,au lecteur ,cette v]sion lectronique reproduit dans son intgralit1 la v]sion orig9ale4 ,n\s avons utilis une typographie plus mod]ne que celle de la v]sion papi] en remplaant les s longs p> des s4 ,la ponctuation n'a pas t modifie hormis quelques corrections m9eures4 ,les corrections indiques dans les ,,errata ont t prises en compte4 ,l'or?ographe a t cons]ve4 ,seuls quelques mots ont t modifis4 ,la li/e des modifications se tr\ve la f9 du texte4 ,illu/ration ,,el,,m5s ,,de ,,la ,,philosophie ,,de ,,neuton1 ,mis la porte de t\t le monde4 ,p> ,,monsieur4 ,,de ,,voltaire4 ,illu/ration ,a ,,am/]dam1 ,*ez ,,eti5ne ,,l$et ,compagnie4 ,m4 ,,dcc4 ,,xxxviii4 ,,elem5s ,,de ,,la ,,philosophie ,,de ,,neuton4 ,illu/ration ,illu/ration ,a ,,madame ,,la ,,m>quise ,,du ,,*49999 ,tu m'appelles toi va/e puissant ,gnie1 ,m9]ve de la ,france1 immortelle ,emilie1 ,disciple de ,neuton1 de la ,vrit1 ,tu pntres mes s5s des feux de ta cl>t1 ,je r5once aux lauri]s1 que long-tems au ,?tre ,*]*a d'un va9 plaisir mon esprit idoltre4 ,de ces triomphes va9s mon cur n'e/ plus t\*4 ,que le jal\x ,rufus la t]re atta*1 ,trane au bord du tombeau la fureur ins5se1 ,d'enf]m] dans un v]s une fausse p5se1 ,qu'il arme contre moi ses languissantes ma9s ,des traits qu'il de/9oit au re/e des huma9s4 ,que quatre fois p> mois un ignorant ,zole1 ,eleve en fremissant une voix imbcile4 ,je n'ent5ds po9t leurs cris que la ha9e a =mez4 ,je ne vois po9t leurs pas dans la fange imprimez4 ,le *>me t\t-puissant de la ,philosophie ,eleve un esprit sage au-dessus de l'envie4 ,tranquille au haut des ,cieux que ,neuton s'e/ s\mis1 ,il ignore en effet s'il a des ,ennemis4 ,je ne les connois plus4 ,dja de la c>ri]e ,l'augu/e ,vrit vi5t m'ouvrir la b>ri]e4 ,dja ces t\rbillons l'un p> l'autre pressez1 ,se m\vant sans espace1 sans rgle entassez1 ,ces fantmes savants mes yeux disp>aiss5t4 ,un j\r plus pur me luit2 les m\vem5ts r5aiss5t4 ,l'espace qui de ,dieu conti5t l'imm5sit1 ,voit r\l] dans son se9 l',univ]s limit1 ,cet ,univ]s si va/e notre faible ve1 ,et qui n'e/ qu'un atome1 un po9t dans l't5due4 ,dieu p>le1 le ,*aos se dissipe sa voix2 ,v]s un c5tre commun t\t gravite la fois1 ,ce ressort si puissant l'ame de la ,nature1 ,etoit ensveli dans une nuit obscure1 ,le compas de ,neuton mesurant l',univ]s1 ,leve enf9 ce gr& voile les ,cieux sont ouv]ts4 ,il dploye mes yeux p> une ma9 savante1 ,de l',a/re des ,saisons la robe t9celante4 ,l',em]aude1 l'azur1 le p\rpre1 le rubis1 ,sont l'immortel tissu dont brill5t ses habits4 ,*acun de ses rayons dans sa sub/ance pure1 ,porte en soi les c\leurs dont se pe9t la ,nature1 ,et confondus ensemble1 ils clair5t nos yeux1 ,ils anim5t le ,monde1 ils empliss5t les ,cieux4 ,confid5s du ,trs-,haut1 ,sub/ances t]nelles1 ,qui brls de ses feux1 qui c\vrez de vos ales ,le ,trne o votre ,matre e/ assis p>mi v\s1 ,p>lez1 du gr& ,neuton n'tiez-v\s po9t jal\x8 ,la ,m] ent5d sa voix4 ,je vois l'humide ,empire1 ,s'lev]1 s'avanc]1 v]s le ,ciel qui l'attire1 ,mais un p\voir c5tral arrte ses ef=ts1 ,la ,m] tombe1 s'affaisse1 r\le v]s ses bords4 ,cometes que l'on cra9t l'gal du tonn]re1 ,cessez d'p\vant] les ,peuples de la ,t]re1 ,dans une ellipse imm5se a*evez votre c\rs1 ,remontez1 desc5dez prs de l',a/re des j\rs1 ,lancez vos feux1 volez1 rev5ant sans cesse1 ,des ,mondes puisez ranimez la vieillesse4 ,et toi ,sur du ,soleil1 ,a/re1 qui dans les ,cieux1 ,des sages bl\s trompois les faibles yeux1 ,neuton de ta c>ri]e a m>qu les limites1 ,m>*e1 claire les nuits2 tes bornes sont prescrites4 ,t]re *ange de =me1 que la pesanteur1 ,en abaissant le ,pole1 leve l',equateur4 ,pole immobile aux yeux1 si l5t dans votre c\rse1 ,fuyez le *> glac de sept ,a/res de l',ourse1 ,embrassez dans le c\rs de vos longs m\vem5ts1 ,deux c5s sicles enti]s p> del six mille ans4 ,que ces objets sont beaux6 que notre ame pure ,vole ces vrits dont elle e/ claire6 ,oui dans le se9 de ,dieu1 lo9 de ce corps mortel1 ,l'esprit semble c\t] la voix de l',et]nel4 ,v\s qui cette voix se fait si bi5 ent5dre1 ,comm5t avez-v\s pu1 dans un ge encor t5dre1 ,malgr les va9s plaisirs1 ces cueils des beaux j\rs1 ,pr5dre un vol si h>di1 suivre un si va/e c\rs1 ,m>*] aprs ,neuton dans cette r\te obscure ,du labyr9! imm5se1 o se p]d la ,nature8 ,puissai-je auprs de v\s1 dans ce ,temple c>t1 ,aux reg>ds des ,franais montr] la ,vrit4 ,t&isa qu',alg>oti1 sr d'in/ruire de plaire1 ,v]s le ,tibre tonn conduit cette ,etrang]e1 ,que de n\velles fleurs il orne ses atraits1 ,le ,compas la ma9 j'en trac]ai les traits1 ,de mes crayons grossi]s je pe9drai l',immortelle4 ,*]*ant l'embellir je la r5drais mo9s belle1 ,elle e/ a9si que v\s1 noble1 simple sans f>d1 ,au-dessus de l'loge1 au-dessus de mon ,art4 a ,mr4 ,alg>oti jeune ,vniti5 fait imprim] actuellem5t ,v5ise un ,trait sur la lumi]e dans lequel il explique l'attraction4 ,illu/ration ,illu/ration ,a ,,madame ,,la ,,m>quise ,,du ,,*9999 ,,avant ,,propos4 ,,madame1 ,ce n'e/ po9t ici une ,m>quise1 ni une ,philosophie imag9aire4 ,l'tude solide que v\s avez faite de plusieurs n\velles vrits le fruit d'un travail respectable1 sont ce que j'(fre au ,public p\r votre gloire1 p\r celle de votre ,sexe1 p\r l'utilit de quiconque v\dra cultiv] sa raison j\r sans pe9e de vos re*]*es4 ,il ne faut pas s'att5dre tr\v] ici des agrm5s4 ,t\tes les ma9s ne sav5t pas c\vrir de fleurs les p9es des ,sci5ces2 je dois me born] t*] de bi5 concevoir quelques ,vrits les faire voir avec ordre cl>t4 ,ce s]oit v\s de leur prt] des ornem5s4 ,ce nom de ,n\velle ,philosophie ne s]oit que le titre d'un ,roman n\veau1 s'il n'annonoit que les conjectures d'un ,mod]ne1 opposes aux fantaisies des ,anci5s4 ,une ,philosophie qui ne s]oit tablie que sur des explications haz>des1 ne mrit]oit pas en rigueur le mo9dre exam54 ,c> il y a un nombre innombrable de mani]es d'arriv] l',erreur1 il n'y a qu'une seule r\te v]s la ,vrit3 il y a donc l'inf9i contre un p>i]1 qu'un ,philosophe qui ne s'appui]a que sur des ,hypo?ses ne dira que des *imres4 ,voil p\rquoi t\s les ,anci5s qui ont raisonn sur la ,physique sans avoir le flambeau de l'expri5ce1 n'ont t que des aveugles1 qui expliquoi5t la nature des c\leurs d'autres aveugles4 ,cet ,ecrit ne s]a po9t un c\rs de ,physique complet4 ,s'il toit tel1 il s]oit imm5se2 une seule p>tie de la ,physique occupe la vie de plusieurs hommes1 les laisse s\v5t m\rir dans l'inc]titude4 ,v\s v\s bornez dans cette tude1 dont je r5ds compte1 v\s faire seulem5t une ide nette de ces ,ressorts si dliez si puissants1 de ces ,loix primitives de la ,nature1 que ,neuton a dc\v]tes2 exam9] jusqu'o l'on a t avant lui1 d'o il e/ p>ti1 o il s'e/ arrt4 ,n\s comm5c]ons1 comme lui1 p> la lumi]e3 c'e/ de t\s les corps qui se font s5tir n\s le plus dli1 le plus appro*ant de l'inf9i en petit1 c'e/ p\rtant celui que n\s connoissons davantage4 ,on l'a suivi dans ses m\vem5s1 dans ses effets2 on e/ p>v5u l'anatomis]1 le sp>] en t\tes ses p>ties possibles4 ,c'e/ celui de t\s les corps dont la nature intime e/ le plus dveloppe4 ,c'e/ celui qui n\s appro*e de plus prs des premi]s ,ressorts de la ,nature4 ,on t*]a de mettre ces ,elm5s1 la porte de ceux qui ne connaiss5t de ,neuton de la ,philosophie que le nom seul4 ,la ,sci5ce de la ,nature e/ un bi5 qui app>ti5t t\s les hommes4 ,t\s v\droi5t avoir connaissance de leur bi51 peu ont le tems ou la pati5ce de le calcul]2 ,neuton a compt p\r eux4 ,il faudra ici se cont5t] quelquefois de la somme de ces calculs4 ,t\s les j\rs un homme public1 un ,m9i/re1 se =me une ide ju/e du rsultat des oprations que lui-mme n'a pu faire2 d'autres yeux ont vu p\r lui1 d'autres ma9s ont travaill1 le mett5t en tat p> un compte fidle de port] son jugem5t4 ,t\t homme d'esprit s]a peu prs dans le cas de ce ,m9i/re4 ,la ,philosophie de ,neuton a sembl jusqu' prs5t beauc\p de p]sonnes aussi in9telligible que celle des ,anci5s3 mais l'obscurit des ,grecs v5oit de ce qu'en effet ils n'avoi5t po9t de lumi]e2 les tnbres de ,neuton vi5n5t de ce que sa lumi]e toit trop lo9 de nos yeux4 ,il a tr\v des vrits3 mais il les a *]*es places dans un abme1 il faut y desc5dre les apport] au gr& j\r4 ,on tr\v]a ici t\tes celles qui conduis5t tablir la n\velle propriet de la mati]e dc\v]te p> ,neuton4 ,on s]a oblig de p>l] de quelques s+ul>its1 qui se sont tr\ves sur la r\te dans cette c>ri]e2 mais on ne s'c>t]a po9t du b4 ,ceux qui v\dront s'in/ruire davantage1 liront les excell5tes ,physiques des ,graves&es1 des ,keils1 des ,mus*5broeks1 des ,pemb]tons s'appro*]ont de ,neuton p> degrez4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,premi]4 ,ce que c'e/ que la ,lumi]e comm5t elle vi5t n\s4 ,df9ition s+ulire p> les ,pripattici5s4 ,,les ,,grecs ensuite t\s les ,peuples ,b>b>es1 qui ont appris d'eux raisonn] se tromp]1 ont dit de ,sicle en ,sicle3 ,la ,lumire e/ un accid5t1 cet accid5t e/ l'acte du transp>5t en tant que transp>5t1 les c\leurs sont ce qui meut les corps transp>5s4 ,les corps lum9eux colorez ont des qualits semblables celles qu'ils excit5t en n\s p> la gr&e raison que ri5 ne donne ce qu'il n'a pas4 ,enf91 la lumi]e les c\leurs sont un melange du *aud1 du froid1 du sec1 de l'humide2 c> l'humide1 le sec1 le froid1 le *aud1 tant les ,pr9cipes de t\t1 il faut bi5 que les c\leurs en soi5t un compos4 ,c'e/ cet absurde galimatias que des ,matres d'ignorance1 payez p> le ,public1 ont fait respect] la crdulit huma9e p5dant tant d'annes3 c'e/ a9si qu'on a raisonn presque sur-t\t1 jusqu'aux tems des ,galiles des ,desc>tes4 ,long-tems mme aprs eux ce ,j>gon1 qui de%onore l',ent5dem5t huma91 a subsi/ dans plusieurs ,ecoles4 ,j'ose dire que la ,raison de l'homme1 a9si obscurcie1 e/ bi5 au-dess\s de ces connaissances si bornes1 mais si sres1 que n\s appellons ,in/9ct dans les ,brutes4 ,a9si n\s ne p\vons trop n\s flicit] d'tre nez dans un tems *ez un ,peuple1 o l'on comm5ce ouvrir les yeux1 j\r du plus bel appanage de l',humanit1 l'usage de la ,raison4 ,l',esprit ,sy/matique a g> ,desc>tes4 ,t\s les prt5dus ,philosophes ayant donc dev9 au haz>d1 trav]s le voile qui c\vroit la ,nature1 ,desc>tes e/ v5u qui a dc\v]t un co9 de ce gr& voile4 ,il a dit3 la ,lumi]e e/ une mati]e f9e dlie1 qui e/ rp&ue p>-t\t1 qui frappe nos yeux4 ,les c\leurs sont les s5sations que ,dieu excite en n\s1 selon les div]s m\vem5s qui port5t cette ,mati]e nos organes4 ,jusques-l ,desc>tes a eu raison1 il falloit1 ou qu'il s'en t9t l1 ou qu'en allant plus lo91 l'expri5ce ft son guide4 ,mais il toit possd de l'envie d'tablir un ,sy/me4 ,cette passion fit dans ce gr& ,homme ce que font les passions dans t\s les hommes2 elles les entran5t au-del de leurs ,pr9cipes4 ,il avoit pos p\r premi] fondem5t de sa ,philosophie1 qu'il ne falloit ri5 croire sans vid5ce2 cep5dant au mpris de sa propre ,rgle1 il imag9e trois ,elm5s =mez des cubes prt5dus qu'il suppose avoir t faits p> le ,crateur1 s'tre brisez en t\rnant sur eux-mmes1 lorsqu'ils sortir5t des ma9s de ,dieu4 ,ces trois ,elm5s imag9aires sont1 comme on sait3 ,son ,sy/me4 #a4 ,la p>tie la plus paisse de ces cubes1 c'e/ cet ,elm5t grossi] dont se =m]5t selon lui les corps solides des ,planetes1 les ,m]s1 l',air mme4 #b4 ,la p\ssi]e impalpable que le brisem5t de ces ds avoit produite1 qui remplit l'inf9i les int]/ices de l',univ]s inf9i dans lequel il ne suppose aucun vuide4 #c4 ,les milieux de ces prt5dus ds briss1 att5us galem5t de t\s cts1 enf9 arondis en b\les1 dont il lui plat de faire la lumi]e1 qu'il rp& gratuitem5t dans l',univ]s4 ,faux4 ,plus ce ,sy/me toit +nieusem5t imag91 plus v\s s5tez qu'il toit indigne d'un ,philosophe4 ,c>1 puisque ri5 de t\t cela n'e/ pr\v1 autant valloit adopt] le froid le *aud1 le sec l'humide4 ,erreur p\r erreur qu'importe laquelle dom9e6 ,ne p]dons po9t de tems combattre cette cration des cubes des trois ,elm5s1 ou plutt ce ,*aos4 ,cont5tons-n\s de voir ici seulem5t les erreurs ,philosophiques dans lesquelles l'esprit ,sy/matique a entran le gnie sublime de ,desc>tes2 ne rfutons sur-t\t que ces sortes d'erreurs qui1 ayant l'air de la vrit1 sembloi5t respectables1 mritoi5t d'tre releves4 ,selon ,desc>tes la lumi]e ne vi5t po9t nos yeux du ,soleil1 mais c'e/ une mati]e globuleuse rp&ue p>-t\t1 que le ,soleil p\sse1 qui presse nos yeux comme un bton p\ss p> un b\t presse l'in/ant l'autre b\t4 ,cela p>oissoit plausible1 mais cela n'en e/ pas mo9s faux3 cep5dant ,desc>tes toit tellem5t p]suad de ce ,sy/me que dans sa dix-septime ,lettre du troisime ,tome1 il dit rpte positivem5t3 ,j'av\e que je ne sai ri5 en ,philosophie si la lumi]e du ,soleil n'e/ pas transmise nos yeux en un in/ant4 ,en effet1 il faut av\] que1 t\t gr& gnie qu'il toit1 il savoit encore peu de *ose en vraye ,philosophie2 il lui manquoit l'expri5ce du ,sicle qui l'a suivi4 ,ce ,sicle e/ autant suprieur ,desc>tes1 que ,desc>tes l'toit l',antiquit4 ,du m\vem5t progressif de la lumi]e4 #a4 ,si la lumi]e toit t\j\rs rp&ue1 t\j\rs exi/ante dans l'air1 n\s v]rions clair la nuit comme le j\r1 puisque le ,soleil s\s l',hemisphre p\ss]oit t\j\rs les globules en t\t s5s1 que l'impression en vi5droit galem5t nos yeux4 #b4 ,il e/ dmontr que la lumi]e mane du ,soleil1 on sait que c'e/ peu prs en sept ou huit m9utes de tems qu'elle fait ce *em9 imm5se1 qu'un b\let de ,canon cons]vant sa vtesse ne f]oit pas en v+t-c9q annes4 ,erreur du ,spectacle de la ,nature4 ,l',auteur du ,spectacle de la ,nature1 ,ouvrage trs-e/imable1 e/ tomb ici dans une petite mprise qu'il corrig]a sans d\te la premi]e ,edition de son ,livre4 ,il dit que la lumi]e vi5t en sept m9utes des ,etoiles1 selon ,neuton2 il a pris les ,etoiles p\r le ,soleil4 ,la lumi]e mane des ,etoiles les plus pro*a9es en six mois1 selon un c]ta9 calcul fond sur des expri5ces trs-dlicates trs-fautives4 ,ce n'e/ po9t ,neuton1 c'e/ ,huyg5s ,h>tsoek]1 qui ont fait cette supposition4 ,il dit encore1 p\r pr\v] que ,dieu cra la lumi]e avant le ,soleil1 que la lumi]e e/ rp&ue p> t\te la ,nature1 qu'elle se fait s5tir1 qu& les ,a/res lum9eux la p\ss5t2 mais il e/ dmontr qu'elle arrive des ,etoiles fixes en un tems trs-long4 ,or1 si elle fait ce *em91 elle n'toit donc po9t rp&ue aup>avant4 ,il e/ bon de se prcautionn] contre ces erreurs1 que l'on rpte t\s les j\rs dans beauc\p de ,livres qui sont l'*o les uns des autres4 ,voici en peu de mots la sub/ance de la ,dmon/ration s5sible de ,rom]1 que la lumi]e employe sept huit m9utes dans son *em9 du ,soleil la ,t]re4 ,dmon/ration du m\vem5t de la lumi]e4 ,on obs]ve de la ,t]re en ,c4 ce ,satellite de ,jupit]1 qui s'clipse rgulirem5t une fois en qu>ante-deux heures demie4 ,si la ,t]re toit immobile1 l',obs]vateur en ,c4 v]roit en tr5te fois qu>ante-deux heures demie1 tr5te m]sions de ce ,satellite1 mais au b\t de ce tems1 la ,t]re se tr\ve en ,d4 alors l',obs]vateur ne voit plus cette m]sion prcism5t au b\t de tr5te fois qu>ante-deux heures demie1 mais il faut aj\t] le tems que la lumi]e met se m\voir de ,c4 en ,d4 ce tems e/ s5siblem5t considrable4 ,mais cet espace ,c4 ,d4 e/ encore mo9s gr& que l'espace ,g4 ,h4 c> ,c4 ,d4 e/ corde du ,c]cle1 ,g4 ,h4 e/ le ,diametre du ,c]cle4 ,ce ,c]cle e/ le gr& ,orbe que dcrit la ,t]re1 le ,soleil e/ au milieu2 la lumi]e en v5ant du ,satellite de ,jupit]1 trav]se ,c4 ,d4 en dix m9utes1 ,g4 ,h4 en #ae4 ou #af4 m9utes4 ,le ,soleil e/ entre ,g4 ,h4 donc la lumi]e vi5t du ,soleil en #g ou #h m9utes4 ,illu/ration3 pag4 #bj4 ,mr4 ,broadley1 en d]ni] lieu1 a obs]v p> des expri5ces rtres sres1 que plusieurs ,etoiles1 vues en diffr5s tems1 p>oissoi5t tantt un peu plus v]s le ,nord1 tantt un peu plus v]s le ,sud2 il a pr\v que cette diffr5ce ne p\voit v5ir que du m\vem5t annuel de la ,t]re1 de la progression de la lumi]e4 ,il a obs]v que si ces ,etoiles ont une p>allaxe1 cette p>allaxe n'e/ que d'une seconde4 ,or cela prsuppos1 voici le raisonnem5t que je fais3 ,un ,a/re1 qui n'a qu'une seconde de p>allaxe annuelle1 e/ quatre c5s mille fois plus lo9 de n\s que le ,soleil2 si la lumi]e n\s vi5t du ,soleil en #h4 m9utes1 comme le croit ,mr4 ,broadley1 elle n\s vi5dra donc de ces ,etoiles en #f4 annes plus d'un mois4 ,mais ce n'e/ pas t\t4 ,ces ,etoiles sont de la premi]e gr&eur1 donc les ,etoiles de la sixime gr&eur1 tant six fois plus loignes1 ne font p>v5ir leur lumi]e n\s qu'en plus de #cf4 ans demi4 #c4 ,les rayons qu'on dt\rne p> un ,prisme1 qu'on =ce de pr5dre un n\veau *em91 dmontr5t que la lumi]e se meut effectivem5t1 n'e/ pas un amas de globules simplem5t press4 #d4 ,si la lumi]e toit un amas de globules exi/ans dans l'air en t\s lieux1 un petit tr\ qu'on pratique dans une *ambre obscure devroit l'illum9] t\te entire3 c> la lumi]e1 p\sse alors en t\t s5s p> ce petit tr\1 agiroit en t\t s5s1 comme des b\les d'yvoire ranges en rond1 ou en qu>r1 s'c>t]oi5t t\tes1 si une seule d'elles toit =tem5t presse2 mais il arrive t\t le contraire4 ,la lumi]e reue p> un petit orifice1 lequel ne laisse pass] que peu de rayons1 claire pe9e un demi-pi$ de l'endroit qu'elle frappe4 #e4 ,la lumi]e entre t\j\rs p> un tr\ en ligne droite1 en quelque s5s que l'on puisse imag9]1 mais si des globules toi5t simplem5t presss1 il s]oit impossible que cette pression se ft en ligne droite4 ,il e/ donc dmontr que ,desc>tes s'e/ tromp sur la nature de la lumi]e sur la mani]e dont elle n\s e/ transmise4 ,erreur du ,p]e ,mallebran*e4 ,le ,p]e ,mallebran*e1 gnie plus subtil que vrai1 qui consulta t\j\rs ses mditations1 mais non t\j\rs la ,nature1 adopta sans preuve les trois ,elm5s de ,desc>tes2 mais il *angea beauc\p de *oses ce ,*teau en*ant4 ,il imag9a sans autre preuve une autre explication de la lumi]e4 ,des vibrations du ,corps lum9eux imprim5t1 selon lui1 des sec\sses de petits t\rbillons m\s1 capables de compression1 t\t composs de mati]e subtile4 ,mais si on avoit dem& ,mallebran*e comm5t ces petits t\rbillons m\s auroi5t transmis nos yeux la lumi]e1 comm5t l'action du ,soleil p\rroit pass] en un in/ant trav]s tant de petits corps comprims les uns p> les autres1 dont un trs-petit nombre suffiroit p\r amortir cette action1 comm5t enf9 ses t\rbillons m\s1 ne se s]oi5t po9t mlez en t\rnant les uns sur les autres1 qu'auroit rpondu le ,p]e ,mallebran*e8 ,sur quel fondem5t posoit-il cet difice imag9aire8 ,faut-il que des hommes qui ne p>loi5t que de vrit n'ay5t crit que des ,romans6 ,df9ition de la lumi]e4 ,qu'e/-ce donc enf9 que la lumi]e8 ,c'e/ le feu lui-mme1 lequel brle une petite di/ance1 lorsque ses p>ties sont mo9s t5us1 ou plus rapides1 ou plus runies2 qui claire d\cem5t nos yeux1 qu& il agit de plus lo91 qu& ses p>ticules sont plus f9es1 mo9s rapides1 mo9s runies4 ,a9si une b\gie allume brl]oit l'il qui ne s]oit qu' quelques lignes d'elle1 claire l'il qui en e/ quelques p\ces4 ,a9si les rayons du ,soleil1 p>s dans l'espace de l'air1 illum95t les objets1 runis dans un v]re ard5t fond5t le plomb l'or4 ,ce feu e/ d>d en t\t s5s du po9t rayonnant3 c'e/ ce qui fait qu'il e/ app]u de t\s les ctez2 il faut donc t\j\rs le considr] comme des lignes p>tant d'un c5tre la circonfr5ce4 ,a9si t\t faisceau1 t\t amas1 t\t trait de rayons1 v5ant du ,soleil ou d'un feu quelconque1 doit tre considr comme un cone1 dont la base e/ sur notre prunelle1 dont la po9te e/ dans le feu qui le d>de4 ,cette mati]e de feu s'lance du ,soleil jusqu' n\s jusqu' ,saturne1 c4 avec une rapidit qui p\vante l'imag9ation4 ,le calcul appr5d que1 si le ,soleil e/ v+t-quatre mille demi-diametres de la ,t]re1 il s'ensuit que la lumi]e p>c\rt de cet ,a/re n\s1 7en nombres ronds7 mille millions de pi$s p> seconde4 ,or un b\let d'une livre de balle1 p\ss p> une demi-livre de p\dre1 ne fait en une seconde que #fjj4 pi$s2 a9si donc la rapidit d'un rayon du ,soleil e/1 en nombres ronds1 seize c5s soixante six mille six c5s fois plus =te que celle d'un b\let de ,canon4 ,voyez ,mmoires de l',acadmie #agbh4 ,je n'entr]ai po9t ici dans la fameuse dispute des =ces vives2 je r5voye sur cela le ,lecteur au ,mmoire ple9 de sagesse de pr(ondeur qu'a donn ,mr4 de ,mairan4 ,j'espre que ce ,philosophe ceux qui sont le plus opposs aux =ces vives1 p]mettront qu'on avance en t\te rigueur cette ,proposition suivante3 ,l'effet que produit la =ce d'un corps dans un m\vem5t1 du mo9s uni=mem5t acclr1 e/ le produit de sa masse p> le qu>r de sa vtesse2 c'e/--dire qu'un corps1 s'il a dix degrez de vtesse1 f]a1 t\tes *oses gales1 c5t fois autant d'impression1 que s'il n'avoit qu'un degr de vtesse4 ,extrme petitesse du corps de la lumi]e4 ,si donc une seule p>ticule de lumi]e agit en raison du qu>r de sa vtesse1 si cette vtesse e/ environ seize c5s mille p> rapport celle du b\let1 ce qu>r s]a #befjjjjjjjjjj2 il s]a donc vrai que1 si cet atome n'e/ que deux milliasses c9q c5s soixante mili>ds mo9s gros qu'une livre1 il f]a encore le mme effet qu'un b\let de ,canon4 ,supposez cet atome mille mili>ds plus petit encore2 un mom5t d'manation de lumi]e dtruiroit t\t ce qui vegte sur la surface de la ,t]re4 ,concevez qu'elle doit tre la petitesse d'une p>ticule de lumi]e1 qui passe si librem5t -trav]s d'un v]re2 p\r avoir quelque ide de l'inf9i1 concevez ce que doit tre une mati]e un million de fois plus subtile encore1 qui passe entre les pores de l',or de l',aimant1 qui pntre les ,ro*]s les entrailles de la ,t]re4 ,le ,soleil qui n\s d>de cette mati]e lum9euse en sept ou huit m9utes1 les ,etoiles1 ces autres ,soleils1 qui n\s l'envoy5t en plusieurs annes1 en f\rniss5t t]nellem5t1 sans p>atre s'puis]1 peu prs comme le ,musc lance sans cesse aut\r de lui des corps odorifrants1 sans ri5 p]dre s5siblem5t de son poids4 ,enf91 la rapidit avec laquelle le ,soleil d>de ses rayons e/ en proportion avec sa grosseur1 qui surpasse environ un million de fois celle de la ,t]re1 avec la vtesse dont ce ,corps de feu imm5se r\le sur lui-mme en v+t-c9q j\rs demi4 ,proportion dans laquelle t\te lumi]e agit4 ,la =ce1 l'illum9ation1 l'int5sit1 la d5sit de t\te lumi]e1 e/ calcule4 ,il se tr\ve p> un calcul s+uli] que cette =ce e/ prcism5t en mme raison1 que la =ce avec laquelle les corps tomb5t1 avec laquelle ,mr4 ,neuton fait voir que t\s les ,globes cle/es s'attir5t4 ,cette proportion e/ ce qu'on appelle la raison inv]se du qu>r des di/ances4 ,il faut se famili>is] avec cette expression4 ,elle signifie une *ose simple intelligible3 c'e/ qu'un corps qui s]a expos quatre pi$s d'un feu quelconque1 s]a seize fois mo9s clair mo9s *auff1 recevra seize fois mo9s de rayons que le corps qui s]a un pi$2 seize e/ le qu>r de quatre4 ,or quatre e/ la di/ance o e/ le corps mo9s clair1 donc la lumi]e envoye ce corps di/ant de quatre pi$s1 non pas quatre fois mo9s de rayons1 mais seize fois mo9s de rayons4 ,voil ce qu'on appelle la raison inv]se du qu>r des di/ances1 ce qu'il faut bi5 ent5dre2 c> cette proportion s]a un des fondem5s de la ,n\velle ,philosophie que n\s t*ons de r5dre famili]e4 ,progression de la lumi]e4 ,preuve de l'impossibilit du ple94 ,n\s p\vons en passant conclure de la clrit avec laquelle la sub/ance du ,soleil s'*appe a9si v]s n\s en ligne droite1 combi5 le ple9 de ,desc>tes e/ *imrique4 ,c> #a4 comm5t une ligne droite p\rroit-elle p>v5ir n\s1 trav]s tant de millions de c\*es de mati]e mues en ligne c\rbe1 trav]s tant de m\vem5s div]s8 #b4 ,comm5t un corps si dli p\rroit-il en sept ou huit m9utes p>c\rir l'espace de tr5te millions de nos lieues1 qui e/ entre le ,soleil n\s1 s'il avoit pntr] dans cet espace une matire rsi/ante8 ,il faudroit que *aque rayon dranget en un mom5t tr5te millions de lieues de matire subtile4 ,rem>quez encore que cette prt5due matire subtile rsi/]oit dans le ple9 absolu1 autant que la matire la plus compacte4 ,c> une livre de p\dre d'or1 presse dans une bote1 rsi/e autant qu'un morceau d'or pesant une livre4 ,a9si un rayon du ,soleil auroit bi5 plus d'ef=t faire1 que s'il avoit p]c] un cone d'or1 dont l'axe s]oit tr5te millions de lieues4 ,il y a plus4 ,l'expri5ce1 ce vrai ,matre de ,philosophie1 n\s appr5d que la lumi]e en v5ant d'un ,elm5t dans un autre ,elm5t1 d'un milieu dans un autre milieu1 n'y passe pas t\te enti]e1 comme n\s le dirons3 une gr&e p>tie e/ rfle*ie1 l'air en fait rejaillir plus qu'il n'en transmet2 a9si il s]oit impossible qu'il n\s v9t aucune lumi]e des ,etoiles1 elle s]oit t\te absorbe1 t\te rp]cute1 avant qu'un seul rayon pt seulem5t v5ir moiti de notre atmosphre4 ,mais dans les ,*apitres1 o n\s expliqu]ons les pr9cipes de la gravitation1 n\s v]rons une f\le d'argum5ts1 qui pr\v5t que ce ple9 prt5du toit un ,roman4 ,arrtons-n\s ici un mom5t p\r voir combi5 la ,vrit s'tablit l5tem5t *ez les hommes4 ,il y a prs de c9quante ans que ,rom] avoit dmontr p> les obs]vations sur les ,eclipses des ,satellites de ,jupit]1 que la lumi]e mane du ,soleil la ,t]re en sept m9utes demie ou environ1 cep5dant non-seulem5t on s\ti5t encore le contraire dans plusieurs ,livres de ,physique2 mais voici comme on p>le dans un ,recueil en trois ,volumes1 tir des obs]vations de t\tes les ,acadmies de l',europe1 imprim en #agcj4 page #ce4 ,volume4 #a4 ,quelques-uns ont prt5du que d'un ,corps lum9eux1 comme le ,soleil1 il se fait un c\lem5t cont9uel d'une inf9it de petites p>ties ins5sibles1 qui port5t la lumi]e jusqu' nos yeux2 mais cette op9ion1 qui se ress5t encore un peu de la vieille ,philosophie1 n'e/ pas s\t5able4 ,cette op9ion e/ p\rtant dmontre de plus d'une faon3 lo9 de ress5tir la vieille ,philosophie1 elle y e/ directem5t contraire2 c> quoi de plus contraire des mots vuides de s5s1 que des mesures1 des calculs1 des expri5ces8 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,deux4 ,la propriet que la lumi]e a de se rfle*ir n'toit pas vritablem5t connue4 ,elle n'e/ po9t rfle*ie p> les p>ties solides des corps1 comme on le croioit4 ,,ayant su ce que c'e/ que la lumi]e1 d'o elle n\s vi5t1 comm5t en quel tems elle arrive n\s2 voyons ses propriets1 ses effets ignors jusqu' nos j\rs4 ,le premi] de ses effets e/ qu'elle semble rejaillir de la surface solide de t\s les objets1 p\r en apport] dans nos yeux les images4 ,t\s les hommes1 t\s les ,philosophes1 les ,desc>tes les ,mallebran*es1 ceux qui se sont loignez le plus des p5ses vulgaires1 ont galem5t cru qu'en effet ce sont les surfaces solides des corps qui n\s r5voy5t les rayons4 ,plus une surface e/ unie solide1 plus elle fait1 dit-on1 rejaillir de lumi]e2 plus un corps a de pores l>ges droits1 plus il transmet de rayons trav]s sa sub/ance4 ,a9si le miroir poli dont le fond e/ c\v]t d'une surface de vif arg5t1 n\s r5voye t\s les rayons2 a9si ce mme miroir sans vif arg5t ayant des pores droits l>ges en gr& nombre1 laisse pass] une gr&e p>tie des rayons4 ,plus un corps a de pores l>ges droits1 plus il e/ diaphane3 tel e/1 disoit-on1 le diamant1 telle e/ l'eau elle-mme2 voil les ides gnralem5t reues1 que p]sonne ne rvoquoit en d\te4 ,cep5dant t\tes ces ides sont entirem5t fausses1 tant ce qui e/ vraisemblable1 e/ s\v5t ce qui e/ le plus loign de la vrit4 ,les ,philosophes se sont jettez en cela dans l'erreur1 de la mme mani]e que le ,vulgaire y e/ t\t port1 qu& il p5se que le ,soleil n'e/ pas plus gr& qu'il le p>ot aux yeux4 ,voici en quoi consi/oit cette erreur des ,philosophes4 ,aucun corps uni4 ,il n'y a aucun corps dont n\s puissions unir vritablem5t la surface4 ,cep5dant beauc\p de surfaces n\s p>aiss5t unies d'un poli p>fait4 ,p\rquoi voyons n\s uni gal ce qui ne l'e/ pas8 ,la sup]ficie la plus gale1 n'e/ p> rapport aux petits corps qui compos5t la lumi]e1 qu'un amas de montagnes1 de cavitez d'int]vales1 de mme que la po9te de l'guille la plus f9e e/ hrisse en effet d'm95ces d'asprits que le ,microscope dc\vre4 ,t\s les faisceaux des rayons de lumi]e qui tomb]oi5t sur ces 9galits1 se rfle*iroi5t selon qu'ils y s]oi5t tombez2 donc tant 9galem5t tombez ils ne se rfle*iroi5t jamais rgulirem5t1 donc on ne p\rroit jamais se voir dans une glace4 ,lumi]e non rfle*ie p> les p>ties solides4 ,la lumi]e qui n\s apporte notre image de dessus un miroir1 ne vi5t donc po9t c]ta9em5t des p>ties solides de la sup]ficie de ce miroir2 elle ne vi5t po9t non plus des p>ties solides de m]cure d'ta9 t5dues d]ri]e cette glace4 ,ces p>ties ne sont pas plus planes1 pas plus unies1 que la glace mme4 ,les p>ties solides de l'ta9 du m]cure sont incomp>ablem5t plus gr&es1 plus l>ges1 que les p>ties solides con/ituantes de la lumi]e2 donc si les petites p>ticules de lumi]e tomb5t sur ces grosses p>ties de m]cure1 elle s'p>pill]ont de t\s cts comme des gra9s de plomb tombant sur des platras4 ,quel p\voir inconnu fait donc rejaillir v]s n\s la lumi]e rgulirem5t8 ,il p>ot dja que ce ne sont pas les corps qui n\s la r5voy5t a9si4 ,ce qui sembloit le plus connu le plus inconte/able *ez les hommes1 devi5t un my/re plus gr& que ne l'toit autrefois la pesanteur de l'air4 ,exam9ons ce ,problme de la ,nature1 notre tonnem5t r$\bl]a4 ,on ne peut s'in/ruire ici qu'avec surprise4 ,pr5ez un morceau1 un cube de cri/al1 p> exemple2 voici t\t ce qui arrive aux rayons du ,soleil qui tomb5t sur ce corps solide transp>5t4 ,illu/ration #a4 ,une petite p>tie des rayons rebondiss5t vos yeux de sa premi]e surface ,a4 sans t\*] mme cette surface1 comme il s]a plus amplem5t pr\v4 #b4 ,une p>tie des rayons e/ reue dans la sub/ance de ce corps1 elle s'y j\e1 s'y p]d s'y te9t4 #c4 ,une troisime p>tie p>vi5t l'intrieur ,c4 de la surface ,b4 d'auprs de cette surface ,b4 elle ret\rne en ,a4 quelques rayons en vi5n5t vos yeux4 #d4 ,une quatrime p>tie passe dans l'air4 #e4 ,une c9quime p>tie qui e/ la plus considrable revi5t d'au-del de la surface ultrieure ,b4 dans le cri/al1 y repasse1 vi5t se rfle*ir vos yeux4 ,n'exam9ons ici que ces d]ni]s rayons qui1 s'*appant de la surface ultrieure ,b4 ayant tr\v l'air1 rejailliss5t de dessus cet air v]s n\s en r5trant trav]s le cri/al4 ,c]ta9em5t ils n'ont pas r5contr dans cet air des p>ties solides sur lesquelles ils ay5t rebondi1 c> si au lieu d'air ils r5contr5t de l'eau cette surface ,b4 peu revi5n5t alors1 ils entr5t dans cette eau1 ils la pntr5t en gr& nombre4 ,or l'eau e/ environ huit c5s fois plus pesante1 plus solide1 mo9s r>e que l'air4 ,cep5dant ces rayons ne rejailliss5t po9t de dessus cette eau1 rejailliss5t de dessus cet air dans ce v]re1 donc ce n'e/ po9t des p>ties solides des corps que la lumi]e e/ rfle*ie4 ,voici une obs]vation plus s+uli]e plus dcisive3 ,exposez dans une *ambre obscure ce cri/al ,a4 ,b4 aux rayons du ,soleil de faon1 que les traits de lumi]e p>v5us sa sup]ficie ,b4 fass5t un angle de plus de #dj4 degrez avec la p]p5dicule4 ,expri5ces dcisives4 ,illu/ration ,la pl"p de ces rayons alors ne pntre plus dans l'air1 ils r5tr5t t\s dans ce cri/al l'in/ant mme qu'ils en sort5t1 ils revi5n5t1 comme v\s voyez1 mais cette c\rbure e/ ins5sible4 ,c]ta9em5t ce n'e/ pas la surface solide de l'air qui les a rep\sss dans ce v]re1 plusieurs de ces rayons entroi5t dans l'air aup>avant1 qu& ils tomboi5t mo9s obliquem5t2 p\rquoi donc une obliquit de #dj degrez dix-neuf m9utes1 la pl"p de ces rayons n'y passe-t-elle plus8 tr\v5t-ils ce degr plus de rsi/ance1 plus de mati]e dans cet air1 qu'ils n'en tr\v5t dans ce cri/al qu'ils avoi5t pntr8 tr\v5t-ils plus de p>ties solides1 dans l'air qu>ante degrs un ti]s qu' #dj8 l'air e/ peu prs deux mille quatre c5s fois plus r>e1 mo9s pesant1 mo9s solide1 que le cri/al1 donc ces rayons devoi5t pass] dans l'air avec deux mille quatre c5s fois plus de facilit1 qu'ils n'ont pntr l'paisseur du cri/al4 ,cep5dant1 malgr cette prodigieuse app>5ce de facilit1 ils sont rep\ssez2 ils le sont donc p> une =ce qui e/ ici deux mille quatre c5s fois plus puissante que l'air1 ils ne sont donc po9t rep\ssez p> l'air2 les rayons encore une fois ne sont donc po9t rfle*is nos yeux p> les p>ties solides de la mati]e4 ,la lumi]e rejaillit si peu dessus les p>ties solides des corps1 que c'e/ en effet du vuide qu'elle rejaillit4 ,v\s v5ez de voir que la lumi]e tombant un angle de #dj4 degrez #ai4 m9utes sur du cri/al1 rejaillit presque t\te enti]e de dessus l'air qu'elle r5contre la surface ultrieure de ce cri/al4 ,que la lumi]e y tombe un angle mo9dre d'une seule m9ute1 il en passe encore mo9s hors de cette surface dans l'air4 ,qu'on te l'air1 il ne pass]a plus de rayons du t\t4 ,c'e/ une *ose dmontre4 ,or qu& il y a de l'eau cette surface1 beauc\p de rayons entr5t dans cette eau au lieu de rejaillir4 ,qu& il n'y a que de l'air1 bi5 mo9s de rayons entr5t dans cet air4 ,qu& il n'y a plus d'air1 aucun rayon ne passe2 donc c'e/ du vuide en effet que la lumi]e rejaillit4 ,voil donc des preuves indubitables que ce n'e/ po9t une sup]ficie solide qui n\s r5voye la lumi]e3 il y a bi5 d'autres preuves encore de cette n\velle vrit2 en voici une que n\s expliqu]ons sa place4 ,t\t corps opaque rduit en lame m9ce1 laisse pass] trav]s sa sub/ance des rayons d'une c]ta9e espce1 rfle*it les autres rayons3 or1 si la lumi]e toit r5voye p> les corps1 t\s les rayons qui tomb]oi5t sur ces lames1 s]oi5t rfle*is sur ces lames4 ,enf9 n\s v]rons que jamais si tonnant p>adoxe n'a t pr\v en plus de mani]es4 ,comm5ons donc p> n\s famili>is] avec ces ,vrits4 #a4 ,cette lumi]e qu'on croit rfle*ie p> la surface solide des corps1 rejaillit en effet sans avoir t\* cette surface4 #b4 ,la lumi]e n'e/ po9t r5voye de d]ri]e un miroir p> la surface solide du vif arg5t2 mais elle e/ r5voye du se9 des pores du miroir1 des pores du vif arg5t mme4 #c4 ,il ne faut po9t1 comme on l'a p5s jusques prs5t1 que les pores de ce vif arg5t soi5t trs-petits p\r rfle*ir la lumi]e1 au contraire il faut qu'ils soi5t l>ges4 ,plus les pores sont petits plus la lumi]e passe4 ,ce s]a encore un n\veau sujet de surprise p\r ceux qui n'ont pas tudi cette ,philosophie1 d'ent5dre dire que le secret de r5dre un corps opaque1 e/ s\v5t d'l>gir ses pores1 que le moy5 de le r5dre transp>5t e/ de les trecir4 ,l'ordre de la ,nature p>aitra t\t *ang3 ce qui sembloit devoir faire l'opacit1 e/ prcism5t ce qui opr]a la transp>5ce2 ce qui p>aissoit r5dre les corps transp>5s1 s]a ce qui les r5dra opaques4 ,cep5dant ri5 n'e/ si vrai1 l'expri5ce la plus grossire le dmontre4 ,un papi] sec1 dont les pores sont trs-l>ges1 e/ opaque1 nul rayon de lumi]e ne le trav]se3 trecissez ses pores en l'imbibant1 ou d'eau ou d'huile1 il devi5t transp>5t2 la mme *ose arrive au l+e1 au sel1 c4 ,il y a donc des pr9cipes ignors qui opr5t ces m]veilles1 des causes qui font rejaillir la lumi]e1 avant qu'elle ait t\* une surface1 qui la r5voy5t des pores du corps transp>5t1 qui la ram55t du milieu mme du vuide2 n\s sommes inv9ciblem5t obligs d'admettre ces faits1 quelle qu'en puisse tre la cause4 ,etudions donc les autres my/res de la lumi]e1 voyons si de ces effets surpr5ans1 on remonte jusqu' quelque ,pr9cipe inconte/able1 qu'il faille admettre aussi-bi5 que ces effets mme4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,trois4 ,de la propriet que la lumi]e a de se bris] en passant d'une sub/ance dans une autre1 de pr5dre un n\veau *em94 ,,la ,,seconde propriet des rayons de la lumi]e qu'il faut bi5 exam9]1 e/ celle de se dt\rn] de leur *em9 en passant du ,soleil dans l'air1 de l'air dans le v]re1 du v]re dans l'eau1 c4 ,c'e/ cette n\velle direction dans ces diffr5s milieux1 c'e/ ce brisem5t de la lumi]e qu'on appelle rfraction1 c'e/ p> cette propriet qu'une rame plonge dans l'eau p>ait c\rbe au ,matelot qui la manie2 c'e/ ce qui fait que dans une jatte n\s app]cevrons1 en y jettant de l'eau1 l'objet que n\s n'app]cevions pas aup>avant en n\s t5ant la mme place4 ,enf9 c'e/ p> le moy5 de cette rfraction que nos yeux j\ss5t de la ve4 ,les secrets admirables de la rfraction toi5t ignors de l',antiquit1 qui cep5dant l'avoit s\s les yeux1 dont on faisoit usage t\s les j\rs1 sans qu'il soit re/ un seul ,ecrit1 qui puisse faire croire qu'on en et dev9 la raison4 ,a9si encore auj\rd'hui n\s ignorons la cause des m\vem5s mme de notre corps1 des p5ses de notre ame2 mais cette ignorance e/ diffr5te4 ,n\s n'avons n\s n'aurons jamais d',in/rum5t assez f9 p\r voir les premi]s ressorts de n\s-mmes2 mais l'indu/rie huma9e s'e/ faite de n\veaux yeux1 qui n\s ont fait app]cevoir sur les effets de la lumi]e1 presque t\t ce qu'il e/ p]mis aux hommes d'en savoir4 ,comm5t la lumi]e se brise4 ,il faut se faire ici une ide nette d'une expri5ce trs-commune4 ,une pice d'or e/ dans ce bass93 votre il e/ plac au bord du bass9 telle di/ance1 que v\s ne voyez po9t cette pice3 ,illu/ration ,qu'on y v]se de l'eau1 v\s ne l'app]ceviez po9t d'abord o elle toit3 ma9t5ant v\s la voyez o elle n'e/ pas2 qu'e/-il arriv8 ,l'objet ,a4 rfle*it un rayon qui vi5t frapp] contre le bord du bass91 qui n'arriv]a jamais votre il3 il rfle*it aussi ce rayon ,a4 ,b4 qui passe p>-dessus votre il3 or prs5t v\s recevez ce rayon ,a4 ,b4 ce n'e/ po9t votre il qui a *ang de place1 c'e/ donc le rayon ,a4 ,b42 il s'e/ manife/em5t det\rn au bord de ce bass9 en passant de l'eau dans l'air1 a9si il frappe votre il en ,c4 ,illu/ration ,mais v\s voyez t\j\rs les objets en ligne droite1 donc v\s voyez l'objet suivant la ligne droite ,c4 ,d4 donc v\s voyez l'objet au po9t ,d4 au-dessus du lieu o il e/ en effet4 ,si ce rayon se brise en un s5s1 qu& il passe de l'eau dans l'air1 il doit se bris] en un s5s contraire1 qu& il entre de l'air dans l'eau4 ,illu/ration ,j'lve sur cette eau une p]p5diculaire1 le rayon ,a4 qui p>tant du po9t lum9eux se brise au po9t ,b4 s'appro*e dans l'eau de cette p]p5diculaire en suivant le *em9 ,b4 ,d4 ce mme rayon ,d4 ,b4 en passant de l'eau dans l'air1 se brise en allant v]s ,a41 en s'loignant de cette mme p]p5diculaire2 la lumi]e se rfracte donc selon les milieux qu'elle trav]se4 ,c'e/ sur ce ,pr9cipe que la ,nature a dispos les humeurs diffr5tes qui sont dans nos yeux1 af9 que les traits de lumi]e1 qui pass5t trav]s ces humeurs1 se bris5t de faon qu'ils se runiss5t aprs dans un po9t sur notre rt9e3 c'e/ enf9 sur ce ,pr9cipe que n\s fabriquons les ,lunettes dont les v]res pr\v5t des rfractions encore plus gr&es qu'il ne s'en fait dans nos yeux1 qui1 apportant a9si plus de rayons runis1 peuv5t t5dre1 jusqu' deux c5s fois1 la =ce de notre ve2 de mme que l'inv5tion des levi]s a donn une n\velle =ce nos bras1 qui sont des levi]s naturels4 ,n\s allions expliqu] la raison que ,neuton a tr\ve de cette propriet de la lumi]e2 mais v\s v\lez voir aup>avant comm5t cette rfraction agit dans nos yeux1 comm5t le s5s de la ve1 le plus t5du de t\s nos ,s5s1 doit son exi/5ce la rfraction4 ,quelque connue que soit cette mati]e1 il e/ bon de =tifi] p> un n\vel exam5 les ides que v\s en avez4 ,les p]sonnes qui p\rront lire ce petit ,ouvrage1 s]ont bi5-aises de ne po9t *]*] ailleurs ce qu'elles desir]oi5t savoir t\*ant la ve4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,quatre4 ,de la con=mation de nos yeux1 comm5t la lumi]e entre agit dans cet organe4 ,description de l'il4 ,p,our connaitre l'il de l'homme en physici5 qui ne consid]e que la vision1 il faut d'abord savoir que la premi]e enveloppe blan*e1 le remp>t l'ornem5t de l'il1 ne transmet aucun rayon4 ,plus ce blanc de l'il e/ =t uni1 plus il rfle*it de lumi]e2 lorsque quelque passion vive porte au visage de n\veaux esprits1 qui vi5n5t encore t5dre branl] cette tunique1 alors des t9celles sembl5t en sortir4 ,au milieu de cette membrane s'leve un peu la corne1 m9ce1 dure transp>5te1 telle prcism5t que le v]re de votre montre que v\s plac]iz en cette faon sur une b\le4 ,illu/ration ,s\s cette corne1 e/ l'iris1 autre membrane1 qui1 colore p> elle-mme1 rp& ses c\leurs sur cette corne transp>5te qui la c\vre2 c'e/ cette iris tantt brune1 tantt bleue1 qui r5d les yeux bleus ou noirs4 ,elle e/ p]ce dans son milieu1 qui a9si p>ot t\j\rs noir2 ce milieu e/ la prunelle de l'il4 ,c'e/ p> cette ouv]ture que sont introduits les rayons de la lumi]e3 elle s'agr&it p> un m\vem5t involontaire dans les endroits obscurs1 p\r recevoir plus de rayons2 elle se ress]re ensuite1 lorsqu'une gr&e cl>t l'(f5se4 ,les rayons admis p> cette prunelle ont dja s\ff]t une rfraction assez =te en passant trav]s la corne dont elle e/ c\v]te4 ,imag9ez cette corne comme le v]re de votre montre1 il e/ convexe en dehors1 concave en d$ans3 t\s les rayons obliques se sont briss dans l'paisseur de ce v]re2 mais ensuite sa concavit rtablit ce que sa convxit a bris4 ,la mme *ose arrive dans notre corne4 ,les rayons a9si rompus briss1 tr\v5t aprs avoir fran*i la corne1 une humeur transp>5te dans laquelle ils pass5t4 ,cette eau e/ nomme l'humeur aqueuse4 ,les ,anatomi/es ne s'accord5t po9t encore entr'eux sur la =me de ce petit rs]voir4 ,mais1 quelle que soit sa figure1 la ,nature semble avoir plac l cette humeur claire limpide1 p\r opr] des rfractions1 p\r transmettre purem5t la lumi]e1 p\r que le cri/all91 qui e/ d]ri]e1 puisse s'avanc] sans ef=t1 *ang] librem5t de figure1 p\r que l'humidit ncessaire s'entreti5ne1 c4 ,enf91 les rayons tant sortis de cette eau tr\v5t une espce de diamant liquide1 taill en l5tille1 en*ass dans une membrane dlie diaphane elle-mme4 ,ce diamant e/ le cri/all91 c'e/ lui qui rompt t\s les rayons obliques1 c'e/ un pr9cipal organe de la rfraction de la ve2 p>faitem5t semblable en cela un ,v]re l5ticulaire de ,lunette4 ,soit ce cri/all9 ou ce ,v]re l5ticulaire4 ,illu/ration ,le rayon p]p5diculaire ,a4 le pntre1 sans se dt\rn]2 mais les rayons obliques ,b ,c4 se dt\rn5t dans l'paisseur du ,v]re en s'appro*ant des p]p5diculaires1 qu'on tir]oit sur les endroits o ils tomb5t4 ,ensuite qu& ils sort5t du ,v]re p\r pass] dans l'air1 ils se bris5t encore en s'loignant du p]p5dicule2 ce n\veau brisem5t e/ prcism5t ce qui les fait conv]g] en ,d4 foy] du ,v]re l5ticulaire4 ,or la rt9e1 cette membrane legre1 cette expansion du n]f optique1 qui tapisse le fond de notre il1 e/ le foy] du cri/all93 c'e/ cette rt9e que les rayons ab\tiss5t3 mais avant d'y p>v5ir1 ils r5contr5t encore un n\veau milieu qu'ils trav]s5t2 ce n\veau milieu e/ l'humeur vitre1 mo9s solide que le cri/all91 mo9s fluide que l'humeur aqueuse4 ,c'e/ dans cette humeur vitre que les rayons ont le tems de s'assembl]1 avant de v5ir faire leur d]ni]e runion sur les po9ts du fond de notre il4 ,figurez-v\s donc s\s cette l5tille du cri/all91 cette humeur vitre sur laquelle le cri/all9 s'appuye2 cette humeur ti5t le cri/all9 dans sa concavit1 e/ arondie v]s la rt9e4 ,les rayons en s'*apant de cette d]ni]e humeur a*ev5t donc de conv]g]4 ,*aque faisceau de rayons p>ti d'un po9t de l'objet vi5t frap] un po9t de notre rt9e4 ,une figure1 o *aque p>tie de l'il se voit s\s son propre nom1 expliqu]a mieux t\t cet artifice1 que ne p\rroi5t faire des lignes1 des ,a4 des ,b4 ,la /ructure des yeux a9si dveloppe1 on peut connaitre aism5t p\rquoi on a si s\v5t beso9 du sec\rs d'un ,v]re1 quel e/ l'usage des ,lunettes4 ,oeil presbite4 ,s\v5t un il s]a trop plat1 soit p> la con=mation de sa corne1 soit p> son cri/all91 que l'ge ou la maladie aura desse*2 alors les rfractions s]ont plus faibles en mo9dre quantit1 les rayons ne se rassembl]ont plus sur la rt9e4 ,considrez cet il trop plat que l'on nomme il de presbite4 ,illu/ration3 ,pag4 #ed4 ,illu/ration3 ,pag4 #ee4 ,ne reg>dons1 p\r plus de facilit1 que trois faisceaux1 trois cones des rayons1 qui de l'objet tomb5t sur cet il1 ils se runiront aux po9ts ,a4 ,a4 ,a4 p> del la rt9e1 il v]ra les objets confus4 ,la ,nature a f\rni un sec\rs contre cet inconvni5t1 p> la =ce qu'elle a donne aux muscles de l'il d'allong]1 ou d'aplatir l'il1 de l'appro*] ou de le recul] de la rt9e4 ,a9si dans cet il de ,vieill>d1 ou dans cet il malade1 le cri/all9 a la facult de s'avanc] un peu1 d'all] en ,d4 ,d43 alors l'espace entre le cri/all9 le fond de la rt9e devi5n5t plus gr&s1 les rayons ont le tems de v5ir se runir sur la rt9e1 au lieu d'all] au-del2 mais lorsque cette =ce e/ p]due1 l'indu/rie huma9e y supple1 un v]re l5ticulaire e/ mis entre l'objet l'il affaibli4 ,l'effet de ce v]re e/ de rappro*] les rayons qu'il a reu1 l'il les reoit donc plus rassembls en plus gr& nombre3 ils vi5n5t ab\tir un po9t de la rt9e comme il le faut2 alors la ve e/ nette di/9cte4 ,oeil myope4 ,reg>dez cet autre il1 qui a une maladie contraire1 il e/ trop rond3 les rayons se runiss5t trop tt1 comme v\s le voyez au po9t ,b4 ils se crois5t trop vte1 ils se sp>5t en ,b4 vont faire une ta*e sur la rt9e4 ,c'e/-l ce qu'on appelle un il myope4 ,cet inconvni5t dim9ue mesure que l'ge en am5e d'autres1 qui sont la s*]esse la faiblesse3 elles aplatiss5t ins5siblem5t cet il trop rond2 voil p\rquoi on dit que les ves c\rtes dur5t plus long-tems4 ,ce n'e/ pas qu'en effet elles dur5t plus que les autres1 mais c'e/ qu' un c]ta9 ge1 l'il desse* s'aplatit3 alors celui qui toit oblig aup>avant d'appro*] son ,livre trois ou quatre p\ces de son il1 peut lire quelquefois un pi$ de di/ance3 mais aussi sa ve devi5t bi5-tt tr\ble confuse1 il ne peut voir les objets loigns2 telle e/ notre condition1 qu'un dfaut ne se rp>e presque jamais que p> un autre4 ,illu/ration3 ,pag4 #ef4 ,or1 t&is que cet il e/ trop rond1 il lui faut un ,v]re qui emp*e les rayons de se runir si vte4 ,ce ,v]re f]a le contraire du premi]1 au lieu d'tre convexe des deux cts1 il s]a un peu concave des deux cts1 les rayons div]g]ont dans celui-ci1 au lieu qu'ils conv]g]oi5t dans l'autre4 ,ils vi5dront p> consqu5t se runir plus lo91 qu'ils ne faisoi5t aup>avant dans l'il1 alors cet il j\ra d'une ve p>faite4 ,on proportionne la convxit la concavit des ,v]res aux dfauts de nos yeux3 c'e/ ce qui fait que les mmes ,lunettes qui r5d5t la ve nette un ,vieill>d1 ne s]ont d'aucun sec\rs un autre2 c> il n'y a ni deux maladies1 ni deux hommes1 ni deux *oses au monde gales4 ,l',antiquit ne connaissoit po9t ces ,lunettes4 ,cep5dant elle connaissoit les ,miroirs ard5ts2 une vrit dc\v]te n'e/ pas t\j\rs une raison p\r qu'on dc\vre les autres vritz qui y ti5n5t4 ,l'attraction de l',aimant toit connue1 sa direction *apoit aux yeux4 ,la dmon/ration de la circulation du sang toit dans la saigne mme que pratiquoi5t t\s les ,mdec9s ,grecs1 cep5dant p]sonne ne se d\toit que le sang circult4 ,il y a gr&e app>5ce que c'e/ du tems de ,rog] ,bacon au ,,xiii4 ,sicle que l'on tr\va ces lunettes appelles besicles1 les l\pes qui donn5t de n\veaux yeux aux ,vieill>ds2 c> il e/ le premi] qui en p>le4 ,v\s v5ez de voir les effets que la rfraction fait dans vos yeux1 soit que les rayons arriv5t sans sec\rs int]mdiaire1 soit qu'ils ay5t trav]s des cri/aux3 v\s concevez que sans cette rfraction opre dans nos yeux1 sans cette rflexion des rayons de dessus les surfaces des corps v]s n\s1 les organes de la ve n\s s]oi5t inutiles4 ,les moy5s que la ,nature employe p\r faire cette rfraction1 les loix qu'elle suit1 sont des my/res que n\s allons dvelop]4 ,il faut aup>avant a*ev] ce que n\s avons dire t\*ant la ve1 il faut satisfaire ces que/ions si naturelles3 ,p\rquoi n\s voyons les objets au-del d'un ,miroir1 non sur le ,miroir mme8 ,p\rquoi un ,miroir concave r5d l'objet plus gr&8 ,p\rquoi le ,miroir convexe r5d l'objet plus petit8 ,p\rquoi les ,telescopes rappro*5t agr&iss5t les *oses8 ,p> quel artifice la ,nature n\s fait connaitre les gr&eurs1 les di/ances1 les situations8 ,quelle e/ enf9 la vritable raison1 qui fait que n\s voyons les objets tels qu'ils sont1 quoique dans nos yeux ils se peign5t r5v]sez8 ,il n'y a ri5 l qui ne mrite la curiosit de t\t ,etre p5sant2 mais n\s ne n\s t5drions pas sur ces sujets que tant d'illu/res ,ecriva9s ont traits1 n\s r5v]rions eux1 si n\s n'avions pas faire connaitre quelques vrits assez n\velles1 curieuses p\r un petit nombre de ,lecteurs4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,c9q4 ,des ,miroirs1 des ,telescopes3 des ,raisons que les ,ma?matiques donn5t des my/res de la vision2 que ces raisons ne sont po9t du t\t suffisantes4 ,,les ,,rayons qu'une ,puissance1 jusqu' nos j\rs inconnue1 fait rejaillir vos yeux de dessus la surface d'un ,miroir1 sans t\*] cette surface1 des pores de ce ,miroir1 sans t\*] aux p>ties solides2 ces rayons1 dis-je1 ret\rn5t vos yeux dans le mme s5s qu'ils sont arrivs ce ,miroir4 ,si c'e/ votre visage que v\s reg>dez1 les rayons p>tis de votre visage p>alllem5t en p]p5diculaire sur le ,miroir1 y ret\rn5t de mme qu'une balle qui rebondit p]p5diculairem5t sur le plan*]4 ,miroir plan4 ,si v\s reg>dez dans ce ,miroir ,m4 un objet qui e/ ct de v\s comme ,a4 il arrive aux rayons p>tis de cet objet la mme *ose qu' une balle1 qui rebondiroit en ,b4 o e/ votre il4 ,c'e/ ce qu'on appelle l'angle d'incid5ce gal l'angle de rflexion4 ,illu/ration ,la ligne ,a4 ,c4 e/ la ligne d'incid5ce1 la ligne ,c4 ,b4 e/ la ligne de rflexion4 ,on sait assez1 le seul nonc le dmontre1 que ces lignes =m5t des angles gaux sur la surface de la glace2 ma9t5ant p\rquoi ne vois-je l'objet ni en ,a4 o il e/1 ni dans ,c4 dont vi5n5t mes yeux les rayons1 mais en ,d4 d]ri]e le ,miroir mme8 ,la ,gomtrie v\s dira3 c'e/ que l'angle d'incid5ce e/ gal l'angle de rflexion3 c'e/ que votre il en ,b4 rapporte l'objet en ,d42 c'e/ que les objets ne peuv5t agir sur v\s qu'en ligne droite1 que la ligne droite cont9ue dans votre il ,b4 jusques d]ri]e le miroir en ,d4 e/ aussi longue que la ligne ,a ,c4 la ligne ,c ,b4 prises ensemble4 ,enf9 elle v\s dira encore3 v\s ne voyez jamais les objets que du po9t o les rayons comm5c5t div]g]4 ,soit ce ,miroir ,m4 ,i4 ,illu/ration ,miroir plan4 ,les faisceaux de rayons qui p>t5t de *aque po9t de l'objet ,a1 comm5c5t div]g] ds l'in/ant qu'ils p>t5t de l'objet2 ils arriv5t sur la surface du ,miroir3 l *acun de ces rayons tombe1 s'c>te1 se rfle*it v]s l'il4 ,cet il les rapporte aux po9ts ,d4 ,d4 au b\t des lignes droites1 o ces mmes rayons se r5contr]oi5t2 mais en se r5contrant aux po9ts ,d4 ,d4 ces rayons f]oi5t la mme *ose qu'aux po9ts ,a4 ,a4 ils comm5c]oi5t div]g]2 donc v\s voyez l'objet ,a4 ,a4 aux po9ts ,d4 ,d4 ,ces angles ces lignes s]v5t1 sans d\te1 v\s donn] une intellig5ce de cet artifice de la ,nature2 mais il s'en faut beauc\p qu'elles puiss5t v\s appr5dre1 la raison ,physique effici5te1 p\rquoi votre ame rapporte sans hsit] l'objet au-del du ,miroir la mme di/ance qu'il e/ au de4 ,ces lignes v\s reprs5t5t ce qui arrive1 mais elles ne v\s appr5n5t po9t p\rquoi cela arrive4 ,si v\s v\lez savoir comm5t un ,miroir convexe dim9ue les objets1 comm5t un ,miroir concave les augm5te1 ces lignes d'incid5ce de rflexion v\s en r5dront la mme raison4 ,miroir convexe4 ,on v\s dit3 ,ce cone de rayons qui div]ge du po9t ,a4 qui tombe sur ce ,miroir convexe1 y fait des angles d'incid5ce gaux aux angles de rflexion1 dont les lignes vont dans notre il4 ,or ces angles sont plus petits que s'ils toi5t tombs sur une surface plane1 donc s'ils sont supposs pass] en ,b4 ils y conv]g]ont bi5 plutt1 donc l'objet qui s]oit en ,b4 ,b4 s]oit plus petit4 ,illu/ration ,or votre il rapporte l'objet en ,b4 ,b4 aux po9ts d'o les rayons comm5c]oi5t div]g]1 donc l'objet doit v\s p>aitre plus petit1 comme il l'e/ en effet dans cette figure4 ,p> la mme raison qu'il p>ait plus petit1 il v\s p>ait plus prs1 puisqu'en effet les po9ts o ab\tiroi5t les rayons ,b4 ,b4 sont plus prs du ,miroir que ne le sont les rayons ,a4 ,a4 ,illu/ration ,p> la raison des contraires1 v\s devez voir les objets plus gr&s plus loigns dans un ,miroir concave1 en plaant l'objet assez prs du ,miroir4 ,c> les cones des rayons ,a4 ,a4 v5ant div]g] sur le ,miroir aux po9ts o ces rayons tomb5t1 s'ils se rfle*issoi5t trav]s ce ,miroir1 ils ne se runiroi5t qu'en ,b4 ,b4 donc c'e/ en ,b4 ,b4 que v\s les voyez4 ,or ,b4 ,b4 e/ plus gr& plus loign du ,miroir que n'e/ ,a4 ,a4 donc v\s v]rez l'objet plus gr&1 plus lo94 ,voil en gnral ce qui se passe dans les rayons rfle*is vos yeux1 ce seul ,pr9cipe1 que l'angle d'incid5ce e/ t\j\rs gal l'angle de rflexion1 e/ le premi] fondem5t de t\s les my/res de la ,catoptrique4 ,,ma9t5ant il s'agit de savoir1 comm5t les lunettes augm5t5t ces gr&eurs rapro*5t ces di/ances4 ,enf9 p\rquoi les objets se peignant r5v]ss dans vos yeux1 v\s les voyez cep5dant comme ils sont4 ,explications gomtriques de la vision4 ,a l'g>d des gr&eurs des di/ances1 voici ce que les ,ma?matiques v\s en appr5dront4 ,plus un objet f]a dans votre il un gr& angle1 plus l'objet v\s p>aitra gr&3 ri5 n'e/ plus simple4 ,cette ligne ,h4 ,k4 que v\s voyez1 c5t pas1 trace un angle dans l'il ,a4 7figure premi]e72 deux c5s pas1 elle trace un angle la moiti plus petit dans l'il ,b4 7figure seconde74 ,or l'angle qui se =me dans votre rt9e dont votre rt9e e/ la baze1 e/ comme l'angle dont l'objet e/ la baze4 ,ce sont des angles opposez au sommet3 donc p> les premi]es notions des ,elm5s de la ,gomtrie ils sont gaux2 donc si l'angle =m dans l'il ,a4 e/ d\ble de l'angle =m dans l'il ,b41 cet objet p>aitra une fois plus gr& l'il ,a4 qu' l'il ,b4 ,illu/ration3 ,pag4 #fi4 ,ma9t5ant p\r que l'il tant en ,b4 voye l'objet aussi gr&1 que le voit l'il en ,a41 il faut faire en sorte que cet il ,b4 reoive un angle aussi gr& que celui de l'il ,a4 qui e/ une fois plus prs4 ,les v]res d'un tlescope f]ont cet effet4 ,ne mettons ici qu'un seul v]re p\r plus de facilit1 faisons ab/raction des autres effets de plusieurs v]res4 ,l'objet ,h4 ,k4 7troisime figure7 envoye ses rayons ce v]re4 ,ils se runiss5t quelque di/ance du v]re4 ,concevons un v]re taill de sorte1 que ces rayons se crois5t p\r all] =m] dans l'il en ,c4 un angle aussi gr& que celui de l'il en ,a4 alors l'il1 n\s dit-on1 juge p> cet angle4 ,il voit donc alors l'objet de la mme gr&eur1 que le voit l'il en ,a4 ,mais en ,a4 il le voit c5t pas de di/ance3 donc en ,c4 recevant le mme angle1 il le v]ra encore c5t pas de di/ance4 ,t\t l'effet des v]res de lunettes multipliez1 des tlescopes div]s1 des microscopes qui agr&iss5t les objets1 consi/e donc faire voir les *oses s\s un plus gr& angle4 ,l'objet ,a4 ,b4 e/ vu p> le moy5 de ce v]re s\s l'angle ,d1 ,c1 ,d4 qui e/ bi5 plus gr& que l'angle ,a1 ,c1 ,b4 ,illu/ration ,v\s dem&ez encore aux rgles d'optique1 p\rquoi v\s voyez les objets dans leur situation1 quoiqu'ils se peign5t r5v]sez sur notre rt9e8 ,le rayon qui "p de la tte de cet homme ,a41 vi5t au po9t infrieur de votre rt9e ,a4 ses pi$ ,b4 sont vus p> les rayons ,b4 ,b4 au po9t suprieur de votre rt9e ,b4 ,a9si cet homme e/ pe9t rellem5t la tte en bas les pi$s en haut au fond de vos yeux4 ,p\rquoi donc ne voyez-v\s pas cet homme r5v]s1 mais droit1 tel qu'il e/8 ,illu/ration ,p\r rs\dre cette "q1 on se s]t de la comp>aison de l'aveugle1 qui ti5t dans ses ma9s deux btons croisez avec lesquels il dev9e trs-bi5 la position des objets4 ,illu/ration ,c> le po9t ,a41 qui e/ gau*e1 tant s5ti p> la ma9 droite l'aide du bton1 il le juge aussi-tt gau*e2 le po9t ,b4 que sa ma9 gau*e a s5ti p> l'entremise de l'autre bton1 il le juge droite sans se tromp]4 ,t\s les ,matres d'optique n\s dis5t donc1 que la p>tie infrieure de l'il rapporte t\t d'un c\p sa s5sation la p>tie suprieure ,a4 de l'objet1 que la p>tie suprieure de la rt9e rapporte aussi naturellem5t la s5sation la p>tie infrieure ,b42 a9si on voit l'objet dans sa situation vritable4 ,nul rapport immdiat entre les rgles d'optique nos s5sations4 ,qu& v\s aurez connu p>faitem5t t\s ces angles1 t\tes ces lignes ,ma?matiques1 p> lesquelles on suit le *em9 de la lumi]e jusqu'au fond de l'il1 ne croyez pas p\r cela savoir comm5t v\s app]cevez les gr&eurs1 les di/ances1 les situations des *oses4 ,les proportions gomtriques de ces angles de ces lignes sont ju/es1 il e/ vrai2 mais il n'y a pas plus de rapport entr'elles nos s5sations1 qu'entre le son que n\s ent5dons la gr&eur1 la di/ance1 la situation de la *ose ent5due4 ,p> le son1 mon oreille e/ frappe2 j'ent5ds des tons ri5 de plus4 ,p> la ve1 mon il e/ branl2 je vois des c\leurs ri5 de plus4 ,non-seulem5t les proportions de ces angles1 de ces lignes1 ne peuv5t en aucune mani]e tre la cause immdiate du jugem5t que je =me des objets2 mais en plusieurs cas ces proportions ne s'accord5t po9t du t\t avec la faon dont n\s voyons les objets4 ,exemple en preuve4 ,p> exemple1 un homme vu quatre pas1 huit pas1 e/ vu de mme gr&eur4 ,cep5dant l'image de cet homme1 quatre pas1 e/ prcism5t d\ble dans votre il1 de celle qu'il y trace huit pas4 ,les angles sont diffr5s1 v\s voyez l'objet t\j\rs galem5t gr&2 donc il e/ vid5t p> ce seul exemple1 *oisi entre plusieurs1 que ces angles ces lignes ne sont po9t du t\t la cause immdiate de la mani]e dont n\s voyons4 ,avant donc de cont9u] les re*]*es que n\s avons comm5ces sur la lumi]e1 sur les loix mcaniques de la ,nature1 v\s m'ordonnez de dire ici comm5t les ides des di/ances1 des gr&eurs1 des situations1 des objets1 sont reues dans notre ame4 ,cet exam5 n\s f\rnira quelque *ose de n\veau de vrai1 c'e/ la seule excuse d'un ,livre4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,sixie',,me4 ,comm5t n\s connaissons les di/ances1 les gr&eurs1 les figures1 les situations4 ,les angles1 ni les lignes optiques1 ne peuv5t n\s faire connaitre les di/ances4 ,,comm5,,ons p> la di/ance4 ,il e/ clair qu'elle ne peut tre app]ue immdiatem5t p> elle-mme2 c> la di/ance n'e/ qu'une ligne de l'objet n\s4 ,cette ligne se t]m9e un po9t1 n\s ne s5tons donc que ce po9t2 soit que l'objet exi/e mille lieues1 ou qu'il soit un pi$1 ce po9t e/ t\j\rs le mme4 ,n\s n'avons donc aucun moy5 immdiat1 p\r app]cevoir t\t d'un c\p la di/ance1 comme n\s en avons1 p\r s5tir p> l'att\*em5t1 si un corps e/ dur ou m\2 p> le gt1 s'il e/ d\x ou am]2 p> l'oue1 si de deux sons l'un e/ grave l'autre aigu4 ,il faut donc que l'ide de la di/ance n\s vi5ne p> le moy5 d'une autre ide int]mdiaire3 mais il faut au mo9s que j'app]oive cette int]mdiaire2 c> une ide que je n'aurai po9t1 ne s]vira c]ta9em5t pas m'en faire avoir une autre4 ,je dis qu'une telle maison e/ un mille d'une telle rivire2 mais si je ne sai pas o e/ cette rivire1 je ne sai c]ta9em5t pas o e/ cette maison4 ,un corps cde aism5t l'impression de ma ma92 je conclus immdiatem5t sa mollesse4 ,un autre rsi/e1 je s5s immdiatem5t sa duret2 il faudroit donc que je s5tisse les angles =ms dans mon il1 p\r en conclure immdiatem5t les di/ances des objets4 ,mais p]sonne ne s'avise de song] ces angles qu& il reg>de un objet4 ,la pl"p des hommes ne sav5t pas mme si ces angles exi/5t2 donc il e/ vid5t que ces angles ne peuv5t tre la cause immdiate de ce que v\s connaissez les di/ances4 ,exemple en preuve4 ,celui qui1 p\r la premi]e fois de sa vie1 ent5droit le bruit du ,canon1 ou le son d'un ,conc]t1 ne p\rroit jug] si on tire ce canon1 ou si on excute ce conc]t une lieue1 ou tr5te pas4 ,il n'y a que l'expri5ce qui puisse l'acc\tum] jug] de la di/ance qui e/ entre lui l'endroit d'o "p ce bruit4 ,les vibrations1 les ondulations de l'air1 port5t un son ses oreilles1 ou plutt son ame2 mais ce bruit n'av]tit pas plus son ame de l'endroit o le bruit comm5ce1 qu'il ne lui appr5d la =me du canon ou des in/rum5s de ,musique4 ,c'e/ la mme *ose prcism5t p> rapport aux rayons de lumi]e qui p>t5t d'un objet1 ils ne n\s appr5n5t po9t du t\t o e/ cet objet4 ,ces lignes optiques ne font connaitre ni les gr&eurs ni les figures4 ,ils ne n\s font pas connaitre davantage les gr&eurs ni mme les figures4 ,je vois de lo9 une espce de petite ,t\r4 ,j'avance1 j'app]ois1 je t\*e un gr& ,btim5t quadrangulaire4 ,c]ta9em5t ce que je vois ce que je t\*e1 n'e/ pas ce que je voiois4 ,ce petit objet rond qui toit dans mes yeux1 n'e/ po9t ce gr& ,btim5t qu>r4 ,exemple en preuve4 ,autre *ose e/ donc l'objet mesurable tangible1 autre *ose e/ l'objet visible4 ,j'ent5ds de ma *ambre le bruit d'un c>osse3 j'ouvre la f5tre je le vois2 je desc5ds j'entre d$ans4 ,or ce c>osse que j'ai ent5du1 ce c>osse que j'ai vu1 ce c>osse que j'ai t\*1 sont trois objets absolum5t div]s de trois de mes s5s1 qui n'ont aucun rapport immdiat les uns avec les autres4 ,il y a bi5 plus3 il e/ dmontr1 comme je l'ai dit1 qu'il se =me dans mon il un angle une fois plus gr&1 qu& je vois un homme quatre pi$s de moi1 que qu& je vois le mme homme huit pi$s de moi4 ,cep5dant je vois t\j\rs cet homme de la mme gr&eur3 comm5t mon s5tim5t contr$it-il a9si le mcanisme de mes organes8 ,l'objet e/ rellem5t une fois plus petit dans mes yeux1 je le vois une fois plus gr&4 ,c'e/ en va9 qu'on veut expliqu] ce my/re p> le *em91 ou p> la =me que pr5d le cri/all9 dans nos yeux4 ,quelque supposition que l'on fasse1 l'angle s\s lequel je vois un homme quatre pi$s de moi1 e/ t\j\rs d\ble de l'angle s\s lequel je le vois huit pi$s2 la ,gomtrie ne rs\dra jamais ce ,problme4 ,ni la situation des objets4 ,ces lignes ces angles gomtriques ne sont pas plus rellem5t la cause de ce que n\s voyons les objets leur place1 que de ce que n\s les voyons de telles gr&eurs1 telle di/ance4 ,l'ame ne consid]e pas si telle p>tie va se pe9dre au bas de l'il1 elle ne rapporte ri5 des lignes qu'elle ne voit po9t4 ,l'il se baisse seulem5t1 p\r voir ce qui e/ prs de la t]re1 se relve p\r voir ce qui e/ au-dessus de la t]re4 ,t\t cela ne p\voit tre clairci1 mis hors de t\te conte/ation1 que p> quelqu'aveugle-n1 qui on auroit donn le s5s de la ve4 ,c> si cet aveugle1 au mom5t qu'il et ouv]t les yeux1 et jug des di/ances1 des gr&eurs des situations1 il eut t vrai que les angles optiques1 =mez t\t d'un c\p dans sa rt9e1 euss5t t les causes immdiates de ses s5tim5s4 ,aussi le ,docteur ,b>clay assroit aprs ,mr4 ,loke 7 allant mme en cela plus lo9 que ,loke7 que ni situation1 ni gr&eur1 ni di/ance1 ni figure1 ne s]oit aucunem5t disc]ne p> cet aveugle1 dont les yeux recevroi5t t\t d'un c\p la lumi]e4 ,preuve p> l'expri5ce de l'aveugle-n guri p> ,*iseld54 ,mais o tr\v] l'aveugle1 dont dp5doit la dcision indubitable de cette "q8 ,enf9 en #agbi4 ,mr4 ,*iseld51 un de ces fameux ,*irurgi5s1 qui joign5t l'addresse de la ma9 aux plus gr&es lumi]es de l'esprit1 ayant imag9 qu'on p\voit donn] la ve un aveugle-n1 en lui abbaissant ce qu'on appelle des cat>actes1 qu'il s\ponnoit =mes dans ses yeux1 presqu'au mom5t de sa naissance1 il proposa l'opration4 ,l'aveugle eut de la pe9e y cons5tir4 ,il ne concevoit pas trop1 que le s5s de la ve pt beauc\p augm5t] ses plaisirs4 ,sans l'envie qu'on lui inspira d'appr5dre lire crire1 il n'et po9t desir de voir4 ,il vrifioit p> cette indiffr5ce1 qu'il e/ impossible d'tre malheureux1 p> la privation des bi5s dont on n'a pas d'ide3 vrit bi5 importante4 ,quoi qu'il en soit1 l'opration fut faite russit4 ,ce jeune homme d'environ quatorze ans1 vit la lumi]e p\r la premi]e fois4 ,son expri5ce confirma t\t ce que ,loke ,b>clay avoi5t si bi5 prvu4 ,il ne di/+ua de long-tems ni gr&eur1 ni di/ance1 ni situation1 ni mme figure4 ,un objet d'un p\ce1 mis devant son il1 qui lui ca*oit une maison1 lui p>aissoit aussi gr& que la maison4 ,t\t ce qu'il voioit1 lui sembloit d'abord tre sur ses yeux1 les t\*] comme les objets du tact t\*5t la peau4 ,il ne p\voit di/+u] ce qu'il avoit jug rond l'aide de ses ma9s1 d'avec ce qu'il avoit jug angulaire1 ni disc]n] avec ses yeux1 si ce que ses ma9s avoi5t s5ti tre en haut ou en bas1 toit en effet en haut ou en bas4 ,il toit si lo9 de connaitre les gr&eurs1 qu'aprs avoir enf9 conu p> la ve1 que sa maison toit plus gr&e que sa *ambre1 il ne concevoit pas comm5t la ve p\voit donn] cette ide4 ,ce ne fut qu'au b\t de deux mois d'expri5ce1 qu'il put app]cevoir que les tableaux reprs5toi5t des corps solides3 lorsqu'aprs ce long tatonnem5t d'un s5s n\veau en lui1 il eut s5ti que des corps1 non des surfaces seules1 toi5t pe9ts dans les tableaux2 il y porta la ma91 fut tonn de ne po9t tr\v] avec ses ma9s ces corps solides1 dont il comm5oit app]cevoir les reprs5tations4 ,il dem&oit quel toit le trompeur1 du s5s du t\*]1 ou du s5s de la ve4 ,ce fut donc une dcision irrvocable1 que la mani]e dont n\s voyons les *oses1 n'e/ po9t du t\t la suite immdiate des angles =ms dans nos yeux2 c> ces angles ,ma?matiques toi5t dans les yeux de cet homme1 comme dans les ntres1 ne lui s]voi5t de ri5 sans les rec\rs de l'expri5ce des autres s5s4 ,comm5t n\s connaissons les di/ances les gr&eurs4 ,comm5t n\s reprs5tons-n\s donc les gr&eurs les di/ances8 ,de la mme faon dont n\s imag9ons les passions des hommes1 p> les c\leurs qu'elles peign5t sur leurs visages1 p> l'altration qu'elles port5t dans leurs traits4 ,il n'y a p]sonne1 qui ne lise t\t d'un c\p sur le front d'un autre1 la honte1 ou la colre4 ,c'e/ la ,langue que la ,nature p>le t\s les yeux2 mais l'expri5ce seule appr5d ce langage4 ,aussi l'expri5ce seule n\s appr5d1 que qu& un objet e/ trop lo91 n\s le voyons confusm5t faiblem5t4 ,del n\s =mons des ides1 qui ensuite accompagn5t t\j\rs la s5sation de la ve4 ,a9si t\t homme qui1 dix pas1 aura vu son *eval haut de c9q pi$s1 s'il voit1 quelques m9utes aprs1 ce *eval comme un m\ton1 son ame1 p> un jugem5t involontaire1 conclud l'in/ant ce *eval e/ trs-lo94 ,il e/ bi5 vrai que1 qu& je vois mon *eval gros comme un m\ton1 il se =me alors dans mon il une pe9ture plus petite1 un angle plus aigu2 mais c'e/-l ce qui accompagne1 non ce qui cause mon s5tim5t4 ,de mme il se fait un autre branlem5t dans mon c]veau1 qu& je vois un homme r\gir de honte1 que qu& je le vois r\gir de colre2 mais ces diffr5tes impressions ne m'appr5droi5t ri5 de ce qui se passe dans l'ame de cet homme1 sans l'expri5ce dont la voix seule se fait ent5dre4 ,lo9 que cet angle soit la cause immdiate de ce que je juge qu'un gr& *eval e/ trs-lo91 qu& je vois ce *eval =t petit2 il arrive au contraire1 t\s les mom5s1 que je vois ce mme *eval galem5t gr&1 dix pas1 v+t1 tr5te pas1 quoique l'angle dix pas soit d\ble1 triple1 quadruple4 ,exemple4 ,je reg>de de =t lo91 p> un petit tr\1 un homme po/ sur un toit1 le lo9ta9 le peu de rayons m'emp*5t d'abord de di/+u] si c'e/ un homme3 l'objet me p>ait trs-petit1 je crois voir une /atue de deux pi$s t\t au plus3 l'objet se remue1 je juge que c'e/ un homme1 ds ce mme in/ant cet homme me p>ait de la gr&eur ord9aire2 d'o vi5n5t ces deux jugem5s si diffr5s8 ,qu& j'ai cru voir une /atue1 je l'ai imag9e de deux pi$s1 p>ce que je la voiois s\s un tel angle3 nulle expri5ce ne plioit mon ame dm5tir les traits imprims dans ma rt9e2 mais ds que j'ai jug que c'toit un homme1 la liaison mise p> l'expri5ce1 dans mon c]veau1 entre l'ide d'un homme l'ide de la hauteur de c9q six pi$s1 me =ce1 sans que j'y p5se1 imag9]1 p> un jugem5t s\da91 que je vois un homme de telle hauteur1 voir une telle hauteur en effet4 ,n\s appr5ons voir comme lire4 ,il faut absolum5t conclure de t\t ceci1 que les di/ances1 les gr&eurs1 les situations1 ne sont pas1 proprem5t p>l]1 des *oses visibles1 c'e/--dire1 ne sont pas les objets propres immdiats de la ve4 ,l'objet propre immdiat de la ve1 n'e/ autre *ose que la lumi]e colore3 t\t le re/e1 n\s ne le s5tons qu' la longue p> expri5ce4 ,n\s appr5ons voir1 prcism5t comme n\s appr5ons p>l] lire4 ,la diffr5ce e/1 que l'art de voir e/ plus facile1 que la ,nature e/ galem5t t\s notre ,matre4 ,la ve ne peut faire connaitre l't5due4 ,les jugem5s s\da9s1 presque uni=mes1 que t\tes nos ames1 un c]ta9 ge1 port5t des di/ances1 des gr&eurs1 des situations1 n\s font p5s]1 qu'il n'y a qu' ouvrir les yeux1 p\r voir de la mani]e dont n\s voyons4 ,on se trompe2 il y faut le sec\rs des autres s5s4 ,si les hommes n'avoi5t que le s5s de la ve1 ils n'auroi5t aucun moy5 p\r connaitre l't5due1 en longueur1 l>geur1 pr(ondeur2 un pur ,esprit ne p\rroit jamais la connaitre1 mo9s que ,dieu ne la lui revelt4 ,il e/ trs-difficile de sp>] dans notre ent5dem5t l'ext5sion d'un objet d'avec les c\leurs de cet objet4 ,n\s ne voyons jamais ri5 que d't5du1 de-l n\s sommes t\t portez croire1 que n\s voyons en effet l't5due4 ,n\s ne p\vons gure di/+u] dans notre ame ce jaune que n\s voyons dans un ,l\s d'or1 d'avec ce ,l\s d'or dont n\s voyons le jaune4 ,c'e/ comme1 lorsque n\s ent5dons prononc] ce mot ,l\s d'or1 n\s ne p\vons n\s emp*] d'atta*]1 malgr n\s1 l'ide de cette monnoye au son que n\s ent5dons prononc]4 ,si t\s les hommes p>loi5t la mme ,langue1 n\s s]ions t\j\rs prts croire1 qu'il y auroit une connexion ncessaire entre les mots les ides4 ,or t\s les hommes ont ici le mme langage1 en fait d'imag9ation4 ,la ,nature leur dit t\s3 ,qu& v\s aurez vu des c\leurs p5dant un c]ta9 tems1 votre imag9ation v\s reprs5t]a t\s1 de la mme faon1 les corps auxquels ces c\leurs sembl5t atta*es4 ,ce jugem5t prompt involontaire que v\s =m]ez1 v\s s]a utile dans le c\rs de votre vie2 c> s'il falloit att5dre p\r e/im] les di/ances1 les gr&eurs1 les situations1 de t\t ce qui v\s environne1 que v\s eussiez exam9 des angles des rayons visuels2 v\s s]iez morts avant de savoir1 si les *oses dont v\s avez beso91 sont dix pas de v\s1 ou c5t millions des lieues1 si elles sont de la grosseur d'un ciron1 ou d'une montagne4 ,il vaudroit beauc\p mieux p\r v\s tre ns aveugles4 ,n\s avons donc trs-gr& tort qu& n\s disons que nos ,s5s n\s tromp5t4 ,*acun de nos s5s fait la fonction laquelle la ,nature l'a de/94 ,ils s'aid5t mutuellem5t p\r envoy] notre ame1 p> les ma9s de l'expri5ce1 la mesure des connaissances que notre tat comporte4 ,n\s dem&ons nos ,s5s1 ce qu'ils ne sont po9t faits p\r n\s donn]4 ,n\s v\drions que nos yeux n\s fiss5t connaitre la solidit1 la gr&eur1 la di/ance1 c42 mais il faut que le t\*] s'accorde en cela avec la ve1 que l'expri5ce les seconde4 ,si le ,p]e ,mallebran*e avoit envisag la ,nature p> ce ct1 il et attribu mo9s d'erreurs nos ,s5s qui sont les seules s\rces de t\tes nos ides4 ,il e/ tems de repr5dre le fil des dc\v]tes de ,neuton1 de r5tr] dans l'exam5 ,physique ,ma?matique des *oses4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,sept4 ,de la cause qui fait bris] les rayons de la lumi]e en passant d'une sub/ance dans une autre2 que cette cause e/ une loi gnrale de la ,nature inconnue avant ,neuton2 que l'inflexion de la lumi]e e/ encore un effet de cette cause1 c4 ,,n\s avons dja vu l'artifice presque incomprh5sible de la rflexion de la lumi]e1 que l'impulsion connue ne peut caus]4 ,celui de la rfraction dont n\s allons repr5dre l'exam5 n'e/ pas mo9s surpr5ant4 ,ce que c'e/ que rfraction4 ,comm5ons p> n\s bi5 aff]mir dans une ide nette de la *ose qu'il faut expliqu]4 ,s\v5ons-n\s bi51 que qu& la lumi]e tombe d'une sub/ance plus r>e1 plus legre comme l'air1 dans une sub/ance plus pesante1 plus d5se comme l'eau1 qui semble lui devoir rsi/] davantage1 la lumi]e alors quitte son *em9 se brise en s'appro*ant d'une p]p5dicule1 qu'on lev]oit sur la surface de cette eau4 ,mr4 ,le ,cl]c1 dans sa ,physique1 a dit t\t le contraire faute d'att5tion4 ,en son ,livre c9q1 *apitre huit3 ,plus la rsi/ance des corps e/ gr&e1 dit-il1 plus la lumi]e qui tombe dans eux s'loigne de la p]p5dicule4 ,a9si le rayon s'loigne de la p]p5dicule en passant de l'air dans l'eau4 ,ce n'e/ pas la seule mprise qui soit dans le ,cl]c1 un homme qui auroit le malheur d'tudi] la ,physique dans les ,ecrits de cet ,auteur1 n'auroit gure que des ides fausses ou confuses4 ,p\r avoir une ide bi5 nette de cette vrit1 reg>dez ce rayon qui tombe de l'air dans ce cri/al4 ,illu/ration ,v\s savez comme il se brise4 ,ce rayon ,a ,e4 fait un angle avec cette p]p5diculaire ,b ,e4 en tombant sur la surface de ce cri/al4 ,ce mme rayon rfract dans ce cri/al1 fait un autre angle avec cette mme p]p5diculaire qui rgle sa rfraction4 ,il fallut mesur] cette incid5ce ce brisem5t de la lumi]e4 ,snellius tr\va le premi] la proportion con/ante1 suivant laquelle les rayons se romp5t dans ces diffr5s milieux4 ,on en fit l'honneur ,desc>tes4 ,on attribue t\j\rs au ,philosophe le plus accrdit les dc\v]tes qu'il r5d publiques3 il pr(ite des travaux obscurs d'autrui1 il augm5te sa gloire de leurs re*]*es4 ,la dc\v]te de ,snellius toit alors un ,*ef-d'uvre de sagacit4 ,cette proportion dc\v]te p> ,snellius e/ trs-aise ent5dre4 ,illu/ration ,ce que c'e/ que s9us de rfraction4 ,plus la ligne ,a4 ,b4 que v\s voyez1 e/ gr&e1 plus la ligne ,c4 ,d4 s]a gr&e aussi4 ,cette ligne ,a4 ,b4 e/ ce qu'on appelle s9us d'incid5ce4 ,cette ligne ,c4 ,d4 e/ le s9us de la rfraction4 ,ce n'e/ pas ici le lieu d'expliqu] en gnral ce que c'e/ qu'un s9us4 ,ceux qui ont tudi la ,gomtrie le sav5t assez4 ,les autres p\rroi5t tre un peu emb>assez de la df9ition4 ,il suffit de bi5 savoir que ces deux s9us1 de quelque gr&eur qu'ils soi5t1 sont t\j\rs en proportion dans un milieu donn4 ,or cette proportion e/ diffr5te1 qu& la rfraction se fait dans un milieu diffr5t4 ,la lumi]e qui tombe obliquem5t de l'air dans du cri/al1 s'y brise de faon1 que le s9us de rfraction ,c4 ,d4 e/ au s9us d'incid5ce ,a4 ,b4 comme #b4 #c4 ce qui ne veut dire autre *ose1 s9on que cette ligne ,a4 ,b4 e/ un ti]s plus gr&e dans l'air1 en ce cas1 que la ligne ,c4 ,d4 dans ce cri/al4 ,dans l'eau cette proportion e/ de #c4 #d4 ,a9si il e/ palpable que le cri/al rfracte1 brise la lumi]e d'un neuvime plus =tem5t que l'eau4 ,il faut donc savoir que dans t\s les cas1 dans t\tes les obliquits d'incid5ce possibles1 le cri/al s]a plus refr+5t que l'eau d'un neuvime4 ,il s'agit de savoir non-seulem5t la cause de la rfraction1 mais la cause de ces rfractions diffr5tes4 ,ide de ,desc>tes +nieuse1 mais fausse4 ,le corps le plus solide n'e/ pas le plus rfractant4 ,preuve4 ,desc>tes a tr\v1 son ord9aire1 des raisons +nieuses plausibles de cette propriet de la lumi]e2 mais l1 comme en t\t le re/e1 mettant son esprit la place des *oses1 il a donn des conjectures p\r des vrits4 ,il a fe9t que la lumi]e1 en passant de l'air dans un milieu n\veau1 plus pais1 plus compact1 y passe plus librem5t1 y e/ mo9s ret>de dans sa t5dance prt5due au m\vem5t1 mo9s ret>de1 disoit-il1 mo9s tr\ble dans un milieu d5se1 comme le v]re1 que dans un milieu mo9s pais1 comme l'eau4 ,n\s avons dja vu combi5 il s'abuse en assrant que la lumi]e n'a qu'une t5dance au m\vem5t4 ,n\s avons vu que les rayons se meuv5t en effet1 puisqu'ils *ang5t de place nos yeux dans leurs rfractions4 ,mais son erreur ici e/ encore assez importante3 il se trompe en croyant que les corps les plus solides sont t\j\rs ceux qui bris5t le plus la lumi]e1 qui lui ouvr5t en la brisant un *em9 plus facile4 ,il n'e/ pas vrai que t\s les corps solides rfract5t1 bris5t plus la lumi]e absolum5t1 que les corps fluides2 c> quoiqu'en effet l'eau opre une rfraction mo9s =te1 absolum5t p>lant1 que le v]re2 cep5dant p> rapport sa d5sit1 elle opre une rfraction plus =te4 ,il e/ bi5 vrai que la lumi]e se brise environ un neuvime davantage dans le v]re1 que dans l'eau2 mais si la rfraction suivoit le rapport de la d5sit1 elle devroit1 dans le v]re1 all] =t au del d'un neuvime4 ,imag9ez deux hommes1 dont l'un aura quatre fois plus de =ce1 que l'autre4 ,si le plus =t ne porte qu'un poids une fois plus pesant1 il s]a vrai de dire que p> rapport sa =ce1 il n'a pas1 beauc\p prs1 tant port que l'autre2 c> il devroit port] quatre fois davantage4 ,l'ambre opre une rfraction bi5 plus =te que le cri/al1 p> rapport sa d5sit4 ,peut-on dire cep5dant que l'ambre ouvrira un *em9 plus facile la lumi]e1 que le cri/al8 ,c'e/ donc une supposition fausse3 que la lumi]e se brise v]s la p]p5diculaire1 qu& elle tr\ve un corps transp>5t plus solide qui lui rsi/e mo9s1 p>ce qu'il e/ plus solide4 ,rem>quez que t\te expri5ce t\t calcul rune presque t\tes les ides de ,desc>tes1 qu& ce gr& ,philosophe ne les fonde que sur des hypo?ses4 ,ce sont des p]spectives brillantes trompeuses qui dim9u5t mesure qu'on en appro*e4 ,t\s les autres ,philosophes ont *]* des solutions de ce ,problme de la ,nature2 mais l'expri5ce a r5v]s aussi leurs conjectures4 ,mprise des autres gr&s ,gomtres ce sujet4 ,b>r[ enseignoit1 aprs le ,p]e ,des*alles1 que la rfraction de la lumi]e1 en appro*ant de la p]p5dicule1 se faisoit p> la rsi/ance du milieu2 que plus un milieu rsi/oit au c\rs de la lumi]e1 plus cette rfraction devoit tre =te4 ,cette ide toit le contraire de celle de ,desc>tes2 elle pr\voit seulem5t qu'on va l'erreur p> diffr5s *em9s4 ,ils n'avoi5t qu' voir les expri5ces2 ils n'avoi5t qu' mesur] les rfractions qui se font dans l'esprit de v91 beauc\p plus gr&es que dans l'eau2 ils n'avoi5t qu' consid]] qu'assrm5t l'esprit de v9 ne rsi/e pas plus que l'eau1 que cep5dant il opre une rfraction une fois plus =te1 ils auroi5t corrig cette petite erreur4 ,aussi le ,p]e ,des*alles av\e qu'il d\te =t de son explication4 ,gr&e dc\v]te de ,neuton4 ,enf9 ,neuton seul tr\v la vritable raison qu'on *]*oit4 ,sa dc\v]te mrite assrm5t l'att5tion de t\s les ,sicles4 ,c> il ne s'agit pas ici seulem5t d'une propriet p>ticuli]e la lumi]e1 quoique ce ft dja beauc\p2 n\s v]rons que cette propriet app>ti5t t\s les corps de la ,nature4 ,consid]ez que les rayons de la lumi]e sont en m\vem5t1 que s'ils se dt\rn5t en *angeant leur c\rse1 ce doit tre p> quelque loi primitive1 qu'il ne doit arriv] la lumi]e1 que ce qui arriv]oit t\s les corps de mme petitesse que la lumi]e1 t\tes *oses d'ailleurs gales4 ,qu'une balle de plomb ,a4 soit p\sse obliquem5t de l'air dans l'eau1 il lui arriv]a d'abord le contraire de ce qui e/ arriv ce rayon de lumi]e2 c> ce rayon dli passe dans des pores1 cette balle1 dont la sup]ficie e/ l>ge1 r5contre la sup]ficie de l'eau qui la s\ti5t4 ,illu/ration ,attraction4 ,cette balle s'loigne donc d'abord de la p]p5diculaire ,b42 mais lorsqu'elle a p]du t\t ce m\vem5t oblique qu'on lui avoit imprim1 elle e/ ab&onne elle-mme1 elle tombe alors1 peu prs suivant une p]p5diculaire1 qu'on lv]oit du po9t o elle comm5ce desc5dre4 ,or ,neuton a dc\v]t a pr\v qu'il y a dans la ,nature une =ce1 qui fait t5dre t\s les corps1 en ligne p]p5diculaire1 les uns v]s les autres en proportion directe de leur masse4 ,donc cette =ce 7telle qu'elle soit7 doit agir dans l'eau sur ce rayon2 la masse du rayon tant incomp>ablem5t mo9dre que celle de l'eau1 ce rayon doit s5siblem5t tre mu v]s elle4 ,reg>dez donc ce rayon de lumi]e qui desc5d p]p5diculairem5t de l'air sur la surface de ce cri/al4 ,illu/ration ,l'attraction agit en p]p5dicule1 accl]e la *te des rayons4 ,comme cette ligne desc5d p]p5diculairem5t1 le p\voir de l'attraction1 tel qu'il soit1 agissant en ligne droite1 le rayon ne se dt\rne po9t de son *em92 mais il arrive plus promptem5t1 qu'il n'auroit fait en ,b41 c'e/ encore une vrit app]ue p> ,neuton4 ,avant lui on croioit que ce rayon de lumi]e toit ret>d dans son c\rs en entrant dans l'eau4 ,au contraire1 il y entre avec acclration4 ,p\rquoi8 ,p>ce qu'il y e/ port1 p> son propre m\vem5t1 p> celui de l'attraction que l'eau1 ou le v]re1 lui imprime4 ,ce rayon arrive donc en ,b4 p> cette =ce acclratrice plus promptem5t qu'il n'et fran*i l'air4 ,mais si n\s consid]ons dans ce mme bass9 d'eau1 ou dans cette mme masse de v]re1 ce rayon oblique qui tombe dessus1 qu'arrive-t-il8 ,il cons]ve son m\vem5t d'obliquit en ligne droite1 il en acqui]t un n\veau en ligne p]p5diculaire4 ,que cette attraction1 que cette t5dance1 que cette espce de gravitation exi/e1 n\s n'en p\vons d\t]3 c> n\s avons vu la lumi]e attire p> le v]re1 y r5tr] sans t\*] ri52 or cette =ce agit ncessairem5t en ligne p]p5diculaire1 la ligne p]p5diculaire tant le plus c\rt *em94 ,puisque cette =ce exi/e1 elle e/ dans t\tes les p>ties de la mati]e4 ,les p>ties de la sup]ficie d'un corps quelconque1 pr\v5t donc ce p\voir1 avant qu'il pntre l'intrieur de la sub/ance1 avant qu'il p>vi5ne au c5tre o il e/ dirig4 ,a9si ds que ce rayon e/ arriv prs de la sup]ficie du cri/al1 ou de l'eau1 il pr5d dja un peu en cette mani]e le *em9 de la p]p5dicule4 ,illu/ration ,lumi]e brise avant d'entr] dans les corps4 ,il se brise dja un peu en ,c4 avant d'entr]3 plus il entre1 plus il se brise2 c'e/ que plus les corps sont pro*es1 plus ils s'attir5t1 que celui qui a le plus de masse dt]m9e v]s lui1 celui qui en a mo9s4 ,a9si il arrive ce rayon de lumi]e la mme *ose qu' t\t corps1 qui a un m\vem5t compos de deux directions diffr5tes2 il n'obt aucune1 ti5t un *em9 qui p>ticipe des deux4 ,a9si ce rayon ne tombe pas t\t--fait p]p5diculairem5t1 ne suit pas sa premi]e ligne droite oblique1 en trav]sant cette eau1 ou ce v]re2 mais il suit une ligne qui p>ticipe des deux cts1 qui desc5d d'autant plus vte1 que l'attraction de cette eau1 ou de ce cri/al1 e/ plus =te4 ,donc lo9 que l'eau rompe les rayons de lumi]e1 en leur rsi/ant1 comme on le croioit1 elle les rompt en effet1 p>ce qu'elle ne rsi/e pas1 1 au contraire1 p>ce qu'elle les attire4 ,il faut donc dire que les rayons se bris5t v]s la p]p5diculaire1 non pas qu& ils pass5t d'un milieu plus facile dans un milieu plus rsi/ant1 mais qu& ils pass5t d'un milieu mo9s attirant dans un milieu plus attirant4 ,obs]vez qu'il ne faut jamais ent5dre p> ce mot attirant1 que le po9t v]s lequel se dirige une =ce reconnue1 une propriet inconte/able de la mati]e4 ,v\s savez que beauc\p de g5s1 autant atta*s la ,philosophie1 ou plutt au nom de ,desc>tes1 qu'ils l'toi5t aup>avant au nom d',ari/ote1 se sont s\levs contre l'attraction4 ,les uns n'ont pas v\lu l'tudi]1 les autres l'ont mprisee1 l'ont insulte aprs l'avoir pe9e exam9e2 mais je prie le ,lecteur de faire les trois rflexions suivantes4 ,il faut exam9] l'attraction avant de se rvolt] contre ce mot4 #a4 ,qu'ent5dons-n\s p> attraction8 ,ri5 autre *ose qu'une =ce p> laquelle un corps s'appro*e d'un autre1 sans que l'on voye1 sans que l'on connaisse1 aucune autre =ce qui le p\sse4 #b4 ,cette proprit de la mati]e e/ tablie p> les meilleurs ,philosophes en ,anglet]re1 en ,allemagne1 en ,holl&e1 mme dans plusieurs ,univ]sitez d',italie1 o des ,loix un peu rig\reuses f]m5t quelquefois l'accez la ,vrit4 ,le cons5tem5t de tant de savans hommes n'e/ pas une preuve1 sans d\te2 mais c'e/ une raison puissante p\r exam9] au mo9s si cette =ce exi/e ou non4 #c4 ,l'on devroit song] que l'on ne connait pas plus la cause de l'impulsion1 que de l'attraction4 ,on n'a pas mme plus d'ide de l'une de ces =ces que de l'autre2 c> il n'y a p]sonne qui puisse concevoir p\rquoi un corps a le p\voir d'en remu] un autre de sa place4 ,n\s ne concevons pas non plus1 il e/ vrai1 comm5t un corps en attire un autre1 comm5t les p>ties de la mati]e gravit5t mutuellem5t4 ,aussi ne dit-on pas que ,neuton se soit vant de connaitre la raison de cette attraction4 ,il a pr\v simplem5t qu'elle exi/e3 il a vu dans la mati]e un phnomne con/ant1 une proprit univ]selle4 ,si un homme tr\voit un n\veau mtal dans la t]re1 ce mtal exi/]oit-il mo9s1 p>ce que l'on ne connaitrait pas les premi]s ,pr9cipes dont il s]oit =m8 ,que le ,lecteur qui jett]a les yeux sur cet ,ouvrage ait rec\rs la discussion mtaphysique sur l'attraction1 faite p> ,mr4 de ,maup]tuis1 dans le plus petit dans le meilleur ,livre qu'on ait crit peut-tre en ,franais1 en fait de ,philosophie4 ,on y v]ra trav]s la res]ve avec laquelle l',auteur s'e/ expliqu1 ce qu'il p5se1 ce qu'on doit p5s] de cette attraction1 dont le nom a t\t eff>\*4 ,n\s avons vu dans le second *apitre1 que les rayons rfle*is d'un ,miroir ne sauroi5t v5ir n\s de sa surface4 ,n\s avons exprim5t que les rayons transmis dans du v]re un c]ta9 angle1 revi5n5t au lieu de pass] dans l'air2 que1 s'il y a du vuide d]ri]e ce v]re1 les rayons qui toi5t transmis aup>avant revi5n5t de ce vuide n\s4 ,c]ta9em5t il n'y a po9t-l d'impulsion connue4 ,il faut de t\te ncessit admettre un autre p\voir2 il faut bi5 aussi av\]1 qu'il y a dans la rfraction quelque *ose qu'on n'ent5doit pas jusqu' prs5t4 ,preuves de l'attraction4 ,or quelle s]a cette puissance qui rompra ce rayon de lumi]e dans ce bass9 d'eau8 ,il e/ dmontr 7comme n\s le dirons au *apitre suivant7 que1 ce qu'on avoit cru jusqu' prs5t un simple rayon de lumi]e1 e/ un faisceau de plusieurs rayons1 qui se rfract5t t\s diffremm5t4 ,si de ces traits de lumi]e cont5us dans ce rayon1 l'un se rfracte1 p> exemple1 quatre mesures de la p]p5diculaire1 l'autre se rompra trois mesures4 ,il e/ dmontr que les plus rfrangibles1 c'e/--dire1 p> exemple1 ceux qui en se brisant au sortir d'un v]re1 en pr5ant dans l'air une n\velle direction1 s'appro*5t mo9s de la p]p5diculaire de ce v]re1 sont aussi ceux qui se rfle*iss5t le plus aism5t1 le plus vte4 ,il y a donc dja bi5 de l'app>5ce1 que ce s]a la mme loi qui f]a rfle*ir la lumi]e1 qui la f]a rfract]4 ,enf91 si n\s tr\vons encore quelque n\velle proprit de la lumi]e1 qui p>aisse devoir son orig9e la =ce de l'attraction1 ne devrons-n\s pas conclure que tant d'effets app>ti5n5t la mme cause8 ,inflexion de la lumi]e auprs des corps qui l'attir5t4 ,voici cette n\velle proprit qui fut dc\v]te p> le ,p]e ,grimaldi ,jsuite v]s l'an #affj4 sur laquelle ,neuton a p\ss l'exam5 jusqu'au po9t de mesur] l'ombre d'un *eveu des di/ances diffr5tes4 ,cette proprit e/ l'inflexion de la lumi]e4 ,non-seulem5t les rayons se bris5t en passant dans le milieu dont la masse les attire2 mais d'autres rayons1 qui pass5t dans l'air auprs des bords de ce corps attirant1 s'appro*5t s5siblem5t de ce corps1 se dt\rn5t visiblem5t de leur *em94 ,mettez dans un endroit obscur cette lame d'aci]1 ou de v]re am9ci1 qui f9it en po9te3 exposez-la auprs d'un petit tr\ p> lequel la lumi]e passe2 que cette lumi]e vi5ne ras] la po9te de ce mtal4 ,illu/ration ,v\s v]rez les rayons se c\rb] auprs en telle mani]e1 que le rayon qui s'appro*]a le plus de cette po9te1 se c\rb]a davantage1 que celui qui en s]a plus loign1 se c\rb]a mo9s proportion4 ,n'e/-il pas de la plus gr&e vraisemblance1 que le mme p\voir qui brise ces rayons1 qu& ils sont dans ce milieu1 les =ce se dt\rn]1 qu& ils sont prs de ce milieu8 ,voil donc la rfraction1 la transp>5ce1 la rflexion1 assujeties de n\velles loix4 ,voil une inflexion de la lumi]e1 qui dp5d videmm5t de l'attraction4 ,c'e/ un n\vel ,univ]s qui se prs5te aux yeux de ceux qui veul5t voir4 ,n\s montr]ons bi5-tt qu'il y a une attraction vid5te entre le ,soleil les ,planetes1 une t5dance mutuelle de t\s les corps les uns v]s les autres4 ,mais n\s av]tissons ici d'avance1 que cette attraction1 qui fait gravit] les ,planetes sur notre ,soleil1 n'agit po9t du t\t dans les mmes rapports que l'attraction des petits corps qui se t\*5t4 ,il faudra que l'on songe bi51 que ces rapports *ang5t au po9t de contact4 ,qu'on ne croye po9t que la lumi]e e/ infl*ie v]s le cri/al dans le cri/al1 suivant le mme rapport1 p> exemple1 que ,m>s e/ attir p> le ,soleil4 ,t\s les corps1 comme n\s le v]rons1 sont attirez en raison inv]se du qu>r de leurs di/ances2 mais au po9t de contact1 ils le sont en raison inv]se des cubes de leurs di/ances1 beauc\p plus encore4 ,a9si l'attraction e/ bi5 plus =te1 la =ce s'en dissipe bi5 plus vte2 cette attraction des corps qui se t\*5t1 augm5te encore mesure que les corps sont petits4 ,a9si des p>ticules de lumi]e attires p> les petites masses du v]re1 sont bi5 lo9 de suivre les loix du ,sy/me plantaire4 ,deux atomes1 deux ,planetes telles que ,jupit] ,saturne1 obss5t l'attraction1 mais diffr5tes loix de l'attraction4 ,c'e/ ce que n\s n\s res]vons d'expliqu] dans l'avant d]ni] ,*apitre1 ce que n\s avons cru ncessaire d'indiqu] ici p\r lev] t\te quivoque4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,huit4 ,suites des m]veilles de la rfraction de la lumi]e4 ,qu'un seul rayon de la lumi]e conti5t en soi t\tes les c\leurs possibles2 ce que c'e/ que la refrangibilit4 ,dc\v]tes n\velles4 ,imag9ation de ,desc>tes sur les c\leurs4 ,,si v\s dem&ez aux ,philosophes ce qui produit les c\leurs1 ,desc>tes v\s rpondra que les globules de ses ,elm5s sont dt]m9ez t\rnoy] sur eux-mmes outre leur t5dance au m\vem5t en ligne droite1 que ce sont les diffr5s t\rnoyem5s qui font les diffr5tes c\leurs4 ,mais1 en vrit1 ses ,elm5s1 ses globules1 son t\rnoyem5t1 ont-ils mme beso9 de la pi]re de t\*e de l'expri5ce p\r que le faux s'en fasse s5tir8 ,une f\le de dmon/rations anantit ces *imres4 ,voici les plus simples les plus s5sibles4 ,rangez des b\les les unes contre les autres3 supposez les p\sses en t\t s5s1 t\rnant t\tes sur elles-mmes en t\t s5s2 p> le seul enonc1 il e/ impossible1 que ces b\les contigues puiss5t avanc] en lignes droites rgulirem5t4 ,de plus1 comm5t v]riez-v\s sur une muraille ce po9t bleu1 ce po9t v]d8 ,illu/ration ,les voil m>quez sur cette muraille2 il faut qu'ils se crois5t en l'air au po9t ,a4 avant d'arriv] vos yeux4 ,puisqu'ils se crois5t1 leur prt5du t\rnoyem5t doit *ang] au po9t d'int]section4 ,les t\rnoyem5s qui faisoi5t le bleu le v]d ne subsi/5t donc plus les mmes3 il n'y auroit donc plus alors de po9t v]d1 ni de po9t bleu4 ,un ,jsuite ,flam& fit cette objection ,desc>tes4 ,celui-ci en s5tit t\te la =ce1 mais que croiriez-v\s qu'il rpondit8 ,que ces b\les ne t\rnoy5t pas la vrit1 mais qu'elles ont une t5dance au t\rnoyem5t4 ,voil ce que ,desc>tes dit dans ses ,lettres4 ,l'acte du transp>5t en tant que transp>5t1 e/-il plus intelligible8 ,v\s me direz1 sans d\te1 que cette difficult e/ gale dans t\s les ,sy/mes4 ,v\s me direz que ces rayons1 qui p>t5t de ce po9t bleu de ce po9t v]d1 se crois5t ncessairem5t1 quelque op9ion qu'on embrasse t\*ant les c\leurs2 que cette int]section des rayons devroit t\j\rs emp*] la vision1 qu'en un mot1 il e/ t\j\rs incomprh5sible que des rayons qui se crois5t1 arriv5t nos yeux dans leur ordre2 mais ce scrupule s]a bi5-tt lev1 si v\s consid]ez que t\te p>tie de mati]e a plus de pores incomp>ablem5t que de sub/ance4 ,un rayon du ,soleil1 qui a plus de tr5te millions de lieues en longueur1 n'a pas probablem5t un pi$ de mati]e solide mise b\t b\t4 ,il s]oit donc trs-possible qu'un rayon passt trav]s d'un autre en cette mani]e1 sans ri5 drang]4 ,illu/ration ,mais ce n'e/ pas seulem5t a9si qu'ils pass5t1 c'e/ l'un p>-dessus l'autre comme deux btons4 ,mais direz-v\s1 des rayons manez d'un c5tre n'ab\tiroi5t pas prcism5t1 en rigueur ,ma?matique1 la mme ligne de circonfr5ce4 ,cela e/ vrai4 ,il s'en faudra t\j\rs un inf9im5t petit4 ,mais deux hommes ne v]roi5t pas les mmes po9ts du mme objet4 ,cela e/ encore vrai4 ,de mille millions de p]sonnes qui reg>d]ont une sup]ficie1 il n'y en aura pas deux qui v]ront les mmes po9ts4 ,il faut av\] que dans le ple9 de ,desc>tes1 cette int]section de rayons e/ impossible2 mais t\t e/ galem5t impossible dans le ple91 il n'y a aucun m\vem5t1 tel qu'il soit1 qui ne suppose ne pr\ve le vuide4 ,erreur de ,mallebran*e4 ,mallebran*e vi5t son t\r v\s dit3 ,il e/ vrai que ,desc>tes s'e/ tromp4 ,son t\rnoyem5t de globules1 n'e/ pas s\t5able2 mais ce ne sont pas des globules de lumi]e1 ce sont des petits t\rbillons t\rnoyans de mati]e subtile1 capables de compression1 qui sont la cause des c\leurs2 les c\leurs consi/5t comme les sons dans des vibrations de pression4 ,et il aj\te3 ,il me p>ait impossible de dc\vrir p> aucun moy5 les rapports exacts de ces vibrations1 c'e/--dire1 des c\leurs4 ,v\s rem>qu]ez qu'il p>loit a9si dans l',acadmie des ,sci5ces en #afii4 que l'on avoit dja dc\v]t ces proportions en #afge2 non pas proportions de vibration de petits t\rbillons qui n'exi/5t po9t1 mais proportions de la rfrangibilit des rayons qui font les c\leurs1 comme n\s le dirons bi5-tt4 ,ce qu'il croioit impossible toit dja dmontr1 1 qui plus e/1 dmontr aux yeux1 reconnu vrai p> les s5s1 ce qui auroit bi5 dplu au ,p]e ,mallebran*e4 ,d'autres ,philosophes s5tant le faible de ces suppositions1 v\s dis5t au mo9s avec plus de vraisemblance3 ,les c\leurs vi5n5t du plus ou du mo9s de rayons rfle*is des corps colorez4 ,le blanc e/ celui qui en rfle*it davantage2 le noir e/ celui qui en rfle*it le mo9s4 ,les c\leurs les plus brillantes s]ont donc celles qui v\s apport]ont plus de rayons4 ,le r\ge1 p> exemple1 qui fatigue un peu la ve1 doit tre compos de plus de rayons1 que le v]d qui la repose davantage4 ,cette ,hypo?se p>ait d'abord plus s5se2 mais elle n'e/ qu'une conjecture 7d'ailleurs trs-incomplette errone71 une conjecture n'e/ qu'une raison de plus p\r *]*]1 non pas une raison p\r croire4 ,expri5ce dmon/ration de ,neuton4 ,addressez-v\s enf9 ,neuton4 ,il v\s dira ne m'en croyez pas3 n'en croyez que vos yeux les ,ma?matiques3 mettez-v\s dans une *ambre t\t--fait obscure1 o le j\r n'entre que p> un tr\ extrmem5t petit2 le rayon de la lumi]e vi5dra sur du papi] v\s donn] la c\leur de la blan*eur4 ,exposez transv]salem5t un rayon de lumi]e ce prisme de v]re2 ensuite mettez une di/ance d'environ seize ou dix-sept pi$s une feuille de papi] ,p4 vis--vis ce prisme4 ,illu/ration ,v\s savez dja que la lumi]e se brise en entrant de l'air dans ce prisme2 v\s savez qu'elle se brise1 en s5s contraire1 en sortant de ce prisme dans l'air4 ,si elle ne se brisoit pas a9si1 elle iroit de ce tr\ tomb] sur le plan*] de la *ambre ,z4 ,mais comme il faut que la lumi]e1 en s'*appant1 s'loigne de la ligne ,z4 cette lumi]e ira donc frapp] le papi]4 ,c'e/-l que se voit t\t le secret de la lumi]e des c\leurs4 ,ce rayon qui e/ tomb sur ce prisme n'e/ pas1 comme on croioit1 un simple rayon2 c'e/ un faisceau de sept pr9cipaux faisceaux de rayons1 dont *acun porte en soi une c\leur primitive1 primordiale1 qui lui e/ propre4 ,des mlanges de ces sept rayons naiss5t t\tes les c\leurs de la ,nature2 les sept runis ensemble1 rfle*is ensemble de dessus un objet1 =m5t la blan*eur4 ,appr(ondissez cet artifice admirable4 ,n\s avions dja ins9u que les rayons de la lumi]e ne se rfract5t pas1 ne se bris5t pas t\s galem5t2 ce qui se passe ici en e/ aux yeux une dmon/ration vid5te4 ,ces sept rayons de lumi]e *appez du corps de ce rayon1 qui s'e/ anatomis au sortir du prisme1 vi5n5t se plac]1 *acun dans leur ordre1 sur ce papi] blanc1 *aque rayon occupant une ovale4 ,le rayon qui a le mo9s de =ce p\r suivre son *em91 le mo9s de roideur1 le mo9s de mati]e1 s'c>te plus dans l'air de la p]p5diculaire du prisme4 ,celui qui e/ le plus =t1 le plus d5se1 le plus vig\reux1 s'en c>te le mo9s4 ,voyez-v\s ces sept rayons qui vi5n5t se bris] les uns au-dessus des autres8 ,illu/ration ,*acun d'eux pe9t sur ce papi] la c\leur primitive qu'il porte en lui-mme4 ,le premi] rayon1 qui s'c>te le mo9s de cette p]p5dicule du prisme1 e/ c\leur de feu2 le second orang2 le troisime jaune2 le quatrime v]d2 le c9quime bleu2 le sixime indigo4 ,enf9 celui qui s'c>te davantage de la p]p5dicule1 qui s'leve le d]ni] au-dessus des autres1 e/ le violet4 ,anatomie de la lumi]e4 ,un seul faisceau de lumi]e1 qui aup>avant faisoit la c\leur blan*e1 e/ donc un compos de sept faisceaux qui ont *acun leur c\leur4 ,l'assemblage de sept rayons primordiaux fait donc le blanc4 ,si v\s en d\tez encore1 pr5ez un des v]res l5ticulaires de lunette1 qui rassembl5t t\s les rayons leur foy]3 exposez ce v]re au tr\ p> lequel entre la lumi]e2 v\s ne v]rez jamais ce foy] qu'un rond de blan*eur4 ,exposez ce mme v]re au po9t1 o il p\rra rassembl] t\s les sept rayons p>tis du prisme3 ,illu/ration ,il runit1 comme v\s le voyez1 ces sept rayons dans son foy]4 ,la c\leur de ces sept rayons runis e/ blan*e2 donc il e/ dmontr que la c\leur de t\s les rayons runis e/ la blan*eur4 ,le noir p> consqu5t s]a le corps1 qui ne rfle*ira po9t de rayons4 ,c\leurs dans les rayons primitifs4 ,c>1 lorsqu' l'aide du prisme v\s avez sp> un de ces rayons primitifs1 exposez-le un miroir1 un v]re ard5t1 un autre prisme1 jamais il ne *ang]a de c\leur1 jamais il ne se sp>]a en d'autres rayons4 ,port] en soi une telle c\leur e/ son ess5ce1 ri5 ne peut plus l'altr]2 p\r surabondance de preuve1 pr5ez des fils de soye de diffr5tes c\leurs2 exposez un fil de soye bleue1 p> exemple1 au rayon r\ge1 cette soye devi5dra r\ge4 ,mettez-la au rayon jaune1 elle devi5dra jaune3 a9si du re/e4 ,enf9 ni rfraction1 ni rflexion1 ni aucun moy5 imag9able1 ne peut *ang] ce rayon primitif1 semblable l'or que le creuset a pr\v1 encore plus inaltrable4 ,va9es objections contre ces dc\v]tes4 ,cette proprit de la lumi]e1 cette 9galit dans les rfractions de ses rayons1 e/ appelle p> ,neuton rfrangibilit4 ,on s'e/ d'abord rvolt contre le fait1 on l'a ni long-tems1 p>ce que ,mr4 ,m>iote avoit manqu en ,france les expri5ces de ,neuton4 ,on aima mieux dire que ,neuton s'toit vant d'avoir vu ce qu'il n'avoit po9t vu1 que de p5s] que ,m>iote ne s'y toit pas bi5 pris p\r voir1 qu'il n'avoit pas t assez heureux dans le *oix des prismes qu'il employa4 ,ensuite mme1 lorsque ces expri5ces ont t bi5 faites1 que la vrit s'e/ montre nos yeux1 le prjug a subsi/ encore au po9t1 que dans plusieurs ,j\rnaux dans plusieurs ,livres faits depuis l'anne #agcj4 on nie h>dim5t ces mmes expri5ces1 que cep5dant on fait dans t\te l',europe4 ,c'e/ a9si qu'aprs la dc\v]te de la circulation du sang1 on s\t5oit encore des ,?ses contre cette vrit1 qu'on v\loit mme r5dre ridicules ceux qui expliquoi5t la dc\v]te n\velle en les appelant ,circulateurs4 ,enf91 qu& on a t oblig de cd] l'vid5ce1 on ne s'e/ pas r5du encore3 on a vu le fait1 on a *ican sur l'expression3 on s'e/ rvolt contre le t]me de rfrangibilit1 aussi-bi5 que contre celui d'attraction1 de gravitation4 ,eh qu'importe le t]me1 p\rv qu'il indique une vrit8 ,qu& ,*ri/(le ,colomb dc\vrit l'isle ,hispaniola1 ne p\voit-il pas lui impos] le nom qu'il v\loit8 ,et n'app>ti5t-il pas aux ,inv5teurs de nomm] ce qu'ils crent1 ou ce qu'ils dc\vr5t8 ,on s'e/ rcri1 on a crit1 contre des mots que ,neuton employe avec la prcaution la plus sage p\r prv5ir des erreurs4 ,critiques encore plus va9es4 ,il appelle ces rayons1 r\ges1 jaunes1 c4 des rayons rubrifiques1 jaunifiques1 c'e/--dire1 excitant la s5sation de r\ge1 de jaune4 ,il v\loit p>-l f]m] la b\*e quiconque auroit l'ignorance1 ou la mauvaise foi1 de lui imput] qu'il croioit comme ,ari/ote1 que les c\leurs sont dans les *oses mmes1 dans ces rayons jaunes r\ges1 non dans notre ame4 ,il avoit raison de cra9dre cette accusation4 ,j'ai tr\v des hommes1 d'ailleurs respectables1 qui m'ont assr que ,neuton toit ,pripattici51 qu'il p5soit que les rayons sont colorez en effet eux-mmes1 comme on p5soit autrefois que le feu toit *aud2 mais ces mmes ,critiques m'ont assr aussi que ,neuton toit ,a?e4 ,il e/ vrai qu'ils n'avoi5t pas lu son ,livre1 mais ils en avoi5t ent5du p>l] des g5s qui avoi5t crit contre ses expri5ces1 sans les avoir vues4 ,ce qu'on crivit d'abord de plus d\x contre ,neuton1 c'e/ que son ,sy/me e/ une ,hypo?se2 mais qu'e/-ce qu'une hypo?se8 ,une supposition4 ,en vrit1 peut-on appell] du nom de supposition1 des faits tant de fois dmontrez8 ,e/-ce p> am\r propre qu'on veut absolum5t avoir l'honneur d'crire contre un gr& ,homme8 ,mais ne devroit-on pas tre plus flatt d'en tre le ,disciple1 que l',adv]saire8 ,e/-ce p>ce qu'on e/ n en ,france qu'on r\git de recevoir la vrit des ma9s d'un ,anglais8 ,ce s5tim5t s]oit bi5 indigne d'un ,philosophe4 ,il n'y a1 p\r quiconque p5se1 ni ,franais1 ni ,anglais3 celui qui n\s in/ruit e/ notre compatriote4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,neuv4 ,o l'on indique la cause de la rfrangibilit1 o l'on tr\ve p> cette cause1 qu'il y a des ,corps indivisibles en ,physique4 ,diffr5ces entre les rayons de la lumi]e4 ,,cette rfrangibilit1 que n\s v5ons de voir1 tant atta*e la rfraction1 doit avoir sa s\rce dans le mme pr9cipe4 ,la mme cause doit prsid] au jeu de t\s ces ressorts3 c'e/-l l'ordre de la ,nature4 ,t\s les ,vgtaux se n\rriss5t p> les mmes loix2 t\s les ,animaux ont les mmes pr9cipes de vie4 ,quelque *ose qui arrive aux corps en m\vem5t1 les loix du m\vem5t sont inv>iables4 ,n\s avons dja vu que la rflection1 la rfraction1 l'inflexion de la lumi]e1 sont les effets d'un p\voir qui n'e/ po9t l'impulsion 7au mo9s connue73 ce mme p\voir se fait s5tir dans la rfrangibilit2 ces rayons1 qui s'c>t5t des di/ances diffr5tes1 n\s av]tiss5t que le milieu1 dans lequel ils pass5t1 agit sur eux 9galem5t4 ,un faisceau de rayons e/ attir dans le v]re1 mais ce faisceau de rayons e/ compos de masses 9gales4 ,ces masses obss5t donc 9galem5t ce p\voir p> lequel le milieu agit sur elles4 ,le trait de lumi]e le plus solide1 le plus compact1 doit rsi/] le plus ce p\voir1 doit tre mo9s dt\rn de sa r\te1 doit tre le mo9s rfrangible4 ,c'e/ ce que l'expri5ce confirme dans t\s les milieux1 dans t\s les cas4 ,le rayon r\ge e/ t\j\rs celui qui se dt\rne le mo9s de son *em92 le rayon violet e/ t\j\rs celui qui s'en dt\rne le plus4 ,aussi le rayon r\ge a-t-il le plus de sub/ance1 e/-il le plus dur1 le plus brillant1 fatigue-t-il la ve davantage4 ,le violet qui de t\s les rayons colorez repose le plus la ve e/ le plus rfrangible1 p> consqu5t e/ compos de p>ties plus f9es mo9s gravitantes2 ne croyez pas que ce soit ici une simple conjecture1 qu'on dev9e au haz>d1 que la lumi]e a de la pesanteur1 qu'un rayon pese plus qu'un autre4 ,la lumi]e e/ pesante4 ,des expri5ces1 faites p> les ma9s les plus ex]ces les plus habiles1 n\s appr5n5t que plusieurs corps acquir5t du poids aprs avoir t long-tems imbibez de lumi]e4 ,les p>ticules de feu qui ont pntr leur sub/ance l'ont augm5te4 ,mais qu& on rvoqu]oit en d\te ces expri5ces1 le feu e/ une mati]e2 donc il pese1 la lumi]e n'e/ autre *ose que du feu4 ,il e/ vid5t qu'un rayon blanc pese t\s les rayons qui le compos5t4 ,or supposez1 un mom5t1 que ces rayons s'c>t5t t\s galem5t l'un de l'autre1 alors il e/ vid5t1 en ce cas1 que le rayon r\ge1 tant sept fois mo9s rfrangible que le rayon violet1 doit avoir sept fois plus de masse1 sept fois plus de poids1 que le rayon violet4 ,a9si le rayon r\ge pesant comme sept2 l'orang suppos ici1 comme six3 le jaune suppos1 comme c9q3 le v]d1 comme quatre3 le bleu1 comme trois3 le p\rpre indigo1 comme deux1 le violet1 comme un3 la somme de t\s ces poids tant v+t-huit1 le blanc tant l'assemblage de t\s ces poids1 il e/ dmontr qu'un rayon blanc1 dans la supposition de ce calcul1 pese v+t-huit fois autant qu'un rayon violet2 1 quel que soit le calcul1 il e/ vid5t que le rayon blanc pese beauc\p plus qu'aucun autre rayon1 puisqu'il les pese t\s ensemble4 ,n\s avons dja vu quelle doit tre la petitesse prodigieuse de ces rayons de lumi]e1 cont5ant en eux t\tes les c\leurs1 qui vi5n5t du ,soleil pntr] un pore de diamant4 ,une f\le de rayons passe dans ce pore1 vi5t se runir prs de la surface intrieure d'une facette4 ,de cette f\le de traits de lumi]e qui occupe un si petit espace1 il n'y en a aucun qui ne conti5ne sept traits primordiaux4 ,*acun de ces traits e/ encore lui-mme un faisceau de traits te9ts de sa c\leur4 ,le rayon r\ge e/ un assemblage d'un trs-gr& nombre de rayons r\ges4 ,le violet e/ un assemblage de rayons violets4 ,si donc ce faisceau violet pese v+t-huit fois mo9s qu'un faisceau blanc1 que s]a-ce qu'un seul des traits de ce faisceau8 ,atomes dont la lumi]e e/ compose4 ,les pr9cipes des corps sont des atomes4 ,considrons un de ces traits simples1 qui diffre d'un autre trait3 p> exemple1 le plus m9ce trait r\ge diffre en t\t du plus m9ce trait violet4 ,il faut que ses p>ties solides soi5t autant d'atomes p>faitem5t durs1 lesquels compos5t son tre4 ,en effet1 si les corps n'toi5t pas composs de p>ties solides1 dures1 indivisibles1 de vritables atomes3 comm5t les espces des corps p\rroi5t-elles re/] t]nellem5t les mmes8 ,qui mettroit entre elles une diffr5ce si con/ante8 ,ne faut-il pas que les p>ties qui font leur ess5ce1 soi5t assez dures1 assez solides1 assez unes1 p\r tre t\j\rs ce qu'elles sont8 ,c> comm5t e/-ce que dans le g]me d'un gra9 de bl$ s]oi5t cont5us tant de gra9s de bl$1 ri5 autre *ose1 si la configuration des petites p>ties n'toit pas t\j\rs la mme1 si elle n'toit pas t\j\rs solide1 indivisible3 ce qui ne veut dire autre *ose que t\j\rs indivise8 ,dans l'uf d'une m\*e se tr\v5t des m\*es l'inf9i2 mais si ces petites p>ties qui conti5n5t tant de m\*es n'toi5t pas p>faitem5t dures1 elles se bris]oi5t c]ta9em5t l'une contre l'autre1 p> le m\vem5t rapide o t\t e/ dans la ,nature4 ,elles se bris]oi5t d'autant plus1 que les petits corps ont plus de surface p> rapport leur grosseur4 ,cep5dant cet inconvni5t n'arrive po9t3 l'uf d'une m\*e produit t\j\rs les m\*es qu'il cont5oit2 *aque sem5ce1 depuis l',or jusques au gra9 de m\t>de1 re/e t]nellem5t la mme4 ,donc il e/ croire que *aque sem5ce des *oses e/ compose d'atomes t\j\rs indiviss1 qui font la sub/ance de *aque *ose3 mais ce n'e/ pas assez d'indiqu] cette gr&e ,vrit laquelle l'obs]vation des rayons de la lumi]e n\s a conduits3 il la faut dmontr]3 il faut pr\v] en rigueur qu'il y a ncessairem5t des atomes physiquem5t indivisibles2 c'e/ ce que n\s allons faire voir dans le ,*apitre suivant4 ,illu/ration ,,*apitre ,,dixie',,me4 ,preuves qu'il y a des atomes indivisibles1 que les p>ties simples de la lumi]e sont de ces atomes4 ,suite des dc\v]tes4 ,preuve qu'il y a des atomes4 ,,v\s avez dja compris quelle e/ l'extrme porosit de t\s les corps4 ,l'eau mme qui n'e/ que dix-neuf fois mo9s pesante que l'or1 passe p\rtant entre les pores de l'or mme1 le plus solide des ,mtaux4 ,il n'y a aucun corps qui n'ait incomp>ablem5t plus de pores que de mati]e3 mais supposons un cube qui mme1 si l'on veut1 ait autant de mati]e app>5te que de pores3 p> cette supposition il n'aura donc rellem5t que la moiti de la mati]e qu'il p>ait avoir2 mais *aque p>tie de ce corps tant dans le mme cas1 p]dant a9si la moiti d'elle-mme1 ce cube ne s]a donc p> cette deuxime opration que le qu>t de lui-mme2 il n'y aura donc dans lui que le qu>t de la mati]e qui semble y tre4 ,divisez a9si *aque p>tie de *aque p>tie2 re/]a le huitime de mati]e4 ,cont9uez t\j\rs cette progression jusqu' l'inf9i1 faites pass] votre division p> t\s les ordres d'inf9i2 la f9 de la progression des pores s]a donc l'inf9i1 la f9 de la dim9ution de la mati]e s]a z]o4 ,donc si l'on p\voit physiquem5t divis] la mati]e l'inf9i1 il se tr\v]oit qu'il n'y auroit que des pores po9t de mati]e4 ,donc la mati]e1 telle qu'elle e/1 n'e/ pas rellem5t physiquem5t divisible l'inf9i3 ,donc il e/ dmontr qu'il y a des atomes indivisibles1 c'e/--dire1 des atomes qui ne s]ont jamais diviss1 tant que dur]a la con/itution prs5te du ,monde4 ,prs5tons cette dmon/ration d'une mani]e encore plus palpable4 ,je suis arriv p> ma division aux deux d]ni]s pores3 il y a entre eux un corps1 ou non3 s'il n'y en a po9t1 il n'y avoit donc po9t de mati]e2 s'il y en a1 ce corps e/ donc sans pores4 ,je dis qu'il e/ sans pores2 puisque je suis arriv aux d]ni]s pores1 cette p>ticule de mati]e e/ donc rellem5t indivisible4 ,au re/e1 que cette proposition ne v\s p>aisse po9t contradictoire la dmon/ration gomtrique1 qui v\s pr\ve qu'une ligne e/ divisible l'inf9i4 ,la divisibilit de la mati]e n'emp*e po9t qu'il n'y ait des atomes4 ,ces deux proportions qui sembl5t se dtruire l'une l'autre1 s'accord5t trs-bi5 ensemble4 ,la ,gomtrie a p\r objet les ides de notre esprit4 ,une ligne gomtrique e/ une ligne en ide1 t\j\rs divisible en ide1 comme une unit numrique e/ t\j\rs rductible en autant d'units qu'il me plaira d'en concevoir4 ,je puis divis] l'unit d'un pi$1 en c5t milles milliasses d'autres units2 mais ensuite je p\rrai t\j\rs consid]] ce pi$ comme une unit994 99 ,mr4 de ,malesieu1 dans la ,gomtrie de ,mr4 le ,duc de ,b\rgogne1 n'a pas fait assez d'att5tion cette vrit1 p4 #aag4 ,il tr\ve de la contradiction o il n'y en a po9t4 ,il dem&e1 comme une "q insoluble1 si un pi$ de mati]e e/ une sub/ance ou plusieurs8 ,c'e/ une sub/ance c]ta9em5t1 qu& on le considre comme un pi$ cube4 ,ce sont dix-sept c5s v+t-huit sub/ances1 qu& on le divise en p\ces4 ,les po9ts sans ligne1 les lignes sans surfaces1 les surfaces sans solides1 l'inf9i #a41 l'inf9i #b41 l'inf9i #c41 sont en effet les objets de propositions c]ta9es de la ,gomtrie2 mais il e/ galem5t c]ta9 que la ,nature ne peut produire des surfaces1 des lignes1 des po9ts sans solides4 ,de mme il e/ indubitable qu'une ligne en ,gomtrie e/ divisible l'inf9i2 il e/ indubitable qu'il y a dans la ,nature des corps indivisibles1 c'e/--dire1 des corps indiviss1 des corps qui re/]ont tels1 tant que la con/itution prs5te des *oses subsi/]a4 ,t5ons donc p\r c]ta9 qu'il y a des atomes4 ,*aque p>tie con/ituante d'un rayon simple color1 peut tre considre comme un atome2 *acun de ces atomes e/ pesant1 c'e/ sa diffr5te attraction qui fait sa diffr5te rfrangibilit4 ,songeons que ces atomes les plus rfrangibles sont aussi les plus rflexibles1 qu'enf9 puisqu'ils sont rfrangibles raison de leur attraction v]s le milieu le plus agissant1 il faut bi5 qu'ils rfle*iss5t aussi en raison de cette attraction4 ,ma9t5ant il e/ ais de connaitre que le rayon violet1 p> exemple1 qui e/ le plus rfrangible1 e/ t\j\rs le premi] qui se rfle*it en sortant du prisme qui a reu t\s les rayons4 ,mr4 ,neuton a fait cette expri5ce l'aide de quatre prismes avec une sagacit une indu/rie dignes de l'inv5teur de tant de vrits4 ,je donn]ai ici la plus simple de ces expri5ces4 ,illu/ration ,expri5ce importante4 ,ce prisme a envoy sur ce papi] ces sept c\leurs3 t\rnez ce prisme sur lui-mme dans le s5s ,a1 ,b1 ,c4 v\s aurez bi5-tt cet angle selon lequel t\te lumi]e se rfle*ira de d$ans ce prisme au dehors1 au lieu de pass] sur ce papi]2 si-tt que v\s comm5cez appro*] de cet angle1 voil t\t d'un c\p le rayon violet qui se dta*e de ce papi]1 que v\s voyez se port] au ,plat-fond de la *ambre4 ,aprs le violet1 vi5t le p\rpre2 aprs le p\rpre1 le bleu2 enf9 le r\ge quitte le d]ni] ce papi] o il e/ pe9t1 p\r v5ir son t\r se rfle*ir sur le ,plat-fond4 ,donc t\t rayon e/ plus rflexible mesure qu'il e/ plus rfrangible2 donc la mme cause opre la rflexion la rfrangibilit4 ,or la p>tie solide du v]re ne fait ni cette rfrangibilit1 ni cette rflexion2 donc encore une fois ces propriets ont leur naissance dans une autre cause que dans l'impulsion connue sur la ,t]re4 ,il n'y a ri5 dire contre ces expri5ces1 il faut s'y s\mettre1 quelque rebelle que l'on soit l'vid5ce4 ,objection4 ,on p\rroit tir] des expri5ces mme de ,neuton de quoi faire quelques difficults contre les loix qu'il tablit4 ,on p\rroit lui dire1 p> exemple3 ,v\s n\s avez pr\v que l'impulsion d'aucun corps connu ne peut opr] le brisem5t de la lumi]e1 ni sa rflexion1 puisqu'elle se brise dans des pores se rfle*it dans du vuide3 ,v\s n\s avez dit qu'il y a un p\voir dans la ,nature qui fait t5dre t\s les corps les uns v]s les autres1 en att5dant que v\s n\s montriez1 comme v\s n\s l'avez promis1 les loix de ce p\voir1 n\s concevons qu'en effet sa puissance doit agir sur t\te la mati]e1 que le plus petit des corps imag9ables doit tre s\mis cette puissance de mme que le plus gr& de t\s les corps possibles3 ,v\s n\s avez dit qu'une des loix de ce p\voir e/ d'agir sur t\s les corps1 selon leurs masses1 n\s av\ons que cela e/ bi5 vraisemblable2 mais p> vos propres expri5ces ne dm5tez-v\s pas ce ,sy/me8 ,l'eau a beauc\p plus de masse que l'esprit de v91 que l'esprit de trb5?9e3 cep5dant elle attire mo9s un rayon de lumi]e1 la rfraction se fait mo9dre dans l'eau que dans l'esprit de v92 donc ce p\voir de gravitation1 d'attraction1 n'agit pas comme v\s le dites1 selon la masse4 ,rponse4 ,p\rquoi les fluides mo9s pesants que l'eau attir5t plus la lumi]e4 ,cette objection lo9 d'branl] la vrit des dc\v]tes n\velles1 la confirme en effet4 ,p\r la rs\dre clairem5t1 considrons que t\s les corps t5d5t v]s le c5tre de la ,t]re1 que t\s tomb5t dans l'air avec une =ce proportionne leur masse2 mais que si outre cette =ce on leur en applique encore une autre1 ils iront plus vte qu'ils n'auroi5t t p> leur propre poids4 ,tel e/ le cas des rayons de la lumi]e entrant dans des corps dja remplis de p>ticules inflammables1 lesquelles ne sont que la lumi]e elle-mme ret5ue dans leurs pores4 ,ces atomes de feu qui rsid5t en effet dans c]ta9s corps sulphureux transp>5s1 augm5t5t la rfraction de la lumi]e v]s la ligne p]p5diculaire1 comme une n\velle =ce qui lui e/ applique3 il arrive alors ce qui arrive un flambeau qui vi5t d'tre te9t1 qui fume encore2 il se rallume ds qu'il e/ une c]ta9e di/ance d'un autre flambeau allum4 ,il e/ t\t naturel que les rayons de lumi]e entr5t aism5t dans l'esprit sulphureux de trb5?9e1 comme la flamme dans la m*e fumante d'un flambeau te9t2 or une n\velle cause jo9te la rfraction augm5te ncessairem5t la rfraction4 ,de plus1 la raction e/ t\j\rs gale l'action3 les corps sulphureux sont ceux sur lesquels le feu1 qui n'e/ que la lumi]e1 agit davantage2 donc ils doiv5t agir aussi plus que les autres corps sur la lumi]e1 la bris]1 la rfract] davantage4 ,l'attraction n'entre pas dans t\s les effets de la lumi]e4 ,rem>quons sur-t\t ici que cette attraction inhr5te dans la mati]e ne s't5d pas t\t1 n'opre pas t\s les effets4 ,le my/re de la lumi]e rfle*ie du milieu des pores1 de dessus les surfaces1 sans t\*] aux surfaces1 a des pr(ondeurs que les loix de l'attraction ne peuv5t sond]3 il n'y a qu'un ,*>latan1 qui se vante d'avoir un rem$e univ]sel1 ce s]oit tre ,*>latan en ,philosophie que de rapport] t\t1 sans preuve1 la mme cause2 cette mme =ce d'esprit qui a fait dc\vrir ,neuton le p\voir de l'attraction1 lui a fait av\] que ce p\voir e/ bi5 lo9 d'tre l'unique ,ag5t de la ,nature4 ,il e/ bi5 vrai que le rayon le plus rfrangible tant le plus rflexible1 c'e/ une preuve vid5te que la mme puissance opre la rflexion1 la rfraction1 l'acclration de la *te des rayons dans ce v]re1 c42 mais enf9 la =ce de l'attraction semble n'avoir ri5 de commun avec d'autres phnomnes4 ,il y a sur-t\t des vibrations de rayons1 des jets alt]natifs de la lumi]e allant v5ant sur les corps1 que la gravitation n'expliqu]oit pas2 mais ces n\velles difficults1 c'e/ ,neuton lui-mme qui les a cres4 ,non-seulem5t il a dc\v]t des my/res que la gravitation dveloppe2 mais il en a tr\v qu'elle ne dveloppe pas4 ,ces jets alt]natifs de la rflexion de la lumi]e sont un de ces ,secrets de la ,nature1 dont il e/ bi5 tonnant que les yeux huma9s ay5t pu s'app]cevoir4 ,n\s p>l]ons de cette s+ul>it en son lieu dans le ,*apitre treizime2 cont9uons voir les effets de la rfrangibilit4 ,l',arc-en-,ciel e/ un de ces effets1 le plus considrable1 n\s allons l'expliqu] dans le ,*apitre qui suit4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,onzie',,me4 ,de l',arc-en-,ciel2 que ce ,mtore e/ une suite ncessaire des loix de la rfrangibilit4 ,mcanisme de l',arc-en-,ciel inconnu t\te l',antiquit4 ,l',arc-en-,ciel1 ou l',iris1 e/ une suite ncessaire des propriets de la lumi]e que n\s v5ons d'obs]v]4 ,n\s n'avons ri51 dans les ,ecrits des ,grecs1 ni des ,roma9s1 ni des ,arabes1 qui puisse faire p5s] qu'ils connuss5t les raisons de ce phnomne4 ,lucrce n'en dit ri51 p> t\tes les absurdits qu'il dbite au nom d',epicure sur la lumi]e sur la vision1 il p>ait que son ,sicle1 si poli d'ailleurs1 toit plong dans une pr(onde ignorance en fait de ,physique4 ,on savoit qu'il faut qu'une nue paisse se rsolvant en pluye1 soit expose aux rayons du ,soleil1 que nos yeux se tr\v5t entre l',a/re la nue p\r voir ce qu'on appelloit l',iris1 mille trahit v>ios adv]so sole colores1 mais voil t\t ce qu'on savoit2 p]sonne n'imag9oit ni p\rquoi une nue donne des c\leurs1 ni comm5t la nature l'ordre de ces c\leurs sont dt]m9s1 ni p\rquoi il y a deux ,arcs-en-,ciel l'un sur l'autre1 ni p\rquoi on voit t\j\rs ce phnomne s\s la figure d'un demi-c]cle4 ,ignorance d',alb]t le ,gr&4 ,alb]t qu'on a surnomm le ,gr&1 p>ce qu'il vivoit dans un ,sicle o les hommes toi5t bi5 petits1 imag9a que les c\leurs de l',arc-en-,ciel v5oi5t d'une rose qui e/ entre n\s la nue1 que ces c\leurs reues sur la nue1 n\s toi5t envoyes p> elle4 ,v\s rem>qu]ez encore que cet ,alb]t le ,gr&1 croioit avec t\te l',ecole que la lumi]e toit un accid5t4 ,l',ar*evque ,antonio de ,dom9is e/ le premi] qui ait expliqu l',arc-en-,ciel4 ,enf9 le clbre ,antonio de ,dom9is ,ar*evque de ,spalatro en ,dalmatie1 *ass de son ,ev* p> l',inquisition1 crivit v]s l'an #aeij4 son petit ,trait ,de radiis ,lucis de ,iride1 qui ne fut imprim ,v5ise que v+t ans aprs4 ,il fut le premi] qui fit voir que les rayons du ,soleil rfle*is de l'intrieur mme des gtes de pluye1 =moi5t cette pe9ture qui p>ait en ,arc1 qui sembloit un miracle inexplicable2 il r5dit le miracle naturel1 ou plutt il l'expliqua p> de n\veaux prodiges de la ,nature4 ,sa dc\v]te toit d'autant plus s+ulire1 qu'il n'avoit d'ailleurs que des notions trs-fausses de la mani]e dont se fait la vision4 ,il assre dans son ,livre que les images des objets sont dans la prunelle1 qu'il ne se fait po9t de rfraction dans nos yeux3 *ose assez s+ulire p\r un bon ,philosophe6 ,il avoit dc\v]t les rfractions alors inconnues dans les gtes de l',arc-en-,ciel1 il nioit celles qui se font dans les humeurs de l'il1 qui comm5oi5t tre dmontres2 mais laissons ses erreurs p\r exam9] la vrit qu'il a tr\ve4 ,son expri5ce4 ,il vit avec une sagacit alors bi5 peu commune1 que *aque range1 *aque b&e de gtes de pluye qui =me l',arc-en-,ciel1 devoit r5voy] des rayons de lumi]e s\s diffr5s angles3 il vit que la diffr5ce de ces angles devoit faire celle des c\leurs3 il sut mesur] la gr&eur de ces angles3 il prit une b\le d'un cry/al bi5 transp>5t qu'il remplit d'eau2 il la susp5dit une c]ta9e hauteur expose aux rayons du ,soleil4 ,imite p> ,desc>tes4 ,desc>tes qui a suivi ,antonio de ,dom9is1 qui l'a rectifi surpass en quelque *ose1 qui peut-tre auroit du le cit]1 fit aussi la mme expri5ce4 ,qu& cette b\le e/ susp5due telle hauteur que le rayon de lumi]e1 qui donne du ,soleil sur la b\le1 fait a9si avec le rayon allant de la b\le l'il un angle de qu>ante-deux degrez deux ou trois m9utes1 cette b\le donne t\j\rs une c\leur r\ge4 ,illu/ration ,qu& cette b\le e/ susp5due un peu plus bas1 que ces angles sont plus petits1 les autres c\leurs de l',arc-en-,ciel p>aiss5t successivem5t de faon1 que le plus gr& angle1 en ce cas1 fait le r\ge1 que le plus petit angle de #dj degrez #ag m9utes =me le violet4 ,c'e/-l le fondem5t de la connaissance de l',arc-en-,ciel2 mais ce n'en e/ encore que le fondem5t4 ,la rfrangibilit unique raison de l',arc-en-,ciel4 ,la rfrangibilit seule r5d raison de ce phnomne si ord9aire1 si peu connu1 dont trs-peu de ,comm5ans ont une ide nette2 t*ons de r5dre la *ose s5sible t\t le monde4 ,susp5dons une b\le de cry/al ple9e d'eau1 expose au ,soleil3 plaons-n\s entre le ,soleil elle2 p\rquoi cette b\le m'envoye-t-elle des c\leurs8 p\rquoi c]ta9es c\leurs8 ,des masses de lumi]e1 des millions de faisceaux1 tomb5t du ,soleil sur cette b\le3 dans *acun de ces faisceaux il y a des traits primitifs1 des rayons homognes1 plusieurs r\ges1 plusieurs jaunes1 plusieurs v]ds1 c4 t\s se bris5t leur incid5ce dans la b\le1 *acun d'eux se brise diffremm5t selon l'espce dont il e/1 selon l'endroit dans lequel il entre4 ,v\s savez dja que les rayons r\ges sont les mo9s rfrangibles2 les rayons r\ges d'un c]ta9 faisceau dt]m9 iront donc se runir dans un c]ta9 po9t dt]m9 au fond de la b\le1 t&is que les rayons bleus p\rpres du mme faisceau iront ailleurs4 ,ces rayons r\ges sortiront aussi de la b\le en un endroit1 les v]ds1 les bleus1 les p\rpres en un autre endroit4 ,ce n'e/ pas assez4 ,il faut exam9] les po9ts1 o tomb5t ces rayons r\ges en entrant dans cette b\le en sortant p\r v5ir votre il4 ,p\r donn] ceci t\t le degr de cl>t ncessaire1 concevons cette b\le telle qu'elle e/ en effet1 un assemblage d'une inf9it de surfaces planes2 c> le c]cle tant compos d'une inf9it de droites inf9im5t petites1 la b\le n'e/ qu'une inf9it de surfaces4 ,illu/ration ,des rayons r\ges ,a1 ,b1 ,c4 vi5n5t p>allles du ,soleil sur ces trois petites surfaces4 ,n'e/-il pas vrai que *acun se brise selon son degr d'incid5ce8 ,n'e/-il pas manife/e que le rayon r\ge ,a4 tombe plus obliquem5t sur sa petite surface1 que le rayon r\ge ,b4 ne tombe sur la si5ne8 ,a9si t\s deux vi5n5t au po9t ,r4 p> diffr5s *em9s4 ,le rayon r\ge ,c4 tombant sur sa petite surface encore mo9s obliquem5t se rompt bi5 mo9s1 arrive aussi au po9t ,r4 en ne se brisant que trs-peu4 ,explication de ce phnomne4 ,j'ai donc dja trois rayons r\ges1 c'e/--dire1 trois faisceaux de rayons r\ges1 qui ab\tiss5t au mme po9t ,r4 ,a ce po9t ,r4 *acun fait un angle de rflexion gal son angle d'incid5ce1 *acun se brise son m]g5ce de la b\le1 en s'loignant de la p]p5diculaire de la n\velle petite surface qu'il r5contre1 de mme que *acun s'e/ rompu son incid5ce en s'appro*ant de sa p]p5dicule2 donc t\s revi5n5t p>allles1 donc t\s entr5t dans l'il1 selon l'ouv]ture de l'angle propre aux rayons r\ges4 ,s'il y a une quantit suffisante de ces traits homognes r\ges p\r branl] le n]f optique1 il e/ inconte/able que v\s ne devez avoir que la s5sation de r\ge4 ,ce sont ces rayons ,a1 ,b1 ,c4 qu'on nomme rayons visibles1 rayons efficaces de cette gte2 c> *aque gte a ses rayons visibles4 ,il y a des milli]s d'autres rayons r\ges1 qui1 v5ant sur d'autres petites surfaces de la b\le1 plus haut plus bas1 n'ab\tiss5t po9t en ,r1 ou qui1 tombs en ces mmes surfaces une autre obliquit1 n'ab\tiss5t po9t non plus en ,r42 ceux-l sont p]dus p\r v\s1 ils vi5dront un autre il plac plus haut1 ou plus bas4 ,des milli]s de rayons orangs1 v]ds1 bleus1 violets1 sont v5us la vrit avec les r\ges visibles sur ces surfaces ,a1 ,b1 ,c42 mais v\s ne p\rrez les recevoir4 ,v\s en savez la raison1 c'e/ qu'ils sont t\s plus rfrangibles que les r\ges3 c'e/ qu'en entrant t\s au mme po9t1 *acun pr5d dans la b\le un *em9 diffr5t2 t\s rompus davantage1 ils vi5n5t au-dess\s du po9t ,r41 ils se romp5t aussi plus que les r\ges en sortant de la b\le4 ,ce mme p\voir qui les appro*oit plus du p]p5dicule de *aque surface dans l'intrieur de la b\le1 les en c>te donc davantage leur ret\r dans l'air3 ils revi5n5t donc t\s au-dess\s de votre il2 mais baissez la b\le1 v\s r5dez l'angle plus petit4 ,que cet angle soit de qu>ante degrez environ dix-sept m9utes1 v\s ne recevez que les objets violets4 ,il n'y a p]sonne qui sur ce pr9cipe ne conoive trs-aism5t l'artifice de l',arc-en-,ciel2 imag9ez plusieurs ranges1 plusieurs b&es de gtes de pluye1 *aque gte fait prcism5t le mme effet que cette b\le4 ,jettez les yeux sur cet ,arc1 1 p\r vit] la confusion1 ne consid]ez que trois ranges de gtes de pluye1 trois b&es colores4 ,illu/ration ,il e/ visible que l'angle ,p1 ,o1 ,l4 e/ plus petit que l'angle ,v1 ,o1 ,l41 que l'angle ,r1 ,o1 ,l4 e/ le plus gr& des trois4 ,ce plus gr& angle des trois e/ donc celui des rayons primitifs r\ges3 cet autre mitoy5 e/ celui des primitifs v]ds2 ce plus petit ,p1 ,o1 ,l4 e/ celui des primitifs p\rpres4 ,donc v\s devez voir l',iris r\ge dans son bord extrieur1 v]te dans son milieu1 p\rpre violette dans sa b&e intrieure4 ,rem>quez seulem5t que la d]nire c\*e violette e/ t\j\rs te9te de la c\leur blan*tre de la nue dans laquelle elle se p]d4 ,v\s concevez donc aism5t que v\s ne voyez ces gtes que s\s les rayons efficaces p>v5us vos yeux aprs une rflexion deux rfractions1 p>v5us s\s des angles dt]m9s4 ,que votre il *ange de place1 qu'au lieu d'tre en ,o4 il soit en ,t4 ce ne sont plus les mmes rayons que v\s voyez3 la b&e qui v\s donnoit du r\ge v\s donne alors de l'orang1 ou du v]d1 a9si du re/e2 *aque m\vem5t de tte v\s voyez une ,iris n\velle4 ,ce premi] ,arc-en-,ciel bi5 conu1 v\s aurez aism5t l'intellig5ce du second que l'on voit d'ord9aire qui embrasse ce premi]1 qu'on appelle le faux ,arc-en-,ciel1 p>ce que ses c\leurs sont mo9s vives1 qu'elles sont dans un ordre r5v]s4 ,les deux ,arcs-en-,ciel4 ,p\r que v\s puissiez voir deux ,arcs-en-,ciel1 il suffit que la nue soit assez t5due assez paisse4 ,cet ,arc1 qui se pe9t sur le premi] qui l'embrasse1 e/ =m de mme p> des rayons que le ,soleil d>de dans ces gtes de pluye1 qui s'y romp5t1 qui s'y rfle*iss5t de faon1 que *aque range des gtes v\s envoye aussi des rayons primitifs2 cette gte un rayon r\ge1 cette autre gte un rayon violet4 ,mais t\t se fait dans ce gr& ,arc d'une mani]e oppose ce qui se passe dans le petit2 p\rquoi cela8 ,c'e/ que votre il qui reoit les rayons efficaces du petit ,arc v5us du ,soleil dans la p>tie suprieure des gtes1 reoit au contraire les rayons du gr& ,arc v5us p> la p>tie basse des gtes4 ,illu/ration ,v\s app]cevez que les gtes d'eau du petit ,arc reoiv5t les rayons du ,soleil p> la p>tie suprieure1 p> le haut de *aque gte2 les gtes du gr& ,arc-en-,ciel au contraire reoiv5t les rayons qui p>vi5n5t p> leur p>tie basse4 ,ri5 ne v\s s]a1 je crois1 plus facile que de concevoir comm5t les rayons se rfle*iss5t deux fois dans les gtes de ce gr& ,arc-en-,ciel1 comm5t ces rayons deux fois rfracts1 deux fois rfle*is1 v\s donn5t une ,iris dans un ordre oppos la premi]e1 plus affaiblie de c\leur4 ,v\s v5ez de voir que les rayons entr5t a9si dans la petite p>tie basse des gtes d'eau de cette ,iris extrieure4 ,illu/ration ,une masse de rayons se prs5te la surface de la gte en ,g4 l une p>tie de ces rayons se rfracte en d$ans1 une autre s'p>pille en dehors2 voil dja une p]te de rayons p\r l'il4 ,la p>tie rfracte p>vi5t en ,h4 une moiti de cette p>tie s'*appe dans l'air en sortant de la gte1 e/ encore p]due p\r v\s4 ,le peu qui s'e/ cons]v dans la gte1 s'en va en ,k4 l une p>tie s'*appe encore3 troisime dim9ution4 ,ce qui en e/ re/ en ,k4 s'en va en ,m4 cette m]g5ce en ,m41 une p>tie s'p>pille encore3 quatrime dim9ution2 ce qui en re/e p>vi5t enf9 dans la ligne ,m1 ,n4 ,voil donc dans cette gte autant de rfractions que dans les gtes du petit ,arc2 mais il y a comme v\s voyez deux rflexions au lieu d'une dans ce gr& ,arc4 ,il se p]d donc le d\ble de la lumi]e dans ce gr& ,arc o la lumi]e se rfle*it deux fois1 il s'en p]d la moiti mo9s dans le petit ,arc intrieur1 o les gtes n'pr\v5t qu'une rflexion4 ,il e/ donc dmontr que l',arc-en-,ciel extrieur doit t\j\rs tre de moiti plus faible en c\leur que le petit ,arc intrieur4 ,il e/ aussi dmontr p> ce d\ble *em9 que font les rayons1 qu'ils doiv5t p>v5ir vos yeux dans un s5s oppos celui du premi] ,arc1 c> votre il e/ plac en ,o4 ,dans cette place ,o4 il reoit les rayons les mo9s rfrangibles de la premi]e b&e extrieure du petit ,arc1 il doit recevoir les plus rfrangibles de la premi]e b&e extrieure de ce second ,arc2 ces plus rfrangibles sont les violets4 ,voici donc les deux ,arcs-en-,ciel ici dans leur ordre1 en ne mettant que trois c\leurs p\r vit] la confusion4 ,illu/ration ,ce phnomne vu t\j\rs en demi-c]cle4 ,il ne re/e plus qu' voir p\rquoi ces c\leurs sont t\j\rs app]ues s\s une figure circulaire4 ,considrez cette ligne ,o1 ,z4 qui passe p> votre il4 ,soi5t conues se m\voir ces deux b\les t\j\rs gale di/ance de votre il1 elles dcriront des bases de cones1 dont la po9te s]a t\j\rs dans votre il4 ,illu/ration ,concevez que le rayon de cette gte d'eau ,r4 v5ant votre il ,o4 t\rne aut\r de cette ligne ,o1 ,z4 comme aut\r d'un axe1 faisant t\j\rs1 p> exemple1 un angle avec votre il de #db degrez deux m9utes2 il e/ clair que cette gte dcrira un c]cle qui v\s p>aitra r\ge4 ,que cette autre gte ,v4 soit conue t\rn] de mme1 faisant t\j\rs un autre angle de qu>ante degrez dix-sept m9utes1 elle =m]a un c]cle violet2 t\tes les gtes qui s]ont dans ce plan =m]ont donc un c]cle violet1 les gtes qui sont dans le plan de la gte ,r4 f]ont un c]cle r\ge4 ,v\s v]rez donc cette ,iris comme un c]cle1 mais v\s ne voyez pas t\t un c]cle2 p>ce que la ,t]re le c\pe1 v\s ne voyez qu'un ,arc1 une portion de c]cle4 ,la pl"p de ces vrits ne pur5t encore tre app]ues ni p> ,antonio de ,dom9is1 ni p> ,desc>tes3 ils ne p\voi5t savoir p\rquoi ces diffr5s angles donnoi5t diffr5tes c\leurs2 mais c'toit beauc\p d'avoir tr\v l',art4 ,les f9esses de l',art sont r>em5t dues aux premi]s inv5teurs4 ,ne p\vant donc dev9] que les c\leurs dp5doi5t de la rfrangibilit des rayons1 que *aque rayon cont5oit en soi une c\leur primitive1 que la diffr5te attraction de ces rayons faisoit leur rfrangibilit1 oproit ces c>tem5s qui font les diffr5s angles1 ,desc>tes s'ab&onna son esprit d'inv5tion p\r expliqu] les c\leurs de l',arc-en-,ciel4 ,il y employa le t\rnoyem5t imag9aire de ces globules cette t5dance au t\rnoyem5t2 preuve de gnie1 mais preuve d'erreur4 ,c'e/ a9si que p\r expliqu] la sy/ole la dia/ole du cur1 il imag9a un m\vem5t une con=mation dans ce viscre1 dont t\s les ,anatomi/es ont reconnu la fausset4 ,desc>tes auroit t le plus gr& ,philosophe de la ,t]re1 s'il et mo9s inv5t4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,d\ze4 ,n\velles dc\v]tes sur la cause des c\leurs qui confirm5t la doctr9e prcd5te4 ,dmon/ration que les c\leurs sont occasionnes p> l'paisseur des p>ties qui compos5t les corps4 ,p,ar t\t ce qui a t dit jusqu' prs5t il rsulte donc1 que t\tes les c\leurs n\s vi5n5t du mlange des sept c\leurs primordiales que l',arc-en-,ciel le prisme n\s font voir di/9ctem5t4 ,les corps les plus propres rfle*ir des rayons r\ges1 dont les p>ties absorb5t ou laiss5t pass] les autres rayons1 s]ont r\ges1 a9si du re/e4 ,cela ne veut pas dire que les p>ties de ces corps rfle*iss5t en effet les rayons r\ges2 mais qu'il y a un p\voir1 une =ce jusqu'ici inconnue1 qui rfle*it ces rayons d'auprs des surfaces du se9 des pores des corps4 ,connaissance plus appr(ondie de la =mation des c\leurs4 ,les c\leurs sont donc dans les rayons du ,soleil1 rejailliss5t n\s d'auprs des surfaces1 des pores du vuide4 ,*]*ons prs5t en quoi consi/e le p\voir app>5t des corps de n\s rfle*ir ces c\leurs1 ce qui fait que l'c>late p>ait r\ge1 que les ,prs sont v]ds1 qu'un ,ciel pur e/ bleu2 c> dire que cela vi5t de la diffr5ce de leurs p>ties1 c'e/ dire une *ose vague qui n'appr5d ri5 du t\t4 ,gr&es vrits tires d'une expri5ce commune4 ,un div]tissem5t d'enfant1 qui semble n'avoir ri5 en soi que de mprisable1 donna ,mr4 ,neuton la premi]e ide de ces n\velles vrits que n\s allons expliqu]4 ,t\t doit tre p\r un ,philosophe un sujet de mditation1 ri5 n'e/ petit ses yeux4 ,il s'app]ut que dans ces b\teilles de ,savon que font les ,enfants1 les c\leurs *ang5t de mom5t en mom5t1 en comptant du haut de la b\le mesure que l'paisseur de cette b\le dim9ue1 jusqu' ce qu'enf9 la pesanteur de l'eau du savon qui tombe t\j\rs au fond1 rompe l'quilibre de cette sphre legre1 la fasse van\r4 ,il en prsuma que les c\leurs p\rroi5t bi5 dp5dre de l'paisseur des p>ties qui compos5t les surfaces des corps1 p\r s'en assr] il fit les expri5ces suivantes4 ,expri5ce de ,neuton4 ,que deux cry/aux se t\*5t en un po9t3 il n'importe qu'ils soi5t t\s deux convexes2 il suffit que le premi] le soit1 qu'il soit pos sur l'autre en cette faon4 ,illu/ration ,les c\leurs dp5d5t de l'paisseur des p>ties des corps1 sans que ces p>ties rfl*iss5t elles-mmes la lumi]e4 ,qu'on mette de l'eau entre ces deux v]res p\r r5dre plus s5sible l'expri5ce qui se fait aussi dans l'air3 qu'on presse un peu ces v]res l'un contre l'autre1 une petite ta*e noire transp>5te p>ait au po9t du contact des deux v]res3 de ce po9t ent\r d'un peu d'eau se =m5t des anneaux colors dans le mme ordre de la mme mani]e que dans la b\teille de savon3 enf9 en mesurant le diamtre de ces anneaux la convxit du v]re1 ,neuton dt]m9a les diffr5tes paisseurs des p>ties d'eau qui donnoi5t ces diffr5tes c\leurs2 il calcula l'paisseur ncessaire l'eau p\r rfle*ir les rayons blancs3 ,cette paisseur e/ d'environ quatre p>ties d'un p\ce divis en un million1 c'e/--dire1 quatre millionmes d'un p\ce2 le bleu azur les c\leurs tirant sur le violet dp5d5t d'une paisseur beauc\p mo9dre4 ,a9si les vapeurs les plus petites qui s'lev5t de la ,t]re1 qui color5t l'air sans nuages1 tant d'une trs-m9ce surface1 produis5t ce bleu cle/e qui *>me la ve4 ,d'autres expri5ces aussi f9es ont encore appuy cette dc\v]te1 que c'e/ l'paisseur des surfaces que sont atta*es les c\leurs4 ,le mme corps qui toit v]d1 qu& il toit un peu pais1 e/ dev5u bleu1 qu& il a t r5du assez m9ce p\r ne rfle*ir que les rayons bleus1 p\r laiss] pass] les autres4 ,ces vrits d'une re*]*e si dlicate1 qui sembloi5t se drob] la ve huma9e1 mrit5t bi5 d'tre suivies de prs2 cette p>tie de la ,philosophie e/ un ,microscope avec lequel notre esprit dc\vre des gr&eurs inf9im5t petites4 ,t\s les corps sont transp>5s4 ,t\s les corps sont transp>5s1 il n'y a qu' les r5dre assez m9ces1 p\r que les rayons ne tr\vant qu'une lame1 qu'une feuille trav]s]1 pass5t trav]s cette lame4 ,a9si qu& l',or en feuilles e/ expos un tr\ dans une *ambre obscure1 il r5voye p> sa surface des rayons jaunes qui ne peuv5t se transmettre trav]s sa sub/ance1 il transmet dans la *ambre obscure des rayons v]ds1 de sorte que l',or produit alors une c\leur v]te2 n\velle confirmation que les c\leurs dp5d5t des diffr5tes paisseurs4 ,preuve que les c\leurs dp5d5t des paisseurs4 ,une preuve encore plus =te1 c'e/ que dans l'expri5ce de ce v]re convexe-plan1 t\*ant en un po9t ce v]re convexe1 l'eau n'e/ pas le seul lm5t qui dans des paisseurs div]ses donne div]ses c\leurs3 l'air fait le mme effet1 seulem5t les anneaux colors qu'il produit entre les deux v]res1 ont plus de diamtre que ceux de l'eau4 ,il y a donc une proportion secrete tablie p> la ,nature entre la =ce des p>ties con/ituantes de t\s les corps les rayons primitifs qui color5t les corps2 les lames les plus m9ces donn]ont les c\leurs les plus faibles1 p\r donn] le noir il faudra ju/em5t la mme paisseur1 ou plutt la mme tnuit1 la mme m9cit1 qu'en a la petite p>tie suprieure de la b\le de savon1 dans laquelle on app]cevoit un petit po9t noir1 ou bi5 la mme tnuit qu'en a le po9t de contact du v]re convexe du v]re plat1 lequel contact produit aussi une ta*e noire4 ,sans que les p>ties solides r5voy5t en effet la lumi]e4 ,mais encore une fois qu'on ne croye pas que les corps r5voy5t la lumi]e p> leurs p>ties solides1 sur ce que les c\leurs dp5d5t de l'paisseur des p>ties3 il y a un p\voir atta* cette paisseur1 un p\voir qui agit auprs de la surface2 mais ce n'e/ po9t du t\t la surface solide qui rep\sse1 qui rfle*it4 ,cette vrit s]a encore plus visiblem5t dmontre dans le *apitre suivant qu'elle n'a t pr\ve jusqu'ici4 ,il me semble que le ,lecteur doit tre v5u au po9t o ri5 ne doit plus le surpr5dre2 mais ce qu'il vi5t de voir m5e encore plus lo9 qu'on ne p5se1 tant de s+ul>its ne sont1 p\r a9si dire1 que les frontires d'un ,n\veau ,monde4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,treize4 ,suites de ces dc\v]tes2 ,action mutuelle des ,corps sur la lumi]e4 ,,la rflexion de la lumi]e1 son inflxion1 sa rfraction1 sa rfrangibilit1 tant connues1 l'orig9e des c\leurs tant dc\v]te1 l'paisseur mme des corps ncessaire p\r occasionn] c]ta9es c\leurs tant dt]m9e3 il n\s re/e encore exam9] deux proprits de la lumi]e non mo9s tonnantes non mo9s n\velles4 ,la premi]e de ces proprits e/ ce p\voir mme qui agit prs des surfaces1 c'e/ une action mutuelle de la lumi]e sur les corps1 des corps sur la lumi]e4 ,la seconde e/ un rapport qui se tr\ve entre les c\leurs les tons de la ,musique1 entre les ,objets de la ve ceux de l'oue2 n\s allons r5dre compte de ces deux espces de miracles1 c'e/ p>-l que n\s f9irons cette petite introduction l',optique de ,neuton4 ,expri5ce trs-s+ulire4 ,v\s avez vu que ces deux cry/aux se t\*ant en un po9t1 produis5t des anneaux de c\leurs diffr5tes1 r\ges1 bleus1 v]ds1 blancs1 c4 ,faites cette mme preuve dans une *ambre obscure1 o v\s avez fait l'expri5ce du prisme expos la lumi]e qui lui vi5t p> un tr\4 ,v\s v\s s\v5ez que dans cette expri5ce du prisme v\s avez vu la dcomposition de la lumi]e l'anatomie de ses rayons3 v\s placiez une feuille de papi] blanc vis--vis ce prisme3 ce papi] recevoit les sept c\leurs primitives1 *acune dans leur ordre3 ma9t5ant exposez vos deux v]res tel rayon color qu'il v\s plaira1 rfle*i de ce papi]1 v\s y v]rez t\j\rs entre ces v]res se =m] des anneaux colors2 mais t\s ces anneaux alors sont de la c\leur des rayons qui v\s vi5n5t du papi]4 ,exposez vos v]res la lumi]e des rayons r\ges1 v\s n'aurez entre vos v]res que des anneaux r\ges2 ,illu/ration ,mais ce qui doit surpr5dre1 c'e/ qu'entre *acun de ces anneaux r\ges il y a un anneau t\t noir4 ,p\r con/at] encore plus ce fait les s+ul>its qui y sont atta*es1 prs5tez vos deux v]res1 non plus au papi]1 mais au prisme1 de faon que l'un des rayons qui s'*app5t de ce prisme1 un r\ge1 p> exemple1 vi5ne tomb] sur ces v]res1 il ne se =me encore que des anneaux r\ges entre les anneaux noirs2 mettez d]rire vos v]res la feuille de papi] blanc1 *aque anneau noir produit sur cette feuille de papi] un anneau r\ge1 *aque anneau r\ge1 tant rfle*i v]s v\s1 produit du noir sur le papi]4 ,illu/ration ,il rsulte de cette expri5ce que l'air ou l'eau qui e/ entre vos v]res1 rfle*it en un endroit la lumi]e en un autre endroit la laisse pass]1 la transmet4 ,j'av\e que je ne peux assez admir] ici cette pr(ondeur de re*]*e1 cette sagacit plus qu'huma9e1 avec laquelle ,neuton p\rsuivi ces vrits si imp]ceptibles2 il a reconnu p> les mesures p> le calcul ces tranges proportions-ci4 ,au po9t de contact des deux v]res1 il ne se rfle*it vos yeux aucune lumi]e3 immdiatem5t aprs ce contact1 la premi]e petite lame d'air ou d'eau1 qui t\*e ce po9t noir1 v\s rfle*it des rayons3 la seconde lame e/ deux fois paisse comme la premi]e1 ne rfle*it ri53 la troisime lame e/ triple en paisseur de la premi]e1 rfle*it3 la quatrime lame e/ quatre fois plus paisse1 ne rfle*it po9t3 la c9quime e/ c9q fois plus paisse1 transmet2 la sixime six fois plus paisse1 ne transmet ri54 ,de sorte que les anneaux noirs vont en cette progression #j1 #b1 #d1 #f1 #h4 les anneaux lum9eux colors en cette progression1 #a1 #c1 #e1 #g1 #i4 ,consqu5ces de ces expri5ces4 ,ce qui se passe dans cette expri5ce arrive de mme dans t\s les corps1 qui t\s rfle*iss5t une p>tie de la lumi]e en reoiv5t dans leurs sub/ances une autre p>tie4 ,c'e/ donc encore une propriet dmontre l'esprit aux yeux1 que les surfaces solides ne sont po9t ce qui rfle*it les rayons4 ,c> si les surfaces solides rfle*issoi5t en effet2 #a4 le po9t o les deux v]res se t\*5t rfle*iroit ne s]oit po9t obscur4 #b4 ,*aque p>tie solide qui v\s donn]oit une seule espce de rayons devroit aussi v\s r5voy] t\tes les espces de rayons4 #c4 ,les p>ties solides ne transmettroi5t po9t la lumi]e en un endroit ne la rfle*iroi5t pas en un autre endroit1 c> tant t\tes solides t\tes rfle*iroi5t4 #d4 ,si les p>ties solides rfle*issoi5t la lumi]e1 il s]oit impossible de se voir dans un miroir1 comme n\s l'avons dit1 puisque le miroir tant sillonn raboteux1 il ne p\rroit r5voy] la lumi]e d'une mani]e rgulire4 ,il e/ donc indubitable qu'il y a un p\voir agissant sur les corps sans t\*] aux corps1 que ce p\voir agit entre les corps la lumi]e4 ,enf9 lo9 que la lumi]e rebondisse sur les corps mmes revi5ne n\s1 il faut croire que la plus gr&e p>tie des rayons qui va *oqu] des p>ties solides y re/e1 s'y p]d1 s'y te9t4 ,ce p\voir qui agit aux surfaces1 agit d'une surface l'autre3 c'e/ pr9cipalem5t de la d]ni]e surface ultrieure du corps transp>5t que les rayons rejailliss5t2 n\s l'avons dja pr\v4 ,c'e/1 p> exemple1 de ce po9t ,b4 plus que de ce po9t ,a4 que la lumi]e e/ rfle*ie4 ,illu/ration ,action mutuelle des corps sur la lumi]e4 ,il faut donc admettre un p\voir lequel agit sur les rayons de lumi]e de-dessus l'une de ces surfaces l'autre1 un p\voir qui transmet qui rfle*it alt]nativem5t les rayons4 ,ce jeu de la lumi]e des corps n'toit pas seulem5t s\ponn avant ,neuton1 il a compt plusieurs milli]s de ces vibrations alt]natives1 de ces jets transmis rfle*is4 ,cette action des corps sur la lumi]e1 de la lumi]e sur les corps1 laisse encore bi5 des inc]titudes dans la mani]e de l'expliqu]4 ,conjectures de ,neuton4 ,mais il faut se dfi] de t\te conjecture4 ,celui qui a dc\v]t ce my/re n'a pu1 dans le c\rs de sa longue vie1 faire assez d'expri5ces p\r assign] la cause c]ta9e de ces effets4 ,mais qu& p> ses dc\v]tes il ne n\s auroit appris que des n\velles propriets de la mati]e1 ne s]oit-ce pas dja un assez gr& s]vice r5du la ,philosophie8 ,il a conjectur que la lumi]e mane du ,soleil des ,corps lum9eux p> accs1 p> vibrations2 que de ces vibrations du ,corps lum9eux1 la premi]e opre une rflexion1 la seconde une transmission1 a9si de suite l'inf9i4 ,il avoit aussi prp> des expri5ces1 qui conduisoi5t faire voir en quoi ce jeu de la ,nature ti5t au gr& pr9cipe de l'attraction2 mais il n'a pas eu le tems d'a*ev] ses expri5ces4 ,il avoit conjectur encore qu'il y a dans la ,nature une mati]e trs-la/ique trs-r>e1 qui devi5t d'autant mo9s r>e qu'elle e/ plus loigne des corps opaques3 que les traits de lumi]e excit5t des vibrations dans cette mati]e la/ique3 il faut av\]1 que cette hypo?se r5droit raison de presque t\s les my/res de la lumi]e1 sur-t\t de l'attraction de la gravitation des corps2 mais une hypo?se1 qu& mme elle r5droit raison presque de t\t1 ne doit po9t tre admise4 ,il ne suffit pas qu'un ,sy/me soit possible p\r mrit] d'tre cru1 il faut qu'il soit pr\v3 si les ,t\rbillons de ,desc>tes p\voi5t se s\t5ir contre t\tes les difficults dont on les accable1 il faudroit encore les rejett]1 p>ce qu'ils ne s]oi5t que possibles2 a9si n\s ne f]ons aucun fondem5t rel sur les conjectures de ,neuton mme4 ,si j'en p>le1 c'e/ plutt p\r faire connaitre l'hi/oire de ses p5ses1 que p\r tir] la mo9dre induction de ses ides que je reg>de comme les rves d'un gr& ,homme2 il ne s'y arrte en aucune mani]e1 il s'e/ cont5t des faits1 sans ri5 os] dt]m9] sur les causes4 ,passons l'autre dc\v]te1 sur le rapport qui exi/e entre les raons de la lumi]e les tons de la ,musique4 ,illu/ration ,,*apitre ,,quatorze4 ,du rapport des sept c\leurs primitives avec les sept tons de la ,musique4 ,v,ous savez que trs-long-tems avant ,desc>tes on s'toit app]u1 qu'un prisme expos au ,soleil donne les c\leurs de l',arc-en-,ciel3 on avoit vu s\v5t ces c\leurs se pe9dre sur un l+e1 ou sur un papi] blanc1 dans un ordre qui e/ t\j\rs le mme3 bi5-tt on alla1 d'expri5ce en expri5ce1 jusqu' mesur] l'espace qu'occupe *acune de ces c\leurs2 enf9 on s'e/ app]u que ces espaces sont entre eux les mmes que ceux des longueurs d'une corde1 qui donne les sept tons de la ,musique4 ,*ose trs-rem>quable dans ,kirk]4 ,j'avois t\j\rs ent5du dire1 que c'toit dans ,kirk]1 que ,neuton avoit puis cette dc\v]te de l'analogie de la lumi]e du son4 ,kirk] en effet dans son ,ars ,magna ,lucis ,umbr1 dans d'autres ,livres encore1 appelle le ,son le ,s+e de la lumi]e4 ,quelques p]sonnes en infroi5t que ,kirk] avoit connu ces rapports2 mais il e/ bon1 de peur de mprise1 de mettre ici s\s les yeux ce que dit ,kirk]1 page #adf4 suivantes4 ,ceux1 dit-il1 qui ont une voix haute =te ti5n5t de la nature de l',ane3 ils sont indiscrets ptulans1 comme on sait que sont les ,anes2 cette voix ressemble la c\leur noire4 ,ceux dont la voix e/ grave d'abord1 ensuite aigue1 ti5n5t du ,buf2 ils sont1 comme lui1 tri/es colres1 leur voix rpond au bleu cle/e4 ,il a gr& so9 de =tifi] ces belles dc\v]tes du tmoignage d',ari/ote4 ,c'e/-l t\t ce que n\s appr5d le ,p]e ,kirk]1 d'ailleurs l'un des plus gr&s ,ma?matici5s des plus savans hommes de son tems2 c'e/ a9si1 -peu-prs1 que t\s ceux qui n'toi5t que ,savans1 raisonnoi5t alors4 ,voyons comm5t ,neuton a raisonn4 ,mani]e de connaitre les proportions des c\leurs primitives de la lumi]e4 ,il y a1 comme v\s savez1 dans un seul rayon de lumi]e sept pr9cipaux rayons1 qui ont *acun leur rfrangibilit3 *acun de ces rayons a son s9us1 *acun de ces s9us a sa proportion avec le s9us commun d'incid5ce2 obs]vez ce qui se passe dans ces sept traits primordiaux1 qui s'*app5t en s'c>tant dans l'air4 ,il ne s'agit pas ici de considr] que dans ce v]re mme t\s ces traits sont c>ts1 que *acun de ces traits y pr5d un s9us diffr5t3 il faut reg>d] cet assemblage de rayons dans le v]re comme un seul rayon1 qui n'a que ce s9us commun ,a1 ,b43 mais l'm]g5ce de ce cry/al *acun de ces traits s'c>tant s5siblem5t pr5d *acun son s9us diffr5t2 celui du r\ge1 7rayon le mo9s rfrangible17 e/ cette ligne ,c1 ,b4 celui du violet1 7rayon le plus rfrangible17 e/ cette ligne ,c1 ,b1 ,d4 ,illu/ration ,ces proportions poses1 voions quel e/ ce rapport1 aussi exact que s+uli]1 entre les c\leurs la ,musique4 ,que le s9us d'incid5ce du faisceau blanc de rayons1 soit au s9us d'm]g5ce du rayon r\ge1 comme cette ligne ,a1 ,b1 e/ la ligne ,a1 ,b1 ,c4 ,s9us donn dans le v]re ,a ,b ---------- ,s9us donn dans l'air ,a ,b ,c4 -------------- ------ ,que ce mme s9us ,a1 ,b1 d'incid5ce commune soit au s9us de rfraction du rayon violet1 comme la ligne ,a1 ,b1 e/ la ligne ,a1 ,b1 ,c1 ,d4 ,a ,b -------------- ,a ,b ,c ,d4 -------------- ------ ---- ,v\s voyez que le po9t ,c e/ le t]me de la plus petite rfrangibilit1 ,d le t]me de la plus gr&e2 la petite ligne ,c1 ,d1 conti5t donc t\s les degrs de rfrangibilit des sept rayons4 ,d\blez ma9t5ant ,c1 ,d1 ci-dessus1 en sorte que ,i1 en devi5ne le milieu1 comme ci-dess\s4 ,a ,i ,c ,h ,g ,f ,e ,b ,d4 ------------------ -- -- -- -- -- -- -- ,alors la longueur depuis ,a en ,c fait le r\ge3 la longueur de ,a en ,h1 fait l'orang3 de ,a en ,g1 le jaune3 de ,a en ,f1 le v]d3 de ,a en ,e1 le bleu3 de ,a en ,b1 le p\rpre2 de ,a en ,d1 le violet4 ,or ces espaces sont tels que *aque rayon peut bi5 tre rfract1 un peu plus ou mo9s1 dans *acun de ces espaces1 mais jamais il ne sortira de cet espace qui lui e/ prescrit3 le rayon violet se j\]a t\j\rs entre ,b ,d3 le rayon r\ge entre ,c ,i1 a9si du re/e1 le t\t en telle proportion que si v\s divisez cette longueur depuis ,i jusqu' ,d1 en trois c5s soixante p>ties1 *aque rayon aura p\r soi les dim5sions que v\s voyez dans la gr&e figure ci-jo9te4 ,analogie des tons de la ,musique des c\leurs4 ,ces proportions sont prcism5t les mmes que celles des tons de la ,musique3 la longueur de la corde qui tant p9ce f]a ,re1 e/ la corde1 qui donn]a l'octave de ,re1 comme la ligne ,a1 ,i1 qui donne le r\ge en ,i1 e/ la ligne ,a1 ,d1 qui donne le violet en ,d2 a9si les espaces qui m>qu5t les c\leurs1 dans cette figure1 m>qu5t aussi les tons de la ,musique4 ,table des c\leurs des tons de la ,musique4 ,c ,h ,g ,f ,e ,b ,d ,a ---------------------------------------- --------- ,r\ge ,orange ,jaune ,v]d ,bleu ,p\rpre,violet ---------------------------------------- ------ se j\ de ce de ,c de ,h de ,g de ,f de ,e de ,b demi- en ,h en ,g en ,f en ,e en ,b en ,d c]cle en ,c ---------------------------------------- ------ #de #bg #dh #fj #fj #dj #hj #cfj4 ---------------------------------------- ------ #a_/b #i_/af #c_/e #b_/c #c_/d #e_/f #h_/i #a ---------------------------------------- ------ re ut si la sol fa mi re ---------------------------------------- ------ la plus celle celle cellecellecelle celle gr&e de du du du du du refrangi-l'orangejaune v]d bleu p\rpreviolet bilit du r\ge rpond ut si la sol fa mi re ---------------------------------------- ------ ---------------------------------------- ------ ,la plus gr&e rfrangibilit du violet rpond ,re3 la plus gr&e rfrangibilit du p\rpre rpond ,mi3 celle du bleu rpond ,fa3 celle du v]d ,sol3 celle du jaune ,la3 celle de l'orang ,si3 celle du r\ge l',ut2 enf9 la plus petite rfrangibilit du r\ge se rapporte ,re1 qui e/ l'octave suprieure4 ,le ton le plus grave rpond a9si au violet1 le ton le plus aigu rpond au r\ge4 ,on peut se =m] une ide complette de t\tes ces propriets1 en jettant les yeux sur la ,table que j'ai dresse1 que v\s devez tr\v] ct4 ,il y a encore un autre rapport entre les sons les c\leurs1 c'e/ que les rayons les plus di/ants 7les violets les r\ges7 vi5n5t nos yeux en mme-tems1 que les sons les plus di/ants 7les plus graves les plus aigus7 vi5n5t aussi nos oreilles en mme-tems4 ,cela ne veut pas dire1 que n\s voyons que n\s ent5dons en mme-tems la mme di/ance2 c> la lumi]e se fait s5tir six c5s mille fois plus vte1 au mo9s1 que le son2 mais cela veut dire1 que les rayons bleus1 p> exemple1 ne vi5n5t pas du ,soleil nos yeux1 plutt que les rayons r\ges1 de mme que le son de la note ,si1 ne vi5t pas nos oreilles1 plutt que le son de la note ,re4 ,cette analogie secrete entre la lumi]e le son1 donne lieu de s\ponn]1 que t\tes les *oses de la ,nature ont des rapports ca*s1 que peut-tre on dc\vrira quelque j\r4 ,il e/ dja c]ta9 qu'il y a un rapport entre le ,t\*] la ,ve1 puisque les c\leurs dp5d5t de la configuration des p>ties2 on prt5d mme qu'il y a eu des ,aveugles ns1 qui di/+uoi5t au t\*] la diffr5ce du noir1 du blanc1 de quelques autres c\leurs4 ,ide d'un ,clavess9 oculaire4 ,un ,philosophe +nieux a v\lu p\ss] ce rapport des ,s5s de la lumi]e peut-tre plus lo9 qu'il ne semble p]mis aux hommes d'all]4 ,il a imag9 un ,clavess9 oculaire1 qui doit faire p>aitre successivem5t des c\leurs h>moniques1 comme nos ,clavess9s n\s font ent5dre des sons3 il y a travaill de ses ma9s1 il prt5d enf9 qu'on j\]oit des airs aux yeux4 ,on ne peut que rem]ci] un homme qui *]*e donn] aux autres de n\veaux ,arts de n\veaux plaisirs4 ,il y a eu des ,pays1 o le ,public l'auroit rcomp5s4 ,il e/ s\hait] sans d\te1 que cette inv5tion ne soit pas1 comme tant d'autres1 un ef=t +nieux inutile3 ce passage rapide de plusieurs c\leurs devant les yeux semble peut-tre devoir tonn]1 bl\r1 fatigu] la ve2 nos yeux veul5t peut-tre du repos1 p\r j\r de l'agrm5t des c\leurs4 ,ce n'e/ pas assez de n\s propos] un plaisir1 il faut que la ,nature n\s ait r5dus capables de recevoir ce plaisir3 c'e/ l'expri5ce seule ju/ifi] cette inv5tion4 ,en att5dant il me p>ait que t\t esprit quitable ne peut que l\] l'ef=t le gnie de celui qui *]*e agr&ir la c>rire des ,arts de la ,nature4 ,t\te cette ,?orie de la lumi]e a rapport avec la ,?orie de l',univ]s4 ,n\s ne p\ss]ons pas plus lo9 cette ,introduction sur la lumi]e1 peut-tre en avons n\s trop dit dans de simples ,elm5s2 mais la pl"p de ces vrits sont n\velles p\r bi5 des ,lecteurs4 ,avant que de pass] l'autre p>tie de la ,philosophie1 s\v5ons-n\s1 que la ,?orie de la lumi]e a quelque *ose de commun avec la ,?orie de l',univ]s dans laquelle n\s allons entr]4 ,cette ,?orie e/1 qu'il y a une espce d'attraction m>que entre les corps la lumi]e1 comme n\s en allons obs]v] une entre t\s les ,globes de notre ,univ]s3 ces attractions se manife/5t p> diffr5s effets2 mais enf9 c'e/ t\j\rs une t5dance des corps1 sans qu'il p>aisse aucune impulsion4 ,la mati]e a plus de propriets qu'on ne p5se4 ,p>mi tant de propriets de la mati]e telle que ces accs de transmission de rflexion des traits de lumi]e1 cette rpulsion que la lumi]e pr\ve dans le vuide1 dans les pores des corps1 sur les surfaces des corps2 p>mi ces propriets1 dis-je1 il faut sur-t\t faire att5tion ce p\voir p> lequel les rayons sont rfle*is rompus1 cette =ce p> laquelle les corps agiss5t sur la lumi]e la lumi]e sur eux1 sans mme les t\*]4 ,ces dc\v]tes doiv5t au mo9s s]vir n\s r5dre extrmem5t circonspects dans nos dcisions sur la nature l'ess5ce des *oses4 ,songeons que n\s ne connaissons ri5 du t\t que p> l'expri5ce4 ,sans le t\*] n\s n'aurions po9t d'ide de l't5due des corps3 sans les yeux1 n\s n'aurions pu dev9] la lumi]e3 si n\s n'avions jamais pr\v de m\vem5t1 n\s n'aurions jamais cru la mati]e mobile2 un trs-petit nombre de s5s que ,dieu n\s a donns1 s]t n\s dc\vrir un trs-petit nombre de propriets de la mati]e4 ,le raisonnem5t supple aux s5s qui n\s manqu5t1 n\s appr5d encore que la mati]e a d'autres attributs1 comme l'attraction1 la gravitation2 elle en a probablem5t beauc\p d'autres qui ti5n5t sa nature1 dont peut-tre un j\r la ,philosophie donn]a quelques ides aux hommes4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,qu9ze4 ,premi]es ides t\*ant la pesanteur les loix de la gravitation3 ,que la mati]e subtile1 les t\rbillons le ple9 doiv5t tre rejetts4 ,,un ,lecteur sage qui aura vu avec att5tion ces m]veilles de la lumi]e1 conva9cu p> l'expri5ce qu'aucune impulsion connue ne les opre1 s]a sans d\te impati5t d'obs]v] cette puissance n\velle dont n\s avons p>l s\s le nom d'attraction1 qui doit agir sur t\s les autres corps plus s5siblem5t que sur celui de la lumi]e4 ,que les noms encore une fois ne n\s eff>\*5t po9t2 exam9ons simplem5t les faits4 ,attraction4 ,je me s]virai t\j\rs indiffremm5t des t]mes d'attraction de gravitation en p>lant des corps1 soit qu'il t5d5t s5siblem5t les uns v]s les autres1 soit qu'ils t\rn5t dans des orbes imm5ses1 aut\r d'un contre commun1 soit qu'ils tomb5t sur la ,t]re1 soit qu'ils s'uniss5t p\r compos] des corps solides1 soit qu'ils s'arondiss5t en g\tes p\r =m] des liquides4 ,entrons en mati]e4 ,t\s les corps connus pes5t1 il y a long-tems que la legret spcifique a t compte p>mi les erreurs reconnues d',ari/ote de ses ,sectateurs4 ,depuis que la fameuse ,ma*9e pneumatique fut inv5te1 on a t plus porte de connotre la pesanteur des corps1 c> lorsqu'ils tomb5t dans l'air1 les p>ties de l'air ret>d5t s5siblem5t la *te de ceux qui ont beauc\p de surface peu de volume2 mais dans cette ,ma*9e prive d'air1 les corps ab&onns la =ce1 telle qu'elle soit1 qui les prcipite sans ob/acle1 tomb5t selon t\t leur poids4 ,expri5ce qui dmontre le vuide les effets de la gravitation4 ,la ,ma*9e pneumatique inv5te p> ,ottogu]ike1 fut bi5-tt p]fectionne p> ,boyle2 on fit ensuite des rcipi5s de v]re beauc\p plus longs1 qui fur5t entirem5t purgs d'air4 ,dans un de ces longs rcipi5s compos de quatre tubes1 le t\t ensemble aant huit pi$s de hauteur1 on susp5dit en haut1 p> un ressort1 des pices d'or1 des morceaux de papi]1 des plumes2 il s'agissoit de savoir ce qui arriv]oit1 qu& on dt5droit le ressort4 ,les bons ,philosophes prvoioi5t1 que t\t cela tomb]oit en mme-tems3 le plus gr& nombre assroit que les corps les plus massifs tomb]oi5t bi5 plus vte que les autres2 ce gr& nombre1 qui se trompe presque t\j\rs1 fut bi5 tonn1 qu& il vit dans t\tes les expri5ces1 l'or1 le plomb1 le papi] la plume tomb] galem5t vte1 arriv] au fond du rcipi5t en mme-tems4 ,ceux qui t5oi5t encore p\r le ,ple9 de ,desc>tes1 p\r les prt5dus effets de la mati]e subtile1 ne p\voi5t r5dre aucune bonne raison de ce fait2 c> les faits toi5t leurs cuils4 ,si t\t toit ple91 qu& on leur accord]oit qu'il pt y avoir alors du m\vem5t1 7ce qui e/ absolum5t impossible7 au mo9s cette prt5due mati]e subtile rempliroit xactem5t t\t le rcipi5t3 elle y s]oit en aussi gr&e quantit que de l'eau1 ou du m]cure1 qu'on y auroit mis3 elle s'oppos]oit au mo9s cette desc5te si rapide des corps3 elle rsi/]oit ce l>ge morceau de papi]1 selon la surface de ce papi]1 laiss]oit tomb] la balle d'or ou de plomb beauc\p plus vte1 mais cette *te se fait au mme in/ant2 donc il n'y a ri5 dans le rcipi5t qui rsi/e2 donc cette prt5due mati]e subtile ne peut faire aucun effet s5sible dans ce rcipi5t2 donc il y a une autre =ce qui fait la pesanteur4 ,en va9 diroit-on qu'il e/ possible qu'il re/e une mati]e subtile dans ce rcipi5t1 puisque la lumi]e le pntre2 il y a bi5 de la diffr5ce4 ,la lumi]e qui e/ dans ce ,vase de v]re1 n'en occupe c]ta9em5t pas la c5t-millime p>tie2 mais selon les ,c>tsi5s1 il faut que leur mati]e imag9aire remplisse bi5 plus xactem5t le rcipi5t1 que si je le supposois rempli d'or1 c> il y a beauc\p de vuide dans l'or1 ils n'en admett5t po9t dans leur mati]e subtile4 ,la pesanteur agit en raison des masses4 ,or p> cette expri5ce la pice d'or1 qui pese c5t-mille fois plus que le morceau de papi]1 e/ desc5due aussi vte que le papi]2 donc la =ce1 qui l'a fait desc5dre1 a agi c5t mille fois plus sur lui que sur le papi]2 de mme qu'il faudra c5t fois plus de =ce mon bras p\r remu] c5t livres1 que p\r remu] une livre2 donc cette puissance qui opre la gravitation1 agit en raison directe de la masse des corps4 ,elle agit en effet tellem5t selon la masse des corps1 non selon les surfaces1 qu'une livre d'or rduite en p\dre pes]a prcism5t comme cette mme livre en feuille4 ,la figure des corps ne *ange ici en ri5 leur gravit2 ce p\voir de gravitation agit donc sur la nature int]ne des corps1 non en raison des sup]ficies4 ,d'o vi5t ce p\voir de pesanteur4 ,ce p\voir ne rside po9t dans la prt5due mati]e subtile1 dont n\s p>l]ons au ,*apitre #af41 cette mati]e s]oit un fluide4 ,t\t fluide agit sur les solides en raison de leurs sup]ficies2 a9si le ,vaisseau prs5tant mo9s de surface p> sa pr\e1 f5d la ,m] qui rsi/]oit ses flancs4 ,or qu& la sup]ficie d'un corps e/ le qu>r de son diametre1 la solidit de ce corps e/ le cube de ce mme diametre3 le mme p\voir ne peut agir la fois en raison du cube du qu>r2 donc la pesanteur1 la gravitation n'e/ po9t l'effet de ce fluide4 ,de plus1 il e/ impossible que cette prt5due mati]e subtile ait d'un ct assez de =ce1 p\r prcipit] un corps de #edjjj pi$s de haut en une m9ute1 7c> telle e/ la *te des corps7 que de l'autre elle soit assez impuissante1 p\r ne p\voir emp*] le p5dule du bois le plus leg] de remont] de vibration en vibration dans la ,ma*9e pneumatique1 dont cette mati]e imag9aire e/ suppose remplir exactem5t t\t l'espace4 ,je ne cra9drai donc po9t d'affirm] que1 si l'on dc\vroit jamais une impulsion1 qui ft la cause de la pesanteur des corps v]s un c5tre1 en un mot la cause de la gravitation1 de l'attraction1 cette impulsion s]oit d'une t\te autre nature qu'e/ celle que n\s connoissons4 ,voil donc une premi]e vrit dja indique ailleurs1 pr\ve ici3 il y a un p\voir qui fait gravit] t\s les corps en raison directe de leur masse4 ,p\rquoi un corps pese plus qu'un autre4 ,si l'on *]*e actuellem5t p\rquoi un corps e/ plus pesant qu'un autre1 on en tr\v]a aism5t l'unique raison3 on jug]a que ce corps doit avoir plus de masse1 plus de mati]e s\s une mme t5due2 a9si l'or pese plus que le bois1 p>ce qu'il y a dans l'or bi5 plus de mati]e mo9s de vuide que dans le bois4 ,le ,sy/me de ,desc>tes ne peut en r5dre raison4 ,desc>tes ses ,sectateurs s\ti5n5t qu'un corps e/ plus pesant qu'un autre sans avoir plus de mati]e3 non cont5ts de cette ide1 ils la s\ti5n5t p> une autre aussi peu vraie3 ils admett5t un gr& t\rbillon de mati]e subtile aut\r de notre ,globe2 c'e/ ce gr& t\rbillon1 dis5t-ils1 qui en circulant *asse t\s les corps v]s le c5tre de la ,t]re1 leur fait pr\v] ce que n\s appellons pesanteur4 ,il e/ vrai qu'ils n'ont donn aucune preuve de cette ass]tion3 il n'y a pas la mo9dre expri5ce1 pas la mo9dre analogie dans les *oses que n\s connoissons un peu1 qui puisse fond] une prsomption legre en faveur de ce t\rbillon de mati]e subtile2 a9si de cela seul que ce ,sy/me e/ une pure hipo?se1 il doit tre rejett4 ,c'e/ cep5dant p> cela seul qu'il a t accrdit4 ,on concevoit ce t\rbillon sans ef=t1 on donnoit une explication vague des *oses en prononant ce mot de mati]e subtile2 qu& les ,philosophes s5toi5t les contradictions les absurdits atta*es ce ,roman ,philosophique1 ils songeoi5t le corrig] plutt qu' l'ab&onn]4 ,hug5s tant d'autres y ont fait mille corrections1 dont ils av\oi5t eux-mmes l'insuffisance2 mais que mettrons-n\s la place des t\rbillons de la mati]e subtile8 ,ce raisonnem5t trop ord9aire e/ celui qui aff]mit le plus les hommes dans l'erreur dans le mauvais p>ti4 ,il faut ab&onn] ce que l'on voit faux ins\t5able1 aussi-bi5 qu& on n'a ri5 lui sub/itu]1 que qu& on auroit les dmon/rations d',euclide mettre la place4 ,une erreur n'e/ ni plus ni mo9s erreur1 soit qu'on la remplace ou non p> des vrits2 devrois-je admettre l'horreur du vuide dans une pompe1 p>ce que je ne saurois pas encore p> quel m*anisme l'eau monte dans cette pompe8 ,comm5ons donc1 avant que d'all] plus lo91 p> pr\v] que les t\rbillons de mati]e subtile n'exi/5t pas3 que le ,ple9 n'e/ pas mo9s *imrique2 qu'a9si t\t ce ,sy/me1 fond sur ces imag9ations1 n'e/ qu'un ,roman +nieux sans vraisemblance4 ,voyons ce que c'e/ que ces t\rbillons imag9aires1 exam9ons ensuite si le ,ple9 e/ possible4 ,illu/ration ,,*apitre ,,seize4 ,que les t\rbillons de ,desc>tes le ,ple9 sont impossibles1 que p> consqu5t il y a une autre cause de la pesanteur4 ,,desc>tes suppose un amas imm5se de p>ticules ins5sibles1 qui emporte la ,t]re d'un m\vem5t rapide d',occid5t en ,ori5t1 qui d'un ,pole l'autre se meut p>alllem5t l',equateur2 ce t\rbillon qui s't5d au-del de la ,lune1 qui entrane la ,lune dans son c\rs1 e/ lui-mme en*ass dans un autre t\rbillon plus va/e encore1 qui t\*e un autre t\rbillon sans se confondre avec lui1 c4 ,preuve de l'impossibilit des t\rbillons4 #a4 ,si cela toit1 le t\rbillon qui e/ suppos se m\voir aut\r de la ,t]re d',occid5t en ,ori5t1 devroit *ass] les corps sur la ,t]re d',occid5t en ,ori5t3 or les corps en tombant dcriv5t t\s une ligne1 qui tant prolonge pass]oit1 -peu-prs1 p> le c5tre de la ,t]re2 donc ce t\rbillon n'exi/e pas4 #b4 ,si les c]cles de ce prt5du t\rbillon se m\voi5t agissoi5t p>alllem5t l',equateur1 t\s les corps devroi5t tomb] *acun p]p5diculairem5t s\s le c]cle de cette mati]e subtile auquel il rpond3 un corps en ,a4 prs du ,pole ,p4 devroit1 selon ,desc>tes1 tomb] en ,r4 ,illu/ration ,mais il tombe -peu-prs selon la ligne ,a1 ,b4 ce qui fait une diffr5ce d'environ #adjj lieues2 c> on peut compt] #adjj lieues communes de ,france du po9t ,r l',equateur de la ,t]re ,b42 donc ce t\rbillon n'xi/e pas4 #c4 ,si ce t\rbillon de mati]e aut\r de la ,t]re1 ces autres prt5dus t\rbillons aut\r de ,jupit] de ,saturne1 c4 xi/oi5t1 t\s ces t\rbillons imm5ses de mati]e subtile1 r\lant si rapidem5t dans des directions diffr5tes1 ne p\rroi5t jamais laiss] v5ir n\s1 en ligne droite1 un rayon de lumi]e d>d d'une ,etoile4 ,il e/ pr\v que ces rayons arriv5t en trs-peu de tems p> rapport au *em9 imm5se qu'ils font2 donc ces t\rbillons n'xi/5t pas4 #d4 ,si ces t\rbillons emportoi5t les ,planetes d',occid5t en ,ori5t1 les ,cometes1 qui trav]s5t en t\t s5s ces espaces d',ori5t en ,occid5t du ,nord au ,sud1 ne les p\rroi5t jamais trav]s]4 ,et qu& on suppos]oit que les ,cometes n'ont po9t t en effet du ,nord au ,sud1 ni d',ori5t en ,occid5t1 on ne gagn]oit ri5 p> cette vasion1 c> on sait que qu& une ,comete se tr\ve dans la rgion de ,m>s1 de ,jupit]1 de ,saturne1 elle va incomp>ablem5t plus vte que ,m>s1 que ,jupit]1 que ,saturne2 donc elle ne peut-tre emporte1 p> la mme c\*e du fluide qui e/ suppos emport] ces ,planetes2 donc ces t\rbillons n'xi/5t pas4 #e4 ,ces prt5dus t\rbillons s]oi5t ou aussi d5ses1 aussi massifs que les ,planetes1 ou bi5 ils s]oi5t plus d5ses1 ou enf9 mo9s d5ses4 ,dans le premi] cas1 la mati]e prt5due1 qui ent\re la ,lune la ,t]re1 tant suppose d5se comme un gal volume de ,t]re1 n\s pr\v]ions p\r lev] un pi$ cubique de ,m>bre1 p> exemple1 la mme rsi/ance que si n\s avions lev] une colomne de ,m>bre d'un pi$ de base1 qui auroit p\r sa longueur la di/ance de la ,t]re la ,lune4 ,dans le deuxime cas1 la mati]e fluide tant plus grave que la ,t]re1 notre ,globe nag]oit sur ce fluide1 comme un ,vaisseau nage sur l',eau1 ne p\rroit tre plong1 comme on le prt5d1 dans cette mati]e subtile4 ,dans le troisime cas1 le fluide tant mo9s d5se1 mo9s pesant que la ,t]re1 ce fluide ne p\rroit jamais la s\t5ir1 p> la raison que l',eau ne peut s\t5ir le f]1 ni ri5 de ce qui pese plus qu'elle2 donc ces t\rbillons n'xi/5t pas4 #f4 ,si ces fluides imag9aires xi/oi5t1 t\t l'ordre des ,a/res s]oit int]v]ti3 le ,soleil qui t\rne sur lui-mme1 p]droit bi5-tt de son m\vem5t =ce de r5contr] ce fluide2 aucune des ,planetes ne suivroit la r\te qu'elle ti5t1 n'auroit le m\vem5t qu'elle a1 n'auroit bi5-tt aucun m\vem5t4 #g4 ,les ,planetes emportes dans ces t\rbillons supposs ne p\rroi5t se m\voir que circulairem5t1 puisque ces t\rbillons1 gales di/ances du c5tre1 s]oi5t galem5t d5ses2 mais les ,planetes se meuv5t dans des ,ellipses2 donc elles ne peuv5t tre portes p> des t\rbillons2 donc1 c4 #h4 ,la ,t]re a son ,orbite qu'elle p>c\rt entre celui de ,v5us celui de ,m>s3 t\s ces ,orbites sont elliptiques1 ont le ,soleil p\r c5tre3 or qu& ,m>s1 ,v5us la ,t]re sont plus prs l'un de l'autre1 alors la mati]e du torr5t prt5du1 qui emporte la ,t]re1 s]oit beauc\p plus ress]re3 cette mati]e subtile devroit prcipit] son c\rs1 comme un ,fleuve rtreci dans ses bords1 ou c\lant s\s les ar*es d'un ,pont3 alors ce fluide devroit emport] la ,t]re d'une rapidit bi5 plus gr&e qu'en t\te autre position2 mais au contraire c'e/ dans ce tems-l mme que le m\vem5t de la ,t]re e/ plus ral5ti4 ,illu/ration ,qu& ,m>s p>ot dans le ,signe des ,poissons1 ,m>s1 la ,t]re ,v5us sont -peu-prs dans cette proximit que v\s voyez3 alors le ,soleil p>ot ret>d] de quelque m9utes1 c'e/--dire que c'e/ la ,t]re qui ret>de2 il e/ donc dmontr impossible qu'il y ait l un torr5t de mati]e qui emporte les ,planetes2 donc ce t\rbillon n'xi/e pas4 #i4 ,p>mi des dmon/rations plus re*]*es1 qui anantiss5t les t\rbillons1 n\s *oisirons celle-ci4 ,p> une des gr&es loix de ,kepl]1 t\te ,planete dcrit des aires gales en tems gaux3 p> une autre loi non mo9s sre1 *aque ,planete fait sa rvolution aut\r du ,soleil en telle sorte1 que si1 p> exemple1 sa moy5ne di/ance au ,soleil e/ #aj4 pr5ez le cube de ce nombre1 ce qui f]a #ajjj41 le tems de la rvolution de cette ,planete aut\r du ,soleil s]a proportionn la rac9e qu>re de ce nombre #ajjj4 ,or s'il y avoit des c\*es de mati]e qui portass5t des ,planetes1 ces c\*es ne p\rroi5t suivre ces loix2 c> il faudroit que les vtesses de ces torr5ts fuss5t la fois proportionelles leur di/ances au ,soleil1 aux rac9es qu>res de ces di/ances2 ce qui e/ incompatible4 ,p\r comble enf91 t\t le monde voit ce qui arriv]oit deux fluides circulant l'un vis--vis de l'autre4 ,ils se confondroi5t ncessairem5t =m]oi5t le ,*aos au lieu de le dbr\ill]4 ,cela seul auroit jett sur le ,sy/me ,c>tsi5 un ridicule qui l'et accabl1 si le gt de la n\veaut1 le peu d'usage o l'on toit alors d'exam9]1 n'avoi5t prvalu4 ,il faut pr\v] prs5t que le ,ple91 dans lequel ces t\rbillons sont supposs se m\voir1 e/ aussi impossible que ces t\rbillons4 ,preuve contre le ,ple94 #a4 ,un seul rayon de lumi]e1 qui ne pese pas1 beauc\p prs1 la c5t-millime p>tie d'un gra91 auroit drang] t\t l',univ]s1 si elle avoit s'ouvrir un *em9 jusqu' n\s trav]s un espace imm5se1 dont *aque po9t rsi/]oit p> lui-mme1 p> t\te la ligne dont il s]oit press4 #b4 ,soi5t ces deux corps durs ,a1 ,b3 7n\s avons dja pr\v qu'il faut qu'il y ait des corps durs7 ils se t\*5t p> une surface1 sont supposs ent\rs d'un fluide qui les presse de t\s cts3 or1 qu& on les sp>e1 il e/ clair que la prt5due mati]e subtile arrive plutt au po9t ,a1 o on les sp>e1 qu'au po9t ,b2 ,illu/ration ,donc il y a un mom5t o ,b s]a vuide2 donc mme dans le ,sy/me de la mati]e subtile1 il y a du vuide1 c'e/--dire de l'espace4 #c4 ,s'il n'y avoit po9t de vuide d'espace1 il n'y auroit po9t de m\vem5t1 mme dans le ,sy/me de ,desc>tes4 ,il suppose que ,dieu cra l',univ]s ple9 consi/ant en petits cubes3 soit donc un nombre donn de cubes reprs5tant l',univ]s1 sans qu'il y ait entre eux le mo9dre int]valle3 il e/ vid5t qu'il faut qu'un d'eux sorte de la place qu'il occupoit1 c> si *acun re/e dans sa place1 il n'y a po9t de m\vem5t1 puisque le m\vem5t consi/e sortir de sa place1 pass] d'un po9t de l'espace dans un autre po9t de l'espace2 or qui ne voit que l'un de ces cubes ne peut quitt] sa place sans la laiss] vuide l'in/ant qu'il en sort1 c> il e/ clair que ce cube en t\rnant sur lui-mme doit prs5t] son angle au cube qui le t\*e1 avant que l'angle soit bris8 donc alors il y a de l'espace entre ces deux cubes2 donc dans le ,sy/me de ,desc>tes mme1 il ne peut y avoir de m\vem5t sans vuide4 #d4 ,si t\t toit ple91 comme le veut ,desc>tes1 n\s pr\v]ions n\s-mmes en m>*ant une rsi/ance inf9ie1 au lieu que n\s n'pr\vons que celle des fluides dans lesquelles n\s sommes1 p> exemple1 celle de l'eau qui n\s rsi/e #hfj4 fois plus que celle de l'air1 celle du m]cure qui rsi/e environ #adjjj4 fois plus que l'air2 or les rsi/ances des fluides sont comme les qu>rs des vtesses2 c'e/--dire1 si un homme p>c\rt dans une ti]ce un pi$ d'espace du m]cure qui lui rsi/e #adjjj4 fois plus que l'air1 si cet homme dans la seconde ti]ce a le d\ble de cette vtesse1 ce m]cure lui rsi/]a dans la seconde ti]ce comme le qu>r de #b4 multipli p> #adjjj41 rsi/ance #efjjj4 fois plus =te que celle de l'air qui rsi/e alors nos m\vem5s2 donc si t\t toit ple91 il s]oit absolum5t impossible de faire un pas1 de respir]1 c4 #e4 ,on a v\lu lud] la =ce de cette dmon/ration2 mais on ne peut rpondre une dmon/ration que p> une erreur4 ,on prt5d que ce torr5t inf9i de mati]e subtile pntrant t\s les pores des corps1 ne peut en arrt] le m\vem5t4 ,on ne fait pas rflexion que t\t mobile1 qui se meut dans un fluide1 pr\ve d'autant plus de rsi/ance1 qu'il oppose plus de surface ce fluide3 or plus un corps a de tr\s plus il a de surface3 a9si la prt5due mati]e subtile en *oquant t\t l'intrieur d'un corps1 s'oppos]oit bi5 davantage au m\vem5t de ce corps1 qu'en ne t\*ant que sa sup]ficie extrieure2 cela e/ encore dmontr en rigueur4 #f4 ,dans le ,ple9 t\s les corps s]oi5t galem5t pesants2 il e/ impossible de concevoir qu'un corps pese sur moi1 me presse1 que p> sa masse une livre de p\dre d'or pese autant sur ma ma91 qu'un morceau d'or d'une livre4 ,en va9 les ,c>tsi5s rpond5t que la mati]e subtile pntrant les int]/ices des corps ne pese po9t1 qu'il ne faut compt] p\r pesant que ce qui n'e/ po9t mati]e subtile3 cette op9ion de ,desc>tes n'e/ *ez lui qu'une pure contradiction1 c> selon lui cette prt5due mati]e subtile fait seule la pesanteur des corps1 en les rep\ssant v]s la ,t]re2 donc elle pese elle-mme sur ces corps2 donc1 si elle pese1 il n'y a pas plus de raison p\rquoi un corps s]a plus pesant qu'un autre1 puisque t\t tant ple91 t\t aura galem5t de masse1 soit solide1 soit fluide2 donc le ,ple9 e/ une *imre2 donc il y a du vuide2 donc ri5 ne se peut faire dans la ,nature sans vuide2 donc la pesanteur n'e/ pas l'effet d'un prt5du t\rbillon imag9 dans le ,ple94 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,dix-,,sept4 ,ce que c'e/ que le ,vuide1 l',espace1 sans lequel il n'y auroit ni pesanteur ni m\vem5t4 ,difficult contre le ,vuide4 ,,ceux qui ne peuv5t concevoir le ,vuide1 object5t que ce ,vuide ne s]oit ri51 que le ri5 ne peut avoir des propriets1 qu'a9si il ne se p\rroit ri5 opr] dans le ,vuide4 ,rponse4 ,on rpond qu'il n'e/ pas vrai que le ,vuide soit ri52 il e/ le lieu des corps1 il e/ l'espace1 il a des propriets1 il e/ t5du en longueur1 l>gueur pr(ondeur1 il e/ pntrable1 il e/ insp>able1 c4 ,il e/ vrai que je ne peux pas me faire dans le c]veau une image de l',espace t5du1 comme je m'en fais une du ,corps t5du2 mais je me suis dmontr que cet ,espace xi/e4 ,je ne puis en ,gomtrie me reprs5t] une inf9it de c]cles passant entre un c]cle une tang5te2 mais je me suis dmontr cep5dant que la *ose e/ vraie en ,gomtrie1 cela suffit4 ,je ne puis concevoir ce que c'e/ qui p5se en moi1 je suis cep5dant conva9cu que quelque *ose p5se en moi4 ,de mme je me dmontre l'impossibilit du ,ple9 la ncessit du ,vuide1 sans avoir une image du ,vuide2 c> je n'ai d'image que de ce qui e/ corporel1 l',espace n'e/ po9t corporel4 ,autre *ose e/ se reprs5t] une image1 autre *ose e/ concevoir une vrit2 je conois trs-bi5 l',espace1 les ,philosophes ,epicuri5s1 qui n'avoi5t gure raison qu'en cela1 le concevoi5t trs-bi54 ,il n'y avoit d'autre rponse cet ,argum5t que de dire que la ,mati]e e/ inf9ie2 c'e/ ce que plusieurs ,philosophes ont assr1 ce que ,desc>tes a r5\vell aprs eux4 ,la ,matire n'e/ pas inf9ie4 ,mais surquoi imag9e-t-on que la ,mati]e e/ inf9ie8 ,sur une autre supposition que l'on s'e/ pl de faire4 ,on dit3 l',et5due la ,mati]e sont la mme *ose3 on ne peut concevoir que l',et5due soit f9ie2 donc il faut admettre la ,mati]e inf9ie4 ,cela pr\ve combi5 on s'g>e1 qu& on ne raisonne que sur des suppositions4 ,il e/ faux que l',et5due la ,mati]e soi5t la mme *ose3 t\te mati]e e/ t5due2 mais t\te t5due n'e/ pas mati]e4 ,desc>tes en avanant que l',et5due ne peut-tre que de la mati]e1 disoit une *ose bi5 peu ,philosophique1 c> n\s ne savons po9t du t\t ce que c'e/ que ,mati]e2 n\s en connoissons seulem5t quelques propriets1 p]sonne ne peut ni] qu'il ne soit possible qu'il xi/e des millions d'autres sub/ances t5dues1 diffr5tes de ce que n\s appellons ,mati]e2 or ces sub/ances o s]ont-elles1 s9on dans l',espace8 ,outre cette faute1 ,desc>tes se contr$isoit encore1 c> il admettoit un ,dieu2 or o e/ ,dieu8 ,il n'e/ pas dans un po9t ma?matique1 il e/ imm5se2 qu'e/-ce que son imm5sit1 s9on l',espace imm5se8 ,discussion de cette ,vrit4 ,a l'g>d de l'inf9it prt5due de la ,mati]e1 cette ide e/ aussi peu fonde que les t\rbillons4 ,n\s avons vu que le ,vuide e/ d'une ncessit absolue dans l'ordre des *oses1 qu'a9si la ,mati]e ne remplissant po9t t\t l',espace1 elle n'e/ po9t inf9ie2 mais1 qu'ent5d-on p> une ,mati]e inf9ie8 c> le mot d'indf9ie1 dont ,desc>tes s'e/ s]vi1 ou revi5t au mme1 ou ne signifie ri54 ,ent5d-on que la ,mati]e e/ inf9ie ess5tiellem5t p> sa nature8 ,en ce cas elle e/ donc ,dieu8 ,ent5d-on que ,dieu l'a cre inf9ie8 ,d'o le sauroit-on8 ,ent5d-on que l',et5due la ,mati]e sont la mme *ose8 ,c'e/ un argum5t dont on a pr\v assez la fausset4 ,l'xi/5ce de la ,mati]e inf9ie e/1 au fond1 une contradiction dans les t]mes4 ,mais dira-t-on1 v\s admettez un ,espace imm5se1 inf9i2 p\rquoi n'en f]ez-v\s pas autant de la ,mati]e8 ,voici la diffr5ce3 ,l',espace xi/e ncessairem5t1 p>ce que ,dieu xi/e ncessairem5t2 il e/ imm5se1 il e/ comme la dure1 un mode1 une propriet inf9ie d'un ,etre ncessaire1 inf9i4 ,la ,mati]e n'e/ ri5 de t\t cela3 elle n'xi/e po9t ncessairem5t3 si cette sub/ance toit inf9ie1 elle s]oit ou une propriet ess5tielle de ,dieu1 ou ,dieu mme3 or elle n'e/ ni l'un ni l'autre2 elle n'e/ donc pas inf9ie ne sauroit l'tre4 ,rem>que s+ulire4 ,je conclurai ce ,*apitre p> une rem>que qui me p>ot mrit] beauc\p d'att5tion4 ,desc>tes admettoit un ,dieu ,crateur ,cause de t\t3 mais il nioit la possibilit du ,vuide3 ,epicure nioit qu'il y et un ,dieu ,crateur ,cause de t\t1 il admettoit le ,vuide2 or c'toit ,desc>tes qui p> ses pr9cipes devoit ni] un ,dieu ,crateur1 c'toit ,epicure qui devoit l'admettre4 ,en voici la preuve vid5te4 ,si le ,vuide toit impossible1 si la ,mati]e toit inf9ie1 si l',et5due la ,mati]e toi5t la mme *ose1 il faudroit que la ,mati]e ft ncessaire3 or si la ,mati]e toit ncessaire1 elle xi/]oit p> elle-mme d'une ncessit absolue1 inhr5te dans sa nature primordiale1 antcd5te t\t2 donc elle s]oit ,dieu2 donc celui qui admet l'impossibilit du ,vuide1 doit1 s'il raisonne consquemm5t1 ne po9t admettre d'autre ,dieu que la ,mati]e4 ,au contraire1 s'il y a du vuide1 la ,mati]e n'e/ donc po9t un ,etre ncessaire1 xi/ant p> lui-mme1 c42 donc elle a t cre2 donc il y a un ,dieu2 donc c'toit ,epicure croire un ,dieu1 c'toit ,desc>tes le ni]4 ,p\rquoi donc au contraire ,desc>tes a-t-il t\j\rs p>l de l'xi/5ce d'un ,etre ,crateur ,cons]vateur1 ,epicure l'a-t-il rejett8 ,c'e/ que les hommes dans leurs s5tim5s1 comme dans leur conduite1 suiv5t r>em5t leurs pr9cipes1 que leurs ,sy/mes a9si que leurs vies sont des contradictions4 ,conclusion4 ,n\s voyons de t\t ce qui prcde que la ,mati]e e/ f9ie1 qu'il y a du vuide1 c'e/--dire1 de l'espace1 mme incomp>ablem5t plus d'espace que de mati]e dans notre ,monde2 c> il y a beauc\p plus de pores que de solides4 ,n\s concluons que le ,ple9 e/ impossible1 que les t\rbillons de mati]e subtile le sont p>eillem5t2 qu'a9si la cause que ,desc>tes assignoit la pesanteur au m\vem5t e/ une *imre4 ,n\s v5ons de n\s app]cevoir p> l'expri5ce dans la ,ma*9e pneumatique qu'il faut qu'il y ait une =ce qui fasse desc5dre les corps v]s le c5tre de la ,t]re1 c'e/--dire1 qui leur donne la pesanteur1 que cette =ce doit agir en raison de la masse des corps2 il faut ma9t5ant voir quels sont les effets de cette =ce1 c> si n\s en dc\vrons les effets1 il e/ vid5t qu'elle xi/e4 ,n'allons donc po9t d'abord imag9] des ,causes faire des ,hypo?ses3 c'e/ le sr moy5 de s'g>]3 suivons pas pas1 ce qui se passe rellem5t dans la ,nature2 n\s sommes des ,voyageurs arrivs l',emb\*ure d'un ,fleuve1 il faut le remont] avant que d'imag9] o e/ sa s\rce4 ,illu/ration ,,*apitre ,,dix-,,huit4 ,gravitation dmontre p> les dc\v]tes de ,galile de ,neuton2 que la ,lune p>c\rt son ,orbite p> la =ce de cette gravitation4 ,loix de la *te des corps tr\ves p> ,galile4 ,,galile',e le re/aurateur de la ,raison en ,italie1 dc\vrit cette importante proposition1 que les ,corps graves qui desc5d5t sur la ,t]re 7faisant ab/raction de la petite rsi/ance de l'air7 ont un m\vem5t acclr dans une proportion dont je vais t*] de donn] une ide nette4 ,un ,corps ab&onn lui-mme du haut d'une ,t\r1 p>c\rt1 dans la premi]e seconde de tems1 un espace qui s'e/ tr\v tre de #ae pi$s de ,p>is1 selon les dc\v]tes d',hug5s inv5teur en ,ma?matiques4 ,on croyoit avant ,galile que ce ,corps p5dant deux secondes auroit p>c\ru seulem5t deux fois le mme espace1 qu'a9si il f]oit #aej pi$s en dix secondes1 neuf c5s pi$s en une m9ute3 c'toit-l l'op9ion gnrale1 mme =t vraisemblable qui n'exam9e pas de prs2 cep5dant il e/ vrai qu'en une m9ute ce corps auroit fait un *em9 de c9quante-quatre mille pi$s1 deux c5s seize mille pi$s en deux m9utes4 ,voici comm5t ce progrs1 qui tonne d'abord l'imag9ation1 s'opre ncessairem5t avec simplicit4 ,un ,corps e/ prcipit p> son propre poids3 cette =ce quelconque qui l'anime desc5dre de qu9ze pi$s dans la premi]e seconde1 agit galem5t t\s les in/ans1 c> ri5 n'ayant *ang1 il faut qu'elle soit t\j\rs la mme2 a9si la deuxime seconde le ,corps aura la =ce qu'il a acquise *aque in/ant de la premi]e seconde1 la =ce qu'il pr\ve *aque in/ant de la deuxime4 ,or p> la =ce qui l'animoit la premi]e seconde il p>c\roit qu9ze pi$s1 il a donc encore cette =ce qu& il desc5d la deuxime seconde4 ,il a outre cela la =ce de qu9ze autres pi$s qu'il acquroit mesure qu'il desc5doit dans cette premi]e seconde1 cela fait tr5te3 il faut 7ri5 n'ayant *ang7 que dans le tems de cette deuxime seconde1 il ait encore la =ce de p>c\rir qu9ze pi$s1 cela fait qu>ante-c9q2 p> la mme raison le ,corps p>c\rra soixante-qu9ze pi$s dans la troisime seconde1 a9si du re/e4 ,de l il suit #a4 que le mobile acqui]t en tems gaux inf9im5t petits des degrs inf9im5t petits de vtesse1 lesquels acclr5t son m\vem5t v]s le c5tre de la ,t]re1 tant qu'il ne tr\ve pas de rsi/ance4 #b4 ,que les vtesses qu'il acqui]t sont comme les tems qu'il employe desc5dre4 #c4 ,que les espaces qu'il p>c\rt sont comme les qu>rs de ces tems o de ces vtesses4 #d4 ,que la progression des espaces p>c\rus p> ce mobile sont comme les nombres impairs #a1 #c1 #e1 #g4 ,cette connoissance ncessaire de ce ,phnomne qui arrive aut\r de n\s t\s les in/ans1 va tre r5due s5sible ceux mme qui s]oi5t d'abord un peu emb>rasss de t\s ces rapports2 il ne faut qu'un peu d'att5tion en jettant les yeux sur cette petite table que *aque ,lecteur peut augm5t] son gr4 ---------------------------------------- --------------------- ,tems ,espaces ,espaces p>c\rus ,nombres impairs1 dans qu'il sont comme les qui m>qu5t les p>c\rt qu>rs des tems4 la progression du quels le en m\vem5t1 mobile *aque les espaces tombe4 tems4 p>c\rus4 ---------------------------------------- --------------------- #are4 ,le ,corps ,le qu>r d'un e/ ,une fois ,seconde1 desc5d un1 le corps qu9ze1 une de #ae p>c\rt vtesse3 pi$s3 #ae4 pi$s4 ---------------------------------------- --------------------- ,le qu>r de deux secondes1 ou de #bme4 ,le deux vtesses e/ ,trois fois ,seconde1 ,corps quatre3 quatre fois qu9ze2 deux p>c\rt qu9ze font #fj2 a9si la vtesses3 #de4 donc le corps a progression pi$s3 p>c\ru #fj4 pi$s e/ c'e/--dire1 #ae4 d'un #c4 dans la premi]e dans cette seconde1 #de4 dans seconde4 la deuxime4 ---------------------------------------- --------------------- ,c9q fois ,le qu>r de #c4 #ae4 pi$s2 secondes e/ neuf3 a9si la #cme4 ,le or neuf fois #ae4 progression ,seconde ,corps font #ace2 donc le e/ visiblem5t trois p>c\rt corps a p>c\ru selon vtesses4 #ge4 dans les trois les nombres pi$s4 secondes impairs #ace4 pi$s4 #a4 #c4 #e4 c4 ---------------------------------------- --------------------- ,il e/ clair d'abord qu' *aque in/ant inf9im5t petit1 le mobile reoit un m\vem5t acclr1 puisque1 p> l'nonc mme de la proposition p> l'expri5ce1 ce m\vem5t augm5te cont9uellem5t4 ,p> cette petite ,table un c\p d'il dmontr]a1 qu'au b\t d'une m9ute le mobile aura p>c\ru c9quante-quatre mille pi$s1 c> #edjjj4 pi$s font le qu>r de soixante secondes1 multipli p> qu9ze2 or qu9ze multipli p> le qu>r de soixante1 qui e/ #cfjj4 donne c9quante-quatre mille4 ,de ces ,expri5ces il naissoit une n\velle conjecture1 la vrit bi5 fonde1 mais qui requroit p\rtant une dmon/ration p>ticulire4 ,c>1 voyant qu'un corps1 p> une pesanteur t\j\rs gale1 faisoit soixante fois autant de *em9 au b\t de #fj m9utes1 qu'il en faisoit p5dant la premire m9ute1 on prsuma que la pesanteur elle-mme devoit v>i] en raison quelconque des di/ances du c5tre de la ,t]re4 ,cela fit aussi s\ponn] deslors quelques gr&s ,gnies1 qui *]*oi5t une r\te n\velle1 entr'autres au fameux ,bacon ,*anceli] d',anglet]re1 qu'il y avoit une gravitation1 une attraction des ,corps au c5tre de la ,t]re1 de ce c5tre aux ,corps4 ,il proposoit dans son excell5t ,livre ,novum ,sci5ti>um ,organum1 qu'on ft des expri5ces avec des ,p5dules sur les plus hautes ,t\rs aux pr(ondeurs les plus gr&es2 c>1 disoit-il1 si les mmes ,p5dules font de plus rapides vibrations au fond d'un ,puits que sur une ,t\r1 il faut conclure que la pesanteur1 qui e/ le pr9cipe de ces vibrations1 s]a beauc\p plus =te au c5tre de la ,t]re1 dont ce ,puits e/ plus pro*e4 ,il essaya aussi de faire desc5dre des mobiles de diffr5tes lvations1 d'obs]v] s'ils desc5droi5t de mo9s de qu9ze pi$s dans la premire seconde2 mais il ne p>ut jamais de v>iation dans ces expri5ces1 les hauteurs les pr(ondeurs o on les faisoit tant trop petites4 ,on re/oit donc dans l'inc]titude1 l'ide de cette =ce agissant du c5tre de la ,t]re demeuroit un s\pon vague4 ,desc>tes en eut connoissance3 il en p>le mme en traitant de la pesanteur2 mais les expri5ces qui devoi5t claircir cette gr&e "q manquoi5t encore4 ,le ,sy/me des t\rbillons entranoit ce ,gnie sublime va/e3 il v\loit en crant son ,univ]s1 donn] la direction de t\t sa ,mati]e subtile3 il en fit la disp5satrice de t\t m\vem5t de t\te pesanteur2 petit petit l',europe adopta son ,sy/me faute de mieux4 ,expri5ce faite p> des ,acadmici5s1 laquelle conduit cette dc\v]te4 ,enf9 en #afgb4 ,mr4 ,ri*] dans un ,voyage la ,cay5ne prs de la ,ligne1 entrepris p> ordre de ,l\s ,,xiv4 s\s les auspices de ,colb]t le ,p]e de t\s les ,arts3 ,ri*]1 dis-je1 p>mi beauc\p d'obs]vations1 tr\va que le ,p5dule de son ,horloge ne faisoit plus ses oscillations1 ses vibrations aussi frqu5tes que dans la ,latitude de ,p>is1 qu'il falloit absolum5t rac\rcir le ,p5dule d'une ligne de plus d'un qu>t4 ,la ,physique la ,gomtrie n'toi5t pas alors1 beauc\p prs1 si cultives qu'elles le sont auj\rd'hui4 ,quel homme et pu croire que de cette rem>que si petite en app>5ce1 que d'une ligne de plus ou de mo9s1 puss5t sortir les plus gr&es vrits ,physiques8 ,on tr\va d'abord1 qu'il falloit ncessairem5t que la pesanteur ft mo9dre s\s l',equateur1 que dans notre ,latitude1 puisque la seule pesanteur fait l'oscillation d'un p5dule4 ,la ,t]re plus haute proportion l',equateur qu'au ,pole4 ,on vit p> consqu5t que1 puisque la pesanteur des ,corps toit d'autant mo9s =te1 que ces ,corps sont plus loigns du c5tre de la ,t]re1 il falloit absolum5t que la ,rgion de l',equateur ft beauc\p plus leve que la ntre1 plus loigne du c5tre1 qu'a9si la ,t]re ne p\voit tre une ,sphre4 ,beauc\p de ,philosophes fir5t propos de ces dc\v]tes ce que font t\s les hommes1 qui il faut *ang] d'op9ion2 ils combattir5t la ,vrit n\velle4 ,une p>tie des ,docteurs jusqu'au ,,xv4 ,sicle avoit cru la ,t]re plate1 plus longue d',ori5t en ,occid5t que du ,midi au ,sept5trion1 c\v]te du ,ciel comme d'une ,t5te en demi-v\te4 ,leur op9ion leur p>oissoit d'autant plus sre qu'ils la croyoi5t fonde sur la ,bible4 ,peu de tems avant la dc\v]te de l',amrique1 un ,evque d',avila traitoit l'op9ion de la rondeur de la ,t]re1 d'impiet1 d'absurdit4 ,enf9 la ,raison le ,voyage de ,*ri/ophe ,colomb r5dir5t la ,t]re son anci5ne =me sphrique1 que les ,*aldens les ,egypti5s lui avoi5t donne4 ,alors on passa d'une extrmit l'autre2 on crut la ,t]re une ,sphre p>faite1 comme on croyoit que les ,etoiles faisoi5t leur rvolution dans un vrai c]cle4 ,cep5dant du mom5t que l'on comm5a bi5 savoir que notre ,globe t\rne sur lui-mme en v+t-quatre heures1 on auroit du jug] de cela seul1 qu'une =me entirem5t ronde ne peut lui app>t5ir4 ,on n'avoit qu' consid]] que le m\vem5t de rotation en v+t-quatre heures doit lev] les ,eaux de la ,m]3 que ces ,eaux leves plus que le re/e du ,globe devroi5t t\t mom5t retomb] sur les ,t]res de la ,rgion de l',equateur les inond]3 or elles n'y retomb5t pas2 donc la ,t]re solide y doit tre leve comme les ,eaux4 ,ce raisonnem5t si simple1 si naturel1 toit *ap aux plus gr&s ,gnies2 preuve c]ta9e du prjug qui n'avoit pas mme p]mis ce leg] exam54 ,on conte/a encore l'expri5ce mme de ,ri*]3 on prt5dit que nos ,p5dules ne faisoi5t leurs vibrations si promptes v]s l',equateur1 que p>ce que la *aleur allongeoit ce mtal3 on vit que la *aleur du plus brlant ,et l'allonge d'une ligne sur tr5te pi$s de longueur2 il s'agissoit ici d'une ligne un qu>t1 d'une ligne demie1 ou mme de deux lignes sur une v]ge de f] longue de #c pi$s #h lignes4 ,quelques annes aprs1 ,mrs4 ,de%ayes1 ,v>91 ,feuille1 ,c\plet1 reptr5t v]s l',equateur la mme expri5ce du ,p5dule2 il le fallut t\j\rs rac\rcir1 quoique la *aleur ft trs-s\v5t mo9s gr&e s\s la ,ligne mme1 qu' qu9ze ou v+t degrs de la ,ligne ,equ9oxiale4 ,cette expri5ce vi5t d'tre confirme de n\veau p> les ,acadmici5s qui sont prs5t au ,pr\2 on appr5d dans le mom5t que v]s ,quito1 dans un tems o il geloit1 il a fallu rac\rcir le ,p5dule secondes d'environ deux lignes4 ,t&is qu'on tr\voit a9si de n\velles vrits s\s la ,ligne1 ,mr4 ,pic>t p> les mmes ordres avoit donn en #affi une mesure de la ,t]re1 en traant une petite p>tie de la ,mridi5ne de la ,france4 ,elle ne donnoit pas la vrit une mesure aussi exacte de notre ,globe qu'on l'auroit eue1 si l'on en avoit mesur des degrs en ,france1 v]s l',equateur v]s le ,c]cle ,polaire2 mais cette diffr5ce s]a trop petite p\r tre compte dans les *oses dont n\s allons p>l]4 ,ces dc\v]tes toi5t ncessaires p\r fond] la ,?orie de ,neuton4 ,on se croit oblig ici de rapport] sur ces dc\v]tes sur cette ,?orie une ,anecdote qui ne s]a pas sans utilit dans l',hi/oire de l',esprit huma91 qui s]vira faire connotre combi5 l'exactitude e/ ncessaire dans les ,sci5ces combi5 ,neuton *]*oit s9crem5t la ,vrit4 ,anecdote sur ces dc\v]tes4 ,il avoit jett ds l'anne #afff les fondem5s de son admirable ,sy/me de la gravitation2 mais il falloit p\r que ce ,sy/me se tr\vt vrai dans t\tes ses p>ties1 sur-t\t p\r tir] du m\vem5t de la ,lune les conclusions que n\s allons voir2 il falloit1 dis-je1 que les degrs de ,latitude fuss5t *acun environ de v+t-c9q lieues communes de ,france1 de prs de soixante dix milles d',anglet]re4 ,ds l'anne #afcf3 ,norwood ,ma?matici5 ,anglais avoit fait1 p> pure curiosit1 depuis ,londres jusqu' ,yorck1 v]s le ,nord d',anglet]re1 les mmes oprations que les bi5faits du ,m9i/re de ,france fir5t entrepr5dre depuis p> ,pic>t en #affi1 v]s le ,nord de ,p>is1 dans un mo9dre espace de t]ra94 ,les degrs de ,norwood se tr\voi5t1 trs-peu de *ose prs1 de #gj milles d',anglet]re1 de #be lieues communes de ,france2 c'toit prcism5t la mesure que ,neuton avoit dev9e p> sa ,?orie1 qui p\voit seule la ju/ifi]4 ,mais ce qui p>otra tonnant1 c'e/ qu'en #afff1 mme plusieurs annes aprs1 ,neuton ne savoit ri5 des mesures de ,norwood1 prises plus de #cj ans aup>avant4 ,les malheurs qui avoi5t afflig l',anglet]re1 avoi5t t aussi fune/es aux ,sci5ces qu' l',etat4 ,la dc\v]te de ,norwood toit ensvelie dans l'oubli2 on s'en t5oit la mesure fautive des ,pilotes1 qui p> leur e/ime vague comptoi5t #fj milles seulem5t p\r un degr de ,latitude4 ,neuton retir la ,campagne p5dant la pe/e de #afff1 n'tant po9t porte d'tre in/ruit des mesures de ,norwood1 s'en t5oit cette fausse mesure des #fj milles4 ,ce fut p> cette fausse mesure qu'il re*]*a1 comme n\s l'allons dire1 si le mme p\voir qui fait gravit] ici les corps v]s le c5tre de la ,t]re1 reti5t la ,lune dans son ,orbite4 ,il se tr\va assez lo9 des conclusions1 o il s]oit p>v5u avec une mesure plus exacte de la ,t]re1 il eut la bonne foi d'ab&onn] sa re*]*e4 ,il la reprit quelques annes aprs1 sur les mesures de ,pic>t1 il s'y confirma encore davantage en #afhc4 p> les mesures plus exactes de ,cass9i1 la ,hire1 ,*azelles ,v>91 qui enc\rags p> ,colb]t embrassr5t un plus gr& t]ra9 que ,pic>t4 ,ces ,acadmici5s p\ssr5t la ,mridi5ne jusqu'en ,auv]gne2 mais ,colb]t tant mort1 ,l\vois1 qui lui succda dans le ,dp>tem5t de l',acadmie1 non dans son gt p\r les ,sci5ces1 int]rompit un peu ce gr& travail4 ,ce ne fut gure que v]s ce tems-l que ,neuton eut connoissance des oprations de ,norwood2 il vit avec tonnem5t que ces mesures toi5t les mmes que celles de ,pic>t de ,cass9i1 cela prs1 que le degr mesur p> ,norwood surpassoit celui de ,pic>t de #bdj toises1 ne surpassoit celui de ,cass9i que de huit4 ,neuton attribuoit ce petit excdant de huit toises p> degr la figure de la ,t]re1 qu'il croyoit tre celle d'un ,sphrode applati v]s les ,poles2 il jugeoit que ,norwood en tirant sa ,mridi5ne dans des ,rgions plus ,sept5trionales que la ntre1 avoit du tr\v] ses degrs plus gr&s que ceux de ,cass9i1 puisqu'il supposoit la c\rbe du t]ra9 mesure p> ,norwood plus longue4 ,quoi qu'il en soit1 voici la sublime ,?orie qu'il tira de ces mesures1 des dc\v]tes du gr& ,galile4 ,?orie tire de ces dc\v]tes4 ,la pesanteur sur notre ,globe e/ en raison rciproque des qu>rs des di/ances des corps pesants du c5tre de la ,t]re2 a9si plus ces di/ances augm5t5t1 plus la pesanteur dim9ue4 ,la =ce qui fait la pesanteur ne dp5d po9t des t\rbillons de ,mati]e subtile1 dont l'exi/5ce e/ dmontre fausse4 ,cette =ce1 telle qu'elle soit1 agit sur t\s les corps1 non selon leurs surfaces2 mais selon leurs masses4 ,si elle agit une di/ance1 elle doit agir t\tes les di/ances2 si elle agit en raison inv]se du qu>r de ces di/ances1 elle doit t\j\rs agir suivant cette proportion sur les corps connus1 qu& ils ne sont pas au po9t de contact1 je veux dire1 le plus prs qu'il e/ possible d'tre1 sans tre unis4 ,si1 suivant cette proportion1 cette =ce fait p>c\rir sur notre ,globe #edjjj pi$s en #fj secondes1 un corps qui s]a environ soixante rayons du c5tre de la ,t]re1 devra en #fj secondes tomb] seulem5t de qu9ze pi$s de ,p>is ou environ4 ,la mme cause qui fait tomb] les corps sur la ,t]re1 dirige la ,lune aut\r de la ,t]re4 ,la ,lune dans son moy5 m\vem5t e/ loigne du c5tre de la ,t]re d'environ soixante rayons du ,globe de la ,t]re3 or p> les mesures prises en ,france on connot combi5 de pi$s conti5t l',orbite que dcrit la ,lune2 on sait p>-l que dans son moy5 m\vem5t elle dcrit #ahgifa pi$s de ,p>is en une m9ute4 ,illu/ration ,la ,lune dans son moy5 m\vem5t1 e/ tombe de ,a1 en ,b1 elle a donc ob la =ce de projectile1 qui la p\sse dans la tang5te ,a1 ,c1 la =ce1 qui la f]oit desc5dre suivant la ligne ,a1 ,d4 gale ,b1 ,c3 tez la =ce qui la dirige de ,a1 en ,c1 re/]a une =ce qui p\rra tre value p> la ligne ,c1 ,b3 cette ligne ,c1 ,b4 e/ gale la ligne ,a1 ,d2 mais il e/ dmontr que la c\rbe ,a1 ,b4 valant #ahgifa4 pi$s1 la ligne ,a1 ,d4 ou ,c1 ,b4 en vaudra seulem5t qu9ze2 donc que la ,lune soit tombe en ,b1 ou en ,d1 c'e/ ici la mme *ose1 elle auroit p>c\ru #ae4 pi$s en une m9ute de ,c1 en ,b2 donc elle auroit p>c\ru #ae4 pi$s aussi de ,a1 en ,d4 en une m9ute4 ,mais en p>c\rant cet espace en une m9ute1 elle fait prcism5t #cfjj fois mo9s de *em9 qu'un mobile n'en f]oit ici sur la ,t]re3 #cfjj4 e/ ju/e le qu>r de sa di/ance2 donc la gravitation qui agit ici sur t\s les corps1 agit aussi entre la ,t]re la ,lune prcism5t dans ce rapport de la raison inv]se du qu>r des di/ances4 ,mais si cette puissance qui anime les corps1 dirige la ,lune dans son ,orbite1 elle doit aussi dirig] la ,t]re dans le si51 l'effet qu'elle opre sur la ,planete de la ,lune1 elle doit l'opr] sur la ,planete de la ,t]re4 ,c> ce p\voir e/ p>-t\t le mme3 t\tes les autres ,planetes doiv5t lui tre s\mises1 le ,soleil doit aussi pr\v] sa loi3 s'il n'y a aucun m\vem5t des ,planetes les unes l'g>d des autres1 qui ne soit l'effet ncessaire de cette puissance1 il faut av\] alors que t\te la ,nature la dmontre2 c'e/ ce que n\s allons obs]v] plus amplem5t4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,dix-,,neuf4 ,que la gravitation l'attraction dirig5t t\tes les ,planetes dans leurs ,c\rs4 ,comm5t on doit ent5dre1 la ,?orie de la pesanteur *ez ,desc>tes4 ,p,resque t\te la ,?orie de la pesanteur *ez ,desc>tes e/ fonde sur cette loi de la ,nature1 que t\t corps qui se meut en ligne c\rbe1 t5d s'loign] de son c5tre en une ligne droite1 qui t\*]oit la c\rbe en un po9t4 ,telle e/ la fronde qui en s'*apant de la ma9 au po9t ,b1 suivroit cette ligne ,b1 ,c4 ,illu/ration ,t\s les corps en t\rnant avec la ,t]re font a9si un ef=t p\r s'loign] du c5tre2 mais la ,mati]e subtile faisant un bi5 plus gr& ef=t rep\sse1 disoit-on1 t\s les autres corps4 ,il e/ ais de voir que ce n'toit po9t la ,mati]e subtile faire ce plus gr& ef=t1 s'loign] du c5tre du t\rbillon prt5du1 plutt que les autres corps2 au contraire c'toit sa nature 7suppos qu'elle xi/t7 d'all] au c5tre de son m\vem5t1 de laiss] all] la circonfr5ce t\s les corps qui auroi5t eu plus de masse4 ,c'e/ en effet ce qui arrive sur une table qui t\rne en rond1 lorsque dans un tube pratiqu dans cette table1 on a ml plusieurs p\dres plusieurs liqueurs de pesanteurs spcifiques diffr5tes2 t\t ce qui a plus de masse s'loigne du c5tre1 t\t ce qui a mo9s de masse s'en appro*e4 ,telle e/ la loi de la ,nature2 lorsque ,desc>tes a fait circul] la circonfr5ce sa prt5due ,mati]e subtile1 il a comm5c p> viol] cette loi des =ces c5trifuges1 qu'il posoit p\r son premi] pr9cipe4 ,il a eu beau imag9] que ,dieu avoit cr des ds t\rnans les uns sur les autres3 que la raclure de ces ds qui faisoit sa ,mati]e subtile1 s'*apant de t\s les cts1 acquroit p>-l plus de vtesse3 que le c5tre d'un t\rbillon s'encr\toit1 c42 il s'en falloit bi5 que ces imag9ations rectifiass5t cette erreur4 ,sans p]dre plus de tems combattre ces ,etres de raison1 suivons les loix de la ,mcanique qui opre dans la ,nature4 ,un corps qui se meut circulairem5t1 pr5d en cette mani]e1 *aque po9t de la c\rbe qu'il dcrit1 une direction qui l'loign]oit du ,c]cle1 en lui faisant suivre une ligne droite4 ,illu/ration ,cela e/ vrai4 ,mais il faut pr5dre g>de que ce corps ne s'loign]oit a9si du c5tre1 que p> cet autre gr& ,pr9cipe3 que t\t corps tant indiffr5t de lui-mme au repos au m\vem5t1 ayant cette in]tie qui e/ un attribut de la ,mati]e1 suit ncessairem5t la ligne dans laquelle il e/ mu4 ,or t\t corps qui t\rne aut\r d'un c5tre1 suit *aque in/ant une ligne droite inf9im5t petite1 qui devi5droit une droite inf9im5t longue1 s'il ne r5controit po9t d'ob/acle4 ,le rsultat de ce pr9cipe1 rduit sa ju/e valeur1 n'e/ donc autre *ose1 s9on qu'un corps qui suit une ligne droite1 suivra t\j\rs une ligne droite2 donc il faut une autre =ce p\r lui faire dcrire une c\rbe2 donc cette autre =ce1 p> laquelle il dcrit la c\rbe le f]oit tomb] au c5tre *aque in/ant1 en cas que ce m\vem5t de projectile en ligne droite cesst4 ,a la vrit de mom5t en mom5t ce corps iroit en ,a1 en ,b1 en ,c4 s'il s'*apoit2 ,illu/ration ,ce que c'e/ que la =ce c5trifuge1 la =ce c5tripte4 ,mais aussi de mom5t en mom5t il retomb]oit de ,a1 de ,b1 de ,c4 au c5tre2 p>ce que son m\vem5t e/ compos de deux sortes de m\vem5s1 du m\vem5t de projectile en ligne droite1 du m\vem5t imprim aussi en ligne droite p> la =ce c5tripte1 =ce p> laquelle il iroit au c5tre4 ,a9si de cela mme que le corps dcriroit ces tang5tes ,a1 ,b1 ,c4 il e/ dmontr qu'il y a un p\voir qui le retire de ces tang5tes l'in/ant mme qu'il les comm5ce4 ,il faut donc absolum5t consid]] t\t corps se m\vant dans une c\rbe1 comme mu p> deux puissances1 dont l'une e/ celle qui lui f]oit p>c\rir des tang5tes1 qu'on nomme la =ce c5trifuge1 ou plutt la =ce d'in]tie1 d'inactivit1 p> laquelle un corps suit t\j\rs une droite s'il n'en e/ emp*2 l'autre =ce qui retire le corps v]s le c5tre1 laquelle on nomme la =ce contripte1 qui e/ la vritable =ce4 ,c'e/ a9si qu'un corps mu selon la ligne horisontale ,g1 ,e4 selon la ligne p]p5diculaire ,g1 ,f4 obt *aque in/ant ces deux puissances en p>c\rant la diagonale ,g1 ,h4 ,illu/ration ,de l'tablissem5t de cette =ce c5tripte1 il rsulte d'abord cette dmon/ration1 que t\t mobile qui se meut dans un c]cle1 ou dans une ellipse1 ou dans une c\rbe quelconque1 se meut aut\r d'un c5tre auquel il t5d4 ,il suit encore que ce mobile1 quelques portions de c\rbe qu'il p>c\re1 dcrira dans ses plus gr&s arcs dans ses plus petits arcs1 des aires gales en tems gaux4 ,si1 p> exemple1 un mobile en une m9ute borde l'espace ,a1 ,c1 ,b4 qui conti5dra c5t milles d'aire1 il doit bord] en deux m9utes un autre espace ,b1 ,c1 ,d4 de deux c5s milles4 ,illu/ration ,cette ,loi inviolablem5t obs]ve p> t\tes les ,planetes1 inconnue t\te l',antiquit1 fut dc\v]te il y a prs de #aej4 ans p> ,kepl]1 qui a mrit le nom de ,lgislateur en ,a/ronomie1 malgr ses erreurs ,philosophiques4 ,il ne p\voit savoir encore la raison de cette rgle laquelle les corps cle/es sont assujettis4 ,l'extrme sagacit de ,kepl] tr\va l'effet dont le gnie de ,neuton a tr\v la cause4 ,je vais donn] ici la sub/ance de la ,dmon/ration de ,neuton3 elle s]a aism5t comprise p> t\t ,lecteur att5tif2 c> les hommes ont une ,gomtrie naturelle dans l'esprit1 qui leur fait saisir les rapports1 qu& ils ne sont pas trop compliqus4 ,on tr\v]a la ,dmon/ration plus t5due en ,notes#a #b4 #a ,d,,mon/ration4 ,que t\t mobile attir p> une =ce c5tripte dcrit dans une ligne c\rbe des aires gales en tems gaux4 ,illu/ration ,t\t corps se meut d'un m\vem5t uni=me1 qu& il n'y a po9t de =ce acclratrice2 donc le corps ,a4 mu en ligne droite dans le premi] tems de ,a1 en ,b4 ira en p>eil tems de ,b1 en ,c4 de ,c1 en ,z4 ,ces espaces conu gaux1 la =ce c5tripte dans le second tems donne ce corps en ,b4 un m\vem5t quelconque1 le corps au lieu d'all] en ,c4 va en ,h42 quelle direction a-t-il eue diffr5te de ,b1 ,c48 ,tirez les #d4 lignes ,c1 ,h4 ,g1 ,b4 ,c1 ,b4 ,g1 ,h4 le mobile a suivi la diagonale ,b1 ,h4 de ce p>alllogramme4 ,or les #b4 cts ,b1 ,c4 ,b1 ,g4 du p>alllogramme sont dans le mme plan que le triangle ,a1 ,b1 ,s4 donc les =ces sont diriges v]s ,g1 ,s4 v]s la droite ,a1 ,b1 ,c1 ,z4 ,les triangles ,s1 ,h1 ,b4 ,s1 ,c1 ,b4 sont gaux1 puisqu'ils sont sur la mme base ,s1 ,b4 entre les p>allelles ,h1 ,c4 ,g1 ,b2 mais ,s1 ,b1 ,a4 ,s1 ,c1 ,b4 sont gaux1 ayant mme base mme hauteur2 donc ,s1 ,b1 ,a4 ,s1 ,h1 ,b4 sont aussi gaux4 ,il faut en dire autant des triangles ,s1 ,t1 ,h4 ,s1 ,d1 ,h2 donc t\s ces triangles sont gaux4 ,dim9uez la hauteur l'inf9i1 le corps *aque mom5t inf9im5t petit dcrira la c\rbe1 de laquelle t\tes les lignes t5d5t au po9t ,s42 donc dans t\s les cas les aires de ces triangles sont proportionelles aux tems4 #b ,d,,mon/ration4 ,que t\t corps dans une c\rbe dcrivant des triangles gaux aut\r d'un po9t1 e/ mu p> la =ce contripte aut\r de ce po9t4 ,illu/ration ,que cette c\rbe soit divise en p>ties gales ,a1 ,b4 ,b1 ,h4 ,h1 ,f4 inf9im5t petites1 dcrites en tems gaux2 soit conue la =ce agir aux po9ts ,b1 ,h1 ,f4 soit ,a1 ,b4 prolonge en ,c4 soit ,b1 ,h4 prolonge en ,t4 le triangle ,s1 ,a1 ,b4 s]a gal au triangle ,s1 ,b1 ,h4 c> ,a1 ,b4 e/ gal ,b1 ,c2 donc ,s1 ,b1 ,h4 e/ gal ,s1 ,b1 ,c2 donc la =ce en ,b1 ,g4 e/ p>allelle ,c1 ,h2 mais cette ligne ,b1 ,g4 p>allelle ,c1 ,h4 e/ la ligne ,b1 ,g1 ,s4 t5dante au c5tre4 ,le corps en ,h4 e/ dirig p> la =ce c5tripte selon une ligne p>allelle ,f1 ,t4 de mme qu'au po9t ,b4 il toit dirig p> cette mme =ce dans une ligne p>allelle ,c1 ,h4 ,or la ligne p>allelle ,c1 ,h4 t5d en ,s42 donc la ligne p>allelle ,f1 ,t4 t5dra aussi en ,s42 donc t\tes les lignes a9si tires t5dront au po9t ,s4 ,concevez ma9t5ant en ,s4 des triangles semblables ceux ci-dessus2 plus ces triangles ci-dessus s]ont petits1 plus les triangles en ,s4 appro*]ont d'un po9t ,physique1 lequel po9t ,s4 s]a le c5tre des =ces4 ,illu/ration ,que le corps ,a4 soit mu en ,b4 en un espace de tems trs-petit3 au b\t d'un p>eil espace1 un m\vem5t galem5t cont9u 7c> il n'y a ici nulle acclration7 le f]oit v5ir en ,c2 mais en ,b4 il tr\ve une =ce qui le p\sse dans la ligne ,b1 ,h1 ,s42 il ne suit donc ni ce *em9 ,b1 ,h1 ,s4 ni ce *em9 ,a1 ,b1 ,c2 tirez ce p>alllogramme ,c1 ,d4 ,b1 ,h4 alors le mobile tant mu p> la =ce ,b1 ,c4 p> la =ce ,b1 ,h4 s'en va selon la diagonale ,b1 ,d4 ,or cette ligne ,b1 ,d4 cette ligne ,b1 ,a4 conues inf9im5t petites sont les naissances d'une c\rbe1 c42 donc ce corps se doit m\voir dans une c\rbe4 ,cette dmon/ration pr\ve que le ,soleil e/ le c5tre de l',univ]s non la ,t]re4 ,il doit bord] des espaces gaux en tems gaux1 c> l'espace du triangle ,s1 ,b1 ,a4 e/ gal l'espace du triangle ,s1 ,b1 ,d43 ces triangles sont gaux2 donc ces aires sont gales2 donc t\t corps qui p>c\rt des aires gales en tems gaux dans une c\rbe1 fait sa rvolution aut\r du c5tre des =ces auquel il t5d2 donc les ,planetes t5d5t v]s le ,soleil1 t\rn5t aut\r du ,soleil1 non aut\r de la ,t]re4 ,c> en pr5ant la ,t]re p\r c5tre1 leurs aires sont 9gales p> rapport aux tems1 en pr5ant le ,soleil p\r c5tre1 ces aires se tr\v5t t\j\rs proportionnelles aux tems2 si v\s en exceptez les petits drangem5s causs p> la gravitation mme des ,plantes4 ,p\r bi5 ent5dre encore ce que c'e/ que ces aires proportionnelles aux tems1 p\r voir d'un c\p d'il l'avantage que v\s tirez de cette connoissance1 reg>dez la ,t]re emporte dans son ellipse aut\r du ,soleil ,s4 son c5tre4 ,qu& elle va de ,b1 en ,d4 elle ballaye un aussi gr& espace que qu& elle p>c\rt ce gr& arc ,h4 ,k3 le ,secteur ,h1 ,k4 regagne en l>geur ce que le ,secteur ,b1 ,s1 ,d4 a en longueur4 ,p\r faire l'aire de ces ,secteurs gale en tems gaux1 il faut que le corps v]s ,h1 ,k4 aille plus vte que v]s ,b1 ,d4 ,a9si la ,t]re t\te ,plante se meut plus vte dans son prihlie1 qui e/ la c\rbe la plus vois9e du ,soleil ,s1 que dans son aphlie1 qui e/ la c\rbe la plus loigne de ce mme foy] ,s4 ,illu/ration ,c'e/ p\r les raisons prcd5tes que n\s avons plus d',et que d',hyv]4 ,on connot donc quel e/ le c5tre d'une ,plante1 quelle figure elle dcrit dans son orbite p> les aires qu'elle p>c\rt2 on connot que t\te ,plante1 lorsqu'elle e/ plus loigne du c5tre de son m\vem5t1 gravite mo9s v]s ce c5tre4 ,a9si la ,t]re tant plus prs du ,soleil d'un tr5time1 c'e/--dire1 d'un million de lieues1 p5dant notre ,hyv] que p5dant notre ,et1 e/ plus attire aussi en ,hyv]2 a9si elle va plus vte alors p> la raison de sa c\rbe2 a9si n\s avons huit j\rs demi d',et plus que d',hyv]1 le ,soleil p>ot dans les ,signes ,sept5trionaux huit j\rs demi de plus que dans les ,mridionaux4 ,puis donc que t\te ,plante suit1 p> rapport au ,soleil1 son c5tre1 cette ,loi de gravitation que la ,lune pr\ve p> rapport la ,t]re1 laquelle t\s les corps sont s\mis en tombant sur la ,t]re1 il e/ dmontr que cette gravitation1 cette attraction1 agit sur t\s les corps que n\s connoissons4 ,mais une autre puissante ,dmon/ration de cette ,vrit1 e/ la ,loi que suiv5t respectivem5t t\tes les ,plantes dans leurs c\rs dans leurs di/ances2 c'e/ ce qu'il faut bi5 exam9]4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,v+t4 ,dmon/ration des loix de la gravitation1 tire des rgles de ,kepl]2 qu'une de ces loix de ,kepl] dmontre le m\vem5t de la ,t]re4 ,gr&e rgle de ,kepl]4 ,,kepl] tr\va encore cette admirable rgle1 dont je vais donn] un exemple avant que de donn] la df9ition1 p\r r5dre la *ose plus s5sible plus aise4 ,jupit] a #d4 ,satellites qui t\rn5t aut\r de lui3 le plus pro*e e/ loign de #b4 ,diamtres de ,jupit] #e4 siximes1 il fait son t\r en #db4 heures3 le d]ni] t\rne aut\r de ,jupit] en #djb4 heures2 je veux savoir quelle di/ance ce d]ni] ,satellite e/ du c5tre de ,jupit]4 ,p\r y p>v5ir1 je fais cette rgle4 ,comme le qu>r de #db4 heures1 rvolution du #a;er4 ,satellite1 e/ au qu>r de #djb4 heures1 rvolution du d]ni]2 a9si le cube de deux ,diamtres #e_/f e/ un #d;e4 t]me4 ,ce #d;e4 t]me tant tr\v1 j'en extrais la rac9e cube1 cette rac9e cube se tr\ve #ab4 #b_/c42 a9si je dis que le #d;e4 ,satellite e/ loign du c5tre de ,jupit] de #ab4 ,diamtres de ,jupit] #b_/c4 ,je fais la mme rgle p\r t\tes les ,plantes qui t\rn5t aut\r du ,soleil4 ,je dis3 ,v5us t\rne en #bbd4 j\rs1 la ,t]re en #cfe2 la ,t]re e/ #cjjjjjjj4 de lieues du ,soleil1 combi5 de lieues s]a ,v5us8 ,je dis3 comme le qu>r de l'anne de la ,t]re e/ au qu>r de l'anne de ,v5us1 a9si le cube de la di/ance moy5ne de la ,t]re e/ un #d;e4 t]me dont la rac9e cubique s]a environ #bagjjjjj4 de lieues1 qui font la di/ance moy5ne de ,v5us au ,soleil2 j'en dis autant de la ,t]re de ,saturne1 c4 ,cette loi e/ donc1 que le qu>r d'une rvolution d'une ,planete e/ t\j\rs au qu>r des rvolutions des autres ,planetes1 comme le cube de sa di/ance e/ aux cubes des di/ances des autres1 au c5tre commun4 ,raisons indignes d'un ,philosophe donnes p> ,kepl] de cette loi admirable4 ,kepl] qui tr\va cette proportion1 toit bi5 lo9 d'en tr\v] la raison4 ,mo9s bon ,philosophe qu',a/ronome admirable1 il dit 7au #d;e4 ,liv4 de son ,epitome7 que le ,soleil a une ame1 non pas une ame intellig5te animum1 mais une ame vgtante1 agissante1 animam3 qu'en t\rnant sur lui-mme il attire soi les ,planetes2 mais que les ,planetes ne tomb5t pas dans le ,soleil1 p>ce qu'elles font aussi une rvolution sur leur axe4 ,en faisant cette rvolution1 dit-il1 elles prs5t5t au ,soleil tantt un ct ami1 tantt un ct ennemi3 le ct ami e/ attir1 le ct ennemi e/ rep\ss2 ce qui produit le c\rs annuel des ,planetes dans des ,ellipses4 ,il faut av\] p\r l'humiliation de la ,philosophie1 que c'e/ de ce raisonnem5t si peu ,philosophique1 qu'il avoit conclu que le ,soleil devoit t\rn] sur son axe3 l'erreur le conduisit p> haz>d la vrit2 il dev9a la rotation du ,soleil sur lui-mme plus de #ae4 ans avant que les yeux de ,galile la reconnuss5t l'aide des ,telescopes4 ,kepl] aj\te dans son mme ,epitome p4 #die4 que la masse du ,soleil1 la masse de t\t l',e!r1 la masse des ,sphres des ,etoiles fixes sont p>faitem5t gales2 que ce sont les #c4 ,symboles de la ,trs-,sa9te ,tr9it4 ,le ,lecteur qui en lisant ces ,elm5s1 aura vu de si gr&es rv]ies1 ct de si sublimes vrits1 dans un aussi gr& homme que ,kepl]1 dans un aussi pr(ond ,ma?matici5 que ,kirk]1 ne doit po9t en tre surpris3 on peut tre un ,gnie en fait de calcul d'obs]vations1 se s]vir mal quelquefois de sa raison p\r le re/e2 il y a tels ,esprits qui ont beso9 de s'appuy] sur la ,gomtrie1 qui tomb5t qu& ils veul5t m>*] seuls4 ,il n'e/ donc pas tonnant que ,kepl]1 en dc\vrant ces loix de l',a/ronomie1 n'ait pas connu la raison de ces loix4 ,raison vritable de cette loi tr\ve p> ,neuton4 ,cette raison e/1 que la =ce c5tripte e/ prcism5t en proportion inv]se du qu>r de la di/ance du c5tre de m\vem5t1 v]s lequel ces =ces sont diriges2 c'e/ ce qu'il faut suivre att5tivem5t4 ,il faut bi5 ent5dre1 qu'en un mot cette loi de la gravitation e/ telle1 que t\t corps qui appro*e #c4 fois plus du c5tre de son m\vem5t1 gravite #i4 fois davantage3 que s'il s'loigne #c4 fois plus1 il gravit]a #i4 fois mo9s2 que s'il s'loigne #ajj4 fois plus1 il gravit]a #ajjjj4 fois mo9s4 ,un corps se m\vant circulairem5t aut\r d'un c5tre1 pese donc en raison inv]se du qu>r de sa di/ance actuelle au c5tre1 comme aussi en raison directe de sa masse2 or il e/ dmontr que c'e/ la gravitation qui le fait t\rn] aut\r de ce c5tre1 puisque sans cette gravitation1 il s'en loign]oit en dcrivant une tang5te4 ,cette gravitation agira donc plus =tem5t sur un mobile1 qui t\rn]a plus vte aut\r de ce c5tre2 plus ce mobile s]a loign1 plus il t\rn]a l5tem5t1 c> alors il pes]a bi5 mo9s4 ,c'e/ p> cette raison que la ,t]re1 quoique #aagj4 fois plus petite que ,jupit]1 ne pese p\rtant sur le ,soleil que #h4 fois mo9s que ,jupit]2 cela en raison directe des masses1 en raison inv]se des qu>rs des di/ances de ces ,planetes au ,soleil4 ,rcapitulation des preuves de la gravitation4 ,voil donc cette loi de la gravitation en raison du qu>r des di/ances1 dmontre #a4 ,p> l',orbite que dcrit la ,lune1 p> son loignem5t de la ,t]re1 son c5tre2 #b4 ,p> le *em9 de *aque ,planete aut\r du ,soleil dans une ,ellipse2 #c4 ,p> la comp>aison des di/ances des rvolutions de t\tes les ,planetes aut\r de leur c5tre commun4 ,ces dc\v]tes de ,kepl] de ,neuton s]v5t dmontr] que c'e/ la ,t]re qui t\rne aut\r du ,soleil4 ,il ne s]a pas inutile de rem>qu] que cette mme rgle de ,kepl]1 qui s]t confirm] la dc\v]te de ,neuton t\*ant la gravitation1 confirme aussi le ,sy/me de ,cop]nic sur le m\vem5t de la ,t]re4 ,on peut dire que ,kepl] p> cette seule rgle a dmontr ce qu'on avoit tr\v avant lui1 a ouv]t le *em9 aux vrits qu'on devoit dc\vrir un j\r4 ,c> d'un ct il e/ dmontr que si la loi des =ces c5triptes n'avoit pas lieu1 la rgle de ,kepl] s]oit impossible2 de l'autre il e/ dmontr que suivant cette mme rgle1 si le ,soleil t\rnoit aut\r de la ,t]re1 il faudroit dire3 ,comme la rvolution de la ,lune aut\r de la ,t]re en un mois1 e/ la rvolution prt5due du ,soleil aut\r de la ,t]re en un an1 a9si la rac9e qu>re du cube de la di/ance de la ,lune la ,t]re1 e/ la rac9e qu>re du cube de la di/ance du ,soleil la ,t]re4 ,p> ce calcul on tr\v]oit que le ,soleil n'e/ qu' #eajjjj4 lieues de n\s2 mais il e/ pr\v qu'il en e/ au mo9s environ #cj4 millions de lieues2 a9si donc le m\vem5t de la ,t]re a t dmontr en rigueur p> ,kepl]4 ,voici encore une dmon/ration bi5 simple tire des mmes ?ormes4 ,dmon/ration du m\vem5t de la ,t]re tire des mmes loix4 ,si la ,t]re toit le c5tre du m\vem5t du ,soleil1 comme elle l'e/ du m\vem5t de la ,lune1 la rvolution du ,soleil s]oit de #dge4 ans1 au lieu d'une anne2 c> l'loignem5t moy5 o le ,soleil e/ de la ,t]re1 e/ l'loignem5t moy5 o la ,lune e/ de la ,t]re1 comme #ccg4 e/ un3 or le cube de la di/ance de la ,lune e/ #a41 le cube de la di/ance du ,soleil #chbgbgec3 a*evez la rgle1 dites3 ,comme le cube #a4 e/ ce nombre cub #chbgbgec4 a9si le qu>r de #bh4 qui e/ la rvolution priodique de la ,lune e/ un #d;e4 nombre3 v\s tr\v]ez que le ,soleil mettroit #dge4 ans au lieu d'une anne t\rn] aut\r de la ,t]re2 il e/ donc dmontr que c'e/ la ,t]re qui t\rne4 ,il semble d'autant plus propos de plac] ici ces ,dmon/rations1 qu'il y a encore des hommes de/9ez in/ruire les autres en ,italie1 en ,espagne1 mme en ,france1 qui d\t5t1 ou qui affect5t de d\t] du m\vem5t de la ,t]re4 ,il e/ donc pr\v p> la loi de ,kepl] p> celle de ,neuton1 que *aque ,planete gravite v]s le ,soleil1 c5tre de l',orbite qu'elles dcriv5t3 ces loix s'accompliss5t dans les ,satellites de ,jupit] p> rapport ,jupit]1 leur c5tre3 dans les ,lunes de ,saturne p> rapport ,saturne1 dans la ntre p> rapport n\s3 t\tes ces ,planetes secondaires qui r\l5t aut\r de leur ,planete c5trale gravit5t aussi avec leur ,planete c5trale v]s le ,soleil2 a9si la ,lune entrane aut\r de la ,t]re p> la =ce c5tripte1 e/ en mme tems attire p> le ,soleil aut\r duquel elle fait aussi sa rvolution4 ,il n'y a aucune v>iet dans le c\rs de la ,lune1 dans ses di/ances de la ,t]re1 dans la figure de son ,orbite1 tantt apro*ante de l'ellipse1 tantt du c]cle1 c4 qui ne soit une suite de la gravitation en raison des *angem5s de sa di/ance la ,t]re1 de sa di/ance au ,soleil4 ,si elle ne p>c\rt pas exactem5t dans son ,orbite des aires gales en tems gaux2 ,mr4 ,neuton a calcul t\s les cas o cette 9galit se tr\ve3 t\s dp5d5t de l'attraction du ,soleil2 il attire ces #b4 ,globes en raison directe de leurs masses1 en raison inv]se du qu>r de leurs di/ances4 ,n\s allons voir que la mo9dre v>iation de la ,lune e/ un effet ncessaire de ces p\voirs comb9ez4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,v+t-,,un4 ,n\velles preuves de l'attraction4 ,que les 9galits du m\vem5t de l',orbite de la ,lune sont ncessairem5t les effets de l'attraction4 ,,la ,lune n'a qu'un seul m\vem5t gal1 c'e/ sa rotation aut\r d'elle-mme sur son axe1 c'e/ le seul dont n\s ne n\s app]cevons pas3 c'e/ ce m\vem5t qui n\s prs5te t\j\rs -peu-prs le mme disque de la ,lune2 de sorte qu'en t\rnant rellem5t sur elle-mme1 elle p>ot ne po9t t\rn] du t\t1 avoir seulem5t un petit m\vem5t de balancem5t1 de libration1 qu'elle n'a po9t1 que t\te l',antiquit lui attribuoit4 ,t\s ses autres m\vem5s aut\r de la ,t]re sont 9gaux1 doiv5t l'tre si la rgle de la gravitation e/ vraye4 ,la ,lune dans son c\rs d'un mois e/ ncessairem5t plus prs du ,soleil dans un c]ta9 po9t1 dans un c]ta9 tems de son c\rs3 or dans ce po9t dans ce tems sa masse demeure la mme3 sa di/ance tant seulem5t *ange1 l'attraction du ,soleil doit *ang] en raison r5v]se du qu>r de cette di/ance3 le c\rs de la ,lune doit donc *ang]1 elle doit donc all] plus vte en c]ta9s tems que l'attraction seule de la ,t]re ne la f]oit all]2 or p> l'attraction de la ,t]re elle doit p>c\rir des aires gales en tems gaux1 comme v\s l'avez dja obs]v au ,*apitre #ai4 ,on ne peut s'emp*] d'admir] avec quelle sagacit ,neuton a dml t\tes ces 9galits1 rgl la m>*e de cette ,planete1 qui s'toit drobe t\tes les re*]*es des ,a/ronomes2 c'e/-l sur-t\t qu'on peut dire3 ,nec propius fas e/ mortali att+]e ,divos4 ,exemple en preuve4 ,entre les exemples qu'on peut *oisir1 pr5ons celui-ci3 ,soit ,a4 la ,lune3 ,a1 ,b1 ,n1 ,q4 l',orbite de la ,lune3 ,s4 le ,soleil2 ,b4 l'endroit o la ,lune se tr\ve dans son d]ni] qu>ti]994 99 ,on a laiss ce blanc1 r5voy la suite du ,texte avec la ,figure aux pages suivantes1 p\r la commodit du ,lecteur4 ,elle e/ alors manife/em5t la mme di/ance du ,soleil qu'e/ la ,t]re4 ,la diffr5ce de l'obliquit de la ligne de direction de la ,lune au ,soleil tant compte p\r ri51 la gravitation de la ,t]re de la ,lune v]s le ,soleil e/ donc la mme4 ,cep5dant la ,t]re avance dans sa r\te annuelle de ,t4 en ,v4 la ,lune dans son c\rs d'un mois avance en ,z43 or en ,z4 il e/ manife/e qu'elle e/ plus attire p> le ,soleil ,s4 dont elle se tr\ve plus pro*e que la ,t]re2 son m\vem5t s]a donc acclr de ,z4 v]s ,n42 l',orbite qu'elle dcrit s]a donc *ange1 mais comm5t s]a-t-elle *ange8 ,en s'aplatissant un peu1 en dev5ant plus appro*ante d'une droite depuis ,z4 v]s ,n42 a9si donc de mom5t en mom5t la gravitation *ange le c\rs la =me de l',ellipse1 dans laquelle se meut cette ,planete4 ,illu/ration3 ,pag4 #bfd4 ,p> la mme raison la ,lune doit ret>d] son c\rs1 *ang] encore la figure de l',orbite qu'elle dcrit1 lorsqu'elle repasse de la conjonction ,n4 son premi] qu>ti] ,q2 c> puisque de son d]ni] qu>ti] elle acclroit son c\rs en aplatissant sa c\rbe v]s sa conjonction ,n4 elle doit ret>d] ce mme c\rs en remontant de la conjonction v]s son premi] qu>ti]4 ,mais lorsque la ,lune remonte de ce premi] qu>ti] v]s son ple9 ,a4 elle e/ alors plus lo9 du ,soleil qui l'attire d'autant mo9s1 elle gravite plus v]s la ,t]re4 ,alors la ,lune acclrant son m\vem5t1 la c\rbe qu'elle dcrit s'applatit encore un peu comme dans la conjonction2 c'e/-l l'unique raison p\r laquelle la ,lune e/ plus lo9 de n\s dans ses qu>ti]s1 que dans sa conjonction dans son opposition4 ,la c\rbe qu'elle dcrit e/ une espce d'ovale appro*ant du c]cle -peu-prs en cette mani]e4 ,illu/ration ,a9si donc le ,soleil1 dont elle s'appro*e1 ou s'loigne *aque in/ant1 doit *aque in/ant v>i] le c\rs de cette ,planete4 ,9galits du c\rs de la ,lune1 t\tes causes p> l'attraction4 ,elle a son apoge son prige1 sa plus gr&e sa plus petite di/ance de la ,t]re2 mais les po9ts1 les places de cet apoge de ce prige1 doiv5t *ang]4 ,elle a ses nuds1 c'e/--dire1 les po9ts o l',orbite qu'elle p>c\rt1 r5contre prcism5t l',orbite de la ,t]re2 mais ces nuds1 ces po9ts d'int]section1 doiv5t t\j\rs *ang] aussi4 ,elle a son ,equateur incl9 l',equateur de la ,t]re2 mais cet ,equateur1 tantt plus tantt mo9s attir1 doit *ang] son incl9aison4 ,elle suit la ,t]re malgr t\tes ces v>its3 elle l'accompagne dans sa c\rse annuelle2 mais la ,t]re dans cette c\rse se tr\ve d'un million de lieues plus vois9e du ,soleil en ,hyv] qu'en ,et4 ,qu'arrive-t-il alors indp5demm5t de t\tes ces autres v>iations8 ,l'attraction de la ,t]re agit plus ple9em5t sur la ,lune en ,et3 alors la ,lune a*eve son c\rs d'un mois un peu plus vte2 mais en ,hyv] au contraire1 la ,t]re elle-mme plus attire p> le ,soleil1 allant plus rapidem5t qu'en ,et1 laisse ral5tir le c\rs de la ,lune1 les mois d',hyv] de la ,lune sont un peu plus longs que ses mois d',et4 ,ce peu que n\s en disons suffira p\r donn] une ide gnrale de ces *angem5s4 ,si quelqu'un faisoit ici la difficult que j'ai ent5du propos] quelquefois1 comm5t la ,lune tant plus attire p> le ,soleil1 ne tombe pas alors dans cet ,a/re8 ,il n'a d'abord qu' consid]] que la =ce de gravitation qui dirige la ,lune aut\r de la ,t]re e/ seulem5t dim9ue ici p> l'action du ,soleil2 n\s v]rons de plus l'article des ,cometes1 p\rquoi un corps qui se meut en une ,ellipse qui s'appro*e de son foy] ne tombe po9t cep5dant dans ce foy]4 ,dduction de ces vrits4 ,de ces 9galits du c\rs de la ,lune1 causes p> l'attraction1 v\s conclurez avec raison1 que deux ,planetes quelconques1 assez vois9es1 assez grosses p\r agir l'une sur l'autre s5siblem5t1 ne p\rront jamais t\rn] dans des c]cles aut\r du ,soleil1 ni mme dans des ,ellipses absolum5t rgulires4 ,a9si les c\rbes que dcriv5t ,jupit] ,saturne1 pr\v5t1 p> exemple1 des v>iations s5sibles1 qu& ces ,a/res sont en conjonction3 qu&1 tant le plus prs l'un de l'autre qu'il e/ possible1 le plus lo9 du ,soleil1 leur action mutuelle augm5te1 celle du ,soleil sur eux dim9ue4 ,la gravitation n'e/ po9t l'effet du c\rs des ,a/res1 mais leur c\rs e/ l'effet de la gravitation4 ,cette gravitation augm5te affoiblie selon les di/ances1 assignoit donc ncessairem5t une figure elliptique irrgulire au *em9 de la pl"p des ,planetes2 a9si la loi de la gravitation n'e/ po9t l'effet du c\rs des ,a/res1 mais l'orbite qu'ils dcriv5t e/ l'effet de la gravitation4 ,si cette gravitation n'toit pas comme elle e/ en raison inv]se des qu>rs des di/ances1 l',univ]s ne p\rroit subsi/] dans l'ordre o il e/4 ,si les ,satellites de ,jupit] de ,saturne font leur rvolution dans des c\rbes qui sont plus appro*antes du c]cle1 c'e/ qu'tant trs-pro*es des grosses ,planetes qui sont leur c5tre1 trs-lo9 du ,soleil1 l'action du ,soleil ne peut *ang] le c\rs de ces ,satellites1 comme elle *ange le c\rs de notre ,lune2 il e/ donc pr\v que la gravitation1 dont le nom seul sembloit un si trange p>adoxe1 e/ une loi ncessaire dans la con/itution du ,monde2 tant ce qui e/ peu vraisemblable e/ vrai quelquefois4 ,s\v5ons-n\s ici combi5 il sembloit absurde autrefois que la figure de la ,t]re ne ft pas sphrique1 cep5dant il e/ pr\v1 comme n\s l'avons vu1 que la ,t]re ne peut avoir une =me entirem5t sphrique2 il en e/ a9si de la gravitation4 ,il n'y a pas prs5t de bon ,physici5 qui ne reconnoisse la rgle de ,kepl]1 la ncessit d'admettre une gravitation telle que ,neuton l'a pr\ve2 mais il y a encore des ,philosophes atta*s leurs t\rbillons de ,mati]e subtile1 qui v\droi5t concili] ces t\rbillons imag9aires avec ces ,vrits dmontres4 ,cette gravitation1 cette attraction1 peut tre un premi] ,pr9cipe tabli dans la ,nature4 ,n\s avons dja vu combi5 ces t\rbillons sont inadmissibles2 mais cette gravitation mme ne f\rnit-elle pas une n\velle dmon/ration contr'eux8 ,c> suppos que ces t\rbillons exi/ass5t1 ils ne p\rroi5t t\rn] aut\r d'un c5tre que p> les loix de cette gravitation mme2 il faudroit donc rec\rir cette gravitation1 comme la cause de ces t\rbillons1 non pas aux t\rbillons prt5dus1 comme la cause de la gravitation4 ,si tant =c enf9 d'ab&onn] ces t\rbillons imag9aires1 on se rduit dire1 que cette gravitation1 cette attraction1 dp5d de quelqu'autre cause connue1 de quelqu'autre propriet secrette de la ,mati]e3 ou cette autre propriet s]a elle-mme l'effet d'une autre propriet1 ou bi5 s]a une cause primordiale1 un premi] pr9cipe tabli p> l',auteur de la ,nature2 or p\rquoi l'attraction de la ,mati]e ne s]a-t-elle pas elle-mme ce premi] pr9cipe8 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,v+t-,,deux4 ,n\velles preuves n\veaux effets de la gravitation3 que ce p\voir e/ dans *aque p>tie de la ,mati]e2 ,dc\v]tes dp5dantes de ce pr9cipe4 ,r,ecueillons de t\tes ces notions que la =ce c5tripte1 l'attraction1 la gravitation1 e/ le ,pr9cipe indubitable du c\rs des ,planetes1 de la *te de t\s les corps1 de cette pesanteur que n\s pr\vons dans les corps4 ,cette =ce c5tripte1 cette attraction1 n'e/ ne peut tre le simple p\voir d'un corps d'en appell] un autre lui3 n\s la considrons ici comme une =ce dont rsulte le m\vem5t aut\r d'un c5tre2 cette =ce fait gravit] le ,soleil v]s le c5tre des ,planetes1 comme les ,planetes gravit5t v]s le ,soleil1 attire la ,t]re v]s la ,lune1 comme la ,lune v]s la ,t]re4 ,une des loix primitives du m\vem5t e/ encore une n\velle ,dmon/ration de cette ,vrit3 cette loi e/ que la raction e/ gale l'action2 a9si si le ,soleil gravite sur les ,planetes1 les ,planetes gravit5t sur lui1 n\s v]rons au comm5cem5t du ,*apitre suivant en quelle mani]e cette gr&e loi s'opre4 ,or cette gravitation agissant ncessairem5t en raison directe de la masse1 le ,soleil tant environ #gfj fois plus gros que t\tes les ,planetes mises ensemble1 7sans compt] les ,satellites de ,jupit]1 l'anneau les ,lunes de ,saturne7 il faut que le ,soleil soit leur c5tre de gravitation2 a9si il faut qu'elles t\rn5t t\tes aut\r du ,soleil4 ,rem>que gnrale importante sur le pr9cipe de l'attraction4 ,rem>quons soigneusem5t que1 qu& n\s disons que le p\voir de gravitation agit en raison directe des masses1 n\s ent5dons t\j\rs que ce p\voir de la gravitation agit d'autant plus sur un corps1 que ce corps a plus de p>ties1 n\s l'avons dmontr en faisant voir qu'un br9 de paille desc5d aussi vte dans la ,ma*9e purge d'air1 qu'une livre d'or4 ,n\s avons dit 7en faisant ab/raction de la petite rsi/ance de l'air7 qu'une balle de plomb1 p> exemple1 tombe de #ae4 pi$s sur la ,t]re en une seconde3 n\s avons dmontr que cette mme balle tomb]oit de #ae4 pi$s en une m9ute1 si elle toit #fj4 rayons de la ,t]re comme e/ la ,lune2 donc le p\voir de la ,t]re sur la ,lune e/ au p\voir qu'elle auroit sur une balle de plomb transporte l'lvation de la ,lune1 comme le corps solide de la ,lune s]oit avec le corps solide de cette petite balle4 ,c'e/ en cette proportion que le ,soleil agit sur t\tes les ,planetes2 il attire ,jupit] ,saturne1 les ,satellites de ,jupit] de ,saturne1 en raison directe de la mati]e solide1 qui e/ dans les ,satellites de ,jupit] de ,saturne1 de celle qui e/ dans ,saturne dans ,jupit]4 ,de-l il dc\le une ,vrit inconte/able1 que cette gravitation n'e/ pas seulem5t dans la masse totale de *aque ,planete1 mais dans *aque p>tie de cette masse2 qu'a9si il n'y a pas un atome de mati]e dans l',univ]s1 qui ne soit revtu de cette propriet4 ,la gravitation1 l'attraction1 e/ dans t\tes les p>ties de la mati]e galem5t4 ,n\s *oisirons ici la mani]e la plus simple dont ,neuton a dmontr que cette gravitation e/ galem5t dans *aque atome4 ,si t\tes les p>ties d'un ,globe n'avoi5t pas galem5t cette propriet3 s'il y en avoit de plus foibles de plus =tes1 la ,planete en t\rnant sur elle-mme prs5t]oit ncessairem5t des cts plus foibles1 ensuite des cts plus =ts p>eille di/ance2 a9si les mmes corps dans t\tes les occasions possibles pr\v5t tantt un degr de gravitation1 tantt un autre p>eille di/ance2 la loi de la raison inv]se des qu>rs des di/ances la loi de ,kepl] s]oi5t t\j\rs int]v]ties2 or elles ne le sont pas2 donc il n'y a dans t\tes les ,planetes aucune p>tie mo9s gravitante qu'une autre4 ,en voici encore une ,dmon/ration4 ,s'il y avoit des corps en qui cette propriet ft diffr5te1 il y auroit des corps qui tomb]oi5t plus l5tem5t d'autres plus vte dans la ,ma*9e du vuide3 or t\s les corps tomb5t dans le mme-tems1 t\s les p5dules mmes font dans l'air de p>eilles vibrations gale longueur3 les p5dules d'or1 d'arg5t1 de f]1 de bois d',erable1 de v]re1 font leurs vibrations en tems gaux2 donc t\s les corps ont cette propriet de la gravitation prcism5t dans le mme degr1 c'e/--dire1 prcism5t comme leurs masses2 de sorte que la gravitation agit comme #ajj4 sur #ajj4 atomes1 comme #aj4 sur #aj4 atomes4 ,de ,vrit en ,vrit on s'leve ins5siblem5t des connoissances qui sembloi5t tre hors de la sphre de l',esprit huma94 ,calcul h>di admirable de ,neuton4 ,neuton a os calcul] l'aide des seules loix de la gravitation1 quelle doit tre la pesanteur des corps dans d'autres ,globes que le ntre3 ce que doit pes] dans la ,lune1 dans ,saturne1 dans le ,soleil1 le mme corps que n\s appellons ici une livre2 comme ces diffr5tes pesanteurs dp5d5t directem5t de la masse des ,globes1 il a fallu calcul] quelle doit tre la masse de ces ,a/res4 ,qu'on dise aprs cela que la gravitation1 l'attraction1 e/ une qualit occulte3 qu'on ose appell] de ce nom une loi univ]selle1 qui conduit de si tonnantes dc\v]tes4 ,il n'e/ ri5 de plus ais que de connotre la grosseur d'un ,a/re quelconque1 ds qu'on connot son diametre2 c> le produit de la circonfr5ce du gr& ,c]cle p> le diametre donne la surface de l',a/re1 le ti]s du produit de cette surface p> le rayon fait la grosseur4 ,mais en connoissant cette grosseur1 on ne connot po9t du t\t la masse1 c'e/--dire1 la quantit de la mati]e que l',a/re conti5t2 on ne le peut savoir que p> cette admirable dc\v]te des loix de la gravitation4 ,comm5t on peut connotre la quantit de mati]e d'un ,a/re1 ce que les mmes corps pes5t sur les div]s ,a/res4 #a4 ,qu& on dit d5sit1 quantit de mati]e1 dans un ,globe quelconque1 on ent5d que la mati]e de ce ,globe e/ homogne2 p> exemple1 que t\t pi$ cubique de cette mati]e e/ galem5t pesant4 #b4 ,t\t ,globe attire en raison directe de sa masse2 a9si t\tes *oses gales1 un ,globe qui aura #aj4 fois plus de masse1 attir]a #aj4 fois davantage qu'un corps #aj4 fois mo9s massif n'attir]a p>eille di/ance4 #c4 ,il faut absolum5t consid]] la grosseur1 la circonfr5ce de ce ,globe quelconque2 c> plus la circonfr5ce e/ gr&e1 plus la di/ance au c5tre augm5te1 il attire en raison r5v]se du qu>r de cette di/ance4 ,exemple1 si le diametre de la ,planete ,a4 e/ #d4 fois plus gr& que celui de la ,planete ,b4 t\tes deux ayant galem5t de mati]e1 la ,planete ,a4 attir]a les corps sa sup]ficie #af4 fois mo9s que la ,planete ,b4 ce qui pes]a une livre sur la ,planete ,a4 pes]a #af4 livres sur la ,planete ,b4 #d4 ,il faut savoir sur-t\t en combi5 de tems les mobiles attirs p> ce ,globe duquel on *]*e la d5sit1 font leur rvolution aut\r de ce ,globe2 c>1 comme n\s l'avons vu au ,*apitre #ai4 t\t corps circulant aut\r d'un autre1 gravite d'autant plus qu'il t\rne plus vte2 or il ne gravite davantage que p> l'une de ces deux raisons1 ou p>ce qu'il s'appro*e plus du c5tre qui l'attire1 ou p>ce que ce c5tre attirant conti5t plus de mati]e4 ,si donc je veux savoir la d5sit du ,soleil p> rapport la d5sit de notre ,t]re1 je dois comp>] le tems de la rvolution d'une ,planete comme ,v5us aut\r du ,soleil1 avec le c\rs de la ,lune aut\r de notre ,t]re1 la di/ance de ,v5us au ,soleil avec la di/ance de la ,lune la ,t]re4 #e4 ,voici comme je procde4 ,la quantit de mati]e du ,soleil1 p> rapport celle de la ,t]re1 e/ comme le cube de la di/ance de ,v5us au c5tre du ,soleil e/ au cube de la di/ance de la ,lune au c5tre de la ,t]re 7pr5ant la di/ance de ,v5us au ,soleil #beg4 fois plus gr&e que celle de la ,lune la ,t]re71 aussi en raison rciproque du qu>r du tems priodique de ,v5us aut\r du ,soleil1 au qu>r du tems priodique de la ,lune aut\r de la ,t]re4 ,cette opration faite1 en supposant t\j\rs que le ,soleil e/ la ,t]re en grosseur comme un million l'unit1 en comptant rondem5t1 v\s tr\v]ez que le ,soleil1 plus gros que la ,t]re un million de fois1 n'a que #bejjjj4 fois ou environ plus de mati]e4 ,cela suppos1 je veux savoir quelle proportion se tr\ve entre la =ce de la gravitation la surface du ,soleil1 cette mme =ce la surface de la ,t]re2 je veux savoir en un mot combi5 pese sur le ,soleil ce qui pese ici une livre4 ,p\r y p>v5ir1 je dis3 ,la =ce de cette gravitation dp5d directem5t de la d5sit des ,globes attirants1 de la di/ance du c5tre de ces ,globes aux corps pesants sur ces ,globes3 or les corps pesants se tr\vants la sup]ficie du ,globe1 leur di/ance e/ prcism5t le rayon du ,globe2 mais le rayon du ,globe de la ,t]re e/ celui du ,soleil comme #a4 e/ #ajj4 la d5sit respective de la ,t]re e/ celle du ,soleil comme #d4 e/ #a4 ,dites donc3 comme #ajj1 rayon du ,soleil multipli p> un1 e/ #d1 d5sit de la ,t]re multiplie p> #a4 a9si e/ la pesanteur des corps sur la surface du ,soleil la pesanteur des mme corps sur la surface de la ,t]re3 ce rapport de #ajj4 #d4 rduit aux plus petits t]mes1 e/ comme #be4 #a42 donc une livre pese #be4 livres sur la surface du ,soleil1 ce que je *]*ois4 ,j'ai suppos ici les d5sits respectives de la ,t]re du ,soleil comme #d4 #a41 mais ce n'e/ pas t\t--fait #d2 aussi la pesanteur des corps sur la surface du ,soleil e/ celle des corps sur la ,t]re environ comme #bd41 non pas comme #be4 #a4 ,on ne peut avoir les mmes notions de t\tes les ,planetes1 c> celles qui n'ont po9t de ,lunes1 po9t de ,satellites1 manquant de ,planetes de comp>aison1 ne peuv5t tre s\mises nos re*]*es2 a9si n\s ne savons po9t le rapport de gravitation qui e/ entre ,m]cure1 ,m>s1 ,v5us n\s1 mais n\s savons celui des autres ,planetes4 ,je vais donn] une petite ,?orie de t\t notre ,monde ,plantaire1 tel que les dc\v]tes de ,neuton s]v5t le faire connotre2 ceux qui v\dront se r5dre une raison plus appr(ondie de ces calculs1 liront ,neuton lui-mme1 ou ,grgory1 ou ,mr4 de ,graves&e4 ,il faut seulem5t av]tir qu'en suivant les proportions dc\v]tes p> ,neuton1 n\s n\s sommes atta*s au calcul ,a/ronomique de l',obs]vatoire de ,p>is4 ,quel que soit le calcul1 les proportions les preuves sont les mmes4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*apitre ,,v+t-,,trois4 ,?orie de notre ,monde ,plantaire4 ,,le ,,soleil4 ,,le ,soleil e/ au c5tre de notre ,monde ,plantaire doit y tre ncessairem5t4 ,ce n'e/ pas que le po9t du milieu du ,soleil soit prcism5t le c5tre de l',univ]s2 mais ce po9t c5tral v]s lequel notre ,univ]s gravite1 e/ ncessairem5t dans le corps de cet ,a/re1 t\tes les ,planetes1 ayant reu une fois le m\vem5t de projectile1 doiv5t t\tes t\rn] aut\r de ce po9t1 qui e/ dans le ,soleil4 ,en voici la preuve4 ,soi5t ces deux ,globes ,a4 ,b4 le plus gr& reprs5tant le ,soleil1 le plus petit reprs5tant une ,planete quelquonque4 ,s'ils sont ab&onns l'un l'autre la loi de la gravitation1 libres de t\t autre m\vem5t1 ils s]ont attirs en raison directe de leurs masses3 ils s]ont dt]m9s en ligne p]p5diculaire l'un v]s l'autre2 ,a4 plus gros un million de fois que ,b4 =c]a ,b4 se jett] v]s lui un million de fois plus vte que le ,globe ,a4 n'ira v]s ,b4 ,illu/ration ,dmon/ration du m\vem5t de la ,t]re aut\r du ,soleil tire de la gravitation4 ,mais qu'ils ay5t l'un l'autre un m\vem5t de projectile en raison de leurs masses1 la ,planete en ,b1 ,c4 le ,soleil en ,a1 ,d43 alors la ,planete obt #b4 m\vem5s3 elle suit la ligne ,b1 ,c4 gravite en mme-tems v]s le ,soleil suivant la ligne ,b1 ,a2 elle p>c\r]a donc la ligne c\rbe ,b1 ,f4 le ,soleil de mme suivra la ligne ,a1 ,e2 gravitant l'un v]s l'autre1 ils t\rn]ont aut\r d'un c5tre commun4 ,mais le ,soleil surpassant un million de fois la ,t]re en grosseur1 la c\rbe ,a1 ,e4 qu'il dcrira tant un million de fois plus petite que celle que dcrit la ,t]re1 ce c5tre commun e/ ncessairem5t presqu'au milieu du ,soleil4 ,il e/ dmontr encore p>-l que la ,t]re les ,planetes t\rn5t aut\r de cet ,a/re2 cette dmon/ration e/ d'autant plus belle plus puissante1 qu'elle e/ indp5dante de t\te obs]vation1 fonde sur la ,mcanique primordiale du ,monde4 ,grosseur du ,soleil4 ,si l'on fait le ,diametre du ,soleil gal c5t ,diametres de la ,t]re1 si p> consqu5t il surpasse un million de fois la ,t]re en grosseur1 il e/ #gfj4 fois plus gros que t\tes les ,planetes ensemble1 en ne comptant ni les ,satellites de ,jupit] ni l',anneau de ,saturne4 ,il gravite v]s les ,planetes les fait gravit] t\tes v]s lui2 c'e/ cette gravitation qui les fait circul] en les retirant de la tang5te1 l'attraction que le ,soleil ex]ce sur elles1 surpasse celles qu'elles ex]c5t sur lui1 autant qu'il les surpasse en quantit de mati]e4 ,ne p]dez jamais de ve que cette attraction rciproque n'e/ autre *ose que la loi des mobiles gravitants t\s t\rnants t\s v]s un c5tre commun4 ,il t\rne sur lui-mme aut\r du c5tre commun du ,monde plantaire4 ,le ,soleil t\rne donc sur ce c5tre commun1 c'e/--dire sur lui-mme en #be4 j\rs #a_/b4 son po9t de milieu e/ t\j\rs un peu loign de ce c5tre commun de gravit1 le corps du ,soleil s'en loigne proportion que plusieurs ,planetes en conjonction l'attir5t v]s elles2 mais qu& t\tes les ,planetes se tr\v]oi5t d'un ct le ,soleil d'un autre1 le c5tre commun de gravit du ,monde ,plantaire sortiroit pe9e du ,soleil1 leurs =ces runies p\rroi5t pe9e drang] remu] le ,soleil d'un ,diametre enti]4 ,il *ange t\j\rs de place4 ,il *ange donc rellem5t de place t\t mom5t1 mesure qu'il e/ plus ou mo9s attir p> les ,planetes3 ce petit appro*em5t du ,soleil rtablit le drangem5t que les ,planetes opr5t les unes sur les autres2 a9si le drangem5t cont9uel de cet ,a/re entreti5t l'ordre de la ,nature4 ,quoiqu'il surpasse un million de fois la ,t]re en grosseur1 il n'a pas un million plus de mati]e1 comme on l'a dja dit4 ,s'il toit en effet un million de fois plus solide1 plus ple9 que la ,t]re1 l'ordre du ,monde ne s]oit pas tel qu'il e/2 c> les rvolutions des ,planetes leurs di/ances leur c5tre dp5d5t de leur gravitation1 leur gravitation dp5d en raison directe de la quantit de la mati]e du ,globe o e/ leur c5tre2 donc si le ,soleil surpassoit un tel excs notre ,t]re notre ,lune en mati]e solide1 ces ,planetes s]oi5t beauc\p plus attires1 leurs ,ellipses trs-dranges4 ,sa d5sit4 ,en second lieu la mati]e du ,soleil ne peut-tre comme sa grosseur2 c> ce ,globe tant t\t en feu1 la r>efaction e/ ncessairem5t =t gr&e1 la mati]e e/ d'autant mo9dre que la r>efaction e/ plus =te4 ,p> les loix de la gravitation il p>ot que le ,soleil n'a que #bejjjj4 fois plus de mati]e que la ,t]re2 or le ,soleil un million plus gros n'tant que le qu>t d'un million plus matriel1 la ,t]re un million de fois plus petite aura donc proportion #d4 fois plus de mati]e que le ,soleil1 s]a quatre fois plus d5se4 ,le mme corps en ce cas1 qui pese fur la surface de la ,t]re comme une livre1 pes]oit sur la surface du ,soleil comme #be4 livres2 mais cette proportion e/ de #bd4 l'unit1 p>ce que la ,t]re n'e/ pas en effet #d4 fois plus d5se1 que le diametre du ,soleil surpasse seulem5t #ig fois demi celui de la ,t]re4 ,en quelle proportion les corps tomb5t sur le ,soleil4 ,le mme corps qui tombe ici de #ae4 pi$s dans la #a;ere4 seconde1 tomb]a d'environ #cej4 pi$s sur la surface du ,soleil1 t\tes *oses d'ailleurs gales4 ,le ,soleil p]d t\j\rs1 selon ,neuton1 un peu de sa sub/ance1 s]oit dans la suite des sicles rduit ri51 si les ,cometes1 qui tomb5t de tems en tems dans sa ,sphre1 ne s]voi5t rp>] ses p]tes2 c> t\t s'altre t\t se rp>e dans l',univ]s4 ,,m]cure4 ,depuis le ,soleil jusqu' onze d\ze millions de nos lieues ou environ1 il ne p>ot aucun ,globe4 ,a #aa4 ou #ab4 millions de nos lieues du ,soleil e/ ,m]cure dans sa moy5ne di/ance4 ,c'e/ la plus exc5trique de t\tes les ,planetes3 elle t\rne dans une ,ellipse qui la met dans son prihlie prs d'un ti]s plus prs que dans son aphlie2 telle e/ -peu-prs la c\rbe qu'elle dcrit4 ,illu/ration ,m]cure e/ -peu-prs #bg4 fois plus petit que la ,t]re2 il t\rne aut\r du ,soleil en #hh4 j\rs1 ce qui fait son anne4 ,ide de ,neuton sur la d5sit du corps de ,m]cure4 ,sa rvolution sur lui-mme qui fait son j\r e/ inconnue2 on ne peut assign] ni sa pesanteur1 ni sa d5sit4 ,on sait seulem5t que si ,m]cure e/ prcism5t une ,t]re comme la ntre1 il faut que la mati]e de ce ,globe soit environ #h4 fois plus d5se que la ntre1 p\r que t\t n'y soit pas dans un degr d'eff]vesc5ce qui tu]oit en un in/ant des ,animaux de notre espce1 qui f]oit vapor] t\te mati]e de la consi/5ce de eaux de notre ,globe4 ,voici la preuve de cette ass]tion4 ,m]cure reoit environ #g4 fois plus de lumi]e que n\s1 raison du qu>r des di/ances1 p>ce qu'il e/ environ #b4 fois #b_/c plus prs du c5tre de la lumi]e de la *aleur2 donc il e/ #g4 fois plus t\ff1 t\tes *oses gales4 ,or sur notre ,t]re la gr&e *aleur de l',et tant augm5te environ #g4 #h4 fois1 fait incont95t b\illir l'eau gros b\illons2 donc il faudroit que t\t ft environ #g4 fois plus d5se qu'il n'e/1 p\r rsi/] #g4 ou #h4 fois plus de *aleur que le plus brlant ,et n'en donne dans nos ,climats2 donc ,m]cure doit tre au mo9s #g4 fois plus d5se que notre ,t]re1 p\r que les mmes *oses qui sont dans notre ,t]re puiss5t subsi/] dans le ,globe de ,m]cure1 t\tes *oses gales4 ,au re/e1 si ,m]cure reoit environ #g4 fois plus de rayons que notre ,globe1 p>ce qu'il e/ environ #b4 fois #b_/c plus prs du ,soleil1 p> la mme raison le ,soleil p>ot1 de ,m]cure1 environ #g4 fois plus gr&1 que de notre ,t]re4 ,,v5us4 ,aprs ,m]cure e/ ,v5us #ba4 ou #bb4 millions de lieues du ,soleil dans sa di/ance moy5ne2 elle e/ grosse comme la ,t]re1 son anne e/ de #bbd4 j\rs4 ,on ne sait pas encore ce que c'e/ que son j\r1 c'e/--dire1 sa rvolution sur elle-mme4 ,de trs-gr&s ,a/ronomes croy5t ce j\r de #bc4 heures1 d'autres le croy5t de #be4 de nos j\rs4 ,on n'a pas pu encore faire des obs]vations assez sres p\r savoir de quel ct e/ l'erreur2 mais cette erreur1 en t\t cas1 ne peut-tre qu'une mprise des yeux1 une erreur d'obs]vation1 non de raisonnem5t4 ,l',ellipse que ,v5us p>c\rt dans son anne e/ mo9s exc5trique que celle de ,m]cure2 on peut se =m] quelqu'ide du *em9 de ces #b4 ,planetes aut\r du ,soleil p> cette figure4 ,illu/ration ,prdiction de ,cop]nic sur les ,phases de ,v5us4 ,il n'e/ pas hors de propos de rem>qu] ici que ,v5us ,m]cure ont p> rapport n\s des ,phases diffr5tes a9si que la ,lune4 ,on repro*oit autrefois ,cop]nic1 que dans son ,sy/me ces ,phases devoi5t p>otre1 on concluoit que son ,sy/me toit faux1 p>ce qu'on ne les app]cevoit pas4 ,si ,v5us ,m]cure1 lui disoit-on1 t\rn5t aut\r du ,soleil1 que n\s t\rnions dans un plus gr& c]cle1 n\s devons voir ,m]cure ,v5us1 tantt ple9s tantt en croissant1 c42 mais c'e/ ce que n\s ne voyons jamais4 ,c'e/ p\rtant ce qui arrive1 leur disoit ,cop]nic1 c'e/-ce que v\s v]rez1 si v\s tr\vez jamais un moy5 de p]fectionn] votre ve4 ,l'inv5tion des ,telescopes les obs]vations de ,galile s]vir5t bi5-tt accomplir la prdiction de ,cop]nic4 ,au re/e1 on ne peut ri5 assign] sur la masse de ,v5us sur la pesanteur des corps dans cette ,planete4 ,,la ,,t]re4 ,aprs ,v5us e/ notre ,t]re place #cj4 millions de lieues du ,soleil1 ou environ1 au mo9s dans sa moy5ne di/ance4 ,elle e/ -peu-prs un million de fois plus petite que le ,soleil3 elle gravite v]s lui1 t\rne aut\r de lui dans une ,ellipse en #cfe4 j\rs1 #e4 heures #dh4 m9utes2 fait au mo9s #ahj4 millions de lieues p> an4 ,l',ellipse qu'elle p>c\rt e/ trs-drange p> l'action de la ,lune sur elle1 t&is que le c5tre commun de la ,t]re de la ,lune dcrit une ,ellipse vritable1 la ,t]re dcrit en effet cette c\rbe *aque ,lunaison4 ,illu/ration ,quelle e/ la cause de la rotation j\rnalire de la ,t]re4 ,son m\vem5t de rotation sur son axe d',occid5t en ,ori5t con/itue son j\r de #bc4 heures1 #ef4 m9utes4 ,ce m\vem5t n'e/ po9t l'effet de la gravitation4 ,il p>ot sur-t\t impossible de rec\rir ici cette raison suffisante dont p>le le gr& ,philosophe ,leibnitz4 ,il faut absolum5t av\] que les ,planetes le ,soleil p\voi5t t\rn] d',ori5t en ,occid5t2 donc il faut conv5ir que cette rotation d',occid5t en ,ori5t e/ l'effet de la volont libre du ,crateur1 que cette volont libre e/ l'unique raison suffisante de cette rotation4 ,la ,t]re a un autre m\vem5t que ses ,poles a*ev5t en #beibj4 annes3 c'e/ la gravitation v]s le ,soleil v]s la ,lune qui cause videmm5t ce m\vem5t2 ce que n\s pr\v]ons dans le ,*apitre ,,xxv4 ,la ,t]re pr\ve encore une rvolution beauc\p plus trange1 dont la cause e/ plus ca*e1 dont la longueur tonne l'imag9ation1 qui sembl]oit promettre au ,g5re ,huma9 une dure que l'on n'os]oit concevoir4 ,cette priode e/ selon t\tes les app>5ces d'un million neuf c5s qu>ante-quatre mille ans4 ,c'e/ ici le lieu d'insr] ce qu'on fait de cette tonnante dc\v]te avant que de f9ir le ,*apitre de la ,t]re4 ,,digression ,sur la ,priode de #aiddjjj4 ans n\vellem5t dc\v]te4 ,l',egypte une p>tie de l',asie1 d'o n\s sont v5ues t\tes les ,sci5ces qui sembl5t circul] dans l',univ]s1 cons]voi5t autrefois une ,tradition immmoriale1 vague1 inc]ta9e1 mais qui ne p\voit tre sans fondem5t4 ,on disoit qu'il s'toit fait des *angem5s prodigieux dans notre ,globe1 dans le ,ciel p> rapport notre ,globe4 ,la seule inspection de la ,t]re donnoit un gr& poids cette op9ion4 ,on voit que les ,eaux ont successivem5t c\v]t ab&onn les lits qui les conti5n5t2 des ,vgtaux1 des ,poissons des ,indes1 tr\vs dans les ptrifications de notre ,europe1 des ,coquillages entasss sur des ,montagnes1 r5d5t assez tmoignage cette anci5ne ,vrit4 ,ovide en exposant la ,philosophie de ,pi?agore1 en faisant p>l] ce ,philosophe in/ruit p> les ,sages de l',asie1 p>loit au nom de t\s les ,philosophes d',ori5t1 lorsqu'il disoit3 ,nil equidem dur>e diu sub imag9e edem ,cr$id]im2 sic ad f]rum v5i/is ab auro ,scula1 sic toties v]sa e/ =tuna locorum4 ,vidi ego quod fu]at quondam solidissima ,tellus ,esse ,fretum3 vidi factas ex quore ,t]ras3 ,et procul pelago ,con* jacu]e m>93 ,quodque fuit ,campus ,vallem decursus aqu>um ,fecit2 eluvie ,mons e/ d$uctus 9 quor1 ,eque paludosa siccis humus aret ar5is4 ,on peut r5dre a9si le s5s de ces ,v]s4 ,le ,tems qui donne t\t le m\vem5t l'tre1 ,produit1 acrot1 dtruit1 fait m\rir1 fait r5atre1 ,*ange t\t dans les ,cieux1 sur la ,t]re dans l',air2 ,l',age d',or son t\r suivra l',age de ,f]3 ,flore embellit des ,*amps l'aridit sauvage3 ,la ,m] *ange son lit1 son flux son rivage3 ,le limon qui n\s porte e/ n du se9 des ,eaux3 ,le ,caucase e/ sem du dbris des ,vaisseaux3 ,bi5-tt la ma9 du ,tems applanit les ,montagnes1 ,il creuse les ,vallons1 il t5d les ,campagnes2 ,t&is que l',et]nel1 le ,s\v]a9 des tems1 ,e/ seul 9branlable en ces gr&s *angem5s4 ,voil quelle toit l'op9ion de l',ori5t1 ce n'e/ pas lui faire tort de la rapport] en v]s1 anci5 langage de la ,philosophie4 ,a ces tmoignages que la ,nature donne de tant de rvolutions qui ont *ang la face de la ,t]re1 se joignoit cette ide des anci5s ,egypti5s1 ,peuple autrefois ,gometre ,a/ronome1 avant que la ,sup]/ition la ,mollesse en euss5t fait un ,peuple mprisable4 ,cette ide toit que le ,soleil s'toit lev p5dant des ,sicles l',occid5t2 il e/ vrai que c'toit une ,tradition aussi obscure que les ,hiroglyphes4 ,hrodote1 qu'on peut reg>d] comme un ,auteur trop rc5t1 p> consqu5t de trop peu de poids l'g>d de telles ,antiquits1 rapporte au ,livre d',eut]pe que1 selon les ,prtres ,egypti5s1 le ,soleil dans l'espace de onze mille trois c5s qu>ante ans1 7 les annes des ,egypti5s toi5t de #cfe4 j\rs7 s'toit lev deux fois o il se c\*e1 s'toit c\* deux fois o il se leve1 sans qu'il y et eu le mo9dre *angem5t en ,egypte1 malgr cette v>iation du c\rs du ,soleil4 ,ou les ,prtres qui avoi5t racont cet ,evnem5t ,hrodote1 s'toi5t bi5 mal expliqus1 ou ,hrodote les avoit bi5 mal ent5dus4 ,c> que le ,soleil et *ang son c\rs1 c'toit une ,tradition qui p\voit tre probable p\r des ,philosophes2 mais qu'en onze mille quelques annes1 les ,po9ts c>d9aux euss5t *ang deux fois1 cela toit impossible4 ,ces deux rvolutions1 comme n\s l'allons voir1 ne p\rroi5t s'opr] qu'en prs de quatre millions d'annes4 ,la rvolution entire des ,poles de l',ecliptique ou de l',equateur s'a*eve en prs de #aiddjjj4 annes1 cette rvolution de l',ecliptique de l',equateur peut seule1 l'aide du m\vem5t j\rnali] de la ,t]re1 t\rn] notre ,globe successivem5t l',ori5t1 au ,midi1 l',occid5t1 au ,sept5trion4 ,a9si ce n'e/ que dans une ,priode de deux fois #aiddjjj4 annes que notre ,globe peut voir deux fois le ,soleil se c\*] l',occid5t1 non pas en #aaj4 ,sicles seulem5t1 selon le rapport vague des ,prtres de ,?bes1 d',hrodote1 le ,p]e de l',hi/oire du m5songe4 ,il e/ encore impossible que ce *angem5t se ft fait sans que l',egypte s'en ft ress5tie2 c> si la ,t]re en t\rnant j\rnellem5t sur elle-mme et successivem5t f\rni son anne d',occid5t en ,ori5t1 puis du ,nord au ,sud1 d',ori5t en ,occid5t1 du ,sud au ,nord en se relevant sur son axe1 on voit clairem5t que l',egypte et *ang de position comme t\s les ,climats de la ,t]re4 ,les pluyes qui tomb5t auj\rd'hui depuis si long-tems du ,tropique du ,capricorne1 qui f]tilis5t l',egypte en grossissant le ,nil1 auroi5t cess4 ,le t]ra9 de l',egypte se ft tr\v dans une ,zone glaciale1 le ,nil l',egypte auroi5t disp>u4 ,platon1 ,diogne de ,larce ,plut>que ne p>l5t pas plus intelligiblem5t de cette rvolution2 mais enf9 ils en p>l5t1 ils sont des tmo9s qui re/5t encore d'une ,tradition presque p]due4 ,voici quelque *ose de plus frappant de plus circon/anci4 ,les ,philosophes de ,babylone comptoi5t1 au tems de l'entre d',alx&re dans leur ,ville1 quatre c5s tr5te mille ans depuis leurs premires ,obs]vations ,a/ronomiques1 l',anne ,babyloni5ne n'tant que de #cfj4 j\rs2 mais cette ,epoque de #djcjjj4 ans a t reg>de comme un ,monum5t de la vanit d'une ,nation va9cue1 qui v\loit1 selon la c\tume de t\s les ,peuples de t\s les ,p>ticuli]s1 regagn] p> son antiquit la gloire qu'elle p]doit p> sa foiblesse4 ,enf9 les ,sci5ces ayant t apportes p>mi n\s1 s'tant peu--peu cultives1 le ,*evali] de ,l\ville1 di/+u p>mi la f\le de ceux qui ont fait honneur au ,sicle de ,l\s ,,xiv4 alla exprs ,m>seille en #agad4 p\r voir si l'obliquit de l',ecliptique y p>oissoit la mme qu'elle avoit t obs]ve fixe p> ,pi!as1 il y avoit plus de #bjjj4 ans4 ,il tr\va cette obliquit de l',ecliptique1 c'e/--dire1 l'angle =m p> l'axe de l',equateur p> l'axe de l',ecliptique1 mo9dre de #bj4 m9utes que ,pi!as ne l'avoit tr\v4 ,quel rapport de cet angle dim9u de #bj4 m9utes avec l'op9ion de l'anci5ne ,egypte8 avec les #djcjjj4 ans dont se vantoit ,babylone8 avec une ,priode du ,monde de prs de deux millions d'annes1 mme1 selon l',obs]vation du ,*evali] de ,l\ville1 de plus de deux millions8 ,il faut voir l'usage qu'il en fit1 comm5t il en doit rsult] un j\r une ,a/ronomie t\te n\velle4 ,si l'angle que l'axe de l',equateur fait avec l'axe de l',ecliptique e/ plus petit auj\rd'hui de #bj4 m9utes1 qu'il ne l'toit il y a #bjjj4 ans1 l'axe de la ,t]re en se relevant sur le ,plan de l',ecliptique1 s'en appro*e d'un degr enti] en #fjjj4 ans4 ,que cet angle1 ,p4 ,e4 soit1 p> exemple1 d'environ #bc4 degrs #a_/b4 auj\rd'hui1 qu'il dcroisse t\j\rs jusqu' ce qu'il devi5ne nul1 qu'il recomm5ce ensuite p\r accrotre dcrotre encore1 il arriv]a c]ta9em5t que dans #bc4 fois #a_/b4 six mille ans1 c'e/--dire1 dans #adajjj4 annes1 notre ,ecliptique notre ,equateur concid]ont dans t\s leurs po9ts3 le ,soleil s]a dans l',equateur1 ou du-mo9s s'en loign]a trs-peu p5dant plusieurs ,sicles2 les ,j\rs1 les ,nuits1 les ,saisons s]ont gaux sur t\te la ,t]re4 ,il se tr\ve selon le calcul de l',a/ronome ,franais1 calcul un peu r=m depuis1 que l'axe de l',ecliptique avoit t p]p5diculaire celui de l',equateur1 il y a environ #ciijjj4 de nos annes1 suppos que le ,monde et exi/ alors4 ,otez de ce nombre le tems qui s'e/ c\l depuis l'entre triomphante d',alx&re dans ,babylone1 on v]ra avec tonnem5t que ce calcul se rapporte assez ju/e avec les #djcjjj4 annes de #cfj4 j\rs que comptoi5t les ,babyloni5s3 on v]ra qu'ils comm5oi5t ce compte prcism5t au po9t o le ,pole de la ,t]re avoit reg>d le ,bli]1 o la ,t]re dans sa c\rse annuelle avoit t du ,midi au ,nord2 enf9 o le ,soleil se levoit se c\*oit aux ,rgions du ,ciel o sont auj\rd'hui les ,poles4 ,il y a quelque app>5ce que les ,a/ronomes ,*aldens avoi5t fait la mme opration1 p> consqu5t le mme raisonnem5t que le ,philosophe ,franais3 ils avoi5t mesur l'obliquit de l',ecliptique1 ils l'avoi5t tr\ve dcroissante3 remontant p> leurs calculs jusqu' un ,po9t ,c>d9al1 ils avoi5t compt du po9t o l',ecliptique l',equateur avoi5t fait un angle de #ij4 degrs2 po9t qu'on p\rroit considr] comme le comm5cem5t1 ou la f91 ou la moiti1 ou le qu>t de cette ,priode norme4 ,p>-l l',enigme des ,egypti5s toit dbr\ille1 le compte des ,*aldens ju/ifi1 le rapport d',hrodote clairci1 l',univ]s flatt d'un long av5ir1 dont la dure plat l'imag9ation des hommes2 quoique cette comp>aison fasse encore p>otre notre vie plus c\rte4 ,on s'opposa beauc\p cette dc\v]te du ,*evali] de ,l\ville1 p>ce qu'elle toit bi5 trange1 p>ce qu'elle ne sembloit pas encore assez con/ate4 ,un ,acadmici5 avoit1 dans un ,voyage en ,egypte1 mesur une ,pyramide3 il en avoit tr\v les #d4 faces exposes aux #d4 ,po9ts ,c>d9aux2 donc les ,mridi5s1 disoit-on1 n'avoi5t pas *ang depuis tant de ,sicles2 donc l'obliquit de l',ecliptique1 qui p> sa dim9ution et du *ang] t\s les ,mridi5s1 n'avoit pas en effet dim9u4 ,mais ces ,pyramides n'toi5t po9t une ,b>rire inv9cible ces dc\v]tes n\velles2 c> toit-on bi5 sr que les ,ar*itectes de la ,pyramide ne se fuss5t pas tromps de quelques m9utes8 ,la plus ins5sible ab]ration1 en posant une pi]re1 et suffi seule p\r opr] cette erreur4 ,d'ailleurs1 l',acadmici5 n'avoit-il pas nglig cette petite diffr5ce1 qui peut se tr\v] entre les ,po9ts o le ,soleil doit m>qu] les ,equ9oxes les ,sol/ices sur cette ,pyramide1 suppos que ri5 n'ait *ang1 les ,po9ts o il les m>que en effet8 ,n'auroit-il pas pu se tromp] dans les fables de l',egypte o il oproit p> pure curiosit1 puisque ,ti*o-,brah lui-mme s'toit tromp de #ah4 m9utes dans la position de la ,mridi5ne d',uranib\rg1 de sa ,ville du ,ciel1 o il rapportoit t\tes ses ,obs]vations2 mais ,ti*o-,brah s'toit-il en effet tromp de #ah4 m9utes1 comme on le prt5d8 ,ne se p\voit-il pas encore1 que cette diffr5ce tr\ve entre la vraye ,mridi5ne d',uranib\rg celle de ,ti*o-,brah1 v9t en p>tie du *angem5t mme du ,ciel1 en p>tie des erreurs presqu'9vitables1 commises p> ,ti*o-,brah p> ceux qui l'ont corrig8 ,mais aussi le ,*evali] de ,l\ville s'toit pu tromp] lui-mme1 avoir vu un dcroissem5t d'obliquit qui n'exi/e po9t4 ,pi!as sur-t\t toit vraisemblablem5t la s\rce de t\tes ces erreurs3 il avoit obs]v comme la pl"p des ,anci5s avec peu d'exactitude3 il toit donc de la prud5ce1 avec laquelle on procde auj\rd'hui en ,physique1 d'att5dre de n\veaux claircissem5s2 a9si le petit nombre qui peut jug] de ce gr& diffr5d demeura dans le sil5ce4 ,enf91 en #agcd4 ,m4 ,god9 7l'un des ,philosophes que l'am\r de la ,vrit vi5t de conduire au ,pr\7 reprit le fil de ces dc\v]tes3 il ne s'agit plus ici de l'exam5 d'une ,pyramide sur laquelle il re/]a t\j\rs des difficults2 il faut p>tir de la fameuse ,mridi5ne trace en #afee4 p> ,dom9ique ,cass9i dans l',eglise de ,/4 ,ptrone1 avec une prcision dont on e/ plus sr que de celle des ,ar*itectes des ,pyramides4 ,l'obliquit de l',ecliptique qui en rsultoit e/ de #bc4 d4 #bi4 #ae4 mais on ne peut plus d\t] p> les d]ni]es ,obs]vations1 que cet angle de l',ecliptique de l',equateur ne soit prs5t de #bc4 d4 #bh4 #bj4 -peu-prs1 mo9s que les rfractions1 qui entr5t dans la dt]m9ation de la hauteur du ,pole faite p> l',etoile ,polaire1 p> consqu5t aussi dans celle de l'lvation de l',equateur de l'obliquit de l',ecliptique1 ne soi5t un peu *anges depuis ce tems3 *angem5t qu'on comm5ce s\ponn] p> la diffr5ce des lvations du ,pole1 tr\ves dans les mmes ,villes aprs quelque espace de tems1 comme dans celles de ,londres1 d',am/]dam de ,copp5hague2 quoique ces ,obs]vations ne suffis5t pas encore p\r n\s assr] entirem5t1 que de sicle en sicle l'air se tr\ve tantt plus1 tantt mo9s transp>5t4 ,il e/ vrai qu'on a dc\v]t depuis peu1 dmontr infailliblem5t1 que les rfractions de deux endroits1 mme trs-peu de di/ance l'un de l'autre1 peuv5t diffr] quelquefois au del de l'op9ion2 ce qui oblige prs5t un ,obs]vateur exact de bi5 dt]m9]1 avant t\tes *oses1 les rfractions de son ,horizon1 s'il veut que ses obs]vations soi5t accrdites2 mais l'on sait aussi que1 selon l'expri5ce de ,mr4 ,huyg5s1 en laissant une ,lunette dans une situation con/ante1 dirige v]s la po9te de quelque ,clo*] lev1 depuis midi jusqu'au soir1 l'on y v]ra cette po9te t\j\rs plus leve sur le dcl9 du j\r1 qu' midi1 que p> consqu5t l'air peut *ang] de transp>5ce4 ,cep5dant comme t\t cela ne contribue ri5 un *angem5t1 tel que celui qu'on p\rroit s\ponn] de se ml] au ,phnomne de cette "q1 on auroit tort d'admettre un fait aussi d\teux1 v qu'on n'en a po9t encore de preuves conva9cantes1 ni de raisons ,physiques4 ,a l'g>d des ,pyramides d',egypte1 de la con/ance des ,mridi5s1 qui semble contraire cette mobilit des ,poles de l',equateur1 il e/ propos de rem>qu] encore1 qu'en supposant la figure de la ,t]re1 non pas sphrode1 comme elle l'e/ vritablem5t1 mais exactem5t sphrique1 ce m\vem5t du ,plan de l',equateur de ses ,poles1 se peut concevoir de deux mani]es4 ,c>1 ou la pl"p des ,places1 situes prs5t s\s l',equateur1 auront aprs quelques sicles une ,latitude ,mridionale ou ,sept5trionale1 l',equateur les ayant quittes p\r s'appro*] de l',ecliptique1 7auquel cas t\s les ,mridi5s s]ont drangs1 deux ,villes quelconques1 sans avoir *ang de place1 de di/ance1 ni de leur premire situation sur la ,t]re1 auront p\rtant *ang de ,rumb1 l'une l'g>d de l'autre72 ou l',equateur n'ab&onn]a jamais les ,places1 qui ont t de t\t tems situes s\s lui1 mais son ,plan t\rn]a avec elles aut\r de l',ecliptique1 sans qu'il se fasse jamais aucun *angem5t dans les ,mridi5s1 leur con/ance ne pr\vant pas la mme *ose contre le m\vem5t de l',equateur que dans la premire supposition4 ,au contraire repr5ant la figure sphrode de la ,t]re1 qui e/ la vritable1 il e/ clair que ses p>ties solides se s\t5ant ne se p\vant pas quitt] les unes les autres1 les plus loignes du ,c5tre de la ,t]re demeur]ont t\j\rs dans le mme loignem5t1 que p> consqu5t la circonfr5ce de l',equateur1 qui les a une fois environnes1 ne les quitt]a jamais2 de sorte que le ,plan de l',equateur1 tant mobile qu'immobile1 ne sauroit jamais apport] aucun drangem5t aux ,mridi5s4 ,on voit p> l que1 quoique les ,ar*itectes ,egypti5s ay5t eu ordre d'asseoir les ,pyramides p>alllem5t aux quatre ,po9ts ,c>d9aux du ,monde1 qu'ils ay5t excut cet ordre avec la d]ni]e exactitude1 cela n'emp*e pas que l'angle de l'int]section de l',equateur de l',ecliptique ne puisse t\j\rs v>i] autant que l'on v\dra4 ,ri5 ne fait plus de plaisir que de voir rtablir le crdit des ,vrits les plus respectables p> leur anci5net1 aprs avoir t mises en conte/ation dans des ,sicles aussi circonspects aussi peu crdules qu'e/ le ntre2 mais il faut av\] nanmo9s1 que si les ,egypti5s les ,babyloni5s ont t les premi]s dc\vrir le dcroissem5t de cette obliquit1 ils l'ont dc\v]t p> des raisonnem5s bi5 mo9s fonds1 que ne sont ceux p> lesquels n\s leur attribuons cette dc\v]te4 ,hrodote publia son ,hi/oire environ c5t ans aprs qu',anaxim&re de ,milet eut tr\v1 le premi]1 le moy5 de mesur] l'obliquit de l',ecliptique3 cette inv5tion ayant pass peu aprs en ,egypte p> les ,voyages de ,clo/rate1 d',h>pale d',eudoxe1 les ,egypti5s1 qui ne manqur5t pas de tr\v] cette obliquit plus petite que ne l'avoit tr\ve ,anaxim&re1 s'en prvalur5t p\r en faire honneur leur ,nation2 comme si la dim9ution p> consqu5t la mesure de l'obliquit de l',ecliptique avoi5t t connues *ez eux p5dant des milli]s d'annes1 dans le tems que cette d]nire v5oit seulem5t d'tre dc\v]te p>mi les ,grecs4 ,n\s avons dit ci-dessus -peu-prs la mme *ose des ,babyloni5s1 qui galem5t jal\x des ,egypti5s des ,grecs1 ont remont1 p> un p>eil calcul1 jusqu' une antiquit incomp>ablem5t plus absurde que n'e/ celle des ,egypti5s4 ,mais1 soit que ce m\vem5t de l',equateur exi/e1 soit qu'il n'exi/e pas1 il e/ t\j\rs c]ta91 qu'il ne peut-tre produit p> aucun m*anisme de ceux qui sont tombs dans la p5se du savant ,newton4 ,le m\vem5t qui ressemble plus naturellem5t celui de l'axe de la ,t]re1 e/ la v>iation de l'incl9aison de l',orbe de la ,lune1 qui e/ de #e4 deg4 #ah4 ou #ai4 m94 qu& les ,nuds de la ,lune se tr\v5t en conjonction1 ou en opposition avec le ,soleil1 de #e4 deg4 seulem5t1 qu& ces mmes ,nuds sont dans les ,quadratures4 ,il e/ vrai que1 p> une analogie naturelle1 ce gr& ,philosophe attribue l'axe de la ,t]re un petit m\vem5t alt]natif1 p> lequel l'angle de l'int]section de l',ecliptique de l',equ9oxiale se tr\vant dans les ,equ9oxes1 p> exemple1 de #bc4 deg4 #bi4 m94 s'trecit en appro*ant des ,sol/ices1 s'l>git d]e*ef depuis les ,sol/ices jusqu'aux ,equ9oxes2 de sorte qu'aux ,sol/ices1 cet angle1 dans sa plus petite dim5sion1 e/ de #bc4 deg4 #bi4 m94 mo9s quelques secondes4 ,mais ces alt]natives de dim9ution d'accroissem5t ne produis5t po9t de m\vem5t circulaire du ,plan de l',equ9oxiale1 d'un ,pole de l',ecliptique l'autre4 ,il faut donc1 que cette circulation dp5de de quelqu'autre raison inconnue jusqu' prs5t1 qu'il faut t*] de dc\vrir1 au cas que ce ,phnomne soit rel4 ,p\r que la dim9ution de cet angle gale t\j\rs son accroissem5t1 il faut que le c5tre absolu de pesanteur de t\te la masse de la ,t]re soit le mme que le c5tre gomtrique de sa figure sphrode2 mais il se peut bi5 faire que cela ne soit pas4 ,c>1 si la ,t]re e/ tant soit peu plus matrielle du ct ,boral de l',equateur1 que du ct ,mridional1 qu'il arrive au d$ans de cette ,planete1 ou sa surface1 quelque *angem5t1 qui dim9ue la quantit de matire dans un endroit qui l'augm5te dans un autre1 il e/ vid5t1 que la surface extrieure de la ,t]re le c5tre commun de la pesanteur de t\te sa masse *ang]ont de position1 l'un l'g>d de l'autre2 comme le c5tre gomtrique de sa surface sphrode extrieure demeure t\j\rs le mme1 il e/ ncessaire que ce c5tre *ange aussi de position1 l'g>d de celui de pesanteur1 ds que quelque raison con/ante1 ou non con/ante1 te quelque peu de mati]e en quelqu'endroit1 p\r le port] ailleurs4 ,or les deux c5tres1 savoir le gomtrique de la figure ovale de la ,t]re celui de sa pesanteur gnrale1 doiv5t ncessairem5t tre dans le mme axe de son t\rnoyem5t1 si ce t\rnoyem5t doit tre gal uni=me p5dant #bd4 heures1 sans s'acclr] se ret>d] p> reprises2 ce qui s]oit contraire l'expri5ce4 ,p\r effectu] donc ce m\vem5t du ,plan de l',equateur1 il suffit qu'il y ait1 au-d$ans de la ,t]re1 une mati]e1 qui en circulant cont9uellem5t1 mais l5tem5t1 dplace t\j\rs le c5tre commun de pesanteur1 p> rapport la surface de la ,t]re1 p>ce que l'axe du t\rnoyem5t suivra t\j\rs le mme *em9 de ce c5tre4 ,si cette mati]e ne circule pas1 mais qu'elle ait un m\vem5t irrguli] trs-petit1 le ,plan de l',equateur *ang]a aussi de position avec l',ecliptique1 mais sans rgle c]ta9e1 p\rra tre tantt plus prs1 tantt plus lo9 d'elle2 ce qui s]oit peut-tre plus vraisemblable qu'une circulation p>faite4 ,mais t\t ce raisonnem5t n'aura lieu que lorsqu'il s]a dmontr d'une mani]e t\t--fait inconte/able1 que l'appro*em5t de l',equateur de l',ecliptique1 dont les plus habiles ,obs]vateurs prt5d5t s'app]cevoir auj\rd'hui1 e/ rel3 qu'il n'y a po9t d'illusion1 ni de la "p des rfractions1 ni des ,in/rum5s1 dans une affaire qui e/ encore si delicate1 si peu s5sible dans les obs]vations mod]nes1 o il ne s'agit encore que de quelques secondes de dim9ution2 de sorte que ce ne s]a qu'aprs plusieurs ,sicles d'obs]vations cont9ues1 que l'on p\rra dire1 avec une ple9e c]titude1 si l'obliquit e/ v>iable1 ou comm5t elle l'e/4 ,le moy5 le plus c\rt le plus sr de t]m9] cette "q1 s]oit de mesur] exactem5t l'lvation du ,pole des runes de l'anci5ne ,ville de ,syne en ,egypte4 ,l'on sait1 au rapport de ,/rabon dans le d]ni] ,livre de sa ,gographie1 que cette ,ville toit situe prcism5t s\s le ,tropique du ,canc]1 qu'il y avoit un ,puits trs-pr(ond1 dans lequel on ne voyoit jamais l'image du ,soleil1 qu'au po9t de ,midi1 aux ,sol/ices d',et1 le ,soleil donnant v]ticalem5t sur la surface ,horizontale de l'eau1 au bas du ,puits4 ,/rabon aj\te au mme endroit1 qu'en p>tant de la ,grce1 cette ,ville toit la premire que l'on r5controit1 o les ,gnomons1 ou des ,colomnes riges v]ticalem5t n'euss5t po9t d'ombre ,mridi5ne une fois dans l'anne1 savoir au ,sol/ice d',et2 de sorte que voil deux preuves diffr5tes1 qui n\s assr5t que du tems de ,/rabon1 ou quelque tems avant lui1 le ,tropique du ,canc] a pass p> le po9t v]tical de cette ,ville4 ,or si en mesurant prs5t la ,latitude de l'endroit1 o a t autrefois cette ,place1 on y tr\voit le ,pole ,sept5trional lev de #bc4 deg4 #di4 m94 ou davantage1 ce s]oit une preuve indubitable que ,mr4 le ,*evali] de ,l\ville avoit tr\v la vrit1 que l'obliquit de l',ecliptique toit dim9ue de #bj4 m94 p5dant prs de #ah4 sicles4 ,je dis de #bc4 deg4 #di4 m94 ou davantage1 c> la ,t\r de ,syne tant dja r5omme1 cause de la proprit dont n\s v5ons de p>l]1 du tems du ,prophte ,ez*iel1 qui en fait m5tion au ,*ap4 #bi4 de sa ,prophtie1 il e/ app>5t que si l'obliquit de l',ecliptique toit v>iable1 elle auroit encore dim9u de #e4 #f4 m9utes1 dans la mme proportion1 depuis le tems de ce ,prophte jusqu' celui de ,/rabon1 p5dant plus de c9q ,sicles1 sans compt] ce qu'il p\rroit y avoir de dim9ution depuis la fondation de cette ,t\r jusqu'au tems de ce ,prophte4 ,mais si au contraire on n'y tr\voit le ,pole lev que de #bc4 deg4 demi1 ou environ1 il faudroit conclure1 sans hsit]1 que1 p5dant t\te cette suite de ,sicles1 l'obliquit en "q a t con/amm5t la mme1 ou que sa dim9ution n'a ri5 eu de considrable2 que l'espace compris entre l',equ9oxiale l',ecliptique ne s'e/ que peu1 ou po9t rtreci4 ,t\te la difficult ne consi/]oit qu' bi5 dc\vrir la situation de cette anci5ne ,ville au vois9age du ,nil de l',isle ,elphant9e4 ,ce s]oit le moy5 de prv5ir les so9s de la ,po/rit1 de se faire un mrite auprs d'elle1 en lui prs5tant des ,dmon/rations a*eves d'une vrit1 dont l'claircissem5t p\rra lui cot] plusieurs sicles4 ,le dnombrem5t que n\s avons entrepris de faire ici des pr9cipales p>ticul>its qui reg>d5t la ,t]re1 p> rapport au rang qu'elle ti5t p>mi les ,planetes1 n\s engage exam9] les preuves de sa figure sphrode que n\s avons suppose vritable1 de faire voir l'impossibilit du *angem5t des ,mridi5s4 ,n\s en avons dja donn une ide gnrale au ,*apitre ,,xviii4 lorsque1 p> rapport l't5due aux div]s degrs de la pesanteur1 n\s avons fait m5tion de l'inondation des ,eaux v]s les ,rgions de l',equateur1 qui devoit rsult] ncessairem5t du t\rnoyem5t de la ,t]re aut\r de son axe1 si elle toit exactem5t sphrique4 ,mais comme ce n'toit pas l le lieu de pr\v] que cette diffr5ce toit assez s5sible p\r p\voir tre mesure1 n\s allons faire voir ici ce qui en e/4 ,les preuves1 dont n\s n\s s]virons1 sont tires en p>tie des raisonnem5s de ,physique1 en p>tie de l',expri5ce mme4 ,les raisonnem5s de ,physique1 qui n\s pr\v5t la ncessit de cette figure1 ne suppos5t p\r t\t ,pr9cipe1 que le m\vem5t j\rnali] de la ,t]re1 de #bc4 heures #ef4 m9utes4 ,si la ,t]re e/ exactem5t sphrique1 la vtesse du t\rnoyem5t de t\s les ,corps pesants s\s l',equateur dim9u]a leur pesanteur1 ou la vtesse de leur *te1 mesure qu'elle diffr]a mo9s de celle qu'il faudroit p\r faire circul] t\s les corps pesants s\s l',equateur1 sans p\voir jamais tomb]1 ou s'appro*] du c5tre de la ,t]re2 ou p\r faire que t\t ce qu'il y a de corps s\s l',equateur1 fuss5t autant de ,satellites1 qui t\rnass5t p> leur m\vem5t j\rnali] dans la circonfr5ce de l',equateur1 comme fait la ,lune dans son ,orbite4 ,or en disant p> une ,rgle de ,trois3 ,comme le cube de la di/ance de la ,lune1 de #fj4 smi-diametres de la ,t]re1 e/ au cube d'un seul de ces smi-diametres1 de mme le qu>r de #cicdc m9utes1 qui font un mois priodique de la ,lune1 e/ au qu>r des m9utes de la rvolution des ,satellites1 ou des corps pesants1 dans la circonfr5ce de l',equateur t]re/re1 si l'on v\loit que la =ce c5trifuge contrebalant exactem5t la pesanteur4 ,on tr\ve p\r le rsultat de ce calcul #hd4 #b_/e de m9utes de rvolution2 de sorte que si le j\r des ,etoiles toit de #hd #b_/e de m9utes1 au lieu qu'il e/ de #bc4 heures #ef4 m94 qui e/ #ag4 fois plus gr&1 il n'y auroit s\s l',equateur1 ni *te1 ni poids des corps4 ,on tr\ve le mme nombre de #hd #b_/e de m9utes1 sans se s]vir de la ,lune1 en suivant le ,?orme de ,mr4 ,huyg5s1 p> lequel il a tr\v qu'un corps1 p\r t\rn] circulairem5t1 d'une =ce c5trifuge gale son propre poids1 doit faire t\t le t\r du ,c]cle en autant de tems1 qu'un ,p5dule1 de la longueur du rayon du mme ,c]cle1 employ]oit faire deux vibrations4 ,or p\r faire l'application de ce ,?orme au ,c]cle de l',equateur1 au smi-diametre de la ,t]re1 il faut seulem5t dire3 ,comme #c4 pi$s1 #ag_/bhh d'un pi$1 longueur du ,p5dule d'une seconde1 sont au qu>r d'une seconde1 a9si #aifaehjj pi$s du smi-diametre de la ,t]re1 selon la mesure de ,mr4 ,pic>t1 sont #fdabdcj1 qui e/ le qu>r de #becb4 secondes1 ou de #db4 m94 #ab4 secondes4 ,un ,p5dule de la longueur du smi-diametre de la ,t]re1 f]oit donc *aque vibration en #db4 m94 #ab4 secondes2 p> consqu5t p\r gal] la pesanteur la =ce c5trifuge de la rotation j\rnalire s\s l',equateur1 il faudroit que cette rotation s'a*evt en #hd4 m94 #bd4 secondes4 ,mais1 comme elle se tr\ve #ag4 fois plus l5te1 il e/ vid5t qu'en supposant la surface de la ,t]re exactem5t sphrique1 la pesanteur s\s l',equateur excde sa dim9ution1 ou la =ce c5trifuge1 #ag4 fois #ag fois1 c'e/--dire #bhi4 fois1 p>-l la vtesse de la *te des corps1 s\s l',equateur1 s]oit celle de leur *te s\s les ,poles1 comme #bhh sont #bhi2 un ,p5dule d'une seconde1 qui f]oit s\s le ,pole #hfdjj4 vibrations p5dant un j\r ,solaire1 n'en f]oit s\s l',equateur qu'environ #hfbej4 t\t de mme que le ,p5dule d'une seconde de ,p>is1 tant transport s\s l',equateur1 y faisant ses *tes curvilignes1 ou ses vibrations un peu plus l5tes qu'ici1 ret>d]oit p> j\r de #b4 m94 #e4 secondes1 ou environ4 ,l'expri5ce de ,mr4 ,ri*] faite dans l',isle de ,caenne1 celle de ,mr4 ,halley dans l',isle de ,/e4 ,hlne1 celles de ceux dont on peut voir les noms la page #bbg4 de cette ,edition1 ayant vrifi1 quelques circon/ances prs1 cette dim9ution de la pesanteur s\s l',equateur1 qui e/ une consqu5ce ncessaire indubitable du m\vem5t j\rnali] de la ,t]re2 il n\s re/e voir le drangem5t que caus]oi5t sur sa surface les =ces c5trifuges de ce mme m\vem5t s\s les ,c]cles p>allles de l',equateur1 si la ,t]re toit exactem5t sphrique4 ,t\t le monde sait qu'une ,balance exacte tant susp5due p> son milieu1 demeurant en repos1 les ,bass9s1 ou des ,poids gaux susp5dus p> des cordelettes ses deux extrmits1 font pr5dre ces cordelettes1 ou plutt leurs milieux1 des situations p]p5diculaires leurs ,horizons1 qui t5d5t directem5t au c5tre de la ,t]re4 ,mais si l'on donne cette ,balance un m\vem5t circulaire1 dont le c5tre soit le po9t de susp5sion de la ,balance1 on v]ra d'abord que les ,bass9s1 ou les poids1 s'loign]ont de la p]p5diculaire1 proportion de la vtesse du m\vem5t circulaire2 de sorte que les cordelettes ne suivront plus la direction ord9aire de la pesanteur v]s le c5tre de la ,t]re4 ,figurons-n\s prs5t une gr&e ,balance curviligne1 dont le milieu soit susp5du l'un des ,poles de la ,t]re1 dont les deux extrmits s't5d5t jusqu' gale lvation du mme ,pole1 de "p d'autre2 il e/ vid5t que si la figure sphrique de la ,t]re 7qui e/-ce que n\s exam9ons7 t\rne aut\r de son axe1 qu'elle emporte en mme tems cette ,balance curviligne1 p> un m\vem5t circulaire aut\r du mme axe1 les poids qui tant en repos devroi5t conv]g] v]s le c5tre de la ,t]re1 s'loign]ont un peu de cette conv]g5ce des p]p5diculaires1 de "p d'autre4 ,a9si le ,s9us du petit angle de dviation1 compris entre la p]p5diculaire la n\velle direction du poids1 s]a bi5 prs de #a_/bhi du produit du ,s9us1 du ,co-,s9us de l'lvation du ,pole1 divis p> le rayon4 ,on voit clairem5t que sans imag9] cette ,balance curviligne1 ce raisonnem5t peut galem5t s'appliqu] t\tes les lignes plomb1 qui se tr\v5t sur la surface de la ,t]re4 ,c'e/ de cette manire qu'on tr\ve qu' ,p>is1 en c5t autres endroits de mme ,latitude1 qu'un ,p5dule en repos ne t5droit pas p]p5diculairem5t l',horizon1 mais f]oit avec la p]p5diculaire un angle de prs de six m9utes1 ce qui s]oit assez s5sible1 si la ,t]re toit exactem5t sphrique2 cep5dant comme en nul endroit du ,monde on ne tr\ve aucune dviation1 c'e/ une preuve suffisante que la face de la ,t]re e/ telle1 qu'il faut qu'elle soit1 p\r que la direction de la pesanteur soit p]p5diculaire1 ce qui ne se peut que dans une figure sphrode4 ,cette figure sphrode produit encore un autre *angem5t l'g>d de la pesanteur1 mais de peu de consqu5ce4 ,l'on sait que1 sans considr] la dim9ution de la pesanteur1 dont n\s v5ons de p>l]1 la pesanteur elle-mme v>ie encore selon la div]sit des di/ances du c5tre de la ,t]re1 qu& mme il n'y auroit po9t de rotation4 ,c'e/ ce qui fait que les expri5ces des ,p5dules transports en diffr5s ,climats1 ne rpond5t pas dans la d]nire prcision au calcul que n\s avons donn ci-dessus1 quoiqu'elles pr\v5t t\tes en gnral que la pesanteur diffre s5siblem5t1 qu'elle e/ t\j\rs mo9s =te v]s l',equateur1 que v]s les ,poles4 ,c'e/ aussi ce qui p>tage les s5tim5s des plus gr&s ,gomtres sur la proportion de l'axe de la rotation de la ,t]re au diametre de son ,equateur4 ,mr4 ,huyg5s aprs lui ,jaques ,h]man dans son excell5t ,ouvrage de la ,phoronomie1 ont dt]m9 cette proportion1 comme de #egg4 #egh42 mais ,neuton n\s la donne de #bbi4 #bcj1 environ triple de la prcd5te4 ,la diffr5ce de ces mesures ne provi5t que de ce que ,mr4 ,huyg5s n'a considr la pesanteur que comme une =ce qui p\sse les corps v]s un seul c5tre2 au lieu que ,neuton l'a considre comme une =ce p> laquelle t\s les corps t\tes les p>ticules de la ,t]re1 jusqu'aux plus petites1 sont tires les unes v]s les autres4 ,,m>s4 ,la quatrime ,planete de notre ,sy/me e/ ,m>s4 ,sa moy5ne di/ance du ,soleil e/ de #df4 millions de lieues4 ,de t\tes les ,planetes suprieures1 c'e/ celle qui a la plus gr&e exc5tricit1 aussi n'en connot-on po9t p>mi t\s les ,corps cle/es1 dont la gr&eur app>5te soit plus v>iable2 de sorte que sa plus gr&e ,phase excde jusqu' #g4 fois la plus petite4 ,au mois d',aot #agai4 ,m>s tant oppos au ,soleil1 #b ou #c degrs seulem5t de di/ance de son prihlie1 l'on se s\vi5t encore que plusieurs p]sonnes1 qui n'avoi5t aucune te9ture d',a/ronomie1 fur5t tonnes de le voir1 le prir5t p\r une ,comete1 ou un n\vel ,a/re1 qui v5oit de natre dans le ,ciel1 comme on a fait de ,vnus l'anne d]ni]e1 lorsqu'au mois de ,mai ayant atte9t sa plus gr&e hauteur ,mridi5ne au comm5cem5t du ,canc]1 tant encore assez lo9 du ,soleil p\r n'tre po9t clipse p> son clat1 elle lana ses rayons p> le *em9 le plus c\rt de la p>tie ,borale de l',atmosphre4 ,comme la gr&e exc5tricit de ,m>s r5d son m\vem5t app>5t =t 9gal1 c'e/ de lui pr9cipalem5t que ,kepl] s'e/ s]vi1 p\r exam9] vrifi] la dc\v]te qu'il avoit faite de l'galit des aires p>c\rues p> *aque ,planete en p>ticuli]1 en tems gaux2 c'e/ aussi p> lui1 qu'il a reconnu pr\v la ncessit qu'il y avoit de n'admettre p> t\t le ,ciel que des exc5tricits plus petites1 environ de la moiti de celles qui avoi5t t tablies p> les ,anci5s4 ,de t\tes les ,planetes1 ,m>s e/ encore celle qui a la plus gr&e ,atmosphre1 proportion de son noyau1 du mo9s ce qu'on en connot jusqu' prs5t2 ce qui se pr\ve p> le *angem5t de c\leur d'une ,fixe obs]ve p> ,mr4 ,rm]1 en appro*ant en quittant le disque de ,m>s1 laquelle plit s5siblem5t l'appro*e de ce disque1 tant encore loigne de lui des deux ti]s du diametre du mme disque1 qui tant sortie de d]rire le corps opaque de ,m>s1 ne rec\vra la vivacit naturelle ord9aire de sa lumire qu' la di/ance des deux ti]s du mme diametre4 ,sans l',etoile de ,m>s n\s ignor]ions t\t--fait l'loignem5t la vritable gr&eur des ,corps cle/es2 c'e/ le clbre ,mr4 ,cass9i le ,p]e1 qui s'e/ avis le premi]1 de se s]vir des di/ances app>5tes de cette ,planete d'avec les ,fixes pro*a9es1 lorsqu'elle e/ oppose au ,soleil1 p\r tr\v] la vritable dim5sion de notre ,sy/me4 ,sa p>allaxe horizontale1 qui dans cette situation e/ assez gr&e p\r tre obs]ve calcule sans qu'il y ait cra9dre aucune erreur trop s5sible1 savoir de #bf #bg4 secondes dans son prihlie1 n\s donne le moy5 de calcul] les p>allaxes horizontales du ,soleil des autres ,planetes1 qui ne peuv5t tre obs]ves p> elles-mmes1 cause de leur petitesse4 ,p> les ta*es de ,m>s1 que n\s reprs5tons ici de la mani]e1 dont elles ont app>u en #agai4 l'on a dc\v]t l'on s'e/ conva9cu1 qu'il t\rne aut\r d'un axe t\j\rs p>allle lui-mme1 7comme celui de la ,t]re7 en #bd heures1 #dj m9utes2 ,illu/ration ,ou que #cf rvolutions de ,m>s aut\r de son axe gal5t #cg rvolutions de la ,t]re aut\r du si54 ,rem>ques sur les ta*es de ,m>s4 ,les ta*es de cette ,planete sembl5t tre plus v>iables que celles de t\tes les autres4 ,les b&es obscures qu'on a obs]ves en #agjd4 #agag4 #agai4 ne convi5n5t po9t entr'elles1 ni p> rapport leur situation1 ni p> rapport leur figure4 ,en #agjd4 #agag4 on a vu une b&e obscure occupant plus d'un hmisphre de ,m>s1 avec cette diffr5ce qu'en #agjd4 elle avoit au milieu une po9te1 qui ne s'y tr\voit po9t en #agag4 qu'en #agag4 elle toit plus loigne de l'quateur de ,m>s1 plus prs de son pole ,mridional qu'en #agjd4 ,en #agai4 on a tr\v une b&e c\de1 =me seulem5t aprs le mois de ,juillet1 dont la p>tie la plus ,mridionale1 p> rapport nos yeux1 s't5doit obliquem5t sur la moiti de l'hmisphre de ,m>s1 galoit environ un qu>t de ,c]cle1 pr5ant son comm5cem5t entre le pole ,mridional l'quateur de ,m>s1 f9issant entre son quateur son pole ,sept5trional1 o les deux p>ties de cette b&e1 en se joignant1 faisoi5t un angle1 comme cela se voit ,figure #b4 ,le #ac4 de ,juillet d'aup>avant on n'avoit obs]v qu'une seule b&e obscure rectiligne1 telle qu'on la voit ,figure #a4 ,outre ces b&es obscures1 on avoit dc\v]t des ta*es confuses de figure =t irrgulire1 comme dans les ,fig4 #c4 #d4 qui n'toi5t aussi que temporaires1 qui n'avoi5t presque ri5 de commun avec celles qu'on avoit obs]ves aup>avant1 que leur incon/ance4 ,mais les ta*es les plus considrables de cette ,planete sont celles1 qui s'obs]v5t pro*e de ses deux poles1 dont cep5dant on n'en voit jamais qu'une la fois1 qui sont ord9airem5t plus claires que le re/e du corps4 ,il y a prs de #gj ans1 que ces ta*es-l sont connues1 qu'on en voit presque t\j\rs l'une ou l'autre1 ce qui pr\ve qu'elles sont p]man5tes1 que les vicissitudes d'app>ition d'occultation qu'elles subiss5t1 procd5t seulem5t de quelque *angem5t de l'atmosphre de ,m>s1 semblable celui de la ntre1 caus en p>tie p> la diffr5te con/itution de l'air en ,et en ,hyv]1 en p>tie p> la diffr5te quantit de pluye1 de beau tems en diffr5s endroits du mme ,climat4 ,c'e/ a9si que depuis le #ag4 ,mai jusqu'au mois de ,novembre #agai4 le ,pole1 qui e/ notre g>d le ,mridional1 se tr\vant clair p> le ,soleil1 p> consqu5t l',et y rgnant1 l',atmosphre y tant r>efie autant qu'elle l'a pu tre1 la lumi]e clatante de cette ,zone dlie a pu frapp] notre ve1 dans le tems que celle du ,pole oppos1 qui avoit p>u aux ,obs]vateurs en #agjd #agag4 avec le mme clat que la d]nire1 se droboit alors nos yeux la faveur des nuages des vapeurs congeles1 qui y *angeoi5t l',atmosphre1 la r5doi5t mo9s transp>5te4 ,la diffr5ce de la cl>t de cette ,zone1 dont une moiti cons]va con/amm5t le mme degr de lumire1 dont l'autre au contraire dim9ua1 disp>ut1 puis rep>ut1 ne ressemble pas mal la diffr5ce du tems qu'il fait aux ,&es du ,pr\1 o il ne pleut jamais1 ,borneo o il pleut presque t\s les j\rs4 ,il se peut qu'il y ait encore d'autres raisons qui puiss5t produire cet effet2 mais il e/ t\j\rs con/ant que cette div]sit d'app>5ces vi5t de la div]se con/itution de l',atmosphre4 ,,jupit]4 ,jupit] la plus gr&e de t\tes les ,planetes de notre ,sy/me1 p>c\rt en #dcca j\rs1 ou #ab ans1 en comptant rondem5t1 une ,orbite1 dont le demi-diametre1 en sa moy5ne quantit1 ou la di/ance moy5ne du ,soleil1 e/ de #aef4 millions de lieues4 ,son diametre e/ dix fois plus gr& que celui de la ,t]re4 ,la pesanteur des corps qui t5d5t v]s le c5tre de cette ,planete1 ou l'espace qu'ils p>c\r5t en tombant directem5t sur elle1 se peut calcul]4 ,manire de calcul] la pesanteur des corps qui tomb5t sur la surface de ,jupit]4 ,p\r cet effet1 l'on *]*e premirem5t le tems priodique d'un ,satellite qui ras]oit la surface de ,jupit]1 ce qui se tr\ve p> cette rgle3 ,comme le cube de #be #a_/c de demi-diametres de ,jupit]1 7qui font la di/ance du quatrime ,satellite71 e/ au qu>r de son tems priodique1 qui e/ de #af #b_/c de j\rs2 a9si le cube d'un seul smi-diametre de ,jupit] e/ au qu>r du tems priodique qu'on *]*e4 ,on tr\ve p>-l qu'un tel ,satellite a*ev]oit sa priode aut\r de ,jupit]1 prs de sa surface1 en #aic #aid m9utes4 ,comme t\tes sortes de pesanteurs sont en raison directe des rayons des c]cles que dcriv5t les corps pesants1 sans tomb]1 en raison inv]se des qu>rs des tems priodiques1 on dt]m9e la quantit de la pesanteur de ces corps sur ,jupit] de cette manire3 ,comme #a smi-diametre de la ,t]re e/ #aj #a_/b des mmes smi-diametres1 qui sont la mesure de celui de ,jupit]2 a9si #ae #a_/ab de pi$s de *te sur la ,t]re1 p5dant la premire seconde1 sont #aeh #c_/h de pi$s de *te sur ,jupit] p5dant la premire seconde1 si les tems priodiques des ,satellites aux surfaces de ,jupit] de la ,t]re sont gaux4 ,mais ayant tr\v ci-dessus que le tems priodique d'un ,satellite de la ,t]re1 auprs de sa surface1 e/ de #hd #b_/e de m9utes1 il en faut v5ir cette d]nire rgle3 ,comme le qu>r de #aic #a_/b de m9utes e/ au qu>r de #hd #b_/e de m9utes2 a9si #aeh #c_/h de pi$s de *te1 7si les deux priodes sont gales7 sont #cj pi$s de *te vritable sur ,jupit]4 ,le p5dule secondes s]a donc en ,jupit] de #g pi$s #a_/b4 ,ces mmes considrations n\s font aussi voir que le diametre polaire1 ou l'axe de rotation de ,jupit]1 e/ plus petit que celui de son quateur1 que cette diffr5ce doit tre bi5 plus s5sible sur la surface de ,jupit]1 que sur celle de la ,t]re4 ,la rvolution j\rnalire de ,jupit] e/ de #i heures #ef m9utes2 la rvolution du plus bas ,satellite1 qui p\rroit tre aut\r de lui1 ayant t tr\ve de #aid m9utes1 qui n'e/ quasi que le ti]s de sa rvolution j\rnalire1 sa pesanteur re/ante1 c'e/--dire1 dim9ue p> les =ces c5trifuges s\s l'qu9oxiale de ,jupit]1 s]a la pesanteur primitive 7en supposant la figure de ,jupit] exactem5t sphrique7 comme #h sont #i4 ,c'e/ ce qui donne la proportion du petit axe au gr&1 peu de *ose prs1 comme #ag sont #ah1 en dressant le calcul selon les pr9cipes de ,mrs4 ,huyg5s ,h]man1 comme #g #h1 en suivant ceux de ,neuton1 fonds sur la gravitation mutuelle de t\tes les p>ties intrieures de la ,planete4 ,le s5tim5t de ,neuton semble tre appuy p> les ,obs]vations de ,mr4 ,cass9i1 le ,p]e1 rapportes la f9 de la ,,xix4 ,proposition du ,,iii4 ,livre de sa ,philosophie1 o il e/ dit1 que le diametre de ,jupit] d',ori5t en ,occid5t e/ visiblem5t plus gr& que celui du ,sud au ,nord4 ,les b&es obscures de ,jupit]1 c\*es le long de son disque1 t\j\rs p>allles1 -peu-prs1 son quateur1 sont reprs5tes p> les deux ,figures suivantes4 ,illu/ration ,cet quateur ne fait avec l'orbite de ,jupit] qu'une obliquit de #b4 deg4 #ee4 m94 au lieu que la ntre e/ de #bc4 deg4 demi4 ,ces b&es sembl5t n'tre que des exhalaisons1 qui1 en s'levant se joignant ensemble1 pr5n5t une figure circulaire4 ,il e/ vrai qu'elles ne se produis5t jamais t\tes entires la fois1 tmo9 surt\t cette b&e ,mridionale1 qui r5at quasi de six en six ans1 qui n\s ram5e t\j\rs une ta*e noire1 situe son bord ,sept5trional1 comme cela e/ arriv aux annes #affe4 #afgg4 #agac4 au mois de ,septembre1 aux annes #afgb4 #agjh4 au mois d',avril4 ,en comp>ant les anci5nes ,obs]vations avec celles qui ont t faites en d]ni] lieu1 on rem>que que ces b&es1 qui avoi5t d'abord p>u subir des *angem5s t\t--fait biz>res1 ne suivre aucune rgle1 ne laiss5t pas d'avoir des ret\rs assez rguli]s1 qui n\s mettront peut-tre un j\r en tat de prdire leurs app>5ces avec la mme c]titude qu'on peut calcul] les ,eclipses4 ,rem>que sur la ta*e noire de ,jupit]4 ,la b&e dont n\s v5ons de p>l]1 accompagne de la ta*e noire1 se prs5te ord9airem5t1 qu& ,jupit] e/ aux d]ni]s degrs de la ,vi]ge des ,poissons1 v]s le tems qu'il a t en opposition avec cet ,a/re4 ,ce qu'il y a de plus p>ticuli]1 c'e/ que ces app>5ces suiv5t plutt le vrai m\vem5t de ,jupit] que le moy52 c> on voit bi5 que depuis l'opposition de cette ,planete avec le ,soleil au ,signe des ,poissons jusqu' celle qui se fait au ,signe de la ,vi]ge1 il se passe #f ans demi1 #e seulem5t demi de celle-ci au ret\r de la premire1 le t\t faisant ensemble #ab annes1 p5dant lesquelles s'a*eve la rvolution de ,jupit]4 ,ceci fait voir que1 si l'on p\voit m>qu] t\s les *angem5s qui survi5n5t ces b&es1 qui sont sans d\te affects c]ta9s ,signes du ,zodiaque1 aussi-bi5 que le ,phnomne de la ta*e noire1 on auroit lieu d'espr]1 que l'ordre de leur ret\r se p\rroit prdire1 comme celui de cette ta*e4 ,c'e/ pr9cipalem5t cette mme ta*e que n\s sommes r$evables de la connoissance que n\s avons de la rvolution j\rnalire de ,jupit]1 dont la vtesse n\s surpr5droit1 sans d\te1 p> rapport la gr&eur de son corps1 si ,mr4 de ,mairan n'en avoit pas dmontr la possibilit1 dans un savant ,mmoire insr dans ceux de l',acadmie de l',anne #agbi4 o il dmontre que la diffr5ce qu'il y a entre le poids de la p>tie infrieure d'une ,planete1 qui e/ t\rne v]s le ,soleil1 celui de la suprieure qui ne l'e/ pas1 e/ capable de produire sa rotation d',occid5t en ,ori5t4 ,cette ta*e e/ aussi connue aux ,a/ronomes1 que la situation d'une clbre ,ville aux ,gographes2 on en a dt]m9 la ,latitude ,mridionale sur la surface de ,jupit] d'environ #af4 degrs1 comme l'on dt]m9e celle de quelque ,place rem>quable sur la ,t]re4 ,il e/ vrai qu'en obs]vant ses rvolutions au milieu de son p>allle expos v]s n\s1 on a tr\v qu'elles n'toi5t pas t\t--fait les mmes1 qu'elles diffroi5t de quelques secondes1 quoiqu'il soit trs-naturel de les suppos] t\j\rs gales entr'elles1 comme sont celles de la ,t]re2 mais cela n'e/ pas de consqu5ce1 dans une re*]*e de cette nature1 bi5 lo9 de blm] les ,a/ronomes1 on doit admir] leur sagacit1 leur savoir bon gr de ne diffr] entr'eux qu'en secondes4 ,p\rquoi les ,satellites de ,jupit] sembl5t quelquefois mo9s gr&s4 ,les ,satellites de ,jupit]1 sur-t\t le quatrime1 tant t\rns v]s n\s1 ont des ta*es obscures1 qui les font p>otre quelquefois bi5 plus petits qu'ils ne sont ord9airem5t2 ce qui fait que le quatrime disp>ot quelquefois entirem5t1 lorsqu'il e/ bi5 loign du corps de l'ombre de ,jupit]4 ,mais on n'a po9t encore dt]m91 si ces ta*es naiss5t subitem5t1 ou si c'e/ le t\rnoyem5t des ,satellites aut\r d'eux-mmes1 qui n\s montre ces ta*es dans un tems1 n\s les ca*e dans un autre2 quoiqu'il y ait bi5 p>i] p\r ce t\rnoyem5t1 cause des circon/ances priodiques qu'on prt5d avoir obs]ves dans le quatrime ,satellite4 ,il se p\rroit aussi1 que les ombres mmes des ,satellites fiss5t entr'eux de petites ,eclipses1 dont on ne p\rroit s'app]cevoir que p> la dim9ution de leur clat2 mais c'e/ ce qui n'a po9t encore t exam94 ,,saturne4 ,saturne p>c\rt son orbe aut\r du ,soleil en #bi ans demi4 ,si1 en comptant rondem5t1 la di/ance moy5ne de la ,t]re au ,soleil e/1 comme n\s l'avons dit p>-t\t ailleurs1 de tr5te millions de nos lieues1 il s'ensuit p> la mme raison1 que la di/ance mdiocre de ,saturne cet ,a/re e/ de #bhe4 #bhf4 millions des mmes lieues4 ,c'e/ la d]nire ,planete1 la plus loigne du ,soleil qui n\s soit connue2 du mo9s n'a-t-on po9t encore dc\v]t au-del aucun corps dans de ,ciel1 qui ait une orbite con/ante1 qui t\rne circulairem5t4 ,il e/ vrai que les ,cometes font leurs c\rs dans des ,rgions bi5 plus loignes que ne fait ,saturne2 mais comme leur exc5tricit e/ beauc\p plus gr&e que celles des ,planetes ord9aires1 elles ne font po9t p>tie du ,sy/me plantaire que n\s considrons dans ce ,*apitre4 ,c> qu& mme on en suppos]oit quelqu'une qui f]oit rgulirem5t sa rvolution aut\r du ,soleil1 p> exemple1 #fjj4 millions de lieues de di/ance du ,c5tre univ]sel de notre ,sy/me1 de quoi lui s]viroit la lumire la *aleur de cet ,a/re1 dans une di/ance o il ne p>otroit pas plus gr& que ne n\s p>oiss5t ,jupit] ,v5us8 ,j'ai suppos #fjj4 millions de lieues de di/ance moy5ne de ce prt5du corps au ,soleil1 p>ce que si cette di/ance toit mo9dre1 les ,planetes se tir]oi5t s'emb>rass]oi5t trop p> leurs gravitations rciproques4 ,calcul de la pesanteur des corps qui tomb5t sur la surface de ,saturne4 ,le diametre de ,saturne e/ prs de #aj4 fois plus gr& que celui de la ,t]re4 ,p> ce moy5 on peut calcul] la proportion de la pesanteur sur ,saturne celle que n\s pr\vons sur notre ,t]re4 ,son d]ni] ,satellite tant loign de lui de #ec #ed4 de ses smi-diametres1 c'e/--dire1 le rayon de son orbite tant #ec ou #ed4 fois plus gr& que le smi-diametre de ,saturne1 sa rvolution doit se faire en #gi4 j\rs #bb4 heures1 qui font #aiah4 heures4 ,je dis donc que comme #aegdfd1 cube de #ed smi-diametres de ,saturne1 e/ l'unit1 ou au cube d'un seul smi-diametre du mme ,saturne1 a9si #cfghgbd1 qu>r de #aiah4 heures1 e/ #bc #b_/e1 -peu-prs2 d'o tirant la rac9e qu>re1 l'on tr\ve p\r le tems priodique de cette rvolution #d heures #e_/f1 ou #d heures #ej m9utes4 ,donc un corps qui f]oit le t\r de la surface de ,saturne1 sans baiss] jamais p> sa pesanteur1 le f]oit1 comme n\s v5ons de voir1 en #d heures #ej m9utes4 ,p\r tr\v]1 -prs5t1 de combi5 de pi$s les corps pesants tomb5t sur ,saturne p5dant la premire seconde de tems1 je dis que1 comme #a4 smi-diametre de la ,t]re1 divis p> le qu>r de #hd4 m94 #b_/e1 que n\s avons tr\ves page #cbj1 e/ #i #a_/b smi-diametres de la ,t]re1 ou un seul smi-diametre de ,saturne1 divis p> le qu>r de #bij4 m9utes1 que n\s v5ons de tr\v]2 a9si #ae4 pi$s p>c\rus p> la *te d'une seconde de tems v]s la ,t]re1 sont #ab4 pi$s de *te v]s ,saturne p5dant la premire seconde1 quelque peu davantage4 ,mais cette pesanteur des corps v]s le c5tre de ,saturne s\ffre une dim9ution considrable p> leur gravitation1 en s5s contraire1 v]s la cavit de son anneau1 comme n\s l'allons montr] dans la suite4 ,les ,figures suivantes n\s reprs5t5t les diffr5tes configurations de ,saturne3 #a4 ,sa phase ronde avec une seule b&e obscure au milieu1 cause p> l'ombre de l'anneau1 p> sa p>tie obscure1 qui ne reoit po9t de rayons du ,soleil3 #b4 ,cette mme phase ronde avec d'autres b&es encore1 telles qu'on les a vues en #agae3 #c4 ,la phase de son anneau1 qui se p]d de ve1 qui rep>ot aprs avoir t quelque tems invisible2 #d4 ,cet anneau dans sa plus gr&e l>geur1 avec des b&es qui environn5t le disque de ,saturne1 comme cela s'e/ vu en #afif4 ,illu/ration ,le diametre extrieur de l'anneau de ,saturne1 pris d'un b\t l'autre1 e/ au diametre de cette ,planete1 comme #i sont #d1 selon la mesure de ,mr4 ,huyg5s1 ou comme #aa sont #e1 selon celle de ,mr4 ,cass9i4 ,le diametre intrieur1 compris entre les deux cavits opposes1 e/ celui de ,saturne comme #f #a_/b sont #d2 c> depuis le corps de ,saturne jusqu' la cavit de son anneau1 il y a autant d'espace1 que depuis cette cavit jusqu' sa circonfr5ce extrieure4 ,si ,saturne lui-mme a #cjjjj lieues de diametre1 il y aura depuis sa surface1 jusqu' la cavit en "q1 #icge lieues1 del jusqu'au b\t1 aussi #icge1 au lieu desquelles on en compte ord9airem5t #hjjj4 de l>geur4 ,la quatrime ,figure n\s reprs5te cet anneau dans sa plus gr&e ouv]ture1 lorsque sa l>geur de ,b1 en ,c1 ou de ,d en ,f1 n\s p>ot la moiti de sa longueur ,a1 ,e4 ,c'e/ p> cette proportion de longueur de l>geur que l'on a calcul l'angle que fait cet anneau avec l'orbite de sa ,planete1 savoir de #cj #ca degrs4 ,il e/ rem>qu] qu'au milieu de sa l>geur app>5te1 on obs]ve une ligne obscure1 telle qu'on la voit m>que p> la ligne po9tille4 ,la c\leur de sa p>tie intrieure1 qui e/ plus prs du corps de la ,planete1 p>ot plus vive plus lum9euse1 que celle de sa p>tie extrieure1 la ligne noire1 dont n\s v5ons de p>l]1 en fait la sp>ation4 ,a9si t\tes les fois que cet anneau disp>ot1 c'e/ sa p>tie extrieure qui se p]d la premire2 c> l'autre ne disp>ot que quelques j\rs aprs4 ,dans les annes #agad #agae1 o l'on a vu cet anneau disp>otre rep>otre deux fois1 on a obs]v que sa p>tie ,ori5tale se p]doit de ve un j\r ou deux plutt que sa p>tie ,occid5tale1 que cette mme p>tie ,occid5tale se dc\vroit au contraire un j\r ou deux plutt que sa p>tie ,ori5tale4 ,en #afga4 ,mr4 ,cass9i1 le ,p]e1 avoit dja obs]v quelque *ose de semblable2 ce qui lui fit jug] avec raison que les p>ties de cet anneau1 qui sont du mme ct1 p> exemple1 ,a1 ,b1 ,d1 ,e1 de la troisime ,figure1 ne sont pas dans le mme plan1 que p> consqu5t il e/ plus m9ce ou plus po9tu p> ses extrmits ,a ,e1 que v]s la cavit intrieure ,b1 ,c1 ou ,d1 ,f4 ,raisons de la disp>ition de l'anneau de ,saturne4 ,il y a deux causes diffr5tes1 qui n\s font p]dre cet anneau de ve4 ,la premire e/ que son plan v5ant pass] p> le c5tre du ,soleil1 ses deux cts ne reoiv5t ses rayons que =t obliquem5t de "p d'autre2 ce qui fait que sa lumire devi5t trop foible p\r frapp] nos yeux4 ,cela arrive lorsque ,saturne1 l'g>d du ,soleil1 e/ au #ai degr #de m94 des ,poissons ou de la ,vi]ge4 ,qu& il n'y a po9t d'autre cause qui produit la phase ronde de ,saturne1 que celle-l1 elle ne dure gures au-del d'un mois1 comme on le pr\ve p> les ,obs]vations des annes #afhe #agja4 ,v]s la f9 de cette phase1 on s'app]oit plus clairem5t de l'ombre de l'anneau sur le corps de ,saturne1 qui p>ot un peu au-dessus ou au-dessus du milieu de son disque1 comme cela se voit ,fig4 #a4 ,la seconde cause qui n\s r5d l'anneau invisible1 e/ la concid5ce de sa p>tie claire avec le rayon visuel1 qui passe du ct de celle qui ne l'e/ pas4 ,cette app>5ce a des t]mes mo9s limits que celle dont il a t p>l ci-devant2 cep5dant on e/ t\j\rs assr de la voir deux fois1 qu& ,saturne1 app]u du ,soleil au #ai degr #de m94 des ,poissons ou de la ,vi]ge1 e/ retrograde p> rapport n\s4 ,sa ,latitude tant obs]ve de la ,t]re1 ne peut diffr] *aque fois que de =t peu de *ose2 mais ce peu de *ose ne laisse pas d'tre assez s5sible1 p\r avanc] ou prorog] ces t]mes4 ,en #afga1 il y eut plus de six mois entre les deux disp>itions des anses1 compt] depuis la f9 du mois de ,mai jusqu'au #h de ,dcembre4 ,le lieu de ,saturne1 tant vu du ,soleil1 se tr\voit la premire fois au #ac degr des ,poissons1 la seconde au comm5cem5t du v+time4 ,en #agad4 le #ab ,octobre1 j\r auquel les anses disp>ur5t1 ,saturne se voyoit du ,soleil au comm5cem5t du #ag;e4 degr de la ,vi]ge1 le #bb;e4 de ,m>s4 ,en #agae4 j\r moy5 de la seconde disp>ition1 il toit dja #ba degrs demi du mme ,signe l'g>d du ,soleil2 mais le tems qui s'c\la entre ces deux disp>itions1 n'e/ que de #e mois quelques j\rs4 ,a9si les phases rondes v]s le comm5cem5t de ,juillet #agdd1 au mois de ,m>s #agfj4 ne se r$\bl]ont po9t2 il faudra p> consqu5t laiss] la ,po/rit l'obs]vation du ret\r de ce ,phnomne4 ,bi5 des g5s sont curieux de savoir si cet anneau e/ un corps cont9u ou solide1 ou si ce ne sont que des ,satellites1 qui sont si prs les uns des autres1 que notre ve ne peut les di/+u]4 ,la d]nire de ces deux conjectures me p>ot plus vraisemblable4 ,c> si l'on m'objecte que le m\vem5t de t\s ces ,satellites1 dans une orbite commune1 ne p\rroit se faire1 sans qu'ils se *oquass5t les uns les autres1 s'il y avoit tant soit peu d'exc5tricit2 il me suffira de rpondre que ce m\vem5t n'e/ po9t du t\t exc5trique4 ,si l'on dit aussi que les ,satellites suprieurs ne p\rroi5t pas a*ev] leurs priodes en mme tems que les infrieurs1 p>ce que la pesanteur1 ou la =ce c5tripte de leur m\vem5t circulaire1 dim9ue en raison qu>re de leur loignem5t du c5tre de ,saturne3 je rponds encore1 qu' la vrit cette diffr5ce de leurs priodes e/ telle que l'on prt5d2 mais que la ressemblance exacte de t\s les ,satellites d'un mme ordre n\s fait reg>d] cet assemblage de ,satellites sp>ez comme un corps cont9u4 ,il re/e p\rtant encore une petite difficult lev]4 ,cette orbite1 dira-t-on1 lo9 de p\voir tre exactem5t circulaire1 e/ elliptique1 son gr& axe tant t\j\rs p]p5diculaire une ligne tire du c5tre du ,soleil celui de ,saturne2 p>ce que t\s les ,satellites ne sont que des ,lunes1 qui p\r cette raison doiv5t obr aux mmes loix de la gravitation que la ntre4 ,or comme l'orbite de la ,lune doit un peu s'applatir dans les conjonctions1 de mme que dans les oppositions1 avoir plus de c\rbure aux quadratures1 a9si que n\s l'avons pr\v au ,*apitre ,,xxii4 il s'ensuit ncessairem5t que le mme *angem5t arriv]a dans celle des autres ,satellites4 ,la *ose dp5d donc uniquem5t de la diffr5ce de la gravitation de ,saturne sur le ,soleil1 de celle de ses ,satellites sur lui-mme2 c'e/ de cette diffr5ce que n\s donn]ons la mesure au ,*ap4 ,,xxv4 ,les b&es de ,saturne1 dont le p>alllisme avec son anneau fait voir1 que ce qui les cause e/ lev au-dessus de la surface de cette ,planete une assez gr&e di/ance1 p\r que leur c\rbure ne soit que peu ou po9t s5sible1 pr\v5t indubitablem5t1 que ,saturne e/ environn d'une ,atmosphre beauc\p plus va/e que la ntre4 ,mais en supposant1 comme ci-dessus1 que cet anneau n'e/ compos1 que d'une inf9it de ,satellites1 il ne s]a pas ncessaire de l't5dre jusque-l4 ,cep5dant quelque va/e que soit cette ,atmosphre1 il faut qu'elle soit incomp>ablem5t plus transp>5te que la ntre1 puisque les ,fixes que l'on voit quelquefois entre les anses le corps de ,saturne1 n'y s\ffr5t jamais ni rfraction1 ni *angem5t de figure1 comme dans les autres ,atmosphres4 ,c'e/ une *ose =t rem>quable1 que p>mi les #e ,satellites de ,saturne1 il y en a quatre1 qui font leurs rvolutions dans le plan mme de son anneau1 que le c9quime e/ le seul1 qui suive une r\te p>ticulire4 ,ce d]ni] n'a que #ae #af degrs d'incl9aison de son orbite celle de ,saturne1 au lieu que les #d autres circul5t dans un plan incl9 celui de leur ,planete pr9cipale de #cj deg4 ou davantage4 ,aussi ses nuds sont-ils un peu diffr5s de ceux des autres4 ,ceux-ci ont les mmes nuds1 que l'anneau1 savoir au #ai degr #de m94 des ,poissons de la ,vi]ge2 mais le d]ni] c\pe l'orbite de ,saturne environ qu9ze degrs plutt1 savoir au quatrime1 ou au c9quime degr des mmes ,signes4 ,ral5tissem5t du m\vem5t de ,saturne4 ,avant que de quitt] ,saturne1 il faut rem>qu] une autre p>ticul>it de son m\vem5t qu'on n'a po9t encore obs]ve l'g>d des autres ,planetes4 ,t\tes les plus anci5nes ,obs]vations tant comp>es entr'elles1 a9si qu'avec les mod]nes1 n\s donn5t son moy5 m\vem5t annuel de #ab degrs #ac m9utes1 #cc #cf secondes1 au plus4 ,mais les mod]nes seules1 comp>es les unes avec les autres1 donn5t ce mme m\vem5t dim9u de quelques secondes1 savoir de #ab degrs #ac m94 #bj #bi secondes p> an4 ,on a encore obs]v d'autres petites 9galitez dans le m\vem5t de ,saturne depuis ,ty*o-,brah2 mais qui ne laiss5t pas de s'accord] t\tes n\s faire voir1 que son moy5 m\vem5t e/ mo9s prompt prs5t1 que du tems des ,*aldens des ,egypti5s4 ,mr4 ,cass9i a pr\v cela inconte/ablem5t1 en comp>ant les obs]vations mod]nes1 a9si que celles de ,ptolome1 avec une obs]vation =t anci5ne faite le #a4 ,m>s de l'anne #ddhe de la ,priode ,juli5ne1 dans un ,mmoire prs5t l',acadmie le #aj4 ,janvi] #agbh4 ,quoique ,neuton ait pr\v que1 lorsque ,jupit] e/ le plus prs de ,saturne qu'il e/ possible1 il drange s5siblem5t le m\vem5t de cette ,planete1 nanmo9s le ral5tissem5t du m\vem5t de celui-ci e/ trop s5sible1 d'une nature trop diffr5te de ce qu'elle devroit tre1 p\r en accus] seulem5t ,jupit]4 ,en effet1 s'il n'y avoit pas d'autres corps qui y contribuass5t1 comm5t se p\rroit-il faire que1 dans les plus gr&es proximits de ces ,planetes1 le m\vem5t de ,saturne ft tantt acclr1 tantt ret>d1 comme le dmontr5t les obs]vations rapportes p> ,mr4 ,cass9i8 ,je crois donc que le ral5tissem5t du m\vem5t qu'pr\ve ,saturne beauc\p plus s5siblem5t que t\tes les autres ,planetes1 e/ caus p> l'attraction de plusieurs ,cometes1 qui font leurs trav]ses dans les imm5ses ,rgions de l',univ]s au-del de lui4 ,leur nombre leur gr&eur sont assez considrables p\r p\voir tre s5sible l'g>d de la pesanteur de ,saturne sur le ,soleil1 qui n'e/ que la #ijme4 p>tie de l'attraction de la ,t]re v]s le c5tre de notre ,sy/me4 ,aussi les 9galits de ce ral5tissem5t s'expliqu5t-elles bi5 plus commodm5t p> les diffr5tes proximits des ,cometes1 que p> t\te autre cause2 si les ,planetes infrieures se s5t5t mo9s que ,saturne de leur appro*em5t1 c'e/ p>ce que la =ce attractive du ,soleil e/ bi5 plus =te que celle des ,cometes dans les ,rgions infrieures1 que dans celle de ,saturne1 comme n\s l'avons dja dit4 ,illu/ration ,illu/ration ,,*ap4 ,,v+t-,,quatre4 ,de la ,lumire ,zodiacale1 des ,cometes1 des ,fixes4 ,de la ,lumire ,zodiacale4 ,,la pr9cipale raison qui n\s engage faire ici m5tion de la ,lumire ,zodiacale1 e/ que c]ta9es ,hypo?ses1 p> lesquelles on explique ce ,phnomne1 sembl5t contraires aux ,dmon/rations de ,neuton sur le m\vem5t des corps dans des milieux rsi/ans2 c'e/ ce qu'il faut t*] d'claircir4 ,la lumire zodiacale e/ une cl>t semblable celle de la ,voye ,lacte1 quelquefois meme plus claire1 qui s't5d presque le long du ,zodiaque #ej1 #fj1 #gj1 #hj1 #ij1 quelquefois #ajj degrs davantage du lieu du ,soleil1 de "p d'autre4 ,a9si ses po9tes une gr&e p>tie de son arc lum9eux1 qu& elle n'e/ pas enveloppe1 ou mle de notre crpuscule1 p>oiss5t avoir un m\vem5t annuel j\rnali] aut\r de la ,t]re1 p>eil celui que le ,vulgaire attribue au ,soleil4 ,selon les savantes rem>ques de ,mr4 de ,mairan1 tires des ,obs]vation de ,mrs4 ,cass9i1 ,eimm>t1 ,kir* d'autres1 c'e/ sur la f9 de l',hyv]1 au comm5cem5t du ,pr9tems1 que le soir e/ plus propre dans nos ,climats p\r bi5 obs]v] cette ,lumire2 le mat9 v]s la f9 de l',et le comm5cem5t de l',automne4 ,cette diffr5ce e/ un effet de la diffr5te position de l',ecliptique sur l',horizon1 qui fait tomb] la po9te de la lumire en "q1 quelquefois plus haut1 quelquefois plus bas4 ,l'angle de sa po9te1 o les deux cts se runiss5t1 e/ =t 9gal4 ,on l'a vu quelquefois de #bj degrs1 quelquefois de huit seulem5t4 ,mr4 de ,mairan rapporte encore des obs]vations de ,mr4 ,cass9i1 qui l'avoit tr\ve d'une figure irrgulire1 c\rbe comme une faucille2 il en rapporte aussi de ,mr4 ,fatio de ,duilli]s1 o les deux cts ont eu des po9ts qu'on appelle en ,gomtrie po9ts de rebr\ssem5t1 ou d'inflexion contraire1 semblables ceux de deux con*odes sur une mme asymptote4 ,une connoissance des plus ess5tielles de ce ,phnomne1 dont n\s sommes r$evables la gr&e sagacit de ,mr4 de ,mairan1 e/ que la section du milieu de cette lumire1 ou de la matire qui la rfl*it v]s n\s1 e/ la mme que le plan de l'quateur du ,soleil1 ayant t\s deux les mmes nuds avec notre ,ecliptique1 faisant avec elle un angle de #g degrs demi4 ,cela pr\ve =t vraisemblablem5t1 que cette matire app>ti5t naturellem5t au ,soleil2 aussi n'e/-ce pas sans raison1 qu'on lui a donn le nom d',atmosphre ,solaire1 quoiqu'il ne faille pas la confondre avec celle qui l'environne de plus prs1 dans laquelle nag5t les ta*es ,solaires1 qui font avec elle leur rvolution priodique en #be j\rs demi4 ,la ,figure de cette ,atmosphre extrieure e/ une ,sphrode =t platte1 dont le gr& diametre e/ s\v5t #e1 ou #h #i fois plus gr&1 que celui qu'on imag9e d'un ,pole l'autre4 ,son t5due e/ en diffr5s tems si 9gale1 que sa po9te suprieure e/ quelquefois bi5 au-dess\s de l'orbite de la ,t]re1 va quelquefois bi5 au-del4 ,c'e/ ce qui a port1 ,mr4 de ,mairan croire1 que cette ,sphrode toit =t exc5trique1 que ses apsides avoi5t un m\vem5t bi5 plus prompt1 peut-tre mo9s rguli]1 que celles des orbites plantaires4 ,il faudroit donc que l'aphlie de cette ,sphrode s't5dt jusqu'entre les orbites de ,m>s de la ,t]re1 que son prihlie se t]m9t au-dessus de l'orbite de ,vnus1 sans atte9dre celle de la ,t]re4 ,sur cela on auroit raison de dem&] comm5t il se peut faire1 que la ,t]re la ,lune1 qui entr5t t\tes deux dans cette ,atmosphre ,solaire1 ne s5t5t pas la rsi/ance d'une matire1 qui doit ncessairem5t avoir quelque d5sit8 ,p\rquoi la vtesse de leur m\vem5t ne se ral5tit po9t8 ,et p\rquoi enf9 l'orbite de la ,t]re ne devi5t pas plus petite de sicle en sicle1 comme cela devroit arriv] infailliblem5t1 si ce m\vem5t se faisoit dans un milieu rsi/ant8 ,c'e/ une vrit inconte/able1 dmontre p> ,neuton dans la ,,iv4 ,section du ,livre ,,ii4 de sa ,philosophie1 que la d5sit du milieu tant pose en raison inv]se des di/ances du c5tre du m\vem5t1 la pesanteur en d\ble raison inv]se de ces mmes di/ances1 le m\vem5t circulaire doit se *ang] en celui de spirale2 que cette spirale e/ prcism5t celle que ,desc>tes le ,r4 ,p4 ,m]sne ont connue les premi]s2 je veux dire1 celle qui c\pe t\s les rayons p>tans d'un seul c5tre1 s\s un angle t\j\rs gal4 ,donc1 si l',atmosphre ,solaire enveloppe la ,t]re la ,lune1 les annes doiv5t t\j\rs dev5ir plus c\rtes1 p>ce que l',orbite devi5t plus troite3 la vtesse de m\vem5t annuel j\rnali] dim9u]a t\j\rs3 le diametre app>5t du ,soleil n\s p>otra t\j\rs plus gr&2 la *aleur augm5t]a la f9 jusqu' faire prir t\t ce qu'il y a de vivant sur la ,t]re4 ,voici la manire1 dont je crois p\voir rs\dre cette difficult4 ,t\tes les p>ties les plus petites de cette ,atmosphre sont autant de petites ,planetes1 qui t\rn5t aut\r du ,soleil1 peu prs de la mme manire dans le mme s5s1 que les gr&es qu'on a connues jusqu'ici s\s ce nom4 ,cela fait qu'elles ont elles-mmes p>-t\t des vtesses =t peu diffr5tes de celles de la ,t]re dans les mmes di/ances du ,soleil4 ,on voit bi5 qu'un amas de p>ticules1 qui t\rn5t avec la mme rapidit qu'un corps d'une gr&eur considrable1 qui en e/ environn1 ne peut faire aucune rsi/ance au m\vem5t que ce corps fait dans le mme s5s4 ,on voit aussi que1 si les vtesses de cet assemblage de petites ,planetes rsi/5t quelquefois un peu une plus gr&e qui se tr\ve p>mi elles1 les vtesses du ct oppos1 qui doiv5t tre plus gr&es1 lui font bi5-tt regagn]1 ce qu'elle en avoit p]du aup>avant4 ,c'e/ p>ticulirem5t au clbre ,fatio de ,duilli]s que n\s avons l'obligation de cette ide4 ,quoique ce gr& ,gomtre n'ait pas prvu l'inconvni5t1 qui natroit de la rsi/ance de cette matire p> rapport au m\vem5t de la ,t]re1 de la ,lune1 de ,vnus de ,m]cure2 il e/ cep5dant le premi]1 qui n\s ait av]ti1 que cette lumire p\rroit bi5 tre un amas sphrode de petites ,planetes1 comme la ,voye ,lacte n'e/ qu'un nombre inf9i de ,fixes si petites1 qu'on ne peut les app]cevoir4 ,premire ,objection contre le s5tim5t de ,mr4 de ,duilli]s4 ,mais1 quoi1 dira-t-on1 v\s avez dtruit au ,*apitre ,,xvi4 les ,t\rbillons de ,desc>tes1 ma9t5ant v\s en tablissez un autre entirem5t contraire vos pr9cipes8 ,cette ,atmosphre1 qui1 selon v\s1 doit t\rn] incessamm5t aut\r du ,soleil1 dont le m\vem5t s't5d jusqu'au-del de l'orbite de la ,t]re1 n'e/-elle pas un n\veau ,t\rbillon1 p> lequel v\s prt5dez remplac] celui que v\s v\s tes tant ef=c d'anantir en faveur de la ,philosophie de ,neuton8 ,et1 t\rbillon p\r t\rbillon1 p\rquoi ne pas adopt] plutt celui de ,desc>tes8 ,a cela je rponds1 que les ,t\rbillons de ,desc>tes sont bi5 diffr5s du m\vem5t circulaire ou elliptique des petites ,planetes de cette ,atmosphre1 auquel je cons5s qu'on donne1 si l'on veut1 le nom de ,t\rbillon1 p\rv que l'on m'accorde que celui-ci ne ressemble po9t ceux de ,desc>tes4 ,il n'e/ pas ncessaire de rpt] t\s les inconvni5s des ,t\rbillons que n\s avons exam9s dans les ,*apitres prcd5s2 n\s n\s cont5t]ons de p>l] d'une seule *ose en quoi ils diffr5t de celui dont il s'agit4 ,en effet1 p\r que les ,t\rbillons de ,desc>tes ay5t assez de =ce p\r emport] les ,planetes1 qui y nag5t1 il e/ ncessaire qu'elles n'ay5t jamais ni plus1 ni mo9s de matire1 que la p>tie du ,t\rbillon qui les met en m\vem5t1 ce qui e/ contraire l'expri5ce4 ,c> leur m\vem5t dans leurs aphlies e/ plus l5t1 que dans leurs prihlies1 cep5dant la quantit de matire1 qu'elles conti5n5t1 e/ t\j\rs gale4 ,ce qui les fait t\rn]1 n'e/ donc po9t une =ce qui leur e/ imprime p> une matire trang]e1 autrem5t cette mme matire tant plus va/e dans leurs aphlies1 plus ress]re dans leurs prihlies1 produiroit un effet t\t--fait contraire4 ,mais notre ,t\rbillon ne doit pas se pr5dre p\r un premi] ressort du m\vem5t plantaire1 puisque n\s considrons la pesanteur ou l'attraction v]s le ,soleil1 comme sa cause vritable primitive4 ,en effet1 n\s ne le posons que p\r ne pas ret>d] le m\vem5t de la ,t]re des ,planetes infrieures1 ce qui e/ bi5 diffr5t de leur imprim] du m\vem5t1 comme devroi5t faire ceux de ,desc>tes4 ,seconde ,objection4 ,on p\rroit faire une objection bi5 plus relle sur la nature du m\vem5t circulaire ou curviligne1 caus p> quelque corps c5tral v]s lequel t\s les autres sont attirs4 ,on ne d\te po9t que le c5tre des =ces ne doive t\j\rs tre dans le mme plan o se fait le m\vem5t2 c> c'e/ une suite ncessaire des ,dmon/rations1 p> lesquelles n\s avons pr\v au ,*ap4 ,,xix4 l'galit des aires dcrites en tems gaux4 ,comm5t donc1 dira-t-on1 se peut-il faire que deux corps ou plusieurs1 dont la circulation se comm5ce dans des plans diffr5s1 mais gale di/ance du ,soleil1 ne se *oqu5t pas quelque "p1 avant que d'a*ev] seulem5t leur premire rvolution2 puisqu'il e/ impossible que deux plans circulaires diffr5s qui ont p\rtant le mme c5tre1 ne se c\p5t pas en deux po9ts de leurs priphries8 ,nanmo9s n\s ne voyons pas que cela arrive la matire qui produit la lumire zodiacale1 puisqu'un *oc comme celui-l1 la rduiroit bi5-tt en une seule masse1 en f]oit une n\velle ,planete1 selon les ?ormes du m\vem5t caus p> la p]cussion1 dmontr si clairem5t p> ,mrs4 ,m>iotte1 ,huyg5s ,h]man4 ,quoique c]ta9s petillem5ts de cette lumire1 obs]vs p> ,mrs4 ,cass9i de ,duilli]s1 pr\v5t assez visiblem5t que le *oc des corpuscules qui compos5t cette matire1 e/ quelque *ose de =t commun1 cela ne l'emp*e pas de subsi/] t\j\rs1 d'avoir ses vicissitudes de dim9ution d'accroissem5t4 ,mais un *oc dans l'int]section de deux1 ou de plusieurs ,plans1 tel que celui dont n\s v5ons de p>l] ligne #g suiv4 p4 #cfd1 n'a jamais t rem>qu1 ne le s]a c]ta9em5t jamais4 ,p\r rs\dre cette difficult1 il faut voir ce qui arriv]oit1 s'il y avoit une seconde ,t]re de la mme figure de la mme gr&eur que la ntre1 si ces deux ,t]res se t\*oi5t tellem5t aux deux ,poles de leur orbite commune1 que le ,pole ,mridional de l'une ft appliqu immdiatem5t au ,pole ,sept5trional de l'autre4 ,il e/ clair que le c5tre de l'une ou de l'autre dcriroit une orbite p>ticulire1 dont le plan non-seulem5t ne pass]oit pas p> le c5tre du ,soleil2 mais en s]oit mme loign du demi-diametre de *acune des deux4 ,je dis plus4 ,si au lieu de ces deux ,t]res j'en suppose quatre1 six1 huit1 ou davantage1 il en faudra ncessairem5t rev5ir au mme raisonnem5t2 la multiplication de ces corps de "p d'autre ne produira que la multiplication des c5tres p>ticuli]s des orbites p>ticulires4 ,mais le c5tre commun de gravit de t\tes ces ,t]res jo9tes ensemble1 situ au po9t du contact des deux ,poles du milieu1 dcrira p>eillem5t une orbite qui ti5dra le milieu de t\tes les autres1 pass]a immanquablem5t p> le c5tre du ,soleil4 ,p\r rev5ir aux petits corpuscules qui compos5t cette ,atmosphre1 figurons-n\s que t\s ceux qui sont la mme di/ance du ,soleil se t\*5t2 il n'y a pas de d\te qu'ils ne s'accompagnass5t t]nellem5t1 comme f]oit une range de plusieurs ,t]res1 qui auroi5t t\tes des rvolutions gales aut\r du ,soleil4 ,il e/ vrai qu'un autre ordre suprieur ou infrieur de ces corpuscules f]oit une rvolution p>ticulire dans un tems priodique diffr5t de celui de la prcd5te2 mais ce s]oit t\j\rs de compagnie1 sans que les corpuscules d'une mme range se quittass5t jamais4 ,il importe peu que des ranges diffr5tes suprieures infrieures se t\*5t1 ou ne se t\*5t pas1 p\rv qu'il n'y ait ni 9galit1 ni friction1 qui puisse en ret>d] le m\vem5t4 ,troisime ,objection4 ,voici encore une objection qu'on p\rroit faire contre le m\vem5t de l',atmosphre ,solaire1 tel que n\s l'imag9ons4 ,le tems priodique des ta*es du ,soleil p> consqu5t de la p>tie la plus basse de cette ,atmosphre1 avec laquelle ces ta*es font visiblem5t leur rvolution1 e/ de #be j\rs demi1 que l'on compte depuis qu'une p>tie de cette ,atmosphre a t s\s une ,fixe quelconque1 jusqu' son ret\r s\s la mme ,fixe4 ,comp>ons ma9t5ant le tems priodique du sdim5t de l',atmosphre ,solaire avec celui qu'employ5t ses p>ties situes une lvation gale celle de la ,t]re4 ,p\r cet effet n\s comm5c]ons p> tablir que t\tes les ,planetes1 tant gr&es que petites1 font leurs rvolutions dans la mme ,rgion du ,ciel en tems gaux2 c> il n'y a p]sonne qui puisse le ni]1 sans contr$ire l'expri5ce mme1 qui pr\ve que la disproportion des masses de ,jupit]1 de ,m>s de ,m]cure1 ne drange ri5 la proportion de leurs tems priodiques4 ,les corpuscules plantaires de cette ,atmosphre tant une di/ance gale celle de notre ,t]re f]ont donc leur rvolution en une anne2 mais p\r bi5 expliqu] la *ose il faut avoir rec\rs cette ,rgle de ,kepl]3 ,comme le cube de #bac smi-diametres du ,soleil1 qui font la di/ance moy5ne de la ,t]re cet ,a/re1 e/ au qu>r de #ebeidi m9utes1 ou d'une anne1 de mme le cube d'un seul smi-diametre du ,soleil e/ au qu>r de #afi #agj m9utes4 ,le fond ou le sdim5t de l',atmosphre ,solaire devroit donc t\rn] en #afi ou #agj m9utes2 mais l'expri5ce n\s appr5d qu'il fait sa rvolution en #be j\rs demi1 comme on l'a vu ci-dessus1 ce qui fait une disproportion trop s5sible4 ,p\r faire voir que cette objection a plus de brillant que de solide1 il n\s suffira de dire que l',atmosphre ,solaire e/ sp>e en deux p>ties diffr5tes p> un vuide assez gr&1 p\r que la p>tie suprieure n'ait aucune communication avec l'infrieure4 ,or comme cette sp>ation fait que l',atmosphre infrieure peut suivre le m\vem5t du ,soleil aut\r de son axe1 avoir le mme tems priodique1 elle n\s met en droit de s\t5ir que la p>tie suprieure1 p\r ne pas tomb] sur l'infrieure1 a beso9 d'un m\vem5t plantaire1 dont les =ces c5trifuges contrebalanc5t les c5triptes4 ,on ne peut donc s'emp*] de n\s accord] que cette ,atmosphre suprieure doit avoir diffr5s degrs de vtesse dans ses diffr5tes p>ties1 autrem5t les plus basses tomb]oi5t t\j\rs v]s le ,soleil1 les plus hautes p\rroi5t s'lev] mme au-del de ,saturne4 ,,des ,,cometes4 ,neuton e/ le premi] qui n\s ait donn la vritable ide du m\vem5t des ,cometes4 ,cep5dant ,mr4 ,cass9i1 le ,p]e1 avoit dja tr\v avant lui le moy5 de prdire leur situation app>5te1 lorsqu'elles ne sont pas trop prs du ,soleil4 ,c>1 quoiqu'il st trs-bi5 que leur m\vem5t e/ curviligne1 il ne laissa pas d'en suppos] la c\rbure si peu s5sible1 qu'on p\voit la reg>d] comme une ligne droite2 l'aide de cette supposition il p>v9t un calcul qui ne diffre que peu ou po9t de celui de ,neuton1 puisque plus des segm5s gaux d'une ,p>abole s'loign5t de son sommet1 plus ils appro*5t d'une ligne droite4 ,qu& ,neuton a inv5t l',hypo?se du m\vem5t p>abolique des ,cometes1 p\r en r5dre le calcul plus ,gomtrique mo9s emb>rassant1 il n'a pas cru p\r cela que les c\rbes de leurs trajets soi5t de vritables ,p>aboles4 ,au contraire1 dans la ,,xlii4 ,proposition du ,,iii4 ,livre de sa ,philosophie il n\s enseigne le moy5 de tr\v] p> approximation les gr&s axes de leurs orbites elliptiques1 avec cette re/riction nanmo9s que ces orbites sont d'une figure si oblongue que n\s ne saurions les voir t\tes entires4 ,n\s ne voyons donc les ,cometes que lorsqu'elles sont prs de leurs prihlies1 p>ce que t\t le re/e de leur c\rs se fait dans des ,rgions si loignes1 que notre ve ne peut port] jusque-l4 ,ce que n\s voyons d'une orbite ,comtique n'e/ s\v5t pas la c5time p>tie de ce que n\s n'en voyons po9t4 ,c> comme les ,cometes ne comm5c5t p>otre ord9airem5t que qu& elles sont une di/ance du ,soleil plus petite que celle de ,jupit]1 plus gr&e que celle de ,m>s2 lorsqu'elles pass5t dans les ,rgions suprieures qu'elles se tr\v5t une di/ance du ,soleil gale celle de ,jupit]1 leur lumire e/ si foible qu' pe9e peut-elle tre app]ue4 ,comme la ,p>abole n'e/ qu'une ,ellipse1 dont le c5tre e/ inf9im5t loign de son foy]1 on s'en s]t1 suivant les rgles de ,neuton1 au lieu de l',ellipse1 qu& on ne sait pas prcism5t la mesure des deux axes1 p\rv que le gr& axe excde du mo9s #bj fois le petit4 ,autrem5t ce s]oit non-seulem5t une faute considrable de prolong] le m\vem5t p>abolique au-del des di/ances o les ,cometes sont visibles2 mais l'on se priv]oit encore p>-l de l'esprance de les revoir jamais4 ,p\rquoi les ,cometes les ,planetes ne tomb5t po9t sur le ,soleil dans leurs prihlies4 ,a9si le m\vem5t des ,cometes aut\r du ,soleil ressemble tellem5t celui des ,planetes ord9aires1 que quoique les premires appro*5t beauc\p plus prs de cet ,a/re que les autres1 elles ne sont pas exposes tomb] sur lui1 lorsque la c\rbe de leur m\vem5t devi5t p]p5diculaire sa di/ance4 ,c> la =ce c5tripte tant plus petite que la troisime proportionnelle la di/ance du ,soleil la vtesse du prihlie1 la ,planete ou la ,comete n'e/ pas plutt p>v5ue sa plus gr&e proximit du ,soleil1 qu'elle comm5ce s'en loign]4 ,l',atmosphre1 la dure1 la queue le ret\r d'une ,comete e/ ce qu'il y a de plus rem>quable4 ,l',atmosphre d'une ,comete diffre de celle d'une ,planete ord9aire en ce que son noyau e/ beauc\p plus petit4 ,il y en a qui ont #ae fois plus de diametre que les corps des ,cometes4 ,aussi une mme ,atmosphre n'e/-elle pas t\j\rs d'une gale ext5sion1 v qu'elle dim9ue s'aggr&it p> reprises4 ,on ne sait pas bi5 encore si ces dim9utions ces accroissem5s se font rgulirem5t aux mmes di/ances du ,soleil du prihlie4 ,c> selon les ,obs]vations d',hevelius1 allegues p> ,neuton1 ces ,atmosphres dim9u5t mesure qu'elles appro*5t du ,soleil1 augm5t5t mesure qu'elles s'en loign5t4 ,au contraire ,mr4 de ,mairan assre1 qu'elles grossiss5t l'appro*e du ,soleil p> les p>ties de l',atmosphre ,solaire qu'elles emport5t avec elles en passant4 ,l'un l'autre de ces s5tim5s p>oiss5t fonds sur ce que les ,atmosphres des ,cometes peuv5t dim9u] jusqu' la r5contre de celle du ,soleil1 dans laquelle elles puis5t de n\velles matires4 ,de plus ces ,atmosphres cont5ant un air semblable au ntre1 elles doiv5t t\j\rs occup] plus d'espace en desc5dant v]s le ,soleil qu'en remontant2 p>ce que cet air se r>efie extrmem5t lorsqu'elles desc5d5t1 se cond5se de mme1 lorsqu'elles remont5t4 ,la dure des ,cometes se pr\ve1 selon le raisonnem5t de ,neuton1 p> les degrs de *aleur excessifs qu'elles subiss5t dans leurs prihlies4 ,ce ,philosophe a calcul que la ,comete de l'anne #afhj1 qui passa au-dessus de la surface du ,soleil jusqu' un sixime de son diametre1 dut s5tir une *aleur #bjjj fois plus gr&e que celle d'un f] r\ge4 ,d'o il a conclu que ce corps devoit tre bi5 compacte aussi anci5 que le monde1 puisqu'il fut si prs du ,soleil qu'il rsi/a si long-tems ses rayons1 sans s'vapor]4 ,comme le s5tim5t de ,neuton e/ une espce de ,p>adoxe p\r ceux qui ne sont pas bi5 au fait de ces matires1 il e/ bon de voir surquoi il e/ appuy4 ,la ligne comprise entre le c5tre du ,soleil la ,comete en "q dans son prihlie1 toit au rayon de l'orbite de la ,t]re comme #fjj sont #ajjjjj4 ,la *aleur qui se fait s5tir la ,t]re fut donc alors celle de la ,comete comme #cfjjjj sont #ajjjjjjjjjj1 ou comme #a e/ #bhjjj4 ,or comme la plus gr&e *aleur de l',et n'e/ celle de l'eau b\illante que comme #a e/ #c #a_/b2 que cette d]nire e/ encore quatre fois mo9dre que celle d'un f] r\ge1 il a tr\v que cette *aleur e/ celle de la ,comete comme #ad sont #bhjjj1 ou comme #a e/ #bjjj4 ,si une balle de f] r\gie au feu p]d sa *aleur en une heure1 que le tems qu'il faut p\r refroidir des ,sphres *auffes soit comme leurs diametres leurs degrs de *aleur1 il faudra #ajh millions d'annes p\r refroidir le corps de cette ,comete1 s'il e/ gal notre ,t]re4 ,p\rquoi les ,orbites des ,cometes sont si exc5triques4 ,cette rflexion n\s dc\vre n\s fait galem5t admir] la sagesse du ,crateur4 ,ri5 ne p\rroit subsi/] dans les ,cometes1 si elles n'avoi5t pas une *aleur suffisante p\r la cons]vation de leur matire4 ,la ,nature1 af9 de leur en donn] autant qu'elles en avoi5t beso91 mme dans les ,rgions les plus recules1 o un m\vem5t circulaire1 ou peu exc5trique1 les auroit privs de la *aleur du ,soleil1 a augm5t si considrablem5t leurs exc5tricits1 que l'embrasem5t qu'elles s\ffr5t p5dant trs-peu de tems1 fait qu'elles j\ss5t d'une *aleur tempre p5dant le re/e de leur rvolution4 ,mais si d'un autre ct il y a des ,cratures animes dans les ,cometes1 comme ,mr4 ,huyg5s a pr\v qu'il y en a dans les ,planetes1 il faut absolum5t qu'elles se retir5t dans les cavits intrieures de ces ,cometes1 p\r se g>antir de cet inc5die gnral qui se fait leurs surfaces extrieures4 ,a considr] la figure irrgulire de quelques ,cometes1 on juge qu'elles ne t\rn5t po9t aut\r de leur axe2 p>ce qu'elles ne sauroi5t avoir cette rotation sans avoir en mme tems une figure sphrique1 ou sphrode1 un seul noyau enf]m dans leur atmosphre4 ,mais on en a vu quelques-unes1 qui n'toi5t ni exactem5t sphriques1 ni sphrodes3 d'autres qui p>oissoi5t un amas de plusieurs noyaux de figures de gr&eurs diffr5tes2 ce qui ne convi5t nullem5t un m\vem5t j\rnali]1 r5d la position de leur axe extrmem5t v>iable4 ,outre cela leurs queues1 qui sont trs-9gales1 qui *ang5t presqu' t\s mom5s1 devoi5t ou ret>d] s5siblem5t1 ou arrt] t\t--fait le t\rnoyem5t dont e/ "q1 ce qu'on n'a po9t encore rem>qu4 ,mais si les ,cometes ne t\rn5t po9t aut\r d'elles-mmes1 il faut qu'avant aprs leur embrasem5t la mme p>tie soit presque t\j\rs expose au ,soleil2 qu'il n'y ait p> consqu5t qu'une moiti de leurs ,sphres qui soit habitable1 puisqu'elle voit t\j\rs le ,soleil1 que l'autre e/ ensvelie dans une nuit de plusieurs annes1 ou de plusieurs sicles2 ce qui n'emp*e p\rtant pas que cet hmisphre n'ait autant de *aleur que celui qui e/ clair4 ,p\r expliqu] cette espce de ,p>adoxe n\s aj\t]ons ce qui a t dit page #cge1 que la *aleur qu'elles peuv5t recevoir du ,soleil dans leurs aphlies n'e/ pas la #ajjjjme4 p>tie de celle qui se s5t aux ,poles de la ,t]re1 que celle qui re/e aprs qu'elles ont pass leurs prihlies doit tre gale p> t\te leur surface4 ,la fume qui sort des ,cometes1 qui se disp]se dans les ,rgions du ,ciel qu'elles trav]s5t1 compose leurs queues4 ,elles comm5c5t se =m] un peu avant que les ,cometes arriv5t leurs prihlies1 ds que la *aleur du ,soleil e/ assez =te p\r enflamm] les matires combu/ibles de leurs surfaces1 p\r que la fume fasse br*e leurs atmosphres4 ,il e/ p\rtant vrai que cet inc5die comm5ce un peu avant qu'on en voye la fume2 mais n\s ne considrons ici que le mom5t o n\s comm5ons app]cevoir leurs queues4 ,elles ne sont jamais plus longues que qu& les ,cometes sort5t de leurs prihlies1 aprs quoi elles dim9u5t t\j\rs1 lors mme qu'elles s'appro*5t de la ,t]re4 ,c'e/ p> ces degrs d'augm5tation de dim9ution que le savant ,neuton a connu que les queues des ,cometes n'toi5t que des fumes4 ,cela se confirme encore p> leur direction qui s't5d t\j\rs v]s les p>ties opposes au ,soleil4 ,on ne sauroit donn] une comp>aison plus s5sible de la *ose1 que celle qu'en a donn ce ,philosophe1 quoiqu'elle ait beso9 d'tre un peu plus circon/ancie4 ,figurons-n\s donc une tor*e allume dont le lumignon soit r5v]s1 qui p> un m\vem5t projectile t\rne aut\r de la ,t]re2 t\te sa fume mont]a en haut1 t5dra s'loign] du c5tre de la ,t]re malgr ce r5v]sem5t4 ,de plus cette fume se c\rb]a tellem5t v]s les ,rgions contraires la direction du m\vem5t de la tor*e1 que la p>tie suprieure sembl]a se m\voir mo9s vte que l'infrieure4 ,et ce qu'il y a encore de plus rem>quable1 c'e/ que la fume p>otra plus l>ge en haut qu'en bas1 comme on le voit p> celle qui au sortir des *em9es occupe t\j\rs plus d'espace qu'elle n'en occupoit aup>avant4 ,t\t cela quadre p>faitem5t avec les ,phnomnes de ces queues4 ,la p>tie embrase d'une ,comete1 qui e/ t\rne v]s le ,soleil1 p\sse sa fume l'opposite de cet ,a/re4 ,cette fume a t\j\rs quelque c\rbure son extrmit1 qui e/ d'autant plus recl9e1 c'e/--dire1 pan*e en arrire1 que la queue e/ plus longue2 la mme extrmit se tr\ve aussi plus l>ge que celle qui adhre au corps de la ,comete4 ,cette comp>aison e/ si ju/e qu'elle ne laisse aucun lieu de d\t] que la queue des ,cometes ne soit une vritable fume que cause leur embrasem5t l'appro*e du ,soleil4 ,voici une autre cause que ,mr4 de ,mairan assigne =t +nieusem5t la queue des ,cometes1 que n\s allons t*] de concili]1 autant qu'il e/ possible1 avec celle que ,neuton vi5t de n\s f\rnir4 ,il rem>que que les ,cometes en passant p> l',atmosphre ,solaire en ramass5t non-seulem5t des p>ties qui font corps avec elles1 comme il a t dit page #cgc2 mais encore d'autres qui ne peuv5t d'abord suivre la ,comete1 s'en dta*5t p\r =m] d]rire elle une espce de ,cone4 ,cette figure1 selon ce gr& ,philosophe1 p\sse p> la matire cle/e1 pr5d une r\te contraire celle de la ,comete1 comme la *evelure d'une tte1 que l'on port]oit contre le v5t1 pr5droit une direction contraire cette tte4 ,cette comp>aison n'e/ bonne que p\r les queues naissantes des ,cometes1 qui n'ont pas encore atte9t leurs prihlies4 ,c> les amas coniques de l',atmosphre ,solaire que les ,cometes tran5t aprs elles le comm5cem5t de leurs fumes tant deux causes diffr5tes1 qui ne laiss5t pas de produire les mmes app>5ces1 les uns les autres doiv5t faire les mmes effets sur notre ve4 ,mais au-del de leurs prihlies la matire cle/e dirige v]s le ,soleil celle qui s'accro*e aux ,cometes4 ,a9si l'on ne doit pas s'tonn] si leurs fumes s'obs]v5t beauc\p plus facilem5t que ce petit amas de matire qu'elles emport5t avec elles4 ,la rvolution priodique des ,cometes fait auj\rd'hui le pr9cipal objet de l'att5tion de plusieurs ,philosophes4 ,le ret\r de celle qui p>ut en #afhb p\rroit se prdire1 selon ,neuton1 p\r l'anne #ageg1 ou #ageh4 ,il y a t\t lieu de croire que c'e/ la mme qui fut vue en #afjg2 c> il se tr\ve si peu de diffr5ce entre la vtesse1 les nuds l'incl9aison de l'une de l'autre1 qu'on peut la reg>d] comme un pur effet de l'attraction des ,planetes des autres ,cometes4 ,mr4 ,cass9i a tr\v que presque t\s ces ,corps passag]s ont une r\te diffr5te de celle des ,planetes4 ,on a ignor jusqu'ici de quelle consqu5ce sont ce n\veau ,zodiaque ce ret\r priodique des ,cometes1 p\r la cons]vation du ,g5re ,huma94 ,imag9ez-v\s1 p> exemple1 que ce sont des ,corps =tuits1 qui se tr\v5t p> haz>d dans notre ,ecliptique2 quel desa/re ne s]oit-ce pas p\r notre ,t]re1 si malheureusem5t elle v5oit se tr\v] au mme po9t8 ,l'ide de deux bombes qui crv]oi5t en se *oquant en l'air1 e/ inf9im5t au-dess\s de celle qu'on en doit avoir4 ,heureusem5t p\r n\s1 on a dc\v]t que la pl"p des ,cometes dans les nuds de leurs orbites sont bi5 mo9s loignes du ,soleil1 que ne sont notre ,t]re1 ,v5us ,m]cure4 ,c'e/ ce qui fait t\te notre sret1 qui n\s fait connotre combi5 n\s avons de graces r5dre ,dieu p\r un si gr& bi5fait4 ,les ,cometes p> leurs ret\rs inop9s produis5t quelquefois des ,phnomnes t\t--fait surpr5ans1 qu& on en ignore la cause4 ,telle e/1 selon ,:i/on1 l'clipse extraord9aire de ,soleil dont p>le ,hrodote1 qui arriva au ,pr9tems de l'anne #dccd de la ,priode ,juli5ne1 lorsque ,x]xs p>tit de ,s>des1 ,capitale de la ,lydie1 o il avoit pass l',hyv]4 ,telle e/ aussi selon ,wolff1 celle de ,lune1 qui arriva dans le ,x,vme4 ,sicle1 puisque ce clbre ,ma?matici5 dans ses ,elm5s de ,physique dit1 aprs ,george ,phranza1 que ce ,phnomne n'a pu arriv] naturellem5t1 la ,lune tant alors dans une de ses quadratures4 ,enf91 il en e/ de mme de celui dont ,grgoire ,abulph>a*e1 ,auteur ,arabe1 fait m5tion dans son ,hi/oire des ,dyna/ies ,ori5tales1 o il m>que1 que s\s l',emp]eur ,hraclius le ,soleil p>ut p> t\t le ,monde1 p5dant trois j\rs1 r\ge comme du sang2 ce qui t\tefois a pu arriv] p> l'int]position de la queue d'une ,comete4 ,,des ,,fixes4 ,contradiction app>5te du ,sy/me de ,neuton l'g>d des ,fixes4 ,comme le ,sy/me de ,neuton p>ot se contr$ire l'g>d des ,fixes1 qui1 selon lui1 se tir5t les unes les autres1 demeur5t p\rtant immobiles1 il faut comm5c] p> claircir son s5tim5t1 faire voir qu'il n'implique aucune contradiction4 ,la di/ance qu'il y a d'une ,fixe l'autre e/ si imm5se1 que leur *te ne f]oit pas seulem5t une lieue en un an4 ,c'e/ ce qu'on va voir p> le calcul suivant4 #a4 ,selon nos supputations pages #bhj #bha4 les corps pesants1 en comptant rondem5t1 tomb5t sur la surface du ,soleil de #abfjjjj pi$s1 t\t au mo9s1 p5dant la premire m9ute4 #b4 ,selon ,huyg5s les ,fixes les plus pro*es du ,soleil en sont loignes de #bhjjj smi-diametres de l'orbite de la ,t]re1 ou environ1 c'e/--dire1 de plus de #efjjjjj smi-diametres ,solaires1 dont le qu>r e/ #cacfjj1jjjj1jjjj4 ,donc la ,fixe la plus pro*e de cet ,a/re s'avance v]s lui de #abfjjjj_/cacfjjjjjjjjjj d'un pi$1 p5dant la premire m9ute4 ,mais si au lieu de cette fraction l'on compte #a_/bejjjjjj d'un pi$1 l'on tr\v]a p\r la premire anne #aajjj pi$s1 peu de *ose prs1 eu g>d la somme totale4 ,neuton a dmontr dans la ,,xii4 ,proposition du ,,iii4 ,livre de sa ,philosophie1 que le c5tre commun de gravit de notre ,sy/me ,plantaire s]oit eloign de celui du ,soleil mme1 d'un de ses smi-diametres1 c'e/--dire1 de #djjj1jjj1jjj pi$s1 ou peu prs1 si t\tes les ,planetes toi5t d'un ct cet a/re de l'autre4 ,quelle disproportion donc entre le drangem5t du ,soleil1 caus p> les ,planetes qui l'environn5t1 celui qui vi5t de l'attraction de la ,fixe qui en e/ plus prs2 j'ent5ds1 entre #aajjj #djjjjjjjjj pi$s8 ,or comme le ,soleil se tr\ve tantt d'un ct du c5tre univ]sel de son propre ,sy/me1 tantt de l'autre1 que la mme *ose arrive *aque ,fixe l'g>d des ,planetes inconnues qui l'environn5t1 l'on voit clairem5t que ces corps lum9eux s'attir5t rciproquem5t p> des =ces beauc\p plus foibles que celles qui les loign5t quelquefois les uns des autres4 ,ces vicissitudes d'appro*em5t d'loignem5t sont donc ce qui reti5t t\j\rs les ,fixes dans leur assiette naturelle1 sans qu'elles puiss5t jamais tomb] les unes sur les autres4 ,comme quelques ,fixes1 qui1 selon les obs]vations de ,montan>o1 ont disp>u depuis quelques annes1 n'ont pas emp* celles qui sont re/es1 d'tre /ables1 il faut voir quelles peuv5t tre les causes de leur disp>ition4 ,le clbre ,wolff en spcifie trois dans sa ,physique4 #a4 ,elles peuv5t1 selon lui1 acqurir du m\vem5t p>-l se drob] ntre ve3 #b4 ,en retombant dans le ,*aos elles peuv5t crv] s'vapor] entirem5t2 ,et #c4 elles peuv5t ou p]dre t\t--fait leur lumire1 ou en p]dre du mo9s assez p\r n\s dev5ir invisibles4 ,la premire de ces causes p>ot d'autant mo9s vraisemblable1 que l'attraction de la ,fixe1 qui disp>otroit1 devi5droit plus =te prcipit]oit1 les unes sur les autres1 t\tes celles qui l'environn]oi5t4 ,la seconde n'e/ pas plus recevable1 v que cette prt5due dissolution *ang]oit la gravitation rciproque des ,etoiles les plus vois9es de celle qui s'van\roit1 qu'elles n'auroi5t plus ri5 qui les ti5droit en quilibre4 ,a9si n\s adopt]ons la troisime1 p>ce qu'en supposant la /abilit de la ,fixe1 elle cons]ve t\te sa =ce attractive4 ,il faut faire le mme jugem5t des ret\rs priodiques d'app>ition de disp>ition des ,etoiles1 qu'on a obs]ves dans les ,con/ellations de la ,bale9e1 du ,cigne de l',hydre4 ,c> quoique la p>tie qui n\s reg>de soit plus ou mo9s lum9euse1 que n\s les p]dions quelquefois t\t--fait de ve1 elles ne quitt5t pas p\r cela leurs places1 leur attraction ne laisse pas de t5ir l',univ]s en quilibre4 ,il s'ensuit de t\t ce raisonnem5t1 que la gravitation rciproque de deux ,fixes ne dim9ue pas prcism5t en raison inv]se des qu>rs des di/ances1 sur-t\t aux environs du c5tre commun de leur pesanteur4 ,il s'ensuit aussi que la loi de la gravitation peut v>i]1 comme on le peut voir sur la f9 du ,*apitre ,,vii4 o il e/ p>l des diffr5tes sortes d'attraction4 ,l'action de l',aiman sur le ,f] en raison inv]se des cubes de ses di/ances1 celle des corps transp>5s sur les rayons1 ou les atomes de la lumire1 n\s pr\v5t la ralit aussi-bi5 que la possibilit de la *ose4 ,illu/ration ,,*apitre ,,v+t-,,c9q ,des secondes 9galits du m\vem5t des ,satellites1 des ,phnomnes qui en dp5d5t4 ,a,prs avoir rapport au ,*apitre ,,xxi4 div]ses p>ticul>its du m\vem5t de la ,lune1 p\r tablir la ncessit de l'attraction1 il n\s re/e faire voir dans celui-ci que la ,?orie de ces 9galits1 causes p> ce m*anisme1 e/ entirem5t con=me aux ,obs]vations4 ,neuton assigne trois causes ces sortes d'irrgul>its4 ,il prt5d3 #a4 ,que la =ce qui tire la ,lune v]s la ,t]re1 e/ mo9dre que celle qui tire ces deux ,planetes v]s le ,soleil3 #b4 ,qu'en considrant les orbites comme exactem5t circulaires1 la =ce qui tire la ,t]re v]s le ,soleil e/ t\j\rs gale1 au lieu que celle qui tire la ,lune v]s cet ,a/re e/ plus gr&e dans sa ,conjonction que dans son ,opposition2 ,et #c4 ,que les lignes d'attraction1 qui t5d5t v]s le ,soleil se ress]r5t mesure qu'elles en appro*5t1 augm5t5t t\j\rs la gravitation de la ,lune v]s la ,t]re1 surt\t lorsque cette ,planete e/ dans ses ,quadratures4 ,si l'on suppose1 p> exemple1 que la ,lune soit en ,conjonction avec le ,soleil1 on v]ra que1 p> sa seule gravitation v]s la ,t]re1 elle dcrira en #aj heures #bj m94 un petit arc de #ajj p>ties1 dont #ajjj compos5t le rayon de son orbite1 #ccfjjj font sa di/ance du ,soleil4 ,or si p5dant ce tems-l la ,lune p>c\rt #ajj p>ties de son rayon1 il faut que 7suivant la rgle du m\vem5t circulaire dont n\s avons fait m5tion page #cgb lignes #c #d7 comme #ajjj p>ties de ce dit rayon sont #ajj 7corde qui diffre trs-peu de l'arc en "q17 de mme le nombre de #ajj soit #aj1 *te 7uni=me7 de la ,lune v]s la ,t]re4 ,mais si l'on veut dt]m9] les *tes de la ,t]re de la ,lune v]s le ,soleil1 il faut se con=m] aux rgles donnes pages #bfh #bfi1 en disant p> cette opration abrege3 #a4 ,comme #a4 7di/ance de la ,lune la ,t]re7 divis p> le qu>r d'un mois priodique1 e/ #ccg diviss p> le qu>r d'une anne1 a9si #aj 7*te de la ,lune v]s la ,t]re7 sont #ai1 *te de la ,t]re v]s le ,soleil2 #b4 ,comme le qu>r de #ccfjjj e/ au qu>r de #ccgjjj1 a9si #ai 7*te de la ,t]re v]s le ,soleil7 sont #ai #ai_/afh1 *te de la ,lune v]s cet ,a/re4 ,il y a donc #ai_/afh d'une seule p>tie du rayon de la ,lune1 qu'il faut t] de #aj p>ties du mme rayon1 p\r tr\v] sa vritable *te v]s la ,t]re1 qui s]a seulem5t de #i #adi_/afh1 au lieu qu'elle s]oit de #aj1 sans l'action p>ticulire du ,soleil sur ce ,satellite4 ,p> la mme raison1 la di/ance de la ,lune la ,t]re1 qui toit de #ajjj p>ties1 se tr\v]a de #ajjj #ai_/afh2 ce qui contribu]a encore plus la dim9ution de sa pesanteur4 ,t&is que la ,lune e/ encore si peu loigne de sa ,conjonction1 la =ce qui la p\sse v]s la ligne des ,syzygies n'a ri5 de considrable2 mais elle augm5te mesure que cette ,planete appro*e de son ,qu>ti]4 ,lorsqu'au contraire elle y e/ p>v5ue1 cette seconde =ce1 qui agit en mme s5s que sa pesanteur v]s la ,t]re1 la p\sse t\j\rs v]s notre ,globe1 jusqu' ce qu'tant dans son ,opposition elle ne s'en tr\ve plus loigne que de #ajjj p>ties4 ,p> le mlange de ces deux =ces1 l'loignem5t de la ,lune la ,t]re1 dans ses ,quadratures1 s]a de #ajbc #ajbd p>ties1 en cont9uant le calcul que n\s avons bau* ci-dessus1 en se s\v5ant de l'obliquit naissante de la configuration de ce ,satellite avec le ,soleil4 ,au re/e n\s n'admettons po9t encore ici d'exc5tricit1 autrem5t l'orbite s]oit t\j\rs ovale1 quoique de l>geur de figure diffr5tes1 selon la capacit de l'angle compris entre les deux lignes des apsides des conjonctions4 ,c> en supposant cet angle ,z]o1 l'exc5tricit devi5t plus gr&e que s'il toit de #ij degrs1 puisque le gr& axe au premi] cas e/ de #bjjj au second de #bjdg4 ,il e/ vrai que nos dim5sions ne sont pas les mmes que celles de ,neuton2 mais comme ce gr& ,homme reconnot1 sur la f9 de sa ,prface1 que sa ,?orie ,lunaire a ses imp]fections1 n\s avons cru qu'il suffisoit de n\s atta*] ses ,pr9cipes1 sans n\s assujettir ses mesures4 ,quant aux ,satellites qui compos5t l'anneau de ,saturne1 on tr\v]a1 p> un p>eil calcul1 que le gr& axe de leur ,orbite e/ au petit comme #ajjj sont #ajjj #a_/id1 que p> consqu5t cette mme ,orbite e/ #bbej fois mo9s ovale que celle de la ,lune4 ,mais p\r rassr] ceux qui p\rroi5t d\t] que notre calcul soit con=me aux ,obs]vations1 rev5ons aux exc5tricits1 que n\s n'avons fait qu'indiqu] ci-devant1 faisons voir1 p> une n\velle supputation1 qu'elles s'accord5t avec les diametres app>5s les m\vem5s horaires de la ,lune4 ,lorsque les ,apsides tomb5t dans les ,syzygies1 la plus gr&e exc5tricit de l',orbite tant1 selon les plus fameux ,a/ronomes1 la di/ance mdiocre de la ,lune comme #fg sont #ajjj1 on conoit bi5 que l',apoge e/ loign de #ajfg de la ,t]re1 le ,prige de #icc4 ,p> la mme raison1 qu& les apsides sont aux quadratures1 l'exc5tricit en "q n'tant que de #dd1 la di/ance mdiocre de #ajbd1 celle de l',apoge la ,t]re doit tre de #ajfh1 celle du ,prige de #ihj4 ,or le diametre app>5t de la ,lune dans son ,apoge e/1 7 compt] rondem5t7 de #bi m94 #dj sec4 ne v>ie jamais qu'entre #ajfg #ajfh4 ,au contraire il v>ie t\j\rs dans son ,prige depuis #cd m94 jusqu' #cb #a_/b1 c'e/ -dire en raison inv]se de #icc #ihj4 ,donc les di/ances de l',apoge du ,prige sont prcism5t1 suivant notre calcul1 en raison inv]se des diametres app>5s1 qu'on a tr\vs jusqu'ici p> les ,obs]vations4 ,le m\vem5t horaire ne pr\ve pas mo9s l'exactitude de ces rapports4 ,c> tant que les aires dcrites sont gales1 ces m\vem5s sont p>-t\t en raison inv]se des qu>rs des di/ances4 ,a9si comme le qu>r de #icc e/ #bi m94 #bj sec4 7horaire de l',apoge7 de mme le qu>r de #ajfg e/1 selon les ,obs]vations1 #ch m9utes1 horaire du ,prige dans les ,syzygies4 ,et si le qu>r de #ihj donne #bi m94 #bj sec41 celui de #ajfg en donn]a1 con=mm5t aux ,obs]vations1 #ce d'horaire du ,prige dans les ,quadratures4 ,on voit aussi que1 p> les mmes loix de la gravitation v]s le ,soleil1 la ,lune qui n'e/ pas dans l',ecliptique1 s'en doit appro*] jusqu'aux ,syzygies2 p>ce que1 selon l'angle de son orbite avec la ntre1 sa ,latitude devi5t t\j\rs mo9dre qu'elle ne devroit tre4 ,cet angle dim9ue donc *aque in/ant1 au lieu que dans les ,quadratures1 prs des nuds1 il toit de #e degrs #ah m94 il n'e/ que de #e degrs dans les ,conjonctions comme dans les ,oppositions2 ce qui r5d la surface de l'orbite curviligne4 ,si au contraire les nuds se tr\v5t dans les ,syzygies1 l'action du ,soleil ne dim9ue po9t les ,latitudes1 l'angle en "q demeure t\j\rs le mme1 l'orbite devi5t une surface plane4 ,quant leur m\vem5t1 il e/ alors d'une extrme l5teur1 p>ce que l'action du ,soleil1 qui e/1 p5dant un tems assez considrable1 presque p>allle la di/ance de la ,lune de la ,t]re1 ne se ral5tit gure2 mais il n'en e/ pas de mme des ,quadratures1 o ils rtrograd5t considrablem5t4 ,c> la ,lune les r5contre *aque mois environ trois heures plutt1 sur-t\t au milieu de son ,croissant aussi-bi5 que de son ,dec\rs1 o la diffr5ce de sa gravitation de celle de la ,t]re v]s le ,soleil augm5te dim9ue plus vte que p>-t\t ailleurs4 ,m\vem5t des ,poles de la ,t]re1 p4 #bie4 ,la prcession des ,equ9oxes e/ encore aussi-bi5 que la rtrogradation des nuds un effet de ces 9galits1 quoique beauc\p plus l5te1 p>ce que la quantit de la matire t]re/re1 qui e/ s\s l',equateur1 diffre trs-peu de celle des ,mridi5s1 que ce petit excdant1 s\s l',equ9oxiale1 ti5t la place d'un ,satellite1 ou d'un anneau tel que celui de ,saturne4 ,il y a quelques autres causes qui r5d5t le m\vem5t des ,satellites un peu irrguli]1 mais dont l'effet n'e/ gure considrable que p> rapport eux4 ,on a rem>qu que l',apoge du premi] du quatrime ,satellites de ,jupit] e/ con/amm5t le mme que celui de cette ,planete1 que ce n'e/ qu'aprs plusieurs rvolutions de celle-ci que l'orbite du troisime se retr\ve la mme incl9aison4 ,aussi les nuds de ces quatre petites ,etoiles n'ont-ils po9t v>i1 du mo9s depuis plus de c5t ans qu'il y a qu'on les obs]ve4 ,en un mot1 t\tes ces 9galits n'appro*5t pas de celles de la ,lune1 sans p>l] de sa rotation1 qui diffre considrablem5t de celle qu'on a cru app]cevoir dans les autres ,satellites4 ,aprs avoir p>c\ru t\s ces diffr5s m\vem5s1 n\s ne p\vons gure n\s disp5s] d'en indiqu] la cause4 ,elle n'e/ pas si obscure que bi5 des g5s p\rroi5t se l'imag9]4 ,la voici en peu de mots3 le nombre la proximit des ,satellites font que leur attraction rciproque l'emporte beauc\p sur l'action du ,soleil4 ,p> l il e/ ais de jug] que l'anneau de ,saturne doit extrmem5t drang] les ,satellites qui font leurs revolutions aut\r de lui1 sur-t\t les plus petits les plus exc5triques4 ,on conoit p>eillem5t que l'attraction de cet anneau doit ret>d] considrablem5t la *te des corps sur la surface de ,saturne4 ,enf91 l'exemple du flux du reflux de la ,m] ne n\s p]met pas de d\t] de cette vrit4 ,c> il s'ensuit de t\t ce qui a t dit au ,*apitre ,,xviii41 que la pesanteur du c5tre de la ,t]re v]s la ,lune e/ t\j\rs la mme2 au lieu que les eaux qui se tr\v5t entre ce c5tre cette ,planete1 y sont attires avec plus de vtesse1 que lorsque le t\rnoyem5t j\rnali] de la ,t]re les a fait pass] au po9t diamtralem5t oppos4 ,voil ce que n\s avions dire des pr9cipaux effets de l',attraction ,neutoni5ne1 telle que ce fameux ,ma?matici5 l'a imag9e1 en la reg>dant comme la cause unique de la rfraction de la ,lumire1 comme le premi] ressort du ,m*anisme de l',univ]s4 ,il e/ vrai qu'en qualit de ,philosophe1 il lui assigne un empire bi5 plus va/e dans la ,nature1 en rduisant s\s ses loix t\tes les oprations de la *aleur1 le mlange des ,mixtes1 leur dcomposition1 l'lectricit qu'on rem>que dans l'ambre1 le diamant1 la cire d',espagne autres corps de cette nature2 mais n\s n'entr]ons po9t dans ce dtail1 p>ce qu'il n\s m5]oit trop lo91 qu'il n'a aucun rapport la ,gomtrie1 que n\s n'avons po9t p]du de ve dans t\t cet ,ouvrage4 ,n\s le f9irons donc sans p>l] de la d\ble rfraction du ,cry/al d',isl&e1 de la dim9ution de la d5sit de l'la/icit de l'air1 de la tnacit des milieux visqueux1 dans lesquels peut se m\voir un corps quelconque1 ni de plusieurs autres matires semblables4 ,c'e/ p> la mme raison1 que n\s n'avons t\* que legrem5t c]ta9es *oses1 comme la prcession des ,equ9oxes le ret\r priodique des ,m>es2 ,phnomnes o il faut qu'il y ait encore quelqu'autre cause mixte1 qui a t inconnue jusqu'ici4 ,c> si l'on ignore ce qui fait l'galit du m\vem5t des po9ts ,equ9oxiaux de ,jupit] des nuds de ses ,satellites1 l'on ne sait pas plus p\rquoi le flux le reflux de la ,m] suiv5t plutt le moy5 que le vrai m\vem5t de la ,lune4 ,du mo9s faut-il conv5ir1 que la concurr5ce des actions du ,soleil d'un ,satellite sur la ,planete pr9cipale dans les ,syzygies1 ou leur diffr5ce dans les ,quadratures1 ne sauroit r5dre raison de ces deux expri5ces4 ,,f94 ,illu/ration ,,errata4 ,le ,lecteur e/ pri de corrig] les endroits m>qus ci-dess\s1 sans quoi il ne p\rroit pas quelquefois tr\v] le s5s de l',auteur4 ,page4 ,ligne4 ,faute4 ,correction4 #d #f un fausse une fausse #bc #e le ,nature1 la ,nature1 #bi #f yon1 po9t de virgule4 #df #b ,a1 ,b1 ,c4 ,a1 ,b4 #ec #a ,b1 ,a1 ,c4 ,b ,c4 #gc d]n4 huit quatre #gd #b quatre huit #gh #bj deux huit #gi #h deux pi$s huit pi$s2 #aje #ae ,or qu'elle ,or quelle #abh d]n4 ,la rayon ,le rayon #adh #c de c\rbes de droites inf9im5t petites #ahb ,dans la ,plan*e au-dessus de ,si1 #a_/d #c_/e au-dessus de ,la1 #a_/c #b_/c #aib #d rcip5t rcipi5t #aih #ae se meuv5t agiss5t se m\voi5t agissoi5t #bcg #aj qu'el qu'elle #bdf #d ,s1 ,b1 ,a4 ,s1 ,h1 ,b4 ,s1 ,b1 ,a4 ,s1 ,c1 ,b4 #bei #e dans ,jupit] dans les ,satellites de ,jupit] #bfg #bc la ,soleil le ,soleil #bfi #a elliplique elliptique #bha #aa #bg #bd #bhi #a #bg #bd #bhi #c plus d5se ,aprs d5se aj\tez une virgule ces mots3 que le diametre du ,soleil surpasse seulem5t #ig fois demi celui de la ,t]re4 #bhi #f #dac #cej #bie d]n4 ,*ap4 suivant4 ,*ap4 ,,xxv4 99 99 99 99 99 ,li/e des modifications3 ,page #ac3 ils remplac p> il 7mais il les a *]*es7 ,page #ba3 prsupos p> prsuppos 7,or cela prsuppos1 voici le raisonnem5t7 ,page #be3 bale p> balle 7,or un b\let d'une livre de balle7 ,page #bf3 miliasses p> milliasses 7deux milliasses c9q c5s soixante mili>ds7 ,page #de3 l'app]p]ceviez remplac p> l'app]ceviez 7v\s ne l'app]ceviez po9t7 ,page #bad3 ,matiree p> ,mati]e 7si l',et5due la ,mati]e toi5t la mme *ose7 ,page #bed3 c\duisit p> c\duisit 7l'erreur le conduisit p> haz>d7 ,page #big3 nonotre p> notre 7dans les ptrifications de notre ,europe7 ,page #cdf3 elelle p> elle 7elle ne dure gures7 ,page #cdg3 supprim la 7,v]s la f9 de cette phase7 ,page #cij3 dimunition p> dim9ution 7la dim9ution de sa pesanteur7 ,page #cif3 ,li p> ,il 7,il y a quelques autres causes qui r5d5t7 ,page #cii3 ,sizygies p> ,syzygies 7dans les ,syzygies7