodique de ces substances3 nous savons quels sont les principes qui les composent1 il ne me reste plus aucun doute cet gard2 mais les proportions sont encore inconnues4 ,ce sont ces considrations qui nous ont dtermins conserver provisoirement les noms anciens2 maintenant encore que je suis un peu plus avanc dans cette carrire que je ne l'tois l'poque o notre essai de nomenclature a paru1 je me reprocherois de tirer des consquences trop dcides d'expriences qui ne sont pas encore assez prcises3 mais en convenant que cette partie de la ,chimie reste en souffrance1 je puis y ajouter l'esprance qu'elle sera bientt claircie4 ,je me trouve encore plus imprieusement forc de prendre le mme parti l'gard des oxides des acides trois quatre bases1 dont le rgne animal prsente un grand nombre d'exemples1 qui se rencontrent mme quelquefois dans le rgne vgtal4 ,l'azote1 par exemple1 entre dans la composition de l'acide prussique2 il s'y trouve joint l'hydrogne au carbone1 pour former une base triple2 il entre galement1 ce qu'on peut croire1 dans l'acide gallique4 ,enfin presque tous les acides animaux ont pour base l'azote1 le phosphore1 l'hydrogne le carbone4 ,une nomenclature qui entreprendroit d'exprimer la fois ces quatre bases1 seroit mthodique sans doute2 elle auroit l'avantage d'exprimer des ides claires dtermines3 mais cette cumulation de substantifs d'adjectifs grecs latins1 dont les ,chimistes mme n'ont point encore admis gnralement l'usage1 sembleroit prsenter un langage barbare1 galement difficile retenir prononcer4 ,la perfection d'ailleurs de la science doit prcder celle du langage1 il s'en faut bien que cette partie de la ,chimie soit encore parvenue au point auquel elle doit arriver un jour4 ,il est donc indispensable de conserver1 au moins pour un tems1 les noms anciens pour les acides oxides animaux4 ,nous nous sommes seulement permis d'y faire quelques lgres modifications2 par exemple1 de terminer en eux la dnomination de ceux dans lesquels nous souponnons que le principe acidifiable est en excs1 de terminer au contraire en ique le nom de ceux dans lesquels nous avons lieu de croire que l'oxygne est prdominant4 ,les acides vgtaux qu'on connot jusqu' prsent1 sont au nombre de treize2 savoir3 ,l'acide acteux4 ,l'acide actique4 ,l'acide oxalique4 ,l'acide tartareux4 ,l'acide pyro-tartareux4 ,l'acide citrique4 ,l'acide malique4 ,l'acide pyro-muqueux4 ,l'acide pyro-ligneux4 ,l'acide gallique4 ,l'acide benzoque4 ,l'acide camphorique4 ,l'acide succinique4 ,quoique tous ces acides soient1 comme je l'ai dit1 principalement presqu'uniquement composs d'hydrogne1 de carbone d'oxygne1 ils ne contiennent cependant1 proprement parler1 ni eau1 ni acide carbonique1 ni huile1 mais seulement les principes propres les former4 ,la force d'attraction qu'exercent rciproquement l'hydrogne1 le carbone l'oxygne1 est dans ces acides dans un tat d'quilibre qui ne peut exister qu' la temprature dans laquelle nous vivons3 pour peu qu'on les chauffe au-del du degr de l'eau bouillante1 l'quilibre est rompu2 l'oxygne l'hydrogne se runissent pour former de l'eau2 une portion du carbone s'unit l'hydrogne pour produire de l'huile2 il se forme aussi de l'acide carbonique par la combinaison du carbone de l'oxygne2 enfin il se trouve presque toujours une quantit excdente de charbon qui reste libre4 ,c'est ce que je me propose de dvelopper un peu davantage dans le ,chapitre suivant4 ,les oxides du rgne animal sont encore moins connus que ceux du rgne vgtal1 leur nombre mme est encore indtermin4 ,la partie rouge du sang1 la lymphe1 presque toutes les scrtions sont de vritables oxides2 c'est sous ce point de vue qu'il est important de les tudier4 ,quant aux acides animaux1 le nombre de ceux qui sont connus se borne actuellement six2 encore est-il probable que plusieurs de ces acides rentrent les uns dans les autres1 ou au moins ne diffrent que d'une manire peu sensible4 ,ces acides sont3 ,l'acide lactique4 ,l'acide saccho-lactique4 ,l'acide bombique4 ,l'acide formique4 ,l'acide sbacique4 ,l'acide prussique4 ,je ne place pas l'acide phosphorique au rang des acides animaux1 parce qu'il appartient galement aux trois rgnes4 ,la connexion des principes qui constituent les acides les oxides animaux1 n'est pas plus solide que celle des acides des oxides vgtaux2 un trs-lger changement dans la temprature suffit pour la troubler1 c'est ce que j'espre rendre plus sensible par les observations que je vais rapporter dans le ,chapitre suivant4 ,,chapitre ,,xii4 ,de la dcomposition des ,matires vgtales animales par l'action du feu4 ,,pour bien concevoir ce qui se passe dans la dcomposition des substances vgtales par le feu1 il faut non-seulement considrer la nature des principes qui entrent dans leur composition1 mais encore les diffrentes forces d'attraction que les molcules de ces principes exercent les unes sur les autres1 en mme-tems celle que le calorique exerce sur eux4 ,les principes vraiment constitutifs des vgtaux se rduisent trois1 comme je viens de l'exposer dans le ,chapitre prcdent2 l'hydrogne1 l'oxygne le carbone4 ,je les appelle constitutifs1 parce qu'ils sont communs tous les vgtaux1 qu'il ne peut exister de vgtaux sans eux2 la diffrence des autres substances qui ne sont essentielles qu' la constitution de tel vgtal en particulier1 mais non pas de tous les vgtaux en gnral4 ,de ces trois principes1 deux1 l'hydrogne l'oxygne1 ont une grande tendance s'unir au calorique se convertir en gaz2 tandis que le carbone au contraire est un principe fixe qui a trs-peu d'affinit avec le calorique4 ,d'un autre ct1 l'oxygne qui tend avec un degr de force peu prs gale s'unir1 soit avec l'hydrogne1 soit avec le carbone1 la temprature habituelle dans laquelle nous vivons1 a au contraire plus d'affinit avec le carbone une chaleur rouge2 l'oxygne quitte en consquence ce degr l'hydrogne1 s'unit au carbone pour former de l'acide carbonique4 ,je me servirai quelquefois de cette expression chaleur rouge1 quoiqu'elle n'exprime pas un degr de chaleur bien dtermine1 mais beaucoup suprieure cependant celle de l'eau bouillante4 ,quoique nous soyons bien loigns de connotre la valeur de toutes ces forces1 de pouvoir en exprimer l'nergie par des nombres1 au moins sommes-nous certains par ce qui se passe journellement sous nos yeux1 que quelque variables qu'elles soient en raison du degr de temprature1 ou1 ce qui est la mme chose1 en raison de la quantit de calorique avec lequel elles sont combines1 elles sont toutes peu prs en quilibre la temprature dans laquelle nous vivons2 ainsi les vgtaux ne contiennent ni huile1 ni eau1 ni acide carbonique,b2 mais ils contiennent les lmens de toutes ces substances4 ,l'hydrogne n'est point combin1 ni avec l'oxygne1 ni avec le carbone1 rciproquement2 mais les molcules de ces trois substances forment une combinaison triple1 d'o rsultent le repos l'quilibre4 ,b ,ajout dans l'errata du tome #b3 ,nota4 ,on conoit que je suppose ici des vgtaux rduits l'tat de dessication parfaite1 qu' l'gard de l'huile1 je n'entends pas parler des vgtaux qui en fournissent1 soit par expression froid1 soit par une chaleur qui n'excede pas celle de l'eau bouillante4 ,il n'est ici question que de l'huile empyreumatique qu'on obtient par la distillation feu nud1 un degr de feu suprieur l'eau bouillante4 ,c'est cette huile seule que j'annonce tre un produit de l'opration4 ,on peut voir ce que j'ai publi cet gard dans le volume de l',acadmie1 anne #aghf4 ,un changement trs-lger dans la temprature suffit pour renverser tout cet chaffaudage de combinaisons1 s'il est permis de se servir de cette expression4 ,si la temprature laquelle le vgtal est expos n'excde pas beaucoup celle de l'eau bouillante1 l'hydrogne l'oxygne se runissent forment de l'eau qui passe dans la distillation2 une portion d'hydrogne de carbone s'unissent ensemble pour former de l'huile volatile1 une autre portion de carbone devient libre1 comme le principe le plus fixe1 il reste dans la cornue4 ,mais si au lieu d'une chaleur voisine de l'eau bouillante on applique une substance vgtale une chaleur rouge1 alors ce n'est plus de l'eau qui se forme1 ou plutt mme celle qui pouvoit s'tre forme par la premire impression de la chaleur se dcompose2 l'oxygne s'unit au carbone avec lequel il a plus d'affinit ce degr2 il se forme de l'acide carbonique1 l'hydrogne devenu libre s'chappe sous la forme de gaz1 en s'unissant au calorique4 ,non-seulement ce degr il ne se forme point d'huile1 mais s'il s'en toit form1 elle seroit dcompose4 ,on voit donc que la dcomposition des matires vgtales se fait ce degr1 en vertu d'un jeu d'affinits doubles triples1 que tandis que le carbone attire l'oxygne pour former de l'acide carbonique1 le calorique attire l'hydrogne pour former du gaz hydrogne4 ,il n'est point de substance vgtale dont la distillation ne fournisse la preuve de cette thorie1 si toutefois on peut appeler de ce nom un simple nonc des faits4 ,qu'on distille du sucre2 tant qu'on ne lui fera prouver qu'une chaleur infrieure celle de l'eau bouillante1 il ne perdra qu'un peu d'eau de cristallisation2 il sera toujours du sucre il en conservera toutes les proprits3 mais sitt qu'on l'expose une chaleur tant soit peu suprieure celle de l'eau bouillante1 il noircit2 une portion de carbone se spare de la combinaison1 en mme tems il passe de l'eau lgrement acide1 un peu d'huile2 le charbon qui reste dans la cornue1 forme prs d'un tiers du poids originaire4 ,le jeu des affinits est encore plus compliqu dans les plantes qui contiennent de l'azote1 comme les crucifres1 dans celles qui contiennent du phosphore2 mais comme ces substances n'entrent qu'en petite quantit dans leur combinaison1 elles n'apportent pas de grands changemens1 au moins en apparence1 dans les phnomnes de la distillation3 il parot que le phosphore demeure combin avec le charbon1 qui lui communique de la fixit4 ,quant l'azote1 il s'unit l'hydrogne pour former de l'ammoniaque ou alkali volatil4 ,les matires animales tant composes peu prs des mmes principes que les plantes crucifres1 leur distillation donne le mme rsultat2 mais comme elles contiennent plus d'hydrogne plus d'azote1 elles fournissent plus d'huile plus d'ammoniaque4 ,pour faire connotre avec quelle ponctualit cette thorie rend compte de tous les phnomnes qui ont lieu dans la distillation des matires animales1 je ne citerai qu'un fait2 c'est la rectification la dcomposition totale des huiles volatiles animales1 appeles vulgairement huiles de ,dippel4 ,ces huiles1 lorsqu'on les obtient par une premire distillation feu nud1 sont brunes1 parce qu'elles contiennent un peu de charbon presque libre2 mais elles deviennent blanches par la rectification4 ,le carbone tient si peu ces combinaisons1 qu'il s'en spare par leur simple exposition l'air4 ,si on place une huile volatile animale bien rectifie par consquent blanche1 limpide transparente1 sous une cloche remplie de gaz oxygne1 en peu de tems le volume du gaz diminue il est absorb par l'huile4 ,l'oxygne se combine avec l'hydrogne de l'huile1 pour former de l'eau qui tombe au fond2 en mme tems la portion de charbon qui toit combine avec l'hydrogne1 devient libre se manifeste par sa couleur noire4 ,c'est par cette raison que ces huiles ne se conservent blanches claires1 qu'autant qu'on les enferme dans des flacons bien bouchs1 qu'elles noircissent ds qu'elles ont le contact de l'air4 ,les rectifications successives de ces mmes huiles prsentent un autre phnomne confirmatif de cette thorie4 ,a chaque fois qu'on les distille1 il reste un peu de charbon au fond de la cornue1 en mme tems il se forme un peu d'eau par la combinaison de l'oxygne de l'air des vaisseaux avec l'hydrogne de l'huile4 ,comme ce mme phnomne a lieu chaque distillation de la mme huile1 il en rsulte qu'au bout d'un grand nombre de rectifications successives1 sur-tout si on opre un degr de feu un peu fort dans des vaisseaux d'une capacit un peu grande1 la totalit de l'huile se trouve dcompose1 l'on parvient la convertir entirement en eau en charbon4 ,cette dcomposition totale de l'huile par des rectifications rptes1 est beaucoup plus longue beaucoup plus difficile1 quand on opre avec des vaisseaux d'une petite capacit1 sur-tout un degr de feu lent peu suprieur celui de l'eau bouillante4 ,je rendrai compte l',acadmie1 dans un ,mmoire particulier1 du dtail de mes expriences sur cette dcomposition des huiles2 mais ce que j'ai dit me parot suffire pour donner des ides prcises de la constitution des matires vgtales animales1 de leur dcomposition par le feu4 ,,chapitre ,,xiii4 ,de la dcomposition des ,oxides vgtaux par la fermentation vineuse4 ,,tout le monde sait comment se fait le vin1 le cidre1 l'hidromel en gnral toutes les boissons fermentes spiritueuses4 ,on exprime le jus des raisins des pommes2 on tend d'eau ce dernier2 on met la liqueur dans de grandes cuves1 on la tient dans un lieu dont la temprature soit au moins de #aj degrs du thermomtre de ,raumur4 ,bientt il s'y excite un mouvement rapide de fermentation1 des bulles d'air nombreuses viennent crver la surface1 quand la fermentation est son plus haut priode1 la quantit de ces bulles est si grande1 la quantit de gaz qui se dgage est si considrable1 qu'on croiroit que la liqueur est sur un brsier ardent qui y excite une violente bullition4 ,le gaz qui se dgage est de l'acide carbonique1 quand on le recueille avec soin1 il est parfaitement pur exempt du mlange de toute autre espce d'air ou de gaz4 ,le suc des raisins1 de doux de sucr qu'il toit1 se change dans cette opration en une liqueur vineuse qui1 lorsque la fermentation est complette1 ne contient plus de sucre1 dont on peut retirer par distillation une liqueur inflammable qui est connue dans le commerce dans les arts sous le nom d'esprit de vin4 ,on sent que cette liqueur tant un rsultat de la fermentation d'une matire sucre quelconque suffisamment tendue d'eau1 il auroit t contre les principes de notre nomenclature de la nommer plutt esprit de vin qu'esprit de cidre1 ou esprit de sucre ferment4 ,nous avons donc t forcs d'adopter un nom plus gnral1 celui d'alkool qui nous vient des arabes nous a paru propre remplir notre objet4 ,cette opration est une des plus frappantes des plus extraordinaires de toutes celles que la ,chimie nous prsente1 nous avons examiner d'o vient le gaz acide carbonique qui se dgage1 d'o vient l'esprit inflammable qui se forme1 comment un corps doux1 un oxide vgtal peut se transformer ainsi en deux substances si diffrentes1 dont l'une est combustible1 l'autre minemment incombustible4 ,on voit que pour arriver la solution de ces deux questions1 il falloit d'abord bien connotre l'analyse la nature du corps susceptible de fermenter1 les produits de la fermentation2 car rien ne se cre1 ni dans les oprations de l'art1 ni dans celles de la nature1 l'on peut poser en principes que dans toute opration1 il y a une gale quantit de matire avant aprs l'opration2 que la qualit la quantit des principes est la mme1 qu'il n'y a que des changemens1 des modifications4 ,c'est sur ce principe qu'est fond tout l'art de faire des expriences en ,chimie3 on est oblig de supposer dans toutes une vritable galit ou quation entre les principes du corps qu'on examine1 ceux qu'on en retire par l'analyse4 ,ainsi puisque du mot de raisin donne du gaz acide carbonique de l'alkool1 je puis dire que le mot de raisin acide carbonique alkool4 ,il rsulte de-l qu'on peut parvenir de deux manires claircir ce qui se passe dans la fermentation vineuse2 la premire1 en dterminant bien la nature les principes du corps fermentescible2 la seconde1 en observant bien les produits qui en rsultent par la fermentation1 il est vident que les connoissances que l'on peut acqurir sur l'un conduisent des consquences certaines sur la nature des autres1 rciproquement4 ,il toit important d'aprs cela que je m'attachasse bien connotre les principes constituans du corps fermentescible4 ,on conoit que pour y parvenir je n'ai pas t chercher les sucs de fruits trs-composs1 dont une analyse rigoureuse seroit peut-tre impossible4 ,j'ai choisi de tous les corps susceptibles de fermenter le plus simple2 le sucre dont l'analyse est facile1 dont j'ai dj prcdemment fait connotre la nature4 ,on se rappelle que cette substance est un vritable oxide vgtal1 un oxide deux bases2 qu'il est compos d'hydrogne de carbone port l'tat d'oxide par une certaine proportion d'oxygne1 que ces trois principes sont dans un tat d'quilibre qu'une force trs-lgre suffit pour rompre3 une longue suite d'expriences faites par diffrentes voies que j'ai rptes bien des fois1 m'a appris que les proportions des principes qui entrent dans la composition du sucre sont -peu-prs les suivantes4 ,hydrogne1 #h parties4 ,oxygne1 #fd ,carbone1 #bh --- ,total1 #ajj --- ,pour faire fermenter le sucre il faut d'abord l'tendre d'environ quatre parties d'eau4 ,mais de l'eau du sucre mls ensemble1 dans quelque proportion que ce soit1 ne fermenteroient jamais seuls1 l'quilibre subsisteroit toujours entre les principes de cette combinaison1 si on ne le rompoit par un moyen quelconque4 ,un peu de levure de bierre suffit pour produire cet effet pour donner le premier mouvement la fermentation3 elle se continue ensuite d'elle-mme jusqu' la fin4 ,je rendrai compte ailleurs des effets de la levure de ceux des fermens en gnral4 ,j'ai communment employ dix livres de levure en pte pour un quintal de sucre1 une quantit d'eau gale quatre fois le poids du sucre3 ainsi la liqueur fermentescible se trouvoit compose ainsi qu'il suit3 je donne ici les rsultats de mes expriences tels que je les ai obtenus1 en conservant mme jusqu'aux fractions que m'a donnes le calcul de rduction4 ,matriaux de la fermentation pour un quintal de sucre4 liv4 onc4 gr4 gr4 ,eau #djj ,sucre #ajj ,levure de biere en pte1 ,eau #g #c #f #dd compose de ,levure seche #b #ab #a #bh --------------------------- ,,total #eaj --------------------------- ,dtail des principes constituans des matriaux de la fermentation4 liv4 onc4 gr4 grains4 #djg livres #c onces #f gros ,hydrogne #fa #a #b #ga1dj #dd grains d'eau composes de ,oxygne #cdf #b #c #dd1fj #ajj livres de sucre ,hydrogne #h composes de ,oxygne #fd ,carbone #bh #b livres #ab onces #a gros ,carbone #ab #d #ei1jj #bh grains de levure ,azote #e #b1id seche composes de ,hydrogne #d #e #i1cj ,oxygne #a #aj #b #bh1gf ------------------------ ,,total #eaj ------------------------ ,rcapitulation des principes constituans des matriaux de la fermentation4 liv4 on4 gr4 grains4 liv4 onc4 gr4 gr4 ,oxygne de l'eau #cdj #daa #ab #f #a1cf de l'eau de la #f #b #c #dd1fj levure du sucre #fd de la levure #a #aj #b #bh1gf ,hydrogne de l'eau #fj #fi #f #h1gj de l'eau de la #a #a #b #ga1dj levure du sucre #h de la levure #d #e #i1cj ,carbone du sucre #bh #bh #ab #d #ei1jj de la levure #ab #d #ei1jj ,azote de la levure #e #b1id -------------------- ,,total #eaj -------------------- ,aprs avoir bien dtermin quelle est la nature la quantit des principes qui constituent les matriaux de la fermentation1 il reste examiner quels en sont les produits4 ,pour parvenir les connotre1 j'ai commenc par renfermer les #eaj livres de liqueur ci-dessus dans un appareil1 par le moyen duquel je pouvois1 non-seulement dterminer la qualit la quantit des gaz mesure qu'ils se dgageoient1 mais encore peser chacun des produits sparment1 telle poque de la fermentation que je le jugeois propos4 ,il seroit trop long de dcrire ici cet appareil1 qui se trouve au surplus dcrit dans la troisime partie de cet ,ouvrage4 ,je me bornerai donc rendre compte des effets4 ,une heure ou deux aprs que le mlange est fait1 sur-tout si la temprature dans laquelle on opre est de #ae #ah degrs1 on commence appercevoir les premiers indices de la fermentation3 la liqueur se trouble devient cumeuse2 il s'en dgage des bulles qui viennent crver la surface3 bientt la quantit de ces bulles augmente1 il se fait un dgagement abondant rapide de gaz acide carbonique trs-pur accompagn d'cume qui n'est autre chose que de la levure qui se spare4 ,au bout de quelques jours1 suivant le degr de chaleur1 le mouvement le dgagement de gaz diminue1 mais il ne cesse pas entirement2 ce n'est qu'aprs un intervalle de tems assez long que la fermentation est acheve4 ,le poids de l'acide carbonique sec qui se dgage dans cette opration est de #ce livres #e onces #d gros #ai grains4 ,ce gaz entrane en outre avec lui une portion assez considrable d'eau qu'il tient en dissolution1 qui est environ de #ac livres #ad onces #e gros4 ,il reste dans le vase dans lequel on opre une liqueur vineuse lgrement acide1 d'abord trouble1 qui s'claircit ensuite d'elle-mme1 qui laisse dposer une portion de levure4 ,cette liqueur pse en totalit #dfj livres #aa onces #f gros #ec grains4 ,enfin en analysant sparment toutes ces substances1 en les rsolvant dans leurs parties constituantes1 on trouve aprs un travail trs-pnible les rsultats qui suivent1 qui seront dtaills dans les mmoires de l',acadmie4 ,,tableau des rsultats obtenus par la fermentation4 liv4 on4 gr4 gr4 #ce livres #e onces #d gros d'oxygne #be #g #a #cd #ai grains d'acide carbonique composes de carbone #i #ad #b #eg #djh livres #ae onces #e gros d'oxygne #cdg #aj #ei #ad grains d'eau composes d'hydrogne #fa #e #d #bg #eg livres #aa onces #a gros d'oxygne combin #ca #f #a #fd #eh grains d'alkool avec l'hydrogne sec1 composes d'hydrogne combin #e #h #e #c avec l'oxygne d'hydrogne combin #d #e avec le carbone4 de carbone #af #aa #e #fc #b livres #h onces d'acide d'hydrogne #b #d acteux sec composes d'oxygne #a #aa #d de carbone #aj #d livres #a once #d gros d'hydrogne #e #a #fg #c grains de rsidu sucr composes d'oxygne #b #i #g #bg de carbone #a #b #b #ec #a livre #f onces d'hydrogne #b #b #da #ej grains de levure seche composes d'oxygne #ac #a #ad de carbone #f #b #cj d'azote #b #cg ----------------------- ------------------ #eaj livres #eaj ----------------------- ------------------ ,r,,capitulation des rsultats obtenus par la fermentation4 liv4 on4 gr4 gr4 #dji livres #aj onces de l'eau #cdg #aj #ei #ed grains d'oxygne de l'acide carbonique #be #g #a #cd de l'alkool #ca #f #a #fd de l'acide acteux #a #aa #d du rsidu sucr #b #i #g #bg de la levure #ac #a #ad #bh livres #ab onces de l'acide carbonique #i #ad #b #eg #e gros #ei grains de carbone de l'alkool #af #aa #e #fc de l'acide acteux #aj du rsidu sucr #a #b #b #ec de la levure #f #b #cj #ga livres #h onces de l'eau #fa #e #d #bg #f gros #ff grains d'hydrogne de l'eau de l'alkool #e #h #e #c combin avec le carbone #d #e dans l'alkool de l'acide acteux #b #d du rsidu sucr #e #a #fg de la levure #b #b #da #b gros #cg grains d'azote #b #cg ----------------------- ------------------ #eaj livres #eaj ----------------------- ------------------ ,quoique dans ces rsultats j'aye port jusqu'aux grains la prcision du calcul1 il s'en faut bien que ce genre d'expriences puisse comporter encore une aussi grande exactitude2 mais comme je n'ai opr que sur quelques livres de sucre1 que pour tablir des comparaisons j'ai t oblig de les rduire au quintal1 j'ai cru devoir laisser subsister les fractions telles que le calcul me les a donnes4 ,en rflchissant sur les rsultats que prsentent les tableaux ci-dessus1 il est ais de voir clairement ce qui se passe dans la fermentation vineuse4 ,on remarque d'abord que sur les cent livres de sucre qu'on a employes1 il y en a eu #d livres #a once #d gros #c grains qui sont restes dans l'tat de sucre non-dcompos1 en sorte qu'on n'a rellement opr que sur #ie livres #ad onces #e gros #fi grains de sucre2 c'est--dire1 sur #fa livres #f onces #de grains d'oxygne1 sur #g livres #aj onces #f gros #f grains d'hydrogne1 sur #bf livres #ac onces #e gros #ai grains de carbone4 ,or en comparant ces quantits on verra qu'elles sont suffisantes pour former tout l'esprit de vin ou alkool1 tout l'acide carbonique tout l'acide acteux qui a t produit par l'effet de la fermentation4 ,il n'est donc point ncessaire de supposer que l'eau se dcompose dans cette opration3 moins qu'on ne prtende que l'oxygne l'hydrogne sont dans l'tat d'eau dans le sucre2 ce que je ne crois pas1 puisque j'ai tabli au contraire qu'en gnral les trois principes constitutifs des vgtaux1 l'hydrogne1 l'oxygne le carbone toient entr'eux dans un tat d'quilibre2 que cet tat d'quilibre subsistoit tant qu'il n'toit point troubl1 soit par un changement de temprature1 soit par une double affinit1 que ce n'toit qu'alors que les principes se combinant deux deux formoient de l'eau de l'acide carbonique4 ,les effets de la fermentation vineuse se rduisent donc sparer en deux portions le sucre qui est un oxide2 oxygner l'une aux dpens de l'autre pour en former de l'acide carbonique2 dsoxygner l'autre en faveur de la premire pour en former une substance combustible qui est l'alkool3 en sorte que s'il toit possible de recombiner ces deux substances1 l'alkool l'acide carbonique1 on reformeroit du sucre4 ,il est remarquer au surplus que l'hydrogne le carbone ne sont pas dans l'tat d'huile dans l'alkool2 ils sont combins avec une portion d'oxygne qui les rend miscibles l'eau3 les trois principes1 l'oxygne1 l'hydrogne le carbone1 sont donc encore ici dans une espce d'tat d'quilibre2 en effet1 en les faisant passer travers un tube de verre ou de porcelaine rougi au feu1 on les recombine deux deux1 on retrouve de l'eau1 de l'hydrogne1 de l'acide carbonique du carbone4 ,j'avois avanc d'une manire formelle dans mes premiers ,mmoires sur la formation de l'eau1 que cette substance regarde comme un lment1 se dcomposoit dans un grand nombre d'oprations chimiques1 notamment dans la fermentation vineuse3 je supposois alors qu'il existoit de l'eau toute forme dans le sucre1 tandis que je suis persuad aujourd'hui qu'il contient seulement les matriaux propres la former4 ,on conoit qu'il a d m'en coter pour abandonner mes premires ides2 aussi n'est-ce qu'aprs plusieurs annes de rflexions1 d'aprs une longue suite d'expriences d'observations sur les vgtaux1 que je m'y suis dtermin4 ,je terminerai ce que j'ai dire sur la fermentation vineuse1 en observant qu'elle peut fournir un moyen d'analyse du sucre en gnral des substances vgtales susceptibles de fermenter4 ,en effet1 comme je l'ai dj indiqu au commencement de cet article1 je puis considrer les matires mises fermenter le rsultat obtenu aprs la fermentation1 comme une quation algbrique2 en supposant successivement chacun des lmens de cette quation inconnus1 j'en puis tirer une valeur1 rectifier ainsi l'exprience par le calcul le calcul par l'exprience4 ,j'ai souvent profit de cette mthode pour corriger les premiers rsultats de mes expriences1 pour me guider dans les prcautions prendre pour les recommencer3 mais ce n'est pas ici le moment d'entrer dans ces dtails sur lesquels je me suis au surplus tendu fort au long dans le ,mmoire que j'ai donn l',acadmie sur la ,fermentation vineuse1 qui sera incessamment imprim4 ,,chapitre ,,xiv4 ,de la ,fermentation putride4 ,,je viens de faire voir comment le corps sucr se dcomposoit1 lorsqu'il toit tendu d'une certaine quantit d'eau l'aide d'une douce chaleur2 comment les trois principes qui le constituent1 l'oxygne1 l'hydrogne le carbone1 qui toient dans un tat d'quilibre qui ne formoient dans l'tat de sucre ni de l'eau1 ni de l'huile1 ni de l'acide carbonique1 se sparoient pour se combiner dans un autre ordre2 comment une portion de carbone se runissoit l'oxygne pour former de l'acide carbonique2 comment une autre portion de carbone se combinoit avec de l'hydrogne avec de l'eau pour former de l'alkool4 ,les phnomnes de la putrfaction s'oprent de mme en vertu d'affinits trs-compliques4 ,les trois principes constitutifs du corps cessent galement1 dans cette opration1 d'tre dans un tat d'quilibre3 au lieu d'une combinaison ternaire1 il se forme des combinaisons binaires2 mais le rsultat de ces combinaisons est bien diffrent de celui que donne la fermentation vineuse4 ,dans cette dernire1 une partie des principes de la substance vgtale1 l'hydrogne par exemple1 reste uni une portion d'eau de carbone pour former de l'alkool4 ,dans la fermentation putride au contraire1 la totalit de l'hydrogne se dissipe sous la forme de gaz hydrogne3 en mme tems l'oxygne le carbone se runissant au calorique1 s'chappent sous la forme de gaz acide carbonique4 ,enfin quand l'opration est entirement acheve1 sur-tout si la quantit d'eau ncessaire pour la putrfaction n'a pas manqu1 il ne reste plus que la terre du vgtal mle d'un peu de carbone de fer4 ,la putrfaction des vgtaux n'est donc autre chose qu'une analyse complette des substances vgtales dans laquelle la totalit de leurs principes constitutifs se dgage sous forme de gaz1 l'exception de la terre qui reste dans l'tat de ce qu'on nomme terreau4 ,je donnerai dans la troisime partie de cet ,ouvrage1 une ide des appareils qu'on peut employer pour ce genre d'expriences4 ,tel est le rsultat de la putrfaction1 quand le corps qu'on y soumet ne contient que de l'oxygne1 de l'hydrogne1 du carbone un peu de terre3 mais ce cas est rare1 il parot mme que ces substances1 lorsqu'elles sont seules1 fermentent difficilement2 qu'elles fermentent mal1 qu'il faut un tems considrable pour que la putrfaction soit complette4 ,il n'en est pas de mme quand la substance mise fermenter contient de l'azote2 c'est ce qui a lieu l'gard de toutes les matires animales mme d'un assez grand nombre de matires vgtales4 ,ce nouvel ingrdient favorise merveilleusement la putrfaction3 c'est pour cette raison qu'on mlange les matires animales avec les vgtales1 lorsqu'on veut hter la putrfaction2 c'est dans ce mlange que consiste presque toute la science des amendemens des fumiers4 ,mais l'introduction de l'azote dans les matriaux de la putrfaction1 ne produit pas seulement l'effet d'en acclrer les phnomnes2 elle forme1 en se combinant avec l'hydrogne1 une nouvelle substance connue sous le nom d'alkali volatil ou ammoniaque4 ,les rsultats qu'on obtient en analysant les matires animales par diffrens procds1 ne laissent aucun doute sur la nature des principes qui constituent l'ammoniaque4 ,toutes les fois qu'on spare pralablement l'azote de ces matires1 elles ne donnent plus d'ammoniaque1 elles n'en donnent qu'autant qu'elles contiennent de l'azote4 ,cette composition de l'ammoniaque est d'ailleurs confirme par des expriences analytiques1 que ,m4 ,berthollet a dtailles dans les ,mmoires de l',acad4 anne #aghe1 page #caf2 il a donn diffrens moyens de dcomposer cette substance d'obtenir sparment les deux principes1 l'azote l'hydrogne1 qui entrent dans sa combinaison4 ,j'ai dj annonc plus haut 7voyez ,chapitre dixime7 que les corps combustibles toient presque tous susceptibles de se combiner les uns avec les autres4 ,le gaz hydrogne a minemment cette proprit2 il dissout le carbone1 le soufre le phosphore1 il rsulte de ces combinaisons ce que j'ai appel plus haut1 gaz hydrogne carbon1 gaz hydrogne sulfur1 gaz hydrogne phosphor4 ,les deux derniers de ces gaz ont une odeur particulire trs-dsagrable3 celle du gaz hydrogne sulfur a beaucoup de rapport avec celle des ufs gts corrompus2 celle du gaz hydrogne phosphor est absolument la mme que celle du poisson pourri2 enfin l'ammoniaque a une odeur qui n'est ni moins pntrante1 ni moins dsagrable que les prcdentes4 ,c'est de la combinaison de ces diffrentes odeurs que rsulte celle qui s'exhale des matires animales en putrfaction1 qui est si ftide4 ,tantt c'est l'odeur de l'ammoniaque qui est prdominante1 on la reconnot aisment ce qu'elle pique les yeux2 tantt c'est celle du soufre1 comme dans les matires fcales2 tantt enfin1 c'est celle du phosphore1 comme dans le hareng pourri4 ,j'ai suppos jusqu'ici que rien ne drangeoit le cours de la fermentation1 n'en troubloit les effets4 ,mais ,m4 de ,fourcroy ,m4 ,thouret ont observ1 relativement des cadavres enterrs une certaine profondeur garantis jusqu' un certain point du contact de l'air1 des phnomnes particuliers4 ,ils ont remarqu que souvent la partie musculaire se convertissoit en une vritable graisse animale4 ,ce phnomne tient ce que1 par quelque circonstance particulire1 l'azote que contenoient ces matires animales aura t dgag1 ce qu'il n'est rest que de l'hydrogne du carbone1 c'est--dire1 les matriaux propres faire de la graisse4 ,cette observation sur la possibilit de convertir en graisse les matires animales1 peut conduire un jour des dcouvertes importantes sur le parti qu'on en peut tirer pour les usages de la socit4 ,les djections animales1 telles que les matires fcales1 sont principalement composes de carbone d'hydrogne2 elles se rapprochent donc beaucoup de l'tat d'huile1 en effet elles en fournissent beaucoup par la distillation feu nud4 ,mais l'odeur insoutenable qui accompagne tous les produits qu'on en retire1 ne permet pas d'esprer de long-tems qu'on puisse les employer autre chose qu' faire des engrais4 ,je n'ai donn dans ce ,chapitre que des apperus1 parce que la composition des matires animales n'est pas encore trs-exactement connue4 ,on sait qu'elles sont composes d'hydrogne1 de carbone1 d'azote1 de phosphore1 de soufre2 le tout port l'tat d'oxide par une quantit plus ou moins grande d'oxygne3 mais on ignore absolument quelle est la proportion de ces principes4 ,le tems compltera cette partie de l'analyse chimique1 comme il en a complt dj quelques autres4 ,,chapitre ,,xv4 ,de la ,fermentation acteuse4 ,,la fermentation acteuse n'est autre chose que l'acidification du vin qui se fait l'air libre par l'absorption de l'oxygne4 ,l'acide qui en rsulte est l'acide acteux1 vulgairement appel vinaigre3 il est compos d'une proportion qui n'a point encore t dtermine1 d'hydrogne de carbone combins ensemble1 ports l'tat d'acide par l'oxygne4 ,le vinaigre tant un acide1 l'analogie conduisoit seule conclure qu'il contenoit de l'oxygne2 mais cette vrit est prouve de plus par des expriences directes4 ,premirement le vin ne peut se convertir en vinaigre qu'autant qu'il a le contact de l'air1 qu'autant que cet air contient du gaz oxygne4 ,secondement cette opration est accompagne d'une diminution du volume de l'air dans lequel elle se fait1 cette diminution de volume est occasionne par l'absorption du gaz oxygne4 ,troisimement on peut transformer le vin en vinaigre1 en l'oxygnant par quelqu'autre moyen que ce soit4 ,indpendamment de ces faits qui prouvent que l'acide acteux est un rsultat de l'oxygnation du vin1 une exprience de ,m4 ,chaptal1 professeur de ,chimie ,montpellier1 fait voir clairement ce qui se passe dans cette opration4 ,il prend du gaz acide carbonique dgag de la bire en fermentation2 il en imprgne de l'eau jusqu' saturation1 c'est--dire1 jusqu' ce qu'elle en ait absorb environ une quantit gale son volume2 il met cette eau la cave dans des vaisseaux qui ont communication avec l'air1 au bout de quelque tems le tout se trouve converti en acide acteux4 ,le gaz acide carbonique des cuves de bire en fermentation1 n'est pas entirement pur2 il est ml d'un peu d'alkool qu'il tient en dissolution3 il y a donc dans l'eau imprgne d'acide carbonique dgag de la fermentation vineuse1 tous les matriaux ncessaires pour former de l'acide acteux4 ,l'alkool fournit l'hydrogne une portion de carbone2 l'acide carbonique fournit du carbone de l'oxygne2 enfin l'air de l'atmosphre doit fournir ce qui manque d'oxygne pour porter le mlange l'tat d'acide acteux4 ,on voit par-l qu'il ne faut qu'ajouter de l'hydrogne l'acide carbonique pour le constituer acide acteux1 ou pour parler plus gnralement1 pour le transformer en un acide vgtal quelconque1 suivant le degr d'oxygnation2 qu'il ne faut au contraire que retrancher de l'hydrogne aux acides vgtaux pour les convertir en acide carbonique4 ,je ne m'tendrai pas davantage sur la fermentation acteuse l'gard de laquelle nous n'avons pas encore d'expriences exactes2 les faits principaux sont connus1 mais l'exactitude numrique manque4 ,on voit d'ailleurs que la thorie de l'actification est troitement lie celle de la constitution de tous les acides oxides vgtaux1 nous ne connoissons point encore la proportion des principes dont ils sont composs4 ,il est ais de s'appercevoir cependant que toute cette partie de la chimie marche rapidement comme toutes les autres1 vers sa perfection1 qu'elle est beaucoup plus simple qu'on ne l'avoit cru jusqu'ici4 ,,chapitre ,,xvi4 ,de la formation des ,sels neutres1 des diffrentes bases qui entrent dans leur composition4 ,,nous avons vu comment un petit nombre de substances simples1 ou au moins qui n'ont point t dcomposes jusqu'ici1 telles que l'azote1 le soufre1 le phosphore1 le carbone1 le radical muriatique l'hydrogne1 formoient en se combinant avec l'oxygne tous les oxides les acides du rgne vgtal du rgne animal3 nous avons admir avec quelle simplicit de moyens la nature multiplioit les proprits les formes1 soit en combinant ensemble jusqu' trois quatre bases acidifiables dans diffrentes proportions1 soit en changeant la dose d'oxygne destin les acidifier4 ,nous ne la trouverons ni moins varie1 ni moins simple1 ni sur-tout moins fconde dans l'ordre de choses que nous allons parcourir4 ,les substances acidifiables en se combinant avec l'oxygne1 en se convertissant en acides1 acquirent une grande tendance la combinaison2 elles deviennent susceptibles de s'unir avec des substances terreuses mtalliques1 c'est de cette runion que rsultent les sels neutres4 ,les acides peuvent donc tre regards comme de vritables principes salifians1 les substances auxquelles ils s'unissent pour former des sels neutres1 comme des bases salifiables3 c'est prcisment de la combinaison des principes salifians avec les bases salifiables que nous allons nous occuper dans cet article4 ,cette manire d'envisager les acides ne me permet pas de les regarder comme des sels1 quoiqu'ils aient quelques-unes de leurs proprits principales1 telles que la solubilit dans l'eau1 c4 ,les acides1 comme je l'ai dj fait observer1 rsultent d'un premier ordre de combinaisons2 ils sont forms de la runion de deux principes simples1 ou au moins qui se comportent la manire des principes simples1 ils sont par consquent pour me servir de l'expression de ,stahl1 dans l'ordre des mixtes4 ,les sels neutres1 au contraire1 sont d'un autre ordre de combinaisons1 ils sont forms de la runion de deux mixtes1 ils rentrent dans la classe des composs4 ,je ne rangerai pas non plus1 par la mme cause1 les alkalis#f ni les substances terreuses1 telles que la chaux1 la magnsie1 c4 dans la classe des sels1 je ne dsignerai par ce nom que des composs forms de la runion d'une substance simple oxygne avec une base quelconque4 #f ,on regardera peut-tre comme un dfaut de la mthode que j'ai adopte1 de m'avoir contraint rejetter les alkalis de la classe des sels1 je conviens que c'est un reproche qu'on peut lui faire2 mais cet inconvnient se trouve compens par de si grands avantages1 que je n'ai pas cru qu'il dt m'arrter4 ,je me suis suffisamment tendu dans les chapitres prcdens sur la formation des acides1 je n'ajouterai rien cet gard2 mais je n'ai rien dit encore des bases qui sont susceptibles de se combiner avec eux pour former des sels neutres2 ces bases que je nomme salifiables1 sont3 ,la potasse4 ,la soude4 ,l'ammoniaque4 ,la chaux4 ,la magnsie4 ,la baryte4 ,l'alumine4 ,et toutes les substances mtalliques4 ,je vais dire un mot de l'origine de la nature de chacune de ces bases en particulier4 ,de la ,potasse4 ,nous avons dj fait observer que lorsqu'on chauffoit une substance vgtale dans un appareil distillatoire1 les principes qui la composent1 l'oxygne1 l'hydrogne le carbone1 qui formoient une combinaison triple dans un tat d'quilibre1 se runissoient deux deux en obissant aux affinits qui doivent avoir lieu suivant le degr de temprature4 ,ainsi la premire impression du feu1 ds que la chaleur excde celle de l'eau bouillante1 l'oxygne l'hydrogne se runissent pour former de l'eau4 ,bientt aprs une portion de carbone une d'hydrogne se combinent pour former de l'huile4 ,lorsqu'ensuite par le progrs de la distillation on est parvenu une chaleur rouge1 l'huile l'eau mme qui s'toient formes se dcomposent2 l'oxygne le carbone forment l'acide carbonique1 une grande quantit de gaz hydrogne devenu libre se dgage s'chappe2 enfin il ne reste plus que du charbon dans la cornue4 ,la plus grande partie de ces phnomnes se retrouvent dans la combustion des vgtaux l'air libre3 mais alors la prsence de l'air1 introduit dans l'opration trois ingrdiens nouveaux1 dont deux au moins apportent des changemens considrables dans les rsultats de l'opration4 ,ces ingrdiens sont l'oxygne de l'air1 l'azote le calorique4 ,a mesure que l'hydrogne du vgtal ou celui qui rsulte de la dcomposition de l'eau est chass par le progrs du feu sous la forme de gaz hydrogne1 il s'allume au moment o il a le contact de l'air1 il reforme de l'eau1 le calorique des deux gaz qui devient libre1 au moins pour la plus grande partie1 produit la flamme4 ,lorsqu'ensuite tout le gaz hydrogne a t chass1 brl rduit en eau1 le charbon qui reste brle son tour1 mais sans flamme2 il forme de l'acide carbonique qui s'chappe1 emportant avec lui une portion de calorique qui le constitue dans l'tat de gaz3 le surplus du calorique devient libre1 s'chappe produit la chaleur la lumire qu'on observe dans la combustion du charbon4 ,tout le vgtal se trouve ainsi rduit en eau en acide carbonique2 il ne reste qu'une petite portion d'une matire terreuse grise1 connue sous le nom de cendre1 qui contient les seuls principes vraiment fixes qui entrent dans la constitution des vgtaux4 ,cette terre ou cendre dont le poids n'excde pas communment le vingtime de celui du vgtal1 contient une substance d'un genre particulier1 connue sous le nom d'alkali fixe vgtal ou de potasse4 ,pour l'obtenir on passe de l'eau sur les cendres2 l'eau se charge de la potasse qui est dissoluble1 elle laisse les cendres qui sont insolubles3 en vaporant ensuite l'eau1 on obtient la potasse qui est fixe1 mme un trs-grand degr de chaleur1 qui reste sous forme blanche concrte4 ,mon objet n'est point de dcrire ici l'art de prparer la potasse1 encore moins les moyens de l'obtenir pure3 je n'entre mme ici dans ces dtails que pour obir la loi que je me suis faite de n'admettre aucun mot qui n'ait t dfini4 ,la potasse qu'on obtient par ce procd est toujours plus ou moins sature d'acide carbonique1 la raison en est facile saisir3 comme la potasse ne se forme1 ou au moins n'est rendue libre qu' mesure que le charbon du vgtal est converti en acide carbonique par l'addition de l'oxygne1 soit de l'air1 soit de l'eau1 il en rsulte que chaque molcule de potasse se trouve au moment de sa formation en contact avec une molcule d'acide carbonique1 comme il y a beaucoup d'affinit entre ces deux substances1 il doit y avoir combinaison4 ,quoique l'acide carbonique soit celui de tous les acides qui tient le moins la potasse1 il est cependant difficile d'en sparer les dernires portions4 ,le moyen le plus habituellement employ consiste dissoudre la potasse dans de l'eau1 y ajouter deux ou trois fois son poids de chaux vive1 filtrer vaporer dans des vaisseaux ferms2 la substance saline qu'on obtient est de la potasse presqu'entirement dpouille d'acide carbonique4 ,dans cet tat1 elle est non-seulement dissoluble dans l'eau1 au moins partie gale2 mais elle attire encore celle de l'air avec une tonnante avidit3 elle fournit en consquence un moyen de scher l'air ou les gaz auxquels elle est expose4 ,elle est galement soluble dans l'esprit-de-vin ou alkool1 la diffrence de celle qui est sature d'acide carbonique1 qui n'est pas soluble dans ce dissolvant4 ,cette circonstance a fourni ,m4 ,berthollet un moyen d'avoir de la potasse parfaitement pure4 ,il n'y a point de vgtaux qui ne donnent plus ou moins de potasse par incinration2 mais on ne l'obtient pas galement pure de tous1 elle est ordinairement mle avec diffrens sels qu'il est ais d'en sparer4 ,on ne peut gure douter que les cendres1 autrement dit la terre que laissent les vgtaux lorsqu'on les brle1 ne prexistt dans ces vgtaux antrieurement la combustion2 cette terre forme1 ce qu'il parot1 la partie osseuse1 la carcasse du vgtal4 ,mais il n'en est pas de mme de la potasse2 on n'est encore parvenu sparer cette substance des vgtaux1 qu'en employant des procds ou des intermdes qui peuvent fournir de l'oxigne de l'azote1 tels que la combustion ou la combinaison avec l'acide nitrique2 en sorte qu'il n'est point dmontr que cette substance ne soit pas un produit de ces oprations4 ,j'ai commenc une suite d'expriences sur cet objet1 dont je serai bientt en tat de rendre compte4 ,de la ,soude4 ,la soude est1 comme la potasse1 un alkali qui se tire de la lixiviation des cendres des plantes1 mais de celles seulement qui croissent aux bords de la mer1 principalement du kali1 d'o est venu le nom d'alkali qui lui a t donn par les arabes3 elle a quelques proprits communes avec la potasse1 mais elle en a d'autres qui l'en distinguent4 ,en gnral ces deux substances portent chacune dans toutes les combinaisons salines des caractres qui leur sont propres4 ,la soude1 telle qu'on l'obtient de la lixiviation des plantes marines1 est le plus souvent entirement sature d'acide carbonique2 mais elle n'attire pas1 comme la potasse1 l'humidit de l'air2 au contraire elle s'y desseche2 ses cristaux s'effleurissent se convertissent en une poussire blanche qui a toutes les proprits de la soude1 qui n'en differe que parce qu'elle a perdu son eau de cristallisation4 ,on ne connot pas mieux jusqu'ici les principes constituans de la soude que ceux de la potasse1 on n'est pas mme certain si cette substance est toute forme dans les vgtaux1 antrieurement la combustion4 ,l'analogie pourroit porter croire que l'azote est un des principes constituans des alkalis en gnral1 on en a la preuve l'gard de l'ammoniaque1 comme je vais l'exposer3 mais on n'a1 relativement la potasse la soude que de lgres prsomptions qu'aucune exprience dcisive n'a encore confirmes4 ,de l',ammoniaque4 ,comme nous n'avions aucune connoissance prcise prsenter sur la composition de la soude de la potasse1 nous avons t obligs de nous borner dans les deux paragraphes prcdens indiquer les substances dont on les retire1 les moyens qu'on emploie pour les obtenir4 ,il n'en est pas de mme de l'ammoniaque1 que les anciens ont nomme alkali volatil4 ,m4 ,berthollet1 dans un ,mmoire imprim dans le recueil de l',acadmie1 anne #aghd1 page #caf1 est parvenu prouver par voie de dcomposition que #ajjj parties de cette substance en poids toient composes d'environ #hjg d'azote de #aic d'hydrogne4 ,c'est principalement par la distillation des matires animales qu'on obtient cette substance2 l'azote qui est un de leurs principes constituans1 s'unit la proportion d'hydrogne propre cette combinaison1 il se forme de l'ammoniaque3 mais on ne l'obtient point pure dans cette opration2 elle est mle avec de l'eau1 de l'huile1 en grande partie sature d'acide carbonique4 ,pour la sparer de toutes ces substances1 on la combine d'abord avec un acide tel1 par exemple1 que l'acide muriatique2 on l'en dgage ensuite1 soit par une addition de chaux1 soit par une addition de potasse4 ,lorsque l'ammoniaque a t ainsi amene son plus grand degr de puret1 elle ne peut plus exister que sous forme gazeuse1 la temprature ordinaire dans laquelle nous vivons2 elle a une odeur excessivement pntrante4 ,l'eau en absorbe une trs-grande quantit1 sur-tout si elle est froide si on ajoute la pression au refroidissement2 ainsi sature d'ammoniaque1 elle a t appele alkali volatil fluor3 nous l'appellerons simplement ammoniaque ou ammoniaque en liqueur1 nous dsignerons la mme substance1 quand elle sera dans l'tat ariforme1 par le nom de gaz ammoniac4 ,de la ,chaux1 de la ,magnsie1 de la ,baryte de l',alumine4 ,la composition de ces quatre terres est absolument inconnue2 comme on n'est point encore parvenu dterminer quelles sont leurs parties constituantes lmentaires1 nous sommes autoriss1 en attendant de nouvelles dcouvertes1 les regarder comme des tres simples3 l'art n'a donc aucune part la formation de ces terres1 la nature nous les prsente toutes formes4 ,mais comme elles ont la plupart1 sur-tout les trois premires1 une grande tendance la combinaison1 on ne les trouve jamais seules4 ,la chaux est presque toujours sature d'acide carbonique1 dans cet tat elle forme la craie1 les spaths calcaires1 une partie des marbres1 c4 ,quelquefois elle est sature d'acide sulfurique1 comme dans le gypse les pierres pltre2 d'autres fois avec l'acide fluorique1 elle forme le spath fluor ou vitreux4 ,enfin les eaux de la mer des fontaines sales en contiennent de combine avec l'acide muriatique4 ,c'est de toutes les bases salifiables celle qui est la plus abondamment rpandue dans la nature4 ,on rencontre la magnsie dans un grand nombre d'eaux minrales2 elle y est le plus communment combine avec l'acide sulfurique2 on la trouve aussi trs-abondamment dans l'eau de la mer1 o elle est combine avec l'acide muriatique2 enfin elle entre dans la composition d'un grand nombre de pierres4 ,la baryte est beaucoup moins abondante que les deux terres prcdentes2 on la trouve dans le rgne minral combine avec l'acide sulfurique1 elle forme alors le spath pesant2 quelquefois1 mais plus rarement1 elle est combine avec l'acide carbonique4 ,l'alumine ou base de l'alun a moins de tendance la combinaison que les prcdentes2 aussi la trouve-t-on souvent dans l'tat d'alumine1 sans tre combine avec aucun acide4 ,c'est principalement dans les argiles qu'on la rencontre2 elle en fait1 proprement parler1 la base4 ,des ,substances mtalliques4 ,les mtaux1 l'exception de l'or quelquefois de l'argent1 se prsentent rarement dans le rgne minral sous leur forme mtallique2 ils sont communment ou plus ou moins saturs d'oxygne1 ou combins avec du soufre1 de l'arsenic1 de l'acide sulfurique1 de l'acide muriatique1 de l'acide carbonique1 de l'acide phosphorique4 ,la docimasie la mtallurgie enseignent les sparer de toutes ces substances trangres1 nous renvoyons aux ouvrages qui traitent de cette partie de la ,chimie4 ,il est probable que nous ne connoissons qu'une partie des substances mtalliques qui existent dans la nature2 toutes celles1 par exemple1 qui ont plus d'affinit avec l'oxygne qu'avec le carbone1 ne sont pas susceptibles d'tre rduites ou ramenes l'tat mtallique1 elles ne doivent se prsenter nos yeux que sous la forme d'oxides qui se confondent pour nous avec les terres4 ,il est trs-probable que la baryte que nous venons de ranger dans la classe des terres1 est dans ce cas2 elle prsente dans le dtail des expriences des caractres qui la rapprochent beaucoup des substances mtalliques4 ,il seroit possible la rigueur que toutes les substances auxquelles nous donnons le nom de terres1 ne fussent que des oxides mtalliques1 irrductibles par les moyens que nous employons4 ,quoi qu'il en soit1 les substances mtalliques que nous connoissons1 celles que nous pouvons obtenir dans l'tat mtallique1 sont au nombre de dix-sept2 savoir3 ,l'arsenic4 ,le fer4 ,le molybdne4 ,l'tain4 ,le tungstne4 ,le plomb4 ,le manganse4 ,le cuivre4 ,le nickel4 ,le mercure4 ,le cobalt4 ,l'argent4 ,le bismuth4 ,le platine4 ,l'antimoine4 ,l'or4 ,le zinc4 ,je ne considrerai ici ces mtaux que comme des bases salifiables1 je n'entrerai dans aucun dtail sur leurs proprits relatives aux arts aux usages de la socit4 ,chaque mtal sous ces points de vue exigeroit un trait complet1 je sortirois absolument des bornes que je me suis prescrites4 ,,chapitre ,,xvii4 ,suite des rflexions sur les bases salifiables1 sur la formation des ,sels neutres4 ,,telles sont les bases salifiables1 c'est--dire1 susceptibles de se combiner avec les acides1 de former des sels neutres4 ,mais il faut observer que les alkalis les terres entrent purement simplement dans la composition des sels neutres1 sans aucun intermde qui serve les unir2 tandis qu'au contraire les mtaux ne peuvent se combiner avec les acides1 qu'autant qu'ils ont t pralablement plus ou moins oxygns4 ,on peut donc rigoureusement dire que les mtaux ne sont point dissolubles dans les acides1 mais seulement les oxides mtalliques4 ,ainsi lorsqu'on met une substance mtallique dans un acide1 la premire condition pour qu'elle puisse s'y dissoudre1 est qu'elle puisse s'y oxider1 elle ne le peut qu'en enlevant de l'oxygne1 ou l'acide1 ou l'eau1 dont cet acide est tendu3 c'est--dire1 en d'autres termes qu'une substance mtallique ne peut se dissoudre dans un acide1 qu'autant que l'oxygne qui entre1 soit dans la composition de l'eau1 soit dans celle de l'acide1 a plus d'affinit avec le mtal1 qu'il n'en a avec l'hydrogne ou la base acidifiable2 ou1 ce qui revient encore au mme1 qu'il n'y a de dissolution mtallique1 qu'autant qu'il y a dcomposition de l'eau ou de l'acide4 ,c'est de cette observation simple1 qui a chapp1 mme l'illustre ,bergman1 que dpend l'explication des principaux phnomnes des dissolutions mtalliques4 ,le premier de tous le plus frappant est l'effervescence1 ou1 pour parler d'une manire moins quivoque1 le dgagement de gaz qui a lieu pendant la dissolution4 ,ce gaz dans les dissolutions par l'acide nitrique est du gaz nitreux2 dans les dissolutions par l'acide sulfurique1 il est ou du gaz acide sulfureux1 ou du gaz hydrogne1 suivant que c'est aux dpens de l'acide sulfurique ou de l'eau que le mtal s'est oxid4 ,il est sensible que l'acide nitrique l'eau tant composs l'un l'autre de substances qui sparment ne peuvent exister que dans l'tat de gaz1 du moins la temprature dans laquelle nous vivons1 aussitt qu'on leur enlve l'oxygne1 le principe qui lui toit uni doit entrer sur le champ en expansion1 il doit prendre la forme gazeuse1 c'est ce passage rapide de l'tat liquide l'tat gazeux qui constitue l'effervescence4 ,il en est de mme de l'acide sulfurique2 les mtaux1 en gnral1 sur-tout par la voie humide1 n'enlvent point cet acide la totalit de l'oxygne2 ils ne le rduisent point en soufre1 mais en acide sulfureux qui ne peut galement exister que dans l'tat de gaz au degr de temprature de pression dans lequel nous vivons4 ,cet acide doit donc se dgager sous la forme de gaz1 c'est encore ce dgagement qu'est due l'effervescence4 ,un second phnomne est que toutes les substances mtalliques se dissolvent sans effervescence dans les acides quand elles ont t oxides avant la dissolution3 il est clair qu'alors le mtal n'ayant plus s'oxider1 il ne tend plus dcomposer ni l'acide ni l'eau2 il ne doit donc plus y avoir d'effervescence1 puisque l'effet qui le produisoit n'a plus lieu4 ,un troisime phnomne est que tous les mtaux se dissolvent sans effervescence dans l'acide muriatique oxygn3 ce qui se passe dans cette opration mrite quelques rflexions particulires4 ,le mtal dans ce cas enlve l'acide muriatique oxygn son excs d'oxygne2 il se forme d'une part un oxide mtallique1 de l'autre de l'acide muriatique ordinaire4 ,s'il n'y a pas d'effervescence dans ces sortes de dissolutions1 ce n'est pas qu'il ne soit de l'essence de l'acide muriatique d'exister sous la forme de gaz au degr de temprature dans lequel nous vivons1 mais ce gaz trouve dans l'acide muriatique oxygn plus d'eau qu'il n'en faut pour tre retenu pour demeurer sous forme liquide2 il ne se dgage donc pas comme l'acide sulfureux1 aprs s'tre combin avec l'eau dans le premier instant1 il se combine paisiblement ensuite avec l'oxide mtallique qu'il dissout4 ,un quatrime phnomne est que les mtaux qui ont peu d'affinit pour l'oxygne1 qui n'exercent pas sur ce principe une action assez forte pour dcomposer1 soit l'acide1 soit l'eau1 sont absolument indissolubles3 c'est par cette raison que l'argent1 le mercure1 le plomb1 ne sont pas dissolubles dans l'acide muriatique1 lorsqu'on les prsente cet acide dans leur tat mtallique2 mais si on les oxide auparavant1 de quelque manire que ce soit1 ils deviennent aussitt trs-dissolubles1 la dissolution se fait sans effervescence4 ,l'oxygne est donc le moyen d'union entre les mtaux les acides2 cette circonstance qui a lieu pour tous les mtaux comme pour tous les acides1 pourroit porter croire que toutes les substances qui ont une grande affinit avec les acides contiennent de l'oxygne4 ,il est donc assez probable que les quatre terres salifiables que nous avons dsignes ci-dessus contiennent de l'oxygne1 que c'est par ce latus qu'elles s'unissent aux acides4 ,cette considration sembleroit appuyer ce que j'ai prcdemment avanc l'article des terres1 que ces substances pourroient bien n'tre autre chose que des mtaux oxids avec lesquels l'oxygne a plus d'affinit qu'il n'en a avec le charbon1 qui par cette circonstance sont irrductibles4 ,au reste ce n'est ici qu'une conjecture que des expriences ultrieures pourront seules ou confirmer ou dtruire4 ,les acides connus jusqu'ici sont les suivans2 nous allons en les dsignant1 indiquer le nom du radical ou base acidifiable dont ils sont composs4 ,noms des acides4 ,nom de la base acidifiable ou radical de chaque acide1 avec des observations4 ---------------------------------------- ------------------------------- #a ,sulfureux4 ,soufre4 #b ,sulfurique4 #c ,phosphoreux4 ,phosphore4 #d ,phosphorique4 #e ,muriatique4 ,radical muriatique4 #f ,muriatique oxygn4 #g ,nitreux4 ,azote4 #h ,nitrique4 #i ,nitrique oxign4 #aj ,carbonique4 ,carbone4 #aa ,acteux4 ,tous ces acides paroissent tre forms de la #ab ,actique4 runion d'une base acidifiable double1 le #ac ,oxalique4 carbone l'hydrogne1 ne diffrer entr'eux #ad ,tartareux4 que par la diffrence de proportion de ces #ae ,pyro-tartareux4 deux bases de l'oxigne qui les acidifie2 #af ,citrique4 on n'a au surplus encore aucune suite #ag ,malique4 d'expriences bien faites cet gard4 #ah ,pyro-ligneux4 #ai ,pyro-muqueux4 #bj ,gallique4 ,on n'a encore que des connoissances #ba ,prussique4 trs-imparfaites sur la nature des radicaux #bb ,benzoque4 de ces acides2 on sait seulement #bc ,succinique4 que le carbone l'hydrogne en sont #bd ,camphorique4 les principales parties1 que l'acide #be ,lactique4 prussique contient de l'azote4 #bf ,saccho-lactique4 #bg ,bombique4 ,ces acides tous ceux qu'on obtient en #bh ,formique4 oxignant les matires animales1 paroissent #bi ,sbacique4 avoir pour base acidifiable le carbone1 l'hydrogne1 le phosphore l'azote4 #cj ,boracique4 ,le radical boracique ,la nature de ces deux #ca ,fluorique4 ,le radical fluorique radicaux est entirement inconnue4 #cb ,antimonique4 ,antimoine4 #cc ,argentique4 ,argent4 #cd ,arsenique4 ,arsenic4 #ce ,bismuthique4 ,bismuth4 #cf ,cobaltique4 ,cobalt4 #cg ,cuprique4 ,cuivre4 #ch ,stamnique4 ,etain4 #ci ,ferrique4 ,fer4 #dj ,manganique4 ,manganse4 #da ,hydrargirique4 ,mercure4 #db ,molybdique4 ,molybdne4 #dc ,nickelique4 ,nickel4 #dd ,aurique4 ,or4 #de ,platinique4 ,platine4 #df ,plombique4 ,plomb4 #dg ,tungstique4 ,tungstne4 #dh ,zincique4 ,zinc4 ,on voit que le nombre des acides est de #dh en y comprenant les #ag acides mtalliques qui sont encore peu connus1 mais sur lesquels ,m4 ,berthollet va donner incessamment un travail important4 ,on ne peut pas encore se flatter sans doute de les avoir tous dcouverts2 mais il est probable1 d'un autre ct1 qu'un examen plus approfondi fera connotre que plusieurs des acides vgtaux regards comme diffrens1 rentrent les uns dans les autres4 ,au reste1 on ne peut prsenter ici le tableau de la ,chimie que dans l'tat o elle est1 tout ce qu'on peut faire c'est de donner des principes pour nommer1 en conformit du mme systme1 les corps qui pourront tre dcouverts dans la suite4 ,le nombre des bases salifiables1 c'est--dire1 susceptibles d'tre converties en sels neutres par les acides1 est de vingt-quatre1 savoir3 ,trois alkalis4 ,quatre terres4 ,et dix-sept substances mtalliques4 ,la totalit des sels neutres qu'on peut concevoir dans l'tat actuel de nos connoissances est donc de #aaeb2 mais c'est en supposant que les acides mtalliques soient susceptibles de dissoudre d'autres mtaux2 cette dissolubilit des mtaux1 oxygns les uns par les autres1 est une science neuve qui n'a point encore t entame3 c'est de cette partie de la science que dpendent toutes les combinaisons vitreuses mtalliques4 ,il est d'ailleurs probable que toutes les combinaisons salines qu'on peut concevoir1 ne sont pas possibles1 ce qui doit rduire considrablement le nombre des sels que la nature l'art peuvent former4 ,mais quand on ne supposeroit que cinq six cens espces de sels possibles1 il est vident que si on vouloit donner toutes des dnominations arbitraires la manire des anciens1 si on les dsignoit1 ou par le nom des premiers auteurs qui les ont dcouverts1 ou par le nom des substances dont ils ont t tirs1 il en rsulteroit une confusion que la mmoire la plus heureuse ne pourroit pas dbrouiller4 ,cette mthode pouvoit tre tolrable dans le premier ge de la ,chimie2 elle pouvoit l'tre encore il y a vingt ans1 parce qu'alors on ne connoissoit pas au-del de trente espces de sels3 mais aujourd'hui que le nombre en augmente tous les jours1 que chaque acide qu'on dcouvre enrichit souvent la ,chimie de #bd sels nouveaux1 quelquefois de #dh en raison des deux degrs d'oxygnation de l'acide2 il faut ncessairement une mthode1 cette mthode est donne par l'analogie3 c'est celle que nous avons suivie dans la nomenclature des acides2 comme la marche de la nature est une1 elle s'appliquera naturellement la nomenclature des sels neutres4 ,lorsque nous avons nomm les diffrentes espces d'acides1 nous avons distingu dans ces substances la base acidifiable particulire chacun d'eux1 le principe acidifiant1 l'oxygne qui est commun tous4 ,nous avons exprim la proprit commune tous par le nom gnrique d'acide1 nous avons ensuite diffrenci les acides par le nom de la base acidifiable particulire chacun4 ,c'est ainsi que nous avons donn au soufre1 au phosphore1 au carbone oxygns le nom d'acide sulfurique1 d'acide phosphorique1 d'acide carbonique3 enfin nous avons cru devoir indiquer les diffrens degrs de saturation d'oxygne par une terminaison diffrente du mme mot4 ,ainsi nous avons distingu l'acide sulfureux de l'acide sulfurique1 l'acide phosphoreux de l'acide phosphorique4 ,ces principes appliqus la nomenclature des sels neutres1 nous ont obligs de donner un nom commun tous les sels dans la combinaison desquels entre le mme acide1 de les diffrencier ensuite par le nom de la base salifiable4 ,ainsi nous avons dsign tous les sels qui ont l'acide sulfurique pour acide1 par le nom de sulfates2 tous ceux qui ont l'acide phosphorique pour acide1 par le nom de phosphates1 ainsi des autres4 ,nous distinguerons donc sulfate de potasse1 sulfate de soude1 sulfate d'ammoniaque1 sulfate de chaux1 sulfate de fer1 c4 comme nous connoissons vingt-quatre bases1 tant alkalines que terreuses mtalliques1 nous aurons vingt-quatre espces de sulfates1 autant de phosphates1 de mme pour tous les autres acides4 ,mais comme le soufre est susceptible de deux degrs d'oxygnation1 qu'une premire dose d'oxygne constitue l'acide sulfureux1 une seconde l'acide sulfurique2 comme les sels neutres que forment ces deux acides avec les diffrentes bases ne sont pas les mmes1 qu'ils ont des proprits fort diffrentes1 il a fallu les distinguer encore par une terminaison particulire3 nous avons en consquence dsign par le nom de sulfites1 de phosphites1 c4 les sels neutres forms par l'acide le moins oxygn4 ,ainsi le soufre oxygn sera susceptible de former #dh sels neutres1 savoir vingt-quatre sulfates vingt-quatre sulfites1 ainsi des autres substances susceptibles de deux degrs d'oxygnation4 ,il seroit excessivement ennuyeux pour les lecteurs de suivre ces dnominations dans tous leurs dtails2 il suffit d'avoir expos clairement la mthode de nommer3 quand on l'aura saisie1 on pourra l'appliquer sans effort toutes les combinaisons possibles2 le nom de la substance combustible acidifiable connu1 on se rappellera toujours aisment le nom de l'acide qu'elle est susceptible de former1 celui de tous les sels neutres qui doivent en driver4 ,je m'en tiendrai donc ces notions lmentaires2 mais1 pour satisfaire en mme tems ceux qui pourroient avoir besoin de plus grands dtails1 j'ajouterai dans une seconde partie des ,tableaux qui prsenteront une rcapitulation gnrale1 non-seulement de tous les sels neutres1 mais en gnral de toutes les combinaisons chimiques4 ,j'y joindrai quelques courtes explications sur la manire la plus simple la plus sre de se procurer les diffrentes espces d'acides1 sur les proprits gnrales des sels neutres qui en rsultent4 ,je ne me dissimule pas qu'il auroit t ncessaire pour complter cet ,ouvrage1 d'y joindre des observations particulires sur chaque espce de sel1 sur sa dissolubilit dans l'eau dans l'esprit-de-vin1 sur la proportion d'acide de base qui entre dans sa composition1 sur sa quantit d'eau de cristallisation1 sur les diffrens degrs de saturation dont il est susceptible1 enfin sur le degr de force avec laquelle l'acide tient sa base4 ,ce travail immense a t commenc par ,m4 ,bergman1 ,m4 de ,morveau1 ,m4 ,kirwan quelques autres clbres ,chimistes2 mais il n'est encore que mdiocrement avanc1 les bases sur lesquelles il repose ne sont pas mme encore d'une exactitude rigoureuse4 ,des dtails aussi nombreux n'auroient pas pu convenir un ,ouvrage lmentaire1 le tems de rassembler les matriaux de complter les expriences auroit retard de plusieurs annes la publication de cet ,ouvrage4 ,c'est un vaste champ ouvert au zle l'activit des jeunes ,chimistes2 mais qu'il me soit permis de recommander1 en terminant ici ma tche1 ceux qui auront le courage de l'entreprendre1 de s'attacher plutt faire bien qu' faire beaucoup2 s'assurer d'abord par des expriences prcises multiplies de la composition des acides1 avant de s'occuper de celle des sels neutres4 ,tout difice destin braver les outrages du tems1 doit tre tabli sur des fondemens solides2 dans l'tat o est parvenue la ,chimie1 c'est en retarder la marche que d'tablir ses progrs sur des expriences qui ne sont ni assez exactes1 ni assez rigoureuses4 ,illustration ,,seconde ,,partie4 ,de la ,combinaison des ,acides avec les bases salifiables1 de la ,formation des ,sels neutres4 ,,avertissement4 ,,si j'avois voulu suivre strictement le plan que je m'tois form dans la distribution des diffrentes parties de cet ,ouvrage1 je me serois born dans les ,tableaux qui composeront cette seconde ,partie1 dans les explications qui les accompagnent1 donner de courtes dfinitions des diffrens acides que l'on connot1 une description abrge des procds par lesquels on les obtient1 j'y aurois joint une simple nomenclature des sels neutres qui rsultent de leurs combinaisons avec diffrentes bases4 ,mais j'ai reconnu que1 sans ajouter beaucoup au volume de cet ,ouvrage1 je pourrois en augmenter beaucoup l'utilit1 en prsentant sous la mme forme le tableau des substances simples1 de celles qui entrent dans la composition des acides des oxides1 leurs combinaisons4 ,cette addition n'augmente que de dix le nombre des ,tableaux strictement ncessaires pour la nomenclature de tous les sels neutres4 ,j'y prsente #a4 les substances simples1 ou du moins celles que l'tat actuel de nos connoissances nous oblige regarder comme telles4 #b4 ,les radicaux oxidables acidifiables doubles triples1 qui se combinent avec l'oxygne1 la manire des substances simples4 #c4 ,les combinaisons de l'oxygne avec les substances simples mtalliques non mtalliques4 #d4 ,les combinaisons de l'oxygne avec les radicaux composs4 #e4 ,les combinaisons de l'azote avec les substances simples4 #f4 ,les combinaisons de l'hydrogne avec les substances simples4 #g4 ,les combinaisons du soufre avec les substances simples4 #h4 ,les combinaisons du phosphore avec les substances simples4 #i4 ,les combinaisons du carbone avec les substances simples4 #aj4 ,les combinaisons de quelques autres radicaux avec les substances simples4 ,ces dix ,tableaux les ,observations qui les accompagnent1 forment une espce de rcapitulation des quinze premiers ,chapitres de cet ,ouvrage4 ,les ,tableaux qui sont la suite qui prsentent l'ensemble de toutes les combinaisons salines1 ont plus particulirement rapport aux ,chapitres ,,xiv ,,xv4 ,on s'appercevra facilement que j'ai beaucoup profit dans ce travail de ce que ,m4 de ,morveau a publi dans le premier volume de l',encyclopdie par ordre de matires2 en effet il m'auroit t difficile de puiser dans de meilleures sources1 sur-tout d'aprs la difficult de consulter les ouvrages trangers dans leur langue originale4 ,je ne le citerai qu'une seule fois1 au commencement de cette seconde ,partie1 pour ne pas tre oblig de le citer chaque article4 ,j'ai plac la suite de chaque ,tableau vis--vis autant qu'il a t possible les explications qui y sont relatives4 ,,tableau ,,des ,,substances ,,simples4 ,noms nouveaux4 ,noms anciens correspondans4 ---------------------------------------- --------------------------- ,lumire4 ,lumire4 ,substances simples ,calorique4 ,chaleur4 qui appartiennent ,principe de la chaleur4 aux trois rgnes ,fluide ign4 qu'on peut regarder ,feu4 comme les lmens ,matire du feu de la des corps4 chaleur4 ,oxygne4 ,air dphlogistiqu4 ,air empiral4 ,air vital4 ,base de l'air vital4 ,azote ,gaz phlogistiqu4 ,mofete4 ,base de la mofete4 ,hydrogne4 ,gaz inflammable4 ,base du gaz inflammable4 ,substances simples ,soufre4 ,soufre4 non mtalliques ,phosphore4 ,phosphore4 oxidables ,carbone4 ,charbon pur4 acidifiables4 ,radical muriatique4 ,inconnu4 ,radical fluorique4 ,inconnu4 ,radical boracique4 ,inconnu4 ,substances ,antimoine4 ,antimoine4 simples ,argent4 ,argent4 mtalliques ,arsenic4 ,arsenic4 oxidables ,bismuth4 ,bismuth4 acidifiables4 ,cobalt4 ,cobalt4 ,cuivre4 ,cuivre4 ,etain4 ,etain4 ,fer4 ,fer4 ,manganse4 ,manganse4 ,mercure4 ,mercure4 ,molybdne4 ,molybdne4 ,nickel4 ,nickel4 ,or4 ,or4 ,platine4 ,platine4 ,plomb4 ,plomb4 ,tungstne4 ,tungstne4 ,zinc4 ,zinc4 ,substances ,chaux4 ,terre calcaire1 chaux4 simples ,magnsie4 ,magnsie1 base du sel salifiables d',epsom4 terreuses4 ,baryte4 ,barote1 terre pesante4 ,alumine4 ,argile1 terre de l'alun1 base de l'alun4 ,silice4 ,terre siliceuse1 terre vitrifiable4 ,,observations ,sur le ,tableau des ,substances simples1 ou du moins de celles que l'tat actuel de nos connoissances nous oblige considrer comme telles4 ,,la ,chimie en soumettant des expriences les diffrens corps de la nature1 a pour objet de les dcomposer de se mettre en tat d'examiner sparment les diffrentes substances qui entrent dans leur combinaison4 ,cette science a fait de nos jours des progrs trs-rapides4 ,il sera facile de s'en convaincre si l'on consulte les diffrens auteurs qui ont crit sur l'ensemble de la ,chimie3 on verra que dans les premiers tems on regardoit l'huile le sel comme les principes des corps2 que l'exprience l'observation ayant amen de nouvelles connoissances1 on s'apperut ensuite que les sels n'toient point des corps simples1 qu'ils toient composs d'un acide d'une base1 que c'toit de cette runion que rsultoit leur tat de neutralit4 ,les dcouvertes modernes ont encore recul de plusieurs degrs les bornes de l'analyse#g1 elles nous ont clairs sur la formation des acides1 nous ont fait voir qu'ils toient forms par la combinaison d'un principe acidifiant commun tous1 l'oxygne1 d'un radical particulier pour chacun1 qui les diffrencie qui les constitue plutt tel acide que tel autre4 ,j'ai t encore plus loin dans cet ouvrage1 puisque j'ai fait voir1 comme ,m4 ,hassenfratz1 au surplus l'avoit dj annonc1 que les radicaux des acides eux-mmes ne sont pas toujours des substances simples1 mme dans le sens que nous attachons ce mot2 qu'ils sont ainsi que le principe huileux1 un compos d'hydrogne de carbone4 ,enfin ,m4 ,berthollet a prouv que les bases des sels n'toient pas plus simples que les acides eux-mmes1 que l'ammoniaque toit un compos d'azote d'hydrogne4 #g ,voyez ,mmoires de l',acadmie1 anne #aggf1 page #fga1 #aggh1 page #ece4 ,la ,chimie marche donc vers son but vers sa perfection1 en divisant1 subdivisant1 resubdivisant encore1 nous ignorons quel sera le terme de ses succs4 ,nous ne pouvons donc pas assurer que ce que nous regardons comme simple aujourd'hui le soit en effet3 tout ce que nous pouvons dire1 c'est que telle substance est le terme actuel auquel arrive l'analyse chimique1 qu'elle ne peut plus se subdiviser au-del dans l'tat actuel de nos connoissances4 ,il est prsumer que les terres cesseront bientt d'tre comptes au nombre des substances simples2 elles sont les seules de toute cette classe qui n'aient point de tendance s'unir l'oxygne1 je suis bien port croire que cette indiffrence pour l'oxygne1 s'il m'est permis de me servir de cette expression1 tient ce qu'elles en sont dj satures4 ,les terres1 dans cette manire de voir1 feroient des substances simples1 peut-tre des oxides mtalliques oxygnes jusqu' un certain point4 ,ce n'est au surplus qu'une simple conjecture que je prsente ici4 ,j'espre que le lecteur voudra bien ne pas confondre ce que je donne pour des vrits de fait d'exprience avec ce qui n'est encore qu'hypothtique4 ,je n'ai point fait entrer dans ce tableau les alkalis fixes1 tels que la potasse la soude1 parce que ces substances sont videmment composes1 quoiqu'on ignore cependant encore la nature des principes qui entrent dans leur combinaison4 ,,tableau des ,radicaux ou bases oxidables acidifiables1 composs1 qui entrent dans les combinaisons la manire des substances simples4 ,noms des ,radicaux4 ,observations4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,radicaux oxidables ,radical ,c'est la base de l'eau ou acidifiables nitro-muriatique1 ou rgale des anciens composs1 du radical de l'eau ,chimistes1 clbre par rgne minral4 rgale4 la proprit qu'elle a de dissoudre l'or4 ,radicaux ,radical tartareux4 ,les anciens ,chimistes hydro-carboneux1 ,radical malique4 ne connoissoient ou ,radical citrique4 point la composition carbone-hydreux ,radical pyro-ligneux4 des acides1 ne se du rgne ,radical pyro-muqueux4 doutant pas qu'ils vgtal1 ,radical pyro-tartareux4 fussent forms de la susceptibles ,radical oxalique4 runion d'un radical d'tre oxids ,radical acteux4 particulier chacun acidifis4 ,radical succinique4 d'eux d'un principe ,radical benzoque4 acidifiant commun ,radical camphorique tous1 ils n'ont pu ,radical gallique4 donner aucun nom des substances dont ils ,radicaux ,radical lactique4 n'avoient aucune ide3 hydro-carboneux ou ,radical saccholactique4 nous nous sommes donc carbone-hydreux du ,radical formique4 trouvs dans la rgne animal dans ,radical bombique4 ncessit de crer une la composition ,radical sbacique4 ,nomenclature pour cet desquels entre ,radical lithique4 objet2 mais nous avons presque toujours ,radical prussique4 prvenu en mme tems l'azote souvent que cette ,nomenclature le phosphore1 seroit susceptible de qui sont modification1 susceptibles d'tre mesure que la nature oxids acidifis4 des radicaux composs ,,xi4 seroit mieux connue4 ,voyez ce que j'ai dit cet gard1 chapitre ,,xi4 ,les radicaux du rgne vgtal donnent par un premier degr d'oxignation des oxides vgtaux2 tels que le sucre1 l'amidon1 la gomme ou le muqueux4 ,les radicaux animaux donnent des oxides animaux1 tels que la limphe1 c4 c4 ,,observations ,sur le ,tableau des ,radicaux ou bases oxydables acidifiables1 composs de la runion de plusieurs substances simples4 ,,les radicaux du rgne vgtal du rgne animal que prsente ce tableau1 qui tous sont susceptibles d'tre oxids acidifis1 n'ayant point encore t analyss avec prcision1 il est impossible de les assujtir encore une nomenclature rgulire4 ,des expriences dont quelques-unes me sont propres1 dont d'autres ont t faites par ,m4 ,hassenfratz1 m'ont seulement appris qu'en gnral1 presque tous les acides vgtaux1 tels que l'acide tartareux1 l'acide oxalique1 l'acide citrique1 l'acide malique1 l'acide acteux1 l'acide pyro-tartarique1 l'acide pyro-mucique1 ont pour radical l'hydrogne le carbone1 mais runis de manire ne former qu'une seule mme base2 que tous ces acides ne diffrent entr'eux que par la diffrence de proportion de ces deux substances1 par le degr d'oxygnation4 ,nous savons de plus1 principalement par les expriences de ,m4 ,berthollet1 que les radicaux du rgne animal1 quelques-uns mme du rgne vgtal sont plus composs1 qu'indpendamment de l'hydrogne du carbone1 ils contiennent encore souvent de l'azote1 quelquefois du phosphore2 mais il n'existe point encore de calculs exacts sur les quantits4 ,nous nous sommes donc trouvs forcs de donner1 la manire des anciens1 ces diffrens radicaux des noms drivs de celui de la substance dont ils ont t tirs4 ,sans doute1 un jour mesure que nos connoissances acquerront plus de certitude d'tendue1 tous ces noms disparotront1 ils ne subsisteront plus que comme un tmoignage de l'tat dans lequel la science chimique nous a t transmise3 ils feront place ceux des radicaux hydro-carboneux hydro-carbonique1 carbone-hydreux carbone-hydrique1 comme je l'ai expliqu dans le chapitre ,,xi1 le choix de ces noms sera dtermin par la proportion des deux bases dont ils sont composs4 ,on apperoit aisment que les huiles tant composes d'hydrogne de carbone1 elles sont de vritables radicaux carbone-hydreux ou hydro-carboneux1 en effet1 il suffit d'oxygner des huiles pour les convertir d'abord en oxides1 ensuite en acides vgtaux1 suivant le degr d'oxygnation4 ,on ne peut pas cependant assurer d'une manire positive que les huiles entrent toutes entires dans la composition des oxides des acides vgtaux2 il est possible qu'elles perdent auparavant une portion de leur hydrogne ou de leur carbone1 que ce qui reste de l'une de l'autre de ces substances ne soit plus dans la proportion ncessaire pour constituer des huiles4 ,c'est sur quoi nous avons encore besoin d'tre clairs par l'exprience4 ,nous ne connoissons1 proprement parler1 dans le rgne minral d'autre radical compos que le radical nitro-muriatique4 ,il est form par la runion de l'azote avec le radical muriatique4 ,les autres acides composs ont t beaucoup moins tudis1 ne prsentent pas d'ailleurs des phnomnes aussi frappans4 ,,observations ,sur les combinaisons de la ,lumire du ,calorique avec les diffrentes substances4 ,,je n'ai point form de ,tableau pour les combinaisons de la lumire du calorique avec les substances simples ou composes2 parce que nous n'avons point encore des ides suffisamment arrtes sur ces sortes de combinaisons4 ,nous savons1 en gnral1 que tous les corps de la nature sont plongs dans le calorique1 qu'ils en sont environns1 pntrs de toutes parts1 qu'il remplit tous les intervalles que laissent entr'elles leurs molcules3 que dans certains cas le calorique se fixe dans les corps1 de manire mme constituer leurs parties solides2 mais que le plus souvent il en carte les molcules1 il exerce sur elles une force rpulsive1 que c'est de son action ou de son accumulation plus ou moins grande que dpend le passage des corps de l'tat solide l'tat liquide1 de l'tat liquide l'tat ariforme4 ,enfin nous avons appel du nom gnrique de gaz toutes les substances portes l'tat ariforme par une addition suffisante de calorique2 en sorte que si nous voulons dsigner l'acide muriatique1 l'acide carbonique1 l'hydrogne1 l'eau1 l'alkool dans l'tat ariforme1 nous leur donnons le nom de gaz acide muriatique1 gaz acide carbonique1 gaz hydrogne1 gaz aqueux1 gaz alkool4 ,a l'gard de la lumire1 ses combinaisons sa manire d'agir sur les corps sont encore moins connues4 ,il parot seulement1 d'aprs les expriences de ,m4 ,berthollet1 qu'elle a une grande affinit avec l'oxygne1 qu'elle est susceptible de se combiner avec lui1 qu'elle contribue avec le calorique le constituer dans l'tat de gaz4 ,les expriences qui ont t faites sur la vgtation1 donnent aussi lieu de croire que la lumire se combine avec quelques parties des plantes1 que c'est cette combinaison qu'est due la couleur verte des feuilles la diversit de couleurs des fleurs4 ,il est au moins certain que les plantes qui croissent dans l'obscurit sont tioles1 qu'elles sont absolument blanches1 qu'elles sont dans un tat de langueur de souffrance1 qu'elles ont besoin pour reprendre leur vigueur naturelle pour se colorer1 de l'influence immdiate de la lumire4 ,on observe quelque chose de semblable sur les animaux eux-mmes2 les hommes1 les femmes1 les enfans s'tiolent jusqu' un certain point dans les travaux sdentaires des manufactures1 dans les logemens resserrs1 dans les rues troites des villes4 ,ils se dveloppent au contraire1 ils acquirent plus de force plus de vie dans la plupart des occupations champtres dans les travaux qui se font en plein air4 ,l'organisation1 le sentiment1 le mouvement spontan1 la vie1 n'existent qu' la surface de la terre dans les lieux exposs la lumire4 ,on diroit que la fable du flambeau de ,promthe toit l'expression d'une vrit philosophique qui n'avoit point chapp aux anciens4 ,sans la lumire la nature toit sans vie1 elle toit morte inanime3 un ,dieu bienfaisant1 en apportant la lumire1 a rpandu sur la surface de la terre l'organisation1 le sentiment la pense4 ,mais ce n'est point ici le lieu d'entrer dans aucuns dtails sur les corps organiss2 c'est dessein que j'ai vit de m'en occuper dans cet ,ouvrage1 c'est ce qui m'a empch de parler des phnomnes de la respiration1 de la sanguification de la chaleur animale4 ,je reviendrai un jour sur ces objets4 ,,tableau des ,combinaisons binaires de l'oxygne avec les substances mtalliques non mtalliques oxidables acidifiables4 ,premier degr d'oxignation4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms nouveaux4 ,noms anciens4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples non mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,le gaz oxygne4 ,air vital ou dphlogistiqu4 ,l'hydrogne4 ,on ne connot qu'un degr de combinaison de l'oxygne de l'hydrogne1 cette combinaison forme de l'eau4 ,l'azote4 ,oxide nitreux ou ,gaz nitreux4 base du gaz nitreux4 ,le carbone4 ,oxide de carbone4 ,inconnu4 ,le soufre4 ,oxide de soufre4 ,soufre mou4 ,le phosphore4 ,oxide de phosphore4 ,rsidu de la combustion du phosphore4 ,le radical muriatique4,oxide muriatique4 ,inconnu4 ,le radical fluorique4 ,oxide fluorique4 ,inconnu4 ,le radical boracique4 ,oxide boracique4 ,inconnu4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,l'antimoine4 ,oxide gris d'antimoine4 ,chaux grise d'antimoine4 ,l'argent4 ,oxide d'argent4 ,chaux d'argent4 ,l'arsenic4 ,oxide gris d'arsenic4 ,chaux grise d'arsenic4 ,le bismuth4 ,oxide gris de bismuth4 ,chaux grise de bismuth4 ,le cobalt4 ,oxide gris de cobalt4 ,chaux grise de cobalt4 ,le cuivre4 ,oxide rouge brun de ,chaux rouge brune de cuivre4 cuivre4 ,l'tain4 ,oxide gris d'tain4 ,chaux grise d'tain4 ,le fer4 ,oxide noir de fer4 ,ethiops martial4 ,le manganse4 ,oxide noir de manganse4,chaux noire de manganse4 ,le mercure4 ,oxide noir de mercure4 ,ethiops minral4 ,le molybdne4 ,oxide de molybdne4 ,chaux de molybdne4 ,le nickel4 ,oxide de nickel4 ,chaux de nickel4 ,l'or4 ,oxide jaune d'or4 ,chaux jaune d'or4 ,le platine4 ,oxide jaune de platine4 ,chaux jaune de platine4 ,le plomb4 ,oxide gris de plomb4 ,chaux grise de plomb4 ,le tungstne4 ,oxide de tungstne4 ,chaux de tungstne4 ,le zinc4 ,oxide gris de zinc4 ,chaux grise de zinc4 ,second degr d'oxignation4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms nouveaux4 ,noms anciens4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples non mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,l'hydrogne4 ,l'azote4 ,acide nitreux4 ,acide nitreux fumant4 ,le carbone4 ,acide carboneux4 ,inconnu4 ,le soufre4 ,acide sulfureux4 ,acide sulfureux4 ,le phosphore4 ,acide phosphoreux4 ,acide volatil du phosphore4 ,le radical muriatique4,acide muriateux4 ,inconnu4 ,le radical fluorique4 ,acide fluoreux4 ,inconnu4 ,le radical boracique4 ,acide boraceux4 ,inconnu4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,l'antimoine4 ,oxide blanc d'antimoine4 ,chaux blanche d'antimoine4 ,antimoine diaphortique4 ,l'argent4 444444444444444444444444 444444444444444444444444444 ,l'arsenic4 ,oxide blanc d'arsenic4 ,chaux blanche d'arsenic4 ,le bismuth4 ,oxide blanc de bismuth4 ,chaux blanche de bismuth4 ,le cobalt4 44444444444444444444444 444444444444444444444444444 ,le cuivre4 ,oxide vert bleu de ,chaux verte bleue de cuivre4 cuivre4 ,l'tain4 ,oxide blanc d'tain4 ,chaux blanche d'tain ou pote d'tain4 ,le fer4 ,oxide jaune rouge ,ocre rouille4 de fer4 ,le manganse4,oxide blanc de manganse4,chaux blanche de manganse4 ,le mercure4 ,oxide jaune rouge de ,turbith minral1 prcipit mercure4 rouge1 prcipit per se4 ,le molybdne4444444444444444444444444 444444444444444444444444444 ,le nickel4 444444444444444444444444 444444444444444444444444444 ,l'or4 ,oxide rouge d'or4 ,chaux rouge d'or4 ,prcipit pourpre de ,cassius4 ,le platine4 444444444444444444444444 444444444444444444444444444 ,le plomb4 ,oxide jaune rouge de ,massicot minium4 plomb4 ,le tungstne4444444444444444444444444 444444444444444444444444444 ,le zinc4 ,oxide blanc de zinc4 ,chaux blanche de zinc1 ,pompholix4 ,troisime degr d'oxignation4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms nouveaux4 ,noms anciens4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples non mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,l'hydrogne4 ,l'azote4 ,acide nitrique4 ,acide nitreux non fumant4 ,le carbone4 ,acide carbonique4 ,air fixe4 ,le soufre4 ,acide sulfurique4 ,acide vitriolique4 ,le phosphore4 ,acide phosphorique4,acide phosphorique4 ,le radical muriatique4,acide muriatique4 ,acide marin4 ,le radical fluorique4 ,acide fluorique4 ,inconnu des anciens4 ,le radical boracique4 ,acide boracique4 ,sel sdatif de ,homberg4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,l'antimoine4 ,acide antimonique4 444444444444444444444444 ,l'argent4 ,acide argentique4 444444444444444444444444 ,l'arsenic4 ,acide arsenique4 ,acide arsenical4 ,le bismuth4 ,acide bismutique4 444444444444444444444444 ,le cobalt4 ,acide cobaltique4 444444444444444444444444 ,le cuivre4 ,acide cuprique4 444444444444444444444444 ,l'tain4 ,acide stamnique4 444444444444444444444444 ,le fer4 ,acide ferrique4 444444444444444444444444 ,le manganse4 ,acide manganique4 444444444444444444444444 ,le mercure4 ,acide mercurique4 444444444444444444444444 ,le molybdne4 ,acide molybdique4 ,acide de la molybdne4 ,le nickel4 ,acide nickelique4 444444444444444444444444 ,l'or4 ,acide aurique4 444444444444444444444444 ,le platine4 ,acide platinique4 444444444444444444444444 ,le plomb4 ,oxide plombique4 444444444444444444444444 ,le tungstne4 ,acide tungstique4 ,acide de la tungstne4 ,le zinc4 ,acide zincique4 444444444444444444444444 ,quatrime degr d'oxignation4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms nouveaux4 ,noms anciens4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples non mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,l'hydrogne4 ,l'azote4 ,acide nitrique oxign4 ,inconnu4 ,le carbone4 ,acide carbonique oxign4 ,inconnu4 ,le soufre4 ,acide sulfurique oxign4 ,inconnu4 ,le phosphore4 ,acide phosphorique oxign4,inconnu4 ,le radical muriatique4,acide muriatique oxign4 ,acide marin dphlogistiqu4 ,le radical fluorique4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le radical boracique4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxygne avec les substances simples mtalliques1 telles que3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,l'antimoine4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,l'argent4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,l'arsenic4 ,acide arsenic oxign4 ,inconnu4 ,le bismuth4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le cobalt4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le cuivre4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,l'tain4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le fer4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le manganse4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le mercure4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le molybdne4 ,acide molybdique oxygn4 ,inconnu4 ,le nickel4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,l'or4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le platine4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le plomb4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,le tungstne4 ,acide tungstique oxygn4 ,inconnu4 ,le zinc4 44444444444444444444444444 4444444444444444 ,,observations ,sur les combinaisons binaires de l',oxygne avec les substances simples mtalliques non mtalliques4 ,l',,oxyg,,ne est une des substances les plus abondamment rpandues dans la nature1 puisqu'elle forme prs du tiers en poids de notre atmosphre1 par consquent du fluide lastique que nous respirons4 ,c'est dans ce rservoir immense que vivent croissent les animaux les vgtaux1 c'est galement de lui que nous tirons principalement tout l'oxygne que nous employons dans nos expriences4 ,l'attraction rciproque qui s'exerce entre ce principe les diffrentes substances est telle1 qu'il est impossible de l'obtenir seul dgag de toute combinaison4 ,dans notre atmosphre1 il est uni au calorique qui le tient en tat de gaz1 il est ml avec environ deux tiers en poids de gaz azote4 ,il faut1 pour qu'un corps s'oxygne1 runir un certain nombre de conditions3 la premire est que les molcules constituantes de ce corps n'exercent pas sur elles-mmes une attraction plus forte que celle qu'elles exercent sur l'oxygne2 car il est vident qu'alors il ne peut plus y avoir de combinaison4 ,l'art dans ce cas peut venir au secours de la nature1 l'on peut diminuer presqu' volont l'attraction des molcules des corps1 en les chauffant1 c'est--dire1 en y introduisant du calorique4 ,echauffer un corps1 c'est carter les unes des autres les molcules qui le constituent2 comme l'attraction de ces molcules diminue suivant une certaine loi relative la distance1 il se trouve ncessairement un instant o les molcules exercent une plus forte attraction sur l'oxygne1 qu'elles n'en exercent sur elles-mmes2 c'est alors que l'oxygnation a lieu4 ,on conoit que le degr de chaleur auquel commence ce phnomne1 doit tre diffrent pour chaque substance4 ,ainsi1 pour oxygner la plupart des corps en gnral presque toutes les substances simples1 il ne s'agit que de les exposer l'action de l'air de l'atmosphre1 de les lever une temprature convenable4 ,cette temprature pour le plomb1 le mercure1 l'tain1 n'est pas fort suprieure celle dans laquelle nous vivons4 ,il faut au contraire un degr de chaleur assez grand pour oxygner le fer1 le cuivre1 c4 du moins par la voie sche lorsque l'oxygnation n'est point aide par l'action de l'humidit4 ,quelquefois l'oxygnation se fait avec une extrme rapidit1 alors elle est accompagne de chaleur1 de lumire mme de flamme2 telle est la combustion du phosphore dans l'air de l'atmosphre1 celle du fer dans le gaz oxygne4 ,celle du soufre est moins rapide3 enfin celle du plomb1 de l'tain de la plupart des mtaux1 se fait beaucoup plus lentement sans que le dgagement du calorique1 sur-tout de la lumire1 soit sensible4 ,il est des substances qui ont une telle affinit pour l'oxygne1 qui ont la proprit de s'oxygner une temprature si basse1 que nous ne les voyons que dans l'tat d'oxygnation4 ,tel est l'acide muriatique que l'art1 ni peut-tre la nature1 n'ont encore pu dcomposer1 qui ne se prsente nous que dans l'tat d'acide4 ,il est probable qu'il y a beaucoup d'autres substances du rgne minral qui1 comme l'acide muriatique1 sont ncessairement oxygnes au degr de chaleur dans lequel nous vivons2 c'est sans doute parce qu'elles sont dj satures d'oxygne1 qu'elles n'exercent plus aucune action sur ce principe4 ,l'exposition des substances simples l'air1 leves un certain degr de temprature1 n'est pas le seul moyen de les oxygner4 ,au lieu de leur prsenter l'oxygne uni au calorique1 on peut leur prsenter cette substance unie un mtal avec lequel elle ait peu d'affinit4 ,l'oxide rouge de mercure est un des plus propres remplir cet objet1 sur-tout l'gard des corps qui ne sont point attaqus par le mercure4 ,l'oxygne dans cet oxide tient trs-peu au mtal1 mme il n'y tient plus au degr de chaleur qui commence faire rougir le verre4 ,en consquence on oxygne avec beaucoup de facilit tous les corps qui en sont susceptibles1 en les mlant avec de l'oxide rouge de mercure1 en les levant un degr de chaleur mdiocre4 ,l'oxide noir de manganse1 l'oxide rouge de plomb1 les oxides d'argent1 en gnral presque tous les oxides mtalliques peuvent remplir jusqu' un certain point le mme objet1 en choisissant de prfrence ceux dans lesquels l'oxygne a le moins d'adhrence4 ,toutes les rductions ou revivifications mtalliques ne sont mme que des oprations de ce genre3 elles ne sont autre chose que des oxygnations du charbon par un oxide mtallique quelconque4 ,le charbon combin avec l'oxygne avec du calorique1 s'chappe sous forme de gaz acide carbonique1 le mtal reste pur revivifi4 ,on peut encore oxygner toutes les substances combustibles en les combinant1 soit avec du nitrate de potasse ou de soude1 soit avec du muriate oxygn de potasse4 ,a un certain degr de chaleur1 l'oxygne quitte le nitrate le muriate1 pour se combiner avec le corps combustible3 mais ces sortes d'oxygnation ne doivent tre tentes qu'avec des prcautions extrmes sur de trs-petites quantits4 ,l'oxygne entre dans la combinaison des nitrates sur-tout des muriates oxygns1 avec une quantit de calorique presqu'gale celle qui est ncessaire pour le constituer gaz oxygne4 ,cette immense quantit de calorique devient subitement libre au moment de sa combinaison avec les corps combustibles2 il en rsulte des dtonations terribles auxquelles rien ne rsiste4 ,enfin on peut oxygner par la voie humide une partie des corps combustibles1 transformer en acides la plupart des oxides des trois rgnes4 ,on se sert principalement cet effet de l'acide nitrique1 auquel l'oxygne tient peu qui le cde facilement un grand nombre de corps1 l'aide d'une douce chaleur4 ,on peut galement employer l'acide muriatique oxygn pour quelques-unes de ces oprations1 mais non pas pour toutes4 ,j'appelle binaires les combinaisons des substances simples avec l'oxygne1 parce qu'elles ne sont formes que de la runion de deux substances4 ,je nommerai combinaisons ternaires celles composes de trois substances simples1 combinaisons quaternaires celles composes de quatre substances4 ,,tableau des combinaisons de l',oxygne avec les radicaux composs4 ,combinaisons de l'oxigne avec les radicaux composs du rgne minral1 tels que ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des acides qui en rsultent4 ,noms ---------------------------------------- --------- des radicaux ,nomenclature ,nomenclature nouvelle4 ancienne4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le radical ,l'acide nitro-muriatique4,l'eau rgale4 nitro-muriatique4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxigne avec les radicaux carbone-hydreux hydro-carboneux du rgne vgtal1 tels que le radical3 99 ---------------------------------------- ---------------------------- tartarique4 ,l'acide tartareux4 inconnu des anciens4 malique4 ,l'acide malique4 inconnu des anciens4 citrique4 ,l'acide citrique4 ,l'acide du citron4 pyro-lignique4 ,l'acide pyro-ligneux4 ,l'acide empyreumatique du bois4 pyro-mucique4 ,l'acide pyro-muqueux4 ,l'acide empyreumatique du sucre4 pyro-tartarique4 ,l'acide pyro-tartareux4 ,l'acide empyreumatique du tartre4 oxalique4 ,l'acide oxalique4 ,le sel d'oseille4 actique4 ,l'acide acteux ou ,le vinaigre1 l'acide actique4 du vinaigre4 ,le vinaigre radical4 succinique4 ,l'acide succinique4 ,le sel volatil de succin4 benzoque4 ,l'acide benzoque4 ,les fleurs de benjoin4 camphorique4 ,l'acide camphorique4 inconnu des anciens4 gallique4 ,l'acide gallique4 ,le principe astringent des vgtaux4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons de l'oxigne avec les radicaux carbone-hydreux hydro-carboneux du rgne animal1 auxquels se joint presque toujours l'azote souvent le phosphore1 tels que le radical3 9999 ---------------------------------------- ---------------------------- lactique4 ,l'acide lactique4 ,l'acide du petit lait aigri4 saccho-lactique4 ,l'acide saccho-lactique4 inconnu des anciens4 formique4 ,l'acide formique4 ,l'acide des fourmis4 bombique4 ,l'acide bombique4 inconnu des anciens4 sbacique4 ,l'acide sbacique4 inconnu des anciens4 lithique4 ,l'acide lithique4 ,le calcul de la vessie4 prussique4 ,l'acide prussique4 ,la matire colorante du bleu de ,prusse4 99 ,ces radicaux1 par un premier degr d'oxignation1 donnent le sucre1 l'amidon1 le muqueux1 en gnral tous les oxides vgtaux4 9999 ,ces radicaux1 par un premier degr d'oxignation1 donnent la limphe animale1 diffrentes humeurs1 en gnral tous les oxides animaux4 ,,observations ,sur les combinaisons de l',oxigne avec les ,radicaux composs4 ,,depuis que j'ai publi dans les ,mmoires de l',acadm4 anne #aggf1 pag4 #fga1 #aggh1 page #ece1 une nouvelle thorie sur la nature sur la formation des acides2 que j'en ai conclu que le nombre de ces substances devoit tre beaucoup plus grand qu'on ne l'avoit pens jusqu'alors1 une nouvelle carrire s'est ouverte en ,chimie3 au lieu de cinq ou six acides qu'on connoissoit1 on en a dcouvert successivement jusqu' trente1 le nombre des sels neutres s'est accru dans la mme proportion4 ,ce qui nous reste tudier maintenant1 est la nature des bases acidifiables le degr d'oxygnation dont elles sont susceptibles4 ,j'ai dj fait observer que dans le rgne minral1 presque tous les radicaux oxidables acidifiables toient simples2 que dans le rgne vgtal au contraire1 sur-tout dans le rgne animal1 il n'en existoit presque pas qui ne fussent composs au moins de deux substances1 d'hydrogne de carbone2 que souvent l'azote le phosphore s'y runissoient1 qu'il en rsultoit des radicaux quatre bases4 ,les oxides acides animaux vgtaux peuvent1 d'aprs ces observations1 diffrer entr'eux1 #a4 par le nombre des principes acidifians qui constituent leur base2 #b4 par la diffrente proportion de ces principes2 #c4 par le diffrent degr d'oxygnation2 ce qui suffit au-del pour expliquer le grand nombre de varits que nous prsente la nature4 ,il n'est pas tonnant1 d'aprs cela1 qu'on puisse convertir presque tous les acides vgtaux les uns dans les autres2 il ne s'agit1 pour y parvenir1 que de changer la proportion du carbone de l'hydrogne1 ou de les oxygner plus ou moins4 ,c'est ce qu'a fait ,m4 ,crell dans des expriences trs-ingnieuses1 qui ont t confirmes tendues depuis par ,m4 ,hassenfratz4 ,il en rsulte que le carbone l'hydrogne donnent par un premier degr d'oxygnation de l'acide tartareux1 par un second de l'acide oxalique1 par un troisime de l'acide acteux ou actique4 ,il parotroit seulement que le carbone entre dans une proportion un peu moindre dans la combinaison des acides acteux actique4 ,l'acide citrique l'acide malique diffrent trs-peu des prcdens4 ,doit-on conclure de ces rflexions1 que les huiles soient la base1 qu'elles soient le radical des acides vgtaux animaux8 ,j'ai dj expos mes doutes cet gard4 ,premirement1 quoique les huiles paroissent n'tre uniquement composes que d'hydrogne de carbone1 nous ne savons pas si la proportion qu'elles en contiennent est prcisment celle ncessaire pour constituer les radicaux des acides4 ,secondement1 puisque les acides vgtaux animaux ne sont pas seulement composs d'hydrogne1 de carbone1 mais que l'oxygne entre galement dans leur combinaison1 il n'y a pas de raison de conclure qu'ils contiennent plutt de l'huile que de l'acide carbonique de l'eau4 ,ils contiennent bien1 il est vrai1 les matriaux propres chacune de ces combinaisons2 mais ces combinaisons ne sont point ralises la temprature habituelle dont nous jouissons1 les trois principes sont dans un tat d'quilibre1 qu'un degr de chaleur un peu suprieur celui de l'eau bouillante suffit pour troubler4 ,on peut consulter ce que j'ai dit cet gard1 page #acb suivantes de cet ,ouvrage4 ,,tableau des combinaisons binaires de l',azote avec les substances simples4 ,combinaisons de l'azote avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,substances ,rsultat des combinaisons4 simples4 ---------------------------------------- ------------ ,nomenclature nouvelle4 ,nomenclature anc4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,le gaz azote4 ,air phlogistiqu1 mofte4 ,l'hydrogne4 ,l'ammoniaque4 ,alkali volatil4 ,l'oxigne4 ,oxide nitreux4 ,base du gaz nitreux4 ,acide nitreux4 ,acide nitreux fumant4 ,acide nitrique4 ,acide nitreux blanc4 ,le ,carbone4 ,azoture de carbone4 ,inconnue4 ,combinaison inconnue4 ,on sait seulement que le carbone est susceptible de se dissoudre dans l'azote1 il en rsulte un gaz azotique carbon4 ,le phosphore4 ,azoture de phosphore4 ,inconnue4 ,combinaison inconnue4 ,le soufre4 ,azoture de soufre4 ,inconnue4 ,combinaison inconnue4 ,on sait seulement que le soufre est susceptible de se dissoudre dans le gaz azotique1 il en rsulte un gaz azotique sulfur4 ,les radicaux ,l'azote se combine avec le ,inconnues4 composs4 carbone l'hydrogne1 quelquefois avec le phosphore1 pour former des radicaux composs1 qui sont susceptibles1 comme on l'a vu plus haut1 de s'oxider de s'acidifier4 ,ce principe entre gnralement dans tous les radicaux du rgne animal4 ,les substances ,ces combinaisons sont ,inconnues4 mtalliques4 absolument inconnues4 ,si elles sont dcouvertes un jour1 on les nommera azotures mtalliques4 ,la chaux4 ,toutes ces combinaisons ,la magnsie4 sont entirement inconnues4 ,la baryte4 ,si un jour elles sont ,l'alumine4 reconnues possibles1 elles ,la potasse4 seront nommes azotures de ,la soude4 chaux1 azotures magnsines1 c4 ,,observations ,sur l',azote sur ses combinaisons avec les substances simples4 ,l',,azote est un des principes les plus abondamment rpandus dans la nature4 ,combin avec le calorique1 il forme le gaz azote ou la mofte1 qui entre environ pour les deux tiers dans le poids de l'air de l'atmosphre4 ,il demeure constamment dans l'tat de gaz au degr de pression de temprature dans lequel nous vivons2 aucun degr de compression ni de froid n'ont encore pu le rduire l'tat liquide ou solide4 ,ce principe est aussi un des lmens qui constitue essentiellement les matires animales3 il y est combin avec le carbone l'hydrogne1 quelquefois avec le phosphore1 le tout est li par une certaine portion d'oxygne qui les met ou l'tat d'oxide1 ou celui d'acide1 suivant le degr d'oxygnation4 ,la nature des matires animales peut donc varier comme celles des matires vgtales1 de trois manires1 #a4 par le nombre des substances qui entrent dans la combinaison du radical1 #b4 par leur proportion1 #c4 par le degr d'oxygnation4 ,l'azote combin avec l'oxygne forme les oxides acides nitreux nitrique2 combin avec l'hydrogne1 il forme l'ammoniaque3 ses autres combinaisons avec les substances simples sont peu connues4 ,nous leur donnerons le nom d'azotures1 pour conserver l'identit de terminaison en ure que nous avons affecte toutes les substances non-oxygnes4 ,il est assez probable que toutes les substances alkalines appartiennent ce genre de combinaisons4 ,il y a plusieurs manires d'obtenir le gaz azote3 la premire1 de le tirer de l'air commun en absorbant par le sulfure de potasse ou de chaux dissous dans l'eau1 le gaz oxygne qu'il contient4 ,il faut douze ou quinze jours pour que l'absorption soit complette2 en supposant mme qu'on agite qu'on renouvelle les surfaces1 qu'on rompe la pellicule qui s'y forme4 ,la seconde1 de le tirer des matires animales en les dissolvant dans de l'acide nitrique affoibli presqu' froid4 ,l'azote1 dans cette opration1 se dgage sous forme de gaz1 on le reoit sous des cloches remplies d'eau dans l'appareil pneumato-chimique3 ml avec un tiers en poids de gaz oxygne1 il reforme de l'air atmosphrique4 ,une troisime manire d'obtenir le gaz azote1 est de le retirer du nitre par la dtonation1 soit avec le charbon1 soit avec quelques autres corps combustibles4 ,dans le premier cas1 le gaz azote se dgage ml avec du gaz acide carbonique1 qu'on absorbe ensuite par de l'alkali caustique ou de l'eau de chaux1 le gaz azote reste pur4 ,enfin un quatrime moyen d'obtenir le gaz azote1 est de le tirer de la combinaison de l'ammoniaque avec les oxides mtalliques4 ,l'hydrogne de l'ammoniaque se combine avec l'oxygne de l'oxide2 il se forme de l'eau1 comme l'a observ ,m4 de ,fourcroy3 en mme tems l'azote devenu libre1 se dgage sous la forme de gaz4 ,il n'y a pas long-tems que les combinaisons de l'azote sont connues en ,chimie4 ,m4 ,cavendish est le premier qui l'ait observ dans le gaz dans l'acide nitreux4 ,m4 ,berthollet l'a ensuite dcouvert dans l'ammoniaque dans l'acide prussique4 ,tout jusqu'ici porte croire que cette substance est un tre simple lmentaire2 rien ne prouve au moins qu'elle ait encore t dcompose1 ce motif suffit pour justifier la place que nous lui avons assigne4 ,,tableau des combinaisons binaires de l',hydrogne avec les substances simples4 ,noms des ,rsultat des combinaisons de l'hydrogne avec3 ,substances ---------------------------------------- ------------- simples4 ,nomenclature nouvelle4 ,observations4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,gaz hydrogne4 ,cette combinaison de ,l'azote4 ,ammoniaque ou alkali l'oxygne du carbone volatil4 comprend les huiles ,l'oxigne4 ,eau4 fixes volatiles1 forme le radical d'une ,le soufre4 ,combinaison inconnue4 99 partie des oxides ,le phosphore4 des acides vgtaux animaux2 lorsqu'elle ,le carbone4 ,radical hydro-carboneux a lieu dans l'tat ou carbone-hydreux4 de gaz1 il en rsulte du gaz hydrogne carbon4 ,l'antimoine4 ,hydrure d'antimoine4 ,aucunes de ces ,l'argent4 ,hydrure d'argent4 combinaisons ne sont ,l'arsenic4 ,hydrure d'arsenic4 connues1 il y a toute ,le bismuth4 ,hydrure de bismuth4 apparence qu'elles ne ,le cobalt4 ,hydrure de cobalt4 peuvent exister la ,le cuivre4 ,hydrure de cuivre4 temprature dans ,l'tain4 ,hydrure d'tain4 laquelle nous vivons1 ,le fer4 ,hydrure de fer4 cause de la grande ,le manganse4 ,hydrure de manganse4 affinit de l'hydrogne ,le mercure4 ,hydrure de mercure4 pour le calorique4 ,le molybdne4 ,hydrure de molybdne4 ,le nickel4 ,hydrure de nickel4 ,l'or4 ,hydrure d'or4 ,le platine4 ,hydrure de platine4 ,le plomb4 ,hydrure de plomb4 ,le tungstne4 ,hydrure de tungstne4 ,le zinc4 ,hydrure de zinc4 ,la potasse4 ,hydrure de potasse4 ,la soude4 ,hydrure de soude4 ,l'ammoniaque4 ,hydrure d'ammoniaque4 ,la chaux4 ,hydrure de chaux4 ,la magnsie4 ,hydrure de magnsie4 ,la baryte4 ,hydrure de baryte4 ,l'alumine4 ,hydrure d'alumine4 99 ,ces combinaisons ont lieu dans l'tat de gaz il en rsulte du gaz hydrogne sulfur phosphor4 ,,observations ,sur l',hydrogne1 sur le tableau de ses combinaisons4 ,l',,hydrog,,ne1 comme l'exprime sa dnomination1 est un des principes de l'eau2 il entre pour quinze centimes dans sa composition3 l'oxygne en forme les quatre-vingt-cinq autres centimes4 ,cette substance dont ses proprits mme l'existence ne sont connues que depuis trs-peu de tems1 est un des principes des plus abondamment rpandus dans la nature3 c'est un de ceux qui jouent le principal rle dans le rgne vgtal dans le rgne animal4 ,l'affinit de l'hydrogne pour le calorique est telle qu'il reste constamment dans l'tat de gaz au degr de chaleur de pression dans lequel nous vivons4 ,il nous est donc impossible de connotre ce principe dans un tat concret dpouill de toute combinaison4 ,pour obtenir l'hydrogne ou plutt le gaz hydrogne1 il ne faut que prsenter l'eau une substance pour laquelle l'oxygne ait plus d'affinit qu'il n'en a avec l'hydrogne4 ,aussitt l'hydrogne devient libre1 il se combine avec le calorique forme le gaz hydrogne4 ,c'est le fer qu'on a coutume d'employer pour oprer cette sparation1 il faut pour cela qu'il soit lev un degr de chaleur capable de le faire rougir4 ,le fer s'oxide dans cette opration1 devient semblable la mine de fer de l'le d',elbe4 ,dans cet tat il est beaucoup moins attirable l'aimant1 il se dissout sans effervescence dans les acides4 ,le carbone1 lorsqu'il est rouge embrs1 a galement la proprit de dcomposer l'eau d'enlever l'oxygne l'hydrogne3 mais alors il se forme de l'acide carbonique qui se mle avec le gaz hydrogne2 on l'en spare facilement1 parce que l'acide carbonique est absorbable par l'eau par les alkalis1 tandis que l'hydrogne ne l'est pas4 ,on peut encore obtenir du gaz hydrogne en faisant dissoudre du fer ou du zinc dans de l'acide sulfurique tendu d'eau4 ,ces deux mtaux qui ne dcomposent que trs-difficilement trs-lentement l'eau lorsqu'ils sont seuls1 la dcomposent au contraire avec beaucoup de facilit lorsqu'ils sont aids par la prsence de l'acide sulfurique4 ,l'hydrogne s'unit au calorique dans cette opration1 aussitt qu'il est dgag1 on l'obtient dans l'tat de gaz hydrogne4 ,quelques ,chimistes d'un ordre trs-distingu se persuadent que l'hydrogne est le phlogistique de ,stalh1 comme ce clbre ,chimiste admettoit du phlogistique dans les mtaux1 dans le soufre1 dans le charbon1 c4 ils sont obligs de supposer qu'il existe galement1 de l'hydrogne fix combin dans toutes ces substances3 ils le supposent1 mais ils ne le prouvent pas1 quand ils le prouveroient1 ils ne seroient pas beaucoup plus avancs1 puisque ce dgagement du gaz hydrogne n'explique en aucune manire les phnomnes de la calcination de la combustion4 ,il faudroit toujours en revenir l'examen de cette question2 le calorique la lumire qui se dgagent pendant les diffrentes espces de combustion1 sont-ils fournis par le corps qui brle ou par le gaz oxygne qui se fixe dans toutes les oprations8 certainement la supposition de l'hydrogne dans les diffrens corps combustibles ne jette aucune lumire sur cette question4 ,c'est au surplus ceux qui supposent prouver2 toute doctrine qui expliquera aussi bien aussi naturellement que la leur1 sans supposition1 aura au moins l'avantage de la simplicit4 ,on peut voir ce que nous avons publi sur cette grande question1 ,m4 de ,morveau1 ,m4 ,bertholet1 ,m4 de ,fourcroy moi1 dans la traduction de l'essai de ,m4 ,kirwan sur le phlogistique4 ,,tableau des combinaisons binaires du ,soufre non oxygn avec les substances simples4 ,noms des ,rsultat des combinaisons du soufre avec3 ,substances ---------------------------------------- ------------- simples4 ,nomenclature ,noms anciens correspondans nouvelle4 avec la nouvelle ,nomenclature4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,gaz du soufre4 ,l'oxigne4 ,oxide de soufre4 ,soufre mou4 ,acide sulfureux4 ,acide sulfureux4 ,acide sulfurique4 ,acide vitriolique4 ,l'hydrogne4 ,sulfure d'hydrogne4 ,combinaisons inconnues4 ,l'azote4 ,sulfure d'azote ou azote sulfur4 ,le phosphore4 ,sulfure de phosphore4 ,le carbone4 ,sulfure de carbone4 ,l'antimoine4 ,sulfure d'antimoine4 ,antimoine crud4 ,l'argent4 ,sulfure d'argent4 ,l'arsenic4 ,sulfure d'arsenic4 ,orpiment1 ralgar4 ,le bismuth4 ,sulfure de bismuth4 ,le cobalt4 ,sulfure de cobalt4 ,le cuivre4 ,sulfure de cuivre4 ,pyrite de cuivre4 ,l'tain4 ,sulfure d'tain4 ,le fer4 ,sulfure de fer4 ,pyrite de fer4 ,le manganse4 ,sulfure de manganse4 ,le mercure4 ,sulfure de mercure4 ,ethiops minral1 cinnabre4 ,le molybdne4 ,sulfure de molybdne4 ,le nickel4 ,sulfure de nickel4 ,l'or4 ,sulfure d'or4 ,le platine4 ,sulfure de platine4 ,le plomb4 ,sulfure de plomb4 ,galne4 ,le tungstne4 ,sulfure de tungstne4 ,le zinc4 ,sulfure de zinc4 ,blende4 ,la potasse4 ,sulfure de potasse4 ,foie de soufre base d'alkali fixe vgtal4 ,la soude4 ,sulfure de soude4 ,foie de soufre base d'alkali fixe minral4 ,l'ammoniaque4 ,sulfure d'ammoniaque4 ,foie de soufre volatil1 liqueur fumante de ,boyle4 ,la chaux4 ,sulfure de chaux4 ,foie de soufre base calcaire4 ,la magnsie4 ,sulfure de magnsie4 ,foie de soufre base de magnsie4 ,la baryte4 ,sulfure de baryte4 ,foie de soufre base de terre pesante4 ,l'alumine4 ,sulfure d'alumine4 ,combinaison inconnue4 ,,observations ,sur le ,soufre sur le tableau de ses combinaisons avec les substances simples4 ,,le ,,soufre est une des substances combustibles qui a le plus de tendance la combinaison4 ,il est naturellement dans l'tat concret la temprature habituelle dans laquelle nous vivons1 ne se liqufie qu' une chaleur suprieure de plusieurs degrs celle de l'eau bouillante4 ,la nature nous prsente le soufre tout form1 -peu-prs port au dernier degr de puret dont il est susceptible dans le produit des volcans2 elle nous le prsente encore1 beaucoup plus souvent dans l'tat d'acide sulfurique1 c'est--dire combin avec l'oxygne1 c'est dans cet tat qu'il se trouve dans les argiles1 dans les gypses1 c4 ,pour ramener l'tat de soufre l'acide sulfurique de ces substances1 il faut lui enlever l'oxygne1 on y parvient en le combinant une chaleur rouge avec du carbone4 ,il se forme de l'acide carbonique qui se dgage dans l'tat de gaz1 il reste un sulfure qu'on dcompose par un acide3 l'acide s'unit la base le soufre se prcipite4 ,,tableau des combinaisons binaires du ,phosphore non oxygn avec les substances simples4 ,noms des ,rsultat des combinaisons du phosphore avec3 ,substances ---------------------------------------- ------------- simples4 ,nomenclature nouvelle4 ,observations4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,le calorique4 ,gaz du phosphore4 ,l'oxigne4 ,oxide de phosphore4 ,acide phosphoreux4 ,acide phosphorique4 ,l'hydrogne4 ,phosphure d'hydrogne4 ,l'azote4 ,phosphure d'azote4 ,le soufre4 ,phosphure de soufre4 ,le carbone4 ,phosphure de carbone4 ,l'antimoine4 ,phosphure d'antimoine4 ,de toutes ces ,l'argent4 ,phosphure d'argent4 combinaisons1 on ne ,l'arsenic4 ,phosphure d'arsenic4 connot encore que le ,le bismuth4 ,phosphure de bismuth4 phosphure de fer1 ,le cobalt4 ,phosphure de cobalt4 auquel on a donn le ,le cuivre4 ,phosphure de cuivre4 nom trs-impropre de ,l'tain4 ,phosphure d'tain4 sidrite2 encore est-il ,le fer4 ,phosphure de fer4 incertain si le ,le manganse4 ,phosphure de manganse4 phosphore est oxign ,le mercure4 ,phosphure de mercure4 ou non oxign dans ,le molybdne4 ,phosphure de molybdne4 cette combinaison4 ,le nickel4 ,phosphure de nickel4 ,l'or4 ,phosphure d'or4 ,le platine4 ,phosphure de platine4 ,le plomb4 ,phosphure de plomb4 ,le tungstne4 ,phosphure de tungstne4 ,le zinc4 ,phosphure de zinc4 ,la potasse4 ,phosphure de potasse4 ,ces combinaisons ne ,la soude4 ,phosphure de soude4 sont point encore ,l'ammoniaque4 ,phosphure d'ammoniaque4 connues4 ,il y a apparence qu'elles sont ,la chaux4 ,phosphure de chaux4 impossibles1 d'aprs ,la baryte4 ,phosphure de baryte4 les expriences de ,la magnsie4 ,phosphure de magnsie4 ,m4 ,gengembre4 ,l'alumine4 ,phosphure d'alumine4 ,,observations ,sur le ,phosphore sur le ,tableau de ses combinaisons avec les substances simples4 ,,le ,,phosphore est une substance combustible simple1 dont l'existence avoit chapp aux recherches des anciens ,chimistes4 ,c'est en #affg que la dcouverte en fut faite par ,brandt1 qui fit mystre de son procd3 bientt aprs ,kunckel dcouvrit le secret de ,brandt2 il le publia1 le nom de phosphore de ,kunckel qui lui a t conserv jusqu' nos jours1 prouve que la reconnoissance publique se porte sur celui qui publie1 plutt que sur celui qui dcouvre1 quand il fait mystre de sa dcouverte4 ,c'est de l'urine seule qu'on tiroit alors le phosphore3 quoique la mthode de le prparer et t dcrite dans plusieurs ouvrages1 notamment par ,m4 ,homberg1 dans les mmoires de l',acadmie des ,sciences1 anne #afib1 l',angleterre a t long-tems en possession d'en fournir seule aux savans de toute l',europe4 ,ce fut en #agcg qu'il fut fait pour la premire fois en ,france1 au ,jardin ,royal des ,plantes1 en prsence des commissaires de l',acadmie des ,sciences4 ,maintenant on le tire d'une manire plus commode1 sur-tout plus conomique1 des os des animaux1 qui sont un vritable phosphate calcaire4 ,le procd le plus simple consiste1 d'aprs ,,mm4 ,gahn1 ,schele1 ,rouelle1 c4 calciner des os d'animaux adultes1 jusqu' ce qu'ils soient presque blancs4 ,on les pile on les passe au tamis de soie2 on verse ensuite dessus de l'acide sulfurique tendu d'eau1 mais en quantit moindre qu'il n'en faut pour dissoudre la totalit des os4 ,cet acide s'unit la terre des os pour former du sulfate de chaux3 en mme tems l'acide phosphorique est dgag reste libre dans la liqueur4 ,on dcante alors1 on lave le rsidu1 on runit l'eau du lavage la liqueur dcante2 on fait vaporer1 afin de sparer du sulfate de chaux qui se cristallise en filets soyeux1 on finit par obtenir l'acide phosphorique sous forme d'un verre blanc transparent qui1 rduit en poudre ml avec un tiers de son poids de charbon1 donne de bon phosphore4 ,l'acide phosphorique qu'on obtient par ce procd1 n'est jamais aussi pur que celui retir du phosphore1 soit par la combustion1 soit par l'acide nitrique2 il ne doit donc point tre employ pour des expriences de recherches4 ,le phosphore se rencontre dans presque toutes les substances animales1 dans quelques plantes qui ont1 d'aprs l'analyse chimique1 un caractre animal4 ,il y est ordinairement combin avec le carbone1 l'azote l'hydrogne1 il en rsulte des radicaux trs-composs4 ,ces radicaux sont communment ports l'tat d'oxide par une portion d'oxygne4 ,la dcouverte que ,m4 ,hassenfratz a faite de cette substance dans le charbon de bois1 feroit souponner qu'il est plus commun qu'on ne pense dans le rgne vgtal3 ce qu'il y a de certain1 c'est que des familles entires de plantes en fournissent quand on les traite convenablement4 ,je range le phosphore au rang des corps combustibles simples1 parce qu'aucune exprience ne donne lieu de croire qu'on puisse le dcomposer4 ,il s'allume #cb degrs du thermomtre4 ,,tableau des combinaisons binaires du ,carbone non oxygn avec les substances simples4 ,noms des ,rsultat des combinaisons du carbone avec3 ,substances ---------------------------------------- ------------- simples4 ,nomenclature nouvelle4 ,observations4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,l'oxigne4 ,oxide de carbone4 ,inconnu4 ,acide carbonique4 ,air fixe des anglois1 acide crayeux de ,m4 ,bucquet de ,m4 de ,fourcroy4 ,le soufre4 ,carbure de soufre4 ,combinaisons inconnues4 ,le phosphore4 ,carbure de phosphore4 ,l'azote4 ,carbure d'azote4 ,l'hydrogne4 ,radical carbone-hydreux4 ,huiles fixes volatiles4 ,l'antimoine4 ,carbure d'antimoine4 ,de toutes ces ,l'argent4 ,carbure d'argent4 combinaisons1 on ,l'arsenic4 ,carbure d'arsenic4 ne connot que ,le bismuth4 ,carbure de bismuth4 les carbures de ,le cobalt4 ,carbure de cobalt4 fer de zinc1 ,le cuivre4 ,carbure de cuivre4 auxquels on a ,l'tain4 ,carbure d'tain4 donn le nom de ,le fer4 ,carbure de fer4 ,plombagine2 les ,le manganse4 ,carbure de manganse4 autres n'ont encore ,le mercure4 ,carbure de mercure4 t ni faites ,le molybdne4 ,carbure de molybdne4 ni observes4 ,le nickel4 ,carbure de nickel4 ,l'or4 ,carbure d'or4 ,le platine4 ,carbure de platine4 ,le plomb4 ,carbure de plomb4 ,le tungstne4 ,carbure de tungstne4 ,le zinc4 ,carbure de zinc4 ,la potasse4 ,carbure de potasse4 ,la soude4 ,carbure de soude4 ,combinaisons inconnues4 ,l'ammoniaque4 ,carbure d'ammoniaque4 ,la chaux4 ,carbure de chaux4 ,la magnsie4 ,carbure de magnsie4 ,la baryte4 ,carbure de baryte4 ,combinaisons inconnues4 ,l'alumine4 ,carbure d'alumine4 ,,observations ,sur le ,carbone sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,comme aucune exprience ne nous a indiqu jusqu'ici la possibilit de dcomposer le carbone1 nous ne pouvons quant prsent le considrer que comme une substance simple4 ,il parot prouv par les expriences modernes1 qu'il est tout form dans les vgtaux1 j'ai dj fait observer qu'il y toit combin avec l'hydrogne1 quelquefois avec l'azote avec le phosphore1 pour former des radicaux composs2 enfin que ces radicaux toient ensuite ports l'tat d'oxides ou d'acides1 suivant la proportion d'oxygne qui y toit ajoute4 ,pour obtenir le carbone contenu dans les matires vgtales ou animales1 il ne faut que les faire chauffer un degr de feu d'abord mdiocre ensuite trs-fort1 afin de dcomposer les dernires portions d'eau que le charbon retient obstinment4 ,dans les oprations chimiques on se sert ordinairement de cornues de grs ou de porcelaine1 dans lesquelles on introduit le bois ou autres matires combustibles1 on pousse grand feu dans un bon fourneau de reverbre3 la chaleur volatilise1 ou1 ce qui est la mme chose1 convertit en gaz toutes les substances qui en sont susceptibles1 le carbone1 comme le plus fixe1 reste combin avec un peu de terre quelques sels fixes4 ,dans les arts la carbonisation du bois se fait par un procd moins coteux3 on dispose le bois en tas1 on le recouvre de terre1 de manire qu'il n'y ait de communication avec l'air que ce qu'il en faut pour faire brler le bois pour en chasser l'huile l'eau2 on touffe ensuite le feu1 en bouchant les trous qu'on avoit mnags la terre du fourneau4 ,il y a deux manires d'analyser le carbone1 sa combustion par le moyen de l'air ou plutt du gaz oxygne1 son oxygnation par l'acide nitrique4 ,on le convertit dans les deux cas en acide carbonique1 il laisse de la chaux1 de la potasse quelques sels neutres4 ,les ,chimistes se sont peu occups de ce genre d'analyse1 il n'est pas mme rigoureusement dmontr que la potasse existe dans le charbon avant la combustion4 ,,observations ,sur les ,radicaux muriatique1 fluorique boracique1 sur leurs combinaisons4 ,,on n'a point form de ,tableau pour prsenter le rsultat des combinaisons de ces substances1 soit entr'elles1 soit avec les autres corps combustibles2 parce qu'elles sont toutes absolument inconnues4 ,on sait seulement que ces radicaux s'oxygnent2 qu'ils forment les acides muriatique1 fluorique boracique1 qu'alors ils sont susceptibles d'entrer dans un grand nombre de combinaisons3 mais la ,chimie n'a pas encore pu parvenir les dsoxygner1 s'il est permis de se servir de cette expression1 les obtenir dans leur tat de simplicit4 ,il faudroit1 pour y parvenir1 trouver un corps pour lequel l'oxygne et plus d'affinit qu'il n'en a avec les radicaux muriatique1 fluorique boracique1 ou bien se servir de doubles affinits4 ,on peut voir dans les ,observations relatives aux acides muriatique1 fluorique boracique1 ce que nous savons de l'origine de leurs radicaux4 ,,observations ,sur la combinaison des ,mtaux les uns avec les autres4 ,,ce seroit ici le lieu1 pour terminer ce qui concerne les substances simples1 de prsenter des ,tableaux de la combinaison de tous les mtaux les uns avec les autres2 mais comme ces ,tableaux seroient trs-volumineux ne prsenteroient rien que d'incomplet1 moins de recherches qui n'ont point encore t faites1 je les ai supprims4 ,il me suffira de dire que toutes ces combinaisons portent le nom d'alliages1 qu'on doit nommer le premier le mtal qui entre en plus grande abondance dans la composition mtallique4 ,ainsi1 alliage d'or d'argent1 ou or alli d'argent1 annonce une combinaison o l'or est le mtal dominant4 ,les alliages mtalliques ont1 comme toutes les autres combinaisons1 leur degr de saturation3 il parotroit mme1 d'aprs les expriences de ,m4 de la ,briche1 qu'ils en ont deux trs-distincts4 ,,tableau des combinaisons de l',azote ou ,radical nitrique port l'tat d'acide nitreux par la combinaison d'une suffisante quantit d'oxygne1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leurs affinits avec cet acide4 ,combinaisons de l'acide nitreux avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des sels neutres4 ,noms des bases4 ---------------------------------------- ----- ,nomenclature ,observations4 nouvelle4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la baryte4 ,nitrite de baryte4 ,il n'y a qu'un ,la potasse4 ,nitrite de potasse4 trs-petit nombre ,la soude4 ,nitrite de soude4 d'annes que ces sels ,la chaux4 ,nitrite de chaux4 ont t dcouverts1 ,la magnsie4 ,nitrite de magnsie4 ils n'avoient point ,l'ammoniaque4 ,nitrite d'ammoniaque4encore t nomms4 ,l'alumine4 ,nitrite d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,nitrite de zinc4 ,comme les mtaux se ,l'oxide de fer4 ,nitrite de fer4 dissolvent dans les ,l'oxide de manganse4 ,nitrite de manganse4acides nitreux ,l'oxide de cobalt4 ,nitrite de cobalt4 nitrique1 diffrens ,l'oxide de nickel4 ,nitrite de nickel4 degrs d'oxignation1 ,l'oxide de plomb4 ,nitrite de plomb4 il doit en rsulter ,l'oxide d'tain4 ,nitrite d'tain4 des sels1 o l'acide ,l'oxide de cuivre4 ,nitrite de cuivre4 est rellement dans ,l'oxide de bismuth4 ,nitrite de bismuth4 des tats diffrens2 ,l'oxide d'antimoine4 ,nitrite d'antimoine4 ceux o le mtal est ,l'oxide d'arsenic4 ,nitrite d'arsenic4 le moins oxign ,l'oxide de mercure4 ,nitrite de mercure4 seront appels ,l'oxide d'argent4 99 ,nitrite d'argent4 nitrites2 ceux o il ,l'oxide d'or4 99 ,nitrite d'or4 l'est davantage seront ,l'oxide de platine4 99 ,nitrite de platine4 nomms nitrates3 mais la limite de cette distinction n'est pas trs aise saisir4 ,les anciens ne connoissoient aucuns de ces sels4 99 ,il y a grande apparence qu'il n'existe pas de nitrite d'argent1 d'or de platine1 mais seulement des nitrates de ces mtaux4 ,,tableau des combinaisons de l',azote complettement satur d'oxygne1 porte l'tat d'acide nitrique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,combinaisons de l'acide nitrique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des sels neutres4 ,noms des bases4 ---------------------------------------- ------ ,nomenclature ,nomenclature nouvelle4 ancienne4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la baryte4 ,nitrate de baryte4 ,nitre base de terre pesante4 ,la potasse4 ,nitrate de potasse1 ,nitre1 nitre base salptre4 d'alkali vgtal1 salptre4 ,la soude4 ,nitrate de soude4 ,nitre quadrangulaire4 ,nitre base d'alkali minral4 ,la chaux4 ,nitrate de chaux4 ,nitre calcaire1 nitre base terreuse4 ,eau mre de nitre ou de salptre4 ,la magnsie4 ,nitrate de magnsie4 ,nitre base de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,nitrate d'ammoniaque4,nitre ammoniacal4 ,l'alumine4 ,nitrate d'alumine4 ,alun nitreux1 nitre argileux1 nitre base de terre d'alun4 ,l'oxide de zinc4 ,nitrate de zinc4 ,nitre de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,nitrate de fer4 ,nitre de fer1 nitre martial4 ,l'oxide de manganse4,nitrate de manganse4,nitre de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,nitrate de cobalt4 ,nitre de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,nitrate de nickel4 ,nitre de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,nitrate de plomb4 ,nitre de plomb1 nitre de saturne4 ,l'oxide d'tain4 ,nitrate d'tain4 ,nitre d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,nitrate de cuivre4 ,nitre de cuivre1 nitre de ,vnus4 ,l'oxide de bismuth4 ,nitrate de bismuth4 ,nitre de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,nitrate d'antimoine4 ,nitre d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,nitrate d'arsenic4 ,nitre d'arsenic4 ,nitre arsenical4 ,l'oxide de mercure4 ,nitrate de mercure4 ,nitre mercuriel4 ,nitre de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,nitrate d'argent4 ,nitre d'argent4 ,nitre de lune1 pierre infernale4 ,l'oxide d'or4 ,nitrate d'or4 ,nitre d'or4 ,l'oxide de platine4 ,nitrate de platine4 ,nitre de platine4 ,,observations ,sur les ,acides nitreux nitrique1 sur le ,tableau de leurs combinaisons4 ,l',,acide nitreux l'acide nitrique se tirent d'un sel connu dans les arts sous le nom de salptre4 ,on extrait ce sel par lixiviation des dcombres des vieux btimens de la terre des caves1 des curies1 des granges1 en gnral des lieux habits4 ,l'acide nitrique est le plus souvent uni dans ces terres la chaux la magnsie1 quelquefois la potasse plus rarement l'alumine4 ,comme tous ces sels1 l'exception de celui base de potasse1 attirent l'humidit de l'air1 qu'ils seroient d'une conservation difficile dans les arts1 on profite de la plus grande affinit qu'a la potasse avec l'acide nitrique1 de la proprit qu'elle a de prcipiter la chaux1 la magnsie l'alumine1 pour ramener ainsi dans le travail du salptrier dans le rafinage qui se fait ensuite dans les magasins du ,roi1 tous les sels nitriques l'tat de nitrate de potasse ou de salptre4 ,pour obtenir l'acide nitreux de ce sel1 on met dans une cornue tubule trois parties de salptre trs-pur1 une d'acide sulfurique concentr3 on y adapte un ballon deux pointes1 auquel on joint l'appareil de ,woulfe1 c'est--dire1 des flacons plusieurs gouleaux moiti remplis d'eau runis par des tubes de verre4 ,on voit cet appareil reprsent pl4 ,,iv1 fig4 #a4 ,on lutte exactement toutes les jointures1 on donne un feu gradu3 il passe de l'acide nitreux en vapeurs rouges1 c'est--dire1 surcharg de gaz nitreux1 ou autrement dit1 qui n'est point oxygn autant qu'il le peut tre4 ,une partie de cet acide se condense dans le ballon1 dans l'tat d'une liqueur d'un jaune rouge trs-fonc2 le surplus se combine avec l'eau des bouteilles4 ,il se dgage en mme-tems une grande quantit de gaz oxygne1 par la raison qu' une temprature un peu leve l'oxygne a plus d'affinit avec le calorique qu'avec l'oxide nitreux1 tandis que le contraire arrive la temprature habituelle dans laquelle nous vivons4 ,c'est parce qu'une partie d'oxygne a quitt ainsi l'acide nitrique1 qu'il se trouve converti en acide nitreux4 ,on peut ramener cet acide de l'tat nitreux l'tat nitrique1 en le faisant chauffer une chaleur douce2 le gaz nitreux qui toit en excs s'chappe1 il reste de l'acide nitrique3 mais on n'obtient par cette voie qu'un acide nitrique trs-tendu d'eau1 il y a d'ailleurs une perte considrable4 ,on se procure de l'acide nitrique beaucoup plus concentr avec infiniment moins de perte1 en mlant ensemble du salptre de l'argile bien seche1 en les poussant au feu dans une cornue de grs4 ,l'argile se combine avec la potasse pour laquelle elle a beaucoup d'affinit3 en mme-tems il passe de l'acide nitrique trs-lgrement fumant1 qui ne contient qu'une trs-petite portion de gaz nitreux4 ,on l'en dbarrasse aisment1 en faisant chauffer foiblement l'acide dans une cornue3 on obtient une petite portion d'acide nitreux dans le rcipient1 il reste de l'acide nitrique dans la cornue4 ,on a vu dans le corps de cet ,ouvrage1 que l'azote toit le radical nitrique3 si vingt parties demie en poids d'azote1 on ajoute quarante-trois parties demie d'oxygne1 cette proportion constituera l'oxide ou le gaz nitreux2 si on ajoute cette premire combinaison #cf autres parties d'oxygne1 on aura de l'acide nitrique4 ,l'intermdiaire entre la premire la dernire de ces proportions1 donne diffrentes espces d'acides nitreux1 c'est--dire1 de l'acide nitrique plus ou moins imprgn de gaz nitreux4 ,j'ai dtermin ces proportions par voie de dcomposition1 je ne puis pas assurer qu'elles soient rigoureusement exactes2 mais elles ne peuvent pas s'carter beaucoup de la vrit4 ,m4 ,cavendish1 qui a prouv le premier par voie de composition1 que l'azote est le radical nitrique1 a donn des proportions un peu diffrentes dans lesquelles l'azote entre pour une plus forte proportion3 mais il est probable en mme tems que c'est de l'acide nitreux qu'il a form1 non de l'acide nitrique2 cette circonstance suffit pour expliquer jusqu' un certain point la diffrence des rsultats4 ,pour obtenir l'acide nitrique trs-pur1 il faut employer du nitre dpouill de tout mlange de corps trangers4 ,si1 aprs la distillation1 on souponne qu'il y reste quelques vestiges d'acide sulfurique1 on y verse quelques gouttes de dissolution de nitrate barytique1 l'acide sulfurique s'unit avec la baryte1 forme un sel neutre insoluble qui se prcipite4 ,on en spare avec autant de facilit les dernires portions d'acide muriatique qui pouvoient y tre contenues1 en y versant quelques gouttes de nitrate d'argent2 l'acide muriatique contenu dans l'acide nitrique1 s'unit l'argent avec lequel il a plus d'affinit1 se prcipite sous forme de muriate d'argent qui est presqu'insoluble4 ,ces deux prcipitations faites1 on distille jusqu' ce qu'il ait pass environ les sept huitimes de l'acide1 on est sr alors de l'avoir parfaitement pur4 ,l'acide nitrique est un de ceux qui a le plus de tendance la combinaison1 dont en mme tems la dcomposition est le plus facile4 ,il n'est presque point de substance simple1 si on en excepte l'or1 l'argent le platine1 qui ne lui enlve plus ou moins d'oxygne2 quelques-unes mme le dcomposent en entier4 ,il a t fort anciennement connu des ,chimistes1 ses combinaisons ont t plus tudies que celles d'aucun autre4 ,,mm4 ,macquer ,baum ont nomm nitres tous les sels qui ont l'acide nitrique pour acide4 ,nous avons driv leur nom de la mme origine2 mais nous en avons chang la terminaison1 nous les avons appels nitrates ou nitrites1 suivant qu'ils ont l'acide nitrique ou l'acide nitreux pour acide d'aprs la loi gnrale dont nous avons expliqu les motifs1 chapitre ,,xvi4 ,c'est galement par une suite des principes gnraux dont nous avons rendu compte1 que nous avons spcifi chaque sel par le nom de sa base4 ,,tableau des combinaisons de l',acide sulfurique ou ,soufre oxygn avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide1 par la voie humide4 ,combinaisons de l'acide sulfurique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,numros4 ,noms des bases4 ,sels neutres qui en rsultent4 ---------------------------------------- ---------------------------- #a ,la baryte4 ,sulfate de baryte4 #b ,la potasse4 ,sulfate de potasse4 #c ,la soude4 ,sulfate de soude4 #d ,la chaux4 ,sulfate de chaux4 #e ,la magnsie4 ,sulfate de magnsie4 #f ,l'ammoniaque4 ,sulfate d'ammoniaque4 #g ,l'alumine4 ,sulfate d'alumine ou alun4 #h ,l'oxide de zinc4 ,sulfate de zinc4 #i ,l'oxide de fer4 ,sulfate de fer4 #aj ,l'oxide de manganse4 ,sulfate de manganse4 #aa ,l'oxide de cobalt4 ,sulfate de cobalt4 #ab ,l'oxide de nickel4 ,sulfate de nickel4 #ac ,l'oxide de plomb4 ,sulfate de plomb4 #ad ,l'oxide d'tain4 ,sulfate d'tain4 #ae ,l'oxide de cuivre4 ,sulfate de cuivre4 #af ,l'oxide de bismuth4 ,sulfate de bismuth4 #ag ,l'oxide d'antimoine4 ,sulfate d'antimoine4 #ah ,l'oxide d'arsenic4 ,sulfate d'arsenic4 #ai ,l'oxide de mercure4 ,sulfate de mercure4 #bj ,l'oxide d'argent4 ,sulfate d'argent4 #ba ,l'oxide d'or4 ,sulfate d'or4 #bb ,l'oxide de platine4 ,sulfate de platine4 ,combinaisons de l'acide vitriolique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,,nomenclature ,,ancienne4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,numros4 ,noms des bases4 ,sels neutres qui en rsultent4 ---------------------------------------- ---------------------------- #a ,la terre pesante4 ,vitriol de terre pesante1 spath pesant4 #b ,l'alkali fixe vgtal4,tartre vitriol1 sel de duobus1 arcanum duplicatum4 #c ,l'alkali fixe minral4,sel de ,glauber4 #d ,la terre calcaire4 ,slnite1 gypse1 vitriol calcaire4 #e ,la magnsie4 ,vitriol de magnsie1 sel d',epsom1 sel de ,sedlitz4 #f ,l'alkali volatil4 ,sel ammoniacal secret de ,glauber4 #g ,la terre de l'alun4 ,alun4 #h ,la chaux de zinc4 ,vitriol blanc1 vitriol de ,goslard4 ,couperose blanche1 vitriol de zinc4 #i ,la chaux de fer4 ,couperose verte1 vitriol martial1 vitriol de fer4 #aj ,la chaux de manganse4,vitriol de manganse4 #aa ,la chaux de cobalt4 ,vitriol de cobalt4 #ab ,la chaux de nickel4 ,vitriol de nickel4 #ac ,la chaux de plomb4 ,vitriol de plomb4 #ad ,la chaux d'tain4 ,vitriol d'tain4 #ae ,la chaux de cuivre4 ,vitriol de cuivre1 couperose bleue4 #af ,la chaux de bismuth4 ,vitriol de bismuth4 #ag ,la chaux d'antimoine4 ,vitriol d'antimoine4 #ah ,la chaux d'arsenic4 ,vitriol d'arsenic4 #ai ,la chaux de mercure4 ,vitriol de mercure4 #bj ,la chaux d'argent4 ,vitriol d'argent4 #ba ,la chaux d'or4 ,vitriol d'or4 #bb ,la chaux de platine4 ,vitriol de platine4 ,,observations ,sur l',acide sulfurique sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on a long-tems retir l'acide sulfurique par distillation du sulfate de fer ou vitriol de mars1 dans lequel cet acide est uni au fer4 ,cette distillation a t dcrite par ,basile ,valentin1 qui crivoit dans le quinzime sicle4 ,on prfre aujourd'hui de le tirer du soufre par la combustion1 parce qu'il est beaucoup meilleur march que celui qu'on peut extraire des diffrens sels sulfuriques4 ,pour faciliter la combustion du soufre son oxygnation1 on y mle un peu de salptre ou nitrate de potasse en poudre4 ,ce dernier est dcompos1 fournit au soufre une portion de son oxygne1 qui facilite sa conversion en acide4 ,malgr l'addition de salptre1 on ne peut continuer la combustion du soufre dans des vaisseaux ferms1 quelque grands qu'ils soient1 que pendant un tems dtermin4 ,la combustion cesse par deux raisons2 #a4 parce que le gaz oxygne se trouve puis1 que l'air dans lequel se fait la combustion se trouve presque rduit l'tat de gaz azotique2 #b4 parce que l'acide lui-mme qui reste long-tems en vapeurs1 met obstacle la combustion4 ,dans les travaux en grand des arts1 on brle le mlange de soufre de salptre dans de grandes chambres dont les parois sont recouvertes de feuilles de plomb3 on laisse un peu d'eau au fond pour faciliter la condensation des vapeurs4 ,on se dbarrasse ensuite de cette eau1 en introduisant l'acide sulfurique qu'on a obtenu dans de grandes cornues3 on distille un degr de chaleur modr2 il passe une eau lgrement acide1 il reste dans la cornue de l'acide sulfurique concentr4 ,dans cet tat il est diaphane1 sans odeur1 il pse peu prs le double de l'eau4 ,on prolongeroit la combustion du soufre1 on acclreroit la fabrication de l'acide sulfurique1 si on introduisoit dans les grandes chambres doubles de plomb o se fait cette opration1 le vent de plusieurs soufflets qu'on dirigeroit sur la flamme4 ,on feroit vacuer le gaz azotique par de longs canaux ou espces de serpentins dans lesquels il seroit en contact avec de l'eau1 afin de le dpouiller de tout le gaz acide sulfureux ou acide sulfurique qu'il pourroit contenir4 ,suivant une premire exprience de ,m4 ,berthollet1 #fi parties de soufre en brlant absorbent #ca parties d'oxygne1 pour former #ajj parties d'acide sulfurique4 ,suivant une seconde exprience faite par une autre mthode1 #gb parties de soufre en absorbent #bh d'oxygne1 pour former la mme quantit de #ajj parties d'acide sulfurique sec4 ,cet acide ne dissout1 comme tous les autres1 les mtaux qu'autant qu'ils ont t pralablement oxids2 mais la plupart sont susceptibles de dcomposer une portion de l'acide1 de lui enlever assez d'oxygne pour devenir dissolubles dans le surplus3 c'est ce qui arrive l'argent1 au mercure mme au fer au zinc1 quand on les fait dissoudre dans de l'acide sulfurique concentr bouillant4 ,ces mtaux s'oxident se dissolvent1 mais ils n'enlvent pas assez d'oxygne l'acide pour le rduire en soufre2 ils le rduisent seulement l'tat d'acide sulfureux1 il se dgage alors sous la forme de gaz acide sulfureux4 ,lorsqu'on met de l'argent1 du mercure ou quelque mtal autre que le fer le zinc dans de l'acide sulfurique tendu d'eau1 comme ils n'ont pas assez d'affinit avec l'oxygne pour l'enlever1 ni au soufre1 ni l'acide sulfureux1 ni l'hydrogne1 ils sont absolument insolubles dans cet acide4 ,il n'en est pas de mme du zinc du fer3 ces deux mtaux1 aids par la prsence de l'acide1 dcomposent l'eau2 ils s'oxident ses dpens1 deviennent alors dissolubles dans l'acide1 quoiqu'il ne soit ni concentr ni bouillant4 ,,tableau des combinaisons de l',acide sulfureux avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,noms des bases4 ,noms des sel neutres4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,la baryte4 ,sulfite de baryte4 de l'acide ,la potasse4 ,sulfite de potasse4 sulfureux ,la soude4 ,sulfite de soude4 avec3 ,la chaux4 ,sulfite de chaux4 ,la magnsie4 ,sulfite de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,sulfite d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,sulfite d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,sulfite de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,sulfite de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,sulfite de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,sulfite de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,sulfite de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,sulfite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,sulfite d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,sulfite de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,sulfite de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,sulfite d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,sulfite d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 ,sulfite de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,sulfite d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,sulfite d'or4 ,l'oxide de platine4 ,sulfite de platine4 ,nota4 ,les anciens n'ont connu proprement parler de ces sels que le sulfite de potasse1 qui1 jusqu' ces derniers tems1 a conserv le nom de sel sulfureux de ,stalh4 ,avant la nouvelle nomenclature que nous avons propose1 on dsignoit les sels sulfureux comme il suit3 ,sel sulfureux de ,stalh base d'alkali fixe vgtal1 sel sulfureux de ,stalh base d'alkali fixe minral1 sel sulfureux de ,stalh base de terre calcaire4 ,on a suivi dans ce tableau l'ordre des affinits indiqu par ,m4 ,bergman pour l'acide sulfurique1 parce qu'en effet l'gard des alkalis des terres1 l'ordre est le mme pour l'acide sulfureux2 mais il n'est pas certain qu'il en soit de mme pour les oxides mtalliques4 ,,observations ,sur l',acide sulfureux1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide sulfureux est form1 comme l'acide sulfurique1 de la combinaison du soufre avec l'oxygne1 mais avec une moindre proportion de ce dernier4 ,on peut l'obtenir de diffrentes manires1 #a4 en faisant brler du soufre lentement1 #b4 en distillant de l'acide sulfurique sur de l'argent1 de l'antimoine1 du plomb1 du mercure ou du charbon3 une portion d'oxygne s'unit au mtal1 l'acide passe dans l'tat d'acide sulfureux4 ,cet acide existe naturellement dans l'tat de gaz au degr de temprature de pression dans lequel nous vivons2 mais il parot1 d'aprs des expriences de ,m4 ,clouet1 qu' un trs-grand degr de refroidissement1 il se condense devient liquide3 l'eau absorbe beaucoup plus de ce gaz acide qu'elle n'absorbe de gaz acide carbonique2 mais elle en absorbe beaucoup moins que de gaz acide muriatique4 ,c'est une vrit bien tablie1 que je n'ai peut-tre que trop rpte1 que les mtaux en gnral ne peuvent se dissoudre dans les acides1 qu'autant qu'ils peuvent s'y oxider3 or l'acide sulfureux tant dj dpouill d'une grande partie de l'oxygne ncessaire pour le constituer acide sulfurique1 il est plutt dispos en reprendre qu' en fournir la plupart des mtaux1 c'est pour cela qu'il ne peut les dissoudre1 moins qu'ils n'aient t pralablement oxids4 ,par une suite du mme principe1 les oxides mtalliques se dissolvent dans l'acide sulfureux sans effervescence mme avec beaucoup de facilit4 ,cet acide a mme1 comme l'acide muriatique1 la proprit de dissoudre des oxides mtalliques qui sont trop oxygns1 qui seroient par cela mme indissolubles dans l'acide sulfurique2 il forme alors avec eux de vritables sulfates4 ,on pourroit donc souponner qu'il n'existe que des sulfates mtalliques non des sulfites1 si les phnomnes qui ont lieu dans la dissolution du fer1 du mercure1 de quelques autres mtaux1 ne nous apprenoient que ces substances mtalliques sont susceptibles de s'oxider plus ou moins en se dissolvant dans les acides4 ,d'aprs cette observation le sel dans lequel le mtal sera le moins oxid devra porter le nom de sulfite1 celui dans lequel le mtal sera le plus oxid devra porter le nom de sulfate4 ,on ignore encore si cette distinction1 ncessaire pour le fer pour le mercure1 est applicable tous les autres sulfates mtalliques4 ,,tableau des combinaisons du ,phosphore qui a reu un premier degr d'oxygnation1 qui a t port l'tat d',acide phosphoreux1 avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- --------------------- ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,phosphite de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,phosphite de baryte4 phosphoreux ,la magnsie4 ,phosphite de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,phosphite de potasse4 ,la soude4 ,phosphite de soude4 ,l'ammoniaque4 ,phosphite d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,phosphite d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,phosphite de zinc4 99 ,l'oxide de fer4 ,phosphite de fer4 ,l'oxide de manganse4,phosphite de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,phosphite de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,phosphite de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,phosphite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,phosphite d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,phosphite de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,phosphite de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,phosphite d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,phosphite d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 ,phosphite de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,phosphite d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,phosphite d'or4 ,l'oxide de platine4 ,phosphite de platine4 99 ,l'existence des phosphites mtalliques n'est pas encore absolument certaine1 elle suppose que les mtaux sont susceptibles de se dissoudre dans l'acide phosphorique1 diffrens degrs d'oxygnation1 ce qui n'est pas encore prouv4 ,aucuns de ces sels n'avoient t nomms4 ,,tableau des combinaisons du ,phosphore satur d'oxygne1 ou ,acide phosphorique avec les substances salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide 994 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- --------------------- ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,phosphate de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,phosphate de baryte4 phosphorique ,la magnsie4 ,phosphate de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,phosphate de potasse4 ,la soude4 ,phosphate de soude4 ,l'ammoniaque4 ,phosphate d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,phosphate d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,phosphate de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,phosphate de fer4 ,l'oxide de manganse4,phosphate de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,phosphate de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,phosphate de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,phosphate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,phosphate d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,phosphate de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,phosphate de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,phosphate d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,phosphate d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 ,phosphate de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,phosphate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,phosphate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,phosphate de platine4 99 ,la plupart de ces sels ne sont connus que depuis trs-peu de tems1 n'avoient point encore t nomms4 ,,observations ,sur les ,acides phosphoreux phosphorique1 sur les ,tableaux de leurs combinaisons4 ,,on a vu1 l'article ,phosphore1 un prcis historique de la dcouverte de cette singulire substance1 quelques observations sur la manire dont il existe dans les vgtaux dans les animaux4 ,le moyen le plus sr pour obtenir l'acide phosphorique pur exempt de tout mlange1 est de prendre du phosphore en nature1 de le faire brler sous des cloches de verre1 dont on a humect l'intrieur en y promenant de l'eau distille4 ,il absorbe dans cette opration #b fois #a_/b son poids d'oxygne4 ,on peut obtenir cet acide concret en faisant cette mme combustion sur du mercure au lieu de la faire sur de l'eau3 il se prsente alors dans l'tat de floccons blancs qui attirent l'humidit de l'air avec une prodigieuse activit4 ,pour avoir ce mme acide dans l'tat d'acide phosphoreux1 c'est--dire1 moins oxygn1 il faut abandonner le phosphore une combustion extrmement lente1 le laisser tomber en quelque faon en dliquium l'air dans un entonnoir plac sur un flacon de cristal4 ,au bout de quelques jours on trouve le phosphore oxygn2 l'acide phosphoreux1 mesure qu'il s'est form1 s'est empar d'une portion d'humidit de l'air1 a coul dans le flacon4 ,l'acide phosphoreux se convertit au surplus aisment en acide phosphorique par une simple exposition l'air long-tems continue4 ,comme le phosphore a une assez grande affinit avec l'oxygne pour l'enlever l'acide nitrique l'acide muriatique oxygn1 il en rsulte encore un moyen simple peu dispendieux d'obtenir l'acide phosphorique4 ,lorsqu'on veut oprer par l'acide nitrique1 on prend une cornue tubule bouche avec un bouchon de cristal2 on l'emplit moiti d'acide nitrique concentr1 on fait chauffer lgrement1 puis on introduit par la tubulure de petits morceaux de phosphore4 ,ils se dissolvent avec effervescence2 en mme tems le gaz nitreux s'chappe sous la forme de vapeurs rutilantes4 ,on continue ainsi d'ajouter du phosphore jusqu' ce qu'il refuse de se dissoudre4 ,on pousse alors le feu un peu plus fort pour chasser les dernires portions d'acide nitrique1 on trouve l'acide phosphorique dans la cornue1 en partie sous forme concrte1 en partie sous forme liquide4 ,,tableau des combinaisons du ,radical carbonique oxygn1 ou ,acide carbonique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide 994 ,combinaisons de l'acide carbonique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,,noms ,,des ,,sels ,,neutres4 ,noms des bases4 ---------------------------------------- ------ ,nomenclature ,nomenclature ancienne4 nouvelle4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,carbonate ,la baryte4 de baryte4 ,terre pesante are ou effervescente4 ,la chaux4 de chaux4 ,terre calcaire1 spath calcaire1 craie4 ,la potasse4 de potasse4 ,alkali fixe vgtal effervescent1 mphite de potasse4 ,la soude4 de soude4 ,alkali fixe minral effervescent1 mphite de soude4 ,la magnsie4 de magnsie4 ,magnsie effervescente1 base du sel d',epsom effervescente1 mphite de magnsie4 ,l'ammoniaque4 d'ammoniaque4 ,alkali volatil effervescent1 mphite d'ammoniaque4 ,l'alumine4 d'alumine4 ,mphite argileux1 terre d'alun are4 ,l'oxide de zinc4 de zinc4 ,zinc spathique1 mphite de zinc4 ,l'oxide de fer4 de fer ,fer spathique1 mphite de fer4 ,l'oxide de manganse4de manganse4 ,mphite de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 de cobalt4 ,mphite de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 de nickel4 ,mphite de nickel4 ,l'oxide de plomb4 de plomb4 ,plomb spathique ou mphite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 d'tain4 ,mphite d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 de cuivre4 ,mphite de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 de bismuth4 ,mphite de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 d'antimoine4 ,mphite d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 d'arsenic4 ,mphite d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 de mercure4 ,mphite de mercure4 ,l'oxide d'argent4 d'argent4 ,mphite d'argent4 ,l'oxide d'or4 d'or4 ,mphite d'or4 ,l'oxide de platine4 de platine4 ,mphite de platine4 99 ,ces sels n'tant connus dfinis que depuis quelques annes1 il n'existe pas1 proprement parler1 pour eux de nomenclature ancienne4 ,on a cru cependant devoir les dsigner ici sous les noms que ,m4 de ,morveau leur a donns dans son premier volume de l',encyclopdie4 ,m4 ,bergman dsignoit les bases satures de cet acide par l'pithte are2 ainsi1 la terre calcaire are exprimoit la terre calcaire sature d'acide carbonique4 ,m4 de ,fourcroy avoit donn le nom d'acide crayeux l'acide carbonique1 le nom de craie tous les sels qui rsultent de la combinaison de cet acide avec les bases salifiables4 ,,observations ,sur l',acide carbonique sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,de tous les acides que nous connoissons1 l'acide carbonique est peut-tre celui qui est le plus abondamment rpandu dans la nature4 ,il est tout form dans les craies1 dans les marbres1 dans toutes les pierres calcaires1 il y est neutralis principalement par une terre particulire connue sous le nom de chaux4 ,pour le dgager de ces substances1 il ne faut que verser dessus de l'acide sulfurique1 ou tout autre acide qui ait plus d'affinit avec la chaux que n'en a l'acide carbonique3 il se fait une vive effervescence1 laquelle n'est produite que par le dgagement de cet acide1 qui prend la forme de gaz ds qu'il est libre4 ,ce gaz n'est susceptible de se condenser par aucun des degrs de refroidissement de pression auxquels il a t expos jusqu'ici3 il ne s'unit avec l'eau qu' peu prs volume gal1 il en rsulte un acide extrmement foible4 ,on peut encore obtenir l'acide carbonique assez pur1 en le dgageant de la matire sucre en fermentation2 mais alors il tient une petite portion d'alkool en dissolution4 ,le carbone est le radical de l'acide carbonique4 ,on peut en consquence former artificiellement cet acide1 en brlant du charbon dans du gaz oxygne1 ou bien en combinant de la poudre de charbon avec un oxide mtallique dans de justes proportions4 ,l'oxygne de l'oxide se combine avec le charbon1 forme du gaz acide carbonique1 le mtal devenu libre reparot sous sa forme mtallique4 ,c'est ,m4 ,black que nous devons les premires connoissances qu'on ait eues sur cet acide4 ,la proprit qu'il a de n'exister que sous forme de gaz au degr de temprature de pression dans lequel nous vivons1 l'avoit soustrait aux recherches des anciens ,chimistes4 ,si on pouvoit parvenir dcomposer cet acide par des moyens peu dispendieux1 on auroit fait une dcouverte bien prcieuse pour l'humanit1 puisqu'on pourroit obtenir libres les masses immenses de carbone que contiennent les terres calcaires1 les marbres1 c4 ,on ne le peut pas par des affinits simples1 puisque le corps qu'il faudroit employer pour dcomposer l'acide carbonique1 devroit tre au moins aussi combustible que le charbon mme1 qu'alors on ne feroit que changer un combustible contre un autre3 mais il n'est pas impossible d'y parvenir par des affinits doubles2 ce qui porte le croire1 c'est que la nature rsout compltement ce problme1 avec des matriaux qui ne lui cotent rien dans l'acte de la vgtation4 ,,tableau des combinaisons du ,radical muriatique oxygn1 ou ,acide muriatique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,combinaisons de l'acide muriatique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,,noms ,,des ,,sels ,,neutres4 ,noms des bases4 ---------------------------------------- ------ ,nomenclature ,nomenclature ancienne4 nouvelle4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,muriate ,la baryte4 de baryte4 ,sel marin base de terre pesante4 ,la potasse4 de potasse4 ,sel fbrifuge de ,sylvius4 ,sel marin base d'alkali fixe vgtal4 ,la soude4 de soude4 ,sel marin4 ,la chaux4 de chaux4 ,sel marin base terreuse4 ,huile de chaux4 ,la magnsie4 de magnsie4 ,sel d',epsom marin1 sel marin base de sel d',epsom ou de magnsie4 ,l'ammoniaque4 d'ammoniaque4 ,sel ammoniac4 ,l'alumine4 d'alumine4 ,alun marin1 sel marin base de terre d'alun4 ,l'oxide de zinc4 de zinc4 ,sel marin de zinc4 ,l'oxide de fer4 de fer4 ,sel de fer1 sel marin martial4 ,l'oxide de manganse4de manganse4 ,sel marin de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 de cobalt4 ,sel marin de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 de nickel4 ,sel marin de nickel4 ,l'oxide de plomb4 de plomb4 ,plomb corn4 ,l'oxide d'tain4 d'tain fumant4 ,liqueur fumante de ,libavius4 d'tain solide4 ,beurre d'tain solide4 ,l'oxide de cuivre4 de cuivre4 ,sel marin de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 de bismuth4 ,sel marin de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 d'antimoine4 ,sel marin d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 d'arsenic4 ,sel marin d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 de mercure doux4,mercure sublim doux1 aquila alba4 de mercure ,mercure sublim corrosif4 corrosif4 ,l'oxide d'argent4 d'argent4 ,argent corn4 ,l'oxide d'or4 d'or4 ,sel marin d'or4 ,l'oxide de platine4 de platine4 ,sel marin de platine4 ,,tableau des combinaisons de l',acide muriatique oxign avec les diffrentes bases salifiables avec lesquelles il est susceptible de s'unir4 ,combinaisons de l'acide muriatique oxign avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,,noms ,,des ,,sels ,,neutres4 ,noms des bases4 ---------------------------------------- ------ ,nomenclature nouvelle4 ,nomenclature ancienne4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la baryte4 ,muriate oxygn de baryte4 ,cet ordre de ,la potasse4 ,muriate oxygn de potasse4 sels qui toit ,la soude4 ,muriate oxygn de soude4 absolument ,la chaux4 ,muriate oxygn de chaux4 inconnu aux ,la magnsie4 ,muriate oxygn de magnsie4 anciens1 a t ,l'alumine4 ,muriate oxygn d'alumine4 dcouvert en ,l'oxide de zinc4 ,muriate oxygn de zinc4 #aghf par ,l'oxide de fer4 ,muriate oxygn de fer4 ,m4 ,berthollet4 ,l'oxide de manganse4,muriate oxygn de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,muriate oxygn de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,muriate oxygn de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,muriate oxygn de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,muriate oxygn d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,muriate oxygn de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,muriate oxygn de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,muriate oxygn d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,muriate oxygn d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 ,muriate oxygn de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,muriate oxygn d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,muriate oxygn d'or4 ,l'oxide de platine4 ,muriate oxygn de platine4 ,,observations ,sur l',acide muriatique sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide muriatique est rpandu trs-abondamment dans le rgne minral3 il y est uni avec diffrentes bases1 principalement avec la soude1 la chaux la magnsie4 ,c'est avec ces trois bases qu'on le rencontre dans l'eau de la mer dans celle de plusieurs lacs3 il est plus communment uni avec la soude dans les mines de sel gemme4 ,cet acide ne parot pas avoir t dcompos jusqu' ce jour dans aucune exprience chimique2 en sorte que nous n'avons nulle ide de la nature de son radical3 ce n'est mme que par analogie que nous concluons qu'il contient le principe acidifiant ou oxygne4 ,m4 ,berthollet avoit souponn que ce radical pouvoit tre de nature mtallique2 mais comme il parot que l'acide muriatique se forme journellement dans les lieux habits1 par la combinaison de miasmes de fluides ariformes1 il faudroit supposer qu'il existe un gaz mtallique dans l'atmosphre2 ce qui n'est pas sans doute impossible1 mais ce qu'on ne peut admettre1 au moins que d'aprs des preuves4 ,l'acide muriatique ne tient que mdiocrement aux bases avec lesquelles il est uni3 l'acide sulfurique l'en chasse1 c'est principalement par l'intermde de cet acide que les ,chimistes ont coutume de se le procurer4 ,on pourroit employer d'autres acides pour remplir ce mme objet1 par exemple1 l'acide nitrique1 mais cet acide tant volatil1 il auroit l'inconvnient de se mler avec l'acide muriatique dans la distillation4 ,il faut dans cette opration employer environ une partie d'acide sulfurique concentr1 deux de sel marin4 ,on se sert d'une cornue tubule dans laquelle on introduit d'abord le sel2 on y adapte un rcipient galement tubul1 la suite duquel on ajoute deux ou trois bouteilles remplies d'eau1 qui sont jointes par des tubes1 la manire de ,m4 ,woulfe4 ,la figure #a1 planche ,,iv1 reprsente cet appareil4 ,on lutte bien toutes les jointures1 aprs quoi on introduit l'acide sulfurique dans la cornue par la tubulure1 on la referme aussitt avec son bouchon de cristal4 ,c'est une proprit de l'acide muriatique1 de ne pouvoir exister que dans l'tat de gaz1 la temprature au degr de pression dans lequel nous vivons3 il seroit donc impossible de le coercer1 si on ne lui prsentoit de l'eau avec laquelle il a une grande affinit4 ,il s'unit dans une trs-grande proportion celle contenue dans les bouteilles adaptes au ballon2 lorsqu'elles en sont satures1 il en rsulte ce que les anciens appeloient esprit de sel fumant1 ce que nous appelons aujourd'hui acide muriatique4 ,celui qu'on obtient par ce procd1 n'est pas satur d'oxygne autant qu'il le peut tre1 il est susceptible d'en prendre une nouvelle dose1 si on le distille sur des oxides mtalliques1 tels que l'oxide de manganse1 l'oxide de plomb ou celui de mercure3 l'acide qui se forme alors1 que nous nommons acide muriatique oxygn1 ne peut exister comme le prcdent1 lorsqu'il est libre1 que dans l'tat gazeux2 il n'est plus susceptible d'tre absorb par l'eau en aussi grande quantit4 ,si on en imprgne ce fluide au-del d'une certaine proportion1 l'acide se prcipite au fond du vase sous forme concrte4 ,l'acide muriatique oxygn est susceptible comme l'a dmontr ,m4 ,berthollet1 de se combiner avec un grand nombre de bases salifiables2 les sels qu'il forme sont susceptibles de dtoner avec le carbone avec plusieurs substances mtalliques3 ces dtonations sont d'autant plus dangereuses1 que l'oxygne entre dans la composition du muriate oxygn avec une trs-grande quantit de calorique qui donne lieu par son expansion des explosions trs-dangereuses4 ,,tableau des combinaisons de l',acide nitro-muriatique avec les bases salifiables1 ranges par ordre alphabtique1 attendu que les affinits de cet acide ne sont point assez connues4 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,noms ,noms des sels neutres4 des bases4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,nitro-muriate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,nitro-muriate d'ammoniaque4 nitro-muriatique ,l'antimoine4 ,nitro-muriate d'antimoine4 avec3 ,l'argent4 ,phosphate de potasse4 ,l'arsenic4 ,nitro-muriate d'arsenic4 ,la baryte4 ,nitro-muriate de baryte4 ,le bismuth4 ,nitro-muriate de bismuth4 ,la chaux4 ,nitro-muriate de chaux4 ,le cobalt4 ,nitro-muriate de cobalt4 ,le cuivre4 ,nitro-muriate de cuivre4 ,l'tain4 ,nitro-muriate d'tain4 ,le fer4 ,nitro-muriate de fer4 ,la magnsie4 ,nitro-muriate de magnsie4 ,le manganse4 ,nitro-muriate de manganse4 ,le mercure4 ,nitro-muriate de mercure4 ,le molybdne4 ,nitro-muriate de molybdne4 ,le nickel4 ,nitro-muriate de nickel4 ,l'or4 ,nitro-muriate d'or4 ,le platine4 ,nitro-muriate de platine4 ,le plomb4 ,nitro-muriate de plomb4 ,la potasse4 ,nitro-muriate de potasse4 ,la soude4 ,nitro-muriate de soude4 ,le tungstne4 ,nitro-muriate de tungstne4 ,le zinc4 ,nitro-muriate de zinc4 ,nota4 ,la plupart de ces combinaisons1 sur-tout celles de l'acide nitro-muriatique avec les terres les alkalis ont t peu examines1 on ignore s'il se forme un sel mixte1 ou si les deux acides se sparent pour former deux sels distincts4 ,,observations ,sur l',acide nitro-muriatique sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide nitro-muriatique1 anciennement appel eau rgale1 est form par un mlange d'acide nitrique d'acide muriatique4 ,les radicaux de ces deux acides s'unissent ensemble dans cette combinaison1 il en rsulte un acide deux bases1 qui a des proprits particulires qui n'appartiennent aucun des deux sparment1 notamment celle de dissoudre l'or le platine4 ,dans les dissolutions nitro-muriatiques1 comme dans toutes les autres1 les mtaux commencent par s'oxider avant de se dissoudre2 ils s'emparent d'une portion de l'oxygne de l'acide1 il se dgage en mme-tems un gaz nitro-muriatique d'une espce particulire1 qui n'a encore t bien dcrit par personne4 ,son odeur est trs-dsagrable1 il est aussi funeste qu'aucun autre aux animaux qui le respirent2 il attaque les instrumens de fer les rouille2 l'eau en absorbe une assez grande quantit1 prend quelques caractres d'acidit4 ,j'ai eu occasion de faire ces observations1 lorsque j'ai trait le platine que je l'ai fait dissoudre trs-en grand dans l'acide nitro-muriatique4 ,j'avois d'abord souponn que dans le mlange de l'acide nitrique de l'acide muriatique1 ce dernier s'emparoit d'une partie de l'oxygne de l'acide nitrique1 qu'alors port l'tat d'acide muriatique oxygn1 il devenoit susceptible de dissoudre l'or2 mais plusieurs faits se refusent cette explication4 ,s'il en toit ainsi1 en faisant chauffer de l'acide nitro-muriatique1 il s'en dgageroit du gaz nitreux2 cependant on n'en obtient pas sensiblement4 ,je reviens donc considrer l'acide nitro-muriatique comme un acide deux bases1 j'adopte entirement cet gard les ides de ,m4 ,berthollet4 ,,tableau des combinaisons du ,radical fluorique oxign1 ou ,acide fluorique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,combinaisons de l'acide fluorique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,,noms ,,des ,,sels ,,neutres4 ,noms des bases4 ---------------------------------------- ---- ,nomenclature ,nomenclat4 ancienne4 nouvelle4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la chaux4 ,fluate de chaux4 ,toutes ces ,la baryte4 ,fluate de baryte4 combinaisons ont t ,la magnsie4 ,fluate de magnsie4 inconnues aux anciens ,la potasse4 ,fluate de potasse4 ,chimistes4 ,la soude4 ,fluate de soude4 ,l'ammoniaque4 ,fluate d'ammoniaque4 ,l'oxide de zinc4 ,fluate de zinc4 ,l'oxide de manganse4 ,fluate de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,fluate de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,fluate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,fluate d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,fluate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,fluate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,fluate de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,fluate d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,fluate de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,fluate de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,fluate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,fluate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,fluate de platine4 ,et par la voie sche4 ,l'alumine4 ,fluate d'alumine4 ,,observations ,sur l',acide fluorique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,la nature nous offre l'acide fluorique tout form dans le spath fluor1 spath phosphorique ou fluate de chaux3 il y est combin avec la terre calcaire1 forme un sel insoluble4 ,pour obtenir l'acide fluorique seul dgag de toute combinaison1 on met du spath fluor ou fluate de chaux dans une cornue de plomb2 on verse dessus de l'acide sulfurique1 on adapte la cornue un rcipient galement de plomb1 moiti rempli d'eau4 ,on donne une chaleur douce1 l'acide fluorique est absorb par l'eau du rcipient1 mesure qu'il se dgage4 ,comme cet acide est naturellement sous forme de gaz au degr de chaleur de pression dans lequel nous vivons1 on peut le recueillir dans cet tat dans l'appareil pneumato-chimique au mercure1 comme on y reoit le gaz acide marin1 le gaz acide sulfureux1 le gaz acide carbonique4 ,on est oblig de se servir pour cette opration de vaisseaux mtalliques1 parce que l'acide fluorique dissout le verre la terre siliceuse2 il communique mme de la volatilit ces deux substances1 il les enlve avec lui dans l'tat de gaz4 ,c'est ,m4 ,margraff que nous devons la premire connoissance de cet acide2 mais il ne l'a jamais obtenu que combin avec une quantit considrable de silice3 il ignoroit d'ailleurs que ce ft un acide particulier sui generis4 ,m4 le duc de ,liancourt1 dans un ,mmoire imprim sous le nom de ,m4 ,boulanger1 a tendu beaucoup plus loin nos connoissances sur les proprits de l'acide fluorique2 enfin ,m4 ,schele semble avoir mis la dernire main ce travail4 ,il ne reste plus aujourd'hui qu' dterminer quelle est la nature du radical fluorique2 mais comme il ne parot pas qu'on soit encore parvenu dcomposer l'acide1 on ne peut avoir aucun apperu de la nature du radical4 ,s'il y avoit quelques expriences tenter cet gard1 ce ne pourroit tre que par la voie des doubles affinits qu'on pourroit esprer quelque succs4 ,,tableau des combinaisons du ,radical boracique oxign1 avec les diffrentes bases salifiables auxquelles il est susceptible de s'unir dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,borate de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,borate de baryte4 boracique ,la magnsie4 ,borate de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,borate de potasse4 ,la soude4 ,borate de soude1 ou borax4 ,l'ammoniaque4 ,borate d'ammoniaque4 ,l'oxide de zinc4 ,borate de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,borate de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,borate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,borate d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,borate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,borate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,borate de nickel4 ,l'oxide de mercure4,borate de mercure4 ,l'alumine4 ,borate d'alumine4 ,nota4 ,la plupart de ces combinaisons n'ont t ni nommes1 ni connues par les anciens2 ils donnoient l'acide boracique le nom de sel sdatif1 ils donnoient le nom de borax base d'alkali fixe vgtal1 borax base d'alkali fixe minral1 borax base de terre calcaire1 aux combinaisons du sel sdatif avec la potasse1 la soude la chaux4 ,,observations ,sur l',acide boracique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on donne le nom de boracique un acide concret qu'on retire du borax1 sel qui nous vient de l',inde par le commerce4 ,quoique le borax ait t employ trs-anciennement dans les arts1 on n'a que des notions trs-incertaines sur son origine1 sur la manire de l'extraire de le purifier4 ,on a lieu de souponner que c'est un sel natif1 qui se trouve naturellement dans les terres de quelques contres de l',inde dans l'eau des lacs3 tout le commerce de ce sel se fait par les ,hollandois2 ils ont t long-tems seuls en possession de le purifier2 mais ,,mm4 l',eguillier1 dans une fabrique qu'ils ont leve ,paris1 sont parvenus rivaliser avec eux3 le procd de cette purification1 au surplus1 est encore un mystre4 ,l'analyse chimique nous a appris que le borax toit un sel neutre avec excs de base2 que cette base toit la soude1 qu'elle toit en partie neutralise par un acide particulier1 qui a t long-tems appel sel sdatif de ,homberg1 que nous avons dsign sous le nom d'acide boracique4 ,on le rencontre quelquefois libre dans l'eau des lacs2 celle du lac ,cherchiaio en ,italie en contient #id grains demi par pinte4 ,pour sparer l'acide boracique l'obtenir libre1 on commence par dissoudre le borax dans l'eau bouillante2 on filtre la liqueur trs-chaude on y verse de l'acide sulfurique1 ou un autre acide quelconque qui ait plus d'affinit avec la soude que n'en a l'acide boracique4 ,ce dernier se spare aussitt1 on l'obtient sous forme cristalline par refroidissement4 ,on a cru long-tems que l'acide boracique toit un produit de l'opration par laquelle on l'obtenoit3 on se persuadoit en consquence qu'il toit diffrent1 suivant l'acide qu'on avoit employ pour le sparer d'avec la soude4 ,aujourd'hui il est bien reconnu que l'acide boracique est toujours identiquement le mme1 de quelque manire qu'il ait t dgag1 pourvu toutefois qu'il ait t bien dpouill de tout acide tranger par le lavage1 qu'on l'ait purifi par une ou deux cristallisations successives4 ,l'acide boracique est soluble dans l'eau dans l'alkool4 ,il a la proprit de communiquer la flamme de ce dernier dans lequel on l'a dissous1 une couleur verte1 cette circonstance avoit fait croire qu'il contenoit du cuivre3 mais aucune exprience dcisive n'a confirm ce rsultat2 il y a apparence que si le borax contient quelquefois du cuivre1 il lui est accidentel4 ,cet acide se combine avec les substances salifiables1 par la voie humide par la voie sche4 ,il ne dissout pas directement les mtaux par la voie humide1 mais on peut parvenir oprer la combinaison par double affinit4 ,le ,tableau ci-dessus prsente les diffrentes substances avec lesquelles l'acide boracique peut s'unir dans l'ordre des affinits qui s'observent par la voie humide2 il exige un changement notable1 lorsqu'on opre par la voie sche3 alors l'alumine qui est place la dernire1 doit tre place immdiatement aprs la soude4 ,le radical boracique est entirement inconnu2 l'oxygne y tient tellement1 qu'il n'a pas encore t possible de l'en sparer par aucun moyen4 ,ce n'est mme que par analogie qu'on peut conclure que l'oxygne fait partie de sa combinaison1 comme de celle de tous les acides4 ,,tableau des combinaisons de l',arsenic oxygn1 ou ,acide arsenique avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,combinaisons de l'acide arsenique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des bases ,noms des sels neutres4 ,observation4 salifiables4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la chaux4 ,arseniate de chaux4 ,ce genre de ,la baryte4 ,arseniate de baryte4 sels toit absolument ,la magnsie4 ,arseniate de magnsie4 inconnu aux anciens4 ,la potasse4 ,arseniate de potasse4 ,m4 ,macquer1 qui a ,la soude4 ,arseniate de soude4 dcouvert en #agdf la ,l'ammoniaque4 ,arseniate d'ammoniaque4 combinaison de ,l'oxide de zinc4 ,arseniate de zinc4 l'acide arsenique ,l'oxide de manganse4,arseniate de manganse4 avec la potasse la ,l'oxide de fer4 ,arseniate de fer4 soude1 les avoit ,l'oxide de plomb4 ,arseniate de plomb4 nomms sels neutres ,l'oxide d'tain4 ,arseniate d'tain4 arsenicaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,arseniate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,arseniate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,arseniate de nickel4 ,l'oxyde de bismuth4 ,arseniate de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,arseniate de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,arseniate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,arseniate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,arseniate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,arseniate de platine4 ,l'alumine4 ,arseniate d'alumine4 ,,observations ,sur l',acide arsenique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,dans un ,mmoire imprim dans le recueil de l',acadmie1 anne #agdf1 ,m4 ,macquer a fait voir qu'en poussant au feu un mlange d'oxide blanc d'arsenic de nitre1 on obtenoit un sel neutre1 qu'il a nomm sel neutre arsenical4 ,on ignoroit entirement1 l'poque o ,m4 ,macquer a publi ce ,mmoire1 la cause de ce singulier phnomne1 comment une substance mtallique pouvoit jouer le rle d'un acide4 ,des expriences plus modernes nous ont appris que l'arsenic s'oxygnoit dans cette opration2 qu'il enlevoit l'oxygne l'acide nitrique1 qu' l'aide de ce principe il se convertissoit en un vritable acide1 qui se combinoit ensuite avec la potasse4 ,on connot aujourd'hui d'autres moyens1 non-seulement d'oxygner l'arsenic1 mais encore d'obtenir l'acide arsenique libre dgag de toute combinaison4 ,le plus simple est de dissoudre l'oxide blanc d'arsenic dans trois fois son poids d'acide muriatique3 on ajoute dans cette dissolution1 pendant qu'elle est encore bouillante1 une quantit d'acide nitrique double du poids de l'arsenic1 on vapore jusqu' siccit4 ,l'acide nitrique se dcompose dans cette opration2 son oxygne s'unit l'oxide d'arsenic pour l'acidifier2 le radical nitrique se dissipe sous forme de gaz nitreux4 ,a l'gard de l'acide muriatique1 il se convertit en gaz muriatique1 on peut le retenir par voie de distillation4 ,on s'assure qu'il ne reste plus d'acide tranger1 en calcinant l'acide concret jusqu' ce qu'il commence rougir3 ce qui reste ainsi dans le creuset est de l'acide arsenique pur4 ,il y a plusieurs autres manires d'oxygner l'arsenic de le convertir en un acide4 ,le procd que ,schele a employ que ,m4 de ,morveau a rpt avec un grand succs dans le laboratoire de ,dijon1 consiste distiller de l'acide muriatique oxygn sur de la manganse4 ,cet acide s'oxygne1 comme je l'ai dit ailleurs1 passe sous la forme d'acide muriatique sur-oxygn4 ,on le reoit dans un rcipient dans lequel on a mis de l'oxide blanc d'arsenic recouvert d'un peu d'eau distille4 ,l'arsenic blanc dcompose l'acide muriatique oxygn1 il lui enlve l'oxygne surabondant2 d'une part1 il se convertit en acide arsenique1 de l'autre l'acide muriatique oxygn redevient acide muriatique ordinaire4 ,on spare ces deux acides en distillant une chaleur douce1 qu'on augmente cependant sur la fin3 l'acide muriatique passe l'acide arsenique reste sous forme blanche concrte4 ,dans cet tat il est beaucoup moins volatil que l'oxide blanc d'arsenic4 ,trs-souvent l'acide arsenique tient en dissolution une portion d'oxide blanc d'arsenic qui n'a pas t suffisamment oxygn4 ,on n'est point expos cet inconvnient1 quand on a opr par l'acide nitrique1 qu'on en ajoute de nouveau1 jusqu' ce qu'il ne passt plus de gaz nitreux4 ,d'aprs ces diffrentes observations1 je dfinirai l'acide arsenique1 un acide mtallique blanc1 concret fixe au degr de feu qui le fait rougir1 form par la combinaison de l'arsenic avec l'oxygne1 qui se dissout dans l'eau1 qui est susceptible de se combiner avec un grand nombre de bases salifiables4 ,,tableau des combinaisons du ,molybdne oxygn1 ou ,acide molybdique avec les bases salifiables1 par ordre alphabtique 994 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,molybdate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,molybdate d'ammoniaque4 molybdique ,l'oxide d'antimoine4 ,molybdate d'antimoine4 avec3 ,l'oxide d'argent4 ,molybdate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,molybdate d'arsenic4 ,la baryte4 ,molybdate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,molybdate de bismuth4 ,la chaux4 ,molybdate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,molybdate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,molybdate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,molybdate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,molybdate de fer4 ,la magnsie4 ,molybdate de magnsie4 ,l'oxide de manganse4,molybdate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,molybdate de mercure4 ,l'oxide de nickel4 ,molybdate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,molybdate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,molybdate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,molybdate de plomb4 ,la potasse4 ,molybdate de potasse4 ,la soude4 ,molybdate de soude4 ,le zinc4 ,molybdate de zinc4 99 ,on a suivi dans le tableau l'ordre alphabtique1 parce que l'on ne connot pas bien les affinits de cet acide avec les diffrentes bases4 ,c'est ,m4 ,schele qu'on doit la dcouverte de cet acide1 comme de beaucoup d'autres4 ,nota4 ,toute cette classe de sels a t nouvellement dcouverte1 n'avoit point encore t nomme4 ,,observations ,sur l',acide molybdique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,le ,,molybd,,ne est une substance mtallique particulire1 qui est susceptible de s'oxygner au point de se transformer en un vritable acide concret4 ,pour y parvenir1 on introduit dans une cornue une partie de mine de molybdne1 telle que la nature nous la prsente1 qui est un vritable sulfure de molybdne2 on y ajoute cinq ou six parties d'un acide nitrique affoibli d'un quart d'eau environ1 on distille4 ,l'oxygne de l'acide nitrique se porte sur le molybdne sur le soufre2 il transforme l'un en un oxide mtallique1 l'autre en acide sulfurique4 ,on repasse de nouvel acide nitrique dans la mme proportion jusqu' quatre ou cinq fois2 quand il n'y a plus de vapeurs rouges1 le molybdne est oxygn autant qu'il le peut tre1 du moins par ce moyen1 on le trouve au fond de la cornue sous forme blanche1 pulvrulente1 comme de la craie4 ,cet acide est peu soluble1 on peut1 sans risquer d'en perdre beaucoup1 le laver avec de l'eau chaude4 ,cette prcaution est ncessaire pour le dbarrasser des dernires portions d'acide sulfurique1 qui pourroient y adhrer4 ,,tableau des combinaisons du ,tungstne oxygn1 ou ,acide tungstique avec les bases salifiables4 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,tungstate de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,tungstate de baryte4 tungstique ,la magnsie4 ,tungstate de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,tungstate de potasse4 ,la soude4 ,tungstate de soude4 ,l'ammoniaque4 ,tungstate d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,tungstate d'alumine4 ,l'oxide d'antimoine4 ,tungstate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,tungstate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,tungstate d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,tungstate de bismuth4 ,l'oxide de cobalt4 ,tungstate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,tungstate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,tungstate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,tungstate de fer4 ,l'oxide de manganse4,tungstate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,tungstate de mercure4 ,l'oxide de molybdne4,tungstate de molybdne4 ,l'oxide de nickel4 ,tungstate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,tungstate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,tungstate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,tungstate de plomb4 ,l'oxide de zinc4 ,tungstate de zinc4 ,,observations ,sur l',acide tungstique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on donne le nom de tungstne un mtal particulier dont la mine a t souvent confondue avec celles d'tain2 dont la cristallisation a du rapport avec celle des grenats2 dont la pesanteur spcifique excde #fjjj1 celle de l'eau tant suppose #ajjj2 enfin qui varie du blanc perl au rougetre au jaune4 ,on le trouve en plusieurs endroits de la ,saxe en ,bohme4 ,le volfram est aussi une vritable mine de tungstne1 qui se rencontre frquemment dans les mines de ,cornouailles4 ,le mtal qui porte le nom de tungstne1 est dans l'tat d'oxide dans ces deux espces de mines4 ,il parotroit mme qu'il est port1 dans la mine de tungstne1 au-del de l'tat d'oxide2 qu'il y fait fonction d'acide3 il y est uni la chaux4 ,pour obtenir cet acide libre1 on mle une partie de mine de tungstne avec quatre parties de carbonate de potasse1 on fait fondre le mlange dans un creuset4 ,lorsque la matire est refroidie1 on la met en poudre on verse dessus douze parties d'eau bouillante2 puis on ajoute de l'acide nitrique qui s'unit la potasse avec laquelle il a plus d'affinit1 en dgage l'acide tungstique3 cet acide se prcipite aussitt sous forme concrte4 ,on peut y repasser de l'acide nitrique qu'on vapore siccit1 continuer ainsi jusqu' ce qu'il ne se dgage plus de vapeurs rouges2 on est assur pour lors qu'il est compltement oxygn4 ,si on veut obtenir l'acide tungstique pur1 il faut oprer la fusion de la mine avec le carbonate de potasse dans un creuset de platine2 autrement la terre du creuset se mleroit avec les produits1 altreroit la puret de l'acide4 ,les affinits de l'acide tungstique avec les oxides mtalliques ne sont point dtermines1 c'est pour cette raison qu'on les a ranges par ordre alphabtique2 l'gard des autres substances salifiables1 on les a ranges dans l'ordre de leur affinit avec l'acide tungstique4 ,toute cette classe de sels n'avoit t ni connue ni nomme par les anciens4 ,,tableau des combinaisons du ,radical tartareux oxygn1 ou ,acide tartareux avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases4 ,,noms ,,des ,,sel ,,neutres4 salifiables4 ------------------------ ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,tartrite de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,tartrite de baryte4 tartareux ,la magnsie4 ,tartrite de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,tartrite de potasse4 ,la soude4 ,tartrite de soude4 ,l'ammoniaque4 ,tartrite d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,tartrite d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,tartrite de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,tartrite de fer4 ,l'oxide de manganse4,tartrite de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,tartrite de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,tartrite de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,tartrite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,tartrite d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,tartrite de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,tartrite de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,tartrite d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,tartrite d'arsenic4 ,l'oxide d'argent4 ,tartrite d'argent4 ,l'oxide de mercure4 ,tartrite de mercure4 ,l'oxide d'or4 ,tartrite d'or4 ,l'oxide de platine4 ,tartrite de platine4 ,,observations ,sur l',acide tartareux1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,tout le monde connot le tartre qui s'attache autour des tonneaux dans lesquels la fermentation du vin s'est acheve4 ,ce sel est compos d'un acide particulier sui generis1 combin avec la potasse1 mais de manire que l'acide est dans un excs considrable4 ,c'est encore ,m4 ,schele qui a enseign aux ,chimistes le moyen d'obtenir l'acide tartareux pur4 ,il a observ d'abord que cet acide avoit plus d'affinit avec la chaux qu'avec la potasse2 il prescrit en consquence de commencer par dissoudre du tartre purifi dans de l'eau bouillante1 d'y ajouter de la chaux jusqu' ce que tout l'acide soit satur4 ,le tartrite de chaux qui se forme1 est un sel presqu'insoluble qui tombe au fond de la liqueur1 sur-tout quand elle est refroidie2 on l'en spare par dcantation1 on le lave avec de l'eau froide on le sche2 aprs quoi on verse dessus de l'acide sulfurique tendu de #h #i fois son poids d'eau1 on fait digrer pendant douze heures1 une chaleur douce1 en observant de remuer de tems en tems3 l'acide sulfurique s'empare de la chaux1 forme du sulfate de chaux1 l'acide tartareux se trouve libre4 ,il se dgage pendant cette digestion une petite quantit de gaz qui n'a pas t examin4 ,au bout de douze heures on dcante la liqueur1 on lave le sulfate de chaux avec de l'eau froide pour emporter les portions d'acide tartareux dont il est imprgn2 on runit tous les lavages la premire liqueur1 on filtre1 on vapore on obtient l'acide tartareux concret4 ,deux livres de tartre purifi1 donnent environ onze onces d'acide4 ,la quantit d'acide sulfurique ncessaire pour cette quantit de tartre1 est de #h #aj onces d'acide concentr qu'on tend1 comme je viens de le dire1 de #h #i parties d'eau4 ,comme le radical combustible est en excs dans cet acide1 nous lui avons conserv la terminaison en eux1 nous avons nomm tartrites le rsultat de sa combinaison avec les substances salifiables4 ,la base de l'acide tartareux est le radical carbone-hydreux ou hydro-carboneux1 il parot qu'il y est moins oxygn que dans l'acide oxalique4 ,les expriences de ,m4 ,hassenfratz paroissent prouver que l'azote entre aussi dans la combinaison de ce radical1 mme en assez grande quantit4 ,en oxygnant l'acide tartareux1 on le convertit en acide oxalique1 en acide malique en acide acteux3 mais il est probable que la proportion de l'hydrogne du carbone change dans ces conversions1 que la diffrence du degr d'oxygnation n'est pas la seule cause qui constitue la diffrence de ces acides4 ,l'acide tartareux1 en se combinant avec les alkalis fixes1 est susceptible de deux degrs de saturation3 le premier constitue un sel avec excs d'acide1 nomm trs-improprement crme de tartre1 que nous avons nomm tartrite acidule de potasse4 ,la mme combinaison donne par un second degr de saturation un sel parfaitement neutre1 que nous nommons simplement tartrite de potasse1 qui est connu en pharmacie sous le nom de sel vgtal4 ,le mme acide combin avec la soude jusqu' saturation1 donne un tartrite de soude connu sous le nom de sel de seignette1 ou de sel polycreste de la ,rochelle4 ,,tableau des combinaisons du ,radical malique oxygn1 ou ,acide malique avec les bases salifiables par ordre alphabtique4 ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 salifiables4 ------------------------ ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,malate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,malate d'ammoniaque4 malique ,l'oxide d'antimoine4 ,malate d'antimoine4 avec3 ,l'oxide d'argent4 ,malate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,malate d'arsenic4 ,la baryte4 ,malate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,malate de bismuth4 ,la chaux4 ,malate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,malate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,malate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,malate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,malate de fer4 ,la magnsie4 ,malate de magnsie4 ,l'oxide de manganse4,malate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,malate de mercure4 ,l'oxide de nickel4 ,malate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,malate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,malate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,malate de plomb4 ,la potasse4 ,malate de potasse4 ,la soude4 ,malate de soude4 ,l'oxide de zinc4 ,malate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens4 ,,observations ,sur l',acide malique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide malique se trouve tout form dans le jus des pommes acides1 mres ou non mres1 d'un grand nombre d'autres fruits4 ,pour l'obtenir1 on commence par saturer le jus de pommes avec de la potasse ou de la soude4 ,on verse ensuite sur la liqueur sature1 de l'actite de plomb dissoute dans l'eau4 ,il se fait un change de bases2 l'acide malique se combine avec le plomb1 se prcipite4 ,on lave bien ce prcipit1 ou plutt ce sel qui est -peu-prs insoluble2 aprs quoi on y verse de l'acide sulfurique affoibli qui chasse l'acide malique1 s'empare du plomb1 forme avec lui un sulfate qui est de mme trs-peu soluble qu'on spare par filtration2 il reste l'acide malique libre en liqueur4 ,cet acide se trouve ml avec l'acide citrique avec l'acide tartareux dans un grand nombre de fruits3 il tient -peu-prs le milieu entre l'acide oxalique l'acide acteux2 c'est ce qui a port ,m4 ,hermbstadt lui donner le nom de vinaigre imparfait4 ,il est plus oxygn que l'acide oxalique1 mais il l'est moins que l'acide acteux4 ,il differe aussi de ce dernier par la nature de son radical1 qui contient un peu plus de carbone un peu moins d'hydrogne4 ,on peut le former artificiellement1 en traitant du sucre avec de l'acide nitrique4 ,si on s'est servi d'un acide tendu d'eau1 il ne se forme point de cristaux d'acide oxalique2 mais la liqueur contient rellement deux acides1 savoir l'acide oxalique1 l'acide malique1 probablement mme un peu d'acide tartareux4 ,pour s'en assurer1 il ne s'agit que de verser de l'eau de chaux sur la liqueur2 il se forme du tartrite de l'oxalate de chaux1 qui se dposent au fond comme insolubles2 il se forme en mme tems du malate de chaux qui reste en dissolution4 ,pour avoir l'acide pur libre1 on dcompose le malate de chaux par l'actite de plomb1 on enlve le plomb l'acide malique par l'acide sulfurique1 de la mme manire que quand on opre directement sur le jus des pommes4 ,,tableau des combinaisons du ,radical citrique oxygn1 ou ,acide citrique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide 994 ,combinaisons de l'acide citrique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des bases ,noms des sels ,observation4 salifiables4 neutres4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la baryte4 ,citrate de baryte4 ,toutes ces ,la chaux4 ,citrate de chaux4 combinaisons toient ,la magnsie4 ,citrate de magnsie4 inconnues aux ,la potasse4 ,citrate de potasse4 anciens chimistes4 ,la soude4 ,citrate de soude4 ,l'ammoniaque4 ,citrate d'ammoniaque4 ,l'oxide de zinc4 ,citrate de zinc4 ,l'oxide de manganse4,citrate de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,citrate de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,citrate de plomb4 ,l'oxide de cobalt4 ,citrate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,citrate de cuivre4 ,l'oxide d'arsenic4 ,citrate d'arsenic4 ,l'oxide de mercure ,citrate de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,citrate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,citrate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,citrate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,citrate de platine4 ,l'alumine4 ,citrate d'alumine4 99 ,les affinits de cet acide ont t dtermines par ,m4 ,bergman par ,m4 de ,breney1 de l',acadmie de ,dijon4 ,,observations ,sur l',acide citrique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on donne le nom de citrique l'acide en liqueur qu'on retire par expression du citron2 on le rencontre dans plusieurs autres fruits ml avec l'acide malique4 ,pour l'obtenir pur concentr1 on lui laisse dposer sa partie muqueuse par un long repos dans un lieu frais1 tel que la cave1 ensuite on le concentre par un froid de #d ou #e degrs au-dessous de zro du thermomtre de ,raumur3 l'eau se gle l'acide reste en liqueur4 ,on peut ainsi le rduire un huitime de son volume4 ,un trop grand degr de froid nuiroit au succs de l'opration1 parce que l'acide se trouveroit engag dans la glace1 qu'on auroit de la peine l'en sparer4 ,cette prparation de l'acide citrique est de ,m4 ,georgius4 ,on peut l'obtenir d'une manire plus simple encore1 en saturant du jus de citron avec de la chaux4 ,il se forme un citrate calcaire qui est indissoluble dans l'eau2 on lave ce sel1 on verse dessus de l'acide sulfurique1 qui s'empare de la chaux qui forme du sulfate de chaux1 sel presque insoluble4 ,l'acide citrique reste libre dans la liqueur4 ,,tableau des combinaisons du ,radical pyro-ligneux oxygn1 ou ,acide pyro-ligneux avec des bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- ------------------------ ,combinaisons ,la chaux4 ,pyro-lignite de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,pyro-lignite de baryte4 pyro-ligneux ,la potasse4 ,pyro-lignite de potasse4 avec3 ,la soude4 ,pyro-lignite de soude4 ,la magnsie4 ,pyro-lignite de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,pyro-lignite d'ammoniaque4 ,l'oxide de zinc4 ,pyro-lignite de zinc4 ,l'oxide de manganse4 ,pyro-lignite de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,pyro-lignite de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,pyro-lignite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,pyro-lignite d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,pyro-lignite de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,pyro-lignite de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,pyro-lignite de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,pyro-lignite d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,pyro-lignite de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,pyro-lignite de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,pyro-lignite d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,pyro-lignite d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,pyro-lignite d'or4 ,l'oxide de platine4 ,pyro-lignite de platine4 ,l'alumine4 ,pyro-lignite d'alumine4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide pyro-ligneux1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,les anciens ,chimistes avoient observ que la plupart des bois1 sur-tout ceux qui sont lourds compactes1 donnoient par la distillation feu nud un esprit acide d'une nature particulire2 mais personne1 avant ,m4 ,goettling1 ne s'toit occup d'en rechercher la nature4 ,le travail qu'il a donn sur ce sujet1 se trouve dans le ,journal de ,crell1 anne #aggi4 ,l'acide pyro-ligneux qu'on obtient par la distillation du bois feu nud1 est de couleur brune2 il est trs-charg d'huile de charbon2 pour l'obtenir plus pur1 on le rectifie par une seconde distillation4 ,il parot qu'il est peu prs le mme1 de quelque bois qu'il ait t tir4 ,m4 de ,morveau ,m4 ,eloi ,boursier de ,clervaux se sont attachs dterminer les affinits de cet acide avec les diffrentes bases salifiables2 c'est dans l'ordre qu'ils leur ont assign1 qu'on les prsente ici4 ,le radical de cet acide est principalement form d'hydrogne de carbone4 ,,tableau des combinaisons du ,radical pyro-tartareux oxygn1 ou ,acide pyro-tartareux avec les diffrentes bases salifiables dans l'ordre de leur affinit avec cet acide 994 ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 ---------------------------------------- --------------------------- ,combinaisons ,la potasse4 ,pyro-tartrite de potasse4 de l'acide ,la soude4 ,pyro-tartrite de soude4 pyro-tartareux ,la baryte4 ,pyro-tartrite de baryte4 avec3 ,la chaux4 ,pyro-tartrite de chaux4 ,la magnsie4 ,pyro-tartrite de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,pyro-tartrite d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,pyro-tartrite d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,pyro-tartrite de zinc4 ,l'oxide de manganse4 ,pyro-tartrite de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,pyro-tartrite de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,pyro-tartrite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,pyro-tartrite d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,pyro-tartrite de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,pyro-tartrite de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,pyro-tartrite de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,pyro-tartrite d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,pyro-tartrite de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,pyro-tartrite de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,pyro-tartrite d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,pyro-tartrite d'argent4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes4 99 ,on ne connot pas encore les affinits de cet acide3 mais comme il a beaucoup de rapport avec l'acide pyro-muqueux1 on les a supposes les mmes4 ,,observations ,sur l',acide pyro-tartareux1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on donne le nom de pyro-tartareux un acide empyreumatique peu concentr qu'on retire du tartre purifi par voie de distillation4 ,pour l'obtenir1 on remplit moiti de tartrite acidule de potasse ou tartre en poudre1 une cornue de verre2 on y adapte un rcipient tubul auquel on ajoute un tube qui s'engage sous une cloche dans l'appareil pneumato-chimique4 ,en graduant le feu1 on obtient une liqueur acide empyreumatique mle avec de l'huile3 on spare ces deux produits au moyen d'un entonnoir1 c'est la liqueur acide qu'on a nomme acide pyro-tartareux4 ,il se dgage dans cette distillation une prodigieuse quantit de gaz acide carbonique4 ,l'acide pyro-tartareux qu'on obtient1 n'est pas parfaitement pur2 il contient toujours de l'huile qu'il seroit souhaiter qu'on en pt sparer4 ,quelques auteurs ont conseill de le rectifier2 mais les ,acadmiciens de ,dijon ont constat que cette opration toit dangereuse1 qu'il y avoit explosion4 ,,tableau des combinaisons du ,radical pyro-muqueux oxygn1 ou ,acide pyro-muqueux avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- ----------------------- ,combinaisons ,la potasse4 ,pyro-mucite de potasse4 de l'acide ,la soude4 ,pyro-mucite de soude4 pyro-muqueux ,la baryte4 ,pyro-mucite de baryte4 avec3 ,la chaux4 ,pyro-mucite de chaux4 ,la magnsie4 ,pyro-mucite de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,pyro-mucite d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,pyro-mucite d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,pyro-mucite de zinc4 ,l'oxide de manganse4 ,pyro-mucite de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,pyro-mucite de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,pyro-mucite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,pyro-mucite d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,pyro-mucite de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,pyro-mucite de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,pyro-mucite de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,pyro-mucite d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,pyro-mucite de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,pyro-mucite d'antimoine4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide pyro-muqueux1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on retire l'acide pyro-muqueux du sucre de tous les corps sucrs par la distillation feu nud4 ,comme ces substances se boursouflent considrablement au feu1 on doit laisser vuides les sept huitimes de la cornue4 ,cet acide est d'un jaune qui tire sur le rouge3 on l'obtient moins color en le rectifiant par une seconde distillation4 ,il est principalement compos d'eau d'une petite portion d'huile lgrement oxygne4 ,quand il en tombe sur les mains1 il les tache en jaune1 ces taches ne s'en vont qu'avec l'piderme4 ,la manire la plus simple de le concentrer1 est de l'exposer la gele ou bien un froid artificiel3 si on l'oxygne par l'acide nitrique1 on le convertit en partie en acide oxalique en acide malique4 ,c'est mal -propos qu'on a prtendu qu'il se dgage beaucoup de gaz pendant la distillation de cet acide2 il n'en passe presque point quand la distillation est conduite lentement par un degr de feu modr4 ,,tableau des combinaisons du ,radical oxalique oxygn1 ou ,acide oxalique avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- ------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,oxalate de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,oxalate de baryte4 oxalique ,la magnsie4 ,oxalate de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,oxalate de potasse4 ,la soude4 ,oxalate de soude4 ,l'ammoniaque4 ,oxalate d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,oxalate d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,oxalate de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,oxalate de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,oxalate de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,oxalate de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,oxalate de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,oxalate de plomb4 ,l'oxide de cuivre4 ,oxalate de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,oxalate de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,oxalate d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,oxalate d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 ,oxalate de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,oxalate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,oxalate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,oxalate de platine4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide oxalique1 sur le ,tableau de les combinaisons4 ,l',,acide oxalique se prpare principalement en ,suisse en ,allemagne2 il se tire du suc de l'oseille qu'on exprime1 dans lequel ses cristaux se forment par un long repos4 ,dans cet tat il est en partie satur par de l'alkali fixe vgtal ou potasse2 en sorte que c'est1 proprement parler1 un sel neutre avec un grand excs d'acide4 ,quand on veut obtenir l'acide pur1 il faut le former artificiellement1 on y parvient en oxygnant le sucre1 qui parot tre le vritable radical oxalique4 ,on verse en consquence sur une partie de sucre six huit parties d'acide nitrique1 on fait chauffer une chaleur douce2 il se produit une vive effervescence1 il se dgage une grande abondance de gaz nitreux2 aprs quoi en laissant reposer la liqueur1 il s'y forme des cristaux qui sont de l'acide oxalique trs-pur4 ,on les sche sur un papier gris pour en sparer les dernires portions d'acide nitrique dont il pourroit tre imbib2 pour tre encore plus sr de la puret de l'acide1 on le dissout dans de l'eau distille on le fait cristalliser une seconde fois4 ,l'acide oxalique n'est pas le seul qu'on puisse obtenir du sucre en l'oxygnant4 ,la mme liqueur qui a donn des cristaux d'acide oxalique1 par refroidissement contient en outre l'acide malique1 qui est un peu plus oxign4 ,enfin1 en oxygnant encore davantage le sucre1 on le convertit en acide acteux ou vinaigre4 ,l'acide oxalique uni une petite quantit de soude ou de potasse1 a1 comme l'acide tartareux1 la proprit d'entrer tout entier dans un grand nombre de combinaisons1 sans se dcomposer3 il en rsulte des sels deux bases1 qu'il a bien fallu nommer4 ,nous avons appel le sel d'oseille oxalate acidule de potasse4 ,il y a plus d'un sicle que l'acide oxalique est connu des ,chimistes4 ,m4 ,duclos en a fait mention dans les ,mmoires de l',acadmie des ,sciences1 anne #afhh4 ,il a t dcrit avec assez de soin par ,boerhaave3 mais ,m4 ,schele est le premier qui ait reconnu qu'il contenoit de la potasse toute forme1 qui ait dmontr son identit avec l'acide qu'on forme par l'oxygnation du sucre4 ,,tableau des combinaisons du ,radical acteux oxygn1 par un premier degr d'oxignation avec les bases salifiables1 suivant l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,,nomenclature ,,nouvelle4 ---------------------------------------- -------------------- ,noms des bases ,noms des sels salifiables4 neutres4 ---------------------------------------- -------------------- ,combinaisons de ,la baryte4 ,actite de baryte4 l'acide acteux ,la potasse4 ,actite de potasse4 avec3 ,la soude4 ,actite de soude4 ,la chaux4 ,actite de chaux4 ,la magnsie4 ,actite de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,actite d'ammoniaque4 ,l'oxide de zinc4 ,actite de zinc4 ,l'oxide de manganse4,actite de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,actite de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,actite de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,actite d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,actite de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,actite de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,actite de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,actite d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,actite de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,actite de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,actite d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,actite d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,actite d'or4 ,l'oxide de platine4 ,actite de platine4 ,l'alumine4 ,actite d'alumine4 ,,nomenclature ,,ancienne4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,combinaisons ,la terre pesante4 ,inconnue des anciens4 ,la de l'acide dcouverte en est due ,m4 de du vinaigre ,morveau qui l'a nomme acte avec3 barotique4 ,l'alkali fixe vgtal4 ,terre folie de tartre trs-secrte de ,muller1 arcane de tartre de ,basile ,valentin1 de ,paracelse1 ,magistre purgatif de tartre de ,schroder1 sel essentiel de vin de ,zwelfer1 tartre rgnr de ,tachnius1 sel diurtique de ,sylvius1 de ,wilson4 ,l'alkali fixe minral4 ,terre folie base d'alkali minral1 terre folie minrale1 terre folie cristallisable1 sel acteux minral4 ,la terre calcaire4 ,sel de craie1 sel de corail1 sel d'yeux d'crevisses2 ,hartman en a fait mention4 ,la base du sel d'epsom4,inconnue des anciens2 ,m4 ,wenzel est le premier qui en ait parl4 ,l'alkali volatil4 ,esprit de ,mendrrus ou de ,menderet1 sel acteux ammoniacal4 ,la chaux de zinc4 ,cette combinaison a t connue de ,glauber1 ,schwedemberg1 ,respour1 ,pott1 de ,m4 de ,lassone1 de ,m4 ,wenzel1 mais ils ne l'ont pas dsigne par un nom particulier4 ,la chaux de manganse4 ,inconnue des anciens4 ,la chaux de fer4 ,vinaigre martial4 ,cette combinaison a t dcrite par ,scheffer1 par ,,mm4 ,monnet1 ,wenzel le ,duc d',ayen4 ,la chaux de plomb4 ,sucre de ,saturne1 vinaigre de ,saturne1 sel de ,saturne4 ,la chaux d'tain4 ,cette combinaison a t connue de ,,mm4 ,lmery1 ,margraff1 ,monnet1 ,weslendorf ,wenzel1 mais ils ne lui ont pas donn de nom4 ,la chaux de cobalt4 ,encre de simpathie de ,m4 ,cadet4 ,la chaux de cuivre4 ,verd de gris1 cristaux de verdet1 cristaux de ,vnus1 verdet1 verdet distill4 ,la chaux de nickel4 ,inconnue des anciens4 ,la chaux d'arsenic4 ,liqueur fumante1 arsenico-acteuse1 ou phosphore liquide de ,m4 ,cadet4 ,la chaux de bismuth4 ,sucre de bismuth de ,m4 ,geoffroi4 ,cette combinaison a t connue de ,,mm4 ,gellert1 ,pott1 ,weslendorf1 ,bergman de ,morveau4 ,la chaux de mercure4 ,terre folie mercurielle4 ,m4 ,gebaver a fait mention en #agdh1 de cette combinaison2 elle a t dcrite par ,,mm4 ,hellot1 ,margraff1 ,baum1 ,navier1 ,monnet1 ,wenzel3 c'est le fameux remde anti-vnrien de ,keyser4 ,la chaux d'antimoine4 ,la chaux d'argent4 ,inconnue des anciens1 dcrite par ,,mm4 ,margraff1 ,monnet ,wenzel4 ,la chaux d'or4 ,cette combinaison est peu connue1 ,schroder ,juncker en ont fait mention4 ,la chaux de platine4 ,cette combinaison est inconnue4 ,l'alumine4 ,le vinaigre ne dissout1 comme s'en est assur ,m4 ,wenzel1 que trs-peu d'alumine4 99 ,les anciens ,chimistes n'ont gure connu de ces sels que l'actite de potasse1 celui de soude1 celui d'ammoniaque1 celui de cuivre celui de plomb2 la dcouverte de l'actite d'arsenic est due ,m4 ,cadet1 7voyez tome ,,iii des ,savans ,etrangers47 ,on doit principalement ,m4 ,wenzel1 aux ,acadmiciens de ,dijon1 ,m4 de ,lassonne ,m4 ,proust1 la connoissance que nous avons des proprits des autres actites4 ,il seroit possible que le radical acteux1 outre l'hydrogne le carbone1 contnt encore un peu d'azote4 ,il y a lieu de le souponner d'aprs la proprit qu'a l'actite de potasse de donner de l'ammoniaque par la distillation1 moins cependant que l'azote qui concoure la formation de cette ammoniaque1 ne soit d la dcomposition de la potasse elle-mme4 ,,observations ,sur le ,radical acteux oxygn par un premier degr d'oxygnation1 ou ,acide acteux1 sur ses combinaisons avec les bases salifiables4 ,,le radical acteux est compos de la runion du carbone de l'hydrogne ports l'tat d'acide par l'addition de l'oxygne4 ,cet acide est par consquent compos des mmes principes que l'acide tartareux1 que l'acide oxalique1 que l'acide citrique1 que l'acide malique1 c4 mais la proportion des principes est diffrente pour chacun de ces acides1 il parot que l'acide acteux est le plus oxygn de tous4 ,j'ai quelques raisons de croire qu'il contient aussi un peu d'azote1 que ce principe qui n'existe pas dans les autres acides vgtaux que je viens de nommer1 si ce n'est peut-tre dans l'acide tartareux1 est une des causes qui le diffrencie4 ,pour produire l'acide acteux ou vinaigre1 on expose le vin une temprature douce1 en y ajoutant un ferment1 qui consiste principalement dans la lie qui s'est prcdemment spare d'autre vinaigre pendant sa fabrication1 ou dans d'autres matires de mme nature4 ,la partie spiritueuse du vin 7le carbone l'hydrogne7 s'oxygnent dans cette opration1 c'est par cette raison qu'elle ne peut se faire qu' l'air libre1 qu'elle est toujours accompagne d'une diminution du volume de l'air4 ,il faut en consquence1 pour faire de bon vinaigre1 que le tonneau dans lequel on opre ne soit qu' moiti plein4 ,l'acide qui se forme ainsi est trs-volatil2 il est tendu d'une trs-grande quantit d'eau ml de beaucoup de substances trangres4 ,pour l'avoir pur on le distille une chaleur douce1 dans des vaisseaux de grs ou de verre3 mais ce qui parot avoir chapp aux ,chimistes1 c'est que l'acide acteux change de nature dans cette opration2 l'acide qui passe dans la distillation1 n'est pas exactement de mme nature que celui qui reste dans l'alambic2 ce dernier parotroit tre plus oxygn4 ,la distillation ne suffit pas pour dbarrasser l'acide acteux du phlegme tranger qui s'y trouve ml2 le meilleur moyen de le concentrer sans en altrer la nature1 consiste l'exposer un froid de quatre ou six degrs au-dessous de la congellation3 la partie aqueuse gle1 l'acide reste liquide4 ,il parot que l'acide acteux libre de toute combinaison1 est naturellement dans l'tat de gaz1 au degr de temprature de pression dans lequel nous vivons1 que nous ne pouvons le retenir qu'en le combinant avec une grande quantit d'eau4 ,il est d'autres procds plus chimiques pour obtenir l'acide acteux3 ils consistent oxygner l'acide du tartre1 l'acide oxalique ou l'acide malique par l'acide nitrique2 mais il y a lieu de croire que la proportion des bases qui composent le radical1 change dans cette opration4 ,au surplus ,m4 ,hassenfratz est occup dans ce moment rpter les expriences d'aprs lesquelles on a prtendu tablir la possibilit de ces conversions4 ,la combinaison de l'acide acteux avec les diffrentes bases salifiables1 se fait avec assez de facilit2 mais la plupart des sels qui en rsultent ne sont pas cristallisables2 la diffrence des sels forms par l'acide tartareux l'acide oxalique1 qui sont en gnral peu solubles4 ,le tartrite l'oxalate de chaux ne le sont pas mme sensiblement4 ,les malates tiennent un espce de milieu entre les oxalates les actates pour la solubilit1 comme l'acide qui les forme en tient un pour le degr d'oxignation4 ,il faut1 comme pour tous les autres acides1 que les mtaux soient oxygns1 pour pouvoir tre dissous dans l'acide acteux4 ,,tableau des combinaisons du ,radical acteux oxygn par un second degr d'oxygnation1 ou ,acide actique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,combinaisons de l'acide actique avec3 ---------------------------------------- ---------------------------- ,noms des bases ,noms des sels ,observation4 salifiables4 neutres4 ---------------------------------------- ---------------------------- ,la baryte4 ,actate de baryte4 ,tous ces sels toient ,la potasse4 ,actate de potasse4 inconnus des anciens1 ,la soude4 ,actate de soude4 mme aujourd'hui1 les ,la chaux4 ,actate de chaux4 ,chimistes qui sont les ,la magnsie4 ,actate de magnsie4 plus au courant des ,l'ammoniaque4 ,actate d'ammoniaque4dcouvertes modernes1 ,l'oxide de zinc4 ,actate de zinc4 ne peuvent pas prononcer ,l'oxide de manganse4,actate de manganse4avec certitude1 si la ,l'oxide de fer4 ,actate de fer4 plupart des sels acteux ,l'oxide de plomb4 ,actate de plomb4 doivent tre rangs dans ,l'oxide d'tain4 ,actate d'tain4 la classe des actites ,l'oxide de cobalt4 ,actate de cobalt4 ou des actates4 ,l'oxide de cuivre4 ,actate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,actate de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,actate d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,actate de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,actate de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,actate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,actate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,actate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,actate de platine4 ,l'alumine4 ,actate d'alumine4 ,,observations ,sur l',acide actique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,nous avons donn au vinaigre radical le nom d'acide actique1 parce que nous avons suppos qu'il toit plus charg d'oxygne que le vinaigre ou acide acteux4 ,dans cette supposition1 le vinaigre radical ou acide actique seroit le dernier degr d'oxygnation que puisse prendre le radical hydro-carboneux2 mais quelque probable que soit cette consquence1 elle demande tre confirme par des expriences plus dcisives4 ,quoi qu'il en soit1 pour prparer le vinaigre radical1 on prend de l'actite de potasse1 qui est une combinaison d'acide acteux de potasse1 ou de l'actite de cuivre1 qui est une combinaison du mme acide avec du cuivre2 on verse dessus un tiers de son poids d'acide sulfurique concentr1 par la distillation on obtient un vinaigre trs-concentr1 qu'on nomme vinaigre radical ou acide actique4 ,mais1 comme je viens de l'indiquer1 il n'est point encore rigoureusement dmontr que cet acide soit plus oxygn que l'acide acteux ordinaire1 ni mme qu'il n'en differe pas par la diffrence de proportion des principes du radical4 ,,tableau des combinaisons du ,radical succinique oxygn1 ou ,acide succinique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,la baryte4 ,succinate de baryte4 de l'acide ,la chaux4 ,succinate de chaux4 succinique ,la potasse4 ,succinate de potasse4 avec3 ,la soude4 ,succinate de soude4 ,l'ammoniaque ,succinate d'ammoniaque4 ,la magnsie4 ,succinate de magnsie4 ,l'alumine4 ,succinate d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,succinate de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,succinate de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,succinate de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,succinate de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,succinate de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,succinate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,succinate d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,succinate de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,succinate de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,succinate d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,succinate d'arsenic4 ,l'oxide de mercure4 ,succinate de mercure4 ,l'oxide d'argent4 ,succinate d'argent4 ,l'oxide d'or4 ,succinate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,succinate de platine4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide succinique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide succinique se retire du succin1 karab ou ambre jaune1 par distillation4 ,il suffit de mettre cette substance dans une cornue1 de donner une chaleur douce2 l'acide succinique se sublime sous forme concrte dans le col de la cornue4 ,il faut viter de pousser trop loin la distillation1 pour ne pas faire passer l'huile4 ,l'opration finie1 on met le sel goutter sur du papier gris2 aprs quoi on le purifie par des dissolutions cristallisations rptes4 ,cet acide exige #bd parties d'eau froide pour tre tenu en dissolution1 mais il est beaucoup plus dissoluble dans l'eau chaude2 il n'altre que foiblement les teintures bleues vgtales1 il n'a pas dans un degr trs-minent les qualits d'acide4 ,m4 de ,morveau est le premier des ,chimistes qui ait essay de dterminer ses diffrentes affinits1 c'est d'aprs lui qu'elles sont indiques dans le ,tableau joint ces observations4 ,,tableau des combinaisons du ,radical benzoque oxygn1 ou ,acide benzoque1 avec les diffrentes bases salifiables1 ranges par ordre alphabtique4 ,noms des bases4 ,noms des sels neutres4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,benzoate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,benzoate d'ammoniaque4 benzoque ,la baryte4 ,benzoate de baryte4 avec3 ,la chaux4 ,benzoate de chaux4 ,la magnsie4 ,benzoate de magnsie4 ,la potasse4 ,benzoate de potasse4 ,la soude4 ,benzoate de soude4 ,l'oxide d'antimoine4 ,benzoate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,benzoate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,benzoate d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,benzoate de bismuth4 ,l'oxide de cobalt4 ,benzoate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,benzoate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,benzoate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,benzoate de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,benzoate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,benzoate de mercure4 ,l'oxide de molybdne4 ,benzoate de molybdne4 ,l'oxide de nickel4 ,benzoate de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,benzoate de plomb4 ,l'oxide de tungstne4 ,benzoate de tungstne4 ,l'oxide de zinc4 ,benzoate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes1 mme encore aujourd'hui1 on n'a rien de satisfaisant encore sur les proprits de l'acide benzoque sur ses affinits4 ,,observations ,sur l',acide benzoque1 sur le ,tableau de ses combinaisons avec les bases salifiables4 ,,cet acide a t connu des anciens ,chimistes1 sous le nom de fleurs de benjoin2 on l'obtenoit par voie de sublimation4 ,depuis1 ,m4 ,geoffroy a dcouvert qu'on pouvoit1 galement l'extraire par la voie humide3 enfin ,m4 ,schele1 d'aprs un grand nombre d'expriences qu'il a faites sur le benjoin1 s'est arrt au procd qui suit4 ,on prend de bonne eau de chaux1 dans laquelle mme il est avantageux de laisser de la chaux en excs2 on la fait digrer portion par portion sur du benjoin rduit en poudre fine1 en remuant continuellement le mlange4 ,aprs une demi-heure de digestion1 on dcante on remet de nouvelle eau de chaux1 ainsi plusieurs fois1 jusqu' ce qu'on s'apperoive que l'eau de chaux ne se neutralise plus4 ,on rassemble toutes les liqueurs1 on les rapproche par vaporation2 quand elles sont rduites autant qu'elles le peuvent tre sans cristalliser1 on laisse refroidir3 on verse de l'acide muriatique goutte goutte1 jusqu' ce qu'il ne se fasse plus de prcipit4 ,la substance qu'on obtient par ce procd1 est l'acide benzoque concret4 ,,tableau des combinaisons du ,radical camphorique oxygn1 ou ,acide camphorique1 avec les bases salifiables1 par ordre alphabtique4 ,noms des bases ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- ---------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,camphorate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,camphorate d'ammoniaque4 camphorique ,l'oxide d'antimoine4 ,camphorate d'antimoine4 avec3 ,l'oxide d'argent4 ,camphorate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,camphorate d'arsenic4 ,la baryte4 ,camphorate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,camphorate de bismuth4 ,la chaux4 ,camphorate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,camphorate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,camphorate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,camphorate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,camphorate de fer4 ,la magnsie4 ,camphorate de magnsie4 ,l'oxide de manganse4 ,camphorate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,camphorate de mercure4 ,l'oxide de nickel4 ,camphorate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,camphorate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,camphorate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,camphorate de plomb4 ,la potasse4 ,camphorate de potasse4 ,la soude4 ,camphorate de soude4 ,l'oxide de zinc4 ,camphorate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons toient inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide camphorique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,le camphre est une espce d'huile essentielle concrte1 qu'on retire par sublimation d'un laurier qui crot la ,chine au ,japon4 ,m4 ,kosegarten a distill jusqu' huit fois de l'acide nitrique sur du camphre1 il est parvenu ainsi l'oxygner le convertir en un acide trs-analogue l'acide oxalique4 ,il en differe cependant quelques gards1 c'est ce qui nous a dtermin lui conserver1 jusqu' nouvel ordre1 un nom particulier4 ,le camphre tant un radical carbone-hydreux ou hydro-carboneux1 il n'est pas tonnant qu'en l'oxygnant il forme de l'acide oxalique1 de l'acide malique plusieurs autres acides vgtaux4 ,les expriences rapportes par ,m4 ,kosegarten1 ne dmentent pas cette conjecture1 la plus grande partie des phnomnes qu'il a observs dans la combinaison de cet acide avec les bases salifiables s'observent de mme dans les combinaisons de l'acide oxalique ou de l'acide malique2 je serois donc assez port regarder l'acide camphorique comme un mlange d'acide oxalique d'acide malique4 ,,tableau des combinaisons du ,radical gallique oxygn1 ou ,acide gallique1 avec les bases salifiables ranges par ordre alphabtique4 ,noms des sels neutres4 ,noms des bases4 ------------------------ ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- ------- ,l'alumine4 ,gallate d'alumine4 ,l'ammoniaque4 ,gallate d'ammoniaque4 ,l'oxide d'antimoine4 ,gallate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,gallate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,gallate d'arsenic4 ,la baryte4 ,gallate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,gallate de bismuth4 ,la chaux4 ,gallate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,gallate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,gallate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,gallate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,gallate de fer4 ,la magnsie4 ,gallate de magnsie4 ,l'oxide de manganse4 ,gallate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,gallate de mercure4 ,l'oxide de nickel4 ,gallate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,gallate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,gallate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,gallate de plomb4 ,la potasse4 ,gallate de potasse4 ,la soude4 ,gallate de soude4 ,l'oxide de zinc4 ,gallate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide gallique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide gallique ou principe astringent se tire de la noix de galle1 soit par la simple infusion ou dcoction dans l'eau1 soit par une distillation un feu trs-doux4 ,ce n'est que depuis un trs petit nombre d'annes qu'on a donn une attention plus particulire cette substance4 ,,mm4 les ,commissaires de l',acadmie de ,dijon en ont suivi toutes les combinaisons ont donn le travail le plus complet qu'on et fait jusqu'alors4 ,quoique les proprits acides de ce principe ne soient pas trs-marques1 il rougit la teinture de tournesol1 il dcompose les sulfures1 il s'unit tous les mtaux1 quand ils ont t pralablement dissous par un autre acide1 il les prcipite sous diffrentes couleurs4 ,le fer1 par cette combinaison1 donne un prcipit d'un bleu ou d'un violet fonc4 ,cet acide1 si toutefois il mrite ce nom1 se trouve dans un grand nombre de vgtaux1 tels que le chne1 le saule1 l'iris des marais1 le fraisier1 le nimphea1 le quinquina1 l'corce la fleur de grenade1 dans beaucoup de bois d'corces4 ,on ignore absolument quel est son radical4 ,,tableau des combinaisons du ,radical lactique oxygn1 ou ,acide lactique1 avec les bases salifiables1 par ordre alphabtique4 ,noms des sels neutres4 ,noms des bases ------------------------ salifiables4 ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- ----------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,lactate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,lactate d'ammoniaque4 lactique ,l'oxide d'antimoine4 ,lactate d'antimoine4 avec3 ,l'oxide d'argent4 ,lactate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,lactate d'arsenic4 ,la baryte4 ,lactate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,lactate de bismuth4 ,la chaux4 ,lactate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,lactate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,lactate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,lactate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,lactate de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,lactate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,lactate de mercure4 ,l'oxide de nickel4 ,lactate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,lactate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,lactate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,lactate de plomb4 ,la potasse4 ,lactate de potasse4 ,la soude4 ,lactate de soude4 ,l'oxide de zinc4 ,lactate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide lactique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,m4 ,,sch,,ele est celui auquel nous devons les seules connoissances exactes que nous ayons sur l'acide lactique4 ,cet acide se rencontre dans le petit lait1 il y est uni un peu de terre4 ,pour l'obtenir on fait rduire par vaporation du petit lait au huitime de son volume2 on filtre pour bien sparer toute la partie caseuse2 on ajoute de la chaux1 qui s'empare de l'acide dont il est question qu'on en dgage ensuite par l'addition de l'acide oxalique3 on sait en effet que ce dernier acide forme avec la chaux un sel insoluble4 ,aprs que l'oxalate de chaux a t spar par dcantation1 on vapore la liqueur jusqu' consistance de miel2 on ajoute de l'esprit-de-vin qui dissout l'acide1 on filtre pour en sparer le sucre de lait les autres substances trangres4 ,il ne reste plus ensuite1 pour avoir l'acide lactique seul1 que de chasser l'esprit-de-vin par vaporation ou par distillation4 ,cet acide s'unit avec presque toutes les bases salifiables1 forme avec elles des sels incristallisables4 ,il parot se rapprocher1 beaucoup d'gards1 de l'acide acteux4 ,,tableau des combinaisons du ,radical saccholactique oxygn1 ou ,acide saccholactique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases ,noms des sels neutres4 salifiables4 ------------------------ ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- ---------------------- ,combinaisons ,la chaux4 ,saccholate de chaux4 de l'acide ,la baryte4 ,saccholate de baryte4 saccholactique ,la magnsie4 ,saccholate de magnsie4 avec3 ,la potasse4 ,saccholate de potasse4 ,la soude4 ,saccholate de soude4 ,l'ammoniaque4 ,saccholate d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,saccholate d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,saccholate de zinc4 ,l'oxide de manganse4,saccholate de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,saccholate de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,saccholate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,saccholate d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,saccholate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,saccholate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,saccholate de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,saccholate d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,saccholate de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,saccholate de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,saccholate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,saccholate d'argent4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues des anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide saccholactique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,on peut extraire du petit lait par vaporation1 une espce de sucre qui a beaucoup de rapports avec celui des cannes sucre1 qui est trs-anciennement connu dans la pharmacie4 ,ce sucre est susceptible1 comme le sucre ordinaire1 de s'oxygner par diffrens moyens1 principalement par sa combinaison avec l'acide nitrique3 on repasse cet effet plusieurs fois de nouvel acide2 on concentre ensuite la liqueur par vaporation2 on met cristalliser on obtient de l'acide oxalique3 en mme tems il se spare une poudre blanche trs-fine1 qui est susceptible de se combiner avec les alkalis1 avec l'ammoniaque1 avec les terres1 mme avec quelques mtaux4 ,c'est cet acide concret dcouvert par ,schele1 qu'on a donn le nom d'acide saccho-lactique4 ,son action sur les mtaux est peu connue2 on sait seulement qu'il forme avec eux des sels trs-peu solubles4 ,l'ordre des affinits qu'on a suivi dans le ,tableau1 est celui indiqu par ,m4 ,bergman4 ,,tableau des combinaisons du ,radical formique oxign1 ou ,acide formique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des sels neutres4 ,noms des bases ------------------------ salifiables4 ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,la baryte4 ,formiate de baryte4 de l'acide ,la potasse4 ,formiate de potasse4 formique ,la soude4 ,formiate de soude4 avec3 ,la chaux4 ,formiate de chaux4 ,la magnsie4 ,formiate de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,formiate d'ammoniaque4 ,l'oxide de zinc4 ,formiate de zinc4 ,l'oxide de manganse4 ,formiate de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,formiate de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,formiate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,formiate d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,formiate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,formiate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,formiate de nickel4 ,l'oxide de bismuth4 ,formiate de bismuth4 ,l'oxide d'argent4 ,formiate d'argent4 ,l'alumine4 ,formiate d'alumine4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues des anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide formique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,l',,acide formique a t connu ds le sicle dernier4 ,samuel ,ficher est le premier qui l'ait obtenu en distillant des fourmis4 ,m4 ,margraff a suivi ce mme objet dans un ,mmoire qu'il a publi en #agdi1 ,,mm4 ,ardwisson ,o,ehrn1 dans une dissertation qu'ils ont publie ,lipsic en #aggg4 ,l'acide formique se tire d'une grosse espce de fourmi rousse1 formica rufa1 qui habite les bois qui y forme de grandes fourmillires4 ,si c'est par distillation qu'on veut oprer1 on introduit les fourmis dans une cornue de verre ou dans une cucurbite garnie de son chapiteau2 on distille une chaleur douce1 on trouve l'acide formique dans le rcipient3 on en tire environ moiti du poids des fourmis4 ,lorsqu'on veut procder par voie de lixiviation1 on lave les fourmis l'eau froide1 on les tend sur un linge1 on y passe de l'eau bouillante1 qui se charge de la partie acide2 on peut mme exprimer lgrement ces insectes dans le linge1 l'acide en est plus fort4 ,pour l'obtenir pur concentr1 on le rectifie on en spare le phlegme par la gele4 ,,tableau des combinaisons du ,radical bombique oxygn1 ou ,acide bombique1 avec les substances salifiables1 par ordre alphabtique4 ,noms des sels neutres4 ,noms des bases ------------------------ salifiables4 ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,bombiate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,bombiate d'ammoniaque4 bombique ,l'oxide d'antimoine4 ,bombiate d'antimoine4 avec3 ,l'oxide d'argent4 ,bombiate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,bombiate d'arsenic4 ,la baryte4 ,bombiate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,bombiate de bismuth4 ,la chaux4 ,bombiate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,bombiate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,bombiate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,bombiate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,bombiate de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,bombiate de manganse4 ,la magnsie4 ,bombiate de magnsie4 ,l'oxide de mercure4 ,bombiate de mercure4 ,l'oxide de nickel ,bombiate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,bombiate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,bombiate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,bombiate de plomb4 ,la potasse4 ,bombiate de potasse4 ,la soude4 ,bombiate de soude4 ,l'oxide de zinc4 ,bombiate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide bombique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,lorsque le ver soie se change en crisalide1 ses humeurs paroissent prendre un caractre d'acidit4 ,il laisse mme chapper au moment o il se transforme en papillon1 une liqueur rousse trs-acide1 qui rougit le papier bleu1 qui a fix l'attention de ,m4 ,chaussier1 membre de l',acadmie de ,dijon4 ,aprs plusieurs tentatives pour obtenir cet acide pur1 voici le procd auquel il a cru devoir s'arrter4 ,on fait infuser des crisalides de vers soie dans de l'alcohol3 ce dissolvant se charge de l'acide1 sans attaquer les parties muqueuses ou gommeuses2 en faisant vaporer l'esprit-de-vin1 on a l'acide bombique assez pur4 ,on n'a pas encore dtermin avec prcision les proprits les affinits de cet acide4 ,il y a apparence que la famille des insectes en fourniroit beaucoup d'analogues4 ,son radical1 ainsi que celui de tous les acides du rgne animal1 parot tre compos de carbone1 d'hydrogne1 d'azote peut-tre de phosphore4 ,,tableau des combinaisons du ,radical sbacique oxygn1 ou ,acide sbacique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des sels neutres4 ,noms des bases ------------------------ salifiables4 ,nomenclature nouvelle4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,la baryte4 ,sbate de baryte4 de l'acide ,la potasse4 ,sbate de potasse4 sbacique ,la soude4 ,sbate de soude4 avec3 ,la chaux4 ,sbate de chaux4 ,la magnsie4 ,sbate de magnsie4 ,l'ammoniaque4 ,sbate d'ammoniaque4 ,l'alumine4 ,sbate d'alumine4 ,l'oxide de zinc4 ,sbate de zinc4 ,l'oxide de manganse4 ,sbate de manganse4 ,l'oxide de fer4 ,sbate de fer4 ,l'oxide de plomb4 ,sbate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,sbate d'tain4 ,l'oxide de cobalt4 ,sbate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,sbate de cuivre4 ,l'oxide de nickel4 ,sbate de nickel4 ,l'oxide d'arsenic4 ,sbate d'arsenic4 ,l'oxide de bismuth4 ,sbate de bismuth4 ,l'oxide de mercure4 ,sbate de mercure4 ,l'oxide d'antimoine4 ,sbate d'antimoine4 ,l'oxide d'argent4 ,sbate d'argent4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues aux anciens ,chimistes4 ,,observations ,sur l',acide sbacique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,pour obtenir l'acide sbacique1 on prend du suif qu'on fait fondre dans un polon de fer2 on y jette de la chaux vive pulvrise1 on remue continuellement4 ,la vapeur qui s'lve du mlange est trs-piquante1 on doit tenir les vaisseaux levs afin d'viter de la respirer4 ,sur la fin on hausse le feu4 ,l'acide sbacique dans cette opration se porte sur la chaux forme du sbate calcaire1 espce de sel peu soluble3 pour le sparer des parties grasses dont il est empt1 on fait bouillir grande eau la masse2 le sbate calcaire se dissout1 le suif se fond surnage4 ,on spare ensuite le sel en faisant vaporer l'eau1 on le calcine une chaleur modre2 on redissout1 on fait cristalliser de nouveau on parvient l'avoir pur4 ,pour obtenir l'acide libre1 on verse de l'acide sulfurique sur le sbate de chaux ainsi purifi1 on distille2 l'acide sbacique passe clair dans le rcipient4 ,,tableau des combinaisons du ,radical lithique oxygn1 ou ,acide lithique1 avec les bases salifiables1 ranges par ordre alphabtique4 ,noms des bases ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,l'alumine4 ,lithiate d'alumine4 de l'acide ,l'ammoniaque4 ,lithiate d'ammoniaque4 lithique ,l'oxide d'antimoine4 ,lithiate d'antimoine4 avec3 ,l'oxide d'argent4 ,lithiate d'argent4 ,l'oxide d'arsenic4 ,lithiate d'arsenic4 ,la baryte4 ,lithiate de baryte4 ,l'oxide de bismuth4 ,lithiate de bismuth4 ,la chaux4 ,lithiate de chaux4 ,l'oxide de cobalt4 ,lithiate de cobalt4 ,l'oxide de cuivre4 ,lithiate de cuivre4 ,l'oxide d'tain4 ,lithiate d'tain4 ,l'oxide de fer4 ,lithiate de fer4 ,la magnsie4 ,lithiate de magnsie4 ,l'oxide de manganse4 ,lithiate de manganse4 ,l'oxide de mercure4 ,lithiate de mercure4 ,l'oxide de nickel4 ,lithiate de nickel4 ,l'oxide d'or4 ,lithiate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,lithiate de platine4 ,l'oxide de plomb4 ,lithiate de plomb4 ,la potasse4 ,lithiate de potasse4 ,la soude4 ,lithiate de soude4 ,l'oxide de zinc4 ,lithiate de zinc4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues aux anciens4 ,,observations ,sur l',acide lithique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,le calcul de la vessie1 d'aprs les dernires expriences de ,bergman de ,schele1 parotroit tre une espce de sel concret base terreuse1 lgrement acide1 qui demande une grande quantit d'eau pour tre dissous4 ,mille grains d'eau bouillante en dissolvent peine trois grains1 la majeure partie recristallise par le refroidissement4 ,c'est cet acide concret auquel ,m4 de ,morveau a donn le nom d'acide lithiasique1 que nous nommons acide lithique4 ,la nature les proprits de cet acide sont encore peu connues4 ,il y a quelqu'apparence que c'est un sel acidule dj combin une base1 plusieurs raisons me portent croire que c'est un phosphate acidule de chaux4 ,si cette prsomption se confirme1 il faudra le rayer de la classe des acides particuliers4 ,,tableau des combinaisons du ,radical prussique oxygn1 ou ,acide prussique1 avec les bases salifiables1 dans l'ordre de leur affinit avec cet acide4 ,noms des bases ,noms des sels neutres4 salifiables4 ---------------------------------------- --------------------- ,combinaisons ,la potasse4 ,prussiate de potasse4 de l'acide ,la soude4 ,prussiate de soude4 prussique ,l'ammoniaque4 ,prussiate d'ammoniaque4 avec3 ,la chaux4 ,prussiate de chaux4 ,la baryte4 ,prussiate de baryte4 ,la magnsie4 ,prussiate de magnsie4 ,l'oxide de zinc4 ,prussiate de zinc4 ,l'oxide de fer4 ,prussiate de fer4 ,l'oxide de manganse4 ,prussiate de manganse4 ,l'oxide de cobalt4 ,prussiate de cobalt4 ,l'oxide de nickel4 ,prussiate de nickel4 ,l'oxide de plomb4 ,prussiate de plomb4 ,l'oxide d'tain4 ,prussiate d'tain4 ,l'oxide de cuivre4 ,prussiate de cuivre4 ,l'oxide de bismuth4 ,prussiate de bismuth4 ,l'oxide d'antimoine4 ,prussiate d'antimoine4 ,l'oxide d'arsenic4 ,prussiate d'arsenic4 ,l'oxide d'argent4 ,prussiate d'argent4 ,l'oxide de mercure4 ,prussiate de mercure4 ,l'oxide d'or4 ,prussiate d'or4 ,l'oxide de platine4 ,prussiate de platine4 ,nota4 ,toutes ces combinaisons ont t inconnues aux anciens4 ,,observations ,sur l',acide prussique1 sur le ,tableau de ses combinaisons4 ,,je ne m'tendrai point ici sur les proprits de l'acide prussique1 ni sur les procds qu'on emploie pour l'obtenir pur dgag de toute combinaison4 ,les expriences qui ont t faites cet gard1 me paroissent laisser encore quelques nuages sur la vraie nature de cet acide4 ,il me suffira de dire qu'il se combine avec le fer1 qu'il lui donne la couleur bleue2 qu'il est galement susceptible de s'unir avec presque tous les mtaux1 mais que les alkalis1 l'ammoniaque la chaux le leur enlvent en vertu de leur plus grande force d'affinit4 ,on ne connot point le radical de l'acide prussique2 mais les expriences de ,m4 ,schele sur-tout celles de ,m4 ,berthollet1 donnent lieu de croire qu'il est compos de carbone d'azote2 c'est donc un acide base double3 quant l'acide phosphorique qui s'y rencontre1 il parot1 d'aprs les expriences de ,m4 ,hassenfratz1 qu'il y est accidentel4 ,quoique l'acide prussique s'unisse avec les mtaux1 avec les alkalis avec les terres1 la manire des acides1 il n'a cependant qu'une partie des proprits qu'on a coutume d'attribuer aux acides4 ,il seroit donc possible que ce ft improprement qu'on l'et rang dans cette classe4 ,mais1 comme je l'ai dj fait observer1 il me parot difficile de prendre une opinion dtermine sur la nature de cette substance1 jusqu' ce que la matire ait t claircie par de nouvelles expriences4 ,fin du ,tome premier4 99 99 99 99 99 ,liste des modifications3 ,page #ad3 prt remplac par prs 7que l'ther1 444 est tout prs7 ,page #bc3 act par exact 7,le moyen le plus simple le plus exact7 ,page #bd3 lorqu'on par lorsqu'on 7lorsqu'on les a forces7 ,page #eh3 semblable par semblables 7j'ai diviss dans deux capsules de porcelaine1 semblables 4447 ,page #abe3 oxygns par oxygnes 7,le rgne vgtal444 des mmes bases doubles triples1 mais moins oxygnes47 ,page #aha3 ajout de 7,la nature de ces deux radicaux7 ,page #aib3 ,cobolt par ,cobalt ,page #aig3 quel-unes par quelques-unes 7,des expriences dont quelques-unes7 ,page #bja3 le par les 7dans les rues troites des villes7 ,page #bac3 animales par vgtales 7comme celles des matires vgtales7 ,page #bbd3 outes par toutes 7dans presque toutes7 ,page #bci3 ,vitrol par ,vitriol 7,vitriol de magnsie7 ,page #bej3 aide par acide 7les bases satures de cet acide7 ,page #cac3 ,ochrn par ,o,ehrn 7,,mm4 ,ardwisson ,o,ehrn7