,,notes ,,sur ,,la ,,transcription3 --,les erreurs clairem5t introduites p> le typographe ont t corriges4 --,on a cons]v l'or?ographie de l'orig9al1 incluant ses v>iantes4 --,les mots crites en gras ont tes repres5tes a9si3 mot gras4 --,les lettres crites au-dessus ont tes repres5tes a9si3 ab et abc4 ,,les ,,que/ions ,,e/h,,tiques ,,contempora9es ,,ouvrages ,,du ,m,,me ,,auteur ,,publi,s ,,p> ,,la ,,librairie ,,ha*ette ,,et ,cie ,la ,pe9ture anglaise contempora9e4 #c;e dition4 ,rusk9 et la ,religion de la ,beaut4 #e;e dition4 ,le ,miroir de la ,vie4 ,essais sur l'volution e/htique4 #cd grav4 #are srie3 ,i4 ,l'e/htique des batailles4--,,ii4 ,la c>icature4--,,iii4 ,la mod]nit de l'vangile4--,,iv4 ,les portraits d'enfants4 #accj-jc4--;,c\lommi]s4 ,imp4 ,,paul ,,brod>d4--#a-jd4 ,,les ,,que/ions ,,e/h,,tiques ,,contempora9es ,,p> ,,rob]t ,,de ,,la ,,siz]anne ,i4--,l',,e/h,,tique ,,du ,,f]4 ,,ii4--,,le ,,bilan ,,de ,l',,impressionnisme4 ,,iii4--,,le ,v,,tem5t ,,mod]ne ,,dans ,,la ,,/atuaire4 ,,iv4--,,la ,,photographie ,,e/-,,elle ,,un ,,art8 ,v4--,,les ,,prisons ,,de ,l',,art4 ,,p>is ,,librairie ,,ha*ette ,,et ,cie #gi1 ,,b\lev>d ,,sa9t-,,g]ma91 #gi #aijd ,droits de traduction et de reproduction rs]vs4 ,,introduction ,ce ne sont pas t\tes les que/ions e/htiques contempora9es qui sont traites ici1 mais quelques-unes peut-tre des pr9cipales et assurm5t des plus n\velles4 ,qu'espr] de l'emploi du f] en ar*itecture8 ,comm5t r5dre1 en sculpture1 le vtem5t mod]ne8 ,quelle place faire la photographie dans les ,arts8 ,en voil trois1 p> exemple1 qu'aucune poque avant la ntre n'avait eu rs\dre4 ,et si d'autres1 comme la relgation de l',art dans les muses ou les re*]*es de c\leur connues s\s le nom d',impressionnisme1 ont pu1 en d'autres temps1 inquit] les arti/es1 il suffit cep5dant qu'en aucun temps on n'ait vu se fond] tant de muses1 ni qu'aucune cole colori/e n'ait s\lev tant de sc&ale1 p\r que les problmes discuts hi] soi5t dev5us plus pressants auj\rd'hui4 ,ce sont ces que/ions poses ou imposes notre att5tion p> la vie mod]ne qu'on tr\v]a tudies dans les pages qui vont suivre2 non avec la prt5tion de les rs\dre1 mais avec l'espoir de les claircir4 ,selon quelle m?ode ou dans quel s5tim5t8 ,le plus simplem5t possible4 ,ouvrir les yeux sur le monde et la vie et s'ab&onn] l'impression de joie ou de rpulsion que produit en soi *aque *ose3 naturelle ou artificielle1 spontane ou v\lue4 ,s'exalt] aux qualits s5sorielles des =mes dans l'air et sur la t]re1 vivantes ou inanimes3 lignes1 c\leurs1 valeurs1 s\plesse1 clat1 quilibre1 h>monie2 p>c\rir avec sa s5sibilit les innombrables nuances colores ou tactiles dont l'esprit ne peut se faire une ide et que les arts intellectuels3 la p>ole1 la description littraire1 l'analyse philosophique1 la posie ne peuv5t r5dre ou ne r5d5t que bi5 grossirem5t au reg>d des arts pla/iques2 et a9si1 jug] de l',art pla/ique p\r la qualit d'motion que1 seul1 il apporte et que ri5 autre1 ni posie1 ni philosophie1 ni hi/oire ne peuv5t n\s apport]2 l'aim] p\r lui et non p\r elles1 p\r l'en?\siasme t\t s5sible qu'il n\s fait pr\v]1 p\r la s5sation d'une vie plus ard5te et plus complte qu'il veille1 et non p\r les s\v5irs ou les associations d'ides qu'il n\s procure1--telle e/ la m?ode employe ici4 ,tel e/ le s5tim5t e/htique4 ,elle diffre ce po9t des habitudes prises ou des pr9cipes adopts p> les philosophes mod]nes1 qu'il faut bi51 p\r son intellig5ce1 ou au mo9s p\r son excuse1 dire ce qu'elle n'e/ pas1 ce qu'elle e/1--et ce qui l'a fait adopt]4 ,i ,p5dant longtemps1 la critique d',art s'e/ crue en possession de lois e/htiques =melles et 9luctables avec lesquelles il suffisait de confront] les uvres n\velles p\r en jug]4 ,on ne devait reprs5t] que c]ta9s sujets1 non tels autres1 c]ta9es rgions1 gnralem5t situes dans le ,midi1 non t\s les pays4 ,le tableau d'hi/oire tait la seule matire *efs-d'uvre4 ,la vie contempora9e p\vait pe9e tre mise en un petit tableaut94 ,l'activit ouvrire ou rurale1 le travail quotidi5 n'avai5t po9t de beaut4 ,si on les v\lait figur]1 il fallait le faire p> des allgories1 c'e/--dire p> des femmes vtues de *itons et de diplos4 ,ces femmes elles-mmes devai5t ressembl] un type grec ou y tre le plus possible ram5es4 ,le nez et le front devai5t tre sur la mme ligne et t\s les traits mis en ordre selon des canons que dt5ait ,w9ckelmann4 ,on savait ce que c'tait que la ,beaut4 ,a ct de ces lois gnrales1 une f\le de lois te*niques4 ,le premi] plan de t\t paysage devait tre noir1 af9 de rep\ss] la lumire au second4 ,un portrait devait s'enlev] en clair sur un fond sombre1 d'un ct2 en sombre sur un fond clair1 de l'autre4 ,une composition devait tre en =me de pyramide1 et *aque figure se dvelopp] entirem5t dans son plan1 sans tre ob/rue p> une figure de premi] plan4 ,les nuages r5trai5t dans deux ou trois types de cumuli hors desquels il tait int]dit de s'av5tur]4 ,il y avait des arbres nobles4 ,les lumires devai5t tre *audes1 c'e/--dire dores et les ombres brunes1 en imitation la plus pro*e possible des vieux tableaux de l'cole itali5ne et de la ,r5aissance1 non pas tels qu'ils avai5t t pe9ts1 mais tels que la pat9e et les annes les ont faits4 ,il ne fallait pas voir du v]t dans une prairie2 mais du brun4 ,ces lois et bi5 d'autres tai5t drives de pr9cipes de ,beaut dduits eux-mmes1 aprs beauc\p d'ab/ractions1 de l'tude des ,anci5s4 ,a la vrit1 on ne les avait pas trs att5tivem5t obs]vs1 c> beauc\p euss5t dm5ti cet enseignem5t4 ,mais mo9s on le vrifiait1 plus on avait p\r lui de respect4 ,qu& p>ur5t les pe9tres et les sculpteurs de l'poque romantique1 puis les naturali/es de ,b>bizon1 puis les rali/es1 la critique1 arme de ces pr9cipes1 dcl>a que les n\velles uvres ne p\vai5t tre belles1 c> elles violai5t manife/em5t ces lois4 ,elle condamna les romantiques p\r leurs excs de c\leur et de m\vem5t1 les rali/es p\r leurs sujets et leurs laideurs1 les indp5dants de t\tes sortes p\r leur dda9 des sujets admis1 des co/umes adopts1 des sites composs1 des ge/es nobles ou des tons locaux depuis longtemps obs]vs4 ,cette critique1 jugeant t\t p> analogie avec les anci5s matres1 rep\ssa t\t ce qui en tait diffr5t4 ,elle rep\ssa ,delacroix1 ,rude1 ,david d',ang]s1 ,b>ye1 ,corot1 ,r\sseau1 ,millet1 plus t>d ,c\rbet1 ,puvis de ,*avannes1 ,ba/i5-,lepage1 au nom de lois qu'elle croyait infaillibles4 ,au mme mom5t1 en musique et p\r des raisons p>fois semblables1 elle condamnait ,wagn]4 ,elle se trompa l\rdem5t4 ,ces hommes tai5t des matres4 ,avec le temps1 ils triomphr5t et la critique d',art base sur l'admiration des matres anci5s1 des =mes reconnues belles et des lois dduites d'un ,beau idal1 se tut misrablem5t4 ,auj\rd'hui1 une raction totale s'e/ produite4 ,l'ide qui dom9e la critique contempora9e1 av]tie des erreurs de sa devancire et f]mem5t rsolue n'y pas retomb]1 e/ qu'il n'y a pas de beau1 pas de laid1 dans la nature ni dans l'homme1 ni dans les objets crs p> l'homme1 qu'il n'y a que des =mes plus ou mo9s expressives de la vie1 c>actri/iques d'une civilisation1 et qu'a9si t\t dp5d de la p5se ou du s5tim5t que l'arti/e veut exprim]4 ,celui-ci n'a pas suivre telle ou telle loi4 ,il n'y a pas de loi4 ,p\rvu qu'il exprime s9crem5t une motion1 une p5se1 une vrit1 cela suffit4 ,et il y arrive1 surt\t1 s'il les exprime selon sa race1 son poque1 son milieu4 ,t\t e/ beau qui e/ expressif4 ,t\t s'impose qui e/ p]sonnel1 quelles que soi5t l'abs5ce ou la pauvret des =mes employes4 ,ri5 n'e/ beau de ce qui ne l'e/ pas1 quelle que soit la p]fection des =mes4 ,il n'y a donc pas de canon de la ,beaut4 ,d'ailleurs les races1 les poques en ont connu de =t dissemblables4 ,la nature mme ne peut tre qu'un sub/ratum ou qu'un prtexte l',art3 elle ne vaut que si elle e/ vue trav]s un tempram5t4 ,ce que l'arti/e n\s doit montr]1 ce n'e/ pas elle1 mais sa p5se sur elle4 ,le critique n'a donc pas s'occup] de la ,nature1 ni de la tradition1 ni de la te*nique4 ,il n'a qu'une *ose faire3 remettre l'arti/e dans son poque1 sa race1 son milieu2 obs]v] s'il les exprime d'une faon p]sonnelle2 dcrire les li5s qui l'y ratta*5t2 non pas confront] son uvre avec la nature1 ni avec les anci5s1 ni avec des rgles quelconques1 mais la comp>] l'auteur mme1 la vie o il se meut1 au peuple d'o il e/ sorti4 ,si elle l'exprime1 l'acclam] et en faire un objet de joie2 s'il ne l'exprime pas1 la mpris]4 ,tel e/ le po9t de vue contempora94 ,on n'en avait jamais connu jusqu'ici1 je ne dis pas seulem5t de plus faux1 mais de mo9s e/htique dans le vrai s5s du mot1 c'e/--dire de mo9s ori5t v]s les qualits s5sorielles d'un objet de nature ou d',art1--de ces qualits qui frapp5t les s5s et qui ne frapp5t que les s5s3 =mes1 c\leurs1 ombres1 lumires1 d5sit1--ni de mo9s spcifique1 c'e/--dire de mo9s ori5t v]s une c]ta9e exactitude d'imitation et une c]ta9e p]fection de matire4 ,dornavant1 ce sont les qualits qui frapp5t l'esprit et qui n'ont pas beso91 p\r le frapp]1 de l'int]mdiaire du s5s de la vue1 ni du sec\rs des arts pla/iques qu'on prise p>-dessus t\t4 ,c'e/ l'expression1 c'e/ la sugge/ion qui sont requises4 ,et1 encore1 expression de quoi8 sugge/ion de quoi8 ,de =mes8--ce que peut suggr] un trait l'eau-=te de ,rembr&t8 ,de pr(ondeurs et de reliefs8--ce que peut suggr] une t\*e de ,corot8--,non1 mais de s5tim5ts ou d'ides1 c'e/--dire de *oses qui peuv5t tre exprimes ou suggres t\t aussi bi51 et qui le sont t\s les j\rs1 p> d'autres moy5s3 l'analyse psy*ologique1 la syn?se potique1 et p> un t\t autre int]mdiaire que les s5s de la vue ou du t\*]3 p> l'oue4 ,jusqu'ici1 les m?odes e/htiques avai5t pu tomb] dans de gr&es erreurs1 mettre la base de nos impressions et de nos jugem5ts une qualit te*nique fausse ou insuffisante1 proscrire inju/em5t des =mes ou des expressions trs lgitimes2 mais t\j\rs il tait re/1 au fond de ces erreurs1 le dsir d'une qualit spcifique1 d'une dlectation1 comme on disait1 ou d'une joie des s5s4 ,dans les ,e/htiques actuelles1 les impressions requises de l',art sont t\j\rs des impressions intellectuelles1 que l',art non pla/ique peut aussi bi5 et mme beauc\p mieux n\s donn]4 ,de l1 deux t5dances dom9antes dans nos jugem5ts e/htiques sur les *oses de la vie et jusque dans les mo9dres considrants de la critique quotidi5ne4 ,le critique d'art mod]ne se dfie de son impression physique1 spontane1 s5sorielle1 p>ce qu'il a peur qu'elle ne soit une rsultante de son acc\tumance aux anci5s *efs-d'uvre1 un rflexe de la r\t9e2--et1 au contraire1 il acclame t\te t5tative qui exprime un s5tim5t ou un tat de *oses rc5t1 quelque peu de *>me qu'il en pr\ve1 de peur de rep\ss]1 sans le savoir1 un *ef-d'uvre n\veau4 ,dans le premi] cas1 il proscrit avec une extrme svrit2 dans le second1 il accueille avec une extrme c&eur2 dans les deux1 il fait viol5ce son gt intime et son impression e/htique1 bi5 plus qu'il ne les suit4 ,la premire de ces t5dances e/ s+ulire4 ,cette indiffr5ce aux qualits purem5t s5sorielles de l',art n\s p\sse condamn] t\te uvre qui1 belle de facture1 de matire1 de c\leur1 ne n\s apporte pas une motion n\velle1 mais qui aurait pu tre faite en d'autres temps1 p> une autre gnration et semble inspire des anci5s3 les figures de ,m4 ,bail ou de ,m4 ,roybet1 p> exemple1 ou le ,sacr-,cur de ,montm>tre1 ou les acadmies de ,m4 ,h5n]1 ou les paysages de ,m4 ,h>pignies4 ,de p>eilles *oses s]ont t\j\rs admires p> un arti/e1 non intellectuel1 p> t\t tre d'une s5sibilit frmissante aux qualits de vie colore1 de belle matire1 de lignes h>monieuses1 p>ce qu'un s5sitif en j\it t\j\rs1--qu'elles soi5t expressives ou non d'une ide mod]ne4 ,un beau r\ge e/ t\j\rs un beau r\ge1 un beau passage de lumire sur un ton d'opale ou d'aigue m>9e e/ t\j\rs une belle transition et1 s'il e/ vrai que cet os dcrit p> le ,matre anci5 soit trs beau1 qu& bi5 mme il n'exprim]ait ri5 autre que lui-mme1 il s]a t\j\rs trs beau4 ,mais si1 comme le critique d'art mod]ne1 l'on met la base de t\t jugem5t ce po/ulat que l',art n'exi/e pas1 s'il n'exprime spcialem5t une ide1 une poque1 une race1--quelle que soit la beaut1 le frisson de joie que peut donn] un beau rapport de c\leurs1--on s]a oblig de mpris] ces *oses p>ce qu'elles n'apport5t pas une motion n\velle4 ,la seconde t5dance n'e/ pas mo9s trange4 ,quelle que soit sa rpulsion en face des crations de l',indu/rialisme mod]ne--ma*9es1 btim5ts gomtriques1 eng9s in=mes1--le critique1 lorsqu'elles sont mod]nes1 adaptes notre vie1 se croit t5u de les tr\v] belles1 ou1 au mo9s1 gnratrices de beaut4 ,quelle que soit la rvolte de son s5s in/9ctif1 il fait taire cette rvolte1 en se s\v5ant qu'on a proscrit1 en d'autres temps1 d'autres =mes qui1 dev5ues habituelles1 n'ont plus p>u si laides et se sont tr\ves belles1 un j\r4 ,il e/ dom9 p> la peur de proscrire auj\rd'hui des *oses qui dema9 s]ont qualifies *efs-d'uvre1 comme longtemps les f\rnisseurs de ,b>bizon n'osr5t plus refus] du crdit un arti/e1 dans la cra9te d'affam] un n\veau ,millet4 ,il faut t\t compr5dre6 s'crie-t-il avec une c&eur t\*ante et1 d'ef=t en ef=t1 il arrive compr5dre ce que les auteurs eux-mmes ne compr5n5t pas4 ,comme ce ph>maci5 de vaudeville1 qui lit c\ramm5t le nom de savantes drogues dans un grib\illage involontaire qu'un pseudo-mdec9 a griffonn1 le critique dc\vre1 ma9t5ant1 un s5s pr(ond et une vision d'humanit dans les essais dsesprs que fait t\t jeune arti/e p\r en*ss] un peu de tal5t dans beauc\p de saugr5uit4 ,n'ayons pas la ngation irraisonne du temps prs5t6 ne proscrivons aucune t5tative6 tel e/ le mot d'ordre des mod]ni/es4 ,alors1 de peur de manqu]1 au passage1 le *ef-d'uvre de dema91 ils admir5t t\t1 du mo9s t\t ce qui leur p>at n\veau4 ,et comme ils reconnaiss5t la n\veaut ce qu'elle les *oque1 ils admir5t t\t ce qui les *oque4 ,t\t ce qui a s\lev les prote/ations de la f\le1 jadis1 tait beau4 ,or ceci3--l',olympia1 le ,balzac1 la ,porte ,monum5tale1--s\lv5t les prote/ations de la f\le1 donc c'e/ beau4 ,ce raisonnem5t p> analogie s'applique t\t4 ,prote/ons-n\s contre l'haussmannisation de ,p>is8 ,on n\s rpond3 ,les ,p>isi5s se plaignai5t dj des travaux de ,philippe-,augu/e6 ,tr\vons-n\s qu'il faut simplem5t voir l'*ec d'un gr& arti/e dans l'uvre intitule ,balzac1 on n\s rpond3 ,v\s avez dit la mme *ose de ,wagn]6 ,has>dons-n\s que la vote de v]re du ,gr&-,palais e/ un dsa/re p\r la beaut de ,p>is1 on n\s dit3 ,les ,grecs euss5t p>l a9si devant le go?ique6 ,telle e/ la gr&e m?ode de la critique d'art contempora9e3 le raisonnem5t p> analogie4 ,autrefois1 on jugeait p> analogie de s5sations devant les uvres2 auj\rd'hui1 on juge p> analogie de faits et de circon/ances extrieures qui les ont accompagnes1 et voici que de la ressemblance de deux m\vem5ts d',art1 en un po9t1 on en conclut h>dim5t leur ressemblance en t\s les autres4 ,aux poques traditionnali/es1 on admirait les n\velles uvres d'autant qu'elles ressemblai5t aux anci5nes et qu'on p\vait les en rappro*]4 ,auj\rd'hui1 on les admire d'autant qu'elles en diffr5t et qu'on peut les leur oppos]4 ,mais les deux m?odes sont aussi peu e/htiques l'une que l'autre4 ,ni l'une ni l'autre ne font appel au tmoignage des s5s4 ,ni l'une ni l'autre ne comp>5t l'uvre avec la ,nature1 qui n'e/ ni anci5ne ni n\velle1 qui ne songe pas l'in/itut non plus qu'elle ne pr5d ses mots d'ordre aux ,indp5dants1 qui ne songe ni diffr] d'elle-mme1 ni se ressembl]1 ni se rajeunir1 mais qui1 inf9im5t *angeante1 et complexe1 et semblable1 et t\j\rs belle qui sait l'aim]1 conti5t t\s les aspects rvls p> t\tes les coles1 et une multitude d'autres qu'aucune cole n'a jamais rvls1 a des flots p\r t\tes les nefs1 des c\leurs p\r t\s les rves et p\r t\s les pas en avant1--de quelque ct qu'on m>*e1--des horizons4 ,,ii ,que val5t ces po/ulats de la critique d'art contempora9e ou ces axiomes1 ou ces dogmes poss p> les e/htici5s mod]nes1 sans aucune dmon/ration pralable1 que dans t\te =me1 mme artificielle1 il y a de la ,beaut1 ou que t\t ce qui exprime l'ide ou le beso9 d'une poque e/ beau1 ou encore que t\t ce qui s\lve des prote/ations et dt]m9e des rsi/ances dans la f\le e/ beau8--,ne s]ai5t-ce pas l des demi-vrits1 presque des erreurs1 ou des gnralisations htives succdant d'un peu sup]ficielles obs]vations1--et t\te l',hi/oire de l',art et l'expri5ce p]sonnelle de *acun de n\s les confirm5t-elles ou bi5 plutt1 ne les infirm]ai5t-elles pas t\t in/ant8 ,on ne discute que ce qui e/ =t4 ,voil1 p> exemple1 un axiome trs rp&u dans la m5talit contempora9e4 ,mais p\r tre trs rp&u et mme banal1 et p\r s]vir en t\te occasion et t\s les esprits1 il n'en e/ pas mo9s faux4 ,l'usure d'une pice ne pr\ve pas t\j\rs qu'elle e/ bonne4 ,elle peut pr\v] simplem5t qu'on ne l'a pas reg>de4 ,la vrit e/ qu'on discute t\t ce qui *oque et que1 p\r *oqu]1 la =ce n'e/ pas ncessaire3 l'+niosit suffit4 ,t\t ce qui s'(fre la discussion avec viol5ce1 avec provocation1--que ce soit puissant ou non1--e/ discut4 ,et n\s avons vu trs discutes1 il y a qu9ze ans1 il y a dix ans des uvres trs faibles dont on a dj p]du le s\v5ir4 ,prault a t plus discut que ,rude1 ,mall>m plus que ,m4 ,sully-,prudhomme1 les ,rose-,croix plus que ,corot4 ,t\t le monde a encore dans les oreilles le bruit s\lev1 il y a quelque v+t ans1 p> les ,dcad5ts ou les ,symboli/es1 mais nul n'a devant les yeux un *ef-d'uvre qui en soit sorti4 ,sans d\te1 cette obs]vation que t\t ce qui fait sc&ale e/ puissant conti5t une "p de vrit1 mais il faut1 p\r l'en dgag]1 t5ir compte de la div]sit des causes1 et de la div]sit des temps4 ,oui1 ce qui fit sc&ale1 autrefois1 fut le plus s\v5t orig9al1 qu& on ne savait pas encore que le sc&ale ou l'orig9alit s]ai5t des lm5ts de succs2 qu& les novateurs tai5t orig9aux presque malgr eux1 ne connaissant l'tre que des risques c\rir1 et1 l'tant cep5dant1 malgr t\t1 p> un irrsi/ible beso9 d'exprim] quelque beaut p>ticulire qu'ils dc\vrai5t dans la ,nature et v\lant1 s'ils ne satisfaisai5t po9t les autres1 du mo9s se satisfaire eux-mmes4 ,il en e/ de l'orig9alit comme de l'abngation1 qui n'e/ vritable que si elle e/ sans savoir qu'il y a un prix in/itu p\r qu'elle soit4 ,du j\r o l'on sait que ce prix exi/e1 il n'y a plus de vritable v]tu tre v]tueux1 ni de vritable orig9alit tre orig9al1 ni de vritable s9crit tre s9cre4 ,du j\r o l'on crie3 ,v5ez voir comme je suis attaqu1 condamn p> l',art (ficiel1 proscrit p> l',in/itut1 incompris de la f\le6 ,comptez combi5 de pi]res et de quel calibre me jette la critique pdante et autorise6 ,songez t\s ceux qui fur5t lapids avant moi6 ,n'oubliez pas que ,millet le fut1 et ,r\sseau1 et ,delacroix1 et ,wagn]6 ,et ne manquez pas de faire entre eux et moi tel rappro*em5t que v\s inspir]a votre esprit d'analyse et d'quit6 ,de ce j\r-l1 le s5s du sc&ale n'e/ plus le mme4 ,c> on peut cra9dre que le novateur ne heurte le s5tim5t public non tant p>ce qu'il exprime le si5 que p>ce qu'il a *oisi laborieusem5t quelque *ose qui le puisse heurt]1 et1 p> contre-c\p1 lui suscit] le sec\rs des raff9s aux yeux de qui1 d'tre d'un s5tim5t incomprh5sible la f\le passa t\j\rs p\r le signe du gnie4 ,e/-il plus vrai de dire que notre rpulsion en face des =mes n\velles vi5t ncessairem5t de nos habitudes de vision ou1 en d'autres t]mes1 que notre habitude comm&e imprativem5t notre gt1--et que les co/umes1 les ge/es1 les =mes monum5tales1 les eng9s de la vie1 enf9 les uvres d'art que n\s admirons le plus sont t\j\rs ceux qui exi/5t depuis le plus longtemps8--,n\s voyons le contraire t\te heure4 ,nos yeux sont inf9im5t plus habitus aux =mes de la r$+ote qu' celles du burn\s des ,arabes et au ge/e du co*] de fiacre qui f\ette son *eval qu' celui de l'ar*] qui aju/e son arme4 ,n\s sommes plus acc\tums l'arc bomb rpt des milli]s de fois sur nos portes co*res de ,p>is qu' l'arc outrepass des palais mauresques4 ,cep5dant1 si le has>d1 en voyage1 ou dans une de nos expositions exotiques1 fait app>atre nos yeux cette drap]ie1 ce ge/e1 cette =me ar*itecturale1 n\s pr\vons une joie e/htique t\t fait abs5te devant le co/ume1 le ge/e et le c9tre acc\tums4 ,l'habitude ne comm&e donc pas imprativem5t notre gt4 ,a cela1 que peut-on dire8 ,que n\s sommes enseigns p> l',art dgag] des =mes anci5nes ce qu'elles ont d'e/htique1 et que l',art ne n\s l'a pas encore appris des n\velles8 ,quel pauvre argum5t1 si l'on songe que1 depuis tr5te ans et plus1 nos ,salons regorg5t de scnes contempora9es1 de portraits1 de ma*9es1 et que p> un s+uli] phnomne1 plus on les voit1 mo9s on les aime et plus l',art s'a*>ne sub/itu] la r$+ote la drap]ie1 la locomotive au *eval1 la *em9e d'us9e la fl*e go?ique1 mo9s il produit de *efs-d'uvre et mo9s il attire notre att5tion6 ,c>1 bi5 lo9 que l'habitude conditionne absolum5t notre gt1 la satit e/ prcism5t la cause pr9cipale de t\tes les ractions arti/iques4 ,et de la beaut de c]ta9es uvres comme de la v]tu d',ari/ide on p\rrait dire que le dfaut fut seulem5t qu'on la vantait depuis trop longtemps4 ,on a dnonc ma9tes et ma9tes fois l'influ5ce de l'habitude3 on ne dnonce jamais le gt du n\veau4 ,il expose autant d'erreurs et e/ la cause d'autant d'inju/ices4 ,on se passionne p\r un aspect de nature ou d'humanit1 p>ce qu'il n\s apporte une impression n\velle4 ,plus t>d1 qu& le n\veau e/ dev5u vieux1 qu& l'9dit se rdite1 qu& l'inatt5du e/ l'9vitable et1 p\r a9si dire1 le protocolaire1 on s'ap]oit qu'il ne lui suffisait pas d'tre autre p\r tre meilleur1 ni d'tre plus rc5t p\r tre plus durable que les uvres consacres des anci5s4 ,il ne re/e alors de ces uvres jadis n\velles que ce que leurs qualits spcifiques en ont ma9t5u4 ,si le tableau e/ matriellem5t bi5 pe9t1 si la /atue e/ bi5 modele1 si l'ouvrage e/ fait de ma9 d'ouvri]1 il re/e admir1 quel que soit son degr de n\veaut--ou de pa/i*e4 ,si ces visions dmocratiques de faub\rgs1 de grves1 de m9eurs avec leurs lampes1 de *iffonni]s1 de g>es de *em9s de f] et de lam9oirs1 de ,*ri/s ana*roniques eur5t un si m]veilleux succs1 il y a v+t ans1 c'e/ qu'on n'avait gure os1 aup>avant1 les figur] dans l'art4 ,on leur attribua mille mrites1 dont le seul vritable tait leur n\veaut4 ,auj\rd'hui qu'ils n'excit5t plus de surprise1 ils n'excit5t plus d'admiration4 ,ce qui montre assez que le succs ti5t de nos j\rs non pas ncessairem5t l'habitude1 mais s\v5t1 au contraire1 la /upfaction4 ,d'o vi5t1 encore1 cet autre po/ulat que t\t ce qui e/ rel peut dev5ir beau ou qu'il n'e/ pas de =me qui ne recle une beaut secrte et dissimule au vulgaire1 et qu'a9si l',art doit adopt] docilem5t1 p\r les reproduire1 t\tes les =mes du ma*9isme actuel8--,il vi5t d'une confusion p]ptuelle1 *ez les philosophes1 entre la qualit pla/ique ou pittoresque des =mes ou des c\leurs et leur signification morale ou intellectuelle4 ,cette confusion n'e/ jamais faite p> ,delacroix1 ni p> ,topff]1 ni p> ,from5t91 mais depuis les ,e/htiques allem&es jusque dans les ?ses sur l',art1 s\t5ues1 *aque anne1 la ,sorbonne1 elle se glisse quelque mom5t et dans quelque phrase1 et aussitt le dbat dvie4 ,con/amm5t1 le philosophe rclame p\r les eng9s que fabrique l'indu/rie mod]ne le droit de figur] dans le gr& ,art2 il annonce qu'il va montr] en quoi consi/e la beaut pla/ique1 pittoresque1 de cet eng9 et1 t\t de suite1 il oublie qu'il s'agit de pla/ique et de pittoresque1 p\r n'en montr] que l'intrt intellectuel ou potique1--c'e/--dire ce qui *appe au s5s de la vue ou ce qui peut n\s t\*] sans lui4 ,les argum5tations de ,guyau en sont un p>fait exemple et la confusion y e/ d'autant plus dang]euse qu'elle mane d'un plus puissant esprit et d'un plus loqu5t criva94 ,une page typique e/ celle qu'il consacre la df5se e/htique du cuirass mod]ne oppos au bateau voiles4 ,les arti/es regrett5t la t>tane1 le l\gre1 la c>avelle1 le bateau qui s'incl9ait s\s le v5t dom9 p> une imm5se voilure aux =mes aigus et glissait sur les vagues comme un oiseau4 ,le philosophe leur rpond que les bateaux vapeur ont eux-mmes leur beaut1 bi5 plus1 leur grce1 et il se met en devoir de la leur montr]4--,=t bi51 p5sons-n\s1 il va l\] la =me monum5tale du cuirass vu de face1 au repos1 t5dant aut\r de lui t\tes sortes de *oses po9tues ou rec\rbes comme des ant5nes1 le contra/e des *al\pes blan*es et de sa robe noire1 les jeux du soleil sur les aci]s1 peut-tre sur les l+es qui1 p>fois1 s*5t p> milli]s1 ces tor*ons radieux qu'exalte la lumire4 ,c'e/ peu oppos] aux bateaux voiles immortaliss p> ,van de ,velde1 p> ,ziem et p> ,turn]1 mais c'e/ quelque *ose4444 ,n\s lisons la page du philosophe3 ri5 de t\t cela1 mais des impressions dont aucune ne peut tre pla/iquem5t r5due3 l'normit du cuirass se meut avec tant d'aisance qu'elle effraye pe9e2 t\t al5t\r l'eau b\illonne--et ceci c'e/ la beaut de l'eau--ref\le1 aj\te-t-il1 p> une hlice invisible qui1 p> consqu5t1 *appe au pe9tre4 ,il l\e encore les sifflets1 les cris1 les hurlem5ts1 les rugissem5ts 7comme ceux de la sirne7 qui sembl5t les clats de joie d'un mon/re p\vantable et p\rtant docile1--ce qui peut tre p]u p> l'oue et ensuite p> le raisonnem5t1 mais nullem5t p> la vue4 ,enf91 le pote qui e/ en lui clbre la flotte de gu]re mod]ne1 tr\pe d'tres gigantesques dont *acun ca*e au d$ans de lui des milli]s de volonts di/9ctes1 s\mises la mme rgle1 se confondant dans le mme corps mon/rueux1 se manife/ant p> un seul m\vem5t d'ensemble1 une socit huma9e p]sonnifie qui passe sur la m] en m>*e v]s des dom9ations lo9ta9es4444 ,la page e/ magnifique et il faut la lire t\t entire4 ,mais qu& on e/ au b\t1 l'on n'a po9t ap]u1 dans le cuirass1 telle beaut de lignes1 de =mes ou de c\leurs que le s5s de la vue puisse pr\v]1 ni que l',art pla/ique1 s'adressant la vue1 puisse r5dre4 ,d'o peut v5ir1 *ez un aussi pntrant esprit1 une telle erreur8 ,elle vi5t de ce que le philosophe1 si arti/e qu'on le suppose1 e/ psy*ologue1 ou sociologue1 ou pote avant d'tre arti/e4 ,ouv]t aux j\issances de l'intellig5ce beauc\p plus qu' celles de la s5sibilit1 att5tif aux conditions des arts non pla/iques beauc\p plus qu' celles de l'art t\t matriel du pe9tre ou du modeleur1 songeant cont9uellem5t au drame ou au pome lyrique lors mme qu'il p>le pe9ture ou sculpture2 posant a9si p\r les arts pla/iques des lois qu'il ne dmontr]a que p> des exemples emprunts aux arts littraires1 tel e/ le philosophe contempora9#a4 ,il va se prom5] dans un vieux qu>ti] de sa ville3 il voit des rues tortueuses1 sales1 des loques p5dantes au soleil1 un *audron dans une cuis9e1 une t\ffe de p>itaire sur un vieux mur1 un tal de b\*]1 une flaque d'eau ou un ruisseau ou un peu d'ocan au b\t de la ruelle1--*oses admirables et prcieuses p\r t\t arti/e et devant lesquelles1 peut-tre1 si la lumire e/ glorieuse1 on s'arrt]ait une heure en des joies inf9ies4 ,il ne tr\ve l ri5 de beau4 ,il passe4 ,au b\t de cette vieille ville e/ un muse4 ,dans ce muse1 il retr\ve pe9ts p> ,*>d91 p> ,rembr&t1 p> ,vollon1 p> ,bonv91 p> ,m4 ,?aul[1 quoi donc8 ,le mme *audron1 le mme tal1 le mme mur1 la mme flaque d'eau qu'il a t\t l'heure mpriss4 ,et ici1 il admire1 p>ce que l'espce de spl5deur qui tait dans le *audron3 ces beaux reflets de cuivre pr(onds et nuancs1 clatants comme un c\*] de soleil ou ple9s de *oses adv]ses comme un miroir noir1 t\t cela e/ ici dgag1 s\lign1--mo9dre des yeux d'arti/e que la spl5deur de l'orig9al1 mais plus p]ceptible aux yeux du philosophe4 ,il se dit3 l',art peut transfigur] ce *audron2 me faire admir] cette flaque d'eau que je n'admirais pas avant3 l',art e/ gr&4 ,jusque-l1 le raisonneur a raison4 ,il ne fait qu'enregi/r] une obs]vation qu'il a faite4 ,mais1 aussitt1 press d'tablir un pr9cipe1 il gnralise4 ,l',art peut t\t transfigur]1 dit-il2 et1 ds lors1 il va bi5 au del des limites de son obs]vation4 ,le voici sorti du muse et entr dans l'us9e4 ,il voit des r\es1 des bielles1 des cyl9dres1 des tuyaux1 des lignes gomtriques rig\reuses1 des tons gaux1 rp&us sur des surfaces dures et plates4 ,il y a l1 dans ces eng9s1 des =ces my/rieuses et in\es emmagas9es4 ,il y a l de quoi r5\vel] la matire1 la circulation1 les conditions sociales peut-tre1 la vie4 ,l'imag9ation du philosophe s'exalte3 elle voque t\t ce que le monde en trans=mation doit cet eng91 ce cyl9dre1 cette r\e1 ces *eveaux de fils tordus et r\ls aut\r de ce f] *eval4 ,il p5se t\t cela en sociologue1 en pote1 et1 sans song] aux diffr5ts moy5s d'expression qu'emploi5t les arts intellectuels et les arts pla/iques1 il dit3 ,voil un sujet p\r l',art4 ,a la vrit1 ce cyl9dre1 cette r\e1 il ne les tr\ve pas beaux1 mais il n'a pas tr\v beaux non plus la loque1 le *audron1 l'eau dormante4 ,puisque l',art en a fait des lm5ts de beaut1 p\rquoi n'en f]ait-il pas de ces bielles1 de ces r\es qui lui procur5t des sujets de mditation1 de rv]ie humanitaire et sociale qu'il n'a pas tr\vs devant le *audron8 ,il n'a pas vu la beaut du *audron2 il voit l'intrt de la ma*9e4 ,or l'arti/e a fait une belle uvre du *audron4 ,donc1 plus =te raison1 il peut transfigur] cette ma*9e4 ,et le syllogisme e/ fait4 ,p\r le philosophe1 il e/ excell5t4 ,p\r un arti/e1 il ne vaut ri54 ,il repose sur une confusion entre la prt5due laideur du *audron1 ou du vieux mur1 ou de la loque1 ou de l'tal1 et la nullit e/htique de la mcanique4 ,c> le *audron avait dj une inf9ie beaut pittoresque4 ,si le philosophe ne l'a pas vue1 l'arti/e1 lui1 ne manqu]a jamais de la voir4 ,t&is que t\te cette posie1 cette signification que le philosophe dc\vre dans la ma*9e n'e/ pas du t\t d'ordre pla/ique ou pittoresque4 ,l'arti/e s\v5t ne la voit pas et1 dans t\s les cas1 ne peut pas la faire voir4 ,enf91 le troisime po/ulat de la critique contempora9e1 inf9im5t mo9s arbitraire que les prcd5ts1 e/ que le gt *ange selon les races1 les poques1 les milieux et que les joies e/htiques ne sont po9t dt]m9es p> les mmes =mes dans t\s les temps et dans t\s les pays4 ,de l suit qu'on ne saurait tablir de lois gnrales du ,beau4 ,et l'on aurait t\t fait raison si l'on disait qu'il y en a =t peu et surt\t =t peu de gnrales4 ,il e/ vrai1 p> exemple1 que les lois poses p> ,david et son cole p\r la figure huma9e en raction contre les nez retr\sss1 les visages *iffonns du ,,xviiie sicle1 tai5t bi5 arbitraires et1 d'ailleurs1 elles ne se vrifiai5t ni *ez la plup>t des anci5s matres3 ,rub5s1 ,vlazquez1 ,franz ,hals1 ni *ez ,david lui-mme en ses uvres rali/es les meilleures1 ni *ez les gr&s arti/es qui l'avai5t immdiatem5t prcd4 ,elles ne se vrifiai5t que dans la /atuaire1 et encore dans une c]ta9e /atuaire3 la grecque2 et encore que dans une poque de la grecque3 celle de ,phidias4 ,mais qu&1 en raction de l'cole de ,david1 on a dcid qu'un visage1 p\r tre e/htique1 devait reflt] une passion1 ou une p5se1 ou une race1 ou un tat social1 on a pos l une loi qui ne se vrifie p> ri5 du t\t4 ,p>eillem5t1 si l'on enseigna1 jadis1 que le nu seul tait beau et que le gr& ,art ne p\rrait jamais s'affirm] dans le traitem5t des co/umes vulgaires et habituels1 ou encore que le seul vritable arti/e tait celui qui p\vait trait] le nu--pr9cipe t\j\rs adopt1 p\r les conc\rs de ,rome dans notre cole des ,beaux-,arts1--on a mis l une vid5te erreur et que l'exemple de bi5 des *efs-d'uvre dcle premire vue4 ,mais si1 p\r ragir contre ce pr9cipe1 on n\s vi5t dire que t\t paletot inv5t p> un tailleur vaut le nu et le drap p>ce qu'il reflte un tat social ou un gt contempora91 et que le gr& ,art ti5t dans l'expression de cet tat et non dans l'expression d'une =me elle-mme v>ie et h>monieuse1 comme celle du corps huma91 ou1 encore1 qu'il y a autant de puissance dans la pe9ture d'un ve/on1 d'un fauteuil1 d'un rideau1 d'un *apeau que dans une acadmie de ,rub5s1 et qu'a9si l'tude du nu ou de l'acadmie ne s]t de ri5 au pe9tre1 on met1 l1 une contre-vrit arti/ique4 ,ou si quelque arti/e l'a jamais exprime1 dans une b\tade d'ateli]1 il a simplem5t v\lu se div]tir ou voir jusqu'o p\rrait all] la crdulit des philosophes4 ,enf91 si en dgt de l'talage myologique des imitateurs de la ,r5aissance1 de ces gr&s d5tels1 gr&s obliques1 ces muscles saillants1 ces b\les1 ces sacs de noix qu'on a trop longtemps exhibs dans les tableaux d'acadmies1 on pr*e la simplification et la syn?se1 on a raison1 d'autant que1 dans la ,nature1 ces r\ages du corps huma9 sont pe9e visibles4 ,mais donn] des fautes de dess9 le nom de simplifications ou des indig5ces de c\leurs le nom de syn?ses1 admettre que le model ne soit mme pas indiqu1 s\s prtexte d'vocation et de vision p]sonnelle1 c'e/ seulem5t revtir de vocables philosophiques les ignorances te*niques les plus communes et sign] sagesse ce que l'impuissance a crit4 ,de ce que telles lois du ,beau reues autrefois l'cole fuss5t arbitraires1 exagres ou nfa/es1 il ne s'ensuit pas ncessairem5t qu'il n'y ait pas de conditions de vie p>ticulires l',art pla/ique ou1 si l'on veut1 des ncessits4 ,ces conditions1 on les retr\ve respectes dans t\te la suite des *efs-d'uvre4 ,quelle que soit la div]sit des coles1 des arts1 des races et des idals1 c]ta9es uvres ont une p]fection te*nique qui les sauve et qui runit1 aut\r d'elles1 peu peu1 avec le temps1 t\s les suffrages4 ,cela n'arrive pas du premi] c\p4 ,ce qui s'impose du premi] c\p1 c'e/ la ,mode1 non la ,beaut3 la ,mode dont le d\ble et prcis c>actre e/ d'tre imprative et d'tre phmre1 de s'impos] t\s et de ne s'impos] que p\r peu de temps1 t&is que le ,beau e/ facultatif et t]nel2 il ne s'impose d'abord qu' quelques-uns1 mais il cont9ue s'impos] t\j\rs4 ,il e/ vrai que la mode1 le gt d'une poque et surt\t *ez ceux qui ne sont pas arti/es et qui *]*5t dans l'art autre *ose que ses qualits spcifiques1 peut faire ddaign]1 mom5tanm5t1 telle ou telle uvre1 telle ou telle beaut4 ,la con/atation qu'il en a t s\v5t a9si1 dans l',hi/oire de l',art1 la surprise et la dc\v]te de c]ta9es poques et coles primitives trop mprises jadis--et1 en vrit1 trop admires auj\rd'hui1--dom95t la critique d'art contempora9e4 ,elle en tire des dductions htives4 ,mais un fait beauc\p plus con/ant s'obs]ve dans l',hi/oire de l',art3 c'e/ le ret\r de l'admiration v]s les uvres jadis admires2 c'e/ la conscration l5te mais sre de c]ta9es uvres1 les mmes1 et leur univ]salit4 ,t&is que les uvres mdiocres au po9t de vue spcifique ont disp>u p> milli]s1 celles o il y avait quelque qualit de matire3 ju/esse de dess91 puissance de c\leur ou h>monie1--ont survcu4 ,notre jugem5t v>ie beauc\p sur l'esprit d'un tableau1 trs peu sur sa matire4 ,si peu que n\s considrions1 en ce mom5t1 les ,c>ra*e1 ou le ,b]n91 ou le ,guide1 ou le ,c>avage1 quel e/ l'arti/e qui1 en t\te s9crit1 ni]ait leur puissance et leur beaut8 ,et bi5 qu'on s\ti5ne que ,cimabu1 ou ,giotto1 ou les sculpteurs franais du ,,xve sicle sont suprieurs t\te la ,r5aissance1 qui v\drait sacrifi] la ,r5aissance cet eng\em5t passag]8 ,quant c]ta9s matres comme ,velazquez1 comme ,rembr&t1 comme le ,titi51 comme ,lon>d1 comme ,rub5s1 comme ,van ,dyck1 comme ,franz ,hals1 quant aux gr&es uvres comme celles de la /atuaire grecque1 e/-il vraim5t des arti/es1 aucune poque1 qui s9crem5t les ai5t t\t fait mpriss8 ,il faut se dfi] extrmem5t1 en un p>eil dbat1 des excommunications prononces ou des tiquettes adoptes p> les arti/es1 dans un mom5t de lutte1 ou des b\tades d'ateli] enregi/res p> les biographes4 ,n\s n'avons jamais ni au fond1 crivai5t les ,prraphalites1 qu'il y et un art gr& et sa9 *ez ,raphal1 et *ez ses successeurs4 ,un lve d',+res lui ayant dem& ce qu'il p5sait de ,delacroix1 le matre lui dit3 ,c'e/ un homme de gnie1 mais n'en p>lez pas1 et ,m4 ,bordes-,lassalle ayant rapport ce propos ,delacroix1 en lui dem&ant ce qu'il p5sait d',+res1 le matre lui rpondit en riant3 ,c'e/ un homme de tal5t1 mais n'en dites ri54 ,exacte ou contr\ve1 cette anecdote pe9t le vrai s5tim5t des arti/es1 p\r les plus puissants d'entre eux1 tel qu'il s'exprime1 dans la solitude de l'ateli]1 lorsque nul ?urifraire n'c\te aux portes4 ,sans d\te1 ,velazquez n'tait pas1 il y a c9quante ans1 dans les ateli]s1 le dieu qu'il e/ auj\rd'hui et qu'il ne s]a peut-tre plus dema91 et longtemps le ,laocoon1 clbr p> ,less+1 a t prfr l'uvre prsum de ,phidias4 ,ces matres ont eu des hauts et des bas extraord9aires4 ,dans ce crible que sec\e la ,mode aux ma9s puissantes1 ils sont =t ballotts4 ,mais l'important n'e/ pas l4 ,l'important e/ qu'ils re/5t t\s du bon ct du crible1--t&is que le fret9 passe au trav]s1 devi5t p\ssire et se disp]se au v5t4 ,il y a donc des beauts sur lesquelles le s5tim5t des diffr5tes gnrations concorde et des matres sur lesquels il s'accorde1 et de la sorte1 s'il e/ vrai de dire que le gt *ange1 il l'e/ t\t autant d'affirm] que le mme in/9ct du beau se p]ptue4 ,en le niant1 la raction contre les anci5nes lois e/htiques e/ alle trop lo94 ,elle a dpass de beauc\p les limites de ses obs]vations et de ses expri5ces4 ,on avait affirm sans preuves3 elle a ni sans contre-preuves4 ,on avait emb>rass l',art de r\t9es2 elle a conte/ qu'il y et des conditions vitales et des expri5ces respect]4 ,enf91 t\t en s\t5ant qu'il n'y a pas de lois en ,art1 elle en a promulgu de trs svres et de trs impratives4 ,ces lois de l',e/htique contempora9e1 ou1 si l'on veut1 ces t5dances ou ces po/ulats n'ont jamais fait l'objet d'une dmon/ration positive4 ,on peut1 sans trop de tmrit1 refus] d'y sacrifi] son gt p]sonnel1 la lumire qui claire *acun de n\s4 ,comm5t donc jug] des faits et des uvres de la vie actuelle8 ,peut-tre le p\rrions-n\s avec beauc\p mo9s de philosophie et de sociologie et un peu plus de confiance en notre gt in/9ctif4 ,,iii ,jug] avec son gt in/9ctif1 cela veut-il dire abord] l'uvre d'un matre sans aucune prp>ation1 sans ri5 savoir de ce matre1 de sa vie1 de son milieu1 de son poque1 ni ri5 avoir vu de ses autres uvres1 ni de celles qui l'ont inspire8 ,cela veut-il dire que l'uvre doive tre prise intr9squem5t1 sans aucune considration de son sujet1 de sa signification hi/orique1 ou morale1 ou lg5daire1 ou sociale8 ,ici1 n\s devons n\s g>d] de confondre deux *oses3 la j\issance qu'on peut pr5dre une uvre d'art et le jugem5t qu'on doit en port]4 ,p\r en j\ir1 un gr& nombre d'ides n'e/ jamais nuisible et il se peut qu'il soit utile2 p\r en jug]1 une seule suffit ou plutt un seul s5tim5t2 le s5tim5t e/htique et t\t le re/e3 rappro*em5ts hi/oriques1 significations morales ou sociales1 non seulem5t n'aide pas en jug]1 mais peut1 jusqu' un c]ta9 po9t1 entrav] la lib]t du gt et g>] le jugem5t4 ,p> l1 on voit combi5 il faut se dfi] de la critique d'art dite littraire1 qui remplace la dlicatesse des s5sations p> la subtilit des ides1 la posie des =mes et des nuances p> la posie des mots et qui les confond de telle sorte qu'un philosophe p>at avoir des s5sations dlicates lorsqu'en ralit ce sont ses ides qui sont subtiles1 et qu'habile diffr5ci] les mo9dres nuances d'une p5se1 il embr\ille les div]s tons d'une c\leur ou les diffr5tes phases d'un ge/e4 ,je dis qu'il faut s'en dfi]1 non pas qu& on veut j\ir d'une uvre d'art1 mais qu& on veut en jug]4 ,quant on veut en j\ir1 en effet1 quoi de plus naturel1 quoi mme de plus ncessaire que d'en saisir les mo9dres aff9its1 les plus subtiles int5tions1 que d'appel] et de rassembl] aut\r d'elle t\tes les ides1 t\s les s\v5irs qui peuv5t n\s y atta*]8 ,aussi1 qu& il arrive quelque philosophe de tr\v] de belles significations et de pr(onds symboles aux uvres des pe9tres ou des sculpteurs1 comm5t p\rrait-on le lui repro*]8 ,on dit que ceux-ci ne les y ont pas mis8 ,mais qu'importe1 si on les tr\ve8 ,et qui a jamais repro* ,mose d'avoir fait jaillir une s\rce l o il n'y avait qu'une t]re aride et dess*e8 ,mais si le philosophe fait de son int]prtation lui la qualit de l'uvre qu'il int]prte1 s'il lve son impression t\te subjective la dignit de c>actre objectif de l'uvre1 si1 en un mot1 il e/ime l'uvre plus ou mo9s1 en raison du plus ou mo9s de p5ses qu'elle lui a inspires1 c'e/ alors qu'il n\s g>e et qu'il faut n\s dfi] de lui4 ,c> un +nieux philosophe1 un exquis pote peuv5t tir] de trs belles inspirations d'une uvre trs mdiocre1 t&is qu'une trs belle matire peut ne ri5 leur inspir] du t\t4 ,giotto ou ,cimabu ont inspir plus de belles pages que ,franz ,hals ou ,velazquez4 ,la beaut d'une description ou d'un comm5taire n'e/ nullem5t en raison directe de la beaut de l'objet dcrit ou expliqu4 ,on peut mme dire1 en ?se gnrale1 que plus un motif1 plus un s5tim5t1 plus une p5se e/ r5due avec loqu5ce p> la littrature1 mo9s elle peut l'tre p> l',art pla/ique4 ,la langue qui p>le aux yeux1 a dit ,from5t91 n'e/ po9t celle qui p>le l'esprit4 ,et qu'a9si1 dem&] l',art les mmes impressions qu' la littrature1 c'e/ proprem5t lui dem&] ce qu'il ne peut pas donn] ou ce qu'il ne peut donn] sans contra9te1 sans affectation ou absurdit4 ,un j\r1 raconte ,/5dhal1 un gr& seigneur russe pria le pe9tre de la c\r de lui faire le portrait d'un s]9 qu'il aimait beauc\p4 ,cet oiseau *ri devait tre reprs5t donnant un bais] son matre1 qui avait un morceau de sucre la ma93 mais on devait voir dans les yeux du s]9 qu'il donnait un bais] son matre1 p> am\r1 et non po9t p> le dsir d'obt5ir le morceau de sucre4 ,voil de l',art sugge/if1 de l'art int5tionni/e4--,sugge/if d'une sottise ou d'un enfantillage8 ,soit4 ,mais l'enfantillage ti5t mo9s encore dans la *ose suggr] que dans le dsir de suggr] p> l',art une *ose que dix mots expliqu5t beauc\p mieux4 ,et il faut pr5dre g>de que ce dsir ne soit aussi va9 lorsqu'il s'agit de signifi] le bi5fait de la mort ou la frat]nit huma9e que lorsqu'il s'agit de montr] le dv\em5t ds9tress d'un s]94 ,envisageons un s5tim5t plus haut3 celui de l'amiti et qui a inspir un de nos plus gr&s sugge/ifs3 ,p\ss94 ,pr5ons le ,te/am5t d',eudamidas4 ,eudamidas1 vieux soldat de ,cor9!1 allait m\rir laissant aprs lui sa mre et sa fille1--et po9t de =tune4 ,mais si ,eudamidas n'avait po9t d'arg5t1 il avait deux amis3 ,*>ixne et ,art4 ,confiant en leur amiti1 il imag9a de lgu] sa mre au premi] et sa fille au second1 avec mission de n\rrir l'une et de m>i] l'autre avec une aussi grosse dot qu'on p\rrait lui donn]4 ,p\ss9 lut ce trait *ez ,luci51 le tr\va beau et1 comme il p5sait que la pe9ture doit exprim] de =tes p5ses1 il en fit un tableau3 le ,te/am5t d',eudamidas4 ,dans ce tableau1 le soldat de ,cor9! e/ reprs5t t5du sur son lit4 ,le mdec91 la ma9 sur le cur du malade1 e/ l1 obs]vant les appro*es de la mort4 ,la mre et la fille pleur5t3 c'e/ trs t\*ant1 mais cela ne n\s montre qu'une mort et non pas la confiance en l'amiti4444 ,alors1 p\r l'exprim]1 ,p\ss9 a introduit une c9quime figure1 ess5tielle1 la figure symbolique3 un notaire4 ,il crit les d]nires volonts4 ,et c'e/ l'expression de ce notaire que n\s devons de compr5dre le legs du m\rant4 ,et1 encore1 devons-n\s saisir ce trait4--,que si l'un des deux amis1 ,*>ixne ou ,art1 vi5t m\rir1 le confiant ,eudamidas dispose que le legs qu'il lui fait--c'e/--dire la *>ge dont il l'honore1--revi5t au survivant4 ,et il faut que n\s voyons sur t\tes ces figures que le gu]ri] ne d\te pas un in/ant que sa confiance soit bi5 place4 ,que de *oses dans l'expression d'un notaire6 ,mo9s encore1 cep5dant1 ou mo9s contradictoires que celles admires p> les philosophes dans la fameuse ,mde de ,timmomaque4 ,timmomaque1 raconte ,pl9e1 avait pe9t une ,mde massacrant ses enfants4 ,ce qu'il y avait d'admirable dans ce tableau1 c'e/ que l'arti/e avait exprim1 dans le mme visage1 la fois la fureur de la femme qui tuait ses enfants et la t5dresse de la mre qui les regrettait4 ,et comm5t y tait-il p>v5u8 ,il y tait p>v5u1 dit l',hi/oire1 en donnant la figure un il froce et un il att5dri2 en sorte1 aj\te l'hi/ori51 que la fureur p>aissait dans la piti et la piti dans la fureur4444 ,c'e/ l'exagration1 p5s]a-t-on peut-tre1 qui n\s *oque ici4--,mais l'exagration d'une v]tu1 en ,art1 ne n\s *oqu]ait pas6--,peut-tre1 dira-t-on qu'il n'e/ ri5 qui1 p\ss l'extrme1 ne puisse dev5ir absurde8444 ,mais si6 ,il y a les qualits spcifiques de cet ,art4 ,un tableau ne peut jamais tre trop h>monieux1 une /atue trop bi5 proportionne1 un monum5t trop bi5 quilibr ou trop imposant2 une succession de c\leurs ne peut jamais tre trop dlicate1 un passage de lumire jamais trop subtil1 une syn?se de traits jamais trop sobre1 ni trop ju/e1 et s'il y a exagration en quelqu'une de ces qualits e/htiques1 cette exagration devi5dra facilem5t une c>actri/ique et une beaut4 ,qu'il y ait exagration dans la =ce myologique1--tant mieux1 ce s]a ,mi*el ,ange6 dans la fra*eur et la beaut du sang1--tant mieux1 ce s]a ,rub5s6 dans le my/re du clair-obscur1--tant mieux1 ce s]a ,rembr&t6 exagration dans l'analyse subtile1 inquite des mo9dres frmissem5ts d'indf9issables te9tes rompues s\s la lumire1--tant mieux ce s]a ,watteau6 exagration dans l'importance donne au trait sobre et ju/e1--tant mieux1 ce s]a ,+res6 exagration dans les jeux spl5dides mais fugitifs du soleil et de l'atmosphre *>ge de vapeurs humides1--tant mieux1 ce s]a ,turn]6 ,et dans *acune de ces qualits spcifiques1 mme exagres1 de ces expressions e/htiques1 mme outres1 il y aura une s\rce de beaut4 ,c> plus on dveloppe et l'on p\sse l'extrme une v]tu propre l',art1 plus on fait un *ef-d'uvre dans cet ,art4 ,on voit donc bi5 la diffr5ce3 insi/ance dans le symbolisme1 dans la sugge/ion1 c'e/--dire dans les qualits morales ou sociales de l',art1--s\rce de ridicule4 ,insi/ance dans l'h>monie1 la prcision1 la dlicatesse1 le m\vem5t1 qualits spcifiques de l',art1--s\rce de beaut4 ,qu'e/-ce dire1 s9on que n\s possdons l1 le signe1 la pi]re de t\*e ncessaire p\r jug] les uvres d'art et que les qualits considr]1 avant t\t1 dans l',art1 sont videmm5t celles qui ne peuv5t jamais y tre trop m>ques1 tre trop puissantes1 tre trop ress5ties4 ,celles1 au contraire1 qui devi5n5t facilem5t des dfauts3 symboles1 prdictions morales et sociales1 enseignem5ts hi/oriques1 sont des qualits purem5t accessoires1 ou ne sont pas des qualits du t\t4 ,envisageons1 ma9t5ant1 les deux hypo?ses les plus simples3 une uvre d'art n\s plat1 une uvre d'art n\s dplat4 ,ceci n\s plat4444 ,oui1 mais p\r combi5 de temps8 ,ne v\s e/-il jamais arriv de *ang] de s5tim5t sur un difice1 sur un tableau1 sur un co/ume1 sur un opra8 ,une toilette qui plaisait il y a v+t ans1 plat-elle autant auj\rd'hui8 ,une symphonie1 une romance qui v\s p>ut pntrante la premire fois que v\s l'ent5dtes1 n'a-t-elle pas un peu p]du de *>me la c5time fois que la meilleure diva l'a re/itue vos oreilles8 ,et1 cep5dant1 si v\s avez aim les ,pl]9s d',emmas de ,rembr&t1 il y a v+t ans1 il y a tr5te ans1 les aim]ez-v\s mo9s auj\rd'hui que v\s les connaissez mieux8 ,v\s les aim]ez davantage et davantage v\s aim]ez une belle symphonie de ,bee?ov56 ,il y a donc des gts dont on *ange et il y a des gts dont on ne *ange pas4 ,il y a donc des uvres qui plais5t du premi] c\p et qui dplais5t la longue et il y en a d'autres qui1 la longue1 plais5t davantage et dont le *>me se dgage indf9im5t4 ,ce n'e/ donc pas t\t de savoir si une uvre d'art n\s plat3 il faut encore savoir quoi elle plat en n\s3 si c'e/ un gt passag] fait de curiosits phmres1 ou bi5 si elle rpond ce qu'il y a de plus pr(ond en n\s et de plus s9cre1 de plus naf dans notre admiration et de plus p]man5t dans notre humanit4 ,or qu'e/-ce qui peut n\s g>] un in/ant et n\s tromp] sur la spontanx de notre joie et sur la fidlit ou la dure de notre adhsion8--,bi5 des *oses1 et les plus sages d'entre n\s1 les mieux av]tis1 les plus arti/es peuv5t s'y tromp]4 ,voici ,+res1 p> exemple4 ,un j\r1 raconte un de ses biographes1--c'tait l'poque de son premi] voyage en ,italie1--,+res s'tait pris1 avec la passion qu'il apportait en t\tes *oses1 des fresques de ,luca ,signorelli1 dans la ca?drale d',orvieto4 ,malgr les incorrections de dtail et les biz>r]ies d'un /yle aussi peu con=me encore au /yle des *efs-d'uvre pro*a9s de la ,r5aissance1 que dp\rvu de la beaut antique1 ces pe9tures1 qu'il voyait p\r la premire fois1 lui app>aissai5t comme de vrais modles1 dignes de la plus m9utieuse tude4 ,il v\lait se les appropri] t\s1 s'in/all] dans l'glise1 au mo9s p\r une sema9e1 avec l'lve qui l'accompagnait alors1 et ne quitt] la place que lorsqu'il aurait dess9 jusqu' la d]nire figure1 recueilli jusqu'au mo9dre lm5t d'in=mation4 ,le l5dema91 en effet1 il acc\rt arm de son portefeuille et de ses crayons1 et le voil au travail4444 ,au b\t d'une heure1 l'en?\siasme de ses p>oles et de ses reg>ds avait cess4 ,il ne disait plus mot1 dt\rnait la tte1 s'agitait t\t mom5t sur sa *aise et comme son lve1 tonn de ces di/ractions et de ce sil5ce1 lui dem&ait s'il admirait mo9s ce qu'il avait s\s les yeux4444 ,oh6 si fait6 rpondit ,+res3 c'e/ beau1 c'e/ trs beau1 mais444 c'e/ laid1 c'e/ trs laid6 ,et puis1 t5ez1 moi1 je suis un ,grec4444 ,allons-n\s-en6--,quelques in/ants aprs1 il quittait ,orvieto1 oubliant aussi volonti]s ,luca ,signorelli1 qu'il s'tait passionn p\r lui1 la veille4 ,qu'e/-ce dire8 ,qu',+res ne ft pas s9cre8 ,il tait s9cre4 ,qu'il ft dom9 p> l'habitude8 ,son premi] m\vem5t avait t1 au contraire1 le gt de la n\veaut4 ,que1 s9cre et libre1 il n'eut pas une connaissance suffisante de son mti]8 ,qui l'aura8444 ,ou cela ne veut-il pas dire plutt qu'il n'avait pas pr\v assez son impression et qu'il ne suffit pas d'avoir bon gt1 d'tre libre1 de savoir le mti]3 il faut encore pr\v] son impression4 ,il faut1 d'abord1 se dem&] si l'en?\siasme que n\s ress5tons e/ un en?\siasme positif ou s'il e/ ngatif1 c'e/--dire si n\s aimons une uvre d',art1 une mode1 une app>ition vivante p\r la vision qu'elle n\s apporte ou p\r celle dont elle n\s db>rasse1 p\r sa beaut n\velle que n\s admirons ou bi5 simplem5t p\r sa raction contre un idal vieilli que n\s n'admirons plus4 ,celui qui a dit3 ,qui n\s dlivr]a des ,grecs et des ,roma9s8 tait videmm5t prt admir] une uvre d'art p\r cela seul qu'elle *app]ait l'obsession de l',antiquit4 ,con/amm5t1 en effet1 un succs n'e/ d qu' un beso9 de raction4 ,p> raction contre le ,ralisme1 on se jette dans le ,symbolisme le plus sugge/if4 ,p> raction contre le ,symbolisme qui signifie trop de *oses1 on se jette dans l',impressionnisme qui n'en signifie plus assez4 ,p> raction contre l',impressionnisme1 o n\s allons n\s jet]8 ,assurm5t dans quelque manire1 dont la premire qualit s]a de re/itu] une *ose que l',impressionnisme aura proscrite4 ,c'e/ l le secret de c]ta9s eng\em5ts qui1 autrem5t1 s]ai5t inexplicables4 ,les femmes1 l'glise1 a crit ,mme de ,gir>d91 ont t\j\rs l'air de pri] contre quelqu'un4 ,on peut dire1 qu'en ,art1 les gr&s succs qu'on fait1 passagrem5t1 une cole sont faits contre une autre cole1 dont on e/ fatigu4 ,plus t>d1 lorsque le beso9 de raction e/ satisfait1 on revi5t un s5tim5t plus ju/e2 le gt s'ex]ce plus librem5t4 ,or ces beso9s de raction1 qui influ5c5t notre jugem5t1 ne sont pas les mmes selon les gnrations4 ,ils sont contradictoires4 ,ils font oscill] la balance tantt trop d'un ct1 tantt trop de l'autre4 ,ce n'e/ qu' la longue que la moy5ne s'tablit3 la ,moy5ne1--c'e/--dire le jugem5t du gt p]sonnel1 de votre gt1 seulem5t de votre gt libr de la ,mode1 de votre gt sans raction1 de votre gt positif1 univ]sel et p]man5t4 ,c'e/ v]s cette moy5ne qu'il faut t5dre si l'on veut jug]1 fond et p\r l'av5ir1 d'une uvre d',art4 ,de mme qu'il faut pr5dre g>de que le s5tim5t soit trop passag]1 il faut pr5dre g>de qu'il soit trop p]sonnel1 trop individuel1 comme1 p> exemple1 le s\v5ir d'un pays que l'on a vu s\s une impression de joie intrieure1 la figuration d'une ide qu'on a faite la compagne de sa vie ou d'un fait qui e/ entr dans notre de/9e4 ,de ce nombre1 sont la plup>t des sujets hi/oriques passionnants p\r les g5s d'un seul pays1 d'une seule poque et s\v5t d'une seule op9ion1 mais indiffr5ts t\s les autres4 ,un sujet1 p> exemple1 qui intresse vivem5t c]ta9s ,anglais e/ celui de ,john ,knox pr*ant devant les ,lords de la ,congrgation le #aj ju9 #aeej4 ,t\tes les fois qu'on pe9dra ce sujet1 en ,anglet]re1 on e/ sr de s\lev] un vif en?\siasme4 ,c'e/ que de cette prdication date une re de r=mes et de p]scutions p\r l'glise anglicane4 ,p\r n\s1 qui n'avons pas les mmes raisons d'tre mus1 si n\s allons la ,national ,gall]y et si n\s voyons le ,john ,knox de ,wilkie1 n\s ne pr5ons g>de qu' la faon dont il e/ pe9t1 et comme il l'e/ =t mal1 n\s n'pr\vons aucune motion4 ,les autres1 un ,turc1 un ,russe1 f]ont de mme4 ,et1 mme en ,anglet]re1 lorsque ,john ,knox s]a t\t fait oubli1 ce tableau ne f]a plus d'impression p]sonne4--,t&is que les gal]ies de ,flor5ce1 de ,v5ise1 de ,cologne1 de ,bruges1 d',am/]dam1 sont ple9es de tableaux dont les sujets sont oublis depuis longtemps3 scnes d'hi/oire1 dont le rcit e/ ind*iffrable2 lg5des1 dont l'int5tion n\s *appe2 my!s1 dont le s5s e/ p]du2 miracles1 dont on ne tr\ve pas trace dans les vies des ,sa9ts2 portraits enf91 portraits de femmes inconnues dont le nom a dur mo9s que le s\rire1 portraits d'enfants dont on n'a jamais su le nom1 comme ceux de ,murillo ,muni*1 et qui1 cep5dant1 aprs trois sicles c\ls1 oublis de t\s et de t\s inconnus1 en*ant5t encore les imag9ations les plus div]ses et les plus lo9ta9es4 ,il peut donc y avoir notre impression des causes trs diffr5tes et assez faciles dml]3 les unes t\tes p]sonnelles1 t\tes locales1 qui ti5n5t seulem5t au sujet1 les autres univ]selles qui ne ti5n5t qu' la manire dont le sujet e/ trait4 ,ce sont ces d]nires seules qui compt5t1--non pas qu& il s'agit de pr5dre du plaisir l',art1 mais qu& on veut en jug]4 ,assurm5t s'il s'agit d'y pr5dre du plaisir1 ri5 ne n\s en donn]a un si subtil ni si p>ticuli] que ce que n\s croirons y dc\vrir t\t seuls ou ce qui n\s sembl]a y avoir t mis p\r n\s seuls4 ,mais s'il s'agit de port] sur cette uvre un jugem5t qui soit compris p> les autres1 ou de compr5dre celui que les autres ont port1 alors il faut laiss] tomb] ce qui dans notre impression e/ le plus individuel1 le plus p]sonnel1 et1 au contraire1 en recueillir ce qu'il y a en elle de plus altrui/e1 de plus univ]sel4 ,qu'e/-ce donc qui e/ le plus univ]sel8 ,qu'e/-ce qui meut t\tes les mes arti/es8 ,c'e/ la beaut spcifique de l',art3 c'e/ ou la qualit de la s5sation colore1 ou celle de la ligne1 ou celle de la d5sit ou du relief1 ou celle de la puissance et de la s\plesse de m\vem5t4 ,il n'e/ pas beso9 p\r les ress5tir d'tre de tel pays1 de telle poque1 de telle condition sociale4 ,c'e/ la langue univ]selle p>le p> t\s1 ent5due p> t\s4 ,si ces qualits-l y sont1 l'uvre qui n\s a plu e/ belle4 ,envisageons ma9t5ant la seconde hypo?se3 l'uvre n\s dplat4 ,cela suffit1 p5sez-v\s peut-tre comme ,william ,morris qui disait3 ,ce qui e/ laid1 c'e/ ce qu'on n'aime pas4 ,non1 cela ne suffit pas4 ,encore faut-il savoir quoi elle dplat en n\s1 si c'e/ rellem5t notre gt1 notre s5tim5t e/htique3 si elle contr>ie notre vision directe de la nature ou de la vie1 ou bi5 si ce ne s]ait pas une ide prtablie1 une habitude prise1 une ducation reue1 une =mule1 un type que n\s avons acc\tum d'admir] et auquel n\s rapportons1 inconsciemm5t1 t\t ce que n\s voyons de n\veau4 ,p> exemple1 sir ,george ,beaumont entre un j\r dans l'ateli] de ,con/able1 qui v5ait d'a*ev] un paysage1 le reg>de en connaisseur qu'il tait et lui dit3 ,oui1 c'e/ trs bi51444 mais je ne vois pas votre petit arbre brun4444 ,o allez-v\s mettre votre petit arbre brun8 ,or il n'y avait pas de petit arbre brun dans le co9 de nature int]prt p> ,con/able1 mais1 cette poque1 il tait ent5du qu'il fallait t\j\rs1 au premi] plan1 un petit arbre brun1 ou une s\*e1 ou une rac9e noire4 ,c'tait une habitude entre tellem5t dans la vision des amateurs1 que s'ils ne voyai5t pas le premi] plan p\rvu de ce sombre app5dice1 ils ne reconnaissai5t pas un signe des tableaux de matres1 et ils tai5t *oqus4 ,c'e/ cette habitude1 cette intoxication1 p\rrait-on dire1 du brun1 du noirtre1 de la c\leur ambre qui a fait rep\ss] les impressionni/es qu& ils ont p>u4 ,on s'e/ cri3 ,qu'e/-ce que ces ombres violettes8 ,les ombres ne sont pas violettes6 ,les ombres sont brunes4 ,sans entr]1 p\r le mom5t1 dans l'exam5 des ?ories impressionni/es1 on peut dire que les ombres ne sont c]ta9em5t pas1 au mo9s en ple9 air1 brunes comme on les peignait avant eux4 ,ce n'tait nullem5t une loi de nature3 c'tait une simple habitude prise reg>d] les tableaux jaunis et noircis des matres4 ,et1 alors1 devant des essais beauc\p plus ju/es1 on tait *oqu1 on criait au sc&ale4 ,le t]reux et l'olive1 dit ,delacroix1 ont tellem5t dom9 leur c\leur que la nature e/ discordante leurs yeux avec ses tons vifs et h>dis4 ,comm5t donc s'y pr5dre1 qu& une uvre imprvue1 une te*nique n\velle vi5t tonn] la vision que les uvres anci5nes n\s ont donne de la nature8 ,comm5t disc]n] si c'e/ une t5tative lgitime1 une vision ju/e1--ou une gageure1 une erreur ou une folie8 ,t\t simplem5t en le dem&ant au modle lui-mme1 la gr&e inspiratrice3 en consultant la ,nature et en lui comp>ant1 en collationnant1 p\r a9si dire1 avec elle1 l'int]prtation n\velle qu'on veut n\s en impos]4 ,on dit3 ,t\s les gts sont dans la ,nature4 ,soit4 ,mais t\tes les n\veauts y sont aussi4 ,le ralisme1 dit ,delacroix1 e/ la gr&e ress\rce des novateurs1 dans les temps o les coles alanguies1 p\r rveill] les gts blass du public1 en sont v5ues t\rn] dans le c]cle de leurs inv5tions4 ,le ret\r la ,nature e/ proclam1 un mat91 p> un homme qui se donne p\r inspir4 ,c'e/ la loi de t\tes les rvolutions e/htiques4 ,il faut donc y ret\rn] aussi p\r jug] d'un n\vel ef=t4 ,d'ailleurs1 qu& p>at un mot n\veau1 une expression inconnue1 que faisons-n\s p\r en jug]8 ,p> exemple1 le mot3 ensoleill]1 le mot3 papillonn]1 le mot3 mondial8 ,irons-n\s comp>] l'expression n\velle celles qui exi/5t dj et voir si elle leur ressemble8 ,ou n'irons-n\s pas plutt la comp>] la p5se et voir si elle la r5d8 ,devrons-n\s *]*] dans un dictionnaire et1 si n\s ne l'y tr\vons pas1 dire3 c'e/ une expression mauvaise2 il ne faut pas l'accept]6 ,ou ne devrons-n\s pas *]*] dans la p5se si la nuance que r5d le mot y exi/e1 et si cette nuance exi/e et si l'on n'a p\r la r5dre encore aucun mot1 ne dirons-n\s pas qu'il e/ lgitime de l'employ]8 ,or comp>] l'expression n\velle la p5se1 en littrature1 c'e/1 en ,art1 comp>] la vision n\velle la ,nature1--qui e/ peut-tre une p5se inf9ie4 ,a9si1 p\r jug] d'une uvre d'art1 d'une =me n\velle dans la vie1 un seul guide3 le gt4 ,mais le gt libr des associations d'ides et de l'habitude4 ,or le gt ne se libre des ides que s'il s'atta*e aux qualits spcifiques de l'art1 p>ce que1 seul1 il peut les s5tir4 ,il ne se libre de l'habitude que s'il se retrempe dans la contemplation de la ,nature p>ce que1 seule1 elle conti5t t\te n\veaut4 ,jug] avec son gt2 le gt s'ex]ant sur les qualits spcifiques2 ces qualits tant considres dans leur rapport avec la ,nature2--t\te la m?ode p\r jug] d'une uvre d'art ne s]ait-elle pas l8 ,,iv ,telle e/ la m?ode applique dans les essais qui vont suivre4 ,dans aucun d'eux1 l'auteur ne pr5d p>ti contre le gt in/9ctif de la f\le2 mais dans t\s1 il essaie de libr] ce gt des habitudes de la vision et de le mettre en g>de contre les sophismes du raisonnem5t4 ,si l'on condamne1 de prime abord1 la =me grle des ponts mtalliques1 il dem&e un second exam54 ,il exam9e si ce n'e/ po9t l'acc\tumance aux =mes massives de la pi]re qui n\s emp*e d'admir] la f9e trajectoire du f]4 ,si l'on refuse de voir dans les meilleures uvres de ,monet ou de ,sisley des effets ju/es r5dus avec puissance1 le lecteur e/ simplem5t sollicit d'obs]v] s'il ne s'e/ po9t fait les yeux aux tonalits *audes et cuites des anci5s paysagi/es1--et si1 en s'ef=ant de voir la nature avec des yeux neufs1 en considrant les *amps p> le ple9 soleil1 il ne retr\ve pas plutt les tons de ,claude ,monet que ceux de ,claude ,lorra94 ,et1 a9si1 la beaut de c]ta9es *oses n\velles app>at1 p\r peu qu'on laisse dcid] le gt1 sans l'obsession des modles anci5s et des s\v5irs4 ,mais1 d'autre "p1 l'auteur ne p\sse pas si lo9 la mfiance de cette obsession ou de ces s\v5irs qu'elle le dt\rne de son in/9ct1 lorsqu'il s'lve avec p]si/ance contre une *ose n\velle4 ,si donc1 sacrifiant son gt in/9ctif et son impression s5sorielle quelque raisonnem5t1 le lecteur se croit t5u d'admir] le vtem5t gomtrique mod]ne ou les maisons de rapport de v+t tages1 p>ce qu'il n'y a pas de =mes laides en soi et dont l',art ne puisse tir] p>ti1--ou s'il condamne1 malgr qu'il les tr\ve belles1 c]ta9es photographies de t\t po9t semblables des mezzo-t9tes ou des fusa9s1 p>ce que la nature n'y e/ pas vue trav]s un tempram5t1--l'auteur dem&e la p]mission d'exam9] ce que val5t ces deux propositions philosophiques3--s'il e/ bi5 vrai que l',art ait jamais tir p>ti de la laideur gomtrique ou s'il e/ bi5 sr qu'il n'y ait po9t1 dans c]ta9es photographies1 int]v5tion d'un tempram5t4 ,c> ce sont l des arrts ju/iciables de la critique la plus rationnelle1 puisque le gt1 l'in/9ct naturel y e/ plutt contr>i que suivi et que1 seule1 une opration de la raison en a dcid4 ,quant au re/e1 quant ce qui ne relve pas de la critique hi/orique1 c'e/ la ,nature seule qu'il faut consult]4 ,elle seule e/ t\j\rs belle1 ou1--si le mot de beaut veille une ide de p]fection pla/ique trop re/re9te et trop an?ropomorphe1--elle seule e/ t\j\rs1 en t\s ses dtails1 et t\tes ses heures1 une joie p\r le s5tim5t pr(ond qui veille en n\s4 ,a ce s5tim5t e/htique1 ou cette s5sation1 qui ne se df9it gure que p>ce qu'il n'e/ pas et qui ne s'explique pas plus celui qui l'ignore que les s5sations de la faim ou de la soif qui ne les a jamais ress5ties1 con/amm5t il faut en appel]4 ,il e/ juge suprme de l',art1 p>ce qu'il en j\it et en s\ffre suprmem5t4 ,combi5 l'pr\v5t1 je ne p\rrais le dire1 mais comme un culte commun1 il unit trav]s l'espace1 devant les mmes uvres1 des tres qui s'ignor5t et1 trav]s le temps1 des tres qui se succd5t1 p> les mmes motions subtiles ress5ties et les mmes colres1 et les mmes d\leurs et les mmes joies pr\ves4 ,s'il e/ des que/ions e/htiques contempora9es1 c'e/ p\r ceux-l seulem5t d'entre n\s1 p\r qui il y a des joies et des d\leurs e/htiques1 et t\te la sci5ce ou la raison du monde ne n\s s]virait de ri5 sans cette joie ou cette d\leur1 p\r les claircir1 ou seulem5t p\r les pr\v]4 ,,premi,,re ,,p>tie ,l',,e/h,,tique ,,du ,,f] ,l',,e/h,,tique ,,du ,,f] ,rssuscitons p> la p5se le pr9temps de l'anne #aijj4 ,c'e/ l'anne de l',exposition univ]selle4 ,les oiseaux migrateurs qui pass5t en cette saison sur ,p>is voi5t le long du fleuve qu'ils connaiss5t un spectacle qu'ils ne connaissai5t pas4 ,l'ensemble de la ville n'a pas *ang4 ,c'e/ bi5 t\j\rs la mme m] grise de pi]res o tran5t des vapeurs1 o s'enfonc5t des paquets d'h]bes1 o m]g5t et l les nefs des ca?drales et les b\es noires et dores des dmes dans le flottem5t des ombres violettes qui suiv5t la c\rse des nuages4 ,mais ce qui e/ n\veau1 c'e/ l'entassem5t d'une multitude de toits1 sur des rives ord9airem5t vides1 et ce qui e/ trange1 c'e/ leur div]sit4 ,la plup>t de ces toits1 l'oiseau migrateur les connat et1 s'il e/ de ceux qui y susp5d5t leur nid1 il en sait le degr d'hospitalit4 ,mais il ne les a jamais vus ensemble4 ,il e/ acc\tum tr\v]1 aprs les toits po9tus en bois ou en ardoises des rgions pluvieuses1 le toit de tuiles des climats temprs1 puis le dme et la t]rasse des pays *auds1 mais non pas avant d'avoir trav]s les montagnes qui p>tag5t les bass9s1 ni suivi les valles o s'tag5t les vignes1 ni pass la mosaque bleue et or de la m] et des les et vu se press] les ttes rondes des orang]s et la g>de montante des cyprs4 ,ici1 en planant1 dans un c\p d'ailes1 il ap]oit1 aussi s]rs les uns contre les autres que des *apeaux dans une f\le1 t\s les toits que sp>5t d'ord9aire de longues j\rnes de voyage trav]s les climats *angeants3 *apeaux plats1 *apeaux ronds1 *apeaux de paille1 casques d'or1 pyramides cailles de bois disposes p\r le glissem5t des neiges2 t]rasses faites p\r gt] la fra*eur des soirs1 dmes d',ori5t1 piles d'abat-j\r1 toits relevs leurs b\ts comme des s\li]s la p\la9e1 pigeonni]s du moy5 ge1 taillis de c\teaux du ,s\dan1 tas de grosses b*es des t\pas ou des isbas2 t\s les jets des fl*es et t\s les b\illonnem5ts des c\poles1 depuis la pomme byzant9e jusqu' la poire d'or moscovite4 ,voil ce qu'un migrateur au pr9temps de l'anne #aijj p\vait voir en passant4 ,mais p5dant l'hiv] qui prcda l',exposition1 ce qu'il et ap]u tait plus trange encore4 ,au premi] abord1 en voyant la f\rmilire des ouvri]s s'a*>n] ces con/ructions hmisphriques t\t au bord de l'eau et avec des matriaux qui1 de haut1 ressemblai5t beauc\p de f9es b*es1 il les et pris p\r un peuple de ca/ors au travail4 ,au b\t de quelques in/ants1 mieux considr] ces difices1 il les aurait crus con/ruits p> des oiseaux4 ,on et dit en effet des nids gigantesques poss sur les deux bords d'un ruisseau3 nids =ms d'un inextricable f\illis de baguettes entremles avec une incomp>able adresse1 que peut seule surpass] celle du loriot ou de la r\ss]ole2 nids feutrs s9on du coton des fleurs de peupli]1 de toiles d'araignes ou de m\sse1 du mo9s de *anvre ou d't\pe mls du pltre1 c'e/--dire de /aff2 nids tresss de tiges de f] comme ce nid qu'on peut voir ,soleure1 pays d'horlog]s1 et que les oiseaux ont con/ruit avec des ressorts de montres4 ,l'armature f9e1 dlicate1 n\velle de t\s ces monum5ts1 l'+niosit de ces nids ou de ces treillis de f]1 impondrables l'il qu& ils tai5t nus1 ins\ponnables ds qu'ils fur5t revtus1 armature commune de t\s ces organismes si diffr5ts1 tel fut assurm5t le plus gr& prodige de l',exposition de #aijj4 ,devant cette vgtation de f] de plus en plus t\ffue et envahissante1 n\s reconnaissons la m>*e sre et les =tes prises de la sci5ce4 ,et qu&1 p> has>d1 cette armature1 db>rasse de t\s les matriaux qui la ca*5t1 veut se suffire elle-mme et app>at seule nos reg>ds1 comme dans l'intrieur de quelques palais et dans le n\veau pont jet sur la ,se9e1 qu& n\s voyons se ralis] au seuil du sicle n\veau le vu de ce pote du ,,xvie sicle3 ,une maison d'ar*al compose en rseaux1 ce n'e/ plus seulem5t de l'admiration p\r la ,sci5ce1 mais ce sont des inquitudes p\r l',art4 ,inquitudes mles d'esprances1 c>1 dans l'agglomration de t\tes ces =mules de bois1 de pi]re1 ou reproduisant exactem5t les =mes du bois et de la pi]re1 le seul rameau n\veau1 qui s'aj\te au vieil arbre t\ffu et confus de l'ar*itecture univ]selle1 e/ un rameau de f]4 ,que faut-il p>tag] de ces inquitudes8 ,jusqu'o faut-il all] de ces esprances8 ,c'e/ ce que les exemples mis depuis quelques annes s\s nos yeux n\s p]mett5t peut-tre de dt]m9]4 ,,*apitre ,i ,comm5t jug] d'une ar*itecture n\velle8 #a4 ,comm5t en jug]ons-n\s8 ,avec notre gt4 ,c>1 p\r jug] d'une =me n\velle1 n\s devons n\s g>] de deux sugge/ions3 l'une que n\s f\rnit la pure habitude1 l'autre que n\s inspire le raisonnem5t pur2 la premire ayant faonn notre gt1 jusqu' le r5dre ho/ile t\te =me n\velle1 et le second n\s faisant dfi] de cette habitude1 jusqu' l'abdication complte de notre gt4 ,les deux manires de jug] sont fatales1 c> elles entrav5t galem5t l'indp5dance du seul s5tim5t qui n\s p]mette d'pr\v] la beaut3 le s5tim5t e/htique1 alors que la raison ne doit s]vir qu' c>t] du sujet les entreprises de la raison mme et assur] le libre ex]cice du gt4 ,en effet1 p>ce qu'une =me imprvue veille en n\s d'autres ides que l'usage du monum5t auquel l'arti/e vi5t de l'employ]1 il ne faut pas la condamn] comme laide4 ,et1 p> exemple1 ce n'e/ po9t p>ce qu'un muse ressembl]ait de lo9 un *apiteau d'alambic ou une porte monum5tale un app>eil de *auffage1 qu'il faudrait1 ds l'in/ant1 les condamn]4 ,ce n'e/ po9t davantage p>ce que de m9ces pili]s1 faits d'une matire n\velle et supportant une norme vote1 ne n\s f\rniront plus l'impression de /abilit que n\s donnai5t les l>ges assises de pi]re1 qu'il faudrait dire que t\te beaut e/ p]due4 ,l'habitude n'e/ pas une loi4 ,mais1 d'autre "p1 p>ce qu'une =me1 bi5 que laide1 n\s p>atrait s'appropri] exactem5t aux beso9s de la vie mod]ne1 comme fait une g>e de *em9 de f]1 il ne faudrait pas en conclure ncessairem5t qu'elle e/ belle4 ,une =me peut tre n\velle la fois et belle4 ,mais elle peut tre n\velle1 exactem5t approprie un beso9 mod]ne1 reprs5tative d'une f\les d'ides sociologiques1--et laide sans plus4 ,dans les deux cas1 ce dont il faut se mfi]1 c'e/ l'abus du raisonnem5t4 ,ce qu'il faut suivre1 c'e/ l'impression e/htique1 et non pas ce que cette impression a de surt\t intellectuel1 comme l'association des ides dans notre tte1 mais ce qu'elle a surt\t de s5sible1 comme l'association des =mes devant nos yeux4 ,ce qu'il faut en croire surt\t1 c'e/ notre impression4 ,or1 ce qui provoque d'abord l'impression des yeux1 ce n'e/ pas une notion intellectuelle1 ce n'e/ pas l'ide de l'appropriation un usage1 ce n'e/ pas l'ide de signification /ructurale1 ce n'e/ pas mme l'ide de /abilit3 c'e/ l'lgance1 le ry?me1 la silh\ette totale1 app>ue2 c'e/1 si l'on peut a9si dire1 la ta*e heureuse que fait un monum5t sur la ville et sur le ciel4 ,si cette ta*e n'e/ pas heureuse1 si1 aux yeux1 les lignes dcisives sont l\rdes ou triques1 ou monotones1 va9em5t pr\v]a-t-on que l'difice e/ solide1 appropri sa de/9ation1 rvlateur de sa fonction1 sugge/if d'ides2 il p\rra plaire l'esprit1 il ne plaira pas au s5tim5t e/htique4 ,a l'inv]se1 si la ta*e e/ heureuse1 le monum5t peut tre ar*aque1 exotique1 mal appropri au sol et au ciel2 il peut1 vu de son pi$1 n'(frir que des pr(ils tri/es1 des reliefs masqus les uns p> les autres1 et p\rtant1 s'il e/ contempl de lo91 produire sur la ville et dans le ciel une ta*e heureuse1 une app>ition rvlatrice4 ,le ,sacr-,cur de ,montm>tre e/ un exemple4 ,peu de projets fur5t assaillis de critiques plus vives1 plus unanimes1 plus lgitimes4 ,d'abord1 cette glise n'tait gure qu'une c\pole1 sans nef qui y conduist4 ,d'en bas1 on ne p\vait ap]cevoir sa faade1 mais seulem5t son por*e1--ce qui ne donnait l'ide que d'une gr&e *apelle4 ,il n'y avait po9t de lumire au d$ans1 et po9t d'ombres1 accusant les reliefs1 au dehors4 ,d'ailleurs1 p\rquoi cet art exotique et vieillot du ,bas-,empire8 ,p\rquoi1 sur la ,ville ,lumire1 ce pa/i*e norme d'une obscure btisse de ,prigueux8 ,t\tes ces critiques semblai5t trs ju/es1 et si l'on va reg>d] le colosse de prs ou du bas de la ,butte1 elles n'ont ri5 p]du de leur vrit4 ,mais puisqu'on le voit de tant de po9ts diffr5ts de ,p>is1 de l'av5ue ,montaigne comme de la rue ,solfr9o1 des b\lev>ds comme du haut de ,meudon1 c'e/ sans d\te son effet lo9ta9 et total qu'il faut considr]4 ,or1 cet effet e/ une rvlation4 ,on ne voit plus1 au-dessus de la montagne de maisons grises1 qu'un lg] nuage blanc et violet1 nuage d'o ne tombe nul orage1 mais1 seul et r>e1 le grondem5t d'une clo*e4 ,le critique ne p]oit1 si bi5 qu'il reg>de1 qu'un floconnem5t de c\poles qui assaill5t le ciel1 l'une montant sur l'autre1 la d]nire enf9 atteignant son b1 et rec\vrant t\t de sa spl5deur4 ,bi5 au-dessus des c\poles de la contemplation et de la gu]re1 au-dessus des obs]vatoires fixs sur les t]res1 et des t\relles errantes sur les m]s o s'embusqu5t les plus prodigieux app>eils d'obs]vation ou de de/ruction qu'ait produits le gnie huma91 s'lve ma9t5ant la c\pole du ,salut4 ,et l'on s5t que cette =me e/ bi5 celle qui conv5ait ici4 ,au sommet d'une ville qui pyramide1 ce n'e/ po9t un n\vel lan qu'il faut1 mais une c\ronne4 ,des pla9es1 il e/ bon que les fl*es s'lanc5t v]s le ciel comme une prire4 ,mais des hauteurs il e/ mieux que les c\poles s'abaiss5t comme une bndiction4 ,de mme1 la ta*e heureuse1 c'e/ le mrite du ,petit ,palais et de la p]spective entire des ,*amps-lyses aux ,invalides4 ,c]tes1 il n'y a ri5 dans ces monum5ts de n\veau1 ni de puissant4 ,le ,gr& ,palais se prolonge1 et l1 dans un dveloppem5t si peu comprh5sible qu'il p>at des deux le plus petit4 ,sa colonnade se ju*e sur un s\bassem5t si haut et se tapit s\s une masse de v]re si norme1 que les colonnes1 rduites un rle purem5t ornem5tal1 ne j\5t plus le rle de supports o leur lgance se dploi]ait4 ,le /yle e/ tellem5t composite1 que t\t en satisfaisant l'il peu prs p>t\t1 il ne frappe et ne s'impose nulle "p4 ,quelques ornem5ts se dress5t inutilem5t1 telles ces fioles gigantesques et inexplicables qu'on voit plantes deux p> deux1 et l1 sur le haut de l'difice4 ,ds qu'on s'loigne1 l'norme ballon de v]re1 allong sur la pi]re comme un aro/at1 plus pesant aux yeux qu'un toit de pi]re ou d'ardoises1 crase1 opprime et aplatit jusqu' t]re le pauvre difice4 ,et des *evaux froces1 projets en v5tail sur *acune des portes latrales1 s'puis5t en ef=ts dsesprs p\r quitt] ce monum5t auquel un sort inexplicable les a1 mom5tanm5t1 atta*s4 ,mais1 qu& on aura fait ces critiques et c5t autres1 il n'en re/]a pas mo9s que1 vus des ,*amps-lyses1 les deux palais sont ce qu'il fallait qu'on vt4 ,ils =m5t l'alle ncessaire1 plante de colonnes ioniques1 qui conduit l'il aux pylones qui m>qu5t les limites du fleuve4 ,ce sont les jalons indisp5sables p\r creus] l'horizon v]s le dme4 ,la ta*e que fait *acun de ces deux palais e/ si heureuse qu'on ne la rem>que dj plus4 ,il semble qu'ils ai5t t\j\rs t l4 ,qu& on entre dans le ,petit ,palais de ,m4 ,girault1 on pr\ve cette impression de paix4 ,on l'pr\ve aussi s\s la colonnade intrieure qui gaie l'hmicycle1 devant les trois miroirs o se reflt5t les m>bres neufs1 et o l'on voit1 qu& un s\ffle ride l'eau1 les gnies qui se ti5n5t sur le portique1 remu]1 au gr des reflets1 leurs ailes d'or4444 ,le succs du ,petit ,palais1 c'e/ le triomphe de l'clectisme1 mais c'e/ aussi le signe vid5t que notre ar*itecture n'excelle qu'aux recomm5cem5ts et1 qu'au milieu de tant de *oses neuves1 il n'y a pas une n\veaut4 ,la pi]re n'aura-t-elle donc ri5 f\rni d'imprvu dans cette imm5se p\sse ar*itecturale8 ,n'y a-t-il ri5 qui donne une physionomie n\velle au ,p>is de #aijj8--,si4 ,mais ce n'e/ pas un legs de l',exposition4 ,reg>dez plus lo9 v]s le ,sud et reg>dez plus haut v]s le ,nord4 ,deux monum5ts dont p]sonne ne p>lait plus et qu'on n'avait po9t invits la fte1 deux intrus gigantesques surgiss5t brusquem5t l'un dans la pla9e1 l'autre sur la coll9e et1 ensemble1 aux deux cts de l'horizon1 donn5t ,p>is un c\ronnem5t que n\s ne lui connaissions pas4 ,l'un e/ le dme des ,invalides1 l'autre e/ le ,sacr-,cur de ,montm>tre4 ,entre les deux rives qu'ils ponctu5t1 la sci5ce a jet le pont de la ,paix4 ,ce dme1 ce faisceau de c\poles1 ce pont qui p]met d'all] des unes l'autre1 voil ce que ,p>is n'avait pas encore vu et ce que le monde enti] dc\vre auj\rd'hui comme une vision n\velle dans ,p>is4 ,l'un n\s tait ca* p> les *afaudages1 l'autre p> le palais de l',indu/rie4 ,les nuages se sont dissips4 ,le palais o l'on vit tant de mauvaises pe9tures e/ tomb comme un mauvais rve4 ,a son d]ni] j\r seulem5t1 rduit sa porte monum5tale s\s la pio*e du dmolisseur1 il revtit un in/ant la dignit d'une ru9e4 ,il eut l'aspect d'un vieil arc de triomphe1 t&is que dans l'atmosphre de fvri] mle de pluie et de soleil1 l'aiguille d'or des ,invalides1 s\da9 app>ue1 t\rne v]s les nuages d]rire les dcombres1 droite1 t9celante1 sembla m>qu] une heure invisible1 dans le ciel inc]ta9 de la patrie4444 ,en bas1 ,gallia ,victrix1 en haut1 ,gallia pnit5s et devota3 la vision e/ s+ulirem5t anti?tique et saisissante4 ,c]tes ces deux monum5ts fur5t assaillis de bi5 des colres philosophiques1 le plus anci51 p\r son s\v5ir qu'on tr\vait insol5t1 le plus jeune1 p\r sa devise qu'on tr\vait trop humble1 comme s'il y avait quelque honte faire1 aprs les preuves que l'on sait1 un exam5 de consci5ce nationale et comme si1 d'ailleurs1 la foi qui p\ssa tant de millions de ,franais dans cette uvre ds9tresse1 pati5te1 pr(onde1 dans cet difice dont la hauteur s\t]ra9e gale exactem5t la hauteur visible1 n'tait pas1 quelque op9ion qu'on puisse avoir sur son objet1 une preuve de vie1 et1 autant que nos =midables exhibitions indu/rielles1 un signe de =ce au manomtre d'une nation6 ,et1 d'autre "p1 e/-il mauvais que l'app>ition du dme de ,mans>t n\s rappelle ce qu' ce manomtre la gloire jadis a m>qu8 ,les *oses ont leurs ironies plus encore que leurs l>mes1 et dans la hte o n\s sommes de leur donn] des significations t]nelles1 n\s c\rons le risque des prdictions d'almana*4 ,on a con/ruit ce pont l'honneur de la ,paix et le voici qui mne t\t droit au ,dieu de la ,gu]re4 ,on a ouv]t ce *em9 p\r all] commodm5t jusqu' ce congrs pacifique des peuples1 entre les mille drapeaux des nations flottant sur div]ses pices1 et il se tr\ve que c'e/ une tr\e v]s le casque flambant au soleil qui rec\vre les mmes drapeaux trang]s1 seulem5t d*irs1 ceux-l1 et conquis dans les batailles4 ,de son antre de vieilles pi]res franaises tailles p> les maons du gr& sicle1 au fond de la c\r d'honneur1 ayant s\s ses pi$s le bronze hi/ori de ,wurtemb]g et sur sa tte les t5d>ds susp5dus dans le sanctuaire1 le petit homme444 t\t habill de gris reg>de droit trav]s l',exposition jusqu'au cur de la ville qui lui tait masqu4 ,on savait qu'il exi/ait1 sans d\te1 mais on avait oubli qu'il ft l1 si prs dans ces ,*amps-lyses cosmopolites o t\s les peuples du ,n\veau-,monde p\vai5t pass] et repass] sans le voir4 ,mais1 t\t d'un c\p1 il p>at4 ,et comme une f\le qui se range sur le passage d'un s\v]a91 voici que t\s ces palais de c>ton3 palais des arts dcoratifs et palais des manufactures nationales1 palais des peuples n\veaux comme palais des peuples jadis va9cus1 palais aigretts comme des casques et *am>rs comme des *ambellans1 se sont rangs des deux cts p\r laiss] voir au lo91 t\t au b\t du sillon creus p> le respect1 le dme or et noir1 le monum5t solide et hauta9 d'une gloire qui n'e/ plus4 ,et il semble qu'on ent5de ret5tir t\t c\p1 dans les ,*amps-lyses inutilem5t affairs et gravem5t frivoles1 le cri qui faisait rang] t\s les c\rtisans dans les salles des ,tuil]ies ou de ,sa9t-,cl\d3 l',emp]eur6 #b4 ,ce don d'une ar*itecture n\velle que la pi]re n\s refuse1 le f] n\s le promet-il8 ,on s'en flatte d'ord9aire et l'on a crit l-dessus de trs belles pages4 ,jadis ,boileau et ,labr\/e en f\rnir5t de =t bonnes raisons et de =t mauvais exemples4 ,a cette op9ion ,viollet-le-,duc se rangea aussi4 ,depuis eux1 cette ide s'e/ rp&ue qu'une civilisation n\velle1 s]vie p> de n\veaux matriaux1 ne p\vait manqu] de produire un /yle d'ar*itecture n\veau4 ,et puisque le f] tait d'hi]1 il devait donn] des c\rbes1 des votes1 des lignes que l',antiquit ni le ,moy5 ,age n'avai5t connues4 ,dans ces in\bliables pages simplem5t df9ies p> leur auteur1 les ,cahi]s d'un tudiant l',exposition de #ahhi1 o ,mel*ior de ,vog dc\vrit tant d'mes curieuses1 inquites1 la signification de l'volution matrielle laquelle n\s assi/ions1 l'loge du f] ret5tit comme la diane et n\s rj\it comme une aurore4 ,beauc\p de nos impressions confuses semblai5t le corrobor]4 ,comme les monum5ts les plus simples que n\s devions son emploi dans les usages utiles de la vie n\s p>aissai5t inf9im5t mo9s laids que nos prt5tions ar*itecturales2 comme la ,gal]ie des ma*9es de ,p>is ou l',ames ,build+ de ,bo/on tai5t mo9s (f5sants p\r la vue que le cas9o de ,monte-,c>lo ou que le ,trocadro1 n\s en tirions t\s cette conclusion que le f] possdait p> lui-mme quelque v]tu de beaut ab/raite et algbrique1 que1 dans t\s les cas1 la =ce du beso9 clairem5t manife/e tait sans d\te un pr9cipe de beaut4 ,c'tait p>tir d'une obs]vation trs ju/e1 mais incomplte p\r en tir] une dduction trs conte/able4 ,c>1 s'il e/ assez difficile1 en ar*itecture comme ailleurs1 de dt]m9] quel e/ le vrai pr9cipe de beaut1 il ne l'e/ pas d'ap]cevoir qu'il ne ti5t ni dans la =ce de l'algbre1 ni dans la =ce du beso94 ,on n'a jamais obs]v qu'une *ose ft belle p> cela seul qu'elle tait ncessaire4 ,ce qu'on a obs]v ma9tes fois1 c'e/ qu'une *ose ne du beso9 et neutre au po9t de vue e/htique dev5ait laide1 qu& on la p>ait d'un ornem5t n de la fantaisie4 ,ce n'e/ pas la =ce du beso9 qui e/ un pr9cipe de beaut3 c'e/ la faiblesse du sup]flu qui e/ une raison de laideur4 ,l o le beso9 se manife/e seul1 il n'y a le plus s\v5t ni laideur1 ni beaut4 ,il y a une sorte de neutralit e/htique4 ,de gr&s murs nus ou quadrills de briques app>5tes et cribls de f5tres gales peuv5t tre tri/es3 ils ne sont pas irritants comme des faades de petits ?tres *>gs de t\s les dsordres grecs ou de t\tes les intemprances de l',ori5t4 ,on vivra tri/em5t devant ces maisons simples1 mais non dans la colre4 ,elles sont comme de longues pla9es endormies s\s les neiges1 qu'aucun accid5t ne tr\ble1 que nul ornem5t n'gaie4 ,mais elles ne sont pas de mauvais gt4 ,le mauvais gt ne se rvle qu'avec l'accid5t1 l'ornem5t1 la prt5tion ar*itecturale4 ,le mauvais gt suppose l'ex]cice d'un gt4 ,le laid ne comm5ce qu'avec la re*]*e du beau4 ,qu& v\s passez devant un monum5t agressivem5t ine/htique1 supprimez p> la p5se t\s les ornem5ts inutiles sa solidit et indp5dants de sa fonction1 r$ressez t\tes les c\rbes que ri5 ne suggre1 abattez t\tes les m\lures que ri5 ne ncessite et le monum5t cess]a d'tre laid4 ,mais il ne devi5dra pas ncessairem5t beau4 ,en supprimant l'inutile1 en s]rant de prs la logique de la con/ruction1 v\s aurez c]ta9em5t t la laideur4 ,mais v\s n'aurez pas ncessairem5t confr la beaut4 ,et1 d'autre "p1 que de belles lignes monum5tales ou dcoratives ne sont pas logiques le mo9s du monde et ne satisfont nullem5t notre raison1 mais seulem5t notre gt1 notre in/9ct t\t physique1 et s5soriel d'h>monie1 de s\plesse et de vigueur6 ,que de *efs-d'uvre o l'ornem5t n'e/ pas une mise en vid5ce de la /ructure int]ne1 mais une dissimulation6 ,que de ri*es c\rbes qui ne sont pas drives des qualits spcifiques des matriaux employs1 mais imites de =mes cres p\r d'autres matires1 en d'autres temps et s\s d'autres cieux6 ,voici le ,bapti/re de ,flor5ce3 la =me ronde et c9tre de sa /ructure int]ne e/-elle rvle au dehors p> une con/ruction circulaire8 ,po9t du t\t2 les murs sont plats et la figure hexagone1 en sorte qu'on croit entr] dans une salle rectangulaire1 et on tr\ve une rotonde4 ,voici le ,sa9t-,m>c de ,v5ise3 l'ossature e/-elle visible8 ,non1 elle e/ dissimule s\s un revtem5t clatant de mosaque l'aspect de mtal4 ,voici l'ar*itecture arabe3 les arcs1 les ogives dc\ps pr(usion ne n\s laiss5t pas de d\te4 ,n\s voyons bi5 que le poids e/ rejet t\t enti] sur les cts4444 ,c'e/ faux6 ,il repose sur les p\tres horizontales demeures invisibles4 ,pr5ons la colonne dorique4 ,faut-il blm] la =me du ft r5fle mi-hauteur1 p>ce qu'elle e/ inspire de l'crasem5t des faisceaux de cannes primitivem5t employs1 ou n'e/-elle pas un *>me de plus8 ,faut-il blm] les plus anci5s monum5ts de l',inde1 p>ce qu'ils reproduis5t en pi]re les p\tres et les balu/rades de bois et en imit5t jusqu'aux jo9ts8 ,ou les meubles du ,moy5 ,age et de la ,r5aissance1 p>ce que le bois y reproduit les =mes ar*itectoniques de la pi]re8 ,o e/ la logique en t\t cela8 o l'appropriation de la =me la matire8 o l'expression de la /ructure intime p> l'ornem5t8 ,que de beaux difices1 enf91 dont l'aspect ne rvle nullem5t la fonction6 ,et qu&1 d'av5ture1 l'un de ceux qui la rvlai5t ne remplit plus la fonction p\r laquelle il fut conu1 cesse-t-il p\r cela d'tre beau8 ,la faade de l'htel des ,invalides e/-elle dev5ue mo9s belle depuis qu'elle rec\vre des comits te*niques d'inv5tions la place de l'hospice hroque qu'elle tait c5se annonc] aux yeux8 ,le palais des papes d',avignon e/-il mo9s beau depuis qu'il ne conti5t plus de papes1 les pyramides mo9s belles depuis qu'elles n'ont plus leurs morts8 ,qui a jamais compris1 en les voyant1 quoi peuv5t s]vir les gopuras ou les t]rasses sup]poses de l',inde1 et qui a hsit les admir]8 ,qu& s'lve1 l'horizon ou dans la =t1 une belle h>monie de pi]re1 ou de bois1 ou de mtal1 qu'importe qu'elle s]ve une glise ou un hpital1 une cas]ne ou un *teau1 une =t]esse ou un conc]t8 ce n'en e/ pas mo9s une belle h>monie4 ,dire que1 p\r tre belle1 une =me doit annonc] et exprim] la fonction qu'elle remplit1 c'e/ nonc] une de ces propositions respectueusem5t admises p> la critique contempora9e p\r leur aspect rig\reux1 mais que ri5 ne vrifie et qu'on se passe de ma9 en ma9 comme une pice fausse1 de confiance1 faute de l'avoir jamais reg>de4 ,qu& donc n\s aurons tabli que le f] e/ utile1 qu'il e/ logique1 qu'il e/ n\veau1 qu'il e/ appropri nos beso9s et notre tat social1 et qu'il rvle immdiatem5t au dehors sa /ructure int]ne1 n\s n'aurons pas montr qu'il confr]a ncessairem5t nos monum5ts quelque n\velle beaut4 ,il faudra encore qu'il ait c]ta9es qualits que la raison p]oit mo9s clairem5t peut-tre1 mais que le s5tim5t pr\ve et que les yeux dml5t3 la grce1 l'lgance des c\rbes1 la sre et facile h>monie des droites1 le jeu des ombres s\s les reliefs1 le balancem5t des ple9s et des vides1 l'ordre qui repose la vue p>ce qu'il e/ facile p]cevoir1 et la v>it qui la sollicite p>ce qu'elle lui (fre des multitudes de s5sations pr\v]4 ,,*apitre ,,ii ,le triomphe du f]3 le ,pont et son *ec1 la ,maison4 ,or1 les pr\vons-n\s8 ,non4 ,qu& on fait l'apologie des monum5ts de f]1 les motifs qu'on n\s en donne sont surt\t de raison raisonnante4 ,on ne dit pas3 ce monum5t e/ admirable p>ce qu'il plat au s5s obscur de l'ordre dans les =mes matrielles et au gt de leur v>it1 de leurs t\rs et de leurs ret\rs capricieux o l'h>monie se dev9e1 mais se dissimule s\s la complication1 mais on dit3 il faut de t\te ncessit qu'il le soit1 puisqu'il rpond au temps o n\s vivons et aux in/9cts du peuple que n\s sommes4 trange po/ulat6 ,comme si t\tes les fois qu'un peuple et qu'un temps avai5t des beso9s n\veaux1 ils crai5t ncessairem5t un beau /yle d'ar*itecture p\r les exprim]8 ,quoi de plus n\veau1 de plus puissant et de plus g5u9e que la jeune civilisation amrica9e1 et quoi de plus banal que ses palais1--*teau de ,blois sur la face1 ,p>?non sur le rev]s1--qui emprunt5t t\s les /yles et ne r5d5t pas1 en intrt1 ce qu'ils ont emprunt8 ,on a v\lu faire un sort1 en e/htique1 aux maisons hautes des tats-,unis comme aux premi]s ph>es dresss p\r clair] les novateurs des deux mondes4 ,mais les bi5 considr]1 les /yles de ces gigantesques accro*e-nuages ne sont que des multiplications de /yles dj =t connus et =t anci5s4 ,ce n'e/ po9t p>ce que le ,monadnock ,build+ entass]a treize b[-w9d[s les uns sur les autres qu'il aura ralis un /yle de b[-w9d[ n\veau1 ni p>ce que l',union ,tru/ ,company de ,miss\ri port]a plus haut qu'aucun monum5t gypti5 la gorge gypti5ne1 qu'il aura en quelque manire enri*i ce mode de c\ronn] un sommet4 ,ces maisons hautes romanes p> leur porte1 grecques p> leurs colonnes1 gypti5nes ou plus s\v5t go?iques p> leur c\ronnem5t1 sont t\t ce qu'une maison peut tre3 hors amrica9es4 ,p> leur masse compacte et solide1 elles rappell5t surt\t les vieux monum5ts romans ou anglo-saxons de l'poque c>ol+i5ne1 comme la t\r d',e>l's ,b>ton1 p> exemple1 et ri5 n'e/ mo9s n\veau-monde4 ,et en quoi l'arc de triomphe lev en l'honneur de l'amiral ,dewey sur la c9quime av5ue diffre-t-il des arcs de ,titus et de ,con/ant98 ,p>eillem5t1 e/-il un peuple plus p>ticuli]1 plus puissamm5t orig9al et depuis plus longtemps que les rpubliques ,sud-,africa9es1 et les glises et les palais de ,johannesburg ou de ,pretoria diffr5t-ils de ceux de ,londres ou de ,*icago8 ,l'exemple des ,bors df5dant des palais ordres grecs1 et celui des ,amrica9s faisant pass] leurs tr\pes victorieuses s\s l'arc de triomphe de ,con/ant9 n\s montr5t assez que l'art ne suit pas ncessairem5t la m>*e d'une civilisation1 et qu' c]ta9es poques il e/ plus facile de crer une patrie qu'un /yle ou de la df5dre que de l'embellir4 ,sans donc n\s att>d] aux po/ulats1 jugeons donc le fait4 ,int]rogeons l'impression produite *ez n\s t\s1 dans t\s les pays1 p> les monum5ts de f] ap]u durant ces d]nires annes3 aux expositions1 dans les villes1 dans la campagne1 sur les fleuves4 ,comme n\s n\s sommes g>ds soigneusem5t des sugge/ions intellectuelles1 g>dons-n\s des prjugs d'une habitude de vision1 et n\s av\]ons qu'on ne peut c>t]1 d'un mot1 t\te l',e/htique du f]4 ,il y a t\t un ordre de monum5ts o n\s reconnatrons la ,beaut4 ,elle e/ dans ces f]mes admirables du pont ,mirabeau ou du pont ,alex&re ,,iii1--dans ces bran*es de f] qu'une ma9 puissante a c\rbes d'une rive l'autre p\r donn] passage des peuples enti]s en qute de m]veilles4 ,ri5 n'e/ plus n\veau1 mais ri5 n'e/ plus heureux que cette sub/itution d'une f9e trajectoire de f] au l\rd et massif tablissem5t des ponts anci5s1 que n\s tions acc\tums d'admir]4 ,ri5 n'a *ang davantage dans l'ar*itecture que l'aspect d'un pont4 ,mais ri5 n'a *ang plus heureusem5t4 ,au temps o1 dans les villes ce9tures p> leurs remp>ts1 les maisons se s]rai5t1 sans p]dre un p\ce de t]ra91 les unes contre les autres1 comme un tr\peau qui a peur1 le pont de pi]re tait une rue qui se cont9uait sur l'eau4 ,mais1 dans les temps mod]nes1 les populations se dess]r5t1 dbord5t leurs murailles et1 les dbordant1 les r5v]s5t4 ,elles desc5d5t des t\rs1 elles font c]cle aut\r de leurs monum5ts et laiss5t la nature r5atre1 et l1 en de c>res oasis4 ,elles ont donc ab&onn les ponts1 qui ne sont plus qu'un lieu de passage4 ,les anci5s tai5t en pi]re1 comme les maisons con/ruites sur leurs piles4 ,les n\veaux sont en f]1 comme les tra9s qui fil5t sur leurs voies4 ,le pont tait une ville1 entre les deux villes2 on y btissait des b\tiques1 on y difiait des *apelles3 on s'arrtait p\r y dans]1 p\r y log]1 p\r y c\*]1 p\r y pri]1 p\r m\rir4 ,on y enf]mait mme les prisonni]s et il n'e/ ri5 de plus banal dans l'hi/oire que l'exemple du pont des ,s\pirs4 ,auj\rd'hui l'on n'ent5d plus trop p>l] de g5s demeurant sur les ponts et1 si la locution populaire c\*] s\s les ponts subsi/e1 ce n'e/ pas p\r port] tmoignage d'un gt contempora91 mais d'une f*euse ncessit4 ,l'aspect du pont anci5 tmoignait de ses fonctions div]ses4 ,il ressemblait la fois une =t]esse et une range de navires3 =t]esse contre les hommes1 navires contre les flots4 ,=t]esse de si troite ouv]ture1 que1 sur le pont ,sublicius1 un hros suffisait la df5dre contre une arme1 =t]esse munie de portes et de crneaux1 comme on l'ap]oit encore au pont ,nom5tane1 qu& on va rv] dans la campagne roma9e4 ,tellem5t =t]esse et tel signe de puissance1 qu'on reprs5tait un pont dans les armes de c]ta9es villes1 comme dans celles de ,cord\e4 ,navire contre les flots1 *aque pile tant con/ruite comme un bateau t\rnant son avant l'amont de la rivire1 portant p>fois des figures1 p\r f5dre la nappe d'eau contraire4 ,arrondi en aval comme une p\pe1 creus de f5tres des deux cts comme une dunette1 obs]vatoire s'ouvrant d'un ct v]s la s\rce et de l'autre v]s la m]--tel tait le pont d'autrefois4 ,auj\rd'hui1 la fonction d'un pont e/ simplem5t de reli] deux rives l'une l'autre4 ,aucun pont n'e/ t5u de faire plus que cela p\r n\s1 mais aucun ne doit faire mo9s4 ,c'e/ peu qu'il soit un beau monum5t1 comme le pont ru9 de ,sa9t-,bnzet sur le ,rhne1 s'il n\s laisse mi-trav]se1 pic sur le fleuve4 ,il faut qu'il aille d'un b\t l'autre4 ,mais1 d'ailleurs1 il suffit que n\s y puissions pass]4 ,et1 comme n\s avons pass] vite1 il e/ inutile qu'il porte sur son dos des maisons4 ,reg>dez le pont ,mirabeau1 le pont ,alex&re ,,iii et comp>ez-les l'anci5 pont de pi]res4 ,l'anci5 tait un monum5t oblong qui b>rait l'horizon1 t]m9ant une t5due d'eau4 ,on et dit une maison p]ce de gros caniveaux4 ,on p]cevait sans d\te dans les fondations quelques votes claires1 p> o passait le c\rant1 mais l'ensemble du monum5t clturait l'horizon d'eau et ne rvlait ri5 de la v5ue empresse ou de la fuite maje/ueuse du fleuve4 ,qui dira1 si l'on s'en ti5t uniquem5t l'impression des yeux1 que le pont de f] n'e/ pas aussi beau8 ,d'abord1 il e/ plus lg]4 ,c]tes on ne doit pas jug] de la lgret d'un monum5t p> la seule considration de ses dim5sions totales3 une ar*e de #ajg mtres n'e/ pas ncessairem5t plus svelte qu'une ar*e de #cj1 non plus qu'un dme de #cj mtres n'e/ ncessairem5t plus imposant qu'un dme de #ae4 ,les qualits de lgret ou de gr&eur ne sont pas des qualits absolues1 mais naiss5t des proportions relatives de l'difice1 p>ce qu'il n'y a pas entre les div]s difices du monde1 mme d'une ville1 une commune *elle de gr&eur4 ,seulem5t1 il se tr\ve qu'ici il y a une *elle commune3 la ,se9e1 dont la l>geur e/ s5siblem5t la mme p>t\t1 et le pont qui la trav]se d'un bond1 comme un *eval1 p>at ncessairem5t plus svelte que celui qui1 peu de di/ance1 la trav]se pas pas comme un lphant4 ,ce n'e/ pas seulem5t l un triomphe p\r l'+nieur3 c'e/ une joie p\r l'arti/e4 ,aucun des sept ponts dont la ,rome impriale tait si fire1 peut-tre aucun des c5t d\ze ponts de t\tes =mes qui c\p5t la ,tamise n'ont cette lgret4 voquez un in/ant le gr& dess9 trac dans l'espace p> les manieurs de f]1 depuis le puissant mamm\? du ,=?1 jusqu' la susp5sion ari5ne de ,brooklyn1 les m]veilles de ces rseaux1 depuis les consoles du ,niag>a jusqu'au d\ble viaduc du ,d\ro et aux ,cantilev]s d'cosse4 ,voyez1 d'une rive l'autre d'un fleuve1 les +nieurs lanc] un pont comme un tra9 rigide1 ou bi5 des pr(ondeurs de l'abme1 se s\lev] un un v]s le ciel1 comme attirs p> un aimant invisible1 des tronons de mtal qui1 s'arrtant t\t c\p dans leur asc5sion p\r se s\d] les uns aux autres1 font app>atre entre les deux montagnes un arc-en-ciel de f]6444 ,et admirez qu'ici l'ef=t de la sci5ce1 en dim9uant la matire1 ait s]vi la cause de l'art et que1 lo9 d'opprim] ou de ca*] la nature1 il ait fait app>atre nos yeux1 t\t en remplissant la mme fonction utile qu'autrefois1 plus de paysage1 plus d'eau1 plus de ciel4 ,on a donc tr\v le pont mod]ne en f]1 mais ce n'e/ pas t\t de pass]3 il faudrait demeur]4 ,a-t-on tr\v la demeure mod]ne8 ,ici1 quoi que prote/e notre esprance1 il faut bi5 que la fran*ise rponde3 ,non4 ,l'impression naturelle1 spontane1 con/amm5t r5\vele de notre in/9ct e/htique t\s1 n\s dit qu'on n'a encore tr\v ni la maison1 ni le palais1 ni la t\r de f]1 ou que1 si on les a tr\vs1 on n'en a po9t tr\v la ,beaut4 ,elle n\s dit aussi que les gr&es prt5tions ar*itecturales du f] en #ahhi ont p>u dplaisantes et que quatorze annes passes les considr] n'ont gure rconcili p]sonne avec elles4 ,et enf91 que1 depuis #ahhi1 le m\vem5t en faveur du f] app>5t semble arrt net1 et qu' c]ta9s de ces monum5ts1 on n'a encore tr\v ni leur emploi1 ni mme leur c\leur4 ,voil l'impression4 ,que dira-t-on contre elle8 ,qu'elle ti5t une habitude de nos yeux qui ne retr\v5t pas dans les m9ces supports de f] les conditions d'quilibre et de /abilit auxquelles ils tai5t habitus8 ,et qu'une longue ducation n\velle du reg>d s]a ncessaire1 comme l'affirme ,m4 ,sully-,prudhomme1 p\r que la j\issance p]due soit rec\vre#b8 ,sans d\te1 l'habitude e/ p\r quelque *ose dans nos impressions4 ,a premire vue1 la =me pyramidale1 qui e/ la =me /able p> excell5ce1 n\s plat mieux que son contraire et il e/ r>e que n\s aimions1 si n\s la tr\vons1 dans l'ar*itecture1 la =me de la pyramide r5v]se4 ,mais cette exig5ce de notre vue1 due l'habitude1 e/-elle inamovible8 ,non1 c> p>fois la nature n\s f\rnit la =me pyramidale r5v]se sans n\s *oqu]4 ,dans les arbres1 la p>tie la plus l>ge se tr\ve susp5due sur la p>tie la plus grle4 ,le tronc ne rtablit pas t\j\rs p> sa l>geur la base l'quilibre compromis p> son fate3 le tronc du palmi]1 p> exemple1 dim9ue en s'appro*ant du sol et1 de t\te faon1 n\s app>at comme une pyramide r5v]se4 ,p\rtant1 n\s n'avons aucun d\te sur sa /abilit4 ,non plus sur celle d'un homme1 vu de face1 deb\t1 les pi$s jo9ts1 la tte incl9e sur la poitr9e1 qui lui aussi repose sur une base grle1 eu g>d la l>geur de son entablem5t4 ,dans l'ar*itecture mme1 n\s ne sommes pas inquits p> le pr(il d'un *alet encorbellem5ts4 ,et qui de n\s a jamais t *oqu p> le palais des ,doges8 ,a9si donc1 bi5 avant le f]1 notre surprise de voir de frles supports s\t5ir un imm5se app>eil n'tait pas telle qu'elle comm&t imprativem5t notre gt4 ,qu&1 en #ahhi1 ont surgi de t]re les pili]s de la gal]ie des ,ma*9es1 n\s ne n\s sommes pas sc&aliss p>ce qu'ils s'am9cissai5t en s'appro*ant du sol1 comme des troncs de palmi]s4 ,c> n\s ne mettions pas en d\te leur /abilit4 ,mais t&is que l'ide de solidit *ange selon que notre esprit e/ plus ou mo9s av]ti des conditions de cette solidit1 l'impression d'lgance d'une ligne1 elle1 ne *ange gure4 ,et l'on aura beau n\s dire qu'une vote de v]re e/ plus lgre qu'une vote de pi]re1 nos yeux la v]ront t\j\rs plus l\rde1 plus massive et plus monotone dans sa convexit4 ,ce qui importe donc plus que t\tes les notions purem5t intellectuelles1 c'e/ l'impression e/htique en face d'une ligne ou d'une c\leur1 et qu& n\s rep\ssons1 dans l'ensemble du monum5t vu du dehors1 les calottes de v]re1 c'e/--dire la matire la plus l\rde l'il et la plus sombre qu'on puisse imag9]1 et1 dans le dtail des p\tres1 les entretoises et les croisillons1 les ,n et les croix de ,sa9t-,&r1 dont se compose l'ornem5tation ar*itectonique du f]1 ce n'e/ po9t une notion intellectuelle et qu'un raisonnem5t peut modifi]1 mais une impression purem5t s5sorielle et qu'aucun raisonnem5t ne *ang]a4 ,ce n'e/ po9t l une impression subtile d'rudit ou d'ar*ologue4 ,c'e/ l'impression naturelle et spontane du plus ignorant des hommes1 qui a des yeux1 qui les ouvre1 non sur des livres1 mais sur la nature1 et qui aime mieux voir une amphore qu'une clo*e melon6 ,contre cette impression que dit-on encore8 ,qu'elle e/ fausse p>ce qu'elle e/ n\velle4 ,qu'elle pass]a avec l'habitude4 ,que t\s les p>tisans d'un art tabli l'pr\vr5t en face de l'art qui allait le remplac] et que n\s sommes devant ces hautes c>casses de f]1 comme les ,grecs euss5t t devant les b>b>es *efs-d'uvre de l'art ogival4 ,on aj\te que le f] n'e/ dplaisant que l o1 ab&onnant ses qualits propres et dissimulant sa nature p\r simul] celle de la pi]re1 il emprunte celle-ci son aspect dcoratif1 mais que s'il osait se dploy] sans modle1 s'av5tur] sans guide1 s'affirm] sans peur1 il tr\v]ait de lui-mme le c>actre de beaut qui lui convi5t1 et que1 p\r le tr\v]1 l'ar*itecte n'a qu' suivre les sugge/ions de la matire n\velle qu'il emploie et qu' donn]1 comme c>actri/iques aux palais n\veaux1 les c>actri/iques mmes du f]8 ,que val5t ces deux argum5ts8 ,,*apitre ,,iii ,p\rquoi le f] p]met t\t et n'ordonne ri54 ,t\t d'abord1 e/-il vrai que la rvolution apporte p> le f] dans les =mes con/ructives e/ de la mme nature et d'une nature aussi importante que celle apporte p> l'ogive et l'ensemble des n]vures succdant au ple9 c9tre ou bi5 p> le ple9 c9tre succdant au l9teau8 ,ensuite peut-on comp>] le remplacem5t de la pi]re p> le f] celui du bois p> la pi]re8 ,enf91 y a-t-il dans t\te l'hi/oire des rvolutions de l'ar*itecture quelque *ose de comp>able celle-ci1 qui n\s p]mette de dire3 les anci5nes fur5t des s\rces de vie1 la d]nire doit en tre une n\velle et p\r les mmes raisons4 ,or c'e/ trs d\teux4--,rduite ses t]mes les plus simples1 l'ar*itecture e/ l'art d'abord de ca*] le ciel et la t]re1 le ciel p> le toit1 la t]re p> les murs1 et cela1 non p\r les ca*]1 mais p\r se prs]v] de leurs intempries4 ,ensuite1 une fois que le plus ncessaire e/ fait1 l'ar*itecture e/ l'art de laiss] ap]cevoir au d$ans le plus de *oses possible de la t]re et du ciel1 p> les f5tres ou p> l'atrium4 ,a9si1 avant t\t1 l'ar*itecture e/ un toit et un mur3 aprs seulem5t1 c'e/ une f5tre4 ,le progrs des temps a t de donn] cette f5tre1 sans nuire la solidit du re/e1 le plus d'ouv]ture et le plus d'agrm5t possible4 'a t aussi d't5dre ce tr\ et d'l>gir ces murs1 de faon que1 sans emp*] qu'ils protg5t1 on oublie qu'ils emprisonn5t4 ,mais si gr& que ft ce progrs1 il ne p>v5ait pas et il ne s]ait jamais p>v5u1 avec les matriaux anci5s1 r5v]s] absolum5t la proportion des ple9s et des vides4 ,si h>dis que fuss5t les arceaux go?iques dans leurs asc5sions1 et si envahissantes que fuss5t les rosaces dans leur floraison1 ce qui donnait son c>actre l'difice1 c'tait encore le toit opaque et les p>ois ple9es4 ,sur elles et en elles1 t\te l'ornem5tation reposait et s'accumulait4 ,or1 dans son d]ni] tat1 rduite des fils de f] et des lames de v]re1 l'ar*itecture ne n\s ca*e plus ri54 ,de la gal]ie des ,ma*9es au palais du ,gnie civil1 des palais de l',horticulture aux halls des *em9s de f]1 c'e/ la leon inscrite sur t\s ces f]s ,t4 ,le f] e/ un support1 ce n'e/ pas une surface4 ,de l1 plusieurs gr&es consqu5ces4 ,avec la pi]re1 t\t l'ef=t de l'arti/e t5d vid] sans dtruire3 avec le f]1 remplir sans incommod]4 ,avec la pi]re1 t\te son indu/rie consi/e pratiqu] des vides p\r plaire l'il sans nuire la /abilit3 avec le f]1 con/ruire des ple9s p\r plaire l'il et qui sont inutiles4 ,autrefois1 on faisait des ple9s p> ncessit et des vides p> lgance4 ,auj\rd'hui1 on fait des vides p> ncessit et des ple9s p> lgance4 ,en sorte qu'on peut bi5 p>l] d',ar*itecture de f]1 mais1 si l'on admet cette df9ition que les ple9s sont les p>ties ess5tielles de l'ar*itecture1 il faut av\] que le f] fait bi5 mieux que de modifi] l'ar*itecture3 il la supprime4 ,il ne laisse plus que les vides4 ,on peut assurm5t remplir ces vides avec de la pi]re1 de la brique1 et peut-tre avec du cramo-cri/al ou de la t]re cuite4 ,mais alors1 ce n'e/ plus de l'ar*itecture de f]4 ,rduit sa matire ncessaire et app>5te1 le f]1 en supprimant l'ob/acle la vue1 supprime l'objet de la vue1 c'e/--dire app>emm5t quelque *ose de considrable en e/htique4 ,c'e/ la d]nire volution de cet art autrefois si ri*e1 si t\ffu1 si fleuri4 ,la vote1 semblable celle d'une =t1 p>v5ue l'hiv] de l'ar*itecture1 laisse tomb] ses feuilles4 ,les caissons1 les m\lures de la ,r5aissance sont tombs3 tombes les floraisons du ,moy5 ,age1 tombs les am\rs1 les c>quois1 les babioles my?ologiques du rococo1 l'ge des *oses recroquevilles comme des feuilles mortes4 ,auj\rd'hui1 de ces =ts vivantes1 il ne re/e plus que les bran*es t\tes nues3 les bran*es du f] se pr(ilant seules sur le ciel lum9eux et *angeant4 ,aussi ne peut-on pas dire que1 dans la sub/itution du f] la pi]re1 il n'y ait qu'une rvolution semblable la sub/itution de l'ogive au ple9 c9tre ou de la pi]re au bois4 ,il y a1 la fois1 plus et mo9s4 ,il y a plus1 c>1 avec les anci5s matriaux1 les supports comme les frises tai5t de la mme famille4 ,dans la pi]re1 t\s ces matriaux--os1 muscles et peau--sont mme sub/ance4 ,dans la maison de f]1 les os seuls sont de la mme sub/ance4 ,or1 il faut au monum5t autre *ose que des os3 il faut des muscles1 il faut un pid]me4 ,a ce mom5t-l donc1 ds que l'ossature e/ t]m9e1 il faut1 de t\te ncessit1 *ang] de matire1 ce qu'il ne fallait pas ncessairem5t avec la pi]re ou le bois4 ,admirable p\r support] quelque *ose d'autre que lui-mme1 le f] ne peut rec\vrir ce qu'il protge4 ,c'e/ un bras1 le plus =t de t\s les bras1 ce n'e/ pas un corps organis4 ,la nature1 qui con/ruit les montagnes1--ses monum5ts elle1--en pi]re et les dcorations sup]ficielles de ses montagnes en bois1 ne con/ruit pas avec du f]4 ,elle conti5t le f] ou la matire du f]1 mais comme une armature pr(onde et ca*e4 ,mais que le f] ne soit pas monum5tal1 au s5s que n\s donnions autrefois ce mot1 qu'importe1 s'il e/ e/htique8 ,et que la rvolution qu'il annonce soit plus gr&e que t\tes celles que l'ar*itecture a dj vues1 qu'importe1 si elle e/ fconde8 ,telle e/ la p5se des novateurs4 ,et ils se flicit5t de voir le n\veau v5u b\lev]s] si =t les habitudes de l'anci5ne ar*itecture1 comme d'un gage vid5t d'une plus complte rnovation4 ,c> le mal de notre art1 dis5t-ils1 e/ prcism5t dans cet atta*em5t aux anci5nes =mules4 ,il e/ dans cet enttem5t v\loir faire dire au f] ce qu'il n'e/ pas fait p\r exprim] et rep\ss]1 comme trop inatt5du1 ce que naturellem5t il exprime4 ,saisissons1 au contraire1 l'enseignem5t qu'il n\s donne4 ,con=mons-n\s sa nature1 suivons sa direction4 ,modelons nos conceptions d'aprs ses proprits n\velles1 et drivons les =mes monum5tales n\velles de son emploi judicieux4 ,mais1 ici1 n\s allons tr\v] que la rvolution produite p> l'emploi du f]1 si elle e/ imm5se au po9t de vue des s]vices r5dus1 e/ beauc\p mo9s importante au po9t de vue des =mes ou des lignes accuses4 ,et que le f]1 bi5 lo9 qu'il b\lev]se trop ces =mes ou ces lignes1 ne les b\lev]se po9t assez p\r les rnov] et qu'il pr5d de lui-mme1 d'aprs le calcul des =ces et la rigueur des c\rbes ou des angles qu'il indique1 les mmes c\rbes que donnait la pi]re4 ,il suffit1 p\r s'en assur]1 d'all] av5ue de ,la ,b\rdonnais et d'entr] dans la gal]ie des ,ma*9es4 ,voici une vote qui c\vre #dh #jjj mtres c>rs1 porte p> des f]mes de #aae mtres1 sans une colonne1 sans un tirant4 ,c'e/ l plus qu'un monum5t3 c'e/ une vote cle/e s\s laquelle on peut difi] c5t monum5ts et1 de fait1 en #aijj1 n\s y avons vu les toits de t\te une ville4 ,c]tes1 ni la sub/itution de l'ogive au ple9 c9tre1 ni la sub/itution du ple9 c9tre au l9teau1 n'ont donn au con/ructeur une puissance aussi =midable4 ,bi54 ,ma9t5ant1 considrez la =me de cette vote1 de ces f]mes1 o l'ar*itecte n'a v\lu imit] aucune =me anci5ne1 mais a suivi simplem5t les indications du calcul4 ,il v\s semble bi5 que v\s l'avez dj vue3 c'e/ l'ogive surbaisse4 ,elle e/1 sans d\te1 gigantesque4 ,c'e/ la plus gr&e ogive surbaisse qu'on ait jamais dess9e4 ,mais le *iffre ne fait ri5 l'affaire et une =me n'e/ po9t n\velle p\r tre trace sur une *elle plus gr&e que p> le pass4 ,rappelez-v\s1 ma9t5ant1 ou considrez t\tes les c\rbes ncessites1 f\rnies naturellem5t1 sans dsir d'e/htique et sans prt5tion reproduire ni inv5t]1 p> les auteurs des pr9cipaux monum5ts de f]3 le palais des ,arts libraux en #ahhi1 et celui du ,gnie civil en #aijj2 le pavillon de la ,rpublique du ,*ili en #ahhi1 les palais de l',exposition de ,*icago1 l'glise de la ,tr9it1 la biblio?que ,nationale et la biblio?que ,sa9te-,g5evive1 la g>e ,sa9t-,pancrace ,londres1 le hall de l'htel ,t]m9us ,p>is1 la g>e de ,cologne1 et v\s v]rez que1 dans t\tes ces c\rbes que donne le f] p\r s\t5ir un toit1--ce qui e/ la pr9cipale fonction et le nud de t\te ar*itecture1--on retr\ve3 ,l'ogive surbaisse1 ,l'arc en anse de pani]1 ,l'arc bomb1 ,le ple9 c9tre bris1 t\tes =mes que la pi]re a =tem5t exprimes depuis des c5ta9es d'annes1--ou bi5 le fronton arbaltri]s droits qui rpte exactem5t le dess9 f\rni p> les p\tres de bois dans les plus humbles maisons de nos villages et dans les plus anci5nes ,adorations des b]g]s de nos muses4 ,quelle e/ donc cette nature n\velle1 qu'on affirme qu'il faut respect]1 et quel e/ cet enseignem5t ess5tiel qu'on prt5d qu'il faut suivre8 ,il e/ bi5tt dit que le f] ne doit pas imit] la pi]re1 mais ce qu'on devrait n\s indiqu]1 c'e/ ce qu'il n\s suggre au po9t de vue des =mes1 qui ne soit cont5u dans la pi]re et qu'elle ne signifie pas mieux que lui8 ,il e/ bi5tt dit qu'il faut accept] fran*em5t les =mes n\velles qu'il ncessite1 mais ce qu'on ne n\s dit pas1 c'e/ ce qu'il ncessite de =mes n\velles1 c> n\s avons bi5 vu ce que le f] supprime d'une con/ruction1 mais non pas ce qu'il y apporte2 et enf91 c'e/ une op9ion laquelle n\s s\scrivons volonti]s1 que1 p\r dgag] sa beaut1 il faut laiss] agir librem5t sa nature1 mais1 encore un c\p1 que fait sa nature1 qu& on la laisse agir librem5t8 ,or1 il le faut av\]3 elle ne fait ri51 c> le f] n'a pas de nature1 ou plutt sa c>actri/ique mme1 ou1 si l'on veut1 sa nature1 c'e/ prcism5t de n'en po9t avoir6 ,oh6 ce n'e/ po9t qu'il oppose l'arti/e plus d'ob/acles que la pi]re6 ,c'e/ prcism5t l'inv]se6 ,avec le f]1 l'arti/e modle son monum5t sur la =me qu'il veut1 c> le plus rsi/ant des matriaux e/ aussi le plus s\ple4 ,il peut btir un hall avec plus de colonnes qu'une =t n'a de fts1 une basilique avec autant de c\poles qu'une framboise a de gra9es3 ,z>a ou ,sa9te-,sophie ne sont qu'un jeu p\r lui4 ,s\s ses doigts le f] se tresse comme1 s\s les doigts du vanni]1 la paille4 ,qu& on voit les *>p5tes des maisons mtalliques1 on songe aux l5to444 alve>ia vim9e texta1 que dcrit le pote4 ,et1 en effet1 ce sont bi5 des ru*es et des corbeilles r5v]ses qui sembl5t poses sur les bords de la ,se9e1 dans les palais de l',horticulture et de l',arboriculture1 des nasses d'osi] tires hors de l'eau sur les bords du fleuve1 o elles p>aiss5t guett] un poisson mon/rueux4 ,le f] peut se prt] plus de fantaisies encore4 ,avec lui et avec les autres progrs qu'il r5d possibles1 n'importe qui peut1 n'importe o1 btir n'importe quoi4 ,il triomphe donc de t\tes les lois hi/oriques de l'ar*itecture et les r5v]se4 ,longtemps l'ar*itecture1 comme la plante1 naissait du sol et s'accommodait au ciel du pays o on l'avait conue4 ,le ciel influait et pesait sur la =me de ses toits1 p5dant que1 de la t]re qui en f\rnissait les matriaux1 jaillissai5t ses murs4 ,a9si1 la nature du sol en dictait jusqu' un c]ta9 po9t la =me et l'ornem5tation4 ,la possession du ,greek3 leukos li?os p> les ,grecs fut la premire condition de leur art2 de mme1 l'exi/5ce des c>rires de m>bre color1 prs de ,vrone1 et de m>bre blanc et de s]p5t9e v]te1 entre ,pise et ,gnes1 a influ5c t\te l'ar*itecture go?ique dans le nord de l',italie1 comme l'argile de la t]re d',iran e/ la condition premire des admirables t]res cuites des monum5ts de ,susiane4 ,le quid quque f]at regio et quid quque recuset de ,virgile tait1 jadis1 une =mule aussi ju/e en ar*itecture qu'en agronomie4 ,auj\rd'hui1 t\t e/ *ang4 ,dj1 le toit a p]du son c>actre indicatif du climat4 ,dans t\tes les villes mod]nes de t\tes les rgions du globe1 il se rduit et s'galise selon la c\pe uni=me des brisis4 ,et le mur ne nat plus de la t]re1 ne reproduit plus les c>rires de sa rgion1 du j\r o le f]1 qui e/ quasi le mme p>t\t1 l'a remplac4 ,plus puissant que le tailleur de pi]re sur ce po9t1 le manieur de f] l'e/ encore sur d'autres4 ,la lutte entre la pesanteur et la rsi/ance1 qui con/itue1 comme l'a trs bi5 vu ,s*op5hau]#c1 l'intrt e/htique de la belle ar*itecture1 n'e/ p\r lui qu'un jeu4 ,seulem5t1 s'il e/ vrai que la t*e de l'arti/e soit de faire ressortir cette lutte d'une manire complexe et p>faitem5t claire1 plus le jeu e/ facile p\r lui1 et plus l'expression d'un ef=t qu'il ne fait pas lui e/ malaise4 ,a mesure que l'aci] se p]fectionne1 sa proprit ou sa facult et1 p> consqu5t1 la t5dance logique de son employeur e/ de rduire de plus en plus les =mes de la con/ruction4 ,non qu'on puisse am9cir indf9im5t les f]mes d'un difice4 ,il e/ un po9t au del duquel un support ne peut plus tre rduit1 de quelque matire p]fectionne qu'on l'imag9e1 c> il ne se support]ait plus lui-mme4 ,mais p>ce qu'auj\rd'hui1 avec des f]mes de mme paisseur qu'autrefois1 mais de meilleur aci] et de plus d'homognx1 on peut allong] davantage des c\rbes1 rec\vrir des espaces beauc\p plus gr&s3 l'paisseur n'augm5tant pas qu& la porte s't5d1 cela quivaut1 p\r l'il1 en somme1 rduire l'aspect de la con/ruction4 ,t\te la nature du f] consi/e donc accus] mo9s les =mes qu'accusait la pi]re1 sans en accus] de n\velles que la pi]re n'accusait pas4 ,il remplit la mme fonction que la pi]re1 mais il ne montre pas aux yeux qu'il la remplit4 ,p\r qu'on l'ap]oive1 p\r qu'on di/+ue o porte l'ef=t1 l'ar*itecte e/ oblig d'exagr]1 artificiellem5t et sans ncessit1 les dim5sions4 ,il faut qu'il r5fle le dess9 de sa f]me l o elle a le pr9cipal poids visible s\t5ir1 et qu'il m>que1 p> quelque ornem5t v\lu1 le po9t o se tr\ve la rotule4 ,mais ni ce r5flem5t1 ni cet ornem5t ne sont indiqus p> le f]1 comme l'importance et l'ornem5tation de la clef de vote1 p> exemple1 l'tai5t p> la pi]re4 ,l'ar*itecte les *oisit sa guise4 ,le f] ne lui dicte ri51 p>ce qu'il n'oblige p> lui-mme aucun /yle p>ticuli] de con/ruction4 ,il peut les reproduire t\s et il n'en produit spcialem5t aucun4 ,il a le dfaut des esprits assimilateurs l'excs3 il n'e/ pas crateur4 ,c'e/ le ,prote des matriaux4 ,admirable p\r support] quelque *ose d'autre1 il ne se manife/e po9t aux yeux p> lui-mme4 ,prcism5t p>ce qu'il p]met t\t1 il n'ordonne ri54 ,et p\rquoi le f] n'a-t-il pas de c>actres e/htiques lui8 ,p\rquoi n'a-t-il pas de nature8 ,n\s t\*ons la raison et la cause pr(ondes qui di/+u5t le f] de t\s les matriaux employs jusqu'ici4 ,ceux-l tai5t naturels2 celui-ci e/ artificiel4 ,la pi]re1 comme le bois1 e/ une matire directem5t tire de la nature4 ,l'ar*itecte peut en *ang] la =me1 non la sub/ance4 ,il peut pos] la pi]re en dlit2 il peut la polir2 il peut l'vid]4 ,mais la mme me cont9ue d'habit] cette matire et de lui donn] sa vie3 me =me l5tem5t1 avant les premires mes huma9es4 ,le f]1 lui1 e/ =m d'hi]4 ,il e/ une trans=mation faite s\s la ma9 de l'homme4 ,il e/ un mlange de m9]ais div]s1 tirs de div]ses rgions4 ,il a t fondu1 c\l1 conv]ti1 lam94 ,il ne ti5t plus la nature4 ,le fil qui le reliait elle e/ c\p4 ,il lui e/ dev5u trang]4 ,v\s ne p\vez plus compt] sur les =ces et les beauts naturelles p\r l'anim] encore4 ,il n'y a plus1 dans le f]1 les nuds du bois1 qui sont des ob/acles1 ni la direction des fibres1 qui sont des entraves1 mais qui sont des guides4 ,ici1 t\t e/ gal1 t\t e/ uni=me1 docile1 prt pr5dre n'importe quelle figure4 ,ri5 n'indique une figure plutt qu'une autre1 ri5 ne la suggre1 ri5 ne l'appelle1 ri5 ne la fuit4 ,c'e/ la fois le triomphe du progrs sci5tifique et son *tim5t4 ,c>1 en mme temps que v\s avez dom9 les rsi/ances de la nature1 v\s avez p]du son enseignem5t4 ,en art1 comme ailleurs1 on ne s'appuie que sur ce qui rsi/e4 ,oh6 sans d\te1 ma9tes fois dans l',art1 on s'e/ s]vi de matriaux qui n'avai5t po9t de nature propre plus que le f]3 la brique ou le /uc1 p> exemple1 et l'on a fait des *efs-d'uvre4 ,mais des *efs-d'uvre de fantaisie et non de logique4 ,jamais on ne leur a dem& de dict] des =mes spcifiques1 et bi5 au contraire ce sont les =mes les plus artificielles issues de l'imag9ation huma9e qu'on leur a imposes4 ,et les d5telles ou les nids d'abeilles de l'ar*itecture arabe1 p\r ne cit] qu'un exemple1 sont les *oses les mo9s logiques du monde1 puisque1 s\s des p\tres horizontales1 on a dess9 des arcs fictifs qui n'ont ri5 port]1 puisque la vote et l'arcade qui sembl5t les s\t5ir ne sont que des sup]fluits ornem5tales1 des m5songes ar*itecturaux1 drivs de matires t\tes diffr5tes3 l'ogive inspire de la pi]re et les d5telures1 du bois1 et qu'enf91 l'arti/e a j\ de la matire mallable qu'il maniait sans aucun s\ci de la nature p>ticulire de cette matire et n'c\tant que sa fantaisie6 ,puis donc que v\s ne p\vez plus compt] sur les =ces et les beauts naturelles du f] p\r l'anim] encore--et la preuve1 c'e/ que les ru9es du f] ne sont que des dtritus1 qu& les ru9es de la pi]re--reg>dez les gravures de ,piranese--sont encore des monum5ts1--c'e/ v\s de lui donn] une me en *ange de l'me naturelle qu'il a p]due4 ,il faut1 puisque t\te sa sub/ance a t =me p> l'homme1 que l'homme aussi se *>ge de sa beaut4 ,v\s a/re9dre ou v\s re/re9dre aux =mes /rictem5t ncessites p> le calcul des =ces1 c'e/ ret\rn] aux =mes de la pi]re ou bi5 v\s rsign] ne plus montr] de =mes du t\t6 ,v\s born] l'utile p\vait tre bon avec les matires anci5nes3 avec la n\velle1 v\s devez vis] au sup]flu4 ,que s]ai5t les admirables grilles de ,jean ,lam\r1 s'il s'tait laiss conduire p> la logique8 ,avec le f]1 il n'y a de salut que dans l'exubrance1 dans la vgtation mme p>asite1 mme folle1 que dans la ri*esse6 ,p\rquoi ne pas quadrupl]1 p> exemple1 les pi$s-droits qui support5t les arbaltri]s1 les vid] davantage et en multipli] les lignes ornem5tales sur quatre faces plates1 mais aj\res2 p\rquoi ne pas susp5dre des d5telles et des =ts de f] aux votes4 ,p\rquoi ne pas dploy] les fleurs et les feuilles1 les bran*es et les rameaux qu'on ne p\vait projet] au lo9 avec la pi]re ni1 sur une gr&e dim5sion1 avec le bois8 ,p\rquoi1 en un mot1 qu& on manie du f] ne pas t5t] de la f]ronn]ie8 ,que les arti/es saisiss5t donc l'outil gant et qu'ils le pli5t la colossale besogne6 ,qu'ils rv5t et qu'ils os5t6 ,mais qu'ils ne compt5t donc pas sur sa logique4 ,qu'ils ne compt5t que sur leur propre en?\siasme4 ,si les p\trelles1 les mailles1 les treillis1 les entretoises de f] ne sont qu'une ossature1 si ce n'e/ qu'une pile d'ossem5ts in]tes1 c'e/ l'arti/e qui doit dire1 comme z*iel dans le cantique fameux3 ,je vais envoy] un esprit en v\s1 et v\s vivrez4 ,j't5drai sur v\s des n]fs1 j'y =m]ai des *airs et des muscles1 je les revtirai de peau1 je v\s donn]ai un esprit1 et v\s vivrez4 ,esprits1 acc\rez des quatre po9ts de l'horizon1 s\fflez sur ces morts1 et faites qu'ils reviv5t6444 ,,deuxi,,me ,,p>tie ,,le ,,bilan ,,de ,l',,impressionnisme ,,le ,,bilan ,,de ,l',,impressionnisme ,l',impressionnisme a dpos son bilan4 ,v\s le tr\v]ez1 au ,luxemb\rg1 dans la salle ,caillebotte4 ,il a aussi figur l',exposition de #aijj1 et dans les multiples occasions o ,m4 ,dur&-,ruel rassembla1 p\r notre dification1 des meules mmorables et de surpr5antes ca?drales4 ,plusieurs muses trang]s1 ,b]l91 ,am/]dam1 en conti5n5t des morceaux1 des *apitres ou des ju/ifications1 et des collections p>ticulires runiss5t assez d'uvres des matres impressionni/es p\r qu'on puisse port] ma9t5ant un jugem5t prcis sur ce m\vem5t d'art contempora94 ,ce s]ait une inju/ice de jug] t\t l'impressionnisme p> quelques exemples1 si bi5 *oisis soi5t-ils4 ,mais c'e/ peut-tre une inju/ice aussi que de laiss] plus longtemps les p>tisans de cette cole c\vrir de mpris les matres d'hi]1 sans n\s avis] de reg>d] ce qu' leur t\r ils ont produit et sans n\s dem&] si ce m\vem5t1 qui fit tant de bruit1 a fait aussi quelque besogne4 ,c'e/ notre droit de ne plus p]mettre1 aprs tr5te ans c\ls1 que l',impressionnisme se borne1 p\r affirm] son exi/5ce1 montr] les dfaillances des coles anci5nes1 et1 p\r lev] son monum5t1 entrepr5dre des dmolitions4444 ,c'e/ p\rquoi1 sans le jug] uniquem5t d'aprs la salle ,caillebotte1 mais en y pr5ant la plup>t de nos exemples1 n\s allons re*]*] ce que ce m\vem5t a produit3 quel fut son po9t de d"p et quel e/ son po9t d'arrive1 si ce fut une fantaisie et une gageure de quelque ambitieux1 ou1 au contraire1 s'il rpondait un ensemble de conditions n\velles du pittoresque dans la nature et dans la vie1 si ce fut un m\vem5t mprisable ou un ef=t vaillant1 si cet ef=t a conduit un succs ou un avortem5t1 s'il a russi1 quoi8 et s'il a avort1 p\rquoi8--en un mot1 dress] son bilan4 ,,*apitre ,i ,ses causes4 ,lorsqu'un mat9 de #ahgg clata1 rue ,lepeleti]1 la premire gr&e rvolte impressionni/e1 ce fut1 dans le public1 un clat de rire1 ml de cris d'horreur4 ,on avait vu1 et l1 des t5tatives collectives de ces rvolutionnaires et l'on en avait dj discut1 mais ils ne s'tai5t pas rvls encore avec cet ensemble1 cette audace et cette discipl9e qui1 d'une f\le1 faisait une arme4 ,les vieux pe9tres1 eux1 ne riai5t pas4 ,beauc\p considrai5t ce spectacle1 avec le dsespoir morne1 l'abattem5t pr(ond qu'ont les patrici5s roma9s devant leurs villas envahies p> les ,huns1 dans le tableau de ,m4 ,ro*egrosse4 ,que va-t-il adv5ir1 se disai5t-ils1 des meubles prcieux qui ornai5t nos paysages acadmiques1 des c\leurs dlicates qui les embellissai5t1 de la vie d\ce qui s'c\lait s\s les arbres de ,m4 ,paul ,fl&r91 dans la compagnie des pa/eurs de ,m4 ,grome8 ,quelques-uns1 aussi vieux1 mais plus sages1 considrai5t ces paysages inconnus1 l'un aprs l'autre1 avec d'obscures vellxs de voyage et d'mancipation1 comme on se figure les ,espagnols du ,,xvie sicle reg>dant les vl9s que dployai5t devant leurs yeux les ,juan de la ,cosa et les ,hoj$a1 rvlation d'un autre hmisphre1 t]res n\velles1 t]res de soleil et d'or4444 ,mais la plup>t de ceux qui visitr5t cette exposition n'y vir5t qu'une gageure d'arti/es affams de bruit et qu'une fantaisie de jeunes g5s presss de se div]tir aux dp5s de l',in/itut4 ,ce n'tait cep5dant pas une gageure4 ,ri51 au contraire1 de plus logique1 ri5 de mieux prp>1 presque ri5 de plus 9vitable que cette app>5te fantaisie4 ,c'tait en ralit une raction et--en dpit des sujets qui ca*ai5t son s5s pr(ond--c'tait une raction idali/e4 ,elle tait am5e p> deux *oses3 p> le dsir de pe9dre la vie mod]ne et p> l'impossibilit d'en faire une reprs5tation rali/e4 ,elle naissait =cm5t des conditions pittoresques n\velles de la nature telle que n\s l'avons d=me4 ,elle s'alliait p> d'obscures aff9its aux t5dances analytiques de l'esprit contempora9 et rpondait =t exactem5t1 quoique inconsciemm5t1 aux n\velles conceptions pan?i/es4 ,ce s]ait une pr(onde inju/ice que de comp>] ces *]*eurs aucun de ceux qui1 depuis1 se sont disput le succs d'une saison3 les symboli/es1 les inquiets1 les rose-croix ou les pe9tres de l'me1 c'e/--dire proprem5t de ri54 ,l',impressionnisme apportait aux arti/es pris de ralisme et de mod]nit le seul moy5 d'idalis] ce ralisme et de sauv] cette mod]nit4 ,en effet1 l'ide qui dom9ait t\te la critique1 il y a tr5te ans1 l'poque du ralisme1 tait que l'arti/e devait pe9dre son temps4 ,notre temps1 disait-on1 e/ aussi digne d'tre reprs5t p> l'art que celui des hros et des dieux4 ,il n'(fre pas des spectacles mo9s intressants1 ni des =mes mo9s belles4 ,d'ailleurs1 il n'y a pas de =mes belles en soi3 il n'y a que des =mes plus ou mo9s rvlatrices de la vie1 de la civilisation1 du c>actre1 de la p5se4 ,si n\s tr\vons plus beau le peplum que la r$+ote et plus pittoresque le lampion que le haut de =me1 c'e/ habitude des yeux et mirage du pass4 ,l'us9e vaut le temple1 l'habit vaut le p\rpo9t1 et la locomotive1 le *eval de ,phidias4 ,il n'y a pas de hir>*ie dans les sites4 ,a quoi bon faire le voyage d',italie1 mme de ,bretagne8 ,p\rquoi ces peuples8 ,le beau e/ nos portes3 ,*at\1 ,ville-d',avray1 ,clam>t1 val5t t\s les horizons de l',ob]l& ou de ,taorm9e4 ,il n'e/ mme pas beso9 d'all] si lo93 les =tifications1 la banlieue1 les c\*es1 les gazomtres1 un tra9 de ce9ture qui passe1 un *iffonni] qui songe en son gte1 un petit b\rgeois qui pe9t sa porte en v]t4 ,voil ce que l'art vraim5t vivant doit reprs5t]4 ,les arti/es ont c\t ces ?ories4 ,ils sont alls reg>d] les c\*es1 le tra9 qui passait1 le petit b\rgeois qui peignait sa porte en v]t1--et ils les ont tr\vs =t laids4 ,mais t\t enflamms p> les sugge/ions de la littrature1 ils ont proclam que c'tai5t l des sujets trs sortables1 et qu'il fallait dornavant s'y dv\]4 ,seulem5t1 comme ils tai5t rellem5t arti/es1 voici que1 t\t en peignant ces =mes1 ils se sont mis en devoir de les trans=m] entirem5t4 ,a la vrit1 la trans=mation n'tait pas facile4 ,puisqu'on ne v\lait plus ni composition1 ni arrangem5t1 ni symboles1 ni /ylisation1 puisqu'il fallait que l'art reprs5tt des *oses laides en soi1 des lignes monotones ou prt5tieuses1 comm5t modifi] l'aspect absurde et le dcor trivial8 ,un seul moy5 re/ait aux rali/es p\r s'vad] du laid rel3 la c\leur4 ,la c\leur1 en effet1 demeure dans le dcor de la vie mod]ne aussi belle1 aussi v>ie1 aussi ri*e d'effets qu'aux plus gr&es poques du pass4 ,le paysage d'auj\rd'hui e/ aussi color que celui d'autrefois4 ,il l'e/ peut-tre davantage1 c> l'indu/rialisme et le progrs1 qui ont dtruit tant de belles lignes dans nos campagnes1 ont r>em5t supprim de belles c\leurs4 ,le plus s\v5t1 au contraire1 ils ont aj\t la v>it des te9tes4 ,si v\s obs]vez1 dans la nature1 quelque paysage p\ss9esque1 dont les maisons1 les vide-b\teilles1 les us9es1 un pont1 un tramway1 sont v5us dtruire l'h>monie l9aire1 v\s tr\v]ez t\j\rs que ces n\veauts ont accru la v>it et l'clat de son h>monie colori/e3 les r\ges des tuiles1 les noirs f9s des ardoises1 les jaunes frais de la t]re fra*em5t releve en talus ou les sections saignantes des t]res r\getres1 les v]ts beauc\p plus ri*es et plus v>is des cultures m>a*res succdant la monotonie de la gr&e culture1 les blancs crus des viaducs neufs1 les dos noirs des us9es et mme les tremblantes colonnes de leurs grises fumes1 aj\t5t un paysage dva/ p> l'indu/rialisme des colorations gaies que ce paysage1 sans lui1 n'aurait pas connues4 ,qu& le pe9tre du moy5 ge s'en allait la campagne1 il tr\vait de plus belles ordonnances de lignes que n\s1 mais non pas autant de c\leurs4 ,il n'ap]cevait1 p>mi le v]t t\j\rs semblable du mme arbre1 ni assurm5t les plantes exotiques et d'agrm5t qui gay5t nos j>d9s1 ni mme une f\le d'arbres comme le v]nis du ,japon1 l'acacia1 le platane1 le m>ronni] ou le mri]1 qui font p>tie intgrante de nos paysages mod]nes4 ,la maison de *aume1 qu'on voit encore dans les paysann]ies des ,le ,na91 tait mo9s colore que la f]me c\v]te de tuiles que pe9t ,m4 ,sisley4 ,en m]1 une b\e r\ge avive un v]t glauque d'eau4 ,il n'e/ pas jusqu'aux affi*es1 aux criteaux de c\leur crue1 dont la rclame gte les lignes de nos paysages qui1 vus de lo91 ne f\rniss5t des t\*es piquantes p\r relev] la monotonie des v]ts4 ,plus la civilisation s'emp>e d'un co9 de la nature1 plus elle le colore4 ,la campagne du ,,xviie sicle tait mono*rome comme une botte de fo92 celle du ,,xxe sicle s]a v>ie comme un b\quet de fleurs4444 ,dans nos villes1 le phnomne e/ mo9s vid5t4 ,tant que dure le j\r1 nos rues1 attri/es p> la f\le noire des peuples mod]nes t\j\rs en deuil1 ne f\rniss5t pas au pe9tre plus de c\leurs que les rues b>ioles de jadis4 ,mais qu& vi5t la nuit1 clate une floraison inconnue de nos pres4 ,qu&1 un soir d'hiv]1 avec la pluie1 on passe sur la place du ,c>r\sel1 on voit une orgie de div]ses lumires se tran] et s'p>pill] dans l'eau o se mle le sang des lant]nes d'omnibus1 qui clab\sse le pav1 l'or des becs de gaz1 qui se liqufie dans les flaques1 la neige des lampes lectriques qui fond et se dilue sur t\te la surface humide1 les v]s luisants des fiacres1 qui sautill5t de flaque en flaque1 et s\s cette cl>t fade1 les c>apaces des c\ps v]nis qui font reluire1 et l1 des artes d'arg5t4 ,la nature et la vie de nos cits p\vai5t donc s]vir de ?me de vrais arti/es1 p\rvu qu'en dissimulant la ligne1 ils exasprass5t la c\leur4 ,c'e/ ce qu'ont fait les impressionni/es4 ,ils ont bi5 reprs5t1 selon la =mule rali/e1 les spectacles de la vie mod]ne1 mais en les clab\ssant de tant de c\leur1 qu'on ne les reconnat plus4 ,qu& la nature tait laide1 ils ont t* de la dissimul] l'aide de la nature mme4 ,ils ont dem& au soleil d'effac] les lignes disgracieuses1 comme autrefois on l'aurait dem& l'ombre4 ,et quant notre vtem5t noir1 uni=me1 aux inexplicables lytres1 quant ce *apeau que ,mall>m appelait quelque *ose de sombre et surnaturel1 les impressionni/es les ont bi5 reprs5ts1 puisqu'il tait ent5du que t\te =me e/ galem5t noble et t\te c\leur galem5t plaisante1 mais ils les ont mis s\s un soleil si ard5t avec ,m4 ,r5oir ou de si fantasques cl>ts de rampe et de h]se1 avec ,m4 ,degas1 que l'habit t\t violac de c\ps de soleil1 le *apeau t\t caboss de reflets artificiels1 ne cons]v5t plus ni leur +rate =me primitive1 ni leur monotone c\leur4 ,ce po9t a t trs clairem5t ap]u p> ,m4 ,h5ry ,naegely1 t&is qu'il bur9ait la gr&e figure de ,millet d'un trait plus pr(ond et plus sr que les sculpteurs du monum5t de ,b>bizon3 ,sans d\te1 dit-il1 une n\velle et trs intressante p]ception des effets du rayon solaire e/ le trait le plus frappant de la pe9ture mod]ne1 p]ception base sur l'obs]vation1 mais base1 je crois1 plus encore sur le dsir inn1 viol5t1 quoique seulem5t demi consci5t1 de donn] quelque spl5deur lgitime aux *oses sordides et vulgaires qui n\s ent\r5t auj\rd'hui#d444 ,p>mi ces *oses1 e/ la locomotive dont on n\s avait dit1 en prose et en v]s1 qu'il n'y avait pas de raison p\r qu'elle ft exclue de l'art1 c> elle reprs5tait la civilisation en m>*e4 ,et1 en effet1 il n'y avait pas d'autre raison que celle-ci1--qu'elle tait ine/htique4 ,les impressionni/es se sont attaqus ce problme et l'ont rsolu de la faon la plus simple4 ,s\s prtexte de mieux montr] les lumires refltes p> le mon/re1 ils ont ca* le mon/re4 ,dj ,turn]1 dans son fameux ,gr& *em9 de f] de l',oue/1 avait tr\v ce moy5 de faire entr] dans l'art les =mes de l'indu/rie mod]ne4 ,les impressionni/es l'ont suivi4 ,il n'e/ beso9 que de voir la salle ,caillebotte1 au ,luxemb\rg1 la ,g>e ,sa9t-,laz>e de ,m4 ,monet ou son ,pont de l',europe1 p\r con/at] cette loi4 ,pas une ligne n'e/ ici visible1 pas un eng9 indu/riel n'y e/ reprs5t dans sa =me4 ,t\t n'y e/ que c\leurs1 s\s un soleil bl\issant qui les surexcite1 s\s des fumes qui les mlang5t et dans un m\vem5t qui les fait vibr]4 ,les tirants des combles de la g>e sont d'or1 les locomotives de saphir1 les wagons d'm]aude4 ,en sorte que la ?orie mod]ni/e v\lant que t\te =me mod]ne soit e/htique1 du mom5t qu'elle reproduit les beso9s et les aspirations de la vie1 s'e/ rduite pratiquem5t ca*] cette =me s\s d'clatantes c\leurs4 ,et aprs avoir dmontr1 p> de beaux syllogismes1 qu'une g>e de *em9 de f] tait aussi digne d'tre reprs5te que les ru9es de ,tivoli ou que le temple de ,ve/a1 les mod]ni/es n'en ont pu faire un beau tableau qu' la condition d'en br\ill] t\tes les lignes s\s des flots d'une vapeur lum9euse1 qui1 elle1 n'a ri5 de plus mod]ne que le soleil lui-mme d'o elle tire t\te sa beaut4 ,de l1 leur nom d'impressionni/es4 ,ils le prir5t1 dit-on1 p\r relev] une injure qui leur tait adresse p> leurs dtracteurs et dont ils se fir5t leur titre de gloire1 comme les rvolts des ,pays-,bas s'en fir5t un de l'injure de gueux4 ,on la leur jeta comme une pi]re3 ils s'en p>r5t comme d'un joyau4 ,il se peut que cette hi/oire soit vraie1 mais elle n'e/ nullem5t indicative de leur rle4 ,si ces pe9tres mrit5t le nom d'impressionni/es1 c'e/1 qu'en effet1 ce qu'ils *]*r5t reproduire de la nature c'tait non pas la sub/ance qu'elle annonce1 mais le rayonnem5t4 ,ils ne prt5dai5t qu'aux qualits que donne la vision ju/e1 mais htive d'un effet clatant1 mais fugitif4 ,ils ne se *>geai5t po9t de n\s f\rnir t\t le dtail1 t\t l'ag5cem5t1 t\te la raison d'tre des *oses1 mais seulem5t l'impression4 ,p> l1 ils se rs]vai5t un avantage que connaiss5t bi5 t\s ceux qui ont fait des tudes d'aprs nature et qui1 ensuite1 ont v\lu les trans=m] en tableaux4 ,ce que l'analyse de l'ateli] n'arrive pas dbr\ill]1 la hte de la po*ade le syn?tise2 ce que le s\v5ir ne f\rnit plus1 la c\leur prise sur le vif1 devant la nature1 le donne4 ,l',impression e/ une admirable metteuse en scne et ce n'e/ pas sans raison que ,delacroix dans son ,j\rnal1 en #ahei1 ,*amprosay1 #i janvi]1 se promettait de rfl*ir3 ,sur la difficult de cons]v] l'impression du croquis df9itif4444 ,inspirs p> une ide ju/e de leur poque1 inconsciemm5t pntrs du dsir de l'idalis]1 s]vis p> des organes trs pntrants et trs s5sibles1 enf9 munis d'une ret5tissante tiquette1 les impressionni/es1 les ,r5oir1 les ,monet1 les ,piss>ro1 les ,czanne1 les ,sisley1 p\vai5t accomplir dans notre art du ,,xixe sicle un rle utile4 ,,*apitre ,,ii ,ses vrits4 ,ce fameux ,beau que quelques-uns voi5t dans la ligne s]p5t9e1 les autres dans la ligne droite1 ils ne le voi5t t\s que dans les lignes4 ,je suis ma f5tre et je vois le plus beau paysage4 ,l'ide d'une ligne ne me vi5t pas l'esprit4 ,l'al\ette *ante1 la rivire rfl*it mille diamants1 le feuillage murmure4444 ,a9si p>le ,delacroix dans une de ses lettres et cette rflexion n\s rvle quel po9t l'ide du dess9 l'emportait1 aut\r de lui1 sur l'ide de la c\leur4 ,le mot3 ,je mettrai sur ma porte3 cole de ,dess91 et je =m]ai des pe9tres1 dit p> ,+res1 rsumait peu prs t\t l'esprit de l'enseignem5t4 ,mme dans le paysage1 s\s le f\illis des bran*es ou les av]ses du soleil1 on *]*ait d'abord la ligne1 l'exacte dlimitation d'un plan p> un autre1 la con/ruction anatomique d'un arbre1 le beau feuill4 ,p> l-dessus1 se posait la c\leur gnralem5t =te1 mais sagem5t cont5ue p> le dess91 respectant les limites poses p> la ligne1 les exagrant p>fois encore p> ses contra/es1 ne se p]mettant pas un clat qui et br\ill l'ordonnance1 comme un v]s qui sur le suivant n'ose se p]mettre le mo9dre enjambem5t4 ,la rvolution1 comm5ce p> ,corot et p> les paysagi/es de ,b>bizon1 n'tait po9t encore arrive au po9t o semblait le s\hait] ,delacroix1 c> l'ide d'une ligne v5ait encore t\s les esprits4 ,c'e/ alors que p>ut ,claude ,monet4 ,reg>dez son glise de ,v>angeville1 son ,*amp de tulipes ,sass5heim1 son ,antibes1 reg>dez les toiles de ,m4 ,r5oir1 de ,m4 ,piss>ro4 ,on n'y voit pas plus de lignes que ,delacroix n'en ap]cevait de sa f5tre4 ,et en ple9 soleil1 il en e/ s\v5t a9si4 ,dans le miroitem5t des eaux1 des feuilles1 des rayons1 lorsqu'il n'y a ni sol5nelles con/ructions de beaux arbres au premi] plan1 ni gr&s dc\pages de montagnes l'horizon1 dans les sites mdiocres explors p> nos mod]ni/es1 on ne p]oit ri5 autre *ose qu'une h>monie de tons4 ,la nature e/ c\leur plus que lignes3 voici la premire dc\v]te de l',impressionnisme4 ,la seconde e/ que les ombres mmes sont des c\leurs4 ,assurm5t les colori/es1 les ,titi51 les ,rub5s s'en tai5t bi5 d\ts4 ,mais la f\le des pe9tres l'avait oubli et l'cole ne l'enseignait po9t4 ,or il suffit du plus rapide c\p d'il p\r le reconnatre4 ,si quelque objet color1 plac prs de votre f5tre s\s un rayon de soleil1 v\s p>at divis en deux rgions1 l'une lum9euse1 l'autre ombre1 v\s tes t5t de reprs5t] ce ct ombr p> un ton de *>bon4 ,mais ne v\s htez pas de le faire4 ,placez devant le ct sombre quelque *ose de vraim5t noir1 le morceau de fusa91 p> exemple1 avec lequel v\s alliez le dess9]3 voici que1 p> comp>aison1 v\s v]rez brill] dans cette ombre1 que v\s p5siez noire1 une c\leur que votre fusa9 s]a impuissant donn]4 ,v\s alliez pe9dre cela en noir et v\s auriez fait une ombre morte2 dans la nature1 p\rquoi vit-elle8 c'e/ p>ce qu'elle e/ une c\leur4 ,ceci e/ =t simple voir1 si1 p\r voir1 on ne fait usage que de ses yeux1 mais l'ducation n\s y met des lunettes1 qui n\s emp*5t de voir1 comme elles sont1 les *oses les plus simples et1 =ce d'avoir ent5du faire des associations de mots comme3 l'ombre noire1 n\s n\s sommes acc\tums pr5dre du noir p\r exprim] l'ombre4 ,mme aux meilleurs arti/es1 il a fallu de longues rflexions p\r di/+u]1 avec leurs yeux1 ce que l'ducation les emp*ait de s5tir4 ,ce n'e/ pas en travaillant dans son ateli]1 mais en reg>dant au dehors1 que ,delacroix crivait1 le #g septembre #ahef1 dans son ,j\rnal1 ces mots qu'on ne saurait trop mdit]3 ,je vois de ma f5tre un p>queteur qui travaille nu jusqu' la ce9ture1 dans la gal]ie4 ,je rem>que1 en comp>ant sa c\leur celle de la muraille extrieure1 combi5 les demi-te9tes de la *air sont colores en comp>aison des matires in]tes4 ,j'ai obs]v la mme *ose1 hi]1 sur la place ,sa9t-,sulpice1 o un polisson tait mont sur les /atues de la fonta9e1 au soleil1 l'orang mat dans les *airs1 les violets les plus vifs p\r le passage de l'ombre et des reflets dors dans les ombres qui s'opposai5t au sol4 ,l'orang et le violet dom9ai5t alt]nativem5t ou se mlai5t4 ,le ton dor t5ait du v]t4 ,la *air n'a sa vraie c\leur qu'en ple9 air et surt\t au soleil4 ,qu'un homme mette la tte la f5tre3 il e/ t\t autre qu' l'intrieur3 de l1 la sottise des tudes d'ateli]s1 qui s'appliqu5t r5dre cette c\leur fausse#e4 ,en mme temps que ,delacroix1 au has>d de ses fln]ies1 dc\vrait cette loi1 voici que1 lo9 de lui1 un inconnu1 un ,anglais1 la dc\vrait aussi et l'enseignait1 selon son habitude1 imprieusem5t3 ,t\tes les ombres ord9aires devrai5t tre de quelque c\leur1 jamais noires1 ni appro*ant du noir1 elles devrai5t tre videmm5t et t\j\rs d'une lum9euse nature1 et le noir devrait app>atre trange p>mi elles1 comme1 p>mi une f\le joyeuse et big>re1 un mo9e#f4 ,et1 quelques annes plus t>d1 ce mme ,anglais qui enseignait ,ox=d1 et qu'il faut bi5 me p]mettre de cit] encore1 puisque nul avant lui n'avait prvu1 et nul depuis lui n'a si clairem5t expos la ?se impressionni/e1 disait encore3 ,t5ez p\r c]ta9 le fait que les ombres1 quoique naturellem5t plus sombres que les lumires1 vis--vis desquelles elles j\5t le rle d'ombres1 ne sont pas ncessairem5t des c\leurs mo9s vig\reuses1 mais peut-tre de plus vig\reuses c\leurs4 ,quelques-uns des plus beaux bleus et des plus beaux p\rpres dans la nature1 p> exemple1 sont ceux des montagnes vus dans l'ombre1 contre le ciel c\leur d'ambre1 et l'obscurit du creux dans le c5tre d'une rose sauvage e/ un clat de feux orang d la quantit de ses tam9es jaunes4 ,or les ,vniti5s vir5t t\j\rs cela1 et t\s les gr&s colori/es le voi5t et se sp>5t a9si des non-colori/es ou coles de pur clair-obscur1 non p> une diffr5ce de /yle seulem5t1 mais p>ce qu'ils sont dans la vrit1 t&is que les autres sont dans l'erreur4 ,c'e/ un fait absolu que les ombres sont des c\leurs autant que les lumires#g4 ,les impressionni/es l'ont compris4 ,rompant bruyamm5t avec les habitudes de l'cole1 ils ont fait les ombres non pas noires1 non pas grises1 non pas jauntres1 mais colores1 et comme la complm5taire du ton le v\lait s\v5t1 ils les fir5t s\v5t violettes4 ,ce fut un cri de /upeur4 ,p]sonne1 d'abord1 ne v\lut reconnatre l un effet obs]v dans la nature4 ,on p>la de gageure1 de puffisme et de c\ps de pi/olet4 ,ds savants v9r5t gravem5t expliqu] qu'il n'y avait1 au fond de t\t ceci1 qu'une maladie de l'il et1 la vrit1 le violet impressionni/e tait bi5 un peu surpr5ant2 mais si l'on reg>de la ,campagne de ,rome de ,paul ,fl&r91 on se dem&]a en quoi les jaunes p> o le paysage classique exprimait les plantes v]tes de ses premi]s plans tai5t plus naturels8 ,et1 s'il y avait maladie de l'il *ez ces jeunes g5s qui voyai5t t\t en violet1 combi5 les savants physiologi/es n'aurai5t-ils pas r5du de s]vices en dc\vrant la maladie qui avait p]mis au public p5dant si longtemps de voir le v]t des prairies t\t noir6 ,combi5 surt\t cette dc\v]te fut va9e1 puisque lo9 de gurir cette maladie *ez ceux qui en tai5t dj affects1 elle n'a pu l'emp*] de gagn] l'imm5se f\le des pe9tres4 ,auj\rd'hui1 si v\s v\s prom5ez trav]s les ,salons des pays un peu arrirs ou les collections p>ticulires de nos amateurs1 v\s en v]rez les traces1 non seulem5t *ez les quasi-impressionni/es1 comme ,m4 ,besn>d1 mais *ez les travailleurs les plus assagis1 comme ,m4 ,h5ri ,m>t91 *ez ,duez1 dans son ,djeun] sur la t]rasse1 *ez les ,romantiques att>ds1 non seulem5t en ,france1 mais au del des ,alpes1 mais dans la scession d',autri*e1 mais en ,hongrie1 mais dans les tableaux qu'on fait ,*ri/iania ou ,/ockholm4 ,de plus1 ces ombres qui sont une c\leur1 sont-elles t\j\rs de la mme c\leur8 ,y a-t-il une c\leur d'ombre comme ,p]rault p5sait qu'il y avait une c\leur de temps8 ,non1 c> elles v>i5t au gr des objets lum9eux qu'elles reflt5t4 ,v\s tes dans une *ambre o le soleil qui dcl9e claire presque horizontalem5t et embrase d'un ton *aud t\t un co9 de la pice4 ,votre int]locuteur oppose au rayon lum9eux son pr(il1 de faon qu'une moiti de sa figure se tr\ve dans l'ombre4 ,analysez cette ombre1 v\s y dc\vrirez une f\le de tons que n'a pas la *air3 la c\leur de la tapiss]ie claire p> le soleil4 ,placez sur cette tapiss]ie un livre r\ge3 la j\e s'enflamm]a comme auprs d'un brasi]2 v]t1 elle devi5dra livide2 bleue1 et elle se te9dra d'une blan*eur trange4 ,dans les intrieurs d'app>tem5ts1 t\te surface rfl*issante s'impressionne de mme4 ,le m>bre de la table d'un coiffeur e/ v]t s\s le flacon de violette1 r\ge s\s le flacon de qu99e1 et blanc s\s le flacon d'eau de ,cologne4 ,en ple9 soleil1 s\s les arbres1 sur les eaux1 les reflets sont plus tyranniques encore4 ,l'aile des m\ettes qui se balanc5t sur les eaux bleues se te9t p>-dess\s des c\leurs qui se balanc5t au-dess\s d'elles4 ,il y a1 sur les bateaux qui font le s]vice des lacs en ,suisse1 un porte-voix de cuivre jaune qui se rec\rbe lgrem5t comme une h\lette au-dessus de l'eau bleue4 ,p> un *aud soleil1 qu& le lac e/ absolum5t bleu1 si l'on considre le dess\s de ce porte-voix1 on tr\ve qu'il e/ d'un v]t cri>d1 qu& le dessus e/ d'un jaune d'or3 c'e/ le reflet des vagues4--,une vive lumire peut te9dre la c\leur propre d'un objet et lui en donn] une autre4 ,le #i mai de l'anne #aijj1 les passants qui considrai5t la ,se9e et l'horizon d5tel de l',exposition v]s six heures et demie du soir1 de la place de la ,concorde1 n'ap]cevai5t qu'un br\ill>d lum9eux et l piqu de po9ts d'or4 ,dans la spl5deur du c\*ant t\te =me avait disp>u2 seulem5t le haut des deux mts de la porte monum5tale brillai5t droite comme des tor*es qui comm5c5t pr5dre feu4 ,de l'autre ct de la ,se9e1 deux dmes brillai5t d'un clat exactem5t p>eil3 l'un app>t5ait au palais de l',italie1 qui tait t\t dor1 l'autre celui des tats-,unis1 qui tait blanc avec de simples filets d'or1--et le soleil les confondait dans le mme clat4 ,enf91 au-dessus d'eux1 une clo*e d'or susp5due dans un campanile d'arg5t lui-mme1 s\t5u en l'air p> des =ces invisibles1 voil t\t ce qui re/ait de la t\r ,eiffel4444 ,a9si de la figure huma9e4 ,ds qu'elle e/ plonge dans un milieu compos de c\leurs clatantes et div]ses1 elle en reflte les clats et les div]sits4 ,mille silh\ettes sont =mes sur elle p> les ombres des bran*es1 p> les l5tilles de lumire3 telles des arabesques et des ramages sur un vtem5t4 ,si v\s reg>dez avec att5tion la petite ,paysanne assise de ,m4 ,piss>ro1 v\s ap]cevrez que si la silh\ette suivait les limites de la c\leur1 v\s p\rriez rduire son bras presque ri51 c> t\te une moiti n'en e/ que la cont9uation du ton de l'h]be4 ,et p>t\t le paysage l'envahit et la tat\e tel po9t qu'elle e/ prs de se diss\dre dans le v]t ambiant1 selon la =mule fameuse des ,dliquesc5ces3 ,ah6 v]te1 v]te1 combi5 v]te tait mon me ce j\r-l6 ,c'e/ de la pe9ture camlonne4 ,les objets pr5n5t les te9tes des milieux o ils sont plongs et1 p\r l'impressionni/e1 n\s sommes comme ces poissons qui *ang5t de c\leur selon les eaux qui les reoiv5t4 ,e/-ce l une vue plus fausse de la nature8 ,e/-il une c\leur immuable approprie une *ose8 ,e/-il un s5tim5t qui colore d'une faon indlbile une me8 ,le flot bleu1 en arrivant contre un rcif1 s'lve1 se brise et devi5t blanc3 c'e/ p\rtant la mme eau2444 l'angle d'une table noire1 t\* p> le j\r de la f5tre1 se s]tit de blanc bleutre3 c'e/ p\rtant le mme bois2444 un homme d'un esprit sceptique1 d'une volont inactive1 e/ saisi p> l'am\r ou p> la d\leur et devi5t un pote ou un aptre3 c'e/ p\rtant la mme me4444 ,que la mme sub/ance se colore suivant le milieu de faons diffr5tes et que *aque c\leur diffr5te de ce milieu agisse en mme temps sur elle de faon la p>tag]1 la b>iol]1 la tat\] si l'on veut1 selon les mille has>ds de l'ombre1 du rayon1 du reflet1 du nuage et de l'air1 voil qui n'e/ pas seulem5t une fantaisie impressionni/e dans l'art1 mais une vrit pr(onde la fois dans la nature et dans la vie4 ,mais ce n'e/ pas t\t4 ,les ta*es des reflets ne sp>5t pas seulem5t une mme figure en morceaux de diffr5tes c\leurs sur le mme plan1 comme une mosaque3 elles en creus5t aussi les surfaces planes1 et les sculpt5t en pr(ondeur comme des bas-reliefs4 ,elles v>i5t les plans de cette surface plane de telle sorte qu'elles en modifi5t compltem5t aux yeux la nature et la composition4 ,reg>dez ,la ,loge de ,m4 ,r5oir et v\s v]rez le pla/ron empes du lorgneur1 qui e/ app>emm5t d'une matire dure1 creus p> les ta*es d'ombre1 et rep\ss p> les reflets de lumire1 de faon prs5t] l'aspect d'un agglomrat de coton4 ,p>fois1 donc1 la lumire trompe absolum5t sur la nature de l'objet reprs5t4 ,p\r le recon/itu]1 il faut faire appel au s5s du t\*]4 ,il faut que la ma9 se porte sur l'objet et1 le palpant1 n\s r5de la notion que sa =me primitive subsi/e s\s les reflets contraires et les div]ses c\leurs4 ,ma9t5ant1 ces jeux de la lumire1 ces actions et ces ractions inf9ies des reflets1 comm5t les analys] avec assez de f9esse p\r les surpr5dre et les fix] avec assez d'clat p\r les ret5ir8 ,cette atmosphre lum9euse1 qui b\lev]se les =mes1 int]*ange les c\leurs1 p> quel moy5 subtil l'exprim]8 ,puisque ce n'e/ plus la figure qu'il s'agit de dlimit] dans l'espace1 ni les arbres dont il s'agit d'indiqu] l'ess5ce1 puisque c'e/ la lumire qui devi5t le pr9cipal p]sonnage du tableau1 comm5t pe9dre cette lumire qui remplace dornavant le sujet1 l'action1 la figure1 le c>actre1 et ptrissant son gr t\s les corps1 enveloppant t\s les plans1 reliant t\tes les silh\ettes1 fondant t\tes les c\leurs1 ,semble l'me de ,t\t qui va sur *aque *ose ,se pos] t\r t\r8444 ,c'e/ ici qu'int]vi5t l'ef=t le plus audacieux1 la tr\vaille la plus prcieuse de l',impressionnisme3 la division de la c\leur4 ,cette division1 beauc\p de colori/es l'avai5t indique4 ,ils avai5t dj morcel la t\*e4 ,v\s tr\v]ez la t\*e trs morcele avec les reflets trs papillotants *ez ,watteau1 dans l',emb>quem5t p\r ,cy?re4 ,elle e/ morcele aussi *ez ,*>d94 ,elle e/ balafre1 /rie1 et p>fois t\rbillonnante *ez ,turn]4 ,ta9e cite avec raison le ,caf ,turc de ,decamps et spcialem5t le mur de face1 gau*e1 p\r montr] que1 p\r les yeux de l'arti/e1 la ta*e e/ en m\vem5t1 c> il s'y fait des flageollem5ts1 des /ries4 ,m4 ,paul ,signac a p>faitem5t tabli1 dans son vig\reux plaidoy] en faveur des no-impressionni/es#h1 que le pe9tre du ,massacre de ,scio1 lui aussi1 se proccupa des moy5s d'aviv] la c\leur p> le morcellem5t de la t\*e4 ,mais si l'on obti5t a9si plus de m\vem5t et plus d'air dans la c\leur1 on n'en augm5te pas l'clat4 ,et1 cep5dant1 *acune des c\leurs dont on se s]t e/ d'un clat gal1 s9on suprieur l'clat de la c\leur correspondante dans la nature2 le v]t sur la palette e/ aussi t9celant que sur l'h]be4 ,p\rquoi donc1 une fois mlanges et passes sur la toile1 les c\leurs baiss5t-elles de ton8 ,mlanges1444 c'e/ qu'elles sont mlanges6 ,et1 app>emm5t1 c'e/ une inexorable loi de la pe9ture4 ,elles ne peuv5t pas ne pas l'tre4444 ,claude ,monet et ,piss>ro en tai5t l de leurs rflexions1 lorsqu'en #ahgj1 ils allr5t ,londres et y passr5t de longues j\rnes tudi] les ,matres anglais1 ,watts1 ,rossetti1 ,turn]4 ,en obs]vant que1 dans c]ta9s tableaux de ,turn] vus de prs1 les c\leurs app>aiss5t presque pures1 et que1 de lo91 cep5dant1 l'ensemble des t\*es composait une comb9aison h>monieuse1 les impressionni/es comprir5t p\rquoi ces tableaux avai5t un tel clat3 c'e/ que la c\leur y tait pose p> tons crus2 et p\rquoi ils avai5t1 malgr cette crudit1 une telle h>monie3 c'e/ qu'elle tait pose p> t\t petits fragm5ts ou p> lignes trs m9ces qui1 de lo91 n'app>aissai5t pas seuls1 mais se mlangeai5t p\r la vue avec les lignes vois9es4 ,le mlange n'avait pas eu lieu sur la palette1 ni mme sur la toile3 il avait lieu sur la rt9e du spectateur4 ,c'e/ ce qu'on appela le mlange optique4 ,de ce procd1 qui n'e/ po9t con/ant ni mme habituel *ez ,turn]1 mais qui s'y tr\ve suffisamm5t indiqu1 les impressionni/es dgagr5t et rapportr5t t\te une ?orie4 ,d'abord1 ils proscrivir5t de leur palette les c\leurs neutres et dj rompues comme les bruns1 ne g>dant que des c\leurs vives3 des jaunes1 des orangs1 des v]millons1 des laques1 des r\ges1 des violets1 des bleus1 des v]ts int5ses comme le vronse et l'm]aude4 ,rduits ces c\leurs clatantes qui se rappro*5t de celles du spectre solaire1 ils s'int]dir5t encore d'en t]nir l'clat p> des mlanges sur la palette4 ,enf91 dans leur d]nire volution ils *]*r5t vit] non seulem5t le mlange sur la palette et dans la brosse1 mais mme1 jusqu' un c]ta9 po9t1 le mlange sur la toile1 composant les tons1 le plus qu'ils p\vai5t1 p> petits fragm5ts purs1 les uns ct des autres4 ,p\r compos] un violet1 p> exemple1 la ?orie divisionni/e enseigne qu'il ne faut po9t pr5dre le violet sur la palette1 ni mme ml] sur la toile du r\ge et du bleu1 mais bi5 pos] une t\*e de r\ge1 puis une de bleu1 ct1 sans les ml]1 mais si prs l'une de l'autre1 qu' une c]ta9e di/ance l'il recompose le ton violet4 ,c'e/ l'application exacte de la ?orie enseigne en #ahef p> ,rusk9 et que ,m4 ,paul ,signac a rsume1 en #ahii1 en ces trois articles3 #ao ,palette compose uniquem5t de c\leurs pures se rappro*ant de celles du spectre solaire2 #bo ,mlange sur la palette et mlange optique2 #co ,t\*es en virgules ou balayes4 ,assurm5t1 ce programme1 en passant de la ?orie la pratique1 a subi bi5 des accommodem5ts4 ,ni ,claude ,monet1 ni mme ,m4 ,piss>ro ne l'ont absolum5t appliqu4 ,d'ailleurs1 ils n'avai5t jamais prt5du l'appliqu] et ce n'tait l qu'une sugge/ion p\r l'av5ir ou1 si l'on veut1 un idal4 ,mais si n\s reg>dons la ,vue de ,r\5 de ,m4 ,camille ,piss>ro ou l',arg5teuil de ,claude ,monet1 n\s v]rons qu'autant qu'une sugge/ion peut tre suivie1 celle-l le fut p> ces pe9tres1 et devant ces deux exemples1 les plus prv5us convi5dront qu'elle a conduit un admirable rsultat4 ,l'clat de ces eaux1 la vibration de cette lumire1 la palpitation de ces reflets1 la lgret de cette atmosphre f9e1 l'h>monie d\ce de ces tons dont *acun e/ viol5t1 t\t pr\ve que l',impressionnisme a apport ici une affirmation vraie4 ,la ,danseuse de ,m4 ,r5oir e/ une m]veille d'h>monie4 ,reg>dez1 au ,luxemb\rg1 les ,bords de la ,se9e de ,sisley1 les ,toits r\ges et la ,br\ette de ,m4 ,piss>ro1 la g>e ,sa9t ,laz>e et l',eglise de ,v!uil de ,monet1 qui sont de petits *efs-d'uvre1 v\s reconnatrez l les plus prcieuses dc\v]tes de l'art dans les secrets de la vie4 ,seulem5t1 la ?orie divisionni/e1 si elle tait applique p>t\t et dans t\te sa rigueur1 conduirait proscrire beauc\p des facilits de la pe9ture l'huile1 c> prcism5t ce qui di/+ue la pe9ture l'huile d'autres procds de coloration1 du pa/el p> exemple1 c'e/ le p\voir de mlang] les c\leurs1 et c'e/1 p\r p>l] comme ,delacroix1 l'inf]nale commodit de la brosse4 ,l'absolue division de la c\leur1 plus t>d dgnre en po9tillisme1 r5d le mti] de pe9tre extrmem5t difficile4 ,en va91 des arti/es d'un tal5t indniable et d'une r>e pntration d'esprit1 les ,seurat1 les ,signac1 les ,h4-,e4 ,cross *]*r5t ralli] les pe9tres la te*nique n\velle1 p\sse son extrme svrit4 ,ils *\r5t4 ,,*apitre ,,iii ,ses lacunes4 ,le cycle impressionni/e tant clos1 on peut le jug] ma9t5ant aussi clairem5t qu'on juge l'cole romantique ou celle de ,david4 ,tant que les jeunes s'en inspirr5t1 tant qu'ils y prir5t leur po9t de d"p1 le jugem5t dut tre susp5du4 ,c> on ne savait pas si1 p>mi ces jeunes1 il ne s'en tr\v]ait po9t qui f]ait sortir de l',impressionnisme quelque uvre plus complte et plus puissante que celles ralises jusque-l4 ,on n\s disait3 ,ne v\s pressez pas de conclure1 c> ce m\vem5t ne date que d'hi] et s'il n'a pas donn encore t\t ce qu'on en peut att5dre1 qui sait si ces t5tatives ne va pas succd] quelque *ef-d'uvre8 ,qui sait si le matre impressionni/e ne va pas p>atre8 ,mais1 auj\rd'hui1 on ne peut plus p>l] a9si4 ,c> voici plusieurs annes dj que les jeunes ont ab&onn la r\te de l',impressionnisme et bifurqu sur des *em9s qui les ramn5t t\t d\cem5t aux coles du pass4 ,on n\s disait3 ,dsormais la pe9ture s]a claire1 df9itivem5t db>rasse de la li?>ge1 du bitume1 du *ocolat1 du jus de *ique1 du graillon et du grat9#i4 ,dema9 les jeunes g5s ne v]ront la figure huma9e qu'enveloppe de soleil2 les ombres s]ont mises en fuite1 les murailles qui cons]v5t l'ombre r5v]ses1 les cl>ts triomphantes dans t\s les co9s et reco9s de la toile1 et l'tre huma91 mancip p> la pe9ture1 se ti5dra deb\t1 joyeux1 dans une aprs-midi qui n'aura pas de f94 ,att5dez1 et v\s allez voir arriv] la lumire4 ,n\s avons att5du1 et n\s avons vu arriv] ,m4 ,cottet4444 ,on n\s disait enf93 ,reg>dez s'labor] le paysage de l'av5ir4 ,il ne s]a qu'une h>monie en blanc majeur1 qu'un int]-*ange de lueurs entre les eaux1 les h]bes1 les feuilles1 les rayons et les fleurs4 ,et1 l1 il puis]a t\te sa posie4 ,plus d'effets mlodramatiques1 plus de ru9es savantes1 plus de fabriques1 plus d'arbres composant leurs silh\ettes comme des modles d'acadmie1 plus d'effet ?tral1 plus d'orages6 ,seulem5t le clair sceptre de midi roi des ts1 des maisons neuves avec du r\ge de tuile ou du noir d'ardoise1 trav]s les feuilles t5dres d'arbres sans prt5tions1 d'humbles lgumes1 des eaux sans cascades ni artifices1 de petites nues libres sans ar*itecture4 ,ayez confiance1 et v\s allez voir apport] dans nos salons des morceaux de nature clatants de lumire et de mod]nit4 ,n\s avons eu confiance1 et n\s avons vu apport] les ,t]res antiques de ,m4 ,mn>d4444 ,reg>dez le paysage de ,m4 ,mn>d1 qui se tr\ve prcism5t au ,luxemb\rg1 pas trs lo9 de la salle ,caillebotte4 ,non seulem5t ,claude ,lorra9 n'y e/ plus mpris1 mais les recettes du vieux clair-obscur y sont soigneusem5t remises en honneur4444 ,combi5 n'a-t-on pas raill jadis le procd qui consi/e oppos]1 dans un tableau1 le po9t le plus lum9eux son po9t le plus sombre p\r obt5ir un effet de contra/e1 ce procd sans cesse employ p> ,gu/ave ,dor dans ses gr&es plan*es8 ,or1 il se retr\ve exactem5t dans les deux paysages de ,m4 ,mn>d1 o des be/iaux bnvoles sont v5us mettre leur tte r\sse et sombre1 ju/e au po9t o le soleil d>dait son reflet le plus clair4 ,et p\rtant l'uvre de ,m4 ,mn>d n'en arrte pas mo9s t\s les reg>ds1 et n'en reti5t pas mo9s t\tes les p5ses4 ,p>eillem5t1 dans cette t\*ante ,nuit de la ,sa9t-,jean de ,m4 ,cottet1 o les membres d'une famille bretonne se sont gr\ps aut\r du feu commmoratif1 posant et l des pi]res p\r t5ir p>mi les vivants la place des enfants morts1 on obs]ve que le po9t le plus sombre s'oppose au c5tre lum9eux1 et nul n'en e/ sc&alis4 ,de mme dans l'admirable ,tr\peau de ,m4 ,dau*ez4 ,qu'on reg>de enf9 la ,procession de ,m4 ,simon3 ces ttes nues s\s la brise de m]1 ces traits =tem5t appuys dans la *air des visages1 ces oppositions tran*es d'ombre et de lumire1 ces arabesques de draps noirs sur les surplis blancs1 et que l'on dise ce qui re/e l des ?ories du ple9 air et des reflets1 de la proscription du brun et du noir8 ,et ce n'e/ pas une individualit ou deux qui ab&onn5t le s5ti] de l',impressionnisme3 c'e/ une f\le4 ,qu& on s'arrte devant les toiles de ,m4 ,jacques ,blan*e1 de ,m4 ,le ,sidan]1 de ,m4 ,morisset1 de ,m4 ,guign>d1 de ,m4 ,alb]t ,m\ll1 de ,m4 ,georges ,griveau1 de ,m4 ,g>rido1 de ,m4 ,feliu1 de ,mlle ,rd]/e91 de ,m4 ,s>lius1 il e/ difficile d'y voir cette pe9ture claire1 cet bl\issem5t de tons purs1 cette proscription des ocres et des bruns1 que les ?orici5s de l',impressionnisme ont t\j\rs donns comme les c>actri/iques de l'art n\veau#aj4 ,va9em5t *]*]ait-on ratta*] t\s ces tnbreux1 qui triomph5t en ce mom5t1 aux lum9i/es d'hi]4 ,ils en diffr5t du t\t au t\t4 ,on peut1 la vrit1 p>l] de leur commune motion et de leur semblable s9crit2 proclam] que les uns et les autres se livr5t un p>eil travail philosophique au c\rs duquel les cont+5ces s'lagu5t1 et qu'ils sont1 auj\rd'hui comme hi]1 les vocateurs savants des =ces en ex]cice2444 propositions qui s'appliqu5t d'autant mieux plusieurs coles qu'elles n'en df9iss5t aucune4 ,on peut1 en df9issant l',impressionnisme une pe9ture qui va v]s le phnomnisme1 v]s l'app>ition et la signification des *oses dans l'espace1 et qui veut faire t5ir la syn?se de ces *oses dans l'app>ition d'un mom5t#aa1 y ratta*] t\t tableau mod]ni/e1 comme1 d'ailleurs1 t\t tableau quelconque et1 en effet1 quel e/ le pe9tre qui ne se propose pas l'app>ition des *oses dans l'espace1 et quel moy5 p\rrait-il bi5 pr5dre de les montr] autrem5t que dans l'app>ition d'un mom5t8 ,mais ds qu'on quitte cette logoma*ie p\r prcis] les c>actres picturaux des jeunes de tal5t1 on e/ oblig de con/at] la raction qui s'e/ faite4 ,c> le ralisme tait l'abs5ce de composition1 et l',impressionnisme l'abs5ce d'effet p> les masses d'ombre4 ,or1 *ez t\s les jeunes arti/es que le succs accueille auj\rd'hui1 on con/ate nettem5t une composition v\lue et un p>ti pris d'ombres vid5t4 ,il y a huit annes1 dj1 cette raction tait ne p> ,m4 ,&r ,mi*el4 ,sa consci5cieuse obs]vation et son imp>tiale clairvoyance en relevai5t les premi]s symptmes#ab4 ,auj\rd'hui1 p]sonne ne p\rrait s'y tromp]3 l',impressionnisme app>ti5t bi5 au pass4 ,on peut donc1 sans inju/ice1 le comp>] t\tes les coles du pass4 ,or1 il faut bi5 l'av\]1 si n\s comp>ons les portraits que n\s ont laisss ses meilleurs matres avec ceux d',+res ou de ,m4 ,dagnan1 si n\s rappro*ons ses paysages1 dans leur ensemble1 des pages que n\s ont laisses les ,r\sseau1 les ,corot et les ,daubigny1 si ce m\vem5t qui dura tr5te ans1 c'e/--dire aussi longtemps que le m\vem5t romantique et qui fit beauc\p plus de bruit que l'cole de ,b>bizon1 n\s dem&ons l'quival5t de ce qu'ont produit l'un ou l'autre de ces gr\pes1 l'une ou l'autre de ces coles1 n\s ne le tr\v]ons pas4 ,ni ces portraiti/es n'ont immortalis1 ni ces paysagi/es n'ont exprim1 ni ces fantaisi/es n'ont conu1 quelque figure huma9e1 quelque aspect de nature1 quelque type d'humanit tel que le ,portrait de ,m4 ,b]t91 la ,danse des ,nymphes ou l',homme la ,h\e4 ,en sorte que v\loir comp>] l',impressionnisme aux gr&es poques de la pe9ture franaise1 l'oppos] ces coles1 le dress] contre leur enseignem5t1 comme l'ont fait la plup>t de ses pangyri/es1 ce s]ait t\t simplem5t conclure son avortem5t4 ,le matre impressionni/e n'a pas p>u4 ,c> cette rvolution1 si rvolution il y a1 fut faite p> beauc\p de pygmes et non p> un gant4 ,c'e/ la gr&e diffr5ce1 en ,art1 entre les rvolutions d'autrefois et celles d'auj\rd'hui4 ,autrefois1 ce qui tait la mode1 ce qui tait enc\rag p> la critique1 ce qui tait p> consqu5t le lot de la f\le des arti/es1 du tr\peau des suiveurs1 c'tait la r\t9e2 auj\rd'hui1 c'e/ l'innovation4 ,autrefois1 p> consqu5t1 il fallait1 p\r os] une r=me1 un arti/e vig\reux et puissant1 rompu t\tes les pratiques antrieures de son art4 ,le gt tant ess5tiellem5t ho/ile t\te r=me1 on n'osait po9t la t5t] aussi longtemps qu'on n'avait pas en ma9 t\s les lm5ts p\r la faire triomph]4 ,tant qu'on ne savait pas peu prs t\t ce que savai5t ses prdcesseurs1 on ne s'av5turait pas leur rompre en visire ni leur donn] des leons4 ,auj\rd'hui1 ri5 n'e/ plus facile4 tonn] les matres suffit faire p5s] qu'on e/ un matre soi-mme2 dire du mal de l',in/itut disp5se d'avoir du tal5t4 ,le gt tant aux innovations1 l'agitation et l'oscillem5t p]ptuel1 la presse dc]nant la matrise n'importe quel pseudo-novateur1 beauc\p innov5t qu& ils devrai5t copi] encore et enseign5t un mti] n\veau qu& ils agirai5t sagem5t en appr5ant l'anci54 ,il en rsulte p>fois des t5tatives curieuses1 intressantes p\r le progrs d'une te*nique1 mais po9t assez compltes p\r la ralisation d'une uvre et1 au b\t de quelques annes1 le m\vem5t avorte ou se p]d en exc5tricits1 p\r avoir t entrepris trop tt1 p> des bras trop faibles et dans un s5tim5t trop troit4 ,l',impressionnisme avait un s5tim5t trop troit4 ,il niait trop de vrits ess5tielles dans une uvre d'art et celle qu'il apportait1 si importante qu'elle ft1 n'tait pas suffisante p\r t5ir lieu de t\tes les autres4 ,ce qu'il affirmait c'tait la ncessit de la c\leur vive1 ce qu'il niait c'tait l'utilit de la ligne4 ,il la niait1 et il ne s]t de ri51 p\r le conte/]1 de prt5dre que ,m4 ,degas admire ,+res ou que ,m4 ,r5oir sait dess9] et qu'ils tai5t t\s deux capables de trac] une ligne impeccable2 t\te la "q e/ de savoir s'ils tai5t capables de donn] l'clat n\veau et le m\vem5t imprvu de leurs c\leurs t\t en cons]vant leurs lignes4 ,il e/ vid5t que les impressionni/es p\vai5t d'une "p dess9] trs correctem5t et d'autre "p obt5ir des vibrations de c\leurs inacc\tumes4 ,mais la "q e/ de savoir s'ils p\vai5t la fois donn] ces vibrations et cons]v] cette ligne1 pr(it] de leurs re*]*es et ne ri5 p]dre de leur acquis1 appliqu] leurs ?ories sans dtruire un enseignem5t ess5tiel et1 en un mot1 sup]pos] leurs progrs t\s les progrs que la pe9ture avait faits avant eux4 ,or les exemples de la salle ,caillebotte rpond5t assez clairem5t cette "q3 ils ne le p\vai5t pas4 ,ils n'ont pu ralis] leurs vibrations de c\leurs qu'en sacrifiant la ligne2 ils n'ont pu montr] les reflets sur les figures qu'en dtruisant la silh\ette des figures2 ils n'ont pu pe9dre l'atmosphre qui enveloppe1 qu'en dnaturant la sub/ance qui e/ enveloppe et1 en un mot1 faire *ant] la c\leur qu'en faisant taire le dess94 ,dans la plup>t des tableaux impressionni/es1 il n'y en a plus et1 si ce dfaut e/ mo9s s5sible ou plus excusable qu& il s'agit d'un paysage1 surt\t des paysages amorphes des environs de ,p>is o nulle montagne ne donne un intressant pr(il1 il n'en va pas de mme avec la pe9ture de figure et surt\t avec le portrait4 ,le b du portrait e/ de n\s montr] ce qu'un tre huma9 a de plus p]sonnel1 de plus intime1 de plus lui4 ,en le peignant en ple9 air1 s\s bois1 tat\ p> l'ombre des bran*es1 b>iol p> les reflets1 l'impressionni/e n\s montre ce qu'il a de plus sup]ficiel1 de plus influ5c p> son milieu1 de plus autre4 ,le b du portraiti/e e/ d'ab/raire le modle de son milieu1 af9 de montr] en quoi il diffre de son milieu4 ,la ?se impressionni/e oblige le replong] au contraire dans ce milieu comme dans un ba9 multicolore1 p>pill] son me p>mi les mes div]ses des *oses1 t\ff] sa voix s\s le murmure des tres1 clips] son reg>d p> le rayonnem5t des fleurs1 en un mot le faire s'van\ir dans le gr& ,t\t4 ,l'homme n'e/ plus que le produit du milieu o on l'a mis et du mom5t o on l'obs]ve4 ,aussi ne tr\ve-t-on gure de bons portraits dans t\te l'cole impressionni/e1 et p>mi eux1 il n'en e/ pas un qui puisse tre comp>1 je ne dis pas ceux d',+res ou de ,reynolds1 mais t\t simplem5t ceux de ,m4 ,dagnan ou de ,m4 ,b5jam9-,con/ant4 ,la facture en e/ uni=me4 ,c'tait un axiome autrefois *ez les arti/es que *aque objet diffr5t devait tre pe9t d'une faon diffr5te1 qu'une maison1 p> exemple1 devait se di/+u] p> sa facture d'un arbre et un m\ton d'une pice d'eau ou d'une locomotive2 qu'il n'y avait pas seulem5t un ton local1 mais que la facture mme devait v>i] selon l'objet qu'elle tait c5se ralis]4 ,on n'appliquait pas la c\leur p\r figur] un mur comme p\r figur] des feuilles d'arbre ni p\r un visage comme p\r un p>quet de bois4 ,la matire reprs5tante devait v>i] comme la matire reprs5te4 ,la t\*e tait pose plat ou en virgule1 ou plus s*e ou plus humide1 p> longues tranes ou p> po9ts1 p> raies v]ticales ou p> traits horizontaux ou en c\ps de sabre1 en b&]oles1 ou bi5 blaireaute en f\r*ette1 ou encore appuye comme une pression sur un b\ton lectrique1 ou lgre comme des passes magntiques1 selon qu'il s'agissait de signifi] la ronde bosse d'un ro*] ou la plate paisseur d'une muraille1 ou l'*evellem5t d'un arbre dans le v5t4 ,l',impressionnisme a *ang t\t cela4 ,son pr9cipe tant de pe9dre l'enveloppe lum9euse des objets plutt que les objets mmes1 il a t\t fait vibr] dans un gal sc9tillem5t4 ,dans ses uvres les plus fameuses1 t\t e/ pe9t de la mme manire4 ,une locomotive p>at floconneuse comme un nuage2 une maison frissonnante comme un arbre et un bonhomme ti5t la fois du nuage et de la maison4 ,une t\*e p>t\t gale1 que l'objet soit liquide1 solide ou ari51 le calfeutre d'une sorte de ouate colore4 ,fatal la figure1 le s5tim5t impressionni/e e/-il favorable au paysage8 ,oui1 sans d\te1 mais non t\s les paysages1 ni dans t\s les mom5ts4 ,ce que l',impressionnisme r5d m]veilleusem5t1 c'e/ le ple9 soleil1 c'e/ l'heure o t\t ce qui vit danse dans la lumire1 o1 voyant t\t1 l'on voit mal4 ,c'e/ l'accablem5t de la *aleur1 c'e/ midi1 l'heure de la sie/e et des bras lasss p> le travail4 ,c'e/ de t\tes les heures du j\r celle que le rural connat le mo9s4 ,c> c'e/ celle o il repose4 ,mais en mme temps c'e/ l'heure que l'arti/e citad9 connat le mieux et qui reprs5te p\r lui l'in/ant typique de la ,nature4 ,il e/ p>ti de ,p>is p> le tra9 du mat91 il y r5tr]a p> le tra9 du soir1 il ne voit la campagne qu'en ple9 midi4 ,il a un bl\issem5t4 ,l'impressionni/e mieux qu'aucun autre lui pe9t cet bl\issem5t1 il le retr\v]a rue ,lepeleti]4 ,il e/ gris1 enivr comme les hros de ,maupassant dans sa ,p>tie de campagne4 ,cela1 l'impressionni/e le montre bi54 ,dans sa toile1 le citad9 d*an p>mi les moissons a des visions extraord9aires4 ,le pr9temps ouvre sa gu+uette444 ,le b\rdon aux excs encl91 ,entre en *iffonnant sa *emise2444 ,un illet e/ un v]re ple91 ,un lys e/ une nappe mise1 ,la m\*e boit le v]millon ,et l'or dans les fleurs demi-closes1 ,et l'ivrogne e/ le papillon1 ,et les cab>ets sont les roses4 ,ces impressions sup]ficielles1 ces ,bucoliques de banlieue1 l'impressionni/e les *ante comme ,victor ,hugo lui-mme4 ,quant aux impressions de nature longuem5t ress5ties1 comme la ress5t5t ceux qui viv5t sur la montagne ou s\s la =t1 quant aux s\v5irs qui s'enfonc5t au plus pr(ond de notre tre1 ce n'e/ plus ,claude ,monet ou ,victor ,hugo qui sont capables de les r5dre3 c'e/ ,lam>t9e1 c'e/ mme ,laprade ou ,brizeux4 ,et si n\s les v\lons retr\v] en pe9ture1 quittons la salle ,caillebotte1 quittons le ,luxemb\rg et montons au d]ni] tage du ,l\vre1 revoir les ,corot1 les ,r\sseau et les ,daubigny de la collection ,?omy-,?i]ry4 ,incapable de dgag] le c>actre de la figure huma9e1 capable seulem5t de dgag] l'app>5ce de la nature dans une seule rgion une seule heure et trs sup]ficiellem5t1 l',impressionnisme p\vait produire1 a et l1 quelques excell5tes uvres1 comme les ,toits r\ges ou l'glise de ,v!uil1 mais il tait1 si on le comp>e aux gr&es coles d'art1 de/9 un avortem5t4 ,,*apitre ,,iv ,son erreur4 ,et p\rquoi a-t-il avort8 ,p\rquoi a-t-il affi* un s5tim5t d'art si troit1 et l'ensemble de ses ngations inutiles a-t-il de beauc\p dpass son affirmation ncessaire8--,c'e/ p>ce qu'il portait en lui1 avec des g]mes de vie1 un g]me de mort1 une c]ta9e humeur fatale t\s ceux qui en fur5t affligs1 commune beauc\p d'coles contempora9es1 et qu'il faut dnonc] comme la pire des maladies de notre temps3 la re*]*e de l'orig9alit4 ,*]*] l'orig9alit e/ un mal qui1 s'il ne date pas d'hi]1 date du mo9s des temps mod]nes4 ,les anci5s arti/es l'ont peu connu4 ,on cite bi5 ,grco qui1 exaspr d'ent5dre dire qu'il imitait le ,titi51 *]*a dans des procds un peu semblables aux procds impressionni/es une phmre orig9alit4 ,mais ,grco fut une exception4 ,ce que l'arti/e anci5 *]*ait d'ord9aire1 c'tait l'ass5tim5t de ses pairs et l'applaudissem5t des honntes g5s en cont9uant ses matres1 en dveloppant quelque ct de leur manire1 sans qu'on vt t\t de suite la transition et en les trans=mant sans bruit4 ,il *]*ait non l'orig9alit1 mais la puissance4 ,il ne niait ri5 de ce qu'on tr\vait ncessaire avant lui1 mais il y aj\tait quelque *ose qui lui semblait utile4 ,*]*] l'orig9alit1 c'e/ le signe vid5t qu'on veut s'c>t] de sa voie naturelle1 de soi-mme1 de son orig9e1 bref1 de t\t ce qu'on peut avoir d'orig9alit4 ,si l'on a en soi quelque orig9alit1 p>mi t\tes ses qualits natives1 c'e/ en les dveloppant t\tes qu'on peut la faire app>atre1 mais ce n'e/ jamais en comm5ant p> supprim] l'emploi des autres4 ,ce n'e/ donc pas en supprimant les qualits reconnues comme ncessaires dans une uvre d'art3 la composition1 le dess91 le ct sub/antiel des *oses1 qu'on ralis]a l'orig9alit de la c\leur4 ,c'e/ en les g>dant t\tes1 en les cultivant soigneusem5t1 qu'clat]a1 p>mi elles1 celle qui e/ de/9e les faire oubli]1 presque l'insu de l'arti/e qui n'a *]* ri5 autre *ose que la puissance4 ,p\r tre elle-mme1 l'orig9alit doit tre non pas v\lue1 mais subie4 ,considrons1 p> exemple1 les deux matres dont se rclam5t p>fois les impressionni/es3 ,turn] et ,watteau4 ,c]tes1 t\s les deux fur5t des novateurs et fir5t de plus gr&es rvolutions dans l'art que les mod]ni/es ne peuv5t se flatt] d'en avoir mme indiqu4 ,comme l'a dit ,ham]ton3 ,la critique du ,,xviiie sicle et t incapable d'imag9] un ,turn]4 ,d'autre "p1 qu& on se rappelle que ,watteau1 ce reprs5tant prsum du ,,xviiie sicle1 fit son ducation en ralit au ,,xviie1 qu'il m\rut l'anne o naquit ,mme de ,pompad\r1 qu'il n'eut p\r modles que ,le ,brun et ,mign>d1 ,p\ss9 et ,le ,sueur1 on mesure assez le pas gant qu'il fit faire l'art p\r l'am5] des tri/es bords du ,tibre o languissait le ,p\ss9 jusqu'au p>c jaseur et rieur o s'en vont rvant masques et b]gamasques4 ,or1 ces deux gr&s novateurs sur5t pe9e qu'ils innovai5t4 ,en t\t cas1 ils ne le proclamr5t po9t3 ils s'en s]ai5t df5dus plutt1 et telle tait leur dfr5ce env]s les matres et leur peu de sc&ale que t\s deux fur5t lus1 =t jeunes1 membres l'un de l',acadmie royale de ,france1 l'autre de l',acadmie royale d',anglet]re1 sans mme l'avoir sollicit4 tait-ce un rvolutionnaire1 un contempteur des matres anci5s1 ce ,turn] qui1 con/amm5t hant p> le s\v5ir de ,claude1 dess9ait un ,lib] ,/udiorum p\r tre comp> au ,lib] ,v]itatis de son prdcesseur et qui mrita que ,p4 ,g4 ,ham]ton crivt de lui3 ,jamais arti/e n'a tudi ses prdcesseurs avec autant d'assiduit p\r montr] autant d'indp5dance dans la suite8 tait-ce un *]*eur d'orig9alit que ,watteau8 ,au tmoignage de ,caylus1 il copiait et tudiait avec avidit les plus beaux ouvrages du matre d',anv]s2 il c\tait les conseils de matres comme ,mtay]1 comme ,gillot1 comme ,claude ,audran1 pe9tre et conci]ge1 plus conci]ge que pe9tre3 il dem&ait1 en grce1 aux membres de l',acadmie les moy5s d'all] tudi] ,rome4 ,prt5dait-il dtruire les rgles tablies1 cet esprit timide et inquiet qui avait t\j\rs1 dis5t ses biographes1 le dgt de ses propres ouvrages et tr\vait t\j\rs qu'ils tai5t pays beauc\p plus qu'ils ne valai5t8 ce cli5t qui donnait son coiffeur deux tableaux p\r une p]ruque et craignait encore1 en consci5ce1 que ce ne ft pas assez8 ,t\s les deux1 enf91 ,turn] et ,watteau1 ressemblai5t-ils aux bruyants rvolutionnaires mod]ni/es1 eux qui1 aussi jal\x de ca*] leur p]sonne que de p]fectionn] leur art1 *angeai5t con/amm5t de logem5t p\r *app] aux curiosits indiscrtes1 qui1 p5dant t\t le c\rs de leur vie1 tai5t hants p> les modles laisss p> les matres1 t\s deux impati5ts1 inquiets1 d\tant de leur mrite et ne s\ffrant gure qu'on attaqut celui de leurs prdcesseurs1 t\s deux m\rant isols1 non comme des *efs d'cole1 mais bi5 comme de vritables orig9aux1 gr&s inconsci5ts qu'ils tai5t3 l'un dplorant qu'on et si mal sculpt le crucifix que le prtre lui donnait embrass]1 l'autre t\rnant1 dans la mans>de de ,*elsea1 ses d]ni]s reg>ds v]s les d]ni]s rayons du c\*ant en murmurant3 ,le soleil e/ ,dieu6 ,tel fut ,watteau1 tel fut ,turn]1 ces gau*es con/ructeurs d'ombres *>mantes1 ces inconsci5ts casseurs de vitres et ces prodigieux appelants de rve4 ,l',emb>quem5t p\r ,cy?re tait bi5 le d"p p\r une t]re n\velle d'art et de posie4 ,les ,funrailles en m] du pe9tre ,wilkie tai5t bi5 l'ensevelissem5t de t\te une pe9ture vieillie et d'un idal mort4 ,mais ceux qui fir5t ces rvolutions ne se d\tai5t pas qu'ils les faisai5t4 ,ils croyai5t de bonne foi suivre la gr&e r\te qu& ils frayai5t des tr\es n\velles4 ,ils ne croyai5t qu'agr&ir un anci5 doma9e qu& ils dc\vrai5t des mondes4444 ,leur exemple e/ un enseignem5t4 ,la contre-preuve qui n\s e/ f\rnie p> les mod]ni/es le confirme4 ,c'e/ que1 *ez les jeunes1 le mpris e/ un mauvais vhicule1 non seulem5t p\r t\t tal5t1 mais p\r t\t progrs8 ,une r=me1 qui se prs5te avec plus de ngation que d'affirmation1 n'e/ qu'une ombre de r=me4 ,les vrais rvolutionnaires sont ceux qui r5\vell5t les =mes d',art p> l5te sub/itution1 la faon de la vie1 et non p> suppression rapide1 la faon de la mort4 ,les rvolutions htives sont les rvolutions phmres4 ,le *ampignon modifie vite l'aspect d'un s\s-bois1 mais il ne le modifie qu'un j\r1 et le *ne qui1 p5dant ce temps1 p\sse l5tem5t dans la nuit ses rac9es invisibles1 trans=m]a l'aspect de la =t et s]a1 dans des sicles1 p\r les ailes des oiseaux et p\r les yeux des hommes1 un lieu de repos1 de rafra*issem5t et de paix4 ,quant l'affirmation que1 p>mi tant de ngations1 n\s apporta l',impressionnisme3 l'affirmation des droits de la c\leur1 elle re/]a sans d\te l'actif des dc\v]tes de l'art4 ,d'abord1 l'importance des lumires refltes1 ensuite la vive coloration des ombres1 enf9 et surt\t la division du ton1 si elles ne sont pas t\t dans l'art de pe9dre1 sont cep5dant de cet art une p>tie assez importante p\r qu'on soit reconnaissant l'cole qui les a le mieux indiques4 ,prcism5t p>ce que les uvres impressionni/es manqu5t des autres qualits qui font la bonne pe9ture1 on voit ces qualits p>ticulires y ressortir avec plus de crudit et une cl>t plus favorable l'enseignem5t4 ,c'e/ a9si qu'un cor*1 p> exemple1 prcism5t p>ce qu'il ne *]*e pas r5dre t\t le *>me et t\te la beaut du corps huma91 n\s fait compr5dre le jeu des muscles beauc\p mieux qu'une complte acadmie4 ,qu& les amateurs1 auj\rd'hui imbus d'ides mod]ni/es1 se lass]ont de voir dans leurs salons ces curiosits de palettes1 elles n'iront po9t1 du mo9s1 comme les mauvais tableaux1 au gr5i]4 ,elles s'arrt]ont dans les ateli]s des pe9tres1 qui les susp5dront avec honneur entre les tableaux des complm5taires de ,*evreul et les cor*s de ,b&9elli4 ,l1 ces *oses s]ont leur place et r5dront des s]vices4 ,n d'un srieux ef=t1 d des causes pr(ondes1 assez =tem5t ralis p\r avoir beauc\p appris1 mme ceux qui s'en df5d5t le plus1 l',impressionnisme e/ une dc\v]te3 ce n'e/ pas une pe9ture4 ,,troisi,,me ,,p>tie ,,le ,v,,tem5t ,,mod]ne ,,dans ,,la ,,/atuaire ,,le ,v,,tem5t ,,mod]ne ,,dans ,,la ,,/atuaire ,qu& les premi]s *rti5s db>quai5t p\r la premire fois dans les villes de la civilisation paenne1 ils demeurai5t /upfaits du nombre des /atues qu'ils y voyai5t4 ,les hros1 les anctres1 les dieux1 le monde antique t\t enti]1 tai5t l1 dresss1 en bronze ou en m>bre1 en app>5ce inde/ructibles4 ,et les pieux missionnaires n'tai5t pas lo9 de croire que1 dans *acune de ces /atues1 il y avait un dmon4 ,c'e/1 auj\rd'hui1 un s5tim5t semblable de /upeur qui saisit le rural qu& il entre dans nos villes ou lorsque1 errant sur le balcon du gr& hall des ,*amps-lyses1 il jette un reg>d sur cette f\le de m>bre4 ,depuis le temps de ,lysippe1 on n'avait jamais tant vu de /atues emb>rass] les places publiques4 ,jamais n'avait pass sur ce pays un tel s\ffle commmoratif4 ,plus de c5t qu9ze /atues fur5t riges en ,france de #ahgj #ahhe4 ,un idal inexpliqu d'hommages coteux et d'inaugurations rp>atrices hante les ateli]s de ,montr\ge ou de ,montm>tre4 ,une fatale mulation les ti5t de ne pas laiss] dans ,p>is un squ>e1 une place1 un c>ref\r1 un rond-po9t1 un refuge inoccup4 ,la sculpture a horreur du vide4 ,devant qu'une rue soit p]ce ou un squ>e plant1 un monum5t s'y de/9e et l'on sait dj quel hros y s]a honor1 qu& on ignore si les maisons auront des locataires4 ,les espaces actuellem5t ouv]ts sont insuffisants4 ,on a mis des gr&s hommes p>t\t3 on a ins9u des acteurs jusque dans des squ>es suburba9s1 des encyclopdi/es jusque p>mi des bureaux d'omnibus1 des r=mateurs sociaux jusqu' la porte des hippo-palaces et sur les b\lev>ds extrieurs4 ,t\te place tant occupe1 mais la patrie se rsignant de mo9s en mo9s ne po9t honor] ses gr&s hommes1 on les juxtapose comme dans une revue4 ,au c>ref\r de l',obs]vatoire1 un explorateur dispute la place au m>*al ,ney et l'horizon aux ,quatre p>ties du monde4 ,la longue p]spective de la fonta9e du ,luxemb\rg e/ close4 ,l'uvre de ,m4 ,pue* (fusque celle de ,c>peaux4 ,il y a saturation4 ,et cep5dant1 *aque ,salon1 des files n\velles de gr&s hommes rangs s\s le vitrage att5d5t1 dans les limbes du pltre1 le mom5t d'entr]1 leur t\r1 dans l'immortalit4 ,en mme temps que ce phnomne1 si favorable au sculpteur1 il s'en produit un autre1 qui lui e/ =t contraire4 ,si jamais on n'leva tant de /atues des contempora9s1 jamais non plus les contempora9s ne se vtir5t d'une faon si peu /atuaire4 ,le vtem5t mod]ne1 depuis ,h5ri ,,iv1 mais surt\t depuis un sicle1 e/ ce que l'hi/oire n\s (fre de plus impropre figur] dans une uvre de pla/ique4 ,le naf rural1 qui se promne dans nos cits1 n'e/ pas mo9s indign que le premi] *rti5 db>quant dans la cit antique4 ,si ce ne sont pas de faux dieux qui se dress5t devant lui1 ce sont du mo9s de faux hommes1 et il a pe9e se p]suad] que des g5s si laids ai5t pu tre si gr&s4 ,il y a dsaccord absolu entre la prt5tion que n\s avons d'honor] nos hros et les moy5s que leur aspect extrieur n\s en f\rnit4 ,le problme du vtem5t contempora9 dans la /atuaire e/ donc pos p> les faits4 ,,*apitre ,i ,p\rquoi les sculpteurs ont t5t de reprs5t] le vtem5t mod]ne4 ,sans d\te1 il y a longtemps qu'on a s5ti ce dsaccord4 ,mais on le rsolvait jadis en sacrifiant h>dim5t un des t]mes du problme4 ,on sacrifiait le vtem5t4 ,on osait habill] d'une toge ou ne pas habill] du t\t les hros4 ,l'habit de nature1 c'e/ la peau1 disait ,did]ot1 plus on s'loigne de ce vtem5t1 plus on p*e contre le gt4 ,canova1 ,?orwalds5 et leurs successeurs l'avai5t tabli en pr9cipe4 ,de mme1 qu& ,rude sculptait1 au flanc de l',arc de ,triomphe1 son hroque ,d"p1 il dp\illait le feutre emplum1 l'habit la franaise1 t\te la dfroque de #agib1 et ne ret5ait des combattants que la passion qui les inspirait4 ,et c'tait excell5t4 ,mais1 si fconde que soit une tradition d'art1 ds l'in/ant qu'elle e/ applique dans sa lettre et non dans son esprit p> une f\le de mdiocres lves1 elle devi5t insupportable aux esprits indp5dants et insuffisante aux dlicats4 ,tel fut le sort du nu et du drap4 ,les innombrables effigies funraires de ,?orwalds5 en donnr5t le dgt4 ,on *]*a un r5\vellem5t dans la silh\ette sculpturale du contempora94 ,on se dem&a si le nu tait bi5 une loi 9luctable1--et si d'ailleurs il y avait en art des lois que des novateurs h>dis ne puss5t enfre9dre ou t\rn]4 ,on *]*a1 de droite et de gau*e1 des exemples4 ,on rem>qua que le ,mose n'tait po9t selon le canon de ,polyclte1 que le ,coleone portait un autre co/ume que la toge et que les figures en?\sia/es de ,rude ne respectai5t po9t les pr9cipes que ,less+ avait cru dc\vrir dans le ,laocoon4 ,en mme temps on montrait les ,holl&ais tirant un p>ti m]veilleux de leurs sombres vtem5ts noirs4 ,on citait ,*>d9 pntrant d'une posie d'intimit les plus humbles reco9s et outils de la vie familire4 ,dans t\tes les rgions de l'art1 on ap]cevait que de prt5dues lois n'tai5t que des conv5tions4 ,on avait cru ces lois de l'art absolues4 ,or1 elles ne l'tai5t pas4 ,donc1 il n'y avait pas de lois absolues en art4 ,c'tait une conclusion prcipite4 ,autant et valu dire3 on a cru que tel corps tait simple2 or1 on a dc\v]t qu'il tait compos2 donc1 il n'y a pas de corps simple4 ,mais elle rpondait si bi5 au beso9 de raction contre le pdantisme de l'cole qu'on l'adopta d'en?\siasme et qu'on somma les arti/es de s'y ralli]4 ,croyez-v\s1 crivait ,plan*e1 que si ,rub5s et ,van ,dyck rev5ai5t1 ils ne saurai5t pas tir] p>ti du co/ume franais en #ahca8 ,n\s r5voyons ceux qui en d\t]ai5t t\s les portraits p>lem5taires de ,lawr5ce que n\s connaissons p> les gravures de ,reynolds1 ,c\s9s et ,maile4 ,l'art1 quoi qu'on en dise1 tr\ve se log] p>t\t1 t\t lui obx1 t\t lui cde qu& il comm&e imprieusem5t#ac4 ,et ,plan*e avait raison1 s'il v\lait dire que jamais un co/ume svre1 noir1 mono*rome1 n'a t rejet p> un gr& arti/e comme ine/htique1 mais il s'avanait beauc\p s'il en tirait argum5t p\r le co/ume mod]ne4 ,c> ce n'e/ po9t la c\leur mono*rome qui e/ ine/htique dans notre vtem5t3 c'e/ la ligne gomtrique4 ,ds qu'on ne s'en ti5t pas aux analogies sup]ficielles et qu'on *]*e s]r] de prs la "q1 en s\mettant *aque t]me une att5tive preuve1 on s'ap]oit que les prt5dues drogations cette loi n'en sont po9t et que *acune1 au contraire1 de celles signales p> la critique mod]ni/e confirme la vieille op9ion des arti/es ou1--p\r p>l] plus simplem5t1--s'accorde avec leur in/9ct4 ,delacroix1 qui avait pratiquem5t t\t entrepris et qui1 ?oriquem5t1 passait sa vie creus] ces problmes1 le dit en t]mes plus =ts qu'aucun classique n'en a jamais employ3 ,il y a des lignes qui sont des mon/res1 et il aj\te lesquelles3 la droite1 la s]p5t9e rgulire1 surt\t deux p>allles4 ,qu& l'homme les tablit1 les lm5ts les rong5t4 ,les m\sses1 les accid5ts romp5t les lignes droites de ses monum5ts4 ,*ez les anci5s1 les lignes rig\reuses corriges p> la ma9 de l'ouvri]4 ,comp>] des arcs antiques avec ceux de ,p]ci] et ,fonta9e4444 ,jamais de p>allles dans la nature1 soit droites1 soit c\rbes#ad4 ,et ces lignes1 qui sont des mon/res1 ne le sont cep5dant po9t en pe9ture au mme degr qu'en sculpture4 ,c>1 dans l'une1 elles sont dissimules p> l'ombre ou p> la c\leur et1 dans l'autre1 elles app>aiss5t dans t\te leur beaut ou dans t\te leur laideur4 ,le *apeau dit haut de =me1 p> exemple1 n'a jamais t un bi5 agrable accessoire p\r les pe9tres et l'on ne peut gure cit] que ,delacroix dans sa ,lib]t1 ,j\rne du #bh juillet #ahcj1 ou ,goya dans quelques portraits qui en ai5t fait tat4 ,p>t\t o un gr& arti/e a tir un p>ti satisfaisant du haut de =me3 le ,portrait du gr& bt>d de ,b\rgogne1 de ,rog] ,van d] ,weyd51 le ,mdec9 ou le ,*>latan de ,/e51 le ,portrait de ,m4 ,leblanc1 d',+res1 on tr\ve que les lignes de la coiffe nullem5t p>allles n'(fr5t plus du t\t l'aspect gomtrique pur du *apeau actuel4 ,encore e/-il beauc\p mo9s incommode mani] p\r le pe9tre que p\r le sculpteur4 ,le pe9tre peut le mettre dans l'ombre1 il peut projet] sur lui des reflets qui en v>i5t la silh\ette1 dploy] son pr(it t\tes les magies de la c\leur4 ,en t\t tat de cause1 comme il ne le montre que sur un plan1 il peut tordre ses lignes dans le sursaut des racc\rcis4 ,a9si l'a fait ,delacroix4 ,le sculpteur1 lui1 e/ t5u de le pr5dre tel qu'il e/ et de l'introduire dans son monum5t tel qu'il sort de *ez le *apeli]4 ,il ne peut ni le color]1 ni le dissimul]1 ni le montr] s\s un seul angle4 ,en t\rnant aut\r du monum5t1 le spectateur dc\vrira t\j\rs le po9t o sa =me la plus f*euse app>at4 ,p> consqu5t tel eng9 ine/htique peut tre int]prt p> le pe9tre1 sans qu'on puisse en tir] le mo9dre argum5t p\r le sculpteur4 ,cette diffr5ce ess5tielle n'a pas arrt les ?orici5s4 ,t5ant p\r tabli comme ,guyau que l'utilit con/itue t\j\rs comme telle une c]ta9e beaut et que t\t ce qui e/ rel et vivant peut1 dans c]ta9es conditions1 dev5ir beau1--ils en sont v5us proclam] l'galit devant l',art de t\tes les =mes naturelles4 ,le corps ft-il mo9s =t et mo9s beau que celui des a?ltes de ,polyclte ou des gants *>nus de ,rub5s1 dcl>e le philosophe1 la tte aurait acquis une beaut suprieure4 ,n'e/-ce donc ri51 mme au po9t de vue pla/ique1 qu'un front s\s lequel on s5t la p5se vivre1 des yeux o clate une me8 ,mme dans le corps enti]1 l'intellig5ce peut f9ir p> imprim] sa m>que4 ,mo9s bi5 quilibr peut-tre p\r la lutte ou la c\rse1 un corps fait en quelque sorte p\r p5s] possd]ait encore une beaut lui4 ,la beaut doit s'intellectualis] p\r a9si dire#ae4 ,ce sont l des affirmations que ri51 ni dans l'hi/oire de l'art anci51 ni surt\t dans les t5tatives de l'art mod]ne1 aucun degr1 ne vi5t vrifi]4 ,il e/ impossible d'en tr\v] un seul exemple qui rsi/e l'exam54 ,quelle beaut un c]veau p5sant peut-il bi5 imprim] dans un corps djet8 ,voil ce que jamais aucun philosophe n'a pu n\s dire et que jamais aucun arti/e ne n\s a fait voir4444 ,une beaut p]ceptible notre me1 une =ce accessible notre intellig5ce1 oh6 sans d\te6 ,n\s le voyons assez1 et les arts qui s'adress5t directem5t notre ent5dem5t1 comme la posie1 comme le drame1 p\rront n\s rvl] cette =ce dans un corps contrefait4 ,au ?tre1 l'oreille ent5d les p>oles qui n\s rvl5t la gr&eur de l'me loge dans une enveloppe dbile4 ,l'hi/oire ou le roman peuv5t ent\r] l'avorton de tels prodiges que n\s en v5ions l'admir]4 ,mais le sculpteur1 ne p\vant ni n\s p>l] comme l'hi/ori51 ni n\s faire voir une suite d'actions comme l'auteur dramatique1 ne s'adressant qu' nos yeux1 ne peut r5dre tmoignage que de l'espce de gr&eur et de beaut que p]oiv5t les yeux4 ,c'e/ l'hi/ori5 qu'il app>ti5t de n\s montr] le pre/ige d'un sa9t ,paul petit1 laid1 maladif1 *assieux4 ,c'e/ du pote que n\s att5dons la beaut d'un *imi/e luttant contre la mort et lui arra*ant1 en mme temps que son secret1 la vie de plusieurs millions d'tres huma9s4 ,p\r le sculpteur1 il ne peut n\s montr] sa9t ,paul a?lte de la foi qu'en lui donnant des muscles d'a?lte4 ,il ne peut n\s figur] le *imi/e t]rassant la mort qu'en le d\ant d'une assez =te musculature p\r triomph] de ce prodigieux ennemi4 ,c>1 encore un c\p1 ces figures ne p>l5t pas et ne se prt5t pas une srie d'actions successives4 ,ce sont leurs proportions grles ou puissantes1 leurs attitudes languides ou contractes qui n\s les rvl5t4 ,si elles p>l5t1 c'e/ seulem5t p> le langage puissant1 mais lm5taire1 des =mes que l'art peut leur donn]4 ,si commune et si connue que ft cette vrit1 les philosophes de notre temps l'ont oublie4 ,la confiance qu'ils ont dans les de/9es intellectuelles de l'art leur a fait gnralem5t adopt] le po9t de vue de ,guyau4 ,ils ont t5u p\r tabli d'abord qu'il n'y avait pas de loi re/rictive en art et que1 p> consqu5t1 aucune =me ne devait tre proscrite de la /atuaire contempora9e2 ensuite1 que t\t ce qui e/ utile peut dev5ir beau et qu'a9si t\s les outils inv5ts p> l'indu/rie mod]ne1 t\s les vtem5ts ncessits p> le con=t contempora91 avai5t droit la mme place dans l'art que le *eval de ,phidias ou que la toge de ,dcius4 ,on dcida de les immortalis]4 ,les sculpteurs dev9r5t les copi/es des tailleurs4 ,montr\ge et ,montm>tre reur5t des modles du qu>ti] de l',opra4 ,c'e/ ce que l'on appelle se libr] de la tyrannie de l'cole4 ,les places publiques d',europe1 depuis ,glasc[ jusqu' ,naples1 se c\vrir5t de bronzes fixant p\r l't]nit la c\pe de la r$+ote1 et1 au ,campo-,santo de ,gnes1 les arti/es itali5s1 pr5ant leur revan*e sur ,canova1 fir5t clat]1 dans le m>bre f\ill p> leurs ciseaux insidieux1 la gloire des ve/ons c>reaux1 des bott9es v]nies1 des *apeaux m\s1 des cravates ,lavallire1 des breloques1 des d5telles et des volants sems des l>mes de g5s fa%ionables rcitant les prires des agonisants4 ,ce que la beaut des villes put gagn] cette exhibition ou cette solidification des modes mod]nes1 il suffit1 p\r en jug]1 de suivre1 ,p>is1 d'un b\t l'autre1 le b\lev>d ,sa9t-,g]ma94 ,mais ce p>ti rpondait si bi5 au dsir mod]ne d'intellectualis] la sculpture1 que nos meilleurs esprits et les plus dlicats ne v\lur5t po9t en s5tir la mon/ruosit4 ,les vieilles timidits sont dcidm5t surmontes1 s'criait ,m4 ,l>r\met4 ,nos sculpteurs ne croi5t plus qu'il soit ncessaire de drap] l'antique des p]sonnages qui ont port le co/ume mod]ne2 ils e/im5t que celui-ci peut avoir sa posie4 ,cette victoire du ralisme dans la sculpture e/ en tra9 d'all] =t lo94 ,elle a comm5c p> le co/ume militaire1 d'assez bonne heure2 on a r5onc d%abill] les hros1 s\s prtexte de noblesse sculpturale4 ,puis on a os cons]v] leurs co/umes des p]sonnages civils ,on n'aurait plus auj\rd'hui l'ide biz>re de reprs5t] ,napolon ,ier les jambes nues1 comme l'a fait ,*audet p\r la colonne ,v5dme1 et ,rac9e envelopp d'un drap de la9e1 comme celui de ,david d',ang]s la ,f]t-,milon#af4444 ,cela p>aissait df9itif4 ,,*apitre ,,ii ,les rsultats de la t5tative4 ,ma9t5ant reg>dons les pr9cipales uvres de sculpture p>ues dans ces d]nires annes4 ,la premire *ose que n\s con/at]ons1 c'e/ que ,m4 ,rod9 a dp\ill ,victor ,hugo de ses vtem5ts mod]nes1 comme ,*audet avait fait ,napolon1 et que l'ide biz>re de reprs5t] un contempora9 les jambes nues non seulem5t a survcu ,*audet ou ,david d',ang]s1 mais s'e/ revivifie dans le plus puissant des novateurs4 ,il y aurait beauc\p dire du ,victor ,hugo de ,m4 ,rod91 et le mo9s que la critique puisse suggr] devant lui1 c'e/ qu'une belle bau*e n'e/ pas un *ef-d'uvre1 ni mme t\j\rs la promesse d'un *ef-d'uvre4 ,c>1 s'il e/ une vrit acquise en art1 c'e/ que les qualits ess5tielles d'une pre/igieuse esquisse se cons]v5t difficilem5t qu& l'uvre1 avec t\s ses plans1 e/ a*eve4 ,cons]v] la syn?se naturelle de l'bau*e t\t en dveloppant l'analyse1 g>d] l'enveloppe du monum5t en assurant la multiplicit des plans1 les v>its d'aspects qui font la /atue1 c'e/ assurm5t la difficile preuve1 mais c'e/ aussi la t*e expresse de l'arti/e4 ,on ne gte pas en f9issant1 qu& on e/ gr& arti/e1 a crit ,delacroix#ag4 ,et lorsque1 p\r s'en disp5s]1 on laisse ent5dre que le gr& art consi/e ralis] seulem5t les qualits de l'bau*e1 on ne fait que remplac] p> une ?orie +nieuse l'abs5ce de russite et qu'aj\t] un dfaut de ralisation une erreur de raisonnem5t4 ,on p\rra donc regrett] les 9galits du ,victor ,hugo1 depuis la tte admirable et puissante qui rappelle inv9ciblem5t celle du ,soir1 que t\s les visiteurs de ,flor5ce ont vue dans la froide sacri/ie de ,san ,lor5zo1 jusqu'aux pi$s m\s et ronds1 p]dus en une agglomration de cont\rs flottants et nuageux4 ,on s'tonn]a du model s+uli] des omoplates4 ,on se dem&]a ce qu'un pro*a9 av5ir p5s]a des en?\siasmes qui ent\rr5t le ,balzac1 qui ent\r5t le ,victor ,hugo1 si ces en?\siasmes ne p>atront pas dans quelques annes p>faitem5t inexplicables lorsque auront disp>u nos idiosyncrasies passagres avec cet art et nos s5tim5ts de raction contre l'art habile1 correct1 photographique1 impeccable1 inutile et ju/em5t excr de nos pratici5s4 ,on cra9dra1 enf91 que les uvres incompltes de ,m4 ,rod9 ne cons]v5t pas dans l'av5ir la place o n\s les avons ju*es et que1 vantes p> une littrature phmre l'gal de celles de ,prault1 elles ne tomb5t devant le gt p]man5t au mme niveau o les uvres de ,prault sont tombes4 ,mais1 qu& t\t cela s]ait ent5du1 il n'en re/e pas mo9s que le ,victor ,hugo tmoigne1 p> t\te son attitude et son ge/e la fois puissant et cont5u1 d'une gr&e int5tion d'arti/e4 ,les m>bres de ,m4 ,rod9 sont un peu comme ces montagnes o les guides v\s av]tiss5t qu'on peut dml] la ressemblance d'une figure huma9e4 ,mais cela mme e/ une v]tu4 ,a pe9e dta* de sa gangue de pi]re1 app>u comme une =ce mme de la nature1 le ,victor ,hugo e/ vraim5t monum5tal4 ,c'e/ une impression que les /atuaires contempora9s n\s donn5t si r>em5t1 qu'il faut bi5 pass] sur quelques surprises1 qu& il n\s arrive de la ress5tir4 ,un des bras1 en se repliant et en se rtractant v]s le front1 ramasse t\tes les n]gies musculaires v]s le c5tre o l'on imag9e que sige la p5se1 et c'e/ le ge/e du contemplateur4 ,l'autre1 t5du comme p\r montr]1 ou p\r affirm]1 ou p\r impos] sil5ce1 se dveloppant en longueur avec t\t le re/e du corps1 semble indiqu] une volont agissante1 et c'e/ le ge/e du tribun4 ,quiconque a des yeux1 sans ri5 connatre de ,victor ,hugo1 de sa vie1 ni de son uvre1 s5tira confusm5t qu'il se tr\ve en prs5ce d'un homme mditatif et imprieux2--et c'e/ bi5 assez p\r une uvre de pla/ique4 ,de plus1 autant qu'il e/ monum5tal1 ce m>bre e/ vivant4 ,il (fre des effets picturaux d'ombre et de lumire trs prononcs4 ,on ne compr5d pas assez s\v5t1 crivait ,rusk9 en #ahdi1 que sculpt] n'e/ pas simplem5t taill] la =me d'une *ose dans la pi]re1 mais que c'e/ y taill] l'effet de cette *ose4 ,trs s\v5t1 la vraie =me1 mise en m>bre1 ne ressembl]ait plus du t\t ce qu'elle e/ en ralit4 ,le sculpteur doit pe9dre avec son ciseau4 ,la moiti de ses t\*es doiv5t s]vir non ralis] la =me1 mais la mettre dans le m>bre en puissance4 ,ce sont des t\*es de lumire et d'ombre4 ,elles font saillir une crte ou s'enfonc] un creux1 non pas p\r reprs5t] une saillie ou un creux qui exi/5t actuellem5t dans la ralit1 mais p\r suscit] une ligne de lumire ou une ta*e d'ombre4 ,en un mode grossi]1 cette sorte d'excution e/ trs m>que dans l'anci5ne sculpture franaise sur bois#ah4 ,c'e/ presque une df9ition de ,m4 ,rod91 et c'e/ bi5 la df9ition d'un arti/e1 comme1 d'ailleurs1 c'tait bi5 d'une int5tion d'arti/e qu'tait sortie l'bau*e du ,balzac4 ,et c'e/ ce mme homme1 si peu timide1 si prompt aux innovations1 qui1 auj\rd'hui1 ayant reprs5t] deux contempora9s1 bi5 lo9 de *]*] l'impossible dans le vtem5t mod]ne1 a envelopp l'un1 le ,balzac1 d'une drap]ie1 et a dp\ill l'autre1 le ,victor ,hugo1 de t\t vtem5t4 ,si n\s considrons les plus rc5ts monum5ts imag9s p> des matres la gloire de nos contempora9s1 l'admirable ,lamoricire et le ,duc d',aumale1 de ,m4 ,paul ,dubois1 le ,balzac1 de ,m4 ,falguire1 l',alphonse ,daudet1 le ,prsid5t ,faure et l',alex&re ,dumas fils1 de ,m4 de ,sa9t-,m>ceaux1 n\s voyons qu'au lieu d'affirm] les lignes p>ticulires du vtem5t contempora91 l'arti/e les a dissimules4 ,une l>ge c\v]ture drape les jambes jusqu'au torse2 la tte m]ge seule clairem5t1 le col rabattu suit l'inflexion du bu/e4 ,p>t\t un model trs d\x attnue1 m\sse la gomtrie des lignes et enveloppe comme d'un nuage le peu qu'il en laisse ap]cevoir4 ,il l'e/ encore dans la pi]re tombale du prsid5t ,faure1 p> le mme arti/e4 ,l1 ce sont les drapeaux russe et franais unis p> la ma9 du mort qui ont s]vi drap] plus amplem5t la figure1 bi5 que les lignes insupportables de l'habit se laiss5t voir trop nettem5t4 ,au salon de #aija1 ,m4 ,dal\ a drap le plus qu'il tait possible sa /atuette de ,lavoisi]4 ,plus lo91 dans un projet en pltre d'un monum5t deux indu/riels1 il n'e/ pas jusqu' un plan d'+nieur dpli sur les g5\x qui ne s]ve un peu cet objet1 bi5 que1 l encore1 t\te l'+niosit du sculpteur1 son don du m\vem5t1 du pittoresque et de l'obs]vation n'ai5t pas suffi r5dre sculptural un co/ume qui ne l'e/ pas4 ,dans le monum5t de ,pa/eur1 la n\velle ,sorbonne1 o l'on voit le savant assis1 maniant le ballon de v]re o son reg>d scrute le secret de la mort1 ,m4 ,hugues a masqu la plus gr&e p>tie du co/ume p> une c\v]ture4 ,le ,victor ,hugo assis de ,m4 ,m>que/e e/ h>dim5t ana*ronique4 ,il se c>re dans une *aise roma9e1 envelopp quasi t\t enti] d'un manteau qui dissimule son habit4 ,le peu qu'on voit du pantalon et de la man*e libre colle au corps1 enr\l1 tordu1 aut\r du bras ou du j>ret4 ,le gilet bille1 un b\ton e/ cras1 le col et les man*es ont p]du leur aspect4 ,c'e/ un m9imum de vtem5t contempora94 ,si l'on veut faire la contre-preuve1 que l'on reg>de les habits aju/s3 p> exemple1 le ,baud9 en r$+ote1 deb\t sur la b>ricade4 ,il manie ce *apeau haut de =me qui1 figurant dj sur la tombe de ,victor ,noir1 p> ,m4 ,dal\1 p>at df9itivem5t li au sort de t\s les gr&s agitateurs de notre temps4 ,peut-tre les ar*ologues v5ir1 lorsqu'ils le tr\v]ont accompagnant t\tes les /atues de rvolutionnaires1 et qu'ils en *]*]ont la signification1 incapables d'imag9] qu'il ait jamais pu s]vir coiff] une tte huma9e1 s]ont-ils t5ts d'y voir un dang]eux eng9 de de/ruction4 ,eh bi51 ce n'e/ assurm5t pas le m\vem5t qui a emb>rass l'auteur du ,baud91 ni le sujet3 c'e/ le co/ume4 ,c'e/ le co/ume aussi qui a r5du insurmontable la t*e entreprise p> un autre de r5dre pique le p]sonnage du prsid5t ,krg]4 ,enf91 ds qu'un s\ci de ressemblance ne les lie pas absolum5t1 nos arti/es c>t5t t\t co/ume mod]ne4 ,rappelez-v\s ce que v\s avez admir dans les ,salons depuis dix ou d\ze ans1 v\s tr\v]ez que t\s les beaux ouvrages pla/iques de pi]re ont reprs5t le nu ou des vtem5ts qui s]r5t de prs la =me huma9e1 et sans ri5 d'ess5tiellem5t contempora91--les ,m9eurs de ,m4 ,con/ant9 ,meuni]1 comme les ,ouvri]s de la frise du ,travail de ,m4 ,guillot ou le ,secret de ,m4 ,b>?olom4 ,au ,salon de #ahii1 il y avait une telle abondance de drap]ies imprvues1 enveloppant des figures contempora9es1 qu'on avait surnomm t\te une rgion de la ,gal]ie des ,ma*9es3 le co9 des robes de *ambre4 ,les uvres les plus puissantes de la sculpture contempora9e1 les ,b\rgeois de ,calais de ,m4 ,rod9 et le ,monum5t aux morts de ,m4 ,b>?olom1 sont prcism5t celles o n'app>at que le nu et que le drap4 ,plutt que de figur] un ,guillaumet en ve/on et en *apeau melon1 ,m4 ,b>rias a voqu sur sa tombe une jeune fille de ,b\-,saada que le pe9tre avait pe9te au c\rs de ses voyages4 ,t\t ce qu'on peut dc\vrir de drap]ie dans les accessoires de la vie mod]ne e/ utilis p\r masqu] notre co/ume4 ,le drapeau a s]vi nagure ,m4 ,paul ,dubois1 non pas seulem5t p\r rvl] ce qu'il y avait de patriote dans l'me du ,duc d',aumale1 mais surt\t p\r dissimul] ce qu'il y avait de f*eux dans la c\pe de son habit1 et1 si le matre avait pu t5dre les plis glorieux jusqu'aux pi$s1 comme fit ,rude avec le l9ceul de son ,cavaignac1 de faon ca*] le b\t des bottes du gnral1 il e/ p]mis de croire que son monum5t y et encore inf9im5t gagn4 ,il semble1 d'ailleurs1 que beauc\p d'criva9s1 t\t en pr(essant l'excell5ce du co/ume mod]ne1 ai5t t5t1 p> un in/9ct plus sr que leurs ?ories1 de s'en libr] un peu p5dant leur vie et de f\rnir leurs /atuaires le prtexte d'en libr] t\t fait leur image aprs leur mort4 ,tel1 ,balzac avec sa robe de mo9e4 ,tel ,alex&re ,dumas fils1 dictant a9si1 dans son te/am5t1 le ?me sculptural dont ,m4 de ,sa9t-,m>ceaux a tir un si beau p>ti3 ,aprs ma mort1 je s]ai revtu d'un de mes co/umes de travail1 les pi$s nus4441 ce co/ume de travail tant une robe4 ,en sorte que ri51 dans la ralit1 n'e/ v5u confirm] les hypo?ses favorables au vtem5t contempora9 depuis le j\r1 en #ahdf1 o ,gu/ave ,plan*e flicitait ,ma9dron d'avoir reprs5t1 en r$+ote1 ,s5efeld]1 l'inv5teur de la li?ographie4 ,dans ces c9quante ou soixante ans1 l'expri5ce a t ma9tes fois t5te4 ,elle l'a t p> des matres4 ,les rsultats en c\vr5t nos places publiques4 ,l'op9ion unanime a jug4 ,auj\rd'hui1 les matres ne la t5t5t mme plus4 ,l'*ec e/ dcisif4 ,,*apitre ,,iii ,p\rquoi le vtem5t mod]ne n'e/ pas sculptural4 ,et p\rquoi8 ,p\rquoi le vtem5t contempora9 e/-il si peu sculptural8 ,p\r en tr\v] les raisons1 il suffit de le considr]4 ,d'abord1 il e/ uni=me2 il (fre de gr&s espaces dnus d'ombre et de lumire4 ,l o le bu/e de l'homme se creuse1 se r5fle1 se plie et se cambre au gr des muscles gr& pectoral1 gr& d5tel1 gr& oblique1 la r$+ote n'a qu'un plan4 ,l o le corps dit3 relief1 pr(ondeur1 polydre1 ligne ondule1 acc5t d'ombre1 r\ages s\ples de la ma*9e huma9e affleurant la peau1 la r$+ote dit3 cyl9dre4 ,le tailleur rectifie le bu/e de l'homme et appr5d la nature comm5t elle aurait d con/ruire les jambes3 rectilignes4 ,c> autant qu'il e/ uni=me1 le vtem5t mod]ne e/ artificiel4 ,non seulem5t il ca*e la =me huma9e1 mais il la contrefait4 ,la toge ou le pallium1 prts se model] sur l'a?lte ou l'orateur1 ne sont ri5 sitt tombs de ses paules1 t&is que notre co/ume e/ une c>icature complte de l'homme2 il a comme lui des jambes1 des bras1 un c\4 ,c'e/ un an?ropode4 ,uni=me et artificiel1 il e/ encore immuable4 ,t&is que les gr&es lignes de la toge1 div]sem5t ondulantes ou s]res1 *angeai5t de physionomie1--selon que le prtre ram5ait un peu de drap]ie sur sa tte1 ou que le lutteur l'enr\lait aut\r de son bras1 ou que l'orateur la laissait tomb] dgageant son bu/e1 ou que le magi/rat disposait p> longs traits les bords cont5ant les b&es de p\rpre1--le ve/on1 lui1 ou bi5 l'habit1 re/e id5tique lui-mme1 que ce soit un homme d'tat1 un mdec91 un *imi/e1 un escrimeur ou un pote qui entre d$ans4 ,sa gloire e/ dans son indiffr5ce p\r le p]sonnage qu'il rec\vre et dans son imp]turbabilit4 ,ce contra/e app>at jusque dans le ge/e de l'homme p\r se vtir4 ,comp>ez un ,arabe qui se drape avec un ,europen qui entre dans son paletot4 ,l'un fait un beau ge/e circulaire1 s\ple1 simple1 con=me la dignit du corps huma94 ,l'autre e/ t5u une srie d'ef=ts lam5tables et ridicules4 ,d'abord1 il lance un bras en l'air1 puis l'autre1 af9 de se jet] dsesprm5t dans ses man*es4 ,ensuite1 c\rbant l'*9e et imprimant t\t son tre une sec\sse de bas en haut1 il n'(fre aucune diffr5ce avec un oiseau l\rd qui s'essaie pr5dre son vol ou un nageur inexprim5t qui se noie4 ,ce dtail m>que nettem5t la diffr5ce entre les deux co/umes4 ,l'homme antique dispose son vtem5t sur lui4 ,l'homme mod]ne e/ oblig de se dispos] lui-mme au gr de son vtem5t4 ,quoi d'tonnant si celui-ci e/ si peu vivant8 ,sans d\te1 il le devi5t1 avec beauc\p de /ratagmes4 ,m4 ,p>is a russi faire vivre les lignes de l'habit de son ,danton1 du b\lev>d ,sa9t-,g]ma91 mais ce n'a t qu'en exagrant =midablem5t le ge/e du tribun4 ,encore maniait-il un habit plus s\ple que le ntre4 ,avec la r$+ote ou le ve/on1 il et d r5*rir sur l'agitation du ,danton4 ,de p> la rigidit de son enveloppe1 le gr& homme mod]ne e/ t5u1 p\r l'ass\plir1 de se livr] de viol5tes pantomimes aussi peu conciliables avec le vrai c>actre de la /atuaire qu'avec celui de ses pacifiques occupations4 ,monotone1 immuable1 artificiel1 le vtem5t contempora9 e/ donc quelque *ose de trs p>ticuli] dans les annales du co/ume4 ,avant lui1 t\s les co/umes dont l'art sculptural s'e/ s]vi suivai5t d'assez prs les proportions du corps huma91 comme l'armure du ,coleone de ,v]oc*io ou celle du ,sa9t ,georges de ,donatello1 ou bi5 ils n'avai5t pas de proportions du t\t4 ,ce que le co/ume mod]ne a de p>ticuli]1 c'e/ qu'il n'e/ ni model sur la =me huma9e comme le co/ume de la ,r5aissance1 ni dp\rvu de =me comme le voile antique1 et que1 n'tant pas aju/ au corps1 n'tant pas un ju/e-au-corps1 il e/ cep5dant an?ropomorphe sa manire1 et que1 s'il ne donne pas du t\t l'ide d'un homme fait p> la nature1 il donne cep5dant celle d'un bonhomme dess9 p> un c\turi]4 ,sans d\te1 on a vu de beaux vtem5ts qui n'tai5t pas con/ruits selon la =me du corps huma94 ,tel e/ le cas du plus beau de t\s3 le vtem5t antique4 ,seulem5t1 c'tai5t des vtem5ts sans =me aucune4 ,la drap]ie antique e/ amorphe4 ,elle n'e/ ri5 p> elle-mme et doit t\t l'tre qu'elle rec\vre4 ,un voile lg]1 une calyptre jete t]re e/ sans =me comme une nappe d'eau1 mais1 pose sur la tte d'une femme1 tombant sur les paules1 sur les se9s et jusqu'aux pi$s1 elle devi5t pla/ique4 ,comme cette mme nappe d'eau tombant du haut d'un ro*]1 rebondissant en lignes c\rbes1 s'talant en vagues1 se rduisant en longs filets liquides1 se n\ant et se dn\ant comme deux cordes qu'un m\vem5t conc5trique rappro*e et sp>e1 se rejoignant comme des ils de plis1 desc5dant p> l>ges nappes1 puis tombant droit aux pi$s comme une av]se de plis p>allles et se rp&ant en gros b\illons t\t aut\r de la desse1 enf91 lorsqu'elle a tr\v son quilibre1 demeurant t\te plane sur le sol comme une eau tranquille qui ne b\ge plus3 telle e/ la drap]ie antique4 tant amorphe1 elle peut dev5ir pla/ique2 tant une1 elle e/ inf9im5t v>iable4 ,le corps ne fait pas la plus lgre inflexion sans que le reflet en tressaille dans t\s les plis4 ,t\te /atue antique1 si elle ne porte pas dans le pli de sa toge la paix et la gu]re1 y porte du mo9s le s\v5ir du corps huma94 ,ce ne sont pas seulem5t les expressions prvues p> ,qu9tili5 qu'elle donne3 qu'un homme en toge lve d\cem5t le bras1 ce m\vem5t crera d]rire lui une multitude de plis1--tel1 le m\vem5t du vaisseau cre le sillage4 ,qu'au contraire1 un homme en r$+ote le lve deux fois plus haut3 la ligne infrieure de la jupe n'oscill]a mme pas4 ,a pe9e1 aut\r de l'paule1 se f]a-t-il une lgre grimace1 une patte d'oie4 ,le m\vem5t s\s une drap]ie1 c'e/ une pi]re jete dans l'eau3 jusqu'aux extrmits1 des frmissem5ts conc5triques la surface indiqu5t le ge/e qui s'e/ produit4 ,le m\vem5t dans un vtem5t aju/1 c'e/ une pi]re tombant dans du sable4 ,l o il se produit1 il y a une lgre p]turbation1 peut-tre un froncem5t d't(fe3 c'e/ t\t4 ,un arti/e +nieux peut exagr] ce froncem5t4 ,il peut coll] le tissu au corps p\r le m\l] comme a fait ,m4 ,m>que/e dans son ,victor ,hugo1 ou1 au contraire1 en faire flott] les extrmits p\r l'anim]2 il peut impos] son hros--pote1 hi/ori51 *imi/e1--une lgance ou bi5 une agitation qu'un mode/e ou paisible savant n'a jamais connues3 il n'arriv]a pas traduire les inflexions dlicates et subtiles du corps4 ,il ne tr\v]a pas dans l'enveloppe mod]ne les lm5ts ncessaires son uvre4 ,l'arti/e qui veut traduire le corps huma9 p> la r$+ote1 c'e/ un criva9 qui l'on donn]ait p\r traduire du ,bossuet le code des signaux m>itimes ou l',esp]anto4 ,n\s t\*ons ici la loi e/htique fondam5tale du vtem5t huma94 ,il e/ e/htique dans la mesure o il e/ rvlateur4 ,la drap]ie1 elle1 rvle trois *oses3 ou bi5 la =me du corps1--qu& elle adhre au corps s\s la pression de l'air ou qu'elle e/ s]re p> un nud1 comme dans les trois ,p>ques du ,p>?non2--ou bi5 son m\vem5t1 qu& elle flotte et suit le ge/e qui l'anime1 comme dans les combattants du s>cophage de ,sidon2--ou bi51 la fois1 sa =me et son m\vem5t1 qu& elle adhre au corps et se dr\le en le suivant1 comme dans la ,victoire de ,samo?race4 ,le pli tombant e/ galem5t indicateur de gr&es lois naturelles4 ,s'il tombe droit1 comme dans les figures des portails de nos ca?drales1 il m>que la loi de gravitation4 ,s'il ne tombe pas droit1 mais p> sursauts1 il m>que la fois la loi de gravitation et la =me du corps huma91 c'e/--dire la lutte inf9im5t complexe entre la pesanteur qui veut des lignes v]ticales et la rsi/ance qui veut des lignes horizontales4 ,s'il ne tombe pas du t\t1 s'il flotte1 il m>que le m\vem5t de ce corps et la =ce de l'air4 ,en reg>d de ces indications subtiles1 mais prcises1 p]ues p> l'esprit inconsciemm5t1 en reg>d de ces phnomnes t]nels--les plus hauta9s individuali/es n\s p]mettront-ils de dire de ces lois t]nelles qui rgiss5t la vie8--exam9ons ce que m>que la r$+ote1 c'e/--dire le vtem5t aju/8 ,il ne m>que ri54 ,il ne rvle pas le corps1 puisqu'il le ca*e s\s une c>apace de mme diamtre1 l o la nature a model des paisseurs de proportions trs v>iables4 ,il ne rvle pas le m\vem5t1 puisqu'il e/ con/ruit prcism5t en vue d'vit] les plis1 qu'on appelle t\s des faux plis et qu'il faudrait un dsordre in\ dans l'me d'un homme p\r qu'il s'en manife/t un quelconque dans sa toilette4 ,il ne m>que pas la m>*e1 trop l\rd p\r flott] et d'ailleurs ret5u p> les b\tons1 qui sont les g5d>mes du co/ume mod]ne4 ,aux j>rets1 il e/ rectificatif de la nature et--jambes de coq ou mollets d',h]cule1 j>rets du montagn>d ou jambes du danseur--il confond t\t dans le mme cyl9dre galitaire1 imp]turbable et prvu4 ,puisqu'il ne m>que ri5 de rel ni de v\lu p> la nature1 que m>que donc l'habit aju/8 ,eh6 c'e/ =t simple6 il m>que un idal3 l'idal du tailleur qui l'a fait4 ,quel e/-il donc1 cet idal1 p\r avoir produit un co/ume uni=me1 artificiel et inexpressif8 ,voici le d]ni] t]me de la "q4 ,croit-on que ce soit le has>d qui ait produit et qui ma9ti5ne1 malgr t\s ses dfauts1 ce vtem5t contempora98 ,ne voit-on pas que ce sont ses dfauts mmes qui le r5d5t populaire et que c'e/ prcism5t p>ce qu'il e/ uni=me et inexpressif1 c'e/--dire galitaire1 qu'il e/ contempora98 ,c'e/ prcism5t p>ce qu'il confond1 s\s la mme app>5ce1 le torse muscl et la poitr9e trique1 les paules l>ges et les paules fuyantes1 le bras vig\reux1 le j>ret n]veux et les membres djets1 les g5\x cagneux1 c'e/ expressm5t p>ce qu'il revt les tres les plus dissemblables d'une semblable laideur1 que ce vtem5t s'impose notre temps et notre socit4 ,ce dfaut lui e/ consub/antiel1 c'e/ sa raison d'tre2 c'e/1 aux yeux des contempora9s1 sa qualit4 ,la fiction de l'galit des hommes devi5t ralit dans les co/umes4 ,t\t essai de r5dre plus pla/ique le co/ume f]ait app>atre l'9galit physique des individus3 aussi e/-il rep\ss4 ,notre co/ume contempora9 aurait bi5 manqu son b1 s'il p\vait s'alli] la ,beaut4 ,il a t con/ruit contre la ,beaut4 ,il e/ donc bi51 lui-mme1 une mauvaise uvre d'art4 ,il ne faut donc plus p>l] d'un fait rel et vivant int]prt] p> l'art comme un arbre1 un visage1 un lgume1 un mon/re naturel1 un s]p5t ou un ro*]4 ,non4 ,il s'agit d'une mauvaise uvre d'art reproduire en fac-simil4 ,voil o dvie la ?orie que t\t ce qui e/ rel et vivant peut dev5ir beau4 ,elle conduit1 pratiquem5t1 introduire dans l'art une =me qui n'e/ ni relle1 ni vivante1 qui e/ artificielle et morte1 et subordonn] l'uvre du /atuaire aux lois poses p> un tailleur1--lois d'ailleurs trs prcises1 trs impratives1 texte impossible int]prt]1 t\rn]4 ,le tailleur e/ le /atuaire de l'habit aju/1 comme le /atuaire tait le tailleur de la drap]ie4 ,c'e/ donc le tailleur qui dicte la /atue4 ,prt5dre qu'on peut int]prt] son uvre1 c'e/ proprem5t dire qu'on peut int]prt] la =me d'un pole ,*\b]sky4 ,devant une =me aussi ma?matiquem5t df9ie1 il n'y a que deux p>tis pr5dre3 la surm\l] ou la supprim]4 ,si on la surm\le1 c'e/ le tailleur qui fait la /atue4 ,si on la supprime1 il n'y a plus de vtem5t contempora94 ,ri5 de t\t cela n'e/ assurm5t une dc\v]te4 ,et les esprits peu compliqus1 p\r qui ces lois n'ont jamais cess d'tre vid5tes1 tr\v]ont sans d\te sup]flu le so9 qui e/ pris ici de les rappel]4 ,mais il suffit de p>c\rir quelques pages de critique d'art contempora9e p\r s5tir que1 bi5 lo9 d'tre sup]flu1 ce so9 e/ le plus ncessaire dans un mom5t o la simplicit des impressions e/ si =t mprise et la re*]*e de l'orig9alit si commune et si vulgaire1 que le mo9dre rappel d'une vrit claire p>at un p>adoxe ou une n\veaut4 ,les arti/es1 heureusem5t1 s'en sont s\v5us mieux que les critiques4 ,un in/ant g>s p> le dsir t\t intellectuel et non e/htique d'exprim] les murs de leur temps p> le vtem5t contempora91 ils ab&onn5t cette voie fausse1 guids p> un in/9ct plus sr que les plus brillantes ?ories4 ,s'il tait p]mis au passant attri/ de faire ent5dre un seul mot1 p>mi tant de conseils qui leur sont j\rnellem5t prodigus1 ce s]ait un mot de dfiance l'g>d de ces conseils et de confiance en eux-mmes4--,ne v\s inquitez pas1 leur dirions-n\s1 de reprs5t] les murs de votre temps1 ni ses aspirations sociologiques2 inquitez-v\s de reprs5t] ce que v\s tr\vez beau dans t\s les temps1 selon les aspirations qui sont les vtres1 qu'elles soi5t ou non celles du monde o v\s vivez6 ,soyez s9cres1 c'e/--dire soyez arti/es1 et soyez de votre art avant d'tre de votre temps6 ,ne v\s laissez pas dt\rn] de votre *em9 p> ceux qui v\s diront que les anci5s fur5t gr&s p>ce qu'ils exprimr5t leur race1 leur morale1 leurs co/umes1 leur vie4 ,peut-tre e/-ce vrai1 mais ri5 n'e/ mo9s pr\v1 et en t\te hypo?se1 cela ne peut v\s s]vir de ri54 ,allez t\t simplem5t ce qui v\s p>at beau1 comme le fleuve va la m]1 comme l'oiseau vole l'pi *>g de gra94 ,si la drap]ie v\s plat mieux que la r$+ote1 jetez la drap]ie sur les paules de vos hros4 ,on en s\rira p5dant trois j\rs1 mais les annes le g>d]ont1 c> votre hros ne s]a t5u p\r gr& que si v\s l'avez fait beau4 ,osez t\tes les inconsqu5ces si elles s]v5t votre desse94 ,rep\ssez t\te logique si elle se rs\t en une =me sans grce4 ,et croyez qu'il n'e/ pas une lumire intellectuelle qui ti5ne devant le galbe d'un beau bras dress p\r assur] l'quilibre de l'amphore1--ni une int5tion qui vaille un pli s\ple tombant de l'paule aux pi$s de la plus humble /atuette de ,tanagra6 ,,*apitre ,,iv ,comm5t reprs5t] un gr& homme contempora94 ,n'e/-il donc aucun moy5 p\r le sculpteur de figur] l'homme mod]ne et doit-il ncessairem5t1 s'il veut r5dre honneur un contempora93 *imi/e1 +nieur ou psy*ologue1 lui donn] les muscles du ,discobole et la pose de l',apollon8 ,ce n'e/ assurm5t pas ncessaire1 ni mme dsirable4 ,mais autre *ose e/ la con=mation1 le ge/e1 l'attitude1 les inflexions d'un savant mod]ne1 qui lui sont imposs p> ses proccupations1 p> ses travaux1 p> ses motions1 autre *ose sont ses cols1 ses cravates1 ses ve/ons1 ses pantalons1 ses bott9es1 qui p\rrai5t tre t\t autres1 qu& l'homme aurait les mmes travaux1 les mmes s\cis1 les mmes motions1 et qui ne lui sont imposes que p> son tailleur4 ,il ne faut pas confondre les c>actri/iques de la vie mod]ne avec les artifices inutiles et incommodes qui concid5t avec la vie mod]ne4 ,celles-l sont 9vitables et influ5t sur la musculature mme de l'homme3 c'e/--dire sur ce qui e/ sculptural en lui4 ,ceux-ci sont t\t arbitraires et n'influ5t que sur son aspect le plus sup]ficiel4 ,s'il tait vrai que le co/ume mod]ne e/ suffisant et ncessaire rvl] ce qu'a de p>ticulirem5t s5sible1 aff91 n]veux1 inquiet1 mditatif1 notre contempora9 devant les gr&s problmes de la vie1 sans d\te faudrait-il dire que le peuple de /atues endiman*es qu'on voit au ,campo-,santo de ,gnes donne une ide plus ju/e de l'homme mod]ne que les figures sans vtem5ts et sans date de l'admirable ,monum5t aux ,morts de ,m4 ,b>?olom4444 ,p]sonne ne le dira4 ,il y a1 dans ces figures rampantes ou suppliantes1 dresses ou pro/]nes3 ,a l'entre du ,my/re1 au ,pre-,la*aise1 une anatomie p>ticulire1 des inflexions1 des ge/es que difficilem5t l',antiquit ou la ,r5aissance euss5t imag9s4 ,t\t y e/ oubli de ces pompeux dsespoirs o les /atuaires funraires du ,,xviiie sicle dployai5t la gloire des drap]ies1 la dlicatesse des d5telles1 la sci5ce du squelette2 t\t y a disp>u de ces honneurs auxquels il ne manque que celui qui on les r5d4 ,au contraire1 t\t y tmoigne bi5 de la mditation de l'homme mod]ne devant cette porte1 soit qu'elle s'ouvre sur ce que le *rti5 a tant de fois rv1 soit qu'elle mne ce nant tranquille de la mort o l'homme se repos]a du nant tr\bl de la vie4 ,ces figures1 une autre poque ne les et ni inspires ni comprises4 ,sans co/umes qui leur assign5t une date1 les figures de ,m4 ,b>?olom app>ti5n5t clairem5t notre temps1 un mom5t de l'humanit4 ,ce que ,m4 ,b>?olom a su faire dans son ,monum5t aux ,morts1 nos /atuaires ne peuv5t-ils donc le t5t]1 lorsqu'ils glorifi5t la vie8 ,ne peuv5t-ils tr\v] des ge/es1 des attitudes qui tmoign5t p>ticulirem5t des travaux1 des motions de l'homme mod]ne8 ,faut-il donc un uni=me p\r di/+u] un mdec9 d'un orateur1 comme il en faut un p\r di/+u] un artilleur d'un cuirassi]8 ,et nos gr&s hommes contempora9s n'ont-ils pas de ge/es et d'attitudes qui leur soi5t propres1 p> o la sculpture puisse exprim] leur mod]nit8 ,la rponse dicte le p>ti pr5dre4 ,s'ils en ont1 que le /atuaire l'exprime1 et s'ils n'en ont pas1 qu'avons-n\s beso9 de /atuaire8 ,qu'on fasse leur biographie1 mais non leur /atue6 ,qu'on dresse un monum5t leur idal1 la *imre de leur vie1 quitte imprim]1 au pide/al de ce monum5t symbolique1 un mdaillon reprs5tant leurs traits#ai6 ,le mdaillon grav p> ,m4 ,roty suffirait1 p> exemple1 dans un monum5t ,pa/eur1 t&is que1 sur le pide/al1 l'arti/e dress]ait la figure de ce que rva ou ce qu'accomplit ,pa/eur4 ,quelle figure8 dira-t-on4 ,c'e/ l'arti/e de la concevoir4 ,et peut-tre n'e/-ce po9t une *ose facile que de montr]1 p> exemple1 la ,sci5ce luttant avec la ,mort1 mais assurm5t le rsultat en s]ait mo9s inc]ta9 et mo9dres les *ances de ridicule que de v\loir ennoblir la r$+ote ou r5dre pique le haut de =me du savant4 ,considrons les figures symboliques de ,puvis au gr& amphi?tre de la ,sorbonne1 p> exemple1 la philosophie spirituali/e et la philosophie matriali/e3 il s]ait facile de mettre s\s ces figures des noms de philosophes contempora9s4 ,p\rquoi le sculpteur n'obirait-il pas une mme inspiration et1 lorsqu'il a quelque philosophe contempora91 un ,r5an ou un ,jules ,simon1 immortalis]1 ne dress]ait-il pas sur son monum5t une de ces figures qui sont sculpturales1 la place du savant qui ne l'e/ pas8 ,l'honneur s]ait-il mo9dre p\r le gr& homme p>ce qu'on ne v]rait pas son gilet8 ,ce qui e/ prcieux *ez un savant ou un philosophe1 c'e/ sa dc\v]te ou sa p5se4 ,ce n'e/ pas la c\pe de ses habits4 ,c'e/ le rsultat de ses veilles et de ses travaux connu du monde enti]1 et c'e/ leur s\v5ir exprim p> le m>bre que le monde enti] reconnatra4 ,ce n'e/ pas le rsultat des travaux et les veilles de son co/umi]4 ,si1 comme on le prt5d1 c'e/ le visage qui reflte t\te la gr&eur de l'homme mod]ne1 c'e/ son visage seul qu'il faut immortalis]4 ,si c'e/ son corps t\t enti]1 le co/ume y e/ indiffr5t4 ,si ce n'e/ ni l'un ni l'autre1 et si t\te sa gr&eur consi/e dans sa p5se1 c'e/ donc bi5 sa p5se qu'il faut figur] sur son monum5t4444 ,et si l'on objecte que1 p\r figur] la p5se d'un politique1 il faudrait qu'il en et une1 ou l'action d'un m9i/re1 il faudrait qu'il et fait quelque *ose1 et que1 si les milli]s de clbrits qu'on rige en m>bre ont possd *acune un visage qu'on peut reproduire1 il s]ait =t difficile de leur tr\v] t\tes un rve ou une p5se qu'on pt symbolis]1 n\s dirons qu'en ce cas on s]ait quitte p\r ne ri5 figur] du t\t4444 ,et l'on ne voit pas ce qu'y p]drai5t l',art1 l',hi/oire1 la *ose publique4444 ,il n'e/ pas ncessaire que t\t gr& homme ait une /atue1 mais il e/ ncessaire que le gt ne soit po9t p]v]ti p> les app>itions grotesques et immuables qui s'entass5t dans nos cits4 ,il n'e/ pas indisp5sable d'enseign] l'av5ir des c5ta9es de noms inconnus au prs5t1 mais il ne faut pas qu'un mme signe voque1 *ez nos desc5dants1 les meilleurs de nos contempora9s avec les pires des =mes e/htiques1 ni que le s\v5ir de l'hrosme ou du gnie se confonde1 dans leurs imag9ations1 avec celui de la laideur4 ,enf91 il n'e/ pas dmontr que la /atuaire ne doive reprs5t] que le drap ou le nu1 mais il semble bi5 tabli qu'il e/ des =mes artificielles dont l'art ne peut tir] aucun p>ti1 et que1 s'il n'y a pas autant de lois e/htiques1 peut-tre1 qu'on l'a quelquefois pr(ess1 il y en a t\t de mme quelques-unes qu'il faut suivre1--et non po9t p>ce qu'elles driv5t d'un code et qu'elles sont admises p> l',in/itut1 mais simplem5t p>ce qu'elles driv5t de la nature mme des *oses et qu'elles sont des ncessits4 ,,quatri,,me ,,p>tie ,,la ,,photographie ,,e/-,,elle ,,un ,,art8 ,,la ,,photographie ,,e/-,,elle ,,un ,,art8 ,quelque *ose a *ang dans l',e/htique du noir et du blanc4 ,un m\vem5t n\veau entrane les photographes hors et reb\rs des voies o ils avai5t acc\tum de *em9] jusqu'ici4 ,ce m\vem5t e/ int]national4 ,tant ,vi5ne qu' ,bruxelles1 et ,londres qu' ,p>is1 aussi bi5 sur les t]rasses de ,taorm9e en ,sicile qu'en ,n\velle-,zl&e sur la cte d'or de ,corom&el1 p>t\t o il y a des photographes1 ils sembl5t proccups de re*]*es que les *imi/es ignor5t1 et agits d'inquitudes que leurs devanci]s n'avai5t pas connues4 ,ils fln5t plus volonti]s en ple9 air1 p> les bois1 les pla9es et les grves1 mme dans les lieux sans monum5ts et des heures sans soleil4 ,que *]*5t-ils8 ,si un vieux pr(essionnel de la *ambre noire les suit et les obs]ve1 il s'tonne et se sc&alise4 ,il les voit s'arrt] devant un espace vide de site1 un nant2 quelque l&e aux bruyres fleuries1 quelque bord d'tang o les joncs agits font un t]nel murmure4 ,l1 il ap]oit avec horreur que ces jeunes confrres viol5t t\tes les rgles de la pr(ession4 ,ils se plac5t contre-j\r1 en face du soleil4 ,ils ne mett5t pas rig\reusem5t au po9t4 ,*ose incroyable1 il arrive qu'ils ne se s]v5t pas t\j\rs du sy/me de l5tilles qu'on nomme l'objectif6 ,s'il pntre dans leur ateli]1 l'tonnem5t n'e/ pas mo9dre4 ,o e/ le vitrage en manire d'aqu>ium1 et le jeu de rideaux1 et la lumire crue indisp5sable un bon cli*8 ,o e/ le c>can de f] p\r ma9t5ir la tte du pati5t1 et le banc ru/ique1 et la colonne torse1 et le balu/re8 ,o sont ces botes de c>ton1 en polydres1 simulant des ro*]s1 et la cascade pe9te sur la toile de fond1 t\tes *oses qui1 dans nos vieux albums de photographie1 environn5t d'un trave/issem5t uni=me et lam5table les figures disp>ues que n\s avons aimes8444 ,ri5 de t\t cela1 mais une simple *ambre1 ori5te au has>d1 p>fois au midi1 des tapiss]ies effaces1 et1 p>ses et l1 des *oses gaies1 f9es1 surannes1 des pplums1 des calyptres1 des tuniques1 des v]tugad9s1 des anaboles1 des coll]ettes pi]rot1 des *apeaux de nos mres-gr&s1 des ridicules qui m]veillai5t les m]veilleux du ,directoire1 et des m\*oirs qui salur5t la r5tre des va9queurs d',au/]litz1444 ou bi51 mo9s encore1 de simples b&es1 des ls de m\ssel9e et de gaze1 de sat9ette et de vel\rs de coton1 des *oses amorphes et *angeantes1 comme le cabriolet de ,miss ,helyett et le feutre de ,tab>91 des buissons de rubans1 des brasses de fleurs1 dans un dsordre d'ar*ologue ou de c\turi]4444 ,l'homme qui manie ces *oses e/-il un photographe8 ,il n'a po9t le ton svre et impratif de l'anci5 oprateur qui glaa1 du mot de ,gorgone1 tant de gnrations d'enfants au brass>d frang ou de jeunes m>is aux ma9s prises dans des gants trop troits3 ,ne b\geons plus6 ,non1 ceux-ci aim5t t\t ce qui b\ge3 le nuage et la feuille1 et l'eau1 et le reg>d1 et le s\rire4444 ,le voile noir qui c\vrait leurs paules e/ tomb1 et ils app>aiss5t la f\le mo9s magici5s1 mais plus hommes4 ,ils ne p>l5t plus p> ,c#ab;,h#f,o#d1 mais p> v]sets de potes ou d'e/htici5s4 ,ils cit5t mo9s ,h]s*el que ,/5dhal et mo9s ,janss5 que ,from5t94 ,ils ne fui5t pas les arti/es4 ,ils caus5t volonti]s avec eux1 et non plus en pdagogues1 l'index en l'air1 avec la prt5tion de leur enseign] les vraies attitudes de l'homme en m>*e ou du *eval au trot1 mais1 au contraire1 en disciples1 avec le dsir de pr(it] de l'expri5ce des matres et d'c>t] de la ralit t\t ce qui n'e/ pas con=me l'idal4444 ,enf91 ils travaill5t1 au j\r1 une seule preuve un temps inf9i4 ,c'e/ alors que l'indignation du vieux pr(essionnel ne connatrait plus de bornes4 ,c> il les v]rait p5*s sur une plaque semblable celle du graveur1 durant plus d'une heure p\r *aque preuve1 se livrant des besognes que ne dsav\]ait pas un aqu>elli/e4444 ,ne s]ait-ce pas des ret\*es8 ,encore une fois1 que *]*5t-ils8 ,ce qu'ils ont tr\v e/ plus surpr5ant encore4 ,quiconque e/ entr dans une des plus rc5tes expositions du ,photo-,club1 ,p>is1 ou du ,l9k ,r+1 ,londres1 du ,cam]a ,club1 ,vi5ne1 ou de la ,socit belge de photographie1 ,bruxelles1 en e/ sorti /upfait qu'un procd vieux de soixante ans et qu'on p\vait croire puis semblt se r5\vel] jusqu' une r5aissance4 ,n'y avait-il pas l un art mode/e1 sans tapage1 sans manife/e1 mais demi cr1 balbutiant les premi]s mots d'une langue inconnue8 ,la f\le1 sans *]*] de raisons1 a tt fait de dire son avis3 devant les uvres de ,,mm4 ,rob]t ,dema*y1 ,con/ant ,puyo1 ,maurice ,bucquet1 ,maurice ,brm>d1 ,alfr$ ,boissonnas1 ,h4 ,erfur? ,/ei*51 ,miss ,ma?ilde ,weil1 ,miss ,ema ,sp5c]1 ,,mm4 ,guido ,rey1 ,mur*ison1 ,arn+1 ,p4 ,b\rgeois1 da ,cunha1 ,co/e1 ,naudot1 ,jacqu91 ,horsley-,h9ton1 ,holl& ,day1 ,mme ,b9d]-,me/ro1 ,mlle ,lagu>de1 ,alfr$ ,maskell1 ,fr$]ick ,holly]1 ,craig-,annan1 ,le ,bgue1 ,b]gon1 ,col>d1 ,call&1 ,watzek1 ,sollet1 ,alex&re1 la f\le a admir1 t\t unim5t4 ,p\rtant1 et l1 app>aiss5t des figures inquites4444 ,des arti/es1 peut-tre1 tr\bls comme des g5s qui aurai5t ap]u1 se pr(ilant sur l'horizon1 aux conf9s de leur doma9e1 la silh\ette des f\rri]s d'une invasion8444 ,des critiques d'art1 qui1 t\te leur vie1 montrr5t1 p> des syllogismes =t bi5 ordonns1 que jamais la photographie ne p\rrait donn] des rsultats quival5ts ceux de l'eau-=te ou du fusa91 et qui n'ent5d5t aut\r d'eux que ces mots3 ,on dirait une eau-=te6444 ,on dirait un fusa96 ,des idali/es enf91 qui se dem&5t1 attri/s p> cette intrusion n\velle de la sci5ce1 ce que va dev5ir1 p>mi t\t cet app>eil *imique d'mulsions et de rvlateurs1 dans t\te cette gomme bi*romate ou dans ce p>amidophnol1 les traditions f9es et nobles du gr& art1 l'inspiration p]sonnelle et inne1 la "p de l'me1 l'ide8444 ,avec eux et avec t\s ceux qui aim5t le ,beau1 abordons ce problme4 ,dem&ons-n\s p\rquoi la photographie1 jadis unanimem5t mprise p> les arti/es1 se tr\ve auj\rd'hui sur les conf9s mmes de l'art4 ,*]*ons si l'oprateur pr5d une "p n\velle dans le phnomne *imique et mcanique qui s'accomplit4 ,exam9ons si cette "p e/ suffisante p\r qu'elle lui p]mette d'y imprim] sa p]sonnalit4 ,enf91 t*ons de dt]m9] quoi t5d ce m\vem5t1 et s'il m>que un n\veau progrs du naturalisme sur les traditions idali/es et classiques de l'anci5ne cole franaise2 ou bi5 si1 au contraire1 il ne s]ait po9t1 p> une volution s+ulire et inatt5due1 un tmoignage clatant de leur vitalit4 ,,*apitre ,i ,les dfauts de la photographie4 ,on a dit beauc\p trop de mal de la photographie1 et pas assez des photographes4 ,il e/ trs vrai que la photographie1 telle que n\s la connaissons d'habitude1 a mille dfauts qui sont la ngation mme de l'art1 sans tre le mo9s du monde l'affirmation de la ,nature4 ,elle n'e/ pas plus prs de la vrit que de la beaut4 ,elle exagre la p]spective ce po9t qu'une gr&e r\te1 prise de face1 fuyant droit v]s l'horizon1 ressemble une pyramide1 qu'une table c>re vue de la mme faon p>at quasi triangulaire1 et qu'une ma9 t5due v]s v\s e/ plus grosse que la tte de l'ami qui v\s la t5d4 ,elle traduit si mal5contreusem5t les c\leurs les plus ncessaires1 qu'un toit r\ge clair devi5t noir1 p5dant que le ciel bleu fonc devi5t blanc4 ,elle supprime a9si le ciel et la m] du ,midi1 et ds qu'un ton aussi important vi5t manqu]1 t\te la gamme e/ fausse4 ,les caps sacrs1 qui se pr(ilai5t d\cem5t sur le ciel1 se dc\p5t comme des crans devant le feu2 les bateaux noirs1 qui s'h>monisai5t avec le flot bleu sombre1 sembl5t des m\*es tombes dans du lait4 ,les feuilles dores de l'automne et les rais9s blancs bi5 mrs devi5n5t quelque *ose de noir comme des g\ttes d'encre sur du papi]4 ,un effet de soleil app>at si clatant1 qu'on le pr5d p\r un effet de neige4 ,un arbre vu contre-j\r e/ si furieusem5t sombre1 qu'on ne di/+ue ri5 de son model et qu'il p>at une plaque de tle1 plate et enfume4 ,puis1 ayant nglig a9si la vrit sur les po9ts capitaux1 la photographie devi5t d'une exactitude indiscrte et cancanire sur les dtails dont on n'a que faire4 ,comme l',intim des ,plaideurs1 elle passe sur le pr9cipal de la scne e/htique1 seul objet o vont les yeux et le cur1 et s't5d longuem5t et complaisamm5t sur les br9dilles1 les ftus1 les faits trang]s la cause4 ,elle compte sottem5t t\s les caill\x de la grve1 qu& elle fut incapable de donn] des eaux du torr5t une ide autre que celle d'une *evelure grise qui tran]ait p> t]re4 ,prcise et /upide comme une /ati/ique1 elle dnombre les feuilles des arbres en les dc\pant l\rdem5t sur le ciel comme si elles tai5t de f]4 ,aussi bi51 ne peut-on trop mpris] la s*]esse de son trait2 le brillant de ses noirs et de ses blancs extrmes1 plaqus les uns contre les autres1 sans *ange de reflets1 sans int]v5tion de clairs-obscurs2 enf9 la monotonie de son r5du1 p>t\t le mme1 sans un acc5t1 sans une vibration des mortalia corda o se montre une impati5ce1 une joie1 une dfaillance2 cette lam5table p]fection1 gale dans mille preuves1 o t\t ce qui e/ mcanique se retr\ve et qui t\t ce qui e/ huma9 semble trang]4444 ,ces repro*es sont ju/es2 mais qui les mrite8 ,la photographie ou les photographes8 ,le soleil1 ou le laboratoire obscur8 ,les photographes ont-ils bi5 fait t\t ce qu'il fallait p\r vit] ces erreurs8 ,un c\rt exam5 suffit p\r voir qu'au lieu de les fuir1 ils les ont re*]*es4 ,p\r eux1 la s*e df9ition du trait1 non seulem5t n'e/ pas un dfaut1 mais une qualit4 ,c'e/ ce qu'ils appell5t faire net1 et ce qu'ils ont1 au contraire1 t\j\rs considr comme un dfaut1 c'e/ le fl\1 t]me de mpris qui1 dans leur langage1 v\e l'excration publique la grce1 l'indcision1 la fra*eur1 ce que les arti/es re*]*5t d'abord4 ,qu&1 ds #ahec1 sir ,william ,newton et plus t>d ,,mm4 ,john ,leighton et ,buss s\t9r5t devant les socits de photographie de leur pays que t\s les plans ne devai5t pas tre galem5t nets et que c]ta9es lignes devai5t se pr(il] pe9e sur le fond1 ils s\levr5t une tempte de prote/ations4 ,sacrifi] une h]be1 un *eveu1 un caill\1 jamais6 ,l'ide directrice des photographes tait alors1 comme hi] encore1 que plus une preuve montre de dtails1 plus elle e/ belle1 et plus nettem5t elle les montre1 mieux son b e/ rempli4 ,il faut que1 devant la photographie d'une ville1 on puisse compt] t\tes les maisons1 et dans *aque maison t\tes les f5tres1 et dire3 ,voici la mi5ne1 et le contrev5t e/ demi f]m6 ,t\s les p]fectionnem5ts de diaphragmes1 de plaques1 de rvlateurs et de papi]s lisses et brillants ont t faits p\r obt5ir un dtail plus m9utieux1 une opposition de noir et de blanc plus tran*e1 des silh\ettes plus dc\pes1 une docum5tation plus rig\reuse2--t\tes *oses qu'en effet la sci5ce rclame p\r ses enqutes1 mais que l'art proscrit4 ,quoi d'tonnant si tant d'ef=ts p\r le laid ont t c\ronns de succs6 ,la mme t5dance s'obs]ve p\r les exagrations de p]spective4 ,on a beauc\p p>l des dfauts de l'objectif et de l'ab]ration de sphricit2 mais qu& donc p>l]a-t-on de l'ab]ration des oprateurs8 ,il e/ trs vrai que c]ta9s in/rum5ts di/ord5t les lignes droites dans les co9s de l'image1 mais p\rquoi *oisir ces in/rum5ts8 ,si l'on rem>que des exagrations de p]spective dans les objectifs gr& angle1 p\rquoi ne pas *oisir des objectifs petit angle qui1 eux1 ne donn]ont pas ce rsultat mon/rueux8 ,et si l'objectif e/ gr& angle1 p\rquoi le plac] si prs de la *ose photographi] que les lignes pr9cipales p>t5t du bas mme de l'preuve1 et soi5t agr&ies a9si l'excs au bord infrieur de l'image1 puis dim9ues l'excs mesure qu'elles mont5t et fui5t v]s l'horizon8--,p\rquoi8 ,simplem5t p>ce que le photographe a v\lu compr5dre le plus de *oses possible dans le *amp de l'app>eil1 af9 de voir la fois ce qu'il y a ses pi$s et ce qui plane au-dessus de sa ligne d'horizon4 ,p>ce que1 dans son dsir d'enregi/r] un gr& nombre de dtails1 et dans son ignorance pr(onde de la loi des sacrifices ncessaires1 il veut embrass] avec l'il de son objectif plus qu'il ne peut le faire d'un seul reg>d de ses propres yeux4 ,c'e/ a9si que1 dans les preuves dont la p]spective n\s *oque1 la photographie a t =ce d'enregi/r] plusieurs plans que le photographe n'ap]cevait pas d'ensemble1 et qu'il n'aurait jamais d runir dans son image1 ne les runissant pas dans la ralit4 ,l e/ le dfaut1 mais il ne ti5t pas l'objectif3 il ti5t1 au contraire1 ce qu'il y a de plus subjectif dans l'oprateur3 son s5tim5t faux de la beaut4 ,donnez ce photographe un crayon3 il f]a1 en dess9ant1 les mmes erreurs4 ,donnez un arti/e cet objectif3 il ne les f]a pas4 ,ce qu'il ne f]a pas non plus1 c'e/ un paysage sans ciel1 comme ce fut jusqu' nos j\rs la rgle de t\t bon manieur de collodion ou de glat9o-bromure4 ,et1 l encore1 e/-ce bi5 l'app>eil qu'il faut accus] de cette trange suppression du ton local le plus ncessaire8 ,assurm5t oui1 qu& il s'agit d'un ciel bleu1 c> cette c\leur impressionne si =tem5t la plaque qu'il ne re/e ri5 sur cette plaque p\r donn] un ton l'preuve1 et qu'a9si t\t ce qui tait bleu dans la nature devi5t1 dans l'image1 blanc4 ,mais on a plusieurs moy5s de p>] cet inconvni5t4 ,on a les v]res de div]ses c\leurs1 p]mettant de faire pos] longtemps devant la plaque les c\leurs qui vi5n5t trop l5tem5t1 sans laiss] pass] un seul rayon de celles qui vi5n5t trop vite4 ,on a encore la ress\rce de dvelopp] plus ou mo9s t\te une p>tie du cli*4 ,on peut enf91 si l'on se s]t de papi]s *>bon-vel\rs ou de papi] la gomme bi*romate1 rs]v]1 dans le dp\illem5t1 un ton p\r t\t le ciel4 ,et1 bi5 avant qu'on p>lt d'crans or?o*romatiques ou de gomme bi*romate1 un ,anglais1 ,m4 ,h4 ,p4 ,rob9son1 t5dait des ciels d'un ton trs f]me et nuanc sur t\s ses paysages4 ,on voit donc que l'abs5ce du ton du ciel1 *ez les photographes d'autrefois1 n'tait pas uniquem5t due l'imp]fection de la photographie1 mais leur nglig5ce4 ,de mme1 s'ils s'int]disai5t les gr&s effets de lumire1 les effets la ,turn] et la ,claude ,lorra91 en enseignant qu'il faut t\j\rs t\rn] le dos au soleil1 ce n'tait po9t qu'ils craigniss5t le halo ou des accid5ts semblables4 ,c'tait qu'ils se s\ciai5t aussi peu d'effets la ,turn] que d'un ton ju/e p\r le ciel4 ,et ils s'en s\ciai5t peu1 p>ce que ces effets arti/iques ne s'obti5n5t en gnral qu'aux dp5s de la m9utieuse et sci5tifique df9ition des dtails4 ,frappes de face p> les rayons du soleil1 les ve9es d'un caill\1 les br9dilles d'un buisson reluis5t plus exactem5t4 ,et dans la reprs5tation de la figure huma9e1 ce n'e/ pas un effet c>actri/ique et vig\reux qui p]met de t\t ap]cevoir1 c'e/ un clairage gal1 t5dre et m\4 ,p\r les photographes1 non seulem5t l'acc5t n'e/ pas ncessaire1 mais il e/ nuisible1 et s'ils ap]oiv5t dans le cli*1 sur le masque huma91 un trait un peu vif1 une ride un peu s\ligne1 un relief un peu bossu1 ils l'enlv5t d'une ret\*e savante1 af9 que l'pid]me s'arrondisse galem5t la ressemblance d'une baudru*e gonfle et que l'ombre se dgrade sur l'ovale d'une j\e comme sur la panse d'un ballon4 ,t\t cela t5ait au photographe au mo9s autant qu' la photographie4 ,c'e/ p\rquoi les arti/es n'avai5t po9t tort en condamnant les preuves qu'on leur mettait s\s les yeux2 mais ils allai5t peut-tre un peu vite en dcl>ant que le procd ne p\vait en donn] d'autres4 ,le j\r o des hommes d'un gt sr sont v5us et ont laiss l les dogmes photographiques1 des uvres f9es1 dlicates1 h>monieuses ont p>u4 ,on ne retr\ve plus aucune p]spective exagre dans les scnes d'intrieur de ,m4 ,puyo1 ni de noirs b\*s dans celles de ,m4 ,dema*y1 ni de dtails inutiles dans les paysages de ,m4 ,bucquet1 ni de *airs molles et rondes dans les figures de ,m4 ,maskell1 de ,m4 ,kuhn1 de ,m4 ,holl& ,day ou de ,m4 ,holly]4 ,les ciels de ,,mm4 ,h5neb]g et ,horsley ,h9ton sont anims1 vig\reux1 plafonnants4 ,l mme o le ciel e/ bleu dans la ,nature1 son image e/ traduite dans l'image p> un ton assez =t p\r que les maisons1 blan*es1 s'enlv5t1 en clair1 sur le ciel1 comme dans le ,brompton ,road de ,m4 ,call&4 ,la manie de l'inv5taire et le gt du procs-v]bal ont disp>u4 ,les arti/es ont *]*1 non plus le dtail1 mais l'ensemble1 non plus l'accumulation des faits1 mais la simplification de l'ide4 ,ils ont *oisi1 non les heures ensoleilles o t\t se voit1 mais celles vois9es du crpuscule o quelque *ose se laisse dev9]4 ,ils se sont rappel que c'e/ une erreur1 en art1 que de v\loir t\t df9ir1 p>ce que1 devant une *ose df9ie1 il ne re/e plus ri5 faire p\r l'imag9ation4 ,l'indf9i1 au contraire1 e/ le *em9 de l'inf9i4 ,telle valle1 tel coteau1 telle jete sur la m]1 objet banal si l'on en saisit t\s les cont\rs et si l'on en apprcie t\te l'conomie1 devi5t1 demi voil p> la brume1 une *ose dsirable p>ce qu'elle e/ mo9s possde1 curieuse p>ce qu'elle e/ mo9s connue4 ,le fl\ e/ ju/em5t au net ce que l'espoir e/ la satit4 ,il e/ l'quival5t1 en art1 d'une des *oses les plus aimes de la vie3 cette dlicieuse inc]titude d'une me o dj pntra l'espoir et o l'assurance n'e/ pas entre encore2 o le dsir qui comm5ce d'app>atre comme ralisable n'a pas cess d'tre aviv p> les ob/acles sa ralisation2 o t\t se promet et o ri5 ne se donne1 o t\t se dev9e et o ri5 ne s'av\e2 o les figures et les paysages1 et le ciel et la t]re1 et l'am\r mme app>aiss5t selon les inc]ta9es sugge/ions de l'aube1 et non selon la s*e df9ition des midis4444 ,,*apitre ,,ii ,la triple int]v5tion de l'arti/e4 ,cela suffit-il p\r con/itu] un art8 ,supprim] c]ta9s dfauts de l'image photographique e/ bi52 mais1 p\r que cette image soit une uvre d'art1 il ne suffit pas que c]ta9s dfauts soi5t supprims1 encore faut-il la prs5ce de c]ta9es qualits4 ,et avant t\tes1 la prs5ce press5tie ou reconnue1 non d'une ma*9e1 mais d'une ma9 d'ouvri]4 ,l'art devra tre ici l'homme aj\t la ma*9e1 p\r p>odi] ,bacon4 ,mais1 dj1 n\s v5ons de voir que l'homme n'en tait pas si abs5t qu'on le v\lait bi5 dire1 puisqu'une f\le de dfauts v5ai5t mo9s encore de son in/rum5t que de sa volont1 et mo9s de son abs5ce que de son int]v5tion mal dirige4 ,cette int]v5tion1 p5se-t-on au premi] abord1 se rduit =t peu de *ose4 ,*oisir le site1 plac] l'app>eil1 conseill] des attitudes1 gradu] le j\r1 et c'e/ t\t4 ,ce que la plaque a enregi/r1 on e/ oblig de le g>d]1 et ce qu'elle n'a pas enregi/r1 on ne peut l'y mettre4 ,t\t ce que le photographe peut faire ensuite1 c'e/ de v]s] plus ou mo9s d'acide dans son rvlateur4 ,son gnie peut se hauss] remplac] le pyrogallol p> le f]1 ou le papi] ari/otype p> le papi] gros gra9s4 ,qu'y a-t-il de p]sonnel dans ce travail8 ,o e/ le s5tim5t1 l'motion1 l'acc5t qui signe l'uvre et fait reconnatre l'ouvri]8 ,o e/ le trait qui1 dirig p> la ma9 elle-mme1 rsume1 syn?tise une silh\ette1 une expression1 une attitude1 en c>actrisant t\te une race ou une poque comme le crayon de ,gav>ni ou de ,m4 ,=a98 ,o e/ l'esprit de composition qui rapporte dans la mme uvre des docum5ts pris en des lieux diffr5ts8 ,o1 l'imag9ation qui cre l'incr1 ralise l'irrel8 ,o e/ cette vision p]sonnelle qui fait que ,corot1 ,r\sseau et ,millet1 devant le mme paysage1 aurai5t rapport trois tableaux aussi diffr5ts que des vues de trois diffr5tes plantes1 t&is que dix plaques1 p>faitem5t aju/es devant le mme site1 donn]ont1 entre les ma9s de dix oprateurs diffr5ts1 dix images semblables8 ,t\t cela n'e/-il pas abs5t d'une photographie1 si belle soit-elle1 comme en sont abs5tes les c\leurs qui1 seules1 donn5t aux *oses t\t leur relief et t\te leur =me1 leur di/ance et leur clat8 ,ces objections sont =tes2 mais elles le s]ai5t davantage si elles tai5t fondes2--et elles ne le sont pas4 ,d'abord1 il va de soi qu'on ne peut dem&] la photographie les qualits brillantes et sav\reuses de la pe9ture1 non plus que celles de l'ar*itecture1 ou de la musique1 ou de l'art des j>d9s4444 ,on ne peut la comp>] qu' des *oses comp>ables3 au crayon1 au lavis l'encre de ,*9e ou la spia1 au fusa9 ou la sangu9e1 voire au camaeu1 c'e/--dire t\te image en noir et blanc ou en une seule c\leur gradue de son ton le plus sombre1 presque noir1 jusqu' son ton le plus ple1 presque blanc4 ,ensuite1 on peut bi5 lui p]mettre d'tre autre *ose que la m9e de plomb ou la li?ographie1 sans p\r cela lui refus] le nom d'art4 ,sans quoi1 il faudrait le refus] aux uvres de ,m4 ,allong1 ou aux dess9s de ,m4 ,lh]mitte1 qui n'ont aucun rapport avec un crayon d',+res4 ,enf91 on peut admir] au plus haut po9t la probit d',+res1 et la pr(ondeur de ,gav>ni1 et la syn?se de ,m4 ,=a91 et l'analyse de ,m4 ,c>an d',a*e1 sans p\r cela dire que t\t l'art du noir et du blanc ti5t entre le portrait de ,?omas ,vireloque et les silh\ettes de ,d\x ,pays4 ,la "q n'e/ donc po9t de savoir si la photographie possde les mmes qualits que les autres procds1 mais si elle en possde quelconques1 dignes de leur tre comp>es2 si le rle de l'arti/e y e/ assez important p\r modifi] l'aspect d'une uvre1 c'e/--dire s'il int]vi5t assez s\v5t p\r qu'il y ait de sa "p production et non simplem5t reproduction1 et qu' la beaut du site qui e/ t\t le monde1 il aj\te celle d'une ide ou d'un s5tim5t qui ne sont qu' lui4 ,or1 en exam9ant les oprations photographiques1 n\s tr\vons qu'il int]vi5t1 trois mom5ts diffr5ts1 d'une faon assez dcisive4 #a4 ,premire int]v5tion de l'arti/e4 ,d'abord1 il *oisit dans la nature l'objet reprs5t]4 ,ceci a l'air trs simple1 et ne l'e/ pas du t\t4 ,dans la nature1 disait ,corot1 il n'y a jamais deux *oses p>eilles1 et ses compagnons d'tude d'aprs nature1 ,b]t9 et ,aligny1 lui faisai5t un gr& mrite de savoir s'asseoir mieux que p]sonne4 ,c'e/ donc une sci5ce que de tr\v] le po9t ju/e d'o l'objet doit tre reg>d1 et non seulem5t le po9t1 mais la saison1 l'heure1 le temps1 la raison d'tre du motif3 ,quis1 quid1 ubi1 quibus auxiliis1 cur1 quomodo1 qu&o8 ,c>1 d'une "p1 le plus bel objet du monde peut tre un mdiocre sujet de tableau s'il n'e/ pas vu s\s l'angle v\lu1 au mom5t e/htique1 et1 d'autre "p1 combi5 d'admirables sujets dans les plus humbles *oses qui n\s ent\r5t1 si le cur et les yeux sav5t les dc\vrir6 ,un *em9 c\rbe1 une b>rire droite1 un toit qui fume1 un tronc qui se crispe1 une tige qui se p5*e1 une flaque d'eau o le ciel r5v]s se reflte et tremble avec t\t son empana*em5t de nuages1444 c'e/ assez4 ,t\t aut\r de n\s1 la nature1 incessamm5t1 pe9t des tableaux fugitifs1 mais dlicieux4 ,il faut non les crer1--ils exi/5t1--mais les voir4 ,il e/ des bonheurs =tuits1 dit ,m4 ,jules ,breton1 o la nature fait app>atre un tableau t\t fait1 et ,frdric ,walk]1 l'admirable pe9tre de ,h>b\r ( ,refuge3 ,la composition n'e/ que l'art de cons]v] un heureux effet ap]u p> has>d4 ,il ne faut pas croire suffisant ni ncessaire d'all] se mettre devant la falaise d'tretat1 ou le *teau de ,*illon1 ou la t\r c>re de ,sa9t-,honorat1 aux les de ,lr9s1 p\r faire un *ef-d'uvre4 ,le pays le plus pittoresque ne f\rnit aucun sujet celui qui ne sait pas en dc\vrir dans les v>iations incessantes du pays le plus monotone4 ,savoir voir1 c'e/ un gr& po9t1 peut-tre le pr9cipal4 ,mais1 hlas6 combi5 d'amateurs pe9tres pass5t1 dans le paysage1 ct du tableau1 comme les ambitieux1 dans la vie1 ct du bonheur1--sans le voir6 ,et ils s'en vont gravem5t1 les uns et les autres1 leur bote c\leurs ou leur hotte illusions sur le dos1 la re*]*e de m]veilles lo9ta9es qui ne vaudront po9t ce qui les att5dait1 ce qu'ils n'ont pas su voir1 la porte de leur maison4444 ,s'agit-il de figures8 ,il en va de mme4 ,s'il e/ vrai de dire qu'un problme bi5 pos e/ moiti rsolu1 il l'e/ plus encore d'affirm] qu'une figure bi5 pose e/ demi dess9e4 ,le re/e e/ affaire de sret de ma9 et de sret d'il4 ,mais la composition e/ affaire de sret d'me et d'initiative orig9ale4 ,or1 le photographe compose4 ,il dispose1 s9on l'image1 du mo9s la ralit4 ,il ordonne1 non les lignes graves sur les plan*es1 mais les lignes vivantes devant ses yeux4 ,p\r faire la ,s\rce1 il ne fallait pas seulem5t dess9] comme ,+res3 il fallait compos] comme ,+res4 ,le modle qu'il a employ n'a po9t pris t\t seul cette attitude simple1 f9e et noble1 ou1 s'il l'a prise1 ce n'a t que p> un has>d qu'il a fallu prp>] et saisir4 ,le photographe ne fait-il pas la mme *ose8 ,la similitude entre le photographe et l'arti/e se voit jusque dans les conseils qu'ils donn5t leurs modles4 ,on connat l'horreur habituelle des portraiti/es p\r les t(fes sans cassures1 sans ils de plis4 ,la premire photographe arti/e d',anglet]re1 ,mme ,cam]on1 raconte1 dans ses ,mmoires1 une anecdote qui montre que cette horreur tait la mme *ez elle4 ,les succs de ses portraits de femmes lui valur5t un j\r la lettre suivante3 ,miss ,lydia ,l\isa ,summ]h\se ,donk9s in=me ,mrs ,cam]on qu'elle dsire pos] p\r son portrait4 ,miss ,lydia ,l\isa ,summ]h\se ,donk9s e/ une p]sonne qui possde quipage et1 p> consqu5t1 elle peut affirm] ,mrs ,cam]on qu'elle arriv]a dans une toilette exempte de t\t *iffonnage4 ,si ,miss ,lydia ,l\isa ,summ]h\se ,donk9s tait satisfaite de son portrait1 ,miss ,lydia ,l\isa ,summ]h\se ,donk9s a une amie qui possde galem5t un quipage et dsir]ait aussi avoir son portrait4 ,je rpondis ,miss ,lydia ,l\isa ,summ]h\se ,donk9s que1 ,mrs ,cam]on n'tant pas un photographe de pr(ession1 regrettait beauc\p de ne p\voir faire son portrait1 mais que si ,mrs ,cam]on avait pu le faire1 elle aurait beauc\p prfr voir cette toilette *iffonne#bj4 ,on se tromp]ait1 si l'on croyait que la composition photographique se borne au portrait ou une petite scne de g5re mod]ne1 vus au j\r d'ateli]4 ,on a des photographies de scnes hi/oriques1 de p]sonnages fabuleux1 et dans un clair-obscur saisissant2 on a des sa9te ,ccile1 des docteurs ,fau/ dans leurs laboratoires1 des ,judi? entr'ouvrant le rideau d'o filtre la lumire1 des ,*ri/s morts1 t5dus sur la pi]re4 ,n\s ne disons po9t que ce soi5t des *efs-d'uvre de tact e/htique1 mais ce ne sont po9t des uvres ddaign]4 ,on admire beauc\p au palais ,doria1 ,rome1 deux petits tableaux de ,van ,hontor/1 dit della ,notte1 qui ne dpass5t nullem5t en audace et en vrit d'effet les photographies nocturnes de ,m4 ,puyo3 ,v5geance et la ,lampe file#ba4 ,les premi]s essais de compositions hi/oriques photographies fur5t t5ts en ,anglet]re2 et il faut lire1 p\r se conva9cre de l'en?\siasme qui les inspira1 les pages o ,mme ,cam]on les a raconts3 ,je fis de ma cave *>bon mon laboratoire1 et une sorte de p\laill] vitr que j'avais donn mes enfants dev9t mon ateli]4 ,je mis en lib]t les p\les1 j'espre et je crois qu'elles ne fur5t pas manges1 et les pr(its que mes fils tirai5t des ufs frais fur5t supprims4 ,mais t\t le monde fut sympa?ique mon n\veau travail1 depuis que la socit des p\lets et des p\les avait t remplace p> celle des potes1 des prophtes1 des pe9tres et de *>mantes jeunes filles1 qui t\s1 *acun leur t\r1 ont immortalis l'humble petite f]me4 ,un de nos amis intimes se prta trs obligeamm5t mes premi]s essais4 ,sans s'arrt] cette cra9te possible que1 en posant s\v5t ma fantaisie1 cela p\rrait le r5dre ridicule1 il cons5tit1 grce cette gr&eur d'me qui n'app>ti5t qu' l'amiti ds9tresse1 tre t\r t\r ,frre ,laur5ce avec ,juliette1 ,prosp]o avec ,mir&a1 ,assurus avec la re9e ,e/h]1 t5ir un tisonni] comme sceptre et faire compltem5t t\t ce que je dsirais4 ,il n'en rsulta pas seulem5t des uvres p\r moi1 mais de ,prosp]o et ,mir&a1 il adv9t un m>iage qui a1 je l'espre1 cim5t le bonheur et le bi5-tre d'un vrai roi ,cophetua1 qui1 dans ,mir&a1 avait vu le prix1 le joyau de la c\ronne du mon>que4 ,la vue de mon uvre fut la cause dt]m9ante de ce que la rsolution fut traduite en p>oles3 il s'ensuivit une des plus d\ces idylles de la vie relle que l'on puisse concevoir1 et1 ce qui a beauc\p plus d'importance1 il en rsulta un m>iage d'incl9ation avec des enfants dignes d'tre photographis1 comme leur mre l'avait t1 p\r leur beaut4444 ,ce d]ni] trait e/ bi5 d'une arti/e1 et le suivant e/ digne d'une prraphalite3 ,ensuite1 je fus ,little ,holl& ,h\se1 o j'avais transport mon app>eil p\r faire le portrait du gr& ,c>lyle4 ,lorsque j'avais des hommes comme cela devant mon app>eil1 t\te mon me essayait de faire son devoir vis--vis du modle1 en s'ef=ant de retrac] fidlem5t la gr&eur de l'homme intrieur aussi bi5 que les traits de l'homme extrieur4 ,la photographie prise de cette manire a t presque la p]sonnification d'une prire#bb4444 ,on se tromp]ait encore si l'on p5sait que les gr&es scnes de nature et d'acadmie1 comme la ,vision antique1 sont int]dites la photographie4 ,qu'e/-ce que c'e/ que cette voiture f]me qui s'arrte au bord d'une grve ds]te1 devant un horizon nu1 born p> la m] claire o s'allong5t de sombres presqu'les8 ,il en desc5d d'tranges t\ri/es6 ,des femmes en *iton et en diplos1 qu'on dirait tombes des fresques de la maison des ,vettii1 ou sorties des /ucs des ,!rmes de ,dioclti51 puis un homme portant une bote trois pi$s1 puis un brigadi] de g5d>m]ie4444 ,t\t ce monde m>*e dans les h]bes hautes et s'att>de cueillir des fleurs4 ,le brigadi] de g5d>m]ie e/ l p\r protg] l'art des curiosits indiscrtes ou des zles intempe/ifs des g>des *amptres1 des g>des-ctes ou des d\ani]s4 ,mais peut-tre n'e/-il pas absolum5t e/htique4 ,il ne figur]a pas dans le tableau4 ,cep5dant la tr\pe des figurantes s'avance1 ,l'une emportant son masque et l'autre son c\teau1 s\s les olivi]s1 le long des flots1 p>mi les plantes salifres4 ,c'e/ un s+uli] spectacle4 ,p\r la premire fois depuis des temps immmoriaux1 les pplums sort5t des magas9s d'accessoires et flott5t l'air libre4 ,les calyptres lgres ne balay5t plus les plan*]s des ?tres1 mais s'accro*5t aux l5tisques et se gonfl5t s\s les brises m>9es4 ,les eaux des bass9s rappr5n5t reflt] les plis nobles des anaboles et le v5t s'ins9u] dans les tuyaux des fltes4 ,mieux que les vieux miroirs de bronze v]di1 qu'on cons]ve s\s les vitr9es des muses1 ces bass9s diront aux n\velles cphores si elles aju/5t gracieusem5t leurs corbeilles4 ,ce n'e/ pas ana*ronique4 ,en conduisant la figure drape en ple9 air1 les photographes ont retr\v la vie antique4 ,c> ce paysage n\s a cons]v le milieu o se m\vai5t les contempora9s de ,tibulle4 ,un piano s]ait tonn d'tre t\* p> un homme vtu d'un himation2 mais ds que cet homme va sur la grve ou dans les bois1 aucun co/ume ne s'h>monise mieux avec les lignes de la nature4 ,le cadre reconnat la figure et lui s\rit4 ,s\s l'olivi] t>de cresc5s1 au pays du v] assiduum1 on ne s'tonne plus de voir revivre les jeux et les ftes sculpts sur les bas-reliefs4 ,les poti]s de ,vallauris font encore des lcy!s et des cratres4 ,l'eau1 dans les vasques1 *ante les mmes airs qu'autrefois4 ,puisqu'il y a encore des p9s1 voici des ?yrses2 puisqu'il y a encore des tortues1 voici des lyres2 et puisqu'il y a encore des roseaux1 voici des syr+es4 ,la ,vision antique va pass]4444 ,le subtil photographe a *oisi le lieu1 l'heure1 les visages et les co/umes3 il sait les poses qu'il veut reproduire1 le gr\pe qu'il veut =m]4 ,il les a dits ses modles1 et1 dans sa tte1 le tableau e/ fait4 ,il copi]a la ralit1 qu& la ralit lui donn]a sa vision1 pas avant4 ,il a calcul la hauteur des ttes sur la ligne d'horizon1 la longueur des ombres sur l'h]be1 l'angle des rayons du soleil dcl9ant1 le passage de la lumire sur le c\de et l'paule1 et les plis que creus]a le v5t1 lorsque s'levant1 il f]a flott] le voile et t\te la tunique1 selon le ry?me qu'on obs]ve dans la ,victoire de ,samo?race4 ,on va1 on vi5t le long des ro*]s4 ,v+t fois1 l'attitude a t prise1 puis quitte4 ,non1 ce n'tait pas ,ariane6 ,on va ab&onn] la place1 qu&1 t\t d'un c\p1 sans le v\loir1 dans un ge/e spontan1 le modle a ralis l'idal4 ,durant une seconde1 ,ariane a t visible1 aux ro*]s contant ses in=tunes6 ,rapide comme l'clair1 le photographe a enregi/r sur la plaque s5sible ce qu'il a v\lu1 *]*1 prp> depuis des mois1 p>fois des annes4444 ,dira-t-on qu'il n'y a pas eu composition1 int]v5tion de l'arti/e8 ,cette int]v5tion ne va gure lo91 object5t les critiques4 ,elle ti5t t\te dans le *oix du sujet p\r le paysage et une espce de gr\pem5t p\r les figures1 analogue la mise en scne d'un tableau vivant4 ,et qu& ce ne s]ait que cela1 s]ait-ce peu de *ose8 ,ce dda9 e/ plaisant dans la b\*e des critiques d'art1 qui1 d'ord9aire1 ne jug5t tableaux et /atues qu'au po9t de vue du *oix du sujet et de la disposition des p]sonnages1 et jamais au po9t de vue de la facture6 ,que l'on compte1 dans tel compte r5du de ,salon qu'on v\dra1 les pages consacres l'anatomie1 la myologie1 la p]spective1 la concordance des passages de lumire1 la nature des mlanges pigm5taires1 au rle des dess\s1 et qu'on les comp>e au nombre dix fois plus considrable des pages consacres la disposition du sujet1 et l'on v]ra si les critiques ont quelque bonne grce t5ir p\r peu de *ose1 en ?orie1 la seule *ose1 en pratique1 dont ils s'occup5t1 qu& ils ont exam9] une uvre d'art8 #b4 ,seconde int]v5tion de l'arti/e4 ,mais le photographe int]vi5t une seconde fois1 et alors p\r la facture mme4 ,c'e/ dans le dveloppem5t du cli*4 ,comme il a *oisi1 dans la nature1 l'heure et l'effet1 il *oisit1 p\r le cli*1 la gamme ou le ton gnral dans lequel se gradu]ont les valeurs4 ,t\t le monde sait ce que c'e/ que dvelopp] un cli*3 c'e/ le plong] dans un liquide qui fait app>atre1 peu peu1 l'image que conti5t1 en puissance1 la plaque s5sible4 ,selon la composition de ce liquide1 modifie p5dant l'imm]sion1 on obti5t une image plus ou mo9s dure1 o les ombres et les lumires se diffr5ci5t avec plus ou mo9s de contra/e4 ,le photographe peut gradu] ce contra/e et a9si modifi]1 dans un s5s dt]m91 l'effet donn p> la nature4 ,mieux encore1 il peut--bi5 que ceci soit plus difficile1--r5dre telle p>tie de l'image plus app>5te que telle autre1 le ciel1 p> exemple1 plus que le t]ra91 et lui donn] a9si la =ce et la solidit ncessaires4 ,a cela1 d'ailleurs1 se borne l'action de l'arti/e sur le cli*4 ,il n'y fait pas de ret\*es4 ,mais son rle n'e/ pas f9i qu& le cli* e/ dvelopp4 ,a ce mom5t1 le photographe pr(essionnel a t]m9 son uvre3 il s'en va se lav] les ma9s1 et des s]viteurs1 au beso91 tir]ont les preuves4 ,l'arti/e1 lui1 pr5d son cli* et le considre avec att5tion1 mais comme une simple bau*e1 que1 s\s sa direction1 l'in/rum5t a esquisse4 ,a lui1 ma9t5ant1 de faire1 de cette tude1 un tableau4 ,le pr(essionnel e/ime que sa t*e e/ t]m9e2 l'arti/e1 que la si5ne recomm5ce4 #c4 ,troisime int]v5tion de l'arti/e4 ,c> c'e/ dans le tirage de l'preuve que le s5tim5t et l'adresse de l'homme vont surt\t int]v5ir et que la puissance directrice pr5dra sa revan*e sur la puissance automatique4 ,le cli* e/ d la ma*9e2 mais l'preuve1 comme le /yle1 c'e/ l'homme4 ,ce l'e/ tel po9t que1 p>fois1 on ne reconnat pas le cli* dur et plat dans l'image frissonnante de lueurs et de models que l'arti/e en a tire4 ,il exi/e deux photographies dont l'une s'appelle tude1 l'autre ,mat9 arg5t3 ce sont deux paysages de roseaux et d'eaux1 et de bois et de nues4 ,on les reg>de2 on tr\ve la seconde incomp>ablem5t plus belle que la premire1 et l'on passe1--qu& on e/ av]ti qu'elles sont du mme auteur1 ,m4 ,j4 ,h4 ,ge>1--cela tonne4 ,bi5 mieux1 elles reprs5t5t le mme paysage3 e/-ce possible8 ,bi5 mieux1 c'e/ le mme cli*6 ,et en effet1 c'e/ le mme cli*2 mais--agr&issem5t1 *angem5t de papi]1 mise en cadre diffr5te1 transposition de valeurs--ce n'e/ pas la mme preuve4 ,c'e/ le mme canevas1 ce n'e/ pas la mme trame2 ce sont les mmes p>oles1 mais avec un autre *ant4 ,qu'y a-t-il donc de n\veau8--,un acide8--,non1 un s5tim5t4--,un corps8--,non1 une me4444 ,le seul progrs matriel et te*nique e/ l'emploi du papi] dp\illem5t4 ,on sait que les papi]s sur lesquels s'imprim5t les preuves photographiques sont de trois sortes3 d'abord1 les papi]s blancs1 comme le papi] album91 qui noirciss5t spontanm5t s\s l'action de la lumire sans qu'on puisse int]v5ir autrem5t que p\r arrt] cette action4--,secondem5t1 les papi]s au bromure1 qu'on comm5ce dvelopp] faiblem5t dans un ba91 puis o l'on int]vi5t p\r activ] l'app>ition de l'image avec des p9ceaux ple9s du liquide rvlateur4--,enf9 le papi] *>bon-vel\rs ou la gomme bi*romate1 qui e/ un papi] color1 p> exemple en brun van ,dyck ou en t]re de ,si5ne brle1 et d'o l'on enlve l5tem5t avec l'eau et le p9ceau t\t ce que la lumire n'a pas =tem5t fix1 en laissant t\t ce qu'on dsire g>d] sur l'preuve4 ,l'image vi5t peu peu a9si p> dp\illem5t4 ,ces d]ni]s papi]s se prt5t un travail trs l5t4 ,la v5ue de l'image s'y tr\ve subordonne l'int]v5tion directe de la ma9 de l'oprateur et e/ a9si dirige p> une volont *angeante1 au lieu de l'tre p> des lois naturelles et immuables4 ,on ap]oit t\t de suite combi5 le rle de l'homme a gr&i4 ,quel tre faible1 et quelles humiliantes fonctions tait rduit le photographe autrefois6 ,a p>tir du mom5t o le cli* de v]re tait plong dans le ba91 t\t *appait ses prises4 ,p5* sur ces cuvettes ple9es de vnneux liquides1 il att5dait1 ds>m1 impuissant1 inactif1 que les acides mortels euss5t fait leur uvre4 ,c'tait la fois comique et sol5nel4 ,cela s'accomplissait dans la solitude1 comme le crime et dans l'ombre1 comme la trahison4 ,a pe9e la lant]ne jetait-elle sur les l+es p>s des ta*es r\ges qui semblai5t de sang4 ,l'homme t\rnait aut\r de ses cuvettes1 de ses rcipi5ts plats1 comme on en voit dans les salles de *irurgie1 et rangeait des bocaux blancs1 gris1 bleus1 v]t ple1 roses1 o l'on hsitait reconnatre l'attirail d'un coiffeur ou celui d'un apo?icaire4 ,ses yeux ne p\vai5t p]c] l'effrayant my/re o s'laborait1 sans lui1 l'image naissante d'un front1 d'une j\e1 d'une prairie1 d'eaux1 d'insectes1 de tiges et de fleurs4 ,auj\rd'hui1 les f5tres sont entr'ouv]tes4 ,l'preuve ne gt plus dans un ba9 d'arg5t ou dans un ba9 d'or4 ,elle a t pose sur une plan*ette1 comme une aqu>elle4 ,de l'ponge presse c\l5t sur elle des g\ttes brillantes d'une eau naturelle2 s\s cette pluie intellig5te et radieuse1 un visage nat1 gr&it et s'claire4 ,voici l'paule nue1 voici le col onduleux1 voici les *eveux qui se dml5t1 voici la ligne du s\rcil qui s'arque et le cont\r des j\es qui s'enfle et s'ins9ue dans le clair-obscur4 ,l5tem5t1 p>esseusem5t1 comme un petit enfant qui s'veille1 l'image ouvre la b\*e1 puis les yeux4444 ,l'ombre se d*>ne et dit son mot2 elle a s\ri3 elle va t\t dire1 qu& l'arti/e s'arrte4 ,il se rappelle le mot si vrai de ,m4 ,jules ,breton1 qu'en art il ne faut pas t\t dire4 ,la posie e/ faite d'inconnu4 ,et ce qui donne aux images leur *>me1 c'e/ ju/em5t qu'elles ne dtruis5t po9t p> la p>ole--comme1 hlas6 le font trop s\v5t les figures relles--l'illusion cause p> leur beaut1 et qu'elles n\s laiss5t croire1 en demeurant jamais sil5cieuses1 que leur lumire intrieure vaut leur rayonnem5t4 ,l'arti/e sort de son ateli]2 le gr& j\r tombe sur l'preuve1 et aussitt l'on ap]oit t\t ce que l'homme y a mis de lui4 ,elle n'e/ pas fille du has>d et de la matire4 ,l'esprit a fait plus que la matire1 la volont plus que le has>d4 ,il y eut collaboration de l'intellig5ce et du cur2 et p>ce qu'a9si il a pu y avoir erreur ou folie1 il peut y avoir vrit et am\r4 ,et s'il e/ arriv que cette image e/ belle1 de quel nom l'appell]ons-n\s8 ,dirons-n\s que ce n'e/ pas l une uvre d'art1 p>ce que le vocabulaire la nomme photographie au lieu de la qualifi] fusa91 li?ographie ou sangu9e1 et p>ce qu'au lieu de t5ir entre ses doigts un petit morceau de bois c>bonis1 l'arti/e a en quelque sorte mani un rayon de soleil8 ,,*apitre ,,iii ,n\velles uvres et ides n\velles4 ,les images que voil ont bi5 t faites au moy5 de la photographie1 mais elles n'voqu5t pas plus l'ide de glat9o-bromure qu'une eau-=te n'voque l'ide d'un acide1 une spia l'ide d'un mollusque1 ou un fusa9 l'ide d'une bran*e d'arbre de la famille des cla/r9es4444 ,il y a une vue de ,holl&e1 prise p> ,m4 ,rob]t ,dema*y1 qui emmne la p5se bi5 lo9 de la ville qui l'inspira et de la ma*9e qui aida la fix]4 ,cela s'appelle ,eaux ,mortes4 ,une d\ble range de maisons aux trap-g]els po9tus et d5tels tremp5t leur vieilles murailles dans un canal4 ,pas un monum5t n'ennoblit ce canal1 pas une figure ne l'anime4 ,cela e/ si tri/e1 que l'eau semble faite de t\tes les l>mes que les gnrations qui vcur5t l ont rp&ues4 ,les f5tres sont closes ou vides comme des yeux qui ne voi5t pas4 ,une b>que flotte avec une app>5ce de c]cueil4 ,un escali] desc5d pr(ondm5t dans le tranquille abme1 comme un *em9 favorable au suicide4 ,les po9tes aigus des toits reflts et r5v]ss s'enfonc5t dans les eaux1 qui ne frmiss5t mme pas1 comme des aiguilles sombres dans des *airs in]tes4 ,voil bi5 des ,eaux ,mortes6 ,eaux qu'aucune p5te n'attire1 qu'aucun p5*ant n'entrane6 ,eaux /riles comme e/ /rile la t]re des briques qu'elles baign5t6 ,eaux figes en une =me df9itive1 comme l'eau d'un miroir1 en leur cadre de pi]res2 eaux qui ne se *ang]ont plus en p]les p\r ruissel] des vasques1 ni en filets et rayons p\r se dvid] de cascatelles en cascatelles6 ,eaux muettes qui ne *ant5t1 ni ne pleur5t1 ni ne grond5t1 comme celles des fonta9es1 des bass9s ou des torr5ts6 ,eaux sans =mes et sans images elles1 qui ne sav5t que rpt] les cont\rs et les c\leurs des maisons qui se p5*5t sur elles1 les r$ire avec le balbutiem5t des reflets1 incapables d'entran] notre rve v]s des rives meilleures1 puisqu'elles n\s r5voi5t impitoyablem5t notre propre image1 l'image de nos rides1 de nos ombres1 de nos tri/esses1 et a9si les d\bl5t au lieu de les dissip]6 ,et1 au reb\rs1 quelle vocation de vie tr\v]ait-on plus vivante qu'une c]ta9e petite preuve de ,m4 ,craig-,annan1 intitule ,frres blancs8 ,deux mo9es m>*5t au soleil1 d'un m\vem5t vif et prcipit1 v]s le mme b1 s\s l'empire des mmes ides et l'ombre des mmes *apeaux1 leurs cag\les flottantes et ballottantes s\s la mme p\sse d'air1 leurs pi$s levs1 semelles dehors1 selon le mme ry?me1 hts v]s l'glise1 v]s l'cole ou v]s le rfectoire4 ,pas un dtail ne di/rait l'att5tion et1 des pi$s la tte1 on ne s5t qu'une ligne de vitesse1 qu'un effet de lumire *aude et brutale1 et qu'une volont ttue4 ,quelques-unes de ces uvres ressembl5t des dess9s de matres presque s'y mpr5dre4 ,il exi/e un ,effet de soir1 de ,m4 ,brm>d1 qui rappelle =t ,j4-,f4 ,millet1 et o les ta*es noires et blan*es p>aiss5t reproduire des ta*es de c\leurs4 ,il y a une ,sombre cl>t1 de ,m4 ,wilms1 qui voque ,turn]1 et un ,soir ramne le sil5ce1 de ,m4 ,col>d1 qui e/ un ,corot4 ,ceux qui ont vu les femmes drapes du pe9tre anglais ,alb]t ,moore1 en reconnatront un saisissant s\v5ir dans les photographies de ,m4 ,r5 ,le ,bgue1 et ceux1 plus nombreux1 qui admir5t1 au ,l\vre1 la f9esse indcise et le fuyant *>me du ,portrait de ,jeune fille1 de ,fl&r91 s]ont heureux de les retr\v] dans un ,pr(il p]du1 de ,m4 ,brm>d4 ,dans beauc\p de ces uvres1 on hsite reconnatre la m>que de la photographie4 ,un portrait de ,jeune ,holl&aise1 de ,m4 ,alfr$ ,maskell1 une ,communiante1 de ,m4 ,rob]t ,dema*y1 sont des prodiges d'int]prtation1 en mme temps que de vrit4 ,si l'on disait que ce sont des fusa9s1 p]sonne n'affirm]ait le contraire4 ,une vue de la ,loire ,sa9t-,d5is-,hors1 de ,m4 ,h5ry ,ballif1 a l'air d'une sangu9e1 et un ,septembre en ,norm&ie1 de ,m4 da ,cunha1 d'une encre de ,*9e4 ,les qualits de f9esse et d'acc5t qui c>actris5t l'uvre d'art en noir et blanc se voi5t encore dans un ,br\ill>d1 de ,m4 ,sutcliffe2 dans des ,soldats passant un dfil1 de ,m4 ,alex&re2 dans un paysage1 ,aprs le c\*] de soleil1 de ,m4 ,bucquet1 le prsid5t du ,photo-,club2 dans des paysages de ,,mm4 ,hannon et ,watzeck2 dans les effets de sable de ,m>e basse1 de ,m4 de ,vdr9es2 dans une ,paix d'or sur la contre1 de ,m4 ,sm$ley ,a/on4 ,feuilletez l',e/htique de la photographie publie p> le ,photo-,club de ,p>is1 et considrez ,dans la valle1 de ,m4-,f4 ,co/e1 vaporeux comme un ,corot1 ,premi]s sillons de ,m4 da ,cunha1 ,sur la r\te p> ,m4 ,d>nis1 l',ile heureuse p> ,m4 ,puyo et dites si1 non prv5u1 v\s ne v]riez pas l des reproductions de tableaux et d'excell5ts tableaux8 ,une autre uvre1 curieuse p> sa vrit poignante et sa tranquille ironie1 e/ cette rue p]due dans la brume et l'eau1 ds]te1 ponctue en son milieu d'un cab noir1 intitule ,beau temps ,londres1 de ,m4 ,col>d4 ,il e/ difficile de donn]1 en racc\rci1 une impression plus pr(onde de cette ville des fumes de l'us9e et des fumes du c]veau1 de cette ville tri/e1 de cette ville my/ique et manufacturire1 la ville des assommoirs discrets1 des tabagies occultes1 des l5tes consomptions1 o seules la v]tu et la r=me sort5t avec fracas1 affirmant la morale p> des c\ps de trombones et des r\lem5ts de tamb\rs4444 ,si ces photographies n\velles ont fait au public l'impression que lui font les sangu9es ou les fusa9s1 si elles n'ont pu tre obt5ues que grce l'int]v5tion trois fois rpte d'un homme d\ de gt et de doigt1 quelles sont donc les raisons qui s'oppos5t ce que n\s les appelions des uvres d'art8 ,n\s av\ons1 p\r notre "p1 ne po9t les ap]cevoir trs clairem5t4444 ,il e/ vrai que cette int]v5tion n'e/ po9t aussi longue ni aussi dcisive que celle de l'arti/e1 oblig de dess9] et d'ombr] de sa ma9 sa toile ou son papi] d'un b\t l'autre4 ,dans la photographie1 t\te une p>tie de son travail e/ faite p> la ma*9e et simplifie p> le procd4 ,mais depuis qu& juge-t-on de la valeur arti/ique d'une uvre p> la difficult du procd8 ,p>ce que le p9ceau tremp dans l'encre de ,*9e n\s f\rnit plus vite le ton du ciel ou du t]ra9 que le fusa91 faut-il dire que1 ncessairem5t1 le premi] procd e/ mo9s arti/ique que le second8 ,et p>ce que le fusa91 aid de l'e/ompe1 simplifie c5t fois1 p\r tonalis] un ciel ou ombr] et mass] des arbres1 le travail sec et dur de la m9e de plomb1 faut-il dire qu'un beau fusa9 e/ mo9s une uvre d'art qu'un papi] noirci de ha*ures p\r le ciel et de beau feuill la m9e de plomb8 ,a quelle trange conclusion a9si l'on arrive6 ,et mieux encore1 p>ce que le dess9ateur1 comme tait ,m4 ,b]t91 obti5t plus vite son effet sur un papi] bleut qui lui f\rnit un ton gnral t\t prp>1 faut-il dire qu'il e/ mo9s un arti/e que celui qui passe des heures c\vrir t\t un papi] blanc du f9 rseau de ses pattes de m\*es8--,eh bi51 ce que le papi] te9t1 le fusa9 et l'e/ompe font p\r simplifi] le travail de l'arti/e1 l'objectif le fait dans une beauc\p plus l>ge mesure4 ,voil t\t4 ,l'int]v5tion du photographe1 la vrit1 n'e/ po9t s\v]a9e4 ,il ne peut qu'influ] sur les lignes et les tons1 non les crer4 ,il lui faut compt] avec un ag5t *imique1 qui j\e un rle prpondrant dans le dveloppem5t du cli* et la v5ue de l'image4 ,mais l'acide n'en j\e-t-il pas un trs gr& aussi dans la prp>ation d'une eau-=te8 ,e/-ce que1 l aussi1 il n'y a pas collaboration d'un ag5t *imique et inconsci5t6 ,le graveur1 aqua=ti/e ou autre1 sait-il exactem5t l'image que donn]a son uvre qu& ce collaborateur y aura pass8 c\tons plutt ,m4 ,bracquemond3 ,lorsqu'un graveur creuse des tailles sur une plan*e mtallique1 avec un bur9 ou l'aide d'un acide4444 il ne connatra la pr(ondeur et1 p> suite1 la valeur de sa taille que p> l'tat que lui f\rnira l'impression de sa plan*e4--,reg>dez le ,portrait d'un graveur p> ,m4 ,ma!y1 qui e/ au ,luxemb\rg1 considrant la l>ge feuille humide encore4 ,quel reg>d inquiet1 att5tif1 scrutateur1 il atta*e son papi] c\rb1 t5u au b\t de ses bras nus1 t&is que sur un co9 de la ma*9e1 gt sa cig>ette oublie1 te9te6444 ,il semble satisfait1 mais il a eu peur6 ,c'e/ qu'il y a des has>ds1 des imprvus1 comme il y en a1 d'ailleurs1 en aqu>elle bi5 plus que les aqu>elli/es ne veul5t le dire1 et jamais cep5dant la collaboration de ces acides1 ou cet imprvu de la ta*e aqueuse--si utile p>fois et si sav\reuse6--n'ont emp* d'appel] ces hommes des arti/es6 ,on dira encore3 ,une uvre d'art e/ un exemplaire unique de la p5se ou du s5tim5t d'un arti/e4 ,du mom5t qu'on en peut tir] des reproductions l'inf9i1 comme on fait les preuves d'un mme cli*1 elle p]d cette qualit prcieuse et devi5t un objet de confection4 ,mais croire qu'on peut tir] un nombre indf9i d'preuves arti/iques d'un mme cli*1 c'e/ une erreur de fait4 ,en ralit1 *aque preuve que l'arti/e obti5t p> dp\illem5t sur un papi] te9t la gomme bi*romate e/ une preuve unique4 ,il *\e plusieurs fois4 ,qu& il en a obt5u une bonne1 il e/ r>e qu'il recomm5ce4 ,s'il recomm5ce1 il obti5t autre *ose que l'exemplaire dj produit4 ,c'e/ une rplique1 si l'on veut3 ce n'e/ pas un duplicata4 ,bi5 plus qu'une gravure l'eau-=te1 une photographie de ,m4 ,dema*y e/ un exemplaire orig9al4 ,enf91 c'e/ galem5t une erreur de croire que1 devant la mme ralit1 les arti/es que voici sont contra9ts p> leurs ma*9es produire les mmes images4 ,l'empre9te p]sonnelle qu'ils mett5t leurs uvres e/ telle que1 la plup>t du temps1 elle disp5se de lire la signature2 et1 aprs quelques visites leurs expositions1 on ne confond pas plus une photographie de ,m4 ,dema*y avec une autre de ,m4 ,puyo1 ou une troisime de ,m4 ,craig-,annan avec une quatrime de ,m4 ,le ,bgue1 qu'on n'e/ t5t d'attribu] un paysage de ,m4 ,mont5>d ,m4 ,h>pignies1 ou une nymphe de ,m4 ,b\gu]eau ,burne-,jones4 ,cette empre9te p]sonnelle e/ mme le grief le plus vif des pr(essionnels de la photographie contre les amateurs4 ,ce n'e/ po9t l1 dis5t-ils avec mpris1 de la photographie pure3 il y a des ret\*es6 ,mais1 qu& ce repro*e s]ait mrit1 il ne saurait influ] sur le jugem5t qu'au po9t de vue arti/ique on doit port]4 ,l'impression e/-elle e/htique8 qu'importe comm5t elle e/ obt5ue8 ,t\s1 n\s avons horreur de la g\a*e en aqu>elle4 ,mais la raison e/ que la g\a*e al\rdit ce qu'elle t\*e1 et qu'en f9 de compte1 elle e/ mo9s arti/ique que l'aqu>elle fran*e4 ,si1 p> has>d1 on n\s montre une g\a*e plus lgre qu'une aqu>elle1 n\s n'hsit]ons pas l'admir]1 sans repro*] l'arti/e le blanc dont il s'e/ s]vi4 ,p>eillem5t1 d'o vi5t l'horreur trs ju/ifie de c]ta9s amateurs p\r les ret\*es en photographie8 ,de cette obs]vation trs ju/e que les ret\*es al\rdiss5t l'preuve1 empt5t les cont\rs1 tran*5t violemm5t sur t\t le re/e des tons francs1 et a9si romp5t l'homognx de la facture photographique4 ,mais s'il arrive que les ret\*es n'empt5t po9t1 ne tran*5t po9t1 et s'h>monis5t si p>faitem5t avec le re/e qu'il soit impossible de dire o1 au ju/e1 la ret\*e a port1 la raison de l'horreur qu'on en avait disp>at1 et la ret\*e e/ lgitime4 ,en fait1 dans les uvres n\velles1 il n'y a pas de ret\*es1 si l'on ent5d p> ce mot la pe9ture sur le v]re du cli*1 ou le c\p de crayon sur la glat9e2 procds trs usits p> les pr(essionnels de la photographie1 et auxquels n\s devons ces blancs mats et pesants1 ces peaux p>*em9es que la f\le admire tant de vitr9es de nos b\lev>ds4 ,ce qu'il y a1 dans les uvres n\velles1 c'e/ le travail de l'preuve4 ,or1 ce travail ne produit aucun des heurts de la ret\*e2 il e/ aussi h>monieux et homogne1 dans sa facture1 que le travail du lavis1 de l'encre de ,*9e1 de la spia2 et1 comme on ne saurait repro*] ces uvres-l des ret\*es1 att5du que t\t y e/ ret\*es en effet1 on ne peut les repro*]1 non plus1 aux n\veaux essais de photographie4 ,mais s'ils ressembl5t tant d'autres procds d'art1 dira-t-on encore1 quoi bon un procd n\veau8 ,on devrait1 en effet1 p>l] de la sorte si la photographie n'avait pas c]ta9es qualits qui lui sont propres4 ,mais elle en a4 ,d'abord1 lorsqu'elle e/ dirige p> un gt prud5t et une f9e ent5te des altitudes1 elle dess9e admirablem5t4 ,la fidlit de l'objectif1 qui tait un dfaut avec des modles vus de trop prs1 ou trop galem5t clairs1 ou noys dans les accessoires1 devi5t une qualit1 qu& le *amp de la vision e/ bi5 dlimit1 l'effet l>ge1 les lignes longues1 s\ples1 simples1 pe9e pr(iles sur le fond et bi5 suivies4 ,il y a une photographie de ,m4 ,puyo1 reprs5tant une ,pnlope p5*e sur sa tapiss]ie1 o la c\rbe des *eveux1 de la nuque1 des paules et de la ligne dorsale e/ telle qu',+res n'et pu l'infl*ir d'un crayon plus sobre et plus sr4 ,c]ta9es acadmies photographies en ple9 air1 s\s le soleil de ,sicile1 ct de bas-reliefs o sont sculpts des hros et des dieux1 se pr(il5t selon un ry?me si pur qu'on hsite entre le galbe du hros sculpt et celui du b]g] vivant v5u1 deux mille ans aprs1 s'asseoir sur le s>cophage vide o l'art les runit4 ,ensuite1 la photographie e/ capable d'un model inf9im5t nuanc1 s\ple et c>essant4 ,l'e/ompe1 seule1 p>mi les procds de noir et de blanc1 peut approximativem5t l'indiqu]4 ,il ne s'agit po9t ici de ni] la supriorit d'une n]veuse eau-=te ou d'une f9e gravure2 mais n'y a-t-il pas c]ta9es transitions ins5sibles de lumire ombre1 voluant sur les plans incl9s des figures1 sur des polydres de *air1 c]ta9es ombres dolce e sfumose1 comme dirait ,lon>d1 exhales sur le papi]1 selon le mot de ,rusk91 o la photographie e/ sans rivale8 ,p\r r5dre en blanc et noir ce qui1 dans la nature1 se rappro*e des figures du ,v9ci1 combi5 il e/ difficile un autre procd de rivalis] avec la photographie6 ,l o le bur9 et le crayon procd5t p> petits traits diffr5ts1 et p> consqu5t dsunis et heurts1 elle agit p> te9tes lies1 cont9ues1 uni=mes de texture1 mais gradues l'inf9i2 elle unit les mplats de la *air p> sa facture1 en mme temps qu'elle les di/+ue p> ses tonalits1--comme la nature le fait elle-mme4 ,prcism5t p>ce qu'elle ne peut donn] un acc5t1 c'e/--dire un arrt brusque1 elle e/ suprieure au crayon qu& il faut pass]1 sans heurt1 du grave au d\x et de la nuit au j\r4 ,le trait a de gr&es qualits idographiques4 ,on donne l'ide d'un corps p> sa silh\ette et sa dlimitation dans l'espace3 on ne le montre pas dans son ess5ce4 ,ds que le dess9ateur veut remplir l'espace dlimit1 la silh\ette1 il s5t l'imp]fection de son outil4 ,c'e/ une b\tade d',+res1 que de dire que la fume mme doit s'exprim] p> le trait4 ,en ralit1 la fume ne peut s'exprim] que p> le ton4 ,et t\te ombre e/ plus ou mo9s fume4 ,ce n'e/ donc pas avec le trait seul qu'on peut ombr] une figure2 et1 tant p\r la dlicate gradation du ton que p\r l'impeccabilit du cont\r1 il faut bi5 reconnatre la supriorit de la photographie4 ,enf91 la photographie1 mieux que le plus agile crayon au monde1 surpr5d c]ta9s effets prcieux1 mais insaisissables1 soit p> leur multitude1 soit p> leur brivet3 un nuage qui passe dans le ciel1 un tr\peau qui passe sur la t]re1 une arme ondulante au gr des reliefs et des creux des vallons1 le f\illis m\vant d'une bataille de fleurs1 la complexe furie d'une meute coiffant un sangli]1 le df]lem5t des vagues sur un rcif ou encore le cumulus des vagues qui r\l5t l\rdem5t v]s le rivage1 le /ratus des c\rants qui se =m5t dans la m] et le f9 cirrus des traces que *aque flot1 sculpteur habile et pati5t1 laisse au sable des grves qu'il a habites4444 ,et le multiple fl*issem5t des ailes des colombes qui vi5n5t1 d'un t\rnoiem5t s\ple1 se pos] t]re1 comme ces mes que ,dante vit attires p> son cri misricordieux1 et le fugitif plissem5t des fossettes d'une femme rieuse1 et le rapide s]rem5t des muscles d'un homme surpris1 et les rem\s d'une f\le1--t\t ce que le v5t1 l'orage1 la gravitation1 le feu1 l'espoir1 la colre1 le plaisir1 font fl*ir1 agit]1 tomb]1 flamb]1 sec\]1 contract] ou s\rire6444 ,combi5 s\v5t le dess9ateur a regrett de ne p\voir saisir l'envole subtile d'un ge/e1 l'ag5cem5t 9dit d'un gr\pe1 le miroitem5t r>e d'un c\p de lumire6 ,il y a donc des raisons p\r qu'un arti/e1 devant c]ta9s effets1 pr5ne p>fois l'objectif1 au lieu de pr5dre le crayon ou le p9ceau lavis4 ,mo9s s\ple s\s c]ta9s rapports1 c'e/ un in/rum5t plus dlicat s\s d'autres et t\j\rs plus rapide4 ,on ne saurait pas plus le tax] d'inutile que d'impropre r5dre une p5se4 ,il ne peut remplac] les autres procds1 mais les autres ne le remplac5t pas4 ,,*apitre ,,iv ,une prt5tion excessive de la photographie4 ,o t5d ce m\vem5t d'art en photographie et quelle cra9te ou quel espoir p\r l'idalisme doit-il n\s donn]8 ,p\r le bi5 dml]1 et quelle volution s+ulire il m>que dans l'esprit de ses auteurs1 il faut se rappel] ce qui l'a immdiatem5t prcd4 ,il y a quelques annes1 n\s avons vu de savants photographes1 arms d'une gr&e quantit de docum5ts1 v5ir v]s nos arti/es et leur enseign] leur mti]4 ,ils avai5t inv5t1 p\r surpr5dre la nature1 des in/rum5ts trs a/ucieux et trs prompts3 des disques p]cs de f5tres qui t\rnai5t trs vite et v\s pr5ai5t des c5ta9es de vues successives d'un homme avant qu'il et dit3 ouf6 puis des botes o ils enf]mai5t des gupes dont ils avai5t dor le b\t des ailes p\r enregi/r] la trajectoire qu'elles dcrivai5t en volant2 des revolv]s et des fusils objectif qu'ils braquai5t sur les oiseaux1--ils l'euss5t fait sur des anges6--non p\r les tu]1 mais p\r savoir quels m\vem5ts disgracieux ils faisai5t dans les airs et p\r t] a9si leurs images plus que la vie3 la beaut6 ,en guise de gibecire1 ces tranges *asseurs portai5t1 en b&\lire1 une bote escamot]1 cont5ant des plaques de re*ange4--,dj1 un mdec9 de ,b\logne avait imag9 de photographi] les manife/ations des div]s s5tim5ts huma9s qu'il obt5ait artificiellem5t p> des applications lectriques sur la face ins5sible d'un malheureux malade d'hpital1 et il avait a9si dmontr que le ,laocoon du ,vatican ne remuait po9t du t\t les muscles qu'il fallait p\r exprim] la d\leur4--,nos *ronophotographes1 eux1 dmontrr5t de mme que1 *ez les gr&s matres1 les *evaux n'avai5t jamais galop congrm5t1 ni les hommes c\ru avec vrit1 ni les femmes dans avec s9crit1 et c]ta9em5t pas une colombe v5ant v]s l'ar*e1 ni un ,sa9t-,esprit planant sur ,dieu le pre1 ni un ar*ange1 ni un sraph91 ni un *rub9 voletant dans nos vieilles pe9tures ne p\vait rsi/] leurs r$\tables inve/igations4 ,l'art avait ignor le m\vem5t3 la sci5ce allait le lui expliqu]4 ,quelques arti/es c\tr5t ces sugge/ions1 et aussitt t\t s'arrta4 ,on ne vit plus que des *evaux dans des attitudes d'immobilit absolue et un peu ridicule1 des hommes plants sur un pi$1 des oiseaux en plomb1 encapu*onns dans leurs plumes4 ,ri5 de plus faux ne p>ut sur les toiles ou sur les socles que cette sci5tifique et photographique vrit4 ,on s'tonna1 on s'indigna1 on discuta longuem5t4 ,enf91 on s'avisa d'une ide assez simple3 c'e/ que la sci5ce e/ une *ose et que l'art en e/ une autre2 et que1 s'il y a une vrit p\r l'esprit1 il y en a une autre p\r les yeux qui n'e/ po9t la mme et qui1 en art1 importe seule4 ,from5t9 et bi5 d'autres l'avai5t dit1 mais il p>at qu'il e/ des vid5ces qu'il faut qu'on dc\vre et des portes ouv]tes qu'il faut qu'on enfonce4 ,en effet1 dans le cas prs5t1 la vrit de la sci5ce e/ une vrit de dtail2 la vrit de l'art e/ une vrit d'ensemble4 ,qu& le *ronophotographe n\s apporte une preuve o il a n l'une des mille phases dont se compose un m\vem5t1 n\s lui rpondons3 ,ceci e/ une p>tie du m\vem5t1--ce n'e/ pas le m\vem5t4 ,il e/ trs vrai que1 dans un m\vem5t1 il y a l'attitude que v\s avez dc\v]te1 mais il e/ non mo9s vrai qu'il y en a des c5ta9es d'autres et que c'e/ la rsultante de t\tes ces attitudes1--*acune immobile durant un in/ant de raison1--qui =me ce qu'on appelle le m\vem5t4 ,mes yeux ne p]oiv5t qu'un ensemble2 votre app>eil ne p]oit qu'une p>tie4 ,qui dcid]a qu'il p]oit la vrit1 et que ce sont mes yeux qui sont dans l'erreur8 ,qui dcid]a que la vrit d'ensemble ne signifie ri5 et que ri5 ne vaut hors la vrit du dtail8 ,dire qu'on voit mal p>ce que1 dans un m\vem5t1 on voit un ensemble d'attitudes1 cela revi5t dire qu'on ent5d mal p>ce que1 dans un or*e/re ou dans un *ur1 on n'ent5d qu'un ensemble de sons8 ,mais le plan du musici5 a t que v\s ent5dissiez l'ensemble des sonorits4 ,p\rquoi le plan de la nature ne s]ait-il pas que v\s voyiez l'ensemble du m\vem5t8 ,que p5s]iez-v\s d'un savant v5ant1 au mom5t o n\s c\tons un *ur1 l',opra1 n\s dire3 ,voici un in/rum5t trs prcieux qui va v\s p]mettre d'ent5dre1 non plus l'ensemble de cette musique1 mais *aque voix et *aque in/rum5t l'un aprs l'autre4 ,ent5dez cette voix1 elle fait3 ah6 ah6 ah6 et celle-ci3 oh6 oh6 oh6 et cette autre1 un son fil4444 ,ma9t5ant v\s connaissez ce *ur4 ,v\s n'en aviez1 aup>avant1 qu'une ide confuse et errone4 ,c'e/ la grossiret de votre oue qui fait que ces sons se confondai5t en un t\t que les ignorants appell5t h>monie4 ,dissociez *aque p>tie et v\s aurez le vrai s5s de cet opra4444 ,a9si du m\vem5t4 ,l'il de l'objectif in/antan e/ comme une oreille qui n'ent5drait qu'une p>tie la fois dans un or*e/re4 ,il voit trs bi5 une des attitudes successives dont se compose un ge/e1 mais il ignore le ge/e et accomplit ce prodige de saisir1 dans le m\vem5t1 l'immobilit6 ,une preuve topique n\s e/ donne p> la photographie in/antane d'une r\e de voiture4 ,l'il huma91 en voyant une r\e1 s'ap]oit =t bi5 si elle t\rne ou non4 ,l'in/antan1 lui1 n'en sait ri54 ,que la r\e t\rne avec la vitesse d'un phaton tran p> un *eval au gr& trot1 ou bi5 qu'elle soit immobile dans la remise1 l'app>eil in/antan n\s en donne exactem5t la mme image4 ,comme il va aussi vite1 plus vite mme que la r\e1 elle lui semble t\j\rs immobile4 ,ce tremblem5t1 cette confusion des lignes des rais qui av]tiss5t nos yeux n'exi/e po9t p\r lui4 ,il n'en compte que mieux les rais de la r\e1 mais il oublie qu'elle t\rne4 ,il p]oit bi5 une vrit1 mais il y a une autre vrit qu'il ne p]oit pas2--et c'e/ ju/em5t celle dont l',art a beso94 ,si n\s allons en *em9 de f] p>alllem5t un autre tra9 qui m>*e beauc\p mo9s vite que n\s1 cet autre tra9 n\s semble immobile4 ,p\r qui e/ d\ d'un m\vem5t plus rapide1 t\t ce qui e/ d\ d'un m\vem5t mo9s rapide semble immobile4 ,n\s appelons immobiles dans le monde et dans la vie1 les *oses dont le m\vem5t ou dont le *angem5t sont si l5ts que n\s ne les p]cevons pas dans le c\rs de notre vie4 ,cela ne veut pas dire qu'elles ne soi5t pas d\es de m\vem5t2 cela veut dire que ce m\vem5t n\s *appe4 ,or1 si l'il de l'objectif ne re/e ouv]t qu'un c9q-millime de seconde1 il e/ clair qu'un m\vem5t de *eval qui dure un qu>t de seconde lui *appe t\t fait4 ,donc1 en allant plus vite que le *eval1 l'objectif trans=me le m\vem5t en immobilit4 ,ce n'e/ pas la seule circon/ance ou l'objectif voit autrem5t que notre il4 ,il e/ tantt plus et tantt mo9s p]spicace1 il dtaille p>fois mieux et confond p>fois bi5 davantage4 ,il dc\vre1 avant le mdec91 des ta*es d'ruption sur un visage qui p>at sa91 mais il commet les plus l\rdes bvues sur la qualit des t(fes4 ,comme le dit trs bi5 ,m4 ,puyo3 ,son analyse implacable re/e sup]ficielle et s'en ti5t aux app>5ces2 bi5 plus1 ces app>5ces mmes1 l'objectif t5d naturellem5t les magnifi]1 et bonnem5t1 il se laisse bl\ir p> l'clat faux des /rass1 p> les reflets trompeurs des sat9ettes et des vel\rs de coton4444 ,c'e/ a9si que1 p> une runion pati5te de laisss p\r compte et de c\pons av>is1 le photographe peut rassembl] sans gr&s frais des dcors et des co/umes qui pr5n5t sur ses preuves un aspect vritablem5t somptueux4 ,admirable p\r dt]m9] les inflexions de l'aile d'un macroglosse ou de la nageoire d'un hippocampe1 la plaque photographique ne peut n\s r5seign]1 aussi bi5 que l'il1 sur la tonalit de l'air o vole cet insecte1 ni de la m] o vit ce poisson4 ,et c'e/ prcism5t p>ce qu'elle e/1 selon le mot de ,janss51 la rt9e du savant qu'elle n'e/ pas celle de l'arti/e4 ,,*apitre ,v ,une raction idali/e4 ,auj\rd'hui les photographes l'ont compris4 ,m4 ,puyo av\e1 propos de la mise au po9t1 que l'il a une facult d'accommodation trs suprieure celle de l'objectif4 ,ces novateurs ab&onn5t les prt5tions des *ronophotographes4 ,ils ne veul5t plus que la ma*9e enseigne l'il4 ,ils contrl5t les rsultats de la ma*9e avec l'il et rep\ss5t ceux que l'il n'appr\ve pas4 ,ils ne prt5d5t plus r=m] les lois de l'e/h?ique3 ils ambitionn5t de s'y s\mettre4 ,m4 ,alfr$ ,maskell1 qui e/ le *ef de la jeune cole en ,anglet]re1 le dit expressm5t3 ,notre m\vem5t peut tre considr comme une t5dance trait] les sujets en concordance avec la pratique des autres arts graphiques4--,il ne faut pas1 dcl>e ,m4 ,rob]t ,dema*y1 avoir une e/htique p>ticulire p\r la photographie et une autre p\r la gravure et le dess94--,,mm4 ,b]gon et ,le ,bgue aj\t5t3 ,il n\s p>at que l'tude de l'e/htique e/ la prp>ation indisp5sable t\t travail4 ,le photographe va compos] comme s'il devait dess9] ou pe9dre au lieu de photographi]4 ,en ce qui conc]ne les attitudes f\rnies p> la *ronophotographie1 ,m4 ,puyo ne p>le de ret5ir que celles qui sont d\es de qualits e/htiques4 ,cela n\s montre assez quelle volution s'e/ faite *ez les photographes et dans quel s5s le m\vem5t n\veau e/ dirig4 ,c'e/ dans un s5s idali/e4 ,on ne peut en d\t] qu& on lit les crits des novateurs4 ,on le peut encore mo9s qu& on reg>de leurs uvres4 ,avoir introduit le s5tim5t et la p5se dans une opration autrefois automatique2 avoir trans=m en un art ce qui tait une indu/rie2 avoir dcid que l'esprit devait dirig] la matire1 au lieu de se laiss] enseign] p> elle2 avoir inv5t la photographie dirigeable1 c'e/ dj une entreprise idali/e4 ,mais les novateurs sont alls plus lo9 dans ce s5s4 ,ils ont vu que leurs uvres valai5t surt\t p> ce qu'ils y avai5t mis d'eux4 ,ils ont compris le mot de ,rusk93 ,si ce n'e/ pas un plan huma9 que v\s *]*ez1 il y a plus de beaut dans l'h]be le long de la r\te que dans t\t le papi] noirci p> le soleil que v\s rassembl]ez durant t\te la dure de votre vie4 ,ils ont h>dim5t s\mis leur vision un plan trs c>actris4 ,dans leur ef=t p\r se dgag] de l'imitation s]vile1 ils ont retr\v l'audace des p>tis pris d'ombre et de lumire1 la volont des effets d'ensemble1 qui manqu5t nos impressionni/es4 ,beauc\p de leurs paysages sont traits p> gr&es masses1 le premi] plan l>gem5t ombr1 la lumire rep\sse au second1 et t\tes les petites lueurs refltes1 dlibrm5t noyes dans l'ensemble1 af9 d'obt5ir un effet franc et gnral4 ,il exi/e un ,poti]1 de ,m4 ,decl]cq1 que1 p> son viol5t p>ti pris d'ombre diffuse et de saisissante cl>t ramasse en un seul po9t1 on dirait une eau-=te de ,rembr&t4 ,le magnifique portrait de ,rusk9 p> ,m4 ,frdrick ,holly]1 o seul l'extrme pr(il de l'e/htici5 e/ tir de l'ombre p> la lueur de la f5tre1 accuse1 *ez le photographe1 un plan prconu d'clairage c>actri/ique4 ,le papillotem5t impressionni/e e/ proscrit1 ,m4 ,puyo l'av\e3 ,la direction des faisceaux de lumire qui clair5t une figure peut tre quelconque1 mais leur int5sit relative doit obir une loi3 il faut que l'un des faisceaux employs soit nettem5t dom9ant en int5sit et que t\s les autres lui soi5t nettem5t subordonns4 ,avec la disp]sion de l'effet1 l'cole naturali/e enseignait l'inutilit ou l'indiffr5ce du sujet4 ,l1 encore1 les n\veaux photographes sont am5s1 p> les conditions mmes de leur art1 une raction dans le s5s classique4 ,ne p\vant compt] autant que les pe9tres sur leur imag9ation1 ils en vi5n5t *]*] la beaut dans la nature elle-mme4 ,ne p\vant espr] l'atte9dre uniquem5t p> l'int]prtation1 ils la veul5t d'abord dans l'objet int]prt4 ,c'e/ non plus seulem5t leurs rves1 mais la ralit1 qu'ils dem&5t d'tre une *ose belle4 ,le sujet r$evi5t alors t\t de suite digne de considration4 ,il ne s'agit pas ici du sujet tant mpris p> les novateurs d'il y a v+t ans1 et mpris avec raison1 si l'on ent5d p> l l'hi/oire b\ffonne ou s5tim5tale1 le site numrot p> les guides1 o d'+nieux indu/riels ti5n5t la disposition des t\ri/es une *aise1 une lorgnette et du soda4 ,il s'agit de ce que ,m4 ,jules ,breton appelle trs ju/em5t le sujet e/htique1 une puissante ordonnance de nuages sur la m]1 comme dans une photographie de ,m4 ,origet1 une symphonie de bran*es emmles p\r rsi/] au v5t et t5dues v]s le ciel p\r pr5dre dans l'air leur n\rriture1 comme on en a vu dans les photographies de ,m4 ,d>donville1 tang du p>c de ,ramb\illet1 et de ,mme ,dansa]t1 ,at ,home2 un gr\pem5t gracieux de jeunes filles et de jeunes fleurs1 tel que le tableau de ,mme ,f>nswor? expos jadis s\s ce titre3 ,qu& le pr9temps arrive s\riant dans le vallon et sur la coll9e4 ,ce sujet1 ils le veul5t nettem5t dt]m91 congru5t en t\tes ses p>ties et1 p\r a9si dire1 organique4 ,comme ils p\rront bi5 retran*] l'inutile dans ce que leur f\rnit la nature1 mais non pas y aj\t] le ncessaire1 il faut que cette nature soit plutt trop ri*e en intrt que trop pauvre4 ,d'ailleurs1 si ce sujet ri*e e/ t\ffu1 ils m>qu5t leur int]v5tion d'arti/es en le simplifiant4 ,m4 ,puyo p>le de l'unit du motif1 et se c\rr\ce contre les dtails qui sollicit5t le reg>d en dehors du c5tre d'intrt4 ,il traite de l'quilibre des lignes1 des rappels ncessaires4 ,on croirait ent5dre un pur classique de l'cole de ,w9ckelmann4 ,l'tude prolonge1 non des livres1 mais de la nature1 ramne ces photographes aux lois gnrales qui rgir5t jadis l'cole1 et non po9t p>ce que ce sont des rgles1 mais simplem5t p>ce que ce sont des ncessits4 ,ces lois de la composition1 dis5t-ils1 n'ont ri5 d'arbitraire2 qu& n\s songeons aux conditions que doit remplir t\te uvre d'art et que n\s app>aiss5t aussitt les ides d'unit1 d'ordonnance1 de subord9ation1 n'e/-ce pas le rationalisme grec et notre conception unitaire du monde qui n\s impos5t ces lois gnrales8 ,p>eillem5t1 l'ide d'quilibre1 qui la fait natre1 s9on le s5tim5t intime que t\t obx la loi de la gravitation8 ,d'o l'emploi gnral1 dans la composition1 de la =me triangulaire1 le triangle tant de t\tes les figures celle dont le c5tre de gravit e/ le plus bas4 ,enf91 les rgles qui prsid5t l'h>monie des tons et leurs liaisons et impos5t l'usage des rappels dc\l5t de l'ide de relation et de l'impuissance des organes jug] autrem5t que p> comp>aisons successives4 ,a9si1 t\t d\cem5t1 t\t sil5cieusem5t1 ces hommes arms d'une ma*9e conspir5t p\r l'idal classique des anci5s j\rs4 ,ils n'ont po9t fait de h>dis manife/es1 ni proclam la d*ance d'aucun art4 ,leur affi*e reprs5tait seulem5t une femme laissant tomb] de ples fleurs de t\rnesol4 ,n\s ne rclamons nullem5t le titre d'arti/es1 disai5t-ils en #ahif2 le public1 habitu aux *oses d'art1 saura bi5 n\s le dc]n] de lui-mme1 s'il tr\ve que n\s sommes arrivs le mrit]4 ,dans leurs longues et laborieuses contemplations en face de la nature1 ils n'ont pas rv les gr&es j\issances de la gloire4 ,ils n'ont pas *]* l'arg5t4 ,ils n'ont *]* que le plaisir2 et le plaisir1 rappelons-n\s-le bi51 a donn plus de belles uvres l'art que l'ambition1--le plaisir mode/e1 intime et muet1 que *]*ai5t les ,millet et les ,r\sseau dans les s5ti]s de ,b>bizon4 ,ils aim5t la nature3 ils c\t5t ce qu'elle dit1 et elle leur dit p>fois ce qu'elle ne dit pas d'autres4 ,aprs la gr&e moisson faite p> les paysagi/es du sicle1 ils vi5n5t1 se c\rbant et ramassant des glanes4 ,mais1 des glanes des *amps1 on peut encore se n\rrir1 et mieux que des fleurs artificielles1 quattroc5ti/es ou c9quoc5ti/es cueillies dans les muses4444 ,ces arti/es n'ont ri5 de my/rieux3 ils dvoil5t et jett5t la f\le t\s leurs secrets et t\tes leurs recettes4 ,les pr5d qui veut6 ,mais peu les pr5n5t1 et mo9s encore en pr(it5t4 ,c> ce n'e/ pas leurs papi]s et leurs +rdi5ts *imiques1 et leurs crans et leurs lampes au magnsium qui font leur supriorit1 c'e/ leur ducation e/htique et c'e/ leur gt4 ,pas plus en art qu'en armes1 il n'e/ de botte secrte4 ,ce sont les procds les plus simples et les plus connus qui mn5t le mieux au b qu'on veut atte9dre2 le secret n'e/ po9t dans une comb9aison de recettes soigneusem5t tues et dont on peut donn] ou ne pas donn] la =mule3 il e/ dans la tte1 il e/ dans l'il1 il e/ dans la ma91 il e/ dans le cur4 ,et s'il fallait une preuve de plus que ce ne sont nullem5t des procds n\veaux1 mais bi5 de n\velles int5tions qui crent ces belles uvres photographiques1 on la tr\v]ait dans ce fait que1 p>mi tant de milli]s de photographes qui arp5t5t la surface de la t]re1 il n'en e/ gure plus de dix ou d\ze en ,france et d'une tr5ta9e l'trang] qui ai5t1 jusqu'ici1 produit des preuves comp>ables des uvres d'art4 ,et combi5 *acun en produit-il8 ,a pe9e1 p> an1 une ou deux qui vaill5t la pe9e d'tre cites4 ,voil qui doit rassur] les arti/es2 et ceux-ci f]ai5t sagem5t en ouvrant les portes de leurs expositions de blanc et de noir aux *]*eurs mode/es et en?\sia/es qui s'a*em95t1 p> des voies diffr5tes1 au mme idal4 ,qu& on se promne dans la longue gal]ie des ,c&labres du muse des ,antiques1 au ,vatican1 si on lve les yeux au-dessus des ttes d',h]ms et des ,furies1 des ,silnes et du ,m]cure psy*opompe1 et de la ,diane d'phse aux seize mamelles1 et du ,satyre enlevant une p9e du pi$ d'un ,faune1 et si l'on reg>de les plafonds pe9ts durant le prcdant pontificat1 on ap]oit une allgorie s+ulire4 ,les sci5ces et les arts1 reprs5ts p> des figures ornes d'attributs1 font hommage de leurs progrs la ,religion4 ,et p>mi ces figures1 en bonne place1 e/ la ,photographie t5ant son horrible ma*9e1 appele objectif4 ,on re/e un peu surpris1 non seulem5t qu'un ,torti ait succd p\r dcor] les plafonds du ,vatican un ,raphal et un ,mi*el-,ange1 mais que la desse allgorique du collodion ou du glat9o-bromure se c>re la mme place o l'on a vu1 dans la ,sixt9e1 les ,sibylles et les ,prophtes4 ,puis on se s\vi5t des v]s de ,lon ,,xiii1 adresss la pr9cesse ,isabelle de ,bavire1 sur l',ars photographica3 ,imag9em ,natur ,appelles mulus ,non pul*riorem p+]et2 et l'on se dem&e si ce qui p>at une hyp]bole auj\rd'hui ne s]a pas une vrit dema94 ,ce que n\s avons vu1 dans les expositions1 n'e/ peut-tre pas encore suffisant p\r le prdire1 mais c'e/ plus qu'il ne faut p\r l'espr]4 ,,c9qui,,me ,,p>tie ,,les ,,prisons ,,de ,l',,art ,,les ,,prisons ,,de ,l',,art ,ce sont les muses4 ,jamais on n'en vit tant btir1 p\r tant d'objets1 ni de tant de sortes4 ,on en fait d'imm5ses p\r y dress] des m\lages de ca?drales et on en fait de t\t petits p\r y align] des p\pes4 ,on en fait p\r y mettre des tableaux contempora9s1 comme la ,tate ,gall]y1 et on en fait p\r y mettre des bronzes d'il y a deux mille ans1 comme le muse ,c]nus*i4 ,on en fait p\r y mettre des u/5siles1 comme le ,muse des ,arts dcoratifs1 et on en fait p\r y mettre des dieux1 comme le ,muse ,guimet4 ,on en fait p\r y mettre des panetires prov5ales1 comme le ,museon ,arlat51 et on en fait p\r y log] des porcela9es de la famille v]te1 comme le ,muse d',enn]y4 ,on y tr\ve des v]tugad9s1 comme dans le ,muse des ,passions huma9es1 ,flor5ce1 et on y tr\ve de vnrables affi*es ou des tlgraphes suranns1 comme dans le ,muse du vieux ,montm>tre1 ,p>is4 ,on fait encore des ,muses p\r y mettre de vieux habits hroques et des canons dmods1 comme le ,muse de l',arme1 et on en fait p\r y mettre des tableaux /ati/iques comme le ,muse social4 ,on en fait mme p\r ne ri5 ou presque ri5 y mettre1 comme le ,muse ,galli]a4--,mais1 d'ord9aire1 ce sont les uvres d'art qu'on y r5f]me1 les plus belles et les plus dignes d'tre vues qu'on peut tr\v]4 ,t\t le monde s'y prte4 ,jamais les collectionneurs n'ont plus volonti]s reg>d leurs propres gal]ies comme de futurs muses4 ,jamais on n'a lgu l'tat ou aux villes tant de maisons qui1 du vivant mme de leurs htes1 avai5t pris la =me d'un temple du ,beau4 ,on btit un muse auj\rd'hui dans le mme esprit qu'autrefois un hpital1 une glise ou un mona/re4 ,lorsque1 au soir de la vie1 les va9queurs de l'pre lutte indu/rielle et sociale se dem&5t p> quoi ils embelliront leur victoire et en rp&ront quelques effets sur la f\le1 ce qui se dresse devant eux1 c'e/ la vision d'un muse4 ,ici1 au p>c ,monceau1 il a suffi d't] le lit du mort1 p\r que sa demeure ft un muse4 ,l1 lorsqu'il y a quelques annes1 le vieux pr9ce sans enfants1 sans trne et sans pe1 deb\t sur la t]rasse de sa demeure1 *]*ait ce qui p\vait le mieux p]ptu] sa mmoire1 il tr\vait que c'tait de *ang] son *teau en muse4 ,et voici que p>t\t les *teaux sont dev5us des muses4 ,le ,l\vre e/ un muse4 ,v]sailles e/ un muse4 ,fonta9ebleau e/ un muse4 ,*antilly e/ un muse4 ,cette ide hante aussi les mes collectives4 ,les municipalits qui ont trop d'arg5t1--et mme celles qui n'en ont po9t assez1--rv5t de muses gigantesques accap>ant t\s les trsors d'art d'une prov9ce1--comme le ,palais des ,papes ,avignon1--et v]s o se dirig]ai5t1 en pl]9age1 les f\les du sicle n\veau4 ,les villes montr5t aux trang]s leurs muses avec autant d'orgueil que leurs hpitaux ou leurs hospices4 ,et1 de mme qu'en btissant des hospices1 elles croi5t avoir rsolu le problme de la ju/ice sociale1 de mme1 en btissant des muses1 elles croi5t avoir sauv la beaut dans le monde4 ,voil une t5dance bi5 c>actri/ique de l'esprit contempora94 ,en voici une seconde3 ,p5dant qu'on btit des muses1 on dtruit des uvres d'art4 ,on jette bas des monum5ts1 p>fois des qu>ti]s enti]s dans les cits qui fur5t contempora9es des sicles de beaut4 ,on dn\e leur ce9ture1 comme ,avignon4 ,on v5tre leurs remp>ts1 comme ,antibes4 ,on m5ace leurs ponts1 comme ,luc]ne4 ,on disp]se les nymphes de leurs fonta9es1 comme ,nuremb]g4 ,on complote de combl] leurs canaux1 et1 en att5dant1 on enfume leurs ponts1 comme ,v5ise4 ,on brise leurs mosques1 comme en gypte4 ,on r5v]se leurs palais et l'on dfonce leurs j>d9s1 comme ,rome4 ,on mutile leurs c\v5ts1 comme ,t\l\se4 ,on empite jusque sur leurs tombeaux1 comme ,arles4 ,flor5ce mme1 ,flor5ce qui consolait de tant d'att5tats gomtriques les arti/es des deux hmisphres1 ,flor5ce voit t\t un plan de ,riord9am5to et de ,sv5tram5to s'tal] sur les tables de ses conseils6444 ,l1 une voie1 droite comme une pe1 trav]se le cur mme de la ville1 tr\ant les palais de gu+ois1 c\pant les vieilles artres vitales du moy5 ge1 sec\ant ou br*ant1 sur son passage1 les loggie1 les crneaux de la place ,san ,biagio1 de la maison des ,gi&onati1 du palais di ,p>te ,guelfa1 fau*ant les t\rs#bc4444 ,a ces n\velles1 la dmocratie bat des ma9s4 ,cela sonne ses oreilles comme une victoire4 ,c'e/ une victoire1 en effet1 sur le respect1 sur le pass1 sur t\t ce qu'elle ne peut emp*] d'avoir t avant elle1 mais ce qu'elle peut du mo9s emp*] de lui survivre2 victoire sur les hommes qu'elle n'a pas lus et les *oses qu'elle n'a pas votes4 ,p5dant la nuit1 fameuse en ,avignon1 o tomba la porte l',imb]t1 la lueur des tor*es1 en t\te hte1 quelques heures seulem5t aprs l'arrt du maire dcrtant sa ru9e1 une f\le en?\sia/e acclama les ouvri]s de cette de/ruction et le *ef lu qui v5ait y prsid]4 ,ce ne sont l que quelques exemples1 et pris dans quelques pays4 ,mais le c\rant de ,sv5tram5to e/ univ]sel4 ,a *aque heure qui sonne1 on peut dire qu'il s'accomplit ou qu'il se trame1 sur quelque po9t du globe1 quelque *ose contre sa beaut4 ,et si l'on a pu calcul]1 de c]ta9s gr&s capitali/es1 que1 *aque mat91 ils se rveill5t plus ri*es en capital1 sans avoir ri5 fait que de dur] une nuit de plus1 on peut dire1 au reb\rs1 que p> le m\vem5t naturel du progrs1 *aque soir1 le soleil se c\*e sur des cits mo9s belles que les cits qu'il a le mat9 mme claires4 ,deux c\rants trav]s5t donc le monde3 l'un p\r la beaut dans les muses1 l'autre p\r la laideur dans la vie4 ,au fond1 c'e/ le mme et il n'y a entre les deux aucune contradiction4 ,ils coexi/5t dans les mmes mes4 ,ils vont au mme b1 comme ils sont ns de la mme ide sur le rle de l'art4 ,et cette ide1 t\te-puissante en ce mom5t1 e/ telle qu'il faut la dnonc] hautem5t1 s'il en e/ temps encore1 comme la plus fausse qui soit dans son pr9cipe et la plus fune/e dans ses applications4 ,,*apitre ,i ,l'art proscrit de la vie et int]n dans les muses4 ,ces deux t5dances sont surs4 ,un j\r1 au mois de septembre #ahie1 on vit1 dans la mme ville d',avignon1 le mme conseil municipal1 prsid p> le mme maire1 pr5dre1 presque dans la mme sance1 deux rsolutions en app>5ce contradictoires3 il rsolut1 d'abord1 de dmolir les pittoresques remp>ts de la ville1 du ct sud1 et ensuite de *]*] six millions p\r trans=m] le ,palais des ,papes en un muse de la *rti5t4 ,l'un de ces projets tait mesqu9 et facile1 l'autre gr&iose et ardu4 ,un seul fut excut3 ce ne fut pas le gr&iose1 mais le gr&iose fut s9crem5t dsir4 ,il l'e/ encore4 ,c> les mmes hommes qui tr\v5t ncessaire d'abattre ces belles pi]res jaunes1 poses p> les ,papes et clbres p> ,/5dhal1 n'e/im5t pas sup]flu de fond] un muse n\veau4 ,les mmes conomi/es qui repro*5t l'art d't\ff] la ville en lui g>dant sa c\ronne de m*ic\lis1 sont prts l'endett] de six millions p\r lui faire une collection de vieilles *asubles4 ,et1 dans ces deux rsolutions1 en app>5ce contradictoires1 ils sont anims p> une mme ide d'ordre1--qui e/ de ne pas laiss] l'art encombr] la rue1 mais de le mettre sa place1 o iront le *]*] les g5s qui croi5t en avoir absolum5t beso93 au muse4 ,le mme s\ci ti5t t\s les de/ructeurs de beaut1 quelque "p qu'ils travaill5t4 ,a ,arles1 on a dtruit les maisons qui plongeai5t dans le fleuve1 af9 de trac] des quais rectilignes4 ,on y a encore dtruit1 p> les bruits de la t]re et p> les fumes du ciel1 le *>me des tombeaux vides des antiques ,alyscamps4 ,mais1 en revan*e1 on y fonde un ,museon ,arlat5 p\r y r5f]m] les *oses pittoresques de la vie populaire4 ,a ,flor5ce1 en #ahhh1 la commission de ,riord9am5to del c5tro della citt1 aprs qu'elle eut visit les maisons de la rue des ,apo?icaires et dcid leur disp>ition1 dcrta t\tefois qu'on enri*irait de leurs photographies les ar*ives communales4 ,auj\rd'hui1 lorsqu'un p>ti flor5t9 dem&e qu'on rase le vieux et biz>re palais dell',arte della ,lana1 qu'un arc-b\tant jo9t my/rieusem5t ,or ,san ,mi*ele1 que dit-il p\r n\s consol]8 ,il dit qu'on en f]a une reproduction dans une autre p>tie de la ville6 ,qu& on a dtruit le ,m]cato ,vec*io et t\t ce qui avois9ait la vieille glise de ,sa9t-,&r1 on a pompeusem5t cr1 au muse de ,sa9t-,m>c1 une salle de s\v5irs1 de fresques1 de plafonds1 de *em9es1 d'cussons tirs des maisons du ,,xve sicle4 ,de mme qu' ,bruxelles1 si l'on a ras1 autrefois1 l'anci5 palais des ducs de ,brabant1 on en a t5t1 deux c5ts ans aprs1 une re/itution1 de mme on a so91 auj\rd'hui1 de reproduire huis clos ce qu'on a supprim dans la rue4 ,en ,suisse1 les htels expuls5t les *alets1 mais1 qu& on a ru9 les *alets de la montagne1 on en recon/ruit t\t un qu>ti] l',exposition de ,g5ve4 ,a ,p>is1 aprs avoir r5v]s1 au sicle d]ni]1 la ,ba/ille et la rue ,sa9t-,anto9e1 on a cru devoir en re/itu] des effigies au ,*amp de ,m>s1 en #ahhh1 et1 en #aijj1 on a difi1 sur les b]ges de la ,se9e1 une p>odie du vieux ,p>is jadis dmoli avec en?\siasme4 ,a9si1 dtruisons-n\s nos vieilles demeures sculaires1 quittes1 c5t ans aprs1 en t5t] quelque inc]ta9e et coteuse re/itution1 p\r que les f\les vi5n5t gt] des apritifs trs n\veaux sur des escabeaux trs rtrospectifs4 ,sans d\te1 on ent5d1 et l1 des prote/ations4 ,a ,flor5ce1 notamm5t1 une clameur1 grossie p> la clameur des arti/es du monde enti]1 a ret5ti contre les projets en c\rs d'embellissem5t de/ructif4 ,une ligue s'e/ =me de ,flor5t9s passionns p\r la beaut de la fleur du val d',arno1 s\s le titre d',associazione p] la difesa di ,fir5ze antica#bd4 ,mais ces prote/ataires on rpond quelque *ose d'app>5ce trs logique3 ou ces vieill]ies sont dignes d'tre cons]ves1 leur dit-on1 ou elles ne le sont pas4 ,si elles ne le sont pas1 qu'importe qu'on les dtruise8 ,et si elles le sont1 quoi de mieux que de les abrit] dans un muse8 ,d'ailleurs1 qu'e/-ce qui e/ m5ac dans cette ,flor5ce que v\s prt5dez df5dre1 et p\rquoi t\t ce bruit8 ,p\rquoi ces dix mille signatures de pr9ces1 d'vques1 de romanci]s et de tribuns1 prote/ant contre notre voirie municipale et que v\s tes alls *]*] jusqu'aux conf9s de la civilisation1 depuis les autorits du ,massa*usetts jusqu' celles de la ,tasmanie8444 ,e/-ce qu'il e/ "q de dtruire un seul des monum5ts qui font la gloire de notre ville l'trang]8 ,e/-ce qu'on t\*e au ,palais ,vieux1 au ,palais ,pitti1 ,sa9te-,m>ie-,n\velle1 au ,dme8 ,reg>dez donc le plan que v\s attaquez4444 ,il ne t\*e mme pas au ,ponte ,vec*io1 p\rtant si troit et si incommode6 ,il respecte t\t ce que les guides montr5t aux t\ri/es1 et1 qu& il s]a excut1 non seulem5t l'it9raire des ,cook's t\rs ne s]a pas entrav p> les dmolitions ncessaires1 mais1 en traant des voies plus droites et plus l>ges d'un monum5t l'autre1 n\s p]mettrons aux trang]s de t\t voir en mo9s de temps4444 ,que prt5dez-v\s encore8 ,qu'il y a de jolis dtails ar*itecturaux dans les maisons de la place ,san ,biagio4444 ,quoi donc8 ,cet cusson sur le palazzo dei ,canacci1 ces m\lures8444 ,et l-bas1 au palazzo di ,p>te ,guelfa1 cette colonnette de la loggetta del ,vas>i8444 ,et1 dans le borgo ,san ,jacopo1 quelques m*ic\lis8444 ,eh bi56 on les sauv]a6 ,on tir]a de la masse in=me de ces vieilles btisses du ,,xive ou du ,,xve sicle1 les r>es morceaux dignes d'tre vus et on les mettra dans un muse4 ,t\t le monde y gagn]a1 mme les e/htes1 puisqu'ils tr\v]ont rassembls dans une mme salle et qu'ils v]ront1 en dix m9utes1 t\s ces dtails qui1 disp]ss sur des murs sans intrt et dans des ruelles impraticables1 leur aurai5t dem& c9q ou six heures p\r tre gr&'pe9e dc\v]ts6 ,en travaillant p\r les utilitaires1 n\s travaillons aussi p\r v\s4 ,en face des gracieux spectacles mnags p> la ,nature1 on a pris le mme p>ti4 ,dans ce ,p>is1 qui n'e/ pas un lieu de pl]9age e/htique1 mais qui s]ait cep5dant si beau sans ses embellissem5ts1 on cons]ve et on dtruit avec un semblable a*>nem5t4 ,les trang]s arti/es en sont /upfaits4 ,quiconque1 dit ,ouida1 revi5t ,p>is1 aprs une abs5ce de quelques saisons1 tr\ve la spl5deur de sa vie plus obscurcie t\s les dix ans p> l'empoisonnem5t de l'atmosphre que cause le nombre t\j\rs plus gr& de fabriques1 de *em9s de f] et d'autres travaux et p> l'ext5sion de la ville p>mi les j>d9s1 les v]g]s et les bois qui lui =mai5t autrefois une admirable ce9ture4 ,mais1 en revan*e1 le mo9dre morceau badigeonn de c\leurs e/ r5tr1 tiquet1 cons]v1 =clos4 ,on a supprim du ciel p>isi5 cette dlicate h>monie de ru9es noires et de v]tes frondaisons1 dont v+t-huit annes avai5t effac l'cre s\v5ir et s\lign la tri/e beaut1--p\r y difi]1 entre deux horloges1 une g>e de *em9 de f]4 ,mais on a retir prcieusem5t quelques mdiocres ve/iges des fresques d'un des plus mdiocres dcorateurs du second ,empire et l'on va leur consacr] pompeusem5t quelque salle de muse4 ,dans ces prisons1 la vie mod]ne r5f]me mme les oiseaux et les fleurs4 ,dans t\te l',europe mridionale on dpeuple les bois de leurs petits oiseaux1 qu'on tue1 qu'on empoisonne1 qu'on crase dans les nids1 qu'on pr5d p> millions aux roccoli4 ,bi5tt l'on p\rra mettre au ,musum les d]ni]s exemplaires de c]ta9s oiseaux que1 nos pres et n\s1 aurons1 p\r la d]nire fois1 ent5dus *ant]4 ,si l'on veut en g>d] la =me et la voix1 qu'on les fasse *ant] devant le phonographe et qu'on appelle ensuite le taxid]mi/e6--c> les temps sont pro*es o l'espce entire aura pri4 ,mais les cages de nos j>d9s zoologiques sont ple9es4 ,les oiseaux a9si catalogus1 il arriv]a un j\r o l'on mettra aussi les fleurs dans des muses f]ms1 af9 de les s\/raire la vie dva/atrice4 ,que dis-je8 ,cela e/ arriv4 ,on dtruit tant de fleurs sur les ,alpes qu'on a d crer p\r elles des refuges comme la ,*an\sia du petit ,sa9t-,b]n>d1 laquelle on a donn le nom de j>d9-muse4 ,un j>d9-muse6 ce nom seul ne df9it-il pas une poque1 une t5dance et une ide8 ,et n'e/-ce pas la mme ide qui anime les diles de ,flor5ce1 et ceux de ,p>is1 et ceux de ,v5ise1 et ceux de ,rome3 p>qu] le pittoresque1 l'loign] de la vie1 t] des pas de la f\le cette *ose encombrante1 di/rayante qu'e/ le ,beau1 le ramass]1 l'emport] au lo91 comme ce que ramass5t et ce qu'emport5t1 aux heures frileuses de l'aube p>isi5ne1 les *>rettes des balayeurs et des *iffonni]s6 ,dans une ville bi5 ordonne p\r les affaires1 il ne faut pas1 semble-t-il1 que les passants s'arrt5t considr] des ar*itectures1 non plus que les flots d'un fleuve considr] les quais4 ,que les uns et les autres pass5t vite1 portant leurs f>deaux multiples1 c\rant v]s leur commune f96 ,que le mot d'ordre soit1 p\r l'conomie de nos cits mod]nes1 celui-ci3 ,l'utile en lib]t1 l'art en prison4 ,,*apitre ,,ii ,ce que devi5t l'art en prison4 ,que devi5t l'art en prison8 ,rassemblons1 p\r le compr5dre1 les impressions qu' trav]s l',europe1 n\s avons t\s ress5ties4 ,il ne s'agit po9t1 ici1 de ces uvres d'art qui =m5t t\tes seules un ensemble e/htique et qui sont faites p\r apport] une vision du dehors dans l'intrieur d'une maison1 lo9 de la vie qu'elles reprs5t5t1 au fond d'un salon4 ,cette uvre-l1 d'ailleurs isole de son milieu p> son cadre d'or1 peut tre gte indiffremm5t p>t\t4 ,il ne s'agit donc pas des tableaux de *evalet4 ,p\r eux1 un muse vaut peu prs un autre milieu et l'on n'imag9e ri51 non seulem5t de plus prilleux1 mais de mo9s plaisant que les expositions en ple9 air du ,,xviie et du ,,xviiie sicles1 soit que ,le ,brun accro*t1 dans la c\r de l'htel de ,ri*elieu1 son ,passage du ,granique1 soit que l',acadmie de ,sa9t-,luc susp5dt ses *efs-d'uvre1 place ,dauph9e1 sur le p>c\rs de la procession de la ,fte-,dieu4 ,c]tes1 la manire de prs5t] les tableaux devant le public ou de se prs5t] devant eux n'e/ pas *ose indiffr5te4 ,la disposition des toiles hi/oriques dans les salles qui vir5t leur hi/oire et un bel quilibre de nuances dans des app>tem5ts sobrem5t meubls--comme ce qu'a comm5c de ralis] ,m4 de ,nolhac ,v]sailles1--aj\t5t =t la valeur intr9sque des tableaux4 ,le recueillem5t1 la solitude y aj\t5t aussi4 ,combi5 de toiles pieusem5t vnres dans les collections p>ticulires s\ffrirai5t d'tre vues dans l'imm5se promiscuit de la ,gal]ie du bord de l'eau6 ,et si l'on va1 au lo91 tudi] une seule uvre demi ca*e au public1 combi5 la di/ance fran*ie1 le blocus =c1 la conc5tration des =ces admiratives t\tes fra*es sur un seul po9t1 n'aj\t5t-ils pas l'impression qu'on ress5t de sa beaut6 ,bi5 plus1 si l'uvre e/ re/e l o elle fut cre1 dans le milieu qui l'a r5due possible et qu'elle a r5du clbre1 n'arrive-t-il pas qu'elle ramasse et rfl*it t\s les s\v5irs p>s aut\r d'elle1 comme une l5tille fait les rayons8 ,fra ,angelico ne se dc\vre-t-il pas mieux dans la plus mdiocre des cellules de son c\v5t que dans l'admirable ,c\ronnem5t de la ,vi]ge expos1 p> le malheur des circon/ances1 deux pas de la rue de ,rivoli8 ,combi5 de portraits de ,rembr&t n'a-t-on pas vus dans les muses d',europe1 sans jamais ress5tir l'impression que donn5t les figures du b\rgme/re ,six et de sa femme1 cons]ves dans la mme famille depuis deux c5t qu>ante ans1 dans le vieux et petit salon de la ,he]5gra*t1 au bord de ce canal aux eaux gales comme ces mes de b\rgeois et ponctues de feuilles fanes qui tomb5t en sil5ce comme sont tombes jadis les heures sur ces vies1 sans ri5 agit]1 ni t]nir6444 ,lorsqu'on desc5d des lacs glacs du haut ,dauph9 dans la valle du ,graisivaudan et qu'au has>d de la r\te on entre1 faute d'autre spectacle1 dans la petite glise1 c]ne de treilles et de luz]nes1 du village de la ,tron*e1 combi5 la ,vi]ge ori5tale qu'on ap]oit au co9 d'une *apelle avec son grave enfant songeur1 le doigt sur la b\*e1 pntre davantage dans l'imag9ation que des c5ta9es de madones ranges dans les gal]ies ,doria1 ,borghse1 ou ,pitti6 ,et que n'aj\t5t pas l'humilit de ce dcor et l'imprvu de cette r5contre au *ef-d'uvre d',hb]t1 pieusem5t dpos en ex-voto1 l o le vu fut fait et l o il fut exauc1 l o il fut promis p> le patriotisme et ralis p> le gnie6 ,mais ce n'e/ pas de tableaux qu'il s'agit ici4 ,c>1 qu& on met un tableau dans un muse1 on n'en prive ni la rue1 ni le j>d91 ni l'glise1 ni la pice d'eau4 ,il peut gagn] beauc\p c]ta9es dispositions dans un salon1 dans un *teau ou dans une *apelle4 ,il ne p]d pas t\t son *>me dans un muse4 ,il s'agit ici des uvres cres dans une int5tion dcorative et p\r un ensemble dt]m94 ,il s'agit de ce qui e/ fait p\r subir les rvolutions de l'ombre et du j\r1 p\r baign] dans la vie ambiante et dans la f\le1 p\r les color]1 p\r y imprim] son effigie1 p\r donn]1 en un mot1 une figure la cit4 ,il s'agit des portes1 des faades1 des bas-reliefs1 des fonta9es1 des ponts1 des /les1 des autels ou des tombeaux4 ,il s'agit de ces figures tailles p\r se p5*] dans le vide1 comme les g>g\illes1 p\r humanis] l'horizon1 comme les /atues1 p\r born] les *amps1 comme les ,t]mes1 p\r commmor] une victoire1 comme les colonnes1 ou un prodige1 comme les *apelles1 ou p\r dom9] la ville et faire lev] les reg>ds des citoy5s1 comme jadis les mtopes du ,p>?non ou ses ,pana?nes4 ,voil les uvres qui1 conues en dehors des muses et avant les muses1 ont une fonction dans l'empre9te quotidi5ne que fait l'imag9ation la vie4 ,pr5ons l'exemple le plus clbre3 celui des ,pana?nes1 et imag9ons-les au mom5t de leur gloire4 ,t&is que la ville vaque ses affaires1 son lucre1 sa politique1 ses plaisirs1 cette procession qui ne se fait qu'une fois t\s les trois ans1 se p\rsuit sur les frises du temple et t\t ,a?ni5 levant les yeux v]s l',acropole y dev9e la prs5ce de son image1 qui ne quitte po9t le sanctuaire4 ,il se dit que l'image survivra la ralit1 la /atue l'homme1 et peut-tre le *ef-d'uvre au culte1 l'adorateur la ,div9it4 ,sa figure de m>bre1 taille l-haut dans le p5tlique1 ne *ang]a po9t4 ,ces g5\x qui po9t5t en avant1 treignant le *eval cabr1 ne fl*iront po9t1 ces j\es demeur]ont ple9es1 ces torses g>d]ont leur s\plesse1 ces *eveux ne tomb]ont jamais1 et1 a9si1 les gnrations successives ignor]ont si les hommes reprs5ts l-haut s\ffrir5t jamais de la dcrpitude4 ,sans d\te1 cette vie qu'on prte au m>bre n'e/ qu'illusoire1 mais la vie plus int5se qu'on pr\ve leur vue e/ relle4 ,sans d\te1 ce n'e/ l qu'une ombre d'humanit1 mais l'humanit passe et cette ombre fixe sur ce mur rivalise de dure avec les montagnes qui environn5t l'horizon et avec ces toiles v]s lesquelles1 *aque angle1 les figures de pi]re sembl5t s'a*em9]1 le soir4444 ,retirez ces figures de la vie et de la vue de la f\le1 et mettez-les dans un muse1 que devi5n5t-elles8 ,p\r le savoir1 allons obs]v] ce que devi5n5t les ,elg9 m>bles1 dans leur somptueuse demeure de ,londres4 ,morne comme une prison1 plant de colonnes comme un temple1 c\ronn de br\ill>ds et pe9e dgag des maisons qui l'avois95t1 voici le massif noir du ,briti% ,museum4 ,c'e/ l que sont dt5us les demi-dieux4 ,un gazon humide et quelques pigeons qui s'envol5t mett5t seuls du v]t et du blanc dans ce paysage s9i/re1 frott de suie4 ,lorsque les anci5s btissai5t un temple p\r y log] les idoles drobes l'ennemi1 c'tait du mo9s dans quelque site riant o elles puss5t s'acclimat]1 se plaire et dev5ir encl9es protg] leurs geli]s4 ,ici1 ri5 de tel4 ,on imag9e aussitt ce qu'e/ l-bas la radieuse ,acropole rose et dore tage dans l'air bleu1 avec ses horizons de montagnes immortelles p> leur miel et leur m>bre1 et de golfes qui ont des noms de victoires4 ,on se figure des pla9es de p9s v]ts et d'olivi]s blan*issant s\s les brises1 avec de petits *em9s s]rs entre des poivri]s1 des cactus et des alos1 propres conduire les e/htes v]s les ,immortels paisibles4 ,ici1 sur le trottoir brillant de pluie1 de ,great ,russell /reet1 t\t manque de ce qui peut induire l'me en joie admirative1 ri5 de ce qui peut y v]s] la tri/esse4 ,sur des tables de m>bre noir gis5t les re/es des colosses qui sigeai5t autrefois sur les frontons du ,p>?non3 ,hlios1 ,?se1 ,crs1 ,pros]p9e1 ,iris1 ,sln1 les ,p>ques1 la ,victoire1 ,prom?e1 ,m9]ve1 ,neptune1 ,amphitrite1 ,leuco?a1 ,ccrops1 ,m]cure4444 ,la vue de ces pauvres figures1 mutiles comme des morceaux de corps froids sur les dalles des ,morgues1 s]re le cur4 ,c> ces dieux1 s'ils ne rgn5t plus sur une poigne de croyants p> leur puissance1 dom95t encore le g5re huma9 p> leur beaut4 ,or1 ils port5t ici les traces d'un inexplicable et p]fide ab&on1 d'une immmoriale impit4 ,t\s sont dcapits1 hors le ,?se qui dresse ses quatre horribles moignons comme un mon/re m5diant dans un c>ref\r4 ,leurs ttes ont r\l t]re1 et de ces visages augu/es faits p\r les bais]s des desses1 quelques-uns peut-tre1 jets dans les eaux du ,pire1 sont encore en proie aux infects suoirs de quelque ponge p]=ante6444 ,on les a dp\ills de leurs p>ures et des objets qu'ils t5ai5t la ma91 comme signes de leurs fonctions cle/es4 et l1 aux han*es1 aux cuisses1 des tr\s1 que les voleurs n'ont pu b\*] et que les g>di5s du muse lav5t pieusem5t1 racont5t le sacrilge1 avec l'loqu5ce d'une s]rure brise sur un tab]nacle ouv]t4 ,si n\s reg>dons le long des murs1 n\s y voyons les figures des ,pana?nes mises s\s v]re comme des ossem5ts de sa9ts1 comme de petits coloptres morts ou des fleurs s*es4 ,p> endroits1 on a re/aur4 ,a9si1 dans le morceau de frise qui reprs5te les div9its fm99es1 la p>tie infrieure et le bras gau*e de plusieurs figures n'ont t recon/itus que p> des m\lages pris il y a c5t ans1 et ces pltres mal faits ont t insrs dans le m>bre primitif4 ,c'e/ a9si qu'avec beauc\p de pe9e on a s]ti quelques fausses pi]res dans un encadrem5t de pi]res prcieuses4 ,ailleurs1 se presse une grotesque et lam5table arme1 compose des re/es de beaux vieux mon/res b>be de fleuve et corps de *eval et de jeunes hros culs-de-jatte1 se livrant1 deux p> deux1 des pugilats *imriques4 ,un ,lapi! qui n'a po9t de ma9s veut trangl] un ,c5taure qui n'a pas de gorge4 ,c]ta9s br&iss5t des pes abs5tes4 ,un homme-*eval s5t quelque *ose sur sa cr\pe1 il se ret\rne p\r dvisag] l'agresseur1 et il n'a po9t d'yeux4 ,un cul-de-jatte *]*e pit9] son adv]saire t]rass et lev] au ciel ses bras c\ps af9 de clbr] sa victoire4 ,la peau de lion qui p5d son bras semble v\loir dvor] le ,lapi! mort4 ,tel autre n'a sur ses paules que du pltre3 sa tte e/ ,cop5hague4 ,cet homme-*eval boite3 une de ses jambes e/ re/e en ,grce4 ,ce jeune ,grec n'a pas d'yeux p\r voir le ,c5taure sur lequel il s'lance f\gueusem5t3 son visage e/ au ,l\vre4 ,l1 le ,lapi! a grimp sur les flancs du ,c5taure qu'il fait pli]1 a saisi le mon/re p> la b>be4 ,on s'imag9e que c'e/ sa propre tte qu'il porte a9si la ma94 ,ici1 le ,c5taure n'a plus de bu/e1 n'e/ plus qu'un *eval et1 a9si1 le ,lapi!1 tomb t]re1 n'e/ plus qu'un cavali] maladroit4444 ,au milieu de la gal]ie1 sur un pide/al1 se ti5t une femme aux ma9s c\pes1 la coiffure gante1 l'aspect ar*itectural d'une colonne huma9e4 ,c'e/ la ,c>iatide4 ,p5dant plus de deux mille ans1 elle a s\t5u le portique de la tribune des jeunes filles1 avec ses c9q belles compagnes demeures dans la patrie4 ,ma9t5ant1 il n'y a plus l-bas que son sosie de pltre trav]s p> une b>re de f] et que la pluie et le soleil ont noirci misrablem5t4 ,il n'y a plus ici qu'une exile1 qu'une inutile figure dpayse1 surprise1 honteuse de ne plus s]vir ri5 et comme lasse p> l'abs5ce de son glorieux f>deau4444 ,cette tri/esse1 qui se s5t plus vivem5t peut-tre au ,briti% ,museum1 on l'pr\ve p>t\t o sont r5f]mes des uvres faites p\r demeur] en ple9 air et p>t\t o des figures cres p\r j\] un rle prcis dans un ensemble dcoratif1 se tr\v5t dsaffectes4 ,p>c\rons les salles du ,vatican1 du ,l\vre1 de la ,glypto?que4 ,combi5 d'annes ont pass depuis que ces m>bres ou ces bronzes n'ont pas accus p> leurs ombres la rvolution du soleil6 ,il faut1 en vrit1 qu'une longue habitude ait endormi notre critique et f]m nos yeux p\r qu'au ,l\vre1 p> exemple1 n\s supportions ces entassem5ts de pi]res s\s des votes1 ces lignes *evau*ant les unes sur les autres1 ces bras1 ces ttes1 ces drap]ies s'(fusquant mutuellem5t1 se d\blant p> le jeu des glaces ou s'teignant p> l'clat des dorures6 ,et il faut une extraord9aire docilit d'imag9ation p\r s'expliqu] les attitudes et les ge/es de ces ,dianes saisissant leur c>quois en m>*ant v]s des f5tres1 de cette ,victoire naviguant sur un escali]1 de ces ,atlantes crass s\s un poids qui n'exi/e pas1 de ces ,apollons inspirs ou de ces ,niobs plores scrutant du reg>d les m\lures d'un plafond4444 ,qui a jamais vu les dieux ou les hros jets dans la ,salle du s>cophage de ,mde au ,l\vre1 ou bi5 dans la salle de sculpture au ,luxemb\rg1 comme des m>*&ises dans un dpt8 ,quoi6 on met ces m>bres ici1 p\r qu'on les admire mieux1 et on les entasse de telle sorte qu'aucun ne se pr(ile sur son vois9 et que l'il br\ille ensemble t\tes leurs lignes6 ,on dirait une assemble o t\t le monde p>l]ait la fois6 ,le b e/ de rvl] leur beaut1 et on leur te le ple9 soleil qui sculpt]ait n\veau leur relief1 et les ombres du ple9 air qui1 *angeantes comme e/ *angeante la lumire du j\r1 donn]ai5t t\r t\r sa valeur *aque muscle1 *aque mplat1 *aque ride1 *aque pli6 ,dans les muses1 nombre de /atues n'ont jamais t vues t\t entires1 dresses sur un fond neutre et dbr\illes des lignes de leurs vois9es4 ,la plup>t n'ont jamais reu la lumire que d'un seul ct4 ,mme celles qu'on expose au milieu d'une salle1 comme le ,torse1 au ,vatican1 ne sont pas dgages des lignes adjac5tes4 ,on p]oit mieux leur ensemble dans une bonne photographie1 dont le fond a t unifi1 que dans le muse1 p>mi le papillotem5t des c\leurs4 ,beauc\p de *efs-d'uvre n\s sont a9si mieux connus p> leurs photographies que p> la vue que n\s en avons4 ,ils ne sont que l'encaisse e/htique dont les reprs5tations fiduciaires c\r5t l',europe4 ,on sait qu'ils exi/5t1 mais1 en ralit1 on ne les a jamais vus4 ,et on les v]rait si bi5 ailleurs6 ,c'e/ en ple9e campagne1 en ple9e =t1 que le s5s e/htique veill p> la joie de la ,nature1 l'il repos p> la monotonie du dcor1 l'esprit avide et r5du curieux de ry?me p> l'indiscipl9e des m\vem5ts de la vie vgtale1 p]cevrai5t avec en?\siasme le mo9dre ve/ige du travail et de la volont1 la mo9dre ligne v\lue et suivie4 ,c'e/ un phnomne bi5 connu que l'obscur beso9 de la symtrie l o t\t semble *app] ses rgles et d'un plan rationnel et huma9 l o les fantaisies de la ,nature triomph5t en lib]t4 ,n\s sommes plus reconnaissants l'art p\r une ,madone fru/em5t pe9te sur la blan*e glise de quelque pauvre village de l',engad9e que p\r la c5time ,vi]ge au ,bamb9o dans un muse de ,flor5ce1 qu& n\s en avons vu dj quatre-v+t-dix-neuf4 ,que n\s fait un s>cophage aprs c5t s>cophages1 ou un no*o1 s'il e/ le c5time no*o8 ,mais si1 au pli d'un vallon1 trav]s quelque campagne virgili5ne1 n\s r5controns le simple monum5t o le ,p\ss9 arrta ses b]g]s d',arcadie1 n\s faisons halte comme eux1 s5sibles la solidit de ses lignes et l'quilibre de ses proportions4 ,et si1 aux appro*es d'une ville anci5ne1 p>mi les vignes ou les potag]s1 n\s tr\vons le re/e d'un taurobole oubli p> les ar*ologues1 n\s comp>ons le pampre sculpt aux feuilles vivantes qui y jett5t leur ombre et le bucrne hiratis aux bufs qui *em95t le long du lab\r2 n\s compr5ons alors1 bi5 mieux que dans un muse1 l'ef=t de l'art p\r fix] le plus capricieux des rameaux en un rguli] entrelacs et la plus disgracieuse des ttes en un svelte ornem5t4 ,les fln]ies dans les vieux qu>ti]s de ,rome ou trav]s les villages toscans ont-elles un autre b8 ,on possde1 au milieu de la ville1 t\s les *efs-d'uvre qu'on peut s\hait]4 ,si l'on va au has>d des *em9s1 c'e/ qu'on tr\ve plus de plaisir la c\rbe de la ,navicella imprvue r5contre au portail de la villa ,mattei1 qu' t\tes les vasques et les cuves dont s'encombr5t la ,salle ronde ou la ,gal]ie des c&labres4 ,on sait plus de gr l'arti/e p\r avoir trac la =me d'un lcy! sur une /le du clotre de ,san ,saba ou des croix sur le puits du clotre du ,latran que p\r avoir creus les pi]res entasses au ,capitole4 ,et t\te la f]ronn]ie ornem5tale de l',ar*itectural ,c\rt du ,s\?-,k5s+ton ,museum ne se pr(ile pas dans la mmoire aussi nettem5t que le c\ronnem5t du puits de la ,*>treuse d'ma1 qu& on l'a vu1 p> un beau soir r\ge1 arrondir1 sur les ttes *auves des d]ni]s mo9es1 sa noire arabesque de f]4444 ,voil p\rquoi l'expdi5t1 imag9 p> les ,flor5t9s p\r satisfaire les admirateurs de leur vieille ville1 t\t en la dtruisant1 e/ le signe de la plus pr(onde erreur e/htique4 ,ce que les trang]s aim5t ,flor5ce ce n'e/ po9t seulem5t l'clat de quelques monum5ts1 mais l'atmosphre d'art1 qu'on respire1 presque sans s'en ap]cevoir1 dans les plus humbles co9s de la ville4 ,or v\loir retir] de la ville t\t ce qui con/itue cette atmosphre1 p\r l'enf]m] au ,muse de ,sa9t-,m>c et l'y accumul]1 c'e/ proprem5t dtruire le *>me des fln]ies flor5t9es3 l'imprvu de la r5contre d'un fragm5t d'art1 la joie de la dc\v]te4 ,les mmes *oses1 dlicieuses si on les tr\ve isoles1 une une1 devi5n5t fa/idieuses p> leur rappro*em5t4 ,quoi de plus div9 qu'un *ant d'oiseau1 et l1 dans la =t8 ,quoi de plus dplaisant qu'une volire8 ,et1 lorsque l'uvre e/ telle qu'elle emprunte son c>actre ou son culte un pays dt]m91 qu'e/-ce donc qu'il en re/e dans un muse8 ,que signifi5t ces idoles dpayses1 ces vases sacrs o l'on voit la place des doigts des prtres et qu'aucun prtre ne s\lve plus8 ,c'e/ du pla9-*ant dans un cas9o4 ,lorsqu'on reg>de1 dans le hall du ,muse ,c]nus*i1 au p>c ,monceau1 le ,b\ddha qui y e/ captif1 on se rappelle1 sans rire1 la d\leur des ,japonais qui le vnrai5t comme une beaut tutlaire1 dans les j>d9s de ,meg\ro4 ,un j\r ces pauvres j>d9i]s v9r5t ,tokio dem&] qu'on leur r5dt leur /atue enleve furtivem5t1 p> morceaux4 ,ce j\r-l1 ces paysans fir5t plus qu'un acte de pit3 ils fir5t une manife/ation e/htique4 ,inconsciemm5t1 ils df5dir5t l'ide ju/e de l'art en place et sa place4 ,ce bronze e/ bi5 amnag dans le ,muse ,c]nus*i1 mais ri5 peut-il valoir1 p\r les yeux1 le gr& dcor *angeant de la nature1 p\r le cur1 le reg>d suppliant de quelque dvot passant devant son ,dieu8 ,et si les *oses d'art avai5t l'obscur s5tim5t de ce que gagne ou p]d leur beaut1 selon les milieux qu'elles trav]s5t1 nul d\te que le ,b\ddha ne regrettt1 dans sa somptueuse demeure p>isi5ne1 les voix qui *antai5t1 les p>fums qui passai5t1 et le soleil qui l'clairait librem5t1 aux temps de son ab&on dans les pauvres j>d9s de ,meg\ro4444 ,les uvres d'art1 surt\t les uvres d'art religieux1 sont des fleurs dlicates1 dont il faut respir] le p>fum sur plante4 ,c\pez-les2 v\s avez encore la =me1 v\s n'avez plus le p>fum4 ,,*apitre ,,iii ,ce que la nature fait p\r l'uvre d'art ,mais les ru9es8 dira-t-on1 ne convi5t-il pas de les mettre l'abri8 ,bi5 plus encore que les monum5ts intacts1 les ru9es doiv5t tre laisses 9 situ4 ,c'e/ surt\t ces uvres en p>tie dtruites1 incompltes1 qu'il faut un milieu qui les explique1 qui les supple ou qui les ju/ifie4 ,c> un monum5t complet s'explique de lui-mme4 ,un temple1 p> exemple1 e/ un organisme o t\t s'en*ane1 se comm&e et se s\ti5t4 ,tant qu'il e/ intact1 tant qu'il remplit son b1 tant que les colonnes font leur (fice1 qui e/ de support] les ar*itraves1 et les antfixes1 le leur1 qui e/ de b\*] le creux des tuiles1 on peut le mettre o l'on v\dra4 ,a lui seul1 il exprim]a son ry?me et son ide4 ,mais1 s'il e/ ru91 transport p> morceaux s\s un hall1 que n\s dira-t-il8 ,qu'e/-ce que des colonnes sans la frise qui unissait leur tte8 ,qu'e/-ce que des acrotres sans le fronton dont elles relevai5t les b\ts8 ,qu'e/-ce qu'un arc-b\tant sans la vote qu'il bute1 ou un p9acle sans le pili] qu'il surmonte8 ,qu'e/-ce qu'une c>iatide sans son ar*itrave1 une cphore sans sa corbeille1 une ,victoire sans ses ailes1 une ,esprance sans sa fleur8 ,mettre une colonne dans un muse6 ,autant mettre un tronc d'arbre dans un salon6 ,ce n'e/ plus qu'un organisme dissoci1 bris2 ce n'e/ plus qu'un cadavre4 ,il faut donc le laiss] en ple9 air1 en ple9 ciel1 dans la nature qui1 de ses cadavres elle1 de ses rocs f5dus p> l'eau ou de ses arbres f\droys p> le feu1 fait des autels1 des vasques1 des corbeilles ou des nids4 ,la /atue une fois mise dehors1 t\t *ange4 ,les ge/es gr&iss5t et s\ti5n5t le ciel4 ,la m\sse emplit les ma9s aup>avant oisives4 ,le li*5 met sur les blessures du m>bre son baume dor4 ,les gra9es des fleurs1 qui vont p> l'air *]*ant un gte1 s'arrt5t aux creux des urnes p5*es p> la ma9 des ,fleuves ou des cornes d'abondance s\t5ues p> le bras des ,pomones1 et1 p>fois1 une eau de pluie vi5t tal] s\s les pi$s des ,n>cisses son humide et fugitif miroir4 ,je sais1 sur les t]rasses de la villa ,pamphili1 une /atue de femme qui lve le bras4 ,sa ma9 tant casse1 elle ne dresse qu'un moignon qui s]ait horrible voir4 ,mais un arbre e/ auprs4 ,il abaisse sur le m>bre mutil ses bran*es4 ,il noie le poignet s\s les petites vagues v]tes de ses feuilles1 et la /atue1 ds lors explique1 semble cueillir1 d'une ma9 qu'elle n'a plus1 des fruits l'arbre qui n'en a jamais4 ,ce sont ces =tuites r5contres qui donn5t leur prix aux ru9es vues p> ,hub]t ,rob]t3 le m>bre1 augu/e et t]nel1 prte son appui aux contad9es phmres qui y susp5d5t leurs h>des clatantes4 ,dans l'entre-colonnem5t dcrpit1 mais hauta9 encore1 ,bi5 que les ,salvucci ni les ,ard+helli ,n'abrit5t plus que l'humble *oppe et l'tabli ,s\s leurs arcades colossales#be1 le lazz>one grignote sa pol5ta1 l'enfant grne son rais9 et le mo9e son *apelet1 t&is que sur leurs ttes1 une plante sauvage jette l'ombre de ses feuilles1 le galbe de ses bran*es1 l'aumne de ses fleurs4444 ,a9si1 presque t\j\rs1 la nature et le temps sav5t re/itu] la pi]re l'me qui l'avait quitte qu& elle s'tait brise4 ,sans d\te1 ils ne peuv5t refaire entirem5t ce que l'homme a dtruit1 ni combl] t\t fait le vide que l'accid5t a creus4 ,ils ne r5d5t pas aux =mes mutiles leur beaut pla/ique4 ,seulem5t ils leur confr5t une n\velle beaut pittoresque4 ,ils les font entr] dans la gr&e communion du paysage4 ,un j\r mme arrive o la ru9e fait p>tie si intgrante de son milieu qu'on n'imag9e pas avec plaisir le monum5t intact4 ,quel arti/e prfr]ait la correcte spirale d'un escali] en colimaon cette description de ,t5nyson dans ,enide3 ,bi5 haut1 au-dessus1 un morceau de l'escali] d'une t\relle1 ue p> des pi$s qui1 ma9t5ant1 tai5t sil5cieux1 t\rnait1 nu1 au soleil1 et de mon/rueuses t\ffes de li]re s]rai5t le mur gris de leurs bras fibreux2 elles suai5t les jo9tures des pi]res et semblai5t1 en bas1 un nud de s]p5ts1 en haut1 un bosquet4444 ,cet escali] qui ne conduit ri5 et qui e/ dp\ill de son alvole devi5t ici le c5tre d'un ?me dcoratif qui n'e/ plus ar*itectural1 mais qui e/ encore pittoresque1 ?me v\lu p> la ,nature et ralis au gr des sem5ces1 des v5ts et des annes4 ,mais p\r que ces *oses s'accompliss5t1 il faut confi] la nature mme les dbris que n\s v\lons ennoblir1 et ne po9t tr\bl]1 p> d'inutiles so9s1 l'uvre my/rieuse de cette prt5due m>tre4 ,le mot laissez faire1 laissez pass] de l'conomi/e doit tre notre mot d'ordre vis--vis d'elle4 ,laissez le li*5 faire des ta*es la robe de la desse2 laissez le li]re pass] aux jo9ts du pide/al4 ,ne soyez pas le ,ph>isi5 ,qui croit son mur gt lorsqu'une fleur y p\sse4 ,si la plante a jailli1 c'e/ que la t]re tait bonne et1 si le li*5 a p\ss1 c'e/ que l'air tait pur6 ,il y a un muse o on l'a compris1 et ce muse n\s donne un admirable exemple4 ,ri5 n'e/ plus frappant que de l'voqu] ct du ,briti% ,museum4 ,il e/ situ l'autre b\t de l',europe1 ,rome4 ,sa porte monum5tale s'ouvre dans une gr&e /ratification curviligne de monum5ts millnaires et de pauvres btisses3 ple-mle de s\v5irs1 d'ides et de masures disp>ates1 o fur5t les ,!rmes de ,dioclti51 o fut une *>treuse1 o e/ encore un asile d'infirmes errants et tremblants4 ,c'e/ de t\s les muses de ,rome le mo9s connu1 comme le ,briti% ,museum e/ du monde enti] le plus clbre4 ,son budget e/ un des plus faibles1 comme celui du ,briti% ,museum e/ un des plus puissants4 ,il ne conti5t que ce que la jeune ,italie a tr\v sur son sol depuis le ,risorgim5to4 ,et1 en face de noms comme ,phidias1 ce muse ne peut cit] aucun nom4444 ,il ne fut mme pas con/ruit p\r y mettre des uvres d'art4 ,un clotre1 une c\r c>re au milieu1 ent\re d'arcades1 une range de petites cellules1 de romitorii s'ouvrant sur des j>d9s de p\pes avec autant de loggie1 quelques salles au premi] tage tapisses de nattes s*es o j\e le soleil1 c'e/ t\t4 ,mais le crateur de ce muse n'e/ pas seulem5t un ar*ologue1 c'e/ un arti/e4 ,il ne cons]ve pas seulem5t les uvres d'art3 il les reg>de4 ,il ne songe pas seulem5t les dt]r] au bord du ,tibre1 ou ,subiaco1 mais aussi les replant] et leur r$onn] des rac9es4 ,a *aque uvre1 il *]*e longuem5t l'ori5tation qui lui convi5t p\r remplac]1 le plus qu'il se peut1 l'anci5ne demeure ignore ou l'anci5 milieu p]du4 ,il l'isole1 et1 en l'isolant1 la gr&it4 ,il l'claire1 et1 l'clairant1 la ranime4 ,et1 qu& ce ne sont que de simples dbris1 auxquels nul artifice ne p\rrait r5dre la vie1 il ne cra9t pas de les expos] en ple9 air4 ,le long du clotre ouv]t et dans le j>d9 que bord5t les arcades de trav]t91 s\s le ciel1 s\s la pluie1 il a jet t\t ce qui1 dbris de /atues1 s>cophages1 colonnes1 masques de pi]re1 peut tre sans trop de pril expos aux injures du temps1 et il a laiss faire la nature4444 ,ce qu'elle a fait1 une simple prom5ade suffit p\r en jug]4 ,un des plus beaux mat9s de la vie e/ celui qu'on passe1 au mois d'avril ou de mai1 dans la c\r de ce clotre reconquis p> le ,paganisme4 ,ce n'e/ plus le l\rd sil5ce de la prison4 ,ce sont les voix tranquilles du j>d94 ,ce n'e/ plus ce c>r de lueur blaf>de qui tombe de la f5tre d'un muse et que les prisonni]s appell5t ciel3 c'e/ la spl5deur du soleil qui1 t\rnant aut\r des m>bres1 leur prte la vie l5te des ombres et des cl>ts4 ,au milieu du c>r1 sur un bass9 qui murmure1 un jet d'eau monte comme une tige de lis et retombe comme une poigne de p]les4 ,on dirait une *re illusion qui s'e/ brise en s'levant trop haut1 mais dont les dbris sont encore de petites *oses prcieuses4 ,aut\r d'un vieux cyprs f\droy1 cume la m\sse des rosi]s banks4 ,quatre ttes d'animaux de pi]re1 comme de gigantesques rhytons1 sort5t des godrons v]ts de quatre t\ffes de li]re4 ,aux co9s extrmes du quadrilatre1 le pr9temps allume des flammes roses sur les bran*es des am&i]s1 et le v5t agite ces lueurs sans les te9dre4 ,en l'air1 l'extrmit de deux hautes colonnes1 grimac5t deux masques de pi]re o la b\*e et les yeux sont figurs p> des tr\s4 ,dans un muse1 on v]rait de l'ombre p> ces tr\s4 ,ici1 on voit de la lumire4 ,p\r le mo9dre de ces dbris1 la nature a des att5tions inf9ies4 ,sur les t\ffes sucres nes dans les f5tes du m>bre1 plane la c\ronne de ces insectes pesants et sonores qui ne sav5t ni s'lev] ni se taire4 ,dans un co91 e/ une /atue de femme dont la tte fut brise4 ,un glanti] a pos des bran*es sur ses paules2 il a masqu la c\pure du col1 et1 la place des se9s abs5ts1 fleuriss5t des roses4 ,les s>cophages1 qui se b\rs\fl5t extrieurem5t de figures d',am\rs grimpant aux *elles p\r v5dang] les treilles1 sont ple9s1 intrieurem5t1 non d'ossem5ts1 mais de ronces et de fleurs1 comme celui qu'on voit dans l',am\r sacr et l',am\r pr(ane4 ,dans un angle1 un dlicat pi$ blanc1 sur une dalle r\ge1 semble une app>ition qui comm5ce1 et p>at alors mo9s un dbris qu'une promesse4444 ,sans bras p\r n\s les donn]1 sans yeux p\r n\s voir1 sans pi$s p\r n\s fuir1 une ,=tune ti5t ses fruits4 ,la pluie et le soleil ont noirci p> endroits les robes des desses1 et1 qu& vi5t l'automne1 leurs drap]ies de m>bre s'ob/ruant de feuilles et de fleurs mortes1 elles p>aiss5t d'inconsci5tes ,ophlies4 ,sur les savantes inscriptions lat9es se p5*5t les ignorantes h]bes3 les my/rieuses euphorbes1 et les pelotes d'aiguilles v]tes des p9s1 et les bras poilus des li]res1 et les r$ondantes ari/olo*es1 et les f9s myrtes4 ,aux b\*es demi-ouv]tes des bu/es1 les insectes1 rdant1 prt5t leur long murmure4 ,de la ,victoire brise1 l'oiseau1 en s'envolant1 a*ve le c\p d'aile4 ,et le gr& rosi]1 qui t9celle sur le s>cophage ouv]t1 vi5t aj\t] encore d'impondrables ptales aux l\rdes guirl&es de pi]re1 que1 de leurs paules hausses1 s\lv5t pniblem5t les petits ,am\rs4444 ,a9si1 l'heure de notre c\rse1 o t\tes les figures que n\s n\s tions faites du ,bonheur n\s p>aiss5t jon*] le sol comme des /atues brises1 il n'e/ pas bon de les r5f]m] avec n\s dans le muse de nos s\v5irs1 ni de mdit] seuls devant leurs ru9es4 ,il faut1 au contraire1 les port] en ple9e nature1 les jet] en ple9e humanit et appel] notre sec\rs1 p\r les embellir1 t\tes les influ5ces secrtes et mdiatrices de la t]re et du ciel4 ,alors la blessure s'ad\cit1 s'agr&it1 s'pure4 ,n\s s5tons l'envahissem5t des *oses4 ,bi5tt1 dans le murmure des vies vgtales et pr(ondes s'ass\rdit le murmure de notre vie n\s4 ,l'ombre tombe sur nos s\v5irs4 ,la lumire veille nos p5ses4 ,la nature dont on dit tant de mal n\s (fre cep5dant l'oubli dont elle e/ ple9e4 ,et peu peu pntre en n\s1 p> la plaie entr'ouv]te1 quelque *ose de sa d\ceur1 de son s\rire1 et de son ins5sibilit4444 ,,*apitre ,,iv ,le p>adoxe de la cons]vation des uvres d'art4 ,je ne suis tranquille que qu& je sais mes fils en prison1 disait la mre des deux ,reybaud1 fameux l'un et l'autre1 au milieu du sicle1 p> leurs polmiques et leurs dmls avec t\t le monde4 ,qu& on obs]ve quel s5tim5t p\sse nos amateurs enf]m] dans les muses les uvres qu'il faudrait voir ailleurs1 on tr\ve que c'e/ une proccupation semblable qui les dom9e et que le mot de ,mme ,reybaud p\rrait tre leur mot d'ordre4 ,c> ds qu'on mle la vie quelques belles *oses1 ds qu'on les tire des ncropoles o elles gisai5t1 aussitt la presse ret5tit de leurs cris4 ,ceux-ci se lam5t5t1 si deux gr\pes en m>bre1 d'un m>bre friable et dj u1 dus ,tassa]t ou ,guy>d1 et attribus ,beaujon1 demeur5t devant le p]ron de l'lyse3 ils rclam5t qu'on les enlve du j>d91 et qu'on les mette--o cela8--naturellem5t dans un muse4444 ,ceux-l s'avis5t que des tapiss]ies du g>de-meuble1 dess9es p> ,audran et tisses d'or1 sont conv]ties en portires1 et se d\bl5t1 se cass5t et exig5t1 p> suite de leur poids1 un ef=t p\r les s\lev] qui1 la longue1 les dtruira4 ,o faut-il les mettre8 ,naturellem5t aux ,gobel9s1 o ,bdek] v\s dit que v\s p\rrez les voir les m]cr$is et sam$is1 de une heure trois heures4 ,d'autres1 ayant dc\v]t qu'un beau ,*ri/ en ,croix de ,jorda5s se tr\ve encore dans la ca?drale de ,bordeaux1 n'ont pu support] plus longtemps de voir un ,*ri/ dans une glise4 ,ils le veul5t mettre sa place1--qui e/ le muse4 ,que fait ce m5hir au milieu de sa l&e bretonne8 se sont dem& les p\rvoyeurs d'exposition1 et ils ont propos d'apport] et de r5f]m] dans le ,*amp de ,m>s1 en #aijj1 la pi]re fameuse de ,locm>iak]4 ,ailleurs1 enf91 on se pla9t que quelques-unes des m]veilles de la ,suite des *teaux soi5t envoyes1 et l1 en ,europe1 p\r g>nir nos palais d'ambassade4 ,on dem&e o elles p\rrai5t tre mieux1 et l'on rpond3 aux ,gobel9s ou au ,l\vre4 ,ce sont l les signes de la plus gr&e erreur e/htique qui fut jamais4 ,c>1 prcism5t1 de les envoy] g>nir nos palais d'ambassade1 c'e/ la seule manire que n\s ayons d'en j\ir4 ,quelques-uns d'entre n\s1 seulem5t1 dira-t-on4444 ,oui1 quelques-uns4 ,mais1 dans un muse1 qui peut j\ir d'une tapiss]ie8 ,p]sonne6 ,c> l'e/htique d'un ameublem5t ne s'ins9ue pas aussi vite dans l'esprit que celle d'un tableau ou d'une /atue4 ,de mme qu'un paysage frappe mo9s vite qu'une scne de g5re1 de mme les c\leurs peu bruyantes et les lignes peu crites de la dcoration veul5t des heures p\r tre gtes4 ,il faut demeur] longtemps devant une aiguire ou une crd5ce p\r que leur ry?me s'associe nos p5ses4 ,il faut vivre au milieu des objets de bon /yle p\r qu'ils viv5t en n\s4 ,c'e/ mme l prcism5t ce qui donne l'art dcoratif une physionomie bi5 diffr5te de l'art imitatif4 ,il ne faut pas qu'il frappe1 il faut qu'il s'ins9ue4 ,et1 p\r qu'il s'ins9ue1 il faut qu'on vive avec lui familirem5t1 comme on vit avec la tapiss]ie de sa *ambre1 non pas le mettre dans un muse o l'on va lui r5dre une visite r>e1 sol5nelle et presse4 ,mais c'e/ le seul moy5 de faire dur] les uvres1 dira-t-on4--,de les faire dur]1 oui1 mais comm5t8 ,mortes ou en vie8 ,agissantes ou neutres8 ,t\t e/ l4 ,la momie dure plus que l'homme4 ,la pice d'or1 r5f]me dans un c(fre ou dans une tombe1 dure plus que la monnaie qui r\le de ma9 en ma91 usant son cordon et ses empre9tes1 mais activant les *anges1 s\lageant les misres4 ,il e/ de t\te vid5ce que1 mo9s une uvre d'art s]a expose au soleil1 la p\ssire1 au v5t1 et la vue1 plus elle dur]a4 ,mais elle dur]a sans remplir son b4 ,son b1 c'e/ de vivre de notre vie et de prir1 s'il le faut1 de notre mort4 ,a ce prix1 elle enseigne1 elle *>me1 elle console4 ,autrem5t1 elle ne fait que dur]4 ,qu& j'ent5ds les cris des p\rvoyeurs de muses1 il me semble ent5dre des g5s qui *]*]ai5t les gra9s de bl que le semeur a mis dans les *amps et qui les r5tr]ai5t au plus tt dans le gr5i] de peur qu'ils ne p\rriss5t4 ,et1 en effet1 ils ont emp* la p\rriture1 mais ils ont emp* la g]m9ation4 ,ils ont emp* la mort1 mais ils ont emp* la vie6 ,les projets clos de t\tes p>ts emp*]ont la vie4 ,si jamais ,avignon tr\ve les millions ncessaires p\r expuls] les soldats qui sont dans son *teau =t et y introduire les scribes1 cu/odes et porte-clefs qu'on rve d'y voir1 t\t le ,palais des ,papes devi5dra muet et morne4 ,les milli]s d'objets rassembls ne p>l]ont plus aux yeux des populations lo9ta9es d'o ils auront t tirs4 ,la visite de ce ,muse de la *rti5t ne s]a que la visite d'un trsor4 ,c> les arts du culte ne =m5t po9t p> eux-mmes un ensemble qui se suffise4 ,ils ne sont que p\r que d'autres *oses soi5t4 ,ces objets n'exi/5t que p\r s]vir d'autres desse9s3 p\r tre ports1 agits1 p\r respl5dir p>mi des f\les1 p\r vtir1 p\r r5f]m]1 p\r app>atre s\s le p9ceau des soleils s9cres ou des vitraux m5song]s ou bi5 dans la voie lacte des ci]ges et p>mi les torsades de l'enc5s bleu4 ,l1 au contraire1 que v]ra-t-on8--,des *aires vides1 des retables sans autels1 des lampes sans flammes1 des clo*ettes sans voix1 des *apes sans vivants1 des reliquaires sans morts3 (fr&es sans d\te trop belles p\r le ,dieu qui les reut et mieux appropries ce culte n\veau d'un e/htisme municipal1 dont les g>di5s tricornes s]ont les prtres ennuys6 ,a cette trans=mation qu'aura gagn le ,palais des ,papes8 ,c'tait une cas]ne3 ce s]a une prison4 ,ce s]a quelque *ose encore de pire4 ,ce s]a le palliatif ou l'apologie des de/ructions et des embellissem5ts de nos villes mod]nes4 ,ce s]a l'excuse invoque p> les dmolisseurs *acun de leurs att5tats4 ,ce l'e/ dj1 et il suffit d'c\t] les voix qui s'lv5t dans les rgions (ficielles p\r ne plus d\t] que l',art s]t auj\rd'hui de prtexte contre l',art et que les crations les plus factices sont triomphalem5t opposes aux beauts spontanes de nos vieilles cits4 ,v\s p>aissez mus de c]ta9es trans=mations qui risqu5t de modifi] l'aspect de ,p>is1 disait1 en #ahig1 le m9i/re des ,beaux-,arts1 la runion sol5nelle des ,arti/es franais4 ,v\s voyez dans le progrs indu/riel l't]nel rival de l',art2 p\rquoi refus] de reconnatre en lui1 ce qui e/ t\t aussi vrai1 son t]nel alli8 ,les g>es de *em9 de f] au cur de notre capitale v\s app>aiss5t comme la plus f*euse de ces trans=mations4 ,mais p5sez-v\s que celles qui s'accomplir5t dans l'aspect de ,p>is trav]s les ges n'ont pas s\lev *ez nos pres les mmes inquitudes et peut-tre les mmes prote/ations8444 ,n\s avons encore dans l'oreille les rcrim9ations qui s'levr5t contre c]ta9 b>on1 dont le nom e/ insp>able de la rvolution topographique de ,p>is et qui1 trav]s les ddales des ruelles et des anci5nes c\rs des miracles1 lanait ces gr&es voies rectilignes1 comme les sillons de quelque colossal projectile4444 ,l'art a-t-il tant s\ff]t de ces b\lev]sem5ts8 ,n'a-t-il pas1 dans *acun des qu>ti]s n\veaux1 plant son drapeau1 in/all ses muses1 depuis le ,c>navalet jusqu'au ,galli]a1 dress un peuple de /atues sur les places et les b\lev>ds spacieux qu'a laisss d]rire lui le cataclysme haussmanni5#bf8444 ,a9si1 selon cette ?se1 la plus extraord9aire qu'on ait t5t de s\t5ir sur l'e/htique des villes1 ce n'e/ po9t l'hygine1 ou le con=t1 ou l'activit de ,p>is qui sont invoqus contre son pittoresque1 c'e/ son pittoresque mme4444 ,ce n'e/ pas au nom de l',utile qu'on appr\ve sa trans=mation1 c'e/ au nom du ,beau4444 ,ce n'e/ pas des ncessits et des conomies de la vie mod]ne qu'on se prvaut1 mais des monum5ts qui lui cot5t le plus *] et qui lui sont le plus sup]flus1 lors mme que ces monum5ts1 dresss pr(usion dans nos rues1 en sont non pas seulem5t le plus inutile spectacle1 mais encore et de beauc\p le plus dplaisant6 ,et a9si1 p> une ptition de pr9cipes1 la plus audacieuse dont on se soit jamais avis1 les /atues de ,%akspe>e1 de ,*appe ou de ,dolet1 que rpr\ve le gt univ]sel1 et que ri5 en soi ne p\rrait excus]1 se tr\v5t1 t\t d'un c\p1 s]vir elles-mmes d'excuses aux p]spectives monotones du qu>ti] ,haussmann et du b\lev>d ,sa9t-,g]ma96444 ,or1 la vie mod]ne n'a pas beso9 d'excuse1 mais le mauvais art mod]ne1 lui1 ne peut tre excus4 ,on ne saurait sacrifi] le progrs l'art1 mais on doit se faire une ide plus ju/e de l'art1 et ne pas aj\t] aux ru9es subies des erreurs v\lues4 ,on ne peut pas t\j\rs cons]v]1 dans sa fantaisie ornem5tale1 le vieux dcor de la vie1 mais on peut ne pas en dp\ill] soi-mme la scne du monde p\r le mettre dans ces froids magas9s d'accessoires o il ne remplit plus sa mission4 ,il ne s'agit nullem5t1 ici1 d'oppos] au m\vem5t naturel du progrs des rcrim9ations qui s]ai5t va9es1 ni ses bi5faits des dda9s qui s]ai5t inju/es4 ,la vie mod]ne a ses h>monies que n\s ne mconnaissons pas4 ,les cits de f] et de fume ont leur loqu5ce b>b>e4 ,elles dis5t p> t\tes les voix de leurs r\es et de leurs bielles3 ,n\s sommes les gr&es p\rvoyeuses des f\les et les gr&es niveleuses des conditions4 ,si nos f5tres1 r\ges et blan*es dans la nuit1 attir5t comme des papillons les pagani rp&us dans les campagnes1 c'e/ que n\s sommes p\r eux le symbole et l'in/rum5t d'un meilleur dev5ir4 ,*aque t\r de *acune de nos r\es loigne l'homme de l'esclavage antique4 ,*aque ma*9e relve d'un degr sa taille autrefois plie sur le sillon4 ,*aque p]fectionnem5t te quelques m9utes au travail mcanique et aj\te un in/ant aux heures ennoblies p> la p5se4 ,si auj\rd'hui sa p5se s'pure1 se libre des s\cis matriels1 se t\rne v]s les beauts p]dues des cits d'autrefois1 si elle les gte et les regrette1 c'e/ que n\s lui en avons donn le loisir4 ,et si v\s avez le temps auj\rd'hui de n\s maudire1 c'e/ que n\s avons travaill p\r v\s6 c\tons ces voix et aussi le cri de ,walt ,:itman3 ,la plus gr&e cit n'e/ pas l'endroit des plus hauts et des plus prcieux difices4 ,m>*ons avec les multitudes dans les p]ces l>gem5t ouv]tes de nos villes r5\veles1 et dtruisons1 s'il le faut1 p\r la m>*e de ce peuple1 les *oses pittoresques et surannes qui donnai5t sa figure la cit4 ,soit4 ,dans la b>b>ie av\e1 il y a de la gr&eur4 ,mais n'invoquons pas1 p\r le faire1 l'intrt sacr de l'art4 ,av\ons h>dim5t que c'e/ la ri*esse d'une ville qui n\s t5te1 non sa beaut4 ,en frappant a9si l'art dans ce qu'il a de plus vital et de plus consolateur1 ne prt5dons po9t que n\s le sauvons4 ,ne dem&ons pas la nation1 en son nom1 des subsides qui ne s]v5t qu' r5dre sa d*ance plus visible4 ,n'aj\tons pas des actes de ,b>b>es des raisonnem5ts de ,byzant9s4 ,et s'il se tr\ve1 et l1 p> le monde1 une ville qui n'ait pas mis t\t son art en prison et qui en ait1 dans ses rues1 g>d quelques libres ve/iges1 puiss5t les hommes deb\t sur les seuils de ses maisons ou assis dans ses assembles rfl*ir longuem5t avant de prononc] l'irrmdiable arrt6 ,qu'ils p5s5t non pas seulem5t ceux qui habit5t cette ville auj\rd'hui1 mais aussi ceux qui l'habitr5t et dont elle e/ bi5 un peu la cont9uation1 et ceux qui l'habit]ont et dont elle e/ bi5 un peu l'hritage6--,la ca?drale d',avran*es app>t5ait-elle ceux qui la dtruisir5t plus qu'elle ne n\s app>t5ait n\s qui n\s prom5ons ma9t5ant tri/em5t sur ses fondations8--,avant de dtruire1 p5sons ceux qui ont bti4 ,avant d'anantir1 p5sons ceux qui sont morts4 ,mais surt\t1 avant de con/ruire1 p5sons ceux qui vont natre et ne n\s htons pas de model] le corps de ces villes durables selon la =me de nos mes phmres4 ,que savons-n\s des mes de nos successeurs1 de leurs gts1 de leurs aff9its1 de leurs dsirs8 ,n\s v\lons activ] la circulation huma9e au cur de nos villes4444 ,qui peut dire qu'ils n'ab&onn]ont pas le cur de nos villes1 comme n\s ab&onnons auj\rd'hui le fond de nos campagnes8 ,qui peut mme affirm] qu' ,flor5ce1 comme ,p>is1 le reflux v]s la banlieue n'ait pas dj comm5c et qu'un j\r1 les c5tres de nos cits demi dpeuples ne puiss5t r$ev5ir1 si n\s sauvons leurs vieilles ar*itectures1 les asiles de l'e/htique1 les oasis de l'idal et de la paix8 ,ne croyons pas que le type unique et ncessaire de la cit mod]ne soit l'*iqui] ou la r\e de c>rosse6 ,s'il y a plusieurs demeures div]ses dans le palais du ,pre1 il y a peut-tre bi5 des types possibles de gr&es cits dans ce monde4 ,ne croyons pas une ville d%onore p>ce que la m>*e y e/ l5te4 ,il re/]a t\j\rs assez de villes o la m>*e s]a rapide4 ,il e/ bon d'ailleurs quelquefois de ral5tir le pas dans la vie4 ,et le fameux mot3 ,je pr5drai p> le plus long444 du ,fabuli/e1 v\lait dire sans d\te3 ,je pr5drai p> le plus beau4444 ,jamais n\s n'emes plus beso9 de ces asiles4 ,auj\rd'hui1 t\te la vitalit e/ conc5tre dans les palpitantes artres des villes2 la campagne e/ trav]se comme une m] v]te p> des ponts troits et n\s sommes jets en f\le t\j\rs plus paisse contre les portes de la ville4 ,la seule influ5ce qui puisse sagem5t pr5dre la place des bois et des *amps e/ le p\voir de l'anci5ne ar*itecture4 ,ne v\s en dessaisissez pas p\r l'am\r du squ>e rguli]1 de la prom5ade g>nie de haies et d'arbres1 ni p\r la rue correcte ou le quai ouv]t4 ,la gloire d'une cit n'e/ pas en ces *oses6 ,laissez-les la f\le1 mais s\v5ez-v\s qu'il y aura srem5t quelqu'un dans le circuit des murailles tr\bles1 quelqu'un qui aspire conduire ses pas dans d'autres endroits que ceux-ci1 r5contr] d'autres =mes en leur aspect famili]1--comme celui qui s'assit si s\v5t cette place que frappait le soleil c\*ant p\r contempl] les lignes du dme de ,flor5ce1 ou comme ceux de ses htes qui p\vai5t s\t5ir des *ambres de leur palais la contemplation j\rnalire de cette place o leurs pres tai5t c\*s dans la mort1 au c>ref\r des rues sombres de ,vrone#bg4444 ,a9si p>lait ,rusk91 il y a c9quante ans4 ,le pril alors dnonc e/ plus gr& qu'alors1 p>ce qu'il se ca*e s\s le sophisme de la cons]vation de l'art dans les muses4 ,ne laissons pas ce sophisme davantage se rp&re4 ,qu& on aime l'art1 ce qu'il faut1 ce n'e/ pas le recueillir dans les muses3 c'e/ ne pas le *ass] de la vie4 ,,index ,,alphab,,tique ,,des ,,sujets ,,tudi,s ,,et ,,des ,,noms ,d',,arti/es ,,et ,d',,uvres ,d',,art ,,cit,s ,,dans ,,ce ,,volume ,a ,acropole1 p4 #bcd4 ,alex&re 7,m474 ,soldats passant un dfil1 p4 #ahf4 ,aligny1 p4 #afg4 ,allong1 p4 #aff4 ,ames ,build+1 de ,bo/on1 p4 #ag4 ,apollon1 p4 #ada4 ,arabe 7,l',ar*itecture73 ,belle sans tre logique1 ni rvlatrice de sa /ructure int]ne1 pp4 #bj et #dh4 ,arbres inconnus au moy5 ge et rp&us dans le paysage contempora91 p4 #fj4 ,arc de ,triomphe de ,con/ant91 p4 #be4 ,arcs 7,les7 de l'ar*itecture de f] semblables aux arcs de la pi]re1 p4 #dj4 ,l'arc bomb1 l'ogive surbaiss1 le ple9-c9tre bris1 l'arc en anse de pani]1 p4 #da4 ,ar*itectural ,c\rt du ,s\? ,k5s+ton ,musum1 p4 #bda4 ,arn+ 7,m471 p4 #aeb4 ,audran1 pp4 #ih et #bed4 ,avignon 7,les remp>ts d'71 p4 #bag4 ,avran*es 7,ca?drale d'71 p4 #bfb4 ,b ,bacon1 p4 #afd4 ,ballif 7,h5ri74 ,vue de la ,loire ,sa9t-,d5is-,hors1 p4 #ahf4 ,balzac4 ,sa /atue p> ,rod91 p4 #aba4 ,b&9elli1 p4 #ajc4 ,bapti/re de ,flor5ce1 p4 #ai4 ,b>bizon 7cole de71 pp4 #fg et #hi4 ,b>rias4 ,tombeau de ,guillaumet1 p4 #abg4 ,b>?olom4 ,le secret1 p4 #abg4 ,monum5t aux ,morts1 pp4 #abg et #adc4 ,beaujon1 p4 #bec4 ,beaut pla/ique ne peut tre exprime que p> la /atuaire1 pp4 #aac et #aad4 ,b5jam9 ,con/ant1 p4 #ic4 ,b]gon 7,m471 p4 #aec4 ,b]t91 pp4 #afg et #ahh4 ,besn>d1 p4 #ga4 ,b9d]-,me/ro 7,mme71 p4 #aec4 ,blan*e 7,jacques71 p4 #hf4 ,boileau1 ar*itecte1 p4 #af4 ,boissonnas 7,m4 ,alfr$71 p4 #aeb4 ,b\ddha1 p4 #bdc4 ,b\gu]eau1 p4 #aia4 ,b\rgeois 7,p471 p4 #aeb4 ,bracquemond 7,m471 p4 #ahi4 ,brm>d 7,m4 ,maurice71 p4 #aeb4 --,effet de soir1 p4 #ahe4 --,pr(il p]du1 p4 #ahf4 ,breton 7,jules71 p4 #afh et #aha4 ,briti% ,musum1 p4 #bcd4 ,bucquet 7,m4 ,maurice71 p4 #aeb4 --,aprs le c\*] du soleil1 p4 #ahf4 ,burne-,jones1 p4 #aia4 ,c ,caillebotte 7,salle71 au ,muse du ,luxemb\rg1 p4 #ec4 ,call& 7,m471 p4 #aec4 ,brompton ,road4 ,cam]on 7,mme74 ,annals ( my glass h\se1 p4 #agj4 ,campo ,santo de ,gnes1 pp4 #aah et #adb4 ,canova1 p4 #aaj4 ,c>an d',a*e1 p4 #aff4 ,c>iatide 7,la7 de l',ere*!ion ,londres1 p4 #bcg4 ,c>peaux et la ,fonta9e des ,quatre ,p>ties du monde au ,luxemb\rg1 p4 #ajh4 ,ca/agn>y1 p4 #hg4 ,czanne1 p4 #fe4 ,*antilly1 p4 #bag4 ,*apeau haut de =me4 ,sa reprs5tation en pe9ture4 ,impossibilit reprs5t] en sculpture1 p4 #aac4 --,sa figuration dans les monum5ts de ,baud9 et de ,victor ,noir1 p4 #abf4 ,*appe4 ,sa /atue1 p4 #bei4 ,*>d91 pp4 #gg et #aaa4 ,*>treuse d',ema1 son puits1 p4 #bdb4 ,*audet1 pp4 #aai et #abj4 ,claude ,lorra91 p4 #he4 ,cli*4 ,amo9drissem5t de son rle dans la photographie arti/ique1 p4 #agh4 ,clotre de ,san ,saba1 sa /le1 p4 #bda4 ,clotre du ,latran1 son puits1 p4 #bda4 ,col>d 7,m474 ,le soir ramne le sil5ce1 p4 #ahe4 --,beau temps ,londres1 p4 #ahg4 ,coleone 7,le7 de ,v]oc*io1 pp4 #aaa et #acb4 ,cons]vation des uvres d'art 7,la74 ,inutile si elle emp*e les uvres de j\] leur rle1 p4 #bef4 ,corot1 pp4 #fg1 #afe1 #afg4 ,co/e 7,m4-,f474 ,dans la ,valle1 p4 #ahf4 ,cottet1 p4 #hd4 ,nuit de la ,/-,jean1 p4 #hf4 ,c\leur 7,la74 ,sa ri*esse1 sa beaut1 p4 #eh4 --,la nature e/ c\leur plus que lignes1 p4 #fg4 --,la division du ton augm5te sa vivacit1 p4 #gi4 --,?orie de ,rusk9 ralise p> les impressionni/es1 p4 #hj4 ,c\rbes donnes naturellem5t p> le f]1 p4 #bi4 ,c\s9s1 p4 #aab4 ,craig-,annan 7,m474 ,frres blancs1 p4 #ahe4 ,cross 7,h4-,e471 p4 #hb4 ,cunha 7,m4 da74 ,septembre en ,norm&ie4 ,premi]s sillons1 p4 #ahf4 ,d ,dagnan1 pp4 #hh et #ic4 ,dal\4 ,/atuette de ,lavoisi]1 p4 #abe4 --,monum5t de ,victor ,noir1 p4 #abf4 ,dansa]t 7,mme74 ,at home1 p4 #bjg4 ,danse des ,nymphes1 p4 #hi4 ,d>donville4 tang du p>c de ,ramb\illet1 p4 #bjg4 ,d>nis 7,m474 ,sur la r\te1 p4 #ahf4 ,daubigny1 p4 #hh4 ,dau*ez4 ,tr\peau1 p4 #hf4 ,david d',ang]s1 p4 #aai4 ,decamps4 ,caf turc1 p4 #gg4 ,decl]cq4 ,poti]1 p4 #bjf4 ,dc\v]tes de l'impressionnisme4 #ao ,la nature e/ c\leur plus que lignes1 p4 #fg4 --#bo ,les ombres mmes sont des c\leurs1 pp4 #fg1 #fh1 #fi1 #gj4 --#co ,le tongagne tre divis1 pp4 #gg1 #gh1 #gi1 #hj4 ,degas1 p4 #fa4 ,delacroix1 p4 #ff4 --,son j\rnal1 pp4 #fd et #fi1 #aba4 ,lib]t4 ,j\rne du #bh juillet #ahcj1 p4 #aac4 ,dema*y 7,m4 ,rob]t74 ,eaux mortes1 p4 #ahc4 --,communiante1 p4 #ahf4 ,discobole 7,le71 p4 #ada4 ,division des c\leurs1 enseigne p> ,rusk9 en #ahef et applique p> les ,impressionni/es1 pp4 #hj et #ha4 ,dolet 7ti5ne74 ,sa /atue1 p4 #bei4 ,dme des ,invalides4 ,son aspect en reg>d du ,sacr-,cur de ,montm>tre1 p4 #ac4 ,dor 7,gu/ave71 p4 #he4 ,drap 7,le7 antique4 ,plus e/htique que le vtem5t aju/1 pp4 #abi et #acj4 --,p\rquoi1 pp4 #abi et #acj4 --,les trois gr&es lois naturelles qu'il exprime1 pp4 #acd et #ace4 ,dubois 7,paul74 ,le ,duc d',aumale1 le tombeau de ,lamoricire1 p4 #abd4 ,duez4 ,djeun] sur la t]rasse1 p4 #gb4 ,duret 7,?471 p4 #hd et #hg4 ,e ,e>l's ,b>ton 7,t\r d'71 p4 #bd4 ,egypte1 ses mosques1 p4 #bah4 ,elg9 m>bles1 p4 #bcd4 ,ema ,sp5c] 7,miss71 p4 #aeb4 ,epreuve 7,travail de l'71 dans la ,photographie mod]ne1 p4 #ahj4 ,erfur? ,/ei*5 7,h471 p4 #aeb4 ,e/htique de la ,photographie1 p4 #ahf4 ,f ,falguire4 ,balzac1 p4 #abd4 ,f>nswor? 7,mme74 ,qu& le pr9temps arrive s\riant dans le vallon et sur la coll9e1 p4 #bjh4 ,feliu1 p4 #hf4 ,f] 7,le74 ,esprances qu'il a fait concevoir1 p4 #ag4 --,nature de la rvolution qu'il p]met1 p4 #cg4 --,imm5se au po9t de vue con/ructif1 p4 #dj4 --,nulle au po9t de vue e/htique1 p4 #db4 --,les =mes qu'il donne naturellem5t1 id5tiques celles de la vote de pi]re1 p4 #dj4 --,son aptitude t\t imit]1 p4 #df4 --,son impuissance ri5 suggr]1 p4 #df4 --,il e/ une matire artificielle1 p4 #dg4 ,fl&r9 7,paul71 p4 #ee4 --,portrait de ,jeune ,fille1 p4 #ahe4 --,la ,campagne de ,rome1 p4 #ga4 ,flor5ce4 ,associazione p] la difesa di ,fir5ze antica1 p4 #bah4 --,plan ,san ,biagio1 p4 #bah4 --,ponte ,vec*io1 p4 #bbe4 --,palazzo dei ,canacci1 p4 #bbe4 --,palazzo di ,p>te ,guelfa1 pp4 #bah1 #bbe4 --,logetta del ,vas>i1 p4 #bbe4 --,borgo ,san ,jacopo1 p4 #bbe4 ,fl\ 7,le71 en photographie1 p4 #afc4 ,=a91 p4 #afe4 --,d\x ,pays1 p4 #aff4 ,fra ,angelico4 ,c\ronnem5t de la ,vi]ge1 p4 #bca4 ,from5t91 pp4 #aea1 #aii4 ,g ,gal]ie des ,ma*9es 7,abs5ce de c\rbes n\velles dans la ----71 p4 #ag4 ,g>rido1 p4 #hf4 ,gav>ni1 pp4 #afe1 #aff4 ,ge> 7,j4-,h474 tude4 ,mat9 arg5t1 p4 #agi4 ,geffroy 7,gu/ave74 ,la ,vie arti/ique1 p4 #hg4 ,grme1 p4 #ef4 ,ge/e mod]ne 7,le7 oppos aux attitudes de la /atuaire antique1 ,b>?olom et le ,monum5t aux ,morts1 p4 #adb4 ,girault1 p4 #ab4 ,gomme bi*romate1 en photographie1 p]met l'arti/e d'exprim] sa vision p>ticulire de l'objet1 p4 #ahj4 ,goya1 p4 #aac4 ,gr& ,palais4 ,son /yle composite1 p4 #aa4 ,grco1 p4 #ig4 ,griveau 7,georges71 p4 #hf4 ,guido ,rey 7,m471 p4 #aeb4 ,guign>d1 p4 #hf4 ,guillot4 ,les ,ouvri]s1 p4 #abg4 ,guy>d1 p4 #bec4 ,guyau1 pp4 ,,xxiii1 ,,xxiv1 ,,xxv1 ,,xxvi et #aad4 ,h ,ham]ton1 p4 #ii4 ,hannon 7,m471 p4 #ahf4 ,h>pignies1 p4 #aia4 ,hb]t4 ,vi]ge de ,la ,tron*e1 p4 #bca4 ,h5neb]g 7,m471 p4 #afb4 ,h]s*ell1 p4 #aea4 ,holl& ,day 7,m471 pp4 #aec1 #afb4 ,holly] 7,frdric71 p4 #afb4 --,portrait de ,rusk91 p4 #bjf4 ,homme la ,h\e 7,l'71 p4 #hi4 ,horsley-,h9ton 7,m471 p4 #aec4 ,hub]t ,rob]t1 p4 #bdf4 ,hugues4 ,monum5t de ,pa/eur la ,n\velle-,sorbonne1 p4 #abe4 ,i ,impressionnisme1 p4 #fd4 ,inde 7,les anci5s monum5ts de l'71 p4 #ba4 ,+res4 ,son s5tim5t sur la pe9ture1 p4 #ff4 --,portrait de ,m4 ,leblanc1 p4 #aad4 --,la ,s\rce1 p4 #afi4 ,in/antan 7,l'objectif7 ne voit pas le m\vem5t1 p4 #bja4 ,int]v5tion de l'arti/e en photographie1 p4 #afg4 --,*oix du sujet1 p4 #afh4 --,dveloppem5t du cli*1 p4 #agg4 --,dveloppem5t de l'preuve1 p4 #agi4 ,j ,jacqu9 7,m471 p4 #aec4 ,janss51 p4 #aea4 ,j>d9 du ,clotre aux ,!rmes de ,dioclti54 ,description1 p4 #bej4 ,jorda5s4 ,*ri/ en croix1 p4 #bed4 ,k ,kuhn 7,m471 p4 #afb4 ,l ,labr\/e1 p4 #af4 ,lagu>de 7,mlle71 p4 #aec4 ,lam\r 7,jean71 p4 #di4 ,laocoon du ,vatican1 p4 #aih4 ,l>r\met4 ,l',art et l'tat en ,france1 p4 #aai4 ,lawr5ce1 p4 #aab4 ,le ,bgue 7,m4 ,r571 p4 #ahe4 ,le ,brun1 pp4 #ig1 #bbi4 ,lecomte4 ,l',art impressionni/e1 p4 #hg4 ,le ,na91 p4 #fj4 ,le ,sidan]1 p4 #hf4 ,le ,sueur1 p4 #ii4 ,lh]mitte1 p4 #aff4 ,logique 7,la7 dans la con/ruction4 ,n'e/ pas ncessaire la beaut1 pp4 #ah1 #ai et #bj4 ,lumire 7,la74 ,ses jeux1 son influ5ce sur les c\leurs1 p4 #gb4 ,elle transfigure et idalise la vie mod]ne1 p4 #gc4 ,luc]ne4 ,ses ponts1 p4 #bag4 ,m ,maile1 p4 #aab4 ,ma9dron4 ,/atue de ,s5efeld]1 p4 #abh4 ,maisons hautes des tats-,unis 7,les7 n'ont ri5 d'orig9al1 p4 #bd4 --,leur /yle composite1 p4 #bd4 ,mall>m1 p4 #fa4 ,m>que/e4 ,/atue de ,victor ,hugo assis1 pp4 #abe1 #acd4 ,m>t9 7,h471 p4 #gb4 ,maskell 7,m4 ,alfr$74 ,jeune ,holl&aise4 pp4 #ahf1 #bjd4 ,massacre de ,scio1 p4 #gh4 ,ma!y4 ,portrait d'un graveur1 p4 #ahi4 ,mlange optique des c\leurs 7,le71 p4 #gi4 ,mn>d4 ,les ,t]res antiques1 p4 #he4 ,mtay]1 p4 #ajj4 ,meuni] 7,con/ant974 ,les ,m9eurs1 p4 #abg4 ,mi*el 7,&r71 p4 #hh4 ,millet 7,j4-,f471 p4 #afe4 ,monet 7,claude71 p4 #fg4 --,arg5teuil1 p4 #hj4 --,antibes1 p4 #fg4 --,*amp de ,tulipes ,sass5heim1 p4 #fg4 --glise de ,v>5geville1 p4 #fg4 --,g>e ,sa9t-,laz>e1 pp4 #fc1 #ha4 --,pont de l',europe1 p4 #fc4 --glise de ,ve!uil1 pp4 #ha1 #if4 ,mont5>d1 p4 #aia4 ,moore 7,alb]t71 p4 #ahe4 ,morisset1 p4 #hf4 ,m\ll 7,alb]t71 p4 #hf4 ,m\vem5t 7le74 ,sa df9ition3 un ensemble d'attitudes1 p4 #bja4 ,mur*ison 7,m471 p4 #aeb4 ,muses 7,les74 ,muse des ,antiques1 au ,vatican1 p4 #baa4 --,le ,briti% ,museum1 p4 #bdh4 --,national ,gall]y4 --,c]nus*i1 pp4 #bae1 #bdc4 --des ,!rmes de ,dioclti51 p4 #bdh4 ,n ,naegely 7,h5ri71 p4 #fb4 ,napolon4 ,sa reprs5tation sur la colonne ,v5dme1 p4 #aai4 ,naudot 7,m471 p4 #aec4 ,net 7,le7 en photographie1 p4 #aeg4 ,nolhac 7,m4 de71 p4 #bcj4 ,nuremb]g4 ,ses fonta9es1 p4 #bag4 ,o ,objectif 7,l'7 voit autrem5t que notre il3 in/antan1 il trans=me le m\vem5t en immobilit1 p4 #bja4 ,ombres 7,les7 sont des c\leurs4 ,?orie de ,rusk91 prcurseur des impressionni/es1 p4 #gj4 ,origet 7,m471 p4 #bjg4 ,orig9alit 7,la re*]*e de l'71 le plus gr& mal de l'art contempora91 pp4 #ig et #ih4 --,les vrais orig9aux n'ont pas re*]* l'orig9alit1 p4 #ii4 ,p ,palais des papes1 ,avignon1 pp4 #ba et #beg4 ,palais 7,le gr&71 l'effet qu'il produit1 vu des ,*amps-lyses1 p4 #aa4 ,palais 7,le petit71 p4 #aa4 --,sa beaut intrieure1 p4 #ab4 --,son succs1 p4 #ac4 ,pamphili 7,une /atue la villa71 p4 #bdg4 ,pana?nes 7,les71 pp4 #bcb et #bcc4 ,p>is4 ,/atue de ,danton1 p4 #aca4 ,p>ques 7,les trois7 du ,p>?non1 p4 #ace4 ,p>?non1 p4 #bcb4 ,paysage mod]ne 7,le71 mo9s beau comme lignes1 mais plus beau comme c\leurs que le paysage d'autrefois1 p4 #fg4 ,p]ci] et ,fonta9e1 p4 #aac4 ,p]spective4 ,son exagration p> la photographie1 imputable au photographe1 p4 #aeh4 ,phidias 7,*eval de71 pp4 #eg et #aag4 ,piss>ro1 p4 #fe4 --,paysanne assise1 p4 #gd4 --,vue de ,r\51 p4 #hj4 --,la br\ette1 p4 #ha4 --,les toits r\ges1 pp4 #ha et #if4 ,plan*e 7,gu/ave74 tudes sur l'cole franaise1 p4 #aab4 ,ple9-air 7,?orie de ,delacroix sur les c\leurs vues en71 p4 #fi4 ,po9tillisme4 ,ses inconvni5ts1 p4 #ha4 ,polyclte1 p4 #aaa4 ,ponts 7,les anci5s71 p4 #bg4 --,leur rle dans les villes du moy5 ge4 ,leur aspect1 p4 #bh4 --,ponts de f]1 p4 #bh4 --,leur beaut1 p4 #cj4 ,portrait 7,le7 dans l'cole impressionni/e1 p4 #ib4 ,p\ss91 p4 #ii4 ,prault4 ,comp>aison avec ,m4 ,rod91 p4 #abb4 ,pue*1 p4 #ajh4 ,puvis de ,*avannes1 p4 #add4 ,puyo 7,m4 ,con/ant74 ,v5geance4 ,la lampe file1 p4 #aga4 --,l'le heureuse1 p4 #ahf4 --,pnlope1 p4 #aic4 ,r ,rac9e4 ,sa /atue la ,f]t-,milon1 p4 #aai4 ,rambaud 7,alfr$71 p4 #bei4 ,r$+ote 7,la74 ,p\rquoi elle e/ ine/htique1 p4 #abi4 --,comp>aison avec la toge1 p4 #aca4 ,rembr&t4 ,portrait du b\rgme/re ,six et de sa femme1 p4 #bca4 ,r5oir1 pp4 #fa et #fe4 --,danseuse1 p4 #ha4 --,la loge1 p4 #gf4 ,ret\*e 7,la71 en photographie1 doit tre proscrite1 p4 #agh4 --,p\rquoi les arti/es ne l'emploi5t pas4 ,reynolds1 pp4 #ic et #aab4 ,rob9son 7,h4-,p474 ,premi] photographe arti/e1 p4 #afa4 ,ro*egrosse1 p4 #ee4 ,rod94 ,le monum5t de ,victor-,hugo1 pp4 #abj et #aba4 --de ,balzac1 pp4 #aba et #abd4 --,les b\rgeois de ,calais1 p4 #abg4 ,rd]/e9 7,mlle71 p4 #hf4 ,rome4 ,ses palais1 ses j>d9s1 p4 #bah4 ,rosa ,bonheur4 ,son monum5t ,fonta9ebleau1 type de la reprs5tation d'un monum5t lev la gloire d'un contempora91 p4 #add4 ,rossetti1 p4 #gh4 ,r\sseau1 pp4 #ie et #afe4 ,rub5s1 p4 #aab4 ,rude4 ,le ,d"p1 p4 #aaj4 --,tombeau de ,cavaignac1 p4 #abg4 ,ru9es 7,les7 doiv5t tre laisses dans la nature1 leur beaut pittoresque1 pp4 #bdb et #bdc4 ,rusk91 prcurseur de l'impressionnisme1 p4 #gj4 --,son op9ion sur les villes mod]nes1 p4 #bfd4 --,elem5ts ( ,draw+1 p4 #gj4 --,lectures on art1 p4 #ga4 --,! ,sev5 ,lamps ( ar*itecture1 p4 #abd4 ,s ,sacr-,cur de ,montm>tre 7,le71 p4 #i4 --,critiques sur ----1 pp4 #i et #aj4 --,son aspect vu de ,p>is1 pp4 #aj1 #aa et #ac4 ,sa9t-,georges de ,donatello1 p4 #acb4 ,sa9t-,m>ceaux4 ,monum5ts de3 ,alphonse ,daudet1 ,flix ,faure1 ,alex&re ,dumas fils1 p4 #abd4 ,sa9t-,m>c ,v5ise1 p4 #bj4 ,s>cophage de ,sidon1 p4 #ace4 ,s>lius1 p4 #hf4 ,s*op5hau]1 p4 #dd4 ,seurat1 p4 #hb4 ,signac 7,paul71 pp4 #gh1 #hj et #hb4 ,simon4 ,procession1 p4 #hf4 ,sisley1 p4 #fc4 --,bords de la ,se9e1 p4 #ha4 ,sm$ley ,a/on 7,m474 ,paix d'or sur la contre1 p4 #ahf4 ,sollet 7,m471 p4 #aec4 ,/atues 7,la manie contempora9e des71 p4 #ajg4 ,/e54 ,le ,mdec94 ,le ,*>latan1 p4 #aad4 ,/5dhal1 p4 #aea4 ,suite des ,*teaux 7,la71 p4 #bed4 ,sujet 7,le *oix du7 en art et en photographie1 p4 #afg4 ,sully-,prudhomme4 ,son op9ion sur l',ar*itecture de f]1 p4 #ca4 ,sutcliffe 7,m474 ,br\ill>d1 p4 #ahf4 ,t ,ta*e 7,?orie de la7 en ar*itecture1 p4 #aa4 --,pr9cipale *ose considr] dans un monum5t au po9t de vue e/htique4 ,ta9e1 p4 #gg4 ,tassa]t1 p4 #bec4 ,!rmes de ,dioclti5 7,le muse des74 ,exemple d'un muse qui n'e/ pas une prison de l'art1 p4 #bdh4 ,?omy-,?iry 7,collection7 au ,l\vre1 p4 #ie4 ,?orwalds51 p4 #aaa4 ,titi5 7,le71 pp4 #fg1 #ig4 ,toge 7,la74 ,diffr5tes manires qu'avai5t les anci5s de la drap]1 en opposition avec la =me immuable de la r$+ote1 p4 #acj4 ,torse 7,le71 au ,vatican1 p4 #bci4 ,torti1 p4 #bab4 ,t\l\se1 ses ,c\v5ts1 p4 #bah4 ,trocadro1 p4 #ag4 ,turn]1 prcurseur de l'impressionnisme4 --,gr& *em9 de f] de l',oue/1 p4 #fc4 --,les ,funrailles en m] du pe9tre ,wilkie1 p4 #aja4 ,v ,van d] ,weyd5 7,rog]74 ,portrait du ,gr& ,bt>d de ,b\rgogne1 p4 #aad4 ,van ,dyck1 p4 #aab4 ,van ,hon?or/1 p4 #aga4 ,vdr9es 7,m4 de74 ,m>e ,basse1 p4 #ahf4 ,v5ise1 ses ponts1 p4 #bah4 ,vtem5t contempora9 7,le7 n'e/ pas sculptural1 p4 #abi4 ,c'e/ un an?ropode1 p4 #acj4 --,il exprime la passion de l'galit physique1 p4 #acg4 --,il e/ une mauvaise uvre d'art1 p4 #acg4 ,vettii 7,fresque de la maison des71 p4 #agd4 ,victoire 7,la7 de ,samo?race1 pp4 #ace1 #agf4 ,villa ,matti1 son portail4 ,navicella1 p4 #bda4 ,viollet-le-,duc1 p4 #af4 ,vog 7,mel*ior de74 ,son op9ion sur l'ar*itecture du f]1 p4 #ag4 ,w ,walk] 7,frdric71 p4 #afh4 ,watteau4 ,l',emb>quem5t p\r ,cy?re4 pp4 #gg1 #aja4 --,son respect p\r la tradition1 p4 #ajj4 ,watts1 prcurseur de l'impressionnisme1 p4 #gh4 ,watzek 7,m471 p4 #ahf4 ,weil 7,miss ,ma?ilde71 p4 #aeb4 ,wilms 7,m474 ,sombre ,cl>t1 p4 #ahe4 ,w9ckelmann 7,l'cole de71 p4 #bjh4 ,wyn=d ,de:ur/1 p4 #hg4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,introduction v ,,premi,,re ,,p>tie ,l',,e/h,,tique ,,du ,,f] #a ,,*ap4 ,i4--,comm5t jug] d'une ar*itecture n\velle #g ---- ,,ii4--,le triomphe du f]3 le ,pont et son *ec3 la ,maison #bc ---- ,,iii4--,p\rquoi le f] p]met t\t et n'ordonne ri5 #ce ,,deuxi,,me ,,p>tie ,,le ,,bilan ,,de ,l',,impressionnisme #ea ,,*ap4 ,i4--,ses causes #ee ---- ,,ii4--,ses vrits #ff ---- ,,iii4--,ses lacunes #hc ---- ,,iv4--,son erreur #ig ,,troisi,,me ,,p>tie ,,le ,v,,tem5t ,,mod]ne ,,dans ,,la ,,/atuaire #aje ,,*ap4 ,i4--,p\rquoi les sculpteurs ont t5t de reprs5t] le vtem5t mod]ne #aaj ---- ,,ii4--,les rsultats de la t5tative #abj ---- ,,iii4--,p\rquoi le vtem5t mod]ne n'e/ pas sculptural #abi ---- ,,iv4--,comm5t reprs5t] un gr& homme contempora9 #ada ,,quatri,,me ,,p>tie ,,la ,,photographie ,,e/-,,elle ,,un ,,art8 #adg ,,*ap4 ,i4--,les dfauts de la photographie #aee ---- ,,ii4--,la triple int]v5tion de l'arti/e #afd ---- ,,iii4--,n\velles uvres et ides n\velles #ahc ---- ,,iv4--,une prt5tion excessive de la photographie #aig ---- ,v4--,une raction idali/e #bjd ,,c9qui,,me ,,p>tie ,,les ,,prisons ,,de ,l',,art #bac ,,*ap4 ,i4--,l'art proscrit de la vie et int]n dans les muses #bba ---- ,,ii4--,ce que devi5t l'art en prison #bbi ---- ,,iii4--,ce que la nature fait p\r l'uvre d'art #bdd ---- ,,iv4--,le p>adoxe de la cons]vation des uvres d'art #bec ,,index #bfe #accj-jb4--;,c\lommi]s4 ,imp4 ,,paul ,,brod>d4--#a-jd4 ,libraire ,ha*ette et ,cie1 b\lev>d ,sa9t-,g]ma91 #gi1 ,p>is4 ,,biblio?,,que ,,v>i,e1 ,,9-#af1 #c ,,fr4 #ej ,,le ,,volume1 ,,bro* tudes sur les littratures franaise et trangres ,,alb]t 7,paul73 ,la posie2 #aa;e dit4 #a vol4 ---- ,la prose2 #h;e dition4 #a vol4 ---- ,la littrature franaise1 des orig9es la f9 du ,,xvie sicle2 #h;e dition4 #a vol4 ---- ,la littrature franaise au ,,xviie sicle2 #aj;e dition1 #a vol4 ---- ,la littrature franaise au ,,xviiie sicle2 #i;e dition4 #a vol4 ---- ,la littrature franaise au ,,xixe sicle2 les orig9es du romantisme2 #g;e dit4 #b vol4 ---- ,v>its morales et littraires4 #a vol4 ---- ,potes et posies2 #c;e dition4 #a vol4 ,,alb]t 7,maurice73 ,les ?tres de la foire 7#afaj-aghi74 #a vol4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise4 ,,b]tr& 7,l473 ,la f9 du classicisme et le ret\r l'antique4 #a vol4 ,,boss]t 7,a473 ,la littrature allem&e au moy5 ge et les orig9es de l'pope g]manique2 #c;e dition4 #a vol4 ---- ,g! et ,s*ill]2 #e;e dition4 #a vol4 ---- ,g!1 ses prcurseurs et ses contempora9s2 #d;e dition4 #a vol4 ---- ,la lg5de *eval]esque de ,tri/an et ,iseult4 #a vol4 ---- ,s*op5hau]4 #a vol4 ,,bruneti,,re1 de l',acadmie franaise3 ,etudes critiques sur l'hi/oire de la littrature franaise4 #g vol4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise4 ---- ,l'volution des g5res dans l'hi/oire de la littrature2 #c;e dit4 #a vol4 ---- ,l'volution de la posie lyrique en ,france au ,,xixe sicle2 #b;e dit4 #b vol4 ---- ,les poques du ?tre franais4 #a vol4 ---- ,victor ,hugo4 #b vol4 ,,despois 7,e473 ,le ?tre franais s\s ,l\is ,,xiv2 #d;e dition4 #a vol4 ,,filon 7,aug473 ,mrime et ses amis4 #a vol4 ---- ,la c>icature en ,anglet]re4 #a vol4 ,,giraud 7,victor73 ,essai sur ,ta9e4 #a vol4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise4 ,,gla*ant 7,p4 et ,v473 ,papi]s d'autrefois4 #a vol4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise4 ---- ,essai critique sur le ?tre de ,victor ,hugo4 #b vol4 ,,gre>d 7,oct471 de l',acadmie franaise3 ,edmond ,s*]]2 #b;e dit4 #a vol ---- ,prvo/-,p>adol2 #b;e dit4 #a vol4 ,,juss]& 7,j4-,j473 ,les ,anglais au moy5 ge4 #b vol43 ,la vie nomade et les r\tes d',anglet]re au ,,xive sicle4 #a vol4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise4 ,l'pope my/ique de ,william ,langl&4 ,,lafoscade 7,l473 ,le ?tre d',alfr$ de ,musset4 #a vol4 ,,langlois 7,*4-,v473 ,la socit franaise au ,,xiiie sicle4 #a vol4 ,,l>r\met 7,g471 de l'in/itut3 ,m>ivaux1 sa vie et ses uvres2 #c;e dition4 #a vol4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise4 ---- ,la comdie de ,molire2 #f;e dit4 #a vol4 ---- ,etudes d'hi/oire et de critique dramatiques2 #b;e dition4 #b vol4 ---- ,etudes de littrature et d'art4 #d vol4 ---- ,l'art et l'tat en ,france4 #a vol4 ---- ,petits portraits et notes d'art4 #b vol4 ---- ,d]ni]s portraits4 #a vol4 ---- ,v]s ,a?nes et ,jrusalem1 #a vol4 ,,l5i5t3 ,la satire en ,france au moy5 ge2 #d;e dition4 #a vol4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise4 ---- ,la satire en ,france au ,,xvie sicle2 #c;e dition4 #b vol4 ---- ,la comdie en ,france au ,,xviiie et au ,,xixe sicles4 #d vol4 ---- ,la posie patriotique en ,france au moy5 ge et dans les temps mod]nes4 #b v4 ,,li*t5b]g]3 ,etude sur les posies lyriques de ,g!2 #b;e dition4 #a vol4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise4 ,m,,zi,,res 7,a471 de l',acadmie franaise3 ,ptr>que1 #a vol4 ---- ,%akespe>e1 ses uvres et ses critiques2 #f;e dit4 #a vol4 ---- ,prdcesseurs et contempora9s de ,%akespe>e2 #d;e dition4 #a vol4 ---- ,contempora9s et successeurs de ,%akespe>e4 #d;e dition4 #a vol4 ,ouvrages c\ronns p> l',acadmie franaise4 ---- ,hors de ,france3 ,italie1 ,espagne1 ,anglet]re1 ,grce mod]ne2 #b;e d4 #a vol4 ---- ,vie de ,mirabeau4 #a vol4 ---- ,g!4 les uvres expliques p> la vie4 #b vol4 ---- ,morts et ,vivants4 #a vol4 ,,mi*el 7,h5ri73 ,le qu>antime fauteuil4 #a vol4 ,,p>is 7,g471 de l',acadmie franaise3 ,la posie du moy5 ge4 #b vol4 ,,pellissi]3 ,le m\vem5t littraire au ,,xixe sicle2 #f;e dit4 #a vol4 ,,pomairols 7de73 ,lam>t9e4 #a vol4 ,,pr,,vo/-,,p>adol3 tudes sur les morali/es franais1 #i;e dition4 #a vol4 ,,ric>d\ 7,a473 ,la critique littraire4 #a vol4 ,,rigal 7,e473 ,le ?tre franais avant la priode classique4 #a vol4 ,,ritt] 7,e473 ,la famille et la jeunesse de ,j4-,j4 ,r\sseau4 #a vol4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise4 ,,sp5c] 7,h473 ,faits et comm5taires1 trad4 de l'anglais4 #a vol4 ,,/ael 7,mme de73 ,lettres 9dites ,h5ri ,mei/]4 #a vol4 ,,/apf] 7,p473 ,molire et ,%akespe>e4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise4 ---- ,des rputations littraires4 #a vol4 ---- ,la famille et les amis de ,montaigne4 ,,ta9e 7,h473 ,hi/oire de la littrature anglaise2 #aa;e d4 #e vol4 ---- ,la ,fonta9e et ses fables2 #af;e dit4 #a vol4 ---- ,essais de critique et d'hi/oire2 #i;e dit4 ---- ,n\veaux ,essais de critique et d'hi/oire2 #g;e dit4 #a vol4 ---- ,d]ni]s essais de critique et d'hi/oire4 ,,texte 7,j473 ,j4-,j4 ,r\sseau et les orig9es du cosmopolitisme littraire4 #a vol4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie franaise4 #accj-jb4--;,c\lommi]s4 ,imp4 ,,paul ,,brod>d4--#a-jd4 ,,footnotes3 #a ,m4 ,guyau4 ,les ,problmes de l',e/htique contempora9e4 ,*4 ,,iii4 ,l'art et l',indu/rie mod]ne1 pp4 #abj1 #aba1 #abb4 #b ,de l',expression dans les ,beaux-,arts4 #c ,le monde comme volont et reprs5tation1 livre ,,iii4 #d ,h5ry ,naegely1 ,j4 ,f4 ,millet & ru/ic life1 ,londres1 #ahih4 #e ,j\rnal d',eugne ,delacroix1 t4 ,,iii4 #f ,rusk91 lm5ts ( ,draw+1 crits en #ahef4 #g ,rusk91 ,lectures on ,art1 #ahgj4 #h ,paul ,signac1 ,d',eugne ,delacroix au ,no-,impressionnisme1 #ahii4 #i ,?4 ,duret1 ,critique d'avant-g>de4 ,les ,impressioni/es1 #ahhe4 #aj ,cf4 ,lecomte1 l',art impressionni/e4--,?4 ,duret1 ,critique d'avant-g>de4--,ca/agn>y1 ,salons1 anne #ahgf4--;,gu/ave ,geffroy1 ,la ,vie arti/ique1 troisime srie1 ,hi/oire de l',impressionnisme1 #ahid4--,wyn=d ,de:ur/1 ,la ,pe9ture impressionni/e1 ,/udio1 #aijc4 #aa ,gu/ave ,ge(froy1 ,la vie arti/ique1 srie ,,iii1 #b4 ,df9ition de l',impressionnisme4 #ab ,&r ,mi*el1 ,notes sur l',art mod]ne4 #ac ,gu/ave ,plan*e1 tudes sur l'cole franaise1 t4 ,i1 ,salon de #ahca1 et ,salon de #ahdf4 #ad ,j\rnal d',eugne ,delacroix1 t4 ,i1 #ahdc4 #ae ,m4 ,guyau1 ,problmes de l',e/htique contempora9e4 #af ,gu/ave ,l>r\met1 ,l',art et l'tat en ,france1 #ahie4 #ag ,j\rnal d',eugne ,delacroix1 t4 ,,iii1 anne #ahei4 #ah ,rusk91 ,! ,sev5 ,lamps ( ,ar*itecture1 *ap4 v1 #ba4 #ai ,depuis que ces lignes ont p>u p\r la premire fois dans la ,revue des ,deux ,mondes1 le vu qu'elles exprimai5t a t ralis4 ,le monum5t de ,rosa ,bonheur1 rig ,fonta9ebleau en #aija1 reprs5te non ,rosa ,bonheur elle-mme1 mais le sujet habituel de ses tableaux1 un taureau1 et le mdaillon du pe9tre e/ un bas-relief appliqu sur un des cts du pide/al4--,la mme p5se a inspir ,m4 ,peynot1 l'auteur du monum5t de ,franais ,plombires1 et ,m4 ,m>que/e1 l'auteur du monum5t de ,f]d9& ,fabre au ,luxemb\rg4 ,la p]sonne de l'criva9 ou de l'arti/e n'e/ reprs5te que p> son bu/e1--son uvre p> des p]sonnages1 qui =m5t rellem5t le monum5t4 #bj ,mme ,cam]on1 ,annals ( my glass-h\se4 #ba ,puyo1 ,notes sur la ,photographie arti/ique1 #ahif4 #bb ,annals ( my glass-h\se4 #bc ,voir les plans du ,bollet9o dell',associazione p] la difesa di ,fir5ze antica1 second fascicule1 ,flor5ce1 m>s #aijj4 #bd ,depuis que ces lignes ont p>u p\r la premire fois1 dans la ,revue des ,deux-,mondes1 une ligue semblable s'e/ fonde en ,france p\r la protection des paysages et une campagne trs ard5te a t m5e p> ,m4 ,&r ,hallays1 qu'il e/ ju/e de ne pas oubli]1 p\r l'honneur du gt franais4 #be ,pi]re de ,nolhac1 ,paysages de ,france et d',italie4 #bf ,alfr$ ,rambaud1 m9i/re de l',in/ruction publique et des ,beaux-,arts1 ,disc\rs l'assemble annuelle des membres de la ,socit des ,arti/es franais4 #bg ,john ,rusk91 ,! ,sev5 ,lamps ( ,ar*itecture4