,au lecteur4 ,ce livre lectronique reproduit intgralem5t le texte orig9al4 ,quelques erreurs vid5tes de typographie ou d'impression ont t corriges2 la li/e de ces corrections se tr\ve la f9 du texte4 ,la ponctuation a t tacitem5t corrige p> endroits4 ,les notes de bas de page ont t r5umrotes de #a #cf et places s\s le p>agraphe auquel elles se rapport5t4 ,,c\rs ,,de ,,philosophie ,,positive4 ,,se ,,tr\ve ,,aussi3 ,,t\l\se1 *ez ,*>p5ti]4 ,,leipzig1 *ez ,mi*els51 ,,londres1 *ez ,duleau et ,cie1 ,,vi5ne1 *ez ,rohrmann1 ,,tur91 *ez ,pic1 ,bocca1 ,,sa9t-,p,,t]sb\rg1 *ez ,graff4 ,,imprim]ie ,,de ,,ba*eli]1 rue du ,j>d9et1 n #ab4 ,,c\rs ,,de ,,philosophie ,,positive1 ,,p> ,m4 ,,augu/e ,,comte1 ,,anci5 ,l,,ve ,,de ,l',,cole ,,polyte*nique1 ,r,p,,titeur ,d',,analyse ,,transc5dante ,,et ,,de ,m,,canique ,,rationnelle ,,cette ,,cole1 ,,et ,,exam9ateur ,,des ,,c&idats ,,qui ,s',y ,,de/95t4 ,,tome ,,sixi,,me ,,et ,,d]ni]1 ,,cont5ant ,,le ,,compl,,m5t ,,de ,,la ,,philosophie ,,sociale1 ,,et ,,les ,,conclusions ,g,n,,rales4 ,,p>is1 ,,ba*eli]1 ,,imprimeur-,,libraire ,,p\r ,,les ,,sci5ces1 ,,quai ,,des ,,augu/9s1 ,n #ee4 #ahdb ,,extrait ,,du ,,jugem5t r5du le #bi dcembre #ahdb ,,p> ,,le ,,tribunal ,,de ,,comm]ce ,,de ,,p>is1 ,sur l'action int5te p> ,m4 ,,augu/e ,,comte contre ,m4 ,,ba*eli]1 au sujet de l',avis de l'diteur plac p> ce libraire en tte du tome #f;e et d]ni] du ,,c\rs ,,de ,,philosophie ,,positive4 99 99 99 99 99 ,att5du que1 dans cet ,avis1 ,m4 ,ba*eli] ne s'e/ pas born rcus] d'avance la solid>it des ass]tions de l'auteur1 mais qu'il y a aj\t des expressions inconv5antes env]s ,m4 ,comte2 que l$it avis n'a po9t t pralablem5t communiqu ,m4 ,comte1 lequel n'en a eu connaissance que p> la publication de son volume2 ,att5du qu'un diteur ne peut faire arbitrairem5t1 dans un ouvrage qu'il publie1 aucune addition ni suppression sans le cons5tem5t =mel de l'auteur2 et que les usages con/ants de la librairie s'oppos5t ce qu'une portion quelconque d'une publication soit mise s\s presse sans que l'diteur ait d'abord obt5u le bon tir] de l'auteur2 ,att5du que1 dans la position respective o se tr\v5t a9si les p>ties1 t\s rapports de confiance mutuelle devi5n5t dsormais impossibles2 ,p> ces motifs1 le ,tribunal ordonne3 #a ,que ,ba*eli] s]a t5u de supprim]1 dans t\s les exemplaires non c\ls1 le c>ton intitul ,avis de l'diteur1 plac avant la prface du #fme volume de la ,philosophie positive1 et ce dans les huit j\rs du prs5t jugem5t1 s\s pe9e de c9quante francs de dommages-intrts p\r *aque j\r de ret>d1 quoi ,ba*eli] s]ait contra9t p> t\tes les voies de droit et mme p> corps2 #b ,que les conv5tions primitivem5t arrtes entre les p>ties sont ds ce mom5t rsilies1 en ce qui t\*e le droit exclusif rs]v ,ba*eli] de publi] les ditions subsqu5tes dudit ouvrage1 la seule *>ge p> l'auteur de n'en po9t mettre une n\velle dition avant l'puisem5t de la premire2 #c ,condamne ,ba*eli] t\s les dp5s1 mme au cot de l'enregi/rem5t du prs5t jugem5t4 ,,avis ,,de ,l',,diteur4 ,au mom5t de mettre s\s presse la ,prface de ce volume1 je me suis ap]u que l'auteur y injurie ,m4 ,arago4 ,ceux qui sav5t combi5 je dois de reconnaissance au ,secrtaire de l',acadmie des ,sci5ces et du ,bureau des ,longitudes compr5dront que j'aie dem& catgoriquem5t la suppression d'un passage qui blessait t\s mes s5tim5ts4 ,m4 ,comte s'y e/ refus4 ,ds ce mom5t je n'avais qu'un p>ti pr5dre1 celui de ne pas prt] mon conc\rs la publication de ce #f;e volume4 ,m4 ,arago1 qui j'ai communiqu cette rsolution1 m'a =c d'y r5onc]4 ,ne v\s inquitez pas1 m'a-t-il dit1 des attaques de ,m4 ,comte4 ,si elles en val5t la pe9e1 j'y rpondrai4 ,la portion du public que ces discussions intress5t sait d'ailleurs trs-bi5 que la mauvaise humeur du philosophe date t\t ju/e de l'poque o ,m4 ,/urm fut nomm pr(esseur d'analyse l'cole ,polyte*nique4 ,or1 avoir conseill1 dans le c]cle re/re9t de mon influ5ce1 de prfr] un illu/re gomtre au concurr5t *ez lequel je ne voyais de titres ma?matiques d'aucune sorte1 ni gr&s ni petits1 c'e/ un acte de ma vie dont je ne saurais me rep5tir4 ,malgr les incitations si librales de ,m4 ,arago1 j'ai cru ne devoir publi] cet ouvrage qu'en y joignant une note explicative du dbat qui s'e/ lev entre ,m4 ,comte et moi4 ,p>is1 #af aot #ahdb4 ,,ba*eli]1 ,,libraire-,,diteur4 ,,pr,,face ,,p]sonnelle4 ,en publiant enf9 le d]ni] volume de ce ,trait1 je crois auj\rd'hui devoir expos]1 t\s ceux qui ont bi5 v\lu m'accord] aussi longtemps une att5tion p]svrante1 l'explication gnrale des motifs1 ess5tiellem5t p]sonnels1 qui ont prolong p5dant d\ze ans cette n\velle laboration philosophique4 ,une telle exposition e/ ici d'autant plus conv5able1 que des ob/acles analogues p\rront galem5t entrav] ou ret>d] les div]s travaux ultrieurs que j'annonce en t]m9ant l'ouvrage actuel4 ,comme le titre mme de cette prface exceptionnelle rappelle expressm5t sa de/9ation pr9cipale1 les lecteurs qui v\dront immdiatem5t p\rsuivre le gr& sujet tudi dans le tome prcd5t p\rront la pass] sans aucun inconvni5t1 sauf y rev5ir ensuite1 si son objet propre les intresse suffisamm5t4 ,la longue dure de l'laboration que j'a*ve auj\rd'hui p\rrait d'abord tre impute la susp5sion =ce qu'elle pr\va1 aussitt aprs la publication du tome premi]1 p> suite de la crise indu/rielle qu'occasionna la mmorable sec\sse politique de #ahcj4 ,a9si contra9t de *]*] un n\vel diteur1 je dus int]rompre1 p5dant quatre ans environ1 une composition qui1 suivant ma nature et mes habitudes1 ne p\vait tre jamais crite qu'en vue d'une impression immdiate4 ,une seconde cause de ret>d dut rsult] ensuite de l'ext5sion trs-prononce qu'acquit graduellem5t mon opration philosophique1 sans que l'esprit ni le plan en pr\vass5t d'ailleurs la mo9dre altration quelconque4 ,ceux de mes lecteurs qui n'auront pas oubli l'annonce initiale p\rront ma9t5ant se conva9cre1 soit d'aprs l'accroissem5t du nombre des volumes1 soit en v]tu de leur ampleur suprieure1 que l't5due effective de ce ,trait e/ rellem5t plus que d\ble de ce qui avait t orig9airem5t promis4 ,mais1 quelle qu'ait d tre l'influ5ce vid5te de ces deux motifs de ret>d1 elle n'et vritablem5t ab\ti qu' prolong] jusqu'en #ahcf un travail que j'avais d'abord espr t]m9] en #ahcb4 ,si donc1 au lieu de ces six annes1 mon uvre en a f9alem5t exig d\ze1 il faut surt\t l'attribu] aux graves ob/acles inhr5s ma situation p]sonnelle4 ,or1 je n'en puis faire suffisamm5t apprci] la porte ess5tielle1 soit passe1 soit future1 qu'en appelant ici une att5tion directe1 quoique sommaire1 sur une exi/5ce prive o je m'ef=c]ai1 d'ailleurs1 de c>actris]1 autant que possible1 son intime connexit avec l'tat gnral de la raison huma9e au dix-neuvime sicle4 ,du re/e1 il a t\j\rs p>u conv5able que le fondateur d'une n\velle philosophie ft directem5t connatre au public l'ensemble de sa m>*e spculative et mme aussi de sa position individuelle4 ,issu1 au midi de notre ,france1 d'une famille m9emm5t ca?olique et mon>*ique1 lev d'ailleurs dans l'un de ces lyces o ,bonap>te s'ef=ait va9em5t de re/aur]1 gr&s frais1 l'antique prpondrance m5tale du rgime ?ologico-mtaphysique1 j'avais pe9e atte9t ma quatorzime anne que1 p>c\rant spontanm5t t\s les degrs ess5tiels de l'esprit rvolutionnaire1 j'pr\vais dj le beso9 fondam5tal d'une rgnration univ]selle1 la fois politique et philosophique1 s\s l'active impulsion de la crise salutaire dont la pr9cipale phase avait prcd ma naissance1 et dont l'irrsi/ible asc5dant tait sur moi d'autant plus assur1 que1 ple9em5t con=me ma propre nature1 il se tr\vait alors p>t\t comprim aut\r de moi4 ,la lum9euse influ5ce d'une familire initiation ma?matique1 heureusem5t dveloppe l'cole ,polyte*nique1 me fit bi5tt press5tir in/9ctivem5t la seule voie intellectuelle qui pt rellem5t conduire cette gr&e rnovation4 ,ayant promptem5t compris l'insuffisance radicale d'une in/ruction sci5tifique borne la premire phase de la positivit rationnelle1 t5due seulem5t jusqu' l'ensemble des tudes inorganiques1 j'pr\vai ensuite1 avant mme d'avoir quitt ce noble tablissem5t rvolutionnaire1 le beso9 d'appliqu] aux spculations vitales et sociales la n\velle manire de philosoph] que j'y avais apprise env]s les plus simples sujets4 ,p5dant que1 cet effet1 je compltais spontanm5t1 surt\t en biologie et en hi/oire1 trav]s beauc\p d'ob/acles matriels1 mon indisp5sable prp>ation1 le s5tim5t graduel de la vraie hir>*ie encyclopdique comm5ait se dvelopp] *ez moi1 a9si que l'in/9ct croissant d'une h>monie f9ale entre mes t5dances intellectuelles et mes t5dances politiques1 d'abord ess5tiellem5t indp5dantes1 quoique t\j\rs galem5t imprieuses#a4 ,cet quilibre dcisif rsulta enf91 en #ahbb1 de la dc\v]te fondam5tale qui me conduisit1 ds l'ge de v+t-quatre ans1 une vritable unit m5tale et mme sociale1 ensuite de plus en plus dveloppe et consolide s\s l'inspiration cont9ue de ma gr&e loi relative l'ensemble de l'volution huma9e1 individuelle ou collective3 elle fut directem5t applique1 en #ahbe et #ahbf1 la rorganisation politique1 dans les essais dj cits s\v5t en ce ,trait1 et que je retir]ai ultrieurem5t du recueil htrogne o ils re/5t encore g>s4 ,une telle h>monie philosophique ne put tre t\tefois ple9em5t con/itue que d'aprs la premire excution1 comm5ce en #ahbf1 et ralise en #ahbi1 de l'laboration orale qui a suscit l'laboration crite que je t]m9e ma9t5ant p\r la sy/matisation f9ale de la philosophie positive1 graduellem5t prp>e p> mes div]s prdcesseurs depuis ,desc>tes et ,bacon#b4 ,note #a3 ,a cette poque1 et qu& j'tais p>v5u s5tir la fois la porte et l'insuffisance de la gr&e t5tative de ,condorcet1 mon volution spontane fut pr(ondm5t tr\ble p5dant quelques annes1 sans cep5dant tre jamais dvie ni susp5due1 p> une liaison fune/e avec un criva9 =t +nieux1 mais trs-sup]ficiel1 dont la nature propre1 beauc\p plus active que spculative1 tait assurm5t peu philosophique1 et ne comportait rellem5t d'autre mobile ess5tiel qu'une imm5se ambition p]sonnelle 7le clbre ,m4 de ,sa9t-,simon74 ,il avait1 de son ct1 dj s5ti1 sa manire1 le beso9 d'une rgnration sociale fonde sur une rnovation m5tale1 quelque vague et incohr5te notion qu'il se =mt d'ailleurs de l'une et de l'autre1 d'aprs la pr(onde irrationnalit de son ducation gnrale4 ,cette concid5ce dev9t p\r lui1 mon g>d1 la base d'une dsa/reuse influ5ce1 qui dt\rna longtemps une p>tie notable de mon activit philosophique v]s de va9es t5tatives d'action politique directe2 quoique1 du re/e1 il en soit rsult *ez moi1 outre une plus vive excitation une publicit immdiate et peut-tre mme prmature1 une att5tion plus dcisive l'efficacit sociale du dveloppem5t indu/riel1 sur laquelle t\tefois j'avais t aup>avant veill p> les doctr9es conomiques1 premi] fondem5t rel de la direction qui c>actrisait surt\t ,m4 de ,sa9t-,simon4 ,une telle con=mit app>5te1 quoique trs-incomplte en effet1 con/itua aussi1 aprs notre rupture1 le motif ou le prtexte des envieuses ins9uations diriges contre l'orig9alit de mes premi]s travaux en philosophie politique1 en attribuant une importance factice une vicieuse qualification que m'avait inspire1 en #ahbd1 une gnrosit =t mal ent5due1 a9si trangem5t rcomp5se1 et que ne portait po9t1 deux ans aup>avant1 la premire dition de l'crit correspondant4 ,l'ensemble de mon essor ultrieur a depuis longtemps c>t spontanm5t ces va9es rcrim9ations contre un philosophe qui a s\v5t1 j'ose le dire1 accord1 *acun de ses div]s prdcesseurs1 =t au-del de ce qu'il en avait vritablem5t tir1 d'aprs la d\ble t5dance qui m'entrane1 soit vit] des dtails indiffr5s au public en rapportant la valeur totale de *aque conception celui qui en a manife/ le premi] g]me di/9ct1 lors mme que la sa9e apprciation et la ralisation pr9cipale m'en sont ess5tiellem5t dues1 soit montr]1 autant que possible1 les rac9es antrieures qui peuv5t donn] plus de =ce mes propres p5ses4 ,quoique ce clbre p]sonnage ait1 mon g>d1 indignem5t abus du facile asc5dant individuel que devait lui procur] mon extrme jeunesse sur une nature pr(ondm5t dispose l'en?\siasme politique et philosophique1 je dois cep5dant pr(it] d'une telle occasion p\r v5g] ici sa mmoire des graves imputations que doiv5t inspir]1 t\s les hommes s5ss et t\tes les mes pures1 les honteuses ab]rations phmres qu'on a os introduire s\s son nom aprs sa mort4 ,s'il et vcu quelques annes de plus1 son abs5ce totale de vraies convictions et son entranem5t presque irrsi/ible v]s les bruyans succs immdiats euss5t peut-tre g> sa vieillesse =t au-del des bornes qu'il avait t\j\rs spculativem5t respectes4 ,mais1 quoi qu'il en soit d'une telle conjecture1 je puis directem5t assur] que1 p5dant six annes environ d'une intime liaison1 je ne lui ai pas ent5du proclam] une seule fois aucune de ces maximes pr(ondm5t subv]sives de t\te sociabilit lm5taire qui lui fur5t ensuite impudemm5t attribues p> des jongleurs qu'il n'avait jamais connus4 ,j'ai pu seulem5t obs]v] en lui1 aprs l'affaiblissem5t rsult d'une fatale impression physique1 cette t5dance banale v]s une vague religiosit1 qui drive auj\rd'hui si frquemm5t du s5tim5t secret de l'impuissance philosophique1 *ez ceux qui entrepr5n5t la rorganisation sociale sans y tre conv5ablem5t prp>s p> leur propre rnovation m5tale4 ,note #b3 ,l'essor initial de cette opration orale fut d\l\reusem5t int]rompu1 au pr9temps de #ahbf1 p> une crise crbrale1 rsulte du fatal conc\rs de gr&es pe9es morales avec de viol5s excs de travail4 ,sagem5t livre son c\rs spontan1 cette crise et sans d\te bi5tt rtabli l'tat normal1 comme la suite le montra clairem5t4 ,mais une sollicitude trop timide et trop irrfl*ie1 d'ailleurs si naturelle en de tels cas1 dt]m9a malheureusem5t la dsa/reuse int]v5tion d'une mdication empirique1 dans l'tablissem5t p>ticuli] du fameux ,esquirol1 o le plus absurde traitem5t me conduisit rapidem5t une alination trs-c>actrise4 ,aprs que la mdec9e m'eut enf9 heureusem5t dcl> incurable1 la puissance intr9sque de mon organisation1 assi/e d'affectueux so9s dome/iques1 triompha naturellem5t1 en quelques sema9es1 au comm5cem5t de l'hiv] suivant1 de la maladie1 et surt\t des remdes4 ,ce succs ess5tiellem5t spontan se tr\vait1 dix-huit mois aprs1 tellem5t consolid que1 en aot #ahbh1 apprciant1 dans un j\rnal1 le clbre ouvrage de ,br\ssais sur l'irritation et la folie1 j'utilisais dj philosophiquem5t les lumires p]sonnelles que cette tri/e expri5ce v5ait de me procur] si *rem5t env]s ce gr& sujet4 ,le lecteur sait assez d'ailleurs comm5t je con/atai irrcusablem5t1 l'anne suivante1 que ce t]rible pisode n'avait nullem5t altr la p>faite cont9uit de mon essor m5tal1 en accomplissant jusqu'au b\t l'laboration orale a9si int]rompue trois ans aup>avant1 et qui a ensuite fait natre le ,trait que j'a*ve auj\rd'hui4 ,je crois tre ma9t5ant assez connu p\r qu'on n'impute po9t de va9es proccupations p]sonnelles la confid5ce h>die que je vi5s d'adress] t\s ceux qui sauront l'apprci]4 ,en un temps o l'an>*ie morale comporte1 *ez des natures infrieures1 le rec\rs aux plus indignes moy5s1 s\s l'excitation passagre ou p]man5te des antipa?ies individuelles ou collectives1 j'ai cru devoir me g>antir d'avance1 p> cette fran*e exposition1 contre les ins9uation infmes que p\rrai5t a9si secrtem5t suscit] les animosits div]ses que s\lv]a de plus en plus l'essor de ma n\velle philosophie1 et auxquelles ce d]ni] volume doit surt\t imprim] spontanm5t une dang]euse impulsion4 ,cette ju/e prvision reposa dj sur le honteux emploi de semblables ma*9ations1 auxquelles rec\rut va9em5t1 en #ahch1 p\r satisfaire env]s moi d'ignobles ress5tim5s privs1 un puissant p]sonnage sci5tifique1 dont le nom doit ici figur] enf91 en digne punition unique d'une telle conduite1 le fameux gomtre ,poisson4 ,on n'a pas d'ailleurs oubli que1 quelques annes aup>avant1 un moy5 analogue avait aussi t employ en va91 dans le monde savant1 quoique avec une int5tion beauc\p mo9s ha9euse1 af9 de ru9] le crdit intellectuel de l'illu/re navigateur qu'une rc5te cata/rophe vi5t d'enlev] la ,france4 ,p> ces deux exemples inconte/ables du dplorable g>em5t pratique o peut conduire le jeu naturel de nos passions1 mme sci5tifiques1 le lecteur compr5dra1 j'espre1 le motif et la porte d'une explication o l'on aurait pu1 sans cela1 s\ponn] l'influ5ce d'inquitudes exagres1 que la malveillance et mme t5t peut-tre d'rig] en symptmes indirects d'une c]ta9e p]si/ance actuelle de l'accid5t qui en e/ l'objet4 ,ds l'orig9e de mon essor philosophique1 dnu de t\te =tune p]sonnelle1 mme future1 j'ai eu le bonheur de compr5dre que mon exi/5ce matrielle devait directem5t repos] sur des occupations pr(essionnelles indp5dantes de mes travaux spculatifs1 dont le succs s]ait1 p> leur nature1 trop lo9ta9 et trop incomplet p\r jamais suffire consolid] ma position prive4 ,af9 t\tefois que cette ncessite cont9ue t5dt1 autant que possible1 dvelopp] ma vocation pr9cipale1 sans jamais p\voir l'altr]1 je *oisis spontanm5t1 cet effet1 en #ahaf1 l'enseignem5t ma?matique1 env]s lequel mon aptitude spciale avait t1 j'ose le dire1 dj rem>que1 p5dant que j'tudiais l'cole ,polyte*nique1 aussi bi5 p> mes *efs que p> mes cam>ades4 ,cet enseignem5t a sans cesse con/itu1 depuis cette poque1 dans ses div]s degrs1 et s\s t\s ses modes1 mon unique moy5 d'exi/5ce4 ,mais quoique1 p5dant ces v+t-six annes1 mon laboration philosophique n'ait jamais tr\bl1 en aucune manire1 ces devoirs spciaux1 t\j\rs aussi scrupuleusem5t accomplis que si je m'en fusse exclusivem5t occup1 elle a ess5tiellem5t emp*1 d'aprs ma discordance involontaire avec le milieu o j'tais =c de vivre1 que ces longs et con/ans s]vices m'ai5t procur jusqu'ici la ju/e rcomp5se p]sonnelle qui en ft naturellem5t rsulte p\r t\t autre pr(esseur uniquem5t livr1 mme avec mo9s de zle et de succs1 de telles oprations4 ,les travaux transc5dans1 qui semblai5t devoir rehauss] le mrite de mes occupations pr(essionnelles1 ont con/itu1 au contraire1 la pr9cipale cause des graves inju/ices que j'ai subies dans cette c>rire1 soit en v]tu de la rpugnance qu'ils inspirai5t aux div]ses influ5ces dom9antes1 soit surt\t p> suite de la basse envie que je suscitais secrtem5t aut\r de moi1 en remplissant1 avec une supriorit gnralem5t reconnue1 des fonctions qui1 de ma "p1 tai5t a9si videmm5t accessoires4 ,quoique je sois jusqu'ici le seul philosophe qui n'ait fait1 ni dans ses crits1 ni dans sa conduite1 aucune concession contraire ses convictions1 l'tat prs5t de la raison publique comm5ce dj rellem5t p]mettre1 du mo9s en ,france1 une telle plnitude de la dignit spculative2 mais elle n'e/ pas encore suffisamm5t exempte de dang]s p]sonnels4 ,t\j\rs rsolu ma9t5ir entirem5t intacte1 t\t prix1 mon indp5dance philosophique1 j'ai t sans cesse rig\reusem5t c>t des div]ses bran*es de notre in/ruction publique1 p> les vellxs rtrogrades et l'esprit tracassi] du dplorable g\v]nem5t dont l'heureuse sec\sse de #ahcj n\s a dlivrs jamais4 ,a9si rduit exclusivem5t aux pnibles ress\rces de l'enseignem5t priv1 il a longtemps t p\r moi encore plus prcaire et mo9s efficace qu'env]s t\t autre1 soit raison d'une vie ess5tiellem5t solitaire qui me t5ait loign des relations utiles1 soit d'aprs le peu de sympa?ie que je tr\vais *ez les div]s p]sonnages qui p\vai5t le plus appuy] une telle situation4 ,jusqu' une poque trs-rappro*e1 mon exi/5ce a t\j\rs repos sur un enseignem5t quotidi5 prolong ord9airem5t p5dant six ou huit heures4 ,c'e/ au milieu de ces entraves qu'a t excute la premire moiti de ce ,trait2 le lecteur doit ma9t5ant s'en expliqu] la l5teur spciale de publication4 ,il y a seulem5t dix ans que je fus introduit enf9 l'cole ,polyte*nique1 dans le grade le plus subalt]ne1 s\s les gnreux auspices spontans d'un gomtre =t recomm&able 7feu ,m4 ,navi]71 dont la r>e lvation morale honorait notre monde sci5tifique1 et dont l'esprit1 quoique trop exclusivem5t ma?matique1 avait p\rtant su disc]n]1 un c]ta9 degr1 ma valeur c>actri/ique4 ,ds lors directem5t dev5ue mieux apprciable1 mon aptitude l'enseignem5t fut ensuite sol5nellem5t con/ate1 sur ce gr& ?tre1 d'aprs l'preuve dcisive qui rsulta1 en #ahcf1 de l'obligation naturelle o je me tr\vai d'y occup]1 p> intrim1 la pr9cipale *aire ma?matique4 ,mais1 malgr cette irrcusable dmon/ration1 que la noble sollicitude de mes lves et de mon *ef ess5tiel 7l'illu/re ,dulong7 a fait1 j'ose le dire1 soit alors1 soit depuis1 ret5tir avec clat dans le monde savant1 les antipa?ies sci5tifiques1 spontanm5t dveloppes mesure que je p]ais davantage1 se sont jusqu'ici activem5t opposes la ju/e rmunration de mes s]vices spciaux4 ,on a cru jusqu' prs5t1 et on croira sans d\te longtemps encore1 m'avoir suffisamm5t rcomp5s en aj\tant1 depuis c9q ans1 mon (fice prcaire et subalt]ne dans l'enseignem5t polyte*nique1 des fonctions plus importantes1 mais galem5t temporaires1 relatives au jugem5t initial des c&idats4 ,cette d\ble attribution e/ d'ailleurs1 suivant la c\tume franaise1 tellem5t peu rtribue1 que je suis oblig1 p\r suffire aux ncessits de ma position1 d'y jo9dre au dehors un actif enseignem5t quotidi51 dans l'un des pr9cipaux tablissem5s spcialem5t de/9s la prp>ation polyte*nique4 ,il rsulte de ces triples fonctions ma?matiques un tel en*anem5t d'obligations j\rnalires que1 depuis six ans1 je n'ai pu tr\v] v+t j\rs conscutifs de susp5sion totale1 susceptibles d'tre ple9em5t consacrs ou un vritable repos ou l'exclusive p\rsuite de mes travaux philosophiques4 ,cette n\velle phase de ma position p]sonnelle ne m'a donc rellem5t procur d'autre amlioration ess5tielle que de m'avoir laiss un peu plus de temps p\r ma gr&e laboration1 en me disp5sant dsormais de t\t enseignem5t individuel4 ,aussi ai-je pu excut] la seconde moiti de ce ,trait1 malgr sa difficult et son ext5sion suprieures1 beauc\p plus rapidem5t que la premire1 en composant1 depuis cette heureuse modification1 un volume environ *aque anne4 ,mais les pnibles entraves qu'un tel assujettissem5t cont9u doit encore apport] directem5t mon essor ultrieur sont surt\t aggraves p> le c>actre pr(ondm5t prcaire qui1 d'aprs d'absurdes rglem5s1 di/+ue auj\rd'hui cette laborieuse exi/5ce#c4 ,la d\ble rlection annuelle laquelle je suis a9si s\mis ne con/itu]ait peut-tre1 env]s t\t autre1 qu'une simple =malit1 d'ailleurs *oquante4 ,quant moi1 elle peut1 t\t in/ant1 dev5ir beauc\p plus grave1 en f\rnissant un po9t d'appui lgal aux inju/es animosits que j'ai involontairem5t s\leves1 et que le c\rs naturel de mes travaux doit directem5t augm5t]1 surt\t d'aprs l'action ncessaire du volume actuel4 ,en tant que rptiteur1 mon sort e/ subordonn1 *aque anne1 non-seulem5t aux div]ses impulsions d'une corporation mal dispose mon g>d1 mais aussi la dlicatesse ou la circonspection d'un ennemi reconnu1 dont la conduite antrieure e/ =t lo9 de g>antir1 en ce qui me conc]ne1 son quit ultrieure4 ,comme exam9ateur1 je suis p>eillem5t expos la raction annuelle1 soit des diffr5tes passions que doit spontanm5t suscit] le ju/e ex]cice de mon autorit1 soit mme des va9es utopies spciales que peut suggr] *acun de mes seigneurs (ficiels le mode d'accomplissem5t d'un tel (fice3 des rcrim9ations pdantesques qui1 quoique collectives1 n'en tai5t pas mo9s inconv5antes et mme ridicules1 m'ont dj =mellem5t av]ti de l'imm95te gravit que p\rrait1 env]s moi1 acqurir inop9m5t un tel j\g4 ce d\ble titre1 mes amis et mes ennemis sav5t galem5t auj\rd'hui que1 p>v5ue sa qu>ante-c9quime anne1 ma laborieuse exi/5ce p]sonnelle peut encore tre brusquem5t b\lev]se1 malgr le scrupuleux accomplissem5t cont9u de t\s mes devoirs pr(essionnels1 d'aprs une suffisante coalition mom5tane des div]ses antipa?ies qui s'oppos5t mon lgitime essor4 ,c'e/ af9 de sortir1 autant qu'il e/ en mon p\voir1 de cette intolrable situation1 que j'ai cru devoir1 p> cette prface1 provoqu]1 mon g>d1 une crise dcisive1 dont le pril1 quelque rel qu'il puisse tre1 e/1 mon s5s1 mo9s fune/e que la p]spective cont9ue d'une imm95te oppression4 ,note #c3 ,notre cole ,polyte*nique e/ ess5tiellem5t rgie1 en t\t ce qui conc]ne l'enseignem5t1 p> un conseil =m pr9cipalem5t de t\s les pr(esseurs quelconques1 y compris les matres de dess91 de franais et d'allem&1 en exceptant seulem5t ceux qui dirig5t les ex]cices non obligatoires1 comme l'escrime1 la danse et la musique4 ,depuis dix ou d\ze ans1 cette corporation a graduellem5t acquis une gr&e prpondrance1 en se faisant attribu]1 titre de compt5ce1 la nom9ation exclusive ou la prs5tation dcisive aux div]s (fices polyte*niques1 p> suite de la confiance irrfl*ie que sa composition c>actri/ique a d inspir] de plus en plus un p\voir trop dispos sacrifi]1 en gnral1 sa ju/e suprmatie effective aux imprieuses exig5ces des prjugs actuels4 ,ce n\vel asc5dant a aussi t5du sans cesse r5dre ess5tiellem5t amovibles1 en les assujettissant une rlection annuelle1 t\s les emplois quelconques autres que ceux occups ou convoits p> les membres du conseil dirigeant1 et sans mme except] les fonctions qui1 de leur nature1 rclam5t le plus videmm5t une ple9e indp5dance lgale1 af9 de rsi/] suffisamm5t l'antagonisme cont9u d'une f\le de passions spontanm5t conv]g5tes contre leur plus lgitime ex]cice1 comme sont surt\t mes difficiles devoirs d'exam9ateur pralable4 ,env]s l'(fice didactique accessoire rempli p> ce qu'on appelle improprem5t les rptiteurs1 les ombrageuses prt5tions d'une telle dom9ation ont t p\sses au po9t que1 depuis l'ordonnance de #ahcb1 *acun d'eux peut tre directem5t rep\ss au seul gr p]sonnel du pr(esseur correspondant3 en sorte que la prvoyance lgislative de nos savans n'a pu s'lev] jusqu' compr5dre la dang]euse autorit qu'ils accordai5t a9si aux plus inju/es animosits que p\rrait suscit] une rivalit individuelle alors trop naturelle p\r ne devoir pas tre frqu5te1 on plutt presque habituelle4 ,d'aussi absurdes in/itutions sont sans d\te trs-propres vrifi] spcialem5t ce que j'ai tant de fois tabli1 en pr9cipe1 surt\t dans ce d]ni] volume1 sur la pr(onde incapacit qui c>actrise les savans actuels en matire quelconque de g\v]nem5t1 mme sci5tifique4 ,l'adm9i/rateur le plus trang] aux tudes spculatives n'et c]ta9em5t jamais adopt spontanm5t des rgles si radicalem5t contraires a cette connaissance usuelle de l'homme et de la socit qui di/+ue naturellem5t la classe adm9i/rative1 et qui1 mme l'tat empirique1 con/itue t\j\rs1 au fond1 dans la vie relle1 notre plus prcieuse acquisition4 ,va9em5t donc nos savans v\drai5t-ils auj\rd'hui r5voy] l'adm9i/ration la responsabilit exclusive de mesures aussi *oquantes p\r t\s les hommes s5ss3 il e/ clair que le p\voir n'a eu1 ce sujet1 d'autre tort ess5tiel que de cd]1 avec trop de condesc5dance1 l'aveugle impulsion des prjugs et des ambitions sci5tifiques4 ,t\te p]sonne bi5 in=me sait mme ma9t5ant que les dispositions irrationnelles et oppressives adoptes depuis dix ans a l'cole ,polyte*nique man5t surt\t de la dsa/reuse influ5ce ex]ce p> ,m4 ,arago1 fidle organe spontan des passions et des ab]rations propres la classe qu'il dom9e si dplorablem5t auj\rd'hui4 ,p\r mieux c>actris]1 surt\t quant l'av5ir1 une telle apprciation p]sonnelle1 il me re/e ma9t5ant la ratta*] conv5ablem5t la position ncessaire o me place directem5t l'ensemble de mon laboration philosophique env]s *acune des trois influ5ces gnrales1 ?ologique1 mtaphysique et sci5tifique1 qui se disput5t ou se p>tag5t encore l'empire intellectuel4 ,il s]ait c]tes sup]flu d'indiqu] ici expressm5t que je ne devrai jamais att5dre que d'actives p]scutions1 d'ailleurs pat5tes ou secrtes1 de la "p du p>ti ?ologique1 avec lequel1 quelque complte ju/ice que j'aie s9crem5t r5due son antique prpondrance1 ma philosophie ne comporte rellem5t aucune conciliation ess5tielle1 mo9s d'une entire trans=mation sac]dotale1 sur laquelle il ne faut pas compt]4 ,ds mon adolesc5ce1 j'ai pniblem5t s5ti le poids p]sonnel de cet 9vitable antagonisme1 premire s\rce gnrale des difficults actuelles de ma situation4 ,c'e/1 en effet1 s\s les inspirations rtrogrades de l'cole ?ologique que fut surt\t accompli1 p5dant la clbre raction de #ahaf1 le fune/e lic5ciem5t qui brisa ou tr\bla tant d'exi/5ces l'cole ,polyte*nique1 et sans lequel j'eusse naturellem5t obt5u seize ans plus tt1 suivant les heureuses c\tumes de cet tablissem5t1 la mode/e position que j'ai comm5c seulem5t y occup] en #ahcb2 ce qui et assurm5t *ang t\t le c\rs ultrieur de ma vie matrielle4 ,une exception =melle1 mane de la mme orig9e1 v9t ensuite me s\/raire p]sonnellem5t la rp>ation p>tielle qui comp5sa1 quelque temps aprs1 p\r mes cam>ades1 cette proscription gnrale4 ,le lecteur sait dj que le prolongem5t cont9u de cette oppressive influ5ce m'int]dit surt\t l'in/ruction publique1 et me rduisit la pnible ress\rce de l'enseignem5t priv4 mesure que mon essor m5tal s'e/ df9itivem5t c>actris p> l'app>ition successive des div]s volumes de ce ,trait1 une 9vitable d*ance (ficielle n'a pas emp* env]s moi les malveillantes manife/ations de ce p>ti incorrigible1 qui1 depuis c9q sicles1 se s5tant de plus en plus incapable de s\t5ir aucune vritable discussion1 aspire t\j\rs1 mme dans l'impuissance1 ext]m9] ou avilir ses div]s adv]saires philosophiques4 ,malgr sa circonspection acc\tume1 la c\r de ,rome a rcemm5t fulm91 contre un ouvrage qui n'tait pas a*ev1 une de ces ridicules c5sures qui ont dsormais p]du jusqu' l'trange p\voir1 subsi/ant encore au sicle d]ni]1 d'excit] lire les ouvrages qui en sont l'objet1 et env]s lesquels le public actuel ne daigne pas mme s'in=m] d'une telle proscription4 ,au db de la prs5te anne1 l'occasion de la rouv]ture habituelle du c\rs populaire d'a/ronomie que je pr(esse gratuitem5t depuis d\ze ans1 les plus ignobles organes de cette cole1 dans le va9 espoir d'un pro*a9 triomphe1 ont os dem&] hautem5t1 un p\voir qui ne leur e/ plus dv\1 la de/ruction directe de t\s mes moy5s actuels d'exi/5ce1 p\r avoir sy/matiquem5t proclam la ncessit et la possibilit de r5dre enf9 la morale ple9em5t indp5dante de t\te croyance religieuse1 d'aprs l'univ]sel asc5dant de l'esprit positif1 enf9 directem5t rig en unique base solide de t\tes les notions huma9es4 ,env]s le p>ti mtaphysique1 soit g\v]nant1 soit aspirant1 ma position ncessaire1 quoique relative une collision mo9s prononce1 e/1 au fond1 encore plus dang]euse p\r moi1 cause de la gr&e prpondrance qu'il ex]ce auj\rd'hui1 t\s g>ds1 en ,france4 ,plus clair et plus s\ple que le prcd5t1 ce p>ti quivoque s5t confusm5t que1 depuis ,desc>tes et ,bacon1 l'essor graduel de la philosophie positive a t surt\t dirig spontanm5t contre sa dom9ation transitoire1 non mo9s intresse auj\rd'hui que les prt5tions purem5t ?ologiques emp*]1 t\t prix1 l'in/allation sociale de la vraie philosophie mod]ne4 ,en considrant d'abord la portion de cette cole qui rgne ma9t5ant1 je puis aism5t signal]1 *ez son plus m95t organe1 un exemple trs-c>actri/ique de sa disposition in/9ctive me t5ir1 autant que possible1 non sans d\te dans l'oppression sac]dotale1 mais dans une pr(onde obscurit p]sonnelle1 la fois m5tale et sociale4 ,ayant t1 ds mon premi] essor philosophique1 individuellem5t apprci1 c]ta9s g>ds1 en #ahbd et #ahbe1 p> ,m4 ,guizot1 je lui ait fait l'honneur1 il y a dix ans1 lors de son pr9cipal avnem5t politique1 de m'c>t] une seule fois env]s lui de la rgle con/ante que je me suis prescrite de jamais ri5 dem&] aux div]s p\voirs actuels en dehors de ce qui m'e/ /rictem5t d d'aprs les usages tablis4 ,quelques ouv]tures de sa "p me conduisir5t alors lui propos] de crer1 au ,collge de ,france1 une *aire directem5t consacre l'hi/oire gnrale des sci5ces positives1 que seul encore je p\rrais remplir de nos j\rs1 et laquelle j'eusse spontanm5t donn un c>actre conv5ablem5t relatif l'asc5dant sci5tifique et logique de la n\velle philosophie4 ,or1 aprs div]ses t]giv]sations1 ,m4 ,guizot1 qui a fond1 l et ailleurs1 p\r ses adhr5s ou ses flatteurs1 tant de *aires inutiles ou mme nuisibles1 fut bi5tt entran1 p> ses rancunes mtaphysiques1 c>t] df9itivem5t une innovation qui p\vait honor] sa mmoire1 et dont il avait d'abord sembl compr5dre la valeur naturelle4 ,je fus mme ensuite oblig de publi]1 dans deux j\rnaux1 en octobre #ahcc1 avec quelques comm5taires spciaux1 la note philosophique que j'avais d compos] ce sujet1 af9 d'emp*] au mo9s que cette proposition1 qui1 en effet1 e/ a9si re/e ultrieurem5t intacte1 ne se tr\vt f9alem5t gaspille au pr(it de quelque c\rtisan4 ,quant la p>tie de l'cole mtaphysique qui con/itue auj\rd'hui ce qu'on appelle vulgairem5t l'opposition1 et dont la pr9cipale influ5ce rside dans la presse priodique1 ses dispositions env]s moi sont1 sans d\te1 assez c>actrises p> l'trange sil5ce que ses div]s organes1 quotidi5s ou m5suels1 ont unanimem5t g>d1 p5dant d\ze ans1 p\r la premire fois peut-tre1 env]s ma publication philosophique4 ,c'e/ jusqu'ici seulem5t en ,anglet]re1 du mo9s ma connaissance1 que ce ,trait a donn lieu un srieux exam51 p> la consci5cieuse apprciation dont un illu/re physici5 7sir ,david ,brew/]7 honora1 en #ahch1 dans la clbre revue d'dimb\rg1 mes deux premi]s volumes1 quoiqu'il et d'ailleurs assez peu compris l'ensemble de mon opration philosophique1 malgr l'admission =melle de ma loi fondam5tale1 p\r reg>d] un tel prambule comme con/ituant mon pr9cipal objet4 ,sauf cette unique discussion1 a9si plutt sci5tifique que vraim5t philosophique1 ce long travail n'a jamais t mme annonc dans aucun j\rnal de quelque importance1 sans que l'on puisse assurm5t attribu] une telle rs]ve au s5tim5t p]sonnel d'une insuffisance d'in/ruction pralable qui n'emp*e pas l'essor habituel des jugem5s les plus tran*s4 ,quoique quelques organes avancs ai5t d1 ce sujet1 att5dre naturellem5t la f9 d'une laboration qui n'e/1 en effet1 ple9em5t jugeable que dans son ensemble total1 on ne peut d\t] que ce sil5ce exceptionnel ne soit surt\t d la rpugnance involontaire avec laquelle les mtaphysici5s1 qui dom95t p>t\t la presse priodique1 voi5t auj\rd'hui surgir une philosophie suprieure leur influ5ce1 et qui t5d directem5t faire cess] leur prpondrance actuelle1 s\s l'inflexible prescription cont9ue de rig\reuses conditions m5tales1 la fois logiques et sci5tifiques1 qu'ils se s5t5t incapables de remplir suffisamm5t4 ,considrons enf9 la troisime classe spculative1 celle qui seule con/itue auj\rd'hui le g]me trs-imp>fait mais direct de la vraie spiritualit mod]ne4 ,l se tr\v5t ceux qui j'ai fait l'honneur de dem&] gagn] honntem5t mon pa91 p>ce qu'ils sont de ma famille intellectuelle3 t&is que je n'ai jamais ri5 d att5dre des deux autres catgories1 comme m'tant ess5tiellem5t trangres et mme involontairem5t ho/iles1 sauf l'unique exception p]sonnelle dont j'avais si mal propos honor ,m4 ,guizot4 ,af9 d'apprci] conv5ablem5t leur g>d ma situation naturelle1 il y faut di/+u] avec so9 les deux coles1 spontanm5t antagoni/es1 qui s'y p>tag5t1 quoique trs-9galem5t jusqu'ici1 l'empire gnral de la positivit rationnelle3 l'cole ma?matique proprem5t dite1 dom9ant encore1 sans conte/ation srieuse1 l'ensemble des tudes inorganiques1 et l'cole biologique1 luttant faiblem5t auj\rd'hui p\r ma9t5ir1 contre l'irrationnel asc5dant de la premire1 l'indp5dance et la dignit des tudes organiques4 ,en tant que celle-ci me compr5d1 elle m'e/1 au fond1 plus1 favorable qu'ho/ile1 p>ce qu'elle s5t confusm5t que mon action philosophique t5d directem5t la dgag] de l'oppression des gomtres4 ,j'y ai tr\v non-seulem5t mon plus complet apprciateur sci5tifique1 dans la p]sonne de mon m95t ami ,m4 de ,bla9ville1 mais aussi de nombreux et honorables adhr5s1 dont le conc\rs con/ate mieux une telle sympa?ie collective4 ,malheureusem5t ce n'e/ pas de cette classe1 comme on sait1 que dp5d mon exi/5ce p]sonnelle4 ,or1 quant aux gomtres1 s\s la dom9ation desquels je suis naturellem5t =c de vivre1 les indications prcd5tes ont assez fait press5tir ce que je dois att5dre d'une classe sci5tifique dont l'ensemble de mon opration philosophique1 soit m5tale1 soit sociale1 dtruit ncessairem5t la suprmatie provisoire1 graduellem5t dveloppe p5dant le c\rs de la longue laboration prlim9aire propre aux deux d]ni]s sicles1 comme l'expliqu5t spcialem5t les trois *apitres extrmes de ce volume f9al4 ,p\r mieux c>actris] cette 9vitable opposition in/9ctive1 il me suffit ici de signal] conv5ablem5t l'expri5ce ple9em5t dcisive qui s'accomplit1 mon dtrim5t1 en #ahdj1 lors d'une n\velle vacance de la pr9cipale *aire ma?matique de l'cole ,polyte*nique1 que j'avais occupe1 p> intrim1 quatre ans aup>avant1 avec une supriorit gnralem5t reconnue1 mme de mes ennemis1 et que je ne cess]ai jamais1 ce titre1 de reg>d] comme ma proprit lgitime1 quoiqu'une viol5te iniquit m'en ait dp\ill jusqu'ici avec l'app>eil des =malits lgales4 ,l'illu/re ,dulong1 en sa qualit de directeur des tudes de cet tablissem5t1 y avait p]sonnellem5t suivi ces mmorables leons qui m'avai5t hautem5t conquis sa consci5cieuse e/ime1 malgr sa disposition antrieure p>tag] involontairem5t env]s moi les prv5tions r\t9ires de nos cot]ies sci5tifiques3 c'e/ s\s le rc5t s\v5ir de cette m95te approbation que se fit une telle lection1 o son suffrage et c]ta9em5t g>anti mon succs1 sans la mort prmature qui a priv le monde savant de cette r>e comb9aison d'une haute capacit avec une moralit quival5te4 ,en mme temps1 une noble jeunesse1 que je n'ai jamais flatte1 j'ose le dire1 mais qui connat mon dv\em5t cont9u ses beso9s lgitimes1 manife/ant1 sa manire1 son heureux conc\rs spontan avec l'apprciation de son anci5 *ef1 honora ma c&idature p> une gnreuse dm>*e exceptionnelle1 dont j'ai t jusqu' prs5t le seul objet1 et p\r laquelle je lui (fre ici la faible expression de mon t]nelle reconnaissance1 dans la p]sonne collective de ses successeurs actuels1 env]s lesquels l'intime solid>it de nos div]ses gnrations polyte*niques autorise ple9em5t une telle sub/itution cont9ue4 ,le lecteur sait peut-tre que des dputations spciales fur5t alors adresses p> les lves t\s les votans quelconques1 af9 de leur tmoign] conv5ablem5t le dsir unanime qu'une preuve irrcusable avait inspir en ma faveur t\s ceux qui avai5t pu en s5tir l'effet gnral4 cette conv]g5ce dcisive1 et peut-tre in\e1 entre les suprieurs et les infrieurs1 se joignai5t d'ailleurs1 mon avantage1 t\tes les considrations accessoires relatives aux rgles ord9aires1 qu'il a fallu simultanm5t viol] p\r m'exclure3 une inconte/able anci5net1 d'honorables s]vices spciaux1 et la conv5ance reconnue de recrut]1 autant que possible1 les pr(esseurs de cette gr&e cole p>mi ses anci5s lves1 mo9s d'insuffisance relle4 ,si t\t autre que moi et runi un tel ensemble de titres1 son triomphe et t c]ta94 ,mais les antipa?ies gomtriques1 spcialem5t conc5tres l',acadmie des ,sci5ces de ,p>is1 ne p\vai5t a9si laiss] irrvocablem5t surgir celui qui1 connaissant le vritable esprit de nos div]ses cot]ies sci5tifiques1 et d'ailleurs peu effray de leur antagonisme1 mme conc]t1 aurait directem5t t5du1 dans un tel (fice1 donn] la haute in/ruction ma?matique la direction la plus con=me sa vritable de/9ation p\r le sy/me gnral de l'volution positive4 ,les honteux moy5s qui dt]m9r5t mon exclusion fur5t alors en ple9e h>monie avec l'vid5te iniquit du projet4 ,comme les m5eurs acadmiques devai5t naturellem5t cra9dre le vote spontan du ,conseil de l'cole1 o mes ennemis et mes amis croyai5t galem5t d'abord que la majorit m'tait assure1 et auquel l'usage accordait ce sujet une priorit naturelle1 ils pr(itr5t habilem5t contre moi de l'occasion facile prvoir que leur (frit la discussion philosophique que je *]*ai engag] directem5t1 auprs de la classe ess5tiellem5t sa9e de cette acadmie1 p> la lettre de c&idature dont je p>le1 une autre f91 au second *apitre de ce volume4 ,on sait assez comm5t la lecture (ficielle de cette lettre fut expressm5t refuse1 en dpit d'une =melle disposition du rglem5t acadmique#d4 ,aprs cette premire viol5ce1 il fut ensuite ais la ,commission spciale d'tablir1 p> une n\velle infraction de t\s les usages et de t\tes les conv5ances1 une li/e de c&idature o je n'tais pas mme nomm1 comme ne mritant sans d\te aucune discussion4 ,le pr(ond mpris p]sonnel que je r5voie sol5nellem5t ici *acun de ceux qui prir5t une active p>ticipation volontaire cette d]nire indignit acadmique1 ne m'emp*e pas d'ailleurs de s5tir qu'elle eut au fond peu d'influ5ce sur le rsultat1 puisqu'elle suivit le vote effectif du ,conseil polyte*nique1 dj t\rn contre moi p> la raction presque irrsi/ible de la turpitude initiale4 ,en un mot1 les m5eurs d'une telle intrigue n'oublir5t ri5 p\r indiqu] d'avance ce ,conseil que1 s'il v\lait ralis] sa premire disposition en ma faveur1 il aurait s\t5ir une lutte r$\table contre une corporation plus puissante1 qui se montrait a9si dispose ma9t5ir t\t prix1 en cette grave occurr5ce1 le monopole habituel des hautes positions didactiques1 dont l'ensemble de sa conduite pr\ve depuis longtemps qu'elle reg>de *acun de ses membres comme le possesseur lgitime1 quelle que puisse tre son inaptitude relle4 ,on devait aism5t s'att5dre que le ,conseil n'os]ait engag] env]s l'acadmie une collision aussi 9gale4 ,c'e/ a9si que fut accomplie1 avec un conc]t app>5t des deux votes ess5tiels1 une inju/ice ple9em5t c>actrise1 dont le poids naturel emp*]a t\j\rs sans d\te env]s moi t\te conv5able rp>ation1 malgr la composition mobile du corps spcial qui s'en r5dit l'in/rum5t passif1 d'aprs la fixit naturelle de la puissante compagnie qui en fut le pr9cipal moteur1 et o d'ailleurs les antipa?ies que j'inspire doiv5t tre cont9uellem5t rajeunies1 p>ce qu'elles ti5n5t directem5t1 soit la situation gnrale de l'esprit huma9 au ,x,i,xe sicle1 soit au c>actre fondam5tal de ma n\velle philosophie4 ,note #d3 ,celui des deux secrtaires p]ptuels qui r5dit compte de la sance du #c aot #ahdj s5tit tellem5t1 sans d\te1 la turpitude de cette viol5ce acadmique1 a9si accomplie contre moi au pr(it p]sonnel de l'un de ses confrres1 qu'il t5ta va9em5t de la reprs5t] comme une sorte d'aj\rnem5t1 motiv p> je ne sais quelle autre urg5ce plus immdiate4 ,mais1 si cette jsuitique exposition et t vraim5t fidle1 l',acadmie et di/9ctem5t rs]v1 p\r la lecture de ma lettre1 une sance ultrieure1 t&is qu'il n'en fut jamais "q ensuite4 ,comme il importe beauc\p la morale publique que l'actif accomplissem5t volontaire des mauvaises actions1 individuelles ou collectives1 ne puisse1 en aucun cas1 lud] une inflexible responsabilit1 j'ai cru devoir ici spcialem5t rectifi] cette (ficieuse erreur4 ,aprs cette triple apprciation des t5dances div]sem5t ho/iles qui doiv5t faire spontanm5t conv]g] contre mon essor lgitime t\tes les classes antagoni/es entre lesquelles e/ auj\rd'hui p>tag l'empire intellectuel1 il s]ait assurm5t sup]flu de faire ici autant ressortir leur commune disposition me priv] accessoirem5t des diffr5tes rcomp5ses honorifiques qui dp5d5t de leur arbitrage1 quels que puiss5t jamais tre1 cet g>d1 mes droits naturels4 ,qu& ,m4 ,guizot eut atta* son nom la dang]euse re/auration d'une acadmie heureusem5t supprime p> ,bonap>te1 la plup>t de mes amis1 et mme de mes ennemis1 p5sr5t qu'on ne p\vait se disp5s]1 ne ft-ce que d'aprs mes travaux orig9aires en philosophie politique1 de m'introduire directem5t dans une compagnie o1 dfaut de t\te vritable unit m5tale1 on s'ef=ait de runir t\s ceux qui1 un titre quelconque1 et p> les voies les plus inconciliables1 avai5t sembl coopr] au p]fectionnem5t des tudes morales et sociales4 ,presque seul alors je compris que1 quelque opposition mutuelle qui dt1 en effet1 exi/] entre ces div]ses t5dances spculatives1 leur commune nature mtaphysique les runirait t\j\rs contre moi4 ,c'e/ donc prcism5t en qualit de fondateur d'une n\velle philosophie gnrale1 la fois hi/orique et dogmatique1 que je re/]ai con/amm5t en dehors1 sans aucune discussion possible1 d'une corporation in/itue p\r ranim]1 en les c5tralisant1 les influ5ces ontologiques1 auxquelles je m'ef=ce de sub/itu] enf9 l'univ]selle prpondrance de l'esprit positif4 ,dans un autre cas1 une illusion analogue m'avait d'abord1 comme je l'ai fran*em5t av\ au tome quatrime1 conduit moi-mme compt] sur l'appui1 au mo9s moral1 de la classe sci5tifique1 qui semblait devoir pr5dre un vif intrt direct l'ext5sion dcisive de la positivit rationnelle4 ,c'tait l'erreur naturelle de la jeunesse1 dispose p5s] que les sci5ces sont habituellem5t cultives en v]tu d'une vraie vocation1 et que les gnreuses t5dances spculatives y prdom95t sur les vicieuses impulsions actives4 ,mais1 d'aprs les explications prcd5tes1 celui qui a directem5t fond une sci5ce n\velle1 la plus difficile et la plus importante de t\tes1 et qui1 en mme temps1 a spcialem5t p]fectionn la philosophie de *acune des sci5ces antrieures1 s]a ncessairem5t t\j\rs rep\ss de ce qu'on appelle improprem5t l',acadmie des ,sci5ces1 qu& mme il p\rrait se rs\dre en sollicit] l'entre1 ce qu'il ne f]a c]ta9em5t jamais1 depuis les indignits qu'on s'y e/ p]mis env]s lui4 ,il laiss]a donc1 sans aucun regret1 cet honneur1 de plus en plus banal1 la f\le de ceux qui accompliss5t auj\rd'hui1 d'une manire presque ma*9ale1 ces prt5dus travaux sci5tifiques dont1 le plus s\v5t1 l'esprit huma9 ne saurait cons]v]1 aprs dix ans1 la mo9dre trace1 malgr l'ambitieuse dnom9ation qui les dcore spcialem5t d'une *imrique t]nit4 ,p\r a*ev] d'apprci] la t5dance pr(ondm5t naturelle de l'influ5ce sci5tifique se runir auj\rd'hui1 contre mon essor philosophique1 l'influ5ce mtaphysique1 et mme l'influ5ce ?ologique1 il faut enf9 rem>qu]1 d'aprs une exacte analyse de notre situation m5tale1 que1 malgr leur antagonisme naturel1 la premire1 en tant que dom9e encore p> les gomtres1 doit tre1 au fond1 beauc\p mo9s loigne qu'elle ne le semble de transig] habituellem5t avec les deux autres1 au dtrim5t de la raison publique4 ,depuis que la rnovation f9ale des ?ories morales et sociales con/itue directem5t1 dans l'imm5se rvolution o n\s vivons1 la ncessit prpondrante1 la prsid5ce sci5tifique laisse jusqu'ici l'esprit ma?matique t5d dev5ir presque aussi rtrograde que le sont dj les impulsions mtaphysiques et les rsi/ances ?ologiques1 comme l'expliqu]ont spcialem5t les trois d]ni]s *apitres de ce ,trait4 ,le s5tim5t secret de leur 9vitable impuissance env]s ces spculations transc5dantes dispose involontairem5t les gomtres actuels en emp*]1 autant que possible1 l'essor dcisif1 d'o rsult]ait ncessairem5t leur propre d*ance sci5tifique1 et leur rduction normale l'(fice mode/e1 quoique indisp5sable1 que leur assigne videmm5t la vraie hir>*ie encyclopdique4 ,aprs avoir jet1 comme un leurre1 au vulgaire philosophique1 leur absurde et dang]euse utopie relative la prt5due rgnration ultrieure des conceptions sociales d'aprs leur va9e ?orie des *ances1 dont t\t homme s5s f]a bi5tt ju/ice1 ils se cont5t5t donc ess5tiellem5t d'exploit] l'aise les bnfices p]sonnels que la gr&e transaction mod]ne assure spontanm5t ceux qu'on a d reg>d] jusqu'ici comme les plus fidles organes de l'esprit positif1 bi5 qu'ils n'en puiss5t vraim5t reprs5t] que l'tat rudim5taire4 ,quant aux beso9s fondam5taux inhr5s notre situation intellectuelle1 ils n'intress5t aucunem5t la plup>t des gomtres1 qui sont1 au contraire1 secrtem5t entrans en emp*] la satisfaction f9ale4 ,leur opposition1 plus app>5te que relle1 la prpondrance mtaphysique1 ou mme ?ologique1 t5d depuis longtemps se rduire ce qui e/ /rictem5t ncessaire p\r g>antir les droits directs de la sci5ce1 surt\t ma?matique1 aux pr(its gnraux de l'exploitation spculative4 ,or ce b e/ c]tes suffisamm5t atte9t auj\rd'hui1 o le p\voir a trop gnreusem5t ab&onn aux savans eux-mmes1 surt\t en ,france1 la rp>tition effective des div]ses rcomp5ses sci5tifiques4 ,ceux qui1 avec une audace app>5te1 attaqu5t *aque j\r la li/e civile de la royaut1 sont1 d'ord9aire1 humblem5t pro/]ns devant la li/e civile de la sci5ce1 au po9t de n'os]1 p> exemple1 se p]mettre aucune critique env]s les frais mon/rueux qu'occasionne ma9t5ant la seule composition d'un almana* trs-imp>fait4 ,t\s les intrts ma?matiques tant a9si g>antis1 les gomtres cons5t5t volonti]s laiss] la mtaphysique1 et mme la ?ologie1 l'antique possession du doma9e moral et politique1 o ils ne saurai5t avoir aucune prt5tion srieuse4 ,d'un autre ct1 la demi-intellig5ce que l'entranem5t contempora9 fait auj\rd'hui pntr] jusque dans la ?ologie1 dispos]ait peut-tre celle-ci1 en cas d'un triomphe mom5tan1 d'ailleurs presque impossible1 mieux respect] dsormais les ambitions gomtriques1 p\rvu que1 suivant leur t5dance spontane1 elles l'aidass5t suffisamm5t cont5ir le vritable essor sy/matique des spculations biologiques1 seules tudes prlim9aires o la lutte fondam5tale re/e encore p5dante1 beauc\p d'g>ds1 entre l'esprit positif et l'anci5 esprit philosophique4 ,cep5dant les cra9tes naturelles que doit suggr] l'in/9ct aveuglm5t rtrograde de la puissance ?ologique conduirai5t1 sans d\te1 les gomtres voir avec regret le ret\r phmre de son asc5dant oppressif1 o ils r$\t]ai5t1 leur propre g>d1 une s\rce d'exclusion4 ,mais la situation actuelle1 o dom9e l'influ5ce mtaphysique1 plus s\ple et mo9s tnbreuse1 quoique1 au fond1 seule vraim5t dang]euse auj\rd'hui1 convi5t beauc\p l'ensemble de leurs dispositions prs5tes1 tant morales que m5tales1 p>ce qu'elle emp*e une solution qui leur rpugne1 t\t en leur assurant les nombreux avantages p]sonnels d'un facile asc5dant sci5tifique4 ,aussi e/-ce surt\t prolong]1 autant que possible1 cet tat pr(ondm5t contradictoire1 en c>tant1 de t\tes leurs =ces1 une vraie rnovation spculative1 que nos gomtres s'atta*]ont de plus en plus1 sans s'inquit] d'ailleurs1 en aucune manire1 des graves dang]s sociaux que doit ncessairem5t (frir cette prolongation artificielle de l'int]rgne spirituel4 ,le lecteur peut a9si concevoir dj que la rsi/ance spontane du milieu sci5tifique actuel mon action philosophique n'(fre ri5 d'ess5tiellem5t =tuit ou p]sonnel1 et qu'elle se dvelopp]a dsormais1 avec une n]gie croissante1 soit mon g>d1 soit env]s mes collgues ou mes successeurs1 mesure que la n\velle philosophie t5dra directem5t v]s son 9vitable asc5dant f9al3 l'ensemble de ce volume ne laiss]a plus aucun d\te sur l'intime ralit de mes prvisions ce sujet4 ,d'aprs une telle apprciation gnrale de la corrlation ncessaire qui lie auj\rd'hui ma position prive la situation fondam5tale du monde intellectuel1 *acun doit ma9t5ant s5tir combi5 cette prface tait vraim5t indisp5sable p\r plac] directem5t1 p> un appel dcisif1 la suite entire des gr&s travaux ultrieurs annoncs la f9 de ce volume1 s\s le noble patronage d'une op9ion publique1 non-seulem5t franaise1 mais aussi europenne1 qui con/itue mon unique refuge1 et qui jusqu'ici n'a jamais failli mes ju/es rclamations4 ,ceux qui tr\v]ai5t commode de cont9u] m'opprim] sans me p]mettre la pla9te1 vont probablem5t se rcri] beauc\p contre le c>actre insolite de cette sorte de manife/e1 dont ils r$\t]ont l'efficacit4 ,quelques amis s9cres1 trop timides ou trop sup]ficiels1 cra9dront1 leur t\r1 que cette lutte dang]euse1 en app>5ce si 9gale1 ne dt]m9e contre moi la fune/e raction de puissantes animosits1 s\s le jeu desquelles je suis immdiatem5t plac4 ,mais1 dans les conflits intellectuels1 o le nombre a naturellem5t peu d'importance1 une intime comb9aison de la raison avec la morale con/itue la pr9cipale =ce1 d'aprs laquelle un seul esprit suprieur a quelquefois va9cu1 mme p5dant sa vie1 une multitude acadmique4 ,ici1 d'ailleurs1 j'ose assur] d'avance que je ne s]ai pas seul contre cette masse aveugle et passionne4 ,quelque solitaire que soit mon exi/5ce1 je sais que l'lite du public europen a dj nettem5t tmoign1 surt\t en ,anglet]re et en ,allemagne1 p> ses plus m95s prcurseurs1 son indignation spontane contre les entraves p]sonnelles qu'pr\ve mon essor lgitime1 quoique ces nobles sympa?ies repos5t encore sur une insuffisante connaissance de mes emb>ras privs4 ,les lecteurs les plus trang]s aux dbats que cette prface a c>actriss compr5dront aism5t que les trois premi]s volumes de ce ,trait1 t\s relatifs aux div]ses sci5ces exi/antes1 con/at5t videmm5t une haute aptitude didactique1 qu& mme elle n'et pas t directem5t dmontre p> le conc\rs spontan des expri5ces les plus dcisives3 ils appr5dront avec surprise qu'on ait os me refus] jusqu'ici1 ce sujet1 une satisfaction mrite1 si ple9em5t con=me l'ensemble de ma d\ble c>rire1 spciale ou gnrale4 ,t\s ceux qui auront suffisamm5t apprci les ju/es pla9tes que je vi5s d'expos] sur ma situation p]sonnelle s5tiront1 sans inc]titude1 ce que je dois ici hautem5t dem&]1 en transportant dsormais s\s les yeux du public des luttes jusqu'ici cont5ues dans l'ombre des conciliabules sci5tifiques4 ,je n'exige nullem5t que mon exi/5ce prive soit *ange ni mme l>gie1 mais seulem5t la fois ad\cie et consolide4 ,son tat prs5t1 s'il tait mo9s pnible et mo9s prcaire1 suffirait mes beso9s ess5tiels1 et mme mes gts pr9cipaux4 ,quant aux prvoyances de la vieillesse1 si jamais il y a lieu1 la nation franaise saura sans d\te y p\rvoir spontanm5t4 ,mais je dem&e surt\t que mes ress\rces matrielles ne soi5t pas livres *aque anne au despotique arbitrage des prjugs et des passions que mon essor philosophique doit naturellem5t combattre avec une infatigable n]gie1 comme con/ituant dsormais le pr9cipal ob/acle la rnovation intellectuelle1 condition fondam5tale de la rgnration sociale4 ,or1 cet g>d1 sans att5dre ni sollicit] directem5t aucune rectification rglem5taire1 la crise que je vi5s de provoqu] a9si dans ma situation p]sonnelle va ncessairem5t1 quoi qu'on fasse1 dev5ir ple9em5t dcisive en l'un ou l'autre s5s2 c>1 si1 malgr cette loyale manife/ation publique1 les pro*a9es rlections annuelles confirm5t1 sans aucune difficult1 ma d\ble position polyte*nique1 je s]ai1 p> cela seul1 suffisamm5t autoris reg>d]1 d'un aveu unanime1 cette =malit1 d'ailleurs absurde1 comme ayant cess enf9 d'(frir env]s moi aucun dang] ess5tiel3 elle ne p]mettra plus p]sonne d'os] m'(frir1 presqu' titre de grce1 cette confirmation priodique1 qui ne s]a plus vraim5t facultative4 ,au cas contraire1 je sais assez ce qui me re/]ait faire p\r que la suite de mon laboration philosophique s\ffrt le mo9s possible de cette infme iniquit f9ale4 ,le b de cette prface tant a9si conv5ablem5t atte9t1 je crois devoir utilis] l'occasion qu'elle me f\rnit d'indiqu] sommairem5t1 suivant la c\tume1 aux lecteurs les plus att5tifs1 quelques r5seignem5s accessoires sur le mode inv>iable de prp>ation et d'excution qui a prsid la longue composition que ce volume t]m9e1 af9 de facilit] une quitable apprciation1 en se plaant mieux dans les conditions de l'auteur4 ,j'ai t\j\rs p5s que1 *ez les philosophes mod]nes1 ncessairem5t mo9s libres1 cet g>d1 que ceux de l'antiquit1 la lecture nuisait beauc\p la mditation1 en altrant la fois son orig9alit et son homognx4 ,en consqu5ce1 aprs avoir1 dans ma premire jeunesse1 rapidem5t amass t\s les matriaux qui me p>aissai5t conv5ir la gr&e laboration dont je s5tais dj l'esprit fondam5tal1 je me suis1 depuis v+t ans au mo9s1 impos1 titre d'hygine crbrale1 l'obligation1 quelquefois gnante1 mais plus s\v5t heureuse1 de ne jamais faire aucune lecture qui puisse (frir une importante relation1 mme indirecte1 au sujet quelconque dont je m'occupe actuellem5t1 sauf aj\rn] judicieusem5t1 selon ce pr9cipe1 les n\velles acquisitions extrieures que je jug]ais utiles4 ,ce rgime svre a con/amm5t dirig l'entire excution de ce ,trait1 o il a assur la nettet1 l'n]gie1 et la consi/ance de mes div]ses conceptions1 quoiqu'il y ait pu1 en c]ta9s cas secondaires1 dt]m9]1 env]s les sci5ces con/itues1 une apprciation trop peu con=me leur tat rc5t1 aux yeux de ceux qui *]*]ai5t en cet ouvrage1 contre mes =melles explications initiales1 de vritables spcialits1 autres que celles qui conc]n5t la sci5ce f9ale du dveloppem5t social1 que je devais y fond]#e4 ,qu& je suis p>v5u cette seconde et pr9cipale moiti de mon laboration totale1 j'ai s5ti que la rigueur de mon pr9cipe hyginique1 dont une longue expri5ce m'avait ple9em5t confirm l'heureuse efficacit1 m'obligeait p>eillem5t dsormais m'int]dire scrupuleusem5t t\te lecture quelconque de j\rnaux politiques ou philosophiques1 soit quotidi5s1 soit m5suels1 etc4 ,aussi1 depuis plus de quatre ans1 n'ai-je pas lu rellem5t un seul j\rnal1 sauf la publication hebdomadaire de l',acadmie des ,sci5ces de ,p>is3 encore me born-je s\v5t la table des matires de cette fa/idieuse compilation1 qui dgnre de plus en plus en talage habituel de nos mo9dres vanits acadmiques4 ,je v\drais p\voir ici faire suffisamm5t s5tir t\s les vrais philosophes combi5 un tel rgime m5tal1 d'ailleurs en ple9e h>monie avec ma vie solitaire1 peut auj\rd'hui contribu]1 en politique1 facilit] l'lvation des vues et l'imp>tialit des s5tim5s1 en faisant mieux ressortir le vritable ensemble des vnem5s1 que doit dissimul] pr(ondm5t l'irrationnelle importance naturellem5t atta*e1 soit p> la presse priodique1 soit p> la tribune p>lem5taire1 *aque considration j\rnalire4 ,note #e3 ,mme env]s cette sci5ce f9ale1 on a pu aism5t reconnatre que1 suivant ce rgime con/ant1 j'y ai t\j\rs rduit autant que possible mes lectures prp>atoires4 ,je n'ai jamais lu1 en aucune langue1 ni ,vico1 ni ,kant1 ni ,h]d]1 ni ,hegel1 etc42 je ne connais leurs div]s ouvrages que d'aprs quelques relations indirectes et c]ta9s extraits =t insuffisans4 ,quels que puiss5t tre les inconvni5s rels de cette nglig5ce volontaire1 je suis conva9cu qu'elle a beauc\p contribu la puret et l'h>monie de ma philosophie sociale4 ,mais1 cette philosophie tant enf9 irrvocablem5t con/itue1 je me propose d'appr5dre pro*a9em5t1 ma manire1 la langue allem&e1 p\r mieux apprci] les relations ncessaires de ma n\velle unit m5tale avec les ef=ts sy/matiques des pr9cipales coles g]maniques4 ,quant au mode d'excution des div]ses portions de ce ,trait1 il me suffit d'indiqu] que les emb>ras d'une situation p]sonnelle1 dont le lecteur connat ma9t5ant t\te la gravit1 ont d m'oblig] y apport] t\j\rs la plus gr&e clrit p>tielle1 sans laquelle mon entreprise philosophique ft a9si re/e ess5tiellem5t impraticable4 ,p\r mesur]1 autant que possible1 cette vitesse effective1 j'ai cru devoir1 dans la table gnrale des matires1 place la f9 de ce volume1 not] brivem5t l'poque et la dure de *acune des treize laborations di/9ctes qui ont con/itu1 des int]valles trs-9gaux1 le va/e ensemble de ma composition4 ,a cette indication c>actri/ique1 je dois d'avance aj\t] ici que1 press p> le temps1 je n'ai jamais pu rcrire aucune p>tie quelconque de ce long travail1 qui a t\j\rs t imprim sur mon br\illon orig9al1 dont la transcription et au mo9s d\bl la dure de mon excution4 ,heureusem5t que1 peu dispos1 de ma nature1 ri5 crire avant une ple9e maturit1 ce premi] jet s'e/ tr\v con/amm5t assez net p\r p]mettre aism5t1 sans la mo9dre rclamation1 l'opration typographique1 que je n'ai d'ailleurs ral5tie p> aucun remaniem5t ultrieur4 ,ces div]s r5seignem5s secondaires p\rront1 j'espre1 suscit] quelque indulg5ce p\r les imp]fections littraires d'une telle composition4 ,en t]m9ant cette prface inusite1 que ma position exceptionnelle r5dait1 j'ose le dire1 indisp5sable1 je dois rassur] d'avance t\s ceux qui s'intress5t la plnitude et la puret de mon essor ultrieur1 en leur dcl>ant enf9 que je ne laiss]ai jamais pr5dre p]sonne le fune/e p\voir de tr\bl]1 p> aucune va9e polmique1 une haute laboration philosophique1 dj assez entrave naturellem5t1 soit d'aprs la brivet de ma vie1 soit en v]tu des graves exig5ces de ma situation p]sonnelle4 ,ayant ici suffisamm5t expos des explications qu'il fallait une fois prs5t]1 ri5 ne p\rra me dt]m9] rpondre aux rcrim9ations quelconques que ce volume extrme va sans d\te s\lev]4 ,je connais t\te la valeur de l'initiative philosophique1 et je saurais la ma9t5ir avec n]gie1 qu& mme ma vie pr(ondm5t solitaire ne me prs]v]ait pas spontanm5t1 cet g>d1 des t5tations ord9aires4 ,p>is1 le #ai juillet #ahdb4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,cont5ues ,,dans ,,le ,,tome ,,sixi,,me ,,et ,,d]ni]4 ,pages4 ,,extrait ,,du ,,jugem5t r5du le #bi dcembre #ahdb ,,p> ,,le ,,tribunal ,,de ,,comm]ce ,,de ,,p>is ,,iii ,,avis ,,de ,l',,diteur ,,iv ,,pr,,face ,,p]sonnelle ,v #ef;e ,leon4 ,apprciation gnrale du dveloppem5t fondam5tal des div]s lm5s propres l'tat positif de l'humanit3 ge de la spcialit1 ou poque provisoire1 c>actrise p> l'univ]selle prpondrance de l'esprit de dtail sur l'esprit d'ensemble4 ,conv]g5ce progressive des pr9cipales volutions spontanes de la socit mod]ne v]s l'organisation f9ale d'un rgime rationnel et pacifique #a #eg;e ,leon4 ,apprciation gnrale de la portion dj accomplie de la rvolution franaise ou europenne4--,dt]m9ation rationnelle de la t5dance f9ale des socits mod]nes1 d'aprs l'ensemble du pass huma93 tat ple9em5t positif1 ou ge de la gnralit1 c>actris p> une n\velle prpondrance normale de l'esprit d'ensemble sur l'esprit de dtail #cdd #eh;e ,leon4 ,apprciation f9ale de l'ensemble de la m?ode positive #fde #ei;e ,leon4 ,apprciation philosophique de l'ensemble des rsultats propres l'laboration prlim9aire de la doctr9e positive #ghf #fj;e et d]nire ,leon4 ,apprciation gnrale de l'action f9ale propre la philosophie positive #hci ,,table ,g,n,,rale ,,des ,,mati,,res cont5ues dans les six volumes de ce ,trait #hig ,,c\rs ,,de ,,philosophie ,,positive4 ,,c9quante-,,sixi,,me ,,le,,on4 ,apprciation gnrale du dveloppem5t fondam5tal propre aux div]s lm5s ess5tiels de l'tat positif de l'humanit3 ge de la spcialit1 ou poque provisoire1 c>actrise p> l'univ]selle prpondrance de l'esprit de dtail sur l'esprit d'ensemble4 ,conv]g5ce progressive des pr9cipales volutions spontanes de la socit mod]ne v]s l'organisation f9ale d'un rgime rationnel et pacifique4 ,l'ensemble du rgime mono?ique propre au moy5-ge a t reprs5t1 au c9quante-quatrime *apitre1 comme ncessairem5t inve/i1 p> sa nature1 d'une d\ble de/9ation1 temporaire mais indisp5sable1 p\r l'volution fondam5tale de l'humanit3 d'une "p1 le dveloppem5t gnral de ses consqu5ces politiques devait dt]m9] graduellem5t la dsorganisation radicale du sy/me ?ologique et militaire1 dj p>v5u a9si son extrme phase pr9cipale2 d'une autre "p1 le c\rs simultan de ses effets intellectuels devait enf9 p]mettre l'essor dcisif des n\veaux lm5s sociaux1 bases ultrieures d'une organisation directem5t con=me la civilisation mod]ne4 ,s\s le premi] aspect1 qu'il fallait d'abord expliqu]1 n\s avons suffisamm5t apprci1 dans la d]nire leon du volume prcd5t1 l'en*anem5t hi/orique des suites ess5tielles de ce mmorable rgime transitoire p5dant les c9q sicles qui ont succd au temps de sa plus gr&e spl5deur3 en sorte que la considration1 pnible quoique 9vitable1 du m\vem5t de dcomposition1 peut dsormais tre heureusem5t c>te4 ,il n\s re/e donc ma9t5ant1 env]s cette mme priode prlim9aire qui a d sembl] jusqu'ici purem5t rvolutionnaire1 y p\rsuivre rationnellem5t l'analyse gnrale1 plus consolante et non mo9s dcisive1 de cet unanime m\vem5t in/9ctif de rorganisation1 encore si mal jug1 qui1 p> la conv]g5ce spontane des div]ses volutions p>tielles1 prp>ait alors graduellem5t la socit mod]ne un sy/me entirem5t n\veau1 seul susceptible de remplac] enf9 l'ordre caduc dont l'irrvocable dmolition s'accomplissait simultanm5t4 ,c'e/ seulem5t aprs cette seconde apprciation fondam5tale1 sujet propre de la leon actuelle1 que n\s p\rrons conv5ablem5t t]m9] notre gr&e laboration hi/orique dans un d]ni] *apitre consacr l'exam5 direct de l'imm5se crise sociale qui1 depuis un demi-sicle1 t\rm5te l'lite de l'humanit1 et dont le vrai c>actre ess5tiel ne saurait tre ple9em5t conu que s\s l'inspiration d'une ?orie dj suffisamm5t pr\ve et claire p> une explication satisfaisante de l'ensemble du pass huma94 ,en v]tu mme de sa n\veaut1 une telle analyse philosophique du m\vem5t lm5taire de recomposition propre la civilisation mod]ne se tr\v]a presque t\j\rs spontanm5t affran*ie de ces discussions explicatives qui ont t si indisp5sables1 au *apitre prcd5t1 af9 d'y faire prdom9] de sa9es conceptions hi/oriques sur les notions irrationnelles qui obscurciss5t auj\rd'hui l'tude ord9aire du m\vem5t de dcomposition3 ce qui peut heureusem5t n\s p]mettre de procd] ici avec plus de rapidit1 quoique la multiplicit des aspects organiques p>tiels1 pr(ondm5t di/9cts et indp5dans malgr leur conv]g5ce et leur solid>it ncessaires1 doive cep5dant entran] des dveloppem5s assez t5dus p\r que *acun d'eux puisse tre utilem5t jug1 outre que n\s devrons soigneusem5t apprci]1 env]s les pr9cipales phases organiques1 leur correspondance ncessaire avec les phases critiques simultanes4 ,il faudrait1 avant t\t1 dt]m9] rationnellem5t le po9t de d"p gnral le plus conv5able cette n\velle laboration hi/orique1 si d'avance une telle orig9e n'avait t suffisamm5t tablie au *apitre prcd5t1 d'aprs sa rem>quable concid5ce effective avec celle alors assigne l'poque rvolutionnaire4 ,mais nos explications antrieures sur la ncessit philosophique d'avanc] d'environ deux sicles le t]me normal du moy5-ge et le db rel de l'hi/oire mod]ne1 communm5t placs auj\rd'hui la f9 du qu9zime sicle1 sont c]ta9em5t encore plus dcisives p\r la srie organique que p\r la srie critique1 sans qu'il convi5ne ici d'insi/] spcialem5t cet g>d4 ,on s]ait mme d'abord dispos1 d'aprs l'ensemble des obs]vations1 faire davantage remont] l'orig9e gnrale du m\vem5t de recomposition1 qui sembl]ait devoir tre reporte jusqu'au comm5cem5t du d\zime sicle1 si l'on ngligeait une indisp5sable di/9ction hi/orique entre la =mation primitive des classes n\velles et la premire manife/ation relle1 ncessairem5t trs po/rieure1 de leur t5dance sociale con/itu] graduellem5t les lm5s spontans d'un rgime ess5tiellem5t diffr5t4 ,en ne p]dant jamais de vue cette vid5te prescription logique1 *acun peut aism5t reconnatre que1 s\s t\s les rapports ess5tiels1 l'ouv]ture du quatorzime sicle reprs5te la vritable poque o le travail organique des socits actuelles a comm5c dev5ir suffisamm5t c>actri/ique1 comme n\s l'avons dj tant con/at p\r leur activit critique4 ,p> une concid5ce trop peu s5tie1 les div]s symptmes pr9cipaux de notre civilisation conc\r5t spontanm5t rig] cette re mmorable en orig9e relle de l'ensemble de l'hi/oire mod]ne4 ,ri5 n'e/ assurm5t mo9s d\teux quant l'essor indu/riel1 alors socialem5t c>actris d'aprs l'univ]selle admission lgale des communes p>mi les lm5s gnraux et p]man5s du sy/me politique1 non-seulem5t en ,italie1 o1 p> une prcocit spciale1 un tel progrs avait d s'accomplir longtemps aup>avant1 mais aussi dans t\t le re/e de l'occid5t europen1 s\s les div]s noms quival5s respectivem5t consacrs en ,anglet]re1 en ,france1 en ,allemagne1 et en ,espagne3 ce symptme normal et p]man5t e/ d'ailleurs ple9em5t confirm p> un autre gr& tmoignage hi/orique1 non mo9s univ]sel et non mo9s dcisif1 quoique viol5t et passag]1 qu& on considre ces imm5ses insurrections spontanes qui1 dans presque t\s ces pays1 et surt\t en ,france et en ,anglet]re1 manife/r5t1 avec tant d'n]gie1 p5dant la seconde moiti de ce sicle1 la puissance naissante des classes laborieuses contre les p\voirs qui leur tai5t1 en *aque lieu1 spcialem5t antipa?iques4 ,cette mme poque a vu d'ailleurs p>eillem5t comm5c]1 en ,italie1 la gr&e in/itution des armes soldes1 qui1 non mo9s importante1 comme je l'expliqu]ai1 p\r la srie organique que p\r la srie critique1 m>que une phase si prononce de la vie indu/rielle propre aux peuples mod]nes4 ,enf91 outre les indices vid5s d'un dveloppem5t gnral de l'activit comm]ciale1 on voit alors concid] div]ses innovations capitales de/9es c>actris] une re n\velle1 entre autres l'usage actif de la b\ssole et l'introduction des armes feu4 ,la ralit d'un tel po9t de d"p e/ p>eillem5t irrcusable p\r l'essor e/htique des socits actuelles1 qui1 p> une filiation cont9ue1 remonte c]ta9em5t jusqu' cet admirable lan potique de ,dante et de ,ptr>que1 au-del duquel il e/ habituellem5t inutile de report] auj\rd'hui l'analyse hi/orique1 si ce n'e/ af9 d'en expliqu] d'abord l'avnem5t graduel3 une apprciation quival5te s'applique aussi1 quoique avec mo9s d'clat1 t\s les autres beaux-arts1 et surt\t la pe9ture1 a9si qu' la musique4 ,quoique le m\vem5t sci5tifique n'ait pu manife/] aussi promptem5t son vritable c>actre1 on doit nanmo9s reconnatre galem5t cette gr&e poque comme celle o1 en rsultat d'une mmorable prp>ation antrieure1 l'ensemble de la philosophie naturelle a p>t\t comm5c1 s\s des =mes correspondantes aux op9ions dom9antes1 dev5ir l'objet spcial d'une culture active et p]man5te2 a9si que le tmoign5t clairem5t1 outre la n\velle importance qu'acquir5t alors les tudes a/ronomiques dans les div]s foy]s intellectuels de l',europe occid5tale1 le puissant intrt qui dj s'atta*e assidm5t aux explorations *imiques1 et mme l'bau*e dcisive des sa9es obs]vations anatomiques1 jusque-l si imp>faitem5t in/itues4 ,enf91 l'essor philosophique proprem5t dit1 bi5 qu'ayant d tre1 p> sa nature1 encore plus t>dif1 reprs5te aussi ds lors1 malgr son tat ncessairem5t mtaphysique1 et d'aprs plusieurs symptmes ratta*s l'impulsion pralable de la scola/ique1 la t5dance progressive de l'esprit huma9 v]s une rnovation fondam5tale1 dont je signal]ai plus t>d l'un des pr9cipaux indices prcurseurs dans la direction1 vraim5t c>actri/ique1 que pr5d1 cette poque1 la mmorable controv]se entre les rali/es et les nom9ali/es4 ,a9si1 le db du quatorzime sicle con/itue c]ta9em5t1 t\s g>ds1 le vrai po9t de d"p gnral de la quadruple srie organique suivant laquelle n\s devons apprci] ici le dveloppem5t lm5taire propre la civilisation mod]ne3 en tant du mo9s que d'exactes dt]m9ations *ronologiques peuv5t tre suffisamm5t compatibles avec la nature ess5tielle des sa9es spculations sociologiques1 t\j\rs relatives des phnomnes de filiation collective1 encore plus assujtis que ceux de la vie individuelle la cont9uit ncessaire d'une longue suite de modifications presque ins5sibles1 antipa?ique t\te prcision numrique1 qui n'y saurait comport] d'(fice rationnel qu' titre d'un indisp5sable artifice logique de/9 prv5ir1 autant que possible1 la divagation des p5ses et des discussions1 con=mm5t aux pr9cipes tablis dans la qu>ante-huitime leon4 ,en considrant directem5t cette rem>quable concid5ce hi/orique entre le m\vem5t organique et le m\vem5t critique quant l'poque initiale qu'il convi5t dsormais de leur assign] rgulirem5t1 il e/ ais d'expliqu] une telle con=mit d'aprs la ?orie du volume prcd5t sur l'ensemble du moy5-ge4 ,il e/ d'abord vid5t1 vu la connexit fondam5tale des deux m\vem5s1 que l'essor spcial des n\veaux lm5s sociaux ne p\vait se manife/] d'une manire suffisamm5t di/9cte que qu& la dcomposition spontane de l'anci5 sy/me politique aurait comm5c dev5ir irrcusable2 puisque jusque alors les =ces propres la civilisation mod]ne re/ai5t ncessairem5t cont5ues dans une trop gr&e subalt]nit1 malgr la protection1 con/ante mais ddaigneuse1 ex]ce leur g>d p> les div]s p\voirs prpondrans1 et qui ne p\vait acqurir une importance dcisive avant que ceux-ci1 dans leurs gr&es luttes naturelles1 euss5t l'envi provoqu l'introduction auxiliaire de ces puissances naissantes1 dont l'influ5ce propre devait1 rciproquem5t1 tant dvelopp] une telle dsorganisation4 ,en outre1 une apprciation plus directe et plus intime montr]a facilem5t1 suivant les pr9cipes hi/oriques du c9quante-quatrime *apitre1 que l'id5tit effective des po9ts de d"p conv5ables aux deux sries rsulte naturellem5t de leur commune subord9ation aux mmes causes ess5tielles1 successivem5t envisages s\s l'un et l'autre aspect4 ,c>1 la leon prcd5te a ple9em5t dmontr que1 d'aprs le c>actre m9emm5t transitoire inhr5t la con/itution ca?olique et fodale1 sa dcomposition spontane devait immdiatem5t succd] l'poque de sa plus gr&e spl5deur1 aussitt que1 p> le suffisant accomplissem5t de leur indisp5sable (fice temporaire p\r l'ensemble de l'volution huma9e1 ses div]s lm5s gnraux aurai5t p]du1 comme je l'ai expliqu1 le b pr9cipal de leur activit normale1 en mme temps que le seul fre9 capable de cont5ir jusqu'alors leur antipa?ie rciproque4 ,or1 considres d'une autre manire1 ces mmes conditions fondam5tales conduis5t1 non mo9s ncessairem5t1 assign] une p>eille poque initiale au m\vem5t naturel de recomposition p>tielle4 ,qu& l'admirable sy/me de gu]res df5sives propre au moy5-ge a t enf9 assez ralis p\r t] dsormais l'activit militaire t\te gr&e de/9ation p]man5te1 il e/ clair que l'n]gie pratique a d spontanm5t se report] de plus en plus sur le m\vem5t indu/riel dj naissant1 seul susceptible ds lors d'(frir habituellem5t au monde civilis un l>ge et intressant ex]cice des facults communm5t prpondrantes4 ,p>eillem5t1 dans l'ordre spirituel1 aprs le libre et ple9 dveloppem5t1 p5dant les d\zime et treizime sicles1 de t\t l'asc5dant politique que p\vait jamais obt5ir la philosophie mono?ique1 l'essor ?ologique avait sans d\te irrvocablem5t p]du la proprit d'inspir] un attrait suffisant aux puissantes intellig5ces1 auxquelles les div]ses c>rires sci5tifiques et e/htiques devai5t dornavant prs5t]1 d'une manire de plus en plus exclusive1 l'unique de/9ation digne de leur pur dv\em5t cont9u4 t\s g>ds1 en un mot1 les deux m\vem5s co-exi/ans1 organique et critique1 galem5t issus de l'tat social p>ticuli] au moy5-ge1 devai5t ncessairem5t comm5c] la fois ds que ce rgime int]mdiaire aurait conv5ablem5t rempli sa mission spciale dans la m>*e fondam5tale de l'humanit3 ce qui a*ve d'c>t]1 de notre pralable dt]m9ation *ronologique1 t\te app>5ce accid5telle ou empirique1 d'aprs l'exacte concordance des pr9cipes avec les faits4 ,un tel po9t de d"p gnral tant ma9t5ant aussi inconte/able p\r cette srie positive qu'il l'tait dj p\r la srie ngative du *apitre prcd5t1 sauf les vrifications implicites que lui procur]a naturellem5t la suite de notre analyse hi/orique1 n\s devons complt] cet indisp5sable prambule en c>actrisant1 son t\r1 l'ordre rationnel qu'il convi5t d'tablir ici entre les quatre volutions simultanes dont se compose surt\t le gr& travail spontan de recomposition lm5taire propre la civilisation mod]ne p5dant t\t le c\rs des c9q d]ni]s sicles4 ,il s]ait actuellem5t prmatur d'tablir sy/matiquem5t la vraie coord9ation fondam5tale des n\veaux lm5s sociaux1 suivant l'ensemble effectif de leurs relations normales4 ,cette gr&e "q de /atique sociale1 dont le pr9cipe ess5tiel a t surt\t indiqu dans les deux d]ni]s *apitres du tome quatrime1 ne p\rra tre conv5ablem5t appr(ondie que dans le ,trait spcial de philosophie politique dont j'ai dj eu tant d'occasions de signal] la de/9ation ultrieure4 ,t\tefois1 une telle apprciation devi5dra 9vitablem5t1 au *apitre suivant1 le sujet naturel d'une premire bau*e1 directe quoique sommaire1 af9 d'y c>actris] suffisamm5t la loi philosophique de la hir>*ie f9ale de l'humanit4 ,mais1 ici1 sans la considr] autrem5t que s\s l'aspect purem5t dynamique propre notre laboration hi/orique1 n\s devons seulem5t y ratta*] d'avance l'en*anem5t gnral de nos pr9cipales volutions lm5taires1 en v]tu du dogme fondam5tal1 expliqu au qu>ante-huitime *apitre1 sur la con=mit ncessaire entre l'ordre des h>monies et l'ordre des successions1 dans t\te tude vraim5t rationnelle des phnomnes sociaux4 ,ces div]s dveloppem5s lm5taires de la civilisation mod]ne ont t\j\rs rsult jusque ici d'autant de sries p>tielles d'ef=ts spontans et directs1 sans aucun s5tim5t usuel ni de leurs relations mutuelles ni de la rgnration f9ale v]s laquelle t5dait ncessairem5t leur commune conv]g5ce effective3 en sorte que cet essor empirique des diffr5s modes fondam5taux de l'activit huma9e a t con/amm5t c>actris p> un in/9ct plus ou mo9s prononc d'aveugle spcialit exclusive1 comme la suite de ce *apitre le con/at]a clairem5t p\r *acun des cas pr9cipaux4 ,mais1 quoique pr(ondm5t mconnue1 l'intime connexit de ces diffr5tes volutions simultanes n'en a pas mo9s ex]c naturellem5t1 sur leur accomplissem5t cont9u1 son 9vitable influ5ce secrte1 dont il s'agit ma9t5ant d'indiqu] le pr9cipe univ]sel1 qui doit tre ess5tiellem5t con=me celui des relations /atiques1 et d'aprs lequel se tr\v]a aussitt dt]m9 l'ordre hi/orique que n\s devrons ensuite ma9t5ir entre ces apprciations di/9ctes4 ,or1 ce pr9cipe fondam5tal d'une telle subord9ation ncessaire se rduit rellem5t l'entire ext5sion philosophique1 la fois intellectuelle et sociale1 de la loi hir>*ique1 tablie ds le db de ce ,trait1 et depuis con/amm5t applique dans t\t le c\rs de l'ouvrage1 relativem5t la classification rationnelle des div]ses sci5ces ess5tielles d'aprs la gnralit et la simplicit successivem5t croissantes ou dcroissantes de leurs phnomnes respectifs4 ,cette base univ]selle de coord9ation naturelle n'e/ po9t1 en elle-mme1 effectivem5t limite au seul en*anem5t des conceptions purem5t spculatives3 ncessairem5t applicable aussi t\s les div]s modes positifs de l'activit huma9e1 non mo9s pratique que ?orique1 individuelle ou collective1 elle aura f9alem5t p\r de/9ation usuelle de dt]m9]1 p> l'ensemble de ses dductions1 le c>actre con/ant du classem5t social1 tant spontan que sy/matique1 propre l'tat df9itif de l'humanit2 comme je l'expliqu]ai directem5t au *apitre suivant p> une sommaire exposition /atique1 laquelle je ne fais ici qu'emprunt]1 p> une anticipation =ce1 une indication dynamique1 indisp5sable au c\rs actuel de notre laboration hi/orique4 ,malgr la v>it presque indf9ie et l'extrme incohr5ce qui sembl5t d'abord rgn] entre les div]s lm5s de la civilisation positive1 d'aprs l'esprit de spcialit et de division qui devait prsid] jusqu'ici leur volution pralable1 n\s devons donc concevoir le sy/me total des travaux huma9s dispos en une gr&e srie l9aire1 compr5ant depuis les mo9dres oprations matrielles jusqu'aux plus sublimes spculations e/htiques1 sci5tifiques1 ou philosophiques1 et dont la succession asc5dante prs5te un accroissem5t cont9u de gnralit et d'ab/raction dans le po9t de vue normal correspondant *aque g5re d'occupations habituelles1 t&is que la progression desc5dante y (fre1 p> suite1 l'arrangem5t inv]se des diffr5tes pr(essions selon la complication graduelle de leur de/9ation immdiate et l'utilit de plus en plus directe de leurs actes j\rnali]s4 ,dans l'conomie normale d'un tel ensemble1 les premi]s rangs de cette imm5se hir>*ie sont c>actriss p> une p>ticipation plus m95te et plus t5due1 mais mo9s complte1 plus dt\rne1 mo9s c]ta9e mme1 et qui en effet avorte s\v5t3 les rangs infrieurs1 au contraire1 p> la plnitude1 la s\da9et1 et l'vid5ce propres leurs irrcusables s]vices1 comp5s5t ord9airem5t ce que leur nature (fre de plus subalt]ne et de plus re/re9t4 ,comp>es s\s l'aspect individuel1 ces div]ses classes doiv5t manife/] spontanm5t une prpondrance de plus en plus prononce des nobles facults qui di/+u5t le mieux l'humanit2 puisque l'ab/raction et la gnralit croissantes des p5ses habituelles1 a9si que l'aptitude correspondante p\rsuivre plus lo9 leurs comb9aisons rationnelles1 con/itu5t assurm5t les pr9cipaux symptmes de la supriorit de l'homme sur t\s les autres animaux3 p\rvu du mo9s que l'volution effective de cette prm95ce intellectuelle ne soit pas f9alem5t neutralise1 d'aprs une trop gr&e imp]fection morale1 suivant une anomalie organique heureusem5t trs peu frqu5te4 ,a cette 9galit m5tale1 correspond5t naturellem5t1 s\s l'aspect social1 une conc5tration plus complte et une solid>it plus intime1 mesure qu'on s'lve des travaux accessibles1 en v]tu de leur difficult plus gr&e1 de mo9s nombreux cooprateurs1 en mme temps que leur conv5able accomplissem5t n'exige1 en effet1 qu'une mo9dre multiplicit d'organes1 suivant la porte plus t5due de leur activit respective3 d'o doit rsult]1 d'ord9aire1 raison de relations plus frqu5tes1 un dveloppem5t plus va/e1 quoique mo9s int5se1 de la sociabilit univ]selle1 qui1 au contraire1 dans la hir>*ie desc5dante1 t5d de plus en plus se rduire presque la seule vie dome/ique1 alors1 il e/ vrai1 plus prcieuse et mieux gte4 ,quoique cette hir>*ie positive soit1 de sa nature1 ess5tiellem5t unique1 et prs5te1 entre ses innombrables lm5s1 une succession p\r a9si dire cont9ue1 donnant lieu des transitions presque ins5sibles1 son unit ncessaire ne l'emp*e po9t de comport]1 et mme d'exig]1 des divisions rationnelles1 fondes sur le gr\pem5t rguli] des div]s modes d'activit d'aprs l'ensemble de leurs aff9its relles1 la manire de la hir>*ie animale1 dont une telle classification1 considre du po9t de vue le plus philosophique1 ne con/itue1 au fond1 qu'une sorte de prolongem5t spcial1 comme je l'expliqu]ai au *apitre suivant4 ,la premire et la plus importante de ces dcompositions successives1 rsulte de cette di/9ction fondam5tale entre la vie active et la vie spculative1 que1 s\s les noms consacrs d'ordre temporel et d'ordre spirituel1 n\s avons1 jusqu' prs5t1 tant applique l'tat prlim9aire de l'humanit1 envisag surt\t dans sa d]nire phase1 et que n\s reconnatrons bi5tt devoir app>t5ir encore davantage l'tat df9itif2 ce qui n\s disp5se d'insi/] expressm5t ici sur un pr9cipe aussi vid5t1 dj dev5u spontanm5t famili] t\t lecteur att5tif des deux volumes prcd5s4 ,dans son emploi ess5tiel1 il s]ait habituellem5t inutile d'avoir g>d aucune subdivision1 si ce n'e/ quelquefois la plus gnrale1 et seulem5t mme d'une manire accessoire1 en ce qui conc]ne le premi] de ces deux sy/mes p>tiels1 qui s]a t\j\rs collectivem5t dsign1 comme je n'ai cess de le faire ds l'orig9e de cet ouvrage1 d'aprs l'indisp5sable dnom9ation ma9t5ant affecte1 p> t\s les esprits philosophiques1 exprim] directem5t l'ensemble de l'action de l'homme sur la nature1 depuis qu'un tel ensemble comm5ce tre envisag d'une manire un peu rationnelle4 ,mais il e/1 au contraire1 /rictem5t ncessaire de dcompos] con/amm5t le sy/me purem5t spculatif en deux autres radicalem5t di/9cts1 malgr leurs attributs communs et leur uni=me de/9ation f9ale1 selon que la spculation y pr5d le c>actre e/htique ou le c>actre sci5tifique3 sans qu'il faille assurm5t insi/] davantage ici1 soit p\r expliqu] auj\rd'hui une telle division1 soit mme p\r en faire immdiatem5t apprci] l'extrme importance1 la fois m5tale et sociale1 qui ressortira d'ailleurs spontanm5t de notre laboration ultrieure4 ,p> la comb9aison rationnelle de ces deux dcompositions successives1 on ab\tit donc habituellem5t au p>tage sy/matique de l'ensemble de la hir>*ie positive propre la civilisation mod]ne en trois ordres fondam5taux3 l'ordre indu/riel ou pratique1 l'ordre e/htique ou potique1 et l'ordre sci5tifique ou philosophique1 a9si disposs dans le s5s normal de la srie asc5dante1 d'une manire ess5tiellem5t con=me leurs pr9cipales relations c>actri/iques4 galem5t indisp5sables dans leurs de/9ations respectives1 et d'ailleurs p>eillem5t spontans1 ces trois gr&s lm5s directs du rgime f9al de l'humanit reprs5t5t la fois des beso9s aussi univ]sels quoique trs 9galem5t prononcs1 et des aptitudes uni=mm5t communes malgr leur div]se int5sit4 ,ils correspond5t aux trois aspects gnraux s\s lesquels l'homme peut envisag] positivem5t *aque sujet quelconque1 successivem5t considr comme bon1 quant l'utilit relle que notre sage int]v5tion peut en retir] p\r la meilleure satisfaction de nos beso9s privs ou publics1 ensuite comme beau1 relativem5t aux s5tim5s de p]fection idale que sa contemplation peut n\s suggr]1 et enf9 comme vrai1 eu g>d ses relations effectives avec l'ensemble des phnomnes apprciables1 ab/raction faite alors de t\te application quelconque aux intrts ou aux motions de l'homme4 ,c'e/ selon cet ordre asc5dant que s'tablit communm5t leur succession effective *ez les natures vulgaires1 o la vie m5tale e/ presque efface s\s l'exorbitante prpondrance de la vie affective1 sauf quelques r>es et c\rts lans des t5dances spculatives qui c>actris5t t\j\rs notre espce3 l'ordre desc5dant e/ videmm5t1 au contraire1 le plus rationnel1 et celui qui t5d con/amm5t prvaloir1 mesure que l'intellig5ce acqui]t graduellem5t plus d'empire dans l'volution huma9e1 individuelle ou sociale4 ,d'aprs la ?orie fondam5tale tablie1 au d]ni] *apitre du tome troisime1 sur la vraie con/itution gnrale de l'organisme crbral1 on voit mme qu'une telle hir>*ie se ratta*e directem5t un immuable pr9cipe anatomique1 d'aprs la div]sit ncessaire des siges organiques respectivem5t propres aux facults que *acun de ces trois g5res ess5tiels d'activit doit spcialem5t exig]4 ,quoique les trois rgions pr9cipales du c]veau1 la po/rieure1 la moy5ne1 et l'antrieure1 agiss5t sans d\te syn]giquem5t dans t\te opration huma9e de quelque importance1 indu/rielle1 e/htique1 ou sci5tifique1 on peut nanmo9s reg>d] auj\rd'hui comme vraim5t dmontr1 d'aprs la lum9euse laboration biologique due au gnie de ,gall1 sauf t\te va9e localisation p>tielle1 que l'homme vulgaire e/ surt\t p\ss la p\rsuite habituelle de l'immdiate utilit pratique p> la prpondrance de l'ensemble des n]giques p5*ants relatifs la premire rgion2 que l'activit spciale des s5tim5s propres la seconde rgion dispose directem5t d'heureux naturels la conception in/9ctive d'une p]fection idale1 et que1 enf91 s\s l'impulsion suffisante des facults c>actri/iques de la troisime rgion1 se manife/e la prdilection spontane de quelques organisations suprieures p\r la re*]*e p]svrante de la pure vrit ab/raite4 quelques g>ds que l'on comp>e ces trois sortes de t5dances1 j'ose assur] qu'une judicieuse apprciation confirm]a f9alem5t la ralit ncessaire des div]s motifs hir>*iques prcdemm5t indiqus1 env]s le pr9cipe gnral de la classification positive1 soit en ce qui conc]ne la gnralit et l'ab/raction des div]ses p5ses habituelles1 ou l'efficacit plus indirecte et plus lo9ta9e1 en mme temps que plus t5due1 des travaux respectifs1 ou enf9 leur conc5tration correspondante *ez des classes mo9s nombreuses3 de manire retr\v] t\j\rs l'lm5t e/htique comme ess5tiellem5t int]mdiaire entre l'lm5t indu/riel et l'lm5t sci5tifique1 p>ticipant la fois de leur d\ble nature1 nonob/ant d'ailleurs les vid5tes relations directes entre ces deux ordres extrmes4 ,telle e/ la srie fondam5tale qui doit1 mes yeux1 con/itu] dsormais l'immuable base rationnelle de t\te sa9e analyse /atique1 et p> suite aussi dynamique1 propre la civilisation mod]ne4 ,p\r l'usage purem5t hi/orique auquel n\s de/9ons1 dans la leon actuelle1 cette classification gnrale1 il e/ indisp5sable d'y aj\t] ici une d]nire subdivision pr9cipale1 dont le c>actre ess5tiel1 beauc\p mo9s normal que celui de la d\ble dcomposition prcd5te1 ne comporte rellem5t qu'une simple application provisoire1 conv5able surt\t l'volution prlim9aire accomplie depuis le ,x,i,ve sicle1 et qui devra cess] aussitt que le gr& m\vem5t de rgnration univ]selle aura enf9 directem5t comm5c dev5ir vraim5t sy/matique4 ,on a pu rem>qu] ci-dessus que1 env]s le plus ab/rait et le plus indirect des n\veaux lm5s sociaux1 j'ai employ indiffremm5t les qualifications de sci5tifique ou philosophique1 qui1 mon gr1 sont1 p> leur nature1 radicalem5t quival5tes1 et dont la div]sit passagre1 encore trop relle auj\rd'hui1 t5d c]ta9em5t disp>atre1 mesure que la sci5ce devi5t plus philosophique et la philosophie plus sci5tifique3 ce qui1 dans un 9vitable et pro*a9 av5ir1 rduira vritablem5t l'ensemble fondam5tal de la hir>*ie sociale la triple srie dont je vi5s d'esquiss] le pr9cipe4 ,mais cette heureuse t5dance n'tant po9t jusque ici suffisamm5t prpondrante1 notre analyse hi/orique de la d]nire prp>ation sociale *ez l'lite de l'humanit n'aurait po9t t\t le degr ncessaire d'exactitude1 de cl>t et de prcision1 si n\s n'y di/+uions pas1 con=mm5t la nature d'un tel pass1 entre l'ordre simplem5t sci5tifique et l'ordre philosophique proprem5t dit1 en classant provisoirem5t celui-ci1 en v]tu de sa gnralit suprieure et de sa prm95ce m5tale et sociale1 comme un quatrime et d]ni] lm5t ess5tiel de notre hir>*ie asc5dante2 quoique l'irrationnalit intr9sque d'une telle subdivision passagre exige de gr&es prcautions logiques p\r ne pas altr] gravem5t1 dans l'application habituelle1 la puret et l'efficacit de la progression totale4 ,cette f*euse obligation transitoire rsulte directem5t1 d'une "p1 de l'esprit de spcialit plus ou mo9s exclusive qui devait1 jusqu' notre sicle1 9vitablem5t prsid] au dveloppem5t des sci5ces relles1 et qu'une aveugle r\t9e prolonge si abusivem5t auj\rd'hui1 comme je l'expliqu]ai en son lieu2 d'une autre "p1 elle ti5t aussi au c>actre vague et quivoque cons]v1 malgr ses modifications successives1 p> une philosophie1 encore ess5tiellem5t mtaphysique1 que son dfaut actuel de positivit ne p]mettrait pas mme d'incorpor] effectivem5t p>mi les n\veaux lm5s sociaux1 si cette imp]fection radicale n'tait po9t videmm5t p>v5ue de nos j\rs la d]nire phase qui devait prcd]1 cet g>d1 une entire rnovation f9ale4 ,en un mot1 notre poque cont9ue1 s\s ce rapport capital1 subir l'empire expirant de cette clbre division qui1 suivant les explications directes du c9quante-troisime *apitre1 fut in/itue1 v+t sicles aup>avant1 p> les coles grecques1 entre la philosophie naturelle1 surt\t relative au monde inorganique1 et la philosophie morale1 immdiatem5t applique l'homme et la socit3 division qui1 malgr sa pr(onde irrationnalit ab/raite1 con/itue1 comme je l'ai tabli1 un expdi5t fondam5tal longtemps indisp5sable l'volution intellectuelle de l'humanit1 et dont notre sicle n'e/ sans d\te de/9 dt]m9] l'ext9ction totale qu'autant que la sci5ce1 enf9 complte et sy/matise1 devra s'y confondre graduellem5t avec une philosophie mane de son propre se91 a9si que la suite de ce volume le r5dra1 j'espre1 inconte/able4 ,cette sp>ation provisoire a d tre m9emm5t prononce p5dant t\t le c\rs des c9q d]ni]s sicles1 en v]tu de l'essor correspondant de la philosophie naturelle proprem5t dite1 et des trans=mations conscutives de la philosophie morale4 ,tel e/ donc le motif insurmontable qui1 p\r l'analyse hi/orique de cette phase prp>atoire de la civilisation mod]ne1 n\s oblige f9alem5t concevoir ici la hir>*ie positive comme si elle tait rellem5t compose de quatre lm5s ess5tiels1 indu/riel1 e/htique1 sci5tifique1 et philosophique1 au lieu des trois tablis ci-dessus4 ,mais1 en subissant conv5ablem5t une p>eille condition1 il ne faudrait jamais oubli] que1 s\s pe9e de conduire de fausses apprciations /atiques1 et mme dynamiques1 l'usage limit de cette altration provisoire doit tre con/amm5t rgl suivant l'esprit des explications prcd5tes1 p> un s5tim5t trs dlicat de sa vraie de/9ation sociologique1 laquelle1 malgr mes scrupuleux ef=ts1 je cra9s peut-tre de n'avoir pas t\j\rs t suffisamm5t fidle4 ,l'ordre /atique fondam5tal a9si sommairem5t tabli entre les n\veaux lm5s sociaux dt]m9e aussitt la loi la plus gnrale de leur dveloppem5t commun1 en fixant immdiatem5t1 p> une concid5ce ncessaire1 l'ordre dynamique de ces quatre volutions p>tielles1 dont l'9vitable simultanx p]man5te ne p\vait neutralis] l'9gale rapidit naturelle4 ,*acun peut aism5t reconnatre1 en effet1 en reproduisant dynamiquem5t les considrations ci-dessus indiques /atiquem5t1 que les mmes motifs qui rgl5t l'h>monie normale s'appliqu5t1 d'une manire aussi directe et aussi n]gique1 la succession spontane1 t\j\rs accomplie hi/oriquem5t suivant la hir>*ie1 soit asc5dante1 soit desc5dante1 que n\s v5ons de df9ir4 ,une apprciation plus spciale conduit ensuite con/at] que1 dans l'volution prp>atoire dont n\s in/ituons l'tude rationnelle1 la filiation a d tre jusque ici ess5tiellem5t asc5dante2 la progression inv]se1 qui comm5ce dev5ir prpondrante1 n'ayant pu encore ex]c] qu'une influ5ce secondaire1 quoique galem5t ncessaire1 ultrieurem5t analyse4 ,d'aprs la seule df9ition d'une telle hir>*ie sociale1 dsormais envisage dynamiquem5t1 il e/ sans d\te vid5t que l'essor de *acun des lm5s pr9cipaux t5d provoqu] spontanm5t celui des div]s autres1 soit que l'impulsion se propage du plus gnral au mo9s gnral1 ou bi5 en s5s contraire4 ,il e/ heureusem5t inutile auj\rd'hui de s'arrt] ici faire expressm5t ressortir l'influ5ce rciproque1 de direction et d'excitation1 qui se dveloppe cont9uellem5t s\s nos yeux entre l'volution sci5tifique et l'volution indu/rielle3 la suite de notre laboration hi/orique en c>actris]a d'ailleurs naturellem5t les gr&es consqu5ces sociales4 ,mais l'intime connexit de l'volution e/htique avec *acune des deux volutions extrmes e/ jusqu' prs5t apprcie d'une manire beauc\p mo9s conv5able1 sans t\tefois qu'elle soit1 au fond1 plus d\teuse1 du po9t de vue ple9em5t philosophique propre ce ,trait4 ,c>1 la ?orie positive de la nature huma9e montre clairem5t que1 dans l'ensemble de notre ducation normale1 individuelle ou sociale1 l'essor e/htique doit graduellem5t succd] l'essor pratique ou indu/riel1 et prp>] ensuite l'essor sci5tifique ou philosophique2 comme j'aurai lieu d'ailleurs de l'expliqu] directem5t ci-dess\s4 ,qu&1 au contraire1 la progression commune s'accomplit en s5s inv]se1 suivant une m>*e exceptionnelle ci-aprs c>actrise1 on compr5d aussi1 quoique mo9s spontanm5t1 soit la t5dance de l'activit sci5tifique provoqu]1 titre d'indisp5sable div]sion m5tale1 une c]ta9e activit e/htique1 soit surt\t l'heureuse raction ex]ce p> l'essor e/htique sur le p]fectionnem5t indu/riel4 ,a9si1 la ralit dynamique de notre hir>*ie fondam5tale e/1 en pr9cipe gnral1 aussi inconte/able1 t\s g>ds1 que sa primitive ralit /atique4 ,l'unique hsitation qui puisse d'abord entrav] ici son usage hi/orique1 rsulte d'une premire inc]titude 9vitable sur le s5s effectif1 asc5dant ou desc5dant1 de l'ordre pr9cipal des quatre volutions p>tielles1 lorsqu'on nglige la di/9ction pralable1 dj employe ci-dessus quant l'poque initiale1 entre l'bau*e primordiale de *aque dveloppem5t et son incorporation directe au sy/me propre de la civilisation mod]ne4 ,mais1 en ayant conv5ablem5t g>d cette indisp5sable diffr5ce1 il ne peut1 ce me semble1 re/] ma9t5ant aucune inc]titude sur le s5s1 ess5tiellem5t asc5dant1 d'une telle srie hi/orique1 p5dant le c\rs total des c9q sicles c\ls depuis que cette civilisation a comm5c manife/] le c>actre vraim5t di/9ct des n\veaux lm5s sociaux4 ,c>1 il e/ assurm5t inconte/able que l'essor indu/riel des socits mod]nes devait con/itu] leur premi] contra/e gnral1 et encore mme auj\rd'hui le plus dcisif1 env]s celles de l'antiquit4 ,quelle que soit videmm5t l'extrme importance sociale de l'volution e/htique et de l'volution sci5tifique1 outre qu'elles ont d tre1 *ez les mod]nes1 con/amm5t po/rieures l'volution indu/rielle1 on ne peut d\t] qu'elles ne c>actris5t jusque ici notre civilisation beauc\p mo9s pr(ondm5t que celle-ci1 directem5t relative un lm5t trang] l'anci5ne conomie sociale1 et en mme temps le plus populaire de t\s2 t&is que les deux autres dveloppem5s1 sans tre1 beauc\p prs1 aussi pr(ondm5t incorpors au rgime antique qu'ils le sont l'tat mod]ne1 y avai5t t nanmo9s p\sss un degr =t rem>quable4 ,c'e/1 t\s g>ds1 la prdom9ance graduelle de la vie indu/rielle sur la vie militaire1 p> suite de l'entire abolition de l'esclavage primitif des classes laborieuses1 qui di/+ue le mieux l'ensemble des populations composant auj\rd'hui l'lite de l'humanit2 c'e/ aussi la premire s\rce gnrale de t\s leurs autres attributs ess5tiels1 et le pr9cipal moteur univ]sel du mode d'ducation sociale qui leur e/ propre4 ,l'veil m5tal que cette activit pratique y a provoqu et ma9t5u1 un c]ta9 degr1 p> une influ5ce 9vitable et cont9ue1 jusque *ez les classes les plus infrieures1 a9si que l'aisance relative ds lors uni=mm5t rp&ue1 y ont ensuite naturellem5t am5 un dveloppem5t e/htique plus ds9tress1 dont l'active propagation n'avait jamais pu tre aussi t5due s\s aucun des trois modes ess5tiels que n\s avons di/+us1 au c9quante-troisime *apitre1 dans le rgime poly?ique de l'antiquit4 ,d'un po9t de vue secondaire1 mais plus spcial1 on voit d'ailleurs que le p]fectionnem5t graduel de l'essor indu/riel l'lve spontanm5t1 p> une suite de transitions presque ins5sibles1 jusqu' l'essor purem5t e/htique1 surt\t en ce qui conc]ne les arts gomtriques4 ,quant l'influ5ce ncessaire de cette mme volution indu/rielle p\r imprim] ensuite l'esprit sci5tifique des mod]nes cette positivit fondam5tale qui le c>actrise1 et qui a ultrieurem5t trans=m aussi l'esprit philosophique proprem5t dit1 elle e/ c]tes tellem5t vid5te1 en pr9cipe1 que n\s n'avons aucun beso9 de n\s y arrt] ici1 jusqu' ce que le c\rs naturel de notre laboration hi/orique n\s conduise en apprci] directem5t les consqu5ces gnrales4 ,on ne saurait donc mconnatre la direction radicalem5t asc5dante de l'volution1 ess5tiellem5t empirique1 propre au premi] essor fondam5tal des n\veaux lm5s sociaux1 dont la hir>*ie normale ne p\rra se dvelopp] librem5t suivant la m>*e desc5dante1 seule ple9em5t rationnelle1 qu'aprs le suffisant accomplissem5t d'une sy/matisation directe1 jusque ici pe9e entrevue1 et qui suppose l'asc5dant f9al de la philosophie positive *ez t\s les esprits actifs4 ,il ne peut1 cet g>d1 re/] quelque emb>ras hi/orique que relativem5t l'ordre respectif des deux volutions e/htique et sci5tifique1 qui t\tes deux con/amm5t po/rieures l'volution indu/rielle1 sembl5t n'avoir pas obs]v entre elles une loi de succession aussi fixe1 quoique d'ailleurs1 dans la plup>t des cas1 la premire ait t1 con=mm5t cette rgle gnrale1 videmm5t antrieure3 l'exemple capital de l',allemagne donne surt\t de la gravit une telle objection1 puisque l'essor sci5tifique p>at y avoir1 au contraire1 notablem5t prcd le pr9cipal essor e/htique1 p> un conc\rs de causes exceptionnelles qui mrit]ait une sa9e analyse spciale1 du re/e incompatible avec la nature ab/raite de notre laboration sociologique4 ,mais1 p\r dissip] ici conv5ablem5t l'inc]titude qu'une semblable anomalie p\rrait jet] sur l'ordre dynamique que n\s v5ons d'tablir1 il suffit de considr] l'irrcusable ncessit philosophique d'apprci] simultanm5t l'essor direct de la civilisation mod]ne1 non *ez une seule nation1 mme trs t5due1 mais *ez t\s les peuples qui ont rellem5t p>ticip au m\vem5t fondam5tal de l',europe occid5tale2 c'e/--dire 7af9 d'en faire1 une fois p\r t\tes1 l'indisp5sable numration71 l',italie1 la ,france1 l',anglet]re1 l',allemagne1 et l',espagne#f4 ,ces c9q gr&es nations1 dont ,*>lemagne a si dignem5t a*ev de con/itu] l'imposante syn]gie1 peuv5t tre reg>des1 ds le milieu du moy5-ge1 comme con/ituant1 beauc\p d'g>ds ess5tiels1 malgr d'imm5ses div]sits1 un peuple vraim5t unique1 intgralem5t s\mis alors au rgime ca?olique et fodal1 et depuis gnralem5t assujti t\tes les trans=mations successives1 soit critiques1 soit surt\t organiques1 que la de/9e ultrieure d'un tel rgime devait graduellem5t dt]m9] *ez cette avant-g>de de notre espce4 ,p> une semblable considration1 d'ailleurs si importante1 en gnral1 p\r circonscrire conv5ablem5t la vritable ext5sion du ?tre p]man5t de la phase sociale que n\s apprcions1 on rs\t aussitt la difficult prcd5te1 en faisant clairem5t ressortir que1 dans ce mode rationnel d'obs]vation hi/orique1 l'essor sci5tifique se prs5te1 suivant l'ordre naturel ci-dessus tabli1 comme c]ta9em5t po/rieur l'essor e/htique4 ,ri5 n'e/ surt\t plus vid5t quant l',italie1 dont la civilisation a1 s\s t\s les rapports ess5tiels1 tant prcd et si longtemps guid celle de t\t le re/e de la gr&e rpublique occid5tale1 et o l'on voit si nettem5t l'essor e/htique succd] peu peu l'essor indu/riel1 et prp>] ensuite graduellem5t l'essor sci5tifique ou philosophique1 d'aprs l'heureuse proprit qui le c>actrise d'excit] spontanm5t l'veil spculatif jusque *ez les plus vulgaires intellig5ces4 ,note #f3 ,comme t\t le re/e de notre laboration hi/orique devra naturellem5t cont5ir de frqu5tes allusions1 soit explicites1 soit plus s\v5t implicites1 une telle circonscription t]ritoriale1 il convi5t ici d'av]tir directem5t1 p\r prv5ir t\te int]prtation quivoque ou incomplte1 que1 af9 de ne pas trop multipli] le nombre de ces lm5s europens1 je suppose t\j\rs ess5tiellem5t annex *acun d'eux l'ensemble de ses app5dices naturels4 ,a9si1 dans cette df9ition hi/orique de l',anglet]re1 j'y compr5ds1 non-seulem5t l'cosse1 et mme d',irl&e1 suivant un usage dj famili]1 mais aussi1 beauc\p d'g>ds1 l',union amrica9e elle-mme1 dont la civilisation1 ess5tiellem5t dp\rvue d'orig9alit1 ne fut surt\t1 jusqu' notre sicle1 qu'une simple expansion directe de la civilisation anglaise1 modifie p> des circon/ances locales et sociales4 ,p> des motifs quival5s d'aff9it politique1 je jo9s p>eillem5t1 d'ord9aire1 l',allemagne proprem5t dite1 d'une "p la ,holl&e1 et mme la ,fl&re1 d'une autre "p les les danoises et mme la pn9sule sc&9ave1 a9si que la ,pologne1 extrmes limites borale et ori5tale de notre syn]gie europenne4 ,enf91 il s]ait sup]flu de prv5ir que1 s\s la seule dnom9ation d',espagne1 on doit ent5dre habituellem5t ici l'ensemble de la presqu'le ibrique4 ,des subdivisions plus dtailles s]ai5t contraires la nature ess5tiellem5t ab/raite de notre opration sociologique1 o une telle numration ne saurait avoir d'autre de/9ation pr9cipale que de prv5ir le vague et la confusion des ides relatives la vrification effective de ma ?orie fondam5tale de l'volution huma9e4 ,si1 au lieu d'envisag] le dveloppem5t direct des mod]nes lm5s sociaux1 qui1 je ne saurais trop le rappel]1 con/itue le seul objet de notre apprciation actuelle1 on v\lait tudi]1 dans l'ensemble du pass huma91 la premire orig9e successive de leurs volutions respectives1 on tr\v]ait1 au contraire1 une m>*e ncessairem5t inv]se2 puisque la civilisation anci5ne1 t\j\rs issue1 comme je l'ai montr au c9quante-troisime *apitre1 d'un tat ess5tiellem5t ?ocratique1 avait d'abord procd du pr9cipe le plus gnral qui ft alors applicable aux relations huma9es1 p\r desc5dre graduellem5t aux applications p>ticulires1 t&is que la civilisation mod]ne a d comm5c] p> les mo9dres rapports pratiques4 ,c'e/ a9si que le gnie purem5t philosophique a t1 *ez les anci5s1 le premi] dvelopp1 s\s la =me ncessairem5t ?ologique seule possible un tel ge2 ensuite le gnie sci5tifique1 avec un c>actre analogue1 aprs sa sp>ation du tronc commun de la ?ocratie2 et enf9 le gnie e/htique1 longtemps simple auxiliaire de l'action ?ocratique2 le gnie indu/riel y tant d'ailleurs1 p> les conditions fondam5tales de t\te l'conomie antique1 con/amm5t t\ff s\s l'esclavage sy/matique des travailleurs1 af9 de laiss] l'activit pratique la direction gu]rire qu'elle devait primitivem5t manife/]4 ,une m>*e semblable1 du gnral au p>ticuli]1 ou de l'ab/rait au concret1 n'a surgi jusqu' prs5t1 dans l'essor propre de la civilisation mod]ne1 que d'une manire secondaire1 qui ne p\rra dev5ir pr9cipale1 avec une rationnalit bi5 suprieure celle de la m>*e antique1 que d'aprs la sy/matisation totale qui t5d auj\rd'hui rsult] de l'ensemble de cette volution prp>atoire4 ,mais la considration p]man5te d'une telle m>*e n'en e/ pas mo9s1 quoique purem5t accessoire1 indisp5sable signal] dj1 mme env]s un tel pass1 p>ce que son influ5ce1 p>eillem5t spontane1 a ess5tiellem5t dom91 comme je l'expliqu]ai bi5tt1 le dveloppem5t intrieur de *acun des gr&s lm5s sociaux1 dcompos dans les div]ses activits p>tielles dont il reprs5te l'agglomration naturelle3 en sorte que l'ordre asc5dant et l'ordre desc5dant de la hir>*ie positive ont1 en rsum1 p>eillem5t conc\ru1 d'une manire dt]m9e1 rgl] l'volution organique des c9q d]ni]s sicles1 l'un p\r la progression gnrale1 et l'autre p\r *acune des trois progressions spciales1 o le s5tim5t sy/matique plus re/re9t avait pu dev5ir suffisamm5t usuel4 ,un tel mode d'volution reprs5t]ait la m>*e naturelle d'une socit idale1 dont l'enfance s]ait suppose conv5ablem5t prs]ve de la ?ologie et de la gu]re3 il t5d auj\rd'hui se reproduire communm5t1 dans un cas plus rel quoique plus re/re9t1 p\r l'ensemble de l'ducation individuelle1 en tant du mo9s que spontane1 o l'activit e/htique succde graduellem5t l'activit indu/rielle1 et prp>e progressivem5t l'activit sci5tifique ou philosophique4 ,aprs ce d\ble prambule indisp5sable1 o l'poque initiale et ensuite l'ordre de succession de notre srie positive ont t enf9 conv5ablem5t apprcis1 procdons directem5t l'exam5 gnral de *acune des quatre volutions ess5tielles1 en comm5ant1 suivant l'explication prcd5te1 p> l'volution indu/rielle1 pr9cipale base ncessaire du gr& m\vem5t de recomposition lm5taire qui a jusque ici c>actris la socit mod]ne4 ,il faut d'abord expliqu] comm5t ce n\vel lm5t social1 ess5tiellem5t trang] l'antiquit1 a naturellem5t surgi1 en temps opportun1 de ce mmorable tat transitoire dom9 p> l'organisme ca?olique et fodal1 qu'une tude imp>tiale et appr(ondie reprs5te1 t\s g>ds1 non mo9s dans la progression organique que dans la progression critique1 comme la vraie s\rce gnrale de notre civilisation occid5tale4 ,cette heureuse trans=mation1 la plus fondam5tale que l'humanit ait encore pr\ve1 et qui1 *ez l'ensemble des populations rp>ties sur le va/e ?tre du moy5-ge1 a remplac enf91 suivant une m>*e graduelle mais irrvocable1 la vie gu]rire p> la vie indu/rielle1 a t jusque ici assez sa9em5t juge quant ses rsultats ess5tiels1 quoique d'une manire troite et insuffisante2 t&is que1 au contraire1 son accomplissem5t ncessaire n'a gure donn lieu qu' des ?ories radicalem5t vicieuses1 o l'on attribue presque t\j\rs une irrationnelle importance des causes purem5t accessoires1 hors de t\te ju/e proportion avec l'imm5sit d'un tel phnomne1 faute d'en avoir directem5t saisi le vritable pr9cipe univ]sel4 ,les plus sages t5tatives app>ti5n5t inconte/ablem5t1 cet g>d1 ces illu/res criva9s qui1 au sicle d]ni]1 ont si dignem5t immortalis la noble cole cossaise3 et cep5dant aucun d'entre eux1 sans mme except] le loyal et judicieux ,rob]tson1 n'a pu s'affran*ir assez des aveugles prjugs alors inspirs p> la philosophie ngative1 soit prote/ante1 soit di/e1 p\r s'lev] au degr d'imp>tialit hi/orique susceptible de faire s5tir1 au mo9s empiriquem5t1 d'aussi bons esprits1 l'impulsion prpondrante1 directem5t mane1 cette f91 de l'ensemble du rgime propre au moy5-ge4 ,en appliquant ici1 s\s ce rapport1 les pr9cipes tablis d'avance1 dans l'avant-d]ni] *apitre du volume prcd5t1 sur la t5dance ncessaire1 la fois temporelle et spirituelle1 d'une telle organisation v]s l'affran*issem5t et l'lvation des classes laborieuses1 il faut d'abord rappel] que1 d'ord9aire1 on e/ lo9 d'apprci] conv5ablem5t la haute importance de la transition primordiale a9si p>t\t ralise p> la sub/itution du s]vage proprem5t dit l'esclavage antique3 modification o les juges les plus prv5us ne saurai5t assurm5t mconnatre ni l'influ5ce normale du ca?olicisme1 imposant1 avec une n]gique autorit p]man5te1 d'univ]selles obligations morales1 ni la conv]sion spontane du sy/me conqurant en sy/me df5sif1 qui c>actrise l'tat fodal4 ,ce gr& *angem5t doit tre envisag1 ce me semble1 comme con/ituant1 ds l'orig9e du moy5-ge1 un c]ta9 degr primitif d'incorporation directe de la population agricole la socit gnrale1 o jusque alors elle n'avait presque figur qu' la manire des animaux dome/iques3 puisque le cultivateur1 a9si fix dsormais la t]re1 en un temps o les possessions t]ritoriales t5dai5t v]s une pr(onde /abilit1 a d comm5c] aussitt1 quelque *tive et prcaire que ft son exi/5ce naissante1 acqurir de vritables droits sociaux1 ne ft-ce que le plus lm5taire de t\s1 celui de =m] une famille proprem5t dite2 ce qui1 aup>avant impossible1 e/ alors naturellem5t rsult1 d'ord9aire1 de cette n\velle situation1 s\s l'op9itre impulsion ca?olique4 ,une telle amlioration1 base ncessaire de t\tes les phases ultrieures d'mancipation civile1 me p>at conduire1 contre une op9ion presque unanime auj\rd'hui1 plac] dans les campagnes le sige initial de l'affran*issem5t populaire1 du mo9s qu& on veut analys] ce gr& phnomne social jusque dans ses premi]s lm5s hi/oriques3 il se ratta*e p>-l1 d'une manire directe et spontane1 soit la prdilection in/9ctive des *efs fodaux p\r la vie agricole1 d'aprs leur passion c>actri/ique d'indp5dance habituelle1 soit aussi au noble spectacle p]man5t si frquemm5t (f]t p> tant d'ordres mona/iques1 surt\t au db du moy5-ge1 en consacrant les ma9s les plus vnres des travaux t\j\rs avilis prcdemm5t#g4 ,aussi la condition rurale semble-t-elle avoir t primitivem5t mo9s malheureuse que celle de la plup>t des villes1 sauf quelques gr&s c5tres1 alors trs r>es1 mais dont la considration e/ =t importante1 comme po9t d'appui naturel des pr9cipaux ef=ts ultrieurs4 ,on ne peut d\t] que l'ensemble du rgime propre au moy5-ge ne t5dt d'abord puissamm5t l'uni=me dissm9ation de la population1 mme dans les plus dfavorables localits1 p> une influ5ce intrieure analogue l'action si prononce qu'il ex]ait au dehors1 en int]disant les invasions rgulires1 p\r tablir des populations sd5taires dans les plus /riles contres de l',europe4 ,il e/ inconte/able1 en effet1 que les sy/mes de gr&s travaux publics de/9s1 sur tant de po9ts1 amlior] un sj\r1 dont les inconvni5s naturels cessai5t a9si graduellem5t de p\voir tre luds l'aide d'une ho/ile migration1 remont5t ess5tiellem5t jusqu' ces temps1 si irrationnellem5t ddaigns1 o la miraculeuse exi/5ce de ,v5ise1 et surt\t de la ,holl&e1 ont comm5c dev5ir possibles1 en v]tu d'op9itres ef=ts sagem5t organiss1 auprs desquels les plus fa/ueuses oprations antiques doiv5t assurm5t p>atre =t secondaires4 ,note #g3 ,un e/imable hi/ori5 de l',italie 7,d59a7 a judicieusem5t ratta* cette d\ble influ5ce gnrale le mmorable m\vem5t spontan1 si mal apprci d'ord9aire1 qui1 p5dant les sixime et septime sicles1 t5dit rp>] n]giquem5t1 surt\t en ,italie1 l'action dsa/reuse que les meilleurs temps du rgime roma9 avai5t d ex]c] sur l'agriculture et sur la population1 p> suite de la conc5tration d'imm5ses doma9es *ez d'indol5s propritaires1 habituellem5t conc5trs au lo91 et dont la sollicitude accid5telle1 aussi nuisible que leur incurie j\rnalire1 n'ab\tissait presque jamais qu' y opr]1 gr&s frais1 de /riles embellissem5s4 ,l'influ5ce initiale du rgime ca?olique et fodal a donc p>t\t tabli1 au mo9s autant dans les campagnes que dans les villes1 ce premi] degr lm5taire d'mancipation populaire1 qui1 impropre1 p> sa nature1 con/itu] une condition vraim5t /able1 ne p\vait videmm5t que prcd] et prp>] univ]sellem5t une irrvocable abolition de t\t esclavage p]sonnel4 ,dans l'tude trs imp>faite de cette intressante progression1 on a presque t\j\rs confondu cet affran*issem5t individuel avec la =mation collective des communes indu/rielles1 ncessairem5t plus ou mo9s po/rieure1 et sur laquelle l'att5tion s'e/ trop exclusivem5t fixe2 en sorte que la phase int]mdiaire qui a aussitt suivi l'entire in/itution du s]vage con/itue encore la portion la plus obscure et la plus mal conue de t\te l'hi/oire du moy5-ge4 ,c'e/ alors cep5dant que1 suivant une m>*e ncessaire1 que notre ?orie sociologique a dj di/9ctem5t c>actrise en pr9cipe1 s'e/ opre graduellem5t1 dans t\t l'occid5t europen1 une seconde trans=mation lm5taire1 qui1 p> l'ensemble de ses consqu5ces ncessaires1 m>que directem5t la diffr5ce la plus dcisive entre la sociabilit mod]ne et celle de l'antiquit4 ,on peut reg>d]1 en effet1 cette deuxime priode1 compose d'environ trois sicles1 depuis le db du huitime sicle jusque v]s celui du onzime1 comme l'poque d'une d]nire prp>ation indisp5sable cette vie indu/rielle dont le dveloppem5t univ]sel devait suivre immdiatem5t l'uni=me abolition de la s]vitude populaire4 ,c>1 suivant les explications fondam5tales du volume prcd5t1 l'in/itution primordiale de l'esclavage p]man5t des travailleurs avait eu1 p> sa nature1 un d\ble b ncessaire3 en p]mettant1 d'une "p1 l'activit militaire un essor suffisant p\r accomplir conv5ablem5t sa gr&e de/9ation prlim9aire dans l'ensemble de l'volution sociale1 comme je l'ai ple9em5t dmontr2 et en organisant1 d'une autre "p1 le seul moy5 gnral d'ducation qui1 p> une inv9cible prpondrance1 pt primitivem5t surmont]1 *ez la masse des hommes1 l'antipa?ie radicale que leur inspire d'abord l'habitude cont9ue d'un travail rguli]4 ,or1 il faut ma9t5ant reconnatre1 ce sujet1 que le sy/me de s]vitude qui conv5ait le mieux s\s le premi] aspect ne p\vait pas tre aussi le plus efficace s\s le second2 en sorte que1 malgr l'vid5te simultanx de ces deux ordres d'effets spontans1 ces deux oprations pralables1 galem5t indisp5sables au dveloppem5t huma91 ne p\vai5t tre ple9em5t ralises que l'une aprs l'autre4 ,la premire avait t dignem5t accomplie s\s le rgime roma91 d'aprs le mode de s]vitude arbitraire et indf9ie qui devait le mo9s tr\bl] le libre essor extrieur de la classe gu]rire1 peu compatible1 au contraire1 avec la sollicitude cont9ue qu'et exig *ez elle le s]vage proprem5t dit3 t&is que1 d'une autre "p1 l'esclavage antique tait c]ta9em5t beauc\p trop loign de la vraie situation indu/rielle p\r y p\voir conduire sans une longue transition spciale1 malgr les nombreux affran*issem5s privs1 si multiplis surt\t depuis l'abaissem5t de l'ari/ocratie snatoriale1 et qui ne p\vai5t produire aucune mancipation dcisive1 au milieu d'une cont9uelle afflu5ce trangre de n\veaux esclaves4 ,qu& ensuite1 avec l'tat fodal1 le sy/me militaire1 enf9 dev5u ess5tiellem5t df5sif1 a fait gnralem5t prvaloir le n\veau g5re d'assujettissem5t p]sonnel1 correspondant l'habituelle disp]sion des *efs p>mi les populations s\mises1 l'initiation directe des infrieurs la vie purem5t indu/rielle a ds lors comm5c recevoir spontanm5t une organisation rgulire1 aup>avant impossible1 en (frant *aque s]f un po9t de d"p nettem5t dt]m91 d'o1 suivant une m>*e uni=me1 trs l5te mais lgitime1 il p\vait t\j\rs espr] de s'lev] peu peu une vritable indp5dance individuelle1 dont le pr9cipe tait d'ailleurs1 ds l'orig9e du moy5-ge1 p>t\t implicitem5t consacr p> la morale ca?olique4 ,on conoit1 au re/e1 que les conditions de ra*at1 le plus s\v5t trs modres1 communm5t imposes une telle libration1 outre la ju/e et utile indemnit qu'elles t5dai5t rgul>is]1 con/ituai5t surt\t1 en ralit1 comme l'ont dj entrevu quelques philosophes1 une g>antie usuelle de la ple9e efficacit d'un semblable progrs1 en con/atant que l'affran*i avait suffisamm5t contract les habitudes lm5taires de modration et de prvoyance qui p]mettai5t de livr] dsormais sa seule responsabilit la direction j\rnalire de sa propre conduite1 sans aucun dang] p]man5t1 ni p\r lui-mme1 ni p\r la socit3 prp>ation videmm5t indisp5sable la de/9ation f9ale d'une semblable transition1 et laquelle cep5dant on peut assur] que l'esclave anci5 tait ord9airem5t impropre1 t&is que le s]f du moy5-ge y tait spontanm5t dispos de plus en plus1 soit dans les campagnes1 soit encore mieux dans les villes1 p> l'ensemble de l'tat social correspondant4 ,telle e/1 en gnral1 l'influ5ce temporelle propre la seconde poque de ce rgime sur l'accomplissem5t graduel1 et presque cont9u1 de cette d]nire phase prlim9aire1 de/9e prcd] immdiatem5t l'entire mancipation p]sonnelle4 ,quant son influ5ce spirituelle1 elle y e/ assurm5t trop vid5te p\r exig] ici aucune explication spciale4 ,ds l'orig9e du s]vage1 en faisant ple9em5t p>ticip] t\s les infrieurs la mme religion que les suprieurs quelconques1 et1 p> consqu5t1 au degr commun d'ducation fondam5tale1 au mo9s morale1 qui en rsultait ncessairem5t1 il e/ clair que non-seulem5t le ca?olicisme avait p>t\t tabli une sanction p]man5te p\r les droits lm5taires des s]fs1 et impos env]s eux des obligations rgulires2 mais aussi qu'il avait t\j\rs spontanm5t proclam1 d'une manire plus ou mo9s explicite1 l'affran*issem5t volontaire comme un vritable devoir *rti51 mesure que la population manife/ait la fois sa t5dance et son aptitude la lib]t4 ,la clbre bulle d',alex&re ,,iii1 sur l'abolition gnrale de l'esclavage dans la *rti5t1 ne fut assurm5t qu'une simple conscration sy/matique1 qui semble d'ailleurs un peu t>dive1 d'un usage qui1 depuis plusieurs sicles1 avait graduellem5t t5du1 s\s l'impulsion ca?olique1 dev5ir univ]sel et irrvocable4 p>tir mme du ,v,ie sicle1 et d'aprs la premire influ5ce du ca?olicisme sur les n\veaux *efs temporels1 on voit la pratique des affran*issem5s p]sonnels1 accords quelquefois simultanm5t t\s les habitans d'une localit considrable1 crotre successivem5t avec assez de rapidit p\r que l'hi/oire signale encore et l div]s cas exceptionnels o cette gnreuse sollicitude1 trop ddaigneuse des conditions rig\reuses d'une l5te volution sociale1 avait indiscrtem5t devanc les beso9s et les dsirs de ceux-l mme qui en tai5t l'objet4 ,la t\*ante crmonie1 alors habituellem5t de/9e de semblables concessions1 con/itue un naf tmoignage1 soit de leur gr&e multiplicit1 soit de la p>ticipation fondam5tale et cont9ue de l'influ5ce ca?olique4 ,il faut surt\t not] ici1 s\s ce rapport1 qu'une telle influ5ce ne t5ait po9t uniquem5t1 ni mme pr9cipalem5t1 l'esprit gnral de la morale religieuse1 qui1 malgr des doctr9es ab/raitem5t quival5tes1 e/ lo9 d'avoir obt5u ailleurs la mme efficacit2 cette salutaire impulsion a t surt\t ralise p> l'admirable organisation du ca?olicisme1 sans l'action p]svrante de laquelle de vagues prescriptions morales aurai5t t1 cet g>d1 radicalem5t insuffisantes4 ,outre l'antipa?ie fondam5tale env]s t\t rgime de ca/es *ez un cl]g clibataire1 qui alors se recrutait indi/9ctem5t t\s les degrs de l'*elle sociale1 et d'abord mme spcialem5t p>mi les rangs infrieurs1 il convi5t aussi de signal] dj la t5dance in/9ctive de la politique sac]dotale protg] activem5t l'essor univ]sel des classes laborieuses1 au se9 desquelles sa propre dom9ation devait ensuite tr\v] longtemps le plus f]me po9t d'appui2 quoique cette d]nire cause n'ait pu ex]c] beauc\p d'empire que s\s la priode immdiatem5t suivante1 aprs la suffisante ext5sion de l'affran*issem5t p]sonnel1 dont l'avnem5t primitif a t surt\t enc\rag p> le sy/me ca?olique en v]tu des motifs plus ds9tresss que je vi5s de rappel] sommairem5t4 ,ce mmorable conc\rs d'impulsions ncessaires1 temporelles et spirituelles1 qui avait a9si organis spontanm5t une transition1 l5te mais cont9ue1 du s]vage primordial l'univ]selle abolition de t\t esclavage individuel1 a d ralis] ce gr& rsultat beauc\p plus promptem5t dans les villes que dans les campagnes4 ,j'ai reprs5t ci-dessus la condition gnrale de la population agricole comme ayant t naturellem5t1 l'orig9e de cette phase1 mo9s onreuse que celle de la population manufacturire et comm]ciale des b\rgs ou des villes2 ce qui d'ailleurs se ratta*e videmm5t aussi aux impressions prolonges du rgime antrieur1 soit roma91 soit b>b>e1 o l'indu/rie agricole1 d'aprs son irrcusable importance1 auprs mme des juges les plus grossi]s1 tait la seule qui n'et pas t\j\rs t compltem5t avilie p> les prjugs militaires4 ,s\s ce rapport1 l'volution indu/rielle a donc rellem5t comm5c dans le s5s asc5dant de notre hir>*ie positive1 comme la ?orie prcdemm5t tablie l'a dmontr p\r l'ensemble de la progression mod]ne4 ,mais le m\vem5t inv]se n'a pas t>d prvaloir de plus en plus p5dant le c\rs de cette mme phase1 p\r cons]v] jusqu' nos j\rs sa prpondrance spontane1 et s\v5t avec une dang]euse exagration4 ,la dissm9ation des populations agricoles1 et la nature plus empirique de leurs travaux j\rnali]s1 devai5t notablem5t y ret>d] la t5dance et l'aptitude l'entire mancipation p]sonnelle1 a9si que la facult d'y p>v5ir4 ,si1 d'une "p1 la rsid5ce familire des *efs fodaux au milieu d'elles devait d'abord y ad\cir habituellem5t les rigueurs de la s]vitude1 cette relation plus directe1 outre que1 p> cela mme1 elle p\vait s\v5t loign] le dsir cont9u de la libration1 devait surt\t en r5dre ensuite l'accs plus difficile1 qu& les matres v\lai5t rellem5t l'emp*]4 ,on conoit d'ailleurs1 sans aucune explication n\velle1 que l'impulsion spirituelle1 ci-dessus c>actrise1 avait ncessairem5t1 dans ce cas1 une n]gie beauc\p mo9dre4 ,aussi e/-ce pr9cipalem5t p> la gr&e et heureuse raction cont9ue spontanm5t mane des villes1 qu& l'tablissem5t des communes y eut p]mis un ple9 dveloppem5t indu/riel que1 p5dant le ,x,i,ie sicle et surt\t le ,x,i,i,ie1 les cultivateurs se sont tr\vs peu peu affran*is sur t\s les po9ts importans de l'occid5t europen3 s\s ce rapport1 je dois me born] r5voy] directem5t le lecteur la lum9euse explication prs5te p> ,adam ,smi? d'aprs l'ap]u de ,hume2 quoique ces deux m95s p5seurs1 suivant l'esprit de la philosophie contempora9e1 y ai5t beauc\p trop nglig l'ensemble des influ5ces sociales propres au rgime antrieur1 et d'o s]ait1 sans d\te1 drive plus t>d une telle mancipation1 dont les causes signales p> eux n'ont pu que ht] notablem5t l'avnem5t ncessaire4 ,si l'on applique en s5s inv]se les diffr5tes indications prcd5tes1 il s]a facile de reconnatre directem5t que la libration p]sonnelle devait naturellem5t comm5c] dans les villes et les b\rgs1 o le s]vage univ]sel1 t\j\rs p>eillem5t c>actris p> l'adhr5ce la localit1 tait d'abord plus onreux1 p> suite mme de l'loignem5t habituel du matre1 qui livrait ord9airem5t la multitude l'oppressive dom9ation d'un ag5t subalt]ne4 ,outre qu'un tel motif devait spontanm5t /imul] davantage le beso9 de libration1 l'agglomration p]man5te de ces populations leur en facilitait les voies4 ,mais il faut surt\t considr]1 ce sujet1 une cause plus pr(onde et plus univ]selle1 quoique ess5tiellem5t mconnue jusque ici1 qui ratta*e ncessairem5t cette 9galit capitale1 entre l'volution des villes et celle des campagnes1 la nature propre de leurs travaux respectifs1 d'aprs un simple prolongem5t rationnel du pr9cipe philosophique sur lequel j'ai fond ci-dessus l'ensemble de la hir>*ie positive4 ,il e/ clair1 en effet1 que ce pr9cipe vraim5t fondam5tal1 d'abord appliqu l'tude /atique de la seule hir>*ie indu/rielle1 conduit y di/+u]1 suivant une heureuse con=mit spontane avec l'apprciation in/9ctive de la raison vulgaire1 dans l'ordre graduellem5t asc5dant1 les trois gr&es indu/ries gnrales1 agricole1 manufacturire1 et enf9 comm]ciale1 dont la comp>aison ess5tielle donne lieu1 bi5 qu' un degr ncessairem5t beauc\p mo9dre1 des diffr5ces de mme nature que celles que n\s avons dj c>actrises entre les trois pr9cipaux lm5s de la civilisation mod]ne1 comme je l'expliqu]ai directem5t au *apitre suivant4 ,or1 en considrant ma9t5ant cette srie p>tielle s\s l'aspect ess5tiellem5t dynamique propre notre laboration hi/orique1 on voit a9si que la nature plus ab/raite et plus indirecte de l'indu/rie des villes1 l'ducation plus spciale qu'elle exige1 la mo9dre multiplicit de ses ag5s1 leur conc]t plus facile et mme habituellem5t indisp5sable leurs travaux1 et enf9 la lib]t plus gr&e que suppos5t leurs oprations usuelles1 con/itu5t un irrsi/ible ensemble de causes spontanes et p]man5tes p\r expliqu] aussitt la libration plus htive des classes correspondantes1 sans qu'il convi5ne assurm5t d'insi/] ici davantage sur une telle indication philosophique1 dont je dois laiss] au lecteur le dveloppem5t immdiat4 ,t\tefois1 af9 de facilit] ce travail1 je crois devoir aj\t]1 en prcisant plus spcialem5t l'indication1 que mon ,trait ultrieur de philosophie politique s\mettra directem5t au mme ordre ess5tiel de succession les div]ses indu/ries urba9es1 comp>ativem5t envisages dans leurs volutions respectives1 en dmontrant que1 p> une suite plus loigne1 mais non mo9s ncessaire1 de ces mmes diffr5ces lm5taires1 le m\vem5t d'mancipation p]sonnelle a d'abord prvalu dans l'indu/rie comm]ciale1 plutt que dans l'indu/rie manufacturire4 ,enf91 en procdant aussi un troisime degr d'analyse hi/orique1 on tr\v]ait encore que le comm]ce le plus anci5nem5t affran*i dut tre alors celui dont les oprations sont les plus ab/raites et les plus indirectes1 c'e/--dire le comm]ce des valeurs proprem5t dites1 dont les ag5s primitifs n'tai5t que de simples *angeurs1 graduellem5t trans=ms en opul5s banqui]s1 d'abord habituellem5t juifs1 et1 ce titre mme1 s\/raits un s]vage rguli] qui les et incorpors la socit *rti5ne2 ce qui n'emp*ait po9t1 malgr de trop frqu5tes extorsions1 qu'ils ne fuss5t sy/matiquem5t enc\rags p> l'ensemble du rgime initial du moy5-ge1 et surt\t p> la politique ca?olique1 qui a t\j\rs t5du facilit] autant que possible leur essor indu/riel1 con/amm5t plus libre ,rome qu'en aucun autre lieu de la *rti5t4 ,l'ensemble de l'hi/oire indu/rielle du moy5-ge doit dj suffire ici p\r indiqu] spontanm5t au lecteur clair la lum9euse vrification que cette loi ncessaire reoit1 au milieu de p]turbations plus app>5tes que relles1 surt\t p> la prcocit plus spciale1 qui1 dans la prcocit gnrale de l',italie1 di/+ue si hautem5t1 mme avant l'admirable ,flor5ce1 les cits m>itimes1 et p> suite pr9cipalem5t m>*&es1 telles que ,gnes1 ,pise1 etc41 et1 leur tte1 t\s g>ds1 la m]veilleuse ,v5ise1 dont l'exi/5ce ne p\vait tre qu'ess5tiellem5t comm]ciale1 sauf le mlange de murs militaires qui s'allie naturellem5t la vie m>itime1 et qui devait mme facilit] alors la transition de la civilisation anci5ne la mod]ne3 une p>eille diffr5ce se rem>que aussi1 sur l',ocan1 entre les div]s lm5s de la gr&e ligue ansatique1 a9si que dans la ,fl&re2 on sait d'ailleurs que la prosprit indu/rielle naissante de la ,france et de l',anglet]re tira directem5t sa plus gr&e impulsion initiale des nombreux et importans tablissem5s qu'y =mr5t1 au ,x,i,i,ie sicle1 les indu/riels itali5s et ansatiques1 d'abord titre de simples comptoirs1 dev5us ensuite de va/es entrepts rels1 et f9alem5t trans=ms en manufactures capitales4 ,je devais ici m'arrt] p>ticulirem5t la difficile apprciation de cette seconde phase ess5tielle du m\vem5t gnral d'mancipation qui a donn naissance l'lm5t le plus c>actri/ique des socits mod]nes2 c>1 quoique encore purem5t prlim9aire1 cette phase e/1 au fond1 la plus importante1 et1 en outre1 la plus mconnue2 son analyse1 la fois hi/orique et rationnelle1 n\s p]mettra d'ailleurs de procd] plus rapidem5t t\t le re/e d'un tel travail1 dsormais relatif un pass mieux explor4 ,la phase immdiatem5t suivante compr5d l'volution collective si clbre s\s le nom d'affran*issem5t des communes1 et qui1 malgr d'innombrables tudes1 p>tiellem5t intressantes1 e/ jusque ici irrationnellem5t juge1 non-seulem5t p>ce qu'on n'y conoit pas assez la p>ticipation fondam5tale du rgime ca?olique et fodal1 en accordant trop d'influ5ce des causes accid5telles ou accessoires1 mais surt\t p>ce qu'on la considre trop isolm5t de la prcd5te1 dont elle ne put tre1 vrai dire1 que le complm5t naturel1 non mo9s 9vitable qu'indisp5sable4 ,qu& on envisage pr9cipalem5t1 suivant l'usage dom9ant1 la lutte politique des gr&es masses sociales1 l're des communes con/itue1 en effet1 un vritable po9t de d"p1 au del duquel il s]ait habituellem5t inutile de remont]1 comme ayant directem5t introduit un n\veau poids dans les conflits hi/oriques4 ,mais lorsque1 au contraire1 suivant l'esprit de notre laboration actuelle1 on tudie surt\t le m\vem5t1 p\r a9si dire molculaire1 qui a graduellem5t t5du1 p>tir du moy5-ge1 la rgnration sociale de l'lite de l'humanit1 il n'e/ pas d\teux1 ce me semble1 que cette importante trans=mation n'a fait que complt] spontanm5t le travail inte/9 d'mancipation p]sonnelle propre la phase ci-dessus exam9e1 en y aj\tant le degr d'indp5dance politique alors ncessaire sa ple9e ralisation1 et qui t\tefois1 lo9 de c>actris] suffisamm5t l'volution fondam5tale1 en a quelquefois gravem5t dt\rn ultrieurem5t la direction ess5tielle1 comme j'aurai lieu de l'indiqu] spcialem5t ci-aprs4 ,c>1 en se reportant l'explication prcd5te de la libration plus htive des habitans des villes1 on voit aism5t que les mmes motifs gnraux exigeai5t ncessairem5t1 eu g>d l'tat social correspondant1 que la lib]t individuelle y ft pro*a9em5t accompagne d'une c]ta9e lib]t collective1 sans laquelle l'activit indu/rielle n'aurait pu assurm5t1 cette poque1 pr5dre aucun essor vraim5t dcisif4 ,d'un autre ct1 ces influ5ces spontanes t5dai5t simultanm5t ralis] une telle condition de dveloppem5t1 avec le surcrot naturel de rapidit qui devait rsult] dj du premi] lan de l'indu/rie naissante p\r surmont] la rsi/ance1 d'ailleurs communm5t trs faible1 de p\voirs gure plus disposs et mo9s capables de s'oppos] l'indp5dance qu' l'affran*issem5t1 en un temps o l'une tait univ]sellem5t juge plus ou mo9s insp>able de l'autre4 ,aussi l'tablissem5t des communes succda-t-il presque aussitt la libration urba9e1 tellem5t qu'une scrupuleuse analyse hi/orique peut pe9e assign] la premire moiti du ,x,ie sicle comme con/ituant1 en gnral1 l'int]valle effectif entre la f9 du m\vem5t individuel et l'orig9e du m\vem5t collectif4 ,il e/ clair que l'ensemble du rgime propre au moy5-ge t5dait spontanm5t second] p>t\t un tel progrs1 indp5damm5t de t\tes les circon/ances1 plus ou mo9s =tuites1 qui n'ont pu influ] que sur son 9gale rapidit4 ,malgr d'9vitables conflits ultrieurs1 d'abord impossibles prvoir1 l'organisme fodal1 p> sa nature m9emm5t disp]sive1 devait se prt] sans rpugnance l'admission primitive des communauts indu/rielles p>mi les nombreux lm5s dont sa hir>*ie tait compose2 sans devoir r$\t] alors aucune dang]euse rivalit1 sociale ou politique1 *ez ces =ces naissantes o les deux pr9cipaux p\voirs temporels ne dur5t longtemps1 au contraire1 que *]*]1 l'envi1 d'utiles auxiliaires dans leurs luttes inte/9es4 ,l'organisme ca?olique tait videmm5t encore plus favorable un tel essor1 mme ab/raction faite de t\te impulsion *rti5ne1 puisque la politique sac]dotale y voyait ncessairem5t un important moy5 de consolid] sa dom9ation1 en secondant1 et s\v5t en provoquant1 l'lvation de ces n\velles classes dont elle ne devait att5dre ord9airem5t qu'une respectueuse reconnaissance1 en un temps si loign encore de t\te mancipation m5tale des masses populaires4 ,p\r a*ev] ici de fix] suffisamm5t les pr9cipales notions relatives la naissance univ]selle de l'lm5t indu/riel1 il convi5t d'aj\t]1 quant aux poques1 que le m\vem5t total d'mancipation p]sonnelle1 depuis l'entire in/itution du s]vage jusqu' la ple9e abolition de t\t esclavage1 mme agricole1 a ess5tiellem5t concid avec l'admirable sy/me de gr&es gu]res df5sives p> lequel1 au moy5-ge1 l'activit militaire1 s\s l'inspiration ca?olique1 a si dignem5t rempli sa d]nire mission prp>atoire dans l'volution fondam5tale de l'humanit1 suivant les explications du volume prcd5t4 ,les deux phases gnrales que n\s v5ons d'apprci] dans ce m\vem5t prlim9aire1 correspond5t1 avec une rem>quable exactitude1 dont le lecteur clair se r5dra aism5t raison d'aprs les pr9cipes prcdemm5t poss1 aux deux sries d'oprations dj di/+ues dans ce va/e en*anem5t protecteur3 c>1 la phase de libration p]sonnelle s'e/ accomplie p5dant la dure des expditions directem5t df5sives1 comm5ant ,*>les ,m>tel et f9issant l'tablissem5t occid5tal des ,norm&s2 la phase conscutive d'tablissem5t des communes indu/rielles1 y compris ses consqu5ces naturelles1 suivant la ?orie de ,hume et d',adam ,smi?1 p\r l'affran*issem5t f9al des campagnes1 s'e/ surt\t opre conjo9tem5t avec la gr&e lutte des croisades contre l'imm95te invasion de l'oppressif mono?isme musulman4 ,en contemplant1 avec une haute imp>tialit philosophique1 cette noble portion du pass huma91 o1 trav]s tant d'ob/acles ess5tiels1 la progression sociale a reu une acclration beauc\p plus prononce qu'en aucun autre ge antrieur1 il e/ vraim5t impossible de n'tre po9t *oqu de la pr(onde irrationnalit des prjugs rvolutionnaires qui emp*5t encore habituellem5t tant de bons esprits d'ap]cevoir1 dans cette volution dcisive1 l'clatante p>ticipation fondam5tale de l'ensemble du rgime politique correspondant4 ,deux obs]vations gnrales1 dont l'exactitude e/ aussi irrcusable que leur conclusion e/ irrsi/ible1 devrai5t p\rtant suffire p\r dissip]1 cet g>d1 t\t aveuglem5t pralable1 si les ha9es ?ologiques1 prote/antes ou di/es1 p\vai5t tre conv5ablem5t accessibles aux pures inspirations rationnelles4 ,la premire consi/e rem>qu] que l'entire ext5sion t]ritoriale d'une telle mancipation lm5taire e/ prcism5t circonscrite p> les mmes limites ess5tielles que celle de l'organisme ca?olique et fodal2 c'e/--dire dans l'occid5t europen1 df9i au db de ce *apitre1 et dont t\tes les p>ties pr9cipales ont p>ticip1 avec une mmorable solid>it1 ce m\vem5t fondam5tal1 sauf l'9gale rapidit naturellem5t due la div]se in/allation locale de ce rgime1 a9si qu' sa de/9ation df5sive plus ou mo9s int5se et prolonge3 ces diffr5ces ont d'ailleurs t alors beauc\p mo9s prononces qu'elles ne le dev9r5t ultrieurem5t soit en v]tu d'un m\vem5t plus avanc1 soit aussi p> la mo9dre n]gie du li5 ca?olique4 ,en s5s inv]se1 on ne tr\ve rellem5t ri5 d'quival5t hors d'une telle sphre1 ni s\s le rgime mono?ique musulman1 ni mme s\s le mono?isme bizant91 malgr son illusoire con=mit ?ologique1 ess5tiellem5t neutralise p> le dfaut radical d'accomplissem5t des pr9cipales conditions politiques assignes1 au c9quante-quatrime *apitre1 l'efficacit sociale du ca?olicisme4 ,quoique plus re/re9te1 la seconde obs]vation n'e/ pas1 sans d\te1 mo9s dcisive1 puisqu'elle consi/e reconnatre1 d'aprs l'vid5te conv]g5ce de t\s les tmoignages hi/oriques1 que le m\vem5t d'mancipation pralable1 soit p]sonnelle1 soit collective1 s'e/ accompli avec le plus de rapidit et de facilit l mme o la puissance prpondrante d'un tel organisme ex]ait l'asc5dant le plus direct et le plus complet1 c'e/--dire en ,italie1 o p]sonne ne saurait conte/]1 surt\t cet g>d1 une clatante prcocit spciale4 ,les causes1 trop exclusivem5t temporelles1 qu'on a c\tume d'assign] cette mmorable acclration1 d'aprs l'affaiblissem5t c>actri/ique du p\voir imprial1 ne suffis5t c]ta9em5t po9t son explication2 outre que1 suivant la ?orie du volume prcd5t1 ce dfaut cont9u de conc5tration e/ ess5tiellem5t d l'action itali5ne du ca?olicisme1 on reconnat d'ailleurs plus directem5t une telle influ5ce dans la p]man5te sollicitude des papes p\r dissip] les ha9es aveugles qui s'opposai5t alors avec tant d'n]gie la coalition naissante des communauts indu/rielles1 dont la politique habituelle fut si longtemps dirige surt\t p> les pr9cipaux ordres religieux4 ,enf91 quant ce qui conc]ne plus p>ticulirem5t l'impulsion purem5t fodale1 on voit aussi s'lev]1 s\s la protection impriale1 l'autre extrmit du sy/me occid5tal1 les clbres villes ansatiques1 dont la correspondance p]man5te avec les villes itali5nes1 p> l'int]mdiaire normal des villes flam&es1 v9t bi5tt complt]1 au moy5-ge1 la con/itution gnrale du gr& m\vem5t indu/riel1 compr5ant1 d'une "p1 t\t le bass91 mme ori5tal1 de la ,mdit]rane1 et p> suite s't5dant aux pr9cipales p>ties de l',ori5t1 sans except] les plus lo9ta9es2 d'une autre "p1 l',ocan europen1 et ds lors t\t le nord de l',europe3 de manire =m] un ensemble habituel de relations europennes beauc\p plus va/e que celui des plus beaux temps de la dom9ation roma9e4 ,cette p>tie de notre apprciation actuelle tait ess5tiellem5t la seule qui1 p> sa nature1 dt exig] ici une vritable discussion1 comme tant en opposition radicale avec les fausses conceptions qui1 malgr d'utiles modifications p>tielles1 prval5t encore env]s l'ensemble de cette poque4 ,aussi ai-je cru devoir1 p\r la plus importante volution lm5taire des socits mod]nes1 spcialem5t rectifi] d'abord une ab]ration fondam5tale1 qui1 rompant t\t c\p1 dans le nud le plus dcisif1 la cont9uit ncessaire de la progression huma9e1 emp*e directem5t t\te liaison vraim5t philosophique du m\vem5t mod]ne au m\vem5t anci54 ,je n'ai donc po9t hsit tmoign] fran*em5t ici1 au nom de t\s les esprits ple9em5t mancips1 non mo9s affran*is de la mtaphysique que de la ?ologie1 les s5tim5s pr(onds de respectueuse reconnaissance que mrit]a t\j\rs des vrais philosophes l'immortel s\v5ir d'un rgime auquel notre civilisation actuelle doit1 t\s g>ds1 son impulsion initiale1 quoique1 p> sa nature1 il soit ensuite 9vitablem5t dev5u incompatible avec la t5dance f9ale de l'humanit4 ,l'introduction sociale de l'lm5t indu/riel tant a9si conv5ablem5t ratta*e dsormais l'ensemble antrieur du pass huma91 n\s p\rrons ma9t5ant procd] avec plus de rapidit la ju/e apprciation gnrale de son essor ultrieur4 ,t\tefois1 af9 d'clair]1 et mme d'abrg]1 une telle analyse1 il convi5t d'abord de n\s arrt] encore jug] directem5t le vrai c>actre fondam5tal propre ce n\veau moteur de l'humanit4 ,on s5t qu'il ne saurait tre ici "q d'aucune va9e apologie philosophique1 surt\t env]s une puissance sociale qui1 c]tes1 n'en a dsormais aucun beso91 puisque1 au contraire1 son asc5dant rel t5d1 de nos j\rs1 dev5ir beauc\p trop exclusif1 comme je l'expliqu]ai au *apitre suivant3 il s'agit seulem5t d'indiqu]1 d'une manire ab/raite1 les pr9cipaux attributs normaux de ce n\vel lm5t1 sans nglig] de signal] dj les vices ess5tiels qui l'ont galem5t di/+u jusqu' prs5t4 ,en considrant successivem5t1 ce sujet1 les div]s aspects lm5taires de la sociabilit1 on reconnat d'abord1 avec une ple9e vid5ce1 que1 s\s le rapport individuel1 la gr&e trans=mation qui vi5t d'tre explique con/itue la plus pr(onde rvolution temporelle que l'humanit pt pr\v]1 puisqu'elle a directem5t t5du *ang] irrvocablem5t le mode normal de l'exi/5ce huma9e1 jusque alors m9emm5t gu]rire1 ds lors de plus en pacifique1 *ez la majorit croissante des populations civilises4 ,si1 d\ze sicles aup>avant1 on avait annonc aux philosophes grecs cette abolition univ]selle de l'esclavage1 et ce commun assujettissem5t volontaire de l'homme libre au travail alors s]vile1 dans une nombreuse et puissante population1 les plus h>dis et les plus gnreux p5seurs n'aurai5t c]tes nullem5t hsit proclam] l'absurdit d'une utopie dont ri5 ne leur indiquait le fondem5t2 n'ayant pu d'ailleurs reconnatre encore que1 suivant le c\rs naturel des mutations sociales1 les *angem5s spontans et graduels f9iss5t t\j\rs p> dpass] beauc\p les plus audacieuses spculations primitives4 ,p> cette imm5se rgnration1 l'humanit a rellem5t t]m9 son ge prlim9aire1 et comm5c son ge df9itif1 en ce qui conc]ne l'exi/5ce pratique1 qui ds lors a t directem5t con/itue en h>monie durable et croissante avec l'ensemble rel de notre nature normale4 ,c>1 malgr l'irrcusable in/9ct qui d'abord entrane l'homme la vie gu]rire1 en lui faisant rep\ss] la vie laborieuse1 celle-ci n'en devi5t pas mo9s f9alem5t1 aprs une suffisante prp>ation1 la mieux adapte notre organisation morale1 comme plus conv5able au libre et ple9 dveloppem5t de nos pr9cipales dispositions de t\t g5re2 indp5damm5t de son vid5te proprit exclusive de comport] et mme de provoqu] la simultanx la plus t5dus1 t&is que1 dans l'essor militaire1 l'activit des uns suppose ou dt]m9e la compression ncessaire des autres1 suivant les explications du c9quante-unime *apitre4 ,la confuse apprciation qui dom9e encore ce sujet ti5t surt\t l'esprit absolu de la philosophie politique actuelle1 consacrant jamais ce qui s'applique uniquem5t l'tat initial de l'humanit4 ,on ne peut reconnatre1 s\s ce rapport1 d'autre condition vraim5t p]man5te que l'insurmontable prpondrance naturelle1 *ez presque t\s les hommes1 de la vie active sur la vie spculative1 comme l'indique auj\rd'hui la sa9e ?orie fondam5tale de l'organisme crbral4 ,mais le mode propre de cette activit pratique ncessairem5t dom9ante n'e/ c]ta9em5t pas inv>iable1 quoique ses v>iations ess5tielles soi5t assujetties une m>*e rgulire1 reprs5te p> notre loi d'volution huma9e1 con=mm5t l'expri5ce la plus dcisive4 ,la conception la plus philosophique1 et aussi la plus noble1 de l'ensemble de cette volution1 consi/e1 suivant les pr9cipes tablis la f9 du tome quatrime1 y mesur] surt\t le progrs d'aprs l'asc5dant graduel des facults c>actri/iques de l'humanit sur les t5dances fondam5tales de notre animalit3 en sorte que la srie sociale se prs5te rationnellem5t comme un prolongem5t spcial de la gr&e srie animale4 ,or1 selon cette rgle gnrale1 la prdom9ance1 comm5ce au moy5-ge1 de la vie indu/rielle sur la vie gu]rire1 a directem5t t5du lev] d'un degr le type primitif de l'homme social1 du mo9s *ez l'ensemble de notre race4 ,en considrant d'abord1 s\s cet aspect1 con=mm5t la ?orie du c9quantime *apitre1 le pr9cipal des deux attributs fondam5taux de notre nature1 il e/ clair que l'usage normal de l'intellig5ce p\r la conduite pratique e/ communm5t plus prononc dans la vie indu/rielle des mod]nes que dans la vie militaire des anci5s1 en comp>ant judicieusem5t des organismes quival5s1 p>eillem5t placs dans les deux hir>*ies3 j'c>te d'ailleurs desse91 comme trop disproportionne1 la comp>aison avec la vie militaire actuelle1 cause de l'automatisme spcial qu'y subiss5t ncessairem5t les infrieurs4 ,l'mancipation des classes laborieuses a vulgairem5t organis1 p\r les intellig5ces mod]nes1 l'ex]cice cont9u le mieux adapt la mdiocrit m5tale qui c>actrise 9vitablem5t l'imm5se majorit de notre espce3 des que/ions claires et concrtes1 dont la faible t5due e/ trs nettem5t circonscrite1 susceptibles de solution directe ou pro*a9e1 exigeant une att5tion p]svrante et nanmo9s facile1 et t\j\rs relatives des occupations immdiatem5t /imules p> les plus *]s intrts pratiques de l'homme civilis1 aspirant surt\t dsormais l'aisance et l'indp5dance1 qui ds lors ont t5du de plus en plus dev5ir p>t\t la rcomp5se presque assure d'une sage application au travail4 ,quant l'influ5ce habituelle de l'in/9ct social sur l'in/9ct p]sonnel1 qui con/itue le second attribut ess5tiel de l'humanit1 elle a t c]ta9em5t augm5te1 au mo9s virtuellem5t1 dans l'exi/5ce indu/rielle des mod]nes1 enf9 dev5ue directem5t compatible avec une bi5veillance vraim5t univ]selle1 puisque *acun peut y considr] rellem5t ses oprations j\rnalires comme immdiatem5t de/9es l'utilit commune autant qu' son propre avantage2 t&is que l'anci5 mode d'exi/5ce dveloppait ncessairem5t les passions ha9euses1 au milieu mme du plus noble dv\em5t4 la vrit1 le rtrcissem5t m5tal inhr5t une excessive spcialisation du travail1 et la /imulation de l'gsme p> la proccupation trop exclusive des intrts privs1 ont directem5t t5du jusqu'ici neutralis] beauc\p ces heureuses proprits intellectuelles et morales3 mais1 en ce qu'ils (fr5t auj\rd'hui d'exorbitant1 ces graves inconvni5s naturels propres l'essor indu/riel ti5n5t surt\t ce qu'il n'a pu tre encore que simplem5t spontan1 sans avoir conv5ablem5t reu la sy/matisation rationnelle qui lui app>ti5t1 comme l'tablira la suite de notre apprciation hi/orique4 ,l'oubli d'une telle lacune fait s\v5t tomb] dans une gr&e inju/ice involontaire les p>tisans spculatifs de l'activit militaire1 dont les inconte/ables qualits sociales doiv5t tre ess5tiellem5t attribues la puissante organisation si longtemps labore p\r elle1 et dont l'quival5t indu/riel n'exi/e encore aucunem5t4 ,qu'e/-ce primitivem5t1 en effet1 que l'ardeur gu]rire1 considre isolm5t de t\te discipl9e morale1 et ab/raction faite de t\te de/9ation sociale8 ,ri5 autre *ose1 au fond1 qu'une comb9aison spontane de l'av]sion naturelle du travail avec l'in/9ct d'une dom9ation brutale2 d'o il rsulte habituellem5t une impulsion plus nuisible1 et non mo9s ignoble1 que celle tant repro*e aux cupidits indu/rielles4 ,a9si les imm5ses s]vices communm5t retirs de la rgul>isation conv5able d'un tel mobile1 p> cela seul que1 *ez les mo9dres ag5s1 il a t pr(ondm5t inve/i d'un c>actre habituel d'utilit publique1 devrai5t conduire p5s] aussi que1 *ez les mod]nes1 un mobile plus utile et non mo9s actif s]ait p>eillem5t susceptible de voir suffisamm5t attnus1 s\s une sage sy/matisation p]man5te1 les vices spciaux qui altr5t si gravem5t auj\rd'hui son efficacit intellectuelle et morale1 presque entirem5t ab&onne jusqu'ici l'aveugle direction des t5dances prives1 comme je l'expliqu]ai ultrieurem5t4 ,mais cette lacune fondam5tale n'a pas cep5dant emp*1 depuis le moy5-ge1 de con/at] rellem5t1 un c]ta9 degr1 l'aptitude croissante de la vie indu/rielle provoqu] spontanm5t1 mme *ez les d]ni]s rangs de la socit europenne1 un essor m5tal et sympa?ique qui n'y p\vait aup>avant tre beauc\p prs autant dvelopp4 ,quant l'influ5ce lm5taire de cette gr&e trans=mation sur les relations dome/iques1 elle a d'abord t imm5se en ce s5s que les d\ces motions de la famille sont a9si dev5ues enf9 communm5t accessibles la classe la plus nombreuse1 qui n'y p\vait jusque alors prt5dre que d'une manire trs prcaire et =t insuffisante1 mme aprs l'inconte/able amlioration dt]m9e1 s\s ce rapport1 au db du moy5-ge1 p> la sub/itution gnrale du s]vage l'esclavage4 ,c'e/ donc l seulem5t qu'a pu comm5c] la ple9e manife/ation directe de la de/9ation f9ale de presque t\s les hommes civiliss une vie pr9cipalem5t dome/ique1 qui1 au contraire1 *ez les anci5s1 avait t1 d'une "p1 radicalem5t int]dite aux esclaves1 et1 d'ailleurs peu gte mme de la ca/e libre1 habituellem5t entrane p> les bruyantes motions de la place publique et des *amps de bataille4 ,on voit1 en second lieu1 que le n\veau mode d'exi/5ce a naturellem5t amlior le d\ble c>actre ess5tiel des relations de famille1 soit en y assimilant davantage les occupations ord9aires des deux sexes1 jusque alors trop discordantes p\r comport] des murs suffisamm5t communes1 soit aussi en y dim9uant l'antique dp5dance trop absolue des enfants env]s les p>5ts4 ,s\s l'un et l'autre aspect1 il e/ clair que la t5dance spontane des habitudes indu/rielles a directem5t conc\ru avec l'action sy/matique de la morale ca?olique1 laquelle un en?\siasme irrfl*i a quelquefois attribu a9si d'heureux effets qui en tai5t rellem5t indp5dans1 quoique1 de nos j\rs1 la mprise soit bi5 plus s\v5t inv]se1 p> suite d'une irrationnelle antipa?ie4 ,t\tefois1 ce d\ble titre1 il e/ d'ailleurs inconte/able que le dfaut radical de sy/matisation indu/rielle a beauc\p neutralis jusqu'ici1 comme s\s les rapports ci-dessus apprcis1 les proprits virtuelles d'une semblable trans=mation sociale1 que ses dtracteurs spculatifs ont pu mme accus]1 d'une manire spcieuse1 de t5dre1 au contraire1 l'intime dissolution des li5s dome/iques1 d'ailleurs rve aussi p> quelques-uns de ses plus aveugles prneurs4 ,on p\rrait cra9dre1 p> exemple1 quant la relation pr9cipale1 qu'un essor indu/riel dsordonn ne dt f9alem5t altr] l'indisp5sable subord9ation des sexes1 en procurant habituellem5t aux femmes une exi/5ce trop indp5dante1 si une apprciation mieux appr(ondie ne reprs5tait une telle influ5ce comme tant ncessairem5t plus que comp5se p> une t5dance populaire1 bi5 plus n]gique et plus con/ante1 faire pass]1 au contraire1 *ez les hommes beauc\p de pr(essions d'abord ex]ces p> les femmes1 de faon rduire de plus en plus celles-ci leur de/9ation m9emm5t dome/ique1 en ne leur laissant gure que les c>rires ple9em5t compatibles avec elle1 suivant la m>*e fondam5tale de l'volution huma9e cet g>d1 directem5t c>actrise au c9quante-quatrime *apitre4 ,aprs avoir suffisamm5t indiqu la raction lm5taire de l'affran*issem5t indu/riel1 d'abord sur l'amlioration individuelle du c>actre huma91 et ensuite sur le p]fectionnem5t de la con/itution dome/ique1 il n\s re/e surt\t considr] ab/raitem5t ses proprits directem5t sociales1 suivant leur gnralit croissante1 af9 que son univ]selle efficacit p\r prp>] spontanm5t la rgnration temporelle des socits mod]nes puisse tre ensuite conv5ablem5t apprcie1 p>tir de l're dcisive prcdemm5t dt]m9e4 ,il e/ d'abord vid5t que l'volution indu/rielle a ncessairem5t t5du complt]1 *ez les mod]nes1 l'irrvocable abolition du rgime des ca/es1 en in/ituant1 env]s l'antique asc5dant de la naissance1 la rivalit progressive de la ri*esse acquise p> le travail4 ,n\s avons reconnu1 dans le volume prcd5t1 comm5t l'organisme ca?olique avait1 au moy5-ge1 dignem5t comm5c cet branlem5t dcisif1 p> cela seul qu'il avait radicalem5t supprim l'hrdit du sac]doce1 et fond la hir>*ie spirituelle sur le pr9cipe de la capacit4 ,or1 le m\vem5t indu/riel e/ v5u ensuite ralis] aussi1 sa manire1 jusque p\r les mo9dres fonctions sociales1 une trans=mation quival5te celle a9si imprime aux plus m95tes4 ,cette influ5ce n'a pu tre ess5tiellem5t neutralise p> ce qui a d subsi/] de la t5dance naturelle l'hrdit des pr(essions1 qui1 malgr son dcroissem5t cont9u1 se f]a ncessairem5t t\j\rs s5tir un degr quelconque1 mais dont l'insuffisante opposition devait ds lors cd] de plus en plus1 d'une "p1 p>mi les classes infrieures de la n\velle hir>*ie1 l'essor cont9u de ce mme in/9ct d'amlioration univ]selle qui avait dt]m9 l'mancipation primordiale1 et1 d'une autre "p1 dans les premi]s rangs1 l'impossibilit si connue de cons]v] *ez les mmes familles les gr&es =tunes comm]ciales ou manufacturires4 ,si l'on comb9e une telle proprit avec la spcialisation croissante des occupations huma9es1 non mo9s inhr5te la vie indu/rielle1 on p\rra concevoir l'action p]man5te de la civilisation mod]ne p\r p]fectionn]1 p> les seules voies temporelles1 l'ensemble du classem5t social1 en comportant dsormais une plus exacte h>monie j\rnalire entre les aptitudes et les de/9ations4 ,en mme temps1 il n'e/ pas d\teux que la liaison normale de l'intrt priv l'intrt public a t ds lors directem5t p]fectionne p> l'influ5ce cont9ue de cette m]veilleuse conomie in/9ctive des socits actuelles1 qu'on admir]ait sans d\te pr(ondm5t si1 au lieu d'y tre habituellem5t plong1 on l'envisageait seulem5t dans la lo9ta9e p]spective d'une romanesque utopie1 o l'on v]rait1 ab/raction faite du mobile1 *aque individu con/amm5t appliqu1 avec la plus active sollicitude1 imag9] et ralis] de n\velles manires de s]vir la communaut2 les mo9dres oprations prives t5dant a9si s'anoblir de plus en plus en acqurant spontanm5t le c>actre de fonctions publiques1 sans qu'on puisse dsormais tablir nettem5t une ligne gnrale de dm>cation entre les unes et les autres1 jadis si pr(ondm5t sp>es4 ,quelle que soit encore1 t\s g>ds1 la pr(onde imp]fection d'un tel ordre1 d'aprs son dfaut radical de sy/matisation rationnelle1 la conv5able apprciation de ces rsultats usuels e/ bi5 propre faire s5tir l'absurdit hi/orique de ces dclamations illusoires sur la ri*esse et sur le luxe1 qui1 *ez tant de prt5dus philosophes ou morali/es mod]nes1 ne sont surt\t qu'un va9 ret5tissem5t scola/ique des fausses notions sociales que notre vicieuse ducation puise encore exclusivem5t dans le type antique4 la vrit1 t\s ces heureux rsultats driv5t ess5tiellem5t de calculs p]sonnels1 o ne se manife/e que trop l'action primitive des in/9cts de ruse et de cupidit propres des esclaves mancips3 mais on peut assur]1 cet g>d1 que t\tes les rcrim9ations relles qui ne se rapport]ai5t po9t l'abs5ce actuelle de rgul>isation gnrale re/]ai5t purem5t relatives l'inv9cible dfectuosit de la nature huma9e1 o la prpondrance habituelle des impulsions individuelles ne laisse1 cet g>d1 d'autre v>iation possible que celle d'un mobile priv plus ou mo9s accessible aux inspirations de l'in/9ct social3 or1 l'am\r du pillage s]ait-il donc plus moral1 ou mme plus noble1 que l'am\r du ga98 ,quant l'influ5ce ab/raite de l'volution indu/rielle sur le c>actre ess5tiel des transactions sociales1 il s]ait sup]flu de faire spcialem5t ressortir sa t5dance pratique faire graduellem5t prvaloir le pr9cipe de la conciliation des intrts1 sur l'esprit1 d'abord ho/ile1 ensuite litigieux1 qui dom9ait jusque alors dans les oprations prives4 ,la lgislation indp5dante et spontane qui1 au moy5-ge1 devait app>t5ir aux communauts indu/rielles1 quoiqu'elle ait d ensuite disp>atre ess5tiellem5t1 comme je l'expliqu]ai ci-dess\s1 p\r p]mettre la =mation des gr&es units politiques1 n\s a laiss un prcieux tmoignage p]man5t de cette disposition primitive p> l'heureuse in/itution des rglem5s et des tribunaux de comm]ce1 d'abord labore s\s les sages inspirations des ngocians ansatiques1 et dont la m>*e j\rnalire n\s (fre un contra/e si dcisif avec celle des autres juridictions1 malgr que l'int]v5tion ultrieure des lgi/es y ait c]ta9em5t t5du altr] beauc\p ses qualits primordiales4 ,je crois devoir insi/] davantage sur l'indication sommaire d'un autre attribut lm5taire de l'esprit indu/riel1 considr1 s\s un aspect beauc\p mo9s s5ti et encore plus capital1 relativem5t son mode habituel de discipl9e sociale4 ,d'aprs l'av]sion primitive de l'homme p\r la vie laborieuse1 on et1 sans d\te1 difficilem5t prvu que le dsir d'un travail p]man5t con/itu]ait un j\r le pr9cipal vu ord9aire de la majorit des hommes libres1 tellem5t que la concession ou le refus du travail y devi5drait la base usuelle de l'action discipl9aire1 prv5tive ou mme co]citive1 indisp5sable l'conomie gnrale1 en c>tant de plus en plus t\t usage direct de la =ce proprem5t dite4 ,cette n\velle t5dance1 si videmm5t propre aux socits indu/rielles1 a sans d\te beso91 comme t\tes celles prcdemm5t signales1 et mme un plus haut degr1 d'tre enf9 conv5ablem5t rgul>ise3 mais son influ5ce croissante n'en a pas mo9s dj ralis1 depuis le moy5-ge1 une notable amlioration univ]selle1 dont l'importance s]a dignem5t apprcie p> quiconque v\dra1 s\s ce rapport1 judicieusem5t comp>] le pr9cipe indu/riel au pr9cipe militaire1 o la d\leur et la mort sanctionn5t f9alem5t t\te subord9ation4 ,dans les abus mme les plus dplorables que puisse eng5dr] un vicieux asc5dant de la ri*esse1 lorsqu'il sembl]ait que cette trans=mation s'e/ rduite1 p\r a9si dire1 remplac] le droit de tu] p> celui d'emp*] l'exi/5ce1 on p\rrait encore con/at] que le despotisme indu/riel se montre ncessairem5t mo9s oppressif et plus indirect que le despotisme militaire1 de manire comport] beauc\p plus de moy5s de l'ad\cir ou de l'lud]2 outre qu'un s5tim5t plus net et plus actif du beso9 rciproque de coopration1 a9si que des murs plus conciliantes1 doiv5t loign] davantage d'aussi extrmes conflits4 ,enf91 si l'on envisage l'action lm5taire de l'volution indu/rielle p\r modifi] les plus va/es relations sociales1 il s]ait assurm5t inutile d'insi/] ici sur sa t5dance fondam5tale1 dj si prononce au moy5-ge1 li] directem5t t\s les peuples1 malgr les div]ses causes quelconques1 mme religieuses1 d'antipa?ie nationale4 ,non-seulem5t l'abs5ce si regrettable de t\te vraie sy/matisation progressive n'a pu neutralis] jusqu'ici l'n]gie spontane de cet in/9ct c>actri/ique3 mais sa manife/ation cont9ue a mme surmont les ef=ts les plus actifs d'une puissante sy/matisation rtrograde2 comme le montre surt\t l'exemple de l',anglet]re1 o l'esprit d'gsme national habilem5t /imul n'a pu p>v5ir1 dans les cas mme le plus favorables son influ5ce1 cont5ir entirem5t1 env]s les nations rivales1 l'essor j\rnali] des dispositions pacifiques inhr5tes l'exi/5ce temporelle des socits mod]nes4 ,quelles qu'ai5t d tre les proprits primitives de l'esprit militaire p\r l'ext5sion graduelle des associations huma9es1 comme je l'ai soigneusem5t expliqu1 il e/ clair que sa puissance e/1 cet g>d1 ncessairem5t limite1 et qu'elle avait ess5tiellem5t puis t\t le dveloppem5t dont elle tait susceptible1 s\s le rgime initial qui1 ds le moy5-ge1 a graduellem5t t5du v]s son entire et irrvocable abolition1 p\r laiss] agir dsormais1 dans l'esprit indu/riel conv5ablem5t sy/matis1 une aptitude exclusive p]mettre enf9 l'assimilation totale de l'humanit4 ,cette sommaire apprciation des pr9cipaux attributs lm5taires du n\veau moteur temporel1 tait indisp5sable ici af9 de c>actris] nettem5t le pr(ond *angem5t que sa prpondrance croissante a d graduellem5t imprim] au mode primordial de sociabilit4 ,en repr5ant ma9t5ant le c\rs direct de notre laboration hi/orique1 p\r analys]1 p>tir du ,x,i,ve sicle1 l'essor cont9u de la puissance indu/rielle1 n\s devons d'abord exactem5t dt]m9] l'ensemble de sa position ncessaire env]s les anci5s p\voirs sociaux1 et la direction correspondante de son dveloppem5t ultrieur4 ,dans t\t ce m\vem5t lm5taire de recomposition temporelle1 n\s devrons dsormais considr] ess5tiellem5t l'indu/rie urba9e1 qui en e/ re/e jusqu'ici le pr9cipal sige1 p> une consqu5ce plus loigne des mmes diffr5ces fondam5tales ci-dessus signales p\r expliqu] d'abord l'mancipation plus t>dive de l'indu/rie rurale1 dont l'volution sociale e/ encore si arrire4 ,la politique spontane que l'heureux in/9ct des classes laborieuses leur a presque t\j\rs inspire1 ds leur ple9 affran*issem5t au moy5-ge1 a t surt\t di/+ue1 sauf les dviations passagres ou locales1 p> ces deux attributs p]man5ts1 suite ncessaire de la situation gnrale3 elle a eu p\r c>actre propre la spcialit1 et p\r condition indisp5sable la lib]t2 c'e/--dire que l'ambition prpondrante des n\velles =ces a t conc5tre v]s leur dveloppem5t indu/riel1 en s'ab/5ant de pr5dre rellem5t1 la haute ge/ion des affaires publiques1 aucune autre "p ord9aire que celle qui se ratta*ait une telle de/9ation1 dont l'accomplissem5t ne p\vait alors faire natre d'autre gr& beso9 politique que celui d'un essor suffisamm5t libre des facults indu/rielles4 ,c'e/1 en effet1 comme seule g>antie efficace de cette lib]t lm5taire1 dans l'tat social propre au moy5-ge1 que l'indp5dance primitive des communauts urba9es cons]va si longtemps une importance vraim5t fondam5tale1 malgr les graves ab]rations qu'elle p\vait suscit]4 ,il faut attribu] aussi la mme de/9ation ess5tielle l'exi/5ce1 d'abord si tutlaire1 quoique ultrieurem5t oppressive1 de ces corporations plus spciales qui1 dans *aque communaut urba9e1 unissai5t plus p>ticulirem5t les citoy5s de *aque pr(ession1 et sans lesquelles la scurit du travail individuel et t alors si s\v5t compromise1 outre leur utile influ5ce morale1 plus prolonge1 p\r second] l'intime dveloppem5t des murs indu/rielles1 en conc\rant prv5ir l'incon/ance naturelle qui p\vait p\ss] des *angem5s de c>rire trop dsordonns1 surt\t en un temps o le n\veau mode d'exi/5ce n'avait pu tre encore suffisamm5t apprci4 ,telle e/ la vritable orig9e gnrale de la passion c>actri/ique des mod]nes p\r cette lib]t univ]selle et cont9ue1 suite naturelle et complm5t ncessaire de l'mancipation p]sonnelle1 af9 d'assur] *acun l'essor conv5able de son activit normale3 l'in/9ct vulgaire l'a ord9airem5t mieux apprcie jusqu'ici que la raison spculative1 qui1 p> un vicieux rappro*em5t1 s'ef=ait t\j\rs de la subordonn] cette lib]t politique p>ticulire aux anci5s1 o l'esclavage des travailleurs con/ituait l'indisp5sable condition d'une turbul5te p>ticipation de la ca/e gu]rire la direction j\rnalire de ses affaires communes4 ,or1 l'esprit fodal tait videmm5t trs favorable la satisfaction spontane de ce beso9 capital1 qui ne p\vait d'abord donn] lieu aucun conflit habituel4 ,qu& l'lan indu/riel a pu a9si comm5c]1 ses rsultats naturels ont ensuite graduellem5t dvelopp1 env]s les div]s p\voirs prpondrans1 un moy5 d'action de plus en plus irrsi/ible1 p> l'entranem5t involontaire des ennemis les plus sy/matiques de l'indu/rie mod]ne v]s les n\velles j\issances1 de commodit et surt\t de vanit1 inhr5tes son c\rs p]man5t4 ,ce n'e/ pas seulem5t de nos j\rs que1 *ez les classes les plus opposes aux suites sociales de l'volution indu/rielle1 les plus op9itres cons]vateurs n'ont pu cep5dant se rsign] r5onc] aux satisfactions prives qu'elle procure habituellem5t1 et dont la d\ce influ5ce j\rnalire t\ffe spontanm5t *aque g]me srieux de raction rtrograde3 une p>eille inconsqu5ce1 et une semblable div]sion1 ont c]ta9em5t exi/ aussi1 quoique un mo9dre degr1 aux temps mme les plus rappro*s de l'affran*issem5t primordial1 dont les gr&s effets ultrieurs ne p\vai5t d'ailleurs tre nullem5t prvus4 ,a9si1 la politique initiale des classes laborieuses1 p> cela mme qu'elle tait exclusivem5t indu/rielle1 reposait sur une base c]ta9e et 9branlable3 sa sagesse in/9ctive tait1 en ralit1 bi5 suprieure celle des plans pniblem5t conu alors p> tant d'ambitieux spculatifs qui s'ef=ai5t1 au contraire1 de provoqu]1 au se9 des villes1 une activit pr9cipalem5t politique1 qui et dt\rn leurs travaux naissans1 et attir sur elles l'unanime rprobation des p\voirs prpondrans4 ,on doit donc1 contre l'op9ion commune1 reg>d] comme m9emm5t salutaire au vritable essor social du n\vel lm5t temporel la compression gnrale que l'ensemble du rgime militaire et ?ologique ex]ait d'abord ncessairem5t sur lui1 p\rvu que1 suivant l'influ5ce la plus ord9aire1 ce fre9 fondam5tal1 assez puissant p\r ma9t5ir les =ces n\velles en tat de subalt]nit politique1 ne pt acqurir une int5sit susceptible d'entrav] leur dveloppem5t spcial4 ,cette situation naturelle1 dont la dure indf9ie et t sans d\te =t dsa/reuse1 et d'ailleurs heureusem5t impossible1 tait1 l'orig9e1 tellem5t indisp5sable l'intime laboration des murs indu/rielles1 que lorsque des circon/ances exceptionnelles ont emp* une telle rsi/ance de dev5ir suffisamm5t puissante1 l'essor indu/riel en a t pr(ondm5t tr\bl1 p> son dplorable mlange avec une t5dance vraim5t rtrograde v]s le sy/me de dom9ation gu]rire1 le seul qui pt encore satisfaire la va9e ambition politique des cits trop indp5dantes1 en un temps si vois9 de l'entire prpondrance temporelle des murs militaires4 ,une semblable ncessit a t surt\t tri/em5t m>que dans les fune/es animosits mutuelles et dans les cruelles agitations inte/9es p> lesquelles la plup>t des villes itali5nes1 sauf la sage ,v5ise1 o avait pu prvaloir bi5tt une heureuse comb9aison1 comp5sr5t si d\l\reusem5t1 au ,x,i,i,ie et au ,x,i,ve sicle1 les avantages primitifs que leur prcoce mancipation avait retirs d'une mo9dre compression politique1 jusqu' ce que leur orageuse indp5dance et p>t\t ab\ti la suprmatie d'une famille locale1 d'abord fodale en ,lomb>die1 ensuite indu/rielle en ,toscane4 ,on voit aussi que les pr9cipales villes suisses dur5t plus t>d une cause semblable les abus c>actri/iques inhr5s leur dom9ation trop oppressive sur les campagnes environnantes1 qui semblai5t n'avoir fait que *ang] de matres4 ,s\s ce rapport capital1 les cits ansatiques1 quoique places1 comme celles de l',italie1 dans un milieu trop peu conc5tr1 avai5t une situation beauc\p plus favorable2 et1 en effet1 raison mme des ob/acles naturellem5t apports leur essor politique1 elles *appr5t heureusem5t ces /riles p]turbations de la vie indu/rielle1 qui s'y dveloppa aussi purem5t1 et nanmo9s plus rapidem5t1 qu'au se9 des gr&es organisations fodales1 comme celles de la ,france et de l',anglet]re4 ,c'e/ a9si que1 dans l'ensemble de l'occid5t europen1 les entraves gnrales que le rgime correspondant semble avoir d'abord prs5tes au n\vel lm5t temporel con/ituai5t1 en ralit1 l'orig9e1 des conditions ess5tiellem5t propres son volution normale4 ,si1 au db de ce *apitre1 j'ai p>u atta*]1 p\r la dt]m9ation de l'poque initiale1 une haute importance l'admission primitive des classes laborieuses dans les div]ses assembles nationales1 ce n'e/ po9t raison de l'influ5ce1 trs peu pr(onde en effet1 qu'une telle lvation politique put ex]c] immdiatem5t sur leur propre essor social2 c'e/ surt\t comme (frant un irrcusable symptme de la puissance univ]selle qu'elles avai5t dj acquise4 ,aprs avoir a9si apprci la situation primitive de l'lm5t indu/riel env]s l'ensemble de l'anci5 organisme1 il convi5t aussi de c>actris] sommairem5t sa relation spciale avec *acun des pr9cipaux p\voirs correspondants4 ,quant la puissance ca?olique1 il e/ vid5t que l'essor indu/riel devait alors y recevoir un accueil p>ticulirem5t favorable1 p> sa d\ble con=mit spontane1 soit avec l'esprit gnral de la con/itution spirituelle1 soit avec les beso9s propres de la =ce ecclsia/ique dans son antagonisme politique1 comme je l'ai prcdemm5t indiqu4 ,mais il importe de not] ici que cette utile conv]g5ce1 d'abord inhr5te la vraie de/9ation sociale du p\voir spirituel1 y tait1 ds l'orig9e1 notablem5t altre p> d'9vitables oppositions t5ant cette nature malheureusem5t ?ologique de la philosophie correspondante1 que n\s avons dj vue tant neutralis]1 d'autres g>ds1 les attributs ess5tiels du g\v]nem5t moral4 ,cette re/riction ne se rapporte po9t mme la t5dance anti-?ologique ncessairem5t propre l'indu/rie conv5ablem5t dveloppe1 qu& elle a enf9 l>gem5t manife/ son vrai c>actre philosophique p> une gr&e action p]man5te de l'humanit sur le monde extrieur1 comme je l'ai indiqu1 en pr9cipe1 au d]ni] *apitre du tome quatrime3 ce conflit ncessaire n'a pu se faire s5tir qu'en un temps trop po/rieur p\r devoir tre ma9t5ant considr4 ,ab/raction faite de cette opposition radicale1 qui s]a ensuite apprcie1 je dois dj signal] ici le contra/e fondam5tal que l'essor unanime d'une ard5te activit indu/rielle ne p\vait manqu] d'(frir bi5tt avec l'exclusive proccupation *rti5ne du salut t]nel1 ncessairem5t impose p> la doctr9e religieuse1 dont l'inaptitude pratique dirig] la n\velle exi/5ce des populations civilises devait a9si dev5ir de plus en plus s5sible4 ,l'esprit absolu1 et p> suite immobile1 9vitablem5t propre une telle doctr9e1 ne p\vait d'ailleurs lui p]mettre1 sans se dnatur]1 aucune modification morale conv5able une situation sociale qui n'avait pu tre suffisamm5t prvue dans l'laboration primordiale du ca?olicisme1 ds lors rduit n'y int]v5ir que p> des prescriptions trop vagues et trop imp>faites1 s\v5t mme assez incompatibles avec la ralit p\r dev5ir directem5t contraires aux plus vid5tes conditions normales de la vie indu/rielle4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que1 ds l'orig9e1 les irrationnelles dclamations du cl]g contre l'intrt des capitaux1 quoique ayant pu d'abord tempr] une ignoble cupidit1 n'ont pas t>d dev5ir d\blem5t nuisibles aux oprations indu/rielles1 soit en y entravant d'indisp5sables transactions1 soit en y provoquant indirectem5t d'exorbitantes extorsions4 ,ne ft-ce qu' ce titre1 il e/ vid5t que l'esprit indu/riel devait promptem5t se tr\v]1 dans la pratique1 en conflit habituel avec l'esprit ca?olique1 qui1 mme auj\rd'hui1 n'a pu encore p>v5ir1 malgr tant de laborieuses spculations ?ologiques1 tablir aucune ?orie unanime du prt intrt1 au sujet duquel il a donc fallu que l'indu/rie mod]ne se tr\vt con/itue en j\rnalire contrav5tion *rti5ne1 de manire con/at] hautem5t l'insuffisance pratique d'une morale religieuse inaccessible aux plus irrcusables inspirations de la sagesse vulgaire4 ,un tel ordre de considrations explique aism5t p\rquoi les classes laborieuses1 t\t en accueillant avec respect l'utile int]v5tion du cl]g dans leurs affaires gnrales1 devai5t pr\v] cep5dant une prdilection in/9ctive env]s les div]s lm5s du p\voir temporel1 d'o leur paisible activit cont9ue ne p\vait cra9dre ord9airem5t aucune grave opposition sy/matique4 ,malgr l'9vitable rivalit sociale qui devait ultrieurem5t surgir entre l'ari/ocratie indu/rielle et l'ari/ocratie nobiliaire1 aprs que celle-ci eut suffisamm5t p]du la supriorit militaire qui la c>actrisait1 il e/ clair que1 longtemps trop subalt]nes p\r os] t5t] une telle concurr5ce1 mme la faveur des plus gr&es ri*esses1 les travailleurs devai5t d'abord1 en gnral1 considr] surt\t les nobles1 soit comme (frant1 p> leur luxe1 un indisp5sable /imulant la production j\rnalire1 soit aussi comme con/ituant1 p> la supriorit naturelle de leur ducation morale1 les meilleurs types du p]fectionnem5t individuel4 ,s\s l'un et l'autre aspect1 il n'e/ pas d\teux que les murs fodales1 mme ab/raction faite de l'utilit propre leur mission gu]rire1 ont ex]c p5dant plusieurs sicles une heureuse influ5ce sur le dveloppem5t fondam5tal de l'indu/rie mod]ne4 ,la production directe des objets de/9s au plus gr& nombre n'a pu con/itu] que beauc\p plus t>d un alim5t suffisant l'activit comm]ciale ou manufacturire2 et1 quoique1 de nos j\rs1 ce progrs soit enf9 heureusem5t accompli1 il n'altre encore que trop r>em5t la t5dance naturelle des amliorations indu/rielles s'adress] d'abord aux =tunes suprieures1 jusque dans les cas o leur pr9cipale ext5sion dp5d davantage d'une entire vulg>isation ultrieure4 ,p>eillem5t1 s\s le second po9t de vue1 il e/ clair que la supriorit sociale et la ri*esse hrditaire devai5t ord9airem5t t5dre entret5ir1 *ez les classes fodales1 une gnralit de vues et une gnrosit de s5tim5s1 difficilem5t compatibles avec la proccupation spciale d'une laborieuse conomie1 et qui devai5t naturellem5t p>atre1 aux classes indu/rielles1 de dignes sujets d'imitation4 ce d\ble titre1 les gr&es =tunes patrimoniales con/itu]ont c]ta9em5t t\j\rs1 mme aprs la plus sage rgnration sociale1 la s\rce d'une influ5ce considrable1 qui1 dignem5t sy/matise1 e/ susceptible d'ailleurs des plus heureux rsultats p\r l'amlioration univ]selle de la condition huma9e3 qu'on juge donc quelle devait tre leur importance en des temps si vois9s du premi] essor indu/riel6 ,mais1 quelque avantageuses que puss5t tre1 en gnral1 les relations normales des classes laborieuses avec l'lm5t local de l'anci5 organisme temporel1 jusqu' l'avnem5t ultrieur d'une rivalit plus ou mo9s directe1 on conoit encore mieux que leurs pr9cipales sympa?ies sociales devai5t presque t\j\rs se t\rn] avec prdilection v]s l'lm5t c5tral1 mme indp5damm5t des motifs spciaux de solid>it politique qui1 dans le cas le plus frqu5t1 devai5t leur faire prfr] la royaut la noblesse4 ,c>1 *ez le p\voir royal1 l'indu/rie tr\vait alors videmm5t ralises au plus haut degr les conditions prcd5tes de son aff9it primitive p\r la puissance fodale1 et spontanm5t dp\illes1 de "p et d'autre1 en v]tu d'une lvation suprieure1 de t\te s\rce habituelle de graves collisions2 sauf les *>ges pcuniaires1 qui ne p\vai5t d'abord p>atre =t onreuses des populations judicieusem5t disposes1 p> un long usage antrieur1 reg>d] comme m9emm5t favorable la facult de conv]tir a9si leurs div]s emb>ras sociaux4 ,aussi cette prdilection spciale env]s la royaut s'e/-elle fait s5tir l mme o les classes indu/rielles1 comme je l'expliqu]ai ci-dess\s1 ont t exceptionnellem5t conduites se ligu] contre elle avec la noblesse1 surt\t en ,anglet]re1 o une telle t5dance p]man5te a beauc\p ral5ti la dcad5ce naturelle du p\voir royal4 ,telle tait donc1 en gnral1 au ,x,i,ve sicle1 la situation fondam5tale du n\vel lm5t temporel1 soit relativem5t l'ensemble de l'anci5 organisme europen1 soit l'g>d de ses div]ses bran*es pr9cipales4 ,la politique spciale qui en rsultait spontanm5t p\r les classes laborieuses se tr\va d'abord1 dans les pays les plus prcoces1 et surt\t en ,italie1 s\s la direction naturelle des influ5ces1 ecclsia/ique ou nobiliaire1 qui avai5t t disposes ou contra9tes s'incorpor] suffisamm5t aux communauts indu/rielles1 o l'on di/+ue alors1 d'une manire si clatante1 la haute int]v5tion primitive1 ord9airem5t si heureuse1 des n\veaux ordres religieux1 et ensuite l'importance plus durable de quelques gr&es familles fodales1 habilem5t rsignes fond] leur agr&issem5t sur une p>eille assimilation4 ,mais1 sans cess] totalem5t de subir l'action p]man5te de ces deux lm5s trang]s1 les intrts sociaux de l'indu/rie dur5t spontanm5t tomb] peu peu s\s l'uni=me direction des lgi/es1 d'autant plus exclusive que les cits tai5t plus indp5dantes1 p> suite d'une incorporation beauc\p plus complte2 si nettem5t m>que1 p> exemple1 dans cette curieuse classification indu/rielle qui =mait la base de la con/itution flor5t9e1 o les avocats et les notaires figurai5t la tte de ce qu'on y nommait les gr&s arts4 ,on conoit aism5t1 en effet1 l'asc5dant famili] qu'avait d spontanm5t acqurir1 *ez de telles populations1 une classe dont les intrts tai5t alors1 quoique radicalem5t htrognes1 intimem5t unis aux leurs1 et qui seule y p\vait possd] l'habitude normale d'une c]ta9e gnralit dans les conceptions sociales4 ,c'e/ a9si que les lgi/es1 dj naturellem5t inve/is1 suivant les explications du *apitre prcd5t1 de la direction temporelle du m\vem5t de dcomposition1 ont p>eillem5t obt5u d'ord9aire la pr9cipale influ5ce dans la p>tie correspondante de la progression organique2 de manire re/] encore1 beauc\p d'g>ds1 s\s l'un et l'autre aspect1 les dplorables *efs de l'ensemble du m\vem5t politique actuel4 ,quelque dsa/reuse qu'ait d ensuite dev5ir leur influ5ce politique1 il ne faut pas oubli] que1 cette poque initiale1 elle n'tait pas mo9s indisp5sable qu'9vitable1 aussi bi5 p\r la progression organique que n\s l'avons dj reconnu p\r la progression critique3 puisque1 malgr les vices p]man5s qui lui sont propres1 cette classe tait alors seule capable1 d'ord9aire1 de discut] suffisamm5t avec les anci5s p\voirs les intrts gnraux de la politique indu/rielle2 en mme temps1 les classes laborieuses p\vai5t a9si dvelopp] plus librem5t leur activit c>actri/ique1 dont une va9e agitation politique et alors gravem5t tr\bl l'essor spontan1 pr9cipale base ultrieure de leur asc5dant social4 ,ayant dsormais suffisamm5t analys1 quant l'volution fondam5tale du n\vel lm5t temporel1 d'abord son orig9e ess5tielle1 ensuite son c>actre propre1 et enf9 sa situation gnrale env]s le milieu politique correspondant1 il ne n\s re/e plus ici1 p\r complt] cette apprciation hi/orique du pr9cipal moteur des socits mod]nes1 qu' y c>actris] sommairem5t son dveloppem5t univ]sel p5dant la mmorable priode des c9q sicles qui ont suivi son essor initial1 selon la m>*e indique au db de ce *apitre4 ,en tudiant1 dans la leon prcd5te1 le c\rs simultan du m\vem5t rvolutionnaire1 n\s avons t spontanm5t conduits1 sans aucune rsolution antrieure1 et p> la seule t5dance directe de l'ensemble des vnem5s1 p>tag] successivem5t cette gr&e poque prp>atoire en trois phases conscutives1 suivant l'tat plus ou mo9s avanc de la dcomposition politique3 la f9 du ,x,ve sicle s]vant sp>] les temps o la dissolution1 spirituelle et temporelle1 tait surt\t spontane1 de ceux o elle e/ dev5ue graduellem5t sy/matique2 et1 p\r ce d]ni] ge1 le milieu environ du ,x,v,i,ie sicle divisant le rgne direct de la philosophie ngative en critique prote/ante1 purem5t prlim9aire1 et critique di/e1 seule dcisive3 d'o rsult5t f9alem5t trois priodes peu 9gales1 compr5ant peu prs1 la premire six gnrations1 la seconde c9q1 et la d]nire quatre1 du mo9s en arrtant celle-ci1 comme n\s avons d le faire1 au db de la rvolution franaise4 ,or1 la rationnalit fondam5tale d'une telle di/ribution gnrale de notre pass immdiat va ma9t5ant recevoir la plus heureuse et la mo9s quivoque confirmation1 en ce que le mme ordre doit naturellem5t prsid] ici l'exam5 philosophique du m\vem5t lm5taire de recomposition temporelle1 dont les progrs pr9cipaux correspond5t1 en effet1 avec une rem>quable conv]g5ce1 ces div]s degrs ncessaires du m\vem5t de dcomposition4 ,comme cette concordance ess5tielle doit videmm5t rsult]1 priori1 de la connexit naturelle des deux sries1 sa vrification propre devra rciproquem5t r5dre hautem5t inconte/able t\s les bons esprits l'obligation de procd] dsormais t\te sa9e apprciation des temps mod]nes d'aprs la n\velle division que j'ai t conduit a9si tablir1 et qui seule1 j'ose l'assur]1 peut s\t5ir conv5ablem5t l'preuve dcisive d'une suffisante con=mit entre la progression critique et la progression organique1 dont le conc\rs p]man5t con/itue1 mes yeux1 p\r un tel ge1 le vrai crit]ium de la rationnalit hi/orique4 ,la premire phase1 que1 dans la srie ngative1 n\s avons juge1 tant d'g>ds1 la plus capitale1 cons]ve c]ta9em5t la mme supriorit fondam5tale dans notre srie positive1 malgr les prv5tions ord9aires en l'un et l'autre cas4 ,c'e/1 en effet1 p5dant les deux sicles environ relatifs la pr9cipale dcomposition spontane du rgime ca?olique et fodal d'aprs les luttes inte/9es de ses lm5s ess5tiels1 que l'indu/rie a rellem5t comm5c tablir son irrvocable asc5dant lm5taire1 de manire manife/] dj le vrai c>actre pratique de la civilisation mod]ne4 ,on conoit mme aism5t que cette dissolution croissante de l'ordre anci51 et sa t5dance cont9ue v]s la dictature temporelle qui en devait provisoirem5t rsult]1 suivant la ?orie du *apitre prcd5t1 devai5t tre m9emm5t favorables l'volution indu/rielle1 que les div]s p\voirs s'ef=ai5t l'envi de second]1 soit d'aprs une sympa?ie directe1 ess5tiellem5t commune t\s1 p> suite de l'esprit ca?olique et fodal1 si longtemps protecteur de l'indu/rie naissante1 soit en v]tu des motifs politiques qui devai5t plus spcialem5t dispos] l'lm5t temporel1 t5dant alors v]s un asc5dant trs conte/1 se mnag] l'appui de =ces n\velles1 dont la haute importance sociale tait dj ple9em5t irrcusable4 ,en s5s inv]se1 il n'e/ pas d\teux que l'ext5sion et la consolidation de la vie indu/rielle ont alors directem5t comm5c second] activem5t l'intime dissolution naturelle de l'anci5ne con/itution sociale1 en t5dant de plus en plus1 surt\t au se9 des villes1 et p> suite aussi1 quoiqu' un mo9dre degr1 jusque p>mi les campagnes1 ru9] radicalem5t l'antique subord9ation j\rnalire qui lui ratta*ait aup>avant la majorit des classes infrieures4 ,les gr&es cits1 pr9cipal foy]1 en t\t temps1 et surt\t *ez les mod]nes1 de la civilisation huma9e1 comme le rappelle si heureusem5t une tymologie expressive1 remont5t ess5tiellem5t jusqu' cette phase capitale1 avant laquelle l'importance de ,londres1 d',am/]dam1 etc41 et mme de ,p>is1 tait encore si faible4 ,quoique les causes purem5t politiques ai5t d beauc\p influ] sur un tel phnomne1 il e/1 au fond1 pr9cipalem5t rsult1 ds lors comme auj\rd'hui1 de l'essor indu/riel1 qui a surt\t imprim ces div]s c5tres europens ce c>actre fondam5tal de bi5veillante solid>it mutuelle env]s les populations mo9s cond5ses1 si diffr5t du sup]be esprit de dom9ation univ]selle1 propre1 dans l'antiquit1 aux r>es *efs-lieux de l'activit militaire4 ,p>mi les nombreuses in/itutions qui1 cette poque1 tmoign5t videmm5t de la prpondrance naissante de la vie indu/rielle sur la vie militaire1 je dois me born] ici signal] spcialem5t celle qui1 soit comme symptme1 soit comme cause1 fut assurm5t la plus dcisive de t\tes1 l'tablissem5t univ]sel des armes soldes1 d'abord temporaires au db de cette phase1 et p>t\t p]man5tes v]s sa f94 ,j'en ai dj suffisamm5t indiqu1 au *apitre prcd5t1 la haute porte p\r acclr] notablem5t la dissolution spontane de l'anci5 ordre temporel3 n\s ne devons l'envisag] ma9t5ant que relativem5t son influ5ce vraim5t fondam5tale sur le m\vem5t indu/riel4 ,en voyant natre1 en ,italie1 cette gr&e innovation1 au comm5cem5t du ,x,i,ve sicle1 d'abord ,v5ise1 ensuite ,flor5ce1 *acun peut aism5t con/at] son orig9e ess5tiellem5t indu/rielle1 p>eillem5t s5sible aussi dans son ext5sion ultrieure t\t le re/e de notre occid5t1 et qui p>t\t dev5ait une manife/ation non quivoque de l'antipa?ie croissante des n\velles populations p\r les murs militaires1 a9si conc5tres dsormais *ez une m9orit spciale1 dont la proportion n'a pas1 en gnral1 cess de dcrotre1 malgr l'agr&issem5t numrique des armes mod]nes4 ,quant la raction organique d'une telle in/itution suffisamm5t dveloppe1 il e/ clair que sans elle l'essor univ]sel de la vie indu/rielle n'aurait pu dev5ir conv5ablem5t dcisif1 p> le mlange d'habitudes gu]rires qui et cont9u en altr] la pure efficacit morale au se9 des populations europennes4 ,ce prambule tait surt\t indisp5sable p\r que les classes infrieures puss5t enf9 tre irrvocablem5t s\/raites la subord9ation fodale1 et dsormais ple9em5t ratta*es1 comme auj\rd'hui1 aux *efs naturels de leurs travaux j\rnali]s2 t&is que1 d'une autre "p1 l'essor indu/riel t5dait aussi ru9] ess5tiellem5t la gr&e influ5ce populaire que procurait au cl]g son va/e sy/me de *>its publiques1 ds lors de plus en plus secondaire vis--vis des voies n\velles1 non mo9s suprieures en importance qu'en moralit1 que l'indu/rie comm5ait ouvrir spontanm5t l'amlioration univ]selle des conditions temporelles4 ,la d\ble influ5ce a9si ex]ce p\r l'organisation lm5taire du travail europen tait1 cette poque1 d'autant plus assure que la r>et naturelle des ouvri]s1 et spcialem5t de ceux d\s de quelque habilet1 y r5dait leur situation relative bi5 plus favorable que de nos j\rs4 ,en un mot1 s\s quelque aspect indu/riel qu'on tudie cette phase mmorable1 on y tr\v]a clairem5t le premi] g]me social des div]s progrs qui ont ensuite c>actris1 avec tant d'clat1 les deux phases po/rieures4 ,on y voit mme1 ds le db1 l'bau*e primitive1 di/9cte quoique imp>faite1 du vrai sy/me de crdit public1 si ju/em5t reg>d auj\rd'hui comme l'un des pr9cipes fondam5taux de la con/itution indu/rielle1 mais auquel on suppose communm5t une s\rce beauc\p trop rc5te2 c> il remonte c]ta9em5t aux ef=ts de ,flor5ce et de ,v5ise v]s le milieu du ,x,i,ve sicle1 bi5tt suivis de la va/e organisation de la banque de ,gnes1 long-temps avant que la ,holl&e1 et ensuite l',anglet]re1 puss5t acqurir une gr&e importance f9ancire4 ,si1 aprs cette sommaire apprciation de ce que l'essor social de l'indu/rie (fre alors d'ess5tiellem5t uni=me en t\t notre occid5t1 on considre les pr9cipales diffr5ces qui1 s\s ce rapport1 devai5t di/+u] les div]s lm5s gnraux de la rpublique europenne1 on tr\ve encore qu'elles s'accord5t spontanm5t avec celles que le *apitre prcd5t a ple9em5t c>actrises quant au m\vem5t simultan de dcomposition temporelle1 suivant qu'il a t5du v]s l'irrvocable prpondrance du p\voir c5tral ou du p\voir local4 ,on voit1 en effet1 dans cet imm5se conflit dcisif entre la royaut et la noblesse1 l'indu/rie1 p>t\t sollicite des deux cts1 se prononc]1 le plus s\v5t1 d'aprs l'admirable s5tim5t de la situation qui avait jusque alors c>actris sa politique in/9ctive1 p\r celle des deux puissances qui avait t primitivem5t la plus faible1 mais qui devait ensuite obt5ir l'asc5dant f9al1 si utilem5t second p> un tel sec\rs4 ,sans aucun calcul sy/matique1 cette sagesse spontane rsultait videmm5t de la prdilection spciale que les classes laborieuses devai5t graduellem5t concevoir p\r celui des deux p\voirs antagoni/es qui1 raison de son infriorit primordiale1 devait tre le mieux dispos s'assur] leur assi/ance p> des s]vices conv5ables4 ,c'e/ a9si surt\t que1 div]sem5t dt]m9e p> un esprit id5tique1 la =ce indu/rielle1 en ,france1 contracta avec la royaut la plus intime alliance politique2 t&is que1 au contraire1 en ,anglet]re1 elle se ligua contre le trne avec l'ari/ocratie fodale1 malgr la sympa?ie naturelle1 ci-dessus explique1 qui1 l comme en t\t autre milieu1 l'attirait en s5s inv]se4 ,une telle div]sit ne devait recevoir son dveloppem5t actif que s\s les deux autres phases1 o elle a tant conc\ru con/itu] les diffr5ces fondam5tales entre l'indu/rie franaise et l'indu/rie anglaise1 la premire t5dant surt\t une c5tralisation sy/matique1 la seconde des ligues spontanes mais p>tielles1 suivant la propre nature des lm5s fodaux qu'elles *oisir5t p\r contract] cette longue confrat]nit politique4 ,quoique devant a9si me born] ma9t5ant signal] la vritable orig9e hi/orique de ces importans attributs1 je dois d'ailleurs not] ici que1 dans notre srie positive actuelle1 comme dans la srie ngative du *apitre prcd5t1 le cas franais a t ess5tiellem5t normal1 et commun la majeure p>tie de la rpublique europenne2 p5dant que le cas anglais a t1 au contraire1 m9emm5t exceptionnel1 mais ralis cep5dant1 un mo9dre degr1 *ez quelques autres populations occid5tales1 a9si que je l'ai indiqu env]s le m\vem5t critique4 ,il e/ clair1 en effet1 que le premi] mode d'volution temporelle e/ ncessairem5t de beauc\p le plus favorable l'asc5dant social de l'indu/rie mod]ne1 dont le pr9cipal antagoni/e univ]sel tait naturellem5t la noblesse1 au triomphe politique de laquelle le second mode l'obligeait irrationnellem5t conc\rir elle-mme4 ,l'influ5ce spontane de l'une et l'autre m>*e sur l'ducation m5tale de la puissance indu/rielle conduit aussi de p>eilles conclusions1 en montrant que la voie exceptionnelle1 ou anglaise1 devait t5dre =tifi]1 p> une telle alliance1 les habitudes de spcialit disp]sive dont la prpondrance con/ituait ncessairem5t1 s\s l'aspect intellectuel1 le vice univ]sel de l'volution indu/rielle2 p5dant que la voie normale1 ou franaise1 t5dait1 au contraire1 corrig] spontanm5t1 un c]ta9 degr1 cet inconvni5t fondam5tal1 d'aprs les habitudes manes d'une direction politique plus leve et plus sy/matique1 susceptibles de mieux prp>] les classes n\velles l'ultrieure conception rationnelle d'une vritable organisation gnrale1 encore si confusm5t s\ponne jusqu'ici4 ,v]s la f9 mme de la phase que n\s considrons1 cette grave diffr5ce me semble dj rellem5t c>actrise s\s plusieurs rapports intressans1 et surt\t p> une gr&e in/itution c5trale1 qui a si heureusem5t influ ds lors sur l'ensemble de l'essor indu/riel3 on conoit qu'il s'agit de la cration des po/es1 alors mane de la royaut franaise1 et p> laquelle l'illu/re ,l\is ,,xi a comm5c m>qu] l'utile int]v5tion d'une influ5ce gnrale dans le sy/me de l'indu/rie europenne2 t&is que l'esprit anglais a s\v5t p\ss la dfiance nationale env]s t\te direction c5trale jusqu' rep\ss] directem5t1 comme on sait1 l'organisation d'une police assez t5due p\r g>antir la scurit des gr&es villes britanniques1 o cette importante amlioration a t si spcialem5t t>dive4 ,en considrant enf9 cette phase capitale s\s un po9t de vue plus p>ticuli]1 on y tr\ve aussi l'esprit fondam5tal de la civilisation mod]ne pr(ondm5t empre9t1 jusque dans la nature te*nologique des gr&es inv5tions qui ont alors influ sur les de/9es ultrieures de l'humanit4 ,j'ai indiqu1 en pr9cipe1 la f9 de la c9quante-quatrime leon1 que les procds mod]nes se di/+uai5t ess5tiellem5t de ceux que les anci5s employai5t des usages quival5s1 p> la t5dance croissante y sub/itu] les div]s ag5s extrieurs l'action physique de la =ce huma9e2 et j'ai ratta* cette diffr5ce capitale l'mancipation p]sonnelle qui1 *ez les mod]nes1 a r5du l'ag5t huma9 beauc\p plus prcieux1 t&is que l'esclavage antique1 p]mettant de prodigu] l'activit musculaire de l'homme1 rep\ssait t\te l>ge application ord9aire des =ces naturelles4 ,les d]ni]s sicles du moy5-ge s'tai5t dj illu/rs1 cet g>d1 p> div]ses crations importantes1 dont l'usage j\rnali] devrait n\s faire mieux s5tir la b>b>ie du prjug philosophique qui attribue une tnbreuse t5dance aux temps mmorables o l'humanit en fut gratifie4 ,t\tefois1 c'e/ surt\t dans la troisime phase mod]ne que ce gr& c>actre de notre indu/rie a d se dvelopp] conv5ablem5t1 comme je l'expliqu]ai en son lieu4 ,mais il e/ nanmo9s ncessaire de le rem>qu] dj env]s notre premire phase1 o les conditions fondam5tales de la socit mod]ne me p>aiss5t avoir dt]m9 surt\t trois inv5tions capitales1 dont une irrationnelle apprciation attribue jusqu'ici l'orig9e des causes purem5t accid5telles1 t&is que1 au contraire1 aucun avnem5t indu/riel ne me semble avoir t mieux prp> p> le sy/me des influ5ces contempora9es3 il s'agit d'abord de la b\ssole1 ensuite des armes feu1 et enf9 de l'imprim]ie4 ,quoique l'inv5tion primitive de la b\ssole ait c]ta9em5t prcd1 d'environ deux sicles1 les temps que n\s exam9ons1 c'e/ cep5dant au ,x,i,ve sicle qu'il en faut rapport] le p]fectionnem5t suffisant1 et surt\t l'usage actif4 ,ce l5t progrs e/ lui-mme trs propre indiqu] que la vraie s\rce rationnelle s'en tr\vait1 au fond1 dans l'ensemble de la n\velle situation sociale1 qui p\ssait dj1 avec une n]gie cont9ue1 l'ext5sion et l'amlioration de la navigation europenne1 en imposant t\j\rs d'ailleurs une conomie1 de plus en plus indisp5sable1 des =ces physiques de l'homme4 ,s]ait-il donc trange que de telles ncessits euss5t graduellem5t inspir le p]fectionnem5t successif1 et mme la re*]*e initiale1 d'une p>eille dc\v]te1 en un temps o la philosophie naturelle comm5ait dj tre activem5t cultive8 ,qu& on a vu1 de nos j\rs1 tant d'esprits sup]ficiels attribu] aussi au seul has>d la belle obs]vation orig9ale de ,m4 r/$ sur l'influ5ce mutuelle de la pile voltaque et de l'aiguille aimante1 comme je l'ai signal dans le second volume de ce ,trait1 on doit assurm5t se dfi] de l'irrationnelle prsomption qui a vulgairem5t suppos la b\ssole une orig9e purem5t accid5telle1 spcialem5t dm5tie d'ailleurs p> de prcieuses indications hi/oriques1 directem5t relatives aux plus anci5nes bau*es de ?orie1 grossire mais progressive1 dont les phnomnes magntiques ont t l'objet au moy5-ge4 ,une p>eille rectification des prjugs ord9aires e/ encore plus s5sible et plus importante env]s l'inv5tion1 ou plutt peut-tre l'introduction usuelle#h1 des armes feu1 o t\t esprit vraim5t philosophique aurait d1 ce me semble1 saisir dj l'influ5ce fondam5tale de la n\velle situation sociale1 p\ssant1 d'une manire directe et puissante1 p]fectionn] assez les procds militaires p\r que de paisibles populations indu/rielles puss5t enf9 lutt] rellem5t contre les t5tatives oppressives de la ca/e gu]rire1 sans altr] habituellem5t leurs travaux p> un long et pnible appr5tissage1 qui devait mme tre le plus s\v5t insuffisant contre les rc5s progrs de l'armure fodale4 ,la dc\v]te *imique de la p\dre canon e/1 p> sa nature1 d'une telle facilit1 qu'on devrait bi5 plutt s'tonn] si elle avait plus longtemps rsi/ aux nombreux ef=ts qu'une telle /imulation p]man5te devait p>t\t suscit] cet g>d1 en un temps o l'ardeur sci5tifique tait d'ailleurs dj vivem5t veille1 surt\t quant aux mlanges explosifs4 ,il faut not]1 en outre1 qu'un tel *angem5t se ratta*ait alors1 p> sa nature1 l'in/itution naissante des armes soldes1 o les rois et les villes avai5t tant d'intrt mettre un petit nombre de gu]ri]s d'lite en tat de triomph] d'une puissante coalition fodale4 ,sans m'arrt] aucunem5t ici aux irrationnelles exagrations relatives cette inv5tion1 dont l'importance sociale e/ t\tefois inconte/able1 j'y dois signal] deux n\velles considrations capitales1 t5dant rectifi]1 ce sujet1 la commune op9ion des philosophes4 ,la premire1 dj indique1 en pr9cipe1 au c9quante-troisime *apitre1 consi/e rem>qu] qu'un tel progrs n'indique nullem5t1 *ez les mod]nes1 une recrudesc5ce imprvue de l'esprit militaire1 dont les gu]ri]s d'alors dplorai5t1 au contraire1 avec une si ju/e navet1 qu'il et notablem5t acclr le dcroissem5t univ]sel4 ,t\te conv5able apprciation comp>ative tablira clairem5t1 en gnral1 que1 nonob/ant cette gr&e innovation1 l'indu/rie militaire des anci5s tait1 eu g>d aux temps et aux moy5s1 trs suprieure la ntre1 p> suite de l'importance beauc\p plus fondam5tale que la gu]re devait avoir habituellem5t *ez eux4 ,auj\rd'hui surt\t1 il e/ clair que les procds militaires sont inf9im5t au-dess\s de la puissante ext5sion que nos connaissances et nos ress\rces p]mettrai5t d'imprim] rapidem5t l'ensemble des app>eils de/ructifs1 si les nations mod]nes p\vai5t jamais subir1 s\s ce rapport1 p> une situation exceptionnelle1 une /imulation1 mme passagre1 quival5te celle qui sollicitait communm5t les peuples anci5s4 ,l'autre rectification se rapporte la confusion hi/orique o l'on tombe frquemm5t en attribuant l'introduction des armes feu plusieurs consqu5ces sociales rellem5t dues l'in/itution simultane des soldats p]man5s3 c'e/ a9si que d'm95s philosophes1 et surt\t ,adam ,smi?1 ont expliqu la t5dance des gu]res mod]nes se plac] de plus en plus s\s la dp5dance de l'essor indu/riel1 p> suite de l'norme accroissem5t des frais militaires4 ,or1 cette inconte/able ext5sion de dp5ses publiques me semble drive1 au contraire1 de la sub/itution croissante des tr\pes soldes des armes volontaires et gratuites2 trans=mation qui et c]ta9em5t produit un tel rsultat1 qu& mme la nature des armes n'aurait pas t *ange3 comme l'indique aism5t une judicieuse comp>aison entre les frais respectifs des deux sy/mes1 d'o peut-tre on devrait plutt conclure que les n\veaux procds procurr5t d'abord une vritable conomie totale4 ,enf91 je dois surt\t signal] ici1 sur cet important sujet1 une consqu5ce trs heureuse1 et nanmo9s inap]ue jusqu' prs5t1 de cette gr&e rvolution militaire1 qui1 en imprimant l'art de la gu]re un c>actre de plus en plus sci5tifique1 a directem5t t5du intress] t\s les p\voirs l'actif dveloppem5t cont9u de la philosophie naturelle1 et mme sa propagation sociale1 p> de nombreux tablissem5s spciaux1 dont l'utile cration et t1 sans d\te1 bi5 plus t>dive sans une telle solid>it1 que j'ai d'ailleurs dj signale1 en t]m9ant le tome quatrime1 comme t5dant aussi rappro*] l'esprit militaire des conv5ances fondam5tales de la civilisation mod]ne1 p> la positivit rationnelle qu'il a a9si t5du acqurir de plus en plus4 ,note #h3 ,un philosophe militaire1 que j'ai dj cit dans une note de la c9quante-troisime leon1 a p5s1 de nos j\rs1 que la p\dre avait t\j\rs t connue depuis l'antique dom9ation des ?ocraties ori5tales1 et que son emploi1 jamais totalem5t ab&onn1 avait seulem5t t t5du1 s\s de n\velles =mes1 des usages militaires plus considrables1 p> les h>dis explorateurs de la f9 du moy5-ge4 ,cette hypo?se ne s]ait c]tes nullem5t contraire mon apprciation hi/orique1 en pr\vant que cette pratique avait pris une gr&e importance aux temps prcis o les beso9s sociaux en avai5t d sollicit] l'ext5sion4 ,quant sa vraisemblance intr9sque1 l'auteur la fondait sur la notoire nitrification spontane de la surface du sol en beauc\p de lieux de l'gypte1 de l',inde1 et mme de la ,*9e1 o sans exig]1 en effet1 de gr&es connaissances *imiques1 la sagesse sac]dotale l'aurait aism5t applique consolid] la dom9ation ?ocratique2 comme il t5tait de le pr\v] p> les +nieuses ress\rces qu'il tirait naturellem5t de sa va/e rudition spciale1 appuye surt\t de nombreux passages bibliques1 d'o il croyait p\voir conclure l'usage prolong des mlanges explosifs enseigns ,mose p> les prtres gypti5s4 ,une semblable apprciation hi/orique e/ plus indisp5sable encore et non mo9s vid5te env]s la troisime gr&e inv5tion te*nologique ci-dessus indique1 communm5t re/e jusqu'ici le sujet1 p\r a9si dire oblig1 d'une admiration ridiculem5t dclamatoire1 incompatible avec t\t vritable exam5 philosophique1 p> suite d'une irrationnelle exagration qui1 sans t5ir aucun compte ess5tiel de la civilisation antrieure1 dispose ratta*] surt\t l'art typographique l'ensemble d'un m\vem5t progressif o il n'a pu utilem5t int]v5ir qu' titre de puissant moy5 matriel de propagation univ]selle1 et p> suite aussi de consolidation indirecte4 ,autant1 et mme davantage que les deux prcd5tes1 cette innovation capitale1 dont l'importance n'exige assurm5t aucune explication n\velle1 fut un rsultat ncessaire de la situation naissante des socits mod]nes1 s\rce spontane1 cet g>d1 d'une pr(onde /imulation p]man5te1 graduellem5t dveloppe depuis trois sicles1 surt\t en consqu5ce de l'essor indu/riel succdant l'mancipation p]sonnelle4 ,dans cette antiquit trop vante1 o1 en v]tu de l'esclavage et de la gu]re1 les productions de l'esprit huma9 ne p\vai5t jamais tr\v] qu'un petit nombre de lecteurs d'lite1 le mode naturel de propagation des crits tait1 sans d\te1 ple9em5t suffisant p\r correspondre aux beso9s normaux1 et mme p\r satisfaire quelquefois des ncessits extraord9aires4 ,il en fut t\t autrem5t au moy5-ge1 o l'imm5se ext5sion d'un puissant cl]g europen1 naturellem5t p\ss la lecture1 quelques repro*es qu'ai5t pu ultrieurem5t mrit] sa p>esse et son ignorance1 devait tant excit] un intime dsir cont9u de r5dre les transcriptions plus conomiques et plus rapides4 ,qu& l'essor de la scola/ique1 aprs l'entire asc5sion politique du ca?olicisme1 fut v5u1 comme je l'ai expliqu1 imprim] directem5t une n]gie n\velle au m\vem5t intellectuel1 cette ncessit devait videmm5t faire natre1 cet g>d1 une inquite sollicitude p]man5te1 en un temps o d'avides auditeurs affluai5t habituellem5t p> milli]s dans les pr9cipales univ]sits de l',europe1 comme on le voit dj p>t\t au d\zime sicle1 o la multiplication des exemplaires avait d acqurir une ext5sion que les anci5s n'avai5t jamais pu connatre4 ,mais l'entire abolition du s]vage1 et le dveloppem5t simultan d'une activit indu/rielle de plus en plus rp&ue1 dur5t ensuite r5dre un tel beso9 plus irrsi/ible encore1 et surt\t bi5 plus univ]sel1 mesure que l'aisance croissante devait multipli] les lecteurs1 p5dant que l'indu/rie t5dait propag]1 jusqu'aux d]ni]s rangs sociaux1 le dsir et mme l'obligation d'une c]ta9e in/ruction crite1 laquelle la p>ole ne p\vait plus conv5ablem5t suppler3 il s]ait d'ailleurs sup]flu d'insi/]1 cet g>d1 sur le puissant conc\rs spontan de l'essor m5tal simultan1 e/htique1 sci5tifique et philosophique1 qui c>actrisait aussi cette premire phase de rvolution mod]ne1 comme je l'expliqu]ai bi5tt4 ,a9si1 en aucun cas antrieur1 des exig5ces sociales nettem5t prononces n'avai5t pu1 sans d\te1 suscit] et ma9t5ir une t5dance spciale v]s un n\vel art1 autant que dut le faire alors la situation fondam5tale de l'lite de l'humanit relativem5t la typographie4 ,or1 d'un autre ct1 quelle qu'en soit rellem5t la difficult te*nologique1 trs suprieure1 ce me semble1 celle de l'inv5tion ci-dessus apprcie1 il n'e/ pas d\teux que l'indu/rie mod]ne avait dj hautem5t manife/ depuis longtemps1 p> plusieurs crations importantes1 son aptitude c>actri/ique sub/itu] les procds mcaniques l'usage direct des ag5s huma9s1 con=mm5t au pr9cipe rappel plus haut4 ,quelques sicles aup>avant1 le plus indisp5sable prambule de l'art typographique avait t suffisamm5t ralis p> l'heureuse innovation du papi]1 premi] rsultat vid5t de la t5dance croissante facilit] les transcriptions4 ,d'aprs un tel ensemble de considrations1 une apprciation vraim5t philosophique1 lo9 de ju/ifi] l'irrationnelle surprise qu'inspire ord9airem5t une dc\v]te si p\rsuivie et tant prp>e1 conduirait bi5 plutt re*]*] soigneusem5t p\rquoi elle fut aussi t>dive1 ce qui exig]ait une discussion trop spciale p\r tre ici conv5ablem5t place2 quoique dj notre ?orie antrieure indique spontanm5t les actives controv]ses contempora9es sur la nationalisation des div]s cl]gs europens1 af9 de consolid] la suprmatie naissante du p\voir temporel1 comme ayant d alors excit]1 *ez t\tes les classes1 et surt\t en ,allemagne1 un s5tim5t encore plus vif du beso9 de p]fectionn] la propagation des livres4 ,en t]m9ant cet exam5 sommaire1 je crois d'ailleurs devoir signal]1 au sujet de l'imprim]ie1 une importante considration hi/orique1 inap]ue jusqu'ici1 en indiquant l'utile solid>it p]man5te que l'essor intellectuel a ds lors directem5t contracte avec la m>*e d'un n\vel art1 de/9 acqurir bi5tt une gr&e porte indu/rielle1 et dont les intrts1 de plus en plus respects p> des p\voirs protecteurs du travail1 ont si heureusem5t =c1 en tant d'occasions1 la plus ombrageuse politique tolr] la libre circulation des crits1 et p> suite mme favoris] leur production1 af9 de ne po9t t>ir une s\rce de ri*esse publique1 dsormais de plus en plus prcieuse4 ,ce motif univ]sel1 qui eut d'abord tant de poids en ,holl&e1 s\s les deux autres phases gnrales de l'volution mod]ne1 dut ex]c] aussi1 quoique un mo9dre degr1 une notable influ5ce ultrieure dans t\t le re/e de la rpublique europenne1 o il contribue s\v5t encore cont5ir les vellxs rtrogrades inspires aux g\v]nem5s p> les abus de la presse1 indi/9ctem5t accessible1 de sa nature1 aux plus viles et aux plus nobles inspirations m5tales1 en v]tu des conditions d'exi/5ce propres notre an>*ie spirituelle4 ,telle e/ donc1 en gnral1 la sa9e explication hi/orique des trois inv5tions fondam5tales qui devai5t le mieux c>actris] la premire poque ess5tielle du dveloppem5t indu/riel4 ,malgr leur ju/e clbrit1 on voit a9si qu'elles dur5t surt\t rsult] spontanm5t de la n\velle situation sociale2 p>ce qu'aucune d'elles1 mme la d]nire1 n'(frait alors une assez gr&e difficult te*nologique p\r *app] longtemps une p]svrante succession d'ef=ts intellig5s1 conv5ablem5t /imuls p> d'imprieuses exig5ces j\rnalires4 ,si1 comme on l'a tant rpt1 l'bau*e directe de ces trois arts fut rellem5t beauc\p plus anci5ne *ez c]ta9es populations de l'ori5t asiatique1 sans y avoir cep5dant dt]m9 aucun des imm5ses rsultats sociaux qu'une irrationnelle apprciation attribue vulgairem5t leur unique influ5ce1 une telle concid5ce ne p\rrait assurm5t que confirm]1 t\s g>ds1 l'ensemble de notre explication4 ,env]s des dc\v]tes aussi capitales1 et encore aussi mal juges1 j'ai cru devoir m'c>t] une seule fois de l'indisp5sable gnralit qui doit habituellem5t c>actris] notre laboration hi/orique3 heureux si cette opration exceptionnelle peut (frir un exemple dcisif de la vive lumire philosophique que rp&rait1 sur l'hi/oire rationnelle des arts1 l'usage conv5able de la sa9e ?orie fondam5tale propre l'volution totale de l'humanit1 con=mm5t aux pr9cipes logiques du tome quatrime quant l'intime solid>it ncessaire entre les div]s aspects quelconques du m\vem5t huma94 ,mais il e/ clair que1 dans t\t le re/e de notre analyse dynamique1 les autres gr&es crations de l'indu/rie mod]ne ne doiv5t nullem5t donn] lieu un semblable exam5 spcial1 quels que puiss5t tre leur mrite et leur importance1 dont l'apprciation sociale devra tre rs]ve p\r le ,trait ultrieur que j'ai frquemm5t indiqu4 ,af9 de complt] conv5ablem5t l'exam5 gnral de cette premire phase ess5tielle de l'volution indu/rielle1 il sembl]ait d'abord ncessaire d'envisag] ici les deux imm5ses dc\v]tes gographiques qui en ont tant illu/r la f91 s'il n'tait pas vid5t que t\te leur influ5ce relle app>ti5t exclusivem5t la phase suivante1 p> l directem5t ratta*e1 s\s l'aspect qui n\s occupe1 celle que n\s v5ons d'tudi]4 ,je dois donc1 cet g>d1 me born] ma9t5ant indiqu] l'inconte/able en*anem5t qui devait faire des deux immortelles expditions de ,colomb et de ,gama un rsultat spontan de l'ensemble du m\vem5t propre cette poque fondam5tale4 ,or1 cette filiation ncessaire repose videmm5t sur la t5dance naturelle de l'indu/rie mod]ne explor]1 en temps opportun1 la surface totale du globe1 d'aprs les sa9es notions univ]sellem5t rp&ues1 depuis l'cole d',alex&rie1 sur sa figure gnrale1 aussitt que l'usage actif de la b\ssole aurait p]mis d'audacieuses t5tatives m>itimes1 et que l'essor unanime du comm]ce europen aurait suffisamm5t p\ss lui *]*] de n\veaux *amps2 t&is que1 d'une autre "p1 la conc5tration naissante du p\voir temporel aurait r5du possible l'accumulation des div]ses ress\rces indisp5sables au succs f9al de ces av5tureuses excursions1 qui dur5t tre alors ess5tiellem5t int]dites1 p> exemple1 aux pr9cipales puissances itali5nes1 malgr leur haute supriorit navale1 p> une 9vitable consqu5ce de leurs luttes de/ructives1 suivant la ju/e rem>que de plusieurs hi/ori5s itali5s4 ,si1 comme il e/ vraisemblable1 quelques sicles aup>avant1 de h>dis pirates sc&9aves avai5t rellem5t visit le nord de l',amrique1 ces c\rses /riles ne font que mieux ressortir combi5 il e/ c]ta9 que ri5 d'ess5tiel ne put tre =tuit dans l'issue favorable de la mmorable opration de ,colomb2 en vrifiant plus nettem5t que sa valeur sociale devait surt\t t5ir son intime solid>it avec l'ensemble de la civilisation contempora9e1 qui1 p5dant le c\rs presque enti] du ,x,ve sicle1 avait dj spcialem5t prp> ce gr& rsultat df9itif1 p> des essais t\j\rs croissans d'heureuse navigation atlantique1 graduellem5t suivis d'utiles tablissem5s europens4 ,telles sont donc1 enf91 les pr9cipales considrations que je devais sommairem5t indiqu] ici sur l'apprciation philosophique propre cette phase fondam5tale du m\vem5t lm5taire de recomposition temporelle4 ,intgralem5t considre1 sa m>*e n\s a videmm5t prs5t1 non-seulem5t une connexit ncessaire1 que j'ai suffisamm5t explique1 avec celle du m\vem5t simultan de dcomposition du rgime anci51 mais aussi env]s elle une notable con=mit de c>actre1 en v]tu de leur mmorable spontanx commune1 encore trs peu altre p> aucune influ5ce sy/matique4 ,la suite de notre analyse dynamique va confirm] ce rappro*em5t cont9u1 si propre faire hautem5t ressortir la rationnalit effective de notre ?orie hi/orique1 en montrant t\j\rs que la sy/matisation graduelle de la progression positive concid]a p>eillem5t dsormais avec celle de la progression ngative1 tudie dans la leon prcd5te4 ,ds la seconde phase gnrale de l'volution mod]ne1 c'e/--dire p5dant le dveloppem5t du prote/antisme1 depuis le comm5cem5t du ,x,v,ie sicle jusque v]s le milieu du ,x,v,i,ie1 on rem>que1 en effet1 s\s des =mes div]ses mais quival5tes1 *ez les diffr5s peuples de l'occid5t europen1 une n\velle t5dance croissante la rgul>isation du m\vem5t indu/riel1 mesure que le m\vem5t rvolutionnaire se subordonnait aussi davantage une philosophie directem5t critique4 ,aup>avant1 les g\v]nem5s avai5t d surt\t envisag] l'essor naissant des classes laborieuses1 p>tir de l'entire mancipation p]sonnelle1 comme introduisant dsormais une puissante int]v5tion auxiliaire au milieu des gr&es luttes inte/9es qui devai5t alors con/itu] la pr9cipale proccupation ord9aire des p\voirs ultrieurem5t de/9s la prpondrance3 en sorte que t\tes leurs vues sy/matiques se rduisai5t ess5tiellem5t1 s\s ce rapport1 se mnag] habituellem5t1 p> des concessions conv5ables1 une aussi prcieuse assi/ance1 sans qu'il ft encore possible de donn] suite aucune importante comb9aison de politique indu/rielle1 tant que la conc5tration temporelle ne p\vait tre suffisamm5t ralise4 ,mais1 au contraire1 s\s la phase que n\s comm5ons ma9t5ant exam9]1 cette c5tralisation ncessaire tait dj assez avance p>t\t p\r r5dre de plus en plus sup]flue l'anci5ne coopration spciale des n\velles =ces sociales aux pr9cipaux conflits politiques3 en mme temps1 les g\v]nem5s mod]nes1 p> l naturellem5t levs un po9t de vue plus gnral1 devai5t graduellem5t t5t] de subordonn] quelques conceptions d'ensemble le m\vem5t indu/riel1 qui jusque alors avait d tre m9emm5t spontan1 et dont les s]vices antrieurs avai5t irrvocablem5t tabli la haute importance politique4 ,p\r complt] ce pr9cipe d'apprciation1 adapt la nature de t\te cette seconde phase1 il faut enf9 aj\t] que1 dans cette t5dance naissante l'enc\ragem5t sy/matique de l'indu/rie1 la dictature temporelle1 mon>*ique ou ari/ocratique1 ne p\vait encore tre dirige1 mme son insu1 p> les impulsions philosophiques sur la prpondrance pratique de l'indu/rie1 qui ont ex]c tant d'empire p5dant la troisime et d]nire phase de l'volution prp>atoire des socits mod]nes1 comme je l'expliqu]ai en son lieu3 au ,x,v,ie sicle1 et mme au ,x,v,i,ie1 la gu]re n'avait po9t cess d'tre reg>de comme le pr9cipal b des g\v]nem5s2 seulem5t ils avai5t df9itivem5t reconnu la ncessit de favoris]1 autant que possible1 le dveloppem5t indu/riel1 titre de base dsormais indisp5sable de la puissance militaire2 ce qui tait assurm5t le seul progrs alors ralisable dans les p5ses fondam5tales des hommes d'tat4 ,on voit donc a9si de plus en plus que notre intime correspondance cont9ue entre la m>*e gnrale du m\vem5t organique et celle du m\vem5t critique ne ti5t po9t une va9e prdilection sci5tifique p\r une /rile symtrie ab/raite1 mais qu'elle ressort vritablem5t d'une sa9e apprciation de l'ensemble des faits hi/oriques1 qui n\s montr5t ici les deux progressions comme dev5ues simultanm5t sy/matiques1 et mme un premi] degr commun4 ,cette sy/matisation naissante n\s a prs5t1 dans la srie ngative1 une di/9ction vraim5t fondam5tale1 suivant la nature1 mon>*ique ou ari/ocratique1 de la dictature temporelle qui en devait tre p>t\t1 la f9 de cette seconde phase1 la consqu5ce ncessaire4 ,il e/ clair que la mme division se reproduit ici1 de la manire la plus directe1 d'aprs la diffr5ce gnrale1 ci-dessus explique1 entre les deux modes ess5tiels de coalition politique du n\vel lm5t social avec les div]s p\voirs anci5s1 p5dant la phase prcd5te1 qui fut1 t\s g>ds1 le vrai pr9cipe de celle-ci4 ,on conoit1 en effet1 comme je l'ai dj indiqu p> anticipation1 que la t5dance la sy/matisation politique de l'indu/rie a d prs5t] un c>actre pratique =t di/9ct1 suivant que cette action rgulatrice a t dirige p> la =ce c5trale ou la =ce locale du rgime fodal4 ,dans l'un et l'autre cas1 une telle rgul>isation a1 sans d\te1 galem5t exig d'abord l'indisp5sable sacrifice de l'anci5ne indp5dance propre aux pr9cipales cits indu/rielles1 et qui1 longtemps ncessaire leur essor spcial1 ne con/ituait plus alors qu'un dang]eux ob/acle la =mation des gr&es units nationales1 si importante t\s les progrs ultrieurs1 mme purem5t indu/riels3 en sorte que l'indu/rie devait rellem5t beauc\p plus gagn]1 en d]ni] lieu1 cette gr&e conc5tration politique1 qu'elle ne p\vait p]dre p> la suppression de ces immunits locales1 dj dgnres presque p>t\t1 depuis la cessation naturelle d'une plus noble de/9ation p]man5te1 en motifs cont9us d'une /rile rivalit mutuelle2 aussi cette absorption prlim9aire1 de/9e incorpor] irrvocablem5t *aque foy] indu/riel un organisme plus gnral1 s'accomplit-elle presque sans rclamation1 au comm5cem5t de cette poque4 ,t\tefois1 la div]sit des deux modes ess5tiels a d prs5t]1 s\s ce rapport1 des diffr5ces considrables1 encore trs s5sibles auj\rd'hui2 puisque la con/itution primitive des communauts indu/rielles devait 9vitablem5t laiss] beauc\p plus de traces l o cette conc5tration n\velle tait prside p> une dictature ess5tiellem5t ari/ocratique2 t&is que les anci5s privilges urba9s devai5t naturellem5t s'effac] bi5 davantage qu& l'incorporation tait1 au contraire1 dom9e p> l'action plus sy/matique de la royaut4 ,depuis cette premire influ5ce1 la diffr5ce ncessaire entre ces deux m>*es n'a pas cess de se faire p>eillem5t s5tir jusqu' la f9 de cette phase1 et mme encore plus peut-tre s\s la suivante1 en (frant1 de "p et d'autre1 des avantages et des inconvni5s propres *aque cas1 et qui1 sans tre1 beauc\p prs1 f9alem5t quival5s1 expliqu5t nanmo9s suffisamm5t les div]ses prdilections nationales qui s'y sont atta*es1 suivant la nature ess5tielle des situations correspondantes4 ,le mode franais1 ou mon>*ique1 que1 sans aucune purile inspiration patriotique1 j'ai d ci-dessus qualifi] de normal1 tait videmm5t le plus propre1 p> la prdom9ance directe de l'action c5trale1 prp>] l'indu/rie une vritable organisation ultrieure1 assez affran*ie des impulsions locales p\r dev5ir enf91 suivant l'heureux c>actre fondam5tal du n\vel lm5t social1 ple9em5t compatible avec l'essor simultan de t\te la rpublique europenne1 en rduisant l'in/9ct de nationalit con/itu] habituellem5t la s\rce salutaire d'une sage mulation4 ,a la f9 de notre seconde phase1 la dictature temporelle avait a9si m>qu1 en ,france1 son vrai c>actre naturel1 p> le bel ensemble d'oprations qui a si ju/em5t immortalis l'admirable m9i/re du gr& ,colb]t1 t5dant1 avec une si noble efficacit1 dvelopp] la fois les trois lm5s ess5tiels de la civilisation mod]ne1 d'aprs un judicieux mlange de direction et d'enc\ragem5t1 et en mme temps bau*] aussi la rgul>isation directe de leurs rapports p>tiels3 ce qui1 eu g>d au sicle1 con/ituait c]ta9em5t un type adm9i/ratif dont l'quival5t n'a jusqu'ici t jamais reproduit1 en aucun lieu4 ,mais il e/ clair aussi que l'9vitable rtrogradation des incl9ations mon>*iques v]s une noblesse ess5tiellem5t antipa?ique l'indu/rie1 selon les explications du *apitre prcd5t1 devait1 en s5s inv]se1 hautem5t manife/]1 p5dant la gnration suivante1 comme je le montr]ai bi5tt1 les imp]fections radicales d'une telle politique1 qui1 mme en ce cas1 ne p\vait alors1 sauf l'utile impulsion qui en e/ immdiatem5t rsulte1 donn] lieu qu' une insuffisante indication provisoire de ce que la rorganisation f9ale des socits mod]nes p\rra seule conv5ablem5t ralis]4 ,en r5v]sant l'une et l'autre apprciation1 on tr\v]a aism5t ce qui convi5t au mode exceptionnel1 ou anglais1 que j'ai d dsign] surt\t d'aprs le cas le plus favorable son entire application1 quoique d'ailleurs il se soit d'abord dvelopp en ,holl&e1 p5dant la phase que n\s exam9ons2 malgr l'influ5ce prp>atoire du rgne d'lisabe?1 c'e/1 en effet1 s\s la direction de ,cromwell1 que cette autre m>*e indu/rielle a seulem5t comm5c manife/]1 en ,anglet]re1 son c>actre propre4 ,ses avantages ess5tiels rsult5t surt\t de l'intime solid>it a9si rgul>ise entre l'lm5t indu/riel et l'lm5t fodal1 p> la p>ticipation habituelle1 quelquefois active1 mais le plus s\v5t passive1 de la noblesse aux oprations indu/rielles1 dont l'essor j\rnali] reoit ds-lors p>tiellem5t un utile enc\ragem5t cont9u *ez la classe prpondrante1 type naturel de l'imitation univ]selle1 et s\rce cont9ue des plus puissans capitaux4 ,cette comb9aison p]man5te1 qui1 trois sicles aup>avant1 avait fond la prosprit spciale de ,v5ise1 (fre1 sans d\te1 d'importantes proprits directes1 incompatibles avec le /upide dda9 de l'ari/ocratie franaise p\r les classes laborieuses4 ,mais1 outre qu'on e/ auj\rd'hui trop port exagr] de tels avantages1 qui n'ont pas emp* la dcad5ce de l'indu/rie vniti5ne1 il faut surt\t not] ici que cette seconde m>*e1 malgr sa spcieuse supriorit p>tielle et immdiate1 e/ bi5 mo9s favorable que la premire l'avnem5t f9al d'une vritable organisation indu/rielle1 a9si d\blem5t loigne1 soit p> la prpondrance qu'y acqui]t ncessairem5t l'esprit de dtail sur l'esprit d'ensemble1 et qui s'y comb9e avec un in/9ct plus puissant de nationalit g/e1 soit aussi p> le prolongem5t spcial qui en rsulte p\r la suprmatie sociale de l'lm5t fodal le plus oppos t\te fran*e abolition intgrale du rgime anci54 ,enf91 cette d\ble apprciation comp>ative a beso9 d'tre complte1 en pr9cipe1 en obs]vant que1 d'aprs le *apitre prcd5t1 la di/9ction europenne de ces deux modes a t1 en gnral1 con=me la rp>tition t]ritoriale entre le ca?olicisme et le prote/antisme1 la f9 de la phase que n\s exam9ons4 ,la ,prusse me semble seule (frir1 cet g>d1 une importante exception1 qui1 dans une hi/oire concrte1 aurait mrit une analyse spciale1 af9 d'expliqu] la conciliation anomale qui s'y e/ tablie entre la suprmatie lgale du prote/antisme et l'asc5dant rel de la royaut4 ,il e/ ais de concevoir1 en gnral1 que1 s\s l'aspect qui n\s occupe1 *acune de ces deux situations spirituelles a d notablem5t =tifi] l'influ5ce ncessaire de la situation temporelle correspondante4 ,le c>actre pr(ondm5t rtrograde que la dcad5ce du ca?olicisme lui imprimait alors spontanm5t1 comme je l'ai expliqu1 devait1 en effet1 spcialem5t dvelopp]1 cette poque1 la t5dance anti-indu/rielle propre t\t esprit ?ologique2 d'o rsulte c]ta9em5t l'une des pr9cipales causes de l'infriorit relative qui1 sans aucune rtrogradation relle1 a d ds-lors di/+u]1 dans l'active concurr5ce indu/rielle des div]s lm5s europens1 les populations o l'asc5dant ca?olique a trop p]si/1 et mme celles qui avai5t t si longtemps le sige pr9cipal de l'indu/rie mod]ne1 p5dant que le ca?olicisme tait encore progressif4 ,sans d\te l'esprit prote/ant1 en tant que p>eillem5t ?ologique1 n'e/ pas1 au fond1 plus favorable l'volution sy/matique de l'indu/rie huma9e1 laquelle mme1 s'il p\vait indf9im5t prvaloir1 il devi5drait f9alem5t beauc\p plus contraire1 comme une f\le d'exemples ont pu dj l'indiqu]1 p> son dfaut c>actri/ique de t\te vraie discipl9e religieuse1 qui1 ouvrant une libre c>rire au c\rs spontan des ab]rations individuelles1 dtruit radicalem5t1 cet g>d comme t\t autre1 les avantages sociaux inhr5s l'aptitude fondam5tale de la sagesse sac]dotale p\r tempr]1 dans la pratique1 l'extrme imp]fection d'une telle philosophie1 suivant nos explications antrieures4 ,t\tefois1 raison mme de son action ngative1 l'influ5ce prote/ante a d provisoirem5t second]1 *ez les populations correspondantes1 l'essor graduel de l'indu/rie1 tant qu'il devait surt\t dp5dre du plus libre dveloppem5t possible de l'activit p]sonnelle1 a9si que l'expri5ce l'a dmontr1 aux temps que n\s considrons1 en plaant dans la ,holl&e le pr9cipal foy] de l'indu/rie europenne1 transport ensuite en ,anglet]re s\s la troisime phase4 ,mais les nations prote/antes sont probablem5t de/9es comp5s] ultrieurem5t1 mme cet g>d1 cette supriorit passagre1 p> les ob/acles spciaux qu'une plus intime prpondrance du po9t de vue pratique et des in/9cts p]sonnels doit y oppos] ncessairem5t l'avnem5t f9al d'une vraie rorganisation europenne4 ,l'univ]selle sy/matisation politique qui1 p5dant notre seconde phase1 a comm5c c>actris] l'volution indu/rielle1 jusque alors ess5tiellem5t spontane1 et les diffr5ces fondam5tales que prs5t5t1 s\s ce rapport1 ses deux modes gnraux de ralisation hi/orique1 me p>aiss5t fidlem5t c>actrises dans la plus l>ge ext5sion que put alors recevoir l'essor indu/riel1 p> la fondation naissante du sy/me colonial1 prp>e s\s la phase prcd5te1 et qui a tant influ sur la suivante4 ,sans rev5ir assurm5t aux diss]tations dclamatoires du sicle d]ni] relativem5t l'avantage ou au dang] f9al de cette va/e opration p\r l'ensemble de l'humanit1 ce qui con/itue une "q aussi oiseuse qu'insoluble1 il s]ait intressant d'exam9] s'il en e/ df9itivem5t rsult une acclration ou un ret>d p\r l'volution totale1 la fois ngative et positive1 des socits mod]nes4 ,or1 cet g>d1 il semble d'abord que la n\velle de/9ation capitale a9si ouv]te l'esprit gu]ri]1 sur la t]re et sur la m]1 et l'importante recrudesc5ce p>eillem5t imprime l'esprit religieux1 comme mieux adapt la civilisation de populations arrires1 ont t5du directem5t prolong] la dure gnrale du rgime militaire et ?ologique1 et1 p> suite1 loign] spcialem5t la rorganisation f9ale4 ,mais1 en premi] lieu1 l'entire ext5sion que le sy/me des relations huma9es a ds lors t5du recevoir graduellem5t1 a d faire mieux compr5dre la vraie nature philosophique d'une telle rgnration1 en la montrant comme f9alem5t de/9e l'ensemble de l'humanit2 ce qui devait mettre en plus haute vid5ce l'insuffisance radicale d'une politique conduite alors1 en tant d'occasions1 dtruire sy/matiquem5t les races huma9es1 dans l'impuissance de les assimil]4 ,en second lieu1 p> une influ5ce plus directe et plus pro*a9e1 l'active /imulation n\velle que ce gr& vnem5t europen a d p>t\t imprim] l'indu/rie1 a c]ta9em5t augm5t beauc\p son importance sociale et mme politique3 en sorte que1 t\t comp5s1 l'volution mod]ne en a1 ce me semble1 pr\v ncessairem5t une acclration relle1 dont t\tefois on se =me communm5t une op9ion trs exagre4 ,quoi qu'il en soit1 cette comp>aison e/ ici de/9e surt\t faire mieux ressortir l'indication philosophique des effets les plus gnraux de cette expansion fondam5tale1 la fois symptme et ag5t1 direct ou indirect1 de l'essor univ]sel de l'indu/rie mod]ne4 ,p\r en apprci] dignem5t l'action ncessaire1 il faut aj\t] aussi que1 suivant la judicieuse rem>que des pr9cipaux philosophes de l'cole cossaise1 l'influ5ce s'en e/ fait p>eillem5t s5tir1 et peut-tre d'une manire encore plus heureuse1 surt\t p\r l',allemagne1 dans les p>ties de la rpublique europenne qui1 p> div]s motifs1 et pr9cipalem5t raison de leur situation gographique1 ont d spcialem5t re/] presque trangres l'ensemble du m\vem5t colonial4 ,considr ma9t5ant dans sa pr9cipale div]sit1 ce m\vem5t a d pr5dre ncessairem5t un c>actre =t di/9ct1 suivant qu'il a t dirig p> la politique mon>*ique et ca?olique ou p> la dictature ari/ocratique et prote/ante1 con=mm5t la division ci-dessus explique4 ,dans ce d]ni] cas1 la nature du mode correspondant y a fait prdom9] surt\t l'activit individuelle1 simplem5t seconde p> l'gsme national1 dont la sy/matisation croissante y fut s\v5t p\sse jusqu'aux plus mon/rueuses ab]rations pratiques2 comme l'indiqu5t1 p> exemple1 les de/ructions m?odiques que l'avidit holl&aise ex]a si longtemps sur les productions trop univ]selles de l'ar*ipel quatorial4 ,quant au premi] cas1 dont l'apprciation ord9aire e/ beauc\p mo9s satisfaisante1 j'y dois pr9cipalem5t signal] ici le c>actre1 bi5 plus politique qu'indu/riel1 que prs5te1 mes yeux1 sa plus va/e ralisation4 ,or1 en considrant l'ensemble du sy/me colonial de l',espagne et mme du ,portugal#i1 si diffr5t de celui de la ,holl&e et de l',anglet]re1 on y reconnat d'abord1 avec une ple9e vid5ce1 la pr(onde conc5tration sy/matique propre la nature1 mon>*ique et ca?olique1 du p\voir dirigeant4 ,mais1 p> un exam5 mieux appr(ondi1 on tr\ve1 ce me semble1 que ce sy/me fut surt\t conu comme un indisp5sable complm5t de la politique hautem5t rtrograde alors organise p> la royaut espagnole1 comme je l'ai expliqu au *apitre prcd5t2 c> il (frait habituellem5t une telle politique la d\ble proprit ess5tielle d'accord] la noblesse et au sac]doce une l>ge satisfaction p]sonnelle1 et d'ouvrir une issue capitale un essor indu/riel dont l'inquite activit intrieure s'tait dj montre ho/ile au rgime correspondant1 qui1 malgr ses prcautions sol5nelles contre t\te mancipation sociale1 n'aurait pu c]ta9em5t cons]v] si longtemps une dplorable consi/ance1 s'il n'avait prs5t1 aux div]ses classes actives1 une semblable comp5sation normale3 en sorte que1 comme quelques philosophes l'ont s\ponn1 il n'e/ gure d\teux que1 p\r cette n]gique nation1 l'expansion coloniale n'ait f9alem5t contribu ral5tir gravem5t l'volution fondam5tale4 ,note #i3 ,la comp>aison gnrale de ces deux gr&es colonisations ca?oliques a donn lieu1 de la "p de l'illu/re de ,mai/re1 une trs belle obs]vation hi/orique sur le contra/e mmorable que prs5te l'abs5ce prolonge de t\t pr(ond conflit colonial entre deux nations aussi naturellem5t rivales1 avec l'a*>nem5t cont9u des nations prote/antes au sujet de colonies beauc\p mo9s prcieuses4 ,mais les proccupations sy/matiques de cet m95t philosophe l'ont conduit faire trop exclusivem5t dp5dre cette inconte/able diffr5ce de l'heureuse influ5ce du ca?olicisme p\r cont5ir d'imm95tes animosits1 d'aprs le pr9cipe d'quitable rp>tition coloniale1 entre les deux populations de la pn9sule ibrique1 judicieusem5t pos p> la clbre bulle d',alex&re ,,vi4 ,sans mconnatre l'importance relle d'une telle explication1 que j'ai moi-mme cite autrefois1 je p5se qu'elle e/ dfectueuse en ce s5s qu'on y nglige totalem5t une cause gnrale1 beauc\p plus puissante mon gr1 drive du sy/me politique c>actris dans le texte4 ,c'e/ surt\t1 mes yeux1 p>ce que la colonisation n'avait po9t1 en ce cas1 une de/9ation ess5tiellem5t indu/rielle1 que ces conflits ont pu tre vits d'aprs la commune prpondrance de la politique rtrograde1 dont les intrts id5tiques devai5t habituellem5t absorb] les motifs secondaires de rivalit nationale1 qu& d'ailleurs ces motifs devai5t tre naturellem5t attnus p> l'imm5sit du *amp a9si respectivem5t ouv]t l'expansion coloniale des deux populations4 ,le ca?olicisme n'aurait alors ex]c1 cet g>d1 d'influ5ce fondam5tale1 que comme pr9cipale base ncessaire d'une telle politique1 indp5damm5t de t\t respect spcial p\r aucune dcision papale4 ,je ne crois pas devoir t]m9] une telle indication1 sans f\rnir ici ma s9cre p>ticipation spciale l'unanime rprobation philosophique que devra t\j\rs mrit] la mon/rueuse ab]ration sociale p> laquelle l'avidit europenne t]nit alors le lgitime clat de ce gr& m\vem5t4 ,trois sicles aprs l'entire mancipation p]sonnelle1 le ca?olicisme en dcad5ce e/ conduit sanctionn]1 et mme provoqu]1 non-seulem5t l'ext]m9ation primitive de races entires1 mais surt\t l'in/itution p]man5te d'un esclavage inf9im5t plus dang]eux que celui dont il avait si noblem5t conc\ru ralis] l'abolition totale4 ,en tablissant1 surt\t au c9quante-troisime *apitre1 la vraie ?orie sociologique de l'esclavage1 envisag1 soit comme base normale du premi] rgime politique1 soit comme indisp5sable condition de l'ensemble du dveloppem5t huma91 j'ai dj suffisamm5t fltri d'avance cette honteuse anomalie1 en montrant spcialem5t1 ce sujet1 que les in/itutions conv5ables la sociabilit militaire devai5t tre antipa?iques la sociabilit indu/rielle1 ncessairem5t fonde sur l'affran*issem5t univ]sel1 et dans laquelle1 au contraire1 l'esclavage colonial t5dait alors introduire une situation galem5t dgradante p\r le matre et p\r le sujet1 dont l'activit homogne devait tre1 en gnral1 p>eillem5t n]ve1 t&is que1 *ez les anci5s1 la div]se nature des de/9ations avait comport1 et mme excit1 un c]ta9 degr1 la simultanx d'essor4 ,la raction ncessaire de cette imm5se ab]ration1 malgr son application lo9ta9e1 sur les p>ties correspondantes de la population europenne1 devait y favoris] indirectem5t l'esprit de rtrogradation ou d'immobilit sociale1 en y int]disant l'entire ext5sion philosophique des gnreux pr9cipes lm5taires propres l'volution mod]ne2 puisque leurs plus actifs df5seurs se sont a9si frquemm5t tr\vs1 contradictoirem5t de fa/ueuses dmon/rations philan?ropiques1 p]sonnellem5t intresss au ma9ti5 de la plus oppressive politique4 ,s\s ce rapport1 les nations prote/antes devai5t tre encore plus vicieusem5t affectes que les peuples ca?oliques1 o l'action sac]dotale1 quoique trs affaiblie1 a noblem5t t5t de rp>]1 p> une utile int]v5tion j\rnalire1 sa dplorable p>ticipation primitive une telle mon/ruosit sociale2 p5dant que1 dans les colonies prote/antes1 l'an>*ie spirituelle lgalem5t consacre devait habituellem5t laiss] un libre c\rs l'oppression prive1 sauf l'in]te opposition de quelques va9s rglem5s temporels1 ord9airem5t =ms1 ou du mo9s appliqus1 p> les oppresseurs eux-mmes4 ,relativem5t cette commune anomalie europenne1 j'aime not] ici que la ,france eut1 ds l'orig9e1 le bonheur de tr\v] la situation la mo9s dfavorable1 p>mi les puissances coloniales3 ayant pris au m\vem5t de colonisation une assez gr&e "p directe p\r en retir] cont9uellem5t une importante /imulation indu/rielle1 sans s'y tre t\tefois assez engage p\r en faire ess5tiellem5t dp5dre son essor pratique2 vitant a9si que son av5ir social pt jamais tre gravem5t entrav p> l'influ5ce rtrograde ncessairem5t mane de cette dsa/reuse in/itution#aj1 dont les avides promoteurs devai5t p> l recevoir ultrieurem5t la ju/e punition naturellem5t drive1 cet g>d1 de l'ensemble des lois fondam5tales propres la sociabilit huma9e4 ,note #aj3 ,un spcieux proslytisme social1 le plus s\v5t aveugle1 et presque t\j\rs indiscret1 a frquemm5t t5du1 surt\t de nos j\rs1 lors mme qu'il tait ple9em5t s9cre1 faire gravem5t mconnatre1 cet g>d1 l'ensemble des influ5ces relles1 en reprs5tant cette odieuse in/itution et l'infme trafic correspondant comme une s\rce d'amliorations effectives p\r la malheureuse race qui en tait l'objet1 et dont la situation spontane p>aissait encore plus dplorable que la condition n\velle o elle tait a9si transporte artificiellem5t4 ,ce cas con/itue1 ce me semble1 le premi] exemple capital de l'active application d'un sophisme trs dang]eux qui1 fond sur une entire ignorance des lois fondam5tales propres la succession1 ncessairem5t graduelle1 des div]ses phases ess5tielles de la sociabilit huma9e1 peut dev5ir1 *ez les mod]nes1 un pr9cipe habituel de p]nicieuses p]turbations1 en conduisant dnatur] pr(ondm5t1 p> une irrationnelle int]v5tion viol5te1 la m>*e orig9ale des civilisations arrires4 ,on peut dire1 en effet1 que1 p> suite de sa spontanx1 l'esclavage indigne auquel on s\/rait a9si les ngres con/itue1 dans leur tat social1 une situation vraim5t susceptible de dev5ir progressive p\r les va9queurs et les va9cus1 comme elle le fut dans l'antiquit2 t&is que1 p> une telle transplantation factice1 malgr les amliorations individuelles dont elle semble accompagne1 on altre1 de la manire la plus fune/e1 la progression naturelle de ces populations africa9es4 ,ces phnomnes sont trop compliqus1 et les lois en sont trop peu connues encore1 p\r qu'il puisse dj conv5ir l'lite de l'humanit de s'ef=c]1 p> une sage int]v5tion active1 de ht] rellem5t l'volution spontane des races les mo9s avances1 sans y dt]m9] artificiellem5t des p]turbations beauc\p plus dang]euses que les vices mmes auxquels un zle irrfl*i v\drait apport] un remde inopportun et illusoire4 ,a l'av5ir seul p\rra dignem5t app>t5ir cette noble mission1 d'aprs une suffisante ralisation europenne de notre rgnration m5tale et sociale1 comme je l'indiqu]ai directem5t au *apitre suivant4 ,p\r complt] ici l'apprciation fondam5tale de l'volution indu/rielle1 il ne n\s re/e donc plus qu' considr] ma9t5ant sa n\velle m>*e gnrale p5dant la troisime phase prp>atoire de la socit mod]ne1 depuis l'expulsion lgale des calv9i/es franais et le triomphe politique de l'ari/ocratie anglicane1 jusqu'au db de la rvolution franaise2 priode dj c>actrise1 dans la progression ngative du *apitre prcd5t1 p> l'asc5dant croissant du disme proprem5t dit1 d]nire suite ncessaire du prote/antisme antrieur4 ,or1 l'ensemble de cette poque1 d'aprs une judicieuse comp>aison hi/orique entre le m\vem5t de dcomposition politique et le m\vem5t correspondant de recomposition lm5taire1 confirme encore1 avec une ple9e vid5ce1 l'exactitude de notre ?orie sur leur sy/matisation t\j\rs simultane1 si clairem5t tablie env]s la phase que n\s v5ons d'exam9]4 ,c>1 t&is que le m\vem5t rvolutionnaire se subordonnait alors graduellem5t une philosophie ngative plus directe et plus complte1 le m\vem5t organique pr\vait une semblable trans=mation1 en v]tu d'un notable progrs europen dans la rgul>isation politique de l'essor indu/riel1 comm5ce p5dant l'poque prcd5te4 ,s\s la seconde phase1 n\s avons vu l'indu/rie dev5ir p>t\t l'objet p]man5t d'actifs enc\ragem5s sy/matiques1 mais seulem5t comme base de la supriorit gu]rire qui re/ait t\j\rs le b pr9cipal de la politique1 sans que la prdilection croissante des populations mod]nes p\r la vie indu/rielle pt encore se propag] jusqu' des p\voirs ess5tiellem5t militaires4 ,mais1 aux temps plus avancs dont n\s comm5ons l'apprciation1 cette connexit1 dsormais consacre1 subit peu peu une inv]sion trs rem>quable1 qu'on doit reg>d] comme le plus gr& progrs qui pt tre1 cet g>d1 compatible avec la nature du rgime anci51 et au-del duquel il e/ impossible de ri5 ralis] autrem5t que p> l'avnem5t direct de la rorganisation f9ale2 ce qui confirme clairem5t que cette troisime phase con/itue1 s\s ce rapport1 l'extrme prp>ation temporelle impose aux socits mod]nes d'aprs la loi fondam5tale de l'volution huma9e4 ,alors comm5ce1 en effet1 une d]nire srie militaire1 celle des gu]res comm]ciales1 o1 p> une t5dance1 d'abord spontane et bi5tt sy/matique1 l'esprit gu]ri]1 p\r se cons]v] une active de/9ation p]man5te1 se subordonne de plus en plus l'esprit indu/riel1 aup>avant si subalt]ne1 et t5te de s'incorpor] dsormais intimem5t la n\velle conomie sociale1 en manife/ant son aptitude spciale1 soit conqurir1 p\r *aque peuple1 d'utiles tablissem5s1 soit dtruire son pr(it les pr9cipales s\rces d'une dang]euse concurr5ce trangre4 ,malgr les dplorables luttes suscites p> une telle politique entre les div]s lm5s ess5tiels de la gr&e rpublique europenne1 elle n'en doit pas mo9s tre primitivem5t envisage1 dans son ensemble1 comme un vritable progrs1 en tant que d\ble tmoignage irrcusable de la dcad5ce naturelle de l'activit militaire et de la prpondrance dcisive de l'activit indu/rielle1 a9si ncessairem5t proclame1 dans l'ordre temporel1 la fois le pr9cipe et le b de la civilisation mod]ne4 ,or1 tel fut c]ta9em5t1 p5dant la majeure p>tie de cette seconde phase1 le n\veau c>actre de la politique active1 soit que la dictature temporelle qui la dirigeait ft mon>*ique et ca?olique1 ou bi5 ari/ocratique et prote/ante1 suivant notre di/9ction ord9aire4 ,cette importante trans=mation tait dj trs s5sible dans les gr&es gu]res europennes qui ont li le comm5cem5t de la phase di/e celui de la phase prote/ante3 quoique1 d'aprs les explications du *apitre prcd5t1 elles se rapportass5t encore pr9cipalem5t l'antagonisme univ]sel entre le ca?olicisme et le prote/antisme1 les vues indu/rielles y ex]cr5t videmm5t une gr&e influ5ce pratique4 ,t\tefois1 c'e/ seulem5t au ,x,v,i,i,ie sicle que cette subord9ation n\velle de l'action militaire l'essor indu/riel e/ dev5ue ple9em5t dcisive dans presque t\te l't5due de l'occid5t europen3 le sy/me colonial1 fond s\s la phase prcd5te1 a d tre d'ailleurs la s\rce la plus puissante d'un tel ordre de conflits4 ,notre di/9ction fondam5tale entre les deux sy/mes de politique indu/rielle correspondans aux deux modes ess5tiels de dictature temporelle1 tr\ve encore1 cet g>d1 une l>ge et indisp5sable application naturelle4 ,malgr les ef=ts vid5s et prolongs de la royaut p\r imprim] la politique franaise ce n\veau c>actre1 il ne p\vait jamais y acqurir une pr(onde consi/ance1 soit en v]tu des ob/acles spciaux que la situation de la ,france1 au c5tre de la rpublique occid5tale1 devait oppos] la prpondrance de l'gsme national que suppose ou qu'exige une telle conduite2 soit d'aprs le gnreux in/9ct de sociabilit univ]selle propre cette population1 en v]tu des murs rsultes1 depuis ,*>lemagne1 de l'ensemble de ses antcd5s2 soit p> l'influ5ce plus gnrale de l'esprit ca?olique1 encore actif *ez les rois1 et directem5t contraire cet audacieux isolem5t m]cantile qui p\ssait activem5t la dissolution viol5te de l'organisme europen2 soit enf9 raison de l'asc5dant m5tal qu'obt5ait alors une philosophie purem5t ngative mais ncessairem5t cosmopolite1 au se9 des populations immdiatem5t passes du ca?olicisme aux doctr9es ple9em5t rvolutionnaires1 en vitant heureusem5t la halte prote/ante1 comme on l'a vu au *apitre prcd5t4 ,p> le simple r5v]sem5t de t\s ces div]s motifs ess5tiels1 on concevra aism5t p\rquoi cette n\velle politique indu/rielle a d recevoir en ,anglet]re son pr9cipal dveloppem5t sy/matique1 s\s l'active direction p]man5te d'une dictature ari/ocratique1 naturellem5t plus propre qu'aucune dictature mon>*ique la p]svrante cont9uit d'habiles ef=ts p>tiels indisp5sable aux succs s\t5u d'une telle conduite nationale1 spcialem5t en v]tu de l'intime solid>it antrieure qui liait directem5t les intrts matriels et moraux de cette ca/e avec l'essor de plus en plus t5du des classes laborieuses places s\s son antique patronage4 ,quelle que soit auj\rd'hui l'exorbitante prpondrance du po9t de vue purem5t temporel1 les autres nations europennes ne devrai5t c]tes nullem5t regrett] la supriorit provisoire que devait a9si (frir1 depuis le sicle d]ni]1 la prosprit d'un peuple ncessairem5t unique1 au risque d'entrav] ensuite pr(ondm5t t\t son av5ir social3 soit en y prolongeant 9vitablem5t la prpondrance du rgime militaire et ?ologique1 dang]eusem5t incorpor ds-lors son volution indu/rielle2 soit surt\t en t5dant ex]c] sur lui-mme une plus gr&e dpravation morale1 p> un plus libre asc5dant cont9u d'une insatiable cupidit1 et p> une plus p]nicieuse compression de t\te gnreuse sympa?ie nationale4 ,aprs avoir suffisamm5t c>actris la haute importance sy/matique que1 p5dant cette troisime phase1 la politique indu/rielle acqui]t *ez t\s les peuples europens1 il faut apprci] aussi le dveloppem5t simultan de l'organisation intrieure correspondante4 ,ds l'orig9e de cette priode1 la prm95ce spontane de la vie indu/rielle dev5ait dj trs s5sible p>mi t\s les rangs sociaux1 p> la prdilection croissante que manife/ai5t p>t\t les hommes les plus actifs et les plus n]giques p\r un mode d'exi/5ce qui s'adapte si bi5 l'inf9ie v>it des incl9ations huma9es4 ,en s5s inv]se de la rp>tition primitive des pr(essions1 la c>rire militaire t5dit alors de plus en plus1 surt\t *ez les classes infrieures1 dev5ir le refuge des natures les mo9s p\rvues d'aptitude ou de p]svrance4 ,p5dant la seconde des quatre gnrations qui compos5t cette phase1 le mmorable m\vem5t occasionn1 en ,france1 p> les oprations de la banque de ,law1 v9t hautem5t dvoil] que la cupidit tant repro*e au n\vel lm5t temporel1 lo9 de lui tre exclusivem5t propre1 c>actrisait dsormais1 avec non mo9s d'n]gie1 une ca/e dont le sup]be dda9 p\r la vie indu/rielle ne pr\vait plus rellem5t que son incurable av]sion du travail rguli]4 ,ds lors une expri5ce cont9ue a de plus en plus tmoign1 *ez t\tes les nations ca?oliques1 o la dictature temporelle avait d tre ess5tiellem5t mon>*ique1 que1 depuis son ass]vissem5t total env]s la royaut1 si peu honorablem5t subi ds le db de cette poque1 comme je l'ai expliqu au *apitre prcd5t1 la noblesse avait aussi p]du irrvocablem5t1 en gnral1 jusqu' cette supriorit de s5tim5s sociaux et d'ducation morale qui lui avait encore cons]v1 s\s la phase prcd5te1 une haute utilit indirecte1 titre de type spontan1 mme aprs la cessation de sa pr9cipale activit militaire1 dev5ue ess5tiellem5t p]turbatrice3 cet oubli simultan de sa dignit et de ses devoirs ne p\vait d'ailleurs tre aucunem5t comp5s p> son active p>ticipation spciale la propagation ultrieure de la philosophie ngative4 ,cette dgradation devait tre alors ncessairem5t beauc\p mo9dre dans les pays prote/ans1 et pr9cipalem5t en ,anglet]re1 o1 p> la nature ari/ocratique de la dictature temporelle1 la noblesse1 activem5t incorpore au m\vem5t indu/riel1 g>dait une prpondrance politique susceptible de contrebalanc]1 et surt\t de dissimul]1 sa propre dgnration morale1 sans que son vritable esprit y ft re/1 au fond1 plus gnreux1 et quoiqu'il dt mme tre1 c]ta9s g>ds1 plus altr p> une hypocrisie sy/matique1 pr(ondm5t inhr5te1 suivant nos explications antrieures1 son sy/me gnral de g\v]nem5t1 bi5 plus habile1 mais non mo9s rtrograde1 que celui de la royaut4 ,nanmo9s1 cet asc5dant prolong de l'ari/ocratie1 malgr sa t5dance ncessaire ret>d] spcialem5t une vraie rorganisation sociale1 devait alors utilem5t influ] sur une plus p>faite laboration des murs indu/rielles1 ailleurs dp\rvues dsormais de t\te direction suprieure avant que leur dveloppem5t spontan y pt tre encore suffisamm5t avanc4 ,p5dant qu'elle t5dait a9si sa prpondrance sociale1 l'indu/rie mod]ne compltait aussi son organisation lm5taire p> un d\ble essor intrieur qu'il importe ici de c>actris] sommairem5t4 ,d'une "p1 on voit alors se dvelopp] p>t\t le sy/me de crdit public1 que n\s avons vu bau*1 s\s la premire phase1 p> les cits itali5nes et mme ansatiques1 mais qui ne p\vait acqurir une haute importance que qu& l'essor indu/riel aurait t1 dans les pr9cipaux tats1 intimem5t li1 d'abord comme moy51 et surt\t ensuite comme b1 l'ensemble de la politique europenne4 ,quoiqu'un tel sy/me1 dj tabli en ,holl&e1 et alors plus t5du encore en ,anglet]re1 n'ait pu produire que de nos j\rs ses plus puissans effets1 j'en devais cep5dant signal] ici la premire ext5sion dcisive4 ,c>1 p> la =mation spontane des gr&es compagnies f9ancires1 il en e/ immdiatem5t rsult l'in/allation df9itive de la classe des banqui]s la tte de la hir>*ie indu/rielle1 en v]tu de la gnralit suprieure de ses vues habituelles1 con=mm5t au pr9cipe de classem5t pos au db de ce *apitre4 ,malgr qu'il et hi/oriquem5t comm5c l'volution lm5taire1 cet ordre de comm]ans n'tait po9t encore conv5ablem5t incorpor l'ensemble de l'conomie indu/rielle3 aussi son avnem5t la vraie situation gnrale conv5able sa nature1 doit tre reg>d comme ayant procur un tel organisme un complm5t indisp5sable1 puisque cet lm5t y e/ spcialem5t de/9 li] plus intimem5t t\s les autres1 p> l'univ]salit spontane de son action propre et directe1 a9si que je l'expliqu]ai directem5t au *apitre suivant4 ,s\s un autre aspect1 la con/itution indu/rielle recevait en mme temps un p]fectionnem5t non mo9s fondam5tal1 p> un comm5cem5t de rgul>isation sy/matique des relations gnrales entre la sci5ce et l'indu/rie4 ,p>tis des po9ts les plus opposs1 l'un des plus lo9ta9es spculations ab/raites1 l'autre des plus immdiates inspirations pratiques1 ces deux lm5s c>actri/iques de l'tat positif tai5t dj1 v]s la f9 de la phase prcd5te1 assez dvelopps respectivem5t p\r que le gr& ,colb]t dt bau*] directem5t l'organisation de l'vid5te solid>it cont9ue dsormais manife/e p> leur essor commun4 ,nanmo9s1 c'e/ surt\t au ,x,v,i,i,ie sicle que cette connexit ncessaire1 si longtemps borne presque l'art nautique et l'art mdical1 devait s't5dre suffisamm5t1 non-seulem5t au sy/me enti] des arts gomtriques et mcaniques1 mais aussi celui1 plus complexe et plus imp>fait1 des arts physiques et *imiques1 qui en ont ds lors tant pr(it4 ,ces relations devi5n5t1 ds cette poque1 assez t5dues et assez p]man5tes p\r suscit] spontanm5t une classe trs rem>quable1 jusqu'ici peu nombreuse1 quoique de/9e un gr& essor ultrieur1 la classe des +nieurs proprem5t dits1 spcialem5t apte au rglem5t j\rnali] de ces rapports indisp5sables2 sans que t\tefois son vrai c>actre int]mdiaire ait pu tre1 mme auj\rd'hui1 conv5ablem5t tabli1 faute des doctr9es correspondantes1 comme je l'ai ab/raitem5t expliqu au second *apitre du premi] volume de ce ,trait4 ,son dveloppem5t initial s'e/ alors opr1 surt\t en ,france et en ,anglet]re1 selon la nature propre *acune des deux voies opposes respectivem5t suivies1 ds l'orig9e1 p> l'ensemble de l'volution indu/rielle3 c'e/--dire1 d'aprs la prpondrance1 d'un ct1 d'une direction c5trale1 et1 de l'autre1 des t5dances p>tielles2 avec les avantages et les inconvni5s inhr5s *aque mode1 l'un susceptible de mieux prp>] une vritable organisation f9ale du travail univ]sel1 l'autre faisant mieux ressortir les m]veilles d'un libre in/9ct priv1 seulem5t second p> d'heureuses associations volontaires4 ,enf91 p> une suite spontane de son progrs intrieur1 l'indu/rie mod]ne comm5ce alors manife/] directem5t son gr& c>actre philosophique1 jusque alors trop peu prononc1 quoique t\j\rs apprciable une scrupuleuse analyse hi/orique2 elle t5d dsormais se prs5t] de plus en plus comme immdiatem5t de/9e ralis] l'action sy/matique de l'humanit sur le monde extrieur1 d'aprs une suffisante connaissance des lois naturelles4 ,deux inv5tions capitales1 d'abord celle de la ma*9e vapeur ds le db de cette troisime poque1 et ensuite celle des aro/ats v]s sa f91 doiv5t tre surt\t signales comme ayant spcialem5t conc\ru l'univ]selle propagation d'une telle conception1 l'une p> ses puissans rsultats actuels1 et l'autre p> les esprances1 h>dies mais lgitimes1 qu'elle devait p>t\t s\lev]4 ,l'ensemble des div]ses impressions de ce g5re autorise ple9em5t rem>qu] que1 si1 s\s la seconde phase1 l'esprit ?ologique avait t spontanm5t conduit dvoil] hautem5t sa t5dance anti-indu/rielle1 a9si que je l'ai expliqu1 rciproquem5t1 s\s cette phase n\velle1 l'esprit indu/riel fut am51 non mo9s naturellem5t1 c>actris] nettem5t la t5dance anti-?ologique qui lui app>ti5t irrvocablem5t aprs un essor suffisant4 ,non-seulem5t1 en effet1 t\te gr&e action volontaire de l'homme sur le monde suppose ncessairem5t la subord9ation relle des phnomnes des lois inv>iables1 f9alem5t incompatibles avec aucune vritable activit provid5tielle2 d'o rsulte une 9vitable p>ticipation indirecte de l'essor indu/riel l'influ5ce irrligieuse de l'esprit vraim5t sci5tifique1 comme je l'ai tant tabli dans les div]ses p>ties de ce ,trait4 ,mais1 outre ce conc\rs spontan1 dont la popul>it spciale indique assez la haute porte sociale1 il e/ clair que l'indu/rie1 une fois conv5ablem5t dveloppe1 a son mode propre et direct de t5dre l'entire ext9ction des croyances ?ologiques quelconques1 indp5damm5t de son efficacit cont9ue contre la proccupation dom9ante du salut t]nel1 dj trs s5sible1 au moy5 ge1 aussitt aprs l'mancipation initiale4 ,c>1 en pr9cipe1 t\te int]v5tion active de l'homme p\r altr] son pr(it l'conomie naturelle du monde rel con/itue ncessairem5t un injurieux att5tat contre la p]fection inf9ie de l'ordre div94 ,la nature propre du poly?isme lui f\rnissait directem5t de nombreux moy5s spciaux p\r lud] suffisamm5t un tel antagonisme1 comme je l'ai expliqu au c9quante-troisime *apitre4 ,au contraire1 s\s le mono?isme1 l'9vitable hypo?se de l'optimisme provid5tiel devait f9alem5t dvelopp] ce fatal conflit1 aussitt que le c>actre sac]dotal ne s]ait plus assez progressif p\r cont5ir dignem5t les vicieuses inspirations de la ?ologie1 et que l'essor indu/riel aurait acquis assez d'ext5sion p\r con/itu]1 cet g>d1 une opposition prononce4 ,le mono?isme musulman tait p>v5u1 presque ds sa naissance1 ce dsa/reux antagonisme1 p> cela mme que1 cons]vant la gr&e conc5tration politique propre au rgime poly?ique1 il avait t\j\rs t radicalem5t priv de cette heureuse division ca?olique qui faisait rellem5t la pr9cipale valeur sociale du rgime mono?ique4 ,quoique l'admirable organisation du ca?olicisme ait a9si aj\rn spontanm5t cette 9vitable collision jusqu'aux temps o1 vu la dcad5ce trs avance du sy/me ?ologique1 elle ne p\vait plus compromettre gravem5t l'volution indu/rielle de l'lite de l'humanit1 un tel aj\rnem5t devait1 en s5s inv]se1 r5dre le conflit f9al plus pr(ondm5t nuisible l'esprit religieux1 dsormais dev5u de plus en plus1 p5dant cette troisime phase1 directem5t incompatible1 mme aux yeux les mo9s clairvoyans1 avec une l>ge ext5sion de l'action rationnelle de l'homme sur la nature4 ,c'e/ a9si que cette phase vraim5t extrme dans l'volution prlim9aire de la socit mod]ne1 aussi bi5 p\r la progression positive que p\r la progression ngative1 a graduellem5t am5 l'lm5t indu/riel se tr\v] ds-lors involontairem5t con/itu en ho/ilit radicale et cont9ue1 d'ailleurs ouv]te ou lat5te1 env]s les div]s p\voirs1 ?ologiques et militaires1 dont la tutlaire prpondrance avait t longtemps indisp5sable son essor initial3 d'o rsulte1 en gnral1 que t\t le dveloppem5t prp>atoire dont il tait susceptible s\s le rgime anci5 tait dsormais ess5tiellem5t accompli2 et que1 p> consqu5t1 sa t5dance ultrieure devait tre spontanm5t dirige v]s une entire rorganisation politique4 ,on voit donc1 en rsum1 comm5t1 cette poque1 l'influ5ce m5tale1 directe quoique accessoire1 propre au m\vem5t indu/riel1 a in/9ctivem5t second1 p> une action spciale m9emm5t populaire1 l'branlem5t dcisif alors immdiatem5t dirig contre l'ensemble de la philosophie ?ologique4 ,telle e/ enf91 la sa9e apprciation hi/orique des div]s c>actres successifs de l'volution indu/rielle p5dant les trois phases ess5tielles de la civilisation mod]ne4 ,aprs son orig9e1 au moy5-ge1 s\s la tutelle ca?olique et fodale1 ce gr& m\vem5t temporel a d suivre1 dans sa premire phase1 une m>*e purem5t spontane1 seulem5t seconde p> d'heureuses alliances naturelles avec les div]s p\voirs anci5s2 il a t1 durant la seconde phase1 sy/matiquem5t assujti1 p> les diffr5s g\v]nem5s europens1 d'actifs enc\ragem5s cont9us1 comme moy5 fondam5tal de suprmatie politique2 p5dant la phase suivante1 il a t f9alem5t rig en b p]man5t de la politique europenne1 qui p>t\t a mis la gu]re son s]vice rguli]3 son essor social1 de plus en plus prpondrant1 a t a9si conduit graduellem5t ne p\voir plus avanc] autrem5t que p> l'avnem5t f9al du sy/me politique correspondant4 ,quoique cette t5dance extrme ne doive tre apprcie que dans la leon suivante1 il conv5ait cep5dant d'en indiqu] ici la filiation ncessaire1 af9 que les bons esprits puiss5t dj s5tir ple9em5t l'intime ralit de la n\velle philosophie politique que je m'ef=ce de fond]4 ,ratta*ant a9si l'un l'autre les trois ges pr9cipaux de l'hi/oire mod]ne1 de manire montr] *aque phase comme naissant de la prcd5te et produisant la suivante1 notre laboration actuelle complte1 p> une explication dcisive1 la liaison fondam5tale prcdemm5t tablie entre l'volution mod]ne et l'volution anci5ne1 p> l'int]mdiaire de l'volution transitoire propre au moy5-ge2 in/ituant ds-lors une indissoluble solid>it effective entre t\s les div]s degrs du dveloppem5t huma91 dont on p\rra dsormais concevoir nettem5t la p>faite cont9uit1 en remontant aism5t des mo9dres phnomnes actuels aux actes les plus antiques de la sociabilit huma9e4 ,il n\s re/e ma9t5ant accomplir1 mais beauc\p plus sommairem5t1 une quival5te apprciation p\r le triple m\vem5t intellectuel1 e/htique1 sci5tifique1 et philosophique1 qui prp>ait simultanm5t une rorganisation spirituelle susceptible de f\rnir ultrieurem5t une base rationnelle la rorganisation temporelle dont n\s v5ons d'exam9] la prp>ation lm5taire4 ,outre les fausses notions qu'une irrationnelle analyse hi/orique y avait multipli davantage1 cette premire laboration organique devait n\s (frir des difficults plus complexes et exig] des explications plus t5dues1 en v]tu de l'importance prpondrante de l'volution indu/rielle1 sur laquelle devait repos] ncessairem5t la con/itution propre de la socit mod]ne2 t&is que le n\vel essor spirituel1 t\j\rs re/re9t une classe trs limite1 n'y a pu1 au contraire1 ex]c] encore qu'une simple influ5ce modificatrice1 de/9e seulem5t dev5ir active et pr9cipale dans un pro*a9 av5ir4 ,*acune de ces trois volutions p>tielles ne doit d'ailleurs1 p> la nature de notre opration dynamique1 tre ici nullem5t considre quant son hi/oire spciale1 quelque pr(ond intrt qu'elle y pt (frir1 mais uniquem5t s\s son aspect social1 o son action immdiate ne se prs5te jusqu' prs5t que comme purem5t accessoire1 et n'acqui]t vraim5t d'importance majeure qu' raison des g]mes ncessaires d'un puissant asc5dant ultrieur4 ,a9si que n\s l'avons fait env]s l'volution pr9cipale1 il n\s suffira donc1 p\r *aque lm5t spirituel1 d'apprci] successivem5t1 d'abord sa premire manation hi/orique s\s la tutelle du rgime propre au moy5-ge1 ensuite son vrai c>actre ess5tiel relativem5t la socit mod]ne1 et enf9 sa m>*e graduelle p5dant les trois phases que n\s avons tablies depuis le ,x,i,ve sicle4 ,d'aprs l'ordre fondam5tal expliqu au db de ce *apitre1 n\s devons comm5c] ce travail complm5taire p> l'exam5 sommaire de l'volution e/htique1 la plus rappro*e1 t\s g>ds1 de l'volution indu/rielle4 ,les facults e/htiques tant1 p> leur nature1 ess5tiellem5t de/9es l'idale reprs5tation sympa?ique des div]s s5tim5s qui c>actris5t la nature huma9e1 p]sonnelle1 dome/ique1 ou sociale1 leur essor spcial1 quelque asc5dant qu'on lui suppose1 ne saurait jamais suffire df9ir rellem5t la civilisation correspondante4 ,quoique la sociabilit mod]ne leur rs]ve ncessairem5t une activit et une ext5sion trs suprieures celles que p\vai5t p]mettre les phases sociales antrieures1 comme je l'expliqu]ai bi5tt1 contrairem5t aux op9ions ord9aires1 il e/ clair nanmo9s que leur n]gique manife/ation a d t\j\rs tre indi/9ctem5t mle aux situations quelconques de l'humanit1 s\s l'unique condition indisp5sable que l'tat respectif ft la fois assez prononc et assez /able4 ,aussi e/-ce la seule1 p>mi les diffr5tes volutions lm5taires tudies dans ce *apitre1 qui puisse tre envisage comme ple9em5t commune la socit militaire et ?ologique a9si qu' la socit indu/rielle et positive3 d'o rsulte videmm5t un n\veau motif spcial p\r que n\s devions ici mo9s appliqu] notre analyse hi/orique un tel lm5t gnral qu' ceux qui con/itu5t directem5t les vrais c>actres di/9ctifs de la civilisation mod]ne1 o n\s devons seulem5t apprci] le mode fondam5tal d'incorporation de l'lm5t e/htique1 et les n\velles proprits qu'il y a naturellem5t dveloppes4 ,d'aprs cette rem>que pralable1 sur l'issue p]man5te que les beaux-arts doiv5t spontanm5t tr\v] dans t\s les ges de l'humanit1 on conoit d'abord1 relativem5t la premire des trois que/ions poses ci-dessus1 combi5 il s]ait impossible1 en pr9cipe1 que leur essor ne se ft po9t fait j\r dans un tat social aussi =tem5t prononc que celui du moy5-ge1 o il importe ma9t5ant de montr] la vritable s\rce ncessaire de l'volution e/htique des socits mod]nes4 ,or1 il e/ ais de reconnatre1 t\s g>ds1 que1 si le rgime fodal et ca?olique avait pu comport] une /abilit suffisante1 il tait1 p> sa nature1 beauc\p plus favorable un tel dveloppem5t qu'aucun des rgimes antrieurs4 ,c>1 les murs fodales avai5t d'abord imprim aux s5tim5s d'indp5dance p]sonnelle une n]gie habituelle jusque alors inconnue3 en mme temps1 la vie dome/ique y avait t surt\t communm5t embellie et t5due1 =t au-del de ce qui avait t possible *ez les anci5s1 pr9cipalem5t en v]tu des heureux *angem5s surv5us dans la condition des femmes3 enf91 l'activit collective1 qu& elle y put tre conv5ablem5t ex]ce1 y devait c]tes con/itu] une s\rce non mo9s puissante d'inspirations potiques et arti/iques1 d'aprs le n\vel attrait moral que devait (frir le gr& sy/me de gu]res df5sives propre cette mmorable phase de l'humanit4 ,il e/ vid5t que t\s ces m95s attributs n'tai5t nullem5t accid5tels1 et qu'ils rsultai5t alors ncessairem5t de la situation fodale rgul>ise p> l'esprit ca?olique1 spcialem5t l'aide de la division fondam5tale des deux p\voirs1 qui con/ituait le pr9cipal c>actre politique d'un tel tat social1 suivant nos explications antrieures4 ,quant l'influ5ce p>ticulire du ca?olicisme1 elle se m>que1 cet g>d1 d'une manire encore mo9s conte/able3 soit p> le degr initial d'activit spculative que n\s l'avons vu dvelopp] directem5t *ez t\tes les classes1 et qui devait y p]mettre l'action e/htique une univ]salit jusque alors impossible2 soit p> la de/9ation p]man5te que son culte f\rnissait immdiatem5t *acun des beaux-arts1 et qui rigea si longtemps de nombreuses ca?drales en autant de vritables muses1 o la musique1 la pe9ture1 la sculpture et l'ar*itecture tr\vai5t spontanm5t une heureuse conscration2 soit enf9 p> les ress\rces si v>ies de son organisation intrieure p\r (frir de puissans moy5s cont9us d'enc\ragem5t individuel4 ,t\tefois1 il faut reconnatre1 s\s ce rapport1 que ces importantes proprits tai5t surt\t inhr5tes l'admirable p]fection de la con/itution ca?olique1 socialem5t envisage1 ab/raction faite de la philosophie ?ologique qui lui s]vait 9vitablem5t de base rationnelle1 et dont l'influ5ce a tant neutralis1 comme n\s l'avons con/at1 les heureuses t5dances propres un tel organisme4 ,c>1 malgr l'aptitude spciale que n\s reconnatrons bi5tt au mono?isme p\r favoris] spontanm5t le premi] essor sci5tifique des mod]nes1 il n'en p\vait tre nullem5t a9si relativem5t l'essor e/htique1 qui devait tre c]tes peu compatible avec le c>actre la fois vague1 ab/rait et inflexible1 des croyances mono?iques3 cette antipa?ie1 d'ailleurs peu conte/e auj\rd'hui1 a t d'avance suffisamm5t apprcie p> contra/e1 en expliquant1 au c9quante-troisime *apitre1 les m95tes proprits e/htiques du poly?isme1 directem5t manes1 au contraire1 de la doctr9e elle-mme1 bi5 plus que du rgime correspondant4 ,mais cette opposition naturelle n'a pu1 en ralit1 longtemps ret>d]1 au moy5-ge1 l'essor des beaux-arts1 si puissamm5t /imul p> l'ensemble de la situation sociale2 elle y a seulem5t ncessit une mmorable inconsqu5ce habituelle1 avidem5t accueillie des croyans mme les plus timors1 en conduisant le gnie e/htique consacr]1 p> une sorte de foi idale1 la p]ptuit fictive du poly?isme antique1 soit grec ou roma91 soit sc&9ave1 soit arabe4 ,quoique1 p> l'indisp5sable doctr9e des tres surnaturels int]mdiaires1 le mono?isme *rti51 presque autant que le mono?isme musulman1 se prtt aism5t un tel expdi5t potique1 il e/ nanmo9s inconte/able que cette 9vitable incohr5ce a d con/itu]1 *ez les mod]nes1 l'une des pr9cipales causes de la mo9dre n]gie des impressions e/htiques1 d'abord tant que les doctr9es religieuses y ont cons]v un vritable asc5dant1 et mme ensuite1 qu& les esprits avancs y ont t presque aussi affran*is du mono?isme que du poly?isme4 ,ce conflit fondam5tal se f]a ncessairem5t t\j\rs s5tir1 un degr quelconque1 surt\t *ez les classes auxquelles les beaux-arts sont plus spcialem5t de/9s1 jusqu'aux temps1 encore loigns mais c]ta9s1 o l'volution e/htique p\rra directem5t repos] sur la propagation familire d'une philosophie ple9em5t positive1 comme je l'expliqu]ai en t]m9ant ce volume4 ,mais on a trop confondu la t5dance relle de cet antagonisme logique neutralis] les gr&s effets e/htiques1 avec une *imrique opposition l'essor des beaux-arts1 et surt\t avec une prt5due infriorit de ceux qui les ont si heureusem5t cultivs s\s une telle influ5ce p]man5te4 ,/imule p> l'ensemble des causes ess5tielles que n\s v5ons d'apprci]1 l'volution e/htique dut se manife/]1 au moy5-ge1 aussitt que la situation sociale put comm5c] le p]mettre1 c'e/--dire qu& l'organisme ca?olique et fodal fut enf9 suffisamm5t p>v5u sa con/itution propre3 l'avnem5t univ]sel de la *eval]ie en m>que naturellem5t l'poque initiale1 p> l'heureuse excitation n\velle qui en devait spcialem5t rsult]2 mais c'e/ ncessairem5t aux croisades que se rapporte son pr9cipal dveloppem5t1 a9si directem5t alim5t1 p5dant deux sicles1 p> ce noble essor collectif de l'n]gie europenne4 ,t\s les tmoignages hi/oriques con/at5t de la manire la plus dcisive1 l'unanime empressem5t que montrr5t alors1 avec une navet si expressive1 les div]ses classes quelconques de la socit europenne p\r un g5re d'activit m5tale si bi5 c>actris p> ce d\x privilge de *>m] presque galem5t les esprits les plus opposs1 soit en (frant aux uns l'ex]cice intellectuel le mieux adapt la faible porte de leur ent5dem5t1 soit en prs5tant aux autres la plus salutaire div]sion qui puisse procur] un repos sans apa?ie4 ,ces dispositions favorables tai5t mme tellem5t inspires p> la nature d'un rgime irrationnellem5t qualifi de tnbreux1 qu'elles fur5t1 en gnral1 plus =tem5t prononces l o ce rgime avait pu se ralis] plus compltem5t1 c'e/--dire en ,france et en ,anglet]re1 o l'essor naissant des beaux-arts excita longtemps une admiration bi5 suprieure1 soit en n]gie1 soit en univ]salit1 l'ardeur tant clbre de quelques r>es populations antiques p\r les *efs-d'uvre correspondans4 ,quelle que dt tre bi5tt1 cet g>d1 l'clatante prpondrance de l',italie1 on doit1 en effet1 rem>qu]1 comme ,dante l'a noblem5t proclam1 que sa premire volution e/htique fut d'abord prcde et prp>e1 au moy5-ge1 p> celle de la ,france mridionale3 or1 cette inconte/able div]sit hi/orique me semble devoir tre surt\t attribue la mo9dre consi/ance de l'ordre fodal en ,italie1 malgr l'action plus spcialem5t favorable que le ca?olicisme y devait ex]c] sur le dveloppem5t initial des beaux-arts4 ,cet essor spontan dut tre longtemps entrav p> une l5te et difficile opration prlim9aire1 dont l'indisp5sable accomplissem5t devait prcd]1 de t\te ncessit1 l'lan direct du gnie potique3 on conoit qu'il s'agit de l'laboration fondam5tale des langues mod]nes1 o l'on doit voir1 mon gr1 une premire int]v5tion univ]selle des facults e/htiques4 ,quoique un tel prambule ne pt laiss]1 cet g>d1 de rsultats immdiats1 leur abs5ce effective n'indique c]ta9em5t pas la /rilit radicale des ef=ts primitifs longtemps consums a9si en travaux purem5t prp>atoires1 mais d'une importance capitale p\r l'ensemble de l'volution ultrieure1 qu'une +rate apprciation isole trop s\v5t de ces premi]s g]mes ncessaires4 ,les langues rsult5t surt\t1 comme on sait1 d'une l5te laboration populaire1 o se manife/5t t\j\rs pr(ondm5t les div]s c>actres ess5tiels de la civilisation correspondante3 cela e/ surt\t vid5t quant aux langues mod]nes1 o la prdom9ance croissante de la vie indu/rielle et l'asc5dant graduel d'une rationnalit positive sont si fidlem5t prononcs4 ,mais cette orig9e vulgaire n'emp*e nullem5t le conc\rs ncessaire de l'influ5ce plus rgulire spontanm5t mane des esprits d'lite1 et sans laquelle un tel travail univ]sel ne saurait acqurir ni la /abilit1 ni mme la cohr5ce indisp5sables sa de/9ation f9ale4 ,or1 dans cette int]v5tion p]man5te du gnie spcial p\r la sanction et la rvision de l'laboration populaire fondam5tale1 aussitt que celle-ci e/ suffisamm5t avance1 il importe de reconnatre1 en gnral1 que1 malgr l'9vitable p>ticipation simultane de nos div]s modes quelconques d'activit m5tale1 l'opration dp5d surt\t1 p> sa nature1 des facults e/htiques proprem5t dites1 comme tant la fois les mo9s in]tes *ez la plup>t des intellig5ces1 et celles dont l'ex]cice exige davantage le p]fectionnem5t de la langue commune4 ,cette proprit ncessaire devi5t encore plus vid5te qu& il s'agit1 non de la cration spontane d'une langue orig9ale1 mais de la trans=mation radicale d'un langage antrieur1 p> suite d'un n\vel tat social4 ,quelque activit que le gnie philosophique et le gnie sci5tifique ai5t pu manife/] au moy5-ge1 comme n\s l'apprci]ons bi5tt1 ils y ont assurm5t =t peu contribu l'un et l'autre la fondation gnrale des langues mod]nes4 ,malgr les avantages ess5tiels que *acun d'eux a ultrieurem5t retirs de la supriorit logique propre aux n\veaux idiomes1 le long usage que t\s deux fir5t du lat91 aprs qu'il eut entirem5t cess d'tre vulgaire1 confirme assez leur rpugnance et leur inaptitude naturelles dirig] l'laboration du langage usuel4 ,c'tait donc des facults mo9s ab/raites1 mo9s gnrales et mo9s m95tes1 mais aussi plus intimes1 plus populaires et plus actives1 que devait ncessairem5t app>t5ir cette indisp5sable opration4 ,ess5tiellem5t de/9 la reprs5tation univ]selle et n]gique des p5ses et des affections inhr5tes la vie relle et commune1 jamais le gnie e/htique n'a pu conv5ablem5t p>l] une langue morte1 ni mme trangre1 quelque facilit exceptionnelle qu'ai5t pu procur]1 cet g>d1 des habitudes artificielles4 ,on conoit donc aism5t comm5t son activit spciale a d tre1 au moy5-ge1 si longtemps occupe surt\t d'acclr] et de rgul>is] la =mation spontane des langues mod]nes1 qui doit tre pr9cipalem5t rapporte aux ef=ts assidus de ces mmes facults auxquelles une sup]ficielle apprciation attribue une sorte de l?>gie sculaire1 aux temps mme o elles posai5t a9si les fondem5s gnraux des monum5s les plus c>actri/iques de notre sociabilit europenne4 ,le ret>d 9vitable qui en devait rsult] p\r l'essor direct des productions e/htiques1 n'affectait sans d\te immdiatem5t que l'art potique proprem5t dit1 et accessoirem5t l'art musical3 mais les trois autres beaux-arts devai5t aussi en tre indirectem5t entravs1 quoique un degr beauc\p mo9dre1 d'aprs leurs relations fondam5tales avec l'art le plus univ]sel1 con=mm5t la hir>*ie e/htique indique1 en pr9cipe1 au c9quante-troisime *apitre2 ce qui explique ess5tiellem5t les pr9cipaux modes hi/oriques de l'volution e/htique propre au moy5-ge4 ,en considrant directem5t la mmorable spontanx d'une telle volution1 on ne saurait mconnatre la ralit de notre explication gnrale sur son manation ncessaire du milieu social correspondant4 ,on doit tax]1 sans d\te1 d'irrationnelle exagration les repro*es ord9aires sur l'enti] ab&on des ouvrages anci5s1 dont la lecture assidue1 au mo9s quant aux auteurs roma9s1 ne p\vait c]ta9em5t cess] en un temps o le lat9 con/ituait encore le langage spcial de la pr9cipale hir>*ie europenne4 ,t\tefois1 il e/ c]ta9 que les plus beaux sicles du moy5-ge dur5t (frir1 cet g>d1 aprs la premire bau*e des langues mod]nes1 une heureuse dsutude naturelle1 sauf les beso9s p]man5s du cl]g1 en v]tu d'un in/9ct confus de l'incompatibilit de la n\velle volution e/htique avec l'admiration trop exclusive des *efs-d'uvre relatifs un sy/me de sociabilit ds lors jamais te9t4 ,quels que fuss5t alors1 s\s le rapport du gt1 les inconvni5s rels d'une semblable disposition1 elle prs5tait d'abord l'avantage beauc\p plus ess5tiel de mieux g>antir l'orig9alit et la popul>it de cet essor naissant4 ,il faut d'ailleurs not] qu'une telle t5dance tait1 au moy5-ge1 intimem5t lie au prjug univ]sel1 si ju/em5t tabli p> le ca?olicisme1 sur la prm95ce fondam5tale du n\vel tat social comp> l'anci54 ,cette relation naturelle a mme ultrieurem5t contribu1 en s5s inv]se1 la rsurrection de la littrature anci5ne1 o tant d'esprits cultivs *]*ai5t1 leur insu1 une sorte de prote/ation indirecte contre l'esprit ca?olique1 aussitt qu'il eut cess d'tre suffisamm5t progressif4 ,quoi qu'il en soit1 la spontanx primitive d'une telle volution e/htique avait c]ta9em5t beso9 d'tre consolide p> son entire indp5dance de celle qu'avait inspire une t\t autre situation sociale4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que1 d'aprs le trop gr& asc5dant que devait spcialem5t cons]v]1 en ,italie1 l'imitation des monum5s roma9s1 cette belle p>tie de la rpublique europenne1 longtemps si suprieure aux autres dans presque t\s les beaux-arts1 n'a po9t (f]t1 au moy5-ge1 la mme prpondrance relativem5t l'ar*itecture1 dont le pr9cipal essor c>actri/ique dut alors s'accomplir *ez des populations o les influ5ces ca?oliques et fodales avai5t plus exclusivem5t prvalu2 ce qui p]mettait d'y rig] des difices plus pr(ondm5t adapts l'ensemble de la civilisation dont ils tai5t de/9s t]nis]1 s\s la =me la plus s5sible1 l'imposant s\v5ir4 ,en t\s g5res1 l'intime spontanx de cette mmorable volution initiale n'e/ pas mo9s m>que p> l'orig9alit de ses productions et p> leur nave con=mit avec la situation sociale correspondante que p> l'indp5dance de sa m>*e affran*ie de t\te imitation s]vile4 ,on le voit surt\t p\r l'essor potique1 alors si directem5t consacr1 d'une "p1 l'expression1 fidle quoique idale1 des murs *eval]esques1 et1 d'une autre "p1 l'heureuse indication de la prpondrance c>actri/ique qu'obt5ait de plus en plus la vie dome/ique dans le sy/me habituel de l'exi/5ce mod]ne4 ,s\s l'un et l'autre aspect1 il faut pr9cipalem5t rem>qu]1 cette poque1 l'bau*e primordiale d'un g5re de compositions ess5tiellem5t inconnu l'antiquit1 p>ce qu'il se rapporte m9emm5t la vie prive1 si peu dveloppe *ez les anci5s1 et que la vie publique n'y int]vi5t qu'en v]tu de sa raction ncessaire sur celle-ci4 ,cette sorte d'pope dome/ique1 ultrieurem5t de/9e de si admirables progrs1 comme je l'indiqu]ai ci-dess\s1 et qui con/itue c]ta9em5t la n\velle espce de productions la mieux adapte jusqu'ici la nature propre de la civilisation mod]ne1 remonte videmm5t jusqu' cette volution initiale1 dont une s]vile admiration de l'antique littrature a fait trop oubli] ensuite les +nieux essais orig9aux3 la dnom9ation vulgaire1 malgr son improprit actuelle1 cons]ve directem5t le s\v5ir cont9u de cette inconte/able filiation hi/orique4 ,tel e/ l'ensemble d'explications prlim9aires qui indique l'tat social du moy5-ge comme con/ituant1 t\s g>ds1 le b]ceau ncessaire de la gr&e volution e/htique des socits mod]nes4 ,si les m95s attributs qui c>actris5t1 s\s ce rapport1 cette mmorable situation1 n'ont pu tre1 en ralit1 assez dvelopps p\r que leur apprciation gnrale n'exiget pas auj\rd'hui une discussion appr(ondie1 cela ti5t surt\t la nature ess5tiellem5t transitoire qui1 d'aprs nos dmon/rations antrieures1 devait ncessairem5t di/+u] ce degr de la progression huma9e4 ,l'essor e/htique ne suppose pas seulem5t un tat social assez =tem5t c>actris p\r comport] une idalisation n]gique3 il dem&e1 en outre1 que cet tat quelconque soit assez /able p\r p]mettre spontanm5t1 entre l'int]prte et le spectateur1 cette intime h>monie pralable sans laquelle l'action des beaux-arts ne saurait obt5ir habituellem5t une ple9e efficacit4 ,or1 ces deux conditions fondam5tales1 naturellem5t runies *ez les anci5s1 n'ont jamais pu l'tre depuis un degr suffisant1 mme au moy5-ge1 et ne p\rront retr\v] leur conc\rs normal que s\s l'asc5dant ultrieur de la rgnration positive rs]ve notre sicle1 comme je l'indiqu]ai spcialem5t la f9 de ce d]ni] volume4 ,n\s avons1 en effet1 ple9em5t reconnu que le moy5-ge con/itue1 t\s g>ds1 une imm5se transition1 qui1 s\s les div]s aspects pr9cipaux1 n'e/ pas encore totalem5t t]m9e2 et c'e/ l seulem5t qu'il faut *]*] la vritable explication hi/orique de l'inconte/able disproportion gnrale qui se fait alors si dplorablem5t s5tir entre les faibles rsultats p]man5s de l'essor e/htique et l'n]gie de son activit orig9ale1 si bi5 seconde p> un empressem5t univ]sel4 ,cette mmorable anomalie e/ irrationnellem5t apprcie dans les deux coles opposes qui se disput5t auj\rd'hui l'empire des beaux-arts3 les uns n'y ayant vu qu'un *imrique tmoignage d'un inexplicable dcroissem5t des facults e/htiques de l'humanit2 les autres l'ayant exclusivem5t attribue la s]vile imitation ultrieure des *efs-d'uvre de l'antiquit4 ,quoique cette d]nire considration ne soit pas aussi va9e que la premire1 on y pr5d cep5dant un effet p\r une cause1 et surt\t on y accorde une importance =t exagre une influ5ce purem5t secondaire3 c>1 si la situation ca?olique et fodale avait pu et d comport] une vritable /abilit1 comp>able celle de l'ordre grec ou roma91 sa prpondrance spontane et aism5t cont5u l'espce de rtrogradation e/htique que t5dit produire ensuite une prdilection trop exclusive p\r les modles antiques4 ,a9si1 la s\rce ess5tielle de cette s+ulire hsitation sociale qui c>actrise l'art mod]ne1 et qui a tant neutralis jusqu'ici l'univ]salit ncessaire de son influ5ce cont9ue1 aprs sa premire volution si f]me1 si orig9ale1 et si populaire1 au moy5-ge1 doit tre directem5t *]*e dans l'9vitable in/abilit de l'tat social correspondant1 suscitant t\j\rs de n\velles transitions successives4 ,une pr(onde et p]svrante laboration e/htique tait c]ta9em5t impossible *ez des populations o *aque sicle1 et quelquefois mme *aque gnration1 modifiait assez notablem5t la sociabilit antrieure p\r que *aque situation dt]m9e et dj ess5tiellem5t cess avant que le pote ou l'arti/e euss5t pu y contract] suffisamm5t l'intime pntration spontane indisp5sable l'action des beaux-arts4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que l'esprit des croisades1 si favorable la plus puissante posie1 avait irrvocablem5t disp>u qu& les langues mod]nes ont pu tre assez =mes p\r en p]mettre la ple9e idalisation3 t&is que1 *ez les anci5s1 *aque mode effectif de sociabilit avait t tellem5t durable1 que le gnie e/htique p\vait ress5tir et retr\v]1 aprs plusieurs sicles1 des passions et des affections populaires ess5tiellem5t id5tiques celles dont il v\lait retrac] l'empire antrieur4 ,l'av5ir seul p\rra replac] l'humanit1 et d'une manire mme bi5 suprieure1 dans ces conditions normales de /abilit active1 sans lesquelles l'action des beaux-arts ne saurait obt5ir l'entire efficacit sociale conv5able sa nature4 ,quoique =c de me born] ici l'indication sommaire de ces div]ses explications1 j'espre en avoir assez c>actris l'esprit gnral1 d'ailleurs ple9em5t con=me l'ensemble de ma ?orie fondam5tale de l'volution huma9e1 p\r que le lecteur1 suffisamm5t prp>1 puisse utilem5t prolong] l'application spciale de ce pr9cipe hi/orique1 qui montre l'tat social du moy5-ge comme tant la fois la s\rce ncessaire1 soit de l'ensemble du dveloppem5t e/htique propre la civilisation mod]ne1 soit des imp]fections c>actri/iques qu'il devait (frir2 sans suppos] aucune dim9ution relle des facults e/htiques de l'humanit1 et en t5dant1 au contraire1 faire mieux ressortir l'n]gie intr9sque d'un essor effectif qui1 malgr de tels ob/acles1 a ralis tant d'admirables rsultats1 a9si que je l'avais signal d'avance au c9quante-septime *apitre4 ,af9 de facilit] davantage cette laboration ultrieure1 je crois devoir ici di/9ctem5t indiqu] la division rationnelle que j'ai t\j\rs spontanm5t suivie1 dans ce volume et dans le prcd5t1 p\r l'hi/oire univ]selle du moy5-ge1 et qui1 spcialem5t vrifie ci-dessus quant l'volution indu/rielle1 n'e/ pas mo9s conv5able env]s l'volution e/htique1 ou relativem5t t\te autre prp>ation ess5tielle1 soit positive1 soit mme ngative1 de la civilisation mod]ne4 ,elle consi/e1 en compr5ant le moy5-ge proprem5t dit entre le db du ,ve sicle et la f9 du ,x,i,i,ie1 comme je l'ai suffisamm5t dmontr1 p>tag] cette mmorable transition de neuf sicles en trois phases naturelles1 qui se tr\v5t tre peu prs de mme dure3 la premire1 se t]m9ant avec le ,v,i,ie sicle1 reprs5te l'tablissem5t fondam5tal1 cont5ant1 d'une manire trs-confuse mais apprciable1 t\s les vritables g]mes ess5tiels des div]s m\vem5s ultrieurs2 la seconde1 prolonge jusqu' la f9 du ,xe sicle1 correspond l'essor graduel de la con/itution ca?olique et fodale1 extrieurem5t c>actris p> le premi] gr& sy/me de gu]res df5sives1 dirig surt\t1 d'aprs nos explications antrieures1 contre les sauvages poly?i/es du nord2 enf9 la troisime1 directem5t relative la plus gr&e spl5deur de cet organisme transitoire1 compr5d l'admirable df5se du mono?isme occid5tal contre l'invasion1 alors seule r$\table1 du mono?isme ori5tal2 opration vraim5t f9ale1 bi5tt suivie de l'irrvocable dissolution spontane d'un sy/me dsormais priv de sa de/9ation fondam5tale1 et de l'volution simultane des n\veaux lm5s sociaux1 secrtem5t labors s\s sa tutlaire prpondrance europenne4 ,dans la srie indu/rielle1 n\s avons vu ces trois phases successives prs5t] naturellem5t1 l'une l'univ]selle sub/itution pralable du s]vage l'esclavage1 l'autre l'mancipation p]sonnelle des classes urba9es1 et la d]nire le premi] lan indu/riel des villes1 accompagn de l'entire abolition de la s]vitude rurale3 dans la srie e/htique1 n\s v5ons d'y reconnatre1 avec non mo9s d'vid5ce1 d'abord l'bau*e primitive d'une n\velle sociabilit1 de/9e r5\vel] l'action gnrale des facults e/htiques1 ensuite leur indisp5sable application prlim9aire la =mation des langues mod]nes1 et enf9 leur dveloppem5t direct1 suivant la nature propre de la civilisation correspondante2 t\s les autres aspects quelconques du m\vem5t huma9 donn]ont lieu1 j'ose l'assur]1 des vrifications quival5tes1 que je dois ma9t5ant me disp5s] de spcifi] =mellem5t4 ,leur conc\rs ncessaire conduit spontanm5t concevoir l'admirable rgne de l'incomp>able ,*>lemagne1 plac prs du milieu de la seconde phase1 presque quidi/ant des deux t]mes extrmes1 qui ratta*5t immdiatem5t le moy5-ge1 l'un l'volution anci5ne1 l'autre l'volution mod]ne1 comme l'poque la plus dcisive1 o l'esprit du rgime transitoire comm5ce manife/] ple9em5t ses diffr5s attributs ess5tiels1 et o les div]s lm5s pr9cipaux de la civilisation ultrieure reoiv5t aussi1 t\s g>ds1 la plus heureuse /imulation initiale4 ,quoique un tel classem5t des temps ait t\j\rs implicitem5t dirig mon apprciation hi/orique du moy5-ge1 la nature m9emm5t ab/raite de notre laboration dynamique ne me p]mettait po9t de le faire directem5t prsid] son accomplissem5t1 qui et alors exig des explications concrtes incompatibles avec les limites et la de/9ation de cet ouvrage4 ,j'ai cru cep5dant devoir en indiqu] f9alem5t la conception explicite1 l'usage des philosophes qui v\drai5t ultrieurem5t appliqu] ma ?orie fondam5tale l'tude spciale et m?odique de cette gr&e transition1 dont le c\rs graduel (fre a9si spontanm5t1 sans aucune va9e proccupation sy/matique1 une di/ribution t]naire1 analogue1 sauf la dure1 celle que n\s avons t\j\rs reconnue1 d'abord p\r les pr9cipaux tats de l'ensemble du dveloppem5t huma91 ensuite p\r les modes successifs de l'volution anci5ne1 et enf9 p\r les degrs conscutifs propres l'volution mod]ne3 ce qui prs5te p>t\t l'esprit des int]valles susceptibles de p]mettre l'essor habituel des considrations gnrales1 indisp5sable l'efficacit sociale de notre philosophie hi/orique1 qui n'e/ po9t de/9e1 je ne saurais trop le rappel]1 un /rile talage acadmique1 mais f\rnir rellem5t une base rationnelle l'active coord9ation des ef=ts directem5t relatifs la rgnration f9ale de l'humanit4 ,aprs avoir suffisamm5t expliqu comm5t l'essor e/htique des socits mod]nes e/ naturellem5t man de l'tat social con/itu au moy5-ge1 il devi5t ais de procd] la seconde p>tie gnrale d'un tel exam51 en apprciant les pr9cipaux c>actres propres au n\vel lm5t a9si introduit dans le sy/me de notre civilisation1 et sa situation ncessaire env]s les anci5s p\voirs l'poque initiale du ,x,i,ve sicle4 ,ces deux dt]m9ations connexes ne peuv5t1 en effet1 rsult] que de l'influ5ce prpondrante des causes ci-dessus signales1 comb9e avec l'ext5sion naissante de la vie indu/rielle1 qui t5dait ds-lors *ang] le mode primitif de sociabilit2 en sorte qu'il ne n\s re/e surt\t qu' saisir la relation fondam5tale de cette modification dcisive avec l'ensemble du m\vem5t dj imprim aux beaux-arts p> les impulsions ca?oliques et fodales4 ,l'intime aff9it mutuelle que tmoigne t\te l'hi/oire mod]ne entre l'essor indu/riel et l'essor e/htique1 a p\r pr9cipe vid5t1 suivant la ?orie hir>*ique indique au prambule de ce *apitre1 la d\ble t5dance ncessaire de l'volution indu/rielle dvelopp] spontanm5t1 jusque *ez les d]nires classes1 un premi] degr habituel d'activit m5tale1 sans lequel l'action des beaux-arts ne saurait tre comprise1 et en mme temps l'aisance et la scurit qui peuv5t seules dispos] gt] conv5ablem5t les nobles j\issances correspondantes4 ,dans la m>*e naturelle de l'ducation huma9e1 individuelle ou collective1 l'ex]cice intellectuel e/ d'abord dt]m9 communm5t p> l'impulsion pratique des beso9s les plus grossi]s mais les plus urg5s1 dont la satisfaction suffisante p]met ensuite l'heureuse efficacit cont9ue de l'impulsion1 plus leve mais mo9s n]gique1 qui drive des facults e/htiques4 ,celles-ci1 d'aprs le d\x mlange de p5ses et d'motions qui les c>actrise si exclusivem5t1 con/itu5t rellem5t1 vu l'extrme imp]fection de notre conomie crbrale1 les seules facults m5tales assez prononces1 *ez la plup>t des hommes1 p\r que leur activit rgulire puisse dev5ir une s\rce de vritables j\issances2 t&is que les facults sci5tifiques ou philosophiques1 plus m95tes encore1 mais beauc\p mo9s dveloppes1 ne dt]m95t le plus s\v5t1 comme on sait1 qu'une fatigue bi5tt insupportable1 except *ez le trs petit nombre d'hommes vraim5t de/9s la contemplation ab/raite4 ,il e/ donc ais de concevoir l'(fice fondam5tal de l'essor e/htique1 con/ituant la transition normale de la vie active la vie spculative4 ,p> une apprciation plus prcise1 cet essor int]mdiaire me semble devoir ess5tiellem5t c>actris] le degr habituel d'ex]cice m5tal auquel s'arrt]ait communm5t l'humanit si1 d'aprs un milieu plus favorable1 ou en v]tu d'une organisation mo9s exigeante1 elle tait affran*ie des obligations cont9ues relatives aux beso9s physiques3 comme l'indique assez la t5dance commune des situations sociales les mo9s loignes d'une telle supposition idale4 ,quoi qu'il en soit1 la relation lm5taire de la vie e/htique la vie pratique e/ c]ta9em5t dev5ue beauc\p plus directe1 plus complte1 et surt\t plus univ]selle1 depuis la sub/itution graduelle de l'exi/5ce indu/rielle l'exi/5ce militaire1 suivant les motifs dj indiqus4 ,tant que l'esclavage et la gu]re ont c>actris l'conomie sociale1 il e/ clair que les beaux-arts ne p\vai5t rellem5t acqurir une pr(onde popul>it1 et ne devai5t tre ord9airem5t gts1 mme p>mi les hommes libres1 que *ez les classes suprieures3 le seul cas diffr5t1 beauc\p trop vant d'ailleurs1 ne se rapporte hi/oriquem5t qu' une mdiocre p>tie de la population grecque1 qu'un ensemble de circon/ances locales et sociales1 m9emm5t exceptionnel sans tre aucunem5t arbitraire1 avait prde/91 comme je l'ai expliqu1 cette heureuse anomalie3 p>t\t ailleurs1 *ez les socits gu]rires de l'antiquit1 il n'y avait de vraim5t populaires que les jeux sanglans qui retraai5t ces peuples grossi]s le s\v5ir de leur activit *rie4 ,il e/ clair1 au contraire1 que l'volution indu/rielle propre la f9 du moy5-ge a spontanm5t consolid1 s\s ce rapport1 la salutaire influ5ce des murs ca?oliques et fodales1 en t5dant faire habituellem5t pntr]1 jusque *ez les plus humbles familles1 les dispositions lm5taires les plus favorables l'action des beaux-arts1 dont les productions devai5t dsormais s'adress] un public la fois beauc\p plus nombreux et beauc\p mieux prp>4 ,c'e/ a9si que le gnie e/htique1 de/9 surt\t aux masses1 et qui s'amo9drit1 de t\te ncessit1 dans les sphres privilgies1 a pu s'incorpor] la sociabilit mod]ne d'une manire bi5 plus intime qu'il ne p\vait l'tre ord9airem5t celle de l'antiquit1 o1 mme s\s l'accueil le plus favorable1 il tait presque t\j\rs trait comme un lm5t ess5tiellem5t trang] l'ensemble de la con/itution sociale4 ,si cette connexit plus pr(onde n'a pas t encore suffisamm5t manife/e1 il faut l'attribu] l'tat purem5t rudim5taire de t\t ce qui conc]ne l'organisme mod]ne1 o l'abs5ce totale de sy/matisation rationnelle a tant neutralis jusqu'ici1 t\s g>ds1 les proprits les plus c>actri/iques4 ,considre ma9t5ant en s5s inv]se1 cette relation lm5taire entre l'essor e/htique et l'essor indu/riel se prs5te surt\t comme heureusem5t de/9e con/itu]1 *ez les mod]nes1 le plus puissant correctif naturel de ce dplorable rtrcissem5t1 la fois m5tal et moral1 que t5d produire communm5t l'exorbitante prpondrance de l'activit indu/rielle dans l'ensemble de l'exi/5ce huma9e4 ,s\s ce rapport fondam5tal1 l'ducation e/htique comm5ce spontanm5t1 avec la plus univ]selle efficacit1 ce que l'ducation sci5tifique et philosophique peut seule conv5ablem5t a*ev]2 de manire p\voir un j\r1 s\s l'influ5ce d'une sage rgul>isation1 avantageusem5t combl] la grave lacune qui rsulte provisoirem5t1 cet g>d1 de l'9vitable dsutude des usages religieux1 quant la cont9uelle div]sion intellectuelle qu'exige inconte/ablem5t1 un c]ta9 degr1 la vie purem5t pratique1 p\r ne pas dgnr] en une /upide et g/e proccupation4 ,dans les div]ses p>ties pr9cipales de la gr&e rpublique europenne con/itue au moy5-ge1 l'volution e/htique1 suivant t\j\rs de prs l'volution indu/rielle1 a plus ou mo9s t5du en tempr] les dang]s ess5tiels1 en dveloppant p>t\t une activit m5tale plus gnrale et plus ds9tresse que celle qu'exigeai5t les travaux j\rnali]s1 et en sollicitant directem5t1 suivant son heureuse nature1 l'ex]cice simultan des affections les plus bi5veillantes1 p> des j\issances d'autant plus vives qu'elles sont plus unanimes4 ,quelles que soi5t1 cet g>d1 les m95tes proprits de l'volution sci5tifique ou philosophique1 elle aura con/amm5t1 auprs des masses1 une efficacit beauc\p mo9dre1 en v]tu de son int5sit et surt\t de sa popul>it trs infrieures1 mme aprs les plus gr&es amliorations que doive ultrieurem5t recevoir le sy/me gnral de l'ducation huma9e1 individuelle ou sociale4 la vrit1 des philosophes peu s5sibles aux beaux-arts ont s\v5t accus1 d'une manire trs spcieuse1 pr9cipalem5t au sujet de l',italie1 le dveloppem5t excessif de la vie e/htique de t5dre entrav] la progression sociale en inspirant trop d'atta*em5t des j\issances mom5tanm5t incompatibles avec une indisp5sable agitation politique4 ,mais1 except les anomalies individuelles1 o la proccupation e/htique peut1 en effet1 tre quelquefois p\sse jusqu' dt]m9] une sorte de dgradation m5tale et morale1 il e/ clair que1 dans les cas rels1 son influ5ce sur l'ensemble des populations1 lors mme qu'elle a d sembl] exagre1 n'a contribu le plus s\v5t qu' emp*] une prpondrance bi5 plus dang]euse de la vie matrielle1 et y entret5ir une c]ta9e ardeur spculative1 susceptible de recevoir un j\r une plus importante de/9ation4 ,enf91 s\s un aspect plus spcial1 on doit videmm5t reg>d] le dveloppem5t des beaux-arts comme ayant mme t1 beauc\p d'g>ds1 directem5t li au p]fectionnem5t te*nique des oprations indu/rielles1 qui ne peuv5t1 en effet1 recevoir t\tes les amliorations habituelles dont elles sont rellem5t susceptibles1 *ez les nations o le s5tim5t d'une p]fection idale n'e/ pas1 en t\t g5re1 suffisamm5t cultiv4 ,cela e/ surt\t s5sible quant aux arts nombreux qui se rapport5t la =me extrieure1 et qui1 ce titre1 se ratta*5t ncessairem5t l'ar*itecture1 la sculpture1 et mme la pe9ture1 p> une f\le de nuances int]mdiaires1 con/ituant une gradation presque ins5sible1 o il devi5t quelquefois impossible d'assign] une exacte sp>ation entre le po9t de vue vraim5t e/htique et le po9t de vue purem5t indu/riel4 ,l'expri5ce univ]selle a tellem5t con/at1 s\s ce rapport1 la supriorit te*nique des populations amliores p> les beaux-arts1 que cette considration e/ s\v5t dev5ue l'un des pr9cipaux motifs des g\v]nem5s mod]nes p\r enc\rag] directem5t la propagation de l'ducation e/htique1 alors ju/em5t envisage comme une puissante g>antie ultrieure de succs indu/riel1 dans l'utile concurr5ce comm]ciale des diffr5s peuples europens4 ,p> les div]s motifs ci-dessus indiqus1 il e/ donc vid5t que la prpondrance naissante de la vie indu/rielle la f9 du moy5-ge1 bi5 lo9 d'tre dfavorable l'volution e/htique dj dt]m9e p> l'ensemble de la situation antrieure1 t5dait1 au contraire1 lui procur] f9alem5t une popul>it et une consi/ance qu'elle n'aurait pu autrem5t obt5ir au mme degr1 en la ratta*ant dsormais1 de la manire la plus intime1 au progrs de l'exi/5ce mod]ne4 ,t\tefois1 p5dant les c9q sicles qui n\s sp>5t du moy5-ge1 cet asc5dant graduel a d provisoirem5t influ]1 d'une manire indirecte1 sur le c>actre vague et indcis prcdemm5t attribu l'art mod]ne1 en augm5tant l'in/abilit et acclrant la dcad5ce du rgime s\s lequel il avait d surgir4 ,si l'tat ca?olique et fodal avait pu p]si/] rellem5t1 il n'e/ pas d\teux1 mes yeux1 que l'essor e/htique des d\zime et treizime sicles aurait acquis1 p> son m95te homognx1 une importance et une pr(ondeur bi5 suprieures t\t ce qui a pu exi/] depuis1 surt\t quant l'efficacit populaire1 vrai critrium des beaux-arts4 ,p> la transition rapide1 et s\v5t viol5te1 qui devait s'accomplir dans le c\rs de cette gr&e priode rvolutionnaire1 et laquelle la progression indu/rielle a si puissamm5t conc\ru1 le gnie e/htique a ncessairem5t manqu de direction gnrale et de de/9ation sociale4 ,entre l'anci5ne sociabilit expirante1 et la n\velle trop peu c>actrise encore1 il n'a pu assez nettem5t s5tir ni ce qu'il devait surt\t idalis]1 ni sur quelles sympa?ies univ]selles il devait pr9cipalem5t repos]4 ,telle e/1 au fond1 la cause progressive de cette spcialit exclusive qui a jusqu'ici c>actris l'art mod]ne1 comme l'indu/rie1 et comme la sci5ce aussi1 faute d'une gnralit rellem5t prpondrante4 ,bi5 lo9 d'tre dgnr1 le gnie e/htique e/ c]ta9em5t dev5u plus t5du1 plus v>i1 et plus complet mme1 qu'il n'avait jamais pu l'tre dans l'antiquit3 mais1 malgr ses m95tes proprits intr9sques1 son efficacit devait tre alors beauc\p mo9dre1 dans un milieu social qui n'a pu encore lui (frir ni la nettet ni la fixit indisp5sables son libre essor4 ,oblig de reproduire les motions religieuses p5dant que la foi s'teignait1 et de reprs5t] les murs gu]rires des populations de plus en plus livres une activit pacifique1 sa situation radicalem5t contradictoire a d non-seulem5t nuire la ralit fondam5tale de ses effets extrieurs1 mais celle mme de ses propres impressions intrieures1 jusqu'aux temps encore lo9ta9s o la rgnration f9ale de l'humanit vi5dra lui (frir le milieu le plus favorable son ple9 dveloppem5t1 p> suite d'une homognx et d'une /abilit qui n'ont pu jamais exi/] au mme degr1 comme je l'indiqu]ai plus di/9ctem5t la f9 de ce volume4 ,a9si priv ncessairem5t1 p5dant la gr&e transition que n\s tudions1 de t\te vraie direction philosophique1 et dp\rvu de t\te l>ge de/9ation sociale1 l'art mod]ne n'a pu tre ess5tiellem5t anim que p> l'in/9ct fondam5tal qui p\sse involontairem5t une activit cont9ue les plus n]giques facults de notre intellig5ce3 les organisations m9emm5t e/htiques ont d alors1 comme on dit auj\rd'hui1 cultiv] l'art p\r l'art lui-mme2 ou1 suivant le langage1 plus humble mais quival5t1 employ p> le gr& ,corneille1 ne se propos] habituellem5t d'autre b rel que de div]tir le public4 ,nanmo9s1 malgr cet 9vitable isolem5t provisoire1 en considrant de plus prs l'ensemble de cette volution e/htique1 on y peut disc]n] presque t\j\rs1 depuis son orig9e jusqu' prs5t1 une c]ta9e t5dance sociale plus ou mo9s prononce2 mais elle e/ purem5t critique1 et p> suite peu compatible avec l'm95te nature d'un tel dveloppem5t1 o la ngation ne peut jamais avoir qu'une importance =t accessoire4 ,c'e/ seulem5t p> l que l'art mod]ne a pris communm5t une "p directe notre m\vem5t social4 ,on conoit1 en effet1 que1 dans la d\ble progression1 la fois ngative et positive1 qui devait con/itu] ce m\vem5t prlim9aire1 le premi] aspect1 seul suffisamm5t apprciable1 p\vait seul conv5ir aux beaux-arts1 quelque imp>faite excitation qu'ils y puss5t tr\v]2 t&is que le second1 pe9e saisissable auj\rd'hui la plus haute cont5tion philosophique1 ne p\vait assurm5t leur f\rnir aucun alim5t immdiat1 quoique f9alem5t de/9 leur imprim] en temps opportun1 la plus puissante /imulation cont9ue3 en sorte que1 dans ce long int]valle1 t\tes les fois que la philosophie e/htique a v\lu rellem5t pr5dre un c>actre organique1 elle n'a pu ab\tir1 comme la philosophie politique elle-mme1 qu' de va9s regrets sur l'irrvocable dissolution de l'ordre anci51 suivis de dplorables rcrim9ations sur la prt5due dgnration de l'humanit4 ,c'e/ a9si qu'on explique aism5t1 en gnral1 la t5dance critique qui1 t\tes les poques de l'art mod]ne1 s'e/ nettem5t prononce1 s\s des =mes d'ailleurs trs v>ies1 mme *ez les plus m95s gnies1 surt\t potiques1 quoique1 dans une situation vraim5t normale1 la critique ne doive c]ta9em5t conv5ir qu' des intellig5ces secondaires1 pr9cipalem5t quant aux beaux-arts4 ,une telle t5dance devait d'ailleurs1 d'aprs cette apprciation hi/orique1 suivre naturellem5t la m>*e correspondante de la gr&e progression ngative2 c'e/--dire1 d'aprs la ?orie du *apitre prcd5t1 tre d'abord et pr9cipalem5t dirige contre l'organisme ca?olique1 dont la disposition1 dsormais oppressive et rtrograde1 devait comm5c]1 v]s la f9 du moy5-ge1 s\lev] spcialem5t les antipa?ies e/htiques1 comme l'indiqu5t alors si navem5t tant d'clatants exemples#aa4 ,t\t en conc\rant in/9ctivem5t sanctionn] a9si l'asc5dant univ]sel du p\voir temporel sur le p\voir spirituel1 l'essor e/htique devait aussi p>ticip]1 quoique un degr beauc\p mo9dre1 au triomphe graduel de celui des deux lm5s temporels que l'ensemble des influ5ces nationales de/9ait1 en *aque pays1 la dictature f9ale1 suivant la di/9ction fondam5tale que j'ai tant applique3 ce qui a notablem5t contribu dt]m9] les pr9cipales diffr5ces que la m>*e des beaux-arts devait (frir *ez les div]s peuples europens1 p5dant les deux d]nires phases de l'volution mod]ne1 comme je l'indiqu]ai ci-dess\s4 ,note #aa3 ,d'aprs une apprciation plus spciale1 qui doit tre r5voye au ,trait ultrieur que j'ai annonc1 il s]a ais d'tablir que cette opposition1 d'abord peu s5sible dans la plup>t des arts1 auxquels le ca?olicisme procurait1 p> sa nature1 une alim5tation longtemps suffisante1 devait tre surt\t prononce dans l'art le plus univ]sel1 dont la m>*e dt]m9e ncessairem5t tt ou t>d celle de t\s les autres1 et auquel le sy/me ca?olique ne p\vait f\rnir qu'une trop imp>faite satisfaction1 ess5tiellem5t borne au g5re lyrique1 soit p\r les *ants religieux1 soit p\r les posies my/iques1 dont le livre de l',imitation n\s (fre un type si m95t4 ,les deux pr9cipales =mes propres l'art potique1 surt\t *ez les mod]nes1 *appai5t ncessairem5t la direction ca?olique1 et devai5t1 p> suite1 lui dev5ir p>ticulirem5t ho/iles2 cette t5dance1 inconte/able1 ds l'orig9e1 quant aux compositions piques1 e/ bi5tt non mo9s relle1 et encore plus dcisive1 env]s les compositions dramatiques1 malgr les va9s ef=ts du cl]g af9 de subordonn] la foi *rti5ne leur essor initial4 ,en t]m9ant cette sommaire apprciation hi/orique des proprits et du c>actre social de l'lm5t e/htique1 il s]ait sup]flu d'tablir directem5t que1 comme l'ensemble d'influ5ces d'o il manait1 son essor devait tre ess5tiellem5t commun1 sauf de simples 9galits de degr1 t\tes les p>ties de la gr&e rpublique occid5tale4 ,n\s devons seulem5t1 s\s ce rapport1 indiqu] un n\vel attribut social d'une telle volution1 qui d spontanm5t ex]c] la plus heureuse influ5ce p\r ress]r] les li5s de cette imm5se communaut1 alors p\sse1 tant d'g>ds1 v]s un dmembrem5t direct1 p> suite de la dsorganisation ca?olique et fodale4 ,on a pu1 sans d\te1 accus] quelquefois les beaux-arts de t5dre1 au contraire1 suscit] de dplorables antipa?ies nationales1 en v]tu mme de leur plus intime incorporation au dveloppem5t propre de *aque population4 ,mais cette influ5ce p>tielle et secondaire e/ c]ta9em5t plus que comp5se p> la vive prdilection univ]selle que doiv5t inspir]1 en gnral1 les m95tes productions e/htiques env]s les peuples d'o elles man5t2 du mo9s qu& l'am\r de l'art e/ vraim5t dvelopp1 au lieu de s]vir seulem5t de masque de puriles vanits nationales4 cet g>d1 outre l'influ5ce commune1 *acun des beaux-arts a eu son mode spcial de /imul] directem5t la sympa?ie p]man5te des peuples europens1 surt\t en excitant des dplacem5s j\rnellem5t utiles la consolidation de cette heureuse h>monie4 ,la posie elle-mme1 dont les compositions trangres p\vai5t tre immdiatem5t gtes au lo91 t5dait au mme b p> une influ5ce encore plus efficace1 et surt\t plus gnrale1 en obligeant p>t\t l'tude mutuelle des pr9cipales langues mod]nes1 sans laquelle ces div]s *efs-d'uvre euss5t t si imp>faitem5t apprciables3 d'o e/ rsult1 p> exemple1 l'une des plus puissantes causes spontanes de la prcieuse univ]salit graduellem5t acquise la langue franaise4 ,il e/ clair qu'un tel privilge app>ti5t spcialem5t aux productions e/htiques3 les facults sci5tifiques ou philosophiques1 raison de leur gnralit et de leur ab/raction suprieures1 peuv5t transmettre suffisamm5t leur action indp5damm5t du langage2 en sorte que les mmes attributs ess5tiels qui les ont d'abord prives1 comme je l'ai indiqu1 de t\te importante p>ticipation la =mation des langues mod]nes les ont galem5t emp*es ensuite de conc\rir notablem5t leur propagation respective4 ,ayant dsormais assez c>actris1 soit l'avnem5t initial de l'volution e/htique propre la civilisation mod]ne1 soit l'ensemble de ses pr9cipaux attributs1 il ne n\s re/e plus qu' considr] sommairem5t la m>*e hi/orique du n\vel lm5t social p5dant les trois phases conscutives de la d\ble progression prp>atoire comm5ce au quatorzime sicle4 ,l'ensemble de cet exam5 prs5te1 de la manire la plus naturelle1 une n\velle vrification gnrale de la di/9ction fondam5tale tablie entre ces trois phases1 dans la leon prcd5te1 d'aprs l'analyse du m\vem5t de dcomposition1 et dj ple9em5t confirme1 l'g>d du m\vem5t organique1 p> l'tude de l'volution indu/rielle1 apprcie dans la premire moiti de la leon actuelle4 ,on ne peut d\t]1 en effet1 que la m>*e de l'lm5t e/htique n'ait t t\r t\r1 aussi bi5 que celle de l'lm5t indu/riel1 ess5tiellem5t spontane p5dant notre premire phase1 /imule1 p5dant la seconde1 comme moy5 d'influ5ce1 p> des enc\ragem5s plus ou mo9s sy/matiques1 et enf9 directem5t rige1 s\s la troisime1 en b p>tiel de la politique mod]ne4 ,devant ici soigneusem5t c>t] t\te apprciation concrte incompatible avec la nature et les limites de cet ouvrage1 quel que pt tre1 ce sujet1 l'intrt philosophique de plusieurs discussions capitales jusqu'ici trs mal conduites1 mais dont l'laboration doit tre laisse au lecteur assez pntr de ma ?orie hi/orique p\r l'y appliqu] conv5ablem5t1 il faut n\s rduire l'explication trs sommaire du c>actre ab/rait propre *acune de ces trois poques1 considres surt\t quant l'incorporation df9itive de l'lm5t e/htique au sy/me de la civilisation mod]ne1 ce qui con/itue t\j\rs le b pr9cipal de notre opration dynamique4 ,quoique1 s\s la premire phase1 comme s\s les deux autres1 l'volution e/htique ait t1 en ralit1 plus ou mo9s relative t\s les div]s beaux-arts1 et plus ou mo9s commune aux diffr5s tats de la rpublique europenne1 c'e/ nanmo9s p\r la posie uniquem5t1 et dans la seule ,italie1 qu'il en e/ re/ des productions ple9em5t c>actri/iques et vraim5t imprissables1 surt\t p> les sublimes inspirations de ,dante et les d\ces motions de ,ptr>que4 ,on voit alors1 con=mm5t notre ?orie1 le m\vem5t e/htique suivre spontanm5t le m\vem5t indu/riel1 en v]tu des mmes causes de prcocit spciale1 de manire con/itu]1 p\r l',italie1 une antriorit d'environ deux sicles sur le re/e de l'occid5t1 comme le montr5t aussi t\s les autres aspects quelconques du dveloppem5t europen4 ,l'vid5te spontanx de ce premi] lan e/ spcialem5t prononce quant la plus m95te laboration1 qui ne fut pas mme enc\rage p> les sympa?ies qu'elle devait le plus naturellem5t excit]4 ,du re/e1 l'unanime admiration1 non-seulem5t itali5ne1 mais europenne1 bi5tt inspire p> cette imm5se cration1 v9t hautem5t con/at] sa p>faite h>monie avec l'tat correspondant des populations civilises1 quoique cette t>dive ju/ice n'ait pu tre p]sonnellem5t applique qu' d'heureux successeurs3 c'tait ,dante que l'in/9ct confus de la reconnaissance univ]selle c\ronnait rellem5t s\s le clbre lauri] de ,ptr>que1 alors seulem5t connu p> ses posies lat9es ju/em5t oublies auj\rd'hui4 ,t\s les c>actres ess5tiels prcdemm5t attribus l'art mod]ne1 d'aprs la nature du milieu social correspondant1 se vrifi5t clairem5t p5dant cette premire phase1 sans qu'il soit ncessaire de l'indiqu] expressm5t4 ,la t5dance critique y e/ trs prononce1 surt\t dans le pome de ,dante1 dom9 p> une mtaphysique trs peu favorable l'esprit vraim5t ca?olique3 cette opposition ne rsulte pas seulem5t des attaques =melles contre les papes et le cl]g1 quoiqu'elles y soi5t trs graves et =t multiplies2 elle ressort bi5 plus pr(ondm5t de la conception mme d'une telle composition1 o les droits suprmes d'apo?ose et de damnation sont audacieusem5t usurps1 de faon con/itu] une sorte de sacrilge fondam5tal1 qui et t c]ta9em5t impossible1 deux sicles aup>avant1 s\s le ple9 asc5dant du ca?olicisme4 ,quant l'ordre temporel1 l'antagonisme du m\vem5t e/htique e/ alors1 sans d\te1 beauc\p mo9s apprciable1 p>ce qu'il n'y p\vait encore tre aucunem5t direct3 mais il se fait dj s5tir1 d'une manire indirecte1 d'aprs l'9vitable influ5ce d'un tel essor p\r fond] d'm95tes rputations p]sonnelles1 indp5dantes1 et bi5tt mules1 de la supriorit hrditaire4 ,v]s le milieu de cette premire phase1 l'volution e/htique propre la civilisation mod]ne1 et qui d'abord avait pr9cipalem5t obi l'impulsion spontane du milieu social correspondant1 comm5ce subir une altration notable1 va9em5t qualifie de rgnration des beaux-arts1 et qui1 beauc\p d'g>ds1 con/ituait bi5 plutt une sorte de t5dance rtrograde1 en inspirant une admiration trop s]vile et trop exclusive p\r les *efs-d'uvre de l'antiquit1 relatifs un t\t autre sy/me de sociabilit4 ,quoique cette influ5ce n'ait d surt\t s'ex]c] que s\s la seconde phase1 c'e/ ici nanmo9s qu'il convi5t d'en indiqu] le c>actre hi/orique1 puisque c'e/ alors qu'elle a rellem5t pris naissance3 elle me semble mme s'tre dj fait s5tir1 d'une manire ngative il e/ vrai1 mais d'autant plus f*euse1 p5dant la d]nire moiti de la phase que n\s considrons2 en y neutralisant l'lan que semblait devoir imprim] p>t\t l'admirable essor potique du quatorzime sicle1 avec lequel le sicle suivant =me1 mme en ,italie1 un contra/e si dplorable et si imprvu1 auquel les controv]ses religieuses ont1 sans d\te1 gravem5t conc\ru1 mais qui a peut-tre dp5du bi5 davantage de cette n\velle ardeur immodre p\r les productions grecques et lat9es1 t5dant te9dre les plus prcieuses des qualits e/htiques1 l'orig9alit et la popul>it4 ,une telle altration se manife/e immdiatem5t dans l'ar*itecture1 qui1 malgr les gr&s progrs que n'a cess de faire sa p>tie te*nique et usuelle1 n'a pu produire1 depuis le qu9zime sicle1 et1 en p>tie1 cause de cette vicieuse prdilection1 des monum5s vraim5t comp>ables1 s\s le po9t de vue e/htique1 aux admirables ca?drales du moy5-ge4 ,en ce s5s1 l'apprciation gnrale de l'cole romantique actuelle ne p*e surt\t que p> une irrationnelle exagration hi/orique1 comme je l'ai ci-dessus indiqu3 mais ses rcrim9ations sont lo9 d'tre dp\rvues de fondem5s rels4 ,t\tefois1 il ne faut pas oubli]1 ce sujet1 que1 suivant notre explication antrieure1 cette s]vile imitation de l'antiquit n'a pu que dvelopp] secondairem5t1 et non dt]m9] en effet1 le c>actre vague et indcis inhr5t l'art mod]ne1 p> une suite ncessaire de la confusion et de l'in/abilit de l'tat social correspondant3 les productions anci5nes1 qui1 au fond1 ne fur5t jamais vritablem5t p]dues ni oublies1 surt\t quant l'ar*itecture et la sculpture1 n'avai5t po9t cep5dant altr l'n]gique spontanx de l'volution e/htique comm5ce au moy5-ge1 tant que l'organisme ca?olique et fodal avait cons]v sa ple9e vigueur4 ,a9si1 l'avnem5t ultrieur de cette altration1 d'ailleurs 9vitable1 ne peut rellem5t pr\v] que l'ext9ction graduelle de t\te direction philosophique et de t\te de/9ation sociale1 naturellem5t opre dans les beaux-arts1 s\s l'accomplissem5t simultan de la dcomposition spontane propre cette premire phase de la civilisation mod]ne1 et dj trs s5tie p5dant sa seconde moiti3 c'e/ l pr9cipalem5t ce qui a emp* l'impulsion antrieure de rsi/] suffisamm5t l'influ5ce p]turbatrice qu'elle avait jusque alors facilem5t surmonte4 ,une apprciation plus appr(ondie conduit mme1 ce me semble1 reconnatre que l'imitation plus ou mo9s s]vile de l'art antique dut bi5tt1 p> une raction ncessaire1 dev5ir1 p\r l'art mod]ne1 un moy5 factice de suppler provisoirem5t1 quoique d'une manire trs imp>faite1 cette lacune fondam5tale1 que le progrs de la transition rvolutionnaire devait r5dre de plus en plus fune/e la m>*e des beaux-arts1 jusqu' ce que la progression positive ait1 s\s ce rapport1 conv5ablem5t rp> les dang]s insp>ables de la progression ngative1 ce qui c]ta9em5t n'a pu encore avoir lieu4 ,ne p\vant tr\v] aut\r de lui une sociabilit assez c>actrise et assez fixe1 l'art mod]ne s'e/ naturellem5t imbu de la sociabilit antique1 autant que p\vait le p]mettre une idale contemplation1 guide p> l'ensemble des monum5s de t\s g5res3 c'e/ ce milieu ab/rait que le gnie e/htique devait t5t] d'appliqu] plus ou mo9s heureusem5t les impressions htrognes qu'il recevait spontanm5t du milieu rel d'o il ne p\vait1 malgr ses ef=ts assidus1 p>v5ir s'isol]4 ,quels que duss5t tre videmm5t l'insuffisance et les dang]s d'un tel expdi5t provisoire1 il importe de reconnatre qu'il fut alors /rictem5t indisp5sable1 af9 d'vit]1 cet g>d1 une an>*ie totale1 qui et t1 sans d\te1 bi5 autrem5t fune/e la m>*e de l'art mod]ne3 aussi voit-on les plus puissans esprits1 non-seulem5t ,ptr>que et ,boccace1 mais le gr& ,dante lui-mme1 qu'on ne peut c]tes s\ponn] aucunem5t de s]vilit r\t9ire1 alors occups1 avec une ard5te sollicitude1 recomm&] con/amm5t l'tude appr(ondie de l'antiquit1 comme base fondam5tale du dveloppem5t e/htique1 ce qui n'avait1 cette poque1 d'autre tort ess5tiel que d'rig] en pr9cipe absolu et indf9i une simple mesure temporaire1 d'aprs l'esprit gnral de la philosophie mtaphysique dont l'asc5dant dom9ait encore t\tes les intellig5ces4 ,la sa9e apprciation hi/orique d'une telle ncessit ne peut seulem5t qu'augm5t] beauc\p1 p> une admiration rfl*ie1 la pr(onde vnration que devront t\j\rs n\s inspir] les m95s *efs-d'uvre crs1 p5dant la seconde phase1 au milieu de tant d'entraves1 et avec des moy5s aussi imp>faits1 si propres suscit] l'heureuse conviction exprim5tale d'une c]ta9e ext5sion relle dans les facults e/htiques de l'humanit1 ultrieurem5t de/9es une plus complte manife/ation1 s\s l'accomplissem5t conv5able des gr&es conditions sociales rs]ves notre pro*a9 av5ir1 comme je l'indiqu]ai la f9 de cet ouvrage4 ,mais1 p\r complt] l'explication prcd5te1 il faut aj\t] ici que ce rgime provisoire1 a9si naturellem5t impos1 au ,x,ve sicle1 la m>*e gnrale de l'art mod]ne1 devait alors dt]m9]1 outre l'altration du m\vem5t antrieur1 une 9vitable susp5sion1 qui explique la mmorable anomalie ci-dessus signale env]s ce sicle1 o l'm95t essor du sicle prcd5t semblait1 au contraire1 devoir faire prsag] un gr& dveloppem5t e/htique4 ,on conoit aism5t1 en effet1 qu' un sy/me de composition aussi factice1 il fallait galem5t prp>]1 p5dant quelques gnrations1 un public qui ne le ft pas mo9s2 c>1 en p]dant sa grossire orig9alit du moy5-ge1 l'art p]dait p>eillem5t1 de t\te ncessit1 la nave popul>it qui en tait la rcomp5se spontane1 et qui n'a pu encore tre retr\ve un p>eil degr1 dans les cas mme les plus favorables4 ,quoique sa nature gnrale le de/9e surt\t aux masses1 l'art mod]ne tait alors =c1 p> une exception 9vitable1 de s'adress] spcialem5t des auditeurs privilgis1 qu'une laborieuse ducation aurait pralablem5t placs aussi1 bi5 qu' un mo9dre degr1 dans des conditions e/htiques analogues celles des arti/es eux-mmes1 et sans lesquelles n'aurait pu exi/]1 entre l'tat passif des uns et l'tat actif des autres1 cette h>monie indisp5sable t\te action des beaux-arts4 ,dans l'ordre ple9em5t normal1 une telle h>monie s'tablit p>t\t sans ef=t1 d'une manire bi5 plus intime1 d'aprs la prpondrance commune du milieu social qui pntre con/amm5t la fois l'int]prte et le spectateur2 mais1 s\s cette anomalie provisoire1 elle devait1 au contraire1 exig] une longue et difficile prp>ation4 ,c'e/ seulem5t qu& cette prp>ation artificielle a t conv5ablem5t accomplie1 *ez un public spcial suffisamm5t nombreux1 p> suite de la propagation spontane de l'ducation fonde sur l'tude des langues anci5nes1 que l'volution e/htique a pu directem5t repr5dre son c\rs jusque alors susp5du1 et graduellem5t produire1 p5dant la seconde phase1 l'admirable m\vem5t univ]sel qui n\s re/e ma9t5ant c>actris]1 comme le seul rsultat capital dont ft susceptible1 p> sa nature exceptionnelle1 le rgime temporaire que n\s v5ons d'apprci]4 ,du re/e1 ce rgime devait ncessairem5t s't5dre t\s les div]s beaux-arts1 mais suivant des degrs trs 9gaux3 son influ5ce la plus directe et la plus puissante dut se rapport] l'art le plus gnral1 auquel t\s les autres subordonn5t plus ou mo9s leurs inspirations primitives2 quant aux quatre autres1 la sculpture et l'ar*itecture dur5t y tre beauc\p plus compltem5t assujties que la pe9ture et surt\t la musique1 dont l'volution dut tre a9si plus t>dive et plus orig9ale1 s\s la seule impulsion initiale du moy5-ge1 simplem5t modifie p> l'action indirecte que devait ex]c]1 cet g>d1 la m>*e effective de la posie elle-mme4 ,enf91 quoique ce rgime e/htique ait d'abord t plus ou mo9s commun aux c9q lm5s pr9cipaux de la rpublique occid5tale1 son dveloppem5t ultrieur y devait (frir des diffr5ces capitales1 dont les plus importantes se tr\v]ont naturellem5t c>actrises ci-aprs4 ,p5dant la seconde phase1 il e/ vid5t que l'essor gnral des beaux-arts1 jusque alors ess5tiellem5t spontan1 e/ p>t\t /imul1 comme celui de l'indu/rie elle-mme1 p> les enc\ragem5s de plus en plus sy/matiques des div]s g\v]nem5s europens1 depuis que le progrs gnral du m\vem5t rvolutionnaire y avait suffisamm5t avanc la conc5tration temporelle1 sans laquelle cette n\velle m>*e ne p\vait avoir une vraie /abilit4 ,l'art devait alors tr\v]1 s\s ce rapport1 un d\ble avantage sur la sci5ce1 dont la m>*e pr\vait simultanm5t une semblable trans=mation3 c>1 en mme temps qu'il devait inspir] des sympa?ies bi5 plus vives et plus communes1 son dveloppem5t ne p\vait excit] aucune inquitude politique *ez les p\voirs les plus ombrageux2 c'e/ surt\t1 p> exemple1 d'aprs ce d]ni] motif1 que les papes1 dj dgnrs en simples pr9ces itali5s1 t&is qu'ils favorisai5t trs mdiocrem5t les sci5ces1 tai5t presque t\j\rs les plus zls protecteurs des arts1 l'apprciation desquels l'ensemble de leur ducation et de leurs habitudes devait les dispos] p]sonnellem5t4 ,t\tefois1 c'e/ pr9cipalem5t comme moy5 d'influ5ce et de considration1 beauc\p plus que p> suite d'un s5tim5t rel1 que les beaux-arts fur5t alors enc\rags1 mme p> des pr9ces qui n'pr\vai5t1 ce sujet1 aucun p5*ant individuel1 mais qui s5tai5t le prix de la conscration ultrieure et de la popul>it immdiate a9si obt5ues3 aussi plusieurs s\v]a9s1 entre autres ,franois ,i] au db de cette phase et ,l\is ,,xiv la f91 se sont-ils alors di/+us1 malgr leur mdiocrit m5tale1 p\r avoir1 outre ces motifs gnraux1 ress5ti1 cet g>d1 quelques incl9ations prives4 ,quelle qu'ait d tre l'efficacit relle de ce sy/me d'enc\ragem5t en quelques cas =t importans1 cep5dant sa valeur ess5tielle doit tre ici surt\t apprcie en y voyant un irrcusable symptme de la puissance sociale que l'art comm5ait acqurir p>mi les div]ses populations mod]nes1 dont les sympa?ies univ]selles con/ituai5t la s\rce ord9aire d'une telle politique1 qui1 s\s un autre aspect1 ne p\vait tre f9alem5t aussi utile l'essor e/htique1 dont elle t5dait altr] gravem5t l'orig9alit1 qu'elle l'tait c]ta9em5t l'essor indu/riel4 ,notre di/9ction fondam5tale entre les deux modes politiques suivant lesquels s'e/ alors accomplie la dsorganisation sy/matique1 la fois spirituelle et temporelle1 *ez les diffr5s peuples europens1 n'e/ pas mo9s c>actri/ique p\r l'volution e/htique que p\r l'volution indu/rielle3 c>1 les pr9cipales div]sits alors si m>ques dans la m>*e des beaux-arts sont surt\t dt]m9es1 aussi bi5 que leurs suites ultrieures1 p> nos deux sy/mes gnraux de dictature temporelle1 l'un mon>*ique et ca?olique1 l'autre ari/ocratique et prote/ant4 ,suivant la rem>que trs judicieuse de quelques philosophes itali5s1 il n'e/ pas d\teux que l'abolition du culte ca?olique a d alors ex]c]1 dans une gr&e p>tie de l',europe1 une influ5ce trs dfavorable au dveloppem5t e/htique1 surt\t en ce qui conc]ne la musique1 la pe9ture1 et mme la sculpture1 dont la commune imp]fection contra/e si tri/em5t1 en ,anglet]re1 avec l'admirable essor de la posie2 t\tefois1 une telle apprciation atta*e trop d'importance l'influ5ce spirituelle1 t&is que les causes politiques ont t1 ce me semble1 prpondrantes4 ,quoi qu'il en soit1 le premi] mode de dictature temporelle tait c]ta9em5t1 p\r l'lm5t e/htique1 comme je l'ai dj expliqu p\r l'lm5t indu/riel1 de beauc\p le plus favorable1 p> sa nature1 une intime assimilation sociale1 ce qui doit con/itu] ici notre considration pr9cipale3 cela devait1 en effet1 rsult] de l'impulsion plus homogne et plus complte mane d'un p\voir plus c5tral et plus lev1 dont l'asc5dant protecteur devait incorpor] bi5 davantage l'enc\ragem5t cont9u de t\s les beaux-arts au sy/me gnral de la politique mod]ne1 alors nettem5t c>actris1 s\s ce rapport1 p> la fondation des acadmies potiques ou arti/iques1 qui1 nes spontanm5t en ,italie1 acquir5t bi5tt1 en ,france1 s\s ,ri*elieu et s\s ,l\is ,,xiv1 une importance trs suprieure4 ,dans l'autre mode1 au contraire1 la prpondrance de la =ce locale devait ess5tiellem5t livr] les beaux-arts la pnible et insuffisante ress\rce des protections prives1 *ez des populations o d'ailleurs le prote/antisme t5dait1 tant d'g>ds1 neutralis] l'ducation e/htique comm5ce au moy5-ge3 aussi1 sans les triomphes passag]s d'lisabe?1 et surt\t de ,cromwell1 sur l'ari/ocratie nationale1 les admirables gnies de ,%akespe>e et de ,milton ne n\s euss5t probablem5t jamais f\rni deux des tmoignages les plus dcisifs contre la prt5due dgnration mod]ne des facults e/htiques de l'humanit4 ,t\tefois1 il faut reconnatre que1 p> une comp5sation trs insuffisante1 la nature plus dfavorable d'un tel milieu social1 d'ailleurs propre augm5t] notre pr(onde vnration p\r les n]giques vocations qui s'y sont fait j\r1 t5dait indirectem5t mieux g>antir l'orig9alit1 s\v5t altre1 s\s le premi] rgime1 p> des enc\ragem5s excessifs ou mal appliqus4 ,mais les dang]s intellectuels d'un tel abus n'ont pas emp* que1 mme en ce cas1 le mode franais ne ft plus favorable1 s\s l'aspect social1 soit la propagation graduelle de la vie e/htique *ez les populations mod]nes1 soit l'incorporation croissante de la classe correspondante p>mi les lm5s ess5tiels d'une rorganisation f9ale4 ,envisage d'un po9t de vue plus spcial1 cette gr&e di/9ction politique me p>at propre indiqu] la pr9cipale s\rce hi/orique de la mmorable anomalie qui a s\/rait alors le sy/me dramatique anglais1 surt\t p\r la tragdie1 la commune prpondrance primitive ci-dessus attribue l'imitation de l'art antique4 ,les mod]nes ont1 en gnral1 radicalem5t p]fectionn la division fondam5tale de la posie dramatique1 en y faisant de plus en plus correspondre les deux ordres de pomes1 l'un la vie publique1 l'autre la vie prive3 t&is que1 dans la tragdie grecque1 malgr la clbre int]v5tion du *ur1 il n'y avait ord9airem5t de politique que la nature des familles dont on y retraait les passions et les cata/rophes1 t\j\rs m9emm5t dome/iques2 ce qui tait 9vitable *ez des populations qui ne p\vai5t concevoir d'autre tat social que le leur4 ,or1 la tragdie mod]ne ayant pris a9si un plus m95t c>actre hi/orique1 comme t5dant n\s retrac] les div]s modes antrieurs de la sociabilit huma9e1 son essor a suivi deux m>*es trs diffr5tes1 suivant que le milieu politique o elle s'e/ dveloppe a dt]m9 sa direction spciale v]s la socit anci5ne ou v]s celle du moy5-ge4 ,la dictature mon>*ique devait naturellem5t rpugn]1 en ,france1 aux s\v5irs du moy5-ge1 o la royaut tait ord9airem5t si faible et l'ari/ocratie si puissante2 les impressions populaires tant d'ailleurs spontanm5t con=mes une telle disposition1 il e/ clair que l'ensemble des influ5ces sociales y conc\rait =tifi] la t5dance naturelle du sy/me e/htique prcdemm5t expliqu la reproduction exclusive des gr&es scnes de l'antiquit4 ,c'e/ a9si que ,corneille1 *oisissant1 avec une p>faite sagacit1 ce que le monde anci5 p\vait (frir la fois de mieux connu et de plus =tem5t c>actris1 fut conduit consacr] son admirable gnie l'immortelle idalisation des pr9cipales phases de la socit roma9e#ab1 depuis son orig9e jusqu' son dcl94 ,en ,anglet]re1 au contraire1 o1 p> le triomphe de l'ari/ocratie1 le rgime fodal avait t rellem5t beauc\p mo9s altr1 comme je l'ai expliqu au *apitre prcd5t1 les sympa?ies communes de la classe prpondrante et d'une nation longtemps heureuse de son patronage1 devai5t t5dre cons]v] spcialem5t les d]ni]s s\v5irs du moy5-ge1 seuls susceptibles d'une vritable popul>it1 si puissamm5t /imule p> le gr& ,%akespe>e1 dont les n]giques tableaux ne s]ont jamais neutraliss p> les vices ess5tiels d'un sy/me de composition fond sur une insuffisante apprciation des conditions respectivem5t propres la posie pique et la posie dramatique3 il e/ d'ailleurs vid5t que ce rsultat a d tre beauc\p =tifi p> l'isolem5t c>actri/ique qui1 ds l'orig9e de cette phase prote/ante1 di/+ue de plus en plus l'ensemble de la politique anglaise1 et qui devait p\ss] davantage au *oix presque exclusif de sujets nationaux4 la vrit1 on voit1 en mme temps1 se dvelopp] aussi1 en ,espagne1 s\s l'asc5dant royal et ca?olique1 un art dramatique ess5tiellem5t analogue au prcd5t1 et mme encore plus loign de t\te imitation antique2 mais cette seconde anomalie1 lo9 d'tre oppose notre explication1 la confirme radicalem5t3 c>1 dans ce cas1 d'autres influ5ces ont dt]m9 une p>eille prdilection nationale p\r les traditions du moy5-ge1 en v]tu mme de l'intime incorporation du ca?olicisme la politique correspondante4 ,si l'esprit ca?olique avait pu cons]v] alors autant d'empire *ez les autres peuples prs]vs du prote/antisme1 son entranem5t naturel v]s les temps de sa plus gr&e spl5deur et c]ta9em5t emp* p>t\t la t5dance potique v]s l'antiquit1 t\j\rs plus ou mo9s lie d'ailleurs l'in/9ct univ]sel d'mancipation religieuse4 ,on conoit aism5t que cette impulsion ca?olique devait tre alors plus dcisive1 cet g>d1 p\r l',espagne1 que l'impulsion fodale correspondante ne p\vait l'tre p\r l',anglet]re1 o elle tait directem5t combattue p> l'esprit du prote/antisme1 quoique la nature anti-e/htique de celui-ci ne ft pas d'ailleurs favorable au sy/me d'art adopt en ,italie et en ,france4 ,je me borne ici l'indication trs sommaire d'un tel ordre d'explications1 que j'ai jug propre faire mieux ressortir la n\velle lumire gnrale que la sa9e ?orie de l'volution sociale peut rp&re sur l'tude spciale du dveloppem5t hi/orique de l'art mod]ne1 de manire dissip] spontanm5t une f\le d'apprciations illusoires ou irrationnelles4 ,note #ab3 ,qu& ,rac9e1 aprs s'tre longtemps born pe9dre trop ab/raitem5t1 s\s des noms presque arbitraires1 nos pr9cipales passions lm5taires1 comprit enf9 dignem5t cette de/9ation plus leve et plus complte que ,corneille v5ait d'assign] irrvocablem5t la tragdie mod]ne1 et qu'il v\lut consacr] aussi la ple9e maturit de son gnie la vraie tragdie hi/orique1 son heureux in/9ct lui fit s5tir que cette imm5se laboration de ,corneille avait dsormais ess5tiellem5t puis l'idalisation dramatique du monde roma94 ,c'e/ p\rquoi1 conduit remont] v]s une sociabilit encore plus antique1 il t5ta1 dans son d]ni] et pr9cipal *ef-d'uvre1 une admirable apprciation potique des pr9cipaux attributs propres au rgime ?ocratique1 considr du mo9s dans son type le plus connu quoique le mo9s c>actri/ique4 ,p\r que cette indication soit suffisamm5t complte1 il faut t\tefois aj\t] que cette mmorable div]sit potique1 d'ailleurs videmm5t provisoire1 comme l'ensemble des causes qui l'ont produite1 a d seulem5t affect] les compositions relatives la vie publique2 t&is que celles de/9es retrac] la vie prive ne p\vai5t1 p> leur nature1 se rapport] qu' la seule civilisation mod]ne1 et se tr\vai5t1 en consqu5ce1 p>t\t ess5tiellem5t s\/raites au sy/me e/htique artificiel fond sur l'imitation de l'antiquit1 si ce n'e/ quant au mode secondaire d'excution4 ,aussi ce d]ni] ordre de pomes1 soit piques1 soit dramatiques1 sans exig] c]tes ni plus de =ce1 ni plus d'inv5tion1 devait-il spontanm5t (frir une orig9alit plus complte et obt5ir une popul>it plus relle et plus t5due2 c> il tait1 de t\te ncessit1 le mieux adapt jusqu'ici la nature des socits mod]nes1 dont la vie publique ne p\vait f\rnir l'art une base assez nette et assez fixe1 comme je l'ai prcdemm5t expliqu4 ,c'e/ a9si qu'on conoit aism5t p\rquoi ,c]vantes et ,molire fur5t alors1 de mme qu'auj\rd'hui1 presque galem5t gts *ez les div]s peuples europens1 p5dant que l'admiration de ,corneille et celle de ,%akespe>e y devai5t sembl] pr(ondm5t inconciliables4 ,jusqu' ce que la rorganisation f9ale ait suffisamm5t dvelopp le c>actre propre de notre sociabilit1 enf9 dgage de t\t mlange contradictoire1 la vie publique ne saurait y donn] lieu1 dans l'ordre le plus lev des compositions potiques1 une expression conv5ablem5t prononce1 ni dramatique1 ni mme pique4 ,aucun m95t gnie e/htique ne l'a rellem5t t5t p\r le premi] g5re2 et les puissans ef=ts relatifs au second1 t\t en faisant hautem5t ressortir l'admirable supriorit de leurs immortels auteurs1 n'ont que mieux con/at l'impossibilit d'un tel succs1 dans la situation transitoire des socits mod]nes4 ,on doit en c>t] le m]veilleux pome d',ario/e1 comme bi5 plus relatif1 en effet1 la vie prive qu' la vie publique4 ,quant l'uvre de ,tasse1 il suffirait de rem>qu] son trange concid5ce avec le succs univ]sel d'une composition pr9cipalem5t de/9e effac]1 p> le ridicule le plus irrsi/ible1 le d]ni] s\v5ir populaire de cette mme *eval]ie dont la gloire y tait immortalise4 ,ri5 n'e/ assurm5t plus propre qu'un tel rappro*em5t hi/orique faire nettem5t s5tir que la n\velle situation sociale ne p]mettait plus le ple9 succs de semblables sujets1 les plus beaux nanmo9s que le b]ceau gnral de la civilisation mod]ne pt1 videmm5t1 (frir au gnie potique3 t&is que1 *ez les anci5s1 les *ants d',homre retr\vai5t encore1 aprs dix sicles1 dans presque t\te leur int5sit1 les dispositions populaires relatives aux premires luttes de la ,grce contre l',asie4 ,un p>eil contra/e n'e/ pas mo9s s5sible env]s l'uvre du gr& ,milton1 s'ef=ant d'idalis] les pr9cipes de la foi *rti5ne1 au temps mme o elle s'teignait irrvocablem5t aut\r de lui *ez les esprits les plus avancs4 ,sans p\voir ralis] suffisamm5t un rsultat e/htique radicalem5t incompatible avec la transition rvolutionnaire des socits mod]nes1 ces immortels essais n'ont pr\v1 de la manire la plus dcisive1 que la ple9e cons]vation1 et mme l'ext5sion intr9sque1 des facults potiques de l'humanit4 ,l'ensemble de l'admirable essor que n\s v5ons d'apprci] confirme hautem5t l'accroissem5t notable1 p5dant t\t le c\rs de cette seconde phase1 du c>actre m9emm5t critique1 dj s5sible s\s la phase prcd5te1 et mme ds l'orig9e1 au moy5-ge1 d'une telle volution1 surt\t env]s l'organisme ca?olique1 pr9cipale base de l'ordre antrieur4 ,d'abord1 dans un tat aussi avanc de la progression ngative1 le m\vem5t e/htique devait p>t\t conc\rir involontairem5t l'branlem5t univ]sel1 p> cela seul qu'il t5dait dvelopp]1 *ez t\tes les classes quelconques de la socit europenne1 un premi] degr habituel d'activit m5tale1 dont les suites n'y p\vai5t ds lors tre que radicalem5t contraires la cons]vation du rgime anci53 ce qui faisait1 cette poque1 p>ticip] spontanm5t l'laboration critique mme les potes et les arti/es les plus dv\s aux antiques doctr9es1 comme je l'ai dj indiqu au *apitre prcd5t4 ,mais1 en outre1 presque t\s les organes m95s de ce gr& m\vem5t e/htique ont alors manife/1 s\s des =mes quival5tes quoique trs v>ies1 en ,italie1 en ,espagne1 en ,france1 et en ,anglet]re1 une active coopration volontaire aux pr9cipales attaques sy/matiques contre la con/itution ca?olique et fodale4 ,la posie dramatique1 en gnral1 y tait1 p\r a9si dire1 =ce p> suite de l'ana?me sac]dotal dont le ?tre avait t frapp1 qu& l'glise eut t contra9te de r5onc] l'espoir1 si unanime au qu9zime sicle1 d'en cons]v] la direction prpondrante4 ,t\tefois1 cette opposition devait tre plus pr(ondm5t m>que1 surt\t en ,france1 dans la comdie1 d'aprs son aptitude spciale reflt] l'in/9ct mod]ne4 ,ri5 n'e/ plus s5sible1 en effet1 *ez notre incomp>able ,molire1 ex]ant la fois son irrsi/ible critique1 avec le plus heureux s5tim5t de l'ensemble de la situation sociale1 contre l'esprit ca?olique et l'esprit fodal1 sans p>gn] davantage l'esprit mtaphysique1 et en ne ngligeant pas d'ailleurs de rectifi]1 p> une salutaire c5sure1 *ez les div]ses classes asc5dantes1 les ab]rations insp>ables d'une progression purem5t empirique1 contrairem5t leur vraie de/9ation sociale4 ,cette m95te magi/rature morale fut activem5t protge contre les rancunes sac]dotales et nobiliaires p> l'in/9ct confus qui1 dans la jeunesse de ,l\is ,,xiv1 lui fit spontanm5t s\ponn] la t5dance mom5tane d'une telle critique second] l'tablissem5t simultan de la dictature royale4 ,quelle que soit la s\rce relle d'une semblable protection1 elle n'en mrit]a pas mo9s t\j\rs1 p> l'importance de ses effets1 la reconnaissance de la po/rit3 il e/ d'ailleurs s5sible que ri5 d'quival5t n'aurait pu s'accomplir s\s la dictature ari/ocratique4 ,tel e/ donc le vrai c>actre gnral de cette seconde phase1 pr9cipale poque1 t\s g>ds1 de l'univ]selle volution e/htique des socits mod]nes1 jusqu' l'avnem5t ultrieur de leur rorganisation f9ale4 ,il ne n\s re/e plus enf9 qu' apprci] ma9t5ant la s+ulire trans=mation de ce m\vem5t p5dant la troisime phase ess5tielle de la transition rvolutionnaire1 p>v5ue l'tat purem5t di/e1 qui devait con/itu] le d]ni] t]me naturel de la philosophie ngative4 ,n\s devrons pr9cipalem5t y saisir comm5t cette modification ncessaire a f9alem5t dt]m91 surt\t en ,france1 sige fondam5tal de l'branlem5t1 une incorporation encore plus intime de l'lm5t e/htique la sociabilit mod]ne4 ,s\s cet aspect capital1 cette n\velle phase se di/+ue p>t\t de la prcd5te p> le c>actre plus lev et plus dcisif qu'y pr5d de plus en plus l'enc\ragem5t sy/matique des beaux-arts1 comme celui de l'indu/rie1 t&is que la progression ngative dev5ait aussi plus complte et plus irrvocable4 ,jusque alors1 en effet1 la protection de l'art n'tait po9t1 p\r les g\v]nem5s mod]nes1 un vritable devoir1 mais un simple calcul facultatif1 dans le seul intrt de leur gloire ou de leur popul>it1 a9si que je l'ai expliqu ci-dessus4 ,p5dant la troisime phase1 au contraire1 l'admirable dveloppem5t e/htique qui v5ait de s'accomplir avait tellem5t augm5t l'importance sociale de l'art1 son essor cont9u tait dev5u tellem5t ncessaire aux populations mod]nes1 que les p\voirs dirigeants dur5t univ]sellem5t reconnatre dsormais l'obligation p]man5te de le second] p> d'actifs enc\ragem5s rguli]s1 dont le c\rs j\rnali] ne procdt plus d'aucune gnrosit p]sonnelle1 mais d'une ju/e sollicitude publique4 ,en mme temps1 la propagation croissante de la vie e/htique *ez les div]ses classes de la socit europenne1 t5dait directem5t consolid] l'indp5dance sociale des potes et des arti/es1 en leur assurant1 bi5 plus qu'aux savans1 une exi/5ce affran*ie de t\te protection quelconque2 l'heureuse nature de leurs productions devant les r5dre habituellem5t susceptibles d'une apprciation la fois plus complte1 plus immdiate1 et plus vulgaire4 ,l'in/itution des j\rnaux1 qui comm5ait alors pr5dre une importance relle1 quoique encore purem5t littraire1 v9t dj second] cet ensemble de dispositions naissantes1 en f\rnissant de jeunes tal5s une honorable situation1 bi5tt de/9e une si l>ge ext5sion1 et dans laquelle l'illu/re ,bayle avait d'abord tr\v1 v]s la f9 de la phase prcd5te1 un heureux refuge contre les div]s g5res de p]scution ?ologique3 il e/ d'ailleurs vid5t que1 p> son influ5ce indirecte1 comme puissant moy5 de vulg>isation univ]selle1 cette innovation capitale devait t5dre la consolidation sociale de t\s les beaux-arts1 malgr qu'elle semblt exclusivem5t de/9e au seul art potique4 ,t&is que l'lm5t e/htique obt5ait a9si naturellem5t1 dans son incorporation f9ale notre sociabilit1 plus d'indp5dance et plus d'asc5dant1 son essor spcial subissait ncessairem5t une mmorable altration1 jusqu'ici trop confusm5t apprcie1 d'aprs l'9vitable puisem5t du rgime artificiel et prcaire s\s la prpondrance duquel avait d s'accomplir l'admirable volution propre la phase prcd5te4 ,la subord9ation sy/matique des plus gr&es compositions mod]nes l'imitation de l'antiquit1 con/itue1 videmm5t1 un pr9cipe trop factice1 trop contraire l'orig9alit et la popul>it dont les beaux-arts ont surt\t beso91 p\r comport] une longue dure effective1 comme je l'ai ci-dessus expliqu1 malgr le prolongem5t des causes politiques d'o tait surt\t driv son empire provisoire1 et qui d'ailleurs ne p\vai5t plus avoir1 cet g>d1 autant d'influ5ce1 mesure que le progrs mme de la transition rvolutionnaire t5dait davantage c>t] les ob/acles qui emp*ai5t d'apprci] le vrai c>actre fondam5tal du n\vel tat social4 ,quoique ce c>actre ft1 sans d\te1 encore trs vaguem5t entrevu1 et presque t\j\rs mal apprci1 cep5dant l'in/9ct spontan de la situation devait graduellem5t dvelopp] d'univ]selles rpugnances contre l'imitation e/htique de l'antiquit1 d'o le gnie mod]ne v5ait assurm5t de tir] t\t ce qu'elle p\vait f\rnir de vritablem5t capital1 p> d'immortels *efs-d'uvre1 dont l'influ5ce croissante1 en propageant le gt des beaux-arts1 devait naturellem5t mieux manife/] la ncessit d'une m>*e n\velle1 susceptible de produire habituellem5t des impressions plus compltes et plus unanimes4 ,aussi1 ds le db de cette troisime phase1 voit-on s'lev]1 surt\t en ,france1 o ce rgime provisoire avait le plus prvalu1 une disposition trs prononce son irrvocable ext9ction1 t\j\rs p\rsuivie ensuite s\s div]ses =mes1 mais jusqu'ici sans aucun autre succs possible qu'une sorte d'an>*ie e/htique1 de/9e p]si/] jusqu' ce qu'un s5tim5t assez net de la rorganisation f9ale puisse enf9 comm5c] f\rnir l'art mod]ne la direction et la de/9ation qui doiv5t con/itu] son tat normal4 ,cette t5dance initiale l'mancipation potique1 dj m>que p> quelques essais directs de composition indp5dante1 e/ alors pr9cipalem5t c>actrise p> cette gr&e discussion sur la comp>aison entre les anci5s et les mod]nes1 qui e/ dev5ue1 tant d'g>ds1 un vritable vnem5t dans l'hi/oire gnrale de l'esprit huma91 comme je l'indiqu]ai de n\veau au sujet de l'volution philosophique4 ,une telle controv]se1 heureusem5t t5due1 p> les df5seurs des mod]nes1 t\s les aspects du m\vem5t m5tal1 devait a*ev]1 en effet1 de discrdit] radicalem5t l'anci5 rgime e/htique1 *ez le public imp>tial1 trang] aux controv]ses littraires1 et jugeant seulem5t d'aprs l'in/9ct naturel de l'h>monie ncessaire entre les conceptions potiques et les sympa?ies sociales qu'elles doiv5t m\voir4 ,p5dant t\t le re/e de cette phase1 l'abs5ce d'aucune autre rgul>isation suffisante a pu seule1 surt\t en posie1 cons]v] ce sy/me d'art une va9e exi/5ce passive1 malgr son vid5te caducit1 tant con/ate p> son impuissance inspir] de n\veaux *efs-d'uvre4 ,mais le sy/me inv]se1 prcdemm5t apprci comme anomalie propre l',anglet]re et l',espagne1 subit alors p>eillem5t1 d'une manire non mo9s dcisive1 une dcad5ce simultane1 c>actrise p> une quival5te /rilit1 d'aprs l'9vitable loignem5t graduel des populations mod]nes1 mme dans ces deux pays1 p\r les s\v5irs sociaux du moy5-ge1 jusqu' ce que la rgnration philosophique ait p>t\t ram5 les esprits1 s\s ce rapport1 une ju/e apprciation hi/orique1 sans suscit] aucune dang]euse incl9ation rtrograde4 ,ce d\ble dcl9 ncessaire dans l'ordre le plus lev des productions e/htiques explique aism5t p\rquoi cette poque n'(fre1 en effet1 de vritable progrs potique qu' l'g>d des compositions relatives la vie prive1 et1 ce titre1 ess5tiellem5t s\/raites au rgime fond sur l'imitation de l'antiquit1 comme je l'ai ci-dessus indiqu3 encore ce progrs ne s't5d-il po9t aux compositions dramatiques1 o ,molire e/ c]ta9em5t re/ jusqu'ici sans mule1 malgr d'heureuses t5tatives secondaires4 ,quant aux productions de/9es la reprs5tation pique des murs prives1 et qui con/itu5t encore le g5re la fois le plus orig9al et le plus t5du des crations littraires propres la socit mod]ne1 on voit alors surgir1 p>mi beauc\p d'e/imables tmoignages de l'univ]selle spontanx d'un tel essor1 les admirables *efs-d'uvre de ,lesage et de ,field+1 qui suffirai5t seuls pr\v] que la mdiocrit des autres travaux contempora9s n'indique aucune dgnration relle dans les facults potiques de l'humanit4 ,relativem5t aux arts plus spciaux1 cette phase e/ nettem5t c>actrise p> l'volution dcisive de la musique dramatique1 surt\t en ,italie et en ,allemagne1 qui doit tant influ]1 p> sa nature1 sur la pr(onde incorporation populaire de la vie e/htique au sy/me gnral de l'exi/5ce mod]ne4 ,il s]ait assurm5t sup]flu d'insi/] ici sur l'9vitable accroissem5t1 p5dant t\te cette troisime priode1 du c>actre critique dj signal dans le m\vem5t e/htique de l'poque prcd5te1 et qui devait t\j\rs se dvelopp] davantage mesure que la dsorganisation de l'anci5 rgime politique dev5ait plus sy/matique et plus irrvocable4 ,mais il faut1 ce sujet1 conv5ablem5t apprci] l'importante trans=mation que cette coopration plus active et plus complte l'branlem5t philosophique du sicle d]ni] a naturellem5t dt]m9e dans l'ensemble de l'volution lm5taire que n\s a*evons d'exam9]4 ,d'abord1 cette relation a ex]c sur l'art une haute influ5ce provisoire1 en lui procurant spontanm5t1 un c]ta9 degr1 une direction gnrale et une de/9ation sociale1 qui ne p\vai5t alors autrem5t exi/]4 ,malgr les graves dang]s e/htiques d'une philosophie purem5t ngative1 dont les inspirations passagres t5dai5t neutralis] la vrit fondam5tale des conceptions potiques1 la caducit ncessaire du rgime antrieur devait procur] cette impulsion trs imp>faite une valeur vritable quoique temporaire1 qui subsi/]a plus ou mo9s jusqu' l'avnem5t ultrieur d'une sy/matisation positive1 correspondante la rorganisation f9ale4 ,cette intime alliance fut alors naturellem5t p]sonnifie *ez l'illu/re pote plac la tte de l'branlem5t philosophique1 la propagation duquel il consacra1 avec tant de succs1 l'admirable v>it de son tal5t1 sans jamais hsit]1 suivant son b pr9cipal1 sacrifi] les conv5ances e/htiques aux intrts1 mme mom5tans1 de l'laboration ngative4 ,quoique pr(ondm5t fune/e au dveloppem5t propre de l'art1 ce d]ni] rgime provisoire a t nanmo9s ncessaire p\r a*ev]1 s\s le rapport social1 l'volution prp>atoire du n\vel lm5t1 a9si directem5t incorpor dsormais au gr& m\vem5t politique des socits mod]nes1 o il ne p\vait d'abord s'agrg] autrem5t4 ,c'e/ p> l que les potes et les arti/es1 pe9e affran*is des protections p]sonnelles au db de cette phase1 sont alors rapidem5t p>v5us tre en quelque sorte rigs spontanm5t1 beauc\p d'g>ds1 en *efs spirituels des populations mod]nes contre le sy/me de rsi/ance rtrograde qu'elles t5dai5t dtruire irrvocablem5t3 c>1 les facilits propres une laboration purem5t ngative1 dj dogmatiquem5t prp>e1 comme je l'ai expliqu1 p> les mtaphysici5s antrieurs1 p]mettai5t1 en effet1 des intellig5ces bi5 plus e/htiques que philosophiques1 de s'emp>]1 contre leur nature1 de la direction j\rnalire d'un tel m\vem5t1 o elles tr\vai5t une s\rce d'activit que l'art proprem5t dit ne p\vait mom5tanm5t leur (frir1 et en mme temps une heureuse ext5sion des habitudes critiques dj contractes s\s la phase prcd5te4 ,mais les suites ultrieures de cette trange confusion ne devai5t pas tre mo9s fune/es la socit mod]ne qu' l'art lui-mme1 aussitt que la transition rvolutionnaire s]ait assez avance p\r p]mettre1 et mme p\r exig]1 l'asc5dant immdiat du m\vem5t de rorganisation positive4 ,c>1 la classe quivoque des littrateurs1 issue d'une telle trans=mation1 et malheureusem5t ds-lors inve/ie jusqu'ici de la suprme direction spirituelle de l'branlem5t social1 t5d loign] spontanm5t la rgnration f9ale1 p> son incl9ation naturelle prolong] abusivem5t le rgne de l'esprit critique1 seul susceptible de ma9t5ir sa prpondrance sociale1 comme je l'expliqu]ai spcialem5t au *apitre suivant4 ,quoi qu'il en soit1 le vritable t]me ncessaire de la prp>ation sociale propre l'lm5t e/htique n'en e/ a9si que plus hautem5t c>actris1 puisque son irrvocable incorporation la sociabilit mod]ne s'e/ tr\ve p\sse1 p> cette exagration temporaire1 au-del mme de la de/9ation normale la plus con=me sa nature fondam5tale4 ,l'ensemble de l'apprciation hi/orique que n\s v5ons d'accomplir montre donc que l'volution e/htique1 depuis son orig9e au moy5-ge1 jusqu' la f9 de la d]nire phase ess5tielle de la d\ble transition mod]ne1 e/ graduellem5t p>v5ue au po9t de ne p\voir plus recevoir de n\veaux dveloppem5s autrem5t que p> l'laboration directe de la rorganisation univ]selle1 comme n\s l'avions dj reconnu p\r l'volution indu/rielle1 base pr9cipale de notre tat social4 ,n\s devons ma9t5ant procd] une quival5te dmon/ration env]s l'volution sci5tifique proprem5t dite1 et ensuite quant l'volution purem5t philosophique1 en tant qu'elles peuv5t tre di/+ues provisoirem5t l'une de l'autre1 suivant nos explications prlim9aires3 ce qui doit enf9 conduire faire spontanm5t sortir1 de leur commune t]m9aison1 le vrai pr9cipe immdiat de la sy/matisation spirituelle1 et1 p> suite1 temporelle1 qui ne saurait tr\v] ailleurs aucune base suffisante4 ,p>mi les div]ses aptitudes fondam5tales de notre intellig5ce1 les facults sci5tifiques et philosophiques sont assurm5t1 *ez presque t\s les hommes1 les mo9s n]giques de t\tes1 comme je l'ai directem5t expliqu au qu>ante-c9quime *apitre et au c9quantime1 en c>actrisant l'imp]fection de notre con/itution crbrale3 aussi leur influ5ce immdiate sur la vie relle1 soit prive1 soit publique1 e/-elle ord9airem5t beauc\p mo9dre que celle des facults e/htiques1 leur t\r surpasses1 cet g>d1 p> les facults indu/rielles ou pratiques1 dont l'activit cont9ue1 la fois plus facile et plus urg5te1 doit tre communm5t prpondrante4 ,mais1 malgr cette mo9dre n]gie naturelle1 l'esprit sci5tifique ou philosophique f9it1 de t\te ncessit1 p> obt5ir indirectem5t le pr9cipal empire dans l'ensemble de l'volution huma9e1 soit individuelle1 soit surt\t sociale1 d'aprs son m95te de/9ation relativem5t aux conceptions gnrales sur lesquelles repose t\t le sy/me de nos ides quelconques l'g>d du monde extrieur et de l'homme lui-mme3 l'extrme l5teur des gr&s *angem5s qui s'y rapport5t1 confirme simultanm5t leur importance et leur difficult suprieures1 quoiqu'elle ait s\v5t dissimul la ralit d'un asc5dant lm5taire que sa propre p]man5ce devait r5dre mo9s apprciable4 ,n\s avons ple9em5t reconnu que t\te la civilisation anci5ne dp5dait 9vitablem5t du premi] essor spculatif de l'humanit1 c>actris p> une spontanx p>faite1 et ab\tissant une philosophie purem5t ?ologique1 qui n'a pu ensuite que se modifi] de plus en plus1 en t5dant v]s son irrvocable ext9ction1 sans t\tefois p\voir encore tre suffisamm5t remplace4 ,il s'agit ma9t5ant d'expliqu] comm5t1 p>tir du moy5-ge1 vritable s\rce1 t\s g>ds1 des gr&es trans=mations ultrieures1 l'esprit huma91 aprs avoir ess5tiellem5t puis les plus hautes applications sociales que comportt cette philosophie primitive1 a ds-lors comm5c t5dre directem5t1 quoique avec un in/9ct trs confus de sa m>*e ncessaire1 v]s la suprmatie f9ale d'une philosophie radicalem5t diffr5te1 et mme oppose1 de/9e con/itu] la base rationnelle d'une rorganisation vraim5t durable1 seule con=me la nature propre de la civilisation mod]ne4 ,or1 cette gr&e volution philosophique a ncessairem5t cont9u dp5dre de plus en plus de l'volution sci5tifique proprem5t dite1 dont n\s avons apprci1 au c9quante-troisime *apitre1 le mmorable dveloppem5t initial1 et qui dj avait secrtem5t dt]m9 la dgnration croissante de l'esprit purem5t ?ologique en esprit mtaphysique1 uniquem5t apte prp>] l'asc5dant univ]sel de l'esprit fran*em5t positif4 ,l'intime connexit de ces deux volutions simultanes n'emp*e pas que notre apprciation hi/orique ne doive provisoirem5t les trait] comme di/9ctes1 suivant nos explications prlim9aires1 jusqu'aux temps pro*a9s o le gnie philosophique et le gnie sci5tifique auront suffisamm5t accompli leur essor prp>atoire1 en acqurant enf91 l'un la ple9e positivit1 l'autre l'entire gnralit1 qui leur manqu5t encore1 et dont ce ,trait e/ directem5t de/9 organis] l'indisp5sable comb9aison normale1 seule base possible de la rgnration sociale4 ,dans cette sp>ation transitoire de deux progressions que leur nature commune appelle c]ta9em5t se confondre bi5tt d'une manire irrvocable1 il convi5t videmm5t d'exam9] d'abord le m\vem5t sci5tifique1 sans lequel le m\vem5t philosophique re/]ait ess5tiellem5t in9telligible1 malgr la raction effective1 jusqu'ici trs secondaire1 du second sur le premi]3 d'o rsulte1 leur g>d1 la confirmation spciale de l'ordre gnral tabli1 au prambule de ce *apitre1 entre les quatre aspects p>tiels propres la gr&e srie positive que n\s a*evons d'tudi]4 ,malgr l'importance prpondrante de cette d\ble apprciation f9ale1 il e/ clair que n\s sommes d'avance heureusem5t disp5ss de n\s y arrt] autant qu'env]s les deux autres volutions dj considres1 puisque les trois premi]s volumes de ce ,trait ont t directem5t consacrs1 non-seulem5t c>actris] ple9em5t1 s\s t\s les rapports fondam5taux1 le vritable esprit sci5tifique et l'esprit philosophique correspondant1 mais aussi expliqu] suffisamm5t1 p> une anticipation naturelle1 la vraie filiation hi/orique des pr9cipales conceptions sci5tifiques1 a9si que leur influ5ce graduelle1 la fois positive et ngative1 sur l'ducation philosophique de l'humanit3 ce qui ne n\s laisse plus accomplir ici d'autre opration ess5tielle que la seule coord9ation gnrale de ces div]ses vues hi/oriques1 alors ncessairem5t isoles1 en c>tant d'ailleurs1 comme p\r les deux premires progressions1 t\t ce qui p\rrait dgnr] en hi/oire concrte ou spciale de la sci5ce ou de la philosophie1 galem5t incompatible avec la nature et la de/9ation de notre laboration dynamique1 aussi bi5 qu'avec ses limites indisp5sables4 ,de mme que p\r les deux cas prcd5s1 il faut d'abord apprci] l'orig9e de la mod]ne volution sci5tifique1 au se9 du rgime mono?ique propre au moy5-ge1 aussitt que l'enti] dveloppem5t de l'organisme ca?olique et fodal put y p]mettre le libre essor cont9u d'une activit philosophique qui n'avait jamais t rellem5t susp5due1 mais dont le c\rs gnral avait d tre longtemps ral5ti p> les ju/es proccupations politiques qui1 p5dant les deux phases antrieures1 dirigeai5t surt\t les plus m95s esprits v]s l'laboration1 bi5 plus urg5te1 du n\vel tat social4 ,quoique cette progression ft ncessairem5t lie au dveloppem5t initial de la philosophie naturelle dans l'anci5ne ,grce1 ce n'e/ p\rtant pas sans raison qu'elle e/ habituellem5t traite comme directe1 non-seulem5t cause de cette mmorable recrudesc5ce aprs un ral5tissem5t trs prolong1 mais pr9cipalem5t en v]tu des c>actres beauc\p plus dcisifs qu'elle dut alors manife/] de plus en plus3 p\rvu t\tefois que ces diffr5ces fondam5tales ne fass5t jamais nglig] l'9vitable en*anem5t qui ratta*]a t\j\rs les dc\v]tes des ,kepl] et des ,newton celles des ,hipp>que et des ,ar*imde4 ,j'ai suffisamm5t expliqu1 au c9quante-troisime *apitre1 comm5t le premi] essor sci5tifique avait spontanm5t dt]m91 il y a plus de v+t sicles1 cette division capitale1 entre la philosophie naturelle et la philosophie morale1 dont l'asc5dant provisoire devait dirig] jusqu' nos j\rs la m>*e gnrale de l'esprit huma92 en p]mettant la plus simple des deux bran*es une vie assez indp5dante de l'exi/5ce propre la plus complique1 p\r que l'une pt librem5t p>c\rir les div]s degrs de l'tat mtaphysique1 t&is que les ncessits sociales1 encore plus que sa difficult suprieure1 reti5drai5t davantage l'autre l'tat purem5t ?ologique1 dsormais p>v5u t\tefois sa d]nire phase ess5tielle4 ,d'aprs cette sp>ation primitive1 n\s avons ensuite reconnu comm5t la philosophie naturelle avait d re/]1 non-seulem5t trangre1 mais extrieure l'organisation f9ale du mono?isme ca?olique1 qui1 =c plus t>d de se l'incorpor]1 t5dit ds-lors se dnatur] irrvocablem5t1 p> ce clbre compromis qui con/itue la scola/ique proprem5t dite1 o la ?ologie se r5d pr(ondm5t dp5dante de la mtaphysique1 comme je l'indiqu]ai spcialem5t au sujet de l'volution philosophique4 ,cette extrme modification de l'esprit religieux dut tre heureusem5t dcisive p\r l'volution sci5tifique1 dsormais protge directem5t p> l'ensemble des doctr9es dom9antes1 du mo9s jusqu' l'poque1 alors encore loigne1 o son c>actre anti-?ologique s]ait suffisamm5t dvelopp4 ,mais1 ab/raction faite de l'influ5ce scola/ique1 et avant mme qu'elle pt dev5ir ple9em5t di/9cte1 il n'e/ pas d\teux que le ca?olicisme devait ex]c] spontanm5t une action immdiate et cont9ue p\r second]1 p> une utile /imulation1 l'essor univ]sel de la philosophie naturelle1 en comm5ant aussi l'incorpor] pr(ondm5t au sy/me de la sociabilit mod]ne1 d'aprs une t5dance encore plus directe et plus complte que celle ci-dessus explique p\r l'essor e/htique1 laquelle rsultait surt\t de l'organisation1 et non de la doctr9e1 t&is que l'autre tait galem5t inhr5te t\tes deux4 ,n\s avons1 en effet1 reconnu1 dans le volume prcd5t1 combi5 le passage du poly?isme au mono?isme1 devait tre1 en gnral1 spontanm5t favorable1 soit au dveloppem5t propre de l'esprit sci5tifique1 soit son influ5ce habituelle sur le sy/me commun des op9ions huma9es4 ,tel tait le c>actre m9emm5t transitoire de la philosophie mono?ique1 phase vraim5t extrme de la philosophie ?ologique1 que1 lo9 d'int]dire directem5t1 comme le poly?isme1 l'tude spciale de la nature1 elle devait d'abord y attir]1 un c]ta9 degr1 les contemplations univ]selles1 p\r l'apprciation dtaille de l'optimisme provid5tiel4 ,le poly?isme avait ratta* t\s les phnomnes pr9cipaux des explications si p>ticulires et si prcises1 que *aque t5tative d'analyse physique t5dait ncessairem5t suscit] un conflit immdiat env]s la =mule religieuse correspondante3 aprs mme que1 s\s un tel rgime m5tal et social1 cette incompatibilit radicale se fut dveloppe au po9t de p\ss] spontanm5t les p5seurs un mono?isme plus ou mo9s explicite1 l'esprit d'inve/igation n'y re/a pas mo9s pr(ondm5t entrav p> les ju/es cra9tes que devait inspir] l'opposition vulgaire1 r5due plus r$\table p> l'intime confusion entre la religion et la politique2 en sorte que l'essor sci5tifique avait t\j\rs t ess5tiellem5t extrieur la socit anci5ne1 malgr les enc\ragem5s exceptionnels qu'il y avait heureusem5t reu4 ,au contraire1 le mono?isme1 rduisant les div]ses explications religieuses une vague et uni=me int]v5tion div9e1 admettait1 et mme invitait1 les scrutateurs de la nature explor] assidm5t les dtails des phnomnes1 et mme dvoil] leurs lois secondaires1 d'abord envisages comme autant de manife/ations de la suprme sagesse1 dont la considration fondam5tale tablissait d'ailleurs immdiatem5t une premire liaison gnrale1 alors trs prcieuse quoique =t imp>faite1 entre les diffr5tes p>ties quelconques de la sci5ce naissante3 c'e/ a9si que1 p> une utile raction ncessaire1 le mono?isme1 primitivem5t rsult de l'lan initial de l'esprit sci5tifique1 dev5ait ma9t5ant indisp5sable son second ge1 soit p\r ses progrs spciaux1 soit surt\t p\r sa propagation univ]selle1 ds lors possible un c]ta9 degr4 ,ces importantes proprits temporaires sont tellem5t inhr5tes au mono?isme1 qu'on les tr\ve aussi1 mo9s prononces t\tefois1 dans le mono?isme arabe1 dont le premi] asc5dant fut si favorable la culture des sci5ces3 mais le mono?isme ca?olique1 p> l'm95te supriorit de son organisation c>actri/ique1 devait ex]c]1 cet g>d1 *ez une population mieux prp>e1 une influ5ce la fois bi5 plus pr(onde et beauc\p plus durable#ac4 ,son esprit e/1 s\s ce rapport1 directem5t indiqu p> sa mmorable t5dance cont9ue1 si mal apprcie jusqu' prs5t1 re/re9dre autant que possible t\te spciale int]v5tion surnaturelle1 p\r faire prvaloir de plus en plus les explications rationnelles1 a9si que je l'ai tabli au c9quante-quatrime *apitre1 quant aux miracles1 aux prophties1 aux visions1 etc41 re/es 9vitables du rgime poly?ique1 trop cons]vs1 au contraire1 p> l'islamisme4 ,il s]ait d'ailleurs sup]flu de s'arrt] ici faire expressm5t ressortir l'vid5te influ5ce que devait d'abord ex]c] l'organisation ca?olique1 mme avant sa ple9e consolidation politique1 sur le dveloppem5t effectif et l'univ]selle propagation de l'activit sci5tifique3 soit en excitant p>t\t un premi] degr de vie spculative1 et dt]m9ant aussi quelques habitudes populaires de discussion rationnelle1 de manire /imul] les mo9dres g]mes individuels d'aptitude contemplative1 et dispos]1 en mme temps1 les plus vulgaires intellig5ces gt] une c]ta9e in/ruction ab/raite2 soit en fondant directem5t sa propre hir>*ie sur le pr9cipe de la capacit spirituelle1 dont l'asc5dant gnral p]mettait alors t\t m95t p5seur d'ambitionn] sans extravagance jusqu' la plus haute dignit europenne1 comme tant d'clatans exemples l'ont con/at au moy5-ge2 soit1 enf91 p> les imm5ses facilits qu'elle (frait naturellem5t l'exi/5ce m5tale1 et qui devai5t cons]v] beauc\p de valeur1 surt\t en ,italie1 mme aprs que la dcad5ce spontane du ca?olicisme aurait ess5tiellem5t te9t ses autres proprits sci5tifiques4 ,aussi1 ds la seconde phase du moy5-ge1 qu& le n\vel tat social comm5ce acqurir quelque consi/ance1 les mmorables ef=ts de ,*>lemagne1 et ensuite d',alfr$1 p\r activ] et p\r rp&re la culture des sci5ces1 vi5n5t-ils manife/]1 de la manire la plus dcisive1 la t5dance ncessaire de l'esprit ca?olique1 dj indique1 s\s la phase prcd5te1 p> la con/ante sollicitude des papes p\r la cons]vation des connaissances antrieures1 accompagne de quelques amliorations secondaires4 ,cette seconde phase n'tait pas mme t]m9e lorsque1 p> exemple1 le savant ,g]b]t1 dev5u pape1 fit s]vir son p\voir l'tablissem5t gnral du n\veau mode de notation ari?mtique1 dont l'laboration graduelle1 p5dant les trois sicles prcd5s1 tait enf9 a*eve1 quoique cette innovation capitale n'ait d1 p> sa nature1 dev5ir vraim5t usuelle que longtemps aprs1 qu& l'essor univ]sel de la vie indu/rielle aurait fait assez n]giquem5t s5tir la ncessit de simplifi] et d'abrg] les calculs les plus communs4 ,le sy/me normal de l'ducation que recevai5t alors1 non-seulem5t t\s les ecclsia/iques1 mais aussi une f\le de laques1 tmoigne clairem5t cette t5dance p]man5te du ca?olicisme1 l'tat asc5dant1 v]s la culture sci5tifique3 c>1 si le trivium1 auquel s'arrtait la masse des lves1 tait1 comme auj\rd'hui1 purem5t littraire et mtaphysique1 il e/ clair que t\s les esprits di/+us allai5t habituellem5t jusqu'au quadrivium1 directem5t consacr aux tudes ma?matiques et a/ronomiques4 ,t\tefois1 il faut reconnatre que1 en v]tu des hautes proccupations politiques1 la fois spirituelles et temporelles1 que j'ai suffisamm5t expliques comme ncessairem5t propres la seconde priode du moy5-ge1 les pr9cipaux progrs sci5tifiques n'y dur5t po9t tre dirigs p> le mono?isme ca?olique1 qu'absorbai5t ju/em5t des so9s bi5 plus importans1 mais p> le mono?isme arabe1 si heureusem5t de/91 p5dant ces trois sicles1 cet indisp5sable relai1 et dont l'asc5dant prsida aux utiles amliorations qui s'introduisir5t dans les anci5nes connaissances ma?matiques et a/ronomiques1 surt\t d'aprs l'essor di/9ct de l'algbre1 et la fconde ext5sion de la trigonomtrie1 d\ble progrs qu'exigeai5t hautem5t les beso9s croissans de la gomtrie cle/e4 ,on conoit aism5t aussi que1 s\s la premire phase1 la pr(onde p]turbation habituellem5t rsulte des gr&es invasions occid5tales avait d faire provisoirem5t dp5dre du mono?isme byzant9 la pr9cipale culture sci5tifique4 ,c'tait donc seulem5t la troisime phase que devait app>t5ir la manife/ation ple9em5t dcisive des m95tes proprits du ca?olicisme p\r l'essor initial de la mod]ne volution sci5tifique1 aprs ces deux utiles fonctions temporaires successivem5t remplies p> les deux autres mono?ismes1 auxquels leur vicieuse organisation ne p\vait p]mettre de re/] vraim5t progressifs aussi longtemps1 beauc\p prs1 que l'a t le mono?isme ca?olique1 quoique cette mme imp]fection leur et d'abord procur une m>*e plus rapide1 en les disp5sant t\s deux de la longue et pnible laboration intrieure qui avait t indisp5sable au ca?olicisme af9 d'tablir1 entre les deux p\voirs lm5taires1 cette division fondam5tale1 o n\s avons reconnu1 t\s g>ds1 la premire base ncessaire des plus gr&s progrs ultrieurs4 ,note #ac3 ,il n'e/ pas inutile de rem>qu] ici que *acun des deux mono?ismes a1 ds son orig9e1 heureusem5t in/itu une liaison spciale et cont9ue de son culte ess5tiel la seule sci5ce naturelle qui ft alors possible1 l'un p> la relation de sa pr9cipale fte aux m\vem5s du soleil et de la lune1 l'autre p> l'ori5tation fixe impose aux attitudes d'adoration3 ce qui1 des deux p>ts1 exigeait ncessairem5t une c]ta9e culture p]man5te des tudes a/ronomiques4 ,cette /imulation directe1 videmm5t bi5 plus pr(onde et plus complte dans le premi] cas que dans le second1 e/ trs propre faire nettem5t ressortir l'irrationnelle inju/ice du dda9 sup]ficiel qui a conduit tant d'hi/ori5s mod]nes reg>d] l'a/ronomie comme totalem5t nglige c]ta9es poques du moy5-ge1 t&is que les beso9s mme du culte *rti5 ne p\vai5t cess] d'inspir] une active sollicitude p\r la cons]vation et le progrs des deux pr9cipales p>ties de la gomtrie cle/e4 ,tant que ces sollicitudes politiques avai5t d ju/em5t prvaloir1 c'e/--dire1 jusqu' l'entire asc5sion de l'organisme ca?olique et fodal p5dant le onzime sicle1 l'essor sci5tifique1 alors ncessairem5t ratta* la doctr9e d',ari/ote1 n'avait pu tre enc\rag que p> les heureuses dispositions spontanes que n\s v5ons d'apprci]1 mais qui ne p\vai5t encore neutralis] suffisamm5t l'anci5ne antipa?ie fondam5tale entre la philosophie naturelle1 dev5ue mtaphysique1 et la philosophie morale1 re/e ?ologique4 ,mais1 qu& la ple9e ralisation de cette gr&e cration politique eut enf9 ess5tiellem5t puis l'aptitude con/ituante de celle-ci1 l'autre1 dont l'impuissance organique cessait a9si de ma9t5ir la subalt]nit primitive1 dut alors1 son t\r1 t5dre directem5t v]s la prpondrance spirituelle1 comme seule apte dirig] activem5t le m\vem5t m5tal1 qui ds-lors succdait au m\vem5t social4 ,cette lutte 9vitable dut se t]m9] bi5tt p> l'avnem5t univ]sel de la scola/ique1 qui con/ituait l'asc5dant dcisif de l'esprit mtaphysique proprem5t dit sur l'esprit purem5t ?ologique1 et qui prp>ait ncessairem5t le triomphe ultrieur de l'esprit positif1 p> cela mme que l'tude du monde extrieur comm5ait a9si dom9] l'tude immdiate de l'homme1 comme je l'ai indiqu la f9 du c9quante-quatrime *apitre4 ,la conscration sol5nelle qui s'atta*a ds lors l'autorit d',ari/ote1 fut la fois le signe clatant de cette mmorable trans=mation1 et la condition indisp5sable de sa dure1 puisque cet expdi5t p\vait seul cont5ir1 mme trs-imp>faitem5t1 les divagations illimites que devait suscit] une telle philosophie activem5t cultive4 ,cette gr&e rvolution intellectuelle1 dont la porte e/ encore trop peu comprise1 a dj t assigne1 dans la leon prcd5te1 comme la pr9cipale orig9e de la dcomposition spontane propre la philosophie ca?olique3 or1 son efficacit positive ne fut pas mo9s relle que son activit ngative2 c>1 c'e/ d'elle que drive c]ta9em5t l'acclration t\j\rs croissante ds lors imprime l'volution sci5tifique4 ,p> l1 en effet1 celle-ci se tr\ve enf9 directem5t incorpore1 p\r la premire fois1 la sociabilit huma9e1 d'aprs son intime connexit antrieure avec le sy/me philosophique a9si dev5u dom9ant1 et dont elle-mme devait ensuite t5dre dt]m9] l'lim9ation f9ale1 aprs quatre ou c9q sicles de prp>ation graduelle1 selon nos explications ultrieures4 ,cette n\velle progression sci5tifique1 ds lors plus ou mo9s p]ptue jusqu' nos j\rs1 se manife/e bi5tt1 non-seulem5t p> une active culture des connaissances grecques et arabes1 mais surt\t p> la cration1 la fois en ,ori5t et en ,occid5t1 de la *imie1 o l'inve/igation fondam5tale de la nature faisait un pas vraim5t capital1 en s't5dant dsormais un ordre de phnomnes de/9 con/itu] le nud pr9cipal de la philosophie naturelle1 comme li5 gnral entre les tudes organiques et les tudes inorganiques1 suivant les notions tablies dans le troisime volume de ce ,trait4 ,la sci5ce comm5ce dj tellem5t excit] la pr9cipale sollicitude des plus m95s p5seurs1 que cette ardeur naissante e/ mme p\sse jusqu' des t5tatives beauc\p trop prmatures p\r comport] encore aucun succs s\t5u1 quoiqu'elles duss5t (frir d'n]giques tmoignages de la trans=mation m5tale1 et mme1 c]ta9s g>ds1 quelques prcieuses indications ultrieures3 telles sont1 p> exemple1 les heureuses conjectures o le gr& ,alb]t dposa les premi]s g]mes hi/oriques de la sa9e physiologie crbrale4 ,enf91 l'h>monie fondam5tale de ce n\vel essor intellectuel avec la vraie situation gnrale des esprits actifs1 se tr\ve videmm5t c>actrise1 de la manire la plus dcisive1 p> l'empressem5t cont9u qui attirait des milli]s d'auditeurs aux leons des gr&es univ]sits europennes1 p5dant la d]nire phase du moy5-ge3 c>1 cette influ5ce mmorable1 trs suprieure celle des plus clbres coles grecques1 ne s'atta*ait pas seulem5t aux controv]ses mtaphysiques proprem5t dites2 le dveloppem5t naissant de la philosophie naturelle y avait c]ta9em5t une gr&e "p1 en un temps o la prpondrance de l'organisation spirituelle entret5ait une ardeur spculative peut-tre plus vive et surt\t plus pure que celle qui exi/e auj\rd'hui s\s l'asc5dant mom5tan des seules inspirations temporelles4 ,les div]ses sci5ces tai5t alors trop peu t5dues1 et surt\t leur vritable esprit tait encore trop peu dvelopp1 p\r ncessit] dj la spcialisation croissante qui devait ultrieurem5t dcompos] la philosophie naturelle1 et qui1 aprs avoir provisoirem5t r5du des s]vices vraim5t fondam5taux1 prs5te auj\rd'hui tant d'entraves aux plus indisp5sables progrs de notre intellig5ce et de notre sociabilit1 comme je l'expliqu]ai bi5tt4 cette mmorable poque1 l'uni=me assujtissem5t des pr9cipales conceptions huma9es au pur rgime des entits scola/iques1 directem5t lies entre elles p> la gr&e entit gnrale de la nature1 tablissait une c]ta9e h>monie m5tale1 la fois sci5tifique et logique1 qui n'avait pu encore exi/] au mme degr1 si ce n'e/ s\s l'asc5dant univ]sel du poly?isme antique1 et qui ne p\rra tre dsormais retr\ve que d'aprs l'entire organisation de la philosophie positive1 jusqu'ici purem5t rudim5taire4 ,quoique cette union incomplte et artificielle1 o l'esprit mtaphysique s'ef=ait de comb9] la ?ologie avec la sci5ce1 ne comportt c]ta9em5t aucune /abilit1 elle n'en (frait pas mo9s ds-lors les avantages ess5tiels t\j\rs inhr5s de semblables t5tatives1 et qui se manife/r5t dj1 d'une manire m95te1 p> la direction vraim5t encyclopdique des hautes spculations ab/raites1 pr(ondm5t m>que surt\t *ez l'admirable mo9e ,rog] ,bacon1 dont la plup>t des savans actuels1 si ddaigneux du moy5-ge1 s]ai5t assurm5t incapables1 je ne dis po9t d'crire1 mais seulem5t de lire1 la gr&e composition1 cause de l'imm5se v>it des vues qui s'y tr\v5t sur t\s les div]s ordres de phnomnes4 ,a9si1 la conception scola/ique du ,x,i,i,ie sicle1 en comm5ant l'incorporation directe de l'lm5t sci5tifique au sy/me de la socit mod]ne1 avait aussi donn1 sa manire1 une image1 anticipe mais expressive1 de l'esprit d'unit et de rationnalit qui devra f9alem5t dirig] la culture normale de la sci5ce relle1 qu& son volution prlim9aire s]a suffisamm5t accomplie4 ,l'isolem5t de l'esprit sci5tifique dans l'antiquit1 aprs la sp>ation fondam5tale entre la philosophie naturelle et la philosophie morale1 n'avait c]ta9em5t pu t5ir l'ext5sion des connaissances relles1 alors bi5 mo9dre qu'au moy5-ge1 mais l'antipa?ie primitive des deux philosophies1 et surt\t leur commune incompatibilit avec le milieu poly?ique o s'accomplissai5t simultanm5t leurs volutions respectives4 ,qu& la transaction scola/ique eut enf9 agrg l'une d'elles la suprmatie sociale longuem5t conquise p> l'autre1 ce premi] isolem5t devait spontanm5t cess]1 jusqu' ce que l'essor c>actri/ique de l'esprit positif vnt bi5tt dt]m9] son irrvocable loignem5t de t\tes deux1 et1 p> suite1 sa propre spcialisation provisoire4 ,cette premire sy/matisation sci5tifique1 aussi prcaire qu'imp>faite1 et cep5dant la plus satisfaisante que p]mt l'poque1 s'accomplit pr9cipalem5t d'aprs deux conceptions gnrales qu'il importe ici d'apprci] sommairem5t1 comme s]vant de base1 l'une l'a/rologie1 l'autre l'al*imie1 si longtemps prpondrantes4 ,on se =me auj\rd'hui de trs vicieuses notions de ces deux mmorables doctr9es1 en les enveloppant1 d'aprs une sup]ficielle critique1 dans le dda9 confus qui s'atta*e indi/9ctem5t t\t l'incohr5t assemblage de ce qu'on a nomm1 depuis le ,x,v,i,ie sicle1 les sci5ces occultes4 ,p\r clair] cette vague apprciation p> une analyse vraim5t philosophique1 il suffit de rem>qu] que cette aveugle fltrissure s'atta*e la fois des croyances purem5t rtrogrades1 hritage trans=m des sup]/itions poly?iques ou mme fti*iques1 et des conceptions m9emm5t progressives1 dont le vice ess5tiel ne rsultait alors que d'une ext5sion trop audacieuse de l'esprit positif1 avant que la philosophie ?ologique pt tre suffisamm5t lim9e3 la magie1 entre autres1 e/ dans le premi] cas2 mais l'a/rologie et l'al*imie sont1 au contraire1 dans le second1 quoique les ha9es religieuses ai5t s\v5t t\rn contre elles cette trange confusion vulgaire1 qu& la secrte antipa?ie entre la sci5ce et la ?ologie dev9t enf9 manife/e4 ,sans d\te1 l'a/rologie du moy5-ge1 malgr son m95te supriorit env]s l'a/rologie antique1 dont on ne sait plus la di/+u]1 reti5t1 comme celle-ci1 mais un degr beauc\p mo9dre1 une c]ta9e influ5ce fondam5tale de l'tat1 encore ncessairem5t ?ologique tant d'g>ds1 de la philosophie dom9ante1 mme aprs la gr&e trans=mation scola/ique3 c> elle suppose t\j\rs l'univ]s subordonn l'homme1 ou du mo9s dispos p\r lui2 ce qui con/itue le pr9cipal c>actre philosophique de l'esprit ?ologique1 dont la dc\v]te du m\vem5t de la ,t]re a pu seule directem5t comm5c] l'branlem5t dcisif1 a9si que je l'ai expliqu dans le second volume de ce ,trait 7voyez la v+t-deuxime leon74 ,nanmo9s1 cela prs1 il n'e/ pas d\teux1 s\s un autre aspect1 que cette doctr9e reposait aussi sur une disposition trs progressive1 et seulem5t trop has>de1 subordonn] t\s les phnomnes quelconques d'inv>iables lois naturelles1 comme la qualification normale d'a/rologie judiciaire le rappelait directem5t4 ,l'analyse sci5tifique tait alors beauc\p trop imp>faite p\r que l'esprit huma9 pt assign] aux phnomnes a/ronomiques leur vraie position rationnelle dans l'ensemble de la physique1 ce que tant de savans actuels s]ai5t mme incapables d'tablir m?odiquem5t2 en sorte que aucun pr9cipe ne p\vait encore cont5ir l'exagration idale attribue aux influ5ces cle/es4 ,dans une telle situation1 il conv5ait c]ta9em5t que notre intellig5ce1 s'appuyant sur les seuls phnomnes dont elle et bau* dj les lois effectives1 t5tt d'y ram5] directem5t t\s les autres phnomnes quelconques1 mme huma9s et sociaux4 ,aucune m>*e sci5tifique ne p\vait assurm5t tre alors plus rationnelle3 la seule univ]salit de cette t5dance1 aussi bi5 que son op9itre p]svrance jusqu' l'avant-d]ni] sicle1 suffirai5t indiqu] son h>monie ncessaire1 sociale autant que m5tale1 avec l'ensemble de la situation correspondante4 ,les savans qui la condamn5t auj\rd'hui d'une manire absolue1 sans en compr5dre la de/9ation hi/orique1 tomb5t eux-mmes j\rnellem5t dans une ab]ration =t analogue1 et peut-tre plus vicieuse encore1 surt\t mo9s excusable1 quoique heureusem5t mo9s susceptible d'activit1 en rvant1 p> exemple1 la future explication de t\s les phnomnes biologiques1 mme crbraux1 d'aprs des influ5ces lectriques ou magntiques1 ce qui con/itue1 comme on sait1 l'utopie favorite de presque t\s les physici5s actuels1 p> suite des hypo?ses fanta/iques que j'ai tant combattues4 ,enf91 considre quant son action ncessaire sur l'ducation univ]selle de la raison huma9e1 l'a/rologie judiciaire du moy5-ge a c]ta9em5t r5du le plus m95t s]vice1 p5dant les quatre ou c9q sicles de son asc5dant rel1 dont il re/e encore tant de traces1 en faisant activem5t pntr] p>t\t un premi] s5tim5t fondam5tal de la subord9ation des phnomnes quelconques des lois inv>iables1 qui les r5d5t susceptibles de prvision rationnelle3 c>1 une fois qu'on admettait les *imriques pr9cipes relatifs aux influx et aux prono/ics1 les prdictions a/rologiques avai5t habituellem5t un c>actre aussi sci5tifique que les calculs a/ronomiques d'o elles rsultai5t4 ,une semblable apprciation s'applique galem5t l'al*imie1 d'ailleurs intimem5t lie l'a/rologie1 comme je l'ai n au premi] *apitre du tome troisime3 t\tefois1 sa conception gnrale devait tre mo9s philosophique1 d'aprs la nature plus complique et l'tat mo9s avanc des tudes correspondantes1 alors pe9e bau*es4 ,sa rationnalit primitive n'e/ pas plus quivoque1 en se reportant la situation correspondante des connaissances *imiques4 ,j'ai expliqu1 en effet1 au sujet de la *imie1 que les spculations relatives aux phnomnes de composition et de dcomposition1 radicalem5t impossibles tant que l'antique philosophie n'avait admis qu'un seul pr9cipe1 n'avai5t pu tr\v] une premire base que dans la doctr9e d',ari/ote sur les quatre lm5s4 ,or1 ces lm5s tai5t1 p> leur nature1 ess5tiellem5t communs presque t\tes les sub/ances effectives1 relles ou mme artificielles2 en sorte que1 tant que cette doctr9e a prvalu1 la fameuse transmutation des mtaux ne devait pas tre juge plus *imrique que les trans=mations j\rnalires accomplies p> les *imi/es actuels entre les div]ses matires vgtales ou animales1 d'aprs l'id5tit fondam5tale de leurs premi]s pr9cipes4 ,a9si1 en jugeant l'al*imie1 on oublie trop auj\rd'hui que l'absurdit des audacieuses esprances qu'elle suscitait n'a pu tre vraim5t dmontre que depuis les dc\v]tes capitales propres la seconde moiti du sicle d]ni]4 ,il e/ d'ailleurs vid5t que l'al*imie t5dait aussi heureusem5t que l'a/rologie v]s l'univ]selle propagation active du pr9cipe fondam5tal de t\te philosophie positive1 l'inv>iable subord9ation de t\s les phnomnes des lois naturelles1 a9si t5du des gr&s effets gnraux aux mo9dres oprations p>ticulires4 ,c>1 sans mconnatre la haute influ5ce de l'esprit ?ologique sur les illusions des al*imi/es1 on ne peut d\t] que leur admirable p]svrance pratique ne suppost ncessairem5t1 et p> suite ne rappelt avec n]gie1 une telle inv>iabilit3 si le vague espoir d'une sorte de miracle contribuait presque t\j\rs s\t5ir leur c\rage contre des dsappo9tem5s j\rnali]s1 en mme temps la p]man5ce des lois physiques p\vait seule les engag] p\rsuivre leur b autrem5t que p> la prire1 le jene1 et les autres expdi5s religieux4 ,je devais ici m'arrt] spcialem5t cette d\ble apprciation philosophique de la p>tie la plus importante et la plus mconnue de l'volution sci5tifique propre au moy5-ge1 envisage soit quant au progrs spcial de l'esprit positif1 soit quant son intime incorporation la sociabilit mod]ne4 ,s\s l'un et l'autre aspect1 j'espre que ces indications sommaires f]ont enf9 r5dre une vritable ju/ice hi/orique deux imm5ses sries de travaux1 qui ont tant et si longtemps contribu au dveloppem5t de la raison huma9e1 malgr les graves ab]rations qu'elles ont suscites4 ,en succdant ncessairem5t aux a/rologues et aux al*imi/es du moy5-ge1 les savans mod]nes n'ont pas seulem5t tr\v la sci5ce dj bau*e p> l'utile p]svrance de ces h>dis prcurseurs2 mais1 ce qui tait plus difficile encore1 et non mo9s indisp5sable1 ils ont aussi tr\v suffisamm5t tabli l'indisp5sable pr9cipe gnral de l'inv>iabilit des lois naturelles3 son admission populaire n'aurait pu c]ta9em5t tre dt]m9e p> une influ5ce plus active et plus pr(onde1 dont n\s recueillons les heureux rsultats1 en oubliant trop leur s\rce ncessaire4 ,l'action morale de ces deux gr&es conceptions provisoires1 qu'une irrationnelle +ratitude fait exclusivem5t qualifi] d'ab]rations1 ne fut pas d'ailleurs mo9s favorable que leur action m5tale l'ducation prlim9aire de la socit mod]ne4 ,c>1 t&is que l'a/rologie t5dait inspir] habituellem5t une haute ide de la sagesse huma9e1 d'aprs les prvisions relatives aux lois les plus simples et les plus gnrales1 l'al*imie relevait avec n]gie le digne s5tim5t de notre puissance relle1 dprim p> les croyances ?ologiques1 en n\s inspirant d'audacieuses esprances sur notre active int]v5tion dans les phnomnes les plus susceptibles d'une modification avantageuse4 ,telle e/ l'apprciation fondam5tale de l'orig9e ncessaire de la mod]ne volution sci5tifique1 au se9 du rgime mono?ique propre au moy5-ge1 et considr surt\t dans sa d]nire phase4 ,il tait sup]flu d'y indiqu] expressm5t l'heureuse influ5ce secondaire videmm5t ex]ce1 cet g>d1 p> l'volution indu/rielle et ensuite p> l'volution e/htique1 qui avai5t d prcd] ce premi] essor sci5tifique1 auquel l'une assignait spontanm5t une relation directe et p]man5te avec les travaux j\rnali]s1 et p\r lequel l'autre prp>ait les plus vulgaires intellig5ces p> un indisp5sable veil spculatif4 ,d'aprs ce po9t de d"p gnral1 qui seul devait n\s (frir une vritable difficult1 cause des fune/es prjugs dont il e/ encore l'objet *ez les meilleurs esprits actuels1 n\s p\vons aism5t accomplir1 autant que l'exige notre b pr9cipal1 l'exam5 rapide de cette progression capitale1 p5dant les trois phases successives que n\s avons tablies1 tant d'g>ds1 dans l'hi/oire mod]ne1 et qui vont ici cont9u] se di/+u] entre elles suivant des pr9cipes =t analogues ceux dj employs p\r les autres progressions4 ,s\s la premire phase1 en effet1 la m>*e de la sci5ce e/1 en gnral1 comme celle de l'indu/rie1 et celle de l'art1 ess5tiellem5t spontane1 c'e/--dire qu'elle rsulte surt\t d'un simple prolongem5t naturel des pr9cipales influ5ces initiales que n\s v5ons de voir con/itues au moy5-ge1 sans aucune int]v5tion importante des enc\ragem5s spciaux qui fur5t ensuite organiss4 ,c'e/ alors que l'on peut le mieux apprci] la haute utilit des *imres a/rologiques et des illusions al*imiques p\r s\t5ir la n\velle classe spculative jusqu' cet tablissem5t ultrieur3 aussi tel e/ l'aspect grossi] s\s lequel seulem5t ont t quelquefois apprcies l'a/rologie et l'al*imie1 dont la haute influ5ce m5tale e/ encore totalem5t mconnue4 ,t&is que l'esprit mtaphysique1 dsormais rappel sa nature critique1 dont la scola/ique l'avait mom5tanm5t c>t1 n'tait ess5tiellem5t proccup que des luttes dcisives des rois contre les papes1 o il devait tr\v] la plus conv5able alim5tation1 la sci5ce1 place s\s sa dang]euse tutelle1 et t presque ab&onne1 si dj le rgime antrieur ne l'avait pr(ondm5t lie1 p> ce d\ble attrait1 au sy/me de l'exi/5ce mod]ne4 ,p\r bi5 s5tir une telle ncessit1 il faut obs]v] que la philosophie naturelle1 alors trop imp>faite1 ne p\vait encore se recomm&] p> ces gr&es applications pratiques qui lui ratta*5t auj\rd'hui les plus grossi]s intrts3 en outre1 la faible n]gie des facults sci5tifiques *ez presque t\s les hommes ne lui p]mettait po9t de compt] sur les heureuses sympa?ies p]sonnelles que l'art a seul le privilge d'excit] suffisamm5t1 et que ne p\vai5t assurm5t pr\v] alors tant de *efs dont l'esprit se cont5tait aism5t des explications ?ologiques1 ou du mo9s mtaphysiques4 ,les pr9ces capables1 comme ,*>lemagne et le gr& ,frdric1 de gt] rellem5t les sci5ces1 sont ncessairem5t trs r>es1 t&is que les incl9ations e/htiques de ,franois ,i] et de ,l\is ,,xiv doiv5t tre beauc\p plus communes4 ,a9si1 les a/ronomes et les *imi/es ne p\vai5t1 cette poque1 tre conv5ablem5t accueillis qu' titre d'a/rologues et d'al*imi/es1 puisqu'ils ne devai5t d'ailleurs tr\v] que de trs faibles ress\rces dans les univ]sits1 qui n'tai5t1 p> leur nature1 ple9em5t favorables qu' l'esprit purem5t mtaphysique1 dont l'esprit sci5tifique t5dait dj se sp>] nettem5t4 ,cette influ5ce propre et directe tait alors d'autant plus ncessaire aux savans1 que le ca?olicisme1 dev5u peu peu rtrograde1 comme je l'ai expliqu1 mesure que s'accomplissait sa dcomposition politique1 comm5ait manife/] son antipa?ie f9ale p\r l'essor sci5tifique qu'il avait d'abord tant second1 et dont dsormais il craignait ju/em5t l'action irreligieuse sur t\s les esprits actifs3 beauc\p d'exemples ont assurm5t pr\v quelle dsa/reuse oppression la sci5ce aurait t a9si expose1 en un temps o la dcad5ce europenne du ca?olicisme n'emp*ait po9t encore son gr& asc5dant intrieur1 si les conceptions a/rologiques et al*imiques ne lui avai5t assur p>t\t1 et au se9 mme du cl]g1 d'actives protections individuelles4 ,quant au progrs spculatif1 il ne peut1 cette poque1 donn] lieu aucun m\vem5t capital dans les connaissances dj bau*es4 ,la *imie devait re/] longtemps encore l'tat prlim9aire d'acquisition des matriaux1 qui cont9ur5t s'accumul] rapidem5t3 l'a/ronomie seule1 et la gomtrie qui lui re/ait adhr5te1 p\vai5t sembl] susceptibles d'amliorations plus dcisives2 mais1 au fond1 la premire n'avait pas suffisamm5t puis les ress\rces que comportait l'artifice des picycles p\r prolong] la dure de l'antique hypo?se des m\vem5s circulaires et uni=mes1 dont l'irrvocable lim9ation tait rs]ve la phase suivante1 et la seconde tait arrte1 p> l'9vitable imp]fection de l'algbre1 au simple prolongem5t de l'anci5 esprit gomtrique1 c>actris p> la spcialit des re*]*es et des m?odes1 en att5dant la gr&e rvolution c>tsi5ne4 ,aussi le pr9cipal p]fectionnem5t dut-il alors consi/]1 l'un et l'autre titre1 dans l'ext5sion simultane de l'algbre naissante et de la trigonomtrie1 enf9 complte p> l'usage des tang5tes1 et dans l'utile impulsion qui s'ensuivit p\r l'a/ronomie1 comm5ant ds lors prfr] habituellem5t les calculs aux procds graphiques1 en mme temps que les obs]vations1 soit angulaires1 soit surt\t horaires1 dev5ai5t galem5t plus prcises4 ,c'e/ p5dant cette premire phase que se dveloppe le plus compltem5t la puissante /imulation sci5tifique propre aux conceptions a/rologiques1 qui1 p> leur nature1 proposai5t cont9uellem5t aux travaux a/ronomiques le b le plus t5du et le plus dcisif1 en faisant directem5t prvaloir1 au plus haut degr1 la dt]m9ation des aspects b9aires1 t]naires1 et mme quat]naires1 o se tr\ve le plus p>fait crit]ium des ?ories cle/es1 puisqu'elle exige le p]fectionnem5t simultan des tudes relatives aux div]s a/res correspondans1 comme je l'ai expliqu au v+t-troisime *apitre3 l'utile excitation primitive que le ca?olicisme avait1 cet g>d1 spcialem5t procure p\r le calcul des ftes mobiles1 tait c]ta9em5t trs faible en comp>aison de cet n]gique aiguillon p]man5t4 ,l'unique accroissem5t fondam5tal qu'pr\ve1 cette poque1 la philosophie naturelle1 rsulte de l'essor direct de l'anatomie1 qui1 prcdemm5t rduite d'insuffisantes explorations animales1 put enf9 repos]1 p>tir seulem5t du ,x,i,ve sicle1 sur une srie de dissections huma9es1 jusque alors trop entraves p> les prjugs religieux1 suivant la ju/e rem>que de ,vicq-d',azyr4 ,quoique cette premire bau*e dt tre ncessairem5t encore plus imp>faite que celle des re*]*es *imiques1 elle n'en avait pas mo9s dj une haute importance1 en compltant le sy/me naissant de la sci5ce mod]ne1 comm5ant a9si s't5dre de l'tude de l'univ]s celle de l'homme lui-mme1 p> l'int]position naturelle de la physique molculaire4 ,cette ext5sion ncessaire n'tait pas mo9s ess5tielle1 s\s le rapport social1 p\r consolid] l'exi/5ce de la n\velle classe spculative1 en y agrgeant spontanm5t la corporation des mdec9s1 qui1 de leur subalt]nit presque s]vile *ez les anci5s1 s'tai5t dj levs1 au moy5-ge1 une puissante influ5ce prive1 bi5tt rivale de l'influ5ce sac]dotale4 ,malgr les graves ob/acles que l'adhr5ce trop intime et trop prolonge de la sci5ce biologique l'art mdical oppose1 de nos j\rs1 leur p]fectionnem5t respectif1 suivant les explications de la qu>antime leon1 cette 9vitable confusion n'en tait pas mo9s d'abord indisp5sable p\r assur] la cont9uit des travaux anatomiques avant l'rection d'aucun tablissem5t ?orique4 ,on sait d'ailleurs comm5t les conceptions a/rologiques et al*imiques tai5t intimem5t lies des conceptions analogues1 d\es1 t\s g>ds1 des mmes avantages provisoires1 env]s cette troisime bran*e fondam5tale de la philosophie naturelle1 dont l'essor naissant dut tre si longtemps s\t5u p> l'n]gique *imre d'une mdication univ]selle1 t5dant aussi1 soit introduire spcialem5t le pr9cipe de l'inv>iabilit des lois physiques dans les phnomnes les plus compliqus1 soit suggr] d'audacieuses esprances sur l'action rationnelle de l'homme p\r modifi] utilem5t son propre organisme3 d\ble aspect s\s lequel comm5ait se manife/] ds-lors1 comme relativem5t aux deux autres ordres de phnomnes1 l'incompatibilit radicale entre l'esprit sci5tifique et l'esprit religieux#ad4 ,note #ad3 ,cette incompatibilit e/ dj1 s\s ce rapport1 nettem5t =mule p> un fameux adage lat9 sur l'impit des mdec9s1 dev5u presque prov]bial v]s la f9 de cette premire phase1 suivant la judicieuse obs]vation de ,b>!z4 ,dans la progression sci5tifique1 comme dans la progression e/htique1 la seconde phase con/itue c]ta9em5t la priode la plus dcisive de l'volution mod]ne1 surt\t cause de l'admirable m\vem5t qui1 de ,cop]nic ,newton1 a pos les bases df9itives du vrai sy/me des connaissances a/ronomiques1 bi5tt dev5u le type fondam5tal de l'ensemble de la philosophie naturelle4 ,con=mm5t ce que n\s avons reconnu p\r les deux autres progressions positives1 n\s y voyons aussi l'essor sci5tifique1 jusque alors ess5tiellem5t spontan1 comm5c] recevoir habituellem5t des div]s g\v]nem5s europens des enc\ragem5s plus ou mo9s sy/matiques1 graduellem5t dt]m9s1 soit p> l'asc5dant spculatif directem5t rsult du dveloppem5t antrieur1 soit p> l'aptitude pratique que cet ex]cice prlim9aire avait dj suffisamm5t annonce1 et d'aprs laquelle le n\vel art de la gu]re1 aussi bi5 que la m>*e rapide de l'indu/rie1 devai5t alors sollicit] activem5t le progrs des doctr9es ma?matiques et *imiques4 ,t\tefois1 en v]tu des motifs ci-dessus indiqus1 ce sy/me de protection se =me bi5 plus l5tem5t que celui des beaux-arts1 et c'e/ seulem5t v]s la f9 de cette n\velle phase qu'il s'tablit d'une manire vraim5t conv5able1 surt\t en ,france et en ,anglet]re1 reposant sur l'importante cration des acadmies sci5tifiques1 dont la pr9cipale influ5ce devait donc se rapport] la phase suivante4 ,mais1 quelque imp>faits que fuss5t d'abord ces enc\ragem5s1 l'influ5ce effective n'en tait pas mo9s trs prcieuse1 p\r s\t5ir la sci5ce naissante dans la crise vraim5t dcisive qui allait rsult] de son 9vitable conflit avec le sy/me enti] de l'anci5ne philosophie ?ologico-mtaphysique1 d'o elle devait alors se dgag] irrvocablem5t4 ,la nature de cette lutte indisp5sable indique d'ailleurs clairem5t que la sci5ce n'y p\vait tre1 en gnral1 utilem5t protge que p> les seuls p\voirs temporels1 spontanm5t trang]s aux graves animosits ab/raites du p\voir spirituel1 soit ?ologique1 soit mme mtaphysique1 dont il fallait subir le r$\table antagonisme3 en sorte que1 comme l'art1 et comme l'indu/rie1 la sci5ce avait aussi1 d'une manire encore plus directe peut-tre1 un haut intrt spcial l'tablissem5t de la gr&e dictature temporelle1 mon>*ique ou ari/ocratique1 dont la consolidation graduelle con/ituait la de/9ation la plus immdiate du m\vem5t politique propre cette seconde phase4 ,aucune autre progression lm5taire ne peut aussi clairem5t indiqu] que si1 p> une hypo?se heureusem5t contradictoire1 la conc5tration politique avait pu1 au contraire1 s'accomplir au pr(it du p\voir spirituel1 dj dev5u ess5tiellem5t rtrograde1 l'volution mod]ne et t radicalem5t impraticable4 ,notre comp>aison fondam5tale des deux pr9cipaux sy/mes de dictature temporelle indique encore trs nettem5t1 s\s ce n\vel et d]ni] aspect1 la supriorit ess5tielle du mode normal ou franais1 sur le mode exceptionnel ou anglais1 en v]tu de motifs =t analogues ceux prcdemm5t indiqus env]s les beaux-arts1 et seulem5t ici plus prononcs4 ,c>1 la sci5ce ne p\vant ord9airem5t inspir] aux gr&s un vritable attrait intellectuel1 devait bi5 mo9s compt] que l'art sur les enc\ragem5s ari/ocratiques1 t&is que la suprmatie d'un p\voir c5tral devait lui tre habituellem5t beauc\p plus favorable1 outre que cette c5tralisation p\vait utilem5t cont5ir1 un c]ta9 degr1 une trop gr&e disp]sion ultrieure des spcialits sci5tifiques1 qu'il s]ait auj\rd'hui si important de rgl]4 ,on ne saurait d\t] que les spculations ab/raites1 dont la sci5ce doit tre ess5tiellem5t compose1 n'ai5t d suivre1 en gnral1 un c\rs plus libre et plus lev s\s la dictature mon>*ique que s\s la dictature ari/ocratique1 dont l'influ5ce1 surt\t en ,anglet]re1 a trop t5du subordonn] les re*]*es sci5tifiques aux considrations pratiques4 ,enf91 le premi] mode devait tre1 p> sa nature1 beauc\p plus favorable que le second l'incorporation f9ale de l'volution sci5tifique au sy/me de la politique mod]ne1 et t5dait aussi mieux assur] sa propagation graduelle *ez t\tes les classes1 en lui procurant plus d'influ5ce sur l'ducation gnrale4 ,t\tefois1 l'autre sy/me devait tre1 p\r la sci5ce1 comme p\r l'art1 plus favorable la spontanx des vocations et l'orig9alit des travaux1 p> suite mme d'un mo9dre enc\ragem5t et d'une direction mo9s homogne4 ,il faut aussi not] que les graves inconvni5s qui lui sont propres1 auj\rd'hui gnralem5t av\s1 ne devai5t se dvelopp] pr9cipalem5t que s\s la troisime phase1 comme je l'expliqu]ai bi5tt4 ,p5dant la seconde1 ils fur5t heureusem5t comp5ss p> la premire influ5ce de l'esprit prote/ant1 qui1 sans tre1 au fond1 nullem5t favorable aux re*]*es spculatives1 d'aprs sa proccupation c>actri/ique des conditions temporelles1 et sans tre d'ailleurs plus compatible que l'esprit ca?olique contempora9 avec la t5dance f9ale de l'volution sci5tifique1 con/ituait alors1 d'aprs son pr9cipe rvolutionnaire du libre exam5 individuel1 un tat de demi-indp5dance m5tale trs avantageux l'essor correspondant de la philosophie naturelle1 dont les gr&es dc\v]tes a/ronomiques dur5t1 cette poque1 s'accomplir surt\t *ez des populations prote/antes4 ,on voit1 en s5s inv]se1 l o la n\velle politique rtrograde du ca?olicisme put pr5dre un vritable asc5dant1 cette volution pr\v] bi5tt un fune/e ral5tissem5t1 dont la cause n'e/ pas quivoque1 p>ticulirem5t en ,espagne1 malgr les g]mes trs prcieux que le moy5-ge y avait dvelopps4 ,cet admirable m\vem5t spculatif1 dt]m91 trav]s beauc\p d'ob/acles1 p> un trs petit nombre d'hommes de gnie1 dans un milieu conv5ablem5t prp>1 prs5te1 en gnral1 deux progressions trs di/9ctes1 mais intimem5t solidaires1 l'une purem5t sci5tifique1 ou positive1 compose des dc\v]tes capitales en ma?matiques et en a/ronomie1 l'autre ess5tiellem5t philosophique1 et presque t\j\rs ngative1 relative aux ef=ts1 d'abord spontans1 ensuite sy/matiques1 de l'esprit sci5tifique contre la tutelle ?ologico-mtaphysique1 dev5ue alors vraim5t oppressive2 cette seconde progression1 que n\s devrons repr5dre au sujet de l'volution philosophique proprem5t dite1 ne doit tre ici considre que comme indisp5sable la premire4 ,or1 celle-ci1 laquelle l',allemagne1 l',italie1 la ,france et l',anglet]re prir5t *acune une si noble "p1 (fre p\r c5tre pr9cipal l'inve/igation vraim5t fondam5tale due au gnie du gr& ,kepl]1 et qui1 prp>e p> la dc\v]te initiale de ,cop]nic et p> l'utile laboration de ,ty*o-,brah1 con/itue enf9 le vrai sy/me de la gomtrie cle/e2 t&is que1 s\s un autre aspect1 dev5ue la s\rce ncessaire de la mcanique cle/e1 elle se lie spontanm5t la dc\v]te f9ale de ,newton1 d'aprs la cration pralable de la ?orie ma?matique du m\vem5t p> ,galile1 indisp5sablem5t suivi d',huygh5s4 ,entre ces deux sries1 dont l'en*anem5t e/ direct1 l'ordre hi/orique int]pose naturellem5t l'imm5se rvolution ma?matique opre p> ,desc>tes1 et qui1 intimem5t lie son entreprise philosophique1 vi5t ab\tir1 v]s la f9 de cette seconde phase1 la sublime dc\v]te analytique de ,leibnitz1 sans laquelle le rsultat newtoni5 n'aurait pu suffisamm5t dev5ir le pr9cipe actif de l'm95te opration rs]ve la phase suivante p\r le dveloppem5t f9al de la mcanique cle/e4 ,*acune des deux premires sries (fre une filiation hi/orique assez vid5te dsormais p\r qu'il soit inutile d'y insi/] ici3 il e/ clair que la dc\v]te du m\vem5t de la t]re1 et l'exacte rvision de t\tes les donnes a/ronomiques1 ne p]mettai5t plus de cons]v]1 avec l'expdi5t caduque des picycles1 l'antique hypo?se des m\vem5s circulaires et uni=mes1 enf9 directem5t remplace p> l'heureuse lgislation de ,kepl]1 d]ni] rsultat capital que comportt l'application de l'anci5ne gomtrie2 d'un autre ct1 ce pr9cipe ne p\vait conduire la ?orie de la gravitation sans la fondation de la doctr9e ab/raite du m\vem5t curviligne1 soit libre1 soit =c2 mais aussi1 d'aprs une telle base1 il am5ait ncessairem5t cette loi gnrale1 dont l'inv5tion1 a9si prp>e1 n'et pas *app1 sans d\te1 ,jacques ,b]n\lli1 p> exemple1 si ,newton l'et manque4 ,l'autre srie1 bi5 plus relative la m?ode qu' la sci5ce1 et p> cela mme encore plus m95te1 doit tre naturellem5t beauc\p mo9s apprcie du vulgaire des gomtres1 auj\rd'hui si loigns d'une disposition vraim5t rationnelle env]s les pr9cipales p>ties de l'hi/oire ma?matique1 et qui ne s5t5t d'ord9aire que les seuls rsultats2 c'e/ p\rquoi une indication plus directe n'y s]a pas sans importance4 ,prp>e p> l'indisp5sable gnralisation de l'algbre1 due au gnie orig9al de ,vite1 la conception fondam5tale de ,desc>tes sur la gomtrie analytique a con/itu1 ce me semble1 la pr9cipale cration de la philosophie ma?matique1 qui1 ouvrant la fois la gomtrie le *amp le plus t5du1 et l'analyse la plus heureuse de/9ation1 organisait enf9 la relation lm5taire de l'ab/rait au concret1 sans laquelle les re*]*es ma?matiques t5d5t une incohr5te et /rile activit3 aucune ide mre ne devait autant influ] sur l'ensemble des progrs ultrieurs4 ,sa t5dance ncessaire dt]m9] la cration de l'analyse inf9itsimale me p>at spcialem5t inconte/able3 c>1 en obligeant dsormais trait] s\s un po9t de vue commun la ?orie des c\rbes quelconques1 elle a directem5t conduit aussi gnralis] ab/raitem5t les vues primordiales d',ar*imde1 soit quant aux tang5tes1 soit surt\t quant aux quadratures2 or1 les ef=ts graduellem5t t5ts ce sujet ne p\vai5t ab\tir qu' l'admirable inv5tion de ,leibnitz1 si heureusem5t provoque1 p5dant la gnration int]mdiaire1 p> les lum9eux essais de ,wallis et de ,f]mat4 ,quoique absorb p> t\tes ces m95tes oprations1 l'esprit sci5tifique dut s\t5ir1 v]s le second ti]s de cette phase1 une lutte vraim5t dcisive contre l'ensemble de la philosophie dom9ante4 ,les dc\v]tes a/ronomiques de ,cop]nic et de ,kepl]1 et mme celles de ,ty*o-,brah sur les comtes1 tai5t trop directem5t contraires la nature de cette philosophie1 ou mme ses dogmes =mels1 p\r qu'un tel conflit pt tre longtemps vit1 et la sci5ce y devait enf9 combattre1 non-seulem5t la ?ologie1 mais encore davantage la mtaphysique1 plus active et plus ombrageuse4 ,cet antagonisme e/ dj manife/1 au ,x,v,ie sicle1 p> d'clatans symptmes1 et surt\t p> la mmorable h>diesse de ,ramus1 dont la tragique de/9e montrait assez que les ha9es mtaphysiques n'tai5t pas mo9s r$\tables que les ha9es ?ologiques4 ,j'ai assez indiqu1 au v+t-deuxime *apitre1 les c>actres ess5tiels qui devai5t rs]v] la dc\v]te capitale du d\ble m\vem5t de notre plante dev5ir le sujet immdiat de la discussion pr9cipale1 qu& le gr& ,galile eut enf9 lev le seul ob/acle rationnel qui s'oppost sa propagation univ]selle1 tant entrave au sicle prcd5t1 et que l'esprit ?ologico-mtaphysique devait dsormais r$\t] comme ncessairem5t imm95te4 ,l'odieuse p]scution qui s'y ratta*e consacr]a t\j\rs le s\v5ir populaire de la premire collision directe de la sci5ce mod]ne avec l'anci5ne philosophie4 ,on doit1 en effet1 reg>d] cette poque comme celle o le pr9cipe fondam5tal de l'inv>iabilit des lois physiques a comm5c se montr] incompatible avec les conceptions ?ologiques1 dont l'influ5ce con/ituait ds lors le seul ob/acle ess5tiel l'entire admission de cet indisp5sable pr9cipe1 p>ce qu'elle seule neutralisait1 cet g>d1 l'n]gique entranem5t spontanm5t produit p> une longue expri5ce unanime1 comme je l'expliqu]ai davantage au sujet de l'volution philosophique4 ,c'e/ aussi l'apprciation directe de cette volution qu'il convi5t videmm5t de r5voy] la considration hi/orique des admirables t5tatives contempora9es de ,bacon1 et surt\t de ,desc>tes1 p\r proclam] enf9 les c>actres ess5tiels de l'esprit positif1 p> opposition l'esprit mtaphysico-?ologique4 ,je dois cep5dant signal] ici1 comme directem5t relative la progression sci5tifique1 l'audacieuse conception de ,desc>tes sur le mcanisme gnral de l'univ]s4 ,c>1 en se reportant conv5ablem5t la situation correspondante de l'esprit huma91 il s]a facile de reconnatre que son asc5dant temporaire1 pe9e t5du ple9em5t deux gnrations1 et sur la p]ptuit duquel ,desc>tes ne s'tait fait probablem5t aucune grave illusion1 dut tre provisoirem5t indisp5sable l'avnem5t ultrieur de la sa9e mcanique cle/e1 alors sil5cieusem5t prp>e p> les travaux d',huygh5s1 compltant ceux de ,galile4 ,on a vu1 en effet1 au v+t-huitime *apitre1 relativem5t la ?orie fondam5tale des hypo?ses1 que1 dans le passage df9itif de l'tat mtaphysique l'tat vraim5t positif1 l'ducation prlim9aire de la raison huma9e exige1 comme une d]nire transition1 rapide mais 9vitable1 surt\t env]s les plus importantes conceptions1 ce rgime int]mdiaire1 o l'intellig5ce1 avant de r5onc] fran*em5t aux que/ions inaccessibles et aux notions absolues de la philosophie primitive1 s'ef=ce d'assujtir ces va9s problmes d'illusoires t5tatives de solution positive1 fondes sur la sub/itution des fluides imag9aires aux entits *imriques1 et dont t\te l'efficacit relle se rduit dispos] enf9 notre ent5dem5t la seule habitude rationnelle des lois inv>iables propres aux phnomnes correspondans4 ,t\tes les p>ties ess5tielles de la philosophie naturelle1 sauf l'a/ronomie conv5ablem5t conue1 n\s (fr5t encore1 p> suite de l'ducation anti-philosophique des savans actuels1 de trop pr(onds ve/iges d'une semblable disposition1 p\r qu'on doive s'tonn] qu'elle ait d alors se manife/] d'abord au sujet des phnomnes cle/es1 suivant les explications des trois premi]s volumes de ce ,trait4 ,cette sommaire apprciation hi/orique de l'volution sci5tifique propre la seconde phase devait tre ici rduite aux gr&s progrs ma?matiques et a/ronomiques qui en ont pr9cipalem5t c>actris l'ensemble4 ,t\tefois1 le d]ni] ti]s de cette mmorable priode (fre une n\velle ext5sion fondam5tale de la philosophie naturelle1 p> les travaux vraim5t crateurs de ,galile sur la b>ologie1 suivis de tant d'heureuses dc\v]tes secondaires1 et p> d'quival5tes crations ultrieures en ac\/ique et en optique4 ,en un temps o l'on ne savait encore s'tonn] que des effets les plus exceptionnels1 ri5 n'e/ surt\t plus admirable1 ri5 ne peut mieux c>actris] la de/9ation de la sci5ce mod]ne rgnr] les mo9dres notions lm5taires1 que la dc\v]te dcisive due au gnie du gr& ,galile1 dvoilant enf91 suivant la ju/e apprciation de ,lagrange1 les lois pr(ondm5t inconnues des plus vulgaires phnomnes1 dont l'tude1 la fois ratta*e la gomtrie et l'a/ronomie1 e/ si lgitimem5t reg>de comme le vritable b]ceau de la physique proprem5t dite4 ,c'e/ alors que se tr\ve con/itue1 entre les a/ronomes et les *imi/es1 une n\velle classe indisp5sable1 spcialem5t de/9e dvelopp] le gnie de l'exprim5tation1 d'aprs une conception corpusculaire trs heureusem5t adapte la nature des phnomnes correspondans1 quoique son irrationnelle ext5sion absolue puisse dev5ir ailleurs trs dang]euse aux vritables progrs sci5tifiques1 comme je l'ai expliqu au qu>ante-unime *apitre3 mais ces inconvni5s1 alors trs loigns1 n'emp*ai5t nullem5t ni l'utilit immdiate et spciale d'une telle doctr9e1 ni mme son efficacit gnrale et cont9ue contre le va9 rgime des entits4 ,en considrant aussi la division spontane qui s'tablit simultanm5t1 d'aprs la rapide ext5sion des deux sci5ces1 entre les purs gomtres et les simples a/ronomes1 jusque alors inve/is de l'un et l'autre c>actre1 on reconnatra que l'organisation gnrale du travail sci5tifique1 surt\t env]s la philosophie inorganique1 seule alors vraim5t active1 s'effectue dj sur le mme plan qu'auj\rd'hui1 comme le montre clairem5t le peu de *angem5t surv5u jusqu'ici dans la con/itution provisoire des acadmies1 quoiqu'il y ait t\t lieu de la croire dsormais ess5tiellem5t puise1 a9si que je l'indiqu]ai bi5tt4 ,quant aux autres bran*es fondam5tales de la philosophie naturelle1 il e/ clair1 suivant ma ?orie hir>*ique1 que la *imie1 et surt\t l'anatomie1 n'avai5t encore pu sortir de l'tat purem5t prlim9aire1 de/9 la seule accumulation des matriaux1 quelle qu'ait d tre la haute importance ultrieure des n\veaux faits dont elles s'enri*ir5t alors1 et pr9cipalem5t des immortelles dc\v]tes de ,h>vey sur la circulation et sur la gnration1 qui imprimr5t aussitt une si active impulsion aux obs]vations physiologiques1 jusque alors si imp>faites1 sans que t\tefois le temps ft v5u de les incorpor] aucune vritable doctr9e biologique4 ,l'trange hypo?se de ,desc>tes sur l'automatisme des animaux montre assez quelle tait alors la vraie situation des ides physiologiques1 dsormais ballotes entre d'insuffisantes explications mcaniques et de va9es conceptions ontologiques1 sans p\voir tr\v] une base rationnelle qui leur ft rellem5t propre4 ,en t]m9ant cette rapide apprciation hi/orique1 il ne faut pas nglig] de signal] sommairem5t cette seconde phase de l'volution sci5tifique comme tant celle o l'esprit positif devait comm5c] manife/] en mme temps son vrai c>actre social et sa prpondrance populaire4 ,l'heureuse disposition croissante des populations mod]nes accord] leur confiance aux doctr9es fondes sur des dmon/rations relles1 quoique opposes d'antiques croyances1 e/ dj hautem5t con/ate1 v]s la f9 de cette priode1 p> l'univ]selle adoption du d\ble m\vem5t de la ,t]re1 un sicle avant que la papaut1 d'aprs une inconsqu5ce sup]flue1 en et enf9 tolr sol5nellem5t l'admission *rti5ne4 ,c'e/ a9si que l'irrvocable dissolution graduelle de l'anci5ne discipl9e spirituelle tait p>t\t accompagne dj d'une sorte de foi n\velle1 g]me lm5taire d'une rorganisation ultrieure1 et spontanm5t dt]m9e1 sans aucune int]v5tion spciale1 soit p> la suffisante vrification des prvisions sci5tifiques1 soit mme p> la seule concordance de t\s les juges compt5s1 *ez les esprits qui1 p> div]s motifs quelconques1 ne p\vai5t directem5t apprci] la validit des dmon/rations fondam5tales1 et dont la confiance n'tait pas cep5dant plus aveugle1 en pr9cipe1 que celle des diffr5s savans les uns p\r les autres1 quoique son ex]cice dt tre plus t5du1 raison du mo9dre accomplissem5t des conditions logiques d'une mancipation active1 t\j\rs accessible quiconque v\drait la mrit]4 ,de telles habitudes1 incessamm5t dveloppes1 tmoignai5t ds-lors clairem5t que l'an>*ie provisoire des intellig5ces sur les doctr9es morales et sociales ne t5ait1 au fond1 aucun *imrique am\r du dsordre p]ptuel1 mais uniquem5t au dfaut de conceptions susceptibles de remplir suffisamm5t les obligations de positivit rationnelle1 sans lesquelles l'esprit mod]ne tait ju/em5t rsolu refus] dsormais son ass5tim5t volontaire4 ,cette aptitude ncessaire de la n\velle autorit m5tale dt]m9] spontanm5t la conv]g5ce la fois la plus /able et la plus t5due1 se montre dj c]ta9em5t bi5 plus propre encore l'action sci5tifique qu' l'action e/htique2 puisque celle-ci1 malgr son efficacit plus n]gique et plus immdiate1 e/ gravem5t entrave p> les diffr5ces de langues et de murs1 t&is que l'autre1 en v]tu de la gnralit et de l'ab/raction suprieures des conceptions lm5taires qui s'y rapport5t1 p]met videmm5t la plus va/e communion intellectuelle4 ,on p\vait assurm5t prvoir1 ds la f9 de cette phase1 que la foi positive comport]ait un j\r une univ]salit beauc\p plus complte et plus fixe que celle de la foi mono?ique aux plus beaux temps du ca?olicisme1 dont la circonscription t]ritoriale avait d tre1 comme je l'ai fait voir1 gravem5t re/re9te p> la nature vague et discordante des ides ?ologiques1 o l'unit n'a jamais pu s'tablir1 et surt\t dur]1 sans l'assi/ance cont9ue d'une c]ta9e compression artificielle1 ess5tiellem5t inutile l'unit sci5tifique1 t\j\rs fonde sur la puissance spontane de la dmon/ration1 ncessairem5t irrsi/ible la longue1 quoique d'abord trs peu active4 ,en un temps o les div]g5ces nationales tai5t encore trs n]giques1 surt\t depuis la dissolution gnrale du li5 ca?olique1 l'in/itution des acadmies vi5t dj (frir un irrcusable tmoignage de la t5dance cosmopolite propre l'esprit sci5tifique1 p> le noble usage qui s'introduit p>t\t d'y admettre des membres trang]s1 de manire prs5t] la n\velle classe spculative comme m9emm5t europenne3 cet heureux c>actre e/ alors plus spcialem5t prononc en ,france1 o1 depuis ,*>lemagne1 le gnie trang] avait t\j\rs reu un gnreux accueil1 et quelquefois mme1 p> une inju/e dlicatesse1 au dtrim5t du gnie national4 ,quant l'influ5ce de l'volution sci5tifique sur l'ducation gnrale1 elle comm5ce alors s'y manife/] nettem5t1 malgr la cons]vation du sy/me d'ducation organis1 s\s l'impulsion scola/ique1 dans la d]nire phase du moy5-ge1 et qui subsi/e encore auj\rd'hui avec de simples modifications accessoires1 qui n'en *ang5t pas l'esprit3 on voit ds lors1 en effet1 a9si qu'on l'a vu depuis un degr plus avanc1 le quadrivium acqurir une importance croissante aux dp5s du trivium2 et ce progrs et mme t dj plus s5sible si le c\rs (ficiel de ces *angem5s graduels n'avait fait que suivre fidlem5t la m>*e presque unanime des murs et des op9ions1 au lieu d'tre s\v5t dirig p> des vues sy/matiques sur la ncessit de ma9t5ir artificiellem5t l'anci5ne ducation1 juge indisp5sable l'ensemble de la politique rtrograde1 qui comm5ait dom9] p>t\t d'une manire plus ou mo9s prononce1 comme je l'ai expliqu#ae4 ,note #ae3 ,les mmorables ef=ts des ,jsuites1 af9 de s'emp>] alors de l'volution sci5tifique1 ont c]ta9em5t beauc\p conc\ru cette propagation des tudes positives1 sans que ces va9s projets puss5t d'ailleurs (frir aucun dang] fondam5tal1 en un temps o l'incompatibilit mutuelle entre la sci5ce et la ?ologie tait dj trop prononce p\r ne pas r5dre ncessairem5t illusoires ces t5tatives d'absorption4 ,aussi1 malgr les gr&es facilits individuelles que cette puissante corporation p\vait prs5t] l'exi/5ce spculative1 t\te l'habilet de sa tactique n'y a pu rellem5t jamais produire ou agrg] un seul homme de gnie1 p>ce qu'aucun m95t p5seur ne v\lait subordonn] son indp5dance m5tale une politique o la sci5ce tait ncessairem5t subalt]nise4 ,ce n'e/ pas que la sci5ce ne puisse1 et mme ne doive1 se li] f9alem5t des vues vraim5t politiques3 mais il faut que leur c>actre soit l>ge et leur de/9ation m9emm5t populaire1 au lieu de se rapport] des intrts p>tiels et anti-sociaux2 il faut enf91 que la politique y soit directem5t relative au propre essor de l'esprit positif1 qu& il s]a assez compltem5t =m p\r mrit] d'tre habituellem5t envisag comme le rgulateur m5tal des socits mod]nes2 ce qui n'e/ po9t encore1 beauc\p prs1 suffisamm5t possible1 surt\t dfaut de la gnralit conv5able4 ,p5dant la troisime phase1 l'lm5t sci5tifique1 dsormais intimem5t incorpor la sociabilit mod]ne1 reoit un accroissem5t fondam5tal de puissance sociale p>faitem5t analogue celui que n\s avons apprci env]s l'lm5t e/htique1 et mme encore mieux c>actris1 cause d'une nature plus videmm5t progressive4 ,jusque alors la sci5ce avait reu1 comme l'art1 des enc\ragem5s facultatifs1 quoique dj sy/matiques1 entranant t\j\rs une sorte d'obligation p]sonnelle2 ma9t5ant1 au contraire1 d'aprs le gr& clat rsult de l'admirable m\vem5t propre la phase prcd5te1 l'active protection des sci5ces dev5ait1 p\r t\s les g\v]nem5s occid5taux1 un vritable devoir1 gnralem5t reconnu1 et dont la nglig5ce et entran un blme univ]sel1 sans que son accomplissem5t normal dt exig] habituellem5t aucune gratitude individuelle1 sauf la reconnaissance gnrale t\j\rs due l'tat4 ,en mme temps1 les relations croissantes de la philosophie naturelle1 surt\t inorganique1 soit avec l'ensemble des procds militaires1 soit avec l'essor indu/riel1 dev5u le pr9cipal objet de la politique europenne1 dt]m95t1 cette poque1 une gr&e ext5sion dans l'influ5ce sociale des sci5ces1 soit p> la cration d'coles spciales o l'ducation sci5tifique comm5ce dom9]1 soit p> l'in/itution plus ou mo9s rationnelle de la n\velle classe directem5t de/9e la ralisation p]man5te des rapports ess5tiels entre la ?orie et la pratique4 ,aussi1 quoique les savans1 p> l'apprciation plus difficile1 plus l5te1 et mo9s populaire1 de leurs travaux propres1 ne puss5t ord9airem5t prt5dre l'heureuse indp5dance prive que les potes et les arti/es comm5ai5t alors obt5ir p>t\t1 cep5dant leur nombre beauc\p mo9dre1 et leur coopration plus ncessaire l'utilit publique1 t5dai5t dj une quival5te consolidation de leur exi/5ce sociale4 ,dans cette n\velle situation1 plus ou mo9s commune t\tes les p>ties de la gr&e rpublique europenne1 on voit se dvelopp] au plus haut degr1 quant l'volution sci5tifique1 les diffr5ces ess5tielles ci-dessus c>actrises1 tant d'autres g>ds1 entre les deux sy/mes pr9cipaux de dictature temporelle2 de manire manife/] compltem5t la supriorit naturelle du mode mon>*ique sur le mode ari/ocratique1 aup>avant neutralise p> les influ5ces spirituelles1 comme je l'ai expliqu4 ,subitem5t entran du ca?olicisme une philosophie ple9em5t ngative1 en vitant heureusem5t la transition prote/ante1 l'esprit franais reti5t1 du mo9s en p>tie1 de l'anci5ne ducation ca?olique1 l'in/9ct de contemplation et de gnralit qu'elle avait spontanm5t dvelopp1 et qui t5dait cont5ir alors la prpondrance trop exclusive des considrations pratiques2 en mme temps1 sa n\velle ducation rvolutionnaire lui inspire la h>diesse et l'indp5dance dev5ues indisp5sables au libre essor de la philosophie naturelle1 ds lors incompatible avec l'asc5dant rtrograde du ca?olicisme *ez les autres peuples prs]vs du prote/antisme3 en sorte que t\s les avantages propres la protection mon>*ique dur5t alors se ralis] directem5t1 et assur] dsormais la ,france la pr9cipale impulsion sci5tifique1 qui1 dans la phase prcd5te1 avait successivem5t app>t5u aussi l',allemagne1 l',italie1 et l',anglet]re1 sauf la seule prpondrance passagre du m\vem5t c>tsi54 ,dans le mode inv]se1 la dictature ari/ocratique p>ticulire l',anglet]re y laisse les savans ess5tiellem5t assujtis la dp5dance des protections prives1 p5dant que l'exorbitante proccupation nationale des intrts indu/riels n'y p]met gure d'apprci] que les dc\v]tes spculatives immdiatem5t susceptibles d'applications matrielles2 en mme temps1 l'esprit prote/ant1 dont la premire influ5ce rvolutionnaire avait1 s\s la phase prcd5te1 favoris d'abord l'volution sci5tifique1 alors df9itivem5t incorpor au g\v]nem5t1 manife/e ncessairem5t son antipa?ie ?ologique contre l'entire ext5sion du gnie positif1 aprs avoir1 au db de cette troisime phase1 tri/em5t signal cette influ5ce1 en t]nissant1 p> d'absurdes rv]ies1 la vieillesse du gr& ,newton4 ,l'exclusive nationalit qui ds lors c>actrise la politique anglaise1 fait dj s5tir1 jusque sur le dveloppem5t des sci5ces1 sa dplorable influ5ce1 en disposant n'adopt] activem5t que les m?odes et les dc\v]tes indignes2 comme on le voit clairem5t1 env]s les sci5ces ma?matiques elles-mmes1 malgr leur univ]salit plus clatante1 soit p> la rpugnance l'introduction usuelle de la gomtrie analytique1 encore auj\rd'hui trop peu familire aux coles anglaises1 soit p> l'ob/9ation analogue contre l'emploi des =mes et des notations purem5t inf9itsimales1 si ju/em5t prfres p>t\t ailleurs#af4 ,ces irrationnelles dispositions sont d'autant plus *oquantes qu'elles =m5t un trange contra/e avec l'admiration exagre dont la ,france tait ds lors saisie p\r le gnie de ,newton1 p> suite de la raction ncessaire contre l'hypo?se des t\rbillons1 en faveur de la loi de la gravitation2 on sait comm5t cette trans=mation conduisit1 et conc\rt auj\rd'hui1 mconnatre1 avec une sorte d'+ratitude nationale1 l'm95te supriorit de notre incomp>able ,desc>tes1 dont le gnie1 la fois sci5tifique et philosophique1 n'a rellem5t tr\v ensuite d'autres dignes rivaux que le gr& ,leibnitz1 et de nos j\rs l'immortel ,lagrange1 si peu compris encore du vulgaire des gomtres4 ,note #af3 ,au db de cette phase1 cette t5dance irrationnelle et ombrageuse me semble =tem5t m>que dans la clbre controv]se laquelle donna lieu1 entre l',anglet]re et l',allemagne1 la priorit d'inv5tion de l'analyse inf9itsimale4 ,cette longue qu]elle1 dj si bi5 s5tie p> ,font5elle1 et ensuite si bi5 juge p> ,lagrange1 dont l'm95te dcision1 aussi imp>tiale que rationnelle1 ne tr\ve plus aucune opposition quelconque1 (frit p5dant presque t\t son c\rs1 un mmorable contra/e entre la rectitude et la loyaut de ,leibnitz a9si que de la plup>t de ses p>tisans1 et les inju/es subtilits de la polmique anglaise4 ,la conduite de ,newton1 en cette grave occasion1 fut assurm5t trs peu honorable3 puisque1 d'un seul mot1 il p\vait t]m9] cette sc&aleuse discussion1 en se dcl>ant p]sonnellem5t conva9cu1 comme il ne p\vait manqu] de l'tre1 de la p>faite orig9alit de ,leibnitz1 la si5ne n'tant pas d'ailleurs conte/e3 or1 ce mot1 press de le dire1 il ne le pronona jamais1 en vitant t\tefois1 p> un sil5ce trop prud5t1 qu'on pt lui repro*] =mellem5t aucune articulation contraire4 ,j'espre que cette ju/e improbation ne s]a po9t attribue de va9es prv5tions nationales1 dont je me suis montr1 j'ose le dire1 ple9em5t affran*i1 comme l'ont noblem5t signal les illu/res critiques d'dimb\rg1 dans leur bi5veillant exam5 des deux premi]s volumes de ce ,trait1 en juillet #ahch3 d'ailleurs1 p\r une controv]se o la ,france tait p>faitem5t ds9tresse1 il s]ait difficile1 ce me semble1 de s\ponn] l'imp>tialit hi/orique d'un ,franais jugeant1 aprs plus d'un sicle1 une discussion sci5tifique entre l',anglet]re et l',allemagne4 ,quant au m\vem5t sci5tifique propre cette troisime phase1 sans p\voir (frir une orig9alit aussi fondam5tale que s\s la phase prcd5te1 il prs5te cep5dant une m95te porte1 bi5 suprieure celle du m\vem5t e/htique correspondant1 et qui laiss]a t\j\rs subsi/] des crations capitales1 dues des p5seurs nullem5t infrieurs leurs prdcesseurs1 quoique appliqus des difficults d'une autre nature4 ,en considrant d'abord1 suivant notre hir>*ie1 les sci5ces ma?matiques1 p> lesquelles1 en effet1 s'tablit le mieux la filiation des deux phases1 on y doit di/+u] deux pr9cipales sries de progrs3 l'une1 relative au pr9cipe newtoni51 p\r la con/ruction graduelle de la mcanique cle/e1 et qui donne lieu naturellem5t l'essor des div]ses ?ories ess5tielles de la mcanique rationnelle2 l'autre1 d'ailleurs intimem5t lie celle-ci1 remonte l'impulsion analytique de ,leibnitz1 mane de la gr&e rvolution c>tsi5ne1 et dt]m9e l'admirable dveloppem5t de l'analyse ma?matique1 ord9aire ou transc5dante1 t5dant gnralis] et coordonn] t\tes les conceptions gomtriques et mcaniques4 ,dans la premire srie1 ,maclaur91 et surt\t ,clairaut1 tabliss5t d'abord1 au sujet de la figure des plantes1 la ?orie gnrale de l'quilibre des fluides1 p5dant que ,daniel ,b]n\lli con/ruit suffisamm5t la ?orie des m>es2 ensuite1 d',alemb]t et ,eul]1 relativem5t la prcession des qu9oxes1 complt5t la dynamique des solides1 en con/ituant la difficile ?orie du m\vem5t de rotation1 en mme temps que le premi] fonde1 d'aprs son immortel pr9cipe1 le sy/me analytique de l'hydrodynamique1 dj bau*e p> ,daniel ,b]n\lli2 enf91 ,lagrange et ,laplace complt5t la ?orie fondam5tale des p]turbations1 avant que le premi] se consacrt surt\t aux m95s travaux de philosophie ma?matique qui devai5t le mieux c>actris] son puissant gnie1 comme je l'indiqu]ai au *apitre suivant4 ,la seconde srie e/ ess5tiellem5t dom9e p> la gr&e figure d',eul]1 dv\ant sa longue vie et son infatigable activit l'ext5sion sy/matique de l'analyse ma?matique1 et dvelopp] l'uni=me coord9ation que sa prpondrance devait introduire dans l'ensemble de la gomtrie et de la mcanique1 o jusque alors son int]v5tion avait t secondaire ou passagre3 succession jamais mmorable de spculations ab/raites1 o l'analyse dveloppe enf9 t\te sa puissante fcondit1 sans dgnr] en un dang]eux v]biage1 t5dant dissimul]1 s\s des =mes trop respectes1 une pr(onde /rilit m5tale1 a9si qu'on l'a vu depuis trs frquemm5t1 p> suite de l'esprit antiphilosophique qui di/+ue auj\rd'hui la plup>t des gomtres4 ,en considrant l'ensemble de ce d\ble m\vem5t ma?matique1 on ne peut s'emp*] de not] comm5t l',anglet]re y tr\va la ju/e punition de l'troite nationalit sci5tifique qu'elle avait t5t de se con/itu]1 suivant les deux exclusions connexes ci-dessus signales3 c>1 il en rsulta directem5t que1 mme p\r la premire progression1 les savans anglais ne pur5t pr5dre en gnral1 sauf le seul ,maclaur91 qu'une "p trs secondaire l'laboration sy/matique de la ?orie newtoni5ne1 dont le dveloppem5t et la coord9ation analytique dur5t presque uniquem5t app>t5ir la ,france1 l',allemagne1 et enf9 l',italie1 si dignem5t reprs5te p> le gr& ,lagrange4 ,l'ensemble de la physique proprem5t dite1 bau*1 s\s la phase prcd5te1 surt\t p> la cration des deux bran*es qui se ratta*5t l'a/ronomie1 c'e/--dire la b>ologie et l'optique1 se complte alors p> l'laboration sci5tifique de la !rmologie et de l'lectrologie1 qui la li5t directem5t la *imie3 la premire bran*e1 en effet1 comm5ce alors se dgag] du va9 rgime des entits *imriques et des fluides imag9aires1 d'aprs la lum9euse dc\v]te de ,black sur les *angem5s d'tat2 la seconde1 d'abord popul>ise p> les +nieux travaux de ,frankl91 acqui]t ensuite une c]ta9e rationalit p> les judicieuses re*]*es de ,c\lomb1 avant d'avoir t altre p> l'abus de l'analyse ma?matique4 ,quant l'a/ronomie pure1 rduite la gomtrie cle/e1 elle p]d ncessairem5t la prpondrance fondam5tale qu'elle avait d cons]v] jusque alors1 p> suite de la sy/matisation de la mcanique cle/e1 t5dant suggr] priori les pr9cipales lois relatives aux p]turbations du m\vem5t elliptique3 aussi1 p>mi beauc\p d'illu/res obs]vateurs1 l'a/ronomie ne compte-t-elle alors qu'un seul homme d'un vrai gnie1 le gr& ,bradley1 dont l'admirable laboration sur l'ab]ration de la lumire con/itue c]ta9em5t le plus beau travail dont cette sci5ce puisse s'honor] depuis ,kepl]4 ,malgr le ju/e clat de ces div]s ordres de travaux sci5tifiques1 on doit reg>d]1 ce me semble1 la cration de la vritable *imie comme surt\t de/9e c>actris] cette phase avec plus d'orig9alit qu'aucune autre volution quelconque4 ,jusque alors borne une my/rieuse accumulation de faits1 dom9e p> les entits al*imiques1 la *imie1 v]s le milieu de cette priode1 subit une trans=mation mmorable1 quoique purem5t provisoire1 qui me semble =t analogue la prp>ation philosophique que l'hypo?se des t\rbillons avait opre1 un sicle aup>avant1 p\r la mcanique cle/e3 tel e/ l'(fice prlim9aire1 auj\rd'hui trop mconnu1 de la clbre conception de ,/ahl1 prcde de la t5tative trop mcanique de ,borhaave1 et dt]m9ant une m>*e beauc\p plus rationnelle dans l'ensemble des re*]*es *imiques1 surt\t entre les ma9s de ,b]gmann et ensuite de ,s*ele4 ,prp>e1 s\s cette influ5ce transitoire1 p> les expri5ces capitales de ,prie/ley et de ,cav5di%1 l'laboration dcisive du gr& ,lavoisi] v9t enf9 lev] la *imie au rang des vritables sci5ces1 d'aprs une ?orie admirablem5t conue1 quoique une exploration plus t5due dt bi5tt lui ravir un asc5dant1 dont l'm95te rationnalit n'e/ pas encore1 beauc\p prs1 dignem5t remplace4 ,aussi int]mdiaire1 div]s g>ds1 quant la m?ode que quant la doctr9e1 entre la philosophie purem5t inorganique et la philosophie vraim5t organique1 cette n\velle sci5ce vi5t heureusem5t complt] l'ensemble de l'tude fondam5tale du monde extrieur p> l'in/itution normale d'un ordre de spculations physiques sur lequel l'esprit ma?matique proprem5t dit ne peut rellem5t ex]c] aucun empire immdiat1 si ce n'e/ titre d'ducation3 ce qui a heureusem5t rig ds lors1 mme quant la nature morte1 un puissant abri contre l'imm95te invasion d'un tel esprit1 qui1 aprs avoir ncessairem5t fond la philosophie naturelle1 t5d1 p> une irrationnelle exagration1 en altr] radicalem5t l'essor ultrieur1 jusqu' ce que la con/ruction f9ale d'une philosophie ple9em5t positive vi5ne directem5t cont5ir cette dang]euse int]v5tion1 en rduisant1 autant que possible1 l'esprit purem5t ma?matique sa vraie de/9ation1 comme je l'ai expliqu dans les trois premi]s volumes de ce ,trait4 ,quoique la gr&e sci5ce biologique n'ait pu recevoir que de nos j\rs sa vraie con/itution rationnelle1 encore si imp>faite et si *ancelante1 il importe de signal]1 p5dant cette troisime phase1 l'admirable m\vem5t prp>atoire dont elle devi5t alors l'objet1 en rsultat gnral des div]s essais isols propres aux deux phases prcd5tes4 ,les trois aspects ess5tiels1 taxonomique1 anatomique1 et physiologique1 dont la comb9aison p]man5te c>actrise ses spculations fondam5tales1 y donnr5t lieu d'm95tes laborations indp5dantes1 ess5tiellem5t provisoires p> cela mme qu'elles n'tai5t po9t diriges d'aprs des pr9cipes communs1 mais de/9es faire enf9 dignem5t ressortir le vritable esprit de *acun d'eux3 nettem5t dvoil1 p\r le premi]1 p> les admirables conceptions du gr& ,l9n succdant aux heureuses inspirations de ,b]n>d de ,jussieu2 quant au second1 p> la suite des analyses comp>atives de ,daub5ton1 ultrieurem5t rationnalise suivant les vues gnrales de ,vicq-d',azyr2 et enf91 p\r le troisime1 p> l'exploration fondam5tale de ,hall]1 suivie de l'+nieuse exprim5tation de ,spallanzani4 ,conjo9tem5t cette triple prp>ation1 le gnie1 m9emm5t syn?tique et concret1 de notre gr& ,buffon c>actrisait avec n]gie les pr9cipales relations encyclopdiques propres la sci5ce des corps vivans1 et faisait surt\t s5tir l'intime solid>it qui la di/+ue1 en mme temps que sa haute de/9ation morale et sociale1 spcialem5t signale d'ailleurs p> les utiles indications secondaires de ,georges ,l]oy et de ,*>les ,bonnet3 t\tefois1 en relevant dignem5t la mmoire sci5tifique et philosophique de ,buffon1 que d'envieux dtracteurs ont t5t de rduire au simple mrite littraire1 l'imp>tiale po/rit n'oubli]a jamais son aveugle ob/9ation mconnatre l'importance capitale des conceptions taxonomiques1 dont les travaux de son illu/re mule sudois p\vai5t si bi5 lui manife/] la vraie nature et l'indisp5sable de/9ation4 ,au re/e1 ri5 de df9itif1 en philosophie biologique1 ne p\vait encore sortir d'une poque o1 non-seulem5t la hir>*ie animale n'tait entrevue que d'une manire vague et empirique1 mais o mme la notion lm5taire de l'tat vital re/ait radicalem5t confuse et inc]ta9e1 puisque1 des deux lm5s insp>ables du dualisme fondam5tal qui le con/itue1 le plus c>actri/ique et le plus v>i tait alors totalem5t subordonn l'autre1 dont l'influ5ce plus simple devait tre mieux saisissable2 ce qui donna lieu tant d'irrationnelles exagrations sur la prpondrance absolue des milieux biologiques1 comme si l'organisme tait la fois purem5t passif et indf9im5t modifiable3 cette vicieuse t5dance1 si prononce *ez t\s les p5seurs du sicle d]ni]1 conduisit spcialem5t ,montesquieu ses clbres ab]rations sur l'action sociale des climats4 ,nanmo9s1 il importait de signal] ici la premire laboration vraim5t sci5tifique de la philosophie organique1 qui1 outre son extrme importance directe1 e/ si heureusem5t de/9e1 de sa nature1 mettre enf9 un t]me indisp5sable l'esprit de spcialit disp]sive man de la philosophie inorganique1 dont le sujet in]te comporte une dcomposition presque illimite1 t&is que l'tude de la vie p\sse ncessairem5t la rgnration de l'esprit d'ensemble1 p> l'indivisible connexit de ses div]s aspects1 dont la division provisoire et artificielle ne peut longtemps dissimul] la ncessit f9ale de leur coord9ation ncessaire4 ,quoique l'imitation trop s]vile du rgime logique propre aux sci5ces dj =mes1 ait d d'abord engag] naturellem5t les div]ses spculations biologiques dans une m>*e trop peu con=me leurs vraies conditions c>actri/iques1 il n'e/ pas d\teux cep5dant que leur dveloppem5t ultrieur devait f9ir p> dvoil] spontanm5t une obligation aussi fondam5tale1 de manire modifi] conv5ablem5t le mode primitif1 comme on comm5ce l'ap]cevoir auj\rd'hui1 sans que t\tefois une trans=mation aussi contraire la prpondrance actuelle de la philosophie inorganique puisse tre suffisamm5t ralise autrem5t que s\s l'asc5dant gnral de la vraie philosophie positive1 dont j'ai os1 le premi]1 entrepr5dre enf9 la con/ruction directe1 d'aprs l'ensemble des diffr5s matriaux antrieurs4 ,en apprciant1 au c9quante-troisime *apitre1 la premire app>ition du vritable gnie sci5tifique1 la fois spculatif et ab/rait1 p> les spculations ma?matiques des ,grecs1 j'ai conv5ablem5t expliqu p\rquoi il avait d tre d'abord m9emm5t spcial1 comme surgissant dans un milieu1 philosophique et social1 pr(ondm5t htrogne sa nature1 laquelle n'aurait pu recevoir son dveloppem5t c>actri/ique sans l'indisp5sable isolem5t cont9u des contemplations dev5ues positives env]s t\tes celles qui re/ai5t ?ologiques ou mme mtaphysiques4 ,or1 les div]ses bran*es fondam5tales de la philosophie naturelle n'ayant pu pass] simultanm5t l'tat positif1 et leur essor initial ayant d s'opr]1 de longs int]valles1 suivant la loi hir>*ique tablie au db de ce ,trait1 il e/ clair que cette mme ncessit primitive devait t\j\rs subsi/]1 quoique avec une int5sit dcroissante1 jusqu' ce que t\s les aspects lm5taires euss5t a9si t successivem5t assujettis une positivit rationnelle1 ce qui n'exi/e po9t encore env]s les tudes sociales1 except dans cet ouvrage4 ,l'esprit de spcialit1 dev5u de plus en plus disp]sif mesure que la philosophie inorganique s'tait dcompose1 re/ait donc en suffisante h>monie avec les pr9cipaux beso9s de l'volution m5tale s\s la phase que n\s a*evons d'apprci]3 t\tefois1 son (fice1 videmm5t provisoire1 tait dj trs vois9 de son enti] accomplissem5t2 et son influ5ce1 qui1 d'aprs l'an>*ie philosophique1 s'exagrait l'in/ant o elle aurait d dcrotre1 comm5ait alors dev5ir dang]euse1 suivant l'explication prcd5te1 en t5dant imprim] la culture naissante de la philosophie organique une impulsion trop exclusivem5t analytique1 contraire sa nature et sa de/9ation4 ,nanmo9s1 ces ab]rations1 seulem5t imm95tes1 ne p\vai5t se dvelopp] que plus t>d1 et ne produisai5t encore que des inconvni5s secondaires2 en sorte que cette poque peut tre envisage comme le plus bel ge de l'esprit de spcialit sci5tifique1 p]sonnifi p> la con/itution des acadmies1 dont les membres n'tai5t po9t alors p>v5us oubli] entirem5t la conception fondam5tale de ,bacon et de ,desc>tes1 o l'analyse spciale n'tait envisage que comme une prp>ation ncessaire une syn?se gnrale1 t\j\rs prs5te aux savans de la seconde phase1 quelque lo9ta9e que dt leur sembl] sa ralisation ultrieure4 ,la t5dance disp]sive des travaux de dtail fut1 cette poque1 trs heureusem5t cont5ue p> l'active impulsion gnrale qui dt]m9ait spontanm5t les savans1 comme les arti/es1 et d'une manire mme plus efficace quoique mo9s explicite1 second] le gr& branlem5t philosophique propre au sicle d]ni]1 et dont la direction anti-?ologique devait tant sympa?is] avec l'in/9ct sci5tifique3 j'ai assez expliqu la puissante consi/ance m5tale que cette indisp5sable opration rvolutionnaire dut recevoir d'une telle assi/ance p]man5te1 hautem5t c>actrise surt\t *ez l'm95t gomtre qui fut l'un des *efs pr9cipaux de cette laboration dissolvante4 ,malgr sa nature purem5t ngative1 qui la r5dait assurm5t peu susceptible de con/itu] aucune liaison solide1 l'influ5ce provisoire de cette philosophie1 en v]tu de sa seule gnralit1 quelque imp>faite qu'elle dt tre1 s]vit rellem5t1 cette poque1 emp*] l'esprit sci5tifique de p]dre totalem5t de vue les considrations d'ensemble1 qu'on affectait1 au contraire1 de reproduire sans cesse1 d'aprs des ap]u plus ou mo9s sup]ficiels4 ,p> cette raction temporaire1 o cette philosophie transitoire r5dait la sci5ce l'quival5t des s]vices qu'elle en recevait1 les savans tr\vr5t alors1 comme les arti/es1 outre une immdiate de/9ation sociale1 qui les incorporait davantage au m\vem5t univ]sel1 une sorte de supplm5t mom5tan l'abs5ce de t\te vraie direction sy/matique2 t&is que1 de nos j\rs1 l'irrationnelle prolongation de cette situation m5tale1 ma9t5ant trop arrire1 n'ab\tit1 au contraire1 *ez les uns et les autres1 qu' ju/ifi] ord9airem5t leur dplorable av]sion de t\te ide gnrale4 ,aprs avoir suffisamm5t c>actris l'ensemble du dveloppem5t sci5tifique depuis le moy5-ge1 il ne n\s re/e plus ma9t5ant1 p\r complt] enf9 notre indisp5sable apprciation de la progression mod]ne1 qu' y considr] sommairem5t le m\vem5t lm5taire de recomposition s\s un quatrime et d]ni] aspect gnral1 quant l'volution philosophique proprem5t dite1 en tant que provisoirem5t di/9cte de l'volution purem5t sci5tifique correspondante1 jusqu' ce que l'esprit sci5tifique et l'esprit philosophique1 ess5tiellem5t id5tiques au fond1 ai5t acquis1 l'un la gnralit1 l'autre la positivit1 qui leur manqu5t encore4 ,mais1 malgr la ncessit hi/orique de cette di/9ction transitoire1 il e/ clair que notre apprciation de la progression sci5tifique doit n\s p]mettre d'abrg] beauc\p celle de la progression philosophique1 dont les div]ses phases ont t\j\rs t dt]m9es p> celles de la premire1 p>tir de la division fondam5tale1 organise dans les coles grecques1 entre la philosophie naturelle dev5ue mtaphysique1 et la philosophie morale re/e ?ologique1 comme je l'ai tant expliqu4 ,en outre1 d'aprs la fusion provisoire opre entre ces deux philosophies1 s\s l'asc5dant mtaphysique de la scola/ique proprem5t dite1 p5dant la d]nire priode du moy5-ge1 n\s avons reconnu que l'esprit sci5tifique et ce n\vel esprit philosophique tai5t re/s ess5tiellem5t unis jusqu' la f9 de la premire p>tie de l'volution mod]ne3 en sorte que n\s n'avons plus rellem5t considr] le m\vem5t philosophique que s\s les deux autres phases1 o il s'e/ de plus en plus isol du m\vem5t sci5tifique1 jusqu' ce que celui-ci ait rempli les conditions qui doiv5t lui procur] une entire suprmatie1 p> une conv5able prpondrance pro*a9e de l'esprit d'ensemble sur l'esprit de dtail1 t\s deux enf9 dev5us galem5t positifs4 ,nanmo9s1 p\r que cette apprciation puisse tre suffisamm5t c>actri/ique1 il faut d'abord rev5ir brivem5t sur ce po9t de d"p1 dont l'importance hi/orique e/ encore trop peu comprise1 af9 de mieux dt]m9] la vraie nature de cette philosophie transitoire que1 dans le c\rs des trois d]ni]s sicles1 la sci5ce devait t\j\rs t5dre annul] graduellem5t4 ,la gr&e transaction scola/ique avait ralis autant que possible1 le triomphe social de l'esprit mtaphysique1 dont la pr(onde impuissance organique s'e/ tr\ve a9si dissimule1 p5dant quelques sicles1 d'aprs son intime incorporation l'ensemble de la con/itution ca?olique1 laquelle1 p> ses m95tes proprits politiques1 lui r5dit c]tes un l>ge quival5t de l'assi/ance m5tale qu'elle en reut provisoirem5t4 ,ds lors1 en effet1 la philosophie mtaphysique1 t\j\rs borne aup>avant l'tude du monde inorganique1 complta son doma9e fondam5tal1 en t5dant aussi ses entits c>actri/iques l'homme moral et social2 ce qui produisit1 comme je l'ai n1 un tat1 trs prcaire mais =t rem>quable1 d'app>5te homognx intellectuelle1 qui n'avait jamais pu exi/] encore depuis le p>tage primordial opr s\s la premire dcad5ce du poly?isme4 ,en acceptant a9si le dang]eux sec\rs de la raison1 la foi mono?ique comm5ait se dnatur] d'une manire irrvocable1 aussitt que1 cessant de repos] exclusivem5t sur la spontanx univ]selle1 lie une rvlation directe et cont9ue1 elle subit la protection des dmon/rations1 ncessairem5t susceptibles de controv]se p]man5te et mme de rfutation ultrieure1 qui composai5t la doctr9e n\velle que1 p> une trange incohr5ce1 on qualifiait dj de ?ologie naturelle4 ,cette dnom9ation hi/orique c>actrise trs heureusem5t la conciliation passagre qu'on avait a9si t5t d'organis] entre la raison et la foi1 et qui ne p\vait rellem5t ab\tir qu' l'absorption totale de la seconde s\s la premire3 c>1 elle reprs5te le dualisme contradictoire alors tabli entre l'anci5ne notion de ,dieu et la n\velle entit de la ,nature1 c5tres respectifs des deux philosophies ?ologique et mtaphysique4 ,l'imm95t antagonisme de ces deux conceptions gnrales semblait alors devoir tre suffisamm5t cont5u p> le pr9cipe fondam5tal qui1 s\s l'influ5ce inap]ue de l'in/9ct positif1 les subordonnait l'une et l'autre la n\velle hypo?se d'un ,dieu crateur primordial de lois inv>iables1 qu'il s'tait aussitt int]dit de jamais *ang]1 et dont l'application spciale et cont9ue tait irrvocablem5t confie la ,nature2 ce qui con/itue assurm5t une fiction =t analogue celle des publici/es actuels sur la royaut con/itutionnelle4 ,cette trange comb9aison1 o l'on t5tait de concili] le pr9cipe ?ologique avec le pr9cipe positif1 porte l'empre9te c>actri/ique de l'esprit mtaphysique qui l'avait labore1 et qui s'y tait videmm5t mnag la plus belle "p1 en faisant dsormais de la ,nature l'objet des contemplations et mme des adorations j\rnalires1 sauf la /rile vnration rs]ve la maje/ueuse in]tie de la div9it suprme1 sol5nellem5t rduite une vague int]v5tion initiale1 o la p5se devait de mo9s en mo9s remont]4 ,jamais le bon s5s vulgaire n'a pu rellem5t admettre ces subtilits doctorales1 qui neutralisai5t radicalem5t t\tes les ides de volont arbitraire et d'action p]man5te1 sans lesquelles les croyances ?ologiques ne saurai5t cons]v] leur vritable c>actre fondam5tal3 aussi doit-on peu s'tonn] que l'in/9ct populaire p\rsuivt alors tant de docteurs de l'accusation d'a?isme2 puisque la doctr9e transitoire1 a9si qualifie ultrieurem5t1 n'a pu consi/] au fond qu' p\ss] jusqu' l'entire intronisation de la ,nature cette premire re/riction scola/ique de la conception mono?ique1 comme je l'ai expliqu au *apitre prcd5t4 ,suivant une inv]sion vraim5t dcisive1 tmoignage direct de l'irrvocable dcad5ce de t\te ?ologie1 ce que d'abord la raison publique jugeait impie1 semble con/itu] ma9t5ant la disposition la plus religieuse1 qu'on s'puise va9em5t produire p> de nombreuses dmon/rations1 o j'ai montr l'une des pr9cipales causes hi/oriques de la dissolution m5tale du mono?isme4 ,on voit donc que le compromis scola/ique n'avait effectivem5t con/itu qu'une situation pr(ondm5t contradictoire1 dont la /abilit tait impossible1 quoique son influ5ce1 d'ailleurs 9vitable1 ait t longtemps indisp5sable au dveloppem5t fondam5tal de l'volution sci5tifique1 selon nos explications antrieures4 ,aucune discussion spciale ne peut mieux c>actris] cette t5dance gnrale que la gr&e controv]se scola/ique entre les rali/es et les nom9ali/es1 si activem5t prolonge s\s la premire phase mod]ne1 et dont l'ensemble m>que trs nettem5t la haute supriorit de la mtaphysique du moy5-ge sur celle de l'antiquit1 o l'action naissante de l'esprit positif tait ncessairem5t beauc\p mo9dre4 ,la m>*e progressive de ce long dbat mesure en effet1 avec beauc\p d'exactitude1 l'accroissem5t cont9u de l'influ5ce philosophique propre l'volution sci5tifique1 dont l'essor graduel devait spontanm5t dt]m9] l'asc5dant croissant du nom9alisme sur le ralisme3 c>1 s\s ces =mes qui sembl5t auj\rd'hui si va9es1 comm5ait alors secrtem5t la lutte 9vitable de l'esprit positif contre l'esprit mtaphysique1 dont le pr9cipal c>actre consi/e directem5t p]sonnifi] des ab/ractions qui ne saurai5t avoir1 hors de notre intellig5ce1 qu'une simple exi/5ce nom9ale4 ,jamais les coles grecques n'avai5t1 assurm5t1 pu (frir une conte/ation aussi leve1 ni surt\t aussi dcisive1 soit p\r ru9] enf9 le rgime des entits1 soit mme p\r faire dj s\ponn] la nature m9emm5t relative de la vraie philosophie4 ,quoi qu'il en soit1 il re/e vid5t que l'esprit mtaphysique et l'esprit positif1 presque aussitt aprs leur triomphe comb9 sur l'esprit mono?ique1 d]nire modification possible de l'esprit religieux1 comm5ai5t a9si t5dre v]s une irrvocable sp>ation1 qui ne p\vait ab\tir qu' l'enti] asc5dant du second sur le premi]4 ,p5dant la premire phase de l'volution mod]ne1 n\s avons vu1 d'un ct1 la mtaphysique occupe surt\t de second] p> son action critique l'heureuse insurrection du p\voir temporel contre la con/itution ca?olique1 t&is que1 de son ct1 la sci5ce naissante se livrait pr9cipalem5t l'accumulation pralable des div]ses obs]vations1 s\s les inspirations a/rologiques et al*imiques3 en sorte que1 malgr leur div]g5ce croissante1 aucun grave conflit ne p\vait directem5t surgir entre elles4 ,mais il n'en devait plus tre a9si qu&1 s\s la seconde phase1 l'branlem5t prote/ant eut mis1 mme *ez les peuples re/s nom9alem5t ca?oliques1 la philosophie mtaphysique en possession presque exclusive1 ou du mo9s prpondrante1 de l'autorit spirituelle qu'elle avait t\j\rs convoite2 en mme temps que l'esprit sci5tifique comm5ait manife/] son vrai c>actre fondam5tal1 p> la conv]g5ce graduelle de son laboration spontane v]s des dc\v]tes dcisives1 ple9em5t incompatibles avec l'ensemble de l'anci5ne philosophie1 aussi bi5 mtaphysique que ?ologique4 ,on voit p> l comm5t l'admirable m\vem5t a/ronomique du ,x,v,ie sicle dt ncessairem5t y conduire enf9 la sci5ce une opposition directe env]s la mtaphysique1 succdant p>t\t1 s\s des =mes div]ses mais quival5tes1 la ?ologie proprem5t dite1 dont elle t5dait ds lors recon/ruire1 son pr(it1 l'antique dom9ation1 la fois m5tale et sociale4 ,p> la nature mme d'un tel antagonisme1 il devait d'abord tre gravem5t dfavorable la sci5ce1 comme le pr\v5t alors tant de tri/es exemples1 analogues ceux de ,c>dan1 de ,ramus1 etc4 ,mais l'volution logique proprem5t dite e/ celle de t\tes qui peut le mo9s tre efficacem5t cont5ue1 soit p>ce que la porte n'en peut tre ord9airem5t comprise que lorsque son essor e/ assez dvelopp p\r surmont] spontanm5t t\s les ob/acles1 soit en v]tu de l'assi/ance involontaire qu'elle doit naturellem5t tr\v] *ez ceux-l mme qui prt5d5t lui oppos] des entraves sy/matiques4 ,c'e/ p\rquoi la p]svrance1 d'ailleurs mutuellem5t 9vitable1 de ce conflit dcisif1 y dt]m9a ncessairem5t1 dans le premi] ti]s du ,x,v,i,ie sicle1 l'irrvocable dcad5ce du rgime des entits1 ds lors accomplie env]s les phnomnes gnraux du monde extrieur1 et p> suite plus ou mo9s imm95te relativem5t t\s les autres1 mesure qu'ils devi5drai5t suffisamm5t accessibles la positivit rationnelle4 ,t\s les lm5s pr9cipaux de la rpublique europenne1 sauf la seule ,espagne1 alors eng\rdie p> la politique rtrograde1 prir5t une "p capitale cet imm5se dbat1 qui con/ituait enf9 la premire app>ition c>actri/ique de la philosophie df9itive1 et qui1 p> suite1 devait ex]c] une influ5ce fondam5tale sur l'ensemble des de/9es ultrieures de l'humanit4 ,l',allemagne avait d\blem5t dt]m91 au sicle prcd5t1 cette crise dcisive1 soit p> l'branlem5t prote/ant1 soit surt\t p> les belles dc\v]tes a/ronomiques de ,cop]nic1 de ,ty*o-,brah1 et enf9 du gr& ,kepl]3 mais1 absorbe p> les luttes religieuses1 elle n'y put activem5t conc\rir4 ,au contraire1 l',anglet]re1 l',italie et la ,france f\rnir5t *acune cette noble laboration un m95t cooprateur1 en y faisant p>ticip] trois immortels philosophes1 dont les gnies trs div]s y tai5t galem5t indisp5sables1 ,bacon1 ,galile et ,desc>tes1 que la plus lo9ta9e po/rit proclam]a t\j\rs les premi]s fondateurs immdiats de la philosophie positive2 puisque *acun d'eux en a dj dignem5t s5ti le vrai c>actre1 suffisamm5t compris les conditions ncessaires1 et conv5ablem5t prvu l'asc5dant f9al4 ,comme l'action de ,galile1 insp>able de ses admirables dc\v]tes1 app>ti5t ess5tiellem5t l'volution sci5tifique proprem5t dite1 il s]ait sup]flu de rev5ir ma9t5ant sur cette belle srie de travaux qui1 t&is qu'on df9issait ailleurs1 p> une discussion directe1 l'esprit gnral de la n\velle manire de philosoph]1 se bornait la c>actris] activem5t1 p> une ext5sion dcisive1 sans laquelle les prceptes ab/raits euss5t t trop vaguem5t apprciables4 ,quant aux travaux directem5t philosophiques de ,bacon et de ,desc>tes1 galem5t dirigs contre l'anci5ne philosophie1 et p>eillem5t de/9s con/itu] la n\velle1 leurs diffr5ces ess5tielles prs5t5t la fois une rem>quable h>monie1 soit avec la nature propre de *aque philosophe1 soit avec celle du milieu social correspondant4 ,*acun d'eux tablit1 sans d\te1 avec une irrsi/ible n]gie1 la ncessit d'ab&onn] irrvocablem5t l'anci5 rgime m5tal2 t\s deux s'accord5t spontanm5t faire nettem5t ressortir les attributs lm5taires du rgime n\veau2 enf91 t\s deux proclam5t hautem5t la de/9ation purem5t provisoire de l'analyse spciale qu'ils prescriv5t imprieusem5t1 mais dont ils signal5t dj l'indisp5sable t5dance ultrieure v]s une syn?se gnrale1 auj\rd'hui si dplorablem5t oublie1 l'poque mme que la m>*e ncessaire de l'volution huma9e assigne si clairem5t son laboration directe4 ,malgr cette con=mit fondam5tale1 l'indisp5sable conc\rs philosophique de ,bacon et de ,desc>tes ne p\vait nullem5t dissimul] l'extrme div]sit que l'organisation1 l'ducation1 et la situation avai5t ncessairem5t tablie entre eux4 ,d'une nature plus active1 mais mo9s rationnelle1 et1 t\s g>ds1 mo9s m95te1 prp> p> une ducation vague et incohr5te1 s\mis ensuite l'influ5ce p]man5te d'un milieu ess5tiellem5t pratique1 o la spculation tait troitem5t subordonne l'application1 ,bacon n'a qu'imp>faitem5t c>actris le vritable esprit sci5tifique1 qui1 dans ses prceptes1 flotte si s\v5t entre l'empirisme et la mtaphysique1 surt\t env]s l'tude du monde extrieur1 base immuable de t\te la philosophie naturelle2 t&is que ,desc>tes1 aussi gr& gomtre que pr(ond philosophe1 apprciant la positivit sa vraie s\rce initiale1 en pose avec bi5 plus de f]met et de prcision les conditions ess5tielles1 dans cet admirable disc\rs o1 en retraant navem5t son volution individuelle1 il dcrit1 son insu1 la m>*e gnrale de la raison huma9e2 cette apprciation concise s]a t\j\rs relue avec fruit1 mme aprs que la diffuse laboration de ,bacon n'(frira plus qu'un simple intrt hi/orique4 ,mais1 s\s un autre aspect fondam5tal1 quant l'tude de l'homme et de la socit1 ,bacon prs5te1 son t\r1 une inconte/able supriorit sur ,desc>tes1 qui1 en con/ituant1 aussi bi5 que l'poque le comportait1 la philosophie inorganique1 semble ab&onn] indf9im5t l'anci5ne m?ode le doma9e moral et social2 p5dant que ,bacon a surt\t en vue l'indisp5sable rnovation de cette seconde moiti du sy/me philosophique1 qu'il ose mme concevoir dj comme f9alem5t de/9e la rgnration totale de l'humanit3 diffr5ce qu'il faut attribu]1 soit la div]sit de leurs gnies1 l'un plus s5sible la rationnalit1 l'autre l'utilit1 soit ce que la position du premi] devait lui faire mieux apprci] qu'au second l'tat radicalem5t rvolutionnaire de l',europe mod]ne2 d\ble di/9ction alors correspondante celle entre le ca?olicisme et le prote/antisme4 ,on doit t\tefois not]1 ce sujet1 que l'cole c>tsi5ne a spontanm5t t5du corrig] les imp]fections de son *ef1 dont la mtaphysique n'a c]ta9em5t jamais obt5u1 en ,france1 l'asc5dant qu'y pr5ait sa ?orie corpusculaire2 au lieu que l'cole baconi5ne a bi5tt t5du1 en ,anglet]re1 et mme ailleurs1 re/re9dre les hautes inspirations sociales de son fondateur1 p\r exagr]1 au contraire1 ses inconvni5s ab/raits1 en laissant trop s\v5t dgnr] l'esprit d'obs]vation en une sorte de /rile empirisme1 trop aism5t accessible une pati5te mdiocrit4 ,aussi1 qu& les savans actuels veul5t donn] une c]ta9e app>5ce philosophique au dplorable esprit de spcialit exclusive qui dom9e p>mi eux1 on peut rem>qu] qu'ils affect5t p>t\t de s'appuy] sur ,bacon1 et non sur ,desc>tes1 dont ils ont dprci mme la mmoire sci5tifique2 quoique les prceptes du premi] ne soi5t cep5dant pas mo9s contraires1 au fond que les conceptions du second cette irrationnelle disposition1 directem5t oppose au b commun que ces deux gr&s philosophes ont galem5t proclam4 ,quelle que ft1 dans l'volution gnrale de l'humanit1 l'importance vraim5t fondam5tale de ces deux laborations conv]g5tes1 il e/ nanmo9s vid5t que1 ni sp>es1 ni mme runies1 elles ne p\vai5t aucunem5t suffire1 soit p\r la doctr9e1 soit seulem5t p\r la m?ode1 con/itu] rellem5t la philosophie positive1 dont le vritable esprit ne p\vait alors tre suffisamm5t c>actris que p> les tudes gomtriques ou a/ronomiques1 et comm5ait pe9e s't5dre aussi aux plus simples ?ories de la physique proprem5t dite1 sans mme embrass] dj l'ensemble lm5taire de la sci5ce inorganique1 puisque la *imie n'y devait tre conv5ablem5t assujtie que v]s la f9 de la phase suivante4 ,on compr5d surt\t combi5 l'avnem5t1 encore mo9s prp>1 de la sci5ce biologique tait1 cet g>d1 pr(ondm5t indisp5sable1 comme seul apte faire dignem5t apprci] la n\velle manire de philosoph] s\s les aspects les plus ncessaires son ext5sion f9ale aux conceptions morales et sociales1 suivant le noble b indiqu p> ,bacon4 ,cette gr&e impulsion ne p\vait donc que signal] suffisamm5t l'introduction dcisive d'une philosophie n\velle1 montr] vaguem5t le t]me gnral de son essor initial1 et faire imp>faitem5t press5tir les conditions pr9cipales de sa prp>ation graduelle p5dant les deux sicles qui devai5t prcd] son laboration d'ensemble3 ni l'un ni l'autre des deux illu/res fondateurs n'avait alors en vue qu'un dveloppem5t provisoire1 de/9 r5dre successivem5t positifs t\s les div]s lm5s ess5tiels des spculations huma9es1 af9 de p]mettre ultrieurem5t une sy/matisation df9itive1 dont aucun d'eux ne supposait rellem5t la possibilit immdiate1 quelque confusm5t qu'il en dt concevoir la nature et la de/9ation4 ,la situation fondam5tale de l'esprit huma9 re/ait donc encore ncessairem5t transitoire1 jusqu' l'volution dcisive de la sci5ce *imique1 et surt\t de la sci5ce biologique4 ,p\r t\t cet int]valle1 il n'y avait vraim5t lieu qu' modifi]1 p> un d]ni] am5dem5t gnral1 le p>tage primordial organis p> ,ari/ote et ,platon entre la philosophie naturelle et la philosophie morale1 en faisant avanc] *acune d'elles d'une phase dans le dveloppem5t lm5taire dont la loi s]t de base t\t ce ,trait1 mais en cont9uant laiss] entre elles une div]g5ce non mo9s radicale1 et mme bi5 plus prononce2 puisque la premire1 dsormais passe l'tat positif1 devait tre beauc\p plus contradictoire env]s la seconde1 dev5ue purem5t mtaphysique1 que lorsque celle-ci tait ?ologique et l'autre mtaphysique1 comme l'orig9e de cette indisp5sable sp>ation provisoire3 ce qui devait faire aism5t prvoir le peu de dure d'une transaction aussi incohr5te1 malgr sa ncessit actuelle4 ,desc>tes1 apprciant une telle situation avec plus de pr(ondeur et de nettet que son illu/re collgue1 entreprit directem5t de rgul>is] cette n\velle rp>tition1 o il t5dit le doma9e positif autant qu'on p\vait l'os] alors1 en y faisant r5tr] jusqu' l'tude intellectuelle et morale des animaux1 d'aprs sa clbre hypo?se d'automatisme1 dont j'ai spcialem5t indiqu1 au qu>ante-c9quime *apitre1 l'(fice mom5tan1 sans en dissimul] l'9vitable dang]2 il ne laissa la mtaphysique que le seul doma9e qui ne pt encore lui tre t1 en la rduisant l'tude isole de l'homme moral et de la socit4 ,mais1 en coordonnant ces attributions extrmes de l'anci5ne philosophie1 son gnie m9emm5t sy/matique l'emporta leur donn] trop d'importance1 en t5tant de leur imprim] une rationnalit plus consi/ante qu'il ne conv5ait la d]nire fonction provisoire d'une doctr9e prte s'te9dre s\s la pro*a9e ext5sion simultane de l'volution sci5tifique et de l'branlem5t rvolutionnaire3 aussi cette seconde p>tie de son laboration philosophique1 beauc\p mo9s en h>monie avec l'tat fondam5tal des esprits1 n'eut-elle po9t1 beauc\p prs1 surt\t en ,france1 l'clatant succs de la premire1 mme qu& ,malebran*e s'en fut exclusivem5t emp>4 ,quant ,bacon1 qui n'avait en vue aucun p>tage m?odique1 et qui1 au contraire1 p\rsuivait surt\t la rgnration des tudes morales et sociales1 il tait spontanm5t prs]v de t\te semblable dviation3 mais cep5dant la haute impossibilit1 bi5tt con/ate1 de r5dre dj positives ces deux p>ties extrmes du sy/me philosophique1 dut ncessairem5t conduire son cole reconnatre galem5t1 d'une manire plus ou mo9s explicite1 le beso9 provisoire de la rp>tition tablie1 ou plutt modifie1 p> ,desc>tes1 en vitant a9si t\tefois de lui attribu]1 en gnral1 une aussi vicieuse consi/ance4 ,la re*]*e prmature d'une unit encore impossible ne p\vait alors ab\tir c]ta9em5t qu' t\t replac] s\s l'uni=me dom9ation d'une mtaphysique plus ou mo9s prononce1 comme le montrr5t avec tant d'vid5ce1 la f9 de cette phase1 ou au comm5cem5t de la suivante1 les va9s ef=ts1 presque simultans1 de ,malebran*e et de ,leibnitz1 p\r tablir une entire coord9ation philosophique1 l'un d'aprs sa fameuse prmotion physique1 l'autre p> sa clbre conception des monades4 ,quoique la seconde t5tative ft d'ailleurs beauc\p plus progressive que l'autre1 en tant que fonde sur un pr9cipe beauc\p mo9s ?ologique1 t\tes deux fur5t cep5dant galem5t impuissantes diss\dre rellem5t la rp>tition fondam5tale1 quelque contradictoire1 et p> suite provisoire qu'elle dt ju/em5t sembl] dj3 ce qui peut faire spcialem5t s5tir combi5 devait tre pr(onde une telle ncessit transitoire1 contre laquelle a a9si *\ l'n]gique gnie du gr& ,leibnitz4 ,tel tait donc le premi] rsultat gnral de la haute impulsion philosophique imprime p> ,bacon et p> ,desc>tes1 s\s l'influ5ce spontane de l'volution sci5tifique3 l'esprit positif1 ayant enf9 conquis son mancipation p>tielle1 dev5ait seul matre de la philosophie naturelle proprem5t dite2 l'esprit mtaphysique1 ds lors ess5tiellem5t isol1 ex]ait sur la philosophie morale sa va9e dom9ation provisoire1 dont le t]me naturel tait dj apprciable3 p> l s'e/ tr\ve irrvocablem5t diss\te la sy/matisation passagre qu'avait tablie1 la f9 du moy5-ge1 l'uni=me assujettissem5t des div]ses conceptions huma9es au pur rgime des entits4 ,ds ce mom5t1 il n'a pu rellem5t exi/] aucune philosophie quelconque1 jusqu' la t5tative directe que j'ai entreprise dans cet ouvrage p\r l'organisation totale de la philosophie positive1 dont t\s les lm5s pr9cipaux m'ont p>u assez labors dsormais p\r que sa con/ruction f9ale devnt possible1 d'aprs l'extrme ext5sion que je m'ef=ce de lui donn]1 en y faisant r5tr] les tudes sociales1 comme ,gall y a suffisamm5t ram5 les tudes morales3 et1 si j'*\e1 l'int]rgne philosophique se prolong]a ncessairem5t jusqu' une plus heureuse laboration ultrieure4 ,c>1 p5dant t\t cet int]valle d'environ deux sicles1 l'esprit d'ensemble1 qui doit ess5tiellem5t c>actris] t\te philosophie digne de ce nom1 quelles qu'en soi5t la nature et la de/9ation1 n'a pu vritablem5t se tr\v] nulle "p2 pas plus *ez ceux qui1 cont9uant s'appel] philosophes1 entrepr5ai5t dsormais la va9e apprciation directe des phnomnes les plus spciaux et les plus compliqus1 sans la fond] sur celle des phnomnes les plus simples et les plus gnraux1 que *ez les savans eux-mmes qui1 faisant ouv]tem5t pr(ession d'une spcialit alors indisp5sable1 devai5t born] leurs re*]*es prp>atoires l'analyse p>tielle d'un seul ordre de phnomnes4 ,p> suite d'un tel isolem5t1 la mtaphysique a d p]dre rapidem5t le crdit univ]sel qu'elle avait jusque alors cons]v1 et qui t5ait ess5tiellem5t son intime solid>it antrieure avec l'volution sci5tifique1 depuis la sp>ation grecque entre le doma9e mtaphysique et le doma9e ?ologique4 ,en mme temps1 les plus m95s p5seurs s'tant naturellem5t t\rns v]s les sci5ces1 sauf un trs petit nombre d'immortelles exceptions1 la philosophie proprem5t dite1 qui1 au fond1 cessait a9si d'exig] de graves tudes prp>atoires1 ds lors sans consi/ance m5tale entre la sci5ce et la ?ologie1 a d bi5tt tomb] aux ma9s des simples littrateurs1 qui1 en l'appliquant la dmolition radicale de l'anci5ne organisation spirituelle1 lui ont heureusem5t procur1 s\s la troisime phase1 une de/9ation sociale susceptible de dissimul] mom5tanm5t sa pr(onde caducit intr9sque1 comme je l'ai suffisamm5t expliqu4 ,quant son activit propre et directe1 elle s'e/ ds lors ncessairem5t consume1 comme auj\rd'hui1 en une va9e et fa/idieuse reproduction des pr9cipales ab]rations1 soit intellectuelles1 soit politiques1 qui avai5t agit les anci5nes coles grecques1 les unes plus ?ologiques1 les autres plus ontologiques1 mais t\tes presque galem5t vicieuses1 et surt\t p>eillem5t ambitieuses de la *imrique ?ocratie mtaphysique que j'ai suffisamm5t apprcie1 et dont on vit alors1 p> suite d'une semblable direction m5tale1 se r5\vel]1 *ez la plup>t de ces philosophes incomplets1 l'espoir plus ou mo9s explicite4 ,les deux cas ont mme d (frir cette grave diffr5ce que les controv]ses antiques avai5t naturellem5t ab\ti la sy/matisation mono?ique1 dont l'importance1 surt\t sociale1 tait assurm5t fondam5tale1 quoique purem5t transitoire2 t&is que ces discussions mod]nes n'tai5t rellem5t susceptibles d'aucune issue et ne p\vai5t s]vir qu' emp*] que les laborations p>tielles dont l'humanit tait alors ju/em5t proccupe n'y fiss5t p]dre totalem5t le s\v5ir de l'esprit d'ensemble1 qu'il faut1 t\t prix1 t\j\rs ma9t5ir s\s une =me quelconque1 mme seulem5t spcieuse1 af9 de cons]v] l'indisp5sable cont9uit de l'volution gnrale4 ,il s]ait donc sup]flu d'exam9] ici les pr9cipales diffr5ces europennes d'un m\vem5t mtaphysique p>t\t dev5u dsormais ess5tiellem5t trang] la m>*e ncessaire du dveloppem5t huma94 ,*acun sait d'ailleurs que ces diffr5ces ont surt\t consi/ dans les div]ses manires d'envisag] l'essor ab/rait de notre ent5dem5t1 o les uns ont seulem5t apprci les conditions extrieures1 t&is que les autres en tablissai5t exclusivem5t les conditions intrieures3 ce qui a con/itu deux sy/mes1 ou plutt deux modes1 galem5t irrationnels et *imriques1 p> cela mme qu'ils sp>ai5t les deux notions de milieu et d'organisme1 dont la comb9aison p]man5te con/itue la base indisp5sable de t\te sa9e spculation biologique1 aussi bi5 env]s les phnomnes intellectuels et moraux que relativem5t t\s les autres1 comme je l'ai ple9em5t dmontr aux qu>antime et qu>ante-c9quime *apitres3 cette va9e sp>ation n'tait1 au re/e1 qu'une inexcusable reproduction de l'antique rivalit qui avait divis jadis les coles opposes d',ari/ote et de ,platon1 et que la scola/ique avait1 au moy5-ge1 heureusem5t susp5due4 ,t\tefois1 il e/ ju/e de not] que le premi] ordre d'ab]rations tait1 p> sa nature1 mo9s c>t que le second de la m>*e vraim5t normale1 puisque1 dans l'tude prp>atoire de t\t sujet biologique1 l'influ5ce du milieu devait naturellem5t tre apprcie avant celle de l'organisme1 suivant la t5dance con/ante de la vritable philosophie1 passant t\j\rs du monde l'homme1 af9 de procd] sans cesse du plus simple au plus complexe3 j'ai ci-dessus rem>qu1 en effet1 que cette vicieuse disposition s'occup] presque exclusivem5t des influ5ces extrieures s't5dait alors t\tes les tudes physiologiques1 sans exception des mo9s difficiles2 ce qui doit hi/oriquem5t attnu] les torts primitifs d'une telle mtaphysique1 en indiquant1 malgr la gravit de ses dang]s ultrieurs1 qu'elle tait alors mo9s loigne que sa rivale de la vraie direction positive4 ,quant la rp>tition europenne de ces deux ordres d'erreurs1 elle me semble avoir d f9alem5t correspondre1 en gnral1 la division entre le ca?olicisme et le prote/antisme1 d'aprs les motifs ess5tiels qui n\s ont expliqu1 au *apitre prcd5t1 la de/9ation naturelle des pays ca?oliques1 et surt\t de la ,france1 dev5ir1 s\s la troisime phase1 le pr9cipal sige de l'laboration ngative1 dirige p> un esprit mtaphysique ncessairem5t plus critique et ds lors plus rappro* de l'esprit positif2 t&is que1 *ez les populations prote/antes1 l'esprit mtaphysique1 dsormais pr(ondm5t incorpor au g\v]nem5t1 avait d remont] davantage v]s l'tat purem5t ?ologique1 et1 p> suite1 procd]1 au contraire1 plus explicitem5t de l'homme au monde1 en considrant surt\t1 dans l'essor m5tal1 les conditions intrieures1 quelque vicieuse que dt tre d'ailleurs cette tude1 a9si sp>e de t\te notion relle de l'organisme huma94 ,ces t5dances respectives l'ari/otlisme ou au platonisme avai5t d t\tefois tre prcdes1 en ,anglet]re1 d'une mmorable exception1 que j'ai dj suffisamm5t apprcie1 relativem5t l'cole passagre de ,hobbes1 suivi de ,locke1 laquelle1 s\s l'impulsion baconi5ne p\r la rgnration directe des tudes morales et sociales1 avait d entrepr5dre d'abord une critique radicale1 et p> consqu5t ari/otlique1 dont le dveloppem5t1 et surt\t la propagation1 devai5t ensuite s'opr] ailleurs4 ,avant de quitt] cette seconde phase1 aussi dcisive p\r l'volution philosophique que p\r l'volution sci5tifique1 j'y dois sommairem5t signal] les premi]s g]mes ess5tiels de la rnovation f9ale de la philosophie politique1 que ,hobbes et ,bossuet me sembl5t avoir directem5t prp>e1 v]s la f9 de cette mmorable priode1 dont le db avait t m>qu1 s\s ce rapport1 p> quelques heureux essais p>tiels de ,ma*iavel1 af9 de ratta*] des causes purem5t naturelles l'explication de c]ta9s phnomnes politiques1 quoique son n]gique sagacit ait t ess5tiellem5t neutralise p> une apprciation radicalem5t vicieuse de la sociabilit mod]ne1 qu'il ne put jamais di/+u] suffisamm5t de l'anci5ne4 ,la clbre conception politique de ,hobbes sur l'tat de gu]re primordial et sur le prt5du rgne de la =ce1 a presque t\j\rs t gravem5t mconnue jusqu'ici1 d'aprs les inju/es antipa?ies indiques au *apitre prcd5t2 mais1 en l'tudiant d'une manire conv5ablem5t appr(ondie1 on s5tira que1 eu g>d aux temps1 elle a con/itu1 s\s l'obscurit des =mes mtaphysiques1 un puissant ap]u primordial1 la fois /atique et dynamique1 de la prpondrance fondam5tale des influ5ces temporelles dans l'ensemble p]man5t des conditions sociales inhr5tes l'imp>faite nature de l'humanit2 et1 en second lieu1 de l'tat ncessairem5t militaire des socits primitives4 ,en se rappelant l'active conscration contempora9e des fictions mtaphysiques sur l'tat de nature et le contrat social1 on s5tira1 j'espre1 l'm95te valeur de ce d\ble ap]u1 qui dj t5dait introduire n]giquem5t la ralit au milieu de ces hypo?ses fanta/iques4 ,quant la p>ticipation de notre gr& ,bossuet cette prp>ation initiale de la sa9e philosophie politique1 elle e/ plus vid5te et mo9s conte/e1 surt\t d'aprs son admirable laboration hi/orique1 o1 p\r la premire fois1 l'esprit huma9 t5tait de concevoir les phnomnes politiques comme rellem5t assujettis1 soit dans leur coexi/5ce1 soit dans leur succession1 c]ta9es lois inv>iables1 dont l'usage rationnel pt p]mettre1 div]s g>ds1 de les dt]m9] les uns p> les autres4 ,malgr que l'9vitable prpondrance du pr9cipe ?ologique ait d pr(ondm5t altr] une conception aussi avance1 elle n'a pu dissimul] son m95te valeur1 ni mme emp*] son heureuse influ5ce ultrieure sur le p]fectionnem5t univ]sel des tudes hi/oriques s\s la phase suivante2 on s5t1 au re/e1 qu'elle ne p\vait natre alors qu'au se9 du ca?olicisme1 dont elle con/itue la d]nire inspiration capitale1 puisque l'in/9ct ngatif emp*ait ailleurs t\te ju/e apprciation quelconque de l'ensemble de l'volution huma9e4 ,il n'e/ pas inutile de not]1 en outre1 que la de/9ation spciale de cette immortelle composition conc\rait spontanm5t mieux c>actris] sa nature1 en prs5tant directem5t l'hi/oire sy/matique comme la base ncessaire de l'ducation politique4 ,cet exam5 complet de la seconde phase de l'volution philosophique tait ici p>ticulirem5t indisp5sable p\r expliqu] conv5ablem5t la =mation hi/orique d'une situation trs peu comprise1 et qui cep5dant n'a pu encore subir aucun *angem5t ess5tiel2 mais ce travail mme n\s disp5se d'insi/] beauc\p sur la troisime phase1 qui1 s\s ce rapport1 ne dut tre1 t\s g>ds1 qu'une simple ext5sion de la prcd5te4 ,dans l'ordre moral1 on y rem>que surt\t l'heureuse t5dance de l'cole cossaise1 d'aprs l'indp5dance spculative plus prononce que lui procurai5t la fois son tat d'opposition presbytri5ne au se9 de l'organisme anglican1 et son dfaut mme de pr9cipes propres au milieu des va9es controv]ses sur l'exclusive apprciation des conditions extrieures ou intrieures de l'essor m5tal4 ,c> cette cole1 dont t\te la valeur tait due l'm95t mrite des p5seurs qui s'y tr\vai5t alors rappro*s sans aucune liaison vraim5t sy/matique1 put1 cette poque1 utilem5t t5t] de rectifi] les graves ab]rations critiques de l'cole franaise1 quoique son inconsi/ance c>actri/ique ne pt aucunem5t lui p]mettre d'en arrt] le c\rs 9vitable1 qui n'a pu tre vraim5t cont5u1 comme je l'ai montr au qu>ante-c9quime *apitre1 que p> l'avnem5t ultrieur de la sa9e physiologie crbrale4 ,s\s l'aspect purem5t m5tal1 l'un des pr9cipaux membres de cette illu/re association1 le judicieux ,hume1 p> une laboration plus orig9ale sur la ?orie de la causalit1 entrepr5d avec h>diesse1 mais avec les inconvni5s insp>ables de la scission gnrale entre la sci5ce et la philosophie1 d'bau*] directem5t le vrai c>actre des conceptions positives4 ,malgr t\tes ses graves imp]fections1 ce travail con/itue1 mon gr1 le seul pas capital qu'ait fait l'esprit huma9 v]s la ju/e apprciation directe de la nature purem5t relative propre la sa9e philosophie1 depuis la gr&e controv]se entre les rali/es et les nom9ali/es1 o j'ai ci-dessus indiqu le premi] g]me hi/orique de cette dt]m9ation fondam5tale4 ,on doit aussi not]1 cet g>d1 le conc\rs spontan des +nieux ap]u de son immortel ami ,adam ,smi? sur l'hi/oire gnrale des sci5ces1 et surt\t de l'a/ronomie1 o il s'appro*e peut-tre encore davantage du vrai s5tim5t de la positivit rationnelle2 je me plais consign] ici l'expression de ma reconnaissance spciale p\r ces deux m95s p5seurs1 dont l'influ5ce fut trs utile ma premire ducation philosophique1 avant que j'eusse dc\v]t la gr&e loi qui en a ncessairem5t dirig t\t le c\rs ultrieur4 ,quant la prp>ation graduelle de la sa9e philosophie politique1 bau*e1 s\s la seconde phase1 p> ,hobbes et p> ,bossuet1 comme je vi5s de l'expliqu]1 on doit d'abord rem>qu] l'heureuse amlioration qui comm5ce1 au sicle d]ni]1 s'introduire p>t\t dans les compositions hi/oriques1 o la m>*e fondam5tale du dveloppem5t social devi5t de plus en plus le b spontan des plus clbres productions2 autant du mo9s que peut le p]mettre l'abs5ce irrp>able de t\te ?orie d'volution1 dont l'usage lv]a ncessairem5t la dignit sci5tifique des travaux re/s jusqu'ici ess5tiellem5t littraires1 malgr ces utiles modifications1 o l'cole cossaise s'e/ tant di/+ue4 ,il s]ait inju/e d'oubli]1 ce sujet1 l'laboration bi5 plus mode/e1 mais encore plus indisp5sable1 des utiles et +nieux rudits qui1 s\s la seconde phase1 et surt\t s\s la troisime1 dv\r5t leur infatigable activit l'claircissem5t p>tiel des pr9cipaux po9ts de l'hi/oire antrieure1 dans tant d'intressans mmoires de notre anci5ne ,acadmie des inscriptions1 dans l'importante collection du judicieux ,muratori1 etc4 ,trop ddaigns auj\rd'hui de nos savans1 dont la m>*e spciale e/1 t\tefois1 en beauc\p d'occasions1 encore mo9s rationnelle1 ces e/imables travaux figur5t1 mes yeux1 p\r la prp>ation de la sociologie positive1 comme les accumulations analogues de matriaux provisoires1 s\s la premire phase1 et mme s\s la seconde1 p\r la =mation ultrieure de la *imie et de la biologie3 c'e/ uniquem5t grce aux lum9euses indications1 directes ou indirectes1 qui en sont naturellem5t drives1 que la sociologie peut ma9t5ant comm5c] sortir enf9 de cet tat prlim9aire1 o t\tes les autres sci5ces avai5t dj pass1 et s'lev] conv5ablem5t la positivit sy/matique que je m'ef=ce de lui imprim] ici4 ,malgr l'inconte/able utilit de ces div]ses amliorations1 la seule conception capitale qu'on doive reg>d] comme rellem5t propre cette troisime phase consi/e dans la gr&e notion du progrs huma91 qui1 s\s l'asc5dant mme de l'laboration ngative1 prp>e directem5t le pr9cipe d'une vraie rorganisation m5tale1 comme je l'ai expliqu au qu>ante-septime et au qu>ante-huitime *apitre4 ,son premi] g]me devait spontanm5t ressortir1 mme ds la seconde phase1 de l'ensemble de l'volution sci5tifique1 qui1 plus clairem5t qu'aucune autre1 suggre l'ide d'une vraie progression1 dont les t]mes se succd5t p> une irrcusable filiation ncessaire4 ,aussi1 avant la f9 de cette phase1 ,pascal avait-il rellem5t =mul1 le premi]1 la conception philosophique du progrs huma91 s\s la secrte impulsion naturelle de l'hi/oire gnrale des sci5ces ma?matiques4 ,t\tefois1 cette heureuse innovation ne p\vait aucunem5t fructifi] tant que sa vrification effective re/ait borne une seule volution p>tielle1 quelle qu'en ft de plus en plus l'extrme importance3 puisqu'il faut au mo9s deux cas p\r s'lev]1 p> leur rappro*em5t1 une gnralisation durable1 mme env]s les plus simples sujets de nos spculations quelconques2 et1 en outre1 un troisime cas devi5t t\j\rs indisp5sable p\r confirm] la comp>aison primitive4 ,la premire de ces deux conditions logiques tait1 la vrit1 facilem5t remplie d'aprs l'vid5te con=mit de la progression indu/rielle avec la progression sci5tifique2 mais il re/ait satisfaire l'autre condition1 en vrifiant une telle conv]g5ce p> une conv5able apprciation de la troisime volution lm5taire4 ,c>1 suivant une trange concid5ce1 l'volution morale et politique1 qui prs5tait1 au fond1 la plus irrsi/ible confirmation1 et qui1 en effet1 au moy5-ge1 avait inspir au ca?olicisme l'bau*e imp>faite de cette notion fondam5tale1 ne p\vait plus tre employe alors une semblable dmon/ration1 d'aprs l'9vitable asc5dant provisoire du m\vem5t de dcomposition1 qui1 ds le ,x,i,ve sicle1 disposait de plus en plus t\tes les classes de la socit europenne concevoir comme une priode de rtrogradation les temps qui1 au contraire1 ont t le plus pr(ondm5t c>actriss p> le p]fectionnem5t univ]sel de la sociabilit huma9e1 a9si que je crois l'avoir ple9em5t tabli dsormais4 ,on compr5d ds lors quelle devait tre1 au db de la troisime phase1 l'importance vraim5t dcisive de la gr&e controv]se1 si heureusem5t agr&ie et rationalise la fois p> l'm95t ,font5elle et le judicieux ,p]rault1 l'occasion de l'aveugle ob/9ation de c]ta9s classiques franais mconnatre le mrite gnral de la mod]ne volution e/htique comp>e l'anci5ne4 ,l'apprciation extrmem5t dlicate d'une telle comp>aison1 suivant nos explications antrieures1 provoquait ncessairem5t une discussion trs appr(ondie1 o t5dai5t successivem5t s'introduire t\s les pr9cipaux aspects sociaux1 malgr les ef=ts cont9us de ,boileau et de ses cooprateurs p\r re/re9dre une conte/ation philosophique dont ils se s5tai5t radicalem5t incapables de s\t5ir dignem5t l'ext5sion 9vitable4 ,d'aprs la sage direction que ,font5elle1 appuy surt\t sur l'volution sci5tifique1 sut habilem5t imprim] l'ensemble de cette m95te controv]se1 quoique le sujet primitif du dbat re/t envelopp d'un d\te gnral qui subsi/e encore ess5tiellem5t1 la notion du progrs huma91 spontanm5t seconde p> l'in/9ct univ]sel de la civilisation mod]ne1 s'tablit alors d'une manire aussi sy/matique que p\vait le comport] la gr&e anomalie app>5te relative au moy5-ge4 ,cette prt5due exception la loi du progrs n'a pas cess de se faire s5tir jusqu' prs5t1 malgr d'insuffisantes rectifications p>tielles2 et j'ose dire qu'elle ne p\vait tre conv5ablem5t rsolue que p> la ?orie fondam5tale d'volution1 la fois intellectuelle et sociale1 tablie1 p\r la premire fois1 dans cet ouvrage4 ,nanmo9s1 il s]ait inju/e de ne po9t signal] spcialem5t1 ce sujet1 l'heureuse influ5ce indirectem5t mane1 p5dant la seconde moiti de la phase que n\s a*evons d'apprci]1 du dveloppem5t spontan de la doctr9e critique et transitoire qu'on a si improprem5t qualifie d'conomie politique4 ,en effet1 cette laboration provisoire1 en fixant enf9 l'att5tion gnrale sur la vie indu/rielle des socits mod]nes1 quoique avec t\s les graves inconvni5s philosophiques inhr5s la nature vague et absolue de t\te conception mtaphysique1 comme je l'ai indiqu au qu>ante-septime *apitre1 t5dit bau*] l'apprciation hi/orique de la vraie diffr5ce temporelle entre notre civilisation et celle des anci5s2 ce qui devait ultrieurem5t conduire se =m] une ju/e ide politique de la sociabilit int]mdiaire1 dont la nature propre n'aurait pu tre autrem5t ap]ue1 suivant l'univ]selle obligation logique de ne jug] aucun tat moy5 que d'aprs les deux extrmes qu'il doit runir4 ,c'e/1 sans d\te1 s\s l'influ5ce d'une telle prp>ation m5tale que l'illu/re conomi/e ,turgot fut am51 v]s la f9 de cette troisime phase1 con/ruire directem5t sa clbre ?orie de la p]fectibilit indf9ie1 qui1 malgr son c>actre ess5tiellem5t mtaphysique1 s]vit ensuite de base au gr& projet hi/orique conu p> ,condorcet1 s\s l'indisp5sable inspiration de l'branlem5t rvolutionnaire1 selon les explications spciales du qu>ante-septime *apitre1 naturellem5t compltes au *apitre qui va suivre4 ,j'ai d'ailleurs suffisamm5t apprci d'avance1 dans cette mme qu>ante-septime leon1 avec t\te l'importance spciale que mritait une telle exception1 la t5tative m9emm5t prmature du gr& ,montesquieu p\r concevoir enf9 directem5t les phnomnes sociaux comme aussi assujettis que t\s les autres d'inv>iables lois naturelles3 on a d rem>qu] alors que l'9vitable avortem5t d'une conception trop suprieure l'ensemble de la phase correspondante n'a p]mis cette mmorable laboration d'autre influ5ce relle que celle relative1 non l'admirable in/9ct qui l'avait inspire1 mais aux graves ab]rations1 ?oriques ou pratiques1 qui en accompagnr5t le c\rs1 surt\t quant l'action politique des climats1 et l'irrationnelle admiration de la con/itution transitoire propre l',anglet]re4 ,aprs avoir a9si totalem5t apprci la mod]ne volution philosophique1 depuis son orig9e au moy5-ge jusqu'au db de la gr&e crise franaise1 t]me naturel de notre analyse actuelle1 il e/ impossible de n'y pas rem>qu]1 encore plus clairem5t qu'env]s nos trois autres volutions p>tielles1 que son ensemble1 confusm5t compos d'une f\le de spcieux dbris mls quelques matriaux trs prcieux mais trs r>es et surt\t =t incohr5s1 con/itue seulem5t une simple laboration prlim9aire1 qui ne peut tr\v] d'issue que dans une bau*e directe de la rgnration huma9e4 ,quoique cette conclusion f9ale du prs5t *apitre soit dj rsulte sp>m5t de *acune des progressions lm5taires propres la sociabilit mod]ne1 son importance vraim5t fondam5tale m'oblige t]m9] ce gr& travail en la faisant sommairem5t ressortir de leur rappro*em5t gnral1 p> l'indication des lacunes c>actri/iques qui leur sont communes1 et dont j'avais d pralablem5t c>t] la considration explicite1 af9 de ne pas tr\bl] l'exam5 hi/orique de *aque m\vem5t pr9cipal4 ,des volutions purem5t p>tielles1 ess5tiellem5t indp5dantes les unes des autres1 malgr leur secrte connexit naturelle1 longtemps accomplies s\s la seule impulsion ncessaire des influ5ces spontanm5t manes de l'ensemble d'une situation sociale gnralem5t mconnue1 sans aucun s5tim5t rationnel de leur m>*e et de leur de/9ation1 devai5t exig]1 comme n\s l'avons ple9em5t reconnu p\r *acune d'elles1 l'indisp5sable asc5dant d'un in/9ct cont9u de spcialit plus ou mo9s exclusive1 t5dant faire dom9] de plus en plus l'esprit de dtail sur l'esprit d'ensemble1 suivant l'apprciation brivem5t indique au titre mme de ce *apitre4 ,ce dveloppem5t isol et empirique de *acun des n\veaux lm5s sociaux tait videmm5t le seul possible en un temps o t\tes les vues sy/matiques se rapportai5t uniquem5t au rgime qui devait s'te9dre2 en mme temps que cette n]gique individualit p\vait seule p]mettre aux =ces n\velles de manife/] suffisamm5t leur c>actre et leur t5dance4 ,mais une telle m>*e1 quoique tant la fois 9vitable et indisp5sable1 n'en doit pas mo9s tre ma9t5ant reconnue comme la pr9cipale s\rce ncessaire des dispositions anti-sociales propres ces div]ses progressions prlim9aires1 dont le c\rs simultan ne n\s a prs5t que l'essor graduel d'lm5ts susceptibles de comb9aisons ultrieures1 sans tre encore nullem5t p>v5us une association relle4 ,cet empirisme disp]sif1 qui dev5ait sans objet qu& l'volution prp>atoire tait suffisamm5t accomplie1 a d1 au contraire1 naturellem5t obt5ir ds-lors1 d'aprs son activit cont9ue1 une prpondrance plus prononce1 qui con/itue vritablem5t auj\rd'hui le plus puissant ob/acle une rgnration f9ale1 o l'esprit d'ensemble doit1 son t\r1 directem5t prvaloir4 ,bi5 lo9 de reconnatre cette n\velle ncessit fondam5tale1 les volutions p>tielles s'ob/95t ma9t5ir leur m>*e antrieure2 et la va9e mtaphysique1 qui dirige encore les spculations gnrales1 consacre dogmatiquem5t ces div]ses ab]rations spontanes1 en s'ef=ant d'tablir ce dsa/reux pr9cipe que ni l'indu/rie1 ni l'art1 ni la sci5ce1 ni mme la philosophie1 n'exig5t et ne comport5t1 dans la sociabilit mod]ne1 aucune vritable organisation sy/matique3 en sorte que leur c\rs respectif doit tre livr1 encore plus qu'aup>avant1 la seule impulsion des in/9cts spciaux4 ,or1 ri5 ne peut mieux c>actris] ici le vice fondam5tal de cette p]nicieuse conception que de complt] sommairem5t l'apprciation hi/orique que n\s v5ons d'tablir1 en montrant directem5t *acune de nos quatre progressions lm5taires comme ayant d t5dre de plus en plus s'entrav] radicalem5t p> l'exagration croissante de l'empirisme primitif4 ,cette t5dance e/ surt\t vid5te quant l'volution la plus fondam5tale1 celle qui devait vraim5t con/itu] la socit mod]ne2 et c'e/ cep5dant son g>d que les subtilits doctorales ont le plus absolum5t insi/1 au sicle d]ni] aussi bi5 qu'auj\rd'hui1 contre t\te organisation quelconque1 dans les div]ses doctr9es conomiques con/ruites s\s l'asc5dant mtaphysique de l'laboration ngative4 ,n\s avons1 en effet1 d'abord reconnu que la progression indu/rielle avait t1 p>tir du ,x,i,ve sicle1 ess5tiellem5t conc5tre dans les villes1 en sorte que l'indu/rie agricole1 une fois le s]vage aboli1 n'y avait jamais p>ticip qu'avec une extrme l5teur et un degr =t incomplet4 ,a9si1 p> suite de la spcialit d'essor1 l'lm5t1 s9on le plus c>actri/ique1 du mo9s c]ta9em5t le plus fondam5tal1 e/ re/ gravem5t arrir dans l'volution temporelle1 de manire demeur]1 presque p>t\t1 beauc\p plus adhr5t que t\s les autres l'anci5ne organisation1 comme le montre si nettem5t1 p> exemple1 la pr(onde div]sit actuelle entre l'indu/rie rurale et les indu/ries urba9es1 quant aux relations respectives des entrepr5eurs aux capitali/es4 ,n\s avons mme n que1 *ez les populations o la compression fodale n'avait pas d'abord suffisamm5t prvalu1 la m>*e oppose de l'lm5t indu/riel dans les villes et dans les campagnes avait s\v5t provoqu de pr(ondes collisions directes4 ,voil donc un premi] aspect capital s\s lequel il e/ vid5t que l'volution indu/rielle apprcie dans ce *apitre1 att5d ncessairem5t une action sy/matique qui puisse tablir entre ses div]s lm5s l'homognx conv5able leur intime comb9aison ultrieure4 ,en second lieu1 et considrant seulem5t les indu/ries urba9es1 les seules dont l'essor social ait t jusqu'ici suffisant1 on voit aism5t que1 p> une dplorable consqu5ce univ]selle de la prpondrance croissante de l'esprit d'individualisme et de spcialit1 le dveloppem5t moral y e/ re/ =t en arrire du dveloppem5t matriel2 t&is qu'il semble au contraire qu'en acqurant de n\veaux moy5s d'action1 l'homme a plus beso9 d'en rgl] moralem5t l'ex]cice1 af9 qu'il ne soit nuisible ni lui ni la socit4 ,la nature absolue et immuable de la morale religieuse l'ayant =ce1 comme je l'ai indiqu1 de laiss] p\r a9si dire en dehors de son empire ce n\vel ordre de relations huma9es1 que son organisation initiale n'avait pu suffisamm5t prvoir1 il a t tacitem5t ab&onn au simple antagonisme spontan des intrts privs1 sauf la va9e int]v5tion accessoire de quelques vagues maximes gnrales1 dont l'asc5dant rel devait d'ailleurs rapidem5t dcrotre1 suivant nos explications antrieures1 p> l'9vitable dcad5ce du p\voir propre en dirig] l'application active1 et mme ensuite p> l'irrvocable dissolution des croyances ncessairem5t transitoires qui leur s]vai5t de base m5tale4 ,c'e/ a9si que la socit indu/rielle s'e/ tr\ve1 *ez les mod]nes1 radicalem5t dp\rvue de t\te morale sy/matique1 de/9e une sage rgul>isation pratique des div]s rapports lm5taires qui en con/itu5t l'exi/5ce j\rnalire4 ,dans les innombrables contacts p]man5s entre les producteurs et les consommateurs1 ou entre les diffr5tes classes indu/rielles1 et surt\t entre les entrepr5eurs et les ouvri]s1 il semble conv5u que1 suivant l'in/9ct primitif de l'esclave mancip1 *acun doit tre uniquem5t proccup de son intrt p]sonnel1 sans se reg>d] comme cooprant une vritable fonction publique3 et cette dplorable t5dance ressort tellem5t de l'ensemble de la situation mod]ne1 que des conomi/es1 d'ailleurs e/ims1 en ont os t5t] l'apologie directe1 en s'levant dogmatiquem5t contre t\te sy/matisation quelconque de l'enseignem5t moral4 ,ri5 ne peut mieux c>actris] un tel dsordre que son contra/e univ]sel avec l'ordre admirable relatif l'anci5ne sociabilit militaire1 o1 s\s l'influ5ce prolonge d'une puissante organisation1 t\s les rapports tai5t s\mis des rgles inv>iables1 assignant *acun des devoirs et des droits ju/em5t relatifs sa propre p>ticipation l'conomie correspondante3 la con/itution actuelle des armes (fre encore assez de traces de cette antique rgul>isation p\r faire immdiatem5t s5tir les graves lacunes que prs5te1 s\s cet aspect1 l'tat spontan de l'association indu/rielle1 eu g>d l'opposition fondam5tale des deux sortes d'activit1 suffisamm5t indique en son lieu4 ,d'aprs une apprciation plus spciale1 et non mo9s dcisive1 il e/ ais de reconnatre que l'aveugle empirisme s\s lequel s'e/ jusqu'ici ess5tiellem5t accomplie l'volution indu/rielle1 y a graduellem5t suscit des difficults intrieures qui t5d5t directem5t entrav] son dveloppem5t futur p> une sorte de c]cle pr(ondm5t vicieux1 dont la seule issue possible se tr\ve dans une sy/matisation conv5able du m\vem5t indu/riel1 laquelle e/1 son t\r1 insp>able d'une laboration directe de la rorganisation gnrale4 ,n\s avons1 en effet1 rem>qu1 comme un c>actre ess5tiel de l'indu/rie mod]ne1 sa t5dance croissante utilis] autant que possible les =ces extrieures1 en *>geant *aque ag5t1 mme inorganique1 de la plus haute laboration que sa nature puisse comport]1 et rs]vant de plus en plus l'homme l'action1 pr9cipalem5t intellectuelle1 conv5able son organisation suprieure4 ,cette disposition ncessaire1 dj s5sible au moy5-ge1 la suite de l'mancipation p]sonnelle1 s'e/ cont9uellem5t accrue p5dant les deux premires phases mod]nes1 et n\s l'avons vue p>v5ir un irrvocable asc5dant v]s le milieu de la troisime phase1 p> l'emploi t5du des ma*9es4 ,tel e/ assurm5t l'aspect le plus philosophique de l'indu/rie1 conue comme de/9e1 s\s les inspirations de la sci5ce1 dvelopp] l'action rationnelle de l'humanit sur le monde extrieur3 ce qui ab\tit1 d'une autre "p1 lev] graduellem5t la condition et mme le c>actre de l'homme1 jusque *ez les mo9dres classes1 en y consacrant l'int]v5tion huma9e la seule adm9i/ration judicieuse des =ces matrielles1 t\j\rs empruntes1 autant que possible1 au milieu mme o cette action doit s'accomplir4 ,mais1 quelle que doive tre l'heureuse influ5ce ultrieure de cette gr&e trans=mation1 qu& elle devi5dra conv5ablem5t dveloppable1 elle a spontanm5t manife/ une imm5se difficult intrieure1 t5ant la spcialit d'volution1 et dont le dn\em5t doit de plus en plus dev5ir indisp5sable la libre ext5sion du m\vem5t indu/riel4 ,c>1 il n'e/ pas d\teux1 malgr les froides subtilits de nos conomi/es1 que cette aveugle ext5sion empirique de l'emploi des ag5s mcaniques e/ immdiatem5t contraire1 en beauc\p de cas1 aux plus lgitimes intrts de la classe la plus nombreuse1 dont les ju/es rclamations t5d5t ncessairem5t suscit] des collisions de plus en plus graves1 tant que les relations indu/rielles sont ab&onnes un simple antagonisme physique1 p> l'abs5ce de t\te sy/matisation rationnelle4 ,p\r compr5dre suffisamm5t t\te la pr(ondeur d'une telle entrave1 il faut aj\t] que cette influ5ce n'app>ti5t pas seulem5t1 comme on le croit d'ord9aire1 l'emploi des ma*9es1 mais qu'elle s't5d1 en gnral1 t\t p]fectionnem5t quelconque des procds indu/riels2 de quelque manire qu'il puisse tre ralis1 il en rsulte effectivem5t t\j\rs une dim9ution correspondante dans le nombre des individus occups1 et p> suite une p]turbation plus ou mo9s grave et plus ou mo9s durable dans l'exi/5ce des populations ouvrires4 ,a9si1 p> suite de la spcialisation drgle qui devait jusqu'ici prsid] la m>*e de l'indu/rie mod]ne1 son propre essor dt]m9e un ob/acle p]man5t1 qui ne peut tre suffisamm5t neutralis que s\s l'influ5ce d'une sy/matisation judicieuse1 de/9e prv5ir ou rp>] t\s les maux qui en sont susceptibles1 ou mme modr] les emb>ras insurmontables p> une sage prvoyance et une rsignation rationnelle4 ,ces trois ordres de considrations sur les graves lacunes de l'volution indu/rielle apprcie dans ce *apitre1 vi5n5t conv]g] spontanm5t v]s une d\l\reuse obs]vation f9ale1 dont la ju/esse e/1 ce me semble1 irrcusable1 sur la disproportion notable entre ce dveloppem5t spcial et l'amlioration correspondante de la condition huma9e *ez la majeure p>tie des populations mod]nes1 surt\t urba9es4 ,un loyal et judicieux hi/ori5 anglais1 ,m4 ,hallam1 a conv5ablem5t tabli1 de nos j\rs1 que le salaire des ouvri]s actuels e/ s5siblem5t infrieur1 eu g>d au prix des d5res les plus indisp5sables1 celui de leurs prdcesseurs au ,x,i,ve et au ,x,ve sicle3 beauc\p d'influ5ces inconte/ables1 comme l'ext5sion ultrieure d'un luxe immodr1 l'emploi croissant des ma*9es1 la cond5sation progressive des ouvri]s1 etc41 expliqu5t aism5t ce tri/e rsultat4 ,a9si1 p5dant que d'+nieux progrs procurai5t aux plus pauvres artisans mod]nes des commodits inconnues leurs anctres1 ceux-ci avai5t probablem5t obt5u1 s\s la premire phase1 et mme s\s la seconde1 une plus complte satisfaction des premi]s beso9s physiques4 ,en outre1 le rappro*em5t plus frat]nel des entrepr5eurs et des travailleurs1 tant que la prpondrance des anci5nes classes avait cont5u suffisamm5t l'ambitieuse t5dance des premi]s sub/itu] leur dom9ation b\rgeoise celle des *efs fodaux1 procurait aussi aux populations ouvrires une meilleure exi/5ce morale1 o leur droits et leurs devoirs devai5t tre mo9s mconnus que s\s l'asc5dant ultrieur du dplorable gsme suscit p> l'ext5sion croissante d'un empirisme disp]sif4 ,plus on appr(ondira ce gr& sujet de mditations politiques1 mieux on s5tira1 en gnral1 que les intrts propres des classes infrieures conc\r5t spontanm5t auj\rd'hui avec les ncessits fondam5tales qu'une sa9e analyse hi/orique dvoile irrcusablem5t dans l'volution prp>atoire des socits mod]nes3 en sorte que le vu spculatif d'une rorganisation sy/matique1 lo9 de con/itu] une va9e utopie philosophique1 suivant l'aveugle dda9 de presque t\s les hommes d'tat1 t5d1 au contraire1 s'appuy] ncessairem5t sur un puissant in/9ct populaire1 qui n'a plus beso91 p\r tre conv5ablem5t c\t1 que de tr\v] enf9 des organes suffisamm5t rationnels4 ,il e/ donc c]ta9 dsormais1 s\s t\s les aspects pr9cipaux1 que l'volution sociale de l'indu/rie mod]ne n'a pu tre jusqu'ici que simplem5t prp>atoire3 elle a introduit de prcieux lm5s p\r un ordre rel et /able1 mais sans p\voir aucunem5t disp5s] de l'laboration directe d'une rorganisation ultrieure1 imprieusem5t exige p> de graves lacunes de/ructives1 t5dant arrt] le m\vem5t antrieur1 et t5ant l'esprit de spcialit disp]sive s\s lequel cette prp>ation avait d s'accomplir depuis le ,x,i,ve sicle4 ,comme ce cas e/ le plus important1 et aussi le plus conte/1 je devais y insi/] ici de manire rectifi] suffisamm5t les op9ions dom9antes1 af9 de mieux c>actris] l'ensemble de mon apprciation hi/orique4 ,mais il s]ait totalem5t sup]flu d't5dre le mme travail aux trois p>ties ess5tielles de l'volution spirituelle1 o les suites fune/es de la spcialisation drgle doiv5t tre auj\rd'hui naturellem5t vid5tes t\t lecteur vraim5t lev au po9t de vue de ce ,trait4 ,dans l'ordre e/htique1 il e/ clair que l'art1 radicalem5t dp\rvu de t\te direction gnrale et de t\te de/9ation sociale1 priv mme dsormais1 comme je l'ai montr1 du rgime factice qui a dirig son activit s\s la seconde phase1 et enf9 fatigu d'une va9e reproduction de sa fonction critique s\s la phase suivante1 att5d avec impati5ce une impulsion organique susceptible la fois de rgnr] sa propre vitalit et de dploy] ses m95s attributs sociaux3 jusque alors rduit une /rile agitation1 son essor vague et incohr5t n'a d'autre rsultat p]man5t que d'emp*] l'atrophie et l'oubli de facults indisp5sables l'humanit4 ,quant la philosophie proprem5t dite1 la nullit radicale o elle e/ tombe1 s\s la troisime phase1 p> une suite ncessaire de son irrationnel isolem5t1 n'a c]tes beso9 d'aucune n\velle explication3 une activit m5tale qui1 p> sa nature1 ne saurait avoir d'autre de/9ation que de dvelopp] rgulirem5t l'esprit d'ensemble1 se dgrade irrvocablem5t en se rduisant une spcialit isole1 quelque important qu'en p>aisse l'objet1 et surt\t qu& il e/ spontanm5t insp>able du sy/me enti] des connaissances relles4 ,enf91 relativem5t la sci5ce1 d'o seule peut cep5dant sortir le premi] pr9cipe d'une vraie rgnration1 d'abord m5tale1 puis sociale1 j'ai p>ticulirem5t tabli1 dans les trois premi]s volumes de cet ouvrage1 combi5 lui e/ dev5u fune/e1 p\r *aque bran*e fondam5tale de la philosophie naturelle1 le rgime purem5t spcial longtemps indisp5sable son essor c>actri/ique1 mais dont n\s avons reconnu ci-dessus le t]me ncessaire4 ,cette dsa/reuse influ5ce1 sur laquelle je devrai naturellem5t rev5ir au *apitre suivant1 a d mme se faire d'autant plus s5tir1 en gnral1 qu'elle s'appliquait une sci5ce plus avance1 et surt\t dans la philosophie inorganique1 o la nature du sujet p]met une spcialisation beauc\p plus disp]sive4 ,il suffit1 p> exemple1 de rappel] cet g>d les rem>ques du tome deuxime quant aux fluides fanta/iques de la physique actuelle1 qui n'y sont c]ta9em5t ma9t5us1 au gr& dtrim5t de la sci5ce1 depuis que leur fonction transitoire e/ suffisamm5t accomplie1 que d'aprs la vicieuse ducation des savans1 presque aussi dp\rvus que les arti/es de t\te direction vraim5t philosophique1 dont la seule p5se rpugne leur irrationnel in/9ct exclusif4 ,n\s avons mme reconnu que la plus p>faite des sci5ces naturelles proprem5t dites n'e/ pas1 beauc\p prs1 exempte de la dplorable influ5ce m5tale c>actri/ique d'un tel isolem5t1 qui1 y laissant spontanm5t dom9] encore l'anci5 esprit mtaphysique1 y ma9ti5t1 un c]ta9 degr1 une va9e t5dance aux notions absolues1 dont j'ai spcialem5t signal le dang] sci5tifique au sujet de ce qu'on appelle l'a/ronomie sidrale4 ,la sci5ce ma?matique1 d'aprs son indp5dance plus pr(onde1 comportant une disp]sion plus complte1 n\s a plus gravem5t manife/ les vices actuels de ce rgime purem5t provisoire1 qui1 p> sa vicieuse prolongation1 y a laiss tant de traces s5sibles de l'tat mtaphysique antrieur4 ,il suffit ici d'indiqu]1 ce sujet1 la mmorable ab]ration que la seconde phase a transmise la troisime sur la prt5due ?orie des probabilits1 qui1 dans son ensemble1 sauf les travaux analytiques dont elle a pu tre l'occasion1 ne con/itue rellem5t qu'un dplorable abus de l'esprit ma?matique1 t5ant l'irrationnel isolem5t sci5tifique des gomtres mod]nes1 qui les emp*e de s5tir la pr(onde absurdit d'une conception directem5t contraire au pr9cipe de l'inv>iabilit des lois naturelles1 premire base ncessaire de t\te la philosophie positive4 ,quoique t\s ces div]s inconvni5s ne fuss5t po9t encore ple9em5t dvelopps au temps o s'arrte l'apprciation hi/orique du *apitre actuel1 ils y tai5t cep5dant imm95s1 comme je l'ai expliqu p> l'indication mme des motifs indirects et passag]s qui en ont spontanm5t cont5u l'essor la f9 de la troisime phase4 ,il tait donc conv5able de les rappel] ici sommairem5t1 af9 d'tablir nettem5t1 env]s l'volution sci5tifique comme p\r t\tes les autres1 que le rgime de spcialit s\s lequel a d s'accomplir son dveloppem5t prp>atoire e/ dev5u dsormais impropre dirig] conv5ablem5t son essor df9itif1 et t5d mme directem5t entrav] ses progrs spculatifs aussi bi5 que son influ5ce sociale3 c'e/ d'ailleurs au *apitre suivant qu'app>ti5t l'apprciation directe des pr9cipaux dang]s1 intellectuels ou politiques1 raliss auj\rd'hui p> le dveloppem5t effectif d'une telle an>*ie philosophique4 ,n\s devons1 en outre1 not] ici1 comme une rem>que relative la troisime phase1 que1 suivant nos explications antrieures1 la prp>ation sci5tifique n'y tait pas mme1 beauc\p prs1 suffisamm5t complte1 puisqu'elle n'avait pu encore faire conv5ablem5t surgir la sci5ce biologique1 plus ncessaire qu'aucune autre l'action sociale de la philosophie positive3 la leon suivante indiqu]a naturellem5t la grave influ5ce de cette lacune fondam5tale1 qui a ncessairem5t prolong la p]nicieuse dom9ation de la philosophie mtaphysique4 ,tel e/ donc le rsultat gnral de l'indisp5sable laboration hi/orique propre ce long *apitre3 dans t\te l't5due de la gr&e rpublique europenne1 l'heureux essor prlim9aire des n\veaux lm5s sociaux con/itue1 depuis le moy5 ge1 un m\vem5t univ]sel de recomposition p>tielle1 de/9 conc\rir avec le m\vem5t simultan de dcomposition politique1 tudi au *apitre prcd5t1 af9 de faire sortir1 de leur 9vitable comb9aison1 la rgnration f9ale de l'humanit2 mais1 en mme temps1 la spcialit disp]sive qui devait c>actris] ces div]ses progressions positives a naturellem5t t5du emp*]1 *ez les classes asc5dantes1 t\t dveloppem5t de l'esprit d'ensemble1 p5dant que la progression ngative l't\ffait aussi de plus en plus *ez les p\voirs en dcad5ce4 ,c'e/ a9si que1 l'avnem5t ncessaire de la gr&e crise prp>e p> cette d\ble srie de progrs1 aucune vue gnrale du pass1 et p> suite aucune sa9e apprciation de l'av5ir n'ont pu t5dre nulle "p clair] suffisamm5t une situation pr(ondm5t confuse1 qui1 aprs un demi-sicle d'orageux ttonnem5s1 flotte encore1 presque autant qu'au db1 entre une inv9cible av]sion du sy/me anci5 et une vague impulsion v]s une rorganisation indt]m9e1 comme l'tablira la leon suivante1 o n\s reconnatrons enf9 l'aptitude spontane de la n\velle philosophie politique imprim] cet imm5se branlem5t la direction sy/matique qui peut seule p]mettre la fois d'en cont5ir les imm95s dang]s et d'en ralis] les admirables proprits4 ,,c9quante-,,septi,,me ,,le,,on4 ,apprciation gnrale de la portion dj accomplie de la rvolution franaise ou europenne4--,dt]m9ation rationnelle de la t5dance f9ale des socits mod]nes1 d'aprs l'ensemble du pass huma93 tat ple9em5t positif1 ou ge de la gnralit1 c>actris p> une n\velle prpondrance normale de l'esprit d'ensemble sur l'esprit de dtail4 ,le conc\rs fondam5tal des deux *apitres prcd5s fait spontanm5t reconnatre que les deux m\vem5s simultans de dcomposition politique et de recomposition sociale1 dont la conv]g5ce ncessaire devait1 depuis le ,x,i,ve sicle1 t\j\rs c>actris] les socits mod]nes1 ne p\vai5t1 malgr leur intime solid>it1 s'accomplir avec la mme rapidit3 en sorte que1 v]s la f9 de notre troisime phase1 la progression ngative se tr\vait dj assez avance p\r mettre en vid5ce l'imm95t beso9 de la rorganisation f9ale1 qu& l'imp]fection de la progression positive emp*ait encore de concevoir suffisamm5t la vraie nature d'une telle rgnration4 ,cette 9vitable disp>it con/itue rellem5t la pr9cipale cause de la vicieuse direction suivie jusqu' prs5t p> l'imm5se crise rvolutionnaire o devait alors ab\tir ce d\ble m\vem5t univ]sel1 et dans laquelle l'esprit critique dut a9si cons]v] provisoirem5t un asc5dant incompatible avec la de/9ation ess5tiellem5t organique de la n\velle laboration europenne4 ,mais1 malgr les graves dang]s inhr5s une telle discordance radicale entre le pr9cipe et le b1 l'influ5ce1 mme intellectuelle1 et surt\t sociale1 de cet branlem5t vraim5t fondam5tal n'tait pas mo9s d'abord aussi ple9em5t indisp5sable que sa ncessit dut tre insurmontable1 quoiqu'il n'ait pu manife/] encore conv5ablem5t le vrai c>actre qui doit lui app>t5ir dans l'ensemble de l'volution mod]ne4 ,sans cette salutaire explosion1 dvoilant enf9 t\s les yeux la dcomposition *ronique d'o elle rsultait1 l'impuissante caducit du rgime anci5 s]ait re/e pr(ondm5t dissimule1 de manire entrav] radicalem5t la m>*e politique de l'lite de l'humanit1 en c>tant t\te ide d'une vritable rorganisation1 qui et cont9u sembl] vulgairem5t aussi sup]flue qu'impossible2 tant notre faible intellig5ce e/ communm5t dispose se cont5t] des mo9dres app>5ces organiques1 p\r se disp5s] des gr&s ef=ts qu'exige t\j\rs la conception d'un ordre n\veau4 ,en mme temps1 l'essor progressif des mod]nes lm5s sociaux s]ait demeur ess5tiellem5t inapprciable s\s la va9e prpondrance des antiques p\voirs2 et l'esprit d'ensemble1 qui seul manque encore leur asc5sion f9ale1 n'y aurait jamais pu dev5ir autrem5t dveloppable4 ,cette crise dcisive tait donc indisp5sable p\r signal] conv5ablem5t t\s les peuples avancs l'avnem5t direct de la rgnration f9ale graduellem5t prp>e p> le gr& m\vem5t univ]sel des c9q sicles antrieurs3 il fallait mme qu'une expri5ce sol5nelle vnt aussi faire immdiatem5t ressortir l'impuissance organique des pr9cipes critiques qui avai5t prsid la dcomposition du sy/me anci51 p\r con/at] suffisamm5t l'insurmontable ncessit d'une n\velle laboration de la philosophie politique4 ,quoique1 d'aprs l'ensemble de notre apprciation hi/orique1 cette situation fondam5tale ft ess5tiellem5t commune t\tes les div]ses p>ties de la gr&e rpublique europenne1 les deux leons prcd5tes n\s ont cep5dant montr entre elles une 9galit trs-prononce1 soit quant la dcad5ce plus ou mo9s pr(onde du rgime antique1 soit relativem5t la prp>ation plus ou mo9s complte de l'ordre n\veau4 ,s\s l'un et l'autre aspect1 n\s avons ple9em5t reconnu que les pr9cipales diffr5ces avai5t d dp5dre de la direction gnrale que les influ5ces nationales avai5t spontanm5t imprime la mmorable conc5tration temporelle propre aux deux d]nires phases de l'volution mod]ne1 suivant qu'elle y avait ab\ti la dictature mon>*ique1 ord9airem5t seconde p> l'esprit ca?olique1 ou la dictature ari/ocratique1 presque t\j\rs comb9e avec l'asc5dant du prote/antisme4 ,quels que soi5t1 div]s g>ds1 les irrcusables avantages p>ticuli]s ce d]ni] mode1 j'ai suffisamm5t tabli que le premi] avait d tre f9alem5t beauc\p plus favorable soit l'irrvocable ext9ction de l'ordre anci51 soit l'essor dcisif des n\veaux lm5s sociaux4 ,enf91 la comp>aison graduelle des pr9cipaux cas relatifs au mode normal1 n\s a naturellem5t dmontr la supriorit gnrale de l'volution franaise1 videmm5t dev5ue1 s\s la d]nire phase1 le c5tre df9itif du m\vem5t univ]sel1 aussi bi5 positif que ngatif4 ,l'ass]vissem5t de l'ari/ocratie avait1 de t\te ncessit1 bi5 plus radicalem5t dtruit1 en ,france1 l'anci5 sy/me politique1 que n'avait pu le faire1 en ,anglet]re1 l'abaissem5t de la royaut3 en mme temps1 le passage direct de la situation ple9em5t ca?olique l'entire mancipation m5tale avait d dev5ir m9emm5t favorable l'essor dcisif des intellig5ces franaises1 a9si heureusem5t prs]ves de la dang]euse in]tie que la transition prote/ante avait d imprim] aux esprits anglais4 ,quoique l'activit indu/rielle et t1 sans d\te1 mo9s dveloppe dj en ,france qu'en ,anglet]re1 l'influ5ce sociale du n\vel lm5t temporel y tait cep5dant plus nette et mme plus gr&e1 en tant que beauc\p mieux dgage de la prpondrance ari/ocratique4 ,dans l'ordre spirituel1 le dveloppem5t e/htique de la nation franaise1 malgr son inconte/able infriorit env]s celui de la population itali5ne1 tait c]ta9em5t plus avanc1 quant la plup>t des arts1 qu'il ne p\vait l'tre en ,anglet]re2 cette supriorit tait aussi1 en gnral1 plus irrcusable encore relativem5t l'essor sci5tifique et son univ]selle propagation1 quelque imp>faite qu'elle soit jusqu'ici2 et1 enf91 il e/ surt\t s5sible que l'esprit philosophique proprem5t dit tait ds lors bi5 plus dgag en ,france que p>t\t ailleurs de l'anci5 rgime ?ologico-mtaphysique1 et beauc\p plus rappro* d'une vraie positivit rationnelle1 exempte la fois de l'empirisme anglais et du my/icisme allem&4 ,a9si1 la d\ble base d'apprciation comp>ative1 galem5t positive et ngative1 que n\s a spontanm5t prp>e l'tude appr(ondie de l'ensemble de l'volution mod]ne1 explique directem5t1 de la manire la plus irrcusable1 la haute initiative videmm5t rs]ve la ,france dans la gr&e crise f9ale de la socit occid5tale3 en sorte qu'une telle dmon/ration hi/orique ne s]a1 j'espre1 jamais s\ponne d'aucune irrationnelle influ5ce des va9es inspirations nationales dont je crois m'tre montr suffisamm5t affran*i2 le conc\rs naturel des deux progressions gnrales con/itue surt\t1 cet g>d1 une puissance logique vraim5t irrsi/ible4 ,mais1 s'il importe beauc\p de reconnatre conv5ablem5t cette priorit ncessaire1 il e/ encore plus indisp5sable de n'en po9t exagr] vicieusem5t la notion gnrale jusqu' reg>d] un tel m\vem5t comme p>ticuli] la nation franaise1 qui au contraire n'a pu c]ta9em5t y manife/] qu'une simple antriorit spontane1 ess5tiellem5t analogue celle que l',italie1 l',espagne1 l',allemagne1 la ,holl&e1 et l',anglet]re avai5t t\r t\r prs5te aux poques antrieures du dveloppem5t europen4 ,c'e/ ce qui rsulte ncessairem5t1 comme le c\rs naturel des vnem5s l'a si bi5 confirm1 de l'id5tit politique fondam5tale propre aux div]ses p>ties de la gr&e rpublique occid5tale1 qui1 depuis sa con/itution directe s\s ,*>lemagne1 intgralem5t assujettie au rgime ca?olique et fodal1 en a uni=mm5t subi les pr9cipales consqu5ces ultrieures1 soit quant la dissolution graduelle du sy/me ?ologique et militaire1 soit p\r l'laboration progressive des n\veaux lm5s sociaux1 suivant les explications des deux *apitres prcd5s4 ,du re/e1 la pr(onde sympa?ie que tr\va *ez t\tes ces populations le db de la rvolution franaise1 et que n'ont pu mme dtruire les graves ab]rations ultrieures1 et seule suffisamm5t con/at l'univ]salit ncessaire d'un tel m\vem5t1 o la ,france avait si bi5 s5ti1 ds l'orig9e1 qu'elle ne p\vait avoir d'autre privilge que le prilleux honneur de l'indisp5sable initiative qui lui tait videmm5t rs]ve p> l'ensemble des antcd5ts europens4 ,il e/ d'ailleurs c]ta9 que les conditions intellectuelles et politiques qui dt]m9ai5t surt\t une telle initiative1 se tr\vai5t1 en gnral1 spontanm5t secondes p> les dispositions morales propres la nation franaise1 soit d'aprs la noble mulation qui1 depuis les croisades1 l'avait si s\v5t p\sse se r5dre l'organe ds9tress des pr9cipaux beso9s communs la gr&e association europenne1 soit en v]tu des s5tim5s habituels de sociabilit univ]selle dont l'attrait cont9u inspirait naturellem5t t\tes les populations civilises une confiance involontaire1 et faisait p>t\t reg>d] avec prdilection le sj\r de la ,france1 *ez t\s ceux qui n'tai5t po9t exclusivem5t livrs l'activit pratique4 ,ce gr& branlem5t1 qu'indiquait si clairem5t la vraie situation gnrale1 et dont le press5tim5t plus ou mo9s di/9ct n'avait po9t1 en effet1 *app1 depuis un sicle1 la pntration des pr9cipaux p5seurs1 avait t spcialem5t annonc1 v]s la f9 de la troisime phase mod]ne1 d'aprs trois vnem5s de div]se nature et d'9gale importance1 mais1 cet g>d1 p>eillem5t expressifs4 ,le premi] et le plus dcisif fut assurm5t la mmorable abolition des jsuites1 comm5ce l mme o la politique rtrograde organise s\s leur influ5ce avait d tre le plus pr(ondm5t enrac9e1 et complte p> la sanction sol5nelle du p\voir mme qu'une telle politique t5dait rtablir dans son antique suprmatie europenne4 ,ri5 ne p\vait1 sans d\te1 mieux c>actris] l'irrvocable caducit de l'anci5 sy/me social que cette aveugle de/ruction de la seule puissance susceptible d'en ret>d]1 un c]ta9 degr1 l'imm95t dcl94 ,un tel vnem5t1 le plus capital1 t\s g>ds1 qui ft surv5u1 en occid5t1 depuis le prote/antisme1 tait d'autant mo9s quivoque qu'il s'accomplissait a9si sans aucune p>ticipation directe de la philosophie ngative1 qui1 avec une app>5te indiffr5ce1 se bornait y contempl] le jeu spontan des mmes animosits intrieures d'o tait p>t\t rsulte1 s\s la premire phase1 la dcomposition politique du ca?olicisme1 soit d'aprs l'ombrageux in/9ct des rois contre t\te indp5dance sac]dotale1 soit p> suite de l'incurable rpugnance des div]s cl]gs nationaux env]s t\te direction vraim5t c5trale4 ,le sy/me de rsi/ance rtrograde1 si pniblem5t labor s\s la seconde phase1 se montra ds lors tellem5t ru9 que ses plus indisp5sables conditions avai5t cess d'tre suffisamm5t comprises des pr9cipaux p\voirs de/9s y coopr]1 et qui1 s\s l'aveugle impulsion de frivoles jal\sies inte/9es1 se laissai5t entran] bris] eux-mmes le li5 le plus ess5tiel de leur commune opposition l'mancipation univ]selle4 ,quant au second symptme prcurseur1 il rsulta1 peu de temps aprs le premi]1 du gr& essai de r=mation si va9em5t t5t s\s le clbre m9i/re de ,turgot1 dont l'9vitable avortem5t v9t faire unanimem5t ressortir1 soit le beso9 d'innovations plus radicales et plus t5dues1 soit surt\t l'vid5te ncessit d'une n]gique int]v5tion populaire contre les abus inhr5s la politique rtrograde qui dom9ait depuis le comm5cem5t de la troisime phase1 et dont la royaut1 malgr quelques favorables incl9ations p]sonnelles1 se reconnaissait p>-l impuissante cont5ir les imm95s dang]s1 quoique elle-mme les et a9si sol5nellem5t proclams4 ,enf91 la fameuse rvolution d',amrique v9t bi5tt f\rnir une occasion capitale de tmoign] spontanm5t l'univ]selle disposition des esprits franais un branlem5t dcisif1 en indiquant mme dj la t5dance c>actri/ique le concevoir comme une crise ess5tiellem5t commune t\te l'humanit civilise4 ,on se =me1 en gnral1 une trs-fausse ide de cette clbre coopration1 o la ,france assurm5t1 mme s\s le rapport moral1 dut apport] beauc\p plus qu'elle ne put recevoir1 surt\t en dposant les g]mes directs d'une ple9e mancipation philosophique *ez les populations les plus eng\rdies p> le prote/antisme4 ,n\s retr\v]ons1 en effet1 ci-dess\s la vritable influ5ce politique propre l'insurrection amrica9e1 comme premire phase capitale de la de/ruction ncessaire du sy/me colonial4 ,mais1 quant son efficacit si vante p\r prp>] la gr&e rvolution franaise1 elle dut ess5tiellem5t se rduire1 en ralit1 p]mettre directem5t la manife/ation spontane de l'impulsion dcisive imprime aux populations les plus avances p> l'ensemble de l'branlem5t philosophique du sicle d]ni]1 a9si que l'et fait1 sans d\te1 dfaut d'une telle occasion1 t\t autre vnem5t majeur4 ,spontanm5t rsulte de l'irrvocable dcomposition cont9ue du rgime anci51 cette imm5se crise se prs5te hautem5t1 ds son db1 comme tant surt\t de/9e une rgnration directe1 p\r laquelle t\te opration purem5t ngative1 quelque indisp5sable qu'elle ft1 ne p\vait jamais con/itu] qu'un simple prambule accessoire4 ,mais1 d'aprs les deux *apitres prcd5s1 cette int5tion pr(ondm5t organique1 qui se manife/e avec n]gie dans les div]ses conceptions rvolutionnaires1 n'y p\vait tre aucunem5t ralise1 faute d'une doctr9e conv5able1 susceptible de dirig] sagem5t ces vux indt]m9s4 ,l'9vitable abs5ce de t\t c>actre vraim5t politique dans les div]ses volutions p>tielles et empiriques relatives au dveloppem5t spontan des n\veaux lm5s sociaux1 ne p\vait d'abord nullem5t p]mettre1 comme n\s l'avons reconnu1 la ju/e apprciation gnrale de l'ordre f9al v]s lequel t5dait in/9ctivem5t leur conv]g5ce ncessaire1 et dont la nature re/e encore auj\rd'hui si confusm5t s\ponne4 ,p> une suite irrsi/ible de cette lacune fondam5tale1 la mtaphysique ngative qui1 depuis c9q sicles1 avait graduellem5t prsid au m\vem5t de dcomposition pralable1 et dont l'entire sy/matisation v5ait enf9 de dt]m9] l'explosion dcisive1 con/ituait donc videmm5t la seule doctr9e qui dt alors sembl] applicable la rorganisation univ]selle1 quoique son propre esprit ft rellem5t contradictoire cette n\velle de/9ation4 ,c'e/ a9si que t\tes les intellig5ces actives fur5t d'abord ncessairem5t entranes dvelopp] plus que jamais l'asc5dant des pr9cipes purem5t critiques1 en les conv]tissant en une sorte de conceptions organiques1 l'in/ant mme o leur (fice provisoire tant ess5tiellem5t accompli1 leur prpondrance passagre semblait devoir rationnellem5t cess]4 ,s\s une telle influ5ce1 la socit ne p\vant encore manife/] aucune t5dance c>actri/ique v]s une rnovation suffisamm5t dt]m9e1 t\tes les t5tatives de rorganisation1 au lieu de *ang] conv5ablem5t la nature et la de/9ation des p\voirs sociaux1 ne devai5t ab\tir qu' morcel] ou limit]1 et t\t au plus dplac] les anci5nes autorits1 de manire y entrav] de plus en plus t\te action relle1 en voyant t\j\rs dans des re/rictions plus compltes l'uni=me solution des n\velles difficults politiques4 ,c'e/ alors que l'esprit mtaphysique1 enf9 librem5t dvelopp1 con/amm5t p\ss1 selon sa nature1 voir p>t\t de simples que/ions de =me1 comm5ce ralis] directem5t sa conception de la socit comme indf9im5t livre1 sans aucune impulsion propre et indp5dante1 l'9puisable succession de ses va9s essais con/itutionnels4 ,mais1 quels que duss5t tre les graves dang]s de cette imm5se illusion politique1 qui attribuait des pr9cipes purem5t ngatifs une de/9ation m9emm5t organique1 il importe de reconnatre qu'aucune ab]ration philosophique n'avait jamais pu tre aussi ple9em5t excusable1 d'aprs les motifs videmm5t irrsi/ibles qui ne p]mettai5t pas plus d'en lud] l'application active que d'en vit] l'essor m5tal4 ,outre qu'un long usage antrieur avait r5du les conceptions critiques seules suffisamm5t familires t\s les esprits1 il e/ clair que1 sans p\voir f\rnir aucune vue relle sur la rorganisation sociale1 elles en =mulai5t du mo9s1 leur manire1 les plus indisp5sables conditions gnrales1 qui ne p\vai5t alors tr\v] d'organes plus rationnels4 ,a9si1 d'aprs l'irrcusable ncessit de quitt] enf9 un rgime dev5u radicalem5t ho/ile l'volution fondam5tale de l'humanit1 il fallait bi5 rec\rir aux seuls pr9cipes susceptibles1 dans une telle situation1 de faire univ]sellem5t entrevoir la rgnration sociale1 quelque confuse et vicieuse apprciation qu'ils duss5t d'ailleurs conduire4 ,en un mot1 les mmes motifs gnraux qui1 suivant les explications directes du qu>ante-sixime *apitre1 dmontr5t encore le beso9 actuel de la doctr9e critique1 jusqu' l'avnem5t d'une doctr9e vraim5t organique1 devai5t1 bi5 plus =te raison1 ju/ifi] son active prpondrance1 en un temps o la vritable t5dance f9ale de la sociabilit mod]ne devait tre bi5 mo9s apprciable4 ,il faut aussi reconnatre que cette entire application politique de la mtaphysique ngative tait d'abord indisp5sable p\r c>actris] suffisamm5t son impuissance organique1 de manire faire enf9 conv5ablem5t ressortir la ncessit de n\velles conceptions vraim5t positives1 spcialem5t propres dirig] le m\vem5t de rorganisation1 que1 malgr cette expri5ce dcisive1 beauc\p d'esprits p]si/5t auj\rd'hui ratta*] exclusivem5t aux dogmes critiques1 faute d'une sa9e ?orie hi/orique sur l'ensemble de l'volution huma9e4 ,l'indisp5sable asc5dant social a9si mom5tanm5t rs]v la doctr9e critique1 devait naturellem5t dt]m9] le triomphe politique des mtaphysici5s et des lgi/es qui en avai5t t jusque alors les organes ncessaires4 ,mais1 p\r apprci] conv5ablem5t1 cet g>d1 la vraie situation gnrale1 il faut ma9t5ant complt] l'explication1 comm5ce au c9quante-c9quime *apitre1 sur la mmorable trans=mation qu'avait d subir1 v]s le milieu de la troisime phase mod]ne1 l'influ5ce mtaphysique proprem5t dite1 dsormais passe des purs docteurs aux simples littrateurs1 lorsque l'branlem5t intellectuel avait d surt\t se rduire la seule propagation univ]selle d'une laboration ngative dj suffisamm5t sy/matise4 ,cette 9vitable dgnration spirituelle propre la transition critique1 dut1 en effet1 ncessairem5t dt]m9]1 dans l'ordre temporel1 au db de la gr&e crise que n\s apprcions1 une dgradation ess5tiellem5t quival5te1 qui transmit aux avocats la prpondrance politique aup>avant obt5ue p> les juges1 ds lors relgus1 d'une manire de plus en plus subalt]ne1 leurs fonctions spciales1 t&is que les avocats1 s'levant1 au contraire1 au-dessus de leurs oprations prives1 s'emp>ai5t graduellem5t de l'univ]selle direction des affaires publiques4 ,une telle modification devait1 de "p et d'autre1 naturellem5t c>actris] l'enti] asc5dant de la doctr9e critique4 ,si1 comme n\s l'avons reconnu1 les littrateurs tai5t seuls propres l'active propagation d'une philosophie ngative qu'ils n'aurai5t pu con/ruire1 il e/ encore plus vid5t que les avocats1 d'aprs les habitudes mmes de libre divagation qui les di/+u5t ord9airem5t des juges1 devai5t alors dev5ir exclusivem5t aptes dvelopp] suffisamm5t l'entire application politique d'une mtaphysique rvolutionnaire dont les pr9cipales conceptions avai5t d tre pralablem5t labores p> des intellig5ces plus consi/antes4 ,on conoit d'ailleurs que les juges1 comme les docteurs1 s'tant enf9 p>t\t incorpors intimem5t au rgime anci51 s\s l'influ5ce des modifications qu'ils y avai5t dt]m9es dans le c\rs des deux premires phases mod]nes1 les avocats devai5t naturellem5t obt5ir1 a9si que les littrateurs1 la confiance populaire longtemps accorde aux premi]s organes de la transition critique4 ,qu& les hautes spculations politiques semblai5t rductibles de simples comb9aisons de =mes1 de/9es contrl] ou circonscrire des p\voirs indt]m9s1 p\r rgnr] une socit suppose indf9im5t modifiable p> l'action lgislative1 aucune classe ne p\vait c]ta9em5t tre aussi apte que celle des avocats une telle laboration mtaphysique1 dont un ex]cice j\rnali] leur r5dait spontanm5t familires les pr9cipales fictions con/itutionnelles4 la concevoir durable1 cette d\ble organisation f9ale propre la transition critique con/itu]ait1 sans d\te1 une pr(onde dgradation sociale1 en confrant le pr9cipal asc5dant des classes aussi compltem5t dp\rvues1 p> leur nature1 de t\tes convictions relles et /ables1 et p> suite non mo9s ncessairem5t exposes la dmoralisation politique qu'trangres t\te sa9e apprciation m5tale d'une "q quelconque4 ,mais1 en v]tu mme d'une telle transmission de l'influ5ce critique des organes plus subalt]nes et mo9s respectables que les docteurs et les juges qui l'avai5t longtemps dirige1 il dev5ait vid5t que cette action transitoire tait dsormais p>v5ue son d]ni] t]me ess5tiel1 c>actris p> cet (fice vraim5t extrme qui consi/ait dvelopp] activem5t l'entire application organique de la mtaphysique ngative1 dont l'inaptitude fondam5tale1 une fois directem5t dvoile p> une expri5ce ple9em5t dcisive1 devait naturellem5t entran] bi5tt l'univ]selle dconsidration des deux classes co-relatives a9si sol5nellem5t juges1 et qui1 en effet1 ne prolong5t encore leur /rile et dang]euse prpondrance que p> suite d'une dplorable cont9uation de la mme lacune philosophique relativem5t la vraie ?orie de l'volution mod]ne4 ,ayant ici assez exam9 d'abord la direction ncessaire1 ensuite le sige pr9cipal1 et enf9 les ag5s spciaux de l'imm5se crise rvolutionnaire1 n\s devons ma9t5ant procd]1 d'aprs l'ensemble de notre ?orie hi/orique1 une sommaire apprciation philosophique de son accomplissem5t gnral4 ,il suffit1 p\r cela1 d'y di/+u] successivem5t deux degrs naturels1 l'un simplem5t prp>atoire1 l'autre ple9em5t c>actri/ique1 s\s la conduite respective de nos deux gr&es assembles nationales4 ,dans le degr initial1 le beso9 de rgnration1 encore trop vaguem5t ress5ti1 semble p\voir se concili] avec une c]ta9e cons]vation indf9ie du rgime anci51 rduit ses dispositions les plus fondam5tales1 et dgag1 autant que possible1 de t\s les abus secondaires4 ,quoique cette premire poque soit communm5t juge mo9s mtaphysique que la seconde1 les illusions politiques y tai5t cep5dant bi5 plus pr(ondes1 d'aprs une t5dance absolue aux comb9aisons les plus contradictoires2 on y tait c]ta9em5t plus loign d'aucune sa9e apprciation gnrale de la situation sociale2 l'abs5ce de t\te doctr9e relle y conduisait davantage l'intime confusion du g\v]nem5t moral avec le g\v]nem5t politique2 p> suite1 enf91 un irrationnel esprit rglem5taire y obt5ait une ext5sion plus arbitraire1 et y conduisait de plus compltes dceptions sur l't]nelle dure des in/itutions les mo9s /ables3 en un mot1 jamais position aussi provisoire n'a pu p>atre aussi df9itive4 ,suivant notre ?orie hi/orique1 en v]tu de l'entire cond5sation antrieure des div]s lm5s du rgime anci5 aut\r de la royaut1 il e/ clair que l'ef=t primordial de la rvolution franaise p\r quitt] irrvocablem5t l'antique organisation devait ncessairem5t consi/] dans la lutte directe de la puissance populaire contre le p\voir royal1 dont la prpondrance c>actrisait seule un tel sy/me depuis la f9 de la seconde phase mod]ne4 ,or1 quoique cette poque prlim9aire n'ait pu avoir1 en effet1 d'autre de/9ation politique que d'am5] graduellem5t l'lim9ation pro*a9e de la royaut1 que les plus h>dis novateurs n'aurai5t d'abord os concevoir1 il e/ rem>quable que la mtaphysique con/itutionnelle rvait alors1 au contraire1 l'indissoluble union du pr9cipe mon>*ique avec l'asc5dant populaire1 comme celle de la con/itution ca?olique avec l'mancipation m5tale4 ,d'aussi incohr5tes spculations ne mrit]ai5t auj\rd'hui aucune att5tion philosophique1 si on n'y devait voir le premi] tmoignage direct d'une ab]ration gnrale qui ex]ce encore la plus dplorable influ5ce p\r dissimul] radicalem5t la vraie nature de la rorganisation mod]ne1 en rduisant cette rgnration fondam5tale une va9e imitation univ]selle de la con/itution transitoire p>ticulire l',anglet]re4 ,telle fut1 en effet1 l'utopie politique des pr9cipaux *efs de l'assemble con/ituante2 et ils en p\rsuivir5t c]ta9em5t la ralisation directe autant que le comportait alors sa contradiction radicale avec l'ensemble des t5dances c>actri/iques de la sociabilit franaise4 ,c'e/ donc ici le lieu naturel d'appliqu] immdiatem5t notre ?orie hi/orique l'apprciation rapide de cette dang]euse illusion2 quoiqu'elle ft1 en elle-mme1 trop grossire p\r exig] aucune analyse spciale1 la gravit de ses consqu5ces m'engage signal] au lecteur les pr9cipales bases de cet exam51 qu'il p\rra d'ailleurs spontanm5t dvelopp] sans difficult d'aprs les explications propres aux deux *apitres prcd5s4 ,l'abs5ce de t\te sa9e philosophie politique fait d'abord concevoir aism5t p> quel entranem5t empirique a t naturellem5t dt]m9e une telle ab]ration1 qui c]tes devait tre pr(ondm5t 9vitable puisqu'elle a pu compltem5t sduire la raison mme du gr& ,montesquieu1 bi5 qu'elle dt assurm5t dev5ir beauc\p mo9s excusable s\s la lum9euse indication que l'branlem5t rvolutionnaire t5dit rp&re avec tant d'n]gie sur l'ensemble de la situation mod]ne4 ,p> suite1 en effet1 de la diffr5ce que j'ai suffisamm5t explique quant la m>*e comp>ative de la dcomposition politique en ,france et en ,anglet]re1 il e/ clair que ces deux modes gnraux de la progression ngative tai5t1 p> leur nature1 mutuellem5t complm5taires1 puisque leur comb9aison hypo?tique et aussitt dt]m9 l'entire abolition du rgime anci51 o1 aprs une commune absorption temporelle du p\voir spirituel1 *acun d'eux avait radicalem5t subalt]nis l'un ou l'autre des deux gr&s lm5s temporels4 ,d'aprs cette inconte/able apprciation in/9ctive1 l'empirisme mtaphysique devait donc conduire p5s]1 au db de la crise f9ale1 que1 p\r dtruire totalem5t l'antique organisme1 il suffisait de jo9dre l'ext9ction franaise de la puissance ari/ocratique l'abaissem5t anglais du p\voir mon>*ique4 ,telle e/ la filiation ple9em5t naturelle qui devait1 dans le d]ni] sicle1 dispos] les esprits franais l'imitation irrfl*ie du type anglais2 de mme que1 rciproquem5t1 elle t5d auj\rd'hui faire spontanm5t prvaloir1 *ez l'cole rvolutionnaire anglaise1 la considration du mode franais3 c> *acun des deux cas se tr\vait a9si possd] ncessairem5t1 quant la progression ngative1 les proprits qui manquai5t l'autre1 sans qu'il puisse d'ailleurs exi/] entre eux1 s\s ce rapport1 aucune vritable quival5ce1 suivant les explications directes du c9quante-c9quime *apitre4 ,mais1 p> une tude plus appr(ondie1 que p\vait seule dt]m9] une sa9e ?orie fondam5tale de l'ensemble de l'volution mod]ne1 ce gr& rappro*em5t hi/orique et1 au contraire1 conduit1 en ,france1 manife/] aussitt la pr(onde irrationnalit d'une semblable imitation1 en faisant s5tir que le m\vem5t franais avait t pr9cipalem5t dirig contre l'lm5t politique dont la prpondrance graduelle avait imprim au m\vem5t anglais le c>actre m9emm5t spcial qu'on v\lait a9si va9em5t introduire dans un t\t autre milieu social4 ,aucune subtilit mtaphysique ne saurait dsormais emp*] de reconnatre sans inc]titude1 d'aprs une ju/e apprciation hi/orique1 que la con/itution p>lem5taire propre la transition anglaise fut ncessairem5t le rsultat spontan et local de la nature exceptionnelle que devait pr5dre1 en un tel milieu1 la dictature temporelle v]s laquelle t5dait p>t\t1 s\s la seconde phase mod]ne1 la dcomposition gnrale du rgime ca?olique et fodal1 comme je l'ai prcdemm5t expliqu4 ,son orig9e effective1 qu'une clbre ab]ration ratta*e aux antiques =ts saxonnes1 se tr\ve donc immdiatem5t1 de mme qu'en t\t autre cas politique1 dans l'ensemble de la situation sociale correspondante1 conv5ablem5t analyse depuis le moy5 ge4 ,ceux qui1 contre t\te prescription rationnelle1 s'ob/9]ai5t y voir une imitation quelconque1 s]ai5t obligs d'en emprunt] le type rel de semblables situations antrieures1 et se tr\v]ai5t a9si conduits des rappro*em5s =t loigns des op9ions actuellem5t dom9antes4 ,on peut rem>qu]1 en effet1 que le rgime vniti51 ple9em5t c>actris la f9 du ,x,i,ve sicle1 con/itue c]ta9em5t1 t\s g>ds1 le sy/me politique le plus analogue l'ensemble du g\v]nem5t anglais1 considr s\s la =me df9itive qu'il dut pr5dre trois sicles aprs3 cette similitude ncessaire rsulte videmm5t d'une p>eille t5dance fondam5tale de la progression sociale v]s la dictature temporelle de l'lm5t ari/ocratique4 ,il e/ mme inconte/able que1 p> suite de la div]sit des temps1 le type vniti5 dut tre beauc\p plus complet que le mode anglais1 comme assurant l'ari/ocratie dirigeante une prpondrance bi5 plus prononce1 soit sur le p\voir c5tral1 soit sur la puissance populaire4 ,la seule diffr5ce capitale que devai5t (frir les de/9es comp>atives de ces deux rgimes p>eillem5t transitoires 7et dont le second1 =m une poque plus avance de la dcomposition politique1 ne saurait c]tes prt5dre la mme dure totale que le premi]71 consi/e en ce que l'indp5dance de ,v5ise devait naturellem5t disp>atre s\s la dcad5ce ncessaire de son g\v]nem5t spcial1 t&is que la nationalit anglaise doit heureusem5t re/] t\t fait intacte au milieu de l'9vitable dislocation de sa con/itution provisoire4 ,quoi qu'il en soit d'ailleurs d'une telle comp>aison1 qui m'a sembl propre mieux c>actris] mon apprciation hi/orique du sy/me anglais1 en excluant du re/e t\te ide quelconque d'imitation effective1 il demeure inconte/able que1 malgr les va9es ?ories mtaphysiques imag9es aprs c\p sur la *imrique pondration des div]s p\voirs1 la prpondrance spontane de l'lm5t ari/ocratique a d f\rnir1 en ,anglet]re comme ,v5ise1 le pr9cipe univ]sel d'un tel mcanisme politique1 dont le m\vem5t rel s]ait assurm5t incompatible avec cet quilibre fanta/ique4 cette condition fondam5tale d'un p>eil rgime1 il en faut jo9dre deux autres =t importantes1 encore plus p>ticulires l',anglet]re1 et qui y ont beauc\p contribu au ma9ti5 de ce sy/me exceptionnel1 malgr l'active t5dance univ]selle la dcomposition radicale de l'antique organisme dont il e/ surt\t de/9 prolong] l'exi/5ce spciale4 ,la premire1 dj signale au c9quante-c9quime *apitre1 consi/e dans l'in/itution du prote/antisme anglican1 qui assurait beauc\p mieux la subalt]nisation p]man5te du p\voir spirituel que n'avait pu le faire le g5re de ca?olicisme propre ,v5ise1 et qui1 p> suite1 devait f\rnir l'ari/ocratie dirigeante de puissans moy5s1 soit de ret>d] sa d*ance prive en s'emp>ant habituellem5t des gr&s bnfices ecclsia/iques1 soit de consolid] son asc5dant populaire en lui imprimant une sorte de conscration religieuse1 d'ailleurs 9vitablem5t dcroissante4 ,quant la seconde condition complm5taire du rgime anglais1 elle se rapporte l'esprit d'isolem5t politique m9emm5t p>ticuli] l',anglet]re1 et qui en y p]mettant1 surt\t s\s la troisime phase mod]ne1 l'actif dveloppem5t d'un va/e sy/me d'gsme national1 y a naturellem5t t5du li] pr(ondm5t les intrts pr9cipaux des div]ses classes au ma9ti5 cont9u de la politique dirige p> une ari/ocratie a9si rige dsormais en une sorte de gage p]man5t de la prosprit commune1 sauf l'insuffisante satisfaction ds lors accorde la masse infrieure3 une semblable t5dance habituelle s'tait aup>avant manife/e aussi ,v5ise1 mais sans p\voir videmm5t y acqurir un p>eil asc5dant4 ,malgr que je ne doive po9t ici p\rsuivre davantage une telle analyse1 que *acun p\rra ma9t5ant prolong] avec facilit1 elle e/ c]ta9em5t assez c>actrise dj p\r faire directem5t s5tir1 t\s ceux qui auront conv5ablem5t tudi l'ensemble du g\v]nem5t anglais1 combi5 cette con/itution exceptionnelle de la gr&e transition mod]ne doit tre reg>de comme ncessairem5t spciale1 puisqu'elle repose ess5tiellem5t sur des conditions purem5t relatives l',anglet]re1 et dont l'ensemble e/ nanmo9s indisp5sable l'exi/5ce relle d'une semblable anomalie politique4 ,cette digression ncessaire1 que je me suis ef=c d'abrg] autant que possible1 fait aussitt ressortir la frivole irrationnalit des va9es spculations mtaphysiques qui conduisir5t les pr9cipaux *efs de l'assemble con/ituante propos] p\r b la rvolution franaise la simple imitation d'un rgime aussi contradictoire l'ensemble de notre pass que radicalem5t antipa?ique aux in/9cts mans de notre vraie situation sociale4 ,une vague et confuse apprciation des conditions politiques dont je vi5s d'tablir l'indisp5sable influ5ce1 les p\ssa cep5dant en p\rsuivre alors l'impraticable accomplissem5t1 malgr l'n]gique asc5dant du milieu le plus dfavorable4 ,on rem>que1 en effet1 leur t5dance p]man5te l'in/itution rgulire d'un p\voir spcialem5t ari/ocratique1 dont t\tefois l'heureux in/9ct dmocratique de la population franaise1 si dignem5t reprs5te1 cet g>d1 p> la f]me volont des ,p>isi5s1 les emp*a d'os] jamais p\rsuivre ouv]tem5t l'organisation1 directem5t contraire l'inv>iable progression des c9q sicles antrieurs4 ,il faut aussi not] ds lors une disposition naissante1 qui devait pr5dre ensuite une si dplorable ext5sion1 dta*] les intrts sociaux des *efs indu/riels de ceux des masses naturellem5t places s\s leur patronage1 p\r les unir de plus en plus1 suivant le type anglais1 ceux des classes en dcad5ce1 en abusant1 cet effet1 de l'asc5dant spontan qu'avait d jadis obt5ir l'univ]selle imitation des murs ari/ocratiques4 ,quant la condition spirituelle1 il n'e/ pas difficile de dml] alors1 au milieu des influ5ces philosophiques prpondrantes1 une c]ta9e t5dance sy/matique rig] aussi le gallicanisme1 s\s un re/e d'inspirations jansni/es et p>lem5taires1 en une sorte d'quival5t national du prote/antisme anglican3 c'tait1 sans d\te1 une trange t5tative *ez une population leve p> ,voltaire et ,did]ot2 mais le projet n'en tait ni mo9s vid5t1 ni mo9s propre c>actris] une telle politique1 qui n'a pas mme cess auj\rd'hui de tr\v] secrtem5t de f]v5s admirateurs p>mi les mtaphysici5s et les lgi/es qui dirig5t encore nos de/9es (ficielles4 ,enf91 relativem5t la condition d'isolem5t national1 ci-dessus signale comme l'indisp5sable complm5t de t\tes les autres exig5ces d'une telle imitation1 on voit heureusem5t que1 cette poque initiale d'lan univ]sel1 elle n'tait pas mo9s radicalem5t contraire aux propres s5tim5s spontans des p>tisans de cette empirique utopie qu'aux n]giques incl9ations d'une population gnreuse1 si noblem5t dispose1 p> un long ex]cice antrieur1 l'active propagation ds9tresse de t\tes les amliorations quelconques qu'elle p\rrait jamais ralis]1 et *ez laquelle1 en effet1 les plus puissans ef=ts ultrieurs n'ont pu p>v5ir enrac9] pr(ondm5t aucune affection anti-europenne4 ,d'aprs cet ensemble de considrations sommaires1 *acun peut dsormais apprci] aism5t combi5 les dispositions les plus fondam5tales1 soit pralables1 soit actuelles1 de la sociabilit franaise devai5t tre directem5t opposes la dang]euse utopie politique inspire p> une va9e mtaphysique *ez notre premire assemble nationale1 dont la qualification usuelle p\rra sembl]1 auprs d'une imp>tiale po/rit1 le rsultat d'une amre ironie philosophique2 puisqu'il n'a jamais exi/ un contra/e aussi pr(ondm5t dcisif entre l't]nit des esprances spculatives et la fragilit des crations effectives4 ,aucun exemple spcial ne m'a sembl plus c>actri/ique d'une telle discordance entre les conceptions propres cette philosophie politique et la ralit du milieu social correspondant1 que la pnible impression spontanm5t suggre auj\rd'hui l'intressante lecture d'un ouvrage de/9 survivre aux circon/ances qui l'avai5t dict1 comme manant d'un criva9 non mo9s e/imable p> ses lumires que p> l'lvation de ses s5tim5s et la loyaut de son c>actre3 on conoit qu'il s'agit de l'essai hi/orique o l'in=tun ,rabaut-,sa9t-,eti5ne proclamait dj sol5nellem5t accomplie1 d'aprs l'acceptation royale d'une con/itution phmre1 une crise rvolutionnaire qui n'tait a9si p>v5ue qu' sa prp>ation initiale1 et dont le c\rs irrsi/ible devait1 l'anne suivante1 dissip] sans ef=t t\t ce va9 *afaudage mtaphysique4 ,ri5 n'e/ assurm5t plus propre qu'une telle opposition montr] la pr(onde inanit d'une ?orie qui peut conduire des esprits di/+us une apprciation aussi radicalem5t illusoire du milieu social correspondant3 ri5 galem5t ne peut mieux vrifi]1 en gnral1 contre les tranges subtilits de nos docteurs empiriques1 l'insurmontable ralit des prceptes logiques tablis au qu>ante-huitime *apitre sur le beso9 d'une vraie ?orie p\r dirig] les obs]vations sociologiques1 qui1 en v]tu de leur complication suprieure1 peuv5t bi5 mo9s se pass] d'un tel guide que t\tes celles relatives de plus simples phnomnes4 ,procdons ma9t5ant la sommaire apprciation hi/orique du second degr rvolutionnaire1 o l'in/9ct plus complet de la vritable situation sociale1 comp5sant1 en p>tie1 s\s l'n]gique impulsion des circon/ances les plus dcisives1 la vicieuse influ5ce d'une va9e mtaphysique1 a dt]m9 enf9 l'essor spontan du c>actre fondam5tal propre cette imm5se crise f9ale1 autant du mo9s que p\vait le p]mettre alors l'9vitable asc5dant exclusif d'une philosophie purem5t ngative1 trangre t\te conception relle de l'ensemble de l'volution mod]ne4 ,ju/em5t oppose aux va9es fictions politiques sur lesquelles reposait l'incohr5t difice de l',assemble ,con/ituante1 l'm95te assemble si ple9em5t immortalise s\s le nom de ,conv5tion ,nationale fut aussitt conduite1 p> son orig9e mme1 reg>d] l'entire abolition de la royaut comme un indisp5sable prambule de la rgnration sociale v]s laquelle t5dait directem5t la rvolution franaise4 ,d'aprs la conc5tration mon>*ique de t\s les anci5s p\voirs1 graduellem5t accomplie1 surt\t en ,france1 depuis la f9 du moy5 ge1 suivant nos explications antrieures1 une cons]vation quelconque de la royaut devait alors r5dre imm95te la dang]euse re/auration des div]s dbris politiques1 spirituels ou temporels1 qui1 s\s la seconde phase mod]ne1 s'tai5t enf9 spontanm5t rallis aut\r du p\voir royal1 dont la de/ruction sol5nelle p\vait seule1 dans une telle situation1 c>actris] suffisamm5t la rnovation gnrale qui devait con/itu] le b f9al du gr& m\vem5t rvolutionnaire comm5c au ,x,i,ve sicle et dsormais p>v5u sa d]nire crise ess5tielle4 ,l'ensemble de notre ?orie hi/orique reprs5te ncessairem5t la royaut mod]ne comme le seul re/e capital de l'antique rgime des ca/es1 que n\s avons vu1 au c9quante-troisime *apitre1 f\rnir p>t\t1 d'une manire plus ou mo9s explicite1 la base fondam5tale de t\te organisation primitive1 selon le pr9cipe naturel de l'hrdit primordiale des pr(essions quelconques1 plus durable mesure qu'il s'agit d'arts plus compliqus1 dont l'ex]cice plus empirique exige davantage l'appr5tissage dome/ique4 ,n\s avons reconnu1 au *apitre suivant1 comm5t ce rgime initial1 qui1 malgr d'importantes modifications1 con/ituait encore le fond gnral de l'organisme grec et mme roma91 avait t1 p\r la premire fois1 directem5t branl1 ds le db du moy5 ge1 dans sa pr9cipale disposition politique1 p> l'admirable con/itution du ca?olicisme1 qui avait enf9 radicalem5t supprim l'hrdit des plus m95tes fonctions sociales1 en un temps o les plus hautes comb9aisons europennes tai5t spontanm5t rs]ves un cl]g clibataire3 la c9quante-sixime leon n\s a d'ailleurs montr le mme rgime irrvocablem5t dtruit aussi1 s\s la d]nire phase du moy5 ge1 dans l'conomie lm5taire des socits mod]nes1 d'aprs les suites ncessaires de l'mancipation p]sonnelle prsidant l'volution indu/rielle4 ,il e/ clair que l'abaissem5t ultrieur de la puissance ari/ocratique s\s le p\voir royal1 p5dant les deux premires phases mod]nes1 n'avait pu que complt] et consolid]1 surt\t en ,france1 env]s les fonctions int]mdiaires1 la gr&e trans=mation a9si comm5ce simultanm5t1 au moy5 ge1 p\r les plus gnrales et les plus p>ticulires4 ,dj radicalem5t compromise p> un tel isolem5t1 l'hrdit mon>*ique ne p\vait ensuite que p]dre beauc\p1 s\s la troisime phase1 l'excessive conc5tration d'attributions politiques1 la fois spirituelles et temporelles1 que v5ait a9si d'obt5ir la dictature royale1 ds lors spontanm5t conduite1 comme n\s l'avons vu au c9quante-c9quime *apitre1 con/at] de plus en plus son inaptitude fondam5tale la sa9e apprciation habituelle de ce va/e ensemble1 en cdant volontairem5t ses pr9cipaux p\voirs des m9i/res de mo9s en mo9s dp5dans4 ,on conoit enf91 quant aux conditions intellectuelles1 suivant une indication pralable de la c9quante-troisime leon1 que1 dans l'art de g\v]n]1 comme dans t\t autre1 quoique plus t>divem5t raison de sa complication suprieure1 la rationnalit croissante des conceptions huma9es t5d ncessairem5t r5dre l'aptitude relle1 mme temporelle1 de plus en plus indp5dante de t\te imitation dome/ique1 en lui procurant directem5t une ducation sy/matique1 que peuv5t conv5ablem5t recevoir1 quelle que soit leur condition sociale1 les intellig5ces suffisamm5t d\es de l'esprit d'ensemble qui dt]m9e une telle vocation1 et qui c]ta9em5t1 au temps que n\s considrons1 tait bi5 lo91 ab/raction faite de t\te satire p]sonnelle1 d'app>t5ir exclusivem5t1 ou mme pr9cipalem5t1 aux maisons royales1 qui jadis dur5t en tre si longtemps les dpositaires naturels4 ,cette abolition prlim9aire1 sans laquelle la rvolution franaise ne p\vait tre ple9em5t c>actrise1 dut bi5tt s'accompagn] de t\tes les dmolitions p>tielles de/9es y complt] l'indication d'une irrsi/ible t5dance la rnovation totale du sy/me social1 autant que le p]mettait la vicieuse nature de la seule philosophie qui pt alors dirig] un tel branlem5t4 ,malgr une odieuse p]scution1 aussi impolitique qu'inju/e1 suscite p> une ha9e aveugle1 et spcialem5t entret5ue p> l'in/9ct de rivalit religieuse d'un va9 disme1 il faut surt\t di/+u]1 ce sujet1 l'audacieuse suppression lgale du *ri/ianisme1 t5dant faire n]giquem5t ressortir1 soit la caducit d'une organisation enf9 dev5ue ess5tiellem5t trangre l'exi/5ce mod]ne1 soit la ncessit d'un n\vel ordre spirituel susceptible de dirig] conv5ablem5t la rgnration huma9e4 ,p>mi les mo9dres prp>ations ngatives1 il n'e/ pas inutile de not] ici la de/ruction sy/matique de t\tes les div]ses corporations antrieures1 trop exclusivem5t attribue auj\rd'hui une aveugle rpugnance absolue contre t\te agrgation quelconque1 et dans laquelle on peut c]ta9em5t ap]cevoir1 sans except] mme les cas les plus dfavorables1 un c]ta9 in/9ct confus de la t5dance plus ou mo9s rtrograde de ces diffr5tes in/itutions1 aprs l'accomplissem5t suffisant de leur (fice purem5t provisoire1 dont la vicieuse prolongation dev5ait rellem5t une s\rce d'entraves bi5 plus que de progrs4 ,je ne crois pas devoir me disp5s] d't5dre une semblable apprciation hi/orique jusqu' la suppression directe des compagnies savantes1 et mme de l'illu/re ,acadmie des sci5ces de ,p>is1 la seule qui pt ess5tiellem5t mrit] quelques regrets srieux4 ,malgr les va9s repro*es de v&alisme adresss un tel acte p> des esprits ord9airem5t incapables d'en apprci] la vritable porte1 j'aurai bi5tt lieu de faire directem5t s5tir que cette in/itution provisoire avait alors r5du t\s les pr9cipaux s]vices intellectuels compatibles avec la nature et l'esprit de son organisation primitive1 et que son influ5ce ultrieure a t1 au fond1 surt\t auj\rd'hui1 bi5 plus contraire que favorable la m>*e ncessaire des conceptions mod]nes4 ,le mmorable in/9ct progressif de la gr&e dictature rvolutionnaire ne fut donc pas1 au fond1 plus en dfaut dans ce cas important que dans tant d'autres o une meilleure apprciation a dj conduit r5dre une exacte ju/ice aux m95tes int5tions d'une assemble qui avait dj sol5nellem5t pr\v1 s\s ce rapport1 sa p>faite loyaut1 en t5dant1 sans aucun mnagem5t1 ses oprations ngatives jusqu'aux div]ses corporations lgi/es1 quoique la plup>t de ses membres en fuss5t sortis4 ,s\s l'aspect sci5tifique1 sa pro*a9e sollicitude p\r tant d'heureuses fondations de/9es second] la m>*e ou la propagation des connaissances relles1 et surt\t p\r la cration capitale de l'cole ,polyte*nique1 si suprieure aux in/itutions antrieures1 devrait suffisamm5t montr] que la suppression des ,acadmies1 si amrem5t dplore p> tant d'acadmici5s po/rieurs1 ne p\vait alors t5ir ess5tiellem5t de sauvages antipa?ies1 mais bi5 plutt une c]ta9e prvision gnrale1 ju/e quoique confuse1 des n\veaux beso9s de l'esprit huma94 ,af9 d'apprci] conv5ablem5t le vrai c>actre fondam5tal de cette gr&e poque1 il e/ indisp5sable d'y considr] t\j\rs l'irrsi/ible influ5ce1 encore plus favorable que fune/e1 des circon/ances m9emm5t dcisives qui dur5t la dom9]1 et dont l'asc5dant spontan contribua beauc\p y cont5ir les dang]euses divagations mtaphysiques inhr5tes la seule philosophie qui pt alors dirig] cet imm5se m\vem5t4 ,d'aprs les motifs ci-dessus indiqus1 les g\v]nem5s europens qui1 s\s la seconde phase1 avai5t laiss tomb] ,*>les ,i sans aucune opposition srieuse1 n'eur5t pas mme beso9 des c\pables intrigues de la royaut franaise p\r runir bi5tt t\s leurs ef=ts actifs contre une rvolution radicale1 o l'initiative de la ,france signalait videmm5t une 9vitable crise f9ale1 ncessairem5t commune l'ensemble de la gr&e rpublique europenne1 comme l'tait1 depuis le moy5 ge1 la d\ble progression1 positive et ngative1 dont elle annonait le d]ni] t]me naturel3 l'olig>*ie anglaise elle-mme1 quoique ds9tresse1 en app>5ce1 dans la dissolution des mon>*ies1 se plaa promptem5t la tte de cette coalition rtrograde1 de/9e l'univ]selle cons]vation du sy/me militaire et ?ologique1 dsormais galem5t m5ac s\s t\tes les =mes div]ses qu'avait pu pr5dre la dictature temporelle o avait p>t\t ab\ti sa dcomposition graduelle4 ,or1 cette =midable attaque1 qui1 p> une raction ncessaire1 obligeait aussi la ,france proclam] directem5t l'intime univ]salit de l'branlem5t f9al1 dut procur] ce second degr de la crise rvolutionnaire un avantage fondam5tal1 que n'avait pu suffisamm5t obt5ir le premi]1 en y provoquant spontanm5t une mmorable id5tit cont9ue de s5tim5s et mme1 c]ta9s g>ds1 de vues politiques1 indisp5sable au succs rel de la plus ju/e et la plus sublime df5se nationale que l'hi/oire puisse jamais (frir4 ,c'e/ l surt\t ce qui dt]m9a1 ou du mo9s ma9t9t1 l'n]gie morale et la rectitude m5tale qui plac]ont t\j\rs1 *ez l'imp>tiale po/rit1 la ,conv5tion nationale trs au-dessus de l',assemble con/ituante1 malgr les vices respectivem5t inhr5s leur doctr9e et leur situation4 ,quoique con/amm5t p\sse1 p> sa philosophie mtaphysique1 des conceptions vagues et absolues1 l'assemble rpublica9e1 aprs avoir spontanm5t accord cette 9vitable t5dance gnrale les seules satisfactions qu'elle ne p\vait lui refus]1 fut bi5tt heureusem5t conduite1 p> les actives exig5ces de sa pr9cipale mission politique1 c>t]1 s\s un respectueux aj\rnem5t1 une va9e con/itution1 p\r s'lev] enf9 l'admirable conception du g\v]nem5t rvolutionnaire proprem5t dit1 directem5t envisag comme un rgime provisoire p>faitem5t adapt la nature m9emm5t transitoire du milieu social correspondant4 ,c'e/ a9si que1 suprieurs la purile ambition de leurs prdcesseurs1 si aveuglm5t imite p> leurs successeurs1 les conv5tionnels franais1 r5onant implicitem5t fond] dj d't]nelles in/itutions qui ne p\vai5t encore avoir aucune base relle1 s'atta*r5t surt\t organis] provisoirem5t1 con=mm5t la situation1 une va/e dictature temporelle1 quival5te celle graduellem5t labore p> ,l\is ,,xi et p> ,ri*elieu1 mais dirige d'aprs une bi5 plus ju/e apprciation gnrale de sa de/9ation propre et de sa dure limite4 ,en la con/ituant spontanm5t sur la base indisp5sable de la puissance populaire1 ils fur5t d'ailleurs conduits mieux annonc] le c>actre ess5tiel de la rnovation f9ale1 soit en v]tu de l'admirable essor directem5t imprim aux vrais s5tim5s de frat]nit univ]selle1 soit en inspirant aux classes infrieures une ju/e consci5ce de leur valeur politique1 soit enf9 d'aprs une heureuse prdilection cont9ue p\r des intrts qui1 raison de leur gnralit suprieure1 doiv5t tre presque t\j\rs les plus con=mes une sa9e apprciation philosophique de l'ensemble des beso9s sociaux4 ,cette conduite naturelle1 immdiatem5t rcomp5se p> tant de sublimes ou t\*ans dv\em5s1 et qui levait la con/itution morale d'une population o t\s les g\v]nem5s ultrieurs ont sy/matiquem5t t5du dvelopp]1 au contraire1 un abject gsme1 a laiss ncessairem5t1 *ez le peuple franais1 d'ineffaables s\v5irs1 et mme de pr(onds regrets1 qui ne p\rront vraim5t disp>atre que p> une ju/e satisfaction p]man5te de l'in/9ct correspondant4 ,il faut aussi not]1 dans cette mmorable organisation de la dictature rvolutionnaire1 une c]ta9e t5dance spontane une premire apprciation gnrale1 vague mais relle1 de la division fondam5tale entre le g\v]nem5t moral et le g\v]nem5t politique des socits mod]nes1 ds lors indique1 mes yeux1 p> l'action simultane d'une clbre association volontaire1 qui1 ess5tiellem5t extrieure au p\voir proprem5t dit1 tait surt\t de/9e1 en apprciant mieux l'ensemble de sa m>*e1 lui f\rnir de lum9euses indications4 ,quelque imp>fait que dt tre alors un in/9ct aussi confus de la pr9cipale condition propre la rorganisation sociale1 on en retr\ve d'autres indices1 non mo9s c>actri/iques1 en considrant div]ses t5tatives rem>quables p\r fond]1 sur la rgnration directe des murs franaises1 la rnovation ultrieure des in/itutions2 quoique la va9e ?orie mtaphysique qui prsidait ncessairem5t de tels ef=ts n'en pt aucunem5t p]mettre l'efficacit durable4 ,en gnral1 l'tude appr(ondie de cette gr&e crise f]a de plus en plus ressortir que1 s\s l'impulsion dcisive des circon/ances extrieures1 les m95s attributs qui la di/+u5t fur5t ess5tiellem5t dus la haute valeur politique1 et surt\t morale1 soit de ses pr9cipaux directeurs1 soit des masses qui les secondai5t avec un si admirable dv\em5t2 t&is que les graves ab]rations qui s'y ratta*5t tai5t insp>ables de la vicieuse philosophie qui dom9ait cette poque1 et dont1 p> les plus heureuses inspirations d'une sagesse purem5t spontane1 il n'tait pas t\j\rs possible de cont5ir suffisamm5t la dang]euse influ5ce sy/matique4 ,de sa nature1 cette mtaphysique1 au lieu de li] intimem5t les t5dances actuelles de l'humanit l'ensemble des trans=mations antrieures1 reprs5tait la socit sans aucune impulsion propre1 sans aucune relation au pass1 indf9im5t livre l'action arbitraire du lgislateur2 trangre t\te sa9e apprciation de la sociabilit mod]ne1 elle remontait au del du moy5 ge p\r emprunt] la sociabilit antique un type rtrograde et contradictoire2 enf91 au milieu des circon/ances les plus irritantes1 elle appelait spcialem5t les passions l'(fice le mieux rs]v la raison4 ,c'tait cep5dant s\s un tel rgime m5tal qu'il fallait alors s'lev] des conceptions politiques heureusem5t adaptes la vraie disposition des esprits et aux imprieuses exig5ces de la plus difficile situation3 aussi la ju/e considration d'un semblable contra/e devra-t-elle t\j\rs port] les vritables philosophes une admiration spciale des gr&s rsultats qui s'y sont dvelopps1 et une indulg5te rprobation d'9vitables g>em5s gnraux4 ,aucun ordre de faits ne c>actrise plus pr(ondm5t cette opposition fondam5tale1 que ceux relatifs au beso9 cont9u de l'unit nationale1 dont l'actif s5tim5t dut surmont]1 cette poque1 *ez les natures vraim5t politiques1 la t5dance m9emm5t disp]sive de la mtaphysique prpondrante4 ,cette admirable raction d'un heureux in/9ct pratique contre les dang]euses indications d'une ?orie dcevante1 se manife/e surt\t dans la lutte dcisive suscite p> le puril orgueil des malheureux girond9s1 entrans1 d'aprs leur haute incapacit politique1 de c\pables m5es1 p\sses quelquefois jusqu' des coalitions armes avec le p>ti mon>*ique1 af9 de dtruire sy/matiquem5t l'un des plus gr&s rsultats de notre pass social1 en dcomposant la ,france en rpubliques p>tielles1 au temps mme o la plus r$\table agression extrieure exigeait ncessairem5t la plus int5se conc5tration intrieure4 ,qu&1 p> une indisp5sable puration1 la m>*e rvolutionnaire eut enf9 c>t ces dang]eux disc\reurs1 on rem>que1 en effet1 cet g>d1 malgr les plus graves div]g5ces1 une mmorable unanimit d'ef=ts p]man5s p\r cont5ir la t5dance mtaphysique au morcellem5t politique1 dont l'cole progressive actuelle a t a9si heureusem5t prs]ve1 laissant dsormais l'cole rtrograde l'trange privilge de telles ab]rations1 comme je l'ai expliqu au qu>ante-sixime *apitre4 ,le t]me naturel d'une exaltation qui1 quoique videmm5t ncessaire1 ne devait ni ne p\vait dur]1 aurait t directem5t fix1 p> une prvision rationnelle1 l'poque1 =t antrieure la clbre j\rne !rmidori5ne1 o la ,france s]ait suffisamm5t g>antie contre l'invasion trangre2 ce qui exigeait que la rsi/ance rvolutionnaire et t p\sse jusqu' la d\ble conqute provisoire de la ,belgique et de la ,savoie1 alors seule ple9em5t c>actri/ique d'une efficacit dcisive de notre df5se nationale4 ,mais l'9vitable irritation gnrale rsulte d'aussi extrmes ncessits1 et surt\t les inspirations absolues de la mtaphysique dirigeante1 ne p\vai5t malheureusem5t p]mettre que l'indisp5sable politique exceptionnelle cesst aussitt que son pr9cipal (fice provisoire aurait t conv5ablem5t accompli4 ,on doit c]ta9em5t reg>d] son abusive prolongation1 avec un dplorable surcrot d'int5sit1 aprs le t]me relatif sa de/9ation ncessaire1 comme la cause ess5tielle des horribles dviations que rappelle trop exclusivem5t auj\rd'hui le s\v5ir de cette gr&e poque1 et qui n'ont laiss d'autre enseignem5t univ]sel que l'immortelle dmon/ration de l'impuissance organique propre une doctr9e purem5t ngative1 a9si p\sse son entire application politique4 ,c'e/ ici le lieu d'employ] compltem5t une division hi/orique1 indique d'avance la f9 du volume prcd5t1 entre les deux coles gnrales qui avai5t surt\t dirig l'branlem5t philosophique du sicle d]ni]1 en p\rsuivant spcialem5t1 l'une l'mancipation m5tale1 l'autre l'agitation sociale4 ,quoique ayant galem5t ab\ti au disme spculatif1 n\s avons dj reconnu que1 ds l'orig9e1 elles avai5t envisag cette situation passagre de notre intellig5ce s\s deux aspects trs-diffr5s et mme virtuellem5t opposs3 l'un progressif1 o cette extrme phase de la philosophie primitive ne p\vait con/itu] qu'une halte rapide d'un m\vem5t anti-?ologique t\*ant son 9vitable de/9ation f9ale2 l'autre rtrograde1 o l'on y voyait1 au contraire1 le po9t de d"p d'une sorte de re/auration religieuse1 modifie d'aprs les illusions contradictoires de n\veaux r=mateurs4 ,cette rivalit fondam5tale des deux coles de ,voltaire et de ,r\sseau se laissa t\j\rs di/9ctem5t s5tir1 malgr leur unanime coopration active la gr&e crise rvolutionnaire1 p> la t5dance c>actri/ique de la premire concevoir fran*em5t la mtaphysique dirigeante comme m9emm5t ngative1 et la dictature rpublica9e comme une indisp5sable mesure provisoire1 dont l'in/itution lui fut pr9cipalem5t due2 t&is que1 aux yeux de la seconde1 cette doctr9e =mait dj rellem5t la base ncessaire d'une rorganisation directe1 qu'il fallait immdiatem5t sub/itu] au rgime exceptionnel3 en mme temps1 l'une avait con/amm5t tmoign un in/9ct confus mais rel des conditions ess5tielles de la civilisation mod]ne1 p5dant que l'autre se montrait surt\t proccupe d'une vague imitation de la socit antique4 ,aprs que le commun dang] eut cess de p\voir suffisamm5t cont5ir ces 9vitables div]g5ces1 l'n]gique sollicitude de l'cole politique p\ssa l'cole philosophique1 jusque alors prpondrante1 con/at] directem5t son impuissance organique en =mulant prcipitamm5t1 p\r la rgnration intellectuelle et morale1 une sorte de poly?isme mtaphysique1 dom9 p> l'adoration de la gr&e entit scola/ique1 et qui ne p\vait assurm5t obt5ir aucune consi/ance effective3 d'o rsulta graduellem5t la mmorable cata/rophe de l'n]gique ,danton et de l'intressant ,camille ,desm\l9s1 en un temps o t\s les triomphes se rsumai5t p> l'impitoyable ext]m9ation des adv]saires quelconques1 s\s les dplorables inspirations d'une doctr9e qui1 pr(ondm5t incompatible avec t\te dmon/ration vritable1 laissait bi5tt prvaloir des passions sangu9aires1 indiquant t\j\rs la compression matrielle comme seul gage assur de la conv]g5ce spirituelle1 suivant la nature con/ante des conceptions politiques qui rep\ss5t ou mconnaiss5t la division fondam5tale des deux puissances lm5taires4 ,l'asc5dant dcisif a9si naturellem5t procur l'cole politique1 o le s9cre fanatisme de quelques *efs recomm&ables dissimulait la facile et dang]euse hypocrisie d'un plus gr& nombre de purs dclamateurs1 v9t bi5tt pr\v]1 son t\r1 d'aprs l'irrcusable tmoignage d'un horrible dlire1 que1 malgr ses my/rieuses promesses1 elle tait encore mo9s apte que sa rivale dirig] conv5ablem5t une vraie rorganisation f9ale4 ,c'e/ surt\t alors que1 p> une 9vitable ab]ration gnrale1 la mtaphysique rvolutionnaire1 s\s l'absurde prpondrance du type antique radicalem5t mconnu1 fut rapidem5t conduite se montr] directem5t ho/ile aux div]s lm5s ess5tiels de la civilisation mod]ne1 dont l'univ]selle influ5ce spontane emp*ait ncessairem5t le libre essor d'une telle utopie rtrograde1 *ez les esprits mme les plus accessibles de va9s entranem5s sy/matiques4 ,en contradiction radicale avec la solid>it ncessaire des deux m\vem5s1 htrognes mais conv]g5s1 dont l'ensemble c>actrise1 d'aprs les deux *apitres prcd5s1 l'volution fondam5tale de la sociabilit europenne depuis le moy5 ge1 on vit a9si la progression ngative1 irrationnellem5t dev5ue organique1 se t\rn] enf9 contre la progression positive1 aprs avoir ple9em5t satisfait sa propre de/9ation transitoire4 ,cette dviation dcisive1 s5sible mme p\r l'volution sci5tifique et l'volution e/htique1 dut tre surt\t prononce relativem5t l'volution indu/rielle1 alors m5ace d'une entire dsorganisation1 d'aprs une dsa/reuse t5dance politique dtruire l'indisp5sable subord9ation lm5taire des classes laborieuses env]s les vritables *efs naturels de leurs travaux j\rnali]s1 af9 d'appel] la plus incapable multitude1 s\s l'9vitable direction des littrateurs et des avocats1 une active p>ticipation p]man5te au g\v]nem5t effectif1 p> une abusive apprciation mtaphysique du ju/e intrt cont9u que1 dans t\t vritable tat social1 les mo9dres citoy5s doiv5t ncessairem5t pr5dre1 en raison de leurs tal5s et de leurs lumires1 la m>*e gnrale des affaires publiques4 ,du po9t de vue purem5t politique1 la gr&e raction rtrograde1 que l'cole rvolutionnaire la plus avance fait auj\rd'hui comm5c] seulem5t la j\rne !rmidori5ne1 me p>at devoir tre rellem5t envisage dsormais1 d'aprs l'ensemble de notre laboration hi/orique1 comme remontant la clbre t5tative p\r l'organisation fondam5tale du disme lgal1 ple9em5t c>actrise p> une manife/ation mmorable1 et dont la t5dance ncessaire ressortait dj des s+ulires rvlations qui attribuai5t une sorte de mission cle/e au sangu9aire dclamateur rig en s\v]a9 pontife de cette trange re/auration religieuse4 ,s\s ce n\vel aspect1 le m\vem5t !rmidori51 d'abord dirig p> les amis de ,danton1 repr5d un c>actre plus con=me aux sa9es inspirations spontanes de la raison publique2 en con/ituant primitivem5t le symptme dcisif de l'9vitable dcad5ce d'une dsa/reuse politique1 qui1 malgr la plus horrible exagration des procds exceptionnels1 ne p\vait rellem5t p>v5ir1 en tr\blant pr(ondm5t l'conomie lm5taire propre la sociabilit mod]ne1 qu' organis] f9alem5t une imm5se rtrogradation3 il re/e d'ailleurs ple9em5t inconte/able que1 la faveur de cette indisp5sable j\rne1 bi5tt dt\rne de sa de/9ation naturelle1 de sanglantes reprsailles fur5t dplorablem5t diriges1 la secrte in/igation du p>ti mon>*ique1 contre l'ensemble du m\vem5t rvolutionnaire4 ,en se flicitant de voir enf91 comme il l'avait tant mrit1 le gr& ,c>not sortir glorieusem5t d'une telle collision1 t\t vrai philosophe devra t\j\rs y regrett] spcialem5t la p]te d'un noble jeune homme1 l'm95t ,sa9t-,j1 tomb victime presque volontaire de son aveugle dv\em5t un ambitieux sophi/e1 indigne d'une si prcieuse admiration4 ,j'ai cru devoir ici conv5ablem5t insi/] sur la sa9e apprciation hi/orique propre l'ensemble de l'poque la plus dcisive que pt (frir la portion jusqu' prs5t accomplie de l'imm5se rvolution au se9 de laquelle n\s vivons4 ,on voit a9si1 d'une "p1 comm5t le degr rpublica9 a spontanm5t lev1 d'une manire beauc\p plus complte et plus n]gique que n'avait d'abord pu le faire le degr con/itutionnel1 une sorte de programme politique vraim5t fondam5tal1 dont l'ineffaable s\v5ir indiqu]a naturellem5t1 jusqu' une conv5able ralisation ultrieure1 la de/9ation f9ale de cette crise univ]selle1 malgr le mode ess5tiellem5t ngatif s\s lequel il dut alors tre conu p> la mtaphysique dirigeante1 dont l'9vitable impuissance organique fut1 d'une autre "p1 simultanm5t dmontre d'aprs l'preuve sol5nelle1 ple9em5t c>actri/ique quoique ncessairem5t passagre1 de son enti] asc5dant politique4 ,quelques va9s ef=ts qu'ait pu t5t] ensuite la gr&e raction rtrograde1 dont je vi5s d'assign] la vritable orig9e hi/orique1 p\r dissimul] totalem5t le premi] enseignem5t social en laissant seulem5t ressortir le second1 ils sont t\s deux galem5t imprissables auprs de la population europenne1 aux yeux de laquelle ils t5dront spontanm5t de plus en plus dev5ir radicalem5t insp>ables1 aussitt qu'une sage laboration philosophique aura suffisamm5t fond1 sur leur comb9aison p]man5te1 l'indisp5sable indication gnrale de la m>*e ultrieure propre l'ensemble du m\vem5t rvolutionnaire4 ,t\tes les rcrim9ations doctorales sur la prt5due inopportunit radicale de la rgnration totale a9si projete p> les conv5tionnels franais1 ne peuv5t rellem5t affect]1 d'aprs notre ?orie hi/orique1 que l'insuffisance ncessaire des moy5s vicieux qu'une dcevante mtaphysique dut conduire y appliqu]2 mais elles ne saurai5t nullem5t atte9dre le beso9 fondam5tal d'une rorganisation univ]selle1 qui tait dj aussi inconte/able1 et mme aussi ple9em5t s5ti p> les masses1 qu'il peut l'tre ess5tiellem5t auj\rd'hui4 ,ri5 ne doit mieux confirm] une telle apprciation que la mmorable l5teur1 trop peu comprise jusqu'ici1 d'un m\vem5t rtrograde dont l'in/9ct dirigeant se reconnaissait tacitem5t incompatible avec les plus intimes dispositions populaires1 qui1 p> leur n]gique antipa?ie1 obligr5t ensuite pr5dre tant de longs et pnibles circuits politiques p\r re/aur] enf91 s\s un va9 dguisem5t imprial1 une mon>*ie qu'une seule rapide sec\sse avait d'abord suffi r5v]s] entirem5t3 si tant e/ mme que la /ricte exactitude hi/orique p]mette ma9t5ant d'envisag] comme vraim5t rtablie une royaut qui n'a jamais pu encore pass] avec scurit de ses div]s possesseurs effectifs leurs propres successeurs dome/iques1 quoique une telle transmission hrditaire con/itue c]ta9em5t la pr9cipale diffr5ce c>actri/ique entre le vritable p\voir royal et le simple p\voir dictatorial1 ds longtemps dev5u1 s\s une =me quelconque1 naturellem5t indisp5sable1 suivant nos explications antrieures1 la situation transitoire des socits mod]nes4 ,aprs la *ute ncessaire du rgime conv5tionnel1 la raction rtrograde ne se fit surt\t s5tir immdiatem5t que p> le va9 ret\r de la mtaphysique con/itutionnelle propre au degr initial de la crise univ]selle1 et dont la /rile ob/9ation t5dit t\j\rs reproduire1 autant que le p]mettait alors l'tat gnral des esprits1 une aveugle imitation de la con/itution anglaise1 c>actrise p> une *imrique pondration des div]ses fractions du p\voir temporel1 s\s de n\velles =mes1 encore plus rappro*es de ce type imag9aire1 o d'irrationnelles conceptions ne cessai5t de montr] la vraie rorganisation f9ale1 malgr l'expri5ce primitive du peu de /abilit que p\vait comport]1 en ,france1 l'importation d'une telle anomalie politique4 ,en mme temps1 suivant un 9vitable contra/e1 des t5tatives n]giques mais ins5ses annoncr5t dj la dplorable t5dance ultrieure du p>ti qui se croyait s9crem5t progressif *]*] de plus en plus la solution sociale dans une plus complte ext5sion du m\vem5t ngatif1 que la dictature rvolutionnaire avait rellem5t p\ss jusqu' ses plus extrmes limites politiques1 et que nanmo9s on v\lait aussi conduire dsormais1 s\s les an>*iques inspirations de l'cole de ,r\sseau1 jusqu' l'branlem5t direct des in/itutions lm5taires les plus indisp5sables t\te sociabilit huma9e4 ,p> ces deux ordres d'ab]rations1 t\s conc\rai5t spontanm5t ma9t5ir la position vicieusem5t ab/raite du problme politique1 indp5damm5t d'aucune vraie relation gnrale au milieu social correspondant2 t\s concevai5t galem5t la socit indf9im5t modifiable1 sans aucune impulsion propre1 et dgage de t\te filiation antrieure2 t\s1 enf91 s'accordai5t subordonn] la rgnration morale aux rglem5s lgislatifs3 si j'insi/e sur ces c>actres logiques alors communs l'cole rtrograde ou /ationnaire et l'cole progressive1 c'e/ p>ce qu'ils n'ont pu auj\rd'hui ess5tiellem5t *ang]1 et qu'on doit naturellem5t les apprci] d'une manire plus philosophique env]s une situation mo9s actuelle1 quoique d'ailleurs radicalem5t p]si/ante4 ,une telle fluctuation politique1 t\j\rs m5aante p\r l'ordre1 et nanmo9s /rile p\r le progrs1 devait ncessairem5t ab\tir1 malgr d'n]giques rpugnances populaires1 au triomphe passag] de l'esprit rtrograde1 qui montrait spontanm5t la conc5tration mon>*ique comme seule propre g>antir la scurit du dveloppem5t cont9u des div]s lm5s ess5tiels de la sociabilit mod]ne1 dj presss d'utilis] les n\velles ress\rces gnrales que procurait dsormais leur libre essor l'irrvocable dcomposition de l'anci5ne hir>*ie sociale4 ,dans l'tat d'empirisme mtaphysique o se tr\ve encore la philosophie politique1 cette d]nire preuve tait alors indisp5sable p\r faire univ]sellem5t apprci]1 p> une expri5ce dcisive1 l'espce d'ordre rellem5t compatible avec une ple9e rtrogradation1 dont les promesses illusoires ne p\vai5t tre directem5t juges p> aucune discussion vraim5t rationnelle4 ,en mme temps1 la m>*e naturelle des vnem5s conduisait 9vitablem5t cette issue immdiate1 en faisant de plus en plus prvaloir le p\voir militaire1 premire base ncessaire de t\te vritable royaut mod]ne2 mesure que la gu]re rvolutionnaire p]dait son c>actre ess5tiellem5t df5sif1 p\r dev5ir1 son t\r1 m9emm5t (f5sive1 s\s le spcieux entranem5t d'une active propagation univ]selle de l'branlem5t fondam5tal1 sans que cette irrsi/ible sduction pt d'abord cd] aucune sage apprciation1 soit de l'opportunit du b1 soit de l'efficacit du moy54 ,tant que l'arme1 ple9em5t nationale1 tait re/e lie au sol natal1 et n'avait pas cess1 s\s l'espoir cont9u d'une pro*a9e libration1 de p>ticip] directem5t aux motions et aux inspirations populaires1 la salutaire n]gie du t]rible comit avait pu y ma9t5ir1 p> une infatigable activit1 la plus p>faite prpondrance que les gu]res mod]nes euss5t encore (f]te de l'autorit civile sur la =ce militaire4 ,mais il ne p\vait plus en tre a9si qu&1 dans les div]ses expditions lo9ta9es1 l'arme1 dev5ue de plus en plus trangre aux affaires intrieures1 et pr5ant ncessairem5t1 d'aprs un b plus spcial et mo9s direct1 un c>actre plus dt]m9 et mo9s passag]1 t5dait graduellem5t s'id5tifi] pr(ondm5t avec ses propres *efs1 au milieu de populations inconnues1 en mme temps que son int]v5tion politique devait peu peu p>atre indisp5sable la compression ncessaire de la /rile agitation sociale qu'entret5ait un dang]eux esprit mtaphysique4 ,il tait donc c]ta9em5t impossible que l'ensemble d'une telle situation ne conduist bi5tt l'in/allation spontane d'une vritable dictature militaire1 dont la t5dance1 rtrograde ou progressive1 devait d'ailleurs1 malgr l'influ5ce naturelle d'une raction passagre1 dp5dre beauc\p1 et c]ta9em5t davantage qu'en aucun autre cas hi/orique1 de la disposition p]sonnelle de celui qui en s]ait honor1 p>mi tant d'illu/res gnraux que la df5se rvolutionnaire avait suscits4 ,p> une fatalit jamais dplorable1 cette 9vitable suprmatie1 laquelle le gr& ,ho*e semblait d'abord si heureusem5t de/91 *ut un homme presque trang] la ,france1 issu d'une civilisation arrire1 et spcialem5t anim1 s\s la secrte impulsion d'une nature sup]/itieuse1 d'une admiration involontaire p\r l'anci5ne hir>*ie sociale2 t&is que l'imm5se ambition dont il tait dvor ne se tr\vait rellem5t en h>monie1 malgr son va/e *>latanisme c>actri/ique1 avec aucune m95te supriorit m5tale1 sauf celle relative un inconte/able tal5t p\r la gu]re1 bi5 plus li1 surt\t de nos j\rs1 l'n]gie morale qu' la =ce intellectuelle4 ,on ne saurait auj\rd'hui rappel] un tel nom sans se s\v5ir que de vils flatteurs et d'ignorans en?\sia/es ont os longtemps comp>] ,*>lemagne un s\v]a9 qui1 t\s g>ds1 fut aussi en arrire de son sicle que l'admirable type du moy5 ge avait t en avant du si54 ,quoique t\te apprciation p]sonnelle doive re/] ess5tiellem5t trangre la nature et la de/9ation de notre analyse hi/orique1 *aque vrai philosophe doit1 mon gr1 reg>d] ma9t5ant comme un irrcusable devoir social de signal] conv5ablem5t la raison publique la dang]euse ab]ration qui1 s\s la m5songre exposition d'une presse aussi c\pable qu'g>e1 p\sse auj\rd'hui l'ensemble de l'cole rvolutionnaire s'ef=c]1 p> un fune/e aveuglem5t1 de rhabilit] la mmoire1 d'abord si ju/em5t abhorre1 de celui qui organisa1 de la manire la plus dsa/reuse1 la plus int5se rtrogradation politique dont l'humanit dut jamais gmir4 ,d'aprs les explications prcd5tes1 p]sonne assurm5t ne saurait croire que je prt5de ici blm] l'avnem5t d'une dictature non mo9s indisp5sable qu'9vitable3 mais je v\drais fltrir1 avec t\te l'n]gie philosophique dont je suis susceptible1 l'usage pr(ondm5t p]nicieux qu'en fit un *ef alors naturellem5t inve/i d'une puissance matrielle et d'une confiance morale qu'aucun autre lgislateur mod]ne n'a pu runir au mme degr4 ,l'tat gnral de l'esprit huma9 ne p]mettait po9t1 sans d\te1 son imm5se autocratie de dirig] immdiatem5t la rorganisation f9ale de l'lite de l'humanit1 faute d'une indisp5sable laboration philosophique encore inaccomplie2 mais son action rationnelle aurait pu y appliqu] conv5ablem5t les hautes intellig5ces1 et y dispos] simultanm5t la masse des populations1 au lieu d'c>t] les unes et de dt\rn] les autres p> une activit radicalem5t p]turbatrice de t\s les gr&s effets sociaux que la dictature purem5t rvolutionnaire avait dj glorieusem5t bau*s1 autant que l'avait comport l'9vitable prpondrance d'une mtaphysique ess5tiellem5t ngative4 ,si le prt5du gnie politique de ,bonap>te avait t vraim5t m95t1 ce *ef ne se s]ait po9t ab&onn son av]sion trop exclusive env]s la gr&e crise rpublica9e1 o il ne savait voir1 la suite des plus vulgaires dclamateurs rtrogrades1 que la facile dmon/ration de l'impuissance organique propre la seule philosophie qui avait pu y prsid]3 il n'y aurait pas entirem5t mconnu d'n]giques t5dances v]s une rgnration fondam5tale1 dont les conditions ncessaires s'y tai5t c]ta9em5t manife/es d'une manire non mo9s irrcusable p\r t\s les hommes d'tat dignem5t placs1 mme p> le seul in/9ct1 au vritable po9t de vue gnral de la sociabilit mod]ne1 qui n'et po9t *app1 sans d\te1 dans cette lum9euse position1 ,ri*elieu1 ,cromwell1 ou ,frdric4 ,on n'a d'ailleurs aucun beso9 de pr\v] que son autorit relle et a9si acquis1 avec une aussi ple9e int5sit1 une /abilit beauc\p plus gr&e1 en mme temps que sa mmoire et t assure d'une t]nelle et unanime conscration1 quoiqu'il dt alors entirem5t r5onc] la purile fondation d'une n\velle tribu royale4 ,mais1 vrai dire1 t\te sa nature intellectuelle et morale tait pr(ondm5t incompatible avec la seule p5se d'une irrvocable ext9ction de l'antique sy/me ?ologique et militaire1 hors duquel il ne p\vait ri5 concevoir1 sans t\tefois en compr5dre suffisamm5t l'esprit ni les conditions2 comme le tmoignr5t tant de graves contradictions dans la m>*e gnrale de sa politique rtrograde1 surt\t en ce qui conc]ne la re/auration religieuse1 o1 suivant la t5dance habituelle du vulgaire des rois1 il prt5dit si va9em5t alli] t\j\rs la considration la s]vilit1 en s'ef=ant de ranim] des p\voirs qui1 p> leur ess5ce1 ne saurai5t jamais re/] fran*em5t subalt]nes4 ,le dveloppem5t cont9u d'une imm5se activit gu]rire con/ituait1 t\t prix1 le fondem5t ncessaire de cette dsa/reuse dom9ation1 qui1 p\r le rtablissem5t phmre d'un rgime radicalem5t antipa?ique au milieu social correspondant1 devait surt\t exploit]1 p> une /imulation incessamm5t r5\vele1 soit les vices gnraux de l'humanit1 soit les imp]fections spciales de notre c>actre national1 et pr9cipalem5t une vanit exagre1 qui1 lo9 d'tre soigneusem5t rgle d'aprs une sage opposition1 fut alors1 au contraire1 directem5t excite jusqu' la production frqu5te des plus irrationnelles illusions1 suivant des moy5s d'ailleurs emprunts1 comme t\t le re/e de ce prt5du sy/me1 aux usages les plus discrdits de l'anci5ne mon>*ie4 ,sans un tat de gu]re trs-actif1 en effet1 le ridicule le plus incisif aurait c]ta9em5t suffi p\r faire prompte et ple9e ju/ice de l'trange re/auration nobiliaire et sac]dotale t5te p> ,bonap>te1 tant elle tait pr(ondm5t contradictoire l'tat rel des murs et des op9ions2 la ,france n'aurait pu tre rduite1 p> aucune autre voie1 cette longue et honteuse oppression1 o la mo9dre rclamation gnreuse tait aussitt t\ffe comme un acte de trahison nationale conc]t avec l'trang]2 l'arme1 qui1 p5dant la crise rpublica9e1 avait t con/amm5t anime d'un si noble esprit patriotique1 n'aurait pu tre autrem5t am5e1 d'aprs l'essor exorbitant des ambitions p]sonnelles1 une t5dance tyrannique env]s les citoy5s1 dsormais rduits se consol] va9em5t du despotisme et de la misre p> la purile satisfaction de voir l'empire franais s't5dre de ,hamb\rg ,rome4 ,enf91 quant l'influ5ce morale1 on n'a po9t encore dignem5t compris que la ,conv5tion1 levant le peuple sans le corrompre1 avait irrvocablem5t t]m9 la dcomposition *ronique de l'anci5ne hir>*ie sociale1 t\t en consolidant nanmo9s1 *ez les mo9dres classes1 le respect de *acun p\r sa propre condition1 suivant l'attrait univ]sel d'une noble activit politique1 t5dant spontanm5t cont5ir p>t\t la disposition au dplacem5t priv1 en honorant et amliorant les plus infrieures positions3 c'e/ surt\t s\s la dom9ation gu]rire de ,bonap>te que le gnreux s5tim5t primitif de l'galit rvolutionnaire subit cette immorale dviation qui devait associ] directem5t la plus active portion de notre population un dsa/reux sy/me de rtrogradation politique1 en lui (frant1 comme prix de sa coopration p]man5te1 l',europe pill] et opprim]2 on doit c]ta9em5t a9si expliqu] le pr9cipal dveloppem5t direct d'une corruption gnrale dt]m9e1 en g]me1 p> l'ensemble de la dsorganisation sociale1 et dont n\s recueillons auj\rd'hui les tri/es fruits4 ,mais il s]ait aussi sup]flu que pnible de s'arrt] ici davantage sur cette malheureuse poque1 autrem5t que p\r y not] sommairem5t les graves enseignem5s politiques qu'elle n\s a si *rem5t procurs4 ,le premi] de t\s consi/e assurm5t dans l'irrcusable dmon/ration de la d\l\reuse v]satilit politique qui devait c>actris] l'abs5ce de t\te vritable doctr9e1 depuis que les convictions rvolutionnaires1 seules ple9em5t actives de nos j\rs1 avai5t t ncessairem5t branles1 *ez la plup>t des esprits1 d'aprs la dplorable expri5ce propre la d]nire p>tie de la gr&e crise rpublica9e4 ,sans cette 9vitable influ5ce m5tale1 la politique rtrograde de ,bonap>te aurait videmm5t manqu la fois d'in/rum5s et d'appuis1 *ez une population qui n'aurait pu autrem5t laiss] t5t] la folle et c\pable rsurrection du rgime que son n]gique antipa?ie avait si rcemm5t abattu4 ,la honteuse apo/asie de tant d'indignes rpublica9s1 et l'entranem5t ins5s des masses ds9tresses1 dur5t alors m>qu] pr(ondm5t la fragilit dsormais inhr5te t\tes les convictions uniquem5t fondes sur une mtaphysique purem5t ngative1 qui avait dj cess d'tre en suffisante h>monie1 intellectuelle ou sociale1 avec l'ensemble de la situation rvolutionnaire4 ,on doit1 en second lieu1 rem>qu]1 dans l'preuve vraim5t dcisive t5te cette poque1 l'indisp5sable fondem5t que la gu]re active et p]man5te y f\rnissait ncessairem5t au sy/me de rtrogradation1 qui n'aurait pu autrem5t obt5ir alors aucune telle consi/ance temporaire1 comme je l'ai ci-dessus signal4 ,cette inconte/able apprciation hi/orique indique c]ta9em5t combi5 s]ait la fois *imrique et p]turbatrice une politique a9si oblige l'accomplissem5t cont9u d'une condition fondam5tale dev5ue de plus en plus antipa?ique l'ensemble de la civilisation mod]ne1 et s\v5t mme secrtem5t rep\sse dsormais p> l'in/9ct involontaire des plus zls p>tisans des projets ins5ss dont elle devrait =m] la base gnrale4 ,il faut y voir aussi1 en s5s inv]se1 l'immdiate condamnation philosophique de la dplorable ab]ration qui1 d'aprs l'abs5ce actuelle de t\te vritable doctr9e politique1 a depuis entran trop s\v5t l'cole rvolutionnaire1 malgr d'insuffisantes int5tions progressives1 dans le seul intrt de ses passions fugitives1 prconis] et mme sollicit] l'tat de gu]re1 qui con/itue cep5dant l'unique *ance srieuse1 quoique phmre1 qui pt re/] dsormais aux t5dances rtrogrades4 ,enf91 il importe beauc\p de signal] spcialem5t1 au sujet de cette dom9ation gu]rire1 le n\veau sophisme gnral1 la fois spontan et sy/matique1 d'aprs lequel l'esprit militaire1 avant de s'effac] irrvocablem5t1 y fut conduit r5dre un hommage involontaire la nature m9emm5t pacifique de la sociabilit mod]ne1 en s'ef=ant t\j\rs d'y reprs5t] la gu]re comme un moy5 fondam5tal de civilisation1 p> un *imrique rajeunissem5t de l'antique politique roma9e1 dont la de/9ation sociale avait videmm5t reu1 qu9ze sicles aup>avant1 selon notre ?orie hi/orique1 une ple9e ralisation1 ncessairem5t impossible r5\vel] dans t\t le re/e de l'volution huma9e4 ,une telle illusion politique avait d tre assurm5t =t naturelle1 et mme d'abord 9vitable1 l'issue immdiate de la df5se rvolutionnaire1 qui suscitait spontanm5t une irrsi/ible impulsion l'active propagation univ]selle des pr9cipes franais2 quoique une sa9e apprciation philosophique1 alors malheureusem5t impossible1 et sans d\te dj conseill1 t\s g>ds1 de se born] la simple g>antie nationale1 en laissant des voies plus d\ces et plus efficaces l'indisp5sable ext5sion graduelle d'un m\vem5t ess5tiellem5t europen1 et en n'admettant que le ju/e degr d'invasion provisoire qu'exigeait l'entire efficacit de l'opration df5sive1 a9si que je l'ai indiqu ci-dessus4 ,mais au mo9s cette ab]ration spontane1 malgr ses graves consqu5ces p\r l'ensemble de la gr&e rpublique occid5tale1 tait primitivem5t trs-s9cre1 soit dans l'arme1 soit dans la nation2 et1 p> suite1 elle devait tre beauc\p mo9s fune/e l'extrieur3 t&is que1 p5dant les gu]res impriales1 l'inqualifiable prt5tion d'acclr] le progrs social p> le pillage et l'oppression de l',europe1 s\s l'intronisation successive d'une trange famille1 ne p\vait plus ex]c] aucune sduction srieuse1 s9on *ez de purs dclamateurs politiques1 dont les va9es conceptions cons]v5t auj\rd'hui une f*euse influ5ce sur la rhabilitation passagre de ce sy/me rtrograde4 ,leur apprciation sophi/ique ne saurait (frir aucun autre fondem5t spcieux que la raction ncessaire suivant laquelle cette dplorable dviation1 comme l'et fait galem5t une invasion de b>b>es1 devait naturellem5t provoqu]1 p> l'active sollicitude des g\v]nem5s eux-mmes1 l'veil univ]sel d'un pr9cipe d'indp5dance et de lib]t1 plus ou mo9s id5tique celui de notre rvolution1 dont le g]me ess5tiel tait1 comme n\s l'avons reconnu1 dj dpos dans t\t ce va/e t]ritoire propre l'lite de l'humanit1 la ,france n'ayant pu avoir1 cet g>d1 d'autre privilge dcisif que celui d'une indisp5sable initiative3 tel e/ c]ta9em5t le seul mode rel d'aprs lequel la tyrannie impriale ait d indirectem5t conc\rir1 contre les desse9s de son *ef1 la rgnration de l',europe4 ,t&is que ,p>is comprim tait honteusem5t rduit *]*] un alim5t son activit c>actri/ique dans les misrables rivalits des comdi5s et des v]sificateurs1 p> une trange vicissitude1 auj\rd'hui trop oublie1 et qu'on et1 peu d'annes aup>avant1 juge jamais impossible1 ,cadix1 ,b]l91 et mme ,vi5ne ret5tissai5t1 leur t\r1 de *ants n]giques et de patriotiques acclamations1 provoquant p>t\t de gnreuses insurrections nationales contre une intolrable dom9ation1 au temps mme o notre bel hymne rvolutionnaire tait *ez n\s l'objet d'une ombrageuse inquisition4 ,mais1 sauf cette 9vitable raction1 dont la po/rit ne saura c]tes aucun gr au sy/me qui l'a indirectem5t dt]m9e1 il e/ vid5t que l'ensemble de la politique impriale1 bi5 lo9 d'avoir rellem5t propag l'influ5ce franaise1 fut1 de t\te ncessit1 directem5t contraire un tel rsultat1 en /imulant les peuples s'unir aux rois p\r rep\ss] l'oppression trangre1 et en dtruisant la sympa?ie et l'admiration que notre initiative rvolutionnaire et notre df5se populaire avai5t univ]sellem5t inspires nos concitoy5s occid5taux1 *ez lesquels cette imm5se ab]ration gu]rire a laiss encore env]s n\s quelques fune/es prv5tions1 soigneusem5t entret5ues1 malgr l'heureuse prolongation d'une paix indisp5sable1 p> les div]ses fractions europennes de l'cole et du p>ti rtrogrades4 ,il s]ait videmm5t sup]flu d'expliqu] ici comm5t1 aprs une sanglante prpondrance1 galem5t dsa/reuse1 t\s g>ds1 p\r la ,france et p\r l',europe1 ce rgime1 fond sur la gu]re1 tomba trop t>d p> une suite naturelle de la gu]re elle-mme1 qu& la rsi/ance fut p>t\t dev5ue suffisamm5t populaire1 t&is que l'attaque se dpopul>isait ess5tiellem5t4 ,quels que soi5t auj\rd'hui les ef=ts1 c\pables ou ins5ss1 d'une fallacieuse exposition1 dont le succs mom5tan pr\ve combi5 l'abs5ce de t\te vritable doctr9e facilite ma9t5ant les plus audacieux m5songes1 la po/rit ne mconnatra po9t la mmorable satisfaction avec laquelle cette *ute indisp5sable fut immdiatem5t accueillie p> l'ensemble de la ,france1 qui1 outre sa misre et son oppression intrieures1 tait lasse enf9 de se voir condamne t\j\rs cra9dre1 suivant une irrsi/ible alt]native1 ou la honte de ses armes1 ou la dfaite de ses plus *]s pr9cipes4 ,cette gr&e cata/rophe ne devra f9alem5t laiss] la nation franaise d'autre t]nel regret1 que de n'y avoir pris qu'une "p trop passive et trop t>dive1 au lieu de prv5ir un dn\em5t fune/e p> une n]gique insurrection populaire contre la tyrannie rtrograde1 avant que notre t]ritoire et pu subir1 son t\r1 l'opprobre d'une invasion que notre dplorable torpeur r5dit seule alors 9vitable4 ,la =me honteuse de cet indisp5sable r5v]sem5t a con/itu depuis l'unique base sur laquelle il soit dev5u possible d'tablir1 avec une sorte de succs passag]1 une spcieuse solid>it entre notre propre gloire nationale et la mmoire individuelle de celui qui1 plus nuisible l'ensemble de l'humanit qu'aucun autre p]sonnage hi/orique1 fut t\j\rs spcialem5t le plus dang]eux ennemi d'une rvolution dont une trange ab]ration a quelquefois conduit le proclam] le pr9cipal reprs5tant4 ,d'aprs la contradiction radicale qui exi/ait ncessairem5t entre la propre lvation de ,bonap>te et l'esprit mon>*ique qu'il avait t5t de re/aur]1 les habitudes politiques contractes s\s son influ5ce devai5t1 sa *ute1 facilit] spontanm5t le ret\r provisoire des hriti]s naturels de l'anci5ne royaut franaise1 qui fur5t accueillis1 sans confiance mais sans cra9te1 *ez une nation dont le seul vu prononc consi/ait alors voir simultanm5t cess]1 t\t prix1 la gu]re et la tyrannie1 et d'abord mme dispose p5s] que cette famille compr5drait aussi1 comme t\t le monde le s5tait en ,france1 l'intime liaison politique qui avait d rgn] entre le sy/me de conqute et le rgime de rtrogradation1 t\s deux galem5t dte/s4 ,mais1 croyant voir1 au contraire1 un symptme de haute adhsion populaire leur va9e utopie mon>*ique dans une rintgration qu'ils ne devai5t1 t\s g>ds1 qu' ,bonap>te1 et o le peuple tait re/ ess5tiellem5t passif1 ces n\veaux organes de l'action c5trale t5dir5t aussitt repr5dre follem5t la politique rtrograde du p\voir d*u1 en la concevant1 de t\te ncessit1 radicalem5t prive dsormais de l'activit gu]rire laquelle ils attribuai5t sa dcad5ce1 et qui avait1 en ralit1 con/itu la pr9cipale base indisp5sable de son succs temporaire4 ,qu& cette illusion fondam5tale fut suffisamm5t dveloppe1 la nation aurait t1 sans d\te1 promptem5t prs]ve des tracass]ies et des p]turbations qui en devai5t rsult]1 en laissant seulem5t agir une anci5ne rivalit dome/ique1 si le dsa/reux ret\r pisodique de ,bonap>te ne ft v5u compliqu] gravem5t la situation1 en mettant de n\veau l',europe en g>de contre la ,france1 de manire t\tefois n'ab\tir1 aprs son irrvocable expulsion1 qu' ret>d] de qu9ze ans1 au prix d'imm5ses sacrifices passag]s1 une sub/itution de p]sonnes dev5ue videmm5t 9vitable4 ,cette d]nire priode a rp&u1 sur l'ensemble de la position rvolutionnaire1 une n\velle lumire1 qu'il importe d'apprci] sommairem5t4 ,sans reg>d] le gr& problme organique comme aucunem5t rsolu1 et sans r5onc] entirem5t sa solution ultrieure1 la nation franaise tait alors assez dsabuse1 d'aprs une expri5ce dcisive1 des hautes esprances de rgnration sociale qu'elle avait d'abord atta*es au triomphe univ]sel de la politique mtaphysique1 p\r ne s'occup] ess5tiellem5t dsormais que de ralis] l'heureuse influ5ce de l'tat de paix sur le dveloppem5t cont9u de l'volution indu/rielle1 laquelle l'branlem5t initial avait imprim une acclration capitale1 dont la gu]re avait aup>avant entrav la manife/ation p]man5te4 ,aussi1 quoique l'abs5ce d'une vritable doctr9e ne p]mt po9t une meilleure direction1 la ,france ne prit-elle habituellem5t qu'un intrt passif et secondaire aux /riles discussions con/itutionnelles qui dur5t1 cette poque1 m>qu] le rveil (ficiel de l'esprit rvolutionnaire1 et qui t5dai5t fond] la rorganisation f9ale sur une troisime t5tative d'imitation gnrale du rgime p>lem5taire propre l',anglet]re1 et auquel les dbris du sy/me imprial semblai5t avoir prp> enf9 une sorte d'lm5t ari/ocratique susceptible d'une consi/ance app>5te4 ,mais1 dfaut d'une sa9e ?orie1 cette n\velle preuve1 plus prolonge1 plus paisible1 et1 p> suite1 plus dcisive qu'aucune des prcd5tes1 t5dit bi5tt faire irrvocablem5t ressortir le c>actre anti-hi/orique et anti-national d'une telle utopie politique1 pr(ondm5t antipa?ique un milieu social o1 depuis la f9 du moy5 ge1 l'ensemble du pass avait t\j\rs dvelopp la dcad5ce spciale de l'ari/ocratie1 en conc5trant graduellem5t aut\r de la seule royaut t\s les re/es quelconques de l'anci5ne organisation4 ,s\s un actif asc5dant ari/ocratique1 le p\voir royal tait ess5tiellem5t rduit1 en ,anglet]re1 une va/e s9cure accorde au *ef nom9al de l'olig>*ie britannique1 avec une puissance relle peu suprieure celle des doges vniti5s1 malgr la va9e dcoration d'une hrdit mon>*ique4 ,en ,france1 au contraire1 l'in/9ct royal devait pr(ondm5t rpugn] une telle dgradation de l'lm5t prpondrant d'un rgime qu'on prt5dait seulem5t modifi] qu& on l'annullait radicalem5t1 suivant la =mule1 triviale mais n]gique1 employe p> ,bonap>te1 son avnem5t dictatorial1 p\r rep\ss] une semblable my/ification mtaphysique4 ,a9si rduite sa p>tie purem5t ngative1 faute de bases relles p\r la p>tie vraim5t positive1 l'irrationnelle imitation du type anglais ne p\vait1 en effet1 ab\tir qu' l'irrvocable neutralisation de la royaut2 et ce rsultat ncessaire dev5ait alors d'autant plus dcisif que1 p> la n\velle =me d'une telle in/itution1 l'adhsion mon>*ique y semblait spcialem5t volontaire4 ,c'e/ l surt\t qu'il faut plac]1 dans l'hi/oire gnrale de la transition mod]ne1 la dissolution directe de la gr&e dictature temporelle o n\s avons vu1 au c9quante-c9quime *apitre1 p>t\t conv]g]1 s\s div]ses =mes1 l'ensemble du m\vem5t de dcomposition politique4 ,depuis le comm5cem5t de la crise rvolutionnaire1 cette dictature1 labore p> ,l\is ,,xi et complte p> ,ri*elieu1 avait t ess5tiellem5t ma9t5ue1 au plus haut degr d'n]gie politique1 d'abord avec un c>actre progressif p> la ,conv5tion1 et ensuite dans un esprit rtrograde p> ,bonap>te1 qui en dut tre rellem5t le d]ni] organe4 ,mais1 au temps que n\s considrons1 elle se rs\t enf9 en un antagonisme p]man5t entre l'action politique c5trale1 que cette n\velle royaut reprs5te imp>faitem5t1 et l'action locale ou p>tielle1 mane d'une assemble plus ou mo9s populaire3 l'unit de direction disp>at alors s\s le tiraillem5t rguli] de ces deux =ces opposes1 dont *acune t5d s'assur] une prpondrance dsormais impossible jusqu' ce qu'une conv5able t]m9aison de l'an>*ie spirituelle vi5ne p]mettre enf9 une vritable organisation temporelle2 ,bonap>te lui-mme et alors subi cette 9vitable consqu5ce de la situation gnrale1 comme l'indique directem5t la trans=mation =ce qui c>actrisa son ret\r phmre4 ,une apprciation plus spciale comm5ce d'ailleurs montr] l'9vitable abaissem5t du p\voir royal m>qu1 d'une manire plus directe et plus di/9cte1 dans la n\velle exi/5ce gnrale1 hi/oriquem5t trop peu comprise1 du p\voir m9i/riel proprem5t dit1 qui1 aprs en avoir t1 s\s la seconde phase mod]ne1 une manation facultative1 en dev5ait ma9t5ant une sub/itution cont9ue1 dont l'action t5dait de plus en plus une ple9e indp5dance relle env]s la royaut1 a9si graduellem5t rappro*e de la nullit anglaise2 cette sorte d'abdication spontane devait1 au re/e1 immdiatem5t ab\tir augm5t] la disp]sion politique1 qui semblait p>-l rige en pr9cipe irrvocable4 ,hors des va9s dbats con/itutionnels propres cette poque1 se p\rsuivait ncessairem5t la lutte gnrale entre l'in/9ct progressif et la rsi/ance rtrograde1 la faveur mme de ce rgime mtaphysique1 qui1 malgr son t]nit (ficielle1 ne p\vait tre reg>d que comme une transition prcaire *ez les div]s p>tis actifs qui s'y disputai5t une suprmatie impossible4 c]ta9s g>ds1 cette coexi/5ce contradictoire de deux politiques incompatibles ma9t5ait1 sans d\te1 le c>actre ess5tiel de la situation fondam5tale antrieure la crise rvolutionnaire1 mais avec cette diffr5ce capitale que l'cole progressive avait hautem5t m>qu son b f9al1 quoique d'une manire purem5t ngative1 en mme temps qu'elle avait a9si con/at sa propre impuissance organique2 t&is que l'cole rtrograde1 claire1 sa manire1 p> la mme expri5ce1 avait t naturellem5t conduite mieux concevoir qu'aup>avant l'ensemble des conditions d'exi/5ce relatives au rgime dont elle entrepr5ait la *imrique re/auration4 ,c'e/ alors que se tr\ve ple9em5t tabli le dplorable dualisme social que j'ai compltem5t dcrit au qu>ante-sixime *apitre1 o n\s avons vu les deux s5tim5s galem5t indisp5sables de l'ordre et du progrs entret5us dsormais1 d'une manire galem5t insuffisante1 p> l'9vitable conflit de deux doctr9es antipa?iques1 s\s la va9e int]position (ficielle d'un p>ti /ationnaire1 empruntant *acune d'elles des pr9cipes qui se neutralisai5t mutuellem5t1 surt\t qu& il t5tait de concili] la suprmatie lgale du ca?olicisme avec une vraie lib]t religieuse4 ,en r5voyant le lecteur cette apprciation fondam5tale d'une situation qui a d jusqu' prs5t p]si/] ess5tiellem5t1 je rappell]ai seulem5t ici que cette /rile et dang]euse oscillation n\s a p>u pr9cipalem5t c>actrise1 s\s le rapport moral1 d'aprs l'ext5sion ncessaire d'une corruption sy/matique sans laquelle une telle an>*ie emp*]ait t\te action relle1 et1 s\s le rapport politique1 d'aprs l'entire prpondrance p]man5te des littrateurs et des avocats1 a9si dev5us1 *ez t\s les p>tis1 les directeurs naturels d'une lutte de plus en plus dgage de t\tes convictions pr(ondes4 ,quoiqu'on ait alors t5t d'rig]1 en l'honneur de l'entit politique va9em5t dcore du nom de loi1 une sorte de culte mtaphysique1 qui ne p\vait1 au fond1 ab\tir qu' consacr] l'univ]selle dom9ation des lgi/es1 l'abs5ce de vritables pr9cipes sociaux se manife/e1 plus compltem5t encore que dans les priodes prcd5tes1 p> cette dplorable fcondit rglem5taire qui di/+ue ncessairem5t les temps o1 faute de notions vraim5t fondam5tales1 on e/ conduit1 p\r vit] un arbitraire indf9i1 l'incohr5te accumulation d'une multitude presque illimite de dcisions p>ticulires1 d'ailleurs le plus s\v5t impuissantes atte9dre conv5ablem5t les ralits4 ,c'e/ a9si que1 malgr l'insuffisante codification prside p> ,bonap>te1 la disp]sion des ides politiques e/ rapidem5t p>v5ue ce degr c>actri/ique o1 comme le tmoigne notre tri/e expri5ce j\rnalire1 les plus habiles jurisconsultes1 aprs avoir consum leurs veilles l'tude des dcisions lgales1 ne peuv5t presque jamais conv5ir1 en *aque cas dt]m91 de ce qui con/itue effectivem5t la lgalit1 pr(ondm5t dissimule s\s l'obscur assemblage d'une f\le de dispositions spciales1 dont aucun juri/e ne peut mme se flatt] auj\rd'hui d'avoir acquis une ple9e connaissance totale4 ,avec quelque homognx logique que dt tre alors coordonne1 suivant l'explication prcd5te1 l'action rtrograde que n\s considrons dans son extrme ef=t politique1 j'ai dj signal1 au qu>ante-sixime *apitre1 les inconsqu5ces ncessaires qui1 mme ab/raitem5t1 la condamnai5t une nullit c>actri/ique4 ,s\s l'aspect hi/orique1 la plus dcisive de ces contradictions fondam5tales consi/ait assurm5t1 comme je l'ai ci-dessus indiqu1 comb9] le sy/me de rtrogradation politique avec un tat de paix cont9u1 de manire priv] radicalem5t une telle m>*e des seules influ5ces p]man5tes qui lui euss5t procur1 s\s la direction de ,bonap>te1 un succs temporaire4 ,cette incohr5ce capitale tait d'autant plus significative qu'elle con/ituait spontanm5t une suite insurmontable de l'ensemble de la situation sociale2 puisque le ma9ti5 de la paix tait1 au fond1 l'unique mrite ess5tiel qui1 malgr de va9es /imulations1 dt]m9t la nation franaise support] suffisamm5t une telle dom9ation provisoire1 dont les dang]s ne pur5t longtemps lui p>atre assez srieux p\r compromettre1 p> son r5v]sem5t prmatur1 une tranquillit extrieure et intrieure fconde en progrs matriels et mme intellectuels4 ,on doit surt\t attribu] au s5tim5t in/9ctif de cette inconsqu5ce dcisive l'espce d'indiffr5ce ddaigneuse qu'inspirait alors la masse de la population une politique rtrograde1 antipa?ique ses plus n]giques t5dances1 mais dont l'inanit radicale tait a9si confusm5t reconnue4 ,l'ensemble de notre ?orie hi/orique de l'volution mod]ne n\s disp5se d'ailleurs videmm5t de n\s arrt] ici aux graves incohr5ces intrieures qui1 malgr les ef=ts de ses coord9ateurs ab/raits1 devai5t neutralis] mutuellem5t les div]s lm5s de cette trange politique1 p> une sorte de reproduction spontane1 sur une mo9dre *elle1 et suivant un c\rs beauc\p plus rapide1 des mmes dissid5ces ess5tielles d'o n\s avons vu1 au c9quante-c9quime *apitre1 rsult] graduellem5t1 p5dant les c9q sicles de la transition mod]ne1 la dcomposition rvolutionnaire de l'anci5 sy/me politique1 soit d'aprs l'opposition fondam5tale entre le p\voir spirituel et le p\voir temporel1 soit mme en v]tu de la lutte de la royaut avec l'ari/ocratie2 d\ble conflit c>actri/ique1 dont les div]ses fractions de l'cole rtrograde donnr5t alors1 la ,france et l',europe1 la rassurante imitation4 ,t\tefois1 il n'e/ pas inutile de rem>qu]1 comme p\vant faire spcialem5t ressortir la nature des pr9cipaux beso9s propres notre situation sociale1 l'asc5dant habituel que dut pr5dre1 dans une telle politique1 la rorganisation spirituelle1 directem5t rige en base indisp5sable du plan gnral de rtrogradation1 s\s la suprme influ5ce d'une dang]euse corporation1 pralablem5t rtablie p\r cette unique de/9ation4 ,a ce titre1 a9si qu' t\t autre1 cette d]nire t5tative ne p\vait1 sans d\te1 conduire qu' la reproduction acclre de l'9vitable avortem5t propre une p>eille m>*e p5dant les trois sicles antrieurs3 la compagnie tri/em5t fameuse qui s'en r5dit l'organe naturel ne put alors que jo9dre la ha9e insurmontable qu'elle avait jadis inspire le plus irrvocable mpris1 ju/em5t acquis dsormais une congrgation o la plus ignoble hypocrisie disp5sait si s\v5t de mrite et mme de moralit4 ,nanmo9s1 cette faon de procd] con/itue1 sa manire1 un premi] symptme politique de la prpondrance directe que devait ma9t5ant obt5ir de plus en plus le beso9 fondam5tal de la rorganisation spirituelle1 depuis que l'impuissance organique de la mtaphysique ngative avait suffisamm5t pr\v l'impossibilit actuelle de t\te rorganisation temporelle qui n'aurait pas t conv5ablem5t prcd d'une rgnration intellectuelle et morale3 ce s5tim5t ne p\vait1 en effet1 exi/] habituellem5t *ez l'cole rtrograde1 sans t5dre ncessairem5t se propag] aussi peu peu1 avec une efficacit plus dcisive1 *ez l'cole progressive elle-mme1 p> une suite naturelle de leur antagonisme fondam5tal4 ,qu& cette va9e raction eut enf9 pris une attitude srieusem5t m5aante p\r l'ensemble du gr& m\vem5t rvolutionnaire1 une seule sec\sse dcisive1 dtruisant rapidem5t1 sans aucune opposition relle1 une politique ess5tiellem5t dp\rvue de t\tes rac9es populaires1 suffit dmontr]1 aux plus aveugles obs]vateurs1 que la *ute de ,bonap>te1 lo9 d'tre simplem5t due l'unique am\r de la paix1 tait galem5t rsulte de l'av]sion univ]sellem5t inspire p> la rtrogradation tyrannique qui tait dev5ue le b dplorable d'une 9vitable dictature4 ,la =me effective du dnom5t imprial ayant d naturellem5t laiss]1 cet g>d1 a9si que je l'ai n ci-dessus1 une quivoque fondam5tale1 qu'il importait de dissip] jamais1 cette n]gique manife/ation tait c]ta9em5t indisp5sable1 dans l'tat prs5t de la philosophie politique1 p\r faire dignem5t compr5dre que le beso9 du progrs social n'tait pas mo9s fondam5tal1 aux yeux de la nation franaise1 premi] organe spontan de la rpublique europenne1 que le beso9 de l'ordre et celui de la paix1 dj spcialem5t signals1 l'un l'avnem5t1 l'autre au dcl91 du rgime de ,bonap>te4 ,cette dmon/ration ncessaire doit tre1 ce me semble1 hi/oriquem5t envisage comme de/9e m>qu] enf9 le t]me irrvocable de la gr&e raction rtrograde1 immdiatem5t comm5ce l'in/itution du disme lgal de ,robespi]re1 compltem5t dveloppe s\s la tyrannie de ,bonap>te1 et aveuglm5t prolonge p> ses faibles successeurs4 ,depuis cet indisp5sable enseignem5t1 la nation franaise e/ demeure ess5tiellem5t inaccessible de frqu5tes t5tatives d'une agitation politique t\j\rs dp\rvue jusqu'ici de t\te vritable int5tion organique1 et ne p\vant ab\tir qu' de va9es sub/itutions de p]sonnes1 o l'ordre s]ait gravem5t compromis sans aucun pr(it p\r le progrs4 ,quoique le c>actre purem5t provisoire1 propre l'ensemble de la situation rvolutionnaire1 soit a9si dev5u plus pr(ondm5t apprciable que s\s aucun des modes antrieurs1 la population a d1 en gnral1 sauf d'9vitables manife/ations1 ds lors1 il e/ vrai1 plus rxres1 du beso9 fondam5tal de rgnration sociale1 repr5dre paisiblem5t le c\rs naturel de son volution indu/rielle1 dont l'exclusive prpondrance1 malgr ses graves dang]s moraux1 doit spontanm5t rsult] de l'abs5ce prolonge de t\te m95te activit politique1 jusqu' une conv5able laboration de la vraie rorganisation spirituelle4 ,cette d]nire trans=mation prp>atoire se di/+ue pr9cipalem5t des prcd5tes p> une sorte de r5onciation volontaire1 implicite mais irrcusable1 du rgime (ficiel l'tablissem5t rguli] d'aucun ordre intellectuel et moral3 dev5ue directem5t matrielle1 la politique y prt5d re/] indp5dante des doctr9es et des s5tim5s1 et repos] dsormais sur la seule considration active des intrts proprem5t dits4 ,une av]sion in/9ctive p\r les ab]rations qui v5ai5t de p]dre le sy/me royal1 va9em5t ob/9 p\rsuivre1 en s5s rtrograde1 la rorganisation spirituelle1 a d naturellem5t inspir] une telle t5dance empirique1 dans un milieu o l'tat des ides ne saurait p]mettre aux hommes politiques de concevoir1 d'une manire vraim5t progressive1 cette indisp5sable rorganisation4 ,en mme temps1 la difficult croissante de ma9t5ir suffisamm5t l'ordre matriel1 au milieu de l'an>*ie m5tale et morale1 a9si directem5t livre dsormais son libre essor spontan1 a d ma9t5ir habituellem5t cette n\velle disposition1 en produisant un tat cont9u d'imm95te proccupation politique1 qui dt\rn]ait le p\voir de t\te autre inquitude mo9s immdiate1 qu& mme il s]ait srieusem5t accessible aucune considration trangre la cons]vation1 de plus en plus pnible1 de sa propre exi/5ce1 ds lors incessamm5t m5ace1 non-seulem5t p> des agitations exceptionnelles dev5ues plus frqu5tes1 mais surt\t p> le jeu rguli] des div]s lm5s d'un rgime contradictoire4 ,c'e/ a9si que s'e/ enf9 tr\v provisoirem5t ralis1 autant que le comport5t les t5dances gnrales de la socit mod]ne1 l'trange type politique propre la philosophie ngative1 qui avait si longtemps dem& un sy/me rduisant le p\voir de simples fonctions rpressives1 sans aucune attribution directrice1 et ab&onnant une libre concurr5ce prive t\te active p\rsuite de la rgnration intellectuelle et morale4 ,mais1 aprs son entire in/allation1 ce d]ni] rgime provisoire e/ radicalem5t mconnu de ceux-l mme qui en avai5t t d'avance les plus zls admirateurs spculatifs1 p>ce qu'ils y ont vu s'van\ir aussitt les irrationnelles esprances de r=mation sociale qu'ils en avai5t aveuglm5t conues1 et qui ont fait place la tri/e conviction exprim5tale qu'une telle politique matrielle ncessite auj\rd'hui la plus va/e ext5sion p]man5te d'une corruption organise1 dfaut de laquelle la dcomposition devi5drait imm95te1 s\s l'essor presque illimit des ambitions p]turbatrices1 et d'o rsulte ncessairem5t l'accroissem5t cont9u des plus onreuses dp5ses publiques1 comme indisp5sable condition pratique d'un rgime surt\t vant p\r sa nature m9emm5t conomique4 ,sans exam9] ici davantage les div]s c>actres ess5tiels propres une situation dj spcialem5t analyse1 t\s g>ds1 dans la leon prlim9aire du tome quatrime1 il n\s suffit de les avoir a9si directem5t ratta*s l'ensemble de notre apprciation hi/orique4 ,t\tefois1 af9 de complt] rellem5t l'explication ci-dessus indique sur la dsorganisation dcisive de la gr&e dictature temporelle1 il importe de considr]1 d'une manire di/9cte quoique sommaire1 la n\velle situation gnrale d'un p\voir c5tral auquel la prcision du langage philosophique ne p]met gure d'appliqu] dsormais l'anci5ne qualification de royaut1 depuis que t\s les pre/iges mon>*iques ont irrvocablem5t disp>u avec les croyances qui les consacrai5t1 et lorsque d'ailleurs le c\rs naturel des vnem5s1 p5dant le d]ni] demi-sicle1 a d r5dre =t problmatique1 en ,france1 la va9e hrdit lgale d'une fonction qui n'y saurait jamais dgnr] en une simple s9cure anglaise1 et qui1 p> suite1 y exig]a t\j\rs une vritable capacit p]sonnelle1 dont la transmission dome/ique e/ peu vraisemblable4 ,il s]ait d'ailleurs sup]flu de s'arrt] ici aucunem5t l'irrcusable confirmation que notre d]nire commotion politique a spontanm5t f\rnie p\r l'inanit radicale des imitations mtaphysiques du rgime transitoire propre l',anglet]re1 d'aprs l'vid5te subalt]nit p>lem5taire laquelle s'e/ a9si tr\v rduit un prt5du lm5t ari/ocratique d'orig9e impriale ou royale4 ,mais il faut1 au contraire1 soigneusem5t not] les n\veaux empitem5s gnraux de l'assemble lgislative sur le p\voir qu'une habitude invtre conduit encore qualifi] de royal1 malgr qu'il ait dj p]du sans ret\r t\s les pr9cipaux attributs hi/oriquem5t rappels p> une telle dnom9ation politique4 ,ces usurpations c>actri/iques consi/5t d'abord dans l'initiative directe con/itutionnellem5t accorde *acun des membres de cette lgislature1 et surt\t dans la t5dance p]man5te1 encore plus dcisive1 quoique mo9s lgale1 qui les p\sse t\s1 au milieu de leurs va9s diss5tim5s habituels1 l'annulation directe de l'autorit c5trale1 en lui imposant les organes qu'elle doit employ]1 de manire emp*] l'ex]cice le plus lgitime de son indisp5sable spontanx4 ,s\s cette d\ble influ5ce1 il e/ clair que le c5tre d'action1 dsormais priv de t\te /abilit relle1 se tr\ve successivem5t transport *ez *acun des p]sonnages qui p>vi5n5t1 t\r t\r1 obt5ir1 p> des moy5s plus ou mo9s phmres1 un asc5dant p>lem5taire1 si r>em5t atta* une vraie capacit politique1 d'aprs l'irrationnelle nature d'une assemble o doiv5t ncessairem5t dom9] auj\rd'hui les vues empiriques et p>tielles avec les passions disp]sives1 sauf les cas exceptionnels o l'imm95ce d'un grave dang] commun vi5t y p]mettre une vritable unit passagre4 ,on doit aussi rem>qu] que les m9i/res mme du p\voir c5tral1 a9si dev5us presque indp5dans de la puissance royale1 t5drai5t bi5tt dt]m9] son entire lim9ation graduelle1 sans plus d'emb>ras que les anci5s maires du palais1 quoique d'une t\t autre manire1 si notre milieu social n'emp*ait spontanm5t une telle usurpation1 soit p> la propre fragilit de ces suprmes ag5s1 soit surt\t p> l'abs5ce ncessaire de t\t m95t desse9 politique dans cette situation provisoire du gr& m\vem5t rvolutionnaire4 ,t\tefois1 malgr ces prils cont9us1 l'action royale1 habilem5t ex]ce1 et sagem5t rduite son indisp5sable (fice actuel p\r le ma9ti5 matriel d'un ordre public s\v5t compromis1 f9it p> obt5ir suffisamm5t1 s\s l'adhsion spontane d'une masse ess5tiellem5t trangre de va9es agitations p>lem5taires1 un vritable asc5dant habituel1 en v]tu de sa con/ance et de sa conc5tration1 sur les vues incohr5tes de tant d'ambitions contradictoires1 qu'apais5t aism5t de n\velles dcompositions du p\voir et de frqu5tes mutations p]sonnelles1 dont l'influ5ce cont9ue1 en dissipant t\te cra9te srieuse d'empitem5t m9i/riel1 t5d d'ailleurs videmm5t l'augm5tation rapide de la dplorable disp]sion politique qui c>actrise une socit dsormais dp\rvue de t\te vraie direction p]man5te1 tant que dur]a l'int]rgne intellectuel et moral4 ,dans cette trange situation temporaire1 il ne n\s re/e plus considr] que le rsultat gnral de la r5onciation implicite du rgime (ficiel t\te prt5tion srieuse sur la rorganisation spirituelle1 p\r laquelle il a volontairem5t reconnu son inaptitude radicale1 comme je l'ai ci-dessus expliqu4 ,or1 cette incompt5ce1 tacitem5t av\e1 livre ncessairem5t la puissance intellectuelle et morale quiconque veut et peut s'en saisir passagrem5t1 sans aucune g>antie normale d'une vraie vocation p]sonnelle relativem5t aux plus importans et aux plus difficiles problmes dont la p5se huma9e puisse tre jamais proccupe3 d'o suit habituellem5t1 beauc\p plus que s\s t\s les autres modes antrieurs1 la dom9ation spirituelle du j\rnalisme1 naturellem5t *ue auj\rd'hui de purs littrateurs1 ord9airem5t impropres1 soit en eux-mmes1 soit surt\t p> l'ensemble de leur ducation1 s5tir suffisamm5t ce qui con/itue la sa9e laboration rationnelle d'une "q quelconque1 ft-ce env]s les plus simples sujets de spculation positive1 et ds lors ncessairem5t disposs1 mme avec les plus loyales int5tions politiques1 faire trop s\v5t dgnr] l'apprciation philosophique des pr9cipales difficults sociales en un /rile appel des passions qu'il faudrait1 au contraire1 presque t\j\rs calm]4 ,s\s le dplorable asc5dant de sectes phmres1 dont la va9e succession devi5dra bi5tt aussi rapide que celle des m9i/res p>lem5taires1 ce p\voir1 incon/itutionnel mais irrcusable1 a d malheureusem5t re/] jusqu'ici1 *ez l'cole progressive ou rvolutionnaire1 ess5tiellem5t consacr1 sauf d'9vitables intrigues p]sonnelles1 l'active propagation cont9ue de conceptions m9emm5t an>*iques1 liant la rorganisation f9ale une pr(onde p]turbation des conditions lm5taires les plus indisp5sables la sociabilit mod]ne1 d'aprs des inspirations con/amm5t empruntes1 d'une manire plus ou mo9s explicite1 au disme lgal de ,r\sseau et de ,robespi]re1 spontanm5t rig en fondem5t ncessaire de la rgnration huma9e4 ,dans une situation radicalem5t dsordonne1 o les plus n]giques /imulations p\ss5t incessamm5t aux plus difficiles spculations les intellig5ces les mo9s prp>es1 sans aucun pr9cipe rel propre cont5ir les divagations spontanes1 on doit c]tes peu s'tonn] ni que les plus absurdes utopies obti5n5t mom5tanm5t un dang]eux crdit1 ni qu'une critique dissolvante t5de la fune/e dconsidration de t\te autorit quelconque1 suivant les explications fondam5tales du qu>ante-sixime *apitre1 auquel je dois ici me born]1 cet g>d1 r5voy] spcialem5t le lecteur att5tif4 ,j'y aj\t]ai seulem5t1 p\r complt] cette apprciation hi/orique1 que les irrationnelles prcautions lgalem5t in/itues contre de tels prils t5d5t ncessairem5t d'ord9aire les aggrav] beauc\p1 puisque les conditions fiscales et les rpressions pcuniaires a9si imposes au libre ex]cice de cet trange p\voir spirituel doiv5t naturellem5t ab\tir le conc5tr] davantage *ez de va/es cot]ies1 o il se complique 9vitablem5t de calculs m]cantiles1 en un temps o1 la mditation solitaire p\vant seule produire de vraies convictions1 une sage politique devrait1 au contraire1 sy/matiquem5t enc\rag] l'action sociale des p5seurs isols1 les seuls qui puiss5t tre auj\rd'hui suffisamm5t affran*is d'un dplorable entranem5t intellectuel et moral4 ,quoi qu'il en soit1 l'extrme imp]fection actuelle de cette n\velle puissance ne doit pas faire mconnatre la haute importance de son avnem5t c>actri/ique1 malgr les va9es rclamations d'une assemble temporelle1 s\v5t *oque de voir a9si surgir hors de son se9 un p\voir illgal1 quelquefois dispos env]s elle un r$\table antagonisme1 bi5 que lui-mme manife/e encore1 s\s ce rapport surt\t1 un trop faible s5tim5t de son n]gique spontanx1 d'aprs un re/e d'influ5ce inap]ue de la gr&e ab]ration rvolutionnaire sur la confusion fondam5tale des deux puissances lm5taires1 tant signale dans le volume prcd5t4 ,depuis que les pr9cipaux dbats p>lem5taires sont habituellem5t rduits dt]m9] quelle n\velle cot]ie d'avocats et de littrateurs app>ti5dront mom5tanm5t les portefeuilles et les ambassades1 il faut peu s'tonn]1 sans d\te1 que la presse ait rapidem5t conquis1 malgr t\s les ob/acles quelconques1 un asc5dant social dont la tribune n'tait plus digne4 ,hi/oriquem5t envisage1 cette n\velle prpondrance1 qui ne peut c]ta9em5t que s'accrotre1 con/itue ma9t5ant mes yeux1 p\r l'ensemble de l'cole rvolutionnaire1 un premi] symptme dcisif de la prm95ce gnrale qu'y acqui]t auj\rd'hui le s5tim5t in/9ctif du beso9 direct de la rorganisation spirituelle1 dont l'urg5ce suprieure avait t dj comprise1 s\s la priode prcd5te1 p> l'cole rtrograde1 suivant les =mes conv5ables sa nature propre1 comme je l'ai ci-dessus expliqu4 ,c'e/ a9si que1 s\s l'irrsi/ible impulsion d'un enseignem5t exprim5tal1 un demi-sicle de pr(ondes p]turbations sociales a f9alem5t conduit dsormais t\s les p>tis actifs reconnatre spontanm5t1 *acun sa manire1 quoique d'aprs un mode trs-imp>fait1 la priorit ncessaire que doit actuellem5t obt5ir la rgnration intellectuelle et morale sur une suite immdiate d'essais purem5t politiques1 dont l'efficacit e/ enf9 radicalem5t puise1 tant qu'ils ne p\rront pas tre philosophiquem5t dirigs p> une telle rnovation pralable4 ,quant aux rsultats effectifs de la priode extrme que n\s a*evons d'apprci]1 ils ont surt\t consi/ jusqu'ici dans l'9vitable ext5sion de la crise fondam5tale l'ensemble de la gr&e rpublique europenne1 dont la ,france devait tre seulem5t l'avant-g>de4 ,p5dant la priode prcd5te1 l'heureuse influ5ce politique de la paix univ]selle y avait dj spontanm5t dvelopp presque p>t\t les g]mes antrieurs d'un salutaire branlem5t1 que l'agitation gu]rire avait elle-mme pralablem5t conc\ru /imul] involontairem5t1 comme je l'ai expliqu en son lieu4 ,mais cette propagation naturelle ne p\vait1 sans d\te1 acqurir une importance vraim5t dcisive tant que la crise gnrale avait d sembl] dissipe dans son foy] pr9cipal4 ,c'e/ donc seulem5t depuis qu'une d]nire commotion indisp5sable a ple9em5t dmontr l'inanit radicale d'une telle illusion politique1 que cette ext5sion ncessaire a pu suffisamm5t s'accomplir4 ,quoiqu'elle semble avoir p>t\t ab\ti1 comme en ,france1 une va9e imitation univ]selle de la transition anglaise1 l'apprciation hi/orique ci-dessus applique au cas franais dmontre p>eillem5t1 surt\t *ez les peuples ca?oliques1 que cette irrationnelle utopie n'y saurait acqurir auj\rd'hui aucune vritable consi/ance1 mme p>mi les populations allem&es o l'lm5t ari/ocratique avait le mo9s d*u1 comme le confirme de plus en plus l'preuve univ]selle4 ,il e/ d'ailleurs vid5t que l'imm95te propagation spciale de l'agitation rvolutionnaire jusqu'au se9 de l'organisation britannique1 doit ncessairem5t discrdit] t\te application extrieure d'un rgime radicalem5t attaqu dans son type national4 ,cette indisp5sable ext5sion occid5tale tait surt\t de/9e1 p\r la m>*e gnrale des conceptions actuelles1 dt]m9] une suffisante gnralisation d'ides politiques sur la vraie nature de la crise commune1 et faire directem5t ressortir la prpondrance dcisive que doit enf9 acqurir p>t\t la rorganisation intellectuelle et morale1 seule susceptible de conv5ir simultanm5t des populations o l'laboration politique proprem5t dite devra s'accomplir ensuite d'une manire ess5tiellem5t indp5dante1 s\s pe9e des plus dang]euses p]turbations europennes1 comme je l'indiqu]ai ci-dess\s4 ,quoiqu'une telle propagation ait d naturellem5t t5dre rajeunir la mtaphysique rvolutionnaire1 qui ne p\vait ailleurs tre aussi ue qu'en ,france1 l'impuissance organique de cette doctr9e ngative a d aussi se manife/] univ]sellem5t1 sans exig]1 en *aque cas1 le r5\vellem5t national des d\l\reuses expri5ces qui1 d'aprs la similitude fondam5tale des situations1 avai5t d tre t5tes p> un seul peuple l't]nel pr(it de t\s les autres4 ,enf91 il importe de not] que la raction ncessaire de cette ext5sion dcisive a*ve de consolid] la ple9e scurit du m\vem5t commun1 que g>antissait d'abord notre gr&e df5se rvolutionnaire1 et qui dsormais repose aussi sur l'heureuse impossibilit de t\te grave compression rtrograde1 a9si directem5t condamne une *imrique univ]salit1 depuis que les div]ses populations occid5tales ne peuv5t plus tre srieusem5t ameutes contre une seule d'entre elles1 et que les armes sont p>t\t occupes pr9cipalem5t cont5ir ces agitations intrieures4 ,telle e/ la suite naturelle de considrations hi/oriques1 qui1 d'aprs une apprciation1 sommaire mais spciale1 de *acune des c9q priodes ess5tielles propres la crise f9ale o demeure plonge1 depuis un demi-sicle1 l'lite de l'humanit1 n\s conduit reconnatre1 d'une manire plus ou mo9s di/9cte1 dans l'ensemble de ce va/e ?tre social1 et surt\t dans le pr9cipal sige de l'impulsion dcisive1 l'irrcusable ncessit actuelle d'une rorganisation spirituelle1 v]s laquelle n\s avons vu conv]g] spontanm5t t\tes les hautes t5dances politiques1 et dont l'9vitable avnem5t1 dsormais compltem5t prp>1 n'att5d plus auj\rd'hui que l'indisp5sable initiative philosophique qui seule lui manque encore1 et que j'ose immdiatem5t t5t] p> ce ,trait fondam5tal1 de/9 c>actris]1 t\s g>ds1 la rationnalit positive4 ,nanmo9s1 avant de procd] directem5t cette indication df9itive1 que l'esprit gnral et le c\rs graduel de notre laboration dynamique font dj spontanm5t press5tir1 il faut d'abord complt] l'exam5 intgral de la gr&e poque laquelle n\s v5ons de consacr] une analyse p>tielle exige p> son importance dcisive1 en y considrant enf91 ab/raction faite de t\te priode p>ticulire1 l'ext5sion ncessaire de la d\ble progression sociale que les deux *apitres prcd5s ont dmontre propre t\te l'volution mod]ne1 soit quant l'irrvocable ext9ction du sy/me ?ologique et militaire1 soit p\r l'essor univ]sel d'un organisme rationnel et pacifique4 l'un et l'autre titre1 il importe ici d'apprci] exactem5t l'indisp5sable complm5t naturel a9si rapidem5t apport l'ensemble du m\vem5t fondam5tal1 la fois ngatif et positif1 que n\s avons vu l5tem5t s'accomplir p5dant les c9q sicles antrieurs4 ,comme env]s ce pass1 n\s devons ici considr]1 en premi] lieu1 le prolongem5t de la dcomposition politique1 et d'abord en ce qui conc]ne l'organisme ?ologique1 pr9cipale base de l'anci5 sy/me social4 ,or1 cet g>d1 il e/ ais d'apprci] hi/oriquem5t la raction ncessaire suivant laquelle la crise rvolutionnaire1 spontanm5t issue de la dsorganisation religieuse1 a puissamm5t contribu la r5dre videmm5t irrvocable1 en portant une d]nire atte9te dcisive aux div]ses conditions ess5tielles1 politiques1 intellectuelles et morales1 de l'anci5ne conomie spirituelle4 ,s\s le premi] aspect1 il e/ clair que l'ass]vissem5t antrieur de l'ordre ecclsia/ique la puissance temporelle a t alors beauc\p augm5t1 soit en tant au cl]g cette influ5ce lgale sur la vie dome/ique dont il cons]ve encore l'app>5ce *ez les populations prote/antes1 soit surt\t en le privant de bi5s spciaux dj dp\rvus de t\te gr&e de/9ation1 et en subordonnant p> suite l'ensemble de son exi/5ce aux discussions annuelles d'une assemble de laques incrdules1 presque t\j\rs mal disposs env]s la corporation sac]dotale1 quoique leur antipa?ie soit ord9airem5t cont5ue p> une sorte de croyance empirique la prt5due ncessit indf9ie des doctr9es ?ologiques p\r le ma9ti5 de l'h>monie sociale4 ,en laissant ,bonap>te rtablir1 sans opposition srieuse1 un culte encore *] une p>tie arrire mais intressante de notre population1 la nation franaise a t\j\rs impos au cl]g1 comme condition tacite d'une dotation dsormais facultative1 l'obligation fondam5tale de r5onc] t\te influ5ce politique1 et de se born] ses fonctions prives1 env]s ceux seulem5t qui cons5t5t y rec\rir4 ,ds la pro*a9e t5tative un peu grave de raction rtrograde au pr(it d'un p\voir qui ne saurait se rsign] volontairem5t un tel abaissem5t1 cette disposition nationale1 auj\rd'hui c]ta9em5t prpondrante1 malgr de va9es app>5ces contraires1 dt]m9]a1 sans d\te1 la suppression f9ale du budget ecclsia/ique1 en rs]vant aux div]s fidles l'entreti5 spcial de leurs pa/eurs respectifs1 suivant une t5dance trop con=me l'esprit gnral de la mtaphysique rvolutionnaire p\r re/] longtemps 9vitable1 comme l'ont annonc dj quelques propositions prmatures4 ,or1 un tel usage1 qui1 dans les murs prote/antes des anglo-amrica9s1 e/ trs-favorable la pr(ession sac]dotale1 consomm]ait assurm5t sa ru9e totale en ,france1 et bi5tt mme dans t\s les autres pays demeurs nom9alem5t ca?oliques1 sauf l'insuffisante comp5sation de quelques r>es dv\em5s p>tiels4 ,quant la dcad5ce intellectuelle de l'organisation ?ologique1 la crise rvolutionnaire a d l'aggrav] pr(ondm5t1 en propageant *ez t\tes les classes quelconques l'entire mancipation religieuse4 ,une nation qui1 p5dant plusieurs annes1 lo9 de rclam] srieusem5t contre la suppression lgale du culte public p> une assemble m9emm5t populaire1 a paisiblem5t c\t1 dans ses vieilles ca?drales1 la prdication directe d'un audacieux a?isme ou d'un disme non mo9s ho/ile aux anci5nes croyances1 a c]tes suffisamm5t con/at son ple9 affran*issem5t ?ologique2 surt\t qu& on considre que mme d'odieuses p]scutions ne pur5t alors vraim5t ranim] une f]veur religieuse dont les s\rces m5tales tai5t ncessairem5t t>ies3 les va9s tmoignages ultrieurs qu'on a s\v5t allgus cet g>d1 ont t\j\rs t ess5tiellem5t dp\rvus de la vritable spontanx qui seule en et con/itu la valeur sociale2 c> ils fur5t con/amm5t dus aux proccupations sy/matiques d'une politique rtrograde1 d'abord impriale et puis royale4 ,aprs ces vid5tes indications hi/oriques1 que *aque lecteur peut aism5t dvelopp]1 il faut enf91 quant aux considrations morales1 insi/] davantage sur l'apprciation plus conte/e1 quoique non mo9s dcisive1 de l'irrcusable dmon/ration spontanm5t rsulte de l'ensemble de la crise rvolutionnaire contre la prt5tion exclusive des doctr9es religieuses aux proprits morales1 soit individuelles1 soit surt\t sociales1 dont une aveugle r\t9e dispose encore y *]*] uniquem5t le pr9cipe inv>iable4 ,depuis qu'une ple9e mancipation ?ologique tait dev5ue frqu5te *ez les esprits cultivs1 de nombreux exemples privs1 p>mi lesquels on di/+u]a t\j\rs avec reconnaissance la vie entire du v]tueux ,sp9osa1 t5dai5t1 sans d\te1 con/at] de plus en plus l'indp5dance fondam5tale de t\tes les v]tus relles env]s les croyances qui1 dans l'enfance de l'humanit1 avai5t t longtemps indisp5sables leur /imulation p]man5te4 ,outre ces cas p>ticuli]s graduellem5t multiplis1 une exacte analyse et aism5t pr\v que1 mme *ez le vulgaire1 surt\t p5dant la troisime phase mod]ne1 les faibles convictions religieuses qui s'y cons]vai5t encore tai5t habituellem5t dp\rvues de t\te efficacit ess5tielle p\r l'ensemble de la conduite morale1 ab/raction faite d'ailleurs des graves discordes1 dome/iques1 civiles1 et nationales1 dont elles tai5t dev5ues le pr9cipe vid5t4 ,mais1 malgr ces div]s enseignem5s1 on sait combi5 de telles prt5tions doiv5t longtemps survivre aux situations qui les motivai5t1 env]s des phnomnes aussi complexes1 et s\s l'impulsion de tant d'intrts atta*s leur asc5dant cont9u4 ,en considrant l'ensemble de l'volution huma9e1 il n'y a pas1 d'aprs notre ?orie hi/orique1 de v]tu quelconque qui1 p\r se conv]tir en habitude suffisante1 n'ait eu primitivem5t beso9 d'une sanction religieuse1 que la progression intellectuelle et morale a fait ensuite lim9] sans dang]1 mesure que la sa9e apprciation des influ5ces relles a r5du sup]flus les /imulans *imriques4 ,c'e/ p\rquoi t\tes les phases sociales ont ret5ti1 comme auj\rd'hui1 de dclamations rtrogrades sur la prt5due dpravation que l'humanit allait 9vitablem5t subir d'aprs l'imprud5te suppression de telle ou telle croyance sup]/itieuse3 il suffit encore de p>c\rir les div]ses civilisations contempora9es p\r retr\v] l'quival5t de ces va9s regrets1 mme env]s les cas que les plus croyans reg>d5t1 *ez les peuples avancs1 comme ncessairem5t trang]s t\te considration ?ologique4 ,quoique1 p> exemple1 la propret y soit c]ta9em5t dev5ue depuis longtemps indp5dante des motifs religieux1 et simplem5t ratta*e des conv5ances relles1 prives ou publiques1 t\s les brames p]si/5t cep5dant rig] en ncessit absolue son inv>iable liaison leurs prescriptions ?ologiques4 ,plusieurs sicles aprs l'essor univ]sel du *ri/ianisme1 un gr& nombre d'hommes d'tat et mme beauc\p de philosophes cont9uai5t dplor] gravem5t l'imm95te dmoralisation qu'ils concevai5t atta*e la *ute des sup]/itions poly?iques4 ,sans que les clameurs mod]nes soi5t1 au fond1 plus raisonnables1 il e/ donc facile de s5tir a9si l'extrme importance d'une gr&e manife/ation nationale qui con/at]ait enf91 d'une manire directe et dcisive1 l'actif dveloppem5t des plus hautes v]tus *ez une population dev5ue ess5tiellem5t trangre1 et mme pr(ondm5t antipa?ique1 aux div]ses croyances ?ologiques4 ,or1 tel e/ l'm95t s]vice dont l'mancipation huma9e s]a t]nellem5t r$evable l'n]gique dmon/ration hi/orique spontanm5t f\rnie p> la rvolution franaise4 ,en voyant alors1 non-seulem5t p>mi les *efs1 mais *ez les mo9dres citoy5s1 tant de c\rage1 soit gu]ri]1 soit mme civil1 tant d'admirables dv\em5s patriotiques1 tant d'actes1 mme obscurs1 d'un noble ds9tressem5t1 surt\t p5dant la dure totale de la gr&e df5se rpublica9e1 t&is que t\tes les anci5nes croyances tai5t avilies ou p]scutes1 il e/ c]ta9em5t impossible1 t\t obs]vateur judicieux1 de ne pas s5tir pr(ondm5t l'inanit radicale du pr9cipe rtrograde relatif l'immuable ncessit morale des op9ions religieuses4 ,cette gr&e expri5ce ne laisse pas seulem5t l'esprit ?ologique la ress\rce1 d'ailleurs videmm5t illusoire1 de ratta*] un vague disme tant d'n]giques rsultats3 outre que les demi-convictions propres cette va9e doctr9e sont1 p> leur nature1 trop confuses et trop *ancelantes p\r comport] de tels effets1 il e/ directem5t s5sible que1 cette poque1 la plup>t des citoy5s actifs1 soit dans l'arme1 soit dans la nation1 tai5t presque aussi indiffr5s au disme mod]ne qu' t\t autre sy/me religieux2 c> le disme lgal dev9t ensuite1 comme je l'ai montr1 le vrai comm5cem5t hi/orique de la raction rtrograde1 et procda surt\t1 aussi bi5 que t\s les degrs ultrieurs de cette raction1 de vues purem5t politiques1 =t trangres et s\v5t opposes aux pr9cipaux in/9cts populaires4 ,tel e/ le n\vel aspect gnral s\s lequel on doit concevoir l'ensemble de la crise rvolutionnaire comme ayant spcialem5t complt l'irrvocable dcad5ce de t\t rgime ?ologique1 en tant radicalem5t aux doctr9es religieuses les attributions morales dont un op9itre prjug semblait leur assur] jamais le privilge exclusif4 ,les div]ses considrations prcd5tes conc\r5t1 en rsum1 montr] le ca?olicisme1 que n\s avons vu si longtemps prsid] l'volution mod]ne1 comme dev5u f9alem5t trang] la socit actuelle1 o il ne peut plus figur] qu' titre d'imposante ru9e hi/orique1 p\r emp*] le monde de p]dre t\t s5tim5t actif d'une vritable organisation spirituelle1 et p\r en indiqu] aux philosophes les vraies conditions fondam5tales4 ,encore ce d\ble (fice extrme e/-il aussi trs imp>faitem5t rempli dsormais1 soit d'aprs l'irrationnelle apprciation qui transporte un admirable organisme politique la ju/e rprobation ma9t5ant atta*e la philosophie ?ologique sur laquelle il avait d malheureusem5t repos]1 soit aussi en v]tu de l'infriorit m5tale d'un cl]g de plus en plus recrut p>mi les natures infrieures1 et qui p]d rapidem5t le digne s5tim5t de son anci5ne mission sociale1 dont une tude appr(ondie du moy5 ge peut seule f\rnir auj\rd'hui une suffisante connaissance aux p5seurs qui v\drai5t y puis] conv5ablem5t d'heureuses indications gnrales#ag4 ,quoique t\t vrai philosophe doive pr(ondm5t regrett] la /rilit sociale de cette gr&e con/ruction1 ces deux g5res de motifs ne p]mett5t gure d'espr] qu'une sage trans=mation1 con=me l'esprit de la rgnration f9ale1 puisse l'y utilis] rellem5t comme moy5 de transition2 le pr9cipal ob/acle1 cet g>d1 rsult]a surt\t de l'aveugle antipa?ie du sac]doce contre t\te philosophie vraim5t positive1 et de sa purile ob/9ation *]*]1 dans de va9es intrigues1 la *imrique re/auration de son antique asc5dant4 ,il e/ malheureusem5t beauc\p plus vraisemblable que ce noble difice politique e/ de/91 p> l'irrvocable caducit de ses fondem5s intellectuels1 une entire dmolition1 de mme que l'ordre poly?ique antrieur1 en laissant seulem5t l'imprissable s\v5ir des imm5ses s]vices de t\s g5res qui y ratta*5t hi/oriquem5t l'ensemble de l'volution huma9e1 et des p]fectionnem5s ess5tiels qu'il a introduits dans la ?orie fondam5tale de l'organisme social1 suivant la ju/e apprciation spciale du volume prcd5t4 ,note #ag3 ,cette irrvocable dgnration intrieure du cl]g ca?olique1 p> suite de la discordance fondam5tale de sa philosophie avec l'ensemble de la civilisation actuelle1 e/ alors dev5ue spcialem5t s5sible en ce que les ef=ts mmorables1 quoique rtrogrades1 t5ts1 cette poque1 p\r recompos] la ?orie gnrale du ca?olicisme1 et qui n'auront eu d'autre utilit p]man5te que d'en mieux c>actris] le sy/me hi/orique1 fur5t ess5tiellem5t dus des p5seurs trang]s l'glise3 tel fut surt\t l'm95t de ,mai/re1 celui de t\s les philosophes mod]nes qui a jusqu'ici le plus compltem5t apprci ce gr& organisme4 ,p>mi les diffr5s prtres qui ont suivi ses traces1 le seul qui l'ait fait avec un vritable tal5t1 t\tefois bi5 plus littraire que philosophique1 longtemps clbr comme le plus f]me appui de la re/auration ca?olique1 a f9alem5t tmoign1 p> une sc&aleuse conv]sion rvolutionnaire1 l'extrme fragilit des convictions que peuv5t ma9t5ant produire des doctr9es caduques1 qu'un aveugle empirisme s'ob/9e va9em5t prs5t] encore comme les seules g>anties solides de l'ordre intellectuel et moral1 t&is que1 en ralit1 le mo9dre *oc des passions suffit auj\rd'hui les branl] radicalem5t *ez leurs pr9cipaux organes4 ,considrant ma9t5ant le progrs actuel de la dcomposition politique relativem5t l'organisme temporel1 il e/ ais de reconnatre que1 malgr le dveloppem5t exceptionnel d'une prodigieuse activit gu]rire1 le c\rs graduel de la crise rvolutionnaire n'a pas mo9s conc\ru complt]1 en gnral1 l'irrvocable dcad5ce du rgime militaire que celle du sy/me ?ologique lui-mme4 ,d'abord1 le mode ncessaire suivant lequel dut s'accomplir la gr&e df5se rpublica9e dt]m9a simultanm5t l'irrvocable dconsidration de l'anci5ne ca/e militaire1 a9si radicalem5t prive de sa seule attribution c>actri/ique1 et mme la cessation correspondante du pre/ige jadis inhr5t1 malgr l'in/itution dcisive des armes p]man5tes1 la spcialit d'une telle pr(ession1 o les citoy5s les mo9s prp>s surpassr5t alors1 aprs un rapide appr5tissage1 les matres les plus exprim5ts4 ,cette preuve dcisive1 heureusem5t accomplie au milieu des plus dfavorables circon/ances1 fit donc s5tir que1 p\r une simple activit df5sive1 seule vraim5t compatible avec l'esprit pacifique de la sociabilit mod]ne1 t\te tribu gu]rire1 et mme t\te grave proccupation cont9ue des sollicitudes militaires1 tai5t dsormais dev5ues ess5tiellem5t inutiles1 s\s l'impulsion patriotique d'une vritable dt]m9ation populaire1 sans laquelle d'ailleurs la plus habile tactique s]ait1 cet g>d1 radicalem5t insuffisante1 comme le pr\va ensuite trop clairem5t la tri/e contre-preuve am5e p> la tyrannie rtrograde de ,bonap>te4 ,d'autres exemples nationaux tablir5t bi5tt1 d'une manire non mo9s expressive1 et suivant des conditions analogues1 que cette consolante vrit politique e/ galem5t applicable t\tes les populations actuelles1 et qu'elle rsulte ncessairem5t du sy/me fondam5tal de notre civilisation4 ,en second lieu1 la nature mme de la gu]re rvolutionnaire dut aussitt mettre un t]me irrvocable la d]nire srie de gu]res sy/matiques qui avait surt\t c>actris1 comme je l'ai expliqu au *apitre prcd5t1 la troisime phase mod]ne1 et qui t5dait p]ptu] l'activit militaire en la de/9ant au s]vice politique de l'activit indu/rielle1 dsormais prpondrante3 cet anci5 esprit ne put alors p]si/] qu'en ,anglet]re1 o il tait mme pr(ondm5t modifi p> de graves sollicitudes sociales4 ,on doit1 cet g>d1 soigneusem5t rem>qu]1 cette poque1 la dcad5ce presque univ]selle du rgime colonial1 fond s\s la seconde phase1 et que l'irrvocable sp>ation des pr9cipales colonies dtruisit ess5tiellem5t aprs trois sicles1 de manire prv5ir t\t r5\vellem5t srieux des gu]res importantes qu'il avait aup>avant suscites3 l',anglet]re seule dut aussi (frir1 ce sujet1 une exception spciale et probablem5t passagre1 que les autres nations europennes ne p\vai5t ni ne devai5t tr\bl]1 dans l'intrt commun de la gr&e rpublique occid5tale1 m9emm5t compatible avec une telle anomalie1 correspondante des beso9s et des aptitudes qui ne saurai5t ailleurs exi/] encore au mme degr4 ,l'heureuse rvolution amrica9e avait d'abord f\rni cette scission ncessaire la fois un signal dcisif et un appui fondam5tal2 mais son accomplissem5t dut ensuite rsult] des proccupations exclusives propres aux div]ses mtropoles p> une suite plus ou mo9s directe de la crise rvolutionnaire4 ,c'e/ a9si que disp>ut alors ess5tiellem5t1 dans l'ensemble de la rpublique europenne1 la d]nire s\rce gnrale des gu]res mod]nes4 ,j'ai d'ailleurs suffisamm5t expliqu dj comm5t1 en un temps o l'esprit militaire se subordonnait pr(ondm5t un b social1 une imm5se ab]ration gu]rire avait t naturellem5t dt]m9e p> un irrsi/ible entranem5t1 dont le ret\r e/ c]ta9em5t impossible1 malgr t\s les ef=ts quelconques1 depuis que les gu]res de pr9cipes1 qui seules re/ai5t supposables1 ont t radicalem5t cont5ues p> une suffisante ext5sion occid5tale de l'agitation rvolutionnaire1 a9si dev5ue1 p\r l',europe actuelle1 un gage assur de tranquillit provisoire1 en consumant1 d'une manire cont9ue1 t\te la sollicitude des g\v]nem5s et t\te l'activit de leurs nombreuses armes prv5ir pniblem5t les p]turbations intrieures4 ,quelque prcaire que doive sembl] une telle g>antie1 elle e/ cep5dant de nature dur] jusqu' ce qu'une vritable rorganisation intellectuelle et morale vi5ne p>t\t in/itu] spontanm5t une scurit directe et p]man5te1 en r=mant jamais des murs et des op9ions qui con/itu5t les d]ni]s ve/iges du rgime initial de l'humanit1 et en faisant uni=mm5t prvaloir dsormais la paisible proccupation j\rnalire des div]s p]fectionnem5s sociaux1 soit europens1 soit nationaux1 s\s la commune inspiration d'une doctr9e univ]selle1 int]prte p> un mme p\voir spirituel1 comme je l'indiqu]ai spcialem5t ci-aprs4 ,n\s avons1 il e/ vrai1 prcdemm5t rem>qu l'introduction spontane d'un dang]eux sophisme1 qu'on s'ef=ce auj\rd'hui de consolid]1 et qui t5drait cons]v] indf9im5t l'activit militaire1 en assignant aux invasions successives la spcieuse de/9ation d'tablir directem5t1 dans l'intrt f9al de la civilisation univ]selle1 la prpondrance matrielle des populations les plus avances sur celles qui le sont mo9s4 ,dans le dplorable tat prs5t de la philosophie politique1 qui p]met l'asc5dant phmre de t\te ab]ration quelconque1 une telle t5dance a c]ta9em5t beauc\p de gravit1 comme s\rce de p]turbation univ]selle2 logiquem5t p\rsuivie1 elle ab\tirait1 sans d\te1 aprs avoir motiv l'oppression mutuelle des nations1 prcipit] les unes sur les autres les div]ses cits1 d'aprs leur 9gale progression sociale2 et1 sans all] jusqu' cette rig\reuse ext5sion1 qui doit c]ta9em5t t\j\rs re/] idale1 c'e/1 en effet1 sur un tel prtexte qu'on a prt5du fond] l'odieuse ju/ification de l'esclavage colonial1 suivant l'inconte/able supriorit de la race blan*e4 ,mais1 quelques graves dsordres que puisse mom5tanm5t suscit] un p>eil sophisme1 l'in/9ct c>actri/ique de la sociabilit mod]ne doit c]ta9em5t dissip] t\te irrationnelle inquitude qui t5drait y voir1 mme seulem5t p\r un pro*a9 av5ir1 une n\velle s\rce de gu]res gnrales1 entirem5t incompatibles avec les plus p]svrantes dispositions de t\tes les populations civilises4 ,avant la =mation et la propagation de la sa9e philosophie politique1 la rectitude populaire aura d'ailleurs1 sans d\te1 suffisamm5t apprci1 quoique d'aprs un empirisme confus1 cette grossire imitation rtrograde de la gr&e politique roma9e1 que n\s avons vue1 en s5s inv]se1 ess5tiellem5t de/9e1 s\s des conditions sociales radicalem5t opposes celles du milieu mod]ne1 comprim] p>t\t1 except *ez un peuple unique1 l'essor imm95t de la vie militaire1 que cette va9e p>odie /imul]ait1 au contraire1 simultanm5t *ez des nations ds longtemps livres une activit m9emm5t pacifique4 ,la dcad5ce fondam5tale du rgime et de l'esprit militaires s'e/ p>t\t cont9ue spontanm5t1 p5dant ce d]ni] demi-sicle1 au milieu des plus spcieuses manife/ations contraires1 s\s un troisime aspect gnral1 non mo9s c>actri/ique que les deux prcd5s1 p> une gr&e innovation univ]selle1 dont la haute signification hi/orique e/ encore trop peu comprise1 et qui con/itue c]ta9em5t la plus pr(onde modification que l'in/itution mod]ne des armes soldes et p]man5tes ait pu encore pr\v] depuis son orig9e au ,x,i,ve sicle4 ,on conoit qu'il s'agit du recrutem5t =c1 d'abord tabli en ,france p\r suffire aux imm5ses beso9s de notre df5se rvolutionnaire a9si qu'aux exig5ces plus durables de l'ab]ration gu]rire qui lui succda1 et ensuite univ]sellem5t adopt ailleurs p\r consolid] suffisamm5t les div]ses rsi/ances nationales4 ,cette mmorable innovation1 qui1 depuis la paix1 a p>t\t survcu aux ncessits initiales1 con/itue videmm5t1 p> sa nature1 un tmoignage spontan des dispositions anti-militaires propres aux populations mod]nes1 o l'on tr\ve encore des (fici]s vraim5t volontaires1 mais plus ou trop peu de soldats4 ,en mme temps1 elle conc\rt directem5t dtruire les murs et l'activit gu]rires1 en faisant cess] ess5tiellem5t la spcialit primitive d'une telle pr(ession1 et en composant les armes d'une masse radicalem5t antipa?ique la vie militaire1 dev5ue p\r elle un f>deau purem5t temporaire1 qui n'e/ habituellem5t support1 p> *acun de ceux qui le subiss5t1 que dans la prvision con/ante d'une pro*a9e et 9vitable libration p]sonnelle4 ,il e/ d'ailleurs cra9dre que1 s\s l'ext5sion croissante des op9ions et des habitudes an>*iques1 un s]vice aussi onreux ne f9isse1 malgr son vid5te importance1 p> dt]m9]1 *ez la classe1 dj si greve tant d'autres titres1 sur laquelle retombe son poids pr9cipal1 d'n]giques rsi/ances plus ou mo9s explicites1 qui r5drai5t bi5tt impossible la prolongation relle de l'ext5sion inusite que les armes ont p>t\t cons]ve depuis la paix univ]selle4 ,quoi qu'il en soit d'une telle prvision1 on ne saurait d\t] que le rec\rs normal une telle ress\rce ncessaire ne c>actrise spontanm5t1 soit comme symptme1 soit mme comme pr9cipe1 la ple9e dcad5ce f9ale du sy/me militaire1 dsormais ess5tiellem5t rduit un (fice subalt]ne1 quoique indisp5sable1 dans le mcanisme fondam5tal de la sociabilit mod]ne4 ,d'aprs ces trois ordres de considrations gnrales1 t\s les esprits vraim5t philosophiques doiv5t aism5t reconnatre1 avec une p>faite satisfaction1 la fois intellectuelle et morale1 que l'poque e/ enf9 v5ue o la gu]re srieuse et durable doit totalem5t disp>atre *ez l'lite de l'humanit4 ,le vague et confus press5tim5t de ce gr& rsultat social inspirait1 depuis trois sicles1 de nobles utopies c>actri/iques1 qui1 malgr leur insuffisante rationnalit1 n'euss5t po9t excit tant de frivoles dda9s1 si l'on et s5ti davantage que1 comme je l'ai expliqu au c9quante-quatrime *apitre1 de telles conceptions1 qu& elles sont vraim5t spontanes et conv5ablem5t p]si/antes1 annonc5t t\j\rs1 p> une anticipation plutt affective que m5tale1 un vritable beso9 capital1 et une c]ta9e cration correspondante1 quelque imp>faite qu'en doive tre a9si la d\ble apprciation primitive4 ,n\s voyons ici1 en effet1 cette heureuse consqu5ce f9ale se ralis] spontanm5t1 aprs les plus t]ribles orages1 comme une suite ncessaire de l'ensemble de la situation fondam5tale propre aux populations mod]nes1 qui a successivem5t puis t\s les div]s motifs gnraux de gu]res importantes1 p5dant qu'elle dtruisait peu peu t\tes les conditions pr9cipales d'un puissant essor militaire4 ,la pr(onde paix europenne qui1 malgr tant d'irrationnelles prvisions et de vicieuses t5tatives1 p]si/e ma9t5ant un degr dj sans exemple dans l'ensemble de l'hi/oire mod]ne1 con/itue c]ta9em5t un admirable phnomne qui1 si n\s n'y tions pas plongs1 p>atrait t\s m9emm5t dcisif p\r l'avnem5t f9al d'une re ple9em5t pacifique4 ,quelque sommaires qu'ai5t d tre1 ce sujet1 les indications prcd5tes1 elles sont la fois tellem5t irrcusables et tellem5t lies t\te notre laboration hi/orique1 qu'elles contribu]ont1 j'espre1 rassur] les bons esprits sur le ma9ti5 ncessaire d'une paix indisp5sable1 t\s g>ds1 l'volution actuelle de l'lite de l'humanit1 et qui ne saurait pr\v] auj\rd'hui de p]turbation grave1 quoique mom5tane1 que si de va9es agitations intrieures v5ai5t p]mettre1 en ,france1 la prpondrance passagre de fune/es impulsions sy/matiques1 que le seul press5tim5t de ces dang]eux effets suffirait d'ailleurs r5dre antipa?iques aux populations actuelles1 o prdom95t assurm5t d'op9itres dispositions pacifiques1 quelquefois dissimules s\s des dmon/rations phmres1 dues des inspirations anti-progressives4 ,malgr l'inconte/able ralit d'une telle apprciation gnrale1 le va/e app>eil militaire cons]v1 *ez t\s les peuples europens1 avec presque autant d'ext5sion qu'avant la paix univ]selle1 sembl]ait d'abord annonc] l'imm95ce d'une disposition oppose1 si un exam5 plus appr(ondi de la situation fondam5tale n'expliquait aussitt cette app>5te anomalie1 en la ratta*ant directem5t1 d'aprs l'ensemble de ce *apitre1 aux ncessits communes d'une crise rvolutionnaire ma9t5ant plus ou mo9s t5due t\te la rpublique occid5tale4 ,l'active p>ticipation des armes proprem5t dites au ma9ti5 cont9u de l'ordre public1 qui jadis ne leur (frait qu'une de/9ation accessoire et passagre1 con/itue dsormais1 au contraire1 p>t\t et de plus en plus1 leur attribution pr9cipale et con/ante1 en v]tu des graves p]turbations inte/9es qui peuv5t a9si cont9uellem5t surv5ir *ez les div]ses populations avances1 et d'o doiv5t d'ailleurs frquemm5t rsult] de vritables inquitudes extrieures1 quoique1 au fond1 cette uni=me agitation intrieure g>antisse1 comme je l'ai ci-dessus indiqu1 l'impossibilit des *ocs nationaux4 ,dans un tat de pr(ond dsordre intellectuel et moral1 qui doit r5dre t\j\rs imm95te l'an>*ie matrielle1 il faut bi5 que les moy5s de rpression acquir5t une int5sit correspondante celle des t5dances insurrectionnelles1 af9 qu'un ordre indisp5sable protge suffisamm5t le vrai progrs social contre l'ef=t cont9u d'ambitions mal diriges ligues p> des conceptions vicieuses4 ,cette ncessit n\velle a t jusqu'ici commune t\tes les =mes successives de la crise rvolutionnaire1 et l'on peut d'avance assur] qu'elle ne s]a pas mo9s s5tie *ez t\s les g\v]nem5s quelconques qui p\rrai5t surv5ir1 jusqu' ce que la rorganisation intellectuelle et morale vi5ne mettre ce beso9 exceptionnel un t]me df9itif1 dont la ralisation ne saurait tre pro*a9e1 soit d'aprs les difficults et la l5teur d'une telle opration1 d'abord philosophique1 puis politique1 soit raison de l'gsme et de l'aveuglem5t qui p>t\t devront l'entrav]1 s\s la dplorable prpondrance univ]selle d'un esprit pr(ondm5t disp]sif1 viciant auj\rd'hui les plus sa9es intellig5ces4 ,tel e/ le mode gnral suivant lequel la mme poque1 de/9e voir ess5tiellem5t disp>atre jamais la gu]re proprem5t dite1 a dvelopp1 p\r les armes mod]nes1 trans=mes en une sorte de gr&e m>*ausse politique1 une d]nire mission sociale1 dont l'importance n'e/ po9t conte/able1 et dont la dure1 quoique ncessairem5t limite1 suivant la condition prcd5te1 doit tre1 p> sa nature1 beauc\p plus prolonge qu'on ne l'imag9e en un temps o cette attribution f9ale n'e/ encore rellem5t qu'au db de son pr9cipal ex]cice4 ,cette situation relle n'e/ pas auj\rd'hui suffisamm5t comprise1 p>ce que les faits politiques ne peuv5t1 sans une ?orie vraim5t positive1 tre conv5ablem5t ap]u qu'aprs une longue p]si/ance2 outre qu'un re/e d'influ5ce des murs et des op9ions anci5nes s'oppose ici spcialem5t une exacte apprciation gnrale3 de l rsulte1 p\r les g\v]nem5s actuels1 le frqu5t rec\rs des artifices peu conv5ables et s\v5t dang]eux1 t5dant motiv]1 auprs des peuples1 sur la prt5due imm95ce d'une gu]re impossible1 le ma9ti5 d'un va/e app>eil militaire1 qu'on n'ose pas ju/ifi] directem5t d'aprs sa vraie de/9ation ncessaire4 ,mais une telle mission sociale tant assurm5t trs-av\able1 en un temps o1 comme je l'ai montr ci-dessus1 le p\voir c5tral lui-mme n'a pas1 au fond1 d'autre pr9cipal (fice provisoire1 son importance prolonge doit bi5tt conduire la reconnatre directem5t et avec fran*ise1 af9 d'y adapt] rgulirem5t les nombreux organes qui doiv5t y conc\rir2 c>1 leur position quivoque les expose auj\rd'hui de prilleuses sductions1 d'aprs un dsordre gnral d'op9ions et d'habitudes dont l'influ5ce s't5d a9si1 au del des exig5ces fondam5tales1 sur ceux-l mme qui en doiv5t rprim] les plus gr&s effets matriels4 ,la dcad5ce cont9ue du rgime et de l'esprit gu]ri]s ne peut donc frapp] auj\rd'hui la pr(ession militaire d'une d*ance sociale aucunem5t quival5te celle qui1 d'aprs l'irrvocable dcl9 de la philosophie ?ologique1 m5ace dsormais la corporation sac]dotale1 *ez laquelle on ne saurait espr]1 avec quelque vraisemblance1 une trans=mation assez pr(onde p\r p]mettre sa fusion relle dans l'organisation f9ale de l'humanit1 o la classe spculative doit avoir un t\t autre c>actre4 ,depuis l'entire dissolution de la ca/e militaire1 comm5ce au ,x,i,ve sicle1 p> l'in/itution fondam5tale des armes mod]nes1 et complte1 surt\t en ,france1 s\s l'influ5ce rvolutionnaire1 comme je l'ai expliqu1 aucun gr& ob/acle ne peut plus emp*] la milice actuelle de pr5dre conv5ablem5t les murs et l'esprit qui doiv5t correspondre sa n\velle de/9ation sociale4 ,t\t pr(ond regret d'un pass1 o ce qui e/ dsormais accessoire fut si longtemps pr9cipal1 peut tre1 en effet1 malgr une rc5te imitation passagre de cette antique situation1 radicalem5t c>t auj\rd'hui *ez une classe qui doit cons]v] un digne s5tim5t de son utilit p]man5te1 et qui peut d'ailleurs ju/em5t s'enorgueillir1 en un temps d'an>*ie1 d'un in/9ct organique dont le meilleur type temporel se tr\v]a t\j\rs dans son admirable hir>*ie2 outre les heureuses ress\rces secondaires que prs5te sa d]nire con/itution p\r facilit] le dveloppem5t intellectuel et social de nos populations1 en utilisant conv5ablem5t un indisp5sable sacrifice temporaire4 ,malgr la solid>it fondam5tale qui dut exi/] jadis entre l'esprit gu]ri] et l'esprit religieux1 il ne faut jamais oubli] que1 ds son orig9e1 l'in/itution des armes p]man5tes fut p>t\t rige dans des vues radicalem5t critiques1 af9 d'assur] l'avnem5t de la dictature temporelle autant contre la puissance sac]dotale que contre la =ce fodale4 ,aussi les gu]ri]s mod]nes se di/+ur5t-ils presque t\j\rs de ceux du moy5 ge1 et encore davantage de ceux de l'antiquit1 p> une t5dance plus ou mo9s prononce v]s une mancipation ?ologique qui excita s\v5t les impuissantes rclamations du cl]g4 ,bonap>te lui-mme1 malgr son asc5dant sur l'arme1 fut oblig d'y tolr] une ple9e indp5dance spirituelle1 qui1 politiquem5t apprcie1 et alors suffi p\r jug] une va9e utopie rtrograde1 ncessairem5t fonde sur la comb9aison p]man5te de deux lm5s dev5us videmm5t inconciliables3 on sait assez d'ailleurs que les ef=ts ins5ss de ses dbiles successeurs n'ab\tir5t1 en gnral1 qu' mieux dvelopp] une telle antipa?ie4 ,enf91 la nettet et la prcision des spculations militaires doiv5t t5dre1 p> leur nature1 favoris] auj\rd'hui1 *ez ceux qui s'y livr5t1 l'essor de l'esprit positif2 comme l'ont confirm1 depuis trois sicles1 tant d'heureux exemples d'une utile alliance entre les re*]*es sci5tifiques et les tudes gu]rires1 dont l'aff9it spontane a dt]m9 jusqu'ici les plus importantes crations spciales p\r l'ducation positive4 ,c'e/ a9si que des antipa?ies communes et de p>eilles sympa?ies ont de plus en plus t5du1 surt\t en ,france1 faire pr(ondm5t pntr] *ez les armes l'in/9ct progressif qui c>actrise les populations mod]nes2 t&is que l'immobilit ncessaire de la classe sac]dotale a d la r5dre f9alem5t presque trangre la sociabilit actuelle4 ,telle e/ la cause gnrale d'une diffr5ce ess5tielle1 qu'il importait ici d'expliqu] sommairem5t1 entre les de/9es pro*a9es des deux lm5s pr9cipaux de l'anci5 sy/me politique1 dont l'uni=me dcomposition1 la fois temporelle et spirituelle1 n'e/ d'ailleurs nullem5t altre p> cette indisp5sable di/9ction2 puisque c'e/ seulem5t une pr(onde trans=mation spontane qui p]met l'lm5t militaire1 p> contra/e avec l'lm5t ?ologique1 une vritable incorporation au m\vem5t f9al de la socit mod]ne1 o son (fice politique devra se rduire ensuite peu peu1 mesure que l'ordre normal s'tablira1 des s]vices j\rnali]s dont la ncessit ne saurait jamais cess] entirem5t1 quel que puisse tre l'accomplissem5t ultrieur de la rgnration morale4 ,aprs avoir a9si suffisamm5t apprci l'm95te influ5ce propre au d]ni] demi-sicle p\r complt] irrvocablem5t la gr&e progression ngative des c9q sicles antrieurs1 il n\s re/e jug] aussi l'ext5sion simultane de la progression positive1 en considrant successivem5t les quatre volutions p>tielles dont n\s l'avons vue compose dans la d]nire leon1 af9 de c>actris] la fois ses rsultats effectifs et ses lacunes ess5tielles1 quant leur commune relation la rorganisation f9ale4 ,env]s la plus fondam5tale de ces volutions solidaires1 il s]ait c]ta9em5t sup]flu1 s\s l'un et l'autre aspect1 d'insi/] ici sur une apprciation dsormais vid5te t\s les obs]vateurs judicieux1 et qui ne peut con/itu]1 t\s g>ds1 qu'un simple prolongem5t gnral de celle du *apitre prcd5t1 p>ticulirem5t rappel en ce qui s'y rapporte la troisime phase mod]ne4 ,on conoit aism5t1 en effet1 combi5 la prpondrance sociale de l'lm5t indu/riel devait tre augm5te et consolide p> une crise rvolutionnaire qui a*evait la dmolition sculaire de l'anci5ne hir>*ie1 et qui ds lors plaait naturellem5t en premire ligne l'lvation temporelle fonde sur la ri*esse1 dont l'influ5ce e/ mme a9si dev5ue videmm5t exorbitante1 en v]tu de l'an>*ie intellectuelle et morale4 ,ncessairem5t tr\ble p> la gu]re1 cette 9vitable trans=mation a d se dvelopp] rapidem5t depuis la paix1 et se consolid] ensuite s\s l'impulsion de la mmorable sec\sse qui a m>qu le vritable t]me hi/orique de la gr&e raction rtrograde4 ,le progrs te*nique de l'indu/rie devait d'ailleurs suivre spontanm5t son progrs social4 ,aussi e/-ce alors qu'il faut plac] l'essor pr9cipal du m\vem5t c>actri/ique dont j'ai d'avance indiqu le db gnral v]s le milieu de la troisime phase mod]ne1 o n\s l'avons vu consi/] surt\t en une l>ge application des ag5s mcaniques1 dont l'emploi1 de plus en plus sy/matique1 ess5tiellem5t fond sur l'introduction d'un puissant moteur univ]sel1 a dj ralis1 p5dant le d]ni] demi-sicle1 tant d'heureux p]fectionnem5s1 que va complt] dsormais l'admirable rnovation qui comm5ce s'opr] p>t\t dans la locomotion artificielle1 fluviale1 t]re/re1 ou mme m>itime4 ,*acun sait d'ailleurs auj\rd'hui combi5 la relation de plus en plus intime entre la sci5ce et l'indu/rie a pr(ondm5t contribu t\s ces progrs1 quoique son influ5ce m5tale n'ait pas t le plus s\v5t aussi favorable1 d'aprs la fune/e altration qu'elle t5d imprim] mom5tanm5t au c>actre philosophique de la sci5ce relle1 comme je l'expliqu]ai ci-dess\s4 ,enf91 c'e/ surt\t alors que1 suivant la ju/e rem>que de div]s obs]vateurs1 celle de t\tes les classes indu/rielles qui e/ la plus susceptible1 raison de sa gnralit suprieure1 de s'lev] habituellem5t quelques vues vraim5t politiques1 a comm5c dvelopp] son essor c>actri/ique1 et rgul>is] ses rapports lm5taires avec *acune des autres bran*es1 s\s l'impulsion primitive du sy/me de crdit public1 naturellem5t rsult p>t\t de l'9vitable ext5sion simultane des dp5ses nationales4 ,conjo9tem5t avec ces importans progrs1 on doit malheureusem5t not] aussi la gravit croissante des diffr5tes lacunes fondam5tales signales1 la f9 du *apitre prcd5t1 comme ncessairem5t propres l'ensemble de l'volution indu/rielle1 d'aprs la spcialit empirique et disp]sive qui devait y prsid] jusqu'ici4 ,quant l'isolem5t de l'indu/rie agricole1 malgr les heureuses consqu5ces de la crise rvolutionnaire1 surt\t en ,france1 p\r amlior] la condition gnrale des agriculteurs1 on ne peut d\t] qu'il n'ait t f9alem5t aggrav1 p> suite de la proccupation trop exclusive qu'a d alors inspir] l'essor plus rapide et plus dcisif de l'indu/rie manufacturire et de l'indu/rie comm]ciale1 qui1 mesure qu'elles se sont leves dans la hir>*ie sociale1 ont d1 comme dans le pass1 s'c>t] davantage de la premire1 dont l'asc5sion ne p\vait tre1 beauc\p prs1 autant acclre4 ,t\tefois1 la plus inconte/able et la plus dang]euse de ces rc5tes aggravations des vices radicaux inhr5s jusqu'ici au m\vem5t indu/riel1 consi/e assurm5t dans l'opposition plus pr(onde qui s'e/ tablie entre les intrts respectifs des entrepr5eurs et des travailleurs1 dont le dplorable antagonisme montre auj\rd'hui combi5 l'indu/rie mod]ne e/ encore ess5tiellem5t loigne d'une vritable organisation1 puisque sa m>*e ne peut s'accomplir sans t5dre dev5ir oppressive p\r la majeure p>tie de ceux dont le conc\rs y e/ le plus indisp5sable4 ,ce nud fondam5tal de la sociabilit indu/rielle e/ alors dev5u spcialem5t c>actri/ique p> la gr&e ext5sion univ]selle de l'usage cont9u des ag5s mcaniques1 sans lesquels l'essor pratique correspondant et t videmm5t impossible4 ,on ne saurait d\t] que la propagation simultane des dispositions an>*iques1 surt\t d'aprs de folles prdications utopiques1 n'ait beauc\p contribu1 comme je l'ai prcdemm5t expliqu1 env5im] cette fatale sp>ation1 en t5dant dta*] radicalem5t les ouvri]s de leurs vritables *efs naturels1 p\r les plac] s\s la direction dmagogique des rhteurs et des sophi/es les plus trang]s aux sa9es habitudes laborieuses4 ,mais1 quelle que soit1 cet g>d1 l'influ5ce p]man5te de cette cause 9vitable1 dont l'action fune/e e/ auj\rd'hui trop vid5te1 je ne dois pas hsit] signal] ici cette scission croissante entre les ttes et les bras1 comme devant tre beauc\p plus repro*e l'incapacit politique1 l'incurie sociale1 et surt\t l'aveugle gsme des entrepr5eurs qu'aux exig5ces dmesures des travailleurs4 ,outre que les premi]s n'ont jusqu'ici nullem5t pr(it de leur asc5dant social p\r t5t] de g>antir les seconds contre la sduction des utopies an>*iques p> l'organisation positive d'une l>ge ducation populaire1 dont ils sembl5t1 au contraire1 irrationnellem5t r$\t] l'ext5sion indisp5sable1 ils ont videmm5t succomb leur anci5ne t5dance se sub/itu] aux *efs fodaux1 dont ils convoitai5t la *ute ncessaire1 sans hrit] p>eillem5t de leur antique gnrosit env]s les infrieurs4 ,j'ai dj indiqu la comp>aison gnrale entre l'organisme gu]ri] et le mcanisme indu/riel comme m9emm5t propre1 p> sa nature1 faire rapidem5t saisir1 *ez l'indu/rie mod]ne1 l'abs5ce de t\te morale spciale1 imposant des devoirs1 non-seulem5t aux ouvri]s1 mais aussi aux *efs1 et obligeant ceux-ci une sollicitude p]man5te env]s leurs associs subalt]nes1 conv5ablem5t quival5te l'admirable solid>it des div]s intrts militaires4 ,cette imm5se lacune se fait de nos j\rs plus pr(ondm5t s5tir1 d'abord p> une t5dance trop frqu5te des hauts fonctionnaires indu/riels utilis] leur influ5ce politique p\r s'attribu]1 au dtrim5t du public1 d'importans monopoles1 et ensuite1 p> une disposition plus directe et plus gnrale1 abus] de l'9vitable puissance des capitaux1 p\r faire presque t\j\rs dom9] les prt5tions des entrepr5eurs sur celles des travailleurs1 dans leur antagonisme j\rnali]1 dont la nature1 encore exclusivem5t matrielle1 n'e/ pas mme rgle d'aprs une vritable quit1 puisque la lgislation int]dit aux uns les coalitions qu'elle p]met ou tolre *ez les autres4 ,sans insi/] davantage sur d'aussi pnibles considrations1 dont la ralit e/ malheureusem5t irrcusable1 il faut surt\t rem>qu]1 cet g>d1 l'aveuglem5t doctoral de la mtaphysique conomique qui1 en prs5ce de p>eils conflits1 ose c\vrir son impuissance organique d'une irrationnelle dcl>ation sur la prt5due ncessit de livr] indf9im5t l'indu/rie mod]ne sa seule spontanx dsordonne4 ,t\tefois1 on doit galem5t reconnatre qu'une telle op9ion indique1 d'une manire indirecte et confuse1 le vague press5tim5t de l'insuffisance radicale des mesures politiques proprem5t dites1 c'e/--dire temporelles1 p\r le dn\em5t cont9u de cette imm5se difficult sociale qui1 p> sa nature1 doit en effet dp5dre surt\t d'une vritable rorganisation intellectuelle et morale1 rglant enf91 dans un esprit d'ensemble1 les devoirs respectifs des div]ses classes indu/rielles1 s\s la con/ante surveillance imp>tiale d'un p\voir spirituel unanimem5t respect1 comme j'aurai lieu de l'indiqu] spcialem5t ci-aprs4 ,les rem>ques du *apitre prcd5t sur le c>actre gnral de l'volution e/htique p5dant la troisime phase mod]ne1 n\s disp5s5t ess5tiellem5t1 ce sujet1 de t\te n\velle apprciation p\r le d]ni] demi-sicle1 qui n'a pu (frir1 s\s ce rapport1 qu'une simple ext5sion spontane de la m>*e antrieure1 sans aucune modification radicale4 ,seulem5t la direction unanime des esprits v]s les spculations politiques et la t5dance univ]selle une entire rgnration ont d faire alors plus vivem5t s5tir1 quoique s\s les inspirations absolues d'une mtaphysique anti-hi/orique1 les lacunes fondam5tales de l'art mod]ne quant au dfaut de pr9cipe philosophique et de de/9ation sociale1 a9si que l'irrvocable caducit du rgime factice qui en avait provisoirem5t t5u lieu s\s la seconde phase1 d'aprs l'imitation exclusive des types antiques1 comme je l'ai suffisamm5t expliqu4 ,mais les impuissans ef=ts t5ts jusqu'ici1 surt\t en ,france1 p\r dgag] l'art de cette /rile situation1 n'ont ab\ti qu' mieux c>actris]1 auprs des juges imp>tiaux1 la relation ncessaire qui subordonne directem5t une telle r=mation au suffisant accomplissem5t ultrieur d'une vritable rorganisation sociale1 d'abord intellectuelle et puis morale3 c>1 l'impulsion prolonge d'une philosophie radicalem5t ngative n'a conduit a9si tant de prt5dus rnovateurs qu' con/itu]1 en t\s g5res1 une sorte de dv]gondage e/htique1 o le dsordre mme des compositions devi5t un mrite trop s\v5t de/9 disp5s] de t\t autre1 et qui n'a f9alem5t produit encore aucune uvre vraim5t durable1 susceptible de ju/ifi] tant d'orgueilleuses rcrim9ations contre l'vid5te insuffisance du sy/me classique proprem5t dit4 ,ces va9es diss]tations port5t clairem5t l'empre9te univ]selle de la mtaphysique dom9ante1 disposant p>t\t pr5dre la =me p\r le fond1 et des discussions p\r des con/ructions4 ,t\tefois1 malgr une dcomposition sociale qui int]dit l'art t\t l>ge ex]cice spontan et t\te pr(onde efficacit gnrale1 d'immortelles crations1 ess5tiellem5t indp5dantes de cette /rile potique1 ont alors con/at1 p\r *aque g5re pr9cipal1 que les facults e/htiques de l'humanit ne p\vai5t rellem5t s'te9dre1 mme dans le milieu le plus dfavorable4 ,un m95t pote1 env]s lequel l'ari/ocratie britannique1 qui p\vait s'en honor]1 aima mieux1 p> d'odieuses p]scutions1 con/at]1 aux yeux de l',europe1 son esprit m9emm5t rtrograde1 sut pr(ondm5t saisir l'apprciation e/htique de l'tat ngatif et flottant de la socit actuelle1 que d'impuissans imitateurs ont depuis v\lu reproduire1 sans compr5dre que1 p> sa nature anti-potique1 cette situation transitoire ne p\vait comport] qu'une seule fois1 et *ez un tel gnie1 une n]gique idalisation4 ,en mme temps1 le g5re de compositions le mieux adapt la civilisation mod]ne1 d'o n\s l'avons vu spontanm5t sortir1 cont9ue manife/] son orig9alit et sa popul>it p> un mmorable p]fectionnem5t gnral1 consi/ant surt\t en une heureuse alliance hi/orique de la vie prive1 jusqu'alors seule ab/raitem5t envisage1 la vie publique qui1 *aque ge social1 en modifie ncessairem5t le c>actre fondam5tal4 ,c'e/ a9si que1 d'aprs un *oix judicieux de phases sociales bi5 dt]m9es et conv5ablem5t loignes1 l'immortel auteur d',ivanho1 de ,qu5t9 ,durw>d1 des ,purita9s1 etc41 a produit tant d'm95s *efs-d'uvre1 si avidem5t accueillis dans t\te la rpublique europenne1 quoique pr9cipalem5t consacrs c>actris] la civilisation prote/ante2 t&is que notre civilisation ca?olique a tr\v ensuite une seule digne reprs5tation potique dans l'admirable composition de ,i ,promessi sposi1 dont l'illu/re auteur1 trop peu apprci encore1 figur]a1 sans d\te1 aux yeux d'une imp>tiale po/rit1 p>mi les plus nobles gnies e/htiques des temps mod]nes4 ,une telle voie pique e/ probablem5t de/9e1 p> son indp5dance naturelle1 dt]m9] ultrieurem5t la rnovation graduelle propre l'ensemble de l'art mod]ne1 qu& la nature fondam5tale de notre sociabilit p\rra se manife/] enf9 d'une manire la fois assez n]gique et assez fixe p\r dev5ir e/htiquem5t apprciable1 s\s l'essor direct de la rorganisation spirituelle4 ,il s]ait d'ailleurs sup]flu d'indiqu] ici comm5t les autres beaux-arts ont1 en gnral1 honorablem5t s\t5u1 p5dant ce d]ni] demi-sicle1 leur clat antrieur1 sans t\tefois recevoir aucune amlioration capitale1 si ce n'e/ p\r la musique1 surt\t dramatique1 dont le c>actre gnral e/ alors dev5u1 en ,italie et dans l',allemagne ca?olique1 plus lev et plus complet4 ,la crise rvolutionnaire a spontanm5t con/at1 avec une n]gie non quivoque1 p> un tmoignage imprissable1 la puissance e/htique ncessairem5t propre t\t gr& m\vem5t social1 mme purem5t temporaire1 en faisant inop9m5t man] d'une nation aussi peu musicale que l'e/ assurm5t jusqu'ici la ntre1 le type le plus p>fait de la musique politique1 dans cet hymne admirable qui tant de fois /imula le gnreux patriotisme de nos hroques df5seurs4 ,quoique l'volution sci5tifique n'ait pu c]ta9em5t1 encore plus que les deux prcd5tes1 (frir alors qu'une simple cont9uation gnrale du m\vem5t antrieur1 sans aucune impulsion vraim5t n\velle1 cep5dant sa nature plus pr(ondm5t progressive1 et surt\t son importance sociale prpondrante1 comme premire base directe de la rorganisation spirituelle1 n\s oblig5t ici considr] de plus prs1 soit ses d]ni]s progrs ess5tiels1 soit pr9cipalem5t la dplorable ext5sion simultane des graves ab]rations qui1 s\s l'empirique asc5dant d'une spcialit disp]sive1 y m5ac5t auj\rd'hui d'imprim] un c>actre hautem5t rtrograde aux seules doctr9es d'o puisse dsormais sortir un vrai pr9cipe de rgnration univ]selle1 d'abord m5tale1 ensuite morale1 et enf9 politique4 ,dans les sci5ces ma?matiques1 outre le complm5t naturel des travaux ess5tiels de la troisime phase mod]ne p\r la con/ruction f9ale de la mcanique cle/e1 on rem>que alors la cration capitale de l'immortel ,f\ri]1 t5dant l'analyse1 avec une si heureuse rationnalit1 un n\vel ordre fondam5tal de phnomnes gnraux1 p> l'tude des lois ab/raites de l'quilibre et du m\vem5t des tempratures4 ,relativem5t la pure analyse1 au milieu des nombreuses intgrations accomplies s\s l'impulsion prolonge d',eul]1 on di/+ue surt\t1 comme m9emm5t orig9ale1 la conception du mme ,f\ri] sur la rsolution des quations1 utilem5t p\rsuivie1 et mme accessoirem5t amliore1 p> div]s gomtres1 auxquels on peut d'ailleurs repro*] une sorte d'inju/e conc]t contre cette ide-mre1 dont ils t5t5t va9em5t de dissimul] la vraie s\rce4 ,la gomtrie e/ alors ess5tiellem5t agr&ie1 comme je l'ai exprim dans le premi] volume de ce ,trait1 p> la gr&e p5se de ,monge sur la ?orie gnrale des familles de surfaces1 jusqu' prs5t si peu comprise du vulgaire ma?matique1 et peut-tre mme trop imp>faitem5t apprcie de son illu/re auteur1 ,lagrange seul p>aissant en avoir dignem5t press5ti la haute porte philosophique1 qui ne peut tre ple9em5t conue que d'un po9t de vue plus lev1 comme premire base de la gomtrie comp>e1 a9si que j'ai va9em5t essay de l'indiqu] des esprits que je croyais mieux disposs saisir une telle ouv]ture4 ,en mme temps1 l'incomp>able ,lagrange p]fectionne l'ensemble de la mcanique rationnelle1 en lui imprimant jamais1 p> une admirable unit1 la plus p>faite rationnalit dont elle soit susceptible4 ,mais1 cette imm5se cration ne doit pas tre apprcie isolm5t1 et se lie directem5t l'ef=t gnral de son auteur p\r con/itu] enf9 une vritable philosophie ma?matique1 fonde sur la rnovation pralable de l'analyse transc5dante2 comme le montre cette composition sans exemple o ,lagrange a a9si entrepris de rgnr]1 dans un mme esprit1 t\tes les gr&es conceptions1 d'abord de l'analyse1 ensuite de la gomtrie1 et enf9 de la mcanique4 ,quoique cette sy/matisation prmature n'ait pu suffisamm5t russir1 et malgr que la plup>t des gomtres1 dj dom9s p> une aveugle spcialisation1 n'en ai5t pas suffisamm5t saisi la p5se1 c'e/ l cep5dant ce qui1 sans d\te1 auprs d'une po/rit conv5ablem5t prp>e1 honor]a le plus cette poque ma?matique1 en plaant t\t fait "p le gnie m9emm5t philosophique de ,lagrange1 le seul gomtre qui ait dignem5t ap]u l'alliance ultrieure de l'esprit hi/orique avec l'esprit sci5tifique1 de/9e c>actris] la plus haute p]fection des spculations positives1 comme je l'ai indiqu au tome quatrime1 et comme je l'tablirai spcialem5t dans les *apitres qui vont t]m9] ce ,trait4 ,quoique la pure a/ronomie1 ou la gomtrie cle/e1 ne pt dsormais comport] que des progrs secondaires1 comp>ativem5t la lumire suprieure mane de la mcanique cle/e1 on y rem>que alors cep5dant d'intressantes ext5sions1 p> la dc\v]te d',uranus et de ses satellites1 et ensuite p> celle des quatre petites plantes entre ,m>s et ,jupit]3 t\tefois1 les curieuses obs]vations de cette poque sur les nbuleuses et les toiles d\bles1 ont eu le grave inconvni5t de suggr] env]s une prt5due a/ronomie sidrale de vagues esprances indf9ies1 incompatibles1 comme je l'ai tabli1 avec la sa9e philosophie a/ronomique4 ,la physique proprem5t dite1 outre les n\velles ress\rces fondam5tales qu'elle reoit alors de l'analyse ma?matique1 trop s\v5t vicie d'ailleurs p> une t5dance prpondrante v]s des hypo?ses anti-philosophiques1 s'enri*it d'une f\le d'importantes notions exprim5tales dans presque t\tes ses bran*es pr9cipales1 et surt\t en optique et en lectrologie1 p> les gr&s travaux successifs1 d'une "p1 de ,malus1 de ,fresnel1 et d',"y2 d'une autre "p1 de ,volta1 d'r/$1 et d',ampre4 ,au milieu du spectacle peu rationnel que prs5te la dmolition1 d'ailleurs videmm5t ncessaire1 de la belle ?orie de ,lavoisi]1 la *imie reoit1 p5dant ce mmorable demi-sicle1 un d\ble p]fectionnem5t ess5tiel1 dont j'ai t* de faire conv5ablem5t apprci] la nature et la m>*e1 soit p> la =mation graduelle de sa doctr9e numrique1 soit p> la srie gnrale de ses tudes lectriques4 ,mais1 quels que soi5t alors les importans progrs des div]ses p>ties fondam5tales de la philosophie inorganique et ceux mme de la sci5ce ma?matique1 cette gr&e poque sci5tifique s]a surt\t c>actrise f9alem5t p> la cration dcisive de la philosophie biologique1 aux yeux de t\s ceux qui considr5t suffisamm5t le vritable ensemble de l'volution m5tale1 dont une telle =mation devait a*ev] de con/itu] le c>actre ple9em5t positif1 t&is que1 s\s un autre aspect1 cet indisp5sable complm5t rappro*ait directem5t la sci5ce mod]ne de sa plus haute de/9ation sociale4 ,j'ai dj assez expliqu1 au tome troisime1 l'esprit gnral1 et mme la m>*e ncessaire1 de cette laboration capitale1 p\r devoir ici me born] rappel] au lecteur cette apprciation spciale et directe1 presque aussi hi/orique que sci5tifique1 o les trois aspects ess5tiels1 anatomique1 taxonomique et physiologique1 propres t\tes les spculations biologiques1 ont t sp>m5t exam9s1 aprs une suffisante considration de leur intime connexit p]man5te4 ,une telle explication pralable n\s disp5se ma9t5ant d'envisag] "p1 mme hi/oriquem5t1 soit la d\ble conception fondam5tale du gr& ,bi*at sur le dualisme vital et surt\t sur la ?orie des tissus1 soit les immortels ef=ts successifs de ,vicq-d',azyr1 de ,lam>ck1 et de l'cole allem&e1 p\r con/itu] directem5t la hir>*ie animale1 enf9 ple9em5t sy/matise p> les p5ses et les travaux1 m9emm5t philosophiques1 de notre m95t ,bla9ville1 l'esprit le plus rationnel1 ma connaissance1 dont puisse s'honor] le monde sci5tifique actuel4 l'ensemble de cette laboration1 premire base ncessaire de t\te la biologie1 le lecteur sait d'avance que la mme poque a bi5tt aj\t l'heureuse rnovation due au gnie de ,gall1 qui1 p> une impulsion vraim5t dcisive1 malgr d'9vitables ab]rations secondaires1 a fait df9itivem5t entr]1 dans le doma9e de la philosophie naturelle1 l'tude gnrale des plus hautes fonctions individuelles1 enlevant a9si sans ret\r la philosophie ?ologico-mtaphysique la seule attribution ess5tielle qui lui ft re/e aprs ses div]ses p]tes mod]nes1 sauf t\tefois les spculations sociales1 env]s lesquelles d'ailleurs cette indisp5sable rvolution con/ituait videmm5t la d]nire prp>ation capitale de la rgnration f9ale que j'ose directem5t t5t] dans ce ,trait4 ,enf91 p\r mieux c>actris] ce gr& essor initial de la sa9e philosophie organique1 il importe de n'y pas oubli] hi/oriquem5t l'ef=t important1 quoique prmatur1 p> lequel l'audacieux gnie de ,br\ssais entreprit dj de fond] la vraie philosophie pa?ologique1 avec d'insuffisans matriaux1 et surt\t d'aprs des conceptions biologiques trop peu t5dues ou trop mal appr(ondies2 ce qui ne doit t\tefois nullem5t conduire mconnatre1 soit l'm95t mrite1 soit mme la haute utilit1 de cette gr&e t5tative1 env]s laquelle un dda9 passag]1 non mo9s irrationnel qu'inju/e1 a remplac un en?\siasme exagr4 ,directem5t considr dans son va/e ensemble1 cet admirable m\vem5t biologique propre au d]ni] demi-sicle a c]ta9em5t contribu1 encore plus qu'aucune autre p>tie simultane de l'volution sci5tifique1 au progrs fondam5tal de l'esprit huma93 non-seulem5t1 s\s l'aspect sci5tifique proprem5t dit1 en tablissant t\tes les bases ess5tielles d'une tude ple9em5t philosophique de l'homme1 susceptible de prp>] enf9 celle de la socit2 mais surt\t1 comme je l'ai d'avance indiqu au *apitre prcd5t1 s\s le rapport purem5t logique1 en con/ituant la p>tie de la philosophie naturelle o1 d'aprs l'intime solid>it vid5te des div]s phnomnes1 l'esprit syn?tique doit f9alem5t prvaloir sur l'esprit analytique1 de manire dvelopp] spontanm5t la disposition m5tale la plus ncessaire aux spculations sociologiques1 p> une influ5ce active et cont9ue que les t5dances disp]sives de la philosophie inorganique ne saurai5t dsormais neutralis]1 quelle que soit d'ailleurs la puissance actuelle d'une vicieuse imitation provisoire1 d'abord 9vitable1 et mme1 c]ta9s g>ds1 indisp5sable4 ,c'e/ pr9cipalem5t a9si que le m\vem5t sci5tifique se tr\vait alors1 p> sa nature1 quoique l'insu de ses div]s cooprateurs spciaux1 pr(ondm5t li l'imm5se crise politique qui p\rsuivait prmaturm5t la rgnration sociale1 avant que la seule base philosophique susceptible de lui f\rnir un solide fondem5t rationnel pt sortir conv5ablem5t d'une telle prp>ation ab/raite4 ,p5dant que s'accomplissai5t ces div]s progrs spculatifs1 l'influ5ce sociale de la sci5ce recevait p>t\t de notables accroissem5s1 t5dant t\s mieux incorpor] l'lm5t sci5tifique au sy/me fondam5tal de la sociabilit mod]ne4 ,au milieu des plus gr&s orages politiques1 surgiss5t alors d'importans tablissem5s de/9s propag] l'in/ruction sci5tifique1 quoiqu'en lui cons]vant t\j\rs un c>actre de spcialit1 dj t\tefois beauc\p mo9s prononc4 ,en mme temps1 dans t\tes les p>ties de la gr&e rpublique europenne1 mais surt\t en ,france1 on voit crotre sans cesse l'introduction usuelle des conditions sci5tifiques p>mi les obligations prp>atoires de pr(essions trs-multiplies2 les p\voirs les mo9s favorables la rorganisation f9ale sont a9si spontanm5t conduits envisag] de plus en plus les connaissances relles comme d'indisp5sables g>anties pratiques d'un ordre rguli] et /able4 ,outre les n\veaux s]vices spciaux alors si heureusem5t r5dus p> la sci5ce l'indu/rie1 et sur lesquels il s]ait assurm5t sup]flu d'insi/] ici1 il faut di/+u]1 cette poque1 une opration plus gnrale1 o la sci5ce a m>qu1 d'une manire non mo9s honorable que salutaire1 sa pr(onde influ5ce sur la vie sociale actuelle1 en prsidant l'in/itution d'un admirable sy/me de mesures univ]selles1 aussi noblem5t excut que sagem5t conu1 et qui1 man de la ,france rvolutionnaire1 t5d dom9] auj\rd'hui *ez t\tes les populations avances#ah4 ,indp5damm5t de son vid5te utilit directe1 cette mmorable int]v5tion du vritable esprit spculatif dans le rglem5t d'un ordre de relations huma9es o il semblait d'abord si trang]1 e/ m9emm5t propre faire dj press5tir les amliorations capitales que devra retir] ultrieurem5t1 tant d'autres g>ds1 l'exi/5ce mod]ne1 d'une judicieuse rationalisation de ses actes les plus pratiques1 qu& l'influ5ce sci5tifique conv5ablem5t gnralise aura suffisamm5t pntr dans t\te l'conomie lm5taire de nos socits rgnres4 ,note #ah3 ,l'in/itution gnrale de cette gr&e opration prs5te d'ailleurs1 s\s le po9t de vue social1 un c>actre =t rem>quable et trop peu apprci1 p> une con/ante sollicitude1 non mo9s gnreuse que rationnelle1 en c>t]1 autant que possible1 t\t attribut de nationalit qui aurait pu entrav] son univ]selle propagation ultrieure4 ,quoique la plup>t des tats europens n'ai5t rpondu que d'une manire t>dive et insuffisante au noble appel que la ,france leur avait1 ds l'orig9e1 sol5nellem5t adress ce sujet1 l'quitable po/rit n'oubli]a po9t que cette importante rnovation fut t\j\rs conue et accomplie en vue d'une de/9ation directem5t commune l'ensemble des populations civilises1 indi/9ctem5t invites1 p\r ce motif spcial1 une coopration rgulire1 malgr la gu]re la plus active1 p> l'm95te assemble qui dirigeait alors la crise rvolutionnaire4 ,aprs avoir sommairem5t c>actris les admirables progrs de la sci5ce relle p5dant le d]ni] demi-sicle1 il importe beauc\p d'apprci] avec so9 les vicieuses t5dances1 soit m5tales1 soit mme morales1 qui s'y sont galem5t dveloppes de plus en plus1 s\s l'exagration croissante d'un esprit de spcialit disp]sive1 graduellem5t dt\rn de sa de/9ation provisoire1 p> l'empirisme et l'gsme comb9s de la classe mal in/itue qui devait s]vir d'organe imp>fait cette indisp5sable volution prlim9aire4 ,quoique1 en gnral1 cette classe1 sauf un trs-petit nombre d'm95tes exceptions individuelles1 me soit auj\rd'hui p]sonnellem5t ho/ile1 comme l'a trop pr\v sa conduite oppressive env]s moi1 je v\drais p\voir supprim] ou ad\cir ce pnible exam51 s'il ne =mait videmm5t un lm5t ncessaire de mon laboration f9ale1 o il doit surt\t indiqu] combi5 les savans actuels sont radicalem5t loigns des ides et des murs sans lesquelles ils re/]ai5t t\j\rs indignes de la haute de/9ation sociale que leur rs]ve spontanm5t la vraie nature gnrale de la civilisation mod]ne4 ,plus la sci5ce relle doit ma9t5ant dev5ir la pr9cipale base intellectuelle de la rgnration f9ale1 plus il devi5t indisp5sable d'y signal]1 et mme d'y fltrir1 les prjugs et les passions qui con/itu5t dsormais le plus dang]eux ob/acle l'accomplissem5t effectif de cette gr&e mission philosophique4 ,un frqu5t contra/e hi/orique a ds longtemps montr que la pr9cipale opposition l'lvation politique d'une classe quelconque provi5t presque t\j\rs des aveugles rsi/ances intrieures1 individuelles et mme collectives1 qui s'y dvelopp5t spontanm5t1 cause des pnibles conditions pralables1 m5tales ou morales1 qu'exige 9vitablem5t une telle asc5sion *ez t\s ceux qui doiv5t y p>ticip]4 ,le gr& ,hildebr&1 p> exemple1 p\ssant df9itivem5t le cl]g ca?olique la tte de la socit europenne1 ne r5contra jamais1 en ralit1 de plus r$\tables adv]saires que *ez la corporation sac]dotale1 alors bi5 plus *oque de la difficile r=mation spirituelle qu'exigeait d'abord un tel triomphe1 que t\*e d'un asc5dant dont la plup>t de ses membres avai5t peu d'espoir de j\ir p]sonnellem5t4 ,il ne faut donc pas s'tonn] ni s'al>m] auj\rd'hui de la dplorable antipa?ie des passions et des prjugs sci5tifiques contre une trans=mation fondam5tale1 sans laquelle la sci5ce mod]ne ne saurait obt5ir la vritable influ5ce politique qui lui e/ pro*a9em5t rs]ve1 s\s les conditions conv5ables1 p> l'volution gnrale de l'humanit1 et que dsire mme secrtem5t1 quoique d'une manire vague et incohr5te1 l'in/9ct confus des savants actuels2 c>1 dsormais1 ce n'e/ plus d'ambition qu'ils manqu5t ord9airem5t1 mais de porte et d'lvation4 ,l'admirable p]fection p>tielle que manife/e1 tant d'g>ds1 le sy/me de nos connaissances positives1 doit frquemm5t produire une pr(onde illusion sur la valeur relle de la plup>t de ces cooprateurs successifs1 dont *acun n'a presque jamais contribu que p\r une "p m9ime et facile cette =mation collective et graduelle qui c>actrise une telle laboration plus qu'aucune autre con/ruction huma9e4 ,d'ailleurs1 le public ignore s\v5t que1 d'aprs une spcialisation empirique1 conduisant une excessive re/riction intellectuelle1 *aque savant dont il honore ju/em5t le mrite p>ticuli] ne p\rrait (frir1 s\s t\t autre aspect m5tal1 mme sci5tifique1 qu'une inqualifiable mdiocrit3 les r>es obs]vateurs qui reconnaiss5t cette mon/rueuse 9galit1 sont mme disposs auj\rd'hui1 p> une vicieuse ?orie mtaphysique de la nature huma9e1 y voir complaisamm5t une n\velle preuve d'une irrsi/ible vocation4 ,l'apprciation gnrale du sy/me ?ologique1 surt\t dans sa p]fection ca?olique1 n\s a montr hautem5t1 contre l'op9ion vulgaire1 combi5 le cl]g y tait rellem5t suprieur la religion3 or1 la sci5ce mod]ne n\s prs5te un contra/e exactem5t inv]se2 c>1 jusqu'ici1 les docteurs y sont1 d'ord9aire1 trs-infrieurs la doctr9e4 ,mais il convi5t ma9t5ant de c>actris] directem5t les pr9cipales ab]rations temporaires1 d'abord intellectuelles1 ensuite morales1 qui r5d5t auj\rd'hui les savans gnralem5t impropres et mme ho/iles une rorganisation spirituelle dont la sci5ce1 conv5ablem5t sy/matise1 peut seule f\rnir enf9 la base rationnelle1 comme le pr\ve clairem5t l'ensemble de notre laboration sociologique4 ,en compltant1 dans la leon prcd5te1 une explication hi/orique comm5ce au c9quante-troisime *apitre1 j'ai dj suffisamm5t tabli la ncessit provisoire du rgime de spcialit sci5tifique1 aprs l'indisp5sable sp>ation qui dta*a la sci5ce mod]ne de la mmorable philosophie scola/ique propre la f9 du moy5 ge4 ,n\s avons a9si reconnu que1 la =mation des div]ses sci5ces fondam5tales ayant t 9vitablem5t successive1 suivant la complication croissante de leurs phnomnes respectifs1 l'esprit positif n'aurait pu1 en *aque cas pr9cipal1 dvelopp] conv5ablem5t ses vrais attributs c>actri/iques1 sans cette in/itution p>tielle et exclusive des diffr5s ordres de spculations ab/raites4 ,mais1 la de/9ation propre de ce rgime initial indiquait1 en mme temps1 sa nature passagre1 en limitant son (fice ess5tiel au seul ge prlim9aire o la positivit rationnelle n'aurait po9t encore pntr dans t\tes les gr&es catgories lm5taires2 ce qui la bornait rellem5t aux dix-septime et dix-huitime sicles1 suivant nos explications antrieures4 ,les deux t]nels lgislateurs primitifs de la philosophie positive1 ,bacon et surt\t ,desc>tes1 avai5t dignem5t press5ti combi5 devait tre purem5t provisoire cet asc5dant pralable du gnie analytique sur le gnie syn?tique3 et1 s\s leur puissante impulsion1 les savans1 plus rationnels1 de ces deux sicles p\rsuivir5t1 en effet1 presque t\j\rs leurs importans travaux p>tiels1 en y voyant d'indisp5sables matriaux p\r la con/ruction ultrieure d'un vritable sy/me philosophique1 quelque vague et imp>faite notion qu'ils duss5t alors s'en =m]4 ,si cette t5dance spontane avait pu tre ple9em5t motive1 cette m>*e prp>atoire aurait videmm5t cess aussitt que l'avnem5t dcisif de la gr&e sci5ce biologique1 t5due mme aux fonctions intellectuelles et morales1 en aurait d\blem5t m>qu le t]me ncessaire1 p5dant le demi-sicle auquel ce *apitre e/ consacr1 soit en compltant a9si le sy/me fondam5tal de la philosophie naturelle1 s\s la seule rs]ve d'une pro*a9e adjonction 9vitable des tudes sociales1 soit en con/ituant un ordre de spculations o1 p> la nature des phnomnes1 l'esprit d'ensemble doit ord9airem5t prvaloir sur l'esprit de dtail4 ,mais1 au contraire1 les habitudes disp]sives prcdemm5t contractes ont auj\rd'hui p\ss le rgime prlim9aire de la spcialit sci5tifique jusqu' la plus dsa/reuse exagration1 dogmatiquem5t ju/ifie p> de va9s sophismes mtaphysiques1 qui s'ef=c5t de lui imprim] une conscration absolue et indf9ie1 l'poque mme o1 p> le suffisant accomplissem5t de sa de/9ation temporaire1 il devrait faire place au rgime df9itif de la gnralit rationnelle1 dev5u ma9t5ant indisp5sable notre pr9cipal beso91 la fois m5tal et social4 ,suivant ces empiriques prt5tions1 il sembl]ait que l'conomie lm5taire de l'ent5dem5t huma9 e/ dsormais radicalem5t *ange1 et qu'il n'y faut plus reconnatre1 comme aup>avant1 deux g5res1 ou plutt deux degrs1 d'esprit1 l'un analytique1 l'autre syn?tique1 galem5t indisp5sables aux spculations ple9em5t positives1 et qui doiv5t t\r t\r dom9] l'volution intellectuelle1 individuelle ou collective1 selon les exig5ces propres *aque ge3 le premi] plus apte saisir p>t\t les diffr5ces1 le second les ressemblances2 l'un t5dant t\j\rs divis]1 l'autre coordonn]2 et1 p> suite1 le premi] de/9 surt\t l'laboration des matriaux1 le second la con/ruction des difices4 ,an>*iquem5t ameuts contre ce dualisme fondam5tal1 les maons actuels ne veul5t plus s\ffrir d'ar*itectes6 ,s\s cette vicieuse prolongation1 un rgime d'abord indisp5sable devi5t dsormais directem5t contraire sa propre de/9ation1 en int]disant la conception totale de ce mme esprit positif dont il p\vait seul p]mettre la =mation p>tielle4 ,l'ensemble de ce ,trait n\s a1 en effet1 ple9em5t dmontr la ralit du pr9cipe fondam5tal1 pos1 ds le db1 sur la ncessit1 non-seulem5t d'un ex]cice sci5tifique quelconque p\r dvelopp] conv5ablem5t un tel esprit1 mais aussi de l'ext5sion graduelle de cette tude t\s les div]s ordres ess5tiels de phnomnes1 suivant leur vraie hir>*ie naturelle1 af9 de connatre suffisamm5t les diffr5s attributs gnraux de la positivit rationnelle1 qui ne saurai5t tre simultanm5t c>actriss p> une sci5ce unique1 qu'aprs que t\tes les autres ont fait dignem5t apprci] *acun d'eux4 ,or1 selon cette vid5te condition1 la dplorable organisation actuelle du travail sci5tifique s'oppose immdiatem5t ce que la philosophie positive soit rellem5t comprise p> p]sonne1 puisque *aque section de savans n'en connat que des fragm5s isols1 dont aucun ne saurait suffire une conception vraim5t dcisive3 ce qui doit 9vitablem5t ma9t5ir p>t\t la /rile prpondrance passive de l'anci5ne philosophie ?ologico-mtaphysique1 except1 *ez *aque intellig5ce1 env]s un seul ordre d'ides dont la raction spontane ne saurait avoir1 cet g>d1 qu'une simple efficacit critique1 sans p\voir aucunem5t remplac] cette antique con/itution philosophique4 ,cette trange situation1 o *aque savant (fre un si fune/e contra/e entre la nature avance de c]ta9es conceptions p>tielles et la honteuse vulg>it de t\tes les autres1 se manife/e habituellem5t p> l'in/itution radicalem5t contradictoire des acadmies actuelles1 qui1 malgr leur va9e prt5tion de laiss] t\j\rs prvaloir les conditions d'aptitude1 sont a9si ncessairem5t conduites1 dans leurs dlibrations ord9aires1 soit qu'il s'agisse d'un *oix p]sonnel ou d'une mesure gnrale1 s\mettre t\tes les dcisions quelconques une majorit sci5tifique ess5tiellem5t incompt5te1 dont l'aveugle in/9ct doit r>em5t rsi/] aux prjugs et mme aux passions des div]ses cot]ies rgnantes#ai4 ,le morcellem5t c>actri/ique de ces corporations1 image fidle et suite ncessaire de leur disp]sion m5tale1 y augm5te beauc\p ces graves inconvni5s naturels1 en y facilitant l'asc5dant des mdiocrits si s\v5t envieuses de t\te lvation philosophique dont elles se s5t5t incapables4 ,depuis que le milieu social1 d'o *]*5t va9em5t s'isol] ces compagnies arrires1 (fre p>t\t l'active p\rsuite1 jusqu'ici trop illusoire1 de gnralits n\velles1 en h>monie avec le beso9 fondam5tal d'une situation sans exemple1 il e/ pr(ondm5t dplorable que la sci5ce relle1 seule de/9e f\rnir le pr9cipe de cette gr&e solution1 soit tel po9t dgrade p> l'impuissance ou l'g>em5t de ses int]prtes1 qu'elle semble auj\rd'hui prescrire le rtrcissem5t intellectuel1 et condamn] aveuglm5t t\t ef=t quelconque de gnralisation4 ,la prpondrance spirituelle semble ds lors devoir app>t5ir ceux qui se font un facile mrite d'une re/riction sy/matique de vues et de travaux1 le plus s\v5t due leur infriorit p]sonnelle ou l'insuffisance de leur ducation4 ,auj\rd'hui1 l'+nieux philosophe qui a tant contribu la ju/e illu/ration des savans s]ait c]ta9em5t rep\ss d'une corporation o sa mmoire e/ pe9e l'objet de la ddaigneuse reconnaissance d'une f\le d'esprits incapables d'apprci] sa haute valeur4 ,p>eillem5t1 le gr& ,buffon1 dont cette mme acadmie tait jadis si fire1 n'y p\rrait ma9t5ant tr\v] place1 mo9s que ses expri5ces sur le refroidissem5t des mtaux ou sur la cohsion des bois n'y obt9ss5t grce p\r des conceptions gnrales qui ne p\rrai5t se =mul] p> aucun mmoire proprem5t dit1 quoiqu'elles ai5t ensuite secrtem5t f\rni d'autres la base relle de beauc\p de travaux ret5tissans3 c'e/1 comme on sait1 au se9 de cette assemble1 que1 s\s l'envieuse impulsion de ,cuvi]1 on a t5t1 avec une sorte de succs passag]1 de rduire cet m95t p5seur au seul mrite littraire4 ,note #ai3 ,en suivant avec att5tion les actes (ficiels de l',acadmie des ,sci5ces de ,p>is et de nos autres corps savans1 depuis que leurs attributions sociales ont reu t\te l'ext5sion effective qu'elles (fr5t auj\rd'hui1 il e/ ais d'y reconnatre presque t\j\rs1 indp5damm5t des mauvaises passions dont je c>actris]ai ci-aprs l'int]v5tion spontane1 la dplorable influ5ce p]man5te de la spcialit disp]sive et du rtrcissem5t intellectuel dont ces corporations se glorifi5t si aveuglm5t4 ,la vicieuse prpondrance cont9ue de l'esprit de dtail sur l'esprit d'ensemble a r5du les savans actuels tellem5t incapables d'aucune espce de g\v]nem5t quelconque1 mme sci5tifique1 que1 comme je l'ai indiqu la f9 du qu>ante-sixime *apitre1 t\t homme s5s1 trang] la sci5ce1 mais habitu aux affaires gnrales1 ab\tirait ord9airem5t de meilleurs *oix et concevrait de plus sages mesures que ne peuv5t le faire ma9t5ant ces compagnies spciales1 d'o man5t communm5t1 p\r nos pr9cipales in/itutions de haut enseignem5t1 tant de nom9ations dsa/reuses et tant de mesures absurdes4 ,relativem5t ces inconvni5s gnraux1 il exi/e1 entre les div]ses classes de savans1 une pr(onde 9galit ncessaire1 d'aprs le degr d'indp5dance et de simplicit des phnomnes respectifs4 ,suivant notre hir>*ie fondam5tale1 les gomtres1 raison de l'ab/raction suprieure de leurs tudes1 naturellem5t affran*ies de t\te subord9ation pralable env]s aucune bran*e directe de la philosophie naturelle1 doiv5t tre communm5t les plus exposs aux dang]s d'une spcialisation empirique1 dont le pr9cipe leur e/ surt\t d4 ,aussi e/-ce *ez eux que le vritable esprit positif e/1 au fond1 le plus mconnu1 malgr sa s\rce ncessairem5t ma?matique1 comme je l'ai fait assez s5tir dans les deux premi]s volumes de ce ,trait4 ,t\te leur philosophie gnrale se borne auj\rd'hui rv] vaguem5t1 p\r un lo9ta9 et confus av5ir1 une *imrique ext5sion univ]selle de leur analyse aux div]s phnomnes quelconques1 d'aprs une va9e unit sci5tifique t\j\rs fonde sur l'irrationnelle prpondrance d'un des fluides mtaphysiques dont ils ma9ti5n5t si dplorablem5t l'usage2 le c>actre absolu de l'antique philosophie s'e/ c]ta9em5t plus cons]v *ez eux que p>mi les autres savans1 p> suite d'une plus gr&e re/riction m5tale4 ,au contraire1 les biologi/es1 occups de spculations ncessairem5t dp5dantes de t\t le re/e de la philosophie naturelle1 et relatives un sujet o t\te dcomposition artificielle rappelle spontanm5t une indisp5sable comb9aison ultrieure1 d'aprs l'intime solid>it cont9ue des phnomnes correspondans1 s]ai5t naturellem5t les mo9s livrs aux ab]rations disp]sives1 et les mieux disposs au rgime vraim5t philosophique1 si leur ducation tait auj\rd'hui en suffisante h>monie avec leur de/9ation1 et si une s]vile imitation ne les entranait encore transport] trop aveuglm5t1 dans leurs travaux ord9aires1 des conceptions et des habitudes ess5tiellem5t propres aux tudes inorganiques4 ,t\tefois1 leur 9vitable antagonisme1 quoique jusqu'ici trop subalt]ne1 contribue dj trs-utilem5t cont5ir1 bi5 que faiblem5t1 la dplorable t5dance sci5tifique qui rsult]ait ma9t5ant d'un enti] asc5dant des gomtres4 ,ce conflit ncessaire m5ace con/amm5t les acadmies actuelles d'une pro*a9e dissolution spontane1 p>ce que leur nature se rapporte surt\t un ge prp>atoire o la philosophie inorganique1 qui devait p]mettre la prpondrance de l'esprit de dtail1 tait seule florissante3 elle ne p\rra re/] longtemps compatible avec le dveloppem5t rationnel d'une sci5ce o l'esprit d'ensemble doit videmm5t prvaloir4 ,aussi peut-on not] que la =mation sy/matique de la biologie1 pr9cipale cration sci5tifique de ce d]ni] demi-sicle1 a t bi5 plus entrave que seconde p> les corporations savantes1 et surt\t p> la plus puissante d'entre elles1 l'illu/re ,acadmie de ,p>is1 qui ne sut po9t s'emp>] du gr& ,bi*at#bj1 qui s'unit honteusem5t ,bonap>te af9 de p]scut] ,gall1 et qui mconnut si radicalem5t la valeur de ,br\ssais2 sans p>l] du dplorable asc5dant qu'y ex]a trop longtemps le brillant mais sup]ficiel ,cuvi] contre les admirables ef=ts de ,lam>ck1 et ensuite de ,bla9ville1 p\r fond] la sa9e philosophie biologique1 dont le vrai s5tim5t e/ c]ta9em5t bi5 plus complet et plus commun1 mme auj\rd'hui1 hors de cette compagnie que dans son se9#ba4 ,note #bj3 ,on a va9em5t t5t de palli] une telle exclusion d'aprs la mort prmature de ,bi*at1 enlev p5dant sa tr5te-deuxime anne4 ,mais l'admirable prcocit de son beau gnie fut encore plus exceptionnelle1 et mritait bi5 une glorieuse drogation spciale des usages qui1 d'ailleurs1 soit avant lui1 soit surt\t aprs1 ont s\v5t fl*i en faveur d'admissions plus htives1 et c]tes mo9s m95tes1 dc]nes des mrites mieux apprcis d'une compagnie o dom95t les gomtres4 ,il n'e/ pas inutile de rem>qu]1 en outre1 qu'aucune sol5nelle manife/ation n'e/ ensuite v5ue (frir la po/rit1 au sujet de ,bi*at1 la digne imitation des nobles regrets qui ont tant honor l',acadmie ,franaise l'g>d de ,molire4 ,note #ba3 ,malgr l'apprciation plus facile que tr\ve ord9airem5t le mrite trang]1 on a vu p>eillem5t l'illu/re ,ok51 que ses vicieuses inspirations mtaphysiques n'emp*]ont jamais d'tre reg>d comme l'un des pr9cipaux fondateurs de la vraie philosophie biologique1 ddaigneusem5t c>t mme de l'affiliation subalt]ne que cette acadmie accorde si aism5t1 quoique cette insuffisante ju/ice y ft noblem5t rclame p> le plus digne mule de ce gr& biologi/e4 ,la seule ju/ification spcieuse que des esprits consci5cieux ai5t quelquefois essaye en faveur de cet irrationnel rgime1 dont je ne puis ici qu'indiqu] sommairem5t les pr9cipaux dsa/res1 consi/e prs5t] auj\rd'hui la spcialisation exclusive comme l'unique g>antie possible de la positivit des spculations1 en considrant l'accueil rguli] des gnralits comme devant aussitt donn] accs t\tes les conceptions vagues et illusoires qui pullul5t ma9t5ant4 ,mais cet trange motif1 =t semblable aux maximes politiques t5dant int]dire totalem5t la p>ole ou la presse1 cause des vid5s abus qu'on en peut faire1 ne conti5t rellem5t1 au fond1 qu'une nave confirmation involontaire de l'impuissance philosophique dsormais propre nos compagnies savantes1 que l'on proclame a9si radicalem5t incapables de di/+u] assez les gnralits vicieuses d'avec celles qui s]ai5t bi5 conues2 en sorte que1 de peur de laiss] pntr] les unes1 il faille indi/9ctem5t rep\ss] aussi les autres4 ,une apprciation plus judicieuse fait s5tir1 au contraire1 que l'an>*ie philosophique actuelle1 sy/matiquem5t prolonge p> cette /upide rsi/ance acadmique1 con/itue la pr9cipale cause des dang]s intellectuels contre lesquels on *]*e ju/em5t1 mais en va91 des g>anties p]man5tes1 qui ne saurai5t admettre d'efficacit relle qu'en reposant enf9 sur la con/ruction directe d'une vritable philosophie1 dont la sci5ce1 dignem5t gnralise1 peut seule f\rnir la base positive4 ,bi5 lo9 que le rgime disp]sif suffise df5dre la raison publique de l'imm95te invasion du *>latanisme univ]sel1 il lui f\rnit de n\velles et nombreuses ress\rces1 qui1 p\r tre d'une autre espce que celles relatives l'abus des gnralits1 ne sont1 vrai dire1 ni mo9s t5dues1 ni mo9s accessibles1 et doiv5t c]tes dev5ir auj\rd'hui plus dang]euses encore d'aprs l'aveugle confiance ma9t5ant accorde1 dans la sci5ce comme dans l'indu/rie1 t\te spcialit quelconque1 s\v5t aussi trompeuse *ez la premire que *ez la seconde4 ,on conoit aism5t1 en effet1 quels imm5ses moy5s doiv5t a9si tr\v] les demi-portes intellectuelles af9 d'usurp] une indigne prpondrance p> une habile rs]ve sci5tifique1 fonde sur c]ta9es amliorations secondaires1 et s\v5t mme illusoires1 qui1 aprs quelques annes d'une facile laboration r\t9ire1 autoris5t indf9im5t tant d'esprits vulgaires rep\ss]1 avec un inqualifiable dda91 les plus m95tes spculations philosophiques#bb4 ,t\t lecteur bi5 prp> tr\v]a facilem5t1 au se9 des plus clbres acadmies actuelles1 des occasions trop multiplies d'apprci] les dsa/reuses ress\rces que prs5te de telles usurpations notre dplorable rgime sci5tifique2 surt\t lorsque1 une adroite affiliation quelque cot]ie puissante1 on peut jo9dre1 avec une c]ta9e opportunit1 du mo9s app>5te1 l'usage spcieux du langage algbrique1 si s\v5t employ de nos j\rs1 comme je l'ai hautem5t signal1 dguis] la mdiocrit intellectuelle s\s la prt5due pr(ondeur que semble annonc] encore une langue trop peu rp&ue jusqu'ici p\r que le seul mrite de la p>l]1 dans un /yle d'ailleurs quelconque1 ne doive pas provisoirem5t t5ir lieu d'une vraie supriorit m5tale1 en un temps o le public ignore combi5 elle e/ susceptible1 comme t\te autre1 et mme davantage1 de dgnr] en un v]biage vide d'ides4 ,jusque *ez les juges spciaux dont la compt5ce e/ le mo9s conte/able1 ces vicieuses habitudes disp]sives s'oppos5t frquemm5t1 sans except] les que/ions ma?matiques1 une sa9e apprciation comp>ative des div]ses valeurs relles1 si ce n'e/ aprs une longue expri5ce t>dive1 qui n'emp*e po9t d'inju/es prm95ces4 ,c'e/ a9si1 p\r me born] un seul gr& exemple hi/orique1 dont les analogues s]ai5t faciles multipli]1 que1 *ez la plup>t des gomtres1 l'habile *>latanisme de ,laplace clipsa longtemps la noble spontanx de ,lagrange1 malgr l'imm5se di/ance inv]se que l'quitable po/rit comm5ce mettre entre l'incomp>able gnie du second et le tal5t spcial du premi]4 ,l'insuffisance radicale du mode habituel d'apprciation sci5tifique e/ surt\t m>que1 dans ce clbre contra/e ma?matique1 p> l'trange rputation philosophique qu'tait p>v5u se faire1 d'aprs un pompeux v]biage1 l'un des gomtres les mo9s rellem5t philosophes qui ai5t jamais exi/2 t&is que le c>actre pr(ondm5t philosophique1 qui di/+ue assurm5t les pr9cipales conceptions de ,lagrange1 ne lui valut jamais aucune application d'un titre qu'il n'ambitionnait pas1 et dont ceux qui l'accordai5t avec un tel disc]nem5t tai5t incapables de compr5dre la vraie signification fondam5tale4 ,note #bb3 ,si une telle indication gnrale p\vait tre ici prolonge jusqu' la discussion p]sonnelle1 il s]ait facile1 p> un exam5 imp>tial et appr(ondi de la composition actuelle des div]ses corporations savantes1 sans except] la plus m95te d'entre elles1 de con/at] que le rgime de la spcialit disp]sive1 bi5 lo9 de t5dre1 comme on le suppose1 en exclure les mdiocrits ambitieuses1 y e/1 au contraire1 de sa nature1 surt\t auj\rd'hui1 trs-favorable leur intronisation2 c>1 sauf un =t petit nombre d'heureuses exceptions1 ces compagnies sont dsormais ess5tiellem5t composes de *tives intellig5ces1 qui1 malgr leur bruyante importance passagre1 n'ont d leur lvation (ficielle qu' des titres beauc\p plus spcieux que rels1 et dont les noms ne devront c]ta9em5t laiss] aucune trace durable dans l'hi/oire vritable de notre volution m5tale1 o leur entire omission ne saurait occasionn]1 s\s aucun aspect1 la mo9dre lacune apprciable p\r la filiation effective des diffr5s progrs sci5tifiques4 ,mais cette application individuelle1 que le lecteur suffisamm5t in=m peut du re/e bau*] sans difficult1 s]ait videmm5t contraire l'esprit et la de/9ation de ce ,trait2 quoiqu'elle puisse1 en d'autres circon/ances1 dev5ir opportune1 et mme indisp5sable1 si une rsi/ance trop aveugle ou trop malveillante m'obligeait un j\r p\ss] ailleurs ma dmon/ration pr9cipale jusqu' ce degr de p>ticul>it1 auquel je suis d'avance t\t prp>1 quels qu'en puiss5t tre les dang]s4 ,t\s ces vices gnraux du rgime sci5tifique actuel ont spontanm5t tr\v1 p5dant le d]ni] demi-sicle1 une commune manife/ation p]man5te1 p> suite mme de la n\velle importance sociale que cette poque a d procur] aux savans1 et qui a fait simultanm5t ressortir leur insuffisance m5tale et l'infriorit morale correspondante3 c>1 *ez la classe spculative1 l'lvation de l'me et la gnrosit des s5tim5s peuv5t difficilem5t se dvelopp] sans la gnralit des p5ses1 d'aprs l'aff9it naturelle qui doit y exi/] entre les vues troites ou disp]sives et les p5*ans g/es4 ,s\s la seconde phase mod]ne1 et encore plus s\s la troisime1 l'enc\ragem5t sy/matique des sci5ces1 c>actris au *apitre prcd5t1 s'tait habituellem5t ex]c suivant un mode trs-judicieux1 en heureuse h>monie1 soit avec les conditions de la situation contempora9e1 soit avec les beso9s de l'av5ir immdiat2 il consi/ait1 comme on sait1 gratifi] les savans de p5sions suffisantes p\r p]mettre le libre c\rs de leurs travaux1 mais en vitant soigneusem5t de leur confr] aucune attribution active4 ,or1 depuis le db de la crise rvolutionnaire1 et pr9cipalem5t auj\rd'hui1 une gnrosit irrfl*ie a entran les div]s g\v]nem5s1 surt\t en ,france1 *ang] avant le temps ce sy/me provisoire1 p\r lui sub/itu] dj le seul rgime qui puisse df9itivem5t p]si/]1 en fondant dsormais une exi/5ce plus indp5dante sur la ju/e rmunration de fonctions directem5t utiles2 sans exam9] si les savans actuels tai5t1 en ralit1 assez prp>s une trans=mation aussi dsirable4 ,comme l'ducation con/itue ncessairem5t la pr9cipale de/9ation lm5taire de t\t p\voir spirituel1 on a d a9si livr] de plus en plus aux corporations savantes1 non l'ducation gnrale o elles ne p\vai5t encore prt5dre aucunem5t1 mais les div]ses in/itutions de haut enseignem5t spcial1 qui avai5t t successivem5t tablies p\r plusieurs pr(essions publiques1 et qui fur5t alors beauc\p agr&ies4 ,t\tefois1 p> cela mme que l'ducation c>actrise1 en un cas quelconque1 le premi] degr du g\v]nem5t intellectuel et moral1 elle exige imprieusem5t cet esprit d'ensemble sans lequel aucun g\v]nem5t ne saurait remplir son (fice1 ft-ce s\s les plus simples aspects4 ,il tait donc ais de prvoir que les habitudes disp]sives de la spcialit sci5tifique r5drai5t les acadmies actuelles ess5tiellem5t impropres aux importantes attributions sociales qui leur tai5t a9si prmaturm5t confres3 c>1 la premire condition relle de t\t p\voir spirituel consi/e assurm5t en une philosophie ple9em5t gnrale1 quelle qu'en soit la nature2 et jusqu'ici les savans n'en ont videmm5t aucune qui leur soit propre4 ,quoique1 runis1 ils possd5t les fragm5s p>s et incohr5s1 mais inf9im5t prcieux1 de la seule philosophie durable qui puisse auj\rd'hui s'tablir1 ils ne sav5t pas l'y voir1 et s'oppos5t aveuglm5t ce que d'autres l'y *]*5t4 ,cette preuve p]man5te peut donc tre ma9t5ant utilise p\r mettre dans t\t son j\r l'inaptitude sociale des corps savans actuels1 mme env]s les fonctions auxquelles ils doiv5t sembl] le mieux prp>s3 on doit a9si conv5ablem5t apprci] l'intime ralit des obligations philosophiques indisp5sables l'avnem5t ultrieur d'une vritable organisation spirituelle1 mme seulem5t p>tielle4 ,mais on et difficilem5t prvu1 avant cette irrcusable expri5ce1 jusqu' quel dplorable degr l'gsme s'y jo9drait l'empirisme p\r con/at] directem5t la t5dance anti-progressive qui c>actrise ncessairem5t1 en un cas quelconque1 t\t rgime purem5t provisoire1 lorsque1 aprs avoir dpass l'ge de son heureuse efficacit temporaire1 il e/ appliqu1 dans un n\veau milieu1 une de/9ation incompatible avec ses dispositions initiales4 ,ce grave rsultat e/ auj\rd'hui1 en ,france1 suffisamm5t accompli1 et sa manife/ation directe importe beauc\p la nettet des conclusions gnrales propres ma gr&e dmon/ration hi/orique1 af9 de faire mieux ressortir la pr9cipale condition1 la fois intellectuelle et morale1 d'une rgnration spirituelle dont la vraie nature e/ encore trs-peu comprise4 ,je dois donc complt] cette indisp5sable critique d'une vicieuse organisation sci5tifique1 en osant ici signal] sans dt\r1 quoique sommairem5t1 une dgnration vraim5t dcisive1 dont les effets immdiats sont d'ailleurs trs-p]nicieux dj d'importans s]vices publics2 quelque n\velle ardeur que cette loyale apprciation doive ncessairem5t procur] aux puissantes antipa?ies spontanm5t ligues contre moi4 ,en confrant notre ,acadmie des ,sci5ces le *oix des pr(esseurs de/9s1 dans les div]ses *aires spciales1 au plus haut enseignem5t sci5tifique1 la gnreuse confiance du g\v]nem5t franais n'avait in/itu aucune prcaution lgale contre les abus que cette illu/re compagnie p\rrait faire un j\r d'une telle attribution p]man5te1 au pr(it exclusif de ses propres membres4 ,peut-tre mme avait-on prsum que1 *ez une corporation o un long usage porte *aque acadmici5 s'ab/5ir de conc\rir avec les autres savans quant aux div]s prix sci5tifiques qu'elle e/ appele dc]n]1 ce respect naturel p\r les conditions scrupuleuses d'un imp>tial jugem5t dt]m9]ait spontanm5t1 env]s un conc\rs beauc\p plus important t\s g>ds1 une p>eille obs]vance des g>anties ord9aires d'une vritable quit1 sans exig] des prescriptions =melles qui aurai5t pu sembl] injurieuses la dlicatesse p]sonnelle de tant d'hommes recomm&ables4 ,mais on avait a9si mconnu la dang]euse t5tation laquelle on exposait ds lors1 en un temps d'an>*ie morale1 un corps o les natures vulgaires avai5t dj trop de facilit pntr]1 et o d'ailleurs la disp]sion m5tale devait d'abord emp*] s9crem5t une suffisante di/9ction entre la capacit acadmique proprem5t dite1 telle que la c>actris5t encore nos habitudes transitoires1 et la capacit vraim5t didactique1 t\j\rs lie ncessairem5t des conditions philosophiques2 c'e/--dire entre l'esprit de dtail et l'esprit d'ensemble1 ou entre le rgime analytique et le rgime syn?tique1 si mal comp>s jusqu'ici1 surt\t *ez les savans#bc4 ,primitivem5t entrane p> cette 9vitable illusion1 suite naturelle d'une spcialisation empirique1 cette compagnie a f9alem5t abus de cette n\velle mission publique1 au pr(it1 de plus en plus exclusif1 de ses propres membres1 qui =m5t dsormais une sorte de ligue p]man5te1 la fois spontane et sy/matique1 p\r se g>antir les uns aux autres1 contre t\t rival trang]1 non-seulem5t la possession d'honorables s9cures1 ju/e quival5t des anci5nes p5sions1 mais aussi et surt\t le monopole univ]sel du haut enseignem5t sci5tifique1 quelle que pt tre1 en *aque cas1 leur inaptitude notoire d'importantes fonctions actives1 mme en contra/e avec la supriorit la mieux con/ate de leurs concurr5s extrieurs4 ,le monde savant a dj suffisamm5t compris1 en ,france1 cette dplorable dgnration2 puisque l'expri5ce y a fait ma9t5ant reconnatre l'impossibilit totale de lutt] heureusem5t contre aucun acadmici51 dans les div]ses nom9ations a9si confies cette corporation1 auprs de laquelle la plus m95te aptitude l'enseignem5t1 spcialem5t confirme p> de longs et utiles s]vices1 vi5t1 en effet1 t\j\rs *\] devant les plus tranges prt5tions du mo9dre producteur de ,mmoires une fois p>v5u y pntr] s\s des titres quelconques1 p>mi lesquels nanmo9s l',acadmie rpugn]ait introduire dsormais aucune condition didactique directem5t relative des fonctions dont la qualit acadmique confre cep5dant auj\rd'hui l'inve/iture privilgie4 ,outre la dang]euse t5dance d'un tel rgime confi] s\v5t d'importans (fices publics des hommes pr(ondm5t incapables de s'en acquitt] conv5ablem5t1 on conoit aism5t le fune/e dc\ragem5t qu'il doit produire p>mi les pr(esseurs franais2 puisque les plus dignes fonctionnaires ne peuv5t plus espr] d'accs aux div]ses *aires du haut enseignem5t sci5tifique1 si ce n'e/ env]s les po/es trop improductifs ou trop pnibles p\r t5t] aucun acadmici54 ,note #bc3 ,af9 de mieux m>qu] ici combi5 e/ auj\rd'hui pr(ondm5t enrac9e1 *ez cette clbre compagnie1 cette dsa/reuse confusion philosophique1 je crois devoir signal] brivem5t un fait p>ticuli]1 qui1 p> l'ensemble de ses circon/ances1 me p>at1 cet g>d1 tellem5t c>actri/ique1 que1 malgr que le cas me soit p]sonnel1 le lecteur me saura gr1 sans d\te1 de l'avoir spcialem5t rappel1 en m'y bornant d'ailleurs ce qui l'rige en symptme rel de l'esprit dom9ant4 ,ma d]nire c&idature1 m5tionne dans la prface de ce volume1 p\r la *aire ma?matique que j'avais1 p> intrim1 activem5t occupe l'cole ,polyte*nique1 m'avait conduit adress] l',acadmie des ,sci5ces de ,p>is1 le #c aot #ahdj1 une lettre uniquem5t de/9e tablir1 en gnral1 la di/9ction rationnelle entre les lections purem5t acadmiques et les lections ess5tiellem5t didactiques1 spcialem5t indisp5sable en une telle occasion2 d'o je concluais que des traits et des leons devai5t alors con/itu] des titres plus dcisifs que de simples ,mmoires de dtail1 dont la considration et1 au contraire1 d prvaloir1 s'il se ft agi d'une admission l',acadmie1 tant que dur]a sa con/itution actuelle4 ,la lecture (ficielle de cette lettre1 t\te philosophique1 crite avec des mnagem5s que sa publication immdiate fit bi5tt apprci]1 avait t expressm5t dem&e p> un membre 7,m4 de ,bla9ville71 suivant une =melle disposition rglem5taire1 qui1 s\s cette seule condition pralable1 oblige l',acadmie ent5dre textuellem5t t\te semblable communication4 ,ce corps devait assurm5t tre t\* de l'honorable confiance que je lui tmoignais en lui s\mettant une telle discussion1 quoique l'occasion d'une concurr5ce p]sonnelle avec l'un de ses membres2 ce qui semblait d'ailleurs devoir mieux assur]1 mon g>d1 p\r une lutte aussi prilleuse1 le scrupuleux accomplissem5t des g>anties protectrices1 alors dev5ues non mo9s ncessaires l'honneur de la compagnie qu' ma propre scurit4 ,nanmo9s1 ds les premires phrases de cette lecture obligatoire1 ,m4 ,!n>d osa dem&] sa suppression totale2 appuy p> ,m4 ,alex&re ,brongni>t1 il obt9t bi5tt cette mesure exceptionnelle1 sans que le prsid5t 7,m4 ,poncelet7 adresst une majorit inatt5tive aucune remontrance quelconque sur une p>eille violation du rglem5t acadmique3 la voix loyale et c\rageuse de ,m4 de ,bla9ville fut la seule qui rclamt la fois au nom de l'quit1 de la conv5ance et de la vraie dignit4 ,le contra/e dcisif d'un tel accueil avec la paisible admission1 quatre ans aup>avant1 d'une lettre t\te semblable1 soit p\r le fond1 soit p\r la =me1 ne p]met pas d'attribu] cette trange diffr5ce d'autre motif rel1 s9on que1 en #ahcf1 je ne m'tais tr\v en concurr5ce avec aucun acadmici52 c> mes titres spciaux tai5t d'ailleurs dev5us1 en #ahdj1 beauc\p plus inconte/ables1 d'aprs la manire dont j'avais provisoirem5t rempli les fonctions que je v5ais a9si rclam]1 selon l'irrcusable tmoignage de l'illu/re ,dulong1 qui1 comme directeur des tudes de l'cole ,polyte*nique1 y avait p]sonnellem5t suivi mes leons4 ,au re/e1 cette mesure1 la fois ignoble et purile1 o une puissante corporation se ruait sur un seul homme p\r t\ff]1 au pr(it d'un de ses membres1 une ju/e discussion1 excita aussitt1 p>t\t ailleurs qu'au se9 d'une compagnie probablem5t entrane p> une manuvre conc]te1 l'indignation la plus unanime1 soit p>mi le public sci5tifique1 soit *ez la presse priodique1 qui1 sans aucune di/9ction de p>ti1 sut alors remplir spontanm5t sa noble mission protectrice contre les prjugs et les passions de t\s les p\voirs aveugls ou arrirs4 ,p\r complt] cette obs]vation1 en y montrant combi5 les meilleurs esprits sont dj dom9s p> la dplorable t5dance qu'elle rvle1 je dois aj\t] que l'un des plus m95s acadmici5s1 ,m4 ,po9sot1 qui1 entre les gomtres franais vivans1 e/ assurm5t le mo9s loign du vritable tat philosophique1 et qui d'ailleurs affecta t\j\rs env]s moi une /rile bi5veillance1 n'osa po9t1 en ce cas dcisif1 appuy] de sa ju/e autorit la voix indp5dante de son n]gique collgue1 af9 d'p>gn] sa corporation l'9vitable rprobation publique qui s'atta*e t\te iniquit con/ate4 ,outre que cet illu/re savant tait p]sonnellem5t conva9cu de la supriorit de mes droits1 il m'avait expressm5t crit qu'il s\ti5drait1 en cas de conte/ation1 la lecture (ficielle de ma lettre1 dont il avait eu pralablem5t connaissance4 ,cet +nieux gomtre1 t\j\rs si dis]t et si incisif qu& sa p]sonnalit e/ mise en jeu1 prfra donc viol] un engagem5t =mel1 p\r s'associ]1 p> un l*e sil5ce1 cette turpitude acadmique1 plutt que de p>atre blm]1 env]s un de ses confrres1 le fune/e monopole ma9t5ant usurp p> sa compagnie au prjudice de t\te capacit extrieure4 ,t\s ceux de mes lecteurs qui auront rem>qu1 dans les deux premi]s volumes de ce ,trait1 l'clatante ju/ice que je me suis plu r5dre au mrite trop peu apprci de cet m95t acadmici51 regrett]ont sans d\te avec moi que son c>actre ne soit po9t au niveau de son intellig5ce1 quoique son ge avanc1 et le ju/e asc5dant dont il j\it duss5t spcialem5t facilit] l'indp5dance de sa conduite2 ce qui montre combi5 e/ dsormais pr(ondm5t enrac9e1 *ez nos savans1 la dang]euse ab]ration1 la fois morale et m5tale1 inhr5te une prolongation exagre de l'an>*ie philosophique4 ,l'intime dgnration indique p> de tels symptmes confirme l'tat purem5t provisoire d'une classe spculative o l'actif s5tim5t du devoir a d s'affaiblir au mme degr que le vritable esprit d'ensemble1 et *ez laquelle on rem>que1 en effet1 auj\rd'hui1 encore plus que p>t\t ailleurs1 une sy/matique prpondrance de la morale mtaphysique fonde sur l'intrt p]sonnel4 ,bi5tt1 peut-tre1 la sci5ce elle-mme en s]a pr(ondm5t atte9te1 soit p>ce qu'une trop avide concurr5ce m5ace d'y dt]m9]1 *ez des natures trop infrieures1 une altration volontaire de la vracit des obs]vations1 soit cause de la surexcitation qu'une cupidit croissante e/ expose y recevoir des relations plus directes et plus actives entre les spculations sci5tifiques et les oprations indu/rielles4 ,c'e/ a9si que s'annonce1 t\s g>ds1 la f9 pro*a9e du rgime prlim9aire4 ,il ne saurait dsormais entrav] longtemps l'impulsion dcisive de/9e rgnr] la sci5ce mod]ne p> une indisp5sable gnralisation1 qui1 sans compromettre sa positivit1 et mme en la consolidant beauc\p1 organis]a enf9 sa suffisante h>monie avec les pr9cipaux beso9s de notre situation fondam5tale4 ,aussi1 en t]m9ant cette pnible mais 9vitable digression1 qui p\vait seule faire n]giquem5t s5tir combi5 la rgnration spirituelle exige pralablem5t une rnovation philosophique1 la fois morale et m5tale1 p\vons-n\s rsum] entirem5t l'ensemble d'une telle apprciation1 en considrant hi/oriquem5t les savans proprem5t dits comme une classe ess5tiellem5t quivoque1 de/9e une pro*a9e lim9ation1 en tant qu'int]mdiaires entre les +nieurs et les philosophes1 sans avoir nettem5t aucun de ces deux c>actres tran*s1 puisqu'ils se rappro*5t des uns p> la spcialit de leurs travaux1 et des autres p> l'ab/raction de leurs spculations#bd4 ,note #bd3 ,on peut mme aism5t reconnatre auj\rd'hui que1 p> suite de ce c>actre bt>d et de cette fausse position1 nos corps savans rempliss5t dsormais presque aussi mal les fonctions des +nieurs que celles des philosophes4 ,c'e/ ce que tmoign5t clairem5t1 p> exemple1 les consultations te*nologiques j\rnellem5t manes de l',acadmie des ,sci5ces de ,p>is1 o l'on voit trop s\v5t prn] de vicieuses innovations pratiques d'aprs d'insuffisantes considrations ?oriques1 appuyes de petits essais insignifians1 gure plus dcisifs1 d'ord9aire1 que les expri5ces agricoles si ju/em5t ridiculises4 ,de telles dcisions ne r5contr5t encore habituellem5t qu'une aveugle vnration *ez un public incompt5t1 jusqu' ce que l'application en ait t>divem5t dvoil la lgret4 ,mais qu& elles p\rront tre conv5ablem5t assujetties une vritable discussion1 on ne t>d]a pas compr5dre que ces corporations quivoques ne se font1 en gnral1 aucune ide ju/e des conditions ess5tielles propres g>antir la sagesse et la /abilit de leurs jugem5s te*nologiques1 et que leurs attributions actuelles cet g>d s]ai5t c]ta9em5t beauc\p mieux ex]ces p> une compagnie fran*em5t =me de purs +nieurs judicieusem5t *oisis4 ,ces deux lm5s htrognes coexi/5t confusm5t auj\rd'hui dans la con/itution empirique de nos acadmies2 mais ils t5dront videmm5t s'y sp>] de plus en plus1 soit p> l'ext5sion croissante d'un m\vem5t indu/riel dev5u plus rationnel1 soit mesure que le beso9 d'une vritable rorganisation spirituelle s]a mieux compris4 ,la majeure p>tie des savans actuels ira se fondre p>mi les purs +nieurs1 p\r =m] une active corporation fran*em5t de/9e1 sans aucune va9e div]sion spculative1 dirig] l'ensemble de l'action de l'homme sur le monde extrieur1 d'aprs des conceptions spcialem5t adaptes une telle f94 ,mais les plus m95s d'entre eux devi5dront1 sans d\te1 le noyau d'une vritable classe philosophique1 directem5t rs]ve auj\rd'hui conduire la rgnration intellectuelle et morale des socits mod]nes1 s\s l'impulsion p]man5te d'une commune doctr9e positive1 in/ituant une ducation sci5tifique vraim5t gnrale1 laquelle s]ait t\j\rs rationnellem5t subordonne t\te indisp5sable rp>tition ultrieure des div]s travaux contemplatifs1 en dt]m9ant1 *aque poque1 l'importance v>iable que l'ensemble de la situation huma9e doit assign] *aque catgorie ab/raite1 et1 p> suite1 accordant ma9t5ant la plus haute prpondrance aux tudes sociales1 jusqu' ce que la rgnration f9ale soit suffisamm5t avance#be4 ,quant ceux des savans actuels1 ou plutt de leurs successeurs immdiats1 qui s]ai5t incapables de s'lev] habituellem5t la gnralit philosophique1 et qui cep5dant ddaign]ai5t l'utile (fice spcial des +nieurs1 il re/]ont ncessairem5t1 comme t\s les tres quivoques1 en dehors de t\te hir>*ie rgulire1 tant qu'ils n'auront pu s'inve/ir conv5ablem5t d'un vrai c>actre social1 soit spculatif1 soit actif4 ,mais cette exclusion naturelle n'emp*]a d'ailleurs aucunem5t1 p5dant cette 9vitable transition1 la ju/e apprciation cont9ue de leurs propres travaux4 ,quoique leur trange prpondrance actuelle doive alors entirem5t cess]1 ils tr\v]ont *ez les vritables philosophes plus d'quit qu'ils n'en montr5t auj\rd'hui env]s eux3 p>ce que la sa9e gnralit fait dignem5t s5tir le prix de t\te utile spcialit1 quelque rtrcie qu'elle puisse tre2 t&is que celle-ci1 p> sa re/riction mme1 inspire l'av]sion de t\te conception vraim5t complte1 c'e/--dire gnrale4 ,nulle politique normale ne saurait1 en effet1 assign] d'(fice rellem5t fondam5tal des esprits radicalem5t disp>ates1 ddaignant l'indu/rie1 mconnaissant les beaux-arts1 ne p\vant mme entre eux ni se compr5dre1 ni s'e/im]1 p>ce que *acun d'eux veut t\t ram5] au sujet exclusif de son troite proccupation1 enf9 t\s incapables1 dans les oprations d'ensemble de la vie sociale1 de pr5dre aucune dlibration qui leur soit propre1 faute d'une doctr9e commune1 et seulem5t aptes f\rnir une direction suprieure de prcieux r5seignem5s p>tiels4 ,on conoit a9si le secret in/9ct p]sonnel qui1 malgr de va9es dmon/rations1 p\sse ma9t5ant ces natures bt>des et incompltes dsir] involontairem5t la cons]vation indf9ie de la philosophie ?ologico-mtaphysique1 dont l'impuissance sociale leur p]met auj\rd'hui1 outre le facile mrite d'une opposition banale1 la prolongation effective de leur propre asc5dant m5tal1 qui s]ait1 au contraire1 incompatible avec l'active suprmatie d'une philosophie vraim5t positive1 assignant *acun1 suivant une irrsi/ible rationnalit1 sa fonction et son rang4 ,ces motifs peuv5t aism5t expliqu] la pr(onde antipa?ie qu'inspir5t auj\rd'hui ces tranges *efs provisoires de notre volution m5tale t\s ceux qui1 comme moi1 s'ef=c5t d'in/itu] enf91 d'aprs des conceptions suffisamm5t gnrales1 un vritable g\v]nem5t intellectuel1 d'autant plus r$\t que sa positivit le r5drait plus efficace contre t\tes les influ5ces usurpes#bf4 ,note #be3 ,quelque 9vitable que doive sembl]1 assurm5t1 d'aprs nos explications antrieures1 la pro*a9e dcad5ce du rgime disp]sif propre aux acadmies sci5tifiques actuelles1 et c>actris p> leur morcellem5t empirique1 le remplacem5t df9itif de ces corporations provisoires p> des acadmies vraim5t philosophiques e/ encore lo9 d'tre immdiatem5t ralisable1 faute d'un suffisant dveloppem5t et d'une conv5able propagation du vritable esprit philosophique4 ,*ez la plus illu/re de ces compagnies 7l',acadmie des ,sci5ces de ,p>is71 il n'exi/e peut-tre auj\rd'hui qu'un seul membre qui satisft dignem5t aux conditions philosophiques1 comme ayant seul judicieusem5t mdit sur la m>*e relle de l'esprit huma94 ,dans une telle situation1 ces corporations p\rrai5t1 sans *ang] encore radicalem5t leur con/itution initiale1 prolong] et consolid] utilem5t leur exi/5ce incomplte1 p> l'introduction d'une section n\velle et prpondrante1 spcialem5t consacre la physique sociale et la philosophie positive2 la ju/e suprmatie rationnelle de cette section complm5taire tant d'ailleurs rgulirem5t m>que p> son privilge exclusif de f\rnir t\j\rs le prsid5t annuel et le secrtaire p]ptuel de l',acadmie1 a9si que p> la p>ticipation dt]m9e aux dlibrations p>tielles de *acune des autres sections4 ,malgr que cette in/itution int]mdiaire ft c]ta9em5t insuffisante p\r l'entire rgnration de nos ,acadmies1 elle p\rrait heureusem5t prp>] la transition f9ale de la con/itution sci5tifique la vraie con/itution philosophique4 ,t\tefois1 l'empirisme et l'gsme dont le dplorable conc\rs dom9e de plus en plus auj\rd'hui *ez de telles compagnies1 les p\ss]ont plutt c>t] de t\tes leurs =ces un expdi5t aussi salutaire1 qui dsormais ne p\rrait gure y tre introduit que p> la sage n]gie d'un p\voir suprieur1 dont l'int]v5tion conv5able e/1 cet g>d1 trs-peu vraisemblable4 ,il e/ malheureusem5t beauc\p plus probable que la dconsidration croissante1 la fois intellectuelle et morale1 dont ces corps sont auj\rd'hui m5acs1 p> une suite ncessaire du rtrcissem5t graduel de leurs vues et de la corruption progressive de leur conduite1 dt]m9]ont1 au contraire1 leur suppression univ]selle1 hte sans d\te p> l'9vitable accroissem5t de leurs diss5sions inte/9es1 avant le temps o de vritables corporations philosophiques p\rront enf9 s'lev] leur place4 ,note #bf3 ,les libres runions sci5tifiques qui1 depuis quelques annes1 comm5c5t se =m] temporairem5t sur les div]s po9ts pr9cipaux de la rpublique europenne1 et o le c>actre cosmopolite de la sci5ce mod]ne surmonte si honorablem5t t\t esprit de nationalit1 peuv5t tre reg>des1 beauc\p d'g>ds1 comme un tmoignage spontan d'un s5tim5t vague mais rel de l'insuffisance actuelle1 la fois m5tale et sociale1 de nos ,acadmies (ficielles4 ,quoique ces rassemblem5s priodiques ne puiss5t con/itu] jusqu'ici1 vrai dire1 que d'heureuses occasions d'un noble div]tissem5t1 ils p\rront ultrieurem5t facilit] la rorganisation sci5tifique dont ils indiqu5t confusm5t le beso9 in/9ctif1 qu& l'app>ition d'une vritable philosophie aura p]mis enf9 d'apprci] conv5ablem5t1 soit la nature propre de cette n\velle ncessit1 soit le mode effectif de rgnration4 ,l'apprciation que n\s v5ons de t]m9] doit actuellem5t faire compr5dre aussi la sagacit rvolutionnaire qui1 s\s le pr9cipal degr de la gr&e crise politique1 avait dispos l'n]gie progressive ne pas except] les plus e/imables compagnies savantes de l'univ]selle suppression des corporations antrieures1 dont l'esprit devait tre1 en effet1 dans les cas mme les plus favorables1 plus ou mo9s oppos la rgnration f9ale4 ,n\s v5ons de le con/at]1 de la manire la plus dcisive1 env]s une illu/re acadmie qui1 aprs tant d'm95s s]vices p>tiels1 con/itue ma9t5ant un puissant ob/acle1 d'abord intellectuel1 et mme ensuite moral1 t\te vritable organisation spirituelle1 p> cela seul qu'elle consacre directem5t l'an>*ique prpondrance de l'esprit de dtail sur l'esprit d'ensemble1 sans lequel ne saurait surgir une con/ruction dev5ue auj\rd'hui le premi] beso9 social4 ,t\tefois1 les illusions mtaphysiques propres l'unique philosophie qui pt alors dirig]1 avai5t d1 cet g>d1 a9si qu' t\t autre1 faire pr5dre une de/ruction p\r une fondation1 sans p5s] que ce qu'il fallait surt\t *ang]1 comme tant dsormais radicalem5t nuisible1 ce n'tait po9t seulem5t la con/itution lgale de ces anci5nes corporations1 mais le vicieux rgime m5tal dont elles n'(frai5t qu'une 9vitable expression1 et sur lequel les mesures politiques ne p\vai5t avoir aucune action radicale4 ,aussi cette suppression prmature1 d'ailleurs si inju/em5t fltrie1 qui ne favorisait pas rellem5t la rorganisation spirituelle1 en un temps o elle tait encore totalem5t impossible1 fut-elle bi5tt suivie d'une facile re/auration provisoire1 p>ce qu'elle compromettait inutilem5t d'importans s]vices p>tiels4 ,mais cet 9vitable rtablissem5t1 accompagn d'un surcrot ess5tiel d'attributions sociales1 a mis en ple9e vid5ce ultrieure1 comme je vi5s de le montr]1 l'entire impuissance politique de la classe sci5tifique actuelle1 et mme sa dgnration morale1 d'aprs la vicieuse prolongation d'un rgime m5tal purem5t provisoire1 dont la de/9ation propre tait suffisamm5t accomplie1 et qui p\rtant n'a jamais t plus absolum5t prn que depuis que1 p> une abusive ext5sion1 il e/ vraim5t dev5u beauc\p plus rtrograde que progressif4 ,enf91 je ne dois pas nglig] de faire ici ressortir spcialem5t de cette importante et difficile apprciation1 si contraire aux habitudes rgnantes1 un prcieux enseignem5t social1 qui ne p\rrait1 en aucun autre cas1 recevoir spontanm5t une confirmation aussi dcisive4 ,c>1 en quelques ma9s que les vicissitudes naturelles de notre orageuse situation puiss5t faire successivem5t pass] le p\voir c5tral1 une telle expri5ce m'autorise ple9em5t1 sans d\te1 lui recomm&] d'avance1 avec les plus vives in/ances1 au nom des premi]s intrts sociaux1 de ne jamais se dsaisir volontairem5t1 mme d'aprs les plus spcieux motifs1 des attributions gnrales qui lui re/5t encore4 ,elles ne saurai5t tre livres des organes p>tiels sans que cette imprud5te abdication ne doive gravem5t entrav] une rorganisation fondam5tale dj assez emb>rasse1 outre son extrme difficult spontane1 p> l'ensemble des vicieuses t5dances inhr5tes au d\ble m\vem5t antrieur1 aussi bi5 positif que ngatif1 soit d'aprs une spcialit disp]sive ou une critique dissolvante1 dont les dplorables effets politiques sont d'ailleurs ma9t5ant =t analogues1 malgr la div]sit d'orig9e4 ,aprs avoir conv5ablem5t apprci la progression gnrale du d]ni] demi-sicle1 quant au prolongem5t de celle de nos quatre volutions lm5taires qui a ma9t5ant le plus d'importance directe p\r la rgnration f9ale1 il ne n\s re/e plus1 af9 de complt] l'exam5 de cette poque extrme1 de manire t]m9] enf9 notre gr&e laboration hi/orique1 qu' y considr] sommairem5t le c\rs simultan de l'volution philosophique proprem5t dite1 relative au quatrime lm5t prp>atoire de la sociabilit mod]ne4 ,p> l'9vitable p]si/ance de l'impuissante situation o n\s l'avons vu ncessairem5t am5 s\s la seconde phase1 cet lm5t prlim9aire1 qui devait sembl] propre comp5s] la pr(onde atte9te temporaire que le m\vem5t sci5tifique apportait l'esprit d'ensemble1 n'a rellem5t t5du1 au contraire1 qu' consacr] dogmatiquem5t cette fatale dviation1 en s'ef=ant aussi de l't5dre s]vilem5t au sujet qui la rep\sse le plus4 ,suivant les explications du *apitre prcd5t1 mesure que la sci5ce1 aux seizime et dix-septime sicles1 se sp>ait irrvocablem5t d'une philosophie caduque1 sans p\voir encore dev5ir la base d'aucune autre1 la philosophie1 de son ct1 s'isolant t\j\rs davantage de l'volution sci5tifique qu'elle dirigeait ds la troisime phase du moy5 ge1 se re/reignait exclusivem5t la va9e laboration immdiate des ?ories morales et sociales1 dsormais conues indp5damm5t de t\te relation p]man5te aux seules tudes qui puss5t leur f\rnir des fondem5s rels1 soit p\r la m?ode ou p\r la doctr9e4 ,depuis l'accomplissem5t de cette indisp5sable sp>ation1 il n'a pu1 vrai dire1 exi/] jusqu'ici aucun vritable philosophe1 si1 ce qui n'e/ pas conte/able1 ce titre suppose ncessairem5t1 comme attribut c>actri/ique1 la prpondrance habituelle de l'esprit d'ensemble1 quelle qu'en soit d'ailleurs la nature ou la direction1 ?ologique1 mtaphysique ou positive4 ,en ce s5s1 seul rig\reux1 le gr& ,leibnitz aurait effectivem5t con/itu le d]ni] philosophe mod]ne2 puisque p]sonne aprs lui1 pas mme l'illu/re ,kant1 malgr son admirable puissance logique1 n'a conv5ablem5t rempli encore les conditions de la gnralit philosophique1 en suffisante h>monie avec l'tat avanc de l'volution m5tale4 ,si la philosophie de l'n]gique de ,mai/re a pu ensuite1 sa manire1 sembl] vraim5t complte1 c'e/ uniquem5t p>ce que son c>actre rtrograde1 qui ne lui p]mettait qu'un (fice purem5t hi/orique1 devait1 en effet1 la disp5s] spontanm5t de la difficile obligation de correspondre simultanm5t aux div]s beso9s htrognes1 en app>5ce contradictoires et nanmo9s galem5t imprieux1 qui sont propres la sociabilit mod]ne4 ,aussi1 sauf quelques heureux press5tim5s exceptionnels d'une pro*a9e rnovation1 ce d]ni] demi-sicle n'a-t-il pu ess5tiellem5t (frir1 s\s ce rapport1 qu'une /rile conscration dogmatique d'une telle situation transitoire1 bi5 lo9 de t5dre la conduire v]s sa vritable issue f9ale4 ,nanmo9s1 comme cette va9e t5tative e/ trs propre c>actris] une prt5due philosophie1 qui1 dfaut de t\te autre1 doit auj\rd'hui re/] spcieuse p\r beauc\p d'esprits vaguem5t pntrs du premi] beso9 de notre temps1 il n'e/ pas inutile d'en indiqu] ici rapidem5t la sa9e apprciation hi/orique4 ,j'ai dmontr1 aux qu>antime et c9quante-unime *apitres1 que le vritable esprit gnral de la philosophie primitive1 seule encore exi/ante malgr des modifications de plus en plus de/ructives1 consi/e pr9cipalem5t concevoir l'tude de l'homme1 surt\t intellectuel et moral1 comme entirem5t indp5dante de celle du monde extrieur1 laquelle1 au contraire1 elle s]virait t\j\rs de base primordiale1 en contra/e fondam5tal avec la vraie philosophie df9itive4 ,p\r mieux consolid] ce c>actre commun t\tes les doctr9es ?ologico-mtaphysiques1 d'une manire plus con=me aux n\velles prdilections de l'esprit huma91 la mtaphysique mod]ne1 depuis que la sci5ce1 affran*ie de sa tutelle1 dveloppait rapidem5t la m]veilleuse puissance de la m?ode positive1 v\lut aussi1 p> une trange inconsqu5ce1 que la ?ologie antrieure et c]ta9em5t vite1 ju/ifi] sa propre m>*e d'aprs un pr9cipe logique quival5t celui de la sci5ce elle-mme1 dont elle compr5ait de mo9s en mo9s les conditions relles4 ,cette t5dance spontane1 graduellem5t prononce p>tir de ,locke1 a f9alem5t ab\ti1 de nos j\rs1 *ez les div]ses coles mtaphysiques1 s\s des =mes d'ailleurs adaptes leurs div]g5ces1 consacr] dogmatiquem5t cet isolem5t c>actri/ique et cette priorit dcisive des spculations morales1 en reprs5tant dsormais cette prt5due philosophie comme fonde1 autant que la sci5ce elle-mme1 sur un ensemble de faits obs]vs4 ,il a suffi p\r cela d'imag9]1 p>alllem5t la vritable obs]vation1 t\j\rs ncessairem5t extrieure l'obs]vateur1 cette fameuse obs]vation intrieure1 qui n'en peut tre que la va9e p>odie1 et suivant laquelle1 dans une situation ridiculem5t contradictoire1 notre intellig5ce se contempl]ait elle-mme p5dant l'excution habituelle de ses propres actes4 ,voil ce qui se =mulait doctoralem5t1 t&is que ,gall incorporait1 d'une manire irrvocable1 l'tude des fonctions crbrales au doma9e positif de la sci5ce relle6 ,on sait assez quelle /rile agitation ce pr9cipe illusoire a conduit ncessairem5t la mtaphysique actuelle1 qui n\s (fre p>t\t le spectacle j\rnali] des plus ambitieuses prt5tions philosophiques ab\tissant enf9 produire1 sur l'anci5ne philosophie1 grecque ou scola/ique1 des traductions et des comm5taires1 o l'on ne peut mme tr\v] le plus s\v5t aucune judicieuse apprciation hi/orique des doctr9es correspondantes1 faute de t\te sa9e ?orie fondam5tale relativem5t l'volution relle de l'esprit huma94 ,cette sophi/ique p>odie du rgime sci5tifique1 d'abord limite au seul pr9cipe logique1 s'e/ ensuite t5due aussi la m>*e gnrale4 ,la plus s]vile irrationnalit a fait aveuglm5t transport] aux tudes morales et sociales la spcialit c>actri/ique des tudes sci5tifiques proprem5t dites1 au temps mme o cette spcialit1 longtemps indisp5sable la philosophie inorganique d'o elle manait1 tait dj p>v5ue1 comme n\s l'avons vu ci-dessus1 au t]me naturel de son (fice provisoire4 ,une philosophie vraim5t digne de ce nom1 et alors1 con=mm5t sa de/9ation normale1 sagem5t av]ti les savans1 et surt\t les biologi/es1 de l'imm5se dviation logique laquelle ils s'exposai5t a9si de plus en plus en t5dant1 p> une imitation r\t9ire1 la sci5ce des corps vivans1 o t\s les aspects sont radicalem5t solidaires1 un mode d'laboration qui n'avait pu provisoirem5t conv5ir qu' l'g>d des corps in]tes4 ,mais1 au lieu de cela1 argu] d'un tel entranem5t spontan1 p\r l'aggrav] encore davantage en l'appliquant sy/matiquem5t l'tude qui avait t\j\rs t conue comme exigeant le plus1 p> sa nature1 une indisp5sable unit p]man5te2 c'e/ ce qui con/itue1 mes yeux1 l'un des plus mmorables exemples hi/oriques d'une dsa/reuse fasc9ation mtaphysique1 et en mme temps un tmoignage dcisif de la pr(onde impuissance philosophique propre aux auteurs quelconques d'une aussi /upide ab]ration4 ,qu& on crut organis] enf9 la corporation spculative1 en runissant priodiquem5t1 dans un mme local1 et s\s un mme titre1 des classes radicalem5t htrognes1 qui ne saurai5t encore ni se compr5dre ni s'e/im] les unes les autres1 l'inconcevable aveuglem5t que je vi5s de signal] se manife/a directem5t1 de la manire la mo9s quivoque1 p> l'irrationnel dpcem5t de la sci5ce morale et politique entre les div]ses cot]ies d'une acadmie mtaphysique1 d'aprs la s]vile imitation du morcellem5t provisoire inhr5t aux acadmies positives4 ,heureusem5t1 ,bonap>te1 quoique dans une int5tion rtrograde1 dtruisit bi5tt cette trange in/itution1 qui ne p\vait rellem5t s]vir qu' conc5tr] les influ5ces mtaphysiques1 en un temps o1 leur (fice temporaire tant suffisamm5t accompli1 elles devai5t dsormais entrav] pr(ondm5t t\te vritable rorganisation4 ,qu& un m9i/re mtaphysici51 progressif et organisateur sa manire1 a rcemm5t re/aur cette va9e congrgation1 il y a fidlem5t reproduit ce fractionnem5t sophi/ique1 que l'tat plus avanc de l'volution m5tale p]mettait c]tes d'apprci] alors conv5ablem5t1 mais qui e/1 en effet1 trs propre gn] l'essor des conceptions vraim5t philosophiques1 en ameutant (ficiellem5t1 contre leur unit c>actri/ique1 des t5dances t\t autre g>d discordantes#bg4 ,*acun connat d'ailleurs l'trange complm5t spcial que cet homme d'tat a ensuite aj\t1 p\r l'hi/oire1 cette irrationnelle dcomposition1 dans ce que ses flatteurs ont os qualifi] d'organisation normale des tudes hi/oriques4 ,on ne saurait auj\rd'hui comm5t nomm] ce d]ni] g>em5t1 si1 en ralit1 une telle innovation n'tait surt\t de/9e in/itu]1 env]s la presse priodique1 un misrable expdi5t de corruption p]man5te4 ,note #bg3 ,si une p>eille in/itution tait srieusem5t discutable1 il s]ait curieux1 p> exemple1 d'y rem>qu] comm5t t\t esprit qui aurait auj\rd'hui dignem5t satisfait la plus importante condition logique1 en runissant conv5ablem5t le po9t de vue philosophique et le po9t de vue hi/orique1 se tr\v]ait1 ce titre mme1 naturellem5t exclu d'une ,acadmie que son organisation disp]sive et ses habitudes irrationnelles dispos]ai5t t\j\rs lui prfr] spontanm5t1 soit un philosophe trang] aux mditations hi/oriques1 soit un hi/ori5 dp\rvu d'tudes philosophiques4 ,tels sont1 en gnral1 les symptmes vraim5t dcisifs p> lesquels l'volution philosophique proprem5t dite1 depuis que l'volution sci5tifique s'en e/ compltem5t sp>e1 a d tre f9alem5t conduite1 au dix-neuvime sicle1 con/at] directem5t son extrme caducit ncessaire1 soit d'aprs une conscration sophi/ique de son /rile isolem5t1 soit en brisant l'indisp5sable unit des conceptions sociales4 ,nanmo9s1 quoiqu'un in/9ct confus de la pr(onde discordance avec l'esprit et les beso9s de notre temps l'ait dj radicalem5t discrdite aux yeux de la raison publique1 l'influ5ce politique que cons]ve encore videmm5t cette prt5due philosophie1 dfaut de t\te concurr5ce relle1 e/ bi5 propre vrifi] l'urg5ce et le p\voir de la gnralit m5tale1 dont la plus va9e app>5ce suffit auj\rd'hui ma9t5ir provisoirem5t la puissance pratique d'une doctr9e univ]sellem5t dconsidre1 qui n'a plus d'autre (fice effectif que d'entret5ir imp>faitem5t1 au milieu de la plus active disp]sion1 un vague s5tim5t de la conc5tration intellectuelle4 ,mais1 qu& l'9vitable app>ition d'une vraie philosophie1 mane enf9 de la sci5ce relle1 aura suffisamm5t enlev la mtaphysique actuelle le seul privilge qui puisse lui atta*] ma9t5ant des esprits consci5cieux1 cet unique ve/ige de son antique prpondrance disp>atra spontanm5t1 sans exig] probablem5t aucune discussion directe1 sauf le contra/e dcisif qui ressortira ncessairem5t des applications respectives4 ,alors se dissip]a totalem5t le gr& s*isme prp>atoire consomm1 p> ,ari/ote et ,platon1 entre la philosophie naturelle et la philosophie morale1 dont l'indisp5sable sp>ation provisoire1 radicalem5t modifie p> ,desc>tes1 e/ auj\rd'hui p>v5ue son d]ni] ge1 aprs avoir conv5ablem5t rempli sa de/9ation prlim9aire4 ,l'unit m5tale1 va9em5t p\rsuivie avant le temps s\s la noble impulsion scola/ique1 rsult]a irrvocablem5t de la conv]g5ce j\rnalire entre une sci5ce dev5ue philosophique et une philosophie dev5ue sci5tifique2 l'tude de l'homme moral et social obti5dra1 sans rsi/ance1 le ju/e asc5dant normal qui lui app>ti5t dans le sy/me de nos spculations1 p>ce que1 cessant d'tre ho/ile l'actif dveloppem5t des contemplations les plus simples et les plus p>faites1 elle y puis]a ncessairem5t sa premire base rationnelle1 p\r y rfl*ir ensuite de lum9euses indications gnrales1 suivant les explications fondam5tales du tome quatrime1 bi5tt directem5t consolides dans les trois *apitres qui vont rsum] et complt] ce ,trait4 ,cette pro*a9e rnovation s]a sans d\te seconde avec ardeur p> beauc\p de jeunes intellig5ces1 qui1 s9crem5t philosophiques1 s'g>5t auj\rd'hui1 faute d'un plus digne alim5t1 aux /riles contemplations d'une irrationnelle mtaphysique1 dont les dceptions1 vaguem5t apprcies1 ab\tiss5t trop s\v5t dt]m9]1 l'ge de l'gsme1 une 9vitable corruption1 en dissipant le s5tim5t du devoir en mme temps que l'esprit d'ensemble1 d'aprs leur intime connexit naturelle4 ,il s]ait oiseux d'ailleurs d'exam9] si1 dans ce m\vem5t f9al1 les savans s'lv]ont la philosophie1 ou si les philosophes revi5dront la sci5ce4 ,on peut seulem5t assur] que1 *ez l'une et l'autre de ces deux classes actuelles1 cette indisp5sable trans=mation rciproque pr\v]a l'active rsi/ance d'une majorit troite et intresse4 ,d'heureuses exceptions individuelles vi5dront t\tefois1 des deux p>ts1 =m] le noyau spontan de la n\velle corporation spirituelle1 ds lors indiffremm5t qualifie de sci5tifique ou philosophique1 s\s la commune prpondrance p]man5te d'une ducation gnrale1 qui f]a naturellem5t cess] t\te vicieuse opposition de =ces intellectuelles1 en organisant rationnellem5t l'indisp5sable di/ribution cont9ue de l'ensemble du travail spculatif4 ,l'apprciation hi/orique que n\s v5ons de t]m9] env]s le d]ni] demi-sicle1 et qui1 en consqu5ce1 complte enf9 notre exam5 gnral du pass huma91 n\s a t\j\rs conduits concevoir1 t\s g>ds1 le temps actuel comme l'poque ncessaire o l'accomplissem5t direct de la gr&e rnovation philosophique1 projete p> ,bacon et ,desc>tes1 doit dt]m9] la rorganisation spirituelle des socits mod]nes1 de/9e ensuite prsid] la rgnration politique de l'humanit4 ,t\t e/ ma9t5ant dispos1 au fond1 malgr beauc\p d'ob/acles p]sonnels1 p\r p]mettre1 autant que p\r exig]1 cette laboration fondam5tale4 ,une crise salutaire a ple9em5t dvoil l'irrvocable caducit de l'anci5 sy/me social1 et conv5ablem5t signal les obligations ess5tielles d'un n\vel organisme1 en faisant aussi ressortir jamais l'insuffisance organique de la mtaphysique ngative qui avait d dirig] la transition rvolutionnaire des c9q sicles antrieurs3 la dictature temporelle1 provisoirem5t rsulte de la dcomposition politique1 s'e/ spontanm5t diss\te1 en livrant au libre c\rs des t5tatives philosophiques l'empire intellectuel et moral1 qu'elle r5once dsormais rgir1 p\r se rs]v] exclusivem5t au ma9ti5 de l'ordre matriel1 de plus en plus incompatible avec le dveloppem5t de l'an>*ie spirituelle3 enf91 la sci5ce a manife/ simultanm5t son aptitude ultrieure s]vir de base la philosophie1 et son impuissance actuelle en disp5s]2 t&is que l'antique philosophie p>v5ait son extrme dcrpitude1 en ne laissant d'autre issue m5tale que d'aprs une gnralisation puise dans la sci5ce relle4 ,j'ai os1 aprs tant de va9s ef=ts1 entrepr5dre directem5t cette d]nire opration dcisive1 qui peut seule satisfaire la fois aux conditions d'ordre et aux beso9s de progrs1 en t5dant sub/itu] graduellem5t un m\vem5t s\t5u et dt]m9 une vague et an>*ique agitation4 ,c'e/ ma9t5ant aux vrais p5seurs jug] si ma ?orie fondam5tale de l'volution huma9e1 dont je vi5s d'a*ev] l'explication hi/orique1 conti5t1 en effet1 le pr9cipe ess5tiel de cette gr&e solution1 sauf mieux rgul>is] son application ultrieure4 ,mais1 avant de pass] aux conclusions philosophiques de l'ensemble de ce ,trait1 qui doiv5t c>actris] immdiatem5t la conc5tration f9ale de la philosophie positive1 il e/ indisp5sable de procd] un d]ni] claircissem5t gnral de la n\velle philosophie politique successivem5t labore dans les div]ses p>ties de mon apprciation dynamique1 en considrant1 d'une manire plus spciale et plus directe que je n'ai pu le faire jusqu'ici1 la nature propre de la rorganisation spirituelle1 o n\s v5ons de voir conv]g] le pass1 et d'o devra procd] l'av5ir4 ,af9 que cette explication df9itive puisse acqurir t\te la cl>t et la rationnalit ncessaires1 en se prs5tant explicitem5t comme une dduction rig\reuse de notre tude gnrale du pass huma91 il faut d'abord rsum]1 le plus sommairem5t possible1 l'ensemble de la gr&e laboration hi/orique1 comm5ce au db du volume prcd5t1 et que le *apitre actuel vi5t enf9 de conduire jusqu' son t]me extrme4 ,un tel rsum1 de/9 surt\t facilit] la conception usuelle de cet en*anem5t fondam5tal1 s]a d'ailleurs =t utile p\r mieux dirig] une seconde lecture1 sans laquelle une apprciation aussi difficile et aussi neuve ne saurait tre suffisamm5t jugeable auj\rd'hui1 mme p> les lecteurs le plus heureusem5t prp>s4 ,cette opration e/ spcialem5t conv5able env]s les temps mod]nes1 o un indisp5sable artifice sociologique a d n\s conduire tudi] sp>m5t les deux m\vem5s simultans de dcomposition politique et de recomposition lm5taire1 dont l'intime connexit p]man5te1 qu'il importe tant de bi5 saisir1 n'a pu a9si dev5ir assez directem5t vid5te1 avec quelque so9 que je me sois con/amm5t ef=c de la c>actris] t\s g>ds4 ,t\j\rs guids p> les pr9cipes logiques poss au tome quatrime1 sur l'ext5sion gnrale de la m?ode positive l'tude rationnelle des phnomnes sociaux1 n\s avons graduellem5t appliqu1 l'ensemble du pass1 ma loi fondam5tale de l'volution huma9e1 la fois m5tale et sociale1 dmontre la f9 de ce mme volume1 et consi/ant dans le passage ncessaire et univ]sel de l'humanit p> trois tats successifs1 l'tat ?ologique prp>atoire1 l'tat mtaphysique transitoire1 et l'tat positif f9al4 ,le judicieux usage de cette seule loi n\s a directem5t p]mis d'expliqu]1 d'une manire vraim5t sci5tifique1 t\tes les gr&es phases hi/oriques1 considres comme les pr9cipaux degrs conscutifs de cet inv>iable dveloppem5t1 de faon bi5 apprci] le vritable c>actre gnral propre *acune d'elles1 son manation naturelle de la prcd5te1 et sa t5dance spontane v]s la suivante3 d'o rsulte enf91 p\r la premire fois1 la conception usuelle d'une liaison homogne et cont9ue dans la suite entire des temps antrieurs1 depuis le premi] essor de l'intellig5ce et de la sociabilit jusqu' l'tat prs5t de l'lite de l'humanit4 ,quelque imm5se que doive d'abord sembl] un tel int]valle1 n\s l'avons vu ess5tiellem5t rempli p> les deux premi]s degrs de l'volution fondam5tale1 qui con/itu5t seulem5t l'ensemble de l'ducation prlim9aire1 intellectuelle1 morale et politique1 propre notre espce1 dont l'tat df9itif n'a pu tre jusqu'ici suffisamm5t bau* que relativem5t la prp>ation1 p>tielle1 isole1 et empirique1 de ses div]s lm5s pr9cipaux4 ,mais du mo9s avons-n\s reconnu1 d'une manire irrcusable1 que1 *ez les populations les plus avances1 ce l5t et pnible prambule de l'humanit1 c>actris p> la prpondrance de l'imag9ation sur la raison et de l'activit gu]rire sur l'activit pacifique1 e/ dsormais totalem5t accompli2 puisque n\s avons pu suivre1 dans t\te son t5due1 la vie ?ologique et militaire1 en considrant d'abord son premi] dveloppem5t spontan1 ensuite sa plus complte ext5sion m5tale ou sociale1 et enf9 son irrvocable dcad5ce1 dt]m9e1 p> l'accroissem5t cont9u de l'influ5ce mtaphysique1 s\s l'impulsion graduelle de l'essor positif4 ,ces trois phases pr9cipales de notre pass ont exactem5t correspondu aux trois =mes gnrales qu'affecte successivem5t l'esprit ?ologique1 ncessairem5t fti*ique dans son lan initial1 poly?ique au temps de sa plus gr&e spl5deur1 et mono?ique p5dant son 9vitable dcl94 ,l'laboration hi/orique devait donc ici surt\t consi/] apprci] exactem5t le mode propre de p>ticipation de *acun de ces trois ges conscutifs la de/9ation gnrale1 /rictem5t indisp5sable1 quoique seulem5t provisoire1 qui1 suivant notre ?orie dynamique1 app>ti5t 9vitablem5t l'tat ?ologique dans l'volution fondam5tale de l'humanit1 o cette philosophie primitive1 maigre ses m95s dang]s1 peut seule1 en v]tu de l'admirable spontanx qui la c>actrise1 dt]m9] le premi] veil des div]ses facults intellectuelles1 morales et politiques1 qui con/itu5t la prm95ce de notre espce1 et dirig] ensuite leur dveloppem5t cont9u jusqu' ce que l'tat df9itif comm5ce y dev5ir possible4 ,quelque imp>fait que soit1 t\s g>ds1 le fti*isme1 d'abord ess5tiellem5t analogue l'tat m5tal des animaux suprieurs1 n\s avons reconnu que sa spontanx1 plus directe et plus irrsi/ible1 lui procure ncessairem5t le privilge exclusif d'arra*] l'intellig5ce et la sociabilit leur torpeur initiale4 ,con/ituant1 p> sa nature1 le fond inv>iable de t\te philosophie ?ologique1 son essor primordial s'e/ prs5t notre apprciation hi/orique comme la vritable poque de la plus entire prpondrance individuelle de l'esprit religieux1 alors nullem5t entrav p> l'esprit positif1 et encore trang] aux modifications dissolvantes de la mtaphysique3 aussi l'empire intellectuel du pr9cipe ?ologique n\s a-t-il rellem5t (f]t1 malgr de spcieuses app>5ces1 un dcroissem5t cont9u et acclr p5dant t\t le re/e de la vie religieuse4 ,n\s avons reconnu1 t\s g>ds1 l'aptitude spontane de ce rgime fti*ique dirig] la premire bau*e du dveloppem5t huma91 soit indu/riel1 soit e/htique1 soit mme sci5tifique1 malgr son 9vitable t5dance ultrieure l'entrav] pr(ondm5t1 p> suite d'une exorbitante prolongation4 ,mme s\s l'aspect social1 n\s y avons apprci les g]mes primordiaux de l'organisme antique1 soit d'aprs l'ex]cice primitif de l'activit militaire1 soit en v]tu de la disposition naturelle l'hrdit des pr(essions1 qui a conduit ensuite l'ext5sion politique du g\v]nem5t dome/ique4 ,t\tefois1 la nature de cette religion primitive devant y ret>d] beauc\p l'in/itution d'un culte rguli]1 dirig p> un sac]doce vraim5t di/9ct1 les proprits sociales de la philosophie ?ologique1 lies surt\t l'exi/5ce p]man5te d'une vritable classe sac]dotale1 y devai5t tre d'abord ess5tiellem5t dissimules4 ,c'e/ p\rquoi n\s avons d atta*] une haute importance la division de l'ge fti*ique en deux phases pr9cipales1 successivem5t c>actrises1 l'une p> le fti*isme proprem5t dit1 l'autre p> l'a/roltrie1 o cette philosophie initiale reoit enf9 une ext5sion prpondrante aux corps les plus gnraux et les plus inaccessibles4 ,ds lors p>v5u la plus entire p]fection dont il ft susceptible1 le rgime fti*ique1 comm5ant dt]m9] le dveloppem5t d'un vrai sac]doce1 a comport rellem5t une haute efficacit politique1 en p]mettant l'ordre naissant des socits huma9es d'acqurir une ext5sion indisp5sable et une consi/ance durable1 d'aprs l'essor d'un sy/me d'op9ions suffisamm5t communes et du pr9cipe de subord9ation inhr5t la conscration religieuse3 le passage1 ord9airem5t simultan1 de l'exi/5ce nomade l'exi/5ce sd5taire1 vi5t spontanm5t =tifi] cette d\ble influ5ce sociale4 ,mais une telle phase e/ ncessairem5t trs-vois9e de l'avnem5t dcisif du poly?isme proprem5t dit1 v]s lequel l'a/roltrie con/itue1 de sa nature1 une 9vitable transition4 ,p> cette gr&e rvolution ?ologique1 le pr9cipe religieux subit dj une modification trs-pr(onde1 jusqu'ici mal apprcie2 l'activit div9e primordiale1 rsultant de l'assimilation spontane de t\s les phnomnes quelconques aux actes huma9s1 y e/ directem5t retire aux tres rels p\r dev5ir dsormais l'attribut exclusif des tres purem5t fictifs1 ds lors susceptibles d'lim9ation graduelle1 s\s l'impulsion ultrieure de la raison huma9e1 dont l'essor naturel e/ a9si notablem5t enc\rag4 ,malgr la haute difficult m5tale d'une telle trans=mation1 la plus pr(onde que duss5t pr\v] les spculations ?ologiques dans l'ensemble de leur dure1 la prpondrance croissante des habitudes a/roltriques la dt]m9e1 d'une manire presque imp]ceptible1 en temps opportun1 qu& un suffisant essor de l'esprit d'obs]vation a fait natre le beso9 d'imprim] aux conceptions religieuses un premi] degr de gnralisation1 de conc5tration1 et de simplification1 dont l'accomplissem5t comm5ce manife/] l'int]v5tion ncessaire de l'esprit mtaphysique1 sub/ituant dj ses entits c>actri/iques aux div9its matrielles a9si c>tes4 ,comp> t\tes les autres phases ?ologiques1 le poly?isme n\s a (f]t1 s\s des circon/ances suffisamm5t favorables1 de telles proprits1 m5tales ou sociales1 que n\s avons d1 contrairem5t aux habitudes mod]nes1 reg>d] ce second ge comme la pr9cipale poque de la vie religieuse3 soit quant la plnitude d'asc5dant dont un tel sy/me e/ spontanm5t susceptible en un temps o l'assujettissem5t gnral des phnomnes naturels des lois inv>iables n'e/ encore nullem5t s5ti2 soit p> son aptitude exclusive ralis] conv5ablem5t la plus importante de/9ation du rgime prlim9aire1 d\blem5t indisp5sable la sociabilit huma9e4 ,l'impulsion dcisive qu'il a directem5t imprime l'imag9ation a r5du son empire longtemps favorable l'essor intellectuel1 qui1 aprs la premire excitation1 dev5ait1 t\s g>ds1 incompatible avec la prolongation de l'tat fti*ique4 ,il ex]ce d'abord une heureuse influ5ce sur le dveloppem5t indu/riel1 que le fti*isme avait d pr(ondm5t entrav] p> l'immdiate conscration de la matire3 les faciles ress\rces qu'il prs5te p\r une c]ta9e explication des div]s phnomnes1 adapte cette enfance de la raison huma9e1 le r5d5t mme susceptible de second] alors les faibles comm5cem5s de l'volution sci5tifique1 malgr son imp]fection spciale cet g>d3 mais sa pr9cipale proprit m5tale devait surt\t consi/] dirig] l'ducation e/htique de l'humanit1 qui ne p\vait autrem5t s'accomplir4 ,s\s l'aspect social1 outre son indisp5sable p>ticipation l'tablissem5t primitif d'un ordre rguli] et /able propre consolid] la civilisation naissante1 le poly?isme devait exclusivem5t prsid] l'imm5se opration politique p> laquelle la sociabilit antique a prp> la sociabilit mod]ne en utilisant l'ex]cice spontan de l'activit militaire4 ,quelque v>ies qu'ai5t d tre les =mes de ce rgime poly?ique1 n\s l'avons t\j\rs vu c>actris p> deux in/itutions fondam5tales naturellem5t connexes3 d'une "p1 l'esclavage des travailleurs1 longtemps ncessaire l'essor du sy/me de conqute1 et mme la premire =mation des habitudes indu/rielles2 d'une autre "p1 la conc5tration habituelle des deux puissances appeles depuis temporelle et spirituelle1 *ez les mmes *efs1 sans laquelle l'action directrice n'aurait pu alors obt5ir la plnitude d'autorit conv5able sa de/9ation ess5tielle4 ,l'aspect moral1 le plus dfavorable un tel rgime1 doit d'ailleurs y tre apprci relativem5t au po9t de vue politique1 suivant le gnie de t\te l'antiquit1 o les exig5ces politiques ont con/amm5t dirig mme les progrs successifs qui s'y sont raliss dans la morale p]sonnelle1 dome/ique ou sociale4 ,p\r bi5 connatre la nature de cette pr9cipale phase ?ologique1 et dt]m9] sa p>ticipation ncessaire l'volution fondam5tale de l'humanit1 n\s avons d y di/+u] d'abord deux tats gnraux1 l'un ess5tiellem5t ?ocratique1 l'autre m9emm5t militaire4 ,dans le premi] sy/me1 c>actris p> le rgime des ca/es1 l'imitation con/itue directem5t1 l'exemple de l'organisme dome/ique1 le s\v]a9 pr9cipe de t\te ducation4 ,la sociabilit huma9e manife/e t\j\rs spontanm5t une t5dance initiale v]s une telle organisation1 rgul>ise p> la prpondrance de la ca/e sac]dotale1 unique dpositaire des connaissances quelconques3 fondem5t ncessaire de l'conomie anci5ne1 malgr ses modifications div]ses1 ce pr9cipe hir>*ique a mme prolong son influ5ce dcroissante jusqu'aux temps les plus mod]nes2 quoique1 *ez les populations les plus avances1 la royaut en con/itue auj\rd'hui le seul ve/ige ess5tiel4 ,cet ordre primitif1 m9emm5t cons]vateur1 tait1 t\s g>ds1 ple9em5t adapt aux pr9cipaux beso9s de la civilisation naissante1 dont il p\vait seul consolid] les premi]s pas3 de/9 bau*] l'essor spculatif1 p> suite d'une premire sp>ation p]man5te entre la ?orie et la pratique1 il tait surt\t propre second] longtemps le dveloppem5t indu/riel1 p> sa proccupation cont9ue des applications immdiates4 ,mais1 aprs avoir t\j\rs prsid aux div]s progrs orig9aires de l'humanit1 ce rgime a d peu peu dev5ir pr(ondm5t /ationnaire1 de manire dt]m9] une dgradante immobilit1 qu& sa t5dance c>actri/ique n'a pu tre suffisamm5t neutralise1 et surt\t *ez la race jaune4 ,quoique t\te issue n'y puisse tre f]me au m\vem5t social1 n\s avons cep5dant reconnu que1 sauf l'indisp5sable initiation emprunte ce premi] sy/me poly?ique1 l'volution fondam5tale de l'lite de l'humanit a d s'accomplir1 suivant une voie beauc\p plus rapide1 p> l'asc5dant1 longtemps progressif1 du poly?isme militaire1 successivem5t ralis s\s les deux =mes gnrales qui lui sont propres1 l'une ess5tiellem5t intellectuelle1 l'autre m9emm5t politique1 et mutuellem5t solidaires dans leur influ5ce f9ale sur l'ensemble du pass huma94 ,la premire1 qui c>actrise la civilisation grecque1 s'e/ dveloppe qu& les circon/ances locales et sociales1 ex]ant une assez gr&e /imulation directe v]s l'essor cont9u de l'activit militaire p\r int]dire le rgime purem5t ?ocratique1 ont nanmo9s oppos d'insurmontables ob/acles l'tablissem5t rguli] du sy/me de conqute1 de manire con/itu] spontanm5t une heureuse contradiction p]man5te1 qui a d ref\l] v]s la culture intellectuelle une libre n]gie crbrale dnue d'une suffisante de/9ation politique4 ,c'e/ d'un tel contra/e social que devait alors dp5dre la pr9cipale volution m5tale1 non-seulem5t e/htique1 mais surt\t sci5tifique et philosophique1 compatible avec la vie prlim9aire de l'humanit1 et qui seule p\vait prp>] les prcieux fondem5s de sa vie df9itive4 ,la libre culture spculative1 a9si con/itue en dehors de l'conomie anci5ne1 se manife/e alors p> la premire app>ition c>actri/ique du gnie positif1 quoique born ncessairem5t aux plus simples conceptions ma?matiques1 aup>avant rduites aux plus grossires de/9ations pratiques4 ,ce premi] ex]cice sci5tifique des s5tim5s ab/raits de l'vid5ce et de l'h>monie1 quelque limit qu'en dt tre d'abord le doma9e1 suffit p\r dt]m9] une importante raction philosophique1 qui1 immdiatem5t favorable la seule mtaphysique1 n'en devait pas mo9s annonc] de lo9 l'9vitable avnem5t de la philosophie positive1 en assurant la pro*a9e lim9ation de la ?ologie prpondrante4 ,accomplissant la facile dmolition m5tale du poly?isme1 la mtaphysique s'emp>e ess5tiellem5t1 ds cette poque1 de l'tude du monde extrieur2 mais l'impuissance organique qui lui e/ propre neutralise ses va9s ef=ts p\r tablir l'univ]selle dom9ation philosophique de ses entits c>actri/iques2 en sorte que1 sans p\voir enlev] la ?ologie l'empire des conceptions morales et sociales1 elle l'y rduit cep5dant la simplification mono?ique1 bi5 plus vois9e d'une dsutude totale4 ,p> l se tr\ve irrvocablem5t rompue l'antique unit de notre sy/me m5tal1 jusqu'alors uni=mm5t ?ologique1 et qui n'a pu retr\v] encore une quival5te homognx1 dont l'asc5dant f9al de l'esprit positif p\rra seul f\rnir le pr9cipe 9branlable4 ,a9si surgit cette trange division philosophique1 ou plutt ce long antagonisme provisoire1 qui a dom9 jusqu' nos j\rs le dveloppem5t gnral de l'esprit huma91 employant dj simultanm5t deux philosophies incompatibles3 l'une naturelle1 ds lors p>v5ue l'tat mtaphysique2 l'autre morale1 demeure ess5tiellem5t ?ologique1 d'aprs la complication suprieure de ses phnomnes1 comb9e avec les ncessits de sa de/9ation sociale4 ,t&is que celle-ci1 plus active1 p\rsuivait immdiatem5t la fondation du rgime mono?ique1 l'autre1 plus spculative1 prp>ait indirectem5t l'essor ultrieur de la philosophie positive4 ,l'in/itution naissante de cette d\ble laboration e/ bi5tt suivie du premi] dveloppem5t c>actri/ique du second mode1 ess5tiellem5t politique1 propre au poly?isme militaire1 et p> lequel il devait si ple9em5t ralis]1 dans la civilisation roma9e1 la pr9cipale de/9ation sociale du rgime prlim9aire de l'humanit4 ,il ne p\vait exi/] d'autre moy5 primitif de procur] la socit huma9e une indisp5sable ext5sion1 et en mme temps d'y comprim] intrieurem5t une /rile ardeur gu]rire incompatible avec l'essor suffisant de la vie laborieuse1 que d'aprs l'incorporation graduelle des populations civilises une seule nation conqurante4 ,cette assimilation ncessaire1 base ess5tielle de t\s les progrs ultrieurs *ez l'lite de l'humanit1 con/itua1 s\s les conditions conv5ables1 la de/9ation p]man5te1 d'abord spontane1 puis sy/matique1 d'une admirable politique1 p\rsuivant t\j\rs sa haute mission sans se laiss] di/raire p> aucune div]sion quelconque1 et avec une conc5tration cont9ue d'ef=ts de t\s g5res1 qui demeur]a t\j\rs le type le plus m95t de l'homognx sociale1 ultrieurem5t impossible un tel degr1 faute d'un b quival5t4 ,l'opration roma9e p\vait d'ailleurs seule consolid] les rsultats sociaux de l'laboration grecque1 dont la propagation et l'application tai5t autrem5t impossibles4 ,mais qu& ces deux gr&es productions du poly?isme progressif pur5t tre suffisamm5t comb9es1 le commun rgime poly?ique1 dj m5talem5t discrdit1 m>*a directem5t v]s une irrvocable dcad5ce1 p> cela mme que le conv5able dveloppem5t du sy/me de conqute faisait ncessairem5t cess] son pr9cipal (fice provisoire p\r l'volution fondam5tale de l'humanit1 qui alors ne p\vait plus tr\v] d'issue ess5tielle que dans le rgime mono?ique1 dont cette d\ble influ5ce prp>ait aussi l'avnem5t spontan4 ,le m\vem5t philosophique avait dj r5du cette extrme phase religieuse seule susceptible1 quoique passagrem5t1 d'une suffisante /abilit intellectuelle1 t&is que l'ext5sion politique de la socit huma9e manife/ait l'aptitude exclusive du mono?isme ralli] s\s un culte commun des populations sp>es p> des religions nationales dev5ues sans objet1 et *ez lesquelles devait alors surgir le beso9 cont9u d'une morale vraim5t univ]selle1 dont l'laboration lui tait videmm5t rs]ve4 ,s\s un autre aspect1 cette mme ext5sion t5dait con/at] graduellem5t l'impossibilit de ma9t5ir1 sur un aussi va/e t]ritoire1 la conc5tration habituelle des deux puissances1 primitivem5t relative au rgime d'une seule ville2 p5dant que l'exi/5ce purem5t spculative des philosophes1 dont l'action sociale tait con/amm5t extrieure l'ordre lgal1 con/ituait le g]me vid5t d'un p\voir spirituel indp5dant du p\voir temporel4 ,rsultat ncessaire de ce d\ble m\vem5t m5tal et social1 le rgime mono?ique v9t con/itu]1 au moy5 ge1 la d]nire phase suffisamm5t durable de l'tat prlim9aire de l'humanit1 p5dant que l'anci5ne conc5tration politique ab\tissait une disp]sion graduelle1 acclre p> d'9vitables invasions1 et r5dant plus indisp5sables le lieu spirituel qui p\vait seul ma9t5ir1 et mme t5dre1 l'assimilation univ]selle4 ,le sy/me primordial subit alors1 t\s g>ds1 une intime modification gnrale1 indice spontan d'une irrvocable dcad5ce1 soit p> la simplification et la rduction de la philosophie ?ologique1 livrant dsormais l'esprit rationnel une p>tie de plus en plus gr&e du doma9e primitif de l'esprit religieux2 soit p> la trans=mation naturelle de l'activit conqurante en activit ess5tiellem5t df5sive2 soit p> l'altration pr(onde qu'apportait l'organisme antique l'admirable sp>ation ds lors in/itue entre les deux puissances lm5taires2 soit aussi p> l'branlem5t dcisif que recevait le pr9cipe des ca/es d'aprs la suppression ca?olique de l'hrdit antrieure du sac]doce4 ,mais1 avant son ext9ction graduelle1 l'organisme ?ologique et militaire1 a9si radicalem5t modifi1 devait puis] enf9 ses m95tes proprits civilisatrices1 en dt]m9ant1 *ez l'lite de l'humanit1 une d]nire prp>ation indisp5sable sa vie df9itive1 et qui devait consi/]1 d'une "p1 dans le premi] tablissem5t social de la morale univ]selle1 d'une autre "p1 dans l'volution directe1 quoique ncessairem5t p>tielle et empirique1 des div]s lm5s propres la sociabilit mod]ne4 ,cette d\ble opration capitale1 qui fit alors ju/em5t surgir le premi] s5tim5t in/9ctif de la progression huma9e1 dut tre surt\t dirige p> le sy/me ca?olique1 dont la =mation successive con/itue jusqu'ici le *ef-d'uvre politique de la sagesse huma9e1 d'autant plus digne d'une t]nelle admiration1 qu'il tait a9si =c d'employ] une philosophie extrmem5t imp>faite1 t\j\rs ess5tiellem5t appuye sur la considration vague et indirecte de la vie future1 dont l'conomie anci5ne n'avait fait qu'un usage secondaire4 ,quoique la division fondam5tale des deux puissances1 d'abord empiriquem5t tablie d'aprs l'irrsi/ible t5dance de la n\velle situation sociale1 ait d tre pr(ondm5t entrave1 et mme bi5tt compromise1 p> les graves imp]fections de la ?ologie dirigeante1 n\s y avons cep5dant reconnu le plus gr& p]fectionnem5t qu'ait encore pr\v la sa9e ?orie gnrale de l'organisme social1 envisag comme de/9 l'ensemble de notre race4 ,malgr son exi/5ce passagre1 cette t5tative anticipe1 trop suprieure1 t\s g>ds1 l'tat social correspondant1 n'en a pas mo9s ralis suffisamm5t un rsultat vraim5t fondam5tal1 base imprissable de t\s les progrs ultrieurs1 en con/ituant enf9 l'indisp5sable indp5dance de la morale env]s la politique1 tellem5t conv5able aux n\veaux beso9s de l'humanit1 qu'elle a d ess5tiellem5t rsi/] ensuite l'entire dcad5ce de la philosophie ?ologique qui lui s]vait de pr9cipe intellectuel1 en re/ant ds lors de plus en plus expose des p]turbations fune/es mais mom5tanes4 ,quant l'aptitude temporaire de ce rgime mono?ique second] directem5t la premire laboration dcisive des lm5s df9itifs de la sociabilit huma9e1 elle rsultait ncessairem5t de sa t5dance gnrale trans=m]1 et ensuite supprim] l'esclavage antique1 de manire p]mettre le libre essor de la vie indu/rielle1 pr9cipal attribut de l'exi/5ce mod]ne3 s\s le rapport spculatif1 il devait d'abord favoris] spontanm5t l'univ]selle propagation1 et mme l'ext5sion graduelle1 de l'volution sci5tifique1 tant qu'elle p\vait cons]v] env]s le mono?isme une h>monie que le poly?isme n'avait pu longtemps admettre2 en outre1 l'volution e/htique1 quoique la mo9s enc\rage p> un tel sy/me1 devait y tr\v] naturellem5t une dissm9ation graduelle1 et surt\t une libre incorporation sociale1 trs-suprieures ce que l'antiquit avait habituellem5t ralis4 ,l'exacte apprciation hi/orique des div]s rsultats ess5tiels propres cette gr&e transition huma9e1 n\s a conduits y di/+u] deux poques pr9cipales1 dont la premire1 s't5dant du db du c9quime sicle la f9 du septime1 e/ c>actrise1 t\s g>ds1 p> l'tablissem5t initial de la n\velle socit1 l'issue des invasions1 et n'accomplit d'autre laboration immdiate que la trans=mation univ]selle de l'esclavage en s]vage1 premire s\rce ncessaire de l'entire mancipation p]sonnelle4 ,mais la phase suivante1 o le rgime mono?ique a dvelopp enf9 ses vrais attributs1 soit p> l'indp5dance rgulire du p\voir spirituel1 soit p> la prpondrance de l'organisation df5sive de/9e cont5ir suffisamm5t le sy/me d'invasion1 a d ensuite tre subdivise en deux priodes1 *acune compose aussi d'environ trois sicles1 selon que l'activit fodale dut tre dirige d'abord contre les sauvages poly?i/es du nord1 et ensuite contre l'irruption du mono?isme musulman4 ,dans la premire1 l'organisme1 soit spirituel1 soit temporel1 propre au moy5 ge1 t5d directem5t v]s sa con/itution df9itive1 mais sans p\voir encore l'y ralis] suffisamm5t3 la libration individuelle1 la suite d'une conv5able initiation la vie laborieuse1 s'accomplit ess5tiellem5t *ez les habitans des villes1 dsormais appels dvelopp] de plus en plus la n\velle activit indu/rielle2 les langues mod]nes s'labor5t rapidem5t1 mesure que l'humanit s'loigne df9itivem5t de la sociabilit antique1 et prp>5t a9si un essor e/htique vraim5t orig9al2 l'lm5t sci5tifique et philosophique1 extrieur la socit anci5ne1 comm5ce s'incorpor] directem5t la socit n\velle4 ,la d]nire poque e/ le temps de la plus gr&e spl5deur du rgime mono?ique1 p>v5u enf9 sa ple9e maturit1 p> une suffisante indp5dance politique du p\voir spirituel1 et p> l'entire con/itution de la hir>*ie fodale4 ,cet n]gique organisme accomplit alors directem5t son plus noble (fice temporaire1 soit en faisant conv5ablem5t prvaloir la morale sur la politique1 de manire bau*] le dveloppem5t dcisif du s5tim5t univ]sel de la dignit huma9e1 soit en prs]vant l'lite de l'humanit de l'oppressive dom9ation de l'islamisme4 ,s\s sa tutlaire prpondrance1 l'indu/rie urba9e1 bi5tt consolide p> un indisp5sable affran*issem5t collectif1 conduisant rapidem5t l'entire abolition de la s]vitude rurale1 t5d graduellem5t rgnr] l'exi/5ce temporelle de l'homme1 ds lors am51 dans t\t le monde civilis1 la vie df9itive la plus con=me sa nature habituelle1 malgr une haute rpugnance primitive1 enf9 surmonte p> une suffisante prp>ation4 ,l'ensemble de la situation enc\rage alors spontanm5t l'volution e/htique1 qui1 dans t\s les beaux-arts1 manife/e p>t\t une m>*e la fois orig9ale et populaire1 laquelle cep5dant l'in/abilit radicale d'un tel tat social devait bi5tt int]dire un dveloppem5t conv5able4 ,en mme temps1 l'esprit sci5tifique et philosophique1 dont l'activit1 quoique t\j\rs cont9ue1 avait d tre beauc\p ral5tie1 tant que l'laboration sociale du ca?olicisme avait d ju/em5t absorb] les plus hautes intellig5ces1 recevait naturellem5t une impulsion croissante depuis que le sy/me ca?olique tait a9si ple9em5t ralis3 il con/ituait dj une rivalit de plus en plus dang]euse env]s l'esprit purem5t religieux1 qui1 p> la mmorable transaction scola/ique1 e/ oblig d'ab&onn] aussi la mtaphysique le doma9e moral2 de manire organis] passagrem5t1 dans notre sy/me m5tal1 une c]ta9e unit ontologique1 dont la nature m9emm5t prcaire e/ aussitt annonce p> le succs de la conception1 radicalem5t contradictoire1 d'un g\v]nem5t provid5tiel subordonn des lois immuables1 concession involontaire mais dcisive de l'esprit ?ologique l'esprit positif4 ,malgr ces m95tes proprits div]ses du rgime mono?ique1 son asc5dant gnral devait nanmo9s cess] aprs le suffisant accomplissem5t de la mission ncessairem5t temporaire qui lui app>t5ait dans l'ensemble de l'volution huma9e1 et dont la ju/e prpondrance avait pu seule cont5ir jusqu'alors les g]mes de dcomposition spontane inhr5s un tel sy/me4 ,s\s l'aspect politique1 l'indp5dance du p\voir spirituel1 qui en con/ituait le pr9cipal c>actre1 y devait tre f9alem5t incompatible1 soit avec l'esprit de conc5tration absolue1 insp>able de l'activit militaire1 re/e dom9ante quoique passe l'tat df5sif1 soit mme avec la nature1 non mo9s despotique1 propre t\te autorit religieuse2 d'o rsultait sans cesse un imm95t conflit entre deux t5dances galem5t p]turbatrices d'un tel organisme1 flottant t\j\rs entre la ?ocratie et l'empire4 ,dans l'ordre m5tal1 une ?ologie qui1 ds sa premire laboration hi/orique1 n'avait pu s'incorpor] le m\vem5t intellectuel1 dj dirig p> une mtaphysique implicitem5t ho/ile1 ne p\vait vit] d'en tre enf9 discrdite qu& elle aurait suffisamm5t ralis1 p> l'tablissem5t inconte/ de la morale univ]selle1 la haute mission sociale qui avait pu seule faire longtemps oubli] son infriorit philosophique1 dsormais de plus en plus antipa?ique l'esprit huma91 alors press de p\rsuivre son libre dveloppem5t spculatif1 bi5tt inconciliable avec t\te ?ologie quelconque4 ,n\s avons reconnu que l'ensemble de ce mmorable rgime transitoire devait1 t\s g>ds1 aprs le temps de son pr9cipal asc5dant1 dev5ir graduellem5t incompatible avec les div]s progrs que lui-mme avait d'abord bau*s4 ,c'e/ a9si qu'a ncessairem5t comm5c l'tat ess5tiellem5t mtaphysique1 qui1 p5dant les c9q sicles qui n\s sp>5t du moy5 ge proprem5t dit1 devait graduellem5t ralis]1 p> une d\ble srie d'oprations simultanes et solidaires1 les unes ngatives1 les autres positives1 la d]nire transition indisp5sable l'avnem5t direct du rgime f9al de l'humanit1 soit en effectuant la dmolition progressive du sy/me ?ologique et militaire1 soit en laborant la prp>ation dcisive des n\veaux lm5s sociaux4 ,l'impuissance organique propre la mtaphysique obligeait d'ailleurs ce d\ble m\vem5t s'accomplir s\s la haute prpondrance politique1 9vitable quoique t\j\rs dcroissante1 de l'anci5 organisme1 que l'irrvocable trans=mation subie au moy5 ge r5dait1 t\s g>ds1 de plus en plus modifiable4 ,p\r apprci] conv5ablem5t cette importante progression1 la fois rvolutionnaire et rgnratrice1 p>ticulire l',europe occid5tale1 comme l'initiation ca?olique et fodale d'o elle drivait1 n\s avons d y di/+u] d'abord deux poques successives1 selon que la dcomposition gnrale et la recomposition p>tielle y prs5t5t un c>actre purem5t spontan ou ess5tiellem5t sy/matique4 ,dans la premire1 s't5dant du db du ,x,i,ve sicle la f9 du ,x,ve1 l'irrp>able dissolution du rgime anci5 s'accomplit naturellem5t d'aprs le seul antagonisme de ses lm5s pr9cipaux2 le p\voir temporel annulle socialem5t le p\voir spirituel1 soit en dtruisant l'autorit europenne des papes1 soit ensuite en brisant l'unit de la hir>*ie ca?olique p> la nationalisation des div]s cl]gs3 en mme temps1 le conflit p]man5t des deux lm5s gnraux du p\voir temporel1 l'un local1 l'autre c5tral1 se dveloppe de manire t5dre rapidem5t v]s l'entire prpondrance de l'un d'eux4 ,p5dant que t\tes les =ces politiques conc\r5t a9si dmolir in/9ctivem5t l'organisme mono?ique1 les n\veaux lm5s sociaux1 cooprant seulem5t ces luttes comme simples auxiliaires1 s'ef=c5t surt\t de les utilis] p\r l'acclration de leur propre essor p>tiel1 dont la raction ncessaire seconde m9emm5t le m\vem5t de dcomposition4 ,la vie indu/rielle s't5d et se consolide1 de manire s\/raire irrvocablem5t la masse des populations civilises la prpondrance des murs militaires et des li5s fodaux1 et en faisant aussi ressortir naturellem5t l'inaptitude croissante de la morale purem5t ?ologique rgl] une sociabilit qu'elle n'avait pu suffisamm5t press5tir3 l'essor e/htique1 s\s l'impulsion acquise au moy5 ge1 p>vi5t bi5tt un mmorable lan1 dj in/9ctivem5t ho/ile l'ordre anci51 mais promptem5t entrav p> l'incohr5ce et l'in/abilit de la situation sociale1 qui fait natre le beso9 d'une direction artificielle et prcaire1 fonde sur une s]vile imitation de l'antiquit3 l'volution sci5tifique1 suivant encore la direction scola/ique1 enri*it et agr&it sil5cieusem5t le doma9e de la philosophie naturelle1 d'aprs l'heureuse /imulation cont9ue mane des conceptions1 alors m9emm5t progressives1 de l'a/rologie et de l'al*imie1 mais en demeurant a9si compatible avec la prpondrance philosophique de l'esprit mtaphysique1 auquel la prsid5ce du m\vem5t critique procurait mom5tanm5t une importante de/9ation sociale4 ,qu& la dsorganisation spontane1 surt\t spirituelle1 e/ suffisamm5t avance1 elle passe ncessairem5t l'tat sy/matique1 p> l'avnem5t naturel des pr9cipes mans de la n\velle situation sociale1 et dont l'indisp5sable raction gnrale tait de/9e p\rsuivre les consqu5ces rvolutionnaires des luttes antrieures jusqu' l'entire dmolition du rgime anci51 de manire dvoil] directem5t la t5dance in/9ctive de la sociabilit mod]ne v]s une rgnration totale1 videmm5t impossible sans une telle prp>ation ngative4 ,c'e/ alors aussi que le dveloppem5t cont9u des n\veaux lm5s sociaux devi5t rgulirem5t assujetti des enc\ragem5s de plus en plus sy/matiques1 qui ne p\vai5t tre habituels avant que la conc5tration temporelle ft conv5ablem5t ralise4 ,notre apprciation hi/orique a d p>tag] l'ensemble de cette d\ble progression sy/matique1 jusqu'au db de la gr&e rvolution franaise1 en deux phases trs-di/9ctes1 qui se succd5t v]s le milieu du ,x,v,i,ie sicle3 elles sont c>actrises1 dans la srie ngative1 p> les dnom9ations de prote/ante et di/e1 suivant que l'esprit critique y conti5t l'action dissolvante du pr9cipe du libre exam5 individuel entre des limites qui sembl5t compatibles avec l'exi/5ce indf9ie de l'anci5 organisme1 ou bi5 t5d ensuite sa dmolition mtaphysique jusqu' r5dre logiquem5t impossible cette exi/5ce contradictoire3 ces deux phases prs5t5t d'ailleurs des diffr5ces exactem5t quival5tes1 quoique mo9s app>5tes1 dans la srie positive4 ,la premire1 politiquem5t envisage1 comm5ce p> l'univ]selle conscration dogmatique1 s\s des =mes ncessairem5t div]ses mais p>eillem5t dcisives1 de l'entire subalt]nisation du p\voir spirituel env]s le p\voir temporel1 d'aprs l'essor1 direct ou indirect1 de l'esprit prote/ant3 elle ab\tit la mmorable dictature de l'un des deux lm5s temporels1 auquel l'autre s'e/ enf9 s]vilem5t subordonn4 ,cette issue1 aussi passagre qu'9vitable1 n\s a ncessairem5t (f]t deux modes trs-diffr5s1 selon que la prpondrance devait app>t5ir l'lm5t mon>*ique ou l'lm5t ari/ocratique1 di/9ction ord9airem5t lie la prm95ce respective du ca?olicisme ou du prote/antisme2 le premi] cas ayant d tre1 f9alem5t1 p> sa nature1 beauc\p plus favorable que le second1 soit l'irrvocable dmolition du rgime anci51 soit l'avnem5t dcisif du n\vel tat social4 ,n\s avons d'ailleurs reconnu que l'une ou l'autre dictature avait spontanm5t dvelopp1 p>tir de son entire in/allation1 un c>actre politique ess5tiellem5t rtrograde1 naturellem5t cont5u p5dant les luttes antrieures1 et consi/ant en une t5dance plus ou mo9s prononce recon/ruire s\s sa tutelle l'anci5ne con/itution sociale1 ou du mo9s arrt] sa dissolution ultrieure1 t\t en secondant1 p> une irrsi/ible inconsqu5ce1 le dveloppem5t cont9u de la sociabilit mod]ne3 cet esprit rtrograde du p\voir dirigeant1 ou plutt rsi/ant1 tait d'ailleurs1 dans une telle situation1 indisp5sable l'ordre1 comme l'esprit rvolutionnaire du m\vem5t social l'tait simultanm5t au progrs4 ,p5dant que s'accomplissait cette extrme trans=mation du rgime mono?ique1 l'volution indu/rielle1 directem5t acclre p> une protection sy/matique1 qui t\tefois la subordonnait encore aux inspirations militaires1 m>*ait rapidem5t l'entire possession temporelle de la socit europenne3 l'volution e/htique1 p>eillem5t enc\rage1 faisait p>t\t surgir1 t\s g>ds1 malgr les entraves d'une situation confuse et mobile1 d't]nels tmoignages de l'entire cons]vation1 et mme de l'ext5sion relle1 des facults potiques et arti/iques de l'humanit1 dsormais appeles une influ5ce sociale de plus en plus intime et univ]selle3 l'volution sci5tifique1 p>v5ue1 dans le doma9e inorganique1 et surt\t ma?matique1 l'clat le plus c>actri/ique1 comm5ce manife/] directem5t l'incompatibilit dj radicale de l'esprit positif avec la prpondrance de l'anci5ne philosophie1 pr9cipalem5t p> suite des m95tes dc\v]tes qui r5\vell5t totalem5t le sy/me des notions a/ronomiques1 a9si t\j\rs de/9 dt]m9] les gr&es transitions m5tales1 comme dans les passages antrieurs du fti*isme au poly?isme et de celui-ci au mono?isme3 enf91 s\s cette irrsi/ible impulsion1 une crise vraim5t dcisive s'opre bi5tt dans l'volution purem5t philosophique1 d'aprs l'heureuse mancipation fondam5tale de l'esprit positif env]s l'esprit mtaphysique1 qui ab\tit au compromis1 videmm5t provisoire1 in/itu p> ,desc>tes1 d]nire modification du p>tage primordial organis p> ,ari/ote et ,platon entre la philosophie naturelle et la philosophie morale1 rp>tition dj altre1 au pr(it de la mtaphysique1 p> la scola/ique du moy5 ge2 la m?ode positive entre alors irrvocablem5t en possession exclusive de l'tude entire du monde extrieur1 en rduisant l'anci5ne m?ode l'tude1 aussi re/re9te que possible1 de l'intellig5ce et de la sociabilit1 o elle ne p\vait plus ma9t5ir longtemps une suprmatie dev5ue pr(ondm5t /rile4 ,t\t cet ensemble d'oprations critiques et organiques amne ncessairem5t la phase f9ale de la d\ble progression prp>atoire propre aux socits mod]nes1 o l'branlem5t philosophique porte enf9 une atte9te irrp>able aux bases les plus ess5tielles de l'anci5ne conomie1 de manire r5dre irrcusable la ncessit d'une rnovation totale3 t\tefois l'inconsqu5ce mtaphysique1 graduellem5t dveloppe mesure que les vues vraim5t gnrales tai5t radicalem5t entraves p> l'essor exorbitant de l'esprit de dtail1 cont9ue rv] la rgnration sociale comme fonde sur la cons]vation contradictoire des impuissans dbris du rgime antique2 va9e solution1 correspondante au beso9 de rep\ss] peu de frais le repro*e1 de plus en plus imm95t1 d'une t5dance uniquem5t ngative1 qui1 en ralit1 ne p\vait immdiatem5t conduire qu' une entire an>*ie intellectuelle et morale1 en dtruisant1 sans p\voir encore les remplac]1 les fragiles fondem5s spirituels de l'ordre social4 ,en mme temps1 le progrs cont9u de l'volution indu/rielle obti5t spontanm5t de la dictature temporelle la plus extrme concession pratique compatible avec l'exi/5ce de l'anci5 sy/me1 qui ds lors subordonne volontairem5t sa propre activit militaire aux succs indu/riels1 p>t\t rigs en b ess5tiel de la politique europenne3 l'volution e/htique1 malgr sa /rilit positive1 et l'volution sci5tifique1 dont l'clat se ma9ti5t1 obti5n5t alors un asc5dant analogue2 elles comm5c5t s'affran*ir de t\te protection facultative1 et s'incorpor5t pr(ondm5t la sociabilit mod]ne1 en ex]ant une influ5ce croissante sur l'ducation univ]selle4 ,t&is que ces trois volutions simultanes dev5ai5t1 t\s g>ds1 ess5tiellem5t incompatibles avec le rgime primitif1 les vices radicaux inhr5s la spcialit exclusive qui avait dirig1 depuis la f9 du moy5 ge1 leur commun dveloppem5t empirique1 manife/ai5t aussi une 9vitable ext5sion1 qui t5dait y entrav] radicalem5t t\t gr& progrs ultrieur3 soit p> les collisions de plus en plus graves1 que le dfaut de coord9ation sy/matique suscitait au se9 de l'indu/rie2 soit p> l'impuissant dsordre que l'abs5ce de direction gnrale faisait natre dans l'art mod]ne1 depuis que l'artifice du rgime classique avait t1 s\s la phase prcd5te1 ess5tiellem5t puis2 soit p> les abus inhr5s l'irrationnelle disp]sion de la culture sci5tifique1 surt\t depuis que son ext5sion dcisive au monde organique devait signal] l'imm95t dang] d'un esprit trop analytique4 ces div]s titres1 il dev5ait ds lors graduellem5t vid5t que la progression mod]ne exigeait dsormais l'laboration directe d'une rorganisation totale1 quoiqu'une va9e mtaphysique p]si/t prconis] dogmatiquem5t l'empirisme et l'individualit4 ,en cet tat f9al de la d\ble volution europenne1 une imm5se crise sociale1 aussi indisp5sable qu'9vitable1 fut ncessairem5t dt]m9e *ez la nation o cette m>*e commune avait d acqurir la plus complte efficacit politique1 et qui1 p> l'ensemble de ses antcd5s1 tait hautem5t de/9e au prilleux honneur de cette salutaire initiative1 spontanm5t pr(itable t\t le re/e de la gr&e rpublique occid5tale1 dont le dveloppem5t1 ess5tiellem5t homogne1 manife/ait1 depuis le moy5 ge1 une solid>it p]man5te4 ,p\r c>actris] suffisamm5t le beso9 d'une rnovation totale1 ce m\vem5t dcisif dut d'abord enlev] t\s les div]s dbris du sy/me anci51 sans except] le p\voir c5tral aut\r duquel ils s'tai5t graduellem5t rallis1 et qui1 de sa nature1 t5dait t\j\rs leur imm95te re/auration1 pr(ondm5t antipa?ique la civilisation mod]ne4 ,nanmo9s1 malgr ce prambule ngatif1 la de/9ation pr9cipale de cette gr&e rvolution devait tre au fond ess5tiellem5t organique1 puisque1 lo9 d'avoir p\r b la dmolition de l'anci5ne conomie1 elle en tait1 au contraire1 le rsultat ncessaire4 ,mais la m>*e empirique et le c>actre spcial de la progression positive n'ayant pu encore faire conv5ablem5t ressortir sa vritable t5dance politique1 l'abs5ce provisoire de t\tes conceptions vraim5t gnrales propres conduire une telle opration fit 9vitablem5t confr] la prsid5ce philosophique de la rorganisation sociale cette mme mtaphysique qui avait antrieurem5t dirig le m\vem5t critique1 quoique le seul (fice dont elle ft susceptible se tr\vt alors suffisamm5t accompli4 ,cette illusion fondam5tale1 aussi naturelle que dplorable1 a d jusqu'ici rduire la p5se rvolutionnaire une indication vague1 et cep5dant irrcusable1 des conditions ess5tielles de la rgnration f9ale1 dont le pr9cipe re/e indt]m94 ,en mme temps1 le triomphe politique de la mtaphysique ngative a fait univ]sellem5t clat]1 p> une expri5ce ineffaable quoique passagre1 sa pr(onde inaptitude ri5 organis]1 et sa t5dance f9alem5t ho/ile aux div]s lm5s c>actri/iques de la sociabilit mod]ne4 ,cette d\ble insuffisance de la philosophie dirigeante conduisit bi5tt naturellem5t1 faute d'une doctr9e vraim5t organique1 concevoir la coord9ation sociale comme exclusivem5t fonde sur une re/auration graduelle du sy/me ?ologique et militaire1 dont la va9e rsurrection fut surt\t seconde p> le dveloppem5t exceptionnel d'une imm5se activit gu]rire1 dt\rne peu peu de sa noble de/9ation rvolutionnaire4 ,mais le dveloppem5t mme de cette raction rtrograde1 librem5t p>v5ue jusqu' sa plus fune/e int5sit1 sans avoir pu nanmo9s ri5 tablir de durable1 fit jamais ressortir son entire incompatibilit avec l'tat m5tal ou social des populations mod]nes4 ,le c\rs gnral des vnem5s propres au d]ni] demi-sicle a donc spontanm5t conc\ru dmontr]1 p> l'irrcusable contra/e de deux expri5ces galem5t dcisives1 que les conditions de l'ordre1 autant que celles du progrs1 ne peuv5t dsormais obt5ir une ralisation suffisante que p> l'essor direct d'une vritable rorganisation4 ,jusqu' cet indisp5sable avnem5t1 l'ensemble de la situation politique flott]a ncessairem5t1 comme avant la crise1 entre la t5dance plus ou mo9s rtrograde d'un p\voir qui ne peut concevoir l'ordre que dans le type anci51 et l'in/9ct plus ou mo9s an>*ique d'une socit qui n'imag9e encore qu'un progrs purem5t ngatif2 seulem5t ces deux gr&s enseignem5s pratiques ont dsormais1 de "p et d'autre1 beauc\p amorti les passions correspondantes1 en signalant l'inanit commune de ces esprances opposes4 ,depuis que cette position1 prcaire et dang]euse mais provisoirem5t 9vitable1 a pu suffisamm5t dvelopp] t\s ses c>actres ess5tiels1 l'action dirigeante1 ou plutt rsi/ante1 s'y e/ spontanm5t con=me1 en in/ituant ou sanctionnant une sorte de p>tage rguli] entre ces deux impulsions contradictoires4 ,l'anci5ne dictature temporelle1 ncessairem5t diss\te p> la dcomposition =ce du p\voir c5tral1 a reconnu enf9 son entire impuissance p\r dirig] la rorganisation spirituelle1 et s'e/ exclusivem5t propos le ma9ti5 p]man5t de l'ordre purem5t matriel1 dont la difficult croissante doit absorb] de plus en plus ses ef=ts pr9cipaux3 le g\v]nem5t intellectuel et moral a t entirem5t ab&onn la concurr5ce illimite des libres t5tatives philosophiques4 ,quelque prilleuse que soit videmm5t une telle conscration politique de l'an>*ie spirituelle avec laquelle on s'ef=ce de concili] l'ordre temporel1 il y faut voir1 non-seulem5t la consqu5ce 9vitable de l'abs5ce de t\s pr9cipes propres s]vir de base unanime une vraie discipl9e m5tale1 mais aussi la condition indisp5sable de leur avnem5t ultrieur1 qui ne peut a9si tre gravem5t entrav dsormais que p> l'incapacit des philosophes occups leur re*]*e4 ,p5dant que se dveloppait cette situation sans exemple1 les n\veaux lm5s sociaux cont9uai5t spontanm5t1 avec le mme c>actre que s\s la phase prcd5te1 leurs div]ses volutions p>tielles1 acclres seulem5t p> les consqu5ces naturelles de la crise politique2 et leur essor respectif t5dait de plus en plus faire nettem5t ressortir le beso9 commun d'une vritable coord9ation gnrale1 sans laquelle leur progrs futur ne saurait tr\v] une issue suffisante4 ,l'lan indu/riel p>v5ait au po9t de r5dre hautem5t irrcusable le beso9 de rgul>is]1 entre les entrepr5eurs et les travailleurs1 une indisp5sable h>monie1 laquelle leur libre antagonisme naturel a cess de p\voir (frir des g>anties suffisantes4 ,dans l'volution sci5tifique1 l'ext5sion df9itive de la m?ode positive l'tude de corps vivans1 y compris les phnomnes intellectuels et moraux de la vie individuelle1 t5dait manife/] directem5t les vices croissans d'une spcialisation disp]sive1 dev5ue plus troite et plus empirique au temps mme o la m>*e de l'esprit huma9 dem&ait davantage le remplacem5t du rgime analytique prlim9aire p> un rgime f9al ess5tiellem5t syn?tique1 unique moy5 de cont5ir l'influ5ce dltre d'une an>*ie philosophique qui m5ace de compromettre gravem5t l'av5ir des sci5ces1 en y faisant prvaloir des re*]*es aveugles et puriles2 a9si1 qu& t\tes les ncessits pr9cipales exigeai5t1 *ez les hautes intellig5ces1 un libre dveloppem5t de l'esprit d'ensemble1 seul susceptible de conduire une indisp5sable solution1 il tait p>t\t in/9ctivem5t entrav p> l'irrationnelle prpondrance de l'esprit de dtail4 ,ce dplorable contra/e ressort surt\t auj\rd'hui1 *ez la nation t\j\rs place la tte du gr& m\vem5t europen1 de l'aveugle opposition1 la fois m5tale et morale1 des savans actuels t\te gnralisation de la m?ode positive1 dont l'entire ext5sion philosophique con/itue p\rtant la pr9cipale condition logique d'une vritable rorganisation4 ,d'aprs ce rsum gnral1 notre apprciation hi/orique de l'ensemble du pass huma9 con/itue videmm5t une vrification dcisive de la ?orie fondam5tale d'volution que j'ai fonde1 et qui1 j'ose le dire1 e/ dsormais aussi ple9em5t dmontre qu'aucune autre loi ess5tielle de la philosophie naturelle4 p>tir des mo9dres bau*es de civilisation jusqu' la situation prs5te des populations les plus avances1 cette ?orie n\s a expliqu1 sans inconsqu5ce comme sans passion1 le vrai c>actre de t\tes les gr&es phases de l'humanit1 la p>ticipation propre de *acune d'elles l't]nelle laboration commune1 et leur exacte filiation ncessaire1 de manire introduire enf9 une unit p>faite et une rig\reuse cont9uit dans cet imm5se spectacle1 o l'on voit d'ord9aire tant de confusion et d'incohr5ce4 ,une loi qui a pu suffisamm5t remplir de telles conditions1 ne peut plus pass] p\r un simple jeu de l'esprit philosophique1 et conti5t c]ta9em5t l'expression ab/raite de la ralit gnrale4 ,elle peut donc tre ma9t5ant employe1 avec une scurit rationnelle1 li] l'ensemble de l'av5ir celui du pass1 malgr la p]ptuelle v>it qui c>actrise la succession sociale1 dont la m>*e ess5tielle1 sans tre nullem5t priodique1 se tr\ve cep5dant a9si ram5e une rgle con/ante1 qui1 presque imp]ceptible dans l'tude isole d'une phase trop circonscrite1 devi5t hautem5t irrcusable qu& on exam9e la progression totale4 ,or1 l'usage graduel de cette gr&e loi n\s a f9alem5t conduits dt]m9]1 l'abri de t\t arbitraire1 la t5dance gnrale de la civilisation actuelle1 en m>quant1 avec une prcision rig\reuse1 le pas dj atte9t p> l'volution fondam5tale2 d'o rsulte aussitt l'indication ncessaire de la direction qu'il faut imprim] au m\vem5t sy/matique1 af9 de le faire exactem5t conv]g] avec le m\vem5t spontan4 ,n\s avons clairem5t reconnu que l'lite de l'humanit1 aprs avoir ess5tiellem5t puis t\tes les phases successives de la vie ?ologique1 et mme les div]s degrs de la transition mtaphysique1 t\*e ma9t5ant l'avnem5t direct de la vie ple9em5t positive1 dont les pr9cipaux lm5s ont dj suffisamm5t reu leur laboration p>tielle1 et n'att5d5t plus que leur coord9ation gnrale p\r con/itu] naturellem5t un n\veau sy/me social1 plus homogne et plus /able que ne put jamais l'tre le sy/me ?ologique propre la sociabilit prlim9aire4 ,cette indisp5sable coord9ation doit tre1 p> sa nature1 d'abord intellectuelle1 ensuite morale1 et enf9 politique2 puisque la rvolution qu'il s'agit de consomm] provi5t1 en d]nire analyse1 de la t5dance ncessaire de l'esprit huma9 remplac] f9alem5t la m?ode philosophique conv5able son enfance p> celle qui convi5t sa maturit4 ,t\te t5tative qui ne remont]ait pas jusqu' cette s\rce logique s]ait radicalem5t impuissante contre le dsordre actuel1 qui1 sans aucun d\te1 e/1 avant t\t1 m5tal4 ,mais1 s\s cet aspect fondam5tal1 la simple connaissance de la loi d'volution devi5t elle-mme aussitt le pr9cipe gnral d'une telle solution1 en tablissant spontanm5t une entire h>monie dans le sy/me total de notre ent5dem5t1 p> l'univ]selle prpondrance a9si procure la m?ode positive1 d'aprs son ext5sion directe et irrvocable l'tude rationnelle des phnomnes sociaux1 les seuls auj\rd'hui qui1 *ez les esprits les plus avancs1 n'y ai5t po9t encore t suffisamm5t ram5s4 ,en second lieu1 cet extrme accomplissem5t de l'volution intellectuelle t5d ncessairem5t faire dsormais prvaloir le vritable esprit d'ensemble1 et1 p> suite1 le vrai s5tim5t du devoir1 qui s'y tr\ve1 de sa nature1 troitem5t li1 de manire conduire naturellem5t la rgnration morale4 ,les rgles morales ne sont auj\rd'hui dang]eusem5t branles qu'en v]tu de leur adhr5ce exclusive aux conceptions ?ologiques ju/em5t discrdites2 elles repr5dront une irrsi/ible vigueur qu& elles s]ont conv5ablem5t ratta*es des notions positives gnralem5t respectes4 ,s\s l'aspect politique enf91 il e/ p>eillem5t inconte/able que cette intime rnovation des doctr9es sociales ne saurait s'accomplir sans faire graduellem5t surgir1 de son excution mme1 au se9 de l'an>*ie actuelle1 une n\velle autorit spirituelle1 qui1 aprs avoir discipl9 les intellig5ces et recon/ruit les murs1 devi5dra paisiblem5t1 dans t\te l't5due de l'occid5t europen1 la premire base ess5tielle du rgime f9al de l'humanit4 ,c'e/ a9si que la mme conception philosophique qui1 applique notre situation1 y dvoile aussitt la vraie nature du problme fondam5tal1 f\rnit spontanm5t1 t\s g>ds1 le pr9cipe gnral de la vritable solution1 et en c>actrise aussi la m>*e ncessaire4 ,ri5 ne saurait donc tre plus prjudiciable au pr9cipal beso9 de la civilisation mod]ne que cette fatale illusion mtaphysique qui1 malgr leur incompatibilit radicale1 fait auj\rd'hui conc\rir t\s les p>tis et t\tes les coles rep\ss]1 avec un aveugle dda91 t\s les gr&s travaux ?oriques relatifs aux spculations sociales1 p\r n'accord] d'att5tion srieuse et de confiance relle qu'aux div]ses comb9aisons pratiques de/9es l'immdiate laboration des in/itutions politiques proprem5t dites1 ab/raction faite du dsordre intellectuel et moral4 ,tant que ce dsordre lm5taire n'aura pas t suffisamm5t dissip p> la seule voie con=me sa nature1 aucune in/itution durable ne saurait dev5ir possible1 faute de base solide2 notre tat social ne comport]a que des mesures politiques plus ou mo9s provisoires1 pr9cipalem5t de/9es g>antir le ma9ti51 de plus en plus difficile1 d'un ordre matriel t\j\rs indisp5sable1 contre l'essor croissant des ambitions drgles1 p>t\t excites d'aprs la diffusion et l'ext5sion graduelles de l'an>*ie spirituelle2 p\r remplir cet (fice cont9u1 les g\v]nem5s1 quelle que soit leur =me1 cont9u]ont d'ailleurs1 de t\te ncessit1 ne p\voir ess5tiellem5t compt]1 comme auj\rd'hui1 que sur un va/e sy/me de corruption1 assi/1 au beso91 d'une =ce rpressive4 ,jusqu' ce que la rorganisation m5tale1 et1 p> suite1 morale1 soit conv5ablem5t dveloppe1 l'laboration philosophique aura donc ncessairem5t beauc\p plus d'importance que l'action purem5t politique1 quant la rgnration f9ale des socits mod]nes4 ,ce que les philosophes p\rront att5dre1 cet g>d1 des g\v]nem5s judicieux1 ce s]a surt\t de ne po9t tr\bl]1 p> une int]v5tion mal conue1 cette opration fondam5tale1 et1 plus t>d1 d'en facilit] l'application graduelle4 ,s\s cet aspect capital1 on doit reconnatre que1 de t\s les p\voirs successivem5t prpondrans depuis le db de la crise f9ale1 la ,conv5tion franaise e/ encore le seul qui1 du mo9s p5dant sa phase asc5sionnelle ci-dessus df9ie1 ait eu1 malgr d'imm5ses ob/acles1 le vritable in/9ct de sa position1 comme l'indique sa t5dance c>actri/ique v]s des crations vraim5t progressives et p\rtant t\j\rs provisoires2 t\tes les autres puissances politiques ont cru btir p\r l't]nit1 mme dans leurs con/ructions les plus phmres4 ,au sujet de cette gr&e rorganisation spirituelle1 premi] beso9 de notre poque1 les deux volumes prcd5s m'ont f\rni l'occasion de div]ses explications incid5tes1 ess5tiellem5t propres prv5ir ou dissip] t\te cra9te purile sur la va9e prt5tion fond] a9si1 au pr(it de l'une des classes exi/antes1 une dom9ation quival5te celle du sac]doce ca?olique au moy5 ge4 ,la discussion directe et appr(ondie de ce *apitre sur les vices intellectuels et moraux qui r5d5t d'ord9aire les savans actuels pr(ondm5t indignes d'aucune haute mission sociale1 p> leur d\ble dfaut c>actri/ique de p5ses gnrales et de s5tim5s levs1 ne saurait d'ailleurs1 cet g>d1 laiss] subsi/] la mo9dre inc]titude *ez les juges de bonne foi1 en con/atant l'entire incapacit politique de la seule classe au triomphe de laquelle ma conception sociale pt d'abord sembl] de/9e1 comme possdant seule1 mes yeux1 quoique d'une manire p>tielle1 empirique1 et f9alem5t trs-insuffisante1 le pr9cipe logique de la vraie solution philosophique4 ,ri5 de ce qui e/ auj\rd'hui class ne peut tre susceptible d'incorporation directe au sy/me f9al1 dont t\s les lm5s spontans doiv5t pralablem5t subir une intime rgnration intellectuelle et morale1 con=me la doctr9e fondam5tale qu'il s'agit prcism5t d'labor]4 ,a9si1 le p\voir spirituel futur1 premire base d'une vritable rorganisation1 rsid]a dans une classe entirem5t n\velle1 sans analogie aucune de celles qui exi/5t1 et orig9airem5t compose de membres indiffremm5t issus1 suivant leur propre vocation individuelle1 de t\s les ordres quelconques de la socit actuelle1 le cont+5t sci5tifique n'y devant mme nullem5t prdom9]1 d'aprs l'ap]u le plus probable4 ,l'avnem5t graduel de cette salutaire corporation s]a d'ailleurs ess5tiellem5t spontan1 puisque son asc5dant social ne peut ncessairem5t rsult] que de l'ass5tim5t volontaire des intellig5ces aux n\velles doctr9es successivem5t labores3 en sorte qu'une telle autorit n'e/ pas plus susceptible1 p> sa nature1 de dcret que d'int]diction4 ,son tablissem5t devant donc surgir peu peu de l'excution mme de son uvre fondam5tale1 t\te spculation dtaille sur les =mes propres sa con/itution ultrieure1 s]ait auj\rd'hui aussi purile qu'inc]ta9e1 quoique la p]nicieuse influ5ce des habitudes mtaphysiques doive encore faire excus] ces va9es proccupations4 ,puisque l'action sociale d'un tel p\voir doit 9vitablem5t1 comme celle de la puissance ca?olique1 prcd] son organisation lgale1 il ne peut donc tre ici "q que de c>actris] sommairem5t sa de/9ation ncessaire dans le sy/me f9al de la sociabilit mod]ne1 af9 surt\t de signal] suffisamm5t son aptitude spontane agir directem5t1 avec une heureuse efficacit1 sur la situation gnrale1 p> le seul accomplissem5t des travaux philosophiques qui dt]m9]ont sa =mation graduelle1 longtemps avant qu'il puisse tre reg>d comme rgulirem5t con/itu4 ,t\te explication m?odique sur la ?orie lm5taire des deux puissances1 et mme sur son application spciale la civilisation actuelle1 doit videmm5t tre r5voye mon ,trait ultrieur de philosophie politique3 sauf l'utilit provisoire que le lecteur peut retir]1 cet g>d1 de mon anci5 travail dj rappel au c9quante-quatrime *apitre4 ,quelle que ft auj\rd'hui l'importance de ces dmon/rations au sujet d'un pr9cipe si fondam5tal et p\rtant si contraire des prjugs encore presque univ]sels1 elles s]ai5t assurm5t incompatibles avec l'ext5sion dj trop gr&e qu'a successivem5t acquise cet ouvrage4 ,mais la suite des conceptions1 d'abord logiques1 puis sci5tifiques1 propres aux deux volumes prcd5s1 doit avoir graduellem5t transport le lecteur att5tif un po9t de vue tel1 qu'aucun bon esprit ne saurait plus ma9t5ant cons]v]1 en gnral1 d'inc]titude grave relativem5t la ncessit acclre1 dans t\te civilisation suffisamm5t avance1 d'un p\voir spirituel entirem5t di/9ct et indp5dant du p\voir temporel1 et de/9 rgir les op9ions et les murs p5dant que l'autre s'applique seulem5t aux actes accomplis4 ,puisque n\s avons reconnu1 en pr9cipe1 que l'volution huma9e e/ surt\t c>actrise p> une influ5ce t\j\rs croissante de la vie spculative sur la vie active1 quoique celle-ci cons]ve sans cesse l'asc5dant effectif1 il s]ait c]ta9em5t contradictoire de suppos] que la p>tie contemplative de l'homme doit tre jamais prive de culture propre et de direction di/9cte dans l'tat social o l'intellig5ce aura le plus d'essor habituel1 au se9 mme des classes les plus infrieures1 t&is que cette sp>ation a dj rgulirem5t exi/1 au moy5 ge1 dans une civilisation plus rappro*e1 t\s g>ds1 de l'enfance de l'humanit4 ,en un temps o t\s les bons esprits admett5t communm5t la ncessit d'une division p]man5te entre la ?orie et la pratique1 p\r le p]fectionnem5t simultan de t\tes deux1 env]s les mo9dres sujets de nos ef=ts1 p\rrait-on hsit] t5dre ce salutaire pr9cipe aux oprations les plus difficiles et les plus importantes1 qu& un tel progrs y e/ enf9 dev5u suffisamm5t ralisable8 ,or1 s\s l'aspect purem5t m5tal1 la sp>ation des deux puissances n'e/1 au fond1 que la manife/ation extrieure d'une telle di/9ction entre la sci5ce et l'art1 transporte jusqu'aux ides sociales1 et ds lors entirem5t sy/matise4 ,il y aurait donc1 cet g>d1 une imm5se rtrogradation1 t5dant directem5t l'intime dgradation de notre intellig5ce1 si l'on p]si/ait indf9im5t laiss]1 en ce s5s1 la socit mod]ne au-dess\s de celle du moy5 ge1 en y recon/ituant desse9 la confusion antique1 sans la situation qui l'avait r5due alors 9vitable1 et sans les motifs qui la r5dai5t indisp5sable1 suivant la ?orie hi/orique du c9quante-troisime *apitre4 ,mais le ret\r la b>b>ie s]ait a9si encore plus prononc s\s le rapport moral4 ,je crois avoir suffisamm5t c>actris1 au c9quante-quatrime *apitre1 le pas vraim5t fondam5tal que l'admirable ef=t du ca?olicisme p>v9t accomplir1 ou du mo9s bau*]1 malgr tant d'ob/acles de t\s g5res1 dans le dveloppem5t ess5tiel de la sociabilit huma9e1 en affran*issant la morale de l'troite subord9ation o la t5ait jusque alors la politique1 p\r l'lev] enf9 l'entire suprmatie sociale conv5able sa nature1 et sans laquelle elle ne p\vait acqurir ni la puret ni l'univ]salit indisp5sables l'ext5sion f9ale de notre civilisation4 ,cette sublime opration1 encore si peu comprise du vulgaire philosophique1 con/itue c]ta9em5t1 p> sa nature1 la premire base rationnelle de t\te notre ducation morale1 en plaant les lois immuables relatives aux beso9s les plus intimes et les plus gnraux de l'humanit1 l'abri des inspirations v>iables manes des intrts les plus secondaires et les plus p>ticuli]s4 ,or1 il n'e/ pas d\teux que cette indisp5sable coord9ation n'aurait1 la longue1 aucune consi/ance relle s\s l'imm95t conflit de nos aveugles passions1 si1 reposant seulem5t sur une doctr9e ab/raite1 elle n'tait po9t vivifie et consolide p> l'active int]v5tion p]man5te d'un p\voir moral entirem5t di/9ct et suffisamm5t indp5dant du p\voir politique proprem5t dit3 comme ne le confirm5t que trop les graves atte9tes qu'elle a pr\ves1 et qu'elle subit encore j\rnellem5t1 p> suite de la dsorganisation spirituelle1 quoique sa pr(onde h>monie avec la nature de la civilisation mod]ne l'ait jusqu'ici spontanm5t prs]ve de t\te attaque dogmatique1 malgr la *ute de la philosophie ca?olique qui en avait d tre l'organe primitif1 a9si que je l'ai rappel ci-dessus4 ,nos con/itutions mtaphysiques elles-mmes1 au milieu de leur confusion c>actri/ique entre les deux ordres d'attributions1 ont involontairem5t sanctionn cette condition ess5tielle de notre sociabilit1 sans y avoir t\tefois conv5ablem5t satisfait1 p> ces rem>quables dcl>ations pralables1 de/9es in/itu]1 jusque *ez les mo9dres citoy5s1 un contrle gnral des mesures politiques quelconques2 faible image et quival5t trs-imp>fait des moy5s n]giques que l'organisme ca?olique procurait naturellem5t *aque croyant p\r rsi/] t\te injonction lgale contraire la morale tablie1 en vitant nanmo9s de s'insurg] a9si contre une conomie rgulirem5t fonde sur une telle sp>ation cont9ue4 ,depuis que l'humanit a dpass l'ge prlim9aire propre la civilisation huma9e1 cette gr&e division e/ donc dev5ue1 t\s g>ds1 le pr9cipe social de l'lvation intellectuelle et de la dignit morale4 ,sans d\te1 la progression mod]ne1 aprs sa premire impulsion ca?olique et fodale1 a d1 comme je l'ai expliqu1 bi5tt dev5ir radicalem5t ho/ile l'ordre ca?olique1 o1 p> l'extrme imp]fection de sa base ?ologique1 qui ne p\vait ni ne devait prvaloir plus longtemps1 une organisation1 jusqu'alors m9emm5t progressive1 t5dait dsormais dgnr] directem5t en une dgradante ?ocratie4 ,mais cet antagonisme ncessaire1 dont l'(fice temporaire e/ ma9t5ant accompli1 ne doit pas laiss] indf9im5t dom9] les prjugs rvolutionnaires propres son dveloppem5t1 et dont l'empire trop prolong e/ ma9t5ant aussi contraire l'lan f9al de notre sociabilit qu'il fut aup>avant indisp5sable sa d]nire prp>ation4 ,au re/e1 t&is que la nature de la civilisation mod]ne prescrit la division rationnelle des deux puissances lm5taires comme une condition fondam5tale de son essor rguli]1 elle t5d1 encore plus videmm5t1 malgr t\te va9e opposition sy/matique1 la ralis] de plus en plus comme une irrsi/ible consqu5ce de son c\rs spontan4 ,dans l'tat social du moy5 ge1 n\s avons reconnu qu'une telle sp>ation avait eu1 beauc\p d'g>ds1 un c>actre =c1 qui a d accessoirem5t influ] sur son imp>faite consi/ance1 en tant qu'oppose au gnie m9emm5t absolu de l'activit militaire1 alors encore prpondrante1 malgr sa trans=mation capitale4 ,ri5 d'quival5t n'e/ possible s\s l'asc5dant1 dj ple9em5t irrvocable et dsormais de plus en plus complet1 de la vie indu/rielle propre aux temps mod]nes1 et dont la nature doit1 au contraire1 y emp*] directem5t t\te confusion relle entre la puissance spculative et la puissance active1 qui n'y saurai5t c]ta9em5t jamais rsid]1 un haut degr1 *ez les mmes organes1 ft-ce env]s les plus simples oprations p>tielles1 et1 =tiori1 quant aux plus hautes entreprises sociales4 ,la div]sit ncessaire des murs respectives n'e/ pas1 au fond1 mo9s incompatible avec une semblable conc5tration politique que l'vid5te di/9ction des capacits4 ,quoique les c>actres p>ticuli]s aux diffr5tes classes mod]nes soi5t encore lo91 sans d\te1 d'tre suffisamm5t prononcs1 il e/ p\rtant irrcusable1 malgr la vicieuse id5tit que d'irrationnelles dispositions t5d5t auj\rd'hui tablir entre leurs habitudes1 que la supriorit de ri*esse1 pr9cipal rsultat spontan de la prm95ce indu/rielle1 ne confr]a jamais des droits srieux la suprme dcision des que/ions huma9es2 de mme1 quelle que soit auj\rd'hui la honteuse ardeur de tant d'arti/es1 encore plus *oquante *ez les savans1 p\r rivalis] de =tune avec les *efs indu/riels1 il n'e/ c]tes nullem5t cra9dre que les c>rires e/htiques ou sci5tifiques puiss5t dsormais conduire au plus haut asc5dant pcuniaire3 la gnreuse imprvoyance pratique naturellem5t propre aux uns1 qu& il y a vocation relle1 e/ assurm5t incompatible1 en gnral1 avec la scrupuleuse sollicitude usuelle qu'exig5t les succs des autres4 ,une secte phmre1 sans porte comme sans moralit1 in/ituant1 sur la confusion sy/matique des deux puissances1 une dogmatisation rtrograde1 a v\lu1 de nos j\rs1 t5t] de pr5dre la ri*esse p\r l'unique base du classem5t social1 en y concevant la seule rcomp5se homogne de t\s les s]vices quelconques4 ,mais ses va9s ef=ts n'ont ess5tiellem5t ab\ti qu' faire mieux s5tir t\s les bons esprits et t\tes les mes leves que1 dans l'conomie mod]ne1 les oprations d'une utilit immdiate et matrielle con/itu]ont indf9im5t1 de t\te ncessit1 la pr9cipale s\rce des ri*esses1 quelles que puiss5t tre les amliorations ultrieures de l'tat social2 t&is que les div]s travaux spculatifs1 susceptibles d'une apprciation mo9s vid5te1 en v]tu de leur de/9ation plus indirecte et plus lo9ta9e1 quoique leur efficacit f9ale soit rellem5t trs-suprieure1 sont de/9s1 p> leur nature1 tr\v] surt\t1 en une vnration prpondrante1 leur ju/e rmunration sociale3 en sorte qu'il s]ait aussi *imrique que dsa/reux de v\loir habituellem5t runir les plus hauts degrs de =tune et de considration4 ,enf91 p\r t]m9] cette discussion prlim9aire p> une obs]vation irrsi/ible1 il faut rem>qu] que les vraies ncessits sociales doiv5t se manife/] t\j\rs1 d'une manire plus ou mo9s saisissable1 *ez ceux-l mme qui t5t5t de les lud]3 aussi1 malgr la pr(onde an>*ie des intellig5ces1 exi/e-t-il vritablem5t auj\rd'hui une sorte de p\voir spirituel spontan1 dissm9 p>mi les littrateurs et les mtaphysici5s qui1 p> un enseignem5t j\rnali]1 soit oral1 soit surt\t crit1 dirig5t1 au se9 des div]s p>tis exi/ans1 l'application sociale des doctr9es en circulation4 ,l'irrgul>it d'une telle puissance ne l'emp*e po9t de faire hautem5t s5tir son action effective1 et d'une manire s\v5t trs-dplorable beauc\p d'g>ds1 quoique d'ailleurs provisoirem5t ncessaire2 les plus sy/matiques adv]saires de la sp>ation des deux autorits lm5taires ne sont c]tes pas les mo9s s]vilem5t s\mis son asc5dant habituel4 ,t\te la "q se rduirait donc1 au fond1 s\s cet aspect1 dcid] si les populations mod]nes1 au lieu d'une vritable organisation spirituelle1 fonde sur une srieuse laboration philosophique de l'ensemble des conceptions huma9es1 et assujettie des conditions rationnellem5t dt]m9es1 doiv5t tre indf9im5t conduites p> des organes presque t\j\rs aussi dp\rvus de t\tes connaissances relles qu'trang]s t\tes convictions pr(ondes1 et qui1 au nom d'une dplorable facilit s\t5ir1 avec un spcieux clat1 t\tes les ?ses quelconques1 vi5n5t s'rig]1 sans aucune g>antie m5tale ni morale1 en guides spculatifs de l'humanit3 il s]ait ici sup]flu d'insi/] davantage ce sujet4 ,mieux on appr(ondira une telle discussion1 plus on s5tira que la civilisation mod]ne doit1 p> sa nature1 (frir le pr9cipal dveloppem5t de cette division fondam5tale des deux puissances1 qui ne put tre que trs-imp>faitem5t bau*e au moy5 ge1 vu la d\ble inaptitude de l'tat social correspondant et de la philosophie alors prpondrante3 l'essor croissant de notre sociabilit t5d ncessairem5t1 t\s g>ds1 r5dre le g\v]nem5t huma9 de plus en plus moral et de mo9s en mo9s politique4 ,en mme temps que la rorganisation spirituelle e/ auj\rd'hui la plus urg5te1 elle e/ aussi1 malgr les hautes difficults qui lui sont propres1 la plus compltem5t prp>e1 *ez l'lite de l'humanit1 d'aprs l'ensemble des div]s antcd5s4 ,d'une "p1 les g\v]nem5s actuels1 r5onant dsormais dirig] une telle opration1 t5d5t1 p> cela mme1 confr] cette haute attribution1 avec une suffisante lib]t1 l'laboration philosophique qui se montr]a digne d'y prsid]2 d'une autre "p1 les populations1 radicalem5t dsabuses des illusions mtaphysiques1 compr5n5t de plus en plus1 s\s l'impulsion spontane d'un demi-sicle d'expri5ces dcisives1 que t\t le progrs social compatible avec les doctr9es vulgaires e/ enf9 ess5tiellem5t puis1 et qu'aucune importante fondation politique ne saurait ma9t5ant surgir sans repos] d'abord sur une philosophie vraim5t n\velle4 l'un et l'autre titre1 on peut assur] que1 du mo9s en ,france1 o doit ncessairem5t comm5c] la rgnration f9ale1 cette d\ble condition pralable e/ auj\rd'hui tellem5t remplie1 que le dplorable ret>d qu'pr\ve encore cette gr&e t*e du ,x,i,xe sicle doit tre dj imput surt\t la pr(onde incapacit des philosophes qui l'ont entreprise jusqu'ici4 ,qu& cette opration fondam5tale aura reu un dveloppem5t assez c>actri/ique p\r en faire p>t\t s5tir la vraie t5dance gnrale1 et longtemps avant qu'elle ait pu effectivem5t p>v5ir sa ple9e maturit sociale1 elle comm5c]a spontanm5t ex]c]1 soit sur les esprits les plus actifs1 soit sur la masse des intellig5ces1 une d\ble influ5ce graduelle trs-favorable au ret\r univ]sel d'une h>monie durable1 en indiquant aux uns une voie ple9em5t lgitime de haute satisfaction politique1 et aux autres la m>*e la plus con=me une sage ralisation de leurs vux pr9cipaux4 ,s\s le premi] aspect1 j'ai dj suffisamm5t tabli1 en pr9cipe1 au sujet de l'avnem5t ca?olique1 que le prt5du rgne de l'esprit1 d'abord rv p> la mtaphysique grecque1 con/itue1 suivant l'immuable nature de la sociabilit huma9e1 une conception aussi dang]euse que *imrique1 non mo9s contraire aux conditions du progrs qu' celles de l'ordre1 et qui1 si elle p\vait rellem5t prvaloir1 ne t5drait1 malgr de spcieuses app>5ces1 qu' organis] une dgradante immobilit1 analogue celle des ?ocraties proprem5t dites1 en livrant l'empire du monde de mdiocres intellig5ces1 ds lors habituellem5t prives la fois de fre9 et de /imulation 7voyez le db de la c9quante-quatrime leon7#bh4 ,or1 cette fallacieuse utopie1 naturellem5t c>te tant que le rgime du moy5 ge put procur] aux ambitions spirituelles une conv5able satisfaction1 dut ensuite rep>atre spontanm5t1 avec un n\vel attrait1 s\s la prpondrance croissante de la philosophie mtaphysique d'o elle manait1 qu& la dcomposition politique du ca?olicisme p>ut rtablir1 au pr(it des *efs temporels1 l'antique confusion des deux p\voirs lm5taires4 ,ds cette poque1 on peut assur] que1 dans t\t l'occid5t europen1 presque t\s les esprits actifs1 sauf un trs-petit nombre d'm95tes exceptions dues l'in/9ct du vrai gnie philosophique1 ont t plus ou mo9s anims1 s\v5t leur insu1 d'une secrte t5dance insurrectionnelle contre l'ensemble de l'ordre exi/ant1 qui cessait a9si de leur (frir une position lgale4 mesure que le m\vem5t ngatif s'accomplissait1 cette opposition croissante devait1 p> une raction 9vitable1 et1 c]ta9s g>ds1 indisp5sable1 excit] les ambitions spirituelles la p\rsuite de plus en plus active des gr&eurs temporelles1 alors seules con/itues3 cette influ5ce devait se dvelopp] peu prs galem5t1 soit dans les tats prote/ans1 o la confusion des deux puissances tait sol5nellem5t consacre1 soit *ez les nations ca?oliques1 o la suprmatie temporelle n'tait pas1 au fond1 mo9s relle1 et o d'ailleurs l'abaissem5t simultan des b>rires ari/ocratiques devait m9emm5t favoris] de telles prt5tions4 ,il s]ait sup]flu d'expliqu] combi5 la gr&e crise f9ale a d1 surt\t en ,france1 /imul] spontanm5t ces irrationnelles esprances1 qui dsormais ne reconnaiss5t plus1 en pr9cipe1 aucune limite ncessaire4 ,sans d\te1 ce drglem5t presque univ]sel des ambitions philosophiques ne saurait altr] la nature de la civilisation mod]ne1 d'aprs laquelle ces folles t5tatives1 jamais prives du po9t d'appui religieux1 vi5dront t\j\rs *\] contre l'asc5dant 9branlable de la prpondrance matrielle1 dsormais mesure surt\t p> la supriorit de ri*esse1 et p> suite de plus en plus inhr5te la prm95ce indu/rielle4 ,mais l'essor croissant de ces vicieux ef=ts n'en fom5te pas mo9s1 au se9 des socits actuelles1 une s\rce p]man5te d'intime p]turbation4 ,ce pr9cipe univ]sel de dsordre e/ auj\rd'hui d'autant plus dang]eux1 qu'il semble plus rationnel1 puisqu'il p>at repos] sur la t5dance inconte/able de la civilisation augm5t] cont9uellem5t l'influ5ce sociale de l'intellig5ce2 d'o l'esprit vague et absolu de la philosophie politique gnralem5t admise peut conclure1 d'une manire trs-captieuse1 la conc5tration f9ale du g\v]nem5t huma91 la fois spculatif et actif1 *ez les hautes capacits m5tales1 con=mm5t l'utopie grecque4 ,une m95te rationnalit1 comb9e avec une moralit peu commune1 suffit pe9e p\r prs]v] ma9t5ant notre va9e intellig5ce d'une telle illusion philosophique1 qui dsormais dom9e secrtem5t la plup>t des esprits occups de que/ions sociales4 ,la secte p]nicieuse ci-dessus indique n'a fait1 cet g>d1 que =mul] hautem5t1 avec la plus ignoble exagration1 le rve presque unanime des ambitions spculatives4 ,sans all] jusqu' une telle issue1 cette commune disposition ex]ce j\rnellem5t une influ5ce trs-apprciable sur ceux-l mme qui rep\ss5t le plus s9crem5t une p>eille ab]ration1 dont p]sonne auj\rd'hui n'ose directem5t abord] la discussion rationnelle3 il s]ait donc sup]flu d'en signal] davantage l'imm95t dang]4 ,or1 le pr9cipe fondam5tal de la sp>ation sy/matique des deux p\voirs (fre c]ta9em5t le seul moy5 gnral propre dissip] suffisamm5t cette gr&e s\rce de dsordre social1 en accordant une satisfaction rgulire ce que cette confuse t5dance r5f]me1 au fond1 de ple9em5t lgitime4 ,la sa9e ?orie lm5taire de l'organisme social1 in/9ctivem5t bau*e au moy5 ge1 int]disant l'intellig5ce la suprme direction immdiate des affaires huma9es1 de/9e l'esprit lutt] con/amm5t1 selon sa nature1 p\r modifi] de plus en plus le rgne ncessaire de la prpondrance matrielle1 en l'assujettissant au respect cont9u des lois morales de l'h>monie univ]selle1 dont t\te activit pratique1 soit prive1 soit mme publique1 t5d t\j\rs s'c>t] spontanm5t1 faute de vues assez leves et de s5tim5s assez gnreux4 ,a9si conue1 la lgitime suprmatie sociale n'app>ti5t1 proprem5t p>l]1 ni la =ce1 ni la raison1 mais la morale1 dom9ant galem5t les actes de l'une et les conseils de l'autre3 telle e/ du mo9s la limite idale dont la ralit doit graduellem5t s'appro*]1 quoique sans p\voir jamais l'atte9dre rig\reusem5t1 comme env]s un type quelconque4 ,ds lors1 l'esprit peut enf9 ab&onn] s9crem5t sa va9e prt5tion g\v]n] le monde p> le prt5du droit de la capacit2 c> l'ordre rguli] lui assigne exclusivem5t un noble (fice p]man5t1 aussi propre entret5ir son heureuse activit qu' rcomp5s] ses m95s s]vices4 ,la nature nettem5t dt]m9e de ces fonctions1 ess5tiellem5t relatives l'ducation et l'influ5ce consultative qui en rsulte dans la vie active1 suivant le pr9cipe pos au c9quante-quatrime *apitre1 les conditions exactem5t df9ies imposes leur ex]cice1 et la rsi/ance cont9ue qu'il r5contre 9vitablem5t1 t5d5t d'ailleurs cont5ir spontanm5t cette autorit spirituelle1 t\j\rs fonde sur un libre ass5tim5t1 entre les limites gnrales susceptibles d'en prv5ir ou d'en rectifi] les abus ess5tiels1 au moy5 des prcautions conv5ables4 ,c'e/ a9si que la rorganisation philosophique des socits mod]nes con/itue ncessairem5t la seule trans=mation durable propre r5dre dsormais m9emm5t salutaire l'action radicalem5t p]turbatrice qu'ex]ce l'intellig5ce sur notre sy/me politique1 o elle ne peut *app] une inju/e exclusion qu'en aspirant une dom9ation vicieuse4 ,p> leur aveugle antipa?ie contre t\te sp>ation rgulire des deux puissances1 les hommes d'tat t5d5t donc eux-mmes prolong] indf9im5t les emb>ras1 de plus en plus graves1 que leur caus5t auj\rd'hui les confuses prt5tions politiques de la capacit4 ,on peut assur] que ces fune/es conflits re/]ont ncessairem5t inextricables tant qu'on n'aura po9t tabli une division fondam5tale entre les fonctions spirituelles et les fonctions temporelles3 jusqu'alors1 l'h>monie sociale cont9u]a d'tre pr(ondm5t tr\ble p> des t5tatives opposes1 mais galem5t vicieuses1 p\r transport] aux unes les conditions et les g>anties exclusivem5t conv5ables aux autres4 ,note #bh3 ,cette dang]euse utopie grecque e/ tellem5t en h>monie avec l'ensemble des ab]rations propres la gr&e transition mod]ne1 que la ?orie fondam5tale que j'ai tablie ce sujet1 au #ed;e *apitre1 doit ma9t5ant *oqu] beauc\p les prjugs et les passions de presque t\s ceux qui s'occup5t des hautes spculations sociales4 ,malgr cet 9vitable ob/acle1 j'ai dj la prcieuse satisfaction de voir un tel jugem5t compltem5t adopt p> l'un des p5seurs les plus m95s et les plus indp5dans dont l',anglet]re puisse auj\rd'hui s'honor] 7,m4 ,mill74 ,en m'annonant cette puissante adhsion l'un des pr9cipes les plus dcisifs de ma n\velle philosophie politique1 ,m4 ,mill a t spontanm5t conduit1 dans la famili>it de notre heureux comm]ce pi/olaire1 qualifi] cette *imre p]turbatrice d'aprs un t]me si ple9em5t c>actri/ique1 que j'ai cru devoir me faire autoris] le r5dre public4 ,la dnom9ation de pdantocratie me semble1 en effet1 trs-propre rsum] dsormais l'apprciation positive d'une t5dance sociale qui ne saurait jamais1 comme je l'ai dmontr1 rellem5t ab\tir qu' in/itu]1 au nom de la capacit1 la dom9ation1 pr(ondm5t oppressive t\s g>ds1 et surt\t m5talem5t1 des mdiocrits ambitieuses dont la valeur philosophique se rduit ess5tiellem5t une va9e rudition2 l'exemple du rgime *9ois1 plus /ationnaire qu'aucun autre1 et p\rtant le plus rappro* d'un p>eil type1 suivant la judicieuse rem>que de ,m4 ,mill4 ,si cet important sujet dt]m9e ultrieurem5t une vritable discussion1 je ne d\te pas qu'une telle =mule1 conv5ablem5t employe1 n'y contribue beauc\p l'claircir et la simplifi]1 en y dirigeant mieux l'att5tion sur le vrai c>actre politique de cette dsa/reuse ab]ration philosophique1 que j'ai t oblig1 faute de cette expression spciale1 de qualifi] p> des locutions trop composes4 cette heureuse influ5ce p]man5te de la gr&e laboration philosophique sur la m>*e actuelle des esprits actifs1 correspond naturellem5t1 s\s le second aspect ci-dessus indiqu1 une influ5ce quival5te sur la disposition sociale de la masse des intellig5ces4 ,il rsulte1 en effet1 de la confusion exi/ante entre l'ordre spirituel et l'ordre temporel1 une t5dance gnrale1 auj\rd'hui pr(ondm5t dsa/reuse1 *]*] t\j\rs1 dans les in/itutions politiques proprem5t dites1 la solution exclusive des difficults quelconques relatives notre situation4 ,cette disposition populaire1 graduellem5t dveloppe en ,europe p5dant les c9q sicles qui ont suivi la dsorganisation spontane du sy/me ca?olique1 mesure que s'accomplissait la conc5tration temporelle1 e/ ma9t5ant p>v5ue sa plus dplorable int5sit1 d'aprs l'active /imulation directem5t entret5ue p> les nombreuses t5tatives de con/itutions mtaphysiques propres au d]ni] demi-sicle4 ,une telle t5dance vulgaire peut seule f\rnir un po9t d'appui vraim5t r$\table aux prt5tions drgles de l'intellig5ce la dom9ation univ]selle3 c>1 sans une p>eille illusion sur l'efficacit absolue des mesures purem5t politiques1 l'agitation mtaphysique ne p\rrait dt]m9] les masses second] suffisamm5t ses ef=ts p]turbateurs4 ,a9si1 p5dant que la n\velle impulsion philosophique c>t]a spontanm5t la dang]euse utopie du rgne de l'esprit1 en ouvrant rgulirem5t la capacit m5tale une l>ge issue sociale1 elle dissip]a1 d'une autre "p1 non mo9s naturellem5t1 la sorte d'halluc9ation correspondante1 en imprimant aux ju/es rclamations populaires la direction1 bi5 plus s\v5t morale que politique1 conv5able leur vraie de/9ation4 ,on ne peut d\t]1 en effet1 que les pr9cipaux griefs lgitimem5t signals p> les masses actuelles contre un rgime o leurs beso9s gnraux sont si peu consults1 ne se rapport5t surt\t une rnovation totale des op9ions et des murs1 sans que les in/itutions directes puiss5t1 au fond1 nullem5t suffire leur indisp5sable rp>ation4 ,cette apprciation e/ p>ticulirem5t inconte/able1 comme j'aurai bi5tt lieu de l'indiqu] plus spcialem5t1 env]s les graves abus inhr5s auj\rd'hui l'9galit ncessaire des ri*esses1 et qui con/itu5t le plus dang]eux argum5t des agitateurs ou des utopi/es3 c> ces vices tir5t c]ta9em5t leur plus dplorable int5sit de notre dsordre intellectuel et moral1 bi5 davantage que de l'imp]fection des mesures politiques1 dont l'influ5ce relle e/1 cet g>d1 =t limite dans le sy/me de la sociabilit mod]ne1 mo9s d'une an>*ique subv]sion1 aussi de/ructive du progrs que de l'ordre4 ,l'essor philosophique de/9 labor] graduellem5t la rorganisation spirituelle e/ donc susceptible1 s\s ce rapport capital1 et s\s beauc\p d'autres analogues1 d'ex]c] immdiatem5t1 vu l'tat prs5t des populations mod]nes1 une action rationnelle trs-importante1 directem5t propre facilit] le ret\r univ]sel d'une h>monie durable4 ,mais il faut savoir que cette heureuse aptitude ne p\rrait tre suffisamm5t ralisable1 si cette sage r=mation des t5dances actuelles ne se prs5tait pas spontanm5t comme aussi lie aux conditions du progrs qu' celles de l'ordre3 c> la n\velle prdication philosophique1 quelque judicieuse qu'elle pt tre1 re/]ait ess5tiellem5t dp\rvue d'efficacit populaire1 si1 en signalant la nature m9emm5t morale de tels emb>ras sociaux1 et leur indp5dance ess5tielle des in/itutions proprem5t dites1 elle ne faisait en mme temps ap]cevoir leur vraie solution gnrale1 d'aprs l'uni=me assujettissem5t de t\tes les classes quelconques aux devoirs moraux atta*s leurs positions respectives1 s\s l'active impulsion cont9ue d'une autorit spirituelle assez n]gique et assez indp5dante p\r assur] le ma9ti5 usuel d'une telle discipl9e univ]selle4 ,sans cette indisp5sable concid5ce1 d'ailleurs videmm5t inhr5te la vritable laboration rgnratrice1 l'in/9ct des masses ne saurait accueillir un semblable enseignem5t1 o il v]rait alors1 en effet1 une s\rce de dceptions1 de/9e amortir les ef=ts d'amlioration relle1 au lieu de leur imprim] une direction plus salutaire4 ,on ne peut donc mconnatre l'influ5ce ncessaire de l'essor philosophique relatif la rorganisation spirituelle1 p\r r=m] graduellem5t1 d'aprs une sa9e apprciation des div]ses difficults sociales1 des dispositions populaires m9emm5t p]turbatrices1 qui f\rniss5t auj\rd'hui le pr9cipal alim5t des illusions et des jongl]ies politiques4 ,en gnral1 cette n\velle philosophie t5dra de plus en plus remplac] spontanm5t1 dans les dbats actuels1 la discussion vague et orageuse des droits p> la dt]m9ation calme et rig\reuse des devoirs respectifs4 ,le premi] po9t de vue1 critique et mtaphysique1 a d prvaloir tant que la raction ngative contre l'anci5ne conomie n'a pas t suffisamm5t accomplie2 le second1 au contraire1 ess5tiellem5t organique et positif1 doit1 son t\r1 prsid] la rgnration f9ale3 c> l'un e/1 au fond1 purem5t individuel1 et l'autre directem5t social4 ,au lieu de faire consi/] politiquem5t les devoirs p>ticuli]s dans le respect des droits univ]sels1 on concevra donc1 en s5s inv]se1 les droits de *acun comme rsultant des devoirs des autres env]s lui3 ce qui1 sans d\te1 n'e/ nullem5t quival5t2 puisque cette di/9ction gnrale reprs5te alt]nativem5t la prpondrance sociale de l'esprit mtaphysique ou de l'esprit positif3 l'un conduisant une morale presque passive1 o dom9e l'gsme2 l'autre une morale pr(ondm5t active1 dirige p> la *>it4 ,cette trans=mation radicale des habitudes actuelles driv]a ncessairem5t de la priorit sy/matiquem5t accorde la rorganisation spirituelle sur la rorganisation temporelle1 comme tant la fois plus urg5te et mieux prp>e4 ,l'op9itre rsi/ance des hommes d'tat la sp>ation fondam5tale des deux puissances e/ donc1 s\s ce second aspect1 t\t autant que s\s le premi]1 directem5t contradictoire leurs va9es rcrim9ations contre la t5dance exclusive des vux populaires v]s les solutions purem5t politiques3 quelque fondes que soi5t s\v5t leurs pla9tes ce sujet1 elles ne saurai5t avoir d'efficacit1 tant qu'eux-mmes rep\ss]ont aveuglm5t le seul moy5 gnral de r=m] ces habitudes irrfl*ies1 rsultat 9vitable de la dictature temporelle1 sans altr] l'indisp5sable manife/ation des beso9s univ]sels1 ds lors assurs1 au contraire1 d'une meilleure satisfaction4 ,tels sont1 en ap]u1 les s]vices immdiats1 aussi m95s qu'irrcusables1 propres la gr&e laboration philosophique de/9e dt]m9] graduellem5t la rorganisation spirituelle des socits mod]nes4 ,p> cette d\ble influ5ce prlim9aire sur la raison publique1 la n\velle puissance morale1 avant sa con/itution rgulire1 f]a spontanm5t1 ds sa naissance1 l'preuve dcisive de son action sociale1 en faisant univ]sellem5t prvaloir la disposition d'esprit ncessaire sa m>*e ultrieure4 ,sa t5dance directe tant a9si assez indique1 il ne me re/e plus qu' apprci] sommairem5t1 d'aprs les bases hi/oriques dj poses1 d'abord et surt\t la nature gnrale de ses attributions f9ales1 et1 p> suite1 le c>actre ess5tiel de son autorit normale1 p\r a*ev] de dissip] suffisamm5t les inquitudes peu rationnelles1 mais =t excusables1 qu'inspire auj\rd'hui la seule p5se d'un n\veau p\voir spirituel1 vu les pr(ondes ab]rations qui1 raison mme des habitudes actuelles de confusion politique1 ont si s\v5t conduit1 ce sujet1 des conceptions ess5tiellem5t ?ocratiques1 ju/em5t antipa?iques la sociabilit mod]ne4 ,s\s l'un et l'autre aspect1 la comp>aison avec la puissance ca?olique propre au moy5 ge se prs5te naturellem5t1 comme relative au seul antcd5t rel d'une telle organisation1 dont l'action sociale s]ait a9si1 dans son ensemble1 immdiatem5t indique4 ,mais1 quoique ce rappro*em5t soit1 en effet1 susceptible d'une vritable utilit1 qu& il e/ conv5ablem5t dirig1 son usage exige t\j\rs des prcautions ess5tielles1 sans lesquelles il conduirait s\v5t de fausses apprciations1 en v]tu de l'intime div]sit des situations respectives1 et surt\t raison du pr9cipe purem5t ?ologique sur lequel reposait l'anci5 organisme spirituel1 o la vritable de/9ation politique tait ncessairem5t subordonne un b p]sonnel imag9aire1 que n\s avons vu altr] pr(ondm5t1 beauc\p d'g>ds1 l'ex]cice et le c>actre de l'autorit spculative4 ,c'e/ seulem5t ceux qui1 d'aprs nos prcd5tes explications hi/oriques1 sauront c>t] suffisamm5t le po9t de vue religieux1 p\r envisag] uniquem5t l'(fice social du cl]g ca?olique1 qu'une judicieuse application de ce procd comp>atif p\rra dev5ir vraim5t utile comme moy5 empirique de facilit] les dt]m9ations et de les prcis] davantage3 c>1 il e/ d'ailleurs c]ta9 que t\t ce qui1 dans la vie relle1 comportait1 au moy5 ge1 l'action spirituelle1 donn]a lieu p>eillem5t une quival5te int]v5tion du n\veau p\voir1 dont l'asc5dant habituel s]a mme1 div]s titres1 plus immdiat et plus complet2 sauf les di/9ctions ncessaires1 de mode ou de degr1 qui correspond5t la diffr5ce radicale des deux philosophies et des deux civilisations4 ,t\tefois1 sans r5onc] cette ress\rce spontane1 qui devra surt\t ultrieurem5t second] les dveloppem5s rs]vs mon ,trait spcial1 notre d\ble apprciation sommaire doit ici cons]v] ess5tiellem5t la =me directe et ab/raite1 af9 de prv5ir1 autant que possible1 t\te vicieuse int]prtation4 ,j'ai dj pos1 au c9quante-quatrime *apitre1 le pr9cipe gnral1 aussi rig\reux qu'inconte/able1 qui dt]m9e rationnellem5t la sp>ation fondam5tale entre les attributions respectives du p\voir spirituel et du p\voir temporel1 et d'aprs lequel les hommes sages des deux classes s'ef=c]ont de rs\dre suffisamm5t les conflits plus ou mo9s graves que la fatale discordance de nos passions1 aussi 9vitable dans l'av5ir que dans le pass1 s\lv]a un j\r entre les deux puissances1 malgr l'amlioration relle de la sociabilit huma9e4 ,ce pr9cipe consi/e reg>d] l'autorit spirituelle comme devant tre1 p> sa nature1 f9alem5t dcisive en t\t ce qui conc]ne l'ducation1 soit spciale1 soit surt\t gnrale1 et seulem5t consultative en t\t ce qui se rapporte l'action1 soit prive1 soit mme publique1 o son int]v5tion habituelle n'a jamais d'autre objet que de rappel] suffisamm5t1 en *aque cas1 les rgles de conduite primitivem5t tablies3 l'autorit temporelle1 au contraire1 entirem5t s\v]a9e quant l'action1 au po9t de p\voir1 s\s sa responsabilit des rsultats1 suivre une m>*e oppose aux conseils correspondans1 ne peut ex]c]1 son t\r1 sur l'ducation1 qu'une simple influ5ce consultative1 borne y sollicit] la rvision ou la modification p>tielle des prceptes que la pratique lui sembl]ait condamn]4 ,a9si1 l'organisation fondam5tale1 et ensuite l'application j\rnalire1 d'un sy/me univ]sel d'ducation positive1 non-seulem5t intellectuelle1 mais aussi et surt\t morale1 con/itu]a l'attribution c>actri/ique du p\voir spirituel mod]ne1 dont une telle laboration graduelle p\rra seule dvelopp] conv5ablem5t le gnie propre et l'asc5dant social4 ,c'e/ pr9cipalem5t p\r s]vir de base gnrale un tel sy/me que devra tre pralablem5t coordonne la philosophie positive proprem5t dite1 dont j'ai os1 le premi]1 concevoir et bau*] le vritable ensemble1 de/9 f\rnir dsormais l'ent5dem5t huma9 un po9t d'appui fondam5tal p> une suite homogne et hir>*ique de notions positives1 la fois logiques et sci5tifiques1 sur t\s les ordres ess5tiels de phnomnes1 depuis les mo9dres phnomnes ma?matiques1 s\rce initiale de la positivit rationnelle1 jusqu'aux plus m95s phnomnes moraux et sociaux1 t]me indisp5sable de sa ple9e maturit4 ,si1 d'une "p1 l'ducation mod]ne1 jusqu'ici vague et flottante comme la sociabilit correspondante1 ne saurait tre vraim5t con/itue sans un p>eil fondem5t philosophique1 il n'e/ pas mo9s c]ta91 en s5s inv]se1 que1 sans cette gr&e de/9ation1 cette coord9ation prlim9aire n'aurait po9t un c>actre assez nettem5t dt]m9 p\r cont5ir suffisamm5t les divagations disp]sives propres la sci5ce actuelle4 ,af9 que cette salutaire connexit cons]ve t\te l'n]gie conv5able1 en un temps o l'esprit d'ensemble e/ encore si r>e et o les conditions en sont si peu comprises1 il import]a mme de ne jamais oubli] que ce sy/me d'ducation positive e/ ncessairem5t de/9 l'usage direct et cont9u1 non d'aucune classe exclusive1 quelque va/e qu'on la suppose1 mais de l'entire univ]salit des populations1 dans t\te l't5due de la rpublique europenne4 ,c'e/ au ca?olicisme1 comme je l'ai expliqu1 que l'humanit a d1 au moy5 ge1 le premi] tablissem5t d'une ducation vraim5t univ]selle1 qui1 quelque imp>faite qu'en dt tre l'bau*e1 prs5tait dj1 malgr d'9vitables div]sits de degr1 un fond ess5tiellem5t homogne1 t\j\rs commun aux mo9dres et aux plus m95s *rti5s3 il s]ait donc trange1 t\s g>ds1 de concevoir une in/itution mo9s gnrale p\r une civilisation plus avance4 ,s\s ce rapport1 les dogmes rvolutionnaires relatifs l'galit d'in/ruction conti5n5t1 leur manire1 depuis la dcad5ce ncessaire de l'organisation ca?olique1 un c]ta9 press5tim5t confus du vritable av5ir social1 sauf les graves inconvni5s ord9airem5t inhr5s la nature vague et absolue des conceptions mtaphysiques1 qui1 en t\s g5res1 devai5t prcd] et prp>] les conceptions positives4 ,ri5 n'e/ plus propre1 sans d\te1 c>actris] pr(ondm5t l'an>*ie actuelle1 que la honteuse incurie avec laquelle les classes suprieures considr5t habituellem5t auj\rd'hui cette abs5ce totale d'ducation populaire1 dont la prolongation exagre m5ace p\rtant d'ex]c] sur leur sort pro*a9 une effroyable raction4 ,a9si1 la premire condition ess5tielle de l'ducation positive1 la fois intellectuelle et morale1 envisage comme la base ncessaire d'une vraie rorganisation sociale1 doit c]ta9em5t consi/] dans sa rig\reuse univ]salit4 ,malgr d'9vitables diffr5ces de degr1 aussi salutaires que spontanes1 correspondantes aux 9galits d'aptitude et de loisir1 c'e/ d'ailleurs une grave erreur philosophique1 auj\rd'hui trop frqu5te1 que de ratta*] ces di/9ctions naturelles des div]sits ncessaires1 soit dans le plan1 soit dans la m>*e1 de cette commune initiation4 ,l'inv>iable homognx de l'esprit huma91 non-seulem5t p>mi les div]s rangs sociaux1 mais mme *ez les diffr5tes natures p]sonnelles1 f]a t\j\rs compr5dre1 t\s ceux qui ne se born]ont pas une sup]ficielle apprciation1 que1 sauf les cas d'anomalie1 ces modifications ne saurai5t f9alem5t influ] que sur le dveloppem5t plus ou mo9s t5du d'un sy/me t\j\rs id5tique3 l'expri5ce ca?olique a depuis longtemps sanctionn cette indication rationnelle1 en ce qui conc]ne l'ducation gnrale1 puisque l'in/ruction religieuse tait1 au fond1 p>eillem5t conue et dirige p\r t\tes les classes quelconques1 quoique plus ou mo9s dtaille ou appr(ondie3 de nos j\rs mme1 l'in/ruction spciale1 seule rgul>ise1 p\rra montr] aux juges compt5s que la meilleure in/itution d'une tude quelconque ne peut (frir1 t\s ces titres1 que de simples v>its d'ext5sion d'un mode con/amm5t semblable4 ,au re/e1 ce n'e/ po9t ici le lieu de m'expliqu] conv5ablem5t sur la vritable nature fondam5tale de l'ducation positive1 la fois indu/rielle1 e/htique1 sci5tifique et philosophique1 o l'essor moral correspondra sans cesse au progrs intellectuel3 l'importance prpondrante et la difficult suprieure d'un tel sujet me dt]m9]ont y consacr] plus t>d un ,trait exclusif1 que j'annonc]ai plus di/9ctem5t la f9 de ce d]ni] volume4 ,il me suffit ici d'avoir expressm5t signal l'univ]salit c>actri/ique de ce sy/me primordial1 aut\r duquel se ramifi]ont ensuite spontanm5t les div]s app5dices p>ticuli]s relatifs la prp>ation directe aux diffr5tes conditions sociales4 ,c'e/ surt\t a9si que l'esprit sci5tifique actuel1 p]dant enf9 sa spcialit empirique1 s]a inv9ciblem5t p\ss une indisp5sable gnralit rationnelle1 prsidant une sa9e rp>tition f9ale de l'laboration spculative3 c> un tel b r5dra ple9em5t irrcusable le beso9 de cond5s] et de coordonn] les pr9cipales bran*es de la philosophie naturelle1 qui1 devant t\tes f\rnir un cont+5t ess5tiel la doctr9e commune1 ne saurai5t cons]v] une incohr5ce et une disp]sion videmm5t incompatibles avec cette gr&e de/9ation sociale1 comme je l'expliqu]ai davantage au soixantime *apitre4 ,qu& les savans auront suffisamm5t compris que la vie active exige habituellem5t l'emploi simultan des div]ses notions positives que *acun d'eux isole de t\tes les autres1 ils compr5dront sans d\te que leur asc5sion politique suppose ncessairem5t la gnralisation pralable de leurs conceptions ord9aires1 et1 p> consqu5t1 l'entire r=mation philosophique de leurs dispositions actuelles4 ,c> les populations mod]nes ne p\rront jamais reconnatre p\r *efs spirituels des hommes qui1 malgr une vritable supriorit env]s une faible p>tie de nos connaissances1 sont le plus s\v5t au-dess\s du vulgaire relativem5t t\t le re/e du doma9e rel de la raison huma9e2 sans p>l] d'ailleurs de l'infriorit morale qui doit frquemm5t accompagn] auj\rd'hui cette sorte d'automatisme spculatif3 cette ple9e gnralit con/itue tellem5t la premire condition de l'autorit spirituelle1 que sa seule influ5ce1 mme l'tat le plus imp>fait1 prs]ve auj\rd'hui d'une entire dsutude sociale l'esprit ?ologico-mtaphysique1 quoique dsormais pr(ondm5t antipa?ique la raison mod]ne4 ,t&is que1 p> une telle laboration1 l'esprit positif acqu]ra spontanm5t le d]ni] attribut ess5tiel qui lui manque encore1 cette gr&e de/9ation a*v]a aussi de le purifi] suffisamm5t1 en y faisant hautem5t prvaloir le gnie spculatif1 sans p\voir cep5dant oubli] jamais le b social4 ,n\s avons1 en effet1 prcdemm5t rem>qu1 mme env]s les sci5ces les plus avances1 que le c>actre sci5tifique actuel flotte presque t\j\rs entre l'essor ab/rait et l'application p>tielle1 de manire n'tre le plus s\v5t ni fran*em5t spculatif ni vritablem5t actif1 comme le confirme clairem5t la con/itution quivoque des corporations savantes1 o dom9e un vicieux mlange des attributions te*nologiques avec les travaux sci5tifiques1 et dont la plup>t des membres sont1 en ralit1 bi5 plutt de simples +nieurs que de vrais savans4 ,cette confusion radicale e/ auj\rd'hui videmm5t lie au dfaut de gnralit1 qui1 dissimulant la haute de/9ation philosophique de l'esprit positif1 ne p]met de motiv] son utilit f9ale que sur des s]vices secondaires1 aussi spciaux que les habitudes ?oriques correspondantes4 ,mais il e/ clair que cette t5dance1 conv5able seulem5t l'enfance de la sci5ce mod]ne1 con/itue ma9t5ant un n\vel ob/acle ess5tiel la sy/matisation de la philosophie positive1 qui1 dans l'ordre normal de l'humanit1 ne devra considr] d'autre application immdiate que la direction intellectuelle et morale des populations civilises2 application ncessaire1 n'(frant ri5 d'v5tuel ni d'isol1 et dont l'influ5ce cont9ue1 lo9 de p\voir altr] la puret ou la dignit du c>actre spculatif1 t5dra lui imprim] plus de gnralit et d'lvation1 aussi bi5 que plus d'unit et de consi/ance#bi4 ,a9si1 s\s t\s les aspects importans1 la gr&e laboration philosophique de/9e la fondation du sy/me f9al de l'ducation positive1 ex]c]a ncessairem5t1 sur les esprits qui l'accompliront1 une heureuse raction immdiate1 indisp5sable la d]nire prp>ation m5tale de la n\velle puissance spirituelle1 dont les lm5s actuels sont encore si imp>faits3 c'e/ surt\t p\r ce motif que je devais ici expressm5t signal] cette attribution c>actri/ique4 ,en mme temps1 l'homognx de vues et l'id5tit de b1 tablies p> une telle de/9ation sociale1 conduiront spontanm5t les div]s philosophes positifs =m] peu peu une vritable corporation europenne1 de manire prv5ir ou dissip] les imm95tes diss5sions actuellem5t inhr5tes l'an>*ie sci5tifique1 qui dcompose t\j\rs ce qu'on appelle improprem5t auj\rd'hui les corps savans en une multitude de cot]ies1 aussi prcaires qu'troites1 mutuellem5t ennemies1 et seulem5t disposes de honteuses coalitions passagres p\r protg] t\t prix les intrts de *aque membre contre t\te rivalit extrieure4 ,note #bi3 ,quelque ncessaire que soit cette sp>ation pralable des vrais savans1 s'levant enf9 l'tat philosophique1 d'avec les +nieurs proprem5t dits1 on peut assur] que les corporations savantes s'y oppos]ont de t\t leur p\voir1 craignant de p]dre a9si l'un de leurs pr9cipaux titres actuels la considration publique3 et cette opposition ne con/itue pas l'un des mo9dres motifs qui f]ai5t dsir]1 surt\t en ,france1 la pro*a9e suppression de ces compagnies arrires1 ma9t5ant dom9es tant d'g>ds p> un esprit contraire aux pr9cipaux beso9s de notre temps4 ,t\tefois les hautes ncessits philosophiques s]ont1 ce sujet1 heureusem5t secondes p> l'essor spontan de la classe des +nieurs1 mesure que le m\vem5t indu/riel devi5dra plus sy/matique3 c>1 lorsque cette classe aura suffisamm5t dvelopp son propre c>actre1 elle s'affran*ira bi5tt1 sans d\te1 d'une orgueilleuse tutelle sci5tifique1 mane d'hommes qui1 raison mme de leur direction quivoque1 doiv5t1 au fond1 (frir le plus s\v5t une faible capacit te*nologique1 dont les vritables +nieurs1 au temps de leur mancipation m5tale1 f]ont aism5t ressortir l'insuffisance sociale4 ,cette laboration fondam5tale de l'ducation positive s]a pr9cipalem5t c>actrise p> la sy/matisation f9ale de la morale huma9e1 qui1 ds lors affran*ie de t\te conception ?ologique1 repos]a directem5t1 d'une manire 9branlable1 sur l'ensemble de la philosophie positive1 comme je l'indiqu]ai davantage au soixantime *apitre4 ,dans l'conomie gnrale d'une telle ducation1 de sa9es habitudes soigneusem5t entret5ues1 s\s la direction des prjugs conv5ables1 s]ont de/9es1 ds l'enfance1 l'actif dveloppem5t de l'in/9ct social et du s5tim5t du devoir2 p\r tre df9itivem5t rationnaliss1 en temps opportun1 d'aprs la connaissance relle de notre nature et des pr9cipales lois1 /atiques ou dynamiques1 de notre sociabilit3 de manire tablir solidem5t d'abord les obligations univ]selles de l'homme civilis1 successivem5t envisag quant son exi/5ce p]sonnelle1 dome/ique ou sociale1 et ensuite leurs diffr5tes modifications rgulires suivant les div]ses situations ess5tielles propres la civilisation mod]ne4 ,va9em5t l'impuissance organique1 commune t\tes les coles mtaphysiques1 les fait-elle auj\rd'hui spontanm5t conc\rir1 malgr leurs innombrables div]g5ces1 sanctionn] indiffremm5t la prt5tion exclusive des doctr9es ?ologiques con/itu] la morale3 l'expri5ce dcisive des trois d]ni]s sicles a ple9em5t con/at1 surt\t depuis le db de la gr&e crise rvolutionnaire1 que ce mode indirect1 quoique indisp5sable l'tat prlim9aire de l'humanit1 n'e/ plus dsormais1 s\s aucun rapport1 conv5able sa maturit1 qui le r5d la fois impossible et inutile4 ,n\s avons hi/oriquem5t reconnu que l'application effective de ce procd primitif avait t\j\rs subi un dcroissem5t spontan1 correspondant celui de la philosophie d'o il manait1 mesure que l'intellig5ce et la sociabilit de notre espce1 simultanm5t dveloppes1 ont p]mis l'apprciation vulgaire des rgles morales d'aprs l'ensemble de leur influ5ce relle sur l'individu et sur la socit3 le ca?olicisme surt\t a livr la raison huma9e beauc\p d'utiles prescriptions1 p]sonnelles o collectives1 antrieurem5t s\mises la sanction religieuse1 et que les philosophes anci5s avai5t cru ne p\voir jamais s'y s\/raire4 ,or1 cette d\ble dsutude croissante e/ ma9t5ant p>v5ue son d]ni] t]me1 sans aucun espoir de ret\r1 comme l'a pr\v notre laboration dynamique4 ,la disp]sion indf9ie des croyances religieuses1 irrvocablem5t ab&onnes aux divagations individuelles1 emp*e dsormais de ri5 tablir de /able sur d'aussi va9s fondem5s#cj4 ,dans l'tat prs5t de la raison huma9e1 le degr d'unit ?ologique indisp5sable l'efficacit morale de ces doctr9es suppos]ait videmm5t un va/e sy/me d'hypocrisie1 dont la suffisante ralisation e/ heureusem5t impossible1 et qui d'ailleurs s]ait1 p> sa nature1 beauc\p plus nuisible la moralit univ]selle que cette fragile assi/ance ne p\rrait jamais lui dev5ir utile4 ,s\s un autre aspect1 les conditions politiques relatives l'indp5dance du sac]doce1 et sans lesquelles1 comme je l'ai tabli1 la philosophie religieuse1 mme s9crem5t cons]ve1 ne saurait en obt5ir une vritable efficacit morale1 sont dsormais encore plus compltem5t rep\sses que les conditions purem5t intellectuelles1 *ez les esprits mme o l'anci5ne foi s'e/ jusqu'ici le mo9s altre4 ,quelle inconsqu5ce philosophique p\rrait surt\t tre comp>e celle de nos di/es1 rvant auj\rd'hui l'exclusive conscration de la morale p> une religion sans rvlation1 sans culte1 et sans cl]g6 ,l'analyse appr(ondie du ca?olicisme n\s a dmontr les conditions1 tant m5tales que sociales1 indisp5sables au suffisant accomplissem5t de son (fice moral1 et la suite de l'apprciation hi/orique n\s a expliqu comm5t c9q sicles d'une active laboration rvolutionnaire1 plus ou mo9s commune t\tes les classes quelconques de la socit mod]ne1 ont graduellem5t dt]m9 l'irrvocable de/ruction des unes et des autres4 ,une vicieuse proccupation sy/matique peut seule auj\rd'hui faire p]si/] des esprits philosophiques reg>d] la morale comme devant t\j\rs repos] sur les conceptions ?ologiques1 puisqu'il e/ vid5t que la moralit huma9e a ess5tiellem5t rsi/ jusqu'ici la pr(onde impuissance pratique des croyances religieuses1 malgr l'abs5ce dsa/reuse de t\te autre organisation spirituelle3 cette indp5dance effective e/ mme p>v5ue au po9t que des obs]vateurs d'une faible porte1 mais d'une inconte/able loyaut1 en ont os conclure l'inutilit radicale de t\t enseignem5t moral rguli]4 ,plusieurs tmoignages dcisifs n\s ont d'ailleurs indiqu dj que l'adhr5ce trop prolonge des rgles morales la doctr9e ?ologique e/ ma9t5ant dev5ue directem5t contraire leur efficacit1 en faisant1 quoiqu' tort1 rejaillir sur elles l'9vitable discrdit1 m5tal et social1 qui s'atta*e irrvocablem5t une philosophie depuis longtemps rtrograde4 ,cette empirique solid>it con/itue mme dsormais un ob/acle gnral l'actif dveloppem5t de la moralit mod]ne1 en ce qu'une telle illusion emp*e de procd] conv5ablem5t aucune laboration rationnelle1 contre laquelle1 au re/e1 d'ignobles dclamateurs religieux1 ca?oliques1 prote/ans1 ou di/es1 s'ef=c5t de s\lev] d'avance des imputations calomnieuses1 comme p\r f]m] l'envi t\te issue relle l'an>*ie actuelle4 ,dans l'tat prs5t de l'lite de l'humanit1 l'esprit positif e/ c]ta9em5t le seul qui1 dignem5t sy/matis1 puisse la fois produire de vritables convictions morales1 aussi /ables qu'univ]selles1 et p]mettre l'essor d'une autorit spirituelle assez indp5dante p\r en rgul>is] l'application sociale4 ,en mme temps1 la philosophie positive1 comme je l'ai dj n1 faisant directem5t prvaloir la connaissance relle de l'ensemble de la nature huma9e1 peut seule prsid] au ple9 dveloppem5t ultrieur du s5tim5t social1 qui n'a jamais pu tre cultiv jusqu'ici que d'une manire =t indirecte1 et mme1 beauc\p d'g>ds1 contradictoire1 s\s les inspirations d'une philosophie ?ologique qui1 de t\te ncessit1 imprimait communm5t t\s les actes moraux le c>actre d'un gsme exorbitant quoique *imrique1 ensuite imit p> la dsa/reuse ?orie mtaphysique de l'intrt p]sonnel4 ,les s5tim5s huma9s n'tant pas suffisamm5t dveloppables sans un ex]cice direct et s\t5u1 la morale positive1 qui prescrira la pratique habituelle du bi5 en av]tissant avec fran*ise qu'il n'en peut rsult] s\v5t d'autre rcomp5se c]ta9e qu'une 9vitable satisfaction intrieure1 devra f9alem5t dev5ir beauc\p plus favorable l'essor actif des affections bi5veillantes1 que les doctr9es suivant lesquelles le dn\em5t mme tait t\j\rs ratta* de vrais calculs p]sonnels1 dont l'exclusive proccupation comprimait trop aism5t l'insuffisante prote/ation de nos in/9cts gnreux4 ,mais1 quelque irrcusables que soi5t dj ces div]ses proprits morales de la philosophie positive1 une aveugle r\t9e1 entret5ue p> d'n]giques intrts1 cont9u]a1 malgr l'vid5ce rationnelle1 mconnatre ess5tiellem5t la possibilit de sy/matis] la morale sans aucune int]v5tion religieuse1 jusqu' ce que la suffisante ralisation d'une telle trans=mation vi5ne dissip]1 ce sujet1 t\te va9e controv]se4 ,c'e/ p\rquoi aucune autre p>tie quelconque de la gr&e laboration philosophique ne saurait avoir une importance aussi dcisive p\r dt]m9] la rgnration f9ale de la socit mod]ne4 ,l'humanit ne saurait tre envisage comme vraim5t sortie de l'tat d'enfance1 tant que ses pr9cipales rgles de conduite1 au lieu d'tre uniquem5t puises dans une ju/e apprciation de sa nature et de sa condition1 cont9u]ont repos] ess5tiellem5t sur des fictions trangres4 ,note #cj3 ,*ez les di/es qui diss]t5t le plus auj\rd'hui sur l'exclusive conscration religieuse des rgles morales1 ces divagations mtaphysiques sont dj p>v5ues au po9t d'altr] pr(ondm5t le dogme mme de la vie future1 o1 p> un puril raff9em5t de s5sibilit relle ou affecte1 la plup>t d'entre eux ont supprim les pe9es t]nelles1 en cons]vant t\tefois les rcomp5ses2 conception assurm5t trs-propre consolid] la moralit de ceux qui rep\ss5t t\te base positive6 ,une telle mon/ruosit ne con/itue p\rtant que l'extrme dveloppem5t d'une disposition c>actri/ique de l'esprit prote/ant1 que n\s avons vu1 ds les premi]s progrs de la dsorganisation ?ologique1 t\j\rs t5dre spontanm5t dim9u] de plus en plus la salutaire svrit de l'anci5ne morale religieuse4 ,les pr9cipales ab]rations morales propres notre temps se ratta*5t c]ta9em5t une vague religiosit mtaphysique1 et ne peuv5t tre le plus s\v5t repro*es aux esprits ple9em5t affran*is de t\te philosophie ?ologique1 malgr les graves lacunes qui rsult5t encore *ez eux du dfaut habituel de doctr9e rgulire4 ,dans l'laboration sy/matique de l'ducation positive1 je dois enf9 signal] rapidem5t une d]nire proprit ess5tielle1 spcialem5t inconte/able1 p> laquelle ce gr& travail1 c>actrisant la de/9ation europenne de la n\velle autorit spirituelle1 satisf]a dj l'une des pr9cipales exig5ces de la situation actuelle4 ,notre analyse hi/orique a clairem5t expliqu1 con=mm5t l'obs]vation directe1 p\rquoi la crise sociale1 quoique ayant d comm5c] en ,france1 e/ dsormais radicalem5t commune t\s les peuples de l',europe occid5tale1 qui1 aprs avoir plus ou mo9s subi l'incorporation roma9e1 fur5t surt\t suffisamm5t s\mis l'initiation ca?olique et fodale1 en sorte que leur commun essor ultrieur a t\j\rs prs5t jusqu'ici une vritable solid>it1 la fois positive et ngative4 ,ri5 n'e/ assurm5t plus propre qu'une telle syn]gie faire conv5ablem5t ressortir la pr(onde insuffisance de la philosophie mtaphysique qui dirige encore les t5tatives politiques1 puisque1 malgr cette irrcusable p>it1 il ne s'agit p>t\t que d'essais purem5t nationaux1 o la communaut occid5tale e/ ess5tiellem5t oublie4 ,cette lacune c>actri/ique subsi/]a ncessairem5t tant que le pr9cipe fondam5tal de la sp>ation des deux puissances cont9u]a d'tre mconnu1 p> une abusive prolongation de l'esprit temporaire qui devait seulem5t conv5ir aux c9q sicles de la transition ngative3 c> la confusion sociale entre le g\v]nem5t moral et le g\v]nem5t politique suppose et prolonge l'isolem5t exceptionnel de ces diffr5s peuples1 dont la runion ne p\rrait a9si rsult] que de l'oppressive prpondrance de l'un d'entre eux4 ,malgr l'intime connexit de leur civilisation homogne1 les c9q gr&es nations numres au db de ce volume1 qui compos5t auj\rd'hui l'lite de l'humanit1 ne saurai5t tre1 sans une intolrable tyrannie1 dsormais heureusem5t impossible1 habituellem5t assujetties un mme empire temporel3 et cep5dant l'ext5sion croissante de leurs contacts j\rnali]s exig]ait dj l'int]v5tion normale d'une autorit vraim5t commune1 correspondante l'ensemble de leurs aff9its relles4 ,or1 tel e/1 ma9t5ant comme au moy5 ge1 l'm95t privilge de la puissance spirituelle1 qui1 liant spontanm5t ces div]ses populations p> une mme ducation fondam5tale1 e/ seule susceptible d'y obt5ir rgulirem5t un libre ass5tim5t unanime4 ,c'e/ a9si que l'laboration philosophique d'une telle ducation comm5c]a 9vitablem5t imprim] aussitt la gr&e solution sociale le c>actre europen indisp5sable son efficacit4 ,p\r bi5 compr5dre la vraie nature de cette condition ncessaire1 il importe beauc\p d'c>t] les t5dances vagues et absolues d'une va9e philan?ropie mtaphysique1 et de re/re9dre cette syn]gie aux populations qui en sont dj1 quoiqu' div]s degrs1 suffisamm5t susceptibles1 d'aprs l'ensemble de leurs antcd5s2 s\s la seule rs]ve de l'ext5sion ultrieure d'un tel organisme social1 au del mme de la race blan*e1 mesure que le re/e de notre espce aura conv5ablem5t satisfait aux obligations prlim9aires d'une p>eille assimilation4 ,t\t en consolidant les li5s univ]sels p>t\t inhr5s l'id5tit radicale de la nature huma9e1 la n\velle philosophie sociale1 dont l'esprit e/ m9emm5t relatif1 introduira bi5tt une di/9ction familire entre les nations positives et les peuples re/s encore ?ologiques ou mme mtaphysiques2 comme1 au moy5 ge1 le mme attribut qui runissait les div]ses populations ca?oliques les sp>ait aussi de celles demeures l'tat poly?ique ou fti*ique3 il n'y aura1 s\s ce rapport1 de diffr5ce ess5tielle entre les deux cas que la de/9ation plus t5due f9alem5t propre l'organisation mod]ne1 et la t5dance plus conciliante d'une doctr9e qui ratta*e t\tes les situations quelconques de l'humanit une mme volution fondam5tale4 ,la conception immdiate d'une trop gr&e ext5sion conduirait dnatur] pr(ondm5t la rorganisation sociale1 qui ne saurait avoir aucun c>actre suffisamm5t prononc s'il y fallait d'abord embrass] des civilisations trop 9gales ou trop discordantes et dp\rvues de solid>it antrieure4 ,dans l'exacte mesure rsulte de notre apprciation hi/orique1 se tr\v5t conv5ablem5t runis les avantages opposs d'une v>it assez t5due p\r excit] auj\rd'hui la gnralisation des p5ses politiques1 et d'une homognx assez complte p\r que leur nature puisse re/] nettem5t dt]m9e4 ,a9si1 l'obligation d't5dre la rgnration mod]ne l'ensemble de l'occid5t europen f\rnit videmm5t une confirmation dcisive de la ncessit1 dj tablie1 de concevoir la rorganisation temporelle1 propre *aque nation1 comme prcde et dirige p> une rorganisation spirituelle1 seule commune t\s les lm5s de la gr&e rpublique occid5tale4 ,en mme temps1 l'laboration philosophique de/9e fond] le sy/me f9al de l'ducation positive con/itue spontanm5t le meilleur moy5 de satisfaire conv5ablem5t cet imprieux beso9 de notre situation sociale1 en appelant les div]ses nationalits actuelles une uvre vraim5t id5tique1 s\s la direction d'une classe spculative p>t\t homogne1 habituellem5t anime1 non d'un /rile cosmopolitisme1 mais d'un actif patriotisme europen4 ,l'attribution fondam5tale dont n\s avons enf9 bau* suffisamm5t l'apprciation c>actri/ique1 compr5d assurm5t1 p> sa nature1 sans aucune conc5tration factice1 l'ensemble des fonctions propres au p\voir spirituel1 p\r t\s les esprits qui1 acc\tums bi5 gnralis]1 sauront l'envisag] dans son entire ext5sion4 ,mais1 s\s l'irrationnelle prpondrance des habitudes mtaphysiques1 ma p5se ne p\rrait tre1 ce sujet1 ple9em5t saisie1 si je n'aj\tais ici un rapide claircissem5t supplm5taire1 expressm5t relatif l'indisp5sable complm5t et aux suites 9vitables de ce gr& (fice social1 la fois national et europen4 ,en un temps o il n'exi/e1 proprem5t p>l]1 aucune vritable ducation1 si ce n'e/ spontane1 et o il n'y a de rgul>is qu'une in/ruction plus ou mo9s spciale1 conue et dirige d'une manire trs-peu philosophique1 mme dans les cas les mo9s dfavorables1 l'tude appr(ondie du pass peut seule faire s5tir t\te la porte politique d'une telle attribution conv5ablem5t ralise4 ,il e/ d'abord vid5t que cette opration initiale ne s]ait pas suffisamm5t accomplie1 si le p\voir correspondant n'organisait pas1 p\r l'ensemble de la vie active1 une sorte de prolongem5t univ]sel1 de/9 emp*]1 autant que possible1 que le m\vem5t spcial ne fasse oubli] ou mconnatre les pr9cipes gnraux1 dont la notion primitive a beso9 d'tre conv5ablem5t reproduite aux poques priodiquem5t consacres l'exi/5ce spculative4 ,ce beso9 devant tre d'autant plus imprieux qu'il conc]ne des conceptions plus compliques1 c'e/ surt\t env]s les doctr9es morales et sociales qu'il importe le plus d'y satisfaire1 s\s pe9e d'une dplorable insuffisance pratique de l'ducation primordiale4 ,de l rsulte1 p\r le p\voir spirituel1 non-seulem5t la ncessit d'ex]c] t\j\rs une haute surveillance sur le m\vem5t spontan de l'esprit huma91 af9 d'y rappel] les considrations d'ensemble1 mais pr9cipalem5t l'obligation d'in/itu]1 la judicieuse imitation du ca?olicisme1 un sy/me d'habitudes la fois publiques et prives1 propres ranim] n]giquem5t le s5tim5t s\t5u de la solid>it sociale4 ,comme ce s5tim5t ne saurait tre assez complet sans celui de la cont9uit hi/orique propre notre espce1 la philosophie positive devra dvelopp] l'un de ses plus prcieux attributs politiques1 en prsidant l'organisation d'un va/e sy/me de commmoration univ]selle1 dont le ca?olicisme ne put ralis] qu'une faible bau*e1 vu l'esprit trop troit et trop absolu de la philosophie correspondante1 impuissante concevoir suffisamm5t l'ensemble du pass social4 ,un tel sy/me1 de/9 glorifi]1 p> t\s les moy5s conv5ables1 les div]ses phases successives de l'volution huma9e1 et les pr9cipaux promoteurs des progrs respectifs1 uni=mm5t apprcis d'aprs la sa9e ?orie dynamique de l'humanit1 p\rra d'ailleurs tre assez heureusem5t comb9 p\r (frir spontanm5t une haute utilit intellectuelle1 en popul>isant la connaissance gnrale de cette m>*e fondam5tale4 ,quoique ces div]ses indications ne puiss5t tre ici plus dveloppes1 j'espre qu'elles attir]ont suffisamm5t l'att5tion du lecteur judicieux sur les fonctions complm5taires de la corporation spculative#ca4 ,relativem5t l'influ5ce sociale qui rsulte ncessairem5t de l'attribution initiale1 l'expri5ce actuelle n'en peut gure f\rnir la notion familire1 puisque l'in/ruction spciale1 de nos j\rs improprem5t qualifie d'ducation1 ne laisse aucune =te impression morale d'o puisse driv] l'autorit ultrieure des in/ituteurs primitifs1 dont le s\v5ir e/ bi5tt effac p> les impulsions actives4 ,mais une ducation relle1 suffisamm5t con=me sa de/9ation sociale1 devra naturellem5t dispos] les individus et les classes une confiance gnrale env]s la corporation qui l'aura dirige1 de manire lui confr] une haute int]v5tion consultative dans t\tes les oprations usuelles1 soit prives1 soit publiques1 af9 d'y mieux assur] la judicieuse application j\rnalire des pr9cipes tablis p5dant la dure de l'initiation1 et dont aucun autre organe ne p\rrait aussi bi5 concevoir la sa9e int]prtation4 ,p> cela mme1 cette m95te autorit1 t\j\rs place au vrai po9t de vue d'ensemble1 et anime d'une imp>tialit sans indiffr5ce1 ex]c]a spontanm5t un haut arbitrage1 plus ou mo9s susceptible de rgul>isation1 dans les div]s conflits 9vitables dt]m9s p> le m\vem5t social1 et qu'il s]ait ord9airem5t impossible de s\mettre une plus sage apprciation4 ,cet (fice accessoire pr5dra surt\t une gr&e importance env]s les relations int]nationales1 qui1 ne p\vant tre s\mises aucune autorit temporelle1 re/]ai5t ab&onnes un insuffisant antagonisme1 si1 d'une autre "p1 elles ne tombai5t a9si1 mieux qu'au moy5 ge1 s\s la compt5ce directe de la puissance spirituelle1 seule assez gnrale p\r tre p>t\t librem5t respecte3 d'o rsult]a un sy/me diplomatique entirem5t n\veau1 ou plutt la cessation graduelle de l'int]rgne1 trs-imp>fait1 mais indisp5sable1 in/itu p> la diplomatie af9 de facilit] la gr&e transition europenne1 suivant les explications hi/oriques du c9quante-c9quime *apitre4 ,sans d\te1 les gr&s conflits militaires1 dont ,bonap>te dut dirig] le d]ni] essor1 sont dsormais ess5tiellem5t t]m9s entre les diffr5s lm5s de la rpublique europenne2 mais l'esprit de div]g5ce1 plus difficile cont5ir mesure que les rapports se gnralis5t davantage1 saura bi5 y tr\v] de n\velles =mes1 qui1 sans tre aussi dsa/reuses1 exig]ont nanmo9s l'n]gique int]v5tion du p\voir modrateur4 ,cette mme activit indu/rielle1 dont l'univ]selle prpondrance e/ si propre consolid] de plus en plus l'tat pacifique de cette gr&e communaut1 y p\sse1 d'une autre "p1 les div]ses cupidits nationales des luttes indf9ies1 p> une commune disposition des monopoles antisociaux1 que les va9es prdications de la mtaphysique conomique ne saurai5t cont5ir suffisamm5t4 ,quoique l'uni=me tablissem5t de l'ducation positive doive dj ess5tiellem5t modr] cette vicieuse t5dance1 en attnuant l'importance exagre que l'an>*ie spirituelle confre ma9t5ant au po9t de vue pratique1 cette influ5ce spontane ne saurait suffire contre un tel dang]1 si cette commune organisation ne devait aussi faire naturellem5t surgir une puissance directem5t antipa?ique ces dplorables collisions4 ,mais il e/ clair que la mme autorit qui1 dans l'ducation proprem5t dite1 aura conv5ablem5t fond la morale des peuples comme celle des individus et des classes1 devi5dra ncessairem5t susceptible1 d'aprs cet asc5dant univ]sel1 d'y subordonn]1 autant que possible1 dans la vie active1 les div]g5ces p>ticulires1 tant nationales que p]sonnelles4 ,note #ca3 ,si une apprciation plus dtaille tait ici possible1 il faudrait conv5ablem5t signal]1 p>mi ces fonctions complm5taires1 une attribution =t t5due1 s\rce ncessaire d'une gr&e influ5ce ultrieure p\r le p\voir spirituel1 considr comme juge naturel du suffisant accomplissem5t des div]ses conditions d'ducation1 les unes gnrales1 les autres spciales1 propres aux diffr5tes c>rires sociales1 d'aprs un sage sy/me d'exam5s publics dont il n'exi/e encore qu'une bau*e p>tielle et imp>faite1 mais qui1 s\s le rgime positif1 devra recevoir un va/e dveloppem5t usuel4 ,aprs avoir a9si df9i la nature gnrale des attributions propres au n\veau p\voir spirituel1 et de l'influ5ce ncessaire qui en drive1 il devi5t ais de complt] cette sommaire apprciation1 en procdant l'exam5 rapide du c>actre social de l'autorit correspondante1 surt\t p> comp>aison1 ou plutt p> contra/e1 avec celui de l'autorit ca?olique au moy5 ge4 ,t&is que la puissance temporelle dp5d f9alem5t d'une c]ta9e prpondrance matrielle1 de =ce ou de ri*esse1 dont l'9vitable empire e/ s\v5t subi regret1 l'autorit spirituelle1 la fois plus d\ce et plus intime1 repose t\j\rs sur une confiance spontanm5t accorde la supriorit intellectuelle et morale2 elle suppose pralablem5t un libre ass5tim5t cont9u1 de conviction ou de p]suasion1 une commune doctr9e fondam5tale1 qui rgle simultanm5t l'ex]cice et les conditions d'un tel asc5dant1 que la cessation de cette foi ru9e aussitt4 ,mais la nature philosophique de cette doctr9e doit affect] pr(ondm5t ces c>actres lm5taires1 p>eillem5t applicables t\s les modes possibles du g\v]nem5t moral4 ,la foi ?ologique1 t\j\rs lie une rvlation quelconque1 laquelle le croyant ne saurait p>ticip]1 e/ assurm5t d'une t\t autre espce que la foi positive1 t\j\rs subordonne une vritable dmon/ration1 dont l'exam5 e/ p]mis *acun s\s des conditions dt]m9es1 quoique l'une et l'autre rsult5t galem5t de cette univ]selle aptitude la confiance1 sans laquelle aucune socit relle ne saurait jamais subsi/]4 ,j'ai dj suffisamm5t assign1 au *apitre prcd5t1 les c>actres propres la foi n\velle1 en apprciant sa pr9cipale manife/ation hi/orique4 ,or1 il en rsulte videmm5t que l'autorit positive e/1 de sa nature1 ess5tiellem5t relative1 comme l'esprit de la philosophie correspondante3 nul ne p\vant t\t savoir1 ni t\t jug]1 le crdit a9si obt5u p> le plus m95t p5seur (fre ncessairem5t1 quoique plus t5du1 une p>faite analogie avec celui que lui-mme accorde1 son t\r1 sur c]ta9s sujets1 la plus humble intellig5ce4 ,la t]rible dom9ation absolue que l'homme a pu ex]c] sur l'homme1 p5dant l'enfance de l'humanit1 au nom d'une puissance illimite1 applique des intrts dont la prpondrance t5dait int]dire t\te dlibration1 e/ heureusem5t jamais te9te1 avec l'tat m5tal d'o elle manait3 et1 de cette mancipation dcisive1 p\rra seulem5t dc\l] le libre essor univ]sel de notre dignit et de notre n]gie4 ,mais1 quoique la foi positive ne puisse tre aussi int5se1 beauc\p prs1 que la foi ?ologique1 l'expri5ce des trois d]ni]s sicles a dj montr que1 p> elle-mme1 sans aucune organisation rgulire1 elle peut dsormais dt]m9] spontanm5t une suffisante conv]g5ce sur des sujets conv5ablem5t labors4 ,l'univ]selle admission des pr9cipales notions sci5tifiques1 malgr leur frqu5te oppositions aux croyances religieuses1 n\s p]met d'entrevoir de quelle irrsi/ible prpondrance s]a susceptible1 dans la virilit de la raison huma9e1 la =ce logique des dmon/rations vritables1 surt\t qu& son ext5sion usuelle aux considrations morales et sociales lui aura procur t\te l'n]gie qu'elle comporte1 et dont son dfaut actuel de gnralit doit pr(ondm5t neutralis] l'essor4 ,une telle aptitude fondam5tale e/ lo91 sans d\te1 de disp5s] d'une vritable rgul>isation de la foi positive dans le sy/me de l'ducation univ]selle3 cette discipl9e e/ surt\t indisp5sable env]s les notions les plus complexes1 o l'ass5tim5t unanime e/ p\rtant beauc\p plus ess5tiel1 p\r ragir suffisamm5t contre les illusions et l'entranem5t des passions4 ,t\tefois il e/ clair que si la foi n\velle ne comporte po9t la mme plnitude d'asc5dant que l'anci5ne1 la nature de la philosophie et de la sociabilit correspondantes ne l'exig5t pas non plus3 puisqu'il s'agit d'un tat m5tal qui1 disposant spontanm5t la conv]g5ce1 p]met d'organis] une vritable unit spirituelle1 sans suppos] la rig\reuse compression p]man5te que l'tat ?ologique avait d laborieusem5t tablir p\r prv5ir1 autant que possible1 les pr(ondes discordances propres une philosophie aussi vague et arbitraire qu'absolue1 outre que les intrts rels sont bi5 plus discipl9ables que les intrts *imriques4 ,il exi/e donc1 cet g>d1 une suffisante h>monie gnrale entre le beso9 et la possibilit d'une discipl9e rgulire *ez les intellig5ces mod]nes2 du mo9s qu& le rgime ?ologico-mtaphysique1 dev5u m9emm5t p]turbateur1 y aura totalem5t cess4 ,ces considrations t5d5t dissip] spontanm5t les f*euses inquitudes ?ocratiques que s\lve auj\rd'hui t\te p5se quelconque de rorganisation spirituelle2 puisque la nature philosophique du n\veau g\v]nem5t moral ne lui p]met nullem5t de comport] des usurpations quival5tes celles de l'autorit ?ologique4 ,nanmo9s1 il ne faut pas croire1 p> une exagration inv]se1 que ce rgime positif ne soit pas1 sa manire1 susceptible de graves abus1 inhr5s l'infirmit de notre nature m5tale et affective2 leur suffisante rpression exig]a mme c]ta9em5t une con/ante surveillance sociale1 qui1 la vrit1 ne saurait manqu]4 ,la sci5ce relle ne se montre que trop auj\rd'hui compatible avec le *>latanisme1 surt\t *ez les gomtres1 dont le langage my/rieux peut si aism5t dissimul]1 auprs du vulgaire1 une pr(onde mdiocrit intellectuelle2 et les savans sont d'ailleurs t\t aussi disposs l'oppression que les prtres ont jamais pu l'tre1 quoiqu'ils n'en puiss5t heureusem5t obt5ir jamais les mmes moy5s4 ,a9si1 l'esprit univ]sel de critique sociale1 spontanm5t introduit p> le rgime mono?ique du moy5 ge1 comme une suite ncessaire de la sp>ation des deux puissances1 suivant les explications du c9quante-quatrime *apitre1 doit surt\t remplir un (fice cont9u dans le sy/me f9al de la sociabilit mod]ne4 ,la dsa/reuse prpondrance que cet esprit ex]ce auj\rd'hui n'emp*e pas qu'il ne devi5ne susceptible d'une heureuse efficacit ultrieure1 qu& il s]a1 au contraire1 conv5ablem5t subordonn l'esprit organique1 et rgulirem5t appliqu cont5ir1 autant que possible1 les abus propres au n\veau rgime4 ,sans d\te1 l'univ]selle propagation des connaissances relles con/itu]a spontanm5t la plus solide g>antie contre le *>latanisme sci5tifique3 c>1 lorsque1 p> exemple1 le langage algbrique s]a1 au degr lm5taire1 dev5u vraim5t vulgaire1 le mrite de le p>l] ne disp5s]a plus de t\te autre qualit plus ess5tielle4 ,mais ce correctif ncessaire ne saurait p\rtant suffire1 si la nature du rgime positif ne devait en mme temps dvelopp] aussi une cont9uelle surveillance critique1 qui1 lo9 de t5dre1 comme auj\rd'hui1 la subv]sion du sy/me1 conc\rra rgulirem5t1 au contraire1 en consolid] l'h>monie1 p>ce qu'elle rsult]a directem5t de sa con/itution fondam5tale1 d'aprs laquelle l'autorit spirituelle s]a t\j\rs lgitimem5t s\mise1 soit dans son orig9e1 soit dans sa de/9ation1 des conditions de capacit et de moralit1 rig\reusem5t dt]m9es1 dont le pr9cipe1 univ]sellem5t proclam1 p\rra t\j\rs tre invoqu l'appui de t\t repro*e conv5ablem5t motiv4 ,ces conditions initiales doiv5t tre surt\t intellectuelles1 t&is que les conditions f9ales s]ont pr9cipalem5t morales4 ,les premires se rapport5t l'ensemble des difficiles prp>ations1 la fois logiques et sci5tifiques1 qui doiv5t g>antir l'aptitude rationnelle des membres de la corporation spculative1 laquelle si peu de nos acadmici5s s]ai5t vraim5t dignes d'tre agrgs4 ,le mme pr9cipe de discipl9e intellectuelle que cette corporation aura communm5t employ1 p\r int]dire la discussion aux esprits incompt5s1 p\rra videmm5t tre t\rn contre ses propres fonctionnaires1 lorsqu'ils n'auront pas conv5ablem5t satisfait aux obligations correspondantes1 bi5 plus t5dues et plus imprieuses leur g>d qu'env]s les simples fidles4 ,quant aux autres conditions1 mo9s s5ties mais aussi ncessaires1 elles conc]n5t directem5t l'ex]cice cont9u de l'autorit spirituelle1 qui1 dans t\s ses actes1 doit tre videmm5t s\mise l'ensemble des svres prescriptions morales qu'elle-mme aura rgulirem5t imposes *acun au nom de t\s4 ,depuis que le ca?olicisme a noblem5t proclam l'entire suprmatie sociale de la morale1 non-seulem5t sur la =ce1 mais mme sur l'intellig5ce1 p> suite de la sp>ation fondam5tale des deux p\voirs1 le plus *tif croyant a d acqurir1 d'aprs cette rgle univ]selle1 un droit lgitime de remontrance conv5able env]s t\te autorit quelconque qui en aurait enfre9t les communes obligations1 sans except] mme l'autorit spirituelle1 plus spcialem5t oblige1 au contraire1 les respect]4 ,si une telle facult a ple9em5t exi/ s\s le rgime mono?ique1 malgr la t5dance =tem5t ?ocratique inhr5te au pr9cipe religieux1 elle doit tre1 plus =te raison1 mieux compatible encore avec la nature du rgime positif1 o t\t devi5t ncessairem5t discutable s\s les conditions conv5ables2 outre que les prescriptions1 gnrales ou spciales1 de la morale positive s]ont beauc\p plus prcises et mo9s irrcusables que ne p\vai5t l'tre celles de la morale religieuse4 ,t\s ceux qui aspir]ont alors au g\v]nem5t spirituel de l'humanit sauront ou appr5dront bi5tt qu'une pr(onde moralit n'e/ pas mo9s indisp5sable qu'une haute capacit p\r cette gr&e de/9ation3 le discrdit univ]sel qui atte9dra rapidem5t ceux qui ddaign]ont ou mconnatront cette alliance ncessaire1 montr]a que la socit mod]ne1 dont la foi ne saurait tre aveugle1 ne supporte pas longtemps l'oppressive prt5tion de nos habiles dom9] le monde sans lui r5dre rellem5t aucun s]vice cont9u4 ,l'ensemble des considrations qui ont suivi le rsum f9al de notre laboration hi/orique con/itue ma9t5ant ici une suffisante dt]m9ation gnrale du b1 de la nature et du c>actre propres la gr&e rorganisation spirituelle qui doit ncessairem5t comm5c] et dirig] la rgnration totale v]s laquelle n\s avons vu1 *ez l'lite de l'humanit1 directem5t conv]g] de plus en plus1 ds le moy5 ge1 le c\rs p]man5t de t\s les div]s m\vem5s sociaux4 ,quant la rorganisation temporelle conscutive1 dont l'tude du pass n\s a dj nettem5t indiqu l'esprit ess5tiel1 il e/ clair1 d'aprs nos explications antrieures1 que son apprciation directe et spciale1 auj\rd'hui trop prmature p\r comport] la prcision et la rigueur conv5ables1 ne p\rrait actuellem5t (frir qu'une dang]euse concession de vicieuses habitudes politiques1 qu'il s'agit1 avant t\t1 de r=m]2 c> n\s avons hautem5t reconnu que la fondation du n\veau sy/me social avort]ait1 de t\te ncessit1 tant qu'elle ne s]ait pas d'abord entreprise seulem5t dans l'ordre spirituel ou europen1 et que le po9t de vue temporel ou national cons]v]ait encore sa prpondrance empirique4 ,mais1 sans mconnatre jamais cette gr&e prescription logique1 je crois ma9t5ant devoir arrt] directem5t l'att5tion du lecteur sur le vrai pr9cipe gnral de la coord9ation lm5taire propre l'conomie f9ale des socits mod]nes2 puisque la notion fondam5tale d'un tel classem5t devi5dra naturellem5t indisp5sable au n\veau p\voir spirituel p\r se =m] une ide suffisamm5t nette du milieu social correspondant1 af9 d'y adapt] conv5ablem5t l'ensemble de l'ducation positive1 dont le b politique re/]ait autrem5t trop peu dt]m94 ,or1 d'un autre ct1 ce pr9cipe hir>*ique1 pos ds le db de ce ,trait1 a reu depuis une confirmation ple9em5t dcisive p> l'ext5sion graduelle qu'il a spontanm5t acquise dans le c\rs enti] des c9q volumes prcd5s2 en sorte que n\s n'avons plus ici qu' bau*] sommairem5t son apprciation directe1 p\r faire suffisamm5t concevoir sa de/9ation univ]selle1 comme je l'ai annonc aux c9quantime et c9quante-unime *apitres2 en r5voyant d'ailleurs au ,trait spcial de philosophie politique1 dj promis tant d'autres titres1 des explications dveloppes qui s]ai5t actuellem5t dplaces4 ,avant de procd] immdiatem5t cette importante indication1 il faut d'abord c>t] entirem5t la di/9ction vulgaire entre les deux sortes de fonctions respectivem5t qualifies de publiques et prives4 ,cette division empirique1 propre nos murs transitoires1 con/itu]ait1 en effet1 un ob/acle insurmontable t\te sa9e conception du classem5t social1 p> l'impossibilit de ram5] cette va9e dm>cation aucune vue rationnelle4 ,dans t\te socit vraim5t con/itue1 *aque membre peut et doit tre envisag comme un vritable fonctionnaire public1 en tant que son activit p>ticulire conc\rt l'conomie gnrale suivant une de/9ation rgulire1 dont l'utilit e/ univ]sellem5t s5tie3 sauf l'exi/5ce oisive ou purem5t ngative1 t\j\rs de plus en plus exceptionnelle1 et que la sociabilit mod]ne f]a bi5tt disp>atre ess5tiellem5t4 ,il n'en saurait tre autrem5t qu'aux poques de gr&e transition1 lorsqu'une civilisation se dveloppe s\s une autre antrieure et htrogne3 c> alors les n\veaux lm5s sociaux1 quoique m9emm5t actifs1 ne p\vant tre rationnellem5t annexs l'ordre normal env]s lequel ils sont trang]s1 et s\v5t ho/iles1 doiv5t1 en effet1 se prs5t] comme uniquem5t relatifs des impulsions individuelles1 dont la conv]g5ce f9ale n'e/ pas encore assez apprciable4 ,n\s avons hi/oriquem5t reconnu1 au c9quante-troisime *apitre1 que la di/9ction dont il s'agit fut totalem5t incompatible avec le rgime ?ocratique1 a9si qu'on le voit encore *ez les peuples o ce rgime initial a suffisamm5t p]si/1 surt\t dans l',inde1 pr9cipal type cet g>d1 et o le plus humble artisan (fre1 un degr trs-prononc1 un vritable c>actre public4 ,la mme rem>que1 quoique mo9s saillante1 re/e applicable aussi l'ordre grec1 et pr9cipalem5t l'ordre roma91 beauc\p mieux c>actris2 mais il faut1 en ce n\veau cas1 n'avoir g>d qu' la population libre1 dont t\s les membres avai5t habituellem5t une vid5te de/9ation militaire1 les uns comme capita9es1 les autres comme soldats1 suivant une di/9ction t\j\rs ess5tiellem5t hrditaire1 mane du sy/me prcd5t4 ,avec une p>eille re/riction1 cette obs]vation s't5d encore au rgime du moy5 ge1 du mo9s tant que son gnie propre a pu demeur] suffisamm5t prononc3 t\s les hommes libres y prs5tai5t t\j\rs un c]ta9 c>actre politique1 irrcusable jusque *ez le mo9dre *evali]1 sauf les 9galits de degr et les int]mitt5ces d'activit4 ,c'e/ seulem5t la f9 de cette poque int]mdiaire1 qu& la gr&e transition a directem5t comm5c1 surt\t d'aprs l'essor indu/riel succdant p>t\t l'abolition de la s]vitude1 que l'on voit spontanm5t surgir une di/9ction usuelle entre les pr(essions publiques et les pr(essions prives1 suivant qu'elles se rapportai5t ou aux fonctions normales de l'ordre antrieur1 subsi/ant quoique dcl9ant1 ou aux oprations ess5tiellem5t p>tielles et empiriques des n\veaux lm5s sociaux1 dont nul ne p\vait alors ap]cevoir la t5dance ncessaire v]s une autre conomie gnrale4 ,une telle di/9ction dut ensuite se dvelopp] de plus en plus1 mesure que s'accomplissait le d\ble m\vem5t prp>atoire1 la fois ngatif et positif1 que n\s avons reconnu propre l'volution mod]ne2 en sorte que l'hi/oire totale de cette notion temporaire reprs5te spontanm5t1 sa manire1 notre apprciation de l'ensemble du pass2 concid5ce qui1 sans d\te1 n'a ri5 de =tuit1 et qui doit p>eillem5t se reproduire t\t autre g>d1 si notre ?orie hi/orique e/ la fidle expression gnrale de la ralit sociale4 ,t\tefois la plus complte int5sit d'une semblable dm>cation doit se rapport] vritablem5t la seconde des trois phases successives que n\s a prs5tes cet ge transitoire1 p5dant que le rgime anci5 cons]vait1 en app>5ce1 t\te sa prpondrance politique2 c>1 s\s la phase suivante1 o l'essor indu/riel a pris assez d'importance p\r que les g\v]nem5s europens comm5c5t y subordonn] directem5t leurs comb9aisons pratiques1 la t5dance spontane de l'volution mod]ne v]s une n\velle coord9ation sociale devi5t dj graduellem5t apprciable1 au po9t d'imprim] aux gr&es exi/5ces indu/rielles un c>actre public de plus en plus prononc4 ,enf91 depuis le db de la crise f9ale1 ce *angem5t e/ dev5u tellem5t tran* qu'il indique une 9vitable inv]sion de la disposition antrieure dans le n\vel tat de socit1 c>actris non-seulem5t quant l'ordre spirituel1 ce qui e/ vid5t1 mais aussi quant l'ordre temporel1 p> l'ext9ction presque totale du g5re d'activit qui con/ituait d'abord les pr(essions publiques1 et p> la prpondrance normale des fonctions jadis prives2 le g\v]nem5t proprem5t dit1 s\s l'un et l'autre aspect1 n'tant ds lors1 comme autrefois en s5s contraire1 qu'une application plus complte et plus gnrale de la de/9ation habituelle4 ,nanmo9s la di/9ction temporaire que n\s apprcions p]si/]a ncessairem5t1 un c]ta9 degr1 jusqu' ce que la conception fondam5tale du n\veau sy/me social soit dev5ue assez nette et assez familire p\r dvelopp] un s5tim5t lm5taire d'utilit publique1 d'abord p>mi les *efs des div]s travaux huma9s1 et mme ensuite *ez les mo9dres cooprateurs4 ,la dignit qui anime encore le plus obscur soldat dans l'ex]cice de ses plus mode/es fonctions n'e/ po9t1 sans d\te1 p>ticulire l'ordre militaire2 elle convi5t galem5t t\t ce qui e/ sy/matis2 elle ennoblira un j\r les plus simples pr(essions actuelles1 qu& l'ducation positive1 faisant p>t\t prvaloir une ju/e notion gnrale de la sociabilit mod]ne1 aura pu r5dre suffisamm5t apprciable t\s la p>ticipation cont9ue de *aque activit p>tielle l'conomie commune4 ,a9si1 la cessation vulgaire de la division encore exi/ante entre les pr(essions prives et les pr(essions publiques dp5d ncessairem5t de la rgnration univ]selle des ides et des murs mod]nes4 ,mais1 en v]tu mme de cette intime connexit1 les vrais philosophes1 dont les conceptions doiv5t t\j\rs devanc]1 un c]ta9 degr1 la raison commune1 ne saurai5t auj\rd'hui se reprs5t] conv5ablem5t l'ensemble du n\veau sy/me social1 s'ils ne s'affran*iss5t pralablem5t d'une telle di/9ction1 propre seulem5t l'ge transitoire4 ,ils devront donc concevoir dsormais comme publiques t\tes les fonctions qualifies actuellem5t de prives1 aprs avoir d'abord judicieusem5t c>t de l'conomie f9ale1 suivant les indications de la sa9e ?orie hi/orique1 les div]ses fonctions de/9es disp>atre ess5tiellem5t4 ,en consqu5ce1 n\s suppos]ons ici lim9 t\t ce qui se rapporte aux div]s dbris quelconques de l'tat prlim9aire1 non-seulem5t ?ologique1 mais mme mtaphysique2 quoique ces d]ni]s soi5t auj\rd'hui beauc\p plus bruyans1 ils ne sont pas1 au fond1 plus vivaces4 ,d'aprs une telle prp>ation1 l'conomie mod]ne ne prs5tant plus que des lm5s homognes1 dont la conv]g5ce e/ nettem5t apprciable1 il devi5t possible de concevoir l'ensemble de la hir>*ie sociale1 qui re/]a in9telligible tant qu'on s'ef=c]a d'y comb9] irrationnellem5t les classes vraim5t asc5dantes avec les classes 9vitablem5t desc5dantes4 ,le lecteur doit ma9t5ant compr5dre l'importance philosophique de l'explication pralable que n\s v5ons d'a*ev]4 ,quoique cette lvation f9ale des pr(essions prives la dignit de fonctions publiques ne doive1 sans d\te1 ri5 *ang] d'ess5tiel au mode actuel de leur ex]cice spcial1 elle trans=m]a pr(ondm5t leur esprit gnral1 et devra mme affect] beauc\p leurs conditions usuelles4 ,t&is que1 d'une "p1 une telle apprciation normale dvelopp]a1 *ez t\s les rangs quelconques de la socit positive1 un noble s5tim5t p]sonnel de valeur sociale1 elle y f]a1 d'une autre "p1 s5tir la ncessit p]man5te d'une c]ta9e discipl9e sy/matique1 naturellem5t incompatible avec le c>actre purem5t individuel1 et t5dant g>antir les obligations1 soit prlim9aires1 soit cont9ues1 propres *aque c>rire4 ,en un mot1 ce simple *angem5t con/itu]a spontanm5t un symptme univ]sel de la rgnration mod]ne4 ,le pr9cipe ess5tiel de la n\velle coord9ation sociale1 dont je dois ma9t5ant indiqu] l'apprciation directe1 a t d'abord de/91 au comm5cem5t de ce ,trait 7voyez la deuxime leon71 tablir la vraie hir>*ie des sci5ces fondam5tales1 d'aprs le degr de gnralit et d'ab/raction de leur sujet propre1 suivant la nature des phnomnes correspondans3 telle fut aussi1 dans mon volution p]sonnelle1 la premire s\rce de cette conception philosophique4 ,n\s avons ensuite reconnu1 sans aucune va9e prv5tion sy/matique1 que la mme loi logique f\rnissait spontanm5t la meilleure di/ribution intrieure de *aque p>tie successive de la philosophie inorganique4 ,en s't5dant la philosophie biologique1 elle y a pris un c>actre plus actif1 plus rappro* de sa de/9ation sociale3 passant de l'ordre des ides et des phnomnes l'ordre rel des tres eux-mmes1 ce pr9cipe taxonomique1 conv5ablem5t appliqu1 e/ aussi dev5u apte reprs5t] exactem5t la vritable coord9ation naturelle ma9t5ant tablie p> les zoologi/es rationnels p\r l'ensemble de la srie animale4 ,p> une d]nire ext5sion1 n\s y avons directem5t ratta*1 au c9quantime *apitre1 la base ess5tielle de t\te la /atique sociale3 et1 enf91 l'laboration dynamique de la leon prcd5te vi5t d'y puis] la dt]m9ation de l'ordre gnral des div]ses volutions lm5taires propres la sociabilit mod]ne4 ,une suite aussi dcisive d'applications capitales1 rige dsormais1 j'ose le dire1 un tel pr9cipe philosophique en loi fondam5tale de t\te hir>*ie quelconque3 l'univ]salit ncessaire des lois logiques explique d'ailleurs naturellem5t cet ensemble de concid5ces successives1 qui ne devai5t1 sans d\te1 ri5 (frir de =tuit4 ,a9si1 dans *aque socit rgulire1 quelles qu'en puiss5t tre la nature et la de/9ation1 les div]ses activits p>tielles se subordonn5t t\j\rs entre elles suivant le degr de gnralit et d'ab/raction propre leur c>actre habituel4 ,cette rgle ncessaire ne s]a jamais dm5tie p> l'exacte apprciation des div]s cas rels2 p\rvu que1 suivant son esprit1 on ne l'applique qu' un vritable sy/me1 d'ailleurs quelconque1 =m d'lm5s homognes1 conv]geant t\s v]s une de/9ation commune1 au lieu de l'incohr5te coexi/5ce d'activits discordantes4 ,la socit antique1 soit ?ocratique1 soit militaire1 la seule1 comme n\s l'avons vu1 qui ait pu jusqu'ici tre ple9em5t sy/matise1 a t\j\rs (f]t une coord9ation videmm5t con=me ce pr9cipe univ]sel1 dont la notion sociale ne saurait tre auj\rd'hui mieux claircie que d'aprs ce type c>actri/ique1 considr mme dans les faibles ve/iges que notre civilisation en cons]ve encore2 surt\t dans l'organisme militaire1 re/1 s\s ce rapport1 plus nettem5t apprciable qu'aucun autre1 et o la hir>*ie ncessaire qui subordonne con/amm5t les ag5s mo9s gnraux de plus gnraux devi5t tellem5t prononce qu'elle demeure mme pr(ondm5t indique p> les qualifications usuelles4 ,il s]ait donc ici sup]flu de pr\v] expressm5t que la socit n\velle1 une fois p>v5ue l'tat d'homognx et de consi/ance conv5able sa nature1 ne saurait comport] d'autre classification normale1 applique seulem5t des lm5s d'un autre ordre2 a9si que l'annonc5t directem5t les div]s classem5s p>tiels qui s'y sont dj spontanm5t raliss1 p5dant le c\rs de la gr&e transition mod]ne4 ,en consqu5ce1 la vritable difficult philosophique se rduit ess5tiellem5t1 ce sujet1 bi5 apprci] les diffr5s degrs de gnralit ou1 ce qui revi5t au mme1 d'ab/raction1 inhr5s aux diffr5tes fonctions de l'organisme positif4 ,or1 p> une anticipation indisp5sable1 cette opration a t presque entirem5t accomplie1 quoiqu' une autre f91 ds le db de ce volume2 et les volumes prcd5s avai5t spontanm5t am5 les pr9cipales indications propres complt] une telle explication1 du mo9s en la bornant au degr de dveloppem5t que n\s ne devons po9t dpass] ici3 en sorte qu'il ne n\s re/e plus1 s\s ce rapport1 qu' comb9] directem5t ces diffr5tes notions1 p\r en faire suffisamm5t ressortir la conception rationnelle de l'conomie f9ale4 ,considre du po9t de vue le plus philosophique1 la progression sociale s'e/ d'abord prs5te n\s1 dans son ensemble1 au c9quante-unime *apitre1 comme une sorte de prolongem5t ncessaire de la srie animale1 o les tres sont d'autant plus levs qu'ils se rappro*5t davantage du type huma91 t&is que1 d'une autre "p1 l'volution huma9e e/ surt\t c>actrise p> sa t5dance con/ante faire de plus en plus prvaloir les div]s attributs ess5tiels qui di/+u5t l'humanit proprem5t dite de la simple animalit4 ,quoique l'ordre dynamique1 dont les degrs sont beauc\p plus tran*s1 dt tre m9emm5t propre fond] une telle conception1 elle doit videmm5t conv5ir aussi l'ordre /atique1 d'aprs l'intime connexit1 directem5t tablie au qu>ante-huitime *apitre1 entre les lois d'h>monie et les lois de succession1 p\r l'tude rationnelle des phnomnes sociaux4 ,a9si la hir>*ie sociale doit p>eillem5t (frir1 en pr9cipe1 une ext5sion spontane de l'*elle animale3 en sorte que les c>actres qui y sp>5t les div]ses classes doiv5t tre1 avec une mo9dre int5sit1 ess5tiellem5t analogues ceux qui di/+u5t les diffr5s degrs d'animalit4 ,telle e/ la premire base 9branlable que la philosophie positive f\rnira naturellem5t la subord9ation sociale1 ds lors sci5tifiquem5t ratta*e au mme titre fondam5tal d'o l'homme conclut ju/em5t sa propre supriorit sur t\s les autres animaux4 ,la dignit animale e/ ess5tiellem5t mesure p> l'asc5dant du sy/me n]veux1 pr9cipal sige de l'animalit1 et la dignit sociale p> la prpondrance plus ou mo9s prononce des plus m95tes facults propres ce sy/me2 quoique la vie purem5t organique1 fond primitif de t\te exi/5ce1 doive d'ailleurs1 en l'un et l'autre cas1 t\j\rs re/] plus ou mo9s dom9ante1 comme je l'ai expliqu en son lieu4 ,d'aprs la t5dance spontane l'univ]selle application du type huma91 qui c>actrise ncessairem5t1 suivant notre ?orie1 la philosophie initiale1 les ides de hir>*ie ont d tre d'abord tires con/amm5t de l'ordre intrieur des socits huma9es p\r tre ensuite transportes div]s autres sujets4 ,la philosophie f9ale1 qui d'abord1 au contraire1 procde surt\t du monde l'homme1 puis]a dsormais1 en s5s inv]se1 les notions de subord9ation dans l'apprciation directe de l'ordre extrieur1 plus simple1 mieux tran* et plus fixe1 af9 que leur ext5sion sociale puisse logiquem5t cont5ir l'influ5ce dissolvante de l'esprit sophi/ique1 dont l'essor accompagne malheureusem5t le progrs naturel de notre intellig5ce4 ,c'e/ a9si que la sci5ce et la ?ologie1 considrant l'homme1 l'une comme le premi] des animaux1 l'autre comme le d]ni] des anges1 conduis5t1 s\s ce rapport1 suivant des voies opposes1 des rsultats ess5tiellem5t quival5s1 quoique d'une /abilit =t 9gale1 d'aprs la commune prpondrance ncessaire1 rationnelle ou in/9ctive1 relle ou *imrique1 d'un mme type fondam5tal4 ,on ne saurait donc conte/] l'm95te aptitude de la philosophie positive consolid] spontanm5t les sa9es ides de subord9ation sociale en les liant pr(ondm5t1 p> des nuances mo9s tran*es et plus dlicates1 mais non mo9s relles1 au mme pr9cipe univ]sel qui1 dans l'*elle gnrale des tres vivans1 place d'abord la vie animale proprem5t dite au-dessus de la simple vie organique1 et ensuite con/itue la srie successive des div]s degrs ess5tiels de l'animalit4 ,une premire application de cette ?orie hir>*ique l'ensemble de la n\velle conomie sociale1 conduit y concevoir la classe spculative au-dessus de la masse active1 comme je l'ai prcdemm5t tabli3 puisque la premire (fre c]ta9em5t un essor plus complet des facults de gnralisation et d'ab/raction qui di/+u5t le plus la nature huma9e2 mo9s qu'une insuffisante moralit n'y vi5ne p>alys] la spiritualit1 ce qui1 en temps normal1 ne peut con/itu] que des anomalies purem5t individuelles1 dont la rpression possible devi5dra l'objet cont9u d'une sage discipl9e4 ,qu& la sp>ation fondam5tale des deux puissances lm5taires fut d'abord introduite dans l'organisme social p> le rgime mono?ique du moy5 ge1 il ne faut pas croire que la supriorit lgale du cl]g relativem5t t\s les autres ordres rsultt uniquem5t1 ni mme pr9cipalem5t1 de son c>actre religieux4 ,elle drivait surt\t d'un pr9cipe plus pr(ond et plus univ]sel1 suivant la t5dance involontaire de l'apprciation huma9e v]s la prm95ce spculative4 ,l'accroissem5t effectif de cette t5dance con/ante1 malgr la dcad5ce cont9ue des influ5ces purem5t religieuses1 montre clairem5t qu'elle e/ plus ds9tresse qu'on n'a c\tume de le suppos]1 et qu'elle indique directem5t une disposition spontane de notre intellig5ce e/im] davantage les conceptions les plus gnrales4 ,mais1 p> cela mme1 cette premire subord9ation ne p\rra dev5ir irrvocablem5t ralisable1 dans l'conomie positive1 que lorsque les lm5s actuels de la n\velle classe spculative s]ont enf9 suffisamm5t dgags de la spcialit disp]sive qui1 aprs avoir t indisp5sable leur prp>ation1 con/itue auj\rd'hui le pr9cipal ob/acle leur in/allation sociale1 c]ta9em5t impossible sans leur propre sy/matisation pralable#cb4 ,qu& la rgnration philosophique aura conv5ablem5t ram5 ces div]s lm5s une vritable unit1 d'ailleurs ple9em5t compatible avec une sa9e rp>tition intrieure1 correspondante la div]sit secondaire des beso9s et des aptitudes1 alors seulem5t cette classe obti5dra rellem5t l'm95te position que comporte sa nature1 et dont sa prs5te situation ne peut donn] qu'une trs-faible ide4 ,une sup]ficielle apprciation p\rrait d'abord faire envisag] cette prm95ce ncessaire de la dignit spculative comme contraire notre pr9cipe fondam5tal de la sp>ation des deux puissances2 mais les explications du c9quante-quatrime *apitre1 suffisamm5t compltes ci-dessus1 prvi5dront1 j'espre1 *ez t\t lecteur judicieux1 une aussi grave inconsqu5ce2 puisque n\s avons directem5t reconnu que1 dans la sociabilit mod]ne1 la considration et la puissance tai5t ncessairem5t di/ribues selon des lois tellem5t diffr5tes1 que leurs degrs suprieurs s'exclu5t ess5tiellem5t4 ,or il s'agit ici de l'ordre de dignit1 et non de l'ordre de p\voir1 du rang occup dans l'e/ime univ]selle et non de l'influ5ce directe ex]ce sur les actes rels4 ,bi5 lo9 que la prm95ce ncessaire de la classe spculative s\s le premi] aspect puisse aucunem5t altr] l'indisp5sable sp>ation des deux puissances1 c'e/ p> l1 au contraire1 que cette division doit tre suffisamm5t consolide3 c>1 si celle des deux =ces positives qui e/ 9vitablem5t infrieure en asc5dant temporel1 l'tait aussi en considration sociale1 une telle pondration s]ait aussitt dtruite1 p> l'entire dgradation de l'autorit spirituelle4 ,c'e/ prcism5t de l'opposition naturelle de ces deux sortes de suprmatie que rsult]a entre les deux p\voirs un tat normal de rivalit gnrale1 heureusem5t incompatible avec le despotisme prolong d'aucun d'eux1 et qui1 malgr sa t5dance 9vitable suscit] quelquefois de graves conflits1 n'en con/itu]a pas mo9s1 comme je l'ai montr1 la pr9cipale s\rce rgulire du m\vem5t politique4 ,du re/e1 en se reportant au pr9cipe philosophique de notre ?orie hir>*ique1 il e/ clair que la mme conception sci5tifique qui tablit la dignit suprieure de la classe spculative1 indique directem5t la prpondrance pratique du p\voir actif en la ratta*ant l'asc5dant ncessaire de la vie organique proprem5t dite *ez les plus m95tes natures animales1 sans except] la nature huma9e1 mme p>v5ue son plus noble dveloppem5t social1 suivant les explications dcisives des qu>antime et c9quante-unime *apitres4 ,note #cb3 ,dans leur dda9 /upide p\r t\te philosophie gnrale1 la plup>t des savans actuels1 surt\t en ,france1 ne compr5n5t pas1 cet g>d1 que leur aveugle antipa?ie e/ en ralit ncessairem5t contraire au ju/e s5tim5t de dignit sociale que leur inspire spontanm5t le c>actre spculatif4 ,il e/ p\rtant s5sible que si cette opposition rtrograde l'essor de t\t esprit philosophique p\vait effectivem5t prvaloir1 les pratici5s vi5drai5t bi5tt1 s\s la mme impulsion plus prolonge1 discrdit] leur t\r l'esprit sci5tifique proprem5t dit4 ,le rgime de la spcialit1 naturellem5t li la prpondrance des applications directes1 conduirait ncessairem5t les simples +nieurs lim9] les vrais savans1 aux mmes titres que ceux-ci proclam5t auj\rd'hui contre les vritables philosophes4 ,arguant avec raison de la gnralit suprieure de leurs conceptions habituelles p\r lgitim] leur prm95ce m5tale sur les pratici5s1 comm5t ces savans ne compr5n5t-ils pas que des vues encore plus gnrales doiv5t assur] l'esprit philosophique1 s\s la seule condition d'une suffisante positivit1 une supriorit non mo9s lgitime sur l'esprit sci5tifique actuel8 ,l'inconsqu5ce vid5te d'une telle disposition ne peut s'expliqu] rellem5t que p> l'influ5ce d'un dplorable empirisme1 spontanm5t ratta* des in/9cts g/es que j'ai dj suffisamm5t c>actriss4 ,n\s avons a9si suffisamm5t apprci la pr9cipale division sociale1 celle qui correspond aux deux modes les plus di/9cts de l'exi/5ce huma9e1 et qui rgul>ise les deux manires les plus diffr5tes de class] les hommes1 selon la capacit ou selon la puissance4 ,il devi5t ds lors facile de c>actris]1 d'aprs le mme pr9cipe hir>*ique1 la plus importante subdivision de *acune de ces deux gr&es classes1 dj indique d'ailleurs1 quoiqu' une autre f91 au db de ce volume4 ,quant la classe spculative1 elle se dcompose videmm5t en deux trs-di/9ctes1 suivant les deux directions =t diffr5tes qu'y pr5d le commun esprit contemplatif1 tantt philosophique ou sci5tifique1 tantt e/htique ou potique4 ,malgr la similitude ess5tielle de murs et d'op9ions qui doit rappro*] spontanm5t ces deux natures contemplatives1 en les sp>ant nettem5t de la nature active1 leur vid5te div]sit n'en con/itue pas mo9s une n\velle application irrcusable de notre ?orie de coord9ation4 ,quelle que soit l'importance sociale des beaux-arts1 comme je l'ai soigneusem5t expliqu aux c9quante-troisime et c9quante-sixime *apitres1 et quoique l'av5ir leur rs]ve une m95te mission1 que j'indiqu]ai directem5t la f9 de ce volume1 il n'e/ pas d\teux que le po9t de vue e/htique ne soit mo9s gnral et mo9s ab/rait que le po9t de vue sci5tifique ou philosophique4 ,celui-ci e/ immdiatem5t relatif aux conceptions fondam5tales de/9es dirig] l'ex]cice univ]sel de la raison huma9e2 t&is que l'autre se rapporte seulem5t aux facults d'expression1 qui ne saurai5t jamais occup] le premi] rang dans notre sy/me m5tal3 en sorte que1 *ez la classe philosophique1 le type huma9 s'appro*e ncessairem5t davantage de sa p]fection c>actri/ique1 p> un essor suprieur des facults d'ab/raire1 de gnralis] et de coordonn]1 qui con/itu5t c]ta9em5t la pr9cipale prm95ce de l'humanit sur l'animalit4 ,le pr9cipe biologique de notre hir>*ie sociale reprs5te directem5t cette 9galit ncessaire entre les deux classes spirituelles3 c> si1 en desc5dant l'*elle animale1 les aptitudes indu/rielles sont celles qui1 raison de leur dignit infrieure1 p]si/5t le plus longtemps1 on voit aussi les aptitudes e/htiques1 sans se prolong]1 beauc\p prs1 autant1 disp>atre nanmo9s plus t>d que les aptitudes sci5tifiques1 lesquelles1 apprcies suivant leur attribut ess5tiel d'une c]ta9e prvision des phnomnes1 cess5t a9si bi5 plus promptem5t que t\tes les autres1 en tmoignage inconte/able de leur univ]selle suprmatie4 ,p\r la classe active ou pratique1 qui ncessairem5t embrasse l'imm5se majorit1 son dveloppem5t plus complet et plus prononc a dj d r5dre ses divisions ess5tielles encore plus tran*es et mieux apprciables2 en sorte que1 leur g>d1 la ?orie hir>*ique n'a gure qu' rationnalis] les di/9ctions consacres jusqu'ici p> l'usage spontan4 ,il faut1 cet effet1 y considr] d'abord la pr9cipale dcomposition de l'activit indu/rielle1 suivant qu'elle se borne la production proprem5t dite1 ou qu'elle se rapporte la transmission des produits3 le second cas e/ videmm5t suprieur au premi] quant l'ab/raction des oprations et la gnralit des rapports2 aussi e/-il plus exclusivem5t propre l'humanit4 ,on doit ensuite subdivis] *acun d'eux selon que la production conc]ne la simple =mation des matriaux ou leur laboration directe1 et que la transmission e/ immdiatem5t relative aux produits mmes ou seulem5t leurs signes reprs5tatifs3 il e/ clair que1 des deux p>ts1 le d]ni] ordre indu/riel prs5te un c>actre plus gnral et plus ab/rait que le prcd5t1 con=mm5t notre rgle con/ante de classem5t4 ,ces deux dcompositions successives con/itu5t spontanm5t la vraie hir>*ie indu/rielle1 en plaant au premi] rang les banqui]s1 raison de la gnralit et de l'ab/raction suprieures de leurs oprations propres1 ensuite les comm]ans proprem5t dits1 puis les manufacturi]s1 et enf9 les agriculteurs1 dont les travaux sont ncessairem5t plus concrets et les relations plus spciales que *ez les trois autres classes pratiques4 cette coord9ation fondam5tale de la n\velle conomie sociale1 il s]ait ici dplac d'aj\t] aucune subdivision plus secondaire1 soit spculative1 soit active2 outre que des di/9ctions trop multiplies1 quelle qu'en ft l'homognx1 (frirai5t d'abord le grave inconvni5t d'altr] ou de dissimul] l'unit ncessaire des classes correspondantes4 ,qu& le progrs de la rorganisation positive en aura suffisamm5t indiqu la ncessit1 il s]a facile de les dt]m9] graduellem5t p> l'application plus prolonge du mme pr9cipe hir>*ique1 sans qu'il convi5ne de trop anticip]1 cet g>d1 sur les beso9s successifs4 ,c'e/ p\rquoi je m'ab/i5s desse9 de comb9] ici les div]ses indications spontanm5t obt5ues dans les volumes prcd5s quant la dcomposition rationnelle de l'ordre spculatif1 soit sci5tifique1 soit mme e/htique1 af9 d'vit] t\te discussion prmature1 qui p\rrait faire oubli] ou mconnatre la pr9cipale considration4 ,je dois seulem5t1 env]s le premi]1 rappel] directem5t la rem>que dj m5tionne1 au db de ce volume1 sur la di/9ction provisoire entre l'esprit sci5tifique proprem5t dit et l'esprit vraim5t philosophique4 ,t\t en appliquant cette di/9ction dans notre laboration dynamique1 qui sans cela et t confuse1 j'ai soigneusem5t av]ti qu'elle ne p\vait avoir qu'une simple de/9ation hi/orique1 p\r la p>tie de la transition mod]ne o ces deux esprits ont t1 en effet1 exceptionnellem5t sp>s2 mais qu'une telle division devait tre radicalem5t c>te p\r la conception /atique de l'ordre f9al1 dont elle emp*]ait directem5t l'apprciation rationnelle1 comme reposant sur une vicieuse opposition entre des facults ess5tiellem5t id5tiques1 sauf les 9galits de degr4 ,quoique j'aie eu ci-dessus implicitem5t g>d cette indisp5sable condition1 son importance me dt]m9e cep5dant1 af9 de prv5ir t\te inc]titude1 en =mul] ici une d]nire expression directe1 en indiquant que1 l'tat positif1 la sci5ce et la philosophie1 a9si qu'elles doiv5t tre conues l'une et l'autre1 s]ont dsormais entirem5t confondues2 en sorte que le re/e de ce volume emploi]a indiffremm5t l'une ou l'autre dnom9ation4 ,env]s les subdivisions ultrieures de la hir>*ie positive1 la seule considration vraim5t ess5tielle qu'il faille signal] ici1 consi/e en ce qu'elles man]ont t\j\rs du mme pr9cipe fondam5tal qui vi5t de n\s f\rnir les di/9ctions primordiales1 de faon ma9t5ir con/amm5t l'unit ncessaire du classem5t social4 ,p\r c>actris] nettem5t une telle uni=mit1 il suffira de l't5dre directem5t la plus extrme subord9ation indu/rielle1 celle qui1 dans *aque espce de travaux1 exi/e entre l'entrepr5eur proprem5t dit et l'oprateur immdiat4 ,or cette coord9ation1 la plus lm5taire de t\tes1 et qui1 p> suite1 comporte1 surt\t auj\rd'hui1 les plus dang]euses collisions1 raison de la cont9uit et de l'intimit des contacts1 se ratta*e videmm5t notre pr9cipe hir>*ique2 puisque le c>actre propre de l'entrepr5eur e/ c]ta9em5t plus gnral et plus ab/rait que celui du simple ouvri]1 dont l'action et la responsabilit sont mo9s t5dues4 ,a9si cette d]nire subord9ation1 si importante consolid]1 n'e/ assurm5t1 en elle-mme1 ni plus arbitraire1 ni mo9s immuable qu'aucune des autres3 l'tat normal1 elle ne con/itue pas davantage un abus de la =ce ou de la ri*esse1 et repose sur les mmes titres que les relations les mo9s conte/es4 ,quoi qu'il en soit1 il n'e/ plus d\teux que le pr9cipe propre expliqu] a9si1 con=mm5t aux indications spontanes de la raison publique1 la fois les cas les plus gnraux et les plus p>ticuli]s1 s'adapt]a sans ef=t une p>eille apprciation des div]s cas int]mdiaires1 aussitt que l'application sociale l'exig]a vritablem5t1 malgr qu'on doive ma9t5ant c>t]1 ce sujet1 t\te vicieuse anticipation4 ,p> une facile comb9aison des diffr5tes indications qui prcd5t1 *acun peut dsormais concevoir spontanm5t une premire esquisse rationnelle de l'ensemble de l'conomie positive1 rgulirem5t dispos en une seule srie /atique1 ordonne suivant la gnralit et l'ab/raction t\j\rs dcroissantes du c>actre social correspondant1 et de/9e s]vir de base ultrieure t\te sa9e spculation quelconque sur l'h>monie f9ale des socits mod]nes4 ,la subord9ation normale qui en rsulte s]a naturellem5t consolide d'aprs son intime homognx2 puisque1 dans une telle hir>*ie1 *aque classe ne peut mconnatre la dignit suprieure des prcd5tes qu'en altrant aussitt son propre titre ess5tiel env]s les suivantes1 vu l'uni=mit con/ante du pr9cipe de coord9ation3 les classes mme les plus infrieures ne saurai5t oubli] que ce pr9cipe concide ncessairem5t avec celui qui1 plus l>gem5t appliqu1 lgitime la supriorit de l'homme env]s t\s les autres animaux3 on voit1 en outre1 d'aprs les explications du c9quantime *apitre1 que ce mme pr9cipe hir>*ique1 t5du jusqu' l'ordre dome/ique1 y compr5d la vritable loi de la subord9ation des sexes4 ,en imposant rgulirem5t des obligations morales d'autant plus t5dues et plus svres mesure que les influ5ces sociales devi5n5t plus gnrales1 la commune ducation fondam5tale1 ultrieurem5t complte p> des in/itutions conv5ables1 t5dra directem5t cont5ir d'ailleurs1 autant que possible1 les abus inhr5s ces 9galits ncessaires4 ,mais1 en outre1 la srie /atique1 considre en s5s inv]se1 (fre1 p> sa nature1 une comp5sation 9vitable1 quoique insuffisante1 directem5t propre neutralis] d'exorbitantes prt5tions2 c>1 mesure que les oprations sociales devi5n5t a9si plus p>ticulires et plus concrtes1 leur utilit relle devi5t aussi1 de t\te ncessit1 plus directe et mo9s conte/able1 et p> suite mieux assure2 en mme temps1 l'exi/5ce e/ plus indp5dante#cc et la responsabilit mo9s t5due1 en raison des relations plus circonscrites et d'une correspondance plus immdiate aux beso9s les plus indisp5sables3 en sorte que1 si les premi]s rangs s'honor5t ju/em5t d'une coopration plus m95te et plus difficile1 les d]ni]s s'attribu5t lgitimem5t1 leur t\r1 un (fice plus c]ta9 et plus urg5t2 en re/reignant suffisamm5t leurs dsirs1 ceux-ci p\rrai5t provisoirem5t subsi/] p> eux-mmes1 sans dnatur] leur c>actre ess5tiel1 t&is que les autres ne le p\rrai5t aucunem5t4 ,outre les g>anties naturelles qu'une telle opposition f\rnit directem5t l'h>monie sociale1 elle e/ videmm5t trs-favorable au bonheur priv1 qui1 une fois qu'e/ suffisamm5t consolide la satisfaction des pr9cipales ncessits1 dp5d surt\t d'une mo9dre sollicitude habituelle1 du mo9s dans les cas1 de plus en plus communs dsormais1 o le c>actre individuel e/ assez con=me la condition sociale2 de faon que les d]ni]s rangs des populations positives p\rront1 cet g>d1 tir] d'importantes ress\rces de l'heureuse ins\ciance qui leur e/ propre1 et qui con/itu]ait1 au contraire1 un grave dfaut *ez des classes plus leves4 ,il e/ clair d'ailleurs que ces diffr5tes t5dances lm5taires de la n\velle conomie ne p\rront obt5ir une ple9e efficacit sociale que lorsque le sy/me fondam5tal de l'ducation univ]selle aura conv5ablem5t dvelopp les murs et les attributs qui doiv5t y di/+u] les div]s ordres1 et dont la confusion actuelle ne saurait (frir aucune ide3 mais1 raison mme d'une telle corrlation1 je devais ici indiqu] sommairem5t t\s ces ap]u1 af9 de mieux signal] les conditions ess5tielles de la gr&e laboration philosophique qui doit s]vir de base l'ducation positive4 ,note #cc3 ,au sujet de cette indp5dance croissante1 il importe ici de rs\dre sommairem5t une objection trs-naturelle1 suscite p> l'app>5te contradiction d'une telle rem>que avec une autre notion plus ess5tielle tablie1 ds le db de ce ,trait1 env]s la hir>*ie sci5tifique1 premire s\rce philosophique de notre ?orie actuelle du classem5t univ]sel3 c> n\s avons alors reconnu 7voyez la deuxime leon7 que l'indp5dance des spculations huma9es augm5tait ncessairem5t avec leur gnralit1 t&is qu'ici n\s voyons les oprations sociales dev5ir spontanm5t plus indp5dantes mesure qu'elles sont plus p>ticulires4 ,mais l'opposition e/ facile expliqu]1 en ayant suffisamm5t g>d la diffr5ce 9vitable entre la vie spculative et la vie active4 ,dans l'ordre ?orique1 o le b n'e/ que de p5s]1 il e/ clair que les conceptions les plus ab/raites doiv5t le mo9s dp5dre de t\tes les autres1 qui leur sont1 au contraire1 ess5tiellem5t subordonnes4 ,il n'en peut plus tre a9si dans l'ordre pratique1 o il faut surt\t exi/] et agir1 ce qui doit rig] l'actualit des oprations en pr9cipale condition de leur indp5dance1 ds lors croissante qu& les fonctions devi5n5t plus concrtes et mo9s gnrales4 ,cette m>*e inv]se des deux sries positives s\s un aspect aussi important ne con/itue donc aucune contradiction vritable3 elle signale seulem5t un n\veau motif ess5tiel de compr5dre combi5 e/ relle et indisp5sable notre di/9ction fondam5tale entre les deux modes pr9cipaux de la vie sociale2 di/9ction sans laquelle il s]ait impossible1 t\s g>ds1 d'tablir aucune exacte apprciation de l'ensemble de l'conomie mod]ne4 ,considre quant aux degrs successifs de la prpondrance matrielle1 dsormais mesure surt\t p> la ri*esse1 notre srie /atique prs5te ncessairem5t des rsultats opposs1 selon qu'on y envisage l'ordre spculatif ou l'ordre actif2 c>1 dans le premi]1 cette prpondrance dim9ue1 t&is que1 dans le second1 elle augm5te1 en suivant1 de "p et d'autre1 la hir>*ie asc5dante4 ,en effet1 les lois naturelles du m\vem5t des ri*esses1 si mal apprcies jusqu'ici p> la mtaphysique conomique1 font la fois dp5dre un tel asc5dant de deux conditions trs-di/9ctes1 qui1 dans leur plus gr&e int5sit respective1 sont directem5t opposes1 l'ext5sion plus gnrale et l'utilit plus directe des div]ses cooprations sociales4 ,tant que les travaux huma9s1 en se gnralisant1 re/5t nanmo9s assez concrets p\r que leur utilit demeure immdiatem5t apprciable la raison commune1 il n'e/ pas d\teux que cette ext5sion t5d1 p> elle-mme1 procur] une plus haute rtribution spciale des s]vices r5dus4 ,mais qu& cet (fice social1 dev5u trop ab/rait1 ne comporte qu'une apprciation indirecte1 lo9ta9e et confuse1 il e/ galem5t inconte/able que1 malgr l'accroissem5t rel de son utilit f9ale1 raison d'une gnralit suprieure1 il procur]a ncessairem5t une mo9dre ri*esse1 p> suite de l'insuffisante e/imation prive d'une coopration dont l'influ5ce p>tielle ne saurait plus comport] aucune exacte analyse usuelle4 ,c'e/ sur l'oubli d'une telle opposition que repose directem5t le dang]eux sophisme d'aprs lequel on prt5drait auj\rd'hui1 d'une manire plus ou mo9s explicite1 rig] la ri*esse en mesure univ]selle et exclusive de la p>ticipation sociale1 sans di/+u]1 cet g>d1 entre l'ordre spculatif et l'ordre actif2 sophisme m9emm5t p]turbateur1 qui t5d b\lev]s] l'conomie mod]ne1 en t5dant au premi] ordre la loi qui ne convi5t qu'au second4 ,si1 p> exemple1 la coopration f9ale1 mme purem5t indu/rielle1 des gr&es dc\v]tes a/ronomiques qui ont tant p]fectionn l'art nautique1 p\vait tre suffisamm5t apprcie dans *aque expdition p>ticulire1 il e/ s5sible qu'aucune =tune actuelle ne p\rrait donn] une ide de la mon/rueuse accumulation de ri*esses qui se s]ait a9si dj ralise *ez les hriti]s temporels d'un ,kepl]1 d'un ,newton1 etc41 fixt-on mme leur rtribution p>tielle au taux le plus m9ime4 ,ri5 n'e/ plus propre que de telles hypo?ses manife/] l'absurdit du prt5du pr9cipe relatif la rmunration uni=mm5t pcuniaire de t\s les s]vices rels1 en faisant compr5dre que l'utilit la plus t5due1 en tant que trop lo9ta9e et trop diffuse p> une suite ncessaire de sa gnralit suprieure1 ne saurait tr\v] sa ju/e rcomp5se que dans une plus haute considration sociale4 ,cette di/9ction e/ tellem5t ncessaire que1 mme *ez la classe spculative1 l'ordre e/htique1 raison d'une plus facile apprciation prive1 quoique son utilit f9ale soit c]ta9em5t mo9dre1 comporte naturellem5t une plus gr&e ext5sion de ri*esses que l'ordre sci5tifique1 dont l'exi/5ce s]ait presque impossible sans l'int]v5tion cont9ue de la sollicitude publique2 malgr que c]ta9s conomi/es ai5t srieusem5t propos d'ab&onn] aux seuls intrts p>ticuli]s la protection habituelle des travaux les plus ab/raits4 ,d'aprs l'ensemble des considrations prcd5tes1 il e/ clair que le pr9cipal asc5dant pcuniaire doit rsid] v]s le milieu de la hir>*ie totale1 *ez la classe des banqui]s1 naturellem5t place la tte du m\vem5t indu/riel1 et dont les oprations ord9aires1 sans cess] d'admettre une exacte apprciation directe1 (fr5t prcism5t le degr de gnralit le plus conv5able l'accumulation des capitaux4 ,or1 en mme temps1 ces c>actres ess5tiels1 envisags s\s un n\vel aspect1 t5d5t spontanm5t r5dre cette classe rellem5t digne d'une telle prpondrance temporelle2 du mo9s1 comme env]s t\tes les autres1 qu& son ducation propre s]a en suffisante h>monie1 intellectuelle et morale1 avec sa de/9ation sociale2 c> l'habitude d'entreprises plus ab/raites et plus t5dues1 devant y dvelopp] davantage l'esprit d'ensemble1 y suscite une plus gr&e aptitude aux comb9aisons politiques que dans t\t le re/e de l'ordre pratique2 en sorte que l surt\t se tr\v]a plac le pr9cipal sige ultrieur du p\voir temporel proprem5t dit4 ,il faut d'ailleurs not]1 ce sujet1 que cette classe s]a t\j\rs1 p> sa nature1 la mo9s nombreuse des classes indu/rielles2 c>1 en gnral1 la hir>*ie positive doit ncessairem5t (frir une croissante ext5sion numrique1 mesure que les travaux1 dev5us plus p>ticuli]s et plus urg5s1 admett5t et exig5t la fois des ag5s plus multiplis4 ,envisage s\s un autre aspect1 l'apprciation prcd5te conduit naturellem5t complt] l'explication gnrale p> laquelle n\s avons d prp>] cette sommaire dt]m9ation de la hir>*ie positive2 c> le c>actre public que l'conomie n\velle imprim]a ncessairem5t aux fonctions qualifies auj\rd'hui de prives ne doit influ] ess5tiellem5t que sur la manire de concevoir leur commune de/9ation sociale1 et n'affect]a nullem5t le mode effectif de leur accomplissem5t1 comme je l'ai dj indiqu4 mesure que l'intellig5ce et la sociabilit se dvelopp5t la fois1 l'activit individuelle devi5t susceptible de saisir spontanm5t1 et1 p> suite1 d'adm9i/r] conv5ablem5t des relations d'autant plus t5dues3 en sorte que l'excution spciale des div]ses oprations publiques peut tre de plus en plus confie l'indu/rie prive1 qu& elles (fr5t des avantages assez directs et assez pro*a9s1 sans qu'une telle modification adm9i/rative doive d'ailleurs altr]1 en aucune manire1 la conception1 t\j\rs m9emm5t sociale1 ni1 p> suite1 l'indisp5sable discipl9e1 des travaux correspondans4 ,mais il e/ clair que1 s\s cet aspect1 les div]ses fonctions de l'organisme positif doiv5t (frir des diffr5ces ess5tielles1 suivant leur gnralit et leur actualit =t 9gales4 ,t\tes celles de l'ordre actif1 mme les plus m95tes1 p\rront tre f9alem5t livres sans dang] au jeu naturel des impulsions individuelles1 conv5ablem5t prp>es p> une sage ducation3 en y rs]vant t\j\rs la haute int]v5tion facultative de la direction c5trale1 il import]a beauc\p d'y vit] les abus de l'esprit rglem5taire1 qui t5drait t\ff] une salutaire spontanx1 s\rce directe des plus heureux progrs1 l'g>d d'(fices alors suffisamm5t apprciables la raison commune4 ,dans l'ordre spculatif1 au contraire1 une efficacit sociale trop dt\rne1 trop lo9ta9e1 et1 p> suite1 trop peu s5tie du vulgaire1 sans tre p\rtant mo9s relle ni mo9s int5se1 doit ncessairem5t conduire1 quoiqu'en n'y ddaignant pas l'appui secondaire de l'e/imation prive1 y plac] directem5t les div]s travaux habituels s\s la protection normale de la munific5ce publique3 ce qui f]a davantage ressortir le c>actre politique de ces fonctions1 mesure qu'elles devi5dront plus gnrales et plus ab/raites1 et ds lors mo9s susceptibles d'apprciation individuelle4 ,tel e/ le seul s5s rguli] suivant lequel la di/9ction des pr(essions en prives et publiques devra cont9u] subsi/]1 mais t\j\rs subordonne directem5t la notion fondam5tale d'une commune de/9ation sociale4 ,d'aprs l'ensemble de notre laboration sociologique1 il s]ait assurm5t sup]flu d'aj\t] ici aucune explication directe sur la composition ncessairem5t mobile des div]ses classes quelconques de la hir>*ie positive4 ,l'ducation univ]selle e/1 s\s ce rapport1 m9emm5t propre1 sans excit] une ambition p]turbatrice1 plac] *acun dans la condition la plus conv5able ses pr9cipales aptitudes1 en quelque rang que sa naissance l'ait jet4 ,cette heureuse influ5ce1 beauc\p plus dp5dante1 p> sa nature1 des murs publiques que des in/itutions politiques1 exige deux conditions opposes1 mais galem5t indisp5sables1 dont l'accomplissem5t cont9u doit d'ailleurs ne port] aucune atte9te aux bases ess5tielles de l'conomie gnrale3 il faut1 d'une "p1 que l'accs de t\te c>rire sociale re/e con/amm5t ouv]t de ju/es prt5tions individuelles1 et que cep5dant1 d'une autre "p1 l'exclusion des indignes y demeure sans cesse praticable2 d'aprs la commune apprciation des g>anties normales1 la fois intellectuelles et morales1 que l'ducation fondam5tale aura spcialem5t =mules p\r *aque cas important4 ,sans d\te1 aprs que la confusion actuelle aura suffisamm5t ab\ti un premi] classem5t rguli]1 de telles mutations1 quoique t\j\rs possibles1 et mme rellem5t accomplies1 devront ensuite dev5ir ess5tiellem5t exceptionnelles1 en tant que =tem5t neutralises p> la t5dance naturelle l'hrdit des pr(essions3 puisque la plup>t des hommes ne saurai5t avoir1 en ralit1 de vocations dt]m9es1 et que1 en mme temps1 la plup>t des fonctions sociales n'en exig5t pas2 ce qui cons]v]a ncessairem5t l'imitation dome/ique une gr&e efficacit habituelle1 sauf les cas trs-r>es d'une vritable prdisposition4 ,l'ducation rationnelle con/itu]a d'ailleurs la plus puissante g>antie contre la direction oppressive que p\rrait faire cra9dre cette t5dance hrditaire1 ds lors spontanm5t cont5ue1 p> les murs autant que p> les lois1 entre les limites gnrales o elle devra ex]c] ord9airem5t une influ5ce galem5t salutaire sur l'ordre public et sur le bonheur priv4 ,il s]ait1 du re/e1 videmm5t *imrique de r$\t] la trans=mation ultrieure des classes en ca/es1 dans une conomie entirem5t dgage du pr9cipe ?ologique2 c> il e/ clair que les ca/es n'ont jamais pu exi/] solidem5t sans une vritable conscration religieuse4 ,l'lite de l'humanit a depuis longtemps pass la d]nire phase sociale suffisamm5t compatible avec le rgime des ca/es1 dont l'extrme ve/ige t5d c]ta9em5t disp>atre auj\rd'hui *ez la population la plus avance1 comme je l'ai assez indiqu4 ,il ne faut pas que des t]reurs puriles devi5n5t1 cet g>d1 l'occasion ou le prtexte d'une opposition indf9ie t\te vraie classification sociale1 qu& la prpondrance de l'esprit positif1 t\j\rs accessible1 p> sa nature1 une sage discussion1 devra spontanm5t dissip] les inquitudes qu'entreti5t encore1 s\s ce rapport1 le c>actre vague et absolu des conceptions ?ologico-mtaphysiques4 ,ayant ma9t5ant assez c>actris la ?orie hir>*ique propre au sy/me f9al de l'ducation univ]selle1 il ne n\s re/e plus ici1 p\r avoir enf9 apprci suffisamm5t la gr&e rorganisation spirituelle des socits mod]nes1 qu' y considr]1 d'une manire sommaire mais directe1 un d]ni] attribut ess5tiel1 en indiquant conv5ablem5t son intime solid>it avec les ju/es rclamations sociales propres aux classes infrieures4 ,il faut1 cet effet1 signal] successivem5t la pr9cipale influ5ce d'une telle connexit1 soit sur la masse populaire1 soit sur la classe spculative4 ,un p\voir spirituel quelconque doit tre1 p> sa nature1 ess5tiellem5t populaire3 puisque1 sa mission c>actri/ique consi/ant surt\t faire1 autant que possible1 directem5t prvaloir la morale univ]selle dans l'ensemble du m\vem5t social1 son devoir le plus t5du se rapporte la con/ante protection des classes les plus nombreuses1 habituellem5t plus exposes l'oppression1 et avec lesquelles l'ducation commune lui fait davantage entret5ir des contacts j\rnali]s4 ,ri5 ne p\vait mieux tmoign] l'irrvocable dcad5ce de la puissance ca?olique1 que de la voir graduellem5t ab&onn]1 p5dant le c\rs de la gr&e transition mod]ne1 cette d\ble fonction cont9ue d'clair] et de df5dre le peuple1 qui1 au moy5 ge1 l'avait si noblem5t occupe3 son intime rpugnance env]s l'in/ruction populaire1 et sa prdilection spontane p\r les intrts ari/ocratiques1 con/itu5t auj\rd'hui les signes les mo9s quivoques du c>actre pr(ondm5t rtrograde de cette corporation d*ue1 depuis longtemps absorbe p> le so9 de plus en plus difficile de sa propre cons]vation4 ,p>eillem5t1 les *tives autorits spirituelles manes du prote/antisme ont t\j\rs manife/ involontairem5t la nullit sociale inhr5te1 ds le db1 leur dfaut radical d'indp5dance1 d'aprs leur commune inaptitude la protection normale des classes infrieures4 ,de mme1 enf91 l'empirisme et l'gsme qui rtrciss5t auj\rd'hui les vues et les s5tim5s *ez les div]s lm5s spculatifs propres la socit mod]ne1 et qui les r5d5t encore indignes de t\t vritable asc5dant social1 ne saurai5t tre1 s\s l'aspect politique1 mieux c>actriss que p> les tranges incl9ations ari/ocratiques de tant de savans et d'arti/es1 qui1 oubliant leur orig9e proltaire1 ddaign]ai5t de consacr] l'in/ruction et la df5se du peuple l'influ5ce qu'ils ont dj obt5ue1 et qu'ils emploi]ai5t plus volonti]s consolid] des prt5tions oppressives4 ,sans insi/] davantage cet g>d1 il e/ d'abord vid5t que1 dans l'tat normal de l'conomie f9ale1 la puissance spirituelle s]a spontanm5t lie la masse populaire p> des sympa?ies communes1 t5ant une c]ta9e similitude de situation pratique et des habitudes quival5tes d'imprvoyance matrielle1 a9si que p> des intrts analogues env]s les *efs temporels1 matres ncessaires des pr9cipales ri*esses4 ,mais il faut surt\t rem>qu] l'intime efficacit populaire de l'autorit spculative1 soit raison de son (fice fondam5tal p\r l'ducation univ]selle1 soit ensuite d'aprs l'int]v5tion rgulire que1 suivant nos indications antrieures1 elle devra t\j\rs ex]c] au milieu des div]s conflits sociaux1 af9 d'y dvelopp] conv5ablem5t l'influ5ce modratrice habituellem5t inhr5te l'lvation de ses vues et la gnrosit de ses incl9ations4 ,s\s l'un et l'autre aspect1 quoique l'm95te de/9ation d'un tel p\voir ne doive1 sans d\te1 jamais pr5dre aucun c>actre exclusif1 incompatible avec son imp>tialit ncessaire1 il e/ nanmo9s vid5t que sa pr9cipale sollicitude s]a dirige habituellem5t v]s les classes infrieures1 qui1 d'une "p1 ont beauc\p plus beso9 d'une ducation publique laquelle leurs moy5s privs ne saurai5t suppler1 et qui1 d'une autre "p1 sont bi5 plus exposes aux lsions j\rnalires4 ,longtemps avant que l'organisation spirituelle puisse tre suffisamm5t con/itue1 ces div]ses t5dances fondam5tales comport]ont une vritable efficacit sociale1 comme je l'ai dj expliqu d'autres g>ds1 p> l'influ5ce immdiate de la gr&e laboration philosophique que n\s avons vue devoir prp>] directem5t la rgnration f9ale4 ,d'un ct1 une noble ardeur prive1 laquelle les g\v]nem5s europens ne v\dront ni ne p\rront s'oppos]1 entran]a spontanm5t la plup>t des esprits spculatifs facilit] dj la sy/matisation ultrieure de l'ducation univ]selle en consacrant une p>tie de leur activit cont9ue une sage propagation de l'in/ruction positive1 soit sci5tifique1 soit e/htique1 *ez les classes ma9t5ant dp\rvues de t\te culture m5tale1 et dont l'essor intellectuel peut tre beauc\p plus dvelopp qu'on ne le suppose s\s la seule int]v5tion de ces ef=ts volontaires1 antrieurs t\t tablissem5t rguli]2 du mo9s qu& un ju/e s5tim5t du pr9cipal beso9 de la socit actuelle aura p>t\t suscit le zle conv5able#cd4 ,mme avec les lm5s trs-imp>faits qui exi/5t auj\rd'hui1 et sans aucune active assi/ance du p\voir1 cette opration pralable p\rrait tre bi5tt p\sse au po9t1 surt\t en ,france1 d'imprim] aux ju/es rclamations populaires une consi/ance philosophique et une dignit morale directem5t propres dt]m9] enf9 une att5tion srieuse et durable *ez les classes prpondrantes4 ,le pr9cipal ob/acle s]ait1 cet g>d1 c]ta9em5t lev si les esprits conv5ablem5t spculatifs tai5t anims de vritables convictions philosophiques1 susceptibles d'y dissip] l'empirisme et d'y ref\l] l'gsme4 ,s\s le second aspect m5tionn ci-dessus1 les heureux effets populaires de l'laboration philosophique1 quoique mo9s aism5t apprciables1 et devant exig] ici plus d'explications que les prcd5s1 ne s]ont assurm5t ni mo9s rels1 ni mo9s t5dus1 ni mo9s ncessaires1 soit qu'ils consi/5t clair] conv5ablem5t le peuple sur ses vrais intrts1 soit qu'ils se rapport5t leur df5se immdiate auprs des classes dirigeantes4 ,d'abord1 en faisant prvaloir la rorganisation spirituelle1 et dissipant sans ret\r les illusions relatives l'efficacit illimite des in/itutions proprem5t dites1 la philosophie positive imprim]a graduellem5t aux vux populaires la direction p]man5te la plus favorable leur satisfaction normale1 comme je l'ai dj indiqu en gnral1 p> cela seul qu'elle f]a ju/em5t apprci] la supriorit relle des solutions ess5tiellem5t morales sur les solutions purem5t politiques4 ,les dispositions populaires1 p]dant a9si t\t c>actre an>*ique1 cess]ont la fois de f\rnir aux jongleurs et aux utopi/es un dang]eux moy5 de p]turbation sociale1 et d'(frir aux classes suprieures un motif ou un prtexte d'aj\rn] indf9im5t t\te l>ge transaction4 ,il suffit ici de signal] di/9ctem5t une telle influ5ce philosophique relativem5t aux que/ions les plus orageuses1 au sujet desquelles on s'ef=ce auj\rd'hui de dvelopp]1 *ez les proltaires1 des s5tim5s envieux et des conceptions *imriques1 aussi incompatibles avec leur propre bonheur qu'avec l'h>monie gnrale4 ,aprs avoir expliqu les lois naturelles qui1 dans le sy/me de la sociabilit mod]ne1 doiv5t dt]m9] l'indisp5sable conc5tration des ri*esses p>mi les *efs indu/riels1 la philosophie positive f]a s5tir qu'il importe peu aux intrts populaires en quelles ma9s se tr\v5t habituellem5t les capitaux1 p\rvu que leur emploi normal soit ncessairem5t utile la masse sociale4 ,or1 cette condition ess5tielle dp5d bi5 davantage1 p> sa nature1 des moy5s moraux que des mesures politiques4 ,des vues troites et des passions ha9euses aurai5t beau in/itu] lgalem5t1 contre l'accumulation spontane des capitaux1 de laborieuses entraves1 au risque de p>alys] directem5t t\te vritable activit sociale1 il e/ clair que ces procds tyranniques comport]ai5t beauc\p mo9s d'efficacit relle que la rprobation univ]selle1 applique p> la morale positive t\t usage trop g/e des ri*esses possdes2 rprobation d'autant plus irrsi/ible que ceux-l mme qui devrai5t la subir n'en p\rrai5t rcus] le pr9cipe1 inculqu t\s p> la commune ducation fondam5tale1 comme l'a montr le ca?olicisme1 au temps de sa prpondrance4 ,une apprciation analogue convi5t galem5t t\s les div]s dang]s plus ou mo9s insp>ables de l'tat de proprit1 et env]s *acun desquels1 aprs avoir c>t les exagrations vulgaires1 la philosophie positive dmontr]a t\j\rs que leur rpression possible dp5d surt\t des op9ions et des murs1 dont la s\v]a9e influ5ce peut seule1 sans aucune p]turbation1 dirig] graduellem5t v]s le bonheur commun les dispositions manes des situations les plus susceptibles d'abus4 ,on ne saurait donc mconnatre l'aptitude c>actri/ique de la n\velle action philosophique r=m] utilem5t les t5dances populaires d'aprs une judicieuse analyse des pr9cipales difficults sociales1 et p> une salutaire trans=mation des que/ions de droit en que/ions de devoir1 a9si que je l'ai indiqu4 ,mais1 en signalant au peuple la nature ess5tiellem5t morale de ses plus graves rclamations1 la mme philosophie f]a ncessairem5t s5tir aussi aux classes suprieures le poids d'une telle apprciation1 en leur imposant avec n]gie1 au nom de pr9cipes qui ne sont plus ouv]tem5t conte/ables1 les gr&es obligations morales inhr5tes leur position3 en sorte que1 p> exemple1 au sujet de la proprit1 les ri*es se considr]ont moralem5t comme les dpositaires ncessaires des capitaux publics1 dont l'emploi effectif1 sans p\voir jamais entran] aucune responsabilit politique1 sauf quelques cas exceptionnels d'extrme ab]ration1 n'en doit pas mo9s re/] t\j\rs assujetti une scrupuleuse discussion morale1 ncessairem5t accessible t\s s\s les conditions conv5ables1 et dont l'autorit spirituelle con/itu]a ultrieurem5t l'organe normal4 ,d'aprs une tude appr(ondie de l'volution mod]ne1 la philosophie positive montr]a que1 depuis l'abolition de la s]vitude p]sonnelle1 les masses proltaires ne sont po9t encore1 ab/raction faite de t\te dclamation an>*ique1 vritablem5t incorpores au sy/me social2 que la puissance du capital1 d'abord moy5 naturel d'mancipation et ensuite d'indp5dance1 e/ ma9t5ant dev5ue exorbitante dans les transactions j\rnalires2 quelque ju/e prpondrance qu'elle y doive ncessairem5t ex]c]1 raison d'une gnralit et d'une responsabilit suprieures1 suivant la sa9e ?orie hir>*ique4 ,en un mot1 cette philosophie f]a compr5dre que les relations indu/rielles1 au lieu de re/] livres un dang]eux empirisme ou un antagonisme oppressif1 doiv5t tre sy/matises suivant les lois morales de l'h>monie univ]selle4 ,les devoirs populaires a9si imposs aux classes suprieures ne s]ont pas rgls p> le pr9cipe *rti5 de l'aumne1 qui1 sans devoir jamais p]dre son importance secondaire1 ne peut plus comport] aucune haute de/9ation sociale1 d'aprs l'univ]selle amlioration ralise la fois1 p5dant le c\rs de la transition mod]ne1 dans la condition et la dignit huma9es4 ,ces devoirs ncessaires se =mul]ont surt\t p> l'obligation fondam5tale1 soit individuelle1 soit collective1 de procur] t\s1 d'aprs les voies conv5ables1 d'abord l'ducation1 et ensuite le travail1 seules conditions p]man5tes que doiv5t avoir en vue les ju/es rclamations sociales des proltaires3 leur prpondrance gnrale devra d'ailleurs influ] beauc\p sur la judicieuse dt]m9ation ultrieure des salaires j\rnali]s1 sans qu'il convi5ne auj\rd'hui de s\lev]1 ce sujet1 des discussions trop prmatures p\r n'tre pas dang]euses4 ,il s]ait galem5t intempe/if de v\loir ma9t5ant apprci] jusqu' quel po9t la plus grossire p>tie de cette d\ble obligation univ]selle s]a plus t>d susceptible d'tre spcialem5t =tifie p> les in/itutions politiques3 l'ess5tiel e/ de savoir que le pr9cipe en doit re/] m9emm5t moral1 s\s pe9e la fois d'inefficacit et de p]turbation1 ce que je crois avoir ici r5du suffisamm5t inconte/able4 ,note #cd3 ,une telle conviction1 *ez moi trs-pr(onde et =t anci5ne1 m'a fait atta*] un intrt s\t5u au c\rs populaire d'a/ronomie que je pr(esse gratuitem5t1 depuis d\ze ans1 la municipalit du #c;e arrondissem5t de ,p>is1 quoique les (ficieuses remontrances ne m'ai5t c]tes pas manqu sur l'inutilit de cet enseignem5t p\r la classe que j'y ai surt\t en vue1 comme sur les drangem5s p]sonnels qu'il peut m'occasionn]4 ,le *oix d'un sujet m9emm5t philosophique1 son loignem5t spontan de t\te grave proccupation matrielle *ez une population non-m>itime1 et sa de/9ation immdiate aux classes infrieures1 sans qu'aucune autre soit d'ailleurs exclue1 c>actris5t assez la t5dance directe et av\e de cette opration l'univ]selle propagation sociale de l'esprit positif4 ,si quelques-uns de mes lecteurs ont dj rem>qu ma con/ante p]svrance cet g>d1 ils doiv5t ma9t5ant apprci] l'intime solid>it d'un tel ef=t avec l'ensemble de mon entreprise philosophique1 dont la p5se fondam5tale imprim]a t\j\rs ncessairem5t mes travaux quelconques son imprieuse unit4 ,j'ai v\lu1 p> cet exemple1 donn]1 autant qu'il e/ en moi1 le signal anticip de cette comb9aison directe entre la puissance spculative et la =ce populaire1 qui doit ultrieurem5t dt]m9] la rorganisation politique1 qu& la raison publique s]a conv5ablem5t prp>e4 ,tels sont1 en ap]u1 les m95s s]vices que la gr&e cause populaire doit immdiatem5t retir] de l'laboration philosophique de/9e prp>] la rorganisation spirituelle des socits mod]nes p> la fondation graduelle du sy/me univ]sel de l'ducation positive4 ,mais1 quelle que soit leur extrme importance1 on peut assur]1 en s5s inv]se1 que la raction ncessaire de cette intime alliance sur la ralisation sociale de la n\velle philosophie doit tre1 p> sa nature1 d'un ordre encore plus lev2 en sorte que1 dans une telle comb9aison1 le peuple r5dra aux philosophes plus mme qu'il n'en aura reu4 ,en considrant d'abord l'conomie f9ale1 il e/ clair que l'adhsion populaire y con/itu]a habituellem5t la plus sre g>antie du p\voir spirituel contre les t5tatives oppressives du p\voir temporel4 ,quoique l'organisme positif soit ncessairem5t affran*i de nombreuses causes p]turbatrices propres l'organisme ?ologique du moy5 ge1 il ne faut pas croire nanmo9s que les graves collisions politiques1 inhr5tes au jeu naturel des passions huma9es1 y doiv5t dev5ir ord9airem5t impossibles2 seulem5t leur c>actre gnral s]a pr(ondm5t modifi4 ,si1 malgr l'asc5dant religieux1 la puissance ca?olique fut1 comme n\s l'avons vu1 au temps mme de son plus gr& triomphe1 tant expose aux usurpations temporelles1 on doit s5tir1 en gnral1 que la spiritualit positive n'en saurait tre ess5tiellem5t prs]ve1 malgr la nature beauc\p plus conciliante de la n\velle activit pratique et l'influ5ce plus prononce de l'intellig5ce sur la conduite4 ,la dp5dance matrielle1 plus ou mo9s 9vitable1 de la corporation spculative env]s les *efs temporels1 pr9cipaux disp5sateurs de la ri*esse1 f\rnira rgulirem5t ceux-ci un moy5 cont9u de dvelopp] son g>d les orgueilleuses dispositions spontanm5t inspires p> la prm95ce pcuniaire1 et qui d'ailleurs p\rront alors tre s\v5t aigries p> l'inju/e dda9 des ?orici5s env]s les pratici5s4 ,or1 la masse populaire1 galem5t lie ces deux puissances1 l'une p\r l'ducation fondam5tale et l'assi/ance morale1 l'autre p\r le travail j\rnali] et les sec\rs matriels1 devi5dra naturellem5t1 beauc\p plus encore qu'au moy5 ge1 le rgulateur f9al de leurs pr9cipaux conflits1 dont l'issue effective dp5dra t\j\rs de la direction que suivra sa coopration politique4 ,af9 de complt] cette indication1 il faut rem>qu] que si1 dans l'conomie positive1 davantage mme que dans l'conomie ca?olique1 les usurpations politiques doiv5t tre la fois bi5 plus dang]euses et plus imm95tes *ez le p\voir temporel que *ez le p\voir spirituel1 la pondration populaire devra1 suivant une comp5sation spontane1 favoris] communm5t l'autorit spirituelle1 avec laquelle les proltaires ne saurai5t avoir habituellem5t que d'heureuses relations1 t&is que leurs contacts j\rnali]s avec les *efs pratiques sont t\j\rs plus ou mo9s altrs p> les s5tim5s d'envie que suscite trop s\v5t une supriorit de ri*esse qui doit r>em5t sembl] assez motive4 ,c'e/ seulem5t au temps de son 9vitable dcad5ce que la puissance ca?olique a vu1 p> un r5v]sem5t dcisif des dispositions antrieures1 les affections populaires se t\rn] de prfr5ce v]s ses antagoni/es temporels4 ,de cet ap]u directem5t relatif l'ordre normal1 n\s p\vons aism5t pass] une apprciation analogue1 auj\rd'hui plus importante c>actris]1 env]s l'poque pro*a9e de sa prp>ation graduelle4 ,si1 en effet1 l'assi/ance populaire1 surt\t morale1 et quelquefois politique1 doit tre envisage comme habituellem5t indisp5sable la n\velle autorit spirituelle1 suppose rellem5t p>v5ue sa ple9e in/allation sociale1 plus =te raison doit-on p5s] qu'un tel appui lui s]a ncessaire p\r y arriv]1 puisque les ob/acles s]ont ess5tiellem5t les mmes1 et seulem5t plus n]giques1 env]s cet avnem5t primitif qu' l'g>d du dveloppem5t ultrieur4 ,c'e/ d'abord la judicieuse df5se p]man5te des intrts populaires auprs des classes suprieures qui p\rra seule procur] directem5t1 aux yeux de celles-ci1 une srieuse importance l'action philosophique1 jusqu'alors en butte l'aveugle dda9 des hommes d'tat4 ,qu& la n\velle =ce spculative aura conv5ablem5t surgi1 les gr&es collisions pratiques1 que l'abs5ce totale de sy/matisation indu/rielle doit dsormais multipli] et aggrav] de plus en plus1 con/itu]ont1 sans d\te1 les pr9cipales occasions de son propre dveloppem5t social1 en faisant immdiatem5t s5tir t\tes les classes l'utilit croissante de son active int]v5tion morale1 seule susceptible de tempr] suffisamm5t l'antagonisme matriel1 et de modifi] habituellem5t les s5tim5s opposs d'envie ou de dda9 qu'il inspire de "p ou d'autre4 ,les classes les plus disposes auj\rd'hui ne reconnatre d'asc5dant rel qu' la ri*esse s]ont alors am5es p> des expri5ces dcisives1 et peut-tre =t d\l\reuses1 implor] la protection ncessaire de cette mme puissance spirituelle qu'elles reg>d5t ma9t5ant comme ess5tiellem5t *imrique4 ,t\s les motifs prcdemm5t indiqus p\r faire compr5dre que1 dans le sy/me normal de la sociabilit mod]ne1 l'autorit spculative devi5dra naturellem5t1 en v]tu de l'lvation de ses vues et de l'imp>tialit de son c>actre1 le pr9cipal arbitre des div]s conflits pratiques1 sont applicables1 avec bi5 plus d'n]gie1 p\r con/at] son aptitude pacifi] les dbats analogues1 mais beauc\p plus graves1 que doit suscit] l'an>*ie actuelle4 ,aussitt que cette n\velle influ5ce philosophique s]a suffisamm5t dveloppe1 on peut assur] que son int]v5tion morale s]a spontanm5t invoque de t\s cts1 p>tir de l'poque trs-pro*a9e o le beso9 croissant d'un tel modrateur ne p\rra plus tre conte/4 ,c'e/ a9si que s'tablira graduellem5t1 en raison des s]vices r5dus1 un p\voir qui1 p> sa nature1 ne saurait conv5ablem5t repos] que sur une libre adhsion univ]selle4 ,en considrant auj\rd'hui1 s\s l'aspect le plus gnral1 cette raction fondam5tale de la cause populaire sur l'avnem5t de la rorganisation spirituelle1 on concevra facilem5t que la situation actuelle ne comporte aucune autre impulsion relle susceptible d'entran] suffisamm5t la socit v]s cette issue ncessaire4 ,les dbats1 de plus en plus misrables1 qui s'agit5t ma9t5ant gr& bruit p>mi les classes suprieures1 t5d5t naturellem5t c>t] les esprits de t\te vritable rorganisation sociale1 p\r rduire de plus en plus la politique (ficielle des luttes p]sonnelles1 aussi /riles que p]turbatrices4 ,ab/raction faite des intrts populaires proprem5t dits1 on ne tr\ve plus1 en effet1 que des ambitions ple9em5t compatibles avec la cons]vation indf9ie de l'organisme putrfi que la dcomposition mod]ne n\s a transmis1 p\rvu que la direction leur en soit livre2 en mme temps1 les habitudes mtaphysiques1 entret5ues p> ces conflits con/itutionnels1 r5d5t les intellig5ces radicalem5t incapables de s'lev] la conception d'aucun autre sy/me social4 ,on peut donc affirm] auj\rd'hui que ri5 de fondam5tal ne saurait tre entrepris dans la sphre1 de plus en plus troite1 de la politique lgale2 et1 en ce s5s1 t\s ceux qui t5t5t1 mme aveuglm5t1 d'en sortir1 ex]c5t p>tiellem5t une utile influ5ce1 qui n'e/ pas entirem5t annule p> leurs ab]rations trop frqu5tes4 ,mieux on analys]a cette situation1 plus on se conva9cra que le po9t de vue populaire e/ dsormais le seul qui puisse spontanm5t (frir la fois assez de gr&eur et de nettet p\r plac] conv5ablem5t les esprits actuels dans une direction vraim5t organique1 suffisamm5t con=me aux indications philosophiques rsultes d'une sa9e apprciation de l'ensemble du pass huma94 ,les va9es sub/itutions de p]sonnes1 m9i/rielles ou mme royales1 qui proccup5t tant les div]s p>tis actuels1 doiv5t naturellem5t dev5ir trs-indiffr5tes au peuple1 dont les propres intrts sociaux n'en saurai5t tre aucunem5t affects2 il en e/ peu prs a9si1 au fond1 des dbats1 en app>5ce plus graves1 quoique rellem5t analogues1 relatifs l'ex]cice actif de ce qu'on appelle les droits politiques1 p\r lesquels les proltaires mod]nes pr\v]ont t\j\rs =t peu d'attrait1 malgr les artifices j\rnali]s d'une excitation mtaphysique4 ,assur] conv5ablem5t t\s le travail et l'ducation1 comme je l'ai indiqu1 con/itu]a t\j\rs le seul objet ess5tiel de la politique populaire proprem5t dite3 or ce gr& b1 =t trang] aux comb9aisons et aux discussions con/itutionnelles1 ne saurait tre suffisamm5t ralis1 d'aprs nos explications antrieures1 que p> une vritable rorganisation1 d'abord et surt\t spirituelle1 ensuite et accessoirem5t temporelle4 ,tel e/ donc le li5 fondam5tal que l'ensemble de la situation mod]ne in/itue spontanm5t entre les beso9s populaires et les t5dances philosophiques1 et d'aprs lequel le vrai po9t de vue social prvaudra graduellem5t mesure que l'active int]v5tion des rclamations proltaires vi5dra c>actris] de plus en plus le gr& problme politique4 ,aucune autre classe actuelle ne saurait tre1 p> l'influ5ce in/9ctive de sa position naturelle1 aussi bi5 dispose que le peuple m>*] directem5t v]s la rgnration f9ale4 ,en mme temps1 les bons esprits populaires1 qu& les circon/ances les ont suffisamm5t cultivs1 surt\t en ,france1 o t\t doit auj\rd'hui comm5c]1 ple9em5t affran*is de t\te philosophie ?ologique1 et *ez lesquels la philosophie mtaphysique n'a pu s'enrac9] pr(ondm5t1 p> suite mme du dfaut d'ducation rgulire1 doiv5t tre rellem5t mo9s loigns d'ord9aire du rgime positif que les intellig5ces laborieusem5t prp>es p> une vicieuse in/ruction de mots et d'entits1 ou mme que la plup>t des ent5dem5s absorbs p> des spcialits trop troites et trop mal conues4 ,quoique les illusions mtaphysiques inhr5tes la politique mod]ne ex]c5t encore sur la raison populaire une dplorable influ5ce1 ci-dessus soigneusem5t apprcie1 elles y ont cep5dant mo9s d'empire habituel que p>mi les autres classes actives de la socit actuelle4 ,aussi1 qu& la philosophie positive aura pu suffisamm5t pntr] *ez nos proltaires1 je ne d\te pas qu'elle n'y tr\ve rapidem5t un plus heureux accueil que p>t\t ailleurs4 ,on conoit a9si comm5t1 outre les inspirations dmagogiques propres la mtaphysique ngative1 et l'urg5te /imulation des plus imprieuses circon/ances1 l'admirable in/9ct progressif qui c>actrisa notre gr&e assemble rpublica9e y avait directem5t conduit les meilleurs esprits1 mme spculatifs1 concevoir la cause populaire proprem5t dite comme le b ess5tiel de la vraie politique rvolutionnaire4 ,si l'on considre1 enf91 cette heureuse impulsion populaire quant sa raction ncessaire sur les dispositions actuelles1 m5tales et morales1 des classes suprieures1 il s]a facile de reconnatre combi5 elle e/ indisp5sable p\r y dvelopp] une conv5able apprciation de la situation fondam5tale4 ,*ez ces classes1 p>t\t plus ou mo9s vicies auj\rd'hui p> l'empirisme mtaphysique et p> l'gsme ari/ocratique1 l'antagonisme populaire e/ seul susceptible de suscit] assez n]giquem5t des vues leves et des s5tim5s gnreux4 ,dans les d\l\reuses collisions que n\s prp>e ncessairem5t l'an>*ie actuelle1 s\s l'excitation spontane de passions ha9euses et d'utopies subv]sives1 les vrais philosophes qui les auront prvues s]ont dj prp>s y faire conv5ablem5t ressortir les gr&es leons sociales qu'elles doiv5t (frir t\s1 en montrant a9si aux uns et aux autres l'insuffisance 9vitable des mesures purem5t politiques p\r la ju/e de/9ation qu'ils ont respectivem5t en vue1 les uns quant au progrs1 les autres quant l'ordre1 dont la commune ralisation doit ma9t5ant dp5dre d'une rorganisation totale1 d'abord et surt\t spirituelle4 ,la fatale infirmit de notre nature1 soit intellectuelle1 soit affective1 oblige peut-tre reg>d] auj\rd'hui ces tri/es conflits comme seuls susceptibles de faire suffisamm5t pntr] p>t\t1 et surt\t *ez les classes dirigeantes1 une conviction aussi indisp5sable1 et p\rtant aussi oppose l'ensemble des habitudes et des incl9ations actuellem5t dom9antes4 ,on peut1 du mo9s1 assur] que1 si ces orages sont rellem5t vitables1 ce ne saurait tre que d'aprs un va/e dveloppem5t sy/matique de la vritable action philosophique1 dont l'avnem5t social e/1 au contraire1 aveuglm5t rep\ss1 de nos j\rs1 p> les hommes d'tat de t\s les p>tis4 ,bonap>te a laiss misrablem5t *app] la plus heureuse occasion possible de prp>] a9si l'av5ir3 il e/ peu probable qu'il surgisse dsormais aucune autorit temporelle1 soit p]sonnelle1 soit collective1 propre rp>] suffisamm5t1 s\s ce rapport1 cette imm5se ab]ration1 que l'hi/oire dplor]a un j\r comme la plus fune/e1 sans d\te1 l'ensemble de l'volution mod]ne4 ,quelque sommaires qu'ai5t d tre ici de telles indications1 j'espre cep5dant les avoir assez c>actrises p\r faire conv5ablem5t ap]cevoir t\s les esprits vraim5t philosophiques la pr(onde solid>it qui ratta*e ncessairem5t l'une l'autre l'laboration sy/matique de la philosophie positive et l'avnem5t social de la cause populaire1 de manire con/itu] spontanm5t une heureuse et irrsi/ible alliance entre une gr&e p5se et une gr&e =ce4 ,je ne p\vais assurm5t t]m9] p> une explication plus dcisive l'apprciation gnrale de la rorganisation spirituelle1 que l'ensemble du pass n\s a graduellem5t conduits concevoir auj\rd'hui comme la seule issue possible des socits mod]nes1 et qui se tr\ve ma9t5ant exam9e s\s t\s les div]s aspects ess5tiels dont elle tait susceptible2 sauf les dveloppem5s ultrieurs que p\rra seul admettre1 cet g>d1 a9si qu' tant d'autres1 le ,trait spcial dj promis4 ,si les op9ions et les habitudes actuelles n'tai5t po9t aussi loignes de l'tat m5tal que suppose une telle conception1 elle p\rrait espr] p>t\t un accueil favorable1 puisqu'elle e/1 p> sa nature1 galem5t apte la satisfaction simultane des beso9s opposs d'ordre et de progrs1 dont l'exclusive proccupation c>actrise ma9t5ant le pr9cipal antagonisme social4 ,t\te notre va/e laboration1 d'abord logique1 puis sci5tifique1 de la philosophie sociale1 dsormais complte enf9 dans son in/itution fondam5tale1 a1 j'ose le dire1 ple9em5t confirm1 s\s ce d\ble aspect1 les indications initiales propres au premi] *apitre du tome quatrime1 et dont il suffit ici de rappel] sommairem5t l'accomplissem5t dcisif4 ,d'abord1 quant l'ordre1 aucun des div]s ef=ts politiques t5ts1 gr&s frais1 depuis le db de la crise f9ale1 ne p\vait sans d\te comport] autant d'efficacit sociale que la simple opration philosophique qui1 pr5ant le dsordre actuel la s\rce primitive que dc\vre la m>*e hi/orique de la dcomposition mod]ne1 entrepr5d directem5t1 p> la seule voie conv5able1 de rorganis] les op9ions1 p\r pass] ensuite aux murs1 et f9alem5t aux in/itutions4 cette solution vraim5t radicale p\rrait-on comp>] les t5tatives contradictoires1 quoique provisoirem5t indisp5sables1 va9em5t de/9es concili] la discipl9e matrielle avec l'an>*ie intellectuelle et morale8 ,n\s avons spcialem5t reconnu1 beauc\p d'g>ds importans1 que l'esprit positif e/ auj\rd'hui le seul apte cont5ir et dissip] l'essor mtaphysique des utopies subv]sives2 t&is que l'esprit ?ologique1 auquel les illusions de l'empirisme cons]v5t encore une dsa/reuse confiance1 compromet depuis longtemps les gr&es notions sociales1 soit publiques1 soit mme prives1 laisses s\s son impuissante tutelle2 outre sa t5dance directem5t p]turbatrice1 p> suite d'une libre divagation religieuse1 que l'entire dsutude d'un tel rgime m5tal peut seule emp*] auj\rd'hui4 ,indp5damm5t de ces discussions p>tielles1 la n\velle philosophie politique1 apprciant non-seulem5t les doctr9es1 mais d'abord et surt\t les m?odes1 trans=me compltem5t la fois la position des que/ions actuelles1 la manire de les trait]1 et les conditions pralables de leur laboration2 elle con/itue a9si spontanm5t une triple s\rce gnrale de g>anties logiques p\r l'ordre fondam5tal4 ,faisant directem5t prvaloir enf9 l'esprit d'ensemble sur l'esprit de dtail1 et1 p> suite1 le s5tim5t du devoir sur le s5tim5t du droit1 elle dmontre la nature ess5tiellem5t morale des pr9cipales difficults sociales2 et1 p> cela seul1 elle t5d dissip] p>t\t1 comme je l'ai rcemm5t expliqu1 une cause fconde d'illusions1 de dsappo9tem5s1 et mme de p]turbations4 ,analysant avec prcision l'insuffisance vid5te de la mtaphysique dom9ante1 elle sub/itue t\j\rs le po9t de vue relatif au po9t de vue absolu1 et fait s5tir que le seul moy5 de jug] sa9em5t1 s\s un aspect quelconque1 l'tat actuel1 consi/e y voir con/amm5t un rsultat ncessaire de l'ensemble du pass1 dont elle c>actrise les div]ses phases ess5tielles1 sans plus de p>tialit que d'inconsqu5ce1 comme les diffr5s degrs successifs d'une mme volution fondam5tale1 o le type huma9 se dveloppe1 t\s g>ds1 de plus en plus3 ce qui fait aussitt cess] la prpondrance sociale de l'in/9ct critique4 ,enf91 apprciant l'inanit radicale des tudes ontologiques ou littraires p> lesquelles on se prp>e communm5t aux re*]*es sociales1 elle fait irrcusablem5t ressortir de la position mme de la sociologie1 dans la vraie hir>*ie des spculations positives1 les difficiles conditions1 la fois sci5tifiques et logiques1 rig\reusem5t propres une semblable laboration3 d'o rsulte immdiatem5t l'exclusion motive d'une f\le d'esprits incompt5s1 et la conc5tration spontane de ces hautes mditations p>mi les r>es intellig5ces susceptibles d'y procd] conv5ablem5t4 ,c]tes1 si de telles proprits1 aussi inconte/ables qu'm95tes1 ne sont pas s5ties p> les hommes d'tat qui *]*5t s9crem5t un moy5 efficace de cont5ir auj\rd'hui l'esprit de dsordre1 il faut qu'un dplorable empirisme leur ait t t\te aptitude rationnelle saisir le rsultat gnral de nos gr&es expri5ces contempora9es1 qui1 cet g>d1 montr5t1 selon tant de voies dcisives1 que les ab]rations mtaphysiques ne saurai5t tre victorieusem5t combattues p> les procds ?ologiques1 et que ds lors les conceptions positives sont seules susceptibles d'en triomph] rellem5t4 ,or quel sacrifice vritable ce n\veau rgime m5tal exige-t-il1 *ez nos g\v]nem5s europens1 p\r dvelopp] conv5ablem5t t\s les moy5s de haute discipl9e intellectuelle qui le c>actris5t8 ,aucun autre1 assurm5t1 que de r5onc] enf91 avec une ple9e fran*ise1 l'espoir1 de plus en plus *imrique1 de la cons]vation indf9ie d'un antique organisme dont t\s les li5s ess5tiels sont dj putrfis p>mi les populations les plus avances1 et dont la va9e re/auration1 au lieu d'tre vraim5t favorable l'ordre fondam5tal1 con/itue dsormais une s\rce fconde de graves p]turbations1 et entreti5t seule le crdit populaire de la mtaphysique ngative4 ,c>1 cela prs1 en un temps o la politique des g\v]nem5s doit tre1 p> l'imm95ce croissante de la situation1 de plus en plus circonscrite des effets pro*a9s1 que leur importe1 au fond1 que1 dans un av5ir 9vitable1 mais qui ne saurait tre immdiat1 il ne doive ri5 re/] de l'anci5 sy/me politique1 p\rvu que la gr&e laboration philosophique qui prp>]a graduellem5t la rnovation f9ale t5de ncessairem5t aussi dissip] leurs ju/es inquitudes sur une imm95te dissolution sociale1 et mme consolid]1 *ez les possesseurs actuels1 t\s les p\voirs quelconques qui auront conv5ablem5t reconnu le s5s gnral du m\vem5t mod]ne8 ,si l'homme tait suffisamm5t accessible aux impulsions intellectuelles1 une telle trans=mation n'(frirait1 sans d\te1 aucune invraisemblance4 ,t\t s'y rduirait1 en effet1 p\r les hommes d'tat1 dcid] s'il vaut mieux trait] habituellem5t avec des passions ou avec des convictions3 or le *oix ne saurait tre inc]ta9 *ez ceux qui ont en vue un vritable b social1 quelque attrait que doive inspir] vulgairem5t le premi] mode ceux qui ne p\rsuiv5t qu'une simple satisfaction p]sonnelle4 ,l'cole positive prs5t]a donc1 p> sa nature1 des po9ts de contact p>tiels1 mais trs-importans1 aux esprits s9cres de l'cole /ationnaire1 et ds lors aussi ceux mme de l'cole rtrograde4 ,env]s les plus sy/matiques de ceux-ci1 et surt\t en ,italie1 la n\velle philosophie politique aura d'ailleurs l'm95t privilge de p\voir seule faire conv5ablem5t revivre auj\rd'hui les nobles conceptions du moy5 ge sur la ?orie univ]selle de l'organisme social d'aprs la sp>ation fondam5tale des deux puissances lm5taires4 ,quant l'cole rvolutionnaire1 o rside encore exclusivem5t l'esprit de progrs1 malgr son c>actre ess5tiellem5t ngatif1 les habitudes mtaphysiques y con/itu]ont l'unique ob/acle une suffisante apprciation de l'aptitude ncessaire de la philosophie positive dt]m9] rellem5t1 suivant une m>*e graduelle mais directe1 la rgnration totale si n]giquem5t signale1 avec autant de nettet que p\vai5t alors en comport] le milieu social et la ?orie dom9ante1 p> la gr&e assemble d'o provi5t la vraie physionomie de la crise f9ale4 ,d'aprs notre analyse gnrale du dveloppem5t successif de cette crise dcisive jusqu' l'poque actuelle1 il e/ vid5t que la progression rvolutionnaire ne peut plus ma9t5ant faire aucun pas important sans *ang] totalem5t les doctr9es qui l'ont d'abord dirige1 et dont l'expri5ce la plus irrcusable a hautem5t con/at la pr(onde impuissance organique4 ,radicalem5t p>alyses p> une 9vitable inconsqu5ce1 ces doctr9es ont mme pe9e la =ce dsormais de cont5ir suffisamm5t l'action rtrograde dans t\te l't5due de la rpublique europenne3 elles sont logiquem5t conduites p>t\t reconnatre les pr9cipes ess5tiels de l'anci5 sy/me social1 t\t en lui dniant ses plus importantes conditions d'exi/5ce4 ,l'impossibilit croissante d'une vie purem5t ngative1 et le beso9 de plus en plus s5ti d'une recon/ruction quelconque1 ont1 en effet1 p\ss auj\rd'hui l'esprit mtaphysique qui dirige encore l'cole rvolutionnaire1 mme la plus avance1 satisfaire va9em5t ces exig5ces irrsi/ibles en =mulant la hte un simulacre d'organisation fond sur une vague rsurrection des croyances religieuses et de l'ardeur gu]rire1 sy/matiquem5t prives t\tefois de leurs pr9cipaux appuis antrieurs3 en sorte que la gr&e crise de l'humanit ab\tirait f9alem5t un simple *angem5t dans les =mes politiques2 sauf quelques utopies antisociales1 qui ne sont po9t ouv]tem5t av\es jusqu'ici4 ,or notre glorieuse assemble rpublica9e1 en comm5ant ses travaux p> l'indisp5sable abolition de la royaut1 ne prt5dit po9t rig] en vritable con/ruction une simple ru9e3 elle v\lut seulem5t c>actris] a9si l'irrvocable condition d'ab&onn] totalem5t le sy/me anci51 af9 de procd] une rnovation complte2 ce qui exigeait1 en effet1 comme je l'ai expliqu1 la suppression du p\voir aut\r duquel s'tai5t spontanm5t rallis1 en ,france1 t\s les div]s dbris du rgime d*u2 mais ce po9t de d"p ne fut pas alors proclam comme une solution4 ,si auj\rd'hui1 au contraire1 pr5ant le moy5 p\r le b1 la va9e reproduction d'un tel prambule ne devait ab\tir qu' re/aur] l'esprit ?ologique et l'activit militaire p> une trange intronisation simultane du disme et de la gu]re1 il n'e/ pas d\teux que l'ordre actuel1 malgr t\s ses vices1 s]ait1 au fond1 beauc\p plus rappro* qu'un tel rpublicanisme de la vritable issue propre la crise f9ale1 sans (frir d'ailleurs le grave dang] de dissimul] la nature pr(ondm5t transitoire de la situation gnrale4 ,un contra/e aussi dcisif doit dsormais r5dre ple9em5t irrcusable1 *ez les hommes vraim5t progressifs1 la ncessit de confi] l'esprit positif la suprme direction ultrieure du m\vem5t rvolutionnaire1 qu'il peut seul conduire ma9t5ant sa de/9ation ess5tielle4 ,mais1 en r5onant a9si la mtaphysique ngative qui la neutralise auj\rd'hui1 et dont le vice radical con/itue ma9t5ant1 p> un antagonisme ncessaire1 l'unique valeur sociale de l'cole rtrograde1 l'cole rvolutionnaire ne s]a nullem5t oblige1 suivant l'ensemble de nos explications antrieures1 d'ab&onn] aussi les dogmes salutaires dont elle e/ ju/em5t proccupe1 et qui1 longtemps encore1 =mul]ont d'indisp5sables conditions gnrales de la progression sociale2 c> j'ai suffisamm5t pr\v1 env]s *aque cas important1 que la philosophie positive e/ spontanm5t susceptible1 sans aucune inconsqu5ce1 de s'incorpor] rellem5t ces div]ses notions1 en trans=mant seulem5t leur c>actre actuel1 de l'absolu au relatif3 de manire y montr] autant de prescriptions sociales propres la gr&e transition mod]ne et de/9es p]si/]1 quoique dsormais subordonnes des conceptions directem5t organiques1 jusqu' son enti] accomplissem5t2 soit af9 d'opr] l'lim9ation totale du sy/me anci51 soit p\r p]mettre l'laboration graduelle du n\vel ordre4 ,or cette trans=mation gnrale1 qui aup>avant et t prmature et mme dang]euse1 lo9 d'amortir auj\rd'hui l'n]gie effective de ces pr9cipes rvolutionnaires1 doit1 au contraire1 l'augm5t] beauc\p1 en comportant une application plus h>die que qu& leur nature absolue y devait faire t\j\rs r$\t] une ext5sion an>*ique3 une de/9ation rationnellem5t c>actrise1 et une dure nettem5t circonscrite1 leur procur]ont1 entre les limites conv5ables1 sans aucune t5dance subv]sive1 une plnitude d'activit ma9t5ant impossible1 depuis que le beso9 d'organis] a d dev5ir prpondrant4 ,les dmolitions plus ou mo9s importantes qui re/5t encore opr]1 et que j'ai fait suffisamm5t press5tir1 s'accomplirai5t ds lors1 s\s l'asc5dant de l'esprit positif1 avec un libre aveu direct de la nature purem5t ngative de ces mesures provisoires1 de/9es c>t] t\s les div]s dbris de l'ordre anci5 qui f]ai5t vraim5t ob/acle l'ordre n\veau4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que la m>*e gnrale de la rorganisation spirituelle exig]a c]ta9em5t1 surt\t en ,france1 l'entire abolition pralable du va9 simulacre d'ducation publique que le pass n\s a transmis1 et de l'trange corporation univ]sitaire qui s'y ratta*e1 comme con/ituant dsormais les pr9cipales s\rces d'une p]nicieuse influ5ce mtaphysique1 incompatible avec la vritable rgnration mod]ne2 outre que la seule exi/5ce de cet app>eil dcrpit t5d dissimul] la ncessit d'un vrai sy/me d'ducation univ]selle4 ,les g\v]nem5s europens1 de plus en plus disposs auj\rd'hui se dp\ill] de t\tes leurs attributions spirituelles p\r se consacr] exclusivem5t au ma9ti51 de plus en plus difficile1 de l'ordre matriel1 s'empress]ont sans d\te d'accord] une suppression qui ne leur s]a pas dem&e au nom d'un pr9cipe antisocial sur la lib]t absolue et indf9ie de t\t enseignem5t quelconque1 mais comme une mesure prlim9aire de/9e1 au contraire1 acclr]1 s\s ce rapport capital1 le ret\r d'un ordre vraim5t normal3 ce qui di/+u]a pr(ondm5t1 cet g>d1 les fran*es rclamations de l'cole positive des prt5tions mal dissimules de l'cole rtrograde actuelle4 ,*acun peut t5dre aism5t une p>eille apprciation beauc\p d'autres dmolitions analogues1 quoique mo9s importantes1 env]s lesquelles il s]a non mo9s facile de reconnatre clairem5t que la philosophie positive1 en trans=mant1 sa manire1 les conceptions critiques1 ds lors ple9em5t rhabilites1 n'en dim9ue nullem5t l'efficacit sociale4 ,j'ai d'ailleurs suffisamm5t expliqu ci-dessus comm5t l'esprit critique univ]sel1 conv5ablem5t subordonn l'esprit organique1 cons]v]a t\j\rs une active de/9ation normale dans l'conomie df9itive des socits mod]nes4 ,mais1 d'aprs les mmes motifs1 un degr suprieur d'n]gie1 il e/ clair que1 s\s la mme condition fondam5tale1 cette activit critique doit tr\v] auj\rd'hui une application1 aussi utile qu't5due1 p\r prp>] accessoirem5t la rorganisation positive1 soit en aidant ru9] l'asc5dant actuel des mtaphysici5s et des lgi/es1 organes antrieurs du m\vem5t transitoire1 dev5us auj\rd'hui les pr9cipaux ob/acles la solution f9ale2 soit en secondant la rgnration graduelle des n\veaux lm5s sociaux1 spirituels ou temporels1 p> une judicieuse c5sure des vices ess5tiels1 intellectuels ou moraux1 qui les r5d5t encore indignes d'une vritable suprmatie politique4 ,cette d\ble apprciation reprs5te la n\velle philosophie comme ayant dj spontanm5t rempli la condition fondam5tale1 =mule ds le db de mon laboration sociologique1 p\r la conciliation dcisive des deux aspects1 normalem5t insp>ables1 auj\rd'hui vicieusem5t opposs1 propres au gr& problme social4 ,sans ef=t1 et sans inconsqu5ce1 l'cole positive se montr]a t\j\rs plus organique que l'cole rtrograde1 et plus progressive que l'cole rvolutionnaire1 de manire p\voir tre indiffremm5t qualifie d'aprs l'un ou l'autre attribut lm5taire4 ,t5dant runir ou dissip] t\s les p>tis actuels p> la satisfaction simultane de leurs vux lgitimes1 cette cole peut ju/em5t espr] auj\rd'hui de tr\v] quelques adhsions isoles *ez t\tes les classes quelconques1 soit asc5dantes1 soit mme desc5dantes4 ,jusque dans la corporation sac]dotale1 ceux de ses membres qui s5t5t assez pr(ondm5t l'importance sociale de l'ordre spirituel1 p\r tre =tem5t *oqus de la dgradation politique o il e/ tomb depuis longtemps s\s l'asc5dant exclusif de la puissance matrielle1 p\rrai5t apprci] la valeur directe des ef=ts philosophiques a9si de/9s le relev] dignem5t1 si leur intellig5ce p\vait assez s'affran*ir du rgime ?ologique p\r ratta*] une telle de/9ation des conceptions d'une autre nature1 sauf la discussion d'efficacit1 dsormais bi5tt t]m9e4 ,la classe militaire p\rrait aussi compr5dre que1 t\t en consacrant la mod]ne ext9ction normale de l'activit gu]rire1 dont le gr& (fice social e/ ple9em5t accompli1 l'cole positive ju/ifie directem5t l'importante de/9ation temporaire que doiv5t ma9t5ant cons]v] les armes p\r assur] le ma9ti5 indisp5sable de l'ordre matriel1 p5dant t\te la dure de l'laboration univ]selle qui doit dissip] l'an>*ie intellectuelle et morale4 ,il s]ait assurm5t sup]flu de signal] les sympa?ies que devrait excit]1 *ez les intellig5ces vraim5t sci5tifiques ou e/htiques1 une philosophie qui1 s\s la condition ncessaire d'une pralable r=mation gnrale de vues et de s5tim5s1 les p\ss]ait ultrieurem5t au g\v]nem5t spirituel de l'humanit4 ,quant aux *efs indu/riels1 dont elle sanctionn]ait conv5ablem5t la future prm95ce temporelle1 et qu'elle seule p\rrait g>antir des graves collisions populaires que leur prp>e l'an>*ie actuelle1 elle en devrait att5dre le plus favorable accueil1 si leurs dispositions intellectuelles et morales tai5t en suffisante h>monie avec la dignit relle de leur situation sociale4 ,enf9 j'ai rcemm5t expliqu les div]s motifs fondam5taux qui doiv5t spcialem5t engag] l'cole positive compt] pr9cipalem5t sur l'adhsion des proltaires1 aussitt que le contact mutuel aura pu suffisamm5t s'tablir4 ,il faut1 en outre1 considr] que1 mme *ez les classes quivoques propres la priode transitoire1 et de/9es ou disp>atre ou r$ev5ir subalt]nes1 la n\velle philosophie peut encore tr\v] d'importantes adhsions prives1 d'aprs l'heureux ex]cice secondaire qu'elle doit f\rnir spontanm5t leur activit c>actri/ique4 ,a9si1 les philosophes mtaphysici5s1 ju/em5t *oqus auj\rd'hui de l'exorbitante prpondrance des travaux de dtail1 et s5tant conv5ablem5t la dignit suprieure des conceptions vraim5t gnrales1 p\rrai5t saisir la valeur d'une cole seule apte ma9t5ant rtablir le rgne normal de l'esprit d'ensemble1 enf9 p>v5u une indisp5sable positivit1 qui1 facile dvelopp] dsormais *ez les intellig5ces =tem5t organises1 affran*ira les vritables philosophes de l'irrationnel dda9 du vulgaire des savans actuels1 ds lors jugs suivant leur faible porte intr9sque1 dp\ille d'un spcieux ent\rage1 que l'cole positive peut seule apprci]4 ,p>eillem5t1 les littrateurs1 et mme les avocats1 qui auront suffisamm5t admis la n\velle direction philosophique1 p\rront y tr\v] une fconde alim5tation de l'activit secondaire qui leur e/ propre1 d'aprs la v]satilit1 ds lors heureuse1 inhr5te leur dfaut c>actri/ique de convictions pr(ondes1 et qui leur p]mettra d'adapt] leurs tal5s d'exposition et de discussion1 soit l'univ]selle diffusion de la philosophie positive1 soit l'utile c5sure initiale que j'y ai dj signale1 et dont je p\rrais1 au beso91 leur indiqu] de nombreuses et importantes applications1 aussi neuves qu'incisives1 qui leur p]mettrai5t de mesur]1 leur t\r1 d'orgueilleuses prt5tions sci5tifiques1 que les plus audacieux d'entre eux n'os5t auj\rd'hui contempl] qu'avec un aveugle respect4 ,malgr t\tes ces gr&es et inconte/ables relations avec les diffr5s p>tis et les div]ses classes de la socit actuelle1 je n'ai pas dissimul que l'cole positive ne doit d'abord compt] nulle "p sur une adhsion collective1 p>ce que *acun s]a beauc\p plus *oqu1 l'orig9e1 des atte9tes ncessaires a9si apportes ses prjugs et ses passions1 que satisfait de la ralisation f9ale ds lors assure ses vux lgitimes4 ,elle ne doit pas mme espr]1 au db1 l'active coopration de notre jeunesse1 dont la portion la plus sa9e et la mieux prp>e e/ dj gravem5t vicie1 en gnral1 p> l'empirisme et l'gsme inhr5s l'an>*ie univ]selle1 et que t\t conc\rt dvelopp]4 ,il faut donc s'att5dre tr\v] ob/acle1 p\r la n\velle philosophie politique1 *ez t\t ce qui e/ auj\rd'hui class1 un titre quelconque2 elle n'obti5dra longtemps que des adhsions purem5t individuelles1 indiffremm5t issues de t\s les rangs sociaux4 ,mais on peut assur] d'avance que de tels appuis ne manqu]ont pas une cole aussi videmm5t apte t\t concili] sans ri5 compromettre4 ,la philosophie ngative du sicle d]ni]1 malgr sa t5dance ess5tiellem5t an>*ique1 tr\va p>t\t d'actifs protecteurs1 jusque p>mi les rois1 p>ce qu'elle tait alors en suffisante h>monie avec les beso9s immdiats de l'volution mod]ne4 ,s]ait-il tmraire d'espr] un accueil quival5t p\r la philosophie positive du dix-neuvime sicle1 directem5t de/9e rtablir une situation vraim5t normale *ez l'lite de l'humanit1 et seule susceptible d'abrg] ou d'ad\cir1 autant que possible1 les gr&es collisions que n\s rs]ve encore l'an>*ie intellectuelle et morale1 graduellem5t aggrave p> son 9vitable diffusion8 ,dans t\t le c\rs de mon apprciation hi/orique1 et dans les conclusions politiques que je vi5s d'en tir]1 je me suis scrupuleusem5t con=m la gr&e prescription logique que j'avais d'abord =mule1 au db du volume prcd5t1 en ne considrant ess5tiellem5t qu'une seule srie sociale1 t\j\rs =me p> l'en*anem5t rel des civilisations les plus avances2 re/riction sans laquelle j'ose assur] qu'il et t impossible de dc\vrir la vritable m>*e gnrale de l'volution fondam5tale4 ,ma9t5ant que la dt]m9ation de cette m>*e a vraim5t con/itu enf9 la sociologie comme une d]nire bran*e pr9cipale de la philosophie naturelle1 il y aura lieu1 qu& cette n\velle sci5ce s]a suffisamm5t in/alle1 p\rsuivre d'importantes spculations1 jusqu'alors prmatures1 sur la progression sociale des diffr5tes populations qui1 p> div]s ob/acles assignables1 ont d re/] plus ou mo9s en arrire du gr& m\vem5t que n\s avons tudi4 ,le b f9al de cette laboration supplm5taire s]a de f\rnir la base rationnelle de l'action collective que devra ex]c] ultrieurem5t l'lite actuelle de l'humanit p\r acclr] et facilit] l'essor de ces civilisations secondaires1 de manire t5dre sy/matiquem5t v]s l'unit sociale de l'ensemble de notre espce3 de mme que l'opration pr9cipale n\s a df9itivem5t conduits ci-dessus concevoir le mode gnral suivant lequel les peuples avancs doiv5t auj\rd'hui dvelopp] leur propre essor commun4 ,malgr l'id5tit ncessaire que doit p>t\t (frir la vritable volution huma9e1 ses phases successives peuv5t cep5dant s'accomplir avec une rapidit et une facilit =t 9gales2 et il n'e/ pas possible que l'exacte connaissance antrieure de cette progression fondam5tale1 obt5ue d'aprs le l5t et d\l\reux m\vem5t des populations d'lite1 ne doive1 cet g>d1 comport] beauc\p d'efficacit3 en sorte que1 p> une 9vitable comp5sation1 les civilisations arrires1 ds lors rationnellem5t dveloppables s\s cette heureuse direction1 puiss5t atte9dre promptem5t le niveau univ]sel1 au lieu de re/] indf9im5t livres l'empirisme spontan dont notre m>*e orig9ale n'avait pu s'affran*ir jusqu'ici4 ,a9si1 quelle que doive tre auj\rd'hui1 env]s les socits les plus avances1 l'm95te utilit pratique des sa9es tudes sociologiques1 cette heureuse aptitude de la vraie philosophie aura ncessairem5t1 dans l'av5ir1 encore plus d'importance et d't5due au sujet des populations ret>des4 ,le pass ne peut1 cet g>d1 n\s f\rnir aucune ju/e mesure gnrale2 p>ce qu'aucune influ5ce rellem5t semblable ne p\vait s'y manife/]1 p> suite du c>actre t\j\rs absolu de la philosophie dirigeante1 qui p\ssait seulem5t les peuples s'impos] mutuellem5t l'aveugle imitation r\t9ire de leurs sociabilits respectives3 t&is que le c>actre ess5tiellem5t relatif de la philosophie positive p]mettra de modifi] judicieusem5t les applications de la ?orie fondam5tale suivant les conv5ances propres *aque cas1 aprs y avoir d'abord exactem5t dt]m9 jusqu' quel degr et p> quelles voies les phases analogues de l'volution typique sont alors susceptibles d'amlioration effective4 ,p> l1 les relations croissantes des populations d'lite avec le re/e de l'humanit s]ont enf9 directem5t subordonnes d'actifs s5tim5s d'une frat]nit vraim5t univ]selle1 au lieu de re/] ess5tiellem5t dom9es p> un orgueil froce ou une ignoble cupidit4 ,mais les philosophes doiv5t auj\rd'hui soigneusem5t vit] les sductions spontanes de cette heureuse p]spective1 qui promet leur activit rationnelle une aussi va/e application ultrieure4 ,jusqu' ce que la rorganisation positive soit suffisamm5t avance1 il importe beauc\p1 comme je l'ai ci-dessus expliqu1 que leur laboration sy/matique demeure t\j\rs exclusivem5t conc5tre sur la majorit de la race blan*e1 composant l'avant-g>de de l'humanit1 suivant l'exacte df9ition sociologique que j'ai directem5t =mule au db de ce volume1 et qui compr5d seulem5t les c9q gr&es nations de l'occid5t europen4 ,autant n\s avons reconnu ncessaire d'imprim] dsormais t\tes les hautes spculations politiques l'entire ext5sion indique p> ces limites1 en de desquelles le po9t de vue social re/]ait ma9t5ant priv de sa gnralit c>actri/ique2 autant n\s avons jug indisp5sable auj\rd'hui de s'y r5f]m] habituellem5t1 s\s pe9e de ne po9t suffisamm5t lim9] l'esprit vague et absolu de l'anci5ne philosophie1 et1 p> suite1 de manire int]dire 9vitablem5t t\te solution vraim5t radicale4 ,cette re/riction me semble tellem5t capitale1 que j'ai cru devoir la reproduire expressm5t la f9 comme au db de mon laboration sociologique4 ,la pratique en s]a d'autant plus conv5able que1 tant que l'occid5t europen ne s]a pas suffisamm5t rorganis1 il ne saurait rellem5t ex]c] aucune gr&e et heureuse action collective sur le re/e de l'humanit2 outre l'imm95t dang] d'une telle div]sion prmature p\r y dnatur] ou y tr\bl] gravem5t cette indisp5sable rgnration1 po9t d'appui ultrieur de t\te notre espce4 ,sagem5t proccupe de cette opration dcisive1 la population occid5tale devra longtemps vit] t\te l>ge int]v5tion politique1 du mo9s active1 dans l'volution spontane de l',asie1 et mme dans celle de l'ori5t europen3 sauf1 bi5 ent5du1 les prcautions que p\rrai5t exig] le ma9ti5 ncessaire de la paix gnrale1 ou l'ext5sion naturelle des relations indu/rielles2 mais sans jamais second] les ef=ts spontans que t5te auj\rd'hui l'esprit militaire p\r ret>d] son 9vitable ext9ction1 en se ratta*ant1 p> de spcieux sophismes1 un dang]eux proslytisme social1 comme je l'ai ci-dessus expliqu4 ,malgr l'homognx fondam5tale de la population d'lite l'ensemble de laquelle la gr&e laboration philosophique propre au dix-neuvime sicle doit tre directem5t de/9e1 il exi/e ncessairem5t des diffr5ces ess5tielles entre les c9q nations pr9cipales qui la compos5t1 quant aux ob/acles et aux ress\rces que doit y tr\v] la rgnration positive1 dont t\tes les phases importantes doiv5t p\rtant1 p> la nature d'une telle rnovation1 s'y accomplir simultanm5t4 ,notre ?orie hi/orique1 en faisant spontanm5t ressortir cette connexit ncessaire1 p]met aussi d'apprci] exactem5t cette div]sit secondaire1 qu'il importe ma9t5ant de c>actris] rapidem5t1 af9 de t]m9] mon opration sociologique p> un ju/e ap]u comp>atif de l'accueil rs]v la n\velle philosophie politique *ez ces div]ses nationalits2 complm5t naturel de la comp>aison que je vi5s d'indiqu] p\r les diffr5tes classes mod]nes4 ,la d\ble volution1 la fois ngative et positive1 solidairem5t accomplie1 p5dant les c9q sicles antrieurs1 dans t\te l't5due de cette rpublique occid5tale1 n\s f\rnit1 d'aprs les deux *apitres prcd5s1 une base ple9em5t irrcusable p\r cette dt]m9ation dlicate1 d'o t\te va9e inspiration locale doit tre soigneusem5t bannie3 la concordance de ces deux sries simultanes doit surt\t dev5ir1 cet g>d1 le pr9cipe dcisif d'une entire conviction philosophique1 qui doit d'ailleurs tre naturellem5t =t avance dj p> ces deux *apitres1 o j'ai directem5t tabli1 ce sujet1 la di/9ction la plus gnrale1 qu'il s'agit seulem5t ici de complt] brivem5t1 s\s ma rs]ve acc\tume des dveloppem5s ultrieurs1 incompatibles avec les limites et mme avec la de/9ation de ce ,trait4 ,t\s ces div]s moy5s ess5tiels d'apprciation comp>ative conc\r5t videmm5t1 suivant nos indications antrieures1 reprs5t] auj\rd'hui la ,france comme le sige ncessaire de la pr9cipale laboration sociale4 ,n\s avons vu le commun m\vem5t de dcomposition politique s'y opr] t\j\rs1 depuis le quatorzime sicle1 d'une manire plus complte et plus dcisive qu'en aucun autre cas1 mme p5dant sa priode spontane1 et1 plus =te raison1 p>tir de sa sy/matisation1 dont la d]nire phase1 quoique de/9e immdiatem5t l'ensemble de notre occid5t1 dut tre d'abord ess5tiellem5t franaise1 a9si que la crise f9ale qu'elle dt]m9a ncessairem5t4 ,il s]ait c]tes sup]flu de pr\v] ici que le rgime anci51 soit spirituel1 soit temporel1 e/ ma9t5ant beauc\p plus d*u en ,france que p>t\t ailleurs4 ,quant la progression positive1 l'volution sci5tifique1 et mme aussi l'volution e/htique1 sans y tre1 au fond1 plus avances1 y ont c]ta9em5t obt5u un plus gr& asc5dant social2 ce qui importe surt\t notre comp>aison actuelle4 ,p>eillem5t1 l'volution indu/rielle1 quoique n'y p\vant encore (frir le plus l>ge dveloppem5t spcial1 y a ncessairem5t am5 dj la n\velle puissance temporelle beauc\p plus prs d'une vritable suprmatie politique4 ,enf91 l'unit nationale1 condition si capitale de cette gr&e initiative europenne1 y e/ assurm5t plus complte et plus 9branlable qu'en aucun autre cas4 ,j'ai assez expliqu comm5t un admirable in/9ct politique1 malgr la t5dance dissolvante de la mtaphysique dirigeante1 avait soigneusem5t ma9t5u1 p5dant la crise rvolutionnaire1 ce prcieux rsultat de l'ensemble de notre pass1 ds lors mme notablem5t consolid p> un plus va/e dveloppem5t de la subord9ation spontane de t\s les foy]s franais env]s le c5tre p>isi54 ,au re/e1 la prdilection dcisive qui1 dans l',europe entire1 depuis l'heureux avnem5t de la paix univ]selle1 dispose de plus en plus1 non-seulem5t les arti/es1 les savans et les philosophes1 mais la plup>t des hommes cultivs1 voir dans ,p>is une sorte de patrie commune1 doit c]ta9em5t dissip] t\te grave inc]titude sur la p]ptuit ncessaire de cette noble initiative1 si *rem5t acquise4 ,malgr le dfaut de nationalit1 l'ensemble de t\s les autres c>actres me semble devoir dt]m9]1 contrairem5t l'op9ion commune1 concevoir l',italie comme tant1 aprs la ,france1 le pays le mieux dispos la rgnration positive4 ,l'esprit militaire y e/ peut-tre plus radicalem5t te9t que p>t\t ailleurs2 et cette mme lacune1 fune/e d'autres g>ds1 dont j'ai expliqu1 au c9quante-quatrime *apitre1 la cause ncessaire1 n'e/ sans d\te pas trangre une telle prp>ation ngative4 ,quoique la cons]vation du ca?olicisme n'y ait pu tre aussi avantageuse qu'en ,france au ple9 essor orig9al de l'branlem5t philosophique1 la compression rtrograde1 assez int5se p\r prs]v] les populations contre t\te grave ext5sion de la mtaphysique prote/ante ou mme di/e1 n'a pu cep5dant y emp*] ensuite1 *ez la plup>t des esprits cultivs1 une entire mancipation ?ologique1 auj\rd'hui mal dissimule4 ,en outre1 cette influ5ce gnrale1 dont j'ai tant signal les proprits ess5tielles p\r les deux d]nires phases de l'volution mod]ne1 a spcialem5t rs]v la population itali5ne la transmission naturelle de ce qui1 dans les anci5nes habitudes ca?oliques1 e/ susceptible d'incorporation aux n\velles murs positives1 relativem5t la division fondam5tale des deux puissances lm5taires1 dont le vritable in/9ct ne peut ma9t5ant se tr\v] que l suffisamm5t famili]4 ,l'volution sci5tifique et l'volution indu/rielle1 quoique presqu'aussi avances qu'en ,france1 y ont p\rtant obt5u une prpondrance sociale beauc\p mo9dre1 p> suite d'une mo9dre ext9ction populaire de l'esprit religieux et ari/ocratique3 mais elles y sont1 au fond1 plus rappro*es de leur asc5dant f9al que *ez t\t le re/e de la communaut occid5tale4 ,il s]ait assurm5t sup]flu d'y m5tionn] l'admirable dveloppem5t de l'volution e/htique1 qui1 plus complte et plus univ]selle que p>t\t ailleurs1 y a si heureusem5t ralis sa proprit c>actri/ique d'entret5ir1 *ez les plus vulgaires intellig5ces1 l'veil fondam5tal de la vie spculative4 ,quoique le dfaut de nationalit dt videmm5t y int]dire une initiative politique si hautem5t rs]ve la ,france1 son influ5ce e/ lo9 d'y emp*] une intime et rapide propagation du m\vem5t orig9al4 ,conv5ablem5t apprcie p> les bons esprits itali5s1 d'aprs l'ensemble de la sa9e ?orie hi/orique1 cette lacune p\rra mme y dt]m9] une excitation plus prononce la rorganisation spirituelle3 soit qu'on envisage le ca?olicisme1 suivant l'indication spciale du c9quante-quatrime *apitre1 comme la cause ess5tielle d'une telle anomalie2 soit que l'impossibilit de con/itu] l'unit itali5ne fasse plus directem5t s5tir l'importance suprieure de l'unit europenne1 qui ne peut tre obt5ue que p> la rgnration intellectuelle et morale1 et dont l'avnem5t p\rra seul faire spontanm5t cess]1 au pr(it commun de l'ordre et du progrs1 des t5tatives galem5t *imriques et p]turbatrices4 ,envisage dans t\te l't5due de la df9ition sociologique indique au db de ce volume1 la population allem&e me p>at tre1 t\t comp5s1 aprs les deux prcd5tes1 la mieux dispose auj\rd'hui1 en rsultat f9al de son volution antrieure1 la rorganisation positive4 ,l'esprit militaire ou fodal1 et mme1 malgr les app>5ces1 l'esprit religieux1 quoique y tant mo9s d*us qu'en ,italie1 n'y sont pas cep5dant aussi dang]eusem5t incorpors qu'en ,anglet]re au m\vem5t gnral de la socit mod]ne4 ,outre que la prpondrance politique du prote/antisme y e/ beauc\p mo9s intime et mo9s univ]selle1 elle n'y a pas emp*1 l o il a le plus prvalu1 que la gr&e conc5tration temporelle propre la transition mod]ne n'y ab\tt aussi1 p> une heureuse anomalie que j'ai signale1 au mode ess5tiellem5t mon>*ique1 que n\s avons reconnu si prfrable1 t\s g>ds1 au mode ari/ocratique exceptionnel1 m9emm5t p>ticuli] l',anglet]re1 et dont la seule ,sude (fre l'quival5t g]manique1 t\tefois trs-altr4 ,la plus dang]euse influ5ce qui di/+ue cette population e/ c]ta9em5t celle de l'esprit mtaphysique1 qui s'y tr\ve auj\rd'hui plus rp&u et plus dom9ant que p>t\t ailleurs1 et dont la dsa/reuse activit y entreti5t une my/ique prdilection p\r les conceptions vagues et absolues1 directem5t contraire t\te vraie rorganisation sociale4 ,mais cet esprit1 inhr5t l'laboration prote/ante e/1 p> cela mme1 beauc\p mo9s prononc dans l',allemagne ca?olique2 et d'ailleurs il e/ dj p>t\t en ple9e dcroissance4 cela prs1 l'volution g]manique e/ auj\rd'hui1 p\r l'ordre spculatif de la progression positive1 soit e/htique1 soit mme sci5tifique1 plus complte et plus univ]selle qu'en ,anglet]re1 surt\t quant l'asc5dant social qui s'y ratta*e4 ,il e/ mme vid5t1 comme je l'ai n au tr5te-sixime *apitre1 que l'activit suprieure de l'esprit philosophique1 malgr son c>actre encore ess5tiellem5t mtaphysique1 entreti5t en ,allemagne une prcieuse disposition aux mditations gnrales1 ma9t5ant propre y comp5s] plus qu'ailleurs les t5dances disp]sives de nos spcialits sci5tifiques4 ,l'volution indu/rielle1 sans y tre matriellem5t aussi dveloppe qu'en ,anglet]re1 y e/ p\rtant mo9s loigne de sa pr9cipale de/9ation sociale1 p>ce que son essor y a t plus indp5dant de la suprmatie ari/ocratique4 ,enf91 quoique le dfaut de nationalit1 rsultant surt\t du prote/antisme1 y (fre un t\t autre c>actre qu'en ,italie1 il y comporte cep5dant une quival5te /imulation la rgnration positive3 soit qu'un tel vu doive y conduire mieux s5tir la ncessit de r5onc] enf9 la philosophie ?ologique1 dsormais pr9cipal ob/acle la runion2 soit1 comme en ,italie1 en faisant apprci] davantage la rorganisation spirituelle1 spontanm5t commune l'ensemble de l'occid5t europen4 ,div]ses explications incid5tes1 dans les deux *apitres prcd5s1 ont dj d spcialem5t dispos] compr5dre1 d'aprs la sa9e apprciation de l'ensemble de l'volution mod]ne1 que la population anglaise1 malgr t\s ses avantages rels1 e/ auj\rd'hui mo9s prp>e une telle solution qu'aucune autre bran*e de la gr&e famille occid5tale1 sauf la seule ,espagne1 exceptionnellem5t ret>de4 ,l'esprit fodal et l'esprit ?ologique1 p> la pr(onde modification qu'ils y ont graduellem5t subie1 y ont cons]v plus qu'ailleurs une dang]euse consi/ance politique1 qui1 longtemps compatible avec les volutions p>tielles1 y con/itue ma9t5ant un puissant ob/acle la rorganisation f9ale4 ,c'e/ l que le sy/me rtrograde1 ou du mo9s =tem5t /ationnaire1 a pu tre le plus compltem5t organis1 au spirituel et au temporel4 ,jamais1 p> exemple1 la prpondrance du jsuitisme n'a pu ralis]1 sur le cont95t1 l'in/itution d'une hypocrisie lgale aussi ho/ile l'mancipation huma9e que celle dont la con/itution anglicane1 dirige p> l'olig>*ie britannique1 n\s (fre encore l'exemple j\rnali]4 ,la comp5sation matrielle1 p> laquelle un tel rgime a t5t de s'incorpor] l'volution mod]ne1 en excitant d'abord un dveloppem5t plus p>fait de l'activit indu/rielle1 y e/ f9alem5t dev5ue1 beauc\p d'g>ds importans1 une s\rce directe d'entraves politiques3 soit en prolongeant l'asc5dant social d'une ari/ocratie1 a9si place la tte du m\vem5t pratique1 o elle ma9ti5t la haute int]v5tion du pr9cipe militaire2 soit en viciant les habitudes m5tales de l'ensemble de la population1 p> une prpondrance exorbitante du po9t de vue concret et de l'utilit immdiate2 soit1 enf91 en corrompant directem5t les murs nationales d'aprs l'asc5dant univ]sel d'un intraitable orgueil et d'une cupidit effrne1 t5dant isol] pr(ondm5t le peuple anglais de t\t le re/e de la famille occid5tale4 ,n\s avons reconnu que1 p> une suite ncessaire1 la d\ble volution spculative y avait t notablem5t altre1 non-seulem5t dans l'ordre sci5tifique1 malgr les imm5ses progrs qui s'y sont individuellem5t accomplis1 mais aussi dans l'ordre e/htique1 re/ encore si imp>fait1 sauf l'admirable essor spontan du premi] des beaux-arts3 l'incorporation sociale de l'un et de l'autre lm5t y e/ surt\t mo9s avance que *ez les trois autres nations4 ,t\tefois ces div]s dang]s c>actri/iques1 qui doiv5t gravem5t entrav]1 en ,anglet]re1 la commune rgnration positive1 p>ce qu'ils y affect5t directem5t la masse sociale1 n'emp*5t pas que1 p> une imp>faite comp5sation1 la coopration fondam5tale cette uvre f9ale n'y doive tre immdiatem5t =t active et trs-importante de la "p des esprits d'lite1 qui1 p> l'ensemble d'une telle situation1 y sont dj plus prp>s que p>t\t ailleurs1 except en ,france4 ,d'abord1 leur position mme les prs]ve plus facilem5t de la dang]euse illusion politique qui1 dans le re/e de notre occid5t1 vicie auj\rd'hui les meilleures intellig5ces1 en disposant reg>d] comme une solution f9ale la va9e imitation univ]selle du rgime transitoire propre l',anglet]re1 et dont l'insuffisance radicale y e/ assurm5t beauc\p mieux s5tie ma9t5ant qu'elle ne peut l'tre sur le cont95t4 ,ensuite1 la prpondrance exorbitante de l'esprit pratique y a du mo9s cet avantage1 que1 lorsqu'elle n'emp*e pas1 *ez les intellig5ces conv5ablem5t organises1 l'essor cont9u des mditations gnrales1 elle leur imprime involontairem5t un c>actre de nettet et de ralit qui ne saurait ord9airem5t exi/]1 un p>eil degr1 en ,allemagne1 ou mme en ,italie4 ,p> suite1 enf91 de la mo9dre importance sociale des corporations sci5tifiques1 les savans1 plus isols1 y doiv5t d'ailleurs (frir auj\rd'hui une orig9alit plus relle1 et une plus gr&e aptitude s'affran*ir des t5dances disp]sives propres au rgime de spcialit1 dont l'indisp5sable trans=mation philosophique y tr\v]a probablem5t mo9s d'ob/acles qu'en ,france4 ,le ret>d spcial que dur5t pr\v]1 en ,espagne1 les deux d]nires phases de l'volution mod]ne1 tant positive que ngative1 e/1 de nos j\rs1 trop gnralem5t apprci p\r qu'il faille motiv] expressm5t ici le rang extrme que n\s assignons cette n]gique population1 malgr ses m95s c>actres1 quant sa prp>ation directe la rorganisation f9ale4 ,quoique le sy/me rtrograde n'y ait pu rellem5t obt5ir une consi/ance aussi durable qu'en ,anglet]re1 il y a p\rtant ex]c1 s\s une direction mo9s habile1 une compression immdiate beauc\p plus int5se2 au po9t d'y entrav] pr(ondm5t l'essor p>tiel des n\veaux lm5s sociaux1 non-seulem5t sci5tifique ou philosophique1 mais aussi e/htique1 et mme indu/riel4 ,la cons]vation exagre du ca?olicisme n'y a pu dev5ir aussi avantageuse qu'en ,italie au ple9 dveloppem5t ultrieur de l'mancipation m5tale1 ni au ma9ti5 des habitudes politiques du moy5 ge sur la sp>ation des deux puissances4 ,s\s ce d]ni] aspect surt\t1 l'esprit ca?olique y a t gravem5t altr1 p> suite d'une incorporation trop intime au sy/me de g\v]nem5t2 de manire suscit] plutt de vicieuses t5dances ?ocratiques que de sa9es dispositions la coord9ation rationnelle entre le p\voir moral et le p\voir politique4 ,mais cette apprciation comp>ative ne doit jamais faire oubli] l'irrcusable ncessit de compr5dre aussi cet lm5t capital de la rpublique occid5tale dans la conception et dans la direction de la rorganisation commune1 o la solid>it antrieure con/itue le pr9cipe irrsi/ible de la connexit future2 quoique d'ailleurs cette 9vitable condition puisse spcialem5t dev5ir une s\rce d'emb>ras1 soit philosophiques1 soit politiques4 ,l'admirable rsi/ance du peuple espagnol l'oppressive invasion de ,bonap>te suffirait assurm5t p\r y con/at] une n]gie morale et une tnacit politique qui1 l plus qu'ailleurs1 rsid5t surt\t dans les masses populaires1 et qui g>antiss5t leur aptitude ultrieure au rgime f9al1 qu& le ral5tissem5t antrieur y aura pu tre suffisamm5t comp5s p> les voies conv5ables4 ,d'aprs cette sommaire apprciation de l'9gale prp>ation de la rgnration positive *ez les c9q gr&es populations qui doiv5t y p>ticip] la fois1 mais div]s degrs et s\s div]s modes1 il importe beauc\p que l'laboration philosophique de/9e la dt]m9] graduellem5t soit in/itue de manire t\j\rs manife/] cette commune ext5sion occid5tale1 en s'adaptant t\tefois assez heureusem5t aux conv5ances de *aque cas p\r conv]tir1 autant que possible1 ces 9vitables diffr5ces en n\veaux moy5s d'accomplissem5t1 p> une judicieuse comb9aison des qualits ess5tielles propres *acun de ces lm5s nationaux4 ,af9 de mieux remplir cette condition capitale1 il convi5drait de plac] expressm5t1 ds l'orig9e1 cette laboration fondam5tale s\s l'active direction d'une association univ]selle1 d'abord trs-peu nombreuse1 mais ultrieurem5t rs]ve1 p> de sages affiliations successives1 un va/e dveloppem5t1 et dont la dnom9ation c>actri/ique de ,comit positif occid5tal indiqu]ait sa de/9ation conduire1 dans t\te l't5due de la gr&e famille europenne1 la rorganisation spirituelle apprcie1 et mme bau*e1 d'aprs l'ensemble de ce ,trait#ce4 ,cette association philosophique1 indiffremm5t issue1 *ez ces div]ses nations1 de t\s les rangs sociaux1 soit p\r l'laboration directe1 soit p\r l'efficacit des travaux1 t5drait ouv]tem5t sy/matis] les attributions intellectuelles et morales dsormais ab&onnes de plus en plus p> les g\v]nem5s europens1 et dj livres1 du mo9s en ,france1 la libre concurr5ce des p5seurs indp5dans4 ,si j'ai suffisamm5t c>actris la nature et l't5due de la rorganisation spirituelle1 fonde sur l'essor direct de la vraie philosophie mod]ne1 on doit s5tir quelle imm5se activit devrait1 t\s g>ds1 dvelopp] p>t\t cette sorte de concile p]man5t de l'glise positive3 soit p\r accomplir une va/e laboration m5tale1 o t\tes les conceptions huma9es doiv5t tre assujetties une indisp5sable rnovation2 soit p\r en facilit] la m>*e rationnelle p> l'in/itution de collges philosophiques1 propres lui prp>] directem5t de dignes cooprateurs2 soit p\r en second] la ralisation graduelle p> l'univ]selle propagation d'une sage in/ruction positive1 la fois sci5tifique et e/htique2 soit1 enf91 p\r en rgul>is] peu peu l'application pratique p> un judicieux enseignem5t j\rnali]1 tant oral qu'crit1 et mme p> une conv5able int]v5tion philosophique au milieu des div]s conflits politiques naturellem5t rsults de l'influ5ce prolonge des anci5s moteurs sociaux4 ,note #ce3 ,malgr le petit nombre des membres qui doiv5t primitivem5t =m] ce haut comit1 et qui1 p> ap]u1 ne me p>at pas devoir ma9t5ant excd] tr5te1 il importe que sa composition primitive reprs5te expressm5t une telle coopration1 proportion g>de d'ailleurs de l'aptitude nationale correspondante1 soit collective1 soit p]sonnelle4 ,d'aprs les indications prcd5tes1 on y p\rrait1 p> exemple1 admettre huit ,franais1 sept ,anglais1 six ,itali5s1 c9q ,allem&s et quatre ,espagnols4 ,sans atta*] aucune va9e gravit de tels *iffres1 j'insi/e seulem5t p\r qu'aucune des c9q nations comb9es n'y ait la majorit numrique1 et que le cont+5t corresponde autant que possible la p>ticipation relle4 ,la ,france et l',anglet]re con/ituant videmm5t les deux cas les plus opposs1 c'e/ leur comb9aison qui doit ncessairem5t (frir l'importance la plus dcisive dans la =mation initiale d'une telle association4 ,ce comit sig]ait d'ailleurs naturellem5t ,p>is1 mais en vitant de s'assujettir aucune rsid5ce inv>iable4 ,malgr l'9vitable longueur de ce *apitre f9al1 les pr9cipales conclusions sociales dduites de l'apprciation fondam5tale de l'ensemble du pass huma9 n'y ont pu tre que sommairem5t indiques1 s\s la rs]ve des dveloppem5s ultrieurs propres au ,trait spcial que j'ai promis4 ,j'espre nanmo9s y avoir assez c>actris la n\velle philosophie politique1 immdiatem5t de/9e conduire enf9 v]s son b ncessaire l'imm5se rvolution o n\s sommes directem5t plongs depuis un demi-sicle1 et qui doit1 t\s g>ds1 con/itu] la crise la plus dcisive de l'volution huma9e4 ,p> une telle dt]m9ation1 j'ai f9alem5t accompli la gr&e laboration philosophique1 comm5ce avec le tome quatrime1 p\r l'entire rnovation des spculations sociales1 et dans laquelle je crois avoir a9si dpass non-seulem5t l'engagem5t initial pris au db de ce ,trait1 mais mme les promesses plus rig\reuses que cont5ait la premire p>tie de mon opration sociologique4 ,en un temps o t\tes les convictions morales et politiques sont ess5tiellem5t flottantes1 faute d'une base m5tale suffisante1 j'ai directem5t pos les fondem5s rationnels de n\velles convictions vraim5t /ables1 susceptibles d'efficacit contre les passions discordantes1 soit prives1 soit publiques4 ,qu& les considrations pratiques ont p>t\t usurp une exorbitante prpondrance1 j'ai relev la dignit philosophique et con/itu la ralit sociale des sa9es spculations ?oriques1 en tablissant1 entre les unes et les autres1 une subord9ation sy/matique sans laquelle il e/ impossible dsormais de s'lev]1 en politique1 ri5 de gr& ni de /able4 l'poque o l'intellig5ce huma9e1 s\s le rgime empirique d'une spcialit disp]sive1 m5ace de se consum] en travaux de dtail de plus en plus misrables et de plus en plus loigns de t\te haute de/9ation sociale1 j'ai os proclam] et mme bau*] le rgne pro*a9 de l'esprit d'ensemble1 seul propre faire univ]sellem5t prvaloir le vrai s5tim5t du devoir4 ,ce triple b a t atte9t p> la fondation d'une sci5ce n\velle1 la d]nire et la plus importante de t\tes1 sans laquelle le sy/me de la vritable philosophie mod]ne ne saurait avoir ni unit ni consi/ance1 et qui1 je ne cra9s pas de l'assur]1 quoique ne p\vant encore tr\v] sa place dans la con/itution r\t9ire et arrire de nos acadmies sci5tifiques1 n'en a pas mo9s1 ds son orig9e actuelle1 autant de positivit et plus de rationnalit qu'aucune des sci5ces antrieures dj juges p> ce ,trait4 ,quelle que doive tre l'importance des progrs ultrieurs rs]vs la sociologie1 ils (friront ncessairem5t beauc\p mo9s de difficults que cette cration fondam5tale3 non-seulem5t p>ce que la m?ode y e/ a9si assez c>actrise p\r appr5dre dsormais retir]1 d'une tude plus dtaille du pass1 des indications plus prcises de l'av5ir2 mais aussi p>ce que les conclusions gnrales ici obt5ues1 outre qu'elles sont1 p> la nature du sujet1 les plus ess5tielles1 s]viront de guide univ]sel aux apprciations plus spciales4 ,une telle fondation sci5tifique compltant enf9 le sy/me lm5taire de la philosophie naturelle prp>e p> ,ari/ote1 annonce p> les scola/iques du moy5 ge1 et directem5t conue1 quant son esprit gnral1 p> ,bacon et ,desc>tes1 il ne me re/e plus ma9t5ant1 p\r avoir atte9t1 autant que possible1 le b pr9cipal de ce ,trait1 qu' y c>actris] sommairem5t la coord9ation f9ale de cette philosophie positive dont t\s les lm5s ess5tiels1 soit logiques1 soit sci5tifiques1 ont t successivem5t l'objet propre des six p>ties de notre laboration hir>*ique1 depuis les plus simples conceptions ma?matiques jusqu'aux plus m95tes spculations sociales4 ,telle s]a la de/9ation des trois *apitres complm5taires qui vont ici tre consacrs1 d'abord la m?ode1 ensuite la doctr9e1 et enf9 la future h>monie gnrale de la philosophie positive1 suivant l'annonce cont5ue au tableau synoptique initial1 publi1 il y a d\ze ans1 avec le premi] volume de ce ,trait4 ,,c9quante-,,huiti,,me ,,le,,on4 ,apprciation f9ale de l'ensemble de la m?ode positive4 ,l'laboration fondam5tale que j'ai1 le premi]1 os entrepr5dre1 se tr\vant enf9 suffisamm5t accomplie1 mme dans sa p>tie la plus n\velle1 la plus importante et la plus difficile1 il faut dsormais envisag] la succession hir>*ique des six lm5ts ess5tiels qui en ont d compos] le va/e ensemble1 depuis les plus simples spculations ma?matiques jusqu'aux plus hautes conceptions sociales1 comme ayant t surt\t de/9e lev] graduellem5t notre intellig5ce au po9t de vue df9itif de la philosophie positive1 dont le vritable esprit gnral ne p\vait tre autrem5t dvoil4 ,n\s avons a9si sy/matiquem5t ralis une volution individuelle radicalem5t con=me l'volution ncessaire de l'humanit1 que l'on peut ma9t5ant1 p\r plus de facilit1 se born]1 sans aucun grave inconvni5t1 considr] ici p>tir de l'impulsion dcisive dt]m9e p> la d\ble action1 philosophique et sci5tifique1 mane de ,bacon et de ,desc>tes conjo9tem5t avec ,kepl] et ,galile4 ,cette indisp5sable prp>ation con/ituait videmm5t le seul moy5 ple9em5t efficace d'apprci] directem5t1 soit quant la m?ode1 ou quant la doctr9e1 le vrai c>actre propre *acune des phases pr9cipales de la positivit rationnelle4 ,en outre1 l'homognx cont9ue de ces div]ses dt]m9ations p>tielles n\s a spontanm5t manife/ leur conv]g5ce croissante v]s une mme philosophie f9ale1 dont la nature et la de/9ation n'ont jamais pu tre encore suffisamm5t comprises1 p> une suite 9vitable de l'ext5sion trop incomplte et de la culture trop disp]sive qui devai5t jusqu'ici di/+u] son essor prlim9aire1 de faon dissimul] pr(ondm5t la plup>t de ses actifs promoteurs la t5dance ncessaire de l'ensemble des spculations mod]nes4 ,p\r c>actris] conv5ablem5t cette philosophie1 a9si successivem5t apprcie quant t\s ses lm5s indisp5sables1 il ne n\s re/e donc plus1 en rsultat spontan de notre opration totale1 qu' indiqu]1 d'une manire sommaire mais directe1 dans cette leon et dans la suivante1 la coord9ation df9itive de ses diffr5tes conceptions ess5tielles1 d'abord logiques1 puis sci5tifiques d'aprs un pr9cipe d'unit rellem5t susceptible d'une telle efficacit1 af9 de p\voir ensuite signal] rapidem5t1 dans un d]ni] *apitre1 la vritable activit normale1 la fois m5tale et sociale1 ultrieurem5t rs]ve au sy/me qui doit dev5ir la base usuelle du rgime spirituel de l'humanit1 enf9 p>v5ue1 p> tant de d\l\reux ef=ts1 sa ple9e virilit4 ,au *apitre prcd5t1 les consqu5ces gnrales de l'tude appr(ondie du pass n\s ont spcialem5t dmontr l'9vitable urg5ce d'une p>eille unit philosophique1 comme con/ituant dsormais la premire condition fondam5tale de la rorganisation intellectuelle et morale des populations les plus avances4 ,mais1 en outre1 les esprits mme qui1 vicieusem5t contemplatifs1 ne s]ai5t pas auj\rd'hui assez t\*s de cette imm5se ncessit sociale1 p\rrai5t1 en s'levant au po9t de vue conv5able1 directem5t apprci] aussi1 s\s le simple aspect spculatif1 l'irrcusable ralit de ce beso9 univ]sel si videmm5t propre aux temps actuels1 o l'irrationnelle disp]sion des travaux sci5tifiques m5ace dsormais d'altr] pr(ondm5t les pr9cipaux rsultats de l'ensemble des ef=ts antrieurs1 en faisant bi5tt dgnr] la plup>t des re*]*es p>tielles en t5tatives /riles et incohr5tes1 qui1 de plus en plus dp\rvues de b rel et de direction dt]m9e1 ne p\rrai5t enf9 cons]v] qu'une activit spontanm5t de/ructive1 aveuglm5t t\rne contre cette h>monie progressive o l'on doit voir sans d\te le plus prcieux attribut de la vraie positivit mod]ne4 ,jusque dans les sci5ces les plus simples1 et p> suite les mo9s imp>faites1 il ne faut pas croire que les notions d'une c]ta9e gnralit puiss5t isolm5t rsi/] t\j\rs cet essor dsordonn des divagations individuelles que t5d ma9t5ant dvelopp] avec rapidit la dplorable an>*ie philosophique dont tant d'intellig5ces troites ou g>es se glorifi5t si trangem5t auj\rd'hui1 et qui ne t>d]ait pas dev5ir aussi contraire la probit des oprations spculatives qu' leur rationnalit4 ,t\tes nos conceptions ab/raites1 y compris mme les mieux tablies1 ne saurai5t f9alem5t p]si/] sans une suffisante solid>it mutuelle4 ,s\s l'abusive prolongation d'un 9vitable int]rgne philosophique1 la mme analyse dissolvante1 qui semble auj\rd'hui ess5tiellem5t borne aux ides politiques et morales1 o elle s'oppose spcialem5t1 en v]tu de leur complication suprieure1 une indisp5sable rorganisation1 s't5drait bi5tt1 de t\te ncessit1 d'aprs l'unit fondam5tale de notre ent5dem5t1 t\s les autres ordres de spculations1 de manire ne laiss] intactes1 en *aque g5re quelconque1 que les vrits les plus grossires et les mo9s prcieuses1 comme l'indiqu5t dj1 dans le monde sci5tifique actuel1 p> une premire ext5sion de cette fune/e situation1 tant de graves div]g5ces et d'ab]rations capitales sur beauc\p d'importans sujets4 ,en un mot1 si l'esprit positif1 dont l'empirique spcialit a ma9t5ant cess de correspondre aux beso9s temporaires d'une volution prp>atoire1 devait re/] indf9im5t priv de t\te sy/matisation usuelle1 un tel dsordre reproduirait 9vitablem5t1 *ez les mod]nes1 sauf la div]sit des =mes1 l'quival5t ess5tiel de cette honteuse dgradation m5tale que dt]m9a jadis1 p>mi les populations grecques de l'antiquit et du moy5 ge1 le libre essor des divagations ?ologico-mtaphysiques4 ,ceux donc qui p]si/5t n'attribu] la mod]ne volution sci5tifique d'autre raction philosophique que la simple dissolution de l'antique rgime intellectuel1 sans y v\loir *]*] de n\velles bases gnrales d'une discipl9e plus p>faite et plus durable1 t5d5t ncessairem5t1 leur insu1 v]s la de/ruction sophi/ique de ces mmes acquisitions p>tielles auxquelles ils atta*5t une importance trs-lgitime1 quoique trop exclusive1 et qui1 dans la p5se des premi]s fondateurs de la philosophie positive1 tai5t1 au contraire1 pr9cipalem5t de/9es1 comme n\s l'avons hi/oriquem5t reconnu1 p]mettre enf9 la rorganisation totale du sy/me spculatif1 d'aprs une indisp5sable prp>ation graduelle1 la fois logique et sci5tifique1 auj\rd'hui suffisamm5t accomplie4 ,depuis que la spcialisation empirique a ess5tiellem5t p]du son (fice temporaire1 p> l'ext5sion dcisive de l'esprit positif t\s les ordres pr9cipaux de phnomnes naturels1 elle oppose de puissans ob/acles t\s les gr&s progrs sci5tifiques1 et mme elle compromet gravem5t la cons]vation relle des rsultats antrieurs4 ,telle e/1 au fond1 la premire cause gnrale de l'tat flottant o se tr\v5t auj\rd'hui1 suivant notre apprciation directe1 la plup>t des conceptions biologiques1 surt\t *ez la nation o la d\ble volution mod]ne1 tant ngative que positive1 a t la plus complte4 ,mais cette dsa/reuse influ5ce n'e/ m>que davantage dans les tudes organiques qu'en v]tu de leur complication suprieure et de leur beso9 plus prononc d'unit directrice2 la prolongation ultrieure de l'an>*ie sci5tifique produirait ncessairem5t des ravages analogues dans les tudes inorganiques1 y compris les tudes ma?matiques1 que le rgime actuel t5d dj visiblem5t rduire de plus en plus la /rile accumulation d'incohr5s dtails1 s\s l'aveugle impulsion d'une avide concurr5ce1 dont l'essor drgl promet de faciles triomphes aux mdiocrits ambitieuses4 ,a9si1 mme ab/raction faite des hautes exig5ces sociales que n\s avons vu prescrire imprieusem5t la sy/matisation f9ale de la vraie philosophie mod]ne1 le simple intrt des sci5ces suffirait auj\rd'hui p\r en dmontr] l'urg5ce1 en y signalant le seul moy5 gnral de consolid] suffisamm5t l'admirable volution spculative bau*e p5dant les deux d]ni]s sicles4 ,cette indisp5sable coord9ation devi5t ma9t5ant une heureuse consqu5ce spontane du plan fondam5tal qui c>actrise ce ,trait1 o le dveloppem5t cont9u de la positivit rationnelle1 dans ma propre intellig5ce comme dans celle du lecteur att5tif1 a t ncessairem5t assujetti1 suivant la hir>*ie naturelle des phnomnes correspondans1 une succession t\j\rs homogne d'tats de plus en plus complets1 dont *acun embrasse ess5tiellem5t t\s les prcd5s1 en sorte que le d]ni] d'entre eux1 relatif aux conceptions les plus complexes que puisse abord] l'esprit huma91 con/itue aussitt la liaison univ]selle et df9itive des div]ses spculations positives4 ,aussi1 malgr l'importance et la difficult intr9sques des rsultats gnraux propres ces trois *apitres extrmes1 leur facile tablissem5t n\s (frira-t-il enf9 la ju/e rcomp5se d'une l5te et pnible laboration1 qui n'avait jamais pu jusqu'ici tre conv5ablem5t in/itue4 ,une vritable unit philosophique exigeant c]ta9em5t l'entire prpondrance normale de l'un des lm5s spculatifs sur t\s les autres1 la "q pr9cipale se rduit donc ici dt]m9] directem5t quel e/ celui qui doit f9alem5t prvaloir1 non plus p\r l'essor prp>atoire du gnie positif1 mais p\r son actif dveloppem5t sy/matique1 p>mi les six po9ts de vue fondam5taux1 ma?matique1 a/ronomique1 physique1 *imique1 biologique1 et enf9 sociologique1 que n\s avons successivem5t apprcis1 et l'ensemble desquels se rapport5t 9vitablem5t t\tes les spculations relles4 ,or la con/itution mme de notre hir>*ie sci5tifique dmontre aussitt qu'une telle prm95ce m5tale n'a jamais pu app>t5ir qu'au premi] ou au d]ni] de ces six lm5s philosophiques3 c> eux seuls1 videmm5t1 sont susceptibles d'univ]salit ncessaire1 l'un p> la de/9ation1 l'autre p> l'orig9e de leurs conceptions respectives4 ,la philosophie ma?matique1 d'o n\s p\vons mom5tanm5t n\s disp5s] de sp>] la philosophie a/ronomique1 qui n'en e/1 vrai dire1 qu'une manife/ation dcisive1 prs5te d'abord des titres irrcusables la suprmatie rationnelle1 en v]tu de l'inconte/able ext5sion des lois gomtriques et mcaniques t\s les ordres possibles de phnomnes naturels4 ,s\s un autre aspect1 la philosophie sociologique1 d'o n\s p\vons p>eillem5t cess] d'isol] la philosophie biologique1 qui lui s]t de base immdiate1 doit auj\rd'hui directem5t aspir] la s\v]a9et intellectuelle1 sauf l'indisp5sable condition1 que j'ose dire dsormais suffisamm5t accomplie1 d'une vritable positivit2 puisque t\tes nos spculations quelconques peuv5t tre rellem5t envisages comme autant de rsultats ncessaires de l'volution spculative de l'humanit1 suivant les explications spciales du qu>ante-neuvime *apitre4 ,quant au c\ple int]mdiaire1 =m p> la philosophie physico-*imique1 sa nature propre le r5d assurm5t trop loign la fois du po9t de d"p et du b conv5ables l'ensemble de l'laboration positive1 p\r qu'il doive jamais prt5dre1 dans ce gr& conflit m5tal1 aucune autre influ5ce ess5tielle que celle de second] puissamm5t l'une ou l'autre de ces deux impulsions rivales1 dont il subit 9vitablem5t l'action simultane4 ,la pr9cipale "q philosophique tant a9si rduite reconnatre ma9t5ant1 dans l'conomie f9ale du sy/me positif1 l'entire prpondrance rationnelle1 soit de l'esprit ma?matique1 soit de l'esprit sociologique1 notre ?orie gnrale de l'volution huma9e1 spcialem5t en ce qui conc]ne l'apprciation hi/orique de la progression mod]ne1 n\s p]met aism5t d'tablir1 sans aucune grave inc]titude1 que si le premi] a d ncessairem5t prvaloir p5dant la longue ducation prlim9aire qu'exigeait1 en *aque g5re1 l'veil successif d'une positivit durable1 le d]ni] e/1 au contraire1 seul susceptible1 t\s g>ds1 de dirig] dsormais1 avec une vritable efficacit1 l'essor univ]sel et cont9u des spculations relles4 ,cette di/9ction fondam5tale1 qui con/itue la premire et la plus importante de nos conclusions gnrales1 conti5t la fois l'explication et le dn\em5t du dplorable antagonisme1 jusqu' prs5t insoluble1 incessamm5t dvelopp1 depuis trois sicles1 entre le gnie sci5tifique et le gnie philosophique1 dont les ju/es prt5tions respectives1 d'une "p la positivit1 d'une autre "p la gnralit1 doiv5t tre a9si df9itivem5t concilies1 p\r que l'tat normal de l'humanit p5sante puisse conv5ablem5t repos] sur la satisfaction cont9ue de ces deux beso9s galem5t irrcusables4 ,p5dant que la sci5ce p\rsuivait va9em5t1 s\s l'impulsion ma?matique1 une sy/matisation *imrique1 la philosophie levait d'impuissantes rclamations mtaphysiques contre le fune/e ab&on du po9t de vue huma94 ,jusqu' ce que l'volution totale de l'humanit ait t ram5e de vritables lois naturelles1 ce qui1 j'ose le dire1 n'a jamais exi/ encore ailleurs que dans ce ,trait1 l'esprit mod]ne1 qui devait d'abord tre pr9cipalem5t avide de positivit1 ne p\vait accueillir suffisamm5t les prote/ations relatives au beso9 p]man5t de gnralit1 p>ce que1 malgr leur lgitimit implicite1 elles se ratta*ai5t alors 9vitablem5t un rgime caduc1 d'o il fallait avant t\t irrvocablem5t sortir4 ,mais l'ext5sion homogne du vrai c>actre positif t\s les ordres ess5tiels de spculation relle doit ma9t5ant p]mettre aux conceptions sociologiques de repr5dre enf9 l'asc5dant univ]sel qui app>ti5t rgulirem5t leur nature1 et qui n'avait d leur *app] provisoirem5t1 depuis la d]nire priode du moy5 ge1 que p> l'exig5ce temporaire des conditions primordiales propres l'volution positive4 ,dans *acune des six p>ties ess5tielles de ce ,trait1 la sci5ce ma?matique a t tellem5t recomm&e comme la premire s\rce fondam5tale1 aussi bi5 p\r l'individu que p\r l'espce1 de t\te positivit rationnelle1 qu'on ne saurait sans d\te me s\ponn] aucunem5t de mconnatre jamais sa vritable influ5ce philosophique1 qui1 aprs m'avoir si heureusem5t f\rni1 ds ma premire jeunesse1 le po9t de d"p le plus conv5able l'ensemble de mes longues mditations1 m'a spontanm5t (f]t ensuite1 p> un comm]ce intime et j\rnali]1 le meilleur moy5 de re/aur] t\j\rs les =ces lm5taires de mon intellig5ce4 ,mais1 d'une autre "p1 n\s avons cont9uellem5t reconnu1 avec la mme c]titude1 que les conceptions ma?matiques sont1 p> leur nature1 ess5tiellem5t impuissantes dirig] la =mation d'une philosophie relle et complte1 susceptible d'une active univ]salit4 ,cep5dant1 t\tes les nombreuses t5tatives entreprises depuis trois sicles p\r con/itu] une n\velle philosophie1 propre remplac] enf9 la philosophie ?ologico-mtaphysique1 ont d tre1 comme je vi5s de l'expliqu]1 et ont t1 en effet1 t\j\rs ess5tiellem5t conues d'aprs un tel pr9cipe1 employ s\s des =mes plus ou mo9s explicites4 ,le seul de ces ef=ts prmaturs qui mrite vritablem5t un t]nel s\v5ir1 raison des s]vices indisp5sables1 quoique passag]s1 qu'il a c]ta9em5t r5dus1 consi/e sans d\te dans la gr&e con/ruction c>tsi5ne1 qui1 trs-suprieure1 s\s les pr9cipaux aspects1 celles qu'on a v\lu ensuite lui sub/itu]1 en a d'ailleurs spontanm5t f\rni le type gnral4 ,or cette mmorable conception1 qui rigeait la gomtrie et la mcanique en fondem5s directs de la sci5ce univ]selle1 a heureusem5t prsid1 p5dant un sicle1 malgr ses imm5ses inconvni5s1 au premi] essor dcisif de la positivit rationnelle dans les div]ses bran*es ess5tielles de la philosophie inorganique4 ,mais1 outre que les tudes morales et sociales y avai5t t1 ds l'orig9e1 sy/matiquem5t c>tes1 ce qui suffisait assurm5t p\r con/at] le dfaut radical de vritable univ]salit propre un tel po9t de vue1 il e/ clair que son ext5sion =ce aux plus simples spculations biologiques y a f9alem5t ex]c une influ5ce p]turbatrice1 dont elles ne sont pas mme auj\rd'hui assez dgages1 quoiqu'elle ft d'abord 9vitable1 et mme indisp5sable1 p\r y neutralis] alors l'esprit mtaphysique1 comme je l'ai spcialem5t expliqu en son lieu4 ,quels qu'ai5t t1 depuis cet branlem5t initial1 les imm5ses progrs des ?ories ma?matiques1 ils ne p\vai5t nullem5t amlior] la nature d'un tel pr9cipe philosophique1 sauf le p]fectionnem5t spcial de ses applications secondaires2 en sorte que les t5tatives ultrieures ont t rellem5t encore plus vicieuses4 ,le s5tim5t confus de leur impuissance ncessaire et de leur inopportunit croissante les a d'ailleurs fait ab&onn] peu peu des esprits infrieurs3 ils ont1 en gnral1 transport dans l'ordre des phnomnes physico-*imiques le po9t de d"p de leurs conceptions univ]selles1 contrairem5t aux conditions fondam5tales d'une telle opration1 qui assignai5t aux spculations a/ronomiques la prsid5ce exclusive de t\t sy/me semblable1 comme l'avait si bi5 compris le premi] fondateur4 ,malgr l'9vitable discrdit dont ces essais *imriques ont t de plus en plus frapps1 ils correspond5t tellem5t1 quoique d'une manire =t insuffisante1 au beso9 fondam5tal de liaison univ]selle qu'pr\v5t intimem5t les intellig5ces mod]nes1 et que cette voie semble seule jusqu'ici p\voir satisfaire1 que les philosophes proprem5t dits ont t s\v5t entrans1 mme de nos j\rs1 quitt] le po9t de vue moral et social1 unique s\rce de leur =ce spontane1 p\r suivre de p>eils projets1 l'envi des gomtres et des physici5s1 sans p\voir tre aussi excusables p> l'influ5ce habituelle d'une in/ruction trop spciale1 dont l'abs5ce a t\tefois trs-peu altr1 d'ord9aire1 le mrite comp>atif de leurs ef=ts en ce g5re4 ,a9si1 l'inactivit actuelle d'une telle t5dance1 en rsultat purem5t empirique des nombreux *ecs antrieurs1 n'indique po9t que nos savans ai5t rellem5t ab&onn un p>eil pr9cipe philosophique1 dont l'application ultrieure1 d'aprs des dc\v]tes physiques inatt5dues ou de n\veaux progrs ma?matiques1 n'a pu encore cess] de con/itu] leur utopie favorite3 l'in/9ct vague et passag] de son inanit radicale1 lo9 de les excit] la re*]*e d'un li5 plus efficace1 ne fait jusqu'ici qu'augm5t] presque t\j\rs leur irrationnelle rpugnance contre t\te autre sy/matisation quelconque1 et mme leur dda9 trop frqu5t env]s les p>ties de la philosophie naturelle dont la complication suprieure exclut ess5tiellem5t t\t espoir d'y t5dre jamais l'empire effectif des conceptions gomtriques et mcaniques4 ,p\r sortir enf9 de cette /rile et dang]euse situation1 qui entrave radicalem5t l'essor df9itif1 la fois m5tal et social1 de la sa9e philosophie mod]ne1 il devi5t donc indisp5sable d'exam9] directem5t la gr&e "q du mode fondam5tal suivant lequel doit s'opr] dsormais la liaison univ]selle des spculations positives3 or la =me la plus rapide et la plus dcisive de cette discussion f9ale consi/e videmm5t dans une comp>aison immdiate entre les deux m>*es opposes1 l'une ma?matique1 l'autre sociologique1 seules vraim5t susceptibles de rivalis] cet g>d4 ,quoique les titres philosophiques de l'esprit ma?matique soi5t sans d\te pr9cipalem5t relatifs la m?ode1 on ne saurait d\t] nanmo9s que1 si la vritable logique sci5tifique y a ncessairem5t tr\v son essor primordial1 elle n'a pu dvelopp] suffisamm5t ses div]s c>actres ess5tiels que p> son ext5sion ultrieure des tudes de plus en plus complexes1 jusqu' ce que1 p> des modifications de plus en plus pr(ondes1 elle ait f9alem5t embrass les spculations les plus difficiles1 qui1 vu leur dp5dance naturelle de t\tes les autres1 exig5t 9vitablem5t la comb9aison p]man5te de t\s les moy5s antrieurs1 outre ceux qui leur sont spcialem5t propres4 ,si donc on supposait t\tes les div]ses classes de savans positifs conv5ablem5t leves suivant les 9gales exig5ces rationnelles de leurs de/9ations respectives1 les sociologi/es vraim5t dignes de ce nom s]ai5t les seuls qui puss5t tre reg>ds comme ayant une connaissance complte de la m?ode positive1 dont les gomtres1 au contraire1 d'aprs l'indp5dance mme de leurs travaux1 aurai5t naturellem5t la notion la plus imp>faite1 prcism5t p>ce qu'ils ne la concevrai5t qu' l'tat rudim5taire1 t&is que les autres en aurai5t seuls suivi l'volution totale4 ,les vices mtaphysiques que n\s ont spcialem5t (f]t1 dans les deux premi]s volumes de ce ,trait1 la plup>t des gr&es spculations ma?matiques1 sont lo9 de t5ir uniquem5t l'anci5net de leur =mation1 en un temps o l'antique philosophie cons]vait p>t\t une suprmatie dont la sci5ce la plus ab/raite ne p\vait suffisamm5t s'affran*ir4 ,ils rsult5t surt\t de l'isolem5t exclusif qui di/+ue auj\rd'hui ces conceptions lm5taires1 sur lesquelles les p>ties suprieures de la philosophie naturelle n'ont pu encore ex]c] une raction logique indisp5sable leur ple9e maturit4 ,aucun attribut fondam5tal ne saurait mieux df9ir l'esprit positif1 comme je l'ai tant tabli1 que la sub/itution univ]selle d'un po9t de vue conv5ablem5t relatif au po9t de vue ncessairem5t absolu de la philosophie ?ologico-mtaphysique4 ,or ce c>actre pr9cipal e/ assurm5t trop peu m>qu jusqu'ici dans les notions ma?matiques1 o l'extrme facilit des dductions1 s\v5t rduites une sorte de mcanisme te*nique1 fait si frquemm5t illusion sur la vraie porte de nos connaissances1 surt\t p\r l'application aux phnomnes naturels1 qui n\s a prs5t1 s\s une telle influ5ce1 beauc\p d'irrcusables exemples d'une t5dance vicieuse v]s des enqutes radicalem5t inaccessibles la raison huma9e1 et d'une purile ob/9ation sub/itu] indm5t l'argum5tation l'obs]vation4 ,les sa9es spculations sociologiques1 au contraire1 o le po9t de vue hi/orique obti5t spontanm5t une prpondrance intime et cont9ue1 doiv5t (frir1 p> leur nature1 la plus complte manife/ation possible de cet attribut ess5tiel de la vraie positivit rationnelle4 ,p\r t\s ceux qui ont conv5ablem5t apprci la pr(onde ncessit de r5dre la vritable philosophie mod]ne pr9cipalem5t hi/orique1 cette inconte/able considration suffirait dmontr] irrvocablem5t l'entire prm95ce philosophique de l'esprit sociologique4 ,il faut reconnatre1 en outre1 s\s un autre aspect fondam5tal1 que le s5tim5t univ]sel de l'inv>iabilit des lois naturelles doit tre habituellem5t trop peu dvelopp p> les tudes ma?matiques1 quoiqu'il y ait ncessairem5t puis son premi] essor sy/matique1 p>ce que l'extrme simplicit des phnomnes gomtriques1 et mme mcaniques1 dont les lois y sont seules ess5tiellem5t apprcies1 p]met difficilem5t une ple9e et active gnralisation de cette gr&e notion philosophique1 malgr la prcieuse consolidation que doit lui procur] son ext5sion relle aux vnem5s cle/es4 ,aussi a-t-on pu1 cet g>d1 rem>qu] en t\t temps1 et sans except] notre sicle1 jusque *ez d'm95s gomtres1 une assez pr(onde inconsqu5ce p\r faire communm5t suppos] dp\rvus de lois con/antes t\s les phnomnes un peu compliqus1 surt\t qu& l'action huma9e y int]vi5t un degr quelconque2 au po9t de suscit] enf9 une bran*e spciale de l'analyse ma?matique1 le prt5du calcul des *ances1 que la raison publique fltrira bi5tt comme une honteuse ab]ration sci5tifique1 directem5t incompatible avec t\te vraie positivit1 t&is que le vulgaire de nos algbri/es1 aprs un sicle de /riles travaux1 ose encore att5dre le p]fectionnem5t des tudes les plus importantes et les plus difficiles de l'absurde utopie logique dont une telle conception =me la base pr9cipale4 ,les autres sci5ces fondam5tales n'(fr5t ma9t5ant1 s\s ce rapport1 aucune quival5te mon/ruosit philosophique1 et n\s avons vu leur succession rgulire prs5t] une manife/ation de plus en plus dcisive de l'inv>iabilit des lois naturelles4 ,mais la sci5ce sociologique e/ c]ta9em5t la seule qui puisse dvelopp] un tel pr9cipe dans t\te sa plnitude rationnelle1 de manire lui procur] une irrsi/ible efficacit1 en l't5dant directem5t aux vnem5s les plus complexes1 a9si s\/raits enf9 la tnbreuse suprmatie de l'esprit ?ologico-mtaphysique1 auquel la transaction c>tsi5ne avait t =ce de rs]v] encore cette extrme attribution1 seul ve/ige1 dsormais effac1 de son anci5ne t\te-puissance4 ,s\s quelque autre aspect capital qu'on exam9e la m?ode positive1 une ju/e apprciation comp>ative1 dont ce ,trait conti5t exactem5t t\s les lm5s ess5tiels1 f]a t\j\rs1 j'ose le dire1 f9alem5t ressortir la haute supriorit logique du po9t de vue sociologique sur le po9t de vue ma?matique4 ,vu l'unit fondam5tale de cette m?ode1 t\s les procds gnraux qui la compos5t se retr\v5t sans d\te ncessairem5t1 sauf la div]sit des =mes1 dans *acune des six sci5ces pr9cipales4 ,l'inconte/able privilge que possd5t1 cet g>d1 les tudes ma?matiques1 ti5t seulem5t l'extrme simplicit de leur sujet propre1 qui1 devant (frir d'heureuses ress\rces p\r y multipli] et y prolong] davantage les dductions rig\reuses1 prs5te 9vitablem5t des exemples spontans de t\s les artifices que notre intellig5ce puisse jamais employ]4 ,mais1 en v]tu mme de cette excessive simplification1 les plus puissans de ces moy5s logiques ne saurai5t tre p> l suffisamm5t df9is1 et ne devi5n5t vraim5t apprciables1 comme je l'ai s\v5t montr1 que lorsque les p>ties suprieures de la philosophie naturelle en ont fait conv5ablem5t saisir la pr9cipale de/9ation1 d'aprs une e/imation directe des difficults ess5tielles qui en exig5t le dveloppem5t4 ,quoique1 une fois a9si c>actriss1 ils puiss5t dev5ir mieux connus en les retr\vant ensuite implicitem5t appliqus dj dans c]ta9es spculations ma?matiques o il et t aup>avant impossible de les di/+u] rellem5t1 il faut conv5ir que cette sorte de vrification uni=me doit tre ord9airem5t plus utile la sci5ce ma?matique elle-mme1 p> une lum9euse raction philosophique1 qu' celle d'o mane la manife/ation effective4 ,on le voit surt\t p\r la m?ode comp>ative propre la biologie1 et1 encore davantage1 p\r la m?ode hi/orique propre la sociologie3 la honteuse ignorance de presque t\s les gomtres quant ces deux modes transc5dans d'inve/igation rationnelle1 qui con/itu5t les plus m95tes crations logiques de notre intellig5ce1 en prs5ce des plus hautes difficults sci5tifiques1 tmoigne assez clairem5t que la notion relle n'en a pas t f\rnie p> les tudes ma?matiques1 bi5 qu'elles en puiss5t (frir spontanm5t1 comme je l'ai montr en son lieu1 quelques exemples vritables1 d'ailleurs inutiles1 et mme in9telligibles1 t\s ceux qui n'aurai5t pas puis une telle connaissance sa s\rce vraim5t orig9ale4 ,la prm95ce philosophique de l'esprit sociologique sur l'esprit ma?matique1 suivant leur aptitude respective une active univ]salit1 e/ encore plus spcialem5t vid5te s\s le rapport sci5tifique proprem5t dit1 que s\s le simple rapport logique2 en sorte qu'elle peut tre ici rapidem5t motive4 ,quoique le po9t de vue gomtrique et mcanique soit1 de t\te ncessit1 ab/raitem5t univ]sel1 comme je l'ai hautem5t tabli1 en ce s5s que les lois de l't5due et du m\vem5t doiv5t ex]c] une premire influ5ce lm5taire sur t\s les phnomnes quelconques1 on sait que les indications spciales qui en rsult5t1 quelque prcieuses qu'elles puiss5t tre1 ne saurai5t jamais1 ft-ce dans les cas les plus simples1 disp5s] aucunem5t de l'tude directe du sujet1 qui doit t\j\rs re/] prpondrante1 s\s pe9e de conduire1 p> l'abus du raisonnem5t1 soit de /riles travaux1 soit mme de graves ab]rations1 dont la physique actuelle n\s a (f]t d'irrcusables exemples1 t\s clairem5t relatifs une irrationnelle suprmatie du mode ma?matique1 aspirant g\v]n] les re*]*es qu'il peut seulem5t second]4 ,ces indications1 con/amm5t insuffisantes un degr quelconque1 devi5n5t1 en outre1 de plus en plus vagues et imp>faites mesure que la philosophie naturelle tudie des phnomnes plus compliqus4 ,nanmo9s1 mme env]s le cas le plus extrme1 j'ai1 le premi]1 dmontr la ncessit d'y pr5dre d'abord en srieuse considration sociologique l'ensemble des lois gomtriques et mcaniques1 surt\t en ne les sp>ant pas de leur gr&e manife/ation a/ronomique4 ,mais1 malgr l'indisp5sable lumire qu'elles doiv5t a9si rp&re sur le prambule lm5taire de ces hautes spculations1 leur impuissance radicale dirig] effectivem5t de semblables re*]*es devi5t alors tellem5t vid5te1 que les phnomnes sociaux1 et mme moraux1 ont t1 ds l'orig9e1 sy/matiquem5t exclus dans l'unique t5tative vraim5t puissante p\r con/itu] une philosophie gnrale s\s la seule impulsion ma?matique1 c'e/--dire l'ef=t du gr& ,desc>tes1 qui1 la vrit1 ne se faisait aucune grave illusion sur la nature prcaire et la de/9ation provisoire d'une semblable con/ruction4 ,les plus simples phnomnes de la vie animale n'ont pu alors comport]1 un faible degr1 la pnible ext5sion d'un p>eil mode philosophique que d'aprs l'ins\t5able hypo?se d'automatisme1 laquelle ,desc>tes avait t =cm5t conduit p> les exig5ces fondam5tales de cette vicieuse direction1 dont le prolongem5t ultrieur n'a nullem5t produit1 cet g>d1 de meilleurs expdi5s1 et a seulem5t f9i p> dt]m9] habituellem5t1 *ez ceux qui ne conoiv5t pas d'autre philosophie1 une sorte de rpugnance involontaire env]s les sci5ces naturelles o elle ne peut suffisamm5t prvaloir4 ,aussi l'esprit ma?matique a-t-il auj\rd'hui1 s9on en pr9cipe1 du mo9s en fait1 ess5tiellem5t rduit ses prt5tions directrices la seule philosophie inorganique1 en ne concevant mme que trs-confusm5t l'incorporation effective du doma9e *imique dans un vague et lo9ta9 av5ir3 ce qui e/ c]ta9em5t =t lo9 de l'univ]salit qu'on p\rsuivait d'abord1 et ce qui surt\t semble consacr] indf9im5t la suprmatie provisoire que ,desc>tes avait d laiss] l'anci5ne philosophie l'g>d des tudes morales ou politiques2 en sorte que la situation fondam5tale de l'esprit huma9 n'aurait a9si fait aucun progrs gnral depuis deux sicles1 au milieu de la plus intime agitation sociale3 t\t espoir d'une vritable organisation m5tale1 soit progressive1 soit rtrograde1 s]ait ds lors irrvocablem5t p]du1 p> l't]nelle coexi/5ce de deux t5dances radicalem5t incompatibles4 ,borne au monde inorganique1 la suprmatie ma?matique1 quoiqu'elle y doive tre beauc\p mo9s nuisible1 n'y saurait d'ailleurs subsi/] que passagrem5t1 jusqu'au temps1 trs-pro*a9 sans d\te1 o1 suivant les exig5ces rationnelles de leur sci5ce1 les vrais physici5s s]ont suffisamm5t prp>s1 d'aprs une ducation conv5able1 dont ce ,trait a indiqu la nature et le plan1 dirig] p> eux-mmes1 comme je les en ai tant presss1 l'usage p]man5t d'un puissant in/rum5t logique1 qu'ils peuv5t seuls sagem5t appliqu] *aque de/9ation spciale1 et qui e/ s\v5t dev5u1 de nos j\rs1 une s\rce de graves emb>ras p> suite d'une adm9i/ration1 ncessairem5t plus ou mo9s aveugle1 laisse encore des gomtres qui n'en peuv5t assez compr5dre le b ni les conditions4 ,les lois les plus gnrales de la nature in]te devant n\s tre t]nellem5t inconnues1 d'aprs notre 9vitable ignorance des faits cosmiques proprem5t dits1 l'esprit ma?matique ne peut le plus s\v5t dom9] les que/ions physiques qu' l'aide de ces hypo?ses pr(ondm5t *imriques sur le mode ess5tiel de production des phnomnes1 o j'ai si ple9em5t signal l'une des plus dang]euses ab]rations que puisse produire1 dans la sci5ce mod]ne1 la dplorable abs5ce provisoire de t\te vraie discipl9e philosophique2 puisque les ef=ts sci5tifiques pr5n5t a9si une direction entirem5t contraire aux prescriptions fondam5tales de la m?ode positive1 en abordant des problmes radicalem5t insolubles1 de manire reproduire f9alem5t1 s\s un imposant app>eil1 le c>actre vague et arbitraire de l'anci5ne philosophie4 ,or on doit reconnatre que cette dsa/reuse altration de la positivit rationnelle n'e/ ess5tiellem5t ma9t5ue1 dans la physique actuelle1 que p> la vicieuse prpondrance des gomtres3 c> les vritables physici5s1 ju/em5t /imuls p> un dda91 s\v5t trs-dplac1 env]s l'obs]vation directe1 s]ai5t dj assez disposs spontanm5t s5tir l'inanit et les inconvni5s des fluides fanta/iques p\r t5t] auj\rd'hui de db>rass] enf9 leurs ?ories de ce va9 *afaudage mtaphysique1 s'ils p\vai5t se s\/raire l'asc5dant algbrique1 qui ne saurait se pass] d'une telle base4 ,suivant ces apprciations successives1 cette prt5due philosophie ma?matique qui semblait1 il y a deux sicles1 devoir indf9im5t dom9] l'ensemble des spculations huma9es1 se tr\v]a donc bi5tt rduite1 en ralit1 ne prsid]1 hors de sa propre sphre1 qu'aux seules tudes a/ronomiques1 dont la direction gnrale p>at lui app>t5ir lgitimem5t1 vu la nature1 videmm5t gomtrique ou mcanique1 de t\s les problmes correspondans4 ,mais1 af9 de p\ss] cette analyse1 la fois hi/orique et dogmatique1 jusqu' sa vritable conclusion1 il faut rem>qu]1 en outre1 env]s ce d]ni] cas1 que la prpondrance des gomtres en a/ronomie1 quoique bi5 mo9s vicieuse qu'en aucune autre excursion1 prs5te1 mme alors1 un c>actre =c et prcaire1 relatif une situation passagre1 trop facile modifi] p\r devoir subsi/] encore longtemps2 c>1 quelque capitale que doive tre l'influ5ce ma?matique dans les tudes cle/es1 qui lui ont t\j\rs (f]t le plus conv5able ex]cice1 cep5dant l'tat normal1 en a/ronomie comme en physique1 consi/e assurm5t dans l'adm9i/ration cont9ue de cet admirable in/rum5t intellectuel1 aussi bi5 que des simples in/rum5s matriels1 p> ceux-l mme qui en compr5n5t suffisamm5t la de/9ation spciale1 et non p> ceux qui en connaiss5t seulem5t la /ructure2 ce qui1 en l'un et l'autre cas1 exige uniquem5t une meilleure ducation sci5tifique1 plus aise1 du re/e1 aux a/ronomes qu'aux physici5s1 suivant nos explications directes4 ,depuis le dveloppem5t1 d'ailleurs si rc5t1 de la mcanique cle/e1 les a/ronomes proprem5t dits1 tels que les ,bradley1 les ,may]1 les ,lacaille1 les ,h]s*ell1 les ,delambre1 les ,olb]s1 etc41 ont s\v5t s\ff]t de l'irrationnelle prsomption des gomtres1 qui1 p> un s5tim5t exagr de la porte effective des prvisions dynamiques env]s des phnomnes qu'ils ont trop peu tudis1 croi5t habituellem5t p\voir y rduire le rle des obs]vateurs la dt]m9ation subalt]ne de quelques coeffici5s2 ce qui a plus d'une fois entrav dj les dc\v]tes relles4 ,a9si1 t\t porte croire que l'asc5dant fondam5tal de l'esprit purem5t ma?matique dans le sy/me de la philosophie naturelle1 bi5 lo9 de devoir augm5t] dsormais1 comme on le suppose communm5t1 pr\v]a ncessairem5t un rapide et irrvocable dcroissem5t1 jusqu' ce que1 s\s l'essor ultrieur d'une ducation conv5ablem5t rationnelle p\r la classe spculative1 la suprmatie normale en soit r5f]me entre les limites philosophiques du vrai doma9e ma?matique1 la fois ab/rait et concret1 tel que ce ,trait l'a directem5t circonscrit4 ,on peut assur] que le projet d'une philosophie gnrale dom9e p> les conceptions ma?matiques s]a de plus en plus reg>d comme une vicieuse utopie mtaphysique1 dont une suffisante expri5ce a dj hautem5t dmontr l'impossibilit1 et dont l'influ5ce effective1 au lieu de second] auj\rd'hui l'essor naturel des connaissances relles1 l'entrave dsormais radicalem5t1 depuis l'ext5sion dcisive de l'esprit positif t\tes les bran*es ess5tielles de la sci5ce inorganique4 ,ces irrationnelles t5tatives1 qui indiqu5t une si fausse apprciation de la de/9ation et de la porte de l'ent5dem5t huma91 n'ont obt5u provisoirem5t une vritable importance philosophique que p> leur solid>it passagre avec les beso9s intellectuels de la gr&e transition mod]ne1 qui ne p\vait d'abord procd] autrem5t l'irrvocable ext9ction de l'anci5ne philosophie2 mais l'enti] accomplissem5t m5tal d'une telle rvolution1 p> la =mation df9itive de la sci5ce sociologique1 livr]a bi5tt leur pr(onde inanit naturelle des ab]rations philosophiques a9si prives de t\te ju/ification plausible4 ,d'aprs l'ensemble de ces considrations1 j'ai pu1 dans la gr&e alt]native que n\s exam9ons1 dmontr] suffisamm5t1 du mo9s p> exclusion1 s\s le rapport sci5tifique1 comme je l'avais dj fait s\s le rapport logique1 la prm95ce philosophique de l'esprit sociologique1 sans avoir mme beso9 de faire directem5t contra/] sa haute aptitude spontane dirig] les mditations vraim5t univ]selles avec cette impuissance ncessaire si videmm5t propre1 cet g>d1 l'esprit ma?matique4 ,ayant1 j'ose le dire1 cr1 et jusqu'ici seul cultiv cette n\velle sci5ce fondam5tale1 env]s laquelle t\tes les autres ne doiv5t tre f9alem5t reg>des que comme d'indisp5sables prlim9aires graduels1 il ne m'app>ti5t pas de signal] ici l'importance et la fcondit de ses div]ses ractions gnrales sur le p]fectionnem5t ess5tiel des diffr5tes sci5ces antrieures1 auxquelles la sociologie1 si elle e/ conv5ablem5t tudie p> quelques m95tes intellig5ces1 r5dra bi5tt des s]vices plus qu'quival5s ceux qu'elle en a reu p\r son avnem5t initial4 ,une aussi rc5te =mation ne saurait d'ailleurs p]mettre que ces exemples spciaux1 encore trop peu v>is et surt\t trop peu dvelopps1 soi5t auj\rd'hui quitablem5t apprciables1 s\s l'asc5dant unanime d'habitudes m5tales plus ou mo9s contraires3 en sorte que c'e/ pr9cipalem5t priori1 suivant une ju/e notion de la nature ncessaire des sa9es re*]*es philosophiques1 qu'on doit ma9t5ant tablir l'9vitable suprmatie rationnelle de l'esprit sociologique sur t\t autre mode1 ou plutt degr1 du vritable esprit sci5tifique2 mais aussi les motifs directs de ce g5re sont tellem5t irrcusables1 qu'ils doiv5t aism5t dt]m9] l'intime ass5tim5t de t\s les juges compt5s et bi5 prp>s4 ,les div]ses spculations huma9es ne saurai5t videmm5t comport]1 en ralit1 d'autre po9t de vue ple9em5t univ]sel que le po9t de vue huma91 ou1 plus exactem5t1 social1 le seul qui soit susceptible de se reproduire spontanm5t1 d'une manire plus ou mo9s explicite1 dans un ex]cice quelconque de notre intellig5ce1 aussi bi5 qu& elle se borne contempl] le monde extrieur que lorsqu'elle s'occupe immdiatem5t de l'homme4 ,a9si1 p\r concevoir1 en pr9cipe1 les droits lgitimes de l'esprit sociologique l'entire suprmatie philosophique1 il suffit1 suivant les explications spciales indiques la f9 du qu>ante-neuvime *apitre1 d'envisag] t\tes nos conceptions1 mme positives1 comme autant de rsultats ncessaires d'une suite de phases dt]m9es propres notre volution m5tale1 la fois p]sonnelle et collective1 s'accomplissant selon des lois inv>iables1 les unes /atiques1 les autres dynamiques1 que l'obs]vation rationnelle1 soit de l'individu1 soit surt\t de l'espce1 peut suffisamm5t dvoil]4 ,depuis que les philosophes ont comm5c mdit] pr(ondm5t sur les phnomnes intellectuels1 ils ont d con/amm5t s5tir1 un degr quelconque1 malgr les tnbres et les illusions de l'tat mtaphysique1 l'9vitable ralit de ces lois fondam5tales2 c> leur exi/5ce1 con=mm5t la lum9euse rflexion de ,tracy1 e/ t\j\rs implicitem5t suppose dans *acune de nos tudes1 o aucune conclusion ne s]ait possible si la =mation et la v>iation de nos op9ions normales n'tai5t pas radicalem5t assujetties un ordre rguli]1 ess5tiellem5t indp5dant de notre volont1 et dont l'altration pa?ologique n'e/ d'ailleurs nullem5t arbitraire4 ,mais1 outre la difficult transc5dante d'un tel sujet et sa vicieuse inve/igation jusqu'ici1 l'intellig5ce huma9e n'tant1 en effet1 dveloppable que p> la socit1 il e/ clair1 en v]tu de l'intime solid>it cont9ue tant dmontre1 au tome quatrime1 entre t\s les phnomnes sociaux1 que nulle dc\v]te relle et dcisive ne p\vait tre obt5ue1 cet g>d1 jusqu' ce que l'volution totale de l'humanit et t conv5ablem5t ram5e une conception d'ensemble1 ce qui n'e/ dev5u vraim5t possible que de nos j\rs1 et se tr\ve accompli1 p\r la premire fois1 ou du mo9s suffisamm5t bau* dans ce ,trait4 ,quelque imp>faite que doive tre encore une tude aussi complique et aussi rc5te1 cep5dant notre laboration hi/orique ne p]mettant plus ma9t5ant de mconnatre l'exactitude et l'efficacit de ma ?orie fondam5tale sur la m>*e simultane de l'esprit huma9 et de la socit1 la philosophie sociologique se tr\ve a9si dj munie d'un premi] pr9cipe gnral propre dirig] son int]v5tion naissante1 aussi bi5 sci5tifique que logique1 dans t\tes les p>ties ess5tielles du sy/me spculatif1 que cette univ]selle prsid5ce1 dont la rationnalit e/ assurm5t inconte/able1 peut seule ram5] enf9 une vritable unit1 susceptible de consolid] et d'acclr] le progrs de t\tes les spculations positives1 que la prt5due unit ma?matique t5dait1 au contraire1 entrav] pr(ondm5t4 ,la ralit et la fcondit de cette n\velle philosophie gnrale s]ai5t1 ce me semble1 suffisamm5t vrifies p> l'exi/5ce mme de ce ,trait1 o1 p\r la premire fois1 les div]ses sci5ces ont pu tre utilem5t assujetties un po9t de vue commun1 en respectant nanmo9s la ju/e indp5dance de *acune d'elles et en raff]missant1 au lieu de les altr]1 leurs vrais c>actres respectifs1 s\s l'inspiration cont9ue d'une p5se unique1 consi/ant t\j\rs dans ma loi fondam5tale des trois tats spculatifs1 complte1 ds le db1 p> mon indisp5sable conception de la vraie hir>*ie sci5tifique4 ,si la brivet de la vie et les graves difficults de ma situation p]sonnelle me p]mett5t suffisamm5t la paisible excution graduelle de t\s les gr&s travaux que j'ai longuem5t prp>s1 je p>vi5drai1 j'espre1 r5dre la possibilit et l'importance d'une telle raction philosophique irrcusables ceux-l mme qui la rep\ss5t le plus auj\rd'hui1 en l'appliquant directem5t1 d'une manire spciale1 l'ensemble des conceptions ma?matiques1 alors df9itivem5t ram5es une vritable sy/matisation4 ,ds ce mom5t1 les lecteurs conv5ablem5t disposs doiv5t apprci]1 en ce ,trait1 malgr l'9vitable rapidit de mes sommaires indications1 les n\velles lumires fondam5tales que ce n\vel esprit univ]sel1 spontanm5t con/itu p> la cration de la sociologie1 peut immdiatem5t rp&re sur *acune des sci5ces antrieures1 =t au del1 j'ose le dire1 des promesses initiales =mules1 il y a d\ze ans1 dans mes deux premi]s *apitres4 ,en me bornant ici rappel] seulem5t ce qui conc]ne les tudes inorganiques1 o une telle int]v5tion philosophique e/ ma9t5ant le plus conte/e1 j'indiqu]ai3 #a l'importante conception du dualisme facultatif1 de/9e p]fectionn] t\tes les hautes spculations *imiques1 en y dn\ant spontanm5t d'intimes difficults1 qui sembl5t actuellem5t insurmontables2 #b en physique1 la fondation de la sa9e ?orie gnrale des hypo?ses sci5tifiques1 dont l'ignorance entrave pr(ondm5t le progrs de cette belle sci5ce1 en y altrant gravem5t la positivit des pr9cipales notions2 #c en a/ronomie1 la ju/e apprciation f9ale de la prt5due a/ronomie sidrale1 et la rduction ncessaire de nos vritables re*]*es notre propre monde2 #d enf91 mme en ma?matique1 la rectification capitale des bases ess5tielles de la mcanique rationnelle1 du sy/me total des conceptions gomtriques1 et des premi]s fondem5s de l'analyse1 soit ord9aire1 soit surt\t transc5dante4 ,or t\tes ces div]ses amliorations1 t5dant t\j\rs consolid] le vrai c>actre propre *aque sci5ce en mme temps qu' p]fectionn] sa m>*e rationnelle1 sont c]ta9em5t dues1 d'une manire plus ou mo9s directe1 l'univ]selle prpondrance du haut po9t de vue hi/orique que la sociologie m'a f\rni1 et qui peut seul p]mettre de dom9] con/amm5t l'laboration1 la fois /atique et dynamique1 des que/ions relatives la con/itution respective des diffr5tes p>ties de la philosophie naturelle4 ,le *oix du pr9cipe philosophique susceptible d'tablir enf9 une vritable unit p>mi t\tes les spculations positives1 ne prs5te donc plus ma9t5ant aucune grave inc]titude3 c'e/ uniquem5t de l'asc5dant sociologique que doit rsult] entre nos connaissances relles une coord9ation /able et fconde aussi bi5 que spontane et complte2 t&is que la suprmatie ma?matique ne saurait produire qu'une liaison prcaire et /rile en mme temps que =ce et insuffisante1 t\j\rs fonde sur de vagues et *imriques hypo?ses1 radicalem5t contraires aux conditions fondam5tales de la positivit rationnelle1 au lieu de con/itu] une simple consqu5ce gnrale des rapports effectifs manife/s p> le commun dveloppem5t sci5tifique1 con=mm5t la nature spciale de *aque bran*e4 ,comme la con/itution v>iable de la classe contemplative reprs5te ncessairem5t1 *aque poque1 la situation correspondante de l'esprit huma91 les rudim5s incomplets de n\velles corporations spculatives qui se sont dvelopps p5dant les trois d]ni]s sicles1 s\s l'imp>faite impulsion d'un positivisme naissant1 ont jusqu'ici de plus en plus transport aux gomtres une prpondrance qui1 jusqu' la f9 du moy5 ge1 tait re/e t\j\rs inhr5te1 suivant les div]s modes contempora9s1 aux tudes morales et sociales4 ,le t]me naturel de cette anomalie provisoire1 relative aux beso9s indisp5sables mais temporaires de la gr&e transition mod]ne1 e/ ma9t5ant arriv2 puisque1 d'aprs le passage des ?ories sociologiques l'tat vraim5t positif1 ri5 ne s'oppose plus dsormais ce que le po9t de vue huma9 repr5ne jamais l'asc5dant normal qui lui app>ti5t naturellem5t dans l'ensemble des spculations huma9es1 o les ncessits sci5tifiques sont ds lors en ple9e h>monie avec les ncessits logiques qui avai5t d'abord dt]m9 une telle inv]sion exceptionnelle4 ,seulem5t1 la n\velle philosophie gnrale doit s'att5dre a9si1 outre les entraves intellectuelles t5ant aux prjugs et aux habitudes propres ce long int]rgne1 devoir lutt] avec p]svrance contre les passions et les intrts d'une classe qui1 quoique peu nombreuse1 a d dev5ir auj\rd'hui trs-puissante1 surt\t *ez la nation que n\s avons reconnue1 tant d'g>ds1 de/9e cons]v] longtemps encore la pr9cipale initiative de la rnovation f9ale4 ,tel e/ surt\t le motif p\r lequel ces compagnies clbres1 ncessairem5t dom9es p> les gomtres1 suivant les conditions naturelles de leur in/itution provisoire1 aprs avoir t ju/em5t reg>des1 dans les deux d]ni]s sicles1 comme places la tte du m\vem5t m5tal1 con/itu5t dsormais1 suivant les explications directes du *apitre prcd5t1 un puissant ob/acle l'enti] accomplissem5t de l'volution philosophique dont ce progrs ne p\vait tre que le prambule1 en v]tu de leur empirique ob/9ation consacr] indf9im5t une m>*e exceptionnelle1 dj p>v5ue son extrme limite depuis le comm5cem5t de l'imm5se crise rvolutionnaire o n\s sommes plongs4 ,mais1 malgr la gravit de ces ob/acles1 qui1 quoique peu app>5s1 sont peut-tre1 au fond1 les plus r$\tables1 du mo9s en ,france1 p>ce qu'ils man5t spontanm5t du mme milieu intellectuel qui a d exclusivem5t f\rnir le vrai po9t de d"p de la philosophie n\velle1 celle-ci1 outre l'empire fondam5tal1 irrsi/ible la longue1 de ses proprits logiques et sci5tifiques1 doit d'ailleurs tr\v] d'utiles auxiliaires jusqu'au se9 de ces corporations arrires1 p> suite des vices radicaux de leur incohr5te con/itution4 ,la dom9ation spculative des gomtres e/ ncessairem5t plus ou mo9s oppressive1 p>ce qu'elle e/ naturellem5t aveugle1 en v]tu de l'entire indp5dance de leurs travaux1 qui1 raison de leur simplicit et de leur ab/raction suprieures1 n'exigeant aucune prp>ation htrogne1 doiv5t presque t\j\rs r5dre ces savans pr(ondm5t trang]s l'esprit et aux conditions de t\tes les autres tudes positives2 d'o rsult5t involontairem5t des *ocs1 et p> suite des rsi/ances1 d'autant plus int5ses qu'il s'agit de sci5ces plus leves dans notre hir>*ie gnrale4 ,ces intimes div]g5ces acadmiques peuv5t mme s'aggrav] assez1 comme je l'ai indiqu au *apitre prcd5t1 p\r dt]m9] vraisemblablem5t la dissolution spontane de ces agrgations mal cim5tes1 ou1 ce qui s]ait quival5t1 leur dcomposition effective en compagnies p>tielles1 dj annonce1 ds le db de ce sicle1 p> la division trop peu comprise que l'avnem5t propre de la philosophie biologique a rgulirem5t dt]m9e dans la nature1 jusqu'alors unique et t\j\rs purem5t ma?matique1 du pr9cipal organe p]man5t de la plus illu/re corporation savante4 ,quoique1 p> une vid5te ncessit1 le j\g des gomtres doive tre spcialem5t intolrable aux biologi/es1 il e/1 div]s mo9dres degrs1 implicitem5t onreux dsormais t\tes les autres classes de savans1 d'aprs l'action 9gale mais commune du mme pr9cipe p]turbateur1 l'irrationnelle prt5tion des tudes infrieures dirig] les tudes suprieures1 la t5dance du po9t de vue le plus simple et le plus incomplet prvaloir con/amm5t sur le plus complexe et le plus t5du4 ,or1 ces discordances 9vitables1 qui doiv5t auj\rd'hui s'accrotre rapidem5t1 mesure que la con/itution provisoire du m\vem5t sci5tifique p5dant les deux d]ni]s sicles devi5t plus videmm5t contradictoire aux n\veaux beso9s ess5tiels de la situation fondam5tale1 s]ont trs-propres facilit] spontanm5t1 dans le monde savant1 l'accs f9al de la vraie philosophie1 soit p>ce qu'elle (frira de puissans sec\rs aux p>ties les plus lses1 soit en faisant s5tir t\s son aptitude exclusive prv5ir ou rp>] une imm95te dislocation4 ,en un mot1 cet esprit d'ensemble1 ma9t5ant si r>e et si dcri1 que les sa9es spculations sociologiques peuv5t seules conv5ablem5t dvelopp]1 s]a ds lors1 au contraire1 univ]sellem5t invoqu p\r mettre un t]me df9itif aux p]turbations de plus en plus graves que doit bi5tt dt]m9] l'essor insurmontable de notre an>*ie sci5tifique2 manife/ant a9si1 au se9 de la classe contemplative1 p> un indisp5sable prambule1 l'univ]selle de/9ation organique qu'il devra ralis] ensuite sur la gr&e scne politique4 ,l'intime dp5dance ncessaire1 la fois logique et sci5tifique1 qui c>actrise la sociologie env]s *acune des sci5ces antrieures1 et que reprs5te n]giquem5t la con/itution que je lui ai impose1 l'irrcusable lgitimit de son int]v5tion rationnelle p>mi t\tes les autres spculations relles1 ne t>d]ont pas faire aism5t accept] son asc5dant cont9u1 assez spontan p\r ne pas dev5ir oppressif1 et mme t\j\rs dispos second] activem5t l'essor naturel du vritable gnie propre *aque sci5ce1 au lieu de l'entrav] p> les exig5ces pdantesques d'une homognx factice et /rile4 ,quelques lecteurs1 habituellem5t placs au po9t de vue philosophique1 mais trop trang]s aux conditions difficiles d'une ple9e positivit1 tr\v]ont sans d\te que j'aurais d mo9s insi/] ici sur la dmon/ration directe d'un droit p]man5t d'univ]selle prm95ce spculative1 tellem5t inhr5t la nature des tudes sociales qu'il ne semble pas d'abord susceptible d'aucune conte/ation srieuse4 ,mais une plus exacte connaissance de la vraie situation fondam5tale des intellig5ces mod]nes1 et une plus pr(onde apprciation du desse9 gnral de ce ,trait1 les conva9cront bi5tt que1 dans l'tat o j'ai ma9t5ant conduit l'avnem5t f9al d'une n\velle philosophie1 cette "q re/ait la seule importante dcid]1 puisque1 t\s les lm5s de cette gr&e =mation tant dsormais tablis et c>actriss1 et mme successivem5t introduits selon leurs aff9its relles1 leur sy/matisation spontane se rduisait ds lors dt]m9] rationnellem5t celui dont la commune prpondrance doit con/itu] aussitt l'active unit d'un tel organisme4 ,en second lieu1 la pr9cipale difficult philosophique consi/e c]ta9em5t auj\rd'hui concili] radicalem5t les deux beso9s ess5tiels de positivit et de gnralit1 qui1 quoique galem5t imprieux1 sont nanmo9s assez div]sem5t s5tis p\r sembl] communm5t incompatibles1 comme1 s\s l'aspect politique1 les conditions du progrs et celles de l'ordre1 auxquelles *acun d'eux p>at exclusivem5t correspondre1 bi5 que1 au fond1 les unes et les autres dp5d5t rellem5t de t\s deux4 ,or1 aprs avoir enf9 positiv l'lm5t intellectuel le plus gnral1 il fallait bi5 discut] directem5t la *imrique gnralisation de l'lm5t le plus spontanm5t positif1 af9 de faire irrvocablem5t cess] la seule alt]native que comportt la "q1 en dmontrant l'impuissance f9ale de la voie philosophique qu'avai5t d involontairem5t adopt] les intellig5ces les plus avances1 depuis que l'esprit positif1 d'abord ncessairem5t trop born1 avait t5du1 p> son ext5sion graduelle1 un asc5dant univ]sel1 s\s l'n]gique impulsion c>tsi5ne4 ,quelque absurde que soit1 en lui-mme1 ce mode ma?matique1 il mritait encore d'tre srieusem5t exam91 p>ce qu'il a d sembl] jusqu'ici le seul propre (frir des g>anties de positivit1 quoique vritablem5t trs-insuffisantes4 ,avant cette indisp5sable apprciation f9ale1 on n'aurait pu le ddaign] entirem5t sans s'expos]1 p> cela seul1 ma9t5ir involontairem5t la va9e suprmatie (ficielle de la philosophie caduque d'o l'ent5dem5t huma9 veut et doit enf9 se dgag] irrvocablem5t4 ,entre le mode ma?matique propre aux deux d]ni]s sicles et l'anci5 mode ?ologico-mtaphysique1 j'ai ralis1 dans l'ensemble de ce ,trait1 p> la cration de la sociologie1 un n\veau mode philosophique1 satisfaisant la fois et compltem5t aux conditions que *acun d'eux avait exclusivem5t en vue sans les remplir suffisamm5t4 ,la premire et la plus importante de mes conclusions gnrales devait donc consi/]1 sans d\te1 con/at] directem5t1 d'aprs une sommaire discussion comp>ative1 cette ralisation dcisive1 si va9em5t *]*e jusqu'ici4 ,t\s ceux qui connaiss5t bi5 les esprits auxquels s'adresse surt\t une telle dmon/ration1 lo9 de la reg>d] comme trop t5due1 regrett]ont avec moi que les limites indisp5sables de cet ouvrage1 dj trs-dpasses1 ne m'ai5t pas p]mis de l'y dvelopp] assez p\r dt]m9] une vritable conviction *ez la plup>t de ces intellig5ces vicieusem5t spciales1 o un prcieux s5tim5t de la positivit lm5taire doit faire provisoirem5t excus] un vulgaire dda9 de la vraie gnralit4 ,dans cette discussion f9ale1 j'ai d m'assujettir scrupuleusem5t1 suivant les conditions gnrales tablies au db de ce ,trait1 t\j\rs dduire mes preuves de l'exclusive considration des sci5ces fondam5tales ou ab/raites1 dont l'ensemble con/itue ce que j'ai nomm1 d'aprs ,bacon1 la philosophie premire1 de/9e f\rnir la base univ]selle des spculations quelconques4 ,mais1 en cas de conte/ation srieuse1 la dmon/ration actuelle1 outre ses dveloppem5s ultrieurs1 p\rrait tre puissamm5t =tifie p> une conv5able adjonction des motifs ess5tiels relatifs la sci5ce concrte1 et mme la contemplation e/htique2 c> ce mode sociologique1 p\r l'organisation de la philosophie positive1 favorise spontanm5t leur essor respectif1 auquel la p]si/ance du mode ma?matique s]ait directem5t contraire4 ,s\s le premi] aspect1 il ne faut jamais oubli] que1 si la sci5ce ab/raite a d tre d'abord le sujet exclusif ou trs-prpondrant des gr&s travaux spculatifs1 elle doit cep5dant tre con/itue de manire dev5ir ensuite le fondem5t naturel de la sci5ce concrte1 qui1 jusqu'ici1 n'a pu acqurir1 en aucun g5re1 aucune vritable rationalit1 p>ce que t\s les lm5s philosophiques1 dont la comb9aison doit prsid] sa =mation1 n'tai5t po9t encore assez c>actriss1 comme je l'ai expliqu ds la deuxime leon4 ,or ri5 ne s]ait sans d\te plus oppos cette gr&e laboration ultrieure que l'univ]selle prpondrance de l'esprit purem5t ma?matique1 qui1 p\ssant l'ab/raction au plus haut degr1 mme env]s les plus simples phnomnes1 et faisant t\j\rs prvaloir le rgime le plus analytique1 e/ ncessairem5t incompatible avec cette ralit et cette conc5tration qui doiv5t 9vitablem5t di/+u] les tudes directem5t consacres l'exi/5ce effective des div]s tres1 o les habitudes m9utieuses et disp]sives de la sci5ce actuelle s]ai5t radicalem5t inadmissibles4 ,au contraire1 quoiqu'il importe beauc\p1 comme j'ai t* de le faire s5tir1 de cons]v] d'abord aux spculations sociologiques le c>actre ab/rait que je me suis atta* leur imprim] p5dant t\t le c\rs de l'opration hi/orique t]m9e dans ce volume1 il e/ clair que1 p> la complication suprieure de leur sujet1 et p> les vues d'ensemble qu'elles exig5t cont9uellem5t1 elles doiv5t spontanm5t dvelopp] les dispositions m5tales les plus conv5ables la culture rationnelle de l'hi/oire naturelle proprem5t dite1 dont le vrai gnie1 m9emm5t huma9 et syn?tique1 si admirablem5t p]sonnifi *ez notre gr& ,buffon1 sympa?ise ncessairem5t bi5 davantage1 ce d\ble titre1 avec le gnie propre de la sociologie qu'avec celui d'aucune autre sci5ce fondam5tale1 sans en except] la biologie elle-mme4 ,les intrts gnraux des sa9es tudes concrtes exig5t donc c]ta9em5t que la prsid5ce normale de la philosophie ab/raite app>ti5ne f9alem5t la sci5ce o les 9vitables inconvni5s d'un tat d'ab/raction d'abord indisp5sable1 sont naturellem5t attnus1 autant que possible1 en v]tu de la ralit plus complte du po9t de vue habituel2 des re*]*es qui dem&]ont cont9uellem5t l'application comb9e de t\s les div]s ordres de notions sci5tifiques ne saurai5t tre conv5ablem5t diriges que s\s l'univ]sel asc5dant de l'esprit sociologique1 seul susceptible d'organis] activem5t une telle comb9aison4 ,ces mmes c>actres corrlatifs de la sociologie1 d'tre la mo9s ab/raite et la mo9s analytique de t\tes les sci5ces fondam5tales1 de faire spontanm5t prvaloir les ides d'ensemble et le vritable po9t de vue huma91 manife/5t galem5t1 s\s le second aspect ci-dessus indiqu1 sa haute aptitude exclusive con/itu] aussi1 qu& le temps s]a v5u1 la transition ncessaire de la philosophie sci5tifique1 alors la fois ab/raite et concrte1 la philosophie e/htique1 qui doit y tr\v] t\j\rs sa base rationnelle4 ,t\t autre mode d'organisation de la philosophie premire1 ft-il d'ailleurs suffisamm5t ralisable1 s]ait assurm5t impropre rgul>is] cette intime subord9ation gnrale du s5tim5t du beau la connaissance du vrai4 ,le c>actre pr(ondm5t syn?tique qui di/+ue surt\t la contemplation e/htique1 t\j\rs relative aux motions de l'homme1 dans les cas mme qui sembl5t le plus s'en loign]1 ne saurait la r5dre ple9em5t compatible qu'avec le g5re d'esprit sci5tifique le mieux dispos l'unit1 comme tant le plus empre9t d'humanit4 ,on doit reconnatre1 ce sujet1 que la t5dance anti-e/htique empiriquem5t repro*e la philosophie positive y ti5t ess5tiellem5t la vicieuse suprmatie que l'esprit ma?matique y ex]ce de plus en plus depuis trois sicles2 en ce s5s1 les pla9tes ord9aires1 quoique irrationnellem5t absolues1 sont lo9 d'tre dp\rvues de fondem5t actuel3 c> ri5 ne doit tre aussi videmm5t contraire t\te heureuse apprciation e/htique que les habitudes disp]sives dveloppes1 *ez les gomtres1 p> des tudes qui comport5t spontanm5t un morcellem5t presque indf9i1 et la disposition r\t9ire qui en rsulte trop s\v5t argum5t] qu& il faudrait s5tir4 ,mais1 en passant dsormais d'une va9e et /rile unit ma?matique une vritable et fconde unit sociologique1 cette n\velle philosophie se montr]a f9alem5t1 j'ose l'assur]1 encore plus favorable l'essor cont9u de t\s les beaux-arts que la philosophie ?ologico-mtaphysique1 envisage mme l'tat poly?ique1 que n\s avons vu con/itu]1 surt\t cet g>d1 sa ple9e maturit2 j'indiqu]ai sommairem5t1 au d]ni] *apitre de ce ,trait1 l'explication directe et spciale de cette raction fondam5tale4 ,en ce mom5t1 il suffit de rem>qu]1 p\r faire conv5ablem5t press5tir une semblable t5dance1 que l'esprit positif1 qui1 s\s la prsid5ce ma?matique1 avait d re/] entirem5t trang] aux considrations e/htiques1 se tr\ve1 au contraire1 naturellem5t =c de se les incorpor] pr(ondm5t1 aussitt que1 p>v5u enf9 au degr sociologique1 comme il l'e/ dans cet ouvrage1 il entrepr5d de dc\vrir les vritables lois gnrales de l'volution huma9e1 dont l'volution e/htique con/itue l'un des pr9cipaux lm5s2 cette tude tant d'ailleurs t\j\rs subordonne l'irrcusable solid>it1 la fois logique et sci5tifique1 qui r5d ess5tiellem5t insp>ables t\s les div]s aspects d'un tel sujet4 ,ri51 sans d\te1 n'e/ plus propre qu'une p>eille laboration hi/orique faire spontanm5t apprci] la relation directe qui doit t\j\rs subordonn] le s5tim5t de la p]fection idale la notion de l'exi/5ce relle2 en c>tant dsormais t\t int]mdiaire surhuma91 la philosophie sociologique tablira habituellem5t1 entre le po9t de vue e/htique et le po9t de vue sci5tifique1 une irrvocable h>monie1 m9emm5t utile leur p]fectionnem5t mutuel1 en mme temps qu'indisp5sable leur commune de/9ation sociale4 ,le seul ordre d'ides qui p>aisse devoir ncessairem5t s\ffrir de cet avnem5t pro*a9 de l'esprit sociologique1 au lieu de l'esprit ma?matique1 la prsid5ce gnrale de la philosophie naturelle1 c'e/ celui des applications indu/rielles1 qui1 devant surt\t dp5dre de la connaissance du monde inorganique1 d'abord s\s l'aspect gomtrico-mcanique1 et ensuite s\s le rapport physico-*imique1 sembl5t exposes une sorte d'ab&on fune/e1 ds que cette tude n'occupe plus le premi] rang p>mi les spculations sci5tifiques4 ,mais d'abord il y aurait1 au fond1 peu d'inconvni5s rels1 mme pratiques1 faire auj\rd'hui subir un c]ta9 ral5tissem5t effectif un g5re de comb9aisons qui a pris ma9t5ant une exorbitante prpondrance1 et dont l'extrme facilit c>actri/ique1 aussi bi5 que l'intime connexit avec les plus vulgaires p5*ans1 m5ac5t d'absorb] t\s les autres modes plus nobles de l'activit huma9e4 ,on ne saurait cra9dre d'ailleurs1 dans le milieu actuel1 que cette dim9ution1 rsultat ncessaire de l'essor croissant des s5tim5s et des p5ses propres la rorganisation f9ale des socits mod]nes1 soit jamais p\sse au po9t de dt]m9]1 cet g>d1 aucune nglig5ce vraim5t dang]euse1 et1 si cette f*euse influ5ce tait possible1 la philosophie n\velle1 t\j\rs place1 p> sa nature1 au vrai po9t de vue d'ensemble1 la rectifi]ait suffisamm5t3 le g\v]nem5t des sociologi/es1 ne p\vant tre aveugle comme celui des gomtres1 ne saurait produire1 mme s\s l'asc5dant des plus actives proccupations philosophiques1 aucune dconsidration des travaux ma?matiques qui soit1 beauc\p prs1 comp>able au /upide dda9 que l'esprit ma?matique inspire trop s\v5t1 de nos j\rs1 p\r les tudes sociales4 ,en second lieu1 le vritable p]fectionnem5t indu/riel dp5d dsormais bi5 davantage du judicieux emploi p]man5t1 trs-imp>fait jusqu'ici1 des div]s moy5s dj acquis que de l'accumulation dsordonne de moy5s n\veaux2 en sorte que la prpondrance des considrations gnrales1 lo9 d'y tre inopportune1 y devi5t1 au contraire1 de plus en plus dsirable1 p\r cont5ir1 p> une t5dance sagem5t syn?tique1 les t5tatives sup]ficielles et incohr5tes d'un fol entranem5t analytique3 a9si1 s\s ce rapport1 le rgime sociologique e/ f9alem5t plus favorable que le rgime ma?matique l'utile dveloppem5t des amliorations matrielles4 ,trop d'occasions dcisives s'(fr5t ma9t5ant de vrifi] combi5 l'esprit ma?matique actuel e/ ord9airem5t impropre dirig] conv5ablem5t les oprations indu/rielles1 p>ce que t\t g\v]nem5t effectif1 mme en ce cas lm5taire1 exige pr9cipalem5t une cont9uelle apprciation d'ensemble1 =t peu compatible avec les habitudes troites et disp]sives si frquemm5t dt]m9es jusqu'ici p> un ordre de spculations o l'on s'atta*e ess5tiellem5t p\rsuivre trs-lo9 *aque considration isole1 quelque secondaire qu'elle puisse tre1 sans s'inquit] beauc\p de la pondration f9ale des div]s motifs influ5s4 ,il importe1 en troisime lieu1 de reconnatre1 ce sujet1 que l'laboration ultrieure du n\veau corps de doctr9e1 de/9 sy/matis] l'action rationnelle de l'homme sur la nature1 ne saurait tre dignem5t accomplie que s\s l'inspiration p]man5te de la philosophie sociologique1 seule apte1 comme env]s la sci5ce concrte et la ?orie e/htique1 in/itu] rellem5t la comb9aison trs-complexe des div]s aspects sci5tifiques exige p> la nature de ce gr& travail1 dont les conditions et les difficults sont encore pe9e entrevues *ez nos +nieurs4 ,j'ai dj indiqu1 ds le db de ce ,trait 7voyez la deuxime leon71 le vrai pr9cipe de cette importante relation2 mais l'intime conviction de sa haute ncessit1 af9 de rgul>is] suffisamm5t l'h>monie fondam5tale entre la contemplation et l'action1 m'a d'ailleurs dt]m9 depuis longtemps consacr] plus t>d1 si je le puis1 un ouvrage spcial au dveloppem5t direct d'une telle application de la n\velle philosophie gnrale4 ,a9si1 la triple laboration ultrieure1 d'abord concrte1 ensuite e/htique1 et enf9 te*nique1 que doit auj\rd'hui savoir dirig] t\te vritable philosophie1 confirm]ait au beso9 la dmon/ration ple9em5t dcisive directem5t rsulte ci-dessus de l'ensemble des motifs purem5t ab/raits p\r con/at]1 tant d'g>ds1 la prm95ce normale qui doit dsormais app>t5ir irrvocablem5t l'esprit sociologique dans le sy/me enti] des spculations positives1 jamais affran*ies de la va9e dom9ation provisoire de l'esprit ma?matique4 ,t\te l'conomie de cet ouvrage1 surt\t dans ces trois d]ni]s volumes1 a fait1 du re/e1 assez connatre s\s quelles difficiles conditions m5tales cette indisp5sable suprmatie e/ 9vitablem5t acquise4 ,*acun des n\veaux philosophes devra d'abord s'assujettir sy/matiquem5t1 comme je l'ai fait moi-mme spontanm5t1 une l5te et pnible prp>ation rationnelle1 la fois sci5tifique et logique1 fonde sur l'tude hir>*ique des div]ses bran*es ess5tielles de la philosophie naturelle1 et de/9e p]mettre la sa9e laboration spciale des lois /atiques et dynamiques propres la sociabilit huma9e4 ,sans la =ce et la con/ance qu'exige l'enti] accomplissem5t d'une telle initiation1 nul ne doit prt5dre1 surt\t de nos j\rs1 un asc5dant philosophique qui suppose ncessairem5t une exacte connexit p]man5te entre le m\vem5t gnral et les div]s progrs spciaux1 et qui s]a naturellem5t trop conte/ p\r qu'aucune grave insuffisance de ses vraies conditions puisse re/] inap]ue ou impunie4 ,l'illusoire prpondrance des gomtres e/ d'une acquisition beauc\p plus facile1 puisqu'elle ne dem&e pas la mo9dre prp>ation trangre leurs propres tudes1 que leur simplicit c>actri/ique r5d d'ailleurs aism5t accessibles auj\rd'hui tant de mdiocres intellig5ces1 au prix de quelques annes d'application rgulire4 ,mais aussi l'asc5dant sociologique comport]a-t-il une active ralit que n'a pu jamais obt5ir l'ambition ma?matique1 qui1 malgr ses prt5tions l'univ]salit sci5tifique1 a presque t\j\rs ex]c1 p5dant les deux d]ni]s sicles1 une suprmatie plus app>5te qu'effective1 quoique le plus s\v5t p]turbatrice1 p> une suite ncessaire de son intime irrationnalit4 ,cet avnem5t spontan d'une vritable unit1 dsormais assez con/ate1 dans le sy/me enti] de la philosophie positive1 tant ma9t5ant envisag du po9t de vue le plus lev1 la fois hi/orique et dogmatique1 vi5t heureusem5t dissip] enf9 le fatal antagonisme m5tal qui1 depuis v+t sicles1 s'oppose de plus en plus l'tat ple9em5t normal de la raison huma9e1 o les conceptions relatives l'homme et celles propres au monde extrieur ont t\j\rs sembl jusqu'ici radicalem5t inconciliables1 t&is que notre solution philosophique les comb9e irrvocablem5t1 en assignant *aque classe la ju/e influ5ce gnrale1 soit sci5tifique1 soit logique1 qui convi5t sa propre nature1 sans jamais altr] a9si l'h>monie fondam5tale4 ,n\s avons directem5t reconnu1 d'abord au qu>antime *apitre et puis surt\t au c9quante et unime1 que l'antipa?ie graduellem5t dveloppe entre l'esprit ?ologique et l'esprit positif ne p\vait avoir1 l'orig9e1 d'autre pr9cipe ess5tiel que la simple inv]sion mutuelle de l'ordre suivant lequel devai5t se succd] ces deux g5res de spculations1 respectivem5t complm5taires1 dont *acun t5d plus ou mo9s dom9] l'autre3 l'ensemble de notre laboration hi/orique a fait ensuite hautem5t ressortir l'intime ralit d'une telle apprciation4 ,la prfr5ce spontane qu'a d primitivem5t acqurir la considration de l'homme1 alors seule applicable l'uni=me explication du monde extrieur1 a dt]m91 dans la situation correspondante1 le c>actre ncessairem5t ?ologique de la philosophie initiale3 au contraire1 les notions positives1 qui1 p> une influ5ce cont9ue1 explicite ou implicite1 ont ultrieurem5t suscit l'altration t\j\rs croissante de ce sy/me primordial1 devai5t exclusivem5t man] des plus simples tudes inorganiques1 et spcialem5t de l'a/ronomie2 quoique l'esprit mtaphysique1 ag5t naturel de ces modifications successives1 en ait s\v5t dissimul la vritable s\rce1 en se croyant crateur qu& il n'tait qu'organe4 ,cet antagonisme lm5taire a rellem5t prsid1 d'aprs le c9quante-deuxime *apitre1 la trans=mation du fti*isme en poly?isme1 prp>e p> l'a/roltrie2 mais sa t5dance n'a pu dev5ir di/9ctem5t apprciable que dans le passage du poly?isme au mono?isme1 o1 p\r la premire fois1 l'volution philosophique a d exig] une vraie discussion4 ,alors1 n\s avons vu1 au c9quante-troisime *apitre1 la sci5ce inorganique1 s\s une app>5ce sy/matique due l'uni=me prpondrance de la gr&e entit mtaphysique1 s'lev] directem5t1 en v]tu de sa supriorit m5tale1 contre l'anci5ne unit ?ologique1 ds lors intellectuellem5t diss\te1 quoique son aptitude sociale1 oppose l'insuffisance radicale de cette rivale1 dt prolong] longtemps encore son asc5dant politique3 a9si surgit1 entre la philosophie naturelle et la philosophie morale1 ce conflit fondam5tal qui1 depuis ,ari/ote et ,platon1 a dom9 l'ensemble de l'volution huma9e1 et dont l'lite de l'humanit subit ma9t5ant la d]nire influ5ce1 comme l'a montr t\t le c\rs de notre opration hi/orique4 ,la troisime phase du moy5 ge n\s a fait voir1 au c9quante-sixime *apitre1 ce long antagonisme recevant1 dans la mmorable transaction scola/ique1 une pr(onde modification1 premi] symptme dcisif de l'irrvocable dcad5ce de la philosophie initiale1 dont l'efficacit sociale v5ait d'tre ess5tiellem5t puise en con/ituant le ca?olicisme1 et que les exig5ces1 dsormais prpondrantes1 du progrs intellectuel1 obligeai5t sanctionn]1 p> une incorporation =ce1 les prt5tions politiques de la philosophie mtaphysique1 aup>avant extrieure au sy/me ca?olique4 ,ds lors rgulirem5t associe une intronisation prcaire1 quoique sa p>ticipation dt t5dre y dev5ir de plus en plus exclusive1 la pr(onde impuissance organique de celle-ci n'a jamais pu lui p]mettre d'lim9] entirem5t les conceptions purem5t ?ologiques1 seule base normale de son autorit gnrale1 et dont elle a d s'ef=c]1 au contraire1 de ma9t5ir l'empire ultrieur contre l'imm95te invasion de l'esprit positif1 qui1 p>tir de cette poque1 devait graduellem5t dvelopp] sa commune incompatibilit avec ces deux modes1 l'un pr9cipal1 l'autre accessoire1 de l'antique sy/me m5tal4 ,qu& l'essor cont9u des connaissances relles1 surt\t a/ronomiques1 eut enf9 dt]m9 cette 9vitable collision1 le clbre compromis c>tsi5 v9t c>actris] une situation bi5 plus videmm5t provisoire que la prcd5te1 en proclamant la suprmatie directe et df9itive de la m?ode positive dans t\te l't5due de la philosophie naturelle1 s\s l'unique rs]ve d'une va9e prsid5ce laisse encore la m?ode ?ologico-mtaphysique env]s les tudes morales et sociales2 brisant a9si jamais la fragile unit mtaphysique in/itue au ,x,i,i,ie sicle4 ,cette incohr5te position1 qui a p]si/ jusqu'ici1 ne comporte c]ta9em5t d'autre issue1 d'aprs l'ensemble de ma ?orie hi/orique1 que l'univ]selle prpondrance de la positivit rationnelle1 dsormais seule susceptible d'un vritable asc5dant gnral3 autrem5t il faudrait dsespr] de la sy/matisation m5tale1 et1 p> suite aussi1 de la rorganisation sociale1 soit progressive1 soit mme rtrograde4 ,mais les impuissantes t5tatives opres1 p5dant les deux d]ni]s sicles1 p\r con/itu] une vritable philosophie positive s\s l'impulsion ma?matique1 devai5t cep5dant dispos] la raison publique reg>d] cette exclusive solution comme ess5tiellem5t impossible4 ,dans cette d\l\reuse p]plexit1 l'ext5sion f9ale de l'esprit positif aux spculations morales et sociales1 suffisamm5t accomplie p> ce ,trait1 vi5t spontanm5t dn\] une difficult fondam5tale1 de t\te autre manire inextricable1 en assurant une l>ge satisfaction normale aux conditions1 ds lors intimem5t solidaires1 de l'ordre et du progrs1 soit intellectuels1 soit politiques4 ,a9si se tr\v5t ess5tiellem5t concilies dsormais1 en ce qu'elles r5f]mai5t de lgitime1 les prt5tions opposes s\leves1 de "p et d'autre1 p5dant les luttes philosophiques propres la gr&e transition mod]ne1 dont les div]ses ab]rations temporaires sont la fois expliques et lim9es4 ,la positivit1 que l'impulsion ma?matique avait ju/em5t en vue d'introduire1 quoique p> une m>*e vicieuse1 dans t\tes les spculations relles1 y e/ irrvocablem5t tablie2 t&is que la gnralit1 dont la rsi/ance ?ologico-mtaphysique /ipulait1 avec raison mais sans =ce1 les indisp5sables g>anties1 y devi5t ncessairem5t plus complte qu'elle n'a jamais pu l'tre aup>avant4 ,p> l disp>at enf9 la dplorable opposition qui1 depuis l'volution grecque1 semblait r5dre le progrs intellectuel contradictoire au progrs moral1 et qui1 en effet1 p>tir de la transaction scola/ique1 p5dant que les exig5ces m5tales prvalai5t graduellem5t1 a fait de plus en plus nglig] l'apprciation des beso9s moraux2 a9si que le tmoigne encore trop s\v5t la situation actuelle des peuples avancs1 o l'ducation de l'individu1 reflet ncessaire de celle de l'espce1 e/ surt\t dirige v]s l'essor intellectuel1 sans s'inquit] gure du dveloppem5t moral4 ,quoique l'on doive reg>d] cette fune/e division comme ayant t ess5tiellem5t inhr5te la nature propre de la transition mod]ne1 elle en a c]ta9em5t con/itu la plus d\l\reuse condition3 et cette grave considration contribu]a sans d\te faire conv5ablem5t respect]1 malgr les dclamations rtrogrades des div]ses coles ?ologico-mtaphysiques1 la seule philosophie qui puisse auj\rd'hui rs\dre effectivem5t ce dsa/reux antagonisme4 ,n\s avons reconnu1 au *apitre prcd5t1 qu'entre la s\v]a9et spontane de la =ce et la prt5due suprmatie de l'intellig5ce1 cette philosophie f9ale t5d ralis] directem5t l'univ]selle prpondrance de la morale1 que l'admirable t5tative du ca?olicisme avait1 au moy5 ge1 si noblem5t proclame1 mais sans p\voir con/itu] suffisamm5t son avnem5t normal1 alors 9vitablem5t subordonn une philosophie dj implicitem5t caduque1 dont l'asc5dant politique exigeait depuis longtemps que l'volution m5tale se sp>t provisoirem5t de l'volution morale4 ,les proprits morales inhr5tes la gr&e conception de ,dieu ne saurai5t tre1 sans d\te1 conv5ablem5t remplaces p> celles que comporte la vague entit de la ,nature2 mais elles sont1 au contraire1 ncessairem5t infrieures1 en int5sit comme en /abilit1 celles qui c>actris]ont l'inaltrable notion de l',humanit1 prsidant enf91 aprs ce d\ble ef=t prp>atoire1 la satisfaction comb9e de t\s nos beso9s ess5tiels1 soit intellectuels1 soit sociaux1 dans la ple9e maturit de notre organisme collectif4 ,cette entire prpondrance normale de la morale devi5t dsormais non mo9s indisp5sable l'efficacit intellectuelle de l'volution m5tale qu' sa de/9ation sociale3 c> l'indiffr5ce p\r les conditions morales1 lo9 d'tre encore motive p> l'urg5ce suprieure des conditions intellectuelles1 con/itue ma9t5ant un ob/acle croissant leur ralisation cont9ue1 en altrant directem5t la s9crit et la dignit des ef=ts spculatifs1 qui t5d5t auj\rd'hui dgnr] de plus en plus en in/rum5s d'ambition p]sonnelle1 de manire t\ff] graduellem5t jusqu'au g]me des vrais progrs sci5tifiques4 ,p\r ne laiss] aucune grave inc]titude sur ce nud1 fondam5tal de la philosophie positive1 il importe auj\rd'hui de dissip] directem5t1 *ez t\s les bons esprits1 la d]nire s\rce ess5tielle des illusions mtaphysiques1 en faisant spcialem5t ressortir la vritable nature du po9t de vue huma91 qui1 de t\te ncessit1 doit tre m9emm5t social1 et pas seulem5t individuel3 c>1 s\s le rapport /atique aussi bi5 que s\s l'aspect dynamique1 l'homme proprem5t dit n'e/1 au fond1 qu'une pure ab/raction2 il n'y a de rel que l'humanit1 surt\t dans l'ordre intellectuel et moral4 ,or la philosophie ple9em5t ?ologique1 soit poly?ique1 soit mono?ique1 e/ jusqu'ici la seule1 vrai dire1 qui ait effectivem5t satisfait1 sa manire1 cette vid5te condition gnrale2 et c'e/ surt\t cet g>d que1 malgr son extrme caducit1 elle n'a pu tre encore suffisamm5t remplace4 ,la mtaphysique1 anci5ne1 scola/ique1 ou mod]ne1 n'a jamais os s'lev] au-dessus du simple po9t de vue individuel1 dont elle s'e/ ef=ce1 surt\t depuis la transaction c>tsi5ne1 de consacr] dogmatiquem5t la prpondrance absolue1 comme l'indique j\rnellem5t son langage c>actri/ique1 rappelant t\j\rs des p5ses d'isolem5t et de conc5tration p]sonnelle1 qui1 malgr de va9es prt5tions morales1 doiv5t le plus s\v5t dvelopp] des s5tim5s d'gsme4 ,il en e/ ess5tiellem5t de mme1 dans l'ordre positif1 quoique s\s une meilleure =me1 p\r l'volution m5tale qui1 d'abord surgie des tudes ma?matiques et a/ronomiques1 a graduellem5t t5t1 p5dant les deux d]ni]s sicles1 de con/itu] une philosophie vraim5t n\velle4 ,en effet1 qu& la pr(onde insuffisance philosophique de l'esprit ma?matique e/ dev5ue ple9em5t irrcusable1 l'esprit biologique proprem5t dit1 dont la positivit rationnelle comm5ait alors pr5dre un essor dcisif1 s'e/ ef=c1 son t\r1 de dev5ir la base directe et pr9cipale de la coord9ation positive1 qui1 depuis la f9 du ,x,v,i,i,ie sicle1 n'a pas cess d'tre a9si conue p> les savans les plus avancs1 comme le tmoign5t surt\t les illu/res exemples de ,cabanis et de ,gall4 ,ce n\vel ef=t1 dogmatiquem5t apprci au qu>ante-neuvime *apitre1 indiquait1 sans d\te1 un vritable progrs1 en ce qu'il transportait le c5tre mod]ne de la gnralisation m5tale beauc\p plus prs de son sige rel2 mais1 sauf son utilit passagre1 titre d'int]mdiaire d'abord indisp5sable1 ce progrs1 radicalem5t insuffisant1 ne saurait directem5t conduire qu' une /rile utopie fonde sur une vicieuse exagration des relations ncessaires entre la biologie et la sociologie1 et t5drait f9alem5t t]nis] l'antique rgime intellectuel1 en emp*ant le dveloppem5t propre des sa9es spculations sociales1 qu'elle t5te va9em5t d'rig] en simple corollaire naturel des tudes biologiques4 ,de quelque manire1 soit mtaphysique1 soit mme positive1 que se tr\ve in/itue la sci5ce de l'individu1 elle doit tre1 sans d\te1 isolm5t impuissante con/ruire aucune philosophie gnrale1 p>ce qu'elle re/e encore trangre l'unique po9t de vue susceptible d'une vritable univ]salit4 ,c'e/1 au contraire1 de l'asc5dant sociologique que la biologie1 comme t\tes les autres sci5ces prlim9aires1 quoique p> une correspondance plus directe et plus t5due1 doit exclusivem5t att5dre la consolidation effective de sa propre con/itution1 sci5tifique ou logique1 jusqu' prs5t si inc]ta9e4 ,sp>m5t envisage1 l'volution individuelle de l'esprit huma9 ne peut vraim5t dvoil] aucune loi ess5tielle2 elle ne saurait mme f\rnir de prcieuses indications ou des vrifications importantes que lorsque son exploration rationnelle e/ dirige et int]prte p> les inspirations manes de l'volution totale de l'humanit1 seule la fois assez relle et assez complte p\r manife/] suffisamm5t la vritable m>*e de notre intellig5ce3 l'excution mme de ce ,trait l'a1 j'ose le dire1 ple9em5t dmontr2 c>1 quelque utilit que j'y aie s\v5t tire de la considration de l'individu1 c'e/ videmm5t l'tude directe de l'espce que j'ai d1 non-seulem5t d'abord la p5se fondam5tale de ma ?orie philosophique1 mais ensuite aussi son dveloppem5t c>actri/ique4 ,a9si1 la phase biologique ne con/itue rellem5t qu'un d]ni] prambule indisp5sable1 comme l'avai5t t aup>avant les phases physico-*imique et a/ronomique1 dans l'essor gnral de l'esprit positif1 qui1 spontanm5t issu des simples tudes ma?matiques1 a graduellem5t t5du1 p5dant les deux d]ni]s sicles1 rgnr] t\tes nos conceptions lm5taires4 ,tant qu'il ne s'e/ po9t lev jusqu'au degr sociologique1 seul t]me naturel de son ducation dcisive1 il n'a pu suffisamm5t p>v5ir des vues vraim5t d'ensemble1 propres lui confr] le droit et le p\voir de con/itu] enf9 une vritable philosophie mod]ne1 dont l'asc5dant normal remplace jamais l'antique rgime m5tal3 mais aussi1 qu& cette condition f9ale e/ conv5ablem5t remplie1 ri5 ne saurait emp*] une rnovation fondam5tale qui1 ardemm5t dsire et longuem5t prp>e1 soit p> la plup>t des hautes intellig5ces1 soit p> les vux et les dispositions de la raison publique1 tr\v]a mme d'involontaires cooprateurs *ez ses plus sy/matiques adv]saires1 suivant le privilge ord9aire des rvolutions directem5t relatives la m?ode4 ,cette extrme prp>ation tant ma9t5ant accomplie1 son exacte apprciation gnrale ressort aism5t de sa judicieuse confrontation au gr& programme initial si puissamm5t =mul p> ,desc>tes et ,bacon1 dont les pr9cipales esprances philosophiques se tr\v5t a9si ple9em5t consolides1 malgr la sorte d'incompatibilit qui semblait d'abord exi/] entre les t5dances respectives de ces deux m95s lgislateurs4 ,n\s avons1 en effet1 reconnu1 au c9quante-sixime *apitre1 que ,desc>tes s'tait sy/matiquem5t int]dit les tudes sociales1 p\r conc5tr] son ef=t sur les spculations inorganiques1 o il s5tait pr(ondm5t que devait d'abord s'labor] la m?ode univ]selle1 de/9e ensuite rgnr] ncessairem5t l'ensemble de la raison huma9e2 t&is que1 au contraire1 ,bacon avait surt\t en vue la rnovation des ?ories sociales1 laquelle il v\lait immdiatem5t rapport] le p]fectionnem5t des sci5ces naturelles1 comme on put le con/at] nettem5t *ez le gr& ,hobbes1 type ess5tiel de cette cole3 en sorte que ces deux laborations1 mutuellem5t complm5taires1 accordai5t1 l'une aux beso9s intellectuels1 l'autre aux beso9s politiques1 une prpondrance trop exclusive1 qui devait les r5dre p>eillem5t provisoires1 quoique trs-div]sem5t efficaces1 selon nos explications antrieures4 ,p5dant que la conception de ,desc>tes dirigeait1 dans la sci5ce inorganique1 l'essor dcisif de la positivit rationnelle1 la p5se de ,hobbes1 aprs avoir indiqu les premi]s g]mes si mconnus de la vritable sci5ce sociale1 prsidait l'indisp5sable branlem5t ngatif1 sans lequel la commune de/9ation philosophique de cette d\ble volution ne p\vait tre conv5ablem5t apprcie4 ,a9si s'e/ ralise spontanm5t la conv]g5ce ncessaire de ces deux ordres de travaux coexi/ans1 dont l'un devait prp>] la vraie position gnrale de la "q f9ale1 et l'autre labor] la seule voie logique qui pt conduire sa solution relle4 ,mon ef=t philosophique rsulte ess5tiellem5t de l'intime comb9aison de ces deux volutions prlim9aires1 dt]m9e1 s\s la lum9euse impulsion de la gr&e crise sociale1 p> l'ext5sion simultane de l'esprit positif aux spculations les plus rappro*es des tudes politiques4 ,on voit que cette n\velle opration consi/e surt\t complt] la d\ble opration initiale de ,desc>tes et de ,bacon1 en satisfaisant la fois aux deux conditions1 galem5t indisp5sables1 mais jusqu'alors trop peu conciliables1 entre lesquelles avai5t d se p>tag] les deux pr9cipales coles de/9es prp>] graduellem5t l'avnem5t df9itif de la philosophie positive4 ,p\r avoir conv5ablem5t apprci l'aptitude ncessaire de cette philosophie une telle satisfaction comb9e des ju/es exig5ces respectivem5t inspires p> les spculations inorganiques et p> les tudes huma9es1 il ne n\s re/e plus qu' considr] directem5t env]s l'av5ir une conciliation ci-dessus envisage quant au pass et au prs5t4 ,s\s ce d]ni] aspect1 l'ensemble de ce ,trait disp5se spontanm5t de t\te discussion relative aux inquitudes qu'inspir]ait l'univ]selle prpondrance de l'esprit sociologique sur l'altration ou le dc\ragem5t des div]ses bran*es de la sci5ce des corps bruts1 et surt\t des ?ories ma?matiques3 c> ces cra9tes s]ai5t videmm5t *imriques1 au sujet d'un pr9cipe philosophique qui1 p> sa nature1 aussi bi5 que p> son orig9e1 ne peut tablir l'indisp5sable asc5dant d'un tel po9t de vue sans faire inv9ciblem5t ressortir1 de la mme dmon/ration1 comme on a pu le rem>qu] prcdemm5t1 son intime subord9ation1 sci5tifique et logique1 initiale et p]man5te1 t\s les autres po9ts de vue positifs1 qui1 en v]tu de leur mo9dre complication1 lui con/itu5t successivem5t autant de prambules 9vitables1 dont aucun ne saurait tre gravem5t nglig sans qu'une p>eille suprmatie ne ft aussitt compromise4 ,la dplorable in/itution actuelle des tudes morales et politiques1 isoles de t\tes les connaissances relles1 et dom9es p> les entits mtaphysiques1 p\rrait1 en effet1 ju/ifi] de semblables al>mes1 si la pr(onde /rilit qui en rsulte1 malgr l'intrt majeur du sujet1 ne les dissipait suffisamm5t4 ,mais il s]ait1 sans d\te1 aussi inju/e qu'absurde1 *ez les savans1 de r$\t] les mmes dang]s de la "p d'un rgime t\t oppos1 qui1 ma9t5ant t\j\rs une intime connexit entre les div]ses spculations positives1 e/ si propre1 au contraire1 faire mieux ressortir *aque vritable laboration sci5tifique1 quelque loigne qu'elle puisse tre de l'tude dont la prpondrance cont9ue e/ aussi indisp5sable l'h>monie m5tale qu' l'efficacit sociale4 ,il faut seulem5t reconnatre1 ce sujet1 que les travaux sans porte et sans consci5ce1 s\rce facile de tant de rputations usurpes1 qu'enc\rag5t de plus en plus auj\rd'hui le rtrcissem5t et la disp]sion propres notre dplorable an>*ie philosophique1 s]ont alors con/amm5t s\mis une svre discipl9e rationnelle1 dont les vrais amis des sci5ces doiv5t c]tes dsir] dj l'indisp5sable avnem5t1 seul apte cont5ir de graves et imm95tes p]turbations4 ,si1 d'ailleurs1 comme on n'en saurait d\t]1 une proccupation spciale1 fonde sur les plus puissans motifs1 doit ju/em5t t\rn]1 de nos j\rs1 les plus hautes capacits sci5tifiques1 a9si que la pr9cipale att5tion publique1 v]s les tudes sociologiques1 jusqu' ce que la rorganisation mod]ne soit assez avance p\r tre ess5tiellem5t laisse son c\rs spontan1 il n'y a ri5 l que de ple9em5t con=me l'9vitable prpondrance qu'obti5t naturellem5t1 *aque poque1 la direction intellectuelle la plus conv5able aux beso9s correspondans de l'humanit4 ,quant la lgitime influ5ce cont9ue des div]ses sci5ces sur l'ensemble de l'ducation individuelle1 prive ou commune1 l'esprit de la n\velle philosophie doit aussitt dissip]1 cet g>d1 encore plus facilem5t que s\s l'aspect prcd5t1 t\te inquitude srieuse4 ,en effet la ?orie sociologique pose immdiatem5t en pr9cipe1 ce sujet1 que l'ducation de l'individu doit ess5tiellem5t reproduire celle de l'espce1 au mo9s dans *acune de ses gr&es phases successives1 d'aprs l'vid5te similitude d'orig9e1 de nature1 et de t]m9aison1 malgr l'imm5se 9galit de vitesse4 ,a9si1 les mmes motifs fondam5taux1 soit sci5tifiques1 soit logiques1 qui1 dans le pnible essor de l'humanit1 ont exclusivem5t confr aux plus simples tudes inorganiques l'laboration primitive de la positivit rationnelle1 impos5t1 non mo9s videmm5t1 une p>eille m>*e *aque volution p]sonnelle1 s\s pe9e d'un 9vitable avortem5t1 non-seulem5t en cas de grave nglig5ce de l'un quelconque des div]s lm5s ess5tiels1 mais aussi p> suite de t\te =te p]turbation de l'ordre ncessaire de leur succession hir>*ique4 ,directem5t tabli au db de cet ouvrage1 ce gr& pr9cipe1 la fois hi/orique et dogmatique1 de la logique positive a t ensuite con/amm5t vrifi t\s les diffr5s degrs de la longue prp>ation philosophique laquelle j'ai d assujettir graduellem5t le lecteur1 comme moi-mme1 et dont l'ensemble n'en con/itue1 vrai dire1 qu'une rigide application cont9ue4 ,les spculations ma?matiques cons]v]ont donc t]nellem5t1 p\r l'individu1 l'inaltrable privilge qu'elles ont temporairem5t ex]c p\r l'espce1 de f\rnir exclusivem5t le b]ceau spontan de la positivit rationnelle3 les ju/es exig5ces des gomtres obti5dront t\j\rs1 cet g>d1 une inde/ructible autorit1 dont aucune supriorit p]sonnelle ne saurait jamais s'affran*ir entirem5t1 et que consacr]a de plus en plus la raison publique1 mesure qu'elle s5tira mieux les premi]s beso9s de l'esprit huma94 ,mais1 compltant cet indisp5sable pr9cipe1 on n'oubli]a pas qu'un b]ceau ne saurait tre un trne1 et que le plus simple degr de l'laboration positive ne peut aucunem5t disp5s] de p\rsuivre ses modifications successives env]s les diffr5s ordres de phnomnes jusqu' ce que leur complication croissante ait enf9 conduit1 l'individu comme l'espce1 au seul po9t de vue vraim5t univ]sel1 unique t]me1 en l'un et l'autre cas1 de t\te vritable ducation4 ,tels sont les div]s g5res de considrations qui conc\r5t dmontr] l'heureuse aptitude de la philosophie positive tablir1 sans aucune inconsqu5ce1 une conciliation df9itive entre les deux voies intellectuelles1 jusqu'ici radicalem5t antipa?iques1 qui procd5t l'en*anem5t de nos diffr5tes spculations1 en p>tant1 soit du monde extrieur1 soit de l'homme lui-mme4 ,en rduisant leurs prt5tions opposes ce qu'elles conti5n5t de lgitime et de p]man5t1 l'une dirige t\j\rs l'essor fondam5tal du vritable esprit philosophique1 l'autre ma9ti5t sans cesse le seul pr9cipe de liaison propre con/itu] une vritable unit m5tale4 ,p> l se tr\ve enf9 dissip irrvocablem5t le gr& antagonisme logique qui1 depuis ,ari/ote et ,platon1 dom9e l'ensemble de l'volution huma9e1 la fois intellectuelle et sociale1 et qui1 aprs avoir t longtemps indisp5sable ce d\ble m\vem5t prp>atoire1 devi5t ma9t5ant le plus puissant ob/acle l'accomplissem5t dcisif de sa de/9ation f9ale1 dont l'ge e/ dsormais arriv4 ,la discussion difficile et v>ie que n\s v5ons d'a*ev] tait ici ncessaire p\r manife/] suffisamm5t l'unit fondam5tale que la cration de la sociologie vi5t auj\rd'hui con/itu] spontanm5t dans le sy/me enti] de la vraie philosophie mod]ne4 ,aprs cette dmon/ration dcisive1 qui c>actrise ple9em5t l'esprit gnral propre une telle philosophie1 les autres conclusions ess5tielles relatives son apprciation logique doiv5t aism5t ressortir de l'ensemble de ce ,trait1 en considrant ma9t5ant1 d'une manire sommaire mais directe1 d'abord la nature et la de/9ation1 ensuite l'in/itution et le dveloppem5t de la m?ode positive1 enf9 complte et ds lors indivisible2 af9 que ses div]s attributs ess5tiels1 jusqu'ici purem5t spontans1 acquir5t dsormais une consi/ance conv5ablem5t sy/matique1 s\s l'uni=me prpondrance du po9t de vue sociologique4 ,env]s *acun des diffr5s ordres de phnomnes1 n\s avons spcialem5t reconnu que la philosophie positive se di/+ue surt\t de l'anci5ne philosophie1 ?ologique ou mtaphysique1 p> sa t5dance con/ante c>t] comme ncessairem5t va9e t\te re*]*e quelconque des causes proprem5t dites1 soit premires1 soit f9ales1 p\r se born] tudi] les relations inv>iables qui con/itu5t les lois effectives de t\s les vnem5s obs]vables1 a9si susceptibles d'tre rationnellem5t prvus les uns d'aprs les autres4 ,tant que les effets naturels re/5t attribus des volonts surhuma9es1 les spculations relatives l'orig9e et la de/9ation des div]s tres doiv5t seules p>atre dignes d'occup] srieusem5t notre intellig5ce1 dont elles p\vai5t seules1 il e/ vrai1 /imul] suffisamm5t le premi] essor contemplatif4 ,mais1 s\s l'9vitable dcad5ce ultrieure de l'esprit religieux1 mesure que notre activit m5tale tr\ve un meilleur alim5t cont9u1 ces que/ions inaccessibles sont graduellem5t ab&onnes1 et f9alem5t juges vides de s5s p\r n\s1 qui ne saurions rellem5t connatre que les faits apprciables notre organisme1 sans jamais p\voir obt5ir aucune notion sur la nature intime d'aucun tre1 ni sur le mode ess5tiel de production d'aucun phnomne4 ,quoique cette ple9e maturit de la raison huma9e soit encore trop rc5te1 et mme =t incomplte auj\rd'hui1 jusque *ez les plus sa9es intellig5ces1 elle a t ici con/itue enf9 relativem5t t\tes les classes possibles de conceptions lm5taires1 y compris les plus compliques et les plus univ]selles3 d'ailleurs1 l'unanime prpondrance ma9t5ant obt5ue p> un tel rgime logique dans les tudes les plus simples et les plus p>faites montrait dj clairem5t que son insuffisante ext5sion actuelle des sujets o il doit naturellem5t dev5ir plus indisp5sable1 n'e/ qu'une consqu5ce passagre de l'enfance plus prolonge des spculations les plus difficiles4 ,cette notion gnrale de la vraie nature des re*]*es positives quelconques n\s a spontanm5t conduits1 d'aprs une ju/e apprciation des conditions ess5tielles propres *aque cas sci5tifique1 dt]m9] p>t\t les attributions respectives de l'obs]vation et du raisonnem5t1 de manire vit] galem5t les deux cueils opposs de l'empirisme et du my/icisme1 entre lesquels doiv5t con/amm5t *em9] les connaissances relles4 ,d'une "p1 n\s avons a9si consacr la maxime1 dev5ue1 depuis ,bacon1 si heureusem5t vulgaire1 sur la ncessit cont9ue de pr5dre les faits obs]vs p\r base1 directe ou indirecte1 mais t\j\rs seule dcisive1 de t\te sa9e spculation3 au po9t que1 comme je l'crivais1 en #ahbe1 dans un travail dj cit1 ,t\te proposition qui n'e/ pas f9alem5t rductible la simple nonciation d'un fait1 ou p>ticuli] ou gnral1 ne saurait (frir aucun s5s rel et intelligible4 ,mais1 d'une autre "p1 n\s avons p>eillem5t c>t les irrationnelles dispositions1 auj\rd'hui trop communes1 qui rduirai5t la sci5ce une /rile accumulation de faits incohr5s2 c> n\s avons reconnu1 en t\s g5res1 que la vritable sci5ce1 apprcie d'aprs cette prvision rationnelle qui c>actrise sa pr9cipale supriorit env]s la pure rudition1 se compose ess5tiellem5t de lois1 et non de faits1 quoique ceux-ci soi5t indisp5sables leur tablissem5t et leur sanction3 en sorte qu'aucun fait isol ne saurait tre vraim5t incorpor la sci5ce1 jusqu' ce qu'il ait t conv5ablem5t li quelque autre notion1 au mo9s l'aide d'une judicieuse hypo?se4 ,outre que les sa9es indications ?oriques doiv5t s\v5t contrl] et rectifi] d'imp>faites obs]vations1 il e/ clair que l'esprit positif1 sans mconnatre jamais la prpondrance ncessaire de la ralit directem5t con/ate1 t5d t\j\rs agr&ir1 autant que possible1 le doma9e rationnel aux dp5s du doma9e exprim5tal1 en sub/ituant de plus en plus la prvision des phnomnes leur exploration immdiate3 le progrs sci5tifique consi/e pr9cipalem5t dim9u] graduellem5t le nombre des lois di/9ctes et indp5dantes1 en t5dant sans cesse les liaisons4 ,t\tefois l'insuffisante ducation des savans actuels n\s a donn lieu de signal]1 ce sujet1 surt\t *ez les gomtres1 une ab]ration trop commune1 radicalem5t fune/e la vritable rationnalit1 p> suite d'une vicieuse exagration qui dispose *]*] p>t\t1 d'aprs de va9es hypo?ses1 une *imrique unit4 ,le nombre des lois vraim5t irrductibles e/ ncessairem5t beauc\p plus considrable que ne l'indiqu5t ces dang]euses illusions1 fondes sur une fausse apprciation de notre puissance m5tale et des difficults sci5tifiques4 ,une telle unit d'explication con/itue non-seulem5t une absurde utopie env]s l'ensemble total de nos div]ses connaissances relles1 mais elle re/]a mme t\j\rs impossible ralis] dans l'intrieur de *aque sci5ce fondam5tale1 isolm5t envisage3 la bran*e la plus simple de la philosophie naturelle con/itue seule1 cet g>d1 une exception trop lgrem5t rige en type univ]sel1 et qui d'ailleurs e/ =t incomplte1 puisque la ?orie de la gravitation n'tablit aucune liaison gnrale entre la plup>t des donnes lm5taires relatives aux div]s a/res de notre monde4 ,cette t5dance abusive v]s une sy/matisation illusoire s'explique aism5t d'aprs les dispositions d'esprit qui ont d prsid]1 p5dant les deux d]ni]s sicles1 l'essor successif des sci5ces prlim9aires1 jusqu' l'avnem5t de la sci5ce f9ale dans ce ,trait2 c> un p>eil ef=t devait alors1 s\s de vicieuses inspirations ma?matiques1 sembl] seul propre procur] au sy/me des connaissances positives une indisp5sable homognx4 ,mais la prolongation d'une telle ab]ration s]ait dsormais inexcusable1 ma9t5ant que t\te intellig5ce vraim5t philosophique peut directem5t concevoir1 p> l'univ]salit ncessaire du po9t de vue sociologique1 l'unique moy5 de con/itu] spontanm5t cette liaison fondam5tale1 sans entrav] le gnie propre de *aque sci5ce s\s une conc5tration factice et oppressive4 ,a9si1 quoique d'heureuses gnralisations doiv5t t\j\rs dim9u] le nombre des lois naturelles vraim5t indp5dantes1 il ne faut jamais oubli] qu'un tel progrs ne saurait avoir de valeur durable qu'en re/ant con/amm5t subordonn la ralit des conceptions1 et il s]ait d'ailleurs peu judicieux d'espr] que nos ef=ts puiss5t un j\r p\ss] cette importante rduction aussi lo91 beauc\p prs1 qu'on le suppose encore communm5t1 d'aprs une apprciation1 ncessairem5t trs-imp>faite1 du premi] essor de la positivit rationnelle dans les plus simples tudes prlim9aires4 ,s\s un autre aspect non mo9s important1 et jusqu'ici trop mconnu1 la vraie nature des spculations positives n\s a s\v5t conduits vrifi]1 en t\s g5res1 l'heureux accord fondam5tal de la sa9e contemplation philosophique avec la m>*e spontane de la raison publique4 ,le rgime ?ologico-mtaphysique1 plaant directem5t l'esprit huma9 la prt5due s\rce des explications univ]selles1 a pr(ondm5t imprim aux habitudes spculatives un va9 c>actre d'lvation *imrique qui les isole radicalem5t des mode/es allures de la sagesse vulgaire1 et qui n'e/ encore que trs-imp>faitem5t rectifi d'aprs l'essor insuffisant d'une positivit purem5t p>tielle4 ,t&is que la raison commune se bornait saisir1 dans l'obs]vation judicieuse des div]s vnem5s1 quelques relations naturelles propres dirig] les plus indisp5sables prvisions pratiques1 l'ambition philosophique1 ddaignant de tels succs1 att5dait d'une lumire surhuma9e la solution illusoire des plus impntrables my/res4 ,mais1 au contraire1 la sa9e philosophie1 sub/ituant p>t\t la re*]*e des lois effectives celle des causes ess5tielles1 comb9e intimem5t ses plus hautes spculations avec les plus simples notions populaires1 de manire con/itu] enf91 sauf la seule 9galit du degr1 une pr(onde id5tit m5tale1 qui ne p]met plus habituellem5t la classe contemplative un orgueilleux isolem5t de la masse active3 c> *acun conoit a9si dsormais qu'il s'agit1 de "p et d'autre1 de que/ions radicalem5t semblables1 f9alem5t relatives aux mmes sujets1 labores p> des procds analogues1 et t\j\rs accessibles t\tes les intellig5ces conv5ablem5t prp>es1 sans exig] aucune my/rieuse initiation4 ,t\t ce ,trait conc\rt naturellem5t dmontr]1 cet g>d1 d'aprs les confirmations les plus dcisives et les plus v>ies1 que le vritable esprit philosophique consi/e uniquem5t en une simple ext5sion m?odique du bon s5s vulgaire t\s les sujets accessibles la raison huma9e1 puisqu'on ne saurait d\t] que1 dans un g5re quelconque1 les inspirations spontanes de la sagesse pratique n'ai5t seules dt]m9 graduellem5t la trans=mation radicale des antiques habitudes spculatives1 en rappelant t\j\rs les contemplations huma9es leur vraie de/9ation et aux conditions ess5tielles de leur ralit4 ,la m?ode positive e/ ncessairem5t1 comme la m?ode ?ologique ou mtaphysique1 l'uvre cont9ue de l'humanit t\t entire1 sans aucun inv5teur spcial2 et ses pr9cipaux c>actres sont dj nettem5t apprciables ds les premires re*]*es usuelles diriges v]s un b suffisamm5t dt]m94 ,pr5ant t\j\rs p\r type fondam5tal cette sagesse spontane1 con/amm5t recomm&e p> des succs j\rnali]s1 la sa9e philosophie s'e/ rellem5t borne ensuite la gnralis] et la sy/matis]1 en l't5dant conv5ablem5t aux div]ses spculations ab/raites1 qu'elle a a9si successivem5t rgnres1 soit quant la nature des que/ions1 soit quant au mode de solution4 ,comme nos obs]vations individuelles cons]v5t ncessairem5t un c]ta9 c>actre de p]sonnalit1 qui doit tre soigneusem5t c>t de t\te contemplation rgulire1 c'e/ ess5tiellem5t la raison publique qu'il app>ti5t de dt]m9]1 en un cas quelconque1 s\s une =me plus ou mo9s explicite1 le *amp gnral de la vritable exploration sci5tifique1 qui ne saurait jamais port] que sur les impressions communes t\s les hommes1 ab/raction faite des nuances1 mme normales1 p>ticulires *aque obs]vateur4 ,il e/1 en outre1 inconte/able que l'exploration vulgaire1 quoique purem5t spontane1 f\rnit t\j\rs le vrai po9t de d"p de t\tes les spculations positives1 dont il s]ait autrem5t impossible de compr5dre ni l'essor initial ni l'unanime propagation f9ale4 ,n\s avons1 en effet1 con/amm5t reconnu que les faits les plus communs sont aussi1 en t\s g5res1 les plus importans2 tel po9t qu'une att5tion prpondrante accorde des phnomnes extraord9aires con/itue ma9t5ant1 auprs de t\s les bons esprits1 un des signes les mo9s quivoques de l'imp]fection des tudes sci5tifiques2 n\s avons p>eillem5t con/at que les plus puissans artifices de la positivit rationnelle rsult5t primitivem5t de l'heureuse sy/matisation de c]ta9s procds logiques naturellem5t mans de la sagesse usuelle4 ,aussi ri5 n'e/-il plus contraire1 en un cas quelconque1 la vritable philosophie1 que l'laboration dogmatique1 non mo9s /rile que purile1 des premi]s pr9cipes de nos connaissances relles1 qui1 ess5tiellem5t drivs de l'essor spontan de la raison huma9e1 ne saurai5t1 p> cela mme1 jamais donn] lieu aucun trait judicieux4 ,tel e/1 entre autres exemples1 l'un des motifs gnraux les plus propres vrifi] et expliqu] la pr(onde inanit ncessairem5t inhr5te la prt5due psy*ologie mod]ne2 c>1 outre l'absurde halluc9ation qui c>actrise son mode spcial d'exploration intrieure1 elle se propose surt\t d'accomplir1 env]s les phnomnes les plus compliqus1 ce degr inopportun d'analyse lm5taire que l'on s'e/ accord lim9] des plus simples tudes1 sans qu'elle ait pu seulem5t conduire cette va9e inve/igation jusqu'au niveau des notions inspires de t\t temps1 cet g>d1 p> l'expri5ce vulgaire4 ,enf91 outre le po9t de d"p1 la raison publique doit aussi tablir le b gnral des spculations positives1 t\j\rs f9alem5t diriges v]s les prvisions relatives aux beso9s univ]sels3 c'e/ a9si que l'immortel fondateur de la vraie sci5ce a/ronomique en avait immdiatem5t apprci l'ensemble total comme devant surt\t f\rnir la dt]m9ation rationnelle des longitudes1 quoiqu'une telle de/9ation ne pt dev5ir suffisamm5t ralisable que v+t sicles aprs ,hipp>que4 ,il ne peut donc y avoir d'ess5tiellem5t propre aux philosophes1 dans l'laboration positive1 que l'in/itution et le dveloppem5t des div]s procds int]mdiaires susceptibles de li] conv5ablem5t les deux t]mes extrmes spontanm5t indiqus p> la sagesse univ]selle4 ,t\te la supriorit relle du vritable esprit philosophique sur le bons s5s vulgaire rsulte d'une application spciale et cont9ue aux spculations communes1 en p>tant avec prud5ce du degr initial1 et aprs les avoir ram5es un tat normal de judicieuse ab/raction1 sans lequel ne saurai5t s'accomplir cette gnralisation et cette coord9ation qui con/itu5t la pr9cipale valeur des sa9es ?ories sci5tifiques3 c>1 ce qui manque surt\t aux intellig5ces ord9aires1 c'e/ mo9s la ju/esse et la pntration propres dvoil] d'heureux rappro*em5s p>tiels1 que l'aptitude gnralis] des relations ab/raites et tablir entre nos diffr5tes notions une p>faite cohr5ce logique1 dont la plup>t des hommes sont trop peu t\*s1 comme le tmoigne leur facile rsignation la coexi/5ce prolonge des conceptions les plus contradictoires4 ,a9si1 d'aprs ces div]s motifs1 on ne peut se =m] une ju/e ide de l'ensemble effectif des tudes positives qu'en y voyant1 soit dans le pass1 soit dans l'av5ir1 le rsultat cont9u d'une imm5se laboration gnrale1 la fois spontane et sy/matique1 laquelle p>ticipe ncessairem5t plus ou mo9s l'humanit t\t entire1 seulem5t devance p> la classe spcialem5t contemplative4 ,malgr la spontanx primitive que n\s a tant prs5te la philosophie ?ologique1 son essor graduel a d tre surt\t attribu aux lumires surnaturelles de quelques organes privilgis1 sans aucune active coopration de la raison publique3 en sorte que cette adjonction normale de la masse p5sante l'association sci5tifique con/itue c]ta9em5t l'un des c>actres di/9ctifs de la philosophie positive1 dont il fallait ici conv5ablem5t signal] une proprit trop mal apprcie1 qui1 mieux qu'aucune autre1 peut dj indiqu] quelle intime et familire incorporation sociale e/ ultrieurem5t rs]v un sy/me spculatif t\j\rs conu comme une simple ext5sion de la commune sagesse4 ,on vrifie a9si de n\veau que le po9t de vue sociologique e/ dsormais1 en t\s g5res1 le seul vraim5t philosophique2 et *acun s5t p> l combi5 doit tre impuissante ou vicieuse t\te tude relative la m>*e de notre intellig5ce qu& on y procde ess5tiellem5t du po9t de vue individuel1 encore plus faux cet g>d que s\s t\t autre aspect huma94 ,d'aprs notre apprciation gnrale de la vraie nature des spculations positives1 soit spontanes1 soit sy/matiques1 il e/ clair que le pr9cipe fondam5tal de la sa9e philosophie consi/e ncessairem5t dans l'assujettissem5t cont9u de t\s les phnomnes quelconques1 inorganiques ou organiques1 physiques ou moraux1 individuels ou sociaux1 des lois rig\reusem5t inv>iables1 sans lesquelles1 t\te prvision rationnelle tant videmm5t impossible1 la sci5ce relle demeur]ait borne une /rile rudition4 ,quoique n\s ayons vu les premi]s g]mes de ce gr& pr9cipe coexi/] implicitem5t avec l'ex]cice primordial de la raison huma9e1 qui1 en aucun temps1 n'a pu tre entirem5t s\mise au rgime ?ologique1 n\s avons cep5dant reconnu que son essor dcisif a d tre beauc\p plus t>dif que ne le fait auj\rd'hui suppos] une heureuse vulg>isation1 rsultat f9al de v+t sicles de pnible laboration4 ,p5dant la longue enfance de l'humanit1 les phnomnes1 p>tiels ou secondaires1 env]s lesquels on n'a jamais pu mconnatre l'exi/5ce de c]ta9es rgles con/antes1 con/itu5t assurm5t une simple exception1 dont l'importance spculative e/ lo9 de correspondre son utilit pratique1 et qui d'ailleurs e/ alors frquemm5t altre p> l'arbitraire int]v5tion des volonts dirigeantes4 ,un tel essor n'a pu vraim5t surgir qu'env]s les plus simples conceptions gomtriques1 et d'abord mme numriques1 qui1 vu leur ab/raction suprieure et leur app>5te inutilit1 avai5t d tre spontanm5t s\/raites l'empire explicite et spcial des croyances ?ologiques3 il n'a pu ensuite acqurir une vritable valeur philosophique qu'en s't5dant graduellem5t aux contemplations a/ronomiques1 si naturellem5t de/9es jusqu'ici1 comme je l'ai montr1 annonc]1 dans leurs pr9cipales phases logiques1 les plus gr&es rvolutions m5tales de l'humanit4 ,malgr l'extrme imp]fection de cette premire ext5sion capitale1 alors borne la seule gomtrie cle/e1 t&is que la mcanique cle/e devait re/] longtemps encore l'tat purem5t ?ologique1 sa raction gnrale1 dveloppe p> de puissantes analogies mtaphysiques1 a nanmo9s con/itu1 au fond1 d'aprs notre ?orie hi/orique1 le pr9cipal motif intellectuel de cette importante rduction du poly?isme en mono?isme1 qui a comm5c l'9vitable dcad5ce *ronique de la philosophie initiale4 ,t\tefois c'e/ seulem5t s\s l'asc5dant univ]sel d'une telle conc5tration religieuse que le pr9cipe des lois inv>iables a pu d'abord acqurir directem5t une vritable et active popul>it1 surt\t qu& il a pu tre introduit1 p5dant la d]nire phase du moy5 ge1 dans les spculations physico-*imiques1 l'aide des conceptions al*imiques et a/rologiques1 suivant les explications du c9quante-sixime *apitre4 ,la gr&e transaction scola/ique a ds lors consacr cette puissance naissante1 en faisant dsormais prvaloir cette clbre notion transitoire qui subordonne des rgles con/antes le dveloppem5t effectif de la volont directrice1 a9si spontanm5t lim9e de t\s les phnomnes o de telles rgles ont pu tre successivem5t dc\v]tes4 ,cet +nieux artifice a protg jusqu'ici t\t l'essor ultrieur du pr9cipe positif1 qui1 aprs avoir graduellem5t obt5u1 p5dant les deux d]ni]s sicles1 une prpondrance inconte/e env]s les diffr5tes tudes inorganiques1 a f9alem5t prvalu aussi1 de nos j\rs1 dans la sci5ce de l'homme individuel1 mme intellectuel et moral4 ,nanmo9s l'intime connexit d'une telle sci5ce1 surt\t s\s ce d]ni] aspect1 avec celle du dveloppem5t social1 n'a pu p]mettre que l'inv>iabilit des lois naturelles y ft suffisamm5t s5tie1 soit *ez la masse p5sante1 soit mme *ez les organes spculatifs1 tant que l'volution totale de l'humanit n'tait pas encore assujettie une semblable lim9ation directe des volonts provid5tielles1 ce qui n'a t rellem5t accompli que p> ce ,trait4 ,c'e/ seulem5t d'aprs cette bau*e successive des lois effectives env]s t\s les ordres ess5tiels de phnomnes1 que ce pr9cipe fondam5tal peut obt5ir assez d'asc5dant p\r dev5ir la base directe et exclusive d'une philosophie vraim5t n\velle1 vu l'irrsi/ible puissance des analogies1 ds lors ple9em5t rationnelles1 qui font concevoir t\s les bons esprits la vrification ultrieure d'une p>eille hypo?se env]s les phnomnes o elle n'a pu jusqu'ici tre spcialem5t confirme1 malgr leur vid5te prpondrance numrique4 ,tant que cette condition1 aussi difficile qu'indisp5sable1 n'tait pas suffisamm5t remplie1 surt\t env]s les phnomnes qui absorb5t ju/em5t auj\rd'hui l'att5tion univ]selle1 il fallait peu compt] sur la faible puissance d'une vague argum5tation mtaphysique1 qui avait prmaturm5t t5t d'tablir priori l'exi/5ce gnrale des lois naturelles1 sans p\voir en signal] aucun g]me dcisif dans les cas les plus importans2 ce qui c]ta9em5t ne p]mettait pas d'y combattre avec succs l'n]gique entranem5t des habitudes antrieures4 ,mais1 au contraire1 cette dt]m9ation naissante des lois propres aux vnem5s les plus complexes et les plus intressans1 quelque imp>faite qu'elle doive tre encore1 ne laiss]a plus subsi/] dsormais aucun d\te raisonnable quant l'entire gnralit d'un tel pr9cipe1 dont l'asc5dant philosophique1 ds lors ple9em5t second p> la t5dance naturelle de l'esprit mod]ne v]s cet tat normal1 devi5dra bi5tt irrsi/ible auprs de t\s les hommes s5ss4 ,dans cette n\velle situation1 l'influ5ce prolonge des croyances mono?iques1 qui avai5t d'abord tant facilit ce gr& m\vem5t logique1 surt\t depuis la modification scola/ique1 con/itue rellem5t auj\rd'hui le seul ob/acle ess5tiel la plnitude de son accomplissem5t univ]sel1 en cons]vant t\j\rs la possibilit d'une arbitraire int]v5tion qui vi5ne brusquem5t *ang]1 s\s un aspect quelconque1 l'ordre fondam5tal4 ,sans une telle arrire-p5se cont9ue1 ncessairem5t inhr5te t\te philosophie ?ologique1 mme rduite sa plus extrme simplification1 la raison mod]ne aurait dj entirem5t cd la conviction spontane que doit produire1 ce sujet1 le c\rs j\rnali] d'une f\le d'vnem5s de t\s g5res rgulirem5t accomplis selon nos prvisions rationnelles4 ,t\tefois la dc\v]te naissante des lois sociologiques doit aussi dissip] naturellem5t cette extrme opposition d'une philosophie expirante1 en tant directem5t aux explications provid5tielles l'unique doma9e important qui leur ft effectivem5t re/ depuis la transaction c>tsi5ne4 ,c'e/ a9si que la cration f9ale de la sociologie p\vait seule la fois complt] et consolid] auj\rd'hui la gr&e rvolution m5tale graduellem5t dt]m9e1 cet g>d1 p> les div]ses sci5ces prlim9aires4 ,en mme temps1 cette fondation dcisive1 qui in/itue spontanm5t le n\veau sy/me philosophique1 p]fectionne beauc\p la notion gnrale des lois naturelles env]s t\s les phnomnes antrieurs1 en assurant ces diffr5tes lois une indp5dance directe suffisamm5t con=me au vrai gnie des tudes correspondantes4 ,s\s la vicieuse impulsion ma?matique qui avait d prsid]1 p5dant les deux d]ni]s sicles1 au premi] essor philosophique de l'esprit positif1 ce pr9cipe fondam5tal ne semblait tre1 dans les sci5ces suprieures1 qu'une consqu5ce dt\rne1 de plus en plus loigne et de mo9s en mo9s n]gique1 des inspirations manes des sci5ces infrieures3 t&is que ma9t5ant sa ralisation immdiate en un cas videmm5t inaccessible l'empire des conceptions ma?matiques doit naturellem5t ragir sur t\s les autres1 en y faisant uni=mm5t s5tir que *aque ordre ess5tiel de phnomnes a ncessairem5t ses lois propres1 outre celles qui rsult5t de ses relations vritables avec les ordres mo9s compliqus et plus gnraux1 suivant les rgles de la sa9e hir>*ie sci5tifique4 ,les hautes spculations sociologiques p\vai5t donc seules dvelopp] conv5ablem5t et conduire enf9 jusqu' sa ple9e maturit le s5tim5t univ]sel des lois inv>iables1 d'abord inspir p> les simples ?ories ma?matiques1 dsormais philosophiquem5t rduites leur doma9e normal4 ,considres ma9t5ant quant leur nature sci5tifique1 ces lois1 quoique t\j\rs galem5t aptes la prvision rationnelle qui les c>actrise ncessairem5t1 donn5t lieu1 en gnral1 une di/9ction importante1 utilem5t applique dans t\tes les p>ties de ce ,trait1 selon que les relations a9si consacres ont p\r objet la similitude ou la succession des phnomnes correspondans4 ,nos explications positives se rduis5t con/amm5t1 en effet1 li] entre eux les div]s phnomnes1 tantt comme semblables1 tantt comme successifs1 sans que n\s puissions d'ailleurs ri5 con/at] rellem5t1 cet g>d1 au del du fait inv>iable d'une telle similitude1 ou d'une telle succession1 dont la s\rce et le mode doiv5t re/] jamais impntrables4 ,la connaissance effective de ces analogies ou de ces filiations suffit ple9em5t p\r atte9dre le vritable b de t\te sa9e contemplation de la nature2 puisque les phnomnes peuv5t tre ds lors1 d'une "p claircis1 d'une autre "p prvus1 les uns d'aprs les autres3 on sait1 du re/e1 que cette prvision peut indiffremm5t s'appliqu] au prs5t1 ou mme au pass1 aussi bi5 qu' l'av5ir1 en cons]vant t\j\rs un c>actre id5tique1 consi/ant connatre les vnem5s indp5damm5t de leur obs]vation directe1 et seulem5t en v]tu de leurs relations mutuelles4 ,cette di/9ction gnrale entre les lois d'assimilation et les lois de succession a t surt\t employe dans ce ,trait s\s une autre =me plus usuelle1 d'ailleurs ess5tiellem5t quival5te1 en y di/+uant l'tude /atique et l'tude dynamique d'un sujet quelconque1 envisag1 tantt quant l'exi/5ce1 tantt quant l'activit4 ,en atta*ant trop d'importance aux dnom9ations habituelles1 on croirait d'abord mane de la sci5ce ma?matique une considration logique qui n'a pu y tre conv5ablem5t t5due que p> une sorte de raction philosophique3 il e/ clair que les expressions c>actri/iques p\vai5t tre galem5t empruntes l'art musical1 qui f\rnit1 cet g>d1 encore plus naturellem5t1 une heureuse comp>aison1 d'aprs un p>eil contra/e lm5taire de l'h>monie la mlodie4 ,ab/raction faite de t\te =mule1 c'e/ assurm5t en ma?matique que cette importante di/9ction e/1 au contraire1 le mo9s prononce1 puisqu'elle ne saurait aucunem5t y conv5ir la gomtrie proprem5t dite1 o il ne s'agit jamais que de relations de coexi/5ce1 et qui cep5dant con/itue1 t\s g>ds1 la pr9cipale p>tie du doma9e ma?matique3 elle ne comm5ce s'appliqu] que dans la mcanique1 d'o driv5t les t]mes consacrs1 mais dont l'essor sci5tifique a t beauc\p trop t>dif p\r avoir pu rellem5t inspir] une telle notion4 ,graduellem5t dveloppe p> les p>ties suprieures de la philosophie naturelle1 l'tude des corps vivans1 d'o elle e/ videmm5t mane1 peut seule en manife/] suffisamm5t les vrais c>actres1 d'aprs la di/9ction spontane entre l'organisation et la vie4 ,t\tefois son tablissem5t ne peut tre complt que dans la sci5ce sociologique1 qui1 manife/ant au plus haut degr une telle division1 y aj\te naturellem5t une haute de/9ation pratique1 en la faisant exactem5t correspondre au contra/e lm5taire des ides d'ordre aux ides de progrs4 ,apprcies1 enf91 quant leur in/itution logique1 les lois relles n\s ont (f]t une autre di/9ction gnrale1 selon que leur s\rce ess5tielle e/ exprim5tale ou rationnelle4 ,quoiqu'un va9 orgueil dogmatique ait s\v5t t5t de fltrir la premire voie p> une inju/e accusation d'empirisme1 qui1 au fond1 convi5drait frquemm5t davantage la seconde1 puisque le raisonnem5t peut dev5ir1 en c]ta9s cas1 t\t aussi r\t9i] que l'obs]vation e/ suppose l'tre1 n\s avons reconnu que cette div]sit ncessaire n'influe aucunem5t ni sur la c]titude1 ni sur l'utilit1 ni mme sur la vraie dignit philosophique des lois correspondantes1 p\rvu qu'elles soi5t1 de "p et d'autre1 suffisamm5t con/ates1 et d'ailleurs t\j\rs tablies d'aprs le mode le plus conv5able la nature du sujet4 ,*acune des six sci5ces fondam5tales n\s a prs5t d'm95s exemples de ces deux m>*es opposes1 mutuellem5t complm5taires2 malgr les prjugs de nos gomtres1 il n'y a c]tes pas mo9s de vrai gnie sci5tifique dans la dc\v]te de ,kepl] que dans celle de ,newton3 il e/ d'ailleurs vid5t que les lois initiales de la mcanique rationnelle1 et celles mme de la gomtrie1 repos5t uniquem5t sur une judicieuse obs]vation1 trop s\v5t tr\ble p> une vicieuse argum5tation4 ,on sait1 du re/e1 que la p]fection logique1 qu'il faut con/amm5t avoir en vue1 sans qu'elle soit t\j\rs ralisable1 consi/e surt\t1 s\s cet aspect1 confirm] ple9em5t p> l'une de ces voies ce qui a d tre tr\v p> l'autre3 cep5dant *aque sci5ce r5f]me assurm5t plusieurs notions ess5tielles qui ne peuv5t rsult] que d'un seul des deux procds1 sans tre1 ce titre1 mo9s c]ta9es1 qu& t\tes les conditions ont t conv5ablem5t remplies4 ,les avantages respectifs de ces deux modes v>i5t beauc\p suivant la nature des cas sci5tifiques3 il faut1 autant que possible1 prfr] habituellem5t la dduction p\r les re*]*es spciales1 et rs]v] l'induction p\r les seules lois fondam5tales1 af9 de mieux con/itu] la sy/matisation positive4 ,si l'abus de la seconde t5d directem5t faire dgnr] la sci5ce en une confuse accumulation de lois incohr5tes1 il e/ p>eillem5t inconte/able que l'emploi exagr de la premire altre ncessairem5t l'utilit1 la nettet1 et mme la ralit de nos spculations quelconques4 ,quant aux ress\rces comp>atives que possd5t1 ce d\ble titre1 les diffr5tes sci5ces fondam5tales1 elles sont c]ta9em5t beauc\p mo9s 9gales que ne l'indique vulgairem5t une fausse apprciation philosophique1 ma9t5ant inspire surt\t p> d'orgueilleux prjugs ma?matiques4 ,d'une "p1 en effet1 les sci5ces suprieures1 d'aprs l'excessive complication de leurs phnomnes1 prs5tant plus de difficults la dduction1 sembl5t mo9s accessibles la voie rationnelle que ne doiv5t l'tre les sci5ces infrieures1 o l'extrme simplicit du sujet p]met aism5t de prolong] davantage l'argum5tation positive4 ,mais1 en mme temps1 la dp5dance ncessaire des tudes les plus complexes env]s les plus gnrales1 suivant notre ?orie hir>*ique1 doit naturellem5t procur]1 dans les premires1 qu& elles sont conv5ablem5t cultives p> des intellig5ces vraim5t dignes de cette haute mission1 une importance bi5 plus capitale aux considrations priori drives des sci5ces antrieures1 et dont la judicieuse introduction conduit alors r5dre ess5tiellem5t dductives la plup>t des notions fondam5tales1 qui ne peuv5t tre qu'inductives dans les sci5ces plus isoles4 ,quoique une telle comp5sation soit lo9 de suffire1 et que les div]ses sci5ces ne puiss5t nanmo9s1 comme je l'ai tant expliqu1 comport] une gale p]fection1 elles peuv5t t\tefois dev5ir a9si ess5tiellem5t quival5tes1 soit en positivit1 soit mme en rationnalit3 une ju/e comp>aison ne saurait1 cet g>d1 uniquem5t repos] sur l'apprciation effective de notre tat prs5t1 trop rappro* de l'essor initial des tudes les plus difficiles1 qui sont encore si imp>faitem5t in/itues1 t&is que les plus faciles ont acquis depuis longtemps un c>actre beauc\p mo9s loign de leur vraie con/itution f9ale4 ,il faut d'ailleurs1 ce sujet1 considr] aussi1 en s5s inv]se1 que cette =mation plus rc5te des sci5ces suprieures ne leur e/ pas entirem5t dsavantageuse1 puisqu'elle y doit naturellem5t p]mettre un plus libre et plus complet asc5dant du vritable esprit philosophique1 en ne dveloppant les habitudes m5tales correspondantes que lorsque l'ducation gnrale de la raison huma9e e/ rellem5t plus avance2 outre que la position encyclopdique d'un tel ordre de spculations y doit suscit] spontanm5t un s5tim5t plus t5du et plus rel de l'ensemble de la m?ode positive4 ,t\s les p5seurs qui sauront assez s'affran*ir de nos prjugs sci5tifiques p\r tablir1 ces div]s titres1 une judicieuse comp>aison philosophique entre les deux t]mes extrmes de la vraie hir>*ie spculative1 reconnatront f9alem5t1 j'ose le dire1 d'aprs un sage exam5 respectif1 que la sci5ce sociologique1 quoique cre seulem5t p> ce ,trait1 peut dj rivalis]1 non de prcision et de fcondit1 mais de positivit et de rationnalit1 avec la sci5ce ma?matique elle-mme1 soit p> une plus p>faite mancipation de t\te influ5ce mtaphysique1 soit surt\t en v]tu d'une solid>it plus satisfaisante1 dans une tude dont l'imm5sit et la difficult n'emp*5t pas la rduction spontane une vritable unit1 comme je crois l'avoir suffisamm5t con/at en dduisant d'une seule loi fondam5tale l'explication gnrale de *acune des gr&es phases successives propres l'ensemble de l'volution huma9e4 ,si l'on a conv5ablem5t g>d aux div]sits ncessaires1 on tr\v]a que les sci5ces prlim9aires n'(fr5t1 s\s ce rapport1 ri5 de vraim5t comp>able1 sauf la p>faite sy/matisation accomplie p> ,lagrange dans la ?orie de l'quilibre et du m\vem5t1 relativem5t un sujet bi5 mo9s difficile et beauc\p mieux prp>2 ce qui doit manife/] l'aptitude naturelle de la sci5ce f9ale une coord9ation plus complte1 malgr sa fondation rc5te1 et nonob/ant la complication transc5dante de ses phnomnes1 p> la seule efficacit de sa position normale l'extrmit suprieure de la vritable *elle encyclopdique4 ,cette apprciation fondam5tale de la philosophie positive comme ayant t\j\rs p\r objet l'tude des lois inv>iables1 soit d'h>monie1 soit de succession1 la fois exprim5tales et rationnelles1 propres aux div]s ordres de phnomnes1 n\s a p>t\t conduits faire spcialem5t ressortir les deux c>actres corrlatifs1 l'un logique1 l'autre sci5tifique1 qui1 en un sujet quelconque1 di/+u5t le plus pr(ondm5t une telle manire de philosoph]4 ,le premi] consi/e surt\t dans la prpondrance ncessaire et univ]selle1 mais d'ailleurs directe ou indirecte1 de l'obs]vation sur l'imag9ation1 contrairem5t au rgime philosophique initial4 ,tant que l'tat fran*em5t ?ologique a suffisamm5t p]si/1 c'e/--dire jusqu'au ple9 asc5dant du mono?isme1 les enqutes inaccessibles dont l'esprit huma9 tait habituellem5t proccup se tr\vai5t ncessairem5t diriges p> des rvlations plus ou mo9s explicites1 o l'imag9ation avait seule ess5tiellem5t "p1 sans que l'obs]vation y pt mme ex]c] aucun contrle capital et cont9u1 puisque le s5tim5t gnral de l'exi/5ce des lois naturelles n'avait alors acquis aucune consi/ance rationnelle4 ,en passant l'tat m9emm5t mtaphysique1 qui a comm5c prvaloir aussitt aprs l'enti] dveloppem5t social du mono?isme1 l'imag9ation pure n'e/ plus s\v]a9e1 mais la vritable obs]vation ne l'e/ pas encore2 c'e/ l'argum5tation proprem5t dite qui dom9e l'ensemble du rgime philosophique1 o le raisonnem5t s'ex]ce1 non sur des fictions1 ni sur des ralits1 mais sur de simples entits4 ,dans cette situation transitoire1 la nature des pr9cipales re*]*es n'ayant pas *ang1 et la m>*e tant seulem5t trans=me1 d'quival5tes considrations priori1 indp5dantes de t\te obs]vation1 cont9u5t dirig] les hautes spculations1 quoique s\s une =me plus ab/raite1 p5dant que s'accumul5t les faits secondaires de/9s p]mettre ensuite une meilleure alim5tation m5tale4 ,l'exorbitante prolongation de ce rgime vague et quivoque con/itue le plus gr& dang] propre au dveloppem5t de la raison mod]ne1 qui ne peut plus srieusem5t r$\t] les fictions ?ologiques1 t&is qu'elle peut tre1 au contraire1 =t entrave1 t\s g>ds1 p> ces entits mtaphysiques1 dont l'empire1 mo9s consi/ant1 mais plus spcieux1 prs5te une app>5ce de rationnalit susceptible de sduire les intellig5ces qu'un conv5able ex]cice positif n'a pas suffisamm5t raff]mies4 ,n\s avons con/at1 mme en ma?matique1 surt\t env]s la ?orie du m\vem5t1 combi5 l'abus du raisonnem5t1 symptme inv>iable d'une telle transition1 y a longtemps emp* la connaissance des plus importantes vrits sci5tifiques1 et altre encore gravem5t leur apprciation habituelle4 ,l'ensemble de la m?ode positive e/ si mal compris des savans actuels1 p> suite d'une culture trop disp]sive1 qu'il n'e/1 malheureusem5t1 pas sup]flu de signal] directem5t auj\rd'hui la prpondrance cont9ue de l'obs]vation sur l'imag9ation comme le pr9cipal c>actre logique de la sa9e philosophie mod]ne1 en tant que dirigeant nos re*]*es1 non v]s les causes ess5tielles1 mais v]s les lois effectives1 des div]s phnomnes naturels3 c>1 sans tre dsormais immdiatem5t conte/1 ce pr9cipe fondam5tal re/e s\v5t mconnu dans les travaux spciaux4 ,quoique les diffr5s ordres de spculations relles accord5t1 sans d\te1 l'imag9ation une haute p>ticipation active1 n\s l'y avons cep5dant t\j\rs vue ncessairem5t subordonne l'obs]vation1 c'e/--dire con/amm5t employe crer ou p]fectionn] les moy5s de liaison entre les faits con/ats2 mais le po9t de d"p ni la direction ne saurai5t1 en aucun cas1 lui app>t5ir4 ,mme qu& n\s procdons vraim5t priori1 il e/ clair que les considrations gnrales qui n\s guid5t ont t primitivem5t fondes1 soit dans la sci5ce correspondante1 soit dans une autre1 sur la simple obs]vation1 seule s\rce de leur ralit et aussi de leur fcondit4 ,voir p\r prvoir1 tel e/ le c>actre p]man5t de la vritable sci5ce2 t\t prvoir sans avoir ri5 vu1 ne peut con/itu] qu'une absurde utopie mtaphysique1 encore trop p\rsuivie4 cette apprciation logique correspond naturellem5t1 s\s l'aspect sci5tifique1 la sub/itution ncessaire du relatif l'absolu1 comme con/ituant auj\rd'hui l'attribut le plus dcisif du vrai gnie philosophique4 ,dans t\tes les p>ties actuelles de la philosophie naturelle1 n\s avons t\j\rs vu cette gr&e et heureuse trans=mation rsult] spontanm5t d'un essor suffisant de la positivit rationnelle2 et n\s l'avons ensuite t5due irrvocablem5t au seul ordre ess5tiel de phnomnes qui ne l'et pas encore manife/e4 ,en rsultat commun de cette d\ble laboration1 il ne re/e donc plus ici qu' c>actris] sommairem5t le pr(ond contra/e gnral qui exi/e directem5t1 ce sujet1 entre la philosophie ple9em5t positive et l'anci5ne philosophie ?ologico-mtaphysique4 ,celle-ci1 en effet dans les div]ses phases qu'elle a d successivem5t (frir1 et mme l'tat mtaphysique le mo9s loign de l'tat positif1 cons]ve sans cesse cette t5dance inv9cible aux notions absolues qui doit naturellem5t conv5ir t\te re*]*e quelconque de la cause proprem5t dite et du mode ess5tiel de production des div]s phnomnes4 ,ri5 ne p\vant mieux c>actris] les natures vraim5t m95tes que leurs ef=ts in/9ctifs p\r surmont] spontanm5t une vicieuse direction fondam5tale1 le plus gr& des mtaphysici5s mod]nes1 l'illu/re ,kant1 a noblem5t mrit une t]nelle admiration en t5tant1 le premi]1 d'*app] directem5t l'absolu philosophique p> sa clbre conception de la d\ble ralit1 la fois objective et subjective1 qui indique un si ju/e s5tim5t de la sa9e philosophie4 ,mais cet heureux ap]u1 priv de t\te active consi/ance sci5tifique1 p> suite du /rile isolem5t o la mtaphysique se tr\vait p>t\t radicalem5t place depuis la transaction c>tsi5ne1 suivant les explications directes du c9quante-sixime *apitre1 ne p\vait aucunem5t suffire in/itu] une philosophie vraim5t relative3 aussi l'absolu1 que ce puissant p5seur avait1 c]ta9s g>ds1 implicitem5t cont5u1 n'a pas t>d repr5dre naturellem5t1 *ez ses div]s successeurs1 son anci5ne prpondrance1 mme plus dogmatiquem5t =mule1 et que peut seul dtruire l'asc5dant f9al de l'esprit philosophique graduellem5t man de l'volution sci5tifique proprem5t dite4 ,or1 ri5 de vraim5t dcisif n'tait possible cet g>d1 tant que cette volution n'tait pas conv5ablem5t t5due jusqu'aux spculations sociales1 soit p>ce qu'elle re/ait encore trop incomplte1 soit surt\t p>ce qu'elle n'affectait pas les seules conceptions ple9em5t univ]selles4 ,mais cette condition f9ale tant dsormais suffisamm5t ralise p> ce ,trait1 l'irrvocable dcad5ce de t\te philosophie absolue ne peut plus tre aucunem5t emp*e1 en un sicle dont l'esprit dom9ant e/ d'ailleurs si contraire son antique asc5dant1 mme *ez les populations o la dplorable influ5ce m5tale du prote/antisme a d gravem5t entrav] l'essor de la philosophie positive1 en prolongeant et aggravant spcialem5t la transition mtaphysique4 ,d'abord1 l'ensemble des tudes inorganiques n\s a clairem5t dmontr1 t\s g>ds1 que t\tes les notions sur le monde extrieur1 o l'homme n'int]vi5t que comme spectateur de phnomnes indp5dans de lui1 sont ess5tiellem5t relatives1 comme n\s l'avons surt\t rem>qu env]s celle qui semblait le plus ju/em5t devoir cons]v] un c>actre absolu1 c'e/--dire la pesanteur4 ,ensuite1 la sa9e philosophie biologique n\s a fait s5tir1 en re/ant au po9t de vue lm5taire de l'homme individuel1 que les oprations mmes de notre intellig5ce1 en qualit de phnomnes vitaux1 sont 9vitablem5t subordonnes1 comme t\s les autres phnomnes huma9s1 cette relation fondam5tale entre l'organisme et le milieu1 dont le dualisme con/itue1 t\s g>ds1 la vie1 suivant les explications directes du qu>antime *apitre1 spcialem5t compltes1 s\s ce rapport1 au qu>ante-c9quime4 ,a9si1 t\tes nos connaissances relles sont ncessairem5t relatives1 d'une "p au milieu en tant que susceptible d'agir sur n\s1 et d'une autre "p l'organisme en tant que s5sible cette action3 en sorte que l'in]tie de l'un ou l'ins5sibilit de l'autre supprim5t aussitt ce comm]ce cont9u d'o dp5d t\te notion effective2 ce qui e/ surt\t s5sible dans les cas o la communication s'opre p> une seule voie1 comme je l'ai n1 en philosophie a/ronomique1 env]s les a/res obscurs1 ou *ez les individus aveugles4 ,t\tes nos spculations quelconques sont donc la fois pr(ondm5t affectes1 aussi bi5 que t\s les autres phnomnes de la vie1 p> la con/itution extrieure qui rgle le mode d'action1 et p> la con/itution intrieure qui en dt]m9e le rsultat p]sonnel1 sans que n\s puissions jamais tablir1 en *aque cas1 une exacte apprciation p>tielle de l'influ5ce uniquem5t propre *acun de ces deux insp>ables lm5s de nos impressions et de nos p5ses4 ,c'e/ l'quival5t trs-imp>fait de cette conception biologique que ,kant tait seulem5t p>v5u1 sa manire1 avec les div]s inconvni5s graves1 quant la nettet et surt\t l'efficacit1 qui re/ai5t inhr5s sa m>*e mtaphysique4 ,mais un tel pas1 mme mieux accompli1 ne saurait videmm5t suffire1 puisqu'il ne conc]ne qu'une apprciation purem5t /atique de l'intellig5ce individuelle2 ce qui con/itue un po9t de vue beauc\p trop loign de la ralit philosophique p\r p\voir dt]m9]1 cet g>d1 aucune rvolution dcisive4 ,il tait donc indisp5sable de s'lev] enf9 directem5t jusqu' la sa9e apprciation dynamique de l'intellig5ce collective de l'humanit1 conv5ablem5t envisage dans l'ensemble de son dveloppem5t cont9u2 ce qui doit c]ta9em5t c>actris] ce sujet le seul tat vraim5t normal1 dsormais atte9t dans ce ,trait p> la cration de la sociologie1 d'o dp5d auj\rd'hui l'entire lim9ation de l'absolu4 ,c'e/ uniquem5t alors que l'indication biologique se tr\ve complte et fconde1 en faisant s5tir que1 dans le gr& dualisme lm5taire entre l'intellig5ce et le milieu1 le premi] t]me e/ ncessairem5t assujetti aussi des phases successives1 et surt\t en dvoilant la loi fondam5tale de cette volution spontane4 ,a9si l'ap]u /atique montrait seulem5t que nos conceptions s]ai5t modifies si notre organisation *angeait1 autant que p> l'altration du milieu2 mais comme1 en ralit1 ce *angem5t organique e/ purem5t fictif1 l'absolu n'tait qu'imp>faitem5t t1 puisque l'immuable semblait re/]4 ,notre ?orie dynamique1 au contraire1 pr5d directem5t en considration prpondrante le dveloppem5t graduel auquel e/ videmm5t assujettie1 sans aucune trans=mation d'organisme1 l'volution intellectuelle de l'humanit1 et dont l'influ5ce cont9ue n'avait pu tre c>te que d'aprs une vicieuse ab/raction mtaphysique1 con/ituant t\t au plus un degr transitoire1 mais entirem5t incompatible avec l'tat normal des conclusions philosophiques4 ,ce d]ni] ef=t e/ donc seul susceptible d'une ple9e et active efficacit contre la philosophie absolue3 s'il tait possible que je me fusse mpris sur la vritable loi de la gr&e volution huma9e1 il n'en p\rrait rsult] rationnellem5t que la ncessit d'tablir une meilleure doctr9e sociologique1 et je n'en aurais pas mo9s irrvocablem5t con/itu1 ce sujet1 l'unique m?ode susceptible de conduire la connaissance positive de l'esprit huma91 dsormais envisag dans l'ensemble de ses conditions ncessaires1 et non dans la situation vague et *imrique laquelle s'e/ t\j\rs arrte la m>*e mtaphysique4 ,la prt5due immuabilit m5tale tant a9si c>te1 la philosophie relative se tr\ve directem5t con/itue2 c> n\s avons t conduits p> l concevoir habituellem5t1 en t\s g5res1 les ?ories successives comme des approximations croissantes d'une ralit qui ne saurait jamais tre rig\reusem5t apprcie1 la meilleure ?orie tant t\j\rs1 *aque poque1 celle qui reprs5te le mieux l'ensemble des obs]vations correspondantes1 suivant la t5dance spontane1 auj\rd'hui heureusem5t familire aux bons esprits sci5tifiques1 laquelle la philosophie sociologique se borne aj\t] une complte gnralisation1 et ds lors une conscration dogmatique4 ,en mme temps1 cette apprciation f9ale doit spontanm5t dissip] les cra9tes srieuses qu'avait d s\v5t inspir] jusqu'ici une lim9ation prmature et mal conue de l'absolu philosophique1 d'aprs d'insuffisans ap]u mtaphysiques1 qui1 si leur influ5ce pratique n'et pas t ess5tiellem5t cont5ue p> la rectitude naturelle de la raison commune1 p\vai5t conduire aux plus dang]euses ab]rations1 en tant t\te consi/ance nos op9ions quelconques1 a9si livres1 en app>5ce1 des fluctuations arbitraires et indf9ies1 sans aucun pr9cipe de fixit4 ,d'abord1 s\s l'aspect /atique1 il e/ c]ta9 que plusieurs coles ont vicieusem5t exagr l'influ5ce ncessaire des div]sits organiques sur les conceptions m5tales1 en rapportant au mode les v>iations t\j\rs bornes au degr4 ,si l'on considre l'ensemble des organismes possibles1 soit effectifs1 soit mme fictifs1 on reconnat aism5t que1 quoique le monde ne doive pas sans d\te tre entirem5t id5tique p\r t\s les animaux1 les connaissances relles propres aux div]ses races ont cep5dant un fond ess5tiellem5t commun1 qui e/ seulem5t plus ou mo9s apprci p> des ent5dem5s plus ou mo9s p>faits mais radicalem5t homognes4 ,cette con=mit ncessaire e/ inconte/able p\r la p>tie exprim5tale de *aque notion1 puisque nos impressions p]sonnelles n'y s]v5t surt\t que d'int]mdiaires indisp5sables la manife/ation des rapports ext]nes2 et elle e/ assurm5t encore plus vid5te p\r la p>tie purem5t rationnelle1 puisque les div]ses intellig5ces ne saurai5t aucunem5t diffr] quant la nature lm5taire des dductions ou des comb9aisons1 malgr leur aptitude trs-9gale les =m] ou les prolong]4 ,on ne p\rrait mconnatre cette univ]salit fondam5tale des lois intellectuelles1 sans tre p>eillem5t conduit ni] aussi celle de t\tes les autres lois biologiques1 auj\rd'hui sci5tifiquem5t tablie4 ,a9si1 le monde rel e/1 sans d\te1 mo9s bi5 connu1 sauf quelques g>ds secondaires1 p> les autres animaux1 mme les plus levs1 que p> notre espce1 comme il p\rrait l'tre encore mieux p> des tres plus p>faits1 que l'on imag9]ait propres faire des obs]vations plus compltes ou plus exactes et des raisonnem5s plus gnraux ou plus suivis3 mais1 en t\s ces cas1 le sujet des tudes et le fond des conceptions re/5t ncessairem5t id5tiques1 quelle que puisse tre la div]sit des degrs1 t\j\rs analogue celle que n\s ap]cevons j\rnellem5t *ez les diffr5s hommes1 et seulem5t beauc\p plus prononce2 les maladies m5tales elles-mmes n'altr5t pas ess5tiellem5t cette id5tit ncessaire4 ,en second lieu1 s\s l'aspect dynamique1 il e/ clair que les v>iations cont9ues des op9ions huma9es1 selon les temps ou suivant les lieux1 n'affect5t pas davantage une telle uni=mit radicale1 puisque n\s connaissons ma9t5ant la loi fondam5tale d'volution laquelle e/ assujetti le c\rs1 en app>5ce arbitraire1 de ces div]ses mutations4 ,le spectacle de ces gr&s *angem5s n'a pu faire croire l'inc]titude totale de nos connaissances quelconques que p> suite mme de la prpondrance1 jusqu'ici plus ou mo9s p]si/ante1 d'une philosophie ess5tiellem5t absolue1 qui ne p]mettait pas de concevoir la vrit sans l'immuabilit4 ,une autre consqu5ce1 plus frqu5te et non mo9s fune/e1 de ce vicieux rgime intellectuel1 se tr\ve p>eillem5t dissipe p> la philosophie positive1 t\j\rs sagem5t relative1 s\s l'asc5dant univ]sel de l'esprit sociologique3 c'e/ la t5dance1 auj\rd'hui si commune1 surt\t *ez les hommes clairs1 une absurde exagration de la supriorit propre la raison mod]ne1 en int]prtant la plup>t des op9ions antrieures de l'humanit comme l'indice d'une sorte d'tat *ronique d'alination m5tale qui aurait p]si/ jusqu' ces d]ni]s sicles1 sans que d'ailleurs on s'inquite davantage de motiv] sa cessation que son orig9e4 ,cette irrationnelle disposition1 pr9cipal fondem5t logique des conceptions purem5t rvolutionnaires1 et qui emp*e directem5t t\te sa9e apprciation de l'ensemble de l'volution huma9e1 a t spontanm5t rectifie1 dans ce ,trait1 d'aprs l'laboration hi/orique qui n\s a con/amm5t reprs5t1 au contraire1 non-seulem5t les ?ories successives de *aque sci5ce relle1 mais mme les croyances mono?iques1 poly?iques1 ou fti*iques1 les plus opposes nos lumires actuelles1 comme ayant t\j\rs con/itu1 au temps de leur avnem5t1 et ensuite p\r une c]ta9e dure1 le meilleur sy/me compatible avec l'ge correspondant du dveloppem5t huma91 c'e/--dire la mo9s imp>faite approximation qui ft alors possible de cette vrit fondam5tale dont n\s sommes seulem5t plus rappro*s auj\rd'hui1 quoique notre nature1 ni aucune autre quelconque1 n'y puisse jamais rig\reusem5t p>v5ir4 ,la sa9e philosophie1 re/ituant enf9 notre intellig5ce ce m\vem5t normal sans lequel1 aucun g>d1 on ne saurait concevoir la vie1 explique donc le c\rs gnral des op9ions huma9es p5dant les div]ses phases successives qui devai5t prp>] notre virilit m5tale1 d'aprs le mme pr9cipe ncessaire d'une h>monie croissante entre les conceptions et les obs]vations1 qui n\s fait j\rnellem5t s5tir la ralit progressive de nos diffr5tes notions positives1 depuis que la re*]*e des lois comm5ce prvaloir sur celle des causes4 ,c'e/ a9si que l'esprit sociologique p\vait seul con/itu] une philosophie m9emm5t relative1 en r5dant t\j\rs prpondrante la considration univ]selle d'une volution fondam5tale1 assujettie une m>*e dt]m9e1 et dom9ant1 *aque poque1 l'ensemble de nos p5ses quelconques2 de manire p]mettre dsormais de concili] suffisamm5t les plus antipa?iques sy/mes en rapportant *acun la situation correspondante1 sans jamais compromettre cep5dant l'indisp5sable n]gie du jugem5t f9al p> les dang]euses inconsqu5ces d'un va9 clectisme1 qui aspire si trangem5t conduire auj\rd'hui le m\vem5t intellectuel1 t&is que lui-mme1 dp\rvu de t\te direction gnrale1 oscille con/amm5t jusqu'ici entre l'absolu et l'arbitraire1 galem5t consacrs dans ses irrationnelles ab/ractions4 ,le spectacle des gr&es v>iations dogmatiques1 encore si dang]eux contempl] p\r tant d'intellig5ces mal aff]mies1 e/ ds lors irrvocablem5t conv]ti1 d'aprs une judicieuse apprciation hi/orique1 en s\rce directe et cont9ue de l'h>monie la plus durable et la plus t5due4 ,aprs avoir suffisamm5t c>actris1 s\s les div]s aspects ess5tiels1 la vraie nature gnrale de la philosophie positive1 il faut ma9t5ant complt] cette dt]m9ation fondam5tale p> un exam5 plus immdiat de sa de/9ation p]man5te1 successivem5t considre1 soit dans l'individu1 soit surt\t dans l'espce1 d'abord quant la vie spculative1 ensuite quant la vie active4 ,l'(fice ?orique de la philosophie positive consi/e pr9cipalem5t1 en ce qui conc]ne l'individu1 satisfaire spontanm5t au d\ble beso9 lm5taire qu'pr\ve t\j\rs notre intellig5ce d't5dre et de li]1 autant que possible1 ses connaissances relles4 ,ces deux indisp5sables conditions ont d tre trs-imp>faitem5t remplies1 et d'ailleurs re/] vicieusem5t antipa?iques1 tant qu'a prvalu la philosophie ?ologico-mtaphysique1 p> une suite ncessaire de son c>actre absolu1 qui ne p]mettait la consi/ance qu'avec l'immobilit4 ,quoique la liaison tablie entre nos conceptions s\s l'asc5dant arbitraire des volonts ou des entits ft assurm5t trs-vague et =t peu /able1 elle n'en t5dait pas mo9s emp*] directem5t leur ext5sion1 en posant d'avance l'uni=me explication app>5te de t\s les cas imag9ables2 et elle y et apport1 en effet1 un ob/acle insurmontable1 si un tel rgime m5tal avait jamais pu tre rig\reusem5t univ]sel3 mais1 t&is que cet esprit initial dom9ait dans t\tes les hautes spculations1 les spculations secondaires1 relatives aux que/ions les plus usuelles1 tai5t ncessairem5t d'une autre nature1 et prs5tai5t1 env]s c]ta9s phnomnes de t\s g5res1 cette premire bau*e spontane des lois effectives1 sans laquelle l'homme1 encore plus qu'aucun autre animal1 ne p\rrait nullem5t dirig] sa conduite j\rnalire2 et c'e/ ce qui a p]mis ensuite1 comme je l'ai rappel ci-dessus1 le dveloppem5t cont9u des tudes relles1 d'aprs l'essor graduel de cette positivit vulgaire1 d'abord accessoire1 spciale1 et incohr5te4 ,au contraire1 la philosophie positive ne saurait tre mieux c>actrise que p> son aptitude naturelle concili] directem5t et de plus en plus ces deux beso9s1 jusqu'alors si opposs1 de liaison et d'ext5sion1 en tirant de la liaison mme de nos connaissances relles le plus puissant moy5 de dt]m9] leur ext5sion1 et1 rciproquem5t1 en faisant s]vir *aque ext5sion accomplie p]fectionn] la liaison antrieure4 ,malgr les gr&es difficults que prs5te s\v5t cette d\ble raction1 surt\t qu& l'introduction de n\veaux faits semble devoir pr(ondm5t tr\bl] la coord9ation tablie1 une longue expri5ce1 ma9t5ant assez complte p\r tre ple9em5t dcisive1 dmontre dj irrcusablem5t cette m95te proprit de la philosophie relative1 t\j\rs dispose subordonn] les conceptions aux ralits4 ,c'e/ a9si que la vraie philosophie mod]ne1 ds sa plus intime et plus ab/raite apprciation logique1 se montre directem5t de/9e satisfaire spontanm5t aux deux faces insp>ables du gr& problme huma91 en g>antissant la fois l'ordre et le progrs1 alt]nativem5t sacrifis l'un l'autre dans les div]s tats de l'anci5ne philosophie4 ,d'aprs une telle id5tit ncessaire1 la fonction fondam5tale de la sa9e philosophie peut tre utilem5t rduite1 p\r plus de simplicit1 con/itu]1 autant que possible1 l'h>monie gnrale de notre sy/me intellectuel1 af9 de mieux =mul] a9si la prm95ce normale que doiv5t t\j\rs cons]v]1 malgr cette heureuse conv]g5ce naturelle1 les beso9s relatifs l'exi/5ce sur ceux propres au m\vem5t1 aussi bi5 *ez l'espce que *ez l'individu1 sauf les phases exceptionnelles o1 en l'un et l'autre cas1 cette disposition habituelle semble temporairem5t int]v]tie4 ,le c>actre m9emm5t relatif du vritable esprit philosophique doit conduire reg>d] cette entire cohr5ce logique comme con/ituant1 *aque poque1 le tmoignage le plus dcisif de la ralit de nos conceptions1 puisque leur correspondance avec nos obs]vations e/ ds lors directem5t g>antie1 et que p> l n\s sommes assurs d'tre aussi prs de la vrit que le comporte l'tat correspondant de l'volution huma9e4 ,or1 t\te prvision rationnelle consi/ant1 au fond1 pass] rgulirem5t d'une notion une autre1 en v]tu de leur liaison mutuelle1 on voit a9si comm5t une telle prvision1 devi5t ncessairem5t le critrium le plus c]ta9 d'une vraie positivit1 en manife/ant la de/9ation ess5tielle de cette h>monie fondam5tale1 qui fait spontanm5t rsult] l'ext5sion de nos connaissances de leur sa9e coord9ation gnrale4 ,quoique ces beso9s intellectuels doiv5t assurm5t tre1 en eux-mmes1 peu prononcs d'ord9aire1 vu la faible n]gie des fonctions spculatives dans l'ensemble de notre imp>fait organisme1 ils y sont cep5dant beauc\p plus vifs que ne le fait d'abord suppos] la longue rsignation de l'esprit huma9 support]1 sans aucune rpugnance app>5te1 le rgime philosophique le mo9s propre y satisfaire conv5ablem5t3 c> n\s savons que1 lo9 d'indiqu] aucun *oix1 une telle disposition e/ une suite 9vitable de la m>*e orig9ale de l'volution m5tale4 un degr quelconque de cette l5te prp>ation spontane1 si une heureuse communication extrieure p>vi5t introduire avant le temps les conceptions positives1 l'avide empressem5t avec lequel elles sont p>t\t accueillies montre assez que l'atta*em5t primitif de notre intellig5ce aux explications ?ologiques ou mtaphysiques tait seulem5t d l'impossibilit vid5te d'une meilleure alim5tation1 et n'avait aucunem5t altr l'intime s5tim5t de nos vrais apptits crbraux1 comme le tmoigne une expri5ce j\rnalire1 soit individuelle1 soit mme collective4 ,il faut d'ailleurs reconnatre que la faiblesse de notre ent5dem5t con/itue un n\veau motif de la prdilection involontaire p\r les connaissances relles1 du mo9s aussitt que leur essor suffisamm5t avanc peut lui procur] un prcieux s\lagem5t1 en lui faisant retr\v]1 dans les relations gnrales1 cette con/ance et cette cont9uit que ne saurai5t lui (frir les phnomnes p>ticuli]s1 et qui pos5t un t]me1 t\j\rs ardemm5t dsir1 ses pnibles hsitations4 ,mais1 quelle que soit1 quant l'individu1 la haute importance d'un tel (fice spculatif1 c'e/ surt\t env]s l'espce que sa de/9ation doit dev5ir vraim5t fondam5tale1 en con/ituant la base logique de l'association huma9e4 ,l'aptitude spontane de la philosophie positive tablir une exacte h>monie dans le sy/me total de *aque ent5dem5t isol se dveloppe alors p> une application plus va/e et plus dcisive1 af9 de dt]m9] une indisp5sable conv]g5ce *ez les div]ses intellig5ces3 c'e/ t\j\rs1 au fond1 en l'un et l'autre cas1 la mme proprit lm5taire1 avec une 9gale activit1 qui n'influe ess5tiellem5t que sur la rapidit du succs4 ,d'aprs la similitude ncessaire entre l'organisme individuel et l'organisme collectif1 on peut assur]1 en pr9cipe1 que1 *aque degr quelconque de la commune volution1 t\te philosophie qui aura pu con/itu] une vritable cohr5ce logique *ez un esprit unique1 se montre1 p> cela seul1 susceptible de ralli] ultrieurem5t la masse entire des p5seurs4 ,c'e/ surt\t a9si que les gr&s gnies philosophiques devi5n5t spontanm5t les guides intellectuels de l'humanit1 comme subissant les premi]s *aque rvolution m5tale1 dont une telle manife/ation devance et facilite plus ou mo9s l'avnem5t naturel4 ,s5sible jusque dans l'tat ?ologico-mtaphysique1 malgr les imm5ses divagations qu'il comporte1 cette intime solid>it doit tre la fois plus directe1 plus complte1 et plus irrsi/ible1 dans l'tat positif1 o1 comme n\s l'avons dj rappel1 t\tes les intellig5ces spcul5t sur un fond commun1 s\mis leur apprciation1 mais s\/rait leur asc5dant1 et procd5t1 suivant une m>*e t\j\rs homogne1 d'aprs un mme po9t de d"p1 des re*]*es f9alem5t id5tiques3 leur 9galit effective1 d'ailleurs si irrationnellem5t exagre p> l'orgueil sci5tifique1 ne peut rellem5t affect] que l'poque du succs1 qui1 une fois accompli en un seul c]veau1 ne saurait plus tre conv5ablem5t obs]v *ez t\s les autres4 ,inv]sem5t appliqu1 cet important pr9cipe doit faire p>eillem5t s5tir qu'une telle adhsion spontane1 graduellem5t unanime1 confirme autant la ralit des n\velles conceptions que leur opportunit1 d'aprs la concid5ce ncessaire que la philosophie relative dmontre entre ces deux conditions fondam5tales2 c> deux app>eils aussi compliqus que le sont1 tant d'g>ds1 deux c]veaux huma9s1 ne saurai5t videmm5t manife/] longtemps1 dans leur allure orig9ale1 une m>*e suffisamm5t con=me1 sans qu'une telle concid5ce ne doive con/itu] aussitt une indication presque c]ta9e de la commune correspondance de leurs conceptions simultanes au sujet extrieur de cette d\ble contemplation2 comme n\s le supposons habituellem5t1 et avec raison1 env]s des mcanismes inf9im5t plus simples4 ,d'une autre "p1 nulle intellig5ce p>tielle ne saurait s'isol] assez de la masse p5sante p\r n'tre pas ess5tiellem5t entrane p> la conv]g5ce publique4 ,on le confirm]ait au beso9 d'aprs l'exemple exceptionnel des runions d'alins1 qui1 malgr leur discordance c>actri/ique1 ex]c5t t\j\rs une dplorable influ5ce sur l'tat m5tal des plus m95s mdec9s exposs leur action j\rnalire1 en v]tu de la seule aptitude de t\te n]gique conviction1 mme errone1 tr\bl] spontanm5t t\te op9ion contraire1 quelque bi5 fonde qu'elle puisse tre4 ,aucun pr(ond p5seur n'oubli]a donc jamais que t\s les hommes doiv5t tre reg>ds comme naturellem5t collaborateurs p\r dc\vrir la vrit autant que p\r l'utilis]4 ,quelle que soit la ju/e h>diesse du gnie vraim5t de/9 devanc] la commune sagesse1 son isolem5t absolu s]ait ncessairem5t aussi irrationnel qu'immoral4 ,l'tat d'ab/raction indisp5sable aux gr&s ef=ts intellectuels expose tant de graves ab]rations1 soit p> nglig5ce1 soit mme p> illusion1 qu'aucun bon esprit ne doit ddaign] ce prcieux contrle p]man5t de la raison publique1 si propre consolid] et rectifi] sa m>*e p>ticulire1 t\j\rs plus ou mo9s av5tureuse1 jusqu' ce qu'il ait suffisamm5t mrit cet ass5tim5t univ]sel1 objet f9al de ses travaux4 ,une fois accomplie1 cette conv]g5ce spculative con/itue1 son t\r1 la premire condition lm5taire de t\te vritable association1 qui exige1 p> sa nature1 l'indisp5sable runion p]man5te d'un suffisant conc\rs d'intrts1 non-seulem5t avec une conv5able con=mit de s5tim5s1 mais aussi1 et avant t\t1 avec une communaut ess5tielle d'op9ions3 sans ce triple fondem5t indivisible1 aucune socit quelconque1 depuis la famille jusqu' l'espce1 ne saurait tre ni active1 ni durable4 ,les ha9es pr(ondes t\j\rs suscites p> de graves dissid5ces intellectuelles1 et qui1 s\s d'autres =mes1 ne s]ai5t pas mo9s prononces dans l'tat positif1 si ces div]g5ces y p\vai5t tre aussi compltes1 indiqu5t assez que1 malgr le peu d'n]gie intr9sque que notre nature accorde directem5t aux impulsions purem5t m5tales1 leur raction ncessaire sur l'ensemble de notre conduite1 soit individuelle1 soit surt\t collective1 exige videmm5t que la sociabilit huma9e repose d'abord sur leur univ]selle concid5ce4 ,il s]ait sans d\te sup]flu de faire ici spcialem5t ressortir1 cet g>d1 la supriorit spontane de la philosophie positive1 en un temps o de va9es prt5tions surannes ne saurai5t emp*] la raison publique de s5tir pr(ondm5t que1 depuis plusieurs sicles1 l'anci5ne philosophie1 soit ?ologique1 soit mtaphysique1 lo9 de con/itu] encore la seule s\rce d'h>monie gnrale qui dt tre primitivem5t possible quoique extrmem5t imp>faite1 e/ rellem5t dev5ue1 *ez l'lite de l'humanit1 un pr9cipe trs-actif d'intime p]turbation1 la fois p]sonnelle1 dome/ique et sociale4 ,le c\rs graduel de l'volution mod]ne a dsormais irrcusablem5t signal dans l'esprit positif l'unique base f9ale d'une vraie communion intellectuelle1 susceptible d'une consi/ance et d'une ext5sion dont le pass ne saurait f\rnir aucune ju/e mesure4 ,telle e/ donc1 tant p\r l'espce que p\r l'individu1 la de/9ation fondam5tale de la m?ode positive1 envisage seulem5t quant notre vie spculative1 comme pr9cipe spontan de cohr5ce logique et d'h>monie unanime4 ,sans quitt] le po9t de vue ab/rait1 seul conv5able ce ,trait1 n\s avons frquemm5t reconnu1 dans ses div]ses p>ties successives1 combi5 cette importante apprciation e/ puissamm5t =tifie p> une suffisante considration gnrale des beso9s intellectuels directem5t relatifs la vie active1 suivant la di/9ction ci-dessus indique1 quoiqu'il n'en puisse rsult] aucun motif ess5tiellem5t n\veau4 ,c'e/ surt\t comme base ncessaire de t\te action rationnelle que la sci5ce relle a t jusqu'ici univ]sellem5t gte2 et cette attribution p]man5te cons]v]a t\j\rs une valeur vraim5t fondam5tale1 d'aprs l'indisp5sable /imulation qui en rsulte spontanm5t1 soit p\r neutralis] *aque in/ant l'in]tie native de notre intellig5ce1 soit p\r imprim] ses ef=ts une direction mieux dt]m9e4 ,t\tes les p>ties de la philosophie naturelle n\s ont montr1 avec une ple9e vid5ce1 que le premi] essor de la positivit rationnelle a t p>t\t provoqu p> les exig5ces de l'application1 beauc\p plus imprieuses et plus prcises que celles de la pure spculation4 ,nanmo9s il demeure inconte/able que1 si cet essor n'et pas t1 un c]ta9 degr1 spontan1 d'aprs les seules t5dances m5tales1 il n'aurait jamais pu s'accomplir1 puisque l'heureuse aptitude pratique des ?ories positives ne saurait dev5ir s5sible qu'en rsultat d'une suffisante culture1 avant laquelle les *imres ?ologico-mtaphysiques ont d longtemps sembl] bi5 plus propres la satisfaction des plus ard5s dsirs correspondans l'enfance de l'humanit4 ,mais1 malgr cette indisp5sable apprciation1 sans laquelle on exagr]ait vicieusem5t l'influ5ce spculative des beso9s actifs1 comme on y e/ auj\rd'hui trop dispos1 il e/ c]ta9 qu'aussitt qu'une telle relation a pu s'tablir en quelques cas importants1 elle a ex]c une influ5ce capitale et t\j\rs croissante sur le dveloppem5t du vritable esprit philosophique1 en faisant spontanm5t ressortir1 mieux que p> aucune autre comp>aison1 l'inanit radicale du rgime des volonts ou des entits1 f9alem5t reconnu impuissant dirig] l'action relle de l'homme sur la nature4 ,quoique un s5tim5t imp>fait de cette gr&e de/9ation t5de quelquefois trop re/re9dre les hautes spculations sci5tifiques1 sa ju/e notion devi5t cep5dant aussi favorable la ple9e rationnalit de nos conceptions qu' leur entire positivit1 qu& on a suffisamm5t compris l'intime connexit qui lie les mo9dres problmes pratiques aux plus m95tes re*]*es ?oriques2 comme le tmoign5t1 p> exemple1 depuis si longtemps1 t\s les arts relatifs l'a/ronomie4 ,la prvision sy/matique1 qui con/itue1 t\s g>ds1 le pr9cipal c>actre de la sci5ce relle1 acqui]t surt\t a9si une valeur fondam5tale1 en tant que base ncessaire de t\te action rationnelle3 ri5 ne saurait mieux montr] que les ef=ts spculatifs re/5t ess5tiellem5t /riles tant que ce b dcisif n'a pu tre atte9t4 ,suivant nos explications prcd5tes1 l'intellig5ce huma9e pr\ve sans d\te1 indp5damm5t de t\te application active1 et p> une pure impulsion m5tale1 le beso9 direct de connatre les phnomnes et de les li]3 mais cette d\ble t5dance e/ assurm5t trop peu prononce1 sauf *ez quelques organismes exceptionnels1 p\r faire univ]sellem5t prvaloir un svre rgime philosophique1 qui *oque1 beauc\p d'g>ds1 les incl9ations initiales de l'humanit2 ou1 du mo9s1 son avnem5t spontan et t extrmem5t ret>d1 si les exig5ces pratiques ne l'avai5t ncessairem5t trs-acclr4 ,une insuffisante analyse des effets gnraux de l'tonnem5t f]ait d'abord attribu] une bi5 plus gr&e int5sit ces beso9s spculatifs2 c> ri5 n'gale peut-tre1 *ez l'homme normal1 la pr(onde p]turbation subitem5t dt]m9e quelquefois1 dans l'app>eil crbral1 et ensuite dans t\t le re/e de l'conomie1 p> la seule app>5ce d'une grave et brusque infraction l'ordre acc\tum des div]s phnomnes naturels3 mais une plus complte apprciation montre alors que le pr9cipal tr\ble e/ d aux inquitudes pratiques1 directes ou indirectes1 que suggre naturellem5t une telle p5se1 en dtruisant les rgles con/antes qui s]vai5t de base notre conduite effective2 on a s\v5t occasion de reconnatre que le r5v]sem5t des lois extrieures excit]ait pe9e1 au contraire1 une lgre att5tion1 s'il n'affectait que des vnem5ts trang]s notre exi/5ce1 quoiqu'il pt tre1 en lui-mme1 inf9im5t plus prononc4 ,sans insi/] davantage sur une explication aussi peu conte/able1 il faut surt\t rem>qu] ici1 ce sujet1 l'ext5sion capitale que la cration de la sociologie1 compltant enf9 le sy/me de la philosophie naturelle1 vi5t auj\rd'hui procur] spontanm5t cette relation fondam5tale entre la spculation et l'action1 qui dsormais embrass]a directem5t t\s les cas possibles4 ,quoique trs-imp>faitem5t con/itue jusqu'ici1 p> suite mme du dfaut d'ensemble propre l'volution mod]ne1 la subord9ation rationnelle de l'art la sci5ce a cep5dant reu un comm5cem5t d'organisation1 suivant l'ordre naturel de cette progression commune1 d'abord quant aux arts ma?matiques1 soit gomtriques1 soit mcaniques1 ensuite env]s les arts physico-*imiques1 et puis1 de nos j\rs1 relativem5t aux arts biologiques1 soit hyginiques1 soit ?rapeutiques4 ,mais il re/ait l't5dre aussi l'art le plus difficile et le plus important1 l'art politique proprem5t dit1 dont le ddaigneux isolem5t de t\te ?orie quelconque ne peut t5ir ess5tiellem5t1 comme dans les autres cas antrieurs1 qu' l'inanit radicale des seules ?ories qui y ai5t encore t appliques1 et cess]a ncessairem5t1 au mo9s autant qu'ailleurs1 qu& la raison publique aura suffisamm5t s5ti que les phnomnes correspondans sont dj ram5s aussi de vritables lois naturelles1 susceptibles de f\rnir habituellem5t d'heureuses indications pratiques4 ,ds lors complte enf91 et1 p> suite1 conv5ablem5t sy/matise1 la relation gnrale de la sci5ce l'art devi5dra de plus en plus une s\rce directe et fconde de prcieuse /imulation philosophique1 galem5t propre accrotre nos connaissances relles et p]fectionn] leur c>actre1 soit quant la positivit ou la rationnalit4 ,cette de/9ation fondam5tale1 la fois spculative et active1 de la philosophie positive a*ve de faire apprci] sa vritable nature1 en dt]m9ant mieux la direction de ses ef=ts1 et mme le g5re ou le degr de prcision conv5able ses div]ses re*]*es1 suivant les vraies exig5ces de *aque cas spcial4 ,dans l'volution prlim9aire de l'humanit1 o ri5 ne p\vait f\rnir de telles indications gnrales1 l'esprit positif n'aurait pu acqurir un essor suffisant s'il ne s'tait indi/9ctem5t appliqu t\t ce qui lui dev5ait accessible3 mais cet aveugle in/9ct ne saurait indf9im5t prvaloir2 la virilit de la raison huma9e le remplac]a bi5tt p> une sage discipl9e philosophique1 fonde sur une ju/e notion de l'ensemble de notre condition1 et facilem5t accepte du vritable gnie sci5tifique1 s\s l'utile impulsion cont9ue de la sagesse vulgaire1 t\j\rs t5dant prv5ir t\te va9e dp]dition de nos =ces intellectuelles4 ,s\s une judicieuse organisation des travaux ?oriques1 les hautes capacits1 ds lors indiffremm5t qualifies de sci5tifiques ou de philosophiques1 s]ont con/amm5t disponibles1 d'aprs une ducation vraim5t rationnelle1 p\r transport] aism5t leurs ef=ts aux sujets qui rclam]ont1 *aque poque1 la pr9cipale att5tion1 au lieu de se consum] en re*]*es pr(ondm5t puriles1 p> suite d'une spcialisation empirique1 comme on le voit si s\v5t auj\rd'hui1 surt\t *ez les gomtres1 encore mo9s aptes que t\s nos autres savans un heureux dplacem5t d'activit4 ,le plus va/e *amp tant t\j\rs ouv]t1 dans l'ensemble de la philosophie1 des re*]*es ncessairem5t importantes1 les t5tatives incohr5tes ou /riles p\rront tre svrem5t condamnes1 sans qu'aucune intellig5ce soit expose manqu] d'une suffisante alim5tation4 ,cette apprciation philosophique doit1 en outre1 limit] ess5tiellem5t1 en *aque g5re1 soit p\r les obs]vations1 ou p\r les dductions1 le degr conv5able de prcision habituelle1 au del duquel l'exploration sci5tifique dgnre 9vitablem5t1 p> une trop m9utieuse analyse1 en une curiosit t\j\rs va9e1 et quelquefois mme gravem5t p]turbatrice4 ,il faut reconnatre1 en effet1 suivant l'esprit relatif de la sa9e philosophie1 que les lois naturelles1 vritable objet de nos re*]*es1 ne saurai5t demeur] rig\reusem5t compatibles1 en aucun cas1 avec une inve/igation trop dtaille2 il s]ait1 p> exemple1 impossible de ma9t5ir1 en !rmologie1 aucune rgle fixe1 si on y explorait communm5t les phnomnes avec ces !rmomtres mtalliques auxquels les physici5s ont eu le bon s5s de r5onc] tacitem5t1 et dont la susceptibilit exagre dvoilait d'imm5ses et p]ptuelles oscillations dans des m\vem5s de temprature que n\s supposons1 et avec raison1 cont9us4 ,qu& mme la prt5due psy*ologie mod]ne ne devrait pas tre dj radicalem5t condamne1 a9si que je l'ai ple9em5t dmontr1 soit p> sa vicieuse in/itution du sujet1 soit p> l'vid5te absurdit de son mode pr9cipal d'exploration1 on voit a9si combi5 elle s]ait ncessairem5t va9e1 en tant que directem5t de/9e p\rsuivre1 env]s les phnomnes les plus compliqus1 un g5re d'analyse lm5taire dont l'quival5t a t sagem5t c>t des tudes les plus simples1 comme *imrique et p]turbateur4 ,la relation fondam5tale de la spculation l'action e/ surt\t trs-propre dt]m9] conv5ablem5t cette limite ess5tielle de prcision dans *aque g5re de re*]*es2 c> les cas les plus dcisifs indiqu5t clairem5t1 cet g>d1 surt\t en a/ronomie1 que nos sa9es ?ories ne saurai5t vraim5t dpass] avec succs l'exactitude rclame p> les beso9s pratiques4 ,quoique de tels pr9cipes gnraux ne puiss5t plus tre directem5t conte/s auj\rd'hui1 l'an>*ie sci5tifique actuelle tmoigne j\rnellem5t combi5 une sage discipl9e philosophique devi5t dsormais indisp5sable1 ce sujet1 af9 de prv5ir l'active dsorganisation dont le sy/me des connaissances positives e/ ma9t5ant m5ac1 s\s l'irrationnel essor d'une purile curiosit1 /imule p> une avide ambition4 ,d'clatans exemples ont dj montr qu'on peut obt5ir auj\rd'hui1 en philosophie naturelle1 d'phmres triomphes1 aussi faciles que dsa/reux1 en se bornant dtruire1 d'aprs une inve/igation trop m9utieuse1 les lois prcdemm5t tablies1 sans aucune sub/itution quelconque de n\velles rgles2 en sorte qu'une aveugle apprciation acadmique entrane rcomp5s] expressm5t une conduite que t\t vritable rgime spculatif frapp]ait ncessairem5t d'une svre rprobation4 ,cette dplorable t5dance1 dsormais videmm5t croissante1 doit faire s5tir combi5 il devi5t urg5t1 dans l'intrt p]man5t des vrais progrs ?oriques1 soit gnraux1 soit mme spciaux1 de faire conv5ablem5t cess] l'absolu philosophique et la disp]sion sci5tifique1 d\ble condition naturelle de cette activit dissolvante4 ,qu& les spculations positives s]ont judicieusem5t rapportes l'ensemble de leur de/9ation1 une sage pondration j\rnalire conti5dra l'essor drgl des travaux p>ticuli]s1 de manire concili]1 autant que possible1 p> rpression ou p> concession1 suivant les exig5ces propres *aque cas1 les deux beso9s1 quelquefois opposs1 mais t\j\rs galem5t lgitimes1 de la coord9ation totale et de l'amlioration p>tielle4 ,en considrant s\s un d]ni] aspect l'influ5ce fondam5tale d'une telle de/9ation1 suivant l'esprit de la philosophie relative1 n\s avons p>t\t reconnu qu'elle dt]m9e spontanm5t le g5re de lib]t re/ facultatif p\r notre intellig5ce1 et dont n\s devons savoir us]1 sans aucun va9 scrupule1 af9 de satisfaire1 entre les limites conv5ables1 nos ju/es incl9ations m5tales1 t\j\rs diriges1 avec une prdilection in/9ctive1 v]s la simplicit1 la cont9uit et la gnralit des conceptions1 t\t en respectant con/amm5t la ralit des lois extrieures1 en tant qu'elle n\s e/ accessible4 ,cette importante apprciation1 encore trop mconnue1 mme *ez les meilleurs esprits1 n'a donc plus beso9 que d'tre ici directem5t sy/matise4 ,quoique1 de t\tes les crations de l'homme1 les uvres sci5tifiques soi5t ncessairem5t celles o ses propres conv5ances peuv5t tre le mo9s consultes1 p>ce que nos travaux s'y rapport5t directem5t une ralit extrieure1 ess5tiellem5t indp5dante de n\s1 il faut p\rtant reconnatre que nos incl9ations peuv5t les modifi] lgitimem5t1 un mo9dre degr1 mais au mme titre1 que dans les uvres d'art1 soit te*nique1 soit e/htique1 af9 de les mieux adapt] leur de/9ation fondam5tale1 t\j\rs f9alem5t relative l'humanit4 cet effet1 il faut di/+u]1 en *aque g5re d'tudes1 deux cas ess5tiels1 selon qu'il s'agit de re*]*es ou indf9im5t inaccessibles1 quoique de nature positive1 ou seulem5t prmatures1 et sur lesquelles cep5dant1 p\r mieux fix] nos spculations1 notre intellig5ce1 rpugnant une trop gr&e indt]m9ation1 a beso9 de =mul] une op9ion actuelle4 ,il e/ clair1 en pr9cipe1 que1 dans l'un et l'autre cas1 il e/ ple9em5t lgitime1 qu& on n'aspire plus l'absolu1 de =m] les suppositions les plus propres facilit] notre m>*e m5tale1 s\s la d\ble condition p]man5te de ne *oqu] aucune notion antrieure1 et d'tre t\j\rs dispos modifi] ces artifices aussitt que l'obs]vation vi5drait l'exig]4 ,en considrant d'abord le premi] cas1 il faut reconnatre qu'aprs avoir svrem5t c>t t\s les va9s problmes ?ologico-mtaphysiques relatifs la *imrique dt]m9ation des causes proprem5t dites1 soit premires1 soit f9ales1 *acune de nos sci5ces relles1 judicieusem5t rduite la seule re*]*e des lois effectives1 r5f]me encore d'importantes que/ions naturelles1 que l'esprit huma9 ne saurait c]ta9em5t rs\dre jamais1 et qui mrit5t cep5dant d'tre qualifies de positives1 p>ce qu'on peut concevoir qu'elles devi5drai5t accessibles une intellig5ce mieux organise1 apte une exploration plus complte ou de plus puissantes dductions4 ,une ju/e apprciation1 s\v5t trs-dlicate1 du vrai gnie de *aque sci5ce doit seule alors prsid] au *oix des artifices correspondans1 af9 que l'usage d'une telle lib]t spculative seconde l'essor des connaissances effectives1 au lieu de l'entrav]4 ,on peut1 cet g>d1 indiqu]1 comme modle1 l'hypo?se1 spontanm5t adopte en physique1 sur la con/itution molculaire des corps1 p\rvu t\tefois qu'on ne lui attribue jamais une vicieuse ralit1 et qu'on s'ab/i5ne de l't5dre des sujets qui la rep\ss5t1 p> exemple aux tudes biologiques1 d\ble condition trop r>em5t remplie auj\rd'hui4 ,je dois cit] encore1 ce sujet1 titre de premi] rsultat d'une application sy/matique d'un tel pr9cipe philosophique1 l'artifice fondam5tal du dualisme1 que j'ai propos1 en *imie1 p\r y facilit] ess5tiellem5t t\tes les hautes spculations4 ,quant au second cas1 c'e/--dire env]s les re*]*es qui ne sont que prmatures1 il r5tre videmm5t dans la ?orie gnrale des hypo?ses proprem5t dites1 que j'ai dduite1 au v+t-huitime *apitre1 de la mme philosophie relative1 p> une opration1 la fois hi/orique et dogmatique1 s\v5t confirme depuis4 ,en cons]vant t\j\rs le degr de prcision compatible avec la nature des re*]*es correspondantes1 on ne saurait d\t] que l'in/itution de l'hypo?se la plus simple qui puisse satisfaire l'ensemble des obs]vations actuelles ne soit1 p\r notre intellig5ce1 non-seulem5t un droit trs-lgitime1 mais mme un vritable devoir1 imprieusem5t prescrit p> la de/9ation fondam5tale de nos ef=ts spculatifs4 ,l'volution sci5tifique e/1 la vrit1 plus rappro*e d'une situation vraim5t normale s\s ce rapport que s\s le prcd5t3 mais on peut assur] que1 l'un et l'autre titre1 la va9e prpondrance de l'absolu mtaphysique1 et le s5tim5t trop imp>fait de la m?ode positive p> suite du rgime disp]sif1 ont emp* jusqu'ici de ralis] les pr9cipaux rsultats que comporte cette prcieuse facult p\r amlior] radicalem5t1 en t\s g5res1 la culture p]man5te des vraies connaissances huma9es4 ,a9si1 le po9t de vue le plus philosophique conduit f9alem5t1 ce sujet1 concevoir l'tude des lois naturelles comme de/9e n\s reprs5t] le monde extrieur1 en satisfaisant aux incl9ations ess5tielles de notre intellig5ce1 autant que le comporte le degr d'exactitude comm&1 cet g>d1 p> l'ensemble de nos beso9s pratiques4 ,nos lois /atiques correspond5t cette prdilection in/9ctive p\r l'ordre et l'h>monie1 dont l'esprit huma9 e/ tellem5t anim que1 si elle n'tait pas sagem5t cont5ue1 elle entran]ait s\v5t aux plus vicieux rappro*em5s2 nos lois dynamiques s'accord5t avec notre t5dance irrsi/ible croire con/amm5t1 mme d'aprs trois obs]vations seulem5t1 la p]ptuit des ret\rs dj con/ats1 suivant une impulsion spontane que n\s devons aussi rprim] frquemm5t p\r ma9t5ir l'indisp5sable ralit de nos conceptions4 ,ayant dsormais suffisamm5t exam9 la nature et la de/9ation de la m?ode positive1 il ne n\s re/e plus1 af9 d'en complt] l'apprciation sy/matique1 qu' considr] ma9t5ant son in/itution fondam5tale et son dveloppem5t graduel4 ,d'aprs l'unit ncessaire de notre intellig5ce1 et l'id5tit cont9ue de sa m>*e gnrale dans t\s les sujets quelconques qui lui sont rellem5t accessibles1 on ne saurait d\t] que la philosophie positive ne doive f9alem5t embrass]1 beauc\p plus compltem5t qu'il n'a pu l'tre encore1 l'ensemble total de notre activit m5tale1 en compr5ant un j\r1 non-seulem5t t\te la sci5ce huma9e1 mais aussi t\t l'art huma91 soit e/htique1 soit te*nique1 comme je l'indiqu]ai plus explicitem5t au soixantime *apitre4 ,nanmo9s1 quoique1 suivant la ju/e recomm&ation de ,bacon1 cette entire coord9ation f9ale ne doive tre jamais oublie1 il faut1 avant t\t1 reconnatre que l'in/itution sy/matique de la m?ode fondam5tale exige auj\rd'hui la conscration dogmatique de la d\ble division pralable qui a d t\j\rs prsid] jusqu'ici son dveloppem5t spontan1 d'abord entre la spculation et l'action1 ensuite entre la contemplation sci5tifique et la contemplation e/htique3 n\s avons vu ces deux sp>ations successives remont] hi/oriquem5t jusqu' l'poque poly?ique1 qui a bau* la premire p5dant la phase ?ocratique1 et la seconde s\s le rgime grec1 l'une et l'autre ayant t depuis cont9uellem5t dveloppe1 malgr l'importance croissante des relations mutuelles4 ,s\s le premi] aspect1 *acune des six p>ties ess5tielles de ce ,trait n\s a ple9em5t reprs5t l'indp5dance de la ?orie env]s la pratique comme la condition primordiale de l'volution m5tale relativem5t t\s les ordres de conceptions lm5taires1 qui n'euss5t pu surgir aucunem5t si le po9t de vue ?orique tait re/ adhr5t au po9t de vue pratique4 ,mais1 en outre1 n\s avons galem5t con/at que1 quelle que doive tre un j\r l'heureuse organisation de leurs vraies relations1 elle ne doit jamais altr] leur spontanx respective1 de plus en plus indisp5sable leur commun dveloppem5t1 ncessairem5t incompatible avec t\te oppressive subord9ation de l'un l'autre4 ,l'esprit ?orique ne peut s'lev] habituellem5t la gnralit de vues qui con/itue sa pr9cipale valeur1 la fois intellectuelle et sociale1 qu'en se plaant dans un tat cont9u d'ab/raction analytique1 qui saisit ce que les div]s cas effectifs ont de semblable en c>tant leurs div]sits c>actri/iques1 et qui1 p> cela mme1 e/ t\j\rs plus ou mo9s oppos la ralit proprem5t dite4 ,au contraire1 l'esprit pratique1 en v]tu de sa spcialit ncessaire1 e/1 en *aque cas1 le seul rel et complet1 mais aussi le mo9s propre l'ext5sion des rapports4 ,si l'on a ju/em5t rem>qu que l'entire dom9ation du second t5drait t\ff] directem5t une progression intellectuelle dj trop peu n]gique dans notre imp>faite conomie1 il faudrait galem5t s5tir que l'asc5dant univ]sel du premi] ne s]ait pas1 au fond1 mo9s fune/e leur de/9ation commune1 en emp*ant de conduire aucune opration active jusqu' une suffisante consommation4 ,quoique l'orgueil sci5tifique ou philosophique ait s\v5t rv l'entire sy/matisation des travaux pratiques en s'affran*issant de t\te culture directe et spontane1 il e/ vid5t qu'un tel projet repose sur la plus absurde exagration de la vraie porte de nos moy5s ?oriques1 dont la puissance app>5te suppose t\j\rs qu'on a pralablem5t rduit les que/ions un tat ab/rait trop loign de l'tat concret p\r suffire jamais aux ju/es exig5ces de la pratique2 comme le tmoigne surt\t1 dans les cas mme les plus favorables1 l'impuissance j\rnalire des ?ories ma?matiques env]s les mo9dres travaux te*niques4 ,les habitudes m5tales contractes s\s le rgime de l'absolu ?ologico-mtaphysique inspir5t encore c]ta9em5t1 la plup>t des p5seurs actuels1 une op9ion trs-vicieuse de la puissance et de la de/9ation des considrations priori1 qui1 sagem5t in/itues et judicieusem5t employes1 comport5t1 sans d\te1 une heureuse efficacit f9ale1 d'aprs les indications indisp5sables p> lesquelles l'tude de la nature doit clair] notre action rationnelle1 mais s\s la condition ncessaire que l'esprit pratique ne cess]a jamais de prsid] l'ensemble1 s\v5t trs-complexe1 de *aque opration concrte1 en compr5ant seulem5t les donnes sci5tifiques p>mi les lm5s pralables de ses comb9aisons spciales4 ,t\te subord9ation de la pratique env]s la ?orie qui dpass]ait habituellem5t une telle mesure expos]ait bi5tt de graves et univ]selles p]turbations4 ,au re/e1 n\s avons heureusem5t reconnu que la nature de la civilisation mod]ne t5d spontanm5t cont5ir1 cet g>d1 les gr&s conflits mutuels1 en dveloppant de plus en plus une telle division2 ce qui d'ailleurs e/ bi5 lo9 d'indiqu] l'inutilit d'une coord9ation sy/matique1 et en montre seulem5t l'avnem5t naturel4 ,la fondation de la sociologie vi5t auj\rd'hui complt]1 ce sujet1 l'ensemble des g>anties antrieures1 en con/ituant enf9 conv5ablem5t une semblable dcomposition dans le cas le plus fondam5tal1 o elle n'avait pu jusqu'ici donn] lieu qu' une bau*e insuffisante et prcaire1 s\s l'impulsion imp>faite et prmature du ca?olicisme4 ,on doit donc reg>d] la prpondrance philosophique de l'esprit sociologique comme l'influ5ce la plus propre consolid] rationnellem5t cette condition primordiale1 t\j\rs indisp5sable l'in/itution sy/matique de la m?ode positive1 et que l'organisme positif mettra sans cesse en ple9e vid5ce1 puisqu'elle y devi5dra1 d'aprs le d]ni] *apitre1 la premire base de son pr9cipal c>actre politique4 ,quoique la division entre les deux sortes de contemplations1 sci5tifique et e/htique1 soit1 au fond1 mo9s prononce que celle entre la spculation et l'action1 elle e/ cep5dant beauc\p mo9s conte/e1 raison de sa nature bi5 plus purem5t intellectuelle et presque entirem5t affran*ie des inspirations passionnes dont l'n]gique impulsion aggrave le plus les rivalits prcd5tes4 ,aux temps mme o l'imag9ation dom9ait en philosophie1 l'esprit potique1 sans altr] aucunem5t son heureuse et indisp5sable spontanx1 a con/amm5t reconnu sa subord9ation ncessaire env]s l'esprit philosophique proprem5t dit1 d'aprs la relation fondam5tale qui ratta*e1 mme in/9ctivem5t1 en t\s g5res1 le s5tim5t du beau la connaissance du vrai1 et qui1 p> suite1 assujettit t\j\rs l'idalit e/htique l'ensemble des conditions ess5tielles gnralem5t admises1 *aque poque1 p\r la ralit sci5tifique4 ,lorsqu'une ducation vraim5t rationnelle1 beauc\p d'g>ds commune1 aura r5du les deux sortes de capacits galem5t dignes de p>ticip]1 suivant une ju/e h>monie1 au g\v]nem5t spirituel de l'humanit1 con=mm5t aux indications du *apitre prcd5t1 leur comb9aison devi5dra sans d\te beauc\p plus intime1 surt\t dans l'exi/5ce pratique1 qu'elle n'a jamais pu l'tre jusqu'ici depuis leur sp>ation primitive du tronc ?ocratique4 ,en ret\r de l'indisp5sable fondem5t univ]sel que le gnie sci5tifique doit f\rnir au gnie e/htique1 celui-ci1 outre son heureuse aptitude exclusive in/itu] la fois la plus prcieuse div]sion m5tale et la plus d\ce /imulation morale1 devra mme ragir sur l'autre1 p> une influ5ce plus directe et plus intime1 pe9e s\ponne auj\rd'hui1 af9 de p]fectionn]1 div]s g>ds1 secondaires mais intressans1 son propre c>actre philosophique4 ,qu& l'esprit relatif de la vraie philosophie mod]ne aura conv5ablem5t prvalu1 t\s les p5seurs compr5dront1 ce que le rgne de l'absolu emp*e ma9t5ant de s5tir1 que les conv5ances purem5t e/htiques doiv5t avoir une c]ta9e "p lgitime dans l'usage cont9u du g5re de lib]t re/ facultatif p\r notre intellig5ce p> la nature ess5tielle des vritables re*]*es sci5tifiques4 ,avant t\t1 sans d\te1 comme je l'ai ci-dessus expliqu1 une telle lib]t doit tre employe de manire facilit] le plus possible la m>*e ultrieure de nos conceptions relles1 en satisfaisant conv5ablem5t nos plus m95tes incl9ations m5tales4 ,mais cette condition primordiale laiss]a p>t\t subsi/] encore une notable indt]m9ation1 dont il convi5dra de gratifi] directem5t nos beso9s d'idalit1 en embellissant nos p5ses sci5tifiques1 sans nuire aucunem5t leur ralit ess5tielle4 ,cette intime raction modre de l'esprit e/htique sur l'esprit sci5tifique p\rra mme1 outre une heureuse satisfaction immdiate1 ou1 si l'on veut1 en v]tu d'une telle satisfaction1 facilit] beauc\p l'volution gnrale de la positivit rationnelle4 ,t\tefois cette connexit lm5taire1 quelle qu'en puisse tre l'importance ultrieure1 ne f]a c]ta9em5t jamais disp>atre la diffr5ce fondam5tale qui exi/e ncessairem5t entre des t5dances aussi div]ses1 dont la plus ab/raite et la plus gnrale devra t\j\rs m5talem5t prvaloir1 dans l'intrt commun de leur de/9ation f9ale1 comme l'ensemble de notre laboration sociologique l'a ple9em5t dmontr1 surt\t en apprciant directem5t1 au *apitre prcd5t1 la vraie nature gnrale de la hir>*ie positive4 ces deux sp>ations successives1 de la spculation d'avec l'action1 et de la ralit d'avec l'idalit1 que leur spontanx ncessaire a d faire en t\t temps plus ou mo9s s5tir1 il faut enf9 aj\t] une troisime dcomposition pralable1 d'in/itution ess5tiellem5t mod]ne1 et qui1 beauc\p mo9s vid5te1 e/ cep5dant t\t aussi indisp5sable la vritable con/itution sy/matique de la m?ode positive4 ,il s'agit de la division vraim5t capitale que j'ai tablie1 ds le db de ce ,trait1 entre la sci5ce ab/raite et la sci5ce concrte1 et qui depuis n\s a con/amm5t f\rni une s\rce fconde de lum9euses indications philosophiques1 surt\t en ce qui conc]ne la sa9e physique sociale4 ,le gr& ,bacon a1 le premi]1 s5ti1 quoique trs-confusm5t1 mais avec t\te la gnralit conv5able1 que ce qu'il a ju/em5t nomm la philosophie premire1 en tant que de/9e =m] la base primordiale de t\t le sy/me intellectuel1 ne p\vait rsult] que d'une tude1 ess5tiellem5t ab/raite et analytique1 des div]s phnomnes lm5taires dont la comb9aison v>ie con/itue l'exi/5ce effective des diffr5s tres naturels1 af9 de saisir les lois fondam5tales propres *aque ordre ess5tiel d'vnem5s1 directem5t considr en lui-mme1 s\s un aspect gnral1 isolm5t des tres qui en f\rniss5t la manife/ation indisp5sable4 ,sans qu'une telle division ait jamais t jusqu'ici suffisamm5t apprcie1 ni mme comprise1 elle a nanmo9s implicitem5t prsid1 au milieu de graves fluctuations1 l'volution sci5tifique des deux d]ni]s sicles1 suivant le privilge naturel de t\te in/itution relle1 c'e/--dire d'aprs l'impossibilit de procd] autrem5t4 ,c> n\s avons p>t\t reconnu1 d'abord en pr9cipe1 puis en fait1 que la sci5ce concrte1 ou l'hi/oire naturelle proprem5t dite1 ne p\vait1 en aucun g5re1 tre rationnellem5t aborde1 tant que la sci5ce ab/raite n'avait pas t suffisamm5t bau*e env]s t\s les ordres successifs de phnomnes lm5taires1 dont *aque laboration concrte exige1 p> sa nature1 l'entire comb9aison p]man5te4 ,or1 cette condition n'a t rellem5t accomplie que de nos j\rs1 et1 j'ose le dire1 seulem5t dans ce ,trait1 o se tr\ve con/itue p\r la premire fois la d]nire et la plus importante de ces sci5ces fondam5tales3 en sorte qu'il faut peu s'tonn] si les gr&es spculations sci5tifiques dveloppes depuis ,bacon ont t ess5tiellem5t ab/raites1 d'aprs l'impuissance ncessaire des spculations concrtes quelquefois entreprises dans cet int]valle4 ,a9si1 cette obs]vance =ce et empirique du prcepte baconi5 ne r5dait nullem5t sup]flue la dmon/ration rationnelle que j'ai d en tablir d'aprs cette expri5ce dcisive1 qui p]mettait d'apprci] t\te la porte de l'heureux ap]u d cet m95t philosophe4 ,quoique la cration de la sociologie1 compltant et sy/matisant la philosophie premire1 doive bi5tt p]mettre de trait] conv5ablem5t les que/ions concrtes1 comme je l'indiqu]ai directem5t au soixantime *apitre1 il importe beauc\p de s5tir que l'in/itution fondam5tale de la m?ode positive ne doit jamais cess] de repos] sur une telle sp>ation1 sans laquelle les deux autres ci-dessus apprcies re/]ai5t ncessairem5t insuffisantes4 ,cette indisp5sable division con/itue1 en ralit1 le plus puissant et le plus dlicat de t\s les artifices gnraux qu'exige1 p> sa nature1 l'laboration spculative du sy/me positif4 ,une judicieuse ab/raction graduelle a seule p]mis et peut seule ma9t5ir l'essor cont9u du vritable esprit philosophique1 en c>tant d'abord les exig5ces pratiques1 ensuite les impressions e/htiques1 et enf9 les conditions concrtes1 p\r organis] peu peu le po9t de vue le plus simple1 le plus gnral et le plus lev1 au del duquel on ne saurait rduire davantage l'apprciation rationnelle sans tomb] aussitt dans une va9e ontologie4 ,si le troisime degr d'ab/raction1 ess5tiellem5t fond sur les mmes motifs logiques que les deux prcd5s1 n'tait pas v5u en complt]1 en temps opportun1 l'heureuse efficacit1 on peut assur] que la philosophie positive s]ait encore demeure impossible4 ,env]s les plus simples phnomnes1 et mme en a/ronomie1 n\s avons ple9em5t reconnu qu'aucune loi vraim5t gnrale ne p\vait tre tablie1 tant que les corps re/ai5t considrs dans l'ensemble de leur exi/5ce concrte1 dont il fallait1 avant t\t1 dta*]1 p> une judicieuse analyse1 le pr9cipal phnomne1 p\r l'assujettir isolm5t une lum9euse apprciation ab/raite1 susceptible de ragir ultrieurem5t avec succs sur l'tude mme des ralits les plus complexes1 comme l'esprit ma?matique en avait spontanm5t f\rni le premi] exemple1 ds l'volution grecque1 l'g>d des spculations purem5t gomtriques4 ,mais c'e/ surt\t aux sa9es ?ories sociologiques1 en v]tu de leur complication transc5dante1 que ce gr& prcepte logique devait tre m9emm5t applicable3 il y con/ituait auj\rd'hui la pr9cipale condition de l'tablissem5t d'une vritable rationnalit1 qu'aurait indf9im5t emp* une dang]euse rudition1 si je n'avais os1 suivant une m>*e dj ple9em5t pr\ve1 c>t] t\te p]turbation concrte1 af9 de saisir1 dans sa plus gr&e simplicit relle1 la rgle naturelle du m\vem5t fondam5tal1 laissant desse9 aux travaux ultrieurs le so9 d'y ram5] conv5ablem5t les anomalies app>5tes1 qui1 si l'opration normale n'a pas avort1 ne saurai5t manqu] d'y r5tr] suffisamm5t1 a9si qu'en a/ronomie4 ,or1 les mmes motifs ess5tiels qui ont dt]m9 d'abord une telle in/itution logique doiv5t en prescrire ensuite le ma9ti5 cont9u1 comme env]s les deux divisions antrieures1 dont celle-ci n'e/1 vrai dire1 que l'indisp5sable complm5t3 c>1 sans cet artifice p]man5t1 la confusion des vues et l'incohr5ce des spculations1 que l'volution mod]ne a eu tant de pe9e c>t] a9si dans les div]ses bran*es de la philosophie naturelle1 ne t>d]ai5t pas r$ev5ir p>t\t imm95tes1 s\s l'aveugle asc5dant de l'esprit de dtail4 ,si le po9t de vue ?orique se tr\ve p> l plus loign1 en effet1 du po9t de vue pratique1 cette 9vitable comp5sation d'une gnralit suprieure con/itue seulem5t une puissante considration n\velle qui doit faire mieux ressortir la haute ncessit de la dcomposition fondam5tale1 la fois politique et philosophique1 tant recomm&e1 au *apitre prcd5t1 comme la base univ]selle de la vritable rorganisation mod]ne4 ,tels sont les trois degrs gnraux d'ab/raction successive dont l'intime comb9aison f9ale dt]m9e l'in/itution graduelle1 d'abord spontane1 puis sy/matique1 de la m?ode positive1 con=mm5t l'ensemble de sa nature et de sa de/9ation4 ,quant au dveloppem5t effectif des pr9cipaux procds qui lui sont propres1 il n'e/ aucunem5t susceptible d'tre tudi avec fruit sp>m5t des tudes ess5tielles o ils ont pris naissance1 et qui peuv5t seules en manife/] suffisamm5t le vrai c>actre1 comme n\s l'ont si s\v5t dmontr les div]ses p>ties de ce ,trait4 ,cette m?ode fondam5tale ne rsultant1 vrai dire1 suivant nos explications antrieures1 que d'une heureuse ext5sion philosophique de la sagesse vulgaire aux div]ses spculations ab/raites1 il e/ clair que ses premi]s fondem5s1 concidant de t\te ncessit avec ceux du simple bon s5s1 ne saurai5t comport] rellem5t aucune utile explication dogmatique4 ,il n'y a vraim5t lieu d'expliqu]1 cet g>d1 que la manire de surmont] les diffr5tes difficults spciales qui emp*5t d'abord d't5dre a9si la raison commune de l'humanit des re*]*es qu'elle n'avait jamais os p\rsuivre aussi lo93 or cette apprciation successive s]ait assurm5t insignifiante et mme in9telligible1 si on l'isolait entirem5t des cas sci5tifiques correspondans4 ,cette vicieuse ab/raction logique ne saurait conduire1 mme dans l'hypo?se la plus favorable1 comme une expri5ce trop prolonge l'a ple9em5t confirm1 qu' la va9e reproduction d'adages inconte/ables1 mais /riles ou purils1 qui ne peuv5t jamais dpass] ess5tiellem5t les indications spontanes qu'un suffisant ex]cice dveloppe ord9airem5t *ez t\s les bons esprits1 indp5damm5t de t\te culture sy/matique4 ,en apprciant d'une manire appr(ondie les gr&es rgles logiques de ,desc>tes1 ou les prceptes1 quival5s quoique mo9s prcis1 de ,bacon1 a9si que les aphorismes plus spciaux =muls ensuite p> ,pascal et enf9 p> ,newton1 il e/ ais d'y reconnatre la simple conscration dogmatique des maximes manes de la sagesse vulgaire1 et dj naturellem5t t5dues aux spculations ab/raites dans les tudes gomtriques4 ,leur efficacit hi/orique1 ple9em5t con=me la pr9cipale int5tion de ces m95s p5seurs1 a surt\t consi/1 soit mieux c>actris] la pr(onde inanit des anci5nes =malits logiques1 t\j\rs relatives une t\t autre manire de philosoph]1 soit reprs5t] directem5t la n\velle m?ode philosophique comme une heureuse ext5sion de la raison commune1 a9si rige en arbitre f9al de t\s les cas d\teux4 titre de rgles de conduite1 elles sont ncessairem5t impuissantes dirig]1 en gnral1 nos ef=ts intellectuels1 ab/raction faite des tudes positives qui spcifi5t leur application relle1 et qui seules mme peuv5t manife/] suffisamm5t leur vritable esprit2 isoles de cette indisp5sable explication1 elles ne p\rrai5t1 en elles-mmes1 prs]v] aucunem5t des plus graves ab]rations4 ,si l'on a ju/em5t rem>qu quelquefois la plus scrupuleuse obs]vance des prceptes potiques dans les plus vicieuses compositions1 on p\rrait sans d\te t5dre encore davantage une semblable obs]vation aux oprations logiques4 ,il e/ vid5t1 en pr9cipe1 qu'aucun art proprem5t dit1 pas plus l'art de p5s] que celui d'crire1 de p>l]1 de m>*]1 de lire1 etc41 n'e/ susceptible d'un enseignem5t vraim5t dogmatique2 il ne peut jamais tre appris qu'en rsultat spontan d'un judicieux ex]cice suffisamm5t prolong4 ,l'art de raisonn] e/ c]ta9em5t mo9s que t\t autre l'abri d'une telle prescription1 puisque1 en v]tu de son univ]salit c>actri/ique1 sa propre sy/matisation directe ne p\rrait repos] sur aucune base antrieure3 en sorte que1 p> exemple1 ri5 ne saurait tre plus irrationnel que la mod]ne in/itution franaise1 si trangem5t qualifie de normale p> un naf orgueil mtaphysique1 o l'on se propose directem5t d'enseign] dogmatiquem5t l'art mme de l'enseignem5t1 sans tre nullem5t *oqu du c]cle pr(ondm5t vicieux qui rsulte aussitt d'une p>eille prt5tion4 ,t\tes les ab]rations de ce g5re con/itu5t1 en ralit1 autant de ve/iges inap]u de l'antique rgime philosophique1 fond sur la re*]*e absolue des premi]s pr9cipes1 et dont le tnbreux asc5dant s'ex]ce encore1 tant d'g>ds1 faute d'une vraie rorganisation m5tale1 sur les esprits mme qui s'en croi5t auj\rd'hui le plus affran*is4 ,si1 comme je l'ai ci-dessus rem>qu1 l'laboration dogmatique des notions les plus lm5taires e/ p>t\t dplace1 puisque leur essor doit ncessairem5t man] t\j\rs d'une volution spontane1 ess5tiellem5t commune t\s les hommes s5ss1 cette maxime fondam5tale1 dj unanimem5t admise1 s\s une =me plus ou mo9s explicite1 env]s les mo9dres sujets de nos spculations relles1 doit sans d\te1 bi5 plus =te raison1 s't5dre aussi aux tudes logiques proprem5t dites1 l'g>d desquelles cette vicieuse sy/matisation doit tre ncessairem5t encore plus va9e et plus /rile4 ,d'aprs ces motifs vid5s1 le po9t de vue logique et le po9t de vue sci5tifique doiv5t donc tre f9alem5t considrs comme deux aspects corrlatifs et indivisibles s\s lesquels il faut con/amm5t envisag] *acune de nos ?ories positives1 sans que l'un soit1 en ralit1 plus susceptible que l'autre d'une apprciation ab/raite et gnrale1 indp5dante de t\te manife/ation dt]m9e4 ,cette condition ncessaire du vritable esprit philosophique a t spontanm5t obs]ve dans les div]ses p>ties de ce ,trait1 o l'ducation logique a t\j\rs coexi/ avec l'ducation sci5tifique1 leur en*anem5t cont9u tant tel d'ailleurs que les rsultats sci5tifiques d'une sci5ce se trans=m5t s\v5t en moy5s logiques p\r une autre1 surt\t po/rieure2 ce qui r5d manife/e l'impossibilit relle de t\te semblable sp>ation4 ,aprs avoir a9si apprci la composition gnrale de la m?ode positive p> la seule voie qui pt en procur] une connaissance relle1 il ne n\s re/e plus ici1 env]s un tel dveloppem5t1 qu' c>actris] directem5t la coord9ation sy/matique des pr9cipales phases successives qu'il n\s a naturellem5t prs5tes4 ,il faut1 comme on sait1 di/+u]1 cet effet1 entre le degr initial ou ma?matique et le degr f9al ou sociologique1 trois phases int]mdiaires3 d'une "p le degr a/ronomique compltant le premi]1 d'une autre "p le degr biologique prp>ant le d]ni]1 et enf91 au milieu prcis de la gr&e volution logique1 le degr physico-*imique1 con/ituant l'indisp5sable transition du rgime m5tal le plus conv5able aux tudes inorganiques celui qui doit prvaloir dans l'ensemble des spculations organiques4 ,telles sont les c9q phases conscutives naturellem5t propres l'essor graduel de la positivit rationnelle1 et dont il ne s'agit plus ma9t5ant que d'apprci] sy/matiquem5t1 d'aprs notre laboration totale1 la de/9ation respective et la succession ncessaire4 ,les graves ab]rations philosophiques dont l'esprit ma?matique e/ dev5u la s\rce croissante1 p> suite d'une irrationnelle exagration1 ne saurai5t jamais altr] sa proprit fondam5tale de con/itu] ncessairem5t1 p\r l'individu comme p\r l'espce1 la premire base normale de t\te sa9e ducation logique4 ,cet inv>iable privilge rsulte videmm5t de la nature propre du sujet le plus simple1 le plus ab/rait et le plus gnral1 a9si que le mieux dgag de t\te passion p]turbatrice4 ,aucune supriorit p]sonnelle ne peut entirem5t disp5s] notre faible intellig5ce de rec\rir un tel ex]cice initial1 p\r s'y =m] un premi] type inaltrable de positivit rationnelle1 susceptible ensuite de rsi/] suffisamm5t aux div]s motifs spontans de divagation cont9ue3 et mme1 aprs avoir conv5ablem5t rempli cette condition prlim9aire1 l'esprit le mieux organis pr\v]a encore1 p5dant l'essor total de sa propre activit1 le beso9 in/9ctif de v5ir s\v5t retremp] ses =ces lm5taires dans cette salutaire contemplation des notions les plus p>faites et les plus purem5t spculatives1 indp5damm5t d'ailleurs des indications ncessaires qu'elles f\rniss5t plus ou mo9s t\tes les autres tudes positives4 ,une trop frqu5te expri5ce dmontre clairem5t que1 faute d'une p>eille base1 d'm95s p5seurs peuv5t tre entrans1 s\s l'influ5ce inap]ue d'une mdiocre passion habituelle1 aux plus grossires ab]rations sur les que/ions qui leur sont le plus spcialem5t familires1 qu& le sujet en e/ un peu complexe4 ,si1 comme on n'en saurait d\t]1 le p]fectionnem5t cont9u de la nature huma9e1 individuelle ou collective1 consi/e surt\t faire conv5ablem5t prvaloir1 autant que possible1 les influ5ces purem5t intellectuelles1 l'ducation ma?matique con/itue c]ta9em5t la premire condition d'un tel progrs1 en donnant la meilleure impulsion initiale l'essor lm5taire de l'esprit positif1 dans les tudes les mieux g>anties de t\te p]turbation m5tale4 ,quoique1 p> leur nature1 elles doiv5t manife/] ncessairem5t1 s\s des =mes plus ou mo9s di/9ctes1 *acun des div]s procds gnraux1 aussi bi5 inductifs que dductifs1 qui compos5t ess5tiellem5t la m?ode positive1 il n'y a nanmo9s de ple9em5t dvelopp1 d'aprs un ex]cice vraim5t c>actri/ique1 que l'art fondam5tal du raisonnem5t1 dont t\s les artifices quelconques1 depuis les plus spontans jusqu'aux plus sublimes1 y sont cont9uellem5t appliqus avec beauc\p plus de v>it et de fcondit que p>t\t ailleurs3 au contraire1 l'art de l'obs]vation1 qui p\rtant y tr\ve sa premire de/9ation sci5tifique1 n'y e/ pas employ1 mme en mcanique1 d'une manire assez prononce p\r y recevoir une suffisante manife/ation4 ,la p>tie la plus gnrale et la plus ab/raite des tudes ma?matiques peut tre1 en effet1 directem5t envisage1 dans son va/e ensemble1 comme une sorte d'imm5se accumulation de moy5s logiques t\t prp>s p\r les beso9s ultrieurs de dduction et de coord9ation des div]s cas sci5tifiques qui p\rront p]mettre le conv5able accomplissem5t des conditions prlim9aires sans lesquelles cette puissance rationnelle devi5t 9vitablem5t illusoire4 ,t\tefois1 vu la rpugnance naturelle de l'esprit huma9 env]s les spculations trop ab/raites1 raison de leur trop gr&e indt]m9ation1 et malgr leur simplicit suprieure1 c'e/ la gomtrie proprem5t dite1 encore plus que la pure analyse1 qui1 suivant l'apprciation in/9ctive indique p> l'expression la plus usite1 con/itu]a t\j\rs1 s\s l'aspect logique1 la pr9cipale des trois gr&es bran*es de la sci5ce ma?matique1 la mieux adapte la premire laboration de la m?ode positive4 ,la p5se fondam5tale de ,desc>tes1 qui a directem5t in/itu la philosophie ma?matique1 en comm5ant y organis] la relation gnrale de l'ab/rait au concret1 a df9itivem5t plac dans la gomtrie le c5tre ess5tiel des conceptions ma?matiques1 puisque t\tes les spculations analytiques y tr\v5t spontanm5t la plus va/e alim5tation et la plus heureuse de/9ation1 et aussi1 p> une raction ncessaire1 une s\rce puissante de lum9euses indications1 en ret\r de l'admirable gnralit qu'elles seules p\vai5t procur] aux spculations gomtriques4 ,au contraire1 la mcanique1 quoique plus importante encore que la gomtrie1 s\s le rapport sci5tifique1 n'a po9t1 beauc\p prs1 la mme valeur logique1 en v]tu de sa complication suprieure1 qui n'y saurait p]mettre autant de facilit aux dductions sans altr] gravem5t la ralit du sujet3 l'analyse en a s\v5t reu d'utiles impulsions secondaires1 mais jamais des lumires directes4 ,en passant des spculations gomtriques aux spculations dynamiques1 notre intellig5ce s5t pr(ondm5t qu'elle e/ prs de t\*] aux vraies limites gnrales de l'esprit ma?matique1 d'aprs l'extrme difficult qu'elle pr\ve y trait]1 d'une manire ple9em5t satisfaisante1 les que/ions les plus simples en app>5ce1 mme sans sortir des sy/mes solides1 et surt\t quant la ?orie des rotations4 ,mais1 quel que soit l'indisp5sable (fice logique de l'ducation ma?matique1 comme con/ituant la premire phase ess5tielle de l'initiation positive1 ce db ncessaire (fre naturellem5t1 outre son 9vitable insuffisance1 de si graves inconvni5s1 que t\t ent5dem5t qui s'y e/ exclusivem5t born doit tre1 en ralit1 trs-imp>faitem5t dress p\r la de/9ation fondam5tale de la raison huma9e1 sauf l'aptitude secondaire quelques applications spciales4 ,p> suite mme de l'heureuse priorit hi/orique inhr5te sa mo9dre complication1 cette sci5ce prlim9aire re/e auj\rd'hui pr(ondm5t imprgne des vicieuses inspirations mtaphysiques dont l'asc5dant a d longtemps dom9] son dveloppem5t1 et qui trop s\v5t y altr5t la positivit des conceptions1 surt\t en accordant aux signes une irrationnelle prpondrance4 ,suivant une apprciation plus intime et plus p]man5te1 il e/ clair que l'extrme ext5sion que la simplicit du sujet y p]met l'emploi cont9u des dductions t5d dt]m9] des habitudes =t opposes aux vraies prescriptions de la m?ode univ]selle env]s t\tes les spculations plus complexes1 en inspirant une trs-fausse ide de la porte relle de notre intellig5ce1 et disposant sub/itu] indm5t l'argum5tation l'obs]vation1 p> l'abus des considrations priori1 frquemm5t fondes sur les plus va9es hypo?ses physiques1 p\rvu qu'elles s'adapt5t commodm5t l'laboration algbrique4 ,non-seulem5t une telle ducation e/ peu propre1 en elle-mme1 dvelopp] conv5ablem5t l'esprit d'obs]vation rationnelle1 qui doit prvaloir dans presque t\t le re/e de la philosophie naturelle2 mais n\s avons d'ailleurs reconnu que1 lorsqu'elle e/ exclusive1 elle entrave directem5t son essor1 et conduit mconnatre jusqu' sa p>ticipation ncessaire aux ?ories gomtriques et mcaniques4 ,a9si1 quoique le premi] s5tim5t sy/matique des lois inv>iables ait d rsult] des spculations ma?matiques1 leur prpondrance logique t5d c]ta9em5t auj\rd'hui con/itu] un rgime m5tal trs-peu conv5able la vritable tude de la nature1 et ma9ti5t mme directem5t1 div]s g>ds ess5tiels1 l'anci5 esprit philosophique1 surt\t en p>aissant consacr] les re*]*es absolues4 ,l'excessive ext5sion des consqu5ces y faisant p]dre de vue le po9t de d"p1 on y oublie aism5t que les spculations ma?matiques1 comme t\tes les autres1 man5t d'abord de la raison commune1 dont les sages indications gnrales n'y saurai5t p]dre1 en aucun cas1 leur droit ncessaire dirig] et contrl] p>t\t l'usage habituel1 si s\v5t immodr1 des div]s procds spciaux1 uniquem5t in/itus p\r p]fectionn] ces notions spontanes et jamais p\r en disp5s]4 ,enf9 la culture exclusivem5t ma?matique inspire ncessairem5t d'aveugles prt5tions l'univ]selle dom9ation spculative1 dont le db de ce *apitre a suffisamm5t apprci le d\ble dang] fondam5tal1 soit raison des ob/acles qu'elle oppose la =mation d'une vritable philosophie positive1 soit en v]tu de la vicieuse compression qu'elle ex]ce sur la plup>t des tudes relles4 ces div]s titres1 il e/ ais de s5tir que1 lorsque ce degr initial de la sa9e ducation logique e/ pris p\r le degr f9al1 il fait prvaloir1 en d]ni] rsultat usuel1 des habitudes beauc\p plus contraires que favorables au vrai rgime philosophique1 comme l'indique j\rnellem5t l'imp]fection1 bi5 plus prononce *ez les gomtres que *ez t\s les autres savans1 des qualits directem5t relatives1 non c]ta9es tudes spciales1 mais l'ensemble de la raison huma9e4 ,il n'y a pas d'enseignem5t sci5tifique aussi peu rationnel1 d'ord9aire1 que l'enseignem5t ma?matique1 d'aprs la faible importance qu'on y atta*e l'esprit gnral de la sci5ce1 pr(ondm5t voil s\s d'innombrables dtails2 p> un motif semblable1 les progrs du premi] ordre1 ceux qui ont immdiatem5t p]fectionn la philosophie de la sci5ce1 dans les plus m95tes conceptions de ,desc>tes1 de ,leibnitz1 de ,lagrange mme1 y sont encore trs-imp>faitem5t apprcis1 et s\v5t mo9s e/ims que les dc\v]tes secondaires4 ,quant l'efficacit f9ale d'une telle ducation p\r la maturit m5tale1 une expri5ce j\rnalire ne tmoigne que trop sa pr(onde impuissance prs]v] suffisamm5t des plus grossires ab]rations gnrales1 soit la masse des esprits qui la reoiv5t1 soit mme ses pr9cipaux organes spciaux4 ,t\tes les utopies antisociales qu'enfante notre dplorable an>*ie spirituelle ont tr\v de nombreux et actifs p>tisans *ez les classes les mieux dom9es p> une ducation ma?matique4 ,en second lieu1 t&is que les savans v\s aux tudes suprieures ont depuis longtemps cess1 p> exemple1 d'accord] aucune confiance aux conceptions a/rologiques1 on voit1 au contraire1 de nos j\rs1 des gomtres =t recomm&ables donn] quelquefois le tri/e spectacle d'une foi beauc\p plus absurde env]s des sujets qui leur sont trang]s1 d'aprs un vicieux s5tim5t de leur position spculative1 qui les entrane1 leur insu1 s'rig] en arbitres de que/ions qu'ils ne peuv5t nullem5t compr5dre1 au po9t de laiss] s\v5t succomb] leur sup]be raison s\s les illusions et les jongl]ies magntiques ou homopa?iques4 ,qu& une sa9e philosophie aura suffisamm5t prvalu1 on s5tira p>t\t que la premire phase de la logique positive1 lo9 de p\voir aucunem5t disp5s] des suivantes1 doit att5dre1 sur le sujet propre de ses oprations spciales1 d'importantes lumires gnrales dues l'heureuse raction m5tale que dt]m9e ncessairem5t l'ensemble des autres degrs1 et sans lesquelles la logique ma?matique elle-mme ne saurait tre compltem5t apprciable4 ,t\s ces inconvni5s ess5tiels de l'ducation ma?matique proprem5t dite font aussitt ressortir la ncessit immdiate d'une autre phase gnrale1 o la m?ode positive tr\ve1 dans le sy/me des tudes a/ronomiques1 un second degr de dveloppem5t1 naturellem5t li au degr initial1 dont il con/itue le complm5t indisp5sable1 et1 en mme temps1 le plus heureux correctif4 ,faute de direction philosophique1 le gnie propre de cette seconde sci5ce fondam5tale1 surt\t depuis l'ext5sion1 d'ailleurs si capitale1 de la mcanique cle/e1 re/e auj\rd'hui pr(ondm5t dissimul1 comme je l'ai n ci-dessus1 s\s l'application ncessaire des notions et des procds ma?matiques1 qui p\rtant1 a9si qu'en t\t autre cas1 y devrai5t tre t\j\rs subordonns1 au contraire1 une telle de/9ation4 ,nanmo9s1 en c>tant autant que possible cette grave altration actuelle1 n\s avons reconnu que ce second degr de l'initiation positive e/1 au fond1 beauc\p plus di/9ct du premi] qu'on ne le p5se communm5t4 ,sans d\te il ne s'y agit encore que de phnomnes purem5t gomtriques ou mcaniques1 dj ab/raitem5t considrs en ma?matique1 d'o rsulte une transition ple9em5t naturelle2 mais les difficults ess5tielles de leur inve/igation1 aussi bi5 que son importance spciale1 y imprim5t l'ensemble de leur tude un c>actre trs-diffr5t1 soit logique1 soit sci5tifique4 ,quoique l'obs]vation s]ve ncessairem5t1 mme en gomtrie1 de premire base1 explicite ou implicite1 aux raisonnem5s ma?matiques1 sauf les dductions purem5t logiques de la simple analyse1 son (fice1 trop spontan1 y e/ p\rtant si peu prononc1 comp>ativem5t l'imm5se ext5sion des consqu5ces1 qu'il n'y saurait tre suffisamm5t apprciable4 ,c'e/ donc en a/ronomie que doit comm5c] l'essor di/9ct et direct de l'esprit d'obs]vation2 c'e/ l que le plus simple et le plus gnral des quatre modes ess5tiels que n\s a successivem5t (f]ts l'art d'obs]v] tr\ve naturellem5t son dveloppem5t le plus pur et le plus c>actri/ique1 en manife/ant1 dans la situation la plus dfavorable1 t\te la porte sci5tifique dont e/ susceptible un s5s isol1 la vrit le plus intellectuel de t\s4 ,p5dant que les conditions du sujet y attir5t ncessairem5t une att5tion cont9ue sur les moy5s d'exploration immdiate1 elles y font galem5t s5tir l'int]v5tion plus indisp5sable et plus lm5taire des procds rationnels qui doiv5t y dirig] en tant de cas une exploration beauc\p plus indirecte qu'en aucune autre sci5ce naturelle1 et laquelle s'adapte spontanm5t la simplicit suprieure des re*]*es correspondantes4 ,si1 s\s l'aspect sci5tifique1 l'a/ronomie e/ ju/em5t reg>de comme la p>tie la plus fondam5tale du sy/me des connaissances inorganiques1 elle mrite aussi1 s\s l'aspect logique1 de re/] le type le plus p>fait de l'tude gnrale de la nature4 ,d'une "p1 n\s l'avons t\j\rs vue1 hi/oriquem5t1 influ] davantage qu'aucune autre sci5ce sur le c\rs fondam5tal des spculations huma9es1 qui a jusqu'ici d surt\t consi/] modifi] graduellem5t la philosophie initiale p> des conceptions manes de l'tude du monde extrieur4 ,en mme temps1 n\s l'avons reconnue1 dogmatiquem5t1 la plus propre c>actris] ple9em5t la positivit rationnelle1 autant que le comporte l'extrme simplicit de ses re*]*es relles4 ,c'e/ l que1 dans l'av5ir comme dans le pass1 la raison huma9e doit con/amm5t tr\v] le premi] s5tim5t philosophique des lois naturelles2 c'e/ l qu'il faut d'abord appr5dre en quoi consi/e la sa9e explication d'un phnomne quelconque1 soit p> similitude1 soit p> en*anem5t4 ,ri5 n'e/ aussi propre que l'ensemble de sa m>*e1 la fois hi/orique et dogmatique1 manife/] dignem5t cette h>monie progressive entre nos conceptions et nos obs]vations1 qui con/itue1 en t\s g5res1 le c>actre ess5tiel des vraies connaissances huma9es4 ,n\s l'avons vue galem5t de/9e indiqu] spontanm5t1 p> l'application la plus dcisive1 la sa9e ?orie gnrale des hypo?ses vraim5t sci5tifiques1 si indisp5sable t\tes les p>ties de la philosophie naturelle1 et p\rtant si s\v5t mconnue jusqu'ici1 faute d'une telle apprciation initiale4 ,on sait1 en outre1 que sa rationnalit n'e/ pas mo9s satisfaisante que sa positivit1 puisqu'elle n\s (fre le premi] et le plus p>fait exemple1 d'ailleurs jusqu'ici unique1 de cette rig\reuse unit philosophique que n\s devons t\j\rs avoir en vue dans *aque ordre de spculations relles1 et que t\s doiv5t f9alem5t comport]1 p\rvu qu'on n'y *]*e pas une prcision spciale incompatible avec la complication croissante des phnomnes1 comme je crois en avoir suffisamm5t bau* ici la ralisation directe env]s les plus difficiles tudes4 ,enf91 nulle autre sci5ce ne saurait manife/]1 avec une aussi familire vid5ce1 cette prvision rationnelle qui con/itue1 t\s g>ds1 le pr9cipal c>actre p]man5t de nos ?ories positives4 ,ab/raction faite des vicieuses inspirations dues une exorbitante prpondrance de l'esprit purem5t ma?matique1 les pr9cipales imp]fections philosophiques de l'a/ronomie actuelle rsult5t ess5tiellem5t d'une trop vague apprciation gnrale de ses vritables re*]*es1 dont n\s avons reconnu que la nature n'e/ po9t encore assez sagem5t circonscrite1 ni quant l'objet1 ni surt\t quant au sujet2 d'o drive1 div]s g>ds1 un re/e de t5dance aux notions absolues1 t\tefois mo9s prononc dj qu'en aucune autre sci5ce1 et d'ailleurs facile dissip] s\s l'asc5dant ultrieur d'une meilleure ducation sci5tifique4 ,l'ensemble de notre apprciation dmontre donc que1 contrairem5t aux prjugs rgnans1 qui plac5t les gomtres au-dessus des a/ronomes1 la phase a/ronomique con/itue en elle-mme1 dans l'essor fondam5tal de la logique positive1 un degr bi5 plus avanc1 s\s t\s les aspects ess5tiels1 et beauc\p plus rappro* du vritable tat philosophique1 que ne le comportait la simple initiation ma?matique4 cette seconde phase gnrale de la positivit rationnelle1 succde ncessairem5t la phase physico-*imique1 qui doit y tr\v] la fois son type logique et sa base sci5tifique1 af9 de complt] l'tude ab/raite du monde extrieur1 en *]*ant les lois de t\s les phnomnes apprciables qui compos5t l'exi/5ce inorganique4 ,p\r dim9u] autant que possible le nombre effectif des degrs diffr5s propres la gr&e volution logique1 en n'y di/+uant que ceux c>actriss p> une ext5sion capitale des moy5s lm5taires d'inve/igations1 j'ai cru devoir ma9t5ant runir les tudes *imiques aux tudes purem5t physiques1 quoique j'aie d les en sp>] soigneusem5t dans le c\rs de ce ,trait1 et que je doive mme ne pas confondre1 au *apitre suivant1 leur apprciation sci5tifique4 ,n\s savons1 en effet1 que la *imie applique ess5tiellem5t1 avec une mo9dre p]fection1 la m?ode gnrale d'exploration dveloppe p> la physique3 la seule attribution logique qui lui app>ti5ne exclusivem5t consi/e cultiv] spontanm5t l'art des nom5clatures sy/matiques2 or1 quelle que soit l'importance relle de cet heureux artifice1 elle ne me semble pas exig] ici une sp>ation qui r5drait mo9s facile saisir la m>*e fondam5tale de l'ducation positive1 d'ailleurs aise complt] ensuite1 s\s ce rapport1 d'aprs notre exam5 antrieur de l'une et l'autre sci5ce4 ,cette d\ble tude fondam5tale con/itue ncessairem5t1 t\s g>ds1 le li5 naturel1 aussi bi5 logique que sci5tifique1 entre les deux t]mes extrmes de nos spculations relles2 c> si1 d'une "p1 elle complte l'tude du monde et prp>e celle de l'homme1 ou plutt de l'humanit1 d'une autre "p1 la complication de son sujet propre e/ p>eillem5t int]mdiaire1 et correspond un tat moy5 de l'inve/igation positive4 ,la nature plus complexe des phnomnes exige alors que1 t\s les artifices du raisonnem5t ma?matique1 vi5n5t se jo9dre1 non-seulem5t t\tes les ress\rces de l'exploration a/ronomique1 t5due mme t\s nos s5s1 mais aussi et surt\t un n\veau mode ess5tiel de l'art d'obs]v]1 propre f\rnir des dt]m9ations plus dcisives quoique mo9s directes1 et p>faitem5t adapt au vritable esprit des re*]*es correspondantes1 en passant de l'obs]vation proprem5t dite l'exprim5tation4 ,d'aprs l'ensemble de ce ,trait1 c'e/ l1 et spcialem5t en physique1 que la sa9e philosophie plac]a t\j\rs le rgne ess5tiel de la m?ode exprim5tale1 qui n'tait aup>avant ni possible ni ncessaire1 et qui devi5t ensuite insuffisante ou mme illusoire4 ,conjo9tem5t avec cette n\velle puissance inve/igatrice1 une heureuse conception lm5taire1 jusqu'alors peu prononce1 vi5t a*ev] de donn] ce troisime degr fondam5tal de l'esprit positif une physionomie ple9em5t c>actri/ique1 p> l'important artifice logique qui con/itue la ?orie corpusculaire ou atomi/ique4 ,p>faitem5t conv5able des phnomnes qui doiv5t ncessairem5t app>t5ir aux mo9dres p>ticules1 puisqu'ils con/itu5t l'exi/5ce p]man5te de t\te matire1 cette indisp5sable conception e/ d'ailleurs aussi ess5tiellem5t borne de telles tudes que l'exprim5tation correspondante4 ,qu& les conditions pralables1 la fois logiques et sci5tifiques1 propres leur vraie position encyclopdique1 y s]ont enf9 suffisamm5t remplies1 il n'e/ pas d\teux que cette troisime phase ess5tielle de la positivit rationnelle devra tre habituellem5t juge aussi suprieure la phase a/ronomique que celle-ci l'e/1 au fond1 la phase purem5t ma?matique1 comme rappro*ant davantage notre intellig5ce d'un tat vraim5t philosophique4 ,mais n\s avons eu trop d'occasions de reconnatre l'extrme imp]fection actuelle de son in/itution ord9aire1 flottant encore si s\v5t entre un /rile empirisme et un my/icisme oppressif1 soit mtaphysique1 soit algbrique4 ,des hypo?ses radicalem5t contraires au vritable esprit sci5tifique cont9u5t y ex]c]1 surt\t s\s le vicieux asc5dant des gomtres1 une dplorable prpondrance qui y altre gravem5t la positivit de presque t\tes les notions1 sans ri5 aj\t] leur rationnalit effective1 quoiqu'une judicieuse imitation du type a/ronomique dt auj\rd'hui suffire p\r y rectifi] cette dsa/reuse ab]ration logique qui y ma9ti5t1 div]s g>ds ess5tiels1 l'empire de l'absolu4 ,n\s avons d'ailleurs reconnu que la nature1 la fois bi5 plus v>ie et beauc\p plus complique1 d'un tel ordre de re*]*es ne saurait jamais y p]mettre1 mme s\s un meilleur rgime m5tal1 ni une prcision1 ni une coord9ation comp>ables celles que comport5t les ?ories cle/es4 ,mais ces div]ses imp]fections1 passagres ou p]man5tes1 n'emp*5t pas nanmo9s que le s5tim5t gnral des lois naturelles n'y reoive c]ta9em5t une ext5sion aussi vid5te qu'indisp5sable1 en s'appliquant a9si directem5t aux phnomnes les plus complexes de l'exi/5ce inorganique4 ,en passant de la nature in]te la nature vivante1 d'abord mme purem5t individuelle1 n\s y avons vu la m?ode positive s'lev] ncessairem5t une n\velle laboration fondam5tale1 bi5 plus di/9cte encore de ses trois volutions antrieures que celles-ci ne l'tai5t dj les unes des autres1 et qui r5dra cette n\velle sci5ce1 con=mm5t sa vraie position encyclopdique1 aussi ess5tiellem5t suprieure aux prcd5tes p> sa plnitude logique que p> son importance sci5tifique1 ds que les conditions gnrales1 la vrit plus difficiles1 conv5ables sa culture rationnelle s]ont enf9 suffisamm5t remplies4 ,jusqu'alors le sujet des re*]*es avait comport un morcellem5t presque indf9i1 longtemps indisp5sable l'essor dcisif de la positivit prlim9aire1 qui1 s\s l'asc5dant mtaphysique1 ne p\vait trop circonscrire son ex]cice initial4 ,mais1 dans les tudes biologiques1 o t\s les div]s phnomnes sont videmm5t c>actriss p> leur intime solid>it cont9ue1 aucune opration analytique ne saurait jamais tre conue que comme le prambule plus ou mo9s ncessaire d'une dt]m9ation f9alem5t syn?tique2 en cont9uant t\tefois y ma9t5ir conv5ablem5t la division gnrale entre la sci5ce ab/raite et la sci5ce concrte1 t\j\rs p>eillem5t obligatoire1 quoique ds lors plus dlicate1 raison mme du mo9dre int]valle de l'ab/rait au concret4 ,la nature du sujet comm5ce donc ici exig] une modification radicale du rgime sci5tifique antrieur1 et t5d dj faire graduellem5t prvaloir l'esprit d'ensemble sur l'esprit de dtail jusque l prpondrant2 de manire rappro*] notablem5t notre intellig5ce de son vritable tat normal4 ,cette intime connexit des phnomnes dt]m9e alors le dveloppem5t trs-prononc du gr& pr9cipe spontan des conditions d'exi/5ce1 plus ou mo9s inhr5t t\tes les p>ties quelconques de la philosophie naturelle1 o il doit t\j\rs li] l'apprciation dynamique l'apprciation /atique1 mais1 p> cela mme1 spcialem5t conv5able aux spculations biologiques1 o ces deux sortes d'apprciation sont la fois plus nettem5t di/9ctes et plus videmm5t corrlatives3 n\s y avons vu sa judicieuse application remplir avec beauc\p d'avantage le seul (fice lm5taire qui pt sembl] y motiv]1 un c]ta9 degr1 le ma9ti5 cont9u d'une philosophie ?ologique4 ,nanmo9s ce qui c>actrise le mieux cette quatrime phase ess5tielle de la logique positive1 c'e/ assurm5t l'ext5sion capitale qu'y reoit l'art gnral d'obs]v]1 alors augm5t d'un n\veau mode fondam5tal1 ple9em5t con=me la nature de ces n\velles re*]*es4 t\s les pr9cipaux artifices du raisonnem5t ma?matique1 seulem5t dp\ill d'un langage spcial qui ne convi5t qu'aux plus simples sujets1 l'ensemble des moy5s d'exploration qui con/itu5t l'obs]vation proprem5t dite1 et aux div]ses ress\rces de la m?ode exprim5tale1 alors surt\t employe s\s la =me spontane d'analyse pa?ologique1 la complication mme des phnomnes vi5t dt]m9] l'adjonction prpondrante d'un procd suprieur d'inve/igation rationnelle1 en dveloppant la m?ode comp>ative1 jusqu'alors trs-accessoire et peu di/9cte1 mais de/9e ici con/itu] le plus puissant in/rum5t logique applicable de telles spculations4 ,n\s avons ple9em5t reconnu que ce mode transc5dant1 encore si mal compris de la plup>t des savans1 ne saurait tre conv5ablem5t apprci qu'avec l'in/itution correspondante de la vraie ?orie des classifications1 qui app>ti5t1 au mme titre1 la biologie1 o1 sci5tifiquem5t envisage1 elle doit rsum] les pr9cipaux rsultats des comp>aisons antrieures1 t&is que1 logiquem5t1 elle y dirige aussi l'laboration des n\veaux rappro*em5s4 ,cette d\ble cration fondam5tale1 si m9emm5t propre une telle sci5ce1 doit surt\t prvaloir dans la ju/e apprciation de sa vraie dignit logique1 qui ne saurait tre quitablem5t juge d'aprs son extrme imp]fection actuelle1 suite ncessaire1 soit d'une =mation plus rc5te1 raison mme de sa complication suprieure1 soit d'un mo9dre accomplissem5t des conditions pralables qu'exige sa culture rationnelle4 ,si le s5tim5t gnral des lois naturelles ne p\vait d'abord tre sy/matiquem5t dvelopp que p> les tudes inorganiques1 sa ple9e efficacit ne devait c]ta9em5t dev5ir dcisive que d'aprs son ext5sion directe aux spculations biologiques1 dont la nature e/ si propre montr] l'inanit des notions absolues1 en manife/ant l'imm5se v>it des div]s sy/mes d'exi/5ce4 ,t\tefois1 quelle que soit1 t\s g>ds1 l'intime prm95ce philosophique de cette quatrime phase fondam5tale propre la gr&e volution logique1 cette sci5ce1 quoique intr9squem5t suprieure aux prcd5tes1 re/e1 comme elles1 purem5t prlim9aire1 mais un bi5 mo9dre degr1 en tant que beauc\p plus rappro*e de la sci5ce vraim5t f9ale1 suivant notre ?orie hir>*ique4 ,cette insuffisance ncessaire y devi5t bi5tt apprciable qu& on quitte les tudes biologiques les plus lm5taires1 presque adhr5tes aux tudes physico-*imiques1 et relatives aux phnomnes gnraux de la vie organique proprem5t dite4 ,aprs avoir d'abord pass a9si la sci5ce de l'animalit1 si l'on y aborde enf9 les plus hautes spculations positives1 en s'levant directem5t jusqu'aux fonctions morales et intellectuelles de l'app>eil crbral1 on ne t>de po9t s5tir l'9vitable irrationnalit d'une telle con/itution sci5tifique3 c> le cas le plus dcisif1 surt\t cet g>d1 n'y saurait tre conv5ablem5t trait qu'en subordonnant son tude la sci5ce ultrieure du dveloppem5t social1 suivant l'ensemble des motifs dj indiqus dans ce *apitre p\r dmontr] l'impossibilit radicale d'une satisfaisante apprciation de notre nature m5tale tant qu'on re/e au po9t de vue individuel1 alors ess5tiellem5t /rile1 de quelque manire qu'il puisse tre in/itu4 ,l'volution fondam5tale de la m?ode positive demeure donc ncessairem5t incomplte jusqu' ce qu'elle s't5de suffisamm5t la seule tude vraim5t f9ale1 l'tude de l'humanit1 env]s laquelle t\tes les autres1 mme celle de l'homme proprem5t dit1 ne saurai5t con/itu] que d'indisp5sables prambules1 et qui e/ spontanm5t de/9e ex]c] sur elles une univ]selle prpondrance normale1 aussi bi5 logique que sci5tifique1 comme n\s l'avons ci-dessus reconnu4 ,d'abord1 c'e/ uniquem5t a9si que le s5tim5t gnral des lois naturelles peut acqurir un dveloppem5t dcisif1 en s'appliquant enf9 au cas o l'irrvocable lim9ation des volonts arbitraires et des entits *imriques prs5te la fois le plus d'importance et de difficult4 ,en mme temps1 ri5 ne saurait tre plus propre te9dre entirem5t l'antique absolu philosophique1 qu'une tude directem5t in/itue p\r dvoil] les lois gnrales de la v>iation cont9ue des op9ions huma9es4 ,n\s avons s\v5t con/at qu'une telle sci5ce comporte plus qu'aucune autre l'emploi capital1 aussi lgitime qu't5du1 des considrations priori1 soit d'aprs sa vraie position encyclopdique qui la fait dp5dre de t\tes les sci5ces prlim9aires1 soit en v]tu de la p>faite unit qui c>actrise naturellem5t son sujet1 soit raison de l'entire plnitude de ses moy5s logiques4 ,sa rc5te =mation et sa complication suprieure ne saurai5t l'emp*] d'tre bi5tt juge1 p> t\s les vritables connaisseurs1 la plus rationnelle de t\tes les sci5ces relles1 eu g>d au degr de prcision compatible avec la nature des phnomnes1 puisque les spculations les plus difficiles et les plus v>ies s'y tr\v5t spontanm5t ratta*es une seule ?orie fondam5tale4 ,mais1 ce qu'il y faut surt\t rem>qu] ici1 c'e/ l'ext5sion ess5tielle des moy5s d'inve/igation1 alors ncessite p> les n\velles exig5ces du sujet le plus complexe que l'esprit huma9 puisse abord]1 et en mme temps dt]m9e p> le c>actre di/9ctif des re*]*es correspondantes4 ,outre l'aptitude aux dductions1 dveloppe s\s la phase ma?matique1 la puissance de l'exploration directe que manife/e la phase a/ronomique1 l'apprciation exprim5tale propre la phase physico-*imique1 et enf9 la m?ode comp>ative1 mane de la phase biologique1 les difficults c>actri/iques des tudes sociologiques y rclam5t encore l'emploi cont9u et prpondrant d'un n\veau procd fondam5tal1 sans lequel l'accumulation de t\tes les ress\rces prcd5tes y devi5drait presque t\j\rs insuffisante et mme s\v5t illusoire4 ,cet indisp5sable complm5t de la logique positive consi/e dans le mode hi/orique proprem5t dit1 con/ituant l'inve/igation1 non p> simple comp>aison1 mais p> filiation graduelle4 ,l'ensemble de ce ,trait a tellem5t c>actris cette n\velle m?ode1 la plus transc5dante de t\tes1 qu'il s]ait entirem5t sup]flu de rappel] ici son apprciation gnrale1 d'abord rsulte1 au tome quatrime1 d'une explication dogmatique1 et ensuite confirme1 dans les deux autres volumes1 d'aprs une application dcisive4 ,n\s avons d'ailleurs ple9em5t reconnu1 au db de ce *apitre1 l'asc5dant ncessaire qu'elle doit dsormais ex]c] sur t\s les modes quelconques d'inve/igation positive1 af9 d'utilis] les m95tes indications que sa judicieuse int]v5tion p\rra t\j\rs f\rnir1 et qui p]fectionn]ont p>t\t l'emploi rguli] de nos =ces m5tales4 ,c'e/ a9si que1 au seul po9t de vue sci5tifique qui puisse tre rellem5t univ]sel1 correspond naturellem5t la seule voie logique qui comporte aussi une vritable et active univ]salit2 d'o rsulte aussitt1 ce d\ble titre1 l'unique situation normale que la raison huma9e doive f9alem5t *]*]4 ,p\r dt]m9] suffisamm5t cet tat df9itif1 il ne re/]ait plus ici qu' considr] spcialem5t la raction ncessaire que cette phase extrme ou sociologique de la m?ode positive doit 9galem5t ex]c] sur t\tes les phases prlim9aires1 et pr9cipalem5t sur la phase initiale ou ma?matique1 af9 d'imprim] *acun de ces degrs t\j\rs indisp5sables le vrai c>actre p]man5t qui convi5t sa nature1 et que ne p\vait suffisamm5t manife/] *aque phase successive1 tant qu'elle devait re/] conue isolm5t4 ,mais cette n\velle laboration1 ma9t5ant prmature1 excd]ait beauc\p les limites naturelles et mme la de/9ation propre de ce ,trait1 o j'ai d me born] con/itu] directem5t le vritable sy/me de la philosophie positive1 en d]ni] rsultat de la prp>ation graduellem5t accomplie en t\s g5res depuis ,bacon et ,desc>tes1 sans devoir encore abord] ess5tiellem5t sa con/ruction effective1 rs]ve surt\t un pro*a9 av5ir4 ,telles sont les c9q phases pr9cipales ncessairem5t inhr5tes l'essor fondam5tal de la m?ode positive1 et dont l'indisp5sable succession lve peu peu l'esprit sci5tifique proprem5t dit la dignit f9ale d'esprit vraim5t philosophique1 en dissipant jamais la di/9ction provisoire qui devait subsi/] entre eux tant que l'volution prlim9aire du gnie mod]ne n'tait pas suffisamm5t opre4 ,si l'on considre avec so9 de quel misrable tat ?orique la raison huma9e e/ 9vitablem5t p>tie1 on cess]a d'tre surpris qu'il lui ait fallu t\t ce long et pnible enfantem5t p\r t5dre conv5ablem5t ses spculations ab/raites et gnrales ce mme rgime m5tal que la sagesse vulgaire emploie spontanm5t dans ses actes p>tiels et pratiques4 ,quoique ri5 ne puisse jamais disp5s] notre faible intellig5ce de reproduire con/amm5t cette succession naturelle1 o rside la pr9cipale efficacit de notre dveloppem5t philosophique1 il e/ clair qu'une p>eille ducation ultrieure1 soit individuelle1 soit mme collective1 p\vant dsormais dev5ir sy/matique1 t&is qu'elle a d jusqu'ici re/] purem5t in/9ctive1 s]a susceptible d'un accomplissem5t beauc\p plus rapide et plus facile1 mais d'ailleurs ess5tiellem5t quival5t1 que je m'e/ime heureux d'avoir a9si prp> t\s mes successeurs1 p> le laborieux ensemble de mon volution orig9ale4 ,un tel exam5 de l'in/itution gnrale et de la =mation graduelle conv5ables la m?ode positive1 complte ici son apprciation f9ale1 dj accomplie quant sa nature et sa de/9ation1 aprs la dt]m9ation fondam5tale de son unit ncessaire4 ,l'ensemble de ce *apitre peut donc tre envisag comme con/ituant auj\rd'hui une sorte d'quival5t spontan du disc\rs initial de ,desc>tes sur la m?ode1 sauf les div]sits ess5tielles qui rsult5t de la n\velle situation de la raison mod]ne et des n\veaux beso9s correspondans4 ,t&is que ,desc>tes devait surt\t avoir en vue l'volution prlim9aire qui1 p5dant les deux d]ni]s sicles1 tait de/9e prp>] successivem5t l'asc5dant dcisif de la positivit rationnelle1 j'ai d1 au contraire1 apprci] ici l'enti] accomplissem5t effectif d'un tel prambule1 af9 de dt]m9] directem5t la con/itution f9ale de la sa9e philosophie1 en h>monie ncessaire avec une haute de/9ation sociale1 que ,desc>tes avait ju/em5t c>te1 mais que ,bacon avait dj ess5tiellem5t press5tie4 ,a9si1 ce *apitre conc]nait naturellem5t la p>tie la plus difficile et la plus importante de t\t le travail relatif nos conclusions gnrales1 d'aprs la prpondrance con/ante des beso9s logiques sur les beso9s sci5tifiques1 surt\t en un temps o1 la doctr9e devant tre encore =t peu avance1 la pr9cipale laboration philosophique doit consi/] in/itu] compltem5t la m?ode4 ,t\tefois1 p\r que notre opration extrme puisse atte9dre suffisamm5t son b gnral1 il faut1 en outre1 consacr] le *apitre suivant une rapide apprciation sci5tifique1 correspondante cette apprciation logique1 et os] mme c>actris] enf91 dans un d]ni] *apitre1 l'action totale que doit ultrieurem5t ex]c] la philosophie positive1 ds lors ple9em5t con/itue4 ,,c9quante-,,neuvi,,me ,,le,,on4 ,apprciation philosophique de l'ensemble des rsultats propres l'laboration prlim9aire de la doctr9e positive4 ,t\tes les p>ties de ce ,trait n\s ont directem5t reprs5t *aque bran*e ess5tielle de la philosophie naturelle comme tant encore1 beauc\p d'g>ds1 dans un tat purem5t provisoire1 dsormais suffisamm5t expliqu p> l'apprciation logique que n\s v5ons d'accomplir1 puisque la m?ode fondam5tale ne p\vait elle-mme tre conv5ablem5t dveloppe que d'aprs son ext5sion dcisive aux phnomnes les plus complexes et les plus importans1 ralise seulem5t ici4 ,malgr la haute valeur spciale de div]ses notions p>tielles1 les sci5ces ont t jusqu' prs5t cultives d'une manire trop peu philosophique p\r avoir pu atte9dre une situation vraim5t normale1 en sorte que l'laboration f9ale de la doctr9e positive doit tre ma9t5ant trs-peu avance1 sans except] les tudes les plus simples et les plus anci5nes4 ,la de/9ation sy/matique de l'volution sci5tifique propre aux trois d]ni]s sicles a donc surt\t consi/ dans la =mation graduelle de la m?ode positive1 apprcie au *apitre prcd5t4 ,c'e/ uniquem5t d'aprs le suffisant accomplissem5t de cette opration fondam5tale que p\rra dsormais comm5c] directem5t l'essor f9al de la vritable sci5ce1 enf9 p>v5ue une judicieuse unit1 s\s l'asc5dant cont9u du seul po9t de vue vraim5t univ]sel4 ,a9si1 nos conclusions sci5tifiques ne saurai5t ma9t5ant avoir ni la mme importance1 ni1 p> suite1 la mme ext5sion1 que nos conclusions logiques1 puisqu'elles se rapport5t un sy/me de connaissances pe9e bau* auj\rd'hui4 ,nanmo9s notre pr9cipale apprciation philosophique1 accomplie dans la leon prcd5te1 ne s]ait pas suffisamm5t complte1 si n\s ne consacrions pas le *apitre actuel c>actris] directem5t1 autant que le comporte l'laboration prlim9aire1 la nature propre et l'en*anem5t gnral des div]ses tudes ab/raites que n\s avons successivem5t exam9es1 en les considrant dsormais comme autant d'lm5s ncessaires d'un seul corps de doctr9e1 suivant le pr9cipe tabli prcdemm5t4 ,d'un tel po9t de vue philosophique1 n\s avons t\j\rs reconnu que1 du mo9s p\r l'ensemble de l'volution huma9e1 il exi/e spontanm5t1 t\s g>ds1 une h>monie ess5tielle entre nos connaissances relles et nos beso9s effectifs4 ,les connaissances qui n\s sont ncessairem5t int]dites en *aque g5re y sont aussi celles qui n'aurai5t d'autre efficacit que de satisfaire une va9e curiosit4 ,n\s ne devons vraim5t *]*] connatre que les lois des phnomnes susceptibles d'ex]c] sur l'humanit une influ5ce quelconque2 or une telle action1 quelque indirecte qu'elle puisse tre1 con/itue aussitt une base d'apprciation positive1 dont la suffisante ralisation peut seulem5t suivre quelquefois de trs-lo9 la manife/ation des beso9s correspondans1 surt\t p> suite de l'imp>faite in/itution du sy/me de nos re*]*es1 jusqu'ici pe9e bau*4 ,en considrant l'ensemble de cette laboration1 on voit qu'elle doit embrass]1 d'une "p1 l'humanit elle-mme1 envisage s\s t\s les aspects propres son exi/5ce et son activit2 d'une autre "p1 le milieu gnral1 dont l'influ5ce p]man5te dom9e l'accomplissem5t spontan d'une p>eille volution4 ,or ce n'e/ pas seulem5t en v]tu des ncessits logiques1 apprcies au *apitre prcd5t1 que l'tude de cette conomie extrieure doit prcd] et prp>] celle de notre propre conomie1 af9 d'labor] d'abord la m?ode fondam5tale dans les seuls cas assez simples p\r en p]mettre conv5ablem5t l'essor initial4 ,il faut aussi reconnatre ma9t5ant1 ce sujet1 que des motifs purem5t sci5tifiques prescriv5t1 d'une manire non mo9s irrcusable1 la mme m>*e philosophique4 ,n\s devons1 en effet1 pralablem5t tudi] une conomie naturelle laquelle sont ncessairem5t subordonnes t\tes nos conditions d'exi/5ce1 et qui se compose de phnomnes ess5tiellem5t indp5dans de notre action1 sauf les modifications secondaires qu'elle y dt]m9e1 et qui ne saurai5t dev5ir conv5ablem5t apprciables sans une telle connaissance antrieure4 ,mais1 en outre1 ne considr] mme que l'tude propre de notre organisme1 individuel ou collectif1 elle a beso9 de repos] d'abord sur une semblable laboration1 de/9e n\s dvoil] les lois des phnomnes les plus fondam5taux1 9vitablem5t communs t\s les tres quelconques1 et qui ne peuv5t tre suffisamm5t connus que p> l'exam5 des cas o ils exi/5t isols de nos complications vitales4 ,c'e/ a9si que l'unit f9ale de la sci5ce huma9e se concilie spontanm5t avec sa dcomposition rationnelle en deux tudes pr9cipales1 l'une relative l'exi/5ce inorganique ou gnrale1 l'autre l'exi/5ce organique ou spciale1 dont la premire con/itue l'indisp5sable prambule de la seconde1 o une plus noble activit vi5t seulem5t modifi] les phnomnes univ]sels4 ,en considrant s\s le mme aspect les trois modes ess5tiels1 d'abord ma?matique ou a/ronomique1 ensuite physique1 et enf9 *imique1 que prs5te l'exi/5ce inorganique1 et p>eillem5t les deux modes1 individuel et social1 qui sont propres l'exi/5ce organique1 leur succession totale con/itu]a dsormais une srie sci5tifique p>faitem5t correspondante la srie logique du *apitre prcd5t2 elle conduira aussi naturellem5t l'tat normal de la vraie philosophie1 d'aprs les c9q degrs conscutifs de complication et de ralit que doit (frir l'exi/5ce f9ale1 et dont la dignit graduelle rsulte de leur spcialit croissante4 ,notre apprciation actuelle ne saurait avoir d'autre objet pr9cipal que de c>actris] conv5ablem5t cette n\velle application gnrale de la conception fondam5tale tablie1 au db de ce ,trait1 relativem5t la vritable hir>*ie encyclopdique4 ,le mode le plus simple et le plus univ]sel de l'exi/5ce inorganique consi/e ncessairem5t dans l'exi/5ce ma?matique1 d'abord gomtrique1 puis mcanique1 seule apprciable en *acun des cas1 trs-nombreux et =t importans1 o notre inve/igation ne peut repos] que sur l'exploration visuelle4 ,tel e/ le motif sci5tifique qui1 indp5damm5t des motifs logiques dj exam9s1 rige spontanm5t l'ensemble des tudes ma?matiques en premi] lm5t fondam5tal de la philosophie positive4 ,s\s ce second aspect1 cette sci5ce primordiale doit tre ici considre ab/raction faite des ?ories analytiques qui con/itu5t1 sans d\te1 ses plus puissantes ress\rces1 mais qui1 en elles-mmes1 titre de simple in/rum5t de dduction ou de coord9ation1 ne saurai5t directem5t cont5ir aucune connaissance relle1 quelque prcieuse1 et mme indisp5sable1 que doive dev5ir ensuite leur application rationnelle4 ,c'e/1 en effet1 dans un s5s purem5t logique que n\s avons t\j\rs reconnu l'analyse ma?matique une importance vraim5t propre et prpondrante1 comme (frant1 p> sa nature1 l'ex]cice le plus fcond et le plus dcisif de l'art lm5taire du raisonnem5t positif1 d'aprs l'admirable facilit que l'extrme simplicit du sujet y prs5te p\r multipli] et v>i] les consqu5ces ple9em5t rig\reuses3 aucune autre tude1 mme ma?matique1 ne saurait aussi nettem5t c>actris] l'aptitude dductive de l'esprit huma94 ,mais l'ducation sci5tifique proprem5t dite1 seul objet du *apitre actuel1 n'y peut tr\v]1 au contraire1 d'autre gr& rsultat direct que le premi] dveloppem5t sy/matique du s5tim5t fondam5tal des lois logiques1 sans lesquelles on ne concevrait jamais les lois physiques3 c'e/ a9si que les spculations numriques1 s\rce ncessaire de cette analyse1 ont hi/oriquem5t f\rni la plus anci5ne manife/ation des ides gnrales d'ordre et d'h>monie1 graduellem5t t5dues ensuite aux sujets les plus complexes4 cela prs1 il e/ clair que la sci5ce ma?matique se compose surt\t de la gomtrie et de la mcanique1 qu'on peut reg>d] comme directem5t relatives aux notions primordiales1 l'une de t\te exi/5ce1 l'autre de t\te activit1 du mo9s qu& on fait subir nos div]ses conceptions relles la plus extrme dcomposition lm5taire1 d'ailleurs s\v5t inopportune et quelquefois p]turbatrice2 c> t\s les phnomnes quelconques s]ai5t ab/raitem5t rductibles1 dans l'ordre /atique1 de simples rapports de gr&eur1 de =me1 ou de situation1 et1 dans l'ordre dynamique1 de purs m\vem5s1 p>tiels ou gnraux2 sauf jug] sagem5t la conv5ance effective d'une telle rduction philosophique4 ,l'asc5dant oppressif que les gomtres ont t5du ex]c]1 p5dant les deux d]ni]s sicles1 sur t\tes les p>ties de la philosophie naturelle1 correspond seulem5t une fausse apprciation de ce pr9cipe inconte/able1 t5dant dnatur] la plup>t de nos conceptions relles d'aprs une vicieuse analyse1 ncessairem5t contraire la nature de t\s les phnomnes un peu compliqus4 ,mais1 sans all] jusqu' cette abusive simplification1 l'univ]salit spculative de cette d\ble tude primordiale re/e nanmo9s vid5te1 puisqu'une telle exi/5ce ma?matique doit se retr\v] spontanm5t dans t\t autre mode plus compos et plus lev1 bi5 qu'elle n'y con/itue pas l'unique lm5t1 ni mme le pr9cipal4 ,n\s savons1 en outre1 que la gomtrie doit tre ab/raitem5t juge encore plus gnrale que la mcanique1 puisque l'exi/5ce p\rrait tre rig\reusem5t conue sans aucune activit1 comme1 p> exemple1 env]s des a/res rellem5t immobiles1 auxquels la gomtrie p\rrait seule conv5ir4 ,quoique cette sp>ation ne puisse tre accomplie que dans des cas insignifians p\r n\s1 il demeure c]ta9 que la gomtrie con/itue1 p> sa nature1 l'tude ma?matique la plus propre dvelopp] conv5ablem5t le premi] s5tim5t lm5taire des lois d'h>monie1 qui n'y sont jamais tr\bles p> aucun mlange avec les lois de succession4 ,malgr ces attributs c>actri/iques1 il faut nanmo9s reg>d] f9alem5t la ?orie du m\vem5t comme con/ituant1 s\s le rapport sci5tifique proprem5t dit1 encore plus que la ?orie de l't5due1 la pr9cipale bran*e de la ma?matique1 en v]tu de ses relations plus directes et plus compltes avec t\t le re/e de la philosophie naturelle4 ,cette prpondrance e/ d'autant plus conv5able que les spculations mcaniques se compliqu5t t\j\rs1 p> leur nature1 de c]ta9es considrations gomtriques3 or cette intime connexit1 d'o rsult5t leur difficult suprieure et leur mo9dre p]fection logique1 con/itue aussi leur ralit plus prononce1 et leur p]met de reprs5t] suffisamm5t l'ensemble de l'exi/5ce ma?matique1 dont une telle conc5tration peut ici facilit] l'apprciation philosophique4 ,n\s savons que ce prambule univ]sel de la philosophie naturelle compose auj\rd'hui avec sa manife/ation a/ronomique1 la seule p>tie de la sci5ce inorganique qui soit ess5tiellem5t p>v5ue la vraie con/itution normale qui convi5t sa nature4 ,aussi dois-je atta*] beauc\p de prix faire suffisamm5t ressortir1 au sujet des lois primordiales sur lesquelles repose cette con/itution1 leur concid5ce spontane avec les lois fondam5tales qui sembl5t jusqu'ici propres la seule exi/5ce organique1 af9 de signal] sommairem5t1 p> la corrlation directe des deux cas extrmes1 la t5dance ncessaire de nos div]ses connaissances relles une vritable unit sci5tifique1 en h>monie avec leur unit logique dj reconnue au *apitre prcd5t4 ,les notions int]mdiaires1 c'e/--dire celles de l'ordre physico-*imique1 confirm]ont sans d\te1 leur manire1 une telle conv]g5ce1 qu& leur vrai c>actre philosophique aura pu tre conv5ablem5t tabli d'aprs une culture plus rationnelle4 ,n\s avons d'abord reconnu spcialem5t en philosophie ma?matique 7voyez surt\t la qu9zime leon71 contrairem5t l'op9ion commune1 que1 la ?orie ab/raite du m\vem5t et de l'quilibre tant entirem5t indp5dante de la nature des moteurs1 les lois physiques qui lui s]v5t de base1 et p> suite aussi t\tes leurs consqu5ces gnrales1 sont ncessairem5t applicables aux phnomnes mcaniques des corps vivans comme en t\t autre cas quelconque1 sauf la prcision des dt]m9ations1 incompatible avec la complication des app>eils1 et n\s avons ensuite con/at spcialem5t1 en philosophie biologique 7voyez surt\t la qu>ante-quatrime leon71 qu'une semblable application y devait1 en effet1 dirig] la premire tude de la mcanique animale1 /atique ou dynamique1 radicalem5t in9telligible sans un p>eil fondem5t4 ,mais il s'agit ici d'une apprciation plus leve et beauc\p mo9s s5tie jusqu' prs5t1 qui1 d'aprs une suffisante gnralisation de ces trois lois fondam5tales1 leur assure une vritable univ]salit philosophique en les faisant conv5ir f9alem5t t\s les phnomnes possibles1 et p>ticulirem5t ceux de la nature vivante1 soit individuelle1 soit mme sociale1 a9si qu'il e/ ma9t5ant ais de l'expliqu] env]s *acune d'elles4 ,quant la premire1 si mal qualifie de loi d'in]tie1 et que je me suis born dsign] hi/oriquem5t p> le nom de ,kepl] qui n\s la devons1 il suffit de l'envisag]1 s\s son aspect rel1 comme loi de p]si/ance mcanique1 p\r y voir aussitt un simple cas p>ticuli] de la t5dance spontane de t\s les phnomnes naturels p]svr] indf9im5t dans leur tat quelconque s'il ne survi5t aucune influ5ce p]turbatrice1 t5dance alors spcialem5t con/ate l'g>d des phnomnes les plus simples et les plus gnraux4 ,j'ai dj fait s5tir1 en biologie1 la f9 du qu>ante-quatrime *apitre1 que la vraie ?orie gnrale de l'habitude ne p\vait comport] au fond aucun autre pr9cipe philosophique1 seulem5t modifi p> l'int]mitt5ce c>actri/ique des phnomnes correspondans4 ,une rem>que analogue convi5t encore davantage la sociologie1 o1 d'aprs la complication suprieure de l'organisme collectif1 la vie sociale1 la fois beauc\p plus durable et mo9s rapide que la vie individuelle1 fait si hautem5t ressortir la t5dance op9itre de t\t sy/me politique se p]ptu] spontanm5t4 ,n\s avons aussi n en physique1 au sujet de l'ac\/ique1 c]ta9s phnomnes trop peu tudis qui manife/5t p>eillem5t1 jusque dans les mo9dres modifications molculaires1 une disposition la reproduction des actes1 qu'on supposait mal propos p>ticulire aux corps vivans1 et dont l'id5tit fondam5tale avec la p]si/ance mcanique considre ici devi5t alors spcialem5t vid5te4 ,a9si1 s\s ce premi] aspect1 il e/ dsormais impossible de mconnatre la subord9ation ncessaire de t\s les div]s effets naturels quelques lois vraim5t univ]selles1 modifies seulem5t dans leur manife/ation relle1 suivant les conditions propres *aque cas4 ,il en e/ c]ta9em5t de mme p\r notre seconde loi du m\vem5t1 celle de ,galile1 relative la conciliation spontane de t\t m\vem5t commun avec les diffr5s m\vem5s p>ticuli]s4 ,non-seulem5t elle convi5t m9emm5t aux phnomnes mcaniques de la vie animale1 dont l'exi/5ce s]ait directem5t contradictoire sans une telle loi1 mais aussi1 philosophiquem5t gnralise1 elle devi5t p>eillem5t applicable t\s les phnomnes quelconques1 organiques ou inorganiques4 ,on peut1 en effet1 t\j\rs con/at] en t\t sy/me l'indp5dance fondam5tale des div]ses relations mutuelles1 actives ou passives1 env]s t\te action exactem5t commune aux diffr5tes p>ties1 quels qu'en soi5t d'ailleurs le g5re et le degr4 ,les tudes biologiques (fr5t la vrification cont9ue de cette loi univ]selle1 aussi bi5 p\r les phnomnes de s5sibilit que p\r ceux de contractilit2 puisque1 nos impressions tant purem5t comp>atives1 notre apprciation des diffr5ces p>tielles n'e/ jamais tr\ble p> aucune influ5ce gnrale et uni=me4 ,son ext5sion naturelle la sociologie n'e/ pas mo9s inconte/able3 c>1 si le progrs social t5d altr] l'ordre intrieur d'un sy/me politique1 c'e/ uniquem5t1 comme en mcanique1 p>ce que le m\vem5t n'y saurait tre suffisamm5t commun aux div]ses p>ties1 dont l'conomie mutuelle ne s]ait1 au contraire1 nullem5t affecte p> une progression beauc\p plus rapide1 laquelle t\s les lm5s p>ticip]ai5t avec une gale n]gie4 ,une tude plus philosophique des actes physico-*imiques montr]a sans d\te que la mme loi s'y applique aussi aux diffr5s phnomnes qui n'y doiv5t pas tre reg>ds comme purem5t mcaniques1 a9si que l'indiqu5t dj1 p> exemple1 les effets !rmomtriques1 uniquem5t dus aux 9galits mutuelles4 ,quant notre troisime loi fondam5tale du m\vem5t1 celle que j'ai d attribu] ,newton1 et qui consi/e dans l'quival5ce con/ante entre la raction et l'action1 son univ]salit ncessaire e/ encore plus s5sible que p\r les deux autres3 c'e/ la seule en effet dont jusqu'ici on ait quelquefois entrevu1 quoique d'une manire trs-confuse et =t insuffisante1 l'ext5sion spontane t\te conomie naturelle4 ,p\rvu que l'on conoive t\j\rs la nature et la mesure des ractions suivant le vritable esprit des phnomnes correspondans1 il n'e/ pas d\teux qu'une telle quival5ce ne puisse tre aussi rellem5t obs]ve env]s les effets physiques1 *imiques1 biologiques1 et mme politiques1 qu' l'g>d des simples effets mcaniques1 du mo9s en ne *]*ant p>t\t que le degr de prcision compatible avec les conditions du sujet4 ,outre la mutualit videmm5t inhr5te t\tes les actions relles1 il faut d'ailleurs reconnatre que l'e/imation gnrale des ractions mcaniques1 d'aprs la comb9aison des masses et des vitesses1 tr\ve p>t\t une apprciation analogue4 ,si ,b]?ollet a r5du s5sible l'influ5ce *imique de la masse1 jusqu'alors ess5tiellem5t mconnue1 une discussion quival5te manife/]ait aussi nettem5t son influ5ce biologique ou politique4 ,l'intime solid>it cont9ue qui c>actrise les phnomnes vitaux1 et encore davantage les phnomnes sociaux1 o t\s les aspects se montr5t spontanm5t connexes1 e/ surt\t trs-propre n\s famili>is] avec l'univ]salit effective de cette troisime loi du m\vem5t1 a9si t5due dsormais t\t *angem5t quelconque4 ,*acune des trois gr&es lois naturelles sur lesquelles n\s avons reconnu1 malgr les graves ab]rations philosophiques des gomtres actuels1 que repose ncessairem5t l'ensemble de la mcanique rationnelle1 n'e/ donc au fond que la manife/ation mcanique d'une loi gnrale1 p>eillem5t applicable t\s les phnomnes possibles4 ,en outre1 af9 de mieux c>actris] ce rappro*em5t capital1 il importe ma9t5ant de l't5dre aussi1 non sans d\te aux pr9cipales consqu5ces ultrieures d'une telle doctr9e initiale1 o la spcialit du sujet doit se tr\v] trop prononce p\r comport] aucune utile comp>aison1 mais seulem5t la notion ess5tielle qui y con/itue le li5 ncessaire des div]ses spculations4 ,on conoit qu'il s'agit du clbre pr9cipe gnral d'aprs lequel d',alemb]t a pr(ondm5t ratta* les que/ions de m\vem5t aux que/ions d'quilibre4 ,soit qu'on l'envisage1 suivant ma proposition1 comme une heureuse gnralisation de la troisime loi du m\vem5t1 soit qu'on p]si/e y voir une notion ple9em5t di/9cte1 on p\rra t\j\rs s5tir sa con=mit spontane avec une conception vraim5t univ]selle1 p>eillem5t de/9e li]1 dans un sujet quelconque1 l'apprciation dynamique l'apprciation /atique1 en considrant que les lois d'h>monie correspondantes doiv5t tre sans cesse ma9t5ues au milieu des phnomnes de succession4 ,la sociologie n\s a naturellem5t (f]t l'application la plus dcisive1 quoique le plus s\v5t implicite1 de cette importante relation gnrale1 p>ce que ces deux aspects lm5taires y sont la fois plus prononcs et plus solidaires qu'en aucun autre cas4 ,si les lois d'exi/5ce p\vai5t t\j\rs tre suffisamm5t connues1 je ne d\te pas qu'on n'y pt a9si ram5] p>t\t1 comme en mcanique1 t\tes les que/ions d'activit4 ,mais1 lors mme que la complication du sujet oblige au contraire procd] en s5s inv]se1 c'e/ encore au fond d'aprs une p>eille conception de conv]g5ce ncessaire entre l'apprciation /atique et l'apprciation dynamique3 ce pr9cipe univ]sel e/ seulem5t employ alors s\s un n\veau mode con=me la nature des phnomnes1 et dont les spculations sociologiques n\s ont frquemm5t prs5t d'importans exemples4 ,les div]ses lois fondam5tales de la mcanique rationnelle ne con/itu5t donc1 t\s g>ds1 que la premire manife/ation philosophique de c]ta9es lois gnrales1 ncessairem5t applicables l'conomie naturelle d'un g5re quelconque de phnomnes4 ,quoiqu'elles duss5t tre d'abord dvoiles env]s le sujet le plus simple et le plus commun1 on voit qu'elles p\rrai5t aussi tre conues comme manant des p>ties les plus leves et les plus spciales de la philosophie ab/raite1 qui seules en font ap]cevoir le vrai c>actre d'univ]salit4 ,lo9 qu'elles soi5t rellem5t dues l'esprit ma?matique1 il e/ clair que son vicieux asc5dant s'oppose directem5t auj\rd'hui leur sa9e apprciation philosophique1 soit en spcialisant trop leur int]prtation mcanique1 soit surt\t en s'ef=ant va9em5t d'y sub/itu] une argum5tation sophi/ique la judicieuse obs]vation qui con/itue exclusivem5t leur ralit1 suivant les explications directes du tome premi]4 ,cette importante conception rsulte donc ici d'une premire raction sci5tifique de l'esprit positif propre aux tudes organiques1 et surt\t c>actris p> les spculations sociologiques1 sur les notions fondam5tales qui ont sembl jusqu' prs5t p>ticulires aux tudes inorganiques4 ,t\te sa valeur philosophique ti5t1 en effet1 l'id5tit spontane que n\s avons a9si tablie entre les lois initiales des deux ordres extrmes de phnomnes naturels1 dont le rappro*em5t gnral n'avait jamais t t5t que d'aprs une dcomposition inopportune et p]turbatrice des effets les plus complexes en simples m\vem5s molculaires1 qui t5dait aussitt dtruire radicalem5t les plus m95tes contemplations4 ,a9si1 l'indication prcd5te e/ f9alem5t de/9e signal] ici1 dans le seul cas compatible avec l'extrme imp]fection de la sci5ce actuelle1 le premi] type ess5tiel du n\veau c>actre d'univ]salit que devront pr5dre les pr9cipales notions positives s\s l'asc5dant normal du vritable esprit philosophique1 directem5t apprci au *apitre prcd5t4 ,c'e/ p\rquoi j'ai cru devoir insi/] spcialem5t cet g>d1 af9 d'utilis] conv5ablem5t une occasion d'autant plus prcieuse que le re/e de notre apprciation sci5tifique n'en saurait auj\rd'hui reproduire l'quival5t4 ,p\r le cas qui n\s l'a f\rnie1 les lois univ]selles que n\s avons reconnues sont1 p> leur nature1 ple9em5t suffisantes1 puisque la ?orie ab/raite du m\vem5t et de l'quilibre n'exige c]ta9em5t aucune autre base relle3 quel qu'en soit ensuite l'imm5se dveloppem5t spcial1 n\s savons qu'il ne con/itue qu'un simple sy/me de consqu5ces logiques de ces notions fondam5tales1 labores surt\t d'aprs un judicieux emploi de l'in/rum5t analytique4 ,mais1 env]s t\t autre sujet plus complexe1 ces lois gnrales sont assurm5t bi5 lo9 de suffire dirig] conv5ablem5t nos div]ses spculations relles4 ,on peut seulem5t g>antir que leur sage application y f\rnira t\j\rs de prcieuses indications sci5tifiques1 p>ce que de telles lois y doiv5t con/amm5t dom9] les diffr5tes lois plus spciales relatives aux autres modes ab/raits d'exi/5ce et d'activit1 organiques ou inorganiques4 ,quant ces d]nires lois di/9ctes1 qui re/]ont sans cesse indisp5sables1 et dont le nombre effectif demeur]a longtemps trs-considrable1 on e/ a9si conduit espr] que les plus importantes d'entre elles s]ont un j\r p>eillem5t inve/ies1 bi5 qu' un mo9dre degr1 d'un semblable c>actre d'univ]salit1 correspondant l't5due naturelle des phnomnes respectifs4 ,mais1 sans att5dre cette conc5tration ultrieure1 les explications prcd5tes autoris5t dj concevoir le sy/me enti] de nos connaissances relles1 mme dans son imp]fection actuelle1 comme susceptible1 c]ta9s g>ds1 d'une vritable unit sci5tifique1 indp5damm5t de la gr&e unit logique con/itue au *apitre prcd5t1 quoiqu'en h>monie avec elle4 ,aprs avoir ab/raitem5t apprci l'exi/5ce ma?matique1 la fois gomtrique et mcanique1 l'esprit positif doit complt] une telle laboration initiale en l'appliquant conv5ablem5t au cas naturel le plus important1 p> l'tude gnrale des phnomnes a/ronomiques4 ,si la premire apprciation tait d'abord videmm5t indisp5sable p\r dt]m9] les lois ess5tielles de la plus simple exi/5ce inorganique1 ncessairem5t commune t\s les tres quelconques1 la seconde ne le devi5t pas mo9s ensuite p\r c>actris] le milieu univ]sel1 dont l'asc5dant cont9u dom9e 9vitablem5t le c\rs lm5taire de t\s les autres phnomnes4 ,cette n\velle opration sci5tifique doit1 au premi] aspect1 sembl] contraire notre gr& prcepte baconi5 sur la nature ess5tiellem5t ab/raite des spculations propres la philosophie premire2 c> les vraies notions a/ronomiques ne diffr5t1 en effet1 des notions purem5t ma?matiques que p> leur re/riction spciale au cas cle/e4 ,mais cette infraction app>5te1 dont le motif s]ait d'ailleurs irrcusable1 n'e/ pas1 au fond1 plus relle que celle1 dj exam9e au tr5te-sixime *apitre1 qui incorpore la *imie ab/raite l'analyse fondam5tale de l'air et de l'eau1 au mme titre ess5tiel de milieu gnral o s'accompliss5t t\s les phnomnes ultrieurs1 sans que p\r cela l'apprciation devi5ne vraim5t concrte4 ,il e/ clair1 en effet1 que1 dans les tudes a/ronomiques1 les phnomnes gomtriques et mcaniques re/5t t\j\rs ab/raitem5t considrs1 comme si les corps correspondans n'en p\vai5t pas comport] d'autres2 t&is que le c>actre propre de t\te ?orie concrte consi/e surt\t dans la comb9aison directe et p]man5te des div]s modes inhr5ts *aque exi/5ce totale4 ,en passant au cas cle/e1 les spculations ma?matiques n'altr5t donc pas ess5tiellem5t leur nature ab/raite1 et ne font que se dvelopp] davantage sur un exemple capital1 que son extrme importance oblige spcialis] a9si1 et dont les difficults c>actri/iques con/itu5t mme la pr9cipale de/9ation sci5tifique de l'ensemble des tudes ma?matiques1 aussi bi5 que sa plus heureuse /imulation logique4 ,cette application dcisive ex]ce d'ailleurs une raction ncessaire m9emm5t propre faire dignem5t apprci] la ralit et la porte des notions ma?matiques1 dont le vrai c>actre philosophique ne saurait tre conv5ablem5t s5ti p> ceux qui n'ont pas accord une att5tion suffisante une telle manife/ation4 ,il s]ait sup]flu d'insi/] ici sur la lum9euse confirmation qu'y reoiv5t spcialem5t les lois univ]selles que n\s v5ons de rem>qu]4 ,c'e/ surt\t en cette p>tie prpondrante de la philosophie inorganique que l'humanit dvelopp]a t\j\rs le premi] s5tim5t sy/matique d'une conomie ncessaire1 spontanm5t mane des relations inv>iables propres aux phnomnes correspondans1 et dont l'asc5dant fondam5tal1 radicalem5t s\/rait notre influ5ce1 doit s]vir de rgle p]man5te notre conduite effective4 ,quelque ext5sion indisp5sable que ce s5tim5t initial doive ensuite acqurir graduellem5t env]s les phnomnes plus compliqus1 c'e/ une telle s\rce qu'il faudra sans cesse remont] p\r en apprci] suffisamm5t l'n]gie et la puret3 notre ducation individuelle ma9ti5dra c]ta9em5t1 cet g>d1 sur une mo9dre *elle1 la haute influ5ce philosophique que les tudes a/ronomiques ont ncessairem5t ex]ce dans notre ducation collective4 ,t\tefois l'asc5dant sci5tifique du vrai po9t de vue huma91 c'e/--dire social1 y doit spcialem5t cons]v] sa de/9ation univ]selle1 af9 de g>antir la ple9e rationnalit des tudes correspondantes2 c>1 du po9t de vue purem5t cle/e1 l'a/ronomie positive sembl]ait con/itu] une sci5ce trs-peu satisfaisante1 d'aprs notre ignorance radicale des lois vraim5t cosmiques1 et la re/riction ncessaire de nos re*]*es effectives au seul monde dont n\s faisons p>tie4 ,mais1 au contraire1 le vritable esprit philosophique explique aussitt et ju/ifie ple9em5t cette re/riction fondam5tale1 rationnellem5t motive dsormais p> la vrification t\j\rs n\velle de l'entire indp5dance des phnomnes intrieurs de notre monde1 les seuls qui doiv5t rellem5t n\s intress]1 et que n\s p\vons aussi connatre p>faitem5t1 env]s les phnomnes plus gnraux relatifs l'action mutuelle1 ess5tiellem5t inaccessible1 des div]s sy/mes solaires4 ,une telle indp5dance1 qui (fre d'ailleurs la plus haute manife/ation possible de la seconde loi univ]selle rem>que ci-dessus1 fait directem5t s5tir l'inanit ncessaire des t5tatives irrationnelles sur la prt5due a/ronomie sidrale1 qui con/itu5t auj\rd'hui la seule grave ab]ration sci5tifique propre aux tudes cle/es4 la vrit1 l'a/ronomie n\s (fre aussi dj1 c]ta9s g>ds1 la premire vrification importante des empitem5s abusifs que prs5t5t ensuite1 au plus haut degr1 les p>ties suprieures de la philosophie naturelle1 d'aprs le c>actre ess5tiellem5t empirique qu'a d jusqu' prs5t affect] l'laboration prlim9aire de la sci5ce relle1 dont les div]ses bran*es pr9cipales se sont dveloppes l'aveugle imitation les unes des autres1 et1 p> suite1 s\s l'asc5dant plus ou mo9s direct de l'esprit purem5t ma?matique4 ,mais n\s avons reconnu1 au *apitre prcd5t1 que cet 9vitable asc5dant provisoire ne saurait produire1 en a/ronomie1 les mmes dang]s sci5tifiques que p>t\t ailleurs1 puisqu'il y e/ ple9em5t con=me la vraie nature des re*]*es1 et seulem5t contraire une judicieuse adm9i/ration logique1 qui y exig]ait1 comme en t\t autre cas1 la subord9ation cont9ue de l'in/rum5t l'usage4 ,en passant de l'exi/5ce purem5t ma?matique1 manife/e surt\t dans l'ordre a/ronomique1 l'exi/5ce physique proprem5t dite1 on comm5ce s5tir la progression fondam5tale que t\t le re/e de la philosophie naturelle c>actris]a de plus en plus1 en apprciant une n\velle activit spontane1 plus spciale1 plus complexe1 et plus m95te1 qui modifie ess5tiellem5t l'activit antrieure1 plus simple et plus gnrale4 ,quoique t\s les phnomnes vraim5t physiques soi5t ncessairem5t communs t\s les corps quelconques1 sauf l'unique 9galit des degrs1 leur manife/ation exige t\j\rs un conc\rs de circon/ances plus ou mo9s compos1 qui ne saurait jamais tre rig\reusem5t cont9u4 ,p>mi les c9q gr&es catgories que n\s avons d y di/+u]1 la premire1 relative la pesanteur1 n\s a seule (f]t une vritable gnralit ma?matique2 aussi con/itue-t-elle la transition ple9em5t naturelle de l'a/ronomie la physique3 t\tes les autres n\s ont prs5t une spcialit croissante1 d'aprs laquelle n\s les avons surt\t classes4 ,outre la ncessit directe de cette n\velle tude fondam5tale p\r connatre une p>tie aussi ess5tielle de l'exi/5ce inorganique1 elle compose1 conjo9tem5t avec la *imie1 le c\ple sci5tifique int]mdiaire1 de/91 dans le sy/me total de la philosophie premire1 li] le c\ple initial ma?matico-a/ronomique au c\ple f9al biologico-sociologique4 ,son importance philosophique devi5t1 s\s ce rapport1 facile s5tir1 en gnral1 en supposant un mom5t qu'une telle transition n'exi/t pas2 c> il s]ait aussitt impossible de concevoir rellem5t l'unit de la sci5ce huma9e1 a9si =me de deux lm5s radicalem5t htrognes1 entre lesquels aucune relation p]man5te ne saurait tre in/itue1 qu& mme on admettrait d'ailleurs qu'une p>eille lacune p]mt encore l'essor suffisant de l'esprit positif1 ce qui s]ait c]ta9em5t contradictoire la m>*e 9vitable de notre ducation logique1 tablie au *apitre prcd5t4 ,mais cet lm5t int]mdiaire1 naturellem5t adhr5t1 p> une extrmit1 aux notions a/ronomiques1 et1 p> l'autre1 aux notions biologiques1 vi5t procur] spontanm5t notre intellig5ce l'heureuse facult de p>c\rir graduellem5t le sy/me enti] de la philosophie ab/raite1 en p>v5ant1 suivant une succession presque ins5sible1 des plus simples spculations ma?matiques aux plus hautes contemplations sociologiques4 ,t\tefois la mme position encyclopdique qui confre videmm5t un tel c\ple sci5tifique cette indisp5sable attribution y devi5t1 d'autres g>ds1 une s\rce non mo9s ncessaire de difficults fondam5tales1 qui influ]ont t\j\rs beauc\p sur l'imp]fection relative de cette d\ble tude1 dont le sujet propre ne saurait (frir ni l'admirable simplicit du c\ple initial1 ni la solid>it c>actri/ique du c\ple f9al4 ,qu& t\tes les p>ties de la sci5ce relle s]ont enf9 conv5ablem5t cultives1 il y a lieu de croire que1 p> ce motif1 ces spculations moy5nes devront tre1 t\t comp5s1 f9alem5t juges plus imp>faites1 non-seulem5t que les premires1 ce qui e/ dj bi5 reconnu1 mais aussi que les d]nires1 du mo9s aux yeux de ceux qui n'atta*]ont po9t une importance exagre la prcision des dt]m9ations1 et qui apprci]ont surt\t l'h>monie des conceptions4 ,en n\s bornant d'abord la physique1 beauc\p plus avance d'ailleurs que la *imie1 il ne faut pas que l'imm5se accumulation actuelle de prcieuses notions spciales y dissimule l'extrme imp]fection que n\s avons con/ate1 tant d'g>ds ess5tiels1 dans son c>actre philosophique1 et qui ti5t1 s\s div]s aspects1 sa propre nature1 quoiqu'elle soit1 sans d\te1 =t aggrave p> une vicieuse in/itution1 qui p\rrait dsormais tre suffisamm5t rectifie4 ,cette sci5ce (fre1 en premi] lieu1 le grave inconvni5t d'tre 9vitablem5t compose de p>ties plus ou mo9s htrognes1 beauc\p plus di/9ctes les unes des autres que ne le sont entre elles la gomtrie et la mcanique1 et bi5 davantage surt\t que les div]ses bran*es pr9cipales de la biologie ou de la sociologie4 ,malgr d'heureuses relations b9aires1 l'importante fusion opre de nos j\rs des notions magntiques p>mi les notions lectriques ne doit faire nullem5t espr] que cette multiplicit sci5tifique soit jamais rductible une vritable unit1 mme s\s la va9e int]v5tion des vagues hypo?ses mtaphysiques qui altr5t encore pr(ondm5t la positivit des conceptions physiques4 ,il y a plutt lieu de p5s]1 au contraire1 qu'une plus complte apprciation de l'exi/5ce inorganique augm5t]a ultrieurem5t le nombre de ces lm5s irrductibles1 que n\s avons ma9t5ant fix c9q2 c> cette div]sit ne doit pas seulem5t correspondre celle des modes a9si tudis1 mais aussi celle de nos propres moy5s organiques d'exploration lm5taire4 ,or1 p>mi les c9q bran*es actuelles de la physique1 deux s'adress5t *acune un seul de nos s5s1 l'une l'oue1 l'autre la vue2 et celles-l ne saurai5t assurm5t jamais concid]1 malgr les *imriques esprances suscites quelquefois p> de vicieux rappro*em5s1 s\s l'asc5dant sophi/ique d'hypo?ses antisci5tifiques3 les trois autres se rapport5t galem5t la vue et au t\*]1 et cep5dant1 malgr cette aff9it organique1 p]sonne n'os]ait auj\rd'hui reg>d] la !rmologie ou l'lectrologie comme rellem5t susceptible de fusion ultrieure avec la b>ologie1 ni mme entre elles1 quelque inconte/ables que soi5t1 c]ta9s g>ds1 leurs relations naturelles4 ,le nombre effectif de nos s5s extrieurs n'e/ pas d'ailleurs ma9t5ant l'abri de t\te grave inc]titude sci5tifique1 d'aprs l'tat d'enfance o se tr\ve encore t\te la ?orie des s5sations1 si dplorablem5t ab&onne jusqu'ici aux seuls mtaphysici5s3 une apprciation vraim5t rationnelle1 la fois anatomique et physiologique1 conduirait sans d\te1 p> exemple1 di/+u] entre eux les deux s5tim5s de *aleur et de pression1 auj\rd'hui vaguem5t confondus1 avec plusieurs autres peut-tre1 dans le s5s du tact1 qui1 malgr sa classique rputation de nettet1 semble de/9 en quelque sorte recueillir t\tes les attributions dont le sige spcial n'e/ pas clairem5t dt]m94 ,quoi qu'il en soit cet g>d1 il re/e inconte/able que deux de nos s5s1 l'odorat et le gt1 trs-employs en *imie1 n'ont encore1 dans la physique1 aucune application ess5tielle3 cep5dant on doit p5s] que *acun d'eux1 et surt\t le premi]1 aurait dj suscit un dp>tem5t di/9ct1 si notre organisation n]veuse avait t1 s\s ce rapport1 aussi p>faite que celle de beauc\p d'autres animaux suprieurs2 de mme1 rciproquem5t1 que l'optique et l'ac\/ique s]ai5t probablem5t encore inconnues si notre vision et notre audition tai5t au niveau de notre olfaction4 ,le mode d'exi/5ce inorganique spcialem5t apprciable l'odorat semble1 en effet1 n'tre pas mo9s di/9ct1 p> sa nature1 de ceux qui correspond5t aux deux autres s5s que ceux-l ne le sont entre eux2 comme le confirme surt\t la p]si/ance trs-prpondrante de l'olfaction dans l'ensemble de la srie animale4 ,malgr les ob/acles 9vitables que notre imp]fection organique doit t\j\rs apport] l'essor de la bran*e correspondante de la physique1 une exploration plus artificielle p\rrait sans d\te indirectem5t p>v5ir les surmont] assez p\r donn] lieu une telle ext5sion sci5tifique3 d'ailleurs il ne n\s s]ait peut-tre pas impossible d'in/itu]1 cet effet1 avec les plus intellig5s des animaux qui n\s surpass5t s\s ce rapport1 une sorte d'association contemplative1 quival5te l'utile association active1 militaire ou indu/rielle1 dont le mme s5s a ds longtemps f\rni le motif spontan4 ,a9si1 le nombre des lm5s vraim5t irrductibles dont la physique gnrale doit tre compose n'e/ pas mme encore rationnellem5t fix4 ,qu& il aura t conv5ablem5t dt]m91 de manire c>t] ess5tiellem5t t\te vicieuse conc5tration1 en prv5ant t\tefois une scission spculative qui ne s]ait pas mo9s contraire au vritable esprit de cette tude ncessairem5t multiple1 l'influ5ce philosophique p\rra plus aism5t amlior] la con/itution sci5tifique de *aque bran*e pr9cipale4 ,env]s les p>ties mme les plus avances1 n\s avons reconnu que cette con/itution e/ lo9 d'tre auj\rd'hui suffisamm5t df9ie2 elle flotte encore presque t\j\rs entre l'impulsion quasi-mtaphysique de gomtres trop peu disposs la sa9e apprciation des ?ories physiques1 et la rsi/ance empirique de physici5s trop trang]s une judicieuse initiation ma?matique4 ,les abus ess5tiels de l'esprit ma?matique (fr5t ici plus de dang]s que p>t\t ailleurs1 p>ce que leur introduction y e/ ncessairem5t beauc\p plus directe et leur cons]vation plus spcieuse qu'en aucune autre sci5ce plus complique1 d'aprs la nature purem5t gomtrique ou mcanique qu'on ne saurait conte/] un gr& nombre de spculations physiques1 quoique la plup>t ai5t rellem5t un t\t autre c>actre4 ,*aque sci5ce fondam5tale ayant eu se df5dre des envahissem5s de la prcd5te1 dont l'asc5dant1 la fois logique et sci5tifique1 y a d spontanm5t prsid] l'essor initial de la positivit rationnelle1 c'e/ surt\t aux physici5s qu'il app>ti5t auj\rd'hui1 dans l'in/itution f9ale de nos spculations relles1 de cont5ir suffisamm5t1 d'aprs de sa9es inspirations philosophiques1 l'aveugle in/9ct qui entrane encore les gomtres ex]c]1 sur l'ensemble des tudes naturelles1 une dom9ation /rile et oppressive4 ,la p]turbation radicale laquelle la physique e/ a9si plus compltem5t expose qu'aucune autre sci5ce1 m'a dt]m9 y rapport] la discussion gnrale1 d'ailleurs univ]sellem5t applicable1 des vicieuses hypo?ses qui cont9u5t y altr] pr(ondm5t la ralit des conceptions pr9cipales4 ,n\s avons1 en effet1 reconnu que les fluides mtaphysiques n'y sont auj\rd'hui ma9t5us qu'af9 de p]mettre d'y envisag] t\s les phnomnes quelconques1 contre leur nature vid5te1 comme exclusivem5t mcaniques4 ,or1 cette uni=me reprs5tation ne saurait tre ple9em5t conv5able qu'env]s la seule b>ologie1 o n\s savons d'ailleurs que1 de mme qu'en a/ronomie1 mais un plus haut degr1 l'heureuse application de l'esprit ma?matique n'a pu tre encore suffisamm5t accomplie1 faute p>eillem5t de sa judicieuse subord9ation au vritable esprit de la physique1 qui ne p\rra y prvaloir conv5ablem5t que d'aprs l'indisp5sable rnovation de notre ducation sci5tifique4 ,mais1 quelles que soi5t1 ces div]s titres1 les graves imp]fections de la physique actuelle1 les unes directem5t inhr5tes sa propre nature1 les autres seulem5t relatives une vicieuse culture1 elles n'emp*5t pas que sa vraie con/itution philosophique ne soit dj assez apprciable p\r p]mettre d'tablir1 entre ses div]ses bran*es effectives1 et s\s la rs]ve ultrieure de bran*es n\velles1 une succession hir>*ique ple9em5t con=me sa vritable position encyclopdique4 ,une telle classification1 t\j\rs fonde sur le mme pr9cipe ess5tiel de la gnralit dcroissante que n\s avons vue p>t\t prvaloir1 e/ sans d\te de/9e remdi] suffisamm5t aux inconvni5s spontans de la multiplicit sci5tifique ncessairem5t propre la physique1 en y in/ituant une transition graduelle des spculations b>ologiques presque adhr5tes l'a/ronomie1 aux spculations lectrologiques les plus vois9es de la *imie4 ,quoique n\s ayons d1 au *apitre prcd5t1 p\r facilit] l'apprciation de l'ensemble de l'volution logique1 runir ess5tiellem5t la phase *imique la phase physique1 il convi5t ici de considr] sp>m5t le second lm5t du c\ple sci5tifique moy51 comme plus spcialem5t propre conduire au c\ple suprieur ou f9al1 t&is que le premi] manait plus naturellem5t du c\ple infrieur ou initial4 ,il s'agit alors du mode le plus intime et le plus complet de l'exi/5ce inorganique1 que l'esprit huma9 a eu tant de pe9e di/+u] suffisamm5t1 s\s ce rapport1 de l'exi/5ce vraim5t organique4 ,l'activit matrielle s'y lve un degr videmm5t suprieur1 qui modifie pr(ondm5t le sy/me des phnomnes antrieurs4 ,sans que ce n\vel ordre d'effets naturels cesse rellem5t de n\s (frir la gnralit inorganique1 elle y a t\tefois gravem5t dcru4 ,outre le conc\rs beauc\p plus complexe1 et p> suite plus r>e1 des circon/ances indisp5sables leur production1 ces phnomnes prs5t5t ncessairem5t1 entre les div]ses sub/ances1 des diffr5ces ess5tielles1 qui ne sont plus rductibles1 comme en physique1 de simples 9galits d'n]gie1 sauf d'aprs les vagues hypo?ses gnrales qu'une vicieuse impulsion ma?matique y a quelquefois indirectem5t suscites1 et que leur vid5te /rilit y r5d peu dang]euses4 ,c'e/ surt\t ici que se dveloppe1 dans t\te sa plnitude1 la t5dance con/ante que n\s avons rem>que p>mi les div]s ordres de phnomnes dev5ir de plus en plus modifiables mesure que leur complication et leur spcialit augm5t5t4 ,les phnomnes purem5t physiques en avai5t sans d\te (f]t la premire manife/ation1 puisqu'un tel c>actre y avait ncessairem5t motiv l'introduction spontane de la m?ode exprim5tale proprem5t dite4 ,mais1 quoique cette m?ode soit1 au fond1 mo9s satisfaisante en *imie1 p> la difficult suprieure des re*]*es1 la facult de modifi] y e/ naturellem5t bi5 plus complte1 puisqu'elle s't5d alors jusqu' l'intime composition molculaire4 ,la modification p\rrait1 il e/ vrai1 tre encore plus prononce dans l'ordre des actions vitales1 en tant que plus compliques et plus spciales2 mais1 p> cela mme qu'elle y s]ait s\v5t p\sse jusqu' la susp5sion totale ou mme l'entire suppression de phnomnes beauc\p plus prcaires1 elle n'y saurait prs5t] autant d'utilit relle4 ,aussi la *imie con/itu]a-t-elle t\j\rs1 et de plus en plus1 la pr9cipale base de notre puissance matrielle4 ,s\s l'aspect spculatif1 la d\ble de/9ation fondam5tale des tudes inorganiques y e/ spcialem5t vid5te1 soit p\r a*ev] d'apprci] l'exi/5ce univ]selle en ce qu'elle peut (frir de plus intime1 soit p\r complt] la connaissance du milieu gnral dans sa plus immdiate influ5ce sur l'organisme4 l'un et l'autre titre1 l'importance sci5tifique de la *imie e/ assurm5t inconte/able1 comme con/ituant1 p> sa nature1 l'indisp5sable transition des spculations inorganiques aux spculations organiques3 le c>actre d'lm5t moy51 qui lui e/ commun avec la physique1 s'y tr\ve spontanm5t beauc\p plus prononc4 ,on y s5t aussi1 s\s un autre aspect ess5tiel1 l'appro*e des tudes biologiques1 en voyant alors augm5t] notablem5t l'intime solid>it naturelle propre l'ensemble du sujet sci5tifique1 si insuffisante en physique1 et mme1 au fond1 en ma?matique4 ,mais1 p> une n\velle consqu5ce de la complication suprieure1 sa culture plus rc5te et plus imp>faite laisse auj\rd'hui la *imie beauc\p plus loigne encore que la physique elle-mme de la vraie con/itution sci5tifique qui convi5t sa position encyclopdique1 au po9t que n\s y avons s\v5t reconnu des traces trs-prononces de la plus grossire mtaphysique4 ,sa nature int]mdiaire la de/9e1 sans d\te1 faire conv5ablem5t pntr]1 dans le sy/me des tudes inorganiques1 l'esprit d'ensemble spontanm5t dvelopp p> les tudes organiques1 avec la m?ode comp>ative et la ?orie taxonomique qui leur sont propres1 et que j'ai tant reprs5tes comme m9emm5t aptes p]fectionn] directem5t les spculations *imiques4 ,l donc devrai5t dj se tr\v] le t]me actuel de l'asc5dant prlim9aire du rgime analytique1 et le comm5cem5t naturel de la prpondrance f9ale que doit p>t\t obt5ir le rgime syn?tique4 ,jusqu'ici1 au contraire1 cette sci5ce1 aprs avoir trop aveuglm5t dtruit la sy/matisation provisoire que la belle ?orie du gr& ,lavoisi] lui avait si heureusem5t impose1 et qui n'a pu encore tre conv5ablem5t remplace1 se tr\ve plus ab&onne qu'aucune autre l'irrationnelle activit de l'esprit de dtail1 qui l'encombre j\rnellem5t d'une /rile accumulation de faits incohr5s4 ,si l'essor de la doctr9e numrique t5d y ma9t5ir dsormais un c]ta9 degr de rationnalit1 ce n'e/ qu'en y c>tant davantage le pr9cipal sujet sci5tifique1 outre les spculations has>des que suscite s\v5t cette conception incomplte et insuffisante1 d'o mane d'ailleurs une disposition1 dj trop commune1 dissimul] le vide rel des ides s\s un facile v]biage hiroglyphique1 l'imitation des abus algbriques4 ,aucune autre sci5ce n'exige aussi imprieusem5t1 t\s g>ds1 l'int]v5tion directrice d'une sa9e philosophie1 p\r y discipl9] un aveugle empirisme1 dont t\t le c>actre ?orique s'y rduirait bi5tt1 sans un tel asc5dant normal1 l'impuissant app>eil des nom5clatures et des notations te*niques4 ,ce n'e/ plus ici de l'invasion ma?matique qu'il faut surt\t prs]v] la vraie con/itution sci5tifique3 ce dang]1 trop dt\rn1 cesse d'y tre assez r$\table2 il s]a d'ailleurs naturellem5t cont5u dj p> la physique1 qui s'y tr\ve bi5 autrem5t expose1 comme on l'a vu ci-dessus4 ,mais la *imie a pr9cipalem5t beso9 d'tre judicieusem5t g>antie contre la vicieuse dom9ation de la physique elle-mme1 premire s\rce directe de sa positivit rationnelle1 et trav]s laquelle s'y introduirait1 au re/e1 l'asc5dant ma?matique4 ,p> une ab]ration philosophique ess5tiellem5t analogue celle qui v\drait rduire l'exi/5ce physique la seule exi/5ce gomtrique ou mcanique1 beauc\p d'esprits di/+us sont ma9t5ant entrans ne voir que de simples effets physiques dans les phnomnes *imiques les mieux c>actriss4 ,une t5dance aussi radicalem5t contraire au progrs gnral de la *imie y e/ d'autant plus dang]euse qu'elle repose en p>tie sur l'inconte/able aff9it des deux sci5ces fondam5tales les plus vois9es l'une de l'autre1 d'aprs une irrationnelle exagration de la haute efficacit *imique qui app>ti5t videmm5t aux div]ses actions physiques1 y compris mme peut-tre les vibrations sonores conv5ablem5t explores4 ,cette intime p]turbation n'y s]a suffisamm5t cont5ue1 comme p>t\t ailleurs1 mais d'aprs des motifs encore plus urg5s1 que p> la prpondrance normale du vritable esprit philosophique1 prsidant l'univ]selle rgnration de l'esprit sci5tifique actuel4 ,mais1 quelle que soit encore1 tant de titres1 l'extrme imp]fection1 la fois sci5tifique et logique1 des tudes *imiques1 o la prvision rationnelle1 qui c>actrise surt\t la vritable sci5ce1 n'e/ presque jamais possible auj\rd'hui qu' c]ta9s g>ds secondaires1 leur tat prs5t n'en a pas mo9s dj dvelopp irrvocablem5t le s5tim5t fondam5tal des lois naturelles env]s les phnomnes les plus compliqus de l'exi/5ce inorganique1 qui fur5t si longtemps reg>ds comme spcialem5t rgis p> de my/rieuses influ5ces et susceptibles d'arbitraires v>iations4 ,on p>vi5t alors s5tir nettem5t l'ensemble de la con/itution propre la sci5ce prlim9aire de la nature morte1 depuis son orig9e a/ronomique jusqu' sa t]m9aison *imique1 pr(ondm5t lies p> l'int]position spontane de la physique4 ,aprs avoir a9si fond cette moiti de la philosophie premire qui devait d'abord tre spcialem5t analytique1 l'esprit positif s'e/ enf9 lev directem5t celle dont le c>actre a d t\j\rs tre ess5tiellem5t syn?tique1 malgr les graves ab]rations1 la fois sci5tifiques et logiques1 qu'y entreti5t encore une s]vile imitation de l'laboration pralable qui lui a ncessairem5t f\rni sa base initiale4 ,suivant une =mule ju/em5t clbre1 cette tude de l'homme et de l'humanit a t con/amm5t reg>de comme con/ituant1 p> sa nature1 la pr9cipale sci5ce1 celle qui doit surt\t attir] et l'att5tion normale des hautes intellig5ces et la sollicitude cont9ue de la raison publique4 ,la de/9ation simplem5t prlim9aire des spculations antrieures e/ mme tellem5t s5tie1 que leur ensemble n'a jamais pu tre qualifi qu' l'aide d'expressions purem5t ngatives1 inorganique1 in]te1 etc41 qui ne les df9iss5t que p> leur contra/e spontan avec cette tude f9ale1 objet prpondrant de t\tes nos contemplations directes4 ,quoique n\s ayons ple9em5t reconnu que les exig5ces initiales de la gr&e volution logique avai5t oblig l'esprit huma91 p5dant les deux d]ni]s sicles1 s'occup] surt\t de ces sci5ces prp>atoires1 seules propres1 d'aprs leur simplicit suprieure1 consolid] suffisamm5t l'essor fondam5tal de la positivit rationnelle1 il e/ clair que cette m>*e exceptionnelle ne p\vait t\j\rs prvaloir1 et que son t]me naturel a t pos1 dans notre sicle1 p> la =mation dcisive de la philosophie biologique4 ,t\tefois1 tant que l'ext5sion graduelle de l'esprit positif n'a pas t conv5ablem5t p\sse jusqu'aux phnomnes sociaux1 il tait impossible que l'impulsion p]turbatrice1 prov5ue des sci5ces infrieures1 ft1 en biologie1 rellem5t cont5ue1 p>ce qu'elle n'y p\vait tre directem5t combattue que s\s les vicieuses inspirations de la philosophie ?ologico-mtaphysique1 dont il fallait1 avant t\t1 dtruire alors l'antique asc5dant m5tal4 ,c'e/ p\rquoi les biologi/es judicieux n'ont dsormais aucun intrt vritable rep\ss] l'univ]selle prpondrance spculative du po9t de vue sociologique1 o ils doiv5t voir1 au contraire1 le seul moy5 de g>antir suffisamm5t l'indp5dance et la dignit de leurs propres tudes contre les prt5tions opposes1 mais galem5t oppressives1 des physici5s et des mtaphysici5s4 ,malgr que la di/9ction sci5tifique entre l'exi/5ce individuelle et l'exi/5ce sociale ne soit rellem5t assez prononce que dans notre seule espce1 elle exige nanmo9s1 comme je l'ai tant dmontr1 l'indisp5sable dcomposition de la philosophie organique en deux sci5ces di/9ctes1 quoique intimem5t lies1 l'une biologique1 l'autre sociologique1 puisque la considration huma9e e/ videmm5t celle qui doit y prvaloir1 et laquelle doiv5t t\j\rs tre ess5tiellem5t rapportes t\tes les autres apprciations vitales4 ,quelque importante raction que la seconde tude doive ultrieurem5t ex]c] sur la premire1 il e/ d'ailleurs s5sible que la sociologie doit d'abord repos] sur la biologie1 af9 de connatre l'ag5t ncessaire des phnomnes qui lui sont propres1 aprs avoir apprci le milieu o il doit se dvelopp]1 avant d'exam9] sa m>*e effective4 ,n\s avons surt\t con/at que cette division fondam5tale des deux sci5ces organiques rsulte spontanm5t d'une d]nire application gnrale du pr9cipe inconte/able que n\s avons p>t\t employ p\r con/ruire graduellem5t la hir>*ie sci5tifique4 ,en passant des tudes inorganiques aux tudes purem5t biologiques1 on s5t1 avec une n]gique vid5ce1 que l'exi/5ce matrielle pr\ve alors un imm5se accroissem5t n\veau1 trs-suprieur aux deux degrs ess5tiels d'ext5sion successive qu'elle avait dj reu1 en s'levant d'abord du simple tat ma?matique ou a/ronomique l'tat physique proprem5t dit1 et mme ensuite de celui-ci la complication de l'tat *imique4 ,t\tefois le conflit exceptionnel qui a d exi/] en biologie entre les beso9s logiques et les beso9s sci5tifiques p5dant t\t le c\rs de l'volution prp>atoire propre aux deux d]ni]s sicles1 y a oppos de tels ob/acles la conv5able apprciation philosophique d'une telle div]sit1 qu'il en e/ rsult la difficult la plus fondam5tale que la con/itution normale de cette gr&e sci5ce et ncessairem5t surmont]4 ,la t5dance gnrale des sci5ces infrieures dom9] les suprieures1 d'aprs leur antriorit ncessaire1 tait ici encore plus puissante qu'env]s les deux cas prcd5s1 puisque les phnomnes vitaux sont c]ta9em5t1 en gr&e p>tie1 mcaniques1 physiques1 et surt\t *imiques3 ce qu'ils (fr5t de rellem5t propre1 outre la diffr5ce des app>eils1 e/ d'abord d'une dt]m9ation trop difficile p\r ne pas r5dre longtemps spcieuse la lgitimit d'une semblable dom9ation1 d'o semblait alors dp5dre l'introduction dcisive de l'esprit positif dans ces m95tes spculations4 ,mais ce qui a d le plus aggrav] et prolong] cette intime p]turbation1 c'e/ que1 p\r rsi/] cette n]gique impulsion physico-*imique1 et d'abord mme ma?matique1 rclamant1 au nom de la positivit1 l'empire de la biologie1 les droits de la rationnalit1 de l'indp5dance et de la dignit des tudes vitales n'ont pu tre longtemps s\t5us qu'en y ma9t5ant le tnbreux asc5dant de l'esprit mtaphysique1 et mme f9alem5t ?ologique4 ,l'antique rgime m5tal e/ dev5u tellem5t antipa?ique la raison mod]ne1 que depuis trois sicles n\s l'avons vu1 beauc\p d'g>ds1 compromettre de plus en plus t\t ce qui re/e ess5tiellem5t plac s\s sa va9e protection1 dont la dang]euse p]si/ance donne la plus indisp5sable rsi/ance le c>actre 9vitable d'une vraie rtrogradation1 aussi bi5 dans l'ordre sci5tifique que dans l'ordre politique1 galem5t intresss dsormais repos] sur une autre base philosophique1 propre concili] spontanm5t les conditions du progrs et celles de la cons]vation1 qui1 p>tir des spculations biologiques1 sembl5t jusqu'ici radicalem5t incompatibles1 t&is qu'elles conv]g5t dj suffisamm5t dans la p>tie prlim9aire de la philosophie ab/raite4 ,cette situation contradictoire a d faire provisoirem5t accueillir en biologie t\tes les conceptions qui p>aissai5t suffisamm5t susceptibles d'y dtruire enf91 comme dans les sci5ces infrieures1 l'asc5dant mtaphysique1 quelque opposes qu'elles fuss5t d'ailleurs la nature effective des phnomnes4 ,ri5 ne saurait tre plus c>actri/ique1 cet g>d1 que l'trange prpondrance cons]ve p5dant plus d'un sicle p> la clbre ab]ration biologique de ,desc>tes sur l'automatisme animal1 dont le gr& ,buffon lui-mme ne put jamais s'affran*ir ple9em5t1 quoique ses propres mditations duss5t lui en manife/] spcialem5t la pr(onde absurdit3 quels que fuss5t sans d\te ses yeux les graves dang]s de la dom9ation ma?matique1 elle lui p>aissait encore1 et avec raison1 prfrable la tutelle ?ologico-mtaphysique1 puisqu'il ne p\vait alors exi/] de meilleure alt]native4 ,quelque oppressif que dt tre un tel antagonisme p\r l'essor fondam5tal du vritable esprit biologique1 n\s avons apprci comm5t il s'e/ f9alem5t ouv]t une issue dcisive p> la comb9aison spontane de deux conceptions indisp5sables1 l'une physiologique1 l'autre anatomique1 qui ont si dignem5t immortalis l'incomp>able ,bi*at4 ,la premire consi/e dans cette clbre di/9ction lm5taire entre la vie organique ou vgtative et la vie animale proprem5t dite1 qui1 malgr de vicieuses exagrations initiales1 s]a de plus en plus apprcie1 comme le fondem5t primordial de la sa9e philosophie biologique4 ,c'e/ s\s son inspiration1 en effet1 que l'on a pu enf9 dn\] suffisamm5t la difficult primitive1 d'aprs une satisfaisante apprciation de la "p lgitime qu'il fallait accord] en biologie aux prt5tions physico-*imiques1 a9si reconnues ple9em5t rationnelles en t\t ce qui conc]ne les simples phnomnes de vgtabilit1 base ncessaire de t\te exi/5ce vitale2 t&is que la d\ble proprit qui c>actrise l'animalit tait radicalem5t irrductible aux qualits inorganiques1 et prsid]ait dsormais un ordre de phnomnes entirem5t di/9ct1 sans aucune analogie fondam5tale avec les actes infrieurs4 ,t\tefois une telle rp>tition n'autorise nullem5t les physici5s et les *imi/es dom9] directem5t le premi] ordre d'tudes biologiques2 quelque indisp5sable qu'y soit la sage application cont9ue de la doctr9e inorganique1 c'e/ exclusivem5t aux biologi/es qu'il app>ti5t de la dirig] t\j\rs1 puisqu'ils en peuv5t seuls compr5dre suffisamm5t les conditions et la de/9ation4 ,les motifs d'une telle discipl9e sont videmm5t analogues ceux des semblables prescriptions dj considres env]s les trois cas antrieurs d'int]v5tion sci5tifique des ?ories infrieures dans les ?ories suprieures3 mais ils ont ici beauc\p plus d'n]gie1 d'aprs l'extrme influ5ce que doit ex]c] la nature propre des app>eils vitaux sur les actes physico-*imiques qui y con/itu5t la pure vgtabilit1 mme qu& elle peut y tre tudie sp>m5t de t\te animalit1 ce qui d'ailleurs e/ si r>em5t possible4 ,quant la conception anatomique1 en h>monie1 d'abord simplem5t spontane1 auj\rd'hui ple9em5t sy/matique1 avec cette conception physiologique1 elle rsulte de la gr&e ?orie des tissus lm5taires1 o n\s avons reconnu le vritable quival5t philosophique p\r la biologie de l'(fice rempli1 en physico-*imie1 p> la ?orie molculaire1 dont l'application biologique e/ ess5tiellem5t contraire la nature des phnomnes4 ,cette notion /atique1 conv5ablem5t labore1 a pu seule1 en effet1 procur] la notion dynamique des deux vies une ple9e consi/ance sci5tifique1 en p]mettant d'assign] *acun de ces modes d'exi/5ce un sige fondam5tal qui pt tre nettem5t di/+u1 mme dans les plus m95s organismes4 ,mais1 quelle que soit la puissance intr9sque de cette d\ble conception1 elle n'et jamais acquis une suffisante prpondrance1 ni mme un c>actre assez complet1 si elle ft t\j\rs re/e relative l'homme1 comme elle l'tait exclusivem5t p\r son immortel crateur4 ,quoique l'homme soit c]ta9em5t1 t\s g>ds1 l'objet ess5tiel de la biologie1 n\s avons cep5dant reconnu que cette gr&e tude ne p\vait aucun titre dev5ir vraim5t rationnelle tant qu'elle demeurait borne directem5t l'organisme le plus complexe1 dont l'apprciation ne saurait1 s\s aucun aspect1 tre aborde avec un succs dcisif sans tre con/amm5t dom9e p> l'admirable m?ode comp>ative que la nature de tels phnomnes y a si heureusem5t mnage p\r surmont] les imm5ses difficults de ces hautes re*]*es1 d'aprs une lum9euse transition graduelle entre les div]s degrs successifs d'organisation ou de vie4 ,or ce pr9cipe fondam5tal de la logique biologique e/ surt\t applicable la di/9ction /atique et dynamique entre les deux modes lm5taires de l'activit vitale1 qui se tr\v5t a9si nettem5t c>actriss p> les div]s types ess5tiels de la hir>*ie organique4 ,mais1 en s5s inv]se1 la con/ruction f9ale d'une telle hir>*ie devait aussi dp5dre directem5t de cette conception pralable1 puisque la pure vgtabilit ne saurait comport] entre les diffr5s tres que de simples 9galits d'n]gie1 comme les proprits physico-*imiques1 sans p\voir admettre cette div]sit graduelle de modes successifs qui peut dev5ir la base d'une vritable srie1 et qui e/ videmm5t propre la seule animalit1 dont les degrs de plnitude anatomique ou physiologique (fr5t en effet une nombreuse suite de nuances =tem5t tran*es1 susceptibles de dirig] conv5ablem5t les spculations taxonomiques4 ,c'e/ surt\t raison de cette intime connexit que n\s avons vu la fondation directe de la sa9e philosophie biologique tre surt\t dt]m9e p> l'tablissem5t dcisif de la hir>*ie animale1 s\s la puissante laboration d'abord de ,lam>ck1 ensuite d',ok51 et enf9 de ,bla9ville4 ,une telle cration con/itu]a de plus en plus non-seulem5t le pr9cipal in/rum5t logique1 mais aussi la p5se prpondrante de t\tes les hautes contemplations biologiques1 p>ce que le po9t de vue anatomique et le po9t de vue physiologique y vi5n5t ncessairem5t conv]g]1 t\s g>ds1 avec le po9t de vue taxonomique4 ,la notion fondam5tale de l'organisme1 d'abord absorbe p> celle du milieu1 seule pralablem5t apprciable1 a a9si pris enf9 l'activit directe qui convi5t sa nature1 d'aprs la considration habituelle d'une longue succession de sy/mes vitaux de plus en plus complexes1 dont l'exi/5ce1 de plus en plus m95te1 modifie t\j\rs davantage l'exi/5ce univ]selle1 et devi5t aussi de plus en plus susceptible de se modifi] elle-mme1 con=mm5t l'ensemble des exig5ces extrieures4 ,quoique les ides sy/matiques d'ordre et d'h>monie ai5t d primitivem5t rsult] des tudes inorganiques1 raison de leur simplicit suprieure1 les ides de classem5t et de hir>*ie1 qui en con/itu5t sans d\te la plus haute manife/ation1 ne p\vai5t c]ta9em5t man] que des tudes biologiques1 d'o elles doiv5t f9alem5t s't5dre aux spculations sociales qui en avai5t orig9airem5t f\rni le type spontan1 et qui1 en effet1 les r5v]ront ultrieurem5t p>t\t avec une irrsi/ible n]gie4 ,malgr les imm5ses lacunes de la biologie actuelle1 o la position des div]ses que/ions ess5tielles e/ seule auj\rd'hui ple9em5t apprciable1 sans qu'aucune d'elles soit encore effectivem5t rsolue1 n\s avons donc pu reg>d] cette gr&e sci5ce comme ayant dj pris1 au mo9s *ez ses plus m95s int]prtes1 le vrai c>actre gnral qui convi5t sa propre nature2 ce qui e/ ple9em5t compatible avec l'extrme imp]fection des dtails dans une tude o1 d'aprs l'intime solid>it du sujet1 l'esprit d'ensemble doit ess5tiellem5t prvaloir4 ,p> suite d'un tel c>actre1 quelque peu avanc que doive tre jusqu'ici un g5re de spculations positives aussi difficile et aussi rc5t1 sa con/itution sci5tifique n'en e/ pas mo9s ma9t5ant1 aux yeux des vrais connaisseurs1 plus rationnelle que celle des div]ses sci5ces antrieures1 aveuglm5t livres la disp]sion empirique qui devait di/+u] leur laboration prlim9aire4 ,la notion fondam5tale de la spontanx vitale se dveloppant1 div]s degrs dt]m9s1 entre les limites gnrales correspondantes l'9vitable accomplissem5t cont9u des lois lm5taires de l'exi/5ce univ]selle1 y e/ dsormais irrvocablem5t tablie d'aprs la gr&e conception hir>*ique qui dom9e l'ensemble des ides biologiques4 ,t\tefois les ob/acles j\rnali]s qu'pr\ve encore1 au se9 mme de la sci5ce1 cette indisp5sable conception1 et la p]si/ance op9itre du conflit initial1 quoique trs-heureusem5t attnu1 entre les prt5tions opposes de l'cole physico-*imique et de l'cole ?ologico-mtaphysique1 pr\v5t clairem5t qu'une telle con/itution sci5tifique n'e/ pas suffisamm5t complte4 ,on doit sans d\te attribu] cet g>d beauc\p d'influ5ce l'extrme insuffisance de l'ducation habituelle qui prcde auj\rd'hui une culture aussi difficile1 suivant les explications du qu>antime *apitre4 ,il e/ inconte/able1 en effet1 que les biologi/es ne p\rront jamais s'affran*ir de l'irrationnelle invasion de div]ses sci5ces inorganiques qu'autant qu'ils se les s]ont d'abord r5dues assez familires p\r en incorpor] conv5ablem5t la judicieuse application simultane au sy/me de leurs tudes propres2 cette irrcusable obligation rsulte ici des mmes motifs ess5tiels1 dev5us seulem5t plus n]giques1 qui ont dj impos aux autres classes de savans de semblables conditions logiques1 comme unique moy5 de cont5ir les empitem5s abusifs des tudes infrieures sur les suprieures4 ,mais1 outre cette considration temporaire1 il faut reconnatre1 d'aprs une plus pr(onde apprciation1 que la biologie ne saurait tre compltem5t con/itue sans l'int]v5tion prpondrante de la sociologie2 c>1 t&is que1 p> son extrmit infrieure1 elle t\*e la sci5ce inorganique dans l'tude lm5taire de la vie vgtative1 elle adhre1 p> son extrmit suprieure1 la sci5ce f9ale du dveloppem5t social1 dans l'tude transc5dante de la vie intellectuelle et morale4 ,or1 comme je l'ai expliqu au *apitre prcd5t1 cette d]nire tude1 sans laquelle la connaissance biologique de l'homme e/ radicalem5t insuffisante1 ne saurait tre conv5ablem5t in/itue du seul po9t de vue individuel1 et elle exige l'indisp5sable considration d'un essor collectif qui en lui-mme ne saurait tre sc9d3 en sorte que1 malgr l'm95t mrite et l'utilit capitale que n\s avons d tant reconnatre dans l'immortelle t5tative de ,gall1 sa faible efficacit jusqu'ici ne doit pas tre uniquem5t attribue1 ni mme pr9cipalem5t1 ses imp]fections radicales1 ni au peu de porte de ceux qui l'ont p\rsuivie1 mais surt\t la vicieuse con/itution d'un travail o la biologie devrait se subordonn] judicieusem5t la sociologie1 lo9 de p\voir l'y dom9]4 ,cette voie tant auj\rd'hui la seule ouv]te l'esprit ?ologico-mtaphysique p\r ma9t5ir en biologie son antique dom9ation1 il e/ ais de s5tir combi5 l'entire prpondrance de la positivit rationnelle s'y tr\ve pr(ondm5t lie la fondation de la sci5ce sociale1 sans laquelle t\tes les conceptions dj labores n'y p\rrai5t jamais acqurir une ple9e efficacit1 ni mme une vritable /abilit4 ,une telle influ5ce philosophique n'e/ pas mo9s propre1 en s5s inv]se1 g>antir irrvocablem5t les tudes vitales contre l'invasion oppose de l'esprit ma?matique1 premi] moteur des usurpations inorganiques1 en faisant prvaloir une sci5ce o il ne saurait videmm5t espr] aucun accs rel1 sauf dans les absurdes utopies fondes sur le prt5du calcul des *ances1 dsormais trop ridicules p\r tre vraim5t dang]euses4 ,on conoit d'ailleurs que ces deux (fices sont spontanm5t connexes1 puisque l'cole ?ologico-mtaphysique ne peut auj\rd'hui cons]v] en biologie une c]ta9e valeur qu' raison de son insuffisante rsi/ance aux t5dances subv]sives de l'cole physico-*imique1 d'abord de/9e elle-mme y lutt] contre l'asc5dant oppressif de l'anci5ne philosophie4 ,en biologie1 comme en politique1 une mme conception doit auj\rd'hui ple9em5t satisfaire la fois aux conditions de l'ordre et celles du progrs1 au fond ncessairem5t id5tiques4 ,la seule sci5ce qui puisse tre vraim5t f9ale1 et env]s laquelle la biologie elle-mme ne con/itue qu'un d]ni] prambule indisp5sable1 rsulte donc ma9t5ant de l'extrme accroissem5t fondam5tal qu'pr\ve l'exi/5ce relle en s'levant de l'organisme individuel l'organisme collectif4 ,quoique d'une autre nature que les trois prcd5tes1 cette complication df9itive n'e/ pas mo9s prononce que celles dj pr\ves en passant d'abord du degr ma?matique initial au degr physique proprem5t dit1 ensuite de celui-ci au *imique1 et mme enf9 du degr *imique au plus simple degr biologique3 elle e/ d'ailleurs t\j\rs en h>monie avec la gnralit dcroissante des phnomnes successifs4 ,d'aprs l'expansion cont9ue et la p]ptuit presque indf9ie qui c>actris5t le n\vel organisme1 ce cas diffre tellem5t du prcd5t1 malgr l'homognx ncessaire de leurs lm5s1 qu'il e/ vraim5t impossible de ne l'en pas sp>] pr(ondm5t1 surt\t qu& on considre directem5t cette ext5sion totale de l'association huma9e l'ensemble de notre espce1 que la civilisation mod]ne a eu t\j\rs en vue1 quelque loigne qu'en doive tre encore la suffisante ralisation4 ,s\s l'aspect logique1 n\s avons reconnu que la m?ode fondam5tale reoit alors sa plus m95te laboration p> l'introduction spontane du mode hi/orique proprem5t dit1 p>faitem5t adapt la nature d'un sujet o la filiation graduelle doit con/itu] de plus en plus le pr9cipal moy5 d'inve/igation1 qui1 quoique ncessairem5t driv du mode comp>atif propre la biologie1 en doit nanmo9s tre radicalem5t di/+u1 titre de trans=mation transc5dante4 ,or l'indisp5sable sp>ation des deux tudes organiques n'e/ c]tes pas mo9s c>actrise dans l'ordre purem5t sci5tifique1 d'aprs l'vid5te impossibilit de jamais dduire les phnomnes successifs de l'volution sociale1 indp5damm5t de leur propre obs]vation directe1 d'aprs la seule connaissance des lois individuelles2 c> *acun de ces div]s degrs ne peut d'abord tre positivem5t ratta* qu'au degr immdiatem5t antrieur1 quoique leur ensemble doive con/amm5t re/]1 t\s g>ds1 en h>monie fondam5tale avec le sy/me des notions biologiques4 ,n\s savons d'ailleurs1 suivant la rem>que prcd5te1 que ces ?ories elles-mmes ne peuv5t isolm5t suffire leur plus haute de/9ation individuelle1 sans l'assi/ance suprieure des notions sociologiques4 ,il importait donc1 en con/ituant la sociologie1 de faire conv5ablem5t s5tir l'indisp5sable ncessit de cette sp>ation fondam5tale1 o rside ma9t5ant1 mon gr1 p\r les esprits les plus avancs1 la pr9cipale difficult1 la fois sci5tifique et logique1 d'une telle con/itution1 p>ce que la t5dance gnrale des tudes infrieures absorb] spontanm5t les suprieures1 en v]tu de leur positivit antrieure1 et d'aprs leurs relations naturelles1 ne p\vait jamais tre plus spcieuse assurm5t que dans ce cas extrme1 o presque aucun des m95s p5seurs de notre sicle n'a pu1 en effet1 vit] cette gr&e ab]ration4 ,une discussion dcisive n\s a donc a9si conduits satisfaire sy/matiquem5t aux t]nelles conditions d'orig9alit et de prm95ce des spculations sociales1 que la rsi/ance ?ologico-mtaphysique n'a pu que ma9t5ir in/9ctivem5t d'une manire =t insuffisante1 depuis que la m?ode positive a comm5c prvaloir de plus en plus dans la mod]ne volution m5tale4 ,c'e/ au nom mme de la positivit et de la rationnalit que n\s avons directem5t rclam1 et mme dt]m9 la conv5able recon/ruction d'un asc5dant philosophique1 t\j\rs indisp5sable1 qu'on n'ose p\rtant motiv] de nos j\rs que sur les seules exig5ces pratiques4 ,mais cette rorganisation normale ne p\vait tre vraim5t consolide qu'en faisant aussitt cess]1 d'une autre "p1 le /rile et irrationnel isolem5t o les div]ses coles ?ologico-mtaphysiques1 sans exception des mo9s arrires1 s'accordai5t1 depuis deux sicles1 au milieu de leurs intimes div]g5ces1 plac] con/amm5t le sy/me des tudes morales et politiques env]s l'ensemble de la philosophie naturelle4 ,or cette seconde condition gnrale1 non mo9s 9vitable que la premire1 a t compltem5t remplie1 d'aprs une exacte conv]g5ce des beso9s sci5tifiques avec les beso9s logiques1 prescrivant galem5t dsormais la subord9ation fondam5tale de la sci5ce f9ale *acune des sci5ces prlim9aires1 sur lesquelles sa raction philosophique doit ensuite r$ev5ir prpondrante4 ,aussi devais-je atta*] beauc\p de prix signal]1 autant que possible1 les liaisons directes qui rsult5t1 cet g>d1 de la nature des tudes respectives1 vu la d\ble ncessit cont9ue de connatre pralablem5t1 d'une "p1 le milieu1 d'une autre "p1 l'ag5t de l'volution sociale4 ,la position encyclopdique assigne la sociologie1 ds le db de ce ,trait1 p> notre hir>*ie sci5tifique1 et qui rsume exactem5t l'ensemble de ses conditions et de ses relations1 s'e/ donc tr\ve ensuite spcialem5t confirme en une f\le d'occasions1 mme indp5damm5t de l'irrcusable obligation logique d'une telle m>*e successive p\r lev] la m?ode positive jusqu' sa phase sociologique1 suivant les explications du *apitre prcd5t4 ,mais1 quelle que soit l'importance relle des indisp5sables notions a9si transportes d'abord des tudes purem5t inorganiques dans cette sci5ce f9ale1 c'e/ aux tudes biologiques que doit surt\t app>t5ir1 d'aprs la nature des sujets respectifs1 un tel (fice sci5tifique1 aprs que les t5dances primitives aux empitem5s irrationnels y ont t suffisamm5t cont5ues4 t\s les degrs de l'*elle sociologique1 et s\s t\s les rapports /atiques ou dynamiques1 la biologie f\rnit ncessairem5t1 sur la nature huma9e1 autant qu'elle peut tre connue p> la seule considration de l'individu1 des notions fondam5tales qui doiv5t t\j\rs contrl] les indications directes de l'exploration sociologique1 et s\v5t mme les rectifi] ou les p]fectionn]4 ,mais1 en outre1 dans la p>tie infrieure de la srie1 sans desc5dre d'ailleurs jusqu' l'tat initial1 o les dductions biologiques peuv5t seules n\s guid]1 il e/ clair que la biologie1 quoique t\j\rs dom9e1 comme dans t\s les cas antrieurs de ce g5re1 p> l'esprit sociologique1 doit faire spcialem5t connatre cette association lm5taire1 int]mdiaire spontan entre l'exi/5ce purem5t individuelle et l'exi/5ce ple9em5t sociale1 qui rsulte de l'exi/5ce dome/ique proprem5t dite1 plus ou mo9s commune t\s les animaux suprieurs1 et qui con/itue1 dans notre espce1 la vritable base primordiale du plus va/e organisme collectif4 ,t\tefois l'laboration orig9ale de cette n\velle sci5ce a d tre ess5tiellem5t dynamique1 en sorte que les lois d'h>monie y ont t presque t\j\rs implicitem5t considres p>mi les lois de succession1 dont l'apprciation di/9cte p\vait seule con/itu] auj\rd'hui la physique sociale4 ,aussi sa plus haute connexit sci5tifique avec la biologie consi/e-t-elle ma9t5ant dans la liaison fondam5tale que j'ai tablie entre la srie sociologique et la srie biologique1 et qui p]met d'envisag] philosophiquem5t la premire comme un simple prolongem5t graduel de la seconde1 quoique les t]mes de l'une soi5t surt\t coexi/ans et ceux de l'autre surt\t successifs4 ,sauf cette unique diffr5ce gnrale1 qui ne saurait int]dire l'en*anem5t des deux sries1 n\s avons1 en effet1 reconnu que le c>actre ess5tiel de l'volution huma9e rsulte ncessairem5t de la prpondrance t\j\rs croissante des mmes attributs suprieurs qui plac5t l'homme la tte de la hir>*ie animale1 o ils dirig5t aussi l'apprciation rationnelle des pr9cipaux degrs d'animalit4 ,on p>vi5t a9si concevoir l'imm5se sy/me organique comme liant rellem5t la mo9dre exi/5ce vgtative la plus noble exi/5ce sociale1 p> une longue progression int]mdiaire de modes d'exi/5ce de plus en plus levs1 dont la succession1 quoique ncessairem5t discont9ue1 n'en e/ pas mo9s ess5tiellem5t homogne4 ,enf91 le pr9cipe d'un tel en*anem5t consi/ant1 au fond1 dans la gnralit dcroissante des phnomnes prpondrans1 cette d\ble srie organique se ratta*e spontanm5t l'unique srie rudim5taire que puisse n\s (frir la nature inorganique1 o1 en effet1 les trois degrs pr9cipaux1 d'abord ma?matique ou a/ronomique1 ensuite physique1 et enf9 *imique1 propres l'exi/5ce univ]selle1 prs5t5t dj une succession relative au mme pr9cipe1 que j'ai ds lors os rig] au c9quante-septime *apitre1 aprs tant de hautes vrifications dynamiques et /atiques1 en loi fondam5tale de t\te taxonomie positive4 ,la direction ncessaire de l'ensemble du m\vem5t huma91 la fois individuel et social1 tant a9si sci5tifiquem5t dt]m9e1 il ne re/ait plus1 p\r con/itu] la sociologie1 qu' en c>actris] aussi la m>*e gnrale4 ,c'e/ ce que j'ai accompli1 au tome quatrime1 p> ma loi fondam5tale d'volution1 qui1 avec cette loi hir>*ique1 tablit1 j'ose le dire1 un vritable sy/me philosophique1 dont les deux lm5s pr9cipaux sont spontanm5t solidaires4 ,dans cette conception dynamique1 la sociologie se ratta*e pr(ondm5t la biologie1 puisque l'tat initial de l'humanit y concide ess5tiellem5t avec celui o leur imp]fection organique reti5t les animaux suprieurs1 *ez lesquels l'essor spculatif ne dpasse jamais ce fti*isme primordial d'o l'homme lui-mme n'aurait pu sortir sans l'n]gique impulsion du dveloppem5t collectif4 ,la similitude e/ encore plus vid5te quant l'exi/5ce active4 ,aprs avoir a9si con/itu la ?orie sociologique1 il fallait1 p\r la r5dre vraim5t jugeable1 con/at] directem5t sa ralit fondam5tale1 en osant l'appliqu] conv5ablem5t la sa9e apprciation gnrale1 hi/orique quoique ab/raite1 de la gr&e progression1 la fois m5tale et sociale1 qui1 depuis qu>ante sicles1 lve cont9uellem5t l'lite de l'humanit4 ,tel a t l'objet de l'laboration dcisive qui a exig la totalit du volume prcd5t et la majeure p>tie de celui-ci4 ,comme le va/e ensemble en a t1 au c9quante-septime *apitre1 spcialem5t rsum1 il s]ait sup]flu d'y rev5ir ma9t5ant4 ,il suffit ici de rappel] que cette irrcusable preuve1 s\s laquelle ont radicalem5t succomb t\tes les conceptions hi/oriques proposes jusqu'ici1 a f9alem5t dmontr la ralit ess5tielle de ma ?orie dynamique1 p> cela mme que *aque phase importante de la gr&e volution y a tr\v spontanm5t1 outre la filiation ncessaire1 l'explication gnrale de son propre c>actre et la ju/e apprciation de sa p>ticipation indisp5sable au rsultat commun2 de manire t\j\rs p]mettre de glorifi] conv5ablem5t1 sans aucune inconsqu5ce1 les s]vices r5dus successivem5t p> les influ5ces les plus opposes4 ,une semblable aptitude r5dre1 p> exemple1 une gale et complte ju/ice l'tat mono?ique et l'tat poly?ique1 avec une p>eille indiffr5ce p]sonnelle env]s *acun d'eux1 n'tait1 sans d\te1 possible que p> suite mme du salutaire branlem5t qui a dt]m9 la crise f9ale propre l'lite de l'humanit1 d'aprs l'ensemble du d\ble m\vem5t mod]ne4 ,sans une telle prp>ation1 la fois politique et philosophique1 aucun esprit n'aurait pu s'affran*ir assez compltem5t et de l'antique philosophie et des prjugs critiques dvelopps p5dant sa longue dcad5ce p\r introduire1 en un semblable sujet1 cette disposition ple9em5t sci5tifique1 indisp5sable aux mo9dres spculations1 mais beauc\p plus ncessaire1 et p\rtant bi5 plus difficile1 env]s les tudes les plus transc5dantes et aussi les plus passionnes que l'esprit huma9 puisse abord]4 ,a9si1 les mmes conditions gnrales qui exigeai5t auj\rd'hui cette laboration dcisive1 devai5t1 s\s un autre aspect1 la second] spcialem5t4 ,son efficacit pratique e/ d'ailleurs insp>able de sa ralit ?orique1 puisque le prs5t y e/ pr(ondm5t ratta* enf91 s\s t\s les aspects possibles1 l'ensemble du pass huma91 de manire mettre galem5t en vid5ce la m>*e antrieure et la t5dance ultrieure de *aque phnomne important3 d'o rsulte enf91 dans le cas politique1 la possibilit d'une relation normale entre la sci5ce et l'art1 dj bau*e env]s les cas plus simples1 mesure que s'e/ accompli l'essor prlim9aire de la sociabilit mod]ne4 ,quelque peu avance que doive tre encore cette n\velle sci5ce1 on peut donc la reg>d] comme ayant dj suffisamm5t rempli t\tes les conditions ess5tielles de son in/itution initiale1 en sorte qu'il ne re/]a plus dsormais qu' p\rsuivre conv5ablem5t son dveloppem5t spcial4 ,la nature du sujet1 o la solid>it e/ beauc\p plus complte que p>t\t ailleurs1 lui assure spontanm5t1 ds sa naissance1 en comp5sation ncessaire de sa complication plus gr&e1 une rationnalit suprieure celle de t\tes les sci5ces prlim9aires1 y compris mme la biologie1 en y tablissant aussitt l'asc5dant normal de l'esprit d'ensemble1 qui1 d'une telle s\rce1 doit bi5tt se rp&re sur t\tes les p>ties antrieures de la philosophie ab/raite1 af9 d'y rp>] peu peu les dsa/res du rgime disp]sif propre l'laboration prp>atoire des connaissances relles4 ,d'aprs l'apprciation sci5tifique que n\s v5ons de t]m9]1 la gr&e apprciation logique du *apitre prcd5t se tr\ve donc suffisamm5t complte4 ,malgr l'tat peu satisfaisant de presque t\tes les doctr9es spciales1 sauf1 quelques g>ds1 dans les sci5ces infrieures1 on peut cep5dant jug] dsormais ess5tiellem5t accomplie la longue et difficile prp>ation m5tale qui1 depuis la mmorable impulsion initiale de ,desc>tes et de ,bacon1 devait graduellem5t am5] l'avnem5t f9al de la vraie philosophie mod]ne4 ,t\s les lm5s indisp5sables de/9s conc\rir sa =mation sont ma9t5ant assez dvelopps p\r que le vritable c>actre1 la fois sci5tifique et logique1 propre *acun d'eux1 soit dj ple9em5t apprciable1 quoique jusqu'ici trs-imp>faitem5t ralis4 ,en mme temps1 le li5 ncessaire de leur sy/matisation directe e/ spontanm5t rsult de l'ext5sion successive de l'esprit positif des spculations de plus en plus m95tes1 dont les d]nires1 relatives aux phnomnes les plus complexes et les plus importans1 runiss5t1 p> leur nature1 t\tes les gr&es conditions de l'asc5dant philosophique4 ,la cration dcisive de la sociologie complte l'essor fondam5tal de la m?ode positive1 et con/itue le seul po9t de vue susceptible d'une vritable univ]salit1 de manire ragir conv5ablem5t sur t\tes les tudes antrieures1 af9 de g>antir leur conv]g5ce normale sans altr] leur orig9alit cont9ue4 ,s\s un tel asc5dant1 nos div]ses connaissances relles p\rront donc =m] enf9 un vrai sy/me1 assujetti1 dans son entire t5due et dans son expansion graduelle1 une mme hir>*ie et une commune volution1 ce qui n'e/ c]ta9em5t possible p> aucune autre voie4 ,d'une autre "p1 l'indisp5sable h>monie entre la spculation et l'action e/ a9si ple9em5t tablie1 puisque les div]ses ncessits m5tales1 soit logiques1 soit sci5tifiques1 conc\r5t alors1 avec une rem>quable spontanx1 confr] la prsid5ce philosophique aux conceptions que la raison publique a t\j\rs ju/em5t reg>des comme devant univ]sellem5t prvaloir1 et qui n'avai5t passagrem5t p]du cet inv>iable privilge que p> suite des beso9s exceptionnels propres la situation pr(ondm5t contradictoire qui c>actrise l'ensemble de la gr&e transition mod]ne4 ,le bon s5s1 au nom duquel rclamai5t surt\t1 il y a deux sicles1 les fondateurs de la philosophie positive1 revi5t donc auj\rd'hui1 conv5ablem5t sy/matis1 prsid] son in/allation f9ale1 p\r dirig] ensuite jamais son application normale1 aprs que t\tes les ab]rations gnrales du gnie spcial auront t suffisamm5t rectifies4 ,enf91 la morale1 dont les exig5ces directes tai5t implicitem5t mconnues p5dant l'laboration prlim9aire1 rec\vre aussitt ses droits t]nels p> suite de la suprmatie m5tale du po9t de vue social1 rtablissant1 avec une n]gique efficacit1 le rgne cont9u de l'esprit d'ensemble1 auquel le vrai s5tim5t du devoir re/e t\j\rs pr(ondm5t li4 ,dans les deux d]ni]s sicles1 l'asc5dant sci5tifique a pu longtemps app>t5ir l'impulsion1 ess5tiellem5t ma?matique1 mane des sci5ces infrieures1 sans aucun grave dang] immdiat p\r les conditions naturelles de la moralit1 tant que les beso9s sociaux n'tai5t pas encore r$ev5us directem5t prpondrans4 ,t\t en c>tant spontanm5t les contemplations sociales1 af9 de se re/re9dre d'abord aux tudes prlim9aires o la positivit rationnelle tait plus aism5t dveloppable1 l'in/9ct spculatif p\vait alors tre s\t5u p> ce ju/e s5tim5t de l'h>monie fondam5tale de nos ef=ts privs avec la commune de/9ation1 qui n\s r5d spcialem5t accessibles aux inspirations morales4 ,mais il n'en e/ plus a9si depuis que la crise f9ale a mis en haute vid5ce l'urg5ce univ]selle des ncessits politiques4 ,ds lors1 cet esprit sci5tifique1 qui1 d'aprs l'9vitable conviction de son impuissance radicale env]s les plus nobles spculations1 t5d inspir]1 leur g>d1 une dsa/reuse indiffr5ce1 devi5t ncessairem5t de plus en plus immoral1 en conduisant presque t\j\rs l'gsme sy/matique1 que l'asc5dant famili] des vues d'ensemble peut seul auj\rd'hui conv5ablem5t gurir4 ,cette intime p]turbation1 d'autant plus dang]euse qu'elle corrompt directem5t la premire s\rce m5tale de la rgnration huma9e1 e/ spontanm5t dissipe p> la prpondrance philosophique de l'esprit sociologique4 ,le type fondam5tal de l'volution huma9e1 aussi bi5 individuelle que collective1 y e/1 en effet1 sci5tifiquem5t reprs5t comme consi/ant t\j\rs dans l'asc5dant croissant de notre humanit sur notre animalit1 d'aprs la d\ble suprmatie de l'intellig5ce sur les p5*ans1 et de l'in/9ct sympa?ique sur l'in/9ct p]sonnel4 ,a9si ressort directem5t1 de l'ensemble mme du vrai dveloppem5t spculatif1 l'univ]selle dom9ation de la morale1 autant du mo9s que le comporte notre imp>faite nature4 ,il s]ait assurm5t sup]flu de signal] ici davantage l'aptitude morale d'une philosophie qui dveloppe sy/matiquem5t1 au plus haut degr possible1 le s5tim5t fondam5tal de la solid>it et de la cont9uit sociales1 en mme temps que la notion gnrale de l'ordre spontan que l'conomie totale du monde rel rige1 t\s g>ds1 en base ncessaire de notre conduite1 soit prive1 soit publique4 ,p\r a*ev] de c>actris] cette n\velle philosophie gnrale1 il ne n\s re/e plus enf91 aprs avoir suffisamm5t considr sa con/itution propre1 la fois sci5tifique et logique1 qu' indiqu]1 au *apitre suivant1 la nature de son action ultrieure1 d'abord m5tale1 puis sociale1 en tant du mo9s qu'une telle dt]m9ation peut auj\rd'hui repos] sur une base vraim5t rationnelle1 suivant notre ?orie de l'volution huma9e1 a9si p\sse jusqu' sa plus extrme application actuelle4 ,,soixanti,,me ,,et ,,d]ni,,re ,,le,,on4 ,apprciation sommaire de l'action f9ale propre la philosophie positive4 ,aucune des prcd5tes rvolutions de l'humanit1 mme la plus gr&e de t\tes1 relative au passage dcisif de l'organisme poly?ique de l'antiquit au rgime mono?ique du moy5 ge1 n'a pu modifi] aussi pr(ondm5t l'ensemble de l'exi/5ce huma9e1 la fois individuelle et sociale1 que devra le faire1 dans un pro*a9 av5ir1 l'avnem5t ncessaire de l'tat ple9em5t positif1 o n\s avons reconnu consi/]1 t\s g>ds1 la seule issue possible de l'imm5se crise f9ale qui1 depuis un demi-sicle1 agite si intimem5t les populations d'lite4 ,ce t]me naturel des div]s m\vem5s antrieurs e/ enf9 tellem5t prp>1 que son accomplissem5t df9itif ne dp5d plus ess5tiellem5t dsormais que de l'essor direct et sy/matique de la philosophie correspondante4 ,la seconde moiti du c9quante-septime *apitre a t surt\t consacre faire spcialem5t apprci] la gr&e laboration politique qui doit con/itu]1 dans le sicle actuel1 le pr9cipal c>actre d'une telle philosophie1 dont l'influ5ce immdiate se tr\ve a9si conv5ablem5t signale4 ,il ne n\s re/e donc plus ici qu' indiqu] sommairem5t1 s\s un aspect plus gnral1 l'action normale que devra f9alem5t ex]c] le n\veau rgime philosophique1 qu& son univ]sel asc5dant aura pu tre suffisamm5t ralis4 ,n\s devons1 cet effet1 le considr] successivem5t env]s *acun des modes ess5tiels de l'exi/5ce huma9e1 d'abord m5tale1 puis sociale4 ,relativem5t celle-ci1 il faudra sp>m5t exam9] l'ordre purem5t moral et ensuite l'ordre politique proprem5t dit4 ,quant la premire1 elle prs5te1 non mo9s naturellem5t1 deux po9ts de vue trs-di/9cts1 l'un sci5tifique1 l'autre e/htique4 ,mais1 ce d]ni] tant surt\t de/9 rflt] spontanm5t l'ensemble des div]s aspects huma9s1 aussi bi5 sociaux qu'intellectuels1 l'indication qui s'y rapporte s]a mieux place la f9 de cette apprciation totale4 ,telles sont donc les quatre classes de considrations gnrales1 d'abord sci5tifiques ou plutt rationnelles1 ensuite morales1 puis politiques1 et enf9 e/htiques1 d'aprs lesquelles n\s devons1 dans ce *apitre extrme1 a*ev] rapidem5t de c>actris] la gr&e rgnration philosophique qui a t\j\rs con/itu l'objet ess5tiel de ce ,trait4 ,la pr9cipale proprit intellectuelle de l'tat positif consi/]a c]ta9em5t en son aptitude spontane dt]m9] et ma9t5ir une entire cohr5ce m5tale1 qui n'a pu encore exi/] jamais un p>eil degr1 mme *ez les esprits les mieux organiss et les plus avancs4 ,sans d\te le rgime poly?ique1 qui dut =m]1 t\s g>ds1 la phase la plus importante de notre prp>ation ?ologique1 (frit longtemps1 comme je l'ai expliqu1 une sorte d'unit spculative1 d'aprs la nature uni=mm5t religieuse que prs5tai5t alors t\tes les gr&es conceptions huma9es1 du mo9s avant que la mtaphysique dissolvante et acquis une ext5sion dcisive4 ,mais1 quoique notre intellig5ce n'ait pu ensuite retr\v] une h>monie aucunem5t quival5te1 cette consi/ance initiale1 outre sa mo9dre /abilit1 ne p\vait mme tre aussi complte1 beauc\p prs1 que celle qui rsult]a ncessairem5t de l'univ]sel asc5dant de l'esprit positif2 c>1 aux poques les plus arrires1 la positivit spontane des notions les plus p>ticulires et les plus usuelles a d t\j\rs altr] involontairem5t1 en *aque g5re1 la puret ?ologique des spculations gnrales1 t&is que le n\veau rgime doit1 au contraire1 imprim] t\tes nos conceptions quelconques1 depuis les plus lm5taires jusqu'aux plus transc5dantes1 un c>actre ple9em5t positif1 sans le mo9dre mlange indisp5sable d'aucune philosophie htrogne4 ,il s]ait d'ailleurs sup]flu de faire expressm5t ressortir la supriorit naturelle de cette h>monie f9ale sur l'quilibre prcaire et incomplet que n\s avons vu exi/]1 p5dant quelques sicles1 s\s la prpondrance provisoire de la mtaphysique scola/ique1 aprs l'enti] asc5dant du sy/me mono?ique1 et avant que la philosophie positive et comm5c se manife/] di/9ctem5t4 ,la situation pr(ondm5t contradictoire propre la transition actuelle1 o les meilleurs esprits sont habituellem5t s\mis trois rgimes incompatibles1 p]met encore mo9s de concevoir directem5t auj\rd'hui cette pro*a9e unit1 la fois sci5tifique et logique4 ,on ne peut s'en =m] une ju/e ide qu'en y voyant surt\t1 d'aprs la d\ble apprciation de nos deux d]ni]s *apitres1 l'ext5sion totale et df9itive de ce bon s5s fondam5tal qui1 longtemps born des oprations p>tielles et pratiques1 s'e/ ensuite graduellem5t emp> des div]ses p>ties du doma9e spculatif1 de manire dt]m9] enf9 l'entire rnovation de la raison huma9e1 ou plutt son asc5dant dcisif sur la pure imag9ation4 ,alors notre intellig5ce1 faisant jamais prvaloir1 env]s les plus hautes re*]*es1 cette mme sagesse univ]selle que les exig5ces de la vie active n\s r5d5t spontanm5t familire l'g>d des plus simples sujets1 aura sy/matiquem5t r5onc p>t\t la dt]m9ation *imrique des causes ess5tielles et de la nature intime des phnomnes1 p\r se livr] exclusivem5t l'tude progressive de leurs lois effectives1 dans l'int5tion p]man5te1 d'ailleurs spciale ou gnrale1 d'y puis] les moy5s d'amlior] le plus possible l'ensemble de notre exi/5ce relle1 soit prive1 soit publique4 ,le c>actre purem5t relatif de t\tes nos connaissances tant a9si habituellem5t reconnu1 nos ?ories quelconques1 s\s la commune prpondrance naturelle du po9t de vue social1 s]ont t\j\rs uniquem5t de/9es con/itu]1 env]s une ralit qui ne saurait jamais tre absolum5t dvoile1 des approximations aussi satisfaisantes que puisse le comport]1 *aque poque1 l'tat correspondant de la gr&e volution huma9e4 ,cette univ]selle apprciation logique s]a d'ailleurs en ple9e h>monie sci5tifique avec le s5tim5t fondam5tal d'un ordre spontan1 ess5tiellem5t indp5dant de n\s1 mme env]s nos propres phnomnes1 individuels ou collectifs1 et sur lequel notre int]v5tion ne saurait jamais ex]c] que des modifications simplem5t secondaires1 mais1 du re/e1 inf9im5t prcieuses1 comme =mant la pr9cipale base de notre puissance effective4 ,on ne peut auj\rd'hui compr5dre suffisamm5t combi5 un tel s5tim5t doit enf9 dom9] notre intellig5ce3 soit p>ce que la p5se involontaire des p]turbations cont9ues1 au mo9s virtuelles1 ncessairem5t rappeles p> un re/e quelconque de croyance ?ologique1 emp*e encore la plup>t des bons esprits d'pr\v] compltem5t l'irrsi/ible conviction que t5d produire1 t\s g>ds1 la rgul>it j\rnalire du spectacle extrieur2 soit aussi p>ce que cette inv>iabilit des lois naturelles n'e/ pas jusqu'ici conv5ablem5t reconnue l'g>d des vnem5s les plus complexes1 dont l'att5tion publique e/ ju/em5t proccupe4 ,la puissance ultrieure de cette gr&e notion1 la fois transc5dante et vulgaire1 ne saurait tre actuellem5t ap]ue que des ent5dem5s assez avancs p\r se tr\v] ma9t5ant1 l'un et l'autre titre1 conv5ablem5t appro*s de cette situation normale1 que d'ailleurs t\t homme s5s reg>de dj comme videmm5t 9vitable4 ,enf9 un troisime attribut lm5taire1 en mme temps sci5tifique et logique1 qui e/ galem5t propre au vritable esprit positif1 devra p>eillem5t contribu] beauc\p acclr] alors l'heureux essor de nos sa9es spculations1 d'aprs un judicieux usage de la lib]t fondam5tale que la nature et la de/9ation des ?ories relles laiss5t ncessairem5t notre intellig5ce1 et qui e/1 en t\t g5re1 beauc\p plus t5due que les t5dances absolues n'ont pu jusqu'ici p]mettre de le s\ponn]4 ces div]s titres ess5tiels1 notre situation transitoire e/ encore si peu con=me cette pro*a9e t]m9aison1 qu'on ne peut auj\rd'hui directem5t mesur] l'importance et la rapidit des progrs qui s]ont a9si obt5us3 n\s ne p\vons1 en *aque cas1 que les apprci] vaguem5t d'aprs ceux dj raliss1 depuis trois sicles1 s\s un rgime m5tal extrmem5t imp>fait1 et mme1 c]ta9s g>ds1 radicalem5t vicieux1 qui cont9ue occasionn] l'9vitable dp]dition de la plup>t des ef=ts intellectuels4 ,t\tes les sci5ces1 mme les plus avances1 tant jusqu'ici pe9e sorties de l'enfance1 il e/ impossible qu'une culture sagem5t sy/matique1 o les mo9dres =ces s]ont directem5t appliques la commune laboration1 n'y dt]m9e promptem5t un essor trs-suprieur celui qu'y p\vait p]mettre un empirisme disp]sif1 impuissant s'affran*ir suffisamm5t de la tutelle mtaphysique1 et mme ?ologique1 dont leur tat prs5t n\s a (f]t tant de traces capitales4 ,p\r prcis] davantage cette indication gnrale1 il faut considr] sp>m5t la p>faite h>monie m5tale qui app>ti5t l'tat positif1 d'abord env]s les spculations ab/raites1 ensuite quant aux tudes concrtes1 et enf9 relativem5t aux notions pratiques4 ,s\s le premi] aspect1 seul ple9em5t apprciable jusqu'ici1 t\tes les p>ties de ce ,trait ont fait directem5t ressortir combi5 *aque classe de connaissances relles doit hautem5t s'amlior]1 qu& une m>*e vraim5t rationnelle y remplac]a enf9 l'laboration purem5t prlim9aire1 dont les deux *apitres prcd5s ont suffisamm5t c>actris les div]ses imp]fections ess5tielles1 soit sci5tifiques1 soit logiques4 ,le rgime f9al devant tre1 cet g>d1 pr9cipalem5t di/+u p> l'intime solid>it des diffr5tes bran*es de la philosophie ab/raite1 il suffit ici de signal] sommairem5t la d\ble influ5ce fondam5tale d'une telle connexit1 comme devant g>antir ple9em5t la ju/e indp5dance de *aque sci5ce1 et consolid] entirem5t les notions correspondantes4 ,qu& l'asc5dant normal de l'esprit sociologique aura p>t\t remplac conv5ablem5t la va9e prsid5ce sci5tifique1 provisoirem5t laisse l'esprit ma?matique1 ds lors rduit son doma9e naturel1 la prpondrance spontane d'une sci5ce qui dp5d de t\tes les autres1 et qui cep5dant ne saurait jamais tre absorbe p> aucune d'elles1 assur]a ncessairem5t le libre essor de *acune1 con=mm5t son gnie propre1 et l'abri de t\te irrationnelle invasion1 sans altr] nanmo9s son conc\rs p]man5t l'h>monie univ]selle1 que cette lgitime orig9alit de *aque lm5t philosophique r5dra1 au contraire1 plus intime et plus /able4 ,au lieu de *]*] aveuglm5t une /rile unit sci5tifique1 aussi oppressive que *imrique1 dans la vicieuse rduction de t\s les phnomnes quelconques un seul ordre de lois1 l'esprit huma9 reg>d]a f9alem5t les div]ses classes d'vnem5ts comme ayant leurs lois spciales1 d'ailleurs 9vitablem5t conv]g5tes1 et mme1 quelques g>ds1 analogues2 l'h>monie la plus satisfaisante rsult]a spontanm5t entre elles1 d'abord de leur commun assujettissem5t cont9u une mme m?ode fondam5tale1 ensuite de leur t5dance uni=me et solidaire v]s une mme de/9ation ess5tielle1 et enf9 de leur subord9ation simultane une mme volution gnrale4 ,quoique ce rgime df9itif doive videmm5t augm5t] beauc\p l'indp5dance et la dignit de t\tes les sci5ces quelconques1 l'tude des corps vivans e/ p\rtant celle qui en devra naturellem5t retir] le plus d'avantages1 comme ayant d tre jusqu'ici la plus expose de dsa/reux empitem5s1 contre lesquels elle ne semble p\voir tr\v] de g>anties effectives que s\s la protection1 encore plus dang]euse1 et nanmo9s =t insuffisante1 des conceptions ?ologico-mtaphysiques4 ,le dplorable conflit qui rsulte1 en biologie1 d'une telle opposition1 con/itue auj\rd'hui la seule influ5ce srieuse qu'ait pu encore cons]v] l'anci5 antagonisme philosophique entre le matrialisme et le spiritualisme4 ,c> ces deux t5dances inv]ses1 mais galem5t vicieuses1 que leur intime corrlation de/9e disp>atre simultanm5t s\s la prpondrance f9ale du vritable esprit positif1 ne reprs5t5t1 au fond1 l'une que la disposition naturelle des sci5ces infrieures absorb] abusivem5t les suprieures1 l'autre que l'entranem5t spontan de celles-ci suppos] le ma9ti5 de leur ju/e dignit1 t\j\rs li la tnbreuse cons]vation de l'antique philosophie3 d\ble ab]ration qui n'a plus ma9t5ant de gravit pr(onde qu'env]s les tudes biologiques1 o elle cd]a ncessairem5t l'heureuse aptitude directe de la philosophie f9ale p\r rgl] conv5ablem5t *aque con/itution sci5tifique1 la fois sans oppression et sans an>*ie4 ,si l'on considre1 en second lieu1 la coord9ation intrieure de *aque sci5ce1 la mme discipl9e philosophique y doit ultrieurem5t g>antir1 en v]tu de son univ]salit c>actri/ique1 l'indisp5sable consolidation des div]ses conceptions ess5tielles contre l'imm95te dissolution dont les m5ace auj\rd'hui1 en t\s g5res1 l'essor drgl des impulsions spciales4 ,dans les sci5ces mme les plus avances1 d'irrcusables symptmes annonc5t dj l'imprieuse ncessit de cont5ir a9si les p]turbations radicales qu'y doit suscit] de plus en plus la t5dance croissante des mdiocrits ambitieuses obt5ir de faciles succs p> l'an>*ique dmolition des doctr9es qu'on y suppose les mieux tablies1 et qui cep5dant ne saurai5t1 en aucun cas1 tre suffisamm5t aff]mies que d'aprs leur commune adhr5ce au sy/me gnral de la vraie philosophie ab/raite4 ,a9si que le prcd5t1 ce n\veau beso9 ess5tiel1 quoique p>t\t apprciable1 doit se faire spcialem5t s5tir p\r les tudes biologiques1 que leur complication suprieure et leur =mation plus t>dive doiv5t davantage expos] aux controv]ses de/ructives1 mais que leur plus intime connexit avec la sci5ce dirigeante devra naturellem5t r5dre aussi mieux accessible sa salutaire protection4 ,en signalant ici seulem5t l'exemple le plus dcisif1 la dplorable hsitation sci5tifique que cons]v5t encore tant d'esprits clairs au sujet de la gr&e conception de la hir>*ie animale1 sans laquelle t\te vritable philosophie biologique s]ait assurm5t impossible1 se tr\v]a spontanm5t dissipe jamais1 qu& le rgime f9al aura fait suffisamm5t reconnatre la liaison ncessaire d'une telle notion1 soit avec l'ensemble de la con/itution spculative1 soit mme avec le pr9cipe gnral du classem5t social1 comme je l'ai spcialem5t expliqu4 ,jusqu'env]s les cas o les notions tablies comport]ai5t1 en effet1 d'inconte/ables rectifications p>tielles1 une sage discipl9e philosophique saura t\j\rs ma9t5ir une ju/e pondration rationnelle entre les exig5ces1 quelquefois opposes1 de la liaison et de l'exactitude2 t&is que le rgime disp]sif sacrifie trop aveuglm5t auj\rd'hui les premires aux d]nires1 d'ailleurs s\v5t plus spcieuses que relles4 ,quoique la m>*e ncessaire de l'laboration prlim9aire1 fidlem5t reproduite dans l'ensemble de ce ,trait1 y ait d faire ju/em5t prvaloir la =mation graduelle de la sci5ce ab/raite1 dont ,bacon avait si bi5 press5ti l'indisp5sable priorit1 il e/ clair1 suivant les indications spciales de l'avant-d]ni] *apitre1 que la con/ruction directe de la sci5ce concrte devra naturellem5t con/itu] l'une des pr9cipales attributions p]man5tes du n\vel esprit philosophique1 sans l'asc5dant duquel ne p\rrait c]ta9em5t se dvelopp] une tude qui exige 9vitablem5t l'intime comb9aison cont9ue des div]s po9ts de vue sci5tifiques4 ,une telle tude doit tre1 t\s g>ds1 comme l'indique dj sa dnom9ation la plus usite1 m9emm5t hi/orique1 en tant que relative l'apprciation effective de l'exi/5ce successive propre aux diffr5s tres rels4 ,outre l'clatante lumire qu'elle f]a spontanm5t rejaillir sur les lois lm5taires des div]s modes d'activit1 et les prcieuses indications pratiques dont elle s]a1 p> sa nature1 la s\rce immdiate1 je dois y signal] ici1 surt\t env]s les phnomnes les plus complexes et les plus levs1 une importante dt]m9ation1 qui ne saurait tre autrem5t obt5ue1 et dont il faut reg>d] la raction philosophique comme spcialem5t indisp5sable la ple9e consolidation du n\veau rgime m5tal1 o l'entire lim9ation de l'absolu ne p\rrait1 sans cela1 tre suffisamm5t assure4 ,il s'agit de la fixation1 auj\rd'hui trop prmature1 mais alors directem5t accessible1 de la vritable dure gnrale assigne1 p> l'ensemble de l'conomie relle1 *acune des pr9cipales exi/5ces naturelles1 et entre autres l'volution asc5sionnelle de l'humanit4 ,quoique cette gr&e volution1 qui comm5ce pe9e se dgag] auj\rd'hui d'un l5t essor prp>atoire1 doive c]ta9em5t re/] encore l'tat progressif p5dant une longue suite de sicles1 au del desquels il s]ait sans d\te aussi dplac qu'irrationnel de spcul] ma9t5ant1 il importe cep5dant beauc\p au dveloppem5t ultrieur du vrai gnie philosophique de reconnatre dj1 en pr9cipe1 le plus nettem5t possible1 que l'organisme collectif e/ ncessairem5t assujetti1 comme l'organisme individuel1 un 9vitable dcl9 spontan1 mme indp5damm5t des altrations insurmontables du milieu gnral4 ,va9em5t argue-t-on1 p\r dt\rn] cette fatale assimilation1 d'une prt5due diffr5ce radicale entre les deux cas1 t5ant au rajeunissem5t cont9u que l'on suppose indf9im5t propre au premi]2 c>1 il e/ clair que le second n'y e/ pas1 au fond1 mo9s dispos1 d'aprs l'introduction p]man5te de n\veaux lm5s1 qui n'y cesse qu'avec la vie1 et qui p\rtant n'y emp*e pas la mort1 qu& la dcomposition croissante l'emporte enf9 sur la recomposition dcroissante4 ,sauf l'imm5se 9galit des dures1 relative l't5due comp>ative des deux organismes et la vitesse respective de leur dveloppem5t1 ri5 ne saurait assurm5t emp*] la vie collective de l'humanit d'(frir naturellem5t une semblable de/9e1 dont la p]spective philosophique1 t\t en dissipant radicalem5t les illusions mtaphysiques sur la p]fectibilit indf9ie1 ne doit pas davantage dc\rag] les n]giques t5tatives d'une judicieuse amlioration que ne le fait habituellem5t1 aux yeux de t\s les hommes s5ss1 en un cas beauc\p mo9s favorable1 la ple9e c]titude d'une 9vitable de/ruction1 mme qu& elle e/ trs-pro*a9e4 ,la sa9e philosophie devra1 ce me semble1 peu regrett] l'insuffisante coopration de ceux qui n'aurai5t pas dsormais le c\rage de conc\rir activem5t la longue asc5sion de l'humanit sans la /imulation artificielle de ces *imriques esprances1 dont l'influ5ce t5d directem5t auj\rd'hui prolong]1 s\s d'autres =mes1 la tnbreuse prpondrance de l'antique philosophie absolue4 ,il s]ait d'ailleurs videmm5t oiseux de s'arrt] ma9t5ant1 en aucune manire1 la dt]m9ation prmature du c>actre extrme que devra pr5dre1 dans un av5ir trs-lo9ta91 le vritable esprit philosophique1 t\j\rs dispos reconnatre1 sans aucun va9 dsespoir1 t\te de/9e clairem5t 9vitable1 qu& l'ge du dcl9 devi5dra pro*a91 af9 d'en ad\cir conv5ablem5t l'am]tume naturelle1 en y s\t5ant noblem5t la dignit huma9e4 ,ce n'e/ po9t ceux qui sort5t pe9e de l'enfance qu'il app>ti5t dj de prp>] leur vieillesse3 cette prt5due sagesse convi5drait c]ta9em5t encore mo9s p\r la vie collective que p\r la vie individuelle4 ,si l'on considre enf9 l'influ5ce normale du n\veau rgime m5tal quant l'laboration rationnelle des connaissances pratiques1 il s]ait ici sup]flu de faire expressm5t ressortir son heureuse aptitude con/itu] spontanm5t la plus intime h>monie p]man5te entre le po9t de vue actif et le po9t de vue spculatif1 ds lors t\j\rs subordonns un mme esprit philosophique1 aprs l'entire cessation de l'opposition radicale que l'antique philosophie avait ncessairem5t tablie entre eux4 ,d'un ct1 en effet1 l'essor pratique1 plus ou mo9s comprim jusqu'ici p> de sup]/itieux scrupules1 ou dt\rn p> de *imriques esprances1 devra tre directem5t /imul d'aprs l'univ]sel asc5dant de la positivit rationnelle1 qui s\mettra t\tes les oprations usuelles une lum9euse apprciation sy/matique4 ,mais1 en s5s inv]se1 l'ext5sion te*nique n'aura pas mo9s d'efficacit p\r faire unanimem5t apprci] l'imm5se supriorit du vrai rgime sci5tifique sur la va9e con/itution antrieure des div]ses spculations huma9es4 ,le s5tim5t de l'action et celui de la prvision tant a9si mutuellem5t solidaires1 d'aprs leur commune subord9ation au pr9cipe fondam5tal des lois naturelles1 il n'e/ pas d\teux qu'une telle connexit devra beauc\p contribu] popul>is] et consolid]1 p> une application cont9ue1 la n\velle philosophie1 o *acun reconnatra directem5t l'uni=me ralisation d'une mme m>*e gnrale env]s t\s les sujets quelconques accessibles notre intellig5ce4 ,ces div]ses influ5ces ncessaires s]ont surt\t c>actrises dans l'essor ultrieur des deux arts les plus difficiles et les plus importans1 l'art mdical et l'art politique1 auj\rd'hui pe9e bau*s1 d'aprs l'tat d'enfance des ?ories correspondantes1 et qui s]ont alors promptem5t rationnaliss1 s\s la puissante impulsion d'une vritable unit philosophique1 qu& t\tefois les tudes concrtes auront t suffisamm5t in/itues4 ,puisque les phnomnes les plus complexes sont aussi les plus modifiables1 c'e/ eux que doit naturellem5t se rapport] la pr9cipale apprciation de la vraie relation gnrale entre la spculation et l'action4 ,a9si se manife/]a directem5t1 t\s g>ds1 la solid>it mutuelle qui doit intimem5t unir l'activit pratique et le rgime m5tal les plus conv5ables la vraie nature huma9e1 aprs leur enti] affran*issem5t des impulsions trangres qui1 longtemps indisp5sables leur essor initial1 entrav5t dsormais leur d\ble progrs et leur rappro*em5t dcisif4 ,telles sont1 en ap]u trs-sommaire1 les div]ses proprits ess5tielles que devra spontanm5t dvelopp] l'esprit positif1 enf9 p>v5u1 p> suite de sa d]nire ext5sion fondam5tale1 sa ple9e univ]salit c>actri/ique1 et que dissimule pr(ondm5t auj\rd'hui la dsa/reuse prolongation de sa disp]sion prlim9aire4 ,il faut ma9t5ant apprci]1 avec une quival5te rapidit1 la haute aptitude1 encore plus mconnue1 et p\rtant encore plus dcisive1 de la philosophie positive p\r consolid] et p]fectionn]1 t\s g>ds1 la moralit huma9e4 ,n\s avons eu dj1 dans les deux *apitres prcd5s1 quelques occasions de reconnatre suffisamm5t la fatale scission qui s'e/ naturellem5t dveloppe1 p5dant t\t le c\rs de la gr&e transition mod]ne1 entre les beso9s intellectuels et les beso9s moraux1 et d'aprs laquelle on e/ auj\rd'hui involontairem5t dispos cra9dre que le rgime le plus conv5able aux uns ne puisse galem5t satisfaire aux autres4 ,p\r dissip] cette fune/e prv5tion1 qui t5d directem5t neutralis] l'activit rgnratrice1 il suffit de rem>qu] que ce dang]eux antagonisme dut seulem5t con/itu] un rsultat 9vitable1 trs-d\l\reux sans d\te1 mais purem5t provisoire1 de la situation contradictoire qui devait c>actris] une telle volution prlim9aire1 o la rnovation m5tale n'tait d'abord excutable qu'env]s les tudes suprieures1 en c>tant1 comme trop compliques1 les que/ions morales1 qui semblai5t a9si devoir indf9im5t adhr] l'antique philosophie1 dont ce m\vem5t pralable tait surt\t de/9 dtruire l'asc5dant dev5u pr(ondm5t oppressif1 avant de p\voir le remplac] p> une sy/matisation plus complte et plus durable4 ,mais l'ext5sion f9ale de la positivit rationnelle aux plus m95tes spculations fait dsormais cess] spontanm5t cette dsa/reuse opposition1 en confrant directem5t au po9t de vue social la plus heureuse prpondrance normale1 aussi bi5 logique et sci5tifique que morale et politique1 comme les deux d]ni]s *apitres l'ont ple9em5t dmontr4 ,s\s ce n\veau rgime philosophique1 l'esprit positif dvelopp]a rapidem5t son aptitude ess5tielle trait] de telles que/ions1 o les conceptions ?ologiques et mtaphysiques ne peuv5t plus (frir ma9t5ant que des dang]s t\j\rs croissans1 en faisant rejaillir sur les doctr9es les plus importantes l'inc]titude et le discrdit qui s'atta*]ont 9vitablem5t de plus en plus une philosophie ds longtemps caduque1 env]s laquelle l'abs5ce actuelle de t\te autre sy/matisation conti5t pe9e la ju/e antipa?ie de la raison mod]ne4 ,depuis que l'int]v5tion mtaphysique a df9itivem5t rompu l'unit ?ologique1 en s'ef=ant va9em5t de la remplac]1 sa pr(onde impuissance organique a d se tr\v] passagrem5t dissimule p> l'ardeur mme de la gr&e lutte critique1 qui1 dfaut de vrais pr9cipes moraux1 suscitait une impulsion commune1 propre ref\l]1 un c]ta9 degr1 l'gsme spontan4 ,mais1 l'opration ngative tant auj\rd'hui1 s\s t\s les aspects ess5tiels1 aussi accomplie qu'elle puisse l'tre jusqu' la rnovation directe1 l'9vitable affaissem5t des passions purem5t rvolutionnaires1 faute d'une suffisante de/9ation1 comm5ce mettre en ple9e vid5ce la fragilit croissante des fondem5s mtaphysiques1 incapables de rsi/] utilem5t la mo9dre p]turbation4 ,les convictions pr(ondes1 que la ?ologie a laiss dtruire1 et que la mtaphysique n'a pu ranim]1 ne peuv5t donc plus tre tablies dsormais1 en morale comme p>t\t ailleurs1 que d'aprs l'univ]selle prpondrance de l'esprit positif1 qu& il y s]a enf9 conv5ablem5t appliqu1 dans l'laboration f9ale des ?ories sociales4 ,il s]ait assurm5t sup]flu d'ailleurs d'insi/] ici sur la t5dance m9emm5t morale propre l'asc5dant sci5tifique du po9t de vue social et la suprmatie logique des conceptions d'ensemble1 qui1 suivant nos explications antrieures1 devront con/itu] le d\ble c>actre f9al de la philosophie ple9em5t positive4 ,dans l'univ]selle fluctuation inhr5te l'an>*ie actuelle1 o1 faute de pr9cipes suffisans1 les plus indisp5sables notions peuv5t tre ouv]tem5t conte/es1 ri5 ne saurait donn] une ju/e ide de l'n]gie et de la tnacit que devront acqurir1 t\s g>ds1 les rgles morales1 lorsqu'elles p\rront a9si repos] conv5ablem5t sur une irrcusable apprciation de l'influ5ce relle1 directe ou indirecte1 spciale ou gnrale1 que l'exi/5ce huma9e1 soit prive1 soit publique1 doit habituellem5t recevoir de nos actes et de nos t5dances quelconques1 successivem5t jugs d'aprs l'ensemble des lois de notre nature1 la fois individuelle et sociale4 ,cette dt]m9ation positive ne laiss]a plus aucun accs ess5tiel ces faciles subt]fuges p> lesquels tant de s9cres croyans lud5t j\rnellem5t1 leurs propres yeux comme ceux d'autrui1 la rigueur des prescriptions morales1 depuis que les doctr9es religieuses ont p>t\t p]du leur pr9cipale efficacit sociale1 s\s l'irrvocable dcad5ce du p\voir correspondant4 ,l'intime s5tim5t de l'ordre fondam5tal doit alors acqurir1 t\s g>ds1 d'aprs la conv]g5ce ncessaire de t\t le dveloppem5t spculatif1 une int5sit susceptible de p]si/] spontanm5t au milieu des plus orageuses p]turbations4 ,p5dant que la p>faite unit m5tale qui c>actrise l'tat positif dt]m9]a a9si1 *ez *acun des esprits conv5ablem5t cultivs1 d'actives convictions morales1 elle con/itu]a1 non mo9s 9vitablem5t1 de puissans prjugs publics1 en dveloppant1 ce sujet1 une plnitude d'ass5tim5t qui n'a pu jamais exi/] au mme degr1 et dont l'irrsi/ible asc5dant cont9u s]a de/9 suppler l'insuffisance des ef=ts privs1 en cas de culture trop imp>faite ou d'entranem5t trop n]gique4 ,j'ai d'ailleurs assez expliqu d'avance1 surt\t au c9quante-septime *apitre1 que cette d\ble efficacit morale de la philosophie f9ale ne suppose pas seulem5t l'influ5ce directe et spontane des doctr9es correspondantes1 qui1 quel qu'en doive tre le p\voir spculatif1 suffirai5t r>em5t cont5ir les /imulations vicieuses1 vu la faible int5sit des impulsions purem5t intellectuelles dans l'ensemble de notre conomie4 ,n\s avons ple9em5t reconnu que1 s\s le rgime le plus favorable1 de tels rsultats exig]ont1 en outre1 p> leur nature1 d'abord l'action fondam5tale d'un sy/me conv5able d'ducation univ]selle1 et mme ensuite l'int]v5tion cont9ue d'une sage discipl9e1 la fois prive et publique1 mane du mme p\voir moral qui aura dirig cette commune initiation4 ,on oublie trop auj\rd'hui cette indisp5sable considration dans les comp>aisons sup]ficielles et prmatures1 si s\v5t inju/es1 et quelquefois malveillantes1 que l'on t5te d'tablir de la morale positive1 pe9e m5talem5t bau*e1 et encore dp\rvue de t\te in/itution rgulire1 avec la morale religieuse1 compltem5t developpe p> une laboration sculaire1 et ds longtemps assi/e de t\t l'app>eil social qu'exigeait son application4 ,l'influ5ce ultrieure de la philosophie positive n'tant donc1 cet g>d1 ma9t5ant apprciable que relativem5t aux doctr9es elles-mmes1 indp5damm5t des in/itutions correspondantes1 il importe1 p\r en facilit] l'apprciation sommaire1 d'y di/+u] ici rapidem5t *acun des trois degrs ncessaires que n\s avons reconnus1 au c9quantime *apitre1 propres la morale univ]selle1 d'abord p]sonnelle1 puis dome/ique1 et enf9 sociale4 ,s\s le premi] aspect1 la morale positive1 conv5ablem5t organise1 comport]a c]ta9em5t beauc\p plus d'efficacit pratique que n'a pu jamais en obt5ir1 mme l'tat mono?ique1 la morale religieuse1 malgr les puissans moy5s dont elle a dispos4 ,outre que l'apprciation individuelle de *aque sy/me de conduite e/1 en ce cas1 plus directe et plus facile1 ce degr initial s]a ds lors habituellem5t envisag s\s son aspect vritable1 non plus seulem5t quant son utilit prive1 mais comme base primordiale de t\t le dveloppem5t moral1 et1 ce titre1 radicalem5t s\/rait l'arbitrage de la prud5ce p]sonnelle1 p\r tre dsormais ple9em5t incorpor l'ensemble des prescriptions publiques4 ,les anci5s n'ont pu obt5ir un tel rsultat1 quoiqu'ils en euss5t press5ti l'importance1 et le ca?olicisme lui-mme ne l'a pas suffisamm5t ralis1 p> une consqu5ce 9vitable de la prpondrance t\j\rs accorde un b imag9aire4 ,en exagrant les dang]s mom5tans d'une fran*e r5onciation t\te esprance *imrique1 on a trop mconnu jusqu'ici les avantages p]man5s que doit produire1 s\s une sage direction philosophique1 la conc5tration f9ale des ef=ts huma9s sur la vie relle1 soit individuelle1 soit surt\t collective1 dont l'homme e/ a9si directem5t p\ss amlior] le plus possible l'conomie totale1 d'aprs l'ensemble des moy5s qui lui sont propres1 et p>mi lesquels les rgles morales occup5t c]ta9em5t le premi] rang1 comme immdiatem5t de/9es p]mettre ce conc\rs univ]sel o rside videmm5t notre pr9cipale puissance4 ,si cette 9vitable re/riction t5d1 c]ta9s g>ds1 dim9u] spontanm5t une prvoyance immodre1 en faisant mieux s5tir le prix de l'actualit1 cette influ5ce1 facile rgl]1 peut elle-mme utilem5t consolid] l'h>monie commune1 en dt\rnant davantage de t\te excessive accumulation4 ,une sa9e apprciation de notre nature1 o d'abord prdom95t ncessairem5t les p5*ans vicieux ou abusifs1 r5dra vulgaire l'obligation unanime d'ex]c]1 sur nos div]ses incl9ations1 une sage discipl9e cont9ue1 de/9e les /imul] et les cont5ir suivant leurs t5dances respectives4 ,enf91 la conception fondam5tale1 la fois sci5tifique et morale1 de la vraie situation gnrale de l'homme1 comme *ef spontan de l'conomie relle1 f]a t\j\rs nettem5t ressortir la ncessit de dvelopp] sans cesse1 p> un judicieux ex]cice1 les nobles attributs1 non mo9s affectifs qu'intellectuels1 qui n\s plac5t la tte de la hir>*ie vivante4 ,le ju/e orgueil que devra suscit] le s5tim5t cont9u d'une telle prm95ce1 surt\t succdant l'infriorit tant consacre de l'homme env]s les anges1 ne saurait d'ailleurs dt]m9] aucune dang]euse apa?ie1 puisque le mme pr9cipe rappell]a t\j\rs un type de p]fection relle1 au-dess\s duquel il s]a trop ais de s5tir que n\s re/]ons con/amm5t1 quoique nos ef=ts p]svrans puiss5t n\s en rappro*] de plus en plus4 ,il en rsult]a seulem5t une noble audace dvelopp] en t\s s5s la gr&eur de l'homme1 l'abri de t\te t]reur oppressive1 et sans reconnatre jamais d'autres limites que celles que n\s impose l'irrsi/ible ensemble de l'ordre rel1 qu'il faut d'ailleurs *]*] modifi] le plus possible notre avantage1 d'aprs son exacte apprciation cont9ue4 ,quant la morale dome/ique1 une comp>aison dcisive f]a sans d\te bi5tt apprci] la supriorit spontane de la philosophie positive1 seule apte dsormais1 d'aprs les explications spciales du c9quantime *apitre1 refrn] conv5ablem5t les dang]euses ab]rations que la mtaphysique a suscites1 sans que la ?ologie pt les cont5ir4 ,peut-tre fallait-il que l'an>*ie actuelle ft p\sse jusqu' ces intimes p]turbations1 p\r r5dre ple9em5t irrcusable la ncessit de con/itu] enf9 l'ensemble des notions morales sur une n\velle base intellectuelle1 seule propre rsi/] suffisamm5t aux discussions corrosives1 et mme les c>t] irrvocablem5t1 en manife/ant directem5t l'immuable ralit de la subord9ation fondam5tale qui con/itue l'conomie lm5taire des socits huma9es4 ,c'e/1 en effet1 env]s l'union dome/ique1 o l'apprciation sociologique se confond presque avec l'apprciation biologique1 qu'on f]a le plus aism5t s5tir combi5 les rapports sociaux sont pr(ondm5t naturels1 puisqu'ils se ratta*5t a9si au mode d'exi/5ce propre t\te la p>tie suprieure de la hir>*ie animale1 dont l'humanit (fre simplem5t le plus complet dveloppem5t1 en h>monie avec son univ]selle prm95ce4 ,une judicieuse application du pr9cipe uni=me de classem5t1 d'abord ab/rait1 ensuite concret1 propre la philosophie positive1 consolid]a d'ailleurs cette subord9ation lm5taire1 en la liant intimem5t l'ensemble de la con/itution spculative1 comme je l'ai n au c9quante-septime *apitre4 ,enf9 l'tude appr(ondie de l'volution huma9e1 s\s cet aspect capital1 dmontr]a ple9em5t1 suivant nos indications hi/oriques1 que les div]sits naturelles sur lesquelles repose une telle conomie sont de plus en plus dveloppes p> le progrs commun1 qui fait mieux t5dre *aque lm5t v]s l'exi/5ce la plus con=me son vrai c>actre et la plus conv5able l'h>monie gnrale4 ,p5dant que l'esprit positif consolid]a sy/matiquem5t les gr&es notions morales qui se rapport5t ce premi] degr d'association1 il f]a directem5t ressortir la prpondrance croissante de la vie dome/ique p\r l'imm5se majorit de l'humanit1 mesure que la sociabilit mod]ne se rappro*e davantage de son tat normal4 ,l'en*anem5t naturel qui1 sauf quelques r>es anomalies individuelles1 rige t\j\rs1 et t\s g>ds1 l'exi/5ce dome/ique en prambule indisp5sable de l'exi/5ce sociale1 s]a donc a9si f9alem5t g>anti contre t\te sophi/ique altration4 ,apprcie1 en troisime lieu1 env]s la morale sociale proprem5t dite1 la philosophie positive y dvelopp]a1 encore plus videmm5t que dans les deux autres cas1 sa haute aptitude organique4 ,ni la philosophie mtaphysique1 qui consacre spontanm5t l'gsme1 ni mme la philosophie ?ologique1 qui subordonne la vie relle une de/9ation *imrique1 n'ont jamais pu faire directem5t ressortir le po9t de vue social comme le f]a1 p> sa nature1 cette philosophie n\velle1 qui le pr5d ncessairem5t p\r base univ]selle de la sy/matisation f9ale4 ,ces deux rgimes antrieurs tai5t si peu propres p]mettre l'essor des affections purem5t bi5veillantes et ple9em5t ds9tresses1 qu'ils ont s\v5t conduit en ni] dogmatiquem5t l'exi/5ce1 l'un d'aprs de va9es subtilits scola/iques1 et l'autre s\s l'asc5dant 9vitable des proccupations cont9ues relatives au salut p]sonnel4 ,aucun s5tim5t quelconque n'tant ple9em5t dveloppable sans un ex]cice spcial et p]man5t1 surt\t s'il e/ naturellem5t peu prononc1 on doit donc reg>d] le s5s moral1 dont le degr social con/itue seulem5t la plus complte manife/ation1 comme ayant t jusqu'ici imp>faitem5t bau* p> une culture indirecte et factice1 dont j'ai d'ailleurs suffisamm5t apprci la ncessit prlim9aire4 ,qu& une vritable ducation aura conv5ablem5t famili>is les esprits mod]nes avec les notions de solid>it et de p]ptuit que suggre spontanm5t1 en tant de cas1 la contemplation positive de l'volution sociale1 on s5tira pr(ondm5t l'intime supriorit morale d'une philosophie qui ratta*e directem5t *acun de n\s l'exi/5ce totale de l'humanit1 envisage dans l'ensemble des temps et des lieux3 la religion1 au contraire1 ne p\vait1 au fond1 reconnatre que des individus passagrem5t runis1 t\s absorbs p> une de/9ation purem5t p]sonnelle1 et dont la va9e association f9ale1 vaguem5t relgue au ciel1 ne devait (frir l'imag9ation huma9e qu'un type radicalem5t /rile1 faute d'aucun b saisissable4 ,la re/riction mme de t\tes nos esprances la vie relle1 individuelle ou collective1 peut aism5t f\rnir1 s\s une sage direction philosophique1 de n\veaux moy5s de mieux li] l'essor priv la m>*e univ]selle1 dont la considration graduellem5t prpondrante con/itu]a ds lors la seule voie propre satisfaire autant que possible ce beso9 d't]nit t\j\rs inhr5t notre nature4 ,p> exemple1 le respect scrupuleux p\r la vie de l'homme1 qui a t\j\rs augm5t mesure que notre sociabilit s'e/ dveloppe1 ne peut c]ta9em5t que s'accrotre beauc\p d'aprs l'ext9ction gnrale d'un espoir *imrique1 dont la proccupation cont9ue dispose si aism5t dprci]1 aux yeux de t\s1 *aque exi/5ce prs5te1 t\j\rs si accessoire en comp>aison de la p]spective f9ale4 ,malgr les dclamations rtrogrades des div]ses coles religieuses1 la philosophie positive1 conv5ablem5t t5due jusqu'aux phnomnes sociaux qui doiv5t c>actris] sa pr9cipale attribution1 se prs5te donc1 t\s g>ds1 comme plus apte qu'aucune autre second] l'essor naturel de la sociabilit huma9e4 ,le vritable esprit philosophique n'tant1 au fond1 que le bon s5s ple9em5t sy/matis1 on peut mme assur] que1 du mo9s s\s sa =me spontane1 il ma9ti5t seul ess5tiellem5t1 depuis plus de trois sicles1 l'h>monie gnrale contre les p]turbations dogmatiques inspires ou tolres p> l'anci5ne philosophie1 dont les divagations ?ologico-mtaphysiques euss5t dj b\lev]s t\te l'conomie mod]ne1 si la rsi/ance in/9ctive de la raison vulgaire n'en avait implicitem5t cont5u la dsa/reuse application sociale1 quoique les effets en soi5t d'ailleurs trop s5sibles1 p> suite de l'incohr5ce naturelle de cette insuffisante opposition pratique1 qui n'int]vi5t jamais qu'env]s les dsordres trs-prononcs1 sans p\voir en arrt] le r5\vellem5t t\j\rs imm95t en faisant enf9 cess] l'an>*ie m5tale d'o ils provi5n5t ncessairem5t4 ,d'aprs cette triple aptitude fondam5tale1 la morale positive t5dra de plus en plus reprs5t] familirem5t le bonheur de *acun comme surt\t atta* au plus complet essor des actes bi5veillans et des motions sympa?iques env]s l'ensemble de notre espce1 et mme ensuite1 p> une indisp5sable ext5sion graduelle1 l'g>d de t\s les tres s5sibles qui n\s sont subordonns1 proportionnellem5t d'ailleurs leur dignit animale et leur utilit sociale4 ,son efficacit cont9ue s]a d'autant plus assure qu'elle p\rra t\j\rs s'adapt] spontanm5t1 avec une ple9e opportunit1 et sans aucune inconsqu5ce1 aux exig5ces v>iables de *aque cas spcial1 individuel ou social1 suivant la nature m9emm5t relative de la n\velle philosophie3 t&is que l'immobilit ncessaire de la morale religieuse devait1 aux temps mme de son pr9cipal asc5dant1 lui t] presque t\te sa =ce au sujet des situations qui1 dveloppes aprs sa con/itution initiale1 n'y avai5t pu tre suffisamm5t prvues4 ,avant que l'av5ir ait dignem5t ralis l'essor univ]sel de ces m95s attributs moraux propres la philosophie positive1 c'e/ aux vrais philosophes1 prcurseurs naturels de l'humanit1 qu'il app>ti5t dj de les con/at] hautem5t1 aux yeux de t\s1 p> la supriorit s\t5ue de leur conduite effective1 p]sonnelle1 dome/ique et sociale1 contrairem5t la p]nicieuse maxime mtaphysique qui v\drait auj\rd'hui dogmatiquem5t int]dire t\te publique apprciation de la vie prive4 ,c'e/ a9si que d'irrcusables exemples devront manife/] d'avance la possibilit cont9ue de dvelopp] dsormais1 d'aprs les seuls motifs huma9s1 un s5tim5t assez complet de la morale univ]selle p\r dt]m9] spontanm5t1 en *aque cas1 soit une inv9cible rpugnance env]s t\te violation relle1 soit une irrsi/ible impulsion au plus actif dv\em5t cont9u4 ,aprs avoir sommairem5t c>actris l'action m5tale et l'action morale que doit ultrieurem5t ex]c] la philosophie positive1 il faut ma9t5ant procd] une p>eille apprciation env]s l'action politique qui con/itu]a t\j\rs sa pr9cipale de/9ation4 ,mais la considration implicite d'un tel sujet dans t\te la seconde moiti de ce ,trait1 o le pass a t sans cesse contempl en vue de l'av5ir1 et les conclusions explicites du c9quante-septime *apitre p\r l'av5ir le plus immdiat1 doiv5t ici n\s rduire1 s\s ce rapport1 l'indication la plus dcisive1 relative cette division fondam5tale entre l'organisme spirituel ou ?orique et l'organisme temporel ou pratique1 dont n\s avons assez exam9 dj l'avnem5t initial2 en sorte qu'il ne n\s re/e qu' jug] rapidem5t son dveloppem5t normal et son application p]man5te4 ,la t5tative prmature du ca?olicisme au moy5 ge1 malgr son m95t mrite et son admirable efficacit que je crois avoir dignem5t apprcis1 n'a pu rellem5t que m>qu]1 cet g>d1 le b ncessaire de la civilisation mod]ne p> une impression ineffaable1 quoique trs-imp>faite1 sans bau*] suffisamm5t une solution politique qui devait dp5dre d'une t\t autre philosophie et se rapport] une t\t autre sociabilit4 ,comme t\tes les gr&es notions sociales places jusqu'ici s\s l'insuffisante protection du mono?isme1 cette conception fondam5tale a d tre d'ailleurs1 p5dant les c9q sicles de la d\ble transition1 de plus en plus discrdite1 raison de sa p]nicieuse adhr5ce des doctr9es arrires1 alors dev5ues pr(ondm5t oppressives4 ,on voit1 au contraire1 l'utopie pdantocratique1 transmise p> la mtaphysique grecque la mtaphysique mod]ne1 acqurir1 en mme temps1 un asc5dant croissant1 dont l'influ5ce pr(ondm5t p]turbatrice e/ enf9 dev5ue auj\rd'hui directem5t jugeable4 ,il n'exi/e donc encore ess5tiellem5t1 ce sujet1 qu'un s5tim5t fondam5tal1 vague et incomplet1 mais spontan et inde/ructible1 des exig5ces politiques inhr5tes la nature de la civilisation actuelle1 qui assigne1 en t\s g5res1 une c]ta9e p>ticipation di/9cte la puissance matrielle et la puissance intellectuelle1 dont la sp>ation et la coord9ation1 jusqu'ici entirem5t confuses1 sont surt\t rs]ves l'av5ir4 ,leur quilibre passag] n'e/ rsult1 au moy5 ge1 que d'un antagonisme purem5t empirique1 t5ant l'essor du sy/me mono?ique s\s une sociabilit antrieure1 qu'il ne p\vait rellem5t que modifi]1 quoique son in/9ct absolu l'entrant la dom9] entirem5t1 comme l'a montr1 au t]me de cette gr&e phase1 sa t5dance directem5t ?ocratique1 que les *efs temporels ont enf9 heureusem5t neutralise4 ,quelque haute utilit que l'volution huma9e ait alors retire d'une premire conscration de l'indp5dance fondam5tale de la morale env]s la politique1 l'av5ir devra c]ta9em5t repr5dre l'ensemble de la con/itution mod]ne p>tir mme de cette opration initiale1 qui en dt]m9e l'esprit gnral2 c> l'laboration ca?olique ne put la concevoir et la conduire que d'une manire extrmem5t insuffisante1 et1 beauc\p d'g>ds1 vicieuse1 vu l'inaptitude radicale de la philosophie correspondante4 ,ce n'e/ po9t1 en effet1 d'aprs une sa9e apprciation sy/matique1 la fois m5tale et sociale1 encore ess5tiellem5t impossible1 que le ca?olicisme bau*a la sp>ation ncessaire entre les rgles univ]selles de la conduite huma9e1 soit prive1 soit publique1 et leurs applications mobiles aux div]s cas spciaux4 ,une telle division ne put tre alors in/itue que suivant l'opposition my/ique entre les intrts cle/es et les intrts t]re/res1 comme le rappell5t auj\rd'hui les dnom9ations usites4 ,si l'in/9ct vulgaire de la n\velle situation sociale1 et l'9vitable prpondrance des impulsions pratiques1 n'avai5t spontanm5t dirig v]s sa de/9ation politique un moy5 logique aussi imp>fait1 les socits mod]nes euss5t t a9si conv]ties en /riles ?bades1 o la va9e proccupation du salut p]sonnel aurait ess5tiellem5t absorb t\te considration relle4 ,aussi1 qu& le po9t de vue t]re/re eut f9alem5t prvalu sur le po9t de vue cle/e1 l'indp5dance de la morale env]s la politique1 malgr son intime h>monie avec la nature de la civilisation mod]ne1 comme je l'ai assez expliqu aux c9quante-quatrime et c9quante-septime *apitres1 dut se tr\v] spculativem5t trs-compromise1 p>ce qu'elle n'avait alors1 au fond1 aucune base rationnelle1 susceptible de rsi/] suffisamm5t aux divagations rvolutionnaires4 ,devant a9si repr5dre1 ds ses premi]s fondem5s1 l'ensemble de cette opration dcisive1 dont le pass ne peut rellem5t f\rnir aucun type1 l'av5ir positif en accomplira d'abord la rectification ess5tielle1 d'aprs une ju/e apprciation du c\rs enti] de l'volution huma9e2 c> le pr9cipe *rti5 p\ssait c]ta9em5t l'indp5dance de la morale jusqu' un vicieux isolem5t1 aussi fune/e qu'irrationnel4 ,en con/ituant p>t\t la prpondrance directe1 la fois logique et sci5tifique1 du po9t de vue social1 la philosophie positive ne saurait c]ta9em5t la mconnatre jamais env]s la morale elle-mme1 qui doit en (frir t\j\rs la pr9cipale application1 et o1 jusqu'au cas purem5t individuel1 t\t doit tre sans cesse rapport1 non l'homme1 mais l'humanit4 ,on peut videmm5t t5dre aux lois morales la rem>que ess5tielle dj indique1 aux deux *apitres prcd5s1 env]s les lois intellectuelles1 comme tant1 p> leur nature1 aussi bi5 les unes que les autres1 beauc\p mieux apprciables dans l'organisme collectif que dans l'organisme individuel4 ,quoique le type fondam5tal du p]fectionnem5t huma9 soit ncessairem5t id5tique p\r l'individu et p\r l'espce1 il doit tre nanmo9s bi5 plus compltem5t c>actris d'aprs l'exam5 de l'volution sociale que suivant l'volution p]sonnelle4 ,il e/ donc c]ta9 que la morale proprem5t dite ne cess]a jamais1 ce d\ble titre1 de ratta*] la politique conv5ablem5t envisage son po9t de d"p gnral4 ,leur division ncessaire ne rsult]a dsormais1 comme je l'ai expliqu1 que de l'in/itution sy/matique d'une dcomposition intrieure entre les vues ?oriques et les vues pratiques1 indisp5sable leur commune de/9ation4 ,n\s p\vons1 ce sujet1 rsum] dj l'ensemble des conditions ultrieures propres au pr9cipal (fice politique de la philosophie positive1 en concevant sa sagesse sy/matique comme devant enf9 concili] les attributs opposs que la sagesse spontane de l'humanit manife/a successivem5t dans l'antiquit et au moy5 ge4 ,c>1 si le rgime mono?ique eut le mrite de proclam] enf91 quoique avec trop peu de succs1 la lgitime indp5dance de la morale1 ou plutt sa dignit suprieure1 il y avait sans d\te une t5dance m9emm5t sociale au fond de son antique subord9ation env]s la politique1 quoique le rgime poly?ique l'et p\sse jusqu' une p]nicieuse confusion1 d'ailleurs impossible vit] alors1 et mme indisp5sable la conc5tration militaire1 suivant nos explications hi/oriques4 ,la seule antiquit a pu rellem5t (frir jusqu'ici un sy/me politique complet1 comportant une entire homognx1 et susceptible de cons]v]1 p5dant une longue exi/5ce1 un c>actre ess5tiellem5t id5tique3 il n'a pu s'in/itu] depuis que des transitions plus ou mo9s *roniques1 d'abord au moy5 ge1 et ensuite s\s l'initiation mod]ne4 ,or1 cet organisme poly?ique a prs5t1 comme on l'a vu1 deux modes ple9em5t di/9cts1 quoique intimem5t comb9s3 l'un cons]vateur et /ationnaire1 s\s l'asc5dant ?ocratique2 l'autre actif et progressif1 s\s l'impulsion militaire4 ,le gr& ef=t politique t5t prmaturm5t au moy5 ge1 et que l'av5ir p\rra seul ralis]1 consi/e surt\t concili] radicalem5t1 dans un milieu1 avec un b et d'aprs un pr9cipe d'ailleurs trs-diffr5s1 les proprits opposes de ces deux rgimes1 dont l'un confrait au p\voir ?orique et l'autre au p\voir pratique l'univ]selle prpondrance sociale4 ,cette conciliation fondam5tale repos]a directem5t1 comme je l'ai expliqu1 sur la di/9ction sy/matique entre les ju/es exig5ces respectives de l'ducation et de l'action4 ,mais1 en in/ituant conv5ablem5t cette rp>tition dcisive1 sans laquelle la politique mod]ne ne peut plus faire aucun pas capital1 il importe extrmem5t1 suivant la doctr9e du c9quante-quatrime *apitre1 spcialem5t complte au c9quante-septime1 d'y cons]v] scrupuleusem5t la pratique la suprme direction j\rnalire des oprations1 o l'autorit ?orique doit t\j\rs re/] purem5t consultative1 s\s pe9e d'imm95tes p]turbations pdantocratiques4 ,quoique l'irrvocable lim9ation des influ5ces religieuses doive heureusem5t emp*] dsormais la pr(onde oppression que put jadis dt]m9] le drglem5t initial des ambitions spculatives1 n\s avons reconnu combi5 leurs irrationnelles prt5tions peuv5t encore suscit] de graves dsordres1 dont la raction ou mme l'inquitude t5d5t ma9t5ant d'ailleurs int]dire aux exig5ces ?oriques t\te lgitime satisfaction politique1 d'o l'aveugle in/9ct d'une indisp5sable rsi/ance pratique cra9drait auj\rd'hui de voir sortir un essor subv]sif qu'elle ne p\rrait plus cont5ir4 ,malgr les hautes difficults1 la fois m5tales et sociales1 que prs5t]a c]ta9em5t une telle pondration1 premire base ncessaire de l'organisme positif1 l'conomie lm5taire des socits mod]nes en indique nanmo9s dj l'bau*e spontane dans la relation j\rnalire entre l'art et la sci5ce1 qu'il s'agit a9si1 au fond1 de con/itu] df9itivem5t1 en l't5dant jusqu'aux oprations les plus importantes et les plus difficiles1 s\s l'inspiration gnrale d'une sa9e philosophie1 t\j\rs att5tive l'ensemble des rapports huma9s4 ,l'9vitable imp]fection que doit encore prs5t] ce type naturel ne saurait l'emp*] de f\rnir rellem5t auj\rd'hui de prcieuses indications sur la correspondance ultrieure entre la ?orie et la pratique1 en politique comme p>t\t ailleurs1 suivant la t5dance c>actri/ique de l'esprit positif t\j\rs ratta*] *aque apprciation sy/matique une premire manife/ation in/9ctive4 ,on reconnat a9si1 en mme temps1 et la ncessit p]man5te d'une ju/e indp5dance de la ?orie1 sans laquelle son propre essor1 et p> suite celui de la pratique1 s]ai5t pr(ondm5t entravs1 et son impuissance radicale dirig] les oprations relles1 o la sagesse pratique doit seule prsid] l'emploi cont9u des lumires spculatives4 ,si la longue expri5ce propre l'laboration mod]ne a spontanm5t consacr1 p> une multitude de vrifications j\rnalires1 cette d\ble situation dans les cas les plus simples1 des motifs p>faitem5t analogues doiv5t1 bi5 plus =te raison1 en faire s5tir l'imprieux beso9 env]s les plus compliqus4 ,en sy/matisant enf9 l'univ]selle suprmatie m5tale du bon s5s1 la philosophie positive t5dra1 s\s ce rapport1 dissip] directem5t les illusions politiques des ambitions spculatives1 t5ant encore l'influ5ce inap]ue de la nature my/ique et absolue des ?ories initiales1 inspirant1 p\r l'in/9ct pratique1 un pr(ond dda92 t&is que dsormais une ju/e apprciation mutuelle p\rra ressortir du s5tim5t unanime relatif l'id5tit d'orig9e1 la con=mit de m>*e1 et la communaut de de/9ation1 qui exi/5t ncessairem5t entre les deux modes galem5t indisp5sables de la sagesse huma9e1 dont le progrs dp5d surt\t de leur intime conv]g5ce4 ,l'art politique1 qui1 p> sa nature1 appelle t\j\rs l'involontaire coopration de t\s les ef=ts individuels1 e/ m9emm5t propre1 raison mme de sa complication transc5dante1 faire dignem5t apprci] auj\rd'hui la haute valeur spontane de la sagesse pratique1 qui s'y e/ jusqu'ici montre ord9airem5t trs-suprieure la sagesse ?orique1 s\s l'heureuse impulsion1 il e/ vrai1 d'une situation gnrale dont l'influ5ce effective e/ la fois beauc\p plus irrsi/ible et plus dt]m9e que ne le suppos5t encore de va9es doctr9es mtaphysiques4 ,on doit1 ce sujet1 reconnatre1 en pr9cipe univ]sel1 que plus l'art devi5t m95t1 plus il importe1 d'une "p1 que la ?orie y soit nettem5t sp>e de la pratique1 et1 d'une autre "p1 que celle-ci cons]ve t\j\rs la direction effective de *aque opration4 ,mieux on appr(ondira l'tude positive de la politique1 surt\t mod]ne1 et mme actuelle1 mieux on s5tira combi5 les mesures spontanm5t manes de la situation y surpass5t habituellem5t1 non-seulem5t env]s le prs5t1 mais aussi quant l'av5ir1 les sup]bes inspirations de ?ories mal tablies4 ,quoiqu'une telle diffr5ce doive sans d\te beauc\p dim9u] dsormais s\s une meilleure in/itution des spculations sociales1 l'intrt commun n'y cess]a jamais d'exig] la prpondrance j\rnalire du p\voir pratique ou matriel1 p\rvu qu'il sa*e enf9 respect] conv5ablem5t la ju/e indp5dance du p\voir ?orique ou intellectuel1 et reconnatre aussi1 comme en t\t autre cas1 la ncessit p]man5te de compr5dre les indications ab/raites p>mi les lm5s rguli]s de *aque dt]m9ation concrte3 ce qu'aucun vritable homme d'tat n'os]a c]ta9em5t conte/]1 aussitt que les ?orici5s auront1 de leur ct1 suffisamm5t manife/ le c>actre sci5tifique et l'attitude politique conv5ables leur vraie de/9ation sociale4 ,comme l'ensemble de ce ,trait t5d1 p> sa nature1 con/itu] directem5t la n\velle puissance spirituelle1 j'y devais1 en le t]m9ant1 spcialem5t rappel]1 dans une vue d'av5ir1 les prescriptions rationnelles de/9es prv5ir1 autant que possible1 l'empitem5t abusif du g\v]nem5t moral sur le g\v]nem5t politique1 et sans lesquelles on ne saurait dissip] suffisamm5t les ju/es prv5tions in/9ctives qui s'oppos5t auj\rd'hui cet indisp5sable avnem5t1 o j'ai directem5t montr la premire condition sociale de la rgnration f9ale4 ,en c>actrisant1 au c9quante-septime *apitre1 l'laboration initiale d'un tel avnem5t1 j'ai d insi/] sur la ncessit de la re/re9dre d'abord aux seules populations de l',europe occid5tale1 exactem5t df9ie au db de ce volume1 af9 de mieux g>antir sa nettet et son orig9alit contre la t5dance vague et confuse des habitudes spculatives actuelles4 ,mais1 en considrant ici l'tat f9al1 j'y dois ncessairem5t avoir en vue l'ext5sion ultrieure de l'organisme positif1 d'abord l'ensemble de la race blan*e1 et mme ensuite la totalit de notre espce1 conv5ablem5t prp>e4 ,t\tefois l'aptitude naturelle de la philosophie positive p]mettre une association spirituelle beauc\p plus va/e que n'a jamais pu le comport] la philosophie antrieure1 e/ dj tellem5t vid5te qu'il s]ait heureusem5t sup]flu de la faire spcialem5t ressortir4 ,la mme proprit fondam5tale qui1 individuellem5t considre1 de/9e l'esprit positif con/itu] une h>monie m5tale jusqu'alors impossible1 l'appelle aussi1 dans l'application collective1 dt]m9] non mo9s ncessairem5t une communion intellectuelle et morale la fois plus complte1 plus t5due et plus /able qu'aucune communion religieuse4 ,malgr la va9e conscration qu'une aveugle r\t9e p]si/e encore accord] aux prt5tions surannes de la philosophie ?ologique1 c'e/1 t\s g>ds1 s\s son inspiration spontane1 directe ou indirecte1 que l'occid5t europen s'e/ dcompos depuis c9q sicles en nationalits indp5dantes1 dont la solid>it lm5taire1 surt\t due leur commune volution positive1 ne saurait tre sy/matise que s\s l'essor direct de la rnovation totale4 ,le cas europen tant p> sa nature beauc\p plus propre que le cas national faire conv5ablem5t apprci] la vraie con/itution spirituelle1 elle devra ensuite acqurir un n\veau degr de consi/ance et d'efficacit d'aprs *aque n\velle ext5sion de l'organisme positif1 a9si dev5u de plus en plus moral et de mo9s en mo9s politique1 sans que la puissance pratique y puisse p\r cela jamais p]dre son active prpondrance4 ,suivant une raction ncessaire1 cette 9vitable progression ne s]a pas mo9s favorable la ju/e lib]t qu' l'ordre indisp5sable2 c>1 mesure que l'association intellectuelle et morale se consolid]a en s't5dant1 la conc5tration temporelle1 sans laquelle auj\rd'hui la dsagrgation s]ait videmm5t imm95te1 dim9u]a spontanm5t faute d'urg5ce1 de manire p]mettre *aque lm5t politique une spcialit d'essor qui ma9t5ant expos]ait une dsa/reuse an>*ie1 dont les dang]s s]ai5t c]ta9em5t beauc\p plus graves que les div]s inconvni5s actuels d'une excessive c5tralisation pratique4 ,quant aux conflits ess5tiels que l'9vitable discordance des passions huma9es dt]m9]a spontanm5t1 malgr les plus sages mesures1 dans l'ensemble de l'conomie positive1 comme en t\t autre sy/me antrieur1 mais avec un c>actre mo9s orageux et une mo9s op9itre tnacit1 ils ont d tre d'avance suffisamm5t considrs au c9quante-septime *apitre1 puisque leur pr9cipale int5sit s]a surt\t relative l'in/itution initiale du n\veau rgime1 bi5 davantage qu' son dveloppem5t normal2 en sorte que je puis ici r5voy] ess5tiellem5t1 s\s ce rapport1 cette apprciation anticipe1 c>actri/ique quoique sommaire4 ,c'e/1 en effet1 un pro*a9 av5ir qu'app>ti5t ncessairem5t le dsa/reux essor des gr&es luttes inte/9es inhr5tes notre an>*ie m5tale et morale1 dont les graves consqu5ces matrielles comm5c5t dj dev5ir p>t\t imm95tes1 d'abord au sujet des relations lm5taires entre les entrepr5eurs et les travailleurs1 et mme ensuite1 p> une influ5ce mo9s ap]ue1 qui s]a seulem5t un peu plus t>dive1 p\r l'attitude mutuelle des villes et des campagnes4 ,en un mot1 il n'y a de vraim5t sy/matis auj\rd'hui que ce qui e/ ess5tiellem5t de/9 disp>atre3 or t\t ce qui n'e/ po9t encore sy/matis1 c'e/--dire t\t ce qui a vie1 doit eng5dr] d'9vitables collisions qui ne saurai5t tre suffisamm5t prv5ues ni mme cont5ues d'aprs le l5t essor d'une sy/matisation trs-difficile1 que rep\sse d'ailleurs le conc\rs spontan des t5dances les plus contraires1 quoique son propre avnem5t soit t\tefois ple9em5t naturel4 ,dans cette orageuse situation1 la philosophie positive devra tr\v] la premire preuve dcisive de son efficacit politique1 en mme temps qu'une irrsi/ible /imulation son indisp5sable asc5dant social1 unique voie de satisfaction rgulire ds lors laisse t\s les vux lgitimes1 relatifs l'ordre ou au progrs qu'elle seule peut rellem5t concili]4 ,qu& cette pnible introduction s]a suffisamm5t accomplie1 les difficults cont9ues1 propres l'action normale du n\veau rgime1 prs5t]ont1 quoique de mme espce1 une int5sit beauc\p mo9dre1 et se rs\dront d'une semblable manire2 en sorte qu'il s]ait ici sup]flu de s'y arrt] spcialem5t4 ,p> des motifs analogues1 n\s sommes galem5t disp5ss d'insi/] encore sur l'intime solid>it spontane1 reconnue au c9quante-septime *apitre1 entre les t5dances philosophiques et les impulsions populaires4 ,aprs avoir ess5tiellem5t dt]m9 l'avnem5t politique de l'conomie positive1 cette puissante aff9it mutuelle en devi5dra naturellem5t le plus solide appui p]man5t4 ,la mme philosophie qui aura fait sy/matiquem5t reconnatre la suprmatie m5tale de la raison commune1 f]a p>eillem5t admettre1 sans aucun dang] d'an>*ie1 la prpondrance sociale des vrais beso9s populaires1 en con/ituant de plus en plus l'univ]sel asc5dant de la morale1 dom9ant la fois les inspirations sci5tifiques et les dt]m9ations politiques4 ,c'e/ a9si qu'aprs de gr&s orages passag]s1 dus surt\t une extrme 9galit d'essor entre les exig5ces pratiques et les satisfactions ?oriques1 la philosophie positive1 politiquem5t applique1 conduira ncessairem5t l'humanit au sy/me social le plus conv5able sa nature1 et qui surpass]a beauc\p en homognx1 en ext5sion et en /abilit t\t ce que le pass put jamais (frir4 ,t&is que cette triple laboration simultane des op9ions1 des murs et des in/itutions f9alem5t propres la sociabilit mod]ne s'accomplira graduellem5t s\s l'impulsion naturelle des vnem5s les plus dcisifs1 la philosophie positive manife/]a spontanm5t une quatrime aptitude fondam5tale1 complm5taire de t\tes les autres1 et mo9s s\ponne auj\rd'hui qu'aucune d'elles1 en dveloppant de plus en plus la vraie con/itution e/htique correspondante notre civilisation1 et si va9em5t *]*e depuis c9q sicles4 ,on se =m]ait une notion trs-insuffisante de cette n\velle proprit ultrieure de l'esprit positif1 en la rduisant la seule sy/matisation de la philosophie gnrale des beaux-arts1 incidemm5t annonce au c9quante-huitime *apitre4 ,quelle que doive tre1 beauc\p d'g>ds1 la haute importance d'une telle opration philosophique1 jusqu'ici ess5tiellem5t impossible et mme trop prmature auj\rd'hui1 comme cep5dant les meilleures potiques doiv5t sans d\te =t peu suffire faire surgir de vritables potes1 il n'y aurait pas lieu c]ta9em5t considr] ici l'action e/htique de la philosophie f9ale1 si p> sa nature elle ne devait avoir un t\t autre c>actre ess5tiel1 plus m95t et plus efficace1 la fois m5tal et social4 ,en tudiant la m>*e gnrale de l'volution huma9e1 j'ai fait suffisamm5t ressortir1 surt\t aux c9quante-troisime et c9quante-sixime *apitres1 la de/9ation fondam5tale1 soit /atique1 soit dynamique1 propre la vie e/htique dans l'ensemble de notre exi/5ce1 individuelle ou collective1 o son heureuse influ5ce1 int]mdiaire entre la t5dance spculative et l'impulsion active1 doit t\j\rs *>m] et amlior] les tres les plus vulgaires et aussi les plus m95s1 en levant les uns et ad\cissant les autres4 ,s\s cet aspect lm5taire1 qui devi5dra de plus en plus apprciable mesure que se dvelopp]a la n\velle philosophie1 les beaux-arts doiv5t videmm5t beauc\p gagn] l'avnem5t f9al du rgime positif1 qui les incorpore dignem5t l'conomie sociale1 laquelle ils sont jusqu'ici re/s ess5tiellem5t extrieurs4 ,n\s avons d'ailleurs reconnu1 au c9quante-huitime *apitre1 combi5 l'univ]selle prpondrance du po9t de vue huma9 et l'asc5dant correspondant de l'esprit d'ensemble doiv5t tre pr(ondm5t favorables l'essor gnral des dispositions e/htiques1 soit dans ce degr modr qui suffit dt]m9] un vritable gt1 soit mme dans cette int5sit privilgie qui con/itue une vocation relle4 ,enf91 l'apprciation hi/orique n\s avait dj manife/1 *ez les anci5s et *ez les mod]nes1 la d\ble condition sociale indisp5sable la plnitude d'un tel dveloppem5t1 qui exige ncessairem5t une sociabilit progressive1 la fois =tem5t c>actrise et pr(ondm5t /able4 ,d'aprs ces div]s motifs1 dont le poids ne peut qu'augm5t]1 t\s les bons esprits s5tiront bi5tt1 malgr des prjugs qui n'ont rellem5t de =ce qu'env]s l'laboration prlim9aire1 les m95tes ress\rces e/htiques propres notre vritable av5ir4 ,les div]ses conditions m5tales et sociales d'un essor actif des beaux-arts n'ont pu jusqu'ici1 comme je l'ai expliqu1 se tr\v] conv5ablem5t runies que s\s le rgime poly?ique de l'antiquit1 o il se rapportait surt\t une vie publique trs-prononce et trs-durable1 c>actrise p> l'n]gique dveloppem5t de l'exi/5ce militaire1 dont l'idalisation e/1 t\s g>ds1 ess5tiellem5t puise4 ,mais il n'en saurait tre a9si de l'activit laborieuse et pacifique propre la civilisation mod]ne1 et qui1 jusqu'ici pe9e bau*e1 n'a pu tre encore e/htiquem5t apprcie1 faute de la direction philosophique et de la consi/ance politique conv5ables sa nature3 en sorte que l'art mod]ne1 aussi bi5 que la sci5ce et l'indu/rie elle-mme1 lo9 d'avoir dj vieilli1 n'e/ pas1 au fond1 suffisamm5t =m1 p>ce qu'il n'a pu se dgag] assez du type antique1 qui1 malgr son vid5te inopportunit1 n'a pas p]du1 s\s ce rapport1 la prpondrance provisoire que dut lui procur] notre longue transition4 ,les admirables productions des c9q d]ni]s sicles ont con/at1 sans d\te1 de la manire la plus irrcusable1 contre de va9s prjugs1 l'inaltrable cons]vation spontane des facults e/htiques de l'humanit1 et mme leur accroissem5t cont9u1 malgr le milieu le plus dfavorable4 ,cep5dant leur ensemble ne doit tre reg>d1 comp>ativem5t l'av5ir1 que comme con/ituant une simple prp>ation naturelle1 dont la portion la plus orig9ale et la plus populaire a d tre ord9airem5t rduite la vie prive1 faute de tr\v] dans la vie publique une conv5able alim5tation4 mesure qu'un pro*a9 av5ir dvelopp]a enf9 le vrai c>actre intellectuel1 moral et politique1 propre l'exi/5ce mod]ne1 on peut assur] que cette n\velle vie tr\v]a bi5tt une idalisation cont9ue4 ,le d\ble s5tim5t du vrai et du bon n'y saurait dev5ir nettem5t prononc1 sans que le s5tim5t du beau1 qui n'e/1 en t\t g5re1 que l'in/9ct de la p]fection rapidem5t apprcie1 ne doive aussi p>t\t surgir3 en sorte que cette d]nire action gnrale de la philosophie positive e/1 p> sa nature1 intimem5t lie *acune des trois qui vi5n5t d'tre exam9es4 ,en outre1 la rgnration sy/matique de t\tes les conceptions huma9es f\rnira c]ta9em5t de n\veaux moy5s philosophiques l'essor e/htique1 a9si dj assur d'un b m95t et d'une /imulation cont9ue4 ,p\r mieux s5tir cette importante apprciation1 il faut d'abord fran*em5t reconnatre que la philosophie ?ologique1 d'aprs l'univ]selle application spontane du type huma91 qui con/itue son vritable esprit lm5taire1 devait tre longtemps favorable l'lan direct de l'imag9ation4 ,mais cette aptitude initiale tait c]ta9em5t borne l'tat poly?ique1 a9si que je l'ai assez expliqu3 le dcl9 mono?ique l'a fait tellem5t cess]1 qu'elle n'a pu se ma9t5ir que d'aprs l'trange expdi5t qui1 au milieu du plus f]v5t *ri/ianisme1 v9t spcialem5t prolong]1 cet effet1 l'asc5dant contradictoire de la pr9cipale poque religieuse4 ,on peut donc reg>d] la conception de la div9it1 ou plutt des dieux1 comme tant depuis longtemps encore plus radicalem5t impuissante s\s l'aspect e/htique qu'elle ne l'e/ c]ta9em5t dev5ue s\s le po9t de vue intellectuel et mme enf9 social4 ,quant la va9e entit de la ,nature1 p> laquelle la mtaphysique a t5t de remplac] cette croyance initiale1 sa pr(onde /rilit organique e/ assurm5t aussi vid5te en posie qu'en philosophie et en politique4 ,il faut peu s'tonn] que le s5tim5t confus de cette d\ble lacune ait s\v5t conduit reg>d] les s\rces m5tales de l'art comme tant ess5tiellem5t t>ies *ez ceux qui1 ne tr\vant po9t en eux-mmes une assez intime conviction de l'inde/ructible spontanx de la vie e/htique1 y doiv5t exagr] l'importance des impulsions intellectuelles1 dont ils ont fait d'ailleurs une apprciation trs-insuffisante4 ,faute d'avoir ap]u le ct positif de l'volution mod]ne aussi nettem5t que son ct ngatif1 seul compris jusqu'ici1 une sup]ficielle obs]vation dt]m9e trop frquemm5t1 cet g>d1 a9si qu' t\t autre1 une sorte de dsespoir philosophique1 p>mi les esprits assez avancs p\r s5tir d'ailleurs suffisamm5t l'impossibilit radicale d'une vritable re/auration du pass4 ,mais l'ensemble de la sa9e ?orie hi/orique n\s a t\j\rs1 au contraire1 videmm5t manife/1 mme ce titre spcial1 la m>*e croissante de la fondation1 solidaire avec celle de la dmolition4 ,le pr9cipal rsultat philosophique de cette d\ble progression consi/e dans la conv]g5ce spontane de t\tes les conceptions mod]nes v]s la gr&e notion de l',humanit1 dont l'active prpondrance f9ale doit1 en t\s s5s1 remplac] l'antique coord9ation ?ologico-mtaphysique4 ,or cette n\velle unit m5tale1 ncessairem5t plus complte et plus durable qu'aucune autre1 suivant nos d]nires explications1 comport]a c]ta9em5t1 sans aucun artifice1 une imm5se aptitude e/htique1 qu& elle aura conv5ablem5t prvalu4 ,une telle efficacit spciale devra tre bi5tt suprieure celle qu'a pu jamais montr] la philosophie ?ologique1 mme dans sa spl5deur poly?ique2 c>1 si l'art1 qui p>t\t voit ou *]*e l'homme1 a d1 ce titre1 longtemps sympa?is] avec la philosophie initiale qui lui en (frait1 t\s g>ds1 la p5se fictive1 il devra f9alem5t bi5 mieux s'adapt] une doctr9e fondam5tale sub/ituant1 cette reprs5tation *imrique et indirecte1 la notion effective et immdiate de la prpondrance huma9e env]s t\s les sujets de nos spculations habituelles1 ds lors circonscrites l'ordre rel1 primitivem5t inconnu4 ,il y a c]ta9em5t1 p\r ceux qui sauront l'apprci]1 une s\rce 9puisable de n\velle gr&eur potique dans la conception positive de l'homme comme le *ef suprme de l'conomie naturelle1 qu'il modifie sans cesse son avantage1 d'aprs une sage h>diesse1 ple9em5t affran*ie de t\t va9 scrupule et de t\te t]reur oppressive1 et ne reconnaissant d'autres limites gnrales que celles relatives l'ensemble des lois positives dvoiles p> notre active intellig5ce3 t&is que jusqu'alors l'humanit re/ait1 au contraire1 passivem5t assujettie1 t\s g>ds1 une arbitraire direction extrieure1 d'o devai5t t\j\rs dp5dre ses entreprises quelconques4 ,l'action de l'homme sur la nature1 d'ailleurs si imp>faite encore1 n'a pu se manife/] suffisamm5t que *ez les mod]nes1 en rsultat f9al d'une pnible volution sociale1 longtemps aprs que l'essor e/htique correspondant la philosophie initiale devait tre ess5tiellem5t puis3 en sorte qu'elle n'a pu comport] aucune idalisation4 l'irrationnelle imitation de la posie antique1 l'art mod]ne a cont9u *ant] la m]veilleuse sagesse de la nature1 mme depuis que la sci5ce relle a directem5t con/at1 s\s t\s les aspects importans1 l'extrme imp]fection de cet ordre si vant4 ,qu& la fasc9ation ?ologique ou mtaphysique n'emp*e po9t un vrai jugem5t1 *acun s5t auj\rd'hui que les ouvrages huma9s1 depuis les simples app>eils mcaniques jusqu'aux sublimes con/ructions politiques1 sont1 en gnral1 trs-suprieurs1 soit en conv5ance1 soit en simplicit1 t\t ce que peut (frir de plus p>fait l'conomie qu'il ne dirige pas1 et o la gr&eur des masses con/itue seule ord9airem5t la pr9cipale cause des admirations antrieures4 ,c'e/ donc *ant] les prodiges de l'homme1 sa conqute de la nature1 les m]veilles de sa sociabilit1 que le vrai gnie e/htique tr\v]a surt\t dsormais1 s\s l'active impulsion de l'esprit positif1 une s\rce fconde d'inspirations neuves et puissantes1 susceptibles d'une popul>it qui n'eut jamais d'quival5t1 p>ce qu'elles s]ont en ple9e h>monie1 soit avec le noble in/9ct de notre supriorit fondam5tale1 soit avec l'ensemble de nos convictions rationnelles4 ,le plus m95t pote de notre sicle1 le gr& ,byron1 qui a jusqu'ici1 sa manire1 mieux press5ti que p]sonne la vraie nature gnrale de l'exi/5ce mod]ne1 la fois m5tale et morale1 a seul t5t spontanm5t cette audacieuse rgnration potique1 unique issue de l'art actuel4 ,sans d\te la sa9e philosophie n'tait po9t alors assez avance p\r p]mettre son gnie d'apprci] suffisamm5t1 dans notre situation fondam5tale1 ri5 au del de l'aspect purem5t ngatif1 qu'il a d'ailleurs admirablem5t idalis1 comme je l'ai n au c9quante-septime *apitre4 ,mais le pr(ond mrite de ses immortelles compositions1 et leur imm5se succs immdiat1 malgr de va9es antipa?ies nationales1 *ez t\tes les populations d'lite1 ont dj r5du irrcusable1 soit la puissance e/htique propre la n\velle sociabilit1 soit la t5dance univ]selle v]s une telle rnovation4 ,t\s les esprits vraim5t philosophiques peuv5t donc compr5dre ma9t5ant que l'avnem5t ncessaire de la rorganisation univ]selle procur]a spontanm5t l'art mod]ne en mme temps une 9puisable alim5tation1 p> le spectacle gnral des m]veilles huma9es1 et une m95te de/9ation sociale1 p\r faire mieux apprci] l'conomie f9ale4 ,quoique la philosophie dogmatique doive t\j\rs prsid] l'laboration directe des div]s types1 intellectuels ou moraux1 qu'exig]a la n\velle organisation spirituelle1 la p>ticipation e/htique devi5dra cep5dant indisp5sable1 soit leur active propagation1 soit mme leur d]nire prp>ation2 en sorte que l'art retr\v]a a9si1 dans l'av5ir positif1 un important (fice politique1 ess5tiellem5t quival5t1 sauf la div]sit des rgimes1 celui que le pass poly?ique lui avait confr1 et qui depuis s'tait effac s\s la sombre dom9ation mono?ique4 ,n\s devons videmm5t c>t] ici t\te indication gnrale relative aux n\veaux moy5s d'une excution e/htique qui ne saurait tre assez pro*a9e p\r comport] utilem5t aucune semblable apprciation actuelle4 ,mais1 en vitant1 ce sujet1 les discussions prmatures et dplaces1 il convi5t p\rtant d'annonc] dj que l'obligation fondam5tale ncessairem5t impose l'art mod]ne1 comme la sci5ce et l'indu/rie1 de subordonn] t\tes ses conceptions l'ensemble des lois relles1 ne t5dra nullem5t lui ravir la prcieuse ress\rce des tres fictifs1 et le contra9dra seulem5t lui imprim] une n\velle direction1 con=me celle que ce puissant artifice logique recevra aussi s\s ces deux autres aspects univ]sels4 ,j'ai1 p> exemple1 signal d'avance1 au qu>antime *apitre1 l'utile emploi sci5tifique1 et mme logique1 que la sa9e philosophie biologique p\rra dsormais retir] de la conv5able introduction d'organismes imag9aires1 d'ailleurs en ple9e h>monie avec t\tes les notions vitales3 qu& l'esprit positif aura suffisamm5t prvalu1 je ne d\te pas qu'un tel procd1 ess5tiellem5t analogue la m>*e actuelle des gomtres en beauc\p de cas importans1 ne puisse vraim5t facilit]1 en biologie1 l'essor des conceptions judicieusem5t sy/matiques4 ,or1 il e/ clair que le b et les conditions de l'art doiv5t y p]mettre une application bi5 plus t5due de semblables moy5s1 dont l'usage ?orique devi5drait aism5t abusif4 ,*acun s5t d'ailleurs que leur emploi e/htique devra pr9cipalem5t se rapport] l'organisme huma91 suppos modifi1 soit en mal1 soit surt\t en bi51 de manire augm5t] conv5ablem5t les effets d'art1 sans cep5dant jamais viol] les lois fondam5tales de la ralit4 ,dans cette rapide apprciation de l'action e/htique propre la philosophie positive1 j'ai d me born] considr] explicitem5t le premi] de t\s les beaux-arts1 celui qui1 p> sa plnitude et sa gnralit suprieures1 a t\j\rs dom9 l'ensemble de leur dveloppem5t4 ,mais il e/ vid5t que cette rgnration de l'art mod]ne ne saurait tre limite la seule posie1 d'o elle s't5dra ncessairem5t aux quatre autres moy5s fondam5taux d'expression idale1 suivant l'ordre indiqu p> leur hir>*ie naturelle1 signale au c9quante-troisime *apitre4 ,a9si1 l'esprit positif1 qui1 tant qu'il e/ re/ sa phase ma?matique initiale1 a d sembl] mrit] les repro*es habituels de t5dance antie/htique1 que lui adresse encore inju/em5t une apprciation r\t9ire1 devi5dra f9alem5t1 au contraire1 d'aprs son entire sy/matisation sociologique1 la pr9cipale base d'une organisation e/htique non mo9s indisp5sable que la rnovation m5tale et sociale dont elle e/ ncessairem5t insp>able4 ,cette triple laboration positive1 t\j\rs dom9e p> un mme pr9cipe fondam5tal1 conduira donc c]ta9em5t l'humanit au rgime univ]sel le plus con=me sa nature1 o t\s nos attributs c>actri/iques tr\v]ont habituellem5t la fois la plus p>faite consolidation respective1 la plus complte h>monie mutuelle1 et le plus libre essor commun4 ,immdiatem5t de/9e l'ensemble de l'occid5t europen1 les c9q lm5s ess5tiels de cette noble lite de notre espce y apport]ont *acun l'indisp5sable p>ticipation cont9ue de son gnie propre1 annonant dj1 p> un tel conc\rs1 leur intime comb9aison ultrieure4 ,s\s la salutaire prpondrance1 galem5t philosophique et politique1 assure l'esprit franais d'aprs l'ensemble de la transition mod]ne1 l'esprit anglais y f]a puissamm5t s5tir sa prdilection c>actri/ique p\r la ralit et l'utilit1 l'esprit allem& y appliqu]a son aptitude native aux gnralisations sy/matiques1 l'esprit itali5 y f]a conv5ablem5t pntr] son admirable spontanx e/htique1 enf9 l'esprit espagnol y introduira son d\ble s5tim5t famili] de la dignit p]sonnelle et de la frat]nit univ]selle4 99 99 99 99 99 ,en a*evant ici cette rapide indication gnrale de l'action df9itive propre la philosophie positive que je me suis ef=c de con/itu] p> l'ensemble de ce ,trait1 j'ai donc enf9 t]m9 compltem5t la longue et difficile opration que j'ai os concevoir et excut] p\r r5\vel] conv5ablem5t auj\rd'hui la gr&e impulsion philosophique de ,bacon et ,desc>tes1 qui1 ayant d se rapport] surt\t l'laboration prlim9aire de la positivit rationnelle1 devait se tr\v] ess5tiellem5t puise depuis que1 d'aprs le suffisant accomplissem5t d'une telle prp>ation1 l'esprit huma9 tait conduit abord] directem5t la rnovation f9ale1 qui n'avait pu tre d'abord que confusm5t entrevue1 et qui ma9t5ant devait correspondre aux irrcusables exig5ces d'une situation sans exemple1 o l'int]v5tion philosophique doit radicalem5t dissip] une an>*ie t\j\rs imm95te1 en trans=mant l'agitation rvolutionnaire en activit organique4 ,dans le c\rs d'un travail que les emb>ras de ma position ont fait dur] d\ze ans1 mon intellig5ce1 l'ge de la ple9e ardeur1 a ncessairem5t m>*1 en reproduisant p]sonnellem5t1 avec une fidlit spontane1 selon mon plan primitif1 les pr9cipales phases successives de cette mod]ne volution m5tale4 ,mais cet 9vitable progrs a t\j\rs t1 j'ose le dire1 entirem5t homogne1 comme *aque lecteur peut ma9t5ant s'en conva9cre d'aprs le p>fait accord de ces trois *apitres extrmes de conclusions gnrales avec les deux premi]s *apitres d'introduction fondam5tale3 la longue laboration int]mdiaire e/ d'ailleurs re/e con/amm5t con=me aux conditions scrupuleuses d'une exacte cont9uit1 la fois logique et sci5tifique4 ,un simple rappro*em5t entre la table totale des matires et le tableau synoptique initial p\rra mme aism5t rappel] ci-dess\s que le plan orig9aire n'a jamais subi aucune altration relle1 au mo9s quant l'ordre des div]ses p>ties1 dont l'ext5sion proportionnelle a seule pr\v un accroissem5t imprvu env]s la sci5ce f9ale que j'avais crer1 et qui1 en consqu5ce1 ne p\vait d'abord tre aussi prcism5t mesure que les diffr5tes sci5ces prlim9aires dj con/itues4 ,mme en ayant g>d cette unique exception1 t\s les bons esprits reconnatront1 j'espre1 que1 dans cette apprciation sy/matique de t\s les lm5s ess5tiels propres la philosophie fondam5tale1 *acun d'eux a reu spontanm5t le dveloppem5t effectif que mritait1 au fond1 sa vritable importance philosophique4 ,p> cette univ]selle laboration1 mon intellig5ce1 aussi compltem5t dgage de t\te mtaphysique que de t\te ?ologie1 se tr\ve donc p>v5ue enf9 l'tat ple9em5t positif1 o elle t5te d'attir] t\s les p5seurs n]giques1 p\r y con/ruire en commun la sy/matisation f9ale de la raison mod]ne4 ,il me re/e ma9t5ant annonc] ici la "p p]sonnelle que je me propose de pr5dre ultrieurem5t cette con/ruction directe1 aprs l'avoir conv5ablem5t in/itue dans le ,trait que je vi5s d'a*ev]1 et qui devi5t dsormais le simple po9t de d"p gnral de t\s les travaux rs]vs mon ge d'entire maturit4 ,en indiquant ces quatre ouvrages ess5tiels1 je vais les m5tionn] suivant l'ordre o je les ai successivem5t conu1 ds la premire orig9e de ce ,trait fondam5tal1 mais en av]tissant dj que je ne m'engage nullem5t le suivre1 et que je me rs]ve1 cet g>d1 t\te la lib]t d'excution que me procure dsormais la base univ]selle que je vi5s de pos]1 et dont je puis t\j\rs1 sans aucune inconsqu5ce1 v>i] mon gr l'application spciale1 soit d'aprs les exig5ces plus ou mo9s v5tuelles du gr& m\vem5t philosophique1 soit mme selon les seules conv5ances de ma situation p]sonnelle3 t&is qu'il ne p\vait en tre a9si aup>avant1 vu l'inflexible ncessit de suivre scrupuleusem5t1 t\t prix1 l'ordre unique qui correspondait une telle fondation1 en c>tant avec une inv>iable op9itret les div]s conseils irrationnels qu'une sollicitude peu judicieuse m'avait s\v5t donns jadis sur le morcellem5t arbitraire de la composition actuelle4 ,au re/e1 je t]m9]ai cette indication p> la discussion rapide du meilleur ordre d'une telle laboration1 tant d'ailleurs trs-dispos ma9t5ant accueillir avec reconnaissance les rflexions que p\rrai5t m'adress] ce sujet t\s ceux qui1 ayant suffisamm5t compris la nature et la porte de cette n\velle philosophie1 s'intress5t auj\rd'hui son essor ultrieur4 ,deux de ces ouvrages s]ont directem5t de/9s consolid] m?odiquem5t le n\veau sy/me philosophique2 les deux autres se rapport]ont surt\t son application gnrale4 ,quant aux premi]s1 il faut reconnatre que1 dans ce ,trait orig9al1 je devais ess5tiellem5t apprci] *aque lm5t fondam5tal de la sy/matisation f9ale en re/ant1 autant que possible1 dans la situation d'esprit con=me sa con/itution actuelle1 af9 de m'lev] a9si successivem5t1 en mme temps que le lecteur1 avec une ple9e scurit et une efficacit mieux assure1 jusqu' l'tat df9itif que j'avais d'abord ap]u1 mais qui ne p\vait tre suffisamm5t c>actris que p> cet essor graduel1 reproduction spontane1 suivant le prcepte c>tsi51 de l'ensemble de l'volution mod]ne4 ,or1 quels que duss5t tre les avantages ess5tiels de cette m>*e po/]iori1 sans laquelle mon b et t c]ta9em5t manqu1 il en rsulte ncessairem5t que les div]ses philosophies spciales1 d'aprs lesquelles je crois avoir enf9 fond la vraie philosophie gnrale1 ne saurai5t avoir ici leur vritable c>actre df9itif1 qui ne peut ma9t5ant s'tablir que s\s l'univ]selle int]v5tion normale de la n\velle unit philosophique1 rgnrant a9si1 son t\r1 t\s les lm5s qui ont d conc\rir sa propre =mation4 ,cette raction ncessaire1 qui1 conv5ablem5t accomplie1 con/itu]a directem5t1 au mo9s dans l'ordre ab/rait1 l'tat f9al de la sy/matisation positive1 exig]ait donc1 p> sa nature1 autant de ,traits philosophiquem5t spciaux1 t\s dom9s p> l'esprit sociologique1 qu'il exi/e rellem5t de diffr5tes sci5ces fondam5tales4 ,mais l'vid5te impossibilit d'excut] dignem5t cette entire laboration p5dant le peu de vie qui me re/e1 mme qu& le temps m'y s]ait dsormais mieux mnag1 m'a d'avance dt]m9 me re/re9dre1 cet g>d1 aux deux t]mes extrmes1 qui doiv5t tre1 en effet1 les plus dcisifs1 et qui d'ailleurs me sont plus famili]s3 ce qui me conduira donc sy/matis] m?odiquem5t1 d'une "p1 la philosophie ma?matique1 d'une autre "p1 la philosophie politique2 laissant a9si mes div]s successeurs ou collgues con/itu] semblablem5t les quatre philosophies int]mdiaires1 a/ronomique1 physique1 *imique et biologique4 ,la philosophie ma?matique s]a l'objet direct d'un ouvrage spcial en deux volumes1 dont le premi] se rapport]a naturellem5t la ma?matique ab/raite1 ou analyse proprem5t dite1 et le second la ma?matique concrte1 spontanm5t dcompose en gomtrie et mcanique1 suivant les pr9cipes ici tablis4 ,qu& j'ai compos1 il y a d\ze ans1 le tome premi] du ,trait actuel1 j'avais encore une op9ion beauc\p trop favorable de la porte philosophique propre aux gomtres de notre sicle2 en sorte que j'y ai d croire suffisamm5t indiques plusieurs vues importantes de philosophie ma?matique1 qui sont au contraire re/es jusqu'ici compltem5t inap]ues1 faute d'avoir t assez di/9ctem5t c>actrises p\r des esprits ma9t5ant p>v5us1 =ce de disp]sion empirique1 un degr de rtrcissem5t dont j'avais moi-mme d'abord une trop faible ide avant une telle preuve1 quoique je sois =c de vivre au milieu d'eux4 ,a9si1 outre le motif fondam5tal ci-dessus indiqu1 qui m'impose l'obligation directe de con/ruire spcialem5t1 d'aprs mon po9t de vue actuel1 une vraie philosophie ma?matique1 on voit que des considrations passagres1 mais auj\rd'hui =t importantes1 doiv5t me faire mieux s5tir le beso9 d'accomplir une portion aussi dcisive de la con/ruction gnrale4 ,env]s le second ouvrage1 uniquem5t consacr la philosophie politique1 il a t ici si s\v5t indiqu1 depuis le db du tome quatrime1 qu'il s]ait ma9t5ant sup]flu d'en signal] expressm5t la de/9ation et l'urg5ce4 ,il se compos]a de quatre volumes1 dont le premi] trait]a de la m?ode sociologique1 le second de la /atique sociale1 le troisime de la dynamique sociale1 et le d]ni] de l'application gnrale d'une telle doctr9e4 ,t\s ceux qui auront conv5ablem5t apprci ma cration de la sociologie dans la seconde moiti de ce ,trait s5tiront aism5t1 d'aprs mes nombreux avis incid5ts1 qu'elle ne r5d nullem5t sup]flue cette n\velle composition1 laquelle se tr\ve seulem5t a9si prp>e une base indisp5sable4 ,ayant ici consacr deux volumes l'laboration orig9ale de la sociologie dynamique1 on doit d'abord cra9dre qu'un seul ne puisse pas me suffire ultrieurem5t p\r sa propre con/ruction f9ale3 mais il faut considr] que j'ai t =c de ml]1 beauc\p d'g>ds1 l'tude purem5t dynamique que je devais avoir surt\t en vue1 des discussions spontanes relatives la p>tie /atique1 et mme la m?ode1 qui auront t alors suffisamm5t con/itues d'avance2 en sorte que1 d'aprs l'ensemble des prp>ations antrieures1 ce volume unique suffira1 j'espre1 l'apprciation ab/raite de l'volution sociale4 ,cet ouvrage e/1 ce me semble1 p> sa nature1 le plus important de t\s ceux qui me re/5t excut]2 puisque le ,trait actuel ayant f9alem5t ab\ti l'univ]selle prpondrance m5tale1 la fois logique et sci5tifique1 du po9t de vue social1 on ne saurait1 t\s g>ds1 plus directem5t coopr] l'in/allation f9ale de la n\velle philosophie qu'en laborant l'tat normal de la sci5ce correspondante1 qu& mme les hautes ncessits pratiques ne comm&]ai5t pas videmm5t une telle con/ruction spciale4 ,passant ma9t5ant aux deux ouvrages relatifs l'application gnrale du n\veau sy/me philosophique1 je dois d'abord annonc]1 en troisime lieu1 un ,trait fondam5tal sur l'ducation positive1 qui1 d'aprs la maturit actuelle de mes ides1 me semble rductible un seul volume4 ,ce gr& sujet n'a pu encore tre abord *ez les mod]nes d'une manire conv5ablem5t sy/matique1 puisque la m>*e gnrale de l'ducation individuelle ne peut tre1 t\s g>ds1 suffisamm5t apprcie que d'aprs sa con=mit ncessaire avec l'volution collective1 seule immdiatem5t jugeable1 suivant les explications directes du c9quante-huitime *apitre4 ,mais1 la vraie ?orie de cette volution fondam5tale tant ma9t5ant tablie1 on peut enf9 trait] aussi de l'ducation proprem5t dite4 ,d'une autre "p1 la de/9ation sociale d'un tel travail e/ ici nettem5t pose d'avance1 en mme temps que son pr9cipe philosophique1 comme devant con/itu] la premire base univ]selle de la rgnration politique1 dont l'9vitable avnem5t se tr\ve dj dmontr et c>actris4 ,ce troisime ouvrage drive donc1 de la manire la plus naturelle1 du ,trait actuel4 ,quant sa haute importance1 elle ne saurait tre d\teuse1 surt\t cause de l'organisation positive de la morale1 qui con/itu]a la pr9cipale p>tie d'une telle laboration1 et qui doit auj\rd'hui dt]m9] avec le plus d'efficacit l'entire lim9ation de la philosophie ?ologique1 dont la dom9ation suranne entrave encore1 tant d'g>ds1 malgr sa propre impuissance1 l'essor fondam5tal de la p5se et de la sociabilit mod]nes4 ,enf91 le quatrime ouvrage1 galem5t =m d'un seul volume1 consi/]a en un ,trait sy/matique de l'action de l'homme sur la nature1 qui n'a jamais t1 ma connaissance1 rationnellem5t apprcie dans son ensemble4 ,malgr l'intrt propre de ce va/e sujet1 il n'y saurait tre conu que dans son in/itution philosophique2 puisque son laboration spciale exig]ait videmm5t1 d'aprs mes pr9cipes encyclopdiques1 la con/ruction pralable de la sci5ce concrte1 encore ess5tiellem5t prmature4 ,en cet tat1 il e/ ais de concevoir l'intime connexit de cette d]nire composition avec le ,trait fondam5tal3 c> son pr9cipal objet consi/]a organis] directem5t la vraie relation f9ale qui doit exi/]1 t\s g>ds1 entre la sci5ce et l'art4 ,la fluctuation radicale qui p]si/e encore ce sujet1 surt\t env]s les cas les plus importans1 et qui suscite ou ma9ti5t tant de vicieux conflits lm5taires o la ?orie et la pratique sont galem5t compromises1 c>actrise c]ta9em5t l'une des plus intimes difficults de la situation mod]ne4 ,il e/ donc ais de s5tir aussi l'importance spciale d'un ouvrage de/9 surt\t dissip] directem5t ces ob/acles intellectuels l'tablissem5t durable de l'h>monie la plus dcisive entre les deux lm5s ncessaires de l'organisme positif4 ,d'aprs cette indication successive1 le lecteur voit ma9t5ant que1 comme je l'ai annonc ci-dessus1 l'ensemble de mon laboration ultrieure peut indiffremm5t affect] un ordre quelconque env]s ces quatre ouvrages ess5tiels1 puisque *acun d'eux se rapporte directem5t la p5se fondam5tale dont je vi5s d'a*ev] la con/itution orig9ale1 et au ple9 asc5dant de laquelle t\s sont rellem5t indisp5sables4 ,si j'tais c]ta9 de p\voir l'accomplir entirem5t1 malgr la brivet de ma vie et les graves emb>ras d'une position que la prface de ce volume a suffisamm5t c>actrise1 je s]ais encore dispos conduire cette excution suivant l'exposition prcd5te1 comme je l'ai projet il y a v+t ans1 en arrtant dj la conception et la de/9ation de ces div]s travaux philosophiques1 t\s incidemm5t promis1 quoique avec une 9gale insi/ance1 dans ce ,trait3 ce s]ait peut-tre l'ordre le plus efficace1 au mo9s f9alem5t1 p\r le progrs gnral de la raison publique4 ,mais1 une telle scurit tant =t lo9 d'exi/] *ez moi1 je s]ai sans d\te conduit excut] d'abord1 p5dant les quatre ou c9q annes qui vont suivre1 le second de ces ouvrages1 comme tant la fois le plus t5du et le plus dcisif4 ,le quatrime e/ assurm5t le mo9s urg5t1 quelle qu'en soit la haute utilit2 et le troisime n'a probablem5t pas autant beso9 que le second d'une excution immdiate laquelle le public actuel e/ d'ailleurs mo9s prp>4 ,d'une autre "p1 quelque m95t avantage logique que dt (frir auj\rd'hui l'app>ition directe du premi] ,trait1 p\r attir] aussitt la gr&e laboration philosophique des esprits qui s'arrt5t ma9t5ant au premi] degr de l'initiation sci5tifique1 son aj\rnem5t n'(fre peut-tre aucun grave inconvni5t rel2 puisque les gomtres actuels sembl5t peu mrit] d'ord9aire qu'on s'occupe tant de les lev] m?odiquem5t la dignit philosophique1 que le m\vem5t univ]sel les =c]a bi5tt de re*]*]4 ,telle e/ l'indication gnrale p> laquelle j'ai cru devoir t]m9] enf9 ce gr& ouvrage1 qui doit aussi con/itu] dsormais une simple introduction fondam5tale aux div]s travaux ess5tiels du re/e de ma c>rire spculative1 si je n'y suis pas trop entrav d'aprs l'tat1 la fois subalt]ne et prcaire1 o1 suivant les d\l\reuses explications de ma prface1 se tr\ve encore1 au milieu de ma qu>ante-c9quime anne1 ma laborieuse exi/5ce p]sonnelle1 t\j\rs expose jusqu'ici1 malgr le scrupuleux accomplissem5t cont9u de mes div]s devoirs spciaux1 tre inop9m5t b\lev]se s\s l'aveugle ou malveillante impulsion des prjugs et des passions propres notre dplorable rgime sci5tifique4 ,,f9 ,,du ,,tome ,,sixi,,me ,,et ,,d]ni]4 ,,table ,g,n,,rale ,,des ,,mati,,res ,,cont5ues ,,dans ,,les ,,six ,,volumes ,,de ,,ce ,,trait#cf4 ,note #cf3 ,d'aprs les motifs indiqus la f9 de la ,prface1 j'ai cru devoir ici not] exactem5t l'poque et la dure de *acune des p>ties successives de cette longue composition1 dont les div]ses vicissitudes devi5dront a9si plus aism5t apprciables4 ,,tome ,,premi]1 ,,cont5ant ,,les ,,pr,,lim9aires ,g,n,,raux ,,et ,,la ,,philosophie ,,ma?,,matique4 7,t\t ce premi] volume a t crit dans le premi] seme/re de #ahcj47 ,pages4 ,d,,dicace ,v ,,av]tissem5t ,,de ,l',,auteur ,,vi ,tableau synoptique de l'ensemble du ,c\rs de philosophie positive #a #are ,leon4 ,exposition du b de ce c\rs1 ou considrations gnrales sur la nature et la de/9ation de la philosophie positive #a #b;e ,leon4 ,exposition du plan de ce c\rs1 ou considrations gnrales sur la hir>*ie fondam5tale des sci5ces positives #eg #c;e ,leon4 ,considrations philosophiques sur l'ensemble de la sci5ce ma?matique #aag #d;e ,leon4 ,vue gnrale de l'analyse ma?matique #afe #e;e ,leon4 ,considrations gnrales sur le calcul des fonctions directes #aig #f;e ,leon4 ,exposition comp>ative des div]s po9ts de vue gnraux s\s lesquels on peut envisag] le calcul des fonctions indirectes #bbe #g;e ,leon4 ,tableau gnral du calcul des fonctions indirectes #bgc #h;e ,leon4 ,considrations gnrales sur le calcul des v>iations #cae #i;e ,leon4 ,considrations gnrales sur le calcul aux diffr5ces f9ies #ccg #aj;e ,leon4 ,vue gnrale de la gomtrie #cdi #aa;e ,leon4 ,considrations gnrales sur la gomtrie spciale ou prlim9aire #cig #ab;e ,leon4 ,conception fondam5tale de la gomtrie gnrale ou analytique #dbi #ac;e ,leon4 ,de la gomtrie gnrale deux dim5sions #dfi #ad;e ,leon4 ,de la gomtrie gnrale trois dim5sions #eaa #ae;e ,leon4 ,considrations philosophiques sur les pr9cipes fondam5taux de la mcanique rationnelle #eci #af;e ,leon4 ,vue gnrale de la /atique #ehg #ag;e ,leon4 ,vue gnrale de la dynamique #fdg #ah;e ,leon4 ,considrations philosophiques sur les ?ormes gnraux de mcanique rationnelle #fia ,,tome ,,deuxi,,me1 ,,cont5ant ,,la ,,philosophie ,,a/ronomique ,,et ,,la ,,philosophie ,,physique4 7,l'une a t crite dans le mois de septembre #ahcd1 et l'autre dans le premi] trime/re de #ahce47 #ai;e ,leon4 ,considrations philosophiques sur l'ensemble de la sci5ce a/ronomique #g #bj;e ,leon4 ,considrations gnrales sur les m?odes d'obs]vation en a/ronomie #dg #ba;e ,leon4 ,considrations gnrales sur les phnomnes gomtriques lm5taires des corps cle/es #ic #bb;e ,leon4 ,considrations gnrales sur le m\vem5t de la ,t]re #aci #bc;e ,leon4 ,considrations gnrales sur les lois de ,kepl]1 et sur leur application l'tude gomtrique des m\vem5s cle/es #agi #bd;e ,leon4 ,considrations fondam5tales sur la loi de la gravitation #bai #be;e ,leon4 ,considrations gnrales sur la /atique cle/e #bfa #bf;e ,leon4 ,considrations gnrales sur la dynamique cle/e #cja #bg;e ,leon4 ,considrations gnrales sur l'a/ronomie sidrale et sur la cosmogonie positive #cea #bh;e ,leon4 ,considrations philosophiques sur l'ensemble de la physique #chi #bi;e ,leon4 ,considrations gnrales sur la b>ologie #dfe #cj;e ,leon4 ,considrations gnrales sur la !rmologie physique #ejg #ca;e ,leon4 ,considrations gnrales sur la !rmologie ma?matique #edi #cb;e ,leon4 ,considrations gnrales sur l'ac\/ique #eie #cc;e ,leon4 ,considrations gnrales sur l'optique #fcg #cd;e ,leon4 ,considrations gnrales sur l'lectrologie #fgg ,,tome ,,troisi,,me1 ,,cont5ant ,,la ,,philosophie ,,*imique ,,et ,,la ,,philosophie ,,biologique4 7,la philosophie *imique a t crite dans le mois de septembre #ahce47 #ce;e ,leon4 ,considrations philosophiques sur l'ensemble de la *imie #g #cf;e ,leon4 ,considrations gnrales sur la *imie proprem5t dite ou inorganique #gi #cg;e ,leon4 ,exam5 philosophique de la doctr9e *imique des proportions df9ies #acc #ch;e ,leon4 ,exam5 philosophique de la ?orie lectro-*imique #agi #ci;e ,leon4 ,considrations gnrales sur la *imie dite organique #bbg #dj;e ,leon4 7crite du #a;er au #cj janvi] #ahcf47 ,considrations philosophiques sur l'ensemble de la sci5ce biologique #bfi #da;e ,leon4 7crite du #a;er au #f aot #ahcf47 ,considrations gnrales sur la philosophie anatomique #dhg #db;e ,leon4 7crite du #i au #ae aot #ahcf47 ,considrations gnrales sur la philosophie biotaxique #ecg #dc;e ,leon4 7crite du #bj novembre au #ae dcembre #ahcg47 ,considrations philosophiques sur l'tude gnrale de la vie vgtative ou organique #fji #dd;e ,leon4 7crite du #ag au #bb dcembre #ahcg47 ,considrations philosophiques sur l'tude gnrale de la vie animale proprem5t dite #fic #de;e ,leon4 7crite du #bd au #ca dcembre #ahcg47 ,considrations gnrales sur l'tude positive des fonctions intellectuelles et morales1 ou crbrales #gfa ,,tome ,,quatri,,me1 ,,cont5ant ,,la ,,p>tie ,,dogmatique ,,de ,,la ,,philosophie ,,sociale4 7,t\t ce quatrime volume a t crit1 avec trs-peu d'int]ruption1 du #a;er m>s au #a;er juillet #ahci47 ,,avis ,,de ,l',,diteur ,v ,,av]tissem5t ,,de ,l',,auteur ,,vii #df;e ,leon4 ,considrations politiques prlim9aires sur la ncessit et l'opportunit de la physique sociale1 d'aprs l'analyse fondam5tale de l'tat politique actuel #a #dg;e ,leon4 ,apprciation sommaire des pr9cipales t5tatives philosophiques entreprises jusqu'ici p\r con/itu] la sci5ce sociale #bbe #dh;e ,leon4 ,c>actres fondam5taux de la m?ode positive dans l'tude rationnelle des phnomnes sociaux #bhg #di;e ,leon4 ,relations ncessaires de la physique sociale avec les autres bran*es fondam5tales de la philosophie positive #dga #ej;e ,leon4 ,considrations prlim9aires sur la /atique sociale1 ou ?orie gnrale de l'ordre spontan des socits huma9es #ecg #ea;e ,leon4 ,lois fondam5tales de la dynamique sociale1 ou ?orie gnrale du progrs naturel de l'humanit #fbc ,,tome ,,c9qui,,me1 ,,cont5ant ,,la ,,p>tie ,,hi/orique ,,de ,,la ,,philosophie ,,sociale1 ,,en ,,t\t ,,ce ,,qui ,,conc]ne ,l',,tat ,,?,,ologique ,,et ,l',,tat ,m,,taphysique4 #eb;e ,leon4 7crite du #ba avril au #b mai #ahdj47 ,rduction pralable de l'ensemble de l'laboration hi/orique4 --,considrations gnrales sur le premi] tat ?ologique de l'humanit3 ge du fti*isme4 bau*e spontane du rgime ?ologique et militaire #a #ec;e ,leon4 7crite du #g au #cj mai #ahdj47 ,apprciation gnrale du pr9cipal tat ?ologique de l'humanit3 ge du poly?isme4 ,dveloppem5t graduel du rgime ?ologique et militaire #aae #ed;e ,leon4 7crite du #ae ju9 au #b juillet #ahdj47 ,apprciation gnrale du d]ni] tat ?ologique de l'humanit3 ge du mono?isme4 ,modification radicale du rgime ?ologique et militaire #big #ee;e ,leon4 7crite du #aj janvi] au #bf fvri] #ahda47 ,apprciation gnrale de l'tat mtaphysique des socits mod]nes3 poque critique1 ou ge de transition rvolutionnaire4 ,dsorganisation croissante1 d'abord spontane et ensuite sy/matique1 de l'ensemble du rgime ?ologique et militaire #dib ,,tome ,,sixi,,me ,,et ,,d]ni]1 ,,cont5ant ,,le ,,compl,,m5t ,,de ,,la ,,p>tie ,,hi/orique ,,de ,,la ,,philosophie ,,sociale1 ,,et ,,les ,,conclusions ,g,n,,rales4 ,,extrait ,,du ,,jugem5t r5du le #bi dcembre #ahdb ,,p> ,,le ,,tribunal ,,de ,,comm]ce ,,de ,,p>is ,,iii ,,avis ,,de ,l',,diteur ,,iv ,,pr,,face ,,p]sonnelle 7crite du #ag au #ai juillet #ahdb47 ,v #ef;e ,leon4 7crite du #bj mai au #ag ju9 #ahda47 ,apprciation gnrale du dveloppem5t fondam5tal des div]s lm5s propres l'tat positif de l'humanit3 ge de la spcialit1 ou poque provisoire1 c>actrise p> l'univ]selle prpondrance de l'esprit de dtail sur l'esprit d'ensemble4 ,conv]g5ce progressive des pr9cipales volutions spontanes de la socit mod]ne v]s l'organisation f9ale d'un rgime rationnel et pacifique #a #eg;e ,leon4 7,la p>tie hi/orique de cette ,leon a t crite du #be ju9 au #ad juillet #ahda1 et la p>tie dogmatique du #bc dcembre #ahda au #ae janvi] #ahdb47 ,apprciation gnrale de la portion dj accomplie de la rvolution franaise ou europenne4--,dt]m9ation rationnelle de la t5dance f9ale des socits mod]nes1 d'aprs l'ensemble du pass huma93 tat ple9em5t positif1 ou ge de la gnralit1 c>actris p> une n\velle prpondrance normale de l'esprit d'ensemble sur l'esprit de dtail #cdd #eh;e ,leon4 7crite du #ag mai au #af ju9 #ahdb47 ,apprciation f9ale de l'ensemble de la m?ode positive #fde #ei;e ,leon4 7crite du #bc au #bh ju9 #ahdb47 ,apprciation philosophique de l'ensemble des rsultats propres l'laboration prlim9aire de la doctr9e positive #ghf #fj;e et d]nire ,leon4 7crite du #i au #ac juillet #ahdb47 ,apprciation gnrale de l'action f9ale propre la philosophie positive #hci ,,f9 ,,de ,,la ,,table ,g,n,,rale ,,des ,,mati,,res4 99 99 99 99 99 ,corrections4 ,note #a3 inpudemm5t remplac p> impudemm5t 7qui lui fur5t ensuite impudemm5t attribues74 ,page #fc3 au lieu de de plus en pacifique il faut sans d\te lire de plus en plus pacifique4 ,page #aab3 irrationelle remplac p> irrationnelle 7lo9 de ju/ifi] l'irrationnelle surprise74 ,page #afa3 pure-rem5t remplac p> purem5t 7en travaux purem5t prp>atoires74 ,page #bif3 public remplac p> publique 7ce que d'abord la raison publique jugeait impie74 ,page #cjg3 hapitre remplac p> *apitre 7au qu>ante-c9quime *apitre74 ,page #cjh3 ,mallebran*e remplac p> ,malebran*e 7qu& ,malebran*e s'en fut exclusivem5t emp>74 ,page #dac3 ,hi/o-toriquem5t remplac p> ,hi/oriquem5t 7,hi/oriquem5t envisage1 cette n\velle prpondrance74 ,page #dac3 un remplac p> une 7une telle rnovation pralable74 ,page #dae3 plong remplac p> plonge 7o demeure plonge1 depuis un demi-sicle1 l'lite de l'humanit74 ,page #dcd3 insr l' 7de ceux de l'antiquit74 ,page #dgh3 posivit remplac p> positivit 7sa positivit le r5drait plus efficace74 ,page #ecf3 dis-discussion remplac p> discussion 7la discussion rationnelle74 ,page #efe3 corrrespondante remplac p> correspondante 7l'esprit de la philosophie correspondante74 ,page #eii3 et et remplac p> et 7cont9ue d'clair] et de df5dre74 ,page #eii3 un remplac p> une 7une c]ta9e similitude74 ,page #fdd3 insr y 7il y a d\ze ans74 ,page #fde3 le remplac p> la 7la plus importante et la plus difficile74 ,page #fdi3 le remplac p> la 7a t la plus complte74 ,page #fge3 insr ai 7la con/itution que je lui ai impose74 ,page #gja3 rationellem5t remplac p> rationnellem5t 7susceptibles d'tre rationnellem5t prvus74 ,page #gcd3 l'volu-lution remplac p> l'volution 7l'tat correspondant de l'volution huma9e74 ,page #gga3 (f]t remplac p> (f]ts 7quatre modes ess5tiels que n\s a successivem5t (f]ts74 ,page #gia3 t5dante remplac p> t5dant 7ce pr9cipe inconte/able1 t5dant dnatur]74 ,page #hec3 t\t remplac p> t\te 7t\te autre sy/matisation74